BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 11 Fascicule 2 1990
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
Avril.1990
IE
BRYOLOGIE-LICHÉNOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER, M. D. LAMY
Éditeur : A.D.A.C.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. BERTHIER, J.L. DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P.
HEBRARD, S. JOVET-AST, D. LAMY, M.C. NOAILLES, C. SUIRE.
Lichénologie: J. ASTA, T. BERNARD, B. BODO, W.L. CULBERSON, M.C. JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, M.A. LETROUIT-GALINOU, Cl. ROUX.
MANUSCRITS
Les instructions aux auteurs sont publiées dans le premier fascicule de chaque tome.
Les auteurs sont priés d'adresser leurs manuscrits (en double exemplaire) à la Rédaction de
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon,
75005 Paris.
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des auteurs.
ABONNEMENTS ANNUELS
CRYPTOGAMIE comprend trois Sections : Cryptogamie, Algologie; Cryptogamie,
Bryologie-Lichénologie; Cryptogamie, Mycologie.
Abonnement à l'une ou l'autre Section pour 1990:
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CRYPTOGAMIE, Bryologie - Lichénologie est indexé par Biological Abstracts, Chemical
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Copyright © 1990 CRYPTOGAMIE Bryologie Lichénologie Source : MNHN. Paris
P6465
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 11 Fascicule 2 1990
Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1990, 11 (2): 95-108 95
ÉCHANTILLONNAGE DE LA VÉGÉTATION LICHÉNIQUE
ET APPROCHE CRITIQUE DES MÉTHODES DE RELEVÉ
Claude ROUX
,C.N.R.S., U.A. 1152, Institut méditerranéen
d'Écologie et de Paléoécologie, Faculté des Sciences
et Techniques de Saint-Jéróme, F-13397 Marseille
Cedex 13.
RÉSUMÉ - Analyse critique des diverses méthodes de relevé utilisées en
lichénosociologie: méthode classique, méthode du prélévement partiel et méthode du
prélévement intégral. La premiére méthode doit étre abandonnée, car elle permet de
relever seulement un tiers ou la moitié des espéces effectivement présentes. La
méthode du prélévement partiel est satisfaisante d'un point de vue qualitatif (liste
d'espéces compléte), mais non d'un point de vue quantitatif (notamment à cause
d'une sous-estimation des espéces peu ou pas visibles sur le terrain). Seule la
méthode du prélévement intégral, basée sur les résultats de la détermination de l'aire
minimale par la méthode du coefficient de similitude moyen, est satisfaisante au plan
qualitatif comme au plan quantitatif et permet de mesurer le recouvrement des
espèces en % et d'effectuer des relevés sur de petites surfaces. Il est donc préférable
de l'adopter, même si elle exige plus de travail au laboratoire.
RESUMO - Kritika analizo de la diversaj metodoj de registrado uzataj en
likenosociologio: kutima metodo, metodo de la parta elpreno kaj metodo de la tota
elpreno. La unua metodo estas forlasenda, Car ĝi ebligas registradon de nur triono
duono de la fakte céestaj specioj. La metodo de la parta elpreno estas kontentiga la
kvalite (listo da specioj kompleta) sed ne laükvante (La. pro subtaksado de la
surterene ne a ne tre videblaj specioj). Nur la metodo de la totala elpreno, bazita sur
la rezultoj de la determino de la minimuma arco per la metodo de la mezsimileca
koeficiento, estas laükvalite kaj laükvante kontentiga kaj ebligas mezuron de la
kovreco de la specioj en % kaj registradon de malgrandaj areoj. Gi do estas
adoptinda, kvankam ĝi postulas pli da enlaboratoria laboro.
INTRODUCTION
Comme tous les autres végétaux, et plus généralement tous les étres vi-
vants, les lichens ne s'établissent pas au hasard en tel ou tel endroit. Sur le
terrain, l'observateur averti constate rapidement que certains groupes
d'espéces, souvent reconnaissables à leur physionomie particuliére, croissent
Source : MNHN, Paris
96 C. ROUX
toujours dans les mémes conditions écologiques. On appelle peuplements
(ou communautés) de tels groupes d'espéces, relativement stables et liés à
certains types de biotopes, où ils se maintiennent et se reproduisent. Pour
étudier et définir les peuplements lichéniques, le lichénologue doit tout
d'abord dresser une liste des espéces dans diverses stations oü croit chaque
peuplement. Cette liste, appelée relevé phytosociologique, est la base indis-
pensable à de nombreuses études synthétiques:
- définition des associations (peuplements typiques, bien caractérisés
d'un point de vue floristique, écologique et chorologique) choisies comme
unités de base de la classification phytosociologique;
- comparaison entre diverses associations;
- dynamique, répartition géographique, écologie des peuplements ou as-
sociations;
- définition de groupes écologiques;
- élaboration d'un systéme hiérarchique de classification des asso-
ciations (synsystématique);
- effets de la pollution...
ÉCHANTILLONNAGE ET VALEUR DU RELEVÉ
En raison de son importance en phytosociologie, le relevé doit étre
vraiment représentatif du peuplement, qualitativement et quantitativement.
En premier lieu, il doit étre basé sur des observations taxonomiques
sérieuses. A cause des difficultés de détermination des lichens, surtout des
espéces de petite taille (à thalle crustacé, squamuleux ou gélatineux), les
études de lichénosociologie doivent étre impérativement effectuées par des
taxonomistes compétents, maitrisant toutes les familles présentes dans les
peuplements étudiés.
Cela va de soi, la liste des espéces doit étre aussi complete que possible
et le recouvrement de chaque espéce correctement évalué ou mesuré. Comme
les peuplements occupent des surfaces trés diverses, selon les lieux et la
végétation, mais souvent trés importantes (dans le cas des lichens, de quel-
ques dm? à quelques dizaines de m?, parfois méme plus), le plus souvent, il
n'est pas possible d'étudier des surfaces aussi vastes: il est donc nécessaire de
choisir une partie de celles-ci. I est indispensable de choisir une surface suf-
fisamment grande pour qu'elle soit représentative, mais pas trop vaste pour
que le relevé puisse étre effectué dans un laps de temps raisonnable. La plus
petite surface, représentative du peuplement, est appelée aire minimale. On
doit donc nécessairement choisir une aire au moins égale à l'aire minimale
(dont la détermination sera traitée plus loin), mais cette condition nécessaire
n'est pas suffisante: il est également indispensable que la surface choisie soit
Source : MNHN, Paris
ECHANTILLONNAGE DE LA VEGETATION LICHENIQUE 97
soigneusement étudiée, surtout dans le cas des peuplements riches en lichens
non ou difficilement déterminables sur le terrain. En effet, si, dans le cas
des peuplements phanérogamiques, le phytosociologue peut relever presque
toutes les plantes sur le terrain et récolte seulement quelques spécimens pour
un contróle en laboratoire, habituellement assez rapide, nous verrons qu'une
telle méthode ne peut étre sérieusement utilisée en lichénologie.
MÉTHODES DE RELEVÉ
éthode classique
Quoique les lichénologues ne précisent pas le plus souvent leur
méthode de relevé, il semble bien qu'ils aient utilisé, au moins jusqu'en
1975, une méthode semblable à celle de la phanérogamosociologie, que nous
nommerons classique. En effet, dans les travaux de lichénosociologie, on est
frappé par la pauvreté des relevés, qui, à l'évidence, font état au mieux d'un
tiers ou de la moitié du nombre réel de taxons qui doit exister dans les peu-
plements étudiés (tableau 4).
Cette méthode a l'avantage de la simplicité et de la rapidité: sur le ter-
rain, on choisit une surface à relever, on identifie à l'oeil nu et à la loupe le
plus grand nombre possible d'espéces et on leur attribue un coefficient de
recouvrement (abondance-dominance) et de sociabilité, selon les échelles
classiques de | à 5 (Braun-Blanquet 1959, 1964). Ensuite, on récolte les
espèces non identifiées pour les déterminer en laboratoire.
Malheureusement, malgré des observations trés attentives sur le terrain,
il est impossible de distinguer toutes les espéces, non seulement dans le cas
des peuplements riches en lichens de petite taille (principalement crustacés),
mais aussi dans le cas des peuplements de macrolichens, qui, en fait, com-
prennent également des espéces crustacées qui passent facilement inaperques.
ll n'est donc pas surprenant que par une telle méthode, méme en connais-
sant bien la flore lichénique de la région, on reléve en général au mieux la
moitié des espéces effectivement présentes sur la surface étudiée, surtout
lorsqu'abondent les lichens crustacés à thalle endolithique. En outre, d'un
point de vue quantitatif, les espéces bien visibles et facilement identifiables
sont surestimées, tandis que les espéces peu visibles et difficilement identi-
fiables sont sous-estimées.
Il - Méthode du prélèvement partiel
C'est seulement en 1975 que Clauzade et Roux attirérent l'attention des
lichénologues sur les insuffisances graves de la méthode classique et
proposérent une nouvelle méthode, appliquée à l'étude des peuplements
lichéniques des roches calcaires du Sud-Est de la France. Cette méthode,
nommée méthode du prélèvement partiel, consiste en une simple
Source : MNHN, Paris
98 C. ROUX
amélioration de la méthode classique: le relevé habituel est complété par le
prélèvement d'une quantité suffisante de spécimens qui sera étudiée
ultérieurement en laboratoire. Ce prélévement doit étre effectué au hasard,
dans la surface relevée, pour des raisons d'objectivité, et étre suffisamment
abondant pour permettre d'une part la détermination du plus grand nombre
possible d'espéces non visibles ou non identifiables sur le terrain, d'autre
part l'attribution d'un coefficient de recouvrement (selon l'échelle de 1 à 5)
aux espéces qui, sur le terrain, étaient passées inapercues ou dont le recou-
vrement avait été sous-estimé.
Concrétement, on procéde de la maniére suivante:
- Sur le terrain, aprés avoir choisi une surface beaucoup plus grande
que l'aire minimale (par exemple 0,5-1 m2), floristiquement homogène, on
note le plus grand nombre possible d'espèces et on leur attribue les coeffi-
cients d'abondance-dominance et de sociabilité, puis on préléve, au hasard,
suffisamment de spécimens sur la surface étudiée.
- En laboratoire, on compléte le relevé grace aux examens microsco-
piques, en ajoutant les espéces non vues ou non identifiées sur le terrain,
dont on peut alors apprécier ou corriger, d'une maniére bien sür non rigou-
reuse, le coefficient d'abondance-dominance. Lorsque le nombre d'espéces
ne croit plus, l'examen est terminé. En ce qui concerne les peuplements
étudiés par Clauzade et Roux (loc. cit.), ceci se produit entre 300 et 600 cm2,
ce qui correspond en gros à l'aire minimale de ces peuplements.
Cette méthode a été ensuite adoptée par plusieurs lichénologues moder-
nes, notamment par Asta et Roux (1977), Roux (1978), Casarés et Llimona
(1986) et Egea et Llimona (1987).. Elle est trés satisfaisante en ce qui
concerne le nombre d'espéces relevées, considérablement plus élevé que celui
obtenu par la méthode précédente, mais présente plusieurs inconvénients:
- les espèces peu visibles sur le terrain sont quantitativement sous-
estimées;
- elle ne permet pas une estimation fiable du recouvrement des espéces
découvertes en laboratoire;
- elle ne permet pas l'étude de stations où, en raison de l'hétérogénéité
des conditions écologiques, les peuplements occupent des surfaces réduites et
dispersées.
En outre, la méthode du prélévement partiel est basée sur la
détermination, incorrecte, de l'aire minimale de trois peuplements saxicoles-
calcicoles par Clauzade et Roux (1975: 155-159), avec des résultats variant
de 0,5 à 2 m2. Effectivement, dans cette étude, les espéces avaient été
déterminées seulement en partie en laboratoire, aprés un prélévement partiel,
et, de ce fait, l'aire minimale avait été fortement surestimée. Toutefois, en
1977-1978, Roux (résultats publiés en 1979 et 1981) détermina d'une maniére
Source : MNHN, Paris
ECHANTILLONNAGE DE LA VEGETATION LICHENIQUE 99
23 | 24 | 25 | 26 | 27 29 | зо | 31 | 32 | зз | 34 | 35 | 36 | 37 | 38
45 | 46 | 47 | 48 | 49 51 | 52 | 53 | 54 | 55| 56 | 57| 58 | 59 | 60
67 | 68 | 69 | 70| 71 73 | 74 | 75 | 76 | 77 | 78 | 79 | во | 81 | 82
?|8|S|S8
89 | 90 | 91 | 92 | 93 95 | 96 | 97 | 98 | 99 |100 |101 |102 | 103 |104
441 |112 [113 1144 1115 1146 [117 [118 1149 |120 |121 |122 1123 |124 | 125 | 126
133 |134 |135 |136 |137 |138 |139 |140 |141 |142 |143 |144 |145 |146 | 147 |148
155 |156 |157 |158 |159 |160 |161 |162 |163 1164 1165 |166 |167 |168 | 169 1170
177 (178 |179 1180 |181 |182 |183 (184 1185 1186 1187 1188 |189 1190 | 191 |192
199 |200 |201 |202 |203 |204 1205 |206 |207 |208 |209 1210 (211 |212 | 213 |214
221 |222 |223 |224 |225 |226 |227 |228 |229 |230 |231 |232 1233 |234 | 235 |236
243 |244 |245 |246 |247 |248 |249 |250 1251 |252 |253 |254 |255 |256 | 257 |258
265 |266 |267 |268 |269 |270 |271 |272 1273 |274 |275 |276 |277 |278 | 279 |280
287 |288 |289 |290 |291 |292 |293 | 294/295 |296 |297 |298 |299 |300 | 301 1302
309 |310 |311 [312 1313 [314 |315 1316 |317 1318 |319 | 320/321 |322 | 323 |324
331 |332 1333 |334 1335 |336 |337 |338 |339 1340 1341 |342 |343 |344 | 345 1346
Fig.1: Exemple de détermination d'aire minimale: peuplement à Pertusaria leioplaca
et Lecanora chlarotera. Disposition des 256 quadrats (de 4 cm2) étudiés (les
quadrats non étudiés ne sont pas représentés).
rigoureuse Гайс minimale de deux peuplements lichéniques saxicoles-
calcicoles, par prélévement intégral des surfaces étudiées et constata qu'elle
était suffisamment réduite (200-400 cm?) pour élaborer une nouvelle
méthode de relevé.
III - Méthode du prélévement intégral
Cette méthode a été mise au point, il y a une vingtaine d'années, par
les algologues (Boudouresque 1970). Pour l'adopter, il faut tout d'abord
connaitre l'aire minimale du peuplement étudié, et que celle-ci soit suffisam-
ment réduite pour que le relevé puisse étre effectué dans un laps de temps
raisonnable.
Source : MNHN, Paris.
100 C. ROUX
0,9
овј ын,
074
0,6
Ps moyen
0,57
—2— Sorensen
— — Kukinsky
044
0,3 T T
0 100 200 300
Aire en cm2
Fig. 2: Exemple de détermination d'aire minimale: peuplement à Pertusaria leioplaca
et Lecanora chlarotera. Valeur du coefficient de similitude moyen (Ps) en fonc-
tion de l'aire.
Le coefficient de Sorensen se stabilise entre 50 et 100 cm?, le coefficient de
Kulczinsky seulement entre 100 et 200 cm2. On peut en déduire que l'aire mini-
male qualitative est comprise entre 50 et 100 cm2 et l'aire minimale quantita-
tive eatre 100 et 200 : 2.
A. Aire minimale des peuplements lichéniques
La premiére étape consiste donc en une détermination rigoureuse de
l'aire minimale, la plus petite surface représentative du peuplement, qualita-
tivement (aire minimale qualitative) ou quantitativement (aire minimale
quantitative). Les premiers essais de détermination de l'aire minimale (Du
Rietz 1921; Hilitzer 1925; Clauzade et Roux 1975) étaient basés sur des
méthodes d'étude non valables (en particulier, la méthode de la courbe du
nombre d'espéces en fonction de l'aire) et ne sont donc pas fiables. Ce n'est
qu'à partir de 1979 qu'apparaissent dans la littérature plusieurs
déterminations d'aires minimales basés sur une méthode fiable (méthode du
coefficient de similitude moyen de Gounot et Calleja 1962: Roux 1979, 1981;
Roux et Rieux 1980; Rieux et Roux 1982; Khalifé 1986; Khalifé et Roux
1986 et 1987). Cette méthode (voir tableau 1-2 et figures 1-2 et, pour plus
de détail, les publications mentionnées ci-dessus), consiste en la comparaison
de 4 quadrats ou de 4 groupes de quadrats (ou placettes) contigus au moyen
d'un coefficient de similitude moyen qualitatif (par exemple coefficient de
Sorensen 1948) et quantitatif (par exemple coefficient de Kulcinsky 1927). La
Source : MNHN, Paris
ECHANTILLONNAGE DE LA VEGETATION LICHENIQUE 101
comparaison deux à deux des 4 placettes donne 6 valeurs du coefficient dont
la moyenne est utilisée pour construire la courbe du coefficient de similitude
moyen en fonction de l'aire. Lorsque la valeur du coefficient de similitude
moyen n'augmente plus (ce qui se produit en général pour une valeur com-
prise entre 0,75 et 0,85), l'aire minimale (qualitative ou quantitative, selon le
coefficient utilisé) est atteinte.
Tabl. 1: Exemple de détermination d'aire minimale: peuplement à Pertusaria
leioplaca et Lecanora chlarotera. Relevé des espèces observées sur les
1024 ст,
Recouvrement moyen en %
Arthonia tenellula 6.0
Arthopyrenia cf. punctiformis 11,1
Buellia disciformis 45
Buellia punctata 0,0
Candelariella xanthostigma 0,0
Caloplaca ferruginea 03
Lecania cyrtellina 0,0
Hyperphyscia adgluttinata, j, st 1,1
Lecanora carpinea 0,0
Lecanora chlarotera f. c. 23,4
L. ch. ssp. ch. f. rugosella 0,3
L.ch. ssp. meridionalis 0,8
Lecanora sienae 0,2
Lecanora strobilina, souvent st 0,4
Lecidella elaeochroma 20,8
Parmelia carperata, j, st 0,0
Parmelia subaurifera, 1, st 03
Parmelia sulcata, j, st 0,1
Parmelia perlata, |, st 0,0
Pertusaria leioplaca 21,5
Physcia adscendens, j, st 0,0
Ramalina farinacea |, st 0,0
Rinodina exigua 04
Rinodina sophodes, | 0,3
Scoliciosporum sp. (2) st 0,7
Tephromela atra 0,1
Frullania dilatata, |, st 0,0
Ophiobolus cf. barbarus 0,0
Pharcidia sp. 08
Sphaerulina cf. endococcoidea 0,0
Vouauxiella lichenicola 0,6
Somme des recouvrements en % 94,0
Nombre de taxons 31
Abréviations: j— jeune; st: stérile
Source : MNHN. Paris
102 C. ROUX
Nombre de | Aire de Nombre de Coefficient de similitude moyen
placettes chaque quadrats de Sorensen, de Kukcinsky
comparées | placette | dans chaque Маки. Valeurs.
deux à deux | encme placette extrêmes [moyennes | extrêmes | moyennes
4 4 1 0,17:083 | 0,70 [001060] 0,36
4 8 2 0,57-0,86 | 0,74 | 0,60-0,78 | 0,70
4 16 4 0,71:084 | 0,78 | 0,49-0,89 | 0,58
4 32 8 0,80-0,91 | 0,87 [0,54-0,75 | 0,66
4 64 16 0,80-0,92 | 083 | 0,69-0,84 | 0,76
4 IS 128 32 074090| 0,84 | 0,73-0,88 | 0,81
4 256 64 072-085 | 080 | 0,72-0,82 | 0,78
- ЕЕ
Peuplements étudiés Type Références Aires minimales et valeurs
(écologie; nom) physiono- du coefficient de
mique similitude moyen
qualitait | quantitati
[Saxicole, calcicole, Roux (1979,
héliophile; Crustacé 1981), 100cm2 | 200-300 cm2
Aspicilietum Roux et Rieux 0,80 075
calcareae (1980 et 1981)
Endolithique, calor Roux (1979, environ environ
cole, non héliophile; | Crustacé 1981), 300-400 cm2 | 300-400 cm2
Verrucarietum Roux et Rieux 20,77 20,73
cazzae (1980 et 1981)
Ppts ` [Corticole; ppta
de Lecanora chlarotera-| Crustacé | Khalifé et Roux | 50-100 cm2 | 100-200 cm2
lichens | Pertusaria lei 1987 0,84 0,80.
|Corticole; ppt à Petit Rieux et Roux | 100-150 ст? | 100-150 cm2
Physconia grisea foliacé 1982 0,73 0,80
fcorticole; ppt. à Foliacé | Кайе et Roux | 500-700 ст? | 500-700 cm2
Parmelia caperata 1986 079 0,79
Terricole;
Toninio-Psoretum | Squamuleux Khalité 250-500 cm2 |500-1000 cm2
decipientis 1986 085 083
Non - Boudouresque | 200cm2 -
Pptsd' |héliophile 1974 0,65.
algues [Héliophile - Coppejans 200 cm2 400 ст2
1977 0,75 087.
Brachypodietum Herbacé | Gounot et Calleja] ` 8m2 -
retusi 1962 0,80
‘Sanguisorbo- Herbacé Moravec 25 m2 `
Ppts — |Dechampsietum. 1978. 0.90
de Caricetum Herbacé Moravec 16 m2 `
phané- |vesicariae. 1973. 0,79
rogames| Fagetum Arboré Moravec 100 m2 -
1973 071
Source : MNHN, Paris
ECHANTILLONNAGE DE LA VEGETATION LICHENIQUE 103
Le tableau 3 montre tous les résultats, jusqu'ici publiés, d'aire mini-
male déterminée par cette méthode en lichénologie. Ils sont peu nombreux,
car la méthode est trés fastidieuse, mais concernent presque tous les types
physionomiques de peuplements (crustacés, squamuleux, petits foliacés et
foliacés) et les substrats les plus importants (roche, sol, écorce). Toutes les
valeurs sont relativement faibles, comprises entre 100 et 1000 cm?, ce qui
rend possible l'adoption de la méthode du prélèvement intégral en
lichénosociologie. Le tableau 3 montre également que l'aire minimale des
peuplements lichéniques est du méme ordre de grandeur que celle des peu-
plements algaux de Méditerranée; au contraire, l'aire minimale des
phanérogames est considérablement plus élevée (d'environ 10-100 m2).
B. Méthode pratique
Sur le terrain, aprés avoir choisi une surface à relever au moins égale à
l'aire minimale du peuplement, on prélève tous les lichens et autres
cryptogames (notamment les champignons lichénicoles non lichénisés et les
bryophytes). En laboratoire, on étudie très soigneusement la totalité du
matériel au moyen du stéréomicroscope, du microscope et des réactifs chimi-
ques. On attribue un recouvrement en cm? à chaque taxon déterminé, recou-
vrement mesuré au moyen d'une feuille de polyéthyléne transparente
quadrillée (précision d'environ 0,1-0,2 em?). Une fois la totalité du matériel
étudiée, on calcule la surface totale relevée et exprime les recouvrements en
% (par exemple au moyen d'un micro-ordinateur et d'un tableur pour plus
de rapidité et de fiabilité).
C. Avantages de la méthode
La méthode du prélévement intégral présente d'incontestables avanta-
ges:
- Elle permet la réalisation de relevés qualitativement trés complets.
- Le recouvrement des taxons, exprimé en %, est beaucoup plus précis
que le coefficient d'abondance-dominance. En outre, le recouvrement des
espéces peu ou pas visibles sur le terrain est correctement mesuré, tandis
qu'il est grossièrement évalué avec la méthode du prélèvement partiel.
Tableau 2 - Valeurs des cofficients de similitude moyen de Sorensen.
Tableau 3 - Valeurs de l'aire minimale (déterminée par la méthode du coefficient de
similitude moyen) de divers peuplements lichéniques et de quelques peu-
plements algaux (marins) et phanérogamiques.
Source : MNHN, Paris
104 C. ROUX
- Les surfaces étudiées sont notablement plus petites que celles
nécessaires à l'utilisation des autres méthodes, ce qui permet d'effectuer des
relevés dans des stations ou les peuplements homogénes sont limités à des
aires réduites.
Par ailleurs, pour comparer des relevés effectués par des méthodes
différentes, il est facile de transformer les recouvrements en % en coeffi-
cients d'abondance-dominance (échelle de 1 à 5), tandis que l'inverse ne
donne qu'une approximation grossière.
D. Inconvénients de la méthode
Sur le terrain, les inconvénients de cette méthode sont évidents. Si le
substrat est constitué par une roche trés cohérente et difficile à rompre, le
travail pour prélever la totalité de la surface choisie n'est pas négligeable.
Dans le cas de l'écorce” (rytidome) des arbres (les remarques suivantes sont
également valables pour le prélévement partiel), on doit faire trés attention
de ne pas blesser l'arbre. Si le rytidome des arbres relativement ágés est trés
rugueux et donc facile à prélever sans léser les parties vivantes, au contraire,
chez les arbres ou les branches à “écorce” lisse, il n'est pas possible de
prélever les lichens sans atteindre le phloéme. Par chance, les peuplements
lichéniques des “ecorces” lisses ont généralement une aire minimale três fai-
ble (150-200 cm?): les dommages après prélèvement seront donc relativement
limités. On peut aussi, bien sür, choisir des arbres récemment abattus par les
forestiers. Dans le cas de l'étude des peuplements lichéniques des monu-
ments, la méthode du prélévement intégral est bien entendu inutilisable et
seule la méthode du prélêvement partiel (avec prélévement d'ascocarpes et de
fragments de thalle, à l'exclusion du support) peut étre employée.
En laboratoire, l'examen de la totalité de la surface prélevée est long:
une ou deux journées de travail pour un lichénologue compétent, ayant une
bonne connaissance des lichens du peuplement étudié. Cette durée est d'en-
viron une demi-journée ou d'une journée dans le cas de la méthode du
prélévement partiel (plus rapide que la méthode du prélévement intégral seu-
lement parce qu'il n'est pas nécessaire de mesurer le recouvrement de chaque
taxon), d'une heure au maximum dans le cas de la méthode classique, dans
laquelle la presque totalité du travail est faite sur le terrain.
DISCUSSION - CONCLUSION
On peut bien sür se demander si le temps passé à effectuer si soi-
gneusement des relevés est vraiment nécessaire. On s'en convaincra en exa-
minant le tableau 4 qui compare le nombre des espéces relevées au moyen
des diverses méthodes. Il montre clairement que le nombre des espéces
relevées par la méthode du prélévement intégral est deux fois ou méme trois
fois plus grand que celui obtenu par la méthode classique. Quelle est la va-
Source : MNHN, Paris
Peuplements Méthode classique [ Méthode du prélèvement partie — || Méthode du prélèvement intégral — ]
Ecologie Nom Nbre de Nbre de Nbre de
taxons Références taxons Références taxons Références
17. |Вайтал, 1958
Parmelietum acetabuli 12 ` |Klement, 1955 - - 26 |Abbassi-Maaf et Roux, 1987 (5) m
12 |Nimis, 1982 I
12 |Ritschel, 1977 >
08. [Barkman, 1958 2
Corticoles | Parmelietum caperato- 08 |Deizenne et Géhu, 1978 13 |Boqueras et Gomez, 1987 23 |Abbassi-Maaf et Roux, 1987 (5) 2!
perlatae 10 |Ritschel, 1977 E
10 __ |Kiement, 1955 5
Parmelelum crozalsiano- Crespo, 1979 - = 73 |Abbassi-Maaf et Roux, 1987 (5) 2
|пуро/еисіпае €
Tecanorion argentatae O9 |Kiement 1955 14 [Boqueras et Gomez, 1987 22 |Abbassi-Maaf et Roux, 1987 (1, 5) >
07 | |Nimis, 1982 (4) ©
/Arthopyrenietum saxicolae 117 [Klement, 1955 (sub 23 — [Roux, 1978 = = m
Lecideetum juranae) S
Verrucarietum marmoreae. 12 Klement, 1965 (sub. 19 Roux, 1978 = x: D
Caloplacetum aurantiae) i»
Saxicoles- Klement, 1955 [Casares et Limona, 1987 23 [Rox 1978 (5) 2
calcicoles |Aspicilietum calcareae 10 — |Klement, 1955 29 — Roux, 1978 - - E
14 — |Rodenborg,1977. 18 [Casares et Llimona, 1987 5
Placocarpetum schaereri 08 Klement, 1955 27 [Roux, 1978 - - a
(= Dermatocar 16 [Casares et Llimona, 1987 =.
[Gyalectetum jenensis Klement, 1955 Roux, 1978 = 2
Peltuletum euplocae Limona et Egea, 1985 Ménard, 1988 (1, 5) =
Egea et Llimona, 1987 Ménard, 1988 (1, 5) о
|Saxicoles- Egea et Limona, 1987 Ménard, 1988 (2, 5) 2
calcituges [Pptà Egea et Limona, 1987 Ménard, 1988 (1, 5) EC
Aspicilia intermutans. G
Psoreto-Toninietum элч” ГЖ: 2
Terricole | decipientis (= 11 | Klement, 1955 - - 18 |Khaïïé, 1986 (1, 5) 5
Fulgensietum fulgentis) ES
(1) Un relevé seulement (2) Deux relevés seulement (3) Relevés effectués en limite d'aire, donc peut-être normalement moins riches
(4) Relevés effectués dans un milieu suburbain (Nimis, comm. pers.), donc peut-être normalement moins riches
(5) Non compris les champignons non lichénisés pour que les chiffres soient comparables avec ceux des autres auteurs
Tableau 4 - Nombre moyen de taxons relevés par divers auteurs (avec la
méthode du prélévement intégral, ce nombre est considérablement plus
élevé).
$01
Source : MNHN, Paris
106 C. ROUX
leur d'un relevé dans lequel manque au moins la moitié des espéces, d'au-
tant plus que les espéces les plus visibles ne sont pas nécessairement les plus
caractéristiques? Quelle confiance peut-on accorder aux synthéses basées sur
de tels relevés? Quoique relativement trés rapide, la méthode classique doit
étre absolument abandonnée en lichénologie.
Les deux autres méthodes, prélèvement partiel et prélèvement intégral,
donnent des résultats qualitatifs satisfaisants, mais seule celle du prélévement
intégral permet d'une part d'effectuer des relevés irréprochables d'un point
de vue qualitatif et quantitatif, d'autre part d'étudier des surfaces réduites.
C'est pourquoi il est préférable de l'adopter en lichénosociologie, d'autant
qu'elle n'exige pas considérablement plus de travail que la méthode du
prélévement partiel.
Les résultats de détermination de l'aire minimale (tableau 3) montrent
que la méthode du prélévement intégral est applicable aux peuplements de
lichens crustacés, squamuleux, petits foliacés et foliacés, puisque leur aire
minimale est relativement réduite (100-1000 cm2). En outre, les différents
résultats obtenus ne différent pas considérablement les uns des autres et
dépendent en grande partie de la taille des thalles. Il n'est donc pas
nécessaire de déterminer l'aire minimale de chaque peuplement lichénique à
étudier, ce qui serait un travail énorme, mais il suffit d'admettre que les
résultats du tableau 3 sont applicables aux autres peuplements ayant la
méme physionomie, et en particulier des thalles du méme ordre de grandeur.
C'est ce qu'a confirmé l'application, pendant plusieurs années, de cette
méthode aux peuplements lichéniques saxicoles-calcicoles, saxicoles-
calcifuges et corticoles. D'une manière pratique, voici les surfaces de
prélévement que je préconise:
- peuplements à petits thalles crustacés dominants: 150-200 сп.
- peuplements à grands thalles crustacés dominants: 300-500 cm2.
- peuplements à petits thalles foliacés dominants: 150-200 cm2.
- peuplements à grands thalles squamuleux dominants: 500-1000 cm2.
- peuplements à grands thalles foliacés dominants: 500-800 cm2.
Jusqu'ici, les peuplements de lichens fruticuleux n'ont pas été étudiés
par cette méthode et leur aire minimale reste à déterminer avant qu'il soit
possible d’entreprendre leur étude au moyen du prélévement intégral.
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BRYOFLORES D'UNE FORÉT DE PLAINE
ET D'UNE FORÉT D'ALTITUDE MOYENNE
DANS L'ÉTAT DE PERNAMBUCO (BRÉSIL):
Analyse floristique.:
Katia Cavalcanti PÓRTO*
* Département de Botanique de l'Université Fédérale
de Pernambuco, 50.000 - Recife (PE) Brésil.
RÉSUMÉ - Des études floristique et écologique sur les bryophytes de deux reliquats
de forêt tropicale humide ont été réalisées dans l'Etat de Pernambuco, dans la région
du Nord-Est du Brésil. Les foréts, une de plaine (50-120m) et une d'altitude moyen-
ne (890-1000m) se situent, respectivement, dans les réserves de Saltinho, à Rio
Formoso et de Brejo dos Cavalos, à Caruaru. 170 espéces ont été répertoriées:
Anthocerotae (2), Hepaticae (89) et Musci (79). La liste des espéces contient pour
chaque taxon des observations d'ordre phénologique, précise sa forme de croissance,
le substrat, l'habitat et la distribution géographique.
ABSTRACT - Floristic and ecological studies have been carried out on the bryo-
phytes of two remnants of the tropical rainforest in Pernambuco State in the North-
Est of Brazil. The two forests, one a lowland (50-120m), the other a submontane fo-
rest (890-1000m), are respectively located in the Saltinho reserve in Rio Formoso and
in Brejo dos Cavalos in Caruaru. 170 species are listed: Anthocerotae (2), Hepaticae
(89) and Musci (79). The list contains for each taxon observations on phenology and
specifies the growth-form, the substratum, the habitat and the geographical distri-
bution.
INTRODUCTION
Situé dans la région Nord-Est du Brésil, à une latitude de 75154457 à
9º28'18” S et à une longitude de 34748'33* à 41719'54"W, l'Etat de
Pernambuco (98.281km2), posséde un nombre important de variables am-
biantes, surtout climatiques, qui conditionnent une grande diversité de pay-
sages végétaux (Fig. | et 2).
l Partie d'une thèse Doct. Sci. soutenue à l'Université Paris ХИ, le 10 novembre
1989.
Source : MNHN, Paris
—— Frontière internationale
mmm Limite de région
D
110 K. CAVALCANTI PÓRTO
йн,
d,
UBESTE
sto mmm j
ATLANTIQUE
ANTA CATARINA
Ben
Limite d'Etat
District fédéral
DI
Fig. 1 - Localisation de l'Etat de Pernambuco au Brésil.
Du nord au sud, dans la partie orientale de l'Etat, après l'étroite zone
littorale, s'étendait jadis de façon continue, la forêt tropicale pluvieuse ou
forét atlantique. Elle commengait tout au nord, vers la latitude ?20'00" S
et se prolongeait jusqu'à l'extrême sud du pays atteignant le parallèle 30°.
Depuis l'arrivée des premiers colonisateurs au Brésil, cette forét a subi une
exploitation tellement intense, qu'aujourd'hui elle est morcelée et réduite au
Nord-Est à 296 de sa couverture originelle; sur sa majeure partie on pratique
actuellement des monocultures intenses de canne à sucre (Teixeira &
mara 1988). Cependant, dans certains vestiges de la végétation primitive,
on peut encore remarquer une grande richesse de formes vivantes, ce qui ex-
plique sa structure trés complexe. Ces foréts sont denses et fermées. Les ar-
bres de la strate supérieure dépassent parfois 50m de hauteur. Les lianes et
les épiphytes sont luxuriantes. La litiére et l'humus forment, en général, une
couche épaisse sur le sol (Hueck 1972).
Source : MNHN. Paris
lat. $
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2) 5 3
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À 28 Y 36 Ww réserve Saltinho 8
É 5 @ réserve de Brejo dos Cavalos 2
formations littorales (dunes, mangroves, etc.) transition forüt/caatinga
forét à feuilles persistentes caatinga hyperxérophile
16-5]
caatinga hypoxérophile
ҮД corte aureadueitorise
сайх caduettoltée cerrado
Fig. 2 - Carte des types de végétation de l'Etat de Pernambuco, d'aprés An-
e ур р | d р
drade-Lima (1961) et localisation des deux réserves étudiées.
In
Source : MNHN, Paris
112 K. CAVALCANTI PÓRTO
Les facteurs climatiques, qui déterminent cette végétation, sont les
précipitations, en général supérieures à 1000mm et réparties presque
uniformément pendant toute l'année, la température et l'humidité élévées et
sans grande fluctuations saisonniéres. Les sols sont acides et pauvres en
éléments nutritifs pour les plantes. Par contre, une microflore riche et active
permet que l'équilibre se mantienne: toute la matiére organique morte est
décomposée et les éléments sont rapidement recyclés et réutilisés par les
végétaux (Richards 1957).
A mesure que l'on s'éloigne de la côte orientale de l'Etat et que l'on
pénétre à l'intérieur du continent, le paysage change graduellement: d'une
formation exubérante et dense, on passe à une formation ouverte, basse, ri-
che en Cactacées et en autres succulents et épineux, ой les arbres de 5 à 12m
de hauteur au maximum sont en leur majorité caducifoliés. Puis on arrive
au domaine de la caatinga, un complexe de végétation qui traduit aussi le
climat. Dans ce milieu, les précipitations, qui présentent une répartition très
irrégulière pendant l'année, sont comprises entre 430 et 900mm et
déterminent deux saisons: l'une pluvieuse, de courte durée, et l'autre, plus
longue, séche. De plus, les forts ensoleillements pendant toute la journée
sont accompagnés de températures toujours élévées et d'un taux d'humidité
relativement bas. Les sols, arides et compacts, mal drainés et peu profonds,
présentent fréquemment des affleurements rocheux. Quant au pH, il est pro-
che de la neutralité et le niveau des principaux éléments nutritifs est rela-
tivement élevé. La litière et l'humus sont trés réduits (Andrade-Lima 1977,
Vasconcelos-Sobrinho 1971).
Dans la caatinga, les facteurs topographiques conditionnent, parfois, la
formation de mésoclimats humides qui favorisent le développement d'une
végétation exubérante, la forêt saisonnière subcaducifoliée tropicale pluvieuse
d'altitude. On trouve cette végétation dans tout le Nord-Est sous la forme
de foréts isolées sur des sommets, à des altitudes comprises entre 600 et
1100m. Malheureusement, ces formations sont aussi trés dégradées par le
bücheronnage. Les facteurs déterminants de ces forêts sont l'altitude qui
exerce un effet modérateur sur la température et indirectement sur
l'évapotranspiration potentielle et, aussi, leur exposition aux vents humides
du sud-est, qui les atteignent en certaines localités presque perpendiculai-
rement. Ces endroits reçoivent, donc, en plus des précipitations normales de
la région, des précipitations résultant des nuages formés au-dessus d'eux,
surtout pendant les mois les plus froids - de mai à aoüt. La condensation de
ces nuages, au niveau des coupes les plus élevées, tombe en pluie et ruisselle
le long des troncs des arbres: c'est la “précipitation occulte," qui fournit un
apport d'humidité supplémentaire, important pour les écosystémes situés en
altitude au Nord-Est du Brésil, bien qu'elle ne soit pas mentionnée dans les
registres locaux (Andrade-Lima 1961, Andrade & Lins 1964, Lyra 1982).
C'est justement l'action de ces facteurs, parfois existant en proportion
apparemment insignifiante, ou sujets à des variations trés faibles
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 113
(d'évaluation difficile pour les écologistes), qui favorise, limite ou empéche
la vie des organismes dans n'importe quel habitat (Dajoz 1985). Pour les
plantes non vasculaires, comme les bryophytes, cette dépendance est encore
plus étroite, puisqu'ils prennent l'eau et les éléments nutritifs directement de
l'air qui les entoure et du substrat sur lequel ils s'installent (Barkman 1958).
Dans une communauté végétale quelconque, la richesse d'espèces ap-
partenant à ce groupe reflète clairement la diversité des microhabitats fav
rables qui existent. Les bryophytes constituent donc des indicateurs impor-
tants des conditions écologiques.
Certes, les auteurs affirment unanimement que les foréts tropicales, grá-
ce à leur complexité structurale et à la grande diversité de composants
végétaux, permettent aux bryophytes de nombreuses possibilités de
microhabitats (Pócs 1982, Richards 1957, 1984). Ce sont certainement les
substrats d'origines minérale ou organique diverses, en ce dernier cas, vivants
ou en décomposition, différemment exposés à la lumiére, aux vents et à la
pluie, avec leurs propres caractéristiques physico-chimiques, qui jouent un
róle trés important pour la formation des bryocénoses dans ces écosystémes
forestiers.
“Plus le milieu est complexe, hétérogéne et plus les peuplements et les
biocénoses qui s'y rencontrent sont diversifiés” (Dajoz 1985). Toutefois,
contrairement à ce qu'on attendait, plusieurs travaux effectués en Amérique
tropicale rapportent que les bryoflores sont relativement pauvres dans les fo-
rêts tropicales de plaine et que, à mesure que l'altitude augmente jusqu'à
peu prés 3 000m, la richesse en espéces et la biomasse des épiphytes s'accroit
(Mägdefrau 1983, Van Reesen & Gradstein 1983, 1984, Frahm 1987а,
Gradstein & Frahm 1987, Van Reesen 1987). Des explications définitives
pour ces faits, n'ont pas encore été trouvées, mais il faut, sans doute, les re-
chercher parmi les facteurs climatiques (Richards 1984).
Comme il existe à Pernambuco quelques représentants préservés de fo-
rét cótiére de plaine et d'altitude moyenne, la réponse des bryoflores de ces
deux types de végétation à des variations de certains facteurs, par exemple:
la signification d'une différence d'altitude faible de 800 à 900m pour la forét
d'altitude ou d'une pluviosité annuelle deux fois plus grande et relativement
bien répartie pour la forét de plaine parraissait intéressante à étudier.
Dans les deux réserves forestiéres choisies, Saltinho à Rio Formoso et
Brejo dos Cavalos à Caruaru, les bryophytes locaux ont été inventoriés. Les
principales synusies qui colonisent les différents types de substrats ont été
déterminées. Les formes de croissance des espéces et leurs micro-habitats res-
pectifs ont été précisés. L'étude a été complétée par l'analyse comparative
des deux foréts. L'amélioration de la connaissance de ces écosystémes trés
particuliers fait partie d'un programme d'étude plus ample de l'Université
Fédérale de Pernambuco, ayant pour but de promouvoir la nécessité de leur
conservation effective.
Source : MNHN, Paris
114 K. CAVALCANTI PÓRTO
L'inventaire bryofloristique est présenté ici. Il a permis de recenser un
total de 170 espéces: 2 Anthocerotae, 89 Hepaticae et 79 Musci. Parmi ces
espêces, 16 sont des nouveautés pour le Brésil, 93 pour la région du Nord-
Est et 21 pour l'Etat de Pernambuco. Une nouvelle espéce de Lejeuneaceae,
Drepanolejeunea bischleriana Pôrto et Grolle (1987), a été décrite.
L'étude écologique de la bryoflore sera publiée ultérieurement.
HISTORIQUE DES RECHERCHES BRYOLOGIQUES AU BRÉSIL
Plusieurs chercheurs (Delgadillo 1982, Gradstein 1982, Richards 1984,
Matteri 1985), affirment unanimement que la connaissance des bryophytes
en Amérique tropicale est loin d'étre compléte. La vitesse de la destruction
de leurs, habitats naturels accentue encore l'urgence d'études sur ce groupe
de cryptogames. Cette préoccupation est associée aussi à l'intérêt qu'éveille
la richesse des formes de vie dans les tropiques depuis ces derniéres années;
les recherches dans cette région se sont intensifiées.
La littérature existante réunit p. ex. d'importants inventaires
floristiques, contenant parfois des clés d'identification (Mitten 1869, Spruce
1885, Bartram 1949, Crum & Steere 1957, Fulford 1963-1976, Florschütz
1964, Florschütz-de Waard 1986, Schultze-Motel & Menzel 1987a, b,
Gradstein 1987, 1989); des révisions taxonomiques, surtout de genres
(Fulford 1942, 1945, Reese 1961, 1977, 1978, Bischler 1962, 1965, 1968, 1969,
Bischler et al. 1963, Bischler & Bonner 1969, Stotler 1970, Swails 1970), et
des études sur l'écologie et la répartition des espèces (Mägdefrau 1983, Van
Reesen & Gradstein 1983, 1984, Frahm 1987a, Gradstein & Frahm 1987,
Van Reesen 1987, Van Zanten & Gradstein 1988).
Les premiers travaux (les plus nombreux) se rapportant aux bryophytes
de la région néotropicale, ont été faits en Amérique Centrale (Cuba, Antilles
Frangaises, Porto Rico, etc.); aujourd’hai ils concernent aussi la cóte occi-
dentale de l'Amérique du Sud, notamment les Andes tropicales. Ainsi, de la
Colombie jusqu'à la Bolivie, les recherches sur la floristique et l'écologie du
groupe s'intensifient. D'une facon générale, ces travaux démontrent le róle
de l'altitude et des autres facteurs écologiques qui conditionnent la
répartition et l'abondance des espéces dans ces régions.
Les travaux de Pócs (1982) et de Richards (1984), plus spécialement,
apportent de précieuses contributions à l'écologie des bryophytes; ils rassem-
blent et résument la bibliographie relative aux foréts tropicales.
D'autres études écologiques plus récentes, comme celles de Frahm
(1987b, c), reprennent la discussion concernant l'explication de la pauvreté
inattendue des bryophytes dans les forét tropicales pluvieuses de plaine
comparée à la richesse de celles des régions tempérées, ou, méme parfois, de
la région froide.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRE 115
Bien que des études approfondies soient en train de se dévélopper dans
les néotropiques, de vastes domaines restent encore a exploiter. Sur le terri-
toire brésilien, depuis la forêt humide amazonienne, jusqu'à la caatinga
semi-aride, les formations méritent une exploration plus systématique de la
part des bryologues. Une analyse de la bibliographie concernant la
bryologie au Brésil confirme cette affirmation:
Les premiers bryophytes récoltés au Brésil, dans l'Etat de Rio de
Janeiro, ont été décrits par Raddi (1823) et par Arnott (1823).
Suite à ces premières récoltes, d'autres se sont ajoutées à l'occasion de
la publication de la “Flora Brasiliensis” par Martius. Dans cet ouvrage, les
Hepaticae, appartenant pour la plupart aux Lejeuneceae actuelles, ont été
étudiées par Nees (1833), et les Musci, par Hornschuch (1840). Ils s'agis-
saient de collections recueillies principalement dans les Etats de Rio de
Janeiro, Minas Gerais, Bahia, Amazonas et Parana.
Cependant, les récoltes les plus importantes ont été faites dans les
années 1849 à 1864 par R. Spruce lors de son expédition en Amérique tropi-
cale. Ce chercheur à parcouru la plaine amazonienne et les Andes
péruviennes et équatoriennes. En territoire brésilien, il a exploré la
végétation côtière de l'Amazonas et de ses affluents: Negro, Orénoque,
Tapajos, Trombetas et Uaupés (Spruce 1886). Ses collections de Musci on
été décrites par Mitten dans son ouvrage "Musci Austro-Americani” (1869);
celles des Hepaticae (y compris les Anthocerotae), étudiées par Spruce lui
méme, ont été publiées dans ses "Hepaticae Amazonicae et Andinae” (1885).
Ces deux ouvrages constituent jusqu'à présent les traités les plus complets et
les plus fondamentaux des bryophytes de la région.
D'importantes remarques écologiques figurent dans le journal de voya-
ge de R. Spruce (1886). Par exemple, il décrit les forêts côtières des fleuves
Amazonas et Orénoque, caractérisées, surtout dans leurs parties les plus hu-
mides et ombragées, par l'abondance d'hépatiques épiphylles (Lejeunea spp.
et Drepanolejeunea spp.). H note le caractère xérophyte des Frullania spp., ra-
res dans les sous-bois, mais généralement présents sur les arbres cultivés prés
des habitations humaines. Il signale aussi l'effet de l'altitude sur l'abondance
et la diversité de bryophytes et observe l'apparition, à partir de 1000m dans
les Andes (Pérou), de nombreux genres de mousses (Hypopterygium,
Phyllogonium, Racopilum, etc.) et d'hépatiques (Herbertus, Marchantia et
Porella), absents dans les forêts de plaine. ^ Finalement, il constate
l'exubérance des fougéres, mousses et liquens épiphytes, dont beaucoup à
forme de croissance pendante, dans la forét de Canelos (Pérou), endroit qu'il
considére comme étant le plus riche en cryptogames, de toute la surface ter-
restre.
En dehors de la région amazonienne, pendant la deuxiéme moitié du
siécle dernier, de nombreuses récoltes de bryophytes ont été effectuées dans
la région Sud-Est du Brésil, spécialement à Rio de Janeiro, par A. F.
Source : MNHN, Paris
116 K. CAVALCANTI PÓRTO
Glaziou et à São Paulo, par J. P. Puiggari. Les collections de A. F. Glaziou
ont été étudiées et publiées par Hampe (1879) et Bescherelle (1893) et celles
de J. P. Puiggari par Hampe & Geheeb (1881).
D'autres études concernant les bryophytes du Brésil ont été réalisées.
D'une façon générale, il s'agit de recherches de nature floristique, indiquant
der taxons connus ou inédits pour la science ou pour la région. Parfois, des
informations sur l'écologie de certaines espéces ont été fournies. Parmi ces
travaux, les plus importants sont ceux de Hampe (1870-1877), Brotherus
(1891-1906), Schiffner (1893), Herzog (1924-1949), Bartram (1952, 1954),
Sehnem (1969-1980), Hell (1969), Baptista (1977), Griffin (1979), Vianna
(1970-1981a, b, c), Vital (1969-1984), Gradstein (1978), Lisboa (1976-1984),
Yano (1979-1984), Lemos-Michel (1980, 1983), Buck (1985), Lisboa & Yano
(1987). En particulier le travail de Lisboa (1976) traite de l'écologie des
bryophytes inventoriés dans une campina de l'Etat d'Amazonas. L'auteur a
notamment commenté la relation espéce-substrat. Dans le milieu étudié, les
Hepaticae étaient plus nombreuses que les Musci; les troncs vivants et le sol,
les substrats les mieux colonisés. Les espéces corticoles étaient présentes, en
général, dés la base jusqu'aux trois premiers métres de hauteur des troncs, et
sur les écorces de pH entre 4 et 6.
Plus récemment, deux catalogues on été publiés. Ils rassemblent tous
les taxons de bryophytes connus du Brésil (Yano 1981, 1984). Celui des
Musci (Yano 1981) répertorie un total de 1896 espéces valides appartenant à
265 genres; celui des Hepaticae et des Anthocerotae (Yano 1984) énumére
1106 espéces, réparties en 130 genres. Pourtant, ces listes sont loin d’étre
completes. Les récoltes sur le territoire brésilien sont assez peu nombreuses
et sporadiques. L'exploration s'est limitée aux régions Sud-Est et Sud du
pays, surtout à la zone orientale (côtière), et à quelques lieux d'accès facile
de la région Nord. Ainsi, on constate que pour la région Nord-Est il n'y a
qu'un nombre extrémement limité de citations.
Toutefois, les derniéres explorations réalisées par Yano & Andrade-
Lima (1987) et Yano et al. (1987) montrent l'existance d'une bryoflore riche
dans la région. Méme, dans la caatinga, des espéces bien adaptées à la ri-
gueur de ce milieu ont été trouvées. à
En ce qui concerne plus particulièrement l'Etat de Pernambuco, sa
bryoflore est fort mal connue. Quelques recherches commencent à se faire,
par exemple l'inventaire des bryophytes de Pernambuco, publié en 1987 par
Yano & Andrade-Lima, qui énumére un total de 62 espéces nouvelles pour
l'Etat. Ces auteurs ont remarqué que la plupart des taxons signalés étaient
connus d'autres foréts tropicales humides des régions Sud et Sud-Est du
Brésil et que, dans des foréts d'altitude - refuges d'humidité dans la caatinga
- méme des espéces pendantes et des épiphylles, liées à des conditions
d'humidité élevées, peuvent s'installer.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 117
C'est en tenant compte de ces considérations et avec le but de contri-
buer à la connaissance des bryophytes de Pernambuco, que le présent travail
a été réalisé.
Cela a été possible gráce à la présence dans l'Etat de deux reliquats de
forêts: forêt de plaine (Saltinho) et forêt d'altitude moyenne (Brejo). Ces
deux forêts sont des restes actuels de massifs forestiers étendus. Aujourd'hui
ces aires se trouvent officiellement préservées, celle de Brejo étant
subordonnée à l'Université Fédérale de Pernambuco, à Recife. L'Université
s'engage à promouvoir des recherches scientifiques, en particulier sur la
composition floristique de l'aire et sur la biologie et l'écologie des princi-
pales espéces.
Dans les deux localités choisies pour l'étude, seulement. quelques
récoltes de bryophytes ont été faites antérieurement.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Les récoltes de bryophytes ont eu lieu de février à aoüt 1985 dans la
réserve de Saltinho et d'aoüt à septembre 1987 dans la réserve de Brejo dos
Cavalos.
Les échantillons ont été pris sur le sol, les termitiéres, les rochers, les
troncs vivants, les troncs morts, les branches tombées et les feuilles.
L'étude des bryophytes a été faite au Laboratoire de Cryptogamie du
Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris.
Le matériel récolté sera deposé dans l'herbier du Departement de Bota-
nique de l'Université Fédérale de Pernambuco - UFP, à Recife et dans
Vherbier du Laboratoire de Cryptogamie (PC).
Les déterminations des taxons ont été faites à l'aide de la bibliographie
spécialisée, notamment Mitten (1869), Spruce (1885), Bartram (1949),
Fulford (1963-1976), Florschütz (1964), Schuster (1963, 1980). La nomencla-
ture adoptée est celle proposée par Grolle (1983) pour les genres d'Hepaticae
- pour les espéces les monographies les plus récentes ont été utilisées - et par
Crosby & Magill (1981) et Vitt (1984) pour les Musci.
La classification adoptée pour les formes de croissance des bryophytyes
est généralement celle proposée par Mägdefrau (1982) et Richards (1984).
Légende pour la liste des espéces :
* Nouvelle pour le Brésil
** Nouvelle pour le Nord-Est du Brésil
*** Nouvelle pour l'Etat de Pernambuco
Abréviations des Etats du Brésil utilisées dans le texte:
АС = Acre:
Source : MNHN, Paris
118 K. CAVALCANTI PORTO
AM = Amazonas
BA = Bahia
ES = Espirito Santo
MS = Mato Grosso do Sul
PE - Pernambuco
RD = Rondônia
RJ - Rio de Janeiro
RN = Rio Grande do Norte
RR - Roraima
RS = Rio Grande do Sul
Эс Santa Catarina
SP,
LISTE DES ESPECES RÉCOLTÉES DANS LA RESERVE DE
SALTINHO
ET DANS LA RÉSERVE DE BREJO DOS CAVALOS.
ANTHOCEROTOPSIDA (= ANTHOCEROTAE)
** Phaeoceros laevis (L.) Prosk.
Sporophytes frequents.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: en dehors de la forét, aux endroits clairs et humides, dans des jar-
dins, en bordure des chemins, à la lisiére de la forét et dans les champs
cultivés (de mais et de manioc) fréquemment irrigués, sur le sol, occasion-
nellement sur des rochers. Les populations de Phaeoceros laevis étaient abon-
dantes pendant la saison pluvieuse, pour ensuite disparaître, ou se restrein-
dre aux lieux humides, pendant la saison sèche.
Dans les deux réserves.
Distribution: cosmopolite.
** Notothylas vitalit Udar et Singh
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: dans le méme habitat que la précédente et souvent récoltée avec
elle: sur le sol argileux et humide, dans les jardins, les cultures, oü la
lumière est importante.
Dans les deux réserves.
Distribution: Brésil (MS et PE).
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 119
HEPATICOPSIDA (= HEPATICAE)
** Arachniopsis diacantha (Mont.) Howe
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame filamenteuse.
Habitat: toujours dans les sous-bois, sur une grande diversité de substrats:
troncs morts, parfois fortement décomposés; troncs vivants, dans ce cas
généralement à leurs bases; sol et termitières.
Dans les deux réserves.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
** Bazzania heterostipa (Steph.) Fulf.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Brésil (RJ, SC, SP).
** Zoopsis uleana Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: à la lisière de la forêt, sur le sol, parmi les Graminées, Calypogeia
amazonica et Fissidens prionodes.
Saltinho.
Distribution: Brésil (AM).
*** Calypogeia miquelii Mont.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats, surtout dans la réserve de Saltinho. Les récoltes ont été
faites dans les sous-bois, a la lisiére de la forét et au bord des chemins, en
particulier sur le sol, mais aussi sur des termitiéres, des rochers, des troncs
vivants ou morts; parfois associée à Fissidens spp.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
* Lophocolea cf. aberrans Lindenb. et Gott.
Les deux échantillons récoltés portaient des sporophytes; ils étaient peu
abondants et un peu dégradés, ce qui a empéché de les identifier avec certi-
tude.
Forme de croissance: trame ouverte.
Source : MNHN, Paris
120 K. CAVALCANTI PÓRTO
Habitat: à la lisiére de la forét et dans les sous-bois, sur des troncs morts,
associée à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Lophocolea liebmanniana Gott.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans les sous-bois, sur des troncs morts, associée à d'autres
bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Lophocolea martiana Nees
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans les sous-bois, sur une grande diversité de substrats: troncs
morts ou vivants, rochers, termitiéres et sol.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique et Afrique tropicale et subtropicale.
** Plagiochila deflexirama Tayl.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans les sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, occasion-
nellement sur les branches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique du Sud (Brésil, Pérou, Argentine).
** Plagiochila guilleminiana Mont.
Sporophytes absents; des andrécies parfois présents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans les sous-bois, sur les troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud (Brésil, Colombie, Pérou, Iles
Galapagos).
** Plagiochila hypnoides Lindenb.
Sporophytes absents; andrécies rarements présents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans les sous-bois et dans un jardin, sur les troncs vivants ou
morts, les rochers et le sol.
Saltinho.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 121
Distribution: Amérique tropicale.
** Plagiochila tortuosa Lindenb.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans les sous-bois, à la lisiére de la forét et dans un jardin; sur les
troncs morts et les branches, les troncs vivants, occasionnellement sur les
feuilles.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud (Brésil, Vénézuela).
** Radula korthalsii Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans les sous-bois, sur les troncs vivants ou morts, les branches
tombées et les feuilles.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique Centrale (Guadeloupe) et Amérique du Sud (Brésil).
** Radula tenera Mitt. ex Steph.
Sporophytes rares.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans les sous-bois, sur les troncs vivants ou morts, parfois associée
3 d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Porella cf. complanata (Steph.) Swails
Les deux échantillons récoltés ne portaient pas de sporophytes; ils étaient
dégradés et peu abondants, ce qui a rendu leur identification difficile. Tou-
tefois, en utilisant la révision du genre pour l'Amérique Latine de Swails
(1970), leurs caractéristiques morphologiques les rapprochent de Porella
complanata. Cette identification reste à confirmer.
Forme de croissance: plumeuse.
Habitat: dans les sous-bois, sur les branches tombées et les troncs morts;
associée à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Porella cf. swartziana (Weber) Trev.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: plumeuse.
Habitat: dans un sous-bois, à la base d'un tronc vivant.
Source : MNHN. Paris
122 K. CAVALCANTI PÓRTO
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
** Frullania beyrichiana Lehm. et Lindenb.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: plumeuse.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc mort, associée à Ceratolejeunea
maritima.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Frullania brasiliensis Raddi
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: plumeuse.
Habitat: récoltée à la lisière de la forêt et dans le sous-bois, sur un tronc vi-
vant et sur un tronc mort, associée à d'autres hépatiques.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Frullania caulisequa Nees
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique dans les deux réserves, par
rapport aux macro- et microhabitats. Les récoltes ont été faites dans les
sous-bois, à la lisiére de la forét et au bord d'un chemin; sur les troncs
morts et vivants, les branches tombées, les rochers; souvent associée à d'au-
tres hépatiques, p. ex.: Frullania neesii et F. cf. subtilissima
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Frullania ericoides (Nees) Mont.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, sur les troncs vivants; l'un des
échantillons était associé à Brachythecium stereopoma.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: pantropicale.
** Frullania mucronata (Lehm. et Lindenb.) Lehm. et Lindenb.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur les troncs vivants ou morts, souvent associée
à d'autres bryophytes.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 123
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Frullania neesii Lindenb.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique dans les deux réserves, par
rapport aux macro- et microhabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-
bois, à la lisiére de la forét, dans les jardins et au bord d'un chemim; sur les
branches tombées, les troncs morts ou vivants, souvent associée à d'autres
hépatiques, р. ex: Frullania caulisequa, Е. cf. subtilissima, Leucolejeunea
xanthocarpa, Pycnolejeunea spp., Frullanoides tristis et Schiffneriolejeunea
polycarpa.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Frullania riojaneirensis (Raddi) Aongst. Fig. 3
Sporophytes fréquents. Espéce proche de F. arecae (Spreng.) Gott. dont elle
se distingue par les bractées et bractéoles périchaetiales plus longuement
soudées et à marges moins dentées. Bien que la littérature (Clark & Svihla
1945, Haarbrink 1981) attribue à cette espéce des périanthes à 4 carénes ou
multiples de 4, dans le matériel étudié, les périanthes étaient toujours à 6
carènes.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espèce de grande amplitude écologique dans les deux réserves, par
rapport aux macro- et microhabitats. Les récoltes ont été faites dans des
jardins, au bord d'un chemin, dans des forêts ouvertes, à la lisière de la forêt
et dans les sous-bois; sur les troncs vivants, occasionnellement sur les bran-
ches tombées, ou sur les troncs morts; souvent associée à d'autres hé-
patiques, p. ex: Frullania spp., Frullanoides tristis, Lophocolea subfusca et
Schiffneriolejeunea polycarpa.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Frullania cf. subtilissima (Mont. et Nees)
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été effectuées dans le sous-bois, à la lisière de
la forét et dans des jardins; sur les troncs morts ou vivants, les branches
tombées et les rochers; souvent associée à d'autres hépatiques, p. ex.:
Frullania caulisequa, F. neesii et F. riojaneirensis.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
124 K. CAVALCANTI PÓRTO
Fig. 3 - Frullania riojaneirensis (Raddi) Aongst. a) tige, face ventrale. b)
amphigastre. c) cellules du limbe foliaire. d) inflorescence femelle, face dorsale.
с) bractées et bractéoles périchactiales.
*** Anoplolejeunea conferta (Meissn.) Evans
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 125
Fig. 4 - Ceratolejeunea cubensis (Mont) Schiffn. a) tige, face ventrale. b)
amphigastre. c) cellules du limbe foliaire. d) inflorescence femelle, face dorsale.
c) bractées et bractéoles périchactiales.
Habitat: dans le sous-bois, sur les troncs vivants et morts, les branches
tombées; accidentellement sur des feuilles.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Ceratolejeunea cornuta (Lindenb.) Schiffn.
Sporophytes fréquents.
Source : MNHN, Paris
126 K. CAVALCANTI PÓRTO
be
Loum
Fig. 5 - Ceratolejeunea fastigiata (Spruce) Steph. a) tige, face ventrale. b)
amphigastre. c) lobule. d) cellules du limbe foliaire.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur les troncs vivants ou morts.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Ceratolejeunea cubensis (Mont.) Schiffn. Fig. 4.
Sporophytes fréquents. Fulford (1945) a signalé que les échantillons du
Brésil ont des périanthes à cornes plutót gonflées, comparées à celles d'au-
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 127
tres localités tropicales. Dans le matériel examiné, une tendance semblable a
été constatée,
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur les branches tombées, les troncs vivants et
morts; associée à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
** Ceratolejeunea fallax (Lehm. et Lindenb.) Bonner
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc mort; associée à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
* Ceratolejeunea fastigata (Spruce) Steph. Fig. 5
Sporophytes absents. Parfois, des bractées et bractéoles périchaetiales à
marges irréguliérement dentées sont présentes. Sa grande taille, des feuilles
ovales, parfois à (2)3-4 ocelles basales, des amphigastres arrondis, cour-
tement bifides et fortement auriculés, distinguent cette espéce des autres
espéces du genre. La description de Fulford (1945) ne fait pas référence aux
sporophytes.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur les troncs morts et vivants, associée à d'autres
bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Bolivie.
** Ceratolejeuna guianensis (Nees et Mont.) Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur les troncs vivants et
morts; occasionnellement sur les rochers et les branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
** Ceratolejeunea maritima (Spruce) Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét; sur des troncs vivants et
morts, des branches tombées et sur des rochers.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale.
Source : MNHN, Paris
^ А
128 К. CAVALCANTI PORTO
Ceratolejeunea sp.
Sporophytes absents. Les échantillons, souvent polymorphes, ne sont pas
identifiables au niveau de l'espéce.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, parfois au bord d'un lac
ou d'un ruisseau; toujours épiphylle; souvent associée à d'autres hépatiques:
Cololejeunea spp., Diplasiolejeunea spp., Drepanolejeunea fragilis, Lejeunea
laetevirens, Leptolejeunea elliptica et Rectolejeunea sp.1.
Dans les deux réserves.
** Cheilolejeunea acutangula (Nees) Grolle
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs vivants ou
morts, occasionnellement sur des rochers
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Cheilolejeunea adnata (Kunze) Grolle
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs vivants ou
morts, occasionnellement sur des feuilles et des rochers.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats Unis.
** Cheilolejeunea clausa (Nees et Mont.) Schust.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs vivants ou
morts, occasionnellement sur des branches tombées et des feuilles vivantes.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
** Cheilolejeunea rigidula (Nees ex Mont.) Schiffn.
Sporophytes fréquents. Parmi le matériel de Saltinho, des formes robustes,
similaires en taille à Cheilolejeunea clausa, ont été observées.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, occasion-
nellement sur des feuilles, des branches tombées et des rochers.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 129
** Crossotolejeunea cristulata Steph.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, sur le sol et sur un tronc mort,
associée à Lejeunea sp.2.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Brésil (RJ).
** Cyrtolejeunea holostipa (Spruce) Evans
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants, occasionnellement sur des
feuilles, des branches et des troncs morts; souvent associée à d'autres
bryophytes.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Drepanolejeunea bidens Steph.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur les troncs vivants, les
feuilles et les branches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
Drepanolejeunea bischleriana Porto et Grolle
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc vivant et un tronc mort.
Saltinho.
** Drepanolejeunea fragilis Bischler
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisière de la forêt, en général sur des
feuilles, occasionnellement sur des troncs vivants, des branches tombées et
des troncs morts.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Drepanolejeunea mosenii (Steph.) Bischler
Sporophytes fréquents.
Source : MNHN, Paris
130 K. CAVALCANTI PÓRTO
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, en général sur des feuilles, occasionnellement sur
des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Harpalejeunea tenuicuspis (Spruce) Schiffn.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des feuilles, des troncs morts, des branches
tombées; souvent associée à d'autres hépatiques.
Saltinho.
Distribution: Brésil (AM, SP).
Harpalejeunea sp.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts; souvent associée
à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Harpalejeunea sp.2
Sporophytes fréquents, mais il n'a pas été possible de l'identifier au niveau
de l'espèce.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, associée à d'au-
tres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
* Lejeunea crenata Mont.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, en général sur des rochers, des troncs morts ou
vivants, souvent associée à Prionolejeunea luensis, Calymperes lonchophyllum et
Leucomium lignicola.
Saltinho.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud (Guyane Française, Pérou).
** Lejeunea flava (Sw.) Nees
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 131
Habitat: dans le sous-bois, à la lisiére de la forét, dans des jardins et dans
une forét ouverte; en général sur des feuilles, des troncs vivants, des troncs et
des branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: cosmopolite.
** Lejeunea glaucescens Gott.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur une grande diversité
de substrats: troncs morts, branches tombées, troncs vivants, feuilles, rochers
et termitières.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats Unis.
** Lejeunea laetevirens Nees et Mont.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espece de grande amplitude écologique dans les deux réserves, par
rapport aux macro- et microhabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-
bois, dans des jardins, en forét ouverte et à la lisiére de la forét, prés ou loin
de l'eau; plutót sur des feuilles, mais aussi sur des troncs vivants ou morts,
occasionnellement sur des rochers et des branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
** Lejeunea tapajosensis Spruce
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans un jardin, sur un tronc vivant; parfois associée à Frullania
riojaneirensis.
Saltinho.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud (Brésil, Pérou).
Lejeunea sp.1
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans des jardins, sur des troncs vivants ou morts, souvent associée à
Frullania riojaneirensis.
Saltinho.
Lejeunea sp.2
Sporophytes absents.
Source : MNHN, Paris
132 K. CAVALCANTI PORTO
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, sur le sol et un tronc mort; associée
à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
** Lepidolejeunea involuta (Gott.) Grolle
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc mort, associée à Sematophyllum
subsimplex.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: pantropicale.
Leptolejeunea elliptica (Lehm. et Lindenb.) Schiffn.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
"Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-bois, à la lisiére de la
forét, souvent prés d'un lac et dans des jardins; toujours épiphylle,
généralement associée à d'autres hépatiques qui occupent des habitats sem-
blables.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
** Leucolejeunea unciloba (Lindenb.)
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, dans des jardins et à la lisiére de la forét, sur des
branches tombées, des troncs vivants et des feuilles; souvent associée à d'au-
tres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
** Leucolejeunea xanthocarpa (Lehm. et Lindenb.) Evans
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, au bord d'un chemin et à la lisiére de la forét,
sur des branches et des troncs morts et vivants; souvent associée à d'autres
bryophytes.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale et sud des Etats-Unis.
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 133
х Microlejeunea epiphylla Bischler
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame filamenteuse.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, parfois en bordure d'un
lac ou d'un ruisseau; plutót sur les feuilles, des troncs vivants, des branches
et des troncs morts.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Neurolejeunea breutelii (Gott.) Evans
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts, en général associée à d'au-
tres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Omphalanthus filiformis (Sw.) Nees
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des branches
tombées, des troncs morts et vivants et sur des feuilles; souvent associée à
d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Prionolejeunea luensis Herzog
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur une grande diversité de substrats, surtout
dans la réserve de Saltinho. Les récoltes ont été faites sur des troncs. morts
ou vivants, des rochers, le sol, des termitiéres, des branches tombées et des
feuilles.
Dans les deux réserves.
Distribution: Brésil (RR).
** Pycnolejeunea callosa (Lindenb.) Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts et des branches
tombées; souvent associée à d'autres bryophytes.
Saltinho.
Distribution: Brésil (AM).
Source : MNHN. Paris
134 K. CAVALCANTI PÓRTO
*** Pycnolejeunea contigua (Nees) Grolle
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte,
Habitat: dans le sous-bois, à la lisiére de la forét et au bord d'un chemin,
sur des branches tombées et des troncs morts ou vivants; souvent associée à
d'autres bryophytes.
Saltinho.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
** Rectolojeunea flagelliformis Evans
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, occasion-
nellement sur des rochers.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats Unis.
Rectolejeunea sp.1
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, parfois prés de l'eau:
soit au bord d'un lac, soit prés d'un ruisseau; toujours épiphylle,
généralement associée à d'autres hépatiques qui occupent des habitats sem-
blables.
Dans les deux réserves.
Rectolejeunea sp.2
Sporophytes fréquents. Espéce probablement nouvelle; elle sera décrite
ultérieurement.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants. Un des échantillons était
associé à Cheilolejeunea adnata.
Saltinho.
++ Trachylejeunea pandurantha (Spruce) Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants, sur le sol et les
rochers.
Saltinho.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud (Surinam, Brésil, Pérou).
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 135
Bryopteris diffusa (Sw.) Nees
Sporophytes rares.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois et une fois en dehors de la forét dans un jardin,
sur des troncs morts ou vivants et sur des branches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Bryopteris fruticulosa Tayl.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts et des branches
tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
* Aphanolejeunea subdiaphana (Jovet-Ast) Pócs
Sporophytes et gemmules fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisière de la forêt; toujours épiphylle;
associée à d'autres hépatiques qui occupent des habitats similaires.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
** Cololejeunea obliqua (Nees et Mont.) Arn.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisière de la forêt, parfois près d'un lac ou
d'un ruisseau; toujours épiphylle, associée à d'autres hépatiques.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
* Cololejeunea subcardiocarpa Tixier
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forêt; toujours épiphylle;
généralement associée à d'autres hépatiques.
Dans les deux réserves.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud ( Guyane Frangaise et Brésil).
** Colura ulei Jovet-Ast
Sporophytes fréquents.
Source : MNHN, Paris
136 K. CAVALCANTI PÓRTO
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, prés d'un lac et dans le sous-bois;
toujours épiphylle; associée à d'autres hépatiques.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Diplasiolejeunea cavifolia Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, à la lisiére de la forét et dans une forét ouverte;
toujours épiphylle; associée à d'autres hépatiques.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale.
** Diplasiolejeunea rudolphiana Steph
Sporophytes et gemmules fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espèce de grande amplitude écologique par rapport aux
macrohabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-bois et à la lisiére de
la forét, parfois prés d'un lac ou d'un ruisseau, et dans un jardin; en général
sur des feuilles, accidentellement sur des troncs vivants ou morts et des
branches tombées; souvent associée à d'autres bryophytes.
Dans les deux réserves.
Distribution: Afrique, Amérique et Asie tropicale et subtropicale.
** Archilejeunea fuscescens (Hampe ех Lehm.) Fulf.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, des rochers, sou-
vent associée à d'autres bryophytes, p. ex: Cheilolejeunea adnata et
Sematophyllum subsimplex.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Archilejeunea parviflora (Nees) Schiffn.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, des feuilles; sou-
vent associée à d'autres bryophytes.
Saltinho.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 137
Caudalejeunea lehmanniana (Gott.) Evans
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants; un des échantillons était
associé à Sematophyllum subsimplex.
Saltinho.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
*** Frullanoides liebmanniana (Lindenb. & Gott.) Van Slag.
= F. tristis (Steph.) Van Slag.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux
macrohabitats. Les récoltes ont été faites dans des jardins, au bord des che-
mins, dans une forét ouverte, à la lisiére de la forét et dans le sous-bois; sur
des troncs vivants, des branches tombées; souvent associée à d'autres
bryophytes, p. ex: Frullania caulisequa, F. riojaneirensis, Lejeunea glaucescens
et Leucolejeunea spp.
Dans les deux réserves.
Distribution: Afrique, Amérique et Asie tropicale.
** Lopholejeunea subfusca (Nees) Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été effectuées dans le sous-bois, dans des jar-
dins, en forêt ouverte et à la lisière de la forêt; en général sur des troncs vi-
vants et morts, des branches tombées, des rochers et des feuilles; souvent
associée à d'autres bryophytes.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale et sud des Etats-Unis.
** Marchesinia cf. bongardiana (Lehm. et Lindenb.) Trev.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisière de la forêt, sur des troncs morts et
vivants et des branches tombées; souvent associée à d'autres bryophytes p.
ex: Plagiochila tortuosa, Frullania spp., Lejeunea glaucescens, Omphalanthus
filiformis et Sematophyllum subsimplex.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
138 K. CAVALCANTI PÓRTO
** Marchesinia brachiata (Sw.) Schiffn.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs morts ou
vivants et des branches tombées; souvent associée à d'autres bryophytes, p.
ex: Plagiochila tortuosa, Frullania spp., Lejeunea spp. et Omphalanthus
filiformis.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Schiffaeriolejeunea polycarpa (Nees) Gradst.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, dans des jardins, en forêt ouverte et à la lisière
de la forét; sur des troncs morts et des branches tombées; souvent associée à
d'autres bryophytes.
Dans les deux réserves.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale; Asie (Inde, Sri Lanka).
ээж Stictolejeunea squamata (Willd. ex Web.) Schiffn.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants, des troncs morts et des ro-
chers.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Symbiezidium barbiflorum (Lindenb. et Gott.) Evans Fig. 6
Sporophytes fréquents. Dans le matériel de Saltinho, des formes proches de
S. transversale (Sw.) Trev. var. transversale ont été observées. Les rameaux
dimorphes, c'est-à-dire, à feuilles et à lobules plus petits d'un cóté de la tige,
étaient fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: espèce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-bois, parfois prés d'un
ruisseau, à la lisière de la forêt et dans une forêt ouverte; sur des troncs vi-
vants ou morts, occasionnellement sur des rochers, sur le sol, des feuilles ou
des branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
Fossombronia sp.
Sporophytes absents.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 139
a | K eos
Fig. 6 - Symbiezidium barbiflorum (Lindenb. et Gott.) Evans. a) tige, face ventrale.
b) périanthe, face ventrale. c) détail d'une aile laciniée. d) cellules du limbe
foliaire.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét prés d'un lac, sur le sol incliné;
associée à Riccardia amazonica.
Saltinho.
** Riccardia amazonica (Spruce) Schiffn. ex Gradst.
La plupart des échantillons, récoltés de mars à mai 1985, ne portaient pas de
sporophytes. Par contre, certaines des récoltes postérieures - de juin à juillet
1985 - étaient fertiles.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: dans le sous-bois, parfois prés d'un ruisseau; sur des rochers, des
troncs morts ou vivants, et sur le sol.
Saltinho.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
140 K. CAVALCANTI PORTO.
Metzgeria decipiens (Mass.) Schiffn. et Gott.
Sporophytes absents; gemmules parfois présentes.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: dans le sous-bois et a la lisiére de la forét, sur des feuilles, des
troncs vivants (parfois seulement à la base) et morts, ou des branches
tombées; souvent associée à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: pantropicale.
Riccia stenophylla Spruce
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: dans des jardins, des terrains cultivés et à la lisière de la forêt; sur
le sol humide et argileux; dans la réserve de Saltinho souvent associée à
Fissidens spp. et à Riccia spp. Les populations étaient plus étendues pendant
la saison pluvieuse.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale
Riccia tenuilimbata Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: dans un jardin, sur le sol humide et argileux; associée à Riccia
stenophylla et R. australis.
Saltinho.
Distribution: Brésil (Ba, ES, PE, RN, RS), Paraguay.
** Riccia australis Steph.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame thalloide.
Habitat: dans un jardin, sur le sol humide et argileux; associée à Riccia
stenophylla et R. tenuilimbata.
Saltinho.
Distribution: Brésil, Equateur, Uruguay, Argentine.
BRYOPSIDA (=MUSCI)
** Fissidens constrictus C. Müll.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur le sol.
Saltinho.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 141
Distribution: Amérique du Sud (Brésil, Pérou).
** Fissidens diplodus Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, plutót à la base de troncs vivants, ou sur des
troncs morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens donnellii Aust.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants; associée à d'autres
bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens cf. flexinervis Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur le sol.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
Fissidens guianensis Mont.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, parfois en bordure d’un ruisseau, et dans un jar-
din; plutót à la base de troncs vivants, ou sur des troncs morts, des rochers
ou sur le sol.
Saltinho.
Distribution: nord de l'Amérique du Sud (Brésil, Pérou).
** Fissidens hornschuchii Mitt.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, en bordure d'un lac, sur
le sol (talus), sur une termitière et sur un tronc mort.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
142 K. CAVALCANTI PÓRTO
** Fissidens inaequalis Mitt.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur une termitiére; associée à Fissidens prionodes.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale (Puerto Rico, Brésil).
** Fissidens intermedius C. Müll.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, sur le sol (talus); associée à Lejeunea
sp.2, Fissidens sharpii et F. zollingeri.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Fissidens cf. mollis Mitt.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans des jardins et à la lisiére de la forét, sur le sol plan ou incliné.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens ornatus Herzog
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, une fois en bordure d'un ruisseau; sur le sol
incliné (talus); associée à Fissidens pauperculus.
Saltinho.
Distribution: Brésil (SP).
* Fissidens pauperculus Howe
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois et en bordure d'un chemin; sur le sol plutót
incliné d'un talus, sur des termitiêres, des troncs vivants ou des rochers.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Fissidens prionodes Mont.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 143
Habitat: dans le sous-bois et à la lisière de la forêt, sur une grande diversité
de substrats: sol, plutót incliné (talus), troncs vivants ou morts, termitiêres et
rochers.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens reticulosus (C. Müll.) Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur une grande diversité de substrats: sol plutót
incliné (talus), termitiéres, troncs morts ou vivants, rochers.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
* Fissidens scariosus Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur une grande diversité de substrats: sol incliné
(talus), termitiéres, rochers, troncs morts ou vivants.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens sharpii Pursell
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, sur le sol incliné (talus); associée à
Fissidens intermedius et F. zollingeri.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens subulatus Mitt.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: récoltée à la lisière de la forêt, sur le sol incliné (talus); associée à
Fissidens cf. mollis.
Saltinho.
Distribution: Brésil (AC, AM, RD).
* Fissidens veracruzensis Pursell
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: récoltée à la lisiére de la forét, sur un rocher en bordure d'un lac.
Brejo dos Cavalos.
Source : MNHN, Paris
144 K. CAVALCANTI PÓRTO
Distribution: Amérique tropicale.
** Fissidens weirii Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: dans le sous-bois, sur un rocher; associée à Syrrhopodon prolifer.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Fissidens zollingeri Mont.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-bois, à la lisiére de la
forét, dans des jardins, dans un champ et dans une forét ouverte; sur le sol
incliné (talus), des rochers, des troncs morts ou vivants.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale.
ээж Bryohumbertia filifolia (Hornsch.) J.P. Frahm
Sporophytes absents. Espéce trés variable, dans les deux réserves. Des petites
formes, jeunes ou dégradées ont été récoltées. Quelques échantillons ont été
vérifiés par J.P. Frahm (R.F.A.).
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été effectuées dans le sous-bois, en bordure
d'un chemin et à la lisiére de la forét; sur des troncs morts ou vivants, le sol
et des termitières.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Dicranella hilariana Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: récoltée en bordure d'un chemin et à la lisière de la forêt, sur le
sol.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Holomitrium arboreum Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc mort.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 145
Brejo dos Cavalos
Distribution: Amérique tropicale.
* Leucoloma crueggerianum (C. Müll.) Jaeg.
Sporophytes rares.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants, accidentellement
sur des branches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Leucoloma serrulatum Brid.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts, occasion-
nellement sur des rochers.
Brejo dos Cayalos.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Leucobryum martianum (Hornsch.) Hampe
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: coussin.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Octoblepharum albidum Hedw.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: coussin
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats, surtout dans la réserve de Saltinho. Les récoltes ont été
faites dans le sous-bois, en bordure des chemins et à la lisiére de la forét;
sur des troncs vivants ou morts, occasionnellement sur le sol et des rochers.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale.
Octoblepharum pulvinatum (Dozy et Molk.) Mitt.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: coussin.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
146 K. CAVALCANTI PÓRTO
*** Hyophila tortula (Schwaegr.) Hampe
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: en bordure d'un chemin, sur un mur; associée à Bryum argenteum.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
* Trichostomum brachydontium Bruch.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans des jardins, sur le sol, des rochers et sur un mur.
Dans les deux réserves.
Distribution: cosmopolite.
** Calymperes afzelii Sw.
Sporophytes rares.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois et dans un jardin, sur des troncs vivants ou morts,
occasionnellement sur des rochers.
Saltinho.
Distribution: pantropicale.
Calymperes lonchophyllum Schwaegr.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants et des rochers.
Saltinho.
Distribution: pantropicale.
** Syrrhopodon incompletus Schwaegr.
Sporophytes absents; propagules fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs vivants ou
morts.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Syrrhopodon ligulatus Mont.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants, souvent associée à d'autres
bryophytes.
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 147
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Syrrhopodon parasiticus (Schwaegr.) Besch.
Sporophytes absents; propagules fréquents. Espéce morphologiquement trés
variable, surtout par la taille de ses feuilles. De petites formes, apparemment
jeunes, sont fréquentes. Deux varietés ont été identifiées: var. parasiticus et
var. disciformis (C. Müll.) Florschütz.
Forme de croissance: gazon compact discontinu pour la plupart des
échantillons, sauf pour les épiphylles, en forme de gazon ouvert. Dans ce
cas, les individus étaient peu nombreux, de petite taille, éloignés les uns des
autres ou en petits groupes, colonisant plutót les nervures des feuilles.
Habitat: dans le sous-bois, dans un jardin et en bordure d'un chemin; sur
une grande diversité de substrats: troncs vivants, parfois uniquement à la
base, troncs morts, feuilles à la réserve de Brejo dos Cavalos seulement,
branches tombées et rochers.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale.
*** Syrrhopodon prolifer Schwaegr.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois, sur une grande diversité de substrats: troncs
morts ou vivants, plutót à la base, rochers, termitiéres et sol.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: pantropicale.
Bryum argenteum Hedw.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans des jardins et en bordure d'un chemin, sur des murs, le ol,
des rochers non submergés et à la base d'un tronc vivant; parfois associ
Philonotis uncinata, Orthodontium pellucens et à Hyophila tortula.
Dans les deux réserves.
Distribution: cosmopolite.
** Bryum cf. billardieri Schwaegr.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: à la lisiére de la forét, sur le sol et des rochers.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: pantropicale.
Source : MNHN, Paris
148 K. CAVALCANTI PÓRTO
Bryum coronatum Schwaegr.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: en bordure d'un chemin, dans un champ de canne à sucre, sur le
sol.
Saltinho.
Distribution: pantropicale.
Bryum densifolium Brid.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Habitat: à la lisière de la forêt, sur le sol et un tronc mort.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
Orthodontium pellucens (Hook.) B., S. & G.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans des jardins, sur le sol, un mur et des rochers; souvent associée
à Bryum argenteum.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Philonotis uncinata (Schwaegr.) Brid.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois et dans des jardins, sur des troncs vivants, un mur
et sur le sol; parfois associée à Prionolejeunea luensis et à d'autres mousses.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Groutiella apiculata (Hook.) Crum et Steere
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon compact continu.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants et sur des bran-
ches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Groutiella mucronifolia (Hook. et Grev.) Crum et Steere
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact continu.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 149
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux
macrohabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-bois, parfois en bor-
dure d'un ruisseau, à la lisière de la forêt, dans un jardin et en bordure d'un
chemin; sur des troncs morts ou vivants, et des branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
*** Schloteimia torquata (Hedw.) Brid.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact continu.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs morts ou
vivants et des branches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
Racopilum tomentosum (Hedw.) Brid.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, dans un jardin et dans une forét ouverte; sur des
troncs vivants ou morts; souvent associée à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale et subtropicale.
Schoenobryum gardneri (Mitt.) Manuel
Sporophytes absents.
Forme de croissance: dendroide.
Habitat: à la lisiére de la forét, sur un tronc vivant; associée à
Leucodontopsis geniculata
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Leucodontopsis geniculata (Mitt.) Crum et Steere
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact discontinu.
Habitat: dans le sous-bois et à la lisiére de la forét, sur des troncs morts ou
vivants et des branches tombées; souvent associée à d'autres bryophytes.
Dans les deux réserves.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale et subtropicale.
Jaegerina scariosa (Lor.) Arz.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: gazon ouvert.
Source : MNHN. Paris
150 K. CAVALCANTI PORTO.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts; souvent associée
à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale et subtropicale.
** Phyllogonium viride Brid.
Sporophytes rares.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants, parfois à leur base, des
troncs morts et des branches tombées.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Meteoridium remotifolium (C. Müll.) Manuel
Sporophytes rares.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants, accidentellement
sur des branches tombées et des feuilles.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
Meteorium deppei (Hornsch.) Mitt.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Papillaria nigrescens (Hedw.) Jaeg.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
Pilotrichella pentasticha (Brid.) Wijk. et Marg.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 151
Squamidium brasiliense (Hornsch.) Broth.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants, parfois à leur base, des
branches ou des troncs morts, occasionnellement sur des feuilles.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
Squamidium leucotrichum (Tayl.) Broth.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: pendante.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts, une fois sur un tronc vivant
et une termitiére.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Pinnatella cf. piniformis (Brid.) Fleisch.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: dendroide.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc vivant, associée à Plagiochila
deflexirama et à Crossomitrium patrisae.
Brejo dos Cavalos.
Déjà connue pour le Brésil, d'une localité non indiquée (Hornschuch 1840,
fide Yano 1981).
Distribution: Amérique tropicale.
** Porotrichum plicatulum Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: dendroide.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Callicosta evanescens C. Müll.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: dendroide.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts et, une fois, sur un tronc vi-
vant.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
Source : MNHN. Paris
152 K. CAVALCANTI PÓRTO
** Crossomitrium patrisae (Brid.) C. Müll.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte pour la plupart des échantillons, sauf
les épiphylles, en trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois (réserve de Brejo dos Cavalos) et à la lisiére de la
forét (réserve de Saltinho); sur des troncs vivants - parfois à leur base - des
feuilles (seulement à Brejo), des troncs morts et des branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
* Daltonia longifolia Tayl.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts, souvent associée à d'autres
bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
* Lepidopilum scabrisetum (Schwaegr.) Steere
Sporophytes absents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants, parfois à leur base, et sur
un tronc mort.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
* Lepidopilum stolonaceum C. Müll.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs vivants ou morts.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique Centrale et nord de l'Amérique du Sud (Guyane
Française, Surinam).
** Schizomitrium pallidum (Hornsch.) Crum et Anderson
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, parfois en bordure d'un ruisseau, sur des troncs
morts ou vivants, des rochers, ou sur le sol, et dans ce cas associée à d'au-
tres bryophytes.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 153
** Schizomitrium cf. radicans (Besch.) Crum
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame ouverte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants.
Saltinho.
Distribution: Martinique.
** Leucomium strumosum (Hornsch.) Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des rochers, des troncs morts ou vivants et
des branches tombées.
Saltinho.
Distribution: pantropicale.
Brachythecium stereopoma (Spruce ex Mitt.) Jaeg.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: à la lisiére de la forét et dans un jardin sur des troncs vivants; par-
fois associée à Frullania ericoides.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
* Rhynchostegium scariosum (Tayl.) Jaeg.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc vivant et un tronc mort.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Pilosium chlorophyllum (Hornsch.) C. Müll.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois et dans un jardin, sur des troncs morts ou vivants,
occasionnellement sur le sol et sur une termitiére.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
** Stereophyllum obtusum Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Source : MNHN, Paris
154 K. CAVALCANTI PÓRTO
Habitat: dans un jardin, sur un tronc vivant; associée à Racopilum
tomentosum.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
Acroporium sp.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: gazon compact continu.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants.
Brejo dos Cavalos.
Sematophyllum caespitosum (Hedw.) Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: espèce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été effectuées dans le sous-bois, dans des jar-
dins, sur des troncs morts ou vivants, occasionnellement sur des rochers, des
feuilles et des branches tombées.
Dans les deux réserves.
Distribution: pantropicale.
*** Sematophyllum subsimplex (Hedw.) Mitt.
Sporophytes fréquents. Espéce à port, longueur et à morphologie des feuilles
trés variable.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois et dans un jardin, sur des troncs vivants, parfois
seulement à leur base, sur des troncs morts, occasionnellement sur le sol.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale.
ээж Taxithelium planum (Brid.) Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, quelquefois prés d'un ruisseau et en forét ouver-
te, sur une grande diversité de substrats: troncs vivants, parfois à leur base
seulement, occasionnellement sur des rochers et sur le sol.
Saltinho.
Distribution: Afrique, Amérique tropicale et sud des Etats-Unis.
*** Taxithelium cf. pluripunctatum (Ren. et Card.) Buck
Sporphytes fréquents. Dans le matériel examiné, les cellules des oreillettes
sont peu différenciées, et les papilles se présentent plutót mal ordonnées sur
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORE DU BRÉSIL 155
le lumen cellulaire, différemment de la description de Buck (1985). Pour cet-
te raison, l'identification reste à confirmer.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, parfois prés dans ruisseau, sur un grande diversité
de substrats: troncs morts, troncs vivants, quelquefois seulement à leur base,
rochers, sol et branches tombées.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
** Trichosteleum cf. sentosum (Sull.) Jaeg.
Sporophytes fréquents. Dans le matériel étudié, les longueurs des feuilles et
des setas se situaient à la limite maximale, ou légérement supérieure à celles
indiquées dans la description de Buck (1983). Par conséquent, l'identification
reste à confirmer.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants, sur le sol et sur
un rocher.
Saltinho.
Distribution: Amérique tropicale.
Trichosteleum sp.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: trame compacte.
Habitat: dans le sous-bois, sur des troncs morts ou vivants; souvent associée
à d'autres bryophytes.
Brejo dos Cavalos.
ээж Isopterygium tenerum (Sw.) Mitt.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: en tapis.
Habitat: espéce de grande amplitude écologique par rapport aux macro- et
microhabitats. Les récoltes ont été faites dans le sous-bois, parfois en bordu-
re d'un ruisseau, à la lisiére de la forét, et dans une forét ouverte; sur des
troncs morts ou vivants, quelquefois seulement à leur base, occasion-
nellement sur le sol, des rochers et des termitières.
Dans les deux réserves.
Distribution: Amérique tropicale et subtropicale.
** Mittenothamnium reptans (Hedw.) Card.
Sporophytes fréquents.
Forme de croissance: en tapis.
Habitat: dans le sous-bois, sur une grande diversité de substrats: troncs
morts et vivants, rochers et termitiéres.
Source : MNHN, Paris
156 K. CAVALCANTI PÓRTO
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Amérique tropicale.
** Rhacopilopsis trinitensis (C. Müll.) Britt. et Dix.
Sporophytes absents.
Forme de croissance: en tapis.
Habitat: dans le sous-bois, sur un tronc vivant.
Brejo dos Cavalos.
Distribution: Afrique et Amérique tropicale.
REMERCIEMENTS. - Je remercie les bryologues qui ont eu la gentillesse de
vérifier mes identifications: J.M. Bekker, H. Bischler, J.P. Florschütz, P. Geissler,
S.R. Gradstein, R. Grolle, S. Hattori, H. Inoue, S. Jovet-Ast, H. Ochi, К.А. Pursell,
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Legal
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TWO NEW PENTASTICHOUS SPECIES OF ZYGODON
FROM HIGH ELEVATION IN VENEZUELA
Dana Griffin, Ш
Department of Botany & The Florida Museum of
Natural History, University of Florida, Gainesville,
Florida, U.S.A. 32611.
ABSTRACT - Two new pentastichous species of Zygodon (Musci: Orthotrichaceae)
are described from high elevation in Venezuela. Zygodon longicellularis sp. nov. is al-
lied to gymnostomous Z. longisetus R.S. Williams in the clongate cells of the leaf
base, but differs in the shorter seta and the simple peristome of relatively broad en-
dostome segments with deflexed trabeculae. Zygodon venezuelensis sp. nov. is similar
in aspect to Z. pichinchensis (Tayl.) Mitt., but lacks the coarse, spiculose leaf papil-
lae, has smaller and more heterogeneous laminal cells and a costa that is dorsally
smooth below. The leaves of Z. venezuelensis are suggestive of those of Z. squarrosus
(Tayl.) C. Muell., but in the latter the leaves are not 5-ranked, are contorted when
dry and apically enrolled when wet. Also, they are long-decurrent. By contrast, the
leaves of Z. venezuelensis are strictly 5-ranked, little changed when dry, with straight
or recurved apices when wet and are short-decurrent. A key is offered to the
5-ranked species of Zygodon from the Andes.
Recent field work in the paramos of Venezuela has brought to light
collections of Zygodon that do not match any described species. Two new
species are described and illustrated along with a key to the pentastichous
species of Zygodon from the Andes
Zygodon longicellularis sp. nov. (Figs. 1-10).
Dioicous. Folia pentasticha, cellularis basi omnibus elongatis; Z. longiseto
R.S. Williams affine sed peristomium simplex, internum, processus endostomii
lata, trabeculae prominens saepe deflexa.
Typus: VENEZUELA. Estado Barinas, páramo de Santo Cristo, Par-
que Nacional de la Sierra Nevada. En ramas de arbusto. Alt. 3600-3750m.
20-22 junio 1984. leg. Dana Griffin, III & David Diaz M. PV-132 (Holotype:
MERF; isotypes FLAS, NY).
Source : MNHN, Paris
164
D. GRIFFIN, III
cB
2
d
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SE
0!
ei
E
Figs. 1-10. - 1-3. Leaves, x 4. 4. Leaf apex, x 57^. 5. mid-lamina, x 875. 6. Leaf
base, x 875. 7-9. Capsules, x 15. 10. Desa
i peristome, x 625.
Source : MNHN, Paris
NEW ZYGODON FROM VENEZUELA 165
Plants yellow-green to rusty-red, 0.5-4ст high, in dense cushions. Stems
fasciculately branched, covered below in reddish tomentum, axillary hairs
3-4 cells long, basal 1-2 cells short, brown, suprabasal cells elongate, hyaline,
propagulae not observed. Leaves 5-ranked, erect-appressed, faintly circinate
or spiralled when dry, spreading to widespreading from insertion when wet,
oblong-ovate, lanceolate, 1.5-2.5mm long, carinate, short-decurrent, margins
plane or narrowly recurved at mid-leaf, entire or with an occasional tooth in
upper acumen, undulate, broadly acute. Costa strong, subpercurrent, smooth
on back. Upper and mid-laminal cells oval to rounded-triangular or, occa-
sionally oblong, 8-I5um in longest diameter, incrassate, pluripapillose, basal
laminal cells relatively uniformly elongate from margin to costa, incrassate,
porose, smooth, to 80m long. Dioicous. Perichactial leaves 3mm long, si-
milar in shape to stem leaves but with elongate cells occupying entire basal
half of blade. Setae 6-10mm long, capsules erect, ovoid-cylindric, furrowed
when dry, 1-2mm long, neck distinct, opercula conic-rostrate, ca. 1.2mm
long, peristome single, segments 16, hyaline or yellowish, relatively broadly
lanceolate, blunt, smooth below, granulose above, often with preminent de-
flexed trabeculae. Calyptrae cucullate, brown, smooth, glabrous, ca. 2.5mm
long, spores round, 25-28ит in diameter, papillose.
Zygodon longicellularis is unique by a combination of features includ-
ing the 5-ranked leaves with elongate basal cells and the relatively broad en-
dostome segments with deflexed trabeculae. Williams (1927) described a
gymnostomous species, Z. longisetus, from Peru with leaves having a similar
basal areolation to that of the present species, but in his species the leaves
are longer than 4mm, not ranked and the leaf base is high and appressed.
The setae are up to 4.5cm long.
Habitat.- Plants grow most commonly as epiphytes on trees and shrubs,
rarely on rock, in paramos.
Range.- Mountains of Western Venezuela.
Specimens examined. VENEZUELA. Estado Barinas, paramo de Santo
Cristo, leg. Dana Griffin, Ш & David Diaz М. PV-132 (TYPE), PV-43,
PV-52, PV-99, PV-100, PV-131; Estado Merida, paramo de Los Granates,
Dana Griffin, ПІ & M. Lopez F. PV-1043, paramo de Guirigay, Dana Grif-
fin, Ш & M. Lopez F. PV-1573, Loma Redonda Station of the Teleferico,
Dana Griffin, III, M. Lopez F. & L. Ruiz-Feran 293, 294, paramo de Los
Conejos, L. Ruiz-Teran 7059, páramo de Mucubaji, Dana Griffin, III, M.
Lopez F. & L. Ruiz-Teran 914, 919, 952, 989, 1038. All of the above col-
lections are deposited at MERF and FLAS. An additional isotype is depo-
sited at NY.
Zygodon venezuelensis sp. nov. (Figs. 11-15).
Dioicous? Z. pichinchensi (Tayl.) Mitt. primo aspectu simili sed cellulis
foliis minoribus e non spiculosi sed tantum papillosi, costo dorso inferne laevis;
Source : MNHN, Paris
166 D. GRIFFIN, IT
Figs. 11-15 - 11-12. Leaves, x 4. 13. Leaf apex, x 875. 14. Mid-lamina, x 875. 15.
Leaf base, x 875.
Z. squarroso. (Tayl) C. Muell. affine sed foliis valde pentasticha, sicca. nullo
modo contorta e madida apice patentia-recurvata non inflexa brevi-decurrentia.
Typus VENEZUELA. Estado Mérida, Sierra De Santo Domingo,
paramo de Mucubaji, above the Laguna Grande. Epiphyte on Hesperomeles.
Alt. 3700 m. July 16, 1972, leg. Dana Griffin, Ш, M. Lopez F. & L. Ruiz-
Teran 868 (Holotype: MERF; isotypes FLAS, NY).
Plants in rather dense clumps, rufous-brown below, yellowish near stem
tips. Stems simple to sparingly branched, often covered in a reddish-brown
tomentum, axillary hairs of 3 cells, basal cell short and brown, suprabasal
cells elongate and hyaline. Leaves 5-ranked, somewhat glossy, little altered
Source : MNHN. Paris
NEW ZYGODON FROM VENEZUELA 167
when dry, bases erect, free limbs spreading, squarrose-recurved when moist,
ovate, short-lanceolate, 1.5-1.75mm long, 0.6-0.75mm wide at mid-leaf, cari-
nate above, often with two submarginal plications in lower half, short-decur-
rent, margins recurved near base, plane above mid-leaf, denticulate in upper
1/2-1/3 of leaf, frequently with a few coarse teeth near apex, less frequently
entire. Costa 75-100um wide at base, narrowed above, percurrent to subper-
current, papillose on back above. Cells of upper and mid-lamina ovate to
oblong or rounded-isodiametric, incrassate, 7-94m wide, 9-15ит long, bear-
ing 1-4 columnar papillae per lumen, cells of leaf base elongate, porose,
those of inner base orange-red, mainly smooth. Dioicous? The rest not seen.
The general leaf shape of this new species is similar to that of Z. pi-
chinchensis (Tayl.) Mitt., but in that species the leaf cell papillae are extreme-
ly coarse-spiculose, the areolation is more uniform with upper and mid-la-
minal cells isodiametric or short-oblate and averaging 10-12um in greatest
diameter (cf. Malta 1926). The costa in Z. pichinchensis tends to be papil-
lose throughout on the back. The leaf shape of Z. venezuelensis is suggestive
of that of Z. squarrosus (Tayl.) C. Muell., but the leaves of the latter are
not 5-ranked and are long-decurrent. In addition, they are contorted when
dry and have inrolled apices when wet.
Habitat. Epiphyte, growing in paramo.
Range.- Mountains of Western Venezuela.
Specimen examined.- Known only from the type.
Key to the Pentastichous Species of Zygodon from the Andes
I. Leaves linear-lanceolate, quite brittle ........... Z. campylophyllus C. Muell.
1! Leaves broader, not brittle ..
2. Leaf papillae extremely large, spiculose
Z. pichinchensis (Tayl.) Mitt.
13
EE Ee
3. Stems creeping, with erect branches (Chile & Fuegia)
3! АПШ stems erect (Northern & Central Andes)
4. Wiry, robust plants, leaves acuminate, sharp-tipped
-Z. pentastichum (Mont) C.Muell.
4t Smallish plants, not wiry, leaves blunt, apiculate .
..Z. bartramioides Malta
* Treated by some authors as Stenomitrium pentastichum (Mont.) Broth.
Source : MNHN, Paris
168 D. GRIFFIN, Ш
D
Leaves lance-acuminate, 3-4mm long, erose to spinose-dentate along up-
per margin, propagulae elongate-fusiform, 6-9 cells long
--2. quitensis Mitt.
5! Leaves oblong-lanceolate to ovate-lanceolate, 1.5-2.5mm long, upper
margin entire to coarsely toothed, propagulae not known 6
6. Leaves faintly circinate or spiralled when dry, margins entire or
with 1 or 2 teeth near tip, costa smooth on back above
é «Z. longicellularis Griffin
OUT EE spreading and scarcely altered when dry, mar-
gins denticulate or occasionally coarsely toothed above, rarely en-
tire, costa papillose on back above... Z. venezuelensis Griffin
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QUELQUES MARCHANTIALES DE L'ÎLE DE LA RÉUNION
H. BISCHLER
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
ABSTRACT - Among the nine Marchantiales collected on Reunion, seven have
wide geographical ranges. Five of them are monoicous and produce spores whereas
the two dioicous seem not to reproduce sexually on the island. The two endemics are
diploids; their origin remains unknown. Chromosome numbers are provided for five
taxa. Marchantia paleacea and Wiesnerella denudata are new records for Reunion.
L'ile de la Réunion est une ile volcanique, située à environ 700 km à
VE de Madagascar, entre les latitudes 20°50’ et 21°20’S, et les longitudes
55°15’ et 55°50’ E. Le climat est tropical tempéré. Malgré son âge récent,
estimé à 3 millions d'années (fin du Tertiaire), quelques Marchantiales, à
répartition large ou endémiques des Mascareignes, l'ont colonisée.
Les premiéres collections de Marchantiales furent faites à la fin du 18*
siécle par P. Commerson et J.B.G.N. Bory de Saint-Vincent qui y récoltérent
quatre espéces dont trois endémiques, pour la plupart décrites bien plus
tard. Depuis cette époque, 11е a été visitée périodiquement par des
bryologues qui y trouvérent quatre autres Marchantiales.
Lors d'un séjour en septembre 1989, j'ai essayé de retrouver ces plantes
et d'en découvrir d'autres. En voici la liste:
Asterella syngenesica (Bory) Grolle (= Marchantia syngenesica Bory
= Asterella boryana Mont.— A. linearis Steph., fide Grolle et Onraedt 1974) -
espéce monoique (et non dioique (Grolle et Onraedt 1974); les réceptacles
mâles se développent au sommet de rameaux ventraux), diploïde (п = 18),
endémique des Mascareignes, récoltée par Bory (1804) sur la cóte E et
signalée aussi au cirque de Cilaos (Arnell 1962). Je l'ai retrouvée aux cirques
de Cilaos et de Salazie, sur la cóte E, au piton de la Fournaise, entre 180 et
2350 m. Elle colonise les talus terreux ou rocheux des pistes et des routes, et
les bords des torrents bien éclairés. Elle s'étend de la forét hygrophile jusque
dans la lande à Erica.
Source : MNHN, Paris
170 H. BISCHLER
Dumortiera hirsuta (Sw.) Nees - espêce monoique, de distribution
pantropicale, signalée à la plaine des Cafres, au Brülé prés de St Denis, à St
Agathe (Bescherelle 1895), au col de Bellevue et à Cilaos (Vána et al. 1979).
Je l'ai vue au Maido, à Cilaos, dans la forét de Bébour, sur la cóte E et la
cóte SW, entre 650 et 1600 m. Cette espéce semble assez commune parmi les
terricoles-rupicoles de la forét hygrophile et s'accomode de la luminosité fai-
ble qui y régne.
Marchantia globosa Brid. ex Web., Hist. Musc. Hep. Prodr.: 102, 1815 -
espèce dioique, diploïde (n = 18), endémique des Mascareignes, signalée à
la plaine des Cafres (Bescherelle 1895), aux environs de St Denis et au cir-
que de Cilaos (Arnell 1965, sous le nom de M. viridula), et au col de
Bellevue (Vana et al. 1979, sous le nom de M. parviloba). C'est la
Marchantiale là plus commune de l'ile. On la trouve sur les talus terreux ou
rocheux de toutes les routes et pistes, aux endroits bien éclairés dans la forét
hygrophile, dans les cascades et le long des torrents et fossés de drainage,
méme au bord des cultures, sur la cóte W de 600 à 1800 m, sur la cóte E du
niveau de la mer jusqu'à 2200m, partout où les précipitations moyennes an-
nuelles atteignent un minimum de 1500 mm et ой le brouillard est fréquent
De 1200m à 1800m, les colonies, munies en profusion d'anthéridiophores et
d'archégoniophores, s'étendent souvent sur plusieurs mètres carrés.
Marchantia paleacea Bertol. - espèce dioique, à distribution circum-
téthyenne. Elle se trouve ici loin de son aire de répartition, mais elle reste
haploide (n = 9). Je ne Vai vue que dans le cirque de Cilaos, entre 1250 et
1600m, sur des parois rocheuses ou terreuses, dans la forêt claire, toujours
sans gamétangiophores. Nouvelle pour la Réunion.
Marchantia polymorpha L.- espèce dioique, cosmopolite, récoltée aux
cirques de Cilaos et Mafate, à 1500m-1600m (Vana et al 1979). Les
spécimens signalés sont femelles. Je n'ai pas retrouvé cette espéce.
Plagiochasma eximium (Schiffn. in Steph.) Steph. - espèce monoique,
présente en Afrique de l'E et du SE, inconnue à Madagascar, signalée au
cirque de Mafate (Bischler 1978). Je l'ai retrouvée au cirque de Cilaos, entre
1250 et 1600 m, colonisant des rochers et des bords de ruisseaux bien
éclairés.
Plagiochasma rupestre (Forst.) Steph. - espèce monoique, présente en
Afrique de ГЕ et du S, inconnue à Madagascar, signalée aux cirques de
Mafate et Cilaos, entre 900 et 1450m (Bischler 1978). Je ne lai pas
retrouvée.
Riccia hortorum Bory ex Lindenb.- espéce qui aurait été récoltée par
Bory mais dont la provenance reste incertaine. Par contre un Riccia nou-
veau, espéce monoique, haploide (n — 8), existe bien à Salazie.
Targionia hypophylla L. (ou T. lorbeeeriana K. Müll) - espèce
monoique, triploide (n=27), à large distribution et qui existe également à
Source : MNHN, Paris
MARCHANTIALES DE LA RÉUNION 171
Madagascar. Elle a été signalée à Cilaos (Vana et al. 1979) ой je l'ai
retrouvée vers 1500 m sur un talus terreux bordant la route.
Wiesnerella denudata (Mitt.) Steph. - espéce monoique, connue princi-
palement d'Asie et de Malaisie. Les spécimens réunionnais sont à n — 9
comme ceux du Japon. Je l'ai vue dans la plaine des Affouches et dans le
cirque de Cilaos, entre 1200 et 1440m. Nouvelle pour la Réunion.
L'ile de la Réunion parait avoir été colonisée par sept Marchantiales à
distribution large dont quatre, peutétre six, ne sont pas signalées à
Madagascar, territoire le plus proche de l'ile. De ces sept espéces, cinq sont
monoiques, ce qui a pu faciliter leur installation et leur dispersion dans l'ile;
toutes produisent des spores. Par contre, les deux espéces dioiques ne sem-
blent pas se reproduire sexuellement à la Réunion.
Il est noter que la plupart de ces espéces, et plus particuliérement les
Plagiochasma, ont été trouvées dans des lieux situés loin de toute habitation
humaine, p. ex. dans le cirque de Mafate qui ne posséde pas de route
d'accés. Une introduction récente (l'ile n'est habitée par l'homme que depuis
le milieu du 17° siécle) semble improbable.
Des deux espèces endémiques (Riccia hortorum n'est pas inclus ici),
l'une est dioique, l'autre monoique. Les deux produisent des spores en abon-
dance et ont une large répartition dans l'ile. On ne sait pas si ces taxons,
tous les deux diploides, et probablement autopolyploides, sont originaires de
la Réunion ou d'une des autres iles des Mascareignes.
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158 fig. (Dept. Bot., Univ. Alberta, Edmonton, Alberta, Canada, T6G 2E9).
L'examen du matériel d'herbier et des spécimens types permettent de
définir 16 esp. dans le genre Blindia dont B. gradsteinii (Colombie), B. lewynskyae
(Nouvelle-Zélande) et B. seppeltii (Iles Mascareignes) sont des esp. nouv.
Stylostegium et Blindiopsis sont des syn. de Blindia. Brachydontium est maintenu à
part; Trochobryum est syn. de Seligeria. Descr., ill., synonym., notes et distr. de cha-
que esp.
90-123 BISCHLER Н. - Marchantia L. The Asiatic and Oceanic taxa. Bryophyt.
Biblioth. 1989, 3 17,89 fig. (Lab. Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-73005
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Stuttgart 1].
L'étude de 4000 spécimens de Marchantia récoltés en Océanie et en Asie,
permet de ne retenir que 30 taxons spécifiques ou infraspécifiques sur les 132 décrits
(42 nouv. syn. et 5 nouv. esp.: M. carrii, M. novoguineensis, M. philippinensis, M.
solomonensis et M. streimannii). Les taxons sont répartis en 3 sous-peni
Marchantia, Chlamidium (3 sect.: Paleaceae sect. nov., Chlamidium et Papillatae) et
Protomarchantia (2 set Subgeminatae sect. nov. et Protomarchantia). Clés, 94
caractéres morphol. ont été utilisés pour cette étude, parmi eux 14 sont déterminants
au niveau du sous-genre, 14 au niveau de la section, 55 pour l'espéce et 21 pour les
taxa infraspécifiques. Définition de 8 types d'ornementation de la spore (structure
de l'exine). Dispersion des plantes mâles et femelles, proportions de sporophytes et de
multiplication végétative. L'habitat et l'environnement définissent des conditions
pour la diversification. Les Philippines, Borneo et la Nouvelle-Guinée sont proba-
blement des centres de diversification pour la sect. Chlamidium et le sous-genre
Protomarchantia. Pour chaque taxon: type, synonymes, descr. et ill., sex ratio, habi-
tat, distr. géogr. et cartes, spécimens sélectionnés. Taxa exclus ou douteux. Bibliogr.
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1901. Sur les 11 esp. publiées, 2 esp. et sous-esp. sont reconnues: taxonom., descr.,
ill., distr. de S. pallidum (Hook.) Schwaegr. S. p. subsp. celebesiae (Broth.) n. stat.
(= Leucoloma c.) et S. clavinerve (C.Müll. ex Broth.) n. comb. (= Leucoloma).
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Descr. du matériel type de Bryum turbinatum (Hedw.) Turn. B.
creberrimum Tayl. et B. pallescens Schleich. ex Schwaegr. présents en Belgique. Clés.
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Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki ). [ISBN 951-9469-32-X, The Academic
Bokstore, Keskuskatu 1, SF-00100 Helsinki, FIM 90.-].
Cette monographie, résultat d'une thése soutenue en 1989, n'est pas ex-
haustive mais c'est une étude préliminaire pour faciliter l'étude des Polytrichaceae.
L'auteur utilise la cladistique pour déterminer les 4 subdivisions du genre; il préfère
ne pas les élever au rang de genres compte-tenu d'une division basée sur quelques
caractéres seulement. Description et délimitation du genre Pogonatum P. Beauv.,
comprenant 52 esp. dont celles incluses dans les genres Neopogonatum,
Pseudotrichum, Plagioracelopus et Racelopus. Place du genre dans le cladogramme
des Polytrichaceae. Clé. 4 sous-genres: subgen. Alienum nov. (esp. type: P.
volvatum), subgen. Dendroides (Schimp.) са. (3 esp. dont esp. type: P. urnigerum),
subgen. Catharinella (C.Miill.) c.n. (31 esp. dont esp. type: P. convolutum), et
subgen. Pogonatum (17 esp. dont esp. type: P. aloides). Taxonom., descr., ill., distr.
de chaque taxon. 130 nouv. syn., 13 nouv. lectotypes. Noter P. norrisii sp. nov. de
la Rép. Dominicaine. Phytoécol., phylogénie, classif. et distr. géogr. du genre. In-
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Voir aussi: 90-129, 90-165, 90-167, 90-174, 90-175.
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Comparaison avec D. fuscescens et D. congestum, clé.
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27706, USA).
Descr. d'une nouv. méthode expérimentale de propagation employant le
séchage des gamétophytes, leur réduction en fine poudre, le semis de cette poudre sur
sols neufs ou non.
Source - MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 175
Voir aussi: 90-122, 90-123, 90-126, 90-166, 90-173, 90-174, 90-175.
Cytologie, Ultrastructure
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44(1-2): 91-100, 4 tabl., 4 fig. (Am Reele 1, D-8706 Hochberg).
Dans un lot de chromosomes, les chromosomes homologues sont différents
en taille dans toutes les Marchantiales testées. Dans les esp. polyploides, la taille des
chromosomes homologues décroit avec l'augmentation du nombre, soit continuement
(Targionia) soit jusqu'à un certain niveau (Ríccia). Chez cert. Riccia la taille relative
des chromosomes différe de façon significative de la valeur moyenne des esp.
haploides. L'analyse de la taille des chromosomes entre différentes esp. et sections
de Riccia cst possible mais inutile parce que les critéres morphol. et le nombre des
chromosomes sont accessibles. Chez Preissia, les relations de la taille entre certains
chromosomes sont influencés par le type de tissu. auquel appartiennent les cellules.
Voir aussi: 90-128, 90-137.
Physiologie, Chimie
90-132 ARO E.M., SOMERSALO S. and KARUNEN P. - Membrane lipids in
Ceratodon purpureus protonemata grown at hight and low temperature. Physiol.
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SF-20500 Turku 50).
Mise en évidence des caractéristiques des membranes des thylakoides
quant à leur contenu en lipide selon la température, qui peuvent expliquer la
capacité des protonéma de Ceratodon purpureus à photosynthétiser riéme à des
temprétures sous zéro.
90-133 BOPP M., JACOB H.J. - Cytokinin effect on branching and bud formation in
Funaria. Planta 1986, 169(3): 462-464, 6 fig, 1 tabl. (Bot. Inst, Univ.
Heidelberg, Im Neuenheimer Feld 360, D-6900 Heidelberg).
Les cytokinines induisent des ramifications dans le caulonéma non ramifié
de Funaria, ainsi que la formation de bourgeons. Les deux processus sont stimulés
indépendemment.
90-134 CASTALDO-COBIANCHI R., GIORDANO S., BASILE A. and VIO-
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undulatum and Leptodictyum riparium (Bryophytes). Giorn. Bot. Ital. “1988”
1989, 122(5-6): 303-311, 3 tabl. (Dipt. Biol. veg., Univ. Napoli, Via Foria
223, 1-80139 Napoli).
Le phénomène d'antibiosie chez les bryophytes est discutée sur la base des
relations symbiotiques ou commensales avec les bactéries et/ou les champignons du
sol
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ukrainien, rés. angl. (L'viv Bid-nja, Inst. Bot, IM Kolodnôgo AN URSR,
Kiev).
La correlation étroite entre le contenu en ADN et le nombre
chromosomique est nette pour chaque cytotype (haploide, diploide, aposporique). La
correspondance stricte entre ADN et niveau de ploidie des polyploides
expérimentaux et naturels peut indiquer l'origine autoplyploide de ces derniers. Les
résultats obtenus montrent que les sporocytes aussi bien que les jeunes feuilles des
sommets des gamétophores de mousses peuvent être utilisés pour la mesure
cytophotométrique d'ADN dans les noyaux de cellules intactes.
Répartition, Ecologie, Sociologie
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Natucal’stes Eure-et-Loir Bull. 1989, 8: 17-24, 1 fig. (Mus. Chartres, 12 rue St
Michel, F-28000 Chartres).
Noter Gymnostomum luisieri nouv. pour les iles anglo-normandes,
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(5 rue Jumel, Ferriéres, F-80470 Ailly-sur-Somme).
Etude de 32 relevés de peuplements de Rhytidium rugosum sur pelouses
caleicoles, xérophiles de la Picardie. Place des bryophytes dans le tapis végétal
herbacé.
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via A. Longo 19, 1-95125 Catania).
Deser. de 7 associations, plus ou moins sciaphiles, liées à l'habitat
rupestre, appartenant à l' Adiantetea; noter Adianto-Cratoneuretum filicini nov..
Adianto-Pteridetum vittatae nov., Conocephalo- Woodwardietum radicantis nov. et
Adianto-Osmundetum regalis nov. Bryophytes et lichens associés.
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fig. (Dip. Biol, Sez. Geobot., Univ. Padova, Italia).
90-161 RAZZARA S., BIANCHI M. - Ricerche floristiche e fitogeografiche sull flora
briologica delle prealpi Orientali. 1° Contributo. Le peccete dell’Altopiano di
Asiago. Boll. Mus. Civ. Sti. Nat. Venezie 1986, 37: 227-256, 10 fig. (Ibidem).
Floristique, écologie et phytogéogr. de la forét de Picea excelsa du plateau
d'Asiago. Pour chaque taxon: forme biol., élém. phytogéogr., élém. florist., écol. Il y
a une correlation positive entre la floristique et l'environnement.
90-162 RIVOLA M. - Agrocenózy mechorostů a jejich syntaxonomické postavení -
Die Ackermoosgesellschaften und ihre syntaxonomische Stellung. Preslia 1987,
59(1): 51-64, 4 tabl. (Lumirova 27, Cs- 12800 Praha 2).
Communautés bryophytiques des agrocénoses. Typification et modification
orthogr. d'associations. Proposition de Phasco-Riccietalia ordo nov. dont l'holotype
est Phascion cuspidati (Waldheim 1947) Rivola.
90-163 SCHUMACKER R., CORTINI-PEDROTTI C., VON HÜBSCHMANN A.,
DULL R. et SCHWAB G. - Scopelophila ligulata (Spruce) Spruce (Pottiaceae,
Bryophytina), nouveau pour l'Italie. Webbia 1989, 43(1): 139-144, 1 fig. (Univ.
Liège, Stat. Sci. Hautes-Fagnes, B-4898 Waimes).
Ecol., composition chimique du substrat, distr. en Italie et en Europe de
Scopelophila ligulata.
90-164 SCOPPOLA A., SPADA F. and BLASI C. - Framework for a chorological
and coenological characterization of a Ricciocarpus natans (L.) Corda stand in
the subcoastal district in Central Italy. Doc. Phytosociol. (Lille) n.s., 1988, 11:
423-432, 3 fig., | tabl. (Div. Agrobiol. & Agrochim., Univ. Tuscia, I-01100
Veterbo).
Descr. du Ricciocarpetum natantis, relations sociol. avec groupements pro-
Ches. L'association est un bon indicateur de l'état de conservation de la forét et de
ses milieux humides.
90-165 STEFUREAC T.I. - Bucegia romanica Radian in Rodna mountains, the orien-
ial Carpathians in Romania; ecological, cenological and chorological
considerations. Rev. Roum. Biol., Ser. Biol. Vég. 1986, 31(2): 101-110, 4 fig., 2
tabl. (Cat. Biol. Veg., Sos. Cotrocenia nr. 32, 76258 Bucuresti-15 Secotor Vl,
Roumanie).
Radiana rumaenica Schiffa. ex Györffy (Bot. Muz. Füzetek. 1915, 1:
24-32) est un nom illégitime. Descr. du Bucegietum romanicae.
90-166 STEFUREAC T.I. - Note bryologique - Relictes dans la flore de Roumanie.
IV. Rev. Roum. Biol, Ser. Biol. Vég. 1986, 310): 153-161, 1 pl, 1 fig.
(Ibidem).
Descr., ill., distr. et écol. de Paludella squarrosa (Hedw.) Brid.
90-167 STEFUREAC T.I. - Note briologice. IV. Date de nomenclatură asupra
speciilor apartinind genurilor Oligotrichum Lam. et DC si Atrichum P. Beauv.
din Fam. Polytrichaceae Schwaegr. in brioflora româniei. Stud. si Cercet. Biol.,
Ser. Biol. Veg. 1986, 38(2): 155-156 (Ibidem).
Source : MNHN, Paris
180 BIBLIOGRAPHIE
90-168 TIXIER P. - Bryophyta exotica VIII. Mosses of Sri Lanka - collections of C.
Ruinard. Ceylon J. Sci, Biol. Sci. “1983” 1986. 16(1-2): 24-54 (Lab.
Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-75005 Paris).
197 mousses avec loc. récoltées par C. Ruinard en 1978 au Sri Lanka.
Elmeriobryum philippinense, Epipterygium tozeri, Fissidens intromarginatulus,
Leucoloma annamense, Leucophanes nicobaricum et Physcomitrium eurystomum sont
nouy. pour l'ile.
90-169 VADAM J.C. - Les mousses et la pollution. Bull. Soc. Hist. Nat. Pays
Montbéliard 1986: 37-40, 1 tabl., 1 fig. (17 rue de Montbouton, Dasle, F-25230
Scloncourt).
Utilisation des mousses comme bioindicateurs de la pollution aquatique et
atmosphérique.
90-170 VADAM J.C. - Quelques individus d'associations phanérogamiques et
muscinales spécialisées observées dans l’anticlinal du Chateleu (Doubs). Bull. Soc.
Hist, Nat. Pays Montbéliard 1986: 47-52 (Ibidem).
Notes à propos des ass. suivantes: Equiseto-Abietitetum et sa sous-ass.
Hylocomietosum, Tetraphidetum pellucidae, Lophocoleo heterophyllae-Buxbaurmietum
viridis, — Hylocomion splendentis, — Seligerietum ` tristichiae, — Brachythecietecio-
Hygrohypnetum luridi.
Voir aussi: 90-122, 90-123, 90-125, 90-126, 90-132, 90-134, 90-135, 90-172, 90-175,
90-200.
Pollution
Voir: 90-164, 90-169.
Bryophilie
90-171 DÓBBELER P. - Ein Zweitfund von Epicoccum plagiochilae (Hyphomycetes).
Mitt. Bot. Staatssamml. München 1986, 22: 485-492, 3 fig.
Descr. et Ш. d' Epicoccum plagiochilae se développant sur Plagiochila
asplenioides récolté en Amérique du Nord. Descr. des structures infectantes de ce
parasite.
Ouvrages généraux
90-172 DULL R., MEINUNGER L. - Deutschlands Moose. Die Verbreitung der
deutschen Moose in der BR Deutschland und in der DDR, ihre
Hóhenverbreitung, ihre Arealtypen, sowie Angaben zum Rückgang der Arten.
1.Тей. Bad Minstereifel-Ohlerath: IDH-Verlag, 1989, 368 p., 102 pl. (FB6,
Fachgebiet Bot., Univ. Gesamthochschule Duisburg, Lotharstr. 1, D-4100
Duisburg 1).
Historique des récoltes bryophytiques en Allemagne de l'Ouest et en Alle-
magne de l'Est. Pour chaque taxon: syn., distr., élém. phytogcogr., notes. 98 sont
cartographiés. Dans ce ler volume sont étudiées les Anthocerotae, Marchantiatae,
Bryatae: Sphagnidae, Andreaeidae, Bryidae (Tetraphidales - Pottiales).
90-173 JAHNS H.M. - Guide des fougéres, mousses et lichens d'Europe. (en coll.
avec A.K. Masselink, trad. franc. de R. Miesch). Neuchâtel/Paris: Delachaux
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 181
& Niestlé, 1989, 258 p., ill. coul. (Collection Les Guides du Naturaliste).
[ISBN 2-603-00084-3, 79 route d'Oron, CH-1000 Lausanne 21].
Ce guide des fougères, mousses et lichens d'Europe est destiné aux ama-
leurs, leur permettant une premiére approche systématique et biologique de ces 3
groupes de cryptogames. Des clés de détermination et de nombreuses photos les ai-
deront à reconnaitre les espéces les plus fréquentes. L'auteur a toujours essayé de
donner un texte clair et accessible aux débutants, tout en introduisant un vocabulaire
essentiel à la connaissance de ces plantes. A conseiller.
90-174 NOAILLES M.C. - Les frontiéres des plantes vasculaires. Bull. Soc. Bot.
France 1987, Actual. Bot. 134(3-4): 53-61, 1 tabl., 2 pl. (Univ. P. & M. Curie,
Lab. Biomembranes et surfaces cellulaires végét., 46 rue d'Ulm, F-75230 Paris
Cedex 05).
Les frontières entre les végétaux vasculaires et les végétaux cellulaires ne
semblent pas nettement tracées car certaines algues et un grand nombre de
bryophytes possédent des cellules et des tissus conducteurs: les hyphes-trompettes des
Laminariales, les hydroides et les leptoides des bryophytes. En complément ou en
l'absence de tissus conducteurs différenciés, des dispositifs favorisent la circulation
capillaire de l'eau, permettent son absorption et assurent sa rétention à la surface et
à l'intérieur des organes. Proposition de classification en fonction du mode de circu-
lation de l'eau.
90-175 TOUW A. en RUBERS W.V. - De Nederlandse Bladmossen. Flora en
verspreidingsatlas van de Nederlandse Musci (Sphagnum uitgezonderd). Utrecht:
Stichling Uitgeverij Koninklijke Nederlandse Natuurhistorische Vereniging,
1989, 532 p. 4715 fip. cartes (Rijksherbarium, afd. Вгуојоріе, Postbus
9514,NL-2300 RA Leiden). [ISBN 90-5011-027-4; Natuurhistorische Biblio-
theek van de KNNV 50].
Cette bryoflore de Hollande fait suite aux flores de C.M. Van der Sande
Lacoste (1893) et de J. Landwehr (1985). Clés de détermination aux groupes et aux
genres, classification des mousses. Descr. des classes, familles, genres, clés aux esp.
Pour chaque esp.: syn. courants, nom vernaculaire, descr., données écol., distr.,
fertilité, variations, carte de répartition aux Pays-Bas. Index des termes latins et leur
équivalent en hollandais et glossaire illustré (26 p.). Explication en anglais, noms
hollandais (3 p.) et index spécifique (11p.)
Documentation, Histoire des Sciences
90-176 LAMY D. - Le róle des amateurs dans l'étude des bryophytes en France au
XIXème si Cahiers Histoire et Philosophie des Sciences, n.s., 1989, 27:
163-174, 3 fig. (Lab. Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-75005 Paris).
L'étude de la répartition socio-professionnelle des amateurs de bryologie,
des outils de référence, de la naissance des flores bryologiques en France et des do-
maines extra-floristiques mettent en évidence le rôle essentiel des amateurs pendant
le XIXème siècle. La professionnalisation ne viendra qu'avec la création en 1904 de
la chaire de Cryptogamie au Museum National d'Histoire Naturelle de Paris.
Voir aussi: 90-148.
Source : MNHN, Paris
182 BIBLIOGRAPHIE
LICHENS
Systématique, Nomenclature
90-177 CODOGNO M., POELT J., und PUNTILLO D. - Umbilicaria freyi spec.
nova und der Formenkreis von Umbilicaria hirsuta in Europa (Lichenes,
Umbilicariaceae). P/ Syst. Evol. 1989, 165(1-2): 55-69, 9 fig. (Dept. Biol.,
Univ. Stud. Trieste, 1-34127 Trieste).
Umbilicaria hirsuta et U. grisea ont des parasorédies. Les formes à thalles
relativement larges et à surface inférieure pâle, à rhizomorphes présents ou absents,
et à schizidies 5.1. sont décrits sous U. freyi sp.nov. (syn.: U. hirsuta var. pyrenaica et
U. grisea resp. murina f. subpapyrica). Clé aux 3 esp.
90-178 ESSLINGER T.L. - Systematics of Oropogon (Alectoriaceae) in the New
World. Systematic Botany monographs 1989, 28: 1-111, 62 fig., 2 tabl. (Dept.
Bot, North Dakota State Univ. Fargo, North Dakota 58105, USA). [ISBN
0-912861-28-2, Univ. Michigan Herb., North Univ. Building, Ann Arbor, MI
48109-1057, £ 14.- à l'ordre de l'American Society of Plant Taxonomists].
Morphol. et chimie des produits secondaires du genre fruticuleux
Oropogon (Alectoriaceae). Délimitation de ce genre de montagne. La présence de pe-
tites perforations du thalle a été longtemps considérée comme un caractére uniforme
du genre, mais un petit nombre d'esp. ont des pseudocyphelles typiques comme celles
des Bryoria. Les perforations caractéristiques de la majorité des esp. d' Oropogon
sont aussi des pseudocyphelles spécialisées. 30 esp. sont reconnues dans le Nouveau
Monde, dont 26 sont nouv.: O. aliphaticus, O. americanus, O. barbaticus, O. bicolor,
O. bolivianus, O. byssaceus, O. caespitosus, O. cinereus, O. colibor, O. diffractaicus, O.
fissuratus, O. granulosus, O. halei, O. herzogii, О. imperforatus, O. lateralis, O.
lorobic, O. macilentus, O. maurus, O. mexicanus, О. parietinus, O. pendulus, O.
pseudoloxensis, O. sperlingii, O. striatulus et O. venezuelensis. Déf. des caractères
spécifiques; présence de 57 substances lichéniques dont 26 sont indentifiées. Clé aux
esp.; descr., ill, distr., affinités de chaque taxon. En appendice: relation des esp.
par pays dans le Nouveau Monde et bref résumé des esp. asiatiques dont 4 esp.
nouv.: O. salazinicus, O. satoanus, O. secalonicus et O. yunnanensis et 1 comb. nouv.:
O. orientalis (Gyelnik) (= Bryopogon).
90-179 HERTEL H. und ZÜRN L. - Schaereria fabispora (Ascomycetes lichenisati).
Eine neue Art aus Norwegen. Mitt. Bot. Staassamml. München 1986, 22:
411-483, 3 fig.
Diagn., descr., ill. de Schaereria fabispora sp. nov. saxicole de Norvège,
affine de S. tenebrosa.
90-180 KARNEFELT I. - Evolutiongrader hos Teloschistacéerna - en langsam process.
Graphis Scripta 1989, 2: 134-137 (Dept. Syst. Bot, Univ. Lund, éstra
Vallgatan 18-20, 8-22361 Lund).
L'étude de la variation morphologique dans une population et l'analyse
des variations structurelles de matériel d'herbier laissent conclure à un processus
d'évolution lente dans la famille des Teloschistaccac.
90-181 KARNEFELDT I. - Morphology and phylogeny in the Teloschistales. Cryptog-
Bot. 1989, 1: 147-203, 150 fig. (Ibidem).
Les Teloschistales comprennent les Letrouitaceae (1 genre) et les
Teloschistaceae (11 genres). Les genres apparaissent comme des groupes non natu-
ication de la méthode de Hennig met en évidence que la plupart des gen-
res traditionnellement acceptés sont des groupes pauvrement définis et
paraphylétiques. Plusieurs groupes d'esp. reconnus dans le genre Caloplaca sont des
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 183
groupes monophylétiques mieux définis que les genres traditionnellement acceptés.
Malheureusement il est difficile de proposer une autre systématiqu
90-182 RAMBOLD С. - A monograph of the saxicolous lecideoid lichens of Australia
(excl. Tasmania). Biblioth. Lichenol. 1989, 34: 1-345, 67 cartes, 31 fip. (Bot.
Staatssamml. München, Menzingerstr. 67, D-8000 München 19), [ISBN
3-443-58013-0, Borntraeger Verlagsb., Johannesstr. ЗА, D-7000 Stuttgart 1,
DM 130.-]
Les lichens lécidéoïdes d'Australie sont représentés par 64 esp. répartis en
22 genres dont 30 sont nouv. pour l'Australie (Fuscidea, Protoblastenia, Trapelia
sont exclus de cette étude). Esp. nouv.: Psatora sorediosa, Lecidea lygommoides,
Paraporpidia arboriginum (esp. type de Paraporpidia gen. novo), Schaereria
xerophila ct Tephromela arafurensis; gen. nouv.: Immersaria (esp. type: /. athrocarpa
(Ach. (= Lichen); 16 nouv. comb. Le genre Lecidea est divisé en 3 sous-genres:
Lecidea, Rehuniopsis (Müll. Arg.) c.n. et Cladopycnidium (H. Magn.) сл. Clé, descr.,
anatomie, morphol., chimie, distr. de chaque taxon. Les affinités écol,, les variations
infraspéciques sont discutées. Austrolecia antarctica, Carbonea montevidensis,
Lecidella enteroleucella, Lecidea capensis et L. tragorum sont nouv. pour
l'Australasie. Clauzadeana macula, Lecanora marginata, Lecidea cerviniicola, L.
diducens, L. promiscens, Lecidella chodati, Miriquidica deusta, M. leucophaea et
Porpidia contraponenda sont nouv, pour l'Hémisphère Sud. Index biogéogr. des col-
lecteurs avec réf. aux herbiers. Bibliogr. (12 p.), index taxonom. (11 1/2 р).
Voir aussi: 90-186, 90-197, 90-201, 90-202, 90-207, 90-208, 90-209, 90-210.
Morphologie, Anatomie
Voir: 90-173, 9-177, 90-178, 90-179, 90-181, 90-182, 90-184, 90-186, 90-202, 90-209,
90-210.
Cytologie Ultrastructure
Voir: 90-178, 90-182.
Synthése lichénique
90-183 AHMADJIAN V. - Studies on the isolation and synthesis of bionts of the
cyanolichen Peltigera canina (Peltigeraceae). Pl. Syst. Evol 1989, 165(1-2):
29-38, 2 fig. (Clark Univ., 950 Main Street, Worcester, MA 01610, USA).
Problémes de culture et de synthése lichénique: il y a des difficultés à obte-
nir la croissance des mycobiontes, d’achever les cultures axéniques de photopbiontes,
et à maintenir des cultures mixtes de biontes pendant de longues périodes.
90-184 STOCKER-WORGÓTTER E. and TÜRK R. - Artificial cultures of the
cyanobacterial lichen Peltigera didactyla (Peltigeraceae) in ће natural
environment. Р. Syst. Evol. 1989, 165(1-2) 39-48, 19 fig. (Inst.
Pflanzenphysiol., Hellbrunner Str. 34, A-5020 Salzburg).
Descr. des stades de développement de Peltigera dactyla à partir de ses
sorédies cn culture. Ce lichen, esp. pionnière éphémère, avec un cycle de vie court,
est utilisable pour l'étude de la morphogenése des thalles de lichens à cyanobactéries.
Source : MNHN, Paris
184 BIBLIOGRAPHIE
90-185 TAKESHITA S., NAKANO T. and IWATSUKI Z. - Phycobionts of some
Japanese species of Pertusaria (Pertusariaceae). PL. Syst. Evol. 1989, 165(1-2):
49-54, 3 fip. (Bot. Inst, Fac. Sci, Hiroshima Univ., Higashi-senda-machi,
Hiroshima 730, Japan).
Etude taxon. des phycobiontes de 12 esp. de Pertusaria du Japon; tous
sont des Trebouxia potteri.
90-186 TSCHERMAK-WOESS К. - The algal partner. Jo: САТОМ M., CRC
Handbook of lichenology I. Boca Raton (Florida): CRC Press, 1989, pp.
39-92, 15 fi; а
Position systématique du partenaire algal des lichens. Liste des
phycobiontes avec les lichens dans lesquels ils sont présents. Descr. de quelques
phycobiontes, leur présence à l'état libre, leur reproduction et leur propagation dans
le thalle. Bibliogr. (8р.).
Répartition, Ecologie, Sociologie
90-187 BARLOW S.L. and FERRY B.W. - Population dynamics of lichenicolous
mites at Dungeness. Bor. J. Linn. Soc. 1989, 101(0): 111-124, 4 fig., 3 ta
(Royal Holloway & Bedford New College, Huntersdale, Callow Hill, Virginia
Water, Surey GU25 4LN, U.K.).
Etude quantitative et qualitative des populations de mites sur 7 esp, de
lichens. Relations avec les paramétres du climat.
90-188 CANIGLIA G., SILVAN L., BARADELLO R. - Contributo alla conoscenza
dei licheni del Cansiglio - 2°. Lavori Soc. Venez. Sci. Nat. Suppl. 1985, 10:
103-122 (Dip. Biol, Inst. Bot. & Fisiol. Veg., Via Orto Botanico 15, 1-35100
Padova).
Liste de 135 esp. de lichens avec loc., récoltés à Cansiglio en 1981-1982.
90-189 CANIGLIA G. - Aspetti generali dei popolamenti licheni
“Marginalità e Sviluppo dell'Alpago”. Atti Convegno Farra d'Alpago, 721 dec.
1985”, 1986, 21: 33-38, 3 fig. (Ibidem).
90-190 CANIGLIA G., CASON A. - Le comuniti licheniche dei substrati trachi
Colli Euganei (Padova). Boll. Mus. Ist. Biol. Univ. Genova Suppl. 1986,
363-378, 8 tabl., 1 fig. (Ibidem).
Descr. des associations végétales sur trachyte et rhyolite dans les mts
Euganéens, principalement le Rhizocarpetea geographici ci le Verrucarietea
nigrescentis.
90-191 CANIGLIA G., DE BENETTI M. - Contributo alla conoscenza dei licheni del
Cansiglio - 5: Aggiunte floristiche. Lavori Soc. Venez. Sci. Nat. 1987, 12:
177-190 (Ibidem).
Liste de 180 lichens avec habitat en supplément de la liste de 1985.
90-192 GRILLO M. e ROMANO E. - I licheni del bosco di Santo Pietro nel
Caltagironese (Sicilia meridionale-orientale). Arch. Bor. Ital. 1989, 65(1-2):
17-38, 4 fig. (Cat. Bot., Univ. Catania, via A. Longo 19, 1-96125 Catania).
Liste de 105 lichens avec loc. dont 24 sont nouv. pour la Sicile.
Phytosociol. et écol. de cette lichénoflore.
90-193 JOHN V. - Die Flechten. /n: Rote Liste. Bedrohte Tier- un Pflanzenarten im
Saarland-Saarbrücken: Minister für Umwelt, 1988, pp. 69-76 (Pfalzmus.
Naturk., Hermann-Scháfer-Strasse 17, D-6702 Bad-Dürkheim 2).
Source : MNHN, Paris
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Lund, östra Vallgatan 18-20, 8-22361 Lund).
90-195 KARNEFELT L, ARUP U. & EKMAN S. - Luftfóroreningarna dödar Skanes
lavar. Skanes Natur 1989: 66, 4 fig. (Ibidem).
90-196 KARNEFELT I. and MATTSSON J.E. - Cetraria cucullata and С. nivalis,
two vanishing lichens from Southernmost Sweden. /nt. J. Mycol. Lichenol, 1989,
4(1-2):289-305, 2 fig. (Ibidem).
L'activité humaine, la pollution ... sont les facteurs déterminant la dispari-
tion de Cetraria cucullata et C. nivalis.
90-197 LAUNDON J.R. - Lichens at Dungeness. Bot. J. Linn. Soc. 1989, 101(1):
103-109 (Dept. Bot., Brit. Mus. (Nat. Hist), Cromwell Road, London SW7
SBD, U.K.).
Descr. des 3 types de végétations lichéniques à Dungeness: crustacés,
épiphytes sur Prunus, sur substrats artificiels. Liste de 150 taxons. Comb. nouv.:
Porpidia soredizodes (Lamy ex Nyl.) (= Lecidea crustulata [subsp-] s.).
90-198 LOPEZ F.M. and MORALES A.M. - Contribution to the lichen flora of
Venezuela. VII. Phytologia 1989, 67(1): 100-103 (Inst. Investig., Fac. Farm.,
Univ. Los Andes, Merida, Venezuela).
Nouv. loc. au Venezuela pour cert. Pyxine.
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lichenologica dell’ Herbarium Universitatis ticinensis (PAV). Atti Ist. Bot. &
Lab. Crittog., ser. 7, “1987” 1988, 6: 79-81, 2 tabl., 1 fig.
90-200 PIETSCHMANN M. und WIRTH - Kritik der pflanzensoziologischen
Klassifikation am Beispiel ^ calciphytisch-saxicoler Flechten- und
Moosgemeinschaften im Bereich des Frankendolomits. Biblioth. Lichenol. 1989,
33: 1-155, 21 fig. et 9 tabl, dans le texte, 9 tabl. et 9 dendrogr. hors-texte (Inst.
Syst. Bot, Menzingerstr. 67, D-8000 München 19). [ISBN 3-443-58012-2,
Borntracger Verglasb., Johannesstr. ЗА, D-7000 Stuttgart 1, DM 60.-].
Etude phytosociologique de la végétation saxicole, basée sur 589 relevés
dans 5 localités des dolomites franconiennes, jura franconnien N. 109 lichens, 113
bryophytes, 51 phanérogames et 4 ptéridophytes sont pris en compte comme base
d'analyse statistique. extensive pour comprendre les problémes de classification
phytosociol. en général et en particulier, la valeur indicatrice de l'inventaire
spécifique, l'importance des variables différentielles d'estimation ou des paramètres
structurels de la végétation. Définition de 16 groupes de lichens et 19 groupes de
mousses sclon la variance minimale. Comparaison des différentes écoles: Whittaker
et al., Zürich- Montpellier. Liste des taxons avec loc. et esp. compagnes.
90-201 PUNTILLO D. - Chiavi analitiche delle Caliciales italiane (Licheni). Webbia
1989, 43(1): 145-168, 1 fig. (Orto Bot., Univ. Calabria, 1-87030 Arcavacata di
Rende (Cosenza)).
Clés aux 59 taxons de Caliciales. Noter Chaenotheca laevigata,
Chaenothecopsis epithallina, C. exserta, C. viridireagens, Cyphelium karelicum et
Microcladium ahineri nouv. pour Гайс, Chaenothecopsis culmigena (De Not. &
Bagl.) cn. (= Calicium).
90-202 SCHWAB A.J. - Rostfarbene Arten der Sammelgattung Lecidea
(Lecanorales). Revision der Arten Mittel- und Nordeuropas. Mir. Bot.
Staatssamml. München 1986, 22: 221-476, 25 fig.
Source : MNHN, Paris
186 BIBLIOGRAPHIE
Les esp. saxicoles du genre Lecidea sensu Zahlbruckner en Europe du
Centre et du Nord, ayant des thalles obligatoirement ou facultativement de couleur
rouille, sont étudiés. Caractéres importants: structure des asques, paraphyses,
conidies et spores. La couleur rouille est due au fer contenu en granules dans la cou-
che supérieure du cortex. 17 esp. et 1 var. sont reconnues; diagn. de Porpidia
pseudomelinodes sp. mov. comparaison des caractères des 3 genres représentés:
Lecidea, Porpidia, Tremolecia. Clés aux esp. traitées, et aux esp. qui sont
fréquemment couleur rouille mais qui n'appartiennent pas à ce groupe. Cartes de
distr. de cert. esp. Néotypes pour Lecidea silacea (Hoffm.) Ach. et Huilia melinoides
(Koerb.) Hertel. Lectotypes pour d'autres taxons.
90-203 VAN HALUWYN Ch. et SCHUMACKER R. - Les groupements à
Parmeliopsis ambigua, Cetraria pinastri et C. sepincola dans le Nord de la Fran-
ce, en Belgique et dans les régions limitrophes. Synthése critique du
Pseudevernion furfuraceae en Europe. Doc. Phytosociol. (Lille) n.s.,1988, 11
125-151, 3 tabl., 4 fig. (Univ. Lille II, Lab. Bot., Fac. Pharmacie, Rue Prof.
Laguesse, F-59045 Lille Cedex).
Distr. de Parmeliopsis ambigua, P. aleurites, P. hyperopta, Cetraria
pinastri et C. sepincola dans le Nord de la France et en Belgique. Ecologie de P.
ambigua et des 2 Cetraria. 3 groupements sont caractérisés par ces 3 espéces. 1172
relevés ont été effectués pour essayer de définir la syntaxonomie de ces groupements.
Nouvelle définition de la sous-all. Parmelienion furfuraceae Barkm. 1958.
Voir aussi: 90-141, 90-173, 90-177, 90-178, 90-179, 90-182, 90-205, 90-207, 90-208,
90-209, 90-210.
Pollution
90-204 CANIGLIA G., BUSNARDO A., LUCHESCHI E., DE BENETTI M.
Licheni epifiti, bioindicatori di inquinamento atmosferico in val d’Isarco (82). ire
“Inquinamento atmosferico 12-13 aprile 1988”. Sep. pollution: citta e
ambiente, Fiera di Padova 10-14 aprile 1988. Padova: E.A. Fiere 1988:
333-338 (Dip. Biol., Sez. Geobot., Univ. Padova, 1-35135 Padova).
90-205 DE BAKKER A.J. - Effects of ammonia emission on epiphytic lichen
vegetaion. Acta Bot. Neerl. 1989, 38(3): 337-342, 2 tabl., 1 fig. (Res. Inst.
Nature Managt. (RIN), Р.О. Box 46, NL-3956 ZR Leersum).
Les esp. acidophiles sont dominantes dans la réserve naturelle tandis que
les esp. nitrophiles sont dominantes dans les aires agricoles.
90-206 PICCOLI E., KUMER E., BONALBERTI L. - Licheni e inquinamento
atmosferico a Ferrara. Arch. Bot. Ital. 1989, 165(1-2): 73-80, | tabl., 4 fig.
(Ist. Bot., Univ. Ferrara, Italia).
L'application de la classif. numérique à 26 relevés sur Populus spp. définit
3 groupes disposés concentriquement autour du centre-ville. De l'extérieur vers
l'intérieur: décroissement du nombre des esp. mais augm. des esp. acidophiles. La
pollution atmosphérique semble étre la facteur déterminant de la distribution des
esp. lichéniques.
Voir aussi: 90-196,
Source - MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 187
Ouvrages généraux
90-207 CLAUZADE G., DIEDERICH R., ROUX CI. - Nikel Nelikeningintaj Fingol
likenloĝaj. Hustrita determinlibro. Bull. Soc. Linn. Provence 1989, n°sp. 1:
1-142, ill. (rue des Pinsons, F-84300 Cavaillon).
Clé de determination des champignons lichénicoles, en complément de la
flore des lichens parue cn 1985. En espéranto avec index.
90-208 CLAUZADE G. kaj ROUX CL. - Likenoj de Okcidenta Eŭropo. Supplemento
За (Lichens d'Europe occidentale 3° supplément). Bull. Soc. Linn. Provence
1989, 40: 73-110 (Ibidem).
Prise en considération de la littérature parue depuis la flore, et notamment
les travaux de Harris (1973) sur Polyblastiopsis et Mycoglaena, et ceux de Santesson
(1984) et Wirth (1987). Nombreuses modifications nomenclaturales et corrections de
clés. Diploschistes diacaspis subsp. neutrophila (Clauz. & Roux) (= Diploschistes
&ypsaceus subsp. n.); Diploschistes scruposus subsp. gypsaceus (Ach.) (= Urceolaria
gypsaceus). Il est domage que ce supplément n'ait pas le méme format que la flore.
90-209 TORRENTE P. & EGEA J.M. - La familia Opegraphaceae en el area
mediterranea de la Peninsula iberica y Norte de Africa. Biblioth. Lichenol.
1989, 32: 1-282, 69 fig. (Dept. Biol. veg. (Bot.), Fac. Biol., Univ. Murcia,
Murcia, España). [ISBN 3-443-58011-4, Borntraeger Verlagsb., Johannesstr.
ЗА, D-7000 Stuttgart 1, DM 110.-].
En présentation: localités étudiées, historique de la famille des
raphaceae, depuis la 1° descr. de Humbold en 1793 et position taxonomique. La
ion de la morphol., de la terminol., de l'ontogénie des ascocarpes permet aux au-
teurs d'aborder la délimitation taxonomique, au niveau de la famille et au niveau des
genres. La famille des Opegraphaceae est ici prise au sens de Eriksson &
Hawksworth (1986). Elle comprend 14 genres dont seuls Bactrospora, Chiodecton,
Enterographa, Lecanactis, Opegrapha, Schismatomma et Sclerophyton sont
représentés dans l'aire méditer. de la Péninsule ibérique et de l'Afrique du Nord. Le
traitement taxonomique suit l'ordre systématique et comporte: des
taxonomie; clés aux esp.; taxonomie, descr., ill., distr., observ., matéri
les 42 esp. étudiées. Diagn. de Schismatomma hafellneri de Tenerife. Comb. nouv.:
Lecanactis grumulosa var. monstrosa (Bagl.) (= Lecanactis g.), L. werneri (Faurel et
al.) (= Opegrapha), Bactrospora homalotropa (Nal) (= Lecidea), Enterographa
zaborskiana (Choisy et R.G. Werner) (= Schismatomma), Schismatomma pitardii (B.
de Lesd.) (= Opegrapha), et S. ricasolii (Massal) (= Lecanactis). Distr., écol. et
phytogéogr. d’aprés les observations des auteurs (communautés saxicoles et
épiphytes). L'étude phylogénétique met en évidence 3 lignées d'évolution, donc la fa-
mille est hétérogène. Bibliogr. (9p.), index taxonom. (5p.); table de concordance entre
les anciens noms et les noms actuels (8p.).
90-210 TRIELBEL D. - Lecideicole Ascomyceten. Eine Revision der oblipat
lichenicolen Ascomyceten auf lecideoiden Flechten. Biblioth. Lichenol. 1989, 35:
1-278, 34 fig. (Bot. Staatssamml. München, Menzingerstr. 67, D-8000
München 19). [ISBN 3-443-58014-1, Borntráger Verlagsb., Johannesstr. 3A,
D-7000 Stuttgart 1, DM 9
Les Ascomycétes non lichénisés, lichénicoles obligatoires, comprenant des
taxa lécidéoides parmi leurs hôtes, sont définis comme "lécidéicoles". Ils se
développent sur plus d'une centaine d'esp. lichéniques lécidéoides et appartiennent
aux Arthoniales, Dothideales, Helotiales, Lecanorales, Opegraphales, Ostropales,
Sordariales et Verrucariales: 45 esp. et 2 var. réparties en 21 genres, regardées com-
me parasites biotrophiques ou quelquefois comme parasymbiontes. Peu induisent des
Source : MNHN, Paris
188 BIBLIOGRAPHIE
déformations du genre “вайе”, et la spécificité de l'hôte est três variable. Clés et liste
des lichens lécidéoides hôtes et de leurs habitants fongiques. Descr. des genres, des
taxons, avec syn. et distr. 10 esp. nouv.: Arthonia obscurior, Cercidospora
cephalodiorum, ` Dactylospora amygdalaria, D. australis, D. polyspora, D.
purpurascens, Epilichen stellatus, Opegrapha maligna, Sphaerellothocium abditum et
S. contextum. 15 comb. nouv. et 1 nom. nov. (Hymenobiella pour Hymenobia Nyl.
nom. illeg.).
INFORMATIONS
Ouvrages reçus récemment
PLANT SYSTEMATICS AND EVOLUTION 1989, 1651-2) dedicated to Lothar
Geitler on the occasion of his 90th birthday. Ed. by E. Tschermak-Woess und
A. Weber.
Voir aussi: 90-123, 90-126, 90-172, 90-173, 90-175, 90-178, 90-182, 90-200, 90-207,
90-208, 90-209, 90-210.
ERRATUM
C. VAN HALUWYN et M.A. LETROUIT-GALINOU - La flore
lichénique de Pinus halepensis dans la région de Tebessa (Algérie orien-
tale). Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1990, 11(1): 31-42.
p- 40, titre
au lieu de lire: Commentaires sur la végétation lichénique épiphylle
il faut lire : Commentaires sur la végétation lichénique épiphyte.
BIBL.DU
MUSEUM,
PARIS
*
Commission paritaire 159-1981 - Ne 58611 - Dépôt légal nº 15044 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 25 avril - Imprimé en France
Editeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : A. Couté: Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : R. Baudouin: Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN, Paris
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Les manuscrits proposés à CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, doivent
&tre fournis en double exemplaire, dactylographiés à double interligne, sans rature ni
surcharge, et comporter des marges droites et gauches de 25mm, et hautes et basses
de 50mm. Chaque manuscrit devra comporter:
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= deux résumés, l'un dans la langue du manuscrit, l'autre en français ou en anglais,
d'environ 180 mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essentiels exposés dans
l'article;
- des légendes explicites des figures, planches et tableaux, sur feuilles séparées;
- une liste bibliographique par ordre alphabétique des auteurs et chronologique par
auteurs sans tenir compte des auteurs secondaires. Les titres des périodiques devront
être abrégés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburg: Hunt
Botanical Library, 1968), les ouvrages cités selon F.A. Stafleu & R.S. Cowan, 1976-
Taxonomic literature. Ed. 2 Utrecht/Antwerpen: Bohn, Scheltema & Holkema
(Regnum vegetabile 94, 98, 105, 110...). Les références suivront les modèles suivants:
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles.
Ann. Sci. Nat., Bot., Sér. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. /n: Lindley J., A natural
system of Botany... Ed. 2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3.
London: Hutschinson University Library. 211 p., 26 fig.
TEXTE. - La présentation du texte devra faire apparaitre clairement ses subdivi-
sions et leur hiérarchie ainsi que le début des paragraphes (- insérer une ligne blan-
che avant les titres et sous-titres; - faire un alinéa de plus de 3 caractéres au début de
chaque paragraphe; - supprimer toute ligne blanche entre deux paragraphe et aprés
les titres et sous-titres). Les noms des auteurs qui suivent les binómes latins devront
être abrégés selon G. Sayre et al., 1964 (The Bryologist 67 (2): 113-135). Les renvois
à la liste bibliographique se feront par le nom de l'auteur et l'année de publication
(ex.: (Dubois 1980) ou Dubois (1980) et non par les renvois numériques. Les notes
infrapaginales seront numérotées et placées à la fin du texte.
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vront comporter les échelles et symboles nécessaires à leur compréhension, et étre
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selon les avis du Comité de Lecture, seront adressées à la Rédaction.
Les tirages à part et les planches photograp| D B à la charge des auteurs.
MUSEUM
PARIS.
\ ж Source - MNHN. Paris
SOMMAIRE
CI. ROUX - Échantillonnage de la végétation lichénique et шог
critique des méthodes de relevé ..
K. CAVALCANTI PORTO - Bryoflores d'une forét de plaine et
d'une forét d'altitude moyenne dans l'état de Pernambuco (Brésil):
analyse floristique ....
D. GRIFFIN III - Two new pentastichous species of Zygodon from
high elevation in Venezuela ....
Н. BISCHLER - Quelques Marchantiales de l'ile de la Réunion .........
Bibliographie
- Bryophytes
- Lichens
Informations ....
Erratum ....
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1990, 11(2): 95-188.
109
163
169
173
182