CRYPTOGAMIE
Y 1 DEC. 1907
PUBLICATION TRIMESTRIELLE Octobre 1997
IN ENT París.
CRYPTOGAMIE
Bryologie-Lichénologie
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. Husnot en 1874
Directeur de la publication : Dr Hélène Bischler-Causse
Rédaction :
Bryophytes : Dr Hélène Bischler & M. Denis Lamy, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue
Buffon, F-75005 Paris. Tel. 01.40.79.31.84 — Fax :-01.40.79.35-94 Email : lamy
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Lichens: Dr Chantal Van Haluwyn, Laboratoire de Botanique et de Cryptogamie, Faculté
de Pharmacie, B.P. 83, F-59006 Lille Cedex. Tél. 03.20.96.40.40 —
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tions aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de chaque tome. Les auteurs recevront
25 tirés-à-part gratuits ; les exemplaires supplémentaires seront à leur charge.
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Index of Fungi et Bibliography of Systematic Mycology, Publications bibliographiques du CNRS
(Pascal).
Copyright © 1997, CRYPTOGAMIE-ADAC.
Couverture : Pore de Marchantia foliacea Mitt. (cliché H. Bischler)
Source ` MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE LICHENOLOGIE
TOME 18 FASCICULE 4 1997
CONTENTS
Jean-Pierre HÉBRARD et Roger LOISEL — Search for factors maintaining terri-
colous bryoflora richness in isolated habitats. II. — Comparison between
the sclerophyllous oak groves of the occidental border of the Massif des
Maures (Var, France) and their interfaces with the vineyard (in French).
Robert GAUTHIER — Peat mosses of the Sommant Peatland, Haute-Savoie
CHrancs) E A A A A ir nee А
Palmira CARVALHO & Maurice Pugh JONES — New and interesting lichens
O A A A Ea of
Jean WERNER — Some remarkable bryophytes from Serra da Freita and Serra
A Рогава а еее FURTO
Belén ALBERTOS, Francisco LARA, Ricardo GARILLETI & Vicente
MAZIMPAKA — Bryofloristical study on a relict riparian grove of Pru-
nus lusitanica L. of Sierra de Gredos (Avila, Spain) (In Spanish) .......
Tong CAO and Timo KOPONEN — Two new synonyms in the genus Ptycho-
mitrium (Musci; Ptychomitriaceae)
NOx Of NOME 1S Rn. s ae La ee.
Bibliothéque
Ши
243
273
291
295
303
Centrale Muséum
ТОТИ
Source MNHN Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1997, 18 (4): 243-271 243
RECHERCHE DES FACTEURS DU MAINTIEN DE LA RICHESSE
DE LA BRYOFLORE TERRICOLE EN HABITATS ISOLÉES
II— COMPARAISON ENTRE LES CHÊNAIES SCLÉROPHYLLES
DE LA BORDURE OCCIDENTALE DU MASSIF DES MAURES
(VAR, FRANCE)
ET LEURS INTERFACES AVEC LE VIGNOBLE
Jean-Pierre HÉBRARD et Roger LOISEL
Laboratoire de Botanique et d'Écologie Méditerranéenne,
Institut Méditerranéen d'Écologie et de Paléoécologie,
avenue de l'Escadrille Normandie-Niemen,
F-13397 Marseille, Cedex 20. Fax : 33.4.91.28.80.51
RÉSUMÉ — Traitement par l'analyse factorielle des correspondances (AFC) de 74 relevés bryophy-
toécologiques provenant de 6 structures forestiéres à Quercus ilex ou Quercus suber isolées dans le
vignoble de Pierrefeu-du-Var (substrat siliceux) et des zones périphériques d'interface : broussailles à
Prunus spinosa et Rubus ou cistaies (1), sols dénudés ou pelouses à végétation herbacée souvent riche
en espèces rudérales (i). La confrontation des données bryofloristiques et stationnelles montre que
l'humidité atmosphérique et édaphique, et en second lieu la richesse du substrat en azote total, jouent
ici un rôle important dans la différenciation des communautés muscinales terricoles. Ainsi, deux
ensembles forestiers, l'un humide et riche en azote d'origine organique (ubac du Défens du Bécasson,
surface = 77617 m', strate arbustive dense), l'autre sec et pauvre en cet élément (îlots et haies de
surface <13115 m?, sans strate arbustive) ont été mis en évidence. Enfin, un troisième ensemble, très
xérique, regroupe la quasi-totalité des relevés de l'interface i (excepté ceux provenant de la station la
plus humide), au niveau duquel les apports de sels azotés (engrais) peuvent être importants.
MOTS-CLÉS : bryoflore terricole, richesse, habitat isolé, chénaies sclérophylles, interfaces, vignoble,
Var.
ABSTRACT — Processing (FAC) of 74 bryophytoecological relevés from 6 forest structures with
Quercus ilex or Quercus suber, isolated within the vineyard near Pierrefeu-du-Var (siliceous substra-
tum), and the outlying contact zones : Prunus spinosa — Rubus or Cistus scrubs (1), bare soils or lawns
often rich in ruderal species (i). The confrontation of the bryofloristical and the station data shows
that ambient humidity and substratum richness in total nitrogen play an important role in the
differenciation of terricolous bryophyte communities. Two forest sets, one humid and rich in nitrogen
of organic origin (ubac of Défens du Bécasson : surface = 77617 m", scrub-layer dense), the other dry
and poor in that element (isolates and hedges with a surface «13115 m?, scrub-layer absent) have been
NDLR : Cet article a été rédigé pour paraître dans le fascicule en hommage à Hélène Bischler-Causse.
Son nombre de pages nous a obligé à décaler sa publication. Nous le regrettons vivement,
Source ` MNHN, Paris
244 1.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
defined whereas a third, very xeric set, groups nearly all relevés from the contact zone i, where supply
in nitrate fertilizer may be important.
INTRODUCTION
La viticulture a été et est encore aujourd'hui, malgré la politique agricole
européenne (Barbéro, 1992), un facteur de fragmentation des écosystèmes forestiers en
région méditerranéenne française, Ce sont souvent les structures de végétation dominées
par les chênes sclérophylles (Quercus ilex L. et Quercus suber L.) qui sont concernées.
Ce morcellement а eu pour conséquence l'individualisation d'isolats de taille
variée, dont la persistance est souvent déterminée par des caractères topographiques
(pentes fortes, affleurements rocheux) ou économiques (maintien de réserves de bois sur
pied). Ces habitats isolés se trouvent, en raison même de leur situation, au contact de
cultures soumises aux traitements agricoles modernes (herbicides et engrais).
La présente contribution s'inscrit dans une étude pluridisciplinaire ayant pour
objet la « recherche des conditions de maintien, en région méditerranéenne, des popula-
tions animales et végétales en situation d'habitat isolé » (programme du Comité Écologie
et Gestion du Patrimoine Naturel du Ministère de l'Environnement français).
Préalablement à une analyse quantitative (richesses comparées) qui fera l'objet
d'une publication ultérieure, il était indispensable d'analyser les ressemblances et les
différences existant entre les cortèges de bryophytes terricoles présents au sein de plusieurs
structures forestières isolées (Hébrard & Loisel, 1994) et de comparer ensuite ces derniers
à ceux des interfaces (« manteau » et « ourlet ») limitant les ilots forestiers du côté des
cultures.
Cette étude permet de mettre en évidence des gradients écologiques dont dépen-
dent la richesse globale en bryophytes et la richesse en bryophytes forestières de ces zones,
les secondes étant susceptibles de jouer un rôle de réserve par rapport aux premières.
RECUEIL DE L'INFORMATION SUR LE TERRAIN
1 — Méthodologie
Nos investigations n’ont concerné que les communautés muscinales terricoles.
Les modalités du choix des placettes et la raison pour laquelle un même nombre de relevés
пари être réalisé dans chaque station ont été exposées dans un travail antérieur (Hébrard
& Loisel, 1994). Des relevés bryophytoécologiques ont été effectués sur des surfaces le plus
souvent égales à 1 m? (2500 cm? pour bIF6, ЪШ, b2F1, b2F2, b2fl, b2f2 et b2il),
matérialisées provisoirement par des cadres démontables.
L'abondance-dominance de chaque bryophyte a été chiffrée en utilisant les
coefficients (+ à 5) de la méthode sigmatiste. La distance de chaque placette de relevé par
rapport à la vigne la plus proche (DV) a été mesurée alors que, mise à part l'exposition
(Exp), la valeur de sept variables stationnelles a été estimée : pente (P^), recouvrement (%
de la surface de relevé) des parties aériennes des arbres (RAh) et des arbustes (Rah) d'une
part, des strates basses herbacée ou ligneuse (Rh), muscinale (Rm), lichénique (RI) et de la
litière (Rlit : feuilles mortes, débris ligneux) d'autre part.
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 245
2 — Caractérisation des stations et des placettes des relevés
Les cinq stations retenues se localisent sur la commune de Pierrefeu-du-Var,
entre 1,7 et 3,8 km au nord-est du village. Leur altitude est comprise entre 70 et 120 mètres.
Lesubstratum géologique, de nature essentiellement siliceuse, est surtout constitué par des
grés fins (Permien), parfois (station f) par des sables et galets de phyllade (alluvions
anciennes de la bordure du massif des Maures).
La végétation des structures forestiéres de surface variable, isolées dans le
vignoble, est organisée autour des chênes sclérophylles Quercus ilex L. et plus accessoire-
ment (sauf en f) Quercus suber L. En ce qui concerne les ilots d, a, f et. c, elle a été décrite
de maniére plus détaillée dans une contribution antérieure (Hébrard & Loisel, 1994).
Dans ce qui suit, les coordonnées (grades) correspondent à un point situé au
centre de chaque ilot. Sauf dans le cas de la station f et des interfaces (mesures effectuées
sur le terrain), les longueurs (L), largeurs (Im = largeur maximum) et les surfaces (S) ont
été calculées à l'aide d'un logiciel de traitement d'image (Le Coeur, 1992), à partir de
photographies aériennes (échelle : 1/17000). Pour les ilots d et a, une correction a été
réalisée, afin de tenir compte de la pente.
Station d : le Défens du Bécasson (4,2493E x 48,0400N)
L'ilot forestier (L = 844 т, Im = 151 m, S = 77617 m?, exposition générale : nord).
Cet ubac (pente moyenne globale d'environ 16?) est couvert jusqu'à proximité de
la crête de formations ligneuses denses. Du nord au sud, nos observations ont concerné
trois secteurs principaux.
Une zone perturbée (coupe affectant une partie de la canopée et du sous-bois,
présence de brúlis et d'ordures), au contact de la yeuseraie et de broussailles à Prunus
spinosa L., Spartium junceum L. et Rubus (relevés dF01 et dF10) bordant un chemin
d'exploitation. Quercus suber, Arbutus unedo L., Erica arborea L. et Pistacia lentiscus L.
ontété notés à proximité de ces placettes au niveau desquelles Hedera helix L. subsp. helix
et Geranium purpureum Vill. sont fréquents.
La chénaie d'Yeuse proprement dite, souvent trés fermée, à sous-bois trés peu
développé et à strate basse, herbacée ou ligneuse, pauvre. Certaines placettes (dF05, dF11)
où prospère Selaginella denticulata (L.) Link semblent plus humides que d'autres (dF07,
dF08, dF09, dF12 et dF13), au niveau desquelles la litière de feuilles mortes occupe parfois
une grande place.
Un maquis dense arboré avec Erica arborea (dominant), Arbutus unedo et Vibur-
num tinus L. (relevés df01, dF02, dF03, dF04 et dF06). Signalons que df01 correspond à
une clairière (Erica arborea, Cistus monspeliensis L., Carex distachya Desf., Selaginella
denticulata) au cœur de la zone forestière. En hiver et au printemps, le sol y demeure
humide du fait de la présence de suintements.
Les interfaces
La densité souvent extréme des peuplements de phanérogames constituant le
«manteau » préforestier (I) et I’ « ourlet » (i) limite ici le développement de la strate
muscinale. En conséquence, nos prospections n'ont concerné qu'un secteur du piémont
Source : MNHN, Paris
246 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
septentrional du Défens du Bécasson, se trouvant à environ la moitié de la longueur de
l'ilot forestier.
Interface dI (relevés d101-d106) — Depuis la limite de la zone forestière jusqu'à
un chemin d'exploitation longeant le vignoble, des fourrés à Prunus spinosa, Spartium
junceum, Ligustrum vulgare L., Rubus sp. et Tamus communis L. constituent une bande de
4 à 5 m de largeur. Sous le couvert des arbustes, Hedera helix subsp. helix occupe
fréquemment la majeure partie de la surface du sol, De ce fait, les relevés n'ont pu être
effectués qu'au niveau de trouées résultant de la coupe des ligneux, ou de talus (0103)
colonisés par une végétation herbacée nitrophile plus ou moins dense, caractérisée par la
dominance de Geranium purpureum, Cardamine hirsuta L. et Plantago lanceolata L.
Interface di (relevés di01 et di02) — П s'agit d'un « ourlet » discontinu de 50 cm
à 1 m de largeur qui occupe le sommet des talus bordant la piste. La végétation herbacée,
à base de graminées (entre autres : Anthoxanthum odoratum L., Bromus diandrus Roth et
Poa trivialis L.) dont le recouvrement peut dépasser 80 % regroupe beaucoup de rudérales
(Campanula rapunculus L., Crepis vesicaria L. subsp. haenseleri (Boiss. ex DC.) P.D. Sell,
Daucus carota L. subsp. carota, Geranium purpureum, Lathyrus aphaca L., Medicago
arabica (L.) Hudson, Plantago lanceolata, Senecio vulgaris L.) et quelques espèces indica-
trices d'une humidité (notamment édaphique) assez importante (Aristolochia rotunda L.
subsp. rotunda, Carex chaetophylla Steudel, Cynosurus cristatus L., Ranunculus bulbosus
L. subsp. aleae (Willk.) Rouy et Fouc.).
Station a : Mollo Trocado, grand ilot (4,2568 E x 48,0485 N)
L'ilot forestier (L = 277 m, lm = 38 m, S = 13115 m?)
Cetilot, en forme de croissant, est étroit et très allongé selon l'axe nord-sud. Il est
entouré de toutes parts par des cultures. La majeure partie de la zone forestière correspond
à un versant exposé à l'est. Quercus ilex constitue le fond de la strate arborée qui renferme
quelques chênes lièges. La strate arbustive et la strate basse, herbacée ou ligneuse, sont peu
développées. Deux sous-stations principales ont été distinguées.
La sous-station a3 (relevés a3F1-a3F4), dans laquelle nous avons noté le chêne
pubescent, se localise au fond d'une dépression à l'extrémité nord de l'ilot. En pente faible,
elle est bordée par un canal d'irrigation (mise en eau temporaire) et séparée des vignes par
des talus peuplés de ronces,
Les sous-stations a1 (a1F1) et a2 (a2F1, a2F2) se trouvent en exposition est sur le
versant du grand Mollo Trocado (pente jusqu'à 40° en a2) qui surplombe des vergers et est
séparé des vignes par la crête. Des amas de blocs parsèment ce versant, dont l'ambiance est
plus xérique qu'en a3.
Les interfaces
Sous-station a3 — Les formations arbustives et les ronciers impénétrables qui
correspondent à a3I sont totalement dépourvus de strate muscinale. Aussi, nos investiga-
tions n'ont-elles concerné que le flanc (a3i1) ou le faîte (a3i2, a3i3) de talus situés dans une
zone débroussaillée de 4 m de largeur, en lisière de la yeuseraie, et régulièrement soumise à
des perturbations d'origine anthropique (brülis, accumulations de déchets agricoles).
Étant donné que la sous-station a3 est ombragée et relativement humide (exposition
nord), les groupements herbacés nitrophiles présents sur les talus sont les mêmes que ceux
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — 11 247
que nous avons notés au niveau des ouvertures du « manteau » de la station d, avec
notamment : Cardamine hirsuta, Geranium purpureum, Senecio vulgaris (dominants),
Fumaria capreolata L. et Galactites tomentosa Moench.
Sous-stations al et a2 — Elles se situent, en ambiance chaude et sèche, sur le
rebord ouest de l'ilot, entre la crête surplombant la forêt et un vaste ensemble de vignes
occupant un versant en pente douce.
Interfaces all et a21 — Il s'agit de peuplements très denses de Cistus monspelien-
sis (dominant), Calicotome spinosa (L.) Link et Lavandula stoechas L. subsp. stoechas qui
s'étendent sur une largeur d'au maximum 5 m à partir de la crête. Du fait de l'abondance
de la litière de feuilles mortes de ciste, ces fourrés sont pauvres en végétaux herbacés et en
bryophytes. C'est la raison pour laquelle nous n'avons réussi à effectuer que deux relevés
(alll et a211) au niveau de clairières du « manteau ». Signalons qu'en al [1, la présence des
lichens Cladonia grex chlorophaea, Cladonia foliacea (Huds.) Willd. subsp. foliacea et
Cladonia rangiformis Hoffm, var. pungens (Ach.) Vain. indique une xéricité un peu plus
accusée que dans le cas de la placette a211, ombragée par un chêne liège.
Interfaces ali et a2i — Elles forment une bande d'au maximum 6 m de largeur, en
bordure des vignes. En ali, le substrat est riche en éléments fins, alors qu'en a2i, très pauvre
en bryophytes, il est constitué de fragments de phyllades.
Les relevés ali3, a2il et ali4 ont été effectués au niveau de pelouses plus ou
moins denses, avec des individus isolés de Calicotome spinosa, Cistus monspeliensis,
Lavandula stoechas subsp. stoechas et Thymus vulgaris L. La strate herbacée se compose
surtout de Poacées (Brachypodium retusum (Pers.) Beauv., Dactylis glomerata L. subsp.
hispanica (Roth) Nyman, Poa bulbosa L., Vulpia muralis (Kunth) Nees) et de Fabacées
(Ornithopus compressus L., Trifolium sp. plur.) auxquelles s'adjoignent des espèces rudé-
rales (Bromus diandrus, Bunias erucago L., Capsella bursa-pastoris (L.) Medicus, Fumaria
capreolata, Galactites tomentosa, Raphanus raphanistrum L. subsp. raphanistrum, Rapis-
trum rugosum (L.) All. subsp. orientale (L.) Arcangeli). Enfin, les placettes alil, ali2 (à
proximité d’une ruine) et alis se localisent dans des zones dénudées où la végétation est
très éparse.
Station f : Le Collet de la Basse (4,2740E x 48,0475N)
L'ilot forestier (L = 280 m, Im = 30 m, S = 6160 m?)
Ce bosquet, isolé dans le vignoble, occupe un versant surplombant en pente
douce la route du vallon de Maraval. Quercus suber domine en strate arborée alors que la
strate arbustive, très éparse (Arbutus unedo, Erica arborea, Pistacia lentiscus), s'enrichit en
espèces héliophiles (Calicotome spinosa, Cistus monspeliensis, Lavandula stoechas subsp.
stoechas). Enfin, la strate basse, herbacée ou ligneuse, est pauvre et peu développée.
Compte tenu des conditions plutôt défavorables aux bryophytes (xéricité accusée, litière
couvrant de grandes surfaces), nous ne disposons que de trois relevés provenant de la
partie ouest de l'ilot f. Deux d'entre eux (fF01 et fF02) se localisent au pied d’un talus les
séparant de la vigne haute, alors que fF03 a été réalisé dans une zone perturbée (coupe de
bois affectant la strate arborée, proximité d'ordures et de déchets agricoles divers).
Les interfaces
н Les fourrés à Cistus monspeliensis (dominant), Calicotome spinosa, Cistus salvi-
folius L., Spartium junceum et Rubus canescens DC. qui bordent T'ilot forestier au nord et
Source : MNHN. Paris
248 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
à l'ouest (haut de versant) sont pratiquement dépourvus de muscinées, en raison de la
présence d'une épaisse litière de feuilles mortes de Quercus suber qui recouvre plus de 80 %
de la surface du sol. De même, les bryophytes sont absentes de l'interface fi longeant au sud
la vigne basse, puisqu'il s'agit d'un talus régulièrement désherbé. En conséquence, les
relevés fi01, fi02, fi03 et fi04 proviennent de la lisière de la vigne haute. Les trois premiers
ont été effectués sur sol caillouteux, dans un contexte xérique. Signalons toutefois que la
placette fi02, qui semble avoir été gagnée récemment sur la forêt, est ombragée latérale-
ment par un chêne pubescent. La végétation herbacée, très éparse ici (recouvrement = 5 %)
se compose surtout de graminées (Aira cupaniana Guss., Briza maxima L., Dactylis
glomerata subsp. hispanica, Lolium rigidum Gaudin subsp. rigidum). Enfin, la placette fi04,
piquetée d'Osyris alba L., se différencie des précédentes par la valeur plus élevée (45 %) du
recouvrement de la strate herbacée qui renferme, en plus des graminées précitées : Bromus
hordeaceus L. subsp. hordeaceus, Melica arrecta G. Kunze, Plantago lanceolata et Trifolium
campestre Schreber in Sturm.
Station c : La Clouachière (4,2503E x 48,0525N)
L'ilot forestier (L = 84m, Im = 60 m, S = 3976 m?)
Contrairement aux précédentes, cette station se situe sur un replat s'abaissant
insensiblement du nord au sud. Proche d'une ferme, l'action anthropique y est sensible
(coupe). Quercus ilex, Quercus suber et Pinus halepensis Miller constituent l'essentiel de la
strate arborée, souvent éclaircie, Les strates arbustive et herbacée sont constituées d'indi-
vidus très dispersés. La sécheresse du milieu ambiant, la puissance de la litière (cF02) et la
présence d'affleurements rocheux (cF01) sont responsables de la grande pauvreté en
bryophytes de la station c.
Les interfaces
L'ilot forestier est limité à l'est par un fossé ; à l'ouest et au sud, il est bordé par
des talus secs dépourvus de bryophytes. En conséquence, nos observations n'ont concerné
que le rebord nord de l'ilot qui correspond à une zone à peu près plane.
Interface cl (relevés cI01-cI05) — 11 s'agit d'une bande de 3 à 4,80 m de largeur,
récemment gagnée sur la forêt (présence d'individus isolés d' Arbutus unedo, Erica arborea
et Phillyrea angustifolia L.), occupée par des peuplements de Cistus monspeliensis, avec
Calicotome spinosa, Dorycnium hirsutum (L.) Ser., Lavandula stoechas subsp. stoechas,
Lonicera implexa Aiton, Thymus vulgaris et Brachypodium retusum. Lorsque la cistaie est
dense, la majeure partie du sol est recouverte par la litière de feuilles mortes. Aussi, nos
relevés proviennent-ils tous de clairières au sein de la fruticée. Signalons que la placette
cl04 est ombragée latéralement par un arbousier.
Interface ci (relevés ci01-ci05) — Située entre la cistaie et la vi igne, cette zone large
de 0,50 à 1,80 m correspond à des affleurements de sol nu tassé par le passage des tracteurs.
Poa bulbosa, Sherardia arvensis L. et beaucoup d'espèces rudérales et nitro-
philes (Crepis vesicaria subsp. haenseleri, Geranium purpureum, Geranium rotundifolium
L., Plantago lanceolata, Rapistrum rugosum, Senecio vulgaris, Vicia sativa L. subsp.
sativa) constituent l'essentiel de la strate herbacée, très éparse et parfois même absente
(ci03).
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 249
Station b
Elle regroupe deux haies parallèles distantes d’une cinquantaine de mètres,
séparées par une vigne et situées environ 140 m à l'ouest du grand îlot forestier de Mollo
Trocado (station a).
Les haies
Sous-station bl — Cette haie (L = 102 m, Im = 7 m, S = 1165 т? : relevés b1F1-
b1F6) borde vers l'ouest un chemin creux bien ombragé. Il s'agit de taillis très denses (RAh
compris entre 80 et 95 %) de Quercus ilex, avec çà et là quelques Quercus pubescens Willd.
subsp. pubescens et Ulmus minor Miller. La strate arbustive est à peu près inexistante (rares
individus de Cistus monspeliensis, Lavandula stoechas subsp. stoechas et Phillyrea angus-
tifolia). Enfin, le recouvrement de la strate basse herbacée ou ligneuse, trés pauvre
(Asparagus acutifolius L., Hedera helix subsp. helix, Rubia peregrina L. subsp. peregrina),
est négligeable. Six relevés ont été effectués en exposition relativement humide, sur des
pentes (b1F1, b1F3) ou des talus au niveau desquels l'abondante litière que produisent les
chénes ne s'accumule pas.
Sous-station b2 — Cette haie (L = 127 m, Im = 4 m, S = 1226 m?), plus exposée
que la précédente à l'action desséchante du vent, correspond incontestablement à un
milieu plus xérique. Envahie de ronces, elle est constituée par un alignement de chénes
verts. La strate arbustive, avec Calicotome spinosa, Cistus monspeliensis, Lavandula stoe-
chas subsp. stoechas et Phillyrea angustifolia est très dense par endroits, ce qui explique le
mauvais développement de la strate herbacée (Piptatherum miliaceum (L.) Cosson, Rubia
peregrina subsp. peregrina) et l'absence de bryophytes, également liée à la présence d'une
abondante litiére de feuilles mortes de Quercus ilex. Compte tenu de ces conditions trés
défavorables, les mousses se localisent au niveau d’un talus rocailleux très pentu (exposi-
tion ouest) proche de la vigne (relevés b2F1 et b2F2). Les relevés b2f1 et b2f2 proviennent
de clairiéres perturbées, au centre de la haie. Ces clairières, entourées de toutes parts par les
arbustes, sont occupées par une végétation herbacée nitrophile (Bunias erucago, Carda-
mine hirsuta, Fumaria officinalis L., Galium aparine L., Geranium rotundifolium, Raphanus
raphanistrum subsp. raphanistrum, Senecio vulgaris, Vicia sativa subsp. sativa) dont le
recouvrement peut atteindre 60 %. Exposées à l'ouest, elles correspondent à des biotopes
xériques.
Les interfaces
Interface blI — Du côté opposé au chemin que longe la haie, un peuplement
monospécifique très dense (Rah > 90 %) de Cistus monspeliensis borde cette dernière sur
une largeur de 0,60 à 2,80 m. La litière de feuilles mortes de chêne pubescent et de ciste
recouvre ici la majeure partie du sol. C'est pourquoi nous n'avons pu réaliser qu’un seul
relevé (b111) au niveau de cette formation.
Interface bli (relevés blil-bli5) — Entre la cistaie et la vigne, en terrain peu
incliné, cette interface consiste en une étroite bande de sol nu (largeur : 1,30 à 1,60 m) riche
en éléments grossiers. La végétation herbacée y est très clairsemée (Rh < 25 %), avec en
particulier : Cistus monspeliensis (plantules), Lolium rigidum subsp. rigidum, Medicago
minima (L.) Bartal., Plantago lanceolata et Vulpia muralis. П s'agit d'un biotope très
exposé à diverses perturbations (engrais, désherbants, fréquentation humaine) et sec.
Source : MNHN. Paris
250 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
Notons à ce propos que la placette blil semble un peu moins xérique que les autres, car elle
se situe au contact de la haie.
Sous-station b2 — En l'absence de cistaie (b21), un seul relevé (b2i1) a concerné
une zone pierreuse proche de la vigne, oü la strate herbacée offre une composition
floristique semblable à celle des clairières de la haie.
ANALYSE QUALITATIVE
Elle a été réalisée grâce au traitement par analyse factorielle des correspondan-
ces (AFC) de 74 relevés bryophytoécologiques (îlots forestiers = 26, haies = 10, interface I
= 14, interface i = 24), méthode dont nous avons déjà exposé l'intérêt (Hébrard & Loisel,
1991). Les relevés b1i3 et fi01, très pauvres en bryophytes et contenant chacun une espèce
propre ont été éliminés.
Signalons que, lors du traitement, il a été réalisé une classification ascendante
hiérarchique (CAH) qui, prenant en compte les coordonnées des points-relevés sur les axes
issus de ГАЕС, permet d'isoler des groupes de relevés affines. En outre, une étude des
corrélations existant d'une part entre l'ordination des relevés le long des axes 1 et 2 et les
valeurs de plusieurs variables stationnelles, et d'autre part entre les valeurs de ces derniéres
a été réalisée.
1 — Codage des données (tableaux 1-4)
A — Codage des relevés
Le code des relevés commence par une lettre identifiant la station. En deuxiéme
(ou troisiéme : stations a et b) position, F, f, I ou i indiquent que les observations
proviennent respectivement de l'ilot forestier (ou de la haie), de clairières en leur sein et
d'interfaces à végétation arbustive (« manteau ») ou herbacée (« ourlet »). Dans le cas des
stations b et a, deux ou trois sous-stations correspondant à une localisation et (ou) à une
situation topographique différentes ont été distinguées (chiffres suivant b ou a). Enfin, les
deux derniers chiffres du code indiquent le numéro d'ordre des relevés.
B — Codage des bryophytes et nomenclature utilisée
La plupart des numéros de code ont été empruntés au formulaire établi par
Brisse et Grandjouan (1979), d’après la flore d'Augier (1966). Toutefois, Ceratodon sp. (=
1502, matériel non fructifié), Bryum dunense A.J.E. Sm. et H. Whiteh. (= 1508), Phascum
cuspidatum Hedw. subsp. papillosum (Lor.) Guerra et Ros (= 1512), Dicranella howei Ren.
et Card. (= 1514), Fossombronia husnotii Corb. (= 1516), Funaria convexa Spruce (= 1517),
Targionia lorbeeriana K. Müll. (= 1518), Weissia levieri (Limpr.) Kindb. (= 1519), ne
figurant pas dans l'ouvrage précité, et Fissidens viridulus (Sw.) Wahlenb. var. bambergeri
(Schimp. ex Milde) Waldh. (= 1515), de synonymie incertaine dans cette méme flore, ont
été codés séparément.
La nomenclature se réfère pour les espèces de mousses à Corley et al. (1981),
pour les taxons infraspécifiques de mousses à Smith (1978) ou à l'Index Muscorum (Wijk
et al., 1969), pour les hépatiques à Grolle (1983).
Source - MNHN. Paris
BRYSI1.FLO <+- BRYSII.ORI
Fichier-flore : BRY.BIO
36 espèces pour 36 relevés
ï
b
1
D
2
z
b
1
23 : Hyprum cupressiforme var cupressi forme
18 : Trichostomum brachydont fun subsp.nutabile
18 à Fissidens taxifolius subsp. taxi fol ius
16 : Меїзаїа controversa var.controvers
15 : Fissidens viridulus var-viridulus
14 2 Seleropodiun touret i
13 : Rhynchostegium confertun
8 2 Scleropodiun purum
8 : Plogiemiun affine
6 : Bryum torquescens
5 : Rhynchostegium megapol i tanun
5 à Dicranum scoparium
4 : Fissidens algarvicus
À à Lophocolea heterophylla
4
4
4
3
3
3
2
2
2
2
2
2
$
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Bryum capil Lare var.capi l lare
jarbula unguiculata
Didysodon insulanus
Ceratodon sp.
Bryun dunense
Cephaloriella turneri
Pleuridiun acuminatun
Fossombronia pusilla var.pusilla
Frutlania dilatata
Wonalothecium sericeum
Brachythecium rutabulun
Fissidens incurvus
Cephaloziella stellulifera
Fissidens viridulus var .banbergeri
Eurynchiun praelongun
Riceia crozalsii
Weissia microstoma var
Entosthodon attenuatus
стовсова
Tabl. 1 — Données bryofloristiques : relevés (abondance-dominance + à 5) effectués dans 4 îlots
forestiers et 2 haies à chénes sclérophylles des environs de Pierrefeu-du-Var (substrat siliceux). Le
n? de code (0110 à 1518) et le nombre de présences (1 à 23) sont précisés pour chaque taxon.
BRISIZ.FLO «-- BEYSI2.ORI
Fichier-flore : BRY-BIO
37 espèces pour 40 relevés
1
3
Bryum dunense
Meïssia controversa var.controversa
Bryum torquescens
bula unguiculata
feurochaete squarrosa
Нурга cupressiforme var .cupressi forme
Dicranel La hovet
2 Didymedon fallax
Scleropodium touret i
Pleuridius acuminatum
yan capil Lare var.capillare
Brachythecium rutabulum
Fissidens viridulus var.viridulus
Triehostomum brachydontium subsp-mutabi le
= Rhynchostegium confertum
+ Ceratodon purpureus
Didynodon insulanus
Rhynehostegium megapol i tanum
Fissidens incurvus
Nonaiothecium aureum
Eurynchiun praeLongun
Scleropodium purum
Phascun cuspidatum subsp.papillosum
a microstoma var microstoma
Welssia levieri
Plogionnium affine
Funaria convexa
Pottia starckeana
Tortul:
ttia intermedia
Fissidens taxifolius subsp. taxi fol ius
Tortula subulata var.subulata
yum argenteum var. lanatum
Prerygoneurun ovatum
Ceratodon sp.
Ceratodon conicus
Sry radiculosun
++ 2 ‘+
22
Tabl. 2 — Données bryofloristiques : relevés provenant d'interfaces (flots forestiers ou haies /
vignoble) à végétation arbustive (1) ou herbacée (i) des environs de Pierrefeu-du-Var. Le n° de code
(0110 à 1519) et le nombre de présences (1 à 19) sont précisés pour chaque taxon.
Source : MNHN. Paris
252 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
P Exp DV RAh Rah Rh Rm RU Rlit
а1ғ1 030 002 186 080 000 020 020 000 030
а2ғ1 040 002 245 080 000 010 060 000 030
a2F2 040 002 245 080 000 015 025 000 060
a3F1 005 001 276 080 000 005 040 000 055
a3F2 010 001 276 080 000 005 050 000 030
a3F3 010 001 353 080 000 020 020 000 060
a3F4 010 001 393 080 000 000 030 000 050
b1F1 020 005 055 090 000 001 050 000 010
b1F2 020 005 060 090 000 001 030 000 069
b1F3 020 005 080 080 000 001 089 000 010
b1F4 020 005 080 080 000 001 030 000 060
b1F5 020 005 060 080 000 001 070 005 020
b1F6 090 005 061 095 000 000 080 000 000
b2F1 080 006 030 000 010 010 080 000 010
b2F2 080 006 030 000 010 000 050 000 010
b2f1 010 006 034 000 000 060 030 000 000
b2f2 005 006 034 000 000 010 030 000 000
cF01 000 007 078 070 000 000 040 000 050
cF02 002 004 230 040 000 000 010 000 090
dF01 005 001 185 000 020 010 060 000 030
dF02 002 001 252 080 060 010 090 000 000
dF03 015 001 390 000 070 010 080 000 010
dF04 015 001 450 000 070 000 060 000 010
dF05 020 001 560 080 000 030 040 000 020
dF06 020 001 640 000 070 005 095 000 000
dF07 010 001 253 090 000 010 060 000 030
dF08 010 001 338 090 000 000 060 000 030
dF09 005 001 225 080 000 010 060 000 030
dF10 000 007 225 070 000 005 075 000 020
dF11 015 001 316 080 000 000 060 000 025
dF12 005 001 210 080 000 005 020 000 075
dF13 005 001 200 090 000 000 040 000 060
df01 015 001 350 000 030 070 030 000 000
fF01 005 006 240 060 000 000 050 000 050
fF02 005 006 220 060 000 000 020 000 070
fF03 005 006 210 060 025 050 020 000 030
Tabl. 3 — États des variables stationnelles : relevés effectués dans 4 ilots forestiers et 2 haies à chênes
sclérophylles des environs de Pierrefeu-du-Var, Pente (P^) ; Exp : exposition ; DV (dm) : distance
de la placette par rapport à la vigne la plus proche ; recouvrement (% de la surface de relevé) :
RAh = parties aériennes des arbres, Rah = parties aériennes des arbustes, Rh = strate basse,
herbacée ou ligneuse, Rm = strate muscinale, RI = strate lichénique, Rlit = litière de feuilles
mortes.
C — Codage des variables stationnelles
L'exposition (Exp) a été codée de la façon suivante: 1 = N, 2 = E, 3 = SE, 4 = S,
5 = NO, 6 = O, 7 = indéfinie (terrain plat). Nous avons, dans la mesure du possible, en
tenant compte de l'importance de l'insolation et des vents dominants en Provence orien-
tale (sud-est : humide et chaud, nord-ouest : sec et froid), tenté de suivre une progression
allant des expositions les plus humides aux plus séches (en terrain plat, la majorité des
placettes correspond ici à des sols dénudés xériques, non protégés du soleil et du vent). En
Source : MNHN, Paris
allt
alit
ali2
alii
а114
а115
a211
a2i1
a3i1
a3i2
a3i3
b111
b1i1
b1i2
b1i3
b1i4
b1i5
beit
с101
с102
с103
с104
с105
с101
с102
ci03
ci04
ci05
9101
9102
9103
9104
9105
9106
9101
9102
#101
#102
#103
#104
Tabl. 4
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II
000
010
010
005
000
000
000
000
080
010
005
010
000
000
000
000
005
000
000
000
000
000
003
000
000
000
000
000
001
001
010
020
000
000
002
000
000
000
000
000
Exp
007
004
002
003
007
007
007
007
001
001
001
004
007
007
007
007
006
007
007
007
007
007
001
007
007
007
007
007
001
002
006
001
007
007
001
007
007
007
007
007
DV
066
020
068
087
163
019
068
043
190
224
225
045
000
000
000
000
000
000
039
052
073
073
030
025
025
023
033
026
050
050
100
050
085
080
035
035
096
058
036
049
RAh
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
080
000
000
Rah
040
000
000
000
000
000
020
000
000
000
000
090
000
000
000
000
003
000
000
000
005
000
005
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
040
000
000
000
000
000
005
Rh
020
020
030
050
020
025
005
060
050
005
005
000
010
015
015
025
015
050
020
030
010
025
029
010
010
000
010
000
015
070
015
030
040
030
050
080
005
005
005
045
Rm
045
005
025
020
065
012
040
020
035
045
060
050
070
010
030
014
025
008
035
040
060
020
045
030
040
035
035
050
020
015
015
020
060
070
050
020
020
020
010
025
RL
005
000
000
000
005
000
005
000
000
000
000
000
004
000
000
001
000
000
000
000
000
005
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
000
010
000
000
000
253
Rlit
020
000
000
030
000
000
000
000
000
000
000
045
000
000
000
000
000
000
000
030
029
040
025
015
025
015
000
000
065
015
070
050
000
000
000
000
020
060
000
000
Etats des variables stationnelles : relevés provenant d'interfaces (îlots forestiers ou haies /
vignoble) à végétation arbustive (1) ou herbacée (i) des environs de Pierrefeu-du-Var. Pente (P^) :
Exp : exposition : DV (dm) : distance de la placette par rapport à la vigne la plus proche ;
parties aériennes
recouvrement (% de la surface de relevé) : RAh = parties aériennes des arbres, Ral
des arbustes, Rh = strate basse, herbacée ou ligneuse, Rm = strate muscinale, К!
Rlit = litière de feuilles mortes.
trate lichénique,
Source : MNHN, Paris
254 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
ce qui concerne les autres paramètres, de nature quantitative, les valeurs brutes ont été
directement utilisées.
2 — Résultats
A — Interprétation de l'axe 1 (valeur propre — 0,686, fig. 1)
* Taxons à forte contribution ?.
Côté — : Trichostomum brachydontium subsp. mutabile (22), Fissidens taxifolius
(19), Seleropodium purum (11), Plagiomnium affine (10), Dicranum scoparium (5).
Côté +: Bryum dunense (21), Bryum torquescens (20), Barbula unguiculata (14),
Pleurochaete squarrosa (9), Dicranella howei (8), Didymodon fallax (7).
Les mousses présentes du côté négatif de l'axe 1, Scleropodium purum, Plagiom-
nium afine, Dicranum scoparium et, à un degré moindre Fissidens taxifolius subsp. taxifo-
lius, sont des taxons hygrophiles. Il sont liés de ce fait, en basse Provence, aux forêts et
fruticées denses occupant les gorges profondes, les ubacs ou se développant aux altitudes
les plus élevées. Trichostomum brachydontium subsp. mutabile est pour sa part moins
sciaphile, mais recherche cependant une humidité édaphique relativement importante.
Rare en Provence calcaire, il est par contre répandu aussi bien dans les formations de
végétaux ligneux qu'au niveau des pelouses à /soetes des massifs des Maures et de l'Estérel.
Du cóté positif de l'axe 1 sont réunies au contraire des bryophytes photophiles
communes dans les milieux ouverts, où elles colonisent des biotopes souvent trés xériques.
En conséquence, comme dans le cas des relevés provenant des seuls ilots forestiers
(Hébrard & Loisel, 1994), l'axe 1 sous-tend probablement un gradient décroissant d'humi-
dité (atmosphérique et édaphique) évoluant dans le sens — vers +.
Station d
Nous avons déjà montré (Hébrard & Loisel, 1994), que les relevés forestiers
dF06, df01, dF11, dF02, dF04 et dF05 qui contiennent chacun au moins deux des mousses
les plus hygrophiles de la dition (Scleropodium purum : abondance-dominance souvent > 2,
Plagiomnium afne et Dicranum scoparium) correspondent aux placettes les plus humides
rencontrées au cours de notre étude. La plupart d'entre elles se localisent en effet au cœur
de Pilot (DV souvent > 31,6 m), sous couvert trés dense d'arbres (RAh = 80 % en dF11 et
4Е05) et (ou) d'arbustes (Erica arborea : Rah entre 30 et 70 % dans les quatre autres
relevés). Quatre relevés d'interface, également riches en bryophytes hygrophiles tels que
Scleropodium purum, Plagiomnium afne, Brachythecium rutabulum et Eurhynchium prae-
longum sont regroupés avec les précédents à proximité du póle négatif de l'axe 1 (ensemble
A). On peut supposer qu'au niveau de ces placettes peu éloignées des vignes (DV = 3,5 m
еп di01 et di02, 8 m en dI06 et 4105), les pertes d'eau par évaporation (action du vent) sont
réduites compte tenu de l'exposition nord, de la situation en bas de versant ( apports d'eau
et de sédiments fins par ruissellement) et de l'ambiance très forestière en d106 et 4105
(clairiéres à Geranium purpureum et Cardamine hirsuta entourées de toutes parts par des
formations de végétaux ligneux). De plus, durant l'hiver et une partie du printemps, les
2. Le chiffre ou le nombre mis entre parenthèses aprés chaque binôme exprime le nombre de fois où
le taxon est présent dans les relevés des tableaux 1 et 2.
Source : MNHN, Paris.
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 255
talus bordant la piste d'exploitation du vignoble (4101 et 4102) sont régulièrement arrosés
lors du passage des tracteurs (présence de profondes ornières). D'autre part, l'apparition
de Scleropodium touretit ou de Rhynchostegium megapolitanum dans les relevés di02 et
d105, un peu plus décalés que les autres vers le cóté positif de l'axe 1 est susceptible
d'indiquer un pédoclimat légèrement plus sec, compte tenu d'un couvert plus dense
d'herbacées, notamment en 4102 (Rh = 50 et 30 % en 4101 et 4106 contre 80 et 40 ? en di02
et dI05) qui pompent l'eau contenue dans les couches superficielles du sol (cf. Hébrard,
Loisel & Gomila, 1992).
Les relevés forestiers dF10, dF01, dF09 (ensemble A) et dF07 (sous-ensemble
B12) se caractérisent par l'existence d'une mosaïque de bryophytes indiquant une humi-
dité ambiante élevée (Scleropodium purum et Brachythecium rutabulum dans les deux
premiers relevés, Plagiomnium affine et Fi issidens taxifolius subsp. taxifolius en dF01, dF09
et dF07), ou au contraire une certaine xéricité des micro-habitats.
Dans le second cas, il s'agit soit de photoxérophiles (Pleuridium acuminatum en
4Е09, Weissia controversa var. controversa et W. microstoma var. microstoma en dFOl,
Bryum torquescens en dF10 et dF01), soit de muscinées de forêts sèches, car dépourvues de
sous-bois (Scleropodium touretit en dF09 et dF07, Fissidens viridulus var. viridulus en
dF07). Les causes de cette accentuation déjà perceptible de la xéricité sont multiples. Ainsi,
la proximité des zones de culture (DV comprise entre 18,5 m en dF01 et 25,3 m en dF07)
et l'absence à peu près totale de strate arbustive (Rah = 0, rarement 20 % en dF01)
favorisent l'action desséchante du vent. En outre, l'existence de discontinuités de la
canopée, qui proviennent parfois d’une action anthropique limitée dans le temps et
l'espace (coupe d'une partie des branches des arbres en dF01 et dF10, situés au contact de
la forêt et des fourrés à Prunus spinosa et Rubus) entraîne, à l'intérieur d'une méme
placette, une répartition inégale de l'énergie lumineuse parvenant à la surface du sol.
D'autre part, l'hypothése d'un enrichissement local en éléments grossiers (éro-
sion) augmentant la perméabilité de l'horizon édaphique supérieur n'est pas à négliger,
étant donné les dégradations importantes qui ont affecté le couvert forestier du Défens du
Bécasson pendant la premiére moitié de ce siécle. Ainsi, l'examen de photographies
aériennes réalisées par l'I.G.N. en 1950 montre qu'à cette époque, le secteur d'oü provien-
nent les relevés dF08, dF13 et dI03 (В12) était pratiquement dépourvu d'arbres et
d'arbustes, contrairement à la zone dans laquelle ont été réalisés les relevés de l'ensemble
A. Le manque d'ilots arborés susceptibles de servir alors de refuge à certaines mousses
forestiéres hygrosciaphiles pourrait expliquer l'absence de Scleropodium purum, Plagiom-
nium affine et Dicranum scoparium dans ces trois relevés, d'ailleurs pauvres en espéces
hygrophiles (Fissidens taxifolius subsp. taxifolius en dF08 et dF13, Eurhynchium praelon-
gum еп 0103), et le fait qu'elles n'aient pas réussi à s'installer en dF08 et dF13, situés
pourtant au sein d'une yeuseraie dense (DV — 33,8 m en dF08, RAh = 90 % pour chacune
de ces deux placettes). De toute façon la constance de Scleropodium touretii et de Fissidens
viridulus var. viridulus indique ici une certaine xéricité, ce que confirment les valeurs de
plusieurs variables stationnelles (Rah = 0 dans les trois placettes, DV — 20 m en dF13 et
seulement 10 m en d103 qui correspond à une clairière à Geranium purpureum exposée à
l'ouest, où RAh = 0). Enfin, les relevés dI01, dI02 et dI04 (sous-ensemble B11), dans
lesquels Bryum torquescens est constant, correspondraient aux placettes les plus séches de
la station, compte tenu de la proximité des vignes (DV — 5 m) et de l'ouverture importante
du milieu (RAh et Rah = 0). Les valeurs faibles du recouvrement muscinal (15 à 20 %)
traduisent ici des conditions plutôt défavorables aux bryophytes. En outre, la plus grande
xéricité est peut-étre aussi en relation avec la texture du substrat qui, du moins en 9104, est
riche en sables et en limons grossiers, ainsi que semble l'indiquer la présence de Weissia
Source : MNHN. Paris
256 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
controversa var. controversa et de Ceratodon sp. Toutefois, Rhynchostegium confertum
(xérosciaphile) est commun à ces trois relevés situés tout de même dans un environnement
forestier, en exposition nord. En conséquence, ces relevés de clairières à Geranium purpu-
reum et Cardamine hirsuta du Défens du Bécasson, auxquels manquent les mousses les plus
xérophiles du sous-ensemble B11 et de l'ensemble B2 (entre autres Bryum dunense, Barbula
unguiculata, Dicranella howei et Pleurochaete squarrosa) correspondent à une ambiance
plus humide que dans le cas des interfaces des trois autres stations, et au moins aussi
humide qu'au niveau de certains relevés provenant des îlots forestiers de la Clouachière (c)
et du Collet de la Basse (f) ou des parties arborées des haies bl et b2.
Station a
La quasi-totalité des relevés effectués à l'intérieur de Pilot forestier du grand
Mollo Trocado (DV comprise entre 24,5 et 39,3 m) est regroupée dans le sous-ensemble
В12. On constate que Fissidens taxifolius subsp. taxifolius, Fissidens viridulus var. viridulus,
Rhynchostegium confertum et Fissidens algarvicus sont présents dans au moins 50 % de ces
relevés. Alors que la premiére de ces mousses recherche une humidité (notamment
édaphique) assez importante, les trois autres, bien que sciaphiles, indiquent une ambiance
forestiére plus séche qu'au Défens du Bécasson.
En effet, Pilot arboré du grand Mollo Trocado est entouré de toutes parts de
zones cultivées. En outre, la strate arbustive y est peu développée (protection insuffisante
contre l’action du vent), alors que la pente est forte (10 à 40°, rarement 5? en a3F1), une
partie de l'eau de pluie étant ainsi perdue du fait du ruissellement. À ces placettes trés
ombragées (RAh = 80 %) s'oppose la grande majorité des relevés d'interface provenant
des sous-stations al et a2, les plus séches car situées au sommet de l'éperon surplombant
vers l'ouest la partie forestière. Ces relevés, souvent proches du pôle positif de l'axe 1, sont
pratiquement regroupés au méme niveau, au sein du sous-ensemble B2. Ils ne contiennent
que des mousses acrocarpes (n'appartenant pas aux Hypnobryales), surtout photophiles
et xérophiles comme par exemple Weissia controversa var. controversa et Bryum dunense
(présents dans 71,4 ? des relevés) ou encore Pleurochaete squarrosa et Pleuridium acumi-
natum (57,14 94), et se caractérisent par l'absence de bryophytes forestières. Ces sept
relevés ont été réalisés à peu de distance des vignes (DV : 1,9 à 8,7 m, rarement 16,3 m en
ali4, moyenne = 6,66 m), en exposition chaude et sèche (indéfinie ou à dominante sud,
rarement est en ali2), au niveau de maigres pelouses riches en thérophytes (ali3, ali4 et
a2il : Rah = 0, Rh compris entre 20 et 60 %), de sols dénudés à végétation herbacée éparse
(alil, ali2 et ali5 : Rah = 0, Rh compris entre 20 et 30 %), exceptionnellement dans une
formation clairsemée à Cistus monspeliensis et Calicotome spinosa (alll : Rah = 40%,
Rh = 20 %). Le substrat, trés perméable en al (sables totaux : 46,2 %, limons totaux :
37,7 "^, argiles : 16,1 %, cf. Livine, 1991), est riche en éléments grossiers en a2 (galets de
phyllades).
Signalons que le relevé a211 (sous-ensemble B11), légèrement décalé vers le côté
négatif de l'axe, pourrait correspondre à un biotope un peu plus humide (nuance) puisqu'il
contient la pleurocarpe Hypnum cupressiforme var. cupressiforme. Il s'agit d'un fourré
ombragé par un chêne liège, à la lisière de l'ilot forestier. Les trois relevés d'interface de la
sous-station a3 occupent sur l'axe 1 une position centrale entre les sous-ensembles B12
(plus humide car forestier) et B2 (plus sec car non forestier et trés ouvert). Ils correspon-
dent sans aucun doute aux interfaces les plus humides du grand Mollo Trocado (ils se
trouvent sur l'axe 1 à peu de distance des clairiéres forestières dlo1 et dlo2 du Défens du
Bécasson), ainsi que le prouve la présence de mousses forestières (Fissidens taxifolius
subsp. taxifolius et Fissidens viridulus var. viridulus en a3il ), de pleurocarpes (Brachythe-
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 257
cium rutabulum, plus hygrophile, en a3il ct a3i2, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme
en a3i2 et a3i3) et de certaines acrocarpes xérosciaphiles (Didymodon insulanus dans les
trois relevés) ou méme hygrosciaphiles (Tortula subulata en a3i2) en basse Provence. En
a3il, très légèrement décalé vers le côté positif de l'axe et plus éloigné que a3i2 et a3i3 de
la lisière forestière (5 m au lieu de 0), l'enrichissement en bryophytes xérophiles (Bryum
torquescens, Weissia microstoma var. microstoma, Dicranella howei, Роша intermedia,
Phascum cuspidatum subsp. papillosum) est favorisé entre autres par la pente trés forte (80°
contre 10° en a3i2 et 5° en a3i3). Signalons toutefois qu'en a3i, l'ouverture importante de
la végétation (parcelle débroussaillée) est compensée par l'exposition nord, la situation au
fond d'une dépression d'une dizaine de mètres et la localisation en bordure immédiate de
la forét.
Station f
En raison de leur composition bryofloristique trés comparable à celle de la
plupart des relevés forestiers du grand Mollo Trocado, fF01 et fF02 sont inclus dans le
sous-ensemble B12. En effet, ces deux relevés ont été effectués au sein d'une suberaie (DV
respectivement égale à 24 et 22 m) relativement ouverte (RAh = 60 %, Rah = 0) et exposée
au couchant.
Le relevé fi04 ne contient que des mousses photophiles et xérophiles alors que
802 et fF03 qui sont aussi décalés vers le côté positif de Гахе 1 correspondent, d'aprés leur
composition bryofloristique (absence des muscinées forestières Fissidens taxifolius subsp.
taxifolius, Fissidens viridulus var. viridulus et Rhynchostegium confertum), à des biotopes
secs. Ainsi, fi04 et 002 proviennent respectivement d'une interface à graminées (Rh =
45 %) avec individus épars d'Osyris alba (Rah = 5 %) et d'un sol dénudé (Rah = 0, Rh =
5%), alors que fF03 a été effectué dans un secteur perturbé de la forêt (coupe récente dela
strate arbustive et de certains arbres).
Toutefois, la très grande pauvreté en mousses des relevés f02 et fF03 ne facilite
pas l'interprétation de leur position sur l'axe 1. Enfin, le relevé fio3 (sous-ensemble B2), qui
ne contient que deux Bryum photophiles et xérophiles, caractérise bien l'extrême séche-
resse des sols pierreux, dénudés et souvent remaniés qui bordent la vigne haute de la
station du Collet de la Basse.
Station c
L'ilot arboré de la Clouachière, de surface réduite et entouré par des vignes,
correspond à un milieu xérique. De plus, la coupe réguliére des arbustes du sous-bois, du
moins en certains points, entraine une accentuation de la sécheresse et favorise une
accumulation considérable de litière de feuilles mortes de Quercus suber (pente faible ou
nulle) sur des surfaces importantes.
La combinaison de la xéricité, de l'éclairement réduit et de la puissance de la
litière limite beaucoup les possibilités d'installation des bryophytes. Le relevé cF01 (B12)
contient néanmoins Rhynchostegium confertum et Scleropodium touretii. La roche nue
affleure largement dans cette placette, ce qui explique l'absence de terricoles comme
Fissidens viridulus var. viridulus, Fissidens algarvicus et Fissidens taxifolius subsp. taxifolius
(les deux premiers fréquents dans la yeuseraie toute proche du grand Mollo Trocado) et la
présence d' Homalothecium sericeum (xérophile et saxicole). En ce qui concerne le relevé
<F02 (B11), l'interprétation est rendue délicate par sa pauvreté en muscinées. Toutefois,
certaines variables stationnelles indiquent une xéricité importante du milieu (exposition
sud, RAh = 40 %, Rlit = 90 %).
Source : MNHN, Paris
258 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
En se déplaçant vers le côté positif de l'axe, on rencontre tout d'abord des relevés
d'interface (с104, ci05, cI03, с105 et cI02) surtout effectués dans des « vides », au sein de
peuplements relativement denses de Cistus monspeliensis.
Ces relevés se composent d'un mélange de mousses photoxérophiles et de
sciaphiles telles que Scleropodium touretii, auquel s'adjoignent de facon moins régulière :
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile, Hypnum cupressiforme var. cupressiforme et
Homalothecium aureum.
La constance de Trichostomum brachydontium subsp. mutabile dans les trois
premiers relevés pourrait indiquer une humidité édaphique un peu plus importante, en
relation avec un taux d'argile plus élevé. En effet, les résultats obtenus par Livine (1991)
montrent que la valeur de ce paramétre est susceptible de varier du simple au triple pour les
zones d'interface de la Clouachiére. En outre, l'ombrage et la protection latérale des
arbustes (Cistus monspeliensis mais également Arbutus unedo en CI04) sont favorables au
maintien des taxons énumérés plus haut. De plus, d'aprés nos observations sur le terrain,
les cistes se sont installés à la suite d'un défrichement assez récent (quelques années) ayant
affecté les strates arborée et arbustive de l'extrémité nord-est de l'ilot sur une profondeur
de 5à 7 m. Ceci permet d'expliquer de facon satisfaisante l'hétérogénéité bryofloristique
qui caractérise ces cinq placettes. Enfin, les quatre relevés restants qui marquent le póle
positif de l'axe 1, ne contiennent pratiquement que des mousses acrocarpes, photophiles et
xérophiles (en particulier Bryum dunense : dominant, Barbula unguiculata et Didymodon
fallax : constants). Tous correspondent à des sols nus (Rh = 0-20 %) en bordure immédiate
de la vigne.
Station b
Le relevé b1F6 (sous-ensemble B12) correspond probablement à la placette la
moins sèche des haies bl et b2. П ne contient certes que deux mousses forestières dont
l'abondance-dominance atteint toutefois des valeurs importantes (4 pour RAynchostegium
confertum, 3 pour Fissidens viridulus var. viridulus, Rm = 80 %). Il a été effectué sur un
talus, sous couvert trés dense de Quercus ilex (RAh = 95 %). La placette se trouvant à peu
de distance d'un chéne pubescent, les bryophytes bénéficient ici d'un apport d'eau non
négligeable (ruissellement le long du tronc). Les relevés b1F4 (B12) et b1F3 (B11), proches
du précédent, renferment respectivement 66,67 % et 50 % de mousses de forêts sèches
(Fissidens viridulus var. viridulus et Scleropodium touretii sont présents dans ces deux
relevés), accompagnées de Weissia controversa var. controversa, plus xérophile. Ces placet-
tes sont les plus éloignées de la vigne (DV = 8 m). Elles se localisent comme la précédente
au niveau de talus bien ombragés (КА = 80 %) bordant un chemin creux. Vers l'ouest, des
rideaux de frénes et des ronciers les abritent du soleil couchant.
Trois autres relevés occupent sur l'axe 1 une position intermédiaire (sous-
ensemble B11). Abstraction faite de b2F1 (talus rocheux à 3 m de la vigne, RAh = 0, Rah
= 10 %), difficile à utiliser étant donné sa pauvreté bryofloristique, on peut admettre qu'au
niveau des placettes bl F5 et b1F2 (talus dans un taillis de Quercus ilex, RAh = 80 et 90 %),
c'est surtout la perméabilité du substrat, riche en sables et en cailloux, qui favorise la
pénétration des mousses photoxérophiles ( Weissia controversa var. controversa dans les
deux relevés, Bryum dunense, Ceratodon sp. et Homalothecium sericeum (saxicole) en
Ъ1Е5). Réciproquement, les sciaphiles de forêts sèches telles que Rhynchostegium confer-
tum se maintiennent çà et là à la faveur de micro-habitats propices (notamment au pied des
troncs d'arbres). Ces sciaphiles ne représentent pas plus de 40 % du nombre total de taxons
en Ъ1Е5 et b1F2.
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 259
En ce qui concerne les trois relevés de haies restants et b111 (sous-ensemble B11),
la réduction du nombre de taxons appartenant au cortège sciaphile des forêts sèches, dont
ne subsistent que Fissidens viridulus (b1I1, bIF1, b2F2), ou Scleropodium touretii (b2f2),
ainsi que l'occurence constante et simultanée de Rhynchostegium megapolitanum (pleuro-
carpe de foréts et fruticées ouvertes correspondant le plus souvent à des ambiances
xériques) d'une part, de Barbula unguiculata et de Weissia controversa var. controversa
d'autre part, auxquels s'adjoignent parfois Ceratodon sp. (b2F2 et b2f2) et Bryum dunense
(b2f2), indiquent un accroissement sensible de la xéricité. Ce phénomène est sans doute en
rapport avec la proximité des zones cultivées (DV comprise entre 3 m pour b2F2 et 5,5 m
pour b1F1), les particularités du substrat (sable en b111, sol rocailleux dans le cas des trois
autres placettes, notamment en b1F1 où RAh = 90 %) ou l'exposition au couchant (b2F2
et b2f2).
Notons que la présence d'un couvert dense de cistes en БИ semble insuffisante
pour limiter l'évaporation, en particulier à la surface du sol, compte tenu de la proximité
de la vigne.
Enfin, le sous-ensemble B2 regroupe tous les relevés provenant d'interfaces sans
strate arbustive (sols dénudés avec végétation herbacée le plus souvent éparse : Rh compris
entre 10 et 50%, valeur moyenne : 23%), auxquels s'ajoute le relevé b2fl (zone très
ouverte au centre de la haie, strate herbacée riche en espèces nitrophiles, Rh = 60 %, DV =
3,4 m). La xéricité importante du milieu est ici attestée par la constance de Bryum dunense
et, à un degré moindre (présence dans 66,67 % des relevés), de Bryum torquescens et de
Weissia controversa var. controversa.
En blil, la présence de Fissidens viridulus var. viridulus pourrait indiquer un
pédoclimat un peu moins sec (nuance) que dans les autres placettes. Ce relevé se localise au
contact de la vigne et des chênes verts de la haie b1F de telle sorte que les colonies de
bryophytes bénéficient, aprés un orage, de l'eau gouttant de la canopée.
La xéricité serait par contre maximale en b2il et bli2. En effet, le faible
développement de la strate muscinale (Rm = 8 et 10 %) et sa grande pauvreté laissent
soupçonner l'existence de conditions très défavorables aux bryophytes terricoles.
En résumé, dans le sens d'une humidité décroissante de l'atmosphére et du
substrat (action du vent, augmentation de la quantité d'énergie lumineuse reçue au niveau
du sol), plusieurs ensembles et sous-ensembles apparaissent sur l'axe 1.
— L'ensemble A regroupe la plupart des relevés forestiers du Défens du Bécasson (strate
arbustive bien développée, bonne protection latérale contre l'action desséchante du vent,
exposition nord, superficie importante : 77617 m?). Dans un tel contexte, il n'est pas
surprenant que des bryophytes trés hygrophiles dans la dition (Scleropodium purum,
Plagiomnium affine, Eurhynchium praelongum, Brachythecium rutabulum) représentent
l'essentiel des listes floristiques de certains relevés d'interface (talus ou clairiéres à Gera-
nium purpureum et Cardamine hirsuta ).
— Le sous-ensemble B12 est constitué de la quasi-totalité des relevés des trois autres flots
forestiers auxquels s'adjoignent deux relevés de haie arborée (sous-station bI). Il corres-
pond à un milieu forestier plus sec que dans le cas précédent (valeur maximum de la
présence pour Fissidens viridulus var. viridulus, Rhynchostegium confertum, Scleropodium
touretii et Fissidens taxifolius subsp. taxifolius). Il s'agit en effet de structures forestières
totalement isolées dans le vignoble et occupant des surfaces modestes (de 3976 m? à La
Clouachière à 13115 m? au grand Mollo Trocado). La strate arbustive est ici peu dévelop-
pée ou absente. En outre, la valeur élevée de la pente (aF) et l'exposition au couchant (fF)
sont des facteurs d'accroissement de la sécheresse ambiante. Quatre relevés de l'ilot d
Source : MNHN, Paris
260 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
appartiennent aussi à B12. Ces placettes, situées dans un secteur du Défens du Bécasson
entièrement déforesté jusqu'au milieu du siècle, correspondent à des micro-habitats déjà
xériques (absence de strate arbustive, existence de discontinuités de la canopée, substrats
riches en sables et éléments grossiers) au niveau desquels Sc/eropodium purum, Plagiom-
nium affine et Dicranum scoparium n'ont pu s'installer.
— Aux deux entités précitées s'oppose le sous-ensemble B2 qui ne contient que des relevés
effectués au niveau de biotopes souvent très secs (surtout sols dénudés en limite des vignes,
parfois clairières des formations à Cistus monspeliensis) et provenant des interfaces de
toutes les stations, à l'exception de d. Les bryophytes photoxérophiles (essentiellement des
acrocarpes de milieux ouverts et perturbés) sont ici majoritaires.
— Le sous-ensemble B11 occupe une position intermédiaire. Il regroupe d'une part
des relevés de haies arborées (bIF et b2F) correspondant à des placettes d'autant
plus ouvertes et séches que l'on se rapproche de B2 et d'autre part, à la hauteur de
B12, quelques relevés d'interfaces encore assez humides (clairiéres : 4101, 4102, 4104
ou talus : a3i avec végétation herbacée plus ou moins nitrophile), car proches de for-
mations forestières denses en exposition nord, ou se trouvant au fond d'une dépression
(a3i).
Enfin, les résultats d'une étude des corrélations existant entre l'ordination des
relevés le long de l'axe | et plusieurs variables confortent l'hypothèse d'un gradient
décroissant d'humidité en relation avec l'exposition (r = + 0,57), le degré d'ouverture de la
végétation et son architecture. En effet, plus on se rapproche des vignes (r = — 0,66 pour
DV), plus la proportion de bryophytes hygrophiles et (ou) sciaphiles dans les relevés est
faible (r = — 0,82 pour le pourcentage de muscinées forestières), alors que la proportion de
photoxérophiles de milieux ouverts et perturbés augmente (r = + 0,62 pour les mousses
acrocarpes). En outre, en ce qui concerne les corrélations intervariables, le pourcentage de
muscinées forestières diminue (r = — 0,55) lorsqu'on passe des expositions nord aux
expositions ouest et indéfinie.
B — Interprétation de l'axe 2 (valeur propre — 0,520, fig. 1)
* Taxons à forte contribution
Côté — : Bryum dunense (21), Scleropodium purum (11), Pleuridium acuminatum
(8), Brachythecium rutabulum (7), Dicranum scoparium (5), Phascum cuspidatum subsp.
papillosum (2).
Côté + : Scleropodium touretii (21), Fissidens viridulus var. viridulus (19), Rhyn-
chostegium confertum (17), Fissidens algarvicus (4), Fossombronia pusilla var. pusilla (2).
— Du cóté négatif de l'axe 2 sont réunies des mousses de substrats riches en azote.
Ainsi, Scleropodium purum, Brachythecium rutabulum et Dicranum scoparium
recherchent, en particulier dans la dition, des horizons édaphiques forestiers au niveau
desquels la matiére organique d'origine végétale, souvent bien décomposée (libération
d'amino-acides, formation d'humo-protéines : pédoclimat humide), abonde.
Bryum dunense et Phascum cuspidatum subsp. papillosum sont pour leur part des
muscinées rudérales de milieux ouverts et perturbés, où les apports exogénes d'azote, sous
forme organique (feuilles mortes de vigne, déchets agricoles, ordures, urine) mais égale-
ment minérale (engrais, brülis), peuvent étre localement considérables.
Signalons à ce propos que Dirkse er al. (1991) ont montré que l'abondance
d'azote inorganique provenant des fertilisants joue un róle déterminant dans la composi-
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 261
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Fig. 1 — Traitement des relevés provenant d'ilots forestiers et de haies à chênes sclérophylles ainsi que
de formations arbustives et herbacées d'interface avec le vignoble (environs de Pierrefeu-du-Var),
projection sur le plan 1/2.
Source : MNHN. Paris
262 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
tion spécifique de la végétation, et en particulier des communautés bryophytiques terrico-
les.
Enfin, Pleuridium acuminatum, moins strictement nitrophile que les deux acro-
carpes précitées, peut être considéré comme nitrotolérant dans le cadre de l'échantillon
étudié. Fn effet, on le rencontre fréquemment en compagnie de diverses algues et cyano-
bactéries, sur les sols dénudés à proximité des vignes.
Les bryophytes présentes du côté positif de l'axe 2 sont au contraire des espèces de
substrats plus pauvres en azote. En Provence cristalline, elles sont communes dans les
forêts (notamment de chênes sclérophylles) et les fruticées sèches oü la litière de feuilles
mortes coriaces ne se décompose pas (ou se décompose peu) et occupe la majeure partie de
la surface du sol.
Pour cette dernière raison, ces bryophytes ne s'observent bien souvent qu'au
niveau des pentes et talus inclinés, où les pertes d'azote par lessivage sont importantes, et
parfois même sur les rochers (Fissidens viridulus var. viridulus, Rhynchostegium confertum).
En conséquence, l'axe 2 sous-tend probablement un gradient décroissant de
concentration du substrat en azote total, évoluant dans le sens — vers +.
Station d
Les relevés dF06, df01, dF02, dF04 et dF03 (ensemble A), caractérisés par la
constance et la dominance de Scleropodium purum et de Dicranum scoparium (avec plus
accessoirement Plagiomnium affine : dF02, dF04), correspondraient, d'après notre hypo-
thèse, à des substrats parmi les plus riches en azote (présent essentiellement ici sous forme
de composés organiques) de la station d.
Tous ont été réalisés au centre de l'ilot (DV > 25 m) dans des zones oü la matière
organique est surabondante. Nous avons constaté que les peuplements denses d'Erica
arborea (Rah = 60 à 70 %, rarement 30 % en df01) produisent une quantité considérable de
litière, constituée de petites feuilles qui sont rapidement incorporées au sol (humidité
importante, Rlit à la surface du sol = 0, rarement 10 % еп dF04 et dF03).
Bien qu'il soit difficile de prétendre interpréter de façon très détaillée la position
relative de chaque relevé sur l'axe 2, on observe que dans la placette dF06, la plus éloignée
des vignes (DV — 64 m), les colonies de Scleropodium purum et de Dicranum scoparium
sont particulièrement luxuriantes (Rm = 95 %), non seulement en raison de l'humidité
ambiante élevée, mais peut-étre aussi du fait de la richesse en azote de l'horizon édaphique
supérieur. En df01 (DV = 35 m), la présence de suintements temporaires favorise la
prolifération d'organismes fixateurs d'azote (cyanobactéries entre autres) et la décompo-
sition des débris végétaux. Bien que la valeur du recouvrement muscinal soit plutót faible
(Rm = 30 %), les bryophytes humicoles sont ici assez nombreuses (Scleropodium purum,
Dicranum scoparium, Fissidens taxifolius subsp. taxifolius, Cephaloziella turneri). Les
relevés d106, di01, 4105 et dF10 (ensemble A) correspondraient à des substrats aussi riches
en azote que dans le cas des relevés précédents. Du point de vue bryofloristique, ils s'en
différencient par la dominance régulière de Brachythecium rutabulum (sauf en di01 où
Eurhynchium praelongum, nitrotolérant, remplace cette espéce). La présence de Brachy-
thecium rutabulum est susceptible d'indiquer ici des apports extérieurs d'azote organique
(urine, ordures, déchets agricoles) et (ou) minéral (engrais) compensant l'absence de
couvert arboré (interfaces) ou arbustif, excepté en dI06, plus proche du póle négatif de
l'axe 2, où ces apports s'ajoutent à ceux provenant de brúlis et de la litière (Rah = 40 %).
En effet, les trois placettes d'interface bordent un chemin d'exploitation (distance par
rapport à la piste : nulle pour di01, 3,3 m pour dI06 et 5,2 m pour d105), alors que dF10
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — П 263
provient d’un secteur perturbé (coupe récente de branchages, brûlis, présence d'ordures)
au contact de la forêt proprement dite et de broussailles à Prunus spinosa et Rubus. La
concentration du substrat en azote serait plus faible au niveau des placettes dF11, dF05,
di02, dF09, dF01, dF12 (ensemble A) et dF07 (sous-ensemble B12) que dans celles des
relevés précédents. Du point de vue bryofloristique, on remarque ainsi que Scleropodium
purum, Dicranum scoparium et Brachythecium rutabulum (ce dernier toujours présent dans
des zones perturbées : faite de talus en bordure de piste pour di02, clairiére au contact de
Ja forêt et du « manteau » pour dF01) se raréfient et ne sont plus dominants. Par exemple,
en dF11 et dFOS, qui proviennent pourtant du cœur de l'ilot forestier (DV = 31,6 et 56 m),
le coefficient d'abondance-dominance est respectivement égal à 2 et + pour la première et
la seconde des mousses précitées, qui manquent dans la majorité des autres relevés (sauf
dF01) où Plagiomnium affine est toutefois constant.
L'appauvrissement du substrat en azote pourrait étre ici en relation avec
l'absence ou l'insuffisance des apports de matière organique provenant d'Erica arborea
(Rah le plus souvent nul, rarement égal à 20 % en dF01), mais également avec une
mauvaise incorporation de la litière difficilement dégradable de feuilles mortes coriaces de
Quercus ilex (Rlit = 30 % en moyenne, contre seulement 4,44 % dans les neuf autres relevés
de l'ensemble A).
Signalons enfin qu'en di02, la strate herbacée (Rh = 80 %) occupe une place bien
plus importante qu'en di01 (Rh = 50 %). Les végétaux nitrophiles qui la constituent (on
notera l'absence de Fabacées) prélévent sans doute des quantités appréciables d'azote
minéral dans les couches superficielles du sol. Le méme type d'interprétation s'applique à
4104, dIO1, 1102 (B11) et d103 (B12 : talus ou clairiéres proches des vignes) et aux relevés
forestiers dF08 et dF13 (B12).
D'aprés leur cortége bryophytique (constance de Rhynchostegium confertum,
absence de Scleropodium purum, Dicranum scoparium et Plagiomnium affine), ces relevés
semblent correspondre aux substrats de la station dles plus pauvres en azote. Compte tenu
de la xéricité relativement importante de ces placettes (cf. interprétation de l'axe 1), la
litiére des chénes sclérophylles se décompose mal. Elle occupe le plus souvent au moins
30 % de la surface considérée (48,33 % en moyenne). Lorsque cela n'est pas le cas, la strate
herbacée riche en nitrophiles (Rh = 70 % en 4102) est responsable de l'appauvrissement de
l'horizon édaphique supérieur en composés azotés.
Station a
La plupart des relevés d'interface de la station a sont regroupés dans le sous-
ensemble B2 (quelques-uns d'entre eux appartenant au sous-ensemble B11 se trouvent sur
l'axe 2 à peu prés au méme niveau que les précédents). Ces relevés ont été réalisés dans des
parcelles où les débris végétaux sont peu abondants (absence d'arbres et le plus souvent
d'arbustes). Étant donné que ces zones sont proches des vignes et régulièrement fréquen-
tées par l'homme et les animaux, les apports exogènes d'azote (déchets agricoles, ordures,
cendres, urine), notamment sous forme minérale (engrais) peuvent être localement très
importants,
Ainsi, la concentration du substrat en azote est susceptible de varier dans des
proportions considérables d’un point à l'autre d'une même placette, ce qui se traduit par
une hétérogénéité bryofloristique, souvent de règle en milieu perturbé (coexistence de
muscinées nitrophiles ou nitrotolérantes d'une part, de photoxérophiles ou de forestières
non liées à des concentrations élevées d'azote d'autre part).
Le relevé ali2 marque le póle négatif de l'axe 2. Il correspondrait donc à la
placette de la station a (et des interfaces de toutes les autres stations) dont le substrat est le
Source - MNHN. Paris
264 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
plus riche en sels azotés (présence de Bryum dunense, Phascum cuspidatum subsp. papillo-
sum, Pottia starckeana, Funaria convexa). П provient en effet d'une zone dénudée très
fréquentée par les vignerons, car située à proximité d'un abri (DV = 6,78 m). En ali, alil,
a2il et ali3, la constance et la dominance de Bryum dunense confirment également la
richesse en azote (ammoniacal et nitrique) de l'horizon édaphique supérieur. Ces placettes,
proches des vignes (DV comprise entre 1,9 et 8,7 m, moyenne = 4,23 m), sont occupées par
une strate herbacée relativement peu développée (Rh compris entre 20 et 60 %, moyenne =
38,75 %) dans laquelle abondent les Fabacées ( Trifolium, Vicia, Ornithopus) dont la
présence est un facteur supplémentaire d'enrichissement du substrat en azote.
Les relevés a3il et a3i2, proches des précédents sur l'axe 2, s'en différencient par
l'absence de Bryum dunense (humidité relativement élevée dans une ambiance forestière
peu favorable à cette mousse photophile et xérophile) et par la présence de Brachythecium
rutabulum auquel s'adjoignent d’autres nitrophiles rudérales (Phascum cuspidatum subsp.
papillosum et Pottia intermedia еп a3il).
Bien que déjà assez éloignées des zones de culture (DV respectivement égale à 19
et 22,4 m), ces placettes ont été récemment affectées par la coupe (brülis) et se situent à
proximité d’une décharge agricole (présence d'emballages ayant contenu des engrais).
Étant donné leur pauvreté en muscinées, les relevés a111, a211 (fourrés à Cistus monspe-
liensis et Calicotome spinosa en bordure de la yeuseraie), а114 (sol dénudé, DV = 16,3 m) et
4353 (faite de talus avec Geranium purpureum et Cardamine hirsuta, DV = 22,5 m) n'appor-
tent qu’une information fragmentaire. Leur position sur l'axe 2 est par conséquent difficile
à interpréter. Tout au plus peut-on observer qu'en a211, la présence de Ceratodon pur-
pureus Subsp. purpureus indique ponctuellement une certaine richesse du substrat en
azote.
Le sous-ensemble B12, qui s'oppose à B2 et à A, regroupe la quasi-totalité des
relevés (excepté al F1) provenant de la yeuseraie du grand Mollo Trocado. L'absence dans
ces relevés de bryophytes strictement nitrophiles propres aux milieux très perturbés
(interfaces) indique que les apports d'azote, en particulier sous forme minérale (engrais),
sont ici pratiquement inexistants.
Il convient de remarquer à ce propos que ces nitrophiles sont aussi des photo-
philes qui ne peuvent apparaitre, dans les yeuseraies denses en ambiance xérique, qu'à la
faveur de coupes intéressant la strate arborée. Elles disparaissent ensuite des clairières dès
que les strates ligneuses se sont reconstituées, Par exemple, Pleuridium acuminatum,
nitrotolérant dans la dition, s'est probablement installé en al F1 (distance par rapport à la
limite de la forêt = 8,6 m, DV = 18,6 m) à la suite d’une perturbation de ce type. On peut
supposer que d’autres espèces nettement nitrophiles, qui manquent actuellement au
niveau de la placette (RAh = 80 %), lui étaient alors associées.
Par rapport aux relevés forestiers du Défens du Bécasson (ensemble A), le
cortège bryofloristique des six relevés de aF appartenant à B12 se caractérise par la
présence de Rhynchostegium confertum, Fissidens algarvicus et Fissidens viridulus var.
viridulus qui, ainsi que nous l'avons vu, se contentent de substrats pauvres en azote. Ces
trois mousses sont en effet répandues dans les foréts de chénes sclérophylles à strate
arbustive peu développée (ici Rah est nul) oü seule une fraction de l'abondante litière de
feuilles mortes se décompose, d'ailleurs trés lentement, étant donné la xéricité du pédocli-
mat.
En a3F2, a3F1, a3F3 et a3F4, la constance de Fissidens taxifolius subsp. taxifo-
lius est probablement en relation avec une pédogenése un peu plus avancée (humidité assez
importante, pente comprise seulement entre 5 et 10°) qu'en a2F1 et a2F2 qui correspon-
draient, d'après notre hypothèse, aux substrats les plus pauvres en azote de l'échantillon
Source : MNHN, Paris.
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 265
étudié. En effet, au niveau de ces deux placettes qui se localisent sur un versant trés pentu
(40°), les pertes d'azote dues au ruissellement sont sans doute considérables.
Station f
Les relevés fi03 (B2) et fi04 (B11), qui se distinguent respectivement par la
présence des rudérales Bryum dunense et Bryum radiculosum, peuvent être considérés sans
difficulté comme correspondant aux substrats les plus riches en azote de la station,
puisqu'ils proviennent de zones dénudées en bordure de vigne (DV — 3,6 et 4,9 m). On peut.
supposer en outre qu'en fi04, la densité plus importante des graminées (Rh = 45 % contre
5 % en 603) entraîne un léger appauvrissement de l'horizon édaphique supérieur en azote
(absence de Bryum dunense, trés nitrophile).
En se déplaçant vers le pôle positif de l'axe 2, les relevés de subéraie fF03 (B11),
[F02 et fF01 (B12 : DV comprise entre 21 et 24 m), réalisés en pente faible (5°), mais dans
un milieu xérique (exposition ouest, RAh = 60%, Rlit compris entre 30 et 70 %), ne
contiennent pas d'espéces nitrophiles de zones perturbées, ni de forestiéres indiquant une
pédogenése avancée. Il en est de méme pour le relevé fi02 (sol nu à seulement 5,8 m de la
vigne, ombragé toutefois latéralement раг un chêne pubescent : КАП = 80 74) dont la
composition bryofloristique suggère qu'il s'agit d'une parcelle récemment gagnée sur la
forêt.
Station c
Les relevés ci01, сі02, ci03, ci04, с101 et cI02 (B2) sont caractérisés par la
constance des nitrophiles Bryum dunense et Barbula unguiculata auxquels s’adjoint régu-
liérement Didymodon fallax (nitrotolérant). Bryum dunense domine dans les quatre pre-
mières placettes qui correspondent à des sols dénudés (Rh = 10 % ou nul en ci03) bordant
une vigne bien entretenue (DV comprise entre 2,3 et 3,3 m). La strate muscinale est ici
essentiellement constituée d'acrocarpes de milieux ouverts et perturbés et ne renferme
jamais moins de 50 % de nitrophiles.
En с101, plus proche que les autres du pôle négatif de l'axe 2, les apports d'azote
(surtout sous forme de composés minéraux) sont peut-étre un peu plus importants
(présence de Pterygoneurum ovatum, 80 % de nitrophiles) qu'au niveau des autres placet-
tes. En cl01 et cI02 (57,14 et 50 % de nitrophiles : sol dénudé des clairiéres de la cistaie),
l'abondance-dominance de Bryum dunense et de Barbula unguiculata est négligeable (+), ce
qui suggère que la teneur du substrat en azote pourrait être un peu plus faible qu'en ci01,
ci02 et ci03.
En effet, bien que cI01 et cI02 ne se trouvent qu'à 3,9 et 5,2 m de la vigne, le
recouvrement de la strate herbacée y est un peu plus fort (respectivement 20 et 30 %), ce
qui est susceptible d’entrainer un léger appauvrissement de l'horizon édaphique supérieur
en azote. П ne s'agit là que d'une hypothèse et de nuances. Le relevé с105 (B11) offre une
hétérogénéité bryofloristique comparable à celle qu'on observe en с105, cI03 et cI04 dont
nous discuterons plus loin. Il est également pauvre en nitrophiles (20 % du nombre total de
taxons). Toutefois, l'absence de litière (faite de talus, RAh et Rah = 0) et les apports de
substances azotées provenant de la zone cultivée (DV = 2,6 m) ont favorisé l'implantation
de Bryum dunense et de Barbula unguiculata dans une partie de la placette. Il faut donc
admettre ici une variation spatiale de la richesse du substrat en azote.
En ce qui concerne les relevés с105, c103 (B2) et cI04 (B11) qui correspondent
encore à des clairiéres de la cistaie, une baisse globale du taux d'azote de l'horizon
édaphique supérieur semble pouvoir être décelée au niveau de ces placettes (absence de
Source : MNHN. Paris
266 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
Bryum dunense, Barbula unguiculata = +, DV = 7,3 m en с103 et с104 et seulement 3 m en
cI05 où Rh = 29 %) dont la bryostrate ne renferme d'ailleurs plus que 12,5 (с103) à 28,57 %
(с105) de nitrophiles.
L'installation de ces rudérales, dont la vitalité est pourtant considérable dans la
dition, est limitée ici d'une part par la présence de la litière non décomposée de feuilles de
Cistus monspeliensis (Rlit compris entre 25 et 40 %) et d'autre part du fait de la concur-
rence des mousses de formations ligneuses xériques, en particulier Scleropodium touretii
(abondance-dominance = 2 en с105 et cI04) et Pleurochaete squarrosa. Nous avons vu (cf.
interprétation de l'axe 1) que ces taxons étaient probablement présents au niveau de ces
placettes avant l'apparition des peuplements de Cistus monspeliensis, consécutive au
défrichement d'une parcelle forestière.
Enfin, les relevés cF02 (B11) et cF01 (B12) effectués dans une ambiance très
xérique correspondent à des substrats pauvres en azote assimilable. Le premier d'entre eux
n'apporte certes qu'une information fragmentaire, alors que le second provient d'une
placette proche de la vigne (DV = 7,8 m) au niveau de laquelle la roche nue affleure.
Station b.
Bien qu'il ne soit pas possible d'expliquer de maniére objective la position du
relevé bli2, plus proche que les autres du póle négatif de l'axe 2, mais trés pauvre en
mousses, on peut admettre sans difficulté que les cinq relevés d'interface du sous-ensemble
B2 et b2f1 correspondent à des substrats enrichis en azote (notamment ammoniacal et
nitrique). Tous sont caractérisés par la constance de Bryum dunense, souvent dominant,
auquel s'adjoignent Barbula unguiculata (b2f1) ou Ceratodon purpureus subsp. purpureus
(blil), et se localisent à la limite des vignes.
Dans la plupart des cas, il s'agit de placettes dont la végétation phanérogamique,
constituée de « mauvaises herbes » des cultures est souvent clairsemée (Rh compris entre
10 et 25 %, rarement 50 % en b2il).
En b2fl (clairière de la haie), l'enrichissement du sol en azote est lié à la
proximité de la vigne (DV — 3,4 m) et à la présence de déchets agricoles (en particulier sacs
ayant contenu des engrais).
Tout comme plusieurs relevés d'interface de La Clouachiére (c103, с105, сі05 et
cI04) qui se situent à peu prés au méme niveau sur l'axe 2, les relevés b2f2, b2F2 et b1Fl
(B11) occupent une position intermédiaire. En effet, ils renferment à la fois des nitrophiles
(Barbula unguiculata : constant, Ceratodon sp. : b2f2 et b2F2, Bryum dunense : 202), des
photoxérophiles non nitrophiles (Weissia controversa var. controversa : constant) et des
taxons de sols forestiers pauvres en azote tels que Rhynchostegium megapolitanum et
Fissidens viridulus sensu lato. Cette hétérogénéité bryofloristique est en relation avec une
variation du taux d'azote du substrat, à l'intérieur d'une méme placette. Elle est particu-
liérement visible en b2f2, réalisé dans des conditions stationnelles comparables à celles de
b2fl.
L'ouverture récente du milieu, la proximité de la vigne et d'accumulations de
déchets ont favorisé en b2f2 l'implantation rapide de trois mousses nitrophiles, alors que
les pleurocarpes Rhynchostegium megapolitanum, Hypnum cupressiforme var. cupressi-
forme et Scleropodium touretii, qui étaient présentes antérieurement sous couvert dense
d'arbustes, se sont maintenues.
De la méme façon, on peut supposer qu'en bl T (cistaie sèche à 4,5 m de la vigne,
sous-ensemble B11), la concentration en azote des couches superficielles du sol est bien
plus importante sous les colonies de Barbula unguiculata que sous celles de Fissidens
viridulus var. viridulus, jaunies et plus ou moins nécrosées. D'ailleurs, la seconde de ces
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES EN HABITATS ISOLÉS — II 267
mousses, qui abonde dans la haie arborée proche, ne doit ici son maintien qu'à la présence
d'un couvert dense de cistes.
Les six relevés restants correspondraient enfin aux substrats les plus pauvres en
azote. Ils proviennent de talus parfois très pentus (80° en b2F1, 90° en b1F6) au niveau
desquels le lessivage est important. La plupart ont été réalisés dans des taillis xériques de
chêne vert (sous-station b1). Les mousses rudérales et nitrophiles y font totalement défaut,
sauf en b1FS où la présence discrète de Bryum dunense et de Ceratodon sp. (abondance-
dominance = +) indique un enrichissement très local du substrat en substances azotées,
peut-être en rapport avec la proximité du chemin d'exploitation.
En résumé, l'ensemble A et le sous-ensemble B2, situés du côté négatif de l'axe 2
correspondraient, d'après notre hypothèse, à des substrats riches en azote total.
— L'ensemble A regroupe la plupart des relevés du Défens du Bécasson (station d). En ce
qui concerne les placettes situées au centre de l'ilot forestier, sous couvert dense d'Erica
arborea, l'azote est surtout présent sous forme de composés organiques et provient des
débris végétaux surabondants et facilement incorporés, compte tenu du microclimat
humide de cette zone. Au niveau des placettes se trouvant au contact de la forêt et des
broussailles à Prunus spinosa et Rubus (dF10, dF01) ou localisées sur des talus bordant un
chemin d'exploitation, des apports exogènes d'azote (ordures, déchets agricoles, urine,
engrais) compensent l'absence de couvert arboré (interfaces) et arbustif.
— Le sous-ensemble B2, auquel manquent les bryophytes d'horizons forestiers riches en
matière organique, regroupe de nombreux relevés d'interfaces provenant de toutes les
stations, à l'exception du Défens du Bécasson. Il s'agit surtout de milieux ouverts, xériques
et pauvres en débris végétaux (sols dénudés, maigres pelouses, parfois clairières de
cistaies). Du fait de la fréquentation par l'homme et les animaux de ces zones d'a
facile, proches des vignes, les apports d'azote, en particulier sous forme minérale (engrais
tels que NH¿NO)) peuvent être localement trés importants. En outre, l'abondance des
Fabacées en certaines placettes constitue un appoint non négligeable.
— Du côté positif de l'axe 2 le sous-ensemble B12, constitué de la majorité des relevés
effectués à l'intérieur des îlots a, c et f, correspondrait au contraire à des substrats pauvres
en azote total. Ces ilots sont en effet occupés par des écosystèmes à chênes sclérophylles
qui, en raison de la densité des parties aériennes des arbres (corrélation avec l'ordination
des relevés sur l'axe 2 : r = + 0,51 pour RAh), produisent une litière abondante de feuilles
mortes coriaces (corrélation RAh/Rlit : г = + 0,51). Compte tenu de la sécheresse
ambiante, cette litière se décompose peu (r = + 0,51 pour Rlit). En ce qui concerne les
relevés forestiers des stations a et Г (et plus accessoirement d), distants d'au moins 20 m des
surfaces cultivées, on peut admettre que les apports exogènes d'azote (notamment engrais)
sont réduits, puisque les mousses rudérales et très nitrophiles telles que Bryum dunense et
Barbula unguiculata sont absentes de ces placettes, au niveau desquelles les pertes de
substances azotées par entraînement et lessivage (pente comprise entre 10 et 40° en a)
peuvent être considérables.
Toutefois ces espèces photoxérophiles manquent aussi dans certains relevés
pourtant plus proches des vignes (DV < 10 m), mais situés en ubac (d103) ou sous couvert
trop dense (RAh compris entre 70 et 95 %) de Quercus ilex (b1F4, b1F6) ou de Quercus
suber (cF01).
— Le sous-ensemble B11 occupe enfin une position intermédiaire. П regroupe divers
relevés d'interfaces avec (cistaies) ou sans strate arbustive des stations c ou a (rarement d
et f) et de haies plus ou moins arborées (sous-stations bl et b2). Vers le côté négatif de l'axe
Source : MNHN. Paris
268 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
A1
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b2F1
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Fig. 2 — Traitement des relevés provenant d'i
de formations arbustives et herbacées d'int
projection sur le plan 1/3.
ilots forestiers et de haies à chénes sclérophylles ainsi que
terface avec le vignoble (environs de Pierrefeu-du-Var),
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES TERRICOLES ЕМ HABITATS ISOLÉS — II 269
2, les relevés a3il et a312 (talus avec strate herbacée nitrophile), bien qu'éloignés des vignes,
correspondent à des horizons enrichis en azote (brúlis, déchets agricoles, emballages ayant
contenu des engrais). À l'opposé (relevés se trouvant au méme niveau que ceux de B12), la
teneur du substrat en azote serait plus faible.
Lorsqu'un enrichissement en cet élément est détectable, dans certaines placettes
(présence de Bryum dunense en b1F5, de Ceratodon sp. en b1F5 et 4104) proches des vignes
(DV < 8 m), il demeure extrêmement local. Il convient de rappeler à ce propos la grande
variabilité spatiale du taux d'azote total dans les sols (Bonneau & Souchier, 1979),
notamment dans les secteurs soumis à l'action de l'homme. Par exemple, au contact du
sous-ensemble B2, trois relevés d'interfaces de La Clouachière (с104 : clairière de cistaie,
сі05 : sol nu à la limite de l'ilot et de la vigne) et du petit Mollo Trocado (b2f2 : clairière de
haie) offrent une hétérogénéité bryofloristique notoire. Ils contiennent en effet un mélange
de nitrophiles de milieux ouverts et perturbés et de pleurocarpes de formations ligneuses
xériques (substrats pauvres en azote total).
Étant donné que ces placettes appartiennent à des zones récemment gagnées sur
la forét ou la fruticée, les pleurocarpes s'y sont maintenues, vraisemblablement de facon
provisoire, alors que les acrocarpes nitrophiles et photophiles, dotées d'importantes
capacités de dissémination, se sont installées en peu de temps aux endroits où les apports
d'azote étaient importants. Signalons enfin que nous disposons de quelques dosages
d'azote total concernant l'horizon supérieur de sols provenant des stations et sous-stations
a3, c et bl (Livine, 1991). Bien que fragmentaires, et compte tenu des difficultés liées à la
variabilité spatiale du taux d'azote, ces résultats tendent à conforter notre hypothèse.
Ainsi, le pourcentage d'azote total est respectivement égal à 0,52 en cI et 0,16 en cF, à 0,40
en a3i et 0,22 en a3F et à 0,03 en b1F6.
C — Interprétation de l'axe 3 (valeur propre — 0,495, fig. 2)
* Taxons à forte contribution
Cóté — : Pleuridium acuminatum (8), Phascum cuspidatum subsp. papillosum (2).
Côté +: Barbula unguiculata (14), Dicranella howei (8), Didymodon fallax (7).
Dans l'état actuel de nos connaissances, il ne nous est pas possible de proposer une
interprétation satisfaisante de l'axe 3.
CONCLUSION
Le traitement par l'AFC de relevés bryophytoécologiques provenant d'une part
de structures forestières à chênes sclérophylles (Quercus ilex, plus rarement Quercus suber
: 26 relevés pour 4 îlots forestiers, 10 relevés pour 2 haies arborées) isolées dans le vignoble
des environs de Pierrefeu-du-Var (substrat siliceux) et d'autre part de zones périphériques
(interfaces) à végétation arbustive (I : 14 relevés) ou herbacée (i : 24 relevés) a permis de
mettre l'accent sur le róle que jouent l'humidité (atmosphérique et édaphique) et en second
lieu la richesse du substrat en azote total dans la différenciation de la bryostrate terricole
des formations végétales considérées. Le long des gradients ainsi définis, plusieurs ensem-
bles ont été distingués.
— Un ensemble forestier correspondant à l'ambiance la plus humide de la dition et à des
horizons édaphiques supérieurs riches en azote, essentiellement d'origine organique. Cet
Source : MNHN, Paris
270 J.-P. HÉBRARD et R. LOISEL
ensemble, caractérisé par plusieurs mousses hygrosciaphiles et humicoles (Scleropodium
purum, Dicranum scoparium, Plagiomnium affine) regroupe la majorité des relevés de l'ilot
forestier du Défens du Bécasson (exposition nord, présence d'un sous-bois dense de
bruyères, surface = 77617 m?) et de ses interfaces où des apports exogènes d'azote (ordures,
urine) compensent localement l'absence de couvert arboré et arbustif.
Un ensemble forestier au niveau duquel la xéricité ambiante et le lessivage sont respon-
sables de la pauvreté du substrat en azote. Cet ensemble, caractérisé par les xérosciaphiles
Scleropodium touretii, Fissidens viridulus var. viridulus et Rhynchostegium confertum
regroupe la plupart des relevés provenant des autres ilots forestiers (absence de sous-bois,
surface comprise entre 3976 et 13115 m?, pente forte au grand Mollo Trocado), entourés
de toutes parts par le vignoble, et quelques relevés de haie arborée (b1F).
— Un ensemble trés xérique qui regroupe la quasi-totalité des relevés d'interface i, à
l'exception de ceux qui ont été réalisés au Défens du Bécasson. Il s'agit de sols dénudés ou
de maigres pelouses bordant les vignes, au niveau desquels les apports de sels azotés
(engrais) peuvent être importants. Du point de vue bryofloristique, cet ensemble diffère des
précédents par sa richesse en taxons xérophotophiles, souvent nitrophiles (Bryum dunense,
Barbula unguiculata).
— Enfin, des mosaiques constituées d'un mélange de mousses forestiéres xérosciaphiles et
de xérophotophiles de substrats respectivement pauvres ou riches en azote, occupent une
position intermédiaire entre les deux ensembles forestiers et l'ensemble non forestier que
nous venons de définir, Ces relevés correspondent en effet à des placettes généralement
ombragées, mais exposées au vent et trés proches des vignes. Ils proviennent soit des haies
arborées, soit de zones d'interface récemment gagnées sur la forét (cistaie à La Cloua-
chiére, talus bien abrité se trouvant au fond d'une dépression au grand Mollo Trocado,
certaines clairières du « manteau » à Prunus spinosa et Rubus au Défens du Bécasson).
L'étude du róle des interfaces dans le maintien de la richesse globale en bryo-
phytes (RGB) et de la richesse en bryophytes forestières (RBF) des stations considérées
fera l'objet d'une contribution ultérieure dans laquelle une analyse quantitative de
l'ensemble des données dont nous disposons (relevés + inventaires) sera effectuée. En ce
qui concerne la RGB, les résultats que nous avons exposés permettent de penser que le róle
des zones périphériques, et en particulier celui de l'interface i, est assez limité, car les
conditions régnant au sein des îlots sont actuellement peu propices à l'installation et au
maintien des muscinées de milieux ouverts et perturbés.
Par contre, en ce qui concerne la RBF, on observe que, dans les cas les plus
favorables, 63,63 % (Défens du Bécasson) à 66,67 % (grand Mollo Trocado) des bryophy-
tes forestières sont communes à l'ilot proprement dit et aux interfaces.
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LES SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE
DE SOMMANT, HAUTE-SAVOIE
Robert GAUTHIER
Herbier Louis-Marie et Département de phytologie, Faculté des Sciences de l'agriculture
et de l'alimentation, Université Laval, Québec, Canada, СІК 7Р4
Télécopie : (418) 656-7176
e-mail : Robert.Gauthier@rsvs.ulaval.ca
RÉSUMÉ — Outre son trés riche cortège de phanérogames boréo-arctiques, la tourbiére de Som-
mant en Haute-Savoie recéle aussi un nombre exceptionnel d'espéces de sphaignes, soit 18 espéces ; le
plus grand nombre d'espèces de sphaignes connu d'une tourbiére des Alpes françaises, Deux d'entre
elles, Sphagnum fuscum et Sphagnum majus, sont des éléments boréaux rares de la flore bryologique de
France. Des perturbations récentes d'origine anthropique risquent fort de mettre en péril l'exception-
nelle richesse floristique de cette tourbière. Elle devrait bénéficier d'une protection maximale afin de
la soustraire totalement à toute activité humaine quelle qu'elle soit.
ABSTRACT — Beside its very rich boreo-arctic vascular flora, the Sommant peatland of Haute-
Savoie (France) comprises an exceptionally high number of peat mosses namely 18 species ; the
greatest number of peat mosses ever observed in any peatland of the french Alps territory. Two of
them, Sphagnum fuscum and Sphagnum majus are amongst the rare boreal elements of France's
bryological flora. Recent disturbances of human origin bring the exceptional flora of this peatland in
jeopardy. The peatland should be given the highest protection status to prevent it from any type of
human activity.
INTRODUCTION
La tourbière de Sommant ! est surtout connue grâce à son important cortège de
phanérogames boréo-arctiques appartenant majoritairement aux familles des Éricacées et
des Cypéracées : deux familles qui forment la masse de la flore et de la végétation
phanérogamiques des tourbiéres boréales. La présence exceptionnelle de peuplements de
Pinus uncinata dans la tourbiére vient encore ajouter à son intérét.
Cette tourbiére est aussi célébre du point de vue bryologique gráce à la présence
de Sphagnum majus (Russ.) C. Jens. une sphaigne boréale rare en France signalée par
Jovet-Ast (1944) sous le nom de Sphagnum dusenii C. Jens. À l'occasion de cette décou-
verte, М" S. Jovet-Ast dressait un inventaire des bryophytes présentes et faisait le point
1. S'écrit ou s'écrivait aussi Soman, Somman, Sommand, Sommans.
Source : MNHN Paris
274 R. GAUTHIER
sur les connaissances de l'ensemble des bryophytes de la tourbiére, C'est ainsi que son
étude signale la présence de 7 sphaignes, 18 mousses et 19 hépatiques.
La présente étude a d'abord été entreprise dans le but de vérifier la persistance de
Sphagnum majus découvert dans cette tourbière il y a pratiquement un demi-siècle déjà.
Parallèlement, son habitat a été étudié et décrit (Gauthier & Pujos, 1994). Notre prospec-
tion portant sur l'ensemble de la tourbiére, il nous est apparu intéressant d'étendre l'étude
à l'ensemble des sphaignes afin d'en dresser un inventaire aussi exhaustif que possible tout
en tentant de cerner l'habitat de chacune d'elles.
La tourbiére de Sommant est située dans le département de Haute-Savoie dans la
commune de Mieussy, au sud du lieu-dit « Sommant », à 1420 métres d'altitude et par
46209745” de latitude nord et 6233700” de longitude est. Elle couvre environ 30 hectares.
Située au pied des pentes d'un vaste cirque qui l'encercle à l'est et au sud, la tourbière est
alimentée par les eaux s'écoulant de ces pentes. Deux ruisseaux, dont l'un nettement plus
important que l’autre, drainent la tourbiére et la partagent en trois secteurs. Ces ruisseaux
déversent leurs eaux dans le torrent Le Forron, lui-méme tributaire du Giffre.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
La tourbiére de Sommant a été parcourue par l'auteur en compagnie du Pro-
fesseur Louis Lacoste les 17 et 18 juin 1990. Au total, 62 échantillons de sphaignes
ont été prélevés et numérotés de 10527 à 10596. Une part de tous ces échantillons a été
déposée à l'Herbier bryologique du Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle de Paris et une autre à l'Herbier Louis-Marie, Université Laval de
Québec.
La tourbière à de nouveau recu la visite de bryologues lors de la troisième session
bryologique de la Société botanique du Centre-Ouest (S.B.C.O.) le 31 aoüt 1994. Les
bryologues suivants ont récolté des sphaignes au cours de cette visite : Odette Aicardi,
Jacques Bardat, Pierre Boudier et Alain Poitou. Tous les échantillons prélevés par
ces quatre bryologues ont été examinés par l'auteur et incorporés à la présente étude.
Ces échantillons sont conservés dans les herbiers personnels respectifs de chaque bryolo-
gue.
Les échantillons, s'ils existent, sur lesquels sont basées les mentions antérieures
dans la littérature des sphaignes observées à la tourbiére de Sommant n'ont pas été
examinés par l'auteur. Fait exception celui de Sphagnum majus (7 Sphagnum dusenii)
prélevé en 1943 par Jovet-Ast (1944) qui est conservé au Laboratoire de Cryptogamie du
Muséum de Paris.
Pour chaque espéce, est donnée la liste des échantillons prélevés par l'auteur et
les divers bryologues de la S.B.C.O. Chaque échantillon est désigné par le nom du ou des
récolteurs suivi du numéro de récolte lorsqu'il existe.
La description de l'habitat de chaque espéce de sphaigne présentée dans ce
travail provient uniquement de la synthèse des notes de terrain prises par l'auteur au cours
de la prospection de juin 1990.
La nomenclature des bryophytes suit celle de Corley et al. (1981) incluant les
modifications proposées par Corley & Crundwell (1991). Les plantes vasculaires sont
nommées d’après la Flore de France de Guinochet et De Villemorin (1973-1984).
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 275
LISTE DES ESPÈCES DE SPHAIGNES RECENSÉES
À LA TOURBIÈRE DE SOMMANT
Section Sphagnum L.
1. Sphagnum papillosum Lindb. — Nouveau pour la tourbière de Sommant. Sans doute
l'espéce la plus rare de la section Sphagnum dans les Alpes frangaises. La présence de
Sphagnum papillosum en Haute-Savoie est signalée pour la premiére fois par Bonnot
(1961) qui l'observe dans les Aiguilles Rouges. Il est de nouveau observé au nord de ce
massif, à Vallorcine de méme qu'au col de la Croix Fry, dans la chaine des Aravis (Bardat
& Boudier, 1997). Dans les Alpes-Maritimes, il n'est connu que de cinq localités seulement
(Gauthier & Polidori, 1988).
Apparemment trés peu fréquent dans la tourbière de Sommant, Sphagnum
рарШозит n'a été observé qu'à deux reprises seulement au cours de notre prospection. Un
premier échantillon provient d'une petite colonie isolée, installée au pied d'un pin dans la
pinéde tourbeuse de Pinus uncinata à sous-étage de Vaccinium uliginosum et Sphagnum
nemoreum. Un second échantillon a été prélevé dans une mégaphorbiaie de Ranunculus
aconitifolius, Equisetum palustre et Caltha palustris installée le long d’un ruisselet, sous les
sapins, à la marge ouest de la tourbiére. Les deux échantillons prélevés sont dépourvus des
papilles caractéristiques de ce taxon.
Échantillons : Gauthier & Lacoste п" 10571, 10575.
2. Sphagnum palustre L. (Syn. : Sphagnum cymbifolium Ehrh.) — Avec Sphagnum nemo-
reum, Sphagnum palustre est la sphaigne la plus fréquemment signalée par les bryologues
dans les Alpes savoisiennes. À la tourbière de Sommant, c'est la seule espèce signalée par
tous les bryologues qui l'ont autrefois visitée (Guinet, 1922 ; Guinochet, 1939-1940 ;
Jovet-Ast, 1944 et Bonnot, 1961). Nos recherches pour le retrouver dans cette tourbière
ont été infructueuses. П pourrait cependant être présent à la marge de la tourbière, sous
couvert forestier où nous avons peu prospecté.
П n'est pas non plus impossible qu'il y ait eu confusion entre cette espèce et la
forme dépourvue de papilles de Sphagnum papillosum. La distinction des deux taxons est
parfois difficile, requérant un examen attentif de la forme des chlorocystes des feuilles
raméales en coupe transversale. Cette forme sans papilles de Sphagnum papillosum paraît
plus fréquente en France que ne laissent croire les travaux sphagnologiques antérieurs.
3. Sphagnum centrale C. Jens. — Très peu fréquent dans les Alpes françaises, sa présence
est d’abord signalée par Guinet (1922) qui le découvre en Haute-Savoie, dans la montagne
d'Onnion dans les Alpes cémanniennes. Il est de nouveau observé en Haute-Savoie par
Guinochet (1939-1940) dans le bassin du Griffe, dans les tourbières de Sommant et Le
Praz de Lys. Fabre (1977) et Bonnot & Fabre (1978) l'observent en Savoie, à la tourbiére de
Montendry, dans le nord du massif de Belledonne où ils croyaient le découvrir pour la
première fois dans les Alpes françaises. Enfin, Bardat & Boudier (1997) le signalent de
nouveau en Haute-Savoie, au col de la Croix Fry, dans la chaine des Aravis.
Cette sphaigne, pratiquement impossible à discerner de Sphagnum papillosum
sur le terrain, n'a été observée que dans deux types d'habitats de la tourbiére de Sommant ;
les bombements à sphaignes et les gazons de Carex. Les bombements à sphaignes sont,
Outre cette espéce, constitués de Sphagnum magellanicum, Sphagnum fuscum et Sphagnum
Source : MNHN. Paris
276 R. GAUTHIER
nemoreum et sont parsemés de brosses de Scirpus cespitosus. Polytrichum strictum parsème
l'ensemble des bombements accompagné parfois localement de Aulacomnium palustre.
Vaccinium uliginosum et Calluna vulgaris sont aussi présents. Andromeda polifolia les
accompagne parfois. Dans une station, Eriophorum vaginatum est trés abondant alors que
Carex pauciflora apparaît en colonies dispersées.
Les gazons en pente légére oü croit Sphagnum centrale sont dominés par Carex
fusca. La nappe phréatique n'est pas visible à la surface de la tourbe, Quelques plantes
présentes expriment une certaine richesse minérale de l'eau du sol. Ce sont Tomenthypnum
nitens, Valeriana dioica et Selaginella selaginoides. Dans l'une des stations, Viola palustris
abonde. C'est dans l'un de ces gazons que la plus importante colonie de Sphagnum centrale
a été observée, elle mesure environ 25 m?.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10535, 10564, 10578, 10583 ; Aicardi; Bardat ;
Boudier n° 4154.
4. Sphagnum magellanicum Brid. — Ce taxon est peu fréquent dans les Alpes françaises. Il
a été signalé par Gardet (1931) en Isére, dans le massif de Belledonne. Dans les Alpes-
Maritimes, Gauthier & Polidori (1988) précisent qu'il est trés rare, confiné à la vallée des
Merveilles du Parc du Mercantour. En Haute-Savoie, Guinochet (1939-1940), Jovet-Ast
(1944) et Bonnot (1961) signalent sa présence dans quatre tourbiéres du Chablais dont
celle de Sommant. Lecointe & Geissler (1990) l'ont aussi observé en Chablais, à la
tourbière de Praubert de méme qu'au mont Saléve, sous le Grand Piton. Guinet (1922)
mentionne quelques localités des Alpes d'Annecy et cémanniennes. Récemment, Bardat &
Boudier (1997) l'observent à Vallorcine, au nord des Aiguilles Rouges et sur le plateau des
Gliéres, au nord-est d' Annecy.
Plutót fréquent dans la tourbiére de Sommant, il se rencontre surtout sous forme
de bombements de dimensions variables. Dans certaines stations, il domine la strate
muscinale. Les bombements de Sphagnum magellanicum apparaissent le plus souvent dans
les communautés dominées soit par les brosses de Scirpus cespitosus, soit par les touradons
d'Eriophorum vaginatum. П est aussi présent dans de grandes dépressions où l'eau affleure
en surface. Il n'y forme cependant que quelques colonies de petites dimensions, à peine
soulevées au dessus de l'eau. Il couvre également le pourtour de certaines mares, s'instal-
lant juste au dessus du niveau de la nappe phréatique. Quatre Cypéracées s'associent
presque toujours à Sphagnum magellanicum. Ce sont Eriophorum vaginatum, Scirpus
cespitosus, Carex fusca et Carex rostrata.
Enfin, Sphagnum magellanicum a aussi été observé sur l'humus forestier d'un
bosquet dense de Picea abies, en compagnie de Vaccinium vitis-idaea et Vaccinium myrtil-
lus, tous deux très épars.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10529, 10573 ; Aicardi ; Bardat ; Boudier n° 41474 ;
Poitou.
Section Squarrosa (Russ.) Schimp.
5. Sphagnum teres (Schimp.) Ángstr. — Nouveau pour la tourbiére de Sommant. Alors qu'il
est trés fréquent dans l'Argentera-Mercantour, dans les Alpes-Maritimes (Gauthier &
Polidori, 1988), Sphagnum teres paraît plus rare ailleurs dans les Alpes françaises. De fait,
il n’a été signalé en Haute-Savoie qu'au mont Blanc (Payot, 1886), à Bellevaux, en Chablais
(Bonnot, 1961), au sud de Les Contamines-Montjoie et au col de Cenise prés de Le
Petit-Bornand (Lecointe & Geissler, 1990) et prés de Le Buet, au nord des Aiguilles Rouges
Source : MNHN Paris
SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 277
(Bardat & Boudier, 1997). En Savoie, Allorge (1923) observe sa présence dans le massif du
mont Cenis, Castelli (1956) à Champagny-le-Bas, un peu en dehors du massif de la
Vanoise et Fabre (1977) le signale à la tourbière de Montendry, à l'extrémité nord du
massif de Belledonne.
Peu répandu dans la tourbière de Sommant, Sphagnum teres est confiné à trois
types bien distincts de formation herbeuse où son abondance varie considérablement.
L'une d'elles est une cariçaie de Carex davalliana et Carex fusca à tapis de Drepanocladus
cossonii, de laquelle émergent quelques nanobuissons de Salix repens. Bon nombre de
phanérogames et muscinées accompagnent ces espéces dominantes dont les principales
sont Valeriana dioica, Potentilla erecta, Selaginella selaginoides, Tomenthypnum nitens et
Calliergon giganteum. Ce type de végétation minérotrophe, c'est-à-dire croissant sur la
tourbe enrichie par les eaux telluriques en mouvement (« fen » de la littérature anglo-
phone) est le plus riche rencontré dans la tourbière. Sphagnum teres s'y est installé en
petites colonies soulevées en butte ; la plus étendue mesure environ un métre carré.
À l'opposé du précédent, le second type de végétation est nettement plus humide,
la nappe phréatique est visible en surface à quelques endroits. Sphagnum teres couvre
presque toute la surface de la tourbe. Porentilla palustris domine nettement chez les plantes
herbacées en formant un couvert dense. Potentilla erecta occupe le second rang en
importance. Des individus dispersés des espèces suivantes parsement ce couvert de poten-
tilles : Salix repens, Equisetum palustre, Menyanthes trifoliata, Eriophorum angustifolium,
Valeriana dioica et Carex fusca. Au sol, Calliergon stramineum, très abondant, s'insère
entre les tiges de Sphagnum teres. Quelques petites colonies de Sphagnum subsecundum
apparaissent ici et là, notamment où l'eau affleure à la surface de la tourbe.
Enfin, Sphagnum teres a aussi été observé dans un complexe de tapis flottants
colonisés par Carex limosa et Scirpus cespitosus. Dans ce complexe, ces tapis prennent
souvent la forme d'ile et c'est précisément à la marge de ces iles flottantes que croit
Sphagnum teres, légérement au-dessus du niveau de l'eau libre. Il s'y trouve en compagnie
de Carex rostrata, Andromeda polifolia, Menyanthes trifoliata, Potentilla erecta, Eriopho-
rum angustifolium et Drosera rotundifolia.
Échantillons : Gauthier € Lacoste п" 10582, 10584, 10589, 10590.
Section Acutifolia Wils.
6. Sphagnum girgensohnii Russ. — Assez fréquent dans les Alpes françaises, il est connu de
plusieurs localités de Haute-Savoie (Payot, 1886 ; Guinet, 1922 ; Guinochet, 1939-1940 ;
Bonnot, 1961 ; Lecointe & Geissler, 1990 ; Bardat & Boudier, 1997). Il est moins fréquent
en Savoie : Val d'Isére (Chavoutier & Pellicier, 1990), massif du mont Cenis (Allorge,
1923). En Isére, Gardet (1931) ne le signale qu'aux environs d'Allevard, dans la chaine de
Belledonne. Dans les Alpes-Maritimes, il est trés rare ; une seule localité connue, le vallon
de la Valmasque en Roya (Gauthier & Polidori 1988).
Ce taxon est peu fréquent dans la tourbiére de Sommant. Il croît dans la pinède
tourbeuse, là où les Vaccinium myrtillus, Vaccinium vitis-idaea et Vaccinium uliginosum
forment une couverture arbustive importante. Eriophorum vaginatum les accompagne. Les
sphaignes, surtout Sphagnum russowii et Sphagnum nemoreum, forment un tapis bosselé
d'importance variable.
Deux colonies de Sphagnum girgensohnii ont été observées le long de ruisselets
drainant la tourbiére. L'une d'elle croît dans une cariçaie de Carex rostrata alors que
l'autre, sous forêt de sapin en marge de la tourbière, se trouve dans une mégaphorbiaie de
Ranunculus aconitifolius. Toujours à la marge de la tourbiére, une autre colonie de
Source : MNHN. Paris
278 R. GAUTHIER
Sphagnum girgensohni a été observée dans un gazon еп pente vers le ruisseau, dominé раг
Carex fusca avec Potentilla erecta et Carex rostrata. Les communautés végétales de ces
trois dernières stations possèdent en commun les quatre espèces suivantes, formant une
part importante du tapis végétal. Ce sont Viola palustris, Caltha palustris, Potentilla
palustris et Equisetum palustre.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10546, 10549, 10574, 10576, 10577 ; Aicardi ;
Bardat ; Boudier n° 4158B ; Poitou.
7. Sphagnum russowii Warnst. — Alors qu'il est très fréquent dans les Alpes-Maritimes,
entre 1800 et plus de 2400 m d'altitude, il est étonnant de constater que Sphagnum russowii
est absent de Savoie et connu en Isère qu'aux environs d'Allevard, dans la chaîne de
Belledonne (Gardet, 1931). En Haute-Savoie, Guinet (1922) mentionne sa présence au pic
de Borée, dans les Alpes cémanniennes. Récemment, Bardat & Boudier (1997) l'observent
dans quatre localités de la vallée de l'Arve, entre Chamonix et Vallorcine et sur le plateau
des Gliéres, au nord-est d'Annecy.
Peu fréquent et rarement abondant dans la tourbiére de Sommant, Sphagnum
russowii a surtout été observé dans la pinède de Pinus uncinata à parterre arbustif où
domine le plus souvent Sphagnum nemoreum. C'est dans cet habitat qu'il atteint son
maximum d'abondance jusqu'à supplanter localement Sphagnum nemoreum.
Dans la mosaique de dépressions à Sphagnum majus et de buttes à Sphagnum
magellanicum, Sphagnum russowii a été observé à quelques reprises à la base des buttes,
coincé entre Sphagnum magellanicum et Sphagnum majus. Ailleurs, sur le pourtour d'une
mare, il s'étale seul ou en compagnie de Sphagnum magellanicum. Carex fusca, Carex
rostrata, Scirpus cespitosus et Eriophorum vaginatum parsèment le tapis de sphaignes.
Enfin, une colonie a été observée en surplomb au-dessus d'une dépression de tourbe nue,
creusée à méme un gazon dense de Scirpus cespitosus.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10530, 10533, 10540, 10542, 10544, 10565, 10567,
10570, 10592 ; Bardat ; Boudier n° 4138B ; Poitou.
8. Sphagnum quinquefarium (Lindb. ex Braithw.) Warnst. — Nouveau pour la tourbière de
Sommant. Sa présence en Haute-Savoie avait déjà été signalée par Guinet (1909) au Roc de
Chère, au bord du lac d' Annecy, par Bonnot (1961) qui l'observa dans une forêt d'épicea
à Samoëns, par Lecointe & Geissler (1990) au sud de Les Contamines-Montjoie et à Le
Montenvers et finalement par Werner (1993) au nord-est de Chamonix. En Savoie, il n'est
connu que de trois localités du massif de la Vanoise (Castelli, 1956 ; Chavoutier & Pellicier,
1990). Dans les Alpes-Maritimes, Gauthier & Polidori (1988) indiquent qu'il est trés rare.
П n’a été observé qu'en Tinée, aux lacs de Vens. Bardat & Boudier (1997) indiquent neuf
localités découvertes récemment, toutes situées dans la moyenne et haute vallée de ГАгуе
en Haute-Savoie. Une telle fréquence dans ce secteur plutót limité permet de croire que ce
taxon est plus répandu dans les Alpes savoisiennes que ne laissent croire les mentions de la
littérature.
Échantillons : Bardat.
9. Sphagnum nemoreum Scop. (Syn. : S. capillifolium (Ehrh.) Hedw., S capillaceum (Weiss)
Schrank) — Certainement la sphaigne la plus répandue dans les Alpes françaises, elle
apparait dans pratiquement tous les travaux bryologiques qui signalent la présence de
sphaignes dans ce territoire. Dans bien des cas, elle est la seule espéce observée. Au total,
prés d'une quarantaine de localités sont connues dans les seules Alpes savoisiennes.
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 279
Assez fréquent et souvent abondant, Sphagnum nemoreum est confiné à deux
types de communautés végétales dans la tourbiére de Sommant. La première est la forêt
ouverte de Pinus uncinata à parterre arbustif assez dense constituée surtout de Vaccinium
uliginosum et Vaccinium myrtillus en quantité variable selon les stations, auxquels se sont
joints Vaccinium vitis-idaea et Calluna vulgaris, toujours moins abondants que les deux
premiers. Sphagnum nemoreum forme le plus souvent la majeure partie de la couverture
muscinale irréguliérement bosselée. Elle n'est toutefois jamais totale. Pleurozium schreberi
s'y est installé par plaques et plus rarement Polytrichum commune. Polytrichum strictum,
par contre, parséme presque toutes les colonies de sphaignes. Eriophorum vaginatum
apparait sporadiquement dans ce type de pinéde tourbeuse.
Le gazon de Scirpus cespitosus, qui peut atteindre des dimensions appréciables,
est le second type de communauté où prend place Sphagnum nemoreum sous forme de
bombements de taille et de hauteur très variables, en compagnie de Sphagnum magellani-
cum, Sphagnum fuscum et Sphagnum centrale qui, eux aussi, forment de tels bombements.
La densité des brosses de Scirpus varie selon l'importance prise par les bombements. Une
augmentation de l'étendue et de la hauteur des bombements de sphaignes provoque
généralement une baisse de la densité de Scirpus cespitosus.
Échantillons : Gauthier & Lacoste п” 10534, 10538, 10545, 10559, 10595 ; Aicardi ;
Bardat ; Poitou.
10. Sphagnum fuscum (Schimp.) Klinggr. — Nouveau pour la tourbiére de Sommant. Ce
taxon est un des éléments rares de la flore sphagnologique francaise présent dans la
tourbiére de Sommant. Dans les Alpes françaises, il n'est connu en Haute-Savoie qu'à Le
Praz de Lys, au voisinage de la tourbiére de Sommant et au nord du massif des Aiguilles
Rouges, à Vallorcine et à la tourbière de la Poya, au nord-est du col des Montets. En Isére,
il est présent dans Le Marais au-dessus d'Uriage. En France, il demeure confiné aux
massifs montagneux, y compris les Pyrénées (Gauthier, 1990).
Peu répandu dans la tourbiére de Sommant, Sphagnum fuscum est le plus
souvent associé aux communautés végétales dans lesquelles les sphaignes forment des
bombements bien caractéristiques. C'est ainsi qu'il apparait le plus souvent aux cótés de
Sphagnum magellanicum, Sphagnum centrale et Sphagnum nemoreum qui, comme lui, ont
tendance à former des bombements.
Sphagnum fuscum croit dans les gazons de Scirpus cespitosus en brosses denses
où la nappe phréatique demeure sous la surface. Il est présent dans la pinéde tourbeuse de
Pinus uncinata où domine Sphagnum nemoreum. Outre les buttes qu'il y forme, il s'y trouve
aussi en petites colonies mal individualisées et à peine soulevées. Tlest aussi présent dans la
grande ouverture de cette pinéde tourbeuse occupée par une mosaique de buttes et de
dépressions à Sphagnum majus. C'est au cóté de Sphagnum magellanicum, qui domine la
végétation des buttes, que croit Sphagnum fuscum. Son associé le plus fidèle demeure
Polytrichum strictum parfois très abondant. Eriophorum vaginatum et Scirpus cespitosus
sont fréquents en sa compagnie.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10536, 10560 ; Aicardi ; Bardat ; Boudier n° 4139 ;
Poitou.
Section Rigida (Lindb.) Limpr.
11. Sphagnum compactum Lamk. & DC. — Connu depuis longtemps en Haute-Savoie du
massif du mont Blanc (Payot, 1886), Sphagnum compactum a été observé dans quelques
Source : MNHN. Paris
280 R. GAUTHIER
autres localités de ce département dont la tourbière de Sommant où l'observérent Guinet
(1922) et Bonnot (1961). Il est aussi connu en Savoie, dans La Vanoise et dans le massif du
mont Cenis (Allorge, 1923 ; Castelli, 1954 ; Chavoutier & Pellicier, 1990). En Isère, il est
présent dans la chaîne de Belledonne (Gardet, 1931) et dans Les Rousses (Ravaud, 1898).
Sphagnum compactum n'a été observé qu’à deux reprises dans la tourbière de
Sommant, malgré un effort de recherche particulier. Il peut donc être considéré rare dans
cette tourbiére, De plus, il n'occupe qu'une surface trés réduite ; les deux colonies obser-
vées ne mesurent qu'une dizaine de centimètres de diamètre chacune.
Sphagnum compactum croit uniquement dans les gazons de Scirpus cespitosus à
Sphagnum nemoreum où prennent place les espèces suivantes, en trés faible quantité :
Calluna vulgaris, Potentilla erecta, Molinia coerulea, Nardus stricta, Homogyne alpina et
Aulacomnium palustre. Par contre, Polytrichum strictum est localement abondant. Sphag-
num tenellum est aussi présent dans l'une des stations. C'est à travers les tiges trés denses
des brosses de Scirpus cespitosus que Sphagnum compactum s'est installé, rendant plutót
difficile la détection de sa présence dans ce type particulier de gazon.
Échantillons : Gauthier € Lacoste n® 10594, 10596.
Section Subsecunda (Lindb.) Schimp.
12. Sphagnum denticulatum Brid. — Nouveau pour la tourbière de Sommant. Ce taxon, qui
regroupe les multiples variations observées autour des Sphagnum inundatum et Sphagnum
auriculatum, paraît rare dans l'ensemble des Alpes françaises. Au mont Blanc, Payot
(1886) indique l'existence de Sphagnum subsecundum var. intermedium et var. berneti
Cardot, deux taxons qui pourraient bien correspondre au Sphagnum denticulatum. En
Isère, dans la chaîne de Belledonne, Gardet (1931) observe la présence de colonies de
sphaignes dans les suintements et au bord des ruisseaux. Il indique qu'il s'agit probable-
ment de Sphagnum inundatum. Gardet a vraisemblablement raison car l'habitat décrit
correspond exactement à celui des multiples formes de Sphagnum denticulatum. Bardat &
Boudier (1997) signalent deux localités de Haute-Savoie, aux environs de Vallorcine, dans
le nord des Aiguilles Rouges. Dans les Alpes-Maritimes, deux localités seulement sont
connues (Gauthier & Polidori 1988).
Le complexe d'îles flottantes colonisées par Carex limosa et Scirpus cespitosus
abrite la seule colonie de Sphagnum denticulatum qui a pu étre observée dans la tourbiére
de Sommant. Carex rostrata et Sphagnum teres sont abondants sur l'unique île où a été
observé Sphagnum denticulatum. Drosera rotundifolia, Potentilla erecta et Eriophorum
angustifolium sont aussi présents.
Échantillon : Gauthier & Lacoste n° 10591.
13. Sphagnum subsecundum Nees — Taxon peu fréquent et dispersé dans les Alpes
françaises, il est connu de plusieurs localités de Haute-Savoie dont la tourbiére de
Sommant. En Savoie, Allorge (1923) l'observe au lac Blanc dans le massif du mont Cenis.
Quelques localités sont aussi connues dans l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes
(Gauthier & Polidori, 1988).
Ce taxon est très dispersé dans la tourbière de Sommant où il ne croît générale-
ment qu'en toutes petites colonies avoisinant le décimétre carré de superficie. De plus, sa
présence est toujours associée à celle de l'eau à la surface de la tourbe. C'est ainsi qu'il
forme un étroit tapis flottant à la marge d'une mare colonisée par Carex rostrata ou encore
érige de petites buttes basses mais soulevées au-dessus de l'eau le long d'un écoulement
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 281
d’eau dans la pinède tourbeuse. Là encore, il croît en compagnie de Carex rostrata avec, en
plus, quelques Eriophorum vaginatum et quelques brosses de Scirpus cespitos
De semblables petites buttes sont aussi présentes dans une vaste scirpaie de
Scirpus cespitosus en formation dense à nappe phréatique au-dessus de la surface. La
richesse minérale des eaux permet la prolifération de Drepanocladus revolvens, Scorpidium
scorpioides et Calliergon trifarium. Carex rostrata est encore présent même si la densité des
individus est très faible. Sphagnum majus et Sphagnum tenellum sont aussi présents
quoique pratiquement restreints à la périphérie de la scirpaie.
Sphagnum subsecundum a aussi été observé là où la nappe affleure à travers le
tapis de Sphagnum teres, sous la formation dense de Potentilla palustris et Potentilla erecta.
Enfin, il apparaît dans les parties les plus basses des zones de bombements de sphaignes,
précisément entre les bombements, là où la nappe phréatique avoisine la surface de la
tourbe.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10528, 10537, 10556, 10572, 10585, 10586, 10588 ;
Aicardi ; Bardat ; Boudier n° 4157 ; Poitou.
Section Cuspidata (Lindb.) Schimp.
14. Sphagnum tenellum (Brid.) Bory — Apparemment rare dans les Alpes françaises,
Sphagnum tenellum n'a été observé dans l'ensemble de la chaine qu'en Haute-Savoie, à Le
Praz de Lys, à proximité de la tourbiére de Sommant (Guinochet, 1939-1940) et au pied du
massif du mont Blanc (Payot, 1886). Lecointe & Geissler (1990) signalent aussi sa
présence à la marge ouest de la chaine des Alpes, au mont Saléve, sous le Grand Piton.
Sphagnum tenellum est peu fréquent dans la tourbiére de Sommant méme s'il est
parfois abondant localement. Il s'étale en buttes basses soulevées au-dessus de l'eau à la
marge d'une grande scirpaie de Scirpus cespitosus à Scorpidium scorpioides, Drepanocladus
revolvens et Calliergon trifarium. Scirpus cespitosus est abondant à travers les colonies de
Sphagnum tenellum alors qu' Andromeda polifolia y est plutôt dispersé. Des individus de
Sphagnum majus parsèment les colonies de Sphagnum tenellum.
Dans une grande ouverture de la pinède tourbeuse, une mosaïque de larges
dépressions et de buttes de Sphagnum magellanicum abrite de grandes colonies de Sphag-
num tenellum. Elles s'étalent dans les dépressions où domine Sphagnum majus, accompa-
gné d’un cortège de Cypéracées dont aucune ne domine, Ce sont Carex rostrata et Carex
fusca, Eriophorum angustifolium et Eriophorum vaginatum et Scirpus cespitosus qui n'y
forme pas de brosses distinctes. Quelques individus d` Andromeda polifolia parsèment cette
formation herbeuse.
Quelques colonies de dimensions beaucoup plus modestes que les précédentes
ont aussi été observées dans une scirpaie dense de Scirpus cespitosus en brosses dominée
chez les muscinées par Sphagnum nemoreum où le rare Sphagnum compactum a été
observé.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10555, 10563, 10593 ; Poitou.
15. Sphagnum cuspidatum Ehrh. ex Hoffm. — Cette sphaigne, dont la présence à la
tourbière de Sommant a été signalée par Guinochet (1939-1940), n’a pas été retrouvée
depuis dans cette tourbière. En France, fréquente en plaine, elle s'élève rarement en
altitude. La seule autre localité connue en altitude dans les Alpes françaises se situe en
Haute-Savoie, au nord-est d' Annemasse, dans Le Voiron qui culmine à 1457 m d'altitude
(Puget, 1867). Guinet (1909) signale aussi sa présence au Roc de Chère qui culmine à
643 m d'altitude, au bord du lac d'Annecy.
Source : MNHN. Paris
282 R. GAUTHIER
16. Sphagnum majus (Russ.) C. Jens. — Certainement l'une des plus rares sphaignes de
France, Sphagnum majus n'a été observé que dans cinq départements seulement (Gauthier
& Pujos, 1994). La tourbiére de Sommant demeure la seule localité connue de l'ensemble
des Alpes françaises.
Sphagnum majus est abondant et fréquent dans la tourbiére de Sommant ой il est
cependant étroitement inféodé aux dépressions très humides, que ce soient de simples
trous d'eau, des mares ou de grandes surfaces dont le niveau de la nappe phréatique se
maintient trés prés de la surface du substrat tourbeux. Ces dépressions sont souvent
couvertes d'un important tapis de Sphagnum majus qui domine nettement. C'est le cas
notamment d'une ouverture dans la pinéde oü s'est développée une mosaique de buttes de
Sphagnum magellanicum et de dépressions à Sphagnum majus. Parfois, Sphagnum majus,
en compagnie d'autres sphaignes telles Sphagnum tenellum et Sphagnum subsecundum,
n'occupe que la marge de la dépression. L'une d'elle est colonisée par une scirpaie dense de
Scirpus cespitosus abritant des bryophytes caractéristiques des biotopes riches à nappe
phréatique au-dessus de la surface de la tourbe telles Scorpidium scorpioides, Drepanocla-
dus revolvens et Calliergon trifarium.
À l'exception de Scirpus cespitosus, dans certaines dépressions, les plantes her-
bacées ne forment qu'un couvert plutót diffus. Les Cypéracées sont nettement majoritai-
res : Carex limosa, Carex fusca, Carex rostrata, Carex pauciflora, Eriophorum angustifo-
lium et Eriophorum vaginatum. À cette liste s'ajoute Scheuchzeria palustris observé à
travers une colonie de Sphagnum majus en marge de la scirpaie dense mentionnée précé-
demment.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n” 10527, 10531, 10539, 10541, 10557, 10558, 10561,
10562, 10566, 10568, 10569 ; Aicardi ; Bardat ; Boudier п" 4141, 4149 ; Poitou.
17. Sphagnum angustifolium (C. Jens. ex Russ.) C. Jens. — Nouveau pour la tourbière de
Sommant. En Haute-Savoie, il n'est connu que du Roc de Chére au bord du lac d'Annecy,
à 643 m d'altitude (Guinet, 1909), de la tourbiére de Praubert sur le plateau Gavot, prés de
Saint-Paul-en-Chablais à 885 m d'altitude (Lecointe & Geissler, 1990) et du plateau des
Gliéres, au nord-est d'Annecy, vers 1400 m d'altitude (Bardat & Boudier, 1997). La
tourbiére de Sommant et le plateau des Gliéres constituent les seules localités de cette
sphaigne en haute altitude dans l'ensemble des Alpes savoisiennes et dauphinoises. Dans
les Alpes-Maritimes, seulement deux localités ont été signalées par Gauthier & Polidori
(1988) dans l'Argentera-Mercantour. Il s'agit donc d'un taxon rare dans l'ensemble de la
chaine alpine francaise.
Taxon peu fréquent dans la tourbière de Sommant, Sphagnum angustifolium a
été observé dans deux stations où il s'étale, formant un tapis uniforme et monospécifique.
L'une de ces stations abrite une cariçaie de Carex rostrata parsemée d'Eriophorum
vaginatum, de Carex fusca et de Scirpus cespitosus ne formant pas de brosses. Dans l'autre
station, il s'agit plutôt d'une formation d’ Eriophorum vaginatum auquel s'associent Carex
fusca et Potentilla erecta. Quelques individus de Carex rostrata et Vaccinium myrtillus y
sont dispersés. Enfin, une petite colonie isolée de Sphagnum angustifolium a été observée
en marge de la pinéde tourbeuse de Pinus uncinata.
Échantillons : Gauthier & Lacoste n^ 10532, 10543, 10548 ; Aicardi ; Bardat ; Boudier
n°4155.
18. Sphagnum flexuosum Dozy & Molk. — Nouveau pour la tourbière de Sommant. Rare
dans les Alpes françaises, il n'était connu à ce jour qu'à la chaîne de Belledonne en Isère,
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 283
aux environs d'Allevard (Gardet, 1931), en Savoie, à la tourbière de Montendry située à
l'extrémité nord de la chaîne de Belledonne (Fabre, 1977) et en Haute-Savoie, au sud de
Notre-Dame-de-la-Gorge, prés de Les Contamines-Montjoie dans le massif du mont
Blanc (Lecointe & Geissler, 1990).
Sphagnum flexuosum est rare dans la tourbière de Sommant. Il forme une butte
soulevée au-dessus de la nappe phréatique qui affleure en surface dans une grande scirpaie
dense de Scirpus cespitosus oü proliférent Scorpidium scorpioides, Drepanocladus revolvens
et Calliergon stramineum. Ce bombement de Sphagnum flexuosum comporte peu de
Scirpus cespitosus alors que s’y trouvent Andromeda polifolia, Carex rostrata, Vaccinium
oxycoccos, Dactylorhiza maculata et quelques rares Pinguicula vulgaris.
Échantillons : Gauthier € Lacoste n” 10553, 10554 ; Bardat.
DISCUSSION
Richesse floristique
Nos prospections combinées à celles des bryologues de la S.B.C.O. et la compi-
lation des mentions antérieures ont permis de recenser la présence de 18 espéces de
sphaignes dans la tourbiére de Sommant. La contribution des divers bryologues à ce
recensement est résumée au tableau 1. De ces 18 espèces, sept n'avaient jamais été
observées antérieurement dans la tourbière.
Des 1 1 espèces mentionnées antérieurement par les bryologues qui ont exploré la
tourbière, deux espèces n’ont pas été retrouvées : Sphagnum palustre et Sphagnum cuspi-
datum. Contrairement à се qu'affirment bon nombre de bryologues, Sphagnum palustre
atteint rarement des altitudes élevées en France. Il est notamment absent du massif de
l'Argentera-Mercantour (Gauthier & Polidori, 1988) et n'a été que trés rarement observé
dans les Pyrénées au cours de nombreuses prospections effectuées par l'auteur. En
Haute-Savoie, Sphagnum palustre est absent des 17 localités à sphaignes visitées récem-
ment par les bryologues (Bardat & Boudier, 1997). Il en est de même pour Sphagnum
cuspidatum qui demeure généralement confiné à la plaine. Leur présence dans la tourbiére
de Sommant paraît peu probable et demande donc à être confirmée.
La richesse sphagnologique de la tourbiére de Sommant est exceptionnelle. Plus
de la moitié, soit 54,5 %, des 33 espèces de sphaignes connues de France s'y trouvent
rassemblées. Rare sont les tourbiéres en France oü le nombre d'espéces présentes soit si
élevé. Cette exceptionnelle richesse découle de la grande variété d'habitats que comporte la
tourbiére. |
À titre de comparaison, la tourbiére de Sommant renferme à elle seule plus
d'espèces de sphaignes que tout le versant français du massif de l'Argentera-Mercantour
dans les Alpes-Maritimes qui compte au total 15 espèces (Gauthier & Polidori, 1988). Elle
compte aussi plus d'espéces que La Soula, une localité pyrénéenne particuliérement riche
en sphaignes où 16 espèces ont été répertoriées (Gauthier & Pujos, 1997).
Afin de rendre compte de la richesse sphagnologique de la tourbière de Sommant
dans le contexte des Alpes savoisiennes, une compilation des espèces signalées en Savoie et
en Haute-Savoie a été réalisée. Les résultats apparaissent au tableau 2. Bonnot (1961 )avait
déjà réalisé cette compilation pour la Haute-Savoie. Il affirmait que 20 sphaignes étaient
connues mais n'en dressait malheureusement pas la liste. Notre compilation révéle encore
une fois l'étonnante richesse sphagnologique du site. Le nombre total d'espéces de la
tourbière, qui s'éléve à 18, dépasse celui obtenu pour l'ensemble de la Savoie qui n'atteint
Source : MNHN, Paris
284 R. GAUTHIER
Espèces Observations récentes
signalées
___ antérieurement ! _ dela S.B.C.O. ? de l'auteur
a. Section Sphagnum L.
S. papillosum Lindb. . ` +
S. palustre L. 1,2,3,4 . .
S. centrale C. Jens. 2 1.2.8 +
S. magellanicum Brid. 2,3,4 1,2,3,4 +
b. Section Squarrosa (Russ.) Schimp.
S. teres (Schimp.) Ángstr. . . +
c. Section Acutifolia Wils.
S. girgensohnii Russ. 4 1,2,3,4 +
S. russowii Warnst. 3 2,3,4 +
S. quinquefarium (Lindb. ex Brai-
thw.) Warnst. М 2 ^
S. nemoreum Scop. 2,3,4 1,2,4 `
S. fuscum (Schimp.) Klinggr. . 1,2,3,4 +
d. Section Rigida (Lindb.) Limpr.
S. compactum Lam. & DC. 14 . +
с. Section Subsecunda (Lindb.) Limpr.
S. denticulatum Brid. . . +
S. subsecundum Nees 2,3,4 1,2,3,4 +
f. Section Cuspidata (Lindb.) Schimp.
S. tenellum (Brid.) Bory 3 4 +
S. cuspidatum Ehrh. ex Hoffm. 2 H x
S. majus (Russ.) C. Jens. 3 1,2,3,4 +
S. angustifolium (C. Jens. ex Russ.) à 1,2,3 +
C. Jens.
S. flexuosum Dozy & Molk. : 2 *
Tableau 1. Contribution des bryologues à la connaissance des sphaignes de la tourbiére de Sommant,
Haute-Savoie.
D Mentions de: 1 — Guinet (1922), 2 — Guinochet (1939-1940), 3 — Jovet-Ast (1944) et 4— Bonnot
(1961);
2 Échantillons recueillis par les bryologues de la Société botanique du Centre-Ouest : 1 — O. Aicardi,
2 — J. Bardat, 3 — P. Boudier et 4 — A. Poitou.
que 13. De plus, les trois quarts des 24 espèces (75 %) de Haute-Savoie et 69,2 % des 26
espéces de l'ensemble des Alpes savoisiennes sont présentes dans la tourbiére de Sommant.
Bon nombre d'habitats de la tourbière sont enrichis en éléments minéraux par le
passage des eaux telluriques en mouvement. Les variations locales de cet enrichissement
sont révélées par l'étude de Turmel (1969) qui présente une carte de la tourbiére où figurent
des nombreuses mesures du pH effectuées dans les eaux et la tourbe. Compte tenu de cet
enrichissement, il n'est pas impossible que certaines des huit espéces absentes puissent s'y
trouver car la plupart d'entre elles affectionnent ces habitats enrichis par les eaux en
mouvement. Seule une minutieuse et plus compléte prospection permettra éventuellement
de déceler leur présence.
Cette compilation a aussi permis de se rendre compte que la connaissance de la
flore sphagnologique des Alpes savoisiennes est très fragmentaire. Pour la grande majorité
des espéces recensées, le nombre de localités connues est extrémement réduit. Ainsi, la
Source : MNHN. Paris
LES SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 285
Haute-Savoie Savoie
a. Section Sphagnum L.
1 S. papillosum Lindb. + .
2 S. palustre L. +* $
3 S. centrale C. Jens. +* +
4 S. magellanicum Brid. + М
b. Section Squarrosa (Russ.) Schimp.
5 S. squarrosum Crome 7 * *
6 S. teres (Schimp.) Ângstr. +* $
c. Section Acutifolia Wils.
7 S. fimbriatum Wils. ? + .
8 S. girgensohnii Russ. ++ +
9 S. russowii Warnst. +* а
10 S. quinquefarium (Lindb. ex Braithw.) Warnst. +* +
11 S. warnstorfii Russ. > + A
12 S. nemoreum Scop. + +
13 S. rubellum Wils. ? + +
14 S. fuscum (Schimp.) Klinger. + *
15 S. subnitens Russ. & Warnst. > * *
d. Section Rigida (Lindb.) Limpr.
16 S. compactum Lam. & DC. + +
e. Section Subsecunda (Lindb.) Schimp.
175. platyphyllulm (Lindb. ex Braithw.) Sull. & Warnst. . +
18 S. denticulatum Brid. + .
19 S. subsecundum Nees +* +
20 S. contortum K.F. Schultz ? . *
f. Section Cuspidata (Lindb.) Schimp.
21 S. tenellum (Brid.) Bory +* o
22 S. cuspidatum Ehrh. ex Hoffm. + +
23 S. majus (Russ.) C. Jens. + y
24 S. fallax (Klinggr.) Klinggr. 9 + .
25 S. angustifolium (C. Jens. ex Russ.) C. Jens. + +
26 S. flexuosum Dozy & Molk. + *
Total 24 13
Tableau 2. Les sphaignes des Alpes savoisiennes
* Espèces observées dans la tourbiére de Sommant.
Les travaux qui ont servi à dresser cet inventaire sont mentionnés dans le texte. Pour les huit espèces
absentes de la tourbiére de Sommant, les travaux suivants ont été utilisés : Guinet (1909), Sarrassat
(1939), Chavoutier & Pellicier (1990), Bardat & Boudier (1997). ? Payot (1886). > Guinet (1922),
Bardat & Boudier (1997). ? Payot (1886), Chavoutier & Pellicier (1990), Lecointe & Geissler (1990).
9 Allorge (1923), Chavoutier & Pellicier (1990), Lecointe & Geissler (1990), Werner (1993), Bardat &
Boudier (1997). 9 Castelli (1956), Fabre (1977). ? Fabre (1977). Lecointe & Geissler (1990), Bardat
& Boudier (1997).
moitié des espéces n'ont été observées que dans cinq localités ou moins alors que la
présence de cing autres espéces n'a été signalée que dans six à dix localités. Enfin,
seulement quatre sphaignes ont été observées dans plus de dix localités.
La fréquence des espèces dans les Alpes savoisiennes semble d'autre part limitée
par le nombre apparemment restreint de tourbiéres présentes dans ce territoire. Rare en
Source : MNHN. Paris
286 R. GAUTHIER
effet sont les localités où les bryologues utilisent le mot tourbière pour qualifier l'habitat
des sphaignes qu'ils y rencontrent. À titre d'exemple, Guinet (1922), le seul auteur à
publier un travail portant spécifiquement sur les sphaignes, ne mentionne que cinq
tourbières. Bonnot (1961) n'en mentionne que quatre plus deux landes tourbeuses. Enfin,
Bardat & Boudier (1997) ne qualifie de tourbière que deux des 14 localités où ils ont
observé des sphaignes en Haute-Savoie. La tourbière de Sommant compte parmi les
tourbières visitées par tous ces auteurs.
La notion de tourbière est cependant variable chez les bryologues. C'est ainsi que
Bonnot (1961) parle de la tourbière des Mouilles à Bellevaux alors que Guinet (1922)
nomme cette localité Les Mouilles sur Bellevaux. La tourbiére des Glières sur le Petit
Bornand de Guinet (1922) devient Le Petit Bornand, plateau des Glières chez Bardat &
Boudier (1997).
Quoiqu'il en soit, une rapide compilation des tourbières signalées par les divers
auteurs révèle qu'une douzaine seulement sont connues pour ce vaste territoire que
constituent les Alpes savoisiennes. D'autre part, le nombre de sphaignes qui ont été
observées dans chacune d'elles est toujours faible. Les plus riches d’entre elles, celle de
Montendy en Savoie qui a fait l'objet d'une étude attentive par Fabre (1977) et celle de Le
Buet, prés de Vallorcine, dans la haute vallée de l'Arve en Haute-Savoie, inventorié par
Boudier (Bardat & Boudier, 1997), ne comptent que neuf sphaignes chacune seulement. À
l'exception du plateau des Gliéres où sept espèces ont été signalées et la tourbiére de
Praubert, sur le Plateau Gavot prés de Saint-Paul-en-Chablais où Lecointe & Geissler
(1990) ont observé la présence de six espèces, moins de cinq espèces de sphaignes ont été
observées dans toutes les autres tourbières connues. De ce point de vue, la tourbiére de
Sommant constitue de loin la tourbière la plus riche en sphaignes de l'ensemble des Alpes
savoisiennes et sans doute de toute la chaine des Alpes françaises.
Outre un nombre élevé d'espéces de sphaignes, la tourbiére de Sommant compte
aussi deux sphaignes d'intérét phytogéographique remarquable qui ajoutent encore à sa
richesse floristique. Ce sont Sphagnum fuscum et Sphagnum majus, deux sphaignes d'affi-
nités surtout boréale et subarctique rares en France où elle sont considérées comme des
reliques de l'époque quaternaire. À ces derniéres viennent s'ajouter cinq autres espéces
rarement observées dans l'ensemble de la chaîne alpine française. Ce sont Sphagnum
papillosum, Sphagnum denticulatum, Sphagnum tenellum, Sphagnum angustifolium et
Sphagnum flexuosum.
Abondance et róle des sphaignes
La végétation sphagnologique joue un róle capital dans la formation et l'accu-
mulation de la tourbe des tourbières. De fait, les sphaignes sont les principales artisanes de
l'édification de la tourbiére qui lui permettent d'acquérir une forme bombée, stade ultime
de l'évolution de cet écosystéme. Ce sont évidemment les espéces les plus fréquentes et les
plus abondantes qui jouent ce róle le plus activement.
la tourbiére de Sommant, seules trois espèces participent activement à l'accu-
mulation de la tourbe. Ce sont Sphagnum centrale, Sphagnum magellanicum et Sphagnum
nemoreum. Toutes trois ont en commun la capacité de former d'importants bombements.
Nettement moins fréquents et moins abondants, Sphagnum fuscum et Sphagnum russowii,
qui forment aussi des bombements, participent aussi mais à un moindre degré à la
formation de la tourbe.
L'absence de Sphagnum papillosum de ces communautés à bombements de
sphaignes où il est remplacé par Sphagnum centrale et son confinement apparent aux
Source : MNHN, Paris
LES SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 287
groupements forestiers, tels la pinède tourbeuse et la sapinière des marges, sont plutôt
inusités. En effet, Sphagnum papillosum croît en général en pleine lumière où il manifeste
une forte tendance à s'étaler en bombements. À la tourbière de Sommant, il occupe plutôt
des habitats où c'est Sphagnum palustre qui normalement s’installe. C’est ainsi qu'au
moment de la cueillette des deux seuls échantillons récoltés, l’auteur avait cru prélever
Sphagnum palustre. De la même façon, tous les échantillons de Sphagnum centrale avaient
été récoltés en croyant qu'il s'agissait de Sphagnum papillosum.
Dans les Alpes savoisiennes, Sphagnum centrale a manifestement tendance à
s'étaler dans les tourbières. Fabre (1977) et Bonnot & Fabre (1978) indiquent qu'il « prend
une large part à la végétation » de la tourbière de Montendry, à 1325 m d'altitude, dans la
vallée de la Maurienne en Savoie.
Dans les dépressions, Sphagnum majus demeure la sphaigne la plus abondante à
la tourbière de Sommant. D'importantes colonies de cette sphaigne sont présentes et
participent activement au comblement des dépressions par la tourbe qu'elle y accumule.
Malgré l'abondance des sphaignes citées précédemment qui couvrent une bonne
partie de la tourbière, elle comporte néanmoins d'importantes surfaces dépourvues ou
presque de sphaignes. Ces vastes superficies sont sous l'influence directe des eaux telluri-
ques en mouvement en provenance des pentes de la cuvette au fond de laquelle s'est
installée la tourbiére. Dans ces milieux, la richesse minérale des eaux en mouvement et leur
faible acidité ne conviennent qu'à un nombre restreint de sphaignes. De plus, lorsqu'elles
s'y installent, les sphaignes n'y forment le plus souvent qu'une couverture trés limitée en
étendue. C'est le cas notamment de Sphagnum subsecundum.
Sphagnum teres, qui colonise localement ces secteurs enrichis de la tourbiére, fait
exception. Il y forme plusieurs grandes colonies qui participent activement à la formation
de la tourbe. D'importants bombements de Sphagnum centrale y ont aussi été observés,
contribuant eux aussi à l'accumulation de la tourbe. La présence bien établie dans ce
milieu de ces deux sphaignes, qui occupent des surfaces considérables sur lesquelles la
tourbe s'accumule, laisse présager une modification à venir du milieu. En effet, l'accumu-
lation de la tourbe et son acidification par les sphaignes vivantes qui la produisent
entraîneront l'affranchissement progressif de la végétation de l'influence des eaux miné-
ralisées, rendant ainsi possible l'installation des autres sphaignes, notamment les édifica-
trices de tourbe, exigeant une acidité plus élevée pour leur développement.
Sphagnum teres et Sphagnum centrale amorcent, par leur développement dans
ces secteurs fortement minéralisés de la tourbiére, le long processus de l'évolution de la
tourbiére devant mener à la mise en place de la tourbiére haute ou tourbiére bombée,
appelée aussi tourbiére ombrotrophe. Ce processus est déjà en pleine activité ailleurs dans
la tourbière de Sommant, notamment dans les secteurs où abondent les Sphagnum
centrale, Sphagnum magellanicum, Sphagnum nemoreum et Sphagnum fuscum. Ainsi, des
18 espéces de sphaignes observées dans cette tourbiére, seules quelques-unes d'entre elles
participent activement à l'évolution de la tourbière.
CONCLUSION
L'inventaire de la flore sphagnologique de la tourbière de Sommant a révélé
l'existence d'un nombre exceptionnellement élevé d'espèces dans cette localité des Alpes
savoisiennes. Une telle richesse résulte de l'importante diversité des habitats favorisée par
l'enrichissement minéral modéré provoqué par le mouvement des eaux telluriques dans la
tourbe de surface en provenance des pentes voisines. Les faibles perturbations que cette
Source -MNHN Paris
288 R. GAUTHIER
tourbière a apparemment subies jusqu'à récemment ont sans doute contribué au maintien
de cette diversité.
Toutefois, ces perturbations semblent avoir augmenté récemment, notamment
avec la fréquentation du site par les skieurs entraînant le passage fréquent d'équipement
lourd dans la tourbiére. C'est ainsi qu’une détérioration trés nette de la couverture végétale
suite au passage des machines à damer la neige a pu être observée au cours de notre
prospection. Le secteur touché se trouve à proximité des installations permanentes du
refuge de Sommant. Ces perturbations favorisent une extension de Scirpus cespitosus, de
Nardus stricta et de Molinia coerulea au détriment des autres espèces, modifiant ainsi
l'évolution naturelle de la végétation. De plus, c'est dans ce seul secteur qu'ont été
observées les rares colonies de Sphagnum compactum de cette tourbière. En outre, des
modifications du régime hydrique de la tourbière ont été provoquées par le surcreusement
du ruisseau en marge de la route goudronnée qui mène au refuge. Nul doute que toutes ces
perturbations mettent en péril l'intégrité de cette riche tourbiére.
La richesse sphagnologique de la tourbière du Sommant étonne encore plus
quand on considère que les Alpes ont apparemment la réputation de ne renfermer que peu
de sphaignes. J. Réchin n'affirmait-il pas en 1899 que « Les Alpes d'ailleurs ne paraissent
pas riches en sphaignes, à moins qu’on ne les ait négligées : pour mon compte je n’en ai
jamais beaucoup rencontré » (Corbière & Réchin, 1899). Le célèbre bryologue Pierre
Allorge, du même avis, écrira plus tard à propos de la présence de Sphagnum acutifolium
(= Sphagnum nemoreum) dans le Briançonnais «C'est la seule sphaigne que j'ai rencontrée.
On sait d’ailleurs que les Sphagnum sont relativement rares dans les Alpes françaises»
(Allorge, 1926).
De fait, les sphaignes ne s'installent pas sur les substrats basiques, lesquels
abondent dans les Alpes françaises. Douin (1925) avait d’ailleurs déjà perçu le phénomène
dans la région du Lautaret. Il précise que «Les marécages, nombreux dans la région, sont
caractérisés par l'absence totale de Sphagnum évidemment due à la forte minéralisation de
l'eau...».
Les stations propices à l'installation des sphaignes dans les Alpes françaises sont
donc réduites en nombre, d’où leur apparente rareté dans ce vaste territoire. Les résultats
surprenants obtenus lors de l'inventaire de la tourbière de Sommant démontrent toutefois
que la diversité en espèces est loin d'être faible dans cette région. Au contraire, la
minéralisation des eaux qui s'infiltrent dans la tourbe de surface des tourbières, si elle
demeure modérée, contribue plutôt à l'augmentation de la diversité en sphaignes en
permettant l'installation d'espèces aux exigences plus élevées.
REMERCIEMENTS — L'auteur désire remercier sincèrement M. le Professeur Louis Lacoste,
ancien directeur du Laboratoire de Cryptogamie du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris
qui l'a invité à séjourner dans son Laboratoire à titre de professeur invité. L'auteur remercie aussi M.
Denis Lamy, documentaliste au même Laboratoire, qui lui a fourni une abondante documentation
pertinente. Des remerciements s'adressent aussi à M"* Patricia Geissler du Conservatoire et Jardin
Botaniques de Genève pour la documentation fournie, de méme qu'à M"* Sylvie Fiset, secrétaire à
I'Herbier Louis-Marie de l'Université Laval de Québec qui assura la saisie et la mise en page du texte.
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LES SPHAIGNES DE LA TOURBIÈRE DE SOMMANT 289
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Source : ММНМ, Paris
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NEW AND INTERESTING LICHENS FROM PORTUGAL
Palmira CARVALHO & Maurice Pugh JONES
Museu, Laboratório e Jardim Botánico
Rua da Escola Politécnica, 58, 1294 — Lisboa Codex. Portugal
ABSTRACT — A description of five species of lichens (Cetraria merrillii, Leptogium ferax, Ochro-
lechia balcanica, Pertusaria slesvicensis and Sarcogyne clavus), reported for the first time from
Portugal is given, as well as commentaries on two species reported, until now, from only one locality.
AII species were collected in southern Portugal, except the specimen of Leptogium ferax which was
collected in the central region.
KEY WORDS: Lichens, Portugal, Flora.
INTRODUCTION
The knowledge of the Portuguese lichen flora is very fragmentary and incom-
plete. Since the death of Prof. C. N. Tavares in the 70's, few studies have been undertaken.
Most of these works were carried out in the south of the country (Jones, 1980, 1983, 1985)
and also on the Serra da Estrela, (Aptroot et al., 1992; Boom & Giralt, 1996; Jansen, 1993)
the highest mountain in Portugal. In this work we report new and rare species found in the
Estremadura and Alto Alentejo regions, whose lichen flora is poorly known.
MATERIAL AND METHODS
The descriptions are based on the examination of original material. Anatomical
characters were studied by light microscopy of hand-cut sections, mounted in deionized
water and Lugol's solution. All measurements were made in water mounts. All the
specimens studied are preserved in LISU herbarium. Nomenclature follows Nimis (1993),
and for the species not included in this work Clauzade & Roux (1985).
THE SPECIES
Cetraria merrillii Du Rietz — Thallus foliose to suberect, ca. 1.5 cm high; lobes moderately
broad, ca. 0.1-0.5 cm wide, with tuberculate margins and secondary lobes also tuberculate
to subdigitate; upper surface olive-brown, matt, foveolate; lower surface pale brownish,
Source : MNHN. Paris
292 P. CARVALHO & M. P. JONES
wrinkled and reticulate; without pseudocyphellae. Apothecia numerous, submarginal and
subterminal; disc shiny, olive to dull brown, with a tuberculate and irregular thalline
margin. Ascospores, 8 рег ascus, 8-11х4-5 um, ellipsoid. Conidia 4-5x1 um, bifusi-
form.
This species was collected on twigs of Cistus ladanifer, associated with Coelo-
caulon crespoae, Evernia prunastri, Hypogymnia physodes, Parmelia soredians, P. subauri-
fera and Usnea sp.
Until now, in Europe, C. merrillii has only been reported from mountain areas in
Spain.
Alto Alentejo: Arronches, Mosteiros, Almo, PD 4940, ca. 440 m, on Cistus
ladanifer, 30.03.1995, P. Carvalho.
Leptogium ferax (Durieu & Mont.) Rabenh. Thallus foliose, 2-5 cm diam.; lobes
rounded irregular, moderately broad, margins occasionally with few squamulose isidia;
upper surface bluish-grey, smooth, without isidia; lower surface similar to upper, but paler,
without tomentum. Apothecia numerous, 0.2-1 mm diam.; thalline margin with isidia,
globose or squamulose, Ascospores, 8 per ascus, 20-28х7-8 um, ellipsoid, 3-septate or
submuriform.
This species occurs on soil or on mosses. In Europe, it is only reported from.
France and Spain.
Estremadura: Setübal, Serra da Arrábida, Mata do Solitário, NC 0057, ca. 200
m, on mossy rocks (limestone), 04.1994, M. P. Jones.
Ochrolechia balcanica Vers. — Thallus whitish grey to grey, very thin («1 mm), minutely
rugose, sometimes with a pale prothallus. Apothecia 1-3 mm diam., scattered to conti-
guous, at first concave, becoming flat; thalline margin thick, entire, irregularly wavy; disc
pale pink-brown, occasionally + pruinose. Ascospores 50-65x28-40 um, + ellipsoid.
Thallus Pd—, K+ pale yellow, KC+ red, C+ red; apothecial disc KC+ red, C+ red.
The specimens were collected on Olea europaea and Castanea sativa, in open and
rather humid areas. This species is widely distributed in the mediterranean area, especially
in the montane belt.
Alto Alentejo: Castelo de Vide, PD 3364, ca. 520 m, on Olea europaea,
29.09.1994, P. Carvalho; Marvào, Escusa, PD 3661, ca. 550 m, on Castanea sativa,
13.02.1995, Р Carvalho; Portalegre, S. Julião, PD 4652, ca. 480 m, on Olea europaea,
16.02.1995, P. Carvalho.
Pertusaria slesvicensis Erichsen — Thallus thick, grey to dark grey, with abundant
hemispherical papillae. White fertile verrucae numerous, arising from papillae, resembling
soralia, Apothecia 1-3 per verruca; disc brownish, white pruinose. Ascospores, 1 per ascus,
230-295x60-70 um. Thallus Pd-, K-, KC-, C-. Medulla Pd-, K-, KC+ violet-red, C-.
With a bitter taste due to picrolichenic acid.
The specimens were collected on Olea europaea and Castanea sativa.
Described by Erichsen (1936), this species is, according some authors (Poelt,
1970; Nimis, 1993), regarded as the primary, fertile morph of P. amara. In Clauzade and
Roux (1985) this species is treated as a variety of P amara.
Alto Alentejo: Marvào, Escusa, PD 3661, ca. 550 m, on Olea europaea and
Castanea sativa, 13.02.1995, P. Carvalho; Marvào, Jardim, PD 3862, ca. 630 m, on
Castanea sativa, 22.02.1995, P. Carvalho; Marväo, S. Salvador da Aramenha, Pisäo Novo,
PD 3958, ca. 545 m, on Olea europaea, 15.02.1995, P. Carvalho; Marväo, S. Salvador da
Source : MNHN, Paris
LICHENS FROM PORTUGAL 293
Aramenha, Porto de Espada, PD 4157, ca. 590 m, on Olea europaea, 24.02.1995, P.
Carvalho.
Sarcogyne clavus (DC.) Kremplh. — For a morphological description see Purvis et al.
(1992). In the material examined the following details were obtained for apothecial
characters: hymenium 80-100 mm tall. Asci multi-spored (up to 100 spores). Ascospores
4-5x1-1.5 um.
The specimen was found on siliceous rocks, in small cracks, in well-illuminated
situation.
According to Wirth (1980), this species is distributed from the arctic to the
submediterranean areas.
Alto Alentejo: Serra de S. Mamede, PD 4153, ca. 1000 m, on quartzite,
2.05.1995, P. Carvalho.
Strigula mediterranea Etayo — Etayo (1993) gives a good morphological description, of
this species. In the portuguese material examined the following details were obtained for
apothecial characters: asci bitunicate, cylindrical. Ascospores, 8 per ascus, 20-24х4 um,
biseriate, fusiform, with rounded ends, 1-septate, easily breakable at the septum. Conidio-
mata not seen.
The specimen was found growing on Quercus rotundifolia, in an area with high
humidity.
In Europe this species is only reported from France, Italy and Spain (Etayo,
1993). From Portugal it was only known previously from the Algarve (Boom & Giralt,
1996).
Alto Alentejo: Marvào, S. Salvador da Aramenha, Azinhal do Porto de Espada,
PD 4059, ca. 555 m, on Quercus rotundifolia, 26.05.1995, P. Carvalho.
Thelopsis rubella Nyl. — Our material fits well the description of Purvis er al. (1992). The
following details were obtained for apothecial characters; ascospores up to 100 per ascus,
12-18х5-6 um, + ellipsoid, 3-septate, without a perispore. Conidiomata not seen.
T. rubella was found on Castanea sativa, in a Lobarion community in ancient
woodland.
This species is widespread throughout temperate Europe and also known from
the Azores. In Portugal it has only been reported from the Algarve (Boom and Giralt,
1996).
Alto Alentejo: Portalegre, Reguengo, PD 3951, ca. 670 m, on Castanea sativa,
9.11.1994, P Carvalho.
ACKNOWLEDGEMENTS — We are grateful to Prof. Per Magnus Jorgensen (Bergen) and Prof. P.
L. Nimis (Trieste) for help with the identification of some lichen species.
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SOME REMARKABLE BRYOPHYTES FROM SERRA DA FREITA
AND SERRA DO ARESTAL (N PORTUGAL)
Jean WERNER
Musée National d'Histoire Naturelle, Luxembourg
32, rue Michel-Rodange, L — 7248 Bereldange (Luxembourg)
ABSTRACT — Field work in the coastal ranges of Serra da Freita and Serra do Arestal (Northern-
Central Portugal) yielded some remarkable bryophyte collections. Pohlia annotina is confirmed for
Portugal; Dicranella rufescens, considered to be extinct in that country, was observed again. Several
mosses are new to Douro Litoral: Jungermannia sphaerocarpa, Grimmia lisae, Pohlia cruda and
Racomitrium lamprocarpum. À second locality in Douro Litoral is given for Racomitrium hespericum.
Bryophyte ecology is shortly described.
RÉSUMÉ — Le travail de terrain effectué dans les chaînes côtières de Serra da Freita et Serra do
Arestal (Portugal septentrional-central) comporte quelques récoltes bryophytiques remarquables.
Pohlia annotina est confirmé pour le Portugal; Dicranella rufescens, considéré comme disparu de ce
pays, a été observé à nouveau. Plusieurs bryophytes sont nouvelles pour le district de Douro Litoral:
Jungermannia sphaerocarpa, Grimmia lisae, Pohlia cruda et Racomitrium lamprocarpum. Une
deuxième localité en Douro Litoral est donnée pour Racomitrium hespericum. L'écologie des bryo-
phytes est brièvement décrite.
During a Summer holiday, in July/August 1995, I collected bryophytes in the
coastal ranges of Serra da Freita and Serra do Arestal (Northern-Central Portugal, just
below the 41th parallel, map 1), an area where little bryological investigation was done so
far (there are however some unpublished collections, by C. Sérgio, at LISU, comprising
some species not reported here; Sérgio, in litt.).
The collected bryophyte taxa are listed by alphabetical order, starting with the
liverworts (table 1). Nomenclature used is that of Grolle (1983) for liverworts and Corley
& al. (1981), amended by Corley & Crundwell (1990) for mosses. The collected material is
kept in the private herbarium of the author.
BRYOPHYTE COLLECTIONS FROM SERRA DA FREITA
Serra da Freita is a very small (the total area does not exceed 200 km?) granitic
mountain range, reaching to 1077 m (S. Pedro Velho) above sea-level, S of the small town
of Arouca (about 30 km SSE of Porto, fig. 1). It is contiguous to a somewhat larger
mountain range (named Serra de Gralheira) and its distance from the Atlantic ocean is
Source : ММНМ, Paris
296 J. WERNER
8230" 8°20' 8°10'
Oliveira
40*50! — ——1 >) ` : 40°50'
Säo Pedro
do Sul
40°40"
40°40"
8°30" 8°20' 8°10'
o
a
e
20 km
200 500 1000 m
Fig. 1 — Schematic map of the investigated area, with altitudinal ranges. The numbers refer to the five
sites of collection (columns 1 to 5 of table 1).
only about 20-25 km: annual rainfall is very high, about 1600-2000 mm/y (Sérgio, in litt.).
Two small roads — the one reaching the Serra from the W was paved only a decade or so
ago! — lead nearly to the top of the mountain, which is covered by open rock ledges and
boulders with low scrub vegetation.
1— At about 750-850 m many springs and brooklets surge through gravelly soil, along the
road approaching from the W; similar sites are frequent along the road from Arouca, in its
ultimate km. Sphagnum denticulatum, together with Drosera sp. grow here on bare, wet
rocky soil (we can thus observe peat vegetation without peat in this hyperoceanic environ-
ment!, cf. Sérgio & al., 1994). I observed also Jungermannia gracillima, Philonotis fontana
and Pohlia annotina, the latter only in a small mire, at the limit of Beira Litoral.
The small bulbiferous Pohlía is common in Northern and Central Europe, but
does not appear in the recent Iberian check-list (Sérgio & a/., 1994); it was however
collected in Portugal several times, but some of these collections could also be reported to
P. ргойвега, which is a very close species (Sérgio, in litt.). Bulbils of the material collected
by myself are very large, which made me think of Pohlia drummondii in the first place,
Source : MNHN Paris
BRYOPHYTES FROM N PORTUGAL 297
but the collection belongs to P. annotina (leg. Werner 6048, 8.1995 , rev. T. Arts; herb.
Werner).
A small quantity of Dicranella rufescens was also observed at the edge of one of
those mires (leg. Werner 6190, 8.1995, t. Sérgio!). The moss was considered with good
reason to be extinct in Portugal, (the Coura river area in Minho, where it was collected
around 1920-30 by Machado, having been subject to environmental changes (Sérgio, in
litt.). This is also Ше first locality in Portugal S of Minho, the most northern district; the
moss is also rare in Spain (Sérgio & al. 1994), but very frequent in most non-
mediterranenan European countries.
2 — Wet granite boulders, at the edge of a mountain streamlet, near a cascade, bear both
Racomitrium hespericum and R. lamprocarpum, two Iberian Grimmiaceae with bistratose
lamina, not known from Portugal a few years ago. Racomitrium hespericum, a new species
superficially looking not unlike common R. aciculare, has been recently described by
Sérgio & al. (1995) and seems to be endemic to the Iberian peninsula (distribution: N
Portugal and oceanic N Spain); this is only a second locality to Douro Litoral. А.
lamprocarpum is dealt with in another recent paper (Ochyra & a/., 1988); the moss is
disjunct with Southern America and Central-Southern Africa; my collection is new to
Douro Litoral. Both Grimmiaceae are probably typical of the siliceous coastal mountain
ranges of Portugal and NW Spain and, however remarkable their phytogeographic
interest may be, were not considered as threatened in the recently published Red List
(Sérgio & al., 1994).
Rhynchostegium alopecuroides is very abundant in these streamlets; this locality
closes the gap between Serra da Estrela and N Portugal (see map in Lara & a/., 1994).
Other subaquatic and acidophileous bryophytes occur in sheltered places of smaller
brooks and spring outlets, like Hyocomium armoricum, Polytrichum commune, Fissidens
polyphyllus, Marsupella emarginata (both varieties emarginata and aquatica), Pellia epi-
phylla, Scapania undulata and Jungermannia sphaerocarpa (1. Schumacker); the latter
seems to be a rare hepatic in Portugal and is apparently new to Douro Litoral (Sérgio & al.,
1994 and Sérgio, in litt.).
3 — Dry exposed granite rock and soil, at about 900-950 m, is abundantly covered with
rather xerophytic bryophytes like Polytrichum piliferum, Racomitrium lanuginosum, R.
heterostichum, R. elongatum and some Andreaea rothii subsp. rothii (t. Sérgio; an
e-papillose form of that taxon was also collected), Cephaloziella cf. divaricata (det.
Schumacker), Campylopus brevipilus (det. Sérgio), C. pilifer and Hedwigia stellata; the
latter, recently described by Hedenäs (1994), seems to be quite abundant in most siliceous
Portuguese ranges (Sérgio, in litt.). Bryum alpinum can be found in temporary wet places.
Cynodontium bruntonii, Bartramia pomiformis, Scapania compacta, Pohlia cruda (new to
Douro Litoral) and Pohlia elongata grow in small fissures.
BRYOPHYTES FROM RIO TEXEIRA (SERRA DO ARESTAL)
Rio Texeira is a mountain stream of Serra do Arestal, a small coastal range N of
the river Vouga (which receives Rio Texeira some km downstreams), topping at about 1000
m, S of Serra da Freita. The site which I investigated is situated near km 41 of EN 227
(road from Vale de Cambra to Viseu), at the limit of Beira Litoral and Beira Alta districts.
The river runs very slowly at that place, partly due to natural (a small ridge of very hard
Source ММНМ. Paris
Calypogeia arguta
Cephaloziella turneri
Diplophyllum albicans
Frullania fragilifolia
Jungermannia sphaerocarpa (2) (4)
Marsupella emarginata v. aquatica
Pellia epiphylla
Scapania compacta
Scapania undulata
i var. falcata
Bryum pseudotriquetrum
Campylopus pilifer
Dicranella heteromalla
Fissidens polyphyllus
Tabl. 1: List of Bryophytes collected in Serra da Freita and Serra do Arestal (N Portugal). Column
1:Douro Litoral (lim. Beira Litoral), Serra da Freita, S Arouca, alt. 750-900m (UTM - grid: NF 75
or NF 76). — Columns 2 to 5: Beira Litoral; Vale de Cambra, Vila Cha, alt. + 250 m (UTM — grid:
NF 75) (Col. 2); S Castelôes, Nostra Senhora да Saüde, alt. 760 m and SE Cepelos, Serra do Arestal,
RN 227 km 24, alt. + 500 m (UTM — grid NF 85) (Col. 3); Serra do Arestal, RN 227 km 40, alt. +
450 m (UTM — grid NF 86 (Col. 4); Rio Texeira at km 41 of RN 227, SE Arôes , alt. + 300m (li
Beira Alta) (UTM — grid NF 86) (Col. 5). — Remarks: (1) = to be added to the Portuguese check-li
(2) = species new to Douro Litoral!; (3) = second locality in Douro Litoral!; (4) = rare species in
Portugal; (5) = rare species recently considered as extinct (Sérgio & al., 1994).
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES FROM N PORTUGAL 299
Fontinalis squamosa
Grimmia decipiens
Grimmia lisae (2)
Neckera complanata
Orthotrichum lyellii
Pogonatum aloides
Pohlia elongata
Polytrichum formosum
Racomitrium aciculare
Racomitrium hespericum (3)
Racomitrium lanuginosum
Rhynchostegium alopecuroides
| Sphagnum denticulatum
Timmiella barbuloides +
Source : MNHN. Paris
300 J. WERNER
granitic rock, with big boulders stowing up the flow of the waters) and partly to artificial
causes (some lose dams 100 m downstreams).
The relatively even, vertical surface of rock, plunging into the still waters of this
section of the river is accessible only to a swimmer or from a boat! It bears an important
bryophyte cover (locally > 75%), up to a level about 60 cm higher than Summer level,
which may nearly correspond to winter and spring high levels. In the shadiest part of the
rocky slope, at the riverside the oceanic fern Osmunda regalis L. grows in profusion.
The following bryophytes were collected, by decreasing order of importance: Ra-
comitrium lamprocarpum (very abundant!), Hyocomium armoricum, Fissidens polyphyllus,
Isothecium holtii, Scleropodium purum and Atrichum undulatum. Mats of Isothecium holtii
are very delicate and show conspiceous papillose cells on the upper dorsal side of leaves,
like those of Isothecium algarvicum, an endemic to Macaronesia and the southern part of
the Iberian penisula, with which it was confounded in the first place; the accurate recent
description by Hedenäs (1992 a,b, see also Enroth & Hedenäs, 1993) should however
prevent from a wrong identification, which a bryologist of NW Europe could easily make!
Big rock boulders in the river bear Fontinalis squamosa. Rhynchostegium alope-
curoides and Racomitrium aciculare are quite abundant (with some Amblystegium ripa-
rium) on open outflows of the man-made dams, some 100 m downstream. Near-by
shaded, but less moist rock bears Scapania gracilis, Campylopus pilifer and S. compacta,
among other acidophytes.
One km from this place (km 40 of RN 227), I collected Grimmia decipiens,
Campylopus pilifer on shaded to sunny rock; Rhabdoweisia fugax, Cephaloziella turneri,
Scapania compacta and Diplophyllum albicans were observed on fresh rock surface and in
fissures.
BRYOPHYTES FROM VALE DE CAMBRA
NORTHERN SERRA DO ARESTAL
Vale de Cambra, Vila Châ — Within the village of Vila Chà (belonging to the small
industrial town of Vale de Cambra, at an altitude of about 250 m), 12 km W of Serra da
Freita, bryophytes were collected on old shaded walls and in moist fissures of slate-rock
outcrops, close to these walls. The collections included Timmiella barbuloides (c.sp.!, very
abundant), Calypogeia arguta, C. fissa, Fossombronia cf. angulosa (sterile), Jungermannia
gracillima, Lunularia cruciata, Grimmia lisae and Polytrichum juniperinum.
Grimmia lisae is cited by Greven (1994) from Serra da Estrela, but was not yet
collected in Douro Litoral, although the revision of all Grimmiaceae of Portuguese
herbaria might prove its earlier collection as Grimmia trichophylla s.l. This Grimmia is
frequent in many SW European siliceous mountain ranges; its area reaches Britain,
Belgium and Luxembourg (Greven & al., 1994).
Nostra Senhora da Saüde (S of Castelôes) — At about 720 m above sea-level, on the
Northern edge of Serra do Arestal, some very old trees (Acer and Tilia, mostly) near the
Nostra Senhora da Saüde pilgrimage church bear a rich epiphytic bryophyte cover, with
Neckera pumila, Frullania dilatata, F. fragilifolia, Metzgeria furcata, Porella obtusata,
Leucodon sciuroides and Orthotrichum lyellii. In the same area Diphyscium foliosum was
observed on a dry acidic bank.
ACKNOWLEDGMENTS — І am much indebted to Dr. Cecilia Sérgio (P — Lisboa) for some
geographical data, as well as for corrections and valuable comment on this paper. She also kindly
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES FROM N PORTUGAL 301
checked material of the Iberian Racomitrium, of Andreaea sp., Dicranella rufescens and of Campylo-
pus brevipilus. | have to thank also: T. Arts (B — St. Job in't Goor) who determined the non-typical
collection of Pohlia annotina, Dr. J. Guerra (E — Murcia), who sent me literature on /sothecium
algarvicum, Dr. L. Hedenás (S — Stockholm), who revised my collection of Isothecium holtii and Dr.
R. Schumacker (B — Liège), who checked the material of two hepatics (Jungermannia sphaerocarpa
and Cephaloziella divaricata). My brother H. Werner (L — Bereldange) kindly draw the map of the
investigated area and should also be thanked.
LITERATURE
CORLEY М.ЕМ, CRUNDWELL A. C., DULL R., HILL O. & SMITH A. J. E., 1981 — Mosses of
Europe and the Azores; an annotated list of species, with synonyms from the recent
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OCHYRA R., SÉRGIO C. & SCHUMACKER R., 1988 — Racomitrium lamprocarpum (C. Muell.)
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Source : MNHN, Paris
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ESTUDIO BRIOFLORÍSTICO DE UNA FORMACIÓN RELÍCTICA
DE PRUNUS LUSITANICA L. DE LA SIERRA DE GREDOS
(ÁVILA, ESPANA)
Belén ALBERTOS, Francisco LARA, Ricardo GARILLETI & Vicente MAZIMPAKA *
Departamento de Biología (Botánica). Facultad de Ciencias
Universidad Autónoma de Madrid
E-28049 Cantoblanco, Madrid
RESUMEN — Elestudio brioflorístico de una formación riparia relíctica de loros (Prunus lusita-
nica L.) situada en Poyales del Hoyo (vertiente sur de la Sierra de Gredos, Ávila) aporta una catálogo
de 71 táxones de briófitos (21 hepáticas y 50 musgos), 23 especies constituyen primera cita provincial
y 5 tienen en esta localidad la cita más interior en la Península. La alta riqueza y diversidad
taxonómica, unida a la dominancia de hepáticas y a la elevada representación del elemento atlántico
(42,3 %), refleja la originalidad ecológica y corológica de la brioflora de la formación estudiada, que
aparece como una isla oceánica dentro de un área mediterránea continental.
PALABRAS CLAVE : Brioflora, hepáticas, musgos, corologia, ripisilva, relicto, Prunus lusitanica,
Gredos, Sistema Central, Ávila, España.
ABSTRACT — A bryofloristic study is carried out on the relict riparian grove of Portugal
laurel (Prunus lusitanica L.) from Poyales del Hoyo (Ávila). Seventy-one taxa of bryophytes
(21 liverworts, 50 mosses) are reported, 23 taxa are new provincial records and 5 are found in their
innermost locality for the Iberian Peninsula. The high richness and taxonomic diversity coupled with
liverworts dominance and high representation of the atlantic element (42,3%), substantiate the
ecological and chorological originality of the studied site, which appears as an oceanic isle set in a
continental mediterranean area.
KEYWORDS : Bryoflora, liverworts, mosses, chorology, riparian grove, relict, Prunus lusitanica,
Gredos, Central Range, Ávila, Spain.
Los enclaves de influencia atlántica son muy raros en el interior de la Península
Ibérica, pues los rigores invernales y la sequía estival propios de su clima mediterráneo
continental dificultan, por lo general, el asentamiento de especies oceánicas. Sólo algunos
lugares protegidos, con un microclima favorable, pueden refugiar algunos táxones con
estas exigencias ecológicas.
* A quien dirigir la correspondencia.
Source : MNHN, Paris
304 B. ALBERTOS e: al.
Arenas de S. Pedro, 510m.
+ „ SW Gredos E
| tra T126 мэл 20
(CQ! IL
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JFMAMJJASOND
Fig. 1 — Localización del área estudiada y diagrama ombrotérmico de la estación meteorológica
más próxima. El Sistema Central se señala con trama oscura ; se destaca la Sierra de Gredos con una
trama más clara. T : temperatura media anual ; M : media de las temperaturas máximas del mes más
cálido ; m : media de las temperaturas minimas del mes más fri : precipitación media anual ; A :
amplitud térmica.
Fig. 1 — Localisation of the studied area and ombrothermic diagram. Central Range is dark
shaded, and Gredos range clearer shaded, T : annual mean temperature ; M : mean of the maximal
temperature of the warmest month ; m : mean of the minimal temperatures of the coldest month ; P :
annual mean precipitacion ; A : annual thermic amplitude.
Un ejemplo especialmente notable de estos enclaves refugio se encuentra en la
vertiente sur de la Sierra de Gredos (Fig. 1), ocupando un barranco del río Muelas de
apenas 75 m de longitud, a 560 m de altitud (Candeleda-Arenas de San Pedro, UTMG
30TUK 1349) sobre sustrato ácido de rocas graníticas. En él se instala un bosquete ripario
cerrado, de alta originalidad fisionómica debida al aspecto de laurisilva que le confiere la
dominancia absoluta de los loros (Prunus lusitanica L.), un taxon de alta afinidad oceánica
que aquí aparece en una localidad centropeninsular cuyo clima general manifiesta una
sequía estival muy acusada. Entre los loros se intercalan ejemplares de aliso (Alnus
glutinosa (L.) Gaertn.), castaño (Castanea sativa Miller) y melojo (Quercus pyrenaica
Willd.), con un sotobosque rico en especies mediterráneas lauroides como el durillo
(Viburnum tinus L.) o la hiedra (Hedera helix L.) y en táxones de afinidad oceánica, como
el helecho real (Osmunda regalis L.). Esta comunidad puede mantenerse en el centro
peninsular gracias a los vientos atlánticos, cálidos y húmedos, que llegan en invierno a
favor del arrumbamiento NE-SW del Sistema Central. Sin embargo, las elevadas tempe-
raturas y la fuerte sequía de los veranos en la zona hacen que estas comunidades se
protejan siempre en barrancos húmedos y sombreados.
La abundancia y aparente riqueza de las comunidades briofíticas del interior de
la lorera, especialmente de las epifíticas, contrasta con el aspecto general de las encontra-
das en los melojares circundantes, pero también con el de las alisedas que se encuentran
aguas arriba y abajo en el rio Muelas. Este hecho, unido al reciente hallazgo en esta
formación de Rhynchostegium alopecuroides (Brid.) A. J. E. Sm. (Lara et al., 1994) —
Source : MNHN, Paris
BRYOFLORA DE LA SIERRA DE GREDOS 305
2 tax. (9 fam.)
3 tax. (4 fam.)
(Orthotrichaceae) 6 tax.
(Brachytheciaceae) 14 tax. -
1 tax. (21 fam.)
Fig. 2 — Diversidad taxonómica en la brioflora de la lorera de Poyales del Hoyo. En el gráfico se
indica el número de familias con 1, 2 o 3 táxones. Se explicitan las familias con más de 3 táxones.
Fig. 2 — Taxonomic diversity of the bryophytic flora of the Portugal laurel grove in Poyales del
Ноуо. The figure shows the families with 1, 2 or 3 taxa. Those with more than 3 taxa are specified.
endemismo europeo de caräcter oceänico— nos indujo a acometer en profundidad su
estudio.
САТАТОСО FLORISTICO
Se enumeran a continuación los briéfitos encontrados en la lorera, especificando
para cada uno el ambiente en el que ha sido hallado, su estado reproductivo (F fértil, Fr
fructificado o Pr propagulifero), una estimación de su frecuencia o abundancia cuando
sean significativas, así como su descripción corológica tomada de Düll (1983, 1984, 1985,
1992). En aquellos casos en los que la cita tenga relevancia para la ecología o la corología
de la especie, se añade un breve resumen de su distribución en la Península Ibérica (Casas
et al., 1985-1992 y Casas com. per.). Finalmente, para aquellos táxones recogidos en la
lista roja de briófitos ibéricos (Sérgio et al., 1994), se consigna la calificación que le haya
sido atribuida. Se indican con asterisco aquellas citas que suponen novedad provincial.
Las segundas citas se reseñan al final de cada taxon con mención entre paréntesis () de la
publicación de la primera cita. Los testimonios están depositados en el Herbario del Real
Jardin Botánico de Madrid (MA).
La nomenclatura sigue a Grolle (1983) para las hepáticas y Casas (1991) para los
musgos, excepto para indicar la autoría de los táxones publicados en Bryologia Europaea,
habitualmente atribuidos colectivamente a Bruch, Schimper & Gümbel, para los cuales
hemos seguido las indicaciones que recogen Stafleu & Cowan (1976).
Source : MNHN. Paris
306 B. ALBERTOS ef al.
ANTHOCEROTOPSIDA
*Phaeoceros laevis (L.) Prosk. — Roca vertical rezumante. Suboceánico — submediter-
ráneo.
MARCHANTIOPSIDA
Aneura pinguis (L.) Dum. — Forma tapices sobre rocas sumergidas. Localmente abun-
dante. Septentrional templado. Mitad norte de la Península. En el sur se conoce
en Cádiz y Sierra Nevada. En el Sistema Central es muy raro fuera de la
vertiente norte. 2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
*Calypogeia arguta Nees & Mont. — Raíces superficiales de aliso (Pr) y tierra húmeda.
Suboceánico-mediterráneo.
Calypogeia fissa (L.) Raddi — Suelo y rocas secas. Localmente abundante. Suboceánico-
mediterráneo.
*Cephaloziella subdentata Warnst. — Encontrado en una ocasión sobre suelo hümedo.
Suboceánico septentrional. Elías (1987) aporta la primera cita en Salamanca,
ratificando así la presencia en la Península Ibérica de este taxon que Düll (1983)
había recogido sin confirmación. La presente localidad constituye la primera
cita provincial y probablemente la segunda cita en la Península. El testigo se
reduce a una preparación que conservan los autores.
Chiloscyphus polyanthos (L.) Corda var. polyanthos — Sustratos sumergidos, rocas y suelo
(F) húmedos, Bastante abundante. Subboreal. 2* Cita provincial (Soria et al.,
1987).
*Fossombronia angulosa (Dicks.) Raddi — Fundamentalmente sobre tierra, también en
rocas y fisuras. Habitualmente Fr. Frecuente. Oceánico-mediterráneo. Se
conoce fundamentalmente de la zona litoral de la Península ; en el interior
aparece en Valladolid, Madrid (Sierra de Guadarrama) y Jaén.
Frullania dilatata (L.) Dum. — Epífito en bases (F), troncos (Fr) y ramas (Fr) ; ocasional-
mente en fisuras (F) y suelo seco. Frecuente y ocasionalmente abundante.
Templado.
*Lejeunea holtii Spruce — Tierra retenida (F) y rocas ; ocasionalmente sobre base de loro
o talud húmedo. Euoceánico-montano.
*Lejeunea mandonii (Steph.) K. Múll. — Rocas (Fr) y tierra (Fr) ; ocasionalmente en base
de castaño y sobre raíces superficiales de loro. Bastante frecuente. Euoceánico-
montano. Endemismo europeo. Raro en la Península.
*Lophocolea fragrans (Moris & De Not.) Gott. & al. — Sobre tierra. Euoceánico-
submediterráneo, En la Península sólo se conoce de Galicia y sur de Andalucía.
Raro en España y vulnerable en la Península.
*Lophocolea heterophylla (Schrad.) Dum. — Rocas y suelo húmedo. Templado.
Lunularia cruciata (L.) Dum. ex Lindb. — Tierra seca y fisuras de roca. Oceánico-
mediterráneo. 2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORA DE LA SIERRA DE GREDOS 307
Metzgeria furcata (L.) Dum. — Hallado prácticamente en todos los ambientes excepto
como reófilo, pero fundamentalmente en troncos y bases (Fr y F). Es la especie
más frecuente en la lorera, con un nümero de apariciones considerablemente
superior a los demás táxones y grandes coberturas. Occidental templado.
Рогейа obtusata (Tayl.) Trev. — Sobre rocas (F), fisuras, tierra retenida y base de loro.
Frecuente. Mediterráneo-montano de distribución occidental. 2* Cita provin-
cial (Lara & Mazimpaka, 1994).
Porella platyphylla (L.) Pfeiff. — Hallado en una ocasión sobre roca horizontal insolada.
Localmente abundante. Occidental templado. 22 Cita provincial (Lara &
Mazimpaka, 1994).
*Radula complanata (L.) Dum. — Árboles (Fr), rocas (Fr) y tierra retenida (Fr) ; hábitats
preferentemente secos aunque no de forma exclusiva. Abundantemente propa-
gulífero. Frecuente. Occidental templado.
Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi — Roca y tierra. Frecuente, Suboceánico-montano
meridional. 2° Cita provincial (Soria et al., 1987).
Riccardia chamaedryfolia (With.) Grolle — Sustratos sumergidos, rocas y suelo hümedos.
Bastante frecuente en el lecho del río formando céspedes monoespecíficos.
Fuera del río aparece también abundantemente. Suboceánico-montano de
distribución septentrional. Tercio norte de España y mitad norte de Portugal ;
también se conoce del Algarve y Granada. Gredos sería la localidad más
continental. 2* Cita provincial (Arias et al., 1986).
*Targionia hypophylla L. — Rocas hümedas o fisuras. Bastante abundante. Oceánico-
submediterráneo.
BRYOPSIDA
Aulacomnium androgynum (Hedw.) Schwaegr. — Talud seco. Localmente abundante.
Templado.
Bartramia pomiformis Hedw. — Tierra seca retenida. Boreal-(montano).
*Bartramia stricta Brid. — Sobre roca seca. Suboceánico-mediterráneo.
Brachythecium rivulare Schimp. in B., S. & G. — Roca y tierra retenida, siempre en sustrato
hümedo. Subboreal. 2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
*Brachythecium salebrosum (Web. & Mohr) Schimp. in В., S. & G. — Roca hümeda.
Subboreal.
Brachythecium velutinum (Hedw.) Schimp. in B., S. & G. — Bases, raíces de árboles y
tierra ; ocasionalmente en rama de loro o sobre roca temporalmente sumergida.
Bastante frecuente. Templado, 28 Cita provincial (Soria et al., 1987).
Bryum pseudotriquetrum (Hedw.) Gaertn., Meyer & Scherb. — Tierra seca, rocas y raíces
sumergidas. Templado.
*Bryum torquescens В. & S. — Roca vertical húmeda, Submediterránco-suboceánico.
Claopodium whippleanum (Sull.) Ren. & Card. — Presente en todos los ambientes salvo
tronco, ramas y raíces pero fundamentalmente en tierra seca. Abundante.
Oceánico-montano de distribución meridional. Generalmente en localidades
bastante oceánicas. Macizo Galaico-Portugués, Sierra de Béjar, Pefia de Fran-
Source : MNHN Paris
308 B. ALBERTOS et al.
cia, Gredos, Montes de Toledo, norte del Sistema Ibérico (Sierra de la
Demanda) y sur de la Peninsula (Algarve, Huelva y Cádiz). La ünica cita
provincial anterior corresponde a una recolección en los melojares que rodean
la lorera (Lara & Mazimpaka, 1994).
*Cryphaea heteromalla (Hedw.) Mohr — Rama de loro y base de melojo (Fr).
Suboceánico-mediterráneo. Litoral cantábrico y portugués. Acón (1988) men-
ciona una recolección de Caballero de 1945 en el Escorial, que en realidad
corresponde a Hedwigia ciliata y a. Antitrichia californica Sull., por lo que
Poyales del Hoyo constituye la cita más continental.
Didymodon insulanus (De Not.) M. Hill — Roca hümeda y fisuras de roca seca.
Submediterráneo-suboceánico. 2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
*Epipterygium tozeri (Grev.) Lindb. — Tierra. Suboceánico-mediterráneo. Norte de la
Península, litoral catalán y andaluz. Las citas más interiores corresponden a
Córdoba y Jaén, por lo que Poyales del Hoyo sería la localización más conti-
nental.
*Eurhynchium crassinervium (Wils.) Schimp. — Base de melojo, roca seca. y tierra húmeda.
Ocasionalmente abundante. Suboceánico-montano.
*Eurhynchium hians (Hedw.) Sande Lac. — Roca y talud secos ; fisuras de rocas y raíces
parcialmente sumergidas. Ocasionalmente abundante. Templado.
Eurhynchium praelongum (Hedw.) Schimp. in B., S. & G. — Base de aliso, roca seca y roca
sumergida, Ocasionalmente abundante, Templado. 2* Cita provincial (Soria et
al., 1987).
Eurhynchium pulchellum (Hedw.) Jenn. — Tierra seca. Ocasionalmente abundante.
Subboreal-montano. 2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
*Eurhynchium schleicheri (Hedw. f.) Jur. — Tierra seca y fisuras de roca húmeda.
Submediterráneo-suboceánico. Raro en España y en la Península.
Eurhynchium speciosum (Brid.) Jur. — Roca seca o sumergida. Ocasionalmente abun-
dante. Templado. 2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
Fissidens bryoides Hedw. — Tierra (Fr) y rocas (Fr). Frecuente. Templado. 2* Cita
provincial (Soria et al., 1987).
Fissidens viridulus (Sw.) Wahlenb. var. viridulus — En todos los ambientes salvo el
epifítico, taludes y tierra retenida. Frecuente. Submediterráneo. 2* Cita provin-
cial (Soria er al., 1987).
Fabronia pusilla Raddi — Tronco de aliso y base de loro. Submediterráneo. Bien represen-
tado por casi toda la Península pero siempre en lugares húmedos. Fundamen-
talmente en la mitad sur, tanto en el interior como en el litoral. En el norte
aparece en el Macizo Galaico-Portugués, Cordillera Cantábrica y Pirineos
catalanes. 2* Cita provincial (Lara & Mazimpaka, 1994).
Fontinalis antipyretica Hedw. — Roca sumergida. Localmente muy abundante, Subboreal.
Grimmia laevigata (Brid.) Brid. — Roca seca. Submediterráneo-suboceánico — montano.
Grimmia trichophylla Grev. var. trichophylla — Rocas y árboles, tanto en bases como en
tronco y en ramas. Templado-(montano). Este taxon presenta una gran varia-
bilidad y se han encontrado en estrecha convivencia formas propagulíferas de
filidios totalmente monostratos y color amarillento con formas más vigorosas
Source : MNHN. Paris
BRYOFLORA DE LA SIERRA DE GREDOS 309
no propaguliferas de color verde oseuro y con la parte superior de los filidios
prácticamente bistrata.
Habrodon perpusillus (De Not.) Lindb. — Encontrado exclusivamente como epifito en
bases, troncos y ramas. Mediterraneo occidental. 2" Cita provincial (Lara &
Mazimpaka, 1994).
Hedwigia ciliata (Hedw.) P. Beauv. — Roca insolada. Subboreal-(montano).
*Hedwigia stellata Hedenäs — Roca insolada en el borde exterior de la lorera. Segün
Crundwell (1995) tiene comportamiento atläntico. Taxon recientemente des-
crito (Hedenäs, 1994) y hasta ahora desconocido en España, aunque las
revisiones que se están realizando del material de Hedwigia ciliata en el Sistema
Central y en Portugal (Sérgio, com. per.) sugieren que no debe ser un taxon raro
en el oeste de la Peninsula Ibérica.
Homalothecium sericeum (Hedw.) Schimp. in B., S. & G. — Bases (sobre todo de castaño)
y troncos (preferiblemente de aliso). Saxicola y terricola en sustratos secos.
Bastante frecuente. Templado.
Hypnum cupressiforme Hedw. var. cupressiforme — Rocas secas, bases de ärboles y ramas
inclinadas. Ocasionalmente en suelo seco. Bastante abundante. Templado.
*Hypnum cupressiforme Hedw. var. resupinatum Schimp. — Tronco, base y ramas. Oceá-
nico.
Leptodon smithii (Hedw.) Web. & Mohr — Epífito preferentemente sobre loro o saxicola
en roca seca. Oceánico-mediterráneo. Citas principalmente costeras y alguna
hacia el interior en Andalucía (Córdoba y Jaén), occidente del Sistema Central
y Sistema Tbérico. La zona de Candeleda constituye uno de los enclaves más
continentales.
*Neckera complanata (Hedw.) Hüb. — Base de loro y roca vertical seca. Localmente
abundante. Templado.
Orthotrichum affine Brid. — Rama de loro (Fr). Templado.
Orthotrichum lyellii Hook. & Tayl. — Ramas, troncos y esporádicamente en bases.
Aparece más frecuentemente sin propágulos filidiales. Suboceánico-sub-
mediterráneo. 2" Cita provincial (Lara & Mazimpaka, 1994).
Orthotrichum rupestre Schleich. ex Schwaegr. — Epífito (Fr) y ocasionalmente fisuricola.
Suboceánico-montano de distribución septentrional.
Orthotrichum striatum Hedw. — Tronco de castaño y rama de loro. Siempre Fr. Suboceá-
nico.
Orthotrichum tenellum Bruch ex Brid. — Rama inclinada de loro (Fr). Submediterráneo-
suboceánico.
Plagiomnium elatum (Bruch & Schimp.) T. Kop. — Reófilo sobre raíces o rocas y en tierra
seca. Ocasionalmente abundante. Boreal. Gómez-Menor & Fuertes (1993), tras
revisar los pliegos de Plagiomnium de distintos herbarios españoles, confirman
la presencia de este taxon en Esparia, la cual habia sido discutida por Koponen
(1980) y Düll (1992). 24 Cita provincial (Soria et al., 1987, como Plagiomnium
cuspidatum, revisado por Gómez-Menor & Fuertes, 1993).
Plagiomnium undulatum (Hedw.) T. Kop. — Tierra y rocas húmedas. Templado. 2* Cita
provincial (Soria et al., 1987).
Source : ММНМ, Paris
310 B. ALBERTOS et al.
*Plagiothecium cavifolium (Brid.) Iwats. — Tierra (Fr) y raíces de aliso. Ocasionalmente
abundante. Boreal-montano. Aparece en zonas montañosas del norte peninsu-
lar por lo que la presente cita constituye una importante ampliación de área en
el centro de la Península Ibérica.
Polytrichum juniperinum Hedw. — Roca vertical húmeda. Templado.
Pseudotaxiphyllum elegans (Brid.) Iwats. — Talud seco. Suboceánico. Citada para Galicia,
Pirineos, Portugal, León y Salamanca. 22 Cita provincial (Soria et al., 1987,
como Isopterygium elegans).
Pterogonium gracile (Hedw.) Sm. — Rocas, bases y troncos. Suboceánico-submedi-
terráneo-montano.
Rhizomnium punctatum (Hedw.) T. Kop. — Tierra seca y roca hümeda. Localmente
abundante. Suboceánico septentrional.
Rhynchostegium alopecuroides (Brid.) A. J. E. Sm. — Roca sumergida y roca húmeda.
Ocasionalmente abundante. Euoceánico-montano. Litoral asturiano, Galicia,
norte y centro de Portugal. Endemismo europeo. Localidad señalada con
anterioridad por Lara et al. (1994).
Rhynchostegium confertum (Dicks.) Schimp. in B., S. & G. — Fundamentalmente sobre
roca 0 tierra y esporádicamente en bases de forma esporádica. Frecuente y, en
ocasiones, abundante. Submediterráneo-oceánico.
Rhynchostegium murale (Hedw.) Schimp. in B., S. & С. — Sobre tierra seca retenida y roca
vertical húmeda. Localmente abundante. Templado. 2* Cita provincial (Gran-
zow de la Cerda et al., 1986).
Rhynchostegium riparioides (Hedw.) Card. — Raíces, rocas y ramas sumergidas ; ocasio-
nalmente en rocas no sumergidas (Fr). Ocasionalmente abundante. Templado.
2* Cita provincial (Soria et al., 1987).
Thamnobryum alopecurum (Hedw.) Gang. — Suelo y rocas húmedas o sumergidas.
Ocasionalmente abundante, Suboceánico-submediterráneo.
Zygodon rupestris Schimp. ex Lor. — Base de melojo (Pr.) Suboceánico-mediterráneo.
En este catálogo se recoge un total de 71 táxones de briófitos, de los cuales 23
constituyen la primera cita para la provincia y 24 se señalan por segunda vez en Ávila. Las
siguientes especies son raras en el interior peninsular o tienen en Poyales del Hoyo su
localidad más continental de la Península : Corsinia coriandrina, Cephaloziella subdentata,
Lophocolea fragrans, Riccardia chamaedryfolia, Cryphaea heteromalla, Epipterygium
tozeri, Leptodon smithii, Plagiothecium cavifolium, Pseudotaxiphyllum elegans y Rhynchos-
tegium alopecuroides. Según la lista roja de briófitos ibéricos (Sérgio et al., 1994), en la
lorera habría una especie vulnerable (Lophocolea fragrans), dos táxones raros en el
territorio ibérico (Lejeunea mandonii — endemismo europeo — y Eurhynchium schleicheri)
y otro endemismo europeo no amenazado : Rhynchostegium alopecuroides.
La riqueza florística de la zona estudiada queda patente al comparar el número
de especies encontradas en las 0.15 Ha que ocupa la lorera con las halladas en otras áreas
boscosas centropeninsulares de mayor extensión. Así, los 71 táxones de la lorera son
comparables a los 78 táxones encontrados en la Sierra del Bulejo (Ayala & Ron, 1990) en
una extensión aproximada de 3500 Ha y con una mayor diversidad de ambientes (quejigar,
encinar, melojar y sauceda negra). Sólo localidades especialmente húmedas y de afinidad
eurosiberiana como el Hayedo de Montejo (Ron et al., 1983) tienen censados un número
Source - MNHN, Paris
BRYOFLORA DE LA SIERRA DE GREDOS 311
32,0%
34,0%
61,9% 16,0%
HEPÁTICAS Y ANTOCEROTAS MUSGOS
14,1%
31,096 < EU PEE. 32 2
4 a тъ | JOCEÁNICOS
| BOREALES
FAMEDITERRÂNEOS |
| TEMPLADOS
ESPECTRO GLOBAL 42,3% Maa
Fig. 3 — Espectro corológico de la brioflora de la lorera de Poyales del Hoyo
Fig. 3 — Chorological range of the bryophytic flora of the Portugal laurel grove in Poyales del
Hoyo.
superior de briófitos : 100 especies en 25 Ha (superficie 170 veces mayor) con un porcentaje
de hepáticas similar al encontrado en la lorera : 30 %. Ello pone de manifiesto que, en el
centro peninsular, esta lorera constituye una pequeña isla de extraordinaria riqueza
brioflorística. Dentro de esta riqueza, destaca la elevada. proporción de hepáticas — 30 %
del total de especies — inusual en el área mediterránea. Los hábitats saxícolas y terrícolas
acogen el mayor número de hepáticas (hasta 16 especies) pero, incluso en los ambientes
con menor número de hepáticas, la cobertura de las mismas es muy importante, La especie
de mayor relevancia en el conjunto de la formación es Merzgeria furcata y todos los
ambientes estudiados (rocas, suelo, raices superficiales, árboles y cauce del río) están
dominados fisionómicamente por alguna hepática : la especie reófila de mayor importan-
cia es Chiloscyphus polyanthos ; Metzgeria furcata domina en árboles desde las raíces
hasta las ramas ; Fossombronia angulosa y Chiloscyphus polyanthos son las más abundan-
tes sobre suelo; en rocas, Metzgeria furcata comparte importancia con los musgos
Rhynchostegium confertum e Hypnum cupressiforme.
La brioflora estudiada presenta una diversidad taxonómica muy elevada como
puede apreciarse en la figura 2. Los 71 táxones censados se reparten en 36 familias ( 14de
hepáticas, 21 de musgos y 1 antocerota), la mayoría (21 familias) con un sólo represen-
tante. Ünicamente hay dos familias con más de tres especies en toda la lorera : Orthotri-
chaceae con 6 especies y Brachytheciaceae con 14. Es llamativa la escasa importancia que
tiene en la lorera la familia Pottiaceae, típicamente abundante en el área mediterránea, que
Source : MNHN. Paris
312 В. ALBERTOS et al.
aquí tiene un solo representante (Didymodon insulanus) con cierta tendencia suboceänica
y poca relevancia en el conjunto de la formación.
En cuanto al espectro corológico (figura 3), el elemento mejor representado es el
oceánico con un 42,3 % del total de briófitos (incluyendo suboceánicos y todas sus
matizaciones) y los menos abundantes son el mediterráneo y boreal (en el mismo sentido
amplio que los oceánicos). Entre las hepáticas, el porcentaje de táxones oceánicos es
llamativamente elevado — superior al 60 % —, a los que siguen en importancia los táxones
templados que suponen un 31 % del total de briófitos. Entre los musgos, los táxones
oceánicos y los templados tienen porcentajes similares (34 % y 32 % respectivamente). Así
pues, la importancia del elemento oceánico en el espectro corológico global es debida
principalmente a las hepáticas, mientras que los táxones mediterráneos presentes son
mayoritariamente musgos. Todos estos datos indican que en el interior de la lorera la
humedad debe ser permanente y las temperaturas estivales inferiores a las que se registran
en el exterior de la formación, lo cual favorece la riqueza y diversidad de la brioflora.
AGRADECIMIENTOS. — Queremos agradecer a nuestras compañeras briólogas de la Universidad
Autónoma de Barcelona las facilidades dadas durante la estancia de la primera firmante en su
laboratorio y, en especial a la Dra. Casas, su ayuda en la determinación del material dudoso y la
valiosa información corológica que nos proporcionó. También queremos expresar nuestra gratitud al
Profesor Hébrard por la cuidadosa revisión del artículo y sus acertados comentarios.
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Source : MNHN. Paris
E sue fca antis
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E ru PNR |
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O NEW SYNONYMS IN THE GENUS PTYCHOMITRIUM
(MUSCE PTYCHOMITRIACEAE)
CAO TONG! and Timo KOPONEN?
"Institute of Applied Ecology, Academia Sinica, Shenyang, Liaoning 110015, China.
?Department of Ecology and Systematics, P.O.Box 7, FIN-00014, University of Helsinki, Finland;
fax: 358-9-191 8656; e-mail: timo.koponen@helsinki.fi
ABSTRACT — Prychomitrium potaninii Broth. from Kazakhstan, central Asia, is a synonym of Р
gardneri Lesq., and Ptychomitrium felipponei from Uruguay, South America, is synonymous with P.
sinense (Mitt.) Jaeg. Both synonymizations considerably enlarge the known ranges of P. gardneri and
Р. sinense. P. gardneri is for the first time recorded from the area of the former USSR, and P sinense
for Uruguay and South America.
KEY WORD: Distribution, Kazakhstan, Musci, nomenclature, Ptychomitrium, Uruguay.
A revision of Ptychomitrium Fuernr. at the Herbarium of the University of
Helsinki (H) during Tong Cao's visit in June 1996 revealed several new synonyms in the
genus. Of these, two new synonyms are reported here. Many others will be reported
separately after further detailed studies.
Ptychomitrium gardneri Lesq. (Fig. 1 J-P)
Mem. Calif. Acad. Sci. 1: 16. 1868 (“Gardneri”). — Type: “Hab. On rocks Dardanelles
Canyon, Forest Hill, California, collected by H. N. Bolander." (NY!, FH-James!, isoty-
pes).
P. potaninii Broth., Rev. Bryol. n. ser. 2: 6. 1929 (“Potanini”), syn. nov. — Type:
"Turkestania: Ssy-Czuan prope urbem Da-Trjan, ad rupes et saxa (G. J. Potanin)."
(H-BR!, holotype).
Ptychomitrium gardneri was discussed and illustrated by Cao & Vitt (1994) and
Cao et al. (1995) recently. This species is distinguished by having: (1) robust, fasciculate
plants with many branches; (2) leaves lanceolate to linear-lanceolate from an ovate or
oblong base, strongly plicate at base, keeled above; (3) margins recurved below, strongly
and remotely toothed above; (4) basal leaf cells with straight walls (not sinuose);
(5) capsules long, oblong-ellipsoid to oblong-cylindrical; and (6) calyptra mitrate, rea-
ching to middle or lower part of the capsule.
Source : MNHN, Paris
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Fig. 1, —A-1. Ptychomitrium sinense (Mitt.) Jaeg. (from isotype of P felipponei Thér., H-BR). — А-В.
Leaves. C. Leaf apex. D. Distal leaf cells. E. Medial leaf cells. F. Basal leaf cells near margins. G. Basal
leaf cells along costa. H. Capsule. I. Peristome teeth. — J-P. P gardneri Геза. (from holotype of Р.
potaninii Broth., H-BR). J-K. Leaves. L. Distal leaf cells. M. Basal leaf cells along costa. N. Basal leaf
cells near margins. O. Capsule. P. Peristome teeth. Scale line: For A-B, H, J-K, and O = 0.5 mm; for
C-G, I, L-N, and P = 20 um.
Source : MNHN, Paris
SYNONYMY IN THE GENUS PTYCHOMITRIUM 317
Ptychomitrium potaninii was described by Brotherus (1929) based on material
collected by G. J. Potanin from Turkestania, the present Kazakhstan and the former
USSR. However, the name was not listed in the check-list of mosses by Ignatov & Afonina
(1992). The holotype in H shows the following characters: plants robust, about 3 cm tall,
yellow-green above, brownish below, in tufts. Stems fasciculate, branched, with well-
developed central strand. Leaves slightly crisped when dry, wide-spreading when moist,
lanceolate from an ovate to oblong base; margins recurved at one or both sides below, with
x large, remote teeth in upper half of leaf (sometimes teeth small); costa single, strong,
extending to the leaf apex; upper leaf cells subquadrate to quadrate, 6-8 um wide, with
slightly thickened walls; medial cells quadrate to short-rectangular, 10-15 um long, 5-7 um
wide; basal cells near margins rectangular, 20-25 um long, 8-10 um wide, hyaline, thin-
walled; basal cells along costa elongate, 25-40 um long, 10-12 um wide, with thin walls.
Autoicous. Perichaetial leaves similar to stem leaves. Setae erect, yellownish-brown,
3-4 mm long, twisted above when dry; capsules erect, oblong-ellipsoid, 2.0-2.5 mm long,
0.5-0.7 mm wide, yellownish-brown; peristome teeth reddish-brown, linear-lanceolate,
2-3 clefts to the base, densely papillose. Spores yellow-green, 10-12 um, nearly smooth.
Ptychomitrium potaninii is identical to P. gardneri, differing only by its shorter setae up to
3-4 mm long. In 1969, Noguchi annotated the type collection of P. potaninii in H as
Ptychomitrium polyphylloides (C. Muell.) Par., which was synonymized with P. gardneri by
Cao & Vitt (1994). The present synonymization extends the distribution of P. gardneri to
Kazakhstan (Turkestania 143°17’N, 68°16'E) in central Asia.
Ptychomitrium sinense (Mitt.) Jaeg. (Fig.1 A-I)
Ber. S. Gall. Naturw. Ges. 1872-73: 104.1874. - Glyphomitrium sinense Mitt., J. Linn. Soc.
Bot. 8:149.1865 (“Sinense”). — Type: Japan, Oldham (Lectotype, NY!, sel. by Cao & Vitt,
1994); “China, Nan-Kong-foo, by the cataract, Kiang-si, Alexander.” (Syntype, NY!)
P felipponei Thér. in Felip., Rev. Bryol. n. ser. 2: 220, fig. 14.1929 ("Felipponei"),
syn. nov. — Type (from protologue): “Minas: n°900”; from specimen: Uruguay: Minas,
Oct. 1913 F. Felippone (H-BR!, cited as 900 Brachysteleum felipponei Thér. sp. nov.,
isotype).
Ptychomitrium sinense, a common species of the genus Ptychomitrium in East
Asia and western North America, was discussed and illustrated by Cao & Vitt (1994) and
Cao et al. (1995). This species is characterized by having (1) small plants often forming
small round cushions or tufts on rocks; (2) leaves strongly incurved when dry, oblong-
lanceolate, with entire margins; (3) upper cells relatively larger, rounded-quadrate to
subquadrate, 8-14 um wide and thick-walled; (4) calyptra mitrate, covering almost the
whole capsule; and (5) peristome teeth short, lanceolate, obtuse at tips, densely papillose.
Ptychomitrium felipponei was published by Felippone (1929) with the authority
of Thériot (1929), based on Fellippone's collection from Uruguay. It was not listed by
Delgadillo et al. (1995). The isotype in H-BR exhibits the following characters: plants
small, about 1 cm tall, brownish. Stems single. Leaves strongly incurved when dry, erect
spreading when moist, oblong-lanceolate from a short-oblong base, 2.3-2.5 mm long,
somewhat concave above, bluntly acute; margins erect, entire; costa strong, single, ending
just below the apex; upper leaf cells round-quadrate to subquadrate, 7-12 um wide,
thick-walled; basal cells short-rectangular to rectangular, 12-23 um long, 7-10 um wide,
thin-walled, somewhat hyaline. Autoicous. Perichaetial leaves similar to stem leaves. Setae
Source : MNHN. Paris
318 CAO TONG and T. KOPONEN
erect, yellownish-brown, about 8 mm long. Capsules erect, oblong-ovoid, 3 mm long,
yellowish-brown; annulus well developed, consisting of 1 or 2 rows of thick-walled cells;
peristome teeth lanceolate, forked to near base, about 0.2 mm long, obtuse at tips, densely
papillose. Spores brownish, spherical, 13-15 um, finely papillose.
The characters of Ptychomitrium felipponei cited above agree with the those of P
sinense. This new synonymy expands the distribution of P sinense from Eastern Asia and
western North America to South America (Minas 34%23'S, 55°14’W). Delgadillo et al.
(1995) listed no less than 20 names of Ptychomitrium for South and Central America. A
preliminary survey of S. American types and other material in H suggests that P sinenese
has a more or less continuous range there.
ACKNOWLEDGEMENTS — We appreciate the support for this project from the National Nature
Science Foundation of China and the Chinese Academy of Sciences. The senior author gratefully
acknowledges the Academy of Finland for an exchange scholarship for his visit to the University of
Helsinki in June, 1996, and Professor Sinikka Piippo, Natural History Museum of the University of
Helsinki, for her hospitality during his visit.
LITERATURE
BROTHERUS Е, 1929 — Musci novi asiatici. Revue Bryologique 2: 1-16.
CAO T. & VITT D.H., 1994 — North-American-East-Asian similarities in the genus Ptychomitrium
(Bryopsida). The Bryologist 97: 34-41.
CAO Т, GAO C. & VITT D.H., 1995 — A taxonomic revision of the genus Ptychomitrium
(Bryopsida: Ptychomitriaceae) in China. Harvard Papers Botany 6: 75-96.
DELGADILLO C.M., BELLO B. & CARDENAS A.S., 1995 — Latmoss. A catalogue of Neotro-
pical Mosses. Monographs in Systematic botany from the Missouri Botanical Garden 56:
1-191.
FELIPPONE Е, 1929 — Contribution à la flore bryologique de l' Uruguay. Revue Bryologique n. ser.
2: 210-225.
IGNATOV M.S. & AFONINA O.M., 1992 — Check-list of mosses of the former USSR. Arcroa 1:
1-85.
Source : MNHN. Paris
INDEX 319
INDEX DU TOME 18
Compilé par D. LAMY
Tl ne figure que la première page de l’article dans lequel est cité le taxon. les
nouveautés taxonomiques sont indiquées en gras. Les taxons cité en synonymie ou comme
basionymes sont indiqués par « syn. » ou « bas. » Lorsque le numéro de la page est suivi
d’un nom de région, le taxon est considéré comme nouveau pour celle-ci (ex. Acaulon
triquetrum, 289 Navarre).
Acer campestre, 127 phor.
Açores, 121 Sphagnum
Acrocordia gemmata, 127
Acrocordietum gemmatae, 127
Acrolejeunea aulacophora, 195
Additions to the bryophyte flora of la Rioja and
the Iberian System (Northern Spain), 47
ADN Ribosomal nucléaire, 55 Polymorphisme
Aechmea nudicaulis, 217
Afghanistan, | bibliographie bryologique
Afrique du Sud, 77
Agrostis rupestris, 151
Ailanthus altissima, 127 phor.
Aira cupaniana, 243
ALBERTOS B., LARA F., GARILLETI R. &
MAZIMPAKA V. — Estudio brioflorístico de
una formación relictica de Prunus lusitanica
L. de la Sierra de Gredos (Ávila, España),
303-313
ALLEN В. — Voir BUCK W.R. & ALLEN B.
Alnus glutinosa, 303
Aloina, 207
Amandinea punctata, 63 Province de Toledo,
127
Amblystegium riparium, 87; serpens, 87; va-
rium, 87
Amphidium mougeotii, 151
Analyses bibliographiques, 97
Analyse factorielle des correspondances, 243
bryoflore terricole
Anaptychia ciliaris, 63
Anastrophyllum minutum, 151
Andreaea heinemannii, 151 ; rothii subsp. rothii,
151 ; rupestris, 151
Andromeda polifolia, 273
Aneura pinguis, 87, 303
Aneuraceae, 143
Anisomeridium biforme, 127
Annotated [An], corrected, and updated list of
the bryological literature of Southwest Asia, 1
Anoplolejeunea conferta, 177
Anthoxanthum odoratum, 243
Antitrichia californica, 151 ; curtipendula, 151
Aphanolejeunea sicaefolia, 143
Aphloia theaeformis, 195 phorophyte
Arabie (Péninsule), | bibliographie bryologique
Arabie Saoudite, 1 bibliographie bryologique
ARAGÓN G. & MARTINEZ I. — Contribu-
ción al conocimiento de los líquenes epifiticos
de los montes de Toledo (Toledo, España),
63-75
Arbuto unedonis-Quercetum pyrenaicae, 63
Arbutus unedo, 63 phor., 243
Archi-Lejeunea erronea, 177 syn. nov.
Archidium alternifolium, 87, 151
Archilejeunea fuscescens, 143; ludoviciana
subsp. ludoviciana, 177; parviflora, 143;
rotalis, 177 syn.
Aristolochia rotunda subsp. rotunda, 243
Armeria splendens subsp. bigerrensis, 151
Arthonia brussei nom. nov., 77; capensis, 77
syn.; cinnabarina,127; graphidicola, 127
France; punctiformis, 127; radiata var.
radiata, 127 ; spadicea, 127 ; tumidula, 127
syn.
Arthonietalia radiatae, 127
Arthopyrenia microspila, 127; punctiformis,
127
Source : MNHN. Paris
320 INDEX
Arthopyrenietum punctiformis, 127
Asie Centre, 315 Ptychomitrium — Est, 169
Asterella cruciata — Sud Ouest, 1 bibliogra-
phie bryologique
Asparagus acutifolius, 243
Aspectos biogeográficos y corológicos de los
briófitos de la Sierra de Gredos (España), 151-
164.
Asterella, 169, subg. Brachyblepharis, 169 ; afri-
cana, 169 ; chichibuensis, 169 syn. nov. ; chi-
lensis, 169 ; crassa, 169 ; cruciata, 169 ; disso-
luta, 169; gracilis, 169; khasyana, 169;
mitsuminensis, 169 syn.; odora, 169 syn.
nov. ; pusilla, 169; sanoana, 169: tenera,
169 ; umbelliformis, 169 ; venosa, 169
Atrichum angustatum, 87, 151; crispum, 87;
tenellum, 87 ; undulatum, 87, 151
Aulacomnium androgynum, 87, 151, 303 ; palus-
tre, 87, 151,273
Aulacomnietum androgynae, 87
Aureolejeunea rotalis, 177 comb. nov.
Australie, 223 Lejeunea bischlerae sp. nov. ; 183
Riccia pullulans sp. nov.
Austrolejeunea bidentata, 223
Ávila, 303 bryophytes d'un peuplement relique
de Prunus lusitanica
(?) Bacidia viridifarinosa, 127
Bacidia arceutina, 127 ; incompta, 127 ; lauroce-
rasi, 127 ; naegelii, 63 Province de Toledo ;
polychroa, 127; rosella, 63 Province de
Toledo ; rubella, 63 Province de Toledo, 127 ;
subacerina, 127
Bacidietalia phacodis, 127
Bacidina phacodes, 127
Bahrain, | bibliographie bryologique
Barbilophozia attenuata, 87 ; barbata, 151 ; floe-
rkei, 151 ; hatcheri, 151
Barbilophozietum attenuatae, 87
Barbula, 55 polymorphisme de l'ADN nucléaire
ribosomal : acuta, 87; convoluta, 55 poly-
morphisme de l'ADN nucléaire ribosomal,
87 ; revoluta, 87 ; unguiculata, 87, 151, 243
BARDAT J. — La flore bryophytique de la forêt
de Rambouillet (France, région Ile-de-France,
Département des Yvelines), 87-120
Bartramia ithyphylla, 151 : pomiformis, 87, 151,
303 ; stricta, 151, 303 Province de Ávila
Bartramietum pomiformis, 87
Bazzania nitida, 195
Bibliographie Proche orient, 1
Biogéographie, 87 bryophytes Rambouillet
Biologie moléculaire, 55 Pottiaceae
Blechnum spicant, 213
Blepharostoma trichophyllum, 87
Blepharostomion trichophyllii, 87
Blindia acuta, 151
Brachelyma, 227 ; subulatum, 227
Brachypodium retusum, 243
Brachysteleum felipponei, 315 syn.
Brachythecium albicans, 87, 151; dieckii, 151 :
mildeanum, 87 ; plumosum, 87 ; rivulare, 87,
151, 303; rutabulum, 87, 243 ; salebrosum,
87, 151, 303 Province de Ávila ; velutinum, 87,
151, 303
Briza maxima, 243
Brocchinia hechtioides, 217
Bromeliaceae, 217
Bromeliophila helenae, à new species of Lejeu-
neaceae from the Neotropics, 217-221
Bromeliophila, 217; helenae, 217 sp. nov, ;
natans, 217 ; rotundata, 217 syn.
Bromus diandrus, 243
Bromus hordeaceus subsp. hordeaceus, 243
BRUGUÉS M. — Voir : GAUTHIER R. &
BRUGUÉS M, 121 ; Voir aussi : LLORET
Е, CROS R. M., BRUGUÉS M. & GRAN-
ZOW DE LA CERDA I., 151
Bryoerythrophyllum, 55 polymorphisme de
l'ADN nucléaire ribosomal ; recurvirostrum,
55 polymorphisme de l'ADN nucléaire ribo-
somal
Bryum elegans, 151 ; alpinum, 151 ; argenteum,
151, var. lanatum, 243 ; bicolor, 87 ; bornhol-
mense, 87: caespiticium, 87; capillare, 87,
151, var. capillare, 243 ; dunense, 243 ; flacci-
dum, 87 ; microerythrocarpum, 87 ; pallens,
87 ; pallescens, 151 ; pseudotriquetrum, 87,
151, 303; radiculosum, 47 La Rioja, 243;
rubens, 87 ; schleicheri var. latifolium, 47 Sys-
téme ibérien ; torquescens, 87, 243, 303 Pro-
vince de Ávila
BUCK W. R. & ALLEN B. — Ordinal place-
ment of the Fontinalaceae, 227-234
Buellia alboatra, 127 ; cedricola, 63 ; disciformis,
63 Province de Toledo, 127, var. disciformis,
127 ; lauricassiae, 63 ; punctata, 127 syn.
Buellietum cedricolae, 63
Bunias erucago, 243
Buxbaumia aphylla, 87
Calicium abietinum, 63 Province de Toledo;
glaucellum, 63 Province de Toledo ; salici-
num, 63 Province de Toledo ; sp., 63
Calicosta evanescens, 143
Calicotome spinosa, 243
Callicostella depressa, 143
Source : MNHN. Paris
INDEX 321
Calliergon cordifolium, 87 ; giganteum, 87, 273;
stramineum, 87, 151, 273 ; trifarium, 273
Calliergonella cuspidata, 87, 151
Calluna vulgaris, 213, 273
Caloplaca cerina, 63 Province de Toledo, var.
cerina, 127 ; ferruginea, 63, var. ferruginea,
127 ; haematites, 63 Province de Toledo ; her-
bidella, 63 Province de Toledo ; obscurella,
127
Caltha palustris, 273
Calymperaceae, 143, 235
Calymperes afzelii, 143 ; erosum, 143 ; loncho-
phyllum, 143 ; palisotii, 143
Calypogeia arguta, 87, 213, 303 Province de
vila ; azurea, 87, 151; fissa, 87, 151, 303;
muelleriana, 87; sphagnicola, 87; suecica,
213 ; trichomanis, 87
Calypogeietum fissae, 87 ; muellerianae, 87
Campanula rapunculus, 243
Campylium calcareum, 87 ; chrysophyllum, 87 ;
elodes, 87 ; stellatum var. stellatum, 87
Campylopus, 235 fonction des hyalocystes ; albi-
dovirens, 235 fonction des hyalocystes ; ander-
sonii, 235 fonction des hyalocystes ; atlanti-
cus, 235 fonction des hyalocystes;
aureonitens, 235 fonction des hyalocystes ;
cavifolius, 235 fonction des hyalocystes ; cus-
pidatus, 235 fonction des hyalocystes ; flagel-
liferus, 235 fonction des hyalocystes ; flexuo-
sus, 87, 235 fonction des hyalocystes ; fragilis,
87 : introflexus, 87 ; pittieri, 235 fonction des
hyalocystes ; pyriformis var. pyriformis, 87 ;
shawii, 235 fonction des hyalocystes ; valerioi,
235 fonction des hyalocystes
Candelaria concolor, 127
Candelariella vitellina, 63, f. vitellina, 127 ; xan-
thostigma, 63
Capsella bursa-pastoris, 243
CAPUTO P. — Voir : SPAGNUOLO V.,
CAPUTO P, COZZOLINO S., CASTALDO
R. and DE LUCA P, 55
Cardamine hirsuta, 243
Carex chactophylla, 243 ; davalliana, 273 ; dista-
chya, 243; fusca, 273 ; limosa, 273; pauci-
flora, 273 ; rostrata, 273
Carpinus, 87
CARVALHO P. & JONES M.P. — New and
interesting lichens from Portugal, 291-294
CASTALDO R. — Voir : SPAGNUOLO V.,
CAPUTO P., COZZOLINO S$., CASTALDO
R. and DE LUCA P., 55
Castanea sativa, 63 phor., 127 phor., 213, 291
phor., 303
Catillaria atropurpurea, 127 ; nigroclavata, 127
Catinaria atropurpurea, 127 syn.
Causse de Labruguiére-Caucaliéres, 127 lichens
Cephalozia bicuspidata, 151, 213, var. bicuspi-
data, 87, var. lammersiana, 87 ; connivens, 87
Cephaloziella divaricata, 151, var. asperifolia,
87, var. divaricata, 87 ; hampeana, 151 ; stel-
lulifera, 151, 243 ; subdentata, 303 Province
de Ávila ; turneri, 243
Cephalozietum bicuspidatae, 87
Ceratodon conicus, 243; purpureus, 87, 151,
243 ; sp., 243
Ceratolejeunea, 195 ; belangeriana, 195 ; cuben-
sis, 143 ; maritima, 143 ; patentissima, 143 ;
Cetraria merillii, 63, 291 Portugal
Chaenotheca ferruginea, 127
Chaenothecopsis pusilla, 63 Province de Toledo
Champignons lichénisés et lichénicoles épiphytes
des bois de Saint-Hippolyte (France, Tarn),
127-142
Cheilolejeunea adnata, 143 ; rigidula, 143 ; ser-
pentina, 195; surrepens, 195; trifaria, 143,
195
Chénaies sclérophylles, 243 bryoflore terricole
Chiloscyphus pallescens, 87; polyanthos, 87,
151, var. polyanthos, 303
Chine, 169 Asterella cruciata ; 207 mousses xéri-
ques et alpines
Chorologie, 151 bryophytes de la Sierra de Gre-
dos (Espagne) ; 303 bryophytes de la Sierra de
Gredos (Espagne)
Chrysothryx candelaris, 127
Cicendion, 87
Cirriphyllum crassinervium, 87
Cistus, 213, ladanifer, 63 phor., 291; monspe-
liensis, 243 ; salvifolius, 243
Cladiopodiella francisci, 87
Cladonia chlorophaea, 63 Province de Toledo,
243 ; cyathomorpha, 63 ; fimbriata, 63, 127 :
foliacea subsp. foliacea, 243 ; pyxidata, 63 ;
rangiformis, 63, var. pungens, 243; squa-
mosa, 63 Province de Toledo ; subulata, 63
Province de Toledo
Claopodium whippleanum, 303
Climaciaceae, 227
Climacium dendroides, 47 La Rioja, 87
Coclocaulon aculeatum, 63 Province de Toledo ;
crespoae, 63 Province de Toledo, 291
Collecteurs bibliographie bryologique Asie
Sud-Ouest
Collema fasciculare, 63 Province de Toledo ; fur-
furaceum, 63, 127 ; nigrescens, 63 ; subflacci-
Source : MNHN, Paris
322 INDEX
dum, 63; subnigrescens, 63 Province de
Toledo
Cololejeunea aff. bebourensis, 195 ; borbonica,
195 ; cristata, 195 ; duvignaudii, 195 ; margi-
nata, 195 ; obliqua, 195 ; tanzaniae, 195 ; zen-
keri, 195
Colura, 195, Section Harmophyllum, 195 ; cym-
balifera, 195 ; digitalis, 195 ; heimii, 195
Crepis vesicaria subsp. haenseleri, 243
Cresporhaphis (?) sp., 127
CROSR.M.— Voir: LLORET Е, CROS R. M.,
BRUGUÉS M. y GRANZOW DE LA
CERDA Г., 151
Crossidium, 207 ; chloronotos, 207 ; crassinerve,
207 Chine ; seriatum, 207 Chine
Cryphaea arborea, 87; heteromalla, 303 Pro-
vince de Ávila
Cryphaeaceae, 227
Cryptangium, 227 syn.
Cryptothallus mirabilis, 213 Portugal
Ctenidium molluscum var. condensatum, 87,
var. molluscum, 87
Cyathea borbonica, 195,
Cynodontium bruntonii, 47, 87, 151
Cynosurus cristatus, 243
Cyphelium tigillare, 63
Cyrtolejeunea inermis, 177 syn.
Cytisus purgans, 151
Dacryodes excelsa, 143
Dactylis glomerata subsp. hispanica, 243
Dactylorhiza maculata, 273
Daltoniaceae, 143
Daucus carota subsp. carota, 243
Décomposition du substrat, 143 succession des
bryophytes épixyles (Brésil)
DE LUCA P. — Voir : SPAGNUOLO V.,
CAPUTO P., COZZOLINO S., CASTALDO
R. and DE LUCA P, 55
Degelia atlantica, 63 ; plumbea, 63
Dendriscocaulon umhausense, 63
Dessiccation, 235
Dichelyma, 227; capillaceum, 227; falcatum,
227
Dicranaceae, 235
Dicranella heteromalla, 87, 151; howei, 243 ;
palustris, 47 La Rioja ; rufescens, 87 ; schrebe-
riana, 87 ; varia, 151
Dicranellion heteromallae, 87
Dicranoweisia cirrata, 87
Dicranum bonjeani, 87; fulvum, 235 fonc-
tion des hyalocystes ; majus, 87 ; montanum,
87 ; polysetum, 87 ; scoparium, 87, 151, 235
fonction des hyalocystes, 243, var. orthophyl-
lum, 87, var. paludosum, 87, var. scoparium,
87
Didymodon, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal ; cordatus, 151 ; fallax,
243 ; insulanus, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal, 87, 243, 303 ; luridus, 55
polymorphisme de l'ADN nucléaire riboso-
mal ; rubellus, 87 ; sinuosus, 87 ; trifarius, 87 ;
vinealis, 87, 151
Dimerella pineti, 127
Diphyscium foliosum, 87, 151
Diplasiolejeunea, 195 ; cavifolia, 195 ; comoren-
sis, 195 ; cornuta, 195,
Diploicia canescens, 127
Diplophyllo albicantis-Scapanietum nemorosae,
87
Diplophyllum albicans, 87 ; taxifolium, 47 La
Rioja
Diploschistes muscorum, 63
Diplotomma populorum, 63
Disparitions, 87 bryophytes de Rambouillet
Ditrichum heteromallum, 87, 151
Documentation, | bibliographie bryologique
Asie SW
Dominique, 217 Bromeliophila helenae sp. nov.
Dorycnium hirsutum, 243
Drepanocladus, 235; aduncus, 87; cossonii,
273 ; revolvens, 273
Drepanolejeunea, 195 ; subgen. Drepanolejeu-
nea, 195 ; subgen. Pristolejeunea, 195 ; anka-
sica, 195 ; cambouena, 195 ; helenae sp. nov.,
195 Réunion ; madagascariensis, 195 ; mos
nii, 143 ; thwaitesiana, 195 ; trematodes, 195 ;
vesiculosa, 195,
Drosera rotundifolia, 273
Drosophyllum lusitanicum, 213
Dryptodon patens, 47 La Rioja, 151
Echange gazeux, 235
Echinospartum lusitanicum subsp. barnadesii,
151
Ecological analysis of epixylic Bryophytes in
relation to the decomposition of the substrate
(Municipality of Timbaúba — Pernambuco,
„ Brazil), 143-150
Écologie, 63 lichens épiphytes de Tolède (Espa-
gne); 87 bryophytes de la forêt de Ram-
bouillet (France) ; 121 Sphagnum aux Aço-
res ; 127 lichens épiphytes des bois de Saint-
Hippolyte (France) : 143 bryophytes épixyles
(Brésil) ; 151 bryophytes de la Sierra de Gre-
dos (Espagne) ; 183 Riccia prolifére (Austra-
lie) ; 195 Lejeuneaceae épiphylles (Mascarei-
gnes); 213 Cryptothallus mirabilis; 217
Source : MNHN. Paris
INDEX 323
Bromeliophila; 243 bryoflore terricole en
habitats isolés (Var) ; 273 tourbière de Som-
mant (Haute-Savoie) ; 295 bryophytes du Por-
tugal
EGEA J.M. & TORRENTE P. — Tres nuevas
species de hongos liquenizados de la Provincia
del Cabo (Sudafrica) — Correccion, 77
Émirats Arabes Unis,1 bibliographie bryologi-
que
Encalypta, 227 ; streptocarpa, 87
Encalyptaceae, 235
Endostome, 227
Enthostodon attenuatus, 243 ; fascicularis, 87 ;
obtusus, 87
Ephemerum serratum var. minutissimum, 87 ;
, sessile, 87, 151
Épiphylles, 195 Lejeuneaceae
Épiphytes, 63 lichens de Tolède (Espagne) ; 127
lichens des bois de Saint-Hippolyte (Tarn,
France)
Epipterygium tozeri, 303 Province de Ávila
Épixyles, 143 bryophytes du Brésil
Equisetum palustre, 273
Erica arborea, 151, 243 ; ciliaris, 87, 213 ; scopa-
ria, 87 ; tetralix, 213
Eriophorum angustifolium, 273; vaginatum,
273
Espagne, La Rioja, 47 bryophytes — Tolède, 63
lichens épiphytes — Sierra de Gredos, 151
bryophytes, 303 bryophytes
Estudio briofloristico de una formación relictica
de Prunus lusitanica L. de la Sierra de Gredos
(Ávila, España), 303-313
Eurhynchium crassinervium, 303 Province de
Ávila ; hians, 87, 303 Province de Ávila ; prac-
longum, 243, 303, var. praelongum, 87, var.
stokesii, 87, 151; pulchellum, 151, 303;
schleicheri, 303 Province de Ávila ; specio-
, sum, 87, 303 ; striatum, 87
Évaporation, 235
Evernia prunastri, 63, 291, var. prunastri, 127
Fabronia pusilla, 303
Fagus, 87, sylvatica, 47 La Rioja, 127 phor.
Festuca indigesta, 151
Fimbriaria cruciata 169 bas, lectotype nov. ;
pilosa, 169
(The) first report of Cryptothallus mirabilis
Malmborg (Hepaticae, Aneuraceae) іп
Southern Europe (Portugal), 213-215
Fissidens adianthoides, 87; algarvicus, 243;
bryoides, 87, 151, 303 ; curnovii, 213 ; dubius,
87; gracilifolius, 87 syn. ; guianensis, 143;
impar, 87; inaequalis, 143 ; incurvus, 243 ;
minutulus, 87 ; pauperculus, 143 ; polyphyl-
lus, 213 ; pusillus, 87 ; radicans, 143 ; rivularis,
151 ; taxifolius, 87, subsp. taxifolius, 243 ; viri-
dulus, 151, var. bambergeri, 243, var. viridu-
lus, 243, 303 ; zollingeri, 143
Fissidentaceae, 143
Fontinalis, 227 ; antipyretica, 87, 151, 227, 303 ;
duriaei, 227 ; hypnoides, 151 ; novae-angliae
var. latifolia, 227 ; squamosa, 151 ; sullivantii,
227 ; welchiana, 227
Fossombronia angulosa, 303 Province de Ávila ;
husnotii, 243 ; pusilla, 151, var. pusilla, 243 ;
wondraczekii, 87, 151
Flore (La) bryophytique de la forêt de Ram-
bouillet (France, région Ile-de-France, Dépar-
tement des Yvelines), 87-120
FRAHM J.-P. — Welche Funktion haben die
Hyalocyten in den Blättern der Dicrana-
ceae ?, 235-242
France, Пе de France, 87 bryophytes de la forêt
de Rambouillet — Haute-Savoie, 273 tour-
bière de Sommant — Tarn, 63 lichens épiphy-
tes des bois de Saint-Hippolyte — Var, 243
bryoflore terricole en habitats isolés
Fraxinus angustifolia, 63 phor., 151
Frullania apicalis, 195 ; caroliniana, 143 ; dila-
tata, 87, 127, 243, 303 ; gymnotis, 143 ; on-
raedtii, 195; purpurea, 195; serrata, 195;
usambarana, 195,
Frullaniaceae, 143
Fumaria capreolata, 243 ; officinalis, 243
Funaria, 227 ; convexa, 243 ; hygrometrica, 87,
151
Galactites tomentosa, 243
Galium aparine, 243
GARCÍA-ÁLVARO A. — Voir : MARTÍNEZ-
ABAIGAR J, NÜNEZ-OLIVERA E.
GARCÍA-ÁLVARO A. and BEAUCOURT
N., 47
GARILLETI R. — Voir: ALBERTOS B. et al.,
303
GAUTHIER R. et BRUGUÉS M. — Note sur
la présence de Sphagnum affine Ren. & Card.,
Sphagnum centrale C. Jens et Sphagnum
papillosum Lindb. aux Açores, 121-124
GAUTHIER R. — Les Sphaignes de la Tour-
bière de Sommant, Haute-Savoie, 273-290
GEISSLER P. — Voir : GRADSTEIN S.R. &
GEISSLER P., 177
Genisto hirsutae-Cistetum ladaniferi, 63
Geocalycaceae, 143
Geranium purpureum, 243 ; rotundifolium, 243
Source : MNHN, Paris
324 INDEX
GERMANOSR. & PORTO K.C.— Ecological
analysis of epixylic Bryophytes in relation to
the decomposition of the substrate (Munici:
pality of Timbaüba — Pernambuco, Brazil),
143-150
Gestion conservatoire, 87 bryophytes de la forét
de Rambouillet (France).
Glyphomitrium sinense, 315 bas.
GRADSTEIN S. К. — Bromeliophila helenae, a
new species of Lejeuneaceae from the Neotro-
pics, 217-221
GRADSTEIN S.R. & GEISSLER P. — Notes
on the genus Leucolejeunea (Hepaticae), 177-
182
GRADSTEIN-SERNA C.E. — Un tributo de
Colombia a Helena Bischler, 167-168
GRANZOW DE LA CERDA I. — Voir : LLO-
RET Е, CROS R. M., BRUGUES M. y
GRANZOW DE LA CERDA I., 151
Graphidion scriptae, 127
Graphis scripta, 127, var. betulina, 127, var.
scripta, 127
Gredos, 303
Grimmia caespiticia, 47 Système Ibérien, 151 ;
crinita, 87 ; decipiens, 151 ; himalayana, 207
syn. ; laevigata, 87, 151, 303 ; montana, 151 ;
obtusifolia, 207 Qinghai Province ; pulvinata,
87; subanodon, 207 Qinghai Province ; tor-
quata, 151 ; trichophylla, 87, 151, var. tricho-
phylla, 303
GROLLE R. and SO M. L. — Plagiochila bis-
chleriana, a new species from Nepal, 191-193
Groupe des humo-épilithiques et humo-
terricoles, 87
Groupe des terricoles humo-hygrophiles et acidi-
philes, 87
Groupement à Bartramia pomiformis, 87 ;
Calypogeia muelleriana, 87; à Cephalozia
bicuspidata var. bicuspidata, 87 ; à Cephalo-
zia connivens, 87 ; 4 Cladonia incrassata et
Kurzia sylvatica, 87 ; à Hookeria lucens, 87 ; à
Lepidozia reptans, 87 ; à Lophozia bicrenata,
87 ; à Lophozia ventricosa, 87 ; à Nardia sca-
laris, 87 ; à Pogonatum nanum, 87 ; à Scapa-
nia nemorea, 87
Groutiella mucronifolia, 143
Guyana Highland (Venezuela), 217
Gyalecta flotowii, 127
Gymnocolea inflata, 87
Habitat aquatique, 227 Fontinalaceae
Habitats isolés, 243 bryoflore terricole
Habrodon perpusillus, 303
Hamatocaulis vernicosus, 87
Harpalejeunea, 195 ; sp., 143 ; tenuicuspis, 143
Harpanthus scutatus, 87
HÉBRARD J.-P. ct LOISEL R. — Recherche
des facteurs du maintien de la richesse de la
bryoflore terricole en habitats isolés. II —
Comparaison entre les chénaies sclérophylles
de la bordure occidentale du massif des Mau-
res (Var, France) et leurs interfaces avec le
vignoble, 243-271
Hedera helix, 303 ; subsp. helix, 243
Hedwigia ciliata, 87, 151, 303 ; stellata, 151, 303
Hedwigiaceae, 227
Herzogiella seligeri, 87
Hilpertia scotteri, 207 syn. nov. ; velenovskyi,
207 Xinjiang and Qinghai Province
Hobsonia christiansenii, 127
Homalothecium aureum, 243; sericeum, 87,
151, 243, 303
Homogyne alpina, 273
Hookeria lucens, 87
Hookeriaceae, 143
Hookerietum lucentis, 87
Humicoles, 243
Hydropogon, 227,
Hydropogonaceae, 227
Hydropogonella, 227
Hygrohypnum luridum, 151 ; ochraceum, 151
Hygrosciaphiles, 243
Hylocomium brevirostre, 87 ; splendens, 87
Hyocomium armoricum, 151
Hypericum elodes, 87
Hyperphyscia adglutinata, 127
Hypnaceae, 143
Hypnales, 227
Hypnum, 235 ; andoi, 151 ; cupressiforme, 87,
var. brevisetum, 87, var. cupressiforme, 87,
151, 243, 303, var. filiforme, 87, var. lacuno-
sum, 87, 151, var. resupinatum, 303 Province
de Ávila ; jutlandicum, 87
Hypocenomyce scalaris, 63
Hypogymnia physodes, 63, 127, 291 ; tubulosa,
63, 127
Hypogymnictea physodis, 127
Tlex aquifolium, 63 phor.
Iran, | bibliographie bryologique
Iraq, 1 bibliographie bryologique
Tsopterygium tenerum, 143
Isothecium alopecuroides, 87, 151 ; myosuroi-
des, 87, 151
Tsraél, 1 bibliographie bryologique
Jamesoniella contracta, 195
Japon, 169 Asterella cruciata
Source ` MNHN. Paris
INDEX 325
JONES M.P. — Voir: CARVALHO P. & JONES
M.P., 291
Jordanie, 1 bibliographie bryologique
JOVET-AST S. — Un Riccia prolifère d' Austra-
lie : Riccia pullulans sp. nov. (sous-genre Ric-
ciella), 183-189.
Juncus effusus, 213 ; tenageia, 213
Jungermannia gracillima, 87, 151, 213 ; jense-
niana, 151 ; rotalis, 177 syn. ; sphaerocarpa,
151
Jungermannietum gracillimae, 87
Juniperus communis, 151 ; oxycedrus, 63 phor.
Kazakhstan, 315
Koerberia biformis, 63 Province de Toledo
Kolpolejeunea, 195
KOPONEN T. — Voir: TONG CAO & КОРО-
NEN T., 315
Koweit, 1 bibliographie bryologique
KÜRSCHNER H. — An annotated, corrected,
and updated list of the bryological literature
of Southwest Asia, 1-46
Kurzia pauciflora, 87 ; sylvatica, 87
Labourdonnaisia, 195
LARA F. — Voir : ALBERTOS B. er al., 303
La Rioja, 47
Lectotypes, 169 Asterella
Lathyrus aphaca, 243
Lavandula stoechas subsp. luisieri, 213, subsp.
stoechas, 243
Lecania fuscella, 127
Lecanora gr. allophana, 127: carpinea, 127;
chlarotera, 63, 127, Г. chlarotera, 127 ; fus-
cella, 127 ; hagenii f. hagenii, 127 ; intumes-
cens, 63 Province de Toledo ; pallida, 63, 127 ;
pulicaris, 63 Province de Toledo : rugosella, 63
Province de Toledo ; strobilina, 127; sym-
micta, 63 Province de Toledo, var. symmicta,
127 ; varia, 63 Province de Toledo
Lecanorion subfuscae, 127
Lecidea botryosa, 63 Province de Toledo
Lecidella achristotera, 127 ; elaeochroma, 127,
var. elaeochroma, 127 ; euphorea, 63, 127;
pulveracea, 63 Province de Toledo
Lejeunea bischlerae, a new species of Lejeunea
Subgenus Microlejeunea from Australia, 223-
226
Lejeunea, 217; subgen. Apolejeunea, 223;
subgen. Nanolejeunea, 223 ; bischlerae sp. nov.
223 Australie ; caespitosa, 195 ; cavifolia, 87 ;
cucullata, 223 ; holtii, 303 Province de Ávila ;
laetevirens, 143 ; mandonii, 303 Province de
Ávila ; microstipula, 223 ; primordialis, 223 ;
sp., 143 ; tabularis, 195 ; ulicina, 87, 223
Lejeuneaceae, 143, 195, 217; subfamily Lejeu-
neoideae
Length polymorphism in the intragenic spacer 1
of the nuclear ribosomal DNA of some Pot-
tiaceae (Pottiales, Musci), 55-61
Lepidolejeunea delessertii, 195,
Lepidozia reptans, 87
Lepidozio reptantis-Mnietum horni, 87
Lepraria incana, 63
Leprocaulon microscopicum, 63 Province de
Toledo
Leptodon smithii, 303
Leptodontaceae, 227
Leptogium ferax, 291 Portugal ; lichenoides, 63 ;
saturninum, 63
Leptolejeunea maculata, 195
Leskea polycarpa, 87
Leucobryaceae, 143
Leucobryo-Tetraphidetum pellucidae, 87
Leucobryoideae, 235.
Leucobryum, 235 fonction des hyalocystes ;
glaucum, 87, 235 fonction des hyalocystes ;
juniperoideum, 87 ; martianum, 143
Leucodontaceae, 227
Leucodontales, 227.
Leucolejeunea antiqua, 177: brunneorhiza,
177 ; caducifolia, 177 ; capensis, 177 syn. ; cly-
peata, 177 ; conchifolia, 177 ; decurrens, 177 ;
ecuadorensis, 177 syn. nov. ; flavescens, 177
syn. ; gradsteinii, 177 ; hossei, 177 syn. ; japo-
nica, 177 ; knysnana, 177 syn. ; loriana, 177 ;
nana, 177 ; paroica, 177 ; planifolia, 177 syn. ;
quitensis, 177 syn. nov. ; rotalis, 177 bas. ;
rotundistipula, 177; sellowiana, 177 syn. ;
sikkimensis, 177 syn. ; sp. 177; subalpina,
177; suprema, 177; tristaniana, 177 syn.
nov. ; turgida, 177; unciloba, 177; xantho-
carpa, 177
Leucoloma dichelymoides, 195; grimmioides,
195
Leucomiaceae, 143
Leucomium strumosum, 143
Leucophanes, 235 fonction des hyalocystes
Liban, | bibliographie bryologique
Ligustrum vulgare, 243
LLORET Е, CROS R. M., BRUGUÉS M. y
GRANZOW DE LA CERDA 1. — Aspectos
biogeográficos y corológicos de los briófitos
de la Sierra de Gredos (España), 151-164
Lobaria amplissima, 63 ; pulmonaria, 63 ; sero-
biculata, 63
Lobarion, 291
Lobelia urens, 87, 213
Source : MNHN Paris
326 INDEX
LOISEL R. — Voir : HÉBRARD J.-P. et LOI-
SEL R., 243
Lolium rigidum subsp. rigidum, 243
LONG D. G. — Studies on the genus Asterella P.
Beauv. III : Asterella cruciata (Steph.) Horik.
in Eastern Asia, 169-176.
Lonicera implexa, 243
Lophocolea bidentata, 87, var. cuspidata, 87 ;
fragrans, 303 Province de Ávila ; heterophylla,
87, 243, 303 Province de Ávila ; martiana, 143
Lopholejeunea, 195 ; kiushiana, 177 ; subfusca,
143
Lophozia bicrenata, 87 ; excisa, 87, 213 ; longi-
flora, 47 Système ibérien ; Lophozia ventri-
cosa, 87, 151
Lophozietum ventricosae, 87
Lunularia, 169 ; cruciata, 87, 303
Lycopodiella inundata, 87
Marchandiomyces corallinus, 127
Marchantia, 151, 169 ; polymorpha, 87
Marchesinia, 195
Marsupella emarginata, 151 |
MARTÍNEZ I. — Voir: ARAGÓN G. & MAR-
TÍNEZ I., 63 "
MARTÍNEZ-ABAIGAR J., NÜNEZ-OLIVE-
RA E., GARCÍA-ÁLVARO A. and BEAU-
. COURT N. — Additions to the bryophyte
flora of la Rioja and the Iberian System (Nor-
thern Spain), 47-54
Mascareignes (les), 195 Lejeuneaceae esp. nouv.
Massariella bufonia, 127
Massif des Maures, 243 bryoflore terricole
Maurice (ile), 195 Colura maurtiana sp. nov.
MAZIMPAKA V. — Voir : ALBERTOS B. et
al., 303
Medicago arabica, 243 ; minima, 243
Megalaria laureri, 63 Province de Toledo
Megaspora verrucosa var. mutabilis, 63 Province
de Toledo
Meiothecium revolubile, 143
Melica arrecta, 243
Menyanthes trifoliata, 273
Merceyoideae, 55
Meteorieae, 227
Metzgeria conjugata, 87 ; furcata, 87, 151, 303
Micarea bauschiana, 63 Province de Toledo ;
denigrata, 63 Province de Toledo
Microbryum, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal ; starckeanum, 55 poly-
morphisme de l'ADN nucléaire ribosomal
Microscopie électronique à balayage, 169 Aste-
rella cruciata
Mittenia, 227
Mnium hornum, 87, 235
Molinia coerulea, 213, 273
Montes de Toledo, 63 lichens épiphytes
Morphologie, 169 Asterella cruciata ; 183 Riccia
pullulans ; 191 Plagiochila bischleriana ; 195
Colura mauritiana et Drepanolejeunea hele-
пае; 213 Cryptothallus mirabilis ; 217 Bro-
meliophila helenae ; 223 Lejeunea bischlerae ;
227 Fontinalaceae ; 291 lichens du Portugal
Multiplication végétative, 183 Riccia pullulans
Mycobilimbia berengeriana, 63 Province de
Toledo ; hypnorum, 63 Province de Toledo
Mycocalicium subtile, 63 Province de Toledo
Mylia anomala, 87
Мугіса gale, 87
Nanocyperetalia, 87
Nanomitrium tenellum, 87
Nardia geoscyphus, 47 Système ibérien, 87 ; sca-
laris, 87
Nardietum scalaris, 87
Nardus stricta, 151, 273
Navicella pileata, 127 $
Neckera complanata, 87, 303 Province de Ávila
Neckeraceae, 227,
Nepal, 191 Plagiochila bischleriana sp. nov.
Nephroma laevigatum, 63
New and interesting lichens from Portugal, 291-
294
New moss records and range extensions of some
xeric and alpine moss species in China, 207-
212
New or little known Epiphyllous Liverworts,
VII. Two new Lejeuneaceae Species from the
Mascarene Islands, 195-205
Nitrophiles, 243
Nomenclature, 177 Leucolejeunea, 315 Ptycho-
mitrium
Normandina pulchella, 63, 127
Note sur la présence de Sphagnum affine Ren. &
Card., Sphagnum centrale C. Jens et Sphag-
num papillosum Lindb. aux Açores, 121-124
Notes on the genus Leucolejeunea (Hepaticae),
177-182
Nowellia curvifolia, 87
NÜNEZ-OLIVERA E. — Voir : MARTÍNEZ-
ABAIGAR 1, NUNEZ-OLIVERA E.
GARCÍA-ÁLVARO A. and BEAUCOURT
N., 47
Nutrition, 235
Ochrobryum stenophyllum, 143
Ochrolechia balcanica, 63 Province de Toledo,
291 Portugal ; pallescens, 63
Octoblepharum albidum, 143
Source : MNHN Paris
INDEX
Odontoschisma sphagni, 87
Olea europaea, 291 phor.
Oléocorps, 195 Calypogeia type. 195 Leptolejen-
nea type
Oman, 1 bibliographie bryologique
Opegrapha atra var. atra, 127 ; lichenoides, 127 ;
niveoatra, 127 ; rufescens, 127 ; varia, 127;
viridis, 127 ; vulgata, 127
Opegraphetea vulgatae, 127
Opegraphetum rufescentis, 127
Ordinal placement of the Fontinalaceac, 221-234
Ornithopus, 243 ; compressus, 243
Orthodontium lineare, 87
Orthotrichacae, 143
Orthotrichum, 87, 227 ; affine, 87, 151, 303;
diaphanum, 151 ; lyellii, 87, 151, 303 ; rupes-
tre, 151, 303 ; striatum, 303 ; tenellum, 303
Osmunda regalis, 303
Osyris alba, 243
Oxycocco-Sphagnetea, 87
Pallavicinia lyellii, 87
Pannaria ignobilis, 63 Province de Toledo ;medi-
terranea, 63 Province de Toledo : olivacea, 63
Province de Toledo
Paraleucobryum, 235 fonction des hyalocystes ;
longifolium, 235 fonction des hyalocystes
Parmelia acetabulum, 127, var. acetabulum,
127 ; borreri, 127, var. borreri, 127, var. subru-
decta, 127 ; caperata, 63, 127 ; conspersa, 63
Province de Toledo ; elegantula subsp. elegan-
tula, 127 ; exasperata, 63 ; fuliginosa, 63 Pro-
vince de Toledo : glabra, 63 : glabratula subsp.
glabratula, 127 ; perlata, 127 ; pulla, 63 ; quer-
cina, 63, 127 ; revoluta, 127, var. revoluta,
127 ; saxatilis, 63 : soredians, 127, 291 ; subar-
gentifera, 127 ; subaurifera, 63, 127,291 ; sul-
cata, 63, 127 ; tiliacea, 63, 127 ; tinctina, 63
Province de Toledo
Parmelion acetabuli, 127 ; caperatae, 127
Parmotrema chinense, 63
Parnassia palustris, 87
Pellia endiviifolia, 87 ; epiphylla, 87 ; neesiana,
151
Pellienion epiphyllae, 87
Pellietum epiphyllae, 87
Pellio-Eurhynchietum stokesii, 87
Peltigera canina, 63 ; collina, 63; horizontalis,
63 ; hymenina, 63 Province de Toledo ; nec-
Keri, 63 ; ponojensis, 63 Province de Toledo ;
practextata, 63
Péristome, 227
Pertusaria albescens, 63, var. albescens, 127 ;
amara, 63, 291, var. amara, 127 ; coccodes, 63
327
Province de Toledo ; coronata, 63 Province de
Toledo ; flavida, 63 ; hemisphaerica, 63 Pro-
vince de Toledo ; leioplaca, 127 ; pertusa, 63,
127 ; slesvicensis, 291 Portugal
Phaeoceros laevis, 303 Province de Ávila
Phaeophyscia orbicularis, 63 Province de Toledo,
var. orbicularis, 127
Pharcidia microspila, 127
Phascum cuspidatum, 87, subsp. papillosum,
243
Philippia brachyphylla, 195 phor.
Phillyrea angustifolia, 243
Philonotis arnellii, 151 ; fontana, 151 ; seriata,
151 ; tomentella, 151
Phlyctidetum argenae, 127
Phlyctis agelaea, 127 ; argena, 63, 127
Physarum nutans, 127
Physcia adscendens, 63 Province de Toledo, 127 ;
aipolia, 63, var. aipolia, 127 ; biziana, 63 Pro-
vince de Toledo ; clementei, 127 ; semipin-
nata, 63
Physcietalia adscendentis, 127
Physcomitrium pyriforme, 87
Physconia distorta, 63, var. distorta, 127 ; ente-
roxantha, 63 ; grisea subsp. grisea, 127 ; peri-
sidiosa, 63 ; subpulverulenta, 63 ; venusta, 63
Picea abies, 273
Pilosium chlorophyllum, 143
Pinguicula lusitanica, 213 ; vulgaris, 273
Pinus halepensis, 243 ; pinaster, 213 ; sylvestris,
127 phor. ; uncinata, 273
Piptatherum miliaceum, 243
Pistacia lentiscus, 243
Plagiochila bischleriana, a new species from
Nepal, 191-193
Plagiochila, 191 ; Section Ciliatae, 191 ; Section
Plagiochila, 191 ; asplenioides, 87 ; bischle-
riana sp. nov., 191 Nepal; denticulata, 191 ;
fusca, 191 ; gymnoclada, 191 ; porelloides, 87,
151 ; repanda, 195 ; trigonifolia, 143
Plagiochilaceae, 143
Plagiomnium affine, 87, 151, 243 ; elatum, 303 ;
rostratum, 87 ; undulatum, 87, 151, 303
Plagiotheciaceae, 143
Plagiothecium cavifolium, 87, 303 Province de
vila ; curvifolium, 87; denticulatum, 87;
var. laxum, 87, var. obtusifolium, 47 La
Rioja ; laetum, 47 La Rioja, 87; nemorale,
87 ; ruthei, 87 ; succulentum, 87 ; undulatum,
87
Plantago lanceolata, 243
Pleuridium acuminatum, 87, 243 ; subulatum, 87
Source > MNHN. Paris
328 INDEX
Pleurochaete, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal ; squarrosa, 55 polymor-
phisme de l'ADN nucléaire ribosomal, 243
Pleuroziopsis, 227
Pleurozium schreberi, 87, 273
Poa bulbosa, 243 ; trivialis, 243
PÓCS T. — New or little known epiphyllous
Liverworts, VII. Two new Lejeuneaceae Spe-
cies from the Mascarene Islands, 195-205
Pogonatetum nani, 87
Pogonation urnigeri, 87
Pogonatum aloides, 87, 151 ; nanum, 87, 151;
urnigerum, 87, 151
Pohlia annotina, 151; cruda, 151; delicatula,
87 : elongata, 151 ; nutans, 87, 151 ; obtusifo-
lia, 47 Système ibérien
Polychidium muscicola, 63 Province de Toledo
Polymorphisme, 55 ADN nucléaire ribosomal
Polytrichastrum altaicum, 207 ; sexangulare, 207
Chine
Polytrichum alpinum, 151 ; commune, 87, 235,
273 ; var. perigoniale, 151 ; crassilamellatum,
207 syn. nov. ; formosum, 87, 151 ; juniperi-
num, 87, 151, 303 ; norvegicum, 207 : pilife-
rum, 87, 151 ; sphaerothecium, 207 ; strictum,
273
Porella согдасапа, 87, 151 ; obtusata, 303 ; pla-
typhylla, 87, 303
Porina aenea, 127 ; borreri, 127
Porothamnium, 227
PORTO К.С. — Voir : GERMANO SR. 4
PORTO K.C.
Portugal, 213 Cryptothallus mirabilis, 291
lichens, 295 bryophytes
Potamolejeunea, 217
Potentilla erecta, 273, 213 ; palustris, 87, 273
Pottia intermedia, 243; starckeana, 55 syn.,
243 ; truncatula, 87
Pottiaceae, 55 Polymorphisme ribosomal, 235
Pottiales, 55
Pottioideae, 55
Prionodontaceae, 227
Prionolejeunea luensis, 143
Pronectria oligospora, 127
Protection, 87 bryophytes de la forêt de Ram-
bouillet (France) ; 273 sphaignes de la tour-
bière de Sommant (Haute-Savoie) ; 303 bryo-
phytes de la Sierra de Gredos (Espagne)
Prunus lusitanica, 243, 303
Pseudevernia furfuracea, 63, var. furfuracea, 127
Pseudoephemerum nitidum, 87
Pseudoleskea patens, 151
Pseudotaxiphyllum elegans, 87, 213, 303
Psidium cattleyanum, 195 phor.
Pteridium aquilinum, 213
Pterigynandrum filiforme, 151
Pterogonidium pulchellum, 143
Pterogonium gracile, 151, 303
Pterygoneurum ovatum, 243
Ptychomitrium felipponei, 315 syn. nov. : gard-
neri, 315 ; polyphylloides, 315 ; potaninii, 315
syn. nov. ; sinense, 315
Pycnolejeunea contigua, 143
Pyrenula chlorospila, 127 ; macrospora, 127
Pyro bourgeanae-Quercetum rotundifoliae, 63
Pyrrhospora elabens, 63
Qatar, 1 bibliographie bryologique
Quercus, 87; faginea, 63 phor., 213; ilex, 63
phor., 243; petraea, 127 phor. ; pubescens,
127 phor., subsp. pubescens, 243 ; pyrenaica,
63 phor., 151, 213, 303 ; robur, 213 ; rotundi-
folia, 63 phor., 213, 291 phor. ; suber, 63 phor.,
213, 243
Quesnelia arvensis, 217
Racomitrium aciculare, 151 ; affine, 151 ; aqua-
ticum, 151 ; elongatum, 87, 151, 213 ; hesperi-
cum, 151 ; heterostichum, 151 ; lanuginosum,
151 ; sudeticum, 47 La Rioja
Racopilaceac, 227
Radula complanata, 87, 303 Province de Ávila ;
macrostachya, 143
Radulaceae, 143
Ramalina calicaris, 63 ; fastigiata, 63, 127, var.
farinacea, 127, var. fastigiata, 127 ; fraxinea,
63, f. fraxinea, 127
Ramification, 227 Fontinalaceae
Ramonio-striguletum mediterraneae, 127
Ranunculus aconitifolius, 273 ; bulbosus subsp.
aleae, 243
Raphanus raphanistrum subsp. raphanistrum,
243
Rapistrum rugosum, 243, subsp. orientale, 243
Reboulia hemisphaerica, 151, 169, 303
Recherche des facteurs du maintien de la richesse
de la bryoflore terricole en habitats isolés. IT —
Comparaison entre les chênaies sclérophylles
de la bordure occidentale du massif des Mau-
res (Var, France) et leurs interfaces avec le
vignoble, 243-271
Rectolejeunea flagelliforme, 143
Répartition géographique, France, Ile de France,
87 bryophytes de la forêt de Rambouillet ;
Haute Savoie, 273 sphaignes de la tourbiére de
Sommant ; Tarn, 63 lichens épiphytes des bois
de Saint-Hippolyte ; Var, 243 bryoflore terri-
cole en habitats isolés — Espagne, La Rioja,
Source : MNHN, Paris
INDEX 329
47 bryophytes ; Tolède, 63 lichens épiphytes :
Sierra de Gredos, 151 bryophytes, 303 bryo-
phytes — Portugal, 213 Cryptothallus mirabi-
lis, 291 lichens, 295 bryophytes — Açores, 121
Sphagnum — Australie, 223 Lejeunea bischle-
rae sp. nov. ; 183 Riccia pullulans sp. nov. —
Asie Centrale, 315 Ptychomitrium ; de l'Est,
169 Asterella cruciata ; du Sud-Ouest, 1 bi-
bliographie bryologique — Chine, 207 mous-
scs xériques et alpines — Dominique, 217 Bro-
meliophila helenae sp. nov. — Uruguay, 315
Ptychomitrium — Venezuela, 217 Bromelio-
phila helenae sp. nov. — Népal, 191 Plagio-
chila bischleriana sp. nov. — Maurice (ile),
195 Colura maurtiana sp. nov. — Réunion
(ile), 195 Drepanolejeunea helenae sp. nov. —
Mascareignes (les) 195 Lejeuneaceae esp.
nouv.
Réserves Biologiques Domaniales (R.B.D.), 87
bryophytes de la forêt de Rambouillet
(France)
Réunion (ile), 195 Drepanolejeunea helenae sp.
nov.
Rhizocarpon obscuratum,
Toledo
Rhizomnium pseudopunctatum, 151; puncta-
tum, 87, 151, 303
Rhynchostegiella tenella, 87
Rhynchostegium alopecuroides, 151, 303 ; con-
fertum, 87, 243, 303; megapolitanum, 243;
murale, 87, 303 ; riparioides, 87, 303
Rhytidiadelphus loreus, 87 : squarrosus, 87 ; tri-
quetrus, 87
Riccardia chamaedrifolia, 87, 303 ; digitiloba,
143 ; incurvata, 151 ; latifrons, 87 ; multifida,
87, 151
(Un) Riccia prolifére d'Australie : Riccia pullu-
lans sp. nov. (sous-genre Ricciella), 183-189.
Riccia, subgen. Ricciella, 183 ; sous-groupe Vesi-
culosa, 183 ; beyrichiana, 151 ; campbelliana,
183 ; crassa, 183 ; crozalsii, 151, 243 ; deserti-
cola, 183; dictyospora, 183: fluitans, 87 ;
glauca, 87; gougetiana, 151; macro-
carpa,183 ; michelii, 87 ; muscicola, 183 ; pul-
lulans sp. nov., 183 Australie ; sorocarpa, 87 :
subbiffurca, 87 ; warnstorfii, 87
Rinodina capensis, 63 Province de Toledo ;
conradii, 63 Province de Toledo : exigua, 63 :
sophodes, 63
Rubia peregrina subsp. peregrina, 243
Rubus canescens, 243 ; sp., 243
Saccomorpha icmalea, 63 Province de Toledo ;
uliginosa, 127
63 Province de
Salix atrocinerea, 151, 213 ; repens, 273
Sanguisorbo agrimonioides-Quercetum suberis,
63
Sanionia uncinata, 151
Sarcogyne clavus, 291 phor.
Sauteria alpina, 169
Scapania compacta, 87, 151, 243; curta, 87;
irrigua, 87, 151 ; nemorea, 87, 151, var. pur-
purescens, 87 ; undulata, 87, 151
Schistidium agassizii, 151 ; apocarpum, 87 ; che-
nii, 207 Qinghai Province ; obtusifolium, 207
syn. ; rivulare, 151
Schizomitrium pallidum, 143
Schlotheimia jamesonii, 143
Scirpus cespitosus, 273
Scleropodium purum, 87, 151, 243; touretii,
151,243
Scorpidium scorpioides, 87, 273
Selaginella denticulata, 243 ; selaginoides, 273
Seligeria recurvata, 47 Systéme ibérien
Sematophyllaceae, 143
Sematophyllum caespitosum, 143; subpinna-
tum, 143 ; subsimplex, 143
SENECA A. — Voir : SERGIO C. & SENECA
A., 213
Senecio vulgaris, 243
SERGIO C. & SENECA A. — The first report
of Cryptothallus mirabilis Malmborg (Hepati-
cae, Áneuraceae) in Southern Europe (Portu-
gal), 213-215
Sherardia arvensis, 243
Sideroxylon, 195
SO M.L. — Voir : GROLLE R. and SO M. L.,
191
Sorbo torminalis-Quercetum pyrenaicae, 63
Sorbus torminalis, 63 phor.
SPAGNUOLO V., CAPUTO P., COZZOLINO
S., CASTALDO R. and DE LUCA P. —
Length polymorphism in the intragenic spacer
1 of the nuclear ribosomal DNA of some
Pottiaceae (Pottiales, Musci), 55-61
Spartium junceum, 243
Sphaerocarpos texanus, 87
Sphagnaceac, 235
Sphagnum, 213, 235 ; Section Acutifolia, 273 ;
Sect. Cuspidata, 273 ; Section Palustria, 121;
Section Rigida, 273 ; Section Sphagnum, 273 ;
Section Squarrosa, 273 ; Section Subsecunda,
273 ; acutifolium, 273 ; affine, 121, var. affine,
121 Açores, var. flagellare, 121 ; angustifo-
lium, 273 tourbiére de Sommant ; angustifo-
lium, 87 ; auriculatum, 213 ; capillaceum, 273
syn. ; capillifolium, 87, 273 syn. : centrale,
Source - MNHN. Paris
330 INDEX
121, 273 ; compactum, 87, 151, 273 ; contor-
tum, 273 ; cuspidatum, 87, 273 ; cymbifolium,
121, 273, var. glaucescens, 121 ; denticulatum,
87, 151, 273 tourbiére de Sommant, f. auricu-
latum, 87, f. crassicladum, 87, f. inundatum,
87, f. nemoreum, 87, f. obesum, 87 ; dusenii,
273; fallax, 87, 273; fimbriatum, 87, 235,
273; flexuosum, 87, 273 tourbiére de Som-
mant ; fuscum, 273 tourbiére de Sommant ;
girgensohnii, 273 ; magellanicum, 121, 273;
majus, 273 ; nemoreum, 151, 273 ; palustre,
87, 121, 151, 235, 273, var. squarrosulum, 87 ;
papillosum, 121 Açores, 151, var. laeve, 87 ;
papillosum, 273 tourbiére de Sommant ; pla-
typhylllm, 273 ; quinquefarium, 273 tourbiére
de Sommant ; rubellum, 273 ; rufescens / tur-
gidum, 87 ; rufescens, 87 ; russowii, 151, 273 ;
squarrosum, 87, 273 ; subbicolor, 121 ; subni-
tens, 87, 273 ; subsecundum, 15, 273, var. ber-
neti, 273 ; var. intermedium, 273 ; tenellum,
87, 273; teres, 151, 273 tourbière de Som-
mant ; turgidum, 87 : warnstorfii, 273
Sphaignes (Les) de la Tourbiére de Sommant,
Haute-Savoie, 273-290
Splachnum, 227 ; ampullaceum, 87
Spores, 169 Asterella cruciata, 183 Riccia pullu-
lans sp. nov.
Stictolejeunea squamata, 143
Stockage de l'eau, 235
Strigula mediterranea, 127, 291 Portugal ; taylo-
rii, 127
Studies on the genus Asterella P. Beauv. ШІ :
Asterella cruciata (Steph.) Horik. in Eastern
Asia, 169-176.
Succession, 143 bryophytes épixyles (Brésil)
Syderoxylon puberulum, 195 phor.
Symbiezidium barbiflorum, 143
Synonymie, 169 Asterella ; 177 Leucolejeunea :
207 mousses de Chine ; 315 Ptychomitrium
Syntrichia, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal ; ruralis var. arenicola, 55
Syrie, bibliographie bryologique
Syrrhopodon incompletus, 143 ; parasiticus, 143
Systématique, 55 Pottiaceae; 223 Lejeunea
subgen. Microlejeunea ; 227 Fontinalaceae
Tamus communis, 243
TAN B. C. & ZHAO Jian-cheng — New moss
records and range extensions of some xeric
and alpine moss species in China, 207-212
Targionia hypophylla, 303 Province de Ávila ;
lorbeeriana, 243
Taxilejeunea furciornuta, 195
Taxithelium planum, 143
Taxons nouveaux, 217 Bromeliophila helenae sp.
nov. Néotropiques ; 191 Plagiochila bischle-
riana sp. nov. Népal ; 183 Riccia pullulans sp.
nov. Australie; 195 Colura mauritiana sp.
nov. Ile Maurice et Drepanolejeunea helenae
sp. nov. La Réunion ; 177 Aureolejeunea rota-
lis comb. nov. ; 223 Lejeunea bischlerae sp.
nov. Australie
Taxus baccata, 63 phor.
Terricole, 243 bryoflore en habitats isolés
Tetraphido-Aulacomnion, 87
Tetraphis pellucida, 87
Thamnobryum alopecurum, 87, 303
Thelopsis rubella, 127, 291 Portugal
THIERS B. M. — Lejeunea bischlerae, a new
species of Lejeunea Subgenus Microlejeunea
from Australia, 223-226
Thuidiaceae, 143
Thuidium abietinum, 87; delicatulum, 143;
tamariscinum, 87
Thymus vulgaris, 243
Thysananthus flavescens, 177
Tige, 227 Fontinalaceae
Timmia, 227
Timmiaceae, 227
Timmiella, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal ; cf. barbuloides, 55 poly-
morphisme de l'ADN nucléaire ribosomal
Tomenthypnum nitens, 273
TONG CAO & KOPONEN T. — Two new syno-
nyms in the genus P£ychomitrium (Musci ;
Ptychomitriaceae), 315-318.
TORRENTE P. — Voir : EGEA J.M. & TOR-
RENTE P, 77
Tortella, 55 polymorphisme de l'ADN nucléaire
ribosomal flavovirens, 55 polymorphisme de
l'ADN nucléaire ribosomal ; nitida, 55 poly-
morphisme de l'ADN nucléaire ribosomal ;
tortuosa, 55 polymorphisme de l'ADN
nucléaire ribosomal
Tortula, 55 polymorphisme de l'ADN nucléaire
ribosomal 235; Sect Tortula, 55; Sect
Cuneifoliae, 55 ; Sect. Rurales, 55 ; canescens,
243 ; lacvipilaeformis, 87; muralis, 55 poly-
morphisme de l'ADN nucléaire ribosomal,
87, var. aestiva, 87 ; papillosa, 87 ; ruralifor-
mis, 55 syn. ; ruralis, 87, 151 ; scotteri, 207
syn. nov. ; subulata, 55 polymorphisme de
l'ADN nucléaire ribosomal, 87, var. graeflii,
151 ; var. subulata, 151, 243
Tourbière de Sommant, 273 Sphaignes
Trachylejeunea crenata, 143
Trapeliopsis flexuosa, 63 Province de Toledo
Source : MNHN. Paris
INDEX 331
Tres nuevas species de hongos liquenizados de la
Provincia del Cabo (Sudafrica) — Correccion,
77
(Un) tributo de Colombia a Helena Bischler,
167-168
Trichosteleum papillosum, 143 ; pusillum, 143
Trichostomoideae, 55
Trichostomum brachydontium subsp. mutabile,
243
Trifolium, 243 ; campestre, 243 ; sp. plur., 243
Tritomaria exsectiformis, 87
Trochetia, 195
Turquie, bibliographie bryologique
‘Two new synonyms in the genus Ptychomitrium
(Musci ; Ptychomitriaceae), 315-318
Typification, 169 Asterella cruciata
Ulmus minor, 127 phor., 213, 243
Ulota, 87 ; crispa, 87
Uruguay, 315 Ptychomitrium
Usnea glabrescens, 63 Province de Toledo ; lap-
ponica, 127 ; sp., 291 ; subfloridana, 63 ; was-
muthii, 63 Province de Toledo
Vaccinium myrtillus, 273 ; oxycoccos, 87, 273 ;
uliginosum, 273 ; vitis-idaea, 273
Valeriana dioica, 273.
Végétation lichénique, 127
Venezuela, 217 Bromeliophila helenae sp. nov.
Vesicularia sp., 143
Viburnum tinus, 243, 303
Vicia, 243 ; sativa subsp. sativa, 243
Viola palustris, 273
Vouauxiomyces truncatus, 127.
Vriesea glutinosa, 217
Vulpia muralis, 243
Wahlenbergia hederacea, 87, 213
Wardia, 227
Wardiaceae, 227.
Warnstorfia exannulata, 87, 151 ; fluitans, 87
Waynea adscendens, 63 Province de Toledo
Weissia, 55 polymorphisme de l'ADN nucléaire
ribosomal ; controversa, 55 polymorphisme
de l'ADN nucléaire ribosomal, 151, var.
controversa, 243 ; levieri, 243 ; microstoma
var. microstoma, 243 ; starckeana, 55 syn. ;
viridula, 87
Welche Funktion haben die Hyalocyten in den
Blättern der Dicranaceae ?, 235-242
Wiesnerella denudata, 169
Xanthoria parietina, 63, 127, subsp. parietina,
127
Xanthorion parietinae, 127
Xérophotophiles, 243
Xérosciaphiles, 243 bryophytes terricoles
Yémen,1 bibliographie bryologique
ZHAO Jian-cheng — Voir : TAN Benito С. &
ZHAO Jian-cheng, 207
Zygodon, 87 ; rupestris, 87, 303
Source : MNHN. Paris
Annonce de décès
Nous avons le regret d'annoncer le décès du professeur Pierre TIXIER, survenu
le 3 octobre 1997, dans sa 79° année. Correspondant du Muséum national d'Histoire
naturelle, Pierre Tixier a fait sa carrière dans l'enseignement supérieur de l'Outre-Mer. Ses
collections bryologiques (asiatiques et africaines) sont déposées au Laboratoire de Cryp-
togamie du Muséum (PC). Une notice lui sera consacrée dans l’un de nos prochains
numéros.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1997, 18 (4): 333-335 333
TABLE DU TOME 18
ALBERTOS Belén, LARA Francisco, GARILLETI Ricardo & MAZIMPAKA
Vicente — Estudio brioflorístico de una formación relitica de Prunus lusi-
tanica L. de la Sierra de Gredos (Avila, España) 303
ARAGÓN Gregorio & MARTÍNEZ Isabel - Contribución al conocimiento de los
líquenes epifíticos de los montes de Toledo (Toledo, España). .......... 63
BARDAT Jacques — La flore bryophytique de la forét de Rambouillet (France,
Région Ile-de-France, Département des Yvelines) ..................... 87
BUCK William R. and ALLEN Bruce — Ordinal placement of the Fontinalaceae. 227
CAO Tong and KOPONEN Timo — Two new synonyms in the genus Ргусло-
mitrium (Musci; Ptychomitriaceae). .................................. 315
CARVALHO Palmira & JONES Maurice Pugh — New and interesting lichens
from Portugal. .... cessere eene eene nennen 291
COSTE Clother — Champignons lichénisés et lichénicoles épiphytes des bois de
Saint-Hippolyte (France, Tarn) 127
EGEA J. M. & TORRENTE P. — Tres nuevas especies de hongos liquenizados
de la provincia del Cabo (Sudafrica) — Correcciôn.................... 77
FRAHM Jan-Peter — Welche Funktion Haben die Hyalocyten in den Blättern
der Dicranaceae ? 235
GAUTHIER Robert — Les Sphaignes de la tourbière de Sommant, Haute-Savoie. 273
GAUTHIER Robert et BRUGUÉS Montserrat — Note sur la présence de
Sphagnum affine Ren. & Card., Sphagnum centrale C. Jens. et Sphagnum
papillosum Lindb. aux AÇOTES........................................ 121
GERMANO Shirley Rangel & PÔRTO Каца Cavalcanti — Ecological analysis
of epixylic bryophytes in relation to the decomposition of the substrate
(Municipality of Timbaúba — Pernambuco, Brazil)................... 143
GRADSTEIN S. Rob - Bromeliophila helenae, a new species of Lejeuneaceae from
the Neotropics...... isses nena rre 217
GRADSTEIN S. Rob and GEISSLER Patricia — Notes on the genus Leucole-
jeunea (Hepaticae) . .
Source : MNHN, Paris
334 TABLE DU TOME 18
GRADSTEIN-SERNA Claritza E. — Un tributo de Colombia a Helena Bischler. — 167
GROLLE Riclef and SO M. L. — Plagiochila bischleriana, a new species from
ОЧерай Sci EPS Инн A 191
HÉBRARD Jean-Pierre et LOISEL Roger — Recherches des facteurs du maintien
de la richesse de la bryoflore terricole en habitats isolés. II — Com-
paraison entre les chênaies sclérophylles de la bordure occidentale du
Massif des Maures (Var, France) et leurs interfaces avec le vignoble .... 243
JOVET-AST Suzanne — Un Riccia prolifére d'Australie : Riccia pullulans sp. nov.
(onere RCI) rd CURT essel с. 183
KÜRSCHNER Harald — An annotated, corrected, and updated list of the bryo-
logical literature of Southwest Asia ................,.,.,..,.......... 1
LLORET F., CROS R. M., BRUGUÉS M. y GRANZOW DE LA CERDA I.
— Aspectos biogeogräficos y corológicos de los briófitos de la Sierra de
¡Gredos (Espana) ои RC AE SU, забава ed unn RETE < 151
LONG David С. — Studies on the genus Asterella P. Beauv. Ш: Asterella cruciata
(Steph) Horik in Eastern AS, i osie aras Hots helene’ 169
MARTÍNEZ-ABAIGAR J., NÜNEZ-OLIVERA E., GARCÍA-ÁLVARO A.
and BEAUCOURT N. — Additions to the bryophyte flora of la Rioja
and the Iberian System (Northern Spain)............................. 47
PÓCS Tamas — New or little known epiphyllous Liverworts, VII. Two new Lejeu-
neaceae species from the Mascarene Islands .......................... 195
SÉRGIO Cecilia and SÉNECA Ana — The first report of Cryptothallus mirabilis
Malmborg (Hepaticae, Aneuraceae) in Southern Europe (Portugal) .... 213
SPAGNUOLO Valeria, CAPUTO Paolo, COZZOLINO Salvatore, CASTALDO
Rosa and DE LUCA Paolo — Length polymorphism in the intragenic
spacer 1 of the nuclear ribosomal DNA of some Pottiaceae (Pottiales,
MS nn UT CE ESOS Na eer 55
TAN Benito C. and ZHAO Jian-Cheng — New Moss records and range exten-
sions of some xeric and alpine moss species in China.................. 207
THIERS Barbara M. — Lejeunea bischlerae, a new species of Lejeunea subgenus
Mierolejeuried тото NOU GN cei dee ie theses ays UR DE pelas a aries n'y ща: 223
WERNER Jean — Some remarkable bryophytes from Serra da Freita and Serra
do AUSTEN Portugal) ИНУ: cti 3 Pa In RT 295
Analyses bibliggrapiiiques Э 220 A AA IG. CLE 79
DVDS GET Wee ce des Me EC PERS Ue d e ER TENET E 165
Instructions aux auteurs. . 83
Source : MNHN, Paris
TABLE DU TOME 18 335
Instructions to the authors ................................................... 85
Index du tome 18 319
Annonce de UE eee 332
Fable du tomio LR ЕЕРЕЕ 333
Source : MNHN. Paris
Commission paritaire 15-9-1981 - N° 58611 - Dépôt légal 4° trimestre 1997 - Imprimerie F. Paillart
Sortie des presses le 20 octobre 1997 - Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : D. Lamy ; Secrétaire : B. Dennetiére
Trésorier : E. Bury. Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN, Paris
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Biosystema 5 - Les introuvables de J.B. Lamarck- Discours d'ouverture du cours de zoologie et
articles du Dictionnaire d' Histoire naturelle, Edition préparée par D. Goujet. 1990.
Biosystema 6 - Systématique et Ecologie, par R. Barbault, Cl. Combes, F. Renaud, N. Le Brun
& A. Dubois. Edition coordonnée par J.P. Hugot. 1991.
Biosystema 7 - Systématique et Biogéographie Historique. Textes historiques et
méthodologiques. Traduction et adaptation de P. Janvier, L. Matile & Th. Bourgoin.
1991.
Biosystema 8 - Systématique et Société. Edition coordonnée par G. Pasteur. 1993.
Biosystema 9 - Les Monocotylédones, par J. Mathez. 1993.
Biosystema 10 - Systématique botanique : problèmes actuels. Edition coordonnée par O. Poncy.
1993.
Biosystema 11 - Systématique et Phylogénie: modèles d'évolution biologique. Edition
coordonnée par P. Tassy et H. Lelièvre. 1994.
Biosystema 12 - Phylsyst: logiciel de reconstruction phylogénétique, par 1. Bichindaritz,
S. Potter & B. Sigwalt +. 1994.
Biosystema 13 - Systématique et Biodiversité. Edition coordonnée par Th. Bourgoin. 1996.
Biosystema 14 - Systématique et Informatique. Edition coordonnée par J. Lebbe, en préparation.
Le Conseil de la SFS, ХП 1995
Source : ММНМ, Paris
SOMMAIRE
Jean-Pierre HÉBRARD et Roger LOISEL — Recherches des facteurs du maintien
de la richesse de la bryoflore terricole en habitats isolés. П — Com-
paraison entre les chênaies sclérophylles de la bordure occidentale du
Massif des Maures (Var, France) et leurs interfaces avec le vignoble ....
Robert GAUTHIER — Les Sphaignes de la tourbière de Sommant, Haute-Savoie.
Paltaira CARVALHO & Maurice Pugh JONES — New and interesting lichens
from Portugal
Jean WERNER — Some remarkable bryophytes from Serra da Freita and Serra
do Arestal (N Portugal)
Belén ALBERTOS, Francisco LARA, Ricardo GARILLETI & Vicente
MAZIMPAKA — Estudio brioflorístico de una formación relítica de
Prunus lusitanica L. de la Sierra de Gredos (Ávila, España).
Tong CAO and Timo KOPONEN — Two new synonyins in the genus Ptycho-
mitrium (Musci; Ptychomitriacea
Index du tome Ses ааа
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Table du tome 18..
Cryptogamic, Bryologie-Lichénologie 1997, 18(4) : 243-335.
243
273
291
295
303