CRYPTOGAMIIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 13 Fascicule 1 1992
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1574
Directeur scientifique: Mme S. Jovet-Ast
Rédaction: Mme H. Bischler, M. D. Lamy
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. Berthier (Clermont-Ferrand), J.L. De Sloover (Namur), P. Geissler
(Genève), S.R. Gradstein (Utrecht), J.P. Hébrard (Marseille), S. Jovet-Ast (Paris),
A. Lecointe (Caen), M.C. Noailles (Paris), C. Suire (Bordeaux).
Lichénologie: J. Asta (Grenoble), T. Bernard (Rennes), B. Bodo (Paris), W.L. Culberson
(Durham), M.C. Janex-Favre (Paris), J. Lambinon (Liège), M.A. Letrouit-
Galinou (Paris), CI. Roux (Marseille).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent être adressés (en 2 exemplaires) à la rédaction de
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie. L'avis d'un lecteur au moins sera requis avant ac-
cord pour publication. Bien qu'étant une revue de langue française, les articles rédigés en
anglais, allemand, italien et espagnol sont acceptés. Les disquettes de micro-ordinateur
(IBM, IBM compatible, et MacIntosh) sont vivement souhaitées. Les recommandations
aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de chaque tome. Les auteurs recevront 25
tirés-a-part gratuits; les exemplaires supplémentaires seront à leur charge.
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CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichenologie, Mycologie.
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CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie est indexé par Biological Abstracts, Chemical
Abstratcs, Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1992. ADAC-CRYPTOGAMIE
Source : MNHN. Paris
ê 61 o5
CRYPTOGAMIIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 13 FASCICULE 1 1992
CONTENTS
P. BOUDIER - Tortula rigescens Broth. & Geh. Te
Musci),
new for the European bryoflora (In French) ... 1
R. GAUTHIER - Discovery of Sphagnum fuscum (Schimp.) Kine
and Sphagnum warnstorfii Russow in Spain (In French) ..
J.P. HEBRARD, R. LOISEL and H. GOMILA - Study on the effect of
clearing on the bryophyte layer present in several shrubby or
arboreous formations on siliceous substratum of the Maures mas-
sif (Var, France) (In French) . 15
J. MARTINEZ-ABAIGAR and A. EDERRA - Bryoflora of Iregua Ri-
ver (La Rioja, Spain) (In Spanish) 47
A. APTROOT, W.O. van der KNAAP and J. JANSEN - Twelve new
lichens for Portugal collected from the Serra da Estrela (In English) 71
Bibliography (Bryophytes) 75
Bibliography (Lichens) 81
Informations .. 89
Instructions to authors .. 92
MUSEUM
PARIS
Bibliothèque Centrale Muséum
"ıı!
3 3001382785 niin) Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1992, 13 (1): 1-6 1
TORTULA RIGESCENS BROTH. & GEH.
(POTTIACEAE - MUSCI), a
NOUVEAU POUR LA BRYOFLORE EUROPÉENNE
P. BOUDIER
Muséum de Chartres, 12, rue St-Michel - 28000 CHARTRES
RÉSUMÉ - A partir de récoltes effectuées à St-Crépin (Hautes-Alpes, France), Tortula
rigescens Broth. & Geh. est signalé comme nouveau pour la bryoflore européenne. Parmi
les autres espèces remarquables, notons Tormla caninervis (Mitt.) Broth. subsp. spuria
(Amann) W. Kramer var. spuria dont c'est la deuxième mention pour la France. Tortula
rigescens est illustré; l' écologie de T. rigescens et de T. caninervis est précisée et des cartes
de répartition ont été établies.
ABSTRACT - Tortula rigescens Broth. & Geh. has been collected for the first time in Eu-
rope, and Tormla caninervis (Mit.) Broth. subsp. spuria (Amann) W.Kramer var. spuria,
for the second time in France at St-Crépin (Hautes-Alpes, France). Tortula rigescens is il-
lustrated. The ecological characteristics and distribution maps of both species are given.
En herborisant dans l'une des stations à Juniperus thurifera L. de la
vallée de la Durance, au-dessus du village de St-Crépin (Hautes-Alpes), nous
avons récolté entre les pierres d'un vieux muret, plusieurs Tortules dont l'une
s'avéra être Tortula rigescens Broth. & Geh., espèce connue uniquement par 3
récoltes du Moyen-Orient (El-Oglah & er al. 1988, Herrnstadt er al. 1991).
Parmi les autres espèces, signalons Tortula caninervis (Mitt) Broth. subsp.
spuria (Amann) W.Kramer var. spuria qui n'était connu en France que d'une
seule station des Alpes-Maritimes (Werner & Hébrard 1986).
Tortula rigescens Broth. & Geh. en France
Morphologie ( Fig. 1)
A l'état ser, la plante présente l'aspect d'un Tortula ruralis un peu chétif,
aux feuilles du sommet des tiges faiblement contournées et resserrées en bour-
geon (Fig. 1: 1). A l'état humide les feuilles s'arquent vers l'extérieur. Le limbe,
localement bistratifié (Fig. 1: 5), est révoluté jusqu'au 1/3 supérieur (Fig. 1: 2) et
se prolonge par un long poil blanc, fortement dente (Fig. 1: 2, 4 et 8). La
nervure porte des propagules sphériques sur la face ventrale dans le 1/3
supérieur alors que sa partie dorsale, brun-rouge, est couverte de fortes papilles
à pointes aigues ou en haltére (Fig. 1: 6).
Source : MNHN, Paris
2َ P. BOUDIER
Fig. 1: Tortula rigescens Broth. & Geh., St-Crepin (Hautes-Alpes), herb. PB/3235. 1.
Plante entière sèche. 2. Feuilles entières, face ventrale. 3. Coupe transversale de
la nervure foliaire (zone sans propagules). 4. Feuilles entières, face dorsale. 5
Coupe transversale partielle du limbe. 6. Coupe transversale de la nervure (zone
avec propagules). 7. Propagules. 8. Poil foliaire.
Source : MNHN. Paris
TORTULA RIGESCENS EN EUROPE 3
W. Frey, ã qui nous avons soumis notre matériel, a pu confirmer la si-
militude des plantes du Moyen-Orient et de St-Crépin. Notre échantillon
présente des feuilles légèrement émarginées (fig. 1: 2 et 4), caractère que nous
avons retrouvé sur les spécimens de Transjordanie que nous a communiqués W.
Frey. Les plantes de St-Crépin sont abondamment propaguliferes, les
propagules étant souvent plus nombreuses que sur le matériel de Transjordanie.
Nous avons même noté sur certaines feuilles le développement, en petit nombre,
de propagules à la face dorsale au niveau de la jonction du limbe et de la
nervure. Dans la section Rurales, Tortula rigescens est caractérisé par ses
propagules foliaires, la plante n'étant connue qu'à l'état stérile (Kramer 1980).
Localisation
France - Hautes-Alpes: St-Crépin, muret de pierres séches dans une fri-
che au-dessus du village, 970 m; U.T.M. Ixl: LQ . 10 . 53, 8 mai 1991, herb.
PB 3235, dupl. R.B. Pierrot (Dolus), W. Frey (Berlin).
Ecologie
Tortula rigescens a été récolté sur substrat calcaire argilo-graveleux,
dans une petite cavité formée par les pierres d'un muret, mêlé à quelques tiges
de Tortula inermis (Brid.) Mont. et de Bryum argenteum Hedw. var. lanatum (P.
Beauv.) Hampe. En exposition sud-ouest et en situation trés abritée, cette station
offre des conditions de sécheresse et de xérothermie optimales.
Sur les pierres du méme muret , plus exposées aux intempéries, vegetent:
Aloina rigida (Hedw.) Limpr c.sp., Bryum argenteum. Hedw. var. lanatum (P.
Beauv.) Hampe, B. bicolor Dicks., Didymodon acutus (Brid.) K. Saito, Grimmia
anodon B.& Š. c. sp. Pottia lanceolata (Hedw.) C. Müll. c. sp., Pterygoneurum
ovatum (Medw.) Dix. c. sp., Tortula caninervis (Mitt) Broth. subsp. spuria
(Amann) W. Kramer var. spuria, T. inermis (Brid.) Mont. c. sp. T. ruralis
(Hedw.) Gaertn., Meyer & Scherb., Weissia condensa (Voit) Lindb. c. sp.
Tortula caninervis (Mitt.) Broth. subsp. spuria (Amann) W.
Kramer var. spuria dans les Hautes-Alpes (France) (Carte 1)
Tortula caninervis (Mitt.) Broth. subsp. spuria (Amann) W. Kramer var.
spuria a 6۱6 récolté à deux reprises:
- d'une part, sur les pierres d'un muret dans une friche (méme site que
celui à T. rígescens);
- d'autre part, sur des affleurements de caleschiste dominant la station à
Juniperus thurifera سا‎ Ces rochers calcaires, en exposition générale sud-ouest,
sont trés friables et recouverts de particules fines. Ils affleurent dans un peu-
plement lâche de Pins sylvestres de petite taille faisant peu d'ombrage.
Cette deuxième station se localise de la manière suivante: France, St-
Crépin, 1050 m, UTM 1X1: LQ . 11 . 53, herb. PB/3231-A et 3232-A.
C'est la première fois que ce Torrula est observé en situation naturelle en
France. Il a été récolté sur deux rochers, associé aux espèces suivantes:
Récolte n^3231: Aloina rigida (Medw.) Limpr. c. sp, Barbula unguiculata
Hedw., Encalypta vulgaris Hedw. c. sp., Grimmia anodon B. & S. c. sp. G.
Source : MNHN, Paris
4 P. BOUDIER
Tortula caninervis (Mit) Broth
subsp. spuria (Amann) W Kramer
var. spuria
Carte 1. - Répartition de Tortula caninervis (Mitt) Broth. subsp. spuria (Amann) W.
Kramer var. spuria en France dans le réseau UTM 20x20.
A Localité antérieurement connue (Werner & Hébrard 1986)
e Nouvelle localité
orbicularis Bruch ex Wils. c. sp., Pterygoneurum ovatum (Hedw.) Dix. c. sp., T.
muralis Hedw., Weissia sp.
Récolte n^3232: Bryum argenteum Hedw. var. lanatum (P. Beauv.) Hampe,
Didymodon acutus (Brid.) K. Saito, Pterygoneurum ovatum (Hedw.) Dix. c. sp.,
Tortula atrovirens (Sm.) Lindb. c. sp., T. inermis (Brid.) Mont. c. sp.
Sur un autre affleurement de calcschiste, la présence de Grimmia
poecilostoma Card. & Séb. avec des sporogones est à signaler. Corley et al.
(1981) l'incluent dans le complexe du Grimmia tergestina Tomm. ex B., S. & G.
dont il semble difficile de le séparer à l'état stérile. Par contre sa capsule obli-
que, nettement ventrue, avec une soie arquée, l'éloigne incontestablement du
groupe tergestina. Par ailleurs comme le signale Héribaud (1899), nous avons
pu constater qu'une grande partie des spores était avortée, ce qui pourrait in:
quer une origine hybride (7). En l'état actuel de nos connaissances, il nous sem-
ble préférable de conserver l'individualité spécifique de ce taxon comme le pro-
posent Anderson et al. (1990) dans la liste des Muscinées de l'Amérique du
Source : MNHN, Paris
TORTULA RIGESCENS EN EUROPE 5
Carte 2. - Répartition générale de Torla rigescens Broth. & Geh. ---- Limite des conti-
nents (Eu = Europe; As = Asie; Af = Afrique)
A Localités asiatiques d'après EL-Oglah et al. (1988) et Herrnstadt er al. (1991)
+ Nouvelle localité française.
Nord. Des études caryologiques pourraient constituer une approche pour mieux
situer l'origine de cette espèce.
CONCLUSION
Tortula rigescens Broth. & Geh. est une espèce rarissime n'ayant fait
l'objet que de 4 récoltes à ce jour (carte 2). Sa découverte dans les Alpes
françaises élargit notablement son aire de répartition qui inclut donc à la fois
l'est et l'ouest méditerranéen. De nouvelles recherches seront nécessaires pour
préciser s'il s'agit d'une découverte ponctuelle liée à une implantation acciden-
telle dans une niche écologique isolée ou si ce Tortula était resté jusqu'ici
méconnu dans le sud-est de la France et dans l'ouest méditerranéen,
La découverte en situation naturelle de Tortula caninervis (Mitt.) Broth.
subsp. spuria (Amann) W. Kramer var. spuria dans le département des Hautes-
Alpes milite en faveur d'une implantation ancienne.
Cependant, de tels sites ont été fortement modifiés et influencés par
lactivité humaine ce qui peut laisser penser que les nouvelles conditions
écologiques ainsi créées, ait pu permettre une extension des aires de répartition
de telles espèces dans l'ouest méditerranéen comme le suggèrent Werner &
Hébrard (1986).
Le Genévrier thurifére caractérise, dans le centre et le sud de l'Espagne,
ainsi qu'en Afrique du Nord, des zones thermophiles arides montagnardes. En
France continentale, il est très localisé, notamment dans quelques points des
Alpes de Haute-Provence , des Alpes-Maritimes et des Hautes-Alpes. ll n'est
pas impossible qu'une exploration systématique de ces stations permette d'ap-
Source : MNHN, Paris
6 P. BOUDIER
porter des informations nouvelles sur les Muscinées les plus remarquables
découvertes à St-Crépin.
REMERCIEMENTS. - Nous tenons à remercier vivement W. Frey (Inst. Bot., Berlin) qui
a bien voulu examiner notre matériel et mettre à notre disposition un spécimen de
référence, ainsi que J.-P. Hébrard (U.F.R., Marseille) et R.-B. Pierrot (Dolus) pour leurs
remarques. Nous remerciont également Mme Bischler (Muséum Paris) pour ses traduc-
tions et J. Sapaly (Aurillac) qui a établi les coordonnées UTM des différentes stations.
BIBLIOGRAPHIE
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America North of Mexico. Bryologist 93 (4): 448-499.
CORLEY M.F.V., CRUNDWELL A.C., DÜLL R., HILL. M.O. and. SMITH A.J.E.,
1981 - Mosses of Europe and the Azores: an annotated list of species, with
synomyms from the recent literature. J. Bryol. 11: 609-689.
EL-OQLAH A.A., FREY W. and KURSCHNER H., 1988 - Tornıla rigescens Broth. et
Geh. (Pottiaceae), a remarkable species new to the moss flora of Jordan.
Lindbergia 14: 27-29.
HERIBAUD J., 1899 - Les Muscinées d'Auvergne. Clermont-Ferrand, 544p.
HERRNSTADT L, HEYN C.C. & CROSBY M.R., 1991 - A checklist of the mosses of
Israel. Bryologist 94 (2): 168-178, 1 fig.
KRAMER W., 1980 - Tormla Hedw. sect. Rurales De Not. (Pottiaceae, Musci) in der
östlichen Holarktis. Bryophyt. Biblioth. 21, 165 pp. 29 pl.
WERNER J. € HEBRARD J.-P., 1986 - Tornıla caninervis (Mitt) Broth. subsp. spuria
(Amann) W. Kramer var. spuria (Pottiaceae, Musci) à Touet-sur-Var (Alpes-
Maritimes), nouveau pour la bryoflore de France. Cryptogamie, Bryol. Lichénol.
7(4): 487-493,
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichönol. 1991, 13 (1): 7-14 7
DÉCOUVERTE DE SPHAGNUM FUSCUM (SCHIMP.)
KLINGGR. ET DE SPHAGNUM WARNSTORFII RUSSOW
EN ESPAGNE
Robert GAUTHIER
Herbier Louis-Marie, Faculté des sciences de
l'agriculture et de l'alimentation, Université Laval, Québec, Cana-
da, GIK 7P4
RÉSUMÉ - Sphagnum fuscum et Sphagnum warnstorfii, deux éléments boréaux rares dans
le sud-ouest de l'Europe, ont été observés pour la première fois en Espagne, dans les
Pyrénées catalanes. L'habitat de chaque espèce est décrit et leur répartition dans l'ensem-
bie des Pyrénécs est présentée.
ABSTRACT - Sphagnum fuscum and Sphagnum warnstorfü, two boreal species which are
rare in southwestern Europe, have been observed for the first time in Spain, in the catalan
part of the Pyrénées. The habitat of each species is described and their distribution in the
whole of the Pyrénées is presented.
INTRODUCTION
Chez les sphaignes, Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr. et Sphagnum
warnstorfii Russow comptent parmi les éléments boréaux dont l'aire de
répartition européenne, continue dans sa partie septentrionale, se fragmente au
voisinage de l'Atlantique (Danicls & Eddy 1985). Sans doüte plus répandues à
l'époque tardi-glaciaire, ces espèces boréales ont trouvé refuge dans les chaines
montagneuses du sud-ouest de l'Europe où les conditions environnementales se
rapprochent sensiblement de celles des régions boréales où elles proliferent dans
les habitats propices des tourbiéres de basse altitude.
La chaine des Pyrénées, avec son altitude élevée et sa grande étendue,
peut être considérée comme une région potentiellement propice aux sphaignes et
notamment à certains éléments boréaux déjà présents dans les massifs
montagneux voisins. Les études consacrées aux sphaignes des Pyrénées sont ce-
pendant peu nombreuses. De plus, aucun ouvrage de synthèse n'a encore paru
de sorte que la connaissance de la flore sphagnologique pyrénéenne est encore
très fragmentaire
Sphagnum fuscum et Sphagnum warnstorfii, tous deux presents sporadi-
quement en France, ont déjà été observés dans les Pyrénées françaises mais
n'avaient, jusqu'à ce jour, jamais été observés en Espagne (Casas Sicart 1981).
Une excursion dans les Pyrénées catalanes, organisée en juillet 1990 par deux
bryologues de Barcelone, Mmes Casas et Brugués, nous a permis de découvrir
l'existence de ces deux sphaignes dans cette partie des Pyrénées.
Source : MNHN. Paris
8 R. GAUTHIER
RÉPARTITION
Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr.
Sphagnum fuscum est une espèce rare en France, cantonnée aux massifs
montagneux (Vosges, Jura, Massif Central), à des altitudes supérieures à 800m.
Sa présence dans les Pyrénées vient d’être redécouverte dans la réserve naturelle
du Néouvielle où les stations se répartissent entre 2175m et 2290m (Gauthier
1990). Cette localité constituait jusqu'alors la limite méridionale de l'aire de
répartition de cette espèce en Europe.
La première localité espagnole de Sphagnum fuscum est aussi située dans
les Pyrénées, à 1870m d'altitude, au lieu-dit Aiguamotx, dans le vallon Banys de
Tredés, un vallon exposé au nord qui fait partie du Vall d’Aran. Le Vall
d'Aran, immense vallée orientée est-ouest, appartient toutefois au versant
septentrional de la chaîne pyrénéenne, contrairement au reste des Pyrénées es-
pagnoles qui occupent plutôt le versant méridional de la chaine. De par cette si-
tuation géographique particulière, cette nouvelle localité de Sphagnum fuscum
s'apparente à celle du Néouvielle dont elle n'est d’ailleurs éloignée que d'environ
65km à vol d'oiseau en direction est-sud-est. Cette localité, située légèrement
plus au sud que le Néouvielle, devient donc la nouvelle limite méridionale de
l'espèce en Europe (Fig. 1).
Sphagnum warnstorfii Russ.
Les localités les plus occidentales de Sphagnum warnstorfü en Europe
continentale se situent en France, á la fois en altitude dans le Massif Central et
en plaine dans la région parisienne (Dismier 1927, Daniels & Eddy 1985 ).
Dans les Alpes-Maritimes, les quelques stations observées récemment se
répartissent entre 1800 et 2160m d'altitude (Gauthier € Polidori 1988).
Sphagnum warnstorfii demeure toutefois une espèce rare en France (Augier
1966). Il a été signalé pour la première fois dans les Pyrénées, en Haute-Ariége,
par Marcailhou d’Aymeric (1898) sous le nom de Sphagnum acutifolium Ehrh.
var. gracile Russow, sans indication de localité précise. Chalaud & Bousquet
o $ warnstorfij
FRANCE a $ fuscum
ESPAGNE
Fig. 1. - Rêpartition de Sphagnum fuscum et de Sphagnum warnstorfii dans les Pyrênêes.
Source : MNHN, Paris
SPHAGNUM FUSCUM et S. WARNSTORFII EN ESPAGNE $
(1938) indiquent que les échantillons des frères Marcailhou d'Aymeric ont mal-
heureusement été détruits.
En 1937, Sphagnum warnstorfü a été de nouveau observé en Haute-
Ariège, au col du Puymorens où il “forme, avec S. acutifolium Ehrh. [= S.
nemorcum Scop. le fond de la végétation des tourbières (1800-1850 m).
(Chalaud & Bousquet 1938). Cette observation a été confirmée par Courtejaire
(1957) mais n'apparait toutefois pas sur la carte de répartition européenne de
Sphagnum warnstorfii présentée par Daniels & Eddy (1985).
Des travaux dans les herbiers bryologiques du Laboratoire de
eryptogamie du Muséum national d'histoire naturelle de Paris ont permis la
découverte d'un second échantillon de Sphagmum warnstorfi recueilli dans les
Pyrénées françaises par P. Allorge en 1949. Cette localité se situe plutôt dans la
partie ouest de la chaine, sur le flanc sud-ouest du Pic du Midi d'Ossau, vers
2060m d'altitude. De plus, en 1988, nous l'avons nous-mêmes observé à peu de
distance de cette localité, soit au sud du lac de Bious-Artigues vers 1430m d'alti-
tude et le long du Gave de Bious, au lieu-dit Bious-Dessus vers 1540m d'altitu-
de.
En Espagne, Sphagnum warnstorfii a été observé à quelques reprises
dans les Pyrénées catalanes au cours de notre excursion de juillet 1990. Tout
comme Sphagnum fuscum, Sphagnum warnstorfü est présent dans le Vall
d'Aran, sur la commune de Tredés au lieu-dit Aiguamotx à 1870m d'altitude et
dans le méme vallon, au lieu-dit Banys de Tredós, au pont sur le torrent à
1600m d'altitude. ll a aussi été observé sur le versant pyrénéen méridional, dans
la région de Pallars Sobirá. L'une des deux stations se trouve à environ 2300m
d'altitude, au-dessus du lac Gerber dans l'Esterri d'Aneu. L'autre station se situe
sur la commune d’Espot, prés du lac Trascuro à 2080m d'altitude.
L'examen d'échantillons conservés à l'Université autonome de Barcelone
permet toutefois d'affirmer que Sphagnum warnstorfii avait déjà été récolté en
Espagne en 1959 par Mme C. Casas. Cette toute première localité espagnole se
situe elle aussi dans les Pyrénées catalanes, à peu de distance des précédentes,
dans la région de Pallars Jussä, prés de Boi, dans le vallon de Sant-Nicolau,
aux Prats d'Aiguadasi.
Les localités espagnoles de Sphagnum warnstorfi se situent à des latitu-
des similaires à celles des montagnes de Bulgarie qui constituent, sclon Daniels
& Eddy (1985), la limite méridionale de répartition de cette espéce en Europe
(Fig. 1).
La liste de nos récoltes et des échantillons examinés est donnée en an-
nexe. Nos récoltes sont conservées à l'Herbier Louis-Marie de l'Université
Laval, Québec (QFA). Des duplicata de chacune sont déposés dans l'herbier de
l'Unité de botanique, Département de biologie animale, de biologie végétale et
d'écologie, Université autonome de Barcelone, ainsi que dans [herbier
bryologique du Laboratoire de cryptogamie, Muséum national d'histoire natu-
rele de Paris (PC).
HABITAT
Toutes les stations de Sphagnum fuscum et de Sphagnum warnstorfii que
nous avons observées dans les Pyrénées catalanes se situent au niveau des forêts
de pin à crochets (Rhododendro-Pinetum uncinatae), dans l'étage subalpin de la
région biogéographique boréoalpine.
Source : MNHN, Paris
10 R. GAUTHIER
Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr.
La station de Sphagnum fuscum observée dans le Vall d'Aran se trouve
dans une forêt humide et trés clairsemée de Pinus uncinata! à sous-étage de
Rhododendron ferrugineum. La pente du terrain est faible et exposée à l'est. La
résurgence des eaux d'infiltration dans le secteur maintient le sol constamment
humide. Ici et lá, quelques ruisselets à faible débit ont pu se former, témoignant
de l'abondance des eaux en circulation près de la surface du sol. Cette abon-
dante humidité du sol a permis l'installation d'une flore 6
particulièrement variée, favorisée par le développement d'une microtopographie
en buttes et dépressions. Alors que les buttes sont surtout couvertes de
Rhododendron ferrugineum, les dépressions sont plutôt occupées par des grou-
pements herbacés hygrophiles très diversifiés où abondent surtout Mo/inia
caerulea et Juncus pyrenaeus. A ces deux derniers viennent s'ajouter bon nom-
bre d'espèces à exigences élevées, témoignant de la richesse nutritive du site.
Sphagnum fuscum est une espèce reconnue pour sa propension à former
des buttes (ou hummocks) de hauteur variable. Celles qu'il forme à Aiguamotx
sont de bonne taille: la plus élevée atteint 73 cm de hauteur. Curieusement, tou-
tes les buttes observées entourent la base d'un tronc de pin. Il est difficile d'affir-
mer qui, du pin ou de la sphaigne, a permis l'installation de l'un ou de l'autre.
Seul un examen de la stratigraphie de la tourbe pourrait apporter une réponse.
La couverture des buttes par Sphagnum fuscum est variable. Pour certai-
nes, elle est totale. C'est le cas de la butte la plus élevée. Sur d'autres, Sphagnum
fuscum partage la couverture bryophytique avec Sphagnum nemoreum,
‘Sphagnum magellanicum ou encore Pleurozium schreberi. Toutefois, les pousses
de ces muscinécs ne s'entremélent pas; elles forment des colonies qui se juxtapo-
sent seulement. Seules des pousses de Polytrichum strictum émaillent quelques
colonies de Sphagnum fuscum.
La végétation phanérogamique reste diffuse sur l'ensemble des buttes
avec une prédominance de Calluna vulgaris auquel s'associe Vaccinium
myrtillus. D'autres arbustes sont presents, le plus souvent par pieds isolés et
restreints à l'une ou l'autre butte. Ce sont Vaccinium uliginosum, Rhododendron
ferrugineum et Juniperus communis. Le nombre d'espèces de plantes herbacées
parsemant les buttes est nettement plus élevé que celui des arbustes, même si
dans l'ensemble la couverture réalisée par chacune d'elles demeure très faible.
De plus, bon nombre d'entre elles n'apparaissent que sur une seule butte.
Potentilla erecta est la plus fréquente, suivie de Carex nigra, Scirpus cespitosus,
Eriophorum angustifolium, Drosera rotundifolia et Succisa pratensis.
Sur la butte la plus basse de méme qu'à la partie inférieure de certaines
buttes plus élevées, apparaissent des espéces plus exigeantes en éléments nutritifs
dont l'approvisionnement est assuré par les eaux circulant à proximité. Ce sont
Carex davalliana, Polygala vulgaris, Equisetum variegatum, Tofieldia calyculata,
Dactylorhiza maculata, Melampyrum pratense et Selinum pyrenaeum.
L'édificaton d'une butte a comme conséquence l'affranchissement pro-
gressif de la végétation qu'elle porte de l'influence des eaux minéralisées en cir-
culation dans les couches inférieures de la tourbe. C'est ainsi que les espéces exi-
geantes énumérées auparavant sont repoussées au pourtour des buttes élevées.
Toutefois, certaines espèces, telles Equisetum hyemale et Juncus pyrenaeus
réussissent à se maintenir au sommet de buttes élevées gráce à un puissant
1 La nomenclature des plantes vasculaires adoptée est celle de Flora Europaea.
Source : MNHN, Paris
SPHAGNUM FUSCUM et S. WARNSTORFII EN ESPAGNE 11
système souterrain leur permettant d'aller puiser en profondeur les éléments
nutritifs nécessaires à leur survie.
L'habitat de Sphagnum fuscum au Vall d'Aran diffère notablement de
celui du Neouvielle où toutes les colonies se situent à proximite immédiate de
l'eau en très grande abondance, soit des lacs ou encore des ruisseaux ou tor-
rents. Au Vall d'Aran, un seul mince filet d'eau coule à proximité des buttes de
Sphagnum fuscum. De plus, dans le Néouvielle, toutes les buttes de Sphagnum
fuscum se situent totalement hors du couvert forestier alors qu'au Vall d'Aran,
Sphagnum fuscum est nettement associé à la présence de Pinus uncinata dont la
couverture demeure toutefois plutôt clairsemée. Les différences altitudinales des
deux localités sont aussi notables: 1870m au Vall d'Aran alors qu'au Néouvielle
l'altitude des stations varie de 2175 à 2290m. Par contre, l'acidité des eaux en
mouvement est similaire; le pH atteint 6,7 au Vall d'Aran alors qu'il s'échelonne
entre 5,7 et 7,4 au Néouvielle.
Sphagnum warnstorfü Russ.
Les quelques stations de Sphagnum warnstorfii découvertes dans les
Pyrénées catalanes montrent une certaine diversité dans l'habitat de cette
sphaigne. Quelques colonies situées au dessus du lac Gerber furent observées
sur de petits ilots de tourbe en marge d'un petit étang. Aulacomnium palustre et
Sphagnum warnstorf forment l'essentiel de la végétation bryophytique de ces
ilots. Les phanérogames les plus abondantes sont Nardus stricta, Carex nigra,
Selinum pyrenaeum et Pinguicula vulgaris.
Sphagnum warnstorfii croit aussi dans les scirpaies de Scirpus
cespitosus. L'une d'elles, située au lac Trascuro, est constituée d'un gazon conti-
nu de Scirpus parsemé de Potentilla erecta et Eriophorum angustifolium. La
surface de la tourbe est bosselée par des buttes de Sphagnum nemoreum. Au-
dessus du lac Gerber, la scirpaie se compose plutôt de brosses isolées de Scirpus
cespitosus parsemant la tourbe humide qui colmate les interstices d'un petit
champ de blocs. L'ensemble est en pente légère et l'eau suinte de la tourbe.
Quelques individus isolés de Carex nigra, Bartsia alpina et Pinguicula vulgaris
se joignent au Scirpus.
Dans cette méme localité, une colonie de Sphagnum warnstorfü s'est
développée au pied d'un énorme rocher émergeant d'une pelouse sèche à
Nardus stricta et Festuca eskia. Nardus stricta, Viola palustris et Vaccinium
myrtillus parsèment la colonie de Sphagnum warnstorfii.
Dans le Vall d'Aran se trouvent les deux seules prairies humides dans
lesquelles croit Sphagnum warnstorfü. Toutes deux comportent un cortège
floristique assez diversifié. A Aiguamotx, Molinia caerulea, Juncus pyrenaeus et
Seirpus cespitosus dominent, accompagnés surtout de Potentilla erecta et
Calluna vulgaris. A Banys de Tredös, la prairie est surtout formée de Molinia
caerulea, Scirpus cespitosus et Carex nigra. La potentille et la callune sont aussi
présentes mais très dispersées. Aux deux sites, Succisa pratensis, Drosera
rotundifolia, Pedicularis sylvatica, Dactylorhiza maculata et Selinum pyrenaeum
entre autres, sont communs. Aux deux endroits, Sphagnum warnstorfü ne forme
que de petites colonies très dispersées. A Banys de Tredös, Sphagnum contortum
croit le long de ruisselets qui parcourent la prairie humide. A Aiguamotx,
Sphagnum warnstorfii apparait au voisinage des buttes de Sphagnum fuscum en
compagnie de Sphagnum papillosum et Sphagnum subnitens.
Sphagnum warnstorfii croit aussi en petites colonies le long des ruisselets
à débit apparemment continu. A Aiguamotx, un ruisselet coule à travers un en-
Source : MNHN, Paris
12 R. GAUTHIER
semble disparate de petites buttes tourbeuses et de dépressions dans lesquelles
apparaît le sol minéral. Sphagnum warnstorfi y croit sur les buttes en compa-
gnie principalement de Carex davalliana, Carex panicea, Primula farinosa et
Valeriana dioica. Au-dessus du lac Gerber, un ruisselet coule à travers les ro-
chers. Sur l'un d'eux, s'est installé un petit groupement à Carex sempervirens,
Nardus stricta et Sphagnum warnstorfii parsemé de quelques pieds de Calluna
vulgaris et de Pinguicula vulgaris.
Au lac Trascuro cette fois, c'est en marge d'un ruisselet coulant sous la
forêt de Pinus uncinata et Rhododendron ferrugineum que Sphagnum warnstorfü
a été observé. Là encore, il s'est étalé sur un rocher, formant une colonie à tra-
vers laquelle poussent Calluna vulgaris, Scirpus cespitosus, Carex davalliana,
Pinguicula vulgaris et un petit Pinus uncinata.
Alors que dans les Alpes-Maritimes, Sphagnum warnstorfü est confiné
aux zones d'écoulement d'eau visible en surface (Gauthier & Polidori 1988),
dans les Pyrénées catalanes il n'est pas restreint à ce type d'habitat. Il n'occupe
pas non plus de site à pente forte comme c'est le cas dans les Alpes-Maritimes;
au contraire, les pentes sur lesquelles il se trouve sont le plus souvent faibles et
même nulles dans certains cas. Dans les deux régions, on note toutefois que sa
présence est associée à celle d'autres plantes tourbicoles caractérisées par des
exigences nutritives plutòt élevées. L'amplitude altitudinale des stations
pyrénéennes dépasse celle des stations des Alpes-Maritimes: 1600 à 2300m
contre 1800 à 2100m.
CONCLUSION
La découverte de Sphagnum fuscum et de Sphagnum warnstorfü en Es-
pagne porte à 27 le nombre total d'espéces de sphaignes dans ce pays en se
référant à la toute récente liste des mousses d'Espagne dressée par Casas en
1991. Pour les Pyrénées catalanes, ces deux additions portent à 22 le nombre
total de sphaignes de cette partie de la chaine pyrénéenne (Casas de Puig 1972).
Le faible nombre de récoltes de Sphagmum fuseum et de Sphagnum
warnstorfii réalisées jusqu'à maintenant nous porte à croire, malgré notre
connaissance fragmentaire des sphaignes des Pyrénées, que ces deux espèces
sont rares dans l'ensemble de cette chaine montagneuse. Localement, lorsque les
conditions de l'habitat sont propices, l'une et l'autre espéces se dispersent en
plusieurs colonies. Alors que Sphagnum fuscum forme généralement de grandes
populations serrées et continues, couvrant le plus souvent des buttes de hauteur
variable, Sphagnwn warnstorfü ne s'élève que modestement au-dessus du sol,
formant des colonies plutôt lâches ne couvrant que quelques dm? de surface.
La présence de Sphagnum fuscum restreinte au versant nord de la chaine
pyrénéenne découle sans doute de la dépendance directe de cette sphaigne des
précipitations qui sont plus abondantes sur le versant nord que sur le versant
sud. Ces dernières doivent être suffisamment abondantes pour assurer l'approvi-
sionnement en sau et conséquemment en éléments nutritifs de Sphagnum
fuscum. A l'inverse, l'existence de Sphagnum warnstorfi est plutôt en relation
étroite avec la constance de l'approvisionnement et la richesse des eaux qui
s'écoulent en surface du sol. De telles conditions de vie favorables à Sphagnum
warnstorfii sont présentes à la fois sur les deux versants de la chaine
pyrénéenne.
Malgré ces différences d'exigences écologiques apparemment opposées,
Sphagnum fuscum et Sphagnum warnstorfii arrivent à croitre ensemble sur la
Source : MNHN, Paris
SPHAGNUM FUSCUM et S. WARNSTORFII EN ESPAGNE 13
tourbe, pourvu que l'alimentation en eau par ruissellement demeure suffisante.
Ils ont d'ailleurs été observés côte à côte à Aiguamotx où Sphagnum fuscum ne
formait qu'une petite colonie croissant au ras du sol, prélude à l'édification
d'une nouvelle butte,
La difficulté d’approvisionnement en eau de Sphagnum fuscum n'appa-
rait qu'au moment où la butte qu'il érige lui-méme atteint une hauteur telle que
la montée de l'eau du sol par capillarité à travers la tourbe, jusqu'à atteindre les
pousses vivantes en surface, ne suffit plus à combler les pertes encourues par
évapotranspiration. C'est à ce moment précis que d'abondantes précipitations
peuvent prendre le relais de la montée capillaire de l'eau tellurique. A la hauteur
de la butte viennent s'ajouter la décomposition et le tassement de la tourbe pour
ralentir encore la circulation de bas en haut de l'eau du sol.
Relique tardi-glaciaire dans les Pyrénées, Sphagnum fuscum a persisté
jusqu'à aujourd'hui et se maintient en édifiant constamment de nouvelles buttes
quoique, apparemment, à un rythme particuliérement lent car les petites colo-
nies de départ, situées au ras du sol, sont trés rares aujourd'hui. Un
asséchement du climat des Pyrénées au cours de la période postglaciaire a pu
mettre en péril la survie de Sphagnum fuscum, notamment sur le versant
méridional de la chaine, et méme le cantonner à des stations particulierement
bien arrosées du versant septentrional.
Seules des études microclimatiques des stations de Sphagnum fuscum
combinées à des études stratigraphiques des dépôts de tourbe pourront apporter
des éclaircissements sur le comportement actuel et passé de cette sphaigne
boréale dans les Pyrénées.
REMERCIEMENTS. - L'auteur tient à exprimer sa profonde gratitude à Mmes
C. Casas et M. Brugués de l'Université autonome de Barcelone qui l'ont invité à séjourner
en Catalogne en juillet 1990. Des remerciements s'adressent aussi à Institut catalan
d'histoire naturelle, filiale de l'Institut d'études catalan, pour le support financier accordé
lors de ce séjour. Les prospections dans les Pyrénées françaises et l'étude des échantillons
au Laboratoire de eryptogamie du Muséum national d'histoire naturelle de Paris ont été
réalisées au moment où l'auteur y séjournait à titre de professeur associé à l'initiative du
professeur L. Lacoste, directeur de ce laboratoire. Qu'il trouve ici l'expression de la vive
gratitude de l'auteur. Celui-ci remercie également M. D. Lamy du Laboratoire de
éryptogamie, Muséum national d'histoire naturelle de Paris pour la documentation mise à
sa disposition et M. B. Thouret du Laboratoire de cartographie de l'Université Laval qui a
dessiné la carte de répartition.
RÉFÉRENCES
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CASAS C., 1991 - New checklist of spanish mosses. Orsis 6: 326.
CASAS DE PUIG C., - 1972 Nueva aportación al estudio de los Sphagnum en Cataluña.
Actes IVième Congrès Intern. Etud. Pyrén. 2(2): 77-82.
CASAS DE PUIG C., 1981 - The mosses of Spain - an annotated checklist. Treballs Inst.
Bor. Barcelona 7: 157.
CHALAUD G. € BOUSQUET E., 1938 - Les sphaignes de Haute-Ariège. Ann. Lab. Ax-
les-Thermes 4: 41-48.
COURTEJAIRE J., 1957 - Sur la bryoflore de Haute Cerdagne. Bull. Soc. Hist. Nat.
Toulouse 92(34): 218-222.
Source : MNHN. Paris
14 R. GAUTHIER
DANIELS R.E. & EDDY A., 1985 - Handbook of European Sphagna. Huntingdon:
Institute of Terrestrial Ecology. 262 p.
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GAUTHIER R. & POLIDORI J.L., 1988 - Les sphaignes de versant français du massif
de l'Argentera-Mercantour, Alpes Maritimes. Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 9(1):
136.
GAUTHIER R., 1990 - Note sur la présence de Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr.
dans les Pyrénées et sa répartition en France. Cryptogamie, Bryol. Lichénol.
11(3): 219-234.
MARCAILHOU D'AYMERIC A. & H., 1898 - Catalogue raisonné des plantes
phanérogames et cryptogames du bassin de la Haute-Ariège, Canton
d'Ax-les-Thermes (Ariège). Bull. Soc. Hist. Nat. Autun 11: 241-376.
ANNEXE
Liste des échantillons examinés
Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr.
ESPAGNE, Prov. Lleida: Vall d'Aran, Tredós, Banys de Tredós, Aiguamotx, (31TCH22);
1870 m, 8 VIL 1990, Gauthier 10738, 10742.
Sphagnum warnstorfü Russow
ESPAGNE, Prov. Lleida: Pallars Jusà, Boi, Vall de Sant-Nicolau, Prats d’Aiguadasi
(31TCH21), 1890m, 2 VII 1959, Casas s.n., herb. Univ. auton. Barcelone; Pallars
Sobirà, Esterri d'Aneu, étang Negre de Baix, au-dessus du lac Gerber,
(31TCH32), 2300m, 7 VII 1990, Gauthier & Brugués 10728, 10730, 10731, 10734;
Pallars Sobira, Espot, lac Trascuro (31TCH31), 2080m, 9 VII 1990, Gauthier,
Casas & Brugués 10750, 10754; Vall d'Aran, Tredös, Banys de Tredös
(31TCH22), 1600m, 8 VII 1990, Gauthier, Casas & Brugués 10736; eodem,
Aiguamotx, 1870m, 8 VII 1990, Gauthier, Casas & Brugués 10742, 10745.
FRANCE: Pyrénées-Orientales, Col de Puymorens, 1915m, 11 IX 1937, Chalaud s.n.
Pyrénées-Atlantiques, [flanc sud-ouest du Pic du Midi d'Ossau] sous le lac
Peyreget, 2060m, 2 VII 1949, s.m. cf. Allorge; Pyrénées-Atlantiques, Lac de
Bious-Artigues, au sud du lac près de l'embouchure du Gave de Bious, 1440 m,
25 VI 1988, Gauthier & Lacoste 9170; Pyrénées-Atlantiques, rive droite du Gave
de Bious, au lieu-dit Bious-Dessus, 1540m, 25 VI 1988, Gauthier & Lacoste 9174,
9176, 9177, 9183; eodem, rive gauche, 25 VI 1988, Gauthier & Lacoste 9185A.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol, 13 (1): 15-46 15
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DE L'EFFET DU
DÉBROUSSAILLEMENT SUR LE PEUPLEMENT
MUSCINAL, AU NIVEAU DE QUELQUES FORMATIONS
ARBORÉES ET ARBUSTIVES RÉPANDUES EN TERRAIN
SILICEUX DANS LE MASSIF DES MAURES
(VAR, FRANCE)
J.P. HEBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA,
Université d’Aix-Marseille 111, Faculté des Sciences et Techniques
de Saint-Jeröme, Laboratoire de Botanique et d’Ecologie
Méditerranéenne, Institut Méditerranéen d Écologie
et de Paléoécologie, avenue de l'Escadrille Normandie-Niemen,
F-13397 Marseille, Cedex 13
RÉSUMÉ - Étude de l'effet du debroussaillement sur le peuplement muscinal de quelques
formations arbustives ou arborées (2 cistaies, 3 landes a Ericacées, une pinéde de Pinus
pinea) dans le massif des Maures (substrat siliceux). Du point de vue quantitatif, le
debroussaillement entraîne un accroissement significatif du nombre moyen de taxons par
relevé, alors que la diversité spécifique demeure pratiquement inchangée. L'analyse quali-
tative des données (AFC) montre notamment que le débroussaillement s'accompagne
d'une augmentation de la quantité d'énergie lumineuse reçue, en particulier à la surface du
sol et d'une diminution de l'humidité édaphique, sauf dans certains cas particuliers
("émoin" sans arbres, pare-feu correspondant arboré)
ABSTRACT - A study on the effect of clearing on the bryophyte layer present in several
shrubby or arboreous formations (2 Cistus formations, 3 Ericaceae heaths and one Pinus
pinea forest) in the Maures massif (siliceous substratum). Quantitatively, clearing of the
Vegetation entails a significant increase in the mean number of taxa per relevé, whereas
species diversity remains practically unchanged. Qualitative analysis of the data (FAC)
mainly shows that clearing of the vegetation is followed by an increase of the quantity of
light energy that is received, especially at soil surface level, and by a decrease of edaphic
humidity, except in some particular cases (trees lacking in the undisturbed zone, but pres-
ent on the corresponding fire break)
INTRODUCTION
Afin de prévenir l'éclosion et surtout la propagation des incendies, res-
ponsables chaque année de la destruction de centaines, voire de milliers d'hecta-
res de forêt provençale (Barbero et al. 1988), de vastes programmes de
débroussaillement sont mis en oeuvre. La suppression totale ou partielle (pare-
fcu arboré) des parties aériennes des végétaux ligneux, entraine une modification
plus ou moins profonde de l'architecture et de la structure de la végétation
phanérogamique (Piriou 1984, Barbero er al. 1987, Bigot, Kabakibi & Loisel
1987 et 1988, Loisel er al. 1988).
Source : MNHN, Paris
16 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
Dans un précédent article, nous avons présenté les résultats obtenus sur
substrat calcaire dans les Bouches-du-Rhône (Hébrard & Loisel 1991), qui
concernent notamment l'incidence du débroussaillement sur la dynamique quan-
titative et qualitative du peuplement bryophytique de divers types de foréts ou de
garrigues. Nous avons montré en particulier, que le débroussaillement induit un
accroissement de la diversité spécifique et supprime ou atténue, au niveau des
pare-feu, le róle "tampon" que jouent les strates arborée et arbustive, notam-
ment en ce qui concerne la température et l'humidité.
La présente publication est consacrée aux modifications observées sur
substrat siliceux dans le massif des Maures (Var), où les conditions écologiques
et les formations végétales (landes, cistaies, pinedes) sont différentes.
RECUEIL DE L'INFORMATION SUR LE TERRAIN
1 - Méthodologie utilisée
Dans la zone "témoin"? comme sur la tranchée pare-feu de chacune
des quatre stations retenues pour cetie étude, des relevés bryophytoécologiques
ont été effectués sur des surfaces constantes (1 m?), maté: s provisoirement
à l'aide d'un cadre démontable. L'abondance-dominance de chaque bryophyte a
été chiffrée en utilisant l'échelle de coefficients (+ à 5) de la méthode sigmatiste.
En outre, mise à part l'exposition, huit variables stationnelles ont été estimées
(pente en °, recouvrement (% de la surface de relevé) des parties aériennes et
des arbustes au ras du sol, des strates herbacée, muscinale et lichénique, de la
litiére (feuilles mortes, débris ligneux) et du sol nu).
2 - Caractérisation des stations et des placettes des relevés
Les stations étudiées sont situées sur la bordure nord-est du massif des
Maures, en terrain siliceux (grès fins d'âge permien). Au niveau des tranchées
pare-feu, entretenues de façon plus ou moins régulière, la première opération de
débroussaillement a porté sur la totalité du sous-bois (seuls les arbres ont été
respectés). Hormis dans le cas de la sous-station i (débroussaillement effectué
pendant l'hiver 1987-88) elle remonte à une période comprise entre 1969 et
1974.
A - Première station (F): au sud de Vidauban, route D 48, prés de
Peissonnel (4,5568 G E x 48,2145 G N), altitude 69 m. Situé sous couvert de
Pinus pinea L. (présence de quelques rares individus de Quercus pubescens
Willd. subsp. pubescens), le “témoin” est une cistaie dense à Cistus monspeliensis
L. dominant. La strate herbacée, pauvre en espèces, est peu développée (F101,
F102), sauf dans les "trouées" où apparaissent Aira cupaniana Guss., Gaudinia
fragilis (L.) Beauv., Trifolium campestre Schreber in Sturm, Sherardia arvensis
L., etc. et où le recouvrement de la litière de feuilles mortes peut être très fort
(F103). :
Au niveau de la tranchée pare-feu, également bien ombragée par les
pins, nos relevés ont intéressé deux types de biotopes:
a)
Ce terme désigne ici des zones perturbées ou non, mais n'ayant pas subi d'opérations de
débroussaillement.
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 17
- des zones où le recouvrement des herbacées (entre autres Vulpia
muralis (Kunth) Nees, Plantago bellardii All, Tuberaria guttata (L.) Fourr.,
Aira cupaniana) n'excède pas 25% de la surface considérée (F201, F203, F204);
- une pelouse fermée (relevés F202, F205 et F206) avec notamment
Vulpia muralis, V. ciliata Dumort., Anthoxanthum odoratum L., Bromus
hordeaceus L. subsp. hordeaceus, Brachypodium distachyon (L.) Beauv.,
Trifolium subterraneum L., Trifolium cherleri L., Trifolium campestre, Plantago
bellardii, Plantago lagopus سا‎ Gaudinia fragilis, Leontodon tuberosus L.
D'après les observations effectuées sur le terrain, l'humidité édaphique
semble varier selon la microtopographie. Elle est en apparence un peu plus
élevée dans la placette n° 1205 que dans les deux autres (bombements).
B - Deuxième station (G): au sud de Vidauban, bois du Rouquan, au
croisement des routes D 48 et D 74 (4,5651 G/E x 48,1825 G/N), altitude 94 m.
Le ‘témoin’ correspond ici à une lande à Éricacées, incluant des
clairiéres avec cistes et Lavandula stoechas L. subsp. stoechas. Quelques indivi-
dus isolés de Quercus suber L., de Q. pubescens subsp. pubescens el de Pinus
pinea ont été notés çà et là.
Dans la lande fermée, la densité d’Erica scoparia L. subsp. scoparia, de
Calluna vulgaris (L.) Hull. et d'E. arborea L. est telle que la strate muscinale est
peu variée et discontinue, Ainsi, des colonies de Scleropodium purum et
d'Hypnum cupressiforme var. cupressiforme n'apparaissent que par endroits (n°
G101). Le sol, fréquemment inondé, demeure longtemps humide (hiver et prin-
temps).
Dans les clairières, occupées par Cistus monspeliensis, C. salvifolius ما‎
Lavandula stoechas subsp. stoechas, auxquels s’adjoignent entre autres les
herbacées Leontodon tuberosus, Pulicaria odora (L.) Reichenb., Aira cupaniana,
Vulpia sp. et Tolpis barbata (L.) Gaertner, le sol est couvert de lichens du genre
Cladonia (en particulier Cladonia rangiformis Hoffm. var. pungens (Ach.) Vain.,
dominant) En conséquence, la bryostrate est également pauvre et peu
développée (n* G102).
Au niveau de la tranchée pare-feu, compte tenu de la pauvreté de la
bryoflore, 3 relevés seulement ont été réalisés.
N* G201: petite dépression temporairement humide avec en particulier:
Gaudinia fragilis, Carex flacca Schreber subsp. serrulata (Biv.) W. Greuter,
Isoetes durieui Bory, Briza maxima L., Cicendia filiformis (L.) Delarbre,
Ranunculus paludosus Poiret, Linum trigynum L.
N° G202: faciès à Brachypodium distachyon dominant avec Centaurium
maritimum (L.) Fritsch, Pulicaria odora et Tuberaria guttata. L’humidite
édaphique est ici probablement plus faible qu'en G201.
N° G203: zone de faible régénération de la strate arbustive (rejets
d'Erica arborea et de Calluna vulgaris), avec Cistus salvifolius et quelques
herbacées comme par exemple: Agrostis olivetorum Godron, Vulpia sp., Aira
cupaniana, Anthericum liliago سا‎ Cette placette est en apparence plus seche que
les deux précédentes.
C - Troisiéme station (H et h): au sud de Vidauban, route D 48, près du
Fraisse, altitude 95 m.
- Sous-station H (4,5548 G/E x 48,1730 G/N).
Source : MNHN, Paris
18 J.P. HEBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
Le "témoin" correspond à une lande basse avec Calluna vulgaris (rejets),
Genista pilosa L., Lavandula stoechas subsp. stoechas et Cistus salvifolius. De
rares individus de Quercus suber sont presents.
La strate herbacée est peu développée. La plus grande partie du sol est
recouverte par des lichens (en particulier Cladonia rangiformis var. pungens,
Cladonia cervicornis (Ach.) Flot. subsp. cervicornis, Cladonia foliacea (Huds.)
Willd. subsp. foliacea), alors que les mousses apparaissent par “plaques” au ni
veau des accumulations de cendres et de charbon de bois. à la date de nos pros-
pections (18 mai 1989), la lande portait en effet les traces d'un incendie remon-
tant probablement à 2 ou 3 ans.
En ce qui concerne la tranchée pare-feu, d'aspect moins xérique (abon-
dance de Quercus suber, strate herbacée localement dense), nos relevés ont
intéressé 3 biotopes différents. N° H201: situé en limite du "témoin", ce relevé a
été effectué dans les “vides”, entre les rejets de Calluna (zone dimportante
régénération).
N° H202: sol dénudé, “faciès” à Hieracium pilosella L., avec Genista
pilosa et rejets épars de Calluna.
N° H203: placette un peu plus ombragée que les deux précédentes,
située à proximité d'un chene liège. Présence de Pulicaria odora, Carex flacca
subsp. serrulata, Leontodon tuberosus.
- Sous-station h (4,5609 GE x 48.1760 G/N). Cette sous-station,
incendiée à la même époque que H. se trouve dans une ambiance xerique. Le
chene liege, présent au niveau du "témoin" et de la tranchée pare-feu, produit
une abondante litière de feuilles mortes qui s'accumule par endroits.
Le ‘témoin’ est une cistaie clairsemée avec Cistus monspeliensis, C.
salvifolius, Lavandula stoechas subsp. stoechas et Phillyrea angustifolia L. La
strate herbacée y est à peu pres inexistante (h101).
En ce qui concerne le pare-feu, un seul relevé a pu être effectué dans
une zone à vegetation trés éparse. Ainsi, seuls Tuberaria guttata, Briza maxima,
Asterolinon linum- stellatum (L.) Duby in DC., Fumana ericoides (Cav.) Gand.
in Magnier et Sedum ochroleucum Chaix in Vill. subsp. ochroleucum ont été
rencontrés dans la placette h201.
D - Quatriéme station (I et i): à l'est de la Basse-Verrerie, prés du croi-
sement des routes D 48 et D 558, altitude 78 m.
- Sous-station I (4,5411 G.E x 48,1675 G/N).
Cette sous-station est située dans une ambiance trés xérique (importants
affleurements rocheux, sol perméable: sable provenant de la décomposition des
grés).
Le "témoin" est une cistaie clairsemée sans arbres (Cistus monspeliensis,
C. salvifolius, Lavandula stoechas subsp. stoechas). La strate herbacée y est mal
individualisée (elichrysum stoechas (L.) Moench subsp. stoechas, Vulpia
ciliata, Aira sp. pl., Briza maxima, Odontites lutea (L.) Clairv.), alors que les
lichens (Cladonia cervicornis subsp. cervicornis, C. rangiformis var. pungens, C.
foliacea subsp. foliacea, C. firma (Nyl.) Nyl.) couvrent localement des surfaces
importantes (1102). Dans ces conditions la bryostrate, fort pauvre, n'occupe
qu'une place réduite. Notons enfin que le charbon de bois abonde au niveau du
sol de la cistaie.
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 19
Sur la majeure partie de la tranchée pare-feu, où Pinus pinea est
fréquent, la végétation phanérogamique est très clairsemée. La strate arbustive
n'est représentée que par des pieds épars de cistes et de lavande (relevés n° 1201,
1202 et 1203). Les espèces herbacées (entre autres: Tuberaria guttata, Plantago
bellardii, Asterolinon linum-stellatum, Vulpia muralis, Desmazeria rigida (L.)
Tutin in Clapham, Trifolium arvense L., T. angustifolium L. et Tolpis barbata)
sont également très disséminées, sauf dans le cas de la placette 1204 où le recou-
vrement des lichens est fort.
- Sous-station i (4,5370 G,E x 48,1680 G N).
Le “témoin” est une lande fermée à Erica scoparia subsp. scoparia et
Calluna vulgaris occupant le fond d'une dépression. Comme dans le cas de la
station G, des inondations prolongées se produisent pendant l'hiver et le prin-
temps. La strate herbacée y est pauvre et peu diversifiée (Agrostis oliverorum,
Carex flacca subsp. serrulata).
Le relevé n° i102 a été réalisé au sein même de la lande, alors que la
placette ¡101 est limitrophe de la tranchée pare-feu. Au niveau de cette
dernière, l'élimination récente de la totalité de la strate arbustive a entraîné une
“explosion” des végétaux herbacés, et notamment des graminées.
Les relevés n° i201 et i202 ont été effectués en lisière du ‘témoin’, à
proximité de “trous” encore en eau le 25 mai 1989. Le substrat est constitué par
des alluvions sablo-limoneuses, probablement apportées depuis peu par les eaux
de ruissellement. Notons enfin que de nombreux taxons de I’ Isoetion sont
présents dans les deux placettes (citons en particulier: Juncus tenageia سا‎ fil.,
Ranunculus revelieri Boreau subsp. rodiei (Litard.) Tutin, Jsoetes durieui,
Cicendia filiformis, Ophioglossum lusitanicum L., Juncus grex bufonius, Agrostis
pourretii Willd., Exaculum pusillum (Lam.) Caruel in Parl.).
Les relevés n° i203 et i204, beaucoup plus éloignés du "témoin" (environ
8 m de distance), se localisent dans une zone bien plus sèche (replat), où des pe-
louses (Vulpia muralis, Gaudinia fragilis, Aira cupaniana en i203, Agrostis
olivetorum en i204) alternent avec des affleurements de sol nu.
CODAGE DES DONNÉES ET DÉCOUPAGE
DES VALEURS DES VARIABLES STATIONNELLES EN CLASSES
(Tableaux N? 1 et 2)
1 - Codage des relevés
Le code des relevés commence par une lettre indiquant la station. Lors-
que celle-ci est hétérogéne aux plans écologique, floristique, etc., deux sous-
stations voisines sont distinguées par la méme lettre écrite en majuscule ou en
minuscule (troisième et quatrième stations).
Le chiffre des centaines est un 1 pour les relevés réalisés au niveau de la
zone ‘témoin’; c'est un 2 quand les données se rapportent au secteur
débroussaillé (tranchées pare-feu).
Le chiffre des unités indique le numéro d'ordre des relevés
phytosociologiques effectués sur chaque placette floristiquement homogene d'un
metre carré.
Source : MNHN, Paris
oz
BRYMAU. FLO ےم‎ BAYMAU. ORT, espèces د‎ 30, relevés : 34
PEFEFEPPTGGGOGHUSAHNHNAIIIIIIIIII I0:
IIEIDIILiiiii222121112222112222
1589900009090909990002000000090099 3
2231231301212312123111231231121234 E
Bea CARENS Pa a د د‎ 517 Plerochaete squerrosa z
PE eeu RA m z zui : 3? 310 TEÎEheSt eman mutabile (brachydont bun subsp.) >
0682 221i une 219 Polyerichum juniperinun 2
0504 44 1243.2 1 1 >9 Hypnum cupressiforme (cupressiforme var.) 2
0067 1 2 TE ې‎ LE >9 Archidium alternifolium 2
0119 £90 52 w^ 1 2 »8 Homalothecium aureum a
0154 221 as 2 + >1 Scleropodium touretii 9
baza +1 + 22 uds 27 Blenridiun acuninaton :
1504 au 24 € 1 >5 Campylopus pilifer F
0307 Nene 5 23 Gerskodon purpureus B
poA + «+ ++ DA Brym alpinen 5
1029 ARÊ 34 cîha 1oz1e11a divaricata a
1507 11 25 >4 Racomitrium elongatum jo
oie 2 دد‎ 25 Regum pscudotriquetrum (paewdoträquetrum var.) g
9330 ‘ + 32 Scleroposiam porum a
2325 + XÎ Bî Gen subulatun 2
ono : 21 Dieymoden taller =
0311 + >1 Cheilothela chloropus =
1302 + 21 Ceratadın sp. o
0308 3 21 Eerateden conicus 8
0107 : 21 Barbula convolita (convoluta var.) e
1808 : 21 peyan dunense =
ojaa 2 23 malesta microstoma (microstoma var.) E
0821 * »1 Weissia controversa (controversa var.) >
ote 2 پد‎ Bryon torquescons
1505 + 23 PIRSÎ nena aps (section Fissidens)
106 2 21 Fossonbzonia sp.
1851 3 2i possombzonia Ipitiesbergeri (wondraczekii var.)
im i 34 Reca michertt
1208 + Mb Ricela سی‎
Tableau 1 - Données bryofloristiques: relevés (surface = 1m?, abondance-dominance: + à S) effectués au niveau des "témoins" et des
tranchées pare-feu dans le massif des Maures. Le n° de code (0067 à 1508) et le nombre de présences (1 à 17) sont précisés pour
chaque taxon.
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 21
2 - Codage des bryophytes et nomenclature utilisée
La plupart des numéros de code ont etê empruntés au formulaire établi
par Brisse et Grandjouan (1979), d'après la flore d'Augier (1966). Toutefois,
six taxons ont été codés séparément: Bryum dunense A.J.E.Sm. et H. Whiteh. =
1508 et Racomitrium elongatum Ehrh. ex Frisvoll = 1507 (ne figurent pas dans
l'ouvrage précité), Campylopus pilifer Brid. (= Campylopus polytrichoides De
Not, qu'Augier met erronement en synonymie avec Campylopus introflexus
(Hedw.) Brid.) — 1504, Ceratodon sp. 1502, Fossombronia sp. — 1506 et
Fissidens sp. = 1505 (spécimens non fructifiés, indéterminables au niveau
spécifique).
Enfin la nomenclature a été modernisée. Pour les mousses, elle se réfère
à Corley et al. (1982): espèces, ainsi qu'à Smith (1978) ou à l'index Muscorum
(Wijk et al. 1969): taxons infraspécifiques. Pour les hépatiques, nous avons
utilisé les listes établies par Grolle (1983): espèces et par Düll (1983): variétés.
3 - Découpage des valeurs des variables stationnelles en classes (placettes des
relevés)
- L'exposition dominante (Expo) a été codée de la facon suivante: 3 —
E, 5 = indéfinie (terrain plat).
Variables Pente Expo Rah Rab
Placettes
3
RL Rlit Rsn
F101
F102
F103
F201
F202
F203
F204
F205
F206
G101
6102
6201
6202
6203
H101
H102
H201
H202
H203
h101
h201
1101
1102
1103
1201
1202
1203
1204
1101
1102
1201
1202
1203
1204
ما صا صا ما صا tn‏ ما arto uo ERRE (n U te En UN Un Un‏ ہی ہی ہی
او ون Eu‏ مر a WNE HH WHH‏ دم دم دم مر ا س N‏ دم بر بر ې سر مر تم یر
مرب ka a ka kı kK‏ يم TN H HEA‏ مر مر سز مر و یی مر ر نم ر
WHH HH AUA NUA SNN WN HHN‏ مر بر بس سر Ki‏ نم دم پا ا دنا دنا دنا سا کا
SENOS‏ ده ی NIN MON ÇG‏ ت دم دم دم جم دم سر سب ہی ہی ہی د حم خم دا دا دار
e‏ نم پر تن ورین نم Î)‏ وم نر وڅ Ga KA‏ پا مز نر بر lenê ka dà pa o‏
OS BNE ENE EEE EEE UN‏ دم نن نر PE BH EEE EE‏
BERN e es‏
Tableau 2 - Etats des variables stationnelles: relevés effectués au niveau des "témoins" et
des tranchées pare-feu dans le massif des Maures.
Source : MNHN. Paris
22 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
- Les valeurs du recouvrement (R) des arbustes (Rah = parties
aériennes, Rab = base au ras du sol), des strates herbacée (Rh), muscinale
(Rm) et lichénique (RI), de la litière (Rlit: feuilles mortes, débris ligneux, etc ...)
et du sol nu (Rsn) ont etê réparties en cinq classes:
1 = (très faible; parfois nul, sauf dans le cas de Rm): R < 5% de la surface
considérée (1 m2),
(faible): 5% < R < 25%,
(moyen): 25% < R < 50%,
(fort): 50% < R < 75%,
(très fort): R > 75%.
ao
Signalons enfin qu'aucun classement n'a été effectué pour la pente, qui
varie seulement dans notre étude de 0 à 2°.
RÉSULT
1 - Analyse quantitative
La comparaison du nombre et des classes de presence des taxons de
bryophytes recensés respectivement sur les “témoins” et les tranchées pare-feu, a
permis une évaluation de la dynamique quantitative brute de la bryoflore sur
substrat calcaire après débroussaillement (Hébrard & Loisel 1991). Elle se tra-
duisait en particulier par une plus grande diversité du cortège bryofloristique au
niveau des tranchées pare-feu:
14 taxons comptabilisés pour les “témoins”, contre 26 pour les
tranchées pare-feu;
- un peu plus de 57% des taxons rencontrés dans cette dernière situation
lui sont propres, contre seulement 21% dans les zones non perturbees.
Il en va tout autrement sur les substrats siliceux du massif des Maures,
puisque 21 taxons ont été dénombrés au niveau des “témoins” et 22 sur l'ensem-
ble des tranchées pare-feu. Huit sont propres aux premiers, neuf aux secondes,
chacun des taxons n'étant présent que dans un seul relevé (rarement 2:
leropodium purum).
Si le nombre moyen de taxons par relevé est plus élevé pour les pare-feu
(m2 = 3,86) que pour les “témoins” (ml 2,92, test de Student = 2,10 avec
un coefficient de sécurité de 95%), la diversité du cortège bryofloristique est par
contre peu modifiée par le débroussaillement. Le second de ces résultats s’expli-
que notamment du fait de l'ouverture importante de la végétation de ligneux des
zones "témoin" dans certaines stations et sous-stations étudiées dans les Maures
(H, h, I et partiellement G).
On cons‘ate d'ailleurs que, mis à part Scleropodium purum, les
bryophytes observées uniquement dans les zones "témoin" sont toutes des
acrocarpes de milieux sensiblement perturbés et des photophiles. Parmi les
muscinées présentes à la fois au niveau des "témoins" et des pare-feu,
Pleurochaete squarrosa, Polytrichum juniperinum et, à un degré moindre,
Trichostomum ` brachydontium subsp. mutabile, Archidium alternifolium,
Homalothecium aureum et Pleuridium acuminatum sont plus fréquemment
observés dans les zones débroussaillées.
Source : MNHN, Paris
ET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES 5 23
Classes de présence
Tranchées Témoins
pare-feu
Pleurochaete squarrosa IV II
Polytrichum juniperinum III 1
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile 11 E
Archidium alternifolium II 3
Homalothecium aureum TI +
Pleuridium acuminatum I I
Hypnum cupressiforme var. cupressiforme 11 II
Scleropodium touretii
Ceratodon purpureus
Campylopus pilifer
Cephaloziella divaricata
Racomitrium elongatum
Bryum pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum
Bryum alpinum
Didymodon fallax
Pleuridium subulatum
Cheilothela chloropus
Ceratodon sp.
Fossombronia sp.
Fossombronia wondraczekii var. loitlesbergeri
Riccia michelii
Riccia crozalsii
Scleropodium purum
Ceratodon conicus
Barbula convoluta var. convoluta
Bryum dunense P
Weissia microstoma var. microstoma Ê
Weissia controversa var. controversa .
Bryum torquescens A
Fissidens sp. (section Fissidens) ;
KÎ HERIM HIM MIRÎ HHHH H I HÎ
Tableau 3 - Comparaison des classes de présence des bryophytes dans les relevés effectués
au niveau des tranchées pare-feu (% sur 21 relevés) et des zones "témoin" (% sur
13 relevés). Taxons présents dans: I = moins de 20% des relevés, II = 20 à
40%, 11 40 à 60%, IV 60 à 80%, V = plus de 80%.
Remarquons que Pleurochaete squarrosa et Homalothecium aureum
montraient, sur calcaire, des présences voisines dans les deux situations; en ou-
tre, la valeur moyenne du recouvrement d’Homalothecium aureum était signi-
ficativement plus élevée dans les relevés de "témoins". Dans le cadre des recher-
ches effectuées dans les Maures, l'existence au niveau de certains “témoins” de
facteurs écologiques limitants pour ces deux mousses (landes fermées et
inondées périodiquement en G et i, abondance des cendres en H) permet d'ex-
pliquer sans difficulté les différences mentionnées plus haut.
2 - Analyse qualitative
Elle د‎ été réalisée grâce à l'analyse factorielle des correspondances
(AFC). Cette méthode, dont nous avons déjà rappelé brièvement le principe
(Hébrard & Loisel 1991) permet, dans le cas présent, de rechercher les affinités
pouvant exister au sein d'un ensemble de relevés, à travers leurs cortèges
bryofloristiques.
Les traitements suivants ont été effectués
Source : MNHN, Paris
24 J.P. HEBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
- Traitement des données “témoins” ou des données provenant des pare-
feu (analyse partielle): mise en évidence des affinités et des dissemblances exis-
tant entre les zones "témoins" d'une part, les zones débroussaillées d'autre part.
- Traitement de tous les relevés (analyse globale): évaluation de la
“dérive floristique" de la zone débroussaillée par rapport au témoin et recherche
de son determinisme écologique.
Lors de chaque traitement a été également réalisée une classification as-
cendante hiérarchique (CAH) qui, prenant en compte les coordonnées des
points-releves sur les axes issus de AFC, permet d'isoler des groupes de relevés
affines.
A - Analyse qualitative partielle
1 - Relevés "témoins"
Le traitement des relevés "témoins" a été réalisé sans le n^ H102,
constitué exclusivement de 3 taxons qui lui sont propres.
a) Interprétation de l'axe 1 (valeur propre = 0,966, figure 1)
* Taxons à forte contribution(2):
- Côté + Archidium alternifolium (2), Trichostomum 7
subsp. mutabile (2).
- Côté +: Scleropodium toureti (5), Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme (4), Scleropodium purum (2).
Les deux mousses acrocarpes présentes du cóté négatif de l'axe 1 se ren-
contrent, en Provence cristalline, au niveau de substrats plutót pauvres en car-
bone. Elles sont notamment répandues dans des biotopes tels que les sols
dénudés, les fonds de dépressions temporairement humides hors du couvert des
arbres et des arbustes, et les pelouses à /soetes.
Les trois pleurocarpes présentes du cóté positif sont au contraire trés
fréquentes dans les foréts, les maquis et les landes, et recherchent donc des sols
bien plus riches en carbone (surabondance des débris végétaux).
En conséquence, l'axe 1 sous-tend probablement un gradient croissant
de teneur en carbone total (organique et'ou minéral) de l'horizon édaphique
supérieur, évoluant dans le sens - vers +.
Si notre hypothèse est exacte, les relevés de l'ensemble A21, trés proches
du côté négatif de l'axe, correspondraient aux substrats les plus pauvres en car-
bone total. Dans les Maures, les bryophytes qu'ils renferment colonisent souvent
les sédiments accumulés dans les cuvettes creusées par l'érosion (grès permiens),
où le carbone provient essentiellement de débris organiques épars, transportés
par les eaux de ruissellement. De plus, lorsqu'un incendie survient à proximité
de ces biotopes, l'enrichissement du substrat en cendres et en charbon de bois
entraîne une disparition rapide de ces espèces.
La placette n^ ¡101 se trouve en bordure immédiate de la zone
débroussaillée. Nous avons constaté que des sédiments sablo- limoneux prove-
nant de la tranchée pare-feu (érosion importante consécutive aux opérations de
(2) Le chiffre ou le nombre mis entre parenthèses aprés chaque binôme exprime le nombre
de fois où le taxon est présent dans les relevés de "témoins", de tranchées pare-feu ou de
"témoins" et de tranchées pare-feu, selon les traitements envisagés.
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 25
débroussaillement effectuées pendant l'hiver 1987-1988) ont recouvert à cet en-
droit le sol de la lande à Erica scoparia et Calluna vulgaris.
L'alluvionnement, l'humidité importante de la station et l'éclairement
latéral intense ont favorisé ici le développement d’Archidium alternifolium,
mousse itinérante annuelle (During 1979) à croissance très rapide, dont les
spores lourdes (diamètre = 100-200 m) étaient probablement contenues dans
les alluvions provenant de la tranchée pare-feu où ce taxon abonde.
La placette n° G102 est située dans une clairière, au sein d'une lande à
Erica scoparia et Calluna vulgaris.
Le sol nu (recouvrement de la strate herbacée = faible) est princi-
palement constitué par des grains de quartz.
D'autre part, les fragments de charbon de bois sont très peu abondants
à la surface du sol au niveau de ces deux placettes. Il n'en est pas de même
pour les relevés constituant l'ensemble A22, où la constance de Ceratodon
purpureus est en rapport avec une richesse incontestable de l'horizon édaphique
supérieur en cendres et en charbon de bois, en particulier dans le cas des
placettes n° H101 (lande à Calluna vulgaris) et h101 (cistaie à Cistus
monspeliensis), incendiées récemment et de façon simultanée. La teneur en car-
bone est probablement plus faible pour les autres cistaies plus anciennement
brülées (n° 1101 et 1102) où elle varie peut-être en fonction de l'intensité du ruis-
sellement (microtopographie).
La derniére de ces remarques pourrait également s'appliquer au relevé
n° I103 (ensemble B), dont la position demeure toutefois difficile à interpréter,
puisqu'il ne renferme que deux mousses xérophiles de milieux trés ouverts.
Enfin, l'ensemble Al marque le côté positif de l'axe 1. Il regroupe d'une
part les relevés n° G101 et i102 effectués dans des landes fermées à bruyére à
balais et callune (recouvrement des parties aériennes des arbustes moyen ou trés
fort) et d'autre part tous les relevés “témoins” de la station F, réalisés sous cou-
vert trés dense de Pinus pinea. Cet ensemble correspond donc sans aucun doute
aux horizons édaphiques supérieurs les plus riches en carbone, qui provient es-
sentiellement ici des débris de végétaux ligneux (feuilles, brindilles, cónes, etc ...),
surabondants dans les deux types de formations. Ceci est d'ailleurs confirmé par
les résultats du tableau 4.
N? 0۵ 65 Ensemble © organique
des relevés (99)
G102 A21 1,20
H101 A22 1,72
h101 A22 1,64
F102 Al 3,38
F103 Al 3,70
i102 Al 742
Tableau 4 - Teneur en carbone organique de l'horizon supérieur de quelques sols prélevés
au niveau des zones “témoin”, de plusieurs des stations étudiées dans le massif des
Maures.
b) Interpretation de l'axe 2 (valeur propre = 0,899, figure 1)
+ Taxons à forte contribution:
- Côté -~ Seleropodium touret (5), Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme (4), Scleropodium purum (2).
Source : MNHN, Paris
26 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
projection sur le plan 1/2.
Fig. 1 - Traitement des relevés des "témoin
- Côté +: Ceratodon purpureus (4), Cephaloziella divaricata (2)
Du côté négatif de l'axe 2, nous retrouvons trois pleurocarpes à stratégie
de vie de type pérenne, qui étaient présentes du côté opposé sur l'axe 1. Dans la
dition, ces mousses sont répandues au niveau des sols forestiers riches en
humus. Du côté positif, on note la présence de deux bryophytes à stratégie de
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 27
vie de type colonisateur, qui sont au contraire propres aux substrats dénudés
pauvres en humus. Ceratodon purpureus est de plus une “nitrophile” extrê-
mement fréquente en Provence cristalline sur les accumulations de cendres et de
charbon de bois. En conséquence, l'axe 2 sous-tend probablement un gradient
décroissant de richesse en humus de l'horizon édaphique supérieur, évoluant
dans le sens - vers +.
Les ensembles Al et A21 sont très nettement situés vers le côté négatif
de l'axe 2. Ils regroupent des relevés effectués dans des biotopes demeurant hu-
mides en hiver et au printemps, oü les conditions sont donc plus favorables à
l’activité des microorganismes.
Dans les placettes des relevés constituant l'ensemble Al, plus proche du
côté négatif de l'axe 2, l'horizon édaphique supérieur possède probablement la
plus forte teneur en humus. On constate effectivement que les mousses
pleurocarpes sont largement majoritaires dans ces relevés, ce qui indique une
pédogenése plus avancée (Hébrard & Rolando 1985). Les relevés n° GIOI et
1102, théoriquement les plus riches en humus, contiennent Sc/eropodium purum,
dont la présence exclusive constitue un argument supplémentaire en faveur de
notre hypothèse. De plus, ils se localisent au sein de landes fermées à Éricacées
(recouvrement des parties aériennes des arbustes moyen à trés fort) non
perturbées depuis plusieurs décennies.
D'après notre hypothèse, l'horizon superficiel serait légèrement plus pau-
vre en humus (absence de Scleropodium purum) au niveau des placettes de la
station F, dans lesquelles le recouvrement est faible pour les arbustes, alors qu'il
varie de faible à tres fort pour la litière. II convient de remarquer que la station
F est moins humide que les deux précédentes. En outre, la litière acide est très
riche en fragments ligneux (presence de Pinus pinea) dont la décomposition est
particulièrement lente.
Les deux relevés de l'ensemble A21 ne contiennent que des mousses
répandues dans les pelouses à /soetes, où l'humification est favorisée par
l'humidité très importante. De plus, dans le cas présent, le substrat peut être lo-
calement enrichi en composés humiques solubles provenant du lessivage des sols
des landes proches.
Nous avons vu (interprétation de l'axe 1) qu'en il01 et G102, la teneur
en carbone total est plus faible que dans les autres placettes “témoins”. On peut
toutefois supposer que dans ces deux placettes, le carbone est essentiellement
présent sous la forme de composés humiques. Enfin i101, situé sous couvert très
dense d'Erica scoparia, est probablement un peu plus riche en humus que G102
(clairiére au sein d'une lande du méme type).
Du côté positif de l'axe 2, l'ensemble A22 regroupe des relevés effectués
sur des substrats riches en charbon de bois et en cendres, ainsi que l'indique la
constance de Ceratodon purpureus, mais pauvres en humus, étant donné la
xéricité des biotopes (cistaies ou landes incendiées). Ces relevés, de même que le
n° 1103 (ensembie B), ne renferment pratiquement que des mousses acrocarpes
de sols dénudés (milieux ouverts).
L'absence à peu près totale de pleurocarpes humicoles est remarquable,
Seul Scleropodium toureti est présent dans le relevé n° h101, où le recou-
vrement de la litière de feuilles mortes de Quercus suber est fort.
En 1102 (recouvrement de la litière de Cisrus monspeliensis = faible), la
présence de Trichostomum brachydontium subsp. mutabile pourrait indiquer un
pédoclimat un peu moins sec, en liaison avec la microtopographie.
Source : MNHN, Paris
28 J.P. HÊBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
Ainsi, le sol est vraisemblablement un peu plus riche en humus au ni-
veau des placettes h101 et 1102 que dans les deux autres.
En 1101, malgré l'abondance de la matière organique (recouvrement de
la litière = très fort), l'humification est bloquée du fait de l'extrême xéricité du
milieu. Signalons à ce propos qu’Aubert (1976) a obtenu seulement la valeur de
3,9% de composés humiques totaux pour l'horizon supérieur d'une cistaie non
arborée près de la Basse-Verrerie (sous-station 1).
Le relevé n° 11101 marque le côté positif de l'axe 2 et correspondrait
donc au substrat le plus pauvre en humus, puisqu'il s'agit de couches de cendres
et de charbon de bois (incendie récent).
Quant au relevé n^ 1103, sa position est difficile à interpréter, compte
tenu de sa grande pauvreté en mousses.
Bien que nous ne disposions que d'un nombre restreint de données rela-
tives aux composés humiques totaux, notre hypothèse semble peu éloignée de la
réalité, puisque les valeurs (%e) passent de 12:60 pour un prélèvement effectué à
proximité de la placette-n* i102, à 3 pour h101 et 3,30 pour H101.
c) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre — 0,594, figure 2)
* Taxons à forte contribution:
- Côté -: Pleurochaete squarrosa (3), Homalothecium aureum (2).
Côté +: Ceratodon purpureus (4), Scleropodium purum (2),
Cephaloziella divaricata (2) 3
Dans l'état actuel de nos connaissances et compte tenu de la pauvreté
bryofloristique d'un bon nombre de relevés provenant des zones “témoins”, il ne
nous est pas possible de proposer une interprétation satisfaisante de l'axe 3.
2 - Relevés de tranchées pare-feu
Le traitement des relevés de tranchées pare-feu a été réalisé sans le n°
F201, très différent des autres relevés.
a) Interprétation de l'axe 1 (valeur propre = 0,867, figure 3)
* Taxons à forte contribution:
Côté + Archidium alternifolium (6), Bryum alpimum (4), Bryum
pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum (2), Cephaloziella divaricata (2).
- Côté +: Pleurochaete squarrosa (13), Polytrichum juniperinum (9),
Homalothecium aureum (6), Scleropodium touretit (2).
Les bryophytes se trouvant du cote négatif de l'axe 1 sont répandues, en
Provence cristalline, dans les milieux perturbes et notamment sur les substrats
minéraux instables (alluvionnement, érosion intense). Les deux Bryum sont par
exemple fréquent: au bord des ruisseaux, au fond des rigoles entre les rochers,
où l'eau circule en hiver et au printemps, et prés des mares temporaires. Pour
leur part, Archidium alternifolium et Cephaloziella divaricata résistent bien à un
enfouissement provisoire et ne sont donc pas rares au fond des dépressions tem-
porairement inondées. Ils apparaissent aussi parfois dans les zones fréquentées
par l'homme et les véhicules (sentiers, pistes, etc ..).
Du côté positif sont réunies d'une part les pleurocarpes Homalothecium
aureum et Scleropodium touretü que l'on rencontre habituellement dans les fo-
rêts et les formations arbustives (sols fixés?) et d'autre part deux mousses
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 29
Fig. 2 - Traitement des relevés des "témoins", projection sur le plan 1/3.
acrocarpes, moins exigeantes que les premiéres vis à vis du degré de maturation
du milieu. Ces espéces ne constituent toutefois de beaux peuplements que dans
les biotopes au niveau desquels le substrat est déjà bien stabilisé (pelouses,
fruticées, forêts ouvertes).
Source : MNHN. Paris
30 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
En conséquence, l'axe 1 sous-tend vraisemblablement un gradient
décroissant de perturbation de la couche superficielle du sol (instabilité et ap-
ports de particules liés à des inondations périodiques, à la stagnation et au ruis-
sellement des eaux de pluie) évoluant dans le sens - vers +.
- Ensemble B: plus proche du côté négatif de l'axe, cet ensemble regrou-
pe 4 relevés de zones dénudées (absence d'arbres, recouvrement des parties
aériennes des arbustes trés faible à faible, rarement moyen: n^ H201), où l'ac-
tion directe de la pluie entraîne une mobilité importante des sédiments (sables de
décomposition des grés).
En i202 et i201, le milieu est temporairement trés humide (présence de
Bryum pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum). Le premier de ces relevés mar-
que le côté négatif de laxe et correspondrait donc à la placette où
Palluvionnement est le plus intense. Il contient une forte proportion de
muscinées itinérantes annuelles (Archidium, Riccia, Fossombronia) à
développement très rapide et résistant bien à l'ensablement. La plupart de ces
espéces lui sont propres.
Le second relevé, plus pauvre, posséde néanmoins une composition
bryofloristique voisine. Les placettes sont situées au fond d'une légère dépression
où l'eau de pluie s'accumule lorsque les précipitations sont suffisamment abon-
dantes. Le recouvrement de la strate herbacée, constituee de thérophytes à
systéme radiculaire peu développé (fixation peu efficace du substrat) est seu-
lement moyen. D'autre part, le piétinement et l'élimination totale de la strate
arbustive, lors des opérations récentes de débroussaillement (environ 1 an avant
nos observations), ont eu pour conséquence un accroissement important de
l'érosion et de l'alluvionnement au niveau de la tranchée pare-feu.
Les relevés n^ H201 et H202 contiennent, en plus d’Archidium
alternifolium ou de Bryum alpinum, Pleuridium acuminatum et Cephaloziella
divaricata, également bien adaptés aux substrats instables. La tranchée pare-feu
est ici un peu moins humide (pas d'inondations périodiques et de stagnation de
l'eau de pluie) que dans le cas précédemment envisage.
Toutefois, l'absence à peu prés compléte de strate herbacée (recou-
vrement trés faible) et l'érosion trés intense au niveau de la lande incendiée toute
proche (environ 1 m de distance) permettent d'expliquer l'existence de pertur-
bations notoires à la surface du sol (impact des précipitations, apports de
sédiments en provenance de la zone "témoin").
- Ensemble A2: les relevés n° G201 et G202 correspondent encore à des
placettes trés exposées (absence d'arbres et d'arbustes) d'accès facile (bord de
route: piétinement) et situées dans une légère dépression entourée de larges af-
fleurements de sol nu à partir desquels les sédiments (sable de décomposition
des grès) peuvent être facilement transportés par les eaux de ruissellement.
La placette n° G201 est sans aucun doute plus humide (présence de
Bryum alpinum). d'où un alluvionnement plus important à son niveau qu'en
G202. Les deux relevés contiennent encore Archidium alternifolium et
Pleuridium acuminatum (substrats perturbes), alors que l'apparition de
Pleurochaete squarrosa et de Trichostomum brachydontium subsp. mutabile
pourrait indiquer une instabilité moins grande du substrat, par rapport à l'en-
semble B. De plus, en G201, plus proche du côté négatif de l'axe 1, la strate
herbacée est constituée par des thérophytes des premiers stades de l'Isoetion, qui
supportent bien l'alluvionnement mais sont moins efficaces que Brachypodium
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 31
distachyon (recouvrement très fort en G202) du point de vue de la fixation du
sol.
Ainsi que lindiquent leur composition bryofloristique et nos obser-
vations sur le terrain, tous les relevés de l'ensemble A2, situés davantage vers le
côté positif de l'axe | (sauf le n° F204 qui contient Archidium alternifolium, plus
hygrophile), correspondent à des biotopes xériques (pas d'inondation et de sta-
gnation temporaires de l'eau de pluie, d'où alluvionnement peu important). Ils
correspondraient donc à des zones au niveau desquelles l'instabilité du sol est
moins grande.
Le recouvrement des parties aériennes des arbustes y est généralement
très faible, plus rarement faible (1201, 11203, G203) ou moyen (1203). Toutefois,
dans la majorité des placettes, la présence d'un couvert arboré assez dense
(Pinus pinea en 126) et F204, Quercus suber en h201 et H203) limite l'impact
des gouttes de pluie à la surface du sol, ce qui contribue à atténuer l'intensité de
l'érosion. Il convient enfin de remarquer que, en ce qui concerne la sous-station
H, la placette n° H203 est beaucoup plus éloignée de la zone "témoin" que ne le
sont celles des relevés n° H202 et H201 (apports de sédiments moins importants
en H203).
Les placettes n° i203, i204 et G203 se trouvent pour leur part hors de
tout couvert arboré.
Le développement de la strate herbacée (recouvrement moyen en i203,
fort en i204 et G203) et l'abondance des touffes robustes d Agrostis olivetorum
en i204 et G203 contribuent indubitablement à stabiliser le substrat.
L'existence pour l'axe 1 d'un gradient décroissant (- vers +) de pertur-
bation de la couche superficielle du sol se vérifie si Lon compare la position du
relevé n° 1204 (présence de Pleuridium acuminatum, recouvrement muscinal fai-
ble, substrat plus instable) à celle des relevés n° 1201, 1203 et i204 (recou-
vrement muscinal trés fort à moyen), dans lesquels l'abondance-dominance de
Pleurochaete squarrosa est bien supérieure (5 à 3, contre seulement 1 en 1204).
De plus, les pleurocarpes de substrats plus stables (Homalothecium aureum ou
Hypnum cupressiforme var. cupressiforme) apparaissent déjà dans les trois der-
niers relevés et dans F204.
Signalons enfin que l'interprétation de certains relevés (H203, G203) est
difficile, étant donné leur pauvreté floristique.
- Ensemble Al: si notre hypothèse est exacte, les placettes des relevés
constituant cet ensemble, trés proche du cóté positif de l'axe 1, correspondent
aux substrats les moins perturbés. Tous les relevés de cet ensemble appartien-
nent à la station F, bien arborée, relativement humide, mais sans inondations
périodiques et stagnation temporaire de l'eau de pluie.
L'absence de strate arbustive au niveau de la tranchée pare-feu est ici
largement compensée par l'existence d'un couvert continu de Pinus pinea et par
la présence d'une strate herbacée trés développée (recouvrement moyen ou fort,
rarement faible en F203) assurant le pompage rapide de l'eau de surface en
excés, en période de fortes pluies, ainsi qu'une fixation efficace de la couche su-
perficielle du sol.
(3) Dans le texte, nous désignons parfois les tranchées pare-feu par la lettre de la station
(ou sous-station) correspondante, suivie du chiffre 2.
Source : MNHN, Paris
32 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
En outre, les apports de sédiments en provenance de la zone "témoin"
(cistaie fermée sous pin pignon) sont probablement trés réduits.
Du point de vue bryofloristique, ces placetles sont, entre autres,
caractérisées par des coefficienis d'abondance-dominance non négligeables pour
Pleurochaete squarrosa, ainsi que par la constance de certaines mousses
pleurocarpes — (Homalothecium aureum, Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme).
Notons enfin que l'existence d'un gradient d’alluvionnement et d’apports
édiments lié au régime hydrique des stations étudiées est confirmée par
l'examen des variations de la teneur en limons totaux de l'horizon supérieur des
sols provenant de la majorité des stations (les résultats concernant la sous-
station I ne sont pas disponibles).
Pour des raisons matérielles, les échantillons analysés n'ont pu être
prélevés exactement au niveau de nos placettes. Néanmoins, les prélèvements
pédologiques ont toujours été effectués dans des biotopes comparables, sinon
identiques à ceux dans lesquels se situent nos placettes de relevés
Ainsi, le tableau 5 montre clairement que la teneur moyenne en limons
totaux est presque 2 fois plus élevée pour les placettes situées vers le côté négatif
de l'axe 1 (33,60% contre 17,97%).
N° des placettes Limons fins + limons
des releves grossiers (%)
Côté - (axe 1)
1202 42,8
i201 34,8
H202 28,2
G201 28,6
Moyenne 33,60
Côté + (axe 1)
h201 20,6
1204 19,0
F202 18,8
F206 17,0
F205 16,7
F203 15,7
Moyenne 17,97
Tableau 5 - Teneur en limons totaux de l'horizon supérieur de sols prélevés dans des
biotopes différents, au niveau de quelques tranchées pare-feu dans le massif des
Maures.
b) Interprétation de l'axe 2 (valeur propre = 0,654, figure 3)
* Taxons à forte contribution:
- Côté + Pleurochaete squarrosa (13), Polytrichum juniperinum (9),
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile (7), Pleuridium acuminatum (6),
Campylopus pilifer (4), Racomitrium elongatum (3).
Côté Homalotheeium aureum (6), Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme (5), Bryum alpinum (4), Scleropodium touretü (2), Bryum
pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum (2).
Les deux listes ci-dessus pourraient faire penser à un gradient croissant
de carbone organique ou d'humus évoluant dans le sens - vers +.
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DËEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 33
Fig. 3 - Traitement des relevés des tranchées pare-feu, projection sur le plan 1/2.
Toutefois, si l'on retient cette hypothèse, trop de contradictions apparais-
sent, notamment en ce qui concerne la composition bryofloristique de certains
relevés, leur position sur l'axe 2 et leurs conditions stationnelles. 11 n'est donc
pas possible de donner une interprétation satisfaisante de l'axe 2.
c) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre — 0,560, figure 4)
Source : MNHN. Paris
34 J.P. HÊBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
or 7
|
B1
201
Fig. 4 - Traitement des relevés des tranchées pare-feu, projection sur le plan 1/3.
* Taxons a forte contribution:
- Côté + Archidium alternifolium (6), Pleuridium acuminatum (6),
Cephaloziella divaricata (2), Scleropodium touretit (2).
- Côté +: Pleurochaete squarrosa (13), Campylopus pilifer (4), Bryum
pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum (2).
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES 1 35
Dans l'état actuel de nos connaissances, nous ne sommes pas en mesure
de proposer une interprétation valable de l'axe 3.
B - Analyse qualitative globale (relevés “témoins” + tranchées pare-feu)
osées dans l'analyse partielle, les relevés n°
imines du traitement global.
Pour les raisons déjà
11102 et F201 ont également été
a) Interpretation de l'axe 1 (valeur propre = 0,856, figure 5)
* Taxons à forte contribution:
- Cóté + Archidium alternifolium (8), Pleuridium acuminatum (7),
Ceratodon purpureus (5), Bryum alpinum (4), Cephaloziella divaricata (4),
Bryum pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum (3).
- Côté +: Hypnum cupressiforme var. cupressiforme (9), Homalothecium
aureum (8), Scleropodium touretii (7), S. purum (2).
Les bryophytes se trouvant du côté négatif de l'axe 1 recherchent toutes,
dans la région étudiée, des milieux trés ouverts où l'éclairement est intense. Elles
abondent par exemple au niveau des sols denudes et des pelouses. Ceratodon
purpureus est pour sa part fréquent dans les zones incendiées
Du côté positif, on note la présence de mousses pleurocarpes qui recher-
chent au contraire des milieux beaucoup plus fermés (maquis et landes denses à
Ericacees, forêts). En conséquence, l'axe 1 sous-tend probablement un gradient
décroissant d'ouverture du milieu (diminution de l'éclairement) évoluant dans le
sens - vers +.
L'ensemble BI correspond sans aucun doute aux biotopes les plus ou-
verts. Les trois relevés qui le composent ne renferment que des bryophytes
photophiles. Le relevé n° i202 est particulièrement riche de ce point de vue
(présence de 2 Riccia et d'un Fossombronia), ce qui explique sa position (il mar-
que le pôle négatif de l'axe) par rapport aux deux autres relevés, qui en different
surtout par leur plus grande pauvreté.
Les placettes i202 et i201 correspondent à des sols dénudés (absence de
strate arbustive) récemment colonisés par des thérophytes de l'/soerion (recou-
vrement herbacé moyen).
Nous avons déjà vu (analyse partielle “témoins”), ce qu'il faut penser de
la genése et des affinités écologiques du peuplement muscinal de la placette i101,
située dans la lande à Erica scoparia et Calluna vulgaris, à la limite de la
tranchée pare-feu. Bien que le recouvrement des parties aériennes des arbustes
soit ici trés fort, l'éclairement latéral est intense et la quantité d'énergie lumi-
neuse parvenant au sol est probablement considérable.
Les deux autres relevés de tranchée pare-feu de la sous-station i (n° i203
et i204) appartiennent à des ensembles differents (B32 et B31). D'après notre
hypothése, ils co-respondraient à un milieu plus fermé que précédemment.
Pourtant, aucune strate arbustive ou arborée n'est présente au niveau de ces
deux placettes.
En fait, l'abondance-dominance assez élevée (— 3) de Trichostomum
brachydontium subsp. mutabile ou de Pleurochaete squarrosa, dont les colonies
s'accroissent moins vite que celles d’ Archidium alternifolium, de Pleuridium
acuminatum ou de Ceratodon purpureus indique que ces deux Pottiacées, que
l'on trouve parfois dans les fruticées et les forêts ouvertes, étaient présentes au
Source : MNHN, Paris
36 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
niveau de la tranchée pare-feu, antérieurement aux opérations récentes de
débroussaillement, sous couvert clairsemé de Calluna vulgaris.
En outre, la présence d’Hypnum cupressiforme var. cupressiforme en
1204 est probablement en rapport avec un degré de fermeture de la végétation
herbacée (recouvrement = fort) plus important qu'en i203 (recouvrement =
moyen). En effet, des touffes robustes d’ Agrostis olivetorum (vivace, abondance-
dominance = 4) sont présentes en i204, alors qu'en i203, la strate herbacée
n'est constituée que de graminées annuelles de petite taille (Vulpia muralis,
Gaudinia fragilis, Aira cupaniana).
Les ensembles Al, A2 et B32 regroupent encore des relevés effectués
dans des milieux ouverts.
En ce qui concerne la sous-station H, les relevés n^ H101 (‘témoin’),
11202 et 11201 (tranchée pare-feu) se trouvent au même niveau. Tous trois
possèdent une bryostrate de milieux perturbés ouverts (les placettes sont situées
hors du couvert de Quercus suber). Le recouvrement de la strate herbacée y est
trés faible (accumulations de charbon de bois en H101, sol nu dans les “vides
entre les rejets de Calluna en H202 et H201), alors que le recouvrement des
parties aériennes de la callune varie de faible (H202) à moyen. L'ouverture du
milieu provient évidemment soit de l'incendie (presence de Ceratodon purpureus
en 11101 et H202, très proches de la zone “témoin”), soit de l'élimination de la
strate arbustive (tranchée pare-feu).
La dérive H101 — H203 (ensemble B31) pourrait correspondre à une
fermeture plus importante du milieu en 11203. Bien que le recouvrement des
parties aériennes des arbustes y soit faible, cette placette est située au pied d'un
chêne liege. Il est toutefois difficile de pousser plus loin l'interprétation, étant
donné la pauvreté bryofloristique du relevé n° H203. Ce relevé contient cepen-
dant Trichostomum brachydontium subsp. mutabile que l'on observe quelquefois
sur les talus proches des maquis et des forêts et qui semble donc tolérer une di-
minution sensible de l'éclairement.
Les deux placettes de la sous-station h (ensembles Al et B31) correspon-
draient, d'après notre hypothèse, à un milieu plus fermé que dans le cas de H
(sauf H203).
Les deux sous-stations ont été parcourues par le feu de façon
simultanée. En h, la strate arbustive, constituée initialement de cistes
(pyrophytes), s'est reformée plus vite. De plus, le chêne liège y est présent, tant
au niveau de la zone "témoin" que de la tranchée pare-feu (le relevé n° h201 a
été réalisé près d'un de ces arbres; il se trouve au meme niveau que le n° H203).
Les relevés n° h101 et h201 sont en fait peu éloignés sur l'axe 1. Ils renferment
en majorité des taxons photophiles. Néanmoins, Pleurochaete squarrosa,
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile et surtout Scleropodium touretii
tolèrent éventuellement ou recherchent le couvert des formations de végétaux
ligneux.
En ce qui concerne la sous-station I, les relevés "témoins" n° 1101 et
1102 (ensemble A2) correspondent à un milieu à peu près aussi ouvert que ceux
de l'ensemble Al, ce que confirme leur composition bryofloristique. Ils ont été
effectués dans une cistaie clairsemee sans arbres (recouvrement des parties
aériennes de Cistus monspeliensis = moyen, recouvrement de la strate herbacée
= très faible) et sont très pauvres en mousses, Pleurochaete squarrosa manque
dans ces relevés, alors que la présence de Ceratodon purpureus indique le pas-
Source : MNHN, Paris
T DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 37
sage assez récent du feu. Notons enfin que la position du relevé n° 1103 ne peut
être interprétée de façon satisfaisante, compte tenu de son extrême pauvreté.
Les relevés provenant de la tranchée pare-feu de la sous- station I cor-
respondent sans doute à une fermeture plus importante du milieu. Bien que le
recouvrement des parties aériennes des arbustes soit ici seulement très faible, fai-
ble ou moyen, la zone débroussaillée est ombragée par des peuplements de
Pinus pinea. En 1204 (ensemble B32), l'éclairement serait plus important, ce qui
est parfaitement compatible avec les exigences des bryophytes rencontrées dans
ce relevé, qui ne contient aucune pleurocarpe. La densité du feuillage du pin est
peut-être moins importante au niveau de cette placette.
La position relative des relevés n° 1201 (ensemble B32), 1202 et 1203
(B31) traduit à notre avis des nuances difficiles à saisir, étant donné l'insuffisan-
ce de l'information dont nous disposons (pauvreté de la bryoflore). Tout au plus
peut-on remarquer qu //omalothecium aureum, mousse pleurocarpe trés
répandue dans les foréts thermophiles de basse Provence, apparait déjà en 1201
et 1203. Simultanément, la valeur élevée du coefficient d'abondance-dominance
de Pleurochaete squarrosa (5 en 1201, 4 en 1203) exprime un excellent
développement de cette espéce, dans des conditions d'éclairement moins intense
plus proches de ses exigences optimales en terrain siliceux.
Les relevés de la station G appartenant à l'ensemble B32 ne contiennent
pratiquement que des mousses photophiles, en particulier Archidium
alternifolium (constant) et Pleuridium acuminatum. Nous avons déjà vu que les
placettes G201 et G202 sont situées dans les parties dénudées du pare-feu el
sont occupées respectivement par des gazons ras de thérophytes de I’/soetion ou
de Brachypodium distachyon, alors que le relevé “témoin” n^ G102 a été effectué
dans les "vides" (recouvrement de la strate herbacée — faible), au niveau d'une
clairière à cistes.
Le relevé n° G203 (ensemble B31) correspond théoriquement à un mi-
lieu plus fermê. Pourtant, le recouvrement des parties aériennes des arbustes est
faible dans cette placette (rejets épars d'Ericacées). En fait, les peuplements den-
ses d'Agrostis olivetorum (abondance-dominance = 4) constituent ici un "écran"
n
non négligeable, Il en résulte une diminution de la quantité d'énergie lumineuse
parvenant à la surface du sol (cf. n° i204). Toutefois, l'extrême pauvreté
bryofloristique de ce relevé ne permet pas de pousser plus loin l'interprétation.
En ce qui concerne la station F, le n° 1204 (ensemble B31) correspon-
drait à la placette la mieux éclairée de la station. ll renferme en effet, à côté
d’Hypnum cupressiforme var. cupressiforme (plus sciaphile), une majorité de
mousses recherchant, ou du moins tolérant bien un éclairement assez important.
On peut donc supposer qu'en F204, la densité du feuillage du pin pignon est
moindre. Elle augmente ensuite en F202 el F206, relevés dans lesquels les
muscinées photophiles et sciaphiles sont représentées par un nombre égal de
taxons, et devient maximale dans les relevés restants (ensemble B21), notam-
ment ceux de la “one "témoin", où la densité du couvert de Cistus monspeliensis
contribue à réduire la quantité d'énergie lumineuse parvenant à la surface du
sol.
Enfin, l'ensemble 822 marque le côté positif de l'axe 1 et correspond à
une fermeture maximale du milieu. En effet, les relevés n° 1102 et GIOI ne
contiennent pratiquement que des mousses pleurocarpes et forestiéres, du moins
en Provence. Scleropodium purum, très sciaphile dans la dition, est propre à ces
relevés de landes denses à Erica scoparia et Calluna vulgaris, au sein desquelles
Véclairement est trés réduit.
Source : MNHN, Paris
38 J.P. HÊBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
En résumé, les relevés situés vers le côté négatif de l'axe 1 correspondent
à des sols nus temporairement humides (premiers stades de colonisation par le
cortège phanérogamique de l'/soetion), à des landes ou cistaies récemment
incendiées et à des cistaies sans arbres. En se déplaçant vers le côté positif de
l'axe, on trouve ensuite des relevés effectués sous couvert arboré de plus en plus
dense (Pinus pinea, Quercus suber), puis dans des landes fermées à Erica
scoparia et Calluna vulgaris.
En H, I et بط‎ l'ouverture plus importante de la zone "témoin" est en rap-
port avec le passage plus ou moins récent du feu. Le relevé n^ 11203 et la plu-
part des relevés de I2 correspondent à des structures plus fermées, puisque le
débroussaillement a respecté les arbres. Par contre, le débroussaillement a eu
pour effet d'ouvrir davantage le milieu, dans le cas des tranchées pare-feu ini-
tialement non arborées (station G, sous-station i).
b) Interprétation de l'axe 2 (valeur propre — 0,742, figure 5)
* Taxons à forte contribution:
- Cóté + Pleurochaete squarrosa (16), Polytrichum juniperinum (10),
Ceratodon purpureus (5), Racomitrium elongatum (4).
- Côté +: Archidium alternifolium (8), Scleropodium touretit (7), Bryum
alpinum (4), B. pseudotriquetrum var. pseudotriquetrum (3). Scleropodium purum
(2).
Les bryophytes présentes du côté négatif de l'axe 2 se rencontrent dans
des biotopes xériques où l'évaporation est importante (milieux ouverts), en parti-
culier au niveau de l'horizon édaphique supérieur.
Du côté positif de l'axe 2 sont réunis deux ensembles de muscinées qui
s‘opposaient sur l'axe 1.
Il s'agit d'une part d'acrocarpes (Archidium, Bryum) de milieux ouverts
dans lesquels les pertes dues à l'évaporation sont largement compensées par la
présence de suintements, par des inondations périodiques et par la stagnation
prolongée de l'eau de pluie ("trous d'eau") en hiver et au printemps.
D'autre part, nous savons déjà que les deux Scleropodium recherchent
au contraire les forêts et les landes fermées où la couche superficielle du sol
conserve longtemps l'humidité, compte tenu de la densité du couvert végétal
(atténuation de l'action dessiccatrice des vents, éclairement plus faible, écarts
thermiques réduits), et de sa perméabilité moindre (abondance des débris
végétaux). En conséquence, l'axe 2 sous-tend probablement un gradient crois-
sant d'humidité de l'horizon édaphique supérieur, évoluant dans le sens - vers
+,
En ce qui concerne la sous-station I, les relevés “témoins” n° I101 et
1102 (ensemble A2) correspondent indiscutablement aux biotopes les plus
xériques rencontrés lors de notre étude. Ils ont été réalisés au niveau de sub-
strats dénudés très perméables (sable de décomposition des grès permiens), dans
une cistaie clairsemée sans arbres.
La sécheresse excessive du pédoclimat est ici particulièrement
défavorable au développement des strates herbacée et muscinale (recouvrement
très faible) et explique aussi l'extrême pauvreté de la bryoflore. En outre, la
présence de Ceratodon purpureus indique que cette zone a été incendiée. Le
relevé n° 1103 correspond à des conditions tout à fait comparables. Compte
Source : MNHN, Paris
ÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCIN 39
Fig. 5 - Traitement de la totalité des relevés. Dörives "témoins" tranchées pare-feu, projec-
tion sur le plan 1/2.
tenu de l'information trop fragmentaire qu'il apporte, sa position sur l'axe 2 est
difficile à interpréter.
Les dérives observées dans le sens "témoin" — tranchée pare-feu tradui-
sent une certaine augmentation de l'humidité édaphique, non directement liée à
Source : MNHN, Paris
40 J.P. HEBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
l'effet du debroussaillement mais plutôt au maintien d'un couvert arboré impor-
tant (Pinus pinea) sur le pare-feu. Cel accroissement de l'humidité édaphique a
entrainé un bon développement de la strate muscinale (recouvrement trés fort en
1201, 1202 et 1203) qui est aussi plus riche. D'aillleurs, les peuplements com-
pacts et étendus de Racomitrium elongatum (abondance-dominance = 5 en
1202) ou de Pleurochaete squarrosa (abondance-dominance = 4 en 1203 et 5 en
1201) contribuent à limiter le dessechement du substrat favorisant ainsi l'appari-
tion d'espèces plus hygrophiles (Campylopus pilifer en 1202, Homalothecium
aureum en 1203 et 1201).
Sous-station h.
Aucune dérive d'amplitude significative n'est visible pour cette sous-
station. Les deux relevés ont été réalisés dans un environnement xerique, sur
substrat très perméable, ainsi que le montrent entre autres les valeurs du recou-
vrement des strates herbacée (très faible) et muscinale (faible).
Néanmoins, l'existence d'un certain couvert arboré (Quercus suber) a
peut-être favorisé une plus grande richesse de la bryostrate, composée de taxons
xérophiles dont quelques-uns abondent aussi en I2.
- Sous-station H.
L'environnement semble ici plus humide que dans le cas des deux sta
tions précédentes. Ainsi, Carex flacca subsp. serrulata est par exemple fréquent
en certains points de la tranchée parefeu. Toutefois, la composition
bryofloristique des relevés et le recouvrement peu important des strates 6
(trés faible, seulement moyen en H203) et muscinale (recouvrement faible dans
les 4 placettes) indiquent l'existence de perturbations liées à l'incendie et à
l'érosion intense du substrat.
Le relevé "témoin" n° H101 a été réalisé dans les “vides” de la callunaie
incendiée, au niveau d'accumulations de cendres et de charbon de bois, substrat
poreux, retenant mal l'humidité, Il renferme 3 bryophytes xérophotophiles de
milieux perturbés.
Le relevé n^ H203 (zone à Pulicaria odora et Carex flacca subsp.
serrulata) se trouve au méme niveau. Sa position est difficile à expliquer, étant
donné sa pauvreté et sa composition brvofloristique différente, qui traduit sur-
tout une perturbation un peu moins importante du substrat.
En H202 et H201 l'humidité édaphique serait plus importante, proba-
blement du fait du ruissellement des eaux de pluie à partir de la lande incendiée
toute proche. La présence de Bryum alpinum et d’Archidium alternifolium dans
Lun et l'autre de ces relevés plaide en faveur de notre hypothèse.
La dérive observée dans le sens “lemoin” — tranchée pare-feu semble
donc correspondre ici à un accroissement modéré de l'humidité édaphique en
rapport avec la destruction par le feu du couvert végétal de la zone témoin, plus
sèche (couches ۵۰ charbon de bois et de cendres, absence d'arbres à proximité
de la placette n? H101).
- Station G
Le relevé "témoin" n^ GIOI, trés proche du cóté positif de l'axe 2, cor-
respondrait donc à la placette la plus humide de la station. ll se localise effec-
tivement sous couvert d'une lande trés dense, périodiquement inondée en hiver
et au printemps. L'éclairement faible et la présence d'une strate muscinale pau-
vre, mais occupant localement des surfaces importantes (recouvrement muscinal
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 41
= fort, colonies épaisses de Seleropodium purum, abondance-dominance = 4)
limitent ici les pertes d'eau par évaporation. Ce relevé s'oppose à tous les autres
relevés de la station G, effectués parfois dans des zones susceptibles d'être
périodiquement inondées, mais au niveau desquelles l'évaporation (absence à
peu près totale de strate arbustive, recouvrement muscinal faible, rarement
moyen) et dans certains cas le “pompage” de l'eau retenue dans la couche su-
perficielle du sol peuvent ètre considérables (recouvrement de la strate herbacée
= fort en G203, très fort en G202).
Si l'on considère leur composition bryofloristique, la position de ces
relevés est délicate à interpréter, étant donné la pauvreté de certains d'entre eux.
Cette pauvreté est en rapport avec le caractère changeant de la végétation
muscinale, notamment dans le cas de la tranchée pare-feu (stades plus ou moins
avancés de recolonisation du substrat minéral instable). Par exemple, les relevés
n° G102 et G201 different peu, en particulier si l'on considère les exigences
écologiques des mousses qu'ils renferment.
Etant donné que ces placettes sont soumises à des inondations
périodiques, on peut tout au plus admettre que la seconde est légérement plus
humide que la première: recouvrement muscinal = moyen, strate herbacée à re-
couvrement fort, mais composée de thérophytes de l'/soerion à systeme
radiculaire peu développé, d'où “pompage” faible de l'eau de l'horizon
édaphique supérieur en G201. Enfin, sans perdre de vue les réserves formulées
plus haut, une interprétation des dérives G102 + G202 , G203, faisant intervenir
les valeurs du recouvrement des strates herbacée et muscinale peut être
proposée.
Dans le cas de la placette "témoin" n° G102, située dans une clairière de
la lande dense, et donc mieux protégée de l'action dessiccatrice du vent, on peut
supposer que la teneur en eau de l'horizon édaphique supérieur se maintient
plus longtemps à un niveau plus élevé, ceci également du fait de la valeur faible
du recouvrement herbacé, qui est au contraire trés fort en G202 (Brachypodium
distachyon = 5) et fort en G203 (Agrostis olivetorum = 4). Signalons à ce pro-
pos que les peuplements de Brachypodium distachyon, graminee de petite taille,
prélévent probablement une moins grande quantité d'eau à partir du sol que les
touffes robustes d'Agrostis olivetorum.
Ainsi, pour la station G, la dérive "témoin" — tranchée pare-feu se fait
essentiellement dans le sens d'une diminution de l'humidité édaphique. L'effet
du debroussaillement est donc bien sensible pour cette station, puisque la sup-
pression de la strate arbustive a entrainé, au niveau de la tranchée pare-feu:
- un accroissement de l'érosion avec d'une part dépôt de sédiments
sablo-limoneux augmentant la perméabilité du substrat en surface, et d'autre
part un remaniement plus ou moins continu de la microtopographie, lié en par-
tie à la fréquentation anthropique (accés facile en bord de route, formation
d'orniéres dans lesquelles s'accumule l'eau de pluie);
- un accroissement considérable de l'évaporation à la surface du sol;
- le développement par “plaques” de peuplements très denses de
graminées capables de prélever des quantités non négligeables d'eau à partir des
couches superficielles du sol.
Source : MNHN, Paris
42 J.P. HEBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
- Station F
D'après notre hypothèse, l'humidité édaphique serait ici plus élevée que
dans les cas précédents. Nous savons en effet que l'ensemble de la station F se
trouve sous couvert dense de Pinus pinea. Toutefois, la majorité des relevés pro-
venant de la tranchée pare-feu se situe davantage vers le côté négatif de l'axe 2
et s'oppose donc à ceux de la zone “témoin”. Les xérophiles Pleurochaete
squarrosa et Polytrichum juniperinum sont pratiquement constants en F2 et le
coeflicient d’abondance- dominance attribué à la première de ces mousses n'est
jamais inférieur à 2 en F202, F206, F204 et F205.
Les relevés n° F202 et F206 sont relativement plus proches du côté
négatif de l'axe. Ils correspondent effectivement à des bombements plus secs.
En F204, relevé également effectué sur un bombement, mais au pied du
tronc d'un pin, la présence d'Archidium alternifolium indique de bonnes condi-
tions d'éclairement, ainsi qu'une humidité plus importante (alimentation notoire
en eau, aprés ruissellement le long du tronc)
Enfin, la placette n^ F205 (plus de 50% de pleurocarpes forestières et
hygrophiles) se localise dans une des parties les plus humides de la pelouse
(presence de suintements temporaires de faible importance). Comme le montre
leur composition bryofloristique (les pleurocarpes hygrophiles sont majoritaires
et dominantes), les trois relevés "témoins correspondent à des placettes où
l'humidité édaphique se maintient plus longtemps à un niveau plus élevé que sur
la tranchée pare-feu. L'abondance et la densité des arbustes contribuent sans
aucun doute à limiter ici les pertes d'eau par évaporation.
La placette n^ F103, moins bien protégée du soleil que les autres
Cirouée” entre les pins) est de ce fait plus sèche. Toutefois, la pauvreté de ce
relevé limite les possibilités d'interprétation.
La placette n° F203 (tranchée pare-feu) devrait être considérée comme
une des plus humides de la station F. Elle se localise au pied du tronc d'un pin
pignon. Comme dans le cas du n^ F204, le substrat se gorge d'eau lorsqu'il
pleut et l'on peut supposer que l'évaporation est ensuite moins intense en F203,
compte tenu de la densité plus grande du feuillage du pin à cet endroit.
La dérive "témoin" — tranchée pare-feu se fait dans le sens d'une dimi-
nution de l'humidité édaphique. L'amplitude de cette dérive n'est cependant pas
considérable étant donné le contexte "plus forestier” en F.
Au niveau de la tranchée pare-feu, la suppression de toute strate
arbustive a eu notamment pour effet:
- de favoriser le développement d'une pelouse à fort recouvrement, sur-
tout composée de graminées qui s'alimentent en eau dans la couche superficielle
du sol. Néanmoins, la presence d'un couvert herbacé continu limite les pertes
par ruissellement;
- d'entraîner une augmentation globale de l'évaporation, dont l'intensité
varie en fonction du recouvrement des herbacécs, de la microtopographie (but-
tes plus sèches) et de la densité du feuillage du pin pignon ("trous").
- Sous-station i
Seuls les relevés de tranchée pare-feu n° i203 et i204 se trouvent vers le
côté négatif de l'axe 2. Ils contiennent Plewrochaete squarrosa, absent de tous
les autres relevés de la sous-station. Ils ont été réalisés au niveau de replats où
l'eau de pluie s'infiltre rapidement et où l'évaporation (pas de strate arbustive) et
Source : MNHN. Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCINÉES 43
le “pompage” par les graminées (recouvrement de la strate herbacée moyen مه‎
fort) sont intenses.
Du côté positif de l'axe sont regroupés au contraire les relevés corres-
pondant aux biotopes les plus humides de notre étude, puisqu'ils se localisent au
fond d'une dépression où l'eau de pluie s‘accumule et stagne méme longtemps
en hiver el au printemps.
En ce qui concerne les relevés "témoins", leur position relative est diffici-
le à interpréter, compte tenu de la grande pauvreté du n° 1101, qui ne contient
également que des mousses hygrophiles. On peut éventuellement supposer que
l'évaporation est ici plus importante au niveau du sol, qui reçoit une quantité
d'énergie lumineuse (éclairement latéral) beaucoup plus considérable qu'en i102.
Les deux relevés restants (tranchée pare-feu) ont été effectués à
proximité de “trous d'eau” temporaires. Aussi, pensons nous que le relevé n°
i201 ne correspond pas à un milieu plus sec que le n° i202. Le premier est sim-
plement plus pauvre en bryophytes. اا‎ convient en effet de souligner que les
relevés réalisés à un instant donné au niveau de substrats instables, fournissent
une information inégale, souvent provisoire et incomplète selon les placettes,
compte-tenu de la rapidité d'apparition et de disparition (alluvionnement) des
bryophytes itinérantes annuelles qui colonisent habituellement ce type de milieu.
Ces remarques s'appliquent done, avec certaines réserves, à la dérive
i101 — i201 ,1202. En i201 et i202, l'élimination totale de la strate arbustive a
entrainé une augmentation de l'évaporation, largement compensée par la for-
mation de "trous d'eau" temporaires (érosion plus intense et piétinement lors des
opérations récentes de débroussaillement).
Enfin, la dérive il02 — i203 + i204 s'explique aisément. Le
débroussaillement, en faisant disparaitre la strate arbustive dans une des zones
les plus séches du pare-feu, a entraîné une accentuation du caractère xérique de
cette zone (évaporation, installation rapide des graminées).
En résume, les dérives visibles sur l'axe 2 correspondent soit à une aug-
mentation, soit à une diminution de l'humidité de l'horizon édaphique supérieur.
Dans le premier cas, on passe de "témoins incendiés sans arbres (cistaie
ou lande à Calluna vulgaris) à un pare-feu plus ou moins arboré (Pinus pinea
en I, Quercus suber en H). L amplitude de la dérive, qui ne traduit pas un effet
direct du debroussaillement, est ici plus faible. Notons que pour i (pro parte), la
dérive observée n'est à notre avis qu'apparente (probléme de l'information trés
inégale que fournissent à un instant donné, les relevés de milieux trés instables).
Dans le second cas, l'effet du debroussaillement est au contraire bien
sensible. Pour la station G et la sous-station i (pro parte), l'amplitude de la
dérive est maximale, puisqu'on passe de ‘témoins’ trés fermés, inondés
périodiquement (landes à Erica scoparia et Calluna vulgaris), à des sols dénudés
(évaporation intense) ou occupés par des peuplements de graminées ('pompage",
de l'eau retenue au niveau de la couche superficielle du sol). Enfin, la station
située dans un environnement plus forestier (la zone “témoin” et la tranchée
pare-feu se trouvent sous couvert dense de Pinus pinea) occupe sur l'axe 2 une
position intermédiaire. La dérive se fait également dans le sens d'une diminu-
tion de l'humidité édaphique, mais son amplitude est moins grande.
c) Interprétation de l'axe 3 (valeur propre — 0,706, figure 6)
* Taxons à forte contribution:
Source : MNHN, Paris
44 J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA
Fig. 6 - Traitement de la totalité des relevés. Dérives "témoins" tranchées pare-feu, projec-
tion sur le plan 1:3. Afin de ne pas surcharger les figures 5 et 6, un certain nom-
bre de liaisons "témoins" -+ tranchées pare-feu n'a pas été tracé
- Côté + Pleurochaete squarrosa (16), Polytrichum juniperinum (10),
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile (9), Homalothécium aureum (8),
Campylopus pilifer (5).
Source : MNHN, Paris
EFFET DU DÉEBROUSSAILLEMENT SUR LES MUSCIN 45
- Côté +: Ceratodon purpureus (5), Cephaloziella divaricata (4),
Seleropodium purum (2). Dans l'état actuel de nos connaissances, il n'est pas
possible de proposer une interprétation satisfaisante des dérives visibles sur l'axe
3.
CONCLUSION
Trente-quatre relevés bryophytoécologiques ont été réalisés en quatre
localités (6 stations ou sous-stations) dans le massif des Maures (Var), sur sub-
strat siliceux. Ils concernent des écosystèmes représentatifs de cette région
(cistaies avec ou sans Quercus suber, landes, pinede) ayant subi ou non des
débroussaillements.
Du point de vue quantitatif, la suppression plus ou moins complète des
végétaux ligneux ne semble pas entrainer, sur silice, une modification aussi
prononcée que celle qui avait été observée sur calcaire. En effet, la diversité
spécifique globale n'est pas significativement accrue au sein des zones
débroussaillées. Tout au plus peut-on y noter une augmentation du nombre
moyen de taxons par relevé.
Les analyses qualitatives partielles ont révéle que:
- la différenciation de la bryostrate dans les placettes non débroussaillées
était liée à la teneur en carbone total de l'horizon édaphique supérieur, ainsi
qu'à sa richesse en humus;
- le degré de perturbation de la couche superficielle du sol (instabilité et
apports de particules liés à des inondations temporaires et périodiques, à la sta-
gnation et au ruissellement des eaux de pluie) était le facteur prépondérant de la
diversité du cortége bryofloristique au niveau des tranchées pare-feu.
L'analyse qualitative globale (prise en compte de l'ensemble des relevés)
révèle que le débroussaillement s'accompagne, comme sur calcaire, d'une aug-
mentation de l'éclairement et d'une diminution de l'humidité édaphique, plus ou
moins accentuée suivant les stations. Quand cela n'est pas le cas, il s'agit d'ex-
ceptions liées à l'état de la végétation phanérogamique (ً témoin” sans arbres,
tranchée pare-feu correspondante arborée).
On retiendra que le maintien de la strate arborée sur les pare-feu est
toujours un facteur de diminution des effets du débroussaillement, comme cela
est également la régle sur calcaire.
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BRIOFLORA DEL RIO IREGUA (LA RIOJA, ESPANA).
Javier MARTINEZ-ABAIGAR * y Alicia EDERRA **
* Area de Biología Vegetal, E.U. Politécnica, Luis de Ulloa 20,
26004 Logroño (España).
** Dpto. Botänica, Facultad de Ciencias, Universidad de Navarra,
Apdo. 273, 31080 Pamplona (España)
RESUMEN - Presentamos un catälogo de la brioflora del rio Iregua (La Rioja, España)
compuesto por 123 táxones, 40 Hepaticas y 83 Musgos. Bryum barnesil Wood in Schimp.
es nuevo para España, 8 táxones más son nuevos para el Sistema Ibérico, y 24 más para
La Rioja. Analizamos la riqueza especifica de las 60 localidades muestreadas, y las agru-
pamos mediante el indice de afinidad de Jaccard, Discutimos los tipos de reproducción ob-
servados, la frecuencia de las especies y algunos aspectos evolutivos
ABSTRACT - The catalogue of the bryoflora of Iregua river (La Rioja, Spain), is com-
posed of 123 taxa. Bryum barnesii is a new record for Spain, 8 taxa are new for the Iberi-
an System, and 24 for La Rioja. Species richness of the 60 sampled localities is analysed
and Jaccard's affinity index used. Reproductive trends, frequency and some evolutive as-
pects of the collected species are discussed,
INTRODUCCION
La Rioja, con sus 5.000 km? de superficie, es la menor de las Comu-
nidades Autónomas de la España Peninsular (Fig. 1). La cuenca del rio Iregua
ocupa la parte central de la provincia, con una superficie de 692 km’; el propio
rio tiene una longitud de 62,5 km. Nace en la Sierra Cebollera (2150 m) y atra-
viesa en sus cursos alto y medio la región natural del Camero Nuevo. EI curso
bajo forma una amplia vega agricola a partir de Islallana, antes de desembocar
en el Ebro cerca de Logroño, a 390 m de altitud.
Biogeogräficamente, toda La Rioja pertenece a la región mediterránea
(Rivas-Martinez 1987). El curso bajo del Iregua está enclavado dentro del sub-
sector riojano del sector riojano-estellés (provincia aragonesa, superprovincia
mediterráneo -iberolevantina), mientras que los cursos medio y alto participan
del sector ibérico-soriano (provincia carpetano-ibérico-leonesa, superprovincia
mediterráneo-iberoatlántica).
La cuenca alta del Iregua, hasta Villanueva de Cameros, está formada
casi en su totalidad por materiales mesozoicos del Jurásico-Cretácico (facies
Purbeck-Weald), que constituyen potentes series sedimentarias continentales en
ambiente deltaico (Fig. 2). La litología de la facies es muy variada; la mayor re-
presentación corresponde a cuarzarenilas y areniscas, pero también aparecen
niveles de calizas, margas y limolitas, enclavados entre el material ácido. Las
cabeceras de algunos afluentes del Iregua por la izquierda entran en contacto
con los esquistos del macizo paleozoico de la Sierra de la Demanda. Además,
una banda caliza del Jurásico marino atraviesa el curso medio del Iregua en
Source : MNHN, Paris
48 J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
25 KM
SORIA
Fig. 1.- Situación geográfica de la cuenca del rio Iregua en La Rioja y España.
perpendicular, aproximadamente desde Villanueva hasta el N de Torrecilla. En
contacto con ella se disponen materiales del Triásico, poco abundantes
(dolomías, calizas, arcillas y yesos). La parte baja de la cuenca está constituida
por conglomerados calizos del Terciario, excepto en los materiales cuaternarios
del cauce del rio y sus proximidades.
Con respecto a la climatología, la cabecera del Iregua es la zona más
húmeda de toda la cuenca, ya que su elevada altitud le permite recibir con
mayor intensidad las influencias atlánticas procedentes del Cantábrico. Los cur-
sos medio y bajo son más secos por la influencia mediterránea del valle del
Ebro, que penetra por las cuencas de todos sus afluentes riojanos. Los datos
meteorológicos de la cuenca del Iregua son escasos. Montenegro de Cameros,
en la provincia de Soria a 1245 m de altitud, recoge 991 mm de precipitación
anual, y su temperatura media anual es de 9,0*C (piso bioclimático
supramediterráneo, con ombroclima subhúmedo). Lumbreras, situado en la
solana a 1184 m, tan sólo recoge 565 mm anuales de precipitación, por efecto
de su particular microclima, con una temperatura media anual de 9,1°C (piso
supramediterráneo de ombroclima seco). En el curso bajo del rio, el obser-
vatorio de Logroño (390 m) registra una precipitación de 451 mm anuales y
una temperatura media anual de 13,3°C (piso mesomediterráneo de
ombroclima seco). En el piso oromediterráneo no existen observatorios meteo-
rológicos.
De acuerdo con el acusado gradiente altitudinal y la variabilidad
litológica, la vegetación de la cuenca es muy variada. En el piso
oromediterráneo, presente en las cumbres de la sierra Cebollera, se asientan for-
maciones arbustivas de arándanos con enebro rastrero (Vaccinio 1
Juniperetum nanae Rivas-Martinez 1964), a veces acompaÑadas de Pinus
sylvestris L. o P. uncinata Miller ex Mirbel. El piso supramediterraneo se ex-
tiende aproximadamente desde la cota 1700 hasta que el Iregua se abre en la
vega de Islallana. Incluye la mayor parte de las formaciones arbóreas de la
Source : MNHN. Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 49
CUATERNARIO
TERCIARIO
FACIES PURBECK-WEALD
JURASTCQ. MARINO
TRIASICO
CAMBRICO
Fig. 2.- Litologia de la cuenca del rio Iregua.
cuenca: hayedos, pinares, melojares y quejigares, así como algunos carrascales.
Los hayedos están recluidos en las hondonadas, tanto sobre sustrato siliceo
(lici aquifolü-Fagetum Br.-Bl. 1967) como calizo. Los pinares de Pinus
sylvestris se han desarrollado favorecidos por la repoblación forestal, espe-
cialmente en las zonas de Ortigosa y Villoslada de Cameros, y ocupan áreas
que en otro tiempo correspondían a hayedos y melojares. El melojar (Festuco
heterophyllae-Quercetum pyrenaicae Br.-Bl. 1967) cubre una amplia extensión
de la cuenca alta ácida, y es sustituido por el quejigar (Cephalanthero
Source : MNHN, Paris
50 J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
longifoliae-Quercetum fagineae Rivas-Marünez in Rivas-Goday 1959) aguas
abajo de Villanueva, al dominar ya el sustrato calizo. Los carrascales de
Quercus rotundifolia Lam. colonizan algunos vallejos laterales del piso
supramediterráneo, y se encuentran todavía en un buen estado de conservación.
El curso bajo del Iregua, desde Islallana hasta la desembocadura, forma parte
del piso mesomediterraneo. Abundan los cultivos horticolas y frutales, aunque
en zonas no aptas para la agricultura pueden observarse diversos tipos de
matorrales heliófilos, etapas degradativas de los carrascales climax (Fernández
González et al. 1986).
El régimen hidrológico del Iregua presenta en cabecera un seNalado ca-
rácter pluvio-nival; los caudales máximos se alcanzan en abril (debido a las pre-
cipitaciones primaverales y a la fusión de nieve), y los estiajes son muy acen-
tuados por la escasez de iluvias estivales y de reserva nival. Las precipitaciones
otoNales permiten una primera recuperación del caudal, pero en invierno éste
no es muy elevado (influencia continental). En el curso medio, el carácter nival
está debilitado, y se alcanza el máximo caudal en marzo. El régimen del curso
bajo está modificado por la regulación que ejerce el embalse de González
Lacasa (Ortigosa), asi como por la intensidad de los riegos
CATALOGO BRIOFLORISTICO.
Presentamos a continuaci”n un catálogo de 123 táxones de Briófitos, 40
de Hepäticas y 83 de Musgos, recolectados en una red de 60 estaciones de
muestreo. Se realizaron recolecciones en todas las épocas del año, aunque los
muestreos más intensos se hicieron en verano, con el minimo nivel de agua; en
esta época los briófitos quedan emergidos y se reproducen sexualmente con
mayor frecuencia (Allorge 1947, Vitt & Glime 1984). En cada localidad se esco-
gió un tramo de aproximadamente 100 m de largo, suficientemente represen-
tativo de sus caracteristicas. En este espacio se recolectaban los briófitos sumer-
gidos (muestreos de invierno y primavera), o también los situados en zonas de
salpicadura hasta 20 cm por encima del nivel del agua (muestreos de verano y
otoño). Una considerable proporción de los táxones del catálogo son palustres o
higrófilos terrícolas, y de hecho sólo 30 táxones se han encontrado sumergidos
en la época de estiaje. Sin embargo, todos pasan un cierto periodo del año com-
pletamente sumergidos.
Hemos seguido la nomenclatura de Grolle (1983) para las Hepáticas y
la de Corley er al. (1982) para los Musgos, salvo algunas excepciones en cate-
gorías infraespecificas. Se señalan con (*) los 33 táxones nuevos para La Rioja,
de acuerdo con Fuertes y Mendiola (1984) y Martinez-Abaigar (1987). Se desta-
ca con (**) Bryum barnesii Wood in Schimp., que es nuevo para España. Con
estas adiciones, el catálogo de Briófitos de La Rioja viene a constar de 302
táxones, 70 Hepáticas y 232 Musgos. Las muestras testigo se encuentran deposi-
tadas en el herbario personal de J MA. Según los datos consultados, son nuevos
para el Sistema ibérico: Cephalozia connivens, Jungermannia exsertifolia subsp.
cordifolia, J. hyalina, J. pumila, Pedinophyllum interruptum, Radula aquilegia,
Orthotrichum rivulare y Schistidium agassizii.
A continuación figuran las localidades de herborización, numeradas y
ordenadas alfabéticamente (Fig. 3). De cada una se especifican los siguientes
datos: UTM, altitud, sustrato dominante, vegetación, y las medidas de primave-
ra de pil y temperatura (ORION SA 250), así como de conductividad en
uS cm (CRISON CDTM-523) y de anchura del curso de agua (m).
Source : MNHN. Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 5ı
10 Km
da a fs
Fig. 3.- Localidades de herborización. Para mayor detalle, ver el texto.
1 Achichuelo, 30T WM2557, 1300 m, areniscas con niveles calcáreos, hayedo, 7.52,
5°C, 42, 23.
2: Albelda (Iregua), WM4390, 500 m, cantos rodados, chopera, 8.35, 13°C, 235, 9.2.
3: Albercos alto, WM2366, 1350 m, areniscas con niveles calcáreos, pinar-hayedo, 8.04,
4°C, 196, 1.5.
4: — Albercos, fuente S. Antonio, WM2469, 1100 m, calizas y tobas, sauceda, 8.10, 5°C,
189, 2.7.
5: Alberite (Iregua), WM4695, 440 m, cantos rodados, chopera, 8.48, 13°C, 266, 34.
Source : MNHN. Paris
52 J. MARTINE
Z-ABAIGAR y A, EDERRA
6: — Aldea, WM2967, 950 m, areniscas con niveles calcáreos, hayedo-quejigal, 8.05, 7°C,
142, 3.0.
7: Almarza (Iregua), WM3075, 800 m, cantos rodados, saucedas, choperas y quejigal,
8.11, 7"C, 115, 19.5,
Argenzana Trias, WM2673, 1000 m, calizas, hayedo- marojal, 7.54, 6°C, 59, 1.4.
Argenzana Cámbrico, WM2272, 1400 m, esquistos, hayedo-pinar, 6.90, 4°C, 25, 0.4.
Canalejas, WM3369, 1300 m, calizas, hayedo, 7.72, 7*C, 295, 0.6.
CaNada Ancha, WM3260, 1200 m, cuarzarenitas y areniscas, marojal, 6.76, 8°C,
39, 2.3.
12: Castejón Jurásico, WM2974, 840 m, calizas, quejigal-sauceda, 8.27, 7°C, 221, 3.0.
13: Castejón Cámbrico, WM2274, 1350 m, esquistos, hayedo, 6.82, 5°C, 19, 0.3.
14: Dos Rios (Iregua), WM2864, 1000 m, cantos rodados, chopera-sauceda, 7.35, 7°C,
52, 12.
15: Eros, WM2962, 1020 m, cuarzarenitas y areniscas, pinar con abedules y marojos,
6.67, 9*C, 24, 1.
16: Gallinero alto, WM3269, 1200 m, cuarzarenitas y calizas, hayedo, 8.05, 5°C, 122,
0.6.
17: Gallinero bajo, WM3069, 950 m, calizas, quejigal- carrascal, 8.61, 6"C, 336, 1.0.
18: Hoyo, WM2867, 900 m, calizas, areniscas y cuarzarenitas, marojal, 8.12, 7°C, 195,
23.
19: Hoyos de Iregua, sol (Iregua), WM2152, 1800 m, areniscas y cuarzarenitas, pinar
aclarado con Juniperus communis L. subsp. nana Syme in Sowerby y Vaccinium
myrtillus L., 6.60, 4°C, 22, 2.6.
20: Hoyos de Iregua, sombra (Iregua), WM2252, 1800 m, areniscas y cuarzarenitas,
pinar denso, 6.71, 4°C, 25, 1.9.
21: Hoyo Mayor (Puente Herrada), WM2651, 1650 m, areniscas y cuarzarenitas, pinar
aclarado con Juniperus communis subsp. nana y Vaccinium myrtillus, 6.62, 3°C, 13,
3.5.
22: Iregua, cruce Puente Herrada, WM2556, 1250 m, areniscas, pinar-hayedo, 6.93, 5°C,
32, 5.6.
23: Islallana, acequia, WM3985, 580 m, cemento, matorral con Genista scorpius
(L.)DC., 8.23, 10°C, 280, 0.5
24: Lavater, WM3761, 1300 m, limolitas y cuarzarenitas, hayedo-pinar, 6.68, 6°C, 38,
3.3.
25: Lavieja alto, WM3451, 1550 m, areniscas, hayedo- pinar, 7.02, 2°C, 30, 1.2.
26: Lavieja medio, WM3433, 1350 m, areniscas y limolitas, hayedo, 7.15, 2°C, 36, 3.3.
27: Logroño (Iregua), WM4700, 390 m, cantos rodados, chopera, 8.61, 15°C, 288, 33.
28: Lumbreras, Abasco, WM3253, 1450 m, areniscas y cuarzarenitas, hayedo, 7.01, 3*C,
44,42.
29: Lumbreras, Haigal, WM3051, 1800 m, conglomerados cuarciticos en grandes blo-
ques (morrenas), brezal con Calluna vulgaris (L.) Hull, 6.81, 2°C, 19, 1.0.
30: Lumbreras, Lumbreras, WM3160, 1160 m, cantos rodados y cuarzarenitas, marojal,
7.25, 8°C, 47, 80.
31: Madre, WM3981, 1050 m, calizas, matorral con boj y Genista scorpius, 8.52, 12°C,
403, 0.8.
32: Monjes, WM3060, 1160 m, conglomerados cuarciticos, pinar-marojal, 6.65, 5°C, 22,
19.
33: Montelacasa, WM3758, 1350 m, conglomerados cuarciticos y cuarzarenitas, pinar-
hayedo, 6.80, 5°C, 23, 1.6.
34: Piqueras, venta, WM3759, 1350 m, areniscas y conglomerados cuarcíticos, saucedas,
6.50, 6°C, 42, 3.3.
35: Pradillo (Ireg 3a), WM3070, 870 m, cantos rodados, chopera-quejigal, 8.15, 7°C, 75,
14.
36: Puente Herrada medio, WM2654, 1400 m, areniscas, hayedo, 6.82, 3°C, 28, 6.1.
37: Rameras alto, WM2857, 1400 m, areniscas, pinar, 7.12, 6°C, 36, 3.8.
38: Rameras bajo, WM2758, 1200 m, areniscas, hayedo, 7.25, 7°C, 41, 4.9.
39: Rioseco de Ortigosa, WM2168, 1250 m, calizas y areniscas, hayedo-pinar, 7.47, 6°C,
112, 0.6.
40: Rioseco de Pinillos, WM3173, 800 m, calizas, quejigal, 8.58, 8°C, 330, 2.1.
41: San Pedro alto, WM2879, 920 m, calizas, chopera- quejigal, 7.51, 7°C, 332, 1.6.
42: San Pedro bajo, WM2977, 800 m, calizas, chopera, 8.38, 10°C, 329, 2.5.
43: Senestillos, WM3353, 1350 m, areniscas y limolitas, hayedo, 6.87, 2°C, 16, 3.5.
Source : MNHN. Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 53
44: Solbes alto, WM3283, 1400 m, conglomerados cuarciticos, hayedo, 6.90, 7°C, 28,
2.0
45: Solbes bajo, WM3482, 820 m, conglomerados calizos, hayedo, 8.17, 7°C, 179, 2.6.
46: Tamborrios alto, WM2982, 1400 m, conglomerados cuarciticos, brezal con Erica
arborea L., 6.82, 6°C, 18, 0.2.
47: 'Tamborrios bajo, WM3081, 1050 m, conglomerados calizos, bojedal, 8.60, 11°C,
388, 2.1.
48: Tómalos, sol, WM3177, 840 m, calizas, bojedal, 8.66, 8°C, 424, 2.0.
49: Témalos, sombra, WM3076, 800 m, calizas, chopera- sauceda densa, 8.63, 8°C, 415,
38
50: Torrecilla (Iregua), WM3178, 740 m, cantos rodados, chopera, 8.20, 9°C, 220, 19.2.
51: Toseca, WM3985, 580 m, conglomerados calizos y tobas, matorral con Genista
scorpius, 8.23, 14°C, 2120, 1.0.
52: Trampal, WM2475, 980 m, calizas, hayedo, 8.13, 7°C, 294, 2.6.
53: Urrilla, WM3684, 650 m, conglomerados calizos, carrascal-quejigal, 8.31, 9°C, 268,
25
54: Varea, acequia, WN4801, 390 m, cemento, cultivos, 8.19, 12°C, 302, 0.6.
55: Viciercas, WM2362, 1250 m, areniscas y limolitas, hayedo-marojal, 7.98, 6°C, 166,
25:
56: Viguera (Iregua), WM3784, 620 m, cantos rodados, chopera, 8.22, 10°C, 213, 12.5.
57: Villamercedes (Iregua), WM2658, 1140 m, cantos rodados y areniscas, pinar-
marojal, 7.02, 6°C, 39,
58: Villanueva (Iregua), WA
7.64, 7°C, 62, 15.3
9: Villoslada (Iregua), WM2863, 1000 m, cantos rodados, chopera y marojal, 8.23, 8°C,
194, 3.7.
60: Zapatero, fuente, WN4700, 390 m, tobas, chopera, 7.30, 16°C, 722, 0.4.
2967, 900 m, cantos rodados, sauceda-chopera y marojal,
Y
Hepaticas
Aneura pinguis (L.) Dum. - 6, 11, 15, 18, 22, 32, 51.
Apometzgeria pubescens (Schrank) Kuwah. - 8.
* Barbilophozia lycopodioides (Wallr.) Loeske - 21.
Calypogeia arguta Nees & Mont. - 11.
C. azurea Stotler & Crotz - 11, 19, 21.
Cephalozia bicuspidata (L..) Dum. - 11, 19.
* C. connivens (Dicks.) Lindb. - Taludes ácidos húmedos a 1800 m de altitud.
Es nueva para el Sistema Ibérico. Distribución aproximada en España (Fig. 4
A): Asturias, Cádiz, León, Lugo, Madrid, Segovia. También localizada en el
País Vasco-francés y en Portugal. 19.
Chiloscyphus polyanthos (L.) Corda - Incluimos aquí también las muestras asi-
milables a la var. rivularis (Schrad.) Gott. et al., que Düll (1983) sinonimiza al
tipo, aunque Järvinen (1983) le confiere un claro rango varietal. 1, 3, 8, 11, 13,
19, 20, 21, 22, 25, 32, 33, 34, 36, 39, 43, 44, 45, 52, 57, 60.
Conocephalum conicum (L.) Underw. - 1, 6, 10, 18, 36, 42, 51.
Diplophyllum albicans (L.) Dum. - 11, 15, 44.
* Jungermannia atrovirens Dum. - 1.
* J. exsertifolia Steph. subsp. cordifolia (Dum.) Vana - Sumergida en aguas
blandas neutras (pll 6.8-7.2), sobre areniscas tabulares o cuarzarenitas, siempre
por encima de 1100 m. En ninguna ocasión se ha recolectado con periantos,
quizà debido a su permanente inmersión. Es nueva para el Sistema Ibérico.
Source : MNHN, Paris
54 J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
Fig. 4- Distribución aproximada en E: y la Peninsula Ibérica de Cephalozia
connivens (A), Jungermannia exsertifolia ssp. cordifolia (B), J. hyalina (C) y J.
pumila (D)
Distribución aproximada en España (Fig. 4 B): Asturias, Avila, Gerona, Gra-
nada, Guipuzcoa, Huesca, Lerida, Madrid, Salamanca. 26, 28, 29, 36, 37, 38,
43, 57.
* J. gracillima Sm. - 11.
* J. hyalina Lyell - Taludes y cuarzarenitas rezumantes, a 1800 m de altitud.
Es nueva para el Sistema Ibérico. Distribución aproximada en España (Fig. 4
Asturias, Avila, Barcelona, Cáceres, Cádiz, Coruña, Gerona, Guipúzcoa,
León, Lérida, Lugo, Navarra, Pontevedra, Salamanca. También localizada en
Andorra y Portugal. 19.
* J. leiantha Grolle - 15.
* J. pumila With. - Areniscas y cuarzarenitas muy húmedas, en ocasiones su-
mergida; frecuentemente con periantos y hojas perigoniales. Es nueva para el
Sistema Ibérico. Distribución aproximada en España (Fig. 4 D): Asturias,
Cádiz, Cantabria, Granada, Madrid, Navarra, Canarias. También en Portugal.
11, 15, 32.
Lejeunea cavifolia (Ehrh.) Lindb. - 15, 21, 29, 32, 36, 44.
Lophocolea bidentata (L.) Dum. - 20, 44.
* Lophozia collaris (Nees) Dum. - 45.
* L. turbinata (Raddi) Stcph. - 51, 60.
Source : MNHN, Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 55
Lunularia eruciata (L.) Lindb. - 7, 8, 12, 42, 50, 51, 53, 58.
Marchantia polymorpha L. - 3, 4, 6, 8, 12, 15, 18, 19, 20, 22, 36, 38, 45, 50, 53,
57, 58, 59.
* Marsupella emarginata (Ehrh.) Dum. - 44.
Metzgeria conjugata Lindb. - 15.
M. furcata (L.) Dum. - 44.
* Pedinophyllum interruptum (Nees) Kaal. - Taludes calizos terrosos, en un
hayedo muy sombrio con elevada humedad ambiental. Es nueva para el Siste-
ma Ibérico. Distribución aproximada en España (Fig. 5 A): Alava
Barcelona, Cantabria, Gerona, Granada, Guipúzcoa, Huesca, Lérida, queue
Vizcaya. 45.
Pellia endivüfolia (Dicks.) Dum. - 1 4, 6, 8, 9, 10, 11, 12, 16, 18, 20, 21, 22,
31, 36. 38, 39, 41, 42, 43, 45, 48, 49, 51,52, 53, 35, 59, 60.
P. epiphylla (L.) Corda - 11, 13, 15, 19, 32
Plagiochila asplenioides (L. emend. Tayl.) Dum. - 45.
P. porelloides (Torrey ex Nees) Lindenb. - 3, 8, 12, 13, 15, 18, 21, 28, 32, 34,
7, 44.
Porella cordaeana (Hueb.) Moore - 8, 9, 12, 13, 20, 21, 24, 25, 28, 34, 44, 52.
* Radula aquilegia (Hook. f. & Tayl.) Gott. & al. - Cuarzarenitas rezumantes en
arroyo. Es nueva para el Sistema Ibérico. Distribución en España (Fig. 5 B):
Asturias, Pirineo Catalán (Lloret, com. çên Canarias. Tambien en Portugal.
19.
Riccardia chamaedryfolia (With.) Grolle - 25, 32, SL.
R. multifida (L.) S. Gray - 15, 25, 32.
* Scapania aspera M. & H. Bern. - 17.
S. compacta (A. Roth) Dum. - 46.
S. irrigua (Nees) Nees - 19.
* S. nemorea (L.) Grolle - 11.
S. undulata (L.) Dum. - Incluimos aquí también los ejemplares asimilables a la
var. dentata (Dum.) Douin. 1, 9, 11, 13, 15, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 28, 32, 33,
34, 36, 37, 43, 44, 46.
* Southbya tophacea (Spruce) Spruce - 45.
Musgos
Amblystegium riparium (Hedw.) B., S. & G. - 23, 50, 53, 54, 56.
A. serpens (Hedw.) B., S. £ G. - 17, 23 9.
Aulacomnium palustre (Hedw.) Schwaegr. - 15.
Barbula unguiculata Hedw. - 2.
Bartramia hallerana Hedw. - 15.
B. ithyphylla Brid. - 19.
Source : MNHN. Paris
56 J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
Fig. 5.- Distribución aproximada en España y la Peninsula Ibérica de Pedinophyllum
interruptum (A), Radula aquilegia (B), Orthotrichum rivulare (C) y Schistidium
agassizi (D).
Brachythecium plumosum (Hedw.) B., S. & G. - 1, 44.
B. rivulare B., S. & G. - 2, 7, 8, 9, 13, 18, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 26, 28, 33, 34,
36, 37, 38, 39, 41, 42, 43, 45, 50, 52, 53, 55, 56, 57, 58. En las estaciones 2, 41,
42 y 50 (pH entre 7.51 y 8.38) las muestras presentaban auriculas menos mar-
cadas, y eran estériles o sólo mostraban arquegonios. Según Hébrard (com.
pers.) podrian corresponder a B. rutabulum (Hedw.) B., S. & G. con desapari-
ción rápida de los anteridios, pero la distinción entre ambas especies es difícil.
B. velutinum (Hedw.) B., S. & G. - 19, 20, 25, 26, 44.
Bryum alpinum With. - 11.
2-
** B. barnesü Wood in Schimp. - Cantos rodados emergidos, salpicados por el
agua, estacionalmente sumergidos. Se distingue de otras especies del “complejo
Bryum bicolor" yor los rizoides de color marrón claro o marrón rojizo, y los
propágulos desarrollados de hasta 600 um de largo, varios por axila, con
escamas foliares sólo en la parte superior (Wilezek & Demaret 1976). Según
Corley er al. (1982) es una buena especie, aunque Smith (1978) y Dúll (1984)
la sinonimizan con Bryum bicolor Dicks. Todos aconsejan un estudio más
amplio del “complejo Bryum bicolor”. Es nueva para España y la Peninsula
Ibérica. Su distribución conocida alcanza Alemania, Bélgica, Francia, Holanda
y Gran Bretaña (Demaret, com. pers.). 2, 50, 56.
* B. bicolor Dicks. - 27.
B. argenteum Hedw.
Source : MNHN, Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 57
B. capillare Hedw. - 17.
B. flaccidum Brid. - 23.
* B. gemmiparum De Not. - 1, 17, 22, 40, 56, 57, 58.
* B. intermedium (Brid.) Bland. - 43.
* B. klinggraeffii Schimp. - 51, 58.
B. pseudotriquetrum (Hedw.) Gaertn., Meyer & Schreb. 1, 2, 3, 6, 9, 10, 11, 15,
18, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 26, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 36, 37, 39, 43, 47, 48,
51, 55, 57, 60.
B. pseudotriquetrum subsp. bimum (Brid.) Hartm. - 1.
Calliergonella cuspidata (Hedw.) Loeske - 1, 3, 7, 11, 18, 19, 26, 28, 31, 37, 38,
43.
* Campylium chrysophyllum (Brid.) J. Lange - 51.
* C. stellatum (Hedw.) J. Lange & C. Jens. - 11, 18, 25.
* Cinclidotus fontinaloides (Hedw.) P. Beauv. - 2, 7, 14, 17, 35, 40, 41, 48, 58,
59.
Cirriphyllum crassinervium (Tayl.) Loeske & Fleisch. 17, 35, 49, 58.
Cratoneuron commutatum (Iedw.) G. Roth - 3, 4, 6, 10, 16, 18, 22, 31, 37, 39,
42, 45, 47, 49, 51, 53, 55, 60.
C. commutatum var. falcatum (Brid.) Mónk. - 1, 3, 18, 31, 36, 48, 51.
* C. commutatum var. fluctuans (B. S. G.) Wijk & Marg. (= C. commutatum
var. irrigatum (Zett.) Monk.) - 25, 26, 38.
C. filicinum (Hedw.) Spruce - 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 10, 12, 16, 17, 18, 20, 22, 25
27, 31, 35, 36, 38, 39, 41, 42, 43, 45, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 52, 54, 55, 56, 58,
59, 60.
C. filicinum var. fallax (Brid.) G. Roth - 51.
Ctenidium molluscum (Hedw.) Mitt. - 11, 28.
* Dichodontium pellucidum (Hedw.) Schimp. - En 43 presentaba propägulos en
el tallo (f. propagulifera Correns). 6, 25, 43.
Didymodon insulanus (De Not.) M.O. Hill - 8, 17, 22, 35, 41, 50, 56.
* D. rigidulus Hedw. - 1, 7, 16, 17, 27, 35, 50, 56.
D. tophaceus (Brid.) Lisa - 31, 40, 47, 48, 51, 60.
* D. vinealis (Brid.) Zander - 18, 50.
* Drepanocladus exannulatus (B., S. & G.) Warnst. - 11.
D. uncinatus (Hedw.) Warnst. - 20, 28.
Eucladium verticillatum (Brid.) B., S. & G. - 51, 60.
Eurhynchium hians (Hedw.) Sande Lac. - 1, 2, 3, 5, 7, 8, 12, 16, 18, 20, 34, 35,
36, 37, 39, 51, 58, 59.
E. pulchellum (Hedw.) Jenn. - 13, 44.
E. speciosum (Brid.) Jur. - 5, 60.
Source : MNHN, Paris
58 J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
Fissidens adianthoides Hedw. - 6, 18, 43.
F. crassipes Wils. ex B., S. & G. - 12, 23, 27, 31, 41, 48, 49.
F. cristatus Wils. ex Mitt. - 32.
F. grandifrons Brid. - 41, 45, 53.
F. rivularis (Spruce) B., S. & G. - 1, 8, 32, 38.
F. taxifolius Hedw. - 1, 9, 11, 15, 16, 19, 22, 32, 36, 37, 39, 44.
* F. viridulus (Sw.) Wahlenb. - 1, 3, 8, 9, 11, 12, 15, 19, 20, 21, 25, 32, 36, 39.
Fontinalis antipyretica Hedw. - 6, 8, 9, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 26, 28, 29, 32, 33,
34, 36, 38, 43, 44, 57.
F. squamosa Hedw. - 20, 22, 32, 33, 34, 36, 37.
Funaria hygrometrica Hedw. - 50.
Heterocladium heteropterum B., S. & G. - 44.
Hookeria lucens (Hedw.) Sm. - 15, 20, 32.
Hygrohypnum duriusculum (De Not.) Jameson - 19, 20, 21, 22, 25, 29, 36.
Hygrohypnum luridum (Hedw.) Jenn. - 1, 3, 4, 6, 7, 14, 18, 22, 28, 30, 32, 36,
37, 38, 39, 43, 47, 50, 52, 58.
Mnium spinulosum B., S. & G. - 20.
M. stellare Hedw. - 2
Orthotrichum affine Brid. - Sobre cuarzarenitas, un sutrato poco frecuente para
la especie. 50.
O. anomalum Hedw. - 6.
O. cupulatum Brid. - 6, 7, 14, 17, 18, 35, 40, 56, 58.
* O. rivulare Turn. - Sobre cantos rodados dentro del rio, en zonas de gran
caudal, sumergido estacionalmente. Es nuevo para el Sistema Ibérico. Distribu-
ción en España (Fig. 5 C): Asturias, León, Orense, Salamanca, Segovia. 35, 58,
59.
O. rupestre Schleich. ex Schwaegr. - 19, 20, 58.
Philonotis calcarea (B.& S.) Schimp. - 1, 3, 10, 11, 18, 31, 40, 48, 55.
P. fontana (Hedw.) Brid. - 19.
P. seriata Mitt. - 19, 21, 29, 36.
Plagiomnium affine (Bland.) T. Kop. - 2, 7, 18, 20, 35, 38, 39, 50.
P. undulatum (Hedw.) T. Kop. - 1, 4, 8, 9, 12, 28, 34, 43, 45, 53, 59.
Plagiothecium nemorale (Mitt.) Jaeg. - 8, 13, 44.
Pohlia proligera (Kindb. ex Breidl.) Lindb, ex H.Arn. - 18.
Polytrichum commune Hedw. - 11, 19, 20, 21.
Racomitrium aciculare (Hedw.) Brid. - Siempre sobre rocas äcidas. 8, 11, 15, 19,
20, 21, 22, 24, 25, 28, 29, 30, 32, 33, 34, 36, 37, 38, 43, 44, 46, 57.
Rhizomnium punctatum (Hedw.) T. Kop. - 1, 9, 10, 11, 13, 15, 18, 19, 20, 21,
22, 32, 36, 39, 43, 59.
Source : MNHN, Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 59
Rhynchostegiella teesdalei (B., S. & G.) Limpr. - 1, 3, 12, 38, 39.
Rhynchostegium riparioides (Hedw.) Card. - 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13,
14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 24, 25, 26, 28, 29, 30, 32, 33, 34, 35, 36, 38,
39, 40, 41, 42, 43, 45, 47, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 59, 60.
* Rhytidiadelphus squarrosus (Hedw.) Warnst. - 21, 25.
* Schistidium agassizü Sull. & Lesq. - Cuarzarenitas y areniscas rezumantes, su-
mergido estacionalmente, a 1200 m de altitud, en aguas blandas neutras.
Bremer (1980) recoge una cita de esta especie en la sierra de Guadarrama ba-
sändose en material de Willkomm, y Casas (Bryotheca Hispanica no. 1067) la
cita en Lérida. Nuestra recolección constituye por tanto la tercera en España, y
es novedad para el Sistema Ibérico (Fig. 5 D). Esta especie es frecuente en
Escandinavia, y se encuentra también en los Alpes, Groenlandia y
Norteamérica (Bremer 1980). 11
S. apocarpum (Hedw.) B. & S. - 1, 7, 8, 11, 18, 19, 39, 43, 50, 58, 59.
S. rivulare (Brid.) Podp. - 14, 19, 20, 21, 22, 25, 29, 30, 36, 3 58, 59.
Sphagnum flexuosum Dozy & Molk. S. recurvum P. Beauv. var.
amblyphyllum (Russ.) Warnst.) - 19.
S. palustre L. - 11, 15, 21.
S. subnitens Russ. £ Warnst. - 11.
Thamnobryum alopecurum (Hedw.) Nieuwl. - 1, 8, 11, 12, 13, 15, 20, 21, 24, 28,
29, 32, 33, 34, 36, 42, 44, 45, 52, 59.
ANALISIS DE LA RIQUEZA ESPECIFICA DE LAS LOCALIDADES
La riqueza en hepáticas es comparativamente mayor en localidades del
curso alto, con sustrato ácido, y en arroyos de escaso caudal (Fig. 6). Las hi-
drófilas típicas desaparecen completamente del curso principal por efecto del
abundante caudal, y quedan Únicamente higrófilas talosas más bien terricolas
(Lunularia cruciata, Marchantia polymorpha, Pellia endivüfolia). Incluso estas
especies son eliminadas del curso bajo, a causa del severo estiaje. Los musgos
siguen un patrón de riqueza bastante similar a las hepáticas. Los sustratos aci-
dos del curso alto, especialmente los situados en el piso oromediterráneo, son
los más ricos floristicamente. Las especies hidrófilas son escasas en el curso
principal del rio, y desaparecen en el curso bajo. En los arroyos del curso me-
dio la riqueza se mantiene gracias principalmente a especies terrícolas higrófilas
o emergentes (Bryum spp., Didymodon spp., Cratoneuron filicinum...), que colo-
nizan los sustratos calizos rezumantes y los protosuelos formados sobre cantos
rodados.
En el total de especies (Fig. 6) se observa una evolución del mismo tipo
que las anteriores. Por un lado se establece un marcado gradiente altitudinal, de
manera que hay mayor riqueza en altitudes más elevadas, aspecto ya apuntado
por Gil & Guerra (1985) en comunidades acuáticas y por Lee & La Roi (1979)
en otras comunidades. En esas condiciones de baja temperatura y gran torren-
cialidad los briófitos compiten con éxito frente a otras plantas acuáticas
(Martinez-Abaigar & Sänchez-Diaz 1988). Un segundo factor es el tipo de
sustrato, que en el rio Iregua está solapado con la altitud: el curso alto es casi
exclusivamente ácido. En este sustrato se da una mayor riqueza, sobre todo en
Source : MNHN, Paris
60 J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
10 KM
ig. 6.- Riqueza específica de las localidades muestreadas. En cada localidad el primer nů-
mero indica las Hepäticas y el segundo los Musgos.
especies hidröfilas tipicas, por la mejor disponibilidad de CO, libre y la prefe-
rencia por medios poco mineralizados. Un tercer factor clave es el caudal, ya
que la brioflora es más variada en arroyos de flujo medio o escaso que en el
curso principal del río. Varias son las razones que justifican este hecho. Por un
lado, el deterioro mecánico que ocasionan el agua y los materiales en suspen-
sión. Por otra parte, el arrastre de las diásporas por la corriente, que evita su
anclaje salvo en espacios (fisuras, protosuelos) o tiempos (estiaje) determinados;
Source : MNHN. Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 61
el sustrato dominante, cantos rodados lisos, también dificulta dicho anclaje.
Otra razón básica del descenso de riqueza en el curso principal es el acusado
estiaje, especialmente en el curso bajo. A pesar de la evidente influencia de los
factores altitud, sustrato y caudal, el carácter marcadamente higrófilo de gran
parte de las especies recolectadas puede modificar el patrón de variación descri-
to, y elevar considerablemente la riqueza en localidades calizas de altitudes me-
dias. Esta riqueza viene causada por especies terrisaxicolas mesohigrófilas, no
por hidrófilas.
Por último, la contaminación no influye decisivamente en la distribución
de la riqueza floristica, salvo en puntos concretos de vertidos orgánicos; en estos
lugares, la anoxia prolongada elimina a toda planta sumergida. La influencia de
la contaminación orgánica sobre la vegetación hidrófila se intensifica durante el
verano, ya que disminuyen los caudales y por tanto la capacidad de
autodepuración.
AGRUPAMIE:
O DE LAS LOCALIDADES MEDIANTE EL INDICE
DE AFINIDAD DE JACCARD
El indice de afinidad de Jaccard está basado en la presencia-ausencia de
especies en los distintos inventarios o localidades. Tiene en cuenta las especies
comunes a cada par de localidades y las totales de cada una de ellas, y se calcu-
la mediante la siguiente expresió
J م‎ (A+ B-C)
donde A = nümero total de especies de la localidad o inventario A; B = idem
de B; C = número de especies comunes a À y B.
Hemos agrupado las localidades mediante el método de relaciones sim-
ples (Legendre & Legendre 1984), y hemos representado los resultados en for-
ma de dendrograma (Fig. 7). Hemos reconocido tres grupos principales: el pri-
mero reüne las localidades sobre sustrato äcido de la cuenca alta del rio, con
aguas de pH 6.5-7.3 y conductividad baja (hasta 50 کر‎ cm). Se corresponde con
las estaciones 11, 15, 32, 9, 24, 33, 34, 28, 13, 37, 43, 38, 26, 19, 25, 21, 20, 36,
22, 57, 29, 30 y 14. Algunas de las especies diferenciales mas importantes con
respecto a los otros grupos son Scapania undulata, Racomitrium aciculare,
Fontinalis spp. y Schistidium rivulare. Hacia la parte derecha del dendrograma
se agrupan las localidades con sustrato de influencia caliza y aguas
mineralizadas de pH mayor que 7,5 (18, 3, 39, 1, 8, 12, 6, 45, 53, 4, 49, 16, 41,
52, 42, 55, 10, 31, 48, 47, 60, 51), en las cuales se encuentran generalmente
Cratoneuron commutatum var. commutatum, C. filicinum, Pellia endivüfolia y
Eurhynchium hians. Un tercer grupo estaría constituido por localidades del cur-
so principal en la parte media del rio, con caudales elevados (mayores que 1,0
m? ,s en primavera) y pH 7.6 a 8.5. Forman parte de él las estaciones 50, 2, 59,
58, 7, 35 y 56, aunque aparecen incrustadas también 17 y 40, ambas calizas de
escaso caudal. Como especies características destacamos Bryum spp.,
Didymodon spp., Orthotrichum rivulare y O. cupulatum.
Existen interconexiones entre los tres principales grupos descritos ante-
riormente, mediante afinidades rara vez superiores a 0,40. Algunas especies
eurioicas ampliamente distribuidas son las responsables de este hecho:
Rhynchostegium riparioides, Bryum pseudotriquetrum, Brachythecium rivulare
(con la salvedad precisada en el catálogo), Marchantia polymorpha,
Hygrohypnum luridum, Chiloseyphus polyanthos, etc. Las localidades caudalosas
son más afines al grupo calizo que al ácido, pues muestran valores parecidos de
Source : MNHN. Paris
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44 15 9 33 28 37 38 19 21 36 57 30 50 59 7 17 40 3
LOCALIDADES
Fig. 7.- Dendrograma de las afinidades entre las localidad
, según el indice de Jaccard.
1 12 45 4
16 52 55 31
47 51
6 53 49 41 42 10 48 60 54 23
27 5
Source : MNHN. Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 63
pH y conductividad; Cratoneuron filicinum y Cinclidotus fontinaloides pueden
servir de enlace entre ambos grupos.
El carácter cualitativo del indice de Jaccard representa una fuerte limi-
tación para establecer el significado de los agrupamientos que define (Margalef
1983), pues no aprecia la cobertura de las especies, su vitalidad, etc., dentro de
cada localidad. Es preciso, además, realizar un muestreo minucioso y
homogéneo en todas las estaciones para evitar errores aNadidos. Sin embargo,
su utilización resulta muy cómoda, y el agrupamiento descrito coincide en gene-
ral con el obtenido mediante un análisis de componentes principales de las va-
riables físico-químicas de los arroyos (Martinez-Abaigar 1989).
TIPOS DE REPRODUCCION OBSERVADOS
De los 123 táxones del catálogo, 31 se recolectaron en alguna ocasión
con esporófitos maduros, y 20 más presentaban otros signos de reproducción
sexual (gametangios, hojas perigoniales o periqueciales, periantos). El 60% de
estas 51 especies eran monoicas, y el 40% dioicas (Tabla 1). Sólo una hepática
fue recolectada con esporófito desarrollado, quizá porque la “fructificación” en
las hepáticas es más fugaz que en los musgos (Casares Gil 1919). De todas for
mas, es necesaria una investigación más profunda para dilucidar si los briófitos
acuáticos desarrollan esporófitos con la misma frecuencia que los terrestres
(Glime & Vitt 1984). Es preciso señalar que nuestras recolecciones eran más in-
tensas en verano, lo cual ha favorecido el hallazgo de muestras con signos de
reproducción sexual. De hecho, la producción de gametangios en los briofitos se
estimula por los días largos y las temperaturas elevadas (Benson-Evans 1964).
Una parte de los musgos hidrófilos típicos poseen esporöfitos adaptados
a la vida terrestre, con pedicelos largos y peristomas funcionales; el desarrollo
esporofitico se produce cuando tiene lugar la emersión, en el estiaje, y poste-
riormente los esporofitos son seccionados y arrastrados por la crecida de otoño.
Este es el caso de Hygrohypnum spp., Amblystegium riparium, Rhynchostegium
riparioides y Racomitrium aciculare. En otro grupo de especies hidrófilas, ambas
generaciones poseen ciertos caracteres morfológicos que se interpretan como
adaptaciones a la vida acuál El esporófito presenta pedicelo muy corto,
peristoma reducido, cápsula ovada u oblonga, etc., y el gametófito filidios
biestratificados con márgenes recurvados o engrosados (Cinclidotus
fontinaloides, Schistidium rivulare, Orthotrichum rivulare). En este caso el des-
arrollo esporofitico no coincide estrictamente con el periodo de bajo nivel de
agua, sino que entonces maduran los gametangios y tiene lugar la fecundación
(Glime 1984, Glime & Vitt 1984).
La reproducción asexual es muy frecuente y variada entre los briófitos
(Schofield 1981). Hemos observado diversos tipos especializados de reproduc-
ción asexual en 19 especies del catálogo, principalmente higröfilas terrícolas
(Tabla 2). Eran c'ioicas 17 de las 19, y en estos casos la reproducción vegetativa
puede ser decisiva para el mantenimiento de la especie (During £ Van Tooren
1987). Seguramente muchas más especies, entre ellas las hidröfilas, presentan
métodos menos especializados, como por ejemplo la fragmentación.
El equilibrio entre las reproducciones sexual y asexual parece estar con-
trolado por el fotoperiodo y la temperatura, y en el caso de los briófitos
acuáticos también por la cantidad y variación del caudal (Proctor 1981, Glime
1984). De todas formas, una vez producidas las diásporas sexuales o asexuales,
Source : MNHN, Paris
64
Tabl.
J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA
ESPECIE
MONOICA-DIOICA
SIGNOS
Aneura pinguis
Cephalozia bicuspidata
Chiloscyphus polyanthos
Jungermannia gracillima
J. hyalina
J. leiantha
J. pumila
Marchantia polymorpha
Metzgeria conjugata
Pedinophyllum interruptum
Pellia endiviifolia
Plagiochila porelloides
Riccardia chamaedryfolia
R. multifida
Scapania compacta
S. nemorea
S. undulata
Amblystegium riparium
A. serpens
Bartramia hallerana
B. ithyphylla
Brachythecium velutinum
Bryum gemmiparum
B. intermedium
B. klinggraeffii
B. pseudotriquetrum
Cinclidotus fontinaloides
Cratoneuron commutatum
C. filicinum
Didymodon tophaceus
D. vinealis
Drepanocladus uncinatus
Eurhynchium pulchellum
E. speciosum
Fissidens rivularis
F. viridulus
Fontinalis antipyretica
Funaria hygrometrica
Hygrohypnum duriusculum
H. luridum
Orthotrichum affine
O, anomalum
O. cupulatum
O. rivulare
O. rupestre
Racomitrium aciculare
Rhynchostegiella teesdalei
Rhynchostegium riparioides
Schistidium agassizii
S. apocarpum
S. rivulare
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1- Signos de reproducción sexual observados en las especies recolectadas,
G
8
Gametangios u hojas
perigoniales
= Esporófito. M = Monoica. D = Dioica.
o
periqueciales.
P= Periantos.
Source : MNHN, Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 65
ESPECIE
w
>
gw
i
=
1
b
+
Cephalozia bicuspidata
Diplophyllum albicans
Scapania aspera
S. undulata
Lunularia cruciata
Marchantia polymorpha
Pellia endiviifolia
mu
FF vom
+1
++
Bryum argenteum
B. bicolor
B. gemmiparum
B. barnesii
Pohlia proligera
ww
Seow a
I
Bryum capillare
B. intermedium
B. klinggraeffii
He
+
^
1
Bryum flaccidum
Dichodontium pellucidum
Didymodon rigidulus
Fissidens grandifrons
EI
a
D raa
Û 0 0 وهه‎ Û 00000000 0è
<
ma
1
Tabl. 2- Tipos especializados de reproducción asexual (R.A.) observados en las especies
recolectadas. Se señala también si la especie es monoica (M) o dioica (D), así
como la presencia de signos de reproducción sexual (R. Bulbillos
axilares. H = "Ramitas" sobre los caulidios (“Hijos”). P = Propágulos. Pc =
Propägulos en conceptáculos. PL = Propägulos-en el caulidio. T = Talos
dicotómicos. Y = Yemas rizoidales. Ya = Yemas en rizoides axilares. Yf =
Yemas filamentosas.
entran habitualmente en la deriva del agua, y sólo dificilmente logran su esta-
blecimiento (Glime er a/. 1979).
ANALISIS DE LA FRECUENCIA DE LAS ESPECIES
Al representar la frecuencia de las especies frente al número de especies
que poseen cada frecuencia observada, se obtiene una curva de tipo hiperbólico
(Fig. 8). Es decir, unas pocas especies se han encontrado en un alto nümero de
localidades, mientras que muchas especies sólo han aparecido en una o dos.
Esta distribución, repetidamente descrita en la ordenación de individuos en es-
pecies, y que también puede aplicarse a diversos aspectos del entorno social, re-
presenta el conjunto de relaciones interespecificas dentro de un ecosistema
(Margalef 1982). Un sistema complejo precisa una cierta cantidad de diver-
sidad, que se autorregula internamente.
Este tipo de distribución puede asimismo relacionarse con la
sintaxonomia de los briófitos acuáticos. Si situamos sobre la gráfica (Fig. 8) las
especies caracteristicas de las principales categorías sintaxonómicas de la vege-
tación briofitica hidrófila o higrófila, se observa que las características de cate-
gorias de rango elevado son más frecuentes que las de asociación. Así,
Rhynchostegium riparioides, característica de Clase, tiene la máxima frecuencia
por su carácter eurioico. Especies como Scapania undulata, Racomitrium
Source : MNHN, Paris
66 J. MARTIN
-ABAIGAR y A. El
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NUMERO DE TAXONES
Fig. 8.- Distribución de frecuencias de las especies recolectadas. AR= Amblystegium
riparium. BP= Brachythecium plumosum. BR= Brachythecium rivulare. CF =
Cinclidorus fontinaloides. C Cratoneuron commutatum. DP= Dichodontium
pellucidum. FC= Fissidens crassipes. FG= Fissidens grandifrons. FA
Fontinalis antipyretica. HD= Hygrohypnum duriusculum. JC= Jungermannia
cordifolia. RA= Racomitrium aciculare. RR= Rhynchostegium riparioides. SU =
Scapania undulata. SR= Schistidium rivulare.
aciculare, Brachythecium rivulare, Fontinalis antipyretica y Cratoneuron
commutatum, que dan nombre a Alianzas, también tienen frecuencias altas. Al-
gunas caracteristicas de Orden (Brachythecium plumosum, Amblystegium
riparium y quizá Hygrohypnum duriusculum según Gil & Guerra 1985), son sin
embargo más raras. Por fin, las caracteristicas de asociaciones son asimismo
poco frecuentes, ya que reflejan condiciones ecológicas más estrictas y definen
ambientes más puntuales. Algunas de estas especies son Schistidium rivulare,
Fissidens grandifrons, Dichodontium pellucidum, Jungermannia exsertifolia
subsp. cordifolia, etc.
Ciertas especies higröfilas calcicolas preferentes, pero presentes ocasio-
nalmente sobre sustratos siliceos, alcanzan frecuencias altas (Cratoneuron
filicinum, Pellia endiviifolia), asi como otras indiferentes (Thamnobryum
alopecurum, Hygrohypnum luridum) o higrohidrófilas (Bryum pseudotriquetrum,
Chiloscyphus polvanthos). Las recolecciones efectuadas en protosuelos y taludes
húmedos o rezumantes, pero no estrictamente acuáticos, justifican estas ele-
vadas frecuencias.
Source : MNHN. Paris
BRIOFLORA DEL RIO IREGUA 67
ASPECTOS EVOLUTIVOS
El catálogo briofloristico puede utilizarse para realizar un acercamiento
al modo de ocupación de los nichos ecológicos en el proceso evolutivo de los
briófitos. Si representamos según el método de Willis (ver Garcia-Valdecasas
1987) el número de géneros con una especie, con dos, con tres, etc., de un de-
terminado grupo biológico en una cierta área geográfica, se obtiene una curva
de tipo hiperbólico (Fig. 9). Los 123 táxones de nuestro catálogo están incluidos
en 62 géneros de 38 familias, Mientras que de casi 40 géneros hemos recolec-
tado tan sólo una especie, son pocos los que muestran una diversificación consi-
derable: Bryum, Jungermannia, Fissidens, Scapania, Cratoneuron, etc. La mayor
parte de las especies recolectadas de estos géneros son higröfilas. A partir de es-
tos datos, y a pesar de la interferencia de las especies higrófilas, parece evidente
que los briófitos han colonizado el hábitat acuático en varias lineas indepen-
dientes a partir de antepasados terrestres (Vitt & Glime 1984).
50 T T T T T
NUMERO DE GENEROS
»
8
10} 1
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fn 4
1 1 y 1 "
o 2 4 6 8 10 2
NUMERO DE 5
Fig. 9.- Número de géneros con 1, 2, 3,
infraespecificas.
etc., especies o categorias taxonómicas
AGRADECIMIENTOS - A los Prof. H. Bischler, B. Bremer, V. Canalis, C. Ca-
sas, H. Crum, A. de Miguel, F. Demaret, J.A. Gil, J.P. Hebrard, 1. Järvinen, R.
Schumacker, A.J.E. Smith, J. Väna, E. Walsemann y E. Watson, por la amable revisión
de muestras y sus aportaciones ecológicas y corológicas. Asimismo al Instituto de Estu-
dios Riojanos, del cual fue becario JMA.
BIBLIOGRAFIA.
ALLORGE P., 1947 - Essai de Bryogéographie de la Péninsule Iberique. Paris:
Lechevalier. 114 p., 15 fig., 8 pl. phot, 2 cartes.
Source : MNHN, Paris
68 J. MARTINEZ-
-ABAIGAR y A. EDERRA
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TWELVE NEW LICHENS FOR PORTUGAL COLLECTED
FROM THE SERRA DA ESTRELA
A. APTROOT*, W.O. van der KNAAP** and J. JANSEN***
+
*Centraalbureau voor Schimmelcultures, P.O. Box
NL-3740 AG Baarn. The Netherlands.
**Laboratory of Palaeobotany and Palynology, Heidelberglaan 2,
NL-3584 CS Utrecht. The Netherlands.
*** Ubbergseweg 1306, NL-6522 KL Nijmegen. The Netherlands,
ABSTRACT - Twelve lichen species are reported for the first time from Portugal follow-
ing phytosociological work in the Serra da Estrela
The Serra da Estrela in the eastern part of Portugal (c. 8° 30° W, 40°30
N) comprises the most south-western granitic mountain range in Europe. The
arca lies at the meeting point of three climatic regions, the Atlantic region to the
north, the Mediterranean region to the south, and the Continental region to the
cast. It is therefore interesting phytogeographically: many species can be ex-
pected to be at the limits of their distribution areas.
During floristic and ecological studies, mainly on phanerogams, carried
out by the second and third authors, many lichen specimens were collected. All
collections were made in the central region between 1400m and the summit at
1992m, most in heathland: other substrates like trees and granite are probably
rich but remain largely unstudied.
The main phorophytes on which collections were made are Calluna vul-
garis, Cytisus purgans, Erica arborea, E. australis, E. umbellata, Genista florida,
Halimium alyssoides, Juniperus communis and Sorbus aucuparia. The col-
lections are preserved in the private herbarium of A. Aptroot, with some dupli-
cates in the ‘Botanischer Garten und Museum’ in Berlin, Germany. It is
planned to continue later to carry out ficldwork in the area with some emphasis
on lichens.
As the lichen flora of the mountains of Portugal is still incompletely
known, additions to the flora were expected (c.g. van den Boom, Aptroot & van
der Knaap 1990`. According to the current knowledge, 12 species new to Portu-
gal were found among the material. A total of 145 lichen species have been
identified, including many species which are common and widespread in Eu-
rope, but also several species with Mediterranean distribution patterns. The lat-
ter include Coelocaulon crespoae, Lasallia hispanica and Physconia venusta. As
expected, a high number of montane taxa are present, many of which reach the
south-western limits of their distribution, e.g. Brodoa intestiniformis, Bryonora
castanea, Cetraria pinastri, Cornicularia normoerica, Melanelia panniformis, M.
stygia, Parmeliopsis ambigua, P. hyperopta, and Pseudephebe pubescens.
Source : MNHN, Paris
72 A. APTROOT, W.O. van der KNAAP and J. JANSEN
It is notable that many species that are usually terrestrial or even saxico-
lous, were found growing on heathland shrubs. These include many Cladonia
species, Coelocaulon aculeatum, Parmelia omphalodes and P. saxatilis. The
acidic soil in the heathlands is also rather rich in lichens, with many Cladonia
species in more sheltered habitats and various crustose species on more exposed
soils. The nomenclature follows Clauzade & Roux (1985), with the exception of
Bryonora castanea, which is spelt according to the original description of Bryo-
nora (Poelt 1983), and Halecania viridescens, which has been recently described
by Coppins (1989).
Bryonora castanea (Hepp) Poelt - On mosses on acid soil, growing to-
gether with Lepraria neglecta, Mycobilimbia berengeriana, Placynthiella icma-
lea, Pycnothelia papillaria and Trapeliopsis granulosa. "Throughout Europe.
Montane. At its south-western limit in Portugal. The nearest known locality is in
the Pyrénées.
Catillaria erysiboides (Nyl.) Th. Fr. - Several localities, on Erica arborea
and E. australis, together with Bryoria fuscescens, Buellia griseovirens, Lecanora
symmicta, Lecidea nylanderi etc. Montane.
Cladonia macrophylla (Schaerer) Stenh. - On soil in shrub vegetation, to-
gether with Cerraria islandica, Cladonia coccifera, C. furcata and C. ramulosa.
An arctic-alpine species.
Coelocaulon crespoae Barreno & Vasquez - On soil on granitic outerop
E of Penhas da Saüde (alt. 1400m) together with Cornicularia normoerica, La-
sallia hispanica, Melanelia stygia and Pseudephebe pubescens. Previously only
known from Spain and Sardinia.
Halecania viridescens Coppins & P. James - Several localities, on Erica
australis, together with Coelocaulon aculeatum, Hypogymnia physodes, H. tubu-
losa, Lecanora symmicta, Parmelia omphalodes and P. saxatilis. This recently
described species (Coppins 1989) has probably been overlooked, as recent re-
cords from Belgium, Luxemburg (Diederich 1989) and The Netherlands suggest.
Lecanora bicincta Ram. - On exposed granite at several localities, grow-
ing together with other Lecanora species and Lecidea confluens, L. fuscoatra, L.
lapicida and L. vorticosa. Throughout Europe.
Melanelia sorediosa (Almb.) Essl. - Exposed granite on the very summit
of the Serra da Estrela (alt. 1992 m), together with, e.g., Brodoa intestiniformis,
Melanelia panniformis and Protoparmelia badia. Throughout Europe. Mon-
tane.
Mycobilimbia berengeriana (Massal.) Hafellner & V.Wirth - Several lo-
calities on soil, often together with Cladonia cervicornis, C. coccifera, Placyn-
thiella icmalea, Pycnothelia papillaria and Trapeliopsis granulosa. Montane or
even arctic-alpine.
Rhizocarpon simillimum Anzi - Granitic outcrop 1 km NE of Lagoa
Comprida, together with Pseudevernia furfuracea, Ramalina capitata, Xanthoria
candelaria, and others. Montane.
Scoliciosporum chlorococcum (Stenh.) Veda - On Cytisus purgans and
Genista florida at two localities, together with Buellia erubescens, Candelariella
reflexa, C. vitellina, Rinodina exigua, and R. sophodes. Widespread and com-
mon throughout Europe.
Source : MNHN, Paris
NEW LICHENS FOR PORTUGALL 7a
Trapeliopsis aeneofusca (Floerke ex Flotow) Coppins & P. James - Se-
veral localities on Erica arborea, Halimium alyssoides, and Juniperus communis.
Often fertile, growing together with Cladonia chlorophaea, C. phyllophora, Hy-
pogymnia tubulosa, Lecanora symmicta, Ochrolechia androgyna and O. szata-
laensis. Atlantic. Possibly overlooked.
Xanthoparmelia protomatrae (Gyelnik) Hale - On soil and epiphytic on
Halimium alyssoides, together with Evernia prunastri and Hypogymnia tubulosa.
Probably mainly Mediterranean-Atlantic, but often confused with other Xantho-
parmelia species. This species is reported to be an obligate saxicolous taxon, but
the epiphytic and terrestrial specimens reported here agree with other material
from France, Italy, and The Netherlands.
ACKNOWLEDGEMENTS. - Dr. P. Diederich is warmly thanked for the idet
tification of one of the specimens of Halecania. We also thank Dr. J.J.B. Birks for lin-
guistic corrections.
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et Notothylas présents en Inde, sur la base de la morphologie et de l'anatomie du
gamétophyte et du sporophyte et de l'ultrastructure du sporophyte. Typification de cer-
tains taxons en tenant compte des différents caractères morphol, ou de sexualisation,
Nombreux nouv. synonymes dans les genres Anthoceros et Folioceros. Le genre Notothylas
est divisé en deux sous-genres: Notothylas (persistance de la columelle) et Norothyloides
subgen. nov. (absence de la columelle). Clés, taxonomie, synonymie, deser., ilL, distr.
géogr., écologie, variations de chaque taxon: 9 esp. d'Anrhoceros, 12 esp. de Folioceros, 8
esp. de Notothylas, 3 esp. de Phaeoceros et 1 esp. de Megaceros. Noter Phaeoceros
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La fréquence des innovations sur Sphagnum cupsidatum est déterminée
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220DM).
Les processus ontogéniques responsables de l'aspect morphologique du
genre Haplomitrium sont étudiés en utilisant des techniques de culture expérimentale, les
Variations de luminosité, la microscopie électronique. Les potentiels morphogenetiques
sont examinés pour mieux appréhender les affinités infragénériques et les relations
phylogénétiques avec les autres groupes de bryophytes, Takakia et les Trachéophytes. Sur
les 13 esp. étudiées, 6 sont mises en synonymie; de même Steereomitrium est considéré
comme syn. d'Haplomitrium. Le genre est divisé en 2 sous-genres: Haplomitrium (sect.
Haplomitrium et Archibryum) et Calobryum. Noter H. hookeri var. minutum (E.O.
Campb.) comb. et stat. nov. (= Steereomitrium m.). Le genre est un taxon trés plastique
et trés plésiomorphe, probablement d'origine gondwannienne. Il semble avoir un ancêtre
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Deser. de 4 communautés le long des courants et des petites rivières
d'Argentine NE: Sematophylletum riparioidis ass. nov., Podostemetum undulati ass. nov.,
Fissidenterum oedilomae ass. nov., et la communauté à Fissidens completus. Noter
Sematophyllum riparioides et Fissidens oediloma nouv. pour l'Argentine.
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& Envir. Res. Inst., P.O. Box 250, SF-00101 Helsinki).
Source : MNHN. Paris
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La petite taille et la haute densité des pieds de Sphagnum fuscum lui don-
nent la supériorité pour capter l'eau capillaire; cette espèce est capable de continuer sa
croissance méme si le niveau de l'eau de la tourbière est trés bas.
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Les insectes diptéres sont attirés par les sporophytes de Tayloria tenuis.
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Sci., Univ. Lancaster, Lancaster LA1 4YQ, U
Deser. de 13 communautés de plantes se développant sur les dunes britan-
niques: composition, variabilité, relations écol. et distr. Influence du statut du calcium de
la dune et de la localisation géogr. de celle-ci. Bryophytes associés.
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Ecol. et phytogéogr. des genres et taxons endémiques de la bryoflore du
yen Orient.
M
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Valencia, Doctor Moliner 50, E-46071 Burjasot, Valencia).
Seligeria dans la Péninsule ibérique; clé; S. alpestris nouv. pour la
Péninsule,
Source : MNHN, Paris
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Ci., P-1294 Lisboa Codex).
Etat de la connaissance actuelle de la bryoflore portugaise. Essai
d'interprétation de quelques modes de distr. à la lumière de la phytogéogr. Origine de la
bryoflore du Portugal.
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(Dept. Biol. veg. 1, Fac. Biol, Univ. Complutense, E-28040 Madrid).
Ecol et toxisensibilité comparée de 9 esp. nouv. pour la région de
Logroño.
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fig. (Ibidem).
Topogr., comparaison entre la végétation de 1905-1906 et celle de 1988.
Catalogue des bryophytes avec loc. et écol.
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Liste de 69 mousses et 22 hépatiques avec loc. récoltées au Togo. Diagn.
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Pavia ser. 7, "19881989, 7: 201-207, 5 tabl.
32 mousses et 3 hépatiques récoltées dans les serres du Jard. bot. de
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Rodange, L-7248 Bereldange).
Source : MNHN. Paris
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Liste avec loc. Hylocomium pyrenaicum nouv. pour les Vosges.
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nudum (Dicks.) Brid. (Musci) au G.D. du Luxembourg. Aspects floristiques et so-
ciologiques. Dumortiera 1991, 47: 22-26, 1 tabl., 1 fig. (Ibidem).
Voir aussi: 92-001, 92-002, 92-003, 92-004, 92-005, 92-008, 92-009, 92-077,
92-083, 92-094, 92-101, 92-107.
Pollution
92-060 ARTS G.H.P. - Aquatic bryophytes as indicators of water quality in shallow pools
and lakes in The Netherlands. Ann. Bot. Fenn. 1990, 27(1): 19-32, 4 fig., 6 tabl.
(Lab. Aquat. Ecol, Catholic Univ., Toernooiveld, NL-6525 ED Nijmegen).
Analyse physicochimique, caractères morphogénétiques et hydrologie des
eaux de 69 mares et lacs des Pays-Bas. La classification des sites révèle des differences
dans la végétation bryophyt., en liaison avec la qualité des eaux. Implications pour l'étude
de la croissance de Sphagnum. Les bryophytes se trouvent étre de bons indicateurs de la
qualité des eaux, spécialement dans les systèmes pauvres en plantes vasculaires, telles les
eaux acidifiées.
Voir aussi: 92-013, 92-107.
Herbiers
92-061 MIREK Z. - Polish herbaria. Polish Bot. Stud., Guide Book Ser., 1990, 2: 1-73, 2
fig. (Inst. Bot., Polish Acad. Sci., Lubicz 46, PL-31512 Krakow).
Inventaire des herbiers de 54 instituts et 9 établissements privés. Index des
personnes et index des collections importantes. Les bryophytes et lichens tiennent une lar-
ge place dans ce document.
92-062 RAMSAY H.P., WILSON P.G. and GOODWIN T. - Register of type mosses in
Australian herbaria. General introduction and part 1. Special collections at NSW:
Lord Howe Island, Vanuatu (New Hebrides). Telopea 1990, 3(4): 571-592.
Les collections de Lord Howe Is. et de Vanuatu ont été nommées par
Brotherus et Watts. Pour chaque taxon: basynonyme, réf., données de l'étiquette, type, lo-
calisation de 'holo- ou du lectotype.
LICHENS
Systématique, Nomenclature
92-063 APTROOT A. - Tropical pyrenocarpous lichens. A phylogenetic approach. In
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Schimmelcultures, P.O. Box 273, NL-3740 AG Baarn).
Source : MNHN. Paris
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L'analyse cladistique des lichens pyrénocarpes tropicaux permet de formu-
ler des hypothèses concernant les transformations, et les relations des caractères dans ce
groupe. Elle met en évidence des groupes monophylétiques. Cle aux genres étudiés.
92-064 KÄRNEFELT I. - Evolutionary rates in the Teloschistaceae. In: Galloway D.J.,
Tropical lichens: their systematics, conservation and ecology. Oxford: Clarendon
Press, 1991. Pp. 105-121, 31 fig, (Dept. Syst. Bot, Univ. Lund, östra Valgatan
18-20, $-22361 Lund).
Bien que les Teloschistaceae soient reconnues comme une unité assez na-
turelle parmi les Ascomycétes lichénisés, cette famille comporte des assemblages de genres
non naturels, et des difficultés dans la délimitation des espèces des genres persistent. Ces
problèmes, liés en particulier à la spéciation géogr. graduée, sont exposés à l'aide d'exem-
ple: Xanthoria, Teloschistes et Caloplaca en Afrique. Présentation de deux cladogrammes
mettant en évidence les affinités présumées non naturelles parmi les genres acceptés dans
la famille.
92-065 MORENO P.P. & EGEA J.M. - Biología y taxonomía de la familia Lichinaceae,
con especial referencia a las especies del S.E. Español y Norte de Africa. Murcia:
Universidad de Murcia, 1991, 87 p., 19 fig., 4 tabl. (Colección blanca 19, ISBN
84-7684-245-7, Secratariado de Publicaciones, Murcia, España).
Historique et position systématique de la famille des Lichinaceae.
Caractères morphol. et anatomique de la famille, leur valeur taxonomique; phylogenie,
écol. et phytosociol. Cet opuscule devrait faciliter l'accès à cette famille dont les membres
sont des lichens gélatineux souvent difficiles à identifier.
Voir aussi: 92-066, 92-067, 92-080, 92-081, 92-082, 92-086, 92-089, 92-107.
Morphologie, Anatomie
92-066 ELIX J.A. - The lichen genus Relicina in Australas In: Galloway D.J., Tropical
lichens: their systematics, conservation and ecology. Oxford: Clarendon Press. Pp.
17-34, 4 fig., 6 tabl (Chem. Dept, The Faculties, Australian Natl. Univ., GPO
Box 4, Canberra, ACT 2601 Australia).
Tendances évolutives morphol. et chim. dans le genre Relicina. La chimie
joue un röle important au niveau specifique et dans la döfinition de la direction de
l'évolution du genre. Les flores de Relicina sont discontinues en Australasie et en
Indonésie. Habitat et problemes de conservation.
92-067 WEDIN M. - Spore ontogeny of Sphaerophorus diplotus and S. fragilis. In:
Galloway D.J., Tropical lichens; their systematics, conservation and ecology.
Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 245-251, 2 fig. (Dept. Syst. Bot, Uppsala
Univ., P. Box 541, $-75121 Uppsala).
L'ontogénie sporale de Sphaerophorus diplorus et de S. fragilis est en ac-
cord avec celle des autres esp. de Sphaerophorus. Implications taxonomiques.
Voir aussi: 92-061, 92-065, 92-072, 92-087, 92-100, 92-107.
Ultrastructure
92-068 STUCKER S.C, MATTHEWS S.W. and CHAPMAN R.L. - Ultrastructure of
subtropical crustose lichens. In: Galloway D.J., Tropical lichens: their
systematics, conservation and ecology. Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp.
171-191, <0 fig. (Dept. Bot, Louisiana State Univ., Baton Rouge Louisiana
70803-1705, USA).
Profondeur de pénétration lichénique dans l'arbre hôte, type haustorial,
distr. et écol des photobiotes, spécificité du photobiote de 13 lichens crustacés à
photobiotes trentepohliacées.
Source : MNHN, Paris
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473-480, 2 tabl., 7 fig. (Dept. Biol. Veg. Il, Fac. Farm., Univ. Complutense,
8040 Madrid).
11 apparait qu'aucune adaptation n'est liée aux particularités du climat
méditerranéen.
92-073 VINCENT J.P. - Ecologie des principales fonctions de Peltigera canina (L.) Willd. b
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(Lab. Ecol. vèg., Univ. Paul Sabatier, 39 allées Jules Guesde, F-31061 Toulouse
Cedex).
Voir aussi: 92-066, 92-102, 92-107.
Répartition, Ecologie, Sociologie
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1991. Pp. 124-134, 4 fig., 4 tabl. (Naturhist. Mus., P.O. Box 7283, S-40235
Göteborg).
Les études sur l'habitat des lichens en Equateur sont insuffisantes et sont à
poursuivre.
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biol. vég., Univ. Paris VI, Route de la Tour Dénécourt, F-77300 Fontainebleau).
Catalogue de 252 lichens avec notes synécol. 12 ass. saxicoles ont été
observées. Les pratiques forestières, la fréquentation excessive de l'homme sont des mena-
ces pour cette lichénoflore.
92-076 BOQUERAS M, NAVARRO-ROSINES P. i GOMEZ-BOLEA A. - Flora i
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Bot. 1989, 57(7): 41-52, 1 fig, 2 tabl. (Dept. Biol veg. Fac. Biol, Univ.
Barcelona, Av. Diagonal 645, E-08028 Barcelona).
Catalogue des lichens et des champignons lichénicoles du delta de l'Ebre.
Nouveautés pour la flore catalane. L'influence de l'homme et l'intense exploitation agrico-
le font considérer cette flore comme nettement nitrophile.
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Charles Péguy, F-71000 Chälon-sur-Saöne).
Les esp. pionnières semblent principalement anémochores. Les plantes
cryptogames et vasculaires ne s'installent pas sur le méme milieu; les premières ne contri-
buent donc pas à rendre le sol favorable aux secondes. Etude des successions selon le
modèle de tolérance de Connell et Slatyer. Probléme des plantes introduites. Polytrichum
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Ecol., distr., et composition floristique des unités. Nouv. syntaxons: Roccelletea phycopsis
cl. prov, Dirinetalia massiliensis ord. prov, Roccelletalia fuciformis ord. prov.,
Lecanactidion monstrosae all. prov., Lecanactino monstrosae-Dirinetum insulanae ass. nov.
92-080 FARKAS E. - The foliicolous lichen flora and vegetation of the Usambara
Mountains. In: Hedberg I. and Persson E., Research for conservation of
Tanzanian Catchment forests (Proc. Workshop, Mongoro, Tanzania 1989).
Uppsala: Uppsala Univ. Reprocentr., 1990. Pp. 86-94, 2 fig. (Inst. Ecol. & Bot.,
Hung. Acad. Sci., H-2163 Vacratot).
Ecol., fréquence de 98 lichens foliicoles des Mis Usambara. 35 sont nouv.
pour la région, 15 pour la Tanzanie et 6 pour l'Afrique. Diagn. des esp. nouv.: Poria
sphaerocephaloides, Macentina borhidii, Dimerella flavicans, D. pocsü, D. tanzanica, D.
usambarensis et Byssoloma usambarense.
92-081 FARKAS E. - New and interesting records of Tanzanian foliicolous lichens. In:
Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics, conservation and ecology.
Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 95-104, 4 fig. (Ibidem).
Les lichens foliicoles stricts sont représentés par 98 esp. en Tanzanie.
Distr. Nécessité de poursuivre la recherche. Fellhanera cateila (Vainio) c.n. (= Pilocarpon),
92-082 GALLOWAY D.J. - Biogeographical relationships of Pacific tropical lichen floras.
In: Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics, conservation and ecology.
Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 1-16 (Dept. Bot., Nat. Hist. Mus., Cromwell
Road, London, UK).
La flore lichénique de l'Océan pacifique comprend des éléments:
pantropical, paléotropical, endémique, cosmopolite, antitropical, indo-malais, pacifico-
américain el austral. Pseudocyphellaria diplomorpha (Müll. Arg.) c.n. (= Sticta).
92-083 GLIME J.M. and IWATSUKI Z. - Niche characteristics of Cladonia lichens
associated with geothermal vents in Japan. Ecol. Res. 1990, 5: 131-141, 2 tabl., 7
fig. (Dept. Biol. Sci, Michigan Technol. Univ., Houghton Michigan 49931, USA).
La tolérance au bas pH, aux hautes températures du sol et à une
humidité basse ou modérée permettent aux esp. de Cladonia de se développer là où les pl.
vasculaires et méme les mousses ne le peuvent pas. Ainsi elle évitent la compétition avec
des plantes à croissance plus rapide.
92-084 GRILLO M. - Florula lichenica di un'area della vallata del Fiume platani. Arch.
Bot. Ital. 1990, 66(3-4): 166-181, 2 tabl., 2 fig. (Ist. Bot. Univ., via Longo 19,
1-95125 Catania).
Liste de 79 lichens avec loc.
92-085 GRONER U. und CLERC P. - Ausgewühlte Beispiele zur htenflora des
Bódmerenwaldes, Schwyz (Zentralschweiz). Bor. Helvet. 1988, 98(1): 15-26, 4 fig.
(Überlandstrasse 29, CH-8050 Zürich).
Morphol, présence, distr. de 13 lichens corticoles ou terricoles de l'aire
forestière de Bödmeren (Suisse). Leur valeur comme indicateurs des conditions
environmentales est discutée.
92-086 HERTEL H. - New records of lecideoid lichens from the southern Hemi:
Bot. Staats.amml. München 1989, 28: 211-238
50 taxons lecideoides de l'Hémisphère Sud dont Farnoldia similigena,
Lecidea auriculata, L. ambonata et سا‎ verrucosa, nouv. pour cet hémisphére. Lecidea
sciatropha Hue (néotype choisi) est syn. de Carbonea assentiens (Nyl.) Hertel.
92-087 JOHN V. - Atlas der Flechten in Rheinland-Pfalz. Beitrage Landespflege Rheinland-
Pfalz "1990" 1991, 13(1): 1-276, ill. coul; 13(2): 1-272, cartes (aut: Pfalzmus. f.
Naturkunde, Hermann-Schäfer Str. 17, D-6702 Bad Dürkheim 2; disponible chez
Verlagsbuch. Emil Sommer, Kirchheimer Str. 20, D-6718 Grünstadt, prix:
49DM).
here. Mitt.
Source : MNHN. Paris
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Orographie, géol., climat, végétation lichénique du Rheinland-Pfalz. Liste
des esp. à protéger. Catalogue alphabétique des lichens (avec renvoi aux taxons valides)
avec hab. et bibliogr.; nombreuses photos coul. de lichens. Methode utilisée pour les cartes
de répartiton; cartes. Index de 12 p.
91-088 KONDRATYUK S.Ya, BEZNTS N.G. - Peculiarities of distribution of the
toxitolerant lichen Lecanora conizaeoides Nyl. ex Cromb. in the Ukraine.
Ukrajins'k. Bot. Zurn. 1990, 47(1) 33-36, ukr., res. angl (Inst. Bot, MG
Kolodnogo AN URSR, Kiev, USSR).
92-089 KROG H. - Lichenological observations in low montane rainforests of eastern
Tanzania. In: Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics, conservation
and ecology. Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 85-94, 2 fig. (Bot. Mus., Univ.
Oslo, Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo 5).
Les genres Cladia, Menegazzia et Siphula sont nouv. pour la flore lichen.
de l'Est africain. Diagn., descr. de Parmotrema fragilescens et de P. laciniatulum sp. nov.
de Tanzanie. Erioderma leylandii et Relicina planiuscula sont nouv. pour l'Afrique;
Menegazzia terebrata, Phyllopsora mauritiana, Stereocaulon fibrillosum, nouv. pour
l'Afrique continentale; Cladia aggregata, Hypotrachyna pseudosinuosa, Siphula decumbens,
nouv. pour l'Afrique E. Ecologie des macrolichens en forêt tropicale humide.
92-090 LAMBLEY P.W. - Lichens of Papua New Guinea. In: Galloway D.J., Tropical
lichens: their systematics, conservation and ecology. Oxford: Clarendon Press,
1991. Pp. 69-84, 5 fig. (The Cottage, Elsing Road, Lyng, Norwich NR9 5RR,
UK).
Survol de la flore des macrolichens en Papouasie Nouvelle-Guinée, en liai-
son avec l'hist. géol. de l'ile et la distr. des habitats. Problèmes de conservation en relation
avec l'augmentation de la destruction des foréts, le développement des mines et des
activités agricoles.
92-091 MARCELLI M.P. - Aspects of the foliose lichen flora of the Southern-Central coast
of São Paulo State, Brazil. In: Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics,
conservation and ecology. Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 151-170, 10 fig., 2
tabl. (Lust. Bot., CP. 4005, CEP 01051, Sào Paulo SR, Brazil).
Répartition taxon. et par habitat des 161 esp. de lichens foliicoles sur le lit-
toral S et central de l'Etat de São Paulo. Prédominance des Parmeliaceae et de
Parmotrema. Toutes les esp. à cyanobactéries comme photosymbiotes ont été trouvées
dans la Mangrove. Spécifité de l'habitat. Rôle de l'humidité et du vent dans la fertilité des
esp.
92-092 OXNER PISUT L, KONDRATYUL S.Ya. - Novelties for lichenoflora of the
Ukrainian SSR. Ukrajins'k. Bot. Zurn. 1989, 46(6): 98-100 (N.G. Kolodnogo
Inst. Bot., Acad. Sci. Ukrainian SSR, Kiev, USSR).
Pyrrhospora quernea et Caloplaca irrubescens nouv. pour l'Ukraine,
d'après des échantillons de l'herbier J. Nadvornik (Bot. Dept. Slovak. Natl. Mus.).
92-093 ROSE F. et BOISSIERE J.C. - Catalogue raisonné des lichens du massif de
Fontainebleau et des Trois Pignons. Les enseignements de cette étude. Bull. Soc.
Bot. France 1990, 137 Actual. Bot. (2-3): 173. (Rotherhurst, 36 St Mary's Road,
Liss, Hampshire GU33 7AH, UK).
92-094 ROSE F. - The epiphytic (corticolous and lignicolous) lichenflora of the Forêt de
Fontainebleau. Bull. Soc. Bot. France 1990, 137, Actual, Bot. (2-3): 197-209
(Ibidem).
Aperçu des communautés lichéniques en Forêt de Fontainebleau. Liste de
245 taxons. Bryop!.ytes associés.
92-095 SEDELNIKOVA N.V., LASHCHINSKY N.N, LUZANOV V.G. - Epiphytic
lichens of Chernevoy forests of Salair (the Altai-Sayan mountain system). Bor.
Zurn. ( Moscow & Leningrad) 1989, 74(11): 1572-1583, 1 tabl., en russe, rés. angl
(Centr. Sibir. bot. sad, CO AN SSSR, Novosibirsk, USSR).
Liste de 222 lichens avec habitat. La diversité spécifique de la région est à
noter. Prédominance des esp. némorales.
92-096 SIPMAN H.J.M. - Notes on the lichen flora of the Guianas, a neotropical lowland
area. In: Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics, conservation and
Source : MNHN, Paris
86 BIBLIOGRAPHIE
ecology. Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 135-150, 1 fig, tabl (Bot. Gard. &
Bot. Mus., Königin Luise Str. 6-8, D-1000 Berlin 33).
En Guyana, les Lecanorales représentent 40% des lichens, les Graphidales
20%, les Pyrénulales 14%. 55 esp. nouv. pour la Guyana dont la majorité est foliicole.
Modes de distr., phytogeogr.
92-097 STEVENS G.N. - The tropical Pacific species of Usnea and Ramalina and their
relationship to species in other parts of the world. In: Galloway D.J., Tropical
lichens: their systematics, conservation and ecology. Oxford: Clarendon Press,
1991. Pp. 47-67, 11 fig. (Dept. Bot, Univ. Queensland, St Lucia, Brisbane,
Queensland 4072, Australia).
Les Usnea et les Ramalina d'Australie tropicale ou de la région Pacifique
ouest sont soit maritimes soit montagnards, mais ne sont par pour autant confinés à ces
régions. Les esp. de ces deux genres ont une très large distr. En suivant la paléogéogr. des
phorophytes pour les esp. maritimes ou montagnardes, il est possible d'envisager les origi-
nes tropicales ou tempérées des lichens.
92-098 WEI J.C. and JIANG Y.M. - Some foliicolous lichens in Xishuangbanna, China. In
Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics, conservation and ecology.
Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 201-216, 10 fig. (Syst. Mycol. & Lichenol.
Lab., Inst. Microbiol., Acad. Sinica, Beijing, China).
Liste de 20 esp. de lichens follicoles avec loc. Noter les genres
Asterothyrium, Byssolecania, Dimerella, Fellhanera, Gyalectidium, Opegrapha et
Trichothelium, ainsi que 15 esp. et 1 var. nouv. pour la Chine. Byssolecania deplanata
nouv. pour l'Asie.
92-099 WIRTH V. and OBERHOLLENZER H. - Lichen mapping in Europe. (Proc. Ist
Meet. Lichen Mapping in Europe, Stuulgart, Sept. 22-24, 1989). Srurigarter
Beitr. Naturk. Ser. A (Biol) 1990, 456: 1-199, ill. (ISSN 0341-0145, Rosenstein
1, D-7000 Stuttgart 1). :
31 contributions exposant l'état et les problémes de la cartographie
lichénique dans 22 pays européens. Les méthodes à employer et les recommandations
pour une cooperation internationale sont discutées. Revue des differents projets de
cartographie en Allemagne.
92-100 WITTMANN H. und TÜRK R. - Flechten und Flechtenparasiten der Ostalpen I.
Ber. Bayer. Bot. Ges. 1989, 60: 169-181, 10 fig. (Inst. Pflanzenphysiol., Univ.
Salzburg, Hellbrunnerstr. 34, A-5020 Salzburg).
Liste avec loc. et indications morphol. et écol. des lichens et parasites de
lichens des Alpes E. Endocarpon psorodeum, Epilichen glaucinigellus et Trapelia obtegens
sont nouv, pour l'Autriche,
92-101 WOLSELEY P.A. - Observations on the composition and distribution of the
"Lobarion' in forests of South East Asia. In: Galloway D.J., Tropical lichens:
their systematics, conservation and ecology. Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp.
217-243, 7 tabl., 4 fig. (Nettlecombe Stud., Williton, Taunton, Sommerset TA4
ARS, UK).
Les membres des Lobariaceae contribuent à une communauté épiphyte
distincte et bien développée au sein de la végétation bryo-lichenique associée aux forêts des
régions tropicales et temperées. Comparaison du Lobarion en Asie du SE et en Europe.
Facteurs alfectant la localisation ct la distr. de cette communauté dans les forêts tropi-
cales. Role de l'exploitation forestière et de la dégradation des grandes forêts en Asie du
SE dans le développement du Lobarion.
2-017, 92-028, 92-068, 92-104, 92-107.
Voir aussi:
Pollution
92-102 BARGAGLI R. - Assessment of metal air pollution by epiphytic lichens: the inci-
dence of crustal materials and of the possible uptake from substrate barks. Stud.
Geobot. 1990, 10: 97-103, 1 fig., 2 tabl. (Dipto. Biol. Ambientale, Univ. Siena,
via delle Cerchia 3, 1-53100 Siena).
Contenu en Al, Cu, Fe, Mn, Zn de Parmelia sulcata du Mt Amiata.
Source : MNHN, Paris
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92-103 FALTYNOWICZ W., IZYDOREK 1, BUDZBON E. - The lichen flora as
bioindicator of air pollution of Gdansk, Sopot and Gdynia. Monographiae
Botanicae 1991, 73: 1-52, 13 fig, 1 tabl. (Dept. Pl. Ecol. & Nature Protect,
Univ. Gdansk, Czolgistow 46, PL-81-378 Gdynia).
Détermination de 4 zones de pollution atmosphérique dans la région de
Gdansk, Sopot et Gdynia, en fonction de la présence des lichens. Mise en évidence de 4
groupes d'espèces indicatrices du degré de pollution. Relation entre l'importance de la pol-
lution et l'activité industrielle. Liste de 269 lichens avec loc.
92-104 NIMIS P.L. and MONTE M. - Lichens and monuments (Proc. Symp. Rome 21-24.
IX. 1988). Stud. Geobor. 1988, 8: 1-133, ill.
12 contributions concernant l'établissement, la floristique, l'observation
microscopique d'installation, la colonisation des lichens sur les monuments et les fresques.
Moyens de lutte.
92-105 VONARBURG C., RUOSS E., BURGA C.A. - Bioindikation mit Flechten an
Rosskastanien am Zürichsee. Vierteljahrs. Naturforsch. Ges. Zurich 1990, 135(4):
239-258, 10 fig. (Natur. Mus. Luzern, Kasernenplatz 6, CH-6003 Luzern).
La zonation des lichens et l'index lichénique montrent qu'il y a baisse de
concentrations de polluants. Le SO, joue un rôle essentiel dans la pollution. De plus, il
pourrait y avoir un effet synérgistique avec d'autres substances.
Voir aussi: 92-071, 92-076, 92-085, 92-088, 92-107,
Ouvrages généraux
92-106 GALLOWAY D.J. - Tropical lichens: their systematics, conservation and ecology.
Oxford: Clarendon Press, 1991, XIV, 302 p., ill. (The systematics association
special volume n° 43) (aut: Dept. Bot, The Nat. Hist. Mus., Cromwell Road,
London SW7 SBD, Uk; ed.: Oxford University Press, Saxon Way West, Corby
NNI8 SES,UK; ISBN 0-19-857720-6, prix 50 £).
L'ouvrage contient certaines (17) des communications présentées lors
d'une conférence sur l'état des connaissances, la conservation, la systématique et l'écologie
des lichens tropicaux (Natural History Museum, London sept. 1989). On ÿ remarque une
prédominance d'articles touchant aux lichens foliicoles et aux problèmes de conservation
des lichens dans cette zone. En épilogue, T.D.V. Swinscow souligne que sur les 60 partici-
pants, seuls deux vivent sous les tropiques. Les scientifiques doivent essayer d'intéresser les
habitants de ces regions à leurs études, pour leur permettre de développer l'idée que l'envi-
ronnement naturel est une partie de leur vie (Voir les n° 92-063, 92-064, 92-066, 92-068,
92-074, 92-081, 92-082, 92-089 à 92-091, 92-096 à 92-098, 92-101, 92-108, 92-109).
92-107 IX Simposio Nacional de Botánica criptogámica. Programa cientifico y resúmenes
de las conferencias y paneles. Salamanca 24-27 sept. 1991, Salamanca:
Universidad de Salamanca, 1991, 305p.
BRYOPHYTES - Résumé des conférences: H. BISCHLER-CAUSSE - La
Flora hepaticológica del Mediterráneo; R.M. ROS ESPIN - Utilización de cultivos en
Briologia; 1. GRANZOW DE LA CERDA - Metodologia cladistica en el género 168
Una esperanza para la clasificacion de las Pottiae?; V. MAZIMPAKA - Utilización de los
briofitos como monitores de contaminación atmosférica por metales pesados; A
VELASCO NEGUERUELA - Química y anatomia en la sistematica y filogenia de
musgos (Bryopsida). - Résumé de 35 posters portant sur la taxonomie, la physiologie,
l'écologie des bryophytes dans la Péninsule ibérique, ainsi que les relations
bryophytes ‘pollution. LICHENS - Resume des conferences: P.L. NIMIS - Utilización de
los liquenes come bioindicadores de contaminación atmosférica. ^ Problemas
metodológicos; E. BARRENO- Análisis fitogeogräfico del elemento mediterráneo en
liquenes; LG. SANCHO - La ecofisiologia, una forme precisa de experimentación
autoecologica; M.J. SANZ-SANCHEZ - Efectos del SO, sobre la fotosíntesis, respiración
y otros procesos metabólicos en liquenes; J.M. EGEA - Taxonomía liquénica:
Metodologia, progresos y problemas en la región mediterránea; P.L. NIMIS - Aplicación
de los programas de analisis multivariante de Wilde & Orloci al estudio de las
comunudades vegetales. Résumé de 50 posters portant sur la taxonomie, la physiologie,
la chimie, la floristique, le photobionte des lichens dans la Péninsule ibérique, ainsi que sur
les lichens comme bioindicateurs de pollution
Source : MNHN. Paris
88 BIBLIOGRAPHIE
Protection de la nature
92-108 ARVIDSSON L. - On the importance of botanical gardens for lichens in the Asian
tropics. In: Galloway D.J., Tropical lichens: their systematics, conservation and
ecology. Oxford: Clarendon Press, 1991. Pp. 193-199, 2 fig. (Naturhist. Mus.,
PO Box 7283, $-40235 Göteborg).
92-109 SMITH C.W. - Lichen conservation in Haw: In: Galloway D.J., Tropical
lichens: their systematics, conservation and ecology. Oxford, Clarendon Press,
1991, Pp. 35-45 (Dept. Bot., Univ. Hawaii at Manoa, 3190 Mail Way, Honolulu
HI 92822 USA).
Non seulement mais surtout l'exploitation forestière menace la flore
lichénique à Hawaii. Dans certains endroits les bryophytes prédominent.
Voir aussi: 92-066, 92-075, 92-090, 92-101.
Documentation, Histoire des Sciences
92-110 CIESLINSKI S., SEAWARD M.R.D. - Zygmunt Tobolewski 1927-1988. Herzogia
1990, 8(3-4): 433-438, portrait, bibliogr. (Univ. Poznanski, Zakad Syst., Geogr.
Rosl., Stalingradzka 14, PL-61-713 Poznan).
92-111 HAWKSWORTH D.L. and AHTI T. - A bibliographic guide to the lichen floras of
the world (second edition). Lichenologist 1990, 22(1): 1-78 (CAB International
Mycol. Inst, Ferry Lane, Kew Surrey, TW9 3AF, UK)
Bibliographie sélective (1390 ref.) des flores lichéniques par continent et
pays, avec indication des sources (monogr. compil bibliogr., périodiques, exsiccata,
herb.). Index des pays et des iles traités.
92-112 Festschrift 200 Jahre Regensburgischen Botanischen Gesellschaft. Teil 1: Zur
Geschichte der Geselllschaft von 1790 bis 1990. Hoppea (Denkschr. Regensburg.
Bot. Ges.) 1990, 49 (Inst. Bot., Postfach 397, D-8400 Regensburg).
92-113 TURNER N.J., THOMSON L.C., THOMPSON M.T. - Thompson Ethnobotany.
Knowledge and usage of plants by the Thompson indians of British Columbia. Roy.
Brit. Columbia Mus. 1990, 3: 1-335, 64 fig.
350 esp. nommées et reconnues par les Indiens Thompson, leur utilisation
en médecine, en alimentation et comme matériaux, Seules quelques plantes sont encore
utilisées. Bryophytes et lichens cités.
92-114 VIEIRA DA SILVA J. - Hommage à Gaston Bonnier. Centenaire de la création du
laboratoire de Biologie végétale de Fontainebleau-Avon, le 17 novembre 1989. Bull.
Soc. Bot. France 1990, 137, Actual. Bot. (2-3): 91-244.
Evocation de l'oeuvre botanique de Gaston Bonnier (1853-1922), qui fut
un éminent pédagogue et un botaniste de terrain, ainsi que de la création en 1889 du labo-
ratoire de biologie végétale à Fontainebleau. Cet hommage comprend 7 articles scientifi-
ques dont 3 à propos de lichens du massif de Fontainebleau.
Voir aussi: 92-061.
Source : MNHN, Paris
89
INFORMATIONS
Ouvrages récemment reçus - Voir les n° 92-001, 92-008, 92-087, 92-103, 92-106,
92-107.
Nouveau périodique - Polish Botanical Studies - ISSN 0867-0730, publié par Polish Acad.
Sci., W. Szafer Inst. Bot., Lubicz ul. 46, PL-31-512 Krakow; 2 numéros par an
depuis 1990.
Bulletin d'informations de l'association française de lichénologie 1991, 16(2), 95 p. - Le
Bulletin de l'AFL poursuit sa rénovation: les articles de fond sont plus nombreux;
les informations taxonomiques et bibliogr. trés complètes. Le Conseil d’Adminis-
tration de l'AFL a subi quelques changements avec notamment le départ de M.A.
Letrouit, R. Lallemant, M. Lerond, J. Wagner et M. Avnaim; l'arrivée de J.C.
BOissiére, C. Coste, S. Deruelle, J.P. Gaveriaux; A. Bellemere demeure le
président de cette association en plein renouveau. Renseignements: AFL, Lab.
Cryptogamie, Univ. Paris VI, BP 33, 7 quai St Bernard, F-75252 Paris Cedex 05.
Source : MNHN, Paris
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Huntianum, Pittsburg: Hunt Botanical Library, 1968),"les ouvrages cités selon F.A.
Stafleu & R.S. Cowan, 1976- .. Taxonomic literature. Ed. 2. Utrecht Antwerpen: Bohn,
Scheltema & Holkema. Les références devront être présentées selon les modèles suivants:
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles.
Ann. Sci. Nat., Bot., ser. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. In: Lindley J, A natural
system of Botany ... Ed.2. London. Pp. 412-414,
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3
London: Hutchinson University Library. 211p., 26 fig.
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Source : MNHN, Paris
92
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- the name and first name(s) of each author, and their complete address;
- two summaries, the first in the text language, the other in French or in English, of no
more than 180 words or 15 lines, pointing out the main results of the paper;
- key words, chosen by the Review Comittee;
- legends of text-figures, plates and tables should be self-explanatory, and listed together;
written in the text language, and in English or in French.
The presentation of the text should point out very clearly its subdivisions and
their hierarchy, as well as the beginning of each paragraph. The foot-notes should be
numbered and collected at the end.
REFERENCES. - The references should be listed at the end of the text, arranged
alphabetically and chronologically according to the first author. The titles of the journals
should be abbreviated according to B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburgh:
Hunt Botanical Library, 1968), the books, cited according to F.A. Stafleu & R.S. Cowan,
1976- Taxonomic literature. Ed. 2. Utrecht Antwerpen: Bohn, Scheltema & Holkema. In
the list of the references, the following outline should be adopted:
MONTAGNE C. 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles.
Ann. Sci. Nat., Bot., ser. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. In: Lindley J., A natural
system of Botany ... Ed.2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3.
London: Hutchinson University Library. 211p., 26 fig.
The corresponding references in the text should figure by the name of the author
and the year of publication (use “et al.”, for more than two authors). The numeric refer is
prohibited.
ILLUSTRATIONS. - Each illustration, included tables, should be original ones,
clearly drawn or typed, and of good quality, ready for direct reproduction by offset. They
should include the scale bars, symbols necessary for their understanding, and they should
be numbered consecutively, according to the order in the text. The photographs should be
mounted on light carbocard, ready for reproduction. Originals should not be more than
three times the size of the final reproduction (11.5x17.5cm). The authors should choose
very carefully the corresponding thickness of lines, or characters size.
The publication of color plates is at the charge of the authors.
For shortening the delays of the publication, the author can send to the
Redaction, the corrected version of his manuscript, on diskette in "text format". That dis-
kette should be used under DOS (IBM) or Macintosh.
Separata: not more than 150, of which 25 free copies.
Source : MNHN. Paris
Commission paritaire 15-9-1981 - N" 58611 - Dépôt légal 1“ trimestre 1992 - Imprimerie F. Paillart
Sortie des presses le 31 janvier 1992 - Imprimé en France
iteur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : R. Baudoin ; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : J. Dupont: Directeur de la publication : H. Causse
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Source : MNHN, Paris
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CRYPTOGAMIE
Diffusion de CRYPTOGAMIE
LE PÉRIODIQUE FRANÇAIS
CONSACRÉ A LA CRYPTOGAMIE
CRYPTOGAMIE est un périodique édité
par l'A.D.A.C. (Association des Amis des
Cryptogames), dont le siège est au Labo-
ratoire de Cryptogamie du Museum Na-
tional d'Histoire Naturelle. Les cher-
cheurs de tous pays y publient leurs
travaux en français, allemand, anglais, es-
pagnol et italien, aprés accord des
Comités de Lecture constitués de
spécialistes de réputation internationale.
CRYPTOGAMIE propose trois sections:
Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Chaque section publie 4 numéros par an
(rage: 450 exemplaires).
THE FRENCH JOURNAL
DEVOTED TO CRYPTOGAMY
CRYPTOGAMIE is a periodical
published by A.D.A.C. (Association des
Amis des Cryptogames), settled at Labo-
ratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle. Research workers
from the whole world publish their papers
in French, German, English, Spanish and
Italian, after acceptation by a selection
commettee that comprises experts of inter-
national renown.
CRYPTOGAMIE offers to its subscribers
three sections:
Cryptogamie, Algologie .
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Each section publishes 4 numbers a year
(printing: 450 ex.).
El Europe W Afrique J Australie
Amérique [il Asie
Origine des 453 articles publiés de 1986 ã 1991
BAtrique
Basie
Répartition des articles publiés de 1986 à 1991 selon la langue
Français IB Espagnol
angiais C Allemand
Source : MNHN. Paris
SOMMAIRE
P. BOUDIER - Tortula rigescens Broth. & Geh. (Pottiaceae - Musci),
nouveau pour la bryoflore européenne ..
R. GAUTHIER - Découverte de Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr. et
de Sphagnum warnstorfii Russow en Espagne ..
J.P. HÉBRARD, R. LOISEL et H. GOMILA - Contribution à l'étude
de l'effet du débroussaillement sur le peuplement muscinal, au ni-
veau de quelques formations arborées et arbustives répandues en
terrain siliceux dans le massif des Maures (Var, France)
J. MARTINEZ-ABAIGAR y A. EDERRA - Brioflora del rio موم‎
(La Rioja, España) ..
A. APTROOT, W.O. van der KNAAP and J. JANSEN - Twelve new
lichens for Portugal collected from the Serra da Estrela
Bibliographie
Bryophytes ...
Lichens ..
Informations
Instructions aux auteurs
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 13 (1): 1-92
15
47
71
75
81
89
91