BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 10 Fascicule 1 | 1989
Redo
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
Janvier,1989
BRYOLOGIE-LICHENOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHENOLOGIQUE
Fondée par Т. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER, M. D. LAMY
Éditeur : A.D.A.C.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. BERTHIER, J.L. DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P.
HEBRARD, S. JOVET-AST, D. LAMY, М.С. NOAILLES, C. SUIRE.
Lichénologie: J. ASTA, Т. BERNARD, В. BODO, W.L. CULBERSON, М.С, JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, M.A, LETROUIT-GALINOU, Cl, ROUX.
MANUSCRITS
Les instructions aux auteurs sont publiées dans le premier fascicule de chaque tome.
Les auteurs sont priés d'adresser leurs manuscrits (en double exemplaire) à la Rédaction de
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon,
75005 Paris.
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des auteurs.
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CRYPTOGAMIE comprend trois Sections : Cryptogamie, Algologie; Cryptogamie,
Bryologie-Lichénologie; Cryptogamie, Mycologie.
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Abstracts, Publications bibliographiques du CDST (Pascal).
Copyright © 1989 CRYPTOGAMIE Bryologie Lichénologie
Source : MNHN Paris.
CRYPTOGAMIIE
BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 10 Fascicule 1 1989
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Ionen
MUSEUM
VPARIS
\ x
Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
Source ` MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichenol., 1989, 10 (1): 1-44
APPROCHE PHYTO-ÉCOLOGIQUE ET PHYTOSOCIOLOGIQUE
DE QUELQUES GROUPEMENTS BRYOPHYTIQUES
TERRICOLES FORESTIERS
y HAUTE-NORMANDIE
par J. BARDAT*
RESUME - L'auteur étudie huit groupements bryophytiques, parmi lesquels quatre asso-
ciations pionnières terricoles dont les espèces caractéristiques sont les suivantes:
Pogonatum aloides, Ровопатит nanum, Calypogeia arguta et Calypogeia fissa. Les autres
groupements décrits colonisent des substrats où la pédogénése est plus évoluée. Ils sont
dominés respectivement par: Calypogeia muelleriana, Cephalozia bicuspidata, Diplophylium
albicans et Diphyscium foliosum. Pour l'ensemble de ces communautés sont présentées plu-
sieurs séries de micro-profils pédologiques permettant de définir les principales conditions
édaphiques favorables a leur mise en place. Enfin l'auteur propose des schémas fournissant
des hypothèses de syndynamique en montrant les relations qui existent entre ces divers
groupements.
ABSTRACT - The author studies eight bryophytic communities including four terricolous
Pioneer associations, characterized by: Pogonatum aloides, Pogonatum nanum, Calypogeia
arguta and Calypogeia fissa. The other communities occur on soil where the pedogenesis is
more evolved. They are dominated respectively by: Calypogeia muelleriana, Cephalozia bi.
cuspidata, Diplophylium albicans and Diphyscium foliosum. For all these communities, se.
Neral series of pedological micro-profiles are described allowing definition of most impor.
tant edaphic conditions for their establishment. The author proposes finally possible
Patterns of syndynamic and relationships connecting these different groups.
INTRODUCTION
Les recherches concernant les peuplements bryophytiques de Haute-
Normandie demeurent sporadiques et la plupart du temps trés ponctuelles,
limitées à des brefs comptes rendus d’excursion ou à la communication d'une lis-
te d'espèces. Pourtant quelques auteurs ont depuis longtemps proposé des clefs
taxonomiques et des inventaires locaux ou régionaux (Béhéré 1826, Blanche et
Malbranche 1863, Coulon 1900, Étienne 1882, Thériot 1890, Toussaint et
Hoschédé 1898 etc...) voire inter-régionaux (Husnot 1873). Ainsi aucune étude
de type éco-sociologique n'avait été tentée pour appréhender les populations
muscinales de notre région. Quelques chercheurs en France pratiquent déjà cette
ner
* Résidence Du Bellay,n* 10 Hénouville, F-76840 Saint-Martin de Boscher ville.
Source : MNHN, Paris
2 J. BARDAT
approche (Lecointe et Provost 1970, Lecointe 1975, surtout en Basse-Normandie
armoricaine; Hébrard 1971, 1972-71, 1977 dans les régions alpines et
méditerranéenne). Cette note a donc pour but d'analyser quelques communautés
bryophytiques par la méthode phytosociologique, ceci dans le cadre d'une étude
plus générale des groupements bryolichéniques terro-humicoles appartenant aux
formations sylvatiques de Haute-Normandie.
APPROCHE ET MÉTHODOLOGIE
Dans le contexte forestier, les talus et leur fossé associé, les chemins plus ou
moins fréquentés, servent de refuge à de nombreux végétaux, qu'ils soient
vasculaires ou non. Les bryophytes ne font pas exception, trouvant au niveau de
ces Zones des conditions, sinon optimales, du moins suffisantes pour se
développer, car la concurrence des elements floristiques herbacés sous couvert
arborescent et sur des sols pédologiquement peu évolués demeure plus faible que
dans le sous-bois lui-même. La quasi-totalité des talus a une origine anthropique.
A une époque où l'homme exerce si souvent et de manière néfaste son action sur
les milieux naturels ou semi-naturels, la création de ces structures (talus fossé) en
région de plaine joue un rôle important dans la diversification de la bryoflore au
niveau notamment des groupements d'espèces terricoles et humo-terricoles.
La prospection systématique des fossés et talus forestiers est indispensable
pour repérer les petits groupements muscinaux dont les aires de développement
restent souvent inférieures au demi-métre carré (sauf certains faciès d'espèces
communes où plusieurs dizaines de mètres carrés d'extension sont courants). Les
relevés floristiques sont généralement effectués sur des surfaces de l'ordre de 2 à
10dm?, permettant d'obtenir une bonne homogénéité spécifique et structurale.
Selon la méthode phytosociologique sigmatiste, chaque espèce est affectée des
coefficients d'abondance-dominance et de sociabilité. Un petit profil des horizons
superficiels est systématiquement réalisé pour estimer le degré d'évolution du sol.
Les principaux critères pédologiques notés sont: le type d'humus, son épaisseur,
la texture, la structure, la couleur, la présence et la densité des macro-elements
granulométriques, le degré de lessivage (vérification sous binoculaire de l'enro-
bage résiduel des éléments texturaux). Ceci permet de mieux étayer la
hierarchisation des divers groupements successifs se développant à partir d'un sol
nu dans la même station.
Nous utilisons le coefficient i (individu isolé) pour lequel ne correspond aucun
pourcentage de recouvrement mais qui permet de faire figurer les espèces
représentées par un seul sujet. Pour le coeflicient de sociabilité le systeme le plus
adapté à l'heure actuelle paraît être celui proposé par Lecointe (in Lecointe et
Provost 1970) qui privilégie la distance entre les individus d'une même espèce
pour définir le mode de peuplement.
La nomenclature est, pour l'essentiel, celle employée par Corley et al. (1982)
pour les mousses, Grolle (1983) pour les hépatiques et De Langhe et al. (1978)
pour les phanérogames et cryptogames vasculaires.
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE
Le Havre
Légende:
Fig. n°1: CARTE GÉOLOGIQUE SIMPLIFLIÉE Ja
alluvions récentes
alluvions anciennes
Eocène
Miocéne et Oligocéne
Tertiaire indifférencié
Crétacé supérieur
Crétacé inférieur
Jurassique supérieur
faille principale
Source : MNHN. Paris
4 J. BARDAT
QUELQUES DONNE
DE GEOGRAPHIE PHYSIQUE REGIONALE
Le climat
La Haute-Normandie est sous l'influence d'un climat de type tempéré
océanique (Fremont 1977), se caractérisant globalement par des hivers rela-
tivement doux et des étés frais assez pluvieux. Les chiffres ci-après résument
grossièrement les caractéristiques pluvio-thermiques:
Hiver Printemps Eté Automne
T° moyenne
mensuelle € 4,9 11,4 16,2 16,4
Précipitation
moyenne
mensuelle en mm 55 54 60 77,5
ll reste toutefois des variations notables entre les deux départements. La
Seine-Maritime est plus arrosée que l'Eure: 800mm par an contre 680mm par an
alors que la température moyenne annuelle oscille seulement entre 10,1°C et
10,5°C. Les écarts pluviométriques infra-régionaux sont très importants puisque
dans le secteur délimité grossièrement entre Bolbec-Yvetot et Fécamp (Ouest de
la Seine-Maritime) le niveau moyen annuel atteint 1100mm alors que le Sud-Est
de l'Eure (secteur de Saint-André-de-l Eure) reçoit seulement 560mm (statistiques
1891-1930, Chemin & Hole 1980 et 1981).
La majorité des relevés présentés dans cette note ont été réalisés dans l'ouest
de la région entre Rouen et Tancarville, donc dans un secteur oü les
précipitations moyennes sont comprises entre 700mm et 800mm.
Géologie et géomorphologie
La région est strictement sédimentaire, d'altitude générale inférieure à 200m.
Le substratum crétacé appartenant à l'auréole de la subsidence du Bassin pari-
sien en occupe l'essentiel. Les placages tertiaires (calcaires lutetiens, sables
cuisiens et burdigaliens) ne couvrent, de manière conséquente, que le sud-est et
l'est (Fig. 1).
Les formations superficielles (argiles à silex, limons loessiques) surmontent la
craie de manière presque continue à l'exception des vallées surcreusées au
quaternaire où les assises crétacées affleurent sur les pentes les plus fortes. No-
tons en outre que la vallée de la Seine par la complexité de ses nombreux
méandres offre une grande variété de substrats avec en particulier une succession
de terrasses alluviales sablo-granuleuses plus ou moins perchées. Elles sont en
Partie occupées par des groupements sylvatiques acidiphiles et méso-acidiclines,
Si les limons des plateaux atteignent une puissance de 10m à 12m dans le
centre de la Seine-Maritime (Pays de Caux), les argiles à silex, résidus de
Valtération de la craie, dominent plus souvent dans le département de l'Eure lá
où les loess ne sont que peu déposés ou bien ont été érodés durant les périodes
glaciaires. Les phénomènes complexes de solifluxion et de eryoturbation ont très
largement contribué au colluvionnement des matériaux mixtes (limon + argile à
Source - MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 5
Fig. n°2 talus de type I
légende:
SS) horizons husi fares
substrat brut
resblai
chenin
silex) dans les vallées, conduisant parfois à la création de véritables pseudo-
terrasses sur les flancs ou les bas des pentes.
Les rebords de plateau et les pentes colluviales de faible valeur agronomique
ont été affectés depuis fort longtemps à une vocation forestière. Divers grou-
pements sylvatiques s'y développent en fonction de la nature du sol et du climat
stationnel.
REMARQUES EDAPHIQUES ET STRUCTURALES CONCERNANT DES
TALUS FOREST
Les talus forestiers prospectés sont constitués par des matériaux locaux direc-
tement issus du sol en place (limon, argile à silex) et dont la forme appartient à 2
types principaux:
~ le premier est relatif à la percée des chemins à flanc de coteau. Il ne possède
qu'une seule pente ct un petit fossé à sa base recouvrant les divers horizons du
sol situé en contre-haut. (Fig. 2)
~ le second à double pente possède soit deux fossés secondaires (Fig. 3) soit
un fossé principal (Fig. 4). Dans les deux cas, il sert de limite de propriété. Ce
type est généralement construit de longue date (XVIII-XIXe siècle).
Fig. n°3,talus de type 11, Fig. n*4,talus de type Ц,
Source : MNHN, Paris
6 J. BARDAT
Dans aucun de ces cas la composition texturale ne laisse apparaitre un rema-
niement profond du matériau de construction prélevé sur place. La lente érosion
de ces structures conduit à une diversification des groupements muscinaux. Ainsi
se côtoyent des communautés pionnières et celles appartenant à des stades plus
évolués. Le maintien des groupements terricoles stricts est assuré par l'effon-
drement localisé et superficiel du talus, réavivant périodiquement le substrat brut.
DESCRIPTION DES GROUPEMENTS
Le groupement à Pogonatum aloides (Pogonatetum aloidis (Herzog 1943)
yon Krusenstjerna 1945) (Tabl. 2).
Structure. - Le groupement est largement dominé par Pogonatum aloides,
fréquemment associé à son protonéma qui constitue à lui seul une pré-strate
végétale basse d'un beau vert franc. Les autres espèces structurant le syntaxon,
mais de manière secondaire, sont par ordre d'importance: Dicranella
heteromalla, Calypogeia fissa et Diplophyllum albicans. On notera que
Diplophyllum albicans arbore un port plus redressé au fur et à mesure de l'as-
cension de la pente du terrain.
Parmi les formes biologiques, le groupe des Bryochamaephytes domine pres-
que exclusivement. Le spectre biologique global est le suivant:
Tae 231%
a. 49,2
Ax 723,109
Anc У
Le nombre moyen d'espèces est de 4 et le recouvrement compris entre 70% et
100% (protonéma inclus).
Bryochamaephyta (Brch.) ..-.......
Bryochamaephyta reptantia (Brchr.) ...
Bryochamaephyta caespitosa (Brchc.) .........: M
auxquelles s'ajoute Protonemophyta filamentosa (Prf) — ....
Synécologie. - L'aire de développement ne dépasse guère 10dm?. Les sites to-
pographiques colonises sont assez stéréotypés: sur des pentes trés abruptes (80[ à
90[) exposées surtout dans le quart nord-ouest (83,3% des cas), dans des renfon-
cements où même les zones en surplomb sont colonisées, en particulier les an-
ciens terriers de rongeurs. Ces sites constituent des abris privilégiés à la fois pour
des raisons micro-climatiques et édaphiques.
Sur le plan édaphique le groupement est caractéristique des sols limoneux a
limono-sableux nus situés en contexte sylvatique ou péri-sylvatique (lisière). Le
tableau 1 mentionne les types de groupements forestiers associés aux talus por-
teurs du groupement a Pogonatum aloides ct les horizons pédologiques superfi-
ciels pour chacun des relevés. La trés faible evolution du substrat limoneux
confirme le caractère pionnier de cette colonisation végétale. Les horizons
humiféres ne sont pas discernables, aussi ne parlerons-nous, à ce stade de
l'évolution pédologique que “d'imprégnation humifére” dont l'épaisseur n'excède
pas 5mm. La texture limoneuse y est parfaitement conservée, la teinte un peu
plus soutenue de l'horizon supérieur dénotant une légère migration de la matière
organique. Le sol n'est jamais compacté el sa surface demeure, au niveau
macroscopique, irrégulière à structure polyédrique, correspondant trés
régulièrement à un interface d'érosion gravitaire (Fig. 5). Les formations
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 7
sylvatiques associées sont de type Chénaie (Boulaie ou Boulaie-Chénaie)
dépendant du Quercion robori-petraeae Braun-Blanquet 1932.
Syndynamique. - Dans la majorité des cas, cette association s'installe en
pionnière puisque dans les stations où elle se développe, aucun autre groupement
bryophytique ne la précède sur le substrat limoneux brut. Seul le protonéma de
Pogonatum aloides le recouvre au préalable. Nous avons défini trois variantes:
- la première (relevés n° 1 et 2) où le protonéma de Pogonatum aloides est
très fortement implanté, accompagné par Calypogeia arguta (relevé n° 2) qui res-
te peu développé.
- la seconde (relev 3 et 8), qui est la plus répandue, se caractérise par la
présence discrète mais constante de Calypogeia fissa.
- Diplophyllum albicans constitue l'espèce différentielle de la troisième va-
riante (relevés n° 9 à 12). Elle définit un stade plus évolué du groupement initial,
marquant le passage vers le Diplophyllo albicantis-Scapanietum nemorosae dont
il sera question plus loin (Tabl. 14).
Tableau n°1 RELATIONS ENTRE LE POGONATETUM ALOIDIS ‚LE CONTEXTE FORESTIER
ET LE SUBSTRAT.
numéro de Р horizons pédologiques ]
relevé du contexte forestier
[tableau пед [ ^p at ae
1 chénaie-boulaie brun trés locre brun | ocre brun pâle,
acidiphile à canche | foncé (2 |jaunatre | sablo-limoneux
33m) |(3 à 4m)
2 hötraie méso-acidi- | horizon humifére | ensemble limoneux
cline à houlque molle] inférieur à 1 mm | ocre brun à charge
d'épaisseur de silex moyenne
ч!
3 chátaigneraie-boulaie ibid. ensemble limono-
graveleux
4et 5 [Bovlaie-chénaie à | horizon humif8re de | ensemble sablo”
fougère aigle 0,5 mm d'épaisseur |limoneux
5 chénaie-boulaie hyperl brun foncé| ensemble limoneux
acidiphile à Leuco- inférieur | ocre jaune
brm glaucum à 5mm
7 Ibid. horizon humifére | ensemble limono-
inférieur à 1mm graveleux brun ocre
8 chataigneraie-boulaid horizon humifäre | ensemble limoneux
inférieur à 1mm légèrement caillou-
teux
g Boulaie-chênaie aci- | horizon humifäre | ensenble 1imoneux
diphile à fougère | inférieur à 0,5mm | ocre jaune
aigle.Talus porteur | parfois intermittant|
à charme,
10 chénaie-charnaie aci] horizon humifäre de | ensenble linoneux
diphile à fougère | Smm d'épaisseur. | brun clair
aigle.
11 et 12 |8oulaie-chéna horizon humifére
dipi inférieur à 1mm
Source : MNHN, Paris
8 J. BARDAT
Tableau пе 2 POGONATETUM ALOIDIS (HERZOG 1943) von KRUSENSTJERNA 1945
n° de relevé if. oy atu Ak 70 вче: 109-1 MIA
surface (dm^] da аук? 2. б 4 5 э 3 3 1 08
exposition зо н ою о о о sooo N N N N
pentelen #)mini. во 75 80 90 90 80 85 90 5 35 80 20
maxi. 100 85 95 100 115 85 11095 90 150
recouvrenent(en %) 100 100 100 ВО 85 80 65 80 60 100 85 85
nombre d'espèces NEE D es OS:
caractéristique
Pogonatum aloides 65 55 55 44 44 33 33 44 33 55 44 44 | V
dont protonéma () (43 45 34 42 12 23 23 13 45 12) | у
différentielles
des variantes
Calypogeia arguta + +
Calypogeia fissa Кл a de E ЧЫ ш
Diplophyllum albicans 42 ai 11 12 22 | ID
espèces des unités
supérieures
Бо Herta | ЧЕ ae + А а a a da F125 52 RE ү
Atrichum undulatum 12 +
Cephalozia bicuspidata + +
Bartramia pomiformis | 11 +
espèces compagnes
Mnium hornum + 12 + + ejm
Pleuridium acuminatum | +2 +
Cephaloziella. turneri + +
Localisation des relevés et espèces accidentelles:
1-Le Fresne (Eure),bois de la Vallée Moutarde.
2-La Mailleraye (Seine-Maritime) forêt de Brotonne.
3-Saint Sulpice de Graimbouville (Eure),prés du chäteau.
A-La Mailleraye (Seine-Maritime),bois du Bourg l'Abbé.
5-Ibiden.
6-Colletot (Eure) Eurhynchium praelongum.
S Gorneville sur Risle (Eure),bois du Houx-Gaillard,prés de la côte "Le Hudar".
8-Saint Sulpice de Graimbouville(Eure),prés du château,
9-Corneville sur Risle (Eure),bois du Houx-Gaillard,près de la côte "Le Hudar".
10-Saint #andrille (Seine-Maritime),for&t du Trait-Maulévrier.
11-Corneville sur Risle(Eure),bois du Houx-Gaillard,prés de la cóte "Le Hudar"
Cladonia coniocraea.
12-Ibiden.
Synsystématique. - Le Pogonatetum aloidis (Herzog 1943) von Krusenstjerna
1943, appartient à l'alliance du Dicranellion heteromallae Philippi 1963 (
Pogonation aloidis von Krusenstjerna 1945) et à l'ordre des Dicranelletalia
heevomallae Philippi 1963. Dans le tableau comparatif (Tabl. 3), le
Pogonatetum aloidis observé à Madère (von Hübschmann 1971) montes Ww
a mediterranéo-atlantique plus affirmée (présence de Fissidens pallidicaulis,
Fissidens serrulatus et Campylopus bartramiaceus ).
Les comparaisons avec la méme association observée dans le nord-ouest de
l'Allemagne entre l'Ems et la Wezer (von Hübschmann 1975), montre une gran-
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 9
fig. n5 Renouvellement et maintien du
Pogonatetum aloidis (HERZOG 1945)
von KRUSENSTJERNA 1945
Horizons pédologiques
mm Poganatum aloides
+ - EEN de recolonisation
абст
LEGENDE -
1. phase primaire d'occupation
2.phase de fissuration du tatus 1
S. phase d'ettondrement et début
de recolonisation
Source : MNHN, Paris
10 J. BARDAT
Tableau n°3 TABLEAU COMPARATIF DU POGONATETUM ALOTDIS (HERZOG 1943)
von KRUSENSTJERNA 1945
n° d'ordre AS
groupe caractéristique
Pogonatum aloides Vae К-К V.
Cephaloziella rubella in
espèces du Dicranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dieranella heteromalla ty ove n by дй
Atrichun undulatum nav ie E ay.
Diplophyllum albicans ы + ш т
Cephalozia bicuspidata + n
Seapania nemorea ш
Fissidens pallidicaulis п
Pogonatum палит п 1
Bartramia pomiform
Calypogeia muelleriana 1
Pellia epiphylla
Mniobryum lutescens
Jungermannia gracillima
Lophozia bierenata
Calypogeia fissa n
Calypogeia arguta +
e pora
compagnes
Campylopus bartramiaceus
Campylopus introflezus
Fissidens serrulatus
Cladonia coniocraea
Cephaloziella turneri
Pleuridium acuminatum
Eurhynchiun praelongun
Mnium hornum r
Dieranella cerviculata тїт
Ceratodon purpureus er
Bryum caespiticiun P
Pohlia nutans D I
Polytrichum formosum ит wv
Hypnum cupressiforme тї
Polytrichum juniperinum п
Dicranum scoparium 1
Legende:
1-Madère, von HÜBSCHMANN(1971),5 relevés.
D-Allemapne , PHILIPPI (1982 )sous-association typique, 12 relevés.
3-France Haute-Normandie (12 relevés) .
A-Allemagne,von HÜBSCHMANN(1975),5 relevés .
5-Allemagne ‚NEUMAYR(1971),5 relevés.
de similitude spécifique de ce syntaxon dans l'ouest européen (Tabl. 3). Mais le
Pogonatetum aloidis décrit par Philippi (1982) dans le massif du Harz (Allema-
gne Fédérale) reflète d'une part, un stade plus évolué avec la présence de
Polytrichum formosum. (Ibid. pour les relevés de Neumaye 1971) notamment
dane la sous-association typique, d'autre part il sindividualise par l'apparition
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 1
d'un cortège d'espèces plutôt montagnardes (Diplophyllum obtusifolium, Nardia
geoscyphus, Pogonatum urnigerum etc...).
Le groupement à Pogonatum nanum (Pogonatum nanum Gesellschaft, von
Hübschmann 1967) (= Pogonatetum nani Mohan 1978) (Tabl. 4).
tructure. - Le nombre réduit d'observations sur ce type de groupement, lié à
la rareté de l'espèce caractéristique en Normandie, ne permet pas de conduire à
la généralisation de sa structure type. Dans les stations étudiées, cette
communauté est dominée par Pogonatum nanum et Dicranella heteromalla. Le
protonéma de Pogonatum nanum prend parfois un développement très important
(Tabl. 4, rel. n° 1) et dans ce cas il peut être considéré comme une
caractéristique physionomique pour les stades juvéniles. L'ensemble correspond
bien à une structure primaire de colonisation d'un sol nu. Pour les formes biolo-
giques, le groupe des Bryochamaephytes est de loin le plus important (huit
espèces sur neuf) Bech, 3, Brchc. 2, Brchc. 3, les Protonemophytes n'étant
représentés que par une seule espèce. Le nombre moyen d'espèces est de quatre
et le recouvrement compris entre 50% et 100%.
Synécologie. - Les talus colonisés par ce groupement sont formés d'un com-
plexe sablo-limoneux où la charge sableuse est souvent très importante. Comme
pour le Pogonaterum aloidis, la situation topographique est identique.
Néanmoins on l'observe sur des souches renversées où le substrat minéral est à
nu et dans des stations plus éclairées. Toutes les stations observées se situent tou-
jours en contact avec la chénaie acidiphile parfois xérophile.
Syndynamique. - Ce syntaxon pionnier s'établit sur un sol nu ne présentant.
aucune imprégnation humifére visible. Toutefois, dés qu'il y a accumulation de
matière organique, l'évolution de ce groupement s'effectue selon deux direction
- soit, dans le cas où les stations sont très éclairées, vers des communautés où
prévalent les espèces comme Polytrichum juniperinum et Polytrichum piliferum
associées à des peuplements licheniques à cladonies. L'ensemble évolue alors
vers des formations appartenant à la lande à éricacées (Calluno-Ericetum
cinereae (Allorge 1922) Lemée 1937). Ces communautés se rencontrent en parti-
culier á proximité des peuplements anthropiques á Pinus sylvestris.
ой vers des groupements où dominent Dicranum scoparium et Leucobryum
glaucum lorsque le couvert forestier est suffisamment dense, c'est à dire dans la
chênaie ou la chénaie-hétraie hyper-acidiphile appartenant au Quercion
robori-petraeae Braun-Blanquet 1932.
Synsystématique. - En décrivant un Pogonatetum aloidis dans le nord-ouest.
de l'Allemagne Fédérale, von Hübschmann (1975) associe dans le méme tableau
phytosociologique une petite série de trois relevés dominés par Pogonatum
nanum et où Pogonatum aloides est absent. Ce groupement apparait trés proche
de celui décrit en Haute-Normandie. Leur appartenance au Dicranellion
heteromallae est confirmée par la présence d'espéces comme Dieranella
heteromalla, Bartramia pomiformis, etc... Mais le nombre trop restreint de
relevés ne permet pas de valider ce syntaxon au rang d'association à part entiére.
Ce degré taxonomique est probable dans la mesure où il existe une forte parenté
de structure spécifique avec le groupement allemand nonobstant les conditions
écologiques plus hygrophiles dans lesquelles von Hübschmann (1975, 1986) et
Source - MNHN. Paris
12 J. BARDAT
Tableau n°4 POGONATUM NANUM Gesellschaft, von HÜBSCHMANN 1967
(=POGONATETUM NANI MOHAN 1978)
n° de relevé 5 RETE DT е
surface en di 2 6 2 2 6 7^5
exposition номоо NO
pente en 2 mini. 5 85 90 85 85 90
maxi. 95 11090 95 95
recouvrement (en %) 75 50 10095 95 85
nombre d'espèces a E
caractéristique
Pogonatum палит 55 23 43 55 34 34 у
dont protonema () (45 +2 12 +3 12 +2) у
espèces du Dicranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dicranella heteromalla 2 12 iz 12 33 "23 v
Bartramia pomiformis +2 +2 +2 тїт
Calypogeia fissa +2 т
Pogonatum aloides + т
compagnes
Cladonia coniocraea + Fee тїї
Mnium hornum + ai 11
Cephaloziella divaricata +2 I
Hypnum cupressiforme
var. uncinatum 1 1
Localisation des relevés:
1-Forges les Eaux (Seine-Maritime),bois de l'Epiney.
2-La Mailleraye (Seine-Maritime),bois du Bourg l'Abbé.
SrMaulévrier Sainte Gertrude (Seine-Maritime),for&t du Trait-Maulévrier.
4-Ibid.
5-Ibid.
6-La Mailleraye (Seine-Maritime),bois du Bourg l'Abbé.
Marstaller (1984) ont effectué leurs relevés (présence de Polytrichum comment
Ate cerviculata et Atrichum undulatum). On peut done admetire que la
présence dans le groupement haut-normand de Bartramia pomiformis et de
P ала coniocraea constitue l'élément différentiel d'un sous-groupement (sous-
association?) plus xérophile (Tabl. 5).
Le groupement à Calypogeia arguta (Calypogeietum argutae
Schumacher, 1944) (Tabl. 6)
Structure. - En Haute-Normandie, ce petit groupement reste très délicat à
observer car le développement spatial de ces individus d'association ne dépasse
guère 10dm?, Le syntaxon est généralement dominé par une hépatique à feuilles:
Calypogeia arguta à laquelle s'associent Dicranella heteromalla, Cephalozia
bicuspidata et trés rarement Fossombronia pusilla.
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 13
Le spectre biologique souligne la domination des Bryochamaephytes ram-
pantes (72%) devant successivement les formes type et cespiteuse (22%), les
thérophytes ne représentent que 5% du cortège. Le nombre spécifique moyen est
de 5,5 et le recouvrement est supérieur à 90%.
Synécologie. - Ce groupement tapisse les petits renfoncements des talus ou
d'anciennes entrées de petits terriers de rongeurs. Il y occupe des pentes très
riables allant jusqu'aux surplombs voire méme le plafond de ces excavations. Ce
confinement topographique permet une stabilité relative des conditions
microclimatiques notamment le degré hygrometrique trés élevé et un éclairement
faible à trés faible, car Calypogeia arguta est une terricole hygro-sciaphile stricte.
A ce propos Wattez (1979) observe ce taxon dans des infractuosites ombragees
des parois argileuses de ruisselets dans le Pas-de-Calais et les Flandres. De
méme, on le rencontre sur les parois fraîches des fossés et des berges en Basse-
Normandie armoricaine (Lecointe, comm. pers.). Ceci confirme bien les exi-
gences édaphiques et micro-climatiques de cette espéce. Notons que le substrat
minéral est un limon argileux acide. Gráce à ses rhizoides, Calypogeia arguta,
fixe superficiellement ce matériau sous la forme d'une fine couche se détachant
par plaques à l'occasion de la lente érosion des talus. Cette remise à nu
périodique du substrat, favorise la régénération d'un biotope susceptible d'ac-
cucillir ce groupement pionnier.
Tableau n*5 TABLEAU COMPARATIF DU POGONATETUM NANI MOHAN 1978
n° d'ordre EE ka
caractéristique
Pogonatum nanum (з) v v v Légende:
espèces du Dicranellion 1-Allemagne,von HÜBSCHMANN (1975),
heteromallae et des unités 3 relevés.
supérieures 2-France, Haute-Normandie ,6 relevés.
Dieranella heteromalla (з) у у ту Mr М ЫМА) vu
Atrichum undulatum (2) III IV Ee Eege
see SEN 4-Allemagne,von HÜBSCHMANN (1986),
Ditrichum homomallum a) т ELSE,
Bartramia pomiformis ur
da Д () nonbre de relevés ой l'espèce
Calypogeia fissa т EDEN
Cephalozia bicuspidata п
Nardia scalaris 1
compagnes
Mnium hornum Q) m 1
Ceratodon purpureus @) mr
Dieranella cerviculata (2) ur
Polytrichun perigoniale Po
Polytrichum commune (2)
Cladonia contocraea ur
Cephaloziella divaricata т
Вурпит cupressiforme
var. uncinatum E
Source
MNHN, Paris
14 J. BARDAT
Tableau n°6 CALYPOGETETUM ARGUTAE SCHUMACHER 1944
в 9 40;
05 02 а
surface en ё
exposition
pente (en 9) min:
aki. 75
recouvrenent(en %) 100
nombre d'espéces* 4
85 90 40
95 105 95
95 100 100
gagne
5
DET
N
40
95
95 100
5
тайла”
CEET
2
К
o
as
95
100
6
о
caractéristique
E
T
$
3
Calypogeia arguta 55 44 43 22 u 12 [у
différentielles de
sous-association
Isopterygium elegans w a n
Cephalosia bicuspidata E in
Вурпит cupressiforme + ar mM тї
Diplophyllum albicans + sm
espèces du Dieranellion
heberomallae et des unités
supérieures
Calypogeia fissa ee бш її 32 55 аз
Dieranella heteromalla E би ай ap edi мы 535;
Pellia epiphytla +2
Fossombronia pusilla a
Pogonatum aloides aa
Seapania nemorea +2
compagnes
Mnium hornum ae 2 tem
Lophocolea euspidata + + п
Polytrichum formosun + 1
Pleuridium acuminatum 12
Lophocolea bidentata +
Eurhynchium praelongum 12
* uniquement les bryophytes.
Localisation des relevés et espèces accidentelles:
1-Saint Wandrille (Seine-Maritime) forêt du Trait-Maulévrier.
2-Saint Samson de la Roque (Eure),le bois Harmel;Rhytidiade?phus loreus i.
3-Etreville (Еге), а BauliéresLuzula vernalis i.
A-La Mailleraye (Seinc-Maritime),forét de BrotonnesVacciniun myrtillus ‚Blechnum
spicant +.
5-La Mailleraye (Seine-Maritime),bois du Bourg l'Abbé.
6-Etreville (Eure),La Baulière.
7-Ibiden
8-Colletot (Eure).
9-La Mailleraye (Seine-Maritime) bois du Bourg l'Abbé.
10-Trouville la Haule (Eure),bois de Vieux Port;Cladonía sp. +2 (thalle primaire).
Syndynamique. - Compte tenu de son statut de groupement pionnier, son
évolution classique dans notre région semble ёге le groupement à Calypogeia
fissa lorsque les conditions édaphiques deviennent moins strictes, accompagnées
par une réduction du confinement donc offrant des variations plus importantes
du micro-climat. Trois sous-associations sont mises en évidence:
- celle à Isopterygium elegans (Tabl. 6, rel. 1 et 2), cette espèce rarement
terricole mais sciaphile stricte trouve ici refuge grâce au faible éclairement
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 15
Tableau n°7 CALYPOGETETUM FISSAE SCHUMACHER 1944
n° de relevé
surface en dm
exposition
pente (en 2) mini.
recouvrement (en %)
nombre d'espéces*
Bas,
eB) gages
“gears
E
"agno
CET ES
»388
DEET EEN
$58
veggzun
SE
caractéristique
à
R
è
H
g
<
Calypogeia fissa 43 45 33
espèces du Dicranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dicranella heteromalla эз за 22 u z aa | v
Diplophyllum albicans TEE тп
Rhizomium punctatum 22 1
Pellia epiphylla 29] 1
compagnes
Mnium hornum 1 22 її
Вурпит cupressiforme + + n
Lophocolea bidentata 12| 1
Cladonia contocraca i2 1
herbacées
Dryopteris carthusiana
Blechnum spicant
Pteridium aquilinum
Athyrium filiz femina
* uniquement les bryophytes et lichens
Localisation des relevés et espèces accidentelles:
1-Manneville sur Risle (Eure),Les Baquets.
2-Saint Arnoult (Seine-Maritime),forêt de Saint Arnoult.
3-Corneville sur Risle (Eure),bois de l'Abbaye.
4-Saint Arnoult (Seine-Maritime),forét de saint Arnoult.
5-Ibid.
S-Etreville (Eure),La Baulière;Eurkynchium praelongum 12.
7-Vatteville la Rue (Seine-Maritime) forêt de Brotonne.
8-Ibid.
stationnel. Cette sous-association correspond au stade le plus juvénile du grou-
pement.
- la seconde, marquée par la présence de Cephalozia bicuspidata et Hypnum
cupressiforme (Tabl. 6, rel. n° 3 à 8) indique déjà une évolution nette vers deux
types de groupements: le Calypogeietum fissae ou le Cephalozietum bicuspidatae.
> celle à Diplophyllum albicans (Tabl. 6, rel. 9 à 10) mettant en évidence le
Passage vers le Diplophyllo albicantis-Scapanietum nemorosae, elle peut être
considérée comme la forme la plus évoluée du Calypogeierum argutae.
Source : MNHN, Paris
16 J. BARDAT
Synsystématique. - En Europe, quelques auteurs signalent ce petit grou-
pement notamment Schumacher (1944) en Allemagne Fédérale (vallée de la
Weser), Duclos et Lavergne (1944) en France (Cantal) et Philippi (1956) dans le
sud-ouest de-l'Allemagne Fédérale. Si ce syntaxon appartient sans conteste au
Dicranellion heteromallae Philippi 1963, von Hübschmann (1986) le rattache au
Calypogeietum fissae Schumacher 1944, en le considerant meme comme une
sous association. Marstaller (1984) admet Calypogeia arguta au rang de
caractéristique du Calypogeierum fissae alors que Calypogeia arguta, est absent
de son tableau n° | qui compte pourtant 66 relevés. Pour notre part, nous res-
tons prudents car le Calypogeietum argutae exprime des conditions écologiques
plus strictes que le Calypogeietum fissae et de ce fait sindividualise assez net-
tement de ce dernier en Haute-Normandie.
Le groupement à Calypogeia fissa (Calypogeietum fissae Schumacher
1944) (Tabl. 7)
Structure. - Ce groupement presente une structure assez comparable à celle
du Calypogeietum argutae avec cependant un développement plus important de
Diplophyllum albicans, de Dicranella heteromalla et l'absence totale de
Calypogeia arguta. Les formes biologiques sont dominées par les
Bryochamaephytes rampantes (67%) auxquelles s'associent modestement les
Bryochamaephytes types (22%) et les Bryochamaephytes cespiteuses (11%). Le
nombre spécifique moyen est de 3,5 et le recouvrement est compris entre 40% et
100%.
Synécologie. - Les conditions topographiques générales ressemblent à celles
du Calypogeietum argutae, mais les stations sont plus irrégulières. Calypogeia
fissa est une hygro-sciaphile moins stricte, plus tolérante aussi, vis-à-vis des va-
fiations de l'éclairement, Les substrats colonisés sont limoneux à limono-sableux,
à réaction acide voire très acide. À ce sujet Wattez (1979) indique des valeurs de
pH de l'ordre de 3,9 à 4,4 pour des stations du nord de la France et Haybach
(1956) mentionne des chiffres voisins (4,4 à 4,5) dans le massif du Wienerwald en
Autriche.
Le contexte forestier est constitué par la chénaie-boulaie ou la chênaie
hötraie à houx, appartenant au Quereion robori-petraeae Braun-Blanquet 1932.
Comme Calypogeia arguta, Calypogeia fissa constitue grace à ses rhizoides des
tapis se detachant par plaques.
Syndynamique. - Malgré le nombre restreint de relevés (huit) il a été possible
de mettre en évidence plusieurs variantes dont la valeur ne peut demeurer qu'in-
dicative. Elles correspondent à des variations hygro-édaphiques stationnelles: cel-
les à Pellia epiphylla où Mnium punctatum dans les sites les plus frais, celle à
Diplophyllum albicans dans les zones un peu plus sèches. Elles permettent d'es-
quisser les relations probables avec d'autres groupements résumées dans le
schéma ci-dessous.
Le Calypogeietum fissae peut être précédé sur le sol nu par le Calypogeierum
argutae lorsque les conditions écologiques demeurent très strictes. La présence
dans le Calypogeietum fissae de Mnium punctatum ou de Pellia epiphylla impli-
que une fraicheur certaine des stations pouvant conduire, lorsque le sol devient
argileux, à l'association à Pellia epiphylla et Catharinea undulata Herzog 1943
(= РеШешт epiphyllae Schade 1923).
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 17
Il existe dans de trés rares cas un groupement intermédiaire entre le
Calypogeietum fissae et le groupement à Diplophyllum albicans. Ce groupement
est dominé par Pohlia nutans. Trois relevés effe 5 dans le bois de l'Abbaye,
prés de Corneville-sur- Risle (Eure), montrent le caractère transitoire de ce grou-
pement (Fig. 7) qui masque ici le passage direct vers le groupement à
Diplophyllum albicans. Pohlia nutans n'est pas trés rare en Haute-Normandie
mais il est exceptionnel de l'observer en peuplements; l'exemple du bois de
l'Abbaye demeure l'un des plus marquants.
Synsystématique. - Appartenant au. Dicranellion heteromallae Philippi 1963,
le Calypogeietum fissae est couramment rencontré en Europe occidentale. De
nombreux auteurs en font mention à diverses reprises: Herzog (1943),
Schumacher (1944), Philippi (1956, 1963), Nickl-Navratil (1963), Wilmanns
(1966), von Hübschmann (1967, 1986), Nörr (1969), von der Dunk (1971),
Strijbosch (1973), Neumayr (1971).
Le tableau comparatif (Tabl. 8) rassemble quelques syntaxons du nord-est de
l'Europe occidentale appartenant au Calypogeietum fissae. Il permet d'observer
des variations non négligeables. Le groupement haut-normand (colonne n° 6) ap-
parait comme le moins acide et le plus xérophile notamment vis-à-vis des relevés
de Philippi (1963) (colonne n° 3 et 5) et Neumayr (1971) (colonne n° 4) où l'on
note les fréquences élevées de Lepidozia reptans, Scapania nemorea,
Isopterygium elegans et Plagiochila asplenioides, Le groupement de Haute-
Normandie s'écarte des relevés de Nörr (1969) (colonne n° 7) et de Strijbosch
(1973) (colonne n° 8) par l'absence d' /sopterygium schimperi (or&o-atlantique) et
de Jungermannia gracillima (cireumboréale). Les relevés de von der Dunk (1972)
(colonne n° 1) et de Philippi (1963) (colonne n° 2 et 3) correspondent à un stade
plus évolué où Diplophylhun albicans est omni-présent.
Fig. n°6
RELATIONS SYNDYNAMIQUES ENTRE DIVERS GROUPEMENTS PIONNIERS ET DES COMMUNAUTES
PLUS STABLES
[CALYPOGETETUM ARGUTAE
A
[CALYPOGETETUM FISSAE el
groupement à MWIUM PUNCTATUM
groupement à
POHLIA NUTANS ment à groupement à
|DIPLOPHYLLUM ALBICANS PELLIA EPIPHYLLA et
ATRICHUM UNDULATUM
D
1
1
i
й
H
y
«groupements stables dominés par MNIUM HORNUM
Source : MNHN. Paris
18 J. BARDAT
fig.n 7 Position topo-édaphique du
groupement à Pohlia nutans
As \\
NN
Ay NS NIA NS Ns
AIB ENS A AN
RACINE
NA
3 x as SN AM NS
ANN
Se \ NS RR
DON SN NN OS
NN NN
o
Y 423
Calypogeia tissa Bsj1e -
Diplophylium albicans 12 11 ES (ти. тыа)
Pontia nutans - pan
Telraphis pellucida. бт.
Dieranella heteromalla
Weien hornum
Polytrichum
Dicranum s
Hypnum cupressilorme 5.1
Le groupement à Calypogeia muelleriana (Calypogeietum muellerianae
Philippi 1963). (Tabl. 9)
Structure. - Si Calypogeia muelleriana domine l'ensemble de la communauté,
cette hépatique est toujours accompagnée de Dicranella heteromalla et trés sou-
vent de Tetraphis pellucida. On notera la présence sporadique de Lophozia
ventricosa et l'absence de Diplophyllum albicans.
Les compagnes des stades plus évolués de colonisation demeurent
généralement peu développés: Dicranum scoparium, Mnium hornum, Hypnum
Cupressiforme sl. et Cladonia coniocraea. Les Bryochamaephytes rampantes
représentent la forme biologique dominante (57%), les Bryochamaephytes
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 19
tableau n*8 TABLEAU COMPARATIF DU CALYPOGEIETUM FISSAE SCHUMACHER 1944.
n° d'ordre 3k 209: 4. 80 5 аро
groupe caractéristique
Calypogeia fissa y ev Arc WEN, Ug
Atrichum undulatum ION 1 £v у mm
Isopterygium elegans Seni 1
espèces du Dieranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dicranella heteromalla His air vo vov у ү w
Cephalozia bicuspidata VOID mm їп v ш
Diplophyllum albicans жү, TEA йш. н
Rhizomniun punctatum 1 uer Sr КЖЕ:
Lepidozia reptans т уш
Seapania nemorea a Gy, = x
Plagiochila asplentoides тут
Pissidens bryoides ы:
Lophocolea bidentata 1 ie oe п
Pellia epiphylla E i п
Isopterygium schimperi mm
Jungermannia gracillima п 1
Plagiothecium nemorale т
compagnes
Weier hornum eos п Gr Y gr
Polytrichum formosum І п
Hypnum cupressiforme І пп 1
Luzula luzuloides т D
Jungermannia crenulata 1
Eurhynchium praelongum 1 1
Cladonia comiocraea 2
Pohlia mutans 1
Eurhynchium striatum І
Calypogeia muelleriana 1
Calypogeia arguta 1
=
Légende:
1-Allemagne,DUNK von der (1972),8 relevés.
es PHILÍPPI (1963) ;sous-association à Diplophyllum albicans-variante type,
5 relevés
3-Ibid. variante à Lepidogía reptans,5 relevés.
A-Allenagne,NEUMAYR (1971),8 relevés.
5-Allemagne, PHILIPPI (1963) ;sous-association typique,8 relevés.
$-France Haute-Normandie,8 relevés.
7-Allemagne,NÓRR (1969), 5 relevés.
8-Hollande, STRIJBOSCH (1973),5 relevés.
9-France Bretagne DENISE LALANDE (1985),5 relevés; Mnium undulatum 11 ,Pogonatun
aloides IL, Thuidium tamariscinum Т, Brachythecium velutinum 1,Pseuloseleropodium
purum I, Pleuridium subulatum Т, Dicranum scoparium Т, Fissidens curnowit T.
cespiteuses et typiques avoisinant chacune 25%. Le nombre moyen d’espéces est
de six et le recouvrement de 100°
Synécologie. - Ce groupement colonise des talus limoneux mêlés de sable en
exposition nord à est, sur des pentes très variables (de 10° à 90°). Le port même
de l'espèce caractéristique (plaqué au sol) permet son adaptation à une grande
diversité de topographies. Les aires de développement restent modérées (0,1 5m?
Source : MNHN. Paris
20 J. BARDAT
Tableau n°9 CALYPOGETETUM MUELLERIANAE PHILIPPI 1963.
n° de relevé Pie eub NU
surface en dm dej 16и вив "A
exposition E N N NN NO SO
pente(en 2) mini. 80 40 20 45 25 10
maxi. 90 60 60 80 40 50
recouvrement en % 100 100 100 100 100 100
nombre d'espèces ac Ray a с ЕР
caractéristique
Calypogeia muelleriana ад 4A 55 55 43 55| V
espèces du Dieranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dieranella heteromalla 22 3 12 35 ie nv
Tetraphis pellucida iE + +2 m|aiv
Ca.ypogeia fissa i2 1
Cephalozia bicuspidata aa 1
Isopterygium elegans * £
Lophozia ventricosa 14 =
Lepidozia reptans 121 m
compagnes
Mnium hornum qa жо iv
Cladonia coniocraea Së ı +2 тїї
Dicranum scoparium +2 + 11 тїї
Hypnum jut landicum (13) 23 11 III
Hypnum cupressiforme
var. uncinatum 11 т
Polytrichum formosum + т
Campylopus fleruosus US
Localisation des relevés:
1-Maulévrier Sainte Gertrude (Seine-Maritime) ,lieu dit "Courval
2 à 6-Maulévrier Sainte Gertrude (Seine-Maritime) forêt du Trait-Maulévrier.
() espèce en limite de relevé.
maximum). Ce groupement est étroitement associé à la chénaie-hétraie acidiphile
à fougere-aigle ou à des formes de dégradation (chénaie-boulaie, voire boulaie).
Au niveau pedologique on peut distinguer deux cas (Fig. 8):
- D'une part, les substrats constitués par un ensemble limono-sableux où les
horizons Ay et A, sont peu développés; respectivement 0,5cm et 1,0cm en
moyenne) (Fig. 8, profils 1, 2 et 4).
- D'autre part les sols à humus brut épais (mor” ou "mor-moder^) où l'hori-
zon Ap atteint 3em d'épaisseur moyenne (Fig. 8, profils 3, 5 et 6).
En fait ce second type de sol n'est pas produit par le groupement
bryophytique maïs sa mise en place est liée en grande partie à une accumulation
gravitaire d'humus provenant de la partie supérieure du talus. On observe ce
phénomène dans les stations où les pentes ne sont pas trop importantes, done là
bù l'accumulation est possible. Dans ces conditions Calypogeia muelleriana colo-
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 21
fig.n 8 Micro-profils pédologiques
Calypogeietum muellerianae PHILIPPI 1963
(les n* des profils correspondent aux n* des relevés du tableau n°9 )
1
o
GH
Légende :
usus brut
5 6 noiritee
3
d^, 1 horizon gris
HH ° M foncé
D
GH
\ »
A А
i Кел
M
e
2 rtm
\
Lu lien
ante
ae
Ce
silex
ÄM
hs Nas
nise suffisamment rapidement la surface humifére pour limiter le développement
des autres pionnières comme Dicranella heteromalla mais surtout Tetraphis
pellucida (humicole hyper-acidiphile) trés dynamique sur ce genre de substrat.
Quelle que soit l'épaisseur de l'horizon Ау, le sol des stations à Calypogeia
muelleriana est toujours trés acide. Ceci est corroboré par les mesures réalisées
Source : MNHN, Paris
22 J. BARDAT
dans le Nord de la France (Wattez 1979) au niveau de ce groupement où les va-
leurs de pH varient de 3,5 à 4,1 avec un C.N compris entre 17 et 20,4, ce qui est
assez élevé, confirmant ainsi le caractère humicole de cette espèce.
Syndynamique. - Le vigoureux développement de Calypogeia muelleriana
permet à ce groupement d'être bien individualisé. Il correspond à une
communauté pionniere humicole hyper-acidiphile capable de s'installer sur des
humus bruts gravitaires de plusieurs centimètres d'épaisseur. Toutefois, la
concurrence de Tetraphis pellucida est très forte, ce taxon humicole se compor-
tant dans de telles stations comme un saprolignicole dès que le substrat s'enrichit
en matière organique peu ou non dégradée. Cette tetraphidale aura donc tendan-
ce à remplacer Calypogeía muelleriana dans les stations de ce type. Si des boule-
versements interviennent sur la couverture forestière (éclaircies ou coupes), la
communauté peut évoluer vers des groupements héliophiles bryo-lichéniques
xéro-acidiphiles.
Synsystématique. - En Allemagne Fédérale, Philippi (1963) décrit ce type de
groupement le rattachant à l'alliance du Dicranellion heteromallae. Les compa-
raisons phytosociologiques (Tabl. 10) confirment malgré les quelques variations
liées à une situation plus continentale des syntaxons allemands, la position
syntaxonomique du groupement haut-normand.
Philippi (op. cit.) propose plusieurs variantes et sous-associations provenant
de diverses stations allemandes (haute vallée de la Wezer, massifs du Harz et du
Rhön). Le syntaxon de Haute-Normandie correspond assez bien à la sous-
association n^ 6 dite “a Cephalozia bicuspidata” (Tabl. 10, colonne n° 2)
observée dans le Harz, voire à la sous-association n° 3 décrite dans le
Weserbergland, mais notre groupement ne possède pas Diphophyllum albicans,
Scapania nemorea et Pohlia nutans.
Les relevés en provenance de la région du Mecklenbourg (colonne n* 5, Doll
1966) Thuringe (colonne n° 6, Marstaller 1973) sindividualisent par la présence
d' Isopterygium schimperi et de Mnium punctatum, deux espèces sciaphiles
humicoles preferentes voire turficole pour la seconde. Le groupement normand,
possédant à la fois Dicranum scoparium, Cladonia coniocraea, Hypnum
cupressiforme et une faible représentation d'éléments comme Diplophyllum
albicans et Cephalozia bicuspidata, offre un caractère plus évolué se rapprochant
en cela des relevés de von Hübschmann (1975) (colonne n° 1) malgré une légère
empreinte submontagnarde de ces derniers.
Le groupement à Diphyscium foliosum (Diphyscietum foliosi (Amann
1928) Philippi 1963) (Tabl. 11).
Structure. - De structure simple, ce groupement est dominé par Diphyscium
foliosum, une petite buxbaumiacée peu commune en Haute-Normandie. Dans le
cortège associé, on note la présence permanente de Diplophyllum albicans, plus
irréguliérement de Dicranella heteromalla, Mnium hornum, et rarement de
Scapania nemorea ou de Calypogeia fissa.
En ce qui concerne les formes biologiques, les Bryochamaephytes rampantes
sont majoritaires (56%) mais sont accompagnées par les formes types (22%) et
les cespiteuses (17%), les pulvinées n'étant représentées que par une seule espèce
(Leucobryum glaucum). Le nombre moyen d'espèces est de sept mais il existe
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 23
une variation importante au niveau des compagnes d'un relevé à l'autre. Le re-
couvrement oscille entre 90% et 100%.
Tableau n*10 TABLEAU COMPARATIF DU CALYPOGEIETUM MUELLERIANAE PHILIPPI 1963.
n° d'ordre TA Жуз Б,
caractéristique
Calypogeia muelleriana VÀ EV: ANNE rev:
espèces du Dieranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dieranella heteromalla Yt Wo dv ec ue y
Cephalozia bicuspidata DOT VE а у
Pohlia nutans EE: SE a FE тїї
Lepidozia reptans xni nS VELIS
Diplophyllum albicans тет неу
Pellia epiphylla ur І IE
Lophozia ventricosa 1 т
Tetraphis pellucida Et EIE
Seapania nemorea I I
Isopterygium elegans п
Plagiothecium laetum II
Orthodontium Lineare 1
Pogonatum aloides I
Cephaloziella divaricata I
Aulacomium androgynum I
Atrichum undulatum I y
Ditrichum homomallum E
Nardía scalaris 1
Calypogeia fissa 1
Campylopus fleruosus 1
Isopterygium schimperi III II
Rhizomium punctatum II I
conpagnes
Mnium hornum v I IV II V H
Hypnum cupressiforme* п nox I
Polytrickum formosum EN
Cladonia contocraca Ir III I
Plagiothecium curvifolium її
Polytrichum juniperinum 1
Cladonia chlerophaea 1
Rhytidiadelphus loreus +
Dicranum scoparium III
Légende:
l-Allemagne,von HÜBSCHMANN (1975),7 relevés.
2-Allemagne, PHILIPPI (1963) ;sous-association n*6,11 relevés.
3-France,Haute-Normandie,6 relevés.
Allemagne PHILIPPI (1963) ;sous-association n°3,8 relevés.
5-Allemagne,DOLL (1966),5 relevés.
G-hllemagne,MARSTALLER (1973),12 relevés.
incluent Hypnum jutlandicum
Source : MNHN. Paris
24
des talus contigus à des
ses;
J. BARDAT
Synécologie.
surplomb (60° à 120°), et les expositions varient du sud-est au sud-ouest.
Tableau n°11 DIPHYSCIETUM FOLTOSI (AMANN 1928) PHILIPPI 1963.
n° de relevé „ EE ME PC PERS
surface en dm" 4518. oe E CS dom AE
exposition 50 S 50 S SE S 5 050 SO SSE
pentelen 8) mini. 80 85 50 85 90 0 50 60 50 70
maxi. 100 60 100 110 90 95 100 100 80
recouvrement en % 90 90 90100 95 95 95 70 65 95
nombre d'espèces sa RS Ed TE:
caractéristique
Diphyscium foliosun 55 54 45 45 45 54 55 34 35 45
espèces du Dieranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Diplophyllum albicans 13 +4 13 34 + 12 12 13 23 +2
Dieranella heteromalla 12 23 $e 22 12 42°42 + +2
Calypogeia fissa a Te
Seapania nemorea 12 42
Atrichun undulatum i 12
Pohlia nutans +
Cephalozia bicuspidata E
compagnes
Mnium hornum + E + $$ -H 1,42 1L
Cladonia coniocraea ree S
Polytrichum formosum u u 12
Hypnum cupressiforme
var. uncinatum Ti 31 1 +
Hypnum jut landicum 12 24
Eurhynchium striatum ri
Leucobryun glaucum i
Isothecium myurum n
Thuidium tamariscinum +
Rhytidiadelphus triquetrus Lei
Dicranum scoparium (+2)
() espèce en limite de relevé
. thalle primaire
Localisation des relevés:
1-Ecaquelon (Eure),forét de Montfort,
2-La Feuillie (Seine-Maritime) forêt de Lyons.
3-Corneville sur Risle (Eure),bois de l'Abbaye.
4-La Feuillie (Seine-Maritime) forêt de Lyons.
5-Incheville (Seine-Maritime), Triage d'Eu.
6-La Feuillie (Seine-Maritime), forét de Lyons.
7-Ibid.
8-Corneville sur Risle (Eure),bois de l'Abbaye.
9-Ibid.
10-Conches en Ouche (Eure),forét de Conches.
Source : MNHN. Paris
- Les stations sont assez bien typées, régulièrement observées sur
formations sylvatiques trés acidiphiles de type chénaie
liflore à Leucobryum glaucum. Les pentes sont fortes, allant méme jusqu'au
11
11
11
tit
т
тїї
тї
HHHHHH
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 25
fig.n 9 Transect au niveau
Diphyscietum foliosi (АМАМ 1928) PHILIPPI 1963
Monitor! (Eure) -
A;
Sa
wey
silex. gélits
Isothecium myosuroides
EX
»
Peltigera canina
лост
X
М А.
DX y
EE E x
Il s'agit d'un groupement pionnier terrico-humicole des sols acides limono-
sableux où la pédogénése est peu évoluée. L'horizon Ag est presque inexistant
(0.2 à 0,3cm d'épaisseur) par contre A, est déja souvent bien individualisé (0,5 à
1,5cm). Dans le transect provenant de la forêt de Montfort (Eure) (Fig. 9),
Diphyscium foliosum disparait trés rapidement dés que l'horizon humifere Ay se
développe, laissant la place à des groupements hyper-acidiphiles plus évolues à
Leucobryum glaucum et Hypnum cupressiforme s. l., voire à des groupements
sapro-lignicoles où domine /sothecium myosuroides. Des mesures de pH réalisées
par Haybach (1956) sous Diphyscium foliosum varient de 4,2 à 5,1, confirmant le
caractére acidiphile strict de cette espèce.
Syndynamique. - Par rapport aux observations faites à Madère (von
Hubschmann 1971) et dans le Cantal (Lecointe et coll. 1980) où l'on peut noter
la présence de Pogonatum aloides, notre groupement se situe à un stade plus
Source : MNHN, Paris
26
J. BARDAT
fig.n 10 Coupes transversales de chemins colonises
par Cephalozia bicuspidata
(les n* des coupes correspondent aux n° des relevés du tableau n°13)
[ coupes.
|
AM itiere
А E 7” brute
„Situation de
Cephalozia
cl rm «ањ. eat:
anthropique
relative
o e
Sg
Im
ШУ <a,
/ Y Su: 7
:
- a
= 2
évolué. Le développement trés net de Diplophyllum albicans, de Polytrichum
formosum et d Hypnum cupressiforme s. 1. sous-entend déjà la régression du
groupement au profit de celui à Diplophyllum albicans. Le taxon détermine une
Sous-association décrite par Philippi (1963) et constitue en soi une forme de tran-
sition (abl. 12, colonne n° 3). Ceci confirme la difficulté d'observer ce grou-
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 27
pement dans sa phase typique à la fois parce que l'espèce caractéristique est peu
commune (du moins en Haute-Normandie) et qu'elle individualise un grou-
pement fugace, reflet d'une évolution constante de la microtopographie des sta-
tions colonisées.
Synsystématique. - Le Diphyscietum foliosi (Amann 1928) Philippi 1963, au-
quel se rattache notre syntaxon, appartient au Dicranellion heteromallae Philippi
1963. A titre de comparaison, quelques groupements faisant partie de la même
association ont été rassemblés dans le tableau 12. Dans certains cas, le faible
nombre de relevés ne permet qu'une mise en parallele relative (Tabl. 12, colon-
nes n° 1, 2 et 4).
Globalement, on observe un certain nombre d'invariants spécifiques qui sont,
outre l'espèce caractéristique, Dieranella heteromalla, Hypnum cupressiforme сі
Diplophyllum albicans. Les Variations les plus marquantes sont liées à des fac-
teurs chorologiques: présence de Southbya tophacea (méditerranéo-atlantique)
dans les relevés provenant de Madère (colonne 1, von Hübschmann 1971); exis-
tence de deux circumboreales orophiles (Blepharostoma trichophyllum et
Tritomaria exsectiformis) en Allemagne (colonne n° 3, Philippi 1963, colonne n°
5, Walther 1955) ou d'une circumboréale submontagnarde (Marsupella
emarginata) dans les relevés du massif central (colonne n° 2, Lecointe et coll.
1980). Les autres variations observables s’apparentent à des stades dynamiques
différents.
Le groupement à Cephalozia bicuspidata (Cephalozietum bicuspidatae
Haybach 1956) (Tabl. 13).
Structure et habitat. - Ce groupement occupe essentiellement la partie cen-
trale des chemins forestiers et tout particulièrement les zones bombées de part et
d'autre des bandes de roulement des véhicules (Fig. 10). Cette pression
anthropique relative a été estimée à partir de la dégradation lice au piétinement
el au passage des véhicules. Lorsque le sol est nu la courbe passe par un maxi-
mum et devient nulle ou trés faible quand le tapis végétal présente un recou-
vrement voisin de 100%. La forme de ces stations est donc très allongée mais ne
dépasse guère 20 à 40cm de large. Le développement longitudinal, de façon plus
ou moins discontinue, peut atteindre une dizaine de mètres. Ces sites semblent
correspondre à la section du chemin où le piétinement et l'écrasement sont
modérés. Physionomiquement, le groupement apparait donc comme une bande
étroite d'un ton vert où domine Cephalozia bicuspidata.
En dehors des chemins, on l'observe plus rarement sur des talus, dans des
Secteurs où s'est exercé un piétinement ou un tassement temporaire occasionnant
un compactage superficiel du sol.
Le spectre biologique est le suivant:
68,2%
13,6%
13,6%
4,5%
Le nombre moyen d’especes est de six et le recouvrement est voisin de 100%.
- Bryochamaephytes rampante:
` Bryochamaephytes typiques:
- Bryochamacphytes cespiteuses
- Muscothérophytes:
Source : MNHN. Paris
28 J. BARDAT
Tableau n°12 TABLEAU COMPARATIF DU DIPHYSCIETUM POLIOSI (AMANN 1928) PHILIPPI 1963
ne d'ordre ЕЕ Ос
groupe caractéristique
Diphyscium folioaum eRe lass E
Cephaloziella divaricata 1
Buzbaumia aphylla 1
espèces du Dieranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dicranella heteromalla EEE io
Diplophyllum albicans 2 WEGE
Atrichum undulatum "n w І
Scapania nemorea 2 TT
Pogonatum aloides u 1
Cephalozia bicuspidata 1 йт 1
Isopterygium elegans Be:
Lepidozia reptans molar
Calypogeia fissa 2 у п
Southbya tophacea 1
Harsupella emarginata 1
Tsopaches bicrenatus тї
Tritomaria exsectiformis n
Calypogeia muelleriana 1
Blepharostoma trichophyllun I n
compagnes
Hyprum cupressiforme 1 NUN TE
Cladonia coniocraea 1 п ти m
Polytrichum formosum no r чеп
Pohtia mutans ne
Maium hornum B v
Lophocolea bidentata 1
Ceratodon purpureus 1
Luzula luzuloides 1
Cladonia chlorophaea 1
Eurhynchium striatum ш a
Dicranum scoparium zoo
Cladonia f'inbriata 1
Leucobryum glaucum È
Isothecium myurum 1
Thuidium tamariscinum D
Rhytidiadelphus triquetrus a
Hypnum cupressiforme var. uncinatum
() espèce en limite de relevé ; en chiffre arabe le nombre de relevés où l'espèce est
Legends présente.
1-Madére,von HÜBSCHMANN (1971),2 relevés.
2-France Massif Central,LECOINTE et Coll. (1930),2 relevés.
3-Allemagne,PHILIPPI (1963),6 relevés.
4-Allemagne,PHILIPPI (1982),3 relevés.
5-Allenagne, WALTHER (1955),15 relevés.
6-France ‚Haute-Normandie,10 relevés.
Synécologie. - Les sols des chemins supportant ce type de groupement
possedent une matrice texturale limoneuse mélée souvent de sable et de graviers
ct plus ou moins compactée. ЇЇ existe, en fonction des sous-associations
individualisées, des variations pédologiques significatives:
Source : MNHN. Paris
Tableau n° 13
n° de
surfas
exposition.
pente (en 2) mini.
recouvrement [en X)
nombre d'espóces*
relevé 1
en dei
H
i
gie
zë u
$8
a
1,5
м
75
85
95
7
gzvs
vuon
E
angos
es
CEPHALOZIETUM BICUSPIDATAE MAYBACH 1956.
caractéristique
Cephalozia bicuspidata
differentielles des
sous-associations
Diplophyllum albicans
Calypogeia fissa
Calypogeia arguta
Calypogeia muelleriana
Scapania nemorea
chlorophyeée
espèces du Dieranellion
heteromallae et des unités
supérieures
Dieranella heteromalla
Isopterygium elegans
Atrichum undulatum
Pellia epiphylla
12
compagnes
Hypnum cupressiforme
dypnum jutlandicum
Marium hornum
Cladonia furcata
Thuidium tamariscinum
Dicranum scoparium
Lophocolea heterophylla n
Campylopus flezuosus
12
55
12
п
42
n
12
n
n
12
22
n
n
+2
12
зә
и
21
+2
n
14
33
25
12
n
2a
E
22
22
aa
22
n
25
22
23
23
п
23
12
12
зл
зз
12
+2
36
12
12
13
22
22
12
n
23
12
12
- pente nulle et exposition sans
objet.
* uniquement les bryophytes.
ит
п
п
1v
CEN
ит
Localisation des relevés et
les espèces accidentelles:
1-Haromne (Seine-Maritime), forêt
Verte.
2-Vatteville la Rue(Seine-Mari ti
те], forêt de Brotonne.
3-Ibid.
4-Etreville (Eure),la Baulière,
Solenostoma sp.11.
S-Maulévrier Sainte Gertrude
(Seine-Maritime), forêt du Trait-
Maulévrier,Pohlia nutans +2,
Lepidozia reptans 42.
6-Freuilleville(Seine-Maritime),
forêt du Croc.
7-Maulévrier Sainte Gertrude
(Seine-Maritime), Lieu dit
"Courval".
8-Ibid.
9-Ibid,Juncus tenuis +.
10-Longroy (Seine-Maritime) , forêt
du Triage d'Eu,Brachytheeium
velutinum +.
11-Maulévrier Sainte Gertrude
(Seine-Maritime), forêt du Trait-
Maulévrier.
12-Ibid.
13-Tbid. „Cladonia sp.(thalle
primaire)
34-Ibid. ,Physcomitrium piriforme+?.
15-Ibid.
Source
AIGNVAYONALAVH NA STIOODHIAI SILAMADA YA
67
MNHN. Paris
30 J. BARDAT
fig.n 11 Micro-profils pedologiques
Cephalozietum bicuspidatae HAYBACH 1956
relevés de tableau #113)
(les n° des profils correspondent aux n
°
A
i
^
^
К
в
-5em
©
Ap
=
©:
e
- le relevé n° 1 (Tabl. 13) constitue la forme la plus pauvre du groupement.
Le sol est peu développé (limon mêlé de silex) sans horizon humifere discernable
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 31
visuellement (Fig. 10, profil n° 1). Ce syntaxon élémentaire caractérise un stage
initial ou une station soumise à une pression anthropique bien marquée, Mais
dans ce cas le piétinement reste temporaire, sans déformation importante du sol.
- la sous-association I (relevés n° 2 à 6) se caractérise par la présence d'un
groupe d'hépatiques à feuilles: Diplophyllum albicans, Calypogeia fissa, Caly-
pogcia arguta et Calypogeia muelleriana, Les horizons organiques sont peu
développés dans les profils pédologiques (Fig. 11, profils n° 2, 3 et 4). L'existence
d'espèces pionniéres confirme le caractère juvénile du groupement ainsi qu'une
pression anthropique légère compte tenu de la faible resistance de ces espèces au
piétinement.
Au niveau des profils n^ 5 et 6, l'accroissement des horizons Ay et A, (environ
lem d'épaisseur) permet à Calypogeia muelleriana (humicole préférente) de croi-
tre moderément, définissant ainsi une variante à tendance humifere. On constate
parfois une superposition de matériaux conduisant à la création d'un sol
polycyclique (Fig. 1, profil n° 5; les deux horizons humiféres sont nettement ap-
parents) méme dans ce cas Cephalozia bicuspidata montre une forte capacité à
coloniser les sols neo-formes.
- la sous-association II (relevés n° 7 à 15) sindividualise à la fois par la dispa-
rition du groupe différentiel précédent et par la présence de Scapania nemorea à
laquelle est associée trés souvent une chlorophycée filamenteuse (septophycidéc).
Du point de vue pédologique l'ensemble des horizons Ay - Aj - Az - AB est bien
marqué. Le relevé n° 15 avec la présence de Dicranum scoparium et Campylopus
flexuosus correspond à une variante un peu plus évoluée.
Haybach (1956) sans présenter de profils, donne des indications assez précises
sur les conditions physico-chimiques des sols où Cephalozia bicuspidata et
Scapania nemorea se développent. Ainsi, la fourchette de pH s'étend de 4.2 à 5,4
et le pourcentage de matière organique varie de 0,7 à 3,3 %, plus rarement
jusqu'à 5,2-6,2%, Ces proportions de matière organique sont faibles au regard
des capacités réelles d'adaptation de ces deux hépatiques sur des humus bruts.
yndynamique. - Ce groupement occupe une position un peu marginale par
rapport à la dynamique normale généralement liée à des substrats limoneux
melés de sable. En effet la pression anthropique s’y exprimant sous la forme du
piétinement, crée un biotope spécialisé et durable puisque son évolution ne re-
prend que lorsque la fréquentation par l'homme ne s'exerce plus ou du moins
reste compatible avec elle. Faisant suite à des associations pionniéres comme le
Calypogeietum fissae ou plus ou rarement le Calypogeietum argutae, il peut
évoluer vers le groupement à Diplophyllum albicans voire le Calypogeierum
muellerianae. Mais sa forme la plus typique reste celle où se développe Scapania
nemorea.
Synsystématique. - Plusieurs auteurs ont signalé à diverses reprises ce grou-
pement (Haybach 1956, Maurer 1961, von der Dunk 1971, Neumayr 1971, von
Hübschmann 1971) . Le Cephalozietum bicuspidatae Haybach 1956 appartient à
l'alliance du Dicranellion heteromallae Philippi 1963. Une comparaison avec les
travaux de Haybach (op. cit) montre la grande similitude de composition
floristique entre l'association qu'il décrit dans le nord-ouest de la forêt viennoise
(Autriche) et notre sous-association II (Tabl. 13, rel. 7 à 15). Toutefois, les
releves de Haybach possedent des espèces acidiphiles terro-humicoles comme
Source : MNHN. Paris
Toblenu nia
steep ай бе
EECH
„še
^g айе»
sae
si ула»
э 89s
DIPLOPRTLLO ALBICANTLS-SCAPANIETUM NEHOROSAE SHARDA 1947-
Е
вз
5
з®зав°п
по
cda
DTD
os sizs
ев sler
за 8388
classes de
Diplophyttum albicans
airrérentiettes des sous-
Associations et des variantes
Pogonatu aloides
Lepidosia reptana
Lophocolea cuspidata
Calypogeia fies
Dieranum ecoparium.
Cladonia contocraea
Cladonia pyridata
Cladonta cosepititia.
espèces des unités
Supérieure (Dienanel-
[РП
Dieranella hateromatta
Ee
Corpylopus Flezuonus
Ponta mutans
Polytrichen juniperina
Tetraphia pellucida
Lophovia ventricosa
compagnes
ien оты
Byprum cupressiforme
Polyerichen Zeene
Leucobryum glaucum
Pleurcatum schreberi
ec physodas
Eurhynchium striatus
espèces herbacées et
Deschampeta flezuosa
Calluna vulgaria
lonicera periclymenum
Teucrium scorodonia
Preridi aqui tinim
isen hetis
Y
D
2
n
12
E
E
S
t
8
t
з
2
D
2
12
ч
n
2
12
28
E
12
a
2
RR
12
2
эз
2
12
2
u
12
2
2
12
n
z 1а
12
a
22
12
n
t
a
2
w
п
v
ш
п
п
w
п
п
ш
и
п
п
и
* uniquement les bryophytes et len lichens
TE
Lvauva T
Source : MNHN. Paris:
RICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 33
Calypogeia trichomanis, Lepidozia reptans et Diphyscium foliosum toutes absentes
ou trés rares dans notre groupement,
Le groupement à Diplophyllum albicans (Diplophylio | albicantis-
Scapanietum nemorosae Smarda 1947) (Tabl. 14).
Composition floristique générale. - Le groupement est largement dominé par
Diplophyllum albicans. Cette hépatique se développe en peuplements denses for-
mant parfois des facies presque monospécifiques. D'autres espèces sont présentes
avec des fréquences élevées: Dieranella heteromalla, Mnium hornum, Hypnum
cupressiforme 51. et Dicranum scoparium. Suivant les variations edaphiques et
climato-stationnelles, des groupes d'espèces différentielles sont mis en évidence.
La structure et la composition floristique varieront fortement en fonction de ces
facteurs écologiques. Au niveau des bryophytes le spectre biologique global est le
suivant:
- Bryochamaephytes typiques: .......29,4%
- Bryochamaephytes rampantes: ....52,9%
- Bryochamacphytes cespiteuses: 11,8%
Bryochamaephytes pulvinées: ......5,9%
Le recouvrement est supérieur à 75% dans 93% des cas observés. Le nombre
moyen d'espèces (Bryophytes et Lichens) est de 6 (x = 5,97; s = 1,27).
La majorité des stations offre des pentes supérieures ou égales à 80° (75% des
cas observés) mais pouvant parfois atteindre 110°. Les expositions sont surtout
circonserites dans le secteur nord-est - nord-ouest (67% des cas) plus rarement
au sud-ouest - sud-est (10% des cas).
‘Trois sous-associations sont discernables:
Localisation des relevés et espèces accidentel les:
1-Corneville sur Risle (Eure).Le Houx Gaillard.
2-Saint Arnoult (Seine-Maritime) forêt de Saint Arnoult.
3-La Mailleraye (Seine-Maritime); forêt de Brotonne.
4 à 9-Ibid.
10-Le Marais Vernier(Eure) „Hypericum pulchrum i,Eurhynchium praelongum +:
11-Freuilleville (Seine-Maritime), forêt du Croc.
12-Le Marais Vernier (Eure).
13-Conches en Ouche (Eure), forêt de Conches.
14-Ibid,bois du grand Pare Erica cinerea 127
15-Le Trait (Seine-Maritime) forêt du Trait-Maulévrior.
16-La Mailleraye (Seine-Maritime), forêt de Brotonne,Campylopus flezuosus +2.
17-Etreville (Eure),La Bauliére,
18-Aizier (Eure),bois de Fácamp,Campylopus flezuosusi?,Vacoinium myrtillus +,Calypogeia
19-Corneville sur Risle (Eure),le Quesnay. muelleriana +2;
20-Corneville sur Risle (Eure),bois de l'Abbaye.
21-Ibid. .Ieotheeium myurum +.
22-Saint Mards de Blacarville (Eure),Côte de Risle,Luzula forsteri +.
23-Vatteville la Rue (Seine-Maritime) forêt de Brotonne;
24-La Mailleraye (Seine-Maritime) forêt de Brotonne.
25-Vatteville la Rue (Seine-Maritime), forêt de Brotonne.
26-1bia.
27-La Mailleraye (Seine-Maritime), forêt de Brotonne.
28-La Londe (Seine-Maritime) ,forét de la Londe,
29-Vatteville la Rue (Seine-Maritime) ,forét de Brotonne.
30-Le Trait (Seine-Maritime),forét du Trait-Maulévrier.
Source
MNHN, Paris
34 J. BARDAT
fig.n 12 Micro-profils pedologiques
Diplophyllo albicantis -
Scapanietum nemorosae SMARDA 1947
1 2 6 7
17
ч
^
N
il
Mit t
(И 20
fit
"|
18 Légende :
o (voir Fig. n°8)
^
^
D Af
GH
äi ale
ele
h N
8
Sem
(les nt des profils correspondent aux n° des relevés du tableau n°16)
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 35
- la premiere (relevés n° 1 à 14) sindividualise par la présence d'un petit
groupe d’hepatique: feuilles et secondairement par Pogonatum aloides. Cette
polytrichacee assoc Calypogeia fissa et Lophocolea cuspidata, souligne le
stade juvénile du groupement. Les micro-profils correspondants montrent un ho-
rizon humifére (Ag - Ay) épais de Imm à 3mm (Fig. 12, profils n° 1, 2, 6, 7, et
11) L'apparition de Dicranum scoparium et Hypnum cupressiforme sl. est
corroborée par une augmentation nette de l'épaisseur de humus (4mm à 12mm:
Fig. 12, profils n° 12 à 14).
- la seconde (relevés n° 15 à 22), que l'on peut considérer comme typique est
marquée par l'absence ou la rareté des hépatiques à feuilles. Corrélativement ap-
parait un petit groupe d'espèces hyper-acidiphiles: — Leucobryum glaucum,
Polytrichum juniperinum et Calluna vulgaris. Les sols offrent une accumulation
importante de matière organique (Fig. 12, profils n° 16, 17, 18 et 22) atteignant
pres de 2cm en général.
- la troisieme (relevés n^ 23 à 30) est définie par l'existence de trois Lichens:
Cladonia coniocraea, Cladonia pyxidata et Cladonia caespititia. Cette sous-
association s'observe dans des stations beaucoup plus découvertes. en lisière
forestiére, en contact avec la lande à callune. Le substrat est constitué par un
limon sableux parfois à forte charge de silex gélifs où l'horizon Ay est omni-
présent dépassant régulièrement deux centimètres d'épaisseur avec parfois un pe-
tit horizon décoloré sous jacent (Fig. 12, profil n° 24) Dans ces stations
Diplophyllum albicans trouve des conditions écologiques limites pour son
développement.
Syndynamique. - Cette association peut être considérée comme un grou-
pement clef dans la dynamique d'évolution des communautés bryophytiques
pionnières sur substrat limoneux. Dans le schéma ci-après sont synthétisées les
principales relations entre les groupements précédemment analysés. Ils ne sont
pas les seuls à intervenir mais ils représentent le cas le plus general.
Les groupements tels que le Calypogeietum argutae, le Calypogeietum fissae et
le Pogonatetum aloidis s'établissent sur les limons à trés faible structure
pédologique organique (pas d'horizon Ay et un A, peu ou pas évolué) dans des
conditions micro-topographiques assez strictes. Le Diphyscietum foliosi ct le
Cephalozietum bicuspidatae sont soumis à des conditions stationnelles topo-
climatiques moins spécifiques et à une évolution pédologique sensible du substrat
(présence d'un A, bien marqué et parfois d'un Ap). Le Calypogeietum
muellerianae forme une communauté particulière , humicole sciaphile préférente,
dont la dynamique évolutive est moins dépendante des autres groupements pré-
cités. Le Diplophyllo albicantis-Scapanietum nemorosae apparait donc comme le
passage obligé pour l'ensemble de ces groupements, ceci à cause de sa large am-
plitude écologique.
Synsystématique. - Plusieurs auteurs en Europe ont observé ce type de grou-
pement (Pankow et Fischer 1965, Nôrr 1969, Kuhner et coll. 1968, von
Hubschmann 1970 et 1975, Neumayr 1971, Marstaller 1973), Le Diplophyllo
albicantis-Scapanietum nemorosae Smarda 1963, dépend de l'alliance du
Dicranellion heteromallae Philippi 1963.
Dans le tableau comparatif n° 15, on constate une forte parenté spécifique en-
tre le syntaxon haut-normand et les groupements observés en Allemagne par von
Hübschmann (1970) et Neumayr (1971), en particulier la sous-association 1
Source : MNHN, Paris
36 J. BARDAT
Fig. n°13: POSITIONS SYNDYNAMIQUE ET ECO-EDAPHIQUE RELATIVES DU
DYPLOPRYLLO ALBICANTIS-SCAPANIETUM NEMOROSAE ŠMARDA 1947
= - =
substrat brut sans horizon humifére ES | mor
E
Calypoge etum
argutae
Pogonatetum
aloidie
En]
Diphysetetum
foliosi
Calypogetetum
fissae
Cephalozietum
bicuspidatae
Calypogetetum
muellerianae
Diplophyllo albicantis-
Scapanietum nemorosae
SS
*-
groupements bryo-liché
niques xérophiles et
acido-héliophiles sur
complexe sablo-limono-
graveleux dépendants
du Calluno-Ericetum
cinereae (ALLORGE 1922
LEMEE 1937.
groupements très évolu
és hyper-acidiphiles à
Leucobriyn glaucum et
Dicranum scoparium
dépendants de 1'alliany
ce du Quercion robori-
petraeae BRAUN BLANQUETI
1932.
substrat limono-sableu]
[groupements et faciès
à Mnium hornum acido-
sciaphiles dépendant
surtout de la chênaie-
hêtraie à houx(allian-
ce du Quereion robori-
petraeae BRAUN-BLANQUE
1932).
(substrat limoneux)
L
( Calypogeietosum). Notons toutefois la présence en Allemagne de Plagiothecium
laetum et de Pl. nemorale qui apportent une légère tonalité médio-européenne.
Par contre les relevés de Pankow et Fischer (1965), de Marstaller (1973) et de
Kuhner et coll. (1968) sont beaucoup plus pauvres en espèces. Ainsi le cortège
des espèces compagnes se réduit pratiquement à Mnium hornum. La présence de
Tetraphis pellucida et de Cephalozia bieuspidata indique à la fois un stade dyna-
mique moins évolué mais une nature nettement plus humifere du substrat, au
moins en ce qui concerne les relevés de Pankow et Fischer (1965).
Remarques phytosociologiques générales
Les huit groupements décrits appartiennent tous à l'ordre des Dicranelletalia
heteromallae. Afin de mieux cerner leurs éléments floristiques differentiels, nous
les avons réunis dans un tableau synthétique (n° 16). Ceci nous permet de теше
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE:
Tableau n° 15
NORMANDIE
TABLEAU COMPARATIF DU DIPLOPHYLLO ALBICANTIS-
SCAPANIETUM NEMOROSAE SMARDA 1947.
n° d'ordre 2052153 ars big та
groupe caractéristique
Diplophyllum albicans ууу v v|v|v|v
Seapania nemorea mum п av jir
espèces différentielles
des sous-associations
Lepidozia reptans av ишп rrr (п
Atrichum undulatum пуп
Isopterygium elegans var. zur
Plagiothecium laetum п
Plagiothecium nemorale 1
Pogonatum aloides w|r
Lophocolea cuspidata її
Calypogeia fissa IV І
Cladonia conioeraca e E Y
Cladonia pyridata у
Cladonia caespititia ту
Tetraphis pellucida ї 1 w|r
Cephalozia bicuspidata шт
espèces des unités supérieures
Dieranella heteromalla v|v|v у ofr] v for
Diphyscium foliosum 1
Lophozia ventricosa +
Campylopus fleruosus п
compagnes
Mnium hornum III IV IV II v тї
Hypnum cupressiforme* III|III|III IV тїї
Dieranum scoparium ujaji v v
Pohlia nutans vino or 1
Polytrichum formosum ı |tr nro поп
Pleurozium schreberi PPM
Calluna vulgaris Iw qv
Eurhynchium striatum йл ү
Leucobryum glaucum пп
Polytrichum juniperinum ur
Hypogymia physodes Ion
Rhizomnium punctatum т 1 Jır
y compris Hypnum jutlandicum
Légende:
l-Allemagne,HÜBSCHMANN уоп, (1970),5 relevés.
2-Allemagne,NEUMAYR (1971),15 relevés.
3-France Haute-Normandie, sous-association calypogeietosun,14 relevés.
4-France, Haute-Normandie ,sous-association typicum,8 relevés.
5-France Haute-Normandie, sous-association cladonietosum,8 relevés.
6-Allemagne,PANKOW et FISCHER (1965),5 relevés.
7-Allemagne ,MARSTALLER (1973) ,12 relevés.
8-Allemagne, KUHNER et coll. (1968),5 relevés.
37
Source : MNHN. Paris
38 J. BARDAT
en évidence l'amplitude écologique non négligeable, de certaines espèces
caractéristiques telles que:
Calypogeia fissa, Cephalozia bicuspidata ou Diplophyllum albicans. Ainsi
Calypogeia fissa, present dans la plupart des groupements étudiés, montre les
fréquences les plus élevées au niveau du groupement type (Calypogeietum fissae )
mais aussi dans le Calypogeietum argutae. S'agissant d'une pionnière, son impor
tance dans un groupement donné est donc un élément significatif de la
syndynamique de ce dernier, sans pour autant en déterminer la valeur
synsystématique.
Sur le plan spécifique les deux groupements pré-cités sont assez voisins mais
le Calypogeietum argutae est nettement plus diversifie en Bryophytes (18 contre
9). Toutefois plusieurs espéces à fréquence élevée sont communes aux deux grou-
pements. Ceci signifie que la caractérisation de ces associations n'est pas aussi
aisée que l'on pourrait le penser, car elles s'inscrivent dans un processus évolutif
rapide.
De méme, le Pogonatetum aloidis observé dans sa phase typique reste rare.
Moins spécialisé que le groupement à Pogonatum namum au niveau des critères
spatio-pedologiques, il forme un groupement fugace dans la dynamique de colo
nisation et d'évolution des peuplements bryophytiques pionniers. Sa composition
floristique est relativement proche du Calypogeierum fissae et, dans une moindre
mesure, de la première sous-association du Diplophyllo albicantis-Scapanierum
nemorosae. Dans les deux cas, les groupements plus évolués exercent sur lui une
forte pression. Notons que le faible nombre d'espéces composant ces grou
pements et leur développement sur des sols jeunes, implique souvent des liens
socio-dynamiques assez étroits donc des transgressions fréquentes et inévitables.
D'autres groupements sont mieux individualisés sur le plan spécifique. C'est le
cas du Pogonatetum nani qui posséde plusieurs espèces pouvant définir d'autres
groupements mais dont la représentation reste faible: — Pogonatum aloides,
Calypogeia fissa, Cephaloziella divaricata et Bartramia pomiformis.
Pour le Calypogeietum muellerianae, outre que l'espèce caractéristique ne se
rencontre que trés rarement dans les autres groupements étudiés, on note l'exis
tence d'un petit groupe d'espèces hyper-acidiphiles qui confirme son originalité
même si leur présence est faible (Tetraphis pellucida ou Lophozia ventricosa).
L'humus brut des sols colonises limite le développement des transgressives
éventuelles de syntaxons pionniers strictement terricoles.
Au contraire du Cephalozietum bicuspidatae et du Diplophyllo albicantis-
Scapanietum nemorosae, il a paru nécessaire de présenter leurs différentes sous-
associations, dans la mesure ou il existe des termes de passage assez fins entre el-
les. Si l'élément différentiel majeur pour le groupement à Diplophyllum albicans
demeure l'absence totale de Cephalozia bicuspidata, il faut aussi noter une petite
série d'espèces compagnes trés acidiphiles: Polytrichum formosum, Leucobryum
glaucum, Pleurozium schreberi et Polytrichum juniperinum auxquelles s'associent
itia et Cladonia pyxidata. L'ensemble de ces elements lui permet
Cladonia caespiti
d'occuper une position plus proche des groupements bryophytiques forestiers
climaciques dominés par Polytrichum formosum et Dicranum scoparium que le
Cephalozietum bicuspidatae.
Source : MNHN, Paris
39
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE
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Synchorologie
Parmi les groupes chorologiques représentés, les circumboréales dominent trés
largement (60,5%). L'importance de ce cortège est classique puisqu'il constitue
en Normandie 47,5% de la bryoflore connue (Lecointe 1981). Seules deux
circumboréales orophiles, Tetraphis pellucida et Rhytidiadelphus loreus (très ra-
res dans nos relevés) apportent une petite tonalité montagnarde. Mais la
présence de Tetraphis pellucida n'est vraiment significative que dans le
Calypogeietum muellerianae. Cette espèce est largement répandue dans la region,
mais les peuplements denses et de surface importante (plusieurs metres carrés)
sont rares.
Le cortège atlantique (au sens large) reste secondaire (20,9%) mais il compte
deux oréo-atlantiques (au sens de V. Allorge 1955, in Lecointe 1981):
Diphyscium foliosum et Isopterygium elegans. Le premier taxon est assez rare en
Haute-Normandie mais sa répartition couvre l'ensemble de la région. On le ren-
contre en effet aussi bien dans le nord de Seine-Maritime (Forêt d'Eu) que dans
Source ` MNHN. Paris
40 J. BARDAT
le sud du département de l'Eure (Forét de Conches). Isopterygium elegans est
plus commun mais offre toujours des stations dispersées et de faible surface
(quelques centimètres carrés), généralement localisées dans les vallons assez frais
occupés par des formations sylvatiques nettement acidiphiles voire hyper
acidiphiles.
Les cosmopolites (s. 1.) (11,6%) forment en partie le fond des espèces compa-
gnes (lichens et herbacees non compris). Le cortége méditerranéen est très discret
(7.0%) comprenant seulement trois espèces faiblement représentées. Rappelons
que Fossombronia pusilla (cury-méditerranéenno), petite hépatique terricole assez
rare est très fortement liée à des substrats limoneux bruts, en stations fraiches
subhumides.
CONCLUSION
Nous n'avons abordé ici quelques groupements terricoles et humo-terricoles
de Haute-Normandie. Toutefois plusieurs espèces caractéristiques demeurent peu
communes ou rares pour celte région et constituent par conséquent des éléments
floristiques intéressants.
La chorologie de certaines espèces permet de nous éclairer sur les diverses
tendances climatiques qui s’exercent dans la région. On peut ainsi mettre en
évidence au sein des massifs forestiers hauts-normands des conditions climatiques
submontagnardes, notamment dans certaines zones accidentées: fonds de
vallons, pentes exposées à l'est ou au nord, etc... Il est certain que ces ruptures
topographiques contribuent à la maintenance de climats stationnels frais et humi
des, le confinement de la nébulosité s‘affirmant, méme en période estivale, par la
persistance de brouillards au niveau de ces vallons. A l'appui de ces observations
ón note que dans l’ensemble de la bryoflore normande, les orophiles représentent
117 espèces soit 20%, ce qui est significatif dans une région de plaine du nord-
ouest de la France.
Les variations édaphiques, la micro-topographie, l'exposition, le contexte
phytocoenologique sylvatique, sont autant de facteurs biophysiques qui condi-
tionnent l'apparition, le maintien ou la régression de ces communautés
muscinales.
Souvent les bryophytes des sols dénudés ou peu développés ne sont pas des
espèces banales ou ubiquistes; beaucoup ont des aires restreintes, voire disjointes
puisqu'elle sont liées à des micro-stations donc à des conditions édapho-
climatiques particulières.
L'existence mais aussi la fragilité de ces groupements restent conditionnées au
fait que leur principal refuge en milieu forestier est assuré par les chemins et les
talus qui bordent ces derniers. Ces zones fréquemment soumises à la pression
humaine et ou à une érosion gravitaire spontanée ou induite permettent leur ac-
cueil momentane en leur offrant un abri renouvelé périodiquement.
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HAUTE-NORMANDIE 41
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier tout particulièrement Alain Lecointe, maître de conférence à
l'Université de Caen (France) pour les judicieuses remarques et les précieux conseils qu'il a
formulés à propos de ce travail. De même mes vifs remerciements vont à René
Schumacker, directeur de la station des Hautes Fagnes (Belgique) et à Messieurs Alex von
Húbschmann de Stolzenau (RFA) et G. Philippi de Karlsruhe (RFA) pour la grande gen-
tillesse avec laquelle ils ont accepté de me transmettre de nombreux documents
bibliographiques.
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IT. Comunidades terricolas y lignicolas
E. FUERTES LASALA y E. MARTIN
RESUMEN - En este trabajo se describen siete asociaciones: Eurhynchio-Homalierum
Lecointe 1975, Calypogeiemm trichomanis Neumayr 1971, Calypogeierum fissae
Schumacher ex Philippi 1956, Pogonaterum aloidis (Krusenstjerna 1945) Philippi 1956,
Pellierum epiphyliae Ricek 1974, Hookerierum lucentis Lecointe & Provost 1970, y
Leucobryo-Cladonietum Lecointe 1975, nuevas para los Picos de Europa. En la descripción
de los sintaxones, se hace especial consideración a la sinfisionomía y composición florística.
Se dan las tablas fitosociológicas de las asociaciones y un catálogo de las especies citadas.
ABSTRACT - In this paper are described seven associations: Eurhynchio-Homalierum Le-
cointe 1975, Calypogeietum trichomanis Neumayr 1971, Calypogeierum fissae Schumacher
ex Philippi 1956, Pogonaterum aloidis (Krusenstjerna 1945) Philippi 1956, Peilieum
epiphyllae Ricek 1974, — Hookerietum lucentis Lecointe & Provost 1970 and
Leucobryo-Cladonietum Lecointe 1975, recorded for the first time from the Picos de Euro-
pa. In the description of the syntaxa, particular attention is paid to synphysionomy and
floristic composition. Phytosociological tables of the associations recorded and an alphabet-
ic catalogue of the species are given.
INTRODUCCION
, El territorio explorado se halla situado en la parte nororiental del Macizo de
Ándara (Picos de Europa), y comprende los valles del Sobra, Urdón, Corvera y
Deva, en la provincia de Cantabria.
as caracteristicas del territorio (clima, suelo, vegetación), fueron dadas en un
trabajo anterior (Fuertes & Martinez-Conde 1988). En la Fig. 1, se representa el
area estudiada y las localidades donde se recolectaron los briófitos citados en el
catálogo.
* Dpto. de Biologia Vegetal I. Facultad de Biología. Universidad Complutense. 28040
Madrid (España).
Source : MNHN. Paris
46
Fig. 1 - Mapa general del área estudiada y situación de las localidades donde se recolectaron
los taxones que se citan en el catálogo floristieo.
RESULTADOS
Las localidades donde se realizaron los inventarios y se recolectaron los
taxones que se mencionan en el catálogo floristico son:
1-Balneario de la Hermida
2-Cuenca del rio Deva (Desfiladero de la Hermida)
3-Urdón y alrededores de la central eléctrica
4 Margen izquierda del rio Urdón
5-Margen derecha del rio Urdón
6-Collado de la Hoja
7-Salto de la Cabra
8-Bosques mixtos de Polysticho-Fraxinetum exselsioris, subas. tilietosum platy-
phyllae (vertiente norte de Sierra de Beges).
9-Cuetodave
10-Monte de Valdediezma (Sierra de la Corta)
11-El Dobrillo
12-Monte de Llama (Sierra de la Corta)
13-Alrededores del Pico Mancondiu (1999m)
14-Riega del Vau de los Lobos
15-Ricga del Vau de las Vacas
16-Quintana
17-La Horcá de Entrelegua (Hayedo)
18-Varga de los Mollares
19-Cuenca del rio Corvera
20-Beges
Source : MNHN. Paris
VEGETACIÖN BRIOFITICA EN ÄNDARA II 47
Tabla 1.- Eurhynchio-Homalietum trichomanoidis LECOINTE 1975
Altitud (1=10m) 10 3 10 35 41 38 43
Soporte S OR э FX FX OR FX
Diämetro (cm) 20 зо 10 40 35 го 25
Altura (cm) 5 10 15 20 15 10 10
Exposicién NE NW SE N SE NW NE
Ареа (dm?) 4a c4 TE ii су су
Inclinación (9) A toe Re
Cobertura (%) 70 во 90 во бо so во
Número de orden RER MES “ы! E. чё
Características de asociación:
Homalia trichomanoides 3:3 3:3 4:4 4:4 4:4 3:8 3:3
Eurhynchium praelongum
var. stokesii TUTO T MT m
Características de unid. sup.:
Bryum capillare Р QE шт Evi
Brachythecium rutabulum 2:2
Brachythecium salebrosum
Aulacomnium androgynum S
Lophocolea heterophylla :
Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme
Amblystegium serpens
Eurhynchium striatum
Lepidozia reptans NIE шй Lin ai:
Compañeras
Leskea polycarpa oT epe, RC RON S
Lophozia ventricosa EL E A
Mnium hornum a а
Cephalozia bicuspidata = айк DE
Localidades: 1,3, Desfiladero de la Hermida.
2,4,5,6,7, valle del Urdón, Cantabria (España).
Abreviaturas: FX= Fraxinus excel-
= Salix sp.; QR= Quercus rotundifoli
SINTAXONOMIA
Von Huebschmann (1986) incluye a las comunidades briofiticas terricolas,
acidófilas ó neutrófilas, que se desarrollan sobre suelos con escaso horizonte de
humus en la clase Pogonato-Dicranelletea heteromallae y a las socies muscinales
lignicolas las incluye en la clase Lepidozio-Lophocoletea heterophyllae.
Marstaller (1987) por el contrario, incluye a todas ellas en la clase Lepidozietea
reptantis.
Nosotros, adoptamos el criterio de Marstaller (1987), ya que hemos podido
constatar, que en las comunidades muscinales lignicolas cuando el soporte está
en un avanzado estado de descomposición, se introducen un gran número de
elementos terricolas; lo mismo sucede en aquellas socies que se situán en la base
Source : MNHN. Paris
48 E. FUERTES LASALA y E. MARTINEZ-CONDE
de troncos y raíces de árboles que aparecen en nuestro territorio y que von
Hucbschmann (1986) no las refleja en el conspecto sintaxonómico.
Cl. Lepidozietea reptantis Hertel ex Marstaller 1984
O. Brachythecietalia rutabulo-salebrosi Marstaller 1987
Al. Bryo-Brachythecion Lecointe 1975
Las. Eurhynchio-Homalietum trichomanoidis Lecointe 1975
O. Cladonio-Lepidozietalia reptantis Jezck & Vondrácek 1962
Al. Tetraphidion pellucidae v. Krusenstjerna 1945
2 as. Leucobryo-Cladonietum coniocraeae Lecointe 1975
O. Diplophylletalia albicantis Philippi 1963
AL. Dicranellion heteromallae Philippi 1963
3 as. Calypogeietum fissae Schumacher ex Philippi 1956
4 аз. Calypogeietum trichomanis Neumayr 1971
Sas. Pogonatetum aloidis (у. Krusenstjerna 1945) Philippi 1956
Al. Pellion epiphyllae Marstaller 1984
6 as Pellietum epiphyllae Ricek 1970
Tas. Hookerietum lucentis Lecointe & Provost 1970
DESCRIPCION DE LAS COMUNIDADES
Lepidozietea reptantis Hertel ex Marstaller 1984
Comunidades briofiticas acidófilas ó neutröfilas, epifitas, lignicolas 6
terricolas. Las especies caracteristicas y diferenciales en el territorio son:
Lepidozia reptans, Lophozia ventricosa, Cephalozia bicuspidata, Mnium hornum,
Lophocolea heterophylla, Plagiothecium denticulatum, Cladonia coniocraea,
Eurhynchium praelongum, Sphenolobus minutus.
Las comunidades briofiticas que se desarrollan sobre raices y base de troncos,
de cortezas ácidas o neutras, se incluyen en el orden Brachythecietalia
rutabulo-salebrosi Marstaller 1987, las que se desarrollan sobre tocones y made-
Tas en descomposición en Cladonio-Lepidozietalia reptantis Jezek & Vondracek
1962 y las estrictamente terrícolas y acidófilas en Diplophylletalia albicantis
Philippi 1963.
Brachythecietalia rutabulo-salebrosi Marstaller 1987
En este orden, la alianza Bryo-Brachythecion, incluye a las socies higrófilas o
mesohigrófilas de la base de ironcos de árboles. Como especies características
venalemos: Bryum capillare, Aulacomnium androgynum, Amblystegium serpens,
Brachythecium velutinum.
1. Eurhynchio stokesii-Homalietum trichomanoidis Lecointe 1975
Sinfisionomia y sinecologia. - Comunidad formada por alfombras y tramas
de briocamefitos cespitosos con predominio de Homalia trichomanoides y Bryum
capillare (Tabla 1).
Source : MNHN, Paris
VEGETACION BRIOFITICA EN ANDARA II 49
Tabla 2.-Leucobryo-Cladonietum coniocraeae LECOINTE 1975
Altitud (1-10m) 45 54 60 65 so
Exposiciön N Ww кон н
Area (dm?) 35. 799 19. dé 25
Inclinación (2) 45. 40, о 20 as
Cobertura (#) зо зо 90 во 70
Número de orden йу За = etis
Caracterfsticas de asociacién:
Leucobryum glaucum
Cladonia coniocraea 2:2 2:
Caracterfsticas de unid. sup.:
Dicranella heteromalla
Diplophyllum albicans
Lepidozia reptans
Lophocolea heterophylla
Cephalozia bicuspidata
Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme
Polytrichum formosum
Plagiothecium undulatum
Rhytidiadelphus loreus e NME
Blepharostoma trichophyllum Se Eege д
“run
Compañeras:
Thuidium tamariscinum
Rhytidiadelphus squarrosus eee cu tira:
Earhynchium striatum re ee) PTT
Además: Isothecium alopecuroides +1 en 1; Lophocolea bidentata +2 en
en 2; Rhytidiadelphus triquetrus 1:1 en 2.
localidades: 1,2,3,4,5, vertiente norte de la Sierra de Beges (Can-
tabria).
Se trata de una asociación higrófila, neutröfila y esciófila, que se desarrolla
exclusivamente en la base de cortezas de árboles (pH 6,8) situados cerca del
Sauce de rios y arroyos del piso colino en las cuencas del Urdón y Devas (Fig.
2).
Sincorología. - El areal es el mismo que Barkman (1958) atribuye a la alian-
za, es decir, el oeste de Europa. La presencia de este sintaxon en Cantabria, am-
plia su área de distribución hasta la Peninsula Ibérica.
Cladonio-Lepidozietalia reptantis Jerek & Vondrácek 1962
Comunidades saprolignicolas-terricolas y acidófilas. Como especies caracteris-
ticas у diferenciales señalamos en nuestro territorio: Blepharostoma
trichophyllum, Plagiothecium undulatum. En la alianza Tetraphidion pellucidae,
hemos definido la asociació
Source : MNHN, Paris
50 E. FUERTES LASALA y E. MARTINEZ-CONDE
2. Leucobryo-Cladonietum coniocraeae Lecointe 1975
Sinfisionomía y synecologia. - La comunidad está constituida рог
almohadillas de 30-S0cm de diámetro, densas y apretadas, cuya especie domi-
nante es Leucobryum glaucum, que dan el aspecto de manchas verde-glaucas,
muy visibles, sobre los tocones y suelo del bosque.
La asociación presenta dos estratos bien definidos. Uno, formado por
almohadillas de briocaméfitos erectos (Leucobryum glaucum, Dicranella
heteromalla) y otro, formado por alfombras y tramas de musgos y hepáticas
foliosas ( Plagiothecium undulatum, Rhytidiadelphus loreus, Lepidozia reptans).
Cladonia coniocraea, por su talo basal foliaceo, paralelo al sustrato y sus
podecios erectos, participa de los dos estratos.
Se sitüa, preferentemente, sobre madera en estado avanzado, de
descomposición, por lo que es frecuente, en nuestros inventarios, la presencia de
briófitos terricolas (Tabla 2).
Su presencia, se halla limitada a la vertiente norte de Sierra de Beges (Fig. 2)
en bosques mixtos de Polysticho setiferi-Fraxinetum excelsioris (Túxen $
Oberdorfer 1958) Rivas Martinez 1979.
La comunidad se define como meso-higrófila, saprolignicola y finalmente
terricola, colino-montana o montana.
Sincorologia. - Descrita por Lecointe (1975) en la Brenne (Francia), es consi-
derada por éste autor, como vicariante del Leucobryo-Tetraphidetum Barkman
1958, que se desarrolla en el piso submontano del centro y noroeste de Furopa.
Nuestra referencia, es primera para la Península Ibérica, aunque la hemos in-
Ventariado en hayedos ( Saxifrago hirsuti-Fagerum Braun-Blanquet 1967) del se-
поно de Bértiz y selva de Irati en Navarra (Fuertes ined.), por lo que creemos
que su arcal puede extenderse por toda la región Eurosiberiana de la Peninsula,
en el mismo medio ecológico.
Diplophylletalia albicantis Philippi 1963
Comunidades muscinales estrictamente terricolas y acidéfilas. Como especies
caracteristicas del sintaxon señalamos: Isopterygium elegans, Pohlia cruda,
Bartramia itiphylla, Diplophyllum albicans.
Dentro del orden, hemos distinguido en nuestra zona las alianzas
Dicranellion heteromallae Philippi 1963 que incluye a las comunidades mesófilas
y mesoxeröfilas, pioneras de suelos arcilloso-limosos, con escaso horizonte de
humus у Pellion epiphyllae Marstaller 1984, que comprende a las asociaciones
heliohigrófilas, de suelos encharcados о con humedad permanente gran parte del
año.
De la alianza Dicranellion heteromallae definimos las asociaciones:
Source : MNHN. Paris
VEGETACIÓN BRIOFITICA EN ÁNDARA П
Tabla 3
Altitud (1=10m) sı 52
Exposicién Non
Area (dm?) э 16
Cobertura (4) 70 60
Inclinación (9) 20 45
Nümero de orden EE
Características de asociación:
Calypogeia fissa 3:3 4:4
Características de unid. sup.:
Dicranella heteromalla
Atrichum undulatum
Diplophyllum albicans
Dicranella crispa
Mnium hornum
Plagiothecium denticulatum
Polytrichum formosum
Isopterygium elegans
Lepidozia reptans
Brachythecium velutinum
Eurhynchium praelongum
var. stokesii иа 1:
Fissidens bryoides 2
Compañeras:
Plagiochila porelloides
Rhizomnium punctatum
Thuidium tamariscinum
Eurhynchium hians $
Calypogeia arguta 4
Ademäs: Bartramia pomiformis +1 en 3; Pohlia cruda +1 en 6; Pellia
epiphylla 1:2 en 3; Sphenolobus minutus +1 en 1
58
80
50
3:3
Calypogeietum fissae SCHUMACHER ex PHILIPPI 1956
so
NW
25
70
so
45
NE
12
60
45
47
NE
70
70
51
Localidades: 1,2,3,4, valle del Urdön, vertiente norte de la Sierra
de Beges.
5,6, valle del Sobra, cerca del salto de la Cabra
3. Calypogeietum fissae Schumacher ex Philippi 1956
Sinfisionomia y
ynecología. - Comunidad formada por musgos y hepáticas
que forman céspedes y alfombras que cubren gran parte del suelo (Fissidens
bryoides, Brachythecium velutinum, Diplophyllum albicans etc.).
Se situa en los taludes, pero en los biotopos más protegidos por la vegetación
vascular, donde la sequía estival es menos acusada (pH 5,8-6,3).
Sindinámica y sincorologia. - La asociación va precedida por lo general, del
sintaxon Pogonatetum aloidis, mas heliöfilo y xerófilo, que ocupa en los taludes
las zonas más expuestas a la insolación y la sequía.
Source : MNHN, Paris
TES LASALA y E. MARTINE:
52
Tabla 4.- Calypogeietum trichomanis NEUMAYR 1971
Altitud (1=10m) 80 120 130 148 140
Exposición NO NW ONE mw N
Area (dm?) Teen
Cobertura (%) so 70 90 50 во
Inclinación (9) 30 45 60 10 45
Némero de orden dE
Características de asociación:
Calypogeia trichomanis 3:3. 3:3 4:4 3:3 4:4
Características de unidades superiores:
Dicranella heteromalla ЧОЙ ЛУ сыз
Diplophyllum albicans m SET
Atrichum undulatum Ne у
Lepidozia reptans ЖЫК Аал:
Cephalozia bicuspidata
Polytrichum formosum
Brachythecium velutinum
Pogonatum urni gerum
Pogonatum aloides
Rhizomnium punctatum 1
Compañeras:
Plagiochila porelloides ` 77
Dicranum scoparium E !
Lophocolea bidentata E E um
2:2
Además: Tritomaria quinquedentata 1:1 en 4; Lophozia ventricosa 1:1 en
5; Calypogeia muelleriana 1:1 en 5; Plagiothecium nemorale 1:1 en 3;
Pellia epiphylla 1:2 en 3.
Localidades: 1, vertiente norte de Sierra de Beges
2,3,4,5, vertiente norte de Sierra de la Corta
Calypogeia fissa, por tratarse de una especie suboceanica-mediterranea, for-
ma socies que se situan preferentemente en el piso bioclimático colino-montano,
tn los valles del rio Urdón y Sobra. Se define como sintaxon esciófilo, acidófilo,
colino y colino montano (Tabla 3).
Bien representada en centroeuropa (v. Huebschmann 1986, Messe 1983) con
nuestra referencia, amplía hasta la Peninsula, su área de distribución.
4. Calypogeietum trichomanis Neumayr 1971
Sinfisionomia y sinecología. - Comunidad biestratificada, formada рог
alfombras y tramas de hepáticas foliosas y musgos pleurocárpicos (Cephalozia
bicuspidata, Lepidozia reptans, Plagiothecium denticulatum, Thuidium
tamariscinum), que forman el estrato basal; el vertical está formado por musgos
acrocárpicos dendroides y cespitosos (Pogonatum urnigerum, P. aloides,
Polytrichum formosum, Rhizomnium punctatum).
Source : MNHN, Paris
VEGETACIÖN BRIOFITICA EN ÄNDARA II 53
Al igual que la comunidad antes descrita, Calypogeietum trichomanis se sitúa
en taludes de suelos con textura arenoso-limosa, pobres en bases (pH 6-6,5), en
cavidades hümedas y sombrias, protegidas por el matorral de brezos y genisteas,
en el piso montano ÿ allimontano de Sierra de Beges y Sierra de la Corta respec-
tivamente.
Sindinámica y sincorología. - Por sus exigencias de humedad, la comunidad
va normalmente precedida del sintaxon Pellietum epiphyllae (Tabla 4). Se com-
porta como mesohigrófila, esciófila y montana.
Citada en centroeuropa (v. Huebschmann 1986) y en la Península Ibérica
(Gil et al. 1985) en la región mediterránea, con nuestra referencia, amplia en la
Península su areal a la región eurosiberiana.
5. Pogonatetum aloidis (v. Krusenstjerna 1945) Philippi 1956
fisionomía y sinecología. - Comunidad formada por briófitos acrocárpicos,
que forman céspedes de escasa sociabilidad (Pogonatum aloides, Atrichum
undulatum, Dicranella heteromalla) sobre suelos arenoso-limosos; pobres en
bases, con cierta influencia nitrófila y horizonte de humus muy escaso o nulo. Se
desarrolla en taludes y laderas inclinadas de linderos de bosque, expuestos a la
insolación (Tabla 5).
dinámica y sincorologia. - En primavera, durante el periodo hümedo, en
los taludes aparece, en primer lugar, un cesped de hepaticas foliosas (Cephalozia
bicuspidata, Lophozia sudetica, L. ventricosa, Lepidozia reptans) que forman el
sustrato basal colonizador de dichos taludes: posteriormente se desarrollan los
musgos acrocärpicos que definen fisiognómicamente a la comunidad. Los
hepaticas se hacen imperceptibles en la comunidad cuando se acentúa la sequia
en el periodo estival,
La comunidad puede evolucinar, cuando el acümulo de materia orgánica en
el suelo origina un mayor horizonte de humus, hacia comunidades de
hepaticocamefitos, Diplophylletum albicantis, que forman un tupido cesped favo-
reciendo asi la entrada de terófitos y hemicriptófitos vasculares.
EI sintaxon se extiende por toda Europa, en las regiones de clima hümedo,
sobre sustrato ácido (v. Hucbschmann 1986). En la Peninsula Ibérica ha sido ci-
tado en el piso supramediterräneo de la provincia Bética (Guerra et al. 1981) y
en la Carpetano-Ibérico-Leonesa (Gil et al. 1985).
Pellion epiphyllae Marstaller 1984
De esta alianza hemos definido las asociaciones:
6. Pellietum epiphyllae Ricek 1970
Sinecologia y sinfisionomia. - Comunidad pionera de suelos arenoso-limosos,
con humedad permanente a lo largo del айо. En nuestro territorio se sitúa en
laderas con suelos gleyzados, donde el agua estancada se mantiene largo tiempo.
Presenta una gran cobertura, siendo dominante Pellia epiphylla, como coloni-
Source : MNHN, Paris
54 E. FUERTES LASALA y E. MARTINEZ-CONDE
Tabla 5.- Pogonatetum aloidis (von KRUSENSTJERNA 1945) PHILIPPI 1956
Altitud (1=10m) 54 60 52 49 51 38
Exposición м N NE NW N NW
Area (dm?) d 38 е ч 12
Cobertura (%) 40 60 60 50 60 60
Inclinacién во 60 60 во 70 60
Número de orden 1 2 S Жа 5. 5
Caracteristicas de asociaciön:
Pogonatum aloides 2:2 313 2:2 3:3 3:3 3:3
Características de unid. sup.:
Dicranella heteromalla
Diplophyllum albicans
Bartramia ityphylla 1
Cephalozia bicuspidata S cds
Lophozia ventricosa 1:1 1
Dicranella crispa ` ü
Atrichum undulatum 112 +2
Pogonatum urnigerum » du
Lepidozia reptans TIENE
Polytrichum formosum
Mnium hornum 5
Lophozia sudetica es
2
1
1
1
Compañeras:
Lophocolea bidentata SS O
Pleuridium acuminatum Eo des ops
Ceratodon purpureus o жим
Rhizomnium punctatum E TR 1
Calypogeia muelleriana et eg et
Además: Polytrichum juniperinum 1:1 en 3; Pellia epiphylla 1:2 en 5;
Cladonia coniocraea 1:2 en 5.
Localidades: 1,3,5,6, vertiente norte de Sierra de Beges
4,5, desembocadura del rio Sobra en el Urdén
denticulatum, P. succulentum, Isopterygium elegans). extensas alfombras (Tabla
6). Se comporta como mesofila, helohigrófila, acidófila y de distribución monta-
na.
Sincorología y sindinámica. - Bien representada en centrocuropa (v.
Huebschmann 1986), en la Peninsula la hemos observada en numerosas locali-
dades de la región eurosiberiana, penetrando en la región Mediterránea en el
piso supramediterráneo (provincia Luso-Extremadurense, sector Toledano-
tagano (Fuertes inéd.), en los biótopos que presentan las mismas características
ecológicas descritas para Cantabria.
Cuando el suelo, por su inclinación, no mantiene el grado de humedad nece-
saria que requiere Pellietum epiphyllae, se sucede la comunidad Calypogeierum
trichomanis, más esciófila, aunque con menor necesidad de agua para su super
vivencia. Por el contrario, si la humedad aumenta, la comunidad puede evolu-
Source : MNHN, Paris
VEGETACIÖN BRIOFITICA EN ÄNDARA II 55
Tabla 6.- Pellietum epiphyllae RICEK 1970
Altura (1=10m) 67 118 57 148 50 65
Exposicién N. NW NE N м NW
Area (dm?) 9 а э de 9. 2а
Cobertura (%) 80 70 80 70 60 во
Inclinacién (*) 30 45 50 45 20 10
Námero de orden 1 Pe E AS 6
Características de asociación:
3:3 4:4 4:4 3:3 4:4
Pellia epiphylla
Características de unid. sup.:
Isopterygium elegans EUR
Cephalozia bicuspidata 1
Plagiothecium denticulatum i:
Dicranella heteromalla ai,
Pogonatum urnigerum
Mnium hornum 5
Lepidozia reptans 1
Pohlia nutans FE:
Plagiothecium succulentum
Compañeras :
Rhizomnium punctatum T 1
Plagiomnium undulatum dire ege
Calypogeia trichomanis T
aa Ж
NC
1
Además: Scapania undulata 1:2 en 6; Conocephalum conicum 1:2 en 5;
Localidades: 1,3,5,6, vertiente norte de Sierra de Beges
2,4, Monte de la Llama (Sierra de La Corta). Cantabria
cionar hacia Mnio Hyocomietum armorici (Breuer 1977) Schumacker et al. 1981
más ombrófila, y que en nuestro territorio no ha sido observada.
7. Hookerietum lucentis Lecointe & Provost 1970
Sinecología y sinfisionomía. - Se extiende por las laderas hümedas y sombrias
de la vertiente norte de Sierra de Beges, cubierta por un bosque mixto, denso, de
robles, fresnos y tilos (Polysticho-Fraxinetum excelsioris subas. — tilietosum
platyphyllae Túxen in Túxen & Oberdorfer 1958) formando densas alfombras de
grandes musgos pleurocárpicos (Plagiothecium sp., Rhytidiadelphus sp.) entre-
mezclados con céspedes altos y laxos de Polytrichum formosum, Atrichum
undulatum y Mnium hornum principalmente (Tabla 7). Se comporta como
mesohigröfila, esciöfila, humicola acidófila y montana preferentemente.
Sindinámica y sincorología. - Cuando la inclinación de la ladera disminuye, el
suelo retiene la humedad más tiempo y en las zonas más sombrias favorece el
desarrollado del Mnio-Isothecietum myosuroidis Barkman 1958 que en nuestra
zona está mal representado.
Source : MNHN. Paris
56 E. FUERTES LASALA y E. MARTINEZ-CONDE
Tabla 7.- Hookerietum lucentis LECOINTE & PROVOST 1970
Altitud (1=10m) 54 58 67 45 60 41
Exposición N ми NW NE NW N
Area (dm?) ЕО о үза
Cobertura (%) 90 90 70 60 70 во
Inclinacién (2) 30 45 20 10 10 45
Nimero de orden ce ey IE NEN
Caracteristicas de asociaciön:
Hookeria lucens 4:4 4:4 3:3 3:3 3:3 4:4
Caracterfsticas de unid. sup
Atrichum undulatum
Mnium hornum
Plagiothecium denticulatum
Lepidozia reptans
Isopterygium elegans
Dicranella heteromalla
Pellia epiphylla
Plagiomnium undulatum
Rhytidiadelphus squarrosus
Rhytidiadelphus triquetrus
Compañeras
Plagiothecium succulentum
Eurhynchium hians
Plagiomnium affine А E A Es t
Conocephalum conicum a ieren, 5 1 Я
Localidades: 1,2,3,4,5,6, vertiente norte de Sierra de Beges. Cantabria
Se extiende por la Europa atläntica y subatläntica (Lecointe & Provost 1970);
se cita por primera vez para la Peninsula Iberica en la region eurosiberiana,
aunque creemos que puede extenderse a la region mediterránea en biótopos соп
Similares caracteristicas climático-edáficas a las del territorio estudiado.
La distribución de los sintaxones descritos en los diferentes medios ecológicos
y pisos bioclim
cos se representa en la Fig. 2.
CATÁLOGO FLORÍSTICO
Se mencionan en el catálogo, por orden alfabético, los taxones citados en las
tablas fitosociológicas. Tambien se señala entre paréntesis, en número arábico,
las localidades donde se han recolectado en la zona (Fig. 1). La nomenclatura
de los taxones es la establecida por Duell (1983, 1984, 1985).
Amblystegium serpens (Medw. B.S.& С. (18, 19); Atrichum undulatum
(Hedw.) P. Beauv. (7, 8, 9); Aulacomnium androgynum (Hedw.) Schwaegr. (7, 8.
10, 12);
Source : MNHN. Paris
VEGETACIÖN BRIOFITICA EN ÄNDARA II 57
Fig. 2 - Distribución de las comunidades briofiticas en la catena de la vegetación vascular de
las Sierras de Beges y La Corta, 1 (U): Eurhynchio-Homalietum, 200): Pogonatetum
aloidis, 3 (8): Calypogeierum fissae, 4 (ey Leucobryum-Cladonierum, 5 (©)
Hookerierum lucentis, 6 (A): Pellietum epiphyllae, 7 (А): Calypogeienm trichomanis, I:
Polysticho-Fraxinetum excelsioris, la: tilietosum platyphyllae, Il: Cephalanthero-
Quercetum rotundifoliae, ll: — Lithodoro-Genistetum legionensis, Ila: ericetosum
vagantis, IV: Carici-Fagerum.
Bartramia ithyphylla Brid. (7); B. pomiformis Hedw. (5, 10, 12, 18, 19);
Blepharostoma trichophyllum (L.) Dum. (7, 8, 12, 14); Brachythecium rutabulum
(Hedw.) B., S. & С. (5, б, 7, 8, 11, 18); В. salebrosum (Web. & Mohr) B., S. &
G. (2, 5, 6, 8); B. velutinum (Hedw.) B., S. & G. (5, 6, 7, 8, 17); Bryum capillare
Hedw. (1, 2, 5, 7, 8);
Calypogeia arguta Nees & Mont. in Nees (7, 8, 12); C. fissa (L.) Raddi (5, 7,
10); C. muelleriana (Schiffn.) К. Müll. (7, 8); C. trichomanis (L. emend. К.
Müll.) Corda in Opiz (8, 9, 10, 12); Cephalozia bicuspidata (L.) Dum. (7, 8, 10,
12); Ceratodon purpureus (Hedw.) Brid. (3, 4, 5); Conocephalum conicum (L.)
Lindb. (1, 2, 7, 10, 14, 16, 18);
Dieranella crispa (Hedw.) Schimp. (6, 7. 8, 9, 12); D. heteromalla (Hedw.)
Schimp. (5, 7, 8, 12); Dicranum scoparium Hedw. (5, 7, 11, 12, 14); Diplophyllum
albicans (L.) Dum. (5, 7, 8, 14);
Eurhynchium hians (Hedw.) Sande Lac. (5, 7, 8); E. praelongum (Hedw.) B.,
S. & G. (4, 5, 8, 9); E. praelongum var. stokesii (Turn.) Dix. (10, 11, 12); E.
striatum (Hedw.) Schimp. (1, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 12);
Fissidens bryoides Hedw. (7); F. taxifolius Hedw. (5, 7, 12);
Homalia trichomanoides (Hedw.) Brid. (1, 2, 3); Hookeria lucens (Hedw.) Sm.
(7, 8, 10, 12); Hypnum cupressiforme (Hedw.) var. cupressiforme (8);
Source : MNHN. Paris
58 E. FUERTES LASALA y E. MARTINEZ-CONDE
Tsopterygium elegans (Brid.) Lindb. (7, 8); Isorhecium alopecuroides (Dubois)
Isov. (2, 3, 5, 7, 8, 12, 14);
Lepidozia reptans (L.) Dum. (7, 8, 10); Leskea polycarpa Hedw. (1, 2, 5, 12,
13); Leucobryum glaucum (Hedw.) Aongstr. (6, 8, 9); Lophocolea bidentata (L.)
Dum. (1, 2, 8, 10, 11, 12, 18); Z. heterophylla (Schrad.) Dum. (2, 6, 7, 8%
Lophozia sudetica (Nees in Hub.) Grolle (7, 14); L. ventricosa (Dicks.) Dum. (5,
7,8%
Mnium hornum Hedw. (2, 7, 8, 10, 12);
Pellia epiphylla (L.) Corda in Opiz (5, 7, 8); Plagiochila porelloides (Torrey
ex Nees) Lindenb. (5, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14); Plagiomnium affine (Bland) 1.
Кор. (3, 7); P. undulatum (Hedw.) T. Kop. (2, 5, 7, 9, 10, 11, 12, 15%
Plagiothecium denticulatum (Hedw.) B., S. & G. (6, 8, 9); P. nemorale (Мі)
Jace. (2, 5); Р. succulentum (Wils.) Lindb. (7); P. undulatum (Hedw.) B« 5. & G-
(6. Т, 8). Pleuridium acuminatum Lindo. (5, 7, 8); Pogonatum aloides (Hedw.) Р.
Beauv. (5, 8); Р. urnigerum (Hedw.) Р. Beauv. (7, 10, 12); Pohlia cruda (Hedw.)
Lindb. (12, 13); Р. mutans (Hedw.) Lindb. (8, 9); Polytrichum formosum Hedw.
(7, 8); Р. juniperinum Hedw. (6, 8, 9):
Rhizomnium punctatum (Hedw.) T. Kop. (2, 3, 7, 10, 12); Rhytidiadelphus
loreus (Hedw.) Warnst. (7, 8, 11); R. squarrosus (Hedw.) Warnst. (7, 8, 10, 11,
14); R. triquetrus (Hedw.) Warnst. (8, 10, 14);
Scapania undulata (L.) Dum. (7, 11, 14): Sphenobolus minurus (Schreb. in
Cranz) Berger. (7, 8);
Thuidium tamariscinum (Hedw.) B., S. € G. (1, 2, 3, 5, 7, 10, 11, 12, 15);
Tritomaria quinquedentata (Huds.) Buch (10, 12).
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VEGETACIÖN BRIOFITICA EN ÄNDARA II 59
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MARCHANTIA L.: SUBG. CHLAMIDIUM (NEES) BISCHL.
SECT. PAPILLATAE BISCHL. SECT. NOV.
EN ASIE ET EN OCEANIE.
Н. BISCHLER*
ABSTRACT - Character analysis of the Asiatic and Oceanic group of taxa related to
Marchantia emarginata Reinw., Blume et Nees. Definition of the distinctive characters and
the subdivisions of the group they define. Taxonomic interpretation of the results: sect.
Papillatae sect. nov. of subg. Chlamidium (Corda) Bischl.) is described; it includes two
species with three, respectively two subspecies, each with its proper geographical range. List
of taxa with their synonyms (26 are new).
Le groupe des Marchantia apparentés à M. emarginata Reinw., Blume et
Nees comprend 36 taxons asiatiques et océaniques, décrits entre 1824 et 1966. II
n'a jamais fait l'objet d'une étude d'ensemble. En Amérique, il est représenté раг
quatre taxons, tous synonymes de M. papillata Raddi (Bischler 1984), et en Afri-
que, par 4-5 taxons dont l'étude reste à faire.
Les taxons asiatiques et océaniques ne peuvent être distingués par leurs des-
criptions, trop sommaires ou trop imprecises, ni par les rares figures qui furent
publiées. Beaucoup de noms sont d'ordre purement géographique, en particulier
les 13 "especes” décrites par Stephani. Neuf autres sont des subdivisions de M.
emarginata, toutes indonésiennes, établies par Schiffner et basées sur des va-
riations liées à l'habitat. Schiffner les cite lui-même souvent”..est forma
locorum. (p. ex. Schiffner 1898: 157-158). La perplexité de cet auteur devant la
complexité de ce groupe devient apparente dans les notes jointes aux échantillons
de son herbier (FH) où il souligne la variabilité des caractères qu'il considère
pourtant comme taxonomiquement distinctifs et où il indique des synonymies
qu'il ne publia pas. Burgeff fit en 1943 la dernière tentative d'étude du groupe,
basée sur ses propres récoltes et cultures. ЇЇ rajouta trois nouvelles "especes”
differant entre elles principalement par leur aspect à l'état frais, mais ce type de
différences n'est pas facile à décrire et se révéle souvent inconsistant si un
matériel plus abondant est disponible. II tenta de croiser en culture quatre
"espéces" javanaises et philippines et constata que toutes avaient, dans toutes les
combinaisons possibles, une descendance viable et fertile.
Par la suite, l'aire de répartition de nombreuses “espèces” fut étendue, ce qui
aboutit à une confusion taxonomique et nomenclaturale considérable. Ac-
tuellement, on peut seulement constater que ces taxons sont étroitement
Seen.
" URA du CNRS n° 133, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
Source : MNHN, Paris
62 H. BISCHLER
AAA + +
de ia)
Fig. 1 - Moyennes des cing caractères quantitatifs distinctifs des 15 groupes. * diamètre des
pores épidermiques (échelle: 50-904m), © épaisseur du thalle (échelle: 12-22 assises de
Pállule), A proportion longueur largeur des appendices des écailles médianes (échelle
12-261), Ф largeur des appendices des écailles médianes en nombre de cellules (échelle:
7.13 cellules), ® surface des cellules marginales comparée à la surface des cellules cen-
trales des appendices des écailles medianes (échelle: 1-4 fois).
apparentés et décrits par des critères qui, pour la plupart, ne sont pas distinctifs,
soit parce qu'ils sont trop variables, soit parce qu'ils dependent de l'état de
développement des plantes, ou d'un habitat particulier. Par contre, ils forment un
complexe bien délimité à l'intérieur du sous-genre Chlamidium.
ÉTUDE DU COMPLEXE
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Pour mettre en évidence les caractères morphologiques et anatomiques sus-
ceptibles de séparer le complexe en entités suffisamment homogènes, 304
spécimens, provenant de toute I’ aire de répartition et comprenant la plupart des
types nomenclaturaux ont été analysés. Il est certain que l'utilisation de matériel
d'herbier limite une telle étude, d'une part parce que les formes et les couleurs
sont modifiées par la dessiccation et la compression, d'aute part parce que seuls
Source : MNHN. Paris
MARCHANTIA EN ASIE 63
D
e A À
* +
i
m
| 3 A
x A
> i
i On
| * * *
A
—+ + + е
А в c D
Fig. 2 - Moyennes pondérées des cinq caractéres quantitatifs pour les cinq groupes.
Légende: cf. fig. 1.
les stades de développement des plantes présents dans les spécimens sont dispo-
nibles. S'agissant d'un complexe à répartition tropicale, il était toutefois impossi-
ble de mener à bien un tel travail sur du matériel frais.
Aucun choix préalable des critéres à analyser n'a été fait: 90 caractéres mor-
phologiques ou anatomiques ont été notés pour chaque spécimen, y compris
ceux utilisés dans les définitions des différents taxons. 45 se sont montrés soit
identiques (p. ex. la présence de sclérocytes dans le thalle) et définissent l'ensem-
ble du complexe, soit variables dans un méme spécimen (p. ex. nombre de cellu-
les formant l'anneau interne des pores épidermiques), soit dépendant du stade de
développement (p. ex.longueur des lobes du réceptacle mâle par rapport à son
diamètre). Ils ont été éliminés. Par contre, les caractères qui pourraient différer
selon l'habitat, difficiles à déceler (p. ex. fréquence de ramification des thalles, cf.
Bischler 1984), ont été retenus. Les 45 caractères restants sont énumérés dans le
tableau I.
. Un certain nombre de caractères ne pouvaient être notés pour tous les
échantillons. S'agissant de plantes dioiques, les spécimens contiennent soit des
plantes femelles, soit des mäles, rarement les deux; d'autres sont totalement
dépourvus d'organes de reproduction; des cupules ne sont pas toujours présents.
Les échantillons types, souvent anciens et peu fournis, ne pouvaient être
disséqués. Le nombre élevé de données manquantes qui en résultait ne permettait
Source : MNHN, Paris
Tab. I - Caractères analysés. (+ caractères distinctifs quantitatifs. * caractères distinctifs qualitatifs)
thalle
épiderme
pore
appendice
des écailles
médianes
largeur
distance des ramifications
* mervure
couleur des marges
hauteur du tissu d'assimilation
épaisseur du tissu basal
largeur du tissu basal par
rapport à la largeur du thalle
cellules à mucilage
% de la largeur du thalle
portant des écailles
longueur des cellules
largeur des cellules
papilles
* diamètre
nombre d'anneaux de cellules
forme des cell. de l'anneau interne
longueur
largeur
+ proportion longueur : largeur
* largeur (en nombre de cellules)
couleur
* marge
apex
longueur des cellules marginales
appendice
des écailles médiane
écailles laminales
cupule
antheridiophore
archégoniophore
Targeur des cellules marginales
forme des dents
Se
longueur des cellules internes
largeur des cellules internes
proportion surf. des cellules margi-
nales : surf. des cellules internes
longueur
largeur
proportion longueur : largeur
couleur
longueur des cils
nombre de lobes dans le réceptacle
longueur du stipe
nombre de lobes dans le réceptacle
diamètre du réceptacle
longueur des lobes par rapport
au diamètre du réceptacle
largeur du sinus basal
forme du sommet des lobes
échancrure au sommet des lobes
larg. des écailles du réceptacle
* nombre de cellules en rangée et orien-
tation des cellules dans la partie su-
périeure des écailles
couleur de la cell. terminale des dents
+9
HAIHOSIE ^H
Source : MNHN, Paris:
MARCHANTIA EN ASIE 65
Tab. II - Groupes de specimens testés
N° provenance types nomenclaturaux inclus
1 Indonésie M. emarginata & var. et f., M. palmata, M. sumatrana
2 Nouvelle-Guinée M. kaernbachii, M. multiloba
3 Philippines M. calcarea, M. palmatoides, M. schadenbergii, M. stenolepida
4 SriLanka
5 Moluques M. amboinensis
6 Mariannes M. platycnemos
7 Japon, Taiwan M. cuneiloba, M. radiata, M. tosana, M. tosayamensis
8 Chine М. cuneiloba f. multiradiata, f. paucifibrosa
9 Chine M. chinensis, M. esquirolii, M. fallax
10 Vietnam M. angusta
П Vietnam M. rugulosa
12 Nouvelle-Calédonie M. lecordiana
13 Chine M. grossibarba
14 Inde M. simlana, M. togashit
15 Amérique du Sud M. papillata
pas d'envisager une méthode d'analyse au niveau des spécimens. Un regrou-
pement préalable à toute analyse s'avérait nécessaire. Ce regroupement a éte fait
empiriquement en réunissant les spécimens d'une méme région géographique
tout en vérifiant l'homogénéité de chacun des groupes ainsi établis. Les
spécimens de Chine par exemple n'apparaissaient à premiere vue pas assez sem-
blables pour étre réunis dans un seul groupe et ont été séparés en quatre grou-
pes, ceux du Vietnam, en deux groupes.
Les 15 groupes ainsi constitués (tab. Il) ont été comparés, caractère par
caractère, à l'aide de tests statistiques (test tet analyse de variance pour les
caracteres quantitatifs, test du у, pour les caractères qualitatifs) pour mettre en
évidence les caractères à variance indépendante.
RÉSULTATS
. 10 caractères seulement montraient une variance indépendante, 5 quantitatifs
(indiqués par * dans le tab. I) et 5 qualitatifs (indiqués par * dans le tab. 1); chez
tous les autres, elle était semblable pour tous les groupes.
Si les 15 groupes sont arrangés selon la ressemblance des moyennes des cinq
caractères quantitatifs distinctifs (fig. 1), une affinité marquée apparait entre les
groupes | à 6, 7 à 11, ct 13 à 14. Sur la fig. 2, ces groupes ont été réunis: 1 à 6
en A, 7 à 11 en B, 12 en C, 13 et 14 en D, et 15 en E. Les moyennes de ces cinq
subdivisions font apparaitre que chacune possède une combinaison de
Caractères qui lui est propre.
„Les pourcentages de fréquence des cinq caractères qualitatifs susceptibles de
différencier les 15 groupes sont portés sur la fig. 3. Les groupes ont été arrangés
dans le méme ordre que dans la fig. 1. On constate la même affinité entre les
groupes. Les subdivisions possédent chacune une combinaison de caractères qui
Source : MNHN, Paris
66 H. BISCHLER
%
m} Le cie? es
D
80+ Y la, pe la
A
=å * *
60+
d 6
407
6
20+ *
A
0+
+ + + rro
hj. 4 & e 6 8 9 10H
A B
Fig. 3 - Fréquence relative, en pourcent, des cinq caractères qualitatifs distinctifs des 15
subdivisions. * pas de nervure distincte sur la face dorsale du thalle, C marge des ap-
pendices des écailles médianes à dents pluricellulaires, A dents des appendices des écailles
médianes à cellule terminale hyaline, € dents des appendices des écailles medianes
recourbées vers la base de l'appendice, * sommet des écailles des réceptacles femelles à
cellules dont l'axe longitudinal est parallèle à la marge
lui est propre. En plus, les subdi isions A, B et C d'une part, C et D d'autre
part, apparaissent plus étroitement apparentes.
Les caractères quantitatifs et qualitatifs énumérés, bien qu'ils contribuent à
Vindividualisation des cing subdivisions, ne caractérisent toutefois pas toujours
nettement chaque spécimen individuellement. Les cinq subdivisions se trouvent
partiellement imbriquees les unes dans les autres, comme il apparaît dans les fi-
gures 1 et 3. Il y a un chevauchement important pour la plupart des caractères.
Ce chevauchement est encore plus accentué si au lieu des moyennes, les écarts-
types sont comparés (tab. Ш). П s'agit donc bien d'un complexe dans lequel des
subdivisions sont difficiles à établir.
Six de ces caratères concernent la structure des appendices des écailles
médianes. Ceux-ci semblent fournir les meilleurs caracteres distinctifs. Aucun
caractère des anthéridiophores ne contribue à la définition des subdivisions, et un
seul des archögoniophores s'est révélé utile. Or, ce sont principlement les
Source : MNHN, Paris
MARCHANTIA EN ASIE 67
100 + 8 e e
s
+
*
> (x
ж о» ©
40+
207 i
A
07 о
+ + + + + —
А в с D E
Fig. 4 -Moyennes pondérées des cinq caractères qualitatifs pour les cinq groupes. Légende,
cf. fig. 3.
caractéristiques des gamétophores qui ont été utilisées pour la définition des
taxons, ce qui explique en partie leur délimitation inadéquate.
Les variations qui pourraient être liées à l'habitat (substrat, humidité,
éclairement) correspondent pour la plupart à des caractères qui ne dissocient pas
le complexe (p. ex. variations de la largeur du thalle, de la taille des cellules
épidermiques, cf. Bischler 1984).
La variation à l'intérieur et entre les 15 groupes n'est pas corrélée avec des
gradients géographiques de longitude ou de latitude, Par contre, chaque subdivi-
sion a une répartition géographique distincte (tab. Ш). On peut noter aussi que
la subdivision D est nettement plus fréquente à des altitudes supérieures à
1000m, tandis que les autres subdivisions sont plus abondantes à basse altitude.
La variation de la subdivision E, qui correspond à un taxon sudaméricain, est
comparable à celle des subdivisions asiatiques et océaniques et affecte les mêmes
caractères de la même manière. Les différences avec sa parente asiatique sont
peu importantes. Ce taxon sudaméricain ne s'est toutefois pas diversifiée sur ce
continent.
Source : MNHN. Paris
68
H. BISCHLER
m
200
100
Fig. 5 - Marchantia emarginata subsp. emarginata - 1: thalle avec archégoniophore, 2:
thalle avec anthéridiophore, 3: section transversale d'un thalle, 4: marge d'un thalle, 3:
pore épidermique de front, 6: pore épidermique en coupe, 7: orifice interne de pores
Epidermiques, 8: écaille médiane, 9: appendice d'une écaille médiane, 10: écaille laminalo,
Ti: marge d'un cupule, 12: réceptacle femelle, 13: coupe du stipe d'un archegoniophore,
14: marge d'un involucre, 15: écaille d'un réceptacle femelle, 16: apex d'une écailles d'un
receptacle femelle, 17: réceptacle mâle, 18: coupe d'un stipe d'un antheridiophore, 19:
marge d'un réceptacle mâle, 20: écaille médiane d'un réceptacle male, 21: appendice
d'une écaille d'un réceptacle mâle.
Source : MNHN, Paris
MARCHANTIA EN ASIE 69
INTERPRÉTATION TAXONOMIQUE
Les caractères morphologiques et anatomiques qui définissent le complexe
dans son ensemble sont suffisamment homogènes pour permettre l'établissement
d'une section nouvelle, appartenant au sous-genre Chlamidium (Nees) Bischl. du
genre Marchantia L.
Les résultats concordants pour les caractères quantitatifs et qualitatifs permet-
tent de penser qu'il y a bien cinq taxons différents dont trois d'une part, et deux
d'autre part sont plus étroitement apparentés. Par conséquent, il semble légitime
de réunir les subdivisions A, B et C dans une méme espèce, C et D dans une au
tre, la premiere subdivisee en trois sous-espéces, la deuxième, en deux (fig. 5-9).
Le rang de sous-espéce semble approprié pour ces taxons qui ont des
répartitions géographiques distinctes.
J'ai testé les définitions des subdivisions proposées ici sur 500 spécimens
supplémentaires au cours de l'examen de collections indéterminées, sans tenir
compte de leur provenance. Dans la plupart des cas, leur détermination était
aisée, confirmant le bien-fondé de l'interprétation taxonomique proposée.
sect. Papillatae Bischler sect. nov.
Frons 2.4-4.1 mm lata, saepe linea media angusta obscuriore, dichotome ram-
05a, ramis saepe divaricatis. Pori epidermidis ore interno cellulis angustis vel plus
minus conicis circumdato. Squamae medianae appendiculis purpureis vel roseis vel
flammeis, ovatis, basi rotundatis, apice acutis vel apiculatis, marginibus dentatis;
cellulae oleiferae desunt. Capitula mascula vel feminea apice frondis, stipitata.
Pedunculus capituli masculi 0-2 lineis cavernarum, pedunculus capituli feminei,
1-2 lineis. Capitulum. masculum. palmatifidum, profunde 4-12 lobatum, dorso
epapilloso. Capitulum femineum apice umbonatum, profunde 5-13 lobatum, lobis
basi convexis et costatis, apice planis, dilatatis et truncatis vel emarginatis.
Involucra integra vel crenulata. Sporae distaliter irregulariter alveolatae cristis
validis laevibus, proximaliter tuberculatae. Scyphuli margine crenulati vel breviter
eiliati, ciliis 1-4 (5) cellulis longis, basi 1-2 cellulis latis.
Espéce type - Marchantia papillata Raddi (LT: PI, Bischler 1984: 95).
Thalle en forme de ruban, souvent réguliérement ramifié et à rameaux
divariqués, étroit (2.4-4.1 mm), souvent à nervure médiane étroite et foncée .
Pores épidermiques à orifice interne non crucié. Appendices des écailles
médianes rouges, roses ou orangés, ovales, arrondis à la base, aigus ou apiculés
au sommet, à marges dentées, à cellules marginales de surface peu différente des
cellules centrales, sans oléocellules.
Echelle: 3, 8, 10, 20 = 500um; 13, 15, 18 = 2004m; 4-7, 9, 11, 14, 16, 19,21 = 100um.
(1, 5, 8, 10, 15, 20-21: Nouvelle-Guinée, Koponen 29707; 2, 6, 13: Nouvelle-Guinée,
Norris 65811; 3: Java, Schiffner 33; 4, 7, 12, 14, 16: Java, Blume s.n.; 9: Nouvelle-Guinée,
Streimann 19929; 11: Philippines, Loher s.n; 17, 18: Nouvelle-Guinée, Kaernbach 11; 19:
Sri Lanka, Onraedt 3951).
Source - MNHN, Paris
70 H. BISCHLER
Fig. 6 - Marchantia emarginata subsp. rosana - 1: thalle avec archögoniophore, 2: thalle
avec antheridiophore, 3: section transversale d'un thalle, 4: marge d'un thalle, 5: pore
épidermique de front, 6: pore épidermique en coupe, 7: orifice interne d'un pore
épidermique, 8: écaille médiane, 9: appendice d'une écaille médiane, 10: écaille laminale,
11: marge d'un cupule, 12: réceptacle femelle, 13: coupe du stipe d'un archégoniophore,
14: marge d'un involucre, 15: écaille d'un réceptacle femelle, 16: apex d'une écaille d'un
réceptacle femelle, 17: receptacle male, 18: coupe d'un stipe d'un antheridiophore,
Source : MNHN. Paris
MARCHANTIA EN ASIE 71
Antheridiophores et archögoniophores localisés généralement à l'apex des
thalles. Stipes non involucrés à la base, à 2-4 canaux à rhizoides; stipe de
Vantheridiophore sans, ou à 1-2 bandes de tissu d'assimilation souvent interrom-
pues; stipe de l'archégoniophore à 1-2 bandes (souvent à une bande à la base,
deux vers le sommet). Réceptacle mäle palmé, profondément divisé (0.5-0.7 du
diamètre à l'état adulte) en 4-12 lobes; face dorsale sans papilles. Receptacle fe-
melle muni dorsalement d'une proéminence arrondie, profondément divisé
(0.5-0.8 du diamètre) en 5-13 lobes fortement convexes et souvent à côtes arron-
dies à la base, applanis, élargis et tronqués ou 1-2 fois émarginés à l'apex.
Involucres généralement hyalins, localisés entre les lobes, à marges entières ou
crénelées. Face distale des spores à crêtes épaisses, lisses, et irrégulières: face
proximale à tubercules et à marque triradiée bien distincte (fig. 9).
Marges des cupules crénelées ou courtement ciliées, à cils longs de 4 (5) cellu-
les au maximum et larges de 1-2 cellules à la base.
Différenciation - Le sous-genre Chlamidium (Bischler 1982, 1984) se distingue
des autres sous-genres de Marchantia principalement par ses thalles à marges
peu sinueuses, à tissu basal contenant des sclérocytes, par ses écailles ventrales
en 4 rangées, par ses écailles laminales plus longues que larges, à papilles
apicales. Les réceptacles femelles ont des lobes plans au sommet, et des
involucres localisés entre les lobes. Les spores, d'un diamètre de 20-40um, ont
deux faces à ornementation différente. Toutes ces caractéristiques sont présentes
chez les taxa de la sect. Papillatae.
La sect, Chlamidium se distingue de la sect. Papillatae principalement par
ses réceptacles femelles, aplanis au sommet, courtement divisés en lobes plans à
la base et peu élargis à l'apex. Les thalles, généralement plus larges, sont
dépourvus de nervure médiane foncée (exception: M. pinnata, à appendices des
écailles médianes laciniés). Involucres et cupules sont courtement ou longuement
ciliés, l'ornementation des spores, de différents types. Si les appendices des
écailles médianes ont des marges dentées, à dents aiguës, ils sont généralement
hyalins. Cette section est beaucoup moins homogene que la sect. Papillatae.
Distribution et habitat - La sect. Papillatae existe en Asie et en Océanie de
35°10°N au Japon jusqu'à 22%40'S en Nouvelle-Calédonie, de 71°E en
Afghanistan à 169°40° E aux iles Vanuatu. Elle s'étend du niveau de la mer jus-
que vers 3000 m dans la zone tropicale, mais 83% des récoltes ont été faites au-
dessous de 1500 m. Proche des limites N et S de l'aire de répartition, la plupart
des spécimens proviennent de basse altitude (au-dessous de 500 m). Il s'agit donc
de plantes qui, même dans les zones tropicales, peuvent vivre à basse et moyenne
altitude.
19: marge d'un réceptacle male, 20: écaille médiane d'un réceptacle mâle, 21: appendice
d'une écaille d'un réceptacle male. Echelle: 3, 8, 10, 20 = 500m; 13, 15, 16, 18 = 200um;
4-7, 9, 11, 14, 19, 21 = 100um. (1-6, 8, 20, 21: Ies Lyukyu, Kuroiwa 201; 7, 10: Japon,
Inoué 5; 9: Vietnam, Bon 6; 11: Taiwan, Schaeffer s.n; 12: Vietnam, Bon 3868; 13-15,
18-19: Japon, Bischler 83009; 16: Chine, Chen s.n.; 17: Iles Lyukyu, Ferrié 898).
Source : MNHN. Paris
H. BISCHLER
Source : MNHN, Paris
MARCHANTIA EN ASIE 73
Les Marchantia de cette section croissent sur la terre, les rochers ou dans les
fissures des murs, rarement sur le bois mort. Ils sont indifferents au pH du sub-
strat, mais ont besoin d'une humidité permanente élevée et supportent une
submersion temporaire. Bien que s’accomodant d'une luminosité peu élevée (si-
tuation ombragée dans les lieux plus secs, p. ex. foréts), ils ne dedaignent pas une
exposition totale à la lumiére si l'eau est disponible en abondance. Leurs
biotopes préférés sont des lieux naturels humides (gorges, ravins, bords de
riviéres, d'étangs, de sources, méme chaudes, de cascades, de drainages), mais
aussi ceux maintenus humides par l'action de l'homme (jardins, cultures, bords
de chemins et de routes, forêts secondaires) où ils deviennent facilement envahis-
sants.
Substrats et biotopes sont les mêmes dans toute l'aire de répartition de la sect.
Papillatae et ne differencient pas les taxons qui la composent.
LISTE DES TAXONS ET DES SYNONYMES
Les citations complètes des types et des commentaires sur les synonymes ainsi
que des clés de determination figureront dans la monographie taxonomique des
espèces asiatiques et océaniques du genre Marchantia L. (en préparation).
Marchantia emarginata Reinw., Blume et Nees, Nova Acta Phys. Med. Acad.
Caes. Leop.-Carol. Nat. Cur. 12: 192. 1824.
subsp. emarginata (fig. 5)
'ype: Java. “Blume” (STR, С).
= M. amboinensis Nees et Mont. in Mont., Ann. Sci. Nat., Bot. (ser. 2), 9: 43.
1838. syn. nov. Type: Moluques (PC, FH, G, W).
= M. calcarea Burgelf, Genet. Stud. Marchantia: 270. 1943. syn. nov.
Syntype: Philippines (JE) (= M. calcarea Маши, 7. Indukt.
Abstammungs.- Vererbungsl. 62: 370. 1932. nom. inval. (art. 32.1 (c)).
M. emarginata f. intermedia Schiffn., Denkschr. Kaiser. Akad. Wiss., Math.-
turwiss. KI. 67: 158. 1898. syn. nov. Type: Java (FH, G).
Fig. 7 - Marchantia emarginata subsp. lecordiana - 1: thalle avec archegoniophore, 2: thalle
avec anthéridiophore, 3: section transversale d'un thalle, 4: marge d'un thalle, 5: pore
épidermique de front, 6: pore épidermique en coupe, 7: orifice interne de pores
<pidermiques, 8: écaille médiane, 9: appendice d'une ecaille médiane, 10: écaille laminale,
11: marge d'un cupule, 12: réceptacle femelle, 13: coupe du stipe d'un archégoniophore,
14: marge d'un involucre, 15: ecaille d'un réceptacle femelle, 16: réceptacle mäle, 17
coupe d'un stipe d'un antheridiophore, 18; marge d'un réceptacle mäle, 19: écaille
médiane d'un réceptacle male, 20: appendice d'une écaille d'un réceptacle male, Echelle:
3, 8, 10, 19 = 500um; 13, 17 = 2004m; 4-7, 9, 11, 14, 15, 18, 20 = 100um. (1,2, 5, 9,
16, 18-20: Nouvelle-Calödonie, МасКее 19236; 3, 8, 10, 17: Iles Vanuatu, Veillon 2324;
4, 11, 12: Nouvelle-Calédonie, Lecord s.n.; 6: Nouvelle-Calédonie, V.Z. 95; 7: Nouvelle-
Calédonie, Franc, 1906; 13-14: Nouvelle-Calédonie, Buchholz 1323: 15: Hes Vanuatu,
R.S.N.H. 2566).
Source : MNHN, Paris
74 H. BISCHLER
$ A 16
Fig. 8 - Marchantia papillata subsp. grossibarba - 1: thalle avec archégoniophore, 2; thalle
avec anthéridiophore, 3: section transversale d'un thalle, 4: marge d'un thalle, 5: pore
épidermique de front, 6; pore épidermique en coupe, 7: orifice interne de pores
épidermiques, 8: écaille médiane, 9: appendice d'une écaille médiane, 10: ecaille laminale,
Th: marge d'un cupule, 12: réceptacle femelle, 13: coupe du stipe d'un archégontophort
14: marge d'un involucre, 15: écaille d'un réceptacle femelle, 16-17: apex d' écailles de
Source : MNHN. Paris
MARCHANTIA EN ASIE 75
= M. emarginata var.B leucolepis Schiffn., Nova Acta Acad. Caes. Leop.-Carol.
German. Nat. Cur, 60: 287. 1893. nom. inval. (art. 34.1 (d)). syn. nov. Java
(S, STR, W).
= M. emarginata var. longepedunculata Schifín., Denkschr. Kaiserl. Akad.
Wiss., Math.-Naturwiss. Kl. 67: 157. 1898. syn. nov. Syntypes: Java (FH, G).
= M. emarginata var. major Schiffn., Denkschr. Kaiserl, Akad. Wiss., Math.-
Naturwiss. Kl. 67: 158. 1898. syn. nov. Syntypes: Java, Sumatra (FH, PC).
= M. emarginata f. minor Gott, Lindenb. et Nees, Syn. Hep.: 528. 1846. nom.
inval. (art. 32.1 (с). syn. nov. Java (STR).
= M. emarginata f. minor Schiffa., Arch. Hydrobiol., Suppl. 21: 386. 1955. syn.
nov. Type: Java (S).
= M. emarginata var. multiradia Schiffn., Denkschr. Kaiserl. Akad. Wiss.,
Math.-Naturwiss. Kl. 67: 157. 1898. syn. nov. Syntypes: Java (FH, G, PC)
(= M. palmata var. multiradia (Schiffn.) Burgeff, Genet. Stud. Marchantia :
264. 1943).
= M. emarginata (var. major) f. thermarum Schiffn., Denkschr. Kaiserl. Akad.
Wiss., Math.-Naturwiss. Kl. 67: 158, 1898. syn. nov. Type: Java (FH, G) (=
M. palmata var. major-thermarum Burgeff, Genet. Stud. Marchantia: 266.
1943).
= M. emarginata f. thermarum Schiffn., Arch. Hydrobiol., Suppl. 21: 386. 1955,
nom. illeg. (art. 64.1). syn. noy. Syntypes: Java, Sumatra (JE).
= M. kaernbachü Steph., Bull. Herb. Boissier 7: 526. Spec. Hep. 1: 188. 1899.
syn. nov. Type: Nouvelle-Guinée (G, FH).
M. multiloba Steph., Bull. Herb. Boissier 7: 395. Spec. Hep. 1: 167. 1899.
syn. nov. Syntypes: Nouvelle-Guinée, Philippines (G, FH).
= M. palmata Reinw., Blume et Nees, Nova Acta Phys-Med. Acad. Caes.
Leop.-Carol. Nat. Cur. 12: 193. 1824. Type: Java (STR, G).
M. palmatoides Burgeff, Genet. Stud. Marchantia: 272. 1943. syn. nov.
Syntypes: Philippines, Java (JE) (= M. palmatoides Haupt, Z. Indukt.
Abstammungs.- Vererbungsl. 62: 370. 1932. nom. inval. (art. 32.1 (c)
M. platycnemos Schwaegr. in Gaudichaud, Voy. Uranie, Bot: 218. 1828.
syn. nov. Syntypes: Brésil, Iles Mariannes, Malouines (LT: Ies Mariannes,
Evans 1917: 283, NY, G, PC).
[]
réceptacles femelles, 18: réceptacle mâle, 19: coupe d'un stipe d'un anthéridiophore, 20:
marge d'un réceptacle mâle, 21: écaille médiane d'un réceptacle mâle, 22: appendice d'une
écaille d'un réceptacle male. Echelle: 3, 8, 10, 21 = 500um; 13, 15, 19 = 2004m; 4-7, 9,
11, 14, 16, 17, 20, 22 = 1004m. (1, 2, 5, 11, 15, 18, 20-22: Bhutan, Long 7729; 3, 4, 7, 10,
12: Inde, Brandis 1250; 6, 8, 19: Inde, Hooker 1672; 9, 14, 16: Chine, Delavay s.n; 13:
Inde, Henderson D3; 17: Inde, Koelz 4420).
Source : MNHN, Paris
Tab. III - Definit
caractères
halle: nervure
épaisseur du tissu basal
pore: diamètre
appendice: prop. long.:larg.
largeur en nombre de cellules
dents marginaux
orientation
couleur de la cellule terminale
prop. surface cellint. cell. marg.
écailles du récept. fem.: nombre de
ceilules en file et orientation.
distribution
n des subdivisions (ou sous-espèces)
subsp. emarginata
A (groupes 1-6)
absente (72%)
15-22 (19)
53-87 (70)
14-23 (1.8)
7120)
bicell. (85%)
recourbées (98%)
hyaline (92%)
1.5-2.4 (2)
57
parallèles
Indonésie
Nouvelle-Guinée
Philippines, Boméo
Moluques, Sri Lanka
15. Mariannes
15. Salomon
Nlie-Bretagne.
Malaisie, Is. Anda-
man, Sulawesi
Marchantia emarginata
subsp. tosana
B (groupes 7-11)
absente (72%)
14-21 (18)
63-105 (84)
12-2(1.6)
8-13 (11)
bicell. (61%)
recourbées (61%)
hyaline (80%)
16-34 (2.5)
36
parallèles
Japon
Taiwan
Chine S, Vietnam
Thaïlande
Is. Quelpart
Is. Rioukiou
subsp. lecordiana
C (groupe 12)
absente (55%)
18-25 (21)
54-77 (66)
12-2 (1.6)
9-14 (12)
bicell. (82%)
recourbécs (73%)
hyaline (60%)
2-49 (3.4)
45
parallèles
Nouvelle-Calédonie
les Vanuatu
9t
Marchantia papillata
subsp. papillata subsp. grossibarba
D (groupes 13-14) E (groupe 15)
présente (80%) présente (89%)
15-19 (17) 12-18 (15)
47-85 (66) 49-83 (66)
1-16 (13) 142 (1.3)
10-14 (12) 8-13 (10) ы
unicell. (84%) unicell. (98%) =
non rec. (83%) non rec. (97%) =
concolore (92%) concolore (95%) A
1.6-2.6 (2) 1.8-3.4 (2.1) Q
1 13 =
obliques obliques =
Ж
Inde N Amérique du S
Chine SW
Népal
Birmanie
Bhutan
Source : MNHN Paris”
MARCHANTIA EN ASIE 77
= M. schadenbergii Steph., Bull. Herb. Boissier 7: 524. Spec. Hep. 1: 186. 1899.
syn. nov. Type: Philippines (G).
= M. stenolepida Herz. ex Burgeff, Genet. Stud. Marchantia: 268. 1943... syn.
nov. Syntypes: Philippines (JE) (= M. stenolepida Haupt, Z. Indukt.
Abstammungs.-Vererbungsl. 62: 370. 1932. nom. inval. (art. 32.1 (c)).
= M. sumatrana Schiffn., Arch. Hydrobiol., Suppl. 21: 388. 1955. syn. nov.
Type: Sumatra (JE). M. nitida Lehm. et Lindenb. var. sumatrana
Ruttner, Arch. Hydrobiol., Suppl. 21: 368. 1955. nom. inval. (art. 32.1 (c)).
subsp. tosana (Steph.) Bischl. comb. nov. (fig. 6)
Basionyme: M. tosana Steph., Bull. Herb. Boissier 5: 99. 1897.
Type: Japon (G) (— M. tosana Steph. ex Makino, Bot. Mag. ( Tokyo) 10: 209.
1896. nom. inval. (art. 32.1 (c)).
Fig. 9 - Spores, faces distales. 1: M. emarginata subsp. emarginata M. emarginata
subsp. —tosana, 3: M, emarginata subsp. lecordiana, 4: М. papillata subsp.
grossibarba. Trait = 101m. (1: Philippines, Ramos 8281; 2: Chine, Wang-te-hui 189; 3:
lles Vanuatu, Veillon 2324; 4: Bhutan, Long 8767).
Source : MNHN. Paris
78 H. BISCHLER
= M. angusta Steph., Bull. Herb. Boissier 7: 527. Spec. Hep. 1: 189. 1899. зуп.
mov. Syntypes: Vietnam (G, FH, PC) (= M. angusta Steph. ex Bescherelle,
Rev, Bryol. 19: 14. 1892. nom. inval, (art. 32.1 (0).
= M. chinensis Steph. in Bonner, Candollea 14: 103. 1953. syn. nov. Type:
Chine (G).
=-М. cuneiloba Steph, Bull. Herb. Boissier 5: 98. 1897. Type: Mes Rióukiou
(С).
_ M. cuneiloba Steph. f. multiradiata Herz. in Handel-Mazzetti, Symb. Sin. 5:
6. 1930. nom. inval. (art. 32.1 (c). syn. nov. Chine (JE).
M. cuneiloba Steph. f. paucifibrosa Herz. in Handel-Mazzetti, Symb. Sin. 5:
6. 1930. nom. inval. (art. 32.1 (c). syn. nov. Chine (JE).
M. esquirolii Steph. in Bonner, Candollea 14: 106. 1953. syn. nov. Type:
Chine (G, PC).
= м. fallax Herz. in Handel-Mazzetti, Symb. Sin. 5: 6. 1930. syn. nov. Type:
Chine (JE).
= M. radiata Horik., Sei. Rep. Töhöku Imp. Univ., Ser. 4, Biol. 5: 629. 1930.
Syntypes: Japon, Taiwan.
M. rugulosa Steph. ex Bescherelle, Rev. Bryol. 19: 14. 1892. nom. inval- (art
32.1 (6). Vietnam (G, PC).
= M. tosayamensis Steph. in Bonner, Candollea 14: 112. 1953. syn. nov. Type:
Japon (G).
subsp. lecordiana (Steph.) Bischl. comb. nov. (fig. 7)
Basionyme: M. lecordiana Steph., Bull. Herb. Boissier 7: 525. Spec. Мер. 1: 187.
1899,
Type: Nouvelle-Calédonie (G).
Marchantia papillata Raddi, Спи, Brasil: 20. 1822. Mem. Mat. Fis. Soc.
Ital. Sci. Modena, Pt. Mem. Fis. 19: 44. 1823.
subsp. papillata
Type: Brésil (LT: PI, Bischler 1984: 95).
subsp. grossibarba (Steph.) Bischl. comb. nov. (fig. 8)
Basonyme: M. grossibarba Steph, Mém. Soc. Sei. Nat. Cherbourg 29: 221.
1894.
Type: Chine (G, FH, PC) (= M. grossibarba Steph. ex Bescherelle, Rev. Bryol.
20: 107. 1893. nom. inval. (art. 32.1 (©).
M. simlana Steph., Bull. Herb. Boissier 7: 401. Spec. Hep. 1: 173. 1899. syn.
nov. Type: Inde (G, NY).
= M. togashii Атак. in Hattori, in Hara, FL East. Himalaya 1: 536. "1966
1967. syn. nov. Type: Inde (NICH).
Source : MNHN. Paris
MARCHANTIA EN ASIE 79
BIBLIOGRAPHIE
BISCHLER Н.,1982 - Marchantia L: morphologie sporale, germination et rang
taxonomique des sections Marchantia et Chlamidium (Corda) Nees. Cryptogamie, Bryol.
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BISCHLER H.,1984 - Marchantia L.: The New World Species. Braunschweig: Cramer.
BISCHLER H.,1987 - The Typification and Synonymy of Japanese Marchantias described
by Stephani. Bryologist 90: 331-336
BURGEFF H.,1943 - Genetische Studien an Marchantia. Jena: Fischer.
EVANS A.W., 1917 - The American Species of Marchantia. Trans. Connecticut Acad. Arts
21: 201-213.
SCHIFFNER V., 1898 - Expositio plantarum in itinere suo indico annis 1893 94 suscepto.
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Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1989, 10 (1): 80-88
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D. LAMY"
Systématique, Nomenclature
89-001 GROLLE R. - Proposal to conserve Fossombroniaceae Hazsl. against Codoniaceae
Klinger. (Hepaticae). Taxon 1988, 37(2): 482-483 (Sekt. Biol, Friedrich-Schiller-Univ.,
Jena, DDR-6900).
Fossombroniaceae Hazslinsky 1885 (T: Fossombronia Raddi) est proposé contre
Codoniaceae Klinggraeff 1858 (T: Codonia Dum.).
89-002 ISOVIITA P. - Proposal to amend Papillaria , nom. cons. (Musci, Meteoriaceae).
Taxon 1985, 34(3) 534-536 (Bot. Mus, Univ. Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170
Helsinki 17).
Papillaria (C. Muell) Lorentz, Moostudien 165. 1864, nom. cons. T: P. nigrescens
(Swartz ex Hedwig) Jaeger ( Hypnum nigrescens Swartz ex Hedwig) (typ. cons.) - Papillaria
1 Kickx fil, Fl. Crypt. Louvain 73, 104. 1835, nom. rej. (Fungi: Lichens)- Pyenothelia
J.M.L. Dufour 1821.
89-003 KUWAHARA Y. - Synopsis of Sect. Biseria Kuw. subgen. Merzgeria Kuw., gen.
Metzgeria Raddi (Hepaticae). Hikobia 1984, 9(1-2): 31-42 (10-2139, Mii-machi,
Kurume, Fukuoka 830, Japan).
Sur les critères de la sexualité et des caractères des poils, la Sect. Biseria est divisée en
quatre sous-sections: Monoica nov. ( M. minor (Schiffn.) Kuw. et 3 esp), Falcata nov. (
M-eptoneura Spruce et 7 esp.), Australis nov. ( M. australis Steph. et 4 esp.), Biseria (19
esp). Notes pour les esp. peu connues. Distr. geogr. pour chaque taxon. Nouv. syn. el
nom. illeg.
Voir aussi: 89-033, 89-054.
Morphologie, Anatomie
89-004 BUCK W.R. - A review of Taxithelium (Sematophyllaceae) in Brazil. Acta
Amazonica, suppl. 1985, 15(1-2): 43-53, 2 pl, 2 cartes (New York Bot. Gard., New
York 10458, USA).
Descr., ill. ct distr. des 3 Taxithelium presents au Brésil. T. pluripunctatum nouv. рош
le Bresil.
89-005 KUWAHARA Y. - An account of the stem size in the leafy Hepaticae. Hikobia
1984, 9(1-2): 103-107, 7 fig. (10-2139, Mii-machi, Kurume, Fukuoka 830, Japan)
* Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-75005 Paris
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 81
Etude la taille de la tige (nombre de cellules en section transversale) chez 25 genres
endémiques de la région des Antipodes. Relation avec la taille de la plante variations
intragénériques.
89-006 KUWAHARA Y. - Structure of the stem and seta in the leafy Hepaticae, as
correlated to their evolution. Hikobia 1984, 9(1-2): 123-128, 1 fig., 1 tabi. (ibidem)
Mise en évidence de 5 types de relations entre évolution / tige et seta chez les
hépatiques à feuilles
Voir aussi: 89-003, 89-033, 89-034, 89-050, 89-054.
Cytologie, Ultrastructure
89-007 BOUDIER P. - Différenciation structurale de l'épiderme du sporogone chez
Sphagnum fimbriatum Wilson. Ann. Sci. Nat. Bot, 14° sér., "1986-87", 1988, 8(3-4):
143-156, 1 schem., 10 fig. (Mus. Chartres, 12 rue St Michel, F-28000 Chartres).
Mise en cause des stomates de la paroi des sporogones de sphaignes. Depourvus de
fonction respiratoire ces pseudostomates s'inscrivent dans le processus de la sporose en
renforçant, à la fois, la robustesse et l'élasticité de la paroi de la capsule. Nouvelle definition
des pseudostomates.
89-008 JENSEN L.C.W., JENSEN C.G. - Fine structure of protonematal apical cells of the
moss Physcomitrium turbinatum. Protoplasma 1984, 122(1-2) 1-10, 12 fig, 1 tabl
(Dept. Bot. & Dept. Anatomy, Univ. Auckland, Auckland, New Zealand).
Observation du déplacement des organelles lors de la croissance de la cellule apicale, de
la formation de la vacuole, des mitochondries invagindes. Essai de clarification de l'origine
et du développement des vacuoles qui deviennent tres importantes lorsque la cellule apicale
s'allonge.
89-009 KUMAR S.S. and VERMA S.K. - Cytological observations in some West
Himalayan mosses. Hikobia 1984, 9(1-2) 65-70, 2 tabl, 3 fig. (Dept. Bot, Panjab
Univ., Chandigarh 160014, India).
Nombre chromosomique de 7 pleurocarpes de l'Himalaya W. 1° comptage pour
Macromitrium himalayanum Mitt. (n— 11), Trachypodopsis serrulata (P. Beauv.) Fleisch.
(n= 11), Prerobryopsis orientalis (C.Muell.) Fleisch. (n=7), Chrysocladium phaeum (Mitt)
Fleisch. (n=10), Homaliodendron obtusatum (Mitt.) Gang. (n=11 (10+m)), Solmsiella
ceylonica (Thwait. et Mitt.) C.Muell. (п=12 (11 + m)).
89-010 STEINKAMP M.P. and DOYLE W.T. - Spore wall ultrastructure in the liverwort
Fossombronia longiseta. Canad. J. Bot. 1984, 62(9): 1871-1879, 10 fig. (Dept. Nat. Sci.,
Univ. California, Santa Cruz, CA 95064, USA).
Observation au MET et au М : ornementation du sporoderme, intine et exine à 2
couches. Présence d'une substance amorphe et dense aux électrons qui pénètre les lamelles
de la couche externe de l'exine et qui envahit les canaux interlamellaires. L'intine et une par-
tie importante de la substance dense aux électrons sont éliminés au cours de l'acétolyse.
Physiologie, Chimie
89-011 ARO EM., GERBAUD A. and ANDRE М. - CO, and O, exchange in two
mosses, Hypnum cupressiforme and Dicranum scoparium. Pl, Physiol. 1984, 76(2):
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F-13115 Saint-Paul-les- Durance).
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6300 Giessen, FRG).
Etude des pH vacuolaire et cytoplasmique, en présence de NH, CI et de CH, NI; CI
dans les cellules des rhizoides de Riccia fluitans à l'aide d'une microelectrode.
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in Riccia gangetica Ahmad by some aminoacids. J. Exp. Bot. 1984, 35(159): 1537-1546,
8 fig. (Dept. Bet, Univ. Delhi, Delhi 110007, India).
Effet de l'asparagine, de l'ac. aspartique, de Гас. glutamique, de la glycine, de la sérine
et de la tryptophane sur la croissance et la formation de gamétanges chez Riccia gangenea
Sas Sont favorables à la croissance. Les ac. aspartique et glumatique favorisent la produc-
tion d’antheridies, l'asparagine, la sérine et la tryptophane celle d’archégones.
89-014 KUMRA S. - Callus induction in the liverwort Asterella wallichiana (L. et Le)
Grolle. J. PL Physiol. 1984, 115(3); 263-269, 1 tabl., 3 fig. (Dept. Bot., Univ. Delhi,
Delhi 110007, India).
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And gametangial formation in the liverwort Riccia gangetica Ahmad. Ann. Bot
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Hikobia 1984, 9(2):61-63, 1 fig, 1 tabl. (Dept. Bot, Madhav Sci. College, Ujjain
466-010, India).
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Environm. & Exp. Bot. 1984, 24(4): 295-304, 5 fig, 3 tabl. (Sci. Div., Natl. Park Serv.
Porter, IN 46304, USA).
Biologie
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Ecol. 1988, 17 : 1-83, 4 pl, 14 fig., 24 tabl. (Dept. Ecol. Bot., Uppsala Univ., Box 559,
5-75122 Uppsala).
Topographie, géologie, climat, végetation, flore, impact de l'homme, évolution de la
végétation, des mis Lesotho. Flore vasculaire, bryophytes et lichens. Deser. de 12
Mos nunautes de plantes, évolution, relation avec l'environnement des tourbiéres de la
chaine du Thaba-Putsoa.
89-019 BALATOVA-TULACKOVA E. - Nass- und Feuchtwiesen des Novobystrická
Vrehovina-Hochlandes. Preslia 1984, 56(4): 343-358, 4 tabl. (Inst. Exp. Phytotechnol.,
Grassland Sect., Czechoslowak Acad. Sci., Stará 18, 662 61 Brno, Czechoslovakia)
Etude phytosociol. du Caricetum rostratae, Scirperum silvatici, Angelico-Cirsietum
palustris en Bohème SE. Bryophytes associés.
89-020 BOTINEAU M. - Compte-rendu de l'excursion du 24 mai 1987 dans les environs de
Cháteauneuf-sur-Charente. Bull. Soc. Bot, Centre-Ouest n.s., 1988, 19: 465-471 (Lab.
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89-021 BOUDIER P. - Deux bryophytes nouvelles pour le Bassin Parisien: Lophozia
capitata (Hook.) Macoun dans le Perche et Leptodontium gemmascens (Mitt. ex Hunt)
Braithw. en Beauce. Bull. Soc. Bot, Centre-Ouest n.s., 1988, 19: 249-255, 3 cartes (Mus.
Chartres, 12 rue St Michel, F-28000 Chartres).
Source : MNHN, Paris
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central Japan. Hikobia 1984, 92): 129-136, 6 fig., 1 tabl, en japonais, res. angl. (Bot
Inst, Fac. Sci., Hiroshima, Japan)
Descr. de 5 communautés végétales entre 2700 et 2900 m sur le Mt Ontake, à partir
de 188 relevés et en appliquant la methode de l'école 2M. Bryophytes associés.
89-024 DURING H.J. and ter HORST B. - Diversity and dynamics in Bryophyte
communities on earth banks in a dutch forest. Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 447-455, 2
tabl., 1 fig. (Dept. Pl. Ecol., Lange Nieuwstraat 106, NL -3512 PN Utrecht)
L'observation sur 4 ans de 16 carrés contenant de 5 à 14 bryophytes permet d'étudier
la dynamique de chaque espéce en relation avec la dynamique de l'ensemble. Confirmation
du modèle de diversité de Huston (1979)
89-025 FIFE A.J. - The phytogeographic affinities of the alpine mosses of New Zealand. In
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& Ind. Res. Organ. (CSIRO) 1986, pp. 337-355, 7 tabl. (Bot. Div., DSIR, Private Bag,
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site du Longeroux (Corrèze): premiers documents phytosociologiques (bas marais
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tabl, (Lab. Bot., Fac, Pharmacie, Limoges).
Présentation de divers groupements végétaux: bas marais, prairie tourbeuse, tourbière
active et landes tourbeuses, pelouse tourbeuse périphérique.
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Gray, F-25030 Besançon Cedex).
Brève deser. de 31 groupements végétaux; relation bryophytes-phanérogames.
89-029 GILLET F, - Vegetation muscinale et phytocoenose de la Réserve de Valhois
(Doubs). Cah. Environn., Et. & Rech. Ecol. Comtoise 1988, 6, 28 pages non numérotées,
6 fig., 1 tabl. (Ibidem)
La richesse floristique de la réserve de Valbois est l'intérêt principal du site.
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89-031 HEBRARD J.P. - Contribution à l'étude des bryophytes de la réserve naturelle de la
presqu'île de Scandola (Corse). Candollea 1988, 43(1): 189-197, 1 tabl., 3 fig. (Inst. méd.
ecol. & palöoecol., Lab. Bot. & Ecol. Méd., Fac. Sci. St Jérôme, rue Henri Poincaré,
F-13397 Marseille Cedex 13).
Liste de 15 hépatiques et 42 mousses sur substrats siliceux, biotopes. Noter Fissidens
algarvicus et Rhynchostegium letourneuxii nouveaux pour la Corse.
89-032 HÉBRARD J.P., PIERROT R.B., QUÉTU G. et ROGEON M.A. - Contribution à
la bryoflore de la Haute Cerdagne et du Capcir. Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest n.s., 1988,
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Liste de 52 hépatiques, 7 sphaignes et 214 mousses avec loc., sur terrains siliceux.
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Source : MNHN, Paris
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tabl. (Leehrstoel Morphol., Syst. & Ecol. PI, Rijksuniversiteit Gent, Ledeganckstr. 35,
B-9000 Gent).
Deux méthodes sont appliquées et comparées pour l'étude du Physcietalia ascendentis
et du Leucodontetalia de la région du Boulonnais.
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A.G. College, 411004 Poona, Maharashtra, India).
‘Grande diversité écologique de la flore des hépatiques de la forét de Purandhar;
présence d'endémiques. Etude des formes de croissance.
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Lab. Phytogéogr., F-14032 Caen Cedex).
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Caractéristiques phytosociol. des 4 catégories de communautés de bryophytes étudiées
dans les mts Qinling: Hydrophytia, Petrophytia, Geophytia, Epixylophytia-
89-039 NAKAMURA T. - Bryophyte and lichen succession on fallen logs and seedling
establishment in Tsuga-Abies forests of Central Japan. Symp. Biol. Hung. 1987, 35:
485-495, 1 tabl., 1 fig. (Office for Establ. Pref. Museum, Cultural Affairs Sect., Org.
Chiba Pref. Board Educ., Chiba-City, Japan).
Descr. de 8 types de communautés bryo-lichéniques caractérisées par leur composants
dominants. Etude de la succession des communautés
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sempervirens forest in Northern California. Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 467-473, 3
tabl (Herb., Dept. Biol. Sci., Humboldt State Univ., Arcata, California 95521, USA).
Modification de la végétation bryophytique aprés les coupes de 1860-1900. Si ac-
tuellement la forêt est de nouveau vierge, sur les 128 esp. caractéristiques 9 n'ont pas été
trouvées, d'autres ont des abondances différentes. L'effet à long terme est plus important
sur les bryophytes que sur la flore vasculaire.
89-041 PIERROT R.B. et coll. - L'année bryologique 1987. Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest
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Source : MNHN. Paris
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Deser. des communautes aquatiques et des marais du Bassin Saijo, selon la méthode
Braun-Blanquet. Suivi de la pollution (déchets domestiques et engrais), choix de
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Sur les bases écol. et coenol,, distinction de 5 larges groupes bryotaxonomiques dans
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Cruz, Manila, The Philippines).
Liste des 33 taxons de la collection faite par B. Setogawa aux Philippines entre 1934 et
1939 et conservés à HIRO, Leucobryum scabrum et Homaliodendron pinnatelloides nouv.
pour les Philippines.
89-050 UNE K. - A field observation on the reproductive mode in Marchantia polymorpha
L. Hikobia 1984, 9(1-2): 15-18, 2 fig., 1 tabl. (Bot. Inst., Fac. Sci, Hiroshima Univ.,
Naka-ku, Hiroshima 730, Japan)
Etude sur 8 colonies. Correlation négative entre la production de cupules et la for-
mation de rameaux sexuels dans une colonie. Cette correlation négative est associée à Гаре
des thalles et aux changements des conditions nutritives du sol d'une colonie.
89-051 WATTEZ J.R. - Etudes sur les Plagiotheciaceae du Nord de la France. 2° partie: à
propos des 4 espèces appartenant au genre Plagiothecium. Bull. Soc. Linn, Nord Picardie
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Répartition stationnelle et écologie en France du Nord de Plagiothecium undulatum, P.
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Mention de 24 mousses méditer. dans la partie moyenne de la vallée de la Moselle.
Eurhynchium striatulum nouv. pour le Rheinland-Pfalz.
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Source : MNHN, Paris
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Voir aussi: 89-004, 89-098, 89-108.
Pollution
Voir: 89-045, 89-088, 89-089, 89-090, 89-092, 89-093, 89-094, 89-095.
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Univ., Ohlshausenstrasse 40-60, D-2300 Kiel 1).
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sphaignes en pénétrant les parois cellulaires et en altérant le protoplasme de la cellulle. П y
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attaquées.
Source : MNHN. Paris
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Descr, des tourbieres et marais de l Upper Midwest: origine, développement, nutri-
tion, modes de vie, classification, cycle nutritif et taxonomie détaillée des sphaignes. Rôle
des tourbieres: paléoécologie et sporologie. Vademecum du bryologue: descr., taxonomie,
clés, portrait de chaque sphaigne. Glossaire (6 1/2 p.), bibliographie (14 p.) et index (8 p.).
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British Museum (Natural History), 1988. iii, 204 p., 165 fig. (Bot. Dept, Brit. Mus.
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Présentation géographique et bryoflore de la Malesie incluant Nouvelle-Guinée,
Philippines. Clés aux genres, esp. Taxonomie, descr., ill, distr., écol. et notes de chaque
taxon appartenant aux Sphagnales...Dicranales. Les dessins sont trés clairs. Glossaire,
bibliogr. et index.
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IWATSUKI Z. - Miyazakı-ken: The Hattori Botanical Laboratory, 1987. 242 p., 98 fig.
(Obi, Nichinan-shi, Miyazaki-ken 889-25, Japan).
Pour l'étude des mousses du Japon, il existe différentes monographies mais pas de
flore d'ensemble. Dans cette premiére partie sont traitees les Andreaeaceae, Tetraphidaceae,
Buxbaumiaceae, Diphysciaceae, Polytrichaceae, Fissidentaceae, Archidiaceae, Ditrichaceae,
Bryoxiphiaceae, Seligeriaceae, Dieranaceae, Leucobryaceae. Les familles sont décrites, clés
aux genres et aux esp. Taxonom., deser., ill, exsic., distr., note de chaque taxon. Les dessins
sont clairs et les termes bryologiques sont portés sur un carton à part, d'emploi trés com-
mode.
Documentation, Histoire des Sciences
89-064 ANDO H. - Botanical field trip from Edmonton to Vancouver throught the Canadian
Rocky Mountains. Hikobia 1984, 9(1-2): 195-205, 12 fig., en japonais, res. angl. (Bot.
Inst, Fac. Sci., Hiroshima Univ., Naka-ku, Hiroshima 730, Japan).
89-065 BARDUNOV L.V., BACZURINA A.F., SCHLYAKOV R.N. - In memorial
Lidiya Ivanovna Savicz-Ljubitskaya (1886-1982). Bot. Zurn. (Moscow & Leningrad)
1985, 70(2): 278-283. (Liste des publications).
89-066 CAMUS Ph. - Botanistes abbevillois du XIX? siècle. Bull. Soc. Emulation Hist. Litt
Abbeville 1987, 26(2): 175-183 (69 rue Louandre, F-80100 Abbeville)
Evocation de Ch. F. Du Maisniel de Belleval (né en 1733), Ch. B. Buteux (1745-1831),
LA.G. Boucher de Crèvecoeur (1757-1844), baron Р.А. Tillete de Clermont-Tonnerre
(1789-1859), Dr C. Picard (1805-1841), Abbe H. Macquet (1758-1838), Dr F.P, Ravin
(1759-1788), Ch. J. Buteux (1794-1876), Fr. B. Gaillon (1782-1839), H.L. Blondin de
Brutelette (1806-1878), L.B. Eloy de Vicq (1810-1886) qui ont anime à divers titres la
Société d'Emulation d'Abbeville et marqué la botanique du nord de la. France.
89-067 IONESCU V., CRISTUREAN I. - Cea de a 75-A aniversare a profesorului Dr.
docent st, Traian I. Stefureac. Acta Bot. Horti Bucuresti 1984: 334-345, 1 photo, bio-
graphie,
89-068 GREENE S.W. and HARRINGTON AJ. - The conspectus of bryological
taxonomic literature, Part 1. Index to monographs and regional reviews. Bryophyt.
Biblioth. 1988, 35: 1-272 (Dept. Bot, Univ. Reading, London Road, Reading КОТ
5AQ, Berkshire, Great Britain).
Source : MNHN. Paris
88 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
Bibliographie pour l'identification des bryophytes. Index annoté des références de trai-
tements mondiaux des ordres, familles, genres, depuis les 50 dernières années. Pour chaque
entrée: auteur(s), année, réf. bibliogr. complete et vérifiée, renvois si nécessaires. Index des
périodiques et ouvrages dépouillés, index des auteurs
89-069 LENNON J. - J.M. Delavay au Yunnan (1882-1895) et ses relations avec David,
Franchet et les autres, Bull. Ass. Parcs Bot. France 1988, 11: 4-6.
Notes biographiques et relation de voyage de J.M. Delavay au Yunnan (1882 -1895);
relations avec Armand David (ne en 1826), Adrien Franchet (ne en 1834), d’aprés corres-
pondance conservée à P.
89-070 SEKI T. - Mr Kazuo Oti (1909-1979), a memorial tribute. Hikobia 1984, 9(1-2):
165-172, 2 fig, en japonais, res angl. (The Miyajima Nat. Bot. Gard, Fac. Sci,
Hiroshima Univ., Murokama, Miyajima-cho, Saiki-gun, Hiroshima 739-05, Japan).
K. Où (1909-1979) a étudié la bryoflore de la partie E de Ehime Pref., Shikoku. 30
mousses et 6 hépatiques furent décrits sur ses récoltes. Il s'intéressa particulièrement aux
mousses se développant sur sol contenant du cuivre. Herbier contenant 7000 spécimens
déposé à HIRO.
89-071 WATTEZ J.R. - Le centenaire de la mort du botaniste Eloy de Vicq. Bull. Soc.
Linn. Nord Picardie 1988, n.s., 6: 2-6 (3 place Louis Dewailly, F-80037 Amiens Cedex).
Evocation de Léon Bonaventure Eloy de Vicq, mort le 16 avril 1886 a Abbeville;
résumé des excursions botaniques faites lors du centenaire de sa mort.
89-072 WATTEZ LR. - L'oeuvre d’Eloy de Vicq. Bull. Soc. Emulation Abbeville 1987,
26(2); 185-188 (Ibidem).
Revue des travaux botaniques d' Eloy de Vicq, à l'occasion du centenaire de sa mort.
Voir aussi: 89-115.
INFORMATIONS: Ouvrages récemment reçus
BACKEUS I. - Mires in the Thaba-Putsoa Range of the Maloti, Lesotho. 1988, 17, 83 р.
il. (ISBN 91-7210-817-7, Svenska Växtgeografiska Sällskapet, Box 559, S-75122
Uppsala).
свом H. (with сой. PLANISEK 5. ) - A focus on peatlands and peat mosses. Ann
‘Arbor: The University of Michigan Press, 1988, vii, 306 p., ill. (ISBN 0-472-09378-9,
839 Greene Street, P.O. Box 1104, Ann Arbor, Michigan 48106, USA, prix: $ 49.50).
EDDY A. - A handbook of Malesian mosses. Volume 1, Sphagnales to Dicranales. London:
British Museum (Natural History), 1988, iii, 240 p., ill. (ISBN 0-567-01038-7, Cromwell
Road, London SW7 5BD, UK).
GREENE S.W. and HARRINGTON A.J. - The conspectus of bryological taxonomic
literature. Part 1. Index to monographs and regional reviews. BRYOPHYTORUM
BIBLIOTHECA 1988, 35, 272 p. (ISBN 3-443-62007-8, J. Cramer in der Gebrüder
Borntraeger Verlagsbuchhandl., Johannesstr. ЗА, D-7000 Stuttgart 1, prix: 120 DM).
KALB K. und VEZDA A. - Neue oder bemerkenswerte Arten der Flechtenfamilie
Gomphillaceae in der Neotropis. BIBLIOTHECA LICHENOLOGICA 1988, 29, 80 р.
+ 30 fig. (ISBN 3-443-58008-4, J, Cramer, ibidem, prix: DM 50.-).
NASH III T.H. and WIRTH V. - Lichens, bryophytes and air quality. BIBLIOTHECA
LICHENOLOGICA 1988, 30, 297 p., ill. (ISBN 3-443-58009-2, J. Cramer, ibidem, prix:
DM 90.-).
NOGUCHI A. - Illustrated moss flora of Japan. Part 1. (Supplemented by Z.
IWATSUKI). Miyazaki-ken: The Hattori Botanical Laboratory, 1987, 242 p., ill. (ISBN
4-938163-05.5, Obi, Nichinan-shi, Miyazaki-ken 889-25, Japan, prix: Yen 4,000; $
31.00).
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichenol. 1989, 10 (1): 89-94 89
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
D. LAMY"
Systématique, Nomenclature
89-073 GALLOWAY D.J. and LAUNDON J.R. - Proposal to conserve Pseudocyphellaria
against several names (Ascomycotina, Lobariaceae). Taxon 1988, 37(2): 480-482 (Dept.
Bot, Brit. Mus. (Nat. Hist.), Cromwell Road, London SW7 SBD, Great Britain).
Proposition de conserver Pseudocyphellaria Vainio 1890 (T: P. aurata (Ach.) Vainio
(= Sticta )).
89-074 HAWKSWORTH D.L. - The application and citation of the generic name
Parmeliopsis (Lecanorales, Parmeliaceae). Pl. Syst. Evol. 1985, 149(3-4): 303-307, 1
tabl. ICAL Ferry Lane, Kew, Surrey ТМЗ AF, Great Britain).
Historique et nomenclature. La bonne citation est Parmeliopsis (Nyl. ex Stizenb.) Nyl.
1866, T: P. placorodia (Ach.) Nyl. Les esp. de Parmeliopsis ayant des conidies falciformes
appartiennent au genre Foraminella Frycke Meyer, T: F. ambigua (Wulfen) Fricke Meyer.
Synopsis des esp. nord-americaines et européennes des 2 genres.
89-075 HOUMEAU J.M. et ROUX Cl. - Lecanora chaffiniana Houmeau et Roux sp. nov.,
espèce nouvelle de lichen du Massif Central (France). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest n.s.,
1988, 19; 265-277, 21 fig., 1 tabl. (1 av. Aristide Briand, F-79200 Parthenay).
Diagn., descr., ill, affinités, de Lecanora chaffiniana esp. nouv. saxicole, calcifuge, de
Mézenc.
89-076 JORGENSEN P.M. - Proposal to conserve Parmeliopsis (Nyl.) Nyl. (Lichenes) with
a conserved type. Taxon 1988, 37(2) 479-480 (Bot. Inst, Univ. Bergen, Allegt. 41,
N-5007 Bergen).
Parmeliopsis (Nyl.) Nyl. 1866 ( Parmelia subgen. Parmeliopsis Nyl. 1861) est à
conserver avec T: Parmeliopsis ambigua (Wulfen in Jacquet 1790) Nyl. type cons. prop.
89-077 KALB K. und VEZDA A. - Neue oder bemerkenswerte Arten der Flechtenfamilie
Gomphillaceae in der Neotropis. Biblioth. Lichenol. 1988, 29: 1-80 et 39 fig. (Adalbert-
Stifter-str. 5b, D-8430 Neumarkt/OPf.).
Révision du matériel néotropical de la famille des Gomphillaceae. Taxonom., ill,
descr, distr. (nouvelles récoltes) de 41 esp. Clés aux Aulaxina, Echinoplaca, Gomphillus,
Gyalideopsis, Tricharia. Diagnose de 28 esp. nouv. (pour la plupart du Brésil: Aulaxina
corticola, A. submuralis, Echinoplaca affinis, E. bispora, E. campanulata, E. lucernifera, E.
similis, E. subsimilis, Е. tricharioides, Gomphillus ophiosporus, Gyalideopsis confluens, G.
halioridiformis, G. lecideina, G. monospora, G. parvula, G. robusta, G. rostrata, G.
rubrofusca, G. trapperi, G. vainioi, Tricharia aulaxinoides, T. brevipilosa, T. fumosa, T.
hyalina, T. lancicarpa, Т. longispora, T. santessoniana, T. subplana, T. testacea, T.
umbrosa. Une comb. nouv.: Gyalideopsis argentea (Mont.) (= Biatora ).
* Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-75005 Paris
Source : MNHN. Paris
90 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
89-078 KORF R.P. - Report (N.S. 1) of the committee for Fungi and Lichens on proposals
to conserve and/or reject names. Taxon 1988, 37(2): 450-463 (Plant Pathol. Herb.,
Cornell Univ., Ithaca, NY 14853, USA).
Les lichens suivants sont conservés: Anisomeridium (J. Muell. Arg.) M. Choisy 1928,
Phlyetis (Wallroth) Flotow 1850, Chrysothrix Mont. 1852, Chondropsis Nyl. ex Cromb.
1879, Lecidea synothea Ach. 1808, Cladonia Hill ex P.Browne 1756, Roccella A.P. de Cand.
in Lam. et DC 1805, Lecanactis Körber 1855, Physconia Poelt 1965.
89-079 LAUNDON J.R. and HAWKSWORTH D.L. - Proposal to conserve Aspicilia
Massal. against several names (Lichenized Ascomycotina: Hymeneliaceae). Taxon 1988,
37(2): 478-479 (Dept. Bot., Brit. Mus. (Nat. Hist), Cromwell Road, London SW? 5
BD, Great Britain).
Aspicilia Massal. 1852 nom. cons. prop. (T: A. polygonia (Villars) Massal. (= Lichen
polygonius Villars) avec en synonymie Circinaria Link 1809, Sagedia Ach. 1809,
‘Sphaerothallia Nees ab Es. 1831, Chlorangium Link 1849.
89-080 SINGH A. and UPRETI D.K. - The lichen genus Pyrenula from Andaman Islands,
India. Geophytology 1987, 17(1): 75-87, 27 fig., 2 pl. (Cryptog. Bot. Sect, Natl. Bot.
Res. Inst., Lucknow 226-001, India).
Clé, deser., ill. de 21 esp. du genre Pyrenula nouvelles (sauf 3) pour les Iles Andaman.
Diagn. de 8 esp. nouv.: Р. andamanica, P. elegans, P. kurz, P. longislandica, P. nuda, P.
oculata, P. submastophora, P. subrizalensis.
89-081 WETMORE C.M. - Lichens of Theodore Roosvelt National Park. Mycotaxon 1985,
23: 241-249 (Bot. Dept., Univ. Minnesota, St Paul, Minnesota).
Liste de 204 esp. boreales rares du Theodore Roosvelt National Park. 4 comb. nouv.:
Aspicilia reptans (Looman) (= Lecanora ), Peccania subnigra (B. de Lesd) (
Placynthium), P. texana Duck) (= Synalissa-) et Staurothele monicae (Zahlbr.) (=
Endocarpon ).
Voir aussi:89-107.
Morphologie, Anatomie
Voir: 89-075, 89-077, 89-080.
Biologie
89-082 NASH III T.H. and EGAN RSS. - The biology of lichens and bryophytes. Biblioth.
Lichenol. 1988, 30: 11-22 (Dept. Bot. Arizona State Univ., Tempe, AZ 85287-1601,
USA).
Exposé à partir de la littérature des similitudes entre bryophytes et lichens (petite taille
et adaptations écologiques et physiologiques parallèles bien que non reliées du point de vue
évolutif, et de leur caractères génériques (evolution, taxonomie, cycles, morphol., physiol.,
modes de croissance) en introduction à une étude sur la qualité de l'air.
Physiologie, Chimie
89-083 KWAPULINSKI J, SEAWARD. M.R.D. and BYLINSKA E.A. -137 Caesium
content of Umbilicaria species, with particular reference to altitude. Sci, Total Environm.
1985, 41: 125-133, 1 tabl, 4 fig. (Silesian Univ. Med, Dept. Toxicol, Katowice,
Poland).
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE 91
Etude de la radioactivité spécifique du contenu en!3? Cs de 4 esp. d' Umbilicaria de
différentes loc. de Pologne SW entre 400 et 1200m. Le coefficient d'accumulation augmente
quand l'altitude diminue
89-084 SEAWARD M.R.D., HELSOP J.A., GREEN D. and BYLINSKA E.A. - Recent
levels of radionuclides in lichens from Southwest Poland with particular reference to! Cs
and!Y Cs. J. Environm. Radioactivity 1988, 7: 123-129, 2 fig., 2 tabl. (School Environm.
Sci, Univ. Bradford, Bradford BD7 1DP, UK).
Augmentation des niveaux des radionuclides dans les Umbilicaria recoltes en Pologne
de 1978 à 1986, en relation avec l'accident de Chernobyl d'avril 1986. Variations
intraspécifiques del" Cs liées à la loc. et à l'altitude, tandisque les variations interspécifiques
sont liées aux exigences écologiques et à la distr. geogr.
Pollution
89-085 CARBALI. DURAN M.R. y GARCIA MORALES A, - Líquenes epifitos come
indicadores de la contaminación atmosferica. I. Utilización del Indice de Pureza
Atmosferica (LP.A.) en la ciudad de Vigo (España). Revista Biol. 1986-87, 13(1-4):
33-41, 4 fig., 2 tabl; (Depto. Bot., Fac. Biol, Univ. Santiago, España)
Etude de la pollution par SO, à Vigo (Pontevedra, Espagne NW) en utilisant les
lichens comme bioindicateurs. 25 sites sont étudiés et l'I.P.A. est utilisé. Cartographie et
détermination de trois zones
89-086 DERUELLE S. et BOISSIÈRE J.C, - Estimation de la pollution atmosphérique dans
la région de Melun-Fontainebleau en utilisant les lichens comme bioindicateurs. Bull,
Assoc. Naturalistes Vallée Loing 1988, 64(2): 74-83, 2 tabl, 1 carte (Lab. Biol Vég.,
Route de la Tour Denécourt, F-77300 Fontainebleau).
89-087 FIELDS R.F. - Physiological responses of lichens to air pollutant fumigations.
Biblioth. Lichenol. 1988, 30: 175-200, 6 tabl., 3 fig. (Dept. Bot., Arizona State Univ.,
"Tempe, AZ 85287-1601, USA).
Revision des études faites en laboratoire sur les effets du SO,, fluoride hydrogene,
ozone, dioxide d'azote et nitrate de peroxyacétyle sur la fixation photosynthétique, les mo-
difications de la respiration, le flux de potassium, la chlorophylle et leurs toxici
89-088 NASH III T.H. and WIRTH V. - Lichens, bryophytes and air quality. Biblioth.
Lichenol. 1988, 30; 1-297, ill. (Dept. Bot., Arizona State Univ., Tempe, AZ 85287-1601,
USA).
12 contributions réparties en 4 chapitres: informations générales sur les lichens et les
bryophytes, études sur le terrain, informations physiologiques provenant des études en la-
boratoire et leurs relations avec les observations sur le terrain, agences gouvernementales.
Index taxonomique et index matiére.
89-089 NASH III T.H. - Correlating fumigation studies with field effects. Biblioth. Lichenol.
1988, 30: 201-216, 3 tabl., 2 fig. (Ibidem).
Les concentrations de polluants mesurées sur le terrain sont suffisamment importantes
pour affecter durement les espéces qui sont démontrées sensibles, lors des expériences de
fumigation d'ozones, de fluoride et de zinc.
89-090 - PUCKETT K.J. - Bryophytes and lichens as monitors of metal deposition. Biblioth.
Lichenol. 1988, 30: 231-267, 3 tabl. (Air Quality Res. Branch, Atmospher. Environm.
Serv., vironm. Canada, Downsview, Ontario M3H 5T4, Canada).
Définition des critéres que doivent remplir les bryophytes et les lichens pour être de
bons bioindicateurs dans l'étude des dépots métalliques.
89-091 SHOWMAN К. - Mapping air quality with lichens, the North American
Experience. Biblioth. Lichenol. 1988, 30: 67-89, 1 tabl., 11 fig. (Amer. Electric Power
Serv. Corp., 1 Riverside Plaza, Columbus, OH 43215, USA).
Source - MNHN. Paris
$2 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
La distrib. des lichens et l'IAP permettent Vétablissement de cartes informant sur la
qualité de l'air. Mais dans la plupart des cas, une correlation quantitative entre les lichens et
les mesures de polluants n'est pas possible, surtout là où il n'y a pas ou peu d'instruments
de mesures.
89-092 SIGAL L.L. - The relationship of lichen and bryophyte research to regulatory
decisions in the United States. Bibliorh. Lichenol. 1988, 30: 269-287, З tabl., 3 fig.
(Environm. Sci. Div., Oak Ridge Natl. Lab., Oak Ridge, TN 37830, USA).
1l faut lier dans un méme projet les recherches utilisant les bryophytes et celles utili-
sant les lichens pour un meilleur impact sur les décideurs.
89-093 WILL-WOLF S. - Quantitative approaches to air quality studies. Biblioth. Lichenol.
1988, 30: 109-140, 5 tabl., 5 fig. (Inst. Environm. Stud., Univ. Wisconsin-Madison, 139
Birge Hall, Madison, WI 53706, USA).
Presence de l'esp. (bryophyte, lichen) et couverture de l'esp. Analyse paramétrique de
variance. Précaution et mode d'emploi. Réponses des cryptogames aux polluants.
89-094 WINNER W.E. - Responses of bryophytes to air pollution. Biblioth. Lichenol. 1988,
30: 141-173, 4 fig., 2 tabl. (Dept. Gen. Sci., Oregon State Univ., Corvallis, OR 17331,
USA).
Utilisation de l'IAP, sur le terrain, et pour le suivi de pollution par SO, et NO, et
éléments métalliques lourds. Etude physiologique de quelques mousses.
89-095 WINNER W.E., ATKINSON C.J. and NASH III T.H. - Comparisons of SO, ab-
sorption capacities of mosses, lichens, and vascular plants in diverse habitats. Biblioth.
Lichenol. 1988, 30: 217-230, 3 fig., 2 tabl. (Ibidem).
Dans tous les habitats les mousses sont potientiellement plus résistantes au SO, que
les plantes vasculaires (base poids sec). Le lichen arctique absorbe plus de 100 fois plus de
SO, que les plantes vasculaires arctiques. Les estimations d'absorption des mousses et
lichens dépassent trés largement celles des plantes vasculaires.
89-096 WIRTH У. - Phytosociological approaches to air pollution monitoring with lichens.
Biblioth. Lichenol. 1988, 30: 91-107, | carte, 5 tabl (Staatl. Mus. Naturk., Rosenstein 1,
D-7000 Stuttgart 1).
Descr. des méthodes phytosociologiques pour l'étude de la qualité de l'air, intérêt de
l'école franco-suisse.
89-097 WETMORE C.M. - Lichen floristics and air quality. Biblioth. Lichenol. 1988, 30:
55-65 (Dept. Bot., Biol. Sci. Centre, Univ. Minnesota, St Paul, MN 53108, USA).
Suivi de la lichénoflore pour l'estimation de la qualité de l'air. Exemple des parcs na-
tionaux aux Etats-Unis. Précautions d'emploi
Voir aussi: 89-084
Répartition, Ecologie, Sociologie
89-098 BOTINEAU M., BOUZILLE J.B., GHESTEM A., LAHONDERE C. et PIGEOT
J. - Quelques aspects de la végétation oléronnaise (2° journée Phytosociol Centre-
Ouest). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest n.s., 1988, 19: 425-455, ill. (Fac. Pharm., 2 rue Dr
Marcland, F-87000 Limoges).
Etude des contacts vases salées-sables dunaires, de la dune grise à la forêt de chêne
vert et pin martime. Marais de la Perroche, Bryophytes et lichens associés.
89-099 CLERC P. - Quelques lichens récoltés sur les grés siderolithiques du Saleve (France,
Haute-Savoie). Arch. Sci. (Genève) 1988, 45: 115-123, 3 fig. (Syst. Geobot. Inst., Univ.
Bern, Altenbergrain 21, CH-3013 Bern).
12 lichens avec loc. dont 9 nouv. pour le Salève. Ecologie et sociologie.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE 9
89-100 EGEA J.M. y LLIMONA X. - Las comunidades de líquenes de las rocas siliceas no
volcanicas del SE de Espana. Acta Bot. Barcinonensia 1987, 36: 1-123, 20 fig., 36 tabl.,
2 annexes (Depto. Bot., Fac. Biol., Univ. Murcia, Murcia, España).
200 relevés selon la méthode de Klement, provinces de Murcia, Almeria, Albacete, de
0 à 2000m, roches siliceuses. 24 unités de végétation: 15 ass., 5 sous-ass., 4 communautés.
Descr. de 20 unités non encore décrites appartenant à la cl. Rhizocarpetea geographici
Mattick 1951 emend. Wirth 1972. Communautés méditerr. plus ou moins xerophiles, distr.
de chaque communautés dans l'aire étudiée. Syntaxons nouv.: Parmelienalia conspersae,
Pertusarienalia leucosorae, Acarosporetum charidemi, Solenopsoro-Diploicierum
subcanescentis, Parmelietum tinctinae, Acarosporetum sulphuratae, Lecanoro-Aspicilietum
epiglytae, Pertusarierum gallicae, P. rupesiris, Ramalinetum digitellatae. En annexe
présence et recouvrement de chaque esp. dans chaque unité végét., avec mention des valeurs
caractéristiques; choix des esp. caractéristiques de chaque unité; ces deux annexes permet-
tent d'appréhender les preferences écol. de chaque esp. dans l'aire étudiée.
89-101 EGEA J.M. - Liquenes calcicolas y terricolas de la Sierras de Pedro Ponce у Quipar
(NW de Murcia, Espana). Anales Biol. (Biol. Veg. 1) 1985, 6: 19-27 (Ibidem).
108 esp. avec loc. sur rochers calcaires ou sur le sol.
89-102 EGEA J.M., MORENO Р.Р. y TORRENTE P. - Vegetación liquénica epifitica de
la Sierra del Calar del Mundo: erbozo fitosociologico. Anales Biol. (Biol. Veg. 1) 1985,
6: 41-53, 7 tabl., 2 fig. (Ibidem).
Descr. de 8 communautés licheniques épiphytes sur Pinus nigra subsp. salzmannii
dans la Sierra del Calar del Mundo.
89-103 HAYWARD B.W. and HAYWARD G.C. - Lichens of the Chickens Islands,
northern New Zealand. Тале 1984, 30: 43-51, 1 fig. (New Zealand Geol. Surv., P.O
Box 30368, Lower Hutt, New Zealand).
Liste avec loc. de 130 lichens des Chickens Islands. Opegrapha bonplandii nouv. pour
la Nouvelle-Zélande.
89-104 HOUMEAU J.M. et ROUX C. - Lichens récoltés dans les Causses au cours des
sessions de la S.B.C.O. en 1982 et 1986. Bull. Soc. Bot. Cenire-Ouest n.s., 1988, 19:
279-282 (1 av. Aristide Briand, F-79200 Parthenay).
Liste de 70 lichens des Causses et des Cévennes, avec notes écol
89-105 NIMIS P. LOSI L. - Lichens as phytoclimatical indicators in the Trieste karst.
Gortania 1984, 5: 63-79, 3 tabl., 4 fig. (Dept. Biol., Sez. Geobot. ed Ecol. veg., Univ.
Studi, Via Valerio 30, 1-34127 Trieste).
Les lichens ayant des modes de distribution semblables tendent à avoir des exigences
écologiques similaires. Ils peuvent donc être utilisés comme indicateurs phytoclimatiques.
89-106 ROWE J.G. y EGEA J.M. - Contribución al estudio liquenicológico de Andalucía oc-
cidental, II. Comunidades sobre granitoides en la zona mas termica de la provincia de
Sevilla. Anales Biol. ( Biol.Veg. 1) 1985, 6: 33-40, 6 tabl., 1 fig. (Dept. Biol. veg., Fac.
Farmac., Univ. Sevilla, Sevilla, España)
Descr. de 5 ass. lichéniques dans le district de Seville, à partir de 49 relevés. Parmelio-
Rhizocarpetum tetrasporil ass, nov.
89-107 SINGH K.P. and UPRETI D.K. - On the species of Cladonia from Arunachal
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Natl. Bot. Res. Inst., Lucknow 226 001, India).
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12180, USA).
Biomasse et productivité en régions arctique et antarctique, écosystéme des Lourbieres.
Rôle des lichens à cyanobactéries dans la fixation de l'azote en forêts. Rôle des bryophytes
et des lichens dans le cycle nutritif des forêts et en région arctique. Ces fonctions
écologiques sont en danger avec la pollution atmosphérique.
Source : MNHN, Paris
94 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
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Géobot, de la region, liste de 351 lichens avec loc., comparaison avec la lichenoflore
des régions voisines. Amphoridium podziemekii, А. timkoi, Bacidia pallens, Involucrothele
athallina, Lecania cyrtellina, Rinodina controversa, Sarcopyrenia gibba, Thelidium
bryoctonum, Verrucaria obductilis sont nouv. pour la Pologne.
89-110 TORRENTE P., EGEA J.M. y MORENO P.P, - Liquenes epifitos de la zona
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Rep. China).
Liste de 26 lichens avec loc. de Xinjiang, dont nouveautés pour la region. Descr.
complémentaire de Dacrylina madreporiformis, apothécies.
Voir aussi: 89-018, 89-035, 89-039, 89-058, 89-077, 89-080, 89-081
Techniques
89-113 PÉREZ M.J., VICENTE C., LEGAZ M.F. - An improved method to isolate lichen
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(Nat. Hist), Cromwell Road, London SW7 SBD, Great Britain)
La taxonomie des lichens d'E. Acharius (1803) a été introduite en Angleterre par D
Turner et J. Edward Smith. Influence d'Acharius et de Swartz sur le développement de la
lichénologie en Angleterre au début du XIX” siècle. Correspondance. Liste des lichens
d’Acharius au BM.
89-115 GALLOWAY D.J. and GROVES E.W. - Archibald Menzies MD, FLS (1754-1842),
aspects of his life, travels and collections. Arch. Nat. Hist. 1987, 14(1): 3-43 (Ibidem).
Archibald Menzies (1754-1842), chirurgien écossais, botaniste (phanérogames et
cryptogames). Extraits de sa correspondance et des ses notes pour éclairer les épisodes de
sa vie: chirurgien à bord du HMS Assistance (1784-1786), à bord du Prince of Wales
(1786-1789), chirurgien naturaliste à bord du HMS Discovery (1791-1795), intérêts botani-
ques postérieurs (1796-1826), dernières années (1826-1842).
89-116 KUROKAWA S. and KASHIWADANI H. - Indices to taxa distributed under
Lichenes rariores et critici exsiccati. Tj bad Science Museum, 1988, 114 p.
Voir aussi: 89-066.
Commission paritairiJ/ 9-1981 - Ne 58611
Dépôt légal n° 14247 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 25 janvier 1989
Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : A. Couté; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : R. Baudouin; Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN. Paris
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
Les manuscrits proposés à CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, doi-
vent être fournis en double exemplaire, dactylographiés à double interligne, sans
rature ni surcharge, et comporter des marges droites et gauches de 25mm, et
hautes et basses de 50mm. Les auteurs sont priés de fournir des textes d’excel-
lente qualité d'encrage. Chaque manuscrit devra comporter:
- le titre de l'article, dans la langue du manuscrit, et sa traduction en anglais;
- le titre courant (haut-de-page) de 50 signes au maximum;
- le nom et les prénoms des auteurs et leurs adresses;
- deux résumés, l'un dans la langue du manuscrit, l'autre en français ou en an-
glais, d'environ 180 mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essentiels
exposés dans l'article;
- des légendes explicites des figures, planches et tableaux, sur feuilles séparées;
- une liste bibliographique par ordre alphabétique des auteurs et chronologique
par auteurs sans tenir compte des auteurs secondaires. Les titres des périodiques
devront étre abrégés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum,
Pittsburg: Hunt Botanical Library, 1968), les ouvrages cités selon F.A. Stafleu &
R.S. Cowan, 1976- ... Taxonomic literature. Ed. 2 Utrecht/Antwerpen: Bohn,
Scheltema & Holkema ( Regnum vegetabile 94, 98, 105, 110...).
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles; Ann. Sci.
Nat., Bot., 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. In: Lindley J., A natural system of
Botany... Ed. 2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes, Ed. 3. London:
Hutschinson University Library. 211 p., 26 fig.
TEXTE. - La présentation du texte devra faire apparaitre clairement ses sub-
divisions et leur hiérarchie ainsi que le début des paragraphes. Les noms des au-
teurs qui suivent les binómes latins devront être abrégés selon G. Sayre et al.,
1964 (The Bryologist 67 (2): 113-135). Les renvois à la liste bibliographique se
feront par le nom de l'auteur et l'année de publication (ex.: (Dubois 1980) ou
Dubois (1980) et non par les renvois numériques. La place des illustrations devra
être indiquée dans la marge. Les notes infrapaginales sont à éviter.
ILLUSTRATIONS. - Toutes les illustrations, y compris les tableaux, doivent
être des originaux de qualité suffisante pour la reproduction directe en offset. El-
les devront comporter les échelles et symboles nécessaires à leur compréhension.
En particulier, les tableaux devront étre dactylographiés par une machine
électrique ou composés en lettres de transfert. Les positifs des documents pho-
tographiques devront étre montés par planches. Toutes les illustrations doivent
étre numérotées dans l'ordre d'appel dans le texte. Les auteurs devront tenir
compte du format de la revue (11 x 18cm) et de la réduction que subissent
éventuellement les originaux en choisissant l'épaisseur des traits et la taille des
lettres et des chiffres.
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des au-
teurs.
Source - MNHN, Paris
SOMMAIRE
1. BARDAT - Approche phyto-écologique et phytosociologique de quel-
ques groupements bryophytiques terricoles forestiers en Haute - Nor-
mandie ...
E. FUERTES LASALA y MARTINEZ-CONDE - Vegetación briofitica
del macizo oriental de los picos de Europa (Ändara), en Cantabria
(España). Il. Comunidades terrícolas y lignicolas.
H. BISCHLER - Marchantia L.: subg. Chlamidium (Nees) Bischl. sect.
Papillatae Bischl. sect. nov. en Asie et en Océanie.
Bibliographie bryologique
Informations .
Bibliographie lichénologique ..
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1989, 10 (1): 1-94.
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