ci YPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 14 Fascicule 3 1993
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHENOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur scientifique: Mme S. Jovet-Ast
Rédaction:
Bryophytes: Mme H. Bischler, M. D. Lamy
Lichens: Mme C. Van Haluwyn
(Laboratoire de Botanique et de Cryptogamie,
Faculté de Pharmacie, B.P. 83, F-59006 Lille Cedex)
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
COMITE DE LECTURE
Bryologie: J. Berthier (Clermont-Ferrand), J.L. De Sloover (Namur), P. Geissler (Genève), S.R.
Gradstein (Utrecht), J.P. Hébrard (Marseille), S. Jovet-Ast (Paris), A. Lecointe (Caen),
M.C. Noailles (Paris), C. Suire (Bordeaux).
Lichénologie: J. Asta (Grenoble), T. Bernard (Rennes), B. Bodo (Paris), W.L. Culberson
(Durham), M.C. Janex-Favre (Paris), J. Lambinon (Liège), M.A. Letrouit-Galinou (Pa-
tis), Cl. Roux (Marseille).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent être adressés (en 2 exemplaires) à la rédaction de Cryptogamie,
Bryologie-Lichénologie. L'avis d'un lecteur au moins sera requis avant accord pour publication.
Bien qu'étant une revue de langue française, les articles rédigés en anglais, allemand, italien et es-
pagnol sont acceptés. Les disquettes de micro-ordinateur (IBM, IBM compatible, et MacIntosh)
sont vivement souhaitées. Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de
chaque tome. Les auteurs recevront 25 tirés-à-part gratuits; les exemplaires supplémentaires se-
ront à leur charge.
TARIFS DES ABONNEMENTS Tome 14, 1993
CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie
Pour une sectioi France: (326 F ht) 332,85 F tte - Étranger: 357,00 F
Pour les 3 sections: France: (918 F ht) 937,28 F ttc - Étranger: 1000,00 F
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CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie est indexé par Biological Abstracts, Chemical
Abstratcs, Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1993. ADAC-CRYPTOGAMIE
Source : MNHN, Paris
CRYPTOGAMIIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 14 FASCICULE 3 1993
CONTENTS
S. JOVET-AST - Riccia L. (Hepaticae, Marchantiales) from South America.
Subgen. Thallocarpus, Leptoriccia, Ricciella.... 219
O. BRICAUD, C. ROUX, C. COSTE et T. MENARD - Lichenized and
lichenicolous Fungi from South of France: new and interesting records
0) 303
Bibliography . 321
Bibliothéque Centrale Muséum
LULU
3 3001 00227845
Source em Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1993, 14 (3): 219-301 219
RICCIA L. (HÉPATIQUES, MARCHANTIALES)
D'AMÉRIQUE LATINE.
TAXONS DES SOUS-GENRES THALLOCARPUS,
LEPTORICCIA, RICCIELLA.
S. JOVET-AST
Laboratoire de Cryptogamie. Muséum National d'Histoire Naturelle,
12 Rue Buffon, 75005 Paris.
ABSTRACT - This study deals with 16 Riccia species distributed in Latin America, belonging to
the following three subgenera: Thallocarpus, Leptoriccia, Ricciella. This taxonomic treatment,
based on type material examinations, follows the previous study of the subgenus Riccia published
in 1991 (Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 12 (3): 184-370). For each species are provided details
of the thallus morphology, sections of lobes, size and ornamentation of spore walls, Of these
taxons, three are new: R. chiapasensis from Mexico, R. hegewaldiana from Peru, R. geissleriana
from Peru close to species of the subgenus Riccia by the thallus structure. Among the remainders,
R. bahiensis is considered a valid species. Observations on the biology, the ecological sites of
sampling and world wide distribution are presented. The accompanying iconography comprises
28 plates of hand- drawings, 15 plates of scanning electron micrographs of spores, 10 distribution
maps.
En 1991, j'ai publié un essai taxonomique et systématique sur les espèces du
sous-genre Riccia vivant en Amérique Latine. Quelques remarques sur la biologie,
l'écologie, la distribution géographique précèdent l'étude des espèces. Elles concernent
également les trois sous-genres du genre Riccia (Thallocarpus, Leptoriccia, Ricciella)
qui restent à traiter pour cet immense territoire compris entre le Mexique au Nord et,
en Amérique du Sud, les zones équatoriales, tropicales, et les zones tempérées
d'Argentine et du Chili.
Ces trois sous-genres diffèrent du sous-genre Riccia principalement par: 1/ la
structure du tissu dorsal pourvu non pas de canaux aérifères très étroits mais de gran-
des lacunes disposées en une ou plusieurs assises; 2/ la présence, sur l'épiderme dorsal,
de pores qui ne correspondent pas aux simples orifices de canaux aériferes mais sont
situés au-dessus des chambres aérifères et constitués d'une ostiole entourée de 4-6 cel-
lules annexes rappelant ainsi des stomates de Phanérogames.
1 Les spécimens cités dans cette publication sont conservés dans divers herbiers dont la liste figu-
re dans le fascicule Jovet-Ast 1991: 194. Précisons que, pour chaque récolte de E. Vianna, D. Vi-
tal, L. Meléndez- Howell, S. Jovet-Ast cités dans la rubrique "distribution", un spécimen est
conservé dans l'Herbier PC. Lorsque les numéros de récolte ne figurent pas, le collecteur ne les a
pas indiqués.
Source : MNHN. Paris
220 S. JOVET-AST
CLE DES SOUS-GENRES D'AMERIQUE LATINE DU GENRE RICCIA
I. tissu dorsal pourvu de canaux aérifères.
Epiderme dorsal portant des pores simples ..
I. tissu dorsal pourvu de chambres aériferes.
Epiderme dorsal portant des pores entourés de cellules annexes ou, parfois, de la-
cunes . ke
subg. Riccia
2. écailles absentes. Spores soudées entre elles à maturité. Assise externe de
l'exine entourant la tétrade . . subg. Thallocarpus
2. écailles présentes, ou réduites, ou absentes. Spores libres à maturité. Assise
externe de l'exine entourant chaque spore . a
3. thalle mince (2 ou 3 assises de cellules et une assise de lacunes),
membraneux, brillant. Spores spheriques, de 40-67 um de diam.
Sporoderme orné de fines spinules . subg. Leptoriccia
3. thalle épais (jusquà 15 assises de cellules) spongieux. Spores
tétraédriques, de diamètre supérieur à 65 jim. Sporoderme orné d'alvéoles
où de tubercules ... . subg. Ricciella
CLE DES SECTIONS D'AMERIQUE LATINE
DU SOUS-GENRE RICCIELLA
1. thalle large et profondément divisé ou en lanières étroites. Capsules saillantes sur
la face ventrale des lobes. Ecailles petites ou, rarement, atteignant le bord des
lobes ... sect. Ricciella
1. thalle en disque spongieux, divisé en lobes larges, peu profonds. Capsules peu
saillantes sur les deux faces des lobes. Ecailles petites ou très réduites, ou absentes
„ Sect. Spongodes
Sous-genre Thallocarpus (Lindb.) S. J.-A.
Rev. Bryol. Lichénol. 41: 452, "1975" 1976.
TYPE: Riccia Curtisii (James ex Austin) Austin
= Cryptocarpus Austin. Proc. Acad, Nat. Sci. Philadelphia 21: 231, "1869" 1870,
= Thallocarpus Lindb. Not. Sállsk. Fauna Fl, Fennica Fórh, 13: 377, 1874.- Austin,
Bull. Torrey Bot. Club 6 (3): 21, 1875.
Angiocarpus Trev. Mem. Reale Ist. Lombardo Sci. Ser. 3, Cl. Sci. 4: 444, 1877.
= Riccia sect. Thallocarpus Austin. Bull. Torrey Bot. Club 6: 305, 1879.
Le sous-genre Thallocarpus se classe parmi les Riccia car il possède les
caractères suivants:
- division des thalles en lobes,
- structure lacuneuse des thalles semblable à celle des espèces du sous-genre Ricciella,
- disposition des anthéridies et des archégones dans le tissu des lobes,
- présence de rhizoïdes lisses et tuberculés,
- mode de germination des spores et phase protonémique semblables à ceux des autres
Riccia, la seule différence étant dans la structure du plateau de type Asterella et non
Stephensoniella,
- nombre de chromosomes égal à 8.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 221
En outre, certains traits se retrouvent dans quelques espèces des sous-genres
Riccia et Ricciella:
- hétérothallie, comme chez R. Frostii qui appartient au sous-genre Ricciella,
- ornementation de la paroi sporale en forts tubercules observée également chez R.
okahandjana S. Arnell, par exemple, espèce africaine du sous-genre Riccia.
Le sous-genre Thallocarpus diffère des autres sous-genres par deux caractères
phylogénétiquement importants:
- persistance, à maturité, de l'union des spores en tétrades,
- continuité de la sexine autour de la tétrade et non de chaque spore.
RICCIA CURTISII (James ex Austin) Austin
Bull. Torrey Bot. Club 6: 305, 1879.
TYPE: Etats-Unis, North Carolina, Society Hill, Curtis 1853 (BM).
Curtisii James ex Austin "1869" 1870. Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia 21: 231
("Curtissi", nom. inval.).
= Thallocarpus Curtisii Lindb. 1874. Notiser Sällskap Fauna Flora Fennica
Förhandlingar 13: 377.
= Thallocarpus Curtisii (Aust.) Aust. 1875. Bull. Torrey Bot. Club 6: 21.
= Angiocarpus Curtisii (Aust) Trev. 1877. Mem. Reale Ist. Lombardo Ser. 3, Cl. Sci.
4 (13): 444,
= Ricciella subsimilis Steph. 1897. Bih. Kongl. Svenska Vetensk. Handl, 23, 3 (2): 31.
TYPE: Paraguay, Lindman 307 (G).
Riccia subsimilis (Steph.) Steph. 1898, Spec. Hep. 1: 42 (G).
= Riccia spegazziniana Massal. 1906. Atti Accad. Sci. Med. Natur. Ferrera 80 (3-4):
15. TYPE: Argentine, ad terram pinguem "La Plata", in horto Spegazzinii, 1905.
= Riccia synspora Schiffn. 1908. Oesterr. Bot. Z. 58: 462. TYPE: Brésil, Navegantes,
8. 1897, leg. E.M. Reineck et J. Czermak, Musci Allegrenses, Exsicc. Bauer n°19.
Porto Alegre, rua dos Voluntarios de Patria, 31.7.1897, leg. E.M. Reineck et J.
Czermak, Musci Allegrenses, Exsicc. Bauer n°87.
= Thallocarpus synsporus (Schiffn.) Schiffn. 1936. Hedwigia 76: 149.
Pl. 1, 2, 3, 29. Carte 1.
DESCRIPTION.- Espèce dioique, hétérothallique. — Thalles femelles en
rosettes complétes ou partielles, ayant jusquà 20 mm de diamétre, vert jaune sur le
frais, jaunátres sur le sec, un peu bulleux à l'état humide, 1-3 fois divisés, la premiere
division profonde. Lobes à sommet arrondi et assez faiblement émarginé, portant des
pores d'abord petits et bien organisés, entourés de 4 puis 6 cellules, les plus ágés plus
ou moins détruits, laissant alors sur l'épiderme des perforations assez nombreuses dans
la moitié inférieure du lobe, diversement réparties. Sillon peu visible sur le sec. Face
ventrale fortement convexe au niveau des capsules. Ailes horizontales minces.
Ecailles absentes. Rhizoides soit tous lisses, soit mélés de rhizoides tuberculés plus ou
moins nombreux.
Section transversale des lobes. Lobes les plus étroits (jusqu'à 1 mm de lar-
geur): section un peu bombée sur la ligne médiane; partie bombée à tissu dorsal haut
de 2 ou 3 assises de cellules et tissu ventral à 1 ou 2 assises; les extrémités trés min-
ces à 2 puis, vers l'extérieur, à 1 seule assise de cellules. Lobes les plus larges (1-2
mm de largeur): à tissu dorsal occupant les 2/3 de la hauteur de la section, formé de 1
ou 2 assises de cellules bordant 1 ou 2 assises de grandes lacunes; à tissu ventral de 2
ou 5 assises de cellules.
Source : MNHN, Paris
222 S. JOVET-AST
Capsules le long du sillon des lobes mais semblant dispersées sur le thalle,
généralement nombreuses, plus saillantes sur la face ventrale, chacune contenant
120-200 tétrades. Tétrades de 86-112-(148) um de diamètre, brun rouge, brun foncé
quand elles sont très mûres. Spores de 90 jtm de diamètre environ, dépourvues d'aile,
à face distale couverte de tubercules plus forts au pôle distal de la spore, plus faibles
au-delà, puis disparaissant dans la zone de contact des spores, creux, souvent arrondis
ou tronqués, hauts de 4-7 um, généralement très rapprochés les uns des autres, nom-
breux, jusqu'à 160 sur les spores les plus grosses, de 20 à 30 sur le pourtour de la
spore; à la mise au point inférieure du microscope photonique apparaissent, autour de
la base des tubercules et les réunissant, un réseau de 6, parfois 7, rayons très peu
saillants, rougeätres, bien visibles surtout sur les spores jeunes. Les spécimens à spores
petites ont des tubercules moins saillants, plus distants les uns des autres. Facettes
non visibles mais, d'après l'examen de sections de tétrades, lisses,
Thalles mâles assez peu nombreux, situés dans le voisinage des thalles femel-
les, plus petits qu'eux, formés d'une lame non divisée ou ramifiée 2 ou 3 fois; larges
de 6 mm environ; à lobes larges seulement de 1-1.2 mm, fortement convexes sur la
face ventrale, à apex émarginé, à bords minces: cellules du tissu des lobes, notamment
celles du tissu ventral, très longues, de 95-120 jum de longueur, larges d'environ 20
um, à paroi très mince. Anthéridies sur 2-4 rangs, réparties le long de la ligne
médiane, brun rouge ou rouge violacé; base du col entourée de cellules longues de
60-76 um, saillantes, à sommet arrondi.
n = 8 d'après les comptages de Siler (1924), Lorbeer (1934) et Mc Allister
(1928) effectués sur des spécimens d'Amérique du Nord. J'ai compté également n = 8
sur des cellules de jeunes anthéridies obtenues en culture à partir d'un spécimen
brésilien.
AFFINITÉS, SYNONYMIE.- R. Curtisii a beaucoup d'affinités avec d'autres
espèces du sous-genre Thallocarpus (Jovet-Ast 1976), notamment avec:
1/ R. Perssonii Khan connu du Pakistan, de la Namibie, des bords du Niger.
Cette espèce diffère du R. Curtisi par ses spores disposées dans la tétrade sur un seul
plan, des épines ayant jusqu'à 16 um de longueur, droites, aiguës, parfois bifurquées
ou en crochet au sommet.
2/ R. compacta Garside, décrit d'Afrique du Sud, caractérisé par un thalle très
compact, Duthie et Garside suggèrent (1939) qu'il pourrait être d'origine hybride mais
Perold (1989) considère qu'il s'agit d'une bonne espèce.
3/ R. spongosa S. Amell connu par un spécimen africain de la Province du
Cap, considéré par Garside (note trouvée par Perold dans la collection) comme un jeu-
ne R. Curtisii mais admis comme espèce par Perold (1989). D'après la photographie au
MEB publiée par Perold, l'ornementation des spores ressemble beaucoup à celle d'un
spécimen du Costa Rica dont les tubercules coalescents forment de gros vermicules.
4/ R. subsimilis Steph. du Paraguay qui est considéré par Hassel de Menéndez
(1963) comme R. paraguayensis. Or, Stephani (1897) décrit ainsi les spores de R.
subsimilis: "Sporae 60 jtm diam., dense reticulatae, in angulis retis alte spinosa, deinde
maxime et creberrime hispidae" et, en 1898, il écrit "papillis longissimis retem
obvertantibus" La figure des Icones de Stephani montre une spore (ou tétrade ?) non
ailée, couverte de tubercules ou d'épines.
J'ai pu examiner le type de R. subsimilis. Les caractères des spores sont bien
ceux du R, Curtisii et non ceux du R. paraguayensis. Tl est possible que l'erreur de
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 223
synonymie soit due à un mélange d'espèces dans le même spécimen. D'ailleurs
Stephani indique dans la description de l'espèce: "cum Riccia tenuilimbata, etc."
PARTICULARITÉS MORPHOLOGIQUES ET BIOLOGIQUES. 1/ La paroi
des tétrades.- La section des tétrades montre que la paroi est ainsi constituée: a/ à
l'extérieur, une enveloppe brune, épaisse, plissée, formant les tubercules, c'est-à-dire la
sexine. Elle entoure la tétrade tout entière et non chaque spore, maintenant ainsi les
quatre spores réunies; elle ne pénètre que très courtement entre les spores. b/ contre la
sexine et vers l'intérieur de la tétrade, une enveloppe mince, jaune clair, la nexine; sur
la section, elle apparait granuleuse; en plan, on constate qu'elle est ornée d'un tres fin
réseau d'hexagones à cótés rectilignes ou faiblement arqués; elle entoure complétement
chaque spore. c/ à la face interne de la nexine, l'intine trés mince.
La paroi de la face distale des spores est donc composée de la sexine et de la
nexine. Celle de la face proximale ne comprend que la nexine. Les nexines des spores
situées au contact l'une de l'autre ne sont pas soudées: elles laissent entre elles un vide
extrémement mince.
2/ Régénération.- Des thalles récoltés en Floride ont été mis en culture sur mi-
lieu nutritif pauvre. La régénération s'est manifestée rapidement. Apres 5 jours, sur la
face ventrale des lobes, sont apparus quelques massifs cellulaires. Chacun d'eux s'est
développé en un cylindre court dont le sommet a donné un thalle formé de 2 lobes.
Chaque lobe portait de grosses lacunes et des pores plus petits localisés au sommet des
dómes qui boursouflaient la surface du lobe. Aucune écaille n'est apparue sur la face
ventrale. Parfois, le cylindre s'est étalé en une lame portant 1 ou 2 trés grandes lacunes
et le sommet de la lame s'est divisé en lobes profonds. L'ensemble mesurait alors 1.5-2
mm.
VARIABILITÉ DES CARACTERES DU THALLE ET DES SPORES. -
Schiffner (1937) a cité, pour R. Curtis, 2 formes trouvées en Floride: f. crassior
(Sanford, leg. Severin Rapp) et f. tenuis (leg. Underwood). Ces deux noms n'ont pas
été validement publiés, toutefois, ils correspondent à des observations dont il faut tenir
compte. La différence entre ces formes repose sur l'épaisseur du thalle.
Duthie et Garside (1939) eitent une f. laxa qui, selon eux, serait une bonne
espèce mais qu'il faudrait examiner dans la nature.
Pour embrouiller un peu plus la nomenclature, Schuster (1992b) publie 2
espèces nouvelles sur des spécimens d'Amérique du Nord: 1/ R. leptothallus de Floride
et du Texas, principalement d'aprés des spécimens cultivés. Schuster a hésité long-
temps à le publier car "in very many respects it agrees almost perfectly with the
african R. compacta Garside". Etait-il donc nécessaire de le décrire ?; 2/ R. Howei de
Floride et de Géorgie dont le thalle est semblable à celui de R. Curtisii et l'ornemen-
tation sporale comparable à celle de certains spécimens d'Afrique et d'Amérique du
Sud. Schuster semble douter de la valeur de son espèce puisqu'il écrit: "until fresh
material of this species is gathered, a comprehensive diagnosis cannot be prepared",
Les caractères du thalle n'apparaissent pas assez nettement sur le matériel
d'herbier pour qu'on puisse leur attribuer une valeur taxonomique.
Par contre, bien visibles méme sur du matériel d'herbier, les caractères sporaux
sont de bons indicateurs de la variabilité chez R. Curtisii. Le diamètre des tétrades va-
rie de 86-96 um (ex. chez le spécimen Breil de Floride) jusqu'à 120-148 um (ex. chez
le spécimen Vianna 5478 du Brésil). Il ne semble pas en corrélation avec des origines
géographiques différentes. En Afrique du Sud il atteint 120-125 um (Perold 1989).
Source : MNHN, Paris
224 S. JOVET-AST
En Amérique Latine, les spécimens ayant des tubercules à sommet arrondi
sont les plus nombreux: sur 10 spécimens examinés, 6 ont des tubercules arrondis ou
tronqués, 4 ont des tubercules sub-coniques, presque spiniformes. La hauteur des
tubercules est de 2-3 um chez 5 spécimens, de 4.5-5 um chez les 5 autres.
Comparons les photographies de tétrades que je donne ici (pl. 29) à celles
publiées par Perold (1989) et aux dessins de Schuster (1992).
La présence de granules au sommet des tubercules apparait nettement sur les
photos de Perold (1989, fig. 45,5), sur les miennes (pl. 29, 2, 7) et sur un dessin de
Schuster (fig. 1003, 7). De méme, le réticulum réunissant les tubercules est bien visi-
ble sur les photos et dessins des trois auteurs. Par contre, la forme et l'abondance des
tubercules est différente. On trouve: a/ chez les spécimens de Perold, des tubercules
assez bas au pôle des spores et de plus en plus bas vers l'équateur, laissant une large
bande de connexion lisse entre les spores (Perold 1991, pl. 19, E, F); b/ sur les dessins
de Schuster, des tubercules arrondis et trés distants (Schuster 1992, pl. 1001, 1; pl.
1003, 1, 2); c/ sur mes photos, des tubercules nombreux, épais, assez serrés les uns
contre les autres, à sommet arrondi, aussi hauts au pôle qu'à l'équateur et ne laissant
qu'une bande de connexion lisse, étroite entre les spores (pl. 69, 1-3); par contre, les
photos 4-10 de la pl. 69 représentent des tubercules plus minces et moins arrondis au
sommet, En fait, l'ornementation de la paroi sporale est preque particuliére à chaque
spécimen.
Il semble donc préférable de ne pas créer d'espèces nouvelles mais de grouper
dans une même espèce globale (une superspecies ?) toutes ces unités affines mais
présentant chacune des particularités morphologiques et anatomiques. Une division
plus fine entre taxons de rangs différents ne peut étre fondée que sur une étude ex-
haustive de tous les spécimens conservés dans les herbiers et de spécimens vivants
récoltés dans la nature ou cultivés.
ÉCOLOGIE.- Terre humide, ombragée ou bien ensoleillée, sableuse, ou argi-
leuse, ou granitique. Bord de routes, berges de rios, champs cultivés, cultures de
caféiers et de bananiers, terre de jardins et de parcs. Altitude: 3-1400 m. Toujours sur
sol ne faisant aucune effervescence au contact d'un acide.
DISTRIBUTION.- INDE: Lucknow, 348 m, bord du lac. AFRIQUE: Tchad, au N de
N'Djamena, entre Mania et Dougia, bord du Chari, Loiseau, 1974.- Province du Cap:
Stellenbosch, Tulbagh, Caledon, Knysna, Botswana. AMÉRIQUE DU NORD: Louisiane, Floride,
North Carolina, South Carolina, Texas, Connecticut, AMÉRIQUE LATINE. AMÉRIQUE CEN-
TRALE: COSTA RICA, Granadilla, norte de Montes de Oca, sous caféiers et bananiers, 1400 m,
10.9.1979, Meléndez-Howell. AMÉRIQUE DU SUD: BRÉSIL. ESPIRITO SANTO: Linhares,
1.10.1971, Vital 1874; Linhares, 15.10.1971, Vital 1875. SAO PAULO: Infra cataractas, Salto
Grande do Paranapanema, in Insula Magna, ad terram humidam, 500 m, Schiffner 2253. RIO
GRANDE DO SUL: Porto Alegre, Ponta Grossa, 21.9.1981, Vianna 4578. Ponta Grossa, solo
umido, granitico, bem ensolerado, 22.8.1971, Vianna 1495. Porto Alegre, Independencia, em
jardim, solo arenoso, Vianna 3997. Porto Alegre, Parque Saint-Hilaire, bordo da estrada, mata
umida, 23.7.1965, Vianna 4 (4178). Porto Alegre, rua des Volontarios de Patria, 31.7.1897,
Reineck et Czermak, Exsic. Bauer, Musci Allegrenses n°87, sub R. synspora. Iguazu, 15.7.1968,
Vianna 256. Cachoeira do Sul, em um campo de cultivo, 17.7.1980, Viral 9235. Navegantes,
Reineck et Czermak, type de R. synspora.
Ajouter, d'après E. Vianna (1985): Ivoti Cascata Sao Miguel, 11.8.1965, Vianna, ICN
4278; id. 26.9.1965; Novo Hamburgo, 25.7.1965, Vianna, ICN 4277; Porto Alegre, 28.5.1967,
Ferreira, ICN 5390; Id. Fac. de direito, 28.9.1965, ICN 11661; Id. Petropolis, 9.8.1965, Schultz,
ICN 4184; Ponta Grossa, 4.8.1968, Vianna, ICN 5627; Id., 22.8.1971, Vianna, ICN 4183; Tristeza,
9.8.1965, Vianna, ICN 4183; Sao Leopoldo, 7.9.1970, Vianna, ICN 11193; Viamao, Parque Saint
Hilaire, 23.7.1965, Vianna, ICN 4178. PARAGUAY: Lindman 307, sub Ricciella subsimilis.
URUGUAY: Colonia Esranzuela, camp. argill. humid., soli exp., 10-50 m alt., 7.1928, Herter 8,
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 225
3592, Pl. Urug. Exsic. Montevideo, terre argileuse subhumide, ombragée, 25 m, Miguelete, Pl
Urug. Exsic. 78804, 1471. ARGENTINE: Provincia de Missiones, Foz de Iguazu, Regenwald am
Rande der Iguazu-Fälle, am Wegrand auf feuchtem Lehm, ca 180 m, 19.8.1991, Schäfer-Verwinp
et Verwimp 14872. Formosa, dep. Pirané, 18 km de la estacién km 1879, bosque virgen al borde
del Rio Pilaga, cerca de su nacimiento sobre tierra, 4.7.1933, Hosseus, 52, ser. II A, 53 (CORD).
La Plata, 1905, Spegazzini, le type de R. spegazziniana. D'après Hässel de Menéndez (1963):
Misiones, Loreto, Pérez Moreau, 1937. Buenos Aires, Bella Vista, Crespo, 1938. Del Viso, Lopez
de Onate, 1948. Caseros, Partridge, 1946. Santa Catalina, 1936, Kühnemann 181. Afrogué,
Pujals, 1952. El Toro, Rosas, Daguerre 658. Alred. Capital Federal, Parana Mini, 1956, Hässel
de Menéndez 11. Cnel, Suarez, 1956, Vervoost 4871.
Sous-genre Leptoriccia Schuster
Phytologia 56 (2): 65-74, 1984.
TYPE: Riccia membranacea Gottsche et Lindenb.
R.M. Schuster (1984) a créé le sous-genre Leptoriccia pour isoler des autres
espèces R. membranacea qui, dit-il, ressemble à un Thallocarpus par son thalle
spongieux et par les spores papilleuses plutôt que réticulées, dont le gamétophyte rap-
pelle un prothalle de fougère et dont les spores ne restent pas soudées par quatre.
En fait, Thallocarpus ressemble peu à Leptoriccia. On doit conserver le sous-
genre Leptoriccia caractérisé par l'aspect de son thalle et l'ornementation des spores.
Cependant, il n'existe pas de différences fondamentales entre les spores de R.
membranacea et des spores à face distale alvéolée. En effet: a/ un réseau très fin à
mailles hexagonales existe à la base des protubérances de la paroi sporale, bien qu'il
ne forme pas de véritables alvéoles; b/ les protubérances sont soit des épines, soit des
tablettes étroites qui rappellent les tubercules de certains Riccia à paroi sporale
alvéolée; c/ j'ai observé quelques spores subtétraédriques et non sphériques.
Schuster (1992 b) considère que 2 espèces appartiennent au sous- genre
Leptoriccia: R. membranacea et R. echinatispora. Ces deux noms étant synonymes, le
sous-genre Leptoriccia reste donc monospécifique.
RICCIA MEMBRANACEA Gott. et Lindenb.
Syn. Hep.: 608, 1846.
TYPE: Mexique, "In terris mexicanis, in margine paludis", Liebman non vidi.
=R. tenuis Austin, Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia 21: 233, (1869) 1870. TYPE:
New Jersey, Closter, Hep. Bor. Am. Exs. n°150 (BM).
= R. lanigera Spruce, Trans. Proc. Bot. Soc. Edinburg 15: 570, 1885. TYPE: Brésil,
"In fluvii Ramos, flum. Amazonum tributarii", Spruce (BM).
= R. amazonica Spruce, Trans. Proc. Bot. Soc. Edinburgh 15: 570, 1885, TYPE:
Brésil, Amazon, Dos Ramos, Spruce (BM).
= R. Welwitschii Steph., Spec. Hep. 1: 36, 1898. TYPE: Angola, "ad flumen Lifune",
sept. 1858, Welwitsch, Iter Angol. 260 (G).
= R. echinatispora Schiff. Oesterr. Bot. Z. 58 (12): 463, 1908 (commentaires).
Oesterr. Akad. Wiss, Math. Naturwiss. KL, Denkschr. 111: 51, 1964 (description)
TYPE: Brésil, Sao Santos, in horto domini Julio Conceigao, ad terram, ca. 3 m,
Schiffner 854 (W).
= Ricciella membranacea Evans, Rhodora 12: 196, 1910.
Pl, 4, 5, 30. Carte 2.
Source : MNHN, Paris
226 S. JOVET-AST
DESCRIPTION.- Thalles parfois en larges lobes groupés, le plus souvent en
rosettes entières ou partielles, larges de 5-12 mm, profondément divisées en 4-6 lobes.
Lobes longs de 3-5 mm, étroits à la base puis rapidement élargis jusqu'à 2-4 mm; à
sommet arrondi ou tronqué, souvent émarginé; à sillon visible seulement au sommet;
vert clair ou, du moins sur le sec, vert jaunâtre sur les deux faces; très minces,
membraneux, brillants; montrant, par transparence, un réseau vert foncé, lâche, formé
par les limites des chambres aériféres; dans chaque maille du réseau, petits hexagones
représentant les parois des cellules de l'épiderme dorsal. Sur la face ventrale, rhizoides
presque tous lisses, quelques-uns granuleux; écailles non vues, ? absentes. Cellules de
l'épiderme dorsal mesurant 84-108 x 43-68 um. Pores d'abord trés petits,
ponctiformes, entourés de 4 petites cellules, l'ensemble mesurant 20-25 um de
diamètre, devenant carrés ou subrectangulaires, de 25-40 um de côté et entourés de 4
cellules, l'ensemble mesurant 50-80 um; en outre, perforations beaucoup plus grandes,
visibles même à un faible grandissement, localisées surtout dans les 2/3 inférieurs des
lobes, circulaires ou ovales, de 100-250 um dans le plus grand diamètre et entourées
d'environ 6 cellules basses.
Section transversale du lobe linéaire, très mince, large de 3-5 mm, haute,
dans la partie médiane du lobe, de 100-150 um, se prolongeant latéralement en ailes
minces, hautes de 50-100 um. Parties les plus épaisses formées d'une assise
épidermique ventrale, et d'une assise médiane séparée des deux épidermes par deux la-
cunes allongées; ces lacunes hautes de 20-40 um, longues de 70-120 um; parties min-
ces ayant les deux épidermes séparés par une lacune; vers le bord du lobe, les deux
épidermes sont au contact l'un de l'autre; ailes du lobe constituées d'une file de 5 pe-
tites cellules hautes de 20-25 um.
Monoique. Capsules, sur le frais, saillantes sur la face ventrale; sur le sec,
plus fortement saillantes sur la face ventrale que sur la face dorsale; éparses sur le
lobe. Spores brun clair puis brun rouge; souvent sphériques; parfois un peu ovoides
ou faiblement tétraédriques; de 40-65 um de diamètre; dépourvues d'aile; couvertes
d'épines aiguës ou de tablettes à sommet arrondi ou tronqué, 40-80 sur la face visible,
40-50 en deux plans sur le pourtour. A la mise au point inférieure du microscope
photonique apparaît un réseau d'hexagones faiblement dessinés, trés fins, non saillants.
Sur quelques spores jeunes ou matures, une faible saillie triradiée delimitant 3 facettes
rappelle une marque triradiée. Section de la spore circulaire; paroi sporale à 2 assises,
l'interne très claire, l'externe brune et semblant constituée de 3 feuillets; assise interne
portant, à l'extérieur, un réseau d'hexagones couverts de nombreux et trés fins granu-
les. Pores absents.
n= 8 d'après G.K. Berrie (1958).
SYNONYMIE.- Evans (1910) a exprimé des réserves sur la synonymie entre
R. membranacea et R. lanigera. Hassel (1963) note que R. lanigera possède des spores
aréolées donc ne serait pas un R. membranacea. Or, j'ai vu le type de R. lanigera: les
spores sont semblables à celles de R. membranacea. Ces deux noms sont donc synony-
mes.
ÉCOLOGIE.- Terre humide ombragée, bord de rios, de lacs, de marais. Sol
acide, ne faisant aucune effervescence au contact d'un acide, souvent trés riche en pe-
tits grains de silice. Altitude: jusqu'à 3000 m en Amérique du Nord; signalée jusqu'à
2700 m en Amérique Latine.
DISTRIBUTION.- AFRIQUE: Sierra Leone, Ghana, Nigeria, Cameroun, Congo,
Tanzanie, Angola. AMÉRIQUE DU NORD: Connecticut, Ohio, Indiana, Illinois, New Jersey,
Delaware, Missouri, Arkansas, North Carolina, Oklahoma, Louisiane, Texas, New Mexico.
AMÉRIQUE LATINE: ANTILLES, Cuba, Porto Rico- MEXIQUE: "In terris mexicanis in
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 227
margine paludis", Liebman, le type de R. membranacea. Vera Cruz.- COSTA RICA: San Jose,
Barrio Mexico, talus terreux et sableux, un peu humide, 1200 m, 14.8.1979, Jover-Ast. Paso
Ancho, près de San José, sur la terre, sous les caféiers, 1200 m, 9.9.1979, Leda Meléndez. San
Pedro de Montes de Oca, sur la terre d'un pot de fleurs, 1200 m, 10.9.1979, Leda Meléndez.-
EQUATEUR: Road Quito to St Domingo de los Colorados (Panamerica Highway), on soil at
small pool, ca. 2000 m, 16.10.1988, S.R. Gradstein, R. Mues, J.P. Frahm 6987.- PEROU: Loreto,
prov. Maynas, Yanayaco bei der "Amazonas Lodge", nahe Iquitos, 100 m, 28.7.1973, P. et E.
Hegewald 6410/6411. Dpto Piura, prov. Huancabamba, westlich des Porculla- Passes, Erde, 2000
m, 2.9.1973, P. et E, Hegewald 7160. La Libertad, Otuzco, Huancamarca, Quebrada Homillo,
Fels, Erde, 2690 m, 20.4.1973, P. et E. Hegewald 5148. Dep. San Martin, Tarapoto, cataractas de
Ahashiyacu, 15 km from Tarapoto, along the road to Yurimaguas, 600 m, 26.2.1982, Gradstein
1828. Tarapoto, ad fl. Huallaga, Spruce.- BRÉSIL: PARA, in fluminis Amazonum, juxta Obidos,
tributaricum Parana-miri dos Ramos dictum, Spruce, type de R. amazonica. MATO GROSSO,
growing in shade at the borders of a seasonal lake, 5 km E from the main house of Fazenda
Bodoquena, sect. Guaicurus, municipio de Miranda, 6.6.1973, Vital 2327. Corumba, Pantanal,
Fazenda Santa Clara, Flussufer, auf Sand, 120 m, 25.5.1987, Schäfer-Verwimp 8454. Silva
Amazonica, ad fl. Ramos, Ule 251. ESPIRITO SANTO, in shade of grasses on left margin of
Rio Doce, close to Linhares Bridge, in Linhares town, 1.10.1971, Vital 1865. SAO PAULO, Bar-
ra de Turvo, 12.9.1971, Vital 1864. In partial shade, on the humid banks of a river (Rio
Conchas), the water of this river has a pH = 7, municipio de Conchas, 18.7.1973, Vital 2471. On
humid soil, in shade, along the right margin of Rio Pardo, Sanharao farm, Barra de Turvo,
11.9.1971, Viral 1844. Santos, in horto domini Julio Conceigao, ad terram, ca 3 m, Schiffner 854,
le type de R. echinatispora. Infra cataractas Salto Grande de Paranapanema, in insula magna, ad
terram humidam, ca 500 m, Schiffner 2253. RIO GRANDE DO SUL, Cambara do Sul,
Itaimbezinho, 16.4.1983, Bueno 6388. Sao Luiz Gongaga, margem de rio Piratini, 1.5.1982,
Bueno (ICN 37614) D'après Yano (1984): SAO PAULO, Itanhaem, serra da Cantareira, Hell
1969; RIO GRANDE DO SUL: Porto Alegre. Bauer 1905 a, 1905 b, 1929. D'après E. Vianna
(1983): Cambara do Sul, Itaimbezinho, Bueno. Sao Luiz Gongaga, margem do rio Piratini, Bueno.
Sous-genre Ricciella (A. Braun) Boulay
Muscinées de France. II, Hépatiques: 164, 1904.
TYPE: Riccia fluitans L.
= Ricciella A. Braun. Flora (Regensburg) 4 (2): 756, 1821.
= subgen. Spongodes (Nees) Volk. Mitt. Bot. Staatssamml. München 19: 454, 456,
1983.
Le sous-genre Ricciella, plus proche morphologiquement du sous-genre Riccia
que des sous-genres Thallocarpus et Leptoriccia, se compose de deux sections qui ont
en commun les caracteres suivants:
- thalle en lobes larges et plus ou moins profonds, ou en rosette, ou linéaire,
- thalle spongieux ou non spongieux mais lacuneux,
- chambres aérifères (lacunes) situées dans le tissu dorsal,
- épiderme dorsal portant des perforations généralement entourées de 4-6 cellules com-
pagnes,
- écailles souvent absentes, parfois bien développées,
- spores tétraédriques ou subsphériques ou sphériques,
- spores isolées à maturité,
- espèces terricoles, très rarement flottantes,
- capsules immergées ou saillantes sur la face ventrale.
Caractères des sections du sous-genre Ricciella:
1. Sect. Spongodes Nees. Naturgesch. Eur. Leberm. 4: 391, 1838.
Source : MNHN, Paris
228 S. JOVET-AST
TYPE: Riccia crystallina L. emend. Raddi
- thalle spongieux,
- capsules immergées, peu proéminentes sur les deux faces des lobes.
2. Sect. Ricciella
TYPE: Riccia fluitans L.
- thalle non spongieux maïs pourvu de chambres aérifères,
- capsules proéminentes sur la face ventrale des lobes.
CLÉ DES ESPÈCES DU SOUS-GENRE RICCIELLA
L- Thalles en fragments spongieux et masses spongieuses peu profondément divisées
en lobes larges .. ». Section SPONGODES
1. thalles d'un vert bleuté; pores trés petits; spores brun clair, A aile
crénelée; 9-10-(11) alvéoles bien délimitées sur la face distale des spores
IM 1. R. crystallina
1. thalles d'un vert vif, pores grands; spores brun rouge, à aile crénelée- papilleuse;
alvéoles de la face distale des spores incomplètement délimitées, formant au pôle 4
carrés ou dessinant un X ou un Y … . 2. R. cavernosa
L- Thalles profondément divisés en lobes longs, larges ou étroits; à tissu dorsal
lacuneux .. Section RICCIELLA
.. 3. R. Frostü
3
3. lobes larges de 1.5-4 mm; 8-11-(13) ou jusqu'à 20 alvéoles dans le
diamètre de la face distale des spores … 4
4. dioïque, hétérothalle .
4. monoïque .
2. face distale des spores ornée de vermicules
2. face distale des spores ornée d'alvéoles ou de tubercules ....
. 4. R. paraguayensis
22
$
6. spores ailées; 9-14 alvéoles dans le diamètre de la face distale
des spores; 60-70 alvéoles par facette sur la face proximale;
alvéoles à fond plan 5. R. chiapasensis
6. spores non ailées; 18-20 alvéoles dans le diamètre de la face
distale des spores; 50-60 alvéoles par facette sur la face
proximale; alvéoles à fond bombé . 6. R. geissleriana
5. 50-70 alvéoles par facette sur la face proximale des spores
5. jusqu 40 alvéoles par facette sur la face proximale des spores … 7
7. lobes larges de 1.5-2 mm; largeur = 2-4 fois la hauteur;
8-11 alvéoles bien délimitées dans le diamètre de la face
distale des spores . wes 7. R. dussiana
7. lobes larges de 2-4 mm; largeur = 7 fois la hauteur; environ
8 alvéoles mal délimitées dans le diamètre de la face distale
des spores, à murets subrayonnants ....... 8. R. hegewaldiana
3. lobes larges de 0.3-1.5 mm; 3-8 alvéoles dans le diamètre de la face distale
des spores … .8
8. lobes larges de 0.7-1.2-(1.5) mm; aile de la spore
entière ou partielle .. .9
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 229
9. aile entourant toute la spore; alvéoles de la face
distale des spores contenant une crête ramifiée
9. R. Jovet-Astiae
Der partielle; alvéoles de la face distale des spores
avec ou sans crête ou tubercule central . .10
10. lobes à ailes minces; alvéoles de la face distale
des spores ayant rarement un tubercule central ..
www. 10. R. crassifrons
10. lübes épais, sans ailes; alvéoles de la face distale
des spores avec créte ou tubercule central
zs 11. R. bahiensis
-0.5-(0.7) mm; aile de la spore
MH
8. lobes larges de 0.
entière et régulière
11. 3-5 alvéoles dans le diamètre de la face
distale des spores, avec crête ou tubercule
central . 12. R. stenophylla
. 5-8 alvéoles dans le diamètre de la face
distale des spores, sans crête ni tubercule
central 12
12. ramifications des lobes distantes de 6
mm; 7-8 alvéoles dans le diamétre de la
face distale des spores .... 13. R. limicola
12. ramifications des lobes distantes de 1-3
mm; 5-7-(8) alvéoles dans le diamétre de
la face distale des spores ..
14. R. paranaensis
SECTION SPONGODES Nees
+ RICCIA CRYSTALLINA L. emend. Raddi
Spec. Pl. ed. 1: 1138, 1753.
Opusc. Sci. (Bologna) 2 (12): 351, 353, 1818.
LECTOTYPE: Herbier Dillenius, Isoviita, 1970. (OXF et H-SOL).
= R. crystallina © vulgaris Lindenb. "1836" 1837. Nova Acta Phys.-Med. Acad. Caes.
Leop.-Carol. Nat. Cur. 18: 437.
=R. ochrospora Mont. et Nees ex Lindenb, "1836" 1837. Nova Acta Phys.-Med. Acad.
Caes. Leop.-Carol. Nat. Cur. 18: 504 b. TYPE: Chili, Bertero (PC).
= R. plana Tayl. 1846. London J. Bot. 5: 414 (BM).
= R. obtusata Bisch. ex Gott., Lindenb. & Nees. 1847, Syn. Hep.: 795. Nom. inval.
R. Negrii Gola 1914 (1915). Ann. Bot. (Roma) 13: 60 (RO).
R. crystallina subsp. austrigena Schiffn. 1916. Österr. Bot. Z. 66: 341.
PI. 6, 31. Carte 3.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes denses, spongieuses, de 10-15 mm de
diamètre, parfois en groupes de lobes longs de 2 mm environ; vert bleu clair et
cristallins à l'état frais, gris bleuté à l'état sec; à divisions profondes mais peu nom-
breuses séparant le thalle en lobes larges et courtement subdivisés. Lobes tronqués ou
largement arrondis ou émarginés; sur la face dorsale, perforations fines devenant un
Source : MNHN, Paris
230 S. JOVET-AST
peu plus grandes vers le centre de la rosette; à bords parfois un peu relevés; à sillon
nul ou très profond. Ecailles absentes.
Section du lobe très large, jusqu'à 14 mm, mince (6 assises de cellules envi-
ron), plus épaisse au niveau des capsules. Tissu dorsal lacuneux; lacunes séparées les
unes des autres par une file de cellules; épiderme supérieur continu dans les parties
très jeunes, sans pores, recouvrant les lacunes sous-jacentes par des cellules très min-
ces; dans les parties plus âgées à pores fins ou plus larges. Tissu ventral moins épais
que le tissu dorsal, formé de grandes cellules à parois finement perforées.
Monoique. Anthéridies à col blanc, saillant. Archégones à col rose vif non
saillant. Capsules réparties sur tout le thalle mais plus nombreuses à la base, très peu
proéminentes sur la face dorsale, souvent visibles par transparence grâce à leur teinte
sombre, plus proéminentes sur la face ventrale. Spores nombreuses, plus ou moins
400 par capsule, brun jaune, jamais brun rouge, à ornementation brun foncé; diamètre
(60)-65-75-(87) um; aile large de 4-6 um, très régulière, bien apparente en vue distale
mais semblant plus large en vue proximale, à bord entièrement et très finement
crénelé, à 3 gros pores toujours visibles. Face distale à 9-10- (11) alvéoles dans le
diamètre, à murets limitant complètement les alvéoles, à tubercules régulièrement
disposés aux angles des murets et arrondis ou bifides à leur sommet. Face proximale à
marque triradiée forte et brun foncé; à facettes ornées d'alvéoles complètement ou
presque complètement limitées par des murets portant, aux angles, des tubercules sem-
blables à ceux de la face distale.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. crystallina a souvent été
confondu avec R. cavernosa, La couleur et l'aspect du thalle, la couleur des spores, les
caractères de l'aile et de l'ornementation des spores distinguent les deux espèces.
SYNONYMIE.- Montagne a reçu de Bertero un Riccia récolté au Chili et qu'il
a nommé, en collaboration avec Nees, R. ochrospora. Il l'a fait parvenir à Lindenberg
qui l'a décrit dans sa monographie des Riccia en "1836" 1837. En 1837-1838, Monta-
gne donne de ce Riccia une assez longue description et le nomme " R. ochrospora
(Nees et Mont.) mss", En 1839, il le signale à nouveau sous le nom " R. ochrospora
N. et M.
Nees (in Gott, Lindenb. & Nees., Syn. Hep. 1847: 795) indique, pour R.
ochrospora, une f. minor d'après un spécimen Bertero 590 de Bancagna (Chili) et une
f. vulgaris (sans nom d'auteur) pour les n°s 597 et 1278. Cette f. vulgaris correspond à
un R. obtusata Bisch. créé sur ces mêmes numéros. Les noms de ces deux formes et
du R. obtusata sont invalides, les descriptions n'ayant pas été publiées.
L'herbier PC contient 3 spécimens italiens de R. crystallina; "Herbier Raddi,
scripsit Raddi"; "environs de Florence, Raddi"; "Etrurie occidentale, in agris prope
Pisas, mart. 1902, leg. Barsali, ex Herb. Crozals".
Schuster (1992) regrette l'abandon du nom " R. plana Tayl.", mais ce nom a
été publié en 1846 alors que Raddi a défini l'espèce en 1818.
Il emploie les termes: "R. crystallina s. str." et "R. crystallina s. str. (sensu
Jovet-Ast, 1965, 1966)". Le statut de cette espèce étant parfaitement établi et adopté
par les Bryologues qui ont étudié cette espèce, ces termes sont superflus.
Schuster considére comme "very speculative and ambiguous" le fait que j'ai
adopté le nom "R. crystallina L. emend. Raddi" basé sur des spécimens italiens
déterminés par Raddi et conservés à PC. Or, j'ai examiné, à Pise, les spécimens
nommés par Raddi lui-méme et conservés dans son herbier. Ils sont identiques à ceux
de PC. En outre, des spécimens abondants de R. crystallina, tout à fait semblables, vi-
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 231
vent dans le Jardin Botanique de Pise où se trouve la maison où travaillait Raddi. Ils
existaient probablement déjà à l'époque où vivait Raddi.
ÉCOLOGIE.- Vase humide ou sol sableux ou argileux frais, faiblement acide
ou alcalin.
DISTRIBUTION.- Subcosmopolite: Europe atlantique et méditerranéenne, Amérique
du Sud, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande. En Amérique Latine: MEXIQUE, Prov
Mexico, Bergwaldschlucht im Abies religiosa - Cupressus benthami -Wald an der Bergstrasse am
Popocatepetl, c. 15 km oberhalb Amecameca, Lavagest., c. 3280 m. Teichschlamm, 26.8.1975,
Diill 2/395, avec R. sorocarpa. URUGUAY, Montevideo, Miguelete, 20-30 m, Herter 77804; dep.
Colonia, 10-50 m, Estanzuela, Herter 3592. ARGENTINE ?, Rio Negro, orilla arenosa del Rio
Pichileufu, cerca de la ruta 40, 11. 1958, Hässel de Menéndez 316. CHILI, localité imprécise
(Lindenberg "1836" 1837 a indiqué "wächst in Chili auf Lehmboden"); Montagne (1850) cite
"Quillota 1279" et, dans son herbier, le spécimen porte "Chili, Bertero 98", Nees (1844-1847)
précise "Bancagna" pour les n°s 590, 591, 1278.
2.- RICCIA CAVERNOSA Hoffm. emend. Raddi
Opusc. Sci. (Bologna) 2 (12): 353; 1818.
TYPE: Allemagne, in terra limosa, ad piscinas. Herb. Hoffman (manque à MW).
= R. cavernosa Hoffm. 1796. Deutschl. Fl. 2: 95.
R. minoriformis Hoffm. 1796, Deutsch. Fl. 2: 95.
. crystallina B Lindenb. 1836. Nova Acta Phys.-Med. Acad. Caes. Leop.-Carol. Nat.
Cur. 18: 437.
= R. crystallina var. angustior Nees 1838. Naturgesch. Eur. Leberm. 4: 430.
. catalinae Underw. 1894. Bot. Gaz. (Crawfordsville) 19: 275.
. Brandegei Underw. 1894. Bot. Gaz. (Crawfordsville) 19: 275.
. Montagnei Steph. 1898. Spec. Hep. 1: 44 (PC).
> multilamellata Steph. 1898. Spec. Hep. 1: 48 (G).
. Rautanenii (Steph) Steph. 1898. Spec. Hep. 1: 53 (G).
. Tellinii Gola 1914 (1915). Ann. Bot. (Rome) 13: 60 (FI).
. Terracianoi Gola 1914 (1915). Ann. Bot. (Rome) 13: 61 (FI).
. robusta Kash. 1916. J. Bombay Nat. Hist. Soc. 24: 348.
icciella multilamellata Steph. 1889. Hedwigia 28: 273 (G).
= Ricciella Rautanenii Steph. 1895. Bull. Herb. Boissier 3: 374 (G).
= Ricciella huebeneriana var. cavernosa Casares-Gil 1919. Fl. Iberica, Briofitas,
Hepaticas: 233 (MA).
PI. 7, 8, 32. Carte 3.
DESCRIPTION.- Thalles en rosettes ayant jusqu'à 3.5 cm de diamètre ou en
groupes de lobes; spongieux, un peu cristallins sur le frais, vert jaune ou vert vif, par-
fois teintés de rose sur les bords et au-dessus des capsules; A divisions profondes de
3-8 mm, formant des lobes assez étroits, larges de 1-2 mm, parfois jusqu'à 3 mm.
Lobes à sommet arrondi ou émarginé, rarement un peu bulleux; à perforations faibles
au sommet des lobes puis nombreuses, larges et très rapprochées dans les parties
âgées. Ecailles absentes.
Section du lobe large de 1-2-(3) mm, 3-5 fois plus large que haute, non
rétrécie en ailes aux extrémités. Dans les parties très jeunes, tissu dorsal 2 fois moins
haut que le tissu ventral et à 1 ou 2 assises de lacunes; dans les parties âgées, tissu
dorsal occupant les 2/3 ou les 3/4 de la hauteur de la section, à 2-4 assises de lacunes.
Epiderme, dans les parties jeunes recouvrant les lacunes d'une mince couche presque
transparente, dans les parties âgées souvent détruit au-dessus des lacunes. Pores ra-
Source : MNHN, Paris
232 S. JOVET-AST
rement visibles, à 4 cellules marginales, parfois 5, à ouverture mesurant 20-40 um de
diamètre.
Espèce monoique. Anthéridies à col incolore, peu saillant. Archegones à col
rose violacé, peu ou non saillant. Capsules souvent réparties de la base au sommet des
lobes mais plus abondantes à la base, peu proéminentes sur la face dorsale des lobes,
plus proéminentes sur la face ventrale, noires. Spores tétraédriques, à contour arrondi
ou subtriangulaire, nombreuses dans chaque capsule (150-300), brun rouge vif, les plus
âgées brun noir; de 60-120 um de diamètre; à aile large de 3.5-6 um, brun rouge clair,
très finement et régulièrement crénelée ou papilleuse, entourant completement la spore,
ou localement rétrécie, ou même presque nulle, parfois faiblement épaissie sur la mar-
ge qui apparaît alors bordée de très fins tubercules. Face distale ornée de crêtes d'un
brun rouge sombre, généralement irrégulièrement crénelées; sur le pourtour, ces crêtes
forment des alvéoles régulières et bien délimitées mais, dans certains cas, elles dessi-
nent un réseau lâche et ramifié; au pôle elles ne forment pas d'alvéoles mais ou bien
délimitent 4 carrés à peu près égaux ayant, en leur centre, une crête courte ou un sim-
ple tubercule, ou bien tracent un X ou un Y. Face proximale à marque triradiée assez
forte; facettes ornées d'alvéoles incomplétement limitées ou de crêtes laissant apparaî-
tre la trace des alvéoles, ou de crêtes courtes et distantes, ou de tubercules mêlés de
crêtes courtes; cette ornementation varie d'un spécimen à l'autre et méme à l'intérieur
d'une capsule. n = 8.
VARIABILITÉ DES CARACTÈRES. - Sous le nom R. cavernosa sont réunis
plusieurs groupes de spécimens, portant divers noms d'espèces, originaires de tous les
continents, dont les caractères du thalle sont à peu près constants. Les lobes sont très
lacuneux, un peu bulleux chez un spécimen du Pérou (Hegewald 7387). L'omemen-
tation de leurs spores varie dans une capsule, dans les spécimens d'une localité ou de
différentes régions et suivant les continents: elle est cependant établie sur le même
schéma.
En effet, dans les spécimens européens, d'Afrique du Nord, des Etats-Unis, de
l'Inde et, parfois, d'Afrique du Sud, la partie polaire de la face distale des spores porte
des épaississements formant un X ou un Y. Parfois, notamment sur les spécimens afri-
cains qui ont été nommés R. suntica Pettet et R. Rautanenii Steph., les branches des X
et des Y se prolongent, rejoignent les murets des alvéoles marginales et forment ainsi
3 ou 4 aires centrales. Dans ces aires se trouvent quelques fragments de crêtes et quel-
ques fins tubercules isolés ou réunis par 2-4, comme dans le spécimen du Pérou
"Hegewald 7387". Les spores des spécimens argentins ressemblent beaucoup à celles
du spécimen du Pérou. Hässel de Menéndez (1963) décrit ainsi leur ornementation:
"superficie esférica con crestas irregulares, en el centro 3 a 4 crestas que se bifurcan
varias veces, dando lugar a un retículo completo o incompleto, formando 4 áreas cen-
trales".
Chez le R. Montagnei originaire du Chili, la face distale des spores ressemble
plus à celle des spécimens européens qu'à celle des spécimens d'Amérique Latine.
Hässel de Menéndez (1963) a mis en synonymie ce nom "R. Montagnei" avec R.
crystallina, c'est à dire R. cavernosa tel qu'il est considéré actuellement, Vianna (1985)
a établi définitivement la place du nom "R. Montagnei" parmi les synonymes de R.
cavernosa.
La face proximale des spores de R. cavernosa est, elle aussi, différemment
omée soit d'alvéoles à murets épais, soit de simples bátonnets plus ou moins abon-
dants, rectilignes, incurvés, ramifiés. Dans le spécimen Hegewald 7387 du Pérou, des
lignes minces, peu saillantes dessinent des hexagones plus ou moins réguliers.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 233
On doit donc considérer R. cavernosa comme une espèce collective formée de
populations allopatriques possédant des caractères fondamentaux constants et des
caractères variables.
ÉCOLOGIE.- Sols sableux ou argileux, non ou peu humiferes, calcaires ou
siliceux. Au Brésil et au Pérou, substrat riche en grains de silice. Préfère les terrains
humides ou qui s'assèchent: bord des eaux, mares. Jusqu'à 2000 m alt.
DISTRIBUTION.- Cosmopolite. En Amérique Latine: EQUATEUR, Latacunga,
Graben-Aushub, feucht, 2800 m, pH = 8.2, 22. 8. 1976, Volk n°6/0702 (Herbier Bryologique R.
Grolle). PÉROU, Prov. Contumaza, bei Tambo de Lima zwischen Contumaza und Cascas, 2000
m, 16.9.1973, P. et E. Hegewald 7397. Prov. Otuzco, La Libertad, Samne zwischen Trujillo und
Otuzco, Erde, am Bewässerungsgraben, 1300 m, 25.8.1973, P. et E. Hegewald 6522. BRÉSIL:
D'après Vianna (1985) Rio Grande do Sul, Torres, parque da Guarita, sobre solo preparado para
cultivo, 24.8.1974, Vianna s/n. ARGENTINE, d'après Hassel de Menéndez (1963): Buenos Aires
(delta du Parana), Neuquen (Paso Flores; arroyo Horquetas; arroyo pequeNo afluente del Rio
Traful; arroyito); Rio Negro (Rio Pilcaniyeu; Rio Pichileufu; arroyo Nirihuau; Norquinco);
Chubut (Tehuelches, Rio Pico). CHILI: le type de R. Montagnei, PC Herb. Montagne et sub R.
crystallina in Herb. Nees (STR, G).
SECTION RICCIELLA
3.- RICCIA FROSTII Aust.
Bull. Torrey Bot. Club 6: 17, 1875.
TYPE: Etats-Unis, Nevada, leg. S. Watson, comm, Frost (NY).
= R. Watsonii Aust., Bull. Torrey Bot. Club 6: 17, 1875. TYPE non indiqué par l'au-
teur; probablement Etats-Unis, Nevada.
=R. Frostii var. major Underwood, Bot. Gaz. (Crawfordsville) 19: 273, 1894. TYPE:
Banks of Missouri River (NY)
= R. microspora Steph., Sp. Hep. 1: 43, 1898. TYPE: India Orientalis, ad ripas flum.
Ganges (BM, G).
=R. beckeriana Steph., Sp. Hep. 1: 49, 1898. TYPE: Russia, Sarepta, Becker (G).
> sanguinea Kash., J. Bombay Nat. Hist. Soc, 24: 349, 1916. TYPE: "Banks of the
Ravi in Lahore; Banda, on the bank of the Ken", Kashyap, 1912-1914 (BM).
= R. palaestina S. Amn., Bull. Res. Council Israel, sect. D, Bot. 6 (1): 56, 1957.
TYPE: Israel, Dead Sea area, Nahal Arugot, 2 km south west of Ein Gedi, Nachmony
6.3.1955, 83 A (HUI).
PI. 9, 33. Carte 4.
DESCRIPTION.- Espèce hétérothalle. Thalles femelles soit en rosettes
entières ou partielles ayant jusqu'à 10 mm diam., à 2-4 divisions profondes d'environ 2
mm, chacune d'elles peu profondément lobée, soit en groupes de lobes longs de 1-1.4
mm et larges de 1-1.3-(2) mm, très serrés les uns contre les autres et même se recou-
vrant; uniformément verts ou bleu vert ou tachés de rose sur le pourtour; à aspect
spongieux, à perforations petites dans les parties jeunes, plus grandes dans les parties
âgées; à sillon absent ou rare et court; à sommet arrondi ou tronqué; à écailles nulles.
Section transversale du lobe 3-6 fois plus large que haute, pouvant avoir
jusqu'à 2 mm de largeur et 0.3-0.5 mm de hauteur; bord dorsal et bord ventral plus ou
moins horizontaux; bords latéraux dressés ou un peu obliques. Tissu dorsal occupant
les 2/3 ou les 3/4 de la hauteur de la section, très lâche, à lacunes nombreuses sur une
rangée ou sur deux rangées superposées. Tissu ventral dense, à grandes cellules.
Source : MNHN, Paris
234 S. JOVET-AST
Thalles mâles généralement au voisinage des thalles femelles, beaucoup plus
petits que les thalles femelles, de 0.3-1.5 mm de diamètre, formant une petite masse
spongieuse entière ou divisée en 2 ou 4 lobes disposés en croix, bordés de rose ou à
face dorsale entièrement rose.
Espèce dioïque. Archégones blancs ou rouges, profondément enfoncés dans le
tissu dorsal, à col saillant. Anthéridies à col saillant souvent pourpre. Capsules
généralement très abondantes, noires, occupant toute la hauteur du tissu dorsal, peu
saillantes sur la face dorsale du lobe, saillantes sur la face ventrale. Spores petites,
40-65 um diam., à contour triangulaire-arrondi, brun jaune à brun roux; aile étroite,
large de 2-3 um, finement ponctuée - vermiculée. Face distale non alvéolée, ornée de
crêtes vermiculées, irrégulières, ramifiées, rayonnantes à partir du pôle distal, parfois
moins nettement orientées, ramifiées et même anastomosées; à la mise au point
inférieure du microscope apparaissent parfois des alvéoles peu nettes: au MEB une or-
nementation en fine dentelle. Face proximale à marque triradiée en crêtes saillantes,
minces et régulières; facettes ornées de crêtes vermiculées, souvent absentes près du
pôle proximal.
CARACTERES DISTINCTIFS.- R. Frostii est la seule espèce d'Amérique La-
tine présentant à la fois une hétérothallie et une ornementation de la face distale des
spores en crêtes vermiculées, rayonnantes à partir du pôle distal.
Howe (1923) signale, chez R. Frostii, parfois, dans le même spécimen, "an as-
sociation of the two types of air-chamber" qui caractérisent réciproquement les sous-
genres Riccia et Ricciella.
ÉCOLOGIE.- Sols sableux ou argileux, calcaires ou siliceux. Par exemple, le
sol de spécimens de R. Frosti originaires du Pakistan ou d'Amérique du Nord (états:
Texas (Sonora), California, Montana) ne fait aucune effervescence au contact d'un aci-
de; par contre, le substrat de spécimens de Turquie et, en Argentine, celui du spécimen
de La Balsa est très nettement calcaire; les spécimens méditerranéens vivent sur des
substrats divers dont le pH varie de 6.8 à 7.6.
DISTRIBUTION.- Cosmopolite (jusqu'en Mongolie). En Amérique du Nord, présent
dans 22 états (Frye et Clark 1937). En Amérique Latine, rare sur une aire très vaste. MEXIQUE:
sans localité précise. URUGUAY: Montevideo, Miguelete, sur terre argileuse, subhumide,
ombragée, 25 m, Herter 78804. ARGENTINE: prov. de Neuquén, Paso Flores, Hässel de
Menéndez 305; Arroyito, Hässel de Menéndez 314. Prov. du Rio Negro, Rio Pichileufu, Hassel de
Menéndez 319. Prov. La Balsa, Pte General Roca, Ribeira Rio Negro, 20.11.1959, Bachman
10008.
4.- RICCIA PARAGUAYENSIS Spruce
Bull. Soc. Bot. France, 36 (Congrès Bot. août 1889): CXCVI, "1889" 1890.
TYPE: PI. du Paraguay 1874-1877, l'Assomption, sur la terre humide, août 1876,
Balansa 1280 (PC, ISOTYPE G).
= Ricciella macropora Steph., Bih. Kongl. Svenska Vetensk.-Akad. Handl, 23 (2): 30,
1897. TYPE: Expd. 1 mae Regnellian, Musci 220 b,
= Riccia macropora (Steph.) Steph. Bull. Herb. Boissier 6: 362; Spec. Hep. 1: 37.
Nom inval.
Pl. 10, 34. Carte 7.
DESCRIPTION.- Hétérothalle. Thalles femelles en rosette de 2-4 cm diam.,
3 ou 4 fois divisés, la division inférieure trés profonde, à lobes assez divergents.
Lobes d'un beau vert brillant, longs de 10-15 mm, larges de 2-3 mm, trés minces et
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 235
même transparents, à sommet obtus et faiblement émarginé, à face dorsale
généralement perforée de trous arrondis ou ovales, à sillon marqué seulement au som-
met, portant de nombreuses capsules. Thalles mâles larges seulement de 1 mm,
sublinéaires, portant, tout au long de la ligne médiane, des anthéridies très saillantes,
blanches. Ecailles apparemment absentes.
Section transversale du lobe très mince, presque plane; dans la partie
médiane épaisse de quelques assises de cellules; vers les deux bords, formée seulement
d'un épiderme dorsal et d'un épiderme ventral séparés par de grandes lacunes.
Dioique. Capsules peu saillantes sur la face dorsale, plus fortement saillantes
sur la face ventrale. Spores de 60-70-(80) um diam., brunes. Aile mince, jaunâtre,
presque transparente, large de 2-3 um, à marge très finement crénelée, granuleuse.
Face distale régulièrement réticulée, à 9-10-(?13) alvéoles, à murets minces portant
aux angles de petits tubercules. Face proximale à marque triradiée étroite, à alvéoles
plus petites que celles de la face distale, nombreuses, 30-40 par facette; à la mise au
point inférieure du microscope photonique, alvéoles formant un réseau régulier; à la
mise au point supérieure, les tubercules et le sommet des murets apparaissent comme
des épaississements irréguliers et plus ou moins vermiculés. Très rarement, un petit
tubercule occupe le centre de quelques alvéoles.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS. REMARQUES.- La consistance
et la brillance de R. paraguayensis rappellent les thalles de R. membranacea mais les
spores des deux espèces sont bien différentes.
Le nom R. macropora a été abandonné par Stephani et mis, par lui-même, en
synonymie. Le type de R. paraguayensis se compose de trois fragments: l'un porte, sur
la face dorsale des lobes, de nombreuses perforations, les autres sont lisses, Les lobes
de "R. macropora", eux aussi, sont lisses.
Hássel de Menéndez (1963; fig. 80, E) représente la section d'un lobe beau-
coup plus épaisse que celle du type de R. paraguayensis.
Le spécimen représenté sur la pl. 6506 des Icones Hepaticarum de Stephani
est un R. Curtisii, non un R. paraguayensis.
ÉCOLOGIE.- Sols sableux, granitiques, ombragés, humides; terre humide des
lieux piétinés; bords de cours d'eau. Altitude: 0-700 m.
DISTRIBUTION.- PARAGUAY: Asunción, Balansa 1280, le type de R.
paraguayensis, Asunción, Lindmann 220 b, le type de R. macropora, BRÉSIL: SAO PAULO,
Piraju, 10.9.1972, Vital 2176. MATO GROSSO DO SUL, Schäfer-Verwimp 8453. RIO GRANDE
DO SUL, Porto Alegre, Ponta Grossa, sobre solo granitico umido, 21.9.1981, Vianna 4580 (det.
Vianna) Porto Alegre, Fac. de Dereito, 3.8.1965, Vianna 13 (det. Vianna). Guaiba, Rosa
Guetteito 6395 (det. Vianna). Cachoeira do Sul, no solo um canal de drenagem, 17.7.1980, Vital
9242. Cachoeira do Sul, en um campo de cultivo, 17.7.1980, Vital 9235 et 9229. Spécimens cités
par Vianna (1985) des localités suivantes: Arroio dos Raton; Ivoti; Cascata Sao Miguel;
Montenegro, Polo Petroquimico; Porto Alegre; Viamao; Parada. URUGUAY: Dep. de Colonia,
camp. argill. humid., soli exp., loc. dict. Esranzuela, 10-50 m, Herb. Herter n^8, 3592, distrib.
anno 1928. ARGENTINE: Prov. Corrientes, ad ripas flum. Parana, Bonpland 323 (avec R.
cavernosa). D'après K. Müller (1955): Tucuman, Valle del Rio Loro, Cadillal, 700 m, Sleumer
2085. D'après Hässel de Menéndez (1963): 11 spécimens des provinces de Jujuy, Tucumán,
Misiones, Buenos Aires.
5.- RICCIA CHIAPASENSIS spec. nov.
TYPE: Mexique, Chiapas, Tapachula, sobre tierra, mayo 28, 1960, leg. R. Riba.
Holotype: MEXU. Isotype: PC.
Pl. 11, 35. Carte 5.
Source : MNHN, Paris
236 S. JOVET-AST
DIAGNOSE LATINE.- Thallus in lobis junctis constitutus. Lobus 7-8 mm
longus, 1.5-2.5 mm latus, in sicco pallide viridis; apex truncatus vel paulo profunde
divisus; basis perforatus. Squamae hyalinae, nitidae. Sectio lobi 0.8-1 mm alta, usque
triplo latior quam alta. Lacunae in una serie dispositae. Species monoica. Sporae
brunneae, 84-96 jun diam. Ala irregularis, 2-5 wm lata. Distalis superficies alveolis
9-12-(14) in diametro munita; alveolae 7 um latae. Proximalis superficies cum
numerosis alveolis, 1.5-2 ym latis; alveolae 200 in proximali superficie; triradiata
nota paulo conspicua.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes 2 ou 3 fois divisés, longs
de 7-8 mm, larges de 1.5-2.5 mm; vert très clair sur le sec; à sillon non apparent sur
le sec, à l'état humide peu profond et large; à sommet tronqué et faiblement divisé; as-
sez compact mais montrant un réseau faible à mailles très étroites; à la base portant de
petites perforations. Ecailles hyalines, petites, n'atteignant pas le bord du lobe. Pores
vus en plan à 4-5 côtés, à cellules annexes très minces.
Section transversale du lobe large de 1.5-2.5 mm, haute de 0.8-1 mm, de
2.5-3 fois plus large que haute. Bord dorsal convexe, à sinus plan ou plan-convexe,
étroit sur les sections du sommet du lobe, large vers la base du lobe. Bord ventral fai-
blement convexe. Bords latéraux obliques ou un peu concaves. Lacunes en une rangée
étroite dans le tissu dorsal, profondes, occupant toute la hauteur du tissu dorsal.
Monoique. Capsules peu saillantes sur la face dorsale, Spores brunes, de
84-96 um de diamètre. Aile irrégulière, large de 2-5 jim, apparaissant moins large sur
la face distale que sur la face proximale, un peu ondulee, crénelée, un peu épaissie sur
le bord, granuleuse. Face distale à 9-12-(14) alvéoles dans le diamètre, à murets min-
ces brun rouge, à tubercules assez forts aux angles des murets, à fins granules sur les
murets (visibles au MEB); alvéoles larges de 7 um environ. Face proximale à marque
triradiée faible. Facettes à 60-70 alvéoles plus petites que celles de la face distale, de
1.5-2 jim de diamètre, portant un tubercule aux angles des murets.
CARACTÈRES DISTINCTIFS.- R. chiapasensis se distingue des autres
espèces du sous-genre Ricciella surtout par l'abondance des alvéoles sur les facettes de
la face proximale.
ÉCOLOGIE. Terre acide à gros grains de silice.
DISTRIBUTION.- Mexique, Chiapas, Tapachula, Riba, le type
6.- RICCIA GEISSLERIANA spec. nov.
TYPE: Peru, Ancash, NE Huaiaz, bajo laguna Uaca, bosque de Polylepis, suelo, 4250
m, 5.10.1982, Geissler 8885 (G).
PI. 12, 13, 36. Carte 5.
DIAGNOSE LATINE.- Thallus in lobis junctis constitutus. Lobus 7-10 mm
longus, 3-3.5 mm latus, in sicco pallide cinnamomeus; circumscriptione undulata;
margine lata, hyalina vel violacea; facie centrali violacea. Squamae longae, basi
violaceae. Sectio lobi usque quater latior quam alta. Lacunae in una serie dispositae.
Pori sine marginalibus cellulis. Species monoica ? Sporae tetraedricae, 72-96 pm
diam. Distalis facies sine ala, alveolis 18-20 in diametro munita. Proximalis facies
triradiata nota inconspicua, cum alveolis tam parvis quam in dorsali facie.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés. Lobes longs de 7-10 mm, larges
de 3-3.5 mm, 2 fois divisés, à divisions de premier ordre profondes de 5-6 mm, celle
de deuxième ordre faibles, profondes de 1- 3.5 mm; sur le sec beige clair; à bords
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 237
ondulés, laissant voir les écailles quand ils sont replies par la sécheresse; marge
hyaline ou violacée; sillon médian assez profond, large, formant un plateau bombé tout
le long de l'axe du lobe; sommet arrondi-tronqué, crispé sur le sec; face ventrale
violacée. Ecailles grandes, atteignant la marge du lobe mais ne la dépassant pas,
hyalines au sommet, violacées à la base; cellules du sommet mesurant 84-132 X 28-48
um; celles de la base environ 50 X 60 um. Rhizoides presque tous lisses, quelques-
uns tuberculés.
Section transversale du lobe 2.5-4 fois plus large que haute. Bord dorsal soit
en V très ouvert, soit à partie médiane bombée dominée par les deux parties latérales
également bombées. Bord ventral faiblement convexe, prolongé par les bords latéraux
obliques souvent teintés de violet. Ailes du lobe terminées par une pointe constituée
d'une cellule basale large et d'une cellule terminale longue, étroite, aiguë. Tissu dorsal
comprenant une assise de hautes lacunes entourées de piliers de 3-5 cellules
superposées. Tissu ventral à cellules petites, à parois minces. Epiderme dorsal à cellu-
les mesurant 50 X 60 um; en plan, séparées, par 4, par un grand pore quadrangulaire,
chaque pore correspondant à l'ouverture sur l'extérieur d'une lacune du tissu dorsal;
deux cellules épidermiques séparées par une paroi assez épaisse parfois rosée; pores
dépourvus de cellules annexes. Sous-épiderme à parois un peu épaissies. Archégones
à col violet, 2-4 visibles sur une section. Ecailles hyalines, à base violacée, fragiles, à
cellules allongées, mesurant 120-140 X 35-60 um, celles de la base petites, violacées,
mesurant 38-50 X 28-36 jtm.
Monoique ? Capsules nombreuses sur le type. Spores tétraédriques à face
distale fortement bombée, de 72-96 um de diamètre, les jeunes très pâles, les matures
brun clair, dépourvues d'aile, très finement festonnées sur le pourtour par la convexité
du fond des alvéoles. Face distale à 18-20 petites alvéoles dans le diamètre, chacune
de 3-7 im de diamètre; à la mise au point inférieure du microscope photonique appa-
raissant en petits hexagones à parois minces ayant, aux angles, des trigones un peu
épais mais pas de véritables tubercules; à la mise au point supérieure du microscope,
chaque alvéole apparaît faiblement bombée. Face proximale à marque triradiée absente
mais à 3 facettes bien visibles. Alvéoles des facettes un peu moins régulières mais
aussi petites que celles de la face distale, à murets sans tubercules aux angles, à fond
un peu bombé.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Par la présence de lacunes dans
le tissu dorsal, R. geissleriana appartient au sous-genre Ricciella. Ces lacunes,
disposées en une seule assise perpendiculaire à l'épiderme dorsal, rappellent les canaux
aérifères du tissu dorsal des espèces du sous-genre Riccia mais elles sont plus larges
que ces canaux. Les pores simples, non entourés de cellules annexes, diffèrent de
ceux des Ricciella. L'aspect du thalle, la largeur des lobes, la longueur des écailles rap-
pellent plus les Riccia que les Ricciella.
On pourrait donc dire que R. geissleriana est intermédiaire entre les deux
sous-genres Riccia et Ricciella.
Par la largeur et l'aspect de ses lobes, R. geissleriana se rapproche de R.
chiapasensis mais la structure des lobes de R. chiapasensis est typiquement celle d'un
Ricciella.
ÉCOLOGIE. Sur le sol, dans un bois de Polylepis. Alt. 4250 m. Substrat aci-
de, sans aucune particule calcaire.
DISTRIBUTION.- Pérou: P. Geissler 8885, le type.
Source : MNHN, Paris
238 S. JOVET-AST
7. RICCIA DUSSIANA Steph.
in Urban, Hepaticae Novae dussianae. Symb. Antill. 3: 275, 1902.
TYPE: Martinique, in Fonds St Denis, ad terram, aug. 1901; Duss 577 (G).
Pl, 14, 15, 37. Carte 5.
DESCRIPTION.- Thalles formés de lobes groupés. Lobes vert pále sur le
frais, jaunátres sur le sec, ou à face dorsale vert pále entourée d'une marge jaune päle,
plus ou moins transparente; longs de 5-7 mm, larges de 1.5-2 mm; à 3 ou 4 bifurca-
tions, les inférieures trés profondes, les supérieures courtes; à petites perforations
régulières au sommet, plus grandes et irrégulières vers la base; à sillon assez profond
au sommet puis disparaissant progressivement; à sommet arrondi et faiblement
émarginé; à bords un peu ondulés; à marge étroite ayant une seule assise sur le bord.
Ecailles peu visibles, courtes, n'atteignant pas la marge du lobe, violettes ou hyalines
ou tachées de violet. Pores de la face dorsale entourés de deux anneaux de chacun 4
cellules, l'ensemble mesurant 55-85 um de longueur.
Section du lobe 2-4 fois plus large que haute (haute de 0.4-0.5 mm); à tissu
dorsal de 1/3 à 1/2 de la hauteur totale du lobe; à bord dorsal en V trés ouvert ou
subhorizontal ayant seulement un sinus peu profond; les deux extrémités souvent
recourbées vers la face ventrale; à bord ventral large, convexe, parfois subhorizontal,
passant aux bords latéraux trés étalés, plus ou moins concaves, violacés et formant
avec le bord dorsal deux parties amincies en ailes. Tissu dorsal spongieux, à une assise
de lacunes hautes, fermées sur l'extérieur par 2 cellules minces limitant le pore; parfois
une deuxième assise de lacunes. Cellules du tissu chlorophyllien à paroi portant une
zone mince perforée longitudinale, disposées en files de 4-5 cellules. Tissu ventral à
cellules à parois minces, finement perforées. Cellules de l'assise externe des bords
latéraux violettes ou hyalines ou seulement tachées de violet.
Monoique. Anthéridies à col blanc, saillant sur la face dorsale. Archégones à
col incolore, peu saillant. Capsules peu proéminentes sur la face dorsale, très fortement
saillantes sur la face ventrale. Spores de 72-86 jtm diam., brun clair; à aile brun jau-
ne, large de 5-7 um, à bord épaissi et finement granuleux. Face distale à 8-11 alvéoles
dans le diamètre; à murets rectilignes ou un peu courbes brun rouge sombre, assez
épais, portant des tubercules assez faibles aux angles. Face proximale à marque
triradiée assez faible; facettes à alvéoles plus petites que celles de la face distale, par-
fois bien délimitées, le plus souvent incomplètes et à murets irrégulièrement épaissis.
CARACTERES DISTINCTIFS.- On reconnaît facilement R. dusssiana gráce à
la couleur jaunátre de son thalle et à la présence de la marge mince et un peu ondulée,
visible en plan et en section (voir Jovet-Ast 1958).
ÉCOLOGIE.- Terricole, sur chemins, allées; semble anthropophile. Silicicole.
DISTRIBUTION.- ANTILLES. MARTINIQUE: Fonds St Denis, ad terram, aoüt
1901, Duss 577 (le type). Fonds St Denis, prés du chemin St Pierre, 450 m, 3.7.1941, M. et H.
Stehlé 4022. Balata, 200-250 m, 12.9.1960, Le Gallo 887. GUY ANE: Carbet Saramaca, près de la
léproserie de l'Acarouany, 15 m, 12.8.1967, Le Gallo 4. Acarouany, allées du village hansénien,
15 m, 9.8.1967, Le Gallo 3. Acarouany, allées du sana, 20 m, 9.8.1967, Le Gallo s.n.. Iles du Sa-
lut, Ile Royale, sur le sol, le long d'une route en sous-bois clair, 10.4.1985, Cremers 8642
8.- RICCIA HEGEWALDIANA spec. nov.
TYPE: Pérou, Depto La Libertad, Prov. Otuzco, Casmiche, Wegböschung, Lehmbo-
den, 2000m, 8.4.1973, P. et E. Hegewald 5050 (Herb. Pikko Hegewald, EPH).
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 239
Pl. 16, 17, 38. Carte 6.
DIAGNOSE LATINE. Thallus in lobis junctis constitutus; in sicco
cinnamomeus-viridis. Lobus 5-8 mm longus, 2-4 mm latus; margine angusto, lacunis
parvis usque ad basim dispositis, 5-6 cellulis marginalibus. Squamae longae, hyalinae.
Sectio lobi usque septies latior quam alta. Species monoica ? Sporae tetraedricae,
65-79 um diam., ala 5- 6 ym lata usque 12 Wn proxime pori. Distalis facies cristis
crassis 8 alveolos imperfecte designans. Proximalis facies cum alveolis parvis
numerosis.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés; sur le sec, uniformément beige-
vert pâle. Lobes 2-3 fois dichotomes, longs de 5-8 mm, larges de 2-4 mm, à sommet
faiblement émarginé, à sillon trés court, à bords ondulés crispés sur le sec;
uniformément perforés de nombreux pores très petits, disposés très régulièrement du
sommet à la base; bordés d'une marge étroite; à pores ayant une ouverture de 40-55
jim de diam., arrondis ou, plus souvent, ovales, bordés par 5 ou 6 cellules hyalines,
trés minces. Ecailles hyalines, grandes mais ne dépassant pas la marge des lobes.
Section transversale du lobe large de 2-4 mm, haute de 0.4-0.7 mm, jusqu'à
7 fois plus large que haute; bord dorsal horizontal ou à sinus médian peu profond et
deux parties latérales faiblement convexes; bord ventral sub-horizontal; bords latéraux
trés obliques, un peu concaves, courbés à leur extrémité. Tissu dorsal trés lacuneux;
lacunes soit en 2 assises superposées, soit en une seule assise et, dans ce cas, hautes et
étroites, séparées les unes des autres par des colonnettes épaisses d'une seule cellule,
au maximum de 2 cellules; épiderme dorsal à pores très nombreux et cellules annexes
trés minces; cellules épidermiques couvertes de fins granules. Tissu ventral occupant
1/3 ou 1/4 de la hauteur de la section. Rhizoides lisses trés abondants, rhizoides
tuberculés assez rares.
Monoïque ? Archégones à col violet. Capsules très peu saillantes sur la face
dorsale. Spores tétraédriques, subtriangulaires, de 65-79 um diam., brun roux vif à
murets brun roux foncé; aile large de 5-6 um et jusqu'à 12 um au niveau des pores,
régulière, épaissie sur la marge, à pores grands. Face distale à crêtes épaisses, plus ou
moins sinueuses, sub-rayonnantes du pôle à l'équateur, délimitant imparfaitement envi-
ron 8 alvéoles; face proximale à marque triradiée faible, à alvéoles nombreuses, pe-
tites, souvent incomplètes, à murets et tubercules assez fins.
AFFINITÉS. CARACTÈRES DISTINCTIFS.- Lors d'un examen rapide des
spores, l'orientation plus ou moins rayonnante des parois des alvéoles de la face distale
évoque celle que l'on observe chez R. Frostii. Les deux espèces sont cependant très
distinctes. On note:
1/ pour R. Frostii, thalles en rosettes; lobes larges de 1-1.3 mm, bleu vert à
pourtour rose; bords latéraux de la section verticaux; écailles nulles; pores et lacunes
de l'épiderme dorsal petits au sommet des lobes, grands à la base; dioique; spores de
40-65 um; aile large de 2-3 jum; face distale à crêtes rayonnantes assez minces.
2/ pour R. hegewaldiana, thalles en lobes séparés; lobes larges de 2-4 mm,
vert pâle sur le sec; bords latéraux obliques, recourbés à l'extrémité; écailles atteignant
le bord du lobe; pores et lacunes de l'épiderme dorsal petits, semblables du sommet à
la base du lobe; monoique ?; spores de 65-80 um; aile large de 5-6-(12) pm; face
distale à crétes sub-rayonnantes, épaisses.
Les spores de R. hegewaldiana rappellent aussi celles de R. paraguayensis
mais chez R. hegewaldiana le thalle est épais et, chez R. paraguayensis, trs mince.
Source : MNHN, Paris
240 S. JOVET-AST
ÉCOLOGIE. Sol argileux, à effervescence nulle au contact d'un acide, Che-
mins. Altitude: 2000 m.
DISTRIBUTION.- Pérou, P. et E. Hegewald 5050, le type.
9.- RICCIA JOVET-ASTIAE Vianna emend, Vianna
Bol. Inst. Bioci, 38: 165, 1985.
Cryptogamie, Bryol. Lichenol. 9 (1): 73, 1988.
TYPE: Bresil, Rio Grande do Sul, Canoas, 27.8.1973, Kay Saafeld 2706 (ICN 12706).
PI. 18, 19, 39. Carte 8.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes grégaires, 4-5 fois ramifiés. Lobes longs
de 10-13 mm; les ramifications atteignant 1-2 mm de longueur, l'inférieure jusqu'à 2.5
mm; larges de 0.7-1 mm, parfois 1.5 mm, hauts de 0.3-0.6 mm; vert jaune pále à l'état
sec; à sommet arrondi, émarginé, parfois à 3 divisions, les deux latérales arrondies, la
médiane un peu plus large et émarginée; à sillon court, assez profond et bien visible
seulement au sommet du lobe puis moins profond et disparaissant; souvent, prés du
sommet du lobe, sous la partie bien visible du sillon, sur le sec, apparait une petite
dépression. Ecailles arrondies, larges de 0.3 mm environ, insérées sur la ligne
médiane. Pores à ouverture carrée ou un peu rectangulaire, entourés d'un anneau de
quatre cellules, l'ensemble large de 36 jim, lui-même entouré d'un anneau de cellules
plus grandes (l'ensemble pore et les deux anneaux, large de 84 um généralement) le
plus souvent au nombre de 4, plus rarement de 5.
Section transversale du lobe, vers le sommet assez épaisse, à deux bords
convexes puis, dans les parties plus larges, en V trés ouvert à deux branches convexes
séparées par un sinus assez profond. Tissu dorsal à 2 ou 3 couches de lacunes, 3 dans
les parties les plus épaisses; ayant le plus souvent 16 lacunes. Tissu ventral assez peu
développé, à 2-4 assises de cellules plus petites que celles du tissu dorsal, formant la
partie saillante sur la face ventrale; toutes les cellules à parois minces; les cellules
ventrales pleines d'amidon dans les spécimens examinés. Extrémités de la section ar-
rondies, formées d'une seule cellule; lacunes larges d'environ 82 jm, hautes d'environ
80 pm, donc aussi larges que hautes. Cellules épidermiques vues en plan mesurant
36-52 x 26-50 um.
Monoique. Capsules trés saillantes sur la face ventrale. Col de l'archégone
rouge violet, Spores beiges ou brun clair, de 59-84 jm de diamètre, tétraédriques;
aile de 3.5-7 um de largeur, pâle et un peu transparente, presque lisse, parfois un peu
moirée, à marge très finement granuleuse. Face distale à 4-5-(8) alvéoles, sans
tubercules aux angles des murets; à murets brun assez foncé semblant formés de deux
cloisons subparallèles; au MEB apparaissent des granules sur l'aile et sur les murets.
Dans les alvéoles, un épaississement médian ou une crête ramifiée en X ou en Y. Face
proximale à marque triradiée assez forte, à facettes portant 10-15 alvéoles irrégulières,
complètes ou incomplètes, limitées par des murets bruns, minces, un peu sinueux.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. Jovet-Astiae appartient au
"groupe fluitans " représenté dans le monde par plusieurs espèces. Il ressemble au R.
stenophylla latino-américain mais ses lobes sont plus larges (0.7-1.5 mm), les ramifica-
tions des lobes distantes seulement de 1-2 mm; les alvéoles de la face distale des
spores possèdent des crêtes ramifiées ou des tubercules, celles de la face proximale
sont au nombre de 10-18 par facette.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 241
ECOLOGIE.- Tous les spécimens examinés vivent sur sol sableux à grains de
silice assez nombreux et qui ne fait pas effervescence au contact d'un acide; sur sub-
strat humide ou au bord de rios.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL. RIO GRANDE DO SUL. Ivoti, Cascata S. Miguel, em
local umido e bem iluminado, 26.9.1970, Vianna 626. Porto Alegre, Fac. de Direito, sobre
margem de jardim, 28.9.1965, Vianna 665. Canoas, 27.8.1973, Kay Saafeld 2706 (le type). Porto
Alegre, Ponta Grossa, 11.3.1979, Vianna 3870. Tenente Portela, R.F. do Turvo, 8.7.1980, Vianna
4261.
DESIGNATION DU TYPE.- Dans la description de R. Jovet-Astiae (1985), E.
Vianna cite un seul spécimen: Kay Saafeld 2706, ICN 12706, donc le type. En 1988,
E. Vianna publie des "données additionnelles" qui complètent la description originale
et des photographies de spores au MEB, d'après le spécimen Vianna 665.
10.- RICCIA CRASSIFRONS Spruce
Trans. Proc. Bot. Soc. Edinburg 15: 570, 571, 1885.
TYPE: Brésil, Silva amazonica, Rio Negro, rec. 10/92, Spruce (BM).
= Riccia spruceana Steph., Spec. Hep. 1: 37, 1898. Syn. Nov. TYPE: Brésil, in
limosis flum. Ramos fl. Amazonum tributarium leg. Spruce, 1850 (G).
PI. 20, 21, 40. Carte 8.
DESCRIPTION.- Thalles larges de 7-10 mm, en lobes groupés. Lobes beige
clair ou beige verdätre sur le sec, 3 ou 4 fois ramifiés, la ramification inférieure pro-
fonde, longs de 4 à 5 mm, larges de 0.7-1.2 mm, à sommet arrondi ou faiblement
émarginé, à sillon court sur le sec ou faiblement indiqué, à stries fines ou à peine visi-
bles sur le sec, mince mais à ligne médiane ventrale assez épaisse. Pores de
l'épiderme dorsal à 4 côtés, larges de 20-40 im, entourés de 4 cellules; les jeunes très
petits, larges de 3-5 um, triangulaires ou carrés.
Section transversale du lobe haute de 0.3 mm au niveau des ailes, de 0.5-0.7
au niveau des capsules. Bord dorsal presque horizontal. Bord ventral fortement
convexe au niveau de la côte médiane, passant rapidement aux ailes latérales. Tissu
dorsal à 2 assises de lacunes. Tissu ventral à 2 ou 3 assises de cellules. Extrémité des
ailes à une seule assise de cellules.
Monoique d'après Stephani. Capsules très saillantes sur la face ventrale.
Spores tétraédriques, à contour subtriangulaire ou arrondi, brun clair ou brun rouge, de
55-72 um de diamètre, à bord crénelé par la saillie des tubercules. Aile rarement
présente tout autour de la spore, généralement partielle ou très réduite ou absente, lar-
ge de 1-5 um. Face distale à 6-8 alvéoles dans le diamètre, bien délimitées par des
murets assez minces ou un peu épaissis, portant aux angles des tubercules assez fai-
bles; parfois, au centre de quelques alvéoles, un petit tubercule brun ou très pále. Face
proximale imprécise mais présente; à facettes portant des alvéoles presque semblables
à celles de la face distale, ayant des tubercules aux angles des murets et, rarement, un
petit tubercule central.
CARACTERES DISTINCTIFS.- Deux caractères distinguent R. crassifrons de
la plupart des espèces du sous-genre Ricciella:
1/ lobes à ailes très minces formées de l'épiderme dorsal et de l'épiderme
ventral entourant deux assises de lacunes;
2/ spores à aile étroite, irrégulière, réduite ou même disparaissant
completement.
Source : MNHN, Paris
242 S. JOVET-AST
ÉCOLOGIE.- Vase du bord des eaux, à particules fines et grains de silice as-
sez abondants; ne faisant pas effervescence au contact d'un acide.
DISTRIBUTION. PÉROU: province de Maynas, Loreto, Yanayaco bei der
"Amazonas Lodge" nahe Iquitos, 28.7.1973, P. et E. Hegewald 6411. BRÉSIL: In limosis flum.
Ramos, Spruce, le type de R. spruceana. Rio Negro, le type de R. crassifrons.
11.- RICCIA BAHIENSIS Steph.
Spec. Hep. 1: 50, 1898.
TYPE: Brésil, S. de Joazeiro, Prov. Bahia, Martius (G).
PI. 22, 32. Carte 3.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes groupés, beige clair sur le sec. Lobes
bifides, linéaires, longs de 4-6 mm, larges de 1-1.5 mm; à sommet arrondi et un peu
émarginé; à sillon (peu visible sur le sec) large d'après Stephani; à pores très difficiles
à observer sur le matériel sec, probablement de 28-30 pm de diamètre, limités par 5
cellules annexes. Rhizoides lisses très abondants.
Section transversale du lobe large de 1-1.5 mm, haute de 0.7-0.8 mm,
épaisse, généralement 2 fois plus large que haute, non rétrécie en ailes aux extrémités;
à bord dorsal plan; à bords latéraux verticaux; à bord ventral faiblement convexe, sou-
vent sub-horizontal; tissu ventral haut de 5 assises de cellules environ; tissu dorsal
lacuneux, à 2 ou 3 assises de grandes lacunes. Archégones, dans les parties latérales,
reposant sur une seule assise de tissu ventral, au-dessus de l'épiderme ventral, de sorte
que les capsules sont profondément enfoncées dans le thalle.
Monoique d'après Stephani. Capsules trés saillantes sur la face ventrale des
lobes. Spores tétraédriques, à contour sub-arrondi ou triangulaire, de 70-84 um de
diamétre, brun rouge, à murets brun plus foncé; aile totale ou partielle, plus visible sur
la face proximale que sur la face distale, large, sur une méme spore, de 4.8-5.5 um,
très finement granuleuse sur la marge et sur toute sa surface, à bord assez irrégulier.
Face distale à 3-5 alvéoles complètement ou partiellement délimitées par les murets;
murets trés épais, plus ou moins sinueux, parfois presque rectilignes, souvent portant
des indentations; dans certaines alvéoles, un bátonnet épais ou, plus souvent, 1 à 3
points épaissis apparaissant brillants. Face proximale à alvéoles irrégulières, plus pe-
tites et plus nombreuses que celles de la face distale, à murets moins épais que ceux
de la face distale, à marque triradiée assez forte.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. bahiensis a souvent été
considéré comme synonyme de R. cavernosa. Ces deux espèces sont très voisines. Le
type, seul spécimen connu, differe de R. cavernosa par la forme de la section à bords
latéraux dressés, par les spores un peu plus petites (84 jim de diamètre et non 120
um), par les murets très épais, les alvéoles mieux délimitées sur la face distale, les
alvéoles de la face proximale plus nombreuses que chez R. cavernosa.
ÉCOLOGIE.- Sol sableux trés fin, beige clair, mêlé de grains de silice, non ef-
fervescent à l'acide.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL, Etat de Bahia, S. Joazeiro, le type.
12.- RICCIA STENOPHYLLA Spruce
Bull. Soc. Bot. France 36. (Suppl.: Congrés Bot. 1889): CXCV (=p.195), "1889" 1890.
TYPE: Paraguay, l'Assomption, sur la terre humide, septembre 1878, B. Balansa 3706
(PC).
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 243
= Riccia Hosseusii Herz. Feddes Repert. Spec. Nov. Regni Veg. 55 (1): 5, 1952.
TYPE: Argentina, Formosa, dep. Pirané, 18 km von der Station, km 1879 entfernt,
Urwald, am Oberlauf des Rio Pilagá, auf Erde, 4.7.1933, C.C. Hosseus mit Nr 531
(IE).
9 = Riccia oerstediana Lindenb. et Hampe. Linnaea 24: 304, 1851. TYPE: Costa
Rica, Oersted (G).
PI. 23, 24, 41. Carte 10.
DESCRIPTION.- Thalles en lobes nombreux et intriqués ou en rosettes très
incomplètes. Lobes vert clair, linéaires, longs de 3-5-(20) mm, larges de 0.3-0.5 mm,
un peu plus larges au niveau des capsules, 2-5 fois bifurqués; à sommet obtus ou fai-
blement émarginé; à sillon seulement visible dans les parties jeunes; les parties âgées
planes; portant sur la face dorsale des pores assez peu nombreux, de diamètre varié,
entourés de 4, parfois 5 ou 6 cellules. Ecailles sur la ligne médiane de la face
ventrale, généralement peu visibles, parfois celle du sommet bien visible, en demi-
lune, dépassant peu l'apex du lobe. Rhizoides peu nombreux.
Section transversale, au sommet du lobe, 2 ou 3 fois plus large que haute;
bord dorsal un peu concave ou plan, bord ventral convexe; extrémités arrondies-
obtuses; haute de 7-9 assises de cellules petites et régulières, à 2 ou 3 assises de
chambres aérifères, l'assise inférieure, vers les extrémités, se trouvant contre l'épiderme
ventral. Dans les parties plus âgées, près de la capsule, section plus large, trés mince,
à 2 ou 3 assises de chambres aériferes dans la partie médiane et une seule assise vers
les extrémités.
Monoique. Capsules relativement grosses, de 0.5-0.55 mm diam., saillantes
sur la face ventrale. Spores brunes ou brun rouge clair, tétraédriques, de 65-74 um
diam.; aile entière, large de 5 um mais atteignant 7 um au niveau des pores, claire,
très finement tuberculée-papilleuse sur la marge, un peu granuleuse-moirée. Face
distale portant 4-5 alvéoles dans le diamètre, chaque alvéole ayant, généralement, à
l'intérieur, un tubercule ou une crête simple ou ramifiée; les alvéoles à murets entiers
ou incomplets. Face proximale à marque triradiée forte; facettes ornées, vers
l'équateur, d'alvéoles plus petites que celles de la face distale, à murets assez bas qui
s'estompent vers le pôle où ils sont remplacés par des crêtes plus ou moins sinueuses
et ramifiées; murets et extrémités des branches de la marque triradiée faisant souvent
un peu saillie sur l'aile.
n = 8 (comptés sur le spécimen de Costa Rica, El Rodeo et sur un spécimen du
Panama, Salazar et al., récolté le 21.4.1992).
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- Le thalle de R. stenophylla a
l'aspect et la couleur de celui des espèces du groupe R. fluitans. Il rappelle celui de R.
limicola. Les spores de R. limicola diffèrent de celles de R. stenophylla: la face distale
porte 5-7 alvéoles et les murets sont granuleux; sur la face proximale, les alvéoles sont
plus nombreuses et plus régulièrement délimitées.
Lindenberg et Hampe (1851) ont décrit du Costa Rica, sous le nom R.
verstediana, un Riccia stérile qui est, disent-ils, à rapprocher de "R. fluitans
canaliculata". L'examen du type montre que les lobes ont environ 3 mm de longueur
et 0.5-1-(1.2) mm de largeur. La partie médiane, relativement épaisse, passe brus-
quement aux ailes qui renferment seulement 2 assises de cellules et un tissu ventral
très réduit; vers le bord du lobe, les ailes se composent seulement d'une assise de lacu-
nes, d'un épiderme ventral et d'un épiderme dorsal. Cette espèce appartient donc pro-
bablement au R. stenophylla. L'abondance de cette dernière espèce au Costa Rica favo-
rise cette interprétation.
Source : MNHN, Paris
244 S. JOVET-AST
Comme l'a fait remarquer S. Perold (1989), une ressemblance évidente existe
entre R. fluitans var. € stricta connu d'Afrique Centrale, du SW africain, d'Afrique du
Sud et R. stenophylla d'Amérique Latine, Malgré leur séparation géographique, ces
deux taxons ayant probablement la même origine seraient restés stables, acquérant seu-
lement quelques modifications peu importantes dans les détails de l'ornementation des
parois sporales.
En Amérique Latine, comme en Europe et en Afrique, les spécimens vivant
sur les eaux, à quelques exceptions près, ne fructifient pas dans les conditions natu-
relles. On leur attribue le nom de R. fluitans. Ainsi, M. Mahu (1985) a récolté au
Chili, dans la province de Talagante (n° 20746) un Riccia stérile qu'il a nommé (1985)
R. fluitans. Les thalles de ce spécimen sont très semblables à ceux des R. fluitans
aquatiques d'Europe.
Schuster (1992) a tenté, sans succès d'ailleurs, de mettre de l'ordre dans les
éléments du complexe du R. fluitans auquel appartient R. stenophylla et de délimiter
les espèces à l'intérieur de ce complexe. Il a négligé certains caractères importants, par
exemple: il ne tient pas compte du fait que, chez R. duplex, les écailles sont, comme
l'a indiqué K. Müller (1955) et comme je l'ai vérifié moi-même, appendiculées; il ne
signale pas la présence d'une écaille terminale recouvrant l'apex des lobes de R.
canaliculata.
Il traite séparément R. stenophylla et R. fluitans mais écrit: "perhaps treating
R. stenophylla as a subspecies may prove warranted" (p. 472) et il inclut tous les
spécimens porteurs de spores, nommés auparavant À. fluitans, dans R. stenophylla. Les
relations qu'il établit entre ces deux espèces ne sont pas clairement exposées.
Il écrit (p. 469): "it seems impossible to reconcile my treatment with that in
Jovet-Ast", Cette fois, il a raison car je ne peux dire, par exemple, que les spores de
ces deux espèces sont semblables. Comparons les figures des spores de R. fluitans
(lovet-Ast 1986, pl. 56 et 57, pl. phot. 65, fig. 86-88) à celles du R. stenophylla
réalisées d'après le type (pl. 23 et 24, pl. phot. 41). On peut alors établir la clé sui-
vante:
- spores à 4-5 alvéoles dans le diamètre de la face distale. Alvéoles contenant
un tubercule ou une créte plus ou moins ramifiée. Surface de la spore dépourvue de
granules... R. stenophylla
- spores à 5-7 alvéoles dans le diamètre de la face distale. Alvéoles ne conte-
nant ni tubercules ni crêtes. Surface de la spore couverte de granules... R. fluitans.
ÉCOLOGIE.- Jardins, terrains cultivés, lisières de forêts. Sols sableux ou argi-
leux, parfois granitiques; humides, éclairés ou assez ombragés.
DISTRIBUTION.- Mexique, Guatemala, Costa Rica, Pérou, Brésil, Paraguay,
Uruguay, Argentine. D'aprés Schuster (1992), existe aux Etats-Unis (Floride, Texas, North
Carolina).
SPÉCIMENS EXAMINES.- MEXIQUE: sans loc. Arsène 7833 et 7836, sub
Ricciella exattenuata Steph. (G). Forming emergent masses in running water of roadside ditch,
also on banks, Stream Valley, on low hillside with Quercus forest, 16.8 miles NW of Ayutla,
road to Los Volcanes and Alpa de Allende, 1600 m, 22.11.1983, Whittemore 2164. Soil of bare
or grassy banks beside maize fields, with scattered shrubs (Mimosoideae, Asclepias), 0.9 mi.
south of hwy 70 on turnoff to Tapas Viejas which is 12 mi. west of the peripherico around Cd
Aguascalientes, 19.8.1982, Whittemore 1784. GUATEMALA: sur sol argileux d'origine volcani-
que, bord de la route en bas de Naranjo, au N de Chicacao, 400 m, 24.12.1955, Hürlimann H
518. COSTA RICA: sans loc. Oersted, le type de R. oerstediana. San José, sur la terre, dans la
cour de l'ITCO, 22.8.1979, Jovet-Ast. San José, sur la terre, cimetière central, au bord des tombes,
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 245
15.8.1979, Jover-Ast. San José, jardin du Musée d'Histoire Naturelle, sur terre noire et très fraî-
che, 24.8.1979, Jovet-Ast. A la sortie de San José sur un talus terreux, 12.8.1979, Jover-Ast. EI
Rodéo, sur terre rouge humide et sur une allée à l'ombre d'une maison, 26.8.1979, Jover-Ast. Près
de EI Rodeo, paroi trés ombragée et humide, au bord d'un rio trés violent, avec Cyathodium,
Targionia, Anthoceros, 26.8.1979, Jover-Ast. Turrialba, sur sol dégagé, à la limite de la forêt,
13.8.1979, JoverAst. Près de Alajuela, bord d'une route, petit talus terreux au-dessus du cani-
veau, avec Anthoceros, 11.8.1979, Jovet-Ast. Santa Ana, 8.9.1979, Meléndez-Howell. Trés Rios,
1600 m, 4.9.1979, Melöndez- Howell. Paso Ancho, pres de San José, sous les caféiers, 1200 m,
9.9.1979, Meléndez-Howell. PANAMA: Rio Las Mozas, el valle de Anton, prov. de Coclé, sobre
piedra, 500 m, 21 abril 1992, Salazar et al. 13498. PEROU: Dept, Piura, prov. Huancabamba,
westlich des Porculla-Passes, 2000 m, 2.9.1973, Hegewald 7161 et 7162. Dept. Cajamarca, prov.
Contumaza, bei Tambo de Lima, zwischen Contumaza und Cascas, 2000 m, 16.9.1973, Hegewald
7394. BRÉSIL: PERNAMBUCO, réserve de Saltinho et réserve de Brejo, K. Porto. Garanhuns,
auf schattigen Wegen im Stadt-Park, 840 m, 14.7.1990, Schäfer-Verwimp et Verwimp 12987.
MATO GROSSO, Miranda, 9.6.1973, Vital 2358. GOIAS, Ceres, 19.11.1974, Vital 3040.
BAHIA, Itabuna, Kakaoplantage an der BR 101, ca 15 km nördlich der Stadt, an Wegrand auf
feuchtem Humus, mit Fissidens Zollingeri Mont., 80 m, 6.7.1990, Schäfer-Verwimp et Verwimp
12930. Nos bordos de uma lagoa, numa vegetacao tipo caatinga, municipio de Urandi, 12.5.1978,
Vital 7932. ESPIRITO SANTO, in shade of grasses, on a very humid soil (nearly floating) in a
cultivated field, ca 8 km due E from the center of Linhares town, 14.10.1971, Vital 1928.
Linhares, 1.10.1971, Vital 1868. Vila Velha, Mata atlantica am Morro da Penha, Waldweg, an
feuchter Erde, 30 m, 23.7.1987, Schäfer-Verwimp 8837. SAO PAULO, municipio de Matao,
20.9.1972, Vital 2182. Municipio de Buritizal, 21.6.1973, Vital 2405. Growing in partial shade, ca
1 m from the water, at the left margin of Paranapanema river, 10.9.1972, Vital 2177. Ibira,
Termas, growing on borders of a stream (Ribeirao das Bicas), 25.5.1973, Vital 2294. Growing in
partial shade on the humid banks of Rio Santo Anastacio, at the place where the road Santo
Anastacio-Mirante do Paranapanema crosses that river, 23.8.1973, Vital 2546, Ca. 1 1/2 km SW
from the center of Pilar do Sul town, 19.9.1973, Vital 2601. Municipio de Porto Feliz,
18.7.1973, Vital 2461. Porto Angeli, Mun. Teodoro Sampaio, 9.9.1972, Vital 2173. Bauru,
21.7.1973, Vital 2514. Municipio de Guararapes, 19.7.1973, Vital 2480. Litoral, Itanhaem, auf
sandiger Erde in den Bananenplantagen der Fazenda Aurea am Rio Branco, 20 m; 24° 01' S, 46°
41! W, 24.5.1989, Schäfer- Verwimp et Verwimp 11132. Litoral, Restinga bei Bertioga, zeitweise
feuchte Ruderalstelle; 2 msm, 2.11.1986, Schäfer-Verwimp et Verwimp 7745. Serra do Mar bei
Ubatuba, Kakaoplantagen der Fazenda Capricornio, auf feuchter Erde in Fahrspur, 60 msm,
30.11.1987, Schäfer-Verwimp 9270. Aguas de Santa Barbara, am Ufer des Rio Pardo auf
zeitweise überschwemmier Erde, ca 550 m, 16.2.1988, Schäfer-Verwimp et Verwimp 9466. RIO
DE JANEIRO, Glaziou 3822 et 5399. PARANA, nos barrancos do Prainha, junto as Cachoeiras
de Sete Quedas, 7.10.1978, Vital 8362. SANTA CATARINA, Municipio de Lajes, nos bordos de
wm riachinho, proximo de uma pedreira, 22.7.1980, Vital 9388. RIO GRANDE DO SUL,
municipio de Bom Jesus, 27.3.1972, Vital 2021; 28.3.1972, Vital 2024. Bagef, em beira de rio,
2.11.1981, Bueno 2678 (det. Vianna). San Doopoldo, proximo a mabo do zoologico, Vianna
2712 (det, Vianna). Tenente Portela, R.F. do Turvo, julho 1981, Bueno 4599 (det. Vianna).
PARAGUAY: l'Assomption, sur la terre humide, sept. 1878, Balansa 3706, le type. Pte Hayes,
puerto militar, en frente Conception, area inundable, 57° 30' W, 23° 23' S, 70 m, 8.12.1989,
Geissler 14720. Pte Hayes, ruta Pozo Colorado, puerto militar, suelo humedo, 57° 29° W, 23° 26
S, 10.12.1989, Geissler 14740. Pte Hayes, ruta Transchaco, 70 m, 57° 46 W, 24° 46 S,
19.12.1989, Geissler 14954; id., Geissler 14955. Pte Hayes, Tinfunque, N R. Montelindo, 60° 05°
W, 23° 40 S, 20.12.1989, Geissler 14982. Boqueon, Petito Alonsito, 60° 06° W, 23° 27 S,
20.12.1989, Geissler 14986. URUGUAY: Dept. San José, 30 m, in palud. silv. argill, humid. ill.,
avec R. australis, Herter 86056. ARGENTINE: Formosa, dep. Pirane, 18 km von des Station,
Urwald, am Oberlauf des Rio Pilaga, auf Erde, mit nr 53, 4.7.33, C.C. Hosseus, le type de R.
Hosseusii.
SPÉCIMENS CITÉS PAR DIVERS AUTEURS.- Cités par E. Vianna (1985):
BRÉSIL, RIO GRANDE DO SUL, Gravatai, Ivoti, Porto Alegre, Ponta grossa, Santa
Maria, Taquara, Tenente Portela, Torres. PARAGUAY, Colonia Presidente Gonzales,
Lindman 300. Cités par Hässel de Menéndez (1963): ARGENTINE, 10 spécimens de
la province de Buenos Aires. URUGUAY, Monte Video, Cerro Melones, Magdalena
(Spegazzini).
Source : MNHN, Paris
246 S. JOVET-AST
13.- RICCIA LIMICOLA S. J.-A.
Rev. Bryol. Lichénol. 44 (4): 422, 1978.
TYPE: Galapagos Islands, Isla Santa Cruz, locally abundant on compacted clay in
farmyard beside the Alf Karstdalen house, moist zone above Bella Vista,
16.6.1972, W.A. Weber ex Colo B-41244. HOLOTYPE: PC. ISOTYPE: U.
PI. 25, 42. Carte 7.
DESCRIPTION.- Thalles composés de lobes 2 ou 3 fois ramifiés, gris vert ou
vert clair, brillants; ramification basale très longue, atteignant 6 mm et jusqu'à 10 mm;
ramification terminale courte, longue de 1-2.5-(4) mm; lobes larges de 0.3-0.5 mm, 0.7
mm au niveau des capsules; sommet arrondi ou, souvent, émarginé; sillon assez pro-
fond sur la ramification terminale puis disparaissant. Ecailles non vues sur les
spécimens secs, Sur la face dorsale, pores à ouverture carrée de 10 pm de côté,
entourée de 4 cellules très minces, l'ensemble mesurant 25 jum et bordé de 6-7 cellules
épidermiques.
Section transversale du lobe 2-3 fois plus large que haute. Au sommet du
lobe, à bord dorsal plan ou peu convexe, à sinus faible au niveau du sillon; à bord
ventral convexe, fortement convexe au niveau des capsules; à bords latéraux obliques;
à la base du lobe, section jusqu'à 5 fois plus large que haute et alors trés surbaissée; à
l'extrême base, biconvexe. Tissu dorsal à 1-2 assises de lacunes. Tissu ventral haut de
5 assises de cellules environ.
Monoique. Capsules trés proéminentes sur la face ventrale du lobe. Spores
triangulaires-arrondies, brunes à brun rouge, de 80-92 um de diamètre. Aile brun clair,
large de 5 jm, jusqu'à 7 um vers les pores, finement granuleuse, à marge
irréguligrement ondulée et finement granuleuse. Face distale à (6)-7-8 alvéoles limitées
par des murets assez épais, ayant aux angles des tubercules triangulaires et, parfois,
quelques épaississements quadrangulaires; sur les murets, tubercules visibles au MEB.
Face proximale à marque triradiée faible, à facettes portant chacune 12-17 alvéoles un
peu plus petites que celles de la face distale.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. limicola, par son thalle étroit,
rappelle R. stenophylla mais les ramifications des lobes sont moins nombreuses et la
ramification inférieure, très longue, atteint plus de 6 mm. Les alvéoles de la face
distale des spores sont complètement entourées de murets et dépourvues de tubercules
ou de crêtes internes; sur la face proximale des spores, la marque triradiée est peu
saillante et les murets plus élevés que chez R. stenophylla. Sur la face distale, l'exine
est couverte de tubercules assez nombreux.
ÉCOLOGIE.- Sols humides, chemins, marais à Sphaignes. Sols acides, ne fai-
sant aucune effervescence au contact d'un acide.
DISTRIBUTION.- ILES GALAPAGOS: ILE SANTA CRUZ. Locally abundant on
compacted clay in farmyard beside the Alf Karstdalen house, moist zone above Bella Vista,
16.6.1972, W.A. Weber ex Colo B-41244, le type. In pool with Sphagnum erythrocalyx, base of El
Puntado, summit grassland, 16.11.1972, W.A. Weber ex Colo B- 41238. Indefatigable I, vicinity
of Academy Bay, summit heath, La Copa, in trails, 21.1 - 9.3.1964, W.A. Weber ex Colo B-13,
191.
14.- RICCIA PARANAENSIS Hässel
Opera Lilloana 7: 228, "1962" 1963.
TYPE: Argentine, Delta del Parana, Arroyo Abra Vieja, nov. 1956, Hässel de
Menéndez 3 (BA).
Source : MNHN, Paris.
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 247
PI. 26, 27, 43. Carte 9.
DESCRIPTION.- Thalles formés de lobes souvent superposés en 2 ou 3 cou-
ches, l'ensemble disposé en rosettes complètes ou partielles, de 0.7 à 3 cm de
diamètre; sur le sec d'un vert tendre ou vert jaune pâle; à face dorsale, sur la base des
lobes, violette; ou à teinte violacée ou rosée seulement sur la face ventrale et la marge
de lobes. Lobes profondément divisés, à 3 ou 4 ramifications longues de 1-3 mm;
étroits, larges de 0.5-1.2 mm; à sillon assez profond mais bien visible seulement sur la
dernière ramification; à sommet arrondi ou émarginé. Ecailles absentes ou présentes à
l'apex et à bord arrondi, ou présentes sous une ramification et alors larges et basses,
incolores. Pores de la face dorsale entourés de 3 ou 4 cellules compagnes.
Section du lobe, au niveau de la ramification supérieure, 2-2.5 fois plus large
que haute, arrondie aux deux extrémités, à 1 ou 2 assises de lacunes, à bord dorsal un
peu convexe et à sinus assez profond; à bord ventral plan ou faiblement convexe; au
niveau des ramifications inférieures beaucoup plus basse, 3-4 fois plus large que haute,
à bord ventral presque plan, à 1-3 assises de lacunes, à tissu ventral de 3-5 assises de
cellules.
Monoïque. Capsules saillantes sur la face ventrale des lobes. Col de
larchégone violet, long d'environ 25 um. Spores brun clair à murets plus foncés ou
brun rouge, de 62-76-(84) um de diamètre; face distale à 5-8 alvéoles dans le
diamètre, à murets assez fins ayant aux angles un tubercule de forme plus ou moins
triangulaire, parfois un peu carré; face proximale à marque triradiée faible, à facettes
portant plus ou moins 20 alvéoles à murets minces, plus petites que celles de la face
distale; aile étroite, large de 2.5-5 um, un peu irrégulière et faiblement ondulée, parfois
se rétrécissant ou même disparaissant par places, moirée granuleuse ou portant de fai-
bles granulations.
AFFINITÉS. CARACTERES DISTINCTIFS.- R. paranaensis ressemble à R.
stenophylla par ses lobes étroits. Il en diffère par la disposition des lobes les uns par
rapport aux autres, par l'absence de crêtes ou de tubercules au centre des alvéoles de la
face distale des spores, par la présence d'un tubercule aux angles des murets des
alvéoles.
R. paranaensis est très proche de R. huebeneriana Lindenb. Schuster (1992 b)
suggère que R. paranaensis pourrait être une variété de R. huebeneriana, Hassel (1963)
pensait, au contraire, qu'il s'agit de deux espèces distinctes.
Je préfère l'interprétation de Hässel car les deux espèces ont un aspect
différent. R. huebeneriana a souvent des lobes à ramifications courtes (0.6-1-(1.5) mm)
alors que chez R. paranaensis, elles atteignent 1-3 mm. Ce caractére donne au R.
huebeneriana un aspect souvent "dense", en rosettes à segments courts, alors que R.
paranaensis est plus "délié", à lobes plus linéaires et rappelle (uniquement par son as-
pect) R. canaliculata ou R. stenophylla.
De plus R. huebeneriana est d'un beau vert vif et se colore en pourpre violet
ou violet intense, souvent jusqu'à l'apex des lobes et au-dessus des capsules; sur le
frais il apparait perforé, parfois sur toute la longueur des lobes et, sur le sec, presque
bulleux et brillant; ses écailles sont, trés souvent, violettes. Par contre, R. paranaensis
est vert clair et se teinte de violacé ou de rose clair, à la base des lobes, sur la marge;
la face dorsale porte des perforations visibles sur certains spécimens seulement et,
dans ce cas, limitées à la base des lobes; sur le sec, la face dorsale se montre plane et
brillante; les écailles sont incolores.
Source : MNHN, Paris
248 S. JOVET-AST
Il paraît difficile de séparer les deux espèces d'après les caractères sporaux
(diamètre, largeur et intégralité de l'aile) variables suivant les spécimens; cependant les
spores de R. huebeneriana sont généralement plus petites (diam. 50-65-(78) jim) que
celles du R. paranaensis (diam. 62-76-(84) um).
Schuster (1992) rapproche R. canaliculata de R. huebeneriana principalement
par la disposition des écailles. Ceci me semble inexact car R. canaliculata possède une
écaille juste sous l'apex du lobe et recouvrant complètement l'apex. En outre, on ne
peut comparer ces espèces ni par l'aspect des lobes ni par leurs caractères sporaux.
Ainsi R. canaliculata ne ressemble pas au complexe R. huebeneriana - R. paranaensis.
Il existe donc une parenté évidente entre R. huebeneriana et R. paranaensis et,
par suite, une origine commune probable, mais il est préférable de leur conserver leur
rang d'espèces, l'une vivant en Europe (R. huebeneriana) et, peut-être, en Amérique du
Nord, l'autre (R. paranaensis) connue actuellement seulement d'Amérique du Sud
(Brésil et Argentine).
ÉCOLOGIE.- Sable ou humus frais, bien exposé ou ombragé; bord des che-
mins, des rios, des cascades, des canaux de drainage. Sol acide. Basses altitudes.
DISTRIBUTION.- BRÉSIL: MATO GROSSO, Miranda, 6.6.1973, Vital 2323, 2324.
Corumba, Pantanal, Fazenda Santa Clara, trockengefallenes Flussufer, auf Sand, 120 m,
25.5.1987, Schäfer- Verwimp 8453. ESPIRITO SANTO, Growing on sandy soil of the numerous
islets dispersed in the river (rio Doce), in Linhares town, 1.10.1971, Vital 1874, 1875. SAO
PAULO, Serra do Mar bei frischem Lehmhaufen, exponiert, mit Micromitrium austinii Sull.,
13.10.1991, Schäfer-Verwimp et Verwimp 14992. RIO GRANDE SO SUL, Sao Lourengo, nos
bordos de um canal de drenagem, 9.7.1980, Vital 8957. Cachoeira do Sul, nos bordos de um ca-
nal de drenagem, 17.7.1980, Vital 9227 et 9251. Torres, Lagoa Itapova, em bordo de rio, local
sombrio, 25.11.1966, Vianna 72. Tenente Portela, R.F. do Turvo, solo a margem do rio Miuguai,
21.7.1969, Oliveira 1312. Ivoti, Cascato Sao Miguel, 20.8.1966, Homrich 1660. Sta Maria, Boca
do Monte, 21.7.1981, Vianna 4558. Tenente Portela, R.F. do Turvo, em barranco do rio Miuguai,
5.7.1980, Vianna 6389. ARGENTINE: Delta del Parana, Arroyo Abra Vieja, 11.1956, Hässel de
Menéndez 3 (le type).
ESPECES INCOMPLETEMENT CONNUES.
1.- Riccia subtilis (Steph.) Steph. Spec. Hep. 1: 39, 1898.
= Ricciella subtilis Steph. 1897. Bih. Kongl. Svenska Vetensk. Akad. Handl. 23 (3, 2):
31. Icones Hepaticarum: 140.
TYPE: Paraguay, Lindman B 357, 1893 (G).
PI. 28. Carte 6.
Cette espèce ne peut être insérée dans la clé des Ricciella, le spécimen type
étant stérile.
DESCRIPTION DU THALLE.- Thalle 2 ou 3 fois dichotome, mince. Lobes
larges de 2-2.5 mm, verdätres sur le sec dans la partie médiane, beiges près de la mar-
ge: à face dorsale couverte de petites boursouflures; à marge étroite, ondulée, jaunätre,
lisse; à sommet arrondi; à sillon bien apparent sur le sec. Pores bordés par 5 ou 6
cellules; cellules de l'épiderme vu en plan à parois assez épaisses et subrectilignes.
Ecailles hyalines ne dépassant pas la marge du lobe.
Section du lobe: en V très ouvert, les deux parties latérales un peu récurvées
et à grandes lacunes. Tissu dorsal à 2 assises de lacunes. Tissu ventral ayant 4 assises
de cellules dans la partie médiane, 2 assises vers les bords, une seule sur la marge.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 249
AFFINITES.- Stephani (1898) décrit ainsi la section des lobes: "Optime
distincta configuratione, in sectione transversa quasi avem volantem simulante". Chez
R. hegewaldiana, la section est assez semblable à celle-ci. Cependant, les deux
spécimens types n'appartiennent pas à la méme espèce. Chez R. hegewaldiana, la lar-
geur des lobes atteint 4 mm et la face dorsale des lobes porte des perforations petites
et très nombreuses. En outre les pays d'origine de chaque espèce sont différents et as-
sez distants l'un de l'autre (Pérou et Paraguay).
DISTRIBUTION.- PARAGUAY (sans localité précise), Lindman B 357.
IL.- Dans l'herbier Stephani (G) existe un spécimen nommé R. Allionii Steph.
et qui porte les indications suivantes: "V. Bomboiza, Gualaquiza, abundans in horto,
Missionariorum domum ed terram, m. 920, 8 sept. 10, M. Allioni, Bryotheca
ecuadorensis 521". Stephani n'a probablement pas décrit cette espèce, mais il l'a
représentée dans ses Icones (n° 164).
Ce spécimen, stérile, présente des lobes de 6 mm de longueur, 0.8- 0.9 mm de
largeur. Leur section montre un bord dorsal presque horizontal, une seule assise de la-
cunes dans le tissu dorsal, 4 ou 5 assises de cellules dans le tissu ventral. Voir Pl. 28,
carte 6.
La valeur de cette espèce reste incertaine en l'absence de spores. Cependant,
si des spécimens portant des spores, venant de la méme récolte ou d'une récolte
différente, étaient découverts, il faudrait probablement publier validement sa descrip-
tion.
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a y politica
Botanica 7,
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
PLANCHES
Planches 1-28: Documents et dessins: S. Jovet-Ast
Planches 29-43: Photographies au MEB: S. Jovet-Ast
Collaborateur technique: Alioune Diop
Développements et tiragt
: Michèle Dumont.
251
Source : MNHN, Paris
252
S. JOVET-AST
PI. 1 - Riccia Curtisii (James ex Austin) Austin (1, 3, 7, 8: Brésil Vianna 3997; 2, 9, 10, 11: Brésil, Vianna 4378; 4, 5. 6:
Brésil, Vianna 4578; 12, 13, 14: Floride, A. Breil) - 1-3: thalles femelles, face dorsale. 4-6: pores. 7: section transversale d'un
lobe partie terminale. 8: section transversale vers la marge du lobe. 9, 11: sections transversales dans la partie médianc du
lobe.
.. 10: section du bord dorsal, és = épiderme supérieur (dorsal), la = lacune, td = tissu dorsal. 12-14: régénération par la partie
ventrale dun lobe (culture).
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 253
PL 2 - Riccia Curisi (James ex Austin) Austin (1-3: Brésil, Vital 9235. 4, 13, 14, 15: Louisiane, Fr. Néon. 5-9: Floride, Breil
10: Costa Rica, Meléndez-Howell. 11, 12, 16: Brésil, Vianna 3997) ion d'une anihéridie. 2: pores au sommet des petits dð-
mes Doursouflant la face dorsale d'un thalle, 3: tirade. 4: section d'une tétrade. 5: section d'une spore de la trade, 6: section de
la paroi sporale entre deux spores; la sexino (s) pénètre peu entre les spores; les nexines (n) de deux spores contiguts sont en
contact. 7, 8: section de la paroi de la tétade; s = sexine des tubercules, n = nexine. 9: section tangentielle à la base des
tubercules. 10: tubercules gros et arrondis. 11: whercules reliés par un réseau et perforations de la paroi sporale. 12; tubercules pe-
"its et distants. 13: tubercules soudés en vermicules. 14: paroi de la tétrade à tubercules arrondis (t) et perforations (p). 15: fines
granulations formant des hexagones à la surface de Ja nexine. 16: n = 8 dans une cellule d'une anthéridie obienue en culture,
Source : MNHN, Paris
254 S. JOVET-AST
PI. 3 - Riccia Curtisii (James ex Austin) Austin (Brésil, Porto Alegre, Vianna 4578) - 1: halle mâle; a, groupes danthéridies. 2-5:
sections transversales de lobes avec anthéridies saillanies. 6: tissu ventral à longues cellules. 7: cellules entourant les anthéridies.
8: col d'une anthéridie faisant saillie au-dessus du bord dorsal.
Source : MNHN Paris
255
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
[E
2009
PI. 4 - Riccia membranacea. Gottsche et Lindenb. (1, 2, 3, 11: Costa Rica, Paso Ancho. 4-6: Costa Rica, San José. 7: Sierra
Leone, Jaeger. 8, 9: Costa Rica, San Pedro. 10: Brésil, Bueno 6388) - 1.7: divers aspects du halle. 8, 10, 11: épiderme dorsal et
réseau limitant les lacunes du tissu dorsal. 9: pore dans une partie âgée du thall.
Source : MNHN, Paris
256 S. JOVET-AST
PI. 5 - Riccia membranacea Gotische et Lindenb. (1: origines diverses (Costa Rica, Brésil). 2, 4: Brésil, Vital 1865. 3, 5, 6, 7, 8.
9, 12: Costa Rica, San José. 10, 11: Brésil, Bueno 6388) - 1: pores de l'épiderme dorsal de thalles divers. 2: schéma de la section
transversale d'un lobe, au niveau d'une capsule. 3: section dun lobe à 2 assises de lacunes; éd = épiderme dorsal; €v = épiderme
ventrali la = lacunes. 4: section d'un lobe à une seule assise de lacunes. 5: section d'un lobe sur la marge. 6-7: spores. 8: une
spore sectionnée, 9: détail de Tornementation de la paroi sporale vue à la mise au point inféricure du microscope photonique. 10,
11: spinules aiguës ou légèrement émoussées de la paroi sporale. 12: réseau d'hexagones et fins granules vus sur la face interne de
Ja paroi sporale.
Source : MNHN Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 257
Pl. 6 - Riccia crystallina L. emend. Raddi (1-11: spécimens méditerranéens. 12-17: le type de Riccia plana Taylor) - 1-5: thalles,
6: section transversale d'une partie étroite d'un lobe. 7: section transversale dans une partie large d'un lobe. 8: tissu d'un lobe, en
section transversale; p = pore; 1 = lacune. 9: spore, face distale. 10: spore, face proximale. 11: marge d'une spore; a = aile. 12:
spore, face proximale. 13: fragment d'une spore, face proximale. 14: spore, face distale. 15: spore, de profil. 16: profil dune
spore. 17; tubercoles d'une spore, de profil
Source : MNHN. Paris
258 S. JOVET-AST
Pl. 7 - Riccia cavernosa Hoffm. emend. Raddi (1-6, 9-14; spécimens méditerranéens. 7, 8: spécimens africains) - 1-3; thalles por-
tant des capsules. 4, 5: sections transversales de lobes. 6-8: spores, faces distales. 9: spore de profil. 10-12: spores, faces
proximales. 13: aile d'une spore, 14; alvéoles et murets de la face distale.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 259
PI. 8 - Riccia cavernosa Holm, emend, Raddi (1-9: Pérou, Hegewald 7387. 10-12: R: Montagnei Steph., Chili, type) - 1: thalie,
face dorsale. 2, 3: pores de épiderme dorsal, 4-7: spores, faces distales. 8: une facete de la face proximale d'une spore. 9: détail
de Yomementalion de I face proximale d'une spore. 10, 11: spores, faces distales.12: spore, face proximale
Source : MNHN. Paris
260 S. JOVET-AST
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PI. 9 - Riccia Frosti Austin (1, 6, 8, 11, 12: Argentine, Bachmann 10008. 2-5, 7, 9, 10, 13: spécimens méditerranéens) - 1, 2, 3;
thalles femelles. 4: un groupe de thalles mâles. 5: section transversale d'un lobe. 6, 7: spores, faces distales. 8: détail de l'omemen-
tation d'une spore, face distale. 9: vermicules ornant la face distale. 10, 11; spores, face proximale. 12: détail de Yornementation
de la face proximale, 13: vermicules de la face proximale.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 261
PL. 10 - Riccia paraguayensis Spruce (Type, Balansa 1280) - I; thalle femelle avec capsules (c) et pores (p). 2: lobe mâle avec
anthéridies (a). 3: fragment de lobe au niveau d'un pore (p); épiderme dorsal (d); épiderme ventral (v). 4: fragment d'une section
de lobe; épiderme ventral (év), épiderme dorsal (6d), lacune (1a). 5. 6: spores, faces distales. 7: alvéoles de la face distale. 8, 9:
spores de profil; face distale (fd) face proximale (fp). 10, 11: spores, faces proximales; 10, mise au point inférieure du microsco
pe photonigue: 11, mise au point supérieure. 12: alveoles du pôle de la face distale, 13: omementation de la face distale vers
Téquateur; marque triradiée (mt). 14: détail de l'aile vue par la face distale; ale (a).
Source : MNHN, Paris
262 S. JOVET-AST
PI. 11 - Riccia chiapasensis spec. nov. (Mexique, Chiapas, le ty
pe) - 1: thalle à létat sec, 2-6: sections transversales de lobes. 7:
section du issu dorsal; | = lacune. 8: pore vu en plan. 9: section transversale au niveau d'un pore. 10: cellules d'une écaille. 11:
spore, face distale: a = aile. 12: spore, face proximale. 13, 14: détail de l'aile, 15: alvéoles de la face proximele d'une spore. 16
alvéoles de la face distale d'une spore.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 263
Pl. 12 - Riccia geissleriana spec. nov. (Pérou, Geissler 8885, le type) - 1, 2, 3: halle et lobes à l'état sec. 4: bord d'un lobe (b) et
écailles (€). 5-10: sections transversales d'un lobe à différents niveaux, 11, 12: section transversale dans le tissu dorsal; éd =
épiderme dorsal, 1 = lacune.
Source : MNHN. Paris
264 S. JOVET-AST
li
PL 13 - Riccia geissleriana spec. nov. (Pérou, Geissler 8885, le type) - 1: cellules d'une écaille, du sommet è la base. 2: cellules
de la partie moyenne d'une écaille. 3: épiderme dorsal vu en plan: ép = cellules épidermiques, | = lacunes. 4, 5: spores, faces
distales, à la mise au point inférieure du microscope photonique. 6, 7: spores, faces proximales, è une mise au point moyenne. $:
alvéoles A morets arts minces, à la mise au point inférieure. 9-12: différents aspects des alvéoles de la face distale; 9-11, de profil:
12, ca plan.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 265
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PL. 14 - Riccia dussiana Steph. (1, 12: Martinique, Duss, type. 2, 3: Martinique, Stehlé 4022. 4-11, 13-17: Guyane, Le Gallo 3) -
1-5: lobes, face dorsale. 6: lobe, face ventrale. 7-11: sections transversales d'un lobe. 12-16: fragments de sections transversales.
17: marge du sommet d'un lobe.
Source : MNHN. Paris
266 S. JOVET-AST
PL 15 - Riccia dussiana Steph. (1, 2, 7-11: Martinique, Stehlé 4022. 3-6: Guyane, Le Gallo 3. 12-17: Guyane, Le Gallo 4) - 1; ra-
mifications (1-4) d'un lobe, 2: écaille, section. 3-6: pores, 7: cellules à bande perforée du tissu dorsal. $, 9: spores, faces distales
10, Il: spores, faces proximales. 12: spore, face proximale, 13: aile d'une spore. 14: aile dune spore, au niveau d'un pore. 15:
spore, face proximale. 16: spore, face distale. 17: alvéoles de la face distale.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 267
EI 16 - Riccia hegewaldiana ses, nov (Pérou, e (je) - 1, 2,3; lobon, face dora. 9 section Fun dull à eens
10: section ansversle dun fagnent de loe, à ee
ton ansverslo dun fragment de lobe, urdesus dune capsule.
Source : MNHN, Paris
268 S. JOVET-AST
PI. 17 - Riccia hegewaldiana spec. nov. (Pérou, le type) - 1, 2: pores de l'épiderme dorsal. 3: cellules d'une écaille, 4: section de
l'épiderme dorsal au niveau d'un pore (p) et d'une lacune (D. 5: cellules épidermiques couvertes de granules. 6: section transver
sale d'un lobe; 2 pores (p) fermant les lacunes (D. 7, 8: spores, faces distales. 9: spore, [ace proximale. 10: omementation de la
face distale d'une spore. 11: omementation de la face proximale d'une spore. 12: crêtes de la face distale, 13, 14: crêtes de la face
distale, le long de l'aile.
Source : MNHN, Paris.
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 269
PI, 18 - Riccia Jover-Astiae Vianna (Brésil, Porto Alegre, Vianna 665, le type) - 1: thalle, face dorsale. 2, 3: sommets de lobes.
4-6 sections transversales de lobes, 7, 8: extrémité de sections transversales de lobes; x = lacunes. 9: section transversale d'un
lobe au niveau d'un pore, 10: cellules de l'épiderme dorsal. 11: section d'une cellule bordant un pore. 12-15: pores bordés par les
cellules annexes.
Source : MNHN. Paris
270 S. JOVET-AST
PI. 19 - Riccia Jover-Astiae Vianna (1-11: Brésil, Porto Alegre, Vianna 665, le type. 12-15: Brésil, Vianna 2706) - 1, 2: spores,
face distale, 3, 5: alvéoles de la face distale. 4: murets bordant les alvéoles. 6, 7: spores, face proximale. 8: spore, profil, 9:
alvéoles de la face proximale. 10: aile d'une spore. 11: cellules d'une écaille. 12: thalle, face ventrale; deux capsules saillantes.
13, 14: sections transversales d'un lobe. 15: pore bordé par les cellules annexes.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 271
SEL
PI. 20 - Riccia crassifrons Spruce (Brésil, Rio Negro, le type) - 1, 2: thalle, face dorsale. 3: section transversale de la marge du
lobe, à une seule assise de lacunes. 4: section transversale du lobe au niveau de la côte médiane, à 4 assises de lacunes, et de l'ai-
le, à 2 assises de lacunes. $- 8: pores. 9, 10: spores, face distale, à aile plus ou moins développée. 11, 12: spores, face proximale,
A aile presque totale ou nulle. 13, 14: alvéoles de la face distale. 15: section de la paroi sporale. 16, 17: ailes de deux spores à
bord plus ou moins fortement crénelé.
Source : MNHN, Paris
272 S. JOVET-AST
PL. 21 - Riccia crassifrons Spruce (Brésil, Ramos, le type de Riccia spruceana Steph.) - 1: thalle, face dorsale. 2: section transver
sale d'un lobe à 2 assises de lacunes, 3: section du bord d'un lobe à 2 assises de lacunes. 4: section transversale d'un lobe au ni-
veau d'une capsule. 5: tissu ventral d'un Jobe sous la capsule (tissu compact). 6, 7, 8: pores. 9: spore, face distale. 10: spore, face
proximale (forme subtriangulaire). 11-13: bord de spore, face distale. 14; une spore à paroi déchirée montrant l'absence d'aile.
15: section d'une spore montrant l'absence d'aile. 16: deux fragments de section de la paroi sporale.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 273
PI, 22 - Riccia bahiensis Steph. (Brésil, Bahia, le type) - 1: lobes, face dorsale, 2: section transversale d'un lobe; td = tissu dorsal
lacuneux; iv = tissu ventral, 3-5: pores de la face dorsale, 6: section transversale d'un lobe; la = lacune du tissu dorsal, tv = tissu
ventral, p = pore, 7-9: spores, face dis 10, 11: spores, face proximale. 12, 13: alvéoles à murets très épais de la
face distale. 14: marge d'une spore; a = ai s, n = nexine.
Source : MNHN, Paris
274 S. JOVET-AST
PL. 23 - Riccia stenophylla Spruce (Paraguay, le type) - I; iballe, face dorsale. 2: un lobe portant des capsules. 3, 4, 5: sections
vers le sommet d'un lobe, 6: section transversale de la partie apicale d'un lobe, 7: section transversale de la marge d'un lobe dans
Ja partie amineie, Join du somme. $: section d'une écaille de la fip. 3. 9, 10, 11: pores de la face dorsale d'un lobe. 12, 13, 14:
spores, faces distales. 15: détail de l'omementation de la face distale. 16: spore, face proximale. 17: bord d'une spore, face
proximale; a = aile.
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 275
PL. 24 - Riccia stenophylla Spruce (le type de Riccia Hosseusii Herz.) - 1: lobe portant des capsules. 2: section transversale d'un
Tobe, au-dessous du sommet 3: section transversale vers la base d'un lobe, 4, 5: pores de la face dorsale d'un lobe. 6, 7: spores,
faces distales. 8, 9: spores, faces proximales. 10: spore, de profil; fd: face distale, fp: face proximale. 11: spore, de profil. 12:
aile d'une spore, au niveau d'un pore.
Source : MNHN. Paris
276 S. JOVET-AST
20: Galapagos, base of EI
ions de lobes et
5, 6: section transversale de y
10: pores d'un lobe iris jeune. 11, 12: lacunes dans l'épiderme dorsal d'un lobe.
face distale. 15, 16: spores, faces proximales. 17, 18: lobes. 19: sommet d'un lobe.
lune capsule.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 277
PL. 26 - Riccia paranaensis Hässel (spécimens brésiliens. 1, 2, 16, 17: Schäfer-Verwimp 8453. 3-10: Schüfer-Verwimp 14992.
11-13: Vital 9257. 14, 15: Vital 8957) - 1-3: thalles, faces dorsales. 4-11: sections transversales de lobe à différents niveaux,
12-14: sections transversales du tissu dorsal. 15: section d'un épiderme au niveau d'un pore, 16, 17: pores de l'piderme dorsal vus
en plan.
Source : MNHN. Paris
278 S. JOVET-AST
PL. 27 - Riccia paranaensis Hassel (spécimens brésiliens. 1-5: spécimens divers. 6, 7: Schäfer-Verwimp 8453. 8-11: Vianna 72.
12-14: Vital 8957) - 1-5: pores de la face dorsale. 6, 8, 12: spores, faces distales. 7, 9, 13: spores, faces proximales, 10: fragment
d'une face distale, vers un pore, 11: omementation d'une face distale. 14: fragment d'une aile d'une spore.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 279
PL 28 - 1-10: Riccia subtilis (Steph) Steph. 11-15: Riccia Allioni Steph. in Herb. G - 1, 2: halle, faces dorsales. 3: sommet
d'un lobe. 4: petites protubérances de la face dorsale. S: épiderme dorsal, en plan. 6, 7: pores. 8: section transversale dans le tissu
dorsal. 9; extrémité d'une section transversale d'un lobe. 10: cellules d'une écaille. 11: lobe, 12: sommet d'un lobe. 13: section
transversale d'un Jobe. 14: fragment d'une section transversal dans lo partie médiane d'un lobe. 15: fragment d'une section trans.
versal vers les bords d'un lobe; 1 = lacune.
Source : MNHN. Paris
S. JOVET-AST
hanna 4178
8.9: spores. 2, 5,7, 10: détail de Yornementation de la paroi sporal
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
spores.
tuberci
S. JOVET-AST
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
Hegewald 6522, 5, 6: Chili, le type de R. Montagnei) - 1: groupe
4, 6: facesproximales, Riccia bahiensis Steph. (Bré
face distale. 8: face a "iot sores de de an 0 représentées ici pour rappeler leur ressem-
de R. cavernosa,
urce : MNHN
284 S. JOVET-AST
1: étrade, 2: spore, face
6; plis saillants et perforations formant une fine dentelle. 5; face
2 spores, faces proximales. $: une spore, face distale
PI. 33 - Riccia Frostii Aust. (1-5: spécimen d'Egypte. 6-8: Argentine, La Balsa, Bachman 10008)
distale. 3: spore, face proximal. 4: omementation de lo)
distale. 6: une spore, face proximale et une spore, face dist
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
ena, Spree (1:5 Paraguay, Balsa 1280, le ype: 6, T: Pu n type de R.
‘9: Brésil, Cachoeira do Sul. Vial 9235) - 1, SRO RA
tion de la paroi
Source : MNHN.
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
, 3: omementatioa
sale. 4: spore, face pro ‘omementation e, face proximale. 6: spore, face di
face distale. 8: spore, face distale. 9: tubercules de la face distale,
MNHN. P:
S. JOVET-AST
RICCIA D'AMÉRIQU
nov. (Pérou, La Libertad, 8.4.1973, Hegewald
4: portion de face distale. 5: face distale. 6: portion de face distale.
9: aspect de la face dorsale d'un lobe
urce : MNHI
290
S. JOVET-AST
a (1-4: Brésil, Vianna 665, le type. 5, 6: Brésil, Kay Saafeld 2706) - 1, 2, 6: spores, face distale.
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
proximale, 1 pi
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE
ia limicola S. J.-A. (1-4, 6-8: Galapagos, We le type. 5:
p = face proximale, 3: face distale de la face
294 S. JOVET-AST
PI, 43 - Riccia paranaensis Hassel (1-4: Brésil, Vital 9257. 5-7: Brésil, Vianna 72) - 1: groupe de spores, | face distale et 3 faces
proximales. 2: fragment de face distale. 3: fragment de face proximale, 4: spore, face distale, 5: spore, face distale, 6; fragment
de la face distale de la fig. 5. 7: 2 spores, faces proximales.
Source : MNHN. Paris
(ACEA
\
Y © n. SEMBRA
y
Source : MNHN. Paris
E di
Source : MNHN. Paris
300 S. JOVET-AST
INDEX
En capitales: noms adoptés. En gras: description détaillée des taxons.
Angiocarpus Trev., 220
Angiocarpus Curtisii (Aust.) Trev., 221
Asterella P. Beauv. in Cuvier, 220
Cryptocarpus Austin, 220
LEPTORICCIA Schuster (sous-genre),
225, 227
RICCIA L. (genre), 219
RICCIA (sous-genre), 219, 237
ALLIONII Steph., 249 PI. 28. Carte 6
amazonica Spruce, 225
BAHIENSIS Steph., 229, 242, 242.
Pl. 22, 32. Carte 3
beckeriana Steph., 233
Brandegei Underw., 231
canaliculata Hoffm., 244, 247
. catalinae Underw., 231
CAVERNOSA Hoffm, emend. Raddi,
228, 231 232, 242. Pl. 7, 8, 32. Carte
3
PAPPE PIP
CHIAPASENSIS spec. nov., 228,
235, 236, 237. Pl. 11, 35. Carte 5
compacta Garside, 222
CRASSIFRONS Spruce, 229, 241. Pl.
20, 21, 40. Carte 8
. CRYSTALLINA L. emend. Raddi,
228 229, 230, 232. Pl. 6, 31. Carte 3
. crystallina 0. vulgaris Lindenb., 229
. crystallina B Lindenb., 231
crystallina var. angustior Nees, 231
crystallina subsp. austrigena Schiffn.,
229
CURTISII (James ex Austin) Austin,
221 223. PL 1, 2, 3, 29. Carte 1
Curtisii f. crassior Schiffn., 223
i f. laxa Duthie et Garside, 223
Curtisii f. tenuis Schiffn., 223
. duplex Lorb. in K. Müll., 244
. DUSSIANA Steph., 228 238, 238. Pl.
14, 15, 37. Carte 5
echinatispora Schiffn., 225
fluitans L., 227, 228, 244
fluitans € stricta Nees, 244
FROSTII Aust., 228, 233, 234, 239.
PI. 9, 33. Carte 4
Frostii var. major Underw., 233
GEISSLERIANA spec. nov., 228,
236, 237. PI. 12, 13, 36. Carte 5
PR ANR RRRRR À FAAP P PP P
PAIR m
PR FRA
EEE
PRRARRRRRR P
HEGEWALDIANA spec. nov., 228,
238, 249. Pl. 16, 17, 38. Carte 6
Hosseusii Herz., 243
Howei Schust., 223
huebeneriana Lindenb., 247, 248
JOVET-ASTIAE Vianna emend.
Vianna, 229, 240, 241. Pl. 18, 19,
39. Carte 8
lanigera Spruce, 225, 226
leptothallus Schust., 223
LIMICOLA S. J.-A., 229, 243, 246.
PI. 25, 42. Carte 7
macropora (Steph.) Steph., 234, 235
MEMBRANACEA Gottsche et
Lindenb., 225, 226. Pl. 4, 5, 30. Car-
te2
microspora Steph., 233
minoriformis Hoffm., 231
Montagnei Steph., 231, 232
multilamellata (Steph.) Steph., 231
Negrii Gola, 229
obtusata Bisch., 230
ochrospora Mont, et Nees ex
Lindenb., 229, 230
oerstediana Lindenb. et Hampe, 243
okahandjana S. Amell, 221
palaestina S. Arnell, 233
PARAGUAYENSIS Spruce, 222,
228, 234, 235, 239. Pl. 10, 34. Carte
7
PARANAENSIS Hässel, 229, 246,
247, 248. Pl. 26, 27, 43. Carte 9
. Perssonii Khan, 222
. plana Taylor, 229, 230
Rautanenii (Steph.) Steph., 231, 232
robusta Kash., 231
sanguinea Kash., 233
sorocarpa Bisch., 231
spegazziniana Massal., 221
spongosa S. Arnell, 222
spruceana Steph., 241
. STENOPHYLLA Spruce, 229, 242,
243, 244, 246, 247. PI. 23, 24, 41.
Carte 10
subsimilis (Steph.) Steph., 222
SUBTILIS (Steph.) Steph., 248 PI.
28. Carte 6
Source : MNHN. Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE LATINE 301
suntica Pettet, 232
synspora Schiffn., 221
Tellinii Gola, 231
tenuilimbata Steph., 223
tenuis Austin, 225
Terracianoi Gola, 231
. Watsonii Austin, 233
. Welwitschii Steph., 225
RICCIELLA (A. Braun) Boulay (sous-
genre), 227, 237, 241
RICCIELLA (sect.), 228, 233
Ricciella A. Braun (genre), 227
Ricciella huebeneriana var. cavernosa
Casares-Gil, 231
Ricciella macropora Steph., 234
Ricciella membranacea (Gott. et
Lindenb.) Evans, 225
PRRRRRER
Ricciella multilamellata Steph., 231
Ricciella Rautanenii Steph., 231
Ricciella subsimilis Steph., 221
Ricciella subtilis Steph., 248
SPONGODES Nees (section), 227, 228,
229
Spongodes (Nees) Volk (sous-genre),
227
Stephensoniella Kash., 220
Thallocarpus Lindb. (genre), 220
THALLOCARPUS (Lindb.) S. J.-A.
(sous-genre), 219, 220, 225, 227
Thallocarpus Austin (section), 220
Thallocarpus Curtisii Lindb., 221
Thallocarpus Curtisii (Aust.) Aust., 221
Thallocarpus synsporus Schiffn., 221
Source : MNHN. Paris
- IR. Pepsi
EEA SI) a)
-
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1993, 14 (3): 303-320 303
CHAMPIGNONS LICHÉNISES ET LICHÉNICOLES
DE LA FRANCE MÉRIDIONALE : ESPÈCES NOUVELLES
ET INTÉRESSANTES (7)
Olivier BRICAUD*, Claude ROUX*, Clother COSTE** et Thierry MÉNARD*
* CN.R.S., U.R.A. 1152, Institut méditerranéen d'écologie et de
paléoécologie, faculté des sciences et techniques de Saint-Jérôme,
F - 13397 Marseille cedex 13.
** 26 rue de Venise, F - 81100 Castres.
RÉSUMÉ - Enumération de 40 taxons, dont un, proche de Wentiomyces lichenicola (Hansf.) D.
Hawksw., est décrit à titre provisoire, 11 cités pour la première fois en France [ Acrocordia
macrospora Massal., Calicium parvum Tibell, Chaenotheca xyloxena Nädv., Chaenothecopsis
exserta (Nyl.) Tibell, Cyphelium karelicum (Vain.) Räs., Glyphopeltis ligustica (B. de Lesd.)
Timdal, Lecanactis dilleniana subsp. dilleniana (Ach.) Körb., Micarea bauschiana (Körb.) V.
Wirth et Vèzda, Psilolechia clavulifera (Nyl.) Coppins, Schismatomma umbrinum (Coppins et P.
James) P. M. Jørg. et Tønsb., Unguiculariopsis thallophila (P. Karst.) Zhuang], et 14 pour la
première fois dans le midi de la France. La présence de Bacidina chloroticula (Nyl.) Vèzda et
Poelt en France est confirmée.
RESUMO. - Listo de 40 taksonoj, el kiuj unu, afina al Wentiomyces lichenicola (Hansf.) D.
Hawksw., estas provizore priskribita, 11 unuafoje menciitaj en Francio k 14 en S-Francio.
Konfirmo de la ceesto de Bacidina chloroticula (Nyl.) Vèzda et Poelt en Francio.
ABSTRACT - List of 40 taxa, of which one, close to Wentiomyces lichenicola (Hansf.) D,
Hawksw., is provisionally described, 11 are cited for the first time in France and 14 in South of
France. Confirmation of the presence of Bacidina chloroticula (Nyl.) Vèzda et Poelt in France,
INTRODUCTION
Depuis la publication de la précédente note de cette série (Bricaud et al.
1992), l'extension de notre champ de prospection ainsi que l'étude de biotopes mal
connus nous ont amenés à de nombreuses découvertes, justifiant dès à présent cette
nouvelle publication. L'étude des communautés de lichens sciaphiles confirme l'exis-
tence d'un important contingent d'espèces hygrophiles de répartition mal connue ou
souvent considérées comme atlantiques. A ce titre, la prospection s'avère
particulièrement fructueuse dans les massifs siliceux des Cévennes et des Maures,
situés à l'écart de l'influence desséchante du mistral et soumis A une importante
pluviosité. Dans le couloir rhodanien, un début d'investigations à l'entrée des avens du
Gard et de Vaucluse est prometteur, ceux-ci s'avérant être des refuges pour de nom-
breuses espèces qui nécessitent un microclimat stable, notamment d'un point de vue
thermique et hygrométrique.
Quelques abréviations sont utilisées dans le texte:
Source : MNHN. Paris
304 O. BRICAUD et al.
.
© Limite septentrionale du midi ou sud de la
France
— Limite septentrionale de la région
méditerranéenne Irangaise (selon Emberger)
Fig. 1 - Limites géographiques du midi de la France et de la région méditerranéenne française.
NF: nouvellement trouvé en France
NMF: nouvellement trouvé dans le midi de la France
NRMF: nouvellement trouvé dans la région méditerranéenne française
Les limites géographiques du midi de la France et de la région
méditerranéenne française sont précisées sur la figure 1.
Acarospora oxytona (Ach.) Massal.
Ozenda et Clauzade (1970) indiquent A propos de cette espéce: "En France,
fréquent dans toutes les montagnes au-dessus de 1500 m, mais peut se rencontrer à
partir de 500 m". D'après nos observations, cette espèce est particulièrement abondante
sur les terrains schisteux des Cévennes, où elle colonise des parois surplombantes,
sèches et aérées, à partir de 600 m d'altitude. C'est donc avec surprise que nous l'avons
récoltée à seulement 180 m d'altitude dans la vallée du Galeizon (Gard), au pont de
Robinson sur la commune de Saint-Paul-la-Coste [herbier O. Bricaud].
Source : MNHN. Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 305
Acrocordia macrospora Massal. (NF)
Ce lichen n'était connu qu'en Italie et en Écosse. Nous l'avons récolté dans la
partie médiane des gorges du Blavet (commune de Bagnols-en-Forét, Var), à 200 m
d'altitude, où il occupe de petites parois surplombantes de blocs rhyolithiques, en bor-
dure du ruisseau, associé à Mycobilimbia berengeriana (Massal.) Haf. et V. Wirth
[herbier O. Bricaud].
Agonimia allobata (Stiz.) P. James (NMF)
Déjà signalé en Grande-Bretagne, en Suisse, en Bretagne et en Seine-et-
Marne, ce lichen, plus connu sous le nom de Polyblastia allobata Stiz. (voir Coppins
et al. 1992: 366), vient d'être découvert dans la partie basse des gorges du Blavet, à
Bagnols-en-Forêt (Var), vers 150 m d'altitude, sur le tronc incliné d'un Fraxinus
angustifolia subsp. oxycarpa, au bord du ruisseau [herbier O. Bricaud et herbier C.
Roux n° 21326].
Anisomeridium nyssaegenum (Ellis. et Everhart) R. C. Harris [= A. juistense
(Erichs.) Harris] (NMF)
Nous avons récolté cette espèce dans le Gard, au fond de l'aven des Trois-
Trous, sur la commune de Méjannes-le-Clap, à 300 m d'altitude, oà elle colonise les
branchettes de Buxus sempervirens, en compagnie de Bacidia rubella (Hoffm.) Massal.,
Bacidina cf. vasakii (Vèzda) Vèzda et Candelaria concolor (Dicks.) Stein. [herbier O.
Bricaud et herbier C. Roux n° 31316]. Auparavant, elle n'avait été signalée en France
que dans la Meuse (Diederich et al. 1988: 21) et dans le Vercors (Sérusiaux 1991: 37).
Bacidina chloroticula (Nyl.) Vézda et Poelt
La présence en France de cette espèce, récemment signalée par Bricaud et al.
(1991) dans le département de Vaucluse, n'avait pas été jusqu'ici établie avec certitude
selon Roux (1992). En effet, le matériel récolté est réduit et comporte surtout un
Scoliciosporum cf. sarothamni. Récemment, E. Sérusiaux (Liège), que nous remer-
cions bien vivement, a examiné notre matériel et a confirmé la présence de Bacidina
chloroticula en méme temps que celle d'un Scoliciosporum sp. Par ailleurs, nous avons
découvert Bacidina chloroticula dans le Gard où il n'avait pas encore été signalé:
vallon situé au nord-ouest de Brugueirolles, sur la commune de Saint-Paul-la-Coste, à
280 m d'altitude, dans une aulnaie trés humide, au bord d'un ruisseau, sur Buxus
sempervirens [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21324].
Par contre, selon E, Sérusiaux (in litt.), Bacidina apiahica (Müll. Arg.) Vèzda,
une espèce voisine de B. chloroticula, mentionnée par Clauzade et Roux (1987, selon
des informations de Sérusiaux) et par Sérusiaux (1989) doit étre supprimée de la liste
des lichens de France: une partie du matériel français correspond en fait à Bacidina
chloroticula.
Bacidina cf. vasakii (Vèzda) Vèzda
Bacidina vasakii est un lichen tropical qui a été signalé pour la première fois
en France par Sérusiaux (1989), d'après des spécimens récoltés dans le Pays Basque.
En réalité (Sérusiaux, in litt.), le matériel du sud-ouest de la France est hétérogène et il
n'est pas certain que B. vasakii y existe. Nous venons de découvrir dans le Gard un
lichen identique au Bacidina "vasakii" signalé par Sérusiaux: commune de Méjannes-
le-Clap, à 300 m d'altitude, où nous l'avons trouvé au fond de l'aven des Trois-Trous
Source : MNHN, Paris
306 O. BRICAUD et al.
(à 22 m de profondeur), sur des feuilles et branchettes de Buxus sempervirens, associé
notamment à Fellhanera bouteillei (Desm.) Vezda [herbier O. Bricaud].
Biatorella ochrophora (Nyl.) Arnold
Biatorella ochrophora est une espèce très rarement signalée en France. Dans
le Midi, elle a déjà été mentionnée dans le département du Var (Abbassi Maaf et Roux
1985: 14) et dans le Pays Basque (Vivant 1988: 19). Nous venons de la retrouver
dans deux nouvelles stations du Var:
- Le Plan-d'Aups, 2 km à l'ouest-nord-ouest de l'Hostellerie, sur tronc de
Quercus pubescens, à 680 m d'altitude [herbier C. Roux n° 21261].
- Méounes-les-Montrieux, massif de Siou-Blanc, aiguilles de Valbelle, sur
tronc de vieux Quercus pubescens, 2 m au-dessus du sol, parmi les mousses, à 500 m
d'altitude [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21328].
Par ailleurs, elle a été récoltée en 1965 dans le département de Vaucluse par
G. Clauzade qui ne semble pas avoir publié sa découverte. Le spécimen se trouve dans
l'herbier de MARSSJ (Marseille Saint-Jérôme): Apt, rive gauche du Rimayon, près du
pont de Peyrole, sur tronc de Quercus pubescens, à 250 m d'altitude.
Calicium parvum Tibell (NF)
Non connu avec certitude en France (Ozenda et Clauzade 1970: 311), ce
lichen vient d'étre découvert dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur le versant nord de
la montagne de Lure, à 1750 m d'altitude, à la limite supérieure de la sapiniere, sur un
tronc mort décortiqué et debout d'Abies pectinata, associé à Cyphelium karelicum
(Vain.) Ras., C. abietinum Pers. et Bacidia globulosa (Flórke) Haf. et V. Wirth.
[herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n? 21318].
Caloplaca chrysodeta (Vain. ex Ras.) Dombr.
Nous avons retrouvé cette espèce, déjà signalée en France dans la Sarthe, le
Var et l'Hérault (Bricaud et al. 1991), sur des parois surplombantes d'avens, dans les
départements du Vaucluse et de l'Ardèche:
- aven des Fontanilles, commune de Bidon (Ardèche), à 250 m d'altitude
[herbier ©. Bricaud],
- aven de l'Émine, commune de Lioux (Vaucluse), à 700 m d'altitude [herbier
O. Bricaud];
Elle existe également sur des parois de molasse calcaire délitées, bordant le
canal de Pierrelatte, sur la commune de Mondragon (Vaucluse), au nord du village, à
environ 100 m d'altitude.
Chaenotheca xyloxena Nádv. (NF)
Déjà connu dans plusieurs pays d'Europe, notamment en Belgique, Espagne,
Hongrie et Suède, ce Chaenotheca n'avait pas encore été signalé en France où nous
venons de le récolter vers 1500 m d'altitude, sur le versant nord du mont Ventoux
(département de Vaucluse), sur bois mort d'Abies pectinata, sur des surfaces protégées
des pluies et écoulements [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21321].
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 307
Chaenothecopsis exserta (Nyl.) Tibell (NF)
Ce champignon lichénicole non lichénisé, connu notamment en Allemagne, ne
semble pas avoir été signalé dans notre pays, où nous l'avons trouvé à la limite des
départements du Tarn et de l'Aude, vers 600 m d'altitude, sur la route de Mazamet à
Pradelles. Probablement parasymbiotique, il croît sur des thalles lépreux verdâtres
poussant sur des parois granitiques orientées vers le nord, fortement surplombantes et
ombragées, au bord d'un ruisseau [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21323].
Chaenothecopsis pusiola (Ach.) Vain. (NMF)
Connu seulement dans les Deux-Sèvres (Ozenda et Clauzade 1970: 207), ce
champignon lichénicole, parasymbiote du thalle de Chaenotheca trichialis (Ach.) Th.
Fr., existe sur le versant nord de la montagne de Lure, vers 1650 m d'altitude, au nord-
est du Pas-de-la-Graille, dans un Coniocybetum furfuraceae Kalb, dans des cavités à la
base de vieux Abies pectinata [herbier O. Bricaud].
Cliostomum griffithii (Sm.) Coppins
Nous avons découvert une nouvelle station de cette espèce déjà connue dans
l'île de Port-Cros, Var (Bricaud et al. 1991: 144), ainsi que dans les Landes et les
Pyrénées-Atlantiques (Vivant 1988: 40): Var, massif des Maures, commune de
Collobrières, chartreuse de la Verne, vers 350 m d'altitude, sur tronc de Quercus ilex et
d'Ilex aquifolium [herbier O. Bricaud].
Cybebe gracilenta (Ach.) Tibell (NMF)
Ozenda et Clauzade (1970) signalent ce lichen dans la Lozère et les Vosges.
De plus, nous l'avons récolté dans les Alpes (massifs du Vercors et du Dévoluy), dans
des groupements appartenant au Coniocybetum furfuraceae Kalb 1969, occupant des
cavités à la base de troncs d'Abies pectinata ou de Picea abies, aux étages montagnard
et subalpin. C'est donc avec surprise que nous l'avons trouvé en abondance à l'entrée
d'avens du Gard et du Vaucluse, où il trouve sans doute les conditions d'humidité
atmosphérique et de faible éclairement qui lui conviennent:
- aven du Fangas (Méjannes-le-Clap, Gard), à une altitude de 300 m, à 7 m de
profondeur, sur les parties surplombantes d'une souche de Quercus ilex, associé à
Opegrapha vermicellifera (Kunze) Laund. [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n°
21317];
- aven de l'Émine (Lioux, Vaucluse), à 700 m d'altitude, à 8 m de profondeur,
sur bois mort protégé de la pluie par un surplomb et à la base d'un vieux Quercus
pubescens [herbier O. Bricaud];
- aven de Cougnioux, (Sault, Vaucluse), à 1100 m d'altitude, à 8 m de profon-
deur, sur bois mort de Fagus sylvatica [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n°
21352].
Cyphelium karelicum (Vain.) Riis. (NF) - Fig. 2 -
Connu dans plusieurs pays d'Europe centrale et septentrionale, ce lichen n'avait
pas encore été signalé en France. Nous l'avons trouvé sur le versant nord de la monta-
gne de Lure (Alpes-de-Haute-Provence), vers 1750 m d'altitude, à la limite supérieure
de la sapinière, sur un tronc mort décortiqué et debout d'Abies pectinata. ll y est
associé notamment à Calicium parvum Tibell, C. abietinum Pers. et Bacidia globulosa
(Flórke) Haf. et V. Wirth [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n? 21320].
Source : MNHN, Paris
308 O. BRICAUD et al.
Fig. 2 - Cyphelium karelicum. a) Coupe transversale radiale d'une apothécie observée dans l'eau,
montrant le mazédium, au-dessus de l'hyménium, et lexcipulum épais. b) Spores
uniseptées, à surface craquelée.
Glyphopeltis ligustica (B. de Lesd.) Timdal (NF) - Fig. 3 -
Cette espèce, qui figure dans Likenoj de Okcidenta Europo (Clauzade et Roux
1985) sous le nom de Psora ligustica B. de Lesd., a été décrite par Bouly de Lesdain
(1935) d'après une récolte de Sbarbaro en Ligurie. Un isotype (peut-être même
l'holotype), que nous avons étudié, se trouve dans l'herbier de Marseille Saint-Jérôme
(MARSSJ). Ainsi que l'a montré Timdal (1988), l'espèce a été récemment décrite sous
deux noms illégitimes: Glyphopeltis eburina Brusse (Brusse 1985) et Xanthosporella
llimonae H. Hertel, Egea et Poelt (in Nimis et Poelt 1987). Notons en outre que les
asques de l'espèce sont octosporés et non polysporés comme le signalent Ott et
Scheidegger (1992), que l'hypothécium est généralement brun sombre et non incolore
comme lindiquent Bouly de Lesdain (loc. cit), Hertel, Egea et Poelt (loc. cit),
Clauzade et Roux (loc. cit.) et Schneider (1979).
La structure des apothécies et de leurs éléments constitutifs n'étant pas ou pas
suffisamment illustrée dans les publications ci-dessus, nous présentons (fig. 3) quel-
ques dessins relatifs à la structure des apothécies, des asques, des paraphyses et des
spores. On remarquera que les asques (fig. 3b), dépourvus de chambre oculaire, ont un
tholus amyloïde constitué de fines écailles superposées, certaines plus réactives à
liode: nous avons vainement recherché, sur le matériel d'herbier original et sur le
matériel frais à notre disposition (voir plus loin), la structure tubulaire typique des
Psora (Hafellner 1984), qui, selon Timdal (1984), existe également chez Glyphopeltis
ligustica. Notons cependant qu'une telle structure tubulaire n'a pas été observée par
Brusse (loc. cit.) qui indique seulement un tholus I + (bleu). Quant aux spores (fig.
3c), elles présentent une périspore très mince, visible seulement avec un objectif à im-
mersion de très bonne définition.
Jusqu'ici, Glyphopeltis ligustica était connu en Afrique du Sud, en Italie
(Ligurie, Sardaigne) et en Espagne. Il était donc logique de le rechercher dans le sud-
est de la France où nous venons de le découvrir dans deux stations du Var:
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 309
Fig. 3 - Glyphopeltis ligustica. a) Coupe transversale radiale d'une apothécie observée dans l'eau:
épithélium variant du verdätre au brun, hyménium et subhyménium incolores ou vert
trés pále, hypothécium brun sombre, arachnoide et méme lacuneux dans sa partie
moyenne, médulle sous-hypothéciale à hyphes allongés verticalement; latéralement,
cortex et couche algale du thalle. b) Asques observés dans l'eau (à gauche, asque non
coloré, contenu cytoplasmique représenté; au milieu, non coloré, contenu eytoplasmique
non représenté, à droite, coloré par le lugol. c) Spores observées dans l'eau, non
colorées. d) Paraphyses observées dans l'eau, non colorées, peu ou pas ramifiées, à cel-
lule terminale parfois colorée par un pigment vert.
- Bagnols-en-Forêt, la Colle-du-Rouet, 1 km à l'est du château, sur une paroi
subverticale de rhyolite orientée vers le sud-sud-ouest, à une altitude de 300 m
[herbier C. Roux n° 21198].
Source : MNHN. Paris
310 O. BRICAUD et al.
- Roquebrune-sur-Argens, partie est du rocher de Roquebrune, sur une paroi
de brèche à éléments granitiques, subverticale, à 80 m d'altitude [herbier T. Ménard et
herbier C. Roux n° 21196 et 21197].
Dans ces deux stations, Ghphopeltis ligustica se développe dans un Peltuletum
euplocae Wirth 1972, associé notamment à Peltula euploca (Ach.) Poelt ex Ozenda et
Clauz., Spilonema revertens Nyl., Lichinella cribellifera (Nyl.) Moreno et Egea,
Lecanora demissa (Flot) Zahlbr., Caloplaca irrubescens (Nyl.) Zahlbr. et Physcia
dubia (Hofim.) Lett..
Graphis elegans (Borr. ex Sm.) Ach. (NRMF)
Ce lichen, à répartition typiquement atlantique, était inconnu dans la région
méditerranéenne française. Nous l'avons récolté sur la commune de Saint-Martin-de-
Boubaux (Gard), dans le vallon au nord-ouest du Camp-Neuf, à 270 m d'altitude, sur
tronc d’Ilex aquifolium, dans une châtaigneraie. Son développement y est
particulièrement vigoureux et certains thalles atteignent 3 à 4 dm?. Curieusement,
l'espèce fait totalement défaut sur les troncs de Castanea sativa voisins, occupés par
des peuplements à Graphis scripta (L.) Ach. [herbier ©. Bricaud et herbier C. Roux n°
21200].
Herteliana taylori (Salw.) P. James
Dans la précédente note de cette série (Bricaud et al. 1992), nous avons
rapporté la découverte de cette espèce, jusqu'ici inconnue en France, sur la commune
des Mayons (Var), où elle est rare. Une prospection attentive des biotopes susceptibles
de l'héberger nous a permis de la retrouver en grande abondance dans les stations sui-
vantes:
- Département du Var:
- commune de Bagnols-en-Forêt: gorges du Blavet , sur rhyolite, à une altitude
de 200 m [herbier O. Bricaud];
- commune de Collobrières: vallon au nord-ouest de la chartreuse de la Verne,
sur gneiss, à 350 m d'altitude [herbier O. Bricaud].
- Département du Gard, sur schistes non calcaires:
- commune de Saint-Paul-la-Coste: au nord-ouest de Brugueirolles, à 280 m
d'altitude [herbier O. Bricaud], dans le vallon de Malacabrières, à 200 m d'altitude
[herbier O. Bricaud], et à l'ouest du pont de Robinson, à 180 m d'altitude [herbier O.
Bricaud et herbier C. Roux n° 21206, 21396, 21397, 21398, 21399];
- commune de Saint-Martin-de-Boubaux: au nord-ouest du Camp-Neuf, à 270
m d'altitude [herbier O, Bricaud], au sud-ouest de Lunes, à 320 m d'altitude [herbier
O. Bricaud], et au sud-ouest de Goumezou, à 430 m d'altitude [herbier O. Bricaud].
- Département du Tam, sur roches gneissiques: commune du Bout-
du-Pont-de-l'Am, gorges du Banquet, à 300 m d'altitude. H. saylori se rencontre sur
des surfaces rocheuses soumises après les pluies à des écoulements prolongés d'eau
souvent terreuse, presque toujours dans des stations trés ombragées od il est associé à
Porina leptalea (Dur. et Mont.) A. L. Smith, P. ahlesiana (Körb.) Zahlbr., P. lectissi-
ma (Fr) Zahlbr., Bacidina egenula (Nyl.) Vèzda. Au pont de Robinson, nous l'avons
cependant trouvé sur des rochers bien éclairés. Dans cette station, les apothécies sont
beun noir et restent rebordées à maturité au lieu d'être brun rouge plus ou moins clair
et rapidement immarginées comme dans les autres stations beaucoup plus ombragées.
Source : MNHN. Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 311
Lecanactis dilleniana subsp. dilleniana (Ach.) Körb. (NF)
Déjà connu en Europe moyenne, notamment en Allemagne et dans les îles bri-
tanniques, cette espèce n'était pas encore signalée en France où nous venons de la
trouver dans l'Ariège: commune de Seintein, la Plagne, vallée du Lez, sur une paroi
supraverticale de roche non calcaire très cohérente et compacte, à une altitude de 1000
m. [herbier C. Coste et herbier C. Roux n 21311]. Par ailleurs, cette espèce existe
également en Bretagne où l'un de nous (O. B.) l'a récoltée: Ille-et-Vilaine, Monterfil,
vallée du Rohuet, 150 m en aval de la Chambre-aux-Sorcières, sur paroi verticale de
schistes humides et ombragés, orientée vers le nord, vers 70 m d'altitude.
Lecanactis premnea (Ach.) Arn. var. saxicola (Leight.) Oliv. (NRMF)
Déjà signalée dans le département du Tarn (Bricaud et al. 1992), cette variété
existe également dans la région méditerranéenne, dans les deux stations suivantes, oü
elle est localement abondante sur des parois de roches non calcaires très altérées, sur-
plombantes et ombragées:
- Var, gorges du Blavet, Bagnols-en-Forêt, sur rhyolites, à 200 m d'altitude
[herbier O. Bricaud].
- Gard, Saint-Martin-de-Boubaux, le Camp-Neuf, sur schistes, à 270 m d'altitu-
de [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21193].
Micarea bauschiana (Kórb.) V. Wirth et Vèzda (NF)
Ce lichen, connu dans quelques pays d'Europe seulement (Coppins 1983:
117-118), ne semble pas avoir été signalé en France, oü nous venons de le découvrir
dans deux départements du Midi:
- Gard: commune de Saint-Martin-de-Boubaux, au nord-ouest du Camp-Neuf,
à 270 m d'altitude [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n? 21202].
- Tarn: - sur la route de Mazamet à Pradelles, au bord d'un ruisseau, à la li-
mite du Tarn et de l'Aude, vers 600 m d'altitude [herbier O. Bricaud];
- Castres, chemin de Fontaines, sur une paroi de schistes non calcaires,
protégée des pluies par un encorbellement, à 300 m d'altitude [herbier C, Coste].
Micarea botryoides (Nyl.) Coppins (NMF)
Peu répandu en Europe (iles britanniques, Norvège, Finlande et nord-ouest de
la France selon Coppins 1983: 118-121), ce lichen a été signalé récemment par
Diederich et al. (1988: 25) dans les Ardennes. Il existe également dans le Midi, où
nous l'avons trouvé dans le Tarn, sur parois schisteuses non calcaires, surplombantes et
délitées, au fond de vallons trés ombragés et humides: route de Mazamet à Pradelles,
au bord de l'Arnette, vers 300 m d'altitude [herbier O. Bricaud], et au bord de ce
méme ruisseau mais à la limite du département de l'Aude, à 700 m d'altitude [herbier
O. Bricaud].
Micarea hedlundii Coppins (NMF)
Aisément reconnaissable à ses nombreuses pycnides pubescentes et
pédicellées, ce lichen a été récemment signalé en France dans la forêt de
Fontainebleau (Boissière in Rose 1990: 206). Il existe également dans la vallée du
Galeizon (Gard) où nous l'avons trouvé dans les stations suivantes:
Source : MNHN, Paris
312 O. BRICAUD et al.
- commune de Saint-Paul-la-Coste: vallon de Malacabrières, à une altitude de
200 m [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21168];
- commune de Saint-Martin-de-Boubaux: au nord-ouest du Camp-Neuf, à 270
m d'altitude et au sud-ouest de Gournezou, à 430 m d'altitude [herbier O. Bricaud et
herbier C. Roux n° 21192].
Dans ces stations, il se développe sur des souches et racines pourrissantes de
Quercus ilex et d'Erica scoparia protégées de la pluie par des surplombs rocheux.
Micarea misella (Nyl.) Hedl. (NMF)
Largement répandue dans le nord de l'Europe, cette espèce avait également été
signalée en Corse (Coppins 1983: 158-160) et dans les Vosges (Wirth 1980: 345). Elle
existe aussi dans le midi de la France, sur le versant nord du mont Ventoux
(Vaucluse), à l'est du Contrat, vers 1450 m d'altitude, sur des souches pourrissantes
d'Abies pectinata, associée à Micarea prasina Fr. et Xylographa abietina (Pers)
Zahlbr. [herbier O. Bricaud],
Milospium graphideorum (Nyl.) D. Hawksw. (NMF)
Cet hyphomycète lichénicole non lichénisé figure en deux endroits de la clé
des genres de la flore de Clauzade et al. (1989). La description donnée à la p. 107
(sporodochies d'abord jaunátres puis brun verdâtre, conidies incolores) diffère sensi-
blement de celle de la p. 109 (sporodochies noirätres, conidies brun verdátre ou vert
sombre), ce qui, en l'absence d'explication, crée une confusion regrettable. En réalité,
Milospium graphideorum a normalement des sporodochies noirátres et des conidies
brun sombre, parfois brun verdâtre. Cependant, Hawksworth (1975: 231) place, avec
quelque doute, Chromosporium olivaceum (DC.) Vouaux, à sporodochies claires et
conidies incolores, dans la synonymie de Milospium graphideorum, en le considérant
comme une forme trés jeune de cette espece. La clé des genres de Clauzade et al.
(loc. cit.) doit donc être modifiée de la façon suivante:
p. 107: GG Sporodokioj (c. 0,1 mm) unue flavaj, poste verdete brunaj,
konveksetaj. Konidioj globaj, senkoloraj. Milospium (juna stadio, "Chromosporium")
p. 109: FFF Konidioj (17-20 x 5-10 pm) misformaj, ghibaj-mametajhaj,
verdete, malhele aù nigrete brunaj Milospium. Jusqu'ici, la répartition française de
Milospium graphideorum était limitée à la région parisienne et au Nord. Nous venons
de le découvrir dans le Var:
Le Muy, partie nord-ouest du rocher de Roquebrune, la Roquette, près de la
chapelle ruinée, à 80 m d'altitude, sur tronc de Celtis australis, sur le thalle de
Lecanactis lyncea. [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21329].
Par ailleurs, notre ami J. Vivant nous en a fait parvenir, pour détermination,
un spécimen récolté dans les Pyrénées-Atlantiques: Orthez, forêt de la Queyre, au
nord d'Orthez, sur Quercus robur, sur un lichen à thalle blanc à Trentepohlia
[probablement Lecanactis Iyncea (Sm.) Fr], à 70 m d'altitude [herbier J. Vivant et
herbier C. Roux n° 20906].
Nephroma tangeriense (Mah. et Gil.) Zahlbr.
Déjà signalé dans les départements de Vaucluse et du Var ainsi qu'en Corse
(Bricaud et al. 1991), ce Nephroma existe également dans le Gard: Saint-Martin-de-
Boubaux, vallon au nord-ouest de Camp-Neuf, dans une châtaigneraie, sur une paroi
rocheuse non calcaire, moussue, à 270 m d'altitude [herbier C. Roux n° 21191].
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 313
Fig. 4 - Opegrapha lutulenta forme à lirelles complexes. a) Coupe transversale d'une lirelle
observée dans l'eau. b) Asques (observés dans l'eau) octosporés, à chambre oculaire très
réduite et pédoncule peu différencié. c) Paraphyses (observées dans l'eau) relativement
épaisses, ramifiées au sommet, à cellule terminale un peu renflée et pigmentée de brun
sombre. c) Spores observées dans l'eau, à paroi épaisse, doublée d'une mince périspore
gélatineuse se couvrant à la fin de granules bruns (2ème spore en partant de la droite),
rarement à plus de 3 cloisons (Ière spore en partant de la droite).
Opegrapha lutulenta Anzi - Fig, 4 -
Dans les deux précédentes notes de cette série (Bricaud et al. 1991 et 1992),
nous avons signalé cette espèce dans l'Hérault et le Var. Considérée comme très rare
en France - elle n'avait jusqu'alors été signalée que près d'Agde par de Crozals (1908:
543) -, elle semble en réalité commune, en particulier dans le Gard, où nous l'avons
rencontrée sur des parois rocheuses non calcaires, surplombantes, protégées des pluies
mais semble-t-il soumises à des suintements ou à de brefs écoulements, par exemple
dans les stations suivantes:
- Saint-Paul-la-Coste, au pont de Robinson, à 180 m d'altitude [herbier C.
Roux n° 21195, 21204, 21208] et dans le vallon de Malacabrières (alt. 200 m) [herbier
O. Bricaud].
- Saint-Martin-de-Boubaux: au nord-ouest du Camp-Neuf (alt. 270 m) et au
sud-ouest de Gournezou (alt. 430 m) [herbier O. Bricaud].
A côté des formes normales, à lirelles simples, on rencontre également des in-
dividus à lirelles complexes (fig. 4), très lobées, formant des amas globuleux, qui rap-
Source : MNHN, Paris
314 O. BRICAUD et al.
pellent beaucoup O. cesareensis Nyl. et surtout O. conferta Anzi. Ces individus se dis-
tinguent néanmoins aisément d'O. cesareensis par leurs spores presque toutes à 3
cloisons (quelques spores à 4 ou 5 cloisons ont été notées) et par leurs asques à cham-
bre oculaire trés réduite. Ils se distinguent plus difficilement d'O. conferta par leurs
spores un peu plus grandes [(16)19-21 x 4,5-5 um], entourées d'un mince halo deve-
nant brunätre et granuleux à la fin, par leurs paraphyses un peu plus larges (2-2,5 um)
et par leurs asques plus longs (60-80 x 15-19 um), à pédoncule mal différencié.
Opegrapha gyrocarpa Flot. (NMF)
Cette espèce à répartition atlantique était signalée en France dans le massif
armoricain, le Massif central et les Alpes. Elle existe également dans le Midi puisque
nous l'avons récoltée sur la commune de Saint-Martin-de-Boubaux (Gard), au sud-
ouest de Gournezou, à une altitude de 430 m, sur des parois schisteuses surplom-
bantes, non mouillées par les pluies et écoulemenis, oü elle est associóe à
"Opegrapha" zonata Kórb. [herbier O. Bricaud].
Placynthium rosulans (Th. Fr.) Gyeln.
Découvert pour la première fois en France, en Haute-Savoie, par Boissière,
Déruelle et Roux (1989), ce lichen aquatique, saxicole, calcifuge n'était alors connu
qu'en Suède. Depuis, nous l'avons trouvé dans les Pyrénées ariégeoises et les Alpes-
Maritimes (Bricaud et al. 1991) et méme en Lozere (Bricaud et al. 1992), à seulement
300 m d'altitude. En réalité, la répartition de ce lichen est encore plus vaste et il ne
doit pas étre considéré comme montagnard, puisque nous venons de le découvrir dans
le Var, à l'étage mésoméditerranéen, à seulement 90 m d'altitude: Le Muy, rocher de
Roquebrune, la Roquette, à l'ouest de la chapelle ruinée, sur une surface inclinée de
30°, orientée vers l'ouest-nord-ouest, soumise à des écoulements prolongés après les
pluies, dans un Ephebetum lanatae Frey 1922 [herbier T. Menard et herbier C. Roux
n° 21392].
Dans cette dernière station, P. rosulans, bien reconnaissable à son thalle lobé
et à son hypothalle bleu sombre caractéristiques, est dépourvu d'apothécies, mais riche
en pycnides qui n'avaient pas encore été décrites. Celles-ci sont enfoncées dans le
thalle, d'un jaune pâle, mis à part le sommet bleu sombre faisant légèrement saillie, et
contiennent des conidies simples, incolores, courtement bacilliformes, de 5-6,5 x
1-1,5 um.
Porina rosei Sérusiaux (NRMF)
Dans la description originale de l'espèce, Sérusiaux (1991) signale Porina
rosei dans le Vercors, les Pyrénées et sur la côte atlantique. Il existe aussi dans le
Midi méditerranéen puisque nous l'avons découvert récemment dans le Var, sur la rive
droite de la Siagne, à 3 km en amont de Saint-Cézaire, à 230 m d'altitude. Il s'y
développe sur des branches basses de Ficus carica et des troncs de Quercus ilex, entre
let 5 m au-dessus du lit du torrent, associé à Gyalecta truncigena (Ach.) Hepp var.
derivata (Nyl,) Boist., Acrocordia cavata (Ach.) R. C. Harris, Porina aenea (Wallr.)
Zahlbr. et divers bryophytes [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n? 21349 et
21353]. Linclusion récente de cette espèce dans le genre Zamenhofia (par James in
Coppins et al. 1992) nous paraît non justifiée: nous préférons suivre Sérusiaux (1991)
qui, arguments à l'appui, montre qu'elle ne ressemble que superficiellement aux
Zamenhofia et la place, faute de mieux, dans le genre Porina.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 315
Porpidia glaucophaea (Körb.) Hertel et Knoph (NRMF)
Ce Porpidia, connu en France seulement dans un petit nombre de stations des
Vosges (Wirth 1980: 254-255), de Savoie (Asta et al. 1976: 93), du Cantal (Houmeau
et Roux 1980: 94) et des Pyrénées (Vivant 1988: 89), existe également dans la région
méditerranéenne où nous l'avons rencontré sous forme de spécimens tantôt stériles,
tantôt fertiles: Gard, Saint-Paul-la-Coste, 300 m à l'ouest du pont de Robinson, sur des
surfaces de schiste non calcaire inclinées vers le nord-ouest, soumises à des
écoulements temporaires, à seulement 180 m d'altitude [herbier O. Bricaud et herbier
C. Roux n° 21194, 21201 et 21205]
Psilolechia clavulifera (Nyl.) Coppins (NF)
Bien connu en Europe (Belgique, îles britanniques, Tchécoslovaquie, Finlande
et Allemagne), ce lichen, qui passe très facilement inaperçu, n'avait pas encore été
signalé en France, où nous venons de le découvrir dans le département du Gard, dans
deux stations de la commune de Saint-Martin-de-Boubaux:
- au nord-ouest du Camp-Neuf (270 m d'altitude) [herbier O. Bricaud];
- au sud-ouest de Gournezou (430 m d'altitude) [herbier O. Bricaud].
Il se développe sur des parois surplombantes de schistes trés altérés, situées
dans des fonds de vallons ombragés et humides, occupés par des chátaigneraies. Il est
associé à d'autres lichens hygrophiles et ombrophobes comme Micarea botryoides
(Nyl.) Coppins, M. bauschiana (Korb.) Wirth et Vèzda, Chaenotheca furfuracea (L.)
Tibell et divers Lepraria indéterminés.
Saccomorpha icmalea (Ach.) Clauzade et Roux (NMF)
Le groupe de "Lecidea" uliginosa (Schrad.) Ach. a fait l'objet de controverses
nomenclaturales récentes. Pourtant, Nimis et Poelt (1987) ont clairement montré que
Placynthiella Elenk. 1909 est un nomen nudum. Saccomorpha Elenk. 1912 doit donc
être adopté et Placynthiella, dont le nom d'auteur légitime est Gyeln. (1939), considéré
comme un synonyme de Saccomorpha, contrairement à l'opinion de Coppins et al.
(1987).
Parmi les diverses espèces de Saccomorpha, S. icmalea est de loin la moins
connue en France, où elle n'a été signalée que dans le Calvados (Coppins et James
1984: 243-244) et la Seine-et-Marne (Rose 1990: 209). Elle n'avait donc pas encore
été signalée dans le Midi, sans doute en raison de sa petite taille et de la faible
connaissance des groupements lignicoles méridionaux. Elle y semble pourtant très
répandue dans les stations humides:
- Département de Vaucluse:
- versant nord du mont Ventoux, vers 1450 m d'altitude, sur bois de Fagus
sylvatica, dans la hêtraie-sapinière [herbier O. Bricaud];
- bois des Bannetons, à Lagarde-d'Apt, associée à Trapeliopsis flexuosa (Fr.)
Coppins et P. James, sur bois de Fagus sylvatica, dans une hêtraie, à 1100 m d'altitude
[herbier ©. Bricaud].
- Département du Gard: vallon situé au nord-ouest de Brugueirolles, sur la
commune de Saint-Paul-la-Coste, vers 280 m d'altitude, sur bois d'Alnus glutinosa dans
une aulnaie [herbier O. Bricaud].
Source : MNHN. Paris
316 O. BRICAUD et al
- Département des Alpes-de-Haute-Provence: sur le versant nord de la monta-
gne de Lure, sur souches de Fagus sylvatica et d'Abies pectinata:
- au nord-est du pas de la Graille, vers 1650 m d'altitude, dans une hétraie
sapinière;
- au nord-est de la Baisse-de-Malcort, vers 1300 m d'altitude, dans une hétraie
[herbier O. Bricaud].
- Département des Alpes-Maritimes: vallée de Fenestre, commune de Saint-
Martin-Vésubie, vers 1500 m d'altitude [herbier O. Bricaud].
Schismatomma umbrinum (Coppins et P. James) P. M. Jorg. et Tonsb. (NF)
Ce lichen, qui s'établit sur les parois rocheuses non calcaires, ombragées,
protégées des pluies et écoulements, n'était connu qu'en Allemagne, dans les îles bri-
tanniques et en Norvège (Jørgensen et Tønsberg 1988: 301-303). Nous venons de le
découvrir en France dans la station suivante: Tarn, commune du
Bout-du-Pont-de-l'Am, gorges du Banquet, sur le "plafond" d'un surplomb de roche
non calcaire très cohérente (gneiss), à une altitude de 500 m. [herbier C. Coste et
herbier C. Roux n° 21310]. Nous remercions très vivement B. Coppins (Edimbourg)
qui a confirmé la détermination d'un de nos spécimens.
Sclerophora nivea (Hoffm.) Arn. (NMF)
Connu en France dans l'Ouest et la région parisienne, ce lichen existe
également sur le versant nord du mont Ventoux (Vaucluse), où nous l'avons trouvé
vers 1500 m d'altitude, dans la hêtraie-sapinière de Brantes, sur le tronc difforme d'un
énorme Fagus sylvatica [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21322].
Strigula smaragdula Fr.: Fr. [= S. elegans (Fée) Müll. Arg.] (NRMF)
Connu en Savoie et dans le Pays Basque, ce lichen foliicole à répartition sur-
tout tropicale n'avait pas encore été signalé dans la région méditerranéenne française.
Nous venons de le trouver dans le Gard, sur la commune de Méjannes-le-Clap, à 300
m. d'altitude, au fond de l'aven des Trois-Trous (à 22 m de profondeur), sur les
feuilles et les branchettes de Buxus sempervirens, associé notamment à Fellhanera
bouteillei (Desm.) Vèzda et Bacidina cf. vasakii (Vezda) Vèzda [herbier O. Bricaud].
Il existe par ailleurs en abondance dans le Vercors (Isère) dans la station suivante:
communes de Rovon et de Saint-Gervais, bord de la Drevenne, sur feuilles de Buxus
sempervirens, à 360 m d'altitude [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21325].
Unguiculariopsis thallophila (P. Karst.) Zhuang (NF)
Ce champignon lichénicole non lichenise, parasymbiote spécifique de
Lecanora du groupe chlarotera, n'était connu qu'en Finlande, dans les iles britanniques
(Écosse), en Allemagne et en Suede. Nous venons de le découvrir en France: Var,
Nans-les-Pins, 1,5 km au nord du village, sur apothécies de Lecanora chlarotera, sur
tronc de Quercus pubescens, 2 m au-dessus du sol, à une altitude de 430 m [herbier C.
Roux n? 21259].
Wentiomyces cf. lichenicola (Hansf.) D. Hawksw. - Fig. 5 -
Hawksworth (1980: 385) a décrit trés brièvement Wentiomyces lichenicola, un
champignon lichénicole non lichénisé, connu seulement par les spécimens originaux
récoltés en Ouganda, sur des thalles indéterminés de lichens foliicoles. A notre grande
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHENICOLES 317
Fig. 5 - Wentiomyces cf. lichenicola. a) Périthèce observé dans l'eau, vu de dessus, montrant les
cellules polygonales du péridium (textura angularis) l'ostiole, les poils ramifiés
dichotomiquement et les hyphes végétatives (vers le bas, plus fins que les poils). b)
Détail d'un poil (pigmentation brune non figurée). c) Asques immatures ( gauche) et
matures (à droite), octosporés (tous observés dans l'eau, le premier en partant de la
droite après traitement par l'hydroxyde de potassium qui épaissit le tholus et rend la
chambre oculaire plus petite mais mieux délimitée) d) Spores observées dans l'eau.
surprise, nous avons découvert, en abondance, un champignon répondant bien à la des-
cription de cette espèce dans le Gard, à 300 m d' altitude, sur la commune de
Source : MNHN. Paris
318 O. BRICAUD et al.
Méjannes-le-Clap, dans l'aven des Trois-Trous, à 22 m de profondeur, sur thalles de
Fellhanera bouteillei, sur des feuilles de buis [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux
n° 21315]. Par ailleurs, A. Royaud en a récolté un spécimen dans les Pyrénées-
Atlantiques: Laruns, Mourat, sur feuille de Buxus sempervirens, sur thalles de
Fellhanera bouteillei, à 600 m d'altitude [herbier C. Coste (spécimen) et herbier C.
Roux n° 21287 (préparation microscopique seule)].
La comparaison de nos spécimens avec le type de Wentiomyces lichenicola,
déposé dans l'herbier de l'International Mycological Institute (IMD) à Egahm (Grande-
Bretagne) a montré que le champignon du Gard était légèrement différent de W.
lichenicola, ce qui justifie l'appellation de W. cf. lichenicola dans cet article. La nou-
velle espèce de Wentiomyces sera décrite par ailleurs, mais nous jugeons cependant
utile d'en donner dès à présent une description provisoire:
Périthèces (40)110-200 um, isolés, sessiles sur le thalle de l'hôte, noirâtres,
globuleux, ostiolés, à paroi paraplectenchymateuse (textura angularis) formée de 2(3)
couches de cellules (cellules de la couche externe à lumière de 3-7 x 2-4 jtm, cellules
de la couche interne à lumière de 5-10 x 3-7 um), hérissés de poils ramifiés
dichotomiquement deux ou trois fois au sommet, de 40-65 um de longueur, brun som-
bre, à paroi épaisse mais amincie au sommet. Asques (39-50 x 9-10 um)
fissituniqués, à sommet épaissi et creusé d'une chambre oculaire, I - (même après pré-
traitement à l'hydroxyde de potassium), à pied souvent peu net, large. Paraphyses s.
1. et périphyses s. 1. absentes. Spores par 8, incolores, uniseptées, légèrement ou
méme nettement rétrécies au niveau de la cloison, contenant 1 ou 2 guttules dans cha-
que cellule, de (9,5)11-14,5(16) x 3,5-5,5 um, dépourvues de halo. Hyphes
végétatives, issues de la base des périthèces, d'un brun assez clair ou pále, de (1,5)2-3
um de diamètre, à paroi mince et à cloisons peu nombreuses.
En réalité, J. Etayo (Pamplona), est le premier à avoir trouvé un tel champi-
gnon, quil avait nommé également Wentiomyces cf. lichenicola. Ses observations,
consignées dans sa thèse (1989) n'ont toutefois pas été publiées validement. Les illus-
trations de ce travail correspondent bien à nos observations pour les périthèces (en par-
ticulier pour les poils périthéciaux), mais different légèrement en ce qui concerne les
spores, qui sont unisériées et nettement resserées au niveau de la cloison et au milieu
de chaque cellule dans le matériel de Navarre. Nous signalons les stations espagnoles
de Wentiomyces cf. lichenicola avec l'autorisation de J. Etayo: - Navarre, Aoiz, Poche
de Chinchurrinea, coordonnées U.T.M. 30TXN3344, 550 m, 12.06.1987, sur thalles
stériles de Fellhanera bouteillei [herbier J. Etayo 2939]. - Catalogne, Gerona, Oix,
500 m, 11.1991, sur Fellhanera bouteillei [herbier J, Etayo 5278] et sur Parmelia
caperata [herbier J. Etayo 11239].
Xylographa abietina (Pers.) Zahlbr. (NMF)
Xylographa vitiligo (Ach.) Laund. (NMF)
La répartition en France de ces deux lichens montagnards est très mal connue,
comme c'est d'ailleurs le cas pour la plupart des lichens lignicoles: X. vitiligo est
signalé par Ozenda et Clauzade (1970) dans les Vosges, X. abietina cà et là dans les
montagnes. Selon nos observations, les deux espèces sont très abondantes dans les
hétraies-sapinières du versant nord du mont Ventoux (Vaucluse) et de la montagne de
Lure (Alpes-de-Haute-Provence), sur les souches et bois morts pourrissants, recouverts
de neige en hiver [herbier O. Bricaud et herbier C. Roux n° 21400, 21401, 21402 et
21403]. Dans ces deux localités, elles semblent caractériser le Xylographetum vitiligis
Kalb 1970, bien connu en Autriche (Kalb 1970) sur les bois morts peu inclinés et
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS LICHENISES ET LICHÉNICOLES 319
altérés (à forte rétention en eau). Le Xylographetum abietinae Smarda 1940 qui, en
Autriche (Kalb, loc. cit.), s'établit sur les bois verticaux et peu altérés, ne semble pas
ou peu représenté dans notre région, où de tels biotopes sont surtout colonisés par le
Calicietum abietini Kalb 1970.
Remerciements - Nous remercions bien chaleureusement E. Etayo (Pamplona) et E.
Sérusiaux (Liège) qui ont relu une partie de notre texte et nous ont communiqué des informations
inédites, G. Clauzade (Gordes) et D. Le Coeur (Rennes) qui ont relu notre manuscrit, ainsi que B.
Coppins qui a contrôlé la détermination de Schismatomma umbrinum.
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MNHN, 12 rue Buffon, F-75005 Paris; éd.: Gebr. Borntraeger Verl, Johannesstr. 3A,
D-7000 Stuttgart 1, ISBN 3-443-62017-5, prix: ).
La révision des taxons européens et africains du genre Marchantia forme le der-
nier volet de la révision mondiale du genre. Des 28 taxons africains décrits, 6 sont reconnus, 12
sont syn. et 8 ont un statut non résolu. Pour l'étude des taxons européens l'auteur s'est limité au
matériel récent. Clés (avec ou sans structures de reproduction). Taxonomie, description, sex ratio,
variation de la structure, habitat, distribution géographique de chaque taxon. 6 espéces (réparties
dans les subgen. Marchantia et Chlamidium): M. polymorpha (3 sous-esp.), M. berteroana, M.
paleacea, M. pappeana (2 sous-esp. dont M. pappeana subsp. robusta (Steph) en. (= M.
robusta), M. globosa, M. debilis, La variabilité du genre est mise en évidence par une analyse
statistique multivariable prenant en compte 94 caractères morphologiques: cette variabilité est très
grande chez M. polymorpha, M. pappeana et M. debilis. Si les habitats de ces taxons sont trés
diversifiés, la disponibilité en eau, l'espace et la lumière du milieu sont des facteurs limitants
pour leur distribution. La reproduction par voie végétative apparaît trés importante. Bibliogra-
phie (6p.), index (3p.) complètent cet ouvrage dont la rigueur scientifique n'a rien à envier aux
précédents.
93-244 DEGUCHI H. - A list of moss collection made during the Expeditions to Chile in
1981 and 1987 (1). Bull. Natl. Sci. Mus. Ser. B (Bot.) 1991, 17(1): 15-34 (Dept. Biol.,
Fac. Sci., Kochi Univ., Kochi 780, Japan).
Noter Schizomitrium pallidum (Hornsch.) Matsui c.n. (= Hookeria) et
Calyptrochaete odontoloma (Dus. ex Matteri) Matsui c.n. (= Eriopus).
93-245 ELLIS L.T. - Fissidens ceylonensis Dozy et Molkenb. (Musci: Fissidentaceac) and
some allied taxa from Southern India. Bull. Brit. Mus. (Nat. Hist.), Bot. Ser. 1992,
220) 153-156, 2 fig. (Dept. Bot, Nat. Hist. Mus., Cromwell Road, London SW?
SBD, UK).
Description du complexe Fissidens ceylonensis et des esp. affines. F.
ceylonensis var. acutifolius Dixon & P. Varde est un taxon distinct qui pourrait prendre le rang
d'esp. F. pennatulus Thwaites & Mitten et F. perpusillus Mitten ex Mitten sont des formes de F.
ceylonensis. Le statut demeure incertain pour F. karwarensis.
93-246 ENROTH J. - Notes on the Neckeraceae (Musci). 9. Porotrichum usugarum, à
neglected Tanzanian endemic, with note on the growth pattern in the Neckeraceae.
Ann. Bot. Fenn, 1991, 28(3): 197-200, 1 fig. (Dept. Bot, Univ. Helsinki, Unioninkatu
44, SF-00170 Helsinki)
Source : MNHN, Paris
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Lectotype, deser., ill, taxonom. de Porotrichum usugarum.
93-247 ENROTH J. - Notes on the Neckeraceae (Musci) 14-16. The identities of
Porothamnium undulatifolium and Baldwiniella tibetana, plus the second record of
Neckeropsis touwii. Ann. Bot. Fenn. 1992, 29(3): 249-251, 1 fig. (Ibidem).
Descr., ill. de Neckera undulatifolia (Tix.) (= Porothamnium), endémique du
Vietnam N; Baldwiniella tibeta Gao est syn. de Neckera crenulata.
93-248 GROLLE R. und VANA J. - Eine neue Jungermannia (Hepaticae,
Jungermanniaceae) aus Nepal. Fragm. Florist. Geobot. 1992, 37(1): 3-6, 1 fig
(Friedrich-Schiller-Univ., Herbarium Haussknecht, O-6900 Jena).
Diagn., descr., ill. de Jungermannia conchata sp. nov. du Nepal. J. exsertifolia
subsp. exsertifolia nouv. pour l'Himalaya.
93-249 OCHYRA R. - New combinations in Syntrichia and Warnstorfia (Musci). Fragm.
Florist. Geobot. 1992, 37(1): 211-214 (Lab. Bryol., W. Szafer Inst. Bot., Polish Acad.
Sci., Lubiez 46, PL-31512 Krákow)
10 esp. et 5 variétés de Tortula sont transférés (comb. nouv.) sous Syntrichia.
Warnstorfia fluitans var. berggrenii (C. Jens. in Lange & C. Jens.) c.n. (= Harpidium fluitans
subsp. berggrenii).
93-250 OCHYRA R. - A new synonym of Blindia magellanica (Musci, Seligeriaceae). Fragm.
Florist. Geobot. 1992, 37(1): 221-225, 2 fig. (Ibidem).
Blindia aschistodontoides C. Muell. nouv. syn. de Blindia magellanica.
93-251 OCHYRA R., and SERGIO C. - Racomitrium lanuginosum (Musci, Grimmiaceae), a
new species from Europe. Fragm. Florist. Geobot 1992, 37(1): 261-271, 4 fig.
(Ibidem).
Diagn., descr., ill. de Racomitrium lanuginosum sp. nov. du Portugal.
93-252 PIIPPO S. - Bryophyte flora of the Huon Peninsula, Papua New Guinea, LI. Addi-
tions and corrections to the Geocalycaceae. Ann. Bot. Fenn, 1992, 29(3): 243-248, 3
fig. (Bot. Mus., Univ. Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki).
Clasmatocolea vermicularis et Heteroscyphus parvulus sont nouv. pour la
Mélanésie W. Diagnose d'Heteroscyphus timppae; lectotype d' H. caesius (Schiffn.) Schiffn.
93-253 XIAO-LAN He and CHI-WEN Aur - Cladistic analysis of Sphagnum in Northeast
Asia. Acta Phytotax. China 1991, 29(2): 131-141, 3 fig, 2 tabl., en chinois, rés. angl.
(Inst. Bot. Acad. Sinica, Beijing 100093).
La "Wagner ground-plan divergence method" appliquée à 21 caractères du
gamétophyte met en évidence 6 sections: Sphagnum, Squarrosa, Acutifolia, Cuspidata,
Subsecunda, Polyclada, correspondant à peu prés aux classifications classiques et numériques.
Les sections Sphagnum ct Squarrosa sont les plus primitives, S. magellanicum étant le taxon le
plus ancien, S. girgensohnii et S. fimbriatum les plus récents.
Voir aussi: 93-260, 93-285, 93-288, 93-295.
Morphologie, Anatomie
93-254 AGERER R. - Comparison of the ontogeny of hyphal and rhizoid strands of
Pisolithus tinctorius and Polytrichum juniperinum. Cryptog. Bot. 1991, 22-3): 85-92,
6 fig. (Inst. Syst. Bot., Univ. München, Menzingerstr. 67, D-8000 München 19).
Les hyphes de Pisolithus tinctorius et les rhizoïdes de Polytrichum juniperinum
ont des principes de développement identiques. Les gemmules rhizoidiques de P. j. semblent être
formées de facon plectenchymateuse, comme les sclérotes du champignon.
93-255 FREY W. und KÜRSCHNER H. - Morphologische und anatomische Anpassungen
der Arten in terrestrischen Bryophytengesellschaften entlang eines ökologischen
Gradienten in der Judäischen Wüste, Bot. Jahrb. Syst. 1991, 112(4): 529-552, 12 fig.
5 tabl. (Inst. Syst. Bot. & Pflanzengeogr., Freie Univ. Berlin, Altensteinstr. 6, D-1000
Berlin 33).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 323
Les formes de vie, les structures de la conduction et de stockage de l'eau, les
structures servant de protection contre la lumiere et la température, aussi bien que les caracteres
du sporophytes des bryophytes terricoles sont étudiés, en relation avec les conditions écologiques
et les modes de distribution des communautés, le long d'un transect dans le désert de Judée
93-256 GRANZOW DE LA CERDA I. - Sobre el significado de dioecia y monoecia en
briófitos. Orsis 1992, 7: 145-147 (Bot. Fac. Ci, Univ. Autonoma de Barcelona,
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Attachement au sol par production rhizoidale de matériel extra-cellulaire en
réponse au contact.
Voir aussi: 93-243, 93-246 à 93-248, 93-251, 93-276, 93-277, 93-290, 93-295.
Physiologie, Chimie
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Bunri Univ., Yamashiro-cho, Tokushima 770, Japan).
93-260 ASAKAWA Y. TOYOTA M. UEDA A, TORI M. and FUKAZAWA Y. -
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Mise en évidence de 2 chémotypes chez Bazzania japonica.
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Etude de Sphagnum cuspidatum et S. recurvum provenant de 2 sites pollués et de
2 sites non pollués.
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Bombay 400 005, India).
Source : MNHN, Paris
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Voir aussi: 93-277, 93-278.
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78(11): 1487-1493, 4 tabl. (Dept. Biol., Ithaca College, Ithaca, New York 14850, USA).
Les plantes se développant sur serpentine n'apparaissent pas plus tolérantes au
nickel, chrome, magnésium/calcium ou magnésium/nickel, que les autres plantes, Les populations
“non serpentines” produisent plus de croissance protonémique que les populations "serpentines"
sur divers milieux. Les deux populations contrólées présentent de grandes différences dans la
tolérance au nickel, au sein des descendants haploides d'un méme sporophyte.
Répartition, Ecologie, Sociologie
93-273 AHRENS M. - Die Moosvegetation des nördlichen Bodenseegebietes. Dissertationes
Botanicae 1992, 190: 1-1V, 1-681, 123 fig., 170 tabl. (aut: Vogelsangweg 16, W-7505
Ettlingen; éd: Gebr. Borntraeger Verl, Johannesstr. 3A, D-7000 Stuttgart 1, ISBN
3-443-64102-4, prix: 180 DM).
Géographie, géologie, climat, végétation du territoire étudié : le Bodensee N
(800 km?, comprenant le Hegau, le Linzgau et le Seerücken). Sur la base de 2800 relevés selon la
méthode Braun-Blanquet, descr. de 130 associations bryophytiques (épiphytes, terricoles, épilithes
et aquatiques). Distr. des esp. caractéristiques (79 cartes). L'étude quantitative porte sur les asso-
ciations des prairies, la classification hiérarchique définit 5 classes de végétation. 434 taxons de
bryophytes ont été déterminés pour la région, soit 40% de la bryoflore allemande et 30% de la
bryoflore européenne. Une bibliographie (18p.) et un index des associations complètent cet ou-
vrage. Lichens associés.
93-274 AYALA A.G. & RON E. - Contribución al estudio de la brióflora de Guadalajara:
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Madrid).
Source : MNHN. Paris
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Autonoma Barcelona, E-08193 Bellaterra; ed: Carrer del Carma 47, E-08001
Barcelona, ISBN 84-7283-22-8, prix: 7500 Ptas).
Cartes de distribution dans la Péninsule Ibérique, les Iles Baléares, Canaries,
Açores et Madère de 50 taxons, accompagnées de données sur l'écologie, l'habitat, les collecteurs,
les herbiers et les sources bibliogr. pour chacun des taxons suivants: Archidium alternifolium,
Bartramia ithyphylla, B. pomiformis, B. stricta, Calypogeia arguta, Corsinia coriandrina,
Cryphaea heteromalla, C. lamyana, Cyclodictyon laetevirens, Ditrichum crispatissimum, D.
flexicaule, Harpalejeunea molleri, Homalia lusitanica, Hookeria lucens, Hydrogrimmia mollis,
Hygrohypnum molle, Hylocomium brevirostre, H. umbratum, Leptodon smithii. Orthothecium
rufescens, Plagiothecium undulatum, Pogonatum aloides, P. nanum, P. umigerum, Preissia
quadrata, Racomitrium aciculare, R. affine, R. aquaticum, R. canescens, R. elongatum, R.
heterostichum, R. lamprocarpum, R. macounii (subsp. alpinum et subsp. macounii), R. obtusum, R.
sudeticum, Riccia macrocarpa, R. nigrella, Scapania aequiloba, S. aspera, Sphagnum centrale, S.
magellanicum, S. palustre, S. papillosum, Thuidium abietinum (var. abietinum et var. hystricosum),
T. delicatulum, T. philibertü, T. recognitum, T. tamariscinum.
93-276 ENROTH J. - Bryophyte flora of the Huon Peninsula, Papua New Guinea. XLVIII.
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Univ. Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki).
Descr., ill, distr. de Plagiothecium neckeroideum var. javense Fleisch., seul
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der Judäischen Wüste. Bor. Acta 1991, 104(3): 172-182, 11 fig., 3 tabl. (Inst. Syst.
Bot. & Pflanzengeogr., Altensteinstr. 6, D-1000 Berlin 33).
7 stratégies de vie sont observées parmi les populations de bryophytes terricoles,
le long d'un transect allant de la Mer Morte à Jérusalem. Descr. et distr. de ces stratégies de vie,
relations avec les conditions climatiques et édaphiques
93-278 FREY W. und KÜRSCHNER H. - Das Fossombronio-gigaspermetum mouretii in der
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202-3): 73-84, 19 fig., 1 tabl. (Ibidem).
Gigaspermum mouretii est en relation étroite avec les cyanolichens: Collema
crispum et C. tenax. Descr. des géophytes et des colonisateurs. 2 stratégies de vies caractérisent le
Fossombronio-Gigaspermetum mouretii, Résistance aux conditons extrêmes
93-279 GEISSLER P. - Dauerflächenbeobachtungen an Moosgesellschaften im
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16 fig. (Cons. & Jard. Bot., CP 60, CH-1292 Chambésy).
Les postes d'observation permanents de la végétation bryophytique subalpine des
conifères, utilisés par Ochsner entre 1954 et 1975 et par P. Geissler en 1991 mettent en évidence
la dynamique spécifique de la recolonisation et le phénomène cyclique des successions. Seuls les
colonisateurs ont une reproduction sexuée régulière. Buxbaumia aphylla a pu être observé pendant
9 années consécutives.
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Evolution. Biol., Univ. Connecticut, Storrs, CT 06269-3042 USA).
S. cuspidatum pourrit relativement rapidement dans les creux en dépit de
l'humidité, tandis que $. fuscum pourrit lentement même sur les bombements où les conditions
sont plus favorable pour un pourrissement rapide, Cette différence entre les deux espèces peut
initialiser et maintenir la microtopographie des creux et des bombements.
Source : MNHN, Paris
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les forêts âgées, et ces espèces deviennent moins fréquentes lorsque les pratiques sylvicoles
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between subalpine heathlands, and their surroundings in the Monts du Forez (Mas-
sif Central, France). Acta Bot. Neerl. 1991, 40(2): 139-159, 13 fig. (Res. Inst. Nature
Managh., P.O. Box 46, NL-3956 ZR Leersum).
Distribution spatiale de 4 transitions lande à bruyères-tourbière ombrotrophique,
et de 6 transitions lande à bruyères-communautés à mégaphorbiées, à partir des altérations des
compositions floristiques. Bryophytes associés.
93-288 TAN B.C. and IWATSUKI Z. - A new annotated Philippine moss checklist. Harvard
Papers Botany 1991, 3: 1-64 (Farlow Herb. Harvard Univ., Cambridge, MA 02138,
USA).
Liste alphabétique de 700 espèces de mousses (228 genres répartis en 55 fa-
milles) des Philippines avec syn., réf. bibliogr. des récoltes. Nouv. syn. Bref aperçu historique
des récoltes muscologiques aux Philippines. Ectropotheciella decrescens (Lac. Fleisch. nouv.
pour les Philippines.
93-289 URMI E., SCHUBIGER-BOSSARD C. und BISANG I. - Veränderungen in der
Moosflora der Schweiz. Dissert. Bot. 1993, 196 [Festschrift Zoller]: 263-279, 4 fig.
(Inst. Syst. Bot, Zollikerstr. 107, CH-8008 Zürich).
Projet en cours: trouver si les populations en danger existent encore, les localiser
exactement, examiner leurs conditions de vie et, si possible, les protéger. Les études préliminaires
montrent clairement que les populations ont disparu beaucoup plus sur le Plateau Suisse que dans
les montagnes. La perte de taxons et de populations est une tendance générale de notre siècle.
Observation d'espèces ephémères, de Frullania tamarisci épiphyte, de taxons d'habitats humides
spécifiques, de Meesia triquetra.
93-290 VANA J. - The bryophytes of Sabah (North Borneo) with special reference to the
BRYOTROP transect of Mt. Kinabalu, XII. Gymnomitriaceae (Hepaticopsida,
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 327
Jungermanniales). Willdenowia "1990"1991, 20: 167-170 (Katedr. Bot., Prirod. Fak.,
Univ. Karlovy, Benatska 2, Cs-12801 Praha 2),
Descr., ill., distr. de 4 Marsupella et 1 Gymnomitrium récoltés à Sabah.
93-291 VANA J. - The bryophytes of Sabah (North Borneo) with special reference to the
BRYOTROP transect of Mt. Kinabalu. XIII. Jungermaniaceae (Hepaticopsida,
Jungermanniales). Willdenowia "1990" 199], 20: 171-183 (Ibidem).
14 Jungermannia, 1 Nardia, et 1 Notoscyphus avec loc. à Sabah. 3 Jungermannia
et le Nardia nouv. pour Borneo.
93-292 VANA J. - The bryophytes of Sabah (North Borneo) with special reference to the
BRYOTROP transect of Mt. Kinabalu, XV. Lophoziaceae (Hepaticae). Willdenowia
"1990"1991, 20: 199-219 (Ibidem).
Liste avec loc, de 11 esp. et 1 var. d' Anastrophyllum, 6 esp. d' Andrewsianthus,
1 Anomacaulis, 1 Chandonanthus, 1 Cryptochila, 1 Denotarisia, 1 Gottschelia, 3 Jamesoniella, 1
Sphenolobopsis, 1 Stenorrhipis, 3 Syzygiella, 1 Tetralophozia et 1 Tritomaria. 3 nouv. taxons pour
Bornéo.
Voir aussi: 93-243, 93-244, 93-246 à 93-248, 93-251, 93-252, 93-255, 93-272, 93-295, 93-297.
Conservation de la nature
93-293 KEATINGE T. - Scotlands threatened mires and mosses: policies to protect the
peatlands of Caithness and Sutherland. Trans. Bot. Soc. Edinburgh 1990, 45(5):
417-426, 3 fig. (Nature Conservancy Council, Golspie, Mainstreet, KW10 6TG, UK).
93-294 SCHUMACKER R. - Endangered bryophytes in Europe: a critical approach. With
an appendix by R. Schumacker & R. Dúll, Preliminary lists of threatened (ex, E, V,
sensu LU.C.N) bryophytes in E.E.C. countries including Macaronesia, Lejeunia n.s
1992, 139: 1-20 (Univ. Liège, Stat. Sci. Hautes-Fagnes, Mont-Rigi, B-4950
Robertville).
Les concepts d'espèces rares, vulnérables, menacées ou éteintes sont discutés
pour aboutir à une approche objective.
Voir aussi: 93-289.
Ouvrages généraux
93-295 SCHUSTER R.M. - The Hepaticae and Anthocerotae of North America, East of the
hundredth meridian. Chicago: Field Museum Natural History, 1992, Vol. 5: i-xvii,
1-854, fig. 775-915 (ISBN 0-914-86820-9), vol. 6: i-xvii, 1-937, fig. 916-1055 (IBSN
0-914-86821-7) (aut.: Crytpog. Lab., Hadley, Mass.; éd.: Field Mus. Nat. Hist., Roosvelt
Road at Lake Shore Drive, Chicago, Illinois 60605, $ 290 chaque volume).
R. Schuster expose dans les préfaces de ses deux volumes, la fagon dont il a
travaillé et les principes qu'il a suivis. Il préfère étudier son matériel personnel plutôt que celui
provenant des herbiers, ainsi il peut mener une étude intensive d'un nombre limité de récoltes
plutôt qu'une étude superficielle de tous les échantillons, et fournir des descriptions et des illus
trations parfaites. Mais son orientation de morphologiste ne le fait pas oublier les problèmes liés
à l'adaptation, à la survie, à la reproduction, Bien que réalisant une flore régionale, il intègre les
taxons américains dans l'ensemble mondial. Sa bibliographie est exhaustive. Estimant que la
science ne doit pas mourir mais progresser, il n'approuve pas la nécessité de respecter les règles
de priorité (mais il les suit!). R. Schuster ne considère pas pour autant qu'il a tout résolu de
façon définitive; de nouvelles techniques apporteront de nouvelles interprétations. Cette impor-
tante flore (6 volumes de plus de 800p. chacun) expose sa perception des catégories supérieures
(genres et familles), et leur arrangement dans un système phylogénétique “satisfaisant”. Ces di-
gressions phylogénétiques étant peu accessibles à l'amateur, il envisage d'écrire un manuel qui se-
Tait un "digest" de ces 6 volumes.
Les vol. 5 et 6 contiennent; Fam. Jubulaceae, Ordre Metzgeriales et Sous-
classe Marchantiidae. Chaque taxon est décrit, illustré, sa distribution et son écologie sont
Source : MNHN, Paris
328 BIBLIOGRAPHIE
données, ses variations et ses affinités sont précisées. Chaque volume est indexé, Le volume 6
comprend une bibliographie (70p.), complément de celle publiée dans le volume 1 (1966). L'en-
semble de l'ouvrage est dense, et comporte de nombreuses notes infrapaginales incluant de nom-
breuses nouveautés taxonomiques aux niveaux supra génériques, et ne facilitant pas toujours la
lecture. Puisque de nombreuses analyses détaillées de ces volumes seront publiées, il ne sera fait
mention ici que des chapitres les plus importants. Fam. Jubulaceae Klinger. ex Massal. (rela-
tions, classification, synopsis des genres, clés aux genres de la dition: Frullania et Jubula). Ordre
Metzgeriales Schust. et Schljak, (taille du groupe et les difficultés taxonomiques qui en découlent,
écologie et distribution, relations et évolution, morphologie et anatomie, phylogénie et classifica-
tion) comprend subord. Fossombroniineae Schust. (Fossombroniaceae (Fossombronia et
Petalophyllum)), subord. Pelliineae Schust. (Pelliaceae (Pellia), subord. Pallaviciniineae Schust
(Pallaviciniaceae (Pallavicinia, Moerckia)), subord. Blasiineae Schust. (Blasiacae (Blasia)),
subord. Metzgeriineae Schust. (Aneuraceae (Aneura, Cryptothallus, Riccardia), Metzgeriaceae
(Metzgeria)). Subcl. Marchantiidae (origine et évolution, morphologie & anatomie, sporophyte &
ontogénie, évolution, classification) comprend ordo Sphaerocarpales et ordo Marchantiales. O.
Sphaerocarpales (écologie et phytogéographie, morphologie et classification) divisé en subord.
Sphacrocarpiineae (Sphaerocarpaceae (Sphaerocarpos), et subord. Rielliineae (Riellaceae
(Riella)), O. Marchantiales (gamétophyte, sporophyte, écologie, origine, phylogénie, classification,
évolution cytologique, clé) divisé en subord. Corsiniineae Schust. (Corsiniaceae (Corsinia)),
subord. Targioniineae Schust. (Targioniaceae (Targionia)), subord. Marchantiineae (Lunulariaceae
(Lunularia), Conocephalaceae (Conocephalum), Cleveaceae (Peltolepis, Sauteria, Athalamia),
Aytoniaceae (Reboulia, Mannia, Asterella, Plagiochasma), Marchantiaceae (Marchantia, Preissia,
Dumortiera)), subord. Ricciineae Buch (Oxymitraceae (Oxymitra), Ricciaceae (Ricciocarpos,
Riccia)). (Spéciation, morphologie, taxonomie, classification et phytogéogr. des Riccia). Cl.
Anthocerotae (distribution & écologie, relations avec les autres classes, taxonomie, morphologie
& anatomie, gamétophyte et sporophyte), avec un seul ordre Anthocerotales (relations
hypothétiques avec les Hépatiques et les Ptéridophytes), une seule famille Anthocerotaceae
(Anthoceros, Aspiromitus, Megaceros, Notothylas).
Documentation, Histoire des Sciences
93-296 BROMBACHER C., JACOMET S. & HAAS J.N. - Festschrift Zoller, Beiträge zu
Philosophie und Geschichte der Naturwissenschaften, Evolution und Systematik,
Ökologie und Morphologie, Geobotanik, Pollenanalyse und Archiiobotanik.
Dissertationes Botanicae 1993, 196: I-XIV, 1-526, ill, tabl. hors-texte. (aut: Bot. Inst
Basel, Schönbeinstrasse 6, CH-4056 Basel; éd.: Borntraeger Gebr., Johannesstr. 3A,
D-7000 Stuttgart, ISBN 3-443-64108-3, prix: 180DM).
Ouvrage réalisé pour les 70 ans de Heinrich Zoller (né le 27.1.1923) dont la
carrière et la personnalité sont évoquées. Les contributions largement diversifiées sont le reflet de
toutes les facettes de H. Zoller, philosophe et botaniste, qui a formé de nombreux étudiants à
Zürich, Göttingen et Bâle. Initiateur de la cartographie de la végétation des parcs naturels de
Suisse, H. Zoller s'est beaucoup intéressé à l'analyse pollinique, Menant de front recherche biolo-
gique et recherche philosophique, ce savant développe une pensée socioéconomique. 37 contribu-
tions: Philosophie (4), Evolution et systématique (3), Ecologie et morphologie (6), Géobotanique
(6), Analyse pollinique (14), Archéobotanique (4). [Les travaux de P. Geissler, E. Urmi et al. et
de G. Wagenitz & R. Eck portant sur la bryologie sont analysés séparément]
93-297 WAGENITZ G. und ECK R. - Hallers botanische Harzreise im Jahre 1738. Dissert.
Bot. 1993, 196 [Festschrift Zoller]: 27-40, 3 fig. (Syst. Geobot. Inst. Univ., Untere
Karspüle 2, D-3400 Göttingen).
Résultats floristiques de l'excursion de A. von Haller en 1738 dans les Mis Harz.
Haller a noté l'habitat des plantes et leur pyésenge daps des communautés typiques. Mousses
citées.
Voir aussi: 93-275, 93-295.
Commission paritaire 15-9-1981- N° 58611 - DépXJéeal 3° trimestre 1993 - Imprimerie F. Paillart
“Sortie des presses le 30 juillet 1993 - Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : D. Lamy; Secrétaire : B. De Reviers
Trésorier : E. Bury; Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN. Paris
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CONSACRE A LA CRYPTOGAMIE
CRYPTOGAMIE est un périodique édité
par lA.D.A.C. (Association des Amis des
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ratoire de Cryptogamie du Muséum Na-
tional d'Histoire Naturelle. Les cher-
cheurs de tous pays y publient leurs
travaux en francais, allemand, anglais, es-
pagnol et italien, aprés accord des
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national renown.
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m
7
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EJ Europe Marie C Australie
Amérique Asie
Origine des 453 articles publiés de 1986 à 1991
Ei Europe E Afrique
TA Amérique Asie
Répartition des articles publiés de 1986 à 1991 selon la langue
Français Espagnol W italien
ZA angas C Allemand
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
S. JOVET-AST - Riccia L. (Hepatiques, Marchantiales) ee latine.
Taxons des sous-genres Thallocarpus, Leptoriccia, Ricciella. ..
©. BRICAUD, C. ROUX, C. COSTE et T. MENARD - Gia
lichénisés et lichénicoles de la France méridionale : espèces nouvelles
et intéressantes (7) .
Bibliographie bryologique
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 14 (3) : 219-328
219
303
321