BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 12 Fascicule 1 1991
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
Janvier 1991
BRYOLOGIE-LICHÉNOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER, M. D. LAMY
Éditeur : A.D.A.C.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. BERTHIER, J.L. DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P.
HÉBRARD, S. JOVET-AST, D. LAMY, M.C. NOAILLES, C. SUIRE,
Lichénologie: J. ASTA, T. BERNARD, B. BODO, W.L. CULBERSON, M.C. JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, M.A. LETROUIT-GALINOU, Cl. ROUX.
MANUSCRITS
Les instructions aux auteurs sont publiées dans le premier fascicule de chaque tome.
Les auteurs sont priés d'adresser leurs manuscrits (en double exemplaire) à la Rédaction de
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon,
75005 Paris.
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des auteurs.
ABONNEMENTS A CRYPTOGAMIE
Tome 12, 1991
CRYPTOGAMIE comprend trois Sections:
Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie.
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Copyright © 1991. CRYPTOGAMIE Bryologie Lichénologie
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 12 Fascicule 1 1991
7 e| __ Bibliotheque Centrale Museu
le wn
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1991, 12 (1): 1-29 1
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE L'EFFET DU
DÉBROUSSAILLEMENT SUR LE PEUPLEMENT
MUSCINAL AU NIVEAU DE QUELQUES FORMATIONS
ARBORESCENTES ET ARBUSTIVES, DANS LES
BOUCHES-DU-RHÓNE (FRANCE MÉRIDIONALE).
J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Université d'Aix-Marseille II, Faculté des Sciences
et Techniques de Saint-Jérôme, Laboratoire de
Botanique et d'Ecologie Méditerranéenne,
Institut Méditerranéen d'Ecologie et de
Paléoécologie, avenue de l'Escadrille
Normandie-Niemen, 13397 Marseille, Cedex 13.
RÉSUMÉ - Etude de l'effet du débroussaillement sur le peuplement muscinal de
trois types de garrigues et de deux formations forestières, en quatre stations de basse
altitude dans les Bouches-du-Rhóne (substrat calcaire). Du point de vue quantitatif,
le débroussaillement induit, pour les peuplements bryophytiques étudiés, une plus
grande diversité en favorisant le développement des taxons photophiles, souvent
acrocarpes, oligotrophes et possédant une stratégie adaptative de type “colonisateur”.
L'analyse qualitative des données (AFC) montre que la suppression des strates
arborescente et arbustive a pour cffet premier de restituer aux facteurs
mésoclimatiques, et notamment la température et l'humidité, le rôle prépondérant
qu'ils perdent dans les peuplements forestiers et préforestiers, quant au déterminisme
de l'hétérogénéité de la bryostrate. En conséquence, le maintien d'une strate
arborescente sur les pare-feu entraîne une diminution de l'effet du débroussaillement
(interception d'une partie de l'énergie lumineuse, production de matière organique).
ABSTRACT - A study on the effect of clearing on the bryophyte layer present in
three types of garrigues and two forest formations in four stations at low elevation
(department Bouches-du-Rhóne, calcareous substratum). Quantitatively, clearing of.
the vegetation induces, for the bryophytic stands we have studied, a greater diversity
as it favours the expansion of photophilous taxa which are frequently acrocarpous
and oligotrophic and have a life strategy of the colonist type.
Qualitative analysis of the data (FAC) shows that elimination of trees and
shrubs principally results in restoring to the climatic factors, particularly temperature
and humidity, the leading role they lose in forests and preforest stands, as far as the
determinism of bryophyte layer heterogeneity is concerned. Consequently, the main-
lenance of trees on cuttings for fire prevention entails a decrease in the effect of.
clearing (partial interception of light energy and production of organic matter).
Source : MNHN, Paris
HÉBRARD et R. LOISEL
INTRODUCTION
Ce sont, chaque année, des centaines voire des milliers d'hectares de fo-
rét provencale qui sont détruits par les flammes (Barbero, Loisel et Quézel
1988). Dans les départements du Var et des Bouches-du-Rhóne, d'impor-
tants programmes de prévention des incendies ont été mis au point et
appliqués.
La technique la plus fréquemment utilisée est le débroussaillement; il se
traduit par une élimination totale ou sélective (pare-feu arboré) des parties
aériennes des végétaux ligneux, afin de rompre la continuité verticale
caractérisant la plupart des écosystémes forestiers et préforestiers de notre
région. Cette pratique induit une modification plus ou moins profonde de
l'architecture et de la structure du tapis végétal phanérogamique (Piriou
1984, Loisel et al. 1987, Barbero et al. 1987, Bigot, Kabakibi et Loisel 1987
et 1988).
Dans le cadre d'un programme interdisciplinaire financé par la Com-
mission des Communautés Européennes et incluant des phytoécologues,
édaphologues, entomologistes et spécialistes des microarthropodes des sols,
l'incidence du débroussaillement sur diverses composantes des écosystémes
est analysée. Les bryophytes comptant parmi les végétaux les plus sensibles à
l'importance du couvert des végétaux ligneux (microclimat, luminosité, ap-
port de litières, etc.), il nous a paru intéressant d'étudier la dynamique quan-
titative et qualitative du peuplement bryophytique en fonction de la nature
du groupement végétal perturbé et de l'importance de cette perturbation.
RECUEIL DE L'INFORMATION SUR LE TERRAIN
1 - Méthodologie utilisée
Dans la zone "témoin", comme sur la tranchée pare-feu de chacune des
quatre stations retenues pour cette étude, des relevés bryophytoécologiques
ont été effectués sur des surfaces constantes (Im?), matérialisées provisoi-
rement à l'aide d'un cadre démontable. L'abondance-dominance de chaque
bryophyte a été chiffrée en utilisant l'échelle de coefficients (+ à 5) de la
méthode sigmatiste. En outre, mise à part l'exposition, neuf variables
stationnelles ont été estimées : pente en °, recouvrement (% de la surface de
relevé) des parties aériennes et des arbustes au ras du sol, des strates
herbacée, muscinale et lichénique, de la litiére (feuilles mortes, débris
ligneux), du sol nu et de la roche nue.
Enfin, ces observations ont été complétées par des inventaires
bryofloristiques (présence/absence), réalisés sur environ 100m?.
2.- Caractérisation des stations et des placettes des relevés
Les stations étudiées sont toutes situées dans le département des
Bouches-du-Rhóne, sur roche mére calcaire. Au niveau des tranchées pare-
feu, entretenues de facon plus ou moins réguliére, la premiére opération de
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 3
débroussaillement remonte à une période comprise entre 1969 et 1974
(débroussaillement “ancien”); elle est répétée tous les trois ou quatre ans.
A - Station n°2 - En bordure de la route D543, entre Calas et Saint-
Pons (3,3476 G/E x 48,3268 G/N, altitude 130m).
Le "témoin" correspond ici à une garrigue dense non arborée (Quercus
coccifera L., Brachypodium retusum (Pers.) Beauv., Teucrium chamaedrys L.,
Rubia peregrina L., litière de feuilles mortes très abondante, relevé n° 2111),
avec clairières à romarin (Rosmarinus officinalis L., Quercus coccifera, Thymus
vulgaris L., Sedum ochroleucum Chaix in Vill. subsp. ochroleucum, relevé n°
2122).
Au niveau de la tranchée pare-feu (débroussaillement total ancien), nos
relevés ont concerné les formations suivantes:
- Zone de reprise de Quercus coccifera (rejets peu denses) avec
Brachypodium retusum, Thymus vulgaris, Teucrium chamaedrys, Helianthemum
oelandicum (L.) DC. subsp. italicum (L.) Font Quer et Rothm. Substrat
rocailleux, jonché de fragments ligneux broyés (n° 2211 et 2212).
- Zone à Rosmarinus officinalis avec Quercus coccifera épars (Euphorbia
spinosa L., Thymus vulgaris, Helianthemum oelandicum subsp. italicum,
Desmazeria rigida (L.) Tutin in Clapham, Avenula bromoides (Gouan) H.
Scholz). Substrat rocailleux, jonché de débris ligneux (n° 2223).
- Zone occupée par quelques Quercus ilex L. d'environ 2m de haut,
avec Quercus coccifera (rejets), Rhamnus alaternus L., Ligustrum vulgare L.,
Rubus ulmifolius Schott, Hedera helix L. subsp. helix. Substrat rocheux cou-
vert d'une épaisse litière de feuilles mortes. Accumulation locale d'humus au
pied des chênes verts (relevé n° 2213).
B - Station n° 3 - En bordure de la route D543, Grand Saint-Jean, en-
tre Eguilles et Rognes (3,3669 G/E x 48,4485 G/N, altitude 287 m).
Le "témoin" correspond à une futaie avec Quercus ilex, Quercus
pubescens Willd. subsp. pubescens et quelques Pinus halepensis Miller. La
strate muscinale y est totalement absente, du fait de la trés grande abondan-
ce d'Hedera helix subsp. helix et de la puissance de la litiére de feuilles mor-
les de chéne pubescent qui recouvre entiérement le sol.
Il en est de méme dans la majeure partie de la tranchée pare-feu
(débroussaillement sélectif ancien), ombragée par de beaux peuplements de
chêne pubescent (strate arbustive: Cornus sanguinea L. subsp. sanguinea,
Lonicera etrusca G. Santi, Osyris alba L., Dorycnium hirsutum Ser.; strate
herbacée: Hedera helix, Rubia peregrina, etc ..). Au niveau de cette zone, un
seul relevé (n° 3221) a été réalisé à l'emplacement d'une souche décomposée.
Enfin, les surfaces occupées par des peuplements à peu prés
monospécifiques de Festuca gracilior (Hackel) Markgr. Dannenb. ou de
Brachypodium phoenicoides (L.) Roemer et Schultes sont également
dépourvues de bryophytes. Par contre, les passées de sol argileux dénudé
Situées en lisiére du "témoin", hors du couvert des arbres, sont colonisées par
Source - MNHN, Paris
4 J.P. HÉBRARD ct R. LOISEL
des mousses, des lichens et des thérophytes (entre autres: Vulpia muralis
(Kunth) Nees, Trifolium campestre Schreber, Trifolium scabrum L., Galium
parisiense L.), auxquelles s'adjoignent Thymus vulgaris et Calamintha nepeta
(L.) Savi (relevés n° 3211 à 3216).
C - Station n° 4 - En bordure de la route D67, entre Lambesc et
Charleval (3,2324 G/E x 48,5615 G/N, altitude 240 m).
Le substrat est ici trés rocailleux. Deux ensembles ont été distingués.
En ce qui concerne le premier ensemble (401)1) le témoin” est une
garrigue à Buxus sempervirens L. et Coronilla emerus L. subsp. emerus
piquetée d'arbres épars (Quercus pubescens subsp. pubescens et Pinus
halepensis). La litière (feuilles mortes de chêne pubescent et de buis) couvre
de grandes surfaces. Une strate muscinale dense apparaît néanmoins çà et là
dans les “vides” entre les arbustes (relevés n° 4111, 4112 et 4113)
Au niveau de la tranchée pare-feu, où ne subsistent que de jeunes pins
d'Alep (élimination à peu près complète de la strate arbustive:
débroussaillement sélectif ancien), nos relevés ont intéressé une zone de
régénération (individus disséminés de Buxus sempervirens, Coronilla emerus
subsp. emerus, Ligustrum vulgare, avec Brachypodium phoenicoides et Teucrium
chamaedrys em strate herbacée: relevé n? 4211), mais également des peu-
plements de Brachypodium retusum (relevés n° 4212 et 4213).
En ce qui concerne le second ensemble (402), le "témoin" correspond à
une garrigue à Rosmarinus officinalis dominant (Quercus cocci era,
Helianthemum oelandicum subsp. italicum, Brachypodium retusum, Genista
hispanica L. subsp. hispanica, Carex hallerana Asso) dans laquelle sont
présentes les mêmes espèces arborescentes que dans la garrigue à buis
(relevés n° 4121 et 4122)
Enfin, au niveau de la tranchée pare-feu, nos relevés ont concerné
d'une part des peuplements monospécifiques de Genista hispanica subsp.
hispanica (n° 4221) ou de Brachypodium retusum (n° 4222 et 4223) et d'autre
part un peuplement d'Aphyllanthes monspeliensis L. en mélange avec Festuca
gracilior, Globularia punctata Lapeyr. et Teucrium chamaedrys (relevé n°
4224).
D - Station n° 5 - Bois communal de Bouc, à l'est du village de Bouc-
Bel-Air (3,4372 G/E x 48,2820 G/N, altitude 250 m).
Le "témoin" est une forét de Pinus halepensis (présence de Quercus ilex
et de Quercus pubescens subsp. pubescens en individus isolés), avec notam-
ment Quercus coccifera, Ulex parviflorus Pourret subsp. parviflorus, Phillyrea
angustifolia L., Rhamnus alaternus, Lonicera implexa Aiton, L. etrusca, Rubia
peregrina et Teucrium chamaedrys (relevés n° 5101 et 5102). La litière de
feuilles mortes couvre ici des surfaces trés importantes.
(1) Le détail du codage des relevés est exposé plus loin (p. 5).
Source - MNHN, Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 5
En ce qui concerne la tranchée pare-feu (débroussaillement sélectif an-
cien), nos prospections ont été effectuées au niveau de deux ensembles prin-
cipaux.
Le premier (521) correspond à une bande d'environ 8m de large, en
bordure du "témoin". Une recoupe y a été effectuée en 1988, ainsi que l'at-
teste l'abondance des feuilles et des débris ligneux en voie de décomposition
accumulés à la surface du sol. La densité des rejets de Quercus coccifera,
mélangés à de jeunes pins d'Alep et chénes pubescents, est importante
(relevés n° 5212, 5213, 5214 et 5215). Accessoirement, des “clairiéres” appa-
raissent entre les arbustes. Le sol nu y est occupé par Brachypodium retusum
et quelques thérophytes (entre autres Myosotis ramosissima Rochel subsp.
ramosissima et Cerastium pumilum Curtis subsp. pallens (F.W. Schulz) Schinz
et Thell., relevé n° 5211).
Le second ensemble (522), plus ou moins ombragé par les pins, corres-
pond à une bande d'environ 10m de large, entretenue régulièrement depuis
lépoque du premier débroussaillement. La strate arbustive y est prati-
quement inexistante.
Nous y avons étudié d'une part des formations à thérophytes
implantées sur le sol nu à texture fine (présence de Minuartia hybrida (Vill.)
Schischkin in Komarov subsp. Aybrida et de Myosotis ramosissima subsp.
ramosissima: relevés n° 5221 et 5222), et d'autre part des peuplements denses
de Brachypodium retusum (n° 5223) ou de Festuca gracilior (n° 5224), sur des
niveaux déjà plus riches en éléments grossiers.
Notons enfin que les bryophytes manquent dans les dépressions
occupées par Brachypodium phoenicoides (recouvrement herbacé proche de
100%).
CODAGE DES DONNÉES ET DÉCOUPAGE DES VALEURS
DES VARIABLES STATIONNELLES EN CLASSES
(Tableaux n° 1,2,3)
1 - Codage des relevés et des inventaires
Le premier des quatre chiffres composant le code des relevés et des in-
ventaires indique la station (2,3,4,5). Le chiffre des centaines est un | pour
les relevés et inventaires réalisés au niveau de la partie non perturbée de la
Station ('témoin^); c'est un 2 quand les données se rapportent au secteur
débroussaillé (tranchées pare-feu).
Quand la station est hétérogène aux plans écologique, floristique, etc.,
deux sous-stations, toujours contigués, ont été distinguées; elles sont codées
1 ou 2 au niveau du chiffre des dizaines.
Le chiffre des unités indique le numéro d'ordre des relevés
phytosociologiques effectués sur chaque placette floristiquement homogène
d'un mètre carré. Il s'agit toujours d'un 0 pour les inventaires.
Source : MNHN, Paris
6 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Inventaires = taxons + 33, relevés : 13
2222334444555
1122221122122
1212121212812
OO
OH +++ ++ een ++ HE Pleurochaete squarrosa
+++ ++ ++ ++ 9 Bryum torquescens
B? +++ ++ +444 )9 Honalotheciun aureus
QI + + ++ + ++ 28 Rtynchostegiun negapolitanun
su 4444444 37 Hypnun cupressiforne (cupressi forne var.)
[ + + +++ D Tortella humilis
um iet ++ Dé Honalotheciun lutescens
ms +++ ++ 25 Trichostomun crispulun
ie + + A Didysodon fallax
a een DA Fissidens cristatus
Mire + + D Brachytheciue velutinun
Wub ++ + 33 Weissia condensa
wj + ++ )3 Barbula convoluta (convoluta var.)
017 +. 3 Campyliun chrysophy! lua
0358 + +4 X Scleropodiun purun
me + + 32 Barbula unguiculata
1505 + + X2 Tortula calcicola (ruralis var.)
0193 ++ 22 Bryon provinciale
ago ++ 2 Weissia crispata (controversa var.)
[3 + + X Barbula comutata (convoluta var.)
or ++ X) Brachytheciua rutabulua
ano + 71 Beyun capillare (capillare var.)
us + 9t Scorpiuriur circinatun
ve + 21 Didynadon acutus
wis + 71 Didyaodon vinealis
0537 B 4 Eurhynchiue meridionale.
a + >1 Eurhynchiun striatum
[1 + 21 Weissia controversa (controversa var.)
wis + A Trichostomun sutabile (brachydontiun subsp.)
Bie + A Ditrichum flexicaule
0424 + D Funaria hygronetrica
1502 + O1 Ceratodon sp.
in + OL Bryum creberrinun
Tabl. 1 - Données bryofloristiques: inventaires (présence/absence) réalisés au niveau
des "témoins" et des tranchées pare-feu. Le n* de code (0017 à 1503) et le nom-
bre de présences (1 à 11) sont précisés pour chaque taxon.
2 - Codage des mousses et nomenclature utilisée
La plupart des numéros de code ont été empruntés au formulaire établi
par Brisse et Grandjouan (1979), d'après la flore d'Augier (1966).
Toutefois, trois taxons ont été codés séparément: Tortula ruralis var.
calcicola (ne figure pas dans l'ouvrage précité) — 1503, Bryum creberrimum
(de synonymie complexe) — 1501, Ceratodon stérile (déterminable seulement
au niveau générique) — 1502.
Enfin la nomenclature a été modernisée et se référe à Corley et al.
(1982) pour les espéces, à Smith (1978) ou à l'Index Muscorum (Wijk et al.
1969) pour les taxons de rang infraspécifique.
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES
Relevés - Taxons : 29, relevés : 36
7
222222333113344444444414455555555555
112222222222211111222222211222222222
121112111111211122111222200111112222
121253123456112312123123412123451234
Siit! 2212213 213432212222 3 124 )27 Pleurachaete squarrosa
ai 1 1 + 2424 + 154306 215 Rhynchostegiun aegapolitanus
B + 122 € 3 + + 42 +2 2 A3 Bus torquescens
om 23441 14 32411 912 Barbula convoluta convoluta var.)
us 1 22+ 452 + 32 + ML Honalotheciun aureus
eu 51211 1 2 * Ha cupressiforme (cupressiforme var.)
m Qr Sou Be 2 +2 Y Homalotneciun lutescens
ans (aree 6 Didynodon vinealis
1583 +++ +2 2 >b Tortula calcicola (ruralis var.)
on FO segue 26 Fissidens cristatus
sel tor 5 Trichostonun crispulun
us + + + + + OS Tortella hwilis
0358 51 2e 2 25 Scleropodiun purus
Lu + + +24 25 Canpyl iun chrysophy lun
me + ee 4 Didynodon fallar
m +++ 23 Didyaodon acutus
as +++ 23 Eryun provinciale.
ans + + 32 Barbula unguiculata
qs 2 22 Weissia crispata controversa var.)
ang 2 + 22 Brachytheciun rutabulua
ET 3 3 X By creberriaun
mé + 51 Weissia condensa
as 1 ?1 Scorpluriun circinatus
am + A Bryus capillare (caplllare var.)
0132 2 ?1 Eurhynchiun striatum
Bie + 31 Ditrichun flexicaule
p + D1 Trichostonun mutabile (brachydontiun subsp.)
æ2 1 21 Weissia controversa (controversa var.)
m + 1 Barbula comutata (convoluta var.)
Tabl. 2 - Données bryofloristiques: relevés (surface = 1 m?, abondance-dominance:
+ à 5) effectués au niveau des “témoins” et des tranchées pare-feu.
3 - Découpage des valeurs des variables stationnelles en classes (placettes des
relevés)
- L'exposition dominante (Expo) a été classée de la façon suivante: 1
N, 2 = S,3 = E, 4 = W, 5 = indéfinie (terrain plat).
- Les valeurs du recouvrement (R) des arbustes (Rah = parties
aériennes, Rab = base au ras du sol), des strates herbacée (Rh), muscinale
(Rm) et lichénique (RI), de la litière (Rlit: feuilles mortes, débris ligneux, etc
…), du sol nu (Rsn) et de la roche nue (Rr) ont été réparties en cinq clas-
ses:
1 = (très faible; parfois nul, sauf dans le cas de Rm): R < 5% de la surface
considérée (1m),
2 = (faible): 5% < R < 25%,
(moyen) 25% < R < 50%,
= (fort): 50% < R < 75%,
(très fort): R > 75%.
Signalons enfin qu'aucun classement n'a été effectué pour la
varie seulement dans notre étude de 0 à 10° .
pente, qui
Source : MNHN. Paris
8 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Variables Pente Expo Rah fab Ah Fa Rio Ait Ren Ren
Placettes
an
an
zu
zu
23
223
ET
312
3213
E
ms
E
n
su
au2
413
amt
am
a
4212
4213
sa
um
4223
4004
5101
5102
sai
5212
a
Sos
sns
821
52
5205
524
Tabl. 3 - Etats des variabies stationnelles: relevés effectués au niveau des "témoins"
et des tranchées pare-feu.
RÉSULTATS
1 - Analyse quantitative
La comparaison du nombre et de la présence des taxons de bryophytes
rencontrés respectivement sur les "témoins" et les tranchées pare-feu permet
une évaluation de la dynamique quantitative brute de la bryoflore, et donc
de sa diversité. Elle est complétée par l'analyse de la variation du recou-
vrement de certaines mousses.
Quatorze taxons ont été comptabilisés au niveau des "témoins", contre
26 sur l'ensemble des tranchées pare-feu; 11 sont communs aux deux si-
tuations. 21% des taxons rencontrés dans les zones non perturbées leur sont
propres, contre un peu plus de 57% pour les tranchées pare-feu. La diversité
du cortège bryofloristique est donc franchement accentuée par le
débroussaillement.
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES zi
D'autre part, Pleurochaete squarrosa, Homalothecium aureum et plus ac-
cessoirement Homalothecium lutescens et Trichostomum crispulum sont à peu
prés également présents dans les deux situations. Par contre, Rhynchostegium
megapolitanum, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme et Scleropodium
purum sont significativement plus fréquents au niveau des placettes "témoin"
alors que, dans le cadre de l'échantillon analysé, Bryum torquescens, Barbula
convoluta var. convoluta, Tortula ruralis var. calcicola et Didymodon vinealis
n'apparaissent que dans les relevés de tranchées pare-feu (Tabl. 4).
Taux de fréquence
Tranchées Témoins
pare-feu
Pleurochaete squarrosa Iv Iv
Bryum torquescens ul -
Barbula convoluta var. convoluta I E
Rhynchostegium megapolitanum il IV
Homalothecium aureum m m
Tortula ruralis var. calcicola il :
Didymodon vinealis il a
Homalothecium lutescens 1
Fissidens cristatus 1
Campylium chrysophyllum I
Hypnum cupressiforme var. cupressiforme 1
Didymodon fallax 1
Tortella humilis I
Trichostomum crispulum 1
Didymodon acutus T
Weissia controversa var. crispata I
Barbula unguiculata 1 -
1
1
I
I
I
I
1
1
I
Bryum creberrimum
Barbula convoluta var. commutata
Weissia controversa var. controversa
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile
Ditrichum flexicaule
Scleropodium purum
Brachythecium rutabulum
Scorpiurum circinatum
Bryum capillare var. capillare
Bryum provinciale
Weissia condensa 3 I
Eurhynchium striatum i `
Tabl. 4 - Comparaison des classes de présence des bryophytes dans les relevés
effectués au niveau des tranchées pare-feu (% sur 27 relevés) et des zones
"témoin" (% sur 9 relevés). Taxons présents dans: | = moins de 20% des
relevés, IT = 20 à 40%, 111 = 40 à 60%, IV = 60 à 80%, V = plus de 80%.
Enfin, parmi les bryophytes montrant des présences voisines dans les
deux situations, la valeur moyenne du recouvrement (m) d'Homalothecium
aureum dans les relevés où cette mousse a été notée est significativement plus
élevée (t de Student = 3,42) au niveau des "témoins" (m = 38,1%; tranchées
pare-feu m = 6,8%), alors que c'est l'inverse dans le cas d'Homalothecium
lutescens (tranchées pare-feu m = 12%; "témoins" m = 0,1%, t de Student
> 6,8). On peut remarquer que la différence entre les recouvrements de cha-
cun des autres taxons n'est pas significative.
Source : MNHN, Paris
10 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
2 - Analyse qualitative
Elle a été réalisée gráce à l'analyse factorielle des correspondances
(AFC).
Sans entrer dans le détail de cette méthode d'investigation
multidimensionnelle, nous rappellerons simplement qu'elle a pour objet la
recherche des affinités pouvant exister, dans le cas présent, au sein d'un en-
semble de relevés à travers leurs cortéges floristiques. Son principe est de
réaliser un nuage virtuel à n dimensions de points-relevés dont la position
dans l'espace sera fonction de leurs cortéges floristiques et des affinités exis-
tant entre les cortéges des divers relevés. Au sein de ce nuage, il existe une
direction privilégiée d'étirement maximum du nuage que l'on peut, en sim-
plifiant, assimiler à la droite passant par le centre de gravité du nuage, dont
le nuage s'écarte le moins, et le long de laquelle il se disperse le plus. Est
ainsi défini le premier axe factoriel dont la valeur propre sera d'autant plus
élevée que la structuration du nuage le long de cet axe sera meilleure. Le se-
cond axe factoriel correspondra à la seconde direction privilégiée
d'étirement, etc.
Précisons enfin que, étant donné que chaque point-relevé et chaque
point-taxon contribuent à la réalisation de chaque axe, la connaissance des
points-relevés et des points-taxons ayant la contribution la plus forte permet-
tra de déterminer le gradient écologique sous-tendant chacun des axes, ou
du moins les points qui présentent les meilleures dispersions.
Ces points-relevés et points-taxons sont repérés par leur forte contribu-
tion relative, c'est-à-dire leur part relative dans la valeur propre de l'axe.
L'analyse peut étre réalisée en prenant en compte la seule présence ou
absence des taxons dans les différents relevés ou en intégrant les valeurs du
coefficient d'abondance-dominance des phytosociologues, qui traduit l'im-
portance des individus de chaque taxon et leur róle dans le recouvrement du
substrat.
Dans la présente étude, les résultats obtenus avec les deux approches
sont voisins avec néanmoins une sensible amélioration par l'intégration des
valeurs de l'abondance-dominance. Nous exposerons donc, pour l'analyse
des relevés phytosociologiques, les résultats issus du traitement incorporant
cette information supplémentaire et pour les inventaires ceux ne prenant en
considération, bien entendu, que la présence ou l'absence des taxons.
Plusieurs traitements en AFC ont été réalisés; il convient d'en préciser
les objectifs:
- Traitement des données "témoins": analyse des affinités et des dissem-
blances existant entre les zones non perturbées.
- Traitement des données TPF: analyse des affinités et des dissemblan-
ces existant entre les zones débroussaillées.
Ces deux premiers traitements concernent à la fois des relevés et des in-
ventaires, donc des données hétérogènes quant à la surface explorée et à la
précision de l'information sur le róle des taxons au niveau du recouvrement
Source - MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 11
du substrat. Elles auraient pu être analysées séparément, mais il nous a paru
plus intéressant de voir comment se situent les inventaires par rapport aux
relevés correspondants.
- Traitement de tous les inventaires: évaluation de la "dérive floristique^
du témoin à la zone débroussaille et recherche de son déterminisme
écologique.
- Traitement de tous les relevés: objectif identique avec des données
réunies avec plus de précision.
A - Analyse qualitative partielle
1 - "Témoins" (relevés + inventaires)
a) Interprétation de l'axe 1 (valeur propre — 0,67, Fig. 1)
* Taxons à forte contribution):
- Côté - : Trichostomum crispulum (4), Weissia condensa (3), Bryum
torquescens (
- Côté +: Homalothecium aureum (T), Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme (7), Bryum provinciale (5), Homalothecium lutescens (4).
Les mousses présentes du cóté négatif de l'axe 1 sont des Acrocarpes,
alors que celles qui définissent son côté positif sont toutes des Pleurocarpes,
à l'exception de Bryum provinciale. Signalons à ce propos que, parmi les
taxons à contribution plus faible, les Pleurocarpes Rhynchostegium
megapolitanum et Scleropodium purum sont également plus fréquentes du côté
positif.
Dans deux articles consacrés à l'étude du peuplement bryophytique
épigé de taillis de chêne vert (Hébrard et Rolando 1985) et de chénaies
pubescentes (Hébrard 1987) dans les environs de Rians (Var), nous avons
montré que la richesse en Pleurocarpes est d'autant plus grande que la
pédogenése et d'une maniére générale la maturation d'un écosystéme sont
plus avancées.
A la différence de Trichostomum crispulum, de Weissia condensa et de
Bryum torquescens, qui possédent une stratégie de vie de type colonisateur
("colonists^, cf. During 1979) adaptée aux milieux instables tels que les fissu-
res de rochers nus, les éboulis, les talus et les sols dénudés, Homalothecium
aureum, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme et Homalothecium lutescens
sont au contraire des bryophytes pérennes ("perennial stayers") occupant de
préférence, du moins dans la dition, des biotopes bien plus stables, et no-
tamment les sols forestiers. Dans la région considérée, elles sont liées aux
stades préforestiers les plus avancés conduisant aux foréts thermophiles
(Homalothecium aureum, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme) telles que
(2) Le chiffre ou le nombre mis entre parenthèses après chaque binome exprime le
nombre de fois oà le taxon est présent dans les ensembles constitués par les inventai-
res, les relevés, ou les inventaires et les relevés, selon les cas correspondant aux 4 tra
tements réalisés. Par exemple pour le traitement “témoins”: relevés + inventaires, le
lecteur pourra se reporter aux tableaux 1 et 2.
Source : MNHN, Paris
12 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
5100
A /mo
102)
2m
Fig. 1
1/2.
Traitement des relevés et inventaires des "témoins", projection sur le plan
les yeuseraies ou les pinèdes de pin d'Alep, ou aux chênaies pubescentes
(Homalothecium lutescens, Bryum provinciale).
En conséquence, l'axe | correspond probablement à un gradient crois-
sant de maturation forestière évoluant dans le sens - vers +.
La station n° 2 (garrigue à Quercus coccifera sans arbres: ensemble
Ao, est donc la moins évoluée de ce point de vue. Trichostomum crispulum
(3) Les ensembles de relevés floristiquement affines sont établis sur la base des
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 13
et Weissia condensa y sont fréquents. L'inventaire n° 2120 marque le côté
négatif de l'axe; il ne renferme que des mousses acrocarpes, colonisatrices,
thermophiles et photophiles.
Les stations 4 et 5 (ensembles C et B) ont atteint, si notre hypothése
est exacte, un degré de maturation forestiére bien supérieur. Le chéne
pubescent abonde en 4, alors que le "témoin" de la station 5 est une pinède
de pin d'Alep à sous-bois bien stratifié. Ces deux stations ne peuvent étre
clairement distinguées le long de l'axe 1. Homalothecium aureum, Hypnum
cupressiforme var. cupressiforme et Scleropodium purum leur sont communs.
Par contre, Bryum provinciale et Homalothecium lutescens sont propres à la
station n° 4, exposée au nord.
Le relevé n? 4112, effectué dans une buxaie piquetée de chéne
pubescent, marque le côté positif de l'axe 1. Il renferme les deux taxons
précités et Campylium chrysophyllum qui sont des différentielles de la série du
chéne pubescent.
En ce qui concerne les variables stationnelles, on passe, dans le sens
d'un degré croissant de maturation forestiére, de placettes ayant un recou-
vrement trés fort pour la litiére de feuilles mortes et trés faible pour les
mousses, à des surfaces de relevé oü le recouvrement est au contraire trés
fort pour les bryophytes et trés faible pour la litière.
b) Interprétation de l'axe 2 (valeur propre = 0,53, Fig. 1)
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Homalothecium lutescens (4), Fissidens cristatus (3), Weissia
condensa (3).
- Côté +: Rhynchostegium megapolitanum (9), Scleropodium purum (6),
Tortella humilis (3).
Les mousses se trouvant du cóté négatif de l'axe 2 recherchent, dans la
région étudiée, des substrats faiblement à moyennement humiféres, alors
qu'au contraire, celles qui définissent son cóté positif se rencontrent sur des
horizons édaphiques plus riches en matiére organique et notamment en
humus. L'axe 2 sous-tend donc probablement un gradient croissant de te-
neur en humus, dans le sens - vers +.
Si notre hypothèse est exacte, le relevé n° 2122 (garrigue sèche à
romarin, recouvrement de la litiére moyen) correspond au substrat le plus
pauvre en humus, ce que confirme la présence de Weissia condensa et de
Trichostomum crispulum, auxquels s'adjoint Didymodon fallax dans l'inventai-
re n° 2120.
D'autre part, la teneur du substrat en humus serait en apparence un
peu plus élevée dans la garrigue à chêne kermés de la station n° 2 (relevé n°
2111, inventaire n° 2110 contenant Rhynchostegium megapolitanum, Tortella
humilis et Brachythecium velutinum, également humicole) que dans la quasi
résultats d'une classification hiérarchique ascendante intégrant les coordonnées des
points-relevés sur les axes de l'AFC.
Source : MNHN, Paris
14 ; LP. HÉBRARD et R. LOISEL
totalité des relevés et inventaires réalisés dans la station n° 4 (ensemble C).
En fait, cette garrigue à Quercus coccifera est située dans un environnement
plus xérique (absence d'arbres, importance des affleurements de roche nue à
proximité immédiate du “témoin”) et donc a priori moins favorable à
l'activité des microorganismes, que celui qui correspond aux placettes de la
station n° 4 (présence d'arbres, exposition à dominante nord). Toutefois la
matiére organique brute est surabondante dans le premier cas (litiére de
feuilles mortes à recouvrement trés fort), alors qu'elle est présente en
quantité moindre (recouvrement de la litière très faible à faible) dans le se-
cond.
Le relevé n° 5101 marque le côté positif de laxe 2. Il est
floristiquement pauvre mais ne renferme que des mousses humicoles. La
matiére organique en bonne voie de décomposition (litiére de feuilles de
chéne pubescent et de pin d'Alep, recouvrement fort), ainsi qu en atteste la
fréquence des mycéliums, abonde. Dans ce milieu bien ombragé, l'humidité
2m -
zmo)
2122
Fig. 2 - Traitement des relevés et inventaires des “témoins”, projection sur le plan
1/3.
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 15
édaphique se maintient à un niveau important en hiver et au printemps, ce
qui favorise l'activité des microorganismes.
Enfin la placette n* 5102, plus pauvre en litiére (recouvrement moyen)
mais surtout moins protégée du soleil est déjà plus séche (abondance
dominance: 3 pour Homalothecium aureum + pour Scleropodium purum).
Elle occupe sur l'axe une position intermédiaire.
€) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre — 0,32, Fig. 2)
* Taxons à forte contribution:
- Cóté
- Côté +: Rhynchostegium megapolitanum (9), Bryum provinciale (5),
Homalothecium lutescens (4).
: Homalothecium aureum (7), Weissia condensa (3).
En l'état actuel de nos connaissances, il ne nous est pas possible, au vu
de ces deux listes, de proposer une interprétation écologique satisfaisante de
laxe 3. La faible valeur propre témoigne de la médiocre structuration du
nuage le long de cet axe.
Le pouvoir discriminant du facteur écologique sous-tendu est donc pro-
bablement faible; sa nature est par suite difficile à saisir.
2- Tranchées pare-feu (relevés + inventaires)
a) Interprétation de l'axe 1 (valeur propre — 0,59, Fig. 3)
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Fissidens cristatus (7), Didymodon fallax (7), Campylium
chrysophyllum (6), Trichostomum crispulum (6), Weissia controversa. var.
crispata (4), Ditrichum flexicaule (2).
- Côté +: Barbula convoluta var. convoluta (15), Tortella humilis (8),
Tortula ruralis var. calcicola (8).
En ce qui concerne le côté négatif de l'axe 1, Fissidens cristatus,
Campylium chrysophyllum et Ditrichum flexicaule sont particulièrement
fréquents, dans la région considérée, au niveau de biotopes plus froids, où
l'humidité du substrat demeure importante en hiver et au début du prin-
temps (ubacs, gorges encaissées, parties les plus élevées des massifs tels que
ceux de la Sainte-Baume ou de la Sainte-Victoire).
Didymodon fallax et Trichostomum crispulum sont pour leur part moins
liés aux ambiances plus froides, dans lesquelles ils sont néanmoins répandus.
Il en est probablement de même pour Weissia controversa var. crispata, dont
l'écologie est encore imparfaitement connue en basse Provence calcaire où ce
laxon est rare.
Du cóté opposé, Barbula convoluta var. convoluta, Tortula ruralis var.
calcicola et Tortella humilis sont nettement plus thermophiles. Ces mousses
sont communes à basse altitude et sur les adrets. Les deux premiéres affec-
tionnent des milieux ouverts et dégradés, souvent trés xériques. En outre,
Bryum torquescens, Rhynchostegium megapolitanum et Homalothecium aureum,
plus fréquents dans l'ensemble que constituent les relevés et les inventaires
Source : MNHN, Paris
16 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
situés du cóté positif de l'axe 1, sont aussi des bryophytes thermophiles, au
méme titre que Didymodon vinealis, Didymodon acutus et Scorpiurium
circinatum.
En conséquence, l'axe | sous-tend vraisemblablement un gradient crois-
sant de thermoxérophilie évoluant dans le sens - vers +.
La figure n° 3 montre que sur cet axe, la quasi-totalité des relevés et
inventaires de la station n? 4 (cóté négatif), s'oppose à ceux des trois autres
stations.
La station n? 4 (ensemble A) correspondrait donc à l'ambiance la plus
froide et la plus humide. Elle est en effet la plus éloignée du littoral; Buxus
sempervirens et Coronilla emerus subsp. emerus y abondent. Elle est située
dans des gorges et se trouve en exposition à dominante nord (station n^ 2:
est, stations n° 3 et 5: terrain plat). Notons que l'importance de la variable
exposition est ici soulignée par un coefficient de corrélation entre la
répartition des relevés sur l'axe | et les valeurs de la variable exposition,
réparties en classes, égal à + 0,74.
Dans cette station, le maintien d'un taux élevé d'humidité édaphique
durant la période de l'année favorable à la croissance des végétaux, est
attesté par un développement important de la strate herbacée, dont le recou-
vrement (coefficient de corrélation: - 0,71) est trés fort (il est seulement trés
faible à moyen dans la grande majorité des observations correspondant aux
trois autres stations).
Le relevé n° 2213 (ensemble E) marque le côté positif de l'axe 1. Il cor-
respond sans doute au biotope le plus sec (notamment en ce qui concerne le
pédoclimat). Les trois mousses xérophiles que nous y avons rencontrées sous
couvert de quelques pieds rabougris de Quercus ilex, ne doivent leur survie
qu'à l'existence d'une plaque d'humus de dimensions réduites. Le reste de la
surface étudiée est occupé par une litiére épaisse de feuilles mortes coriaces
(Quercus ilex et Quercus coccifera) accumulées sur la roche nue.
b) Interprétation de l'axe 2 (valeur propre — 0,55, Fig. 3)
* Taxons à forte contribution:
- Cóté - : Brachythecium velutinum (2), Bryum capillare var. capillare (2),
Scorpiurium circinatum (2).
- Côté +: Barbula convoluta var. convoluta (15), Tortula ruralis var.
calcicola (8), Didymodon vinealis (7), Didymodon acutus (4).
Brachythecium velutinum et Bryum capillare var. capillare sont nettement
sciaphiles en basse Provence calcaire.
Scorpiurium circinatum, plus xérophile, semble pour sa part moins stric-
tement sciaphile. Dans la dition, il est toutefois extrémement répandu dans
les biotopes trés ombragés (sol et parois sous couvert des yeuseraies par
exemple).
Source : MNHN, Paris
17
52225220 oo
5223
2212,
23
E
ES)
Fig. 3 - Traitement des relevés et inventaires des tranchées pare-feu, projection sur le
plan 1/2.
Source : MNHN. Paris
18 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Par contre, les quatre taxons se trouvant du côté positif de l'axe 2 sont
indiscutablement des photophiles particulièrement répandus dans les milieux
très ouverts.
L'axe 2 sous-tend donc probablement un gradient croissant de quantité
d'énergie lumineuse reçue au niveau du sol (après traversée éventuelle du
feuillage des végétaux supérieurs), évoluant dans le sens - vers +.
En conséquence, le relevé n° 2213 correspondrait à la placette la moins
éclairée (ensemble E marquant le côté négatif de l'axe). Cette placette se
trouve en effet sous couvert dense de jeunes Quercus ilex.
Les ensembles A et C sont situés à peu près au même niveau. Ils cor-
respondraient à un éclairement encore relativement peu important.
En A (quasi-totalité de la station n° 4), la strate arbustive est trés peu
développée ou absente. Toutefois, la tranchée pare-feu est piquetée de jeunes
pins d'Alep et la station est exposée au nord (Fissidens cristatus, Campylium
chrysophyllum, Ditrichum flexicaule, etc...).
En C, le recouvrement des parties aériennes des arbustes peut étre lo-
calement trés faible ou faible, les placettes étant alors protégées du soleil par
de grands arbres (Quercus pubescens subsp. pubescens : n° 3220 et 3221, Pinus
halepensis: station n° 5).
Les relevés et inventaires de la station n° 5 présents dans l'ensemble C,
ont presque tous (sauf le n? 5224) été réalisés sur une bande voisine du
“témoin”, dans laquelle un "nettoyage" a été effectué en 1988 (abondants re-
jets de Quercus coccifera). Cette opération ne semble pas avoir beaucoup
affecté la strate muscinale préexistante qui renferme de nombreux taxons
sciaphiles, pour la plupart pérennes et à croissance lente (entre autres
Rhynchostegium megapolitanum, Tortella humilis, Brachythecium velutinum,
Scleropodium purum, Brachythecium rutabulum: inventaire n° 5210).
Néanmoins, Barbula convoluta var. convoluta, photophile, nitrophile et
possédant une stratégie de vie de type colonisateur (croissance rapide), a pu
s'installer sur le sol piétiné dans les "vides" (relevé n* 5212, ensemble B).
Enfin, dans le cas du relevé n° 2211, les arbres manquent à proximité.
Par contre, le recouvrement des parties aériennes de Quercus coccifera est
moyen; de plus, la station est exposée à l'est. En se rapprochant davantage
du póle positif de l'axe 2, l'ensemble B regroupe des relevés et inventaires
effectués, soit sous couvert d'arbustes (recouvrement des parties aériennes
faible ou moyen) là oü les arbres manquent (station n^ 2: présence
d'Homalothecium aureum), soit sous des pins d'Alep espacés mais de belle ve-
nue, dans la partie de la station n° 5 (relevés n° 5221, 5222, 5223) dépourvue
d'arbustes (sol nu avec çà et là quelques peuplements de Brachypodium
retusum ou de Festuca gracilior).
Enfin l'ensemble D, qui contient la majorité des relevés de la station n*
3, devrait correspondre aux placette oü l'éclairement au niveau du sol est
maximum. ll s’agit en effet de groupements plus ou moins nitrophiles à
thérophytes, qui se sont développés hors de tout couvert arborescent et
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 19
211 3210
2220
22122223
2213
E
Gm
3220 5215
3221
s213
Fig. 4 - Traitement des relevés et inventaires des tranchées pare-feu, projection sur le
plan 1/3.
arbustif (litière nulle, rarement à recouvrement faible) et dans lesquels
Barbula convoluta var. convoluta est constant et souvent dominant.
c) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre = 0,45, Fig. 4)
* Taxons à forte contribution:
- Côté -
: Tortella humilis (8), Homalothecium lutescens (9), Hypnum
cupressiforme var. cupressiforme (8).
- Côté +: Tortula ruralis var. calcicola (8), Didymodon vinealis (7),
Didymodon acutus (4).
Source : MNHN, Paris
20 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Dans l'état actuel de nos connaissances, il ne nous est pas possible de
proposer une interprétation satisfaisante de l'axe 3.
B - Analyse qualitative globale
1 - Inventaires ("témoins" + tranchées pare-feu)
a) Interprétation de l'axe | (valeur propre = 0.45, Fig. 5)
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Bryum torquescens (9), Rhynchostegium megapolitanum (8),
Tortella humilis (6), Barbula convoluta var. convoluta (3).
- Côté +: Homalothecium lutescens (6), Fissidens cristatus (4),
Campylium chrysophyllum (3).
Les quatre bryophytes présentes ici du côté négatif de l'axe | sont, ainsi
que nous l'avons vu à propos des tranchées pare-feu (analyse partielle), net-
tement plus thermophiles que celles qui en définissent le cóté positif
(Homalothecium lutescens est également très répandu dans les biotopes plus
froids). L'effet du débroussaillement n'est donc pas sensible au niveau de cet
axe qui sous-tend un gradient thermique décroissant dans le sens - vers +.
Comme pour les tranchées pare-feu, l'ensemble constitué par les inven-
taires réalisés dans les stations n* 2, 3 et 5 (cóté négatif) s'oppose à celui qui
correspond aux inventaires de la station n* 4, plus froide car plus continen-
tale et exposée au nord.
Il n'est à notre avis pas possible de pousser plus loin l'interprétation à
partir des seules données bryofloristiques des inventaires, étant donné Vextré-
me pauvreté de certains d'entre eux (n* 2220 et 3220).
b) Interprétation de l'axe 2 (valeur propre = 0,40, Fig. 5)
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Didymodon fallax (4), Barbula unguiculata (2), Weissia
controversa var. crispata (2), Tortula ruralis var. calcicola (2).
- Côté +: Hypnum cupressiforme var. cupressiforme (7), Scleropodium
purum (3), Brachythecium rutabulum (2), Bryum provinciale (2).
Dans la région considérée, les bryophytes présentes du cóté négatif de
laxe 2 recherchent les substrats pauvres en matiére organique (débris
végétaux) et en humus. Toutes sont également des photophiles. Au contrai-
re, les taxons présents du cóté positif sont fréquents au niveau des sols fores-
tiers (surabondance de la matiére organique d'origine végétale, humification
plus avancée, éclairement plus faible).
En outre, l'opposition Acrocarpes (côté -)/Pleurocarpes (majoritaires
côté +) confirme, ainsi que nous l'avons vu (analyse partielle “témoins”), le
passage de milieux trés ouverts et dégradés (n* 3210: formations à
thérophytes, sol nu pauvre en humus mais enrichi en nitrates avec Barbula
convoluta var. convoluta et Barbula unguiculata), à des stades déjà trés avancés
du point de vue de la maturation forestière (n° 5100 et 4120: bonne
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 21
5100 E 4120
5210 |
ano
2210
A
2110 E
i
5220
4220
2120
4210
3210
Fig. 5 - Traitement des inventaires. Dérives "témoins" tranchées pare-feu, projection
sur le plan 1/2.
différenciation des strates arborescente et/ou arbustive, surabondance de la
matière organique plus ou moins décomposée). L'effet du débroussaillement
est donc bien sensible sur l'axe 2.
Pour la station n° 5, dans le sens "témoin" vers tranchée pare-feu, on
observe le passage d'un milieu bien forestier (n° 5100), à une zone de rejets
de Quercus coccifera (n° 5210) attenante au "témoin". Les opérations de
"nettoyage" effectuées en 1988 ont enrichi les couches superficielles du sol en
débris végétaux (feuilles broyées, fragments ligneux). Ces opérations ne sem-
blent pas avoir beaucoup affecté la végétation bryophytique déjà en place,
laquelle présente de grandes affinités avec celle du “témoin”. Elles ont par
contre probablement favorisé (cendres, éclaircies) l'extension de nitrophiles à
croissance et implantation rapides (Barbula convoluta, Ceratodon sp., Funaria
hygrometrica).
Le n° 5220 correspond au contraire à une zone sans strate arbustive,
piquetée de pin d'Alep (présence d’ Hypnum cupressiforme var. cupressiforme
Source : MNHN. Paris
22 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
3210
5220
5100
4320
ano
5210
2220
4220
4210
210 2120
2210 |
Fig. 6 - Traitement des inventaires. Dérives "témoins" tranchées pare-feu, projection
sur le plan 1/3.
et de Tortella humilis) et entretenue chaque année. Le sol nu y affleure lar-
gement (présence des photophiles Tortula ruralis var. calcicola et Bryum
creberrimum). On remarque par endroits des vestiges de brülis (Barbula
convoluta var. convoluta).
Pour la station n° 4, le passage "témoin"-tranchée pare-feu se fait dans
le méme sens. Si notre hypothése est exacte, l'horizon édaphique supérieur
de la tranchée pare-feu (n* 4220 et 4210) serait ici plus pauvre en matiére or-
ganique (et en humus) que celui des tranchées pare-feu des stations n° 2 et
5. La premiére de ces trois tranchées pare-feu est en effet piquetée de jeunes
pins d'Alep produisant peu de litiére, alors que la strate arbustive est à peu
prés inexistante. De plus, la pente plus forte dans la station n* 4 favorise
l'entrainement des débris végétaux par les eaux de ruissellement.
Enfin, en ce qui concerne la station n? 2, l'extréme abondance des
débris ligneux broyés a induit un enrichissement important en matiére orga-
nique au niveau de la zone débroussaillée, ce qui explique que les inventaires
que nous y avons effectués se situent plus prés du cóté positif de l'axe 2, que
ceux qui correspondent aux "témoins".
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 23
€) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre = 0,38, Fig. 6)
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Bryum torquescens (9), Trichostomum crispulum (5),
Brachythecium velutinum (3), Weissia condensa (3).
- Côté +: Homalothecium aureum (9), Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme (T), Homalothecium lutescens (6), Barbula convoluta var.
convoluta (3).
Dans l'état actuel de nos connaissances, il n'est pas possible de donner
une interprétation satisfaisante des dérives visibles sur l'axe 3.
Remarque : Dans le cas des inventaires, on observe une inversion de la
polarité des axes par rapport à tous les autres traitements. Nous n'avons pas
tenté de corriger cette inversion, puisqu'elle n'entraine aucune modification
dans l'interprétation des gradients et des dérives.
2 - Relevés ("témoins" + tranchées pare-feu)
Nous avons tout d'abord effectué un traitement portant sur la totalité
des relevés bryophytoécologiques. Les résultats se sont avérés difficiles à ana-
lyser, compte tenu de la position trés excentrée des relevés n^ 2213 (axe 1) et
2122 (axe 2), qui ne renferment chacun que trois taxons, dont certains ne se
retrouvent dans aucun autre relevé. Ceci nous a conduits à éliminer ces deux
relevés du traitement dont nous nous proposons de donner à présent l'analy-
se.
a) Interprétation de l'axe 1 (valeur propre — 0,68, Fig. 7)
* Taxons à forte contribution:
Côté - : Fissidens cristatus (6), Campylium chrysophyllum (3),
Didymodon fallax (4).
- Côté +: Bryum torquescens (13), Barbula convoluta var. convoluta (12),
Tortula ruralis var. calcicola (6), Tortella humilis (5).
Il ressort de la liste ci-dessus que, comme dans le cas des tranchées
pare-feu (analyse partielle) et des inventaires (analyse globale), l'axe 1 sous-
tend vraisemblablement un gradient thermique croissant ici dans le sens -
vers +.
Nous avons déjà signalé que la station n° 4 est située dans l'ambiance
la plus froide.
Le décalage vers le côté négatif de l'axe 1 de plusieurs relevés effectués
au niveau de la tranchée pare-feu (n° 4222, 4223, 4224 et surtout 4212) pour-
rait correspondre à l'effet du débroussaillement. Ainsi, l'élimination à peu
prés totale de la strate arbustive (recouvrement des parties aériennes des ar-
bustes généralement trés fort pour le "témoin^) entrainerait au niveau de la
tranchée pare-feu une amplification des écarts thermiques, accentuant ainsi
le caractére ^plus froid" de cette zone, notamment en hiver.
D'autre part, la majorité des relevés se trouvant du cóté positif de l'axe
1 appartient aux stations n° 3 et 5, plus proches du littoral, en terrain plat et
Source : MNHN, Paris
24 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
lame —
Fig. 7 - Traitement des relevés. Dérives “témoins” tranchées pare-feu, projection sur
le plan 1/2 (41 et 51 réunissent les relevés des "témoins" des stations 4 et 5, 42
et 52 les relevés des tranchées pare-feu de ces mémes stations).
entourées de peuplements denses d'arbres, ce qui limite l'amplitude des va-
riations thermiques, en particulier lorsque le mistral souffle. En
conséquence, les placettes des tranchées pare-feu sont ici bien protégées par
l'environnement forestier. Celles dont le microclimat est vraisemblablement
le plus chaud reçoivent un maximum d'énergie lumineuse, en raison de l'ab-
sence à peu prés totale de strate arbustive (relevés n? 3212 à 3216, 5215 et
5224).
Enfin, en ce qui concerne la station n° 2, l'interprétation est rendue d
ficile du fait de la pauvreté bryofloristique des relevés, en rapport avec l'im-
portance de la litiére (recouvrement moyen à trés fort). Toutefois, le relevé
n° 2211, effectué dans une placette bien protégée du mistral (bas de versant)
et entourée d'affleurements rocheux nus correspond peut-étre à l'ambiance la
plus chaude.
b) Interprétation de l'axe 2 (valeur propre — 0,62, Fig. 7)
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 25
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Rhynchostegium megapolitanum (14), Hypnum cupressiforme
var. cupressiforme (8), Homalothecium lutescens (7), Scleropodium purum (5),
Bryum provinciale (3).
- Côté +: Bryum torquescens (13), Didymodon vinealis (6), Tortula ruralis
var. calcicola (6), Didymodon fallax (4), Didymodon acutus (3).
Comme dans le cas des "témoins" (axe 1, analyse partielle), l'axe 2 cor-
respond à un gradient de maturation forestiére décroissant ici dans le sens -
vers +, puisqu'on retrouve l'opposition Pleurocarpes (majoritaires du côté
-)/Acrocarpes (côté +).
En ce qui concerne la station n° 3, le relevé n° 3221 aurait atteint un
niveau de maturation forestiére plus avancé que tous les autres relevés de la
station (formations à thérophytes présentes dans les parties dénudées de la
tranchée pare-feu) Il a en effet été réalisé sous couvert dense de chênes
pubescents, à l'emplacement d'une souche presque totalement décomposée
(présence des humicoles Rhynchostegium megapolitanum et Tortella humilis).
En ce qui concerne les stations n° 4 et 5 on passe, dans le sens
“témoin” - tranchée pare-feu, de milieux plus fermés, moins éclairés et plus
riches en matière organique et en humus, à des milieux dégradés, ouverts,
mieux éclairés et plus pauvres en humus (absence à peu prés totale de strate
arbustive et de litière, sol nu alternant avec des formations à graminées, no-
tamment Brachypodium retusum et Festuca gracilior). La totalité des relevés
provenant des zones "témoin" est concentrée du côté négatif de l'axe 2.
Rhynchostegium megapolitanum et Scleropodium purum sont constants et sou-
vent dominants, tant dans la garrigue à buis de la station n° 4 (62,5% à
66,7% de Pleurocarpes à stratégie de vie de type pérenne) que dans la pinède
de la station n° 5 (100% de Pleurocarpes), où le recouvrement des parties
aériennes des arbustes est très fort ou fort, rarement faible (station n° 4) ou
encore moyen (station n° 5).
A ces relevés s'ajoutent les placettes "témoin" n° 4121 et 4122 (75% à
100% de Pleurocarpes, recouvrement aérien des arbustes très fort) qui cor-
respondent à des biotopes mieux éclairés (garrigue à romarin), et quelques
observations provenant d'une cocciféraie en voie de régénération (n° 5211,
5213 et 5214) située sur la tranchée pare-feu, en bordure de la zone "témoin"
de la station n° 5. Le recouvrement des parties aériennes de Quercus coccifera
y est fort, rarement très faible.
Ainsi que nous l'avons vu, les opérations de "nettoyage" réalisées ici en
1988 ont peu affecté les mousses forestières déjà installées (en particulier les
deux taxons précités) et ont enrichi localement le substrat en matière
végétale (feuilles, broyats ligneux).
A l'opposé (côté + de l'axe 2), on ne rencontre que des relevés prove-
nant des tranchées pare-feu. Le recouvrement des parties aériennes des ar-
bustes est presque toujours très faible, alors que celui de la strate herbacée
varie de fort à très fort (station n°4) ou de très faible (sol nu, n° 5215) à fort
(n° 5224).
Source : MNHN, Paris
26 J.P. HÉBRARD ct R. LOISEL
En outre, le pourcentage d'Acrocarpes à stratégie de vie de type coloni-
sateur est considérable (66,7% à 100%), ce qui indique un substrat instable
(station n° 4, pente = 10° ) et plutôt pauvre en humus (Fissidens cristatus et
Trichostomum crispulum en 4, Barbula convoluta var. convoluta et Bryum
torquescens en 5). Enfin, Didymodon fallax (n^ 4) et Barbula convoluta var.
convoluta (n? 5) sont des mousses photophiles propres aux tranchées pare-feu
de chacune des deux stations.
La station n° 2 montre pour sa part une dérive inverse de celle des
deux stations précédentes.
Fig. 8 - Traitement des relevés. Dérives "témoins" tranchées pare-feu, projection sur
le plan 1/3.
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉBROUSAILLEMENT SUR LES BRYOPHYTES 2x
Compte tenu des réserves déjà formulées à propos de l'extréme
pauvreté bryofloristique des relevés n° 2212 et 2223, il est permis de suppo-
ser que l'augmentation notoire de l'éclairement (recouvrement des parties
aériennes des arbustes trés fort dans la cocciféraie, faible à moyen dans la
zone débroussaillée), combinée à une certaine humidité de la station (expo-
sition à dominante est), ont pu entrainer une accélération des processus de
décomposition de la matière organique (débris ligneux broyés), surabondante
en surface au niveau de la tranchée pare-feu. Le relevé n? 2211 renferme
ainsi l'humicole Tortella humilis, non rencontré dans la placette "témoin".
D'autre part, la garrigue trés dense à Quercus coccifera semble corres-
pondre ici à un milieu moins favorable à la régénération forestière (semis)
que celui de la tranchée pare-feu, peut-être occupée antérieurement à la
première opération de débroussaillement, par un taillis de Quercus ilex, dont
quelques individus subsistent encore.
c) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre = 0,60, Fig. 8)
* Taxons à forte contribution:
- Côté - : Pleurochaete squarrosa (26), Barbula convoluta var. convoluta
(12), Homalothecium aureum (11), Tortula ruralis var. calcicola (6), Didymodon
vinealis (6), Didymodon acutus (3).
- Côté +: Bryum torquescens (13), Tortella humilis (5), Trichostomum
crispulum (4), Brachythecium rutabulum (2).
Compte tenu des données dont nous disposons, il n'est pas possible de
proposer une interprétation satisfaisante de l'axe 3.
CONCLUSION
Trente-six relevés — bryophytoécologiques et treize inventaires
bryofloristiques ont été réalisés en quatre stations situées dans les Bouches-
du-Rhóne (basse altitude, roche mére calcaire), dans le cadre de recherches
pluridisciplinaires consacrées à l'étude de l'impact du débroussaillement sur
plusieurs écosystémes bien représentés dans la région (garrigue à Quercus
coccifera, futaie mixte de Quercus ilex et Quercus pubescens subsp. pubescens,
garrigue à Buxus sempervirens et Coronilla emerus subsp. emerus ou à
Rosmarinus officinalis, forêt de Pinus halepensis).
Des analyses quantitative et qualitative (AFC) ont fourni les résultats
suivants.
Du point de vue quantitatif, le débroussaillement entraine, dans le cas
des peuplements de bryophytes étudiés, comme d'ailleurs pour les for-
mations phanérogamiques de l'ensemble de la Provence, un accroissement de
la diversité spécifique, en favorisant le développement des mousses
photophiles, souvent acrocarpes et oligotrophes, et possédant une stratégie
de vie de type colonisateur.
D'autre part, l'analyse qualitative partielle a montré que la
différenciation de la bryostrate dans les placettes "témoin" est avant tout liée
Source : MNHN, Paris
28 J.P. HÉBRARD ct R. LOISEL
au degré de maturation atteint par les formations phanérogamiques, et en
conséquence, à la richesse en humus de l'horizon édaphique supérieur. Au
niveau des tranchées pare-feu, ce sont les facteurs climatiques stationnels qui
prévalent, puisque l'élimination plus ou moins complète des strates
arborescente et arbustive supprime ou atténue leur rôle “tampon”, notam-
ment en ce qui concerne la température et l'humidité.
L'analyse qualitative globale (données se rapportant à la fois aux zones
“témoin” et débroussaillées) conduit à un résultat identique à celui que nous
avons obtenu pour les seules tranchées pare-feu.
Il semble donc que le “poids” des relevés ou des inventaires provenant
des zones impactées, plus hétérogènes et plus riches sur le plan
bryofloristique, soit plus important que celui des données recueillies sur les
placettes "témoin".
Le facteur "degré de maturation forestière” n'intervient qu'en second
lieu et se traduit par une opposition secteur perturbé/secteur non perturbé
de chaque station
Notons également que, bien qu'il conduise à des résultats similaires, le
traitement des relevés est plus riche en information que celui des inventaires.
On retiendra enfin que la suppression des strates arborescente et
arbustive a pour effet premier de restituer aux facteurs mésoclimatiques, en
particulier la température et l'humidité, le róle prépondérant qu'ils perdent
dans les peuplements forestiers ou préforestiers, quant au déterminisme de
l'hétérogénéité de la strate muscinale. Il s'agit là d'une incidence originale
du débroussaillement, non constatée pour les groupements phanéro-
gamiques.
En conséquence, le maintien d'une strate arborescente sur les pare-feu
(interception par le feuillage d'une partie de l'énergie lumineuse, production
de matière organique) entraîne une diminution de l'effet du débrous-
saillement.
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PORINA ROSEI SP. NOV., UNE ESPÈCE NOUVELLE
D'EUROPE OCCIDENTALE
Emmanuél SÉRUSIAUX
Chercheur qualifié au F.N.R.S., Département de Bo-
tanique, Sart Tilman, B-4000 Liège, Belgique
RÉSUMÉ - Porina rosei Sérusiaux sp. nov. est décrit sur la base de matériel en pro-
venance du S de l'Angleterre, de France (Vercors et Pyrénées-Atlantiques),
d'Espagne (Navarre) et de Madère. 11 s'agit d'une espèce isidiée, morphologiquement
voisine de Porina hibernica. Porina stoechadiana Rose & Roux est réduit en
synonymie avec P. coralloidea P. James et les caractéres diagnostiques du genre
Zamenhofia Clauzade & Roux sont examinés.
ABSTRACT - Porina rosei Sérusiaux sp. nov. is described from Southern England,
France (Vercors and Western Pyrenees), Spain (Navarra) and Madeira. It is an isidi-
ate species, morphologically related to Porina hibernica. Porina stoechadiana Rose &
Roux is reduced to synonymy, with P. coralloidea P. James and the diagnostic fea-
tures of the genus Zamenhofia Clauzade & Roux are examined.
A l'occasion d'explorations lichéniques de plusieurs sites français et es-
pagnols susceptible d’abriter une flore foliicole, une nouvelle espèce de
Porina, morphologiquement voisine de P. hibernica James & Swinscow, a été
découverte. Décrite dans le présent article, elle est dédiée à notre ami F.
Rose en remerciement pour les nombreuses excursions menées ensemble en
Belgique, en France et en Grande-Bretagne.
Porina rosei Sérusiaux sp. noy.
Thallus cinereo-viridis, partim aurantiaco-brunneis isidiis tectus. Perithecia
globosa ad leviter conica, partim in substrato immersa, 0,2-0,3mm diametro,
0,25mm alta; excipulum fusco-brunneum; paraphyses simplices vel raro ramosae,
(0,8-) Ium crassae; periphyses simplices, 0,Sum crassae; asci elongato-cylindrici,
pariete tenui, 8-spori; sporae ellipsoideae, 3-septatae, 22-30(-33) x 4-6(-7)um.
Pycnidia non visa. Algae ad Trentepohliam pernitentes.
Typus: France, Vercors, 8.1986, Sérusiaux s.n. (LG-holotypus; BM, E,
herb. Vezda-isotypi).
Source : MNHN, Paris
32 E. SÉRUSIAUX
Fig. 1. - Porina rosei (holotype). Coupe transversale du thalle montrant le cortex
papilleux et la naissance des isidies.
Source : MNHN, Paris
PORINA ROSEI SP. NOV. D'EUROPE OCCIDENTALE 33
Thalle gris cendré à gris verdâtre, épiphléode ou pénétrant les cellules
superficielles de l'écorce sur laquelle il croît, légèrement luisant, trés
adhérent à la surface de l'écorce dont il suit fidèlement les aspérités et les
rugosités mais envahissant les bryophytes épiphytiques qui lui sont accessi-
bles, continu sauf en périphérie où il peut être discontinu, apparaissant
fendillé à l'état sec, lisse sauf là où apparaissent les isidies. En section: thalle
de 15-20(-30)1m d'épaisseur, constitué de une ou deux couches de cellules de
Trentepohlia disposées en chapelet, entourées d'hyphes; hyphes superficielles
formant le cortex, constituées de cellules quasi isodiametriques à sphériques,
donnant dès lors un tissu paraplectenchymateux, parfois recouvert de quel-
ques papilles formées d'une à trois cellules.
Isidies généralement très abondantes et luxuriantes, très fragiles, for-
mant la partie la plus visible du thalle, mais inégalement réparties (certaines
portions du thalle en restant dépourvues), apparaissant d'abord comme des
granules de 30-50um sur la surface du thalle, s'en détachant déjà trés faci-
lement à ce stade, se ramifiant rapidement jusqu'à former des amas
lacuneux, constitués d'isidies trés branchues et coralloides, de plusieurs mm
d'épaisseur et de largeur, étalés à la surface du thalle auquel ils deviennent
trés peu adhérents, de couleur vert orangé tendant fortement, surtout dans
les situations les plus éclairées, vers l'orange-brun clair et marquant dés lors
un contraste net avec le thalle. Ces isidies apparaissent en section comme de
longs chapelets assez irréguliers à contortés de cellules de Trentepohlia,
enserrés de facon étroite par les hyphes du mycosymbiote; ces chapelets ont
tendance, surtout à la partie supérieure, à isoler de petites masses plus ou
moins sphériques, ressemblant trés fortement à des goniocystes (voir
Sérusiaux 1985); cellules de Trentepohlia allongées à sphériques (essen-
tiellement dans les goniocystes), de 8-l0um de diam. cellules du
mycosymbiote de 2-5(-8) x 2-3um, presque sphériques.
Périthéces peu nombreux, généralement présents dans les zones
dépourvues d'isidies, globuleux à légèrement coniques, de 200-300um de
diamètre et de 230-260um de haut, soulevant généralement les couches su-
perficielles du rhytidome sur ses abords car ayant pris naissance au sein de
celui-ci et couverts par le thalle à leur base car émergeant de celui-ci,
orange-brun, toujours plus foncés que les isidies, sauf les abords de l'ostiole
qui restent plus clair, voire translucides. Ostiole généralement en position
centrale, parfois légèrement latérale. Excipulum (paroi périthéciale) de
40-45um d'épaisseur sur les zones latérales, pouvant atteindre 60um
d'épaisseur autour de l'ostiole, mais ne formant pas d'involucrellum distinct,
de 20-30um sous l'hyménium, continu, y compris sous l'hypothécium, formé
de cellules allongées de 5-9 x 3-5um, plus ou moins distinctement disposées
en rangées partant de la base du périthéce et se terminant à l'ostiole du cóté
interne, pratiquement isodiamétriques (5-7um) du côté externe et formant
dés lors un tissu paraplectenchymateux; hypothécium trés mince, ne
dépassant pas 20-25um à la base du périthèce; paraphyses très abondantes,
atteignant généralement l'ostiole et encombrant celui-ci, simples, de lium
d'épaisseur.
Asques quasi cylindriques avant la formation des spores, à paroi mince,
sans épaississement distinct à l'apex, devenant ellipsoidales à plus ou moins
Source : MNHN, Paris
34 E. SÉRUSIAUX
Fig. 2. - Porina rosei (holotype). Vues des isidies et du manchon des cellules
sphériques du mycosymbiote entourant les chapelets de cellules du
photosymbiote (Trentepohlia) (coloration au bleu de lactophénol).
Source : MNHN, Paris
PORINA ROSEI SP. NOV. D'EUROPE OCCIDENTALE 35
enflées lorsqu'elles renferment des spores müres, contenant 8 spores. Spores
ellipsoïdes, à extrémités obtuses, à paroi mince, sans halo distinct, à 3 cloi-
sons, 22-30(-33) x 4-6(-7)um.
Type: FRANCE, Vercors, dépt. Dróme, Gorges de la Vernaison, en
amont de Echevis, amont du lieu-dit Grangeage, taillis avec buis en bord de
rivière, 400-450m, à la base d'Alnus en bord de rivière, 8.1986, Sérusiaux s.n.
(LG-holotype; BM, E, herb. Vezda-isotypes).
Autres spécimens examinés: ibid. que le type mais sur tronc d'un vieux
Buxus, Sérusiaux s.n. (LG) (stérile). FRANCE, dép. Pyrénées-Atlantiques,
SE de Tardets-Sorholus, Bois de Zouhoure dans la vallée de l'Aphura,
hétraie mélangée (présence de Fraximus, Ulmus, Corylus, etc.) en fond de
vallée, 400m, sur tronc de Fagus, 7 et 8.1985, Sérusiaux 7554 (LG) (fertile).
Ibid., St-Just-Ibarre, vallée de la Bidouze, futaie de Fagus, mélangée de
Fraxinus, Ulmus et Tilia dans le fond de la vallée, 500-600m, crevasses de
troncs de Fagus et base de troncs inclinés de Fagus et Tilia, James, Rose, Vi-
vant & Sérusiaux 10503 et 10512 (LG). ESPAGNE, Navarra. Bértiz, Parque
Natural Señorio de Bértiz, 200m, in crevices at base of trunk of Fagus, 1988,
J. Etayo Salazar (E) (stérile). Ibid., à la base d'un Quercus en bord de rivière
et dans les crevasses des branches maitresses d'un Fagus, 7.1989, James, Rose,
Etayo Salazar & Sérusiaux 10640, — 10643 et 10645 (LG). GRANDE-
BRETAGNE, Hampshire, New Forest, Bramshaw Wood, on old Quercus,
1.1986, Rose & Giavarini (E) (stérile); idem, E end of Ettersley Wood, on
great oak, 8.1985, Rose & Giavarini (E) (stérile). MADÈRE, route Funchal-
Faial, à Ribeiro Frio, chemin allant vers les Balcoes, laurisylve plus ou
moins dégradée, 850-900m, sur tronc, 2.1988, Sérusiaux 10014 (LG) (stérile).
Remarques taxonomiques et systématiques
Cette espèce fut d'abord récoltée comme Porina hibernica P. James &
Swinscow (Swinscow 1962) auquel elle ressemble fortement par son thalle à
isidies orange-brun. Elle s'en distingue cependant très facilement par ses
périthèces nettement plus petits et brun-orange (les périthèces sont noirs et
atteignent 0,7mm de diamètre chez P. hibernica) et par ses spores également
plus petites et à 3 cloisons seulement (les spores ont 12-16 septa et mesurent
(55-)60-90(-95) x 5-7(-8)um chez P. hibernica). Un examen attentif montre
également des isidies beaucoup plus fragiles et plus fines chez P. rosei. Les
cellules quasi sphériques du mycosymbiote qui entourent les chapelets de
Trentepohlia sont également trés caractéristiques; de telles cellules sont ab-
sentes chez P. hibernica où l'on n'observe, autour des cellules algales des
isidies, qu'un manchon hyphal parfois légèrement papilleux. Il est donc
possible de distinguer ces deux espèces à l'état stérile.
Si l'on fait abstraction des isidies, P. rosei est également voisin de P.
leptalea (Durieu & Mont.) A.L. Sm., dont les périthéces, également brun-
orange clair, sont cependant plus petits (200um de diamètre au maximum) et
dont les spores, également à trois cloisons, ne dépassent jamais 25m de lon-
gueur.
Source - MNHN. Paris
36 E. SÉRUSIAUX
Deux autres espéces de Porina à thalle isidié sont par ailleurs connues:
P. corolloidea P. James (James 1971) et Porina stoechadiana Rose & Roux
(Rose & Roux 1982). Ces deux espéces sont trés faciles à distinguer de P.
rosei puisqu'elles ont un thalle et des isidies beaucoup plus sombres (gris
verdátre et gris bleuté), des périthèces noirs beaucoup plus gros, atteignant
0,Smm de diamètre et des spores plus longues et davantage septées.
Un examen attentif du matériel disponible de ces deux espéces nous
permet de conclure à leur synonymie, une hypothése déjà formulée par
Etayo (1989: 332). En effet, contrairement à ce que la description originale
indique, le thalle de P. coralloidea est muni d'isidies terminées par des poils
hyalins assez épais et le nombre de cloisons des spores est de 7 à 9. Tous
les autres caractères tant morphologiques qu'anatomiques concordent et il
n'y a manifestement pas de raison de maintenir ces deux espèces distinctes.
Porina stoechadiana est donc réduit en synonymie avec P. coralloidea.
La distribution européenne de cette espéce devient dés lors du type
atlantique-méditerranéen, d'autant plus qu'elle est maintenant connue dans
le SW de la France (dép. Landes, en aval de l'Etang de Léon, 7 & 8.1985,
Sérusiaux s.n., LG) et dans le N de l'Espagne (Etayo Salazar 1989). Une telle
aire de répartition est partagée par de nombreux autres végétaux. Rappelons
que cette espéce est par ailleurs connue des Iles Canaries et d'Australie
(Hafellner & al. 1989).
Clauzade & Roux (1985: 824) ont regroupé, au sein du genre
Zamenhofia Clauzade & Roux, les espèces de Porina qui viennent d'être
discutées. Ces espéces présentent en effet, outre leur thalle isidié, des
périthèces de grande taille avec un involucrellum bien développé, des
périphyses trés distinctes et abondantes et un pigment K- rouge brique à
rouge brunátre dans la paroi périthéciale. De tels critéres justifient am-
plement leur regroupement en un genre distinct. De plus, Z. coralloidea a
des spores avec périspore trés nette, gonflant fortement (jusqu'à 3-3,5um)
dans une solution de KOH à 10%. Une telle périspore n'est, chez Z.
hibernica, présente qu'autour des spores immatures et disparaît à leur
maturité.
11 ne semble pas que la nouvelle espèce décrite ici appartienne à ce gen-
re, bien qu'elle soit superficiellement voisine de Zamenhofia hibernica: les
périthèces sont beaucoup plus petits sans involucrellum distinct, il n'y a ap-
paremment pas de périphyses dans l'ostiole (ce caractère est cependant diffi-
cile à observer étant donné l'abondance des paraphyses et leur encom-
brement dans l'ostiole) et le pigment caractérisant les deux périthéces des
autres espéces est absent. C'est pourquoi nous décrivons cette nouvelle
espèce dans le genre Porina. Cette situation est peut-être provisoire dans la
mesure où la systématique des paoue reste trop peu élaborée pour at-
teindre à un système définitif.(!
(1) voir notamment la remarque, que nous partageons, de Santesson & Tibell (1988:
539) quant à l’hétérogénéité du genre Strigula Fr. depuis qu'un ensemble d'espèces
corticoles y ont été transférées. ll serait à notre sens plus sage de réserver le genre
Strigula aux seules espèces foliicoles qui forment un groupe trés homogéne et de pla-
Source : MNHN, Paris
PORINA ROSEI SP. NOV. D'EUROPE OCCIDENTALE 37
Écologie et distribution
Dans sa localité-type, Porina rosei est bien développé dans les crevasses
de la base d'aulnes, surplombant le torrent que constitue la Vernaison, au
fond des gorges profondes creusées dans le massif calcaire du Vercors. Mis à
part quelques thalles d'Anisomeridium nyssaegenum (Ellis & Everh.) R.C.
Harris (= Arthropyrenia willeyana R.C. Harris) et de Porina borreri (Trev.)
D. Hawksw. & P. James (= Porina olivacea auct.), elle est seule à occuper
cette niche particuliére, assez ombragée et à humidité atmosphérique élevée.
Il n'est pas impossible qu'elle soit dans la zone des crues. Dans cette méme
localité, elle colonise quelques troncs de vieux Buxus, également trés
ombragés. Le site n'abrite pas de communautés appartenant au Lobarion,
bien que plusieurs espèces intéressantes y croissent (p. ex. Gyalecta flotowii
Kôrber, trés abondant sur de vieux peupliers), tout particulièrement des
espéces foliicoles sur feuilles de Buxus sempervirens: Bacida vasakii Vezda,
Fellhanera bouteillei (Desm.) Vezda, Porina oxneri R. Sant. et Raciborskiella
minor Vezda.
Dans les deux localités des Pyrénées-Atlantiques, Porina rosei a été
trouvé dans les crevasses d'un vieux hétre, à plus ou moins 1m du sol, et à
la base de füts inclinés de hétres ou de tilleuls, chaque fois dans des futaies
mélangées (Fagus, Ulmus, Fraxinus, Tilia, etc.) en fond de vallée. Les deux
localités abritent des communautés extrémement bien développées du
Lobarion; les espèces suivantes méritent d'être mentionnées: Lobaria
pulmonaria (L.) Hoffm., L. scrobiculata (Scop.) DC., L. virens (With.)
Laundon, Parmeliella plumbea (Lightf.) Vainio, P. testacea P.M. Jorg., P.
triptophylla (Ach.) Müll. Arg., Pannaria conoplea (Ach.) Bory, P. rubiginosa
(Ach. Bory, P. sampaiana C. Tavares, Leptogium brebissoni Mont., L.
cochleatum (Dicks) P.M. Jorg. & P. James, L. cyanescens (Rabenh.)
Körber, Sticta fuliginosa (Hoffm.) Ach., S. sylvatica (Huds.) Ach., S. dufourii
Delise, Phyllopsora rosei Coppins & James (avec apothécies), Pachyphiale
carneola (Ach. Arnold, Gomphillus calycioides (Delise ex Duby) Nyl.,
Rinodina isidioides (Borrer) H. Olivier, Agonimia octospora Coppins & James,
Catillaria sphaeroides (Dickson) Schuler, Caloplaca flavorubescens (Huds.)
Laundon, Scoliciosporum pruinosum (P. James) Vezda et Megalospora
tuberculosa (Fée) Sipman (avec apothécies). Rappelons également que la
vallée de la Bidouze est la localité-type de Belonia caudata (Vezda & Vivant)
P.M. Jorg & Vezda.
La localité de Navarre (Espagne) appartient au même domaine
phytogéographique et cette région d'Espagne est déjà bien connue pour la ri-
chesse de sa flore épiphytique (voir p. ex. Etayo Salazar 1988). Ici aussi,
l'espèce a été trouvée à la base de troncs, de chênes notamment, le long d'un
petit ruisseau et dans les profondes crevasses d'un très vieux hêtre, à 3m de
hauteur. Dans cette niche très ombragée, elle était accompagnée de Gyalecta
flotowii Körber et de Bacidia phacodes Körber.
cer dans le genre Phylloporis Clem. les espèces corticoles comme Strigula affinis
(Massal.) R.Č. Harris.
Source : MNHN, Paris
38 E. SÉRUSIAUX
Les deux récoltes anglaises proviennent toutes deux de la New Forest,
une forét d'une valeur réellement exceptionnelle, bien connue pour l'extréme
richesse de sa flore lichénique (voir Rose & James 1974).
A Madére, le site oü l'espéce a été récoltée est occupée par une
laurisylve assez dégradée, mais dont les troncs sont envahis d'espéces du
Lobarion; parmi les espèces les plus intéressantes, citons: Coccocarpia
erythroxyli (Sprengel) Swinscow & Krog, Sticta canariensis (Ach.) Bory ex
Delise, Pseudocyphellaria intricata (Delise) Vainio, Nephroma tangeriense
(Maheu & Gillet) Zahlbr., N. foliolatum P. James & EJ. White, N.
areolatum P. James & F.J. White, Leptogium hibernicum Mitchell ex P.M.
Jorg., etc.
Spécimens fertiles de Porina coralloidea examinés. - GRANDE-BRETAGNE,
South Hants, New Forest, Brockenhurst Woods, 1.1982, James (BM). Ibid.,
Highland Water, S of Ocknell Wood, 6.1971, Coppins & Rose (BM). - FRANCE,
Morbihan, Pontivy, Forêt de Quénécan, 4.1970, James (BM). Finistère, Quimperlé,
Toulfoén, forêt de Carnoët, 4.1970, James (BM). Landes, aval de l'Etang de Léon, le
long du Courant d'Huchet, 7 & 8.1985, Sérusiaux (LG). Provence, Var, lle de
Porquerolles, 5.1982, Rose & Roux (MARSSJ, type de Porina stoechadiana). 1bid.,
3.1982, Roux in Vezda Lich. Select. Exsice. n° 2127 (LG).
Spécimens fertiles de Porina hibernica examinés. - GRANDE-BRETAGNE,
East Cornwall, Lostwithiel, Boconnoc, 4.1972, James (BM). Irlande, West Cork,
Glengariff, 2.1965, James (BM). - ESPAGNE, Navarre, Ibardin, route allant de
de Bidasoa vers St-Jean-de-Luz, 7.1989, James, Rose, Etayo Salazar &
Sérusiaux 10665 (LG).
REMERCIEMENTS. - Je tiens à remercier le Dr. B.J. Coppins et C. Roux
pour les nombreuses suggestions faites à l'occasion de la lecture de ce manuscrit. Le
Dr. J. Etayo Salazar a aimablement accepté que sa récolte de Navarre soit publiée
ici. Les récoltes de 1989 ont été effectuées avec J. Etayo Salazar, P.W. James, F.
Rose et J. Vivant au cours d'une semaine de travail exceptionnel dans les Pyrénées
occidentales. Les curateurs des herbiers de BM, E et MARSSJ nous ont confié diver-
ses collections préservées dans leurs institutions. Enfin, le Prof. J. Lambinon a relu
notre texte de façon critique. Que tous soient remerciés.
BIBLIOGRAPHIE
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LICHEN GENUS PYRENULA FROM INDIA:
IV. PYRENULA CAYENNENSIS SPORE TYPE
DK. UPRETI
Lichen Laboratory, Cryptogamic Botany Section,
National Botanical Research Institute, Luknow -
226001, India.
ABSTRACT - The paper deals with descriptions of four Indian species of Pyrenula
having Pyrenula cayennensis type of spores. P. glabrescens Vainio, is a new record for
India.
In the genus Pyrenula, the cayennensis type of spores is characterized by
oval or almost spherical shape, in which middle spore chambers ar generally
lens shaped or less commonly spherical and the apical ones are usually
much smaller, spherical or transversely oriented. The spores are very thin
walled at both ends (Figs. 8 and 16).
Out of the 21 species of Pyrenula from Andaman Islands, Singh &
Upreti (1987) reported 4 species of this spore type. In these P. lamprocarpa
Müll. Arg. whose type specimens has Pyrenula mastophora type of spores was
erroneously included.
In my earlier two papers (Upreti 1990 a & b) ten species of Pyrenula
subducta spore type, two of Pyrenula pinguis spore type and one of Pyrenula
camptospora spore type from India, have been treated. The present paper
deals with four species of Pyrenula with P. cayennensis type, one of them be-
ing new for India. TLC with all the species, has been done in solvent À as
per the method suggested by Culberson (1974) and no chemical compound
was found in any of the species.
1. Pyrenula andamanica Singh & Upreti
Geophytology 17 (1): 79. 1987 - Figs. 1, 4, 7, 10.
Thallus endophloedal, brown to smoke brown, smooth, not pseudocy-
phellate, hypothallus indistinct.
Ascocarps solitary or 2-5 aggregated, 0.6-1.0mm in diameter,
300-450um high, globose, covered with corticiform layer of thallus, with
Source : MNHN, Paris
42 D.K. UPRETI
Fig. 1-9 - Pyrenula andamanica Singh & Upreti: 1. habitat, 4. vertical section of as-
cocarps, 7. spores. - P. cayennensis Müll. Arg. 2. habitat, 5. vertical section
of ascocarps, 8. spores - P. glabrescens Vainio: 3. habitat, 6. vertical section of
ascocarps, 8. spores (habitat scale 1 division — Imm).
Source : MNHN, Paris
PYRENULA FROM INDIA. IV 43
rough to undulate surface, dull black, ostioles umbilicate; peridium" glo-
bose, columellate, columella arising from the base; centrum* I* blue, with-
out oil globules; asci cylindrical, 8-spored, 80-20 x 12-13 jm; spores uniseri-
ate in ascus (fig. 14), ellipsoid-oval, 13-20 x 9-14um (fig. 16).
Remarks. - The taxon is similar to P. alboostiolata Vainio in possession
of similar type of spore shape and ascocarp size, but the ascocarps in the
latter are mostly naked, with plain to depressed ostioles.
Specimen examined. - South Andaman Island, Mount Harriet, on bark
of Cocos sp., 25.3.1961, Singh 67683 (LWG).
2. Pyrenula cayennensis Müll. Arg.
Flora 67: 662. 1884. - Figs. 2, 5, 8, 11.
Thallus endophloedal, yellow brown to brownish, smooth-rough, not
pseudocyphellate, hypothallus indistinct.
Ascocarps solitary or 2-3 aggregated, 0.3-0.8mm in diameter,
130-250um high, convex to depressed conical, covered with corticiform layer
of thallus, dull black or naked around ostioles and black, shining; ostioles
plain; peridium globose, slightly spreading laterally; centrum with oil glo-
bules, 1* blue; asci clavate to cylindrical, 8-spored, 60-80 x 11-1Sum; spores
uni- (fig. 14) or biseriate (fig. 15) in ascus, ellipsoid to oval, 10-15 x 8-11um
(fig. 16).
Remarks. - In thallus colour and shape of ascocarp the taxon is close
to P. glabrescens but the latter is characterized by mamillate-papillate os-
tiole.
Specimens examined. - South Andaman Island, Port Blair, on Mangifera
indica bark, 22.3.1961, Singh 78810/A, 78871, 78822 (LWG); Mount Harriet,
on bark, 25.3.1961, Singh 67632. 67645/B, 67645/D (LWG); Kurz 4168
(CAL). - Middle Andaman group, Long Island, on Cocos bark, 4.4.1961,
Singh 52970 (LWG). - Kerala, Idukki district, Myladumpara, Govt. Carda-
mon Farm, 1050m, 1.3.1984, Upreti L87126/A (LWG); Santhampara, 1200m,
2.3.1984, Upreti L87189 (LWG); Tamil Nadu, Dindignal district, Kodaika-
nal, observatory, 1750m, 29.8.1984, Singh 181437 (LWG); West Bengal, Dar-
jeeling district, Batasi, 2400m, Roychowdhury 4445, 4539, 4541/A (CAL).
3. Pyrenula glabrescens Vainio
Ann. Acad. Sci. Fenn. ser. A, 6(7): 191. 1915 - Figs. 3, 6, 9, 12.
Thallus epiphloedal, smooth, dark yellow-brownish yellow, not pseudo-
cyphellate, hypothallus indistinct.
Ascocarps solitary, 0.6-1.0mm in diameter, 250-350um high, conical-de-
pressed hemispherical, naked, shining or sometimes covered with corticiform
layer of thallus, dull black to whitish; ostioles mamillate-papillate; peridium
* Suitable terms for perithecium and nucleus, suggested by Hawksworth & Hill
(1984).
Source : MNHN, Paris
44 D.K. UPRETI
e
8.
16
m
pics. 10.11, 12,13 LOUP ras. 14,15,16 12044
Fig. 10-13 - Vertical sections of ascocarps in Pyrenula: 10. P. andamanica, 11. P. cay-
ennensis, 12. P. glabrescens, 13. P. mastophoriza - Fig. 14-15 - Ascus with un
eriate spores (fig. 14), with biseriate spores (fig. 15) - Fig. 16 - Pyrenula cayen-
nensis type of spores.
irce : MNHN, Paris
PYRENULA FROM INDIA. IV 45
conical, laterally spreading, very thin or indistinct at base; centrum without
oil globules, 1* blue; asci clavate, 8-spored, 80-100 x 12-18um, spores uni-
(fig. 14) or biseriate (fig. 15) in ascus, oval to oblong-oval, 15-20 x 7-12um
(fig. 16).
Remarks. - In mamillate-papillate condition of ostiole, it is close to P.
mastophoriza, but the latter has T centrum with rugose-verruculose thallus.
Known from Insula Antilla, P. glabrescens is new to India.
Specimen examined. - Karnataka, North Kanara forest area, P.W.D.
guest house, on bark, 21.3.1983, Singh de Upreti L11548, L11551 (LWG);
Kerala, Idukki district, Myladumpara Govt. Cardamon farm, 1050m, on
bark, Upreti L87134 (LWG).
4. Pyrenula mastophoriza (Nyl.) Zahlbr.
Cat. Lich. Univ. 1: 439. 1922. (= Verrucaria mastophoriza Nyl., Bull.
Soc. Linn. Normandie, sér. 2 (7): 180. 1873) - Fig. 13.
Thallus endophloedal, yellow to dark yellow, rugose-verruculose, not
pseudocyphellate, black hypothallus line present.
Ascocarps solitary or 2-3 aggregated, 0.3-0.6mm in diameter,
300-5004m high, globose, completely embedded in thalline verrucae or some-
times area around ostioles naked, black and shining; ostioles umbilicate, per-
idium globose, not spreading laterally; centrum I, without oil globules; asci
clavate, S-spored, 75-110 x 12-14 um; spores uniseriate (fig. 14) or rarely
biseriate (fig. 15), oblong-oval, 12-17 x 7-9um (fig. 16).
Remarks. - The taxon is distinguished by rugose thallus and completely
immersed ascocarps. In umbilicate condition of ostioles it is close to P. mas-
tophorizans Müll. Arg., a species with P. subducta type of spores.
Specimens examined. - Ins. Andaman, 1867, Kurz 65 (H-Nyl/N°-1215) -
annotated as Verrucaria mastophoriza Nyl.
Key to Pyrenula species with cayennensis type of spores
la Peridium columellate .... .. P, andamanica Singh & Upreti
lb. Peridium ecolumellate .
2a. Centrum with oil globules..
2b. Centrum without oil globules .
3a. Ostioles plain or indistinct
3b. Ostioles mamillate-papillate..
4a. Centrum I* blue
4b. Centrum I~
. P. alboostiolata Vainio
4
… P. glabrescens Vainio
P. mastophoriza (Nyl.) Zahlbr.
ACKNOWLEDGEMENTS. - I am thankful to the keepers H, TUR, BM and G for
providing type specimens on loan, to Dr. Ajay Singh for critically going through the
manuscript, to the Director National Botanical Research Institute (Luknow) for pro-
viding necessary laboratory facilities and Mr. Murari Ranjan for assistance.
Source : MNHN, Paris
46 D.K. UPRETI
REFERENCES
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spore type. J. Hattori Bot. Lab. 68: 269-278.
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spore type - III. Pyrenula pinguis spore type. J. Hattori Bot. Lab. (in press).
Source : MNHN. Paris
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LÍQUENES EPÍFITOS DE LA FRAGA DE CAAVEIRO
(LA CORUÑA: ESPAÑA), II
Maria Eugenia LÓPEZ DE SILANES y Regina CARBALLAL
Dpto. Biología, Fac. Biología, Universidad de
Santiago, 5701 Santiago de Compostela (La Coruña).
España.
RESUMEN - Incluimos 11 táxones interesante del orden Lecanorales con ficobionte
Chlorophyccae, encontrados en la fraga de Caaveiro (La Coruña, N-O de España).
Seis son nuevas citas para Galicia, y dos novedades para la flora española,
Byssoloma marginata (Arnold) Sérusiaux y Haematomma leprarioides (Vain.) Vain.
ABSTRACT - List of 11 interesting taxa belonging to Lecanorales with phycobiont
Chlorophyceae, found in the “fraga” of Caaveiro (N-W of Spain). Six are new re-
cords for Galicia and two for the Spanish flora, Byssoloma marginata (Arnold)
Sérusiaux and Haematomma leprarioides (Vain.) Vain.
INTRODUCCIÓN
La zona de estudio, fraga de Caaveiro, se ha caracterizado en trabajos
anteriores (López de Silanes & Carballal 1987, 1989).
Del catálogo de liquenes epifitos de la fraga, que consta de 135 espe-
cies, damos a conocer aquí algunas del orden Lecanorales de especial interés
corológico.
MATERIAL Y METODOS
El muestreo se realizó en cualquier punto de la zona de estudio y en
todo tipo de forófitos (Alnus glutinosa, Corylus avellana, Castanea sativa, Ilex
aquifolium, Eucalyptus globulus, etc.). Los dibujos de ascos y esporas se han
realizado a cámara clara con un microscopio Olympus BH-2. Los testigos
están depositados en el herbario SANT-Lich. en el Departamento de
Biología Vegetal de la Universidad de Santiago.
Los táxones se enumeran alfabéticamente. En la nomenclatura hemos
seguido fundamentalmente a Clauzade & Roux (1985) y Cannon et al.
(1985).
Para cada especie hacemos una descripción basándonos en nuestros
ejemplares, pudiendo ser de interés al ser especies poco citadas; también in-
Source : MNHN. Paris
48 M.E. LÓPEZ DE SILANES y R. CARBALLAL
dicamos su ecología y distribución general para Europa tomadas esencial-
mente de Clauzade & Roux (1985) así como los datos corológicos que co-
nocemos de España.
CATALOGO
Byssoloma leucoblepharum (Nyl.) Vain. emend. R. Santess. (Lámina-1B)
Talo poco visible gris verdoso, finamente granuloso, mal delimitado,
K^, C. Apotecios 0,3-1,5mm de diámetro, con disco marrón negruzco, al
principio planos mas tarde convexos. Reborde propio persistente, blanqueci-
no y pubescente. Himenio incoloro o amarillento. Hipotecio marrón neg-
ruzco K-. Ascos octosporados aproximadamente de 35,5 x 12,54m. Esporas
fusiformes, hialinas, de (1-2)-3 tabiques, de 12,5-16 x 2,5-Sum.
Las especies que con más frecuencia le acompañan son: Arthonia tumi-
dula, Graphis scripta, Phaeographis inusta, Normandina pulchella y Parmelia
perlata. En troncos de Laurus nobilis y Quercus robur, 4.V1.1986,
SANT-Lich, 2425, 2424.
Distribución. - Portugal, Vascongadas y Cáucaso (Clauzade & Roux,
1985) Gran Bretaña (Smith 1926). De España conocemos citas de
Guipúzcoa (Aguirre 1985), Canarias (Hernandez-Padrón et al. 1987),
Cataluña (X. Llimona com. pers). Primera cita para Galicia.
Byssoloma marginata (Arnold) Sérusiaux (Lámina-1A)
Talo inapreciable. Apotecios de 0.5mm de diámetro como máximo,
con el reborde blanco translúcido. Epitecio incoloro. Himenio incoloro de
aproximadamente 80m de alto, I* azul. Hipotecio púrpura oscuro de más
o menos 60um, K-. Excipulo hialino. Esporas incoloras, de (2)-3-(4) septos,
de 12-20 x 3,5-4um.
En troncos de Alnus glutinosa, sobre la hepática Lejeunea ulicina (Tayl.)
Tayl. ex Gottsch., Lindenb. & Nees. La única especie acompañante es Nor-
mandina pulchella, 19.11.1984, SANT-Lich. 2423.
Distribución. - Según Sérusiaux (com. pers.), Inglaterra, Alemania (Selva
Negra) y Madeira. Primera cita para España.
Haematoma leprarioides (Vain.) Vain. (Lámina-1D)
Talo blanco, delgado, reticulado, K* amarillo. Soralios redondeados,
no confluentes, convexos y verdosos. Apotecios lecanorinos, aproximada-
mente de Imm de diámetro, disco rojo escarlata K* púrpura, primero pla-
nos o ligeramente cóncavos, al final convexos, reborde talino estrecho a vec-
es decorticado y algo sinuado. Epitecio con gránulos rojos K* pürpura.
Hipotecio anaranjado o marrón claro. Himenio amarillento 100-300um de
alto. Ascos octosporados. Esporas hialinas, aciculares, a veces sinuosas, 7-12
tabiques, de 35-67,5 x 4,5-6jm. Paráfisis anastomosadas.
Source : MNHN, Paris
LÍQUENES EPÍFITOS DE LA CORUNA 49
Hom ez!
20 ym 10 ym
Lámina 1. - A: Asco y esporas de Byssoloma marginata (Arnold) Sérusiaux. B: Asco
y esporas de Byssoloma leucoblepharum (Nyl.) Vain. C: Asco y espora de Per-
tusaria leptospora Nitschke ex Lahm. D: Ásco y esporas de Haematomma lep-
rarioides (Vain.) Vain. E: Asco y esporas de Strangospora microhaema (Norm.)
R. Anderson.
Especies acompañantes. - Arthonia fuliginosa, Dimerella pineti, Micarea
peliocarpa, Maronea constans, Parmelia revoluta, P. perlata, Pertusaria amara,
Source : MNHN, Paris
50 M.E. LÓPEZ DE SILANES y R. CARBALLAL
Phaeographis dendritica. Recolectados varios ejemplares en un tronco de Al-
nus glutinosa, 4.V1.1986, SANT-Lich. 2468.
Distribución. - Europa atlántica, desde Portugal al oeste de Bretana y
sureste de Irlanda (Poelt & Vezda 1977). No hemos encontrado citas de
España.
Lecanora cf. impudens Degel.
Talo gris blanquecino, más o menos granuloso. Soralios blanquecinos,
planos o ligeramente convexos, C, K^, KC" amarillo y P. Ejemplar revisa-
do por el Dr. Brodo quien opina que el talo es demasiado delgado para ser
la Lecanora allophana (Ach.) Nyl. var. sorediata (Schaer.) Vain. y los soralios
no son granulosos ni excavados como corresponde a la L. impudens Degel.
Táxones sinonimizados en la obra de Clauzade & Roux (1985).
Especies acompañantes. - Dimerella lutea, Fuscidea lightfootii, Graphis
scripta, Lecanora pallida, Maronea constans, Micarea peliocarpa, Parmelia re-
voluta, Pertusaria amara, Phaeographis inusta. En troncos de Alnus glutinosa,
19.11.1984, SANT-Lich. 2544,
En España está citada L. impudens Degel. de la sierra de Cadí
(Cataluña) por Gomez-Bolea & Hladun (1981); hay citas de L. allophana
(Ach.) Nyl. pero no especifican la variedad. Primera cita para Galicia.
Lecanora jamesii Laundon
Talo verde gris o verde amarillo, rodeado de una linea hipotalina neg-
ra, C o C^ amarillo, K* amarillo, P^ amarillo. Soralios bien delimitados
verde amarillos. La mayoría de los ejemplares son estériles. Apotecios poco
numerosos 0,4-0,8mm de diámetro. Epitecio marrón pálido. Hipotecio e hi-
menio incoloros. Excipulo y médula con grandes cristales. Ascos inmaduros.
No hemos encontrado esporas.
Especies acompañantes. - Arthopyrenia antecellans, Graphis scripta, Hypo-
gymnia physodes, Lecanora pallida, Micarea peliocarpa, Parmelia caperata, P.
glabratula, Pertusaria amara. En troncos de Castanea sativa. 4.V1.1986, Law
v y Quercus robur, VII.1986, SANT-Lich. 2550, 2551, 2552.
- Europa atlántica. En España ha sido encontrada por
Carballal & Garcia-Molares (1988) en Pontevedra.
Micarea cinerea (Schaer.) Hedl.
Talo granuloso-pulverulento, blanquecino o gris verdoso, C* rojizo, P.
Apotecios de 0,2-Imm, de blanco amarillentos hasta negruzcos, numerosos,
a veces agrupados deformándose debido a la presión mutua, al principio
planos y con reborde poco saliente, pronto convexos y sin reborde, C* rosa.
Epitecio verdoso. Himenio e hipotecio incoloros. Ascos claviformes octospo-
rados 30-42 x 10-15um. Esporas hialinas, fusiformes, (3)-5-7 septos, de 20-27
x 4-5um. Paráfisis ramificadas y coherentes. Nuestros ejemplares presentan
un tamaño del asco inferior al dado por Coppins (1983).
Source - MNHN, Paris
LÍQUENES EPÍFITOS DE LA CORUNA 51
Las especies que con más frecuencia le acompañan son: Hypogymnia
physodes, Parmelia caperata, P. glabratula, P. omphalodes. En Castanea sativa
y Erica arborea, casi siempre sobre restos vegetales de musgos y hepáticas,
5.V1.1986, SANT-Lich. 2479, 2480,
Distribución. - Europa boreal y media. La ünica cita en España que co-
nocemos es de Meirama (La Coruña) de Crespo et al. (1981).
Parmelia sinuosa (Sm.) Ach.
Talo foliáceo verde claro, poco adherente al sustrato. Lóbulos ligera-
mente ascendentes, alargados, estrechos, 1-1,5mm de ancho, divergentes y
truncados en el extremo donde frecuentemente se forman soralios globulosos
blanco-amarillentos. Superficie lisa o poco rugosa, sin pseudocifelas. Médula
blanca C, KC K* y P* amarillo-naranja. Cara inferior negra con ricinas
ramificadas visibles desde la cara superior.
Especies acompañantes. - Buellia disciformis, Lecanora strobilina, Micarea
peliocarpa, Parmelia arnoldii, P. caperata, P. glabratula, Pertusaria amara,
Scoliciosporum umbrinum. En troncos de Laurus nobilis y Quercus robur,
VII.1986, SANT-Lich. 2525, 2372.
Distribución. - Europa media con tendencia atlántica. La mayoria de las
citas que hemos encontrado de España pertenecen a trabajos antiguos por lo
que es dificil su comprobación; así ocurre con las citas de La Coruña (Col-
meiro 1889, Navas 1901) y Valencia (Colmeiro 1889) como Parmelia sinuosa
Ach. (syn. Lichen laevigatum Sm., Imbricaria revoluta Fórk) y también de La
Coruña (Lazaro e Ibiza 1898) como P. sinuosa E. Fries.
Pertusaria leptospora Nitschke ex Lahm (Lámina-1C)
Talo blanco grisáceo, hendido, rugoso, normalmente menor de Imm de
grosor, C, K^ amarillo, después marrón-rojizo, P* naranja-rojo. Médula
blanca I o azul poco intenso. Soralios bien delimitados, convexos, blancos,
la mayoría con verrugas fructíferas sorediadas de aproximadamente 1-2mm,
P* rojo. Apotecios rosados o amarillentos 1-3 por verruga. Ascos cilíndricos
con una única espora. Espora cilindrico elipsoidal 100-180 x 30-40/m con
paredes delgadas de aproximadamente 2um de ancho. Paráfisis ramificadas.
Especies acompañantes - Lecanora intumescens, L. pallida, Arthonia fuligi-
nosa, Parmelia caperata, P. perlata, Phaeographis inusta. En troncos de Betu-
la sp., 19.11.1984, SANT-Lich. 2355.
Poelt (1969), Wirth (1980) y Clauzade & Roux (1985) consideran esta
especie y Pertusaria multipuncta (Turn. Nyl. como especies distintas.
Santesson (1984) considera la P. leptospora Nitschke ex Lahm como un
sinónimo de P. mudtipuncta (Turn.) Nyl. Siguiendo las obras de los dos
primeros autores nuestros ejemplares se corresponden con P. leptospora.
Distribución. - Europa atlántica. En España citada como P. leptospora
de Asturias (Vasquez & Crespo 1978). Primera cita para Galicia.
Source - MNHN, Paris
52 M.E. LÓPEZ DE SILANES y R. CARBALLAL
Saccomorpha icmalea (Ach.) Clauzade & Roux
Syn. Placynthiella icmalea (Ach.) Coppins & P. James
Talo de marrón oscuro a verde negruzco, gránulos en forma de
pequeños isidios simples o coraloides que se superponen unos a otros, el
tamaño de los gránulos es variable, C* y KC* rojo. Ejemplares estériles.
Especies que le acompañan. - Lepraria incana, Parmelia caperata, P. gla-
bratula, P. reticulata. En troncos de Quercus robur cubiertos de musgos,
VIL.1986, SANT-Lich. 2582.
Distribución. - Europa atläntica. En España citada de Salamanca (Mar-
cos 1986). Primera cita para Galicia.
Scoliciosporum pruinosum (P. James) Vezda
Talo mal delimitado, granuloso a veces pulverulento, de color blan-
quecino, apreciándose mejor alrededor de los apotecios. Apotecios (0.1-
0.4mm) de blancos a marrón pálido, C-. Epitecio marrón claro granuloso. en
K se vuelve incoloro. Hipotecio e himenio hialinos. Esporas retorcidas den-
tro del asco, incoloras, 4-5 septos, 18-37 x 1-24m. Paráfisis anastomosadas y
muy ramificadas en la zona epitecial.
Especies acompañantes. - Arthonia tumidula, Arthopyrenia antecellans, Bu-
ellia disciformis, Graphis scripta, Lecanora chlarotera, L. pallida, Lecidella
elacochroma, Pertusaria alpina, Phacographis dendritica, Parmelia caperata,
Usnea rubicunda. En troncos de Castanea sativa y Quercus robur.
Distribución. - Europa atlántica, en España la encuentra Aguirre (1985)
en Guipúzcoa. Primera cita para G
Strangospora microhaema (Norm.) R. Anderson (Lámina-1E)
Syn. Biatorella microhaema Norm.
Talo blanquecino, muy delgado, prácticamente inapreciable. Ascocar-
pos de 0,2-0,3mm de diámetro, al principio rojo pálido translúcido y algo
inmersos en el talo, al madurar se vuelven más oscuros y convexos, general-
mente esparcidos. Himenio de 55-70um de alto K”. Ascos con un ligero tono
naranja 50-70 x 20-25um, conteniendo más de 100 esporas. Esporas hialinas,
esféricas, de 4-4,8um. Paráfisis algo ramificadas en su parte superior.
Especies acompañantes. - Lecanora chlarotera, L. pallida, Parmelia cape-
rata, P. perlata, P. reticulata, Phaeographis dendritica, Pertusaria amara. En
troncos y raices de Quercus robur, 27.1X.1984, SANT-Lich. 2378.
Distribución. - Norte de Europa y Europa media. En España conoce-
mos citas de Teruel (Crespo et al. 1980) y Salamanca (Marcos 1986).
Primera cita para Galicia.
Relación de taxones que se citan en el texto. - Arthonia fuliginosa (Turner
& Borrer) Flotow, A. tumidula (Ach.) Ach., Arthopyrenia antecellans (Nyl.)
Arnold, Buellia disciformis (Fr.) Mudd, Dimerella lutea (Dicks.) Trev., D. pi-
Source : MNHN, Paris
LÍQUENES EPÍFITOS DE LA CORUNA 53
neti (Ach.) Vezda, Fuscidea lightfootii (Sm.) Coppins & James, Graphis scripta
(L.) Ach., Hypogymnia physodes (L.) Nyl., Lecanora chlarotera Nyl., L. intu-
mescens (Rebent.) Rabenh., L. pallida (Schreb.) Rabenh., L. strobilina
(Spreng.) Kieff., Lecidella elaeochroma (Ach.) Choisy, Lepraria incana (L.)
Ach., Maronea constans (Nyl.) Hepp, Micarea peliocarpa (Anzi) Coppins &
R. Sant., Normandina pulchella (Borrer) Nyl., Parmelia arnoldii Du Rietz, P.
caperata (L) Ach., P. glabratula (Lamy) Nyl., P. omphalodes (L.) Ach., P.
perlata (Huds.) Ach., P. reticulata Taylor, Pertusaria alpina Hepp ex Ahles.,
P. amara (Ach.) Nyl., Phaeographis dendritica (Ach.) Müll. Arg., P. inusta
(Ach.) Müll. Arg. y Usnea rubicunda Stirton.
AGRADECIMIENTOS, - Al Dr. B.J. Coppins por la identificación de Stran-
gospora microhaema (Norm.) R. Anderson y confirmación de otras especies. Al Dr.
L.M. Brodo quien nos ha identificado las especies del género Lecanora y al Dr. E.
Sérusiaux por la identificación de Byssoloma marginata (Arnold) Sérusiaux.
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THE EFFECT OF SOME CHEMICAL FACTORS
ON GROWTH AND FERTILITY IN MALE CLONES
OF THE MOSS MICRODUS BRASILIENSIS
P. MEHTA and R.N. CHOPRA
Department of Botany, University of Delhi,
Delhi-110007, India.
ABSTRACT - Male gametophores of Microdus brasiliensis became fertile after 48
days of growth on basal medium. Sucrose at 1% supported the best vegetative
growth and antheridial production. Glucose at the same concentration was next in
effectiveness. Fructose supported less growth having had its optimum effect at 0.5%,
but failed to induce antheridia. Adenine and theophylline inhibited vegetative
growth as well as antheridial production, whereas urea stimulated both responses.
Maximum vegetative growth and antheridial formation were observed at pH 6.5.
INTRODUCTION
Formation of gametangia in bryophytes is influenced by several factors.
The interaction of these factors is also quite significant. Carbohydrates in
general play an important role in the regulation of flowering in higher
plants and the development of gametangia in bryophytes (see Chopra &
Bhatla 1983). Inorganic and organic nitrogenous substances also influence
gametangial formation. In vitro studies have revealed that hydrogen ion con-
centration also has a profound effect on growth and sexual reproduction in
bryophytes. It is on record that morphogenetic changes are accompanied by
a specific alteration in the pH of the nutrient medium (Machlis 1962). In
contrast, Selkirk (1979) failed to observe a relationship between the pH of
the nutrient medium and sporophyte production in Riccia duplex.
This investigation deals with the effect of some carbohydrates, adenine,
theophylline, urea and pH on vegetative growth and antheridial production
in Microdus brasiliensis.
MATERIAL AND METHODS
Microdus brasiliensis (Dub.) Thér., a dioecious moss of the family Di-
cranaceae, was collected from Pachmarhi, Madhya Pradesh. Aseptic cul-
tures were raised from spores on basal medium as described earlier (Chopra
& Mehta 1987). So far, only male gametophores have been observed in cul-
ture.
Source : MNHN. Paris
56 P. MEHTA and R.N. CHOPRA
In general, cultures were maintained in a room at 25 + 2°C in 3500 lux
of continuous light obtained from a combination of fluorescent tubes and
incandescent bulbs (40 W each). Sucrose, glucose and fructose were each
tested at four concentrations: 0,5, 1, 2 and 4%. Adenine, theophylline and
urea were tested at five concentrations ranging from 10% to 10M. In order
to study the effect of pH on antheridial production, the pH of the basal me-
dium was set at 4.5, 5.5, 6.5 and 7.5 using pH meter.
Each experiment was run for 60 days. Twelve replicates were set up for
each treatment, and each experiment was repeated once.
RESULTS
In Microdus, antheridial heads were noticed after 48 days of growth on
basal medium.
Carbohydrates. - The medium was supplemented with three sugars,
each at 4 concentrations. Results are summarized in Table 1.
Table 1 - The effect of carbohydrates on vegetative growth (per culture) and time
taken for antheridial formation (days) in. Microdus brasiliensis maintained in
continuous light of 3500-4000 lux at 25 + 2°C. Mean values and standard error
are from 12 replicates. (Data from 60-day-old cultures). - Antheridia not
formed. * Gametophores stunted.
Concentration Number of. % of fertile Antheridial
(9/6) gametophores | gametophores formation
Control 102 +4 641 48
(without sugar)
Sucrose
0.5 BIES 1442 48
1.0 22049 18 +2 48
2.0 187 +6 - X
4.0 121 +4 * F
Glucose
0.5 165 +7 1241 52
1.0 185 + 6 15+2 52
2.0 138 +4 11+2 32
4.0 5645 = +
Fructose
0.5 137 35 . -
1.0 109 +4 - -
2.0 85+4 - -
40 * * *
Sucrose. - The number of gametophores per culture increased at all
concentrations of sucrose, 1% being optimal (Table 1). The time taken for
antheridial formation was not affected. The percentage of fertile gameto-
phores was at its maximum at 1%. At higher levels (2 and 4%) the pro-
duction of antheridia was completely suppressed. The number of antheridia
per head was 8-10 at 0, 0.5 and 1% sucrose.
Source : MNHN. Paris
GROWTH AND FERTILITY OF MICRODUS BRASILIENSIS 57
At the optimum concentration of sucrose, the production of fertile
gametophores and vegetative growth were 300% and 216% of the controls,
respectively. Thus, sucrose was more effective in stimulating antheridial pro-
duction than vegetative growth.
Glucose. - Antheridia were induced after 52 days of growth on media
containing glucose. Like sucrose, 1% glucose proved optimal for both vege-
tative growth and antheridial formation (Table 1). At 4% glucose, vegeta-
tive growth was inhibited and antheridia were not induced. At 0.5, | and
2% glucose, the number of antheridia per head was 6-8 as compared to 8-10
in the control cultures.
At the optimum concentration of glucose the production of fertile
gametophores and vegetative growth were 250% and 181% of the controls,
respectively. Thus, glucose also proved to be effective in the stimulation of
antheridial production.
Fructose. - Maximum vegetative growth was observed at 0.5% fructose,
being 138% of that in the control. At 1%, the number of gametophores per
culture was only marginally greater than in the control cultures. At 2%, this
response was reduced, and at the highest concentration (4%) stunted game-
tophores were produced. Fructose inhibited antheridial production.
Thus, of the sugars tested, only fructose inhibited antheridial pro-
duction. At the optimal levels of sucrose and glucose, the number of fertile
gametophores was 300% and 250% of the control, respectively. The maxi-
mum stimulation of vegetative growth was observed with sucrose, followed
by glucose and fructose.
Adenine. - The number of gametophores per culture was reduced in
response to adenine (Table 2). Antheridial formation was delayed by the ad-
dition of adenine at concentrations of 10% - 10*M. Antheridia appeared af-
ter 50 days at lower concentrations (10% to 10M), and after 52 days at
higher concentrations (105 and 10*M). The percentage of fertile gameto-
phores was also reduced (Table 2). The production of antheridia at 10*M
adenine was 44% of the control. The number of antheridia per head was
only 3 or 6 as compared to 8-10 in the control cultures.
Thus, with adenine, both responses were lowered, but vegetative growth
was inhibited more markedly.
Theophylline. - The number of gametophores per culture was also de-
creased at all concentrations of theophylline (Table 2), The time taken for
antheridial formation was not affected by theophylline. The number of fer-
tile gametophores was reduced, and at 10^M, all of the gametophores re-
mained sterile (Table 2). At 10°M, the relative response was 33% of the
control. The number of antheridia per head was not affected. Thus, al-
though theophylline inhibited both antheridial production and vegetative
growth, its effect on antheridial production was more adverse.
Urea. - The number of gametophores per culture increased at concen-
trations ranging from 10* - 105M (Table 2). The time taken for antheridial
formation was not affected, but the percentage of fertile gametophores in-
Source : MNHN, Paris
58 P. MEHTA and R.N. CHOPRA
creased at lower concentrations of urea (10% - 10M, Table 2). The optimal
concentration for both responses was 107M. The number of antheridia per
head was not altered at any concentration of urea. At the optimum concen-
tration of urea, the production of fertile gametophores and vegetative
growth were 172% and 156% of the controls, respectively.
Table 2. - The effect of some chemical factors on vegetative growth (per culture) and
time taken for antheridial formation (days) in Microdus brasiliensis maintained
in continuous light of 3500-4000 lux at 25 + 2°C. Mean values and standard
error are form 12 replicates. (Data from 60-day-old cultures). - Antheridia not
formed. ** Inoculum failed to regenerate.
Treatment Number of % of fertile Antheridial
gametophores | gametophores formation.
Control (with 220-49 18+2 48
1% sucrose)
Adenine
105M 8543 pza 50
107M 92+4 11 +2 50
106M 108 +5 141 50
105M 11544 1042 52
104M S142 841 52
Theophylline
10M 118 +5 1143 48
107M 140 +4 1442 48
10:M ISES 842 48
105M 156 + 6 641 48
10M 93+4 - -
Urca
108M 287 +8 2243 48
107M 345 + 10 31+4 48
10 6M 326 +9 24 +2 48
105M 262 +7 841 48
104M 181 +6 - -
H
4.5 + + +e
Sim 220 +9 18+2 48
6.5 253+8 2143 48
p 187 £6 1442 48
pH of the medium. - Culture of Microdus was grown on basal medi-
um at four pH level: 5.5, 6.5 and 7.5. Maximum vegetative growth and
antheridial formation were observed at pH 6.5 (Table 2). The time of an-
theridial production was not affected by pH. The number of antheridia per
head was slightly reduced at the highest pH value, whereas it was 8-10 at pH
5.5 and 6.5.
B
DISCUSSION
Sucrose affects flowering in higher plants and the development of re-
productive structures in lower plants. In cultures, sucrose can replace the
Source : MNHN, Paris
GROWTH AND FERTILITY OF MICRODUS BRASILIENSIS 59
photoperiod requirement of the short day plant Pharbitis (Kimura 1963),
and the long day plant Sinapis alba (Deltour 1970). High levels of sucrose
inhibit the onset of the reproductive phase in Lemna gibba (Oota 1972) and
Chenopodium rubrum (Telischerová & Pleskotová 1976). Sucrose at a high
concentration inhibits gametangial formation in three species of Riccia (Cho-
pra & Sood 1973, Dua et al. 1982, Vashistha 1985) and Bryum argenteum
(Bhatla & Chopra 1979).
In Microdus, sucrose and glucose have their optimum effect at 1.0%
while higher levels reduce/inhibit antheridial production. Fructose totally in-
hibits antheridial formation at all concentrations. Fructose elicits a similar
response in R. frostii (Vashistha 1985). The present investigation has revealed
that sucrose is the best carbohydrate source for growth, followed by glucose
and fructose. Similar observations were made by Chopra & Sood (1973) in
Riccia crystallina. In R. gangetica, sucrose supports the best growth, but is
followed in effectiveness by fructose and glucose (Dua et al., 1982).
In Bryum argenteum (Chopra & Bhatla 1981) adenine only marginally
enhances the percentage of fertile gametophores, but stimulates vegetative
growth significantly. In Microdus, however, vegetative growth and antheridial
production are both markedly inhibited by adenine, which also delays an-
theridial production and reduces the number of antheridia per head.
The application of inhibitors of phosphodiesterase (the enzyme catalyz-
ing the hydrolysis of cAMP) increase the intracellular level of cAMP in bi-
ological systems (Amrhein & Filner 1973) These inhibitors may act by
blocking the leakage of cAMP into the medium and may, therefore, mimic
the response brought about by cAMP (Chlapowski et al. 1975). In Micro-
dus, theophylline treatment results in the production of fertile male gameto-
phores, but the percentage response is less than in the control cultures. It
may be added here that, with cAMP, stunted gametophores are formed in
Microdus and these remain sterile (Chopra & Sharma 1985). In Bryum argen-
teum phosphodiesterase inhibitors (theophylline and I.C.I. 58,301) enhance
gametangial formation, but the maximum response to these compounds is
less than that brought about by cAMP (Chopra & Bhatla 1981).
In higher plants there are many reports of the insensitivity of phospho-
diesterase (PDE) to methylxanthines such as theophylline and caffeine (Van-
depaute et al. 1973, Amrhein 1974). However, among mosses, PDE. inhibi-
tors favour chloronema differentiation in Funaria hygrometrica as also done
by cAMP (Handa & Johri 1979). Furthermore, cAMP-specific PDE, which
is sensitive to these inhibitors, has been reported in some photosynthetic or-
ganisms, such as Chlamydomonas reinhardtii and Euglena gracilis (Keirns et
al. 1973, Fischer & Amrhein 1974).
In male clones of Microdus, antheridial production and vegetative
growth are markedly increased by urea. Urea favours archegonial production
in Pohlia nutans (Mitra 1967) and. Riccia crystallina (Sood 1974), but antheri-
dial formation is not significantly affected in Riccia.
Growth and gametangial production in bryophytes is also markedly af-
fected by the pH of the medium. In Microdus, vegetative growth is at its
Source : MNHN, Paris
60 P. MEHTA and R.N. CHOPRA
maximum at pH 6.5, while a higher pH (pH 7.5) lowers this response. In
contrast, in R. crystallina (Chopra & Sood 1973) growth is good even at pH
7.5. Machlis (1962) observed that in Sphaerocarpos donnellii, male gameto-
phytes grow better on an alkaline or neutral medium, whereas female game-
tophytes can withstand lower values of pH.
In Microdus, maximum antheridial production takes place at pH 6.5. In
contrast, antheridial formation in Riccia crystallina is at its maximum at pH
4.5 (Chopra & Sood 1973). In this liverwort archegonial production increases
with increase in pH, 7.5 being the optimum. Rahbar & Chopra (1982) no-
ticed an increase in the percentage of fertile gametophores in the monoe-
cious moss Bartramidula bartramioides with an increase in pH level up to
7.0.
Some data are available regarding pH changes in cultures of bryo-
phytes. Machlis (1962) observed that in male cultures of Sphaerocarpos don-
nelli, the pH fell to 4.0 from the initial value of 7.4, whereas in female cul-
tures it increased from 5.3 to 6.0. In Bryum argenteum, the pH of the
medium increased from 6.15 and 6.66 and 6.81 in the male and female
clones, respectively, during the transition from the vegetative to the repro-
ductive phase. However, in this moss exogenous modification of the pH
does not bring about gametangial formation (Bhatla 1981). Selkirk (1979)
did not observe any relationship between the pH of the nutrient medium
and sporophyte production in Riccia duplex. Thus, the observations of
Bhatla (1981) and Selkirk (1979) suggest that the development of a specific
pH in the nutrient medium during sex induction has nothing to do with the
onset of the reproductive phase. It is the bioavailability of certain specific
nutrients which is more important. Variation in the concentration of nutri-
ents in turn brings about changes in the pH of the medium.
ACKNOWLEDGEMENT. - The award of a Research Associateship from the
Council of Scientific and Industrial Research (CSIR), New Delhi to one of us (P.M.)
is gratefully acknowledged.
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STUDIES ON PROTONEMAL DIFFERENTIATION
AND BUD FORMATION IN TIMMIELLA ANOMALA
- II. THE EFFECT OF CYTOKININS AND AUXINS
Anita KAPUR
Department of Botany, University of Delhi,
Delhi-110007, India.
ABSTRACT - Cytokinins (BAP, 2iP, zeatin & kinetin) reduce the time taken for the
initiation of buds and greatly increase their number. The maximum number of buds
is formed with 2iP, followed by BAP, zeatin and kinetin. With zeatin, stunted game-
tophores are formed, and with kinetin they are longer than normal. With BAP, mo-
ruloid buds develop, and with 2iP, callus masses appear on the protonema. In gener-
al, the auxins tried (24-D, IAA, NAA & NOA) inhibit protonemal growth and
favour the differentiation of caulonemal filaments. LAA and NAA stimulate bud for-
mation, whereas 2,4-D and NOA have an inhibitory effect. Combinations of kinetin
and auxin reduce both protonemal growth and the time taken for bud induction, but
increase the number of buds produced.
INTRODUCTION
Mosses are very good systems for morphogenetic studies as they exhibit
a distinct change from uni-dimensional growth during the protonemal stage
to a three-dimensional pattern of growth in the bud. These stages differ in
morphological as well as physiological characteristics. The latter include in-
ternal factors of a hormonal nature. According to Cove & Ashton (1984)
auxins and cytokinins can either stimulate or inhibit the main steps of pro-
tonema development. However, both these hormones exhibit interdependent
and sequential interaction with respect to the above two morphogenetic pro-
cesses (Ashton et al. 1979, Lehnert & Bopp 1983). The aim of the present in-
vestigation was to study the effect of hormones on bud induction in Tim-
miella anomala.
MATERIAL AND METHODS
Timmiella anomala (B.,S. & G.) Limpr., a dioecious moss of the family
Pottiaceae, was collected from Manali (Himachal Pradesh). Cultures were
raised from spores on Nitsch's basal medium (NB) (Knop's major
Nitsch's minor elements). Details have been recorded elsewhere (Kapur &
Chopra 1983).
Source : MNHN, Paris
64 A. KAPUR
Protonema from one of the cultures was multiplied for experimenta-
tion: 15-day-old bud-free protonema was used as an inoculum. BAP, kine-
tin, IAA, NAA, NOA, and 2,4-D were added to the medium before auto-
claving. 2iP and zeatin were filter-sterilized (through millipore filters of
0.45um pore size, Millipore Intertech Inc., Bedford, Massachusetts, USA)
and added to the autoclaved medium. Twelve replicates were set up for
each treatment, and experiments were repeated once. Observations on the
number of buds formed on the protonema were made under a stereoscopic
binocular microscope at regular intervals. The diameter of each protonemal
patch was measured after 30 days by putting it on graph paper. The length
of gametophores was measured after 60 days of growth with a micrometer.
RESULTS
CYTOKININS
The effects of four cytokinins (BAP, 2iP, kinetin & zeatin) were studied
at concentrations ranging from 10% to 10*M, except for zeatin which was
added at concentrations of 10% to 10%M.
6-Benzylaminopurine (BAP). - The diameter of the protonemal patch
was reduced at all levels of BAP, and buds were formed earlier. The number
of buds per culture increased (Tab. 1). At a concentration of 10*M, moru-
loid buds (0.09mm in length) were noticed; gametophores were greatly stunt-
ed at 105M (0.43mm long), but were normal at all other concentrations.
However, their length decreased with increasing concentration of BAP (Tab.
1).
6-(),7-Dimethylallylamino) purine (2iP). - This inhibited protonemal
growth. The time of bud initiation was affected at all concentrations, the
shortest time of 3 days being observed at 10°M. The number of buds was
geratly increased, 107M being the optimum concentration (Tab. 2). After 10
days of growth, the buds were too numerous to be counted accurately.
Normal gametophores did not develop at any concentration of 2iP. At
104M, gemma-like structures were observed on the protonema (0.15mm
long). At 105 and 105M, the three-dimensional structures formed on the
protonema were callus masses, cabbage-like heads or abnormal gameto-
phores (0.36 & 0.21mm long, respectively) (Fig. 1). At 107 and 108M, stunt-
ed gametophores (1.40 & 1.97mm long) were formed.
6-Furfurylaminopurine (kinetin; Kn). - At all the concentrations tested
the diameter of the protonemal patch was almost the same as that on the
basal medium. However, at 105M it was reduced to 15mm. Kinetin had an
appreciable effect on the time required for bud initiation (Tab. 1).
Kinetin markedly increased the number of buds produced as well as
the length of gametophores, 10°M being the optimum concentration for
both responses (Tab. 1). Normal gametophores were formed at all concen-
trations.
Source - MNHN, Paris
CYTOKININS AND AUXINS ON PROTONEMA OF TIMMIELLA 65
Tab. 1 - The effect of different cytokinins on protonemal growth, bud formation and
gametophore length in Timmiella anomala maintained in 10.75-12.93 Wm"? of
continuous light at 25 + 2°C.
Concen- | Diameter of the [Time | Average number of | Average length of
tration protonemal patch | taken buds per culture gametophores after
(M) after 30 days of | for bud | after 25 days of |60 days of growth*
growth* (mm) initi- growth* (mm)
ation
(days)
Control 20.08 + 0.200 25 2.75 + 0.86 3.1 + 0.08
BAP
108 18.52 + 0.62 10 763 + 1.15 24 £0.15
107 15.81 + 1.25 5 107.9 + 1.28 1.9 + 1.07
10% 12.05 + 0.87 5 143.1 + 0.71 0.9 + 1.76
105 11.67 + 0.73 $ 249.8 + 3.36 0.43 + 1.90
104 9.56 + 1.08 15 1713 + 4,37 0.09 + 2.05
Kinetin
108 20.08 + 0.69 20 3.5 + 0.74 42 + 0.47
107 19.8 + 1.09 20 4.3 + 0.84 5.2 + 0.29
106 19.6 + 0.71 15 22.5 + 0.64 6.3 + 0.39
10$ 15.4 + 0.58 5 103,0 + 0.93 7.8 + 0.64
104 19.7 + 0.63 5 51.2 + 0.90 48 + 0.27
Zeatin
103 15.78 + 0.96 10 61.8 + 0.77 2.1 + 3.32
107 14.25 + 1.25 8 130.3 + 0.84 0.9 + 3.96
106 11.08 + 0.44 3 14.8 + 0.89 0.5 + 1.28
105 5.00 + 0.27 4 753112 0.27 + 0.77
* Average and standard error for 12 replicates
Tab. 2 - The effect of 6- (y,j-dimethylallylamino) purine (2iP) on protonemal
growth and bud formation in Timmiella anomala maintained in 10.75-12.93
Wm? of continuous light at 254 2°C.
Diameter of the | Time taken for | Average number
Concentration protonemal bud initiation of
(M) patch (days) buds per culture
after 30 days after 10 days
of growth* of growth*
(mm)
Control 19.80 4- 0.200 25 -
10% 18.70 + 0.260 10 2 + 1.763
107 16.37 + 0.460 4 34. 2 + 2.335
105 8.37 + 0.183 3 26.84 + 2.792
105 7.62 + 0.263 4 18.34 + 3.856
10* 7.14 + 0.401 5 14.12 + 1.923
* Average and standard error for 12 replicates. - Buds not formed up to 10 days.
To observe the effect of kinetin on bud formation in the dark, the cul-
tures were raised on media containing optimum levels of sucrose and kinetin
(1% & 10%M, respectively) and maintained in both light and dark. In the
dark, no buds appeared. Protonemal filaments were pale-green and sparsely
branched.
Source : MNHN, Paris
66 A. KAPUR
Fig. 1 - Effect of 6-(-,)-dimethylallylamino) purine (2iP) on the morphology of
buds. 50-day-old cultures. A: Normal bud from Nitsch's basal medium. x 200.
B & C: Abnormal buds from media supplemented with 10°M (B) and 105M
(C) 2iP. B x 450. C x 200.
6-(4-Hydroxy-3-methylbut-2-enylamino) purine (Zeatin). - All the concen-
trations tested (10* - 105M) retarded protonemal growth. The-time required
for bud induction was reduced. The number of buds increased, 107M being
the optimum concentration. Normal gametophores were formed, but their
length decreased with increasing concentration of zeatin (Tab.1).
In general, cytokinins inhibited protonemal growth, but the filaments
were greener than on the basal medium. The time taken for bud induction
Source : MNHN, Paris
CYTOKININS AND AUXINS ON PROTONEMA OF TIMMIELLA 67
was greatly reduced. A comparison of the relative effect of cytokinins on
bud number revealed that 2iP elicited the best response. It was followed by
BAP, zeatin and kinetin,
With kinetin and zeatin, normal gametophores were produced; with
2iP, callus-like structures appeared; and with BAP moruloid buds were
formed.
AUXINS
Four auxins (2,4-D, IAA, NAA & NOA) were incorporated into the
medium at concentrations ranging from 10% to 104M.
2,4-Dichlorophenoxyacetic acid (2,4-D). - This had no marked effect on
protonemal growth. However, the development of coulonemal filaments was
favoured by increasing concentration of the auxin. The time of appearance
of buds was not altered, but there was a reduction in the number of buds
and the length of gametophores. At 104M, the gametophores were only
0.5mm long (Tab. 3).
Indole-3-acetic acid (IAA). - The diameter of the protonemal patch was
greatest in the control cultures and decreased with the addition of IAA
(Tab. 3). On the basal medium the prostrate and aerial systems were equally
developed. With increasing concentration of IAA, growth of the aerial fila-
ments was promoted while that of the prostrate system was inhibited.
The time of bud initiation was reduced by IAA. The number of buds
per culture increased with concentrations up to 10%M. Gametophore length
was very slightly increased up to 107M; higher concentrations were inhibito-
ry (Tab. 3).
Naphthaleneacetic acid (NAA). - As the concentration of NAA was in-
creased, the growth of protonema was inhibited. Bud initiation was observed
with NAA after 20 and 15 days at 107 and 10M, respectively. At all other
concentrations and in the control cultures, buds appeared after 25 days of
growth. NAA also stimulated bud formation, the greatest number of buds
being produced at 107M. At 104M, no buds were observed (Tab. 3).
The length of gametophores was reduced with increasing concentrations
of NAA. At 105M, gametophores were very stunted (Tab. 3).
Naphthoxyacetic acid (NOA). - This retarded protonemal growth. In
control cultures, as well as at 10% and 105M NOA, buds appeared after 25
days. At lower concentrations (107 & 10*M) buds were initiated 5 days ear-
lier, but the highest concentration tested (104M) delayed bud formation by
10 days (Tab. 3).
Bud number as well as the length of gametophores were reduced by
NOA, these effects being directly proportional to the concentration of the
auxin (Tab. 3).
Thus, protonemal growth was inhibited in the presence of auxins and
the development of caulonemal filaments was favoured. The time required
Source : MNHN, Paris
Concen- Diameter of protonemal Time of | Average number of Average length of Relative Relative E
tration (M) | patch after 30 days of _| bud ini- | buds/culture after 40 gametophores after 60 | change (% | change (% a
growth* (mm) tiation | days of growth* days of growth* (mm) | of control) | of control)
ay) Number of | Length of
buds per | gametophores|
culture per culture
Control 19.80 + 2.00 25 29.7 + 3.262 3.0 + 0,639
2,4-D
108 Not changed 25 24.4 + 5.775 2.6 + 0.273 82.15 86.66
107 if 25 15.0 + 3.118 2.38 + 0.601 50.50 76.66
10:6 i 25 14.8 + 0.775 2.2 + 0.912 49.83 173.33
105 A 25 14.0 + 5.270 2.1 + 0.500 47.13 70.00
104 25 13.6 + 2.018 0.5 + 0.386 45.79 16.66
IAA d
108 17.8 + 0.345 25 29.2 + 1.298 3.1 + 0.417 98.31 103.33 f
107 16.5 + 0.786 25 32.5 + 0.967 3.25 + 0.493 109.42 108.33 nm
10% 13.1 + 0.592 18 47.3 + 0.912 2.4 + 0.573 159.25 80.00 >
105 5.0 + 0.312 Li 22.8 + 2.396 1.4 + 0.613 76.76 46.66 2
104 - - - - - . FR
NAA
108 19.1 + 0.833 25 35.6 + 1.963 2.9 + 0.817 119.86 96.66
107 18.6 + 0.534 20 52.7 + 2933 2.4 + 0.193 177.44 80.00
106 17.9 + 0.792 15 36.8 + 1.763 2.0 + 0.423 123.90 66.60
105 12.2 + 0.693 25 33.6 + 2.835 0.5 + 0.612 16.66
10% 5.0 + 0.713 25 - - - -
NOA
107 18.7 + 0.521 Fe 23.8 + 3.015 2.9 + 0.293 80.13 96.66
107 10.1 + 1.001 20 23.6 + 1.195 2.6 + 0.576 79.46 86.66
10% 9.6 + 0.981 20 19.6 + 0.895 2.0 + 0.403 65.99 66.66
105 2 + 0.199 25 18.3 + 1.113 1.0 + 0.291 61.61 33.33
104 4.09 + 0.873 35 4.5 + 1219 0.5 + 0.310 73.40 16.16
Tab. 3 - The effect of different auxins on protonemal growth and bud formation in Timmiella anomala maintained in 10.75-12.93
. * Average and + standard error for 12 replicates. - Buds not formed.
Wm? of continuous light at 25 + 2°C
Source : MNHN. Paris
CYTOKININS AND AUXINS ON PROTONEMA OF TIMMIELLA 69
for bud initiation was reduced at lower concentrations, but increased at
higher concentrations.
A comparison of the relative effects of auxins on buds formation re-
vealed that NAA and IAA both stimulated this response. On the other
hand, NOA and 2,4-D proved inhibitory, the number of buds produced be-
ing 15 and 47 per cent of the control at 10*M NOA and 24-D, respectively
(Tab. 3). All of the auxins (2,4-D, IAA, NAA & NOA) greatly retarded the
growth of gametophores, except for IAA at lower concentrations (Tab. 3).
The development of rhizoids was enhanced by the addition of auxins,
and they appeared all over the stem.
Kinetin - IAA interaction. - The effect of different combinations of kine-
tin and auxin was studied on protonemal growth and bud formation. The
combinations tested were: (I) 107, 105, 105M IAA with 105M Kn; (II) 105,
105, 104M Kn with 105M IAA, and (III) 10%, 105, 104M Kn with 10°M
IAA (Tab. 4).
Tab. 4 - The effect of kinetin and IAA interaction on protonemal growth and bud
formation in Timmiella anomala maintained in 10.75-12.93 Wm ? of continuous
light at 25 + 2°C.
Diameter of Time | Average num- | Average length
Treatments — |protonemal taken | ber of buds per | of gametophores
(M) patch after 30 — |for culture after 20. | after 60 days of
days of growth* | bud in- | days of growth* | growth
(mm) itiation
(days)
105Kn + 107 IAA| 14.28 + 0.693 9 72.00 + 3.262 4.78 + 0.639
105Kn + 106 IAA| 12.33 + 0.833 3 89.20 + 5.370 | 2.99 + 0.500
103Kn + 105 IAA! 6.16 + 0.534 3 23.36 + 3.330 | 0.98 + 0.373
1051AA + 105 Kn] 8.00 + 0.816 9 7.33 + 0.711 1.82 + 0.296
1051AA + 105 Kn] 6.16 + 0.534 3 23,36 + 3.330 | 0.98 + 0.373
1031AA + 10* Kn. 3.10 + 0.276 3 21.63 + 1.148 | 0.49 + 0.312
1051AA + 106 Kn| 14.66 + 0.742 12 4.45 + 0.775 4.34 + 0.452
IOSIAA + 10% Kn] 12.33 + 0.333 3 89.20 + 5.370 | 2.99 + 0.500
1051AA + 104 Kn} 10.00 + 0.775 3 57.31 + 3.270 | 1.32 + 0.323
Basal 20.90 + 0.667 25 - 3.10 + 0.201
* Average and + standard error for 12 replicates. - Buds not for formed.
With most combinations of auxin and kinetin, buds appeared after 3
days. Of the three concentrations of kinetin added, 10M was least effective
in bud induction. The number of buds increased with all the combinations,
compared to those produced with kinetin or auxin alone. A combination of
high concentrations of auxin and kinetin had an inhibitory effect on gameto-
phore development (Tab. 4).
Thus, the co-addition of kinetin and auxin reduced the diameter of the
protonemal patch, shortened the time required for bud initiation, and in-
creased the number of buds produced.
Source : MNHN, Paris
70 A. KAPUR
DISCUSSION
According to Bopp (1963), Johri & Desai (1973), and Johri (1978) aux-
ins have a specific role in the formation of caulonema, and above a thresh-
old concentration stimulate its development. In the present investigation on
Timmiella the auxins tested (2,4-D, IAA, NAA & NOA) were also found to
favour the differentiation of caulonema and this effect increased with an in-
crease in their concentration.
In the investigated mosses auxins are generally stimulatory for bud for-
mation at lower concentrations and inhibitory at higher levels (see Kumra
1985). In Timmiella anomala (present investigation) IAA and NAA act in
this way, whereas 2,4-D and NOA reduce bud number at all concentrations.
Kofler (1951) observed that, in Funaria hygrometrica, buds formed at
higher concentrations of 2,4-D were undifferentiated and leafless, and the
stem produced numerous rhizoids. Szweykowska (1963) also reported that
the development of gametophores is disturbed by auxins. In general, auxins
reduced the gametophore length (see Chopra & Sarla 1986). Similarly, in
Timmiella, auxins inhibit the growth of gametophores and at higher concen-
trations these become gemma-like. In this moss auxins also induce the pro-
duction of numerous rhizoids all over the stem.
In several mosses in which bud formation occurs on a basal medium
cytokinins initiate buds earlier and increase their number (see Chopra &
Kumra 1988). In Timmiella anomala (present investigation) the time of bud
initiation is decreased and the number of buds is greatly increased with cy-
tokinins.
Usually cytokinins disturb the normal development of gametophores,
and result in the formation of various abnormal structures such às cabbage-
like heads and masses like bunches of grapes in Tortella caespitosa (Gorton
& Eakin 1957), callus masses of Pylaisiella selwynii (Spiess et al. 1981), moru-
loid buds in Ceratodon purpureus and Funaria hygrometrica (Szweykowska &
Mackowiak 1962), Barbula gregaria and Bryum coronatum (Kumra 1981),
Bryum klinggraeffii (Rawat & Chopra 1979), Bartramidula bartramioides
(Chopra & Rahbar 1982), and Trematodon brevicalyx (Chopra & Dhingra-
Babbar 1984). In Hyophila involuta, gemmae were formed instead of buds in
response to cytokinins (Rahbar & Chopra 1982). Chopra & Sarla (1986) ob-
served that, in Garckea phascoides, moruloid buds were formed at the highest
level (10*M) of the cytokinins tested, except kinetin. With kinetin at 10M,
small, brown and stalked gemma-like structures were observed. In Anisotheci-
um spirale, Anoectangium stracheyanum, Bryum atrovirens and Pohlia elongata
buds tend to be abnormal with cytokinins, but in B. atrovirens normal buds
were formed with kinetin (Vashistha 1985) as well as in Bryum pallescens
(Sarla & Chopra 1985). In Timmiella anomala (present investigation) normal
buds are induced by kinetin and zeatin, callus-like structures by 2iP, and
moruloid buds by BAP.
In Timmiella anomala the maximum number of buds is formed in the
presence of 2iP and this is followed by BAP, zeatin and kinetin. The relative
Source : MNHN, Paris
CYTOKININS AND AUXINS ON PROTONEMA OF TIMMIELLA 71
effectiveness of cytokinins in bud formation varies with species (see Sarla &
Chopra 1985).
In several mosses, kinetin and IAA elicit a synergistic response in terms
of the time required for bud formation and the number of buds produced
(see Chopra & Kumra 1988). A similar response has been observed in Tim-
miella anomala. In Bartramidula, LAA and kinetin have an additive effect on
bud number (Chopra & Rahbar 1982) Antagonistic effects of cytokinins
and auxins on bud number have been reported in Philonotis lancifolia and
Trematodon brevicalyx (Babbar 1985) and Garckea phascoides (Chopra & Sar-
la 1986).
Chopra & Dhingra-Babbar (1984) reported that, in Trematodon brevi,
lyx, higher concentrations of auxin with kinetin produced only moruloid
buds, whereas lower concentrations of auxin with kinetin led to the forma-
tion of normal buds. In Anoectangium thomsonii (Chopra & Rashid 1969)
and Dicranella coarctata (Kumra 1981), the inhibitory effect of kinetin on
the development of gametophores was nullified by IAA. In Timmiella ano-
mala (present investigation), normal shoots were produced when IAA and
kinetin were added separately, whereas stunted gametophores were formed
when they were added together. Similar observations were recorded on Ani-
sothecium molliculum by Kumra (1985).
ACKNOWLEDGEMENTS. - Financial assistance from the Council of Scien-
tific and Industrial Research, New Delhi, is gratefully acknowledged. Thanks are
also due to Professor R.N. Chopra for guidance.
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PRÉSENCE DE BRYOERYTHROPHYLLUM
FERRUGINASCENS (STIRT.) GIAC. EN HAUTE-SAVOIE
Jean-Claude VADAM
17, rue de Montbouton, Dasle, F-25230 Seloncourt,
France.
Bryoerythrophyllum ferruginascens (Stirt.) Giac.
Barbula rubella var. ruberrima Ferg.
Barbula rubella var. brevifolia Lindb. et Arn.
Barbula botelligera Mónkem.
= Barbula ferruginascens Stirt.
Didymodon botelliger (Mónk.) Hag.
= Bryoerythrophyllum rubrum (Jur.) Chen var. minus Saito
Léptodontium arsenii Thér.
= Barbula andreaeoides Kindb.
Bryoerythrophyllum ferruginascens est une Pottiacée jusqu'ici ignorée du
territoire francais. Elle connaît une importante synonymie, dont les derniers
éléments ont été fournis par Sollman (1983). L'unique échantillon conservé
dans l'herbier général du Laboratoire de Cryptogamie du Muséum National
d'Histoire Naturelle de Paris (PC) se rapporte à une récolte de 1981 réalisée
en Nouvelle-Guinée (Comm. écrite D. Lamy).
Anatomiquement proche de Bryoerythrophyllum recurvirostrum (Hedw.)
Chen, la plante possède des propagules rougeâtres et cloisonnées, plus ou
moins en forme de fer de hache, fixées sur les rhizoides des parties anciennes
et brunies de l'axe feuillé. Du fait de sa stérilité habituelle en Europe, elle a
pu étre confondue sur le terrain avec d'autres espéces appartenant au genre
Barbula. En 1988, nous avons découvert cette espéce, dont la détermination
a été confirmée par R.B. Pierrot, en touffes denses et tomenteuses, sur la
terre dénudée et dépourvue de calcaire actif prés du sommet de Tardevant,
qui culmine à 2500m, dans la chaine des Aravis (La Clusaz, Haute-Savoie).
Dans cette station, elle ne parait pas liée à la présence de gites métalliféres,
comme l'indiquent certains auteurs (Düll & Meinunger 1989).
La plus grande fréquence de ce taxon correspond surtout aux régions
circumpolaires arctiques: Groenland, Islande, Scandinavie, Sibérie, Archipel
Frangois-Joseph (Smith 1978), Canada, Etats-Unis (Alaska, Virginie), Japon.
Par ailleurs, elle est encore connue des montagnes du Mexique, du
Source : MNHN, Paris
74 J.C. VADAM
——
Ao pm
Propagules de Bryoerythrophyllum ferruginascens
Guatemala (Zander 1979), de l'ouest de la Mélanésie et de la péninsule de
Huon en Nouvelle-Guinée (Morris et al. 1989).
En Europe tempérée, elle reste rare et n'est actuellement signalée que
de quelques localités de Grande-Bretagne, d'Allemagne (Saxe, Baviére,
Rhénanic, Palatinat), d'Autriche (Tyrol) et de Pologne (Dúll £ Meinunger
1989).
Elle a été découverte en Suisse á la suite d'une révision d'herbier par P.
Geissler (1987), dans une récolte de J. Amann réalisée dans le Valais en
1926; cette station n'a pas été vérifiée sur le terrain ultérieurement.
La localité savoyarde, nouvelle pour les Alpes occidentales, marque la
limite méridionale connue de l'aire de répartition européenne de cette
espèce.
(Une partie de la récolte de Brvoerythrophyllum ferruginascens réalisée en
Haute-Savoie a été conservée dans l'herbier de l'auteur sous le numéro 88714; une
autre a été déposée au laboratoire de Cryptogamie du Muséum National d'Histoire
Naturelle à Paris).
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Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
1990, t.11, f.3, p. 197-209
ERRATUM
p. 199 - Le tableau I (mesure du pH) n'est pas celui qui correspond au texte
de cette publication. Il doit être remplacé par le tableau suivant.
localité biotope pH
Haute forét d'Eu butte 4,35
butte 4,30
petit talus 4,00
sommet de talus 4,20
5 4,10
Haute forêt de Desvres lisière de pinède 4,40
e forêt de Desvres petit talus 3,70
Proyart (vallée de la Somme) souche de saule 4,35
Ce faisant, le contenu des paragraphes 2 et 3 de la p. 200 s'accorde avec le
résultat des mesures de pH réalisées.
Les auteurs
Source : MNHN, Paris
im
EEG ON
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1991, 12 (1): 79-94 79
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Délimitation des Leskeaceae Schimp., Helodiaceae (Fleisch.) Buck et
Crum stat. et comb. nov. (Thuidiaceae subfam. Helodioideae), Thuidiaceae Schimp.
divisées en 2 sous familles: Thuidioideae (Thuidium, Thuidiopsis, Abietina) et
Cyrtohypnoideae subfam. nov. (Cyrtohypnum (Hampe) Hampe et Lor. in Hampe,
Lorentzia, Rauiella, Boulaya). Nombreuses nouv. comb., notamment esp. de
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Historique, morphol., relations écol., de la sect, Racelopus (Dozy et Molk.)
stat. nov., incluant Pseudoracelopus Broth. et Racelopodopsis Thér. Cette section
comprend 9 esp. réparties en 2 groupes: clé aux taxons. Pour chaque esp. syn.,
typif., descr., ill, distr., écol., notes. L'esp. type de la sect. est: Racelopus pilifer Dozy
ct Molk. Pseudoracelopus philippinense Broth., P. misimense Bartr., P. petelotii Thér.
et Henry, Racelopodopsis camusii Thér. et Racelopus piliferum Dozy et Molk. sont
transférés sous Pogonatum. Pogonatum iwatsukii est nom. nov. pour Racelopus
acaulis Mitt. in Mitt. & Wright.
Voir aussi: 91-005, 91-006, 91-023, 91-042, 91-065, 91-066.
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tabl.
La différentiation des gamétanges ne touche que 60% des individus. La
protandrie est de règle, la protogynie une exception. La synchronisation des
développements des pamétanges et de l'ouverture des anthéridies et du col de
Varchégone représente une condition fondamentale à la réalisation de la fécondation.
Le contróle des facteurs de l'environnement restent à déterminer précisément.
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9PL, U.K).
Les effets de la disponibilité en nitrate inorganique, de l'apport
d'ammonium et de la température sur l'activité de la nitrate réductase chez
Sphagnum sont discutés en relation avec l'utilisation de cette activité enzymatique
comme moniteur de dépots de nitrate atmosphérique chez les esp. de bryophytes
ombrotrophiques.
Voir aussi: 91-057, 91-058, 91-059, 91-066.
Cytologie, Ultrastructure
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Hannover 71).
Ultrastructure du développement des corps métachromatiques présents
dans les cellules des ailes du thalle de Riella helicophylla.
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£ 2,50 (port en sus) auprès de British Bryological Society, National Museum of
Wales, Cardiff CF1 3NP, UK).
Ce petit guide permet à tout un chacun, sans connaissance préalable,
d'appréhender les chromosomes chez les bryophytes: structure, comportement, rôle,
techniques de préparation.
Bryophilie
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Bryum klinggraeffii: galles sur les rhizoides ou bandes denses sur les rhizoides.
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fig. (Biol. Inst., Div. Bot., Univ. Oslo, P.O. Box 1045, Blindern, N-0316 Oslo
3).
Descr. de Lamprospora miniatopsis se développant sur Tortula excelsa.
Comparaison avec les Lamprospora à spores réticulées croissant aussi sur Tortula.
Proposition de L. retispora (Itzerott & Thate) c.n. (= Octospora).
Source : MNHN, Paris
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200 spécimens de mousses et d'hépatiques ont été récoltés à Bouvetøya.
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La similarité de la stratégie démographique de 2 populations de
Polytrichum commune, établies sur des milieux contrastés, démontre que cette
stratégie dépend uniquement de mécanismes internes.
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. Ser. (A) 1986, 35(1): 21-30, 3 cartes, en tchèque, rés.
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Bibliographie et récoltes récentes sont utilisées pour établir la distribution
en Tchécoslovaquie de Cephalozia pleniceps, Kurzia sylvatica et K. pauciflora.
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Haute-Normandie (11-17 juillet 1988). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest n.s., 1989,
20: 313-341, 3 pl., 5 cartes, 1 tabl. (Ibidem).
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Tortula brevissima, Leptodontium gemmascens nouv. pour la Normandie. Données
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Mielichhoferia elongata nouv. pour la Péninsule Ibérique. Scapania
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7b-26, Charing Cross Road, London WC2, UK).
Descr., ill. de 26 esp. de Sphaignes, communes ou assez distinctes pour
être reconnues sur le terrain. Toutefois l'auteur signale presque toutes les esp.
trouvées en Amérique boréale: clés. Données sur la terminologie, le cycle de vie, l'ha-
bitat, les tourbiéres et les successions dans les tourbiéres, Glossaire, index, bibliogr.
Ouvrage destiné aussi bien à l'amateur qu'à l'étudiant ou au biologiste s'intéressant
aux Sphaignes.
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prix: £ 3.50 (port en sus), British Bryological Society, National Museum of
Wales, Cardiff, CF1 3NP, UK).
Guide destiné à tout individu ou groupe d'individus devant récolter les
bryophytes dans les tropiques, particuliérement destiné aux amateurs ou étudiants:
préparation, comment collecter, où regarder ...bibliographics à consulter.
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Les esp. nouv. ou intéressantes pour le Centre-Ouest et méme la France
sont signalées.
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Sergio ex Crundw. Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest nS., 1989, 20: 141-143
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Clés, descr., ill. et distr., de 170 mousses, 20 hépatiques, 156 lichens et 28
éres représentatifs de la partie NW de l'Amérique du Nord. Ces esp.
^ de la flore de la région. En introduction, les auteurs présentent la
végétation phanérogamique et cryptogamique de la dition. Bibliogr., glossaire (8p.),
et index spécif. (Sp.) complètent ce manuel.
Voir aussi: 91-001, 91-003, 91-004, 91-065, 91-099, 91-104.
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Bell
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Voir aussi: 91-035.
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Buxbaumiaceae. London: Natural History Museum Publ., 1990, 256 p., fi
166-326 (ISBN 0 565 01116 2, prix £ 25, ed: Cromwell Road, London SW?
SBD, UK).
Ce 2° volume de la flore des mousses de Malésie présente les espèces ap-
partenant aux familles leucobryoides et la fin de l'étude des Dicranaceae. Descr, des
familles, genres (clé aux esp.). Taxonomie, descr., ill, hab., distr. de chaque taxon:
nouv. syn. Comb. nouv.: Leucobryum aduncum Var, scalare (C. Müll. ex Fleisch.)
(= L. s), Leucobryum sanctum var. arfakianum (C.Müll. ex Geh.) (= L. a) et
Syrrhopodon prolifer var. laevis (Dix) (= S. aberrans var.). Noter encore Chameleion
Ellis & Eddy nom. nov. pour Heliconema Ellis & Eddy hom. illeg. dont l'esp. type
est Ch. cryptocarpus (Dozy et Molk.) (= Syrrhopodon), ct qui comprend aussi Ch.
xanthophyllus (Mitt.) (= Syrrhopodon), et Ch. peguense (Besch) (= Calymperes).
Index et bibliographie complètent ce manuel, très bien présenté,
91-066 ZINSMEISTER H.D. and MUES R. - Bryophytes. Their chemistry and
chemical taxonomy. Oxford: Oxford University Press, 1990, xiii, 470p., ill.
(ISBN 0 19 857716 8, prix: £ 55.00, cd: Walton street, Oxford OX2 6DP, UK)
(Proc. Phytochem. Soc. Europe 29).
Cette présentation de 29 communications du congrès "Chemistry and
chemical taxonomy of bryophytes” tenu à Saarbrück en 1988, permet de montrer
chez les bryophytes la surprenante variété de structures chimiques, source remar-
quable de produits naturels nouveaux. Les communications sont réparties en 6 par-
ties: 1. Morphologie et taxonomie des hépatiques et des mousses - 2. Substances chi-
miques: terpènes et terpénoides, stérols, lipides acyles, flavonoides, composés
phénoliques, synthése de certains composés - 3. Aspects biochimiques et physiologi-
ques: biosynthése de Vac. sphagnique, les enzymes et leurs métabolismes, les
régulateurs de croissance, l'absorption de substances inorganiques, les polluants -
Métabolisme - 5. Activité biologique des produits naturels: terpénoides et compos
aromatiques à activité pharmacologique, composés biologiquement actifs - 6. Impor-
tance chimiotaxonomique des métabolites secondair signification des flavonoides,
utilisation de marqueurs enzymatiques, composition des composés volatiles. Ce volu-
me se veut un survol de notre connaissance sur la chimie et la chimiotaxonomie des
bryophytes, en associant des aspects purement chimiques aux observations morpho-
logiques, physiologiques ct taxonomiques. Il remplit pleinement son rôle et est un
point de repère important dans la littérature bryologique.
Source : MNHN, Paris
88 BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE LICHÉNOLOGIQUE
Systématique, Nomenclature
91-067 BRODO LM. - Rhizocarpon hensseniae, a cephalodiate lichen from the
Northwest coast of North America. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 29-35, 6 fig.
(Natl. Mus. Nat. Sci., P.O. Box 3443, Station ‘D', Ottawa, Ontario KIP 6P4,
Canada).
Diagn., descr., ill. de Rhizocarpon hensseniae, affine de R. hochstetteri.
Glaciation, aire refuge.
91-068 DIEDERICH P. - Lichenicolous fungi from the Grand Duchy of Luxembourg
and surrounding areas. Lejeunia 1986, 119: 1-26, 8 fig, | tabl. (Route de
Luxembourg 93, L-7373 Lorentzweiler).
Diagn. descr, ill de 6 esp. nouv. de champignons lichénicoles.
Lichenostigma rugosa a été observé ou non selon sa position sur son hôte.
Lichenoconium lichenicola a été observé pour la 1° fois en dehors de sa loc. type. No-
tes pour 29 autres esp.
91-069 GALLOWAY D.J. and JAMES P.W. - Species of Pseudocyphellaria Vainio
(Lichenes), recorded in Delise's: “Histoire des lichens: genre Sticta ”. Nova
Hedwigia 1986, 42(2-4): 423-490, 29 fig. (Bot. Dept, Nat. Hist. Mus.
Cromwell Road, London SW7 5BD, UK).
Vie et travaux de D.F. Delise (1780-1841). Son mémoire “Histoire des
lichens: genre Stieta ^ a été publié en 1825 dans les Mém. Soc. Linn. Calvados. Des-
cription nouvelle de 23 taxons liés à Pseudocyphellaria, ill. et typification à partir du
matériel type (PC-Lenormand). Profil chimique de chaque taxon.
91-070 GALLOWAY D.J. and PICKERING J. - Sticta ainoae, a new species from
cool temperate South America. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 91-97, 1 fig.
(Ibidem).
Diagn., descr., ill. de Sticta ainoae sp. nov.
91-071 HAFELLNER J. and ROGERS R.W. - Maronina - a new genus of lichenised
Ascomycetes (Lecanorales, Lecanoraceae) with multispored asci. Biblioth.
Lichenol. 1990, 38: 99-108, 14 fig. (Inst. Bot, Karl-Franzens-Univ.,
Holteigasse 6, A-8010 Graz).
Diagn., descr., ill. de Maronina nouv. genre distinct de Maronea par ses
asques et spores, affine de Protoparmelia. Esp. type: Maronina australiensis sp. nov.
Le genre comprend aussi M. multifera (Nyl.) (= Lecanora).
91-072 HALE M.E. - New species of Parmotrema (Ascomycotina: Parmeliaceae) from
tropical America. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 109-119, 10 fig. (Dept. Bot.,
Smithsonian Inst., Washington DC 20560, USA).
Diagn., descr, ill de Parmotrema brasiliense, P. cachimboense, P.
ciliiferum, P. mantiqueirense, P. maraense, P. paraense, P. pigmentosum. P.
subochraceum et P. wirthii. P. confusum est nom. nov. pour P. latissima var. minima
Lynge.
91-073 HAWKSWORTH D.L. and SANTESSON R. - A revision of the lichenicolous
fungi previously referred to Phragmonaevia. Biblioth. Lichenol. 1990, 38:
121-143, 24 fig. (CAB Int. Mycol. Inst., Ferry Lane, Kew Surrey TW9 3AF,
UK).
Source - MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE 89
Phragmonaevia fuckelii et P. peltigerae sont transférés sous Corticifraga
gen. nov. Deser., ill., distr. des taxons. Diagn., descr. de Letrauia gen. nov. (esp.
type: L. cladoniicola Sp. nov.).
91-074 HERTEL H. and RAMBOLD G. - Zur Kenntnis der Familie Rimulariaceae
(Lecanorales). Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 145-189, 1 fig. (Bot. Staatssamml.
München, Menzinger Str. 67, D-8000 München 19).
Descr. des Rimulariaceae emend. comprenant les lichens crustacés avec
phycobiotes trebouxioides colonisant les rochers et les substrats organiques, ayant
des ascocarpes noires discoides ou lirelliformes, à asques de type Rimularia. l-
Lithographa Nyl., sauf quelques esp. mal placées, appartient à cette famille. 2-
Lecanora gibbosa, Lecidea illita et Lecanora intercedens, précédemment sous Morigia
sont transférés sous Rimularia. 3- Aspicilia badioatra, Pyrenula gibbosa, Lecidea
gyrizans et Lecidea sphacelata sont placés sous Rimularia; Verrucaria peregrina,
lichénicole, sous Meristamium. 4- Diagn. de Lithographa marionensis, L.
subantarctica, Rimularia australis, R. exigua et R. henssenia esp. nouv. décrites de
l'hémisphère Sud. 5- Nouv. synonymes; extension d'aire de cert. esp., liste des taxons
exclus de la famille. - Descr., taxonomie, distr. de chaque taxon.
91-075 JORGENSEN P.M. and JAMES P.W. - Studies in the lichen family
Pannariaceae IV: the genus Degelia. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 253-276, 13
fig. (Univ. Bergen, Bot. Inst., Allegt. 41, N-5007 Bergen).
Le genre Degelia comprend les esp. de Parmeliella ayant un thalle compa-
rable à celui des Coccocarpia. 2 sect; Amphiloma (Fr. c.n. avec Nostoc (D.
atlantica (Degel.) c.n., D. plumbea (Lightf.) (= Lichen), et D. ligulata sp. nov.) et
sect. Degelia avec Scytonema (6 esp. dont D. fluviatilis sp. nov., D. periptera
(Knight) (= Pannaria), D. flabellata sp. nov.).
91-076 KORF R.P. - Report on the committee for fungi and lichens. Taxon 1986,
35(3): 552-556 (Plant Pathol. Herb., Cornell Univ., Ithaca NY 14853, USA).
Etat des propositions, acceptées ou non, depuis 1977.
91-077 KROG H. - Parmotrema hensseniae sp. nov. Biblioth. Lichenol. 1990, 38:
307-310, 2 fig. (Bot. Gard. & Mus., Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo 5).
Diagn., descr., ill. de Parmotrema hensseniae sp. nov. de Tanzanie. Elle
représente la contrepartie sorédiée de l'esp. primaire P. degelianum.
91-078 LUMBSCH H.T. and HAWKSOWRTH D.L. - The species of Lethariicola
Grumm. (Odontotremataceae). Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 325-333, 16 fig.
(Univ. Essen, Fachber. 9, Postfach 103764, D-4300 Essen)
Révision du genre Lethariicola Grumm., lichénicole. L. cucularis
(Norman) (= Limbaria) est le nom correct pour L. sipei Grumm. et L. figulina
(Norman) (= Limbaria) c.n. Clé, tax., descr., ill. distr., hôte de chaque taxon.
91-079 MAYRHOFER H., SCHEIDEGGER Ch. and SHEARD J.W. - Rinodina
lecanorina and R. luridata, two closely related species on calciferous rocks.
Biblioth. Lichenol, 1990, 38: 335-356, | tabl., 11 fig. (Inst. Bot, Karl-
Franzens-Univ. Graz, Holteigasse 6, A-8010 Graz).
Tax., descr., ill, distr. de Rinodina lecanorina et R. luridata, esp. ayant des
ascospores de type Bicincta. R. luridata (Koerb.) (= Buellia) a comme syn. nouv. R.
euryspora Zahlbr.
91-080 STENROOS S. - The family Cladoniaceae in Melanesia. 1. Cladonia sect.
Unciales. Ann. Bot. Fenn. 1986, 23(2); 161-164, 2 fig. (Dept. Bot., Univ.
Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki).
Descr., ill., chimie de Cladonia papuana sp. nov. de Papouasie Nouvelle-
Guinée et de C. siamea Des Abb. nouv. pour la région.
91-081 TIMDAL E. - Gypsoplacaceae and Gypsoplaca, a new family and genus of
squamiform lichens. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 419-427, 1 fig., 1 tabl. (Bot.
Mus., Univ. Oslo, Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo 5).
Source : MNHN, Paris
90 BIBLIOGRAPHIE
Lecidea macrophylla Zahlbr., esp. squamiforme est l'esp. type de Gypso-
placa gen. nov., monospécifique, appartenant à la fam. nouv. Gypsoplacaceae.
Diagn., descr., ill., taxon., distr. des taxons. La nouv. fam. est reliée aux Lecanorales
par le type d'asque.
NSKA H. - Lecanora vainioi and L. ahti, two new lichen species from
Brazil, compared with five allied species. Ann. Bot. Fenn. 1986, 23(2): 121-141,
14 fip. 2 tabl. (Dept. Bot, Univ. Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170
inki)
agn., descr., ill. de Lecanora vainioi et L. ahti sp. nov. du Brésil. Avec
L. henssenii nom. nov. pour L. frustulosa var. cinerascens, elles font partie du groupe
L. subfusca. Typification, caract. morphol. et chim. des esp. du groupe L. subfusca.
Lectotypif. d'autres esp. n'appartenant pas au groupe.
Voir aussi: 91-089, 91-106, 91-107, 91-108, 91-114.
Morphologie, Anatomie
91-083 BÜDEL B. - Anatomical adaptations to the semi arid/arid environment in the
lichen Peltula. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 47-61, 16 fig.(Fachber. Biol., Karl-
von-Frisch-Strasse, D-33530 Marburg).
Rôle de la couche la plus externe du thalle qui protège le photobiote
procaryotique, sensible à de très hautes intensités lumineuses, La structure
ombiliquée du thalle et sa ressemblance avec une éponge permettent au lichen d'aug-
menter son activité photosynthétique, par absorption d'eau par capillarité.
91-084 JAHNS H.M. and OTT S. - Regulation of regenerative processes in lichens.
Biblioth. Lichenol. 1990, 30: 243-252, 17 fig. (Bot. Inst., Heinrich Heine Univ.,
Universitätsstr. 1, D-4000 Düsseldorf).
ulation des processus de régénération dépendent d'une chaine de
changements morphogénétiques compliqués. Descr. des types de régénération.
91-085 NASH III T.H., BOUCHER V.L., GEBAUDER R. and LARSON D.W
Morphological and physiological plasticity in Ramalina menziesi studies with
reciprocal transplants between a coastal and inland site. Bib/ioth. Lichenol.
1990, 38: 357-365, 1 fig., 1 tabl. (Dept. Bot, Arizona State Univ., Tempe,
Arizona 35287-1601, USA).
A la suite de transplantation, les contrôles environnement. et génétiques
peuvent affecter la morphologie et la physiologie de l'espèce.
Voir aussi: 91-067, 91-069 à 91-074, 91-078 à 91-082, 91-105 à 91-108, 91-114.
Physiologie, Chimie
91-086 BROWN D.H. and BROWN R.M. - Factors influencing desiccation - induced
membrane damage in Peltigera horizontalis. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 37-45,
2 tabl (Dept. Bot., The University, Bristol BS8 1UG, UK).
Les dommages de la membrane produits par la dessiccation sont suivis par
la perte de potassium intracellulaire.
91-087 CZECZUGA B. GUTKOWSKI R., CZERPAK R. - Investigations on
carotenoids in lichens. V. Lichens from Antarctica, Pol. Polar Res. 1986, 7(3):
295-303, 2 fig., 2 tabl. (Dept. Gen. Biol, Med. Acad., Kiliñskiego 1, 15-230
Bialystok, Poland).
Chromatogr. en couche mince et en colonne pour étudier les caroténoides
de Xanthoria elegans, Caloplaca regalis, Usnea antarctica, U. fasciata, Himantormia
lugubris et Ramalina terebrata. f| caroténe, f-cryptoxanthène, lutéine époxide,
zéaxanthine et mutatoxanthine sont les plus fréquents.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 91
91-088 HUOVINEN K. and AHTI T. - The composition and contents of aromatic
lichen substances in the genus Cladina. Ann. Bot. Fenn. 1986, 23(2): 93-106, 6
tabl, 5 fig. (Div. Pharmacognosy, School Pharmacy, Univ. Helsinki,
Fabianinkatu 35, SF-00170 Helsinki).
Chromatogr. en couche mince et en phase liquide à haute performance
confirment les études précédentes. Le contenu total en substances aromatiques varie
de | à 8.3% du poids sec, Les ac. usnique, perlatolique, fumarprotocétrarique et
l'atranorine sont les plus fréquents.
91-089 HUOVINEN K., AHTI T. and STENROOS S. - The composition and
contents of aromatic lichen substances in Cladonia section Cladonia and group
Furcatae. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 209-241, 3 fig., 3 tabl. (Ibidem).
Chromatogr. en couche mince et en phase liquide à haute performance
pour étudier les composés aromatiques de 65 esp. de Cladonia sect. Cladonia et du
groupe Furcatae, Composition chimique nouvelle pour 20 esp. Les composés ma-
jeurs incluent le complex fumarprotocétrarique, et moins fréquemment le com-
plexe ac. stictique où le complexe ac. psoromique, et Vatranorine. L'ensemble des
composés varie de 0.6 à 8.1% du poids sec. Taxonomie: nouv. syn. Cladonia
asahinae nouv. pour la Finlande. Interactions biosynthétiques de l'atranorine et de
Vac. fumarprotocétrarique.
91-090 LANGE O.L., KILIAN E. und ZIEGLER H. - Photosynthese von
Blattflechten mit hygroskopischen Thallusbewegungen bei Befeuchtung durch
Wasserdampf oder mit em Wasser. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 311-323,
1 fig., 2 tabl. (Inst. Bot. & Pharmaz. Biol, Univ. Würzburg).
Suivi de la photosynthése par carbone marqué chez Cladonia convoluta,
Chondropsis semiveridis et Xanthomaculina convoluta des zones arides.
91-091 SCHLARMANN G., PEVELING E. and TENBERGE K. - The occurence of
chitin in the cell walls of ascomycetes mycobionts. Biblioth. Lichénol. 1990, 38:
11 fig, 1 tabl. (Bot. Inst, Univ. Münster, Schlossgarten 3, D-4100
Münster).
Présence de la chitine dans les parois cellulaires des mycobiotes en relation
avec la quantité d'azote présent dans le lichen.
91-092 SILBERSTEIN L., SIEGEL S.M., KELLER P., SIEGEL B.Z. and GALUN
M. - À new method for the extraction of ATP from lichens. Biblioth. Lichenol.
1990, 38: 411-418, 3 fig. (Dept. Bot., Tel Aviv Univ., 69978 Tel Aviv, Israel).
Descr. de la nouvelle méthode. Les changements de niveaux d'ATP se-
raient de bons indicateurs des effets de la pollution atmosphérique sur les lichens.
Voir aussi: 91-080, 91-082, 91-083, 91-085, 91-095, 91-101, 91-114.
Synthèse lichénique
91-093 AHMADJIAN V. - What have synthetic lichens told us about real lichens ?
Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 3-12, 2 fig. (Clark Univ., Worcester MA 01610,
USA).
Les stades non naturels ou incomplets, produits parfois par les synthèses
artificielles de lichens peuvent donner des informations valables pour une meilleure
compréhension de la formation naturelle des lichens.
91-094 HONEGGER R. - Ultrastructure studies in lichens I. Haustorial types and
their frequence in a range of lichens with trebouxial photobionts. New Phytol.
1986, 103(4): 785-795, 7 fig. (Inst. Pl. Biol, Univ. Zürich, Zollikerstr. 107,
CH-8008 Zürich).
MEB et MET pour étudier l'interface myco-photobiote dans les
ascolichens à photobiotes trebouxoides. Diversité de la structure haustoriale et
fréquence de ces structures selon les spécimens.
Source : MNHN, Paris.
92 BIBLIOGRAPHIE
91-095 HONEGGER R. - Ultrastructural studies hens IL Mycobiont and
photobiont cell wall surface layers and adhering crystalline lichen products in
four Parmeliaceae. New Phytol 1986, 103(4): 797-808, 1 tabl., 9 fig. (Ibidem).
MEB et MET pour suivre les relations entre mycobiotes de lichens
lecanoraléens et leurs photobiotes trebouxioides. Résumé des effets in vitro de pro-
duits phénoliques lichéniques sur le métabolisme des photobiotes isolés; rôle possible
des ces métabolites secondaires à l'interface myco-photobiote dans le thalle
lichénique.
91-096 HONEGGER R. - Mycobiont-photobiont interactions in adult thalli and in
axenically resynthesized pre-thallus stages of Xanthoria parietina (Teloschistales,
Lichenized Ascomycetes). Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 191-208, 20 fig., 2 tabl.
(Ibidem).
Alors que Xanthoria parietina est un lichen foliacé, les pré-thalles, obtenus
lors de synthèses artificielles, sont crustacés, non stratifiés et non polarisés. Dans
ci les cellules du photobiote sont ‘enfeuillés’ par une couche pariétale dérivée du
champignon; présence de complexes haustoriaux comparables à ceux du stade adulte.
Pollution
91-097 FEIGE G.B., NIEMANN L. and JAHNKE S. - Lichen and mosses - silent
chronists of the Chernobyl accident. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 63-77 (Univ.
GHS Essen, Fachb. 9, Bot./Pflanzenphysiol., Universitätsstr. 5, D-4300 Essen
1).
Depuis l'accident de la centrale de Tchernobyl en 1986, le contenu en
radionucléides a baissé dans l'ensemble de la végétation, sauf dans les plantes
inférieures où il demeure important. Il n'y a aucune corrélation entre les valeurs dans
le sol et celles dans les plantes, ni avec des données géographiques. Il faut donc se
méfier des généralisations sur la contamination.
Voir aussi: 91-092.
Répartitio
- Additions to the lichen flora of the Azores. Biblioth.
13-27, 1 fig., 1 tabl. (Nat, Hist. Mus., Box 7283, S-40235
Ecologie, Sociologie
90-098 ARVIDSSON 1
Lichenol. 1990, 38
Goteborg).
Liste de 44 lichens avec loc. dont 35 sont nouv. pour les Açores, 7 pour la
Macaronésie et 7 pour Europe (Coccocarpia palmicola, Erioderma chilense, Graphis
insidiosa, Hypotrachyna costaricensis, H. pseudosinuosa, Parmotrema mellissii, P.
subisidiosum).
91-099 ASTA J., AVNAIM M. et LETROUIT M.A. - Colonisation d'un sol vierge
par Bacomyces rufus (Huds) Rebent, (Lichen) et Pogonatum urnigerum
(Hedw.) P. Beauv. (mousse) aspect morphologique et structural. Trav. Sci.
Parc. Natl. Vanoise 1986, 15: 83-101, 13 fig. (Lab. Bot. & Biol. vég., Univ. I
Grenoble, BP 68, F-38042 Saint-Martin-d' Heres Cedex).
Mode de colonisation par Baeomyces et Pogonatum. En profondeur il n'y
a pas de compétition; mais il y a un antagonisme de surface: les pousses feuillées de
la mousse se développent en désorganisant les thalles du lichen.
91-100 FOLLMANN G. - Zur Kryptogamenflora und Kryptogamenvegetation des
Naturschutzgebietes Urwald Sababurg im Reinhardswald (Nordhessen). IV. Die
Flechten (Lichenophyta). Hessische Florist. Briefe (Inst. Natursch. Darmstadt)
1986, 35(4): 50-58, 2 fig. (Geobot. & Phytotax. St. Group, Bot. Inst., Univ.
Köln, Gyrhofstr. 15, D-5000 Köln 41).
Liste de 68 lichens avec loc. du pare naturel de Sababurg (Hesse du N).
Source : MNHN, Paris
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91-101 FOLLMANN G. and MIES B. - Contributions to the lichen flora and lichen
vegetation on the Cape Verde Islands VII. Some lichen records new to Greater
Macaronesia. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 79-89 (Ibidem).
11 lichens avec loc. notes, chimie, taxon, nouv. pour la Grande
Macaronésie. Collema subflaccidum et Peltula africana nouv. pour les Iles du Cap
Vert.
91-102 KARNEFELT I. - Evidence of a slow evolutionary change in the speciation of
lichens. Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 291-306, 8 fig. (Dept. Syst. Bot., Univ.
stra Vallgatan 18-20, S-22361 Lund).
Essai d'explication des grandes disjonctions entre l'Amérique du Sud et
lévidence parle pour une théorie montrant que les populations isolées
nt avoir été établics après la cassure de l'ancien continent sud durant le
. Certaines espèces de lichens pourraient donc être très anciennes.
pourra
Crétac
91-103 KAPPEN L. - Usnea sphacelata, its role in the vegetátion and its possible
growth capacity on Bailey Peninsula, Wilkes Land. Biblioth. Lichenol. 1990, 38:
277-289, 4 tabl., 3 fig. (Inst. Polarókol., Univ. Kiel, Olshausenstr. 40, D-2300
Kiel 1).
Il faudrait 300 ans à Usnea sphacelata pour que ce lichen retrouve son aire
complète en Antarctique.
91-104 KHALIFE S. et ROUX Cl. - L/aire minimale d'un peuplement de lichens
corticoles (Peuplement à Parmelia caperata). Bull. Soc. Linn. Provence "1985"
1986, 37: 177-193, 2 tabl., 6 fig. (Inst. Méd. Ecol., Fac. Sci. Techn. St Jérôme,
Av. Escadrille Normandie-Niemen, F-13397 Marseille Cedex 13).
Détermination, selon la méthode du coefficient de similitude moyen, de
l'aire minimale d'un peuplement de lichens corticoles à grands thalles foliacés domi-
nants, Bryophytes associés.
91-105 JORGENSEN P.M. - Macrolichens of Bouvetøya. Norsk Polarinst. Skr.
36, 185: 23-34, 4 fig. (Univ. Bot. Inst, P.O. Box 12, N-5014 Bergen).
. notes taxon. et distr. de 12 esp. foliacées et fruticuleuses nouv.
pour Bouvetoya.
91-106 OBERHOLLENZER H. and WIRTH V. - Contributions to a revision of the
lichen genus Fuscidea VM: Fuscidea recensa (Stirton) Hertel, V. Wirth & Vezda.
Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 367-375 (Staat. Mus. Naturk., Rosenstein,
D-7000 Stuttgart 1).
Taxon., distr., écol. de Fuscidea recensa, nouv. pour l'Allemagne. Nouv.
syn.: F. curvula (H. Magn.) Hertel.
91-107 ØVSTEDAL D.O. - Crustose lichens of Bouvetøya. Norsk Polarinst. Skr.
1986, 185: 35-56, 9 fig. (Univ. Bot. Inst, P.O. Box 12, N-5014 Bergen).
Morphol., notes taxon., distr. de 32 lichens crustacés appartenant à 20
genres, Diagn., descr, ill. de Bouvetiella, B. pallida, Arthonia subantarctica,
Arthopyrenia maritima, Buellia bouvetii et Caloplaca tenuis gen. et sp. nov.
91-108 OVSTEDAL D.O. and HAWKSWORTH DAL. -
from Bouvetøya. Norsk Polarinst. Skr. 1986, 185
(Ibidem).
Descr. et distr. de 5 ascomycètes lichénicoles dont 3 sp. nov:
sum placopsiphilus, Didymella epimelanostela et Phaeospora subantarctica.
enicolous ascomycetes
57-60, 1 tabl, 2 fig.
Clypeoco
91-109 PISUT I. - Nachtrage zur Kenntnis der Flechten der Slowakei 11. Zborn.
Slovensk. Národn. Múz. Pifr. Ved. 1986, 32: 167-170 (Csc., Slovenska
Národné Müzeum, Vajanskeho nábr. 2, 81436 Bratislava).
Liste de lichens de Slovaquie avec loc.
91-110 POELT J. und VEZDA A. - Über kurzlebige Flechten (on short living
lichens). Biblioth. Lichenol. 1990, 38: 377-394, 2 fig. (Inst. Bot, Karl-
Franzens-Univ., Holteigasse 6, A-8010 Graz).
Source : MNHN, Paris
94 BIBLIOGRAPHIE
Exemples de lichens à vie courte (quelques mois) dont la plupart sont
terricoles et ont un habitat préférentiel. Ils croissent normalement dans des localités
où il a peu de compétition, et de courte existence (pentes érodées, substrats insta-
bles...
91-111 ROWE J.G. y EGEA J.M. - Liquenes silicicolas de la sierras costeras occiden-
tales de la Comarca de Algeciras (Cadiz, España). Acta Bot. Malacitana 1986,
4,2 fig. (Depto. Biol. veg., Fac. Farmacia, Sevilla, España).
Catalogue de 130 lichens silicicoles de la Comarca de Algeciras, avec loc.
Voir aussi: 91-067, 91-068, 91-070, 91-072, 91-074, 91-077 à 91-082, 91-114.
Documentation, Histoire des Sciences
91-112 NIMIS P.L. - Lichenological studies in North East Italy I: the computerization
of the TSB lichen herbarium. Gortania 1984, 6: 139-146, 1 fig. (Dept. Biol., Sez.
Geobot. & Ecol. veg., Univ. Studi, via A. Valerio 30, 1-34127 Trieste).
Voir aussi: 91-060, 91-064, 91-069.
Ouvrages généraux
91-113 JAHNS H.M. - Contributions to lichenology in honour of A. Henssen.
Beitráge zur Lichenologie Festschrift A. Henssen. Bibliotheca Lichenologica
1990, 38: 1-427, ill. (ISBN 3 443 58017 3, prix 160 DM, er in der
Gebr. Borntraeger Verlagsb.. Johannestr.
28 contributions lichénologiques dédiées à A. Henssen pour ses 65 ans:
matique, floristique, relations myco-photobiotes, écologie, chimie. Eponymes
à cette occasion: Rhizocarpon henssenia Brodo (Queen Charlotte Isl), Sticta
ainoae D. Gallow. & J. Pickerins (Amérique du Sud) et Parmotrema hensseniae Krog
(Tanzanie).
91-114 KARNEFELT I. - The genera Bryocaulon, Coelocaulon and Cornicularia and
formely associated taxa. Opera Botanica 1986, 86: 1-90, 50 fig., 5 tabl. (Dept.
Syst. Bot., Univ. Lund, 18-20 Ostra Vallgatan, S-22361 Lund).
L'ontogénie, l'anatomie, la morphologie et la chimie des 11 esp. de
Cornicularia et des esp. affines permet la descr. de Bryocaulon gen. nov. (esp. type:
B. divergens (Ach.) (= Cornicularia) et comprenant B. pseudosatoanum (Asahina)
(= Cornicularia) et B. satoanum (Gyelnikin Sato) (= Alectoria). Cornicularia
californica Tuck. et C. odontella (Ach.) Ach. sont transférés sous Cetraria. 5 esp.
sont transférées sous Coelocaulon: C. aculeatum (Schreb.) Ach., C. crespoae Barreno
& Vasquez, C. epiphorellum (Nyl. in Crombe) (= Cetraria), C. muricatum (Ach.)
Laundon et C. steppae (Savicz) Barreno & Vazquez. Seul Cornicularia normoerica
(Gunn. Du Rietz demeure sous Cornicularia. Tax., descr. chimie, variations,
affinités, distr. de chaque taxon.
Commission paritaire 15-9-1981 - No 58611 - Dépôt légal n° 15378 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 25 janvier - Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : A, Couté; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : R. Baudoin; Directeur de la publication : H. Causse
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NEA Source : MNHN. Paris
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Les manuscrits proposés à CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, doivent
être fournis en double exemplaire, dactylographiés à double interligne, sans rature ni
surcharge, et comporter des marges droites et gauches de 25mm, et hautes et basses
de 50mm. Chaque manuscrit devra comporter:
- le titre de l'article, dans la langue du manuscrit, et sa traduction en anglais;
- le titre courant (haut-de-page) de 50 signes au maximum;
- le nom et les prénoms des auteurs et leurs adresses;
- deux résumés, l'un dans la langue du manuscrit, l'autre en francais ou en anglais,
d'environ 180 mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essentiels exposés dans
l'article;
- des légendes explicites des figures, planches et tableaux, sur feuilles séparées;
- une liste bibliographique par ordre alphabétique des auteurs et chronologique par
auteurs sans tenir compte des auteurs secondaires. Les titres des périodiques devront
être abrégés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburg: Hunt
Botanical Library, 1968), les ouvrages cités selon F.A. Stafleu & R.S. Cowan, 1976-
. Taxonomic literature. Ed. 2 Utrecht/Antwerpen: Bohn, Scheltema & Holkema
(Regnum vegetabile 94, 98, 105, 110...). Les références suivront les modèles suivants:
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles.
Ann. Sci. Nat., Bot., Sér. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. /n: Lindley J., A natural
system of Botany... Ed. 2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3.
London: Hutschinson University Library. 211 p., 26 fig.
TEXTE. - La présentation du texte devra faire apparaitre clairement ses subdivi-
sions et leur hiérarchie ainsi que le début des paragraphes (- insérer une ligne blan-
che avant les titres et sous-titres; - faire un alinéa de plus de 3 caractéres au début de
chaque paragraphe; - supprimer toute ligne blanche entre deux paragraphe et aprés
les titres et sous-titres). Les noms des auteurs qui suivent les binómes latins devront
être abrégés selon G. Sayre et al., 1964 (The Bryologist 67 (2): 113-135). Les renvois
à la liste bibliographique se feront par le nom de l'auteur et l'année de publication
(ex.: (Dubois 1980) ou Dubois (1980) et non par les renvois numériques. Les notes
infrapaginales seront numérotées et placées à la fin du texte.
ILLUSTRATIONS. - Toutes les illustrations, y compris les tableaux, doivent étre
des originaux de qualité suffisante pour la reproduction directe en offset. Elles de-
vront comporter les échelles et symboles nécessaires à leur compréhension, et être
numérotées dans l'ordre d'appel dans le texte. Les auteurs devront tenir compte du
format de la revue (11 x 18cm) et de la réduction que subissent éventuellement les
originaux en choisissant l'épaisseur des traits et la taille des lettres et des chiffres.
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, souhaite vivement que les auteurs en-
voient leurs textes en mode ASCII sur disquettes 3"1/2 ou 5" 1/4 de micro-
ordinateur (IBM, IBM compatible et Macintosh). Ils doivent être impérativement
conformes aux instructions suivantes:
- ne pas utiliser de codes spéciaux de mise en page où de format (gras, italiques, cen-
trage, etc.);
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pression devront être encadrés par un des caractères suivants: ff, £, $.
- ne pas insérer de code de fin de page;
Les disquettes accompagnées d'une copie sur papier comportant. le texte final corrigé
selon les avis du Comité de Lecture, seront adressées à la Rédaction.
Tirages à part: limités à 150, dont 25 gratuits.
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
J.P. HÉBRARD et R. LOISEL - Contribution à l'étude de l'effet du
débrousaillement sur le peuplement muscinal au niveau de quelques
formations arborescentes et arbustives, dans les Bouches-du-Rhóne
(France méridionale) .
E. SÉRUSIAUX - Porina rosei sp. nov., une espèce nouvelle
d'Europe occidentale .....
D.K. UPRETI - Lichen genus Pyrenula from India: IV. Pyrenula
cayennensis spore type
M.E. LÓPEZ DE SILANES y R. CARBALLAL - Liquenes ep
de la fraga de Caaveiro (La Coruña: España), II. … is
P. MEHTA and R.N. CHOPRA - The effect of some chemical
factors on growth and fertility in male clones of the moss Microdus
brasiliensis …
A. KAPUR - Studies on protonemal differentiation and bud for-
mation in Timmiella anomala - 1. The effect of cytokinins and
auxins .....
J-CL VADAM - Présence de Bryoerythrophyllum | ferruginascens
(Stirt.) Giac. en Haute-Savoie ..
Erratum ..
Bibliographie bryologique
Bibliographie lichénologique ....
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1991, 12(1): 1-94
31
41
47
63
73:
7
jai
88