R Glos
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 15 Fascicule 4 1994
+4 4 NOV. 1994
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur scientifique: Mme S. Jovet-Ast
Rédaction:
Bryophytes: Mme H. Bischler, M. D. Lamy
Lichens: Mme C. Van Haluwyn
(Laboratoire de Botanique et de Cryptogamie,
Faculté de Pharmacie, B.P. 83, F-59006 Lille Cedex)
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie: J. Berthier (Clermont-Ferrand), J.L. De Sloover (Namur), P. Geissler (Genève), S.R.
Gradstein (Utrecht), J.P. Hébrard (Marseille), S. Jovet-Ast (Paris), A. Lecointe (Caen), М.С. Noailles
(Paris), R. Ochyra (Kraków), C. Suire (Bordeaux).
Lichénologie: J. Asta (Grenoble), T. Bernard (Rennes), B. Bodo (Paris), W.L. Culberson (Durham),
M.C. Janex-Favre (Paris), J. Lambinon (Liège), M.A. Letrouit-Galinou (Paris), Cl. Roux (Marseille).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent étre adressés (en 2 exemplaires) à la rédaction de Cryptogamie, Bryologie-
Lichénologie. L'avis d'un lecteur au moins sera requis avant accord pour publication. Bien qu'étant
une revue de langue française, les articles rédigés en anglais, allemand, italien et espagnol sont
acceptés. Les disquettes de micro-ordinateurs (IBM, IBM compatible et MacIntosh) sont vivement
souhaitées. Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de chaque tome. Les
auteurs recevront 25 tirés-à-part gratuits; les exemplaires supplémentaires seront à leur charge.
TARIFS DES ABONNEMENTS Tome 16, 1995
CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie
Pour une section: France: (326F ht) 332,85 F ttc Étranger: 357,00 F
Pour les 3 sections: France: (918 F ht) 937,28 F ttc Étranger: 1000,00 F
Paiement par chèque bancaire ou postal à l'ordre de
A.D.A.C. - CRYPTOGAMIE (CCP La Source 34 764 05 S)
adresséà: A.D.A.C. 12 rue Buffon, F-75005 Paris.
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie est indexé par Biological Abstracts,
Chemical Abstracts, Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1994. CRYPTOGAMIE-ADAC.
Source- MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 15 FASCICULE 4 1994
CONTENTS
J.P. HÉBRARD and R. LOISEL - Search for factors maintaining terricolous
bryoflora richness in isolated habitats: the case of sclerophyllous oak
groves of the occidental border of the Maures massif (Var, France). (in
French) . 267
J.L. DE SLOOVER - The Mosses of Moorea (French Polynesia). (in French). 291
R. GAUTHIER and J. PUJOS - Note on the presence of Sphagnum majus
(Russow) C. Jens. in France. (in French) ..... 311
I. MARTÍNEZ and A.R. BURGAZ - Study of the thallus anatomy of Peltigera
canina and P. membranacea. (in Spanish) 321
F. LARA. - New localities for Orthotrichum ibericum in Spain. (in Spanish) ...... 337
Bibliography
Bryophytes 341
Lichens.. 346
Index... 351
Table of volume 15... 363
Bibliothéque Centrale Muséum
HNL
3 300::0922784 UN Paris
oL
735 din
FUME À
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (4): 267-290 267
RECHERCHE DES FACTEURS DU MAINTIEN
DE LÀ RICHESSE DE LA BRYOFLORE TERRICOLE
EN HABITATS ISOLÉS:
LE CAS DES CHÉNAIES SCLÉROPHYLLES
DE LA BORDURE OCCIDENTALE
DU MASSIF DES MAURES (VAR, FRANCE)
ТР. HÉBRARD et R. LOISEL
Laboratoire de Botanique et d'Écologie Méditerranéenne,
Institut Méditerranéen d'Écologie et de Paléoécologie,
Faculté des Sciences et Techniques de Saint-Jéróme,
avenue Escadrille Normandie-Niemen
F-13397 Marseille / cedex 20
RÉSUMÉ - Le traitement par AFC de 25 relevés bryophytoécologiques et l'analyse quantitative
d'inventaires bryofloristiques provenant de 4 structures forestières (surfaces respectives: 3976, 6160,
13115 et 77617 mô) isolées dans le vignoble des environs de Pierrefeu-du-Var (substrat siliceux)
montrent, qu'en ce qui concerne ces écosystèmes à chênes sclérophylles (Quercus ilex L., plus
rarement Quercus suber L), la richesse et la diversité des communautés muscinales terricoles sont
d'autant plus grandes que le microclimat est plus humide. Ainsi, les conditions optimales du maintien
de la richesse, notamment en bryophytes forestiéres, sont réalisées ici à l'ubac du Défens du
Bécasson (surface: 77617 пі, largeur maximale: 151 m), bien protégé de l'action desséchante des
vents dominants, et où l'architecture des formations de végétaux ligneux est hétérogène.
D'autre part, la diversité des microhabitats disponibles au niveau des deux plus grands îlots
(pente forte, présence de clairières et de lisières perturbées) contribue à accroître leur richesse globale
en bryophytes. Enfin, la présence d'une strate arbustive dense limite l'accumulation des feuilles
mortes à la surface du sol, ce qui permet un bon développement de la bryostrate et corrélativement
un enrichissement en taxons forestiers, lorsque l'humidité ambiante est suffisamment élevée,
ABSTRACT - Processing (FAC) of 25 bryophytoecological relevés and quantitative analysis of
bryofloristical inventories from 4 forest structures (surface values respectively 3976, 6160, 13115
and 77617 m’) isolated within the vineyard near Pierrefeu-du-Var (siliceous substratum) show that,
for what concerns sclerophyllous oaks ecosystems (Quercus ilex, more rarely Quercus suber ), the
more humid the local microclimate is, the greatest are richness and diversity of terricolous
communities of bryophytes, The optimal conditions for preservation of richness in forest bryophytes
are here realized at the Défens du Bécasson (surface: 77617 m, maximum width: 151 m), a north-
facing side which is well protected against the drying action of dominant winds and where the
architecture of the ligneous formations is heterogeneous.
On the other hand, the diversity of available microhabitars in the 2 largest isolates (strong
slope, presence of clearings and disturbed skirts) contributes to increase their global richness in
bryophytes, Furthermore, the presence of a dense layer of shrubs limits the accumulation of dead
leaves on soil surface, allowing a good spread of the bryophyte layer and correlatively an enrichment
in forest taxa when ambient humidity is high enough.
|
Source : MNHN, Paris
268 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
INTRODUCTION
Soumise à des perturbations et usages multiséculaires, la forêt méditerranéenne
connaît, sur le revers septentrional de la Méditerranée, à la fois une augmentation
globale de sa superficie (Barbero et Quézel 1989, Barbero et al. 1990, 1991), mais aussi
une fragmentation des écosystèmes forestiers, particulièrement dans les secteurs juxta-
urbains, en raison de l'urbanisation et d'une agriculture - notamment la viticulture -
encore en extension malgré la politique agricole commune (Barbero 1992). Dés que les
conditions topographiques le permettaient (vallées, replats, bas de versants), la culture
de la vigne a été favorisée, et l'est encore, puisque son extension est également
encouragée comme élément de lutte contre la propagation des incendies de forét. Tout
ceci a eu pour conséquence une fragmentation des structures sclérophylles à base de
Quercus ilex L. ou de Quercus suber L. en habitats isolés. Ces derniers sont en outre
soumis, du fait de leur situation, aux dérives de l'agriculture moderne: traitements
herbicides et épandages excessifs d'engrais.
La présente contribution s'inscrit dans une étude pluridisciplinaire ayant pour
objet la "recherche des conditions de maintien, en région méditerranéenne, des
populations animales et végétales en situation d'habitat isolé" (comité écologie et
gestion du patrimoine naturel).
Les résultats exposés visent à une meilleure connaissance des facteurs régissant
le maintien de la richesse et de la diversité de la bryoflore, au sein d'lots à dominante
de sclérophylles, situés dans le vignoble de la bordure occidentale du massif des
Maures (Var).
RECUEIL DE L'INFORMATION SUR LE TERRAIN
1- Méthodologie
Nos investigations n'ont concerné que les communautés muscinales terricoles.
Afin de recueillir des données permettant de mettre en évidence des groupes de
bryophytes écologiquement significatifs, le choix des placettes des relevés a été
effectué en fonction des combinaisons de taxons observées sur le terrain dans des
conditions globalement homogènes. Etant donné la rareté des bryophytes dans certaines
stations, il n'a pas été possible de réaliser un nombre comparable de relevés au niveau
de chacun des flots forestiers. En ce qui concerne la surface des relevés
bryophytoécologiques, la valeur constante de Іт? a été retenue, car elle est
suffisamment importante pour pallier les inconvénients que représentent, dans les
milieux étudiés, la relative pauvreté de la bryoflore et la dispersion des colonies de
muscinées, souvent constituées d'un seul taxon. L'abondance-dominance de chaque
bryophyte a été chiffrée en utilisant les coefficients (* à 5) de la méthode sigmatiste.
La distance de chaque placette de relevé par rapport à la vigne la plus proche
(DV) a été mesurée, alors que, mise à part l'exposition (Exp), la valeur de six variables
stationnelles a été estimée: pente (°), recouvrement (% de la surface de relevé) des
parties aériennes des arbres (RAh) et des arbustes (Rah) d'une part, des strates herbacée
(Rh), muscinale (Rm) et de la litière (Rlit: feuilles mortes, débris ligneux) d'autre part.
Source : MNHN, Paris.
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 269
En outre, afin de disposer d'une information exhaustive sur la richesse
bryofloristique des stations choisies, des inventaires ont été établis aprés exploration
minutieuse de la totalité de leur surface forestière.
2 - Caractérisation des stations et des placettes des relevés
Les quatre stations retenues se localisent sur la commune de Pierrefeu-du-Var
(bordure occidentale du massif des Maures), entre 1,7 et 3,8 km au nord-est du village.
Du point de vue bioclimatique, ce secteur se situe, d'apres Médail (1992) dans
l'étage subhumide à hiver tempéré (système d'Emberger) avec une période
biologiquement sèche de la mi juin à la fin août,
Il s'agit de structures forestières de surface variable, isolées dans le vignoble.
Leur altitude est comprise entre 70 et 120 mètres. Le substratum géologique, de nature
essentiellement siliceuse, est constitué par des grés fins du Permien "rouge" (r) et plus
rarement (station f) par des sables et des galets de phyllade (fy: alluvions anciennes en
bordure des Maures, cf.: carte géologique de la France, échelle 1/50000, Collobrières
XXXIV-45, n° 1046, publiée en 1969 par le Bureau de Recherches Géologiques et
Miniéres).
La végétation est organisée autour des chênes sclérophylles Quercus ilex et
plus accessoirement (sauf en f) Quercus suber. Les espèces suivantes, choisies parmi
les plus abondantes, sont communes à l'ensemble des flots: Quercus ilex, Quercus
suber, Quercus pubescens Willd. subsp. pubescens, Pinus halepensis Miller, Cistus
monspeliensis L., Erica arborea 1... Phillyrea angustifolia L., Asparagus acutifolius 1...
Brachypodium phoenicoides (L.) Roemer et Schultes, Clematis flammula L., Hedera
helix L. subsp. helix, Lonicera implexa Aiton, Rubia peregrina L. subsp. peregrina.
Dans ce qui suit, les coordonnées (grades) correspondent à un point situé au
centre de chaque îlot. Sauf pour la station f (mesures effectuées sur le terrain, cf.
Médail 1992), les longueurs (L), largeurs maximum (lm) et les surfaces (S: les îlots
sont de forme irréguliére et ne peuvent étre assimilés à des figures géométriques
simples) ont été calculées à l'aide d'un logiciel de traitement d'image (Le Coeur 1992),
à partir de photographies aériennes (échelle: 1/17000). Pour les stations d et a, une
correction a été réalisée, afin de tenir compte de la pente.
Station d: Défens du Bécasson (4,2493 E x 48,0400 N), L = 844 m, lm = 151
m, S = 77617 m°, exposition générale: nord.
Cet ubac (pente moyenne globale d'environ 16°) est couvert jusqu'à proximité
de la créte de formations ligneuses denses. Du nord au sud, nos observations ont
concerné trois secteurs principaux.
- Une zone perturbée (coupe affectant une partie de la canopée et du sous-bois,
présence d'ordures), au contact de la yeuseraie et de broussailles à Prunus spinosa L.,
Spartium junceum L. et Rubus (relevés dFO1 et dF10) bordant un chemin d'exploitation.
Quercus suber, Arbutus unedo L., Erica arborea et Pistacia lentiscus L. ont été notés à
proximité de ces placettes au niveau desquelles Hedera helix subsp. helix et Geranium
purpureum. Vill. sont fréquents.
- La chénaie d'Yeuse proprement dite, souvent très fermée, à sous-bois trés peu
développé et à strate herbacée pauvre (Asplenium onopteris L., Carex distachya Desf.,
Source : MNHN, Paris
270 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Hedera helix subsp. helix, Ruscus aculeatus L.). Certaines placettes (dFOS, dF11) où
prospère Selaginella denticulata (L.) Link semblent plus humides que d'autres (4ЕО7,
dFO8, dF09, dF12 et dF13), au niveau desquelles la litière de feuilles mortes occupe
parfois une grande place.
- Un maquis dense arboré avec Erica arborea (dominant), Arbutus unedo et
Viburnum tinus L. dans lequel abondent notamment Selaginella denticulata et Veronica
officinalis L. (relevés df01, dF02, dF03, dF04 et dF06). Signalons que df01 correspond
à une clairière (Erica arborea, Cistus monspeliensis, Carex distachya, Selaginella
denticulata) au coeur de la zone forestière. En hiver et au printemps, le sol y demeure
humide du fait de la présence de suintements.
Station a: Mollo Trocado, grand flot (4,2568 E x 48,0485 №), L = 277 m, lm =
38m, S = 13115 m".
Cet flot forestier, étroit et allongé, est entouré de toutes parts par des cultures.
Quercus ilex constitue le fond de la strate arborée qui renferme quelques chênes lièges.
La strate arbustive, peu développée, n'est représentée que par des individus épars de
Cistus monspeliensis, Crataegus monogyna Jacq. subsp. monogyna, Erica arborea,
Ligustrum vulgare L., Phillyrea angustifolia ex Viburnum tinus. En ce qui concerne les
lianes et les herbacées, on remarque la présence de Smilax aspera L., Tamus communis
L., Arisarum vulgare Targ.-Tozz., Asplenium onopteris, Brachypodium retusum (Pers.)
Beauv., Jasione montana L., Ruscus aculeatus et Stipa bromoides (L.) Dörfler. Deux
sous-stations principales ont été distinguées:
- La sous-station a3 (relevés a3F1 - a3F4), dans laquelle nous avons noté le
chêne pubescent, se localise au fond d'une dépression à l'extrémité nord de Гог, En
pente faible, elle est bordée par un canal d'irrigation (mise en eau temporaire) et
séparée des vignes par des talus peuplés de ronciers.
- Les sous-stations al (alF1) et a2 (a2F1, a2F2) se trouvent en exposition est
sur le versant du grand Mollo Trocado (pente jusqu'à 40° en a2) qui surplombe des
vergers et est séparé des vignes par la crête. Des amas de blocs parsèment ce versant,
dont l'ambiance est plus xérique qu'en a3.
Station f: Le Collet de la Basse (4,2740 E x 48,0475 N), L = 280 m, Im = 30 m,
S=6160 m°.
Ce bosquet, isolé dans le vignoble, occupe un versant surplombant en pente
douce la route du vallon de Maraval. Quercus suber domine en strate arborée alors que
la strate arbustive, très éparse (Arbutus unedo, Erica arborea, Pistacia lentiscus ),
s'enrichit en espèces héliophiles (Calicotome spinosa (L.) Link, Cistus monspeliensis,
Lavandula stoechas L. subsp. stoechas). Enfin, la strate herbacée (Asplenium onopteris,
Brachypodium retusum, Dactylis glomerata L., subsp. hispanica (Roth) Nyman, Ruscus
aculeatus, Teucrium chamaedrys L., Stipa bromoides ) diffère peu de celle de l'ilot
précédent.
Compte tenu des conditions plutôt défavorables aux bryophytes (xéricité
accusée, litière couvrant de grandes surfaces), nous ne disposons ici que de trois relevés
provenant de la partie ouest de l'ilot f. Deux d'entre eux (fFO1 et fF02) se localisent au
pied d'un talus les séparant de la vigne haute, alors que fF03 a été réalisé dans une zone
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 271
perturbée (coupe de bois affectant la strate arborée, proximité d'ordures et de déchets
agricoles divers).
Station с: La Clouachière (4,2503 E x 48,0525 №), L = 84 m, Im = 60m, S =
3976 m°.
Contrairement aux précédentes, cette station se situe sur un replat s'abaissant
insensiblement du nord au sud. Proche d'une ferme, l'action anthropique y est sensible
(coupe).
Quercus ilex, Quercus suber et Pinus halepensis constituent l'essentiel de la
strate arborée, souvent éclaircie. La strate arbustive, trés dispersée, offre une
composition floristique voisine de celle du Collet de la Basse. Il en est de méme pour la
strate herbacée. La sécheresse du milieu ambiant, la puissance de la litière (сЕО2) et la
présence d'affleurements rocheux (cFO1) sont responsables de la grande pauvreté en
bryophytes de la station c.
ANALYSE QUALITATIVE DES RELEVÉS PROVENANT
DES DIFFÉRENTS ÎLOTS FORESTIERS
Elle a été réalisée grâce au traitement par analyse factorielle des
correspondances (AFC) de 25 relevés bryophytoécologiques (le relevé n° cF01, pauvre
en mousses et contenant une espèce qui lui est propre a été éliminé). Cette méthode
permet de rechercher les affinités et les dissemblances existant entre les relevés à
travers leurs cortèges bryofloristiques. Dans le cas présent, elle permet aussi de situer le
peuplement muscinal des différents flots par rapport au gradient écologique sous-
tendant chacun des axes.
Signalons que, lors du traitement, a été réalisée une classification ascendante
hiérarchique (CAH) qui, prenant en compte les coordonnées des points-relevés sur les
axes issus de l'AFC, permet d'isoler des groupes de relevés affines. En outre, une étude
des corrélations existant d'une part entre l'ordination des relevés le long des axes 1 et 2
et les valeurs de plusieurs variables stationnelles, et d'autre part entre les valeurs de ces
dernières a été réalisée,
1- Codage des données (tableaux 1 et 2)
Codage des relevés. - Le code des relevés commence par une lettre identifiant
la station. En deuxième (ou en troisième position: grand Mollo Trocado), F ou f
indiquent respectivement que les observations proviennent soit de l'ilot forestier
proprement dit, soit d'une clairière située en son sein.
Dans le cas de la station a, trois sous-stations correspondant à une localisation
et à une situation topographique différentes ont été distinguées (chiffres suivant a).
Enfin, les deux derniers chiffres du code indiquent le numéro d'ordre des relevés
phytoécologiques effectués sur chaque placette d'un mètre carré.
Codage des bryophytes et nomenclature utilisée. - La plupart des numéros de
code ont été empruntés au formulaire établi par Brisse et Grandjouan (1979), d'après la
Source : MNHN, Paris
272 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
aRYSTO.FLO «-- BRYZFO.ORI
Fichier-flore:C:VELCNTERSVEICHBIOVBRY. 81
27 espèces pour 26 relevés
о
dddddaddddddddaaaas
FERFFFFFFFFFFIT2233
000000000111106FFFF
1234567890123111212
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A
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E
E
E
Hypnum cupressiforme (cupressiforme var.)
Trichostomum mutabile (brachydontium subsp.)
Fissidens taxifolius (taxifotius subsp.)
Scleropodium teuretii
Rhynchostegium confertun
Fissidens viridulus (viridulus var.)
Scleropodium purum
Plagiomiun affine
Weissia controversa (controversa var.)
Dicranum scoparium
Bryum torquescens
Fissidens algarvicus
Lophocolea heceropny La
Cephaloziella turneri
Brachythecium rutabulum
Scapan
PLeuridium acuminatum
Fossonbroni
compacta
angulosa
Fosscabronia pusilla (pusilla var.)
Eurynchiun praelongum
a microstoma (microstoma var.)
Weiss
Ricci
crozaisii
Entosthodon attenuatus
Fossonbronia husnotii
Targionia Lorbeer
Wonalothecium sericeum
Bryum сарі аге (сарі аге var.)
Tabl. 1 - Données bryofloristiques: relevés (surface = 1 m’, abondance - dominance: + à 5) effectués
dans 4 îlots forestiers à chênes sclérophylles des environs de Pierrefeu-du-Var (substrat siliceux). Le
n° de code (0131 à 1518) et le nombre de présences (1 à 20) sont précisés pour chaque taxon.
Numéro Pente Exp
relevé
aro
аваг
авах
aros
dros
dro
ro7
авав.
dro
aF10
art
dri
dF13
fot
эн
adr
ES
зэл
232
E
aine
С]
#02
+03
crt
ек2
005
002
015
015
020
020
oto
ота
005
000
015
005
005
015
030
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040
005
010
oto
oto
005
005
005
000
002
001
001
001
001
001
001
001
001
001
005
001
001
001
001
003
005
003
001
001
001
001
006
006
006
005
002
ov
185
252
390
250
560
E
253
38
225
225
316
210
200
350
186
245
265
276
276
353
393
240
220
210
078
230
22
000
080
000
000
080
000
090
090
080
070
080
080
090
000
080
080
080
080
080
080
080
060
060
060
070
040
Tabl. 2 - Etats des variables stationnelles: relevés
sclérophylles des environs de Pierrefeu-du-Var (substrat siliceux). Pente (°); Exp: exposition; DV
(dm): distance de la placette de relevé par rapport à la vigne la plus proche; recouvrement (% de la
surface de relevé): RAh = parties aériennes des arbres, Rah = parties aériennes des arbustes, Rh =
strate herbacée, Rm = strate muscinale, Rlit = litière de feuilles mortes.
Rah
030
000
090
000
000
000
000
000
000
090
025
000
000
Rh
010
910
910
000
030
005
010
000
ato
005
000
005
000
070
020
010
015
005
005
020
000
000
090
050
000
000
060
090
080
060
040
095
060
060
060
075
060
020
040
030
020
060
025
040
050
020
030
050
020
020
040
010
вис
030
000
010
910.
020
000
030
030
030
020
025
075
060
000
030
030
060
055
030
060
050
050
070
030
050
090
effectués dans 4 îlots forestiers à chênes
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLES 273
flore d'Augier (1966). Toutefois, Fossombronia Һиѕпотіі Corb. (= 1516) et Targionia
lorbeeriana K. Müll. (= 1518), qui ne figurent pas dans l'ouvrage précité, ont été codés
séparément.
La nomenclature a été modernisée. Pour les mousses elle se réfere à Corley er
al. (1982): espèces, ainsi qu'à Smith (1978) ou à l'index Muscorum (Wijk er al. 1969):
taxons infraspécifiques, alors que pour les hépatiques, nous avons utilisé la liste de
Grolle (1983).
Codage des variables stationnelles. - L'exposition (Exp) a été codée de la
façon suivante: 1 = N, 2 = S, 3 = E, 4 = O, 5 = indéfinie (terrain plat). En ce qui
concerne les six autres paramètres, de nature quantitative, les valeurs brutes ont été
directement utilisées.
2 - Résultats
Interprétation de l'axe 1 (valeur propre = 0,531, fig. 1)
* Taxons à forte contribution"
- Côté -: Scleropodium purum (8), Plagiomnium affine (8), Dicranum scoparium
(5), Cephaloziella turneri (3), Fossombronia angulosa (2), Scapania compacta (2).
= Côté +: Scleropodium touretii (10), Fissidens viridulus var. viridulus (9),
Rhynchostegium confertum (8), Fissidens algarvicus (4), Fossombronia pusilla var.
pusilla (2).
Parmi les bryophytes se trouvant du cóté négatif de l'axe 1, les trois premieres
recherchent une humidité ambiante élevée, du moins pendant l'hiver et le printemps.
Dans le sud-est de la France, ces mousses ne deviennent fréquentes qu'à partir de l'étage
montagnard. En basse Provence, on les rencontre à peu près exclusivement sous couvert
de formations arborées ou arbustives denses occupant des gorges encaissées, les ubacs,
ou les parties les plus élevées de l'intérieur des massifs des Maures et de l'Estérel. Dans
ces deux massifs, Cephaloziella turneri, Scapania compacta et Fossombronia angulosa
sont également liés à des milieux très forestiers, où ces hépatiques s'observent de
préférence sur les talus ombragés et en bordure des ruisseaux.
Les quatre mousses présentes du côté positif de l'axe sont au contraire
répandues dans les forêts méditerranéennes à chênes sclérophylles qui correspondent
souvent à des conditions de xéricité accusée (basse altitude, adrets, strate arbustive peu
développée, mauvaise protection contre l'action des vents dominants). Ainsi, Fissidens
viridulus var. viridulus et Rhynchostegium confertum peuvent entre autres être
considérés comme des xérosciaphiles liés aux yeuseraies et aux suberaies. Enfin,
Yhépatique Fossombronia pusilla var. pusilla tolère dans la dition une sécheresse
importante, puisqu'elle abonde sur les sols dénudés.
En conséquence, l'axe 1 sous-tend probablement un gradient croissant de
xéricité (atmosphérique et édaphique) évoluant dans le sens - vers +.
Le chiffre ou le nombre mis entre parenthèses après chaque binôme exprime le nombre de fois où
le taxon est présent dans les relevés du tableau 1
Source : MNHN, Paris
274 J.P. HÉBRARD et В. LOISEL
a - Station d - Compte tenu de l'exposition au nord, de la surface importante et
de l'extrême densité des formations forestières limitant à l'est et à l'ouest la zone que
nous avons prospectée (bonne protection latérale contre l'action desséchante des vents
dominants), le Défens du Bécasson est sans aucun doute la station dont le microclimat
est le plus humide. On constate ainsi, que la plupart des relevés de cette station sont
regroupés dans le sous-ensemble B2, situé du cóté négatif de l'axe 1.
Si notre hypothèse est exacte, le relevé dF06, qui marque le pôle négatif de l'axe
et dans lequel Scleropodium purum (abondance-dominance = 5) et Dicranum scoparium
ont un recouvrement considérable (Rm = 95 %), correspond probablement à la placette
la plus humide. Ce relevé a été réalisé en effet au coeur de l'ilot (DV = 64 m), sous
couvert dense d'Erica arborea (Rah = 70 96).
Le relevé df01 provient aussi du coeur de l'ilot (DV = 35 m), mais d'une zone de
discontinuité de la canopée (RAh = 0) où la strate arbustive est moins dense (Rah = 30
%). Toutefois, l'existence de suintements entretient une humidité élevée au niveau de
cette placette (présence d'Entosthodon attenuatus, hygrophotophile).
En s'éloignant davantage du pôle négatif de Гахе 1, les relevés dF02, dF04,
dF03, dF11 et 4ЕО5 correspondent encore à des biotopes trés humides, puisqu'ils
renferment au moins deux des trois mousses les plus hygrosciaphiles de la dition. En
outre, le recouvrement muscinal atteint ici des valeurs élevées (60 à 90 %, rarement 40
% en dF05, moyenne = 66 % + 19,49), ce qui indique des conditions favorables au
développement des bryophytes.
La plupart de ces relevés ont été effectués à une distance importante des vignes
(DV compris entre 31,6 et 56 m, seulement 25,2 m pour dF02, où les pertes d'eau dues
au ruissellement semblent plus réduites: pente = 2° en dF02, contre 15-20* pour les
quatre autres placettes), soit dans des peuplements arborés à sous-bois de bruyères (Rah
= 60-70 % en dF02, dF04 et dF03), soit au sein de formations presque impénétrables de
Quercus ilex (RAh = 80 % en dF11 et dF05), où le sol conserve bien l'humidité.
D'autre part, certains relevés (dF01, dF07 et dF09) sont hétérogènes si l'on
considere les exigences hydriques des muscinées qui constituent leurs listes respectives.
Ainsi, Scleropodium purum, Plagiomnium affine et Eurhynchium praelongum
(hygrosciaphiles) sont présents (abondance-dominance faible) dans le relevé dFO1
(ensemble A) où apparaissent des espèces de forêts sèches telles que Rhynchostegium
confertum, ainsi qu'un nombre non négligeable de taxons photophiles et (ou) xérophiles
(Bryum torquescens, Riccia crozalsii, Weissia controversa. var. controversa, Weissia
microstoma yar. microstoma ) indiquant une ouverture ponctuelle et probablement
récente du milieu (RAh = 0). La placette se localise à la périphérie de la zone forestière
(DV = 18,5 m). Elle est en conséquence moins bien protégée du vent. Cependant, la
situation en bas de versant, la pente faible (5°) et la présence d'arbustes (Rah = 20 46)
permettent le maintien des trois mousses hygrosciaphiles précitées.
Les relevés dF12, dF09 (sous-ensemble B2) et dF07 (B1) ne contiennent plus
que Plagiomnium affine ег sont donc très appauvris en espèces forestières
hygrosciaphiles. Mis à part le relevé dF12, dont la position sur l'axe 1 est difficile à
interpréter étant donné sa relative pauvreté bryofloristique (la faible valeur de Rm
témoigne ici de conditions défavorables aux muscinées: proximité des vignes, absence
de strate arbustive, litière de feuilles de Quercus ilex recouvrant 75 % de la surface de
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 275
la placette dF12), la présence de Scleropodium touretii (abondance-dominance = + en
dF09 et 3 en dF07), de Pleuridium acuminatum (dF09) ou de Fissidens viridulus var.
viridulus (4ЕО7) atteste une xéricité accrue du milieu ambiant, également en relation
avec la proximité des zones cultivées (DV = 22,5 m en dF09 et 25,3 m en dF07),
l'absence de strate arbustive et peut-étre aussi avec une plus grande pauvreté du substrat
en éléments fins (hétérogénéité de la texture du sol d'un point à l'autre de 1101, du fait
de l'érosion consécutive à la dégradation considérable du couvert forestier de la station
d, visible sur les photographies aériennes réalisées par l'I.G.N. en 1950).
Le méme type d'interprétation s'applique aux relevés dFOS et dF13 (sous-
ensemble B11) qui correspondraient, d'après notre hypothèse, aux placettes les plus
sèches de la station d. Outre l'absence de Scleropodium purum, de Plagiomnium affine
et de Dicranum scoparium, on remarque la valeur basse (= 1) du coefficient
d'abondance-dominance de Fissidens taxifolius subsp. taxifolius, plus hygrophile que
les autres Fissidens rencontrés au cours de ce travail. Cette constatation suggére une
perméabilité accrue du substrat, car ce taxon atteint un développement optimum sur les
horizons riches en argiles et en limons fins. En outre, Hypnum cupressiforme var.
cupressiforme (abondance-dominance = 4 en dFO8) et Scleropodium touretii
(abondance-dominance = 3 en dF13) semblent favorisés ici par l'ambiance relativement
xérique régnant dans ces yeuseraies sans sous-bois. De même, la constance de Weissia
controversa var. controversa confirme la sécheresse du pédoclimat (texture du sol plus
grossière).
b - Autres stations - Dans le sens d'une xéricité croissante, le sous-ensemble
В! s'oppose à B2 sur l'axe 1. En dehors des espèces à forte contribution, dont certaines
lui sont propres (Fissidens viridulus var. viridulus, Fissidens algarvicus, Fossombronia
pusilla. var. pusilla ), le premier sous-ensemble se différencie du second par les valeurs
plus faibles du coefficient d'abondance-dominance de Fissidens taxifolius subsp.
taxifolius (hygrosciaphile) et par l'augmentation considérable de la présence de Weissia
controversa var. controversa (xérophile fréquent sur les sols très perméables). Du
point de vue des conditions stationnelles, les sous-ensembles B1 et A (pro parte) se
composent en majeure partie de relevés provenant des flots du grand Mollo Trocado et
du Collet de la Basse, entourés de toutes parts par le vignoble, de superficie bien
inférieure à celle du Défens du Bécasson et dans lesquels la strate arbustive est peu
développée.
Station a. - En ce qui concerne cette station (yeuseraie dense: RAh —
80%, sans strate arbustive), il serait à notre avis illusoire, au vu des listes dont nous
disposons, de prétendre expliquer de facon rigoureuse la position relative de chacun des
relevés des deux sous-ensembles situés du cóté positif de l'axe 1. Ces sous-ensembles
opposent essentiellement les relevés de la sous-station a3 (B11), plus humide car située
à peu de distance d'un canal d'irrigation, au fond d'une dépression profonde d'une
dizaine de mètres (pente comprise entre 5 et 10°), à ceux de la sous-station a2, qui
correspond au contraire au versant est du grand Mollo Trocado, non protégé du mistral.
Du point de vue bryofloristique, Fissidens taxifolius subsp. taxifolius et Fissidens
viridulus var. viridulus, constants dans les relevés de a3, manquent en a2F1 et a2F2. De
la méme façon, Trichostomum brachydontium subsp. mutabile, dont la présence indique
Source : MNHN, Paris
276 J.P, HÉBRARD et R. LOISEL
aussi une humidité édaphique assez importante, est constant en a3 avec une abondance-
dominance plus élevée qu'en a2 (2 et 3 contre seulement + en a2Fl). Par contre,
Scleropodium touretit qui semble plus xérophile (nuance) que Fissidens viridulus var.
wiridulus et que Rhynchostegium confertum, est plus rare en a3 qu'en a2 où
Fossombronia pusilla var. pusilla (xérophile et thermophile) a été noté.
Ainsi, les relevés a2F1 et a2F2 correspondent sans doute aux biotopes les plus
secs de la dition, non seulement du fait de l'absence de protection contre l'action des
vents dominants, mais également en raison de la valeur forte de la pente (40°).
Stations f et c. - Les relevés fF02 et fF01 ont une composition
bryofloristique voisine, comparable à celle des relevés de la station a. Malgré
l'incontestable sécheresse du milieu ambiant (Weissia controversa var. controversa est
présent en fF02 et fF01 qui proviennent d'une suberaie exposée à l'ouest: RAh = 60 96,
Rah = 0), la situation au pied d'un talus et la pente faible (5°), contribuent à améliorer
localement le bilan hydrique du sol, autorisant ainsi le maintien de Fissidens taxifolius
subsp. taxifolius et de Fissidens viridulus var. viridulus.
Quant aux relevés CF02 (flot de superficie réduite, exposition sud, RAh = 40 46,
Rlit = 90 %) et fF03, ils correspondent à des placettes perturbées (coupe). Etant donné
le contexte xérique, la bryostrate est peu développée (Rm = 10 % en CF02 et 20 % en
fF03), de telle sorte que ces relevés pauvres en mousses ne fournissent qu'une
information limitée.
c - Etude des corrélations - Les corrélations existant d'une part entre
l'ordination des relevés le long de l'axe 1 et diverses variables stationnelles (r) et d'autre
part entre les valeurs de chacune de ces variables (г) ont été recherchées. Cette analyse
apporte des arguments en faveur de l'hypothèse d'un gradient croissant de xéricité
opposant les formations arborées de l'ubac du Défens du Bécasson (cóté négatif de l'axe
1), à strate arbustive bien développée (Erica arborea) et d'autant plus dense que la
distance par rapport aux vignes est importante (r' = + 0,50 pour Rah/DV), aux chénaies
sclérophylles du grand Mollo Trocado, du Collet de la Basse et de la Clouachière (côté
positif).
Ces îlots forestiers, bien que trés ombragés (surtout au niveau du grand Mollo
Trocado, r = + 0,58 pour RAh), sont cependant plus secs que d, car à peu prés
dépourvus de strate arbustive (r = - 0,65 pour Rah), entourés de toutes parts par le
vignoble (r = - 0,52 pour DV) et de superficie bien plus réduite, ce qui favorise l'action
desséchante des vents dominants. Cette augmentation de la xéricité s'accompagne d'une
diminution du recouvrement muscinal (r = - 0,56) dont les valeurs sont en outre d'autant
plus faibles que le recouvrement de la litière est important (г = - 0,73 pour Rlit/Rm).
Notons qu'il existe aussi une corrélation négative (г = - 0,65) entre le
recouvrement de la litiére et celui des parties aériennes des arbustes. Ces derniers
forment en effet un écran interceptant une partie des feuilles mortes tombant des arbres.
La présence d'un couvert important d'arbustes, et notamment de bruyéres, est
donc favorable au bon développement de la strate muscinale (1 = + 0,58 pour Rah/Rm)
et par conséquent à la richesse en bryophytes hygrosciaphiles, essentiellement
forestières à basse altitude en région méditerranéenne (г = + 0,51 pour Rm/ % de
bryophytes forestières).
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 277
1705,
1
Fig. 1 - Traitement des relevés d'ilots forestiers à chênes sclérophylles (Pierrefeu-du-Var), projection
sur le plan 1/2.
Interprétation de l'axe 2 (valeur propre = 0,431, fig. 1)
* Taxons à forte contribution
- Côté -: Bryum torquescens (4), Brachythecium rutabulum (2).
- Côté +: Dicranum scoparium (5), Lophocolea heterophylla (3), Cephaloziella
turneri (3), Fossombronia angulosa (2).
En ce qui concerne les deux mousses se trouvant du cóté négatif de l'axe 2,
Bryum torquescens, acrocarpe de milieux ouverts et perturbés, est par conséquent
répandu dans des biotopes pollués. Ainsi, dans le cadre de notre étude, 81,8 % des
relevés dans lesquels cette espéce a été notée proviennent d'interfaces exposées aux
polluants et de vignes (tableau 3). L'examen des échantillons récoltés montre que
Bryum torquescens résiste bien à l'action nocive de certains produits chimiques utilisés
en viticulture (CuSO,, désherbants). Nous avons constaté que, lorsque les colonies sont
rabougries, jaunies et stériles (anthéridies avortées), comme c'est souvent le cas en
Source : MNHN. Paris
BiT
Axe 2 côté -
Bryum
torquescens
Brachythecium
rutabulum
Axe 2 côté +
Dicranum
scoparium
lots forestiers Interfaces * vignes
DV (m) Bah (%) DV (m)
E M E E M E M
nF=4(18 %)* i=16(72,73 %)* nV=2(9,09 %)*
18,5-23 21,25 0-25 11,25 0-19 4,36 0-5 1
nF-2(33,33 %)* nli=4(66,67 %)* nV=0
18,5-22,5 20,5 0-20 10 8-22,4 14,48 0-40 10
nF=5(100 %)* nli+nV=0
31,6-64 42,92 0-70 48 0 0 0 0
7185107 Эн» GUVUGHH ат
Tabl. 3 - Valeurs extrêmes (E) et valeur moyenne (M) de la distance des placettes des relevés par rapport aux vignes les plus proches (DV) et du recouvrement
des parties aériennes des arbustes (Rah), calculées à partir du nombre de relevés d'ilots forestiers (nF), d'interfaces (nl: formations arbustives, ni: formations
herbacées, sols dénudés) ou de vignes (nV), dans lesquels sont présents Bryum torquescens, Brachythecium rutabulum ou Dicranum scoparium. *: % du
nombre total de relevés dans lesquels chaque espèce a été rencontrée au cours de notre étude.
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 279
bordure des vignes, un grand nombre de propagules rhizoidaires permettant d'assurer
leur survie sont produites. Brachythecium rutabulum, plus hygrophile, est également
toxitolérant puisqu'il abonde, en basse Provence, sur les talus ou dans les fossés
humides en bordure des routes, sur les rives des ruisseaux pollués traversant les zones
cultivées, et parfois méme dans des pelouses artificielles régulièrement arrosées, jusque
dans les faubourgs des grandes agglomérations.
Du cóté positif de l'axe 2, apparaissent au contraire une mousse et trois
hépatiques de milieux non ou peu perturbés, et en tout cas peu exposés à la pollution
(par exemple, les forêts profondes à strate arbustive bien développée ou les fruticées
denses couvrant des massifs relativement éloignés des secteurs trés cultivés ou
urbanisés), Dans la dition, Dicranum scoparium n'a ainsi été rencontré qu'au coeur de la
zone forestière du Défens du Bécasson, où le sous-bois de bruyères est particulièrement
dense (tableau 3). Signalons en outre que, chez les hépatiques, la présence d'oléocorps
au niveau desquels divers polluants peuvent être concentrés, est susceptible d'accroître
la toxisensibilité de ces muscinées.
Comme pour les autres végétaux, les métaux lourds, tels que le cuivre, sont
toxiques pour beaucoup de bryophytes chez lesquelles leur présence dans le milieu
intracellulaire entraîne, entre autres, une diminution de la concentration en chlorophylle
(Sergio et al. 1992) et de l'activité photosynthétique (Brown et Wells 1990) et d'une
manière plus générale une modification du métabolisme (Rao et al. 1977). Certaines
espèces, comme par exemple les rudérales Funaria hygrometrica et Ceratodon
purpureus, tolérent cependant des teneurs anormalement élevées de ces éléments dans
le sol (Sotiaux et al. 1987). Elles sont capables de les accumuler (Cu, Pb et Zn se
trouvent dans leurs cendres avec des pourcentages jusqu'à 200 fois plus importants que
dans le substrat: Shacklette 1965, 1967, Suire 1975) et de les excréter grâce à des
mécanismes d'échanges d'ions (parois cellulaires) et de complexation ou de chélation
avec des radicaux organiques spécifiques (Rao et al 1977). Toutefois, nos
connaissances sur la toxisensibilité des bryophytes figurant dans nos relevés sont
encore beaucoup trop fragmentaires pour nous permettre d'interpréter de facon
Objective la position relative de chacun d'entré eux le long d'un gradient de
concentration décroissante en produits chimiques utilisés en viticulture (ions Cu”,
désherbants), qui évoluerait sur l'axe 2 dans le sens - vers +.
Compte tenu des réserves que nous avons formulées plus haut, mais aussi du
nombre limité d'espèces et de relevés à forte contribution du côté négatif de l'axe 2,
ainsi que de l'absence de corrélations significatives entre les valeurs des différentes
variables stationnelles et l'ordination des relevés le long de cet axe, nous nous
contenterons de commenter l'opposition existant entre les ensembles A et B. Ce qui suit
ne constitue en conséquence qu'une hypothèse de travail devant susciter des recherches
dans le domaine encore mal connu de l'écotoxicologie des muscinées d'Europe
méridionale.
La dispersion dans les flots forestiers des produits chimiques précités se fait
surtout grâce au vent, car ils sont essentiellement utilisés en pulvérisations. Néanmoins,
ces substances peuvent également être entrainées par les eaux de ruissellement, à partir
des vignes et des interfaces. Dans le cas de la dispersion éolienne, plus les traitements
effectués par les viticulteurs sont fréquents, plus la probabilité est grande qu'ils
coïncident avec des périodes où le vent souffle en direction de la zone forestière. En
Source : MNHN, Paris
280 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
outre, la pénétration des polluants au sein des flots forestiers dépend de l'architecture et
de la densité des formations ligneuses (rôle d'écran joué par la strate arbustive
notamment au niveau des interfaces), ainsi que de la topographie locale.
a - Station d - En ce qui concerne le Défens du Bécasson, l'action des polluants
ne serait perceptible qu'en dF10 et dFO1 (ensemble A) qui contiennent à la fois
Brachythecium rutabulum et Bryum torquescens, auxquels s'adjoint Eurhynchium
praelongum (dF01), probablement toxitolérant, en particulier dans la dition.
Ces deux placettes correspondent en effet à une zone perturbée (présence
d'ordures et d'emballages ayant contenu divers pesticides et engrais) qui se trouve au
contact de la forét et d'une bande de broussailles (Prunus spinosa, Spartium junceum,
Rubus ) s'étendant, à partir de la piste d'exploitation, sur une largeur de 4 à 5 m.
Etant donné la relative proximité des vignes (DV = 18,5 m en dF01 et 22,5 m en
dF10) et la densité trés faible de la strate arbustive (Rah = 20 % ou nul), les aérosols
sont susceptibles d'atteindre cette zone, en particulier lors de traitements effectués par
vent du nord.
La concentration des produits utilisés est cependant probablement assez faible
ici, compte tenu de l'humidité ambiante (dilution éventuelle des polluants), ceux-ci
n'affectant peut-être qu'une partie des placettes, ce qui pourrait expliquer le maintien de
Scleropodium purum (dans les deux relevés), de Plagiomnium affine et de Fissidens
taxifolius subsp. taxifolius (dF01).
Aucune bryophyte toxitolérante n'est présente dans les autres relevés de la
station d (sous-ensembles B2 et B1) qui proviennent de la forét proprement dite. Un
bon nombre de ces relevés ont été effectués à plus de 30 m du vignoble et (ou) sous
couvert dense de bruyères, c'est à dire dans des secteurs abrités (cf. interprétation de
l'axe 1). Lorsque cela n'est pas le cas (dF09, dF12 et dF13), le vent atteint les placettes
concernées aprés avoir traversé des formations d'Ericacées, dont les parties aériennes
interceptent les polluants contenus dans les aérosols.
b - Station a - Aucun effet sensible de pollution par le sulfate de cuivre et les
désherbants ne semble détectable au niveau du grand Mollo Trocado. Les muscinées
toxitolérantes manquent en effet dans ces relevés (sous-ensemble B1), caractérisés par
des valeurs élevées de la présence pour Trichostomum brachydontium subsp. mutabile
et Fissidens taxifolius subsp. taxifolius, auxquels s'adjoignent de façon plus irrégulière
Fissidens viridulus var. viridulus et Rhynchostegium confertum qui sont aussi des
espèces de milieux peu pollués.
Les placettes des quatre relevés de la sous-station a3 sont bien protégées de
l'apport éventuel de polluants par le vent, puisqu'elles se trouvent au fond d'une
dépression et à plus de 27 m de la vigne la plus proche, dont elles sont d'ailleurs
séparées par des talus et des ronciers. Les relevés provenant des deux autres sous-
stations (alF1, a2F1, a2F2) se distinguent par la présence d'hépatiques, probablement
plus sensibles que les mousses aux polluants. Ils se localisent sur le versant est très
pentu (30-409) du grand Mollo Trocado, à l'opposé du vignoble. Le synclinal s'étendant
au pied de ce versant est occupé par des vergers, distants toutefois d'au moins une
centaine de mètres des placettes que nous avons étudiées.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 281
€ - Stations f et c - Les relevés cF02 et fF03 (ensemble A), pauvres en mousses,
apportent une information trés fragmentaire. Cette pauvreté bryofloristique, de méme
que les valeurs faibles du recouvrement muscinal (respectivement 10 et 20 95)
traduisent à notre avis une interaction xéricité (exposition sud ou ouest) / pollution,
limitant la croissance des colonies de muscinées et la diversité des communautés. Il
convient de remarquer que ces placettes, mal protégées (RAh = 40 %, Rah = 0 en cF02,
RAh = 60 %, Rah = 25 % en fF03), sont directement soumises à l'action des polluants.
Nous avons déjà constaté au chapitre précédent, que les relevés fF01 et fF02
(sous-ensemble B1) sont floristiquement trés affins de ceux de la yeuseraie de la station
a. On peut supposer qu'au niveau de ces deux placettes, qui se localisent en contrebas
de la vigne haute du Collet de la Basse, mais sont bien protégées par un talus, l'apport
de produits chimiques utilisés en viticulture est moindre que dans le cas de la placette
ЇЕОЗ, plus exposée (absence de barrage au ruissellement provenant de la vigne haute et
aux aérosols), et proche d'une accumulation de déchets d'origine agricole.
Interprétation de l'axe 3 (valeur propre = 0,376, fig. 2)
* Taxons à forte contribution
= Côté -: Dicranum scoparium (5), Fissidens algarvicus (4), Fossombronia
pusilla. var. pusilla (2).
- Côté +: Fissidens viridulus var. viridulus (9), Weissia controversa var.
controversa (8), Pleuridium acuminatum (2).
Dans létat actuel de nos connaissances et compte tenu de la faible valeur
propre, il ne nous est pas possible de proposer une interprétation satisfaisante de l'axe 3.
ANALYSE QUANTITATIVE:
ÉTUDE COMPARÉE DE LA RICHESSE DE LA STRATE MUSCINALE
TERRICOLE DES DIFFÉRENTS ÍLOTS FORESTIERS
Les listes utilisées pour l'analyse quantitative incluent d'une part toutes les
espèces figurant dans nos relevés (tableau 1) et d'autre part celles qui ont été notées
dans les inventaires portant sur la totalité des surfaces des flots (tableau 4).
Richesse bryofloristique globale (RGB)
Espèces communes à plusieurs flots
Parmi les 32 bryophytes (20 mousses et 12 hépatiques) rencontrées, 6 mousses
(18,75 % du nombre total d'espèces) sont communes aux 4 flots. Quatre d'entre elles
sont des sciaphiles (forestières dans la dition), alors que Weissia controversa var,
controversa traduit l'existence de perturbations plus ou moins récentes (ouverture locale
du milieu), dans un contexte relativement xérique.
Trois autres mousses manquent seulement en a (Brachythecium rutabulum et
Bryum torquescens) ou en c (Fissidens viridulus var. viridulus), ce qu'on ne peut
expliquer de facon satisfaisante. Enfin, Lophocolea heterophylla, Pleuridium
acuminatum (localisé aux clairières) et Radula complanata ne sont présents qu'au
Source : MNHN, Paris
282 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Fig. 2 - Traitement des relevés d'ilots forestiers à chênes sclérophylles (Pierrefeu-du-Var), projection
sur le plan 1/3.
niveau des deux plus grands flots. Signalons que la première de ces espèces indique une
humidité atmo-sphérique assez importante (exposition nord ou est) et une certaine
richesse du substrat en matière organique.
Espèces propres à certains îlots
Onze espèces (6 mousses et 5 hépatiques), dont 9 hygrophiles (81,82 %) sont
propres au Défens du Bécasson (d), mieux protégé que les autres stations de l'action
desséchante des vents dominants, et qui correspond à la surface forestière la plus
étendue, alors que seulement 6 muscinées (2 mousses et 4 hépatiques) n'ont été notées
qu'au grand Mollo Trocado (a).
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 283
Sens
a 1
[Fissidens тахїсййн subsp. taxitolius
[Rhynchostegium contertum
Sclaropodium touroti
[Hypnum cupressilorme var. cupressitorme
Woissia controversa var, controversa.
[Tichostomum brachydontium subsp. mutabile
Fissidens viridulus var. viridulus
Bryum torquescens
[Brachythacium rutabulum.
|Lophocolea haterophytia
|Radula complanata
|Plauridium acuminatum
Bryum capilare var. capilare
Cophaloziota staluttera
Dicranum scoparium
[Scloropodium purum
|Plagiomnium atine
Eurhynchium praelongum.
|Cophalozieta turnari
Fossombronia angulosa
[Scapania compacta
Entosthodon attenuatus
Porota baueri
|Ricia crozals
[Weissia microstoma var microstoma.
Fissidens algarvicas.
Targionia lorbeeriana
Provrochaata squarrosa.
[Fossombronia husnoii
|Fossombronia pusita var. pusita
|Frutania diatata:
Homalothecium sericeum
DES Ye
840 0Є50Е5ИЙй 8
зВЕЕВлОоНжВЕОХОВБЕВсохБОоВООООВ О
икки ий5 Эй
Tabl. 4 - Bryoflore (relevés + inventaires) des ilots forestiers classés par ordre de surface
décroissante. Н = hygrophile, X = xérophile, S = sciaphile, Р = photophile, 1 = indifférent à
Téclairement; C = colonisatrice, [A = itinérante annuelle, IC = itinérante à vie courte, IL = itinérante à
vie longue, PE = pérenne; F = espèce forestière dans la dition,
Enfin, en ce qui concerne les petits flots, aucune espèce n'est particulière à celui
du Collet de la Basse (f), Homalothecium sericeum n'apparaissant pour sa part qu'à La
Clouachi&re (c), sur substrat rocailleux.
Nombre de familles, de genres et d'espéces de mousses et d'hépatiques
(tableau 5)
En ce qui concerne les mousses, nos résultats montrent clairement que c'est au
Défens du Bécasson que le nombre de familles, de genres et d'espéces est le plus élevé.
Ces valeurs diffèrent peu entre les autres flots, de superficie plus réduite, où la strate
arbustive est rare ou absente, et où la litière de feuilles mortes des chênes sclérophylles
recouvre la majeure partie du sol. Par ailleurs, on remarque que les stations d et a sont
plus riches en acrocarpes, probablement du fait de l'existence d'une plus grande variété
de biotopes, et en particulier de la présence de zones ouvertes (lisière forestière
perturbée du revers septentrional de 110: d, clairières dans les deux cas), dans un
contexte microclimatique favorable aux mousses, notamment au Défens du Bécasson.
Il est intéressant de noter que les hépatiques sont trés rares en c et manquent en
f, en raison de la xéricité excessive de ces stations. Ces végétaux sont par contre
représentés par un nombre comparable de familles, de genres et d'espèces au Défens du
Bécasson et au grand Mollo Trocado.
Source : MNHN, Paris
284 J.P. HÉBRARD et R. LOISEL
Stations
d a t с
Mousses
Familles E 6 5 5
Genres 18 9 8 3
Espèces 16 11 9 10
Acrocarpes 10 8 5 5
Pleurocarpes 6 3 4 5
Hépatiques
Familles 7 6 0 1
| Genres 7 8 0 1
Espèces 7 7 0 1
Tabl. 5 - Richesse comparée des flots forestiers: nombres de familles de genres et d'espèces de
mousses et d'hépatiques.
On observe cependant que les taxons hygrophiles constituent 56,52 % du total
spécifique dans le premier cas et seulement 14,29 % dans le second.
Nombre d'espéces hygrosciaphiles, xérosciaphiles et xérophotophiles
(tableau 6)
Les résultats confirment l'opposition démontrée gráce à l'analyse qualitative
(chapitre III: interprétation de l'axe 1), puisque les bryophytes hygrosciaphiles sont cing
fois plus nombreuses au Défens du Bécasson (43,48 % du nombre total d'espèces:
exposition nord, bonne protection contre l'action des vents, strate arbustive dense,
présence de suintements) que dans les autres flots, où les xérosciaphiles constituent
44,44 à 50 % du nombre total de muscinées.
Signalons que le grand Mollo Trocado, plus étendu que f et c, contient
davantage de xérosciaphiles, alors qu'au Défens du Bécasson, où certaines parcelles
forestiéres (taillis de chéne vert bordant le chemin d'exploitation, revers nord) sont
dépourvues de strate arbustive et directement exposées au mistral, l'effectif des
xérosciaphiles s'éléve tout de méme à 6 espéces.
Les xérophotophiles ne représentent enfin que 16,67 à 22,22 % des listes
bryofloristiques, puisque nos recherches n'ont porté que sur des formations denses
d'arbres à feuillage persistant. Au Défens du Bécasson, les xérophotophiles ont surtout
été observées au niveau des clairières (zone de contact entre la forêt et les broussailles à
Prunus spinosa et Rubus ), alors que dans les autres flots, une ouverture parfois très
locale de la canopée (coupe de branches) a pu favoriser leur installation.
Représentation de différents types de stratégies de vie adaptatives des
bryophytes des îlots forestiers (tableau 6)
During (1979) a défini plusieurs types de stratégies de vie adaptatives pour les
bryophytes, en établissant une relation entre les adaptations biologiques de ces
végétaux et la stabilité des biotopes. Ainsi, dans une station donnée, la variété des
stratégies de vie traduit la diversité des biotopes disponibles. Celle-ci est en principe
d'autant plus importante que la surface considérée est grande, ce qui est le cas ici.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 285
Stations
d a f c
Humidité/Lumiére
HS 10 (43,48) 2 (11,11) | 2 (2222) 2 (18,18)
xs 6 (26.09) 9 (50.00) 4 (4444) 5 (4545)
XP 4 (17,39) 3 (16,67) 2 (2222) 2 (18,18)
Autres 3 (13,04) 4 (2222) 1 (141) — 2 (18,18)
Stratégies de vie
@ 8 (3478) 8 (44,44) 5 (55,56) 6 (54,55)
РЕ 7 (8043) 4 (22.22) 4 (44,44) 5 (45,45)
ТА 4 (17,39) | 3 (16,67) 0 o
IC 1 (435 — 2 (11,11) 0 o
IL 3 (13,04) 1 (5.56) 0 0
Forestières 11 (47,83) 6 (33,33) 5 (55,56) 4 (36,36)
Tabl. 6 - Nombres et pourcentages de bryophytes hygrosciaphiles (HS), xéro-sciaphiles (XS),
xérophotophiles (XP), colonisatrices (C), pérennes (PE), itinérantes annuelles (LA), à vie courte (IC)
où à vie longue (IL) et de forestières dans les îlots prospectés.
Les itinérantes annuelles ou à vie courte s'observent dans des environnements
perturbés. Elles sont adaptées à des biotopes fugaces (présents au maximum pendant 2
ans dans le premier cas et jusqu'à 3 ans dans le second), mais susceptibles de
réapparaître à proximité. Dans le cadre de l'échantillon étudié, les itinérantes annuelles
ou à vie courte n'ont été rencontrées qu'au Défens du Bécasson et au grand Mollo
Trocado où elles ne représentent respectivement que 21,74 et 27,78 % du nombre total
de bryophytes. Elles végètent sur des horizons riches en sables et en limons, et soumis à
une érosion intense (talus situés en bas de versant et dans une zone perturbée en d, sols
dénudés trés pentus en a).
Les colonisatrices sont liées pour leur part à des habitats dont l'apparition est
imprévisible dans l'espace et dans le temps, mais qui peuvent se maintenir pendant
quelques années (par exemple sols incendiés, jachères). En conséquence, la bonne
représentation des colonisatrices dans les flots considérés est en rapport avec l'existence
de perturbations plus ou moins récentes ayant affecté le couvert forestier dans certains
Secteurs de ces ilots. Ces perturbations se traduisent entre autres par un
appauvrissement sensible de l'horizon édaphique supérieur en matière organique et en
humus.
En f et c, où les colonisatrices constituent environ 55 96 du nombre total de
bryophytes, cet appauvrissement est accentué en raison du faible développement de la
strate arbustive et de la xéricité ambiante. Au Défens du Bécasson où ces espèces sont
plus nombreuses, mais ne représentent cependant que 34,78 96 du nombre total de.
muscinées, elles ont été observées sur les alluvions déposées par les eaux de
ruissellement, dans les parcelles ayant atteint un degré de maturation forestière moins
avancé, dans les clairiéres, mais également au niveau des talus ou des parois délimitant
de petites dépressions.
Source : MNHN, Paris
286 J.P, HÉBRARD et R. LOISEL
Les espèces pérennes caractérisent l'aboutissement des successions et
correspondent donc à des environnements stables. Beaucoup d'espèces forestières
appartiennent à ce type de stratégie de vie.
C'est au Défens du Bécasson que les bryophytes pérennes sont les plus
nombreuses, alors qu'au grand Mollo Trocado, leur moindre représentation est
probablement en rapport avec l'instabilité du substrat (pente atteignant jusqu'à 40°),
dans un contexte plus xérique qu'en d. Signalons enfin qu'au niveau des deux plus
grands flots, où la diversité des biotopes est importante, le pourcentage de pérennes est
plus faible qu'en f et c, qui servent de refuge à des mousses pérennes de forêts sèches,
fort répandues dans les Quercetea ilicis Braun-Blanquet 1947.
Les itinérantes à vie longue sont aussi des espèces de biotopes stables, souvent
dispersés au sein des écosystèmes. Tel est le cas en particulier pour les habitats
épiphytes. Les itinérantes à vie longue sont donc rares ici, puisque nous n'avons
considéré que la végétation terricole. Elles n'ont été notées qu'au Défens du Bécasson et
au grand Mollo Trocado, où certaines hépatiques cortico-saxicoles, telles que Radula
complanata, colonisent exceptionnellement des débris de végétaux ligneux se trouvant
à la surface du sol.
Richesse en bryophytes forestières (RBF, tableau 6)
Onze espèces, sciaphiles dans la dition, ont été considérées comme forestières.
Il s'agit surtout de mousses (81,82 % du nombre de bryophytes forestières)
pleurocarpes (55,56 % du total des mousses forestières) et de taxons hygrophiles (63,64
Ф) de milieux stables (pérennes: 54,55 %, itinérantes à vie longue: 9,09 96).
Toutes les forestières sont présentes au Défens du Bécasson où l'humidité
ambiante plus élevée que dans les autres lots favorise les processus d'humification. Ce
microclimat particulier autorise le maintien, dans les secteurs où la présence d'une
strate dense de bruyères (Rah = 70 %) limite entre autres l'accumulation des feuilles
mortes de Quercus ilex, de muscinées hygrophiles et humicoles, toujours forestières en
Provence, et dont l'optimum écologique correspond globalement au domaine des
Querco-Fagetea Braun-Blanquet et Viegler 1937 (Dicranum scoparium, Eurhynchium
praelongum, Lophocolea heterophylla, Plagiomnium affine, Scleropodium purum).
Quatre de ces muscinées sont méme propres à I'flot d.
En outre, au niveau de certains peuplements de chêne vert dépourvus de strate
arbustive et relativement peu protégés de l'action du mistral (ces formations s'observent
sur la bordure nord de l'ilot d et sont proches des vignes), apparaissent au contraire
Cephaloziella turneri, Fissidens taxifolius subsp. taxifolius, Fissidens viridulus var.
viridulus, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme, Rhynchostegium confertum et
Scleropodium touretii. La plupart de ces taxons sont moins exigeants que les précédents
vis à vis de l'humidité et de la richesse du substrat en humus et sont trés répandus dans
les Quercetea ilicis. Tous, sauf Cephaloziella turneri, sont constants dans les stations
étudiées et constituent méme le "fond" de la végétation bryophytique terricole
forestière, riche en xérosciaphiles (respectivement 66,67, 80 et 75 96 du total de
forestières), des îlots a, f et c, où l'architecture du peuplement de ligneux est plus
homogène (strate arbustive absente ou peu développée: Rah localement < 25 %) qu'au
Défens du Bécasson.
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 287
CONCLUSION
Les résultats du traitement par AFC de 25 relevés bryophytoécologiques et
lanalyse quantitative des inventaires effectués pour chaque station, montrent que
l'humidité joue un róle déterminant pour le maintien de la richesse floristique des
communautés muscinales terricoles présentes au niveau de 4 parcelles occupées par des
écosystèmes à chênes sclérophylles et isolées dans le vignoble de la bordure
occidentale du massif des Maures (figure 3).
Ainsi, l'analyse qualitative révéle l'existence d'un gradient le long duquel la
plupart des relevés provenant de la station la plus humide (Défens du Bécasson)
s'opposent à ceux des trois autres flots (axe 1), alors que sur l'axe 2, une pollution
éventuelle par le sulfate cuivrique et divers pesticides utilisés en viticulture semble
pouvoir être détectée dans un nombre très réduit de placettes (lisières perturbées en d, d
et c). Du point de vue quantitatif, si l'on considère les bryophytes exclusivement
forestières dans la dition, un fort pourcentage d'hygrosciaphiles (FHS = 63,64 % au
Défens du Bécasson) correspond à une richesse et une diversité optimales qui
dépendent des facteurs suivants.
à - Micro- et pédoclimat humides, favorables à la formation d'humus: versant
exposé au nord ou à l'est; présence d'une strate arbustive dense contribuant à limiter le
ruissellement et donc l'entraînement de la matière organique, lorsque la pente est forte
(richesse du Défens du Bécasson en FHS majoritairement humicoles).
b - Bonne protection contre l'action desséchante des vents dominants:
peuplements arborés à sous-bois dense (Rah 2 60 %) d'arbustes (de préférence à
dominance d'Erica arborea qui produit une litière peu épaisse) occupant au moins
plusieurs hectares et s'étendant en largeur sur une centaine de mètres.
c - Hétérogénéité de la structure et de l'architecture des formations de ligneux:
l'existence, en certains points du Défens du Bécasson, de taillis de Quercus ilex
dépourvus de strate arbustive et relativement proches des vignes permet la conservation
de la totalité des espèces xérosciaphiles (Quercetea ilicis) qui sont constantes et
abondent au grand Mollo Trocado, au Collet de la Basse et à la Clouachière (FXS
représentant respectivement 66, 67, 80 et 75 % du nombre d'espèces forestières).
Les facteurs énumérés ci-dessus conditionnent aussi la richesse globale en
bryophytes (RGB), plus importante au Défens du Bécasson (d) et au grand Mollo
Trocado (a), où 7 hépatiques s'ajoutent aux mousses. Néanmoins, le second de ces îlots,
bien qu'exposé à l'est et même partiellement au nord est allongé et étroit (largeur
maximum = 38 m contre 151 m en d). De plus, le sous-bois y est absent ou peu
développé, alors que des amas de blocs s'observent par endroits. Ainsi, cet îlot est plus
pauvre en muscinées que le Défens du Bécasson, car il correspond à un milieu plus
xérique (11,11 % d'hygrosciaphiles en a contre 43,48 % en d). D'ailleurs, les 6 taxons
propres au grand Mollo Trocado sont tous xérophiles et non forestiers. D'autre part, la
diversité des microhabitats contribue à accroître la RGB des deux grands îlots où 5
types de stratégies de vie sont présents (seulement 2 en f et c). L'érosion, localement
intense (pente maximum: 20 ° en d et 40 ° en a), crée des biotopes instables et fugaces
qu'occupent très vite les itinérantes annuelles ou à vie courte, absentes en f et c. De
plus, l'existence de clairières (conséquence de la déforestation du Défens du Bécasson
au début du siècle) et de lisières perturbées (coupe, brûlis sur la bordure septentrionale
Source : MNHN, Paris
Défens du Bécasson (d) RBF = 11
Humidité ambiante importante ———3» Rah-70 % æ Rlit=0-10 % — 53» FHS=63,64 %
Rah=0 —— X» Alit=30-75 % sm FXS=36,36 %
(versant N, Im = 151 m)
Grand Mollo Trocado (a)
> Rah=0 = Rlit-30-60 %
RBF = 6
Humidité ambiante réduite — > FHS-33,33 %
(versant E, Im = 38 m)
Collet de la Basse (f) RBF = 5
Exp О - Im=30m Rah=0-25 % — Alit=30-70 % —— FHS-20 %
!
Humidité MB Pente « 5^
trés réduite
ВВЕ =4
Exp 5 - Im=60m Rah=0 Rlit=S0-90 % FHS=25 %
La Clouachiére (c)
RGB
8:77617 m2 23
Diversité importante des
microhabitats (pente
moyennester, > SVB-5
clairiéres)
13115 m? 18
PU Cent des
microhabitats (pente
——— 8 VB=5
moyenne- 21°,
clairières)
S26160 m? 9
Diversité réduite
des SVB:
microhabitats
S=3976 m? 10
Fig. 3 - Schéma des principaux facteurs du maintien de la richesse globale en bryophytes (RGB) et en bryophytes forestières (RBF) dans quatre îlots arborés
(essences sclérophylles) des environs de Pierrefeu-du-Var (communautés muscinales terricoles). FHS et FXS: espèces forestières hygrosciaphiles et
xérosciaphiles (en % du nombre de forestières); SVB: nombre de stratégies de vie; Exp: exposition, Im: largeur maximum et S: surface de chaque station; Rah
et Rlit: recouvrement des parties aériennes des arbustes et de la litière de feuilles mortes.
Source : MNHN. Paris
887
7195107 Y Р амучяан аг
BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉS 289
de I'flot d) est favorable au maintien d'un lot de bryophytes ni sciaphiles ni forestières
regroupant 7 espèces (soit 30,43 et 38,89 % de RGB en d et a, dont respectivement 6 et
3 photophiles).
L'accumulation de litière de feuilles mortes coriaces, se décomposant d'autant
plus difficilement que le milieu est plus sec, limite le développement de la strate
muscinale. Dans la dition, les petits flots du Collet de la Basse (f) et de la Clouachière
(c) illustrent bien cette situation.
Nous avons également constaté (corrélations) que la valeur du recouvrement
muscinal (Rm) diminue lorsque la xéricité augmente, et que Rm est d'autant plus faible
que le recouvrement de la litière (Rlit) est fort. Il existe en outre une corrélation
négative entre Rlit et le recouvrement des parties aériennes des arbustes (Rah). La
présence d'une strate arbustive dense, formant un écran intercepteur, est donc propice à
une bonne individualisation de la bryostrate et par conséquent à une certaine richesse en
espèces forestières, puisque r = + 0,51 pour Rm/4 de bryophytes forestières. En
l'absence de sous-bois, mais lorsque la pente est forte, la litière est facilement
entraînée, ce qui explique en partie que 110: du grand Mollo Trocado soit deux fois
plus riche en muscinées que les flots f et c où la pente est < 5 °,
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LES MOUSSES DE MOORÉA (POLYNÉSIE FRANÇAISE)
Jean Louis DE SLOOVER
Laboratoire de botanique, Facultés Universitaires N.D. de la Paix,
61, rue de Bruxelles, B-5000 Namur (Belgique)
RÉSUMÉ - 80 taxa de mousses sont signalés à Mooréa (Archipel de la Société, Polynésie française).
dont 27 pour la première fois dans cet article. Pour chacun d'entre eux on donne ici toutes les
récoltes, anciennes ou nouvelles, l'écologie observée par l'auteur, la distribution en Polynésie
française et, éventuellement, des remarques dont la description du sporophyte de trois espèces. Une
carte localise les lieux de récoltes.
ABSTRACT.- 80 taxa of mosses are known to occur in Moorea (Society Islands, French Polynesia),
with 27 taxa newly reported here. Previous and new reports, ecology, distributions in French
Polynesia, comments on a few taxa (and description of sporophyte for three species) and a map with
localities are given.
MOTS-CLÉS: bryophytes, mousses, Mooréa, Polynésie, bryogéographie.
L'ile de Mooréa, connue autrefois sous le nom d'Eimeo, a vu sa première
mousse indiquée par C. Montagne (en 1848, Spiridens balfourianus recueilli par J.
Lépine). Quelques récoltes ont été ensuite signalées par W.S. Sullivant (1854, 1862-
1874, attribuées à C. Wilkes mais peut-étre faites par un autre membre de l'expédition),
puis par J, Ångstrøm (1873, 1876, récoltes de N.J. Andersson). Une première synthèse
est faite par E. Bescherelle (1895, 1901) qui publie en outre de nombreuses mousses
envoyées par Temarii Nadeaud. Plus tard deux specimens de J. Eriksson sont signalés
par E.B. Bartram (1950).
H.O. Whittier est le premier bryologue à avoir visité l'ile, en 1964. Les résultats
de ses prospections ont été publiés dans plusieurs travaux écrits seul ou en
collaboration (1967, 1968, 1974, 1976).
D'autre part, des synthèses plus générales ou des révisions systématiques citent
Mooréa (Brotherus 1909, 1924-1925; Sherrin 1938; Thériot 1911; Touw 1962, 1971;
Miller et al. 1978).
Du 3 juillet au 14 août 1975 j'ai fait plusieurs récoltes de mousses et
d'hépatiques à Mooréa (n° d'herbier 20.904 à 21.174). Seules les mousses sont citées
ici. Leur détermination n'a été possible que grâce à la flore de Whittier (1976).
Source : MNHN, Paris
292 J.L. DE SLOOVER
Le texte suivant fait la synthése des taxa de mousses signalés dans l'ile et de
mes récoltes personnelles. Les genres et les espèces sont classés par ordre alphabétique
suivant Miller et al. (1978), excepté Thyridium devenu Mitthyridium.
Pour chaque espèce on peut trouver successivement:
Localités: a) Les données de la littérature. En général les récoltes précédant
celles de Whittier ne sont pas localisées avec précision; elles sont alors citées sous
"Eimeo" ou "Mooréa" suivant le texte original. b) Mes récoltes personnelles avec
localité, altitude, fertilité (f. ou st), n? de récolte, éventuellement distribution en
exsiccata (h.b. = Herbier bryologique, Namur 1978). Toutes ces récoltes sont de juillet-
août 1975. La carte de l'île (fig. 1) permettra de retrouver les localités citées (sauf le
mont Matanui que je n'ai pu localiser).
Habitats: Un aperçu des habitats que j'ai observés.
Fig. 1: Пе de Mooréa: localisation des lieux de récoltes cités.
Source : MNHN. Paris
MOUSSES DE MOOREA 293
Distribution en Polynésie française: La répartition dans les iles de la
Polynésie française entourant Mooréa, c'est à dire: archipels de la Société, des
Marquises, des Australes, des Tuamotus, des Gambiers et à Rapa. L'espèce est qualifiée
d'endémique si elle n'est connue que de ces îles. Mooréa est précédé d'un astérisque
quand l'indication n'est pas reprise dans la synthèse de Miller er al. (1978). Il est
précédé de deux astérisques lorsque la plante est signalée pour la première fois. C'est le
cas de 27 taxa sur les 80 actuellement connus dans l'île (trois récoltes non déterminées
spécifiquement ne sont pas numérotées).
Remarques: Des remarques éventuelles dont la description du sporophyte de
Brachymenium indicum, Fissidens aoraiensis et F, mooreae.
Les récoltes nouvelles citées ici sont conservées dans mon herbier à Namur.
Une série complète de duplicata se trouve à Paris (PC), une autre dans l'herbier
Whittier.
1. Acroporium lepinei (Besch.) Fleisch.
Localités: a) Mooréa ? (Whittier 1968: 423). b) Vallée de Toto, 330 m, st.,
21.139 (h.b. 151).
Habitat: Forêt avec Cyathea; épiphyte,
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva).
2. Aerobryopsis longissima (Dozy & Molk.) Fleisch.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Aerobryum Vitianum Whittier
1968: 331; Whittier & Whittier 1974: 437; Whittier 1976: 250; Miller et al. 1978: 51).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
3. Arthrocormus schimperi (Dozy 8: Molk.) Dozy $ Molk.
Localité a) Sud du mont Rotui (Whittier 1968: 230, avec Calomnium
schistostegiellum Whittier 1976: 179).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, *Mooréa, Raiatéa).
4. Brachymenium indicum (Dozy 8: Molk.) Bosch & Lac.
Localités: a) Entre les baies de Paopao et d'Opunohu (Whittier 1968: 185;
Whittier 1976: 131, avec Mitthyridium constrictum Whittier 1968: 189, avec
Mitthyridium obtusifolium). b) Varari, 4 m, f., 20.924, (h.b. 152); fond de la baie de
Paopao, 2 m, f., 20.986.
Habitats: En bordure de mer; sur bloc de corail ombragé, mur en ciment au
bord d'une rivière.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, *Mooréa), Tuamotu
(Hao, Marutéa, Temoe), Gambiers (Mangareva, Taravai), Australes (Raivavae, Tubuai).
Remarque: Les récoltes vues par Whittier étaient stériles (1968: 208). Les deux
nouvelles récoltes sont fertiles: synoique; pédicelle de 15 mm, rouge foncé à la base,
rouge plus haut, parfois jaune au sommet, lisse, droit; capsule de 7 x 0,6 mm, dressée,
brun rouge, avec quelques stomates; opercule conique de 0,5 mm; anneau de 90 um de
Source : MNHN, Paris
294 J.L. DE SLOOVER
haut, formé d'une série de cellules; péristome double de 325 um; spores sphériques,
presque lisses, de 9-12 um.
5. Bryum billardieri Schwaegr.
Localité: b) Belvédère, 350 m, st., 20.954 (h.b. 153).
Habitat: Végétation ouverte sur dalles de lave trés inclinées; sur la terre dans
les crevasses ombragées.
Distribution en Polynésie frangaise: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa),
Australes (Raivavae, Tubuai), Rapa.
6. Calomnion schistostegiellum (Besch.) Wijk & Marg.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub C. Nadeaudii; Whittier 1968:
230), mont Rotui (Whittier 1968: 230; Whittier & Whittier 1974: 434; Whittier 1976:
179; id.: 111 avec Exodictyon nadeaudii Miller et al. 1978: 70). b) Vallée de Toto, 330
m, st., 27.140 (h.b. 156); ibid., f., 21.142.
Habitat: En forét; épiphyte sur tronc de Cyathea.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa), Australes
(Rurutu). Endémique.
Remarque: Contrairement à l'indication de Whittier & Whittier (1974: 434)
cette espèce n'est pas citée de Mooréa par Bescherelle (1898) ni par Herzog (1926).
7. Calymperes aongstroemii Besch.
Localités: a) Eimeo (Bescherelle 1895: 24 sub C. Angstrómii); Mooréa
(Bescherelle 1901: 13 sub C. Angstroemii; Whittier 1968: 192; Whittier & Whittier
1974: 432; Whittier 1976: 136; Miller er al. 1978: 71). b) Belvédère, 250 m, st., 20.919;
ibid., 350 m, st., 20.960; ibid., marae Afaretoai, f., 20.985; vallon au Sud de la pointe
de Tepee, 140 m, st., 21.003; vallée de Toto, 180 m, st., 27.027; vallée de Vaipohe, 5
m, st., 21.064; ibid., 100 m, f., 21.073; ibid., 280 m, st., 21.098; vallée de Nauroa, 100
m, st., 27.156.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis parfois dégradée ou mélangée d'Hibiscus
tiliaceus de bambous ou d'Angiopteris; épiphyte sur base de tronc, sur souche, ou
rocher volcanique.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora), Marquises (Nuku Hiva, Eiao), Gambiers (Mangareva).
Remarque: Contrairement à ce qu'indiquent Whittier (1968: 192), Whittier &
Whittier (1974: 432) et Whittier (1976: 136), cette espèce n'est pas citée de Mooréa par
Angstrgm.
8. Calymperes hyophilaceum C. Muell. ex Besch.
Localité a) Mont Matanui (Whittier 1968: 335; Whittier 1976: 255 avec
Oxyrrhynchium cylindricum).
Distribution en Polynésie francaise: Société (* Mooréa).
9. Calymperes moorei Bartr.
Localité: a) Baie d'Opunohu (Whittier 1968: 193; Whittier & Whittier 1974:
432; Whittier 1976: 140; Miller et al. 1978: 74).
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 295
Distribution en Polynésie française: Société (Mooréa, Raiatéa).
10. Calymperes pseudopodianum Bartr.
Localité: b) Belvédère, 320 m, st., 20.962.
Habitat: Broussailles à Gleichenia linearis sur le sol ombragé.
Distribution en Polynésie francaise: Société (** Mooréa) Tuamotu
(Makatea).
11. Calymperes tahitense (Sull.) Mitt.
Localités: a) Mont Matanui (Whittier 1968: 200; id.: 96 sub C. tahitensis avec
Fissidens mangarevensis id.: 349 sub C. tahitensis avec Homaliodendron exiguum);
mont Rotui (Whittier 1968: 200; Whittier & Whittier 1974: 432; Whittier 1976: 145,
55, 261; Miller et al. 1978: 76). b) Vallée de Toto, 180 m, st., 2.030 (h.b. 157); vallée
de Vaipohe, 120 m, st., 27.077 & 21.084; vallée de Nauroa, 150 m, st., 21.167.
Habitats: Forêt d'Inocarpus edulis parfois mélangée d'Hibiscus tiliaceus et de
bambous; sur rocher volcanique ou contrefort d'Inocarpus
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora), Marquises (Nuku Hiva), Gambiers (Mangareva).
12. Calymperes tenerum C. Muell.
Localités: a) Entre les baies de Paopao et d'Opunohu (Whittier 1968: 202; id.:
185 var. edamense avec Mitthyridium constrictum); NE de l'ile (Whittier 1968: 202;
Whittier & Whittier 1974: 432; Whittier 1976: 146; Miller et al. 1978: 76). b) Varari, 5
m, st., 20.925 & 20.926; entrée de la baie d'Opunohu, 2 т, st., 21.014; mont Puaatia,
220 m, st., 21.059.
Habitats: En bord de mer; épiphyte sur Hibiscus tiliaceus, Cocos nucifera, dans
les crevasses de blocs volcaniques.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora, Tetiaroa), Australes (Tubuai), Tuamotu (Tikei, Ahii, Hao, Makatéa), Gambiers
(Mangareva).
13. Calymperes tuamotuense Bartr.
Localités: b) Belvédère, 250 m, f., 20.921 (h.b. 158); entre Varari et Haapiti,
100 m, f., 20.929 (h.b. 159); vallée de Vaipohe, 320 m, f., 21.108.
Habitats: Forêt d'Inocarpus edulis dégradée, végétation à Pandanus et Guyava;
épiphyte sur Inocarpus, Hibiscus tiliaceus ou Guyava
Distribution en Polynésie francaise: Société (** Mooréa, Mopélia), Australes
(Raivavae), Tuamotu (Anaa, Ahii, Makatéa), Gambiers (Mangareva).
14. Campylopodium euphorocladum (C. Muell.) Besch.
Localités: b) Vallée de Toto, 110 m, f., 20.930 (h.b. 160) & 20.931; vallée de
Nauroa, 80 m, f., 21.151 & st., 21.154.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis ou Hibiscus tiliaceus; sur le sol argileux,
talus vertical terreux en bordure de piste.
Source : MNHN, Paris
296 J.L. DE SLOOVER
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa),
Australes (Rurutu), Rapa.
Remarque: Le 21.154 est formé de plantes particulièrement grandes atteignant
15 mm de haut.
15. Campylopus umbellatus (Walker-Arnott) Paris.
Localités: a) Eimeo (Sullivant 1862-1874: 11 sub C. dozyanus; Whittier 1968:
140; Whittier & Whittier 1974: 430; Whittier 1976: 91; Miller et al. 1978: 86). b)
Belvédère, 350 m, st., 20.956 (h.b. 161).
Habitat: Végétation ouverte sur dalles de lave trés inclinées; sur la terre dans
les crevasses ombragées.
Distribution en Polynésie francaise; Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva), Australes (Raivavae, Tubuai), Gambiers (Mangareva), Rapa.
16. Catagonium gracile (Besch.) Broth.
Localité: a) Vaianae (Bescherelle 1901: 13 & 16 sub Acrocladium gracile sp.
nov.; Whittier 1968; 419; Whittier & Whittier 1974: 441; Whittier 1976: 320; Miller er
al. 1978: 87).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
17. Chaetomitrium tahitense(Sull.) Mitt. in Seem.
Localité: b) Vallée de Toto, 180 m, st., 27.023, f., 21.039.
Habitat: Forét d'Inocarpus edulis mélangée ou dégradée; épiphyte sur tronc.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa).
18. Cyathophorella tahitensis (Besch.) Fleisch.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Cyathophorum tahitense;
Whittier 1968: 398; Whittier & Whittier 1974: 439; Whittier 1976: 298; Miller et al.
1978: 95). b) Vallée de Toto, 180 m, st., 27.036, 150 m, st., 21.115 (h.b. 162), st.
21.111.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis mélangée; sur contrefort d'Inocarpus et sur
bloc rocheux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa).
Remarque: Suivant Whittier & Whittier (1974: 439), Cyathophorum bulbosum
var. tahitense est décrit valablement par Nadeaud, Suivant Bescherelle (1895: 9), cette
description s'appliquerait à Garovaglia tahitensis.
Ditrichum sp.?
Localité: b) Au Sud de la pointe de Tepee, 100 m, st., 2/.000.
Habitat: Forêt à Hibiscus tiliaceus très dégradée; sur talus vertical.
Distribution en Polynésie française: Le genre Ditrichum n'est pas connu en
Polynésie française.
19. Ectropothecium monumentorum (Duby) Jaeg.
Localité: b) Vallée d'Opunohu près du marae de Titiroa, 130 m, f., 20.996 (h.b.
163), st., 20.998 (h.b. 164).
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 297
Habitat: Sur mur de ciment pres de l'eau.
Distribution en Polynésie francaise: Société (** Mooréa).
20. Ectropothecium sodale (Sull.) Mitt.
Localités: a) Eimeo (Sullivant 1854: 9 sub Hypnum sodale sp. nov.; Sullivant
1862-1874: 54 sub Hypnum sodale; Angstrom 1873: 128 sub Hypnum calpaecarpum sp.
nov.; Ångstrøm 1876: 53 sub Hypnum sodale [= Н. calpaecarpum]; Whittier 1968:
465), Mooréa (Bescherelle 1901: 13; Whittier 1968: 465) (Whittier & Whittier 1974:
442; Whittier 1976: 352; Miller et al. 1978: 119). b) Belvédère, 250 m, st., 20.905 (h.b.
165), 320 m, st., 20.965 (h.b, 166), 300 m, st., 20.974; vallée de Toto, 180 m, st.,
21.038 & 21.042, 250 m, f., 21.131.
Habitats: Forêt principalement à /nocarpus edulis, broussailles à Gleichenia
linearis; épiphyte sur branche, sur le sol ou sur bois mort.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva, Uapu).
Remarque: Contrairement aux indications de Whittier (1968: 465) et de
Whittier & Whittier (1974: 442), cette espèce n'est pas citée de Mooréa par Sullivant
sous Hypnum molluscoides.
Ectropothecium sp.
Localité: b) Au Sud de la pointe de Tepee, 140 m, f., 27,008.
Habitat: Forêt à Hibiscus tiliaceus et Angiopteris; sur bloc rocheux.
21. Entodon solanderi (Angstr.) Jaeg.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub E. Solanderii; Whittier 1968:
417; Whittier & Whittier 1974: 440; Whittier 1976: 318; Miller et al. 1978: 124).
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa), Australes
(Raivavae, Tubuai), Rapa.
22. Entodon solanderi var. turgidus (Angstr.) Whittier.
Localité: b) Belvédére, 350 m, st., 20.959.
Habitat: Forét; sur bloc volcanique ombra;
Distribution en Polynésie française: Soci
(Tahiti, ** Mooréa). Endémique.
23. Exodictyon nadeaudii (Besch.) Card.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Arthrocormus Nadeaudii,
Whittier 1968: 162), mont Rotui (Whittier 1968: 162) (Whittier & Whittier 1974: 431;
Whittier 1976: 111; Miller et al. 1978:129).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva). Endémique.
Remarque: C'est par erreur que Whittier (1968: 162; 1976: 111) précise
"Vaianae" pour la récolte citée par Bescherelle.
24. Fissidens aoraiensis Whittier & Whittier.
Localité: b) Vallée d'Opunohu prés du marae de Titiroa, 130 m, f., 20.99].
Source : MNHN, Paris
298 J.L. DE SLOOVER
Habitat: Forêt d'Inocarpus edulis; sur pierre.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva). Endémique.
Remarque: Le 20.991 fertile permet de décrire le sporophyte: pédicelle de 2-3
mm, lisse, dressé; capsule de 0,6 x 0,3 mm, un peu inclinée; spores sphériques, de 10-
14 um, lisses, vertes.
25. Fissidens clarkii Bartr.
Localités: b) Belvédère, 300 m, f., 20.983; vallée de Vaipohe, 70 m, f., 21.069;
vallée de Nauroa, 150 m, st., 21.166.
Habitats: Forêt d'Inocarpus edulis sur le sol caillouteux, rocher, talus terreux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva).
26. Fissidens mangarevensis Mont.
Localités: à) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 avec var. tahitensis; Whittier &
Miller 1967: 82; Whittier 1968: 96), mont Matanui (Whittier & Miller 1967: 82;
Whittier 1968: 96; id.: 200 avec Calymperes tahitense; id.: 284 avec Racopilum
cuspidigerum; id.: 349 avec Homaliodendron exiguum), mont Rotui (Whittier & Miller
1967: 82; Whittier 1968: 96) (Whittier & Whittier 1974: 429; Whittier 1976: 55, 145,
218, 261; Miller er al. 1978: 135). b) Belvédère, 300 m, f., 20.972 & 20.982, st.,
20.978; vallée d'Opunohu prés du marae de Titiroa, 130 m, f., 20.992 (h.b. 167); vallée
de Vaipohe, 70 m, st., 21.067, 280 m, st., 21.097, vers col de Paopao, 320 m, f., 21.101;
vallée de Nauroa, 100 m, st., 21.157.
Habitats: Forét principalement à Inocarpus edulis; sur rocher, pierres, rarement
épiphyte sur tronc d'Inocarpus.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa), Australes
(Raivavae), Gambiers (Mangareva), Rapa.
21. Fissidens mooreae Whittier & Miller.
Localités: a) Mont Rotui (Whittier & Miller 1967: 87 sp. nov.; Whittier 1968:
102; Whittier & Whittier 1974: 430 sub F. moorea; Whittier 1976: 59; Miller er al.
1978: 136). b) Vallée de Toto, 150 m, f., 27.020 (h.b. 168).
Habitat: Forét à Inocarpus edulis dégradée; sur talus abrité.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Mooréa). Endémique.
Remarque: Le 27.020 fertile permet de décrire le sporophyte: pédicelle pâle, de
3,7 mm; capsule de 0,6 х 0,3 mm, droite, inclinée à l'horizontale; spores de 8-10 иш,
sphériques, vertes, lisses.
28. Fissidens zollingeri Mont.
Localité: a) Mont Rotui, baie de Paopao (Whittier & Miller 1967: 89; Whittier
1968: 109; Whittier & Whittier 1974: 430; Whittier 1976: 63; Miller er al. 1978: 140).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 299
Fissidens sp.
Localité: b) Au Sud de la pointe de Tepee, 100 m, f., 27.002.
Habitat: Forêt à Hibiscus tiliaceus dégradée; sur talus terreux.
Remarque: Espéce proche de F. philonotulus Besch., distincte cependant par sa
teinte vert sombre, ses feuilles plus grandes atteignant 0,9 x 0,25 mm, les papilles
cellulaires hautes, la lame dorsale se terminant en quart de cercle sur la nervure.
29. Floribundaria aeruginosa (Mitt.) Fleisch.
Localité: b) Vallée de Toto, 150-250 m, st., 27.048, 21.114 & 21.132 (h.b.
169).
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis mélangée: sur bloc rocheux, épiphyte sur
arbre mort ou contrefort d'Inocarpus.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa).
Remarque: Les feuilles atteignent 2,6 mm de long et non 1 mm comme
l'indique Whittier (1968: 332; 1976: 250).
30. Garovaglia powellii Mitt. subsp. powellii var. tahitensis[taitensis] (Besch.) During
(Bryoph. Biblioth. 12: 122, fig. 39, 40 p.p. (1977)).
Localités: b) Belvédère, 300 m, st., 20.969; vallée de Toto, 180 m, st., 27.021.
Habitat: Forét à Inocarpus edulis mélangée; épiphyte sur tronc.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa),
Australes (Tubuai). Endémique.
31. Himanthocladium cyclophyllum (C. Muell.) Fleisch.
Localités: a) Mooréa (Whittier 1968: 344; Whittier & Whittier 1974: 438;
Whittier 1976: 259), mont Rotui (Whittier 1976: 259) (Miller et al. 1978: 149). b)
Vallée de Toto, 150 m, f., 20.949 & 21.110, 180-250 m, st., 21.052, 21.121 bis &
21.124; vallée de Vaipohe, 120 m, f., 27.081 (h.b. 170), st., 21.085.
Habitats: Forét d'Inocarpus edulis parfois mélangée d'Hibiscus tiliaceus ou de
bambous; sur bloc rocheux, rarement épiphyte sur contrefort d'Inocarpus.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
32. Holomitrium vaginatum (Hook.) Brid.
Localité: a) Mooréa (Thériot 1911: 246, 249 sub var. brevifolium; Whittier
1968: 128; Whittier & Whittier 1974: 431; Whittier 1976: 81; Miller et al. 1978: 151).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva).
33. Homaliodendron exiguum (Bosch & Lac.) Fleisch.
Localités: a) Mont Matanui (Whittier 1968: 349, 96 avec Fissidens
mangarevensis, 200 avec Calymperes tahitense), mont Rotui (Whittier 1968: 349;
Whittier & Whittier 1974: 438) (Whittier 1976: 55, 145, 261; Miller et al., 1978: 152).
b) Vallée de Toto, 180 m, st., 21.037; vallée de Vaipohe, 120-280 m, st., 21.079 &
21.096.
Source : MNHN, Paris
300 J.L. DE SLOOVER
Habitats: Forêt d'nocarpus edulis généralement mélangée; sur contrefort
d'Inocarpus, sur rocher.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa).
34. Hyophila beruensis Dixon.
Localité: b) Belvédère, marae Afaretoai, 170 m, st., 20.984,
Habitat: Sur bloc de corail éclairé.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa).
Remarque: Le 20.984 se distingue de la description de Whittier (1963: 26) par
ses feuilles plus petites (1,5 - 2 x 0,65 mm), le mucron non formé par la nervure, les
cellules foliaires mamilleuses.
35. Hypnodendron samoanum Mitt. ex Mitt. in Seem.
Localité: a) Eimeo (Sullivant 1862-1874: 45 sub Hypnum spininervium),
Mooréa (Touw 1971: 289; Whittier & Whittier 1974: 434; Whittier 1976: 185; Miller er
al. 1978: 159).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva).
36. Hypopterygium muelleri Hampe.
Localités: b) Belvédère, 250 m, st., 20.920; vallée de Toto, 150 m, st., 27.017
(h.b. 171).
Habitats: Forêt d'Inocarpus edulis dégradée; sur souche ou bloc rocheux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa), Australes
(Raivavae), Gambiers (Mangareva), Rapa.
37. Hypopterygium nadeaudianum Besch.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub H. nadeaudii, Whittier 1968:
388; Whittier & Whittier 1974: 439; Whittier 1976: 292; Miller et al... 1978: 168). b)
Vallée de Toto, 150-180 m, st., 20.946 & 21.047.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis parfois avec Hibiscus tiliaceus et bambous;
sur bloc rocheux dans le torrent.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
38. Isopterygium albescens (Hook.) Jaeg.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub /. argyrocladum; Whittier
1968: 471; Whittier 1976: 357; Miller et al. 1978: 170). b) Vallée de Toto, 250 m, f.,
21.133.
Habitat: Forêt en fond de vallon; sur terreau.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa).
Remarque: Jusqu'ici, signalé seulement à l'état stérile aux îles de la Société.
39. Leucobryum tahitense Àngstr.
Localités: a) Mooréa (Whittier 1968: 152; Whittier 1976: 101; Miller et al.
1978: 180). b) Belvédère, 250-320 m, st., 20.916 (h.b. 172) & 20.961; vallée de Toto,
150-250 m, st., 21.058 & 21.118.
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 301
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis plus ou moins dégradée, broussailles à
Gleichenia linearis; sur souche, sol, bois mort.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora).
Remarque: Whittier cite Ángstróm comme référence; on n'y trouve cependant
pas d'indication concernant la présence de cette espèce à Mooréa.
40. Leucoloma molle (C. Muell.) Mitt.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub L. limbatulum; Whittier 1968:
145 sub L. limbatulum; Whittier & Whittier 1974: 431; Whittier 1976: 94; Miller er al.
1978: 181).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa).
Remarque: L'indication plus précise "Vaianae" de Whittier (1968: 145; 1976:
94) est erronée.
41. Leucomium aneurodictyon (C. Muell.) Jaeg.
Localités: b) Vallée de Toto, 150-300 m, f., 20.941, 21.031 & 21.134; vallée de
Vaipohe, 70 m, f., 27.070; vallée de Nauroa, 80 m, st., avec Taxithelium vernieri
21.150.
Habitats: Forét à Inocarpus edulis souvent mélangée, forét à Hibiscus tiliaceus;
sur bloc rocheux, talus terreux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva). Whittier (1968: 383) signale sa présence probable sur toutes les iles
hautes.
42. Leucophanella banksii (C. Muell.) Fleisch.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Syrrhopodon Banksii; Whittier
1968: 173), entre les baies de Paopao et d'Opunohu, mont Matanui (Whittier 1968: 189
avec Mitthyridium obtusifolium) (Whittier & Whittier 1974: 432; Whittier 1976: 121,
132; Miller et al. 1978: 182). b) Vallée de Toto, 120 m, st., 20.933 (h.b. 176); vallée de
Vaipohe, 120 m, st., 21.083; fond de la baie d'Opunohu, 5 m, st., 21.093 (h.b. 177);
vallée de Nauroa, 10 m, st., 27.144.
Habitat: Epiphyte sur stipe de Cocos nucifera.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora), Marquises (Nuku Hiva), Australes (Rimatara, Rurutu, Tubuai), Tuamotu
(Makatéa), Rapa.
43. Leucophanes octoblepharoides Brid.
Localités: b) Vallée de Toto, 120-180 m, st., 20.934 & 21.033; Belvédére, 320
m, st., 20.964.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis, broussailles à Gleichenia linearis; épiphyte
sur Cocos ou contrefort d'Inocarpus, sur le sol.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva).
Source : MNHN, Paris
302 J.L. DE SLOOVER
44. Leucophanes prasiophyllum Besch.
Localité: b) Belvédère, 250 m, st., 20.915.
Habitat: Forêt dégradée à Inocarpus edulis; sur bois mort.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa).
45. Leucophanes tahiticum Besch.
Localités: a) Mooréa (Whittier & Whittier 1974: 432), baie d'Opunohu
(Whittier 1976: 103) (Miller et al. 1978: 186).
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa).
Endémique.
Remarque: La référence de Whittier & Whittier (1974: 432) à Whittier (1968)
est erronée, Mooréa n'étant pas cité dans la répartition de cette espèce.
46. Macromitrium incurvifolium (Hook. & Grev.) Schwaegr.
Localités: a) Eimeo (Angstrgm 1873: 121; Brotherus 1909: 490; Brotherus
1925: 40; Bescherelle 1895: 26, tous quatre sub M. subtile), Mooréa (Bescherelle 1901:
13 sub M. subtile et M. nadeaudii; Whittier 1968: 274; Whittier & Whittier 1974: 436;
Whittier 1976: 216; Miller er al. 1978: 190). b) Belvédère, 250-350 m, f., 20.904,
20.951 (h.b. 173) & 20.953; vallée de Toto, 180 m, st., 21.0244; vallée de Vaipohe, 280
m, f., 21.095.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis parfois dégradée, végétation ouverte;
épiphyte ou sur bloc basaltique.
Distribution en Polynésie française: Socié
Australes (Raivavae, Rurutu, Tubuai), Tuamotu (Makatéa).
(Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
47. Macromitrium reinwardtii Schwaegr.
Localité: b) Vallée de Toto, 250 m, f., 21.126 & 21.130.
Habitat: Forêt; sur tronc mort.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa).
48. Macromitrium tahitisecundum Marg.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Dasymitrium Nadeaudii).
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, *Mooréa).
49. Meiothecium intextum Mitt.
Localité: a) Baie d'Opunohu (Whittier 1968: 436; Whittier & Whittier 1974:
441; Whittier 1976: 334; Miller et al. 1978: 197).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
50. Mitthyridium constrictum (Sull.) Robins.
Localité: a) Entre les baies de Paopao et d'Opunohu (Whittier 1968: 185;
Whittier & Whittier 1974: 433; Whittier 1976: 131; Miller er al. 1978: 281).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Моогёа, Raiatéa).
51. Mitthyridium obtusifolium (Lindb.) Robins.
Localités: a) Vaianae (Bescherelle 1901: 13, 14 sub Syrrhopodon glaucinus sp.
nov.; Whittier 1968: 189), entre les baies de Paopao et d'Opunohu, mont Rotui, mont
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 303
Matanui (Whittier 1968: 189) (Whittier & Whittier 1974: 433; Whittier 1976: 132;
Miller et al. 1978: 283). b) Vallée de Toto, 120-180 m, st., 20.935, 21.024B & 21.136
(h.b. 191); fond de la baie d'Opunohu, 5 m, st., 27.092 (h.b. 192); vallée de Nauroa, 10
m, st., 21.145.
Habitats: Forét ou en bord de mer; épiphyte ou sur bois mort.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora), Marquises (Nuku Hiva, Uapu), Australes (Raivavae, Rurutu, Rimatara, Tubuai),
Gambiers (Mangareva), Tuamotu (Makatéa ?).
52. Neckeropsis lepiniana (Mont.) Fleisch.
Localités: a) Mooréa (Touw 1962: 387), Paopao, entre les baies de Paopao et
d'Opunohu (Whittier 1968: 341, 96 avec Fissidens mangarevensis; Whittier & Whittier
1974: 438; Whittier 1976: 257, 55; Miller et al. 1978: 209). b) Vallée d'Opunohu prés
du marae de Titiroa, 130 m, st., 20.993 (h.b. 174); vallée de Toto, 180 m, st., 27.034 &
21.053; vallée de Vaipohe, 120-280 m, st., 21.078 & 21.094; vallée de Nauroa, 150 m,
st., 21.162.
Habitats: Forêt principalement à /nocarpus edulis; sur bloc rocheux souvent
dans le torrent ou épiphte sur contrefort d'/nocarpus.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Australes (Raivavae, Tubuai), Gambiers (Mangareva), Rapa.
Remarques: 1) Contrairement à l'indication de Whittier (1968: 342), cette
espèce a été signalée pour la première fois à Mooréa par Touw. 2) Montagne a écrit
"lepiniana" et non "lepineana" comme on l'indique généralement. Il n'y a pas de raison
de remplacer la forme originale par une désinence moins correcte.
53. Octoblepharum longifolium Lindb.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13; Whittier 1968: 158; Whittier &
Whittier 1974: 432; Whittier 1976: 107; Miller et al. 1978: 211). b) Vallée de Toto, 150
m, st., 21,116.
Habitat: Forêt d'/nocarpus edulis avec bambous; sur bois pourrissant.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva). Endémique.
54. Orthorrhynchium cylindricum (Lindb.) Broth.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Phyllogonium cylindricum
Bartram 1933: 175; Bartram 1950: 269; Whittier 1968: 335), mont Matanui, mont
Rotui (Whittier 1968: 335) (Whittier & Whittier 1974: 438; Whittier 1976: 255; Miller
et al. 1978: 212). b) Belvédére, 300 m, st., 20.98/; au Sud de la pointe de Tepee, 200
m, st., 21.011; vallée de Toto, 180 m, st., 2/.035; vallée de Vaipohe, 5 m, st., 21.066
(h.b. 175).
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis mélangée; sur contrefort d'Inocarpus, sur
rocher.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva), Australes (Raivavae, Tubuai), Gambiers (Mangareva).
Source : MNHN, Paris
304 J.L. DE SLOOVER
Remarque: Mes quatre récoltes, parfaitement identiques, différent de la
description de Bartram (1933: 175) et de Whittier (1968: 334). Les feuilles sont peu
colorées à l'insertion; les cellules foliaires ont 70-100 x 5-6 рт il y a toujours sur les
tiges secondaires, à intervalles parfois réguliers, des bouquets denses et sphériques de
propagules droits ou un peu courbés, cylindriques à subfusiformes, formés:de (6)-7-9-
(10) cellules alignées, les plus longs de 200 x 20-25 pm; les feuilles les plus longues
atteignent presque 2 mm; il y a souvent des traces de nervure simple ou double. Ces
caractères correspondent à ceux que donne Bartram (1939: 232) pour O. phyllo-
gonioides (Sull.) Britt. in Gepp qui n'en diffère, d'après les descriptions, que par la
taille plus faible des tiges secondaires. П conviendrait de comparer de plus prés les
deux espèces.
55. Oxyrrhynchium rugosipes (Besch.) Broth.
Localités: b) Belvédère, 300 m, st., 20.968 (h.b. 178); vallée de Toto, 150-180
m, st, 20.947 & 21.050 (h.b. 179); vallée de Vaipohe, 120-160 m, st., 21.080 &
21.086; vallée de Nauroa, 150 m, st., 27.61.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis généralement mélangée; sur bloc rocheux ou
le sol.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa). Endémique.
56. Papillaria aongstroemii C. Muell. ex Ángstr.
Localités: a) Eimeo (Angstrom 1873: 124 sub Cryphaea helictophylla;
Ángstróm 1876: 53 sub Papillaria Angstromii [= Cryphaea helictophylla]; Brotherus
1909: 816 sub P. aongstroemii; Brotherus 1925: 163 sub P. aongstroemiana), Mooréa
(Bescherelle 1901: 13 sub P. Aongstroemii) (Whittier 1968: 326; Whittier & Whittier
1974: 437; Whittier 1976: 245; Miller er al., 1978: 215). b) Belvédère, 250 m, st.,
20.907 (h.b. 180); vallée de Toto, 150-300 m, st., 21.040 (h.b. 181), 21.117 & 21.135.
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis mélangée; épiphyte ou sur bois pourrissant.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva), Australes (Tubuai), Tuamotu (Makatéa), Gambiers (Mangareva), Rapa.
Endémique.
57. Papillaria helictophylla (Mont.) Broth.
Localités: a) Eimeo (Angstrém 1873: 124 sub P. tahitensis; Angstrom 1876: 52
sub Cryphaea helictophylla [= P. tahitensis]), Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub
Meteorium helictophyllum) (Whittier 1968: 328; Whittier & Whittier 1974: 437;
Whittier 1976: 248; Miller et al. 1978: 216). b) Vallée de Toto, 150-180 m, st., 27.028
& 21.117A.
Habitat: Forêt d'Inocarpus edulis mélangée; sur bois pourrissant.
Distribution en Polynésie frangaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva, Uapu).
58. Philonotis hastata (Duby) Wijk & Marg.
Localité: b) Vallée d'Opunohu prés du marae de Titiroa, 130 m, st., 20.999 (h.b.
182).
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 305
Habitat: Sur mur de ciment près de l'eau.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva).
59. Philonotis runcinata C. Muell. ex Ángstr.
Localité: a) Baie de Paopao (Whittier & Whittier 1974: 435; Whittier 1976:
193; Miller et al. 1978: 219).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa). Endémique.
Remarque: La citation "Whittier 1968" (Whittier & Whittier 1974: 435) est
incorrecte; Mooréa n'est pas cité dans la répartition de cette espèce.
60. Philonotis vescoana (Besch.) Paris.
Localités: b) Belvédère, 350 m, st., 20.955; vallée de Nauroa, 80 m, st., 27.152.
Habitats: Crevasses de dalles de lave, talus terreux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva), Australes (Raivavae, Rurutu), Rapa.
61. Pinnatella kuehliana (Bosch & Lac.) Fleisch.
Localités: b) Vallée d'Opunohu prés du marae de Titiroa, 130 m, st., 20.995
(h.b. 183); vallée de Toto, 200 m, st., 21.120; vallée de Nauroa, 150 m, st., 27.163.
Habitat: Forét; sur bloc rocheux dans le torrent.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa).
62. Pogonatum tahitense Besch.
Localité: b) Vallée de Nauroa, 80 m, st., 21.148.
Habitat: Talus vertical terreux en bordure de piste.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa, Raiatéa).
63. Ptychomium aciculare (Brid.) Mitt.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13; Whittier 1968: 300; Whittier 1976:
231; Miller er al. 1978: 235).
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Hiva Oa, Uapu), Rapa.
64. Racopilum cuspidigerum (Schwaegr.) Ángstr.
Localité: a) Mont Matanui (Whittier 1968: 284; Whittier & Whittier 1974: 436;
Whittier 1976: 218; Miller et al. 1978: 238).
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa), Tuamotu (?),
Gambiers (Mangareva).
65, Racopilum pacificum Besch.
Localités: b) Belvédère, 350 m, st., 20.958; vallée de Toto, 200 m, st., 21.122
(bb. 184).
Habitats: Forét, végétation ouverte sur dalles de lave; sur bloc rocheux et sur la
terre.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa).
Source : MNHN, Paris
306 J.L. DE SLOOVER
66. Rhizogonium setosum (Mitt.) Mitt. in Seem.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13; Whittier 1968: 228; Whittier &
Whittier 1974: 434; Whittier 1976: 178; Miller et al. 1978: 245).
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
67. Schizomitrium papillatum (Mont.) Sull.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Hookeria oblongifolia; Whittier
1968: 375; Whittier & Whittier 1974: 438; Whittier 1976: 276, les trois derniers sub
Callicostella papillata; Miller et al. 1978: 251). b) Belvédère, 250 m, st., 20.913; vallée
de Vaipohe, 120 m, f., 21.082 (hb. 154 sub Callicostella papillata); vallée de Toto,
150-200 m, f., 21.112 & 21.123 (hb. 155 sub Callicostella papillata).
Habitats: Forêt à Inocarpus edulis parfois dégradée; sur bois pourrissant, talus
suintant, bloc rocheux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa), Marquises
(Nuku Hiva), Rapa.
68. Sematophyllum entodontoides Besch. var. moorei (Bartr.) Whittier.
Localités: a) Mooréa (Whittier 1968: 426, lapsus pour Raiatéa). b) Belvédère,
300 m, st., 20.975.
Habitat: Forét; sur bois mort.
Distribution en Polynésie francaise: Société (**Mooréa, Raiatéa). Endémique.
69. Spiridens balfourianus Grev.
Localités: a) Mooréa (Montagne 1848: 110, reprint 1970: 370 sub S.
Reinwardti) Bescherelle 1895: 34 sub S. Balfourianus Bescherelle 1901: 13 sub S.
Balfourii; Brotherus 1909: 770; Brotherus 1924: 475, tous deux sub S. Balfourianus;
Sherrin 1938: 17; Whittier 1968: 266; Whittier & Whittier 1974: 435; Whittier 1976:
198; Miller er al. 1978: 259). b) Vallée de Toto, 330 m, st., 21.143 (h.b. 185).
Habitat: Forêt; sur tronc de Cyathea.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa), Rapa.
70. Symphysodontella cylindracea (Mont.) Fleisch.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Prerobryum cylindraceum;
Whittier 1968: 312; Whittier & Whittier 1974: 437; Whittier 1976: 238; Miller et al.
1978: 263). b) Belvédère, 250-300 m, st., 20.923 (h.b. 186) & 20.980; vallée d'Opunohu
prés du marae de Titiroa, 130 m, st., 20.987; vallée de Toto, 180-200 m, st., 21.032,
21.037 bis & 21.121 (h.b. 187).
Habitats: Forét principalement d'Inocarpus edulis; sur contrefort d'Inocarpus
ou sur bloc rocheux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa).
71. Syrrhopodon mooreae (Besch.) Whittier.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13, 14 sub Calymperes Mooreae sp.
nov.; Brotherus 1909: 380 sub C. Mooreae; Whittier 1968: 193 sub C. mooreae;
Whittier & Whittier 1974: 433; Whittier 1976: 120; Miller et al., 1978: 268).
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 307
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa). Endémique.
72. Taxithelium vernieri (Duby) Besch.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub T. Vernieri; Whittier 1968:
443; Whittier & Whittier 1974: 441; Whittier 1976: 336; Miller et al., 1978: 275). b),
Belvédère, 250-300 m, f., 20.911 (h.b. 188), 20.976 & 20.977, vallée de Toto, 120-250
m, f., 20.936, 21.043 (h.b. 189) & 21.127; au Sud de la pointe de Tepee, 140 m, f.,
21.004; vallée de Vaipohe, 30 m, f., 21.063, col de Paopao, 320 m, f., 21.107; vallée de
Nauroa, 80-130 m, f., 21.150, 21.155 & 21.160.
Habitats: Forêt principalement d'Inocarpus edulis, souvent mélangée; sur tronc
pourrissant, bois mort, talus ou bloc rocheux, parfois épiphyte sur Cocos ou Hibiscus.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa),
Marquises (Nuku Hiva), Australes (Raivavae), Tuamotu (Makatéa).
Remarque: Contrairement aux citations de Whittier (1968: 443; 1976: 336) et
Whittier & Whittier (1974: 441), Bescherelle n'indique pas cette espèce à Mooréa sous
Trichosteleum vernieri.
73. Thuidium tahitense Broth.
Localités: b) Vallée d'Opunohu prés du marae de Titiroa, 130 m, st., 20.994
(h.b. 190); vallée de Toto, 350 m, st., 21.125; vallée de Nauroa, 150 m, st., 21.168.
Habitat: Forét; sur bloc rocheux.
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, **Mooréa).
74. Trematodon longicollis Michx.
Localités: a) Baie de Paopao (Whittier 1968: 122, 123 avec Wilsoniella jardini
(sic); Whittier & Whittier 1974: 431; Whittier 1976: 76; Miller er al. 1978: 289). b)
Vallée de Nauroa, 80 m, f., 21.153 (h.b. 193).
Habitat: Talus terreux en bordure de piste.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
75. Trichosteleum hamatum (Dozy & Molk.) Jaeg.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Rhaphidostegium Pickeringii;
Whittier 1968: 450), mont Rotui (Whittier 1968: 450) (Whittier 1976: 343; Miller er al.
1978: 291). b) Belvédere, 250 m, f., 20.918; vallée de Vaipohe, 280 m, f., 21.100 (h.b.
194); vallée de Toto, 250 m, f., 21.128.
Habitat: Forêt principalement d'/nocarpus edulis; sur bois pourrissant.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa).
76. Trichosteleum orthophyllum (Besch.) Broth.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Sematophyllum orthophyllum;
Whittier 1968: 452; Whittier & Whittier 1974: 442; Whittier 1976: 344; Miller er al.
1978: 292). b) Vallée de Toto, 330 m, f., 21.138 & 21.141 (h.b. 195).
Habitat: Forét; épiphyte sur tronc de Cyathea.
Distribution en Polynésie frangaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa).
Endémique.
Source : MNHN, Paris
308 J.L. DE SLOOVER
77. Trichosteleum patens Besch.
Localité: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13, 16 sp. nov.; Whittier 1968: 455;
Whittier & Whittier 1974: 442; Whittier 1976: 346; Miller et al. 1978: 293).
Distribution en Polynésie française: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa).
Endémique.
78. Vesicularia aperta (Sull.) Thér.
Localités: b) Vallée de Toto, 150 m, f., 20.944; vallée de Vaipohe, 160 m, f.,
21.087.
Habitats: Forét à Inocarpus edulis sur bloc rocheux dans le torrent, sur paroi
verticale ruisselante.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, **Mooréa).
79. Vesicularia inflectens (Brid.) C. Muell.
Localités: a) Mooréa (Bescherelle 1901: 13 sub Ectropothecium inflectens:
Bartram 1950: 270; Whittier 1968: 477), mont Rotui (Whittier 1968: 480) (Whittier &
Whittier 1974: 443; Whittier 1976: 362; Miller et al., 1978: 298). b) Belvédère, 250 m,
f., 20.914 & 20.917 (h.b. 196); Varari, 10 m, f., 20.927; vallée de Toto, 150 m, f.,
20.940 (h.b. 197), st., 21.019; vallée de Vaipohe, 5 m, f., 27.061; vallée de Nauroa, 80
m, f., 21.147; vallée d'Opunohu prés du marae de Titiroa, 130 m, f., 20.990 & 20.997
(h.b. 198); au Sud de la pointe de Tepee, 140 m, f., 21.009.
Habitats: Forêt principalement à Inocarpus edulis, généralement dégradée; sur
talus, tronc pourrissant, bloc rocheux, mur de ciment.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa, Raiatéa, Bora
Bora), Marquises (Nuku Hiva), Australes (Rurutu, Tubuai), Rapa.
Remarque: J'ai rapporté à V. inflectens les plantes d'endroits humides ou secs, à
feuilles denses, assez longuement acuminées, à cellules foliaires parfois fort longues, à
capsule plus longue que large; à V. aperta, les plantes d'endroits mouillés, à rameaux
espacés, à feuilles à acumen court ou presque nul, à cellules foliaires courtes, à capsule
globuleuse.
80. Wilsoniella jardinii Besch.
Localités: a) Baie de Paopao (Whittier 1968: 123, 109 avec Fissidens
zollingeri, 122 avec Trematodon longicollis; Whittier & Whittier 1974: 431; Whittier
1976: 63, 76, tous sub W. jardini; Miller et al., 1978: 303). b) Fond de la baie
d'Opunohu, 2 m, f., 2.013 (h.b. 199); vallée de Nauroa, 80 m, f., 21.146 & 21.149.
Habitat: Talus terreux vertical.
Distribution en Polynésie francaise: Société (Tahiti, Mooréa).
Source : MNHN, Paris
MOUSSES DE MOOREA 309
TRAVAUX CITÉS
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*ÅNGSTRØM J., 1876 - Fortsättning i Ofversigt af Kongl. Vetenskaps-Akademiens Förhandlingar.
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Source : MNHN, Paris
310 J.L. DE SLOOVER
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Source : MNHN. Paris
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NOTE SUR LA PRÉSENCE DE SPHAGNUM MAJUS (RUSSOW)
C. JENS. EN FRANCE
Robert GAUTHIER’ et José PUJOS*
* Herbier Louis-Marie, Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation,
Université Laval, Québec, Canada, G1K 7P4
* Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle,
12 rue Buffon, F-75005 Paris, France
RÉSUMÉ - Sphagnum majus a été récolté en France bien avant que sa présence ne soit signalée pour
la première fois. La répartition de cette sphaigne rare découverte dans cinq départements seulement,
est précisée suite à la révision des échantillons d'herbier. Des prospections récentes dans quelques
tourbières françaises permettent d'esquisser son habitat. Des mesures de protection des stations à S.
majus s'imposent afin de sauvegarder les quelques populations de cette espèce en France.
ABSTRACT - Sphagnum majus has been collected in France long before the first record of it
occurrence in this country. Occuring in only five departments the distribution of this rare peat moss
in France is drawned after a carefull study of herbarium specimens. Habitat conditions of S. majus in
France are presented from recent field observations in a few localities. Habitat conservation actions
should be taken to protect the very few populations of that species in France.
INTRODUCTION
Depuis l'importante révision de la nomenclature des espèces européennes du
genre Sphagnum réalisée par Isoviita (1966), Sphagnum dusenii C. Jens. ex Russow
s'appelle désormais Sphagnum majus (Russow) C. Jens. Maass (1967) a fait siennes les
justifications proposées par Isoviita (1966) pour opérer ce changement nomenclatural
d'ailleurs largement adopté par les bryologues. Maass (1967) s'est toutefois surtout
attaché à circonscrire ce taxon et à montrer ses affinités avec d'autres espéces boréales,
notamment Sphagnum annulatum Н. Lindb. ex Warnst. et Sphagnum obtusum Warnst.
Il précise en outre que Sphagnum vogesiacum Warnstorf (1911) décrit à partir d'un
échantillon du lac de Lispach, dans les Vosges, ne peut être maintenu comme espèce
distincte; la plante correspondant en tous points à Sphagnum majus.
La présence de Sphagnum majus en France a été signalée à quelques reprises
par divers auteurs dans un ensemble plutót disparate de revues scientifiques. Depuis la
parution en 1927 de la "Flore des sphaignes de France" de G. Dismier, aucune synthèse
des connaissances concernant la répartition précise de ce taxon en France n'a vu le jour.
La carte de répartition présentée par Daniels et Eddy (1985) comporte malheureu-
sement quelques lacunes qu'il était nécessaire de corriger. Enfin, il nous est apparu
opportun de réexaminer tous les échantillons conservés en herbier à la lumière des faits
Source : MNHN, Paris
312 R. GAUTHIER et J. PUJOS
nouveaux présentés par Maass (1967) dans son étude exhaustive du complexe
d'espèces dont fait partie Sphagnum majus.
HISTORIQUE
La première mention dans la littérature de la présence de Sphagnum majus en
France revient à Louis Hillier (1905) qui le découvre le 15 juillet 1905 dans le
département de la Haute-Saône, près de Lure, dans la tourbière de la Pile située entre
Lantenot et Saint-Germain, à 320 mètres d'altitude.
Toutefois ce n'était pas là les tous premiers échantillons de cette sphaigne
cueillis en France. En effet, dés 1873, le Capitaine F. Renauld en cueillait un
échantillon à Annegray, dans le département de la Haute-Saône. En 1883, C. Méline le
découvre dans le département des Vosges, à l'étang de Machais (plutôt Machey
aujourd'hui), prés de La Bresse. À son tour, le Frère Gasilien recueillait un échantillon
de S. majus à Pierre-sur-Haute, dans les monts du Forez (Massif central) en 1904.
Pierre-sur-Haute désignant un sommet marquant la limite entre les départements du
Puy-de-Dôme et de la Loire, nous présumons que la récolte de Gasilien provient du
versant oriental de la chaîne du Forez, donc du département de la Loire, car toutes les
récoltes suivantes de $. majus du Forez proviendront de ce versant. Enfin, en 1904
Lemasson préléve au lac de Lispach, dans le département des Vosges, un échantillon
dans lequel Warnstorf (1911) croyait reconnaître une nouvelle espèce, le Sphagnum
vogesiacum Warnst, maintenant reconnu comme synonyme de S. majus. De fausses
déterminations sont évidemment à l'origine de l'oubli dans lequel sont demeurés tous
ces échantillons jusqu'à aujourd'hui.
La nouvelle de la découverte de S. majus en France publiée par Hillier (1905)
incite Dismier (1906) à visiter la station. Son échantillon sera le dernier à être prélevé
dans la tourbière de la Pile. Plus tard, Hillier (1908) signale une récolte de A. Coppey
aux étangs des monts Revaux, vraisemblablement de l'étang du Grand Saint-Maurice
situé à un kilomètre environ au sud-ouest de la tourbière de la Grande Pile. Cet
échantillon n'à pu être retrouvé.
En 1908, la Société Botanique de France tient sa session extraordinaire à Nancy
et dans les Vosges. Coppey (1909), bien qu'il n'ait pu participer aux excursions, est
invité à rendre compte des muscinées alors observées. Il signale la présence de S.
majus sur le plateau de grès vosgien "entre les vallées de l'Ognon, du Breuchin et de la
Moselle". En fait, Coppey ne fait que signaler de nouveau la découverte de S. majus de
Hillier à la tourbière de la Pile qui se situe précisément au sein méme de cette vaste
région. П ajoute toutefois que S. majus est présent à l'étang d'Aillencourt, le long de la
route de Lure à Luxeuil, à peu de distance d'ailleurs des monts Revaux et de la
tourbière de la Grande Pile.
Peu de temps plus tard, Coppey (1911) signale "trois nouvelles stations où elle
est abondante; autour d'étangs près de Lure et de Citers, et dans des tourbières du
plateau de Ternuay". Ces trois localités se situent toutes à proximité des localités
précédentes. Nous n'avons toutefois pu examiner aucun échantillon récolté par Coppey
dans ces trois nouvelles localités.
Source : MNHN, Paris
SPHAGNUM MAJUS EN FRANCE 313
L'année suivante, R. Henry (1912) signale pour la premiére fois la présence de
S. majus au lac de Lispach (département des Vosges). Il précise (p. 82) qu'il n'était
connu que dans trois stations de la Haute-Saóne et de Saint-Germain prés de Paris.
Henry signale toutefois, dans les "Additions et Rectification" (p. 104) que cette dernière
localité a été tirée du Sphagnologia Universalis de Warnstorf (1911) et que ce dernier
auteur a confondu Saint-Germain en Haute-Saóne avec Saint-Germain prés de Paris, un
lapsus qu'Hillier (1943) expliquera encore plus en détail. Henry propose de plus une
nouvelle variété, var. immersum Warnst., qu'accompagne la diagnose latine signée de
Warnstorf. Il reproduit aussi celle du S. vogesiacum Warnst. parue l'année précédente
(Warnstorf 1911). D'autres localités vosgiennes viendront s'ajouter à cette premiere
mention. Frahm (1989) présente une liste exhaustive de toutes ces localités des Vosges
signalées dans la littérature.
Plusieurs dizaines d'années après sa découverte dans les Vosges, S. majus est de
nouveau observé en France, en Haute-Savoie, à la tourbière de Sommand (Jovet-Ast
1944). Plus tard, Bonnot (1958) signale sa présence dans les monts du Forez, dans le
département de la Loire et finalement Maass (1967) mentionne une récolte ancienne de
Bretagne, dans le département du Finistère, passée jusque là inaperçue. Les premières
récoltes de S. majus dans chacun des départements français où sa présence a été
observée apparaissent au tableau 1.
Département Localité Collecteur Date Publication
Haute-Saône Annegray Renauld 2/09/1873 — PAILLOT € VENDRELY
1876
Vosges Étang de Machais Méline 12/08/1883 inédit
Loire Pierre-sur-Haute Gasilien 24/05/1904 inédit
Haute-Savoie Tourbière de Sommand Jovet-Ast 10/09/1943 JOVET-AST 1944
Finistère Tourbière du Cragou Gaume 08/06/1949 MAASS 1967
Tableau 1 - Première récolte connue de Sphagnum majus (Russow) C. Jens. dans les départements de
France où sa présence a été observée.
La récolte de Renauld a été publiée et distribuée sous le nom de S. cuspidatum Ehrh. dans le Flora.
Cryptogamica Sequaniae Exsiccata de Paillot, Renauld et Vendrely, fasc. 4, n° 189. Lors de la séance
du 7 août 1875, à la Société d'Emulation du Doubs, Paillot et Vendrely communique la liste des
fascicules 3 et 4 de cet exsiccata (Paillot & Vendrely 1876). La distribution des spécimens devait
Suivre, comme le confirme l'information dans le Bull, Soc. Bot. France 1875, 22: (111) (Sayre 1969).
En fait, cette distribution n'a eu lieu qu'en 1896, cf. la note de Vendrely (1896): «Les listes des
fascicules 3° et 4° de l'Herbier cryptogamique ont été publiées en 1876 par Paillot. Les échantillons
ne m'ont été envoyés que l'année méme de sa mort [1891], sauf quelques paquets qui ont du être
égarés. Les étiquettes n'ont pas été imprimées ou ont dû être perdues. Je les ai fait imprimer à
nouveau, en sorte que ces fascicules paraîtront avec ceux dont nous donnons la liste aujourd’hui» [à
savoir les fasc. 5, 6, 7] (Vendrely 1896).
Source : MNHN, Paris
314 R. GAUTHIER et J. PUJOS
RÉPARTITION
La répartition de Sphagnum majus en France est présentée à la figure 1. Elle
diffère sensiblement de celle publiée par Daniels & Eddy (1985) d'où sont absentes la
localité de Bretagne (Finistère) et celle du Massif Central (Loire). La liste des
échantillons examinés qui ont servi à dresser la carte de répartition apparait en annexe.
Finistère
Haute-
Eons
Répartition de Sphagnum majus (Russow) C. Jens. en France.
Sphagnum majus peut être considéré comme une sphaigne particulièrement rare
en France car sa présence n'a été observée que dans cinq départements seulement. Dans
trois de ces départements, 5. majus demeure pratiquement confiné à la seule tourbiére
où il a été découvert, soient la tourbiére de la Pigne et celle de la Litte qui sont
voisines, au pied de Pierre-sur-Haute dans la Loire, la tourbière de Sommand en Haute-
Source : MNHN, Paris.
SPHAGNUM MAJUS EN FRANCE 315
Savoie et celle du Cragou dans le Finistére malgré les recherches attentives de Touffet
(1969) dans toute la Bretagne.
En Haute-Saóne, nous n'avons pu confirmer la présence de S. majus, par
l'examen d'échantillons, que dans trois localités, soient Annegray, la tourbiére de la Pile
prés de Saint-Germain et l'étang d'Aillencourt (Ailloncourt sur les étiquettes). Ces trois
localités, de méme que les quelques autres citées par Coppey (1909, 1911) sont
toutefois toutes situées dans la méme région; les localités les plus éloignées l'une de
l'autre ne sont distantes que d'une vingtaine de kilomètres.
Dans le département des Vosges, les localités se répartissent sur une distance
d'environ 30 kilomètres le long de la crête sommitale des Vosges, sur le versant
occidental. De plus, la plupart se situent à proximité de la créte. Du nord au sud, ces
localités sont: Gazon du Faing que nous avons découvert récemment; Gazon Martin
découvert par Henry (1923); la tourbière du Tanet où la présence de 5. majus fut
signalée par Huber (1956); le lac de Blanchemer signalé par Lecointe & Pierrot (1984)
et la tourbière de l'étang de Machey (aussi Machais et Marchais sur les étiquettes)
signalée par Huber (1956). Seul le lac de Lispach s'écarte de la crête vosgienne dont il
n'est cependant éloigné que d'une dizaine de kilomètres. Enfin, Rastetter (1991) signale
récemment une nouvelle localité, la tourbière des Rouges Feignes, située au-dessus du
lac de Lispach, vers 1200 m d'altitude.
Hillier (1943), dans son Catalogue des sphaignes de la Franche-Comté, signalait
à propos de S. majus que "Ch. Meylan et Gams ont trouvé cette espèce dans le Jura, au
marais du Grand-Cachot, dans le vallon de la Brévine, 1050 m. Elle a été ensuite
signalée en Suisse par plusieurs botanistes...". Hillier prétendait donc qu'il s'agissait
d'une localité du Jura français. Or cette localité se situe certes dans les montagnes du
Jura, mais plutôt en Suisse, dans le canton de Neuchâtel, à moins de trois kilomètres de
la frontière franco-suisse. S. majus n'a donc pour l'instant jamais été observé dans le
département du Jura.
S. majus présente donc une répartition extrémement localisée dans l'ensemble
des cinq départements, quel que soit le nombre de localités où il a été observé dans
chacun d'eux. Son absence du Jura étonne car les tourbières abondent dans cette région
qui offre des conditions similaires à celles des Vosges.
HABITAT
A l'exception de la localité bretonne dont l'altitude se situe vraisemblablement
autour de 200 m, toutes les localités françaises de S. majus se distribuent dans les
massifs montagneux de l'est de la France. L'altitude de ces localités montagnardes varie
toutefois énormément: de 320 m à la tourbière de la Pile en Haute-Saône à 1400 m à la
tourbière de la Pigne dans les monts du Forez et à la tourbière de Sommand, en Haute-
Savoie.
Quelques localités ont été visitées récemment et permettent d'esquisser l'habitat
de S. majus dans ces localités françaises. Ce sont Gazon du Faing et la tourbière du
Tanet dans les Vosges et la tourbière de Sommand en Haute-Savoie.
Sphagnum majus est une espèce aquatique des tourbiéres, vivant dans les mares
et les dépressions à nappe phréatique haute de telle sorte qu'il n'est tout au plus émergé
Source : MNHN, Paris
316 R. GAUTHIER et J. PUJOS
que d'un ou deux centimètres. Dans la majorité des stations françaises où nous l'avons
observé, il forme des tapis serrés, laissant peu de place aux autres bryophytes. Il
s'associe le plus souvent soit à Sphagnum fallax (Klinggr.) Klinggr., soit à Sphagnum
cuspidatum Ehrh. ex Hoffm. mais dans la plupart des cas, ces espèces se juxtaposent en
colonies pures beaucoup plus qu'elles ne s'associent véritablement. A la tourbière de
Sommand, une colonie de Sphagnum subsecundum Nees in Sturm a été observée au
sein d'un tapis de 5. majus et des individus isolés de S. subsecundum parsemaient le
tapis de S. majus. Outre les quelques sphaignes mentionnées précédemment,
Polytrichum commune Hedw. est la seule autre bryophyte qui ait été observée parmi S,
majus et dans une seule station à Gazon du Faing. À la marge des dépressions, S. majus
se hisse parfois à un niveau supérieur de quelques centimètres seulement en s'installant
le plus souvent à travers des colonies de Sphagnum magellanicum Brid.
Les plantes herbacées associées aux tapis de 5. majus ne forment jamais de
couverture dense. Bien souvent, cette couverture se réduit à des individus éparpillés,
émergeant du tapis de sphaignes. De plus, la majorité des plantes herbacées observées
appartiennent à la famille des Cypéracées. Dans les stations les plus pauvres, Carex
limosa L. et Scheuchzeria palustris L. sont les seules espèces d'importance à s'associer
à 5, majus. 115 forment une association tout à fait identique à celle observée dans les
tourbières des régions boréales américaines, le Sphagno-majoris Caricetum limosae
décrit par (Gauthier 1980), et en Europe centrale, notamment en Autriche où Krisai er
al. (1989) la nomment plutót Caricetum limosae sphagnetosum maioris. Cette
association est particulièrement bien développée à la tourbière du Tanet où elle a été
étudiée en détail par Kaule (1974). Dans les stations plus riches, Carex rostrata Stokes
est l'associée herbacée la plus fréquente de S. majus. Ces stations correspondent au
Caricetum rostratae sphagnetosum fallacis décrit d'Autriche par Krisai er al. (1989).
Parfois seule herbacée présente, Carex rostrata est le plus souvent accompagnée de
Carex nigra (L.) Reichard, d'Eriophorum angustifolium Honckeny et de Scirpus
cespitosus L. qui peuvent à l'occasion supplanter Carex rostrata en importance comme
c'est le cas dans la tourbière de Sommand où les dépressions colonisées par ce type de
végétation couvrent d'importantes surfaces. Localement et à la tourbiére de Sommand
seulement, s'associent aux précédentes le Carex pauciflora Lightf. et l'Eriophorum
vaginatum L. À Gazon de Faing, Carex curta Good. (= C. canescens Auct. non L.) et
Selinum pyrenaeum (L.) Gouan (= Angelica pyrenaea (L.) Sprengel) ont été observés
dans les tapis de S. majus.
Trés souvent, les ligneux sont totalement absents. Seuls quelques individus trés
dispersés d'Andromeda polifolia L. et quelques tiges rampantes de Vaccinium
oxycoccus L. dispersées sur le tapis de sphaignes, ont pu étre observés dans quelques
stations seulement.
La tourbière de Sommand renferme la station de 5. majus la plus riche du point
de vue nutritif. Sur une surface assez considérable s'étale un gazon formé de brosses de
Scirpus cespitosus parcouru par des eaux en mouvement dont le niveau se maintient
légèrement au dessus de la tourbe. Les bryophytes suivantes, abondantes, traduisent la
richesse nutritive du site: Scorpidium scorpioides (Hedw.) Limpr, Limprichtia
revolvens (Sw.) Loeske (= Drepanocladus revolvens (Sw.) Warnst) et Calliergon
trifarium (Web. & Mohr) Kindb. Sphagnum majus colonise les marges de ce gazon où
Source : MNHN, Paris
SPHAGNUM MAJUS EN FRANCE 317
la densité du Scirpus décroit jusqu'à disparaître complètement. À travers les colonies de
S. majus percent les Scheuchzeria palustris, Carex limosa, Carex rostrata et
Andromeda polifolia.
Sphagnum majus semble donc s'accommoder d'une gamme assez étendue de
régimes nutritifs. La présence d'eau libre dans les dépressions des tourbiéres ou bien
une nappe phréatique constamment maintenue au-dessus de la surface de la tourbe
semblent étre les conditions essentielles à l'installation et au développement de colonies
denses de Sphagnum majus. De plus, tout indique qu'il s'agit d'une espèce plutôt
exclusive et méme agressive car peu de place est laissée aux autres végétaux dans les
tapis serrés qu'elle tisse.
CONCLUSION
Sphagnum majus constitue l'un des éléments rares de la flore sphagnologique
francaise. Les quelques localités reconnues constituent les tous premiers avant-postes
dans le sud-ouest de l'Europe d'une répartition qui devient continue plus au nord,
notamment dans les pays périphériques de la Baltique (Daniels & Eddy 1985). De ce
fait, les localités françaises présentent une importance phytogéographique majeure.
Des perturbations de l'habitat apparues au cours du dernier quart de siècle
écoulé ont certainement mis en péril certaines populations de S. majus. C'est ainsi
qu'une courte visite à la tourbière de la rive nord-est du lac de Lispach en 1989 n'a pas
permis d'y retrouver S. majus. C'est toutefois en Haute-Saóne que la situation semble la
plus critique, En effet, S. majus n'a pas été observé depuis 1908 dans aucune des
localités connues de ce département. Afin d'assurer la survie de cette sphaigne rare en
France, il nous paraît essentiel que S. majus obtienne dans les meilleurs délais le statut
d'espèce protégée sur l'ensemble du territoire français. Parallèlement, des mesures
efficaces de protection doivent être prises localement afin d'assurer la conservation de
l'habitat de tous les sites à S. majus connus. Toute action de protection devra toutefois
être précédée d'une recherche de 5. majus dans la pupart des localités anciennes où il
n'a pas été observé récemment; la majorité des échantillons datant de plus de 30 ans.
La répartition de 5. majus en France s'apparente à celle de 5. fuscum, autre
élément boréal de la flore sphagnologique française. Leur répartition se réduit à une
localité excentrique à basse altitude dans l'ouest de la France et une concentration des
localités dans les régions montagneuses de l'est (Gauthier 1990). Sphagnum majus est
toutefois beaucoup plus rare que S. fuscum qui a été observé dans 15 départements.
Absent notamment du Jura et des Pyrénées, de nouvelles prospections pourraient sans
doute révéler la présence de S. majus dans ces deux régions propices à son existence.
REMERCIEMENTS - Les auteurs expriment toute leur gratitude aux personnes suivantes: M. le
Professeur Louis Lacoste, ancien directeur du Laboratoire de cryptogamie du Muséum national
d'histoire naturelle de Paris qui a invité R. Gauthier à séjourner au laboratoire à titre de professeur
associé au Muséum et qui l'a accompagné dans les Vosges en 1989; M. Denis Lamy du méme
laboratoire qui a aimablement mis à la disposition des auteurs toute la documentation pertinente;
Source : MNHN, Paris
318 R. GAUTHIER et J. PUJOS
Mme Sylvie Fiset de l'Herbier Louis-Marie de l'Université Laval de Québec qui s'est chargée du
traitement du texte.
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ANNEXE: Liste des échantillons de 5. majus de France examinés,
Presque tous ces échantillons sont conservés au Laboratoire de Cryptogamie du Muséum
National d'Histoire Naturelle de Paris (PC). Des duplicata des récoltes de Gauthier sont déposés au
Muséum de Paris et à l'Herbier Louis-Marie de l'Université Laval de Québec (QFA). Pour les autres
échantillons, l'herbier où ils sont conservés est indiqué. Les acronymes utilisés sont ceux de
Holmgren et al. (1990).
FINISTÈRE - Tourbiére du Cragou, 8 VI 1949, Gaume.
HAUTE-SAÓNE - Annegray, tourbiére sur grès vosgien, 400 m, IX 1873, Renauld (Flora
Cryptogamica sequaniae Exsiccata, n° 189 sub S. cuspidatum Ehrh.). Tourbière de la Pile, entre
Saint-Germain et Lantenot, près Lure, diluvium, 320 m, 15. VII. 1905, Hillier (PC et LILLE). Saint-
Germain, tourbière de la Pile, V. 1906 et VI. 1906, Dismier. Étang d'Ailloncourt, 19. VIII. 1908,
Coppey.
HAUTE-SAVOIE - Tourbière de Somman, 10 IX 1943, Jovet-Ast. Ibidem, 17 VI 1990, Gauthier de
Lacoste 10527, 10531, 10539, 10557, 10558, 10561, 10562, 10566, 10568, 10569.
LOIRE - Pierre-sur-Haute, 24. V. 1904, Gasilien. Monts du Forez, Chalmazel, tourbière de la Pigne,
1400 m, 18. VII. 1952, Cuynet. Ibidem, 9. VIII. et 6. IX. 1953, Cuynet. Ibidem, 4. VIII. 1956, Cuynet
(distribué sous le nom de S. dusenii C. Jens. par la Société d'Échanges des Muscinées, Année 1956,
n° 1292) (QFA et PC). Ibidem, 06.VII.1955, Wallace. Monts du Forez, near Chalmazel, bog la Pigne,
6. IX, 1955, Cuynet & Wallace 3136. Col du Béal, tourbière de la Pigne, 23. VII. 1955, Pierrot (PC,
QFA et Herb. Pierrot). Monts du Forez, Chalmazel, tourbière de la Lite, vers 1350 m, 1964,
Deschatres.
VOSGES - La Bresse, tourbiére du lac de Marchais, 12. VIII. 1883, Méline. La Bresse, étang de
Machais, 990 m, 10. VI. 1937, Duclos. Étang de Machais, 990 m, 10. VII. 1937, Balay. Ibidem, 980
m, 14. X. 1950, Balay. Hochvogesen, étang de Marchey, WSW Rainkopf, ca. 1100 m sm, 25. IX.
1981, Egger, Frahm de Philippi (sub S. balticum) (QFA). Tourbière de Machey, 1000 m, 15. VII.
1983, Crivelli & Pierrot 225 (QFA et Herb. Pierrot). Étang de Marchais, nordóstlich La Bresse, ca.
900 m, 31. V. 1985, Frahm (distribué sous le nom de S. balticum (Russ.) Russ. ex C. Jens. dans le
Source : MNHN. Paris
320 R. GAUTHIER et J. PUJOS
Bryophyta Vogesiaca Exsiccata par 1-Р. Frahm, fasc. Il n° 41). Lac de Lispach, 2. XL 1904,
Lemasson 175 (type du S. vogesiacum Warnst.). Ibidem, 5. XI. 1911, Henry (distribué sous le nom de
S. dusenii C. Jens. var. falcatum C. Jens. раг С. Dismier dans le Bryorheca Gallica n° 239). Ibidem,
18. VI. 1937, Duclos. Ibidem, 900 m, 18. IX. 1937, Balay (distribué sous le nom de 5. dusenii C.
Jens. par la Société d'Échanges de Muscinées, Année 1949, n* 295). Ibidem, 905 m, gazon flottant
côté nord, 20. IX. 1947, Balay. Ibidem, 18. X. 1947, Balay. Tourbière du lac de Lispach, 904 m, 25.
VIII, 1961, Cuynet (distribué sous le nom de S. dusenii C. Jens. par la Société d'Échanges de
Muscinées, Année 1961, п 1835). Tourbière de Gazon Martin, 24. VIII. 1913, Henry. Lac de Tanet,
1200 m, 15. V. 1967, Amann. Tourbière du Tanet, environ 3,5 km au nord-est du Col de la Schlucht,
1200 m, 29. V. 1989, Gaurhier 9598, 9608. Lac de Blanchemer, 1000 m, 15. VII. 1983, Crivelli &
Pierrot 216 (QFA et Herb. Pierrot). Commune de la Bresse, tourbière de Rouge-Feigne, 17. X. 1984,
Muller (QFA, Herb. Muller). Tourbiére des Rouges Feignes au-dessus du lac de Lispach, 19. VIL
1990, Rastetter (Herb. Rastetter). Gazon du Faing, environ 6 km au nord-est du Col de la Schlucht,
1220 m, 29. V. 1989, Gauthier 9579, 9588, 9589, 9590, 9591.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (4):321-336 32
ESTUDIO DE LA ANATOMÍA DEL TALO DE
PELTIGERA CANINA Y P. MEMBRANACEA
І. MARTÍNEZ y А.В. BURGAZ
Dpto. Biología Vegetal I, Facultad de С. Biológicas,
Universidad Complutense, E-28040-Madrid
RESUMEN - Se realiza el estudio anatómico de los talos de Peltigera canina (L.) Willd. y P.
membranacea (Ach.) Nyl., comparando tres zonas diferentes del talo (apical, media y central). Se
han observado importantes diferencias en el cortex de la zona apical y en el grosor total del talo. Se
discute el modelo anatómico de ambas especies.
ABSTRACT - The thallus anatomy of three different zones (apex, middle and central) of Peltigera
canina (L.) Willd. and P. membranacea (Ach.) Nyl. is compared. Important differences in the cortex
of the apical zone and total thickness of thallus are found. The anatomic model of both species is
discussed.
RÉSUMÉ - Une étude anatomique des thalles de Peltigera canina (L.) Willd. et de P. membranacea
(Ach.) Nyl. est réalisée. On compare trois parties différentes du thalle: apicale, moyenne et centrale.
On observe des différences importantes dans le cortex de la région apicale et dans l'épaisseur du
thalle, Le modèle anatomique de ces deux espèces est discuté.
INTRODUCCIÓN
Peltigera canina (L.) Willd. y P. membranacea (Ach.) Nyl. pertenecen al grupo
de Р, canina s.l. en el que se incluyen además P. degenii Gyelnik, P. didactyla (With.)
Laundon, P. kristinsonii Vitik., P. lepidophora (Nyl.) Bitter, P. ponojensis Gyelnik, P.
praetextata (Flórke ex Sommerf.) Zopf. y P. rufescens (Weis) Humb. Constituye un
grupo natural caracterizado por presentar la cara superior del talo + pubescente y una
unidad morfológica y anatómica interna (Holtan-Hartwig 1993).
El modelo anatómico común característico de las especies de este grupo está
constituido por: cortex superior paraplectenquimático, capa algal con Nostoc sp. como
fotobionte, médula aracnoide y cara inferior con venas y rizinas.
El principal objetivo de este trabajo ha sido realizar el estudio comparado de la
anatomía de los talos de P. canina y P. membranacea para observar si existía alguna
variabilidad a este modelo anatómico y cuantificar las distintas capas que constituyen el
talo liquénico.
Source : MNHN, Paris
322 I. MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ
Fig. 1. Localidades de las poblaciones estudiadas de Peltigera canina (0) y P. membranacea (*).
Localidades comunes (Ш).
MATERIAL Y MÉTODOS
Se seleccionaron 19 ejemplares (10 de P. canina y 9 de P. membranacea) de
diferentes localidades peninsulares (Fig. 1). El material estudiado procede de
recolecciones realizadas por los autores y se encuentra depositado en el herbario
MACB (Apéndice 1).
Se han estudiado un total de 420 cortes transversales y longitudinales de 5 mm
de grosor, realizados con microtomo de congelación.
Para observar si existían diferencias anatómicas entre la zona de crecimiento y
las otras zonas del talo se realizaron 7 repeticiones de las regiones apical, media y
central de cada lóbulo. Para la región apical se consideraron los primeros 3 mm, las
regiones media y central se calcularon segün la longitud del lóbulo (Fig. 2).
Las muestras, previa tinción con Azul de Algodón, fueron visualizadas con
М.О. y las medidas se realizaron mediante Analizador de Imagen. Para contrastar lo
observado al M.O. las muestras fueron observadas y fotografiadas al Microscopio de
Contraste de Fase y al M.E.B., para esta ültima observación se deshidrataron siguiendo
la técnica del punto crítico (Cohen 1979).
Los resultados obtenidos se sometieron a un tratamiento estadístico mediante el
programa Statistical Graphics Corporation (1987). Cuando los datos tenían una varianza
homogenea (Test de Bartlet - p « 0.05) los valores fueron comparados utilizando un
Análisis de la Varianza (ANOVA). En el caso de diferencias significativas (p « 0.05)
Source : MNHN, Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP. 323
Fig. 2. Esquema de un talo de Peltigera, en el que figuran las zonas donde se ha realizado el estudio.
(A) Región apical, a 3 mm del borde del lóbulo. () Región media, corresponde a la mitad de la
distancia desde el extremo del lóbulo al centro de la roseta. ( Ф) Región central, en el centro de la
roseta, Escala a tamaño natural: 1 cm.
las medias se compararon mediante el Test de la Menor Diferencia Significativa (LSD).
En los casos de varianza no homogenea se utilizó un análisis de Kruskall-Wallis.
RESULTADOS Y DISCUSIÓN
P. canina y P. membranacea tienen un talo heterómero, foliáceo, y su anatomía
coincide básicamente con el modelo definido por Holtan-Hartwig (1993) para el grupo
canina.
Los resultados obtenidos se reflejan en la Tabla 1. El grosor total del talo de las
dos especies presenta diferencias significativas, así P. canina muestra Valores mayores
245.16 + 81.84 um (421.33 + 80.05 иш incluyendo la vena), mientras que los valores
menores 190.64 + 41.15 um (371.07 + 97.19 um) son de Р. membranacea (Fig. 3).
Source : MNHN, Paris
324 1. MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ
En ambas especies el grosor total del talo aumenta desde la zona apical hasta la
zona media y después disminuye ligeramente en la zona central (Tabla 2).
P. GROSORI GROSOR2 MEDULA CALG. CORTEX PUBESC
1 319.06 481.84 239.63 89.98 48.76 40.53
(15.74) (1.72) (15.65) (158) (180) (4.74)
2 291.20 44257 170.06 7432 4741 3277
(428) (125) (347) (1.07) (0.73) (170)
9 284.59 479.36 172.36 67.84 44.86 11446
(11.62) (14.62) (10.87) (1.15) (0.58) (11.06)
4 24323 405.38 13971 5344 55.61 3742
(8.12) (729) (5.17) (0.99) (0.76) (2.17)
5 241.18 461.30 132.06 7422 5247 5328
(349) (13.50) (3.45) (172) (0.98) (2.94)
6 238.93 42323 118.59 57.88 50.62 6123
(7.84) (797) (6.98) (131) (1.36) (3.15)
7" 23236 404.02 11200 6743 52.80 38.87
(9.68) (12.44) (8.67) (135) (0.98) (4.27)
8 200.84 392.60 11296 5454 3995 3692
(2.65) (10.39) (2.57) (1.56) (1.28) (1.83)
9 172.06 361.35 9931 4826 38.52 3043
(3.76) (10,99) (3.58) (120) (0.51) (225)
10 167.94 351.87 8196 43.16 34.68 2044
(7.36) (10.60) (146) (1.12) (0.46) (1.79)
1 238.09 457.64 136.43 54.26 26.24 64.93
651) | (1425) (4.18) (1.18) (0.59) (4.34)
12 22602 393.13 112.74 75.81 33.46 5491
(3.01) (8.54) (2.90) (291) (0.73) (240)
13 21890 43621 127.50 4744 3657 —
(341) (10.74) (346) (151) (135)
14 ! 19927 44982 10344 50.35 4000 j -—
(279) (6.30) (2.52) (101) (0.79)
15 182.79 357.80 96.98 37.08 31.18 6431
(5.03) (9.32) (887) (1.01) (0.86) (2.36)
16 179.79 329.39 101.07 35.99 40.93 —
(2.04) (743) (240) (0.96) (0.70)
17 175.33 299.07 88.06 4208 32.96 48.92
(2.98) (7.82) (222) (1.18) (0.70) (3.91)
18 162.72 385.72 82.13 3321 30.75 4118
(343) (7.10) (224) (0.91) (0.46) (2.33)
19 13729 24020 7292 3844 2625 —
(2.64) (4.00) (2.59) (1.05) (0.48)
TABLA 1. Valores medios (X) de las variables consideradas (en um), en todos los ejemplares
estudiados. 1-10, Peltigera canina y 11-19, P. membranacea. El error standar figura entre paréntesis
Grosor 1 (sobre una vena). Grosor 2 (entre venas). Poblaciones (Р).
Source : MNHN. Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP. 325
Esobre vena entre venas
500
400
300
200
100
Fig. 3. Representación gráfica del valor medio del grosor total del talo, en ambas especies. (c)
Peltigera canina, (m) P. membranacea.
Pubescencia
La presencia de pubescencia sobre la cara superior del talo, es un caracter muy
variable. En general, es constante en la zona apical de los lóbulos, aunque en algunos
ejemplares de P. membranacea también es irregular en esta zona. Hacia el centro del
talo va disminuyendo en todos los ejemplares.
En ambas especies, la pubescencia, constituye un plecténquima aracnoide
originado a partir de la capa superior del cortex y constituido por 3-5 células (Des
Abbayes 1951). El valor medio de anchura de esta capa es mayor en P. membranacea
que en P. canina (Tabla 2).
La morfología de las hifas es algo diferente, en P. membranacea son más largas
y + simples y tienen un menor recubrimiento. En P. canina son mas ramificadas y
forman una capa continua con mayor recubrimiento (Foto 1 y 2).
Cortex
Todos los especímenes presentan un cortex paraplectenquimático típico en la
cara superior del talo (Hale 1976), constituido por 4 - 7 capas de células de morfología
variable. El grosor medio de esta capa es 46.52 + 13.06 рт en Р. canina y 33.17 + 7.13
um en P. membranacea.
En P. canina el grosor del cortex va disminuyendo paulatinamente desde la
zona apical hasta la zona central, mientras que en P. membranacea no existen grandes
diferencias de grosor en las tres zonas consideradas (Tabla 2).
Source : MNHN, Paris
326
I. MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ
TABLA 2. Medias (X ) y desviaciones típicas (с, ,) de las variables consideradas en ambas especies
(en um). Tests de significación referidos al Kruskall- Wallis, excepto el marcado con A, que se refiere
ala ANOVA. (*** indica p«0.001).
A. Zona apical de los lóbulos. B. Zona media. C. Zona central.
ES на
P. canina P. membranacea
PUBESCENCIA X 47.71 5485 wee
2 (8831) (22.44)
CORTEX x 51.90 33.34 +
с. (1347) (64)
САРА ALGAL x 5641 4572 как
a 022.85) (14.60)
MEDULA x 13704 100.65 +
ГЭ (6227) (2724)
GROSOR 1 ЭС 24635 18151 ын
(entre venas) CR (8022) (35.08)
GROSOR 2 A 341.15 жек
(sobre vena) 22 (7035)
B.
P. canina. P. membranacea
CORTEX x 4555 3478 х.
с. (10.69) (7:60)
САРА ALGAL x 6627 5199 АМЬ
с. (17.25) (16.62)
MEDULA x 14820 10737 сур
с, (49.77) (8324)
GROSOR 1 x 26643 202.00 »-
(entre venas) с, (69.14) (4378)
GROSOR2 x 42991 39605
(sobre vena) 5 (775) (11543) PE
Source : MNHN, Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP. 327
E
P. canina Pmembranacea
CORTEX x 4225 35.10 +
En (12.99) (9.50)
CAPA ALGAL x 6617 5135 Ate
9, (17.60) (1655)
MEDULA x 144.39 98.26 х
ба (5094) (29.62)
GROSOR 1 x 25478 188.57 ++
(entre venas) S, (6236) (41.70)
GROSOR 2 x 41262 376.10
(sobre vena) S (82.15) (9271) sen
Fotos 1-4. Cortes transversales del talo al Microscopio de Contraste de Fases. 1, 3 y 4, Peltigera
membranacea. 2, P. canina. Escala=35 ym en 1 y 2, escala= 110 um en 3 y 4. a: pubescencia, b: cortex (b,:
cortex de transición) c: capa algal donde se señalan las hifas que la atraviesan, d: médula.
Source : MNHN, Paris
328 L MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ
En la zona apical de los lóbulos (primeros 3 mm) se han observado algunas
variaciones en el cortex:
1 - Cortex diferenciado en dos capas, una superior con 2 - 4 células de tamaño
homogeneo e hifas leptodermas, con paredes poco engrosadas y ligeramente
pigmentadas. Una capa inferior de transición a la capa algal, con 2 - 3 células de menor
tamaño, paredes no engrosadas y no pigmentadas. Este tipo sólo aparece en P. canina
(Foto 2). Esta diferenciación morfológica, parece ser debida al crecimiento de las hifas.
Las células de las hifas más próximas a la capa algal, son alargadas y estrechas, y
contienen múltiples vacuolas. En cambio, las células más alejadas de la capa algal, se
hacen isodiamétricas y contienen una sola vacuola y, por compresión forman el
paraplecténquima (Boissière 1979).
2 - Cortex no diferenciado en 2 capas, constituido por 4-5 células de globosas a
poligonales, hifas leptodermas con paredes poco engrosadas y lumen amplio. Este tipo
sólo aparece en P. membranacea (Foto 3). La presencia de un sólo tipo de células,
implicaría que el cambio de morfología de las células de las hifas corticales, se habría
producido más bruscamente (Boissière, com. per.).
En las zonas media y central del talo de las dos especies no se han encontrado
diferencias y sólo se aprecia un cortex homogeneo del tipo 2, debido a que la
diferenciación total del cortex ya se ha completado.
Todos los ejemplares presentan un epicortex, sin poros, facilmente observable
en las zonas del talo desprovistas de pubescencia (Fotos 5 y 6). En la parte superior del
cortex de numerosos ejemplares se observa la presencia de células fuertemente
gelatinizadas y sin intersticios que aumentan su grosor desde la zona apical (2.5 -
7.5 иш) hasta el centro del talo (7.5 - 12.5 um), al mismo tiempo que disminuye el
némero de células del cortex (Foto 5).
s» La pigmentación en la parte superior del cortex es un caracter variable y resulta
frecuente en las especies del género Peltigera siendo la responsable de la coloración
marrón-parduzca de los talos (Holtan-Hartwig 1993). No hemos encontrado ninguna
relación entre la pigmentación y la presencia de células gelatinizadas.
Capa algal
Constituye una capa + continua, subparaplectenquimática, cuyo grosor medio es
63.0 + 19.9 um en P. canina y 45.6 + 14.7 um en P. membranacea. Esta capa aumenta
de grosor hacia el centro del talo (Tabla 2). El fotobionte es Nostoc sp., disponiéndose
las cadenas en glomérulos (Boissière 1982).
En la zona apical, el fotobionte aparece en grupúsculos continuos y va
disgregándose hacia el centro del talo. Esta disminución del námero de células del
fotobionte se observó en Parmelia saxatilis (Greenhalgh & Anglesea 1979) debido a
una menor frecuencia en la división de las células y al efecto disgregador de las hifas.
Se han observado hifas perpendiculares que atraviesan esta capa, desde la
médula hasta el cortex, este fenómeno también se ha descrito en Heppia reticulata
(Egea 1989), (Foto 4) Probablemente la presencia de estas hifas tenga relación con la
necesidad de agrupar el fotobionte en un espacio determinado (Ahmadjian 1987, Smith
& Douglas 1987).
Source : MNHN, Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP. 329
Foto 5. Corte transversal al M.E.B. de Р, canina, escala = 100 um (x 200)
Foto 6. Observación al MEB. de la cara superior del talo de P. membranacea, escala- 10 pm
(x500). a: pubescencia, b: cortex (b,: células fuertemente gelatinizadas), e:capa algal, d: médula, e:
vena, f: epicortex.
No hemos observado un aumento de células del fotobionte en la parte inferior
de la capa algal como ocurre en otros grupos de líquenes con cianobacterias (Swinscow
& Krog 1986).
Source : MNHN, Paris
330 І. MARTÍNEZ у A.R. BURGAZ
Médula
Es un plecténquima aracnoide no muy laxo, de hifas leptodermas largas y
entrelazadas, con varios huecos. Los valores medios de P. canina (136.38 + 62.84 um)
son siempre mayores que los de P. membranacea (102.09 + 30.31 um) (Tabla 2). La
médula en las dos especies constituye el 52 - 57 % del grosor total del talo. Como
señalan los numerosos trabajos publicados (Hale 1976, Jahns 1987, Sancho & Kappen
1989) constituye la zona mas importante del talo en relación con su fisiología.
Pilema
Las dos especies presentan un pilema en la cara inferior de los talos, constituido
por un plecténquima de hifas poco o nada pigmentadas, que se organiza constituyendo
una red de venas, entre las que aparecen intersticios medulares (Holtan-Hartwig 1993),
Las hifas de la médula se orientan de manera periclinal para dar origen a las
venas. En el interior de la vena, las hifas están + aglutinadas y las hifas más externas,
son libres y están perpendicularmente ramificadas (Fotos 7 y 8).
En P. membranacea las venas están ya diferenciadas en el ápice de los lóbulos,
mientras que en P. canina comienzan a originarse a partir de los 3 - 5 mm. En ambas
especies el grosor de la vena es máximo en la zona media y disminuye ligeramente
hacia el centro. Siempre el grosor de la vena es mayor en P. membranacea que en P.
canina.
Rizinas
La morfología de las rizinas es uno de los caracteres taxonómicos más
importantes para la identificación de las dos especies. En P. membranacea son simples
y con aspecto de cepillo de limpiar tubos de ensayo (Purvis et al. 1992), en P. canina
son ramificadas desde la base (Foto 9 y 10).
Las hifas de las rizinas se disponen de manera periclinal pero no llegan a
fusionar sus tabiques, por esta causa consideramos mas apropiado utilizar el término
"rizinoide" (Barreno & Rico 1984) que diferencia estas rizinas de las que tienen sus
paredes aglutinadas como es el caso de PAyscia o Parmelia.
CONCLUSIONES
De los resultados obtenidos se observa que todas las variables analizadas
presentan diferencias significativas entre las dos especies, Por esta causa consideramos
que el estudio anatómico sería otro parámetro útil para la diferenciación de las dos
especies (Fig. 4).
La función del cortex en los líquenes no está suficientemente demostrada, y
algunos supuestos son contradictorios. Hale (1981) considera necesaria la presencia de
estructuras de aireación en el cortex para permitir el intercambio gaseoso. La ausencia
de cortex inferior en P. canina y P. membranacea justifica en parte la no presencia de
estructuras de aireación especializadas, aunque se han detectado grietas en las zonas
centrales del cortex que tambien favorecerían la aireación (Beltman 1978).
Source : MNHN, Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP. 331
18mPrm
хава = эт
Fotos 7-8. Observación de la orientación de las hifas del interior de una vena en P. canina (МЕ.В.).
7. Corte longitudinal. 8. Corte transversal.
Source : MNHN, Paris
1 MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ
332
8
5
8
8
8
3
Р
3
3
4
5
3
8
a
g
$
Ё
transversal de rizina en P. membra-
nacea (M.C.F.). Escala: 35 pm.
Source : MNHN, Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP, 333
Foto 11. Corte transversal al M.E.B. de P. membranacea. Escala= 10 um (x500). a: cortex en
empalizada, b: capa algal, c: médula.
Source : MNHN, Paris
334 Т. MARTÍNEZ y А.К. BURGAZ
[cortex capa algal médula
300
250
x
Z
=
2
:
22
Эн
3
Z
2
Z
22
180
100
50
|
2 E 4 E a E
apical media central
Fig. 4. Representación grafica del valor medio total de todas las variables estudiadas, en ambas
especies. (c) Peltigera canina, (m) P. membranacea. Cada columna representa el grosor total del talo.
La presencia del epicortex no se detecta en cortes transversales del talo, por
constituir una capa muy delgada (0.6 рт), y sólo es observable en visión superficial al
MEB (Hale1981). Este mismo autor establece la existencia de algunas características
anatómicas en el cortex en relación a la presencia de epicortex, como es la orientación
x paralela de las células que denomina plecténquima en empalizada (Hale 1973). Este
caracter es claramente apreciable en nuestros ejemplares, por lo que la existencia de un
epicortex se vería reforzada. (Foto 11).
Por el contrario, la presumible complejidad química en los talos con epicortex
(Hale 1981) no se puede establecer en Peltigera canina y P. membranacea ya que estas
especies carecen de sustancias liquénicas (White & James 1987).
Source : MNHN, Paris
ANATOMÍA DEL TALO DE PELTIGERA SPP. 335
AGRADECIMIENTOS - Agradecemos al Dr. Boissière las sugerencias aportadas al manuscrito. Al
equipo de la Dra. Ron Alvarez por las facilidades y asistencia técnica que nos ha prestado. A la Dra.
Ana Buades su amabilidad en el aprendizaje del manejo del microtomo y a D. Jose Luis Izquierdo, la
ayuda prestada en el tratamiento estadístico de los datos.
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Source : MNHN, Paris
336 I. MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ
APÉNDICE I
Peltigera canina
1. ALBACETE: Villapalacios, Sierra del Relumbrar, 30SWH27, sobre cuarcitas, 7-IV-1992, Herrero,
MACB 44607
2. TOLEDO: Los Navalucillos, valle del Chorro, 30SUJ58, sobre cuarcitas, 600-700 m, 11-Х-1992,
Aragón & Martínez, MACB 48893.
3. SORIA: Almazán, 30TWL39, sobre suelo silíceo en bosques de Pinus pinaster, 950 m, 6-IV-1993,
Burgaz, MACB 48892.
4. GUADALAJARA: Sierra de Ayllón, 30TVLSS, sobre esquistos, 8-III-1992, Burgaz, MACB
44605.
5. AVILA: Guisando, Los Galayos, 30TUK1S, sobre granitos, 1500-1700 m, 5-IX-1992, Martínez,
MACB 48881.
6. SALAMANCA: Horcajo de Montemayor, 30TTK57, base de troncos de Quercus pyrenaica, 850
m, 26-IX-1991, Burgaz, MACB 44604.
7. SEGOVIA: Pinar de Gudillos, 30TVLOO, sobre granito, 19-X-1991, Martínez, MACB 44602.
8. NAVARRA: Mugaire-Oronoz, 30TXN28, suelo de bosque de Fagus-Quercus petraea, 650 m, 8-
1X-1991, Ahti & Burgaz, MACB 44603.
9. MADRID: Canencia, arroyo del Sestil del Mahillo, 30TVL32, sobre roca en bosque de Berula
alba, 1600 m, 25-X-1992, Martinez, MACB 48886.
10. HUESCA: Valle de Tena, Panticosa, 30TYN23, sobre rocas en fresnedas (Fraxinus excelsior)
1140 m, 5-IX-1991, Ahti & Burgaz, 50512, H.
Peltigera membranacea
11. ZAMORA: Sanabria, 29TPG86, sobre roca ácida, 6-IV-1989, Burgaz, MACB 34864.
12. ZARAGOZA: Tarazona, Sierra de Moncayo, 30TWM92, en suelo de Quercus pyrenaica, 1130
m, 19-1У-1993, Martínez, MACB 34864.
13. BURGOS: Santa Cruz del Valle Urbión, Sierra de la Demanda, 30TVM88, sobre Fraxinus
excelsior, 1100 m, 16-VII-1992, Burgaz, MACB 48575.
14, GUADALAJARA: Cantalojas, Valle del Lillas, 30TVL66, sobre Fagus sylvatica, 1550 m, 14-V-
1985, Burgos et al., MACB 20768.
15. MADRID: Cadalso de los Vidrios, Barranco del Boquerón, 30TUK76, taludes de pinar (Pinus.
pinea), 850 m, 9-111-1993, Aragón & Castillo, MACB 48574.
16. LA CORUÑA: Villarraso, Aranga, 29TNH78, 3-Ш-1967, Dalda González, MACB 25792.
17. LUGO: Castroverde, Cubelas, 29TPH36, sobre granito, 600 m, 10-IV-1993, Munin, MACB
48578.
18. TOLEDO: Los Navalucillos, valle del Chorro, 308UJ58, 16-I11-1988, Burgaz, MACB 34863.
19. MADRID: Rascafría, arroyo de Santa Ana, 30TVL22, sobre Quercus pyrenaica, 1300-1400 m,
4-1V-1993, Aragón & Martínez, MACB 48577
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (4): 337-339 337
NUEVAS LOCALIDADES PARA ORTHOTRICHUM IBERICUM
EN ESPAÑA
Francisco LARA.
Departamento de Biología (Botánica), Facultad de Ciencias,
Universidad Autónoma de Madrid. Cantoblanco, E-28049 Madrid.
RESUMEN - Se proporcionan dos nuevas localidades ibéricas en las que está presente Orthotrichum
ibericum Lara & Mazimpaka, representando una de ellas (Sierra Nevada) una importante ampliación
del área de la especie. Se incluye un mapa de la distribución conocida del taxon y se aportan nuevos
datos sobre su autoecologia.
ABSTRACT - Two new records of Orthotrichum ibericum Lara & Mazimpaka in the Iberian
Peninsula are given. One of them (Sierra Nevada) represents an important enlargement of the species
area, A map of the total known area of the taxon and new data about its autoecology are included.
Orthotrichum ibericum Lara & Mazimpaka fue descrito como un epífito pionero
en los bosques de Quercus pyrenaica Willd. del centro-occidente peninsular (Lara &
Mazimpaka 1993). Aunque en su momento se realizaron diversas campañas de
herborización en las que se prospectó muy diversas zonas de melojares, sólo pudo ser
encontrado en el Sistema Central (sierras de Gredos, Gata, Estrela) y en el tramo más
atlántico de los Montes de Toledo (sierra de Guadalupe). No fue hallado en los
múltiples melojares de Guadarrama -salvo en el sector más occidental de la sierra,
primero en fresnedas y posteriormente (Albertos ef al. 1994) sobre robles híbridos- ni
en los melojares del macizo del Rocigalgo en el sector central de los Montes de Toledo;
de la misma manera parece estar ausente de los melojares de los Montes de León y de
los de Sierra Morena. Tras la revisión de las muestras de herbario conservadas en MA y
BCB etiquetadas como Orthotrichum speciosum Nees - la especie que resulta
morfológicamente más similar a O. ibericum y que se comporta a todas luces como su
vicariante climático - se infería que el nuevo musgo no estaba presente en la España
eurosiberiana ni en el Sistema Ibérico. Con respecto a zonas más meridionales, se
comprobó que las dos citas andaluzas existentes de O. speciosum -Sierra Nevada
(Casares 1915) y Ronda (Allorge 1935)- corresponden efectivamente a este taxon.
Durante el último año hemos realizado nuevos muestreos de briófitos epífitos en otras
áreas peninsulares, atendiendo a diversas especies de forófitos, que han dado como
fruto dos nuevas localidades para O. ibericum; estas nuevas poblaciones suponen una
importante ampliación del área de la especie y aportan nuevos datos sobre su
autoecología.
Source : MNHN, Paris
338 F.LARA
Nuevas localidades
* Ciudad Real: Cabañeros, 30SUJ66, 905m, epífito en la base de los quejigos;
Lara & Vergara, 10-X-1993.
* Granada: Alpujarras, subida a Bubión, 30SVF68, 1350m, en la base y parte
inferior del tronco de quejigos; Lara, 15-11-1994.
Los pliegos testigo se hallan depositados en el herbario del Laboratorio de
Briología (Profesor V. Mazimpaka) de la Universidad Autónoma de Madrid.
Comentarios
Mientras que en la mayoría de las localidades del Sistema Central O. ibericum
coloniza preferentemente el tronco y las ramas (Lara 1993), en las dos localidades
meridionales que ahora se aportan, este musgo se refugia en la base inferior (0-50cm)
de los árboles; este fenómeno se había constatado igualmente en el extremo oriental del
su área en el Sistema Central (Albertos et al. 1994) y en algunos melojares de la
vertiente sur gredense (Lara 1993). Paralelamente se observa un cambio con respecto al
tipo de foréfito preferentemente colonizado, apareciendo en las nuevas localidades
sobre Quercus faginea Lam. y no sobre los melojos de la misma zona; el cambio es
significativo, puesto que los quejigos parecen poseer una corteza menos ácida y con
E == —-
Fig. 1 - Distribución conocida de Orthotrichum ibericum Lara & Mazimpaka. Se señala con asterisco
(*) las dos nuevas localidades españolas.
Source : MNHN, Paris.
NUEVAS LOCALIDADES PARA ORTHOTRICHUM IBERICUM 339
mayor capacidad hídrica cuando se comparan las comunidades epífitas desarrolladas
sobre ambos forófitos en una misma área. Estas variaciones ecológicas combinadas -
cambio de estrato vertical y de forófito preferentemente colonizado - indican un
fenómeno de compensación de las condiciones ambientales, de forma que en los climas
más xéricos (con mayor rigor-de la sequía estival) O. ibericum coloniza los
microambientes y sustratos más favorecidos hídricamente. Este comportamiento
ecológico abre las espectativas sobre la posibilidad de una mayor extensión del área de
O. ibericum en el occidente de la Región Mediterránea.
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3 tabl., 3 fig., (Dept. Biol., St. Francis Xavier Univ., Antigonish, Nova Scotia, B2G 1С0, Canada).
Analyse cladistique de 22 taxons sur la base de 90 caractères tirés de la gamétogenèse mâle.
Les bryophytes sont monophylétiques, les anthocérotes étant un groupe soeur de l'ensemble hépati-
ques/mousses. Les lycophytes sont polyphylétiques et Selaginella est affine des bryophytes. Impli-
cations sur la façon d'appréhender l'évolution des plantes terrestres.
Source : MNHN, Paris
342 BIBLIOGRAPHIE
94-373 GRADSTEIN S.R. - Lejeuneaceae: Ptychantheae, Brachiolejeuneae. Flora Neotropica,
Monograph 62: 1-216, 30 pl., 17 cartes, 7 photogr., 5 tabl. (aut: Herbarium, Univ. Utrecht, Hei-
delberglaan 2, NL-3584CS Utrecht; éd.: New York Botanical Garden, Scientific Publications Depart-
ment, Bronx NY 10458-5126, USA, ISBN 0-89327-381-3, prix: 31.50$US).
Les Lejeuneaceae (Hepaticae) sont représentées par 50 genres et quelques centaines d'espè-
ces dans le Nouveau Monde. Cette monographie étudie les 22 genres des Prychantheae et des Bra-
chiolejeuneae du Nouveau Monde; des 300 espèces décrites, 65 sont retenues. La plupart sont
épiphytes des forêts tropicales humides aux altitudes moyennes et basses. Les Ptychantheae (sous-
fam. Ptychanthoideae) et les Brachiolejeuneae (sous-fam. Lejeuneoideae) sont caractérisées par des
amphigastres indivises. Des analyses cladistiques mettent en évidence les relations intergénériques
des deux tribus. Les cladogrammes montrent l'existence de 3 clades chez les Ptychantheae et de deux
chez les Brachiolejeuneae, qui sont traités comme des sous-tribus (Lejeuneaceae tribu Ptychantheae
subtr. Archilejeuninae, subtr. Ptychanthinae, et subtr. Acrolejeuninae subtrib. nov.; Lejeuneaceae
tribu Brachiolejeuneae subtr. Brachiolejeuninae subtrib. nov. et subtr. Stictolejeuninae subtrib. nov.)
L'usage de "complexe générique" comme unité de classification chez les Lejeuneaceae est
abandonné. Clé aux sous-familles et tribus des Lejeuneaceae, clé aux genres des Prychantheae et des
Brachiolejeuneae ainsi qu'aux genres des Lejeuneaceae holostipes du Nouveau Monde. Taxonomie
(nouv. syn.), description des tribus, sous-tribus, genres, espèces. Distribution des espèces. Nouveau-
tés taxonomiques: Acanthocoleus aberrans var. laevis, Archilejeunea bischleriana (Colombie), A.
ludoviciana (DeNot. ex Lehm.) Geissler & Gradst. subsp. ludoviciana (ayant pour syn.: A. porelloi-
des subsp. chocoensis (Panama, Colombie, Equateur), A. L subsp. porelloides (Spruce) c.m.
(=Lejeunea porelloides Spr.), Brachiolojeunea sect. Phyllorhizae (type: Brachiolejeunea phyllorhiza
(Nees) Kruit & Gradst.), Brachiolejeunea conduplicata (Stephani) c.n. (Archilejeunea c.) , Lejeunea-
cese subfam. Ptychanthoideae trib. Nippolejeuneae (Schust. & Kachroo) c.n. (Nippolejeuneoideae
Schust. & Kachroo). Bibliogr., index. Du fait de l'importance de la déforestation en Amérique Cen-
trale, de nombreux taxons de bryophytes sont plus que menacés; des mesures urgentes de protection
s'imposent.
94-374 LI Xin-Jiang and IWATSUKI Z. - A critical re-examination of three pottiaceous taxa
described by К. Sakurai from China. Hikobia 1993, 11(3): 277-279, 2 fig. (Cryptog. Herbarium,
Kunming Inst. Bot., Acad. Sinica, Kunming 650204 Yunnan, China).
Hyophila grandiretis est syn. de Molendoa roylei; Tortella eroso-dentata est syn. de
Timmiella anomala; Tortula satoi est syn. de Tortula sinensis.
94-375 OCHYRA R. - The taxonomic status of Blindia skottsbergii (Musci, Seligeriaceae).
Fragm. Florist, Geobot. 1993, 38(2): 503-508, 1 fig. (Lab. Bryol., W. Szafer Inst. Bot., Polish Acad.
Sci., Lubicz 46, PL-31-512 Kraków).
Descr., ill, distr. de Chorisodontium aciphyllum ayant pour nouv. syn.: Blindia skottsbergii
et B. skottsbergii f. robusta.
94-376 OCHYRA R. - Nomenclatural notes on mosses: 2. МесКегасеае subfam. Porotrichoi-
dese. Fragm. Florist. Geobot. 1993, 38(2): 737-738 (Ibidem)
Neckeraceae Schimp. subfam. Porotrichoideae Grout positio nova (anc. pl: Hypnaceae
Schimp.), et syn. nouv.
94-377 OCHYRA R. - New synonyms of Racomitrium lamprocarpum (Musci, Grimmiaeae).
Fragm. Florist. Geobot. 1993, 38(2): 738-741, 1 fig. (Ibidem).
Racomitrium pachyneuron Herz, et К. pachyneuron f. aquaticum Herz. sont nouv. syn. de R.
lamprocarpum.
Voir aussi: 94-380, 94-396, 94-397.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 343
Morphologie, Anatomie
Voir: 94-367, 94-368, 94-369, 94-373, 94-375, 94-380, 94-382, 94-387.
Physiologie, Chimie
94-378 MURRAY KJ, TENHUNEN J.D, NOWAK RS. - Photoinhibition as a control on
photosynthesis and production of Sphagnum mosses. Oecologia 1993, 96(2): 200-207, 5 fig, 1
tabl. (J.D.T., Bayreuth Inst. Terrestr. Ecosyst, Res. (BITOK), Univ. Bayreuth, D-95440 Bayreuth).
Paléobryologie
94-379 BOROS A., JARAI-KOMLODI M., TOTH Z. and NILSSON S. - An atlas of recent
european bryophyte spores. Budapest: Scientia publishing, 1993, 321p., ill. (aut; MJ.-K., Bot.
Dept., Hung. Nat. Hist. Mus., Könyves Kalman krt. 40, Н-1476 Budapest; éd.: Р.О. Box 625, Н-1365
Budapest; ISBN 963-8326-02-6; prix: 40.008US (commandes à Z. Toth, Dept. Pl. Tax. & Ecol., L.
Eötvös Univ., Ludovika tér 2., Н-1083 Budapest)
Cet ouvrage est une nouvelle édition revue et trés largement augmentée de Am atlas of
recent European moss spores publié en 1975 par A. Boros et M. Jarai-Komlodi. La publication de
cette nouvelle édition en 1993 est une façon de commémorer les 20 ans de la mort d'Adam Boros
(1900-1973) pionnier et leader de la bryologie moderne en Hongrie. Les auteurs ont voulu représen-
ter toutes les familles et tous les genres de la bryoflore européenne qui ont une importance dans la
région circumboréale; une attention particulière a été donnée aux récoltes dans les tourbières. Pour
chacun des 228 taxons étudiés (rangés en ordre systématique): aire de répartition, écologie, forma-
tion de la spore, morphologie de la spore (taille, forme et structure, ornemantation), nombre chromo-
somique, localité, illustration (microscopie optique et microscopie électronique à balayage). Cet
ouvrage contribue à une meilleure connaissance de la morphologie et de l'anatomie des spores; il sera
utile à divers spécialistes: géologues, palynologues, paléontologues, allergologues, ethnobotanistes,
et aussi, bien évidemment, bryologues. Bibliographie (9p.) et index (5p.).
Répartition, Ecologie, Sociologie
94-380 ALLEN B. (with contributions from H. Crum, R.A. Pursell, N. Salazar Allen and W.D.
Reese) - Moss flora of Central America: Part 1 Sphagnaceae - Calymperaceae. Monographs in
Systematic Botany from the Missouri Botanical Garden 1994, 49: 1-242, ill. (aut.: Missouri Botanical
Garden, P.O. Box 299, St Louis, Missouri 63166, USA; éd. : Missouri Botanical Garden, Scientific
Publications, Department 11, P.O. Box 299, St Louis, Missouri 63166, USA, ISBN 0-915279-26-6,
ISSN 0161-1542, prix: 20.008 US).
L'aire étudiée comprend le Belize, le Guatemala, le Salvador, les Honduras, le Nicaragua, le
Costa Rica et le Panama. Quelques indications concernant la géologie et la géographie de cette
région sont données dans l'introduction, ainsi que les affinités floristiques de la bryoflore. Les fa-
milles sont arrangées dans l'ordre suivi par Bartram E.B. dans "Mosses of Guatemala" (1949) (dans
ce premier volume : Sphagnaceae, Andreaeaceae, Seligeriaceae, Ditrichaceae, Fissidentaceae, Bru-
chiaceae, Dicranaceae, Leucobryaceae, Leucophanaceae, Calymepraceae). Les genres sont arrangés
alphabétiquement dans chacune d'elles, ainsi que les espèces dans les genres. Clés aux genres et aux
espèces. Description des genres et des espèces avec syn. (nouv. syn), réf. aux ill, habitat,
distribution en Amérique Centrale (carte) et dans le monde, notes. Eucamptodon brittoniae var.
macphersonii Allen var. nov. du Panama. Bibliographie (Sp.), index (8p.).
Source : MNHN, Paris
344 BIBLIOGRAPHIE
94-381 CHERNYADIEVA LY. - Leafy mosses in middle current of Sebayakha River (Central
Jamal). Bot. Zurn. 1993, 78(11): 58-72, tabl., en russe (Bot, Inst, V.L. Komarova RAN, Sankt-Peter-
burg).
94-382 DEGUCHI H., MATSUI T. and UEMURA Y. - Noteworthy mosses from the Shikoku
District of Japan (4). Hikobia 1993, 11(3): 293-298, 3 fig. (Dept. Biol. Sci., Fac. Sci., Hiroshima
Univ., Higashi-hiroshima-shi, Hiroshima-ken 724 Japan).
7 mousses nouv. pour le District de Shikoku. Noter que le Pinnatella anacamprolepis,
observé à Shikoku, rappelle P. mucronata par les caractères foliaires.
94-383 FIJAŁKOWSKI D, MUCHA T. POLSKI A. - Stosunki geobotaniczne rezerwatu
Szklarnia. Ann. Univ, Mariae Curie-Sktodowska Lublin Sect. C Biol. "1990" 1993, 45: 169-196, 7
tabl., 4 fig., en polonais, rés. angl.
Phytosociologie (30 ass. et 30 var.) et floristique de la réserve forestière de Sklarnia. Bryo-
phytes associés.
94-384 FIJAŁKOWSKI D., POLSKI A. - Stosunki geobotaniezne rezerwatu Lasy Janowski.
Ann. Univ. Mariae Curie-Sklodowska, Lublin Sect. C Biol, "1990" 1993, 45: 197-228, 11 tabl., 4 fig.
en polonais, rés. angl.
Phytosociologie (71 ass. et 15 var.) de la réserve de Lasy Janowskie. Bryophytes associés.
94-385 GOS L. - Two species of Seligeria (Musci, Seligeriaceae) new to Finland. Fragm. Florist.
Geobot. 1993, 38(2): 509-512, 2 fig. (Dept. Microbiol., Fac. Biochem., Gdansk Univ., ul. Kladki 24,
PL-80-822 Gdansk).
Distr. de Seligeria calcarea et S. pusilla nouv. pour la Finlande.
94-386 KARCZMARZ K., SWIES F. - Bryophytes collected in Arctic Tundra of Dyrstad
Region (Western Spitsbergen) in 1988. Ann. Univ. Mariae Curie-Sktodowska Lublin Sect. C Biol.
"1990" 1993, 45: 127-139, 2 tabl., 4 fig.
Données écologiques, végétation et liste des localités visitées dans la toundra de la région
de Dyrstad (Spitsberg W); fréquence des bryophytes.
94-387 MATSUI T. and IWATSUKI Z. - Callicostaceae and Daltoniaceae (Hookeriales, Musci)
from Fiji and Vanuatu. Hikobia 1933, 11(3): 281-284, 1 fig. (Dept. Biol., Fac. Sci., Kochi Univ.
Akebono-cho, Kochi 780, Japan)
Liste avec loc. de 2 Callicostaceae et 4 Daltoniaceae récoltés aux Fiji et Vanuatu, Descr.,
distr, ill. de Distichophyllum graeffeanum (C. Müll.) Broth.
94-388 SCHÂFER-VERWIMP A. and GIANCOTTI C. - New or interesting records of Brazi-
lian bryophytes, IV. Hikobia 1993, 11(3): 285-293, 2 fig. (Mittlere Letten 11, D-88634 Herdwan-
gen-Schónach).
Liste avec notes de 13 esp. nouv. pour le Brésil, dont Cephaloziella stellulifera, Lejeunea
cardoti et L. controversa nouv. pour Amérique du Sud. Descr. du sporophyte de Campylopus
viridatus (C.Müll.) Broth.
94-389 STEBEL A. - Octodiceras fontanum (Musci, Fissidentaceae) in Kotlina Raciborska.
Fragm. Florist, Geobot, 1993, 38(2): 744 (Dept. Pharmac. Bot., Silesian Med. Acad., Jagielloríska 4,
PL-41-200 Sosnowiec).
94-390 SWIES F. - Lasy w rejonie lesnictwa Polichna na Wyżynie Lubelskiej, Ann. Univ. Mariae
Curie-Sktodowska Lublin Sect. C Biol. "1990" 1993, 45: 249-275, 10 fig., 7 tabl. en polonais, rés
angl
Etats des forêts (privées et domaniales) autour de Krasnik. Associations, types de commu-
nautés forestières, rôle de l'homme. Bryophytes associés.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 345
94-391 TYSZKOWSKI M. - Eleocharitetum quinqueflorae Liidi 1921 - the initial plant associa-
tion of calcareous fens in Poland. Fragm. Florist. Geobot. 1993, 38(2): 621-626, 2 fig., 1 tabl. (Bot.
Garden Med. PI., Med. Acad., ul. Kochanowskiego 14, PL-51-601 Wroclaw).
Descr. d'Eleocharitetum quinquejflorae, association pionnière de tourbiéres calcaires,
comprenant le variant type et les variants à Scorpidium scorpidioides, et à Drepanocladus
intermedius. Nécessité de mesures de protection.
94-392 VANA 1, VIRCHENKO У.М. - A list of Anthocerotes and Hepatics of Ukraine.
Ukrains'k. Bot. Zurn. 1993, 50(4): 83-93, en ukrainien, rés. angl. (Charles Univ., Praha)
Sur la base de la littérature et de la vérification des spéciments d'herbiers, liste de 182 esp., 3
sous-esp., 25 var. réparties en 62 genres, reconnues en Ukraine. Liste des taxons exclus.
94-393 WAWER M. - Szata roślinna projektowanego rezerwatu Borek kolo Włodawy. Ann.
Univ. Mariae Curie-Sktodowska Lublin Sect. C Biol. "1990" 1993, 45: 141-167, 3 fig., 4 tabl. en
polonais, rés. angl.
Géobotanique et phytosociologie (23 ass. et 3 var.) de la réserve Zlobek près de Wlodawa.
Bryophytes associés.
94-394 WOLF J.H.D. - Diversity patterns and biomass of epiphytic bryophytes and lichens
along an altitudinal gradient in the Northern Andes. Ann. Missouri Bor. Gard. 1993, 80(4): 928-
960, 14 fig, 4 tabl. (Univ. Amsterdam, Hugo de Vries-Laboratory, Kruislaan 318, NL-1098SM
Amsterdam).
Bryophytes et lichens épiphytes des arbres de la canopée dans 15 sites le long d'un transect
de 100 à 4130 m de la Cordilliére centrale, Colombie, L'analyse d'ordination révèle que l'altitude en
tant que facteur écologique complexe explique la plupart des variations des données. Diversité
différente pour les mousses, les hépatiques ou les macrolichens. Il est présumé que la composition
des communautés résulte des interactions entre les communautés plutôt que des relations à l'intérieur
d'une même communauté.
94-395 YAMAGUCHI T. - Leucobryaceae and Leucophanoideae (Calymperaceae) on Seram
and Ambon Islands. Hikobia 1993, 11(3): 299-303 (Dept. Biol., Univ. Ryukyus, Nishihara, Oki-
nawa 903-01 Japan)
Liste avec loc. de 10 esp. et 3 var. de Leucobryaceae et de 10 esp. de Leucophanoideae
récoltées dans ГПе Seram.
Voir aussi: 94-367, 94-369, 94-373, 94-375.
Protection des bryophytes
Voir: 94-373, 94-391.
Documentation, Histoire des Sciences
94-396 CROSBY MR. and MAGILL R.E. - Index of Mosses 1990-1992. A catalog of the names
and citations from new taxa, combinations, and names for mosses published during the years 1990
through 1992 with citations of previously published basionyms and replaced names together with a
bibliography of the publications in which these nova appeared. Monographs in Systematic Botany
from the Missouri Botanical Garden 1994, 50: 1-87 (aut.: Missouri Botanical Garden, Р.О. Box 299,
St Louis Missouri 63166-0299, USA, éd: Missouri Botanical Garden, Scientific publications,
Department 11, St Louis, Missouri 63166-0299, USA, ISBN 0-915279-25-8, ISSN 0161-1542, prix:
7.508US).
Source : MNHN, Paris
346 BIBLIOGRAPHIE
En 1992, les auteurs avaient publié l'Index of Mosses 1936-1989, importante mise-à-jour de
l'Index Muscorum publié par Wijk & Margadant; la partie 1990-1992 est moins volumineuse et
permet la citation complète des travaux où ont été publiés les nouveaux taxons. Cette liste se trouve
être un très utile complément à l'index proprement dit. On peut regretter que l'index des auteurs des
nouveautés ne soit pas repris; le renvoi au volume précédent n'est pas commode.
94-397 International Code of Botanical Nomenclature (Tokyo Code) adopted by the Fifteen
International Botanical Congress, Yokohama, August-September 1993. Prepared and edited by W.
Greuter, F.R. Barrie, Н.М. Burdet, W.G. Chaloner, V. Demoulin, D.L. Hawksworth, P.M. Jorgensen,
D.H. Nicolson, P.C. Silva, P. Trehane, J. McNeill. Königstein: Koeltz Scientific Books, 1994, (i]-
xviii, 1-389 [Regnum vegetabile 131, ISSN 0080-0694] (éd.: D-61453 Königstein, ISBN 3-87429-
367-X, prix: 60.00 DM).
Le "Tokyo Code" est différent du "Berlin Code" sous deux aspects. Le premier est techni-
que: arrangement du livre, à savoir le chapitre V (rétention, choix, et rejet de noms et d'épithètes) est
supprimé et redistribué, ce qui entraîne des modifications de numérotation; clarification des règles
sur la typification et la publication effective en créant un arrangement plus logique des Art. 7-10 et
29-31; choix d'une typographie plus claire. Le deuxième aspect concerne le contenu: conservation et
rejet des noms; types interprétatifs ou "épitypes" pour servir quand un type établi ne peut étre identi-
fiable lors d'une application précise d'un nom; précisions pour utiliser des termes comme "phylum",
"suppressed works", ou en encore l'emploi de 'ex' ou de ‘in’; validation des noms de plantes fossiles,
etc.
Les auteurs tiennent à souligner que la nomenclature des plantes n'est pas régie par une
bureaucracie de comités mais d'une mannière ouverte et démocratique par la communauté de ses
utilisateurs représentés par des membres faisant partie du Congrès International de Botanique. Le
Code est corps de loi vivant et s'adapte, et aussi longtemps qu'il gardera une évolution selon les
besoins de changements et les nouveaux challenges, il garde son autorité et sa force.
LICHENS
Systématique, Nomenclature
94-358 HARADA H. - Taxonomic notes on the lichen family Verrucariaceae in Japan (IV).
Verrucaria minuscula sp. nov. Hikobia 1993, 11(3): 231-233, 2 fig. (Nat. Hist. Mus. and Inst.,
Chiba, Aiba-cho 955-2, Chuo-ku, Chiba 260, Japan).
Diagn., descr., ill. de Verrucaria minuscula sp. nov. du Japon, affine de V. acrorella.
Morphologie, Anatomie
Voir: 94--398, 94-402.
Physiologie, Chimie
Voir: 94-402.
Répartition, Ecologie, Sociologie
94-399 ARMSTRONG R.A. - Dispersal of soredia from individual soredia of the lichen
Hypogymnia physodes (L.) Nyl. in a simple wind tunnel. Environm. Exper. Bor. 1994, 34(1): 39-45,
2 tabl, 2 fig. (Vision Sciences, Aston Univ., Birmingham B4 ET, UK).
Les résultats suggèrent que la dispersion par le vent d'une soralie est influencée par la
vitesse du vent, l'emplacement de la soralie sur le thalle et le degré d'humidité, et que les courants
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 347
d'air dirigés sur les surfaces des thalles des branches supérieures des arbres. disperserait effective-
ment les sorédies d'Hypogymnia physodes verticalement et horizontalement dans la canopée.
94-400 HARADA Н. - Lichens of Chiba-ken, central Japan(1). Notes on three noteworthy
species. Hikobia 1993, 11(3): 235-238, 3 fig., en japonais, rés. angl. (Natural History Mus. and Inst.,
Chiba, Aiba-cho 955-2, Chuo-ku, Chiba 260, Japan).
Enteromorpha anguinella retrouvé au Japon: extension d'aire pour Graphina soozana et
Myelochroa hayachinensis
94-401 OKAMOTO T. - Chaenotheca brunneola (Lichenes, Caliciales) found in western Japan.
Hikobia 1993, 11(3): 239-240, 1 fig. (Dept. Biol. Sci., Fac. Sci., Hiroshima Univ., Kagami-yana,
Higashi-hiroshima-shi, Hiroshima-ken 724, Japan).
Voir aussi: 94-394, 94-398, 94-402.
Pollution
Voir: 94--402.
Ouvrages généraux
94-402 TIBELL L., KAPPEN L., HILL D. (eds.) - Second International Lichenology Symposium
Ecology and Ecophysiology (IAL2). Cryptogamic Botany 1994, 4 (2 et 3): 115-253; 255-319.
Durant le 2° symposium de l'IAL, "Progress and Problems in lichenology in the Nineties”,
240 participants de 35 régions se sont réunis à Hemmeslóv (Suède). Le fascicule est dédidacé à Otto
L. Lange, qui prend sa retraite de l'Université.
Introduction - HAWKSWORTH D.L. - The recent evolution of lichenology: a science for our times
Cryptog. Bot. 1994, 4(2): 117-129 (IMI, Bakeham Lane, Egham, Surrey TW20 9TY, UK). (Rapide
survol des acquis des études lichénologiques: interactions champignons et algues, ultrastrutucture,
approches chimiques et moléculaires, habitat, bioindication... pour l'auteur, la lichénologie est une
science de notre temps (implications dans la conservation de la biodiversité, dans les débats sur
l'évolution des champignons, sur les concepts de coévolution, et sur la physiologie et l'ultrastructure
des symbiotes; applications dans la bioindication des facteurs environnementaux, contribution à la.
recherche de composés bioactifs bénéfiques).
Section I. : Ecologie et écophysiologie - BIAZROV L.G. - Decomposition of epiphytic lichen litter
and the involvement of invertebrates in forests near Moscow. Cryptog. Bot.1994, 4(2): 130-134, 4
tabl. (Lab. Bioindication, Inst. Evolution. Animal Morphol. & Ecol., Russian Acad. Sci., Leninsky
prospect. 33, Moscow 117071, Russia). - BROWN DH, AVALOS А, MILLER JE. and
BARGAGLI R. - Interactions of lichens with their mineral environment, Cryptog. Bot.1994, 4(2)
135-142, 7 tabl. (Dept. Bot., The University, Bristol BS8 106, UK). (Xanthoria parietina, localisa-
tion ionique, exigences minérales, sources environnementales) - CRITTENDEN P.D., KALUCKA І.,
and OLIVER E. - Does nitrogen supply limit the growth of lichens ? Cryptog. Bot. 1994, 4(2): 143-
155, 3 tabl., 6 fig. (Dept. life Sci., Univ. Nottingham, Nottingham NG7 2RD, UK). (Les lichens ne
fixant pas N2 et formant des tapis sont limités par l'azote). - FOS S. and BARRENO E. - Epiphytic
lichens on Quercus suber L. and their relation to the quality of cork. Cryptog. Bot.1994, 4(2): 156-
165, 4 fig. 2 tabl. (Dept. Biol. veg. (Botanica), Fac. Ci. Biol., Univ. Valencia, E-46071 Burjasot). (La
lichénoflore est-elle un bon indicateur biologique pour estimer la qualité du liège?) - GREEN T.G.A.,
LANGE O.L. and COWAN LR. - Ecophysiology of lichen photosynthesis: the role of water status
and thallus diffusion resistances. Cryprog. Bor. 1994, 4(2): 166-178, 2 tabl., 12 fig. (Waikato Univ.,
Hamilton, New Zealand). (Les expériences montrent que les thalles in situ ont un fort contenu en eau
qui peut réduire substantiellement la productivité de certains lichens). - HILL DJ. - The succession
of lichens on gravestones: a preliminary investigation. Cryprog. Bot. 1994, 4(2): 179-186, 4 tabl
Source : MNHN, Paris
348 BIBLIOGRAPHIE.
(Dept. Continuing Educ., Univ. Bristol, Wills Memorial Building, Queen's Road, Bristol BS8 IHR,
UK). (Présence comparée de 104 lichens sur 94 pierres tombales dans l'Angleterre W, selon la date
gravée sur ces pierres. Détermination des espèces pionnières et de celles qui s'installent après. Seul
Lecanora polytropa apparaît sur les pierres récentes et pas sur les plus anciennes). - JENSEN M. -
Assessment of lichen vitality by the chlorophyll fluorescence parameter Fv/Fm. Cryptog. Bot. 1994,
4(2): 187-192, 3 fig. (Universität-GH-Essen, FB9-Botanik, Universitiitsstr. 5, D-45141 Essen). (Il
apparaît que l'application des valeurs Fv/Fm à la qualité de l'air est contestable). - KAPPEN L. - The
lichen, a mutualistic system - some mainly ecophysiological aspects. Cryptog. Bot. 1994, 402): 193-
202, 2 tabl., 5 fig. (Bot. Inst. & Inst, Polarókol. Univ. Kiel, Olshausenstr. 40, D-2408 Kiel). (La revue
de la bibliographie montre l'insuffisance des études écophysiologiques en relation avec le système
mutualiste qu'est un lichen. Comme résultat, les champignons qui forment une symbiose avec un
organisme autotrophe ont un cycle de vie stable et persitant et étendent leur amplitude écologique). -
KRANNER I. and GRILL D. - Rapid changes on the glutathione status and the enzymes involved in
the reduction of glutathione-disulfide during the initial stage of wetting of lichens. Cryptog. Bot
1994, 4(2): 203-206, 3 fig. (Inst. PI. Physiol, Univ. Graz, Schubertstrasse 51, A-8010 Graz). -
MAZSA K. - Field studies on CO) fixation of Cladonia furcata and Cladonia convoluta. Cryptog.
Bot. 1994, 4(2): 207-211, 2 tabl., 2 fig. (Dept. Pl. Taxon. & Ecol., L. Eötvös Univ., H-1083 Buda-
pest, Ludovika tér. 2). (Les deux espèces montrent des différences notables quant au rendement
photosynthétique et aux réponses aux facteurs environnants). - MELICK D.R. and SEPPELT R.D. -
The effect of hydration on carbohydrate levels, pigment content and freezing point of Umbilicaria
decussata at a continental Antarctic locality. Cryptog. Bot. 1994, 4(2): 212-217, 1 tabl., 2 fig.
(Austral. Antarct. Div., Channel Highway, Kingston, Tasmania, 7050 Australia). (Les résultats de
cette étude suggèrent que les caractéristiques physiologiques d'Umbilicaria decussata dans l'Antarc-
tique froid sont semblables à celles trouvées dans les lichens de climats plus modérés.) -
PALMQVIST K., MAGUAS C., BADGER MR. and GRIFFITHS H. - Assimilation, accumulation
and isotope discrimination of inorganic carbon in lichens: further evidence for the operation of CO2
concentrating mechanism in cyanobacterial lichens. Cryprog. Bot. 1994, 4(2): 218-226, 2 fig., 3 tabl.
(Dept. PL Physiol, Univ. Umea, S-90187 Umea). - SANCHO LG, VALLADARES Е. and
ASCASO C. - Effect of hydration on colour and temperature in thalli of Umbilicariaceae. Cryptog.
Bot, 1994, 4(2): 227-232, 10 fig. (Depto. Biol. veg. II, Fac. Farm., Univ. Comlutense de Madrid, E-
28040 Madrid). - SCHROETER B., GREEN T.G.A., KAPPEN L., and SEPPELT R.D. - Carbon
dioxide exchange at subzero temperatures. Field measurements on Umbilicaria aprina in Antarctica.
Cryptog. Bot. 1994, 4(2): 233-241, 5 fig. (Bot. Inst., Univ.Kiel, Olshausenstr. 40, D-24098 Kiel).
(Les lichens se comportent comme s'ils étaient en équilibre avec l'humidité atmosphérique.) -
WESSELS D.C.J., KAPPEN L. - Aspect, microclimate and photosynthetic activity of lichens in the
Northern Transvaal and Karoo, South Africa. Cryptog. Bot. 1994, 4(2): 242-253, 1 tabl., 8 fig. (Dept
Bot., Univ. North, Private Bag X 1106, Sovenga, 0727 South Africa)
Section II: Morphologie et développement. - ASCASO C. and VALLADARES Е. - Past, present
and future methods of quantification in anatomical and ultrastructural studies of lichens. Cryptog.
Bot. 1994, 4(3): 255-261, 1 tabl., 5 fig. (Centro Ci, medioambient. C.S.LC., Serrano 115 dpdo., E-
28006 Madrid). (Etat de l'art dans les méthodes de quantification en microscopie optique et électro-
nique). - BÚDEL B. and LANGE O.L. - The role of cortical and epinecral layers in the lichen genus
Peltula. Cryptog. Bot. 1994, 4(3): 262-269, 1 tabl., 16 fig. (Julius-von-Sachs-Inst. Biowissensch.,
Mitilerer Dallenbergweg 64, D-97082 Würzburg). (L'apparence blanc-gris de la surface de P. fari-
nosa sp. nov. est due à la structure la couche épinécrale qui comprend de nombreux espaces d'air
dans lesquels plus de 20% des radiations sont reflétées sous des conditions humides ou sèches). -
HILL DJ. - The cell cycle of the photobiont of the lichen Parmelia sulcata (Lecanorales, Ascomy-
cotina) during development of the thallus lobes. Cryptog. Bor. 1994, 4(3): 270-273, 1 tabl., 1 fig.
(Dept. Continuing Educ., Univ. Bristol, Wills Memorial Building, Queen's Road, Bristol BS8 ІНЕ,
UK). - LETROUIT-GALINOU M.A. and ASTA 1. - Thallus morphogenesis in some lichens, Cryp-
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE 349
tog. Bot. 1994, 4(3): 274-282, 29 fig. (Univ. P. et M. Curie, Lab. Cryptogamie, Case 33, Bat. A, F-
75252 Paris Cedex 05). (Les observations des thalles squamuleux et crustacés de Baeomyces rufus,
Endocarpon pusillum, Rhizocarpon geographicum, montrent que l'hypothalle et les rhizomorphes
jouent un rôle important non seulement écologiquement et biologiquement (colonisation, ancrage,
survie), mais aussi dans la morphogenèse. Distinction de deux types de filaments dans les thalles
foliacées). - SANDERS W.B. - Role of lichen rhizomorphs in thallus propagation and substrate
colonization. Cryptog. Bot. 1994, 4(3): 283-289, 23 fig. (Centr. Ci. medioambient. C.S.I.C., Serrano
115 dpdo., E-28006 Madrid). (Les rhizomorphes apparaissent être généralement capables de liché-
niser les photobiontes compatibles, rencontrés dans l'environnement extérieur, donnant ainsi de
nouvelles squamules de thalles.) - SCHEIDEGGER C. - Low-temperature scanning electron micro-
scopy: the localization of free and perturbed water and its role in the morphology of the lichen sym-
bionts. Cryptog. Bot. 1994, 4(3): 290-299, 17 fig. (Swiss Fed. Inst. Forest, Snow & Landscape Res.,
CH-8903 Birmensdorf). - STOCKER-WORGOTTER E. and TURK R. - Artificial resynthesis of the
photosymbiodeme Peltigera leucophlebia under laboratory conditions. Cryptog. Bot. 1994, 4(3):
300-309, 21 fig. (Inst. Pflanzenphysiol., Univ. Salzburg, Hellebrunner Str 34, A-5020 Salzburg).
(Resynthése du photsymbiodeme Peltigera leucophlebia à partir de ses trois biontes: mycobionte,
algue verte et cyanobactérie). - STOCKER-WORGOTTER E., XAVIER-FILHO L. and TURK R. -
Laboratory culture of lichen fragments of two selected tropical Cladoniaceae (Cladonia verticillaris,
Cl. substellata) from the Northeast Coast of Brazil, Cryptog. Bot. 1994, 4(3): 309-313, 12 fig.
(Ibidem). (Régénération de lichens tropicaux à partir de la culture de petits fragments lichéniques). -
YOSHIMURA 1., KUROKAWA T., YAMAMOTO Y. and KINOSHITA Y. - In vitro development
of the lichen thallus of some species of Peltigera. Cryptog. Bot. 1994, 4(3): 314-319, 12 fig. (Kochi
Gakuen College, 292 Asahitenjincho, Kochi 780, Japan).
Source : MNHN, Paris
Бан
LAD
nur
qoem
=
FRERES
iis wr
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (4): 351-361 351
INDEX DU TOME 15
compilé par D. LAMY
Il ne figure que la première page de l'article dans lequel est cité le taxon. Les
nouveautés taxonomiques sont indiquées en gras. Les taxons cités en synonymie ou
comme basionymes sont indiqués par "syn." ou "bas." Lorsque le numéro de la page est
suivi d'un nom de région, le taxon est considéré comme nouveau pour celle-ci (ex.
Acaulon triquetrum, 289 Navarre).
Abies-Picea-Larix 193 forêt de
Abrothallus parmeliarum, 23 Espagne
Acacia, 1 phor., 205 phor.; nubica, 205 phor.;
seyal, 205 phor.
Acanthorrhynchium decolor, 215
Acarospora epithallina, 23; fuscata, 23; hilaris,
23; aff. microcarpa, 23; modenensis, 23
Espagne; nodulosa var. reagens, 239;
placodiiformis, 239 Afrique; scotica, 23
Acarosporetum placodiiformi-reagentis, 239
Acaulon triquetrum , 43
Acrocardia salweyi, 225
Acrocladium gracile, 291 syn.
Acroporium lepinei, 291 Mooréa; megasporum,
215; stellatum, 215
Adiantum capillus-veneris, 43
Aerobryidium subpiligerum, 215 Seychelles
Aerobryopsis longissima, 215, 291
Aerobryum vitianum, 291
Afrique, 1 lichens corticicoles d'Annaba, 239
lichens gypsicoles; - du Nord, 225 lichens
des régions côtières
Annaba, 1 lichens corticicoles
(On) Aitchisoniella Kash. (Marchantiales), 103
Aitchisoniella, 103; himalayensis, 103
Algérie, 1 lichens corticicoles d'Annaba
Algunos líquenes interesantes de áreas costeras
del sur de la Península Ibérica y Marruecos,
225
Alnus glutinosa, 1
Aloina aloides, 43; ambigua, 43
ALONSO ELL. y EGEA J.M. - Algunos líquenes
interesantes de áreas costeras del sur de la
Península Ibérica y Marruecos, 225-238; voir
aussi NAVARRO-ROSINES F., ETAYO J.,
ALONSO L. y EGEA J.M.
ALSTRUP V. and APTROOT A. - Dimelaena
somaliensis sp. nov. with notes on lichens
from Somalia, 205-209
Amblystegiaceae, 73
Amblystegium, 73; serpens, 73 chromosomes;
varium, 73
Amérique du Nord, 81 Riccia
Amphoridium ionaspicarpum, 67 syn.
Anacamptodon, 211; splachnoides, 211
chromosomes
Anaptychia ciliaris, 1, 135; runcinata, 23
Anatomie, 117 relations hydriques chez les
Umbilicariaceae; 321 thalles de Peltigera
canina et P. membranacea
Andromeda polifolia, 311
Angelica pyrenaea, 311 syn.
Angiopteris, 291
Anthoceros himalayensis, 129
Antitrichia california, 43, 161
APTROOT A., voir ALSTRUP V. and
APTROOT A.
Arbutus unedo, 23, 267
Arisarum vulgare, 267
Aro italici-Ulmeto minoris sigmetum, 43
Arthonia antillarum, 205; cinnabarina, 205;
epiphyscia, 1; tumidula, 1
Arthrocormus nadeaudii, 291 syn.; schimperi,
291
(The) Ascus of Glyphopeltis ligustica, 171
Asie, 193 Campylopodiella, Dicranodontium
Asparagus acutifolius, 267
Aspicilia caesiocinerea, 23, var, subdepressa,
23; cinerea, 23; contorta, 23, subsp.
hoffmanniana, 239; intermutans, 23;
laevigata, 23; radiosa, 23, 239; cf.
viridescens, 23
Source : MNHN, Paris
352 INDEX
Aspiromitus, 129
Asplenium onopteris, 23, 267
Asque, 171 Glyphopeltis ligustica
Asterella wallichiana, 103
ASTHANA АК. and NATH Virendra -
Distributional pattern of Phaeoceros Prosk. in
Kumaon and Garhwal region: Western
Himalayas, 129-134
Athalamia pinguis, 103
Atractylocarpus erectifolius, 193 syn.
Aulacomnium androgynum, 161
Bacidia beckhausii, 1; fallax, 1; igniarii, 1;
phacodes, 1; rosella, 1; rubella, 1
Baeomyces rufus, 23
Balanites aegyptiaca, 205 phor.
BARRENO E., voir CALATAYUD V. &
BARRENO E.; TERRON ALFONSO A. and
BARRENO RODRIGUEZ E.
Barbilophozia hatcheri, 161
Barbula confertifolia, 103; convoluta, 43;
unguiculata, 43
Barbuletalia unguiculatae, 43
Barbuletea unguiculatae, 43
Bartramia pomiformis, 161
Betula/Quercus/Larix/Sorbus 193 bois de
Bertula alba, 321
Bibliographie, Bryophytes, 87, 173, 245, 342
Bibliographie, Lichens, 95, 183, 254, 346
Bioindicateurs, 135 lichens en Espagne
BISCHLER H., BOISSELIER-DUBAYLE M.C.
and PANT G. - On Aitchisoniella Kash.
(Marchantiales), 103-110
BOISSELIER M.C., voir BISCHLER H.,
BOISSELIER-DUBAYLE M.C. and PANT
G.
BOUCHAALAH A., voir CASARES-PORCEL
M., GONZALEZ-TEJERO MR. y
BOUCHAALAH A.
Brachydontium indicum, 291
Brachypodium phoenicoides, 267; retusum, 267
Brachythecium albicans, 161; glareosum, 43;
rutabulum, 267; velutinum, 43, 161
Brésil, 111 Sphagnum costae sp. nov.
Briófitos corticícolas de los robledales de la
Sierra de Gredos (Ávila, España), 161
Brothera, 193; capillifolia, 193 syn.;
himalayana, 193 syn.
Brotherella, 73; faurieri, 73; herbacea, 73;
harveyana, 73 chromosomes; recurvans, 73
Bryophyte flora and vegetation of the Sierra del
Maigmó (Alicante, Spain), 43
Bryophytes, 43 Sierra del Maigmó, 215
Seychelles; corticicoles, 161 Sierra de
Gredos; terricoles, 267 en habitats isolés dans
les chênaies sclérophylles
Bryoria fuscescens, 135
Bryum apiculatum, 215 Seychelles; argenteum
var. lanatum, 153; argenteum, 43, 103;
bicolor, 43, 103; billardieri, 291 Mooréa;
caespiticium, 43; canariense, 43; capillare,
161, var. capillare, 267: dunense, 43;
leptospeiron, 215; pseudotriquetrum, 43;
radiculosum, 43; subelegans, 43; torquescens,
43,267
Buellia almeriensis, 239 Afrique; atrocinerella,
23; Байа, 23; caloplacivora, 225 syn.;
chlorophaea, 23; dispersa, 23; epipolia, 239;
fusca, 23; punctata, 1, 23, 135, 239;
sardiniensis, 23; saxorum, 23; sequax, 23,
225 Portugal, Maroc; spuria, 23;
subsquamosa, 23; tiroliensis, 23; aff. tumida,
225; zoharyi, 239
Buellietum almeriensis, 239
BURGAZ A.R., voir MARTINEZ I. &
BURGAZ AR.
Buthan, 193 Campylopodiella, Dicranodontium
Cadaba farinosa, 205 phor.,
CALATAYUD V. & BARRENOE. -
Contribution to the lichen floristics of Eastern
Spain -1. Silicicolous lichens and their
lichenicolous fungi of Serra d'Espadà
(Castelló), 23-41
Calicotome spinosa, 1, 267
Callicostella africana, 215 Seychelles: papillata,
291 syn.; seychellensis, 215
Calliergon trifarium, 311
Calomnion nadeaudii, 291 syn.;
schistostegiellum, 291
Caloplaca, 67; aractina, 23; carphinea, 23;
cerina, 1, 135; citrina, 205; conglomerata, 23:
crenularia var. crenularia, 23, var.
depauperata comb. nouv., 23; ferruginea,
135; festiva var. depauperata, 23 bas.;
flavorubescens, 135; gr. flavorubescens, 1;
furax, 23; glomerata, 225 Afrique; gr.
holocarpa, 1; haematites, 1; hungarica, 135;
inconnexa var. nesodes, 23; irrubescens, 23;
lactea, 239; ligustica, 23; littorea, 225
Afrique; necator, 23; pollinii, 1; gr. pyracea,
1; pyrithrella, 23; rubelliana, 23;
sarcopidioides, 1; sp., 1; squamulata, 1;
subpallida, 23; tavaresiana, 225 Afrique;
Source : MNHN, Paris
INDEX 353
tenuatula subsp. inconnexa, 239; variabilis,
239
Calymperes afzelii, 215 Seychelles;
aongstroemii, 291; borgenii, 215 Seychelles;
crassilimbatum, 215 Seychelles; disjunctum,
215; eroseum, 215 Seychelles; hyophilacea,
291; mariei, 215 Seychelles; mooreae, 291
syn.; moorei, 291; norkettii, 215; palisotii,
215 Seychelles; pseudopodianum, 291
Mooréa; suborassilimbatum, 215; tahitense,
291; tahitensis, 291 syn.; tenerum, 215
Seychelles, 291, var. edamense, 215, 291;
tuamotuense, 291 Mooréa
Campylopodiella, 193, ditrichoides, 193;
diversifolia, 193; himalayana, 193;
enocarpa, 193; tenella,
Campylopodium euphorocladum, 291 Mooréa
Campylopus, 193, capitiflorus, 215 Seychelles;
dozyanus, 291; longigemmatus, 193 b.
malagensis, 193 syn.; rigens, 215 Seychelles;
schimperi, 193; schwarzii, 193; umbellatus,
Candelaria aurella, 1; concolor, 1, 135
Candelariella oleaginescens, 225 Afrique;
aurella, 225, 239; reflexa, 1; vitellina, 1, 23,
135; xanthostigma, 1
CANO MJJ., voir ROS R.M., GUERRA J. y
CANO MJ.
Cardamino-Cratoneuretalia, 43
Carex canescens, 311 syn.; distachya, 267;
limosa, 311; nigra, 311; pauciflora, 311;
rostrata, 311
Caricetum limosae Sphagnetosum maioris, 311
CASARES-PORCEL M., GONZALEZ-
TEJERO MR. y BOUCHAALAH A. -
Contribución al conocimiento de la flora
liquénica gipsicola de Marruecos, 239-244
Casuarina equisetifolius, 1
Catagonium gracile, 291
Catapyrenium contumescens, 225 Portugal,
Maroc; lachneum, 225; rufescens, 239;
semaforonense, 225 Maroc; squamulosum,
239; tenellum, 239
Catillaria chalybeia, 23; globulosa, 135
Cephalanthero longifoliae-Querceto
rotundifoliae sigmetum, 135
Cephaloziella baumgartneri, 43; stellulifera,
267; turneri, 267
Cephaloziello-Southbyion nigrellae, 43
Ceratodon purpureus, 161
Cercidiopsora ulothii, 23 Espagne;
epicarphinea, 23; epipolytropa, 23
Cetraria chlorophylla, 135; pinastri, 135;
sepincola, 135
Chaetomitrium tahitense, 291 Mooréa
Chamaeropo-Rhamneto lycioidis sigmetum, 43
Champignons lichénicoles silicicoles, 23 Sierra
d'Espadà
Chénaies sclérophylles, 267 bryophytes
terricoles en habitats isolés
Chine, 193 Campylopodiella, Dicranodontium
(The) Chromosomes of Anacamptodon
splachnoides (Brid.) Brid., 211
Chromosomes, 73 huit mousses d'Himalaya W,
103 Aitchisoniella, 211 Anacamptodon
splachnoides
Chrysothrix candelaris, 205
Cistus monspeliensis, 23, 267; salvifolius, 1, 23
Cladonia cervicomis, 23; convoluta, 43;
fimbriata, 23; foliacea, 23, subsp. convoluta,
239; furcata, 23; gr. pyxidata, 43; pyxidata,
23, var. pocillum, 239; rangiformis, 23, var.
rangiformis, 23
Cladophora sp., 43
Claopodium pellucinerve, 73 chromosomes;
whippleanum, 161
Clasmatodon, 211
Clastobryophilum rufoviride, 215
Clematis flammula, 267
Cocos nucifera, 291
Coelocaulon aculeatum, 135
Collema cf. cristatum, 23; conglomeratum, 1;
cristarum, 239; fragrans, 1; furfuraceum, 1;
nigrescens, 135; ryssoleum, 23; sp., 43, 239;
subflaccidum, 1; subfurvum, 135;
subnigrescens, 1; tenax, 153, 239
Communauté à Crossidium crassinerve &
Aloina aloides var. ambigua , 43 syn.
Contribución al conocimiento de la flora
liquénica gipsícola de Marruecos, 239.
Contribution à la flore bryologique des
Seychelles, 215
Contribution to the lichen floristics of Eastern
Spain - I. Silicicolous lichens and their
lichenicolous fungi of Serra d'Espadà
(Castelló), 23
Cordia gharraf, 205 phor.
Crataegus monogyna subsp. monogyna, 267
Cratoneurion commutati, 43
Crossidio crassinervis-Aloinetum aloidis, 43; -
Tortuletum obtusata, 43
Source - MNHN, Paris
354 INDEX
Crossidium aberrans, 43; crassinerve, 43;
squamiferum, 43
CRUM H. and PINHEIRO DA COSTA D. -
Sphagnum costae, à new brazilian species
related to S. molle, 111-115
Cryphaea helictophylla, 291 syn.
Cryptothele rhodosticta, 23
Ctenidietalia mollusci, 43
Ctenidion mollusci, 43
Ctenidium molluscum, 43
Cupressus sempervirens, 1
Cyathea, 291
Cyathophorella tahitensis, 291
Cyathophorum tahitense, 291 syn.
Cyclodictyon hildebrandtii, 215 Seychelles;
vallis-gratiae, 215 Seychelles
Cytiso scoparii-Genistetum polygaliphyllae, 135
Cytological observations of some West
Himalayan mosses, 73
Daboecio-Ericetum aragonensis, 135
Dactylis glomerata subps. hispanica, 267
Dactylospora athallina, 23
Daphne gnidium, 23
Dasymitrium nadeaudii, 291 syn.
Dermatocarpon contumescens, 225 syn.; sp., 43
DERUELLE S., voir VAN HALUWYN C.,
SEMADI A., DERUELLE S. et LETROUIT
MA.
DE SLOOVER J.L. - Les mousses de Mooréa
(Polynésie française), 291-310
Dicranella acroclada, 215 Seychelles; howei,
43; polii, 215 Seychelles
Dicranodontium, 193, capillifolium, 193;
longigemmatum comb. nov., 193
Dicranum scoparium, 161, 267
Didymodon acutus, 43; fallax, 43; insulanus, 43,
161; luridus, 43; rigidulus, 43; tophaceus, 43;
vinealis, 43
Dimelaena somaliensis sp. nov. with notes on
lichens from Somalia, 205
Dimelaena oreina, 23; somaliensis sp. nov., 205
Somalie
Diploicia canescens, 1, 23
Diploschistes caesioplumbeus, 23; diacapsis,
239; euganeus, 23; gypsaceus subsp.
interpediens, 23; muscorum, 23; scruposus, 1,
23; sp., 43
Dirina immersa, 225
Dirinaria applanata, 205; coccinea, 205
Distichophyllum mascarenicum, 215
Distributional pattem of Phaeoceros Prosk. in
Kumaon and Garhwal region: Western
Himalayas, 129
Ditrichum sp., 291
Drepanocladus revolvens, 311 syn.
Ecologie, 1 lichens corticicoles d'Annaba; 23
lichens silicicoles de la Sierra d'Espada, 43
bryophytes de la Sierra del Maigmó, 67
Verrucaria ionaspicarpa, 103 Aitchisoniella,
129 Phaeoceros Himalaya W, 153 Grimmia
teretinervis Doubs, 161 bryophytes
corticicoles de la Sierra de Gredos, 267
bryophytes terricoles en habitats isolés, 311
Sphagnum majus en France, 337
Orthotrichum ibericum
Ectropothecium inflectens, 291 syn.;
monumentorum, 291 Mooréa; regulare, 215
Seychelles; seychellarum, 215; sodale, 291;
sp. 291
EGEA J.M., voir ALONSO J.L. y EGEA J.M.;
NAVARRO-ROSINES F., ETAYO J.,
ALONSO L. y EGEA J.M.
Encalypta vulgaris, 43
Encalypto streptocarpae-Fissidentetum cristati,
153
Endocarpon pusillum, 23, 239
Endococcus propinquus, 23
Entodon solanderi, 291, var. turgidus, 291
Mooréa
Entosthodon attenuatus, 267
Erica arborea, 1, 23, 267; multiflora, 43
Eriophorum angustifolium, 311; vaginatum, 311
Espagne, 23 lichens silicicoles de la Sierra.
d'Espadà, 43 bryoflore de la Sierra del
Maigmó, 135 bioindicateurs de pollution
atmosphérique, 161 bryophytes corticoles de
la Sierra de Gredos, 225 lichens des régions
côtières, 337 Orthotrichum ibericum
Estimation of air pollution in the area of
influence of the coal power station at La
Robla (Leon, Northwest Spain) using
epiphytic lichens as bioindicators, 135
Estudio de la anatomía del talo de Peltigera
canina y P. membranacea, 321
ETAYO J., voir NAVARRO-ROSINES F.,
ЕТАҮО J., ALONSO L. y EGEA ЈМ.
Eucalyptus calmadulensis, 1
Eucladio-Didymodonetum tophacei, 43
Eucladium verticillatum, 43
Euphorbia robecchii, 205 phor.
Source : MNHN, Paris
INDEX 355
Eurhynchium meridionale, 43; praelongum, 267
Evernia prunastri, 23, 135
Exodictyon nadeaudii, 291
Exormotheca, 103, tuberifera, 103
Exormothecaceae, 103
Fabronia , 211, pusilla, 161
Fagus-Quercus petraea, 321 bosquet de
Ficus, 1 phor.
Fissidens algarvicus, 267; aoriensis, 291
Mooréa; clarkii, 291 Mooréa; dubius, 43;
grandiretis, 215 Seychelles; jeftreyi, 215;
mangarevensis, 291, var, tahitenis, 291;
mooreae, 291; philonotulus, 291;
seychellensis, 215; sp., 291; subceylonensis,
215; sylvaticus, 215 Seychelles; taxifolius,
103, subsp. taxifolius, 267; viridulus, 43, var.
viridulus, 267; zollingeri, 291
Floribundaria aeruginosa, 291 Mooréa
Form-functional trends in Spanish
Umbilicariaceae with special reference to
ater relations, 117
Fossombronia angulosa, 267; himalayensis,
103; husnotii, 267; pusilla var. pusilla, 267
FRAHM J.P. - Notes on Campylopodiella and
Dicranodontium from Asia, 193-197
France, 311 Sphagnum majus; Doubs, 153
Grimmia terretinervis; Var, 267 bryophytes
terricoles en habitats isolés
Fraxinus angustifolia, 1 phor.; excelsior, 321
Frullania dilatata, 161, 267
Fulgensia desertorum f. macrospora, 239;
fulgida, 239; poeltii, 239 Afrique; sp., 43;
subbracteata, 239
Funaria hygrometrica, 43; pulchella, 43
Funarietalia hygrometricae, 43
Funarietum hygrometricae, 43
Funarion hygrometricae, 43
Garckea phascoides, 215 Seychelles
Garovaglia powellii subsp. powellii var.
tahitensis, 291 Mooréa
GAUTHIER R. et PUJOS J. - Note sur la
présence de Sphagnum majus (Russow) C.
Jens. en France, 311-320
Geranium purpureum, 267
Germination, 103 Aichisoniella
Gleichenia linearis, 291
Glyphopeltis ligustica, 171
GONZALEZ-TEJERO M.R., voir CASARES-
PORCEL M., GONZALEZ-TEJERO MR. y
BOUCHAALAH A.
Graphis afzelii, 205
Grimmia, 153, anodon, 43; conferta, 153;
crinita, 43; decipiens, 161; funalis, 153;
laevigata, 161; orbicularis, 43; ovalis, 153;
pulvinata, 43, 161; tenuis, 153; teretinervis,
153 France; tergestina, 43; trichophylla, 43,
161
Grimmietalia anodontis, 153
Grimmietea anodontis, 153
Grimmietum teretinervis ass. nov., 153
Grimmio anodontis-Syntrichietum ruralis
calcicolae, 153
Grimmion tergestinae, 153
GUERRA J., voir MOYA J.J., ROS R.M. and
GUERRA J.; ROS R.M., GUERRA J. y
CANO MJ.
Guyava, 291
Gyalecta luetkemuelleri, 225 syn.
thelotremella, 225 syn.
Gymnostomo viriduli-Southbyetum nigrellae,
43
Gymnostomum calcareum, 43; mosis, 43;
viridulum, 43
Habrodon perpusillus, 161
Hafellia leptoclinoides, 23
Halimium halimifolium, 1
Harpidium rutilans, 23
HEBRARD J.M. et LOISEL R. - Recherches des
facteurs de maintien de la richesse de la
bryoflore terricole en habitats isolés: le cas
des chénaies sclérophylles de la bordure.
occidentale du Massif des Maures (Var,
France), 267-290
Hedera helix subsp. helix, 267
Hedwigia ciliata, 161
Helicodontium, 211
Helminthocarpon leprevostii, 205
Heppia reticulata, 321
Hibiscus, 291, tiliaceus, 291
Himanthocladium cyclophyllum, 291
Himalaya Ouest, 129 mode de distribution de
Phaeoceros
Holomitrium vaginatum, 291, var. brevifolium,
291
Homaliodendron exiguum, 291
Homalothecio-Madothecetum platyphyllae, 43;
aurei-Pleurochaetetum squarrosae, 43;
sericei-Leptodontetum smithii ass. nov., 43
Homalothecium sericeum, 43, 161, 267
Hookeria oblongifolia, 291 syn.
Hybrides, 199 Pottia x andalusica
Hylocomiaceae, 73
Source : MNHN, Paris
356 INDEX
Hyophila beruensis, 291 Mooréa; lanceolata,
215; potieri, 215 Seychelles
Hyperphsycia syncolla, 205; adglutinata, 1, 205
Hypnodendron samoanum, 291
Hypnum calpaecarpum, 291 syn.;
cupressiforme, 161, var. cupressiforme, 267,
var. lacunosum, 43 SE Espagne;
molluscoides, 291; sodale, 291 syn.;
spininervium, 291
Hypocenomyce stoechadiana, 1 bas.; scalaris,
135
Hypogymnia physodes, 135; tubulosa, 135
Hypopterygium muelleri, 291 Mooréa;
nadeaudianum, 291; nadeaudii, 291 syn.
Ilex aquifolium, 23
Inocarpus edulis, 291
Isopterygium albescens, 291; argylocladum,
291; gracile, 215 Seychelles
Isothecium myosuroides, 161
Jasione montana, 267
JOVET-AST S. - Le traitement des Riccia
d'Amérique du Nord selon R.M. Schuster,
81-86
Juncus, 81
KAPILA SUNITA and KUMAR S.S. -
Cytological observations on some West
Himalayan mosses, 73-80
KUMAR S.S., voir KAPILA SUNITA and
KUMAR 8.8. TALWANI S. and KUMAR
SS.
LARA F. - Nuevas localidades para
Orthotrichum ibericum en España, 337-339
LARA F. y MAZIMPAKA V. - Briófitos
corticícolas de los Robledales de la Serra de
Gredos (Ávila, España), 161-169
Lasallia hispanica, 117; pustulata, 23
Lavandula stoechas subsp. stoechas, 267
Lawsonia inermis, 205 phor.
Lecania dimera, 135; inundata, 225 Portugal:
sylvestris, 225; turicensis, 239
Lecanora albescens, 239; campestris, 23;
carpinea, 135; chlarotera, 135, subsp.
chlarotera f. chlarotera, 1, f. crassula, 1, f.
rugosella, 1; clauzadei, 23; conizaeoides,
135; crenulata, 239; demissa, 23; dispersa, 1,
135, 239; expallens, 1; hagenii, 1; horiza, 1;
impudens, 135; intumescens, 135; leprosa,
205; muralis, 1, 23, var. dubyi, 23, var.
muralis, 23; polytropa, 23; rupicola , 23,
subsp. rupicola, 23; schistina, 23; sulphurea,
23
Lecidea botryosa, 135; circinarioides , 239
Afrique; sarcogynoides, 23
Lecideetum gypsicolae, 239
Lecidella achristostera, 135; carpathica, 23;
elacochroma, 1; elaeochromoides, 23
Lepraria aeruginosa, 135; caesioalba, 23;
candelaris, 135; crassissima, 43, var. isidiata,
239 Afrique; membranacea, 135; neglecta,
23; nivalis, 225
Leprocaulon microscopicum, 23, 43, 239
Leptobarbula berica, 43
Leptodon smithii, 43
Leptogium cyanescens, 23: lichenoides, 1;
satuminum, 1
LETROUIT M.A., voir VAN HALUWYN C.,
SEMADI A., DERUELLE S. et LETROUIT
MA.
Leucobryum tahitense, 291
Leucodon sciuroides, 43, 161
Leucoloma convolutaceum, 215 Seychelles;
isleanum, 215; limbarulum, 291 syn.; molle,
291; seychellense, 215
Leucomium aneurodictyon, 215, 291 Mooréa
Leucophanella banksii, 291
Leucophanes mayottense, 215;
octoblepharoides, 291 Mooréa;
prasiophyllum, 291 Mooréa; seychellarum,
215; tahiticum, 291
Lichens épiphytes, 135 bioindication de
pollution atmosphérique; calcicoles et
terricoles, 225 régions côtières de la
Péninsule ibérique; corticicoles, 1 Annaba;
gypsicoles, 239 Maroc; silicicoles, 23 Sierra
d'Espadà
Lichinella cribellifera, 23; stipatula, 23, 205
Ligustrum vulgare, 267
Limprichtia revolvens, 311
Linario triornithophorae-Querceto pyrenaicae
sigmetum, 135
LOISEL R., voir HÉBRARD J.P. et LOISEL R.
Lonicera implexa, 267
Lonicero biflorae-Populeto albae sigmetum, 43
Lophocolea bidentata, 161; heterophylla, 267
Lophozia ventricosa, 161
Macrohymenium acidodon, 215 Seychelles
Macromitrium incurvifolium, 291; nadeaudii,
291 syn.; reinwardtii, 291 Mooréa;
sclerodictyon, 215 Seychelles; subpungens,
215; subtile, 291; tahitisecundum, 291
Macrothamnium macrocarpum, 73;
sübmacrocarpum, 73 chromosomes
Source : MNHN, Paris
INDEX 357
Marchantiales, 103 Aitchisoniella
Maroc, 225 lichens des régions côtières, 239
lichens gypsicoles
MARTÍNEZ I. & BURGAZ AR, - Estudio de la
anatomía del talo de Peltigera canina y P.
membranacea, 321-336
MAZIMPAKA V., voir LARA F. y
MAZIMPAKA V.
Meiothecium intextum, 291
Meteorium helictophyllum, 291 syn.
Metzgeria furcata, 161
Mildeella bryoides, 199
Mimusops fruticosa, 205 phor.
Mitthyridium constrictum, 291; cyrtophyllum,
215 Seychelles; obtusifolium, 291
Moelleropsis nebulosa, 23
Montio-Cardaminetea, 43
Morphologie, 67 Verrucaria ionaspicarpa; 81
Riccia d'Amérique du Nord; 103
Aitchisoniella; 111 Sphagnum costae sp.
nov.; 129 Phaeoceros d'Himalaya; 199 Pottia
х andalusica; 205 Dimelaena somaliensis sp.
nov.
Mooréa, 291 mousses
(Les) Mousses de Mooréa (Polynésie francaise),
291
MOYA J.J., ROS R.M. and GUERRA J. -
Bryophyte flora and vegetation of the Sierra
del Maigmó (Alicante, Spain), 43-65
Muellerella pygmaea, 23
Myrinia, 211
Myriotrema wrightii, 205
NATH VIRENDRA, voir ASTHANA A.K. and
NATH VIRENDRA
NAVARRO-ROSINES F., ETAYO J.,
ALONSO L. y EGEA J.M. - Sobre la
presencia de Verrucaria ionaspicarpa en la
Península Ibérica, 67-72
Neckeretalia complanatae, 43
Neckerion complanatae, 43
Neckeropsis boiviniana, 215 Seychelles;
Jepiniana, 291
Nephroma laevigatum, 135; tangeriense, 23
Normandina pulchella, 1
Nostoc sp., 43, 321
Note sur la présence de Sphagnum majus
(Russow) C. Jens. en France, 311
Notes on Campylopodiella and Dicranodontium
from Asia, 193
Nouvelles stations franc-comtoises de Grimmia
teretinervis Limpr., une espèce méconnue en
France, 153
Nuevas localidades para Orthotrichum ibericum
en España, 1
Ochrolechia parella, 23; turneri, 1
Octoblepharum albidum, 215; longifolium, 291
Olea, 1 phor., europaea var. sylvestris, 1 phor.
Oleo-Lentiscetum, 1
ONRAEDT M. - Contribution à la flore
bryologique des Seychelles, 215-223
Opegrapha, 205, niveoatra, 1: rimalis, 1 syn.;
subelevata, 225; varia, 1
Orthorrhynchium cylindricum, 291
Orthotricho-Grimmietum pulvinatae, 43
Orthotrichum, 161, acuminatum, 161; affine,
161; anomalum, 43, 153; cupulatum, 43, var.
baldaccii, 43, var. sardagnanum, 43;
diaphanum, 43; ibericum, 161, 337; lyellii,
161; pumilum, 161: rupestre, 161; speciosum,
337; stramineum, 161; striatum, 161;
tenellum, 161
Oxyrrhynchium rugosipes, 291 Mooréa
Pandanus, 291
PANT G., voir BISCHLER H., BOISSELIER-
DUBAYLE M.C. and PANT G.
Papillaria aongstroemii, 291; helictophylla 291;
tahitensis, 291 syn.
Paraleucobryum, 193, himalayanum, 193 syn.
Parmelia, 321, borreri, 1: caperata, 1, 23;
coniocarpa, 1; conspersa, 23, subsp. tinctina,
1; delisei, 23; exasperata, 135; exasperatula,
135; glabra, 135; hypoleucina, 1; loxodes, 23;
lusitana, 23; perlata, 1 syn., 23 syn.;
protomatrae, 23; pulla, 23; quercina, 1, 135;
reticulata, 1; saxatilis, 135; somloensis, 23:
soredians, 1, 23; subaurifera, 135;
subrudecta, 1, 23; sulcata, 23, 135; tiliacea, 1,
23, 135; tinctina, 23; verruculifera, 23
Parmotrema chinense, 23
Peccania cf. fontiqueriana, 239; sp., 239
Peltigera, 321, canina, 23, 135, 321; degenii,
321; didactyla, 321; kristinsonii, 321;
lepidophora, 321; membranacea, 32
ponojensis, 321; polydactyla, 23, 13:
praetextata, 23, 321; rufescens, 321
Peltula congregata, 205; euploca, 23, 205;
marginata, 205; obscurans, 205; omphaliza,
23; patellata, 23
Source : MNHN, Paris
358 INDEX
Péninsule Ibérique, 67 Verrucaria ionaspicarpa;
225 lichens des régions côtières
Periploco laevigatae-Tetraclinetum articulatae,
239
Pertusaria albescens, 1, 135; amara, 1, 23, 135;
flavida, 1, 135; hemisphaerica, 135;
hymenea, 1; lapieana, 1; leioplaca, 135;
leucosora, 23; pertusa, 1, 135;
pseudocorallina, 23; rupicola, 23
Petractis luetkemuelleri, 225 Portugal;
thelotremella, 225 Portugal
"Phacopsis "campestricola, 23
Phaeoceros, 129, himalayensis, 129; kaskyapii,
129; laevis subsp. carolinianus, 129, subsp.
laevis, 129; udarii, 129
Phaeophyscia cernohorskyi, 23; ciliata, 1;
hirsuta, 1; insignis, 1, 23, 135; orbicularis, 1,
var. orbicularis, 23
Phascion mitraeformis, 43
Phascum, 199, bryoides, 199; curvicolle, 43;
cuspidatum, 199, var. retortifolium, 43;
fosbergii, 199; galilaeum, 199; longipes, 199;
piptocarpum, 199
Phespesia danis, 205 phor.
Phillyrea angustifolia, 267; latifolia, 1
Philonotis hastata, 215 Seychelles, 291 Mooréa;
laxissima, 215 Seychelles; runcinata, 291;
vescoana, 291 Mooréa
Phlyctis agelaea, 1
Phyllanthus somalensis, 205 phor.
Phyllogonium cylindricum, 291 syn.
Physalospora sp., 23
Physcia adscendens, 1, 23, 135; aipolia, 1, 135;
biziana, 1; clementei, 1; dubia, 1, 23;
semipinnata, 1, 23, 135; stellaris, 1, 135;
tenella, 1; tribacia, 23; wainioi, 23
Physconia detersa, 135; distorta, 1;
enteroxantha, 1, 23, 135; grisea, 1, 23, 135;
perisidiosa, 1, 23; pulverulenta, 135; venusta,
1,135
Physma omphalorioides, 1
Phytosociologie, 43 bryophytes de la Sierra del
Maigmó; 153 Grimmia teretinervis dans le
Doubs
PINHEIRO DA COSTA D., voir CRUM H. and
PINHEIRO DA COSTA D.
Pinnatella geheebii, 215 Seychelles; kuehliana,
291 Mooréa; submucronata, 215 Seychelles
Pinus halepensis, 267; pinaster, 23, 321; pinea,
321; sylvestris, 135 syn.
Pistacia lentiscus, 1, 267; therebintus, 23
Placodiella olivacea, 225 syn.
Plagiochasma appendiculatum, 103
Plagiomnium affine, 161, 267
Plasteurhynchion meridionalis, 43
Platismatia glauca, 135
Platydictya jungermannioides, 161
Pleuridium acuminatum, 267
Pleurochaete squarrosa, 43, 267
Pleurochaetion squarrosae, 43
Pleurococcus viridis, 135
Pogonatum aloides, 103; tahitense, 291 Mooréa
Pollution atmosphérique, 135 lichens
bioindicateurs en Espagne
Polycoccum galligenum, 23
Polynésie française, 291 mousses de Mooréa
Polysporina lapponica, 23; simplex, 23
Polytrichum commune, 311
Populus nigra, 135 phor.; div. sp., 1
Porella baueri, 267; obtusata, 161: platyphylla,
43, 161
Porina aenea, 1; byssophila, 225; oleriana var.
ginzbergeri, 225 Portugal
Porotrichum elongatum, 215 Seychelles
Porpidia cinereoatra, 23; crustulata, 23;
macrocarpa, 23; platycarpoides, 23
Portugal, 225 lichens des régions côtières
Pottia, 199, bryoides, 43, 199; davalliana, 43;
fosbergii, 199 syn.; lanceolata, 43:
starckeana, 43, 199; Pottia x andalusica
nothosp. nov., 199
Portia x andalusica (Musci: Pottiaceae), un
híbrido interespecífico en Рошеае, 199
Pottieae, 199 hybrides
Protoparmelia montagnei, 23
Prunus spinosa, 267
Pseudevernia furfuracea, 135
Pseudocrossidium hornschuchianum, 43;
revolutum, 43
Psora, 171, albilabra, 225 syn.; decipiens, 239;
lurida, 153; saviczii, 239 Afrique; sp., 43:
vallesiaca, 225 Portugal
Pierigynandrum filiforme, 161
Pterobryum cylindraceum, 291
Pterogonium gracile, 43, 161
Prerygoneurum lamellatum, 43; ovatum, 43,
199; smardeanum, 199
Ptychomium aciculare, 291
PUJOS J., voir GAUTHIER R. et PUJOS J.
Pyrenographa xylographoides, 205
Pyrenopsis rhodosticta, 23 syn.
Pyrenula chlorospila, 1; macularis, 205
Source : MNHN, Paris
INDEX 359
Pyrrhobryum spiniforme, 215
Pyrrhospora quernea, 1
Pyxine cocoes, 205
Quercetea ilicis, 267
Querceteo rotundifoliae sigmetum, 43
Querco-Fagetea, 267
Quercus, 211 phor., coccifera, 43; faginea, 337;
ilex, 267; pubescens subsp. pubescens, 267;
pyrenaica, 135 phor., 161 phor., 321, 337;
rotundifolia, 43; suber, 1 phor., 23, 267
Racopilum cuspidigerum, 291; pacificum, 291
Mooréa
Radula complanata, 267
Ramalina calicaris, 135; canariensis, 1; capitata,
23: digitellata, 23; duriaei, 1; farinacea, 135;
fastigiata, 1, 23; fecunda, 205; fraxinea, 135;
polymorpha-capitata gr., 23; polymorpha, 23;
requieni, 23; subfarinacea, 23
Recherches des facteurs du maintien de la.
richesse de la bryoflore terricole en habitats
isolés: le cas des chénaies sclérophylles de la.
bordure occidentale du Massif des Maures
(Var, France), 267
Relations hydriques, 117 Umbilicariaceae
Répartition géographique, Péninsule ibérique,
67 Verrucaria ionaspicarpa; Espagne, 23
lichens silicicoles de la Sierra d'Espadà, 43
bryoflore de la Sierra del Maigmó, 135
lichens bioindicateurs de pollution
atmosphérique, 161 bryophytes corticicoles
de la Sierra de Gredos, 225 lichens des
régions côtières, 337 Orthotrichum ibericum;
France, 153 Grimmia teretinervis dans le
Doubs, 311 Sphagnum majus; Portugal, 225
lichens des régions côtières; Brésil, 111
Sphagnum costae sp. nov.; Afrique, 1 lichens
corticoles d'Annaba, 239 lichens gypsicoles;
Afrique du Nord, 225 lichens des régions
côtières; Algérie, 1 lichens corticicoles
d'Annaba; Maroc, 225 lichens des régions
côtières, 239 lichens gypsicoles; Asie, 193
Campylopodiella, Dicranodontium; Buthan,
193 Campylopodiella, Dicranodontium;
Chine, 193 Campylopodiella,
Dicranodontium; Himalaya Ouest, 129 mode
de distribution de Phaeoceros; Polynésie
francaise, 291 mousses de Mooréa;
Seychelles, 215 bryophytes; Somalie, 205
lichens
Rhamno lycioidis-Querceto cocciferae
sigmetum, 43
Rhamnus alaternus, 23
Rhaphidostegium pickeringii, 291 syn.
Rhizocarpon disporum, 23; distinctum, 23:
malenconianum , 239 Afrique; obscuratum,
23; riparium subsp. riparium, 23; tinei, 23
Rhizogonium setosum, 291
Rhododendron, 193
Rhynchostegium confertum, 161, 267;
megapolitanum, 43, 161
Riccia sect. Ciliiferae, 81; andina, 81;
atromarginata, 81; canaliculata, 81;
canescens, 81 syn.; caroliniana, 81; ciliata,
81, subsp. canescens, 81, subsp. ciliata, 81,
subsp. grisea, 81, subsp. trichocarpa, 81;
ciliifera, 81; crozalsii, 267; crystallina, 81;
erinacea, 81; fluitans, 81; gougetiana, 81, var.
armatissima, 81; ianthina, 81; lamellosa, 43,
81; mauryana, 81; melitensis, 81; nigrella, 81;
perennis, 81; sorocarpa, 43, 81, subsp.
arctica, 81, subsp. erythrophora, 81, subsp.
sorocarpa, 81; sp., 103; stenophylla, 81;
trichocarpa, 81, verrucosa, 81
Rimularia aff. insularis, 23, insularis, 23
Rinodina cana, 23; cintrana, 1; colobina, 1;
exigua, 1; gennarii, 23; insularis, 23;
intermedia, 23; pruinella, 1 syn.; pyrina, 1;
venostana, 23 Espagne; vezdae, 23
Robinia, 1 phor.
Roccella endocrocea, 205; montagnei, 205
ROS R.M., GUERRA J. y CANO MJ. - Роша x
andalusica (Musci: Pottiaceae), un híbrido
interespecifico en Рошеае, 199-204; voir
aussi MOYA J.J., ROS К.М. and GUERRA J.
Rubia peregrina subsp. peregrina, 267
Rubio longiflorae-Querceto rotundifoliae
sigmetum, 43
Rubio longifoliae-Euphorbietum resiniferae,
239
Rubus, 267
Ruscus aculeatus, 267
Saliceto cantabricae, 135
Salvadora persica, 205 phor.
Samolus valerandi, 43
Sarcogyne clavus, 23
Sarcopyrenia cylindrospora, 23
Scapania compacta, 161, 267
Scheuchzeria palustris, 311
Schismatomma decolorans, 1; picconianum, 1
Schistidietalia apocarpi, 43
Schistidion apocarpi, 43
Source : MNHN, Paris
360 INDEX
Schistidium, 153, apocarpum, 43, 153, 161,
subsp. confertum, 43; teretinerve, 153
Schizomitrium papillatum, 291
Schuster R.M., 81 Riccia d'Amérique du Nord
Schwetschkeopsis, 211
Scirpus, 311, caespitosus, 311
Scleropodium purum, 161, 267; touretii, 267
Scoliciosporum umbrinum var. compactum, 23,
var. umbrinum, 23
Scorpidium scorpioides, 311
Scorpiurium circinatum, 43
Selaginella denticulata, 267
Seligeria acutifolia, 43
Selinum pyrenaeum, 311
SEMADI A., voir VAN HALUWYN C.,
SEMADI A., DÉRUELLE S. et LETROUIT
MA.
Sematophyllaceae, 73
Sematophyllum entodontoides var. moorei, 291
Mooréa; orthophyllum, 291 syn.
Semibarbula orientalis, 215
Sesamothamnus rivae, 205 phor.
Seychelles, 215 bryophytes
Sierra d'Espadà (Castelló, Espagne), 23 lichens
silicicoles; - de Gredos (Ávila, Espagne), 161
bryophytes corticicoles; - del Maigmó
(Alicante, Espagne), 43 bryophytes
Smilax aspera, 267
Sobre la presencia de Verrucaria ionaspicarpa
en la Península ibérica, 67
Solenopsora olivacea, 225 Maroc; holophaea,
23
Somalie, 205 Dimelaena somaliensis sp. nov. et
lichens
Southbya nigrella, 43
Spartium junceum, 267
Sphagno-majoris Caricetum limosae, 311
Sphagnum coastae, a new Brazilian species
related to S. molle Sull., 111
Sphagnum, 111, sect. Acutifolia, 111; Sect.
Cuculliformes, 111; annulatum, 311;
balticum, 311; costae sp. nov., 111, var.
confertorameum var. nov., 111, var. costae,
111, var. seriatum var. nov., 111;
cuculliforme, 111; cuspidatum, 311; duseni,
311, var. falcatum, 311; fallax, 311; majus,
311, var. immersum, 311; magellanicum,
311: molle, 111, var. cochabambae, 111 nom.
nud,; obtusum, 311; sanguinale, 111;
subsecundum, 311; vogesiacum, 311
Spiridens balfourianus, 291; reinwardtii, 291
syn.
Spores, 103 Aitchisoniella; 199 Роша х
andalusica; 225 lichens de la Péninsule
ibérique
Sporophyte, 291 quelques mousses de Mooréa
Squamarina concrescens, 23, 239; lentigera,
239; sp., 43
Stephensoniella brevipedunculata, 103
Stipa bromoides, 267; tenacissima, 43
Strangospora pinicola, 135
Substances lichéniques, 23 lichens saxicoles de
la Sierra d'Espadà
Symphysodontella cylindracea, 291
Syntaxonomie, 43 bryophytes de la Sierra del
Maigmó
Syntaxons nouveaux, 43 Homalothecio sericei-
Leptodontetum smithii; 153 Grimmietum
teretinervis
Syrthopodon banksii, 291 syn.; croceus, 215
Seychelles; cyrtophyllum, 215 Seychelles;
glaucinus, 291 syn.; insularum, 215;
mahensis, 215; mooreae, 291
TALWANI S. and KUMAR S.S. - The
chromosomes of Anacamptodon
splachnoides (Brid.) Brid., 211-213
Tamus communis, 267
Targionia, 103, lorbeeriana, 267
Taxithelium instratum, 215 Seychelles;
lokobense, 215 Seychelles; planulatum, 215
Seychelles; vernieri, 291
Taxonomie, 23 Caloplaca; 81 Riccia
d'Amérique du Nord; 103 Aitchisoniella
Taxons nouveaux, 23 Caloplaca crenularia var.
depauperata; 111 Sphagnum costae du Brésil;
193 Dicranodontium longigemmatum; 199
Pottia x andalusica; 205 Dimelaena
somaliensis de Somalie
Teloschistes chrysophthalmus, 1, 23
Tephromela atra, 23, 135, var. corticola, 135
TERRON ALFONSO A. and BARRENO
RODRIGUEZ E. - Estimation of air pollution.
in the area of influence of the coal power
station at La Robla (Leon, Northwest Spain)
using epiphytic lichens as bioindicators, 135-
151
Teucrium chamaedrys, 23, 267
Thelidium minimum, 225 Espagne
Thuidiaceae, 73
Thuidium, 73, cymbifolium, 73; glaucinum, 73
chromosomes; japonicum, 73; minusculum,
Source : MNHN. Paris
INDEX 361
73 chromosomes; tahitense, 291 Mooréa:
viridiforme, 73
Thymus sp. pl., 43
TIMDAL E. - The ascus of Glyphopeltis
ligustica, 171-172
Tomasellia eschweileri, 205
Toninia albilabra, 239; candida, 153;
cinereovirens, 23; coeruleonigricans, 43;
opuntioides, 239; sedifolia, 239; tristis subsp.
pseudotabacina, 225 Maroc; tumidula, 239
Topelia rosea, 225 Espagne.
Tortella densa, 153; flavovirens var.
papillosissima, 43 SE Espagne; humilis, 43;
inflexa, 43; nitida, 43; tortuosa, 43, 153
Tortelletum inclinatae, 153
Tortula, 199, atrovirens, 43; caninervis subsp.
spuria, 43; inermis, 43; intermedia, 43, 153;
laevipila, 161; muralis, 43, 153; princeps, 43:
protobryoides, 199; revolvens var. obtusata,
43; ruraliformis, 43; ruralis, 43, 161;
subulata, 161, var. subinermis, 43; virescens,
161
Tortulo brevissimae-Aloinetalia bifrontis, 43
Tortulo-Aloinetalia bifrontis, 43
Tortulo-Homalothecietea sericei, 43
Trachythecium boivinii, 215 Seychelles
(Le) traitement des Riccia d'Amérique du Nord
selon R.M. Schuster, 81
Trebouxia, 117
Trematodon longicollis, 291
Trichosotomum brachydontium subsp.
mutabile, 267
Trichosteleum hamatum, 291; orthophyllum,
291; patens, 291; strictum, 215
Trichostomo crispuli-Aloinetum aloidis, 43
Trichostomopsis australasiae, 43 SE Espagne
Trichostomum brachydontium, 43; crispulum,
43
Tylophoron moderatum, 205
Ulmus minor, 1
Umbilicaria cinereorufescens, 117; crustulosa,
117; cylindrica, 117; decussata, 117; freyi,
117; grisea, 23, 117; havaasii, 117; hirsuta,
117; leiocarpa, 117; nylanderiana, 117;
polyphylla, 117; polyrrhiza, 117; pustulata,
117; ruebeliana, 117; spodochroa, 117, var.
carpetana, 117; subglabra, 117; vellea, 117
Umbilicariaceae, 117 relations hydriques
Usnea florida, 135; glabrescens, 135
Vaccinium oxycoccus, 311
VADAM J.C. - Nouvelles stations franc-
comtoises de Grimmia teretinervis Limpr.,
une espèce méconnue en France, 153-159
VALLADARES F. - Form-functional trends in
spanish Umbilicariaceae with special
reference to water relations, 117-127
VAN HALUWYN C., SEMADI A.,
DERUELLE S. et LETROUIT M.A. - La
végétation lichénique corticole de la région
d'Annaba (Algérie orientale), 1-21
(La) végétation lichénique corticole de la région
d'Annaba (Algérie orientale), 1
Veronica officinalis, 267
Verrucaria ionaspicarpa, 67 Pénins. ibérique;
marmorea, 67; obductilis, 225 syn.; tabacina,
225 Espagne; viridula, 225
Vesicularia albescens, 215 Seychelles; aperta,
291 Mooréa; crassiramea, 215 Seychelles;
inflectens, 291
Viburnum tinus, 267
Waynea stoechadiana, 1 Afrique
Weissia condensa, 43; controversa, 43, var.
controversa, 267, var. crispata, 153; fallax,
43; longifolia, 43; microstoma var.
microstoma, 267; triumphans, 43
Wilsoniella jardinii, 291
Xanthoparmelia, 23
Xanthoria calcicola, 23; candelaria, 135;
parietina, 1, 23, 135, subsp. calcicola, 239
Zygodon rupestris, 43
Source : MNHN, Paris
Rello AI 434 15:
TEREE BAINAN вода
¡ciedad |
de... pare
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994 (15): 363-364 363
TABLE DU TOME 15
ALONSO F.L. y EGEA G.M. - Algunos líquenes interesantes de áreas costeras del sur de la
Península Ibérica y Marruecos. 225
ALSTRUP V. and APTROOT A. - Dimelaena somaliensis sp. nov. with notes on lichens
from Somalia. : oo 205
BISCHLER H., BOISSELIER-DUBAYLE M.C. and PANT G. - On Aitchisoniella Kash.
(Marchantiales) 103
CASARES-PORCEL M., GONZALES-TEJERO M.R. y BOUCHAALAH A. - Contribución
al conocimiento de la flora liquénica gipsícola de Marruecos. . 239
CALATAYUD V. & BARRENO E. - Contribution to the lichen floristics of Eastern Spain - I.
Silicicolous lichens and their lichenicolous fungi of Serra d'Espadà (Castelló) …… 23
CRUM H. and PINHEIRO DA COSTA D. - Sphagnum costae, a new Brazilian species
related to 5. molle . ui
DE SLOOVER J.L. - Les mousses de Mooréa (Polynésie française) ... 291
FRAHM J.P. - Notes on Campylopodiella and Dicranodontium from Asia. .. 193
GAUTHIER R. et PUJOS J. - Note sur la présence de Sphagnum majus (Russow) C. Jens. en
France .. зи
HÉBRARD J.P. et LOISEL R. - Recherche des facteurs du maintien de la richesse de la
bryoflore terricole en habitats isolés: le cas des chénaies sclérophylles de la bordure
occidentale du massif des Maures (Var, France) . Нь? 267
JOVET-AST S. - Le traitement des Riccia d'Amérique du Nord selon R.M. Schuster 81
KAPILA SUNITA and KUMAR S.S. - Hinc observations on some West Himalayan
mosses ... MU 73
LARA F. - Nuevas localidades para Orthotrichum ibericum en España. 337
LARA F. y MAZIMPAKA V. - Briófitos corticícolas de los Robledales de la Serra de Gredos
(Ávila, Espana) 161
MARTÍNEZ I. y BURGAZ AR. - Estudio de la anatomía del talo de Peltigera canina y P.
membranacea. — а. T 321
MOYA JJ., ROS RM. and GUERRA J. - шоо flora and vegetation of the Sierra del
Maigmó (Alicante, Spain) .. 43
NAVARRO-ROSINÉS F., ETAYO J., ALONSO L. у EGEA J.M. - Sobre la presencia de
Verrucaria ionaspicarpa en la Península Ibérica. 67
Source : MNHN, Paris
364 TABLE DU TOME 15
ONRAEDT M. - Contribution à la flore bryologique des Seychelles. ..... 215
ROS R.M., GUERRA J. у CANO МЈ. - Portia x andalusica (Musci: Pottiaceae), un híbrido
interespecífico en Pottieae. 199
TALWANI S. and KUMAR S.S. - The chromosomes of Хишиг splachnoides (Brid.)
Brid. z 211
TERRON ALFONSO A. and BARRENO RODRIGUEZ E. - Estimation of air pollution in the
area of influence of the coal power station at La Robla (León, Northwest Spain)
using epiphytic lichens as bioindicators … 135
TIMDAL E. - The ascus of Glyphopeltis ligustica .. m
VADAM J.C. - Nouvelles stations franc-comtoises de Grimmia teretinervis Limpr., une
espèce méconnue en France . ў 153
VALLADARES Е. - Form-functional trends in шэг Umbilicariaceae with special
reference to water relations 17
VAN HALUWYN C., SEMADI A., DERUELLE S. et LETROUIT M.A. - La d nne
lichénique corticole de la région d'Annaba (Algérie orientale)
Bibliographie
Bryophytes
Lichens ....
. 87, 173, 245, 341
„ 95, 183, 254, 346
Index du tome 15...... 351
Commission paritaire 15-9-1981 - N° 58611 - Dépôt légal 4* trimestre 1994 - Imprimerie F. Paillart
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Origine des 453 articles publiés de 1986 à 1991
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Répartition des articles publiés de 1986 à 1991 selon la langue
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SOMMAIRE
J.P. HÉBRARD et R. LOISEL - Recherche des facteurs du maintien de la
richesse de la bryoflore terricole en habitats isolés: le cas des chénaies
sclérophylles de la bordure occidentale du massif des Maures (Var,
France) ...
J.L. DE SLOOVER - Les mousses de Mooréa (Polynésie française) .....
R. GAUTHIER et J, PUJOS - Note sur la présence de Sphagnum majus (Russow)
C. Jens. en France |.
I. MARTÍNEZ y A.R. BURGAZ - Estudio de la anatomía del talo de 2
canina y P. membranacea. .
Е. LARA, - Nuevas localidades para Orthotrichum ibericum en España. ...
Bibliographie
Bryophytes .
Lichens...
Table du Tome 15
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1994, 15 (4): 267-364.
267
291
311
321
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