CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 15 Fascicule
1 1994
1 FEV. 1994
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur scientifique: Mme S. Jovet-Ast
Rédaction:
Bryophytes: Mme H. Bischler, M. D. Lamy
Lichens: Mme C. Van Haluwyn
(Laboratoire de Botanique et de Cryptogamie,
Faculté de Pharmacie, B.P. 83, F-59006 Lille Cedex)
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. Berthier (Clermont-Ferrand), J.L. De Sloover (Namur), P. Geissler (Genève), S.R.
Gradstein (Utrecht), J.P. Hébrard (Marseille), S. Jovet-Ast (Paris), A. Lecointe (Caen),
M.C. Noailles (Paris), C. Suire (Bordeaux).
Lichénologie: J. Asta (Grenoble), T. Bernard (Rennes), B. Bodo (Paris) W.L. Culberson
(Durham), M.C. Janex-Favre (Paris), J. Lambinon (Liège), M.A. Letrouit-Galinou (Pa-
ris), Cl. Roux (Marseille).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent étre adressés (en 2 exemplaires) à la rédaction de Cryptogamie,
Bryologie-Lichénologie, L'avis d'un lecteur au moins sera requis avant accord pour publication.
Bien qu'étant une revue de langue francaise, les articles rédigés en anglais, allemand, italien et es-
pagnol sont acceptés. Les disquettes de micro-ordinateur (IBM, IBM compatible, et Macintosh)
sont vivement souhaitées. Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de
chaque tome. Les auteurs recevront 25 tirés-à-part gratuits; les exemplaires supplémentaires se-
ront à leur charge.
TARIFS DES ABONNEMENTS Tome 15, 1994
CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologic.
Pour une section: France: (326 F ht) 332,85 F tte - Étranger: 357,00 F
Pour les 3 sections: France: (918 F ht) 937,28 Fttc - Étranger: 1000,00 F
Paiement par chèque bancaire ou postal à l'ordre de:
A.D.A.C. - CRYPTOGAMIE (CCP La Source 34 764 05 S), et adressé à:
ADAC, 12, rue Buffon, F-75005 Paris.
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie est indexé par Biological Abstracts, Chemical
Abstratcs, Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1993. ADAC-CRYPTOGAMIE
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 15 FASCICULE 1 1994
CONTENTS
C. VAN HALUWYN, A. SEMADI, S. DERUELLE et M.A. LETROUIT. - The
corticolous lichen vegetation of the Area of Annaba (eastern Algeria)
(in French) ... Aa m
V. CALATAYUD and E. BARRENO. - Contribution to the lichen floristics of
eastern Spain - I. Silicicolous lichens and their lichenicolous fungi of
Serra d'Espadà (Castello) ...
J.J. MOYA, R.M. ROS and J. GUERRA. - Bryophyte flora and vegetation of
the Sierra del Maigmó (Alicante, Spain) ... 1
P. NAVARRO-ROSINÉS, J. ETAYO, L. ALONSO y J.M. EGEA. - On the
occurrence of Verrucaria ionaspicarpa in the Iberian Peninsula (in
Spanish) ....
SUNITA KAPILA and S.S. KUMAR. - Cytological observations on some west
Himalayan mosses .. a
S. JOVET-AST. - Critical remarks about the treatment of Riccia from North
America according to R.M. Schuster (in French) ...
Bibliography
Bryophytes ....
Lichens ...
Instructions to the authors ...
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23
43
67
73
81
3 300109227847 PI
Bibliothèque Centrale Muséum
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IHN. Paris
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AD.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (1): 1-21 1
LA VÉGÉTATION LICHÉNIQUE CORTICOLE DE LA RÉGION
D'ANNABA (ALGÉRIE ORIENTALE)
C. VAN HALUWYN*, A. SEMADI**, S. DERUELLE***
et M.A. LETROUIT***
"Laboratoire de Botanique et de Cryptogamie
Faculté de Pharmacie, BP 83, F-59006 Lille Cedex
** Institut des Sciences de la Nature, Université d' Annaba - Algérie
*** Laboratoire de Cryptogamie, Université Pierre et Marie Curie,
9 quai Saint-Bernard, F-75252 Paris Cedex 05
RÉSUMÉ - Dans la région d'Annaba, au nord-est de l'Algérie, en bordure de la Méditerranée, 90
taxons de lichens ont été recensés sur divers phorophytes, Waynea stoechadiana (Abbassi Maaf et
Roux) Clerc et Roux est nouveau pour l'Afrique. Les relations flore lichénique épiphyte-conditions
stationnelles sont abordées.
ABSTRACT - The study area is situated at the north-eastern part of Algeria. 90 taxa have been re-
corded on different phorophytes.Waynea stoechadiana (Abbassi Maaf et Roux) Clerc et Roux is
new in Africa. Relations between epiphytic vegetation and local conditions are studied.
INTRODUCTION
Cette étude a été réalisée dans le but de montrer l'impact d'une activité indus-
trielle importante à l'origine de pollutions atmosphériques acide et fluorée préjudicia-
bles à l'environnement (Semadi 1989). En dehors de cette démarche appliquée, ce tra-
vail présente l'état actuel de la végétation lichénique épiphyte de la région d'Annaba et
contribue ainsi à une meilleure connaissance de la flore lichénique d'Afrique du Nord.
Elle compléte les quelques observations faites dans cette région par Flagey et publiées
dans la Flore de l'Algérie éditée par Battandier et Trabut (1896), ainsi que celles de
Faurel, Maire, Ozenda et Schotter dont nous avons examiné les collections dans l'her-
bier de Maire déposé à l'Institut de botanique de Montpellier (MPU).
PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE LA RÉGION D'ANNABA
La région d'Annaba, située au nord-est de l'Algérie, entre les latitudes 40,65
gr et 41,10 gr et les longitudes 5,60 gr et 6,60 gr, couvre une superficie de 3240 km?.
Elle est limitée au nord par la mer Méditerranée, à l'ouest par la Wilaya de Skikda, au
sud par celle de Guelma et à l'est par la partie la plus orientale de la Wilaya de El Tarf
(carte 1).
Source : MNHN, Paris
ANNABA
MER MEDITERRANEE
d
EL-HADJAR,
Ek
~ Lac dos Oiseaux
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Hautes collines de bordure.
E (400 à 600m):
Collins (200 à 400 m)
Carte 1 - Délimitation de la zone d'étude.
Plaine (< 200 m)
10Km
"219 NAMOTVH NVA `D
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 3
Cadre physique
La topographie correspond à une plaine côtière enclavée entre la Méditerra-
née et une importante zone de relief :
- vers l'extérieur, se situe une ceinture de hauts massifs constituée à l'ouest
par le massif de l'Edough (1100 m), au sud par les monts de Beni-Salah (930 m), au
sud-est par le massif d'Asfour (740 m) et à l'est, longeant la frontière tunisienne, par les
monts de la Medjerda (1110 m);
- vers l'intérieur, au pied des hauts massifs, on observe des collines de bor-
dure le plus souvent constituées de roches métamorphiques (massif de bordure de
l'Edough), ou d'argiles et de grès numidiens, éocènes et oligocénes (région de Dréan,
Zerizer et Ben M'Hidi); —
- la plaine se présente sous forme d'une haute terrasse, très étendue latérale-
ment le long des massifs de bordure, et d'une basse terrasse emplissant la zone d'effon-
drement de la plaine d'Annaba. Entre les alluvions, subsistent quelques collines qui
sont les résidus des roches anciennes (colline Saint-Augustin, cité El Bouni);
- un cordon dunaire bordant la Méditerranée occupe la partie est de la baie en
pénétrant le continent sur plus de vingt kilomètres. L'altitude moyenne de ce cordon
varie de 15 à 70 m à l'ouest et atteint 80 m à l'est.
Le réseau hydrographique comprend quatre oueds : à l'est l'oued Kébir-Est,
au centre les oueds Seybousse et Bounamoussa, et à l'ouest l'oued Kébir-Ouest. La ré-
gion d' Annaba est dotée de plusieurs plans d'eau, à l'ouest, le lac Fetzara et à l'est les
marais de la Mekhada et le lac des Oiseaux.
En ce qui concerne notre cadre d'étude, nous nous sommes limités à la plaine
côtière d'Annaba et aux parties basses des zones collinéennes périphériques (en dessous
de 200 m d'altitude). Les massifs de l'Edough et d'Asfour, bien que faisant partie de la
même région, n'ont pas été pris en considération.
Climat
Pour analyser les conditions climatiques de la région d' Annaba, nous dispo-
sions de deux sortes de données. Les unes, récentes, ne portent que sur les dix dernières
années (1975-1984) et ne sont disponibles que pour un poste, celui de l'aréoport
d'Annaba-les-Salines, situé à proximité de la mer et à une dizaine de kilométres à l'est
de la ville. Les autres données sont anciennes, établies sur 25 ans (1913-1938) et sont
disponibles pour 7 postes météorologiques répartis dans la région d'Annaba (Seltzer
1946). Ce sont ces données que nous analyserons en détail car plus représentatives de
l'ensemble de la région. Les postes d'altitude (Seraidi-Edough), situés en dehors de no-
tre zone d'étude, ne seront pas pris en compte. Le tableau 1 rassemble toutes les don-
nées disponibles.
Température ou régime thermique: la moyenne des températures
maximales du mois le plus chaud est supérieure à 22*C et celle des températures mini-
males du mois le plus froid oscille entre 12° et 15°C ; Ben M'Hidi se distingue par une
amplitude thermique relativement importante (12°C contre 6° à 8°C pour les autres
postes).
Source : MNHN, Paris
4 C. VAN HALUWYN et al.
Paramètres | Annaba (port) | Ben M'Hidi EI Kala
P (mm) 787 756 910
M (°C) 22 | 23,90 22,60
im (°C) 13.90 11,90 14,60 |
(M+m)/2 (°C) 17,95 47.90 18,60 |
M-m (°C) 8,10 12 8
MPF _janvier janvier janvier
MPC août août août
MPH janvier décembre décembre
MPS juillet juin juillet
Ind Emberger 95,32 70,10 106,81
Étage méditerranéen tempéré méditerranéen
climatique humide
Tabl. 1. - Analyse des données climatiques de la région d' Annaba (1913-1938) - P= précipitations;
M= moyenne des maxima du mois le plus chaud; m= moyenne des minima du mois le plus froid;
(M+m)/2= moyenne extrême; M-m= amplitude extrême; MPF= mois le plus froid; MPC= mois le
plus chaud; MPH= mois le plus humide; MPS= mois le plus sec.
Régime pluviométrique: on observe une pluviométrie de 900 mm à El Kala
et de moins de 800 mm à Annaba port et à Ben M'Hidi ; ces données sont conformes au
climat de la partie nord de l'Algérie où la pluviométrie oscille entre 600 et 1200 mm
par an suivant la situation orographique ; le régime pluvial saisonnier est de type
H.A.P.E. (Hiver-Automne-Printemps-Eté), le maximum se situant en hiver.
Humidité relative: le degré hygrométrique est relativement élevé tout au
long de l'année (moyenne annuelle de l'ordre de 70%); la mer et les nombreux plans
d'eau contribuent au maintien d'une hygrométrie élevée en été (supérieure à 60%);
Brouillard: on enregistre 13 jours de brouillard par an à Annaba, principale-
ment au printemps, avec un maximum au mois de mai.
Le vent: les vents dominants sont de secteur nord-ouest, avec une vitesse
moyenne annuelle de 3,2 m/s à Annaba.
Synthèse climatique: le diagramme ombrothermique de Gaussen et Ba-
gnouls fait ressortir une sécheresse estivale de 5 mois (de mai à septembre): juillet et
août sont les mois les plus chauds; janvier est le mois le plus froid; le mois le plus sec
est en général juillet; quant au mois le plus humide, c'est décembre ou janvier; les
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 5
valeurs du quotient pluviothermique d'Emberger situent Annaba et Ben M'Hidi dans
l'étage méditerranéen tempéré (tableau 1).
Des différences existent entre les données de Annaba- port (1913-1938) et
celles de Annaba-les-Salines (1975-1984) (tableau 2). La température maximale et
l'amplitude thermique ont augmenté, les précipitations ont baissé. Cependant les deux
séries de données conduisent au méme classement d'Annaba dans l'étage bioclimatique
méditerranéen tempéré du climatogramme d'Emberger. Cette tendance récente vers une
plus grande sécheresse s'inscrit peut-étre dans une évolution générale du climat du nord
de l'Afrique. Une autre différence concerne les vents dominants, de secteur nord pour
les données de Annaba-les-Salines, de secteur nord-ouest pour celles de Annaba-port.
Années et M m |(M+m/2} M-m P vents Q
stations DEL | CE) | CC) | CO) | (mm) Emberger
1913-1938 22 |13,90| 1795 | 8.10 | 787 | NW 95,32
Annaba port
| 1975-1984 | 22,85] 12.15 | 17.40 | 10,50 | 687,80| N 78,50
|
| |
Annaba-les-
Salines
Tabl. 2. - Comparaisons entre les données climatiques établies de 1913-1938 et de 1975-1984 pour
Annaba. - M= moyenne des maxima du mois le plus chaud; m= moyenne des minima du mois le
plus froid; (M+m)/2= moyenne extrême; M-m- amplitude extréme; P= précipitations; Q= quotient
pluviothermique d'Emberger.
La végétation phanérogamique
La végétation d'Annaba a fait l'objet de peu d'études, à l'exception toutefois
des marais de la Mekhada et de deux zones particulièrement riches, celles de Seraidi et
d'El Kala, situées à la périphérie de notre cadre d'étude. Nous tenterons une brève des-
cription de la végétation de notre zone de prospection en nous basant sur notre connais-
sance du milieu.
Le fait le plus marquant est l'opposition entre la zone cultivée, occupant les
sols alluvionnaires, et les zones de bordure à végétation naturelle ou semi-naturelle.
- Sur le cordon dunaire, on note la présence de groupements arbustifs appa-
rentés à l'Oleo-Lentiscetum Molinier 1954 avec Olea europaea ver. sylvestris, Pistacia
lentiscus, Erica arborea, Phillyrea latifolia.
- La physionomie du cap Rosa est dominée par une suberaie dégradée par les
incendies, avec notamment le développement de Halimium halimifolium, espèce indica-
trice des terrains incendiés.
- Les parties hautes des massifs de bordure abritent des eucalyptaies à Cistus
salvifolius (ouest et sud-ouest) et des suberaies à Calicotome spinosa (sud-ouest et
Source : MNHN, Paris
6 C. VAN HALUWYN et al.
sud). Ces suberaies sont très dégradées par les incendies de 1982 et 1984. Dans les
parties basses de ces massifs, la suberaie cède la place à l'oliveraie où Olea europaea
var. sylvestris domine dans les friches et Olea europaea dans les parties cultivées.
- Les zones lacustres comme le lac des Oiseaux et les marais de la Mekhada
(étendues d'eau douce) présentent une physionomie dominée par les Cypéracées. A
l'ouest, le lac Fetzara, lac salé peu profond, s'asséche en été en se transformant en prai-
ries riches en vesces et trèfles.
- La plaine est entiérement cultivée, seule une végétation arborescente natu-
relle ou semi-naturelle s'observe au bord des oueds (Alnus glutinosa, Fraxinus angusti-
folia, Ulmus minor et Populus div. sp.) ou le long des chemins (Fraxinus angustifolia);
Cupressus sempervirens et Casuarina equisetifolia sont utilisés comme brise-vents au-
tour des vergers ; Eucalyptus camaldulensis s'observe à proximité des agglomérations.
Facteurs biotiques : activités humaines et industrielles
Agriculture. - Jusqu'en 1985, la région d'Annaba avait une vocation pure-
ment agricole. Actuellement et malgré une industrialisation croissante, l'agriculture
continue à occuper une place importante dans l'économie régionale. Les activités prin-
cipales sont les cultures céréalières, maraichéres et fruitières, ainsi que l'élevage bovin,
ovin et caprin.
Industrie, - Deux pôles industriels marquent la région: le complexe des en-
grais phosphatés (Asmidal) et le complexe sidérurgique d'El Hadjar. D'autres unités
industrielles sont concentrées autour du centre urbain.
Le complexe des engrais phosphatés est situé à 3 km au sud-est de la ville
d'Annaba et constitue la principale source de pollution de la région, tant hydrique
qu'atmosphérique. Les principaux rejets sont des composés soufrés (SO, SOs, H2504),
du fluor, des oxydes d'azote, des poussières phosphatées.
Le complexe sidérurgique, situé à 12 km au sud-est d'Annaba, participe éga-
lement à la pollution atmosphérique par des rejets gazeux (SO», NO,) et particulaires,
En ce qui concerne les autres unités industrielles, il faut citer la centrale
thermique, située dans la zone portuaire d'Annaba, une briqueterie, une cimenterie ainsi
que diverses unités agro-alimentaires. Enfin, il convient de mentionner un trafic routier.
trés important, à l'origine d'une pollution par le plomb.
RÉSULTATS
Nous présentons ci-après la liste alphabétique de tous les taxons recensés,
avec pour certains d'entre eux les observations taxonomiques, écologiques et/ou choro-
logiques qui s'imposent.
Certaines espèces sont accompagnées de cartes de répartition établies selon la
méthode classique de cartographie en réseau (Cartan 1978). Pour ce faire, la région
étudiée a été divisée en une grille de 162 mailles de 4 km sur 5 km; ce maillage permet
le raccordement des cartes aux découpages en grades du système international de repé-
rage. Nos prospections ne couvrent que 65% de la région quadrillée en raison de l'ab-
Source : MNHN, Paris.
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 7
sence de phorophytes favorables et/ou du manque d'accessibilité de certaines mailles
(notamment dans les régions montagneuses).
La détermination des espèces a été réalisée d'après Clauzade & Roux (1985,
1987, 1989), Ozenda & Clauzade (1970), Poelt (1969), Poelt & Vèzda (1977, 1981). La
nomenclature adoptée est celle utilisée par Clauzade et Roux (1985).
Liste des taxons recensés
Anaptychia ciliaris (L.) Körb. - Cette espèce, très rare dans la dition, a été observée
sur Fraxinus angustifolia et Quercus suber, dans trois stations, toutes situées dans les
collines de l'est et du sud-est de la région (Asfour, El Tarf et Righia).
Arthonia tumidula (Ach.) Ach. - Cette espèce n'a été récoltée qu'une seule fois, sur
Alnus glutinosa, dans la saulaie-aulnaie de Medjaz Dalma.
Bacidia beckhausii Kórb - Nous ne connaissons que deux localités, à Besbes et au sud-
est des marais de la Mekhada, sur Olea europaea var. sylvestris.
Bacidia igniarii (Nyl.) Oxner - Roux et Vèzda ont confirmé la détermination de ce
lichen qui ne semble pas avoir été signalé en Algérie. Selon Giralt & Gomez-Bolea
(1990), il s'agit d'une espèce qui n'est connue en Espagne que sur le littoral de la Cata-
logne, dans des conditions microclimatiques humides et hyperhumides.
Bacidia phacodes Körb. - Une seule localité (Ras el Hamra) a été observée pour cette
espèce dont la détermination a été confirmée par Roux
Bacidia rubella (Hoffm.) Massal. - La plupart de nos échantillons présentent un thalle
plus ou moins squamuleux comme celui de Bacidia fallax (Kórb.) Lett., espèce mise en
synonymie par Clauzade & Roux (1985) avec Bacidia rubella dont le thalle est typi-
quement coralloide. A partir de récoltes effectuées à Port-Cros, Roux observe que les
apothécies peuvent pálir au point de devenir presque blanches (forme d'ombre) et que
le thalle est parfois granuleux, voire squamuleux (Roux in lit). Selon l'auteur, Bacidia
fallax ne mérite pas pour autant le statut d'espèce à part entière. Nimis & Poelt (1987)
considèrent également que cette espèce, de distribution sud-curopéenne, est trés proche
de Bacidia rubella et souhaiteraient une révision entière de ce groupe. Nous avons re-
trouvé dans l'herbier de Maire (MPU), des échantillons récoltés entre 1951 et 1953
dans diverses localités d'Algérie par Faurel et Schotter et déterminés comme Bacidia
rosella (Pers.) De Not. Bien que les apothécies soient de couleur claire, l'absence de
pruine sur celles-ci et la taille des spores ne permettent pas de maintenir la détermina-
tion de Bacidia rosella: il s'agit en fait de formes d'ombre de Bacidia rubella. Dans no-
tre dition, l'espèce est plus ou moins bien représentée (carte 2) et se développe princi-
palement sur Fraxinus angustifolia d'alignement routier et plus accessoirement sur
Olea europaea var. sylvestris et Quercus suber.
Buellia punctata (Hoffm.) Massal. - Nous avons récolté cette espèce dans deux
stations situées au nord-est de la dition sur olivier et chêne-liège: Treat et massif de
T'Oued El Aneb.
Source : MNHN, Paris
8 C. VAN HALUWYN et al.
Caloplaca sp. - Une étude plus détaillée de divers Caloplaca des groupes pyracea -
holocarpa et flavorubescens est actuellement en cours et fera l'objet d'une publication
ultérieure.
Caloplaca cerina (Ehrht. ex Hedw.) Th. Fr. - Ce lichen est surtout abondant sur les
frénes d'alignement routier à écorce rugueuse et altérée (carte 3). Cette affinité pour les
vieilles écorces, séches et eutrophisées est également précisée par Atienza & Crespo
(1984). Flagey (1896) remarquait déjà l'abondance de cette espèce dans le département
de Constantine, sur divers phorophytes.
Caloplaca haematites (Chaub. ex St Am.) Zw. - Flagey (1896) considère ce taxon
comme une variété de Caloplaca cerina qu'il juge plus abondante que le type, sur fré-
nes et chênes. De nombreux auteurs signalent cette espèce en région méditerranéenne :
fles Canaries (Tavares 1952), Espagne (Crespo et al. 1980, Egea et al. 1985, Gomez-
Bolea 1985, Moreno et al. 1985, Torrente et al. 1985), Italie (Nimis er al. 1990). Nous
l'avons récoltée dans deux stations situées à l'ouest de la dition sur Olea et Ficus
(Bouzizi et Mechtet Rihan).
Caloplaca pollinii (Massal.) Jatta - Nous avons observé ce lichen sur Quercus suber,
au cap Rosa, situé au nord-est de la dition. Le caractère méditerranéen de l'espèce est
souligné par Nimis & Poelt (1987).
Caloplaca sarcopidioides (Kórb.) Zahlbr. - Nous avons récolté ce lichen sur cyprès au
cap de Garde.
Caloplaca squamulata (Nyl.) Boist. - Cette espèce n'a été récoltée qu'une seule fois
sur Fraxinus angustifolia d'alignement routier, à proximité de Guelma.
Candelaria concolor (Dicks.) Stein - Ce lichen paraît rare dans la région prospectée :
agglomération de Annaba, Ben M'Hidi, massif d'Asfour.
Candelariella aurella (Hoffm.) Zahlbr. - Ce lichen colonise principalement les frénes
d'alignement routier, en association avec Bacidia rubella, divers Caloplaca dont
Caloplaca sp., Caloplaca cerina.
Candelariella reflexa (Nyl.) Lett. - Ce Candelariella est relativement bien représenté
dans la région d'Annaba.
Candelariella vitellina (Hoffm.) Müll. Arg. - Ce taxon semble rare dans la dition où
nous l'avons récolté sur Fraxinus, Olea, Ficus et Robinia : sud-ouest du lac Fetzara,
Asfour, Ben M'Hidi, Besbes.
Candelariella xanthostigma (Ach.) Lett. - Bien que rare dans la dition, cette espace est
présente sur de nombreux phorophytes (Olea, Acacia, Fraxinus, Ficus, Quercus suber).
Collema conglomeratum Hoffm. - Ce lichen a été récolté une seule fois sur olivier, en
bordure de route, entre Bouteldja et El Kala.
Collema fragrans (Sm.) Ach. - Une seule récolte de cette espèce a été réalisée sur
Fraxinus angustifolia, à proximité de Ain Berda, dans un groupement dominé par
Physcia biziana et Lecanora horiza.
Source : MNHN, Paris
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Carte 2 - Bacidia rubella (Hoffm.) Massal. Carte 3 - Caloplaca cerina (Ehrht. ex Hedw.) Th. Fr. E
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Carte 4 - Hyperphyscia adglutina (Flórke) Poelt et Mayrh Carte 5 - Lecanora horiza (Ach.) Linds. w
Source : MNHN, Paris
10 C. VAN HALUWYN et al.
Collema furfuraceum (Arnold) Du Rietz - Nimis & Poelt (1987) indiquent à propos
de ce lichen: "espèce subocéanique, commune dans les régions montagneuses du
domaine méditerranéen". Nous l'avons récolté dans les basses collines des massifs de
bordure, principalement sur olivier et chêne-liège.
Collema subflaccidum Degel. - Cette espèce est rare dans la dition: sur olivier à
Annaba, Bouteldja, au sud du lac Fetzara et sur chéne-liége à El Tarf.
Collema subnigrescens Degel. - Cette espèce, considérée comme strictement
océanique selon Nimis & Poelt (1987), semble se réfugier dans la dition dans les
étages collinéens plus humides.
Diploicia canescens (Dicks.) Massal. - Cette espèce semble fuir les zones les plus pol-
luées de la région d'Annaba, alors qu'elle se comporte comme relativement poléotolé-
rante en Europe du nord-ouest.
Diploschistes scruposus (Schreb.) Norm. - Cette espèce a été trouvée exceptionnelle-
ment corticole sur Quercus suber, au barrage de la Cheffia.
Hyperphyscia adglutinata (Flórke) Mayrh. & Poelt - Sa trés large répartition dans la
plaine d'Annaba et dans les basses collines corrobore les observations de Nimis et Poelt
(1987) en Italie selon lesquelles cette espèce est inféodée aux arbres isolés ou d'ali-
gnement routier (carte 4).
Lecanora chlarotera subsp. chlarotera f. chlarotera Nyl., Lecanora chlarotera subsp.
chlarotera f. crassula (H.Magn.) Poelt, Lecanora chlarotera subsp. chlarotera f.
rugosella (Zahlbr.) Poelt - Ces différents Lecanora sont peu représentés dans la région.
Lecanora dispersa (Pers.) Sommerf.
Lecanora expallens Ach.
Lecanora hagenii (Ach.) Ach. - L'optimum de développement de ce lichen correspond
à la plaine d'Annaba, principalement sur les frênes d'alignement routier. Cette espèce
était déjà signalée à Annaba par Flagey (1896).
Lecanora horiza (Ach.) Linds. - Il s'agit d'une des espèces les plus répandues dans la
région (carte 5).
Lecanora muralis (Schreb.) Rabenh. - Nous avons réalisé deux récoltes de cette espèce
sur palmier et frêne, dans la région de Guelma.
Lecidella elaeochroma (Ach.) Choisy - Cette espèce est essentiellement présente dans
les basses collines des massifs de bordure.
Leptogium lichenoides (L.) Zahlbr. - Une seule localité a été observée sur olivier dans
les collines du massif d'Asfour.
Leptogium saturninum (Dicks.) Nyl. - Deux localités sont connues de la dition, dans
les collines de bordure des massifs du sud-est (Asfour et El Tarf).
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 1
Normandina pulchella (Borr.) Nyl. - Delzenne et al. (1975) restreignaient cette espèce
aux chénaies caducifoliées des plaines occidentales non méditerranéennes. En fait, se-
lon Abbassi Maaf & Roux (1984), sa répartition est plus vaste et comprend également
les zones suffisamment humides de la région méditerranéenne, y compris du littoral.
Nous ne l'avons récoltée qu'en deux stations du nord-est de notre zone d'étude : l'une
dans la saulaie-aulnaie de Medjaz Dalma, l'autre à proximité du lac des Oiseaux.
Ochrolechia turneri (Sm.) Hasselr. - Cette espèce a été observée au nord du lac
Fetzara, sur Quercus suber et Olea europaea var. sylvestris.
Opegrapha niveoatra (Borr.) Laund.
Opegrapha varia Pers. (= Opegrapha rimalis Pers.) - Nos observations sont limitées à
T'aulnaic-saulaie de Medjaz Dalma située au nord-est de la dition.
Parmelia borreri (Sm.) Turn. - Nous employons la dénomination de Parmelia borreri
au sens de Clauzade & Roux (1985) bien que Purvis et al. (1992) distinguent Parmelia
borreri de P. subrudecta. Nous l'avons observée dans deux localités du nord - est de la
dition, dont la saulaie-aulnaie de Medjaz Dalma.
Parmelia caperata (L.) Ach. - Flagey (1896) considérait que cette espèce était rare sur
les arbres à Philippeville (Skikda) et Bóne (Annaba). Dans notre dition, elle est res-
treinte essentiellement aux suberaies et oliveraies des parties basses des massifs de
bordure (carte 6).
Parmelia coniocarpa Laurer (= Parmelia perlata. (Huds.) Vain.) - Très rare en Algé-
rie, tel est le commentaire de Flagey (1896) que nous pouvons appliquer à notre région
d'étude où l'espèce semble se réfugier dans les collines des massifs de bordure.
Parmelia conspersa subsp. tinctina (Mah. et Gill.) Clauzade et Roux - Nous avons
trouvé cette espèce à El Tarf, à la base d'un tronc de Quercus suber. L'abondance de
cette espèce sur les affleurements rocheux situés à proximité pourrait expliquer cet ha-
bitat exceptionnellement corticole.
Parmelia hypoleucina Steiner - Signalé comme élément méditerranéo-atlantique par
Nimis er al. (1990), ce lichen n'a été récolté que dans la saulaie-aulnaie de Medjaz
Dalma, sur aulne et sur chêne-liège.
Parmelia quercina (Willd.) Vain. - Nous n'avons observé qu'une seule localité (El
Tarf) pour cette espèce considérée comme "assez répandue dans la région de Philip-
peville (Skikda), Bône (Annaba) et Constantine, sur divers arbres" (Flagey 1896, sous
le nom de P. carporrhizans).
Parmelia reticulata Tayl.- Nous connaissons six stations de cette espèce sur chéne-
liège et sur olivier.
Parmelia soredians Nyl. - Cette espèce présente la méme distribution que P. caperata.
(carte 7).
Parmelia tiliacea (Hoffm.) Ach. - Sa distribution dans la dition est identique à celle
de P. caperata et de P. soredians.
Source : MNHN, Paris
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Carte 6 - Parmelia caperata (L.) Ach.
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Carte 7 - Parmelia soredians Nyl.
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Carte 8 - Pertusaria flavida (DC) Laund.
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Carte 9 - Physcia biziana (Massal.) Zahlbr.
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 13
Pertusaria albescens (Huds.) Choisy et Werner - Ce Pertusaria est surtout présent
dans les collines de bordure du nord-ouest.
Pertusaria amara (Ach.) Nyl. - Des récoltes de Faurel et de Schotter faites à Annaba
(1944 - 1951) existent dans l'herbier de Maire (MPU).
Pertusaria flavida (DC.) Laund. - Il convient de noter la concordance des cartes de ré-
partition de cette espèce avec celles de Parmelia caperata, P. soredians, P. tiliacea,
Pertusaria amara (carte 8).
Pertusaria hymenea (Ach.) Schaer. - Ce Pertusaria a été récolté sur Quercus suber et
Olea europaea, dans les collines situées aux extrémités nord-est et nord-ouest de la
région d'étude.
Pertusaria lapieana B. de Lesd. - La détermination du seul spécimen récolté dans la
dition (olivier d'alignement routier, à l'ouest de El Hadjar) est de Roux. La diagnose
originale de Bouly de Lesdain (1909) est basée sur des échantillons récoltés en Kabylie
par Lapie en 1908.
Pertusaria pertusa auct. - Ce lichen n'a été trouvé que dans la saulaie-aulnaie de Med-
jaz Dalma, sur Quercus suber.
Phaeophyscia ciliata (Hoffm.) Moberg - Il s'agit d'une espèce rare pour la région.
Phaeophyscia hirsuta (Mereschk.) Moberg - La détermination de certains échantillons
qui ne nous paraissaient pas assez typiques a été confirmée par Roux. Il s'agit d'une es-
péce bien représentée dans toute la région prospectée.
Phaeophyscia insignis (Mereschk.) Moberg - Certains échantillons ont été vérifiés par
Roux. Selon Crespo & Bueno (1982), l'espèce est souvent confondue avec Phaeo-
physcia orbicularis mais préfère les substrats plus oligotrophes et plus ou moins aci-
des. Selon Moberg (in Crespo & Bueno 1982), cette espèce présente son maximum de
répartition en région méditerranéenne et en Europe centrale, bien que nous ne l'ayons
récoltée que deux fois sur frêne (Ain Berda et Djebemet).
Phaeophyscia orbicularis (Neck.) Moberg - Certains de nos échantillons sont parasités
par Arthonia epiphyscia Nyl. (confirmation Roux). Tous nos échantillons douteux ont
été revus par Roux. Cette espéce est trés largement représentée dans la région
d'Annaba.
Phlyctis agelaea (Ach.) Flot. - Nous ne connaissons qu'une seule localité, dans la
saulaie-aulnaie de Medjaz Dalma, sur Salix pedicellata. Nous avons retrouvé dans
l'herbier de Maire (MPU) un échantillon de Phlyctis agelaea récolté à Annaba par
Faurel en 1950.
Physcia adscendens (Fr.) Oliv. - Ce lichen fait partie des espèces les plus abondantes
de la région.
Physcia aipolia (Ehrh. ex Humb.) Fürnrohr - Cette espèce paraît faiblement disséminée
dans les suberaies et oliveraies ceinturant notre zone d'étude. Cette espéce est citée à
Annaba par Flagey (1896)
Source : MNHN, Paris
14 C. VAN HALUWYN et al,
Physcia biziana (Massal.) Zahlbr. - Selon Nimis & Poelt (1987), Physcia biziana est
un complexe de différentes micro-espéces très proches dont le statut taxonomique est
encore obscur. Parmi les échantillons récoltés en zone polluée, nombreux sont ceux
qui présentent des lobes plus ou moins verruqueux ainsi qu'une réaction K- (absence
d'atranorine confirmée en chromatographie couche mince). Ces caractères tentent à
rapprocher nos échantillons de Physconia grisea subsp. algeriensis, mais les spores
sont de type Physcia et non de type Physconia. Nous avons d'ailleurs comparé ces
échantillons avec les exemplaires de l'espèce type prétés par Poelt.
Physcia clementei (Sm.) Maas Geest - Sa présence est strictement liée aux suberaies et
oliveraies des basses collines des massifs de bordure.
Physcia dubia (Hoffm.) Lett. - Une seule localité sur olivier (sud-est de la dition).
Physcia semipinnata (Gmel. Moberg - Cette espèce nous paraît être rare dans la
région de Annaba : deux stations au nord-ouest de la région d'étude, au pied du massif.
de l'Edough, sur eucalyptus, olivier et chêne-liège.
Physcia stellaris (L.) Nyl. - "Largement disséminée en Algérie, un peu sur tous les
arbres fruitiers de jardins", tel est le commentaire de Flagey (1896) sur cette espèce
que nous n'avons observée qu'une seule fois sur olivier. Selon Roux (in litt.), cette
espèce est essentiellement montagnarde en Europe.
Physcia tenella (Scop.) DC. - Dans notre zone d'étude, cette espèce semble peu repré-
sentée.
Physconia distorta (With.) Laundon - Cette espèce est peu représentée dans la région
d'Annaba.
Physconia enteroxantha (Nyl.) Poelt - Il s'agit d'une espèce peu représentée.
Physconia grisea (Lam.) Poelt - Très fréquente dans la région d'étude, cette espèce pa-
raît toutefois éviter les zones les plus polluées.
Physconia perisidiosa (Erichs.) Moberg
Physconia venusta (Ach.) Poelt - Nous ne connaissons qu'une seule localité, dans les
collines d'Asfour. Flagey (1896) mentionnait à Annaba la présence de Physconia pulve-
rulenta var. venusta.
Physma omphalarioides (Anzi) Arnold - Nous avons observé cette collémacée sur oli-
vier, frêne et chêne-liège, dans six stations. Nimis & Poelt (1987) qualifient cette es-
pèce de méditerranéenne mais qui, de façon surprenante, apparaît aussi le long de la
côte norvégienne.
Porina aenea (Wallr.) Zahlbr. - Cette espèce n'a été récoltée qu'une seule fois sur
aulne, dans la saulaie-aulnaie de Medjaz Dalma.
Pyrenula chlorospila (Nyl.) Arnold - Quatre stations sont connues à l'est du lac des Oi-
seaux, sur aulne, olivier et frêne. Selon Bricaud et al. (1991), cette espèce existe çà et
là dans la région médioeuropéenne et n'est donc pas limitée à la seule région méditer-
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 15
ranéenne comme le supposaient Nimis & Poelt (1987). Selon une récente publication
de Bricaud er al. (1993), cette espèce est en fait très répandue dans le midi de la
France.
Pyrrhospora quernea (Dicks.) Körb. - Deux stations existent à l'extrémité nord-est de
la dition.
Ramalina canariensis Steiner - Ce Ramalina est surtout présent sur olivier et chéne-
liège, au nord-est et au nord-ouest de la région d'Annaba, sous influence maritime
(carte 10).
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Carte 10 - Ramalina canariensis Steiner
Ramalina duriaei (De Not.) Bagl. - Comme les autres lichens fruticuleux, cette espèce
est rare dans la dition.
Ramalina fastigiata (Pers.) Ach. - Nous ne connaissons que deux stations, au nord - est
du lac Fetzara.
Rinodina cintrana (Samp.) Samp. (= Rinodina pruinella auct.) - Espèce de l'étage mé-
diterranéen humide (Topham & Walker 1982).
Rinodina colobina (Ach.) Th. Fr. - Sur Fraxinus d'alignement routier (route d'Annaba
à Guelma).
Rinodina exigua (Ach.) Gray
Rinodina pyrina (Ach.) Arnold - Flagey (1896) considérait que c'était "une des plantes
les plus communes dans le département. de Constantine, sur tous les arbres" et signalait
sa présence à Bône (Annaba), ce qui ne semble pas être le cas actuellement puisque
nous ne connaissons que huit stations, disséminées dans la zone d'étude.
Schismatomma decolorans (Turn. et Borr. ex Sm.) Clauz. et Vèzda - Cette espèce a été
observée stérile, sur Quercus suber dans la saulaie-aulnaie de Medjaz Dalma.
Source : MNHN, Paris
16 C. VAN HALUWYN et al.
Schismatomma picconianum (Bagl.) Steiner - Ce lichen semble limité à la plaine
d'Annaba, sur les phorophytes les plus divers.
Teloschistes chrysophthalmus (L.) Th. Fr.- Une seule localité est connue sur chéne-
liège, au sud-est de la région, dans les collines d'Asfour.
Waynea stoechadiana (Abbassi Maaf et Roux) Clerc et Roux (= Hypocenomyce
stoechadiana Abbassi Maaf et Roux) - Cette espèce fut initialement décrite et rattachée
au genre Hypocenomyce par Abbassi Maaf & Roux (1985). Clerc & Roux (1991) pro-
posent maintenant de l'inclure dans le genre Waynea, créé par Moberg (1990) pour une
espèce de Californie. Connue à l'état stérile de France (littoral et îles du Var), d'Espa-
gne, des îles Canaries, signalée fertile en Italie et en Catalogne, cette espèce est nou-
velle pour l'Afrique. Depuis nos propres observations, nous avons eu l'occasion de la
déterminer (à l'état fertile) dans des récoltes provenant d'Alger (leg. Rahali). Nous con-
naissons deux stations au sud-est de la dition : l'une sur fréne isolé, en compagnie
d'Anaptychia ciliaris, Collema subflaccidum, Parmelia tiliacea, Physcia biziana,
Physconia grisea, Ph. distorta ; l'autre sur chêne-liège au sein d'un groupement dominé
par Bacidia rubella, Caloplaca sp., Lecidella elaeochroma, Hyperphyscia adglutinata.
Xanthoria parietina (L.) Th. Fr. - Il s'agit certainement de l'espèce la plus répandue
dans la région, sur les phorophytes les plus divers (carte 11), c'est pourquoi elle a été
choisie pour l'étude de la bioaccumulation de polluants tels que le fluor et le plomb
dans la région d'Annaba (Semadi 1989).
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Carte 11 - Xanthoria parietina (L.) Th. Fr.
Commentaires sur la végétation lichénique épiphyte
Caractères de la flore - 90 taxons ont été recensés dans la région d'Annaba
dont 10 seulement pour l'agglomération proprement dite. A titre de comparaison, pour
d'autres villes du bassin méditerranéen, la diversité floristique atteint les valeurs sui-
vantes: en Espagne, 90 taxons sont répertoriés à La Corogne (Crespo et al. 1981), 50 à
Madrid (Crespo et al. 1982), 57 à Pampelune (Etayo & Gomez-Bolea 1989), 60 à Tar-
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 17
ragone (Giralt Esteve 1986); en Italie, Nimis ef al. (1989) recensent 59 taxons dans la
région de Schio - Thiene - Breganze, Nimis dénombre 65 espèces à Trieste (1985) et 52
à Udine (1986). Le spectre physionomique traduit la dominance des espèces crustacées
(52%) et foliacées (33%) sur les espèces fruticuleuses (7%) et gélatineuses (8%). On
note une faible représentation des espèces strictement méditerranéennes (17%) au pro-
fit des espèces subcosmopolites (49%) et cosmopolites (18%).
Caractères de la végétation - L'analyse des cartes de répartition (Semadi
1989) montre que le paysage épiphyte est surtout dominé par des espèces des Physcie-
talia adscendentis Mattick 1951 emend. Barkman 1958; ce sont notamment Xanthoria
parietina (fréquence de 86 % dans le réseau de mailles utilisé), Physcia adscendens
(66%), Lecanora horiza (65%), Hyperphyscia adglutinata (57%), Physcia biziana
(50%), Phaeophyscia orbicularis (48%). Cette unité syntaxonomique regroupe des vé-
gétations épiphytes non pionnières des écorces neutres ou fortement enrichies en azote.
C'est une constatation normale en région méditerranéenne en raison du caractère plus
basique des écorces (accumulation plus importante de poussières calcaires, lessivage de
l'écorce peu important en raison d'une faible pluviosité). L'optimum de représentation
de ces espèces s'observe dans la plaine d'Annaba, soumise de plus à une intense pollu-
tion d'origine agricole. Nous y remarquons, sur les écorces rugueuses et altérées de
Fraxinus angustifolia, la répétitivité d'un groupement dominé par Bacidia rubella ac-
compagné de Bacidia igniarii, Caloplaca sp., C. cerina, Hyperphyscia adglutinata,
Lecanora horiza, Phaeophyscia hirsuta, P. orbicularis, Physconia grisea et les bryo-
phytes Orthotrichum diaphanum et Tortula laevipila. L'abondance de Bacidia rubella
permettrait éventuellement de rapprocher ce groupement aux deux associations décrites
en Europe moyenne: association à Bacidia rubella et Aleurodiscus acerinus Ritschel
1977 et Caloplacetum-Bacidietum luteolae Barkman 1958. Méme si notre groupement
présente certaines analogies écologiques et floristiques avec les deux associations pré-
citées, il s'en différencie toutefois par une très forte représentation du genre Physcia. Il
convient de préciser que le degré d'altération des communautés épiphytes de la plaine
d' Annaba est tel qu'il devient difficile de faire le rattachement à des syntaxons exis-
tants.
A l'étage collinéen, sur olivier et chêne-liège, on observe des groupements
très riches en espèces mais également difficilement interprétables car peu caractérisés
d'un point de vue floristique. L'absence de Parmelia acetabulum, d'Anaptychia ciliaris,
la rareté de Parmelia quercina ne permettent pas de les rattacher au Parmelietum ace-
tabuli parmelietosum quercinae décrit de la chénaie verte de la Gardiole de Rians par
Abbassi Maaf & Roux (1986), ni au Parmelietum carporrhizantis décrit en Espagne par
Crespo (1979). On note cependant certaines affinités écologiques et floristiques entre
ces deux syntaxons. C'est dans ce type de groupement qu'on relève la présence d'espè-
ces des Parmelietalia physodo-tubulosae Barkman 1958, espèces d'ailleurs nettement
sous-représentées dans la dition: Parmelia borreri (fréquence de 1,2% dans le réseau
de mailles utilisé), P. caperata (10%), P. perlata (796), P. reticulata (5%), P. sore-
dians (1490) ; c'est également dans ces groupements que nous avons noté la présence de
Waynea stoechadiana. Cette végétation épiphyte devrait faire l'objet de recherches plus
approfondies, mais nous supposons que la difficulté de son interprétation vient du fait
Source : MNHN, Paris
18 C. VAN HALUWYN et al.
que nous sommes en présence de milieux très perturbés (pâturage, incendies...): nous
sommes probablement en présence de formes dégradées des associations précitées.
Influence des pollutions - L'examen des différentes cartes de répartition des
espèces lichéniques ne permet pas de tirer des conclusions approfondies quant à l'in-
fluence de la pollution de l'air. Un fait est certain cependant, c'est l'absence de désert
lichénique. En effet, plusieurs espèces pénètrent à l'intérieur de l'agglomération
d' Annaba, et même jusqu'au centre de la ville. C'est le cas de Bacidia rubella, Calo-
placa cerina, Caloplaca sp, Candelariella xanthostigma, Hyperphyscia adglutinata,
Lecanora horiza, Physcia adscendens, P. biziana, P. tenella et Xanthoria parietina.
Nous avons également noté une diminution de la vitalité et du degré de re-
couvrement des espèces ainsi qu'une réduction de la diversité spécifique en corrélation
avec l'accroissement de l'urbanisation et de l'industrialisation.
Nous voudrions cependant évoquer le comportement d'espèces telles que
Bacidia rubella, Caloplaca cerina et Physcia biziana. Bacidia rubella et Caloplaca
cerina ne semblent pas souffrir de la pollution qui règne dans la région et dans l'ag-
glomération d'Annaba; pourtant leur comportement diffère nettement de celui que nous
observons pour le nord-ouest de l'Europe. Ces deux espèces sont considérées comme
poléophobes comme en témoigne l'échelle de correspondance lichens-pollution acide
de Hawksworth & Rose (1970). Bacidia rubella y figure en zone 7 et Caloplaca cerina
en zone 9, c'est-à-dire dans des zones peu ou pas polluées; Etayo & Gomez-Bolea
(1989), Nimis et al. (1989) font les mêmes constatations quant à la poléosensibilité de
Caloplaca cerina. Physcia biziana est bien représenté dans la ville d'Annaba, nous
l'avons méme observé sur des frénes dont l'analyse du feuillage révèle une pollution
fluorée importante. Son comportement vis-à-vis de la pollution a été étudié pour la
ville de Vienne en Autriche par Lasota-Christ & Türk (1984). Ces auteurs considèrent
cette espèce comme relativement poléotolérante dans la mesure où elle caractérise les
zones 3 et 4 d'une échelle de cinq zones, la zone 5 représentant la pollution maximale.
Etayo & Gomez (1989) ont également conclu à la poléotolérance de Physcia biziana
pour la ville de Pampelune (Espagne), alors que, selon Crespo & Bueno (1982), cette
espèce serait assez sensible à la pollution, tout au moins en ce qui concerne la région
de Madrid. Nimis et al. (1989) observent les mêmes contradictions en Italie: Physcia
biziana se comporte comme une espèce poléotolérante à Trieste mais comme une es-
péce poléosensible à Rome.
Nos observations nous permettent de dresser une échelle de poléophobie pour
les principales espèces observées. Trois catégories de lichens peuvent être distinguées:
espéces résistantes (pénétrant jusqu'en milieu urbain): Bacidia rubella,
Caloplaca cerina, C. sp, Candelariella xanthostigma, Hyperphyscia adglutinata,
Lecanora horiza, Physcia adscendens, P. biziana, P. tenella, Xanthoria parietina.
espèces moyennement résistantes (milieu rural et périurbain): Diploicia
canescens, Bacidia rubella, Phaeophyscia hirsuta, P. orbicularis.
espèces particulièrement poléophobes: Parmelia caperata, P. soredians, P.
perlata, P. tiliacea, Physcia clementei, Ramalina canariensis, Ramalina duriaei.
Source : MNHN, Paris
LICHENS CORTICOLES DE LA RÉGION D'ANNABA 19
CONCLUSION
L'inventaire des lichens de la région d'Annaba est une contribution importante.
à la connaissance de la flore lichénique méditerranéenne. Nos travaux relancent les
études en Algérie après une interruption de plusieurs dizaines d'années. C'est un apport
récent aux travaux, déjà bien avancés, dans le sud de la France et plus particulièrement
en Espagne et en Italie. Ces études sont à poursuivre, notamment dans le cadre de l'éla-
boration d'une "check-list" des lichens méditerranéens. Nous précisons que les Calo-
placa des groupes holocarpa-pyracea et flavorubescens sont encore à l'étude, ainsi que
les champignons lichénicoles. Dans ce travail, nous ne présentons que quelques cartes
de répartition, mais toutes les espèces citées sont cartographiées dans le travail de
Semadi (1989).
Le comportement de certaines espéces a pu étre précisé. C'est le cas par
exemple de Physcia biziana, Caloplaca cerina, Bacidia rubella. Nous retiendrons leur
plus grande tolérance à la pollution par rapport aux données classiques de la littérature.
Enfin, l'établissement de cet inventaire prendra toute sa valeur dans la mesure
où il fera l'objet d'un suivi régulier. Ainsi la régression de certaines espèces, la pro-
gression d'autres, voire l'apparition de nouveaux taxons pourront témoigner des varia-
tions de la qualité des milieux. Ces appréciations sont cependant très difficiles à appré-
hender en raison du manque de données historiques sur notre région d'étude, contraire-
ment à d'autres sites algériens qui semblent avoir été beaucoup plus attractifs si on en
juge par la somme d'informations dont on dispose.
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CONTRIBUTION TO THE LICHEN FLORISTICS
OF EASTERN SPAIN -
I. SILICICOLOUS LICHENS AND THEIR LICHENICOLOUS
FUNGI OF SERRA D'ESPADÀ (CASTELLÓ)
V. CALATAYUD & E. BARRENO
Universitat de Valencia. Facultat de Ciències Biològiques,
Departament de Biologia Vegetal (Botànica).
Dr. Moliner, 50. 46071 Burjassot, Valencia, Spain
ABSTRACT - 145 saxicolous lichens and 11 lichenicolous fungi are reported from Serra d'Espadà
(Castelló, eastern Spain). Abrothallus parmeliarum, Acarospora modenensis, Cercidiospora ulothit
and Rinodina venostana are new to Spain. Other important records are Buellia atrocinerella, Buellia
sardiniensis, Buellia sequax, Harpidium rutilans, Parmelia lusitana, Rimularia aff. insularis and
Rinodina vezdae. The separation of Caloplaca conglomerata and Caloplaca furax is supported by
the different length of the conidia, and the new combination Caloplaca crenularia (With.) Laundon
var. depauperata (Magnusson) Calatayud et Barreno is proposed. The chemistry of some samples of
Cladonia, Dimelaena, Ochrolechia, Parmelia, Parmotrema, Pertusaria, Porpidia and Ramalina has
been analyzed by TLC. Mediterranean species in a broad sense are the 24,4% of the total flora,
atlantic or subatlantic lichens being the 13,7%.
KEY WORDS: lichens, lichenicolous fungi, Mediterranean, flora, Spain, lichen substances, TLC,
floristic, phytogeography.
INTRODUCTION
Although in the last two decades there have been significant advances in the
knowledge of Spanish lichens, several parts of the country still remain little explored.
For the Valencian County (eastern Spain), some extensive lists of epiphytic lichens are
available (Atienza & Crespo 1984, Atienza ef al. 1988, Barreno et al. 1989, Atienza
1990, Atienza & Barreno 1991). However, with the exception of a few sporadic
references, the saxicolous lichen flora is completely unknown. For this reason, we
planned to prepare a catalogue of saxicolous lichens and lichenicolous fungi from the
most representative natural environments of this territory, including some natural parks.
At the same time, chemical analyses of several species will be carried out, to increase
our knowledge on the chemical variability of the taxa. In this paper we present the
results of our investigations in Serra d'Espadà, a planned natural park hosting the best
preserved cork-oak forest of eastern Spain.
Source : MNHN, Paris
24 V. CALATAYUD and E. BARRENO
SURVEY AREA
The Valencian County is mainly a calcareous region: however, there also are
some wide and well delimited siliceous outcrops, which are scattered from the coast to
the interior. One of the most extensive is the Serra d'Espadà in the Castelló province
(Fig. 1). This is located at 39° 47-40*00'N and 0°10'-0°31'W, and is oriented perpen-
dicular to the coast, 10 km being the shortest distance from the Mediterranean Sea. The
area covers a surface of almost 330 km? and presents a rugged morphology. The lower
altitudes are about 100 m and the highest peaks rise to more than 1100 m. Siliceous
substrata are dominant, mainly red argillites and orthoquartzitic sandstones from the
lower Triassic; less frequent are Paleozoic slates. Calcareous substrata also occur, but
they are excluded from this study. The very hard orthoquartzitic sandstones form deep
valleys with very steep slopes, with a strong thermic difference between the south-
facing hillsides and those oriented to the north. The climate is typically Mediterranean,
with a pronounced dry period during summer, autumn being the most humid season.
The average yearly precipitation varies from about 480 mm in the eastern, more littoral
parts of the area, to 640 mm in the central and western parts. The northeastern winds
and the frequent cryptoprecipitations, produce a high degree of humidity in some val-
leys. The average yearly temperatures range between 15,6 and 16,5 °C, the inner parts
of the mountains being cooler. August is the warmest month, with average temperature
of ca. 24 °C, and January the coldest (from 7 to 9 °C). From a bioclimatical point of
view, all the area is included in the mesomediterranean vegetation belt, with the excep-
tion of the lower parts, that belong to the thermomediterranean belt (Rivas-Martínez
1987). According to the values of Januszewsky's index of thermic continentality (Daget
1977) the territory can be defined as "maritime", i.e. with a slight degree of oceanicity.
Fig. 1 - Location of the survey area
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 25
The extensive siliceous outcrops and the relatively high humidity permit the
development of the best structured cork-oak (Quercus suber) forests of eastern Spain.
In this formation, some shrubs like Daphne gnidium, Rhamnus alaternus and Arbutus
unedo dominate, together with herbaceous plants like Asplenium onopteris and
Teucrium chamaedrys. In the areas with well developed soils, Pistacia therebintus,
Erica arborea and Ilex aquifolium are abundant. A garrigue of Cistus monspeliensis and
Cistus salvifolius, with a tree layer dominated by Pinus pinaster, covers the disturbed
areas (Costa et al. 1985).
DATA AND METHODS
Only lichens on siliceous rocks, and terricolous lichens growing in cracks or
sporadically occurring on rocks, are included in this study. Some lichenicolous fungi
are included as well. Sampling was carried out in 17 localities, scattered throughout the
area. In several species of Cladonia, Dimelaena, Ochrolechia, Parmelia, Parmotrema,
Pertusaria, Porpidia and Ramalina, an analysis of the lichen substances was carried out
by TLC. For the solvent systems and conditions we followed Culberson & Kristinson
(1970), Culberson (1972, 1974), Culberson & Johnson (1982) and White & James
(1985). Some critical specimens were sent to specialists: C. Scheidegger (Buellia), H.
Mayrhofer (Rinodina), P. Navarro-Rosinés (Sarcopyrenia), C. Roux (Lecanora) and
P.L. Nimis (mainly Caloplaca, but also of other genera).
Tn the following list, each species is provided with a brief note on its distribu-
tion and ecology in the Serra d'Espada. If it is considered of interest, a concise tax-
onomical discussion is added and, in those species analyzed by TLC, the content of li-
chen substances is also given. Furthermore, we include the distribution of each species
in Europe using the standard abbreviations defined by Wirth (1980) (arkt- arctic zone;
bor= boreal zone, s'bor= southern boreal zone, mieur= central European zone, s'mieur=
southern central European zone, smed= submediterranean zone, med= mediterranean
zone, subatl= subatlantic zone, atl= atlantic zone, prealp= prealpine zone, oz= oceanic,
alp= alpine vegetation belt, subalp= subalpine belt, mo= montane belt) and a comple-
mentary range diagnosis for the Mediterranean part of the Iberian Peninsula, based on
the occurrence of the species in different Mediterranean vegetation belts (abbreviations:
TM= thermomediterranean belt; MM= mesomediterranean belt; SM= supramediter-
ranean belt; OM= oromediterranean belt; CM= crioromediterranean belt. When the ab-
breviation is placed into a parenthesis, this means that the species can be found in a
given belt only under particularly favourable microclimatic conditions). For the phyto-
geographical approach only taxa at species rank were considered, excluding licheni-
colous fungi, species with poorly known distribution and species that need to be con-
firmed; for this reason, in such taxa we do not include chorological diagnoses.
Nomenclature mostly follows Nimis (1993) for lichens and Clauzade et al.
(1989) for lichenicolous fungi. As in Nimis (1993), the particles 'in' and 'ex' (used to
link the names of two authors) are avoided. We use only the first author when the
names of two authors are linked by 'in', and the second one when the two names are
Source : MNHN, Paris
26 V. CALATAYUD and E. BARRENO
linked by the particle 'ex' (e.g. Species-A author-1 in author-2 = Species A author-1;
Species-A author-1 ex author-2 = Species-A author-2).
Other abbreviations: ac. = acid; n.i.s = not identified substance; TLC = Thin
Layer Chromatography; C, K and P are referred to the habitual chemical tests used in
lichenology.
LIST OF TAXA
Abrothallus parmeliarum (Sommerf.) Arnold - New to Spain. Collected twice,
on Parmelia tinctina and on Parmelia lusitana. In the sample on Parmelia tinctina we
found also the anamorph, Vouauxiomyces santessoni D. Hawksw. (Alstrup &
Hawksworth 1990).
Acarospora epithallina Magnusson - Not rare in sun-exposed rock surfaces,
scattered throughout the area, parasitic on Acarospora hilaris. Med. TM-MM.
Acarospora fuscata (Nyl.) Arnold - Not frequent. Bor-med. MM-CM.
Acarospora hilaris (Dufour) Hue - One of the most common and characteristic
species of the territory. It occurs in sunny and wind-swept ridges of orthoquartzitic
sandstones, mainly on steeply inclined rock surfaces. It is frequent on very hard, non-
calcareous rocks in the thermo- and mesomediterranean belts of the Iberian Peninsula
(Crespo et al. 1976). Med. TM-MM.
Acarospora aff. microcarpa (Nyl.) Wedd. - Found a few times. Our speci-
mens, as others, previously reported from central Spain (Rico 1989), never grow on
silicicolous Diploschistes, but on Dimelaena oreina. Moreover, the hymenia and the
spores are larger than in typical samples of Acarospora microcarpa. Perhaps they
should be included into a different taxon.
Acarospora modenensis Magnusson - New to Spain. A poorly known species,
collected in a nutrient-enriched and sunny situation. The identification was made with
the key of Clauzade & Roux (1981). Med. TM-MM.
Acarospora scotica Hue - Fairly frequent on hard and sun-exposed rock sur-
faces, close to the Acarospora hilaris communities. Med. TM-MM.
Anaptychia runcinata (With.) Laundon - Found only once, at more than 800
m, in a shaded surface exposed to humid winds. This species, which can live at rela-
tively high altitudes in the Mediterranean region (Nimis & Poelt 1987, Nimis et al.
1990), becomes progressively more coastal northwards along the Atlantic coasts of
Europe. S'bor-med, subatl. TM-MM.
Aspicilia caesiocinerea (Malbr.) Arnold - Not common. Following Clauzade
& Roux (1985), our specimens belong to the var. subdepressa (Nyl.) Clauz. & Roux,
with the medulla K yellow. Bor-med. TM-CM.
Aspicilia cinerea (L.) Kórber - Found twice. Our specimens agree with the
characters given by Clauzade & Roux (1985), but, considering that this species is gen-
erally bound to rather cold situations, the identity of Mediterranean specimens from
low altitudes should be clarified by a general revision of this difficult complex. Bor-
med (mo). TM?-CM.
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 27
Aspicilia contorta (Hoffm.) Krempelh. - Locally abundant. See also Aspicilia
cf. viridescens. Bor-med. TM-OM.
Aspicilia intermutans (Nyl.) Arnold - The most common Aspicilia in the area,
with a wide ecological amplitude. (Smed)-med. TM-CM.
Aspicilia laevata (Ach.) Arnold - Our sample was collected on a inclined rock
surface, in a Quercus suber forest. Bor-med (mo). MM-SM.
Aspicilia radiosa (Hoffm.) Poelt & Leuckert - Locally abundant, in sun-ex-
posed, nutrient-enriched surfaces. S'bor-med. TM-OM.
Aspicilia cf. viridescens (Massal.) Krempelh. - Not rare at lower altitudes, in
nutrient-enriched situations. Using the key by Clauzade & Roux (1985) these speci-
mens were initially included in Aspicilia contorta but they are externally characterized
by a more greenish tone and a different appearance, if comparing with typical Aspicilia
contorta. These specimens are similar to others collected in Italy by Nimis, who sug-
gested us to separate them provisionally under Aspicilia cf. viridescens, waiting for
more details on this problem.
Baeomyces rufus (Huds.) Rebent. - Our samples were collected on shaded,
humid, sloping ground and on little pebbles, being frequently sterile. A few specimens
were parasitized by Dactylospora athallina. Bor-med.mo. MM-SM.
Buellia atrocinerella (Nyl.) Scheidegger - Identification by Ch. Scheidegger.
Locally abundant, on steeply inclined, sun-exposed surfaces of boulders dominated by
the Acarospora hilaris community. It is a Mediterranean taxon, with a few isolated sta-
tions in central Europe. Smed-med. TM-MM.
Buellia badia (Fr.) Massal. - Rather common. Collected on several lichens,
mainly on brown Parmelia and Rhizocarpon sp.pl., but sometimes apparently free-
living. S'bor-med. TM-OM.
Buellia chlorophaea (Leighton) Lettau - Not frequent, on sun-exposed and
nutrient-enriched surfaces. In our samples of this Diplotomma species, the thallus is
poorly developed and the medulla is I-. Mieur.atl- med. TM-MM.
Buellia dispersa Massal. - Rare. Identification by Ch. Scheidegger. On hori-
zontal rocks visited by birds. A polymorphic species of acid to basic substrata. Smed-
med. TM-SM.
Buellia fusca (Anzi) Kernst. - Identification by Ch. Scheidegger. This spe-
cies, which looks very similar to Buellia tiroliensis, was only known from the southern
Alps and the eastern Pyrenees (Scheidegger 1991). S'mieur-med. TM-SM.
Buellia sardiniensis Steiner - Identification by Ch. Scheidegger. Found once,
in a well-lighted but sheltered station. This mediterranean Buellia (Scheidegger 1991)
is closely related to Buellia saxorum, and perhaps it should be considered just as a
chemotype of this species. Med. TM.
Buellia sequax (Nyl.) Zahlbr. - Identification by Ch. Scheidegger. According
to this author (ined.), some Mediterranean records of Buellia punctata from rocks refer
to this taxon. Our samples were on very hard, sunny rocks and the thallus was poorly
developed or absent. Mieur. subatl-med. MM.
Buellia spuria (Schaerer) Anzi - Identification by Ch. Scheidegger. Found a
few times. S'bor-med. MM-OM.
Source : MNHN, Paris
28 V. CALATAYUD and E. BARRENO
Buellia subsquamosa Steiner - Identification by Ch. Scheidegger. Collected in
a well-lighted and nutrient-enriched site. According to Scheidegger (1988), several re-
ports of this species might refer to Buellia dispersa. Smed-med. MM-SM.
Caloplaca aractina (Fr.) Haeyren - Found once, at ca. 600 m. This species
belong to a critical group, which is in need of a revision. S'bor(subatl)-med. TM-MM.
Caloplaca carphinea (Fr.) Jatta - Found only in two thermic localities, where
it is quite abundant. It has been found only below 600 m, at higher altitudes being re-
placed by Dimelaena oreina. Some specimens were parasitized by Cercidiospora epi-
carphinea. Med. TM-MM.
Caloplaca conglomerata (Bagl.) Jatta - Found occasionally, on sunny, slightly
inclined rock surfaces, visited by birds. The presence of pycnidial conidiomata in our
specimens allowed us to compare its conidia with those of Caloplaca furax. Since they
are larger in Caloplaca conglomerata (4-6 x 1 um) than in C. furax (2-3 x 1 um, cf.
Egea & Llimona (1983), this is a new character supporting the separation of the two
taxa. Med. TM-(SM).
Caloplaca crenularia (With.) Laundon var. crenularia - Common. Bor-med.
TM-CM.
Caloplaca crenularia (With) Laundon var. depauperata (Magnusson)
Calatayud et Barreno comb. nov. (Basionym: Caloplaca festiva (Ach.) Zwackh. var.
depauperata Magnusson, Göteborgs Kungl. Vetensk. Samhälles handl., Ser. B, Mat.
Naturvetensk. Skr., Ser. 6, 3: 61, 1944) - Less frequent and more xerophytic than the
previous variety.
Caloplaca furax Egea & Llimona - This species, parasitic on Aspicilia, has
been found once, on well-lighted and dusty sandstones. See also Caloplaca
conglomerata. Med. TM-MM.
Caloplaca inconnexa (Nyl.) Zahlbr. var. nesodes Poelt & Nimis - Identifica-
tion by P.L. Nimis. Fairly common in the lower parts of the territory, on slightly in-
clined and sunny rocks. All our samples were on Aspicilia cf. viridescens. In the Iberian
Peninsula, this species probably has been often mistaken for Caloplaca necator Clauz.
& Poelt. Med. TM-MM.
Caloplaca irrubescens (Nyl.) Zahlbr. - This is a thermophytic and heliophytic
species, scattered throughout the lower parts of the survey area on steeply inclined
rocks, often together with Peltula euploca. In the Iberian Peninsula it has been reported
from the thermo- to the crioromediterranean belts, but, considering its ecology, the re-
ports from high altitudes appear as dubious to us. S'mieur-med. MM-CR?
Caloplaca ligustica B. de Lesd. - This species, distributed from southern Spain
to Liguria, has been found only in thermomediterranean stations. Med. TM.
Caloplaca pyrithrella (Nyl.) H. Olivier - A poorly known species, described
from the Pyrénées (Nylander 1873). The identification was made with the key by Egea
(1984). Caloplaca pyrithrella differs from Caloplaca subpallida in the more dense,
often angular, and red apothecia. As far as we know, this species is restricted to the
French Pyrénées and the Iberian Peninsula. Med. TM-MM.
Caloplaca rubelliana (Ach.) Lojka - Rare, on very hard and sunny rock sur-
faces. S'mieur-med. TM-MM.
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 29
Caloplaca subpallida Magnusson - Frequent. Our samples were identified
using the key by Nimis (1992). The delimitation of this taxon is not clear to us, and
probably the name Caloplaca subpallida includes more than one taxon. In Serra
d'Espadà this species occurs mainly in dry, sun-exposed sandstones, but it has been re-
ported from the thermo- to the oromediterranean belts in the Iberian Peninsula. Mieur-
med. TM-OM?
Candelariella vitellina (Hoffm.) Müll. Arg. - The most common species of the
survey area, sometimes growing on other lichens, Arkt-med. TM-CM.
Catillaria chalybeia (Borrer) Massal. - Rather frequent in shaded situations.
Bor-med. TM-SM.
Cercidiospora epicarphinea (Nyl.) Grube & Haf. - Found a few times, para-
sitic on Caloplaca carphinea.
Cercidiospora epipolytropa (Mudd) Arnold - Found once on Aspicilia inter-
mutans. We consider this species in a broad sense, including Cercidiospora verrucaria
Arnold (Clauzade et al. 1989).
Cercidiospora ulothii Kórber - New to Spain. Collected a few times on
Lecanora muralis var. muralis.
Cladonia cervicornis (Ach.) Flotow - Specially abundant on rocks in sloping
ground. Fumarprotocetraric acid (TLC). Bor (subatl)-med. TM-(SM).
Cladonia fimbriata (L.) Fr. - Restricted to shaded sites. Fumarprotocetraric
acid (TLC). Bor-med. MM-OM.
Cladonia foliacea (Huds.) Willd. - Common in open garrigue vegetation, both
on soil and on low rocks. Our samples contain fumarprotocetraric acid, usnic acid and
one n.i.s. Mieur (subatl)-med. TM-OM.
Cladonia furcata (Huds.) Schrader - Found only once on rock, in a shaded
situation. Fumarprotocetraric acid (TLC). Bor-med. MM-OM.
Cladonia pyxidata (L.) Hoffm. - With Cladonia foliacea. Atranorin and fu-
marprotocetraric acids (TLC). Arkt-med. MM-OM.
Cladonia rangiformis Hoffm. - As the previous species. Although in the Ibe-
rian Peninsula specimens with atranorin and fumarprotocetraric acid occur (Barreno
1986), all our samples contain only atranorin (var. rangiformis in the sense of Ahti in
Poelt & Vezda (1977)). S'bor-med. TM-SM.
Collema cf. cristatum (L.) Wigg. - Found once, in fissures of a humid wall, on
mosses. The identification is not completely certain, since all our samples are sterile.
Collema ryssoleum (Tuck.) A. Schneider - Rather common on subvertical rock
surfaces, in shaded situations with periodical percolation of water. Med (suboz). MM.
Cryptothele rhodosticta (Taylor) Henssen [= Pyrenopsis rhodosticta (Taylor)
Mill. Arg.] - On inclined and south-exposed rock surfaces with periodical percolation
of water. Bor-med. TM-MM.
Dactylospora athallina (Mill. Arg.) Haf. - Found twice, parasitic on
Baeomyces rufus.
Dimelaena oreina (Ach.) Norman - A common species in the area, where it is
mostly associated with Acarospora hilaris, on sun exposed and wind-swept ridges. This
is a widespread, chemically very variable taxon, with a gradient of chemotypes from
northern to southern Europe. Our samples belong to the chemotype IV (Leuckert &
Poelt 1978), containing, besides usnic acid, stictic acid as main substance. Other acces-
Source : MNHN, Paris
30 V. CALATAYUD and E. BARRENO
sory substances are also present in lower amounts: norstictic, hypoconstictic, cryptos-
tictic and constictic acids. More data about the chemotypes of Dimelaena oreina in the
Iberian Peninsula will be included in a forthcoming paper by Calatayud et al. Arkt-
alp/prealp-med. TM-CM.
Diploicia canescens (Dickson) Massal. - Found only once, in a shaded and
steeply inclined rock. Mieur.subatl-med. MM-SM.
Diploschistes caesioplumbeus (Nyl.) Vainio - This littoral species is not rare
in the area, mostly on well-lighted rocks exposed to humid winds. Mieur.atl.-med. TM-
MM.
Diploschistes euganeus (Massal.) Steiner - Fairly frequent on dry and sun-
exposed rocks. Mieur.subatl-med. TM-SM.
Diploschistes muscorum (Scop.) R. Sant. - Rare, collected on Cladonia sp. pl.
in shaded situations. Bor-med. MM-OM.
Diploschistes scruposus (Schreber) Norman - A common species on sloping
ground, but also abundant on shaded rocks, throughout the area, All the samples are K+
yellow and present 4-spored asci, except one, with 8 spores (D. gypsaceus subsp.
interpediens sensu Clauzade & Roux (1985)). Bor-med. TM-CM.
Endocarpon pusillum Hedwig - This species is not rare in sun-exposed fis-
sures of orthoquartzitic sandstone, filled with a thin layer of sand. Arkt-med. TM-SM.
Endococcus propinquus (Kórber) D. Hawksw. - Fairly frequent, on more or
less destroyed specimens of a not identified Buellia.
Evernia prunastri (L.) Ach. - Found once, in a shaded situation. Bor-med.
MM-OM.
Hafellia leptoclinoides (Nyl.) Scheidegger & H. Mayrh. - In windy riges ex-
posed to humid winds. S'mieur.atl-med, suboz. TM-MM.
Harpidium rutilans (Flotow) Kórber - This very rare species has been found in
three different localities, being quite abundant in one of them. It grows on boulders of
very hard and sun-exposed sandstones, preferably in subvertical positions, and near the
Acarospora hilaris and Dimelaena oreina communities. Harpidium rutilans has been
reported only a few times from Europe (Sancho & Crespo 1983), and recently it has
been found also in Sicily (Nimis 1993) and La Palma Island (Barreno, ined.). Mieur-
med. TM-MM.
Lasallia pustulata (L.) Mérat - More frequent above 700 m, growing on rocks
with periodical percolation of water. S'bor-med. MM-CM.
Lecanora campestris (Schaerer) Hue - Quite frequent, mostly in wind-pro-
tected and shaded sites, on rocks close to the ground. Bor-med. TM-SM.
Lecanora clauzadei B. de Lesd. - Identification by C. Roux. Our specimens
were on sunny and dusty rocks, often together with Peltula euploca, Rinodina vezdae
and Caloplaca subpallida. Smed-med. TM-MM.
Lecanora demissa (Flotow) Zahlbr. - Found once on a subvertical, south-ex-
posed surface. Mieur-med. TM-MM.
Lecanora muralis (Schreber) Rabenh. var. muralis - Common throughout the
area in eutrophicated sites. Arkt-med. TM-CM.
Lecanora muralis (Schreber) Rabenh. var. dubyi (Müll. Arg.) Poelt - Col-
lected together with the previous variety, without intermediates. It is not clear to us
whether this lichen must be considered as a mere variety of Lecanora muralis. An un-
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 31
described taxon related with Lecanora muralis var. dubyi, but characterized by the
presence of rhizinal strands, has been found recently in central Spain (Rico 1989).
Lecanora polytropa (Hoffm.) Rabenh. - Most common at higher altitudes.
Arkt-med (mo). MM-CM.
Lecanora rupicola (L.) Zahlbr. - Common, sometimes collected with the
previous species. Our samples belong to Lecanora rupicola subsp. rupicola, with thal-
lus C- and apothecial disc C+ yellow (Leuckert & Poelt 1989). Arkt-med. MM-CM.
Lecanora schistina (Nyl.) Arnold - Not rare, mainly on north-exposed surfaces
of hard rocks. Med.subatl. TM-MM.
Lecanora sulphurea (Hoffm.) Ach. - Found both close to the cork-oak forest
and on north-facing rocks at higher altitudes. All the samples were collected with
Tephromela atra, and some are certainly parasitic. In shaded places, a morph with
completely pale apothecia was found. S'bor-med (mo). MM-CM.
Lecidea sarcogynoides Kérber - Our sample was collected on a very hard rock,
together with Ochrolechia parella, in a shaded situation. Mieur.subatl-med. MM-SM.
Lecidella carpathica Körber - Not rare, in lighted, wind-exposed, sometimes
euthrophicated situations. Arkt-med.mo. TM-CM.
Lecidella elaeochromoides (Nyl.) Knoph & Hertel - Not frequent, restricted to
the lower parts of the territory. Med. TM.
Lecidella viridans (Flotow) Kórber - Rare, collected only in a thermomediter-
ranean station. Mieur-med. TM.
Lepraria caesioalba (B. de Lesd.) Laundon - Using the recent key of Laundon
(1992), we have checked all the samples initially assigned to Lepraria neglecta, and all
of them belong to Lepraria caesialba, a morphologically identical species, but
chemically different. Common on sloping ground and in rain-protected fissures filled
with soil, often together with Leprocaulon microscopicum,
Leprocaulon microscopicum (Vill) Gams. - As the previous species. S'bor-
med.subat. MM-SM.
Leptogium cyanescens (Rabenh.) Kórber - Found once, in a thermic but humid
site, S'bor.subatl.-med(mo),(oz). TM-SM.
Lichinella cribellifera (Nyl.) Egea & Moreno - Collected several times, on
steeply inclined, south exposed surfaces with periodical percolation of water. It is al-
ways associated with Peltula euploca and Lichinella stipatula (Llimona & Egea 1985).
Med. TM-(MM).
Lichinella stipatula Nyl. - With the previous species. Smed-med. TM-MM.
Moelleropsis nebulosa (Hoffm.) Gyelnik - A rather rare species, occurring
both on sloping ground and in broad cracks of rocks filled with sand, usually with some
bryophytes. Mieur-med. MM-SM.
Muellerella pygmaea (Kórber) D. Hawksw. - The most common lichenicolous
fungus of the survey area, growing on several crustaceous lichens.
Nephroma tangeriense (Maheu & A. Gillet) Zahlbr. - This lichen, closely
related to Nephroma laevigatum, was collected chiefly in the cork-oak forest, both on
rocks covered by mosses and on soil. Med, suboz? MM-SM.
Ochrolechia parella (L.) Massal. - Together with some species of Pertusaria
in shaded places. S'bor.subatl-med, suboz. TM-MM.
Source : MNHN, Paris
32 V. CALATAYUD and E. BARRENO
Parmelia caperata (L.) Ach. - On rocks covered by mosses, in shaded and
humid situations. Usnic acid, caperatic acid and sometimes atranorin (TLC). Bor
(subatl)-med. TM-SM.
Parmelia delisei (Duby) Nyl. - Found only once, on slightly inclined or hori-
zontal surfaces, near the ground. This poorly known species has been often mistaken
for Parmelia pulla, from which it differs chemically. Our samples contain glomelliferic
and glomellic acids (TLC). S'bor-med. MM-OM.
Parmelia loxodes Nyl. - Found once. With a similar ecology as the previous
species. It has been reported only a few times from the Iberian Peninsula. Glomelliferic
and glomellic acids were detected by TLC. Although this species has been often associ-
ated with Parmelia verruculifera, according to the species pair concept (Poelt 1972), it
is more natural to relate it with Parmelia delisei (Rico 1989). Mieur-med. MM-CM.
Parmelia lusitana Nyl. - Not rare, scattered throughout the area. It grows both
on argillite and on orthoquartzitic sandstones, mostly in shaded situations. This species
resembles Parmelia conspersa, but the two taxa are clearly separated by their chemis-
try. In the Canary Islands, Parmelia lusitana is common in the lowlands, but seems to
be replaced by Parmelia conspersa at higher altitudes (Krog 1987). Perhaps, the same
altitudinal vicariance occurs also in eastern Spain, as Parmelia conspersa is absent
from Serra d'Espadà, but it is common at higher altitudes. TLC: usnic, stictic, hypocon-
stictic, cryptostictic and constictic acids, and "lusitana unknown"; compared with
Parmelia conspersa, the lack of norstictic acid and the presence of "lusitana unknown"
characterize this species. Med. TM-(MM).
Parmelia protomatrae Gyelnik - The most common Xanthoparmelia in the
area. It is common on rocks close to the ground, avoiding very exposed situations. This
species has probably been overlooked or confused with Parmelia somloensis. Usnic,
protocetraric and fumarprotocetraric acids (TLC). S'bor-med. TM-SM.
Parmelia pulla Ach. - Common. Two chemical groups can be distinguished:
some samples contain divaricatic acid as main substance, and stenosporic acid in lower
amounts; in others, the contrary occurs. Rarely, gyrophoric acid is also present as ac-
cessory substance. S'bor-med. TM-CM.
Parmelia somloensis Gyelnik - As Parmelia protomatrae, but less common.
Since Parmelia protomatrae can be mistaken for this species, TLC is useful for identi-
fying problematic samples. Usnic acid, salazinic acid and traces of norstictic and con-
salazinic acids were detected by TLC. S'bor-med. TM-CM.
Parmelia soredians Nyl. - Found a few times, in shaded and sheltered situ-
ations. Our specimens contain usnic acid, salazinic acid and traces of consalazinic and
protocetraric acids. Samples containing protocetraric acid have been also reported from
east Africa (Swinscow & Krog 1988) and central Spain (Seriñá 1990). Mieur.atl-
med.subatl. TM-(MM).
Parmelia subrudecta Nyl. - As the previous species, sometimes on rocks cov-
ered by mosses. The species is common in eastern Spain, being mainly epiphytic. AII
our samples belong to Parmelia subrudecta s. str., containing lecanoric acid. Mieur-
smed. TM-MM.
Parmelia sulcata Taylor - On rocks, restricted to the cork-oak forest. Atra-
norin, salazinic acid and consalazinic acid (TLC). Arkt-med. TM-OM.
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 33
Parmelia tiliacea (Hoffm.) Ach. - A common epiphytic species, collected oc-
casionally on rocks as well. Our samples contain atranorine and lecanoric acid (TLC).
Mieur-med. TM-OM.
Parmelia tinctina Maheu & A. Gill. - Not rare on slightly inclined, sun- and
wind-exposed rock surfaces, usually visited by birds. TLC: usnic, norstictic, salazinic
and consalazinic acids. Med. TM-MM.
Parmelia verruculifera Nyl. - Found a few times, in fresh sites, mainly on ar-
gillite, near the ground. Stenosporic acid (main component), divaricatic acid and two
ni.s. (TLC). Mieur-med. TM-SM.
Parmotrema chinense (Osbeck) Hale & Ahti [= Parmelia perlata (Huds.)
Vain.] - This species grows only in shaded, fresh sites, mainly in rocks within the
forest. Our samples contain atranorin, stictic acid, constictic acid and two accessory,
unidentified substances. Consequently, they belong to the chemotype lacking physo-
dalic and usnic acids (Coassini-Lokar et al. 1987). Mieur-med, suboz. TM-SM.
Peltigera canina (L.) Willd. - Rare. On ground and rocks covered by mosses,
within the cork-oak forest. Always sterile. Bor-med. MM-OM.
Peltigera polydactyla (Necker) Hoffm. - With the same ecology, but more
frequent than the previous species. Arkt-smed. MM-SM.
Peltigera praetextata (Sommerf.) Zopf - With the previous species. Bor-med.
TM-OM.
Peltula euploca (Ach.) Poelt - Rather frequent. As Lichinella cribellifera, but
more euryecious. S'mieur-med. TM-MM.
Peltula omphaliza (Nyl.) Wetm. - Found only once, in a thermomediterranean
locality, with the previous species. Med. TM-MM.
Peltula patellata (Bagl.) Swinscow & Krog - Found at lower altitudes in
south-exposed sites, always in fissures of hard rocks filled with a thin layer of soil. In
some of the specimens examined, squamules bigger than the measures reported by Egea
(1989) occur. Med. TM-(MM).
Pertusaria amara (Ach.) Nyl. - Collected sometimes in shaded sites, mainly
on inclined rock surfaces. All samples contain pichrolichenic and protocetraric acids
(TLC), and react P+ red in the medulla. Bor-med. TM-OM.
Pertusaria leucosora Nyl. - Rather frequent, often found with the previous
species. TLC: Protocetraric acid. Mieur-med. TM-OM.
Pertusaria pseudocorallina (Liljeblad) Arnold - More common in localities
with high atmospheric humidity, usually on steep and well-lighted rocks. Norstictic
acid and, sometimes, connorstictic acid as accessory substance (TLC). S'bor-med. TM-
MM.
Pertusaria rupicola (Fr.) Harm. - Restricted to sites exposed to eastern humid
winds. TLC: stictic, constictic and thiophanic acids. Mieur.atl-med. MM-SM.
"Phacopsis" campestricola (Nyl.) Vouaux - Not rare on Lecanora clauzadei.
This species has been previously reported from southern France and the Catalonian
Pyrénées (Clauzade et al. 1989).
Phaeophyscia cernohorskyi (Nádv.) Essl. - This species is not rare on rocks at
lower altitudes, in sun-exposed and nutrient-enriched sites, often with Peltula euploca.
In eastern Spain, it is not rare also on trees (Atienza & Barreno 1989) S'mieur-med.
TM-SM.
Source - MNHN, Paris
34 V. CALATAYUD and E. BARRENO
Phaeophyscia insignis (Mereschk.) Moberg - Not frequent, on shaded rocks.
Smed-med. TM-SM.
Phaeophyscia orbicularis (Necker) Moberg var. orbicularis - Found with
Phaeophyscia cernohorskyi. Bor-med. TM-SM.
Physalospora sp. - Unfortunately, we have only found a few perithecia of this
parasitic fungus, growing on Peltula patellata. Probably it is a new species, character-
ized by the reddish (in section) wall of the perithecia, but more material is needed to
confirm it.
Physcia adscendens (Fr.) H. Olivier - Frequent in eutrophicated and dusty
situations, as road sides, or on rocks close to farmyards. Bor-med. TM-CM.
Physcia dubia (Hoffm.) Lettau - Collected only once. Arkt-med. TM-CM.
Physcia semipinnata (Gmelin) Moberg - As Physcia adscendens, but less
frequent. S'Bor-med. TM-SM.
Physcia tribacia (Ach.) Nyl. - The most common species of this genus in the
area. It grows on sunny, mostly horizontal rock surfaces frequently visited by birds.
Some specimens present the characteristic galls produced by the parasitic fungus Poly-
coccum galligenum. Mieur (subatl)-med. TM-SM.
Physcia wainioi Räsänen - Rather frequent. It is a photo- and coniophytic li-
chen. Since all the specimens examined present characteristic labriform soralia, we pre-
fer to maintain this taxon at specific rank. Arkt-med. TM-SM.
Physconia enteroxantha (Nyl.) Poelt - Not rare, usually on slightly shaded
rocks close to the ground, in euthrophicated sites. Bor-med. TM-SM.
Physconia grisea (Lam.) Poelt - Not rare, and often found with the previous
species. Mieur-med. TM-SM.
Physconia perisidiosa (Erichsen) Moberg - Less frequent than the two pre-
vious species, on argillites, in fresh, but dusty situations. Bor-med.mo. TM-SM.
Polycoccum galligenum VèZda - A parasitic fungus, found a few times on
Physcia tribacia.
Polysporina lapponica (Schaerer) Degel. - With the previous species. A
parasite on brown Acarospora. Mieur-med. TM-SM.
Polysporina simplex (Davies) Vezda - Rather frequent, most often in tiny fis-
sures of hard rocks, in sun-exposed situations. Arkt-med. TM-SM.
Porpidia cinereoatra (Ach.) Hertel & Knoph - Found a few times on shaded
and humid rock surfaces near the ground. Confluentic acid detected by TLC. S'bor-med.
MM-SM.
Porpidia crustulata (Ach.) Hertel & Knoph - Not rare, mainly on little pebbles
placed both in sloping ground and in the understory of the maquis. TLC: stictic acid as
main substance. Bor-med (mo). MM-CM.
Porpidia macrocarpa (DC.) Hertel & Schwab - Found often with the previous
species. Young specimens are difficult to separate from Porpidia crustulata. Stictic
acid as main substance (TLC). Arkt-med. MM-CM.
Porpidia platycarpoides (Bagl.) Hertel - Found a few times on pebbles in
sloping ground. Norstictic and connorstictic acids detected by TLC. Med. TM-MM.
Protoparmelia montagnei (Fr.) Poelt & Nimis - Our specimens have been
collected only in the higher parts of the area, in ridges exposed to eastern humid winds.
Med. TM-MM.
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 35
Ramalina capitata (Ach.) Nyl. sens. lat. - The Ramalina polymorpha-capitata
group exhibits a great morphological variability. Several taxa have been described, with
intermediate stages between them: Ramalina capitata s. str. is the most common in the
area, in sun-exposed, wind-swept ridges, usually visited by birds; "Ramalina digitel-
lata" Nyl. has been found a few times with the typical variety and "Ramalina protecta"
Magnusson is less frequent than the previous taxa, preferring more wind-protected
rocks. We follow the suggestion of Nimis & Poelt (1987) and Arroyo (1991), to include
the last two taxa under Ramalina capitata and not under Ramalina polymorpha, on the
basis of morphological, ecological and chemical differences. All samples contain only
usnic acid (TLC). Arkt-mieur.mo-med.mo. MM-CM.
Ramalina fastigiata (Pers.) Ach. - Found only once. TLC: evernic acid aggre-
gate (evernic + obtusatic acids) and usnic acid. S'bor-med. TM-SM.
Ramalina requienii (de Not.) Jatta - Not rare. Mainly on overhanging, north-
facing, wind-swept ridges. Our specimens belong to the chemotype with divaricatic
acid (Arroyo 1991). Med, suboz. TM-(MM).
Ramalina subfarinacea (Crombie) Nyl. - Found only once, on a wind-swept
rock. Our sample contain usnic, norstictic and salazinic acids, and belongs to chemo-
type 1 in the sense of Krog & James (1977). Arkt-med. TM-OM.
Rhizocarpon disporum (Hepp) Miill. Arg. - Scattered throughout the area, on
sunny surfaces of hard rocks. Mieur-med. MM-CM.
Rhizocarpon distinctum Th. Fr. - Not rare in localities with relatively high
atmospheric humidity. (Arkt) bor-smed.mo. MM-OR.
Rhizocarpon riparium Räsänen subsp. riparium - This species is more fre-
quent in localities exposed to humid winds. Bor-med.mo. TM-OM.
Rhizocarpon obscuratum (Ach.) Massal. - Not rare, on moderately shaded
rocks. All our specimens belong to the chemotype K+ yellow (Feuerer 1991). Arkt-
smed.mo. MM-OR.
Rhizocarpon tinei (Tornab.) Run. - Common throughout the territory, on well-
lighted surfaces of hard rocks. Mieur-Med, TM-MM.
Rimularia aff. insularis (Nyl.) Rambold & Hertel - According to Hertel &
Rambold (1990), Rimularia insularis is a parasitic lichen restricted to species of the
Lecanora rupicola group. However, our samples, as others found in central Spain
(Rico, pers. com.), grow on Protoparmelia montagnei and they do not present any re-
action with C. At the moment, we include this specimens in Rimularia aff. insularis,
waiting for the examination of more material to give a conclusive opinion.
Rinodina cana (Arnold) Arnold - Restricted to the most thermic localities, on
horizontal and sun-exposed rocks, Med. TM.
Rinodina gennarii Bagl.- Found once, on a humid wall close to a settlement.
Arkt-med. MM-SM.
Rinodina insularis (Arnold) Haf, - Found a few times, parasitic on Lecanora
rupicola. Distribution poorly known.
Rinodina intermedia Bag]. - Identification by H. Mayrhofer. Fairly frequent in
two localities, at less than 700 m of altitude, in sun-exposed fissures of sandstones
filled with sand. Med. TM-MM.
Source : MNHN, Paris
36 V. CALATAYUD and E. BARRENO
Rinodina venostana Buschard & H. Mayrh. - New to Spain. Found once on a
sunny and nutrient-enriched rock surface. S'mieur-med. MM.
Rinodina vezdae H. Mayrh. - Identification by H. Mayrhofer. Collected a few
times on south-exposed rock surfaces, with Peltula euploca, Caloplaca subpallida and
Phaeophyscia orbicularis, but also in fissures filled by sand. Terricolous specimens
grow together with Peltula patellata and Rinodina intermedia and develop sessile apo-
thecia and a larger thallus than saxicolous ones. Rinodina vezdae is a rather tare spe-
cies, whose distribution and ecology needs to be clarified. Mieur-med. TM-MM.
Sarcopyrenia cylindrospora (Crouan et Crouan) Aguirre - Identification by P.
Navarro-Rosi A poorly known species, growing on destroyed thalli of cf. Aspicilia
and Candelariella vitellina. For further details see Navarro-Rosinés & Hladun (1990)
and Aguirre-Hudson (1991).
Scoliciosporum umbrinum (Ach.) Nyl. var. umbrinum - This variety is
common on sheltered rocks. Bor-med. TM-CM.
Scoliciosporum umbrinum (Ach.) Nyl. var. compactum (Kórber) Clauz. &
Roux - As frequent as the previous variety.
Sarcogyne clavus (DC.) Krempelh. - Found a few times, on exposed rocks
with rough surface. Arkt-smed. MM-SM.
Solenopsora holophaea (Mont.) Samp. - Fairly common within more or less
sheltered fissures filled with soil. Mieur-med, suboz. TM-(MM).
Squamarina concrescens (Müll. Arg.) Poelt - Collected with the previous
species. Med. TM-(MM).
Teloschistes chrysophthalmus (L.) Th. Fr. - A fairly frequent species on trees,
collected also, once, on rocks. Mieur.atl (subatl)-med. TM-SM.
Tephromela atra (Huds.) Haf. - Collected several times, on north-exposed
rock surfaces, mainly above 800 m. This is a common species, both on rocks and on
trees. Arkt-med. TM-CM.
Toninia cinereovirens (Schaerer) Massal. - In fissures of hard rocks filled with
soil, in contact with the communities of Pelrula euploca and Lichinella cribellifera.
S'mieur-med. TM-MM.
Umbilicaria grisea Hoffm. - More frequent at higher altitudes. Mieur.subatl-
med.mo. MM-CM.
Xanthoria calcicola Oxner - Not rare, mainly on hard rocks, frequently visited
by birds. Mieur.subatl-med. TM-CM.
Xanthoria parietina (L.) Th. Fr. - Found a few times, in eutrophicated and
dusty situations, as along road-sides, or on rocks close to settlements. Arkt-med. TM-
OM.
DISCUSSION
The list includes 161 infrageneric taxa, 145 species of lichens and 11 of li-
chenicolous fungi. The percentages of the main life-forms are summarized in Tab. I.
Crustose | Foliose Fruticulose | Composed | Gelatinose | Umbilicate
64 | 22 41 55 35 14
Tab. 1 - Percents of the main life-forms of the species occurring in the territory.
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 37
Most of the foliose species (22.1% of the total flora) belong to the genus
Parmelia; species of Parmelia subgenus Xanthoparmelia and Neofuscelia are well
adapted to dry conditions and are dominant in some heliophilous communities. How-
ever, other species of this genus, such as Parmelia caperata, Parmelia soredians or
Parmelia sulcata, which are fairly frequent on trees throughout the territory, are re-
stricted to shaded and humid situations when growing on rocks. Crustose lichens are
63,4% of the species, being by far the most frequent life form in some of the most ex-
tensive and well developed communities (e.g. community of Acarospora hilaris and
Acarospora epithallina). Fruticulose (4,1%) and umbilicate (1,4%) species are more
abundant at higher altitudes, usually in localities exposed to humid northeastern winds.
Lichens with gelatinous thallus, belonging to the family Lichinaceae, are common on
south-exposed rock surfaces with periodical percolation of water, in characteristic
communities of rain-tracks. Composed forms, mostly terricolous species of Cladonia,
were collected only sporadically on rocks.
For phytogeographical analyses, the distribution ranges of lichens are fre-
quently compared with those of vascular plants. However, contrary to higher plants, the
distributional ranges of lichens are often poorly known; furthermore, they most often
substantially differ from those of higher plants, being generally much wider. Some li-
chen species are presumably very ancient, and many of them are distributed worldwide,
endemics of narrow regions being extremely rare. Moreover, lichens are very sensitive
to climatic and microclimatic factors, chiefly air moisture, and some chorological pat-
terns can only be interpreted in these terms. For these reasons, as it will be discussed, it
is difficult to find a satisfying correlation between distributions of vascular plants and
those of lichens.
From a practical point of view, the range diagnoses of the species, as defined
by Wirth (1980), are a workable basis to study the phytogeographical affinities of li-
chen flora and vegetation (Nimis 1984). However, these diagnoses, which basically re-
flect the distribution in different vegetation zones, are limited to the European distribu-
tion, while several taxa occur also outside Europe. In the following table, we present
the percent occurrencies of our species in the zones of Europe considered by Wirth.
The data in Tab. 2 indicate that Serra d'Espadà has a pronouncedly "southern"
flora. The species reaching the southern parts of the Boreal zone are only 36%, a value
close to that reported by Nimis et al. (1990) for silicicolous lichens of the Capraia Is-
land (Italy). This group basically consists of nitrophytic lichens (e.g. Xanthoria
parietina, Candelariella vitellina or Physcia adscendens), or of species which are
widely distributed throughout cold and temperate regions of the world, such as Di-
melaena oreina, Baeomyces rufus, Lecanora polytropa, Lasallia pustulata, Rhizocarpon
geographicum, Tephromela atra or Pertusaria amara.
Sub or Alt | Med Smed S'mieur Mieur S'bor | Bor Arkt
137 100 80.6 15.5 70.5 48.2 [360 16.0
Tab. 2 - Distribution of the lichens occurring in Serra d'Espadà in the main vegetation zones of
Europe (Wirth 1980), and percentage of Atlantic and Subatlantic species in the total flora.
Source : MNHN, Paris
38 V. CALATAYUD and E. BARRENO
The species which are more or less restricted to the Mediterranean area are
24,4% (Med and Smed). The difficulty of defining the Mediterranean element in li-
chens has been pointed out by some authors, since most of the species which are often
considered as Mediterranean have ranges which extend far outside the Mediterranean
floristic Region. According to Barreno (1991), in the Old World, the distributions of
several "Mediterranean" lichens lie within the boundaries of the Mediterranean climate
(Isoclimatic Mediterranean Area, Daget (1977)). This area approximately corresponds
to that of the Mesogean sub-Empire proposed by Quézel (1978), and includes not only
the Mediterranean Region, but also parts of the Irano-Turanian, Saharo-Arabian and
Macaronesian floristic Regions (Barreno 1991). In this sense, a characteristic Mediter-
ranean-Macaronesian pattern occurs in some "Mediterranean" silicicolous species (e.g.
Acarospora hilaris, Caloplaca carphinea or Ramalina requienii). Within this group,
some cases of disjunct ranges, centered in various regions with Mediterranean climate-
type are also known. Lecidella elaeochromoides, Rinodina intermedia and Lichinella
stipatula reach Macaronesia, but they are also known from the southwestern part of
North America. This kind of disjunctions have been shown both in plants (Axelrod
1975) and lichens (Kärnefelt 1980), and the taxa involved are considered as relicts of an
ancient Madrean-Tethyan flora. The ranges of Peltula euploca and Peltula omphaliza
are centered in some Mediterranean areas of the world, including the Mediterranean
and Macaronesian Regions, southwestern North America and parts of Australia (Egea
1989). Another interesting species is Parmelia lusitana, with a distribution range re-
sembling that of the Rand-flora elements (Quézel 1978). Some mainly Mediterranean
taxa can also grow in the inner dry valleys of the Alps, under particularly dry condi-
tions (Buschardt 1979).
13,796 of the species occur mainly in the western Mediterranean area and in
the Atlantic regions of Europe. Most of these species (e.g. Anaptychia runcinata,
Nephroma tangeriense, Ochrolechia parella, Lecanora schistina, Pertusaria rupicola
and Ramalina subfarinacea) are rather hygrophytic and, in the study area, they are re-
stricted to humid situations, as on rocks within cork-oak forests or on ridges exposed to
north-eastern humid winds. The delimitation between this and the Mediterranean group
is very difficult (Nimis 1990) and it is noteworthy that, although some of these species
are more or less limited to the coasts in Atlantic Europe, in the Mediterranean Region
they also occur in mountains (Nimis & Poelt 1987). Generally, they are more common
in the meso- and supramediterranean belts, avoiding both more elevated, colder areas,
and lower, usually too dry, regions. Species such as Parmelia soredians, Parmelia
subrudecta, Parmotrema chinense or Teloschistes chrysophthalmus, with a characteris-
tic mediterranean-atlantic pattern in Europe, are in fact thermophilous suboceanic li-
chens with a wide distribution in subtropical regions of the world.
As has been pointed out in this paper, the Serra d'Espadà is a very interesting
area not only for vascular plants but also for lichens. We hope that this study con-
tributes to accelerate the necessary measures for its protection.
Acknowledgements - Our sincerest thanks to P.L. Nimis for correcting the English text, for the dis-
cussion of the manuscript in detail and also for the revision of some samples. We are much indebted
to Dr. H. Mayrhofer, Dr. C. Scheidegger, Dr. C. Roux and Dr. P. Navarro-Rosinés for the revision of
Source : MNHN, Paris
SILICICOLOUS LICHENS OF SIERRA D'ESPADÀ 39
several specimens of Rinodina, Buellia, Lecanora and Sarcopyrenia. Also our sincerest thanks to
Prof. J. Poelt and Dr. V.J. Rico, for stimulating discussions on several species, and to Dr. M. Tretiach,
G. Bolognini and M. Castello for technical assistance. This study has been partially supported with
founds of the Comisión Asesora de Investigación Científica y Técnica, Project no. PB89-0415.
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BRYOPHYTE FLORA AND VEGETATION OF THE SIERRA
DEL MAIGMÓ ALICANTE, SPAIN!
Julia José MOYA, Rosa María ROS and Juan GUERRA
Departamento de Biología Vegetal (Botánica), Facultad de Biología, Universidad de Murcia,
30071-Murcia (Spain)
ABSTRACT. - The bryophyte flora of the Sierra del Maigmó (Alicante, Spain) includes 103 taxa (5
liverworts and 98 mosses), of which 16 are new to the Alicante province and 3 new to the
southeastern part of the Iberian Peninsula. Ten communities are recognised; nine of these are known
from other areas of Spain while one is described here as new: Homalothecio sericei-Leptodontetum
smithii ass. nova. Studies of the dynamics of the bryophyte vegetation and of its chorology in the
south-east of Spain were also carried out.
ZUSAMENFASSUNG. - Die Moosflora der Sierra del Maigmó (Alicante, Spain) wurde untersucht.
Der Katalog der Bryophyten umfaBt 103 Taxa (5 Lebermoose und 98 Laubmoose), von denen 16 für
die Provinz Alicante und 3 für den ganzen Südosten der Iberischen Halbinsel neu sind. Zehn Moos-
gesellschaften wurden erkannt. Neun waren von anderen Standorten Spaniens bekannt und eine wird
als neu beschrieben: Homalothecio sericei-Leptodontetum smithii ass. nova. AuBerdem wurden Un-
tersuchungen zur Dynamik und Chorologie der Bryophytenvegetation im SO Spaniens durchgeführt.
INTRODUCTION
The Sierra del Maigmó is located in the northwestern part of Alicante province
(Map 1).These mountains consist largely of miocenic loam and white compact
limestone rocks, colluvial quaternary materials in the valleys, and some clayey spots
with Keuper's gypsum outcropping in the main part of the mountain ridge (Torre 1988).
Soils present in the area are haplic and petric calcisols and rendsic, litic and eu-
tric leptosols. Calcic kastanosems, calcaric and gypsic regosols, haplic gypsisols, cal-
caric fluvisols and leptosols are present but much less abundant (Torre 1988, 1991;
F.A.O. 1988).
The mean annual temperature in the northern part of the Sierra del Maigmó
(Fig. 1a) is 13.1 °C, while annual precipitation is 316 mm. Annually two climatic pe-
riods can be recognised: a period of rainfall from September to May and a pronounced
dry period from May to September. The period of vegetal activity (PVA) does not in-
clude January because of frost. The period of possible frost ranges from November to
April. In the southern part of the area (Fig. 1b) the mean annual temperature is 17.4 °C
and the precipitation is 301 mm. Two dry periods are found in this area, a short one
from December to February and a longer one from April to October. The rainfall is
Vrhis work was financially supported by the Dirección General de Investigación Científica y Técnica
(DGICYT) of Spain (Project PB90-0301-C02-01).
Source : MNHN, Paris
44 J.J. MOYA et al.
Map 1 - Geographical situation of the study area.
limited to three months, from October to December. From February to April, short
periods of humidity and dryness alternate. The PVA is 12 months in this area. Frost is
possible from December to January.
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMÓ 45
300
200
100
300
200
100
40 80
3 4 60
Bi GI SS wd CE GO OS c er CC.
Figure 1 - Ombrothermic diagrams. a: From the meteorological station of Castalla. b: From the me-
teorological station of Agost (T=temperature, P=precipitation, PVA=period of vegetal activity,
F=period of certain frost).
Source : MNHN, Paris
46 JJ. MOYA et al.
According to Torre (1991), the vascular plant vegetation series for each biocli-
matic belt in the Iberian Peninsula (Rivas-Martínez 1984) are:
- Meso- and supra-Mediterranean Belt: The Querceto rotundifoliae sigmetum
series, in which occur mixed woods of Quercus rotundifolia and Quercus coccifera,
sometimes accompanied by Erica multiflora. If soils are subjected to occasional inun-
dation, the Aro italici-Ulmeto minoris sigmetum series appears, although it is infre-
quent in this area because of the scarcity of small streams. The Rhamno lycioidis-
Querceto cocciferae sigmetum series is present in areas with a semi-arid ombroclimate.
- Thermo-Mediterranean Belt: The ombroclimate ranges from dry to subhu-
mid. The Rubio longiflorae-Querceto rotundifoliae sigmetum series can be found in re-
lic areas on sunny hillsides and on most southern slopes of the Sierra del Maigmó. The
Chamaeropo-Rhamneto lycioidis sigmetum series is present in areas with a semi-arid
ombroclimate. The Lonicero biflorae-Populeto albae sigmetum series occurs in
ravines.
BRYOPHYTE VEGETATION
For the study of the bryophyte communities, 32 sites were surveyed (Table 1),
in which approximately 200 relevés were made using the Sigmatist methodology
(school of Zürich-Montpellier). In the area studied, 10 communities have been recogni-
sed, belonging to three distinct vegetation classes; one is described as new in this paper.
Hübschmann (1986) has been used for community nomenclature.
te Locality vm Altitude — Bioclimatic
(mimber) (aa...)
1 Lomas de Pusa=1- YH031627 840 m
2 La Venteta Yuo09625 700 x
3 El Cati 18022852 900 m
4 On way to Antenas Radio- 38957557 930 5
5 Antena Radio-1- YHOS3650 — 1180 m
5 Lomas de Pusa-2- 8030625 340 m
7 Sunny hillside of Lomas Pusa YMO33631 830 m
à Mesón el Maigmó Een 600 m
5 Near Casa Conejera YHO042521 600 m
10 Near Casa del Estrecho YH042635 780 m
n Agost-Castalla road Km 18 YHO65619 ` 560 m
32 Cabezos de los Campellos-1- XH065712 600 m
n Alto de Malgmonet YH07364) ` 1000 n
1 Shady hillside of El Maigmó-l- — YHOS8648 960 m
15 Shady hillside of El Malgmó-2- YHO63652 320 m
is On way to Antenas Radio- YNOS2653 — 1080 m
n Agost-Castalla road Km 17 YHO61617 540 m
18 Cábezos de los Campellos-2- YH062714 600 m
19 Despeñador XH031681 1000 m
20 Foot of Despeñador-1- YHO39694 740 m
21 Foot of Despenador-2- YH039701 700 m
22 Cabezos de los Campellos-3- 8087714 600 m
23 Casa del Nabo XH025659 910 m
24 Casa de Cancio YH029641 380 m
25 Rincon de la Espartosa YH034683 1000 m
26 Rincón Bello YH009618 500 m
27 Casa Rabosa 3009538 700 m
28 Casa del Pantano XH995653 700 m
28 Antena Radio-2- YH051652 — 1150 m
3o Alto de la Chimenea YHO46652 ` 1249 m
a Path to Collado de Exaú YH077647 ` 1000 m hg m-M
32 Collado de Exaü YH082647 1047m hg m-M
Table 1 - List of sites studied (low s-M: low supra-Mediterranean belt, hg m-M: high meso-Mediter-
ranean belt, md m-M: middle meso-Mediterranean belt, low m-M: low meso-Mediterranean belt).
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMÓ 47
Trichostomo crispuli-Aloinetum aloidis Guerra & Varo 1981 (Table 2)
On protected or slightly exposed loamy-limestony soils; sometimes on taluses
with a slope of 45-60? and a north, west or northwest orientation. Very often the com-
munity occurs between small dense shrubs in the thermo- and meso-Mediterranean
belts. In the study area it is terricolous, photo-sciophilous and meso-xerophilous.
Homalothecio aurei-Pleurochaetetum squarrosae Ros & Guerra 1987
(Table 3)
This association is present on limestone and humiferous soils in shady places,
always within dense shrub formations or small woods of Quercus rotundifolia. Yt is a
mesophilous, sciophilous and terri-humicolous community, which has been observed in
the meso- and supra-Mediterranean belts of the study area, although in other regions it
is also present in the thermo-Mediterranean belt.
The more important floristic variations of the community are:
a) with Bryum canariense Brid. on very shaded and humiferous soils. It is the
more mesophilous facies of the association.
b) with Eurhynchium meridionale (B., S. & G.) De Not. in places with a thin
layer of soil. Commonly the community occurs on rock bases or ledges where earth ac-
cumulates and progressively evolves to protosoils. In these cases Pleurochaete
squarrosa (Brid.) Lindb. is less frequent than in the former variations, because it pre-
fers deeper soils.
Gymnostomo viriduli-Southbyetum nigrellae (Guerra & Gil 1982) Ros &
Guerra 1987 nom. corr. (Article 43 of C.P.N., Barkman et al. 1986). (Table 4)
This association has been observed on gypsiferous taluses in protected places. It
also occurs on protosoils and rockledges where earth has accumulated, and more rarely
on protected deep humiferous soils. It is a terricolous, photo-sciophilous, meso-
xerophilous community, which usually occurs in the thermo- and meso-Mediterranean
belts. However, in the Sierra del Maigmó, it is much more frequent in the meso-Medi-
terranean belt.
Gymnostomum mosis (Lor.) Jur. et Milde is considered, here, as a characteristic
species of this association following the observations of Martínez-Sánchez (1990) and
of ourselves in the study area. This species grows in very well defined ecological con-
ditions which are characteristic of this association.
Crossidio crassinervis-Aloinetum aloidis Frey, Herrnstadt & Kürschner
1990 (=Crossidium crassinerve and Aloina aloides var. ambigua community Guerra,
Ros & García-Zamora 1989) (Table 5)
Synecology and syndynamics - This is a pioneer community, growing on
loamy and loamy-clayey, but neither humiferous nor saline soils, that are sunny and dry
during the major part of the year. In general, this community occurs on soils covered by
Thymus sp. pl., Stipa tenacissima, and scattered shrubs. The community occurs under
photophilous and xerophilous conditions in the meso-Mediterranean belt. Contacts with
the association Trichostomo-Aloinetum aloidis have been noted when it grows in pro-
Source : MNHN, Paris
48 JJ. MOYA et al.
tected places. However, the first community is limited to exposed and sunny soils. The
absence of species of the genus Weissia and the small number of Trichostomum species
support this assertion.
Floristic composition and synphysiognomy - The floristic spectrum of this
community clearly shows its pioneer and colonist character on dry and basic soils.
Small spring bryotherophytes are frequent (Acaulon triquetrum (Spruce) C. Müll.,
Pottia bryoides (Dicks.) Mitt., Pottia davalliana (Sm.) C. Jens., Pterygoneurum ovatum
(Hedw.) Dix.) growing on the encrusted superficial layer of clayey soils. Strongly xe-
rophytic biannual or bryochamephytes are also common in the community (Aloina
aloides (K.F. Schultz) Kindb., Crossidium aberrans Holz. & Bartr., Crossidium crassi-
nerve (De Not.) Jur.). The surface colonized by this association can be relatively ex-
tensive (40-50 dm?), and species can cover 40- 7096 of the surface, although they are
inconspicuous during dry periods. The highest species richness is reached at the end of
winter or during rainy periods in the spring.
Synchoroloy and syntaxonomy - Guerra et al. (1989) reported this community
for the first time. They recorded its presence on loamy-clayey soils on the shores of the
salt-water lagoons of Alicante. Since then it has also been described from the Judean
Desert (Frey et al. 1990) with similar floristic composition and ecological behaviour.
However, the latter authors consider its syntaxonomic position to be within Barbuleta-
lia unguiculatae (an order with a Eurosiberian and humid-Mediterranean distribution),
rather than in Tortulo-Aloinetalia bifrontis (an order distributed through arid, semi-arid
and dry Mediterranean, Irano-Turanian and Saharo-Arabian regions). The species of
Tortulo-Aloinetalia bifrontis are also present in the phytosociological table presented
by Frey et al. (1990), although they are less numerous than in the one given by Guerra
et al. (1989). In our opinion, based on the floristic composition of this community, it
belongs to Tortulo-Aloinetalia bifrontis. Moreover, the paper of Frey et al. (1990) con-
firms that the circum-Mediterranean xerophytic moss communities have a wide distri-
bution, as demonstrated by their presence in all the arid and semi-arid areas of northern
Africa, southern Europe and eastern Mediterranean area.
Crossidio crassinervis-Tortuletum obtusatae Ros & Guerra 1987 (Table 6)
This is a community growing on very exposed gypsiferous or loamy-gypsife-
rous soils in clearings among gypsophilous shrubs or grasses. It is a photophilous and
xerophilous, meso-Mediterranean community. The conditions of the substrate do not
allow non-gypsophilous communities to grow on this type of soil and consequently the
community is isolated from other bryophytic associations.
Funarietum hygrometricae Gams 1927 (Table 7)
This association occurs on burned, very nitrified soils with slopes of 5-10",
usually in open areas where lichens do not grow. It has been observed only in the meso-
Mediterranean belt with a dry ombroclimate, although in other areas it can also be pre-
sent in the thermo- and supra-Mediterranean belts. It is a terricolous, photophilous and
xero-mesophilous community.
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMÓ 49
Community of Ctenidion mollusci (Table 8)
This occurs in limestone rock fissures and on ledges with protosoils, always si-
tuated in shady places in the meso- and supra-Mediterranean belts. The community
consists of a group of species which behave as chasmo- and exocomophytes. Although
it occurs in the usual habitat of the alliance Ctenidion mollusci, it does not constitute a
complete known described community. On the other hand, lithophilous (Grimmia orbi-
cularis Bruch ex Wils.) and terricolous species (Trichostomum crispulum Bruch and
Trichostomum brachydontium Bruch) can also be observed and this mixture of species
consequently makes the identification of the community more difficult.
Orthotricho-Grimmietum pulvinatae (Gams 1927) Stodiek 1937 (Table 9)
This is a pioneer community which has been observed on exposed and sunny
rock surfaces situated in open areas such as the tops of mountains. Usually these habi-
tats have a northern orientation and a slope of up to 90°. They are not easily colonised
by other communities, except for endolithic lichens. The community is lithophilous,
photophilous, xerophilous, and occurs in the thermo- and meso-Mediterranean belts.
Homalothecio sericei-Leptodontetum smithii ass. nova (Table 10)
Synecology and syndynamics - This new community is found on shady
limestone rocks, usually on north faces (N, NE, NW) and very protected by high shrubs
or small mixed woods of Quercus rotundifolia and Pinus halepensis. The rocky surfa-
ces colonized by this association are mostly steeply sloping (up to 90°) and accumulate
little organic matter. Consequently, the community occurs as a pioneer (lithophilous)
together with communities of Schistidion apocarpi. Occasionally it is found on less
steep surfaces, in contact with some terri-saxicolous species (Cladonia sp.pl., and
Tortella tortuosa (Hedw.) Limpr.).
Synphysiognomy and floristic composition - The community is formed by
pleurocarpic bryochamephytes (Homalothecium sericeum (Hedw.) B., S. & G., Lepto-
don smithii (Hedw.) Web. & Mohr, Pterogonium gracile (Hedw.) Sm.) and one leafy
hepaticochamephyte (Porella platyphylla (L.) Peiff.). Some cushions of bryochamephy-
tes may also be present in the community. When species colonize vertical surfaces or
bare rocks without any accumulation of earth, the community is poor in species. Never-
theless, species of the association can occupy extensive surfaces (80-90 dme). Lichens
are sometines present (Leprocaulon microscopicum and Squamarina sp.).
Syntaxonomy and synchorology - In the Iberian Peninsula (Sierra de la De-
manda), Gil & Guerra (1985) have reported the Homalothecio-Madothecetum platy-
phyllae (Stórmer 1938) Hertel 1974, suggesting that it does not occur in strongly Medi-
terranean climates. Guerra (1985) described it from the limestone mountain ridges of
Cádiz, Málaga and Granada. He reported the floristic differences in the community
from these southern areas of Spain, in comparison with other areas of the country
(Atlantic, Pyrenean chorologic province and sub-Atlantic sector of the Aragon choro-
logic province). At present we must conclude that the association of Homalothecium
sericeum and Porella platyphylla (Madotheca platyphylla) on limestone rocks in the
Source : MNHN, Paris
50 JJ. MOYA et al.
meso- and supra- Mediterranean belts of Spain cannot confidently be considered Homa-
lothecio-Madothecetum platyphyllae. This last community has Eurosiberian optimum
and a floristic composition almost totally different from the association we describe
here (cf. Hertel 1974, Neumayr 1971, Sjógren 1964).
The Mediterranean and Mediterranean-Atlantic elements (Eurhynchium meri-
dionale (B., S. & G.) De Not., Leptodon smithii and Pterogonium gracile) are constant
(Guerra 1985, Tab. 3) in Homalothecio-Leptodontetum smithii. In contrast, they are ab-
sent from the Eurosiberian syntaxon Homalothecio-Madothecetum platyphyllae. Syn-
taxonomically this association must be included in the Mediterranean alliance
Plasteurhynchion meridionalis, a vicariant of the Atlantic-Eurosiberian alliance
Neckerion complanatae Hadàc & Smarda in Kl. et Had. 1944.
Synchorologically it extends into the meso-Mediterranean belt, seldom into the
supra-Mediterranean one, in the limestone mountains of southern and eastern Spain.
Consequently, Homalothecio-Madothecetum platyphyllae does not occur in the
southern part of the Iberian Peninsula and the community described here should be re-
ferred to Homalothecio-Leptodontetum smithii.
Eucladio-Didymodonetum tophacei Hébrard 1973 (Table 11)
This community is present on vertical calcareous rock faces where water seeps,
usually in well illuminated places. The pioneer stage corresponds to a Eucladium
verticillatum (Brid.) B., S. & G. facies with no precipitated carbonates. In the next
stage the more abundant species is Didymodon tophaceus (Brid.) Lisa, which is the
main one responsible for tufa formation.
SYNTAXONOMIC SCHEME
Cl, Barbuletea unguiculatae von Hübschmann 1967
O. Barbuletalia unguiculatae von Hübschmann 1967
Al. Phascion mitraeformis Waldheim 1947
Ass. Trichostomo crispuli-Aloinetum aloidis Guerra & Varo 1981
Al. Pleurochaetion squarrosae Neumayr 1971
Ass. Homalothecio aurei-Pleurochaetetum squarrosae
Ros & Guerra 1987
Al. Cephaloziello-Southbyion nigrellae Guerra & Gil 1982
Ass. Gymnostomo viriduli-Southbyetum nigrellae (Guerra & Gil 1982)
Ros & Guerra 1987 nom. corr.
O. Tortulo brevissimae-Aloinetalia bifrontis Ros & Guerra 1987
Al. Aloino-Crossidion crassinervis Ros & Guerra 1987
Ass. Crossidio crassinervis-Aloinetum aloidis
Frey, Herrnstadt & Kürschner 1990
Ass. Crossidio crassinervis-Tortuletum obtusatae Ros & Guerra 1987
O. Funarietalia hygrometricae von Hübschmann 1967
AI. Funarion hygrometricae Hadàc 1948
Ass. Funarietum hygrometricae Gams 1927
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMÓ 51
Cl, Tortulo-Homalothecietea sericei Hertel 1974
O. Ctenidietalia mollusci Hadac & Smarda 1944
Al. Ctenidion mollusci Stefureac 1941
Community of Ctenidion mollusci
O. Schistidietalia apocarpi (JeZek & Vondraëek 1962) Hertel 1974
Al. Schistidion apocarpi JeZek & Vondracek 1962
Ass. Orthotricho-Grimmietum pulvinatae (Gams 1927) Stodiek 1937
O. Neckeretalia complanatae Ježek & Vondraéek 1962
Al. Plasteurhynchion meridionalis Guerra & Varo 1981
Ass. Homalothecio sericei-Leptodontetum smithii nova
Cl. Montio-Cardaminetea Br.-Bl. & Tüxen 1943
O. Cardamino-Cratoneuretalia Maas 1959
Al. Cratoneurion commutati W. Koch 1928
Ass, Eucladio-Didymodonetum tophacei Hébrard 1973
DYNAMICS OF THE BRYOPHYTE COMMUNITIES
In Figure 2 all of the communities found in the study area are represented ac-
cording to two evident ecological requirements: humidity and soil depth. It can be seen
that the lithophilous communities are distributed according to their humidity require-
ments: Orthotricho-Grimmietum pulvinatae on dry, exposed rocks and Homalothecio-
Leptodontetum smithii on wetter, more protected rock surfaces. The chasmo- and exo-
comophytic community of Ctenidion mollusci has similar humidity requirements to the
latter, although it needs a thin layer of soil. Terricolous communities appear on develo-
ped soils. They seem to possess different humidity and soil depth requirements:
Gymnostomo-Southbyetum nigrellae needs little humidity and soil depth, while
Trichostomo-Aloinetum aloidis occurs on deeper soils and wetter slopes than the for-
mer, and Homalothecio-Pleurochaetetum squarrosae is found when both soil humidity
and depth are greater. The association Crossidio- Aloinetum aloidis is very close to
Trichostomo-Aloinetum aloidis, the former only appearing if both ecological factors are
relatively low. When the substrate is enriched with high concentrations of gypsum, the
former association is replaced by Crossidio-Tortuletum obtusatae. The community
Funarietum hygrometricae is closely linked to the presence of high nitrate concentra-
tions, usually on burned soils. The association Eucladio-Didymodonetum tophacei
develops on brightly lit vertical limestone rocks where water seeps out.
BROPHYTE CATALOGUE
Table 12 includes all the bryophytes collected by the authors in the Sierra del
Maigmó. It contains 103 taxa: 5 liverworts and 98 mosses.
The species are arranged in alphabetical order; the nomenclature follows Grolle
(1983) for liverworts and Corley et al. (1981) and Corley & Crundwell (1991) for mos-
ses. For those taxa not included in these publications, the most recent literature has
been used.
Source - MNHN, Paris
52 J.J. MOYA et al.
sou cem
ocladto-DIgmdstetum tophacet
Crentaton zeiten
|
DEE EEN
m >
GC 220
Figure 2 - Dynamics of the bryophyte communities.
The following information is included for each taxon: the habitats where it was
found and the locality numbers according to Table 1. Species collected for the first time
in SE Spain or in Alicante province are indicated by (**) or (*) respectively.
BRYOGEOGRAPHY
A biogeographic study has been carried out using the chorologic elements pro-
posed by Frey & Kürschner (1988) and El Oglah et al. (1988).
The floristic elements considered by these authors and recognised by us for the
south-eastern part of the Iberian Peninsula are as follows: Cosmopolitan (including the
Subcosmopolitan), Northern, Circumtethyan, and Xerothermic Pangaean. The percenta-
ges of those floristic elements occurring in the Sierra del Maigmó have been compared
with others obtained from different areas of SE Spain (Map 2, Table 13):
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMO
Table 12 - Bryophyte catalogue of the Sierra del Maigmó.
| [Rocks
sorts
Loamy
vosses
P
Acanlon triquetrum
Moina aloides
Alsina ambigua
Antiirichia calilornica
Barbula convoluta
Barbule unguleulata x
Brachythecium alareosum
Srachythecium velutinum
Bryum mee
Bryum bicolor
Bryum GEET
Bryum canariense (*
Bryum dunense
Bryum pseudotriquetrum (*)
Bryum radiculosum
Bryum tubelegans. (9)
accepte x
Cresaidlum aberrans
Crvasidium crassinerve x
Groseidlum squomiferüm
See ellus
Dieranalla foil
Bidymodon acu
Didymadon fallax
Didymodon insulanus (*)
Didymodon luridus x
Didymodon rigldulus
Didymodon tophaceus
Didymodon vinealls
Eee (ein vulgaris
Eege
Eurhynchium meridionale
Ft eels
Fissidens viridulus
Funaria hygrometrica
Funaria pulchella
Grimmia anoden (°)
Grimmia crinita
DE ctim TEE
Grimmia pulvinata x
GE?
trienophylta
ymostomum calcareum
EE
See viridulum
Momaioinecium aureum
Nomatethecium sericeum
Ty pra cupressiforme
nee,
var. Facunasum (**)
Leptobarbula berica (*)
Vaptedon.smithit
Loucodan "e urbes
Ole chu erento
Orthotrichum copelaium
SE cupalatum
var. baldaccii (*}
Orthotefcham cupulatum
Var. salda gran
Orthetrichum diaphanum
Phascum curvicolle x
Phascum cuspidetum
PS 1
preurochaete sauarrosa
Pattie beyoides
Patla davalliana
Pottia lanceolata
Portia starckeana
Pseudocrossidium hornschuchianum Y
Pseudocrossldium revolutum
ees
Pterygoneurum lamellatum x
Pierygoneuninr-evatum x
Revachaneglum megapolitanum
GYPSIFEROUS
| sano
mx o | CALCAREOUS
HUMIFEROUS.
2M |
NA TRIFLED
| PRoTOSOILS
a
| PROTECTED
EDGE
LEAKING WATER
SC, e
TRUNK BASES
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
y. x
53
LOCALITIES
3,9,13,20-22,24,25
2,9,17,22,23,26-28
212,21
14,16
24,25
1,6,8,9,11,14,15,17,22-29,27-31
5
1,4,5,14-16,19,24-26,30,32
3/12,20,25,28-30
112,8,9,13,17,20-22,24,26-29,31
37,13,12, 24
116,12,15
DU
E]
6-9, 11,12,22,28
3
4,5, 18, 19,20,21,25,29, 0
2,3,6-8,11-13, 20-24, 26
4°3,9,14,12,17,22
1,2,10,11,17,22,24, 26-28, 30
14
2,11,22,25,27,28
123,6,8, 11713, 18,22,28,26
2,38, 1,15,19,22,21 28
n
2-9,11,13,17,20-24,26-28, 30
2
E
1,3,6,8,15,17,18,23,28,30
14,24,25,30
28
1,14,24,32
WO
14,26
20,25,28,29,31
28
13
n
6-8, 10,13,15, 18,22,24,26,32
1,8, 14, 15,19, 24,25, 30
ME?
14,15,19,30
28
28
2,8,11,22,26,26,27.
4,14,15,16,19,25,29,32
14-16,19,30,32
16,32
n
ze
KEREN
19,30
14-16, 19,25
14,15,19,25,30
14,19
14, 15,30
19
3,20,22,23,25
29
1,3,4,8,24,29
3,30
3/8,13,24
23,25,30
7,9,13,17,24,29,30
325,28
2
14,19
6,21
3,12,13,20-22,25,27,28
416, 1à-16,25, 28,37
Source : MNHN. Paris
54
mosses
Schistidium apocarpum
Schistidium apocarpum
subsp. confertum (*)
Scorpiurium circinatum
Seligeria acutifolia (*)
Tortella flavovirens
var. papillosissima (**)
Tortella humilis
Tortella inflexa
Tortella nitida
Tortella tortuosa
Tortula atrovirens
Tortula caninervis
subsp. spuria (*)
Tortula inermis.
Tortula Intermedia
Tortula moralis
Tortula princeps (*)
Tortula revolvens
var. obtusata (*]
Tortula ruraliformis (*)
Tortula ruralis
Tortula subulata
var. subinermis (*)
Trichostomopsis australasiae (**)
Trichestomum brachydontium
Trichostomum crispulum
Meissia condensa
Weissia controversa
Meissin fallax
Meissia longifol
Weissia Iriumphans
Zyaodon rupestris
LIVERWORTS
Cephaloziella baumgartneri
Porella platyphylla
Riccia lamellosa
Riccia sorocarpa
Southbya nisrella
Cosmopolitan
Cicumtethyan
Northern
Xerothermic Pangaean
Loamy
JJ. MOYA et al.
TTE TT
g
$ 23241 EE
g zgazi B 23 LOCALITIES
Sage SB ey ele
gees seis e Gai
64528829 Se
x 14
x 122,32
x n
x n
x a
xà 1,4,15,16,19,20,32
x 8
H Lian
x x x 1,5,13-16,19,25,30,32
x x in salad
2
Y 3 x usn
x x 415,10, 13-15,19,25,28.
x Vero
e
DÉI 17 18 22,27
x x 158,28, 28,30
x x Dee?
Fe 8 m
x x
à x" p
SES x RER
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La x
"
x
x ix 2,7,8,10-12,14,17,18,20,22,27
xo de
S an
5 St suo
I >
x
, ; Tas
Meu, enda lapsus. Mag
»j$ nuit — and
29.3 $ 26.4 $ 29.5 % 41.3 %
25.9 % 29.2 $ 29.5 % 21.7%
8.6% 92.7% 6.6% 11%
Table 13 - Percentages of the floristic elements of Frey & Kürschner (1988) and El Oglah et al.
(1988) in four areas of SE Spain.
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMÓ 55
*ALBACETE
Sierra del
e
Sierras de
Ponce and
Quipar
MEDITERRANEAN SEA
Gyps i ferous
ER ^e
em
50Km
Map 2 - Geographical location of the Sierra del Maigmó (Alicante), Sierra del Relumbrar (Albacete),
Sierras de Ponce and Quípar (Murcia) and gypsiferous outcrops from Almería.
- Sierras de Ponce and Quípar, in the province of Murcia; data elaborated by the authors
from Ros & Llimona (1984) and Ros & Guerra (1987).
- Sierra del Relumbrar, in the province of Albacete; data elaborated by the au-
thors from Heras et al. (1989).
- Gypsiferous outcrops in the province of Almería. A very much drier area than
the others; data from Martínez-Sánchez (1990).
It can be observed that the percentages of the floristic elements found in Sierra
del Maigmó, Sierras de Ponce and Quípar, and Sierra del Relumbrar are very similar to
each other, whereas the data from Almería are clearly different. When the first three
areas are compared, the differences between them are seen to be very small. As was to
be expected, the elements of wide distribution (Cosmopolitan, Subcosmopolitan and
Northern) are practically the same in all areas. In the Sierra del Relumbrar the presence
of the Xerothermic Pangaean element is less than in the other two areas, but is compen-
sated for the relatively high proportion of taxa typical of arid regions (Circumtethyan
Source : MNHN, Paris
56 J.J. MOYA et al.
element). The same occurs in the other two areas, where the total amount of the Xero-
thermic Pangaean and the Circumtethyan elements considered together is similar.
With regard to the percentages of the floristic elements in Almería, it can be
seen that the Circumtethyan and Xerothermic Pangaean taxa are more numerous than in
the other three areas. This is due to the greater aridity of the area, which does not per-
mit the establishment of species with higher humidity requirements.
From these results it can be concluded that there is a clear transition from the
northern areas of the south-east of Spain (Sierra del Maigmó and Sierra del Relumbrar)
towards the southern and consequently drier areas (gypsiferous outcrops of Almería). It
can also be seen that in the sierras situated near the coast, such as the Sierra del
Maigmó, the number of Circumtethyan and Xerothermic Pangaean elements tends to be
higher than in the northern sierras. The most extreme case is that of the gypsiferous
outcrops in Almería, where more than 50% of the bryophytic flora is composed of Cir-
cumtethyan and Xerothermic Pangaean elements.
ACKNOWLEDGEMENTS. - We are grateful to Dr AJ.E. Smith (Bangor) for the revision
of some species of Weissia, Grimmia and Brachythecium, to Dr H.L.K. Whitehouse (Cambridge) for
the revision of Gymnostomum calcareum and Leptobarbula berica and to Dr R.E. Magill (St. Louis)
for the revision of some problematic specimens of the genus Weissia.
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58 J.J. MOYA et al.
Rotevés number AS ss erga iets
Surface (de?) A Meh, 2:5 B ec 35s gui 15.:00:9 0059. 012
Bryophyte caver (%) 30 15 20 15 30 30 90 40 60 25 40 60
Lichen rover (8) Duk M CE ME C ge ig) an"
Siope 1%) 35 0 0 6 5 45 10 5 xe
Orientation s NW NE ON ms NE E SE W
Species number ONT sich lS gS A ee RRA e
Characteristic species of association and alliance (Trichostomo-Aloinetum aloidis,
Phascion mitraeformis
THlehestomum crispulum ee de pipa 1 > nm,
Weissia triumphans cM MEME NES pet Lee: on
Trichosiomum beachydontium « À e E MA tme i
Weissia condensa 2 in 3 and 3 im 7; Weissia controversa 1 in 6; Weissia sp.
Vin 10; Alaina aloides 1 in M and + in 12.
Characteristic species of order and class (Barbuletalia unguiculatae, Barbuletea
unguicutatae):
Beyum bicolor R ES one
Gymmeatomum viridia it ap datation rt
Barbula unguiculata pais "ro ia
Didymodon luridus 1 i yt i
Fissidens viridulus 1 In 3; Tortula arovirens 2 in 4; Didymodon insulanus
1 in 6; Pleurocharte squarrosa | in 7; Pottia sp. 1 in 10; Didvmodon acutus
2 in 10 and 12; Pterygencurum ovatum + in 11; Didymodon fallax + in 12
and Sin HL
Transgressive species of Tortulo-Aloinetalia bifrontis:
Crossidium aberrans Le AE eee u
Potts davalliana + in 9; Crossidium crassinerve | in 8 and 4; Dicranella
howei tin 2 and 11,
Other species:
Collema sp.
Collema sp TU OUTRE Se
Bryum radiculosum + in 6 and 2 in 8; Tortula inermis 1 im 7; Encalypta vulgaris
1 in 7 Grimmia orbicularis 1 in 7 and 12; Squamarina «p. * in B and 1
in 12; Cladonia convoluta + In 10; Bryum caespiticiun + in 10; Catapyrenium.
sp. 2 in 12; Toninia coeruleonigricans I in 12; Crossidium squamiferum 1
in à and + in 12; Dermatocarpon sp. 2 in 12.
Relevés origin: 1 Near Casa del Estrecho (Petrel), VHO42635. 2 and 11 Casa
Rabosa (Petrel), YHOORS38. 3 amd 12 Rincón Bello (Petrel), YNOO9GIB, à Agosi-Casin-
Ma road Km 17 (Agost), YMOSI617, 5 and 9 Mesón El Meigmé (Tibi), VMOSSG36.
$ Lomas de Pusa -2 (Petrel), YHO30629. 7 Casa de Cancio (Petrel), geet.
8. Cabezos de los Campellos (Castalla), YHO6S7I2.. 10 Alta de’ Maigmonet
(Tibi), yHo73607,
Table 2 - Trichostomo crispuli-Aloinetum aloidis Guerra & Varo 1981.
Source : MNHN. Paris
Relevés number 3 LO eer e eS CN ie) CHR MEA das Oud e AA i? de is Go
Surface (am?) 100 200 100 12 100 100 70 100 e 100 30 35 100 3 12 36 100 500 35
Brvoohyte cover (3) BO 95 70 30 es 40 30 60 830 90 So 10 75 60 90 95 a $0 25 30
Lichen cover (3) Yin OMG ode Oho x Go A te) D a
Slope (° 30 90 30 10 15 15 20 0 2 3% 10 10 0 15 90 75 3 30 39 30
Orientation NON ON GND NW ONE MW - wenn wenn ON ON OW
Species number FREE CREME OMNEA WIEN EJ
Characteristic species of association and alliance (Homalothecio-Pleurochaetetum squarrosae, Pleurochaetion squarrosae):
Homaiothecium aureum C1 A Sane E he, ée E ee DEE ee A
Pleurcchaete squarrosa Suche dps. x A B i
Tortei'a tortuosa Bp pe tee TER 21515 32 À
Torteila humilis CRIS NE CAT) Q3 DET e "WE E
Variants with:
Bryum canariense E 03 "uk AE E Se
Euenynenium meridionale EL PE A ICI SL ur ee
Characteristic speci lia unguiculatae, Barbuletea
Bryum torquescens SES ah Ae AS Mee ge un LU ee TRE r
Didymouon fallax oO eee eae ER ae AE le C E R
Didymoson luriaus $204 33 9 ETS OCR ep LA Er nd i
Barbula unguiculata ER PR TT D Oleg UMEN CUN n E LA
Didymogon acutus + in Pseucocrossidium hornschuchianum + in 13; Crossidium aberrans ! in 13; Weissia longifetia
= in 13; Pottia davalliana 1 in 13; Diaymocion vineaiis 1 in 12 and 13; Weissia controversa 2 in i1 and + in 18;
Torieiia flavovirens var. papillosissima + in 11; Tricnostomum crispulum + in 20.
Other specie:
Brachvinecium velutinum je wed A lC NIA e le e Lee
Rhynchostegium megapolitenum TA 2 + 2 . d + 2 l1 l1 0. + +
Hypnum cupressiforme
tinei. var. lacunosum) A A SN AS Du
Fissidens dubius > in 20; Collema sp. + in 13 and 1 in 16; Bryum caespiticium + in 13; Tortula intermedia 2 in M;
Bryum radiculesum 1 in 3; Bryum subelegans ! in 10; Homalothecium sp. | in 14; Brachythecium alareosum * in 18
and 2 in 1; Tortuia subulata var. subinermis 1 in 10; Tortuia ruraliformis | in 6 and 3: Homalothecium sericeum
Vin 19: Gladonia gr. pyxidata 2 in 17 and - in 18; Tortula ruralis + in 9 and
Relevés origin: 7 ana 11 On way to Antenas Radio -i- (Tibi), YHOS76S7. |, 2, B, 12 and 18 Shady hillside of El Maiomó
-2- (Tibi), YHO63652, 1 and 14 Shady hillside of El Maigmé -i- (Tibi), YHOEB6U, à and 19 Collado se Exad (Tii),
ven, $ Mesón el Maigmé (Tibi), YH038636. 6 Antena Radio -2- (Castalla), YHOSIGS2. 17 Antena Radio -I- (Castalla),
YHOS3659. 18 Rincón de ia Espartosa (Castailal, YMO34833. !0 and 16 On way to Antenas Radio bil, YHOS2654.
13 SI Cait (Petrei), YHOZ2652. 20 Lomas de Pusa -2- Petrei), YHO30629.
Table 3 - Homalothecio aurei-Pleurochaetetum squarrosae Ros & Guerra 1987.
in
m
on
m
ONDIVN 144 VAYHIS HO V3O' TH ALAHdOAYE
68
Source : MNHN. Paris
60 J.J. MOYA et al.
Rehevés- number TENTE NET M TE ETT D ees
Surtace (dm?) EL CON ONERE TON TD
Bryophyte cover (Z) 50 35 30 585 50 65 40 30 70 15 25 80
Lichen cover CB) Op Clete Vo. docte Bs jue oy by "o
Slope. (*) a 90 30 20 3) 90 90 as 10 20 5 15
Orientation N OSE NE SWN E nn ON NW NW
Species. number D SEUNG o? A EE
Character
Ale species of association and alliance (Gymnostomo-Southbyetum,
Cephatoziello-Southbyion nigreltae):
E 4 + 4 & Fe 3 ov
Cephatnzie!ta
baumgartneri E dede: ZUM
Southhya migrella 2 in 7 amd + in V2 Leptebarbula berien 1 in 7;
Gymoostomum mosis 3 in 7
Characteristic species of order and class (Barbuletalia unguiculatae,
Barbuletea unguicutatnel :
Didymodon juridus Dr nt a SE FIC S ati
Didvmodon fallax E E, CEDE E EXE DNE MUI
Didymodon acutus ls MR S SD et) 2 om
Weissia controversa ESETE à R PI
Trichostomum crispulum e 3 #
Trichostomam
brachydontium. ren al og o ni ROCA ee ls ns T
Weissia triumphans Secr TT oe NE DONE A
BI HE LIE GR E CR m
Alaina aloides + in 1 and in A; Bryum bicalor t in 3 and 8, Didymodon
Pigidulus | in 3; Pleurochaete squarrosa t im 5; Weissia sp. 1 im
5: Funaria pulchella 1 in T; Barbula convoluta | in A; Pottia «tarckeana
V in B; Didymedon insulamus * im 9 and Tl; Tortula atrovirens |
la Y Acaulon triquetrum 1 in 10; Weissia fallax 2 in 9.
Transgressive species of Tertulo-Aloinetal
Cressidium erassinerve © : + + ay E MT
Dicranelln. howe: i-e LIVER S DUBIO S En
Crossidium aberrans — ov (reo D^ Qe E
Pottia davalliana 2 im 10; Tortula revalvens var. obtusata À in 124
Other species:
Bryum raciculosum leg n er PES
frassidlom-kquuditerum auf ZE Wee Sue aeu
Nostoc sp. 1 in 2; Fulgensin sp. 2 in 6; Funaria hygromeirita Y in 7; Enca
Wypia vulgaris 1 in 8; Grimmia orbicularis + in 8; Bryum caespiticium `
Tn Y, Grimmia pulvinata + in 10; Grimmia crinita 1 im 1.
Relevés origin: !, 3 and 4 La Venteta (Petrel), YH009625. 2 Rincón
Bello (Petrel), YMÓO96IB. 5, 8 and 10 Casa de Cancio (Petrel), YHOZ9641.
6, 11 and 12 Agost-Castalla road Km 18 (Agost), YHO65619. 7 Casa
del Pantano (Petrel), YH995653. 9 Mesón el Malomó (Tibi), YHO98636
Table 4 - Gymnostomo viriduli - Soutbyetum nigrellae (Guerra & Gil 1982) Ros & Guerra 1987 nom.
corr.
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTE FLORA OF SIERRA DEL MAIGMÓ 61
Relevés number D e me NM MEE
Surtace (am?) 40 12 50 9 25 12 25 25
Bevoohyte cover (T) 40 15 60 40 40 25 70 20
Lichen enver (2) DES oio cold
Stope (5 w 10 w 10 9) 0 0 o
Orientation CAE p E e
Species number SETS Se 18
Characteristic species of association (Crossidio-Aloinetum
atoidis):
Alpina alotde [IPIE E
Crossidium cra: 2090 E el e
Characteristic species of alliance and order (Aloino-
Crossidian crassinervis, Tortulo Aloinetalia bifrontis):
Crossidium aherrans RES PER CE '
Dicranella howei Yin 4; Pottia davalliana Tin B
Characteristic species of class (Barbuletea unguiculatae):
Barbula unguiculata ERP LN T iv
Sen bicolor YN dc iv
Didone dees er [S ud "i
Didymodon acutus FER SE E
Beyim radicalosum. MIS E E n
Araulon triquetrum PURÉE SE Ee
Trichostomam brachydontium 10. 1 À AE ait
Pterygoneurum ovatum REA w | denen)
Phascum «urvicolle mir) xd ud d ccr
Pontia bryoides + in Bj Pseudocrossidium hornschuchianum
` dm Bi Potia starckeana | in 2; Bryum torquescer
2 in 7) Pirygoneurum lamellatum 2 in 7; Trichostomu
erispulum t in 6; Pottia lanceolata + in 6; Didymodan.
fmia» 3 in A Didymodon insulanus 2 in 6.
Other species:
Bryum argentum + in B; Bevum dunense 1 in B; Grimmia
pulvinata T in 5; Tortula muralis 2 in 5.
Relevés origin: 1, 2 ond 3 Near Ruinas Casa Conelara
(Petrel), YMOA262!. 4 Casa Rabosa (Petrel), YHO086%
5 Lomas de Pusa -1. (Petrel), YMO31627. 6 Casa del
Nabe (Castalia), vHO25659. 7 Fom of Despeñador -2
(Castalia), YHO39701, 8 El Catí (Petrel), YHO22682.
Table 5 - Crossidio crassinervis-Aloinetum aloidis Frey, Herrnstadt & Kürschner 1990.
Source : MNHN. Paris
62 J.J. MOYA et al.
Relevés mum E E TIT ter E N E à
Surface (dm?) mm 3 5 3/25 16 29 0.5 18 2
Bryophyte cover (3) 5 50 75 60 30 75 20 40 65 80 25 75 5
Lichen cover (8) EE EE
Stope (1 5 4$ 0 90 75. 10 5 1 10 5 0 15 60
Orientation WoNE- € E N E NE SWE NE se
Species number CPR E CEET E
Characteristic species of association, alliance and order (Crossidio-Tortuletum obtusatae,
Aloino-Crossidion crassinervis, Tortulo-Aloinetalia bifrontis) :
var. obtusata MARS LES DE OU oi IN Icy
Croscidium vrassinerve E Lui + A er
Crossidium aberrans deco MEE M RT TEE 1
Dicranella howe! Kee aee ue pripisa i
Characteristic species of class (Barbuletea unguiculate) :
Beyum bicolor boaters: St os Sametime IAN
Melesia triumphans dcl RMS EEE a
Tortula atrovirens geo min, dung Een UE Cl
Piervgnneurum ovatum. oat "ced eer "
Didymodon acutus S SE de Ca H
Alsina aleid DER a RL et n
Barbula unguiculata dc e I Geh aa "
Didymodon vineatis PES ee eg ic i "
Gymnostomum viridulum dE Hs DES plc oi
Didymodon luridus icy By e mic EU T
Didvmodon fallax REEL 4 e ak 1
Alaina ambigua : S H
+ 1h 9: Pottia Starckenna + e 10:
Trichostomam crispulum + im 8i
Acauion triquetrum + in M.
Other species:
Fulgensia NEUE PI M EE
Psora sp. CQ EE CA TIRE SE)
Bryum dünense Sek E UT ME
Bryum caespitielum. ID Lie M d eS ig TOT
Sauemacina Jentigera erm T Le tt. A ME
Cressidium «quamiterum dm E EE
Bryum argenteum + in | and 3 in 3; Toninia coeruleonigricans 2 in 13; Catapyrenium sp
* im 12 end 13; Collema sp. + in 3 and 13; Diploschistes «p. 1 in B and * im 12; Grimmia
orbicularis 4 in 12.
Relevés origin: !, 3 and 6 Cabezos de los Campellos -1- (Castalla), YHO6S7I2. 4, 7, 9
and 1! Cabezos de los Campellos -3- (Castallal, YHO6?714. 2 Lomas de Pusa -i- (Petrel),
031627. 5 Casa Rabosa (Petrel), YHODB638. A and 12 Cabezas de los Campellos -2- (Castalla)
WHOS2714, 10 Agosi-Castalla road Km 17 (Agost), YHO61617. 13 La Venteta (Petrel), YH009625.
Table 6 - Crossidio crassinervis-Tortuletum obtusatae Ros & Guerra 1987.
Source : MNHN. Paris
Relevés number TE
Surtace (am?) 16 2 3 8
Bryophyte cover (%) 2 55 60 55
Lichen cover (2) o 2 20 5
Stope (°) 6o 30 45 99
Orientation N NE NE NW
Species number ER
Altitude (m) 1100 960 30 %0
Characteristic species of alliance and
order (Ctenidion — mollusci, — Ctenidietalia
mottusci) +
Fissidens dubius ec Um Mm:
Tortella tortuosa FT oly
Ctenidium moltuseum En ee u
Characteristic species of class (Tortulo-Homato
thecietea serice):
Homatathecium sericeum Ge EE d
Grimmia orbicularis E EN u
Porsila platyphvlla dure eo Hu
Transgressive species of Barbuletea unguicul
Trichostamim brachydontium EE D
Trichostomum crispulum deu ef n
Other speci
Cladonia ar. pexidara oy iv
Eneatypta vulgaris + in 2i Lepraria crassissime
1 in M Nostoc sp, Po in A
Relevés origin: 1 Alto de Maigmonet
(Tibi), ` agent, 2, 3 and & Shady
hillside sf Maigmá -1- (Tibi), YHO68648.
Table 7 - Funarietum hygrometricae Gams 1927.
Relevés origin D d To,
Surface (am?) 1 25 25 10 9 16 40
Bévaohvte cover (2) X) 75 30 50 25 60 40
Lichen cover (%) e 0) ONES
Stone (Y Se 1010 i$) 5 0) o
orientatina = NW i ON NE 3
ies number gus fur
Characteristic species of association, alliance and
order (Funarietum hygrometricae, Funarion hygrometricae,
Funarietalia hygrometricae]:
Funaria hygrometrica "c E E
Bryum bicolor Foi beta
Characteristic species of class (Barbuletea unguiculatae) :
Barbula unguiculata pua e UE
Prerygoneurum ovatum despt icy SNe abe
Acaulon triauetrum S EnA
2 in 3 Pottia starckeana + in
folium 2 im 4: Weissia
Didymodan lurid
4; Phaseum cuspidalum var. ret
triumphans 1 in 5; Didymadon fallax 2 in 6; [richostomum
brachvdontium I e 6; Pottia lanceolata + in 6 and
7; Barbula convaluta + in 7; Pecudocrossidium hornschuchia
num P in 7; Phaecum curvicolle + in 7. $
Tranagressive species of Tortuto-Aloinetalia
Dicranetla howei ec PEE
Other species:
Bryum argenteum. US D MURS
Bryum radicuineum + in 3 Bryum torquescens 2 in
Bi Beyum cnespiticium 2 in 6.
Relevés int 1 and 3 Casa del Pantano (Petrel),
Amen. 2 Collado de Exa (Tibi), YMOR26A7. 4 Antena
Radin (Castalla), YHO51652, 5. Foot of Desprñador
T. Castalla), YHOI69, 6 and 7 Rincón de la Espariosa
(Castalia), Witzen,
Table 8 - Community of Ctenidion mollusci.
Source : MNHN. Paris
OINDIVIN Tad VYYIS JO VAOTA SLAHdOA HH
£9
64 J.J. MOYA et al.
Relevés number MEC TUM T
7 8:8" 38
surface (dm?) 6 75 9 12 45 16 30 25 42 16
Bryophvte cover 191 15 25 25 15 30 30 50 50 50 50
Lichen cover (%) E Lge piel SE
Stope (°) as 75 4S 90 90 90 10 45 15 45
Orientation. N ONW NE N NW NE SE NE W NE
Species number ica is so 6 ei as
Altitude (am) Bà 107 100 125 100 92 96 100 100 92
Characteristic species of association, alliance and order (Or
hotricho-Grim-
tum pulvinatae, Schistidion apocarpi, Schistidietalia apocarpi]:
Grimmia pulvinata Reese in ak E iv
helrichum cuputatum
(ines. vae. sardagnanum) scu 3 Vo + 2 + + o! Di
Orthotrichum anomalum MESE E HE. os "t
Schistidiam apocarpum
(incl. subsp. confertum) LAET a (UE à LR) nn
Grimmia orbicularis e cp ceci Roc "
Characteristic species of class
Homalothecium sericeum Ee Pet ES X2 oh PR. "
Tartuta muralis STE À
Other species.
Tortella nitida DANS. a Te u
Tortella tortuosa EE E r E u
Grimmia trichophylla LE $1 FE n
Tortula rucaliformis Mn De FE eue. u
Collema sp. EE e CR Pa n
Tortula intermedia E . fee "
Brachythecium velutinum + in 8; Tartella humilis + in 8; Brvum tor
auescens + in 9; Homalolhecium aureum + in 9 and 10; Barbwa unguicula-
ta | in 9 Encalypta vulgaris * in 9.
Relevés origin: 1 Lomas de Pusa (Petrel), YHO39629. 2 Collado
We Exad (Tini), YHORIGAT. 3 and 8 Despeñador (Castalla), YHO31681,
4 Alto de la Chimenea (Castalla), VHO46652. 5 and 9 Rincón de la
Espartosa (Castalla), YMOMéM3. 6 and 10 Shady hillside of Malgmá
-2- (Tibi), YH063652. 7 Shady hillside of Maigmó -1- (Tibi), YHOGRGAB.
Table 9 - Orthotricho-Grimmietum pulvinatae (Gams 1927) Stodiek 1937
Source : MNHN. Paris
Relevés number a col ee ae re, He ME
Surface (dm?) 6 9 9 6 10 6 5 6 9 4 16 3 6 200 3
Bryophyte cover 1%) 30 60 so 50 60 70 50 70 60 95 30 60 30 50 30
Lichen cover (5) O A Ns d ET ET
Sione (9) so 9 9 90 90 9 90 90 9 90 75 30 60 s0 o
Orientation E € N mum wwen N N mun NE ON
Species number |n MISSAM M. para Meus 7 e 379 do
Altitude (mi 360 800 500 $00 960 900709 700 900 920 1249 1249 960 1000 1000
Characteristic species of association (Homalothecio-Leptodontetum smithii):
Momalothecium sericeum 2 1
be IESU ME er d crus m T e
Leptodon smithii EIU EL Be abe ee 1
Characteristic species of alliance, order and class (Plasteurhynchion meridionalis, Neckeretalia.
complanatae, Tortulo-Homalothecietea) :
Porella platyphv!ta ng S SUE "be ae +
Pterogonium gracile EN La Eam Ee AKT ES e 3
bene deer NIU T ELA TRES m
Trensgressive species of Schistidietalia apocarpi:
wounded x cc. ROME EE GE
Grimmia pulvinata AEA F E AT ER EE a eck
Grimmia orbicularis Cee T RES SERRE X
Other species:
Leucodon sciuroides RAM UMR EVER ER
Grimmia trichophylia RSR TR CRETE SR TER
Tortella tortuosa Cl Stee E Wem hb MESES
Raduia complanata 1 in 6, + in 9; Cladonia gr. pyxidata + in 11 ana 1 in 14; Grimmia
tergestina + in 12; Squamarina sp. + in 12 Zygodon ruoesiis * in 13, Didymodon
insulanus | in 13; Cellema so. 1 ín lá and 15; Leprocauion microscopicum + im 15.
Relevés origin: 1, 5 and 13 Shady hillside o! El Maigmé -1- (Tibi), YHO6B648, 2 Boquete
de Zafarraya (Granada), from GUERRA (1985). 3 and 7 Sierra de las Caras (Mi aga),
from (GUERRA (1985). 4 and 6 Sierra de Alhama [Granaca), trom GUERRA (1985). 5 Sierra
Real (Malaga), from GUERRA (1985), 9 Sierra del Caillo (Cádiz), from GUERRA (1985).
10 Shady hillside of El Maigmó -2- (Tibi), YMOS3682. 11 anc 12 Alto de las Chimeneas
iCastal!a), YHO46682. 14 and 18 El Despeñador (Castalla), YMOSISB.
Table 10 - Homalothecio sericei-Leptodontettum smithii ass. nova.
Relevés number 1
Surface (cm?) 2.3
Bryophyte cover (5) D
Slope (*) EN
Orientation H
Ser:
3
28 75 2
wo 7s
9 "e
"on
2
Characteristic species of association (Eucladio-Di
dymodenetum tophacel):
Didvmodon tophaceus. E
Euctadium verticiitanim
Characteristic species of alliance,
class (Crateneurion commutati,
neuretalia, Montio-Cardamineten) :
Gemnestemum. calcareum +
a D
ET
order and
Cardamino-Crato-
Bryum pseudorriaueteum 2 u
Other species:
Adiantum capillus-veneris 1 zc HS EUN
Samolus valerandi + m
Cladophora sp. GER D
Relevés origin: 1, 2, 3 and 4 Casa del Pantano
(Petrel), YH995683.
Table 11 - Eucladio-Didymodonetum tophacei Hébrard 1973.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol, 1994, 15 (1): 67-72 67
SOBRE LA PRESENCIA DE VERRUCARIA IONASPICARPA
EN LA PENÍNSULA IBÉRICA
P. NAVARRO-ROSINÉS “, J. ETAYO ©),
L. ALONSO ? y J.M. EGEA Y
(1) Departament de Biologia Vegetal (Botànica), Fac. de Biologia,
Univ. de Barcelona, Diagonal 645, E-08028 Barcelona.
(2) Navarro Villoslada 16-3° dcha, E-31003 Pamplona (Navarra).
(3) Departamento de Biología Vegetal (Botánica), Fac. de Biología,
Univ. de Murcia, Campus de Espinardo, E-30001 Murcia.
RESUMEN - Verrucaria ionaspicarpa (Nowak) Clauz. et Roux (=Amphoridium ionaspicarpum
Nowak), un liquen saxicola y calcícola conocido anteriormente sólo de Polonia meridional, se
menciona por primera vez en la Península Ibérica, para la cual se aportan diferentes localidades de
Cataluña, de Navarra, de la región de Murcia y del sur del País Valenciano. Se incluye también una
descripción completa de este taxon basada en nuestros ejemplares, y se compara con la diagnosis
original.
RÉSUMÉ - Verrucaria ionaspicarpa (Nowak) Clauz. et Roux (=Amphoridium ionaspicarpum
Nowak) lichen saxicole-calcicole, jusqu'ici connu seulement en Pologne méridionale, est mentionné
pour la première fois de la Péninsule ibérique, dans plusieurs localités de Catalogne, de Navarre, de
la région de Murcie et du sud de la région de Valence. Nous donnons une description complète de ce
taxon, basée sur nos spécimens, et la comparons avec la diagnose originale.
RESUMO - Verrucaria ionaspicarpa (Nowak) Clauz. et Roux (=Amphoridium ionaspicarpum
Nowak), surpetra-kalkeja likeno, antañe nur konata en S-Polio, estas unuafoje menciita en la Ibera
Duoninsulo, en pluraj lokoj de Katalunio, de Navaro, de la regiono de Murcio kaj de la suda parto de
la regiono de Valencio. Ni donas kompletan priskribon de tiu taksono bazita sur niaj specimenoj kaj
komparas gin kun la originala priskribo.
Como resultado del estudio sobre la flora liquénica de las rocas carbonatadas
que los autores realizan en diferentes zonas de la Península Ibérica, concretamente en el
sur de Catalufia (P.N.-R.), en Navarra (J.E.), en el sur del País Valenciano y en la
región de Murcia (L.A y J.M.E), se han podido recolectar diferentes ejemplares de
Verrucaria ionaspicarpa, un liquen conocido solamente de la localidad de Polonia
mencionada en la descripción original (Nowak 1966). Dado el interés tanto taxonómico
como corológico de esta especie, se aporta una detallada descripción de la misma,
realizada a partir de nuestros ejemplares, se compara con los caracteres mencionados en
la descripción original y se comenta la variabilidad del taxon, con indicación de la
distribución conocida en la Península Ibérica.
Source : MNHN, Paris
68 P. NAVARRO-ROSINÉS et al.
Verrucaria ionaspicarpa (Nowak) Clauz. et Roux
Likenoj de Okcidenta Eüropo: 830 (1985)
Bas. Amphoridium ionaspicarpum Nowak, Acta Mycologica 2:3-4 (1966)
Talo crustáceo, endolitico, que da a la superficie del substrato una tonalidad
blanquecina y un aspecto ligeramente farinoso. Córtex incoloro, de 70-100 um de
grosor, desprovisto de hifas, formado solamente por cristales del substrato, que
desaparecen totalmente con ácido. Capa algal prácticamente continua, de hasta 100 pm
de grosor, con algas protococales de 10-15-(22) um de diámetro. Médula formada por
una red laxa de hifas, desprovistas de macrosferoides, que aparecen mezcladas con
cristales del substrato.
Ascocarpos peritecioides, cónicos o con aspecto ligeramente ampuliformes, de
0.3-0.5 mm de diámetro, completamente hundidos en el substrato, pero en algunos
casos ligeramente prominentes a nivel del ostfolo, más o menos abundantes y dispersos.
Excípulo prosoplectenquimático, incoloro en la base, de color rosa púrpura alrededor
del ostíolo, tonalidad que en los ascocarpos más viejos puede llegar en algán caso casi
hasta la base, con un grosor de 20-35 um a nivel de ésta, algo más grueso a nivel del
ostíolo, y desprovisto de involucrelo. Himenio y subhimenio incoloros. Hamatecio
formado por perífisis articuladas, anastomosadas y ramificadas, de hasta 80 um de
largo por 1-2 um de grosor. Ascos claviformes, octosporados, de 70-90 x 18-30 um,
con la pared engrosada en el ápice. Esporas simples, incoloras, más o menos
anchamente elipsoidales, de 22-32 x 10-15 um (40 esporas medidas), gutuladas,
generalmente provistas de pequeñas gotas lipídicas que llenan toda la espora, más
raramente con grandes gotas que ocupan gran parte de ésta.
Picnidios no observados.
Reacciones químicas.- El excípulo presenta en la parte superior, cerca del
ostíolo, una reacción K+, primero pardo rojizo oscuro, que toma progresivamente una
tonalidad verdosa oscura. El himenio presenta una reacción I(lugol)+ azulada. Pero en
caso de tratamiento previo con potasa el himenio se vuelve rojizo.
Comentarios. Nuestros ejemplares concuerdan bien con las características
mencionadas por Nowak (1966). Pero con todo existen algunas diferencias a remarcar
entre nuestros ejemplares y los caracteres dados por Nowak (op. cit.) en la descripción
original. En nuestro caso, el grosor del córtex, con 70-100 um, es superior a los solo 35
jm indicados en la descripción original. Asimismo, Nowak (op. cit) menciona unas
dimensiones de las algas de 5-9 um de diámetro, inferiores a las observadas por
nosotros, que presentan un diámetro mayor normalmente comprendido entre los 10-15
um. Otro carácter discrepante es la menor longitud de las perífisis dada por Nowak (op.
cit), con sólo 35-40 x 2-3 um, contrariamente a los 70-90 x 1-2 um de las perífisis de
nuestros ejemplares. Pero respecto a este último carácter, hay que tener en cuenta que
la longitud de las perífisis es variable según su madurez. Normalmente, en los
ascocarpos de las Verrucariaceae, las perffisis se van disgregando progresivamente a
partir del ápice al mismo tiempo que se produce la maduración de los ascos.
Source : MNHN, Paris
VERRUCARIA IONASPICARPA EN LA PENÍNSULA IBÉRICA 69
Fig. 1. - Verrucaria ionaspicarpa. A. seccion de ascocarpo. B. asco joven con esporas atin no
diferenciadas. C, esporas.
Afinidades.- Verrucaria ionaspicarpa es un taxon que presenta unos caracteres
que lo diferencian claramente del resto de táxones del género Verrucaria. La mayoría
Source : MNHN, Paris
70 P. NAVARRO-ROSINÉS et al.
de las Verrucariaceae presentan ascocarpos con excípulo de coloración en parte o
totalmente parda, más raramente el excípulo es totalmente incoloro, y sólo en ciertos
casos va acompañado de un involucrelo también más o menos pardo oscuro. Solo en el
caso de Verrucaria ionaspicarpa y en el de V. marmorea (Scop.) Arnold, el excípulo
presenta una coloración rojo pürpura en su parte superior, principalmente cerca del
ostíolo. Pero en el caso de V. marmorea, los ascocarpos son globosos, no ampuliformes
como en V. ionaspicarpa, y de menor tamafio, con esporas al parecer algo más
pequefias que en este ültimo taxon. El talo tiene en V. marmorea una coloración rosa
pürpura más o menos marcada, contrariamente a V. ionaspicarpa, que tiene un talo
blanquecino. La ecología de los dos táxones es también diferente: V. marmorea crece.
sobre rocas calcáreas compactas y en ambientes no nitrificados y V. ionaspicarpa, al
contrario, se desarrolla sobre superficies calcáreas alteradas y en ambientes más o
menos nitrificados.
Nowak (1966) también compara Verrucaria ionaspicarpa con V. carnea
(Arnold) Servít, una especie que segün Servít (1948) presenta tambión un talo con
tonalidades rojizas, pero en este caso los ascocarpos presentan un excípulo totalmente
incoloro, rodeado a nivel del ostfolo por un pequeño involucrelo también incoloro. Este
taxon se conoce solamente de su localidad original de Alemania (Servít 1948), y de
Polonia (Nowak & Tobolewski 1975).
Hábitat.- Verrucaria ionaspicarpa se desarrolla sobre superficies normalmente
horizontales, alteradas y poco coherentes, de bloques calcáreos poco emergidos del
suelo, en ambientes despejados de vegetación, pero situados en orientaciones no o poco
soleadas, en zonas relativamente nitrificadas, entre 3 y 800 m de altitud. Aparece
acompañada de diferentes líquenes nitrófilos, entre los que podemos destacar como más
abundantes diferentes especies del género Caloplaca.
Distribución.- Taxon solamente conocido con anterioridad de su localidad
original, mencionada por Nowak (1966) y Nowak & Tobolewski (1975), de Polonia
meridional: "Weze cerca de Dzialoszyn (distrito Pajeczno)". A ésta podemos añadir
ahora las diferentes localidades de la Península Ibérica:
CATALUÑA: prov. de Tarragona, Ribera d'Ebre, Móra d'Ebre: els Xarcums,
U.T.M. 31TBF9454-BF9554, 300 m, 14.X1.1987, leg. M. Giralt y P. Navarro-Rosinés
(BCC-lich.).- prov. de Tarragona, Ribera d'Ebre, Rasquera: cerca del pueblo, U.T.M.
31TBF9641, 200-300 m, 14.X1.1987, leg. M. Giralt, A. Gómez-Bolea y P. Navarro-
Rosinés (BCC-lich.).- prov. de Tarragona, Tarragonés, Tarragona: Punta de la Mora,
U.T.M. 31TCF5954-CF6054, 3-25 m, 20.11.1987, leg. M. Giralt, A. Gómez-Bolea y P.
Navarro-Rosinés (BCC-lich.).- prov. de Tarragona, Vila-seca i Salou: Punta del Racó
(Cap de Salou), U.T.M. 31TCF4747, 3-10 m, 20.X.1987, leg. N.L. Hladun y P.
Navarro-Rosinés (BCC-lich.).
MURCIA: Cartagena: Playa de Portés, Casa Pie de la Muela, U.T.M.
308XG7062, 50 m, 27.11.1988, leg. J.M. Egea, L. Alonso, P.P. Moreno y J.M. Baeza
(MUB 21661). Cabo de Palos: Cabezo de la Fuente, U.T.M. 30SXG9764, 300 m,
16.X.1987, leg. J.M. Egea, J.M. Baeza y L. Alonso (MUB 21651).
Source : MNHN, Paris
VERRUCARIA IONASPICARPA EN LA PENÍNSULA IBÉRICA mn
role
Fig. 2 - Distribución de las localidades conocidas para Verrucaria ionaspicarpa en la Península
Ibérica.
NAVARRA: Valle del Larraun, Lecumberri, U.T.M. 30TWN8961, 610 m,
6.VIIL.1988, leg. M.N. Goicoechea (Herb. J. Etayo 10193).- Sierra de Urbasa, Zudaire,
U.T.M. 30TWN7245, 800 m, VI.1991, leg. R. Urrestarazu y J. Etayo (Herb. J. Etayo
11235).
PAIS VALENCIANO: Prov. Alicante, Calpe: Tunel del Morró del Toix, U.T.M.
31SBC4179, 100 m, 20.VI.1987, leg. J.M. Egea, P.P. Moreno y L. Alonso (MUB
21658).- Prov. Alicante, Denia: Sierra del Montgó, U.T.M. 31SBD4900, 400 m,
1.V.1986, leg. J.M. Egea y L. Alonso (MUB 21655). - Prov. Alicante, Orihuela: Cabo
Roig, U.T.M. 30SYH0098, 5 m, 23.IV. 1983, leg. J.M. Egea y L. Alonso (MUB 21618).
Agradecimientos.- Los autores quieren agradecer al Dr. Cl. Roux (Marsella) su ayuda en la
verificación de este taxon y en la traducción del polaco de los trabajos mencionados de Nowak; al
Dr. X. Llimona (Barcelona) su ayuda en la revisión de los originales; y a M.N. Goicoechea y R.
Urrestarazu (Pamplona) su colaboración en las campañas de muestreo en las que se recolectó este
taxon en Navarra.
Trabajo subvencionado por los proyectos PB 89-0518C-02-01 y PB 90-0615C-03-01 de la
DGICYT, Ministerio de Educación y Ciencia del Estado Español.
Source : MNHN. Paris
+ P. NAVARRO-ROSINÉS et al.
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Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1993, 15 (1): 73-80 73
CYTOLOGICAL OBSERVATIONS
ON SOME WEST HIMALAYAN MOSSES
SUNITA KAPILA and S.S. KUMAR
Department of Botany, Panjab University,
Chandigarh 160 014 (India)
ABSTRACT - Meiotic chromosomes are studied in eipht species belonging to five genera of
pleurocarpous mosses. The chromosome complement of Amblystegium serpens (Hedw.) B., S. & G.
is found to differ from previous reports in that its smallest member is qualified as m-bivalent. The
smallest bivalent in Thuidium glaucinum and Amblystegium serpens and the largest bivalent in
Macrothamnium submacrocarpum are observed to be dimorphic, Anaphasic bridges are observed in
Amblystegium varium (Hedw.) Lindb. and Macrothamnium submacrocarpum.
This paper, in continuation of our earlier study on West Himalayan mosses,
deals with the meiotic chromosomes. The chromosome counts of some of these
(Claopodium pellucinerve, Thuidium glaucinum, T. minusculum, Amblystegium serpens,
Brotherella harveyana and Macrothamnium submacrocarpum) were previously
published by the authors in a preliminary report (Kumar & Anand 1986).
MATERIALS AND METHODS
The fruiting materials of the studied taxa were collected from Shimla and
Mussoorie (Table I) during August and September 1982-1983. The meiotic squashes
were made by the usual acetocarmine technique (Kumar & Verma 1980). Slides were
made permanent in Euparal. The voucher specimens are deposited in the herbarium of
the Department of Botany, Panjab University (PAN), Chandigarh, India.
OBSERVATIONS AND RESULTS
Family: Thuidiaceae
Claopodium pellucinerve (Mitt.) Best. - n = 11 (Fig. 1)
Of the eleven bivalents observed at metaphase-I, three were relatively large in
size. The smallest, faintly stained and precociously disjuncting bivalent, recognized as
h-bivalent is comparable with the smallest h-chromosome observed in the Japanese
populations of this species (Inoue 1964, 1965a, 1984). As judged from the morphology
of the bivalents, at least six chromosomes appeared to be meta-/submetacentric. The
course of meiosis was regular resulting in normal tetrads.
Source : MNHN, Paris
74 SUNITA KAPILA and S.S. KUMAR
TABLE 1: DETAILS OF SPECIES STUDIED
Species Locality; altitude. Habitat Herbarium Chromosome Figure
Specimen — Numbrn n°
number
Family: Thuidiaceae
Claopodium pellucinerve Shimla, on way to Glen; On soil 3302 m 1
(Mitt) Best. 1850 m
Thuidium cynbifolium Shimla, on way to Glen; On rocks 3303 11(10+m) 2
(Dozy et Molk.) Dozy et Molk. 1850 m
Thuidium glaucinum (Mitt) Mussoorie, on way to On shaded 3304 u 3-5
Bosch et Lac. Kempty Falls; 1800 m rocks
Thuidium minusculum Mussoorie, on way to Lal Onrocks 3305 110m) ` e
(Mitt) Jaeg. Tibba; 2050 m
Family: Amblystegiaceae
Amblystegium serpens Mussoorie, Convent Lane; On exposed 3306 9(8+m) 9
(Hedw.) B., S. & G. 1850m rocks
Amblystegium varium Mussoorie, on wayto Lal Onsoil 3307 lidOem) ` 10-14
(Hedw.) Lindb. Tibba; 2050 m.
Family: Sematophyllaceae
Brotherella harveyana Shimla, Summer Hill; Epiphyteon 3321 10 1547
(Mitt.) Dix. 2000 m Quercus sp.
Family: Hylocomiaceae
Macrothamnium Mussoorie, Convent Lane; ^ On shaded 3325 10 18-20
submacrocarpum 1850 m rocks
(Ren. et Card.) Fleisch. Mussoorie, on way to Lal On shaded 3326 10
Tibba; 2050 m. rocks
Of the seven species of Claopodium investigated cytologically, six species (5
from Asia and 1 from America) show n = 11. The remaining one species, namely, C.
crispifolium (Hook.) Ren. (North American and Canadian populations) shows a
discordant chromosome number (n=12 - Fritsch 1991). The base number of the genus
seems as x=11.
Thuidium cymbifolium (Dozy et Molk.) Dozy et Molk. - n=11 (10+m) (Fig. 2)
The chromosome complement included five large bivalents. The smallest
bivalent qualified as m-type was also observed in earlier studies (Chopra & Kumar
1967a, b; Inoue 1984). Kumar & Verma (1975), however, did not find any m-bivalent
in the set. As judged from the morphology of the bivalents, at least four chromosomes
appear to be meta-/submetacentric.
Shimotomai & Koyama (1932 - as T. japonicum Dozy et Molk. ex Lac.) and
Yano (1950, 1951, 1957 - as T. viridiforme Card.) recorded n=10 in this taxon.
Thuidium glaucinum (Mitt.) Bosch et Lac. - n=11 (Figs. 3-5)
The bivalents showed stickiness, clumping, irregular disjunction and
fragmentation at first metaphase. Examination of numerous sporocytes at metaphase-1
(Fig. 3) had to be made to establish the correct chromosome number (n=11), which is in
agreement with the earlier findings in the East Indian (Gangulee & Chatterjee 1962)
Source : MNHN, Paris
CYTOLOGY OF SOME WEST HIMALAYAN MOSSES 75
aw
á xs
10 um
Fig. 1-8 - 1: Claopodium pellucinerve - n=11; Metaphase-I showing 11 bivalents. Note the
precocious disjunction of h-bivalent. 2: Thuidium cymbifolium - n=11 (10+m); Metaphase-I showing
11 bivalents. Note the precocious disjunction of m-bivalent. 3-5: Thuidium glaucinum -n=11; 3:
Metaphase-I showing 11 bivalents. Note the precocious disjunction of dimorphic h-bivalent; 4:
Telophase-I showing laggards; 5: Erratic meiotic division resulting in unequal nuclei and clumps at
Telophase-II. 6-8: Thuidium minusculum -n=11; 6: Metaphase-I showing 11 bivalents. Note the
precociously disjoined m-bivalent; 7: Telophase-I showing laggards; 8: Telophase-II showing a
laggard excluded from the daughter nuclei.
Source : MNHN, Paris
76 SUNITA KAPILA and S.S, KUMAR
and some Japanese (Inoue 1965 a, b, 1984) populations. Sannomiya (1957), however,
reported n=10 in another Japanese population of this species.
The complement included three relatively large bivalents. The smallest,
precociously dividing h-bivalent is dimorphic as evidenced by its unequal half-
bivalents. As judged from the morphology of the bivalents, at least four chromosomes
appear to be meta-/submetacentric.
As many as six laggards, commonly observed in many sporocytes at telophase-I
(Fig. 4), could not reach the poles. This resulted in a number of unequal clumps of
chromatin material at telophase-II (Fig. 5).
Thuidium minusculum (Mitt.) Jaeg. - n=11 (10+m) (Figs. 6-8)
As in the preceding species, three members of the set were relatively large in
size. The smallest bivalent in this species, however, is qualified as m-type (Fig. 6). At
telophase-I, two half-bivalents were commonly observed to lag behind the others (Fig.
7). Occasionally, it was noticed that 1 or 2 chromosomes were excluded from the
resulting nuclei of the tetrads (Fig. 8).
The chromosome numbers (cf. Fritsch 1991) reported in the eighteen
investigated species of Thuidium are: n=10 (7 taxa), n=11 (16 taxa) and n=22 (1 taxon).
‘The genus appears to be based on x=11 from which n=10 arose through aneuploid loss
of one chromosome and n=22 through duplication of the genome.
Family: Amblystegiaceae
Amblystegium serpens (Hedw.) B., S. & G. - n=9 (8+m) (Fig. 9)
This highly polymorphic species occurs in several cytological forms (n=7, 10,
11, 12, 14, 19, 20, 21, 22, 40). On the basis of their relative size, the bivalents may be
graded as one large, three medium, four small and one m-type. The m-bivalent is
dimorphic as evidenced by its dissimilar half-bivalents (Fig. 9). As judged from the
morphology of the bivalents, at least seven chromosomes appeared to be meta-/sub-
metacentric. The course of meiosis was normal.
Amblystegium varium (Hedw.) Kindb. - n=11 (10+m) (Fig. 10-14)
The bivalents in this taxon were observed to be very sticky. The count of n=11
(Fig. 10) coincides with an earlier report (Fetisova & Vysotskaya 1970) based on the
study of some Russian populations. The bivalents could be graded as four large, six
small and an m-bivalent. One of the small bivalents and the m-bivalent showed
precocious disjunction. Bridges were observed at anaphase-I (Fig. 11) as well as at
anaphase-II (Fig. 13). One to two laggards were also noticed at telophase-I (Fig. 12)
and telophase-II (Fig. 14). The fate of the chromatin deficient spores, however, could
not be followed.
Other chromosome numbers recorded for this species are n=10, 13, 20, 21, 40
(Fritsch 1991).
An array of chromosome numbers (n=7, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 19, 20, 21, 22,
40) exhibited by six cytologically known species of Amblystegium (Fritsch 1991,
present study) seems to obscure its base number. Detailed cytological studies of all the
species of this genus are needed for assigning any base number to it.
Source : MNHN, Paris
CYTOLOGY OF SOME WEST HIMALAY AN MOSSES 77
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10 um
Fig. 9-14 - 9: Amblystegium serpens - n=9 (8+m); Metaphase-I showing 9 bivalents. Note the
dimorphy of the precociously dividing m-bivalent. 10-14: Amblystegium varium - n=11 (10+m); 10:
Metaphase-I showing 11 bivalents. Note the precocious disjunction of m-bivalent and another small-
sized bivalent; 11: Anaphase-I showing a bridge; 12: Telophase-I showing a non-disjuncted bivalent
as laggard; 13: late Anaphase-II showing a bridge; 14: Telophase-II showing a laggard
Source : MNHN. Paris
10 um
Fig. 15-17: Brotherella harveyana - n=10. 15: Interphase nucleus showing a large heterochromatic
region; 16: Metaphase-I showing 10 bivalents. Note the largest loosely paired bivalent in peripheral
position; 17: late Anaphase-I. Note the large chromosome at each pole. 18-20: Macrothamnium
submacrocarpum - n-10; 18: Metaphase-I showing 10 bivalents. Note the early disjunction of the
largest heteromorphic bivalent and the smallest h-bivalent; 19: late Anaphase-I showing a bridge; 20:
late Anaphase-II showing a bridge.
Source : MNHN, Paris
CYTOLOGY OF SOME WEST HIMALAYAN MOSSES 79
Family: Sematophyllaceae
Brotherella harveyana (Mitt.) Dix. - n=10 (Figs. 15-17)
The present chromosome count substantiates previous reports (Kumar & Verma
1981, Kumar & Anand 1986) for this species. The complement included one
conspicuously large, loosely paired, homomorphic bivalent which always occupied a
peripheral position (Fig. 16). It appeared to be largely heterochromatic at interphase
(Fig. 15). The remaining bivalents of the set could be graded as 3 large and 6 small. As
inferred from the morphology of the bivalents of metaphase-I at least four
chromosomes are meta-/submetacentric. The course of meiosis was orderly, resulting in
normal tetrads.
Of the ten cytologically known species of Brotherella, seven exhibit n=10
(Fritsch 1991). Other chromosome numbers reported in this genus are: n=8-B. faurieri
(Card.) Broth., n=7-B, herbacea Sak. ex Oti, B. recurvans (Michx.) Fleisch. and n=6-B.
recurvans. The genus appears to be based on x=5 and polyploidy and aneuploidy seem
to have played an important role in the evolution and speciation of this genus. Yano
(L.c.), however, suggested x=4 as the base number of this genus.
Family: Hylocomiaceae
Macrothamnium submacrocarpum (Ren. et Card.) Fleisch. - n=10 (Figs. 18-20)
The chromosome count n=10 observed in two Mussoorie populations separated
by about 4 km differed from earlier reports based on the study of populations from
Darjeeling (n=7 - Gangulee & Chatterjee 1960), Didihat (n=19 - Kumar & Verma 1981)
and Nepal (n-8 - Inoue & Higuchi 1990). The largest member of the complement,
occupying the peripheral position, always showed tendency to disjoin precociously into
unequal half-bivalents. The smallest bivalent (h-type) of the set was not small enough
to be designated as m-bivalent. As judged from the morphology of the bivalents at least
four chromosomes appear to be meta-/submetacentric. Bridges were noticed at
anaphase-I (fig. 19) as well as at late anaphase-II (Fig. 20).
The only other investigated species of this genus, namely M. macrocarpum
(Reinw. et Hornsch.) Fleisch. also shows n=10 (Inoue 1966, Inoue & Higuchi 1990).
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LE TRAITEMENT DES RICCIA D'AMERIQUE DU NORD
SELON R.M. SCHUSTER
S. JOVET-AST
Laboratoire de Cryptogamie, Mus. Nat. Hist. Nat.
12 me Buffon, F-75005 Paris
ABSTRACT. - Critical remarks about Schusters book: The Hepaticae and Anthocerotae of North
America, vol. VI, Chicago 1992, 957 p. The treatment of 8 species of the genus Riccia is considered
worthless, An advice is given: look at the types.
Le volume VI des "Hepaticae and Anthocerotae of North America" de R.M.
Schuster est paru récemment. C'est un très bel ouvrage, extrêmement soigné, tiré sur
beau papier, illustré de figures nombreuses et minutieusement tracées. On peut admirer
l'auteur qui a traité seul toutes les Marchantiales et les Anthocérotales d'Amérique du
Nord.
N'étant pas spécialiste de chacun des 20 genres décrits, je ne jugerai pas l'en-
semble de l'ouvrage mais je signalerai que le traitement de certaines espèces du genre
Riccia m'a paru appeler de sérieuses critiques. Je citerai seulement, ici, ce que je consi-
dère comme les plus mauvaises interprétations des entités taxonomiques. Je n'ai pas la
prétention de savoir mieux que tout autre délimiter les espèces et je n'ai pas l'intention
d'ouvrir une polémique. Chaque spécialiste du genre, chaque déterminateur peut inter-
préter ses propres observations suivant sa conception de l'espèce.
1. - Riccia andina K. Müll.
Schuster estime que cette espèce est une "dwarfed alpine phase of R. lamellosa"
ou "possibly only an extreme xeromorphic ecotype of R. lamellosa". Il se trompe car,
dans la description originale et dans celle que donne Schuster, un caractère n'a pas été
signalé: chez le type, de nombreuses et fines granulations tapissent la paroi inférieure
des cellules épidermiques. Le R. andina se rapproche donc, non de R. lamellosa, mais
de R. mauryana Steph. et de R. verrucosa Hässel. D'autre part, ni K. Müller (1955) ni
Hässel de Menéndez (1963) n'ont décrit les spores de R. andina, absentes semblait-il.
Or, en examinant le type, j'en ai trouvé quelques-unes sous le thalle et une dans le
thalle. Elles sont semblables à celles de R. mauryana. Je considère donc R. andina
comme synonyme de R. mauryana.
2. - Riccia ciliata Hoffm.
Dans un "complexe" du R. ciliata, Schuster inclut 4 sous-espèces: subsp.
trichocarpa (Howe) Schuster, subsp. grisea Schuster, subsp. canescens (Steph.) Schus-
ter, subsp. ciliata Hoffm.
Il faut faire trois remarques:
Source : MNHN, Paris
82 S. JOVET-AST
1) J'ai observé, chez R. trichocarpa, outre des cils aigus, longs de 400-1000 um,
à paroi épaisse, des poils flexueux, lisses, à paroi trés mince, longs de 500-900 um.
Schuster prétend qu'un tel dimorphisme n'existe pas. Les poils flexueux sont, en effet,
un peu difficiles à découvrir mais si Schuster ne les a pas observés, c'est qu'il ne les a
pas pas bien cherchés.
2) Schuster s'oppose à la mise en synonymie de R. canescens sous R.
trichocarpa. S'il avait comparé les deux types, il aurait vu qu'ils sont semblables: mé-
mes lobes, mêmes cils, mêmes poils flexueux, méme tache rouge portant une touffe de
cils et de poils flexueux au-dessus des capsules.
3) Le type de R. ciliata diffère du type de R. trichocarpa. Je l'ai obtenu en
communication de l'herbier Hoffmann (MW). Sur le spécimen, trés petit, on ne peut
faire de sections de lobes, mais l'aspect du thalle correspond exactement à celui que j'ai
décrit et figuré (1986) et que déjà, avant moi, K. Müller qui examinait les types de tou-
tes les espéces qu'il étudiait, avait décrit et figuré (1955). Schuster a, malheureusement,
suivi Damsholt (1986, 1988) qui, n'ayant pas vu le vrai type, a confondu les deux espè-
ces. Il me paraît inacceptable de considérer R. trichocarpa comme une sous-espèce de
R. ciliata.
En conclusion, les sous-espèces établies par Schuster sont à rejeter. Deux espè-
ces bien distinctes existent: R. ciliata et R. trichocarpa (= R. canescens).
N'ayant pas examiné les spécimens que Schuster nomme subsp. grisea, je ne
sais si cette sous-espèce est valable mais, si elle l'est, elle appartient à R. trichocarpa,
non à R. ciliata.
3. - R. crystallina L. emend. Raddi
Schuster critique mes "concepts based not on specimens in the Raddi herba-
rium, but on two specimens determined by Raddi as R. crystallina". En réalité, j'ai vu à
Pise, dans l'herbier Raddi, les Riccia que Raddi lui-même a nommés R. crystallina. Ils
sont exactement semblables à ceux de PC. En outre, dans le jardin de la maison où tra-
vaillait Raddi vivent de nombreux thalles de R. crystallina, sans doute les descendants
de spécimens étudiés par Raddi.
4. - Riccia gougetiana Dur. et Mont. - R. melitensis Mass.
Dans une section nouvelle "Ciliiferae", Schuster rassemble 4 espèces: R.
gougetiana Dur. et Mont., R. erinacea Schiffn., R. ciliifera Link ex Lindenb., R. meli-
tensis Mass.
On peut évidemment discuter si le R. erinacea (que je nomme R. gougetiana
var. armatissima Ley, ex K. Müll.) doit ou non obtenir le rang d'espèce. C'est une ques-
tion d'appréciation personnelle. Je pense qu'il s'agit seulement d'une variété car tous les
caractères sont semblables à ceux de R. gougetiana sauf l'abondance des cils, d'ailleurs
trés variable dans l'espèce.
Par contre, placer R. melitensis auprès de R. gougetiana et de R. ciliifera est une
grave erreur. Cette espéce, connue par un seul spécimen que Schuster n'a probablement
pas vu mais que j'ai examiné, n'appartient pas à la section Ciliiferae. Elle se rapproche
de R. lamellosa par son aspect, sa couleur, l'absence de cils marginaux, ses grandes
écailles blanches qui atteignent le bord des lobes, le diamètre et l'ornementation des
spores.
D'autre part, Schuster considère R. gougetiana comme l'espèce "the most xero-
morphic of the genus". Je pense que la présence d'un tubercule apical permettant la
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE DU NORD 83
persistance de l'espèce pendant la saison défavorable l'a induit en erreur. Je ne connais
pas les conditions stationnelles de cette espèce en Amérique du Nord mais, si l'on veut
la découvrir en Europe et surtout dans la région méditerranéenne, il faut la chercher
sous les chénaies ou les chátaigneraies, dans les prairies humides à Juncus, dans les pe-
tites tourbieres, sur les rochers frais ou mouillés.
5. - Riccia ianthina S.J.-A.
Prenant en considération seulement un petit nombre de caractères (diamètre des
spores, nombre et diamètre des alvéoles de la face distale des spores), Schuster veut
démontrer que chez R. atromarginata et R. ianthina existe "a total correspondance in
spore form" et ajoute, à propos des deux espèces, semble-t-il, "I think there can be no
doubt about their identity". C'est inexact. Chez R. ianthina on observe: lobes de 2 mm
de largeur, totalement inermes, écailles grandes atteignant le bord des lobes; spores
brun roug à rouge framboise, subsphériques, sans marque triradiée; chez R. atromargi-
nata: lobes de 1-1,8 mm de largeur, papilleux, écailles très courtes; spores brun rouge
foncé à noires, tétraédriques, à marque triradiée assez faible mais présente.
Les deux espèces sont donc parfaitement distinctes à la fois par le thalle et par
les spores. La section des lobes, à elle seule, les éloignerait l'une de l'autre.
6. - Riccia perennis Steph.
Parmi les synonymes de R. canaliculata Hoffm., Schuster cite R. perennis
Steph. En fait, ces deux noms correspondent à 2 espèces d'aspect si différent que, sur le
terrain, méme à l'oeil nu, on ne peut les confondre. Le résumé ci-dessous de leurs prin-
cipaux caractères prouve leur indépendance spécifique.
R. canaliculata: thalle vert vif, parfois un peu tachés de violet; lobes larges de
0.6-0.8 mm; tubercules de régénération inexistants; écaille terminale couvrant l'apex du
lobe; spores 80-97 um diam.; aile large de 7 um; alvéoles de la face distale contenant
un tubercule ou une crête simple ou ramifiée; espèce de l'Europe atlantique et subatlan-
tique; probablement présente en Amérique du Nord.
R. perennis: thalles jaunátres, vert clair ou rosés, presque bulleux sur la face
dorsale; lobes larges de 1.7-2.5 mm; tubercules de régénération sessiles ou à l'extrémité
d'un péponcule; écaille terminale ne recouvrant pas l'apex; spores de 115-120 um
diam.; aile large de 10-13 um; alvéoles de la face distale contenant 1 ou 2 crétes cour-
tes; endémique de la région méditerranéenne.
7.- Riccia sorocarpa Bisch.
Chez R. sorocarpa, Schuster reconnait 3 sous-espèces:
a) subsp. sorocarpa à écailles incolores, parois des cellules épidermiques épais-
ses, spores de (70)-75-98-(108) um diam., à aile large, à alvéoles de 7-12-(14) um
diam., répandue en Europe, Amérique du Nord, Argentine.
b) subsp. arctica à écailles incolores, paroi des cellules épidermiques épaisses,
spores de 65-86-(91) um diam., à aile nulle ou faible, à alvéoles larges de 5-8-10 um
diam., vivant au Groenland.
c) subsp. erythrophora à écailles vineuses ou pourpres, à parois des cellules
épidermiques non ou peu épaissies, dont les spores sont inconnues et qui vit en Califor-
nie et Basse Califomie.
La comparaison des caractères de nombreux spécimens de R. sorocarpa d'ori-
gine diverses, notamment d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud, montre
Source : MNHN, Paris
84 S. JOVET-AST
la stabilité de l'espèce. Toutefois, quelques modifications, indépendantes les unes des
autres, se manifestent dans la couleur des lobes (du vert pâle au vert bleu et au violacé)
et des écailles (hyalines à violacées), dans l'épaisseur des parois des cellules
épidermiques et sous-épidermiques, dans le diamètre des spores et la largeur de l'aile.
J'ai trouvé, par exemple, chez certains spécimens du Maroc: lobes à marge vio-
lacée et paroi des cellules épidermiques moyennement épaissies; d'Espagne: lobes à
face ventrale violette et parois des cellules épidermiques épaisses; de Yougoslavie:
lobes vert pâle ou vert bleuté et teintés de violet, paroi des cellules épidermiques peu
épaissies.
Le diamètre des spores chez les spécimens méditerranéens et sud-américains,
varie de 70-98 um. Ces dimensions concordent avec celles que donne Schuster pour les
variétés sorocarpa et arctica.
L'aile des spores est parfois seulement partiellement présente. Sa largeur varie
de 2 um jusqu'à 7 pm et d'une façon très variable dans tous les spécimens quelle que
soit leur origine (région méditerranéenne, Pérou, Chili, Mexique). Ces variations dans
la largeur n'ont pas la méme amplitude dans toutes les spores d'un méme lobe, ni, dans
une population entièrement vert pâle par exemple, dans tous les lobes. Elles ne sont pas
liées à la distribution géographique.
Les observations de Schuster sont réalisées sur un petit nombre de spécimens du
Groenland pour la subsp. arctica, et seulement sur 2 spécimens de Californie et de
Basse Californie pour la subsp. erythrophora. Elles n'autorisent pas la création de sous-
espèces dans une espèce si largement répandue dans le monde et qui subit, sur toute son
aire, quelques modifications éparses dans des populations par ailleurs homogènes. Le
rang de sous-espèce est beaucoup trop important pour désigner des variations aussi
faibles. Les sous-espèces reconnues par Schuster me semblent donc à rejeter.
8. - Riccia stenophylla Spr. - R. fluitans L.
Selon Schuster, R. stenophylla peut être distingué de R. fluitans "only by the
ability to copiously produce spores on both aquatic and terrestrial phenotypes”. Discu-
ter sur la proximité de ces deux espèces paraît difficile car, si R. stenophylla est bien
connu, les caractères de R. fluitans restent incertains. Cependant les spores semblent
différentes. On observe: chez R. fluitans, dans le diamètre de la face distale, 5-7 alvéo-
les sans tubercules ni crêtes internes et paroi sporale couverte de fins granules; chez R.
stenophylla, dans le diamètre de la face distale, 4-5 alvéoles contenant un tubercule et
une crête et paroi externe sporale dépourvue de granules.
Ces discussions d'ordre taxonomique et systématique étant effectućes, il faut
attirer l'attention sur certaines suppositions ou affirmations exposées par Schuster et qui
me semblent contestables. Par exemple:
- "cilium production perhaps seasonal". Je n'ai jamais observé que les cils des
lobes apparaissaient ou disparaissaient suivant la saison.
- "thalles annuels", "thalles pérennes". Est-on certain que les thalles sont an-
nuels ou pérennes alors que la plupart d'entre eux sont reviviscents?
- "stratification and composition of the sporal wall may be related more clearly
to the ecology of the taxon than to its phylogenetic moorings". Ceci me paraît inexact.
Il faudrait le prouver par des observations minutieuses.
- "the purplish black scales of R. nigrella may absorb injurious portions of the
spectrum". C'est pure supposition. En tout cas, les écailles ont la méme consistance et
Source : MNHN, Paris
RICCIA D'AMÉRIQUE DU NORD 85
la méme couleur aussi sombre dans les spécimens de R. nigrella vivant dans les régions
où le soleil brille 8-10 heures par jour pendant une grande partie de l'année et les spé-
cimens des régions tempérées où le soleil est souvent absent.
- "If the sand of the Sahara can be carried over the Atlantic by high winds, su-
rely so can Riccia spores". Sans doute mais, après la traversée de l'Océan, ont-elles
conservé leur pouvoir germinatif?
- chez R. caroliniana "n-10". Na-Thalang a, en effet, compté n-10. En 1984,
j'ai publié n=8, après comptages sur du matériel vivant et sur du matériel régénéré après
une longue période de dessiccation. Ceci est important étant donnée l'originalité de la
structure du thalle de cette espèce.
Les conseils donnés par Schuster pour la préparation des spécimens d'herbier ne
me semblent pas judicieux.
- "preparation of herbarium specimens... involves removing as much soil as
possible". Non! Il ne faut pas enlever tout le sol au contact des thalles. Souvent, les
capsules mûres laissent tomber les spores près du thalle ou au-dessous. Si le substrat est
conservé, on a quelques chance de les retrouver. Voir Jovet-Ast 1985.
- "gluing the small "clods" to cardboard", Non! Ne collez pas les spécimens sur
un support. Enveloppez-les soigneusement dans un papier fin et mettez ce premier sa-
chet dans un second sachet de papier résistant. Ainsi vous pourrez récupérer les spores
tombées sous le thalles et examiner les faces latérales et la face ventrale, Voir Jovet-Ast
1985.
A ce propos, notons que Schuster emploie toujours "face ventrale du thalle",
jamais "faces latérales". Je considère que la face ventrale touche le sol et porte les rhi-
zoides, que les faces latérales ne sont pas au contact immédiat du sol, sont libres
puisqu'elles peuvent s'enrouler sur la face dorsale pendant la sécheresse, et portent les
écailles. Face ventrale et faces latérales n'ont pas le méme rôle.
CONCLUSION. - Cette discussion n'a pas pour but de critiquer le travail d'un
confrére bryologue mais de proposer la correction de certaines erreurs qui, à l'avenir,
pourraient créer quelques difficultés de détermination et de nomenclature et rendre peu
claire la phylogénie des espèces du genre Riccia.
D'autre part, elle met en garde contre les interprétations hâtives. Pour réussir
une bonne étude taxonomique, il faut absolument examiner les types et regarder avec
soin les figures précédemment publiées méme si ce ne sont pas des oeuvres d'art: l'es-
sentiel est la rigueur du dessin. D'après Piippo (1986) et Schuster (1992), celles que j'ai
publiées sont "careless"; peut-être mais elles représentent exactement les caractères que
j'ai observés. On doit aussi étudier autant de spécimens que possible, évaluer les
variations des caractères, constituer une sorte de modèle de référence de l'espèce, non
seulement d'après le type mais sur un ensemble cohérent de spécimens.
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Cyclophyllum sect. nov. Taxonomie, descr. et distr. de chaque esp.; esp. exclues (proposition de
Pinnatella uroclada (Mitt) c.n. (=Neckera)). Nouv. syn.
Source : MNHN, Paris
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Heidelberglaan 2, NL-3584CS Utrecht).
Monoclea forsteri est endémique de Nouvelle-Zélande, tandis que M. gottschei est présent
dans le Nouveau Monde. Les caractères du sporophyte et du réceptacle anthéridial, les métabolites
secondaires permettent de délimiter 2 sous-espèces allopatriques de M. gottschei: subsp. gottschei du
Chili, et subsp. elongata Gradst. subsp. nov. de l'Amérique tropicale. Nouvelle argumentation
phytochimique pour confirmer l'appartenance de Monoclea aux Marchantiideae.
94-008 GROLLE R. - Austrolejeunea jarmaniana eine neue Lebermoosart aus Tasmanien. Nova
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Descr., ill. et distr. de Pseudotaxiphyllum laetevirens (Koppe & Düll) comb, et stat. nov.
(Elsopterygium elegans Var.), Brachythecium rutabulum var. atlanticum var. nov. et de B. percurrens
sp. nov. Rhynchostegiella durieui et R. macilenta sont nouv, pour Madère.
94-010 LEWINSKY J. - Monographic studies on Orthotrichum (Musci). Bryobrothera 1993, 2:
[i-iv], 1-76, ill. (aut: Kuopio Mus. Nat. Hist, Myhkyrinkatu 22, SF-70100 Kuopio; ed.
Societas Bryologica Fennica, Rauhankatu 15B, SF-00170 Helsinki 17, distrib.: Bookstore
Tiedekirja, Kirkkokatu 14, SF-00170 Helsinki).
Thèse présentée en juin 1993 à la Fac. Sci, de l'Univ. d'Helsinki comprenant, outre les 3
articles publiés dans ce vol., les publications antérieures concernant le genre Orthotrichum. Cette
révision s'imposait par la confusion qui règne dans ce genre, comme le souligne l'article de G. L.
Moxley (Bryologist 40): "Orthotrichum sp. yes, but which?" cité par l'auteur au début de sa
publication.
94-011 LEWINSKY J. - A synopsis of the genus Orthotrichum Hedw. (Musci, Orthotrichaceae).
Bryobrothera 1993, 2: 1-59, 1 tabl., 31 fig. (Kuopio Mus. Nat. Hist., Myhkyrinkatu 22, SF-
70100 Kuopio).
Le genre Orthotrichum comprend, après révision, 116 esp., 11 var. distribuées en 7 sous-
genres: Gymnoporus (Braithw.) Limpr, Orthophyllum Delogn., Exiguifolium Vitt, Pulchella
(Schimp.) Vitt, Callistoma (Iwats. & Sharp) Lewinsky, Phaneroporum Delogn. et Orthotrichum.
Cette subdivision, largement basée sur l'évolution du péristome, est présentée ici avec un
cladogramme montrant les relations entre les catégories infragénériques. Morphologie, habitat,
distribution, taxonomie, synopsis des subdivisions (avec leur taxonomie) du genre. Clé aux esp. et
var. d'Orthotrichum. Distribution géographique des catégories infragénériques. 4 appendices: 1. liste
des taxons reconnus (position systématique, distr. géogr. et réf. aux illustrations), 2. liste des taxons
dont le nom ou le rang a changé depuis la publication de l'Index Muscorum, 3. liste des esp. pour qui
aucun matériel type n'a été localisé, 4. liste des taxons publiés depuis l'Index Muscorum.
94-012 LEWINSKY J. - The genus Orthotrichum Hedw. (Musci) in Hawaii. Bryobrothera 1993,
2: 61-69, 4 fig. (Ibidem).
Le genre Orthotrichum est représenté par 6 taxons dans l'archipel des Hawaii: O. alpestre
var. berggrenii (Bartr.) comb. et stat. nov. (=0. berggreni), O. diaphanum Brid., O. hawaiicum C.
Müll., O. incrassatum sp. nov., O. lyellii Hook. et Tayl., O. rupestre Schleich. ex Schwaegr. Clé,
descr., distr. de chaque taxon; ill. des taxons nouv. et d'O. hawaiicum, Les esp. ne sont présentes que
dans les jeunes îles; leur dispersion serait donc récente.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 89
94-013 LEWINSKY J. - Notes on some species of Orthotrichum Hedw. (Musci) from Europe, the
Caucasus and North Africa. Bryobrothera 1993, 2: 71-76, 2 fig. (Ibidem).
Mise en synonymie de taxons décrits d'Europe, du Caucase et d'Afrique du Nord. O.
urnaceum C. Muell. in Kuntz. et O. vladikavkanum Vent. in Husn. sont considérées comme de
bonnes esp. O. hybridum Philib. ex Podp. est considéré comme l'hybride d'O. diaphar.um Brid. x O.
sprucei Mont
94-014 MENZEL M. - The bryophytes of Sabah (North Borneo) with special reference to the
BRYOTROP transect of Mount Kinabalu. XVII. Meteoriaceae (Leucodontales,
Bryopsida). Willdenowia 1992, 22(1-2): 171-196, 3 fig. (Bot. Gart. & Bot. Mus. Berlin-
Dahlem, Kónigin-Luise-Strasse 6-8, D-1000 Berlin 33).
Clé, synonymie hétérotypique complète, références à ill, données sur la distribution
géogr. et altitud., notes des 17 taxons (répartis en 9 genres) de Meteoriaceae récoltés à Borneo.
Floribundaria aurea est exclus de la bryoflore de Borneo, pour cause de mauvaise identification. Le
genre Aerobryum est placé dans les Hypnales. Nouveautés taxonomiques: Aerobryopsis crispifolia
(Broth. & Geh.) c.n. (=Papillaria) (esp. affine de A. fuscescens (Bartr.) (-Aerobryidium) de Nouvelle
Guinée), Cryptopapillaria gen. nov. (esp. type: Cryptopapillaria fuscescens (Hook.) c.n. (=Neckera)
présente à Borneo; le genre comprend aussi: C. feae (Fleisch.) (-Papillaria), et C. chrysoclada
(C.Muell.) (-Neckera) d'Asie, C. helictophylla (Mont) (=Cryphaea) du Pacifique, et C. penicillata
(Dozy & Molkenb.) (=Mereorium) d'Amérique latine).
94-015 MENZEL M. - Nomenklatorische Notizen zu Eddys "Handbook of Malesian Mosses"
(Band 2). Willdenowia 1992, 22(1-2): 197-199 (Ibidem).
Certains changements taxonomiques proposés par E. Eddy dans son "Handbook of
Malesian Mosses 2" me sont pas conformes au Code de Nomenclature. Des modificiations
simposent. Le nom générique Chionoloma est antérieur et remplace Pseudosymblepharis
(Pottiaceae), l'holotype de Pseudosymblepharis pallidens est identique avec Chionoloma duriuscula
[comb. nouv.: C. angustata (Mitt.) (-Tortula), C. bartramii (Thér. ex Bartr.) (=Pseudosymblepharis),
C. duriuscula (Mitt) (=Tortula), C. schimperiana (Par) (=Syrrhopodon), C. socotrana (Mitt.)
=Symblepharis), C. subduriuscula (C. Muell) (=Barbula)], Glyphomitrium nymanianum
(Pottiaceae) est antérieur A Hyophila rosea, d'où la comb. nouv.: Hyophila nymaniana (Fleisch.)
(=Glyphomitrium),
94-016 OCHYRA R. and GOS L. - A new species of Seligeria (Musci, Seligeriaceae) from
Central Europe. Fragm. Florist. Geobot. 1992, 37(2): 371-378, 2 fig. (Lab. BryoL, W.
Szafer Inst. Bot., Polish Acad. Sci., Lubicz 46, PL-31-512 Kraków).
Taxonomie, descr., ill., distr. de Seligeria irrigata (H. Paul in H. Paul & Schoenau) stat, et
comb. nov. (bas.: Seligeria tristicha var. irrigata), nouv. pour l'Europe centrale. Nouv. comb.: S.
trifaria var. longifolia (Lindb. ex Broth.) (=$. trifaria subsp. longifolia). S. trifaria (Brid.) Lindb. est
choisi comme esp. type de Seligeria sect. Trifariae Schauer.
94-017 SÓDERSTRÓM L., KARTTUNEN K. and HEDENÁS L. - Nomenclatural notes on
Fennoscandian bryophytes. Ann. Bor. Fenn. 1992, 29(2): 119-122 (Dept. Ecol. Bot., Univ.
Umea, S-90187 Umea),
Jungermannia weberi Mart. est considéré comme une var. d'Anastrophyllum minutum;
Lophozia rubescens Schust. & Damsh. est un Barbilophozia; Fissidens decipiens var. mucronatus
Breidl. ex Limpr, est une var. de F. dubius; Camptothecium fallax Philib. ex Husn. est une var.
W'Homalothecium lutescens; note concernant Hypnum andoi AJE. Smith; Jungermannia
subcompressa Limpr. est une var. de Lophozia bantriensis, J. libertae Hüb. est une var. de Lophozia
collaris; note concernant Lophozia ventricosa var. uliginosa Schifín.; Plagiopus oederi var. alpina
ar. de Pl. oederiana; Hypnum confervoides Brid. est transféré sous Serpoleskea;
ar. flagellare Schlieph. est une var. de S. affine, S. acutifolium var. subtile Russ.
Source : MNHN, Paris
90 BIBLIOGRAPHIE
une var. de S. capillifolium, S. inundatum Russ. une var. de S. denticulatum; Jungermannia setiformis
var. alpina Hook. est une var. de Tretralophozia setiformis.
94-018 ZANDER R. - A new combination in Pottia (Musci). Novon 1993, 3(1): 92 (Buffalo Mus.
Sci., 1020 Humboldt Parkway, Buffalo NY 1421, USA).
Poitia starkeana var. fosbergii (E.B. Bartr.) comb. nouv. (=P. f.).
Voir aussi: 94-023, 94-029, 94-045, 94-053, 94-057.
Morphologie, Anatomie
Voir: 94-001, 94-003, 94-004, 94-006 à 94-009, 94-011 à 94-014, 94-016, 94-040.
Cytologie, Génétique
94-019 OCHYRA R. and KUTA E. - Chromosome studies on Polish bryophytes. VI. Acta Biol.
Cracov. Ser. Bot., "1990" 1992, 32: 197-218, 25 fig. (Lubicz 46, PL-31-512 Kraków).
Nombre chromosomique pour 5 hépatiques et 20 mousses de Pologne. 1° comptage pour
Lophozia capitata (n-9), Ditrichum crispatissimum (n=13), Campylium calcareum (n=11) et
Hypnum jutlandicum (710).
94-020 PRZYWARA L., KUTA E., and OCHYRA R. - Chromosome numbers in Some New
Zealand bryophytes: I. Fragm. Florist. Geobot. 1992, 37(2): 395-405, 10 fig. (Dept. Pl.
Cytol. & Embryol., Inst, Bot. Jagiellonian Univ., Grodzka 52, PL-31-044 Kraków).
Nombre chromosomique pour 5 hépatiques et 5 mousses de Nouvelle-Zélande. 1°
comptage pour Isotachis intortifolia (n-9), Trichocolea rigida (n=9), Bazzania adnexa (n-10),
Chandonanthus squarrosus (n-9). Comptage de n-9 pour Symphyogyna podophylla.
94-021 RAMSAY H.P. - Chromosome studies on some mosses from Lord Howe Island. Nova
Hedwigia 1992, 54(1-4): 37-43, 9 fig., 1 tabl. (School Biol. Sci., Macquarie Univ., Sydney
NSW 2109, Australia).
Premier comptage chromosomique pour Calomnion milleri Vitt (n=6) et Euptychium
robustum Hampe (n=10) de l'île Lord Howe.
94-022 SHAW A.J. and BARTOW S.M. - Genetic structure and phenotypic plasticity in
proximate populations of the moss, Funaria hygrometrica. Syst. Bot. 1992, 17(2): 257-271,
4 tabl., 19 fig. (Dept. Biol, Ithaca College, Ithaca New York 14850, USA).
Différences phénotypiques dans la morphologie, pourcentage de croissance, tolérance aux
métaux de populations proches de Funaria hygrometrica; mise en évidence du bas niveau de
variabilité génétique entre et à l'intérieur de ces populations. L'absence de variabilité génétique parmi
les plantes de sites miniers n'est pas en accord avec une origine hybride récente pour des plantes de
morphologie intermédiaire.
Physiologie, Chimie
94-023 ASAKAWA Y., LIN X., KONDO K. and FUKUYAMA Y. - Terpenoids and aromatic
compounds from selected East Malaysian Liverworts. Phytochemistry 1991, 30(12):
4019-4024, 1 tabl. (Fac. Pharmac. Sci., Tokushima Bunri Univ., Yamashiro-cho, Tokushima
770, Japan).
9 hépatiques sont étudiées: Chandonathus hirtellus, Frullania seriata, Heteroscyphus
aselliformis, Lophozia borneensis, Mastigophora diclados, Scapania javanica, Schistochila aligera.
Trichocolea pluma et Wiesnerelle denudata. Chemosystématique.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 91
94-024 BAXTER R., EMES MI and LEE J.A. - Effects of an experimentally applied increase
in ammonium on growth and amino-acid metabolism of Sphagnum cuspidatum Ehrh. ex
Hoffm. from differently polluted areas. New Phytol. 1992, 120(2): 265-274, 2 tabl., 6 fig.
(Dept. Environm. Biol., Univ. Manchester, Manchester M13 9PL, UK).
94-025 FUKUYAMA Y. and ASAKAWA Y. - Neuro-trophic secoaromadendrane type
sesquiterpenes from the liverwort Plagiochila fruticosa. Phytochemistry 1991, 30(12):
4061-4065, 3 fig., 3 tabl. (Fac. Pharmac. Sci, Tokushima Bunri Univ., Yamashiro-cho,
Tokushima 770, Japan).
94-026 HARRISON L.J., CONNOLLY J.D. and RYCROFT D.S. - Ent-clerodane diterpenoids
from the liverwort Jungermannia paroica. Phytochemistry 1992, 31(4): 1420-1421 (Dept.
Chem., Natl. Univ. Singapore, Kent Ridge, Singapore 0511).
94-027 KNIGHT C.D. and COVE D.J. - The polarity of gravitropism in the moss Physcomitrella
patens im reverses during mitosis and after growth on a clinostat. Plant, Cell and
Environm. 1991, 14(9): 995-1001, 6 fig., 1 tabl. (Dept. Genet., Univ. Leeds, Leeds LS2 OUT,
UK).
94-028 MORGAN S.M., LEE J.A. and ASHENDEN S. - Effects of nitrogen oxides on nitrate
assimilation in bryophytes, New Phytol. 1992, 12(1): 89-97, 5 fig. (Dept. Environm. Biol.,
Univ, Manchester, Oxford Road, Manchester M13 9PL, UK).
Les auteurs concluent que les oxydes d'azote (en dépôts secs) peuvent affecter
l'assimilation des nitrates de certaines esp. de bryophytes et réduire leur capacité à réduire le nitrate
humide qui se dépose. Les plantes peuvent retrouver leur métabolisme normal après cette période de
pollution.
94-029 ONO K., TOYOTA M. and ASAKAWA Y. - Constituents from cell suspension cultures
of related liverworts. Phytochemistry 1992, 31(4): 1249-1250 (Dept. Bot, Fac. Sci,
Kumamoto Univ., Kurokami, Kumamoto 860, Japan).
Esp. étudiées: Pellia neesiana, P. endivüfolia, Jungermannia infusca et Marchantia
paleacea var. diptera. Noter l'affinité chimique entre les 2 esp. de Pellia.
94-030 RÜTTEN D., SANTARIUS K.A. - Age-related differences in frost sensitivity of the
photosynthetic apparatus of two Plagiomnium species. Planta 1992, 187(2): 224-229, 5
fig., 1 tabl, (Inst. Okol. Pflanzenphysiol. & Geobot., Univ. Düsseldorf, Universitátsstr. 1, W-
4000 Düsseldorf 1).
94-031 SVEINBJÓRNSSON B. and OECHEL W.C. - Carbohydrate and lipid levels in two
Polytrichum moss species growing on the Alaskan tundra. Holarctic Ecol. 1991, 14(4):
272-277, 3 fig. (Dept. Biol. Sci., Univ. Alaskan Anchorage, 3221 Providence Dr., Anchorage
AK 99508, USA).
Polytrichum ressemble aux plantes vasculaires toujours vertes quant à la stabilité
saisonnière des composés lipidiques et carbohydratés.
94-032 TREBACS K. - Measurements of intra- and extracellular pH in the liverwort
Conocephalum conicum during action potentials. Physiol. Pl. (Copenhagen) 1992, 843):
448-452, 4 fig. (Dept. PL Physiol, Maria Curie-Sktodowska Univ., Akad. 19, PL-20033
Lublin).
Voir aussi: 94-007.
Source : MNHN, Paris
92 BIBLIOGRAPHIE
Répartition, Ecologie, Sociologie
94-033 AUGUSTIN H. - Die Waldgesellschaften des Oberpfälzer Waldes. Hoppea 1991, 51: 5-
314, 89 fig., 27 tabl. (Am Hussengraben 43, D-8470 Nabburg).
Description générale de la forêt "Oberpfälzer Wald". Etude phytosociologique sur la base
de 500 relevés. Descr. de chaque association (réparties en 3 classes: Querco-Fagetea, Vaccionio-
Piceetea et Alnetea glutinosae): caractéristiques et variations, distribution. Potentiel de la végétation
naturelle. Bryophytes et lichens associés.
94-034 BOTINEAU M., GHESTEM A. et VILKS A. - La tourbière de Pioffray (Haute-Vienne):
un site botanique remarquable, Acta Bot. Gall. 1993, 140(1): 57-61, 1 fig., tabl. (Lab. Bot
& Cryptog., Fac. Pharmacie, F-87025 Limoges).
Composition floristique et caractéristique phytogéographique de la tourbière de Pioffray.
Bryophytes associés.
94-035 BRESINSKY À. - Flora und Vegetation der ültesten Schutzgebiete im Umkreis von
Regensburg. Hoppea 1991, 50: 121-150, 11 fig., 9 tabl. (Inst. Bot., Postfach 101042, D-8400
Regensburg).
Bryophytes et lichens associés. Phytosociologie et floristique.
94-036 DEGUCHI H. - A list of moss collections made during the Expeditions to Chile in 1981
and 1987 (2). Bull. Natl. Sci. Mus. Ser. B(Bot.) 1991, 17(2): 67-83 (Dept. Biol., Fac. Sci.,
Kochi Univ., Kochi 780, Japan).
94-037 FREY W. and KÜRSCHNER H. - Bryosoziologische Untersuchungen in Jordanien:
terrestrische und epilitische Gesellschaften. Nova Hedwigia 1992, 54(3-4): 355-378, 7 fig,
9 tabl., 4 phot. (Inst. Syst. Bot. & Pflanzengeogr., Freie Univ. Berlin, Altensteinstr. 6, D-1000
Berlin 33).
Descr. phytosociol. des communautés terricoles (dont Trichostomopso-Barbuletum
trifariae, Barbulo-Trichostomopsietum trivialis et Grimmio mesopotanicae-Tortuletum obtusatae ass.
nov.) et épilithes (dont Schistidio atrofusci-Grimmietum persicae ass. nov. et la comm. à Grimmia
mesopotamica et Tortula caninervis). Syntaxonomie des communautés bryol en Israël et en
Jordanie: Barbuletea unguiculatae (12 ass. et 1 communauté) et Schistidierea apocarpi (2 ass. et 2
communautés).
94-038 FUDALI E. - Further spreading of Campylopus introflexus (Musci, Dicranaceae) in
Poland. Fragm. Florist. Geobot. 1992, 37(2): 503-506, 1 fig. (Dept. Bot, Acad. Age,
Slowackiego 17, PL-71-434 Szczecin).
94-039 HERRNSTADT I. - Check-list of the bryophytes collected during Iter mediterraneum IL.
Bocconea 1992, 3: 217-222 (Dept. Evol., Syst. & Ecol., The Alexander Silberman Inst. Life
Sci., The Hebrew Univ., Jerusalem, Israel 91904).
94-040 JOHANNSSON B. - Islenskir mosar - Skeggmosaaett. Fjólrit Natturufraedistofnunar
1993, 24: 1-116, 68 fig., en islandais, rés. angl. (Natturufraedistofnun Islands, Hlemmi 3,
Postholf 5320, 125 Reykjavik, Iceland).
Descr., ill., distr. des Grimmiaceae présentes en Islande.
94-041 KAISER B. - Neckera besseri in Nordbayern - Lophozia perssonii, Erstnachweis für
Bayern. Ber. Bayer. Bot. Ges. 1992, 63: 191-192 (Gartenstr. 15, W-8564 Velden).
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Kreis Püssneck 58. Beitrag zur Moosvegetation Thüringens. Gleditschia 1992, 20(2):
345-361, 1 fig., 9 tabl. (Friedrich-Schiller Univ., Biol. Fak., Inst. Okol., Neugasse 24, D-6900
Jena).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 93
Descr. de 22 communautés de bryophytes se développant sur rochers dolomitiques et sols:
calcaires, appartenant aux alliances Grimmion tergestinae, Grimaldion fragrantis, Ctenidion
mollusci, Neckerion complanatae et Fissidention pusilli. Liste de 133 bryophytes. Lichens associés.
94-043 MARSTALLER R. - Bryosoziologische Untersuchungen im Zittauer Gebirge. Abh. Ber.
Naturkundemus. Górlitz 1992, 66(4): 1-41, 28 tabl. (Ibidem).
Descr. des commuanutés épilithes acidophiles sur phonolite et roches calcaires:
comportement écologique, position synsystém., structure. Une importante pollution a entrainé
l'extinction des communautés épiphytes. Lichens et champignons associés
94-044 MAZZOLENI S, ESPOSITO A. CASTALDO-COBIANCHI R. and BLASI C. -
Bryophyte populations in Mediterranean environments. Relationships to vascular
vegetation and disturbance patterns. PAyrocoenologia 1993, 21(4): 369-385, 7 fig., 1 tabl.
(Dip. Sci. Anim. Veg. Ambiente, Univ. Molise, Via Cavour 50, 1-86100 Campobasso).
Des méthodes d'analyse multivariable sont appliquées à 118 relévés phytosociol. 15
groupes de relevés, nettement définis par des esp. de bryophytes, formes de croiss. et caract, écol. -
Relations avec les perturbations industrielles de la région.
94-045 OCHYRA R. and PÓCS T. - Bryophyta Africana Selecta: a new exsiccata from Africa.
Fragm. Florist. Geobot. 1992, 31(2): 379-388, 2 fig. (Lab. Bryol., W. Szafer Inst. Bot., Polish
Acad. Sci., Lubicz 46, PL-31-512 Kraków).
Bryophyta Africana Selecta, nouvel Exsiccata publié par le W. Szafer Inst. Bot. de
Krakow et l'Eszterhazy Karoly Teacher's Training College d'Eger pour l'Afrique au Sud du tropique
du Cancer, incluant les iles océaniques. Chaque série comprendra 25 numéros (diffusion à 45
exemplaires). Ici, liste des 4 premières séries, avec notes taxonomiques et/ou distrib. Noter
Plagiochila flabellata nouv. pour l'Afrique Est. Anombryum auratum et Gymnocoleopsis multiflora
nouv. pour la Tanzanie.
94-046 PARTYKA L.Ya. - Rare bryophytes of the Crimea. Ukrajins'k. Bot, Zurn. 1992, 49(1):
55-59, 1 tabl., en ukrainien, rés, russe et angl. (Inst. Bot. M.G. Kolodnogo, AN Ukrainj.,
Kiev).
Liste avec loc. de 104 esp. de bryophytes de Crimée.
94-047 SCHEUERER M. - Flora und Vegetation des Naturschutzgebietes "Kleiner Arbersee"
im Hinteren Bayerischen Wald. Hoppea 1991, 50: 233-286, 5 fig, 16 tabl. (Peter-
Rosegger-Str, 10, D-84129 Nittendorf).
Floristique et phytosociologie du Parc Naturel "Kleiner Abersee". Bryophytes et lichens
associés.
94-048 SEIBERT P. und MENHOFER X. - Die Vegetation des Wohngebietes der Kallawaya
und des Hochlandes von Ulla-Ulla in den bolivianischen Anden. Phytocoenologia 1992,
20(3): 289-438, 16 phot., 2 fig., 23 tabl. (Héslstr. 9, D-8000 München 8).
Descr. des associations végétales (structure, distr. site et influence de l'homme) des
prairies et zones subnivales au S de la cordillière de Apolobamba, Bolivie, les hautes plaines de Ulla-
Ulla et lex aires bordant le Kallawaya Indios. Bryophytes et lichens associés.
94-049 VANA J. - The bryophytes of Sabah (North Borneo) with special reference to the
BRYOTROP transect of Mount Kinabalu, XVI. Cephaloziellaceae and Jackiellaceae
(Hepaticae). Willdenowia 1992, 22(1-2): 167-169 (Katedra Bot., Prirod. Fak., Univ. Karlovy,
Benatska 2, Cs-128 01 Praha 2).
Taxonomie, descr., distrib. de Cephaloziella kiaeri, Jackiella angustifolia et J. javanica
présentes à Borneo.
Source : MNHN, Paris
94 BIBLIOGRAPHIE
94-050 WATTEZ J.R. - Etudes sur les Plagiotheciacées du Nord de la France. L'espèce
collective Plagiothecium denticulatum (Hedw.) B.E. Bull. Soc. Linn. Nord Picardie 1993,
11: 31-40, 2 fig. (EFR Pharmacie, 1 rue des Louves, F-8000 Amiens).
Répartition et écologie de Plagiothecium denticulatum dans les département du Nord de
la France. Rareté de la var. undulatum.
Voir aussi: 94-003, 94-006 à 94-009, 94-011 à 94-014, 94-016, 94-051, 94-061, 94-063.
Pollution
Voir: 94-022, 94-024, 94-028, 94-43, 94-044, 94-065.
Conservation des bryophytes
94-051 CORTINI PEDROTTI C., ALEFFI M. - Lista rossa delle Briofite d'Italia. /n: Conti F.,
Manzi A., Pedrotti F., Libro rosso delle piante d'Italia. Roma: Associatione Italiana per il
World Wildlife Fund 1992, pp. 559-637 (Dip. Bot., Univ. Camerino, via Pontoni 5, 162032
Camerino (Macerata).
Liste alphabétique (hépatiques puis mousses) de 367 taxons dont le statut est à protéger.
Pour chacun: basionyme ou synonymes, distr, régionale, citation bibliogr. (cf. Cortini Pedrotti 1986),
distr. géogr. et écol., statut (éteint, menacé, vulnérable, rare).
Documentation, Histoire des Sciences
94-052 BRESINSKY A. - Die Feier des zwelhundertjährigen Jubiläums der Regensburgischen
Botanischen Gesellschaft 1990. Hoppea 1991, 50: 605-654, ill. (Inst. Bot., Postfach 101042,
D-8400 Regensburg).
On y trouve notamment une note concernant l'histoire naturelle à Regensburg, J.C.
Schaeffer et le Jardin botanique.
94-053 BROWN E.A., RAMSAY H.P. and SEUR J. - Australian hepatic types at the National
Herbarium of New South Wales (NSW) and the Ray Herbarium (SYD). Telopea 199,
5(1): 67-90 (Natl. Herb. New South Wales, Roy. Bot. Gard., Sydney NSW, Australia 2000)
Liste de 99 noms avec détails du protologue, étiquette complète, autre herb. connu ayant
partie du type et statut du taxon. NSW et SYD possèdent des types de Stephani, Carrington, Pearson,
Hewson, Na-Thalang, etc.
94-054 ENGEL J.J. - Index hepaticarum supplementum 1986-1987. Taxon 1993, 42(2): 373-391
(Dept. Bot., Field Mus, Nat. Hist., Roosevelt Road at Lake Shore Drive, Chicago Illinois
60605, USA).
94-055 GRABHERR G. und KLEMUN M. - Die Bedeutung David Heinrich HOPPEs für die
Erforschung der österreichischen Alpen. Hoppea 1991, 50: 7-29 (Inst. Pflanzenphysiol.,
Abt. Vegetationsókol. & Naturschutzforsch., Univ. Wien, Althanstr. 14, A-1090 Wien),
94-056 ILG W. - David Heinrich Hoppe: Der Marsch über den Heiligenbluter Tauer. Ein
bislang unverüffentliches Manuskript aus dem Archiv der Regensburgischen
Botanischen Gesellschaft. Hoppea 1991, 50: 31-50, 2 fig. (Naturwiss.-technische Akad.,
Seidenstr. 12-35, D-7972 Isny/Algiu).
94-057 NCUI - Family names in current use for Vascular plants, bryophytes, and fungi. Edited
by GREUTER W., compiled by HOOGLAND RD. REVEAL JL, CROSBY MJ.
GROLLE R., ZILISTRA G. and DAVID J.C. Königstein : Koeltz Scientific Books, 1993,
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 95
[11-95196], [Regnum vegetabile 126]. (6d.: Koeltz Scientific Books, D-6240 Königstein,
ISSN 0080-0694, ISBN 3-87429-346-7, prix: 40DM).
Cet opuscule présente les noms de familles connus et couramment employés et
validement publiés, pour les organismes considérés comme plantes dans le Code International de
Nomenclature botanique. Cette liste "offre le matériel brut à partir duquel on pourra sélectionner de
façon sûre les noms dont on a besoin pour désigner telle ou telle famile définie par ailleurs". Dans
introduction, W. Greuter précise les caractéristiques bibliographiques et documentaires régissant ce
catalogue. Pour chaque famille: réf. bibliographique et genre type.
HOOGLAND R.D. and REVEAL J.L. - Vascular plants family names in current use (pp.
15-60) - CROSBY MJ., GROLLE R., and ZIJLSTRA G. - Bryophyte family names in current use
(pp. 61-70) - DAVID J.C, - Fungal family names in current use (pp. 71-95): la liste complete de tous
les noms de familles validement publiés pour les champignons existant déjà, il ne s'agit là que des
noms pour qui une protection nomenclaturale serait nécessaire. La liste est basée sur "Ainsworth &
Bisby's Dictionary of the fungi" (8° ed. in prep.), les récentes parutions de Systema ascomycetum, la
liste utilisée par la Section mycologique du Royal Botanic Gardens (Kew) pour ranger l'herbier, et
différents articles spécifiques. Les familles des lichens en font naturellement partie.
LICHENS
Systématique, Nomenclature
94-058 McCARTHY P.M. - Saxicolous species of Porina Müll. Arg. (Trichotheliaceae) in the
Southern Hemisphere. Bibliotheca Lichenologica 1993, 52, 134 p., 37 fig. (aut.: Austr. Natl
Herb. Victoria, Roy. Bot. Gard., Birdwood Ave., South Yarra Victoria 3141, Australia; ed.:
Borntraeger Verl., Johannesstr. 3A, D-70176 Stuttgart, ISBN 3-443-58031-9, prix 70DM).
Descr., ill., affinités, distr. des 39 esp. saxicoles de Porina reconnues dans l'hémisphère
Sud. Données sur le genre. Clé, Zamenhofia Clauz. et Roux syn. de Porina. Diagn. de 12 esp. nouv.:
P. aluniticola, P. aptrootii, P. crassa, P. heterocarpa, P. kantvilasii, P. malmei, P. papuensis, P.
partita, P. psilocarpa, P. riparia, P. tasmanica, P. weberi. Nouv. comb. : P. ocellata (Malme)
(=Thelenella o.), P. sagedioides (Zahlbr.) (=Clathroporina s.). Choix de lectotypes. Nouv, nom pour
Tillégitime P. depressula Zahlbr.: P. macroverrucosa. Nouv. syn., liste des taxons exclus ou douteux.
Index géogr. et taxonomique. Le fait que les esp. montrent une pléthore de combinaisons de la
morphologie (thalle et périthece), de la taille, forme et cloisonnement des spores, permet
l'introduction de nouveaux taxons et le rejet ou l'exclusion d'entités douteuses. Cette mise au point
devrait faciliter les investigations des Porina sur d'autres substrats et dans des régions moins
étudiées.
94-059 TEHLER A. - On the monophyly of Lecanactis (Arthoniales) and the transfer of eight
species from Schismatomma. Willdenowia 1992, 22(1-2): 201-214, 9 fig. (Bot. Inst, Stockholms
Univ., S-10691 Stockholm).
Le genre Lecanactis est un groupe monophylétique, caractérisé par la structure
tomenteuse de ses thalles, les hyphes de l'excipule propre sont bruns noirs, devenant plus páles A la
surface, et la présence de dibenzofuranes. 8 taxons, précédement inclus dans Schismatomma, sont
transférés sous Lecanactis: L. elaeocarpa (Nyl.) (=Platygrapha) (avec pour syn. nouv. Chiodecton
mattogrossense), L, epileuca (Nyl) (=Platygrapha), L. flavidosella (Nyl.) (=Platygrapha), L
flaviseda (Nyl.) (=Platygrapha), L. fraudans (Rás.) (=Schismatomma platygraphellum var), L
homeoides (Nyl.) (=Platygrapha), L. inferior (Müll. Arg.) (Platygrapha) et L. subattingens (Nyl.)
(Platygrapha).
Source : MNHN, Paris
96 BIBLIOGRAPHIE
Morphologie, Anatomie
Voir: 94-058, 94-059.
Physiologie, Chimie
94-060 BARTOK K., NICOARA A., VICTOR B., TIBOR O. - Biological responses in the lichen
Xanthoria parietina transplanted in biomonitoring stations, Rev. Roumaine Biol. Ser, Biol.
Vég. 1992, 37(2): 135-142, 1 tabl., 4 fig. (Biol. Res. Inst., Str. Republicii 48, R-3400 Cluj-
Napoca)
Dans la zone trés polluée de la ville de Dej, des Xanthoria parietina ont été transplantés à
différentes distances de la source de polluants (MgO, F,03, Al,03, CeO; etc.): suivi des contenus en
chlorophylle a, de la respiration, de l'accumulation des métaux lourds.
Voir aussi: 94-059, 94-065.
Répartition, Ecologie, Sociologie
94-061 DUBIEL E., OLECH M. - Phytosociological map of NW Sérkapp land (Spitsbergen).
Zesz. Nauk. Univ. Jagiellon., Prace Bot. 1991, 22:47-54, 2 cartes (Inst. Bot. Jagiellon. Univ.,
Dept. Pl. Tax. & Phytogeogr., ul. Lubicz 46, PL-31-512 Kraków)
Cartographie des communautés végétales de Sórkapp Land (Spitsberg) sur la base de 285
relevés phytosociol. Courte descr. des 26 unités reconnues. Relations distrib. des communautés avec
l'environnement (climat, substrat géologique, relief, conditions hydriques, animaux). Bryophytes et
lichens associés.
94-062 KISZKA J. i SZELAG Z. - Nowa dla Pienin gatunki porostow. Fragm. Florist. Geobot.
1992, 37(2): 597-600, 1 fig. en polonais, rés. angl. (Wysza Szkola Pedag., Inst. Biol.,
Podbrzezie 3, PL-31-054 Kraków).
Liste de 34 lichens nouv. pour les Mts Pieniny, Carpathes W polonaises.
94-063 VON DER DUNK K. - Kryptogamenvegetation auf Därchen in Mittelfranken. Hoppea
1991, 50: 537-570, 4 tabl., 12 fig. (Ringstr. 62, D-8551 Hemhofen).
Végétation cryptogamique (notamment bryophytes et lichens) des toits (de matériaux
divers) des maisons en Franconie. Evolution de cette végétation.
4-033, 94-035, 94-042, 94-047, 94-048, 94-058, 94-064, 94-065.
Voir aussi:
Pollution
94-064 LETROUIT-GALINOU M.A. - Les lichens biondicateurs de la qualité de l'air, Bull.
Inform. Assoc. Franç. Lichénol., Mémoires 1993, 2, 117p., ill. (éd.: Association française de
lichénologie, Lab. Cryptogamie, Univ. P. et M. Curie, 75252 Paris Cedex 05, ISSN 0150-
0171, prix 170F).
Ce numéro spécial du Bulletin d'information de l'Association frangaise de lichénologie
comprend les actes du séminaire organisé à Paris, le 21 novembre 1992, par le British Council et le
Laboratoire de Cryptogamie de l'Université Paris VI. M.A. Letrouit Galinou présente la journée
divisée en deux parties: un séminaire et une rencontre-débat.
Le séminaire "Les lichens bioindicateurs de la qualité de l'air" est ouvert par M.A.
Letrouit-Galinou (Que sont les lichens ? pourquoi sont-ils de bons indicateurs de la qualité de l'air?,
pp. 7-12), délimitant en quelque sorte le cadre général du séminaire. - M.R.D. Seaward (Lichens as
monitors of quantitative and qualitative changes in air pollution, pp. 13-21) montre la fiabilité des
lichens dans la quantification de la pollution atmosphérique et insiste aussi sur le fait que les
nouvelles pollutions menacent des aires plus grandes et souvent antérieurement moins polluées. - S.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 97
Deruelle et F. Guilloux (Evolution de la végétation lichénique en région parisienne entre 1981 et
1991, en relation avec la qualité de l'air, pp. 23-41) ont dressé une cartographie de la qualité de l'air
en 1991 dans la région parisienne et précisent la relation dépollution/recolonisation par les lichens
(celle-ci ne suit pas rigoureusement l'échelle de toxisensibilité des lichens). - F. Fredon, M.A,
Letrouit Galinou et M. Avnaim (Recolonisation par les lichens des arbres de Paris, pp. 43-59) ont
observé 1118 arbres (répartis en 27 genres) sur lesquels ont été récoltés 31 esp. de lichens; malgré le
phénomène d'hystérésis, les lichens peuvent être pris en compte dans un suivi annuel (établissement
d'une échelle de l'évaluation de la qualité de l'air à Paris, et carte comparative de cette qualité). - M.
Lerond suit depuis prés de 20 ans la qualité de l'air en Normandie orientale (Suivi de la qualité de
lair en Normandie à l'aide des lichens, pp. 61-69) , l'occasion de faire le point sur les relations
scientifique et médias et grand public en matière de suivi de pollution. - J. Asta (Les lichens,
indicateurs de pollution atmosphérique dans la région Rhóne-Alpes, pp. 71-84) présente trois
exemples: la détection de la pollution acide, celle de la pollution fluorée et l'impact de la pollution
diffuse, à l'aide des lichens dans la région Rhône-Alpes. - C. Van Haluwyn et B. De Foucault (Des
capteurs de la pollution à l'approche floristique dans la bioindication lichénique, pp. 85-91)
expliquent l'intérêt de l'introduction d'une méthodologie "phytosociologique" pour modifier la
méthode Hawksworth & Rose et obtenir une nouvelle méthode plus largement utilisable par tous,
même pour des non-initiés. Les amateurs pourraient être intéressés dès le lycée comme l'exprime J.
Martinez (Exploitation pédagogique de la bioindication lichénique au lycée, pp. 93-95), qui note que
les élèves ont ainsi une autre perception de la biologie et de l'écologie. Une discussion générale clot
ce séminaire,
L'autre partie de la journée est occupée par une rencontre débat ayant pour thème "Les
témoins silencieux de Tair" animée par M.R.D. Seaward, M.A. Letrouit-Galinou (Introduction:
pourquoi la bioindication?, pp. 105-106), S. Gottard (Capteurs physiques et indicateurs biologiques,
pp. 107-108), et JM. Gougis (Indicateurs de pollution en milieu forestier, pp. 109-112). MR.
Seaward cloture la journée (p. 117) en réinsistant sur le fait que les indicateurs biologiques ne sont
pas considérés comme des substituts aux mesures instrumentales de la pollution atmosphérique, mais
quils sont un supplément trés important pour l'évaluation environnementale; ils sont, de plus,
utilisables dans des aires trés vastes.
94-065 MARKERT B. - Plants as biomonitors indicators for heavy metals in the terrestrial
environment. Weinheim: VCH Verlag, 1993, [I]-xxxiii, [1]-644, 170 fig., 120 tabl, (aut:
Univ. Osnabrück, Syst. Res. Group, P.O. Box 4469, D-4500 Osnabrück; ed: VCH
Verlagsgesellschaft mbH, Pappelallee 3, Postafch 10 11 61, D-69469 Weinheim, ISBN 3-
527-30001-5, 298DM).
La possibilté d'observer le statut du métal lourd et de l'élément nutrionnel dans notre
environnement en utilisant les organismes à la place de mesure directes des émissions dans un
écosystème a été largement discutée depuis plus de 25 ans; une mise au point s'imposait, Un
bioindicateur est un organisme qui réagit à des dynamiques environnementales spécifiques par des
changements observables et mesurables. Le bioindicateur donne une information sur la qualité de
notre environnement. Si la méthode est trés standardisée, le bioindicateur peut étre utilisé comme
biomoniteur c'est-à-dire pour la quantification de Ia pollution en fonction du temps et de l'origine de
l'émission. Une quantification de la pollution (biomonitoring) peut étre obtenue par 1. comparaison
des différentes aires polluées, 2. investigation sur de trés longues périodes, 3. comparaison des
données avec des valeurs de référence, 4. comparaison de détermination des poussières
atmosphériques ou de précipitation avec des valeurs estimées en utilisant des biomoniteurs. Le
biomoniteur devra étre présent en grandes quantités, largement distribué sur le globe, facilement
identifiable et prélevable, analysable par les méthodes standardisées disponibles.
56 auteurs ont collaborés à cet ouvrage, qui résume le vaste champ de la quantification de
la pollution par les métaux lourds dans les écosystèmes terrestres par l'utilisation de plantes. Il est
divisé en 6 parties: généralités; aspects chimiques; aspects analytiques; prospection géobotanique et
biochimique et analyse des dépôts de métaux lourds; quantification de la pollution de métaux lourds
Source : MNHN, Paris
98 BIBLIOGRAPHIE
à l'aide de plantes (lichens, champignons, mousses, plantes supérieures); analyse des métaux lourds
dans les plantes pour la sélection d'espèces comme bioindicateurs. Il se dégage de l'ensemble de
l'ouvrage: la nécessité de coordonner les recherches, de mettre au point une bonne standardisation, la
possibilité de mathématisation des schémas, les problèmes liés à l'identification des organismes
utilisables, Bibliographie abondante pour chaque chapitre. Index de 22p.
Partie 1 - Aspects généraux - R.WITTING, General aspects of biomonitoring heavy
metals by plants (pp. 3-27) [bibliométrie, vocabulaire, comparaison des organismes utilisés].
Partie 2 - Aspects chimiques - B. STREIT & W. STUMM, Chemical properties of metals
and the process of bioaccumulation in terrestrial plants (pp. 31-62) [chimie des métaux lourds,
accumulation dans le sol, système racino-mycorrhizique, facteurs et mécanismes de contrôle, aspects
cellulaires et moléculaires]
Partie 3 - Aspects de l'analyse - B. MARKERT, Instrumental analysis of plants (pp. 65-
103) [soin et précision de la préparation des échantillons et des méthodes de mesures sont
nécessaires].
Partie 4 - Prospection géobotanique et biogéochimique et analyse des dépôts de
métaux lourds - H.W.O. ERNST - Geobotanical and biogeochimical prospecting for heavy metal
deposits in Europe and Africa (pp. 107-126) [Les plantes dont les réactions sont visibles ou
détectables sont soit des indicateurs géobotaniques (réactions au niveau des individus, des
populations, des communautés), soit des indicateurs biogéochimiques (réactions seulement
mesurables)]. - R.R. BROOKS, Geobotanical and biogeochimical methods for detecting
mineralization and pollution from heavy metals in Oceania, Asia, and the Americas (pp. 127-153)
[la végétation, notamment les mousses et les lichens, apparaît comme un bon indicateur de
pollution]. - L. STREUBING & J. HANEKE, Higher plants as indicators of uranium occurence in
soil (pp. 155-165). - B. STREIT , R.J. HOBBS & S. STREIT, Plant distributions and soil chemistry at
a serpentine/non serpentine boundary in California (pp. 167-178) [la limite entre sols à serpentine ou
sans serpentine et les types de pelouses est écotonale plutôt que discrète]. - M. ARIANOUTSOU,
P.W. RUNDEL & B.L. BERRY - Serpentine endemics as biological indicators of soil elemental
concentrations (pp. 179-189) [questions posées: y a-t-il des variations de concentrations moyennes
des éléments du sol entre les différentes serpentines? Les concentrations foliaires des plantes de
serpentine peuvent -elles être utilisées pour prédire la concentration des métaux dans le sol?].
Partie 5 - Quantification de la pollution terricole des métaux lourds par les plantes.
A- Lichens - J. GARTY, Lichens as biomonitors for heavy metal pollution (pp. 193-263) [revue
critique de la littérature: quantification, physiologie des lichens, localisation dans le thalle]. - P.L.
NIMIS, M. CASTELLO & M. PEROTTI, Lichens as bioindicators of heavy metal pollution: a case
study at La Spezia (N. Italy) (pp. 265-284) [l'utilisation des lichens liée à des méthodes d'analyse
mutlivariable et de catographie automatique, permet de détecter les principaux modes de déposition
de 13 métaux dans une zone trés anthropisée]. - R, HERZIG, Multi-residue analysis with passive
biomonitoring: a new approach for volatile multi-element contents, heavy metals and polycyclic
aromatic hydrocarbons with lichens in Switzerland and the principality of Liechtenstein (pp. 285-
328) [nouvelle méthode de mesure très importante poir le contrôle des émissions polluantes
actuelles, L' "Heavy metal index", basé sur 13 métaux lourds, permet la mesure de pollution intégrale
en métaux lourds d'un site]. - Z. TUBA and Z. CSINTALAN, Bioindication of road motor traffic
caused heavy metal pollution by lichen transplants (pp. 329-341) [Cladonia convoluta, 8 éléments].
B- Champignons - I. WONDRATSCHEK & U. RODER, Monitoring of heavy metals in soils by
higher fungi (pp. 345-363) [revue critique]. - V. MEJSTRIK & A. LEPSOVA , Applicability of fungi
10 the monitoring of environmental pollution by heavy metals (pp. 365-378).
C- Bryophytes - E. STEINNES, Some aspcts of biomonitoring of air pollutants using mosses, as
illustrated by the 1976 Norwegian Survey (pp. 381-394) [connaissance des modes de dépots des
éléments, schéma analytique; trouver les meilleurs lichens et mousses comme biomoniteurs]. - F.
BRÜNING & K.H. KREEB - Mosses as biomonitors of heavy metal contamination within urban
areas (pp. 395-411) [l'accumulation d'éléments particuliers varie considérablement entre les espèces;
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 99
mêmes de courtes expositions peuvent donner d'utiles indications de pollution par les métaux
lourds].
D- Plantes supérieures - J.A.C. VERKLEL, The effects of heavy metal stress on higher plants and
their use as biomonitors (pp. 415-424). - G. WAGNER, Large-scale screening of heavy metal
burdens in higher plants (pp. 425-434) - R. DJINGOVA R. & I. KULEFF, Monitoring of heavy metal
pollution by Taraxacum officinale (pp. 435-460) - R. BARGAGLI, Plant leaves and lichens as
biomonitors of natural or anthropogenic emissions of mercury (pp. 461-484) [quantification de
l'émission et des dépôts de mercure en utilisant les feuilles des plantes et les lichens épiphytes. Du
fait de la capacité des plantes à agir comme puits et comme source de métal, cette approche doit
conduire à une meilleure compréhension du cycle biogéochimique du mercure]. - A. KABOTA-
PENDIAS, M. PIOTROWSKA & S. DUDKA, Trace metals in legumes and monocotyledons and
their suitability for the assessment of soil contamination (pp. 485-494) [les auteurs concluent que la
réponse de la plante à la pollution métallique des sols est variable et contrôlée par plusieurs facteurs
(plante et sol) parmi lesquels le niveau de pollution est trés important], - M. KOVACS, G.
TURCSÁNYI, K. PENKSZA, L. KASRAB & P. SZÜKE - Heavy metal accumulation by ruderal and
cultivated plants in a heavily polluted district of Budapest (pp. 495-505). - F.Ya. ROVINSKY, L.V.
BURTSEVA & T.B. CHICHEVA - Heavy metals in the vegetation as indicators for the
environmental pollution in the area of the former USSR (pp. 507-514). - A. OZTRUK & I.
TÜRKAN, Heavy metal accumulation by plants growing alongside the motors roads: a case study
from Turkey (pp. 515-522). - A. WALKENHORST, J. HAGEMEYER & S.W. BRECKLE, Passive
monitoring of airborne pollutants, particularly trace metals with tree bark (pp. 523-540) [revue
critique]. - J. HAGEMEYER, Monitoring trace metal pollution with tree rings: a critical reassessment
(pp. 541-561).
Partie 6 - Analyse des métaux lourds dans les plantes pour la sélection d'espèces de
quantification (biomonoteurs) - T. REUONEN T. & P. NUORTEVA - Do phytopathogenic
arthropods alter metal levels of biondicator plants? (pp. 567-576) [Ltinfection et les dommages
foliaires causés par les insectes peuvent influencer les contenus métalliques des échantillons]. - M.
DEU & K.H. KREEB, Seasonal variations of foliar metal content in three fruit tree species (pp. 577-
591) (Malus apparait comme le plus utilisable (par rapport à Pyrus et Prunus) pour la quantification
d'une chaîne de métaux]. - R. HEIMRICH, Changes in Cadmium concentration in the xylem sap of
Fagus sylvatica L. with increasing altitude (pp. 593-600). - H. JOCHHEIM, V. GLAVAC, H.
KOENIES & R. HEIMRICH, Effects of altitude on heavy metal accumulation in soils of beech forest
ecosystems (pp. 601-612) [proposition de nouvelles échelles pour le plomb et le cuivre]. - R.
JAYASEKERA, Concentration of selected heavy metals in different compartments of a Mountain
Rain forest Ecosystems in Sri Lanka (pp.613-622).
94-066 PUSTELNIAK L. - Epiphytic lichens of the city Rzeszow (South-Esatern Poland). Zesz.
Nauk. Uniw. Jagiellon., Prace Bot., 1991, 22: 171-191, 11 fig., 2 tabl. (Inst. Bot. Jagiellon.
Univ., Dept. Pl. Tax. & Phytogeogr., ul. Lubicz 46, PL-31-512 Kraków).
Récoltes de 42 lichens épiphytes dans les limites urbaines de Rzeszow (Pologne SE),
principalement des crustacés, des foliacés toxi-tolérants et des squamuleux. La baisse du nombre des
esp., les changements morphologiques des thalles aussi bien que l'occurrence d'une zone sans lichens
montrent l'évidence d'un changement considérable dans la végétation lichénique de cette ville. Ces
changements sont principalement dus à l'environnement urbain, dont la pollution atmosphérique.
94-067 PUSTELNIAK L. - Application of the transplantation method in studies of the influence
of the urban environment upon the vitality of Hypogymnia physodes (L.) Nyl. thalli. Zesz.
Nauk. Uniw. Jagiellon., Prace Bot., 1991, 22: 193-201, 3 fig., 1 tabl. (Ibidem).
Études préliminaires de l'influence de l'environnement urbain (notamment la pollution
atmosphérique) sur la végétation lichénique en utilisant la méthode de transplantation. Le
pourcentage de cellules algales mortes dans les thalles d'Hypogymnia physodes est adopté comme un
indicateur de cette influence.
Source : MNHN, Paris
100 BIBLIOGRAPHIE
Voir aussi: 94-060.
Documentation, Histoire des Sciences
94-068 PIERVITTORI R., VALCUVIA PASSADORE M., NOLA P. - Italian lichenol
bibliography: 1568-1989. Allionia 1990-1991, 30: 99-169 (Dip. Biol. Veg., Univ. Torino,
Viale Mattioli 25, I-10125 Torino).
Bibliographie de 357 travaux concernant spécifiquement l'étude des lichens italiens entre
1568 et 1989, avec indexation analytique (aire géographique et matière).
94-069 POELT J. - Lichenologie und Lichenologen in Bayern eine Reverenz vor den
Amateuren. Hoppea 1991, 50: 527-536 (Inst. Bot., Karl-Franzens-Univ. Graz, Holteigasse 6,
A-8010 Graz).
94-070 NCU-2 . Names in current use in the families Trichocomaceae, Cladoniaceae, Pinaceae
and Lemnaceae. Edited by GREUTER W., compiled by PITT J.I., SAMSON R.A., AHTI T.,
FARJON A. and LANDOLT E. Königstein: Koeltz Scientific Books, 1993, [1]-150.
[Regnum vegetabile 128] (éd.: Koeltz Scientific Books, D-6240 Königstein, ISSN 0080-
0694, ISBN 3-87429-348-3, prix S0DM).
W. Greuter précise dans l'introduction que ce fascicule fait partie d'une série de trois,
ayant valeur de test quant à l'intérét de telles listes.
PITT J.L. & SAMSON R.A. - Species names in current use in the Trichocomaceae (Fungi,
Eurotiales) (pp. 13-57) - AHTI T. - Names in current use in the Cladoniaceae (Lichen-forming
ascomycetes) in the ranks of the genus to variety (pp.58-106): pour T. Ahti, cette liste est nécessaire
pour la protection de certains noms, pour lesquels l'application stricte du Code de nomenclature
entraínerait des modifications peu plaisantes. 11 genres, 422 esp., 1 sous-genre, 9 sections, 26 sous-
esp. et 30 var. avec réf. bibliogr., basionymes, données sur le type, herbiers consultés. - FARJON A. -
Names in current use in the Pinaceae (Gymnospermae) in the ranks of genus to variety (pp. 107-146)
- LANDOLT E. - Species names in current use in the Lemnaceae (Monocotyledones) (pp. 146-150).
Voir aussi: 94-052, 94-055, 94-056, 94-057.
Source : MNHN, Paris
101
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie publie les résultats des recherches scientifiques
en systématique, biologie et écologie des Bryophytes et des Lichens, La revue accepte les articles
rédigés en francais, anglais, allemand, espagnol et italien.
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mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essentiels exposés dans l'article;
- des mots-clés qui seront sélectionnés par le Comité de Lecture;
- des légendes explicites des figures, planches et tableaux dans la langue du manuscrit et en anglais
(ou français).
La présentation du texte devra faire apparaítre clairement ses subdivisions et leur hiérarchie,
ainsi que le début des paragraphes. Les notes infrapaginales seront numérotées et placées à la fin du
texte.
RÉFÉRENCES. - La liste bibliographique devra se faire par ordre alphabétique des auteurs
et chronologique par auteurs sans tenir compte des auteurs secondaires. Les titres des périodiques
devront être abrégés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburg: Hunt Botanical
Library, 1968) et B.P.H/S (Pittsburg, 1991); les ouvrages cités selon F.A. Stafleu & R.S. Cowan,
1976... Taxonomic literature, Ed. 2. Utrecht Antwerpen Bohn, Scheltema & Holkema. Les références
devront être présentées selon les modèles suivants:
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles. Ann. Sci. Bot.,
sér. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. In: Lindley J., À natural system of Bota-
ny... Ed. 2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3. London:
Hutchinson University Library. 211 p., 26 fig.
Les renvois à la liste bibliographique se feront par le nom de l'auteur et l'année de
publication (utiliser "et al." lorsque l'article est signé par plus de deux auteurs) et non par des renvois
numériques.
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naux de qualité suffisante pour la reproduction directe en offset. Elles devront comporter les échelles
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rotées dans l'ordre d'appel dans le texte. Les tableaux devront être dactylographiés clairement, sans
rature ni surcharge, en s'assurant de la qualité de la frappe. Les documents photographiques doivent
être montés par planches. Les dimensions des originaux ne devront pas excéder le triple de celle de
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seur des traits et la taille des caractères en fonction de la réduction éventuelle.
La publication de planches en couleurs est à la charge des auteurs.
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Tirage à part: limités à 150, dont 25 gratuits.
Source : MNHN, Paris
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systematics, biology and ecology of bryophytes and lichens. The journal accepts manuscripts written
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chy, as well as the beginning of each paragraph. The foot-notes should be numbered and collected at
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Library, 1968) and its supplement B.P.H/S. (Pittsburg, 1991); the books, cited according to F.A.
Stafleu & R.S. Cowan, 1976... Taxonomic literature. Ed. 2. Utrecht/Antwerpen: Bohn, Scheltema $e
Holkema. In the list of the references, the following outline should be adopted:
MONTAGNE C., 1838 - Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles. Ann. Sci. Nat.
Bot., sér. 2, 9: 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 - Hepaticae. Jn: Lindley J., A natural system of
Botany... Ed. 2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 - The structure and life history of bryophytes. Ed. 3. London: Hut-
chinson University Library. 211 p., 26 fig.
The corresponding references in the text should figure by the name of the author and the
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Trésorier ` E. Bury: Directeur de la publication : H. Causse
Commission paritaire 15
S
Source : MNHN, Paris
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par l'A.D.A.C. (Association des Amis des
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ratoire de Cryptogamie du Muséum Na-
tional d'Histoire Naturelle. Les cher-
cheurs de tous pays y publient leurs
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CRYPTOGAMIE propose trois sections:
Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Chaque section publie 4 numéros par an
(tirage: 450 exemplaires).
THE FRENCH JOURNAL
DEVOTED TO CRYPTOGAMY
CRYPTOGAMIE is a periodical
published by A.D.A.C. (Association des
Amis des Cryptogames), settled at Labo-
ratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle. Research workers
from the whole world publish their papers
in French, German; English, Spanish and
Italian, after acceptation by a selection
commettee that comprises experts of inter-
national renown.
CRYPTOGAMIE offers to its subscribers
three sections:
Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologié
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Each section publishes 4 numbers a year
(printing: 450 ex.).
ES Europe BaArrique
Amérique Aste
O australie
Origine des 453 articles publiés de 1986 à 1991
E Europe Mario
Amérique [Asie
Répartition des articles publiés de 1986 à 1991 selon la langue
spagnol
Allemand
itatien
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
C. VAN HALUWYN, A. SEMADI, S. DERUELLE et M.A. LETROUIT. - La
végétation lichénique corticole de la région d'Annaba eme
orientale)
V. CALATAYUD and E. BARRENO. - Ċontribution to the lichen floristics of
eastern Spain - I. Silicicolous lichens and their lichenicolous fungi of
Serra d'Espadà (Castello) ..
J.J. MOYA, R.M. ROS and J. GUERRA. - Bryophyte flora and vegetation of
the Sierra del Maigmó (Alicante, Spain)
P. NAVARRO-ROSINÉS, J. ETAYO, L. ALONSO y J.M. EGEA. - Sobre la
presencia de Verrucaria ionaspicarpa en la Península Ibérica ... 5
SUNITA KAPILA and S.S. KUMAR. - Cytological observations on some west
Himalayan mosses .
S. JOVET-AST. - Le traitement des Riccia d'Amérique du Nord selon R.M.
Schuster .... S
Bibliographie
Bryophytes
Lichens
Instructions aux auteurs .....
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (1): 1-102.
23
43
67.
73
81
87
95.