BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 4 Fascicule 1 1983
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
UBLICATION TRIMESTRIELLE SUBVENTIONNEE PAR LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
CRYPTOGAMIE
BRYOLOGIE-LICHENOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHENOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER
Éditeur : ADAC,
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Laboratoire de Cryptogamie
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_ CRYPTOGAMIIE
BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 4 Fascicule 1 1983
COMITE DE LECTURE
Bryologie
DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P. HEBRARD
JO’
lake
-AST, D. LAMY, C. SUIRE
Lichénologie : J. ASTA, T. BERNARD, B. BODO, W.L. CULBERSON, M.C. JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, М.-А. LETROUIT-GALINOU,
MANUSCRITS
Les auteurs sont priés d'adresser leurs manuscrits à la Rédaction de CRYPTOGAMIE
Bryologie et Lichénologie, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue de Buffon, 75005 Paris
Les tirages à part sont à la charge des auteurs
Ouvrage publié avec le concours dû Centre National de la Recherche Scientifique
Source : MNHN. Paris
L’appareil apical des asques et la paroi des ascospores
du Catolechia wahlenbergii (Ach.) Flotow ex Koerber et de
l’Epilichen scabrosus (Ach.) Clem. ex Haf. (Lichens, Lécanorales) :
étude ultrastructurale
A. BELLEMERE * et J. HAFELLNER **
RESUME. — La paroi des asques et celle des ascospores est étudiée en microscopie électro-
nique à transmission chez des Lichens des genres Catolechia et Epilichen (jadis placés dans
le genre Buellia). L’ultrastructure du septum des ascospores et de son torus est analysée. La
pigmentation de la paroi ascosporale met en jeu de trés fins grains, Patag +, portés ou non
par des sphérules de plus grande taille; elle affecte la périspore interne ainsi que certaines
parties de la paroi propre et du septum où elle est plus ou moins précoce et rapide. Les
asques des gentes Catolechia et Epilichen sont du méme type (type Catolechia). Leur paroi
latérale, épaisse, est pluristratifiée; l'épaississement apical, formé par la couche d, est subdi-
visé en strates bien distinctes dont la plus externe contient un bouchon lamelleux, Patag +.
La déhiscence comporte plusieurs processus successifs : allongement de la partie apicale de
Vasque avec infiltration de l'épiplasme vers le sommet; rupture de l'exotunica de l'apex et
faible saillie vers l'extérieur de la couche d qui glisse sur la couche c; enfin rupture du som
met de la couche d avec légére éversion. Les asques du type Catolechia ont une structure
proche de celle du type Rhizocarpon; certains de leurs caractéres se retrouvent dans le
type Physcia (variante du type Lecanora), d'autres dans le type bituniqué-fissituniqué.
ZUSAMMENFASSUNG. — Die Ascus- sowie die Sporenwand von Arten der Flechtengat-
tungen Catolechia und Epilichen (die lange Zeit als synonym mit Buellia erachtet wurden)
werden im Transmissionselektronenmikroskop studiert. Die Ultrastruktur des Ascosporen-
septums und des Torus wird analysiert. Die Pigmentierung der Ascosporenwand zeigt sich
im elektronenoptischen Bild in Form sehr kleiner Körner (Patag +), die manchmal grösseren
Kügelchen anhaften. Die Fárbung erfasst das innere Perispor, gewisse Schichten der Eigen.
wand und des Septums; hier tritt sie bereits in frühen ontogenetischen Stadien auf. Die
Gattungen Catolechia und Epilichen haben den gleichen Ascustyp (Catolechia-Typ). Lateral
ist die Ascuswand dick und vielschichtig. Die apikale Verdickung der Ascuswand wird
durch die Schicht d gebildet, die mehrere deutliche Unterschichten erkennen lásst, deren
dusserste einen lamellár gebauten, Patag + Pfropf enthält. Die Öffnung des Ascus läuft
in mehreren Schritten ab : einer Verlängerung des apikalen Teils des Ascus verbunden mit
einem Eindringen von Epiplasma gegen die Spitze; einem apikalen Aufreissen der Exotunica
und leichtem Vortreten der Schicht d, die an der Schicht c gleitet; schliesslich einem apika-
len Aufreissen der Schicht d unter leichtem Umstülpen derselben. Die Struktur der Asci
vom Catolechia-Typ ist der des Rhizocarpon-Typs anhlich; gewisse Baueigentümlichkeiten
findet man im Physcia-Typ (Variante des Lecanora-Typs) wieder, andere im bitunicat-
fissitunicaten.
* Laboratoire de Mycologie, Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, Grille d’Hon-
neur, Parc de Saint-Cloud, F-92210 Saint-Cloud, France.
** Institut für Botanik der Karl-Franzens Universität, Holteigasse 6, A-8010 Graz, Austria.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 1983, 4, 1 : 1-36,
Source : MNHN, Paris
2 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
SUMMARY. — The ascus wall as well as the wall of ascospores has been studied with the
electron microscope by transmission in the lichen genera Catolechia and Epilichen (which
for a long time were regarded to be synonymous with the genus Buellia). The ultrastructure
of the ascospore septum and torus are analyzed. Pigmentation of the ascosporal wall is asso-
ciated with the presence of very small Patag reactive grains which are sometimes borne on
larger spherules. Pigmentation which essentially affects the internal perispore and some
strata of the proper wall and of the septum is not established at the same time in all these
parts. The asci of the genus Catolechia and Epilichen are of the same type (Catolechia type).
‘Their lateral wall is thick and multilayered. The apical thickening is built by the d layer, it
consists of several distinct strata, the most external of which contains a lamellar apical plug.
The dehiscence of the ascus passes off in several successive processes : first the apical part
of the ascus lengthens while the epiplasm progresses towards the top of the ascus; then the
exotunica breakes at the apex and the d layer glides on the c layer, forming a small external
extrusion; at last the top of the d layer is ruptured with a slight eversion of the d layer. The
structure of the Catolechia type of ascus looks like the Rhizocarpon type. Some characters
of this type are alike the Physcia type (a Lecanora type variant) and others are encountered
in the bitunicate-fissitunicate type.
Les genres Catolechia et Epilichen sont des Lichens crustacés, boréoarctiques,
rencontrés dans les étages alpins ou subalpins de certaines montagnes euro-
péennes. Des études récentes (HAFELLNER 1978, HAFELLNER et al. 1979,
HAFELLNER in POELT et VEZDA 1981) ont montré qu'ils sont proches l'un
de l'autre par la structure de l'apothécie, par les paraphyses, les asques, les asco-
spores (Fig. 1) ainsi que par la nature de leurs substances lichéniques mais qu'ils
different cependant par leur mode de vie (Catolechia se développe sur des sols
acides ou sur les Mousses, Epilichen est parasite sur des Baeomyces) ainsi que
par leur thalle et les premiers stades du développement de l'apothécie. Ces études
ont également montré que les genres Catolechia et Epilichen sont distincts du
genre Buellia dans lequel ils avaient été placés et que les caractéres de leurs
asques ne permettent pas de les ranger dans les Physciaceae mais les rattachent
plutót au genre Rhizocarpon.
Le présent travail examine l'ultrastructure de l'appareil apical des asques et
celle de la paroi des ascospores des espéces types de chacun de ces deux genres.
I. — MATÉRIEL ET MÉTHODES
L'origine des échantillons est la suivante :
— Catolechia wahlenbergii (Ach.) Flotow ex Koerber : Ostalpen, Kreuzeck-
gruppe, Kärnten : Knotenberg NE vom Hochtristenhaus, N- seitige Abbrüche,
2150-2210 m; 15.7.78, leg. J. H. (Hafellner 2880).
Epilichen scabrosus (Ach.) Clem. ex Haf. : auf Baeomyces rufus. Koralpe,
Steiermark : südöstl. Abhänge des Kumpfkogels N von Glashütten, 1250-1400 m,
23.5.76; leg. et det. J. H. (Hafellner 1458).
Aprés réhydratation (environ 12 heures) les échantillons d'herbier ont été
fixés selon les techniques classiques en microscopie électronique à transmission
(cf. BELLEMERE 1977 : 234), inclus selon SPURR (1969) et colorés préféren-
Source : MNHN, Paris
Fig. 1. — Asques, ascospores et paraphyses du Catolechia wahlenbergii (Ach) Flotow ex Koerber (A) et de l'Epilichen scabrosus (Ach)
Clem. ex Haf. (B). — Schémas d’après HAFELLNER (1978)
Fig. 1. — Asci, Ascosporen und Paraphysen von Catolechia wahlenbergi (A) und Epilichen scabrosus (B) (nach HAFELLNER 1978).
NAHI da 13 VIHO3TOLVO.
4 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
tiellement par la technique de THIERY (= réaction Patag) (1967) qui révèle
certains polysaccharides mais aussi par la technique de REYNOLDS (1963) à
l'acétate d’uranyle-citrate de plomb. Les coupes ont été faites avec un ultrami-
crotome Reichert OMU; ou LKB 8800A Ultrotome III et observées au moyen
d'un microscope électronique JEOL JEM7 sous tension de 80 kV.
II. — RÉSULTATS
А. — CATOLECHIA WAHLENBERGII
1. — La paroi de l'asque (Pl. I; Fig. 2).
Au maximum de son développement, lorsque les spores s'individualisent, la
paroi de l'asque peut étre subdivisée en quatre couches a, b, c, d. La couche a, la
plus externe, mince, est Patag + comme le gélin dense qui la revét. La couche b
sous-jacente, trés mince, n'est décelable que sur les coupes bien orthogonales à
la paroi. Elle recouvre la couche c, épaisse, relativement réactive au test de Thié-
ry, qui peut étre subdivisée en trois sous-couches. La sous-couche la plus externe
сл, Patag +, finement granuleuse, un peu plus dense à sa base, est traversée par
une lamelle médiane plus fortement réactive. La sous-couche médiane cz, mince,
est trés claire. La sous-couche profonde cs, Patag +, est finement granuleuse,
comme сі.
Fig. 2. — Catolechia wahlenbergii. Structure de la paroi de l’asque (schéma). (g, a, b, c1, с,
сз, de, di : diverses couches et sous-couches de la paroi de l'asque).
Fig. 2. — Catolechia wahlenbergii. Struktur der Ascuswand (Schema). (g, a, b, c1, c2, сз, de,
di : verschiedene Schichten und Unterschichten der Ascuswand).
La partie profonde de la paroi (couche d), aussi épaisse que la couche c, s'en
distingue par sa texture; sa matrice claire renferme en effet des granules grossiers
ou de courtes fibrilles Patag+; la partie externe de la couche d, assez mince,
d’aspect plus clair et plus finement granuleuse fait transition avec la sous-couche
profonde сз de la couche c dont elle est parfois séparée, par une fine strate
non réactive au test Patag.
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 5
2. — L’apex de l'asque (Pl. II, Ш, IV; Fig. 3).
a) Aspect sur coupes axiales (Pl. H).
A Papex de l'asque encore jeune dont les spores sont en voie d'individualisa-
tion, la couche a, mince et Patag +, est recouverte du gélin dense, également
Patag +, formant une cape relativement peu épaisse, qui, dans la région sous-
apicale, est constituée de fibrilles radiales. La couche b, très mince et d’aspect
clair est A peine distincte. L’épaisseur de la couche ¢ ne se modifie pratiquement
pas vers le sommet de l'asque. Au-dessous de Гарех la structure de cette couche
devient nettement plus fibrilleuse que dans la paroi laterale; plus haut son ana-
lyse est difficile car en raison de la forme hémisphérique du sommet de l'asque
la paroi est sectionnée obliquement si les coupes ne sont pas rigoureusement
axiales.
A l'apex de l'asque l'épaisseur de la partie externe de la couche d n'est pas
modifiée. L'épaississement apical résulte du brusque développement de la seule
partie interne de la couche d.
Cet épaississement présente une structure complexe. П comporte plusieurs
sous-couches emboitées, convexes vers le haut, en forme de coupoles, ou plus
exactement de ménisques car elles s'amincissent graduellement vers le bas en
venant se fondre tangentiellement dans la partie profonde de la couche d de la
paroi latérale. Ces ménisques relativement épais et d'aspect plutót clair dans
leur ensemble sont séparés par de minces strates, d'aspect sombre, que par com-
modité, on appellera ici «interfaces». On peut distinguer trois interfaces princi-
pales : supérieure, médiane et inférieure (Pl. 11).
Entre l'interface supérieure, située sous la partie externe de la couche d et
l'interface médiane, le ménisque supérieur est occupé, dans sa partie axiale, par
une sorte de bouchon lamelleux, Patag +, de texture grossiére, qui est séparé
de ces interfaces par une mince strate claire. Dans la partie supérieure du bou-
chon des lamelles Patag + sont plus réguligrement empilées. Plusieurs prolonge-
ments analogues à des interfaces, d'importance et de réactivités variées, s'é-
chappent latéralement du bouchon et s'étendent dans le ménisque supérieur.
Faute d'un nombre suffisant d’observations il n'a pu étre établi de facon süre
que la réactivité des lamelles au test de Thiéry est plus faible dans une étroite
région axiale du bouchon.
L'interface médiane est double: elle est formée de deux trés minces lamelles
Patag +, convexes vers le haut, séparées par une fine strate claire. A leur sommet,
ces deux lamelles et cette strate sont creusées d'une faible dépression circulaire
ouverte vers le haut et dans laquelle s'engage la base du bouchon contenu dans le
ménisque supérieur.
Sous l'interface médiane, le ménisque inférieur possède, dans sa partie cen-
trale, une texture très finement granuleuse, Patag +, lui conférant un aspect
gris. Il ne paraît pas subdivisé par des interfaces de second ordre.
L'interface inférieure est irrégulièrement épaissie et très réactive au test de
Thiéry dans sa partie axiale qui est séparée du sommet de l'épiplasme par une
étroite strate claire. Latéralement cette interface se réduit à une mince lamelle,
Source : MNHN, Paris
6 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
Fig. 3. — Catolechia wahlenbergii. Structure de Гарех de l'asque (schéma). (g, a, b, c1, c2»
c3, de, di : diverses couches et sous-couches de la paroi de l'asque).
Fig. 3. — Catolechia wahlenbergii. Struktur der Ascusspitze (Schema). (g, a, b, c1, со, ca, de,
di : verschiedene Schichten und Unterschichten der Ascuswand).
moins réactive, qui s'étend jusqu'à la base de l'épaississement apical, plus ou
moins loin du plasmalemme. En section, cette interface a ainsi la forme d'un 2.
b) Aspect sur coupes tangentielles et coupes obliques (Pl. III, IV).
Au niveau de la partie basilaire de l'épaississement sous-apical on note, sur
des coupes longitudinales non axiales, la présence de fibrilles disposées tan-
gentiellement dans des plans transversaux (Pl. III - A, B).
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 7
Au-dessous de la partie supérieure du bouchon apical, on observe, sur des
coupes un peu obliques (Pl. IV - A, B; III - B), que la partie la plus interne de la
couche d présente un aspect analogue à celui décrit par REYNOLDS (1971)
dans la paroi d’un asque bituniqué (= «banded-pattern», = structure en bandes)
avec une alternance de bandes radiaires alternativement claires et sombres for-
mées de fibrilles empilées (qui sont plus ou moins tangentielles dans les bandes
claires et rebroussées vers l'extérieur dans les bandes sombres). Ainsi qu'on l'a
montré par ailleurs chez l'Hysterographium fraxini (BELLEMERE et HAFELL-
NER 1982b) cet aspect est dá à la section oblique de bandes longitudinales
radiales denses formées de fibrilles longitudinales (bandes sombres) rattachées
les unes aux autres par des festons de courtes fibrilles transversales (bandes
claires) (Fig. 7 A). En fait, ces bandes ne sont sans doute pas rigoureusement
longitudinales mais s'infléchissent vers leur base et se redressent vers le sommet:
elles forment ainsi des sortes d’helices qui vont confluer à l’apex de l'asque
(Fig. 7B). Une telle disposition pourrait expliquer que sur les coupes tangen-
telles ou obliques on observe, du bas vers le haut de l'épaississement, des fi-
brilles d'abord tangentielles puis longitudinales et enfin transversales.
3. — Le développement de la cloison ascosporale et la pigmentation
des ascospores (Pl. V à VII; Fig. 4).
La terminologie relative aux différentes couches de la paroi utilisée ici a été
définie antérieurement (cf. BELLEMERE et MELENDEZ-HOWELL 1976).
a) Le jeune septum (Pl. V- A; Fig. 4A).
L'ascospore est cloisonnée dés la fin du stade secondaire de développement de
sa paroi lorsque celle-ci est subdivisée en une paroi propre assez épaisse, Patag —,
et une mince périspore. Le jeune septum se réduit à une trés mince lamelle
Patag — revétue d'un léger film Patag +. A chaque extrémité, il présente un ren-
flement également Patag —, de section piriforme (Pl. V - A; Fig. 4A), qui se
raccorde à la paroi latérale par un pédicelle court.
b) Les premiers indices de la pigmentation pariétale (Pl, V - B; Fig. 4B).
Le développement d'une réactivité Patag + dans la paroi peut fournir des
indices sur les modalités de sa pigmentation car les zones pigmentées observées
en microscopie photonique dans la paroi et dans le septum des ascospores en
voie de maturation correspondent à des portions de la paroi qui, en microscopie
électronique, sont plus nettement réactives au test de Thiéry.
Les premiéres traces de réactivité au test Patag apparaissent conjointement
dans le septum et dans la paroi latérale après un début d'épaississement de ceux-
ci. Dans la paroi, elles sont particuliérement nettes dans la partie interne de la
périspore, dont l'aspect sombre aprés la réaction de Thiéry contraste avec celui
de la mince périspore externe qui est beaucoup plus clair. La réactivité d’en-
semble de la paroi propre au test Patag est faible. Dans le septum seule une
mince lamelle médiane reste Patag — (Pl. V - В; Fig. 4 B). La réactivité Patag +
est plus affirmée au niveau de deux couples de fines strates disposées symétrique-
ment par rapport à la lamelle médiane, l'un contre contre celle-ci et l'autre à
Source : MNHN, Paris
8 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
quelque distance. Les deux strates qui sont au contact de la lamelle septale claire
se renforcent autour d’un renflement de section plus ou moins triangulaire, qui
termine la lamelle médiane vers l'extrémité du septum. Les autres strates s'épais-
sissent 4 ce niveau et se recourbent dans la paroi propre parallélement au flanc
de la spore.
c) Le début de l'extension de la pigmentation pariétale
(Pl. VI-A; Fig. 4 C).
La périspore interne devient fortement Patag +. Sa matrice claire est presque
entiérement masquée par de minuscules grains (# 10 nm) réactifs au test de
Thiéry, densément serrés, auxquels se surajoutent des sphérules plus grosses (50-
100 nm) encore plus réactives et d'aspect homogène. La répartition de ces sphé-
rules est apparemment aléatoire; généralement isolées, elles sont parfois coales-
centes en masses irrégulières.
Au contact de la lamelle médiane du septum, de part et d'autre de celle-ci,
apparaissent aussi de nombreux petits grains analogues à ceux de la périspore,
mais qui ne forment pas une couche homogene, СА et là quelques sphérules s'y
surajoutent comme dans la périspore interne. La strate plus nettement Patag +
située à quelque distance de la lamelle septale, de chaque cóté de celle-ci, ne
s'est pas développée et reste discréte.
Une plus grande réactivité au test de Thiéry apparait aussi dans d'autres
parties de la paroi ascosporale. Ainsi, dans la zone de raccordement entre le
septum et la paroi latérale de l’ascospore, de nombreux grains Patag +, très fins
et trés serrés, apparaissent au voisinage du plasmalemme.
En face du septum, la partie externe de la paroi propre de l'ascospore devient,
elle aussi, nettement réactive au test de Thiéry. On y observe de fins granules
et quelques sphérules denses analogues à celles mentionnées ci-dessus mais plus
dispersées,
d) La suite de l'extension de la pigmentation parietale
(Pl. VI-B; VIL- A; Fig. 4 D, E).
Dans la paroi latérale de l'ascospore, l'aspect de la périspore interne ne varie
pas; la pigmentation d'une partie de la paroi propre se renforce avec le dévelop-
pement de sphérules Patag +.
Au niveau du septum la pigmentation devient importante : les sphérules
Patag + sont trés nombreuses. On observe maintenant quatre couches pigmen-
tées parallèles, assez épaisses, de texture homogene; deux sont au contact immé-
diat de la lamelle médiane et les deux autres à quelque distance de celle-ci.
L'analyse du raccordement entre la pigmentation septale et celle de la paroi
latérale de l'ascospore devient délicate, car, à ce niveau, dont les structures sont
complexes, la pigmentation n'est pas réguliére. De plus en raison de la taille
relativement importante des sphérules de pigment les meilleures coupes longitu-
dinales ne donnent pas toujours des figures claires. Les Fig. 4D, E schématisent
les aspects successifs observés (cf. Pl. VI-B, VII - A). La lamelle médiane claire
du septum se termine par un renflement clair au contact duquel la couche pig-
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 9
Fig. 4. — Catolechia wahlenbergii. Développement de la pigmentation de la paroi au niveau
du torus des ascospores (schémas). (A, B, C, D, E : stades successifs du développement).
Fig. 4. — Catolechia wahlenbergii. Entwicklung der Pigmentierung der Ascosporenwand im
Bereich des Torus (Schemata). (A, B, C, D, E : aufeinanderfolgende Entwicklungs-
stadien).
Source : MNHN, Paris
10 А. BELLEMERE et J. HAFELLNER
mentée de la paroi propre est un peu plus mince et moins réactive au test Patag.
La couche plus claire qui sépare les deux couches pigmentées situées d'un méme
cóté de cette lamelle médiane du septum semble renflée à son extrémité ой elle
est nettement entourée de pigment. Entre ce renflement et la couche pigmentée
de la paroi propre de la spore un espace clair de section plus ou moins triangu-
laire se prolonge confusément par une mince lamelle paralléle à la paroi latérale
de la spore. Cette région complexe et irrégulièrement pigmentée de l'extrémité
du septum correspond au torus observé en microscopie photonique par les
auteurs autrichiens sur les ascospores des Lichens (HAFELLNER et al. 1979 :
44, POELT et MAYRHOFER 1979 :234) et à l'appareil interloculaire des asco-
spores septées de Pyrénomycétes étudié également en microscopie photonique
par CHADEFAUD (1969, fig. 26b).
е) La pigmentation des ascospores müres (Pl. VII -B; Fig. 4 F).
Quand l'ascospore est pratiquement müre, la répartition des zones pigmentées
de la paroi n'est pas modifiée mais leur aspect est plus homogéne car les fins
granules qu'elles renferment sont très nombreux et très denses. On ne distingue
plus nettement les sphérules qui pour la plupart sont devenues coalescentes ou
sont masquées par l'importante densité des fins granules. Dans le torus persistent
des zones claires à section globuleuse ou piriforme. On observe, en général,
dans leur partie centrale un élément faiblement Patag + de section circulaire.
B. — EPILICHEN SCABROSUS
La structure de la paroi latérale de l'asque est analogue à celle du Catolechia
wahlenbergii (Pl. VIII - C: Fig. 5 B). Ici aussi, le gélin et la couche a sont très
nets; la couche b est indistincte; la couche c est subdivisée en trois sous-couches
et la couche d est épaisse, avec une partie externe et une partie interne.
1. — L'apex de l'asque.
a) L'apex de l'asque au stade où les spores s'ébauchent
(Pl. VIII-A, B; PL IX - A; Fig. 5 A).
А ce stade la structure de la paroi du sommet de l'asque présente une grande
analogie avec celle du Catolechia wahlenbergii. Ainsi la couche c est, ici aussi,
finement lamelleuse. La couche d, très épaisse, est subdivisée dans sa partie pro-
fonde par des interfaces limitant des ménisques; le ménisque supérieur renferme
un bouchon Patag +. On ne note que quelques différences de détail. Le bouchon
apical est peut-être plus dense à sa partie supérieure chez l'Epilichen scabrosus;
la structure du ménisque inférieur parait plus lamelleuse; le sommet de l'épi-
plasme est plus nettement ramifié et, à son contact, la partie la plus profonde de
la couche d présente un aspect clair.
b) L'apex de l'asque au cours de la maturation des ascospores
(Pl. IX - B; X-A).
Lorsque la pigmentation débute à peine dans les ascospores (Pl. IX - B) le
sommet de l'épiplasme s'étend vers le haut, sa forme se simplifie et devient
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 11
Fig. 5. — Epilichen scabrosus. — A : Structure de Гарех de Pasque (schéma). — B : Structure
de la paroi latérale de l'asque (schéma). — C : Pigmentation de la paroi au niveau du torus
des ascospores (schéma).
Fig. 5. — Epilichen scabrosus. — A : Struktur der Ascusspitze (Schema). — B : Struktur der
seitlichen Ascuswand (Schema). — C : Pigmentierung der Ascosporenwand im Bereich
des Torus (Schema).
Source : MNHN, Paris
12 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
conique. Dans la paroi, les interfaces profondes ne sont plus distinctes et les
structures Patag + du bouchon sont en régression.
Quand les ascospores sont nettement pigmentées (Pl. X - A), le sommet de
l'épiplasme s’est élargi. Les structures Patag + restent réduites. Les interfaces ne
sont plus visibles. On observe une modification de la structure et de la réactivité
de la partie profonde de la couche d vers l'apex, surtout au voisinage du sommet
de l'épiplasme oü elle devient un peu plus réactive au test de Thiéry, et prend
un aspect plus finement et plus réguliérement stratifie.
De telles modifications structurales de l'apex de l'asque ágé n'ont pu étre
convenablement observées chez le Catolechia wahlenbergii faute de matériel à
des stades convenables. On a pu cependant constater aussi une certaine modifi-
cation de texture de la partie profonde de la couche d accompagnée d'une
réduction de réactivité des ménisques.
2. — La déhiscence de l'asque (Pl. XI, XII; Fig. 6).
La libération des spores s'effectue à la suite de l'intervention successive de
plusieurs processus. Dans un premier temps, la partie supérieure de l'asque s'al-
longe et porte l'apex de l'asque au niveau du sommet des paraphyses formant
I'épithécium; simultanément une étroite infiltration de l'épiplasme s'insinue dans
la paroi en direction du sommet de l'asque. Dans un second temps, les couches
externes de la paroi de l'asque se rompent (couches a +b + с formant l'exo-
Fig. 6. — Epilichen scabrosus. Stades successifs de la déhiscence de l'asque. — A :Sommet de
l'asque au-dessous du niveau de la surface de l'hyménium, avant la déhiscence. — B +
Allongement de Vasque jusqu'au niveau de la surface de l'hyménium et infiltration de
l'épiplasme dans la paroi apicale. — C : glissement du sommet de la couche d sur l'exotu-
піса (g +a +b +c) et saillie du sommet de cette couche au-dessus de l'hyménium. — D :
rupture de la couche d à l'apex avec légère version et libération des spores.
Fig. 6. — Epilichen scabrosus. Aufeinanderfolgende Stadien der Offnungsweise des Ascus. —
А : Ascusspitze vor der Sporenabgabe, unter dem Niveau der Hymeniumoberfläche. — B :
Verlängerung des Ascus bis auf das Niveau der Hymeniumoberfläche und Eindringen von
Epiplasma in die apikale Wandverdickung. — C : Gleiten des obersten Teils der Schicht d
an der Exotunica (g +a Zb +c) und Vortreten der Schicht d über das Niveau der
Hymeniumoberfliche. — D : Apikales Aufreissen der Schicht d und leichtes Vorstülpen,
Freisetzen der Sporen.
Source : MNHN. Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 13
tunica sensu BELLEMERE et HAFELLNER 1982b). Alors, dans un troisième
temps, à la partie supérieure de l'asque, dans l'épaississement apical, la couche d
de la paroi (= endotunica), amincie, s'allonge, en se séparant de la couche с,
et, glissant sur celle-ci, vient faire légèrement saillie hors de l'asque, au-dessus de
la surface hyméniale. Ce n'est que dans un quatriéme temps que les ascospores
sont libérées par rupture de la couche d à l'apex et formation d'une sorte de trés
court rostre.
Un mécanisme de type fissituniqué intervient donc au cours de la déhiscence
puisque dans la partie sommitale de l'asque la couche d se sépare de la couche c
et s'allonge en glissant au contact de celle-ci. Mais ce mécanisme n'affecte que la
partie supérieure de l'asque et n'est pas généralisé à toute la surface de la couche
d. Il s'agit donc d'un type partiel de déhiscence fissituniqué. Ce mécanisme n'est
pas le seul à intervenir puisqu'on observe aussi un allongement du sommet de
l'asque accompagné de son infiltration par la partie supérieure de l'épiplasme
comme chez les Dactylospora, et qu'à la libération des spores le sommet de la
couche d subit une éversion comme chez les asques à déhiscence en rostre,
Та déhiscence des asques de l'Epilichen scabrosus est donc complexe. Chez le
Catolechia wahlenbergii la déhiscence n'a pas été observée. On a constaté cepen-
dant une infiltration par l'épiplasme de la paroi apicale de l'asque; de plus la
grande analogie de l'appareil apical avec celui de l'Epilichen laisse supposer un
méme type de déhiscence.
3. — La paroi des ascospores (Pl. X - B; Fig. 5 C).
Les modalités de la pigmentation des ascospores de l'Epilichen scabrosus
sont les mémes que chez le Catolechia wahlenbergii. Dans une spore en début
de maturation on observe ainsi une forte réactivité de la périspore interne et
de deux minces couches Patag+ accollées à la lamelle claire médiane du septum.
Un torus de structure complexe est également présent. Chez l'Epilichen scabro-
sus la paroi ascosporale est plus fortement Patag + dans sa partie profonde et
plus nettement stratifice. Dans les spores plus âgées la pigmentation se développe
de la méme façon que chez le Catolechia wahlenbergii.
III. — DISCUSSION
A. — La parenté des genres Catolechia et Epilichen.
La proche parenté des genres Catolechia et Epilichen établie en microscopie
photonique par HAFELLNER (1978) est pleinement confirmée par l'étude
ultrastructurale des ascospores (et de leur pigmentation) et surtout par celle de
la paroi et de l'appareil apical des asques. Ceux-ci appartiennent à un même
type (type Catolechia).
B. — Les caractéristiques ultrastructurales des ascospores.
Le développement des ascospores se fait selon les modalités classiques chez
les Ascomycètes supérieurs (cf. RUDOLPH et GIESY 1966).
Source : MNHN, Paris
14 А. BELLEMERE et J. HAFELLNER
La paroi de l'ascospore différenciée comporte une paroi propre interne et
une périspore relativement développée formée de deux couches d'épaisseur à peu
prés équivalente. La périspore interne seule se pigmente. La périspore externe
qui reste très claire est beaucoup moins importante que dans les genres Buellia
(cf. BELLEMERE et LETROUIT-GALINOU 1981 : 60), ou Rhizocarpon (cf.
HONEGGER 1978а :67, 1978b : 59, 1980, fig. 2, 3).
La différenciation du septum ne provoque pas de modification dans l'édifica-
tion de la paroi; il n’y a pas en effet de nette difference de structure entre la
partie de la paroi développée avant la formation du septum (qui se trouve à Рех-
térieur du renflement de l'extrémité de la lamelle septale) et celle plus interne
qui se développe ensuite de façon centripète.
Les caractéres ultrastructuraux du septum des ascospores et ceux de leur
torus correspondent à ceux qui sont classiquement reconnus dans les cloisons
sporales des Ascomycétes non lichénisants (cf. CHADEFAUD 1969, BELLE-
MERE 1975) ou lichénisants (Physcia, en négligeant l'épaississement ultérieur de
la paroi, RUDOLPH et GIESY 1966, HONEGGER 1978 a, b; Calicium et genres
apparentés : TIBELL 1975 : 75, 82, 92; 1976 : 232; 1978 : 244; Megalospora :
HAFELLNER et BELLEMERE 1982a; Brigantiaea : HAFELLNER et BELLE-
MERE 1982b).
Dans la mesure où la présence d'une lamelle claire médiane dans le septum
et l'existence d'une structure complexe au niveau du torus, paraissent être
des éléments structuraux constants des ascospores septées, on peut seulement
dire que les genres Catolechia et Epilichen sont classiques à cet égard sans
pouvoir dégager de conclusions taxonomiques. On peut seulement remarquer
que la formation du septum est précoce contrairement au cas des Teloschisti-
neae (HAFELLNER et BELLEMERE 1982c, BELLEMERE et LETROUIT-
GALINOU 1982).
C. — La pigmentation des ascospores.
La pigmentation des ascospores donne l'impression d’être désordonnée car
elle ne se développe pas de facon égale et ne débute pas d'une maniére synchrone
dans les diverses parties de la paroi ascosporale oü elle est en outre plus ou moins
intense et s'effectue plus ou moins rapidement. Ainsi, dans la périspore interne
elle est d'emblée totale et importante alors que la périspore externe reste hya-
line. Dans la paroi propre la pigmentation est moins forte et plus tardive que
dans la périspore interne; elle se manifeste surtout au niveau de la partie pro-
fonde, développée avant la formation du septum; elle est faible dans la partie
externe et pratiquement inexistante dans la partie médiane. Au niveau du
septum, c'est d'abord au contact méme de la lamelle claire médiane qu’apparait
une réactivité; ensuite une strate interne de la cloison devient à son tour Patag +.
A maturité, la pigmentation n'envahit pas toute l'épaisseur du septum et la partie
médiane de la région pigmentée reste plus claire.
Il semble donc que des zones de contact entre certaines strates de la paroi
ou du septum soient des lieux privilégiés pour l'établissement de la pigmenta-
tion : contact entre la paroi propre et la périspore, lamelle médiane claire du
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 15
septum, contact entre la paroi antérieure à la formation du septum et la partie
postérieure à celle-ci.
Cette localisation particuliére de la pigmentation ainsi que la diversité des
modalités de son déroulement selon les structures pré-existantes semblent indi-
quer que la formation de pigment est un processus apparu secondairement qui
dépend pour une part de la nature physico-chimique du substrat sur lequel il
s'effectue.
A la variété des conditions de la pigmentation dans diverses parties de la paroi
ou du septum de l'ascospore s'ajoute celle des caractéristiques du pigment lui-
méme. Dans la périspore il semble que ce soient d'abord des grains Patag + trés
fins (environ 10 nm) qui apparaissent en abondance et qu’ensuite se surajoutent
des sphérules plus grosses (50 à 100 nm) plus réactives et plus homogènes, Dans
la paroi propre et le septum ces grains et ces sphérules sont aussi présents mais
les grains sont plus dispersés et moins réactifs; de plus les sphérules sont hétéro-
genes et contiennent de petits grains. Des grains et des sphérules de taille et
d'aspect analogues ont été observés chez des ascospores pigmentées de Discomy-
cètes (BELLEMERE et al. 1981). Les caractéristiques des sphérules paraissent en
accord avec celles des grains de mélanines des parois pigmentées des Champi-
gnons (RAST et al. 1981).
D'un point de vue taxonomique la comparaison des données obtenues chez
les genres Catolechia et Epilichen avec les documents fragmentaires relatifs à
la pigmentation des ascospores des Lichens permet seulement de dégager quel-
ques remarques. Il semble ainsi que chez les Caliciales comme chez le Catolechia
ou l'Epilichen la pigmentation apparaisse d'abord au niveau de la périspore interne,
lorsque la paroi propre de la spore est encore très mince (TIBELL 1975 : 81,
96); mais, au contraire de ce qui se passe chez le Catolechia, la périspore externe
est ensuite affectée par la pigmentation. Une strate pigmentaire se forme au
contact méme de la lamelle médiane du septum, de part et d'autre de celle-ci
aussi bien chez les Caliciales (TIBELL 1969, 1971, 1975, 1976, 1978, 1981)
que dans le genre Physcia (RUDOLPH et GIESY 1966 ; 791); les jeunes spores
de Catolechia ont un aspect analogue à celle des Calicium (TIBELL 1975 : 101).
Il semble que chez les Caliciales une strate pigmentée apparaisse aussi à quelque
distance de la lamelle médiane claire du septum mais elle est alors plus proche
de celle-ci que chez le Catolechia (TIBELL 1971, pl. 11; 1975 : 66, 69). Dans cer-
tains cas des sphérules dispersées sont également présentes dans la paroi propre
de Газсозроге (Caliciales : TIBELL 1971, pl. П, 1975 : 105; Physcia : RU-
DOLPH et GIESY 1966 : 790). Les processus de pigmentation des ascospores
semblent donc présenter des analogies dans des groupes systématiques différents.
Ceci doit étre vérifié par l'étude d'autres genres.
D. — L’appareil apical des asques (Fig. 8).
a) Comparaison avec l'appareil apical des asques du genre Rhizocarpon
Les asques des genres Catolechia et Epilichen ont des caractéres communs
avec ceux du type Rhizocarpon (HONEGGER 1978c, 1980) : structure com-
plexe de la paroi, couche d nettement stratifiée comportant des sous-couches
Source : MNHN, Paris
16 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
plus claires avec une structure en bandes dans sa partie profonde (au moins ä
certains stades), bouchon lamelleux à Рарех de l’asque. Mais dans le type Catole-
chia les interfaces sont beaucoup mieux individualisées que chez le type Rhizo-
carpon. Du point de vue de la structure des asques, le type Catolechia est donc
distinct du type Rhizocarpon mais n’en differe pas de fagon fondamentale.
Fig. 7. — Asque du type Catolechia. Interprétation de la structure de la partie profonde de
la couche d de la paroi. — A : Hypothese de bandes radiales. — В : Hypothèse de bandes
helicoidales confluant vers Гарех de l'asque.
Fig. 7. — Ascus vom Catolechia-Typ. Strukturinterpretation des tieferliegenden Teils der
Schicht d im apikalen Bereich. — A : Hypothese radial geordneter Banden. — B : Hypo-
these schraubig geordneter Banden, die der Ascusspitze zu zusammenfliessen.
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 17
La relative analogie entre les types Rhizocarpon et Catolechia pose le pro-
blème des relations des asques de ce dernier type avec les asques bituniqués-
fissituniqués (sensu BELLEMERE et HAFELLNER 1982b); HONEGGER
(1980) a considéré en effet le type Rhizocarpon comme une variante de ceux-ci,
et on a vu, de plus, que chez le type Catolechia la couche d de la paroi présente
des caractéres considérés classiquement comme propres à ce type (nette stratifi-
cation avec plusieurs minces strates claires, structure en bandes). En fait, les
asques du type Catolechia different des asques fissituniqués typiques à la fois par
leur ultrastructure et par leur fonctionnement. D'un point de vue structural
(Fig. 8), ces asques ne possédent pas, en effet, de faisceau de fibrilles péri-
oculaires perpendiculaires au plasmalemme comme c'est le cas chez l'Hystero-
graphium fraxini (BELLEMERE et HAFELLNER 1982b) et ils ont, en outre,
un bouchon apical Patag + dont sont dépourvus la plupart des bituniqués
typiques. On sait d’autre part que la structure en bandes d’une partie de la paroi
n’est pas li¢e a la déhiscence fissituniquée (cf. BELLEMERE et HAFELLNER
1982b) et on a vu que, d'un point de vue fonctionnel, les asques du type Catole-
chia n'étaient pas typiquement fissituniqués. Les asques du type Catolechia,
proches de ceux du type Rhizocarpon, ne sont donc pas plus directement
apparentés aux asques bituniqués-fissituniqués que ne le sont ces derniers.
Fig. 8. — Comparaison entre la structure de Гарех des asques de type bituniqué-fissituniqué
(A), de type Catolechia (B) et de type Physcia (C).
Fig. 8.— Vergleich der apikalen Strukturen von Asci vom bitunicat-fissitunicaten Typ (А),
vom Catolechia-Typ (B) und vom Physcia-Typ (C).
b) Comparaison avec les asques du genre Buellia
L'appareil apical du genre Buellia a été étudié en microscopie électronique à
transmission chez le B. stellulata (HONEGGER 19782, 1978b : 59) et chez le
B. punctata (BELLEMERE et LETROUIT-GALINOU 1981). ll est considéré
comme une variante du type Physcia, qui est lui-méme une variante du type
Lecanora.
Les asques du type Catolechia peuvent, à certains égards, étre rapprochés
des asques du type Lecanora par l'intermédiaire des variantes de celui-ci (Physcia et
Source : MNHN, Paris
18 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
Buellia). En effet on retrouve dans l'appareil apical de ces asques la structure en
«coupoles» emboitées signalées chez les Lecanora (BELLEMERE et LETROUIT-
GALINOU 1981). Dans le type Catolechia, la coupole externe est représentée
par la partie externe de la couche d, la coupole moyenne, qui est plus ou moins
pigmentée, correspond au ménisque supérieur (contenant le bouchon apical
lamelleux) et la coupole interne, claire, est formée par le ménisque inférieur.
De plus les interfaces des asques du type Catolechia peuvent étre assimilées aux
fines strates Patag + qui traversent le corps axial, clair, de l'appareil apical des
asques du type Physcia (Fig. 8 C).
Cependant les différences entre le type Cafolechia et le type Physcia sont
trés importantes. Tout d'abord la paroi latérale des asques des Cafolechia est
épaisse. De plus, leur appareil apical est nettement moins réactif au test Patag
que celui des Physcia et sa structure en coupoles emboitées est beaucoup plus
nette. Enfin, et c'est là un point important, il n'y a pas, dans les asques du
type Catolechia de pendentif saillant dans le sommet de l'épiplasme. En d'autres
termes la base du bouchon apical fait seulement une légére saillie dans le mé-
nisque inférieur en déformant l'interface médiane, mais ne s'étend pas davantage
vers le bas à travers le ménisque inférieur jusqu'à former une expansion dans le
sommet de l'épiplasme. Chez les asques du type Catolechia, et contrairement au
cas général le ménisque inférieur n'est donc pas fragmenté en deux parties
distinctes : le corps axial du cóté interne du bouchon du pendentif, et une
sorte de «zone périaxiale», du cóté externe de celui-ci.
Par conséquent, bien que les asques du type Catolechia soient apparentés
au type Physcia par certains de leurs caractéres, ils en différent fondamentale-
ment par la réduction de leur pendentif qui se réduit A une modeste expansion de
la base du ménisque inférieur dans le ménisque supérieur au lieu d’être, comme
chez les asques des Physcia un élément structural important fragmentant ce der-
nier et venant faire saillie jusque dans le sommet de l’épiplasme. Les conclusions
d'HAFELLNER et al. (1979) obtenues en microscopie photonique sont donc bien
confirmées par l'étude ultrastructurale : par leurs asques les genres Catolechia et
Epilichen ne sont pas des Physciaceae. Il est préférable pour l'instant deles placer
dans les Rhizocarpaceae Choisy (non valablement publiée; art. 32, 36 ICBN).
E. — La déhiscence des asques.
D'après les documents fournis par HONEGGER 1980 (Fig. 5a, 8) la déhis-
cence des asques du type Catolechia parait proche de celle des asques du type
Rhizocarpon; on ne sait pas toutefois si chez les Rhizocarpon la déhiscence com-
porte ou non les processus successifs décrits plus haut dans le type Catolechia.
L'allongement préliminaire du sommet de l'asque avec infiltration de l'épi-
plasme dans la paroi apicale observée dans le type Catolechia rappelle la déhis-
cence des asques du type Dactylospora (cf. BELLEMERE et HAFELLNER
19823). L'allongement de la partie sous-apicale de la couche d de la paroi ascale
avec glissement sur la couche c sous-jacente correspond à une déhiscence fissitu-
niquée du méme type que celle des asques bituniqués-fissituniqués typiques
mais limitée à la partie tout à fait supérieure de l'asque. Enfin ’éversion pro-
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 19
bable de Гарех de la couche d au moment de la libération des spores évoque les
asques à déhiscence en rostre, mais avec une certaine réduction de ce dernier.
Par leur déhiscence les asques du type Catolechia sont donc apparentés à la
fois aux asques de type Dactylospora et aux asques bituniqués-fissituniqués,
ce qui confirme les relations envisagées entre ces deux types (HONEGGER
1980, BELLEMERE et HAFELLNER 1982b). Les rapports avec les asques à
déhiscence en rostre ne peuvent étre mieux précisés faute de documents ultra-
structuraux concernant ces derniers.
Dans les asques de type Catolechia, en plus de la rupture de l'exotunica,
plusieurs modifications de la paroi apicale se trouvent réalisées conjointement de
façon plus ou moins complète en vue de la déhiscence : allongement de l'apex
avec infiltration de la paroi apicale par le sommet de l'épiplasme, glissement de
la couche interne de la paroi de type fissituniqué dans la région apicale, forma-
tion d'un rostre. De ce fait, les asques du type Catolechia paraissent moins spé-
cialisés que la plupart des autres types d’asques ой l'une des modalités prend
une plus grande importance : par exemple le caractére fissituniqué des bituniqués-
fissituniqués ou l'infiltration de Гарех du type Dactylospora, ou bien encore le
développement du rostre des types en rostre.
On peut remarquer, pour conclure, que l'étude ultrastructurale de la paroi
des ascospores n'a pas permis de dégager de données d'ordre taxonomique et
évolutif concernant les genres Catolechia et Epilichen. Au contraire, celle de la
paroi des asques, de l'appareil apical et de la déhiscence apporte des enseigne-
ments intéressants à cet égard. Ainsi les asques du type Catolechia sont proches
de ceux des Rhizocarpon à la fois par leurs caractéres structuraux et leur déhis-
cence. Faute de documents ultrastructuraux on ne sait si ces deux types d'asques
forment un groupe particulier ou bien si tout ou partie des Lecideaceae peut
leur étre rattaché.
Par leur structure les asques du type Catolechia ont des caractéres de Lecano-
rales typiques mais n'appartiennent pas au type Lecanora ou ses variantes; ils ont
aussi des caractères de bituniqués-fissituniqués sans pouvoir être rattachés А ce
type. Leur étude confirme donc l'existence d'un lien entre les asques archéascés
(type Lecanora) et les asques bituniqués-fissituniqués et permet d'envisager les
caractéristiques des asques du groupe ancestral d’où auraient pu émerger ces
deux grands types d'asques. Par leur déhiscence comportant plusieurs processus
successifs se réalisant de façon plus ou moins incomplète, les asques de type
Catolechia ont des caractéristiques communes à plusieurs types d'asques : type
Dactylospora, type fissituniqué et peut-être type en rostre. On peut par suite
formuler l'hypothèse que des mécanismes de déhiscence spécialisés pourraient
résulter d'adaptation de natures diverses affectant un méme type d'asque initial.
Des données intéressantes concernant l'évolution des asques peuvent donc
être obtenues non seulement par l'étude ultrastructurale de leur paroi et de
leur appareil apical mais aussi par celle de leur dehiscence qui, d'une façon
générale, parait plus complexe que le laissaient supposer les études en microsco-
pie photonique.
Source : MNHN, Paris
20 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
Nous remercions bien vivement pour leur aide technique compétente et dévouée М.С,
Malherbe et Н. Chacun pour les coupes, E. Vast et M. Letalnet pour les tirages photogra-
phiques, Т. Casses pour les dessins, M. André et E. Rodier pour la frappe du manuscrit.
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ABRÉVIATIONS DES LÉGENDES DES PLANCHES
(Toutes les photographies ont été obtenues aprés la réaction Patag)
asc ascospore ii interface inférieure
bo ^ bouchon apical im interface médiane
c couche c de la paroi is interface supérieure
€1,€2,€3 sous-couches c1, ez, сз dela , lm lamelle médiane du septum
couche c mi menisque inférieur
ca canal axial ms ménisque supérieur
d couche d de la paroi n niveau initial de l'apex de l'asque
de partie externe de la couche d pa paroi de l'asque
di partie interne de la couche d par paraphyse
ds partie évaginée de la couche d pe périspore externe
ep épiplasme per périspore
єх exotunica pp paroi propre de l’ascospore
8 gelin interascal sh surface hyméniale
Source : MNHN. Paris
22 A. BELLEMERE et J. HAFELLNER
IN DEN ABBILDUNGEN VERWENDETE ABKURZUNGEN
(Alle Fotografien sind nach Patag-Reaktion der Präparate aufgenommen worden)
asc Ascospore ii untere Trennfliche im Schicht
bo apikaler Pfropf, d.i. der lamelläre d-Komplex
Patag + Kórper im oberen Menis- im mittlere Trennfläche
kus der Schicht d is obere Trennfläche
c Wandschicht c lm Mittellamelle des Septums
Ci,C2,€3 Unterschichten der Wand- mi unterer Meniskus
schicht с ms oberer Meniskus
ca axialer Kanal n Niveau der Ascusspitze eines
d Wandschicht d noch nicht reifen Ascus
de äusserer Teil der Wandschicht d pa Ascuswand
di innerer Teil der Wandschicht d раг Paraphyse
ds nach Öffnung des Ascus vorge- pe иззетез Perispor
streckter Teil der Schicht d per Рейзрог
ep Epiplasma pp Ascosporeneigenwand
ex Exotunica sh Hymeniumoberfläche
Е interascale Gallerte
LEGENDE DES PLANCHES
Pl. 1. — Catolechia wahlenbergii. Paroi latérale d'un asque encore jeune avec ascospores
au stade secondaire de développement. Les trois sous-couches ср, с, сз sont bien visibles;
la couche b est indistincte.
Pl. I. — Catolechia wahlenbergii. Seitliche Wandpartie eines noch jungen Ascus nach der
Individualisierung der Ascosporen. Die drei Unterschichten c1, cp, сз sind deutlich sichtbar;
die Schicht b ist undeutlich.
Pl. II. — Catolechia wahlenbergii, Section subaxiale d'un asque peu avant l'individualisa-
tion des ascospores. On distingue nettement les trois interfaces (is, im, ii) limitant deux mé
nisques (ms, mi); le bouchon du ménisque supérieur, bien réactif, a une texture plus régu
liére vers son sommet.
РІ. П. — Catolechia wahlenbergii. Subaxialer Schnitt eines Ascus etwas vor der Indivi
dualisierung der Ascosporen, Man erkennt deutlich die drei Trennflüchen (is, im, ii), die die
beiden Menisken (ms, mi) begrenzen. Der sehr reaktive Pfropf des oberen Meniskus hat
gegen die Spitze zu eine regelmassigere Textur.
Pl. Ш. — Catolechia wahlenbergii. Coupe tangentielle (A) et tangentielle-oblique (B) de
Гарех d'un asque avant l'individualisation des ascospores. А la base de l'épaississement
apical la disposition tangentielle des fibrilles est trés nette (simples fléches). La stratifica-
tion de la couche c de la paroi en-dessous de Гарех de l'asque est bien distincte (В, doubles
flèches).
Pl. Ш. — Catolechia wahlenbergit. Tangentialer Schnitt (A) und tangential-schiefer
Schnitt (B) der Spitze eines Ascus vor der Individualisierung der Ascosporen. An der Basis
der apikalen Verdickung ist die tangentiale Anordnung der Fibrillen erkennbar (einfache
Pfeile). Die Schichtung von c in der Ascuswand knapp unter der Spitze ist ebenfalls deutlich
(В, Doppelpfeile).
Pl. IV. — Catolechia wahlenbergii. A, B : Coupes obliques dans Гарех de Vasque avant
Vindividualisation des ascospores. La structure «en bandes», dans la partie profonde de la
couche d de la paroi (di), apparait clairement.
Source : MNHN, Paris
CATOLECHIA ET EPILICHEN 23
Pl. IV. — Catolechia wahlenbergii. A, B : Schiefe Schnitte durch die Spitze eines Ascus
vor der Individualisierung der Ascosporen. Im tieferliegenden Teil der Schicht 4 der Ascus-
wand (di) erscheint klar dir Bandenstruktur («banded pattern», REYNOLDS 1971).
Pl. V. — Catolechia wahlenbergii. — A : Coupe longitudinale d'une jeune ascospore au
niveau du septum. Celui-ci est renflé (flèche) près de son insertion sur la paroi latérale de
lascospore. — В : Stade un peu plus âgé que A. La lamelle médiane claire du septum est
bien distincte. Le septum est élargi au niveau du futur torus.
Pl. V. — Catolechia wahlenbergii. — A : Längsschnitt durch eine junge Ascospore auf
dem Niveau des Septums. Dieses ist nahe seiner Insertionsstelle an der seitlichen Ascosporen-
wand angeschwollen (Pfeil). — B : Etwas älteres Stadium als A. Die helle Mittellamelle ist
deutlich sichtbar. Auf dem Niveau des zukünftigen Torus ist das Septum verdickt.
Pl. VI. — Catolechia wahlenbergii. — A: Début de développement de la pigmentation dans
la paroi et le septum d'une ascospore. La périspore interne est trés réactive ainsi que le vois
nage de la lamelle médiane du septum. On distingue des sphérules dispersées dans la paroi
propre. Au niveau du torus, des espaces clairs, de section triangulaire, sont présents de part
et d'autre de la lamelle médiane du septum (flèches). — B : Stade un peu plus avancé que A.
On distingue plusieurs zones réactives : la périspore interne, quatre strates dans le septum,
une couche dans la paroi propre. On observe les sphérules de pigment renfermant des grains
Patag +. Des zones claires persistent au niveau du torus (fléche).
Pl. VI. — Catolechia wahlenbergii. — A : Ascospore im Stadium beginnender Pigmentie-
rung von Wand und Septum. Die innere Schicht des Perispors ist sehr reaktiv, ebenso das
Septum im Bereich der Mittellamelle. In der Eigenwand erkennt man zerstreute Kügelchen.
Auf dem Niveau der Torus sind beidseitig der Mittellamelle des Septums helle Räume
dreieckigen Querschnitts vorhanden (Pfeile). — В : Etwas fortgeschritteneres Stadium
als A. Man erkennt mehrere reaktive Zonen : den inneren Teil des Perispors, vier Schichten
im Septum, eine Schicht in der Eigenwand. Die Pigmentkügelchen enthalten ebenfalls
Patag + Kórner. Auf dem Niveau des Torus bleiben helle Zonen erhalten (Pfeil).
Pl. VIL. — Catolechia wahlenbergii. Paroi d'ascospore bien pigmentée et septum. — A: Les
sphérules de pigment sont nombreuses. La région du torus est complexe. — B : Stade plus
Pigmente que A ; coupe un peu tangentielle. Les spherules trés nombreuses sont contigués.
La pigmentation est tràs importante autour du torus (qui n'est pas dans le plan de coupe).
Pl, VII. — Catolechia wahlenbergii. Pigmentierte Ascosporenwand auf dem Niveau des
Septums. — A : Die Pigmentkügelchen sind zahlreich. Der Bereich des Torus ist komplex.
— В : Stärker pigmentiertes Stadium als A. Die zahlreichen Pigmentkügelchen liegen so
dicht, dass sie sich gegenseitig berühren. Um den Torus ist die Pigmentierung sehr stark.
Pl, VIII. — Epilichen scabrosus. — A : Coupe subaxiale de Гарех d'un asque peu avant
lindividualisation des ascospores. — B : Coupe un peu oblique au méme stade que A; le
bouchon apical Patag + est bien visible. — C : Structure de la paroi latérale de l'asque à la
base de l'épaississement apical.
Pl. УШ. — Epilichen scabrosus. — A : Subaxialer Schnitt durch die Spitze eines Ascus
wenig vor der Individualisierung der Ascosporen. — B : Etwas schiefer Schnitt im selben
Stadium als A. Der apikale Patag + Pfropf ist gut sichtbar. — C : Struktur der seitlichen
Ascuswand an der Basis der apikalen Verdickung.
PI, IX. — Epilichen scabrosus. — A : Coupe subaxiale de Гарех d'un asque au début du
développement des ascospores (stade primaire). Les interfaces et le bouchon apical, Patag +,
sont bien distincts. — B : Coupe subaxiale d'un asque dont les spores commencent à se pig-
menter. Le bouchon apical, Patag +, est moins différencié: les interfaces moyenne et infe-
rieure n'apparaissent plus (flèche); la texture de la partie profonde de la paroi est modifiée.
Source : MNHN, Paris
24 A. BELLEMERE et J, HAFELLNER
РІ. IX. — Epilichen scabrosus. — A : Subaxialer Schnitt durch die Spitze eines Ascus am
Beginn der Sporenbildung (Primärstadium). Die Trennflächen und der apikale Patag +
P fropf sind sehr deutlich. — B : Subaxialer Schnitt eines Ascus, dessen Sporen sich zu färben
beginnen. Der apikale Patag + Pfropf ist etwas rückgebildet; die mittlere und untere Trenn-
fläche sind nicht mehr erkennbar (Pfeil). Die Textur des inneren Teils der Wand ist verändert.
Pl. X. — Epilichen scabrosus. — A : Coupe subaxiale de Гарех d'un asque dont les spores
sont en vole de maturation. La texture ct la réactivité de la partie profonde de la paroi sont
fortement modifiées. Les interfaces ne sont plus distinctes. Le bouchon apical, Patag +, est
réduit. — В ; Coupe longitudinale d'une ascospore en cours de pigmentation. La réactivité
est plus importante au niveau de la périspore interne et de part et d'autre de la lamelle
moyenne claire du septum; la paroi propre de l'ascospore est stratifiée.
Pl. X. — Epilichen scabrosus. — A : Subaxialer Schnitt durch die Spitze eines Ascus mit
Sporen kurz vor der Reife. Die Textur und die Reaktivität des inneren Teils der Wand sind
stark verändert, Die Trennflichen sind nicht mehr deutlich. Der apikale Patag + Pfropf ist
reduziert. — В : Längsschnitt durch eine Ascospore im Stadium fortgeschrittener Pigmen-
Чегип. Auf dem Niveau des inneren Perispors und beiderseits der hellen Mittellamelle des
Septums ist die Reaktivität stärker; die Eigenwand der Ascospore ist geschichtet.
Pl. XI. — Epilichen scabrosus. — A : Coupe axiale de l'apex d'un asque peu avant la
déhiscence. La texture de la couche d de la paroi est fortement modifiée. — B : Coupe axiale
de Гарех d'un asque au cours de la déhiscence. Un étroit canal axial prolonge l'épiplasme
jusqu'au sommet de la couche d qui fait saillie au-dessus de l'exotunica (= couches a +b
с, et gelin) qui s'est rompue à l’apex aprés s'être allongée. La couche d est stratifiée.
C :Stade plus âgé que B. La partie en saillie de la couche d est nettement distincte.
Pl. XI. — Epilichen scabrosus. — A : Axialer Schnitt durch die Spitze eines Ascus kurz
vor der Sporenabgabe. Die Textur der Wandschicht d ist stark verändert. — В : Axialer
Schnitt durch die Spitze eines Ascus bei der Sporenabgabe. Ein enger axialer Kanal lässt das
Epiplasma durch die Schicht d dringen; diese ragt aus der Exotunica (= die Schichten
a Fb +c und Gallerte). Die Exotunica hat sich zuerst verlängert und ist dann am Apex
aufgerissen, Die Schicht d lässt Unterschichten erkennen. — C : Älteres Stadium als B. Der
vorgestreckte Teil der Schicht d ist sehr deutlich.
Pl. XII, — Epilichen scabrosus. — A : Coupe axiale de l'apex d'un asque en cours de
déhiscence. A l'origine le sommet de l'asque était au-dessous des cellules terminales des para-
physes. On voit nettement que l'asque s'est allonge jusqu'à la surface supérieure de l'hymé-
nium et que l'exotunica s'est rompue à ce niveau. Puis la couche d fait saillie au-dessus de
Vhyménium avec une légère éversion. — B : Écartement du canal axial de la couche d et
éversion lors de la libération d'une ascospore.
Pl. ХИ. — Epilichen scabrosus. — A : Axialer Schnitt durch die Spitze eines Ascus im
Zuge der Sporenabgabe, Ursprünglich war die Ascuspitze unter den Terminalzellen der
Paraphysen gelegen. Man sieht deutlich, dass sich der Ascus bis auf die Hymeniumober-
fläche verlängert hat und dass die Exotunica auf diesem Niveau gerissen ist. Dann streckte
sich die Schicht d über die Hymeniumoberfliche. — B : Ausweitung des axialen Kanals
in der ausgestülpten Schicht d beim Entlassen einer Ascospore.
Source : MNHN. Paris
PLANCHE I 25
Source : MNHN, Paris
26 PLANCHE II
urce : MNHN. Paris
PLANCHE III 27
Source : MNHN. Paris
28 PLANCHE IV
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V 29
Source : MNHN. Paris
PLANCHE VI
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII 31
Source : MNHN. Paris
PLANCHE VIII
32
Source : MNHN. Paris
PLANCHE IX 33
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
Source : MNHN. Paris
PLANCHE XI 35
Source : MNHN, Paris
36 PLANCHE XII
Source : MNHN, Paris
37
RICCIA TRICHOCARPA HOWE ET
RICCIA CANESCENS STEPH.
S. JOVET-AST*
RÉSUMÉ. — Riccia trichocarpa Howe, avril 1898 et R. canescens Steph., avril 1898, corres-
pondent à une seule espèce pour laquelle le nom R. trichocarpa a été choisi. Nombre chro-
mosomique : n —8, parfois n = 16. Aire de distribution : a) aire principale : partie méridio-
nale de l'Amérique du N, Afrique tropicale et subtropicale, Madagascar, pourtour de la Mé-
diterranée; b) des points distants de cette aire : Minnesota, Socotra, Pologne, région cas-
pienne; c) probablement Australie.
SUMMARY. — Riccia canescens Steph. is considered as a synonym of R. trichocarpa Howe.
General distribution : South of North America; tropical and subtropical Africa, Madagascar:
Mediterranean region; some points in Minnesota, Socotra, Polonia, North of Caspian sea;
probably Australia.
Riccia trichocarpa Howe et R. canescens Steph. possédent un caractére trés
rare chez les Riccia : de longs cils argentés couvrent les faces latérales du thalle.
R. trichocarpa est signalé d'Amérique du Nord et d'Afrique tropicale. R. canes-
cens, considéré comme une espèce périméditerranéenne, vit aussi, dit-on, en
Afrique du Sud et du Sud-Ouest.
S'agit-il de deux espèces distinctes dont les aires sintriquent ou d'une seule
espèce dont l'aire s'étend sur l'Amérique, le S de l'Europe, l'Afrique ?
1. — Étude des types
R. canescens a été décrit par STEPHANT dans le Bull. Herb. Boissier (6, 4 :
320) en avril 1898, sur un spécimen d'Algérie récolté à Oran en 1852 par Balansa.
Le type de R. canescens est conservé en 3 exemplaires identiques sous le nom
R. cana Dur., deux dans l'Herbier Cosson (PC), un dans l'Herbier Général (PC).
Qu'est-ce que R. cana ? En 1942, TRABUT a décrit «R. cana DR. mss» sur
une récolte de Balansa effectuée prés d'Oran (Algérie) en 1852. Il le considére
comme synonyme de R. canescens Steph. La description de R. cana, bien que
* Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 1983, 4, 1 : 37-46.
Source : MNHN, Paris
38 S. JOVET-AST
très courte (5 lignes en français), suffit pour indiquer qu'il s'agit bien de R.
canescens. La récolte de Balansa représente donc à la fois le type de R. cana
et le type de R. canescens.
R. trichocarpa a été décrit en avril 1898 par M. A. HOWE qui a choisi comme
type, parmi 8 spécimens, la récolte de Р.Н. Campbell : California, San Mateo Co.,
avril 1892, Hep. Amer., по 138. J’
l'Herbier de la Smithsonian Institution.
pu examiner ce spécimen conservé dans
П. — Identité des deux espèces : К. canescens et R. trichocarpa
D'après les diagnoses et les descriptions données par différents auteurs, appa-
rait, entre ces deux espéces, une ressemblance frappante. La seule particularité
semble être, chez R. trichocarpa, la présence, sur la face dorsale. au-dessus des
capsules, d'une tache violette et d'une touffe de cils raides.
Or, si l'on compare les types des deux espèces et si l'on examine un grand
nombre de spécimens d'origines différentes, on est conduit à la conclusion sui-
vante : il existe une seule espéce définie par un ensemble de caractéres fonda-
mentaux dont quelques-uns varient quantitativement mais dans des limites
étroites.
Ш. — Choix du nom de l'espèce
Les deux diagnoses ont été publiées en avril 1898. R. trichocarpa est décrit
par HOWE dans un fascicule du Bull. Torrey Bot. Club portant, sur la première
page, la date «12 avril 1898» (précision aimablement communiquée par Dr
Geneva Sayre).
La préface du Species Hepaticarum signée STEPHANI, porte la date 6 février
1898. Ceci pourrait indiquer que le manuscrit a été déposé avant cette date mais
ne précise pas la date de publication.
Le fascicule du Bull. Herb. Boissier qui contient la diagnose du R. canescens
ne porte pas le numéro du jour d'avril 1898. Or, en examinant la liste des dates
de parution des fascicules du Bull. Herb. Boissier, С. Sayre a remarqué que,
presque toujours, la parution est datée de la fin d'un mois. Ceci fait penser
que R. canescens serait postérieur à К. trichocarpa. Mais Dr Patricia Geissler.
qui a eu l'amabilité d'examiner des doubles de la correspondance de l'Herbier
Boissier à Stephani, trouve que la date de parution pourrait étre le «5 avril
1898». Donc, К. canescens aurait été publié antérieurement à R. trichocarpa.
Cette date n'étant pas portée sur le fascicule du Bull. Herb. Boissier, je crois
préférable de considérer ces deux diagnoses comme «de méme date». Je dois
donc appliquer l'article 57.2 du Code International de Nomenclature (1978).
précisant : «l'auteur qui, le premier, réunit des taxons portant des noms et des
épithètes de méme date, doit en choisir un parmi ceux-ci et son choix fait auto-
rité». Je choisis le nom qui correspond à la description la plus fidèle, c'est-à-dire
Riccia trichocarpa Howe. Ainsi, R. canescens Steph. devient synonyme de R.
trichocarpa Howe.
Source : MNHN. Paris
RICCIA TRICHOCARPA ET R. CANESCENS 39
IV. — Spécimens étudiés
1. Spécimens d’Amerique. — Hepaticae Americanae, 138, San Mateo Co., Ca-
lifornia, april 1892 (US, cité comme type par Howe). — South California, Balboa
P. San Diego, Haynes 2742 (US) — Southern California, near hospital, Balboa
Park, San Diego, Haynes 2785 (US) — California, Bolander, 1864-1870 (US)
California, 2.5 miles east of Fair Oaks, Sacramento Co., Carter 312 (US) — Sou-
thern California, Ojai, Ventura Co., Haynes 1696, 1973 pp. (US) — Hepaticae
Californiae, near Berkeley, Howe, 1895 (US, cité par HOWE dans sa description
originale) — California, Piedmont cemetery, Alameda Co., Proskauer 10 (PC) —
California, Carter, 1933 (PC) — California, Azusa, Le Roy Abrams, 3123 (PC) —
Mexique, San Luis Potosi, 1730 m, flachgründig, offen, Volk, 6/0722 (hb
Volk), det. Volk sub R. canescens — Mexique, Jardin Botanique de Mexico,
2300 m, Dill, 1966 (hb Düll).
Les spécimens de Californie m'ont été aimablement communiqués par la
Smithsonian Institution.
2. Spécimens d'Europe et d'Afrique du Nord. — Plantes d'Algérie, Oran,
Balansa 1852, type du R. canescens (PC). — Pologne, Silesia Inferior, distr.
Dzierzoniow, prope Jordanow, ca 181m, Kola, 1960 (PC) — ltalie, Tyrol,
Meran, c. 450 m, Düll, 1966 (PC) — 43 spécimens (PC) récoltés dans les pays
méditerranéens et cités dans les listes de récoltes publiées par S. JOVET et H.
BISCHLER, de 1966 à 1980, principalement dans la Rev. Bryol. Lichénol.
3. Spécimens d'Afrique. — Mocambique, Manica, Chimoio-V.Pery- Caneca
do Velhó, Horacio Sergio, 1977 (LISU et PC) — Uganda, Jinja. E.W. Jones
529 (PC) — Niger, sur plateau latéritique, au N de Niamey (20 km), Mahamane
Saadou, 1980 (hb Saadou) — 18 spécimens récoltés par Dr Volk au SW Afrika
(hb Volk)
4. Spécimen de Madagascar. — Ranomafana, Tihosy, sur rochers de granit,
localement et temporairement ruisselants, 400 m, N de Fort-Dauphin, Tixier,
1976 (PC).
5. Spécimen du Moyen Orient. — Liban, Prov. Banader-va-Jazayer-e-Omman,
Kuh-e-Geno bei Bandar Abbas, 2050 m, Kalk, Frey 2-384 (hb Frey).
У. — Description du Riccia trichocarpa (Pl. 1; И; Ш, 1-3)
1. Thalle. — En rosette ou en lobes grégaires; 2-4 fois dichotome. Lobes longs
de 2-5,5 mm, larges de 0,7-1,5 mm. ‘Face dorsale vert clair, parfois un peu plus
glauque, rarement d'un vert bleu vif. Faces latérales et ventrale, écailles et marge
violet sombre, presque noires. Marge bombée et non délimitée par un bord aigu.
Sur le sec les faces latérales se rejoignent, cachant la face dorsale et montrant
seulement la partie violette du thalle. Sillon assez profond vers l'apex, s'élargis-
sant dans la partie médiane et alors peu profond, disparaissant progressivement
vers la base du thalle, Cils blanc argent, parfois dorés, principalement sur quel-
ques spécimens anciens; localisés sur les faces latérales et sur la marge; sur toute
Source : MNHN. Paris
40 $. JOVET-AST
Pl. 1. — Riccia trichocarpa Howe, spécimens d'Afrique et de la région méditerranéenne. Pour
comparaison, spécimens australiens appartenant, sans doute, à la même espèce. 1,2:
thalles, Afrique, Volk 5254. 3, 4 : thalles, Afrique, Volk 5253. 5 : thalle, Afrique,
Volk 979. 6 : thalle, Australie, Volk 145. 7 : section d'un lobe, Afrique, Volk 979. 8,
Source : MNHN. Paris
RICCIA TRICHOCARPA ET R. CANESCENS 4l
la longueur du lobe mais plus abondants au sommet où ceux des deux bords
peuvent se rejoindre ou méme s'entrecroiser; rectilignes ou un peu arqués, très
raides, parfois un peu flexueux, aigus, lisses; de longueur variée sur un même
thalle et d'un spécimen à l'autre (400-1000 um); larges, à leur base, de 30-40 um;
à paroi plus épaisse d'un cóté que de l'autre et, lorsque le cil se tord, semblant
épaissie en spirale. Parmi les cils raides, quelques poils flexueux, lisses, à paroi
trés mince, plus courts que les cils, le plus souvent longs de 500 ит mais pou-
vant atteindre 900 um, plus larges à la Базе (40-62 um). A la face dorsale du
thalle, au-dessus des capsules, une tache violette et, au centre de cette tache,
donc juste au sommet de la capsule, un cil ou plusieurs cils groupés par 2-12,
plus courts que les cils des faces latérales mais semblables à eux, auxquels se
mélent, rarement, 1 ou 2 poils semblables à ceux des faces latérales. La tache et
les cils ou l'une ou les autres peuvent manquer.
Section du lobe, au sommet aussi large que haute, à bord supérieur plus étroit
que le bord inférieur; au-dessous du sommet 1 fois 1/2 à 2 fois 1/2 plus large
que haute; bord supérieur à sillon peu profond ou presque horizontal, parfois
un peu concave; bords latéraux arqués; cellules épidermiques persistant dans le
sillon, sphériques.
2. Inflorescence. — Monoïque. Col des anthéridies blanc ou violet, faisant
fortement saillie (50-100 um) à la surface du lobe. Col des archégones générale-
ment violet, peu saillant sur le thalle sauf à Гарех où les archégones jeunes ont
souvent un long col qui s'élève au fond du sillon profond et étroit.
3. Spores. — Contour arrondi ou triangulaire; à maturité, brun foncé ou
brun noir. Diamétre : (60)-80-112-(120) um. Aile trés étroite, large de 2 um
environ, finement granuleuse, irréguliére, disparaissant par places ou totalement.
Face distale à omementation forte; (8)-9-12-(14) alvéoles limitées par des mu-
теб épais, noirs, portant, aux angles, des tubercules forts qui donnent un aspect
crénelé aux spores vues de profil; sur les murets, fins granules visibles seulement
au MEB. Face proximale à facettes nettement indiquées mais séparées par des
crêtes peu saillantes; à ornementation semblable à celle de la face distale. Pores
grands.
4. Chromosomes. — D’après SILER (1934), chez R. trichocarpa, n = 8.
J'ai compté, sur les spécimens africains Volk 5253, 5254, 5370, п = 16; sur un
Spécimen portugais, n — 8; sur un spécimen malgache, n — 8. Nous admettons
9, 10, 11, 12 : thalles et sectious, Algérie, Jovet-Bischler 76434. 13, 14, 15 : spores,
face distale, face proximale, omementation au pôle, Algérie, J.-B. 76434. 16,17 : sec-
tions de lobe, Australie, Volk 145. 18 : id., section de lobe dans la partie la plus large.
19 : id., cellules épidermiques au fond d'un sillon. 20 :id., section de lobe au sommet.
21, 22 : détail de Vaile de la spore et ornementation au pôle distal, Yougoslavie, J.-
75211. 23:cil. 24: poil à paroi très mince. 25-30: chromosomes; 25 : n =8, Austra-
lie, Volk 063; 26 : ‚ Afrique, Volk 5370; 27 : anaphase, n = 8, Afrique, Volk 5370;
28 :n —16, Volk 5254; 29 : n —16, Afrique, Volk 5253; 30 : n = 8, Portugal, J.-B.
Source : MNHN, Paris
Pl. 11. — Riccia trichocarpa, spores. 1, 2, 3,4 : Californie, Carter 312; 5, 6 : Californie, Le
Roy Abrams 3123; 7, 8 : Algérie, Jovet-Bischler 76434, 1,3, 5, 8 : faces proximales.
Source : MNHN, Paris
2 : pore et crête, face proximale. 4 : alvéoles de la face proximale. 6, 7 : faces distales.
Echelle :1, 3,7, 8 =80 ym; 2 = 40 Hm; 4 =20 fim; 5, 6 —30 Hm.
РІ. IIT. — Riccia trichocarpa, spores et caryotype. 1, 2, 3 : SW Afrika, Volk 01163. 1:
face distale. 2 : alvéoles de la face distale. 3: face proximale. 4:n =16, SW Afrika,
Volk 5253. 5 :n — 8, Portugal, Santiago de Escorial, J.-B. 79910. Échelle : 1, 3 =
80 um; 2 =40 Um.
Source : MNHN. Paris
44 S. JOVET-AST
que, chez R. trichocarpa, n = 8 mais que les diploides peuvent exister sans
présenter de caractères morphologiques particuliers.
VI. — Remarques
1. Bien que R. trichocarpa soit monoique, certains thalles ont seulement
des anthéridies donc semblent dioiques. En fait, souvent, chez les Riccia, les
anthéridies commencent à apparaitre avant les archégones et continuent à se
développer pendant toute la période de formation des archégones.
2. D'après plusieurs descriptions, la présence d'une tache violette et d'une
touffe de cils au-dessus des capsules différencie R. trichocarpa de R. canescens.
Les thalles stériles seraient donc indéterminables. Or, cette distinction spécifique
n'existe pas; il s'agit seulement d'une variation quantitative de ce caractére qui
pourrait étre d'origine géographique. Cependant, si, sur les spécimens européens
et africains, les taches et les cils sont un peu moins fréquents, on en trouve
toujours sur quelques thalles d'une même population.
3. L'omementation des spores a été décrite et figurde par STEINKAMP et
DOYLE (1979) sur un seul spécimen récolté par les auteurs en Californie. Elle
correspond exactement à celle qui a été représentée ici.
VII. — Écologie du R. trichocarpa
R. trichocarpa vit entre 0 et 1100 m et, semble-t-il, jusqu'à 2300 m d'altitude,
dans des localités à pluviosité faible ou assez forte (par exemple recevant 900 ou
méme 1800 mm de pluie par an), sur des sols calcaires ou siliceux, à pH = 4.5-
7,6. On le trouve dans des prairies marécageuses, au bord des rivières ou des
oueds, sur la terre entre des rochers ou des dalles, à la base de rochers mouillés
par un ruissellement temporaire, sur le fond asséché des mares, sur des murs, sur
les chemins ombragés ou exposés, les sols secs et pierreux, les pentes sèches.
Il apparait donc comme une espèce de régions tempérées chaudes, ou médi-
terranéennes ou tropicales, de basse ou de moyenne altitude, indifférente à la
nature et à la texture du sol, préférant les stations temporairement humides
mais capable de supporter les conditions semi-arides.
VIII. — Distribution du R. trichocarpa
R. trichocarpa est distribué sur une grande partie du monde :
1) Amérique : Oregon, California, Baja California, Ile Santa Catalina, Guada-
loupe, Arizona, Texas, Oklahoma, Minnesota, Mexique.
2) Europe et Afrique du Nord : Portugal, Espagne. SE de la France et Corse,
Italie (Tyrol) Yougoslavie, Créte, N de la Mer Caspienne (peutétre sous le
nom R. ciliata var. intumescens), Pologne. Libye. Tunisie, Algérie, Maroc.
3) Afrique subtropicale et tropicale : Canaries, Uganda, Kénya. Niger, Soco-
tra, Mozambique, SW Africain, Namibie
4) Madagascar.
Source ` MNHN. Paris
RICCIA TRICHOCARPA ЕТ В. CANESCENS. 45
Hors des régions à climat chaud et tempéré chaud, R. trichocarpa se trouve
isolé en quelques points plus septentrionaux, à climat plus frais ou plus contrasté
oà il occupe (au moins en Pologne) des stations bien exposées : au Minnesota,
à ТУ de Courtland, localité la plus septentrionale pour l'Amérique du Nord; еп
Pologne, à 34 km au S de Wroclaw sur une paroi humide exposée au S, dans une
carrière, à Jordanow; dans la région caspienne, au semi-désert de la Volga infé-
rieure, au N du lac Elton et, probablement, au N du Caucase, toute cette région
représentant le prolongement de la région méditerranéenne actuelle.
IX. — R. trichocarpa existe-t-il en Australie ?
R. crinita a été décrit en 1846 par TAYLOR puis, en 1890, par STEPHANI
sur une récolte de Swan River (Drummond 42) conservée au British Museum.
Grâce à Pamabilité du Keeper of Botany de cet établissement, j'ai eu communi-
cation de ce type. On ne peut étudier ce très petit spécimen sans risquer de le
briser. Je n'ai donc fait qu'une étude très incomplète. Cependant, les caractères
suivants sont visibles :
— longueur des cils. le plus souvent 800 m mais jusqu'à 1000 um
cils parfois dorés
— longs poils souples, à paroi mince, larges, mélés aux cils.
Les spores de la préparation jointe au spécimen, un peu écrasées, ne présen-
tent pas des caractéres extrémement précis. Des spores, trouvées dans la terre
du sachet semblent bien appartenir au spécimen. Leurs caractéres sont les
suivants : diamétre 77, 82, 84, 96 ит, couleur brun rouge, ornementation
noire, alvéoles 9-10 limitées par des murets ayant, aux angles, des tubercules
forts, aile étroite.
La description donnée par NA-THALANG (1980, p. 77) donne des détails
plus précis.
La ressemblance entre R. crinita et К. trichocarpa semble évidente et je serais
tentée de considérer R. crinita comme synonyme de R. trichocarpa,
Des spécimens récoltés en Australie par Volk (n° 076, 063, 113, 144, 145)
sont trés comparables au R. trichocarpa. Ils peuvent, cependant, présenter
quelques caractéres un peu particuliers : thalle bleu vert plus intense, un peu
charnu, cils plus flexueux (Pl. 1, 17, 18). Tous ont n = 8 (Pl. 1, 25). Un examen
de l'ensemble des spécimens australiens à cils longs parait donc indispensable. Il
pourrait permettre une nomenclature plus précise, confirmer la trés vaste distri
bution du R. trichocarpa dans le monde et les variations possibles de ce taxon
X. — Conclusion
В. trichocarpa et R. canescens appartiennent à la méme espèce pour laquelle
le nom trichocarpa a été choisi
La distribution actuelle semble indiquer l'ancienneté de cette espàce dont
l'extension à dà étre, dans le passé, assez considérable.
La constance de ses caractéres sur toute son aire, la diploidie du gamétophyte
Source : MNHN. Paris
46 S. JOVET-AST
n’entrainant pas de modifications qualitatives ou quantitatives importantes des
caractères morphologiques, sa localisation dans des stations au moins temporaire-
ment humides comme dans des lieux semi-arides, son indifférence à la nature du
sol semblent correspondre à une remarquable stabilité génétique et à une pré-
adaptation à différents types de conditions écologiques, donc à un équilibre bio-
logique parfaitement fixé qui a permis la sutvie de l'espéce au cours des temps.
Si R. crinita Tayl. était reconnu comme identique à R. trichocarpa, il faudrait
désigner l'espèce par le nom R. crinita le plus anciennement publi
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Чайтойо
Source : MNHN. Paris
47
LES LICHENS BIOINDICATEURS
DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE
DANS LA REGION PARISIENNE
S. DERUELLE! et F, GARCIA-SCHAEFFER?
RÉSUMÉ. — La végétation lichénique épiphyte de la Région Parisienne (5040 km?) a été
étudiée par la méthode quantitative de l'IAP (LEBLANC & DE SLOOVER 1970). Les don-
nées des 778 relevés ont été traitées par ordinateur et l'influence des conditions station-
nelles sur PIAP a été discutée. L’IAP, le nombre d'espéces et le degré de pollution déterminé
avec l'échelle de HAWKSWORTH & ROSE (1970) présentent une corrélation étroite. L'IAP
est aussi affecté par l'isolement, le vent, l'altitude, la distance de Paris et par la nature du
phorophyte. Enfin, une carte de la pollution atmosphérique a été établie en regroupant en
5 classes les valeurs de ТТАР.
SUMMARY. — The epiphytic lichen vegetation of the Paris region (5040 km?) was studied
through the IAP quantitative method (LEBLANC & DE SLOOVER 1970). The 778 survey
data were computerized (regression analysis) and the influence of environmental conditions
on the IAP index was discussed. There is a strong correlation between the IAP index, the
number of epiphytes per station and the air pollution rate, estimates on the HAWKS WORTH
& ROSE scale (1970). The IAP index is also affected by tree isolation, wind, altitude,
distance from Paris and phorophyte species. Finally, the IAP data figures were divided into
five classes for an air pollution mapping.
INTRODUCTION
La cartographie de la pollution atmosphérique en utilisant les lichens comme
bioindicateurs est maintenant répandue dans le monde entier. Parmi les travaux
récents, les méthodes qualitatives (HAWKSWORTH & ROSE 1970) et les
méthodes quantitatives avec calcul de ''AP (LEBLANC & DE SLOOVER 1970)
ou de l'IP (TRASS 1973), avec leurs avantages et leurs inconvénients respectifs
(DERUELLE 19783), sont indifféremment employées.
L’établissement des cartes de pollution s'effectue généralement en attribuant
les modifications de la végétation lichénique aux variations du gradient de
pollution atmosphérique, dans les zones urbaines et industrielles. On précise à ce
1. Laboratoire de Cryptogamie - Université Pierre et Marie Curie, 9, quai Saint-Bernard,
75230 Paris Cedex 05.
2. Laboratoire de Statistique appliquée - Université de Paris-Sud, Mathématique (Bát.
425), 91405 Orsay Cedex.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 1983, 4, 1 : 47-64.
Source : MNHN, Paris
48 5. DERUELLE et Е. GARCIA-SCHAEFFER
sujet que la comparaison entre les différentes stations doit s'effectuer dans des
conditions homogenes. Or la recherche de conditions substratiques, climatiques,
voire microclimatiques homogènes n'est pas aisée, et en conséquence, la discus-
sion des critères d'homogénéité des stations est souvent négligée.
Nous allons envisager de préciser l'importance des facteurs stationnels sur
l'expression quantitative de la végétation lichénique. A cet effet, l'analyse de
variance et de régression a été effectuée sur des données recueillies dans 778
stations de la Région Parisienne. Le nombre élevé de relevés et de paramétres
représentatifs des conditions écologiques stationnelles (phorophyte, altitude,
isolement, vent, degré de pollution, distance de Paris Notre-Dame) doit permet-
tre de discuter l'influence effective de l'homogénéité des stations sur les varia-
tions de PIAP.
En regroupant enfin les indices de pureté de l'air (IAP) ayant des valeurs
voisines, nous pourrons délimiter autour de Paris, un certain nombre de zones à
la végétation lichénique semblable, et assimilables à des zones d'isopollution.
I. — MÉTHODE D'ÉTUDE DE LA VEGETATION LICHÉNIQUE
La végétation lichénique a été caractérisée par l'indice de pureté de l'air (IPA
ou IAP) préconisé par DE SLOOVER (1964) puis modifié par LEBLANC & DE
SLOOVER (1970).
1. — Analyse de la végétation lichénique
Région étudiée. — La région étudiée correspond à un rectangle de 72 km X
70 km ayant Paris pour centre. Elle a été divisée en une grille de 308 mailles de
3,3 km sur 5 km (Fig. 1) selon la méthode classique de cartographie en réseau
(CARTAN 1978). Les coordonnées de chaque maille sont précisées par un
nombre en abscisse et par une lettre en ordonnée.
La végétation lichénique a été explorée pendant l'année 1979 dans 778 sta-
tions réparties dans ces 308 mailles, en fonction de la présence de phorophytes.
Dans 108 mailles pauvres en phorophytes, un seul relevé a été établi, tandis que
dans les 200 autres mailles, 670 relevés ont été réalisés.
Technique des relevés. — A chaque station, nous avons examiné, en moyenne,
une dizaine d'arbres de méme espéce, non inclinés et ayant un diamétre du tronc
compris entre 0,40 m et 1 m, à 1,50 m du sol. Tous les lichens présents sur le
tronc ont été notés. A chaque espéce est attribué un coefficient f, allant de 1 à
5, caractéristique à la fois de son recouvrement et de sa fréquence, et calculé de
la fagon suivante :
5 -espèce observée sur plus de la moitié des arbres et à recouvrement supé-
rieur à 50% sur la plupart d'entre eux;
4 -espèce observée sur plus de la moitié des arbres ou à recouvrement supé-
rieur à 50% sur quelques arbres;
3 -espèce observée sur moins de la moitié des arbres;
2 -espèce observée sur 1 arbre ou à recouvrement inférieur à 5%;
1 -espèce observée sur 1 arbre et à recouvrement inférieur à 5%.
Source : MNHN, Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE 49
ры
DER Rd
d РА:
A FEN Gap
m ° Lë: d
1 [213 4 5|6 DÉ 9 om 12% dee чаю
10 km,
Fig. 1, — Quadrillage de la Région Parisienne et coordonnées des mailles de repérage.
Contrairement à HOFFMAN (1974), MOORE (1974), SKOREPA & VITT
(1976), CLERC & ROH (1979) et à CASE (1980) qui ajoutent à la fréquence
des critéres comme le recouvrement, la vitalité ou la fertilité, nous avons préféré
conserver le coefficient unique déjà utilisé dans la Région Parisienne (DERUELLE
1978b). Ce coefficient a été employé non seulement dans un souci de simplicité,
mais parce qu'une analyse statistique de GRANGER (1972) montre que l'apport
d'informations supplémentaires ne modifie par LAP de façon significative.
2. — Calcul de l'IAP.
L’IAP a été calculé pour chaque station avec la formule suivante :
1
10
IAP = Sg Ket
Source : MNHN, Paris
50 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
Dans cette formule, n représente le nombre d'espèces présentes à la station,
fle coefficient précédemment défini et Q l'indice écologique de chaque espèce.
Cet indice correspond à la moyenne du nombre des espèces accompagnant l'es-
pèce retenue dans toutes les stations où elle est présente.
L'IAP obtenu est ainsi en relation directe avec la richesse de la végétation
lichénique de chaque station. Les tableaux 1 et 2 montrent le calcul de РТАР
dans une station pauvre et dans une station riche en lichens.
Station n? 12 k. — Carte 1/50000 : L'ISLE ADAM. — Localité : EZAN-
VILLE. — Emplacement : place de la mairie. — Altitude : 80 m. — Distance de
Paris Notre-Dame : 20 km. — Vent : 1. — Isolement : 3. — Phorophyte : Tilia sp.
— Degré de pollution (échelle de HAWKSWORTH & ROSE 1970) :2.
Espéce : Q f Qxf
Lecanora contzaeotdes 5,16 4 20 ,64
n
ир = У Q x f = 2,06
10 1
Tab. 1. — Relevé n° 12 К avec une végétation lichénique pauvre.
3. — Caractères écologiques de chaque station
Nous avons noté à chaque station plusieurs facteurs substratiques, climatiques
ou biotiques susceptibles d'influencer la végétation lichénique. Ainsi, à chaque
relevé sont précisés :
— la nature du phorophyte, pouvant étre : Tilia sp., Aesculus hippocastanum
L., Pirus communis L., Pirus malus L., Acer platanoides L., Acer pseudo-platanus
L., Fraxinus excelsior L., Ulmus campestris L., Quercus sessiliflora Smith., Popu-
lus nigra L., Populus alba L., Juglans regia L. ou Platanus sp.;
— la distance (DI) en km entre la station et Paris Notre-Dame;
— Paltitude (AL) en m;
— la force du vent (VE) estimée arbitrairement, sur le terrain, de facon crois-
sante avec les valeurs 1,2 et 3;
— l'isolement (IS) des phorophytes (1 en absence d’obstacles à moins de
20 m, 2 en présence d'un obstacle entre 10 et 20 m, et en présence d'un obs-
tacle à moins de 10 m);
— le nombre d'espéces (NE) par station;
— le degré de pollution (DP) déterminé avec l'échelle de HAWKSWORTH &
ROSE (1970) et compris ici entre 0 et 8. Le degré de pollution (DERUELLE
1981) a été obtenu en recherchant quelques espéces connues pour leur sensibi-
lité à un taux donné de pollution acide. Pour faciliter la lecture de la carte, à
Source : MNHN, Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE
51
Station n? 3 c. — Carte 1/50000 : RAMBOUILLET. — Localité : CERNAY-
LA-VILLE. — Emplacement :
près carrière, N 306. — Altitude :
170 m. — Dis-
tance de Paris Notre-Dame : 35 km. — Vent : 3. — Isolement : 1. — Phorophyte :
Pirus malus L. — Degré de pollution (échelle de HAWKSWORTH & ROSE
1970) :7.
Espèces Q
Lecanora expallens 11,84
Buellia punetata 11,99
Buellia canescens 11,57
Lepraria incana 9,55
Physcia ascendens 12,78
Xanthoria parietina 12,77
Parmelia physodes 12,93
Parmelia sulcata 13,27
Physcia grisea 12,22
Ramalina farinacea 17,38
Parmelia acetabulum 14,77
Parmelia subaurifera 15,38
Parmelia borreri 14,41
Lacanora subfusca s.l. 13,59
Lepraria candelaris 14,49
Pertusaria amara 16,01
Evemia prunastri 14,58
Pertusaria albescens 15,60
Xanthoria polycarpa 14,68
Parmelia scortea 17,47
Parmelia caperata 17,24
Anaptychia ciliarie 20,33
Ramalina fastigiata 15,60
Bilimbia violacea 14,86
Candelariella vitellina 14,03
Lecidea parasema t 135,25
Pertusaria flavida 21,40
Phlyetis argena 16,42
n
5 E d. - 92,02
ТАР 4 й Q x f = 920,18 x4;
f
4
2
2
2
2
2
2
4
2
2
4
2
2
2
2
2
1
2
2
2
1
È
2
2
2
2
2
4
Qxf
47,36
23,98
23,14
19,10
25,56
25,54
25,86
53,08
24,44
34,76
59,08
30,76
28,82
27,18
28,98
32,02
29,16
31,20
29,36
34,94
17,24
40,66
31,20
29,72
28,06
30,50
42,80
65,68
Tab. 2. — Relevé по 3 c avec une végétation lichénique riche.
Source : MNHN. Paris
52 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
l'échelle utilisée, les 8 zones de HAWKSWORTH & ROSE ont été regroupées
en 6 auréoles de pollution autour de Paris (Fig. 2). Ces estimations biologiques
de la pollution acide sont en concordance avec les résultats des 72 capteurs
ayant fonctionné entre le 1.1.75 et le 31.12.80. Un examen détaillé (DERUELLE
1981) montre en effet que pour 54% des capteurs, l'écart entre la valeur mesurée
et la valeur estimée est inférieur à 10%. Dans 17% des cas, cet écart peut atteindre
20%. Enfin dans les 29% restants, on enregistre une différence notable entre les
OORRERE SS е
2 quc o
GE
SS E
Е торат 7opg;m3 [e 50рәлтЗ
EZis-50ug;m3 ЕЕ вороитЗ [@]<4op9/m3
H p
Fig. 2. — Carte de la pollution atmosphérique de la Région Farisienne établie avec la mé-
thode de HAWKSWORTH & ROSE (d'aprés DERUELLE 1981),
Source : MNHN, Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE 53
2 valeurs qui peut étre attribuée au fonctionnement partiel des capteurs (14%) et
à des variations locales importantes du taux de pollution.
4. — Traitement des données
Toutes ces données ont ensuite été traitées par ordinateur permettant ainsi
le calcul de la matrice de corrélation des paramétres suivants : DI (distance),
AL (altitude), VE (vent), IS (isolement), NE (nombre d'espèces), DP (degré de
pollution) et JAP.
Les coefficients de correlation proches de 1 suggérent une liaison linéaire
entre les variables correspondantes; on détermine alors cette liaison linéaire par
une régression. Par ailleurs, le fait qu'une liaison non linéaire n'apparaisse pas
forcément sur le coefficient de corrélation a entrainé l'étude des liaisons par
l'analyse de variance dans différents cas.
II. — RÉSULTATS ET DISCUSSION
1. — Corrélations entre les facteurs stationnels, à l'exception de
la nature du phorophyte
Avant d'examiner les corrélations entre IAP, DP et NE puis les variations
des conditions stationnelles, nous allons représenter (Tab. 3) la matrice des
corrélations entre les 7 facteurs enregistrés à chaque station.
от 1,0000
AL 0,3708 1,0000
VE 0,2102 0,2468 1,0000
1$ -0,1031 -C,1699 -0,2902 1,0000
NE 0,7283 0,4367 0,2845 -0,1728 1,0000
DP 0,8154 0,4867 0,2857 -0,1581 0,9097 1,0000
IAP 0,7145 0,4237 0,2889 -0,1709 0,9834 0,8962 1,0000
DI AL VE 15 № DP IAP
Tab. 3. — Matrice de corrélations pour l'ensemble des données.
a) Corrélation entre l'IAP, le degré de pollution et le nombre des espèces
Corrélation IAP et DP. — Le calcul du coefficient de corrélation entre IAP et
DP donne une valeur de 0,89 soit une corrélation forte. En traitant DP comme
un facteur à 9 modalités (les 9 zones de HAWKSWORTH & ROSE allant de 0 à
8), le test de l'analyse de variance sur IAP met en évidence l'effet DP avec une
erreur inférieure à 1%. Le tableau des moyennes de IAP (Tab. 4) pour chaque
valeur de DP montre que celles-ci croissent avec DP.
Avec l'analyse de régression, l'estimation par les moindres carrés des coeffi-
cients de la droite donne le résultat suivant :
IAP = — 12,12 + 9,51 DP
Source - MNHN, Paris
54 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
DP 0 1 ? 3 4 * 6 7 8
Moyenne IAP
par classe 0,00 0,84 3,54 11,44 20,43 32,57 47,52 61,01 70,74
Nombre de
relevés 19 183 103 60 122 103 117 60 11
par classe
Tab. 4. — Analyse de variance sur IAP et DP.
Le test de comparaison du modèle de régression au modèle d'analyse de va-
riance fait accepter le modèle de régression avec une erreur inférieure à 1%. П
existe donc une liaison linéaire entre l'LAP et le degré de pollution estimé par la
méthode de HAWKSWORTH & ROSE (1970). L'IAP peut être considéré comme
un excellent indice du degré de pollution atmosphérique.
Corrélation IAP et NE. — On fait comme précédemment l'analyse de variance
(NE étant traité comme facteur à 29 modalités), l'analyse de régression et la
comparaison de la régression au modèle d'analyse de variance (Tab. 5).
Il y a effet de NE à 1%; la droite de régression est :
IAP = — 2,62 + 3,10 NE
Le modéle de régression est acceptable et le coefficient de corrélation entre
IAP et NE est de 0,98. Il existe donc une liaison linéaire entre ПАР et le nombre
d'espéces.
Corrélation DP et NE. — Quand on fait l'analyse de variance de DP sur le fac-
teur NE, il y a un effet de NE; par contre la moyenne de DP augmente avec NE
sauf pour une classe ott il y a inversion de tendance (Tab. 5).
On remarque que la corrélation entre DP et NE qui est de 0,91 est moins
forte que précédemment, mais elle reste cependant acceptable. Ainsi PIAP ie
nombre d'espèces et le degré de pollution sont 3 facteurs qui pris 2 à 2 pré-
sentent une liaison linéaire. Ils traduisent fidèlement chacun à leur façon, le
gradient de pollution atmosphérique autour de Paris.
b) Variations des conditions stationnelles
Tous les relevés n'ayant pas été effectués dans des conditions rigoureusement
homogènes, comme c'est toujours le cas dans ce genre de cartographie, nous
allons préciser l'influence des facteurs physiques sur PIAP. Nous examinerons
successivement comment ТТАР est affecté par l'isolement, le vent, l'altitude, la
distance de Paris et la nature du phorophyte.
Influence de IS et de VE. — On a réalisé l'analyse de variance de ТАР sur les2
facteurs IS et VE avec interaction (modéle complet). Les différents tests mon-
trent :
— qu'il n'y a pas interaction entre IS et VE;
— qu'il y a effet de VE;
qu'il y a effet de IS.
Source : MNHN, Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE 55
La plus grande moyenne de IAP a lieu pour la combinaison IS = 1 et VE =
c'est-à-dire en absence d’obstacle proche et en présence d'un vent fort.
NE Moyenne IAP Moyenne DP Nombre de
par classe par classe relevés par
classe
0 0,00 0,874 112
1 1,45 1,410 117
2 3,51 1,932 59
7 5,64 2,481 27
4 8,85 3,107 28
5 10,98 3237 26
6 13,84 4,037 27
H 17,08 3,750 16
8 19,91 4,406 32
9 22,71 4,400 25
10 26,15 4,515 33
11 28,82 4,581 31
12 32,76 4,923 26
13 36,99 5,615 26
14 29721 55517 29
15 43,82 5,654 26
16 45,87 5,650 20
17 50,80 6,059 17
18 52,69 6,045 22
19 56,43 6,421 19
20 62,24 6,500 12
21 66,77 6,429 14
22. 69,79 6,846 13
23 74,05 6,875 8
24 79,30 ETES B
25 79,88 7,333 8;
26 82,64 74839 3
27 90,70 6,667 3
28 98,59 7,000 jt
Tab. 5. — Analyse de variance sur ТАР, NE et DP.
Source : MNHN, Paris
56 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
Pour l'isolement 1, nous avons une classe bien nette avec un IAP moyen de
24,8 tandis que les IAP moyens de l'isolement 2 (15,59) et de l'isolement 3
(15,34) ne permettent pas de différencier ces 2 classes. Nous retiendrons donc
que la proximité d'un mur, d'une haie ou d'une forét influence la végétation
lichénique, et que cet effet est le même si l'obstacle est à 10 т ou à 20 m du
phorophyte.
h
L'effet du vent se comprend aisément par son action sur la physiologie des
thalles et notamment sur leur dessiccation. La proximité d'un obstacle est à
l'origine de conditions climatiques particulières. Toutefois, dans le cas des
villes, à l'action de ces conditions s'ajoutent les effets directs de la pollution
atmosphérique. Il faut donc tenir compte de ces deux facteurs lorsqu'on inter-
prète les variations de la végétation lichénique et de PIAP.
Effet de l'altitude. — L'analyse de variance de l'IAP sur le facteur AL montre
un effet de l'altitude. La plus petite moyenne de IAP a lieu lorsque l'altirsde est
inférieure à 30 т. L'IAP moyen augmente régulièrement avec l'altitude jusque
110 m. Ensuite cet effet est moins net avec des iuversions de tendance entre 110
et 120 m d'une part, puis 130 et 150 m d'autre part.
Étant donnée l'amplitude écologique des espèces rencontrées ici, nous pen-
sons qu'i! s'agit d'un effer indirect de l'altitude expliqué par la présence de villes
importantes et d'industries polluantes dans les vallées tandis que les zones rurales
sont développées sur les plateaux.
Effet de la distance. — Le test de l'analyse de variance de PIAP sur le facteur
DI, répond à un effet très fort de DI. L'IAP est globalement plus élevé pour les
grandes valeurs de DI, mais n'en est pas une fonction croissante.
Ceci semble lié à la forme générale du foyer de pollution de la Région Pari-
sienne et comme l'a déjà remarqué CASE (1980) à l'existence de vents domi-
nants. La zone la plus polluée présente en effet ici une digitation à PW de Paris
(vallée industrialisée de la Seine), et une autre au S (banlieue très urbanisée,
vallée de la Seine et sortie des vents dominants NW). Ainsi la pollution la plus
forte affecte pratiquement les limites W et S de la région étudiée tandis que
linfluence polluante de Paris n’atteint pas les zones situées dans les angles
de la carte (Fig. 2).
2. — Influence du phorophyte sur trois associations
L'influence de la nature du phorophyte sur la végétation lichénique est un
fait connu. Certains groupements épiphytes affectionnent plus ou moins certains
types d'écorce (LEBLANC 1962, SKYE 1968). En outre les propriétés de l'é-
corce varient considérablement avec l’âge de l'individu (MARGOT 1965), et le
pouvoir tampon de l'écorce augmente avec la pollution (GRODZINSKA 1971).
Il est donc important de considérer ces données lorsqu'on établit une carte de
la végétation lichénique.
Nous examinerons l'effet du phorophyte sur 3 associations rencontrées dans
la région étudiée.
Source : MNHN, Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE 57
— Lecanoretum pityreae Barkman, 1958
C'est l'association la plus commune dans les zones polluées, quelle que soit
la nature du substrat, En absence de concurrence, le Lecanora conizaeoides,
espéce connue comme étant une des plus toxitolérantes, se développe sur les
substrats les plus variés. Le phorophyte n'a donc aucune influence sur sa répar-
tition.
— Physciemum ascendentis Frey et Ochsner, 1926
Un test de ressemblance entre les 3 espéces de l'ensemble caractéristique de
cette association (Physcia aipolia, Physcia pulverulenta et Anaptychia ciliaris)
a été réalisé, en notant X, Y et Z la fréquence de ces espéces.
Le calcul de :
Du Jx -x+y + (Y-X+Y+Z% + (Z-X+Y+Z?
3 3 3
est suivi d’une analyse de variance aprés avoir éliminé les relevés où les espèces
sont toutes les 3 absentes en méme temps.
Parmi les 103 relevé: restants, on note (Tab. 6) un effet de phorophyte avec
une erreur de 14,5%. Ces 3 espèces sont donc plus associées chez РАсег pseudo-
platanus L.
— Ramalinetum fastigiatae Duvigneaud, 1942
Une analyse identique à la précédente donne pour les 3 espèces de Ramalina
R. fraxinea,
сига et R. farinacea et
Я. fastigiata
Phorophyte Moyenne D Nombre de Moyenne D Nombre de
relevés relevés
тема sp. 1,498 29 1,428 35
Aesculus hippocastanum 1,633 3 1,633 3
Pirus communis 1,467 8 1,513 24
Pirus malus 1,551 10 1,847 2
Acer platanoides 1,825 2 1,497 6
0,858 9 1,223 15
Frarinus exselsior 1,695 8 1,415 15
Ulmis campestris 1,408 5 1,283 7
Quercus sessiliflora e o 2,633
Poputus nigra 1,434 28 1,104 76
Populus alga . o - 0
Juglans regia 1,633 1 1,633 2
Platanus sp. К e 1,633 2
Tab. 6. — Test d'association de plusieurs espèces e fonction de la nature du phorophyte.
Source : MNHN, Paris
58 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
(R. fraxinea, R. fastigiata et R. farinacea) un effet du phorophyte avec une
erreur de 8%. Le test effectué sur 208 relevés montre que ces 3 espèces sont le
plus associées sur le Populus nigra L. On les trouve ensuite de préférence sur
l’Acer pseudoplatanus L. et sur PUlmus campestris L.
3. — Utilisation de l'IAP pour la cartographie de la pollution
atmosphérique dans la Région Parisienne
a) Principe
L'IAP, étroitement lié au nombre d'espèces et au degré de pollution, va être
utilisé pour représenter le gradient de pollution atmosphérique autour de Paris,
П va de soi que ТАР dépend du phorophyte. Sa valeur est plus faible lorsqu'il
s'agit d'arbres à écorce acide (Pinus, Quercus). Aucun relevé n'a été effectué sur
Pinus et Quercus n'a été observé que dans quatre mailles, en absence de toute
autre essence.
Comme la région étudiée a été couverte par 778 relevés, le calcul de PIAP
donne 778 valeurs réparties dans les 308 mailles de la carte. Afin de simplifier
la lecture de la carte, et d'atténuer l'influence de la variation des facteurs station-
nels, nous avons retenu pour les 200 mailles aux relevés multiples, les valeurs
moyennes de МАР. On aurait pu séparer le cas du Tilia sp. present dans 198
mailles (IAP compris entre 0 et 93) et celui du Populus nigra présent dans
111 mailles (IAP compris entre 0 et 97), mais la répartition heterogene des rele-
vés n'aurait pas permis d'établir une carte suffisamment précise.
Le principe de la cartographie consiste à regrouper dans une méme zone les
mailles ayant un IAP voisin. Le choix du nombre de zones à représenter est
tout à fait arbitraire. La plupart des auteurs distinguent 5 zones autour des
foyers de pollution, qu'ils soient d'origine urbaine ou industrielle, mais trés
peu d'entre eux en justifient les limites. On peut soit établir des zones avec un
1AP de même amplitude (GRANGER 1972), soit constituer des zones ayant cha-
cune le méme nombre de relevés, c'est-à-dire pratiquement la méme surface
(GRANGER 1972, CASE 1980), soit encore limiter les zones en fonction des
caractères écologiques de la végétation lichénique, déterminée empiriquement
(CRESPO et al. 1977, CASE 1980).
Nos résultats seront présentés en retenant a priori les 2 techniques proposées
par GRANGER (1972), c’est-à-dire l'établissement de zones de même amplitude
et de même superficie. La répartition des résultats sera examinée dans le cas
d'une zonation à 8 niveaux (comparaison avec l'échelle de HAWKSWORTH &
ROSE) et à 5 niveaux (représentation classique).
b) Zones avec des mêmes amplitudes de ТАР
L'observation du tableau 7 montre que prés d'un tiers des relevés (31,5%)
sont situés dans la zone la plus polluée (IAP le plus faible). Les zones 2 ct 3
regroupent 31,1% des relevés, les zones 4, 5 et 6 en regroupent 33,2% soit envi-
ron un tiers à chaque fois, tandis que les zones 7 et 8 ne rassemblent que 4,2%
des relevés. On remarque aussi que la zone 1 avec les 97 relevés dont PIAP est
Source : MNHN, Paris
Zone
о ы um ь w © ro
Zone
льо © ro
TAP Nombre de
relevés
D 97
11,6 - 23,0 45
23,1 "34,5 51
34,6 - 46,0 44
46,1 — 57,5 31
57,6 - 69,0 27
69,1 - 80,5 9
80,6 - 92 4
% des
releyés
31:5
14,5
16,6
14,3
10,1
8,8
2,9
43
Tab. 7. — Zonation а 8 niveaux de méme amplitude.
ТАР Nombre de
relevés
0 -18,4 122
18559 56.8 81
36,9 - 55,2 61
5559 - 2358 32
А: 12
% des
relevés
39,6
26,3
19,8
10,4
3,9
Tab. 8. — Zonation à 5 niveaux de méme amplitude
Zone
0
1,6
9,6
18,6
26,6
37,6
47,6
60,6
c - Oc > w D ra
ТАР
TE
9,5
le)
- 26,5
SE
- 47,5
- 60,5
10),
43
43
38
44
38
37
33
32
Nombre de
releves
Tab. 9. — Zonation a 8 niveaux de méme superficie.
Source : MNHN. Paris
60 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
Zone TAP Nombre de
relevés
1 0 - 4,5 62
2 4,6 - 18,5 62
3 18,6 - 31,5 61
4 31,6 - 49,5 61
5 496-92 62
Tab. 10. — Zonation à 5 niveaux de méme superficie
inférieur à 11,5 se superpose pratiquement à l'urbanisation de la Région Pari-
sienne (Fig. 3). Ceci traduit une faible sensibilité de la technique lorsque le taux
| |
кав:
7 |8 |9 hol tli 15 1617 18|19[20121 |22
10 кт
zone urbanisée
Fig. 3. — Urbanisation de la Région Parisienne.
1 |2 [з [415
Source : MNHN. Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE 61
de pollution est élevé. De méme, dans les zones rurales, la division entre les zones
7 et 8 (13 relevés) perd sa signification et traduit aussi une mauvaise sensibilité
de cette technique. Nous noterons en outre que cet inconvénient s'amplifie
quand on ne retient plus que 5 zones de pollution (Tab. 8) puisque 39,6% des
relevés sont concentrés en zone 1, pour 3,9% en zone 5.
c) Zones de méme superficie
La zonation avec des niveaux de méme superficie (Tab. 9 et Tab. 10) permet
de percevoir plus clairement le degré de pollution dans la zone urbanisée. Par
contre, les auréoles périphériques sont de plus en plus minces lorsqu'on s'éloigne
de Paris. Cela s'explique aisément du fait qu'à surface égale, l'épaisseur des au-
réoles diminue normalement, lorsque le rayon augmente.
d) Zonation proposée dans la Région Parisienne
En considérant les avantages et les inconvénients des 2 techniques examinées
précédemment on peut établir une zonation du gradient de la pollution avec
PIAP en choisissant de définir 5 zones.
Afin de ne pas surestimer sur la carte la zone la plus polluée, celle-ci sera
limitée au huitième de la superficie totale ainsi que l'auréole qui l'entoure.
Partant de la zonation obtenue avec 8 zones de méme superficie (Tab. 9), nous
proposons donc de conserver les zones 1 et 2, puis de regrouper deux à deux les
zones suivantes. La carte obtenue de cette fagon (Fig. 4) met bien en évidence
les auréoles de pollution autour de Paris, car elle tient compte à la fois de l'im-
portance de l'urbanisation et de l'augmentation rapide de l'IAP dans les zones
rurales.
CONCLUSION
L'expression quantitative de la végétation lichénique représentée par ТТАР
subit des variations sous l’effet de plusieurs facteurs.
Dans la Région Parisienne, ГТАР d'une station présente une forte corrélation
avec d’une part le nombre d’espéces présentes et d’autre part avec le degré de
pollution déterminé avec la méthode de HAWKSWORTH & ROSE (1970).
On peut donc utiliser ces paramétres pour mettre en évidence un gradient de
pollution atmosphérique.
La comparaison des valeurs de l'IAP obtenues dans une méme région nécessite
des relevés réalisés dans des conditions homogénes. Ainsi, méme si les facteurs
climatiques sont suffisamment semblables dans cette région pour ne pas influen-
cer la distribution des lichens, il est nécessaire d'effectuer des relevés dans des
conditions stationnelles bien précises. En effet, le traitement des 778 relevés
par l'analyse de variance et de corrélation montre que la présence d'obstacles
(mur, haie, forét) et le degré d'exposition au vent ont un effet sur la végétation
lichénique. De méme l'altitude a un effet indirect expliqué par la présence de
vallées urbaines et industrielles génératrices de pollution. Nous avons aussi
constaté que l'IAP est globalement plus élevé lorsque l'on s'éloigne de Paris, mais
Source : MNHN, Paris
62 S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER
E
d
zi
59
zii
RE
T
8
Я.
Я
9
&
zone 1 Е zone 3
ЕЕ zone 2 Е топе4 Бе] опе 5
Fig. 4. — Carte de la pollution atmosphérique de la Région Parisienne obtenue par la mé
thode de МАР,
n'est pas une fonction croissante de la distance, probablement à cause de la
vallée de la Seine et des vents dominants.
Cette étude confirme donc la sensibilité de la végétation lichénique aux condi-
tions stationnelles substratiques, microclimatiques et biotiques. Cette sensibilité
a été exploitée pour délimiter des zones ayant une végétation lichénique sem-
blable, zones assimilées à des zones d'isopollution.
Après avoir envisagé la zonation par niveaux de méme amplitude de ТТАР et
la zonation par niveaux de méme superficie, nous avons proposé d'établir 5
Source : MNHN, Paris
LICHENS BIOINDICATEURS DE LA POLLUTION ATMOSPHERIQUE 63
zones comprenant le huitiéme de la surface pour les 2 zones centrales et le quart
pour les 3 zones périphériques. De cette facon, les zones fortement et faiblement
polluées sont suffisamment représentées. On obtient ainsi une bonne idée du
gradient de la pollution atmosphérique dans la Région Parisienne, comparable
à celui mis en évidence avec l'échelle de HAWKSWORTH & ROSE (1970).
REMERCIEMENTS. — Le Ministère de l'Environnement et du Cadre de Vie qui a finan-
cé ce travail (convention de recherche n° 79-15) est grandement remercié,
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65
HÉPATIQUES DE COTE D'IVOIRE, І.
L, AKE-ASSI* et T. POCS **
SUMMARY. — L. Aké-Assi, along his activity on the phanerogamic flora, continually collec-
ted bryophytes in Ivory Coast, an area very poorly known from this aspect. He sent his ma-
terial for identification to M. Bizot (Musci) and to T. Pécs (Hepaticae). This paper contaii
Aké-Assi's liverwort collections made in Ivory Coast during 1969 and 1977, identified and
annotated by T. Pécs. The collecting numbers are of Aké-Assi. The material collected contri-
butes much to the knowledge of the hepatic flora of Ivory Coast. From the 49 species,
34 (!) were new for the country. Especially interesting are some afromontane species in the
Mt Tonkoui and Mt Niénokoué area, as Frullania apicalis, Taxilejeunea conformis, T. pul-
chriflora (see map), Lopholejeunea jonesii, Lejeunea isophylla, and species which are gene-
rally rare, as Archilejeunea elobulata, Lejeunea okomuensis, Cololejeunea appressa, C.
floccosa and Riccardia pseudopinguis.
En Cöte d’Ivoire, malgré leur abondance, les Mousses et les Hépatiques ont
toujours été négligées dans les études floristiques. Elles ont été trés peu récoltées.
A part quelques récoltes d’Auguste Chevalier datant de plus d'un demi-siécle, il
n’existe pas d’autres sources de référence importantes pour le pays.
C'est pour remédier à cette carence que nous avons élaboré cette esquisse qui,
nous l’espérons, incitera les botanistes et surtout les bryologues, de tous les pays,
à s'intéresser davantage aux Mousses et aux Hépatiques de l'Afrique de l'Ouest
en général, et de la Côte d'Ivoire en particulier.
Le matériel, composé d'une centaine d'espéces, essentiellement récolté par
l'un de nous (L. Aké-Assi) se trouve dans l’herbier national de Côte d'Ivoire, à
l'Université d' Abidjan, au Centre National de Floristique (UCJ), au Laboratoire
de Cryptogamie à Paris (PC) et à Eger (EGR), en Hongrie.
La présente esquisse ne concerne que les Hépatiques. Les Mousses feront
l'objet de publications ultérieures.
ENUMERATION DES ESPECES RÉCOLTÉES
Sprucella succida (Mitt.) Steph. — Forêt du Banco 12587; Soubré, Parc Natio-
nal de Tai 12637, 12662, 12666. Terricole, africain occidental, de la Guinée
à POuganda.
* Université d'Abidjan, Centre National de Floristique, В.Р. 4322, Abidjan (R.C.I.).
** Institut Botanique de l'Académie des Sciences Hongroise, Vácrátót, H-2163, Hongrie.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 1983, 4, 1 : 65-70.
Source : MNHN. Paris
66 L. AKE-ASSI et T. POCS
! Aracbniopsis diacantha (Mont.) Howe — Forét du Banco 12592 p.p. Lignicole,
répandu en Amérique et en Afrique tropicales.
Lopbocolea congoana Steph. — Forét du Banco 12575, 12578, 12592 p.p. Ligni-
cole, trés répandu en Afrique tropicale.
1 Chiloscypbus dubius Gott. — Soubré, Parc National de Tai 12641 p.p.; Forêt
du Banco 12593. Lignicole, répandu en Afrique tropicale.
! Plagiochila fusifera Tayl. — Mt Tonkoui 12789. De la Guinée à la Somalie.
! Plagiocbila integerrima Steph. — Mt Tonkoui 12792: Parc National de Tai, Mt
Niénokoué 12862. Espéce commune en Afrique tropicale.
Plagiochila neckeroidea Mitt. — Forét du Banco 10653, 12496. Connu en Afri-
que occidentale du Libéria au Zaire.
Plagiochila pinniflora Steph. — Soubré 12862 p.p.; Parc National de Tai 12739.
Ramicole, en foréts tropicales de la Sierra-Leone jusqu'en Ouganda.
Plagiochila praemorsa Steph. — Forét du Banco 12591. Ramicole, connu de la
Sierra-Leone au Zaire.
Radula flaccida Lindenb. et Gott. — Forét du Banco 12598, 12604, 12599,
13318, 13399, 13425, 13631 p.p.; Soubré, Parc National de Tai 13065,
13160, 13161, 13163, 13164, 13184 p.p.; Forêt de Yapo 13614, 13620 p.p.;
entre Sakré et le Cavally 12980 p.p.; Forét pres d'Ono 13023, 13024, 13025
p.p.; entre Gnato et Bapé 13308, 13309 p.p.; Mt Niénokoué 13260, 13264,
13265, 13267 p.p. Epiphylie très répandu dans les forêts des basses altitudes
d'Amérique et d’Afrique tropicales.
1 Frullania apicalis Mitt. var. apicalis = Région de Man, Mt Tonkoui, 1000 m.
Espèce afro-montagnarde, de la Sierra-Leone aux Mascareignes.
! Frullania nodulosa (Reinw., Blume et Nees) Nees — Parc National de Tai, Ме
Niénokoué 12866, 12739 p.p.; Soubré 12682 p.p. Ramicole, espèce pantropi-
cale, rare en Afrique.
Bracbiolejeunea nigra (Steph.) Steph. — Route de Tabou, forét entre Troya et
le fleuve Cavally 12772 p.p. Corticole, espèce des forêts tropicales des alti-
tudes basses, de la Guinée jusqu'en Tanzanie.
! Caudalejeunea africana (Steph.) Steph. — Entre Gnato et Bapé, le long du mari-
got Djirounien 13305, 13310 p.p.; forét prés d'Ono 13025 p.p.; Mt Niéno-
Koué 13260 p.p. ЁрірћуПе africain connu du Nigéria jusqu'en Tanzanie.
! Lopbolejeunea jonesii Vand. Bergh. — Région de Man, Mt Tonkoui, 1000 m
12798 p.p. Espéce montagnarde connue seulement de la localité typique du
Cameroun. Corticole.
! Lopbolejeunea subfusca (Nees) Steph. — Route de Tabou, forét entre Troya et
le fleuve Cavally 12772 p.p. Sur écorce, espéce pantropicale.
| Archilejeunea elobulata Steph. — Soubré, chutes de Nawa 12721. Espèce
connue de la République Centrafricaine et du Zaire.
!Tbysanantbus. spatbulistipus (Reinw., Blume et Nees) Lindenb. — Tai, Parc
National de Tai 12739 p.p. Ramicole. Espéce paléotropicale.
! Odontolejeunea tortuosa (Lehm. et Lindenb.) Steph. — Mt Tonkoui 12913,
12914, 12918, 12919 p.p. Espéce épiphylle répandue en Afrique tropicale.
! Ceratolejeunea calabariensis Steph. (incl. C. jungneri Steph.) — Soubré, Parc
National de Tai 12641 p.p. Connu du Nigéria jusqu'en Tanzanie.
Source : MNHN, Paris
HÉPATIQUES DE COTE D'IVOIRE 67
! Cheilolejeunea serpentina (Mitt.) Mizut. — Route de Tabou, forêt entre Troya
et le fleuve Cavally 12772 p.p. Espèce paléotropicale, connue en Afrique du
Ghana, de la Sierra-Leone, du Cameroun, de Madagascar et des Seychelles.
Corticole, déterminé par R. Grolle.
! Cheilolejeunea silvestris (Gott.) E. Jones var. involuta (Steph.) E. Jones —
Forét du Banco 13399 p.p. Espéce d'Afrique tropicale.
1 Taxilejeunea conformis (Mont.) Steph. — Mt Tonkoui 12285. Espèce afromon-
tagnarde répandue du Cameroun à la Réunion.
1 Taxilejeunea pulchriflora Pears. — Soubré, Parc Nationel de Tai 12660. Es-
рёсе afromontagnarde distribuée de la Guinée jusqu'en Tanzanie, voir carte.
Lejeunea caespitosa Lindb. — Soubré, Parc National de Tai 13162 p.p. entre
Gnato et Bapé 13308 p.p.; Mt Niénokoué 13264 p.p.; Mt Tonkoui 12285.
Espèce probablement pantropicale, répandue en Afrique de la Sierra-Leone
à l'Ile Maurice.
! Lejeunea isopbylla E. Jones — Mt Tonkoui 12917 p.p. Épiphylle, espèce afro-
montagnarde connue du Cameroun à Madagascar.
! Lejeunea (Microlejeunea) kamerunensis (Steph.) Vand. Bergh. — Mt Tonkoui
12917 p.p. Épiphylle, espéce afromontagnarde.
!Lejeunea flava (Sw.) Nees ssp. tabularis S. Arnell — Parc National de Tai,
Mt Niénokoué 12858. Espèce pantropicale. La ssp. est répandue en Afrique
tropicale et en Afrique du Sud.
! Lejeunea (Pleurolejeunea) okomuensis E. Jones — Forét du Banco 12592 p.p.
Espèce des forêts ombrophiles de l'Afrique occidentale, connue du Ni
du Bénin et du Cameroun (Bonga).
! Lejeunea (Microlejeunea) ulicina (Tayl.) Tayl. ssp. ocellifera (S. Arnell) Schust.
(Microlejeunea africana Steph.) — Entre Gnato et Bapé 13309 p.p.; Forét du
Banco 12598, 13399, 13424 p.p.; Troya 13220 p.p.; Forét du Yapo 13620
pp. entre Sakré et le Cavally 12980, 13025 p.p.; Mt Tonkoui 12917, 12919
P-p«i Mt Niénokoué 13260, 13264 p.p. Sous-espéce de l'Afrique tropicale.
! Rectolejeunea (Chaetolejeunea) stacea (Steph.) Schust. — Soubré : chutes de
Nawa 12723. Corticole, espèce africaine de la Sierra-Leone jusqu'en Tanzanie.
! Drepanolejeunea cf. clavicornis Steph. — Mt Tonkoui 12919 p.p. Épiphylle,
connu de la Guinée au Cameroun.
! Drepanolejeunea cultrella (Mitt.) Steph. — Mt Tonkoui 12913, 12914, 12917,
12918, 12919 p.p. Espèce épiphylle afromontagnarde, répandue de la Guinée
jusqu'en Tanzanie et à ГИе Maurice.
! Leptolejeunea astroidea (Mitt.) Steph. — Forét du Banco 12601, 1 3318,13399,
13629, 13630 et 13631 p.p.; ehtre Gnato et Djirounien 13309, 13310,
13304, 13306, 13308 p.p.; Mt Niénokoué 13261, 13264 pp: Mt Tonkoui
12913, 12914, 12917, 12918 et 12919 p.p. Espéce épiphylle de l'Afrique
occidentale, de la Sierra-Leone au Burundi et au Zimbabwe.
Leptolejeunea maculata (Mitt.) Schiffn. = L. thomeensis (Steph.) Steph. — Forét
du Banco 12604, 13424, 13426 pp: Soubré, Parc National de Tai 13162
р.рз Mt Niénokoué 13261, 13265 p.p. Espèce ёрірћуПе pantropicale, très
répandue en Afrique tropicale.
Leptolejeunea quintasii Steph. — Forét du Banco 12601, 12597, 13399, 13425,
Source : MNHN, Paris
68 L. AKE-ASSI et T. PÓCS
Distribution de Taxilejeunea pulchriflora Pears.
Points noirs : Localités connues citées par JONES (1976), BIZOT et PÓCS (1979) et par
PÓCS (1980). Cercle : localité nouvelle de Céte d'Ivoire.
Source : MNHN, Paris
HEP ATIQUES DE COTE D'IVOIRE 69
13426, 13429, 13631 р.р.; Forêt de Yapo 13614 p.p.; Forêt prés d'Ono
13023, 13025, p.p-; entre Sakré et le Cavally 12980 p.p.; Soubré, Parc Natio-
nal de Tai 13161, 13164, 13162 p.p.; Troya 13220, 13219 p.p.; Mt Niéno-
koué 13261, 13264, 13265 p.p.; entre Gnato et Bapé 13304, 13306 p.p.
entre Gnato et Bapé le long du marigot Djirounien 13308, 13309, 13310 p.p.
Espèce épiphylle répandue en Afrique tropicale.
! Prionolejeunea serrula Mitt. — Soubré, Parc National de Tat 12641 p.p. Espèce
d'Afrique tropicale connue de Sao Tomé et du Nigéria jusqu'en Tanzanie.
! Colura digitalis (Mitt.) Steph. — Forét du Banco 12601, 13424 p.p.; Foret prés
d'Ono 13024, 13025 p.p.; entre Gnato et Bapé 13306, 13309 p.p. Espéce
épiphylle d'Afrique tropicale connue du Cameroun aux Comores.
! Cololejeunea andropbylla E. Jones — Forêt du Banco 12575 p.p. Espèce typi
quement lignicole connue seulement du Nigéria, du Cameroun et de la Répu-
blique du Congo (Brazzaville).
| Cololejeunea appressa (Evans) Ben. — Forêt du Banco 13399 p.p. Espèce
épiphylle pantropicale, rare en Afrique, connue seulement de l'Ouganda et
du Kenya.
! Cololejeunea bolombensis (Steph.) Vand. Bergh. — Mt Tonkoui 12917. Espéce
paléotropicale répandue en Afrique.
Cololejeunea crenatiflora Steph. — Forêt du Banco 13399 p.p. Forêt prés
d'Ono 13025 p.p.; Soubré, Parc National de Tat 13162 p.p. entre Gnato et
Bapé le long du marigot Djirounien 13308, 13306, 13309 p.p.: Mt Niénokoué
13260, 13265, 13267, 13264 p.p. Espéce épiphylle répandue en Afrique
tropicale.
Cololejeunea cuneifolia Steph. — Forét du Yapo 13620 p.p.; Forét prés d'Ono
13023, 13024, 13025 p.p.; Soubré, Parc National de Tai 13160, 13161,
13162 p.p.; Mt Tonkoui 12913, 12914, 12917, 12919 р.р. Espèce épiphylle
de l'Afrique occidentale et centrale.
! Cololejeunea floccosa (Lehm. et Lindenb.) Steph. — Soubré, Parc National de
Tai 13160, 13161 р.р.; Forêt du Banco 13399 p.p. Espèce paléotropicale
connue seulement de la Sierra-Leone en Afrique.
Cololejeunea pusilla Steph. — Forét du Yapo 13620 p.p. var. obtusifolia E. Jones
— Forét du Banco 12598 p.p.; Mt Tonkoui 13913, 13914, 13918 p.p.; Sou-
bré, Parc National de Tai 13160, 13162, 13164 p.p. Mt Niénokoué 13260,
13265 p.p. Espèce épiphylle répandue en Afrique tropicale.
! Riccardia pseudopinguis Herz. — Parc National de Tai, Mt Niénokoué 12864.
Espèce connue de l'Amérique tropicale : Brésil, et de l'Afrique : Cap, Natal
Zaire, Zimbabwe, Tanzanie. ji
Metzgeria thomeensis Steph. — Mt Tonkoui 12913, 12917, 12919 p.p. Espèce
pantropicale en Afrique tropicale.
Marchantia wilmsii Steph. — Parc National de Tai, Niénokoué 12863; région de
Tabou, Patta Idié 7819. Terricole, répandu en Afrique de la Guinée au Natal
et en Tanzanie.
Source : MNHN, Paris
70 L. AKE-ASSI et T. POCS
BIBLIOGRAPHIE
BIZOT M. & POCS T., 1979 — East African Bryophytes, III. Acta Bot. Acad. Sci. Hung. 25
223261.
JONES E.W. 1976 — African Hepatics XXIX. Some new and little-known species and
extensions of range. J. Bryol. 9 : 43-54.
JOVET-AST S., 1960 — Sur quelques Hépatiques de Côte d'Ivoire. Rev. Bryol. Lichénol.
29 : 4448.
PARIS E.G., 1901 — Muscinés de la Côte d'Ivoire et du Quang Tchéou. Rev. Bryol. 28
1547.
PARIS E.G., 1902 — Muscinées de l'Afrique occidentale francaise. Rev. Bryol. 39 :63-72.
PARIS E.G., 1911 — Muscinées de l'Afrique intertropicale française. (12ème article). Rev.
Bryol. 38 : 25-33.
PÓCS T., 1980 — Central African Hepaticae collected by M. Assel. Fol. Hist.-Nat. Mus.
Matr. (Gyöngyös) 6 : 73-81.
Source : MNHN, Paris.
71
BRYOPHPYTES DU SRI LANKA (Ceylan)
VI. LE GENRE RADULA DUM.
М. ONRAEDT *
ABSTRACT. — Sixth contribution to the study of the Bryophytes gathered by the author
on Sri Lanka during his three stays. 17 species of Radula are mentioned and illustrated.
Three of these seem new to Sri Lanka. A map with the visited places by the author and a
key to the collected species are given.
INTRODUCTION
De mes trois séjours à Sri Lanka en 1976, 1977 et 1981, j'ai rapporté 14 es-
péces de Radula dont trois paraissent nouvelles pour l'ile. En outre, 3 autres
espèces, R. assamica, R. subpallens et R. ventricosa ont été récoltées par d'autres
bryologues. Le présent travail comprend :une liste des espèces de Radula connues,
à ce jour, à Sri Lanka, une clé, et la représentation des espèces récoltées par l'au-
teur. On trouvera la description et la distribution géographique des taxons signa-
lés dans l'excellent travail du Dr YAMADA : « A revision of Asian taxa of Radu-
la». Un seul échantillon d'une méme espéce est mentionné par localité. Tous les
spécimens cités sont conservés dans l'herbier de l'auteur. Des doubles se trou-
vent dans les collections du Dr Yamada à qui je dois un merci tout spécial.
C'est lui, en effet, qui a déterminé un grand nombre de mes Radula. Les figures
ont été réalisées avant 1979, à partir d'échantillons humectés.
RADULA DE SRI LANKA
Subg. Radula — Sect. Radula — В, ceylanica Yam., В. javanica Gott., R. kurzii
Steph., R. madagascariensis Gott., R. obscura Mitt., M. onraedtii Yam.
Sect. Saccatae Yam. — *R. tabularis Steph.
Sect. Amentulosae Castle ex Grolle — R. amentulosa Mitt., R. formosa (Meissn.)
Nees, R. yangii Yam.
Sect. Retroflexae Yam. — R. retroflexa Tayl.
Sect. Epiphyllae Castle ex Grolle — *R. acuminata Steph., R. nymanii Steph.,
*R. tjibodensis Goeb., В. assamica Steph.
Sect. Dichotomae Castle ex Grolle — R. subpallens Steph., R. ventricosa Steph.
YAMADA (19792) ne signale pas les taxons marqués d'un * à Sri Lanka.
Ils paraissent donc nouveaux pour cette ile.
* Fond de Malonne, 129, B-5730 Namur/Malonne.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 1983, 4, 1 : 71-85.
Source : MNHN. Paris
72 M. ONRAEDT
CLE DES ESPECES CONNUES A SRI LANKA
1, — Plantes à rameaux à microphylles parfois très nombreux. . . .
1. — Plantes à rameaux sans microphylles, , .......:..
2, —Lobule des feuilles caulinaires rectangulaire, soudé à la tige sur presque
toute la longueur de sa base; plantes jaunâtres. ......
Lobule des feuilles caulinaires subcarré ou obovale. . . .
R. yangii
Di
3. —Lobules foliaires subcarrés; bases de ceux-ci soudées à la tige sur plus de
la moitié de leur longueur; plantes brunätres. ‚. В. formosa
3. — Lobules foliaires obovales R. amentulosa
4. — Plantes généralement épiphylles, présentant des propagules discoides
sur leurs feuilles ............... M 5
4, —Plantes ne présentant pas ces propagules . .
5. Propagules discoides superficiels. dressés à la surface ventrale des lobes
foliaires; apex du lobule prolongé en une lame plus ou moins parallele à
l'axe de la tige (fig. 4). . R. acuminata
5. — Propagules discoides marginaux, étalés dans le plan du lobe foliaire. . . . . 6
6. — Lobules enflés en sac à la base R, tibodensis
6. — Lobules prolongés en une lame (fig. 7)
7. — Lames s'écartant, à Рарех de l'axe de la tige (fig. 5)........ R. nymanii
7. — Lames subparalléles à Рахе de la tige (fig 7)............. R. assamica
8. — Plantes à ramification dichotomique . 7.
8. — Plantes à ramification pennée ..... .10
9
‚ Feuilles plus ou moins imbriquées; partie libre du lobe largement ovale;
lobule relativement grand; sa base, libre sur 1/3 ou plus de sa longueur,
s'étendant au-delà de la moitié du diamètre de la tige; carène droite ou
légèrement arquée; tige et rhizoides jaune been, R. ventricosa
9. — Feuilles non imbriquées; partie libre du lobe obovale; lobule relativement
petit, sa base, libre sur le 1/3 au moins de sa longueur, ne depassant guére
la moitié du diamètre de la tige; carène сопсауе.......... R. subpallens
10. — Lobules foliaires lingulés, à apex allongé parallèlement à Гахе de la tige
ou s'écartant plus ou moins d'elle. . . . E ...В, retroflexa
10. — Lobules foliaires de forme différente... ... «nnn 11
11. — Lobules foliaires subcarrés; région carénale fortement enflée et carène
VO et Turris oo ree " R. obscura
11. — Lobules foliaires de formes variées et, si allongés, jamais parallèlement à
ICA VUE M RON EON EUN Nr 12
12. — Apex de la caréne du lobule généralement fortement arqué en direction
RU SET A ee 13
12. — Apex de la carène non arqué ou si arqué, non dirigé vers la base de la
ae Ep E WOES rea 15
Source : MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 73
13 Peles res denen AA) 14
13. — Feuilles non caduques: lobules foliaires fortement enflés le long de leur
XU MIB T LLL. ВОВЕ ER R. ceylanica
14. — Lobules foliaires subrectangulaires; cuticule faiblement verruqueuse . . . ..
TEN. Е 1120 ГОУ. К. madagascariensis
4. —Lobules foliaires subcarrés, avec les marges adaxiales sinueuses et les
E үйдү»... Б, YMRS e anv Bn end R. onraedtii
15. — Feuilles densement imbriquées. .:4.............4.4i....... 16
15. _ Feuilles contigués ou faiblement imbriquées; lobe foliaire oblong-oval non
récurvé; base libre du lobe recouvrant généralement le 1/3-1/2 de la lar-
geur de la tige; reproduction végétative au moyen de lobes foliaires ca-
E, EECH, A MM, E 4 R. javanica
16. — Base des lobules arquée, recouvrant les 3/4 ou plus de la largeur de la tige:
lobes foliaires arrondis et récurvés au sommet à l'état zer... „R. kurzii
16. — Base des lobules ne recouvrant pas la tige. ........,..... R. tabularis
ESPECES RECOLTEES
1. — Radula acuminata Steph., Spec. Нер. 4 : 230. 1910.
= R. yunnanensis Chen
Description et iconographie. — YAMADA 1979a. Fig. 3 :4-8.
Récoltes. — Adam's Peak, 660 m, épiphylle de la jungle, Onraedt 77.L.3903
— Deniyaya, Gongala forest reserve, 1500 m, épiphylle en forét, Onraedt 76.L.
3981 — Haputale, Couvent bénédictin, 1500 m, épiphylle au bord d'un ruisseau,
Onraedt 77.L.3887 — Nuwara Eliya, 1750 m, épiphylle en forét dense, prés
d'un ruisseau, Onraedt 76.L. 3295.
Écologie. — Cette espéce croit sur les feuilles vivantes des arbres et des fou-
geres; on la rencontre parfois sur les troncs des arbres et méme sur les rochers.
2. — Radula amentulosa Mitt., Bonplandia 9 : 367. 1861.
= R. caledonica Steph., R. spicata Mitt.
Description et iconographie. - YAMADA 1979a. Fig. 1 : 1-5.
Récoltes. — Horton Plains, réserve d’Orchidées, 2100 m, sur Rhododendrons
d'un marais, Onraedt 76.L.2546 — Pattipola, 1850 m, Acacia, au bord d'un
marais, Onraedt 76.L.2549.
Écologie. — Cette espèce, assez rare, se rencontre sur le tronc et les branches
RE me Е
3. — Radula assamica Steph., Hedwigia 23 : 151. 1884.
= В. platyglossa Chen.
Description et iconographie. — YAMADA 1979a. Fig. 2 : 7-10.
Source : MNHN. Paris
74 M. ONRAEDT
Fig. 1. — Radula amentulosa Mitt. gment de la tige; 2, 3 : tissu foliaire central; 4
feuille fusiforme d'un rameau; 5 : insertion de la feuille (vue dorsale). Radula formosa
(Meissn.) Nees. 6 : segment de la tige feuillée; 7 : lobule foliaire; 8 : tissu foliaire cen
tral, Radula yangii Yam. 9 : segment de la tige feuillée; 10 : tissu foliaire central; 11
périanthe et bractée (Onraedt 76.1.2548 (1-5), 76.L.3181 (6-8), 76.1.3280 (9-11))-
(Traits barrés deux fois = 50 Hm, traits barrés une fois = 100 Um, traits non barrés =
200 Um).
Récolte, — Je n'ai pas moi-même rapporté cette espèce rare à Sri Lan
contre, Н. Inoue l'a récoltée à Nuwara Eliya à 3000 m (Inoue 12846).
Écologie. — R. assamica est généralement épiphylle.
4. — Radula ceylanica Yam., J. Jap. Bot. 50 : 375. 1975.
Description et iconographie. — YAMADA 19792. Fig. 3 : 1-3.
Source : MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 75
Récoltes. — Kandapola. 2160 m, vieux pins de la foret, Onraedt 77.L.3822 —
Horton Plains, 2200 m, Inoue 12476 (holotype TNS) — Ramboda, 1750 m,
arbre en forêt, Onraedt 76.1.3285.
Ecologie. — Cette plante se développe sur le tronc des arbres en forét.
Fig. 2. — Radula retroflexa Tayl. 1: ramification; 2 : segment de tige feuillée; 3 : une feuille
(vue dorsale); 4 : un lobule foliaire; 5 : tissu foliaire apical; 6 : tissu foliaire central. Ra-
dula assamica Steph. 7 : segment de tige feuillée; 8 : ligne d'insertion (vue dorsale) 9 :
lobule foliaire; 10 : tissu foliaire central (Onraedt 76.1.4002 (1-6), 77.L.4256 (7-10)).
(Traits barrés deux fois = 50 Um, traits barrés une fois = 100 Um, traits non barrés =
200 um).
Source : MNHN. Paris
76 M. ONRAEDT
5. — Radula formosa (Meissn.) Nees in Gott. et al., Syn. Hep. :258. 1845.
= В. pycnolejeuneoides Schiffn., В. novae-guineae Steph.
Description et iconographie. — YAMADA 1979a. Fig. 1 : 6.8.
Récoltes. — Horton Plains, 1900 m, arbre en forêt, Onraedt 76.1.3266 —
Nuwara Eliya, Haweliya, 1850 m, talus granitique ombragé, Onraedt 76.1.3181
— Ramboda, 1750 m, arbre en forêt, Onraedt 76.L.3280/a.
Fig. 3. — Radula ceylanica Yam. 1 : segment de tige feuillée; 2 : une feuille; 3 : tissu foliaire
central. Ваша acuminata Steph. 4: segment de tige feuillée; 5 : tissus foliaire central
6 : cellule foliaire centrale; 7 : propagule; 8 : périanthe et bractées (Onraedt 76.L.3285
(1:3), 76.1.3295 (48)). (Traits barrés deux fois =50 am, traits barrés une fois —100 Ит,
traits non barrés = 200 Ит).
Source - MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 77
Ecologie. — Cette espéce se développe habituellement sur le tronc et les
branches des arbres; on peut la trouver également sur les rochers.
6. — Radula javanica Gott. in Gott. et al., Syn. Hep. : 257. 1845.
= К. sandei Steph., R. nietneri Steph., В. wallichiana Lehm., R. ceramensis
Steph., R. ovalifolia Steph., R. colliculosa Mitt., R. variabilis Hatt.
Fig. 4. — Radula kurzii Steph. 1 : segment de tige feuillée; 2 : feuille (vue dorsale); 3 : tissu
foliaire central; 4 м? épi $; 6 : ramification, plante 9 et d (Onraedt 76.1.2701
(1-3), 76.1.:2433 (4-5), 76.L.3613 (6)). (Traits barrés deux fois = 50 4m, traits barrés
une fois = 100 ит, traits non barrés = 200 um)
Source : MNHN. Paris
78 M. ONRAEDT
Description et iconographie. — YAMADA 1979. Fig. 5 : 10, 6 :9-11.
Récoltes. — Deniyaya, Diyadawa forest, 400 m, arbre en forêt, Onraedt 77.L.
4005 — Hakgala, Natural reserve, 1850 m, Pins isolés, Onraedt 81.1.9149 — Hi-
niduma, Kanneliya forest, 150 m, arbre en forét, Onraedt 76.L.3316 — Kanda-
pola, 2160 m, vieux Cyprés de la forêt. Onraedt 77.L.3876 — Nuwara Eliya,
Haweliya, 1850 m, talus granitique ombragé, Onraedt 76.L.3653 — Rifie Range,
1850 m, arbre en forêt, Onraedt 77.1.4123 — Pattipola, 1850 m, Acacia au
Fig. 5. — Radula madagascariensis Gott. 1 lobule foliaire; 3 : feuille
(vue dorsale); 4 : tissu foliaire central; 5 Bi : épaississements de la paroi capsu-
laire; 8 : élatére: 9 : spore, Radula javanica Gott. 10 : segment de tige feuillée (On-
raedt 76.1.2934 (1-9), 76.L.3398 (10)). (Traits barrés deux fois = 50 Um, traits barrés
une fois = 100 Jim, traits non barrés = 200 Um).
Source : MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 79
bord d'un marais, Onraedt 76.1.3226 — Ramboda, Frotoft Estate, 1500 m,
arbre en forêt, Onraedt 76.1.3226.
Écologie. — Cette espéce trés commune se rencontre sur les troncs et les
branches des arbres ainsi que sur les rochers.
7. — Radula kurzii Steph., Hedwigia 23 : 153. 1884.
= R. speciosa Gott. ex Steph., К. andreana Steph.
Description et iconographie. — YAMADA 1979a. Fig. 4 : 1-6.
Récoltes. — Ambawela, 1850 m, sur Eucalyptus, Onraedt 81.L.9225 — Deni-
yaya, Gongala forest, 1500 m, arbre de la jungle, Onraedt 77.1.3986 — Haputale,
Adisham, 1551 m, arbre er forêt, Onraedt 77.L.3919 — Hiniduma, Kanneliya
forest, 120 m, arbre en forét, Onraedt 76.L.9336 — Horton Plains, 2100 m,
arbre en forét, Onraedt 76.L.2465 — Nuwara Eliya, Lovar's Leap, 2000 m, arbre
en forêt, Onraedt 76.1.3028 — Haweliya, 1850 m, talus granitique ombragé,
Onraedt 76.L.3173 — Pattipola, 1850 m, arbre en forét, Onraedt 76.L.2419 —
Ramboda, Frotoft Estate, 1500 m, arbre en forêt, Onraedt 76.1.3248.
Écologie. — On rencontre cette espéce trés commune à Sri Lanka sur les
troncs et les rameaux des arbres et parfois sur les talus rocheux.
8. — Radula madagascariensis Gott., Abh. Naturwiss. Vereine Bremen 7 : 349.
1882.
Description et iconographie. — YAMADA 1979a. Fig. 5 :1-9.
Récoltes. — Nuwara Eliya, 1850 m, Cyprés, Onraedt 76.1.2934 — Pidurutala-
gala, 2000-2400 m, tronc des arbres en forét, Onraedt 76.L.3122 — Ramboda,
Frotoft Estate, 1750 m, arbre en forét, Onraedt 76.L.3287.
Écologie. — Cette espéce, connue à Madagascar et à l'ile Maurice, parait rare à
Sri Lanka où elle vit sur les arbres et les rochers.
9.— Radula путати Steph., Spec. Hep. 4 : 229. 1910.
Description et iconographie. — YAMADA 19792. Fig. 6 : 5-8, 7 :9-10.
Récoltes: — Hiniduma, Kanneliya forest, 150 m, épiphylle, Onraedt 76.L.
3613 et 77.L.4172.
Écologie. — Cette espéce est habituellement épiphylle; elle parait tràs locali-
sée : je ne l'ai récoltée qu'à l'endroit indiqué.
10. — Radula obscura Mitt., J. Proc. Linn. Soc. London 5 : 107. 1861.
Description et iconographie. — YAMADA 19794. Fig. 8.
Récolte. — Cette espèce, nouvelle pour Sri Lanka, y paraît très rare; je ne
posséde que la récolte suivante : Norten Bridge, Aberdeen Falls, 840 m, talus
ombragé, Onraedt 81.1.8940.
Ecologie. — La plante vit sur le tronc et les rameaux des arbres ainsi que sur
les rochers.
Source : MNHN, Paris
80 М. ОМКАЕРТ
Pig. 6. — Radula tjibodensis Gocb. 1 : segment de tige feuillée avec propagules; 2 : lobule
foliaire; 3-4 ; tissu foliaire central. Radula nymani Steph. 5 : segment de tige feuillée
avec propagules; 6-7 : tissu foliaire central; 8 : lobule foliaire. Radula javanica Gott. 9:
segment de tige feuillée; 10 : feuille (vue dorsale); 11 : tissu foliaire central (Onraedt
76.L. 3665 (1-4), 76.1.3613 (5-8), 76.L.3398 (9-11)). (Traits barrés deux fois = 50 um
traits barrés une fois = 100 ши, traits non barrés = 200 pm).
11. — Radula onraedtii Yam., Misc. Bryol. Lichenol. 8 (6) : 113-114. 1979.
Description et iconographie. — YAMADA 1979b. Fig. 7 : 1-8.
Récoltes. — L'auteur a récolté cette espèce décrite en 1979 par YAMADA en
trois endroits : Nuwara Eliya, Haweliya, 1850 m, talus granitique ombragé, On-
Source : MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 81
raedt 76.L.4190. — Route Nanu Oya, 1850 m, talus ensoleillé, Onraedt 76.L.
2594. — Ramboda; Frotoft Estate, 1850 m, arbre en forêt, Onraedt 76.1.2394.
et 76.1.2396 (holot., NICH, isot. in hb Onraedt). — Sur les feuilles d’un arbre,
Onraedt 76.1.3237.
Écologie. — L'espèce a été récoltée sur l'écorce des arbres et une fois sur un
talus granitique. Elle n'est connue que de Sri Lanka. Elle se distingue par ses
Fig. 7. — Radula onraedtii Yam. 1 : ramification; 2 : segment de tige feuillée; 3 : rameau à
feuilles caduques; 4 : feuille (vue dorsale); 5 : lobules foliaires; 6-7 : tissu foliaire central;
épi 9. — Кайа nymanii Steph. 9 : épi 2; 10 : spore (Onraedt 76.1.2396 (1-8),
77.1.4256 (9-10)). (Traits barrés deux fois = 50 Jim, traits barrés une fois = 100 m,
traits non barrés = 200 Um).
Source : MNHN, Paris
= 50 Dm, traits b. ois
= 100 pm, traits non barrés =
200 ит)
Source : MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 83
feuilles trés fragiles, ses cellules à parois très minces et ses lobules subcarrés
avec carène arquée.
12. — Radula retroflexa Tayl., London J. Bot. 5 : 378. 1846.
= В. miqueliana Tayl., К. salakensis Steph.
Description et iconographie. — YAMADA 1979. Fig. 2 : 1-6.
Récoltes. — Espéce rare à Sri Lanka; personnellement, je n'ai récolté cette
espéce qu'une seule fois à Deniyaya, dans la Diyadawa forest, à 400 m, sur un
arbre en forêt, Onraedt 77.L.4002. Inoue l'a rapportée des environs de Rangala,
1300 m, Inoue 12894.
Écologie. — L'espéce vit habituellement sur les rochers; on la trouve égale-
ment sur le tronc et les rameaux des arbres.
13. — Radula tabularis Steph., Hedwigia 23 : 131. 1884.
= R. rara Steph., В. indica Steph.
Description et iconographie. — YAMADA 1979a, CASTLE 1964, JONES
1977. Fig. 9.
Récoltes. — Cette espéce est nouvelle pour Sri Lanka: elle y est rare; je n'ai
que deux récoltes : Ambawela, 1850 m, sur Eucalyptus de la forét, Onraedt
Fig. 9. — Radula tabularis Steph. 1 : segment de tige feuillée; 2 : feuilles (vue ventrale); 3
tissu foliaire central; 4 : ramification (Onraedt 81.L.9754). (Traits barrés deux fois =
50 bm, traits barrés une fois = 100 jim, traits non barrés = 200 Um).
Source : MNHN. Paris
84 M. ONRAEDT
ж 0 p жю
ar
Fig. 10. — Centre, Sud-Ouest et Sud de Sri Lanka avec indication des localités visitées par
l'auteur.
81.L.9754. — Nuwara Eliya, Rifie Range, 1850 m, arbre en forêt primaire,
Onraedt 81.L.9050.
Écologie. — Cette espéce vit sur le tronc et les rameaux des arbres.
Remarque. — Notre plante présente des cellules foliaires à paroi finement
ponctuée de papilles, et des propagules à partir de la marge des feuilles apicales.
La paroi papilleuse des cellules foliaires fait penser à R. indica, décrit par STE-
PHANI et mis en synonymie par YAMADA en 1974.
Source : MNHN, Paris
RADULA DU SRI LANKA 85
14. — Radula tjibodensis Goeb., Nova Acta Acad. Caes. Leop.-Carol. German.
Nat. Cur. 60 : 249. 1983.
= В. flavescens Steph., R. tayabensis Steph., В. reineckeana Steph.
Description et iconographie. — YAMADA 1979a. Fig. 6 : 1-4.
Récoltes. — Cette espéce est trés commune à Sri Lanka dans les grandes
forêts ainsi que dans toutes les régions indo-malaisiennes. Deniyaya, Gongala
forest, 1500 m, épiphylle de la Jungle, Onraedt 77.1.3971. — Hiniduma, Kanne-
liya forest, 100-150 m, Onraedt 76.1.3665.
Écologie. — Cette espèce est toujours épiphylle.
15. — Radula yangii Yam., J. Hattori Bot. Lab. 45 : 279. 1979.
= R. pinnulata Yang.
Description et iconographie. — YAMADA 19792. Fig. 1 :9-11.
Récoltes. — Espéce certainement trés rare. Je ne l'ai récoltée qu'une seule
fois : Ramboda, Frotoft Estate, 1750 m, arbre en forét, Onraedt 76.L.3280.
Inoue (по 12605) l'a récoltée à Nuwara Eliya (TNS).
Écologie. — L'espéce croît sur les troncs des arbres de la forêt.
16. — Radula subpallens Steph.
17. — Radula ventricosa Steph.
Je n'ai pas récolté personnellement ces deux езрёсез à Sri Lanka, mais elles
ont été trouvées dans l’île par Fleischer sur le Hunagasgirias Peak à 2500 m.
BIBLIOGRAPHIE
ABEYWICKRAMA B.A., 1959 — The genera of the liverworts of Ceylon. Ceylon J. Sci. 2 :
33-81.
CASTLE H., 1964 — A revision of the genus Radula. Rev. Bryol. Lichénol. «1963» 1964,
32:148.
JONES E.W., 1977 — African Hepaticae XXX. The genus Radula Dum. J. Bryol. 9 : 472-
474. à
ONRAEDT M., 1981 — Bryophytes récoltées à Sri Lanka (Ceylan). V. J. Hattori Bot.
Lab, 50 : 191-216.
YAMADA K., 1975 — Radula collection made'by Dr. H. Inoue in Ceylon. J. Jap. Bot. 50 :
372-378.
YAMADA K., 1979а — A revision of Asian Taxa of Radula. J. Hattori Bot. Lab. 45 : 201-
322.
YAMADA K., 1979b — A new species of Radula (R. onraedtii Yam.) from Ceylon. Misc.
Bryol. Lichenol 8 : 113-114.
Source : MNHN, Paris
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87
INFORMATIONS
ORGANIZATION FOR THE PHYTO-TAXONOMIC INVESTIGATION OF THE MEDITERRANEAN AREA (OPTI-
MA) - Le 4° colloque se tiendra du 6 au 14 juin 1983 à Palerme (Italie). La jour-
née du mercredi 8 juin 1983 sera consacrée à la Botanique cryptogamique méditer-
ranéenne. Pour tous renseignements : Secrétariat d'OPTIMA, Istituto e Orto Bota-
nico, Via Lincoln 2b, I-90133 Palermo.
OUVRAGES RECUS RECEMMENT
Bryopkytorum Bibliotheca (J. Cramer, In der А.В. Gantner Verlag Kommanditgesell-
Schaft, FL-9490 Vaduz).
Bd. 21 - KRAMER М. - Tortula Hedw, sect. Rurales De Not. (Pottiaceae, Musci) in
der östlichen Holarktis. 1980, 165 p. (ISBN 3-7682-1266-1).
Bd. 22 - MASCHKE J. - Moose als Bioindikatoren von Schwermetal1-Imnissionen.
1981, 492 p. (ISBN 3-7602-1320-X).
Bd. 23 - SMETTAN H. - Die Moose des Kaisergebirges/Tiro] insbesondere ihre Ver-
breitung und ihre Soziologie in hóheren Pflanzengesellschaften. 1982, 127 p.
(ISBN 3-7682-1331-9) .
Bd. 24 - RENZAGLIA K.S. - A comparative developmental investigation of gametophy-
te generation in the Metzgeriales (Hepatophyta). 1982, 253 p. (ISBN 3-7682-
1336-6).
Beihefte sur Nova Hedvigia (J. Cramer).
Heft 71 - Bryophyte Taxonomy methods, practices and floristics exploration. Pro-
ceedings of the International Association of 8ryologists Taxonomic Workshop
Meeting, Genève 27 Aug.-2 Sept. 1979. Editors : P. GEISSLER and S.W. GREENE.
1982, 558 p., plus de 80 communications (ISBN 3-7682-5471-2).
Advances in Bryology (W. SCHULTZE-MOTEL ed.) 1981, 1 : 1-562 (J. Cramer) (ISBN 3-
7682-1296-3).
Regnum Vegetabile (Utrecht/Antwerp : Bohn, Scheltma & Holkema; The Hague/Boston :
М. Junk B.V.).
Vol. 108 - FRITSCH R. - Index to plant chromosome numbers - Bryophyta. 1982, 268
p. (ISBN 90 313 05162).
Bryologteche Beiträge.
Ce nouveau périodique, annuel, consacré à 1a Bryologie est publié par R. DULL. Le
Vol. 1 est paru le 1 octobre 1982. Le Comité d'édition est composé de T. Pócs,
J. Szweykowski et J. Varia. Abonnements, s'adresser à В. DULL, Hochend 62a, D-
4137 Rheurdt. (le vol. 1 coûte 30,-DM).
Bibliotheca Lichenologiea (J. Cramer). Mri
Bd. 15 - ROUX С. - Etude écologique et phytosociologique des peuplements lichéni-
ques saxicoles-calcicoles du Sud-Est de la France. 1981, 557 p. (ISBN 3-7682-
1301-3).
Bd. 17 - CREYELD M. - Epilithic lichen communities in the alpine zone of southern
Norway. 1981, 287 p. (ISBN 3-7682-1313-7).
Source : MNHN, Paris
88
Nous sommes heureux d'annoncer qu'Anne SEE , jeune bryologue de 18 ans, est Lau-
réate de la Fondation de la Vocation, promotion 1982. Elle projette un voyage en
Australie pour découvrir non seulement les "mousses géantes" mais aussi la flore
et la faune de ce merveilleux continent. Nous lui adressons nos plus vives felici-
tations.
Source : MNHN. Paris
89
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
D. LAM"
SYSTEMATIQUE, NOMENCLATURE
82-001 FRAMM J.P. = Taxonomische Notizen zur Gattung Campylopus XI. Nova Hedrigia
1981, 34(1/2) : 391-395, 1 fig. (Univ. Duisburg, Fachber. 6, Bot., Postfach
101629, 0-4100 Duisburg).
62.- Campylopus heterophylius Mitt. est identique à C. fiexuoeus (Hedw.) Brid. -
63.- C. exustus Mitt. est un Campylopodium pusillum (Schimp.) Williams 2 64.- ©.
elltottči Bartr. est syn. de C. undemoodii Williams - 65.- С. turpicola Broth.,
©. paecuanus J.P. Frahm, C. dicranodontioides Broth. sont syn. de C. hygrophtiue
Broth. - 66.- C. heileriamus (Hampe) Jaeg. est syn. de С. heterostachys (Hanpe)
Jaeg. - 67.- C. balanseanus Besch. est syn. de C. introflemus (Hedw.) Brid, - 68.-
С. manthophyiiue Mont. est une espèce bien définie ; relations avec С. alabrtua
(R. Brown) Wils.
83-002 GOOSSENS M., DE SLOOVER J. - Etude taxonomique et synécologique des espèces
du genre Sphagnwn section Subseewida dans une tourbiére de Haute Ardenne. Buli.
See. Roy. Hot. Belgique 1981, 114(1) : 89-105, 3 fig., 1 tabl. (Lab. Ecol. Vé-
gët., Univ. Cathol. Louvain, 4 pl. Croix du Sud, 8-1348 Louvain-la-Neuve).
La diversité des sphaignes formant l'essentiel de la végétation des tourbières
flottantes de la Réserve Naturelle Domaniale des anciennes troufferies de Libin
(Plateau de Recogne, Belgique) a été l'occasion de rencontrer des délicats problè-
mes taxonomiques et écologiques posés par la sect. Subsccunda. Les résultats obte-
nus, fondés sur l'observation d'une centaine de récoltes et sur l'analyse d'un ta-
bleau de végétation, ne permettent pas d'adopter sans restriction les propositions
formulées par Hill (1975, 1978) et par Eddy (1977).
83-003 GRADSTEIN S.R. and TERKEN L. - Studies on Lejeuneaceae subfam. Ptychanthoi-
deae VI. A revision of Schiffneriolejeunea sect. Saccatae from Asia. Occ. Pap.
Farlow Herb. Cryptog. Bot. 1981, 16 : 71-81, 2 fig. (Inst. Syst. Bot., 3508 TC
Utrecht, The Netherlands).
Schiffnertolejeumea sect. Saccatae (Verdoorn) c.n. (= Ptychoeoleva sect. S.) com
prend en Asie 3 esp. et 2 var. : S. лутат (Steph.) c.n. (=drohdlejeunea и, |,
5. cumingiana (Mont.) Gradst., 5. tumida (Nees) Gradst., 5. t. var.tuntde, 5, À.
var. haskarliana (Gott.) c.n. (=Phragmisoma h.). Syn., descr., 111. de chaque taxon.
83-004 IWATSUKI 2. - Taxonomy of mosses. Advances Bryo 1981, 1 : 233-314, 5 fig.,
39 p. biblio. (Hattori Bot. Lab., Obi, Niehinan-shi, Miyazaki-ken, 889-25 Japan).
Taxonomie des mousses, surtout des régions tropicales et de l'Hémisphère Sud.
Prise en compte des méthodes taxonomiques récentes. Survol des études taxonomi-
ques par familles.
“Lab. Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-75005 Paris.
Cryptogamie, Bryol. Lichénol., 1983, 4, 1 : 89-110
Source : MNHN, Paris
90 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGINUE
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(Natl. Inst. Polar Res., 9-10, Kaga l-chome, Itabashi-ku, Tokyo 173, Japan).
Descr., ill. de Bryum amtaretiewn Hook. f. et Wils. syn. nouveau de Pottia he
mii (Hedw.) Hampe, Les Desmatodon sp. de Syowa Station sont des Pottta austro-ge-
orgieae Card. Ce dernier taxon est nouy. pour les Iles Shetland du Sud.
83-006 KOPONEN А. - Splachnobryaceae, a new moss family. Am. Bot. Fenn. 1981, 18
(2) : 123-132, 38 fig. (Dept. Sylviculture, Univ. Helsinki, SF-00170 Helsinki
17).
Cette nouvelle famille monotypique, considérée comme primitive, est placée tempo-
rairement dans les Funariales. Comparaison avec les Splachnaceae et les Pottiaceae.
83-007 KOPONEN T. - Miscellaneous notes on Mniaceae (Bryophyta). IX. Additions to
the European synopsis. Ann. Bot. Fenn. 1981, 18(2) : 99-100 (Bot. Mus., Univ.
Helsinki, SF-00170 Helsinki 17).
Présence confirmée en Europe de Amium heterophyllum (Hook.) Schwaegr. Lectotypes
pour M. rostratum Schrad. var. subintegrum Latz., M. serratum var. obscurum Warnst.
et M. stellare Var. densum Gravet.Les nomina nuda (М. cuspidatum var.pratense Hüb.
et M. undulatum Var. inundatum Husnot) sont traités. Localisation de l'exemplaire
original de M. cochtearifolium Wils.
88-008 KOPONEN T. - A synopsis of Mniaceae (Bryophyta). V. Taxa in Africa South of
the Sahara. Ann. Bot. Реми. 1981, 18(2) : 105-111, 18 fig. (Ibidem).
Les Mniaceae sont représentés en Afrique par : Piagiomiun cuspidztum (Hedw.) T.
Kop. et P. rhynchophorun (Hook.) T. Kop. avec les var. rhynchophorun et re
(Dix.) c.n. ( rostratun var. r.). Noter Мыл prorepens C. Mill, et C. rep-
iile C. Müll. syn. nouv. de P. rkynchoph. ainsi que la comb. nouv, : P. rhynchoph.
var. carolinianum (Anderson) (Meum e.). Distr., ill., comparaison des taxons.
Lectotypes pour Maium austrate Besch, et M. roatmatum Var. veidii Dix. 7 taxons
sont placés en synonymie.
83-008 KRAMER М. - Tortula sect. furales De Not. (Potticeae, Musci) in der östli-
chen Holarktis. Bryophyt. Biblioth. 1980, 21 : 1-165, 9 fig., 29 pl., 2 cartes.
Revision des Tortula de la sect. Rurales des régions holarctiques Е dont le Sa-
hara. Taxonomie et nomenclature : descr. des différents complexes d'esp. chez Tor-
tula sect. Rurales; affinités entre les esp. de la sect., ohylogénie de la sect.;
bryogéographie et écol.; physiol., cytol. et écol. d'aprés la littérature; liste
des 15 esp. et 13 subsp. et var. reconnues avec leurs synonymes et leurs distr.,
ainsi qu'une courte descr. Clé. Taxons nouv. : 7. princeps ssp. echinata (Schiffn.)
stat. nov. (= T. echinata), T. p. 55р, parnasetea (Schiffn.) stat. nov. par-
massica), T, caleieolens nom. nov. pour T. caleicola Grebe 1909 nom. illeg., 7.
virescens Var. tranioa var. nov., Т. v. ssp. bisoié (Laz.) stat, et c.n.
bizotii), T. cantnervis var. gypeo (Roth) c.n. (=. rumite var. g.),
var. abranchesii (Luis.) stat, et с.п. abranchewii), T. ruralifomis var.
eubpapilioetesima (Biz. et Pierrot) c.n. (=7. ruralis var. s.), T. ruralis var.
substereïdosa var. nov., T. v. ssp. hinauta (Vent.) stat. nov. (sBarbula т. var.
ha), T. т. var. submamiliosa Var. nov norvegica var. calva (Amann) c.n. (=
Syntrichia aeiphylla var. c. papillosa est à exclure de la sect. Rurales,
88-010 LAI M.J. and KOPONEN T. - A synopsis of the genus Taiuanobrywm (Musci, Prio-
nodontaceae) with notes on Neolindbergia brassit.Ann. Bot. Penn. 1981, 18(2) :
117-122, 7 fig. (Dept. Bot., Taiwan Mus., n*2 Siangyang Road, Taipei, Taiwan,
Rep. China).
Clé, i11., distr., taxonom. de Paivanobrywn robustum Veloira et T. spe
Noter les rhizoïdes avec gemmules chez Т. robustur et Neolindbergia bras:
{огыт Nog.
Bartr.
Source - MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 91
85-011 LEWIS M. - Prodromus Bryologiae Andinae I. The Polytrichum juniperinum
group in Bolivia - revival of Potytrichun aristiflomm Mitt. Phytologia 1981,
41(4) : 287-289, 13 fig. (Dept. Bot., Field Mus. Nat. Hist.,Roosevelt Road at
Lake Shore Drive, Chicago, Illinois 60605, USA).
Descr., ill. de P. aristiflomm Mitt., esp. distincte de P. jimiperémum Hedw.
83-012 MESSE V. - Peliia borealis Lorbeer en Belgique. Bull. Soc. Roy. Bot. Belgi-
que 1981, 114 (1) : 3-14, 3 fig., 3 tabl. (Univ. Cathol. Louvain, Lab. Ecol. Ve-
gét., Place Croix du Sud 4, B-1348 Louvain-la-Neuve).
Nombre chomosom., taille des cellules marginales du thalle, dimension des spores
et des cellules de la paroi externe de la capsule de P. borealia, autoploïde de Р.
epiphylla (L.) Corda. Les spécimens proviennent de 17 stations belges. Proposition
de P. epiphylla subsp. borealis (Lorbeer) c.n. (=P. b. ).
23-013 SHAW A.J. - The taxonomy of Bryun oblongum and B. bli Canad. J, Bot,
1981, 59(8) : 1426-1435, 27 fig. (Dept. Bot., Univ. Alberta, Edmonton, Alta.,
Canada).
Descr., ill., taxonomie,distr. et écol. de В. oblongum Lindb. et B. biindiz BSG
qui sont 2 esp. distinctes.
VOIR AUSSI : 83-014, 83-023, 83-027, 83-028, 83-035, 83-038, 83-041, 83-042,
83-055.
MORPHOLOGIE, ANATOMIE
83-014 BARTHLOTT W. und SCHULTZE-NOTEL W. - Zur Feinstruktur der Blattoberflächen
und systematischen Stellung der Laubmoosgattung Ahacocarpue und anderer Hedwigi-
aceae, Hilldenowia 1981, 11 : 3-11, 12 fig. (Inst. Syst. Bot. u. Pflanzengeogr.
d. Univ.,Im Neuenheimer Feld 328, D-6900 Heidelberg).
La feuille des Hedwigioideae (Hedrigia, Hedvigidiwm, Braunia et Pasudobraunia)
possède des surfaces papilleuses très sculptées, celle des Rhacocarpoideae (Rhaco—
carpus) a des parois réticulées et multistratifiées, parfois avec une structure
ressemblant superficiellement à la stratification de l'exine dans les grains de
pollen tectés. Röle physiol., implication taxonomique.
82-015 BOPP M. - Entwicklungsphysiologie der Moose. Advances Dryol. 1981, 1 : 12-
77, 24 p. biblio. (Bot. Inst. Univ. Heidelberg, Im Neuenheimer Feld 360, D-6900
Heidelberg).
Analyse de la littérature de ces 20 derniéres années sur les sujets suivants :
germination des spores, différenttation du protonéma, formation de bourgeons sur
le protonéma, polarité, régénération (protonéma et gamétophye), induction du spo-
rophyte, développement du sporophyte.
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vances Bryol. 1981, 1 : 315-398, 12 fig., 20 n. biblio. (Dept. Bot., Southern
Illinois Univ., Carbondale, Illinois 62901, USA).
L'intégration de l'information classique de morphologie descriptive et des don-
nées modernes dérivées de l'experimentation permet des interprétations structurel-
les nouvelles concernant les hépatiques et les anthocérotes. L'étude des types de
cellules apicales, de l'ontogénie foliaire, du mode de ramification, des caracté-
ristiques du sporophyte corrobore la distinction entre les Hepatophyta et les An-
Source : MNHN, Paris
92 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
thocerotophyta ainsi que les hypothéses d'une évolution indépendante chez Tes Jun-
germanniales et Metzgériales.
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5, D-1000 Berlin 33).
Analyse de la littérature concernant les spores, la germination, le protonéma,
la tige feuillée, le sporogone, la reproduction végétative et la stratégie de sur-
yie des mousses.
83-020 GEISSLER P. and GRADSTEIN S.R. - On a small collection of living Lejeunea-
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Univ. Auckland, New Zealand).
La cellule apicale, l'élongation et la polarité cellulaires, la réplication du
chloroplaste sont étudiés.
88-022 КАНАТ I. - Die systematische Forschung auf Grund der Zellteilungsweise für
die Bryophyten IV. Die Grundorganisationen und die Zellteilungsweisen in den Ga-
metophyten (1). Dieranm japonicum Mitt. Soi. Hep. Kanazam Univ. 1981, 26(1)
17-26, 2 pl., 1 fig. (Dept. Biol., Fac. Sci., Kanazawa Univ., Kanazawa, Japan).
23 RENZAGLIA K.S. - A comparative developmental investigation of gametophyte
generation in the Metzgeriales (Hepatophyta). Bryophyt. oth. 1982, 24 :1-
x, 1-253, 799 fig., 2 tabl. (Dept. Biol. Sci., East Tennessee State Univ., John-
son City, Tennessee 37614, USA).
Etude au MO, MET, NEB, de 28 des 31 genres de Metzgériales, pour évaluer la si-
gnification de la variabilite morphologique de cet ordre apparemment non naturel.
Sont pris en compte : types de cellule apicale, modes de division du mérophyte,
types de ramification, emplacement des gamétanges et ontogénie des gamétanges. Les
Netzgeriales apparaissent comme un groupe phylogénétiquement homogene. Deux ta-
bleaux recapitulent les formes du gamétophyte végétatif et du gamétophyte repro-
ducteur.
SCHLJAKOV R.N. - Lopkouia Longiflorx (Hepaticae) - a frequent component of
plant communities. Bot. Zum. (Moscow & Leningrad) 1981, 66(8) : 1197-1205, 3
fig., en russe (Polar-alpine Bot. Gard., Kirovsk 6, Murmansk, USSR).
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88-025 SCHMIEDEL G., REISS H.D. and SCHNEPF E, - Associations between membranes
and microtubules during mitosis and cytokinesis in caulonema tip cells of the
moss Funaria hygrometrica. Protoplasma 1981, 108(1/2) : 173-190, 18 fig. (Zel-
lenlehre, Univ. Heidelberg, D-6900 Heidelberg).
Le réticulum endoplasmique participe à la mitose et la cytokinäse des cellules
apicales du caulonéma de F. h., en contrôlant le système de microtubules, peut-
Source : MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 93
étre via les ions Ca, mais le systéme de microtubules influence aussi Та distribu-
tion du réticulum endoplasmique .
VOIR AUSSI : 83-003, 83-005, 85-008, 83-010, 83-011,83-012, 83-013, 85-068,
83-078, 83-079.
PHYSIOLOGIE, CHIMIE
85-026 АЗАКАМА Y., MATSUDA В. and TAKEDA В. - Mono- and sesquiterpenoids of Conoce-
phalum supradeconpositun. Phytochemistry 1981, 20(6) : 1423-1424 (Inst. Pharma-
cognosy, Tokushima Bunri Univ., Yamashiro-cho, 770 Tokushima, Japan).
Cenocephalum supradecomposttum est une riche source de germacranolides ( (+)-cos-
tunolide et (+)-dihydrocostunolide). C. a. est très différent chimiquement de c.
conicum et de Wiesnerella demudata. La (*)-costunolide, présent chez C. e., inhi-
be la croissance d'autres plantes.
83-027 АЗАКАМА Y., MATSUDA В. and SUIRE C. - Pinguisane-type sesquiterpenes from
Ptilidium pulcherrimum. Phytochemistry 1981, 20(6) : 1427-1428 (Ibidem).
Les pinguisanine, pinguisanolide et pinguisenal sont isolés de Perl. pulch. Ces
3 sesquiterpénes de type pinguisane sont caractéristiques des Ptilidiaceae. Les
Philidium sont chimiquement proches de quelques Poretta et Lejewiea.
83-028 ASAKAUA Y., MATSUDA R., TOYOTA M., HATTORI S. and OURISSON G. - Terpenoids
and bibenzyls of 25 liverwort Frullania species. Phytochemistry 1981, 20(9) :
2187-2194, 5 tabl. (Ibidem).
14 esp. de Frullemia produisent des lactones sesquiterpènes provoquant des aller-
gies; 8 contiennent des bibenzyles. Classement des 25 eso. en 5 chimiotypes : lac-
tone-bibenzyle sesquiterpene, lactone sesquiterpene, bibenzyle, monoterpene, cy-
clocolorénone.
63-029 BENEŠ I., BEIZAEE N., VANĚK T., VÁŇA J. and HEROUT V. - Campestery] behenate,
a chemical character of the liverwort genus Calypogeia. Phytochemistry 1981,
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16610 Praha 6, Czechoslovakia).
34-030 BENEŠ T., VANĚK T., BUDESÍNSKY M. and HEROUT V. - A triterpenoid of the ser-
ratane type from the liverwort Wanda sealaris. Phytochemistry 1981, 20(11) :
2591-2592 (Ibidem).
Le (+)-3-0x0-21n-méthylserrat-l4-êne, triterpénoïde de type serratane est iso-
lé chez W. s. Exemple de biosynthèse de triterpene par les Marchantiopsida.
23-031 CZYGAN F.C. - Echinenone (8,8-caroten-4-one) from the gametophyte of Poly-
trichun formoeum (Bryophyta, Musci). 2. Pflansemphyeiol. 1981, 103(2) : 169-171,
1 tabl. (Inst. Bot. & Pharmaz. Biol., Univ. Würzburg, D-8700 Würzburg) .
Noter que cet échinénone est un kéto-caroténofde.
83-033 GRIMSLEY N.H., GRIMSLEY J.M. and HARTMANN E. - Fatty acid composition of mu-
tants of the moss Physcomitrella patens. Phytochemistry 1981, 20(7) : 1519-1524,
5 tabl. (Inst, Allgem. Bot., Univ. Mainz, D-6500 Mainz).
Les différences dans la composition en acides gras des mutants et non mutants de
Physcomitrella patena ne sont probablement pas les seules responsables des diffé-
rences physiologiques observées .
83-058 KARUNEN P. - The voie of neutral lipids in the physiology and ecology of
subarctic Dieranun elongatum. Canad. J. Bot. 1981, 59(10) : 1902-1909, 3 tabl.,
Source : MNHN. Paris
94 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
2 fig. (Dept. Bot., Univ. Turku, SF-20500 Turku).
A basses températures, l'énergie obtenue à partir de la photosynthése est primi-
tivement conservée dans les triglycérides et dans les esters de stéryle. Les esters
de stéryle peuvent avoir une fonction de maintenance du stock des acides gras po-
lyinsaturés.
83-084 KARUNEN P. and LILJENBERG C. - Temperature induced changes of the ultra-
structure and lipid composition in green and scenescent leaves of Dicranun elon-
gatum. Physiol. PL. (Copenhagen) 1981, 53(1) : 48-54, 12 fig., 3 tabl. (Ibidem).
Modifications des parois cellulaires et de l'endospore, dans la teneur en trigly-
cérides, stéryles et esters cireux lors de variations de températures.
83-085 MARKHAM К.В. - Phytochemical relationships of Garrpos with Corsinia and o-
ther Marchantialean genera. Biochem. Syst, Heol. 1980, 8 : 11-15, 1 fig. (Bot.
Dept., Univ. Reading, Reading, RG6 2AS, England).
Confirmation de la présence de flavonols (dérivés de 3-0-glycuronide) chez Cor
sinia, seul exemple parmi les Marchantiales. Carrpos produit de manière biosynthé-
tique : 7-0-glucuronides flavones et 6-0-glucuronide aureusidine. Carzpos serait
un genre primitif et isolé parmi les Marchantiales. 11 n'appartient pas au sous-
ordre des Corsiniineae.
83-086 PROCTOR M.C.F. - Physiological ecology of Bryophytes. Advances Bryol. 1981,
1: 79-166, 35 p. biblio. (Dept. Biol. Sci., Univ. Exeter, Hatherly Lab., Prince
of Wales Road, Exeter EX4 4PS, England).
La plupart des études sur les réponses des bryophytes à l'environnement (eau,
lumière, CO), température, éléments minéraux) sont faites in-vitro. Peu abordent
le rôle des saisons, de là stratégie de survie sur ces réponses physiologiques.
83-037 SAXENA P.K. and RASHID A. - High frequency regeneration of Funamla hygrome-
trica protoplasts fsolated from low calcium protonemal suspension. PL. Set. Let-
tere 1981, 23(1) : 117-122, 2 fig. (Dept. Bot., Univ. Delhi, Delhi 110007, India).
83-088 SIMON P.E. and NAEF J.B. - Light dependency of the cytokinine-induced bud i-
nitiation in protonemata of the moss Funaria hygronetrica. Physiol. Pi. (бореп-
hagen) 1981, 53(1) : 13-18, 3 tabl., 5 fig. (Lab. Physiol. Veget., Univ. Genève,
CH-1211 Genève 4).
83-039 SUIRE C. et ASAKAWA Y. - Chimie et chimiotaxonomie des bryophytes : résul-
tats essentiels et perspectives. Advances Bryol.. 1981, 1 :: 167-231, 171 figi, 8
tabl., 14 p. biblio. (Lab. Bot., Univ. Bordeaux’ Г, Av.. Faculites,. F-33405 Talence
Cedex).
Certaines données chimiques actuellement disponibles dans la littérature sur les
bryophytes ont été sélectionnées en fonction de leur intérêt taxonomique. De ce
point de vue, les composés les plus intéressants sont les flavonoïdes, et les ter-
pénofdes, en particulier les sesquiterpénoTdes; ces derniers peuvent être utilisés
comme critéres distinctifs au niveau spécifique et au niveau générique. Mais la
prudence doit rester de régle dans l'interprétation des résultats.
83-040 THEODOR R., MARKHAM K.R., MUES R. and ZINSMEISTER H.D. - The structures of
new flavone di-C-glycosides from Apometsgerta pubescens. Phytochemistry 1981, 20
(6) : 1457-1458, 1 tabl. (Fachbereich 16, FR Bot., Univ. Saarlandes, D-6600 Saar-
drücken).
Streutures de 47 flavones C-glycosides, apigénines, tricines, apometzgérines,
triétines. Us ont le glucose et/ou l'arabinose en position 6 et 8
83-041 THEODOR R., ZINSMEISTER H.D., MUES В. and MARKHAM К.В. - Flavone C-glycosi-
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 95
des of two Metageria species. Phytochemistry 1981, 20(8) : 1851-1852, 1 tabl.
(Ibidem).
6 nouveaux tricine et apigénine di-C-glycosides dont le 2-0-férulylisochaftoside
sont isolés du gamétophyte de M. conjugata. M. leptoneura contient un nouveau di-
C-glycoside : le tricine 6-C-xyloside-8-C-hexoside. Importance taxonomique.
55-042 TOYOTA M., ASAKAWA Y. and TAKEMOTO T. - Sesquiterpenes from Japanese Liver-
worts. Phytochemistry 1981, 20(10): 2359-2366, 3 tabl., 1 fig. (Inst. Pharmaco-
gnosy, Tokushima Bunri Univ., Yamashiro-cho, 770 Tokushima, Japan).
Etude de 5 Baszania. Présence de 2 пошу. esters sesquiterpéniques de type drima-
ne, l'albicanyle 3,4-dihydroxycinnamate et 1'albicanyle 2,4-dihydroxycinnamate chez
В. Japonica et 8. ротреала. Le tridensénone est un nouv, kétone sesquiterpénique
de type aromadendrane, isolé chez B. tridens. B. tricrenata et B. trilobata sont
aussi examinés.On trouve dans les 5 esp. des sesquiterpénes de types bazzanane, cu-
parane et barbatane; ce sont des marqueurs chimiotaxonomiques avec les sesquiterpe-
nes de types drimane et aromadendrane.
83-043 TUTSCHEK R. - Die Rolle der Phenylalanin-Ammonium-Lyase bei der Biosynthese
der roten Wandfarbstoffe in Sphagnum magellanicum. Ber. Deutsch. Bot. Ces. 1981,
94(1/2) : 99-104, 3 fig., tabl. (Bot. Inst. Univ. Kiel, Biologiezentr., D-2300
Kiel 1).
La L-phénylalanine-ammonia-lyase (PAL), enzyme de la synthèse phénylpropanotde,
est inhibée compétitivement par une phénylalanine analogue, l'acide L-n-aminooxy-
&-phénylpropionique (AOPP). La PAL participe à la formation du squelette en anneau
des pigments de la paroi. L'activité PAL augmente au cours de la synthése de ces
pigments.
83-044 WANG T.L., HORGAN R. and COVE D.J. - Cytokinins from the moss Physcomt trelta
patens. PL. Physiol. (Lancaster) 1981, 68(3) : 735-738, 3 fig. (Dept. Genetics,
Univ. Leeds, Leeds LS2 9JT, England).
Adénine et zéatine sont isolés chez Physcomitrella patena.
52-045 WANG T.L., BEUTELMANN P. and COVE D.J. - Cytokinin biosynthesis in mutants
of the moss Physcomitrella patene. PL. Physiol. (Lancaster) 1981, 68(3) : 739-
744, 6 fig., 1 tabl. (Ibidem).
VOIR AUSSI : 83-015, 83-079, 83-145.
CYTOLOGIE, ULTRASTRUCTURE
VOIR : 83-012,83-021,83-022, 83-085, 83-034.
RÉPARTITION, ECOLOGIE, SOCIOLOGIE
83-046 CLEMENT B. - Compte-rendu de Та session de l'amicale internationale de phy-
tosociologie en Bretagne du 22 au 29 juillet 1979. Doc. Phytosoeiol. (Lille) n.
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Beaulieu, F-35042 Rennes Cedex).
Zones d'études. Liste des relevés selon les excursions. Liste des associations
observées. Bryophytes cités.
83-047 CLEMENT В., GLOAGUEN J.C. et TOUFFET J. - Une association originale de lan-
de de Bretagne occidentale : l'Erico einereae - Vaceinietum myrtilli. Doc. Phyto-
sociol. (Lille) n.s., "1980" 1981, 5 : 167-176, 1 fig., 3 tabl. (Ibidem).
Source : MNHN, Paris
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Mise en évidence de l'importance de 4 associations; position syntaxonomique et
comparaison avec cert. assoc. méditerranéennes. Mousses citées.
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sur les hétraies collinéennes calcicoles du domaine atlantique francais. II. Les
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5 : 409-443, 5 graph., tabl. 4-7 (Ibidem).
Analyse de 627 relevés permettant d'individualiser 2 sous-ensembles géographiques:
sous-ensemble nord et sous-ensemble aquitain. Descr. d'un groupement original du
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T. Kop. pour le Mexique et P. rostratum (Schrad.) T. Kop. pour les Territoires du
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in C. Mill. et S. cuspidatum C. Müll. sont пошу. pour Taiwan. La pi
girgensohnii Russ. et de S. sericewn C. Müll. est confirmée.
ovatum Hampe
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Aprés une présentation de la géographie, de la géologie, du climat et de la na-
ture du sol de la région du Kaisergebirge/Tirol, l'A. aborde l'historique des rê-
coltes et les principaux caractères de la bryoflore de cette région. Liste de 385
taxons en ordre alphabétique avec indications écol., sociol. (récoltes de l'au-
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Analyse des travaux récents sur les affinités des bryoflores de l'Asie de l'Est
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tiques, la dérive des continents,le rôle possible des animaux et des courants осё-
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Apothécies et cultures de Diecinella schimperi comb. nouv, (=Helotim s.). Ce
champignon développe des haustoria qui parasitent des cellules secrétrices de
Sphagnum aquarrosum. Présence de ces haustoria dans des spécimens d'herbier. Les
AA. en déduisent que D. o. est une esp. circumpolaire : elle est prés. en Europe,
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Analyse des études faites en Suède, Finlande, Norvège, Danemark, Pologne, Grande-
Bretagne, Allemagne, Suisse, Canada, USA et Nouvelle-Zélande, concernant les con-
centrations en métaux lourds (Cu, Pb, Ni, Co, Cd, Zu et Mn) dans les échantillons
frais ou d'herbiers, et les modifications anatomiques et morphologiques entrainées
Source : MNHN. Paris
100 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
par l'accumulation de ces métaux. Comparaison avec les lichens qui sont aussi de
bons bioindicateurs de pollution par les métaux lourds. Propriété d'absorption et
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Compléments d'information au sujet de la vie de F. Renauld, notamment 1'impor-
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Leur histoire est retracée à partir de la correspondance de Lenormand, botaniste
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de Cork, adressées à David Moore (1807-1879), conservateur des Botanic Gardens à
Glasnevin, Dublin. Notes biograph. et bibliogr. Rôle de ces deux hommes dans la
lichénologie irlandaise. Exposé de quelques faits bryologiques. La correspondance
de Moore, dont l'inventaire paraîtra prochainement, est en possession de son petit-
fils, le Major General F.D. Moore.
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Diagn., descr., i11., écol. de Coelocaulon crespoae sp. nov., épiphyte de la
bruyère et des pins. Relations avec les Cormtcularta. Noter la présence de Proto-
blastenia russula (Ach.) Räsänen, d'Ochrolechia anomala (Harm.) Verseghy et de
Buellia griseovtrens (Turner et Borr.) Almb.
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Diagn., descr. de Ramalina sayreana sp. nov. du Mexique. Il produit une série ho-
mologue des para-depsides orcinol incluant l'acide 2-0-méthylstenosporique et l'ac.
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Historique du genre Cryptolechta Massal.,nom antérieur de Gyatectina Vezda. 11
comprend ` C. carmeo-lutea Massal. esp. type, C. myriadelia (Nyl.) c.n. (=Lectdea),
С. nana (Tuck.) c.n. (=Gyalectina), С. pluriloeularis (Vainio) c.n. (=Gyalect.),
sazatilis (Vezda) c.n. (=Gyalect.), С. etellaris (МИЛ. Arg.) c.n. (= Putella-
via), С. subincoloretia (Nyl.) с.п. (=Lectdea) et C. versicolor (Müll. Arg.) c.n.
(= Seeoliga).
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Parmi les problèmes discutés et adoptés, noter l'adoption de 1753 (Linné, Sp. РТ.
ed. 1) comme date de départ pour tous les noms de champignons, statut privilégié
pour les noms de Persoon "Synopsis methodica Fungorum " et de Fries "Systema my-
cologicum".
"Lab. Cryptogamie, 12 rue Buffon, F-75005 Paris.
Source : MNHN. Paris
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Clé, descr., écol., distr. de 70 espèces de Parmelia subgen. Arphigymta (Vainio)
Dodge de l'Afrique de l'Est. Nouv. esp. : Parmelia aprica, P. durumae, P. jacaram-
dieola, P. kwaleneis, P. leonis, P. pardii, P. pigmentifera, P. rava, P. taitae,
P. tsavoensis, P. umbrosa et P. vivida, P. indoafra nom. nov. pour Parmoérem: indi-
vum Hale, non Pamelda indica Sprengel. Nombreuses пошу. synonymies. Etude du con-
cept générique et de la classification infragénérique de Parmelia. Index des &pi-
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VOIR AUSSI : 83-108, 83-110, 83-111, 83-112, 83-147.
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Influence du développement des corps fructifiés sur la taille des lobes du thal-
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VOIR AUSSI : 83-039, 83-100, 83-101, 83-104, 83-134, 83-185, 83-137, 83-
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(Lab. Biol. Végét., Route de la Tour Denecourt, F-77300 Fontainebleau).
Mise au point de techniques pour étudier les structures et les inclusions chez
Peltigera canina avec pour objectif : suivre leur développement depuis les bords
du thalle jusqu'aux aires différenciées du centre. Le phycobionte comprend : gra-
nules de polyglucoside, phycobilisomes, granules de cyanophycine et ac. phospho-
tungsténique. Etude de l'ontogénie des granules de polyphosphate. Le plasmalenme
du mycobionte est trés invaginé en hyphes liées aux cellules de l'alque bleue et
peut initier des structures semblables à un mésosome, entrainant probablement une
absorption des hydrates de carbone algaux. Observation de 2 types de vacuoles. El-
les sont liées au systéme structure mésosome/vacuole autophage/lysosome primaire,
participant à l'absorption de carbohydrates externes. Présence de corps concentri-
ques dans Та zone cellulaire maximum.
88-116 HONNEGER В. and BRUNNER U. ~ Sporopollenin in the cell walls of Сосеотулт
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Lab., Inst. Pl. Biol., Univ. Zürich, CH-8008 Zürich).
Les parois cellulaires sont composées de trois couches dont la plus externe, tri-
laminée, contient la sporopollenine. Cette couche ne subit pas de lyse pendant ou
aprés la formation des autospores. Ce type de paroi offre une protection contre le
parasitisme fongique et serait un facteur important dans le succés de certains li-
chens et d'autres systémes symbiotiques.
PHYSIOLOGIE, CHIMIE
118 AHMADJIAN V. and JACOBS J.J. = Relationship between fungus and alga in the
lichen Cladonia eristatelta Tuck. Nature (London) 1981, 289 : 169-172, 3 fig.,
2 tabl. (Dept. Biol., Clark Univ., Worcester, Massachusetts 01610, USA).
La réalisation de synthèse artificielle entre le mycobionte de Cladonia erista-
tella et différentes algues suggère que leurs relations sont de type parasitisme
contrólé. Le mycobionte forme des squamules, dans lesquelles les hyphes entourent
les cellules algales. 11 y aurait une longue période de cohabitation entre les
deux synbiontes.
Source - MNHN. Paris
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE 105
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734, 3 fig. (Dept. Biol., Mactiaster Univ., Hamilton, Ontario, Canada).
Etude des variations d'échanges gazeux et d'activité nitrogenase en fonction de
la lumière, de Та température du thalle et de son contenu en eau au cours de l'an-
née. Collema furfuracewi est adapté à la fois à un environnement xérique dans son
habitat corticole et à de basses températures lors de sa transplantation en région
arctique.
54-118 KROG Н. and SWINSCOW T.D.V. - A first report of parietin in the genus Parme-
Jia 5. lat. Lichenologiat 1982, 14(1) : 98 (Bot. Mus., Trondheimsveien 238, Oslo
5, Norway).
Présence de pariétine chez Pa:
Lia subamoldii DesAbb.
19 LANGE O.L. and TENHUNEN J.D. - Moisture content and CO, exchange of lichens
II. Depression of net photosynthesis in Ramalina тазі forme at high water content
is caused by increased thallus carbon dioxide diffusion resistance. Oecologia
1981, 5103) : 426-429, 2 fig. (Lehrstuhl f. Bot. II, Univ. Würzburg, D-8700
Würzburg) .
88-120 PAKARINEN P. - Nutrient and trace metal content and retention in reindeer
lichen carpets of Finnish ombrotrophic bogs. Ann. Bot. Fenn. 1981, 18(4) : 265-
274, 6 fig., 4 tabl. (Dept. Bot., Univ, Helsinki, F-00170 Helsinki 17).
Etude du contenu en N, К, P, Ca, Mg et Fe, Mn, Zn, Pb, Cu de Cladonta subgen.
Cladina de 23 tourbières. Noter une absorption active de P, N, К, tandis que le
Ca est peu retenu par Cladonia.
88-121 ВАТ A.N., ROWELL P. and STEWART W.D.P. - 15; incorporation and metabolism
in the lichen Pettigera aphthosa Willd. Planta 1981, 152(6) : 544-552, 8 fig.,
3 tabl. (Dept. Biol. Sci., The University, Dundee 001 АНН, U.K.).
Le Hostoo des céphalodies de Peltigera aphthosa fixe le 15N, et cet azote fixé
est transféré continüment vers ses partenaires eucaryotes (un champignon et une
algue verte, Coccomysa sp.). Présence de glutamine synthase et de glutamate syn-
thase dans le Nostoc, de glutamate déhydrogénase et différentes amino-transféra-
Ses dans le champignon de la céphalodie.
83-122 SOLBERG Y. and REMEDIOS б. - Studies on the chemistry of lichens, XVIII.
Chemical investigation of the species Letharta vulpina (L.) Hue and new deriva-
tives of vulpinic acid. 2. Natur. Sen C 1978, 33 : 449-451 (Chemical Res.
Lab., Agric. Univ. Norway, Р.О. Box 31, N-1432 As-NLH)
Mise en évidence chez L, ». de l'atranorine, des acides vulpinique, pulvinique,
usnique et benzoique et des hydroxyacides gras. Le thallate et l'isopropyléther
d'ac. yulpinique sont de nouv. dérivés de l'ac. vulpinique.
83-123 SOLBERG Y. - Studies on the chemistry of lichens, XIX. New amino compounds
from Anaptychia fusca and several Stereocaulon species. 2. Maturf. Sex 0 1979,
34 : 493-497, 1 tabl. (Ibidem). "
L'aminopentitol, l'aminohexitol et l'aminocyclitétrol sont isolés chez д, f. et
plusieurs esp. de Stereocaulon. L'aminopentitol et l'aminocyclitétro] sont des com-
posés caractéristiques de A. f., tandis que l'aminohexitol se trouve chez plus. esp
de Stereocaulaceae.
83-124 SOLBERG Y. - Studies on the chemistry of lichens, XX. The element concentra-
tion of the lichen species Aleotoria fremontit and its associated bark substrate
Of Pinus sylvestris. Z. Naturf, Ser. C 1979, 34 : 1275-1277, 1 tabl. (Ibidem).
Source : MNHN, Paris
106 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
La concentration en éléments (N, P, S, Se, Hg, U, Mo) dans les thalles de 4. f.
est supérieure à celle du substrat hóte. Noter les différences significatives
(sauf pour le Mo) selon que le lichen pousse à 1,5 - 2,5m ou a 4-5m du sol.
93-125 VICENTE C. and LEGAZ E. - Purification and properties of L-arginine decar-
boxylase of Evermia prunastri. Pl. Cell Physiol. 1981, 22(6) : 1119-1123, 3 fig.,
1 tabl. (Catedra Fisiol. Veget., Fac. Biol., Univ. Complutense, Madrid 3, Spain).
Isolement et purification de l'enzyme L-arginine décarboxylase, extraite de
l'Evemia prunastri.
VOIR AUSSI : 83-100, 63-110, 83-112, 83-115, 83-116, 83-134, 83-135, 83-137,
153, 83-154.
ARPITION, ECOLOGIE; SOCIOLOGIE
83-126 BAGINSKA J., MOTYKA-ZYLOBICKA M. - Porosty okolic Knyszyna м wojewödztwie
Biatostockim - The lichens of the Knyszyn environs in the Bialystok Province.
Ann, Univ. Maria-Curie-Sktodowska Lublin, Seet. C Biol. "1979" 1980, 34 : 37-46,
en polonais, rés. angl. et russe (Inst. Biol. UMCS, Zaklad Syst. i Geogr. Roslin,
Lublin, Poland).
Liste de 130 taxons avec loc.
88-127 BARRENO E. y MERINO A. - Catálogo liquénico de las calizas de Madrid (Espa-
fa). Lazaroa 1981, 3 : 247-268 (Dept. Bot., Fac. Farmacia, Univ. Complutense,
Madrid 3, España).
Descr. de la région. Liste de 101 taxons de lichens dont 11 sont nouv. pour
l'Espagne. Chorologie et écol. de ces taxons.
83-128 BRIGHTMAN F.H. - Introduction (Field meeting in Tenerife, Canary Islands).
Liehenologist 1982, 14(1) : 57-61, 1 fig., 1 tabl. (South London Bot. Inst., 323
Norwood Road, London SE24 9AQ, U.K.).
Liste des loc. visitées pendant ce meeting.
83-129 BYSTREK J. - Porosty rezerwatu Obrocz w Rostoczariskim Parku Narodowym = The
lichens of the Obrocz Reservation in the Rostocze National Park. Ann. Univ. Ma-
ria-Curie-Sktodoweka Lublin, Sect. С "1979" 1980, 34 : 9-24, 8 tabl., en
polonais, rés. angl. et russe (Inst. Biol. UMCS, Zaklad Syst. 1 Geogr. Roslin,
Lublin, Poland).
Etude des assoc. lichéniques de la Réserve Obrocz, essentiellement des épiphytes.
Liste des taxons.
83-130 BYSTREK J., GORZYNSKA K. - Porosty okolic Redzynia Podlaskiego (Studium flo-
rystyczne) - The lichens of the Radzyn-Podlaski environs (A floristic study).
Ann. Univ. Maria-Curie-Skiodowska Lublin, Sect. С Biol. "1979" 1980, 34 : 25-
36, en polonais, rés. angl. et russe (Ibidem).
Liste de 144-taxons avec loc.
88-181 BYSTREK J. - Porosty rezerwatu Czerkies w Rostoczariskim Parku Narodowym -
Les lichens de la réserve de Czerkies dans le Parc National de Rostocze, Ann.
Univ. Maria-Curie-Sktodouska Lublin, Sect. C Biol. "1980" 1981, 35 : 53-64,
tabl., en polonais, rés. franc. et russe (Ibidem).
Etude des ass. épiphytiques de la réserve de Czerkies.
88-182 CARBALLAL R. y GIMENEZ-CORAL R.M. - Líquenes de las "calizas de los paramos"
de la Alcarria Occidental (Guadalajara). Trab. Dept. Bot. Físiol. Veget., Und
Source : MNHN, Paris
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Complutense, Madrid 1981, 11 : 59-71 (Dept. Fisiol. Veget., Catedra Bot., Fac.
Biol., Univ. Santiago, Chile).
Liste de 61 taxons saxicoles avec loc., dont 10 sont nouv. pour |'Espagne.
83-183 CIEŚLIŃSKI S. -Nowe i bardziej interesujace gatunki porostów naziemnych na
Wyźynie Kielecko-Sandomierskiej i jej pobrzezach - New and more interesting spe-
cies of terricolous lichens in the area of the Kielecko-Sandomierska Upland and
its periphery. Fragm. Florist. Geobot. 1981, 27(3) : 527-539, 5 fig. (Dept. Bot.,
Inst. Biol., Teacher Training College, Kielce, Poland).
Distr. (d'aprés récoltes de 1'A., herbier et bibliogr.) de 24 esp. terricoles
dans l'aire de Kielecko-Sandomierska. Lempholerma chalazanwn (Ach.) B. de Lesd.,
Cladonia turgida (Ehrh.) Hoffm. et Rinodina convadi Koerb. sont nouv, pour cette
region.
83-134 EGEA J.M. y LLIMONA X. - Liquenes silicicolas de la Sierra de los Filabres
y Sierra Alhamilla (Almeria, Espana). Analee Univ. Mureia, Ci. "1978-1979" 1981,
37 (1/4) : 107-152, 18 phot. coul. (Dept. Bot., Fac. Ci., Univ. Murcia, Murcia,
España).
Descr. de la végétation des Sierra de los Filabres et Sierra Alhamilla avec les
loc. visitées, situées entre 400 et 2000m. Liste de 192 taxons de lichens avec
loc., notes morphol. et chimiques, &col.
83-135 EGEA J.M. y LLIMONA X. - Líquenes de rocas silíceas no volcánicas de locali-
dades de escasa altitud del SE de España, Anales Univ. Mureta, Ci. "1978-1979"
1981, 37(1/4) : 153-182, 12 phot. coul. (Ibidem).
Descr. des loc. étudiées. Liste des taxons avec loc., notes morphol. et chimi-
ques, habitat.
88-136 EGEA J.M. y LLIMONA X. - Claves analfticas de los liquenes de rocas silf-
ceas no volcánicas del SE de España. Anales Univ. Mureia, Ci. "1978-1979" 1981,
37(1/4) : 183-218 (Ibidem).
Clés pour la détermination d'environ 300 esp. de lichens des roches siliceuses
non volcaniques situées entre 0 et 2000m. Glossaire.
88-187 EGEA J.M. y LLIMONA X. - Lfquenes silicfcolas de la Sierra del Relumbar
(Oeste de Albacete, Espana). Lazaroa 1981, 3 : 269-287, 1 fig. (Ibidem).
Descr. de la région de la Sierra del Relumbar, extrémité est de la Sierra More-
na, Liste de 105 lichens avec données morphol. et/ou chimiques et loc.
83-138 FALTYNOWICZ W. - Umbilécaria deusta (L.) Baumg. i Collema flaccidum (Ach.)
Ach. na SuwalszcZyznie - Umbilicaria deusta (L.) Baumg. and Collema flaccidum
(Ach.) Ach. in the Suwatki Region (NE Poland). Fragm. Florist. Geobot. 1981, 27
(3) : 523-525, 1 fig. (Dept. Pl. Ecol., Univ. Gdansk, 81-378 Gdynia, Poland).
83-139 FISCHER A. - Mosaik und Syndynamik der Pflanzengesellschaften von Lössbö-
schungen im Kaiserstuhl (Südbaden). Piytocoenotogia 1982, 10(1/2) : 73-256, 19
fig., 29 tabl., 4 phot., 3 cartes (Inst. Pflanzenókol. Univ., Heinrich-Buff-Ring
38, D-5300 Giessen).
Communautés des pentes des petites terrasses, processus syndynamique de la végé-
tation sur les pentes semées de larges terrasses, sur les collines de loess de
Kaiserstuhl (SW Allemagne). Etude de la transformation de la végétation lors du
passage de la culture en petites terrasses 4 la culture en grandes terrasses. Sug-
gestion pour une nouvelle culture. Bryophytes et lichens cités.
83-149 GILBERT 0.1. - Terricolous lichens of the semi-arid zone (Field meeting in
Source : MNHN, Paris
108 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
Tenerife, Canary Islands). Liekenologiet 1982, 14(1) : 90-91 (Dept. Landscape
Architecture, Univ. Sheffield, Sheffield S10 2TN, U.K.).
23-141 HAWKSWORTH D.L. - Alectorta and Bryorta species in the Canary Islands (Field
Meeting in Tenerife, Canary Islands). Léchenologiat 1982, 14(1) : 75-76 (CAB,
Farnham Royal, Slough SL2 3BN, U.K.).
Liste des esp. de Avectoria et Bryorta avec loc.
58-142 OSORIO H.S. and FLEIG H. - Contribution to the lichen flora of Brazil. IX.
Lichens from the municipality of Torres, Rio Grande do Sul State. Mycotaron
1982, 14(1) : 347-350 (Dept. Bot., Mus. Nac. Hist. Nat., Casillo de Correo 399,
Montevideo, Uruguay).
Liste de 44 esp. avec loc. Parmelia squamuligera В. Sant. est nouv, pour le Bré-
sil.
83-145 PUEYO G. - Sur quelques localités lichéniques dans le Sud-Ouest de la Fran-
ce. III. Pyrénées occidentales. Bull. Centr. Etudes Rech. Sot. Biarritz "1981"
1982, 13(4) : 521-526 (Lab. Muséum, CERS, BP 89, F-64200 Biarritz).
Descr. des loc, et esp. rencontrées.
83-144 PUEYO G. - Etat comparatif des étages littoraux de la végétation lichénique
des stations de Dinard et de Biarritz. Bull. Centr. Etudes Rech, Set. Biarritz
"1981" 1982, 13(4) : 527-530 (Ibidem).
Róle de l'érosion et de la pollution sur 1a végétation lichénique.
88-145 SCHMIDT М. - Experimental ecology (ecological geobotany). Progr
43 : 284-309 (Lehrstuhl Geobot., Untere Karspüle 2, D-3400 Göttingen).
Révision, à partir de la bibliographie, de l'écologie expérimentale. Noter 1'6-
tude des communautés bryophytiques et lichéniques et les études sur les échanges
de 002.
Bot. 1981,
83-140 SMITH C.W. - Bryophytes and lichens of the Puhimau Geothermal area, Hawaii
Volcanoes National Park. Eryo "1981" 1982, 84(4) : 457-466, 4 fig., 4 tabl.
(Dept. Bot., Univ. Hawaii at Manoa, Honolulu, HI 96822, USA).
Comparaison entre la végétation de l'aire géothermale de Puhimau et celle de 1'
l'écosystéme environnant. Le centre de l'aire est quasi nu. Relation entre la vé-
gétation et la tolérance aux hautes températures.
23-14? TOPHAM Р.В. and WALKER F.J. - New and interesting lichen records (Field Mee-
ting in Tenerife, Canary Islands). Liehenologist 1982, 14(1) : 61-75 (27 Oxford
Street, Dundee DD2 1TH, U.K.).
Liste de 84 lichens avec loc.; 29 sont nouv. pour la Macaronésie, 9 pour les iles
Canaries et 9 pour Ténériffe. Micarea alabastritee (Nyl.) Coppins С.п. (=Lecidea),
M. Bunotheoides (Nyl.) Coppins c.n. (=leciden).
83-148 TOPHAM Р.В. - Las Cañadas del Teide (Field Meeting in Tenerife, Canary Is-
lands). L 1982, 14(1) : 87-90, tabl. 2 (Ibidem)
Ecologie,esp. rencontrées. Lichens de Las Cañadas del Teide, dont 19 sont nouv.
pour Ténériffe.
83-149 TOPHAM Р.В. and SWINSCOW T.D.V. - Taoro Park. A site of great lichenologi-
cal importance (Field Meeting in Tenerife, Canary Islands). Lichenotogiet 1982,
14(1) : 91-94, tabl. 3 (Ibidem).
Source : MNHN. Paris
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WETMORE C.M. = Lichens of Voyageurs National Park, Minnesota. Exyolegiat
"1981" 1982, 84(4) : 482-492, 3 fig. (Debt. Bot., Univ. Minnesota, St. Paul,
MN 55108, USA).
Liste de 405 taxons récoltés dans 128 loc. 88 d'entre eux sont nouy. pour le
Minnesota. Arthonta fuliginosa (Turn, et Borr.) Flot., Chaenothecopata eavontoa
(Ris.) Tibell, расбара epizunthoidiza Nyl. sont пошу. pour l'Amérique du Nord. E-
cologie, La richesse en lichens fruticuleux indiquerait une absence de pollution
atmosphérique,
VOIR AUSSI : 23-058, 85-072, 83
83-151,
098, 83-104, 83-106, 83-110, 83-112, 83-117,
83-151 CRESPO A., BARRENO E., SANCHO L.G. & BUENO A.G. - Establecimiento de una
red de valoración de pureza atmosférica en la provincia de La Corufia (Espana)
mediante bioindicadores liquénicos. Lazaroa 1981, 3 : 289-311, 4 tabl. (Dept.
Bot., Fac. Farmacia, Univ. Complutense, Madrid 3, Espana).
Etude de la végétation lichénique épiphyte autour d'une usine de charbon à Me
rama. Index IAP, diversité et fréquence, et échelle de toxisensibilité sont utili-
sês pour contrôler la pollution atmosphérique de la région. Catalogue des lichens
dont 70 sont nouv. pour cette loc.
83-152 KISZKA J., MULENKO W. - Obumieranie plech Pseudeverma furfuracea (L.)
Zopf. (Lichens) м Tatrzańskim Parku Narodowym. Cześć I. - Degeneration of thal-
li of Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf. (Lichenes) in the Tatra Mountain Natio-
nal Park. Part I. Ann. Univ. Maria-Curie-Skiodowska Lublin, Seet. C Biot. "1980"
1981, 35 : 125-137, 4 fig., 3 pl., en polonais, rés. angl. et russe (Inst. Biol.
UMCS, Zaklad Bot. Ogolnej, Lublin, Poland).
L'étude de 6396 spécimens de thalles de Pseudevernia furfuracea, sous l'influ-
ence de S05, HF et autres polluants, dans 210 loc., montre que la région est as-
sez polluée.
83-153 LAWREY J.D. and HALE М.Е. - Retrospective study of lichen lead accumulation
in the northeastern United States. Bryologist "1981" 1982, 84(4) : 449-456, 3
tabl. (George Mason Univ., Dept. Biol., Fairfax, VA 22030, USA).
Analyse du contenu en plomb de spécimens de lichens du NE des USA, récoltés en-
tre 1907 et 1903, pour établir les modes d'accumulation de la pollution atmosphé-
rique en Pb. Noter grande teneur en Pb chez Fecucopamelia baltimoreneis et Xan-
thoparmelia vonsperoa; les esp. foliacées et fruticuleuses sont les plus sensi-
bles; basses teneurs en Pb chez Cladina eubtemuis, la morphologie de ce lichen
régulerait l'absorption du plomb dans les tissus.
83 PEARSON L.C. and HENRIKSSON Е. - Air pollution damage to cell membranes in
lichens 11. Laboratory experiments. Bryologist "1981" 1982, 84(4) : 515-520, 2
tabl. (Biol. Dept., PSB 106, Ricks College, Rexburg, ID 83440, USA).
Observation de la fuite des électrolytes sous l'action de différentes quantités
de S0; ou de fluoride hydrogéné chez Aypogymıia physodes (L.) М. Wats, Peltigera
canina (L.) Willd., Zvemta prunastr? (L.) Ach.
84-155 PRIN В. - Les lichens et la pollution atmosphérique dans l'agglomération
troyenne et les environs. S. d., s. l., 18 p., 1 carte (12 rue Blanche-Pierre,
F-10300 Sainte-Savine) .
Détermination du degré de pollution des zones de la région troyenne par l'étude
de la végétation lichenique ё
Source : MNHN. Paris
110 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
83-156 SHOWMAN R.E. - Lichen recolonization following air quality improvement.
Eryologist "1981" 1982, 84(4) : 492-497, 4 fig., 1 tabl. (Environm. Engineering
Div., Amer. Electric Power Serv. Corp., P.0. Box 487, Canton, OH 44701, USA).
Aprés 4 ans de baisse de la pollution atmosphérique, la recolonisation se fait
par Parmelia caperata (L.) Ach.
VOIR AUSSI : 83-079, 83-150.
EXSICCATA
82-157 VERSEGHY К.Р. - Lichenes exsiccati editi a Sectione Botanica Musei Histo-
rico-Naturalis Hungarici. Stud. Bot. Kung. 1981, 15 : 49-52 (Bot. Abt., Ungar.
Naturwiss. Mus., H-1476 Budapest) (n° 101-145).
8 VERSEGHY K.P. - Lichenotheca parva editi a Sectione Botanica Musei Histo-
rico-Naturalis Hungarici. Stud. Bot. Hung. 1981, 15 : 53-55 (Ibidem) (Fasc.
VI, n° 101-130).
DOCUMENTAT.
ON
83-159 Bibliography of the Field Meeting in Tenerife, Canary Islands. Lie
gist 1982, 14(1) : 94-96.
VOIR AUSSI : 83-094.
„Commission paritaire 15-9-1981 № 58611.
Dépôt légal n° 11669 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 15 mars 1983.
Source : MNHN Paris
COLLOQUE INTERNATIONAL
du CNRS № 258
ECHANGES IONIQUES TRANSMEMBRANAIRES
CHEZ LES VEGETAUX
TRANSMEMBRANE IONIC EXCHANGES IN PLANTS
org. : G. Ducet, R. Heller, M. Thellier
Universités de Rouen et Paris VII - 5-11 juillet 1976
€ analyse des modèles théoriques @ recherche des couplages métaboliques ou autres
€ études électrophysiologiques & cas particulier des transferts d'anions et de molécules
organiques 6 localisation d'ions et aspects structuraux et moléculaires @ intervention
d'échanges ioniques dans les régulations intercellulaires
@ kinetic and thermodynamic considerations, model systems
© metabolic and other couplings, ATPases
© particular features of anionic transfers
electrophysiology of the ionic transfer
© absorption of organic molécules
® localization, molecular and structural aspect of the transfers
interference of the transmembrane transfers in other processes than absorption
® ion exchanges in cell organites
(69 communications dont 64 en anglais et 5 en français)
21x 29, 7 - 608 pages - broché 180 F
286 fig. - 89 tabl. - 30 phot.
ISBN 2-222-02021-2
(co-édition CNRS-Université de Rouen)
ditions du CNRS
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CCP Paris 9061-11 - Tél, 555.92.25
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О Sciences exactes et naturelles
О Trésor de la langue Francaise
О Revue de l'Art
INEEENEEERNEESEEHEEEHEHH [1 17 Кайа тЫ LS
Source МР
SOMMAIRE
A. BELLEMERE et J. HAFELLNER. — L'appareil apical des asques et la
paroi des ascospores du Catolechia wahlenbergii (Ach.) Flotow ex
Koerber et de l'Epilichem scabrosus (Ach.) Clem. ex Haf. (Lichens,
Lécanorales) : étude ийтазїтисїигае........................
S. JOVET-AST. — Riccia trichocarpa Howe et Riccia canescens Steph. . . .
S. DERUELLE et F. GARCIA-SCHAEFFER. — Les lichens bioindicateurs
de la pollution atmosphérique dans la Région Parisienne. ..........
L. AKÉ-ASSI et T. POCS. — Hépatiques de Côte d'Ivoire, I... .........
M. ONRAEDT. — Bryophytes du Sri Lanka (Ceylan). VI. Le genre Radula
ENEE
INFORMATIONS ss us cos ne NEEN nen en nen
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE. EEN nn
BIBLIOGRAPHIE LICHÉNOLOGIQUE EE EEN
37
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65
71