T 61 03 RE
TOME 9 Fascicule 1 1988
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
Janvier 1988
IE
BRYOLOGIE-LICHÉNOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER, M. D. LAMY
Éditeur : A.D.A.C.
COMITÉ DE LECTURE
Bryologie : J. BERTHIER, J.L. DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P.
HEBRARD, S. JOVET-AST, D. LAMY, M.C. NOAILLES, C. SUIRE.
Lichénologie : J. ASTA, T. BERNARD, B. BODO, W.L. CULBERSON, M.C. JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, M.A. LETROUIT-GALINOU.
MANUSCRITS
Les instructions aux auteurs sont publiées dans le premier fascicule de chaque tome.
Les auteurs sont priés d'adresser leurs manuscrits (en double exemplaire) à la Rédaction de
CRYPTOGAMIE, Bryologie-Lichénologie, Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon,
75005 Paris.
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des auteurs.
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CRYPTOGAMIE comprend trois Sections : Cryptogamie, Algologie; Cryptogamie,
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Abstracts, Publications bibliographiques du CDST (Pascal).
Copyright © 1988 CRYPTOGAMIE Bryologie Lichénologie
Source : MNHN Paris.
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LICHENOLOGIE
ТОМЕ 9 Fascicule 1 1988
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Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
Source : MNHN, Paris
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Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 1-36 1
LES SPHAIGNES DU VERSANT FRANÇAIS
DU MASSIF DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR,
ALPES-MARITIMES
R. GAUTHIER! et J.-L. POLIDORI?
RÉSUMÉ. — L'Argentera-Mercantour est un massif de roches acides des Alpes-Maritimes,
partie la plus méridionale de la chaîne alpine. L'exploration du versant occidental a permis
de recenser 15 espèces de sphaignes dont 7 sont nouvelles pour ce territoire, La répartition
locale de chaque espèce est présentée à l'aide de cartes. La fréquence et l'habitat de chacune
sont discutés.
ABSTRACT. — The Argentera-Mercantour is an acidic rocks massif within the Maritime
Alps, the southernmost part of the alpine chain. A survey of the western slope of the massif
only revealed the occurrence of 15 Sphagnum species 7 of which are new to the area. A
local distribution map is presented for each species. Species frequencies and habitat condi-
tions are discussed.
INTRODUCTION
La présence de sphaignes sur le versant français de l'Argentera-Mercantour
fut signalée pour la première fois à l'occasion de la 72ème session extraordinaire
de la Société botanique de France qui se tint dans les Alpes-Maritimes en 1910.
A cette occasion, CAMUS (1912) fit le point des connaissances sur la flore bryo-
logique des Alpes-Maritimes et signala la présence de Sphagnum teres et S.
subsecundum en Haute-Vésubie. Pour sa part, CORBIERE (1912), qui herborisa
en Haute-Vésubie au cours de la session, signala Sphagnum teres var. squarro-
sulum, S. recurvum et sa variété amblyphyllum et S. acutifolium.
Il faut ensuite attendre 40 ans pour qu'une nouvelle espéce soit connue gráce
aux recherches floristiques de POIRION qui permettent d'ajouter Sphagnum
platyphyllum non seulement à la flore bryologique des Alpes-Maritimes, mais à
tout le midi de la France (POIRION 1950). Quelques années plus tard, ce méme
auteur (POIRION 1956) signale encore trois nouvelles espèces (S. palustre, S.
1 - Herbier Louis-Marie, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, Université
Laval, Québec, Canada, G1K 7P4.
2 - Route d'Ublan, 06660 Saint-Étienne de Tinée, Alpes-Maritimes, France.
Source : MNHN. Paris
2 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
papillosum et S. inundatum) qu'il découvre au Boréon, en Haute-Vésubie. Ces
espéces, déjà connues, sont de nouveau signalées en d'autres points du massif
par GUINOCHET (1938), RALLET (1950) et PARRIAT (1954). Puis HÉ-
BRARD (1973) ajoute Sphagnum squarrosum à la flore des sphaignes des Alpes-
Maritimes. Enfin, tout récemment, Sphagnum russowii et S. quinquefarium
sont respectivement signalés par BOREL & POLIDORI (1983) et HÉBRARD
(1985) dans la vallée de la Tinée.
Ces derniéres découvertes portaient à onze le nombre d'espéces connues à ce
jour dans l'Argentera-Mercantour occidental, seule partie du département des
Alpes-Maritimes où les sphaignes sont présentes. Ce nombre devra cependant étre
réduit à huit aprés examen critique d'une partie des échantillons justificateurs
retrouvés.
Nos herborisations, commencées en 1979, se sont poursuivies jusqu'à la sai-
son estivale 1986. Elles nous ont permis de recenser les espéces de sphaignes
présentes, de préciser la répartition de chacune d'elles sur le versant français du
massif et de recueillir des renseignements sur leur habitat respectif.
Situation géographique
L'Argentera-Mercantour, massif montagneux de la partie méridionale des
Alpes, à cheval sur la frontière franco-italienne, s'étend approximativement du
col de Restefond à l'ouest jusqu'au col de Tende à l'est (Fig. 1). Ce massif de
Fig. 1. — Principaux toponymes du versant français du massif de l'Argentera-Mercantour,
Alpes-Maritimes.
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 3
forme elliptique s'allonge en direction nord-ouest-sud-est. Sa plus grande largeur
au centre atteint environ 30 km à vol d'oiseau. Il peut étre divisé en trois grou-
pes de sommets principaux : celui du Ténibre dont l'altitude atteint 3037 m,
celui de l'Argentera qui constitue le plus haut sommet de la chaine, culminant à
3297 m et le groupe du Gélas-Clapier atteignant 3143 m au Gélas (MANGAN
1978).
Le versant français de l'Argentera-Mercantour fait partie du département
des Alpes-Maritimes. Une partie importante de sa surface a été incluse dans le
Parc national du Mercantour, notamment les sommets du groupe Gélas-Clapier.
Le versant italien, que nous n'avons pas exploré, appartient à la province de
Cuneo (Piémont).
Aperçu géologique
La majeure partie du massif de l'Argentera-Mercantour est constituée de ro-
ches cristallines et cristallophylliennes (Fig. 2). Les roches principales sont des
migmatites, des gneiss et des granites. A la marge sud et sud-est apparaissent
des lambeaux de la formation permowerfénienne représentée par des grès, des
arkoses, des pélites et des schistes.
Dans la chaîne alpine, l'Argentera-Mercantour constitue le plus méridional
des «massifs cristallins externes». Il se présente de fagon remarquable comme
un noyau acide au milieu des formations secondaires et tertiaires qui l'entourent.
(MANGAN 1978).
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Fig. 2. — Formations géologiques du massif de l'Argentera-Mercantour.
Source - MNHN. Paris
4 R. GAUTHIER et J.- L.POLIDORI
Climat
Dans l'ensemble de la chaîne des Alpes, le gradient général de température
croissante s'oriente du nord au sud. Les Alpes-Maritimes, qui occupent l'extré-
mité méridionale de la chaine alpine, possédent les températures les plus élevées.
Toutefois, ce gradient général s'inverse dans l'Argentera-Mercantour (FOCQUET
1982). En effet, un gradient de température croissante s'oriente du sud-est
vers le nord-ouest. Ainsi les températures sont plus élevées en Tinée qu'en Roya
comme le montre le tableau 1.
Isotherme
Vallée Localité Altitude ramené
à 1000 m
Roya St-Dalmas de Tende 630 m 9,3°C
Vésubie St-Martin Vésubie 960 m 10,4°C
Tinée St-Dalmas le Selvage 1510 т 10,5°C
Tabl. Isothermes ramenés à 1000 m dans trois localités françaises des Alpes maritimes
(Tiré de FOCQUET 1982).
Un gradient décroissant des précipitations totales annuelles s'obsetve aussi
du sud-est au nord-ouest (LACOSTE 1975, FOCQUET 1982). Les données cli-
matiques présentées par FOCQUET (1982) montrent qu'aux stations situées
à plus de 2000m d'altitude, la pluviosité annuelle totale varie de 1670 à 2125mm
en Roya. En Vésubie, elle atteint 2142 mm dans la Gordolasque alors qu'en
Tinée, elle n’atteint plus que 1479 à 1886mm. La répartition annuelle des
pluies montre cependant que les précipitations sont concentrées à l'automne
avec un autre maximum moins important au printemps. Il en résulte donc prin-
cipalement que les étés sont plutôt secs.
Ainsi, la Haute-Roya, arrosée par les masses d'air en provenance du golfe
de Gênes interceptées par les hauts sommets orientaux du massif de l'Argentera-
Mercantour, jouit d’un climat plus humide et plus froid que celui de la Haute-
Tinée qui constitue selon LACOSTE (1975) «un des secteurs les plus chauds
de la région».
Végétation
A quelques exceptions prés, les stations de sphaignes du versant français du
massif de l'Argentera-Mercantour se situent dans une tranche altitudinale incluse
dans l'étage subalpin qui est généralement occupé par des formations forestières.
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L’ARGENTERA-MERCANTOUR 5
Le mélèze (Larix decidua) domine largement dans les forêts subalpines. Dans
la partie inférieure de cet étage, il forme souvent des groupements de substitu-
tion au détriment de l’épicéa (Picea abies), notamment dans les vallées de la Ti-
née et de la Vésubie. En limite supérieure de la végétation arborescente, le
mélèze est, sur l'ensemble du massif, associé au pin cembro (Pinus cembra).
Toutefois, ce dernier, abondant dans la haute vallée de la Vésubie aux environs
du col de Salèse, se raréfie vers la Haute-Tinée et la Haute-Roya. La forêt mixte
cembro-mélèze caractérise la zone intra-alpine qui atteint sa limite sud-orientale
au col de Salèse selon OZENDA (1985) ou en Haute-Roya selon SANDOZ et
BARBERO (1974). Dans la partie orientale du massif, le pin à crochets (Pinus
uncinata) et trés localement le pin mugo (Pinus mugo) se mêlent au mélèze,
Le sous-bois des mélézins du Subalpin moyen est essentiellement occupé
par une lande à Rhododendron ferrugineum, Vaccinium myrtillus, Vaccinium
uliginosum et Juniperus nana (Rhodoreto-Vaccinietum Br.-Bl. 1927). La rhodo-
raie peut s'élever au-dessus de la forêt, aux ubacs en particulier, dans le Subalpin
supérieur.
Dans les mélézins clairs, se développent, dans les dépressions, les fonds de
vallons ou les couloirs d'avalanches, des mégaphorbiaies à Adenostyles alliariae,
Geranium sylvaticum, Chaerophyllum hirsutum, Petasites albus, Achillea macro-
phylla, Ranunculus aconitifolius, Cicerbita alpina, Cirsium montanum, Impera-
toria ostruthium, Athyrium filix-femina, A. distentifolium, etc.
Au voisinage des stations de sphaignes situées en zone asylvatique dans le
Subalpin moyen et supérieur, se trouvent des pelouses à Nardus stricta et à fé-
tuques (Festuca varia et Festuca paniculata (= F. spadicea) sur les versants sud)
en continuité avec celles de l'Alpin. Ces groupements, favorisés par la défores-
tation et les activités pastorales, peuvent étre repris par le mélézin qui, d’une
manière générale, demeure au-dessous de sa limite potentielle.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Un total de 300 échantillons de sphaignes ont été examinés au cours de cette
étude. La moitié cependant ont été prélevés par les auteurs du 15 au 21 juillet
1985, période au cours de laquelle a eu lieu l'étude de l'habitat de chaque es-
ресе. L'examen de la végétation des stations s'est toutefois pratiquement limité
aux phanérogames les plus abondantes.
Tous les échantillons prélevés par les auteurs sont conservés à l'herbier Louis-
Marie de l'Université Laval, Québec (QFA). Un duplicata de la majorité de ceux-
ci а été déposé dans l'herbier bryologique du Muséum national d'histoire natu-
relle de Paris (PC). Les échantillons de CORBIÈRE sont conservés dans les
herbiers de la Société nationale des sciences naturelles et mathématiques de
Cherbourg (CHE). Ceux cueillis par POIRION se trouvent à l'Université Laval,
Québec et ceux d'HÉBRARD, dans l'«Herbier Bryophytes Hébrard», Faculté
des sciences de Saint-Jéróme, Marseille. Tous les autres échantillons examinés
sont conservés dans l'herbier bryologique du Muséum national d'histoire natu-
telle de Paris.
Source : MNHN, Paris
6 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
Dans la liste des espéces de sphaignes qui suit, seuls sont énumérés les échan-
tillons des espèces pour lesquelles ils sont peu nombreux. Dans cette liste, les
échantillons sans date ni nom de collecteurs sont ceux prélevés par les auteurs
en juillet 1985.
Sur les cartes de répartition de chaque espèce, le point noir représente la loca-
lité d’où proviennent un ou plusieurs échantillons examinés. Le cercle indique
plutôt une localité mentionnée dans la littérature et pour laquelle aucun échan-
tillon n'a été examiné.
L'ordre des sections et des espèces de même que la nomenclature des sphai-
gnes suivent le traitement d'ISOVIITA (1966). La nomenclature des mousses
est celle de CORLEY et al. (1982) alors que celle des hépatiques suit celle propo-
sée par GROLLE (1983). La nomenclature des plantes vasculaires est celle de
la Flore de France de GUINOCHET et DE VILMORIN (1973-1984).
RÉSULTATS
a. Section Sphagnum
1. Spbagnum magellanicum Brid.
ROYA: Vallon de la Minière de Tende, ruisseau du lac Carbon, 2000m, 1968,
Poirion; eodem, le long du torrent déversoir des lacs, 2060 m, 7734, 7740; eo-
dem, lac Long Inférieur, 2080 m, Polidori 25a; eodem, lac Long Supérieur,
2100 m, 7772; Vallée des Merveilles, lac Mouton, 2180 m, 1985, Cévasco.
Nouveau pour l'Argentera-Mercantour. Très rare; absolument confiné aux
environs des lacs situés au confluent du vallon de la Minière de Tende et de la
vallée des Merveilles (Fig. 3). Espèce considérée comme assez rare en France
(AUGIER 1966), elle a déjà été signalée en altitude dans trois localités de Haute-
Savoie par BONNOT (1961).
Les populations les plus abondantes de Sphagnum magellanicum ont été
observées dans une petite tourbière située entre deux branches du torrent
déversoir des lacs Long Supérieur et Inférieur, juste à l'ouest du pont sur le
torrent. Sphagnum magellanicum y forme un bombement légèrement soulevé
et assez étendu. Il prend place dans un gazon dominé par Nardus stricta et Carex
fusca dans lequel abondent Aulacomnium palustre et Sphagnum angustifolium.
Anthoxanthum odoratum, Potentilla erecta et Homogyne alpina sont les autres
phanérogames les plus abondantes.
De petites colonies de Sphagnum magellanicum ont été observées dans un
gazon humide en pente légère installé entre les rochers. Scirpus cespitosus et
Carex fusca dominent. A l'exception du Nardus stricta, toutes les autres espéces
mentionnées précédemment s'y retrouvent aussi. Un autre petit bombement de
Sphagnum magellanicum a été observé à l'est du lac Long Supérieur, sur une
petite surface tourbeuse en pente plus forte que précédemment et où l'eau suinte
en surface. Nardus stricta, Festuca rubra s. l., Carex fusca, Potentilla erecta,
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 7
S. magellanicum
Fig. 3. — Répartition de Sphagnum magellanicum Brid. sur le versant français du massif
de l'Argentera Mercantour, Alpes-Maritimes.
Hieracium lactucella et Vaccinium myrtillus forment l'essentiel de la végétation
phanérogamique de ce site.
2. Sphagnum centrale C. Jens (Syn. S. subbicolor Hampe)
TINÉE : Vallon de Merciére, 2052 m, 7661, 7664; col de Salèse, le Rayal,
2100 m, 7666; Camp Soubran, au pied de la cime de Frémamorte, 2270 m,
7675; haut vallon de Moliéres, piste Merciére, 2050 m, Fougeray 3; vallon de
Millefonts, vacherie de Millefonts, 2050 m, Polidori 1, 2;eodem, entre la vache-
rie de Millefonts et la vacherie supérieure, 2080 m, Polidori 3. VÉSUBIE : Bo-
réon, vallon de Cerise, 1900 m, 1954, Poirion. ROYA : Vallon de Valmasque,
1950 m, 7711.
Nouveau pour l'Argentera-Mercantour. Peu fréquent (Fig. 4). L'échantillon
de Poirion de 1954 avait été originellement attribué à Sphagnum palustre L.
publié comme tel par POIRION (1956). Sphagnum centrale est une sphaigne trés
rare en France selon AUGIER (1966). Elle a été signalée pour la première fois
dans les Alpes françaises en 1977 par FABRE. BONNOT & FABRE (1978)
confirment sa présence dans les hautes montagnes de Corse et aux Açores. Sa
rareté en France pourrait n'étre qu'apparente car, comme le signalent justement
BONNOT & FABRE (1978), cette sphaigne est souvent confondue avec Spha-
gnum palustre, particuliérement commun en France.
Source : MNHN, Paris
8 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
Deux stations de Sphagnum centrale sont situées sous la forét de méléze et
Rhododendron, l'une le long d'un petit ruisseau et l'autre en marge d'une zone
de suintement en surface du sol. Dans cette derniére, Sphagnum centrale s'est
installé sur un monticule couvert surtout par Sphagnum teres à travers lequel
poussent Carex fusca, Nardus stricta, Homogyne alpina et Vaccinium myrtillus.
S. centrale
Fig. 4. — Répartition de Sphagnum centrale C. Jens. sur le versant français du massif de l'Ar-
gentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Sphagnum centrale a aussi été observé dans deux petites tourbiéres à sphai-
gnes de l'étage subalpin. Celle du vallon de Merciére est traversée par les mé-
andres d'un petit torrent. La communauté dominante de cette tourbiére, dans
laquelle d'ailleurs se trouve Sphagnum centrale, est un gazon à Carex fusca et
Sphagnum nemoreum auxquels s'ajoutent un grand nombre d'autres phanéro-
games dont les plus importantes sont Homogyne alpina, Potentilla erecta et
Leontodon pyrenaicus. L'autre tourbière, située dans le vallon de Valmasque, est
en pente légére, parcourue par des filets d'eau intermittents. Elle est couverte
en grande partie d'un gazon à Carex fusca et Nardus stricta avec Sphagnum
russowii et, en quantité moindre, Potentilla erecta, Homogyne alpina et Scirpus
cespitosus. A Camp Soubran au sud-est du lac Négre, à 2270 m, se trouvent
quelques petites colonies de Sphagnum centrale dans une véritable tourbière à
sphaignes bien développée où les sphaignes forment un tapis continu, notam-
ment Sphagnum nemoreum. Chez les phanérogames, Carex fusca domine, ac-
compagné d'Eriophorum angustifolium, Homogyne alpina, Potentilla erecta et
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 9
Leontodon pyrenaicus. C'est ce dernier biotope qui se rapproche le plus de celui
décrit par BONNOT & FABRE (1978) où Sphagnum centrale s'est toutefois
installé en beaucoup plus grande abondance qu'à Camp Soubran et qu'ailleurs
dans notre dition.
[Sphagnum palustre L.]
Signalé dans le Haut-Boréon par POIRION (1956). L'examen de l'échantillon
(vallon de Cerise, 1900 m, 1954) a révélé qu'il s'agissait plutôt de Sphagnum
centrale. Son absence dans notre dition est assez surprenante puisque, selon
AUGIER (1966), cette sphaigne est l'une des plus communes de France et elle
atteint des altitudes élevées dans les Alpes (BONNOT 1961). Elle a été signalée
sur le versant italien des Alpes maritimes par BOTTINI (1919) sous le nom de
S. klinggraeffii Róll var. brachycladum Roll «in Val d'Inferno sul Monte Anto-
roto 1800 m» à partir d'un spécimen de FIORI que nous n'avons pu examiner.
3. Spbagnum papillosum Lindb.
Aucun des échantillons examinés ne portait les papilles caractéristiques de
l'espèce. Leur détermination a pu se faire grâce à la forme des cellules chloro-
phylliennes des feuilles raméales en coupe transversale. TINÉE : Vallon de
Ténibre, 2300 m, Polidori 13; vallon de Chastillon, vallon de Terres Rouges,
2160 m, 7648; vallon de Mercière, 7657. VÉSUBIE : Signalé par POIRION
S. papillosum
Fig. 5. — Répartition de Sphagnum papillosum Lindb. sur le versant français du massif de
l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Source : MNHN, Paris
10 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
(1956) dans le Haut-Boréon sous S. papillosum var. subloeve Limpr. (sic).
ROYA : Vallon de la Valmasque, Hébrard 70;eodem, 1950 т, 7715.
Trés disséminé sur l'ensemble du massif comme d'ailleurs dans le reste de la
France (AUGIER 1966) (Fig. 5).
Partout “où il a été observé, Sphagnum papillosum est associé au suintement
de l'eau à la surface du sol-où la végétation forme des ensembles plus- hétéro-
gènes et plus variés que dans 165 tourbiéres. Dans le vallon de Terres Rouges,
Sphagnum papillosum forme plusieurs grosses colonies sur le versant d'une
colline incliné à environ 30°. L'eau circule abondamment en surface et la végé-
tation qui forme un ensemble assez hétérogène est percée de gros blocs de pierre
dispersés. Une quinzaine de plantes vasculaires ont été observées. Carex fusca
et Scirpus cespitosus sont les plus abondantes. Chez les bryophytes, Philonotis
seriata forme de grandes colonies. Une petite colonie de Sphagnum warnstorfii
y a aussi été observée.
Dans la station du vallon de Merciére, l'eau suinte moins abondamment.
Sphagnum papillosum s'y trouve en plusieurs colonies dont le diamètre peut
atteindre jusqu'à 50 cm. Les autres bryophytes abondantes sont Sphagnum
teres et Aulacomnium palustre. Chez les phanérogames, les mémes espéces que
précédemment sont les plus abondantes. Anthoxanthum odoratum est aussi
abondant.
Dans le vallon de la Valmasque, Sphagnum papillosum a été observé dans la
méme tourbiére que Sphagnum centrale.
b. Section Squarrosa
La distinction de Sphagnum teres de Sphagnum squarrosum, les deux seules
espéces de cette section, ne présente aucune difficulté lorsque les deux espéces
sont normalement développées. Dans l'Argentera-Mercantour cependant, Spha-
gnum teres est particulièrement variable, prenant souvent des allures de Spha-
qnum squarrosum, notamment lorsqu'il pousse en colonies laches. П perd sa
coloration brune et ses feuilles raméales sont squarreuses. Certaines de ces
formes sont pratiquement impossibles à séparer de Sphagnum squarrosum. Les
critéres microscopiques, en particulier ceux indiqués par CRUM (1984) et par
HILL (1978), appliqués à des échantillons normalement développés des régions
arctiques et subarctiques du Québec, se sont révélés insuffisants pour distinguer
les deux espèces. Il n'a donc pas été possible de les utiliser pour la détermination
de nos échantillons. Nous avons finalement rangé dans Sphagnum squarrosum les
échantillons les plus robustes à feuilles raméales squarreuses. Les plus typiques
sont nos échantillons nO 7632 et 7706.
4. Sphagnum squarrosum Crome
TINÉE : Vallon de Chastillon, Isola 2000, 2110 m, 7632; petit vallon à l'est
du vallon de Mercière, 2052m, 7663. VÉSUBIE : Vallon de la Madone de
Fenestre, 500 m au S.-S.-O. du refuge CAF, 1800 m, 7681. ROYA : Vallon de
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 1
Valmasque, 1850 m, 7706; vallée de la Minière de Tende, lac Long Inférieur,
2100 m, 7749.
Peu fréquent. Signalé par HÉBRARD (1973) en Tinée (chemin de Salèse au
lac Nègre) (Fig. 6). Il est commun en France, surtout aux étages montagnard
et subalpin (AUGIER 1966).
Fig. 6. — Répartition de Sphagnum squarrosum Crome sur le versant français du massif de
l'Argentera Mercantour, Alpes-Maritimes.
L'habitat du Sphagnum squarrosum dans l'Argentera Mercantour varie
beaucoup d’une station à l'autre. A Isola 2000 en Tinée, il a été observé sur une
pente tourbeuse inclinée de 10 à 20°, entre des monticules de tourbe surtout
couverts de Carex fusca. Dans le vallon de Mercière, Sphagnum squarrosum
croit dans une petite tourbiére de l'étage subalpin. Elle est couverte surtout
d'un gazon de Carex fusca avec Homogyne alpina, Potentilla erecta et Leonto-
don pyrenaicus. Sphagnum nemoreum domine chez les muscinées. Près du refuge
CAF de la Madone de Fenestre, Sphagnum squarrosum a été observé sous une
aulnaie d’Alnus viridis de l'étage subalpin inférieur. Les plantes herbacées y sont
trés hautes et leur densité est trés forte. L'aulnaie est parcourue par un ruisselet.
Dans la Valmasque, en Haute-Roya, Sphagnum squarrosum croît dans un groupe-
ment herbeux à Carex fusca, Alchemilla coriacea, Viola palustris et Geum rivale
installé le long d'un ruisselet intermittent dans la forêt ouverte de mélèze. Enfin,
au lac Long Inférieur, Sphagnum squarrosum а été observé sur la rive du lac
Source : MNHN, Paris
12 R. GAUTHIER et J.-L POLIDORI
en pente trés faible, à proximité immédiate de l'eau du lac. Il y croît dans une
communauté à Nardus stricta, Juncus filiformis et Aulacomnium palustre.
Dans l'ensemble des stations, les sphaignes les plus fréquentes en compagnie
de Sphagnum squarrosum sont Sphagnum nemoreum et Sphagnum teres, cha-
cune présente dans trois des cinq stations.
5. Sphagnum teres (Schimp.) Aongstr.
Très fréquent, sauf en Haute-Tinée où il n'a été observé à l'ouest d’Isola 2000
qu'aux lacs de Vens où le signale HÉBRARD (1985). L'une des espèces les plus
fréquentes de l’Argentera-Mercantour (Fig. 7). CAMUS (1912) signale un échan-
tillon de Sphagnum teres prélevé par THURET en 1865 au Bois du Boréon,
originellement nommé Sphagnum acutifolium Ehrh. П s'agit vraisemblablement
du tout premier échantillon de sphaigne cueilli dans les Alpes-Maritimes. Spha-
gnum teres a aussi été signalé dans diverses localités de l’Argentera Mercantour
par CORBIÈRE (1912), RALLET (1950), PARRIAT (1954), POIRION (1956)
et HÉBRARD (1973). En France, AUGIER (1966) précise que Sphagnum teres
est confiné aux étages montagnard et subalpin où il le dit assez rare. Nos explo-
rations de l'Argentera-Mercantour montrent au contraire qu'il est plutôt fré-
quent.
5. teres
Fig. 7. — Répartition de Sphagnum teres (Schimp.) Aongstr. sur le versant français du massif
de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Dans la majorité des stations où il a été observé, Sphagnum teres est lié à la
proximité immédiate des ruisselets, à débit continu ou intermittent, et des
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 13
ruisseaux. Sans étre une espèce aquatique, il s'installe aussi à la marge et même
dans les mares où il forme de petits bombements qui le soulèvent au-dessus du
niveau d'eau. Ces mares sont le plus souvent occupées par des caricaies de Carex
fusca à tapis muscinal formé surtout de Drepanocladus exannulatus auquel se
joint Calliergon stramineum en quantité très variable. Au lac Long Inférieur,
dans la Haute-Roya, Sphagnum teres forme de petits bombements dans une
communauté à Eriophorum scheuchzeri, Carex curta et Drepanocladus exannu-
latus. Des touradons épars de Carex fusca parsément cette communauté dans
laquelle la nappe phréatique est trés prés de la surface du sol. Plus prés du lac,
où la nappe est résolument au-dessus de la surface de la tourbe, Eriophorum
angustifolium remplace Eriophorum scheuchzeri et Sphagnum teres forme en-
core de petits bombements qui le soulévent au-dessus du niveau d'eau.
C'est cependant le long des ruisselets et dans les suintements d'eau qu'il est
le plus fréquent. Le plus souvent il prend place à travers Carex fusca qui domine
dans ces habitats. Dans la Valmasque, Sphagnum teres croit à travers Carex fusca
le long de ruisselets sous l'aulnaie d'Alnus viridis. Les quelques stations un peu
plus sèches de Sphagnum teres, c'est-à-dire celles sans ruisselets ni suintements
apparents, sont des gazons dominés soit par Nardus stricta, soit par Scirpus
cespitosus, auxquels s'ajoutent quelques autres phanérogames dont la plus
constante est Carex fusca. L'un de ces gazons dominé par Scirpus cespitosus
est situé à 2300 m, Valtitude maximale atteinte par Sphagnum teres. Salix
herbacea s'y trouve de méme qu'Oncophorus cf. wahlenbergii var. compactus
(Funck) B.S.G. (nouveau pour l'Argentera-Mercantour) qui domine chez les
bryophytes. C'est la seule station de ce genre observée dans le mass
Sphagnum teres est non seulement l'une des sphaignes les plus fréquentes
dans notre dition, mais c'est aussi celle qui forme les colonies les plus étendues.
Ainsi, dans la Valmasque, elle s'étale en plusieurs grandes colonies dont la sur-
face atteint et méme parfois dépasse un métre carré. Sphagnum russowii est
aussi présent en grandes colonies et les deux sphaignes couvrent totalement
la surface du sol d'une cariçaie de Carex fusca en pente légère. Des mélèzes
de quelques métres de hauteur émergent des petits buissons de Vaccinium
uliginosum ou de Rhododendron ferrugineum qui parsément la cariçaie.
C'est cependant au col de Salése, notamment au sommet du vallon de Mo-
liéres, que Sphagnum teres couvre les plus grandes surfaces de sol. Dans cette
station, il forme presque à lui seul la totalité de la couverture muscinale d'une
cariçaie de Carex fusca de quelques dizaines de mètres carrés. Potentilla erecta
et Homogyne alpina sont les deux autres plantes vasculaires d'importance. La
station est en pente légére et les eaux de suintement sont visibles en surface.
A proximité, sous la forêt d'épicea, de méléze et de cembro, Sphagnum teres
est encore présent mais les colonies sont beaucoup moins étendues, quoique
leur surface atteigne facilement le mètre carré. Viola biflora et Carex fusca
sont les espéces qui l'accompagnent.
Source : MNHN, Paris
14 R. GAUTHIER et J.- L.POLIDORI
c. Section Subsecunda
6. Sphagnum platypbyllum (Braithw.) Warnst.
ROYA : Vallon de la Valmasque, 1965 m, 7716; eodem, 2100 m, 7718.
Vallon de la Miniére de Tende, prés du torrent, 2060 m, 7737; eodem, lac Long
Inférieur, 1900 m (sic), 1950, Poirion; eodem, 2100 m, 7751; eodem, lac Long
Supérieur, 1970, Hébrard; eodem, 2100 m, 7760, 7164, 7169. Vallée des Mer-
veilles, petit lac des Crustacés, 2330m, 1985, Cévasco; eodem, en face de la
gravure «Le Christ», 2225m, 1985, Cévasco; eodem, 2100 m, 1949, P. C. [Paul
Cuynet] (hb Bizot).
Signalé pour la premiére fois dans le midi de la France par POIRION (1950) à
partir de la station du lac Long Inférieur, Sphagnum platyphyllum n'a été retrouvé
ailleurs dans notre dition que dans la vallée voisine au nord, la Valmasque (HÉ-
BRARD 1973). Dans l'ensemble de l'Argentera-Mercantour, Sphagnum platy-
phyllum demeure donc une espèce confinée à ces deux vallées (Fig. 8). Il n'es
d'ailleurs pas plus fréquent ailleurs. AUGIER (1966) le classe parmi les bryo-
phytes rares en France.
S. platyphyllum
Fig. 8. — Répartition de Sphagnum platyphyllum (Braithw.) Warnst. sur le versant français
du massif de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Sphagnum platyphyllum est l'une des deux sphaignes les plus hydrophiles А
quelques occasions, il a été observé dans l'eau de petites mares. Il n'est cependant
pas restreint à ce type d’habitat. Au bord du lac Long Inférieur, il est présent dans
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 15
les petites dépressions légères d'un gazon de Nardus stricta avec Equisetum varie-
gatum et Sphagnum teres auxquels se mélent quelques pousses de Tofieldia caly-
culata et Carex fusca. A proximité, il apparaît encore dans de légères dépressions
avec Sphagnum subsecundum dans une communauté herbeuse oà dominent Carex
curta et Eriophorum angustifolium accompagnés au sol de grandes colonies de
Drepanocladus exannulatus et de petits bombements de Sphagnum teres. Ici et là
se dressent des touradons de Carex fusca. Dans ces deux derniéres stations, la
nappe phréatique voisine de prés la surface du sol.
Au lac Long Supérieur et dans la Valmasque, Sphagnum platyphyllum a été
observé dans de petites tourbières et des zones de suintement intermittent ou
continu. Dans la majorité de ces stations, il croit en grandes colonies serrées,
formant un tapis presque continu. De plus, chez les herbacées qui l'accompagnent,
Scirpus cespitosus domine presque à chaque fois. Les autres espèces fréquentes
sont Nardus stricta, Pinguicula vulgaris, Carex echinata et Tofieldia calyculata.
7. Sphagnum contortum К.Е. Schultz (Syn. 8. laricinum Spruce)
Les trois échantillons examinés sont tout à fait caractéristiques : hyaloderme
de la tige en deux couches et présence de pores minuscules à la face convexe des
feuilles raméales, entre autres caractères.
S. contortum
Fig. 9. — Répartition de Sphagnum contortum K.F. Schultz sur le versant français du massif
de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
ROYA : Vallée des Merveilles, refuge CAF, Hébrard 42; eodem, lac Long
Inférieur, 2100 m, 7754; eodem, lac Long Supérieur, 2100 m, 7758.
Source : MNHN. Paris
16 R. GAUTHIER et J.-L POLIDORI
Nouveau pour l’Argentera Mercantour où il demeure trés rare. Il est strictement
confiné aux abords des lacs Longs (ou lacs d'Enfer) en Haute-Roya (Fig. 9). En
France, Sphagnum contortum est une espèce qui semble disséminée sur l'en-
semble du territoire où elle reste toutefois peu fréquente (TOUFFET 1969,
PIERROT 1982, JELENC 1984).
Au bord du lac Long Inférieur, Sphagnum contortum a été observé dans le
méme habitat que Sphagnum platyphyllum : le groupement herbeux à Carex
curta et Eriophorum angustifolium piqué de touradons de Carex fusca, dominé
chez les bryophytes par Drepanocladus exannulatus. Au lac Long Supérieur,
Sphagnum contortum est installé dans une zone de suintement tout prés du lac, à
travers de petites brosses de Scirpus cespitosus où là encore, Drepanocladus
exannulatus s'étale sur le sol, révélant l'humidité très élevée de la station.
8. Sphagnum auriculatum Schimp.
TINÉE : Vallon de Chastillon, 2160 m, 7639A. ROYA : Vallée des Merveilles,
2100 m, 7766, 7767, 7770.
Nouveau pour l'Argentera-Mercantour oü il est rare (Fig. 10). Ailleurs en
France, AUGIER (1966) signale qu'il est assez commun.
En Haute-Tinée, Sphagnum auriculatum a été observé sur les flancs pratique-
ment verticaux d'un ruisseau encaissé traversant une tourbiére. Les marges du
ruisseau sont occupées par la cariçaie de Carex fusca et Aulacomnium palustre.
S. auriculatum
Fig. 10. — Répartition de Sphagnum auriculatum Schimp. sur le versant français du massif
de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 17
Au Lac Long Supérieur, Sphagnum auriculatum flotte dans l'eau d’un ruisselet
et en occupe aussi les marges, Il est aussi présent dans une zone de suintement
couverte de Sphagnum platyphyllum et parsemée de brosses de Scirpus cespito-
sus. Sphagnum auriculatum et Sphagnum platyphyllum sont les sphaignes les
plus hydrophiles de notre dition.
[Sphagnum inundatum Rossow]
Cette espéce a été signalée dans le Haut-Boréon par POIRION (1956). Le
spécimen justificateur (vallon des Erps, 1900 m, 1953, Poirion) a été révisé :
il s’agit de Sphagnum subsecundum.
9. Sphagnum subsecundum Nees
TINÉE : Vallon de Chastillon, vallon de Terres Rouges, 2170 m, Hébrard 12-
2882A(1); eodem, Polidori 6; eodem, 7634,7635,7636,7637,7639,7641,7643,
7646. VESUBIE : Vallon de la Madone de Fenestre, 1900 m, 1909, Saint-Yves;
eodem, 7687; vallon de la Gordolasque, 1680 m, 7691; Boréon, vallon des Erps,
1900 m, 1953, Poirion. ROYA : Vallon de la Miniére, au pont sur le torrent,
2060 m, 7747; eodem, lac Long Inférieur, 2100 m, 7752; eodem, lac Long
Supérieur, 2100 m, 7762, 7768, 7771.
S. subsecundum
Fig. 11. — Répartition de Sphagnum subsecundum Nees sur le versant français du massif de
T'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Peu fréquent et dispersé. Absent en Haute-Tinée au-delà d'Isola 2000 (Fig.
11). Il est signalé dés 1912 par CAMUS en Haute-Vésubie à partir de l'échantil.
Source : MNHN, Paris
18 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
lon de Saint-Yves provenant de la Madone de Fenestre. Puis POIRION (1956)
signale sa présence dans le Haut-Boréon. En France, AUGIER (1966) consi-
dére que Sphagnum subsecundum est assez commun. Sa présence dans les Alpes,
notamment en Haute-Savoie, est signalée par BONNOT (1961).
Dans la Tinée, au pied du vallon de Terres Rouges, Sphagnum subsecundum
est disséminé dans une tourbière où domine Carex fusca avec Aulacomnium
palustre dans les parties les moins humides et Drepanocladus exannulatus dans
les plus humides. Il est présent non seulement dans la cariçaie elle-même, mais
aussi le long des ruisselets intermittents en compagnie de Carex fusca et Carex
echinata, ainsi que le long d'un ruisseau et méme sur les flancs quasi verticaux
lorsque le ruisseau est encaissé dans la tourbe. Sphagnum subsecundum croit
aussi en marge de la tourbière, au pied des zones de suintement où il accompagne
Carex fusca, Carex echinata, Scirpus cespitosus et Aulacomnium palustre.
Ailleurs dans notre dition, Sphagnum subsecundum se rencontre aussi dans les
zones de suintement superficiel où il est souvent associé à la présence des brosses
de Scirpus cespitosus. On le rencontre également dans des dépressions humides
en compagnie de Carex curta, Juncus filiformis et plus rarement Carex demissa.
En marge du lac Long Inférieur, il accompagne Sphagnum platyphyllum et Spha-
gnum contortum dans la communauté de Carex canescens -Eriophorum angusti-
Folium - Drepanocladus exannulatus - Sphagnum teres piquée de touradons de
Carex fusca. Partout oü il est présent, Sphagnum subsecundum ne forme jamais
de bombements ct les dimensions des colonies sont toujours trés réduites.
d. Section Cuspidata
Cette section dont on compte six espéces connues en France (DISMIER
1927, AUGIER 1966) n'est représentée avec certitude dans notre dition que par
une seule espèce, Sphagnum angustifolium (Russow) C. Jens. CORBIERE
(1912) signalait la présence de Sphagnum recurvum P. Beauv. dans le vallon
du Boréon. Son échantillon (nO 147) qu'il avait attribué à la var. amblyphyllum
a été révisé par BOTTINI en 1922 : il s'agit de Sphagnum teres. HÉBRARD
(1973) faisait part de la présence de Sphagnum recurvum P. Beauv. aux lacs
d'Enfer mais il s'agit d'une autre espèce (HÉBRARD in litt.). Enfin, POIRION
(1956) signalait aussi Sphagnum recurvum P. Beauv. et sa variété amblyphyllum
dans le Haut-Boréon. Cependant, aucun échantillon justificateur n'a pu être
examiné, de sorte que la présence de Sphagnum amblyphyllum (= S. flexuosum)
dans l'Argentera-Mercantour ne peut être établie avec certitude.
10. Sphagnum angustifolium (Russow) C. Jens.
TINÉE : Camp Soubran, au sud de la cime de Frémamorte, 2270 m, 7676,
7677. ROYA : Vallon de la Miniére de Tende, lacs Longs, 2090 m, Polidori 26;
eodem, déversoir des lacs, 2060 m, 7735, 7739; vallée des Merveilles, lac Long
Supérieur, 2100 m, 7756, 7763.
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L’ARGENTERA-MERCANTOUR 19
Nouveau pour l'Argentera Mercantour où il est rare (Fig. 12). C'est apparem-
ment une plante beaucoup plus commune ailleurs en France. AUGIER (1966)
l'inclut dans Sphagnum amblyphyllum qu'il considère comme très commun.
S. angustifolium
Fig. 12. — Répartition de Sphagnum angustifolium (Russow) C. Jens. sur le versant français
du massif de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
A Camp Soubran, au nord du col de Salèse, Sphagnum angustifolium a été
observé dans une communauté végétale installée sur une partie élevée d'une tour-
bière, à la marge d'une grande mare. Cette communauté possède toutes les
caractéristiques d'une véritable tourbière à sphaignes. En effet, ces dernières,
représentées surtout par Sphagnum nemoreum auquel se joignent Sphagnum
centrale et Sphagnum angustifolium, couvrent la totalité de la surface de la
tourbe à laquelle elles confèrent une microtopographie de buttes basses et de
dépressions. Les Cypéracées dominent chez les plantes herbacées avec Carex
fusca et Eriophorum angustifolium auxquels s'ajoutent Homogyne alpina, An-
thoxanthum odoratum et Potentilla erecta entre autres.
En Haute-Roya, Sphagnum angustifolium croit en petites colonies dans les
gazons humides en pente légére dominés soit par Nardus stricta et Carex fusca,
Soit par Scirpus cespitosus et Carex fusca. Au lac Long Supérieur, dans une
grande tourbiére humide, Sphagnum angustifolium domine la strate muscinale
d'une grande carigaie de Carex fusca. Dans ces derniéres stations, les plantes
vasculaires les plus fréquentes sont Carex fusca, Anthoxanthum odoratum,
Potentilla erecta, Homogyne alpina, Nardus stricta et Carex echinata. Chez les
Source : MNHN, Paris
20 R. GAUTHIER et J.- L.POLIDORI
bryophytes, Aulacomnium palustre et Sphagnum nemoreum sont fréquents
et parfois abondants.
e. Section Acutifolia
11. Sphagnum nemoreum Scop. (Syn. S. acutifolium Ehrh.)
Très fréquent dans l'ensemble de l'Argentera-Mercantour (Fig. 13). Il a été
signalé en maints endroits sous le nom de Sphagnum acutifolium par CORBIERE
(1912), GUINOCHET (1938), PARRIAT (1954), POIRION (1956) et HÉ-
BRARD (1973). Les seuls échantillons que nous ayons pu examiner sont ceux
de CORBIÈRE du lac de Tre Colpas (п95 77, 78, 78bis) et celui de POIRION
du Haut-Boréon (1953). Ces quatre échantillons sont plutôt des Sphagnum
russowii Warnst. Deux autres échantillons de CORBIERE (Chapelle de la Ma-
done, n°5 283, 317) ont été révisés par BOTTINI en 1922 : il s'agit de Sphagnum
warnstorfii Russow.
S. nemoreum
Fig. 13. — Répartition de Sphagnum nemoreum Scop. sur le versant français du massif
de l’Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Sphagnum nemoreum Scop. est une sphaigne commune en France. AUGIER
(1966) fait remarquer qu'elle est trés commune en montagne, plus qu'en plaine.
Sa répartition dans l'Argentera-Mercantour confirme cette affirmation.
Dans la majorité des stations oà il a été observé, Sphagnum nemoreum forme
des bombements de hauteur variable. Dans certaines stations, ces bombements
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 21
se touchent l'un l'autre de sorte que pratiquement toute la surface de la tourbe
en est couverte. Cette abondance particuliére, combinée à celle de Carex fusca,
confère à certaines tourbières ou parties de tourbière, une physionomie de
véritable tourbiére à sphaignes. Ce type de tourbiére est cependant rare dans
notre dition. En général, Sphagnum nemoreum forme des bombements de di-
mensions trés variables, pouvant atteindre parfois prés d'un métre de diamétre,
dans les gazons de Carex fusca, de Nardus stricta ou de Scirpus cespitosus. Il
n'est pas rare que ces trois espéces soient présentes à la fois dans ces gazons qui
sont le plus souvent humides. En fait, Sphagnum nemoreum évite les habitats
où l'eau suinte continuellement. Dans de telles conditions trés humides, Spha-
gnum nemoreum s'installe sur les bombements trés élevés; le sommet de l'un
d'eux s'élevait à 38cm au-dessus du niveau d'eau. Sphagnum nemoreum est
l'espèce qui croit dans les habitats les plus secs occupés par les sphaignes. Dans
le vallon de la Valmasque, en Haute-Roya, une colonie de cette espéce d'une
dizaine de cm de diamètre a été observée sous la forêt de mélèze où abonde
Vaccinium myrtillus. Elle repose directement sur les rochers secs en pente
légère, en marge de la végétation continue du sous-bois. C'est la seule colonie
observée dans pareil habitat.
Sphagnum nemoreum a aussi été observé dans une aulnaie diffuse d’Alnus
viridis dans laquelle la strate herbacée atteint presque un mètre de hauteur.
Ranunculus aconitifolius, Caltha palustris, Mentha longifolia et Veratrum album
sont les herbacées les plus abondantes. Dans l'ensemble des stations où croît
Sphagnum nemoreum, Carex fusca est de loin l'espèce la plus fréquemment
observée. Viennent ensuite Nardus stricta, Homogyne alpina, Aulacomnium
palustre et Scirpus cespitosus. Potentilla erecta et Pinguicula vulgaris sont peu
fréquents.
PARRIAT (1954) signale l'existence dans notre dition de la variété schim-
регі Warnst. de Sphagnum acutifolium (Ehrh.) Schimp. (= S. nemoreum Scop.)
qui se distingue par des feuilles caulinaires dont la plus grande largeur se situe
au-dessus de la base de la feuille. C'est un caractére que cette variété partage
avec Sphagnum angermanicum Melin (= Sphagnum molle Sull, var. limbatum
Warnst. selon MAASS (1967)) avec lequel elle peut étre confondue. Parmi les
échantillons examinés de Sphagnum nemoreum de l'Argentera Mercantour, un
bon nombre portent des feuilles caulinaires de la variété schimperi. Ce carac-
tére est cependant très variable à tel point que des feuilles normales ont souvent
été observées sur une méme pousse portant des feuilles élargies au milieu en
compagnie de tous les intermédiaires. En conséquence, nous n'avons pas retenu
cette variété tout comme d’ailleurs WARNSTORF (1911) lui-méme Га fait
ultérieurement. PARRIAT (1954) prédisait que «Cette sphaigne remplace
sans doute le Sphagnum acutifolium type aux étages alpin et subalpin». Ce n'est
pas le cas; la majorité des échantillons sont typiques de Sphagnum nemoreum.
De plus, nous n'avons pu observer de différences dans l'habitat des échantillons
à feuilles caulinaires élargies vers le milieu par rapport aux échantillons ty-
piques.
Source : MNHN, Paris
22 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
12. Sphagnum quinquefarium (Braithw.) Warnst.
TINÉE : Lacs de Vens, 2260 m, Hébrard 10-20781.
Trés rare dans l'Argentera-Mercantour. Une seule localité connue à ce jour,
récemment signalée par HEBRARD (1985) (Fig. 14). Cette espèce et Sphagnum
girgensohnii constituent les sphaignes les plus rares de notre dition.
S. quinquefarium
Fig. 14. — Répartition de Sphagnum quinquefarium (Braithw.) Warnst. sur le versant fran-
qais du massif de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
L'échantillon provient d'une pelouse marécageuse alpine sur gneiss acide dont
la végétation appartient à l'alliance du Caricion fuscae (HÉBRARD 1985).
BONNOT (1961) signale la présence de Sphagnum quinquefarium dans le Picee-
tum subalpinum de Samoëns en Haute-Savoie. Sa rareté dans l'Argentera-Mercan-
tour paraît être à l'image de sa répartition en France (AUGIER 1966). Il est par
exemple absent de la région du Centre-Ouest (PIERROT 1982) et n'est signalé
qu'en deux localités dans la Creuse (JELENC 1984). Par ailleurs, en Bretagne,
TOUFFET (1969) signale plusieurs localités dans les régions les plus arrosées
et les plus élevées en altitude.
13. Sphagnum warnstorfii Russow
TINÉE : Vallon de Chastillon, vallon de Terres Rouges, 7640, 7649, 7650;
eodem, à l'ouest du col Mercière, Polidori 7. VÉSUBIE : Lac de Tre Colpas.
1970, Hébrard; vallon de la Madone de Fenestre, 500 m au S. S.-O du refuge
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 23
CAF, 7682, 7684, 7685, 7686, 7690; eodem, au-dessous de la chapelle de la
Madone vers 1950 m, Corbière 283; eodem, au-dessus de la chapelle de la Ma-
done vers 2050 m, Corbière 317.
S. warnstorfii
Fig. 15. — Répartition de Sphagnum warnstorfii Russow sur le versant français du massif
de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes,
Nouveau pour l'Argentera-Mercantour où il est peu fréquent (Fig. 15). Spha-
gnum warnstorfii est trés rare en France (AUGIER 1966). Les travaux bryolo-
giques récents révèlent qu'il est absent notamment de la Bretagne (TOUFFET
1969), de la région du Centre-Ouest (PIERROT 1982) et de la Creuse (JELENC
1984). Par contre, il a été signalé dans les Pyrénées par COURTEJAIRE (1957),
dans le Jura par JELENC et al. (1977) et en Haute-Saóne par LECOINTE et
al. (1984). A part une localité de Savoie (Bonneval, vers les sources de l'Arc),
signalée par DISMIER (1927), nos stations de l'Argentera-Mercantour semblent
les seules connues des Alpes françaises.
Sphagnum warnstorfii pousse dans les zones d'écoulement d'eau en surface,
sur pente assez forte (20 à 30°) où l'enrichissement en éléments nutritifs se
traduit par une diversité floristique particulièrement élevée. Partout où il a été
observé, l'eau s'écoule continuellement. Sphagnum warnstorfii s'installe cepen-
dant sur des monticules plus ou moins élevés qui le mettent hors d'atteinte
directe des eaux en mouvement. La végétation des stations présente un aspect
assez hétérogène qui la rend difficile à caractériser. Au pied du vallon de Terres
Rouges en Tinée, Carex fusca et Scirpus cespitosus sont les espèces dominantes
Source : MNHN, Paris
24 R. GAUTHIER et J.- L.POLIDORI
de la végétation essentiellement herbeuse de cette station avec, chez les Bryo-
phytes, une grande abondance de Philonotis seriata. Dans la tourbiére alimentée
par les eaux s'écoulant de cette station, Sphagnum warnstorfii a été observé sur
les flancs pratiquement verticaux du ruisseau encaissé dans la tourbe, en com-
pagnie de Sphagnum subsecundum et S. auriculatum.
A l'ouest du refuge CAF de la Madone de Fenestre, la station de Sphagnum
warnstorfii est fortement perturbée par le piétinement des animaux. Elle se com-
pose de quelques dépressions allongées dans le sens de la pente, séparées par des
pelouses humides légèrement surélévées. Les sphaignes poussent surtout à la
marge des dépressions, au contact des pelouses humides. En contrebas de cette
station, Sphagnum warnstorfii est présent dans une aulnaie diffuse d’Alnus
viridis piquée de quelques mélézes. La couverture herbacée est trés dense et at-
teint pratiquement un métre de hauteur. Ranunculus aconitifolius, Caltha
palustris, Mentha longifolia et Veratrum album sont parmi les herbacées les plus
abondantes.
14. Sphagnum russowii Warnst. (Syn. 5. robustum (Warnst.) Card.)
Trés fréquent dans l'Argentera-Mercantour (Fig. 16). Signalé pour la premiére
fois tout récemment par BOREL & POLIDORI (1983), il avait été cueilli depuis
1910 par CORBIERE au lac de Tre Colpas.
Il est particulièrement étonnant de constater qu'une sphaigne aussi fréquente
que Sphagnum russowii dans l'Argentera-Mercantour, n'ait pas été signalée au-
paravant. Ce phénomène trouve sans doute son explication dans le fait que
l'espèce est assez voisine de Sphagnum nemoreum avec lequel les bryologues ont
pu la confondre. Cette hypothèse est appuyée par le fait que plusieurs échantil-
lons préalablement déterminés comme Sphagnum acutifolium sont en réalité des
Sphagnum russowii. D'autre part, Sphagnum russowii n'est pourtant pas une
nouveauté en France où AUGIER (1966) affirme qu'il est assez commun sauf
en plaine. Dés 1896, BUREAU & CAMUS signalaient son existence en France
sous le nom que nous utilisons aujourd'hui.
Sphagnum russowii, quoique fréquent dans l'Argentera-Mercantour, est rare-
ment abondant dans les stations où il a été observé. Font exception cependant
deux tourbiéres du vallon de la Valmasque. Dans l'une, de petite dimension,
il forme, avec Sphagnum teres, une couverture muscinale quasi totale dans une
carigaie de Carex fusca en bordure d'un ruisselet. Des bosquets de Rhododen-
dron ferrugineum et Vaccinium uliginosum avec parfois un petit méléze au
centre, parsément la cariçaie ici et là. L'autre tourbiére, un peu plus grande que
la précédente, possède une strate muscinale moins importante dont les éléments
principaux sont encore Sphagnum teres et Sphagnum russowii. Ici encore, Carex
fusca domine et des ruisselets intermittents parcourent la tourbiére.
Quelques grandes colonies ont aussi été observées à travers lesquelles perce
Carex fusca en compagnie soit de Nardus stricta, soit de Vaccinium myrtillus.
En général Sphagnum russowii forme de petits bombements bas, souvent locali-
sés dans les carigaies de Carex fusca, lequel est accompagné d'un cortége assez
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 25
. russowii
Fig. 16. — Répartition de Sphagnum russowii Warnst. sur le versant français du massif de
l'Argentera-Mercantour, Alpes Maritimes.
varié d'angiospermes dont les plus fréquentes sont Scirpus cespitosus, Nardus
stricta, Homogyne alpina et Potentilla erecta. Dans certaines stations, les deux
premières espèces supplantent Carex fusca en importance. La bryophyte la plus
fréquente est Aulacomnium palustre qui arrive souvent à dominer le parterre
muscinal de ces communautés herbeuses.
Sphagnum russowii a aussi été observé sous des aulnaies d'Alnus viridis et
sous des buissons d'Éricacées situés sous couvert forestier ou à la marge des
tourbiéres, parfois sur le sol minéral. Quelques colonies ont été observées au
bord des lacs et des mares. En général, les bombements de Sphagnum russowii
s'élévent assez haut au-dessus du niveau de l'eau (20 à 30 cm) mais quelquefois,
il se retrouve au. niveau de l'eau et parfois méme à la bordure immédiate des
plans d'eau. Une colonie a été observée sur un rocher suintant et quelques
autres entre les cailloux de pierriers.
15. Sphagnum girgensobnii Russow
ROYA : Vallon de la Valmasque, vastiére des Dragons, tourbiére entre la
route et le torrent vers 1950 m, 7713, 7714.
Nouveau pour l'Argentera-Mercantour. Trés rare : une seule station connue
(Fig. 17). La sphaigne la plus rare de notre dition avec Sphagnum quinquefarium.
Sa présence avait toutefois été signalée auparavant par BOTTINI (1919) à quel-
ques dizaines de kilométres au nord-ouest, sur le versant italien du massif, dans
le vallon de Vallasco au-dessus de Valdieri.
Source : MNHN, Paris
26 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
. girgensohnii
Fig. 17. — Répartition de Sphagnum girgensohnii Russow sur le versant français du massif
de l'Argentera Mercantour, Alpes-Maritimes.
Sa rareté dans l’Argentera-Mercantour étonne un peu car Sphagnum girgen-
sohnii est assez commun en France en zone montagneuse (AUGIER 1966). Il
а déjà été signalé dans les Alpes françaises en Haute-Savoie par BONNOT (1961).
Sphagnum girgensohnii a été découvert dans une tourbière parcourue par
quelques ruisselets intermittents et située dans la forét subalpine de mélèzes. La
végétation de la tourbiére est constituée d'un gazon formé surtout de Carex
fusca, Nardus stricta et Scirpus cespitosus dans lequel abondent Potentilla erecta
et Homogyne alpina. Chez les bryophytes, ce sont surtout Sphagnum russowti
et Sphagnum teres qui sont abondants sans toutefois couvrir toute la surface
de la tourbe.
Sphagnum girgensohnii forme de petits bombements ici et là dans la tour-
bière. L'un d'eux, d'environ 25 cm de hauteur, s'est formé autour d'un petit
méléze (50 ст de hauteur). A travers Sphagnum girgensohnii poussent Viola
palustris, Juncus filiformis, Vaccinium myrtillus et Rhododendron ferrugineum,
en plus des plantes vasculaires dominantes nommées précédemment.
DISCUSSION
Richesse floristique
La flore des sphaignes du versant français de l'Argentera Mercantour, la seule
région du département des Alpes-Maritimes où les sphaignes sont présentes,
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 27
compte 15 espéces, soit presque la moitié seulement de celles connues en France
en tenant compte de la synonymie proposée par ISOVIITA (1966). Du cóté
italien du massif, BOTTINI (1919) ne signalait que les quatre espèces suivantes :
Sphagnum palustre, S. tenellum, S. girgensohnii et S. fimbriatum. Cette pauvreté
n'est toutefois qu'apparente; elle résulte tout simplement d'un manque d'explo-
ration. A preuve, la découverte de Sphagnum teres, S. nemoreum et S. russowii
par l'un de nous (J.-L. P.) entre 2200 et 2300 m, dans le haut vallon du Rio
Freddo au cours d'une courte visite dans ce secteur. De plus, la province de Cu-
neo (qui englobe le versant italien de l'Argentera-Mercantour), nettement plus
favorisée du point de vue des précipitations totales annuelles que le département
des Alpes-Maritimes (OZENDA 1966), possède dans l'ensemble une flore spha-
gnologique plus riche. Elle compte 20 espéces selon BOTTINI (1919), dont 13
sont communes aux deux régions. Seuls Sphagnum papillosum et S. warnstorfii
sont absents de la province de Cuneo. Inversement, Sphagnum palustre, S.
compactum, S. inundatum, S. tenellum, S. obtusum, S. subnitens ct S. fimbria-
tum sont absents des Alpes-Maritimes.
Il est particulièrement étonnant de constater l'absence de Sphagnum palustre
qui a été observé non seulement du cóté italien du massif, mais qui atteint
ailleurs dans les Alpes des altitudes élevées (BONNOT 1961). Il a de plus été
observé plus au sud dans les hautes montagnes de Corse (SARRASSAT 1932)
et d'Émilie et de Toscane en Italie (RAFFAELLI 1976). L'absence de Sphagnum
subnitens étonne aussi. Non seulement est-il présent sur le versant italien du massif,
mais RAFFAELLI (1972) le signale en Sardaigne à 1250m. CAMUS (1903) et SAR-
RASSAT (1932) le signalent aussi dans les hautes montagnes de Corse. Dans le
midi de la France, Sphagnum subnitens a été observé sur le versant nord du massif
de l'Estérel par HÉBRARD & TRIAT (1971), dans le Var, département contigué
À celui des Alpes-Maritimes. De plus, AUGIER (1966) précise qu'en France, il
est trés commun en montagne.
D'aprés les indications fournies par AUGIER (1966), Sphagnum compactum,
S. tenellum et surtout S. rubellum sont des plantes qu'on retrouve en France
surtout en montagne. Leur absence, de méme que celle de S. palustre et S.
subnitens des montagnes des Alpes maritimes françaises pourrait sans doute
s'expliquer non seulement par la faiblesse des précipitations totales annuelles,
mais aussi par des déficits estivaux en eau résultant de la concentration des
précipitations annuelles surtout à l'automne et d'une fagon moindre au prin-
temps.
Dans les trois bassins hydrographiques qui se partagent l'ensemble du secteur
français de l'Argentera-Mercantour, la présence des espèces n'est pas uniforme
comme le montre le tableau 2. C'est la Haute-Roya, bassin le plus froid et le
plus humide du massif, qui cumule le plus grand nombre d'espéces, soit 13 des
15 espéces présentes dans l'ensemble de notre dition. De plus, quatre espéces
sont restreintes à la Haute-Roya, soit Sphagnum magellanicum, S. platyphyllum,
S. contortum et S. girgensohnii. Dans les deux autres bassins, seul S, quinquefa-
rium n'a été trouvé qu'en Haute-Tinée.
En Haute-Roya, c'est sur la rive nord du lac Long Supérieur qu'apparaît la
plus importante concentration en espéces. Sur une bande de quelques dizaines
Source : MNHN, Paris
28
R. GAUTHIER et J.- L.POLIDORI
Bassin hydrographique
Espèce Tinée Vésubie Roya
1 S. magellanicum x
2 S. centrale x x x
3 S. papillosum m x x
4 S. squarrosum x x x
5 S. teres x x x
6 S. platyphyllum ж
7 8. contortum x
8 S. auriculatum x x
9 S. subsecundum x x x
10 S. angustifolium x x
11 S. nemoreum x x x
12 S. quinquefarium K
13 S. warnstorfii x x
14 S. russowii x x x
15 S. girgensohnii x
Total 11 8 13
Tabl. 2. — Répartition des espéces de sphaignes dans les divers bassins hydrographiques du
versant français de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
de mètres de largeur, longue d'environ 700 mètres, neuf espèces ont pu être
observées. A moins d’un kilomètre vers l'est, juste en amont du pont sur le dé-
versoir des lacs, se trouve une autre localité qui comportait sept espèces. En fait,
tout le secteur du voisinage des lacs situé au confluent de la vallée des Mer-
veilles et du vallon de la Minière compte 10 espèces de sphaignes, la plus forte
concentration d'espéces sur une surface plutôt réduite jamais observée dans le
massif.
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 29
Parmi les 15 espéces observées, trois tranchent nettement par leur fréquence
particulièrement élevée sur l'ensemble du territoire : Sphagnum nemoreum, S.
russowii et S. teres. Leur répartition n'est toutefois pas continue d'une extrémité
à l'autre du massif. Il existe en effet en Haute-Tinée un vaste secteur s'étendant
d'Isola 2000 au mont Ténibre dans lequel aucune de ces trois sphaignes, ni
méme aucune autre d'ailleurs, n'a été observée.
D'autre part, plusieurs espéces sont absolument confinées à un secteur bien
précis du massif, certaines limitées à une seule station. Ce sont Sphagnum magel-
lanicum, S. contortum, 8. quinquefarium et S. girgensohnii. A ces espèces rares,
on pourrait en ajouter trois autres qui n'ont été observées que dans deux secteurs
trés restreints : Sphagnum platyphyllum, S. auriculatum et S. angustifolium.
La fréquence des cinq autres espéces demeure faible. De plus, elles ne se ré-
partissent plus ou moins uniformément que dans la moitié sud-est du massif.
Seul Sphagnum papillosum a été observé dans la moitié nord-ouest du territoire,
au-delà d'Isola 2000.
Habitat
La présence des sphaignes sur le versant frangais de l'Argentera-Mercantour
est pratiquement restreinte à la proximité immédiate de l'eau en mouvement
à la surface du sol, que ce soient des zones de suintement continu ou inter-
mittent, des ruisselets ou des ruisseaux. Même le développement des quelques
tourbiéres à sphaignes observées, dont l'étendue demeure toujours trés modeste,
est assujetti à un apport continuel d'eau d'un ruisselet ou d'un ruisseau, parfois
méme d'un torrent.
Les communautés végétales des biotopes à sphaignes qui se développent dans
ces zones humides sont en trés grande majorité des communautés herbeuses.
Elles sont principalement constituées de Carex fusca, Scirpus cespitosus et Nar-
dus stricta qui s'associent en quantité variable ou s’excluent selon les stations,
l'une ou l'autre espéce pouvant assez fréquemment dominer. De ces trois es-
pèces, c'est de loin Carex fusca qui est le plus fréquent; sa présence a été notée
dans 80 pour cent des stations alors que la fréquence relative de Scirpus cespi-
tosus et Nardus stricta n'atteint que 49 et 37 pour cent respectivement (Tab. 3).
Trois autres plantes vasculaires accompagnent assez souvent les précédentes;
leur fréquence dans les stations est assez semblable (Tab. 3). Ce sont Potentilla
erecta, Homogyne alpina et Carex echinata. Dans l'ensemble des communautés
végétales examinées, ces six espéces forment à elles seules la majeure partie de
la végétation. D'autres plantes sont aussi présentes dans les 70 stations étudiées.
Cependant, leur degré d'abondance et surtout leur fréquence demeurent trés
faibles (fréquence inférieure à 15 pour cent). C'est ainsi qu'un nombre total
de 90 espèces ont été observées dans les stations. De celles-ci, 71 sont des phané-
rogames.
Chez les bryophytes autres que les sphaignes, ce sont Aulacomnium palustre
et Drepanocladus exannulatus qui sont les plus fréquents et les plus abondants
dans les communautés des biotopes à sphaignes.
Source : MNHN, Paris
30 К. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
Fréquence relative
Espèce (26)
Carex fusca 80
Scirpus cespitosus 49
Sphagnum teres 44
Nardus stricta 37
Sphagnum russowii 33
Potentilla erecta 31
Homogyne alpina 27
Carex echinata 27
Aulacomnium palustre 24
Sphagnum nemoreum 23
Eriophorum angustifolium 20
Viola palustris 17
Drepanocladus exannulatus 17
Anthoxanthum odoratum 17
Tabl. 3. — Fréquence relative (> 15 %) des espèces dans les stations à sphaignes du versant
français du massif de l'Argentera Mercantour, Alpes-Maritimes.
Les biotopes les plus riches en espèces sont les zones de suintement en pente
assez forte, oà l'eau s'écoule abondamment et continuellement. Les sphaignes y
sont toutefois peu abondantes et leur nombre n'y est pas plus élevé que dans
d'autres types de biotopes. C'est en revanche l'habitat exclusif de Sphagnum
warnstorfii.
Les tourbiéres à sphaignes véritables, c'est-à-dire celles couvrant plusieurs
dizaines de mètres carrés, totalement couvertes de sphaignes qui dominent une
végétation plutôt pauvre en espèces et qui possèdent une microtopographie de
creux et de buttes, sont très rares dans l'Argentera Mercantour. Le plus bel
exemple se trouve dans le grand complexe tourbeux de Camp Soubran, situé au
pied de la cime de Frémamorte, dans le bassin de la Tinée. Sphagnum nemoreum
domine, accompagné de quelques petites colonies seulement de S. centrale et S.
angustifolium.
Source : MNHN. Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 31
Les autres tourbiéres où les sphaignes forment un tapis continu ou presque
sont davantage influencées par les eaux telluriques en mouvement. Il en résulte
un net enrichissement en plantes vasculaires et non vasculaires. Outre Sphagnum
nemoreum et S. centrale, on y trouve aussi S. papillosum, 8. teres, S. squarro-
зит, S. platyphyllum et 5. russowii. S. teres et S. russowii sont les sphaignes les
plus abondantes dans ces tourbiéres et c'est précisément dans l'une d'elles que S.
girgensohnii a été trouvé.
Dans les autres biotopes, les sphaignes sont le plus souvent trés peu abon-
dantes. Elles sont dispersées en petites colonies, formant souvent des bombe-
ments plus ou moins soulevés.
Dans l'ensemble des biotopes étudiés, des différences dans la répartition des
sphaignes selon le degré d’humidité du sol ont pu être observées. Sphagnum
platyphyllum et S. auriculatum sont les sphaignes les plus hydrophiles. La pre-
miére flotte dans l'eau des mares trés peu profondes, alors que la seconde est
présente directement dans l'eau qui ruisselle des pentes, parfois en compagnie
de Sphagnum platyphyllum. Sphagnum contortum et S. subsecundum occupent
des stations où la nappe phréatique atteint la surface de la tourbe: ils ne suppor-
tent toutefois pas l'immersion prolongée. Sphagnum teres, pour sa part, se tient
le plus souvent à proximité immédiate de l'eau en mouvement ou sur des buttes
qui le maintiennent tout juste au-dessus de l'eau des mares. Sphagnum warnstor-
fii occupe aussi des habitats trés humides, mais les buttes qui le portent le main-
tiennent toujours hors de portée de l'eau en mouvement.
Vient ensuite un groupe de cinq espèces qui occupent des stations plus sèches
que celles des espéces précédentes et que nos renseignements ne permettent pas
de classer l'une par rapport à l'autre. Ce sont Sphagnum centrale, S. magella-
nicum, S. papillosum, S. angustifolium et 5. russowii. La seule station de Spha-
gnum girgensohnii montre qu'il se situe sur des bombements résolument plus
élevés et donc encore moins humides que ceux des espèces qui précèdent. Enfin,
Sphagnum nemoreum est l'espèce qui occupe les stations les plus sèches. C'est
la seule sphaigne qui puisse croftre sur certains rochers secs du massif.
La fréquence des bryophytes associées aux trois sphaignes les plus fréquentes
de notre dition vient appuyer leur classement indiqué précédemment. Cette
fréquence a été déterminée à partir de la présence de chaque espéce dans les
échantillons de sphaignes. Le nombre d'échantillons, légérement supérieur à la
cinquantaine pour chacune des trois sphaignes, permet la comparaison (Tab. 4).
Calliergon stramineum est une mousse qui prolifére surtout dans les habitats
très humides où il n'est pas rare de l'observer formant des populations étendues.
Sa fréquence décroissante dans nos échantillons des trois sphaignes confirme
le classement établi précédemment, c'est-à-dire que Sphagnum teres croît dans
les habitats plus humides que ceux de S. russowii et ce dernier, dans des habitats
moins secs que ceux de S. nemoreum.
Dans les échantillons de Sphagnum teres, la fréquence plus élevée d'autres
bryophytes d'habitat très humide, tels que Drepanocladus exannulatus, Scapania
irrigua et Philonotis seriata, vient encore confirmer le caractère plus humide
de l'habitat de Sphagnum teres.
Source : MNHN, Paris
32 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
Calliergon stramineum 92
Aulacomnium palustre 44
Drepanocladus exannulatus 25
Scapania irrigua 21
Dicranum bonjeanii 4
Lophozia ventricosa
Pohlia nutans
Cephalozia pleniceps
Cephalozia bicuspidata
Sphagnum angustifolium
Drepanocladus uncinatus
Philonotis seriata
Campylium stellatum
Drepanocladus fluitans
Climacium dendroides
Sphagnum subsecundum
Bryum sp.
Plagiomnium ellipticum
Hylocomium pyrenaicum
Racomitrium canescens
Sphagnum russowii
Polytrichum commune
Sphagnum magellanicum
ans
an
COONNNNANNARDONONASD
oo. oo0oooowwwvoonsmvano-soonf3
мкьооосоооооооомькьоотьз
Nombre total d'espèces 17 13 13
Nombre total d'échantillons 52 55 53
Tabl. 4. — Fréquence relative des bryophytes dans des échantillons de Sphagnum teres, 5.
russowii et S. nemoreum du versant français de l'Argentera Mercantour, Alpes-Maritimes.
А l'opposé, le caractère plus sec de l'habitat de Sphagnum nemoreum est non
seulement démontré par une diminution de la fréquence des bryophytes d'habi-
tat très humide, mais aussi par une fréquence plus élevée des espèces préférant
les habitats plus secs, tels que Dicranum bonjeanii et Lophozia ventricosa.
Enfin, dans le cas de Sphagnum russowii, la fréquence des autres bryophytes
dans les échantillons montre que du point de vue de l'humidité de l'habitat, il
se situe bien entre S. teres et S. nemoreum.
des stations de
Sur le versant français de l'Argentera-Mercantour, la majori:
sphaignes sont cantonnées dans une tranche altitudinale de 550 m seulement,
c'est-à-dire entre 1800 et 2350 m (Fig. 18). Seuls Sphagnum nemoreum et S.
russowii transgressent la limite supérieure de cette tranche, S. nemoreum attei-
gnant la plus grande altitude à 2525 m. Sphagnum teres et S. subsecundum sont
les seules espéces observées à des altitudes inférieures à 1800 m et l'altitude
la plus faible (1200 m) est atteinte par S. teres.
Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 33
2400
2200
2000 -. 1
1800 2
Altitude en mètres
1600
1400
1200 š
Fig. 18. — Répartition altitudinale des sphaignes sur le versant français du massif de l'Argen-
tera-Mercantour, Alpes-Maritimes.
Les plus grands écarts altitudinaux se rencontrent chez les trois sphaignes les
plus fréquentes de notre dition avec Sphagnum teres en tête pour un écart de
1125 m. S. nemoreum et S. russowii pour leur part s'étalent respectivement sur
725 et 610 m.
Alors que, sur le versant occidental des Alpes Maritimes, les sphaignes sont
limitées au massif de l'Argentera-Mercantour et confinées à des altitudes supé-
rieures à 1800 m, sur le versant oriental, du côté italien, elles se rencontrent non
seulement aux mêmes altitudes dans l'Argentera-Mercantour, mais elles débor-
dent aussi de ce territoire pour occuper des stations dont l'altitude n’atteint que
500m (BOTTINI 1919). Le climat plus humide qui prévaut sur le versant
oriental de la chaine (OZENDA 1966) n'est certainement pas étranger à Гарра-
tition des sphaignes à plus basse altitude que sur le versant occidental.
CONCLUSION
Le versant occidental du massif de l'Argentera-Mercantour, grâce à son socle
de roches acides et aux précipitations abondantes dues à son altitude élevée, est
la seule région du département des Alpes-Maritimes où poussent des sphaignes.
Source : MNHN. Paris
34 R. GAUTHIER et J.-L.POLIDORI
Ces sphaignes sont toutefois très disséminées dans le massif entre 1800 et
2350 m d'altitude. Certaines portions en sont totalement dépourvues. Les bio-
topes à sphaignes, surtout constitués de communautés herbeuses, couvrent des
surfaces très restreintes et sont totalement tributaires des eaux telluriques, les
véritables tourbiéres à sphaignes étant trés rares.
La flore sphagnologique du versant frangais de l'Argentera-Mercantour
compte maintenant quinze espéces connues dont sept sont signalées pour la pre-
mière fois. Sphagnum teres, S. russowii et S. nemoreum sont de loin les espèces
les plus fréquentes et les plus abondantes. A l'opposé, sept espèces, soit presque
la moitié de la flore, sont rares alors que les cinq dernières sont peu répandues.
La Haute-Roya, qui reçoit les plus abondantes précipitations et qui possède les
plus basses températures, compte 13 des 15 espéces recensées; certaines sont
restreintes au secteur des lacs au confluent de la vallée des Merveilles et du vallon
de la Miniére de Tende où d'ailleurs se trouvent les stations les plus riches en
espèces.
Dans l'ensemble, la flore peut être considérée comme appauvrie puisqu'au
moins cing autres espèces communes en montagne ailleurs en France manquent
totalement dans les Alpes-Maritimes. La répartition annuelle des précipitations
qui comporte un creux estival important n’est sans doute pas étrangère à cet
appauvrissement. L'absence totale de sporophyte dans tous les échantillons est
un autre indice de la sécheresse relative qui prévaut au cours de la saison de
croissance de ces végétaux.
REMERCIEMENTS. — Les auteurs désirent exprimer des remerciements sincères aux
personnes suivantes sans lesquelles ce travail n'aurait pu être réalisé : Dr J.P. Hébrard, Facul-
té des sciences et techniques de Saint-Jérôme, Marseille, qui nous a incités à poursuivre
V'exploration du massif; М. J. Florent, directeur du Parc national du Mercantour et M. J.
Claudin, chargé d'études, qui nous ont aimablement donné accès au Parc avec permis de
cueillette d'échantillons; MM. J.L. Desnos, D. Fougeray, J.C. Gachet et J.M. Cévasco,
gardes moniteurs du Parc qui, grâce à leur expérience du terrain, nous ont conduits à plu-
sieurs biotopes à sphaignes; M. le Professeur A. Borel, Université catholique de Lille, qui
nous a courtoisement fourni de la documentation pertinente; M. G. Lavoie, Herbier Louis-
Marie, Université Laval, Québec, qui a collaboré à la détermination des bryophytes; Mmes
M. Boivin et S. Fiset, Herbier Louis Marie, Université Laval, Québec, qui ont participé avec
cœur et efficacité à la réalisation technique de ce travail; M. G. Ayotte, Département de
Phytologie, Université Laval, Québec, qui a réalisé toutes les préparations microscopiques
nécessaires à la détermination des échantillons; M, B. Thouret, Laboratoire de cartographie,
Université Laval qui a bien voulu réaliser les documents cartographiques présentés ici.
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Source : MNHN, Paris
SPHAIGNES DE L'ARGENTERA-MERCANTOUR 35
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GLANURES BRYOLOGIQUES QUÉBÉCOISES
P. BOUDIER !
RÉSUMÉ. — Metacalypogeia schusterana Hatt. & Mizut., Nardia insecta Lindb. et Andreaea
crassinervia Bruch sont signalés comme nouveaux pour le Québec. Une liste des taxons
observés est donnée avec un bref apercu du milieu.
Nous avons profité d'un séjour au Québec en mai et juin 1981 pour effectuer
quelques récoltes bryologiques. Ces récoltes faites sans prétention et au cours
d'un périple à but plus touristique que bryologique se sont finalement avérées
receler quelques espèces dignes d'intérêt. Parmi nos échantillons, deux hépa-
tiques : Metacalypogeia schusterana Hatt. & Mizut. et Nardia insecta Lindb., et
une muscinée : Andreaea crassinervia Bruch, semblent nouvelles pour le Québec.
Cette note présente une synthése de nos récoltes avec une liste des sites
visités, un aperçu des stations les plus riches et un commentaire sur les taxons
les plus intéressants. L'ensemble de nos récoltes comporte un total de 301 sa-
chets renfermants 173 espéces réparties en 45 hépatiques, 120 mousses et 8
sphaignes. Les nomenclatures adoptées sont pour l'essentiel celle de IRELAND
et al. (1980) pour les muscinées et celle de STOTLER et GRANDALL-STOT-
LER (1977) pour les Hépatiques.
LISTE DES SITES VISITÉS (carte 1)
1-Parc des Laurentides, lac Jacques-Cartier, sous bois en bordure de la route n? 175;
rec. 1 à 2.
2 - Dolbeau, le Juvenat; rec. 3 à 10.
3 - Dolbeau, étang des Castors; rec. 11 à 15.
4 - Dolbeau, en bordure de la rivière Mistassini, en rive droite, en aval du pont; rec. 16 à 35.
5 - Mistassini, en rive gauche de la rivière Mistassini en amont du pont; rec. 36 à 68.
6 - Dolbeau, aux abords de la rivière Mistassini, en rive droite, en aval du pont; rec. 69 à 71.
7 - Dolbeau, idem; rec. 72 à 83.
8 - Saint-Félicien, en bordure de la riviére au Saumon; rec. 84 à 92.
9 - Saint-Félicien, chute de Val-Jalbert; rec. 93 à 96.
(1) Muséum de Chartres, 12, rue St-Michel - 28000 Chartres.
Source : MNHN. Paris
38 P. BOUDIER
10 - Sainte-Rose-du-Nord, falaises dominant le Saguenay; rec. 97 à 148.
11- Godbout, côte nord du Saint-Laurent à environ 2 km en aval de la localité; rec. 149 à
183.
12 - Godbout, petite falaise en bordure de la rivière Godbout, 500 m environ en amont de
son confluent; rec. 184 à 220.
13 - Sainte-Anne-de-Monts, en bordure de la rivière sous la route n° 299 à environ 2 km de
la localité; rec. 221 à 250.
14- Anse-Pleureuse, petite cascade et sous-bois sur le flanc de la vallée en rive gauche au
niveau du lac; rec. 251 à 273.
15 - Percé, sous-bois et rochers ombragés sous le Mont Sainte-Anne; rec. 273 à 287.
16 - Port-Daniel, falaise maritime et sous-bois, au cap Sud-Est de l'anse de Port-Daniel;
rec. 288 à 301.
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Carte 1. — Situation géographique des sites prospectés.
APERCU DES PRINCIPAUX SITES VISITÉS
Dans la région du lac Saint-Jean, près des localités de Dolbeau et de Mistassi-
ni, nous nous sommes surtout intéressés à la bryoflore des abords immédiats
de la rivière Mistassini. A cette période de l'année, la décrue laisse apparaitre
des berges sableuses plus ou moins importantes et réparties cà et là. Ces sites
sont colonisés par de nombreuses bryophytes de petite taille à cycle végétatif de
courte durée. C'est là que nous avons noté, en particulier, Nardia insecta, Di-
physcium foliosum, Trichodon cylindricus, Ditrichum lineare, etc.
Sur les affleurements rocheux plus ou moins soumis à l'action torrentielle des
eaux, nous avons relevé quelques espèces rhéophiles telles que Hygrohypnum
eugyrium, Grimmia agassizii, Rhacomitrium heterostichum var. alopecurum et
Source : MNHN, Paris
GLANURES BRYOLOGIQUES QUÉBÉCOISES 39
des rupicoles comme Grimmia unicolor, Andreaea crassinervia et Marsupella
sphacelata.
A Sainte-Rose-du-Nord, les falaises dominant le Saguenay offrent une grande
diversité de biotopes par le jeu d'un relief accidenté et d'expositions des plus
variées. Alternent et se cótoient des replats parfois avec de petites vasques à
sphaignes et des parois rocheuses d'importance diverse, plus ou moins inclinées
où de nombreuses fissures abritent une bryoflore diversifiée avec deux fougères
bien caractéristiques de ces milieux : Woodsia ilvensis (L.) R. Br. et Dryopteris
fragans (L.) Schott var. remotiuscula Kom. Signalons comme bryophytes à
méme la paroi rocheuse en exposition bien ensoleillée, Frullania tamarisci
subsp. asagrayana, Ulota hutchinsiae, …; en milieu plus abrité dans les fissures,
Cynodontium alpestre (Hüb.) Milde (incl. Cynodontium tenellum (B.S.G.)
Limpr), Rhabdoweisia crispata, Bryum arcticum et B. pallescens; et sur rochers
suintants, Philonotis fontana et Dicranum polysetum.
Dans la région de Godbout, les faciés rocheux de la cóte nord du Saint-Lau-
rent présentent une grande similitude avec ceux du Saguenay et offrent un pay-
sage botanique tout aussi riche et diversifié. Nous avons pu récolter Andreaea
crassinervia, Ulota curvifolia et Amphidium lapponicum et, au niveau de suinte-
ments ombragés, Calliergon cordifolium et Hygrohypnum ochraceum. Les boi-
sements de résineux qui longent la côte nous ont permis d'observer quelques
espèces forestières telles que Bazzania trilobata, Ptilium crista-castrensis, Hylo-
comium umbratum et Calypogeia mülleriana ainsi que des bryophytes saproligni-
coles comme Lophozia longidens, Dicranum montanum et Herzogiella turfacea.
La Gaspésie, gráce à la présence de roches calcaires, posséde une flore bryolo-
logique spécifique bien différente de celle des autres sites visités au Québec où
dominent des substrats siliceux. Aussi, avons nous récolté tout un lot d'espéces
inféodées à ces milieux.
Une halte à Sainte-Anne-des-Monts nous a permis de recueillir sur des rochers
délités bordant une petite rivière Plagiopus oederiana, Myurella sibirica, Bryoery-
throphyllum recurvirostrum, Distichium capillaceum et Leskeella nervosa que
côtoyait une ptéridophyte d'une grande finesse, Cryptogramma stelleri (S.G.
Gmel.) Prantl. Les troncs de bouleaux environnants portaient Frullania bolan-
deri, F. oakesiana, Neckera pennata et Pylaisiella selwynii.
Près de la localité de l’Anse-Pleureuse, une station bryologique d'un grand
intérét a &é découverte. Située sur le flanc de la vallée dominant le lac, une pe-
tite cascade entretenait une humidité permanente sur la falaise. A méme la roche
ruisselante, ont été relevés : Cratoneuron commutatum var. falcatum, Campy-
lium stellatum et Bryum pseudotriquetrum alors que, dans les fissures humides
à cóté d'Asplenium viride Hud. et de Woodsia alpina (Bolton) S. F. Gray; végé-
taient Metacalypogeia schusterana, Lophozia gillmanii, Preissia quadrata, Myu-
rella julacea, M. sibirica, Platydictya jungermannioides, Gymnostomum recurvi-
rostrum, Campylium halleri, etc.
A Port-Daniel, nous signalons la présence sur la falaise côtière de Rhynchoste-
giella compacta en parfait état de fructification. Dans les boisements situés à
Source : MNHN, Paris
40 P. BOUDIER
proximité, nous avons noté Anomodon rostratus, Mnium thomsonii, Distichium
inclinatum, etc.
ESPÈCES INTÉRESSANTES
Metacalypogeia scbusterana Hatt. & Mizut.
Cette hépatique est présente mais de manière trés localisée en Alaska, dans les
Territoires du Nord-Ouest, en Nouvelle-Écosse, au Groenland (VITT et HOR-
TON 1979) ainsi qu'à Terre-Neuve (SCHUSTER 1969) et en URSS sur la pres-
qu'ile Chukotska (ABRAMOVA et al. 1985). Notre récolte sur la côte nord de
la Gaspésie constitue la première mention de cette espèce au Québec. Meta-
calypogeia schusterana a été récolté à l'Anse-Pleureuse sur les formations cal-
caires de Gaspésie à proximité d'une petite cascade où, colonisant une fissure,
il se développait en compagnie de Gymnostomum recurvirostrum, Myurella
sibirica et Lophozia gillmanii.
Nardia insecta Lindb.
Cette hépatique est connue d’Europe et d’Amérique du Nord où SCHUSTER
(1969) ne la mentionne pour le Canada qu'en Nouvelle-Écosse. Elle a été recueil.
lie fructifiée mêlée à un jeune Pohlia sp. sur les berges sableuses de la rivière
Mistassini. Cette espèce paraît être nouvelle pour le Québec.
Les remarques de De ZUTTERE et SCHUMACKER (1984) sur la répartition
de Nardia insecta dans les Ardennes belges où il est longtemps passé inaperçu
alors qu'il s'avère, à l'heure actuelle, très répandu le long des ruisseaux, doivent
être aussi valables pour le Québec où de nombreux sites lui sont favorables.
La fugacité, la petitesse mais aussi les difficultés d'identification de cette hépa-
tique (nous devons la détermination de notre échantillon à Mme L. LEY) expli-
quent qu'elle n'ait pas été observée sur le territoire québécois.
Andreaea crassinervia Bruch
Cette muscinée a été trouvée à deux reprises : sur un rocher en bordure de
la rivière Mistassini, dans la région du lac Saint-Jean, où elle n'a été observée
qu'en trés faible quantité, et sur les falaises dominant le Saint-Laurent, prés
de Godbout, où, par contre, elle était très abondante et bien fructifiée. Sur ce
dernier site, elle a été récoltée en mélange avec Andreaea rupestris, Rhacomi-
trium. heterostichum et Cephaloziella divaricata. Ses feuilles falciformes homo-
tropes la rendent facilement reconnaissable sur le terrain.
Andreaea crassinervia est une bryophyte boréale qui se rencontre en Europe,
au Groenland et en Amérique du Nord où elle n'est rapportée avec certitude,
au Canada, qu'à Terre-Neuve (IRELAND et al. 1980). SCHULTZE-MOTEL
(1970) donne comme autres localités canadiennes la Terre de Baffin et la Nou-
velle-Écosse. Cette muscinée semble être nouvelle pour le Québec.
Nous notons que nos spécimens québécois présentent des feuilles dont la
nervure est forte, nettement excurrente mais dont le limbe est plus large et
Source : MNHN, Paris
GLANURES BR YOLOGIQUES QUÉBÉCOISES 41
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Fig. — Andreaea crassinervia Bruch — 1 : Plante entière humectée avec son sporophyte
avant maturité, 2 : Feuilles entières, 3 : Feuilles périthéciales, 4 : Cellules foliaires à la
base entre la bordure et la nervure, 5 : Coupe transversale d'une feuille vers son apex,
6 : Coupe transversale d'une feuille vers sa base, 7 : Spores. (Godbout (Canada, Québec),
rochers dominant le St-Laurent 2 km environ en aval de la localité, rec. 178 Q 81).
moins effilé que dans les formes typiques d'Andreaea crassinervia (fig. 1). Les
spores ont un diamètre de 32 à 38 um.
LISTE DES BRYOPHYTES OBSERVÉES
Les chiffres faisant suite aux binômes correspondent aux numérotations des
localités citées.
Source : MNHN. Paris
42 P. BOUDIER
HÉPATIQUES
Anastrophyllum minutum (Schreb.) Schust. var. minutum :4; 9, 10, 11, 12;
Barbilophozia attenuata (Mart.) Loeske : 1, 5, 10, 11, 12, 15; B. barbata
(Schmid. ex Schreb.) Loeske : 9, 11, 12; B. lycopodioides (Wallr.) Loeske :15;
Bazzania trilobata (L.) S. Gray. var. trilobata : 3; 11, 13; Blepharostoma tricho-
phyllum (L.) Dum. subsp. trichophyllum :4, 5, 7, 10, 11, 12, 13, 14, 16;
Calypogeia muelleriana (Schiffn.) К. Müll..subsp. muelleriana : 7, 10, 11;
Cephalozia bicuspidata (L.) Dum. subsp. bicuspidata : 12; C. connivens (Dicks.)
Lindb. var. connivens : 5; C. lunulifolia (Dum.) Dum. : 3, 8, 14; Cephaloziella
divaricata (Sm.) Schiffn. var. divaricata : 10, 11; Conocephalum conicum (L.)
Lindb. : 15;
Frullania bolanderi Aust. : 13; F. eboracensis Gott. : 10, 13; F. oakesiana
Aust. : 13; F. tamarisci (L.) Dum. subsp. asagrayana (Mont.) Hatt. : 10;
Geocalyx graveolens (Schrad.) Nees : 7; Gymnocolea inflata (Huds.) Dum.
var. inflata : 5,10;
Harpanthus scutatus (Web. & Mohr) Spruce : 15;
Jamesionella autumnalis (DC) Steph. var. autumnalis :2, 7, 8, 10, 16;J. hya-
lina Lyell : 11; Jungermannia leiantha Grolle : 4; J. sphaerocarpa Hook. : 5;
Lepidozia reptans (L.) Dum. : 4, 7, 8, 10, 11, 12, 16; Lophocolea bidentata
(L.) Dum. : 14; L. heterophylla (Schrad.) Dum. : 11, 14, 15; L. minor Nees :
5, 8; Lophozia bicrenata (Schmid. ex Hoffm.) Dum. : 7; L. gillmanii ( Aust.)
Schust. var. gillmanii : 14; L. guttulata (Lindb. & Н. Arnell) Evans : 8; L. longi-
dens (Lindb.) Macoun subsp. longidens : 10, 11;
Marsupella sphacelata (Gieseke) Dum. : 5; Metacalypogeia schusterana Hatt.
& Mizut. : 14;
Nardia insecta Lindb. : 5; Nowellia curvifolia (Dicks.) Mitt. :8, 11;
Pellia epiphylla (L.) Corda : 7;-Plagiochila porelloides (Torr. ex Nees) Lin-
denb. :5, 10, 11, 13, 14, 15; Porella platyphylla (L.) Pfeiff. : 15; Preissia quadra-
ta (Scop.) Nees: 14; Ptilidium ciliare (L.) Hampe: 11, 12; P. pulcherrimum (С.
Web.) Hampe :1, 2, 7,8, 10, 11,12;
Radula complanata (L.) Dum. : 10, 15, 16;
Scapania nemorosa (L.) Dum. : 10, 12; S. paludosa (К. Müll.) К. Müll. : 10;
S. undulata (L.) Dum. var. undulata : 5.
MOUSSES
Amblystegium serpens (Hedw.) B.S.G. : 15, 16; Amphidium lapponicum
(Hedw.) Schimp. : 12; Andreaea crassinervia Bruch : 5, 11; À. rupestris Hedw. :
5, 10, 11, 12; Anomodon attenuatus (Hedw.) Hüb. : 15, 16; A. rostratus (Hedw)
Schimp. : 16;
Barbula fallax Hedw. : 13; Bartramia pomiformis Hedw. : 9, 10; Brachythe-
Source : MNHN, Paris
GLANURES BR YOLOGIQUES QUÉBÉCOISES 43
cium plumosum (Hedw.) B.S.G. : 12; B. reflexum (Starke ex Web. & Mohr)
B.S.G. : 10, 12, 15, 16; B. salebrosum (Web. & Mohr) B.S.G. : 14, 16; Bryoery-
throphyllum recurvirostrum (Hedw.) Chen : 13, 14, 15, 16; Bryum arcticum
(R. Br.) B.S.G. : 10; B. capillare Hedw. var. flaccidum (Brid.) B.S.G. : 5; B. lisae
De Not. var. cuspidatum (B.S.G.) Marg. : 6; B. pallescens Schleich. ex Schwaegr.:
10, 14, 16; B. pseudotriquetrum (Hedw.) Gaertn. : 13, 14;
Callicladiurn haldanianum (Grev.) Crum : 2, 4, 5, 12; Calliergon cordifolium
(Hedw.) Kindb. : 12; Campylium chrysophyllum (Brid.) J. Lange :13; C. halleri
(Hedw.) Lindb. : 14; C. stellatum (Hedw.) C. Jens. : 14; Ceratodon purpureus
(Hedw.) Brid. : 4, 5, 6, 11, 12; Climacium dendroides (Hedw.) Web. & Mohr :4;
Cratoneuron commutatum (Hedw.) Roth. var. falcatum (Brid.) Ménk. : 14;
Cynodontium alpestre (Hüb.) Milde (incl. C. tenellum (B.S.G.) Limpr.) : 10,
11, 12;C. strumiferum (Hedw.) Lindb. : 10, 12;
Dicranella cerviculata (Hedw.) Schimp. :7; D. heteromalla (Hedw.) Schimp. :
7; Dicranum flagellare Hedw. : 8; D. fuscescens Turn. : 1, 2, 3, 4, 10, 11, 12, 13,
16; D. montanum Hedw. : 10, 11; D. polysetum Sw. : 8, 10; D. scoparium
Hedw. : 4, 11; D. undulatum Brid. : 10; Diphyscium foliosum (Hedw.) Mohr :
5; Distichium capillaceum (Hedw.) B.S.G. : 13, 14; D. inclinatum (Hedw.) B.S.G.:
16; Ditrichum flexicaule (Schwaegr.) Hampe : 16; D. lineare (Sw.) Lindb.
Drepanocladus fluitans (Hedw.) Warnst. : 5, 10, 11, 12; D. uncinatus (Hedw.)
Warnst. :4, 5, 7, 9, 10, 12, 13, 14;
Encalypta ciliata Hedw. : 10; E. rhaptocarpa Schwaegr. : 14; Eurhynchium
pulchellum (Hedw.) Jenn. : 8, 12, 13, 15, 16;
F. cristatus Wils. ex Mitt. : 16; Funaria
Fissidens adiantoides Hedw. :
hygrometrica Hedw. : 16;
Grimmia agassizii (Sull. & Lesq. ex Sull.) Jaeg. & Sauerb. : 5; С. alpicola
Hedw. var. rivularis (Brid.) Wahlenb. : 4, 8; G. apocarpa Hedw. : 10, 13, 14, 15;
С. unicolor Hook. ex Grev. : 5; Gymnostomum recurvirostrum Hedw. : 14;
Hedwigia ciliata (Hedw.) P. Beauv. : 5, 9, 10, 11, 12; Herzogiella striatella
(Brid.) Iwats. : 7, 8, 11; H. turfacea (Lindb.) Iwats. : 15, 16; Hygrohypnum
eugyrium (B.S.G.) Loeske : 4, 5, 7, 14; H. luridum (Hedw.) Jenn. : 13; Н. ochra-
ceum (Turn. ex Wils.) Loeske : 11, 12; Hylocomium splendens (Hedw.) B.S.G. :
13; Н. umbratum (Hedw.) B.S.G. : 11; Hypnum fertile Sendtn. : 10; Н. lindber-
gii Mitt. : 9; Н. pallescens (Hedw.) Р. Beauv. : 2;
Isopterygiopsis muelleriana (Schimp.) Iwats. : 12; Isopterygium elegans
(Brid.) Lindb. : 11; I. pulchellum (Hedw.) Jaeg. & Sauerb. : 13;
Leskeella nervosa (Brid.) Loeske : 13; Leucobryum glaucum (Hedw.) Angstr.
ex Fr. :5, 12;
Mnium marginatum (With.) Brid. ex P. Beauv. : 13, 14; M. thomsonii Schimp.:
15, 16; Myurella julacea (Schwaegr.) B.S.G. : 14; M. sibirica (C. Müll.) Reim. :
13,14;
Neckera pennata Hedw. : 13; N. pennata Hedw. var. tenera C. Müll. : 13;
Oncopherus virens (Hedw.) Brid. : 4; Orthotrichum anomalum Hedw. : 15;
Source : MNHN, Paris
44 P. BOUDIER
O. obtusifolium Brid.:7; O. pumilum Sw.: 12*; O. speciosum Nees ex Sturm:
13;
Paraleucobryum longifolium (Hedw.) Loeske : 10, 11, 12; Philonotis fontana
(Hedw.) Brid. : 10; Plagiomnium cuspidatum (Hedw.) Kop. :4, 5, 7; P. medium
(B.S.G.) Kop. : 8, 15; Plagiopus oederiana (Sw.) Limpr. : 13, 14; Plagiothecium
laetum B.S.G. : 2, 10, 11; Platydictya jungermannioides (Brid.) Crum : 13, 14
16; Platygyrium repens (Brid.) B.S.G. : 2; Pleurozium schreberi (Brid.) Mitt. :
1, 5, 8, 9, 10, 11; Pogonatum alpinum (Hedw.) Röhl. : 10, 12; Pohlia cruda
(Hedw.) Lindb. : 12, 13; P. elongata Hedw. : 4, 5, 7, 10; Р. nutans (Hedw.)
Lindb. : 11, 12; P. proligera (Kindb. ex Limpr.) Lindb. ex H. Arnell : 6; P.
rothii (Corr. ex Limpr.) Broth. : 4; Polytrichum commune Hedw. : 4; P. ju
perinum Hedw. : 11; P. piliferum Hedw. : 4, 5, 6, 10; P. strictum Brid. : 3;
Pseudoleskeella catenulata (Brid. ex Schrad.) Kindb. : 14, 15; Pterigynandrum
filiforme Hedw. : 7, 10; Ptilium crista-castrensis (Hedw.) De Not. : 10, 11;
Pylaisiella intricata (Hedw.) Grout : 2; P. selwynii (Kindb.) Crum, Steere &
Anders. : 13;
Rhabdoweisia crispata (With.) Lindb. : 10, 12; Rhacomitrium. fasciculare
(Hedw.) Brid. : 12; R. heterostichum (Hedw.) Brid. : 5, 12; R. h. var. alopecu-
rum Hüb. : 5, 10, 11; R. h. var. microcarpon (Hedw.) Boul. : 5; Rhizomnium
punctatum (Hedw.) Kop. :7, 11; Rhynchostegiella compacta (C. Müll.) Loeske :
16; Rhytidiadelphus triquetrus (Hedw.) Warnst. :8;
Sphagnum compactum DC ex Lam, & DC : 10; S. fallax (Klinggr.) Klinggr. :
5; S. nemoreum Scop. : 3, 10, 11;5. platyphyllum (Lindb. ex Braithw.) Sull. ex
Warnst. : 5; S. russowii Warnst. : 3, 4, 5, 125 S. squarrosum Crome :1218. subse-
cundum Nees ex Sturm :5;5. wulfianum Girg. : 3;
Taxiphyllum deplanatum (Bruch & Schimp. ex Sull) Fleisch. : 15, 16;
Tetraphis pellucida Hedw. : 2, 3, 4, 8, 10, 11, 12, 14, 16; Thuidium abietinum
(Hedw.) B.S.G. : 1 delicatulum (Hedw.) B.S.G. : 10; Tortella fragilis
(Drumm.) Limpr. : 10; T. tortuosa (Hedw.) Limpr. : 13, 14, 15, 16; Trichodon
cylindricus (Hedw.) Schimp. :6;
Ulota coarcta (P. Beauv.) Hamm. : 12; U. crispa (Hedw.) Brid. : 13; U. hut-
chinsiae (Sm.) Hamm. : 10; U. curvifolia (Wahlenb.) Lilj. : 12.
REMERCIEMENTS. — La détermination de nos échantillons a pu être menée à bien
grâce à l’aide, pour les mousses, de Mr. R.R. IRELAND, du Musée National des sciences
naturelles du Canada à Ottawa, et, pour les hépatiques, de son assistante, Mme L. LEY.
Que tous deux reçoivent ici notre vive gratitude.
* Nous devons la détermination de cette récolte réduite (3 petites « pastilles») à R.B. PIER-
ROT que nous tenons à remercier ici, Il nous précise que «la dimension des cellules supé-
rieures des feuilles, la forme des feuilles et la dimension des spores (20 à 24 Шт) s'accorde
parfaitement à O. pumilum».
Source : MNHN, Paris
GLANURES BRYOLOGIQUES QUÉBÉCOISES 45
BIBLIOGRAPHIE
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Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 47-50 47
BRYOPHYTES DE L'ÎLE DE PÂQUES
P. TIXIER*
SUMMARY, — List of 7 mosses and 4 liverworts collected by P. Cabalion on the Easter
Islands.
L'ile de Pâques, ou Rapa Nui, située dans le Pacifique Sud oriental, repré-
sente, sur le plan biogéographique, le dernier jalon de la Polynésie. C'est une
ile volcanique de 118 km.
Les bryologues nord américains, Miller et Whittier en particulier, si actifs
dans le Pacifique, ne se sont guére intéressés à ce territoire. Il faut donc revenir
à des travaux plus anciens. BROTHERUS (1922) signale 14 espéces de mousses
récoltées par le Dr. Carl Skottberg et son épouse en 1917. THÉRIOT (1937)
Жа Baie
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Ce hore osa kon ES de ioparovse
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Fig.1.— L'île de Pâques.
* Muséum National d'Histoire Naturelle, Cryptogamie, 12, rue Buffon, F-75005, Paris.
Source : MNHN. Paris
48 P. TIXIER
complète ce travail en analysant les mousses rapportées par une mission franco-
belge. Il conclut que sur les 18 espèces connues, 9 sont endémiques, 4 connues
au niveau du genre seulement et les 5 autres ubiquistes dans la zone tempérée
australe.
Nous donnons ici une liste de 11 espèces récoltées par P. Cabalion, ethno-
botaniste à l'O.R.S.T.O.M. Dans ce matériel, une seule espèce de mousses est
nouvelle pour l'ile : Sematophyllum contiguum. La liste comporte 4 hépatiques;
cette classe de végétaux n'avait jamais été signalée à l'Ile de Pâques. Les récoltes
ont été faites dans les derniers jours de mars 1986. Elles sont déposées à PC.
MOUSSES
Fissidens pascuanus Broth. — Bonga Roa, bryophytes dans les lieux humides
au-dessus des maisons, Cabalion 4. Espèce récoltée dans la méme station par
Skottberg. Cette espèce, endémique, semble trés proche de l'ubiquiste F. sylva-
ticus Griff.
Campylopus introflexus (Hedw.) Mitt. — Nord du cratère de Rano Kao, sa-
xicole, 20 m au-dessus du lac, en forêt claire, Cabalion 11. Espèce ubiquiste.
Weissia controversa Hedw. — Nord du cratère de Rano Kao, sur pierre en
bordure de bambusaie, 3 m au-dessus du lac, Cabalion 8, 15. Espèce ubiquiste.
Ptychomitrium subcylindricum Thér. — Cratére de Rano Kao, sur rochers, sous
goyaviers à + 30 m au-dessus du lac, à 10 m de la bordure du bois à Melia aze-
darach, Cabalion 29. Espèce endémique.
Racopilum cuspidigerum C. Muell. — Cratère du Rano Kao, sur éboulis ro-
cheux, au soleil, 70 m au-dessus de la surface du lac, Cabalion 2. Espèce ubi-
quiste.
Papillaria pascuana Thér. ex Broth. — Nord du cratère de Rano Kao, sur é-
boulis, à 70m au-dessus du lac, Cabalion 24 — Éboulis rocheux, 40m au-dessus
du lac, fin de bambusaie, Cabalion 14. Espèce endémique. Cette mousse servi-
rait à calfater les pirogues d'après Cabalion.
Sematopbyllum contiguum (Mitt.) Mitt. — Éboulis rocheux sur le cratère de
Rano Kao, sur rochers, 700 m au-dessus du lac, Cabalion 6 — Cratère de Rano
Kao, en forêt sur rochers, 2 m au-dessus de l'eau, Cabalion 27. Espèce ubiquiste,
HÉPATIQUES
Chiloscypbus trigonifolius Steph. — Nord du cratère de Rano Kao, éboulis
couverts de vigne plus où moins sèche, limite supérieure de la bambusaie sur
rochers, à 50 cm de la surface du sol, en mélange avec Lejeunea, Cabalion 18.
Nous avons adopté le nom donné par STEPHANI à un taxon néo-calédonien.
Le genre aurait besoin d'une monographie dans le Pacifique.
Frullania ericoides (Nees in Reinw. & al.) Mont. — Nord du cratère de Rano
Kao, saxicole, 10 m au-dessus du lac, en forêt claire, Cabalion 12 — Sur Melia
Source - MNHN. Paris
BRYOPHYTES DE L'ÎLE DE PÂQUES 49
Fig. 2. — Chiloscyphus trigonifolius Steph. 1: tige, 2 : bord du lobe, 3 : apex de l'amphi-
gastre (Cabalion 18).
azedarach, à 2 m du sol et 2 m au-dessus de la surface du lac, Cabalion 17 —
Nord du Cratére de Rano Kao, éboulis rocheux, sur Ficus carica, au-dessus
des goyaviers à 40 m de la surface du lac, Cabalion 20. Espéce ubiquiste.
Cololejeunea minutissima (Smith) Schiffn. = Nord du cratère de Rano Kao,
1 m au-dessus du sol sur tronc de Melia azedarach et 2 m au-dessus du lac, Caba-
lion 16, 22. Espèce ubiquiste.
Lejeunea micbolitzii Mizut. — Cratère du Rano Kao, éboulis au sol couvert
de vignes et Melia azedarach, 60 m au-dessus du lac, Cabalion 1 — Idem, sur
Source
MNHN. Paris
50 P. TIXIER
Melia azedarach, 2 m au-dessus du lac, Cabalion 10 — Idem, sur bois pourri, à
3 m de la surface du lac, Cabalion 30 — Idem, sur rochers, Cabalion 31. Espèce
de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique. Il faudrait revoir le genre Lejeunea; ce ma-
tériel est trés proche de Lejeunea ecklonii de l'Afrique tropicale.
BIBLIOGRAPHIE
SKOTTBERG C., The Natural
BROTHERUS V.F., 1922 — Musci Insulae Paschalis. In
History of Juan Fernandez and Easter Island. II : 241-246.
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Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 51-62 51
CONTRIBUTION А LA FLORE BRYOLOGIQUE
DE GUYANE FRANÇAISE. III.
M. ONRAEDT*
ABSTRACT. — Third contribution to the study of the bryophytes gathered by G. Cremers
in Guyane Francaise. Six species of Cyclolejeunea and 5 species of Odontolejeunea are men-
tioned and illustrated. Keys to the collected species are given.
INTRODUCTION
A partir de 1976, au cours de ses missions à l'intérieur de la Guyane Fran-
çaise, G. Cremers de l'ORSTOM de Cayenne a récolté un grand nombre d'Hépa-
tiques épiphylles. Grâce à son amabilité, l'auteur a eu l'occasion d'en examiner
un grand nombre. Parmi ces récoltes, les genres Cyclolejeunea, Odontolejeunea
et Ceratolejeunea sont les mieux représentés. Le présent travail étudie les Cyclo-
lejeunea et Odontolejeunea reconnus dans ces envois. Les Ceratolejeunea seront
publiés ultérieurement.
Le présent travail n'est pas une étude taxonomique. L'auteur signale et repré-
sente simplement par le dessin les différents taxons de Cyclolejeunea et Odonto-
lejeunea qu'il a reconnus dans les envois du récolteur à l'aide de publications
bryologiques actuelles. ONRAEDT & CREMERS (1980) donnent quelques
indications d'historique, de bioclimat et de végétation de la Guyanne Francaise
ainsi qu'une carte des secteurs phytogéographiques avec les lieux de récolte de
G. Cremers. On trouvera la description, l'iconographie et la distribution géogra-
phique des taxons étudiés dans des travaux bryologiques connus et dont certains
sont mentionnés à la fin de ce travail.
Je remercie Dr. Grolle (JE) pour la détermination de quelques-uns des spéci-
mens cités, Dr. Geissler (G) pour l'envoi de spécimens de comparaison, le labo-
ratoire de Cryptogamie de Paris pour l'accueil toujours aimable et l'accès aux
herbiers qu'il m'accorde à chacune de mes visites à Paris.
Les spécimens cités dans cet article sont conservés dans l'herbier de Cayenne;
des doubles se trouvent à PC et dans l'herbier de l'auteur à Malonne. En général,
un seul échantillon d'une méme espéce est mentionné par localité visitée. Tous
les dessins ont été réalisés par l'auteur à partir de spécimens humectés observés au
microscope optique.
* Fond de Malonne 129, B-5700 Namur.
Source : MNHN, Paris
52 M. ONRAEDT
A.CYCLOLEJEUNEA Evans
Dans le présent travail, 6 espèces sont étudiées : C. angulata, C. chitonia, C.
convexistipa, C. luteola, C. peruviana et C. accedens.
CLÉ DES ESPÈCES ÉTUDIÉES
1.- Lobes foliaires à cellules présentant chacune une papille dorsale; amphi-
WAP rae ud a 8 sie DP
gastres caulinaires divisés jusqu'au milieu, au moins, en deux lobes triangu-
Rires; раз d'ocelles; propagules disciformes; androecies à 1 ou 2 amphigastres
p ipropag Е phig:
à leur base; monoïques (Subgen. Hyalolejeunea Grolle) . . . . . C, accedens
1.- Lobes foliaires à cellules lisses; dioïques ...................... 2
2.- Androecies à 1 ou 2 amphigastres à leur base; propagules réniformes; 13
ocelles (Subgen. Nephrolejeunea Grolle) ................. C. luteola
2.- Androecies à amphigastres sur toute leur longueur; propagules disciformes
(Subgen. Cyclolejeunea Grolle) 3
3.- Amphigastres entiers, réniformes .... . « C. convexistipa
3.- Amphigastres bilobés . . . . . AE та SUR US er АЛ АТТА 4
4.- Amphigastres incisés, au plus, jusqu'au 1/3 de leur longueur; réniformes, 4
fois aussi larges que la tige; cellules foliaires centrales sans trigones ..... - -
ER TPE AA ER Gus Marte CRI M ToU C. chitonia
4.- Amphigastres bilobés, au moins, jusqu'au milieu de leur longueur ......5
5.- Carène du lobule foliaire formant, à son sommet, avec la marge ventrale du
lobe foliaire un angle brusque et proéminent (Fig. 2 (1)); pas de trigones . . .
wur quere nen dioit RES EON a E C. angulata
5.- Caréne différente; sommet du lobule foliaire présentant 3 grandes cellules
disposées comme l'indique la Fig. 3 (3): amphigastres à lobes triangulaires
aigus, fortement dentés .......................... C. peruviana
ESPÈCES ÉTUDIÉES
1. — C. accedens (Gott.) Evans, Bull. Torrey Bot. Club 31 :201. 1904.
Description et iconographie. — EVANS 1904, STEPHANI 1912, vol. 5; Fig.1.
Récolte. — Cette espéce n'a pas été remarquée dans les récoltes de Cremers.
Comme Stephani la considére comme commune en Amérique tropicale et qu'elle
a été récoltée au Pérou, en Bolivie, Dominique, St. Vincent, on peut espérer la
Fig. 1. — Cyclolejeunea accedens (Gott.) Evans - 1: segment de tige feuillée. 2: feuille
caulinaire. 3: amphigastre. 4: lobule foliaire. 5, 6, 7 : tissus foliaires central, apical, basal.
8: périanthe et bractée. 9 : segments de crête du périanthe. 10: propagule (Echantillon de
Guadeloupe).
Fig. 2. — Cyclolejeunea angulata Herz. - 1 : segment de tige feuillée. 2 : partie supérieure du
lobule foliaire. 3: tissu foliaire central. 4: épi 9. 5: bractées et bractéole. 6 : ramification
(Cremers 6045a).
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN, Paris
54 M. ONRAEDT
trouver également en Guyane Française. Je l'ai étudiée à partir d'un échantillon
de la Guadeloupe.
2. — C. angulata Herz., Hedwigia 71 : 341. 1931.
Description et iconographie. — HERZOG 1931; Fig. 2.
Récoltes, — Cette espéce ne paraît pas rare dans la dition, Les 12 échantillons
requs proviennent de 4 endroits différents : Commune de Montsinery, épiphylle
sur Lipania et Тариға, Cremers 6045/a et 6050 - Layon ONF, route de ГЕ, en
sous-bois près d'une crique, Cremers 5615 - Rivière Sinnamary à Petit Saut,
en sous-bois, Cremers 5374 - Saül, circuit Belvédère SE, en sous-bois, Cremers
3919.
3. — C. chitonia (Tayl.) Evans, Bull. Torrey Bot. Club 31 :194. 1904.
Description et iconographie. — EVANS 1904, STEPHANI 1912, vol. 5;
Fig. 3 :79.
EM MM
Fig. 3. — Cyclolejeunea peruviana (Lehm. et Lindenb.) Evans - 1 : segment de tige feuillée.
2: amphigastre caulinaire. 3: apex lobulaire. 4: tissu foliaire central. 5: ocelle foliaire.
6 : épi 9 (Cremers 6164). — Cyclolejeunea chitonia (Tayl) Evans - 7 : segment de tige
feuillée. 8: feuille et amphigastre caulinaires. 9 : tissu foliaire central (Cremers 3857).
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANÇAISE III 55
Récoltes. — Cette espèce paraît nouvelle pour la Guyane Française. Les 2
récoltes reçues proviennent de : Monts Bakra, 530 m, épiphylle sur Martaceae
en savane-roche, de Granville 4421, et abattis le long de la crique Gabrielle,
Cremers 3857, det. Grolle.
Fig. 4. — Cyclolejeunea convexistipa (Lehm. et Lindenb.) Evans - 1 : segment de tige feuil-
16е. 2 : lobule foliaire. 3, 4 : tissus foliaires apical et central. 5 : épi $. 6 : bractée 9.7:
apex de bractéole. 8 : propagule (Cremers 3856b).
4. — C. convexistipa (Lehm. et Lindenb.) Evans, Bull. Torrey Bot. Club 31 : 198.
1904.
Description et iconographie. — EVANS 1904, GROLLE 1984, STEPHANI
1912, vol. 5; Fig. 4.
Récoltes. — Espèce épiphylle trés commune dans la dition. Elle se trouve très
souvent en mélange avec C. peruviana. Les 47 échantillons examinés proviennent
des endroits suivants : Monts Bakra, à l'W du Pic Condrea, 600 m, Cremers
4408; route de Cayenne à St Laurent, en sous-bois, Cremers 5965; Mont Galbao,
Cremers 39421; Route de l'Est à PK 75, sur Palmaceae, Cremers 5598; Mon-
tagne de Kaw, au bord de la riviére, Cremers 5776; Piton Rocheux Remar-
Source : MNHN, Paris
56 M. ONRAEDT
quable, sur Rapatea paludosa, Cremers 7106; Rivière Sinnamary à Petit Saut, en
sous-bois, Cremers 5377; Saül et environs, en épiphylle sur différentes espèces
d'arbres et d’arbustes, Cremers 3920, 6159; Sommet Tabulaire, 600 m. sur
Epidendron, Cremers 6496; Haut Tempoc, Cremers 4570.
5. — C. luteola (Spruce) Grolle, Wiss. 2. Friedrich-Schiller Univ. Jena, Math.-
Naturwiss. Reihe 33 : 761. 1984.
Description et iconographie. — GROLLE 1984, STEPHANI 1912, vol. 5;
Fig. 5.
Récolte. — Une récolte : sommet Tabulaire, SE de Saül, 752 m, arbre en sous-
bois, Cremers 6779, det. Grolle; nouvelle pour la Guyane Frangaise.
Fig. 5. — Cyclolejeunea luteola (Spruce) Grolle - 1 : segment de tige feuillée. 2 : feuille
caulinaire. 3 : amphigastre caulinaire. 4 : lobule foliaire. 5: tissu foliaire central. 6:
bractée 9. 7 : bractée et bractéole 9. 8: bractéole 9. 9 : épi $ montrant le périanthe et 2
bractées. 10 : ramification d'un pied (Cremers 6779).
6. — C. peruviana (Lehm. et Lindenb.) Evans, Bull. Torrey Bot. Club 31 :196.
1904.
Description et iconographie. — EVANS 1904, STEPHANI 1912, vol. 5;
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANÇAISE III 57
Fig.3 :146.
Récoltes. — L'espéce épiphylle parait également très commune dans toutes
les forêts de la Guyane Française. Les 29 échantillons examinés proviennent de
9 endroits différents. Monts Bakra, 700 m, épiphylle sur Apocynaceae, forêt
sommitale, Cremers 4418/b; village Cacao, arbre en sous-bois, Cremers 5545;
route Cayenne à St. Laurent, Cremers 6968; Monts Decou Decou, 550 m, Cre-
mers 8052; massif des Emerillons, 500 m, épiphylle sur Inga stipularis, Cremers
6684; commune de Montsinery, en sous-bois, Cremers 6022; Sommet Tabulaire :
750 m, en sous-bois, Cremers 6416; environs de Saiil, 590-650 m, arbre en
sous-bois, Cremers 61; Sinnamary, Cremers 5279.
B. ODONTOLEJEUNEA (Spruce) Schiffn.
Parmi les échantillons reçus de G. Cremers, j'ai reconnu : O. longispica, O.
lunulata var. lunulata, O. lunulata var. calcarata, O. obversilobula et O. sieberiana.
CLÉ DES TAXONS ÉTUDIÉS
Plantes monoïques; feuilles caulinaires arrondies au sommet, marge posté-
rieure repliée et dentée sur tout le pourtour; amphigastres orbiculaires, den-
ticulés, étroitement incisés à la base formant 2 lobes arrondis et repliés;
lobules foliaires enflés à la base, planes et tridentés à Гарех..........
J:ctBlapses;dioiques а Argon e St EE ҢЫ, 1:2: 2
Lobules des feuilles caulinaires plus longs que larges et soudés à la іре...
О. obversilobula
Lobules différents
Amphigastres éperonnés à la base
Amphigastres autrement
жошы
Feuilles arrondies au sommet; périanthe à ailes longuement ciliées ес brac-
téolespathulée,entiére +, ,.:.:....4,4, 444.420 О. longispica
ы
Feuilles non arrondies au sommet, marge ventrale à 2 grosses dents et 46-
coupée en forme de croissant de lune; périanthe à ailes dentées et brac-
OE BERE 222 2-5 ny eer vane O. lunulata var. lunulata
ESPECES ETUDIEES
A
. — 0. longispica Evans, Bull. Torrey Bot. Club. 35 : 380. 1908.
Description et iconographie. — STEPHANI 1912, vol. 5; Fig. 6.
Récoltes. — Les specimens reçus ont été récoltés uniquement sur le sommet
sud du Mont Galbao, 650 m, Cremers 3951, 3956/b et 3959/a.
Source : MNHN. Paris
Fig. 7
Fig. 6
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANCAISE III 59
Fig. 6. — Odontolejeunea longispica Evans - 1 : segment de tige feuillée avec épi Ф. 2: amphi-
gastre caulinaire et lobules foliaires. 3: amphigastres. 4: dent de l'apex foliaire. 5: tissu
foliaire central. 6 : bractéole 9. 7: segment de crête du périanthe. 8 : ramification (Cre-
mers 3959).
Fig. 7. — Odontolejewnea lunulata (Web.) Schiffn. var. lunulata - 1 : segment d
2: amphigastre caulinaire. 3: lobule foliaire. 4 : tissu foliaire central. 5: épi
7: segment de crête (Cremers 6141).
е feuillée.
épi 9.
2. — О. lunulata (Web.) Schiffn. var. lunulata, Nat. Pflanzenf.1 (3) : 128.1893.
Description et iconographie. — EVANS 1904, SPRUCE 1884, STEPHANI
1912, vol. 5; Fig. 7.
Récoltes. — Cette espéce est commune en altitude dans la dition. Elle croit
habituellement en compagnie de différentes espéces de Cyclolejeunea et Cerato-
lejeunea. Les récoltes de Cremers sont : Mont Galbao, 650 m, Cremers 3960;
région Paul Isnard, 550 m, Cremers 8053/a; Montagne de Kaw, Cremers 5707;
route de l'Est au PK 75, Cremers 5591; environs de Saül, Carbet Mitan, Cremers
Fig. 8. — Odontolejeunea lunulata var. calcarata (Mont.) Herz. - 1 :segment de tige feuillée.
: amphigastre caulinaire et lobule foliaire. 3: bractée et bractéole 9. 4, 5: cellule fo-
liaires apicales et centrales. 6 : épi 9. 7: dents du périanthe. 8 : segment vers le sommet
d'un épi (J.L. De Sloover 23532)
Source : MNHN, Paris
60 M. ONRAEDT
6082; en direction du Pic Matecho, Cremers 6141; face Sud de Montagne des
Trois Pitons, Cremers 6963; Sommet Tabulaire, Cremers 6352.
3. — 0. lunulata (Web.) Schiffn. var. calcarata (Mont.) Herz., Rev. Bryol. Liché-
nol. 26 : 55.1957.
Description et iconographie. — HERZOG 1957, STEPHANI 1913, vol. 5;
Fig. 8.
Récoltes. — Antecume Pata, forét prim., Cremers 4965; Concession CIPRIO,
SE de Cayenne, en sous-bois, Cremers 5484; Mont Galbao, en sous-bois, Cremers
3955; Layon ONF, route de ГЕ au PK 75, en sous-bois, Cremers 5604.
4. — O, obversilobula Herz., Hedwigia 71 : 339. «1931» 1932.
Description et iconographie. — HERZOG 1957; Fig. 9.
Récoltes. — Ile d'Antecume Pata, Haut Maroni, sous-bois, Cremers 4980;
Mont Galbao, 650 m, arbuste en sous-bois, Cremers 3953b; Haut Tampoc,
Fig. 9. — Odontolejeunea obversilobula Herz. - 1 : segment de tige feuillée. 2 : amphigastres
culinaires. 3 :lobules foliaires. 4, 5 : tissus foliaires central, apical. 6 : épi $ (Cremers
3941b).
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES DE GUYANE FRANÇAISE III 61
Saut Awali, 50 m, arbuste sous bois, Cremers 4568; environs de Saül, en sous-
bois, Circuit Belvédère SE, Cremers 3921; circuit Grand Bœuf Mort, Cremers
3908; circuit Roche Bateau, Cremers 3918; jardin prés du Carbet ORSTOM,
sur oranger, Cremers 3923.
5. — O. sieberiana (Gott.) Steph., Spec. Hep. 5 :173. 1912.
Description et iconographie. — EVANS 1904, SPRUCE 1884 (O. chaero-
phylla), STEPHANI 1912, vol. 5; Fig. 10.
Récoltes. — Seule espéce monoique du genre en Guyane, elle a été récoltée
au pied du Piton Rocheux Remarquable, en sous-bois, Cremers 5047b; au Haut
Tampoc, Saut Pierkourou, sur Araceae, Cremers 4635; au Mont Galbao, sommet
sud, еп sous-bois, Cremers 3955a; au Circuit Roche Bateau (Saül), en sous-bois,
Cremers 3917.
Fig. 10. — Odontolejeunea sieberiana (Gott.) Steph. - 1 : segment de tige feuillée. 2 :amphi-
gastre caulinaire et lobule foliaire. 3 : apex lobulaire. 4 : tissu foliaire central, 5 :épi 4.
6 : bractée 9. 7 : bractéole $, 8 : lobule bractéal 9.9 : ramification (Cremers 4635)
Source : MNHN, Paris
62 M. ONRAEDT
RÉFÉRENCES
EVANS A.W., 1904 — Hepaticae of Puerto Rico, 4. Bull. Torrey Bot. Club 31 (4) :183-226.
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Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 63-67 63
SEM STUDIES OF SPORES
OF FOUR SPECIES OF POTTIACEAE
FROM WEST BENGAL, INDIA
M. CHANGOIWALA (née AGRAWAL) and P. CHATTERJEE*
ABSTRACT. — Scanning electron microscopic investigations of the surface ornamentation
patterns of four species of Pottiaceae of West Bengal have been made. These are Anoec-
tangium stracheyanum, Hyophila involuta, Semibarbula orientalis and Barbula horricomis.
Spores of all these species revealed prominent surface topographical features which are not
revealed by light microscope. Excepting Barbula horricomis, which has very characteristic
spore ornamentation, all other species investigated showed gross morphological similarities
in surface architectural patterns, having mostly warty to nodular markings on the outer
surface of the spores but differing from each other in minute surface details. The spore
ornamentation of B. horricomis is also distinctive by its wavy hexagonal surface ridges and
wart-like sculpturing. There seems to be some correlation in the progressive specialization of
the spore morphology from Anoectangium to Barbula, corresponding to the increasing
complexity in the differentiation of the peristome teeth in these genera.
INTRODUCTION
Spores of Bryophytes, notably mosses, were long considered by classical
taxonomists relatively unimportant in taxonomy, in contrast to characteristics
of leaves and peristome teeth. In recent years, a number of bryologists studied
the ornamentation of spores of hepatics (DICKSON 1969, DENIZOT 1971,
ZIGLIARA 1972, TAYLOR et al. 1972, 1974). In India only UDAR and SRI-
VASTAVA (1983) studied with SEM spores of Targionia and Cyathodium.
SEM studies of moss spores were made by SAITO and HIROHAMA 1974,
HIROHAMA 1976, 1977a, b, 1978, mainly of Japanese taxa, but SEM studies
of moss spores from the Indian Subcontinent were not available.
In West Bengal, the Eastern Himalayan belt harbours one of the largest
number of moss taxa in India because of its higher rainfall, humidity and higher
temperature in comparison to the Western Himalayan region. The dense forest
* Centre of Advanced Study, Department of Botany, University of Calcutta, 35, Ballygunge
Circular Road, Calcutta-700 019, India.
Source : MNHN, Paris
64 M. CHANGOIWALA and P. CHATTERJEE
vegetation with a multitude of diverse habitats provides an ample scope for
mosses to flourish in this region (GANGULEE 1969-1980 and BRÜHL 1931).
These facts prompted us to undertake a detailed study of the spore morphology
of some common mosses belonging to the family Pottiaceae occurring in Eastern
Himalayas.
MATERIALS AND METHODS
Spores of four moss taxa belonging to Pottiaceae, viz., Anoectangium stra-
cheyanum Mitt., Hyophila involuta (Hook.) Jaeg., Barbula horricomis C. Muell
ex Gangulee and Semibarbula orientalis (Web.) Wijk & Marg. were fixed in
3.5% glutaraldehyde (phosphate buffered) at room temperature for 2 hrs,
washed in three changes of phosphate buffer (pH 7.3) remaining in each for at
least an hour and then post-fixed in OsO4 (1 %) for half an hour at room tempe-
rature. After fixation, OsOa was washed out with phosphate buffer in two
changes of 1 hour each. Dehydration was done by ethanol series, in each for at
least half an hour. Spores were then further processed in increasing concentra-
tion of amyl acetate ethanol mixture (1:3, 1:1, 3:1) and finally in absolute amyl
acetate, remaining in each for at least 15 minutes. After complete dehydration,
the materials were critical point dried in Polaron critical point drying apparatus
(Model No. 300) using liquid CO2. The dried specimen was then mounted on a
stub coated with a double-sided sticky tape and sputtered in a metal sputterer
instrument (Edward Sputter Coater, Model No. 150), finally viewed through
Phillips P SEM 500 at an accelerating voltage of 15 KV. SEM photographs were
taken at different magnifications and printed.
OBSERVATIONS
Spore ornamentation patterns obtained with SEM are detailed below.
Anoectangium stracbeyanum. — Spores roughly spherical with prominent
wall markings but without triradiate marking. Ornamentation spherical to some-
what nodular, 0.5 um in diameter; nodular outgrowths unevenly spaced, conti-
guous and at places coalescing. Depressed areas absent.
Hyopbila involuta. — Spores almost spherical to slightly angled with promi-
nent spheroid wart-like markings (0.2 шт) over all the surface. Markings solitary
to contiguous, at places coalescing, Depressed areas present with tendency to
form an inconspicuous ridge-like structure formed by the joining wall markings.
Mucilage or wax-like deposit present.
Barbula borricomis. — Spores spherical with prominent spherical wart-like
swellings on its surface, 0.18 um in diameter. Markings contiguous and running
in most places into one another, uneven in distribution. Prominent hexagonal to
Source : MNHN, Paris
SPORES OF POTTIACEAE FROM WEST BENGAL 65
polygonal areas well marked with ridges lined by coalescing outgrowths. Trira-
diate marking absent. Depressed areas present.
— жш. NE Ч e 9
Fig. 1. Anoectangium stracheyanum (x 4425). Fig. 2. Hyophila involuta (x 17700). Fig. 3.
Barbula horricomis (x 8850). Fig. 4. Semibarbula orientalis (x 4425)
Semibarbula orientalis. — Spores oval in outline with mostly spherical to
slightly irregular wart-like (0.42 um) unevenly spaced swellings on its surface.
Markings contiguous and coalescing at places; triradiate-like ridge present with
merged swellings. Depressed areas not well marked.
DISCUSSION
In recent years number of workers have studied the spore morphology of
moss spores using SEM. SAITO and HIROHAMA (1974) studied spores of
Pottiaceae. They suggested from their work that there was no justification for
separating the genera Astomum and Hymenostomum from Weissia.
Source : MNHN, Paris
66 M. CHANGOIWALA and P. CHATTERJEE
HIROHAMA, in a series of papers, described the morphology of SEM spores
of different families of Musci viz., Dicranaceae (1976), Bartramiaceae (1977a),
Orthotrichaceae (1977b) and Grimmiaceae (1978). KOPONEN (1978) correla-
ted the morphology of spores in the Splachnaceae with the biology of spore
dispersal and used this correlation to deduce which spores were derived. SORSA
and KOPONEN (1973) gave confirmatory evidence for the division of the family
Mniaceae into tribes. HIROHAMA (1978) found that ornamentation of the
spore surface in Orthotrichaceae is characteristic for each genus. HIROHAMA
(1978) further suggested from SEM studies of spores that Grimmiaceae have a
close affinity with Dicranaceae. SMITH (1974) has proposed «major generic
realignments» in the Polytrichaceae using a range of characters. He obtained
good correlation of his «realigned genera» with the ornamentation patterns of
spores. CLARKE (1979) opinioned that structure of spore wall and its orna-
mentation are less affected by environmental influences and are therefore more
reliable in taxonomic work. An analysis of SEM photographs revealed that pro-
minent surface ornamentation patterns could be discerned in every taxon, in
contrast to the rather poor details revealed through the light microscope.
Spores of all four species of Pottiaceae revealed a similar type of wall sculptu-
ring viz., warty to nodular thickenings of different sizes on the entire surface
with markings contiguous and fusing at places. There are, however, minor dif-
ferences between them. Barbula horricomis spores stand out from the rest of the
species in having a prominent hexagonal wavy ridge on their outer surface. A
broad ridge is also present in Semibarbula orientalis and its spores are oval in
outline, in contrast to spherical spores observed in all other species of Pottiaceae
investigated. Anoectangium in which peristome teeth are absent showed no poly-
gonal ridge and no depressed areas. Hyophila involuta spores are similar in gross
ornamentation to that of Anoectangium stracheyanum but could be differen-
tiated from the latter in having both ridges and depressed areas on their outer
surface. In both Anoectangium stracheyanum and Hyophila involuta, large waxy
deposits are present, a feature not observed in Semibarbula and Barbula.
Notwithstanding the fact that surface architecture is similar in the represen-
tatives of the four genera of Pottiaceae studied, there seems to be a kind of evo-
lutionary progression in the morphological features of the spores, corresponding
to evolutionary trends noted in peristome teeth structure, when present, in the
above genera.
Spore morphology of Anoectangium stracheyanum appears to be simplest
within Pottiaceae, with no polygonal surface ridges and depressed areas. Hyo-
phila involuta shows both the above two features, followed by Semibarbula
orientalis and Barbula horricomis, with prominent surface ridges. The latter has
hexagonal ridges and the former, ridges resembling a trilete mark. Semibarbula
orientalis, on the other hand, has straight to somewhat reduced flexuose, short,
inconspicuously transversely septate, filiform peristome teeth, while in Barbula
the teeths are spirally twisted and well developed.
The general conclusion that can be drawn from this investigation is that al-
though the surface ornamentation patterns of moss spores belonging to the
Source : MNHN, Paris
SPORES OF POTTIACEAE FROM WEST BENGAL 67
family Pottiaceae are similar at the light microscopic level, yet they differ in
minute details when viewed with SEM.
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microscope, II. Bartramiaceae, Bull, Natl. Sci. Mus., Ser. B (Bot.) 3 :37-44.
HIROHAMA T., 1977b — Spore morphology of bryophytes observed by scanning electron
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Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 69-72 69
GONGYLANTHUS DUSENII STEPH.
(НЕРАТІСАЕ : SOUTHBY ACEAE),
DEUXIEME RÉCOLTE AU CHILI
M. MAHU*
RÉSUMÉ. — Deuxiéme récolte de Gongylanthus dusenii Steph. au Chili, en 84 ans. Pour la.
première fois dessins de l'espèce. Distribution géographique des différentes espèces de Gon-
gylanthus.
SUMMARY. — Second collection of Gongylanthus dusenii Steph. in Chile, after 84 years.
First illustration of the species. Geographical distribution of Gongylanthus species.
INTRODUCTION
Pér Dusén, botaniste de Expédition Suédoise en Patagonie (1896-97), par-
courut le Chili en recueillant des plantes depuis Valparaiso (33° 03’ S) jusqu'à
la Terre de Feu (54° 20° S).
Parmi les Bryophytes récoltés, quelques uns furent considérés comme espéces
nouvelles pour la science. L'une d'elles, fut nommée par Stephani Gongylanthus
dusenii en hommage à son découvreur. Aprés 84 ans, d'autres exemplaires de
cette espéce furent collectés par l'auteur du présent travail à la méme latitude
géographique et dans le méme habitat. Les angiospermes arborescentes et arbus-
tives communes à ces localités sont Lithrea caustica (Mol.) Hook. et Arn., Acacia
caven (Mol.) Mol., Peumus boldus Mol. et Colliguaya odorifera Mol.
Gongylanthus dusenii fut recueilli pour la première fois dans la Prov. de
Valparaiso, El Salto, sur une roche (Dusén 134), en 1896. La seconde récolte
de cette espéce eut lieu dans la Prov. de Chacabuco, bifurcation Caleu-Tiltil,
sur la pente d'une colline au bord d'une roche, exp. Sud et à 680 m, M. Mahi
13092, 2. VIII.1980.
* Departamento de Ciencias Ecológicas, Facultad de Ciencias, Universidad de Chile, Casilla
653, Santiago, Chile.
Source : MNHN, Paris
70 M. MAHU
DESCRIPTION DE GONGYLANTHUS DUSENII STEPH.
(Fig. 1, a-e)
Plantes en gazons compacts, brunâtres, sur le sol et sur des roches; tiges
simples ou ramifiées de 5-10 mm de longueur à section transversale suborbi-
culaire, à épiderme formé de cellules à parois épaisses de 12-15 шп de diamètre;
cellules inférieures parenchymateuses,isodiamétriques, de 15 um, les supérieures
0.25mm \
OUT
Fig. 1, ae — Gongylanthus dusenii Steph., spécimen 13092 (Herbarium Mahuianum). а:
Tiges, vue latérale et dorsale; b : Section transversale de la tige; c: Silhouette des feuilles;
d: Structure cellulaire d'une feuille; e : Section longitudinale d'une feuille et d'une
partie de la tige.
Source : MNHN, Paris
GONGYLANTHUS DUSENII AU CHILI 71
de 22-25um; rhizoides vers l'extrémité apicale des tiges; feuilles opposées, subor-
biculaires :cellules apicales marginales de 14 x 15 ит, cellules de la région supé-
rieure de la lame de 18 x 23 um, cellules basales rectangulaires, de 15 x 23-
27 um; gynécie non observée.
CARACTÈRES DU GENRE GONGYLANTHUS
ET DISTRIBUTION GÉNÉRALE DES ESPÈCES
Le genre Gongylanthus est caractérisé principalement par ses feuilles opposées
et succubes, par l'absence d'amphigastres, par ses fructifications enfermées à
la face ventrale de la tige, par l'absence de périanthe.
Le genre a 13 espèces dont 9 appartiennent à l'Amérique latine, 2 à l'Europe,
3 à l'Afrique et 1 à l'Océanie.
AMERIQUE LATINE) EUROPE | AFRIQUE | ОСЕАМІЕ
GONGYLANTHUS
calédonie
Brésil
Colombie
Chili
Ecuador
Mexique
Region
Mediterranée
Ties Madéres
Iles Canaries
Sud Afrique
Nouv.
Île des Pins
dusenii
Steph.
ericetorum "
(Raddi) Nees
Suthemonus
(Spruce) Steph. + |
flegelliferus
(Raddi) Nees it
granatensis 7)
(Gott.) Steph.
Teratae 5
Steph.
Tiebmanianus
(Lindenb. et Gott.) Steph. E
muelleri "
(Gott.) Steph. ВЕ
oniscoides
(Spruce) Steph. i
pringlei
(Underw.) Steph.
renifolius 5
(Mitt.) Steph.
Steph.
13 э 2 з 1
Tabl. — Liste des espèces de Gongylanthus et leur distribution générale.
REMERCIEMENTS. — Je remercie M. le Dr. R. Grolle pour la détermination de cette
espèce, Mlle Marjatta Rautiala de l'Université d'Helsinki pour l'envoi de quelques photo-
copies et M. le Prof. Francisco Goüet pour la révision du texte francais.
Source : MNHN. Paris
72 M. MAHU
BIBLIOGRAPHIE
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Cramer. 485 p.
HUSNOT Т., 1922 — Hepaticologia Gallica, Flore Analytique et Descriptive des Hépatiques
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Secunda). Bull, Herbier Boissier, 2e sér., 6 (3) : 383-390.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 73-75 73
DONNÉES ADDITIONNELLES
SUR RICCIA JOVET-ASTIAE E.C. VIANNA,
ESPÈCE BRÉSILIENNE (RIO GRANDE DO SUL)
E.C. VIANNA*
RÉSUMÉ. — Cette étude offre une description plus complète du thalle de Riccia Jovet-
Astiae Е.С. Vianna et précise les caractères distinctifs de cette espèce. Photos des spores
au MEB.
SUMMARY. — The present paper adds data about the structure of gametophytes of Riccia
Jovet-Astiae Е.С. Vianna and includes pictures of its spores (SEM). Comments are made on
the distinction of this species from R. canaliculata Hoffm. and R. stricta Duthie.
Riccia Jovet-Astiae Е.С. Vianna qui appartient au sous-genre Ricciella (A.Br.)
Boulay, section Spongodes Nees, a été récolté au Rio Grande do Sul (Brésil),
sur sol humide, dans un endroit bien éclairé, au bord des chemins,
La description suivante de cette espèce complète celle qui a été publiée (avec
11 fig.) en 1985.
Thalles en groupes de lobes; vert jaunátre à l'état frais. Lobes longs de 7-
13mm, larges de 0,8-2,5 mm, épais de 0,3-0,6 mm; 4-7 fois régulièrement ramifiés
à distance de 1-3mm; à sommet arrondi ou obtus ou émarginé; face dorsale avec
une pseudonervure médiane constituée de cellules allongées; à sillon assez faible
et long à l'état humide; à réseau assez apparent en surface sur le frais et corres-
pondant aux piliers limitant les lacunes du tissu dorsal; épiderme à cellules
polyédriques, parois minces, de 53-71 um diam., à pores carrés de ca. 23um
diam., bordés par 4(5) cellules réniformes; face ventrale à écailles petites, inco-
lores, distantes, souvent visibles seulement dans la partie terminale des lobes, en
demi-lune, à cellules de 28-107 um diam.
Section du lobe 2-6 fois plus large que haute; à bord ventral presque plan à
fortement oblique; à bord dorsal plan ou faiblement bombé; sillon en V ouvert,
à bord latéraux arrondis. Tissu dorsal à 2-3 rangées de lacunes occupant presque
* Instituto de Biociéncias, Universidade Federal do Rio Grande do Sul, Porto Alegre, RS
Brasil.
Source : MNHN, Paris
74 E.C. VIANNA
toute la hauteur de la section; tissu ventral compact, peu épais, formé par 1-2
assises de petites cellules de 23-54 шт diam., n’atteignant pas les extrémités de
la section.
"ame Se — МИЕ,
Fig. — Riccia Jovet-Astiae E.C. Vianna. Type. 1:spore, face distale, 2: spore, face proximale,
3: détail de l'ornementation de la face distale, 4: détail de l'ornementation de la face
proximale. Photographies réalisées sous la direction du Dr Focko Weberling (Université
d'Ulm, R.F.A.)
Espèce monoique. Capsule solitaire très saillante sur la face ventrale, non
visible sur la face dorsale sur le frais, mais peu proéminente sur le sec. Spores
châtain clair, 59-78'um diam.; aile large de 3,5-5,5 um, trés finement crénelée sur
la marge; face distale à 4-8 alvéoles de 9-16 um diam., limitées par des murets
plus sombres, élevés aux angles, ayant au centre une créte simple ou ramifiée,
formant des alvéoles secondaires assez peu visibles, alvéoles allant jusqu'à l'équa-
teur de la spore; face proximale à marque triradiée, à 3-4 alvéoles sur chaque
facette ou ornée de crétes allongées.
Source : MNHN, Paris
RICCIA JOVET-ASTIAE DU BRÉSIL 75
Holotype. — Brasil, Rio Grande do Sul, Porto Alegre, leg. E.C. Vianna, ICN
n° 10665.
Commentaires. — Riccia Jovet-Astiae diffère de R. canaliculata Hoffm. par
la présence de lobes plus larges, par le tissu ventral moins épais et par des spores
plus petites. R. canaliculata est de 1,5-2,5 fois plus large que haut; le tissu ven-
tral présente 5-7 couches de cellules et les spores mesurent 80-100 um diam.
П diffère de R. stricta Duthie car il est monoïque, а des spores plus petites,
ne présente pas d'élargissement des lobes au niveau des sporogones.
Cette espèce a été publiée sous le nom de R. jovet-astii (VIANNA 1985 : 165).
La terminaison «ii», erreur orthographique, doit être corrigée (Code Internatio-
nal de la Nomenclature Botanique, art. 73.10) et devient «iae».
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Abstracta Bot. "1985" 1987, 9 (suppl. 2): 11-18 (Bot. Inst, Fac. Sci., Hiroshima Univ.,
Higashisenda-machi, Naka-ku, Hiroshima 730, Japan).
Données morphol., écol. et habitat d'Hypnum cupressiforme Hedw. et de ses 6 var., d'H.
andoi A.J.E. Smith, d'H. jutlandicum Holm. et Warncke, d'H. uncinulatum. Tur. et d'H. imponens
Hedw.
88-003 — DEMARET F. et EMPAIN A. - Bryum pseudotriquetrum (Hedw.) Gaertn.,
Meyer et Scherb. et sa variété bimum (Schreb.) Lilj. Bull. Jard. Bot. Natl. Belgique
1985, 55(1-2): 275-290, 8 fig. 1 tabl. (Jard. Bot. Natl. Belgique, Domaine de Bouchout, B-1860
Meise).
La répartition des gamétanges et le tissu cellulaire de la feuille permettent de distinguer Bryum
pseudotriquetrum de sa var. bimum.
88-004 DULL R. - Zygodon in Europe and Macaronesia, with special regard to
Central Europe. Abstracta Bot. "1985" 1987, 9(suppl. 2): 45-54 (Univ. Duisburg, FB6,
Botanik, Lotharstr. 1, D-4100 Duisburg).
Clé d'identification des Zygodon d'Europe, de Macaronésie et d'Asie de l'Ouest. Taxonom.,
distr., écol. des 6 Zygodon reconnus.
88-005 DÜLL-HERMANNS I. and DULL К. -A taxonomical re-inyestigation of
eight critical european taxa of the genus Didymodon. Abstracta Bot. "198571987,
S(suppl. 2): 33-44, 1 tabl., 6 fig. (Носһепа 62a, D-4137 Rheurdt).
Analyse statistique, sur la base de 13 caractères quantitatifs et 13 caractères qualitatifs,
appliquée à 8 esp. de Didymodon pour établir dendrogrammes et relations phylogénétiques
Utilisation du système dans la détermination des taxons difficiles.
88-006 FIFE A.J. - Records of new or otherwise interesting mosses in New
Zealand, including a new species of Racomitrium, New Zealand J, Bot. 1984, 221): 1-
6, 13 fig. (Bot. Div., DSIR, Private Bag, Christchurch, New Zealand).
9 esp. de mousses et 1 genre (Ecremidium ) sont nouv. pour la Nouvelle-Zélande. Diagn.,
descr., Ш. de Racomitrium crumianum sp. nov. Extension d'aire pour 11 esp. de mousses.
Scouleria est à éliminer de la bryoflore néozélandaise.
88-007 FRAHM ІР. - Dicranaceen aus Peru. Nova Hedwigia 1984, 39(1-2): 145-167, 1
fig. (Gesamtochschule Duisburg, Fachber. 6 Biol., D-4100 Duisburg).
Liste avec loc. de 26 Campylopus, 2 Chorisodontium et 2 Pilopogon du Pérou. 26 Camp.
et 1 Chorisod. sont пошу. pour le Pérou. Liste des Camp. avec syn. présents au Pérou. Diagn.,
descr., ill de Campylopus bryotropii sp. nov.; comb. nouv.: C. densicoma var. yungarum (Herz)
l Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
Source : MNHN, Paris
78 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
(-C. yungarum ).
88-008 KITAGAWA М. - A new genus of the Hepaticae from New Caledonia. Acta
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Nara 630 Japan).
Diagn., descr., ill., affinités d'Acroscyphus ivatsukii gen. et sp. nov. (Balantiopsidaceae).
88-009 РПРРО S. - Bryophyte flora of the Huon Peninsula, Papua New Guinea
III. Haplomitriaceae, Lepicoleaceae, Herbertaceae, Pseudolepicoleaceae,
Trichocoleaceae, Schistochilaceae, Balantiopsaceae, Pleuroziaceae and
Porellaceae (Hepaticae). Ann. Bot. Fenn, 1984, 21(1): 21-48, 20 fig. (Bot. Mus., Univ.
Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki).
Nomenclature, distr., notes écol. pour chaque taxon. Lepicolea loriana Steph. 1922 est sya.
nouv. de L. ғаға (Steph.) Grolle 1968; Herbertus divaricatus (Herz.) Н.А. Miller et Н. zantenii
Hatt. et Grolle sont syn. de H. armitanus Steph.; Archaeochaete grolleana Steph. est transféré sous
Pseudolepicolea. La Mélanésie W représente un centre de spéciation pour les Schistochilaceae.
88-010 GRIFFIN D. Ш - Studies on Colombian eryptogams. XXII. TheBreutelia
subarcuata complex in Colombia and neighbouring areas. Acta Bot. Neerl. 1984,
33(3): 275-282, 28 fig. (Dept. Bot., Florida State Mus., Univ. Florida, Gainesville, Florida 32611
USA).
Descr. des Breutelia à capsules lisses ou rugueuses: B. subarcuata, B. squarrosa, В.
rhythioides. Distinction par l'aréolation de la région alaire des feuilles. B. rhythioides Crum est
rejeté comme hom. illeg. Distribution.
88-011 LEFORESTIER C. - Essai sur la position systématique du genre
Fossombronia (Hépatique). Contribution à l'étude biologique de Fossombronia
caespitiformis (De Not). Thèse Doct. Sci. (Sci. Nat.), Fac. Sci. Techniques, Université de
Nice. Nice: Université, 1987, 266 р., 148 fig., 79 photos (Lab. Bot. & Ecol. Fond. Appl., Campus
Valrose, F-06034 Nice Cedex).
Caractères morphol. et structuraux, cycle biologique de Fossombronia caespitiformis ,
considéré comme une Metzgériale de type évolué par la présence d'une initiale subapicale, de ses
appendices phyllidiens en disposition succube et sa symétrie bilatérale. Affinités du genre
Fossombronia avec les Takakiales et les Calobryales, par l'absence de toute protection archégoniale;
le genre se différencie des Calobryales par la présence d'un pseudopérianthe dont la formation est liée
à la fécondation, et s'en rapproche par un pédicelle anthéridial quadrisérié et le grand nombre
d'anthéridies. Noter l'importance taxonomique, au niveau spécifique, de l'ultrastructure du
gamétophyte.
88-012 OCHYRA R. - Uwagi o kilku rzadkich gatunkach z rodzaju Seligeria
(Seligeriaceae, Musci) w Polcse - Notes on some rare species of the genus
Seligeria (Seligeriaceae, Musci) in Poland. Fragm. Florist. Geobot. "198271984, 28(2):
181-194, 3 fig., en polonais, rés. angl. (Pracownia Briol. & Lichenol., Inst. Bot. PAN, ul. Lubicz
46, 31 512 Krakow, Poland).
Descr., distr., notes écol. de Seligeria calcarea (Hedw.) B.S.G., S. campylopoda Kindb., S.
donniana (Sm.) С.МШІ. et S. trifaria (Brid.) Lindb., espèces trés rares en Pologne. Clé aux 8 esp.
de Seligeria présentes en Pologne.
88-013 SHAW J. - Character analysis, phylogeny and classification of the moss
genus Pohlia. Canad. J. Bot. 1984, 62(2): 219-229, 4 fig., 3 tabl., 2 appendices (Herbarium &
Div. Biol. Sci., Univ. Michigan, Ann Arbor, MI 48109, USA).
L'application de méthodes cladistiques et phénétiques à 36 caractères morphologiques de 41
taxons de Pohlia, permet de déterminer 4 lignées principales, se distinguant par les caractères du
sporophyte. L'évolution dans le genre Pohlia irait vers une simplification du péristome.
Classification: subgen. Pohlia (esp. type: Р. elongata. Hedw., 11 esp.), subgen. Nyholmiella
subgen. nov. (esp. type: Р. papillosa (C.Müll. ex Jaeg.) Broth., 5 esp.), subgen. Cacodon Lindb.
(esp. type: P. erecta Lindb., divisé en 2 sect.: sect. Mniobryum (Limpr.) Nyh. avec 7 esp. et sect.
Cacodon avec 16 esp.).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 79
VOIR AUSSI: 88-021, 88-022, 88-028, 88-058
Morphologie, Anatomie
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morphological characters in natural populations of Conocephalum conicum (L.)
Dum. (Hepaticae, Marchantiales) as assayed Herbarium e. not cultivated)
material.Bull. Polish Acad. Sci. "198371984, 31(1-2): 75-84, 4 tabl, 7 fig. (Dept. Genetics,
Adam Mickiewicz Univ., Dabrowskiego 165, 60-594 Poznan, Poland).
L'étude de 10 caractères morphoanatomiques de spécimens d'herbier deConocephalum conicum
ne permet pas de différencier les formes S et L.
VOIR AUSSI : 88-001, 88-002, 88-005, 88-006, 88-007, 88-008, 88-010, 88-011, 88-012,
88-013, 88-014, 88-022, 88-041.
Cytologie, Ultrastructure
88-015 BROWN R.C. and LEMMON B.E. - Spore wall development in Andreaea
(Musci: Andreaeopsida), Amer. J. Bot. 1984, 71(3): 412-420, 15 fig. (Dept. Biol, Univ.
Southwestern Louisiana, Lafayette, Louisiana 70504 USA).
Etude au MET de la paroi sporale des Andreaea qui comprend 3 couches: l'intine, l'exine
spongieuse constituée de globules de sporopollénine láchement compacts et la périne. Cette dernière
diffère de l'exine par une forte opacité aux électrons. La structure de l'exine confirme la place à part
des Andreaea parmi les autres mousses.
88-016 — ERDTMANN J. und MÜLLER-STOLL W.R. - Wirkung von Nikotinsäureamid
auf die Regeneration von Conocephalum conicum (L.) Dum. Biochem. Physiol. РЛ
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Chem., Golbergen Strasse 12, DD-2600 Güstrow).
La stimulation de la régénération de Conocephalum conicum par la nicotinamide conduit à des
changements dans la fraction phosphate insoluble à l'éthanol, du centre polaire de régénération de
fragments de thalle. Le cycle de division cellulaire serait terminé sous l'action de la nicotinamide.
88-017 FRITSCH R. - Chromosomes of some liverworts from the Caucasus.
Abstracta Bot. "1985"1987, 9(suppl.2): 241-244, 7 fig. (Zentralinst. Genet. & Kulturpfl., Akad.
Wiss. DDR, DDR-4325 Gatersleben).
Morphol. et nombre de chromosomes de 6 hépatiques du Caucase. Tétraploidie observée chez.
Trichocolea tomentella.
88-018 REISS H.D., SCHNEPF E., HERTH W. - The plasmamembrane of the
Funaria caulonema tip cell: morphology and distribution of particle rosettes and
their kinetics of cellulose synthesis. Planta 1984, 160(5): 428-435, 10 fig. (Zellenlehre,
Univ. Heidelberg, Im Neuenheimer Feld 230, D-6900 Heidelberg).
Les rosettes de particules (5 ou 6 particules de 25nm de diamètre) sont en grande densité à
l'apex des caulonémas de Funaria. Leur densité diminue rapidement vers les cellules de la base.
Cinétique de l'activité de synthèse de la cellulose.
88-019 ROBBINS RR. - Origin and behaviour of bicentriolar centrosomes in the
bryophyte Riella americana. Protoplasma 1984, 121(1-2): 114-119, 10 fig. (Dept. Bot.,
Univ. Wisconsin-Milwaukee, P.O. Box 413, Milwaukee, WI 53201, USA).
Ultrastructure et évolution du bicentriole. Chaque spermatide résultant d'une division de la
cellule mère des spermatides héritera d'un bicentriole.
VOIR AUSSI: 88-011, 88-016.
Source : MNHN, Paris
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bryophytes. Abstracta Bot. "1985" 1987, 9(suppl. 2): 119-121 (im Brüch 23, D-4130 Moers 1),
Nouveaux exemples de structures fluorescentes et non-fluorescentes. Détection de la
contamination par les champignons à l'aide de la microscopie à fluorescence.
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study of nitrogen fixing blue-green algae associated with Funaria hygrometrica
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Boston, Massachusetts 02115 USA).
Les algues bleues hétérocystes (Vostoc sp. et Anabaena sp.) se présentent comme des
épiphytes à la surface des feuilles et des tiges et dans la rhizosphère de Funaria hygrometrica. Elles
sont responsables de la fixation d'azote pour la mousse.
88-022 VOLK O.H.- Beiträge zur Kenntnis der Marchantiales in Südwest-
Afrika/Namibía. IV. Zur Biologie einiger Hepaticae mit besonderer
Berücksichtigung der Gattung Riccia. Nova Hedwigia 1984, 39(1-2): 117-143, 3 pl. (Bot.
Anstalten, Univ. Würzburg, Mittlerer Dallenbergweg 64, D-8000 Würzburg).
Caractères xéromorphes, adaptation à la sécheresse, rôle de pionnier, présence de gemmules et
de bulbilles, rôle des animaux dans la dispersion des spores de Riccia en Afrique du SW. Diagn.,
descr, ill. de R. gemmifera sp. nov. d'Angola.
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liverworts. Phytomorphology "19831984, 33(1-4): 37-46, 19 fig. (Dept. Bot, Univ. Lucknow,
Lucknow 226007, India).
VOIR AUSSI: 88-011, 88-017, 88-037, 88-065.
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Inst. Bioorganic Res., Wakayamadai, Shimamoto-chi, Osaka 618, Japan).
Le content en ac. lunularique est de 2-4 g/g de poids sec dans les cellules en suspension de
Marchantia polymorpha et dans le thalle de Conocephalum conicum . Présence de grandes quantités
d'ac. prélunularique, précurseur labile possible.
88-025 ВНАТІА S.C. and CHOPRA RN. - Subcellular localization of adenylate
cyclase in the shoot apices of Bryum argenteum Hedw. Ann, Bot. (London) 1984,
5402): 195-200, 3 fig. (Dept. Bot., Univ. Delhi, Delhi 110007, India).
L'activité adénylate cyclase a été détectée, au niveau ultrastructural dans les apex de Bryum
argenteum, en utilisant l'imidodiphosphate adénylyle comme substrat: membrane plasmique,
tonoplastes, et système membranaire des plastides en développement.
88.026 CHOPRA RN. and BHATLA S.C. - Chemical control of reproduction in
some Bryophytes.Phytomorphology "1983" 1984, 33(1-4): 1-12, 4 fig. (Dept. Bot, Univ.
Delhi, Delhi 110007, India).
Les phases de reproduction chez les bryophytes peuvent étre contrôlées par des facteurs
physiques et chimiques (dont les hormones de croissance).
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Lawrence, Kansas 66045 USA).
П n'y a aucune corrélation significative entre le degré d'hydratation et , soit la concentration,
soit le rapport de chlorophylle a/b, dans les tissus de Leucobryum glaucum et de Thuidium
tamariscinum soumis à un stress hydrique.
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La photosynthése nette maximale est atteinte quand Sphagnum fuscum contient 600-1000%
d'eau et 5. angustustifolium 900-1300% d'eau. Décroissance plus rapide de la photosynthèse en
dessous qu'en-decà de ces valeurs. Importance écologique.
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La très grande plasticicité des structures anatomiques de la nervure de Campylopus peut être
interprétée comme une réponse adaptative aux différentes conditions écologiques et comme un
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Corrélation entre la distr. des bryophytes et la présence de facteurs édaphiques, et, quelquefois,
l'influence de la présence humaine.
88-051 ОСНҮКА R., TOMASZEWICZ Н. - Calliergon megalophyllum Mikut.
(Amblystegiaceae, Musci) na Suwalszezyznie - Calliergon megalophyllum
Mikut. (Amblystegiaceae, Musci) in the Suwalki lakeland (NE Poland). Fragm
Florist. Geobot. "198271984, 28(2): 195-200, 1 fig., en polonais, rés. angl. (Pracownia Briol, &
Lichenol,, Inst. Bot. PAN, ш. Lubicz 46, 31512 Krakow, Poland).
88-052 OCHYRA R. and PÓCS T. - East african bryophytes, XI. Dr. L. Péntek's
collection from Mozambique. Abstracta Bot. "1985"1987, 9(suppl. 2): 63-86, 11 fig.
(Ibidem).
Liste avec loc. de 29 bryophytes récoltés par Ie chirurgien hongrois L. Péntek au Mozambique
entre 1978 et 1981; 24 sont nouv. pour ce pays. Liste des 103 esp. de bryophytes du Mozambique
avec réf, bibliogr.
88-053 OLASZ T. - Bryoflora of the Chasagt Chajrchan mountains іп
Mongolia. Abstracta Bot. "1985"1987, 9(suppl. 2): 87-98, 6 fig. (Szirom и. 4-6/А, Н-1016
Budapest).
Conditions géographiques et climatiques des monts Chasagt Chajrchan, situés sur le bord NW
du désert de Gobi. Liste de 67 taxons de bryophytes avec loc. dont 20 sont nouv. pour le territoire.
Comparaison avec les Mts Changajn Nuruu. J
88-054 ORBAN S. - Studies on African Calymperaceae, IV. Distribution of the
African species of Syrrhopodon Schwaegr. Abstracta Bot. "19851987, 9(suppl. 2): 99-
107, 7 cartes (Ho Shi Minh Teachers Training College, Eger, Hungary).
Distr. des 24 Syrrhopodon présents en Afrique tropicale. Le sud de l'Afrique E est riche еп
endémiques.
88-055 PECIAR У. - Beitrag zur Bryoflora des Gebirges Slovenské Rudohorie
П. Acta Fac. Rerum Nat. Univ. Comenianae Bot. 1984, 31: 95-111 (Lehrstuhl Bot., Geobot. &
Padol. Naturwis., Fak. Komenský, Univ. Bratislava, Bratislava, Chechoslowakia).
Liste d'hépatiques et de mousses avec loc, en Slovaquie.
88-056 — PENUELAS J. - Octodiceras fontanum à Catalunya. Folia Bot. Misc.
(Barcelona) 1984, 4: 35-35, 1 fig. (Dept. Ecol., Fac. Biol., Univ. Barcelona, Diagonal 645,
Barcelona 28, España).
88-057 — PENUELAS 1. y COMELLES M. - Contribucion al estudio de los briofitos
acuaticos de lagunas y charcas de España. Anales Jard. Bot. Madrid "19831984, 40(2):
Source : MNHN, Paris
84 BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE
325-334, 1 tabl. 1 fig. (Ibidem).
Descr. de 28 lacs et étangs espagnols où ont été récoltés des bryophytes aquatiques. Liste des
esp. trouvées. Drepanocladus aduncus et Leptodictyum riparium sont les plus abondants et les plus
répandus.
88-058 РПРРО S. - Suomen Brachythecium-lajien (Brachytheciaceae, Musei)
määrittämisestä. Мет. Soc. Fauna Fl. Fenn. 1984, 60(4): 44-53, 100 fig. (Bot. Mus., Univ
Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki 17).
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España. Bol. Soc. Brot. ser. 2, 1984, 57: 213-218, 1 carte, 1 fig. (Dept. Bot, Fac. Biol., Univ.
Santiago de Compostela, España).
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de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg. Dumortiera 1985, 31, suppl: 1-28
(Univ. Liège, Station Sci. Hautes-Fagnes, В-4898 Robertville).
Liste des 676 bryophytes présents en Belgique et au Grand- Duché de Luxembourg.
Signalement des taxons découverts depuis ces derniers 40 ans, do ceux qui ont disparus, et des taxons
qui ont été mal déterminés.
88-061 SERGIO C., SIM-SIM M, CASAS C., CROS R.M. y BRUGUES M. - А
vegetacXo briológica das formações calcárias de Portugal - П. О Barrocal algarvio
е o promontório sacro. Bol. Soc. Brot, ser. 2, 1984, 57: 275-307, 4 fig. (Inst. Вог, Fac. Ci.
Lisboa, 1294 Lisboa Codex, Portugal).
Communautés bryophytiques des aires calcaires de l'Algarve. Liste de 155 taxons dont 25 sont
nouveaux pour l'Algarve, 1 hépatique et 14 mousses pour le Portugal.
88-062 SIMON T. and SZERENYI G. - A study of soil characteristics under moss
tufts in the acid sand area of Somogy County, Hungary. Abstracta Вог. "1985" 1987,
O(suppl. 2): 205-217, 3 fig., 4 tabl. (Dept. PI. Taxonom. & Ecol., L. Eötvös Univ., Kun B. tér 2,
H-1083 Budapest).
Les caractéristiques du sol (nature chimique, pH ...) jouent un rôle important , au moins
saisonnier, dans l'écologie des mousses.
88-063 SWIES E, KUHARCYK M. - Zbiorowiska ruderale i elementu Погу
synantropijnej miasta Tarnobrzegu. Ann. Univ. Mariae Curie-Sklodowska Lublin, Sect. C
Biol. "1982"1983, 37: 351-375, 10 tabl. (Inst. Biol. UMCS, Zakl. Syst. & Geogr. Roslin, Lublin,
Poland).
Communautés végétales rudérales et éléments synanthropiques dans la ville de Tarnobrzeg.
Bryophytes associés.
88-064 URMI E. - Zur Moosflora des Alpenraumes. Bot. Helv. 1984, 94(1): 177-188,
carte, fig. (Inst. Syst. Bot. Univ., Zollikenstr. 107, CH-8008 Zürich).
Distr. des hépatiques et des mousses d'Europe centrale. Nouveautés pour la bryoflore suisse.
88-065 VAN ZANTEN В.О. - Some considerations on the feasibility of long-
distance transport in bryophytes. Acta Bot. Neerl. 1984, 33(2): 231-232 (Biol. Centrum,
afd. Bryol., Postbus 14, NL-9750 AA Haren (бт)
88.066 VÁŇA J. and SOLDÁN Z. - Some new and phytogeographically interesting
bryophytes from Central Siberia. Abstracta Bor. "1985"1987, 9(suppl. 2): 123-144, 21
cantes (Dept. Cryptog. Bot., Charles Univ., Benastka 2, 12801 Praha, Czechoslovakia).
Données phytogéogr. et distr. de 21 bryophytes dans la région de Sayan E et des environs du
lac Baikal.
88-067 VAN TOOREN B.F., DURING HJ. and LENSINK M.J.G. - The influence of the
bryophyte layer on the microclimate in chalk grasslands, Abstracta Bot. "1985"1987,
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE BRYOLOGIQUE 85
9 (suppl. 2): 219-230 (Dept. PL. Ecol., Univ. Utrecht, Lange Niewstraat 106, NL-3512 PN Utrecht).
La germination de quelques espèces de phanérogames est fortement génée sous une couche de
bryophytes. La baisse du rapport F/FR et l'interception de la radiation active pour la photosynthése
sont probablement responsables de ce fait.
88-068 VITT D.H. and SLACK N.G. - Niche diversification of Sphagnum relative
to environmental factors in northern Minnesota peatlands. Canad. J. Bot. 1984,
620): 1409-1430, 27 fig., 5 tabl. (Dept. Bot., Univ. Alberta, Edmonton, Alta., Canada T6G 2E9)
Caractéristiques de l'eau, physionomie des payasages de 7 sites du Nord du Minnesota.
Amplitude de la niche selon les esp. de Sphagnum. Les sphaignes seraient des esp. d'équilibre plutôt
que des esp. opportunistes.
88-069 WAGNER D.J. and TITUS E. - Comparative tolerance of two Sphagnum
mosses. Oecologia 1984, 62(2): 182-187, 4 fig., 3 tabl. (Dept. Biol., State Univ. New York,
Binghamton, NY 13901 USA).
La trés grande capacité de Sphagnum nemoreum à rester humide est le caractère le plus
important dans son succès dans les tourbières bombées. La grande tolérance à la dessiccation de 5.
fallax. peut expliquer sa dominance dans les tourbiéres concaves.
88-070 — ZARNOWIEC J. - Materialy do floru mszaków kotliny Oświęcimskiej -
Materials for moss flora of the Oswiecim valley. Fragm. Florist. Geobot, "1982"1984,
28(2): 201-209, 1 fig., en polonais, rés. angl. (Inst. Bioanal. & Environm. Res., Silesian Medical
Acad., Jagiellonska 4, 41-200 Sosnowiec, Poland).
78 mousses et 10 hépatiques (avec hab.) de la vallée d'Oswiecim, sur la Vistule.
VOIR AUSSI: 88-001, 88-002, 88-004, 88-006, 88-007, 88-008, 88-009, 88-010, 88-012,
88-022, 88-126, 88-131.
Pollution
88-071 LEE J., JONASSON LR. and GOODFELLOW W.D. - Metal accumulation by
bryophytes in some zine-rich blanket bogs, Selwyn Mountains, Yukon Territory.
Canad. J. Bot. 1984, 62(4): 722-728, 5 tabl., 1 fig. (Appl. Biochem. Div., Dept. Sci. & Industr.
Res., Palmerston North, New Zealand).
Etude de l'accumulation de Cu, Pb, Cd, chez Pohlia walhenbergii, Leptobryum pyriforme,
Philonotis fontana. et Drepanocladus aduncus, récoltés dans des tourbières de la passe de Howard
(Yukon, Canada), tourbières alimentées en eaux riches en zinc, plomb et cadmium, provenant des
failles traversant les zones de minéralisation de sulphures. Compétition entre les métaux; influence
de la nature chimique du substrat. Observation de la décomposition des mousses.
Documentation, Histoire des Sciences
88-072 — DEMARET Е. - Rudolf Wilczek (1903-1984). Bull. Jard. Bot. Nail. Belgique
1985, 55(1-2): 3-12, portr., bibliogr. (Jard. Bot. Natl. Belgique, Domaine de Bouchout, B-1860
Meise).
88-073 FINERAN B.A. - Charles Hébant. A tribute. Phytomorphology 1986, 36(1-2):
165-171, portr., bibliogr. (Dept. Bot., Univ. Canterbury, Christchurch, New Zealand).
88-074 GREENE S.W. - Some aspects of bryological documentation. Abstracta Bot.
71985" 1987, (suppl. 2): 1-9 (Dept. Bot, Univ. Reading, London Road, Reading RGI SAQ,
Berkshire, UK).
88-075 ORBAN S., PODANI J. - Proceedings of the 4th Meeting of the Central
and East European bryologists, Eger, August 12-16, 1985. Abstracta Bot.
71985"1987, 9(suppl. 2): ivi, 1-244, ill.
Source : MNHN, Paris
86
INFORMATIONS
Ouvrages récemment reçus
PEVELING E. - Progress and problems in lichenology in the Eighties -
Proceedings of an International symposium held at the University of Münster on 16-21 March 1986
-BIBLIOTHECA LICHENOLOGICA 1987, 25. XV, 497 p., ill. (ISBN 3-443-58004-1, DM
150.-, Gebrüder Borntraeger Verlagsb., Johannesstrasse ЗА, D-7000 Stuttgart 1).
ORBAN S PODANI J. - Proceedings of the 4th meeting of the Central and
East European bryologists, Eger, August 12-16, 1985. ABSTRACTA BOTANICA
"1985" 1987, 9(supplement 2). vi, 244 p., ill. (ISSN 0133-6215, Dept. Plant Taxonom. & Ecol., L.
Eötvös Univ., H-1083 Budapest).
GEISSLER P. BISCHLER Н. - Index Hepaticarum. Vol. 8/9Jungermannia to
Lejeunites. Second edition. Berlin/Stuttgart: Cramer; Genève: Conservatoire et jardin botaniques.
1987. 310 p. (ISBN 3-443-73001-9, Gebrüder Borntraeger Verlagsb., Johannesstrasse ЗА, D-7000
Stuttgart 1).
? Bulletin d'Informations de l'Association francaise de lichénologie 1987, 12(1) -
Compte-rendu de l'Assemblée générale du 8 mai 1987, au Mesnil-Saint-Pere (Aube); élection dun
nouveau bureau (Président: C. Van Haluwyn (Lille), Vice-Président et Rédact. Bulletin: J. Wagner
(Paris); Secrétaire: R. Lallemant (Nantes); Secr. adj.: M. Avnaim (Paris); Trésorier: S. Déruelle
(Paris)), Résumé de la thèse d'A. Mathey (Paris 6, mai 1987): De in situ lichenum investigatione =
La mousse de chêne, une base de la parfurmerie - informations.
The Lichenologist 1987, 19(4) - Ce fascicule est dédicacé à Douglas SWINSCOW, pour son 70°
anniversaire.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1): 87-93.
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
D.LAMY 2
Systématique, Nomenclature
88-076 AGUIRRE B. and HAWKSWORTH D.L. - The circumscription, biology and
relationships of the genus Leptorhaphis Körber. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 249-
255, 2 pl. (CAB, CMI, Ferry Lane, Kew Surrey TW9 3AF, UK).
Descr. amendée du genre Leptorhaphis Körber, appartenant aux Arthopyreniaceae. Ses esp. ne
sont pas lichénisées mais elles sont saprophytes des écorces, et leur habitat est confiné à cert. arbres.
65 épithàtes sont exclues.
88-077 — BUDEL В. - Taxonomy and biology of the lichen genus Peltula Nyl.
Biblioth. Lichenol, 1987, 25: 209-217, 13 fig. (Fachb. Biol., Bot, Philipps-Univ., Karl-von-
Fritsch-Str., D-3550 Marburg/Lahn).
Taxonomie, écologie, morphologie, ontogénie de l'ascocarpe, structure des asques du genre
Peltula, pour le quel il faudrait créer la nouv. fam. Peltulaceae.
88-078 НЕМ55ЕМ A. - Lichenothelia, a genus of microfungi on rocks. Biblioth.
Lichenol 1987, 25: 257-293, 108 fig. (Fachb. Biol., Philipps-Univ., Karl-von-Fritsch-Str., D-
3550 Marburg/Lahn).
Biologie, morphologie du genre Lichenothelia, microchampignon non lichénisé, ascoloculaire,
vivant sur les rochers, dont les diaspores végétatives ressemblent aux sorédies et isidies des lichens et
dont les macroconidies rappellent les conidies de certains deutéromycètes dématiés. Diagn. de 18 esp.
nouv.: L. calcarea, L. convexa, L. dentritica, L. echinulata, L. gigantea, L. globulifera, L.
intermedia, L. intermixta, L. macrocarpa, L. minor, L. paradoxa, L. patagonica, L. prolifera, L.
radiata, L. schindleri, L. solitaria, L. solitarioides, L. tenuissima.
88-079 HERTEL H. - Progress and problems in taxonomy of Antarctic
saxicolous lecideoid lichens. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 219-242, 1 tabl, 12 fig. (Bot.
Staatssammlungen München, Menzingerstr. 67, D-8000 München).
Révision du concept générique chez Lecidea et commentaires sur les changements d'évaluation
de certains caractères taxonomiques. Si les types d'excipulum de Zahlbruckner ne sont plus
utilisables, les caract. du conodiophore, les structures apicales de l'asque et la chimie sont
d'excellents critères taxonomiques; la spécificité du photobionte et les types de développements
ontogéniques de l'ascocarpe méritent approfondissement. L'endémisme est très surévalué, et la
présence de taxons largement distribués sous-estimée pour les lichens saxicoles lécidéoides de la
Tégion antarctique, dont la flore est relativement jeune.
88-080 KILIAS Н. - Protein characters as a taxonomic tool in lichen
systematics. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 445-455, 2 fig. (Lehrstuhl Pflanzenphysiol. & Syst.,
Univ. Bayreuth, Postfach 101251, D-8580 Bayreuth).
Les caractères de variabilité génétique par l'analyse des isozymes de mycobiontes isolés,
l'analyse des isozymes des phycobiontes, les caractères des protéines devraient plus s'utiliser en
taxonomie des lichens.
88-081 — RUOSS E. - Species differentiation in a group of reindeer lichens
2 Laboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, 75005 Paris.
Source > MNHN, Paris
88 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
(Cladonia subgen.Cladina ). Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 197-206, 1 tabl., 3 fig. (Natur.
Mus., Kasernenplatz 6, CH-6003 Luzern)
Cladonia arbuscula (Wallr.) Flot. et C. mitis. Sandst. sont reliés par une série de chémo- et
morphotypes de transition. Il est difficile des les distinguer. L'auteur propose d'unir ces esp. et leurs
chémotypes en une seule espèce.
88-082 TIMDAL E. - Problems of generic delimitation among squamiform
members of the Lecideaceae. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 243-247 (Bot. Mus., Univ. Oslo,
Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo 5).
Délimitation des genres Psora et Toninia . Evolution problable à partir des groupes crustacés
des Lecideaceae, Psora est affine de Protoblastenia, et Toninia de Catillaria s. lat. Le Kilasia
crustacé et le champignon non lichénisé Catillaria episema devraient être inclus dans Toninia.
88-083 — VANSKA Н. - Squamarina poeltii, a new lichen species from Novaya
Zemlya. Ann. Bot. Fenn. 1985, 221): 31-35, 2 fig. (Dept. Bot., Univ. Helsinki, Unioninkatu
44, SF-00170 Helsinki 17).
Diagn., descr., ill. de Squamarina poeltii, esp. nouv. de Novaya Zemlya (URSS), contenant de
l'acide usnique et des traces d'acides gras non identifiés.
88-084 WALKER ЕЈ. - The lichen genus Usnea subgen. Neuropogon. Bull. Brit.
Mus. (Nat. Hist.) Bot. Ser. 1985, 13(1): 1-130, 39 fig., 5 tabl. (Dept. Bot., Brit. Mus. (Nat.
Hist.), Cromwell Road, London SW7 5BD, UK).
Délimitation de Usnea subgen. Neuropogon : esp. polaires alpines presque toujours saxicoles.
Le sous-genre comprend 15 esp. dont les esp. nouv.: Usnea patagonica, U. pseudocapillaris, U.
subantarctica. Inclusion d'U. durietii Motyka et d'U. neuropogonoides Motyka. U. sulphurea Th.
Fr. 1867 devient U. sphacelata R. Br. pour des raisons nomenclaturales. Comb. nouv.: U.
acanthella (Lamb) (-Neuropogon ),U. perpusilla (Lamb) (=Neuropogon ), U. subcapillaris (D.
Galloway) (=U. ciliata var). Nouv. synonymes. Clé aux esp. Descr., ill., notes taxonom., écol.,
biogéogr. de chaque taxon. Bibliogr. de 6 p., index. En appendice: descr. de 3 esp. pigmentées affines
du sous-genre Usnea.
88-085 YOSHIMURA I. - Taxonomy and speciation of Anzia and
Pannoparmelia. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 185-195, 6 fig. (Kochi Gakuen College, 292
Asahitenjincho, Kochi 780, Japan).
Morphol., chimie et taxonomie des genres Anzia et Pannoparmelia. Chez Anzia , présence
d'une variété de combinaisons des caractères chimiques et morphol. (notamment des propagules
végétatives). Correlation speciation/distrib. géogr. Evolution parallèle des groupes :
néotropique/acide divaricatique, asiatique/ac. anziaique, asiatique/ac. lobarique. Noter Anzia
dictyorhiza (Massee) c.n. (=Parmelia ).
VOIR AUSSI: 88-087, 88-092.
Morphologie, Anatomie
88-086 AWASTHI D.D. - Reproduction in lichens. Phytomorphology "1983" 1984, 33(1-4):
26-30, 1 tabl. (Dept. Bot., Lucknow Univ., Lucknow 226007, India).
88-087 BELLEMÈRE А. and LETROUIT-GALINOU M.A. - Differentiation of lichen
asci including dehiscence and sporogenesis: an ultrastructural survey. Biblioth-
Lichenol. 1987, 25: 137-161, 5 fig., 3 pl. (Lab. Mycol. & Lichénol., ENS St Cloud, Grille
d'Honneur, Pare de Saint-Cloud, F-92211 St Cloud Cedex).
Données ultrastructrales récentes (dont recherches originales) concernant les principaux stades
de développement des asques des lichens. Relation entre appareil apical et déhiscence. Conséquences
phylogénétiques.
88-088 CLERC P. - On the morphology of soralia in the genusUsmea. Biblioth.
Lichenol. 1987, 25: 99-102, 1 pl. (Syst. Gebot. Inst., Univ. Bern, Altenbergrain 21, CH-3013
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE 89
Bem).
88-089 FRIEDL T. - Aspects of thallus development in the parasitic
lichenDiploschistes muscorum. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 95-97, 4 fig. (Lehrstuhl
Pflanzenókol. & Syst. Univ., Postfach 101251, D-8580 Bayreuth).
88-090 — HENSSEN A. and DOBELMANN A. - Development of the spongiostratum
in Anzia and Pannoparmelia. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 103-108, 8 fig. (Fachber. Biol.,
Philipps-Univ., Lahnberge, D-3550 Marburg/Lahn).
Chez Anzia et Pannoparmelia, le spongiostratum est une structure homologue issue d'une
zone méristématique de la partie apicale des lobes; elle ne dérive ni de la médulle, ni du cortex
inférieur. Chez Pannoparmelia un cortex interne se forme secondairement entre la médulle et le
spongiostratum.
88-091 — JAHNS Н.М. - New trends in developmental morphology of the thallus.
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 17-33, 35 fig. (Bot. Inst. Univ., D-6000 Frankfurt).
Les données récentes sur la morphologie du développement du thalle lichénique sont illustrées
par la description des structures d'absorption de l'eau, le cycle de vie de Solarina crocea, la fusion des
thalles chez Cladonia.
88-092 — KARNEFELDT I. and MATTSSON J.E. - Morphological caracteristics and
affinities of the genus Cornicularia. Biblioth. Lickenol. 1987, 25: 171-184, 1 fig, 4 pl.
(Dept. Syst. Bot., Univ. Lund, Östra Vallgatan 18, 5-22361 Lund).
Analyses morphol. et anat., ontogénie de l'ascocarpe et chromatographie en couche mince de
10500 spécimens des genres Bryocaulon Kárnef., Cetraria Ach. subgen Cetraria, Coelocaulon Link
et Cornicularia Hoffm. Affinités intergénériques. Le genre monotypique Cornicularia est très
différent mais a des relations étroites avec les autres genres.
88-093 РОБІТ J. - On reductions of morphological structures in lichens.
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 35-45, 2 pl. (Inst. Bot., Holteigasse 6, A-8010 Graz).
Rôle de la réduction des structures morphologiques dans l'évolution des lichens et relation avec
l'adaptation aux changements des conditions écologiques.
88-094 YAMAMOTO Y., YOSHIMURA I. and YAMADA Y. - Cultures of Usneaceae
species and growth factors in their culture studies. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 163-
165, 2 fig. (Technical Center, Nippon Paint Co. Ltd., 19-17 Ikeda Nakamachi Neyagawa, Osaka
572, Japan).
VOIR AUSSI: 88-076, 88-077, 88-078, 88-079, 88-081, 88-082, 88-083, 88-084, 88-085,
88-127.
Cytologie, Ultrastructure
88-095 ASCASO C., RAPSCH C. and BROWN D.H. - Effect of fixation solutions on
the ultrastructure of lichen symbionts. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 167-168, 2 fig.
(Inst. Edafol. & Biol. Veg., Serrano 115 bis, E-28006 Madrid).
88-096 BOISSIÈRE J.C. - Ultrastructural relationships between the composition
and the structure of the cell wall of the mycobiont of two lichens. Biblioth.
Lichenol. 1987, 25: 117-132, 2 tabl., 27 fig. (Lab. Biol. Vég., Route de la Tour Denécourt, F-
77300 Fontainebleau).
Les analyses microscopiques et chimiques des parois cellulaires de Lasallia pustulata et
Peltigera canina révèlent qu'un enchevêtrement de fibres de chitine est noyé dans une matrice
apparemment amorphe (réactif PATAg). La chitine et la matrice (trame de la structure), sont revêtues
de matériel abondant hydro- et alkalisoluble, composé de polysaccharides complexes avec quelques
protéines.
Source : MNHN, Paris.
90 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
88-097 BOISSIÈRE М.С. - Ultrastructural evidence for polyglucosidic reserves
in Nostoc cells in Peltigera and Collema and the effect of thallus hydratation.
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 109-116, 11 fig., 2 tabl. (Lab. Biol. Vég., Route de la Tour
Denécourt, F-77300 Fontainebleau).
En culture, les Nostoc isolés de Peltigera continnent plus de granules qu'à l'état lichénisé,
tandis que le Nostoc isolé de Collema contient un nombre semblable dans les deux états. Variation
considérable du contenu en polyglycosides des cellules de Nostoc dans un méme thalle. Un fort
pourcentage d'eau entraîne un fort pourcentage de polyglycosides, et inversement. Relations avec la.
symbiose.
88-098 BROWN D.H. - Location of mineral elements in lichens; implications
for metabolism. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 361-375, 3 tabl. (Dept. Bot., The University,
Bristol BS8 1UG, UK).
Technique pour distinguer le matériel extracellulaire du matériel intracellulaire; application à
l'absorption du cadmium. Valeur de la localisation des éléments minéraux dans la comparaison entre
les espèces, dans les effets de l'âge, dans les conséquences de la dessiccation.
88-099 GARTNER G. and INGOLIC E. - Additional observations on cytology and
reproduction processes of the lichen alga Trebouxia. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 73-
76, 3 fig. (Inst. Bot., Univ., Sternwartestr. 15, A-6020 Innsbruck).
Observation de stades d'autosporulation chez Trebouxia aggregata.
88-100 5СНІ.АВМАММ G. - Cytochemical investigations in cell walls of two
ascomycetous mycobionts. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 133-135 (Bot. Inst, Univ.,
Schlossgarten 3, D-4400 Münster).
VOIR AUSSI: 88-079, 88-087, 88-101.
Génétique
VOIR: 88-080, 88-092.
Synthase lichénique
88-101 АНМАРЛАМ V. and JACOBS J.B. - Studies on the development of
synthetic lichens. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 47-58, 3 pl. (Dept. Biol, Clark Univ.,
Worcester, Massachusetts 01610, USA).
Les études au MEB des fibrilles formées à partir de la synthèse du mycobionte d'Usnea strigosa
et du photobionte Trebouxia erici montrent des similitudes avec les lichens naturels. Les lichens
endolithiques seraient une modification d'une forme épilithique.
88-102 — HONEGGER R. - Questions about pattern formation in the algal layer of
the lichens with stratified (heteromerous) thalli. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 59-71,
26 fig, (Inst. Pl. Biol., Univ. Zürich, Zollikerstr. 107, CH-8008 Zürich).
Comment un mycobionte à croissance lente peut-il garder son photobionte, à croissance
potentiellement beaucoup plus rapide, dans une couche distincte d'épaisseur uniforme, tout au long
de la vie du thalle ? Mécanismes de régulation contrôlant la population algale dans les thalles
stratifiés complexes.
VOIR AUSSI: 88-097, 88-130.
Physiologie, Chimie
88-103 АКВ Ch.- Photosynthesis and chlorophyll content of the lichen
Parmelia sulcata Taylor from locations with different levels of air pollution.
Source : MNHN, Paris
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licheniques, Fascicule 1. Bull. Assoc. Frang. Lichénol. 1984, 9(1~
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at -25°C for several years. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 319-323, 1 tabl, 1 fig. (Bot. Inst.,
FB9, Univ.-GHS-Essen, Universitätsstr. 5, D-4300 Essen).
Remarquable stabilité des réactions à la lumière aprés stockage des lichens à basse température.
88-106 GEYER M. and FEIGE G.B. - Analysis of depsides, depsidones and other
lichen specific aromatics by high performance liquid chromatography. Biblioth.
Lichenol. 1987, 25: 467-468 (Bot. Inst, ЕВ 9, Univ.-GIIS-Essen, Universitátsstr. 5, D-4300
Essen).
88-107 НООУІМЕМ К. - A standard HPLC method for the analyses of aromatic
compounds. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 457-466, 2 fig., 2 tabl. (Div. Pharmacognosy, School
Pharmac., Univ. Helsinki, Fabianink. 35, SF-00170 Helsinki).
88-108 INO Y. - Comparative study of the effects of temperature on net
photosynthesis and respiration in lichens from the Antarctica and subalpine
zones in Japan. Bot. Mag. (Tokyo) 1985, 98(1049): 41-53, 2 tabl., 13 fig. (Dept. Biol., School
Educ., Waseda Univ., Shinjuku-ku, Tokyo 160, Japan).
Activité photsynthétique et respiration à l'obscurité d'Umbilicaria, Cladonia, Stereocaulon,
Usnea de l'Antarctique et des zones subalpines du Japon. Adapatation aux conditions de froid et de
sécheresse.
88-109 JENSEN M. and FEIGE С.В. - The effect of desiccation and light on the
77K chlorophyll fluorescence properties of the lichen Peltigera aphthosa,
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 325-330, 4 fig. (Bot. Inst., FB 9, Univ.-GHS-Essen, Universititsstr.
5, D-4300 Essen).
88-110 KAPPEN L. , BÓLTER M. and KUHN A. - Photosynthetic activity of lichens
in natural habitats in the maritime Antarctic. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 297-312, 11
fig. (Inst. Polarókol. Univ., D-2300 Kiel).
Dans une méme aire de l'Antarctique, productivité photosynthétique très différente des Usnea,
Himantormia, Ramalina, Caloplaca, Leptogium, Prasiola, Mastodia.
88-111 LARSON D.W. - The absorption and release of water by lichens.Biblioth.
Lichenol. 1987, 25: 351-360, 1 fig. (Dept. Bot., Univ. Guelph, Guelph, Ontario NG1 2W1,
Canada).
Définition de 7 paramètres, à utiliser à l'avenir pour une étude complète des échanges d'eau
chez les lichens. .
88-112 MATTSSON LE. - Zeorin in Cetraria pinastri from an unusual habitat.
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 207-208, 1 tabl. (Dept. Syst. Bot., Óstra Vallgatan 18, S-223 61
Lund)
88-113 NASH III T.H., KAPPEN L., LÓSCH R., MATTHES-SEARS W. and LARSON
D.W. - Cold resistance of lichens. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 313-317, 1 fig. (Dept. Bot.
& Microbiol., Arizona State Univ., Tempe, AZ 85287, USA).
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vulpina (L.) Hue. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 475-480 (Inst. Chimie, Univ. Neuchátel, Av.
de Bellevaux 51, CH-2000 Neuchátel).
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Source : MNHN, Paris
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and fluorescence patterns in Peltigera praetextata and Peltigera canina. Biblioth.
Lichenol. 1987, 25: 331-341, 10 fig. (Lab. Cryptog., Univ. P. & M. Curie, F-75252 Paris Cedex
05).
Contenu en pigments, taille des unités photosynthétiques, devenir des phycobiliprotéines,
variation de fluorescence de Peltigera praetextata et P. canina. Les indices de fluorescence de
photosynthése montrent une capacité photosynthétique généralement plus importante pour les esp.
héliophiles (P. canina ) que pour les esp. sciaphiles (P. praetextata ).
88-117 WIRTH V. - The influence of water relation on lichen SO2-resistance .
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 347-350 (Staatliches Mus. Naturk., Rosenstein 1, D-7000 Stuttgart).
VOIR AUSSI: 88-082, 88-083, 88-085, 88-091, 88-094, 88-096, 88-098, 88-118, 88-119,
88-123, 88-127.
Pollution
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(Biol. Dept, Laurentia Univ., Sudbury, Ont., Canada РЗА 2C6).
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88-119 GRACE B., GILLEPSIE T.J. and PUCKETT K.J. - Sulphur dioxide threshold
concentration values for Cladina rangiferina in the Mackenzie Valley, N.W.T.
Canad. J. Bot. 1985, 63(4): 806-812, 6 fig. (Ibidem).
Seuil de tolérance au SO? de Cladina rangiferina.
VOIR AUSSI: 88-103, 88-128.
Répartition, Ecologie, Sociologie
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Guayana Highland, Venezuela. Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 419-420 (Dept. Bot., Univ.
Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki).
88-121 — ALMBORN О. - Lichens at high altitudes in Southern Africa.Biblioth.
Lichenol. 1987, 25: 401-417, 13 fig. (Bot. Mus. Univ., S-22361 Lund).
En Afrique du Sud, les lichens de montagne saxicoles et terricoles forment un groupe
important, présent à haute altitude, babituellement à 1000 m. Noter l'endémisme de certains taxons,
et le nombre important d'esp. connues d'Amérique du Sud et d'Australie/Nouvelle-Zélande.
88-122 — BÉGUINOT J. - Différences d'affinités chorologiques et écologiques entre
chemotaxons de Cefralia gr.olivetorum pour la partie centrale de la France.
Bull. Assoc. Franç. Lichénol. 1984, 9(1-2): 21-23, 1 fig., 3 tabl.
Différences dans la distr. et les affinités сої. deCetralia monachorum et de C. chicitae, taxons
à peu prés isomorphes.
88-123 CLERC Р. - Contribution à la connaissance de la flore lichénique du
Nord de l'Italie (Province Friuli - Venezia Giulia). Gortania "1983" 1984, 5: 81-99, 1
fig. (Inst. Geobot. & Syst., Univ. Bern, Altenbergrain 21, CH-3013 Bern).
Descr. de la région, liste des lichens par loc. Noter 37 esp. nouv. pour la dition dont 5 pour le
Val Rosandra. Ecol. et chimie de quelques taxons.
Source : MNHN, Paris
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cacuminale del Monte Aiona (Appennino Ligure). Arch. Biogeogr. Ital. "198371984,
59(3-4): 105-131, 6 fig., 9 tabl. (Ist. Bot. Univ., Corso Борай, Genova, Italia).
Végétation sommitale du Mt Aiona, ophiolithique (1701 m). Relations végétation-substrat.
Bryophytes et lichens associés.
88-127 KROG Н. - Altitudinal zonation of tropical lichens. Biblioth. Lichenol.
1987, 25: 379-384 (Bot. Mus., Univ. Oslo, Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo 5).
L'humidité et la température sont de première importance pourla composition de la flore
lichénique. Associées aux caract. morphol. et chim., les exigences écol. sont utiles dans la
délimitation des esp. Rôle du facteur historique dans la présence ou l'absence de certains genres et
esp. dans une région.
88-128 — MARINQUE E. and SANCHO L.G. - Ecological discrimination of
Hypogymnia atrofusca and Н. intestiniformis іп Sistema Central (Spain).
Biblioth. Lichenol. 1987, 25: 433-441, 2 fig. 2 tabl. (Dept. Bot, Fac. Farm., Univ.
Complutense, E-28040 Madrid).
Utilisation des caractéristiques écologiques dans la distinction d'Hypogymnia atrofusca et d'H.
intestiniformis.
88-129 OKSANEN J. - Ecology of the taxa of Cladonia chlorophaea aggr. on
the South Coast of Finland. Biblioth. Lichenol, 1987, 25: 429-432, 1 fig, 1 tabl. (Ecol.
Lab., Dept. Environm. Hygiene, Univ. Kuopio, SF-70211 Kuopio).
88-130 ОТТ S. - Reproductive strategies in lichens. Biblioth. Lichenol. 1987, 25:
81-93 (Bot. Inst. Univ., Siesmayerstr. 70, D-6000 Frankfurt/M.).
La reproduction sexuée et la relichénisation sont un processus avantageux pour le lichen.
88-131 — SÓCHTING U. and GJELSTRUP P. - Lichen communities and the associated
fauna on а rocky sea shore on Bornholm in the Baltic.Holarct. Ecol. 1985, 8(1): 66-
15, 7 fig, 2 tabl. (Univ. Copenhagen, Inst. Thallophytes, Ø. Farimagsgade 2D, DK-1353
Copenhagen K).
Les communautés à Schistidium maritimum età Ramalina siliquosa sont habitées par le
plus grand nombre d'animaux par surface, les communautés à Parmelia saxatilis , par g de poids
sec.Les Colemboles sont dominants dans les Schistidium maritimum et les lichens foliacés, les
mites dans les lichens crustacés et fruticuleux.
VOIR AUSSI: 88-037, 88-077, 88-083, 88-084, 88-085, 88-093, 88-108, 88-110. 88-127.
Commission paritaire 15-9-1981 - Мо 58611
Dépôt légal n» 13665 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 25 janvier 1988
Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : A. Couté; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : R. Baudoin; Directeur de la publication : Н. Causse
Source : MNHN, Paris
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être fournis en double exemplaire, dactylographiés à double interligne, sans
rature ni surcharge, et comporter des marges droites et gauches de 25 mm, et
hautes et basses de 50 mm. Les auteurs sont priés de fournir des textes d'excel-
lente qualité d'encrage. Chaque manuscrit devra comporter :
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le titre courant (haut-de-page) de 50 signes au maximum;
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anglais, d'environ 180 mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essen-
tiels exposés dans l'article;
— des légendes explicites des figures, planches et tableaux, sur feuilles séparées;
une liste bibliographique par ordre alphabétique des auteurs et chronologique
par auteur sans tenir compte des auteurs secondaires. Les titres des périodi-
ques devront étre abrégés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum,
Pittsburgh : Hunt Botanical Library, 1968), les ouvrages cités selon F.A.
STAFLEU & R.S. COWAN, 1976- ... Taxonomic literature. Ed. 2. Utrecht/
Antwerpen : Bohn, Scheltema & Holkema (Regnum vegetabile 94, 98, 105,
110...
MONTAGNE C., 1838 — Centurie des plantes cellulaires exotiques nouvelles. Ann. Sci,
Nat, Bot., sér. 2,9 : 38-57.
NEES VON ESENBECK C.G., 1836 — Hepaticae. In : LINDLEY J., A natural system of
Botany... Ed. 2. London. Pp. 412-414.
WATSON E.V., 1971 — The structure and life history of bryophytes. Ed. 3. London :
Hutchinson University Library. 211 p., 26 fig.
TEXTE. — La présentation du texte devra faire apparaitre clairement ses sub-
divisions et leur hiérarchie ainsi que le début des paragraphes. Les noms des
auteurs qui suivent les binómes latins devront étre abrégés selon G. SAYRE et
al. 1964 (The Bryologist 67 (2) : 113-135). Les renvois à la liste bibliographique
se feront par le nom de l'auteur et l'année de publication (ex. : (DUBOIS 1980)
ou DUBOIS (1980)) et non par des renvois numériques. La place des illustrations
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sion. En particulier, les tableaux devront étre dactylographiés par une machine
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éventuellement les originaux en choisissant l'épaisseur des traits et la taille des
lettres et des chiffres.
Les tirages à part et les planches photographiques sont à la charge des auteurs.
Source : MNHN, Paris
2% FEV. 1988
SOMMAIRE
R. GAUTHIER et J.L. POLIDORI — Les Sphaignes du versant français du
massif de l’Argentera Mercantour, Alpes-Maritimes .............. 1
P. BOUDIER — Glanures bryologiques québécoises 37
P. TIXIER — Bryophytes de l'ile de Pâques 47
M. ONRAEDT — Contribution à la flore bryologique de Guyane iuc.
Res Re e sce drm cue qc Ip HI NE C DAE EREMO E 51
M. CHANGOIWALA (née AGRAWAL) and P. CHATTERJEE — SEM
studies of spores of four species of Pottiaceae from West Bengal, India . 63
M. МАНУ - Gongylanthus dusenii Steph. (Hepaticae : Southbyaceae),
denies récolréao СЕН 69
Е.С. VIANNA — Données additionnelles sur Riccia Jovet-Astiae Е.С.
Vianna, espèce brésilienne (Rio Grande do Sul) ........... COE
Bibliographie bryologique ...................
Informations :2.2.222..2...
Bibliographie lichénologique .
Instructions aux auteurs, ......
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (1) : 1-94.
Saulc