BRYOLOGIE
2 (64 02, LICHENOLOGIE
TOME 9 Fascicule 4 1988
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
Octobre. 1988
BRYOLOGIE-LICHÉNOLOGIE
ANCIENNE REVUE BRYOLOGIQUE ET LICHÉNOLOGIQUE
Fondée par T. HUSNOT en 1874
Directeur : Mme S. JOVET-AST
Rédaction : Mme H. BISCHLER, M. D. LAMY
Éditeur : A.D.A.C.
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Bryologie : J. BERTHIER, J.L. DE SLOOVER, P. GEISSLER, S.R. GRADSTEIN, J.P.
HEBRARD, S. JOVET-AST, D. LAMY, M.C. NOAILLES, C. SUIRE.
Lichénologie : J. ASTA, T. BERNARD, B. BODO, W.L. CULBERSON, M.C. JANEX-
FAVRE, J. LAMBINON, M.A. LETROUIT-GALINOU.
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BRYOLOGIE
LICHENOLOGIE
TOME 9 Fascicule 4 1988
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Publié avec le concours du Muséum National d’Histoire Naturelle
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (4) : 283-296 283
ÉTUDE DU POLYMORPHISME ENZYMATIQUE
CHEZ PLAGIOCHASMA RUPESTRE (FORST.) STEPH.
ET MANNIA ANDROGYNA (L.) EVANS
М.С. BOISSELIER-DUBAYLE*
en collaboration avec H. BISCHLER.
RÉSUMÉ. — Deux Marchantiales monoiques (Plagiochasma rupestre et Mannia androgyna)
ont été récoltées dans plusieurs stations de la cóte méditerranéenne frangaise et espagnole.
L'analyse du polymorphisme enzymatique, aprés électrophorèse en gel de polyacrylamide,
révéle au niveau des estérases l'existence de 2 phénotypes chez Plagiochasma et de 2 groupes
de phénotypes chez Mannia (auxquels vient s'ajouter une variabilité à niveau moindre). Pour
la glutamate-oxaloacétate transaminase, chacune de ces espéces présente un phénotype
majeur et quelques variants. Aucune différence notable n'est décelée au niveau des phos-
phatases acides. Ces premiers résultats montrent, contrairement à la littérature, que la varia-
bilité génétique de ces espéces est relativement faible. Cependant, la variabilité des Mannia
apparait plus élevée que celle des Plagiochasma au niveau des estérases. L'ensemble des
résultats obtenus sur ces organismes haploides est discuté.
SUMMARY. — Two monoicous Marchantiales (Plagiochasma rupestre and Mannia androgy-
па) have been collected from several localities on the French and Spanish Mediterranean
coast. Studies on enzyme polymorphism using polyacrylamide electrophoresis have shown
the occurrence of two esterase phenotypes in Plagiochasma and two esterase phenotype
groups, in addition to variability at lower level, in Mannia. Glutamate oxaloacetate transa-
minase staining revealed one major phenotype for each species together with some variants
in each. Acid phosphatase analysis did not reveal any variation. In spite of previously
reported results, rather low genetic variability has been observed in both species. However
variation detected in Mannia seemed to be higher than in Plagiochasma, at least for esterases.
Results are discussed taking into account the haploid nature of these organisms.
Aprés les premiéres études utilisant les techniques d'électrophorése chez les
bryophytes (Maravolo & al. 1967, Taylor & al. 1970, Kahlem & Hébant 1973,
Meyer & al. 1974), l'analyse du polymorphisme enzymatique a ensuite été em-
ployée à des fins taxonomiques (Krzakowa & Szweykowski 1977 a-b, Krzakowa
1981, Zieliński & al. 1981, et plus récemment Dewey 1986). Ces travaux ont
alors suscité un certain nombre d'études ayant pour but d'estimer la variabilité
génétique dans des populations naturelles (Krzakowa 1977, Krzakowa & Szwey-
*C.N.R.S. URA 133, Laboratoire de Cryptogamie, M.N.H.N., 12 rue Buffon, F-75005 Paris.
Д yptogas
Source : MNHN. Paris
284 M.C. BOISSELIER-DUBAYLE
kowski 1979, Szweykowski & Krzakowa 1979). En effet, les bryophytes pré-
sentent une évolution lente et la variabilité génétique a été postulée restreinte
du fait de Phaploidie, de l'abandon de la sexualité (surtout chez les mousses)
et de la possibilité d'autofécondation chez les monoiques (Gemmell 1950,
Steere 1954, Anderson 1963, Schuster 1966, Crum 1972). Cependant, dés les
premiers travaux de Krzakowa & Szweykowski (1979) sur Plagiochila asple-
nioides (L.) Dum., les auteurs ont trouvé unc variabilité comparable à celle rap-
portée chez les plantes supérieures et les animaux, en tout cas beaucoup plus
élevée que celle attendue (Cummins & Wyatt 1981, Yamazaki 1981, 1984, De
Vries & al. 1983, Daniels 1982, 1985 a-b, Wyatt & al. 1987). Des études plus
approfondies ont été menées pour les Conocephalum conicum (L.) Underw.
d'Europe (Szweykowski & Krzakowa 1979, Szweykowski & al. «1980» 1981,
Odrzykoski & al. 1981, Odrzykoski 1987 a-b) et le genre Реа (Krzakowa 1981,
Szweykowski & al. 1981, Zieliński & al. 1981, Zieliński 1984 a-b, 1986, «1986»
1987). L'ensemble des résultats a été largement discuté dans des articles de
synthése soulignant le probléme de la notion de «population» chez les Bryo-
phytes (Szweykowski 1981, 1982, 1984, Wyatt 1985). Toutefois, aucune notion
précise sur le développement et l'évolution de ces populations ne se dégage et
il est difficile de comparer les résultats obtenus indépendamment chez les
mousses, les hépatiques ou les sphaignes, sur des plantes monoiques ou dioïques,
développant ou non une multiplication végétative par propagules, et présentant
ou non une reproduction sexuée apparente sur le terrain. Afin d'apprécier
l'impact que peut avoir le systéme de croisement dans l'évolution de ces plantes
haploides, surtout lorsqu'elles sont monoïques, nous envisageons d'étudier le
polymorphisme enzymatique chez plusieurs espéces monoiques, de mesurer les
différences pouvant exister entre monoïques et dioïques, et, par analyse de des-
cendance, de dresser l'analyse génétique du polymorphisme observé et d'évaluer
les róles respectifs de la fécondation croisée, de l'autofécondation et de la mul-
tiplication végétative.
Nous présentons ici les premiers résultats obtenus sur deux espéces d'hépa-
tiques monoiques, récoltées sur la côte méditerranéenne, et appartenant à la
famille des Aytoniaceae : Plagiochasma rupestre (Forst.) Steph. et, pour élément
de comparaison, Mannia androgyna (L.) Evans.
MATÉRIEL
Les récoltes ont été effectuées en juin 1987 (vallée de la Baillaury-Banyuls,
Pyrénées-Orientales), décembre 1987 (Pyrénées-Orientales et Espagne : Fig. 1-2)
Fig. 1 — Lieux de récolte du Plagiochasma rupestre dans les Pyrénées-Orientales et en Es-
pagne et représentation des phénotypes observés (v = Est PI, GOT P1; = Est PII, GOT
P1; ө = Est PI, GOT P2; O= Est PII, GOT P2; #= Est PI, GOT P3).
Tabl. I — Plagiochasma rupestre : phénotypes estérases et glutamate-oxaloacétate transami-
nase des différents prélèvements. Entre parenthèses, récoltes de juin 1987 (* : prélève-
ments correspondants exactement à ceux de décembre 1987).
Source : MNHN, Paris
s-orientales
Col de Banyuls
ESPAGNE
Cadaqués
dum
Phénotypes
STATION n? prélevement distance Est GOT
Banyuls (Pyr.-or.) (2*) - 16 PL РІ
Mae des Abeilles
Banyuls (Pyr.-or.) (4* - 4 bis) - 17 «2m PI P1
Мав Paroutet 17 bis 15m PI РІ
Banyuls (Pyr.-or.) (5# =- 5 bis) = 19 «2m PII Pt
Can Réde 19 bis 12m PII P1
Banyuls (Pyr.-or.) (6*) - 21 PII P1
Col de Banyuls (") 01 - 01 bis «2m Pr Pt
Portbou (Espagne) 03 - 03 bis «2n PII P2
Portbou (Espagne) 05 bis PII P1
Colera (Espagne) 09 - 09 bis «2m PI P1
Cadaqués (Espagne) м РІ РТ
11 bis 5m PI P2
Perthus (Pyr.-or.) 13 PI P3
13 bis 40m PI P3
Le Muy (Var) 24 PI P1
St Clair du Lavandou 2-2 E «2m PI P1
(Var) 27 ter 5m Léi P3
28 5m + haut PI P3
Monaco 32 - 32 bis «2m PI P1
Source : MNHN, Paris
М.С. BOISSELIER-DUBAYLE
Pyrénées -orientales
y
Espolla e
Cabo de Creus
ESPAGNE
Cadaqués
2m
Phénotypes
STATION n° prélèvement distance Est GOT
Banyuls (Pyr.-or.) Бшш.) MIT, ^M
Mas Paroutet
Cerbére (Pyr.-or.) 02 MI, м
Portbou (Espagne) 04 MI Mi
Portbou (Espagne) 05 MI Mt
Colera (Espagne) 06 - 06 bis «2m MI Mi
Colera (Espagne) 07 - 07 bis «2m MI Mi
Cabo de Creus (Espagne) 10 ML, м
Cadaqués (Espagne) 12 MIL, M2
Espolla (Espagne) 14 м; Mi
Le Muy (Var) 25 MIT, M2
Le Muy (Var) 26 bis MII Mt
La Garde Freinet (Var) 29 MII M3
Biot (Alpes-mar.) 30 - 30 bis «2m MII M3
31 25m MII M2
Source : MNHN. Paris
POLYMORPHISME ENZYMATIQUE 287
et février 1988 (Var, Alpes-Maritimes et principauté de Monaco), en faisant les
relevés topographiques précis des prélévements. Les plantes récoltées étaient
alors en pleine croissance, avec anthéridies, archégones et parfois capsules dans les
stations humides, ou bien présentaient des thalles secs et enroulés, semblant avoir
cessé toute croissance depuis plusieurs semaines dans les stations plus séches.
Dans la vallée de la Baillaury, pour les deux espéces, des prélévements ont été
effectués à la fois en juin et en décembre, exactement aux mémes endroits,
pour vérifier la stabilité des profils obtenus.
Plagiocbasma rupestre. — Le Plagiochasma se rencontre dans les fentes de
rochers et craint le gel. En conséquence, il n'a été trouvé, dans le nord de la
Méditerranée, que dans des zones trés protégées. Par contre, il résiste bien à la
dessiccation et régénére rapidement dés réhydratation.
Les thalles sont d'un vert bleuté caractéristique, longs de 20-40 mm et larges
de 4-6 mm en moyenne. C'est une espèce monoïque, dépourvue de propagules,
qui développe des réceptacles unisexués sessiles sur la partie médiane des thalles :
organes máles et femelles en alternance non stricte (Bischler 1977).
Trente prélévements ont été effectués sur 13 stations, entre Cadaqués (Es-
pagne) et Monaco. La plus petite distance séparant deux stations est d'environ
1 km (Portbou, vallée de la Baillaury, Fig. 1), la plus grande est à peu prés de
400 km. A l'intérieur de ces stations, plusieurs échantillons ont généralement
été prélevés, soit proches (( 2 m), soit aussi distants que possible (de 5 à 40 m).
L'ensemble de ces 30 prélévements représente ainsi 19 tapis de thalles isolés sur
le terrain, c'est-à-dire distants d'au moins 5 m, alors que sont considérés comme
faisant partie d'un méme tapis les prélévement effectués à moins de 2 m de dis-
tance (Tabl. I).
Mannia androgyna. — Dans les aires de récolte du Plagiochasma, nous avons
généralement trouvé le Mannia androgyna qui croit également dans les fentes de
rochers, mais semble plus résistant au gel; sa répartition est légèrement plus éten-
due vers le nord. Il peut également se dessécher et reprendre sa croissance dés
que les conditions deviennent favorables.
Les thalles sont vert foncé, longs de 15-20 mm et larges de 1,5-2,5 mm en
moyenne. L'espéce ne présente pas de multiplication végétative par propagules
et est dite polyoique, mais tous nos prélévements sont monoiques Les anthé-
ridies apparaissent en groupes mal définis sur la partie médiane des thalles tandis
que les archégones se développent au point végétatif qui cesse alors de fonc-
tionner.
Fig. 2 — Lieux de récolte du Mannia androgyna dans les Pyrénées-Orientales et en Espagne
et représentation des phénotypes observés (w= Est MI, GOT M1; v= Est MIL, GOT МІ;
O= Est МП, GOT M2; le signe * indique une variabilité au niveau des estérases, cf. le
texte).
Tabl. II — Mannia androgyna: phénotypes estérases et glutamate-oxaloacétate transaminase.
* : récolte de juin 1987 correspondant à celle de décembre 1987.
Source : MNHN, Paris
288 М.С. BOISSELIER-DUBAYLE
Nous en avons prélévé quelques échantillons : 18 prélévements répartis sur
13 stations, représentant 14 tapis de thalles séparós par une distance supérieure
à 2 m (Tabl. Ш).
MÉTHODES
Cultures. — Les cultures sont réalisées au laboratoire, selon une méthode
inspirée de celle décrite par Schofield (1985), sur vermiculite en cristallisoirs
de 9 cm de diamétre, le tout étant autoclavé 20 mn à 120°C. Au moment de
l'emploi, le substrat est imbibé par une solution stérile contenant par litre d'eau
distillée : 0,2 g NH4NO3; 0,1 g MgSO4.7H20; 1,32 g CaClz.2H20; 0,1 g КН;
PO,. Les cultures sont réalisées à partir d'une portion de tapis de thalles, aprés
réhydratation éventuelle, et lavage. Elles sont placées à la lumiére du jour,
supplémentée par des tubes fluorescents de type Grolux (1500 Lux) avec une
photopériode de 16 h de lumiére et 8 h d'obscurité, à une température variant
entre 15 et 18°С.
Sous ces conditions, Plagiochasma rupestre présente un bon développement
tandis que Mannia androgyna pousse plus lentement; la taille réduite de ses
thalles et la position particulière de l'organe femelle peuvent expliquer cette
différence.
Extractions, — L'extraction des protéines solubles se fait au froid (4°C)
afin de préserver les activités enzymatiques. Pour obtenir 1 g de matériel frais et
en pleine croissance, plusieurs portions apicales de thalles d'une même culture
sont prélevées. Elles sont ensuite broyées avec 3 ml de tampon (tris-glycine
4,95 mM pH 8,3; mercaptoéthanol 0,17 75). Le broyat obtenu est centrifugé
à 30 000 x g pendant 15 mn, puis le surnageant est mis en dialyse une nuit
contre du saccharose 20 %.
Electrophoréses. — Les électrophorèses sont réalisées sur plaques verticales,
en gel de polyacrylamide (gel de prémigration 2,5 %; gel de migration 7 %) et
150 ug de protéines, détectées par la méthode décrite par Bradford (1976),
sont mis à migrer, Les électrophoréses sont immédiatement suivies des révéla-
tions.
— Estérases : 100 mg Fast Blue RR salt; 97 ml tris-HCl 0,05M pH 7,1; 3 ml
aB-naphtyl acétate 1 %; incubation 15 mn à température ambiante et à Pobs-
curité.
— Glutamate-oxaloacétate transaminase (GOT) : 100 mg a-ketoglutaric acid;
150 mg L-aspartic acid; 50 mg Fast Blue RR salt; 2 mg Pyridoxal 5-phosphate;
100 ml tris-HCI 0,05 M pH 8; incubation 20 mn à température ambiante et à
l'obscurité.
— Phosphatases acides : 50 mg a-naphtyl acid phosphate; 50 mg Fast Garnet
GBC; 100 ml tampon acétate 0,2 M pH 4; 10 gouttes solution aqueuse MgCl;
10 %; incubation 12 h à température ambiante et à l'obscurité.
Source : MNHN, Paris
POLYMORPHISME ENZYMATIQUE 289
— Péroxydases : 75 mg 3-amino-9 éthyl carbazole dissous dans 7,5 ml dimé-
thylformamide; 138,75 ml acétate de sodium 0,05 M pH 5; 3 ml Сас], 0,1 M;
1,5 ml H;0; 3 %; incubation à 4°C pendant 12 h. Cette révélation a du être
abandonnée, les résultats n'étant pas reproductibles.
RÉSULTATS
Sur les trois révélations, les résultats obtenus pour les récoltes effectuées
aux mémes places, en juin et en décembre, sont identiques pour les Plagiochasma
(Banyuls : Mas des Abeilles, Mas Paroutet et Can Rède) et pour Mannia (Banyuls:
Mas Paroutet), et les analyses des échantillons prélevés à moins de 2 m de dis-
tance donnent les mémes profils électrophorétiques.
17 19 03 27 27
wis 19i gig 30 OL 1008 275. R$. 18.32
ne d
= з ы ай wei
PI PHE PR Pie PI PI PI PLE CPE
Fig. 3 — Plagiochasma rupestre : révélation des estérases pour des prélévements pris sur
l'ensemble de l'aire de récolte. Sur les bandes de migration moyenne (accolade), cette
révélation permet de distinguer 2 phénotypes différents (PI et PII).
Source : MNHN, Paris
290 М.С. BOISSELIER-DUBAYLE
Afin de vérifier la stabilité des profils obtenus au cours du temps, différentes
cultures ont été réalisées à partir d'un méme prélévement de tapis de thalles,
essentiellement pour Plagiochasma où nous avions du matériel en quantité
suffisante alors que les récoltes de Mannia ne permettaient que rarement cette
vérification. Ainsi, des portions de tapis de thalles ont été mises en culture dés
la récolte, ou aprés conservation à sec; de méme, des analyses ont été réalisées
aprés des temps de culture variables. Aucune influence notable de ces deux
facteurs n'a pu étre mise en évidence.
Plagiochasma rupestre (Tabl. 1)
L'analyse du polymorphisme enzymatique révéle, au niveau des estérases,
l'existence de deux phénotypes (Fig. 3). La différence entre ces deux profils
est faible et se situe au niveau des trois bandes de migration moyenne. Le type
PI est fréquent, et se retrouve sur les 400 km échantillonnés : 14 tapis de thalles
05 11 13 47
27927
bis bis bis 24 27 28 32
bis ter
4 1
P1 P2 РЗ Pi
П
мыс ы
С Шата a
Р1 P1 Р1 P3 P3 P1
Fig. 4 — Plagiochasma rupestre : révélation de la glutamate-oxaloacétate transaminase pour
des prélèvements pris sur l'ensemble de l'aire de récolte. Le profil P1 est le phénotype
majoritaire, mais nous observons quelques variants : profils P2 et P3.
SOS МОМ
POLYMORPHISME ENZYMATIQUE 291
PI sur 9 stations (21 prélévements). Le type PII est localisé sur les deux stations
de Portbou (03, 03bis; 05 bis) et à deux stations de Banyuls (5, 5bis, 19, 19bis;
6, 21) (Fig. 1).
L'analyse de la glutamate-oxaloacétate transaminase montre une situation
différente avec un phénotype majeur à deux bandes intenses, apparaissant sur
l'ensemble de l'aire échantillonnée : 13 tapis de thalles P1 (23 prélèvements)
dont 11 (20 prélévements) représentent exactement 9 stations, et quelques
variants (Fig. 4) : 3 prélévements de type P2 en Espagne, à Portbou (03, 03bis)
et A Cadaqués (11bis), et 4 prélèvements de type РЗ, au Perthus (Pyrénées-
Orientales, 13, 13bis) et à St-Clair-du-Lavandou (Var, 27 ter, 28). Le variant
P2 de Cadaqués et les variants P3 de St-Clair-du-Lavandou caractérisent des pré-
lévements distants du phénotype majeur de 5 m seulement. Le type P2 présente
trois bandes proches et d'intensité variable et le type P3 a une seule bande
intense et deux bandes de plus forte migration (Fig. 4).
Aucune différence qualitative n'est décelée au niveau des phosphatases acides.
Sur l'ensemble de ces résultats, nous trouvons donc cing phénotypes diffé-
rents (Tabl. I), avec un phénotype «universel» (Est PI, GOT P1 : 9 tapis de thal-
les sur 8 stations) se retrouvant sur toute l'aire de récolte, deux phénotypes
plus localisés (Est PII, GOT P1 et Est PI, GOT P3 : 4 tapis de chaque) et deux
phénotypes caractérisés par le variant P2 de la glutamate-oxaloacétate transami-
nase (Est PII, GOT P2 et Est PI, GOT P2).
Mannia androgyna (Tabl. 11)
Les trois révélations donnent des profils différents de ceux obtenus pour
Plagiochasma rupestre.
Au niveau des bandes principales données par la révélation des estérases,
seules retenues pour les interprétations (Fig. 5), les analyses permettent de
distinguer deux groupes de phénotypes auxquels vient s'ajouter une variabilité
á niveau moindre : 7 tapis de thalles de type MI (9 prélévements), dont 3 prélé-
vements légérement différents par présence/absence d'une bande caractéristique
(MI, : 02, МІ, : 10, MI; : 14); 7 tapis de thalles de type MII (9 prélevements)
avec également 3 cas de variation sur les mêmes critères (MII, : 18, МП, : 12,
Mi, : 25) (Fig. 5). La différence entre ces deux grands groupes de profils se
situe sur l'ensemble des bandes révélées : une seule bande est commune à tous les
échantillons et peut ne pas apparaitre ou étre trés faible chez certains variants
(MI; et МЇ; : Fig. 5). Par ailleurs, cette révélation met en évidence une varia-
bilité plus importante au sein de cette espéce que chez Plagiochasma. Cependant,
on remarque que le type MI semble caractériser les stations espagnoles, à l'excep-
tion du prélévement de Cadaqués (Fig. 2-5).
Tous les profils de la glutamate-oxaloacétate transaminase présentent une
bande commune ct généralement intense (sauf à Banyuls). Sur deux autres
bandes de moindre migration et faibles (Fig. 6), cette révélation permet de dis-
tinguer quelques différences : le type M1 (12 prélévements) présente plus distinc-
tement la bande de plus faible migration, le type M2 (3 prélévements) a la bande
Source : MNHN, Paris
292 М.С. BOISSELIER-DUBAYLE
de migration plus élevée, et le type M3 (3 prélévements) aurait les deux bandes
correspondant à chacune des bandes fines des types М1 et M2, mais encore plus
faiblement colorées. Les profils M2 et M3 ont été trouvés dans une méme station
à 25 m de distance (Biot, Alpes-Maritimes).
07 06 07
bis 10 07 05
(
MI MI, MI MI MI,MI M1 M1 M1 Mi M2 M1
Fig. 5-6 — Mannia androgyna. Fig. 5 : révélation des estérases de prélèvements espagnols
(Portbou : 05, Colera : 06bis, 07, 07bis, Cabo de Creus : 10, Cadaqués : 12). Les flèches
indiquent la présence de bandes supplémentaires, ou l'absence d'une bande caractéris-
tique. Daccolade englobe les bandes principales de cette révélation, les autres, trop
variables, n'étant pas retenues pour l'interprétation. Fig. 6 : révélation de la glutamate-
oxaloacétate transaminase. Profils M1 et M2 différenciés par la bande fine de faible mi-
gration (flèches).
La révélation des phosphatases acides ne permet pas de déceler de telles
différences : les variations sont plus quantitatives que qualitatives.
Sur l'ensemble des résultats obtenus pour cette espéce, l'on s'apergoit que la
seule révélation des estérases permet, par rapport à Plagiochasma, de mettre en
Source MNHN PANG
POLYMORPHISME ENZYMATIQUE 295
évidence une variabilité plus importante. Lon note également que le phénotype
le plus fréquent sur l'ensemble des récoltes est (Est MI, GOT M1), phénotype
qui caractérise principalement les stations espagnoles (Tabl. II, Fig. 2).
DISCUSSION
«Electrophoresis. . . provides a test of the hypothesis that bryophytes are
impoverished in terms of genetic variability, and — to the extend that evolution
is dependent upon genetic variability — of the hypothesis that bryophytes lack
the capacity to respond to natural selection» (Cummins & Wyatt 1981). Cepen-
dant, les concepts habituels sur la sélection et l'évolution, élaborés à partir
d'organismes diploides, ne peuvent étre appliqués intégralement à ces plantes
haploides. L’on doit tenir compte de cette différence fondamentale dans l'inter-
prétation des résultats et essayer de définir, à l'avenir, quelles stratégies utilisent
ces organismes haploides pour survivre et se disperser.
Les premiers résultats obtenus pour ces deux espéces d'hépatiques monoi-
ques, appartenant à la méme famille, montrent tout d'abord que les deux genres
sont bien différenciés par cette technique. D'autre part, ils semblent pouvoir
étre interprétés différemment de ceux donnés dans la littérature, ой les auteurs
estiment généralement que la variabilité génétique est élevée chez les bryophytes.
En effet, si l'on compare ces résultats à ceux que nous avons obtenus précédem-
ment chez d'autres cryptogames (champignons basidiomycétes) : en particulier
chez Pleurotus eryngii (Boissclier-Dubayle 1981, Boisselier-Dubayle & Baudoin
1986) ой, pour des individus provenant d'une méme prairie, nous avons observé
jusqu'à cinq phénotypes différents, nous constatons que Plagiochasma rupestre
ne présente que deux phénotypes (Est PI, GOT P1 et Est PII, GOT P1) dans la
vallée de la Baillaury à Banyuls (sur 5 km) et qu'un seul phénotype (Est MI,
GOT MI) caractérise les prélévements espagnols des vallées de Portbou et Colera
pour Mannia androgyna.
Cependant, au niveau des estérases et sur l'ensemble des récoltes de ces deux
espèces (sur 400 km), la variabilité des Mannia apparait néanmoins plus impor-
tante que celle des Plagiochasma. Cette observation pourrait étre le reflet d'un
appauvrissement de la variabilité génétique de populations installées en limite
de répartition. C'est le cas du Plagiochasma tel que nous l'avons échantillonné,
alors que le Mannia a une aire de répartition légèrement plus étendue vers le
nord. Une telle hypothése a déjà été émise pour Mannia fragrans par Odrzykoski
& Szweykowski (1981) qui ont observé un polymorphisme dans les populations
du sud de la Pologne et en Hongrie, contrastant avec un monomorphisme des
populations situées au nord de la chaine des Carpathes. Il semble en effet vrai-
semblable qu'en limite de répartition une population haploide puisse développer
une multiplication végétative et/ou une autofécondation majoritaire lui permet-
tant de conserver et multiplier un génotype bien adapté.
L'activité glutamate-oxaloacétate transaminase se révéle, par ailleurs, intéres-
sante à étudier car nous retrouvons, chez les deux espèces, une situation ana-
Source : MNHN, Paris
294 М.С. BOISSELIER-DUBAYLE
logue : un phénotype majeur et quelques variants, dont certains coexistent dans
la méme station, à quelques métres de distance seulement. Cette observation
ne peut se comparer à celle des estérases et pourrait correspondre, soit à l'exis-
tence originelle de génotypes différents dans ces sites, soit à des mutations
ponctuelles. Cette situation semble, par ailleurs, proche de celle décrite chez
Conocephalum conicum, non pas au niveau de la variabilité mondiale par la-
quelle deux «espéces biologiques» sont distinguées, mais au niveau local avec
les «variants rares» (Szweykowski, 1981,1982, 1984).
Les études antérieures et les premières connaissances acquises par l'analyse
du polymorphisme enzymatique renforcent l'idée que l'environnement doit
jouer un róle important dans les populations de bryophytes. Elles colonisent
des niches écologiques spécifiques et peuvent entrer en compétition avec d'autres
organismes (ex. Marchantia polymorpha en forêt, qui apparait sur les bralis
de coupes fraiches, puis disparait avec le développement des plantes supérieures)
ou étre soumises à des conditions particuliórement dures (ex. endurance à la
sécheresse : phénoméne de reviviscence chez Plagiochasma rupestre et Mannia
androgyna). Elles seraient donc soumises à de fortes pressions de sélection,
d'autant plus qu'elles sont haploides, la sélection ne pouvant cependant opérer
que sur un temps trés court de vie végétative active. De tels processus doivent
contribuer à l'évolution lente de ces organismes.
Pour compléter le schéma et avoir une notion plus précise de la dynamique
des populations et de l'impact du système de croisement, ou de la multiplication
végétative chez ces plantes haploïdes et monoiques, nous envisageons d'étudier
la descendance de sporophytes produits dans la nature. Une étude de ce type
a été menée chez Pellia epiphylla, n=9 (Zielinski 1984 a) mettant en évidence
l'existence de fécondation croisée, alors que l'autofécondation est, selon Zie-
linski (1986), de régle chez le cytotype n=18, P. borealis. Nous envisageons
également de dresser l'analyse génétique du polymorphisme enzymatique ob-
servé en étudiant la descendance de sporophytes issus de croisements contrólés.
De telles analyses de descendance n'ont jamais été réalisées chez les bryophytes.
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LE RÓLE DES BRYOPHYTES
DANS LA RECOLONISATION DES LANDES APRES INCENDIE
B. CLÉMENT et J. TOUFFET*
RÉSUMÉ. — En été 1976, de nombreuses landes armoricaines ont été perturbées par des
feux d'humus. L'analyse diachronique de la reconstitution du tapis végétal est réalisée à
l'aide de lignes et de placettes permanentes. Les Bryophytes jouent un rôle essentiel dans les
premières phases d'occupation des espaces incendiés, Les stratégies adaptatives leur confé-
rent un avantage sur les Phanérogames. Trois scénarios de successions secondaires sont mis
en évidence, en relation avec les caractéristiques du milieu (nutriments et eau disponibles).
Dans deux d'entre eux, les Mousses prédominent encore dix années aprés l'incendie et la
régénération d'une lande est probablement impossible, soit en raison des contraintes phy-
siques de l’environnement ou des phénoménes de blocage de la succession par Polytrichum
commune.
ABSTRACT. — In summer 1976, many heathlands in Brittany have been disturbed by hu-
mus fires. Diachronic analysis of vegetation dynamics is followed, using permanent line
transects and plots. Bryophytes are the most important group during the first initial steps
of the colonization of burnt heaths. Their growth and demographic strategies give them an
advantage over many Phanerogams. Three scenarios of secondary succession are described,
in relation with environmental factors (nutrients and water availability). In two of them,
Mosses are still predominant ten years after fire; the regeneration of typical heath commu-
nities is probably impossible because of the importance of stress or the strong competitive
ability of Polytrichum commune.
INTRODUCTION
Les Bryophytes sont souvent négligées dans les études phytoécologiques.
Leur róle dans les successions végétales a parfois été mis en évidence; par exem-
ple, certaines espèces telles que la Funaire, s’établissent dans les zones incendiées
ou les «places à feu» en forêt. Dans les landes bretonnes fréquemment soumises
aux incendies, la reconstitution du tapis végétal s'effectue de maniéres trés
variées (Forgeard & Touffet 1979, Clément & Touffet 1982).
Lorsque le feu n'affecte que la partie aérienne de la végétation, la régéné-
ration s'effectue trés rapidement par rejets et les Bryophytes ont un róle négli-
* Laboratoire d'Écologie végétale, U.A. C.N.R.S. 696, Université de Rennes, Campus scien-
tifique de Beaulieu, F-35042 - Rennes cedex.
Source : MNHN, Paris
Tableau 1 : CARACTÉRISTIQUES DES STATIONS ÉTUDIÉES
T
Code |Lieu |Topographie бег orient. | Type de sol Communauté avant incendie IAN
A (rec. [Sommet А _ [Ranker crypto- | Lande xérophile à Erica cinerea oe
76. | arrondi podzolique et Ulex gallit
К Ranker Lande xérophile à Erica cinerea
еве E ij d'érosion et Ulex gallii 1256
c rc. Bast de A y [Podzol humo- | Lande xérophile à Erica cinerea | ,_y
16. | versant ferrugineux et Ulez gallit
Podzol humo- | Lande mésophile à Erica ciliaris
A Са Е ferrugineux et Ulex gallit Ja:
Haut de [Sol ocre Fourré mésophile à
E JET versant no Баг podzolique Ulex europaeus Teg
Replat sous Sol ocre Lande mésophile à Erica ciliaris
F R.T. ^. 5 S-E SI 1-5
сгёге podzolique et Ulex gallii a
| Replat à Podzol humo- | Lande mésophile à Erica ciliaris
с |т.С. 2 Н Е Hm 1-4
mi-versant | ferrugineux et Ulex gallii
u lrer, [Plateau o | - Sol ocre Lande-fourré mésophile à Erica T"
| sommital | podzolique ciliaris et Ulex gallii
` Bas de ¡Sol tourbeux | Lande tourbeuse à Erica tetralix
то Е 2 Së et Bee SE
| versant | à gley | et Sphagnum capillifolium
3i Dépression E А5 [Tourbe brune Tourbiére à Sphaignes 1-0
i
Légende : T.G. : Tuchenn Cador ; R.T. : Roc'h Trévézel ; E. : source de l'Elorn ;
L.P. : ligne permanente
C.P. : carré permanent.
862
їзяаяапо]1 ‘Í зә INSWHTO 9
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES DES LANDES INCENDIÉES 299
geable. Par contre, lorsque le feu détruit une partie de l'humus et que la recolo-
nisation s'effectue à partir de diaspores ou de semences, les Bryophytes appa-
raissent dans les premiers stades de développement. Il était intéressant de préci-
ser leur importance par une analyse diachronique de la succession dans les
landes fortement perturbées par l'incendie de l'été 1976.
STATIONS ET MÉTHODES
Les études ont été effectuées dans les landes des Monts d'Arrée (29). Afin de
rendre compte de la diversité des landes, dix stations ont été retenues. Leurs
caractéristiques sont indiquées dans la tableau 1.
L'analyse de la recolonisation végétale est observée le long de lignes perma-
nentes et dans des placettes permanentes (Clément & Touffet 1981). Le long des
lignes, les relevés effectués par la méthode des points quadrats fournissent des
données quantitatives concernant le recouvrement du sol et la fréquence relative
des espéces (F. R.). Le recueil des données est effectué depuis juillet 1978, deux
fois par an jusqu'en 1981, une fois par an par la suite. Les placettes permanentes
permettent de visualiser le comportement des clones et la différenciation des ga-
métophytes sexualisés ou portant un sporophyte.
DYNAMIQUE DU TAPIS VÉGÉTAL
L'analyse de la recolonisation et la comparaison des différentes stations
permettent de regrouper l'ensemble des lignes permanentes en cinq sous-ensem-
bles correspondant aux groupes de landes préalablement définis : lande xéro-
phile, lande mésophile, lande tourbeuse et tourbiére; les landes mésophiles se
différencient en deux unités distinctes en fonction de la topographie (versant,
replat ou plateau).
Lande xérophile sur sommet (station А, fig. 1a)
Localisée sur un sommet légérement arrondi, la station A est soumise à une
déflation importante. Le sol, trés caillouteux (50 % de recouvrement en 07/78)
est un facteur limitant l'implantation de la végétation. Seules les Bryophytes
assurent la recolonisation du sol. Trois phases successives peuvent étre identi-
fiées.
La premiére phase est illustrée par le développement simultané de Funaria
hygrometrica (1) et Ceratodon purpureus, pendant les deux années suivant
l'incendie.
(1) La nomenclature utilisée est celle de Corley et al. (1982) pour les Mousses, celle de
Grolle (1983) pour les Hépatiques et celle de Flora Europaea Tutin et al. (1964-1980)
pour les Phanérogames.
Source : MNHN, Paris
300 В. CLÉMENT et J. TOUFFET
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* Ceratodon purpureus
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Fig. 1 — Évolution des fréquences spécifiques relatives (F. R.) des principales espèces dans
la station A (L.p. Ay -a) et la station D (L.p. Dy - b).
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES DES LANDES INCENDIÉES 301
La deuxième phase (de 1979 à 1982) est marquée par l'abondance relative
de Ceratodon purpureus et la présence de quelques gamétophytes de Polytrics
ainsi que quelques individus d'Agrostis curtisii et Senecio sylvaticus.
La troisiéme phase, à partir de 1983, correspond à la régression de Ceratodon
et à la croissance de Polytrichum piliferum. Simultanément, les espaces libérés
par Ceratodon sont colonisés par d'autres Bryophytes : une Mousse, Campylopus
introflexus, et une Hépatique à feuilles, Jungermannia gracillima. Le développe-
ment des Phanérogames est lent, puisque la fréquence relative cumulée de Ja-
sione montana, Hypochoeris radicata et Agrostis curtisii ne dépasse pas 15 Ф
en 1985. Ulex gallii a subi une réduction importante de sa fréquence au cours
de l'hiver rigoureux de 1984; le gel a provoqué la mort de 90 % des rameaux.
La dynamique vers la lande est peu probable à court et moyen termes. La
création d'une pelouse ouverte est probable au-delà d'une vingtaine d'années
aprés l'incendie. Les contraintes physiques (nature du sol et microclimat) et
biotiques (dominance des Bryophytes) sont les facteurs essentiels qui limitent
l'installation et le développement des Phanérogames dans cette station.
Lande mésophile à mi-versant (station D, fig. 1b)
Située sur le flanc Est du Tuchenn Gador, la station D occupe un versant
concave, ayant une pente de 50 %, soumis à une érosion par ruissellement.
Jusqu’en 1980 apparait une premiére phase à Ceratodon et Funaria. Elle est
relayée par une deuxième phase à Polytrics et Campylopus introflexus associés
à des individus dispersés d'Agrostis curtisii. Le développement relativement lent
des espèces ligneuses permet de penser que la reconstitution de la lande n'est
pas envisageable avant 10 à 20 ans.
Lande mésophile sur replat (station F, fig. 2a)
Localisée en contre-bas d'un affleurement de schistes et de quartzites, sur le
flanc Sud-Est du Roc'h Trévézel, la station F a un caractére xéro-mésophile.
La premiére phase de colonisation avec Funaria et Ceratodon ne dure qu'une
année (1977). Dés 1978, une seconde phase bryophytique, marquée par l'asso-
ciation de Ceratodon et des Polytrics (P. piliferum, P. juniperinum, P. formosum
et P. commune), dure deux années (1978 et 1979). Aprés la forte mortalité de
Ceratodon en hiver 1980, Agrostis curtisii peut s'implanter mais son développe-
ment est limité par les Polytrics. A partir de 1981, seul Polytrichum commune
assure la couverture muscinale. Le début d'une quatriéme phase de colonisation
est visible à partir de 1984, gráce au développement de quelques individus
d'Ulex gallii ayant profité des perturbations du tapis muscinal pour s'implanter.
Toutefois, la persistance d'une couverture bryophytique (F. К. comprise entre
80 et 90 % depuis 1982) est un facteur de stabilité pour la végétation actuelle
et le retour à la lande est trés hypothétique.
Lande tourbeuse en bas de versant (station 1, fig. 2b)
La station I est située en bas de versant, sur une pente faible (1 à 2%). Le feu
Source : MNHN, Paris
302
B. CLÉMENT et J. TOUFFET
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Fig. 2 — Évolution des fréquences spécifiques relatives (F. R.) des principales espéces dans
la station F (L.p. F1 -а) et la station I (L.p. I - b).
Source : MNHN. Paris
BRYOPHYTES DES LANDES INCENDIÉES 303
a couvé pendant une à deux semaines et détruit toute la couche de matiére
organique.
Ceratodon purpureus occupe une place prépondérante jusqu'en 1979. De
1978 à 1980, Molinia caerulea et Polytrichum commune ont un développement
accéléré. A. partir de 1981, la part respective de ces deux espéces est maintenue,
limitant la croissance des espéces accessoires, telles Juncus squarrosus et Agrostis
canina. Les deux individus de Salix atrocinerea survivent à peine, en raison de
la déchirure des écorces par les Chevreuils. Bien que la populations de Chevreuils
soit faible, son impact sur les quelques arbustes présents est important.
Compte tenu de la fréquence élevée de Polytrichum commune (F.R. = 95
A 100 %), la croissance de la population de Molinie est bloquée. La production
de hampes florales y est pratiquement nulle, ce qui pourrait indiquer une faible
vitalité. Par sa fréquence élevée, le Polytric doit assurer sa pérennité dans cette
station.
Tourbiére à Sphaignes (station J, fig. 3)
La station J est localisée dans une petite dépression fermée ой la rétention
de l'eau et des cendres est importante. Il n'y a pas eu de colonisation par Funaria
ou Ceratodon. Polytrichum commune est apparu dés le printemps 1977 et le
ten
" б 9—9——0—0, o.
m A d ic
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в BOCH Polyirichum comune
+ spagnum subsecundum
pragnus papillosum
À + Золата (total)
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Fig. 3 — Évolution des fréquences spécifiques relatives (F. R.) des principales espèces dans la
station J (L.p. J1).
Source : MNHN, Paris
304 В. CLÉMENT et J. TOUFFET
recouvrement est maximal dés 1979. Cette espéce peut constituer des peuple-
ments monospécifiques dans des secteurs analogues à cette tourbiére de pente
de l'Elorn.
Sur la ligne Jy, la première phase de colonisation correspond au développe-
ment de la population de Polytrichum commune en association avec Juncus
bulbosus. A partir de 1980, Eriophorum angustifolium atteint son maximum
de développement et se maintient malgré la forte croissance en hauteur du
Polytric (35 à 50 cm en 1985). La disparition de Juncus bulbosus en est la
conséquence. A partir de 1981, les Sphaignes (Sphagnum subsecundum et S.
papillosum) colonisent lentement le peuplement de Polytrics. Un tassement
de cette population du fait de sa propre masse est à envisager; il pourrait alors
provoquer une plus grande humectation des Mousses et un meilleur développe-
ment des Sphaignes aux dépens des Polytrics. La reconstitution de la tourbiére
serait alors possible.
COMPORTEMENT DES BRYOPHYTES
Dans toutes les stations, les Bryophytes sont les espéces pionniéres. Leur
abondance dépend pour une part des modifications des horizons superficiels
du sol. Le feu génére une couche de cendre plus ou moins importante; celle-ci
a un pH plus élevé lié à un enrichissement en bases et en dérivés ammoniacaux
et un complexe absorbant saturé pendant quelques mois aprés l'incendie (Gehu
& Gehu-Franck 1960, Forgeard 1987).
Funaria bygrometrica
Les caractéristiques physico-chimiques de l'horizon superficiel du sol per-
mettent l'installation rapide de Funaria hygrometrica. Son développement est
optimum au bout d'un an. Elle reste prédominante la deuxiéme année dans les
stations oà la densité de Ceratodon purpureus est faible.
Funaria est une espéce annuelle occupant les espaces nus. Lorsqu'une autre
espéce s'implante, elle ne peut se réinstaller. Sa disparition est compléte dés
la troisième année (Clément & Touffet 1981).
En résumé, Funaria est une espèce pionnière exigeante mais peu compétitive.
Elle constitue une bonne illustration de la stratégie primaire de type «R» définie
par Grime (1977) (1), correspondant aux espèces rudérales à durée de vie brève,
colonisant les espaces momentanément productifs et très perturbés (Southorn
1977).
(1) Grime (1977) considère que les plantes développent 3 types de stratégies primaires en
liaison avec 3 principaux facteurs de l'environnement physique et biotique. Les plantes de
stratégie «R» sont adaptées à une perturbation de leur environnement; celles de stratégie
«S» sont plutôt tolérantes aux contraintes physiques; celles de stratégie «C» ont une apti-
tude à la compétition ou tolérent les contraintes biotiques. Les comportements intermé-
diaires déterminent des stratégies secondaires, «S-R», «C-R», (C-S» ou «C-S-R».
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES DES LANDES INCENDIÉES 305
а - CERATOOON PURPUREUS.
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Fig. 4 — Évolution des fréquences relatives (F. R.) de Ceratodon purpureus (a) et de Poly-
trichum spp. (b) dans les différentes stations.
Source : MNHN. Paris
306 В. CLÉMENT et J. TOUFFET
Ceratodon purpureus (fig. 4a)
Ceratodon purpureus est une espèce pionnière des sols incendiés. Son installa-
tion est simultanée à celle de Funaria hygrometrica. L'automne est la saison qui
lui permet de se développer le mieux. C'est еп majeure partie la concurrence
avec les autres espéces qui est le facteur déterminant son élimination. Neuf
années aprés l'incendie, elle ne subsiste que dans les trois stations ой l'érosion
est la plus forte (A, D; et E).
Ainsi que Funaria, Ceratodon est une espéce colonisatrice des espaces forte-
ment perturbés, mais elle est moins exigeante puisqu'elle subsiste sur des milieux
secs et sur des sols lessivés et durcis par l'érosion, ou bien sur des sables oligo-
trophes, par exemple des dunes fixées. Espéce strictement héliophile, elle ne
tolére pas l'ombrage par des plantes à plus grand développement. La stratégie
secondaire de type «S-R» selon Grime (1977) s'applique à cette espéce qui
tire avantage d'une perturbation d'un milieu pour s'implanter et qui tolère
les contraintes physiques tout en profitant de la richesse momentanée du milieu.
Les Polytrics (fig. 4b)
Les Polytrics apparaissent dés le printemps 1977 sauf dans les stations ой
l'érosion est la plus intense (Ay, By, Со et Dz). Leur développement est actif
à partir de la troisième année dans les stations les plus favorables (plateau où
replat) et à partir de la quatriéme année dans les autres stations à Pexception
de la tourbière (J1). La fréquence relative optimale est atteinte en une ou deux
années dans la plupart des stations; ensuite les fluctuations sont faibles.
Le fait essentiel est l'importance relative des Polytrics entre les différentes
stations. Quelles en sont les raisons ?
La nature des stations, et en particulier le régime hydrique est le facteur
déterminant. Dans les stations xérophiles et xéro-mésophiles, trois espéces de
Polytrics s'installent simultanément, Polytrichum piliferum, P. juniperinum, P.
formosum, alors que dans les stations hygrophiles, P. commune est la seule es-
péce présente. Dans les stations mésophiles sur replat et plateau, les quatre es-
péces sont présentes en méme temps, au cours des premiéres années de la succes-
sion après le feu. Dès la quatrième année, Polytrichum commune, et accessoi-
rement P. formosum, éliminent les autres Bryophytes car leur plus grande
croissance en hauteur entraîne une importante réduction de la lumière incidente.
La comparaison des carrés permanents montre que Polytrichum piliferum
résiste à l'envahissement par P. formosum ou P. commune dans les stations oà
la croissance de ces espéces ne dépasse pas 8 à 10 cm de hauteur. La sécheresse
plus forte, mais aussi la faible qualité nutritive du substrat expliquent en grande
partie cette faible croissance. Contrairement à Polytrichum piliferum, P. juni-
perinum ne résiste pas aussi bien à l'interférence avec les autres Mousses. Ceci
est probablement dá à la plus petite taille des clones de Polytrichum junipe-
rinum.
Aprés la phase initiale d'installation (printemps 1977), le développement
des Polytrics se fait exclusivement par multiplication végétative des gaméto-
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES DES LANDES INCENDIÉES 307
phytes. Espéces dioiques, la colonisation s'effectue par des clones máles et fe-
melles qui se rapprochent mais s’interpénétrent peu dans la zone frontaliére, Le
suivi des carrés permanents rend compte d'une grande stabilité dans les propor-
tions relatives entre les clones d'une méme espéce. La disparition d'un clone
n'est due qu'à un remplacement par une autre espéce.
analyse de la cinétique démographique, de la croissance et de la producti-
vité des Polytrics (Clément 1985 et 1986) permet de mieux comprendre leur
Cependant, une comparaison est déjà possible. Polytrichum piliferum
et P. juniperinum sont des espéces pionniéres, tolérantes aux contraintes phy-
siques, mais peu compétitives (stratégie «S-R»). Polytrichum commune est éga-
lement une espéce pionnière tolérante aux contraintes, mais elle possède en plus
un pouvoir compétitif élevé, puisqu'elle tend à éliminer les autres Bryophytes,
mais également les Phanérogames herbacées (ex. : H; et G1). Cette espèce com-
bine les trois stratégies primaires «C-S-R», définies par Grime (1977).
Polytrichum formosum a une stratégie intermédiaire entre celle de P. com-
mune («C-S-R») et P. piliferum («S-R»).
L'intensité de la compétition est en relation directe avec les ca
abiotiques (eau et nutriments) des stations.
téristiques
Campylopus introflexus et autres Bryophytes
Campylopus introflexus (Hedw.) Brid., est une espéce originaire du continent
américain, introduite en Grande-Bretagne au cours de la seconde guerre mon-
diale. Signalée pour la première fois dans le Sussex en 1941 (Richards 1965 in
Smith 1978), elle a ensuite progressé trés rapidement en Europe continentale.
Elle a parfois été confondue avec Campylopus polytrichoides de Not., bien que
leurs aspects et leurs habitats respectifs soient distincts.
Campylopus introflexus est enregistré еп 1980 et 1981 sur les lignes des
stations xérophiles et xéro-mésophiles. Sa progression est relativement lente;
il n'occupe que les espaces nus, aprés la mort et l'altération des coussinets de
Ceratodon, ou les espaces soumis à l'érosion.
Cette espéce forme des coussinets trés denses, parfois colonisés par des gamé-
tophytes de Polytric. Elle résiste à l'implantation des Phanérogames, mais elle
tolére mieux une réduction de l'éclairement que Polytrichum piliferum (ex. :
station Су, F. R. = 35 en 1984). Dans les stations où les Polytrics sont bien im-
plantés, et ой l'érosion cst nulle, Campylopus ne peut s'installer. A l'inverse, il
est fréquent de l'observer dans les prairies et les landes tourbeuses incendiées.
L'espéce occupe alors fréquemment les touradons calcinés de Molinia caerulea.
Campylopus introflexus semble étre une espéce xérophile. Son abondance
(F. R. — 40 à 60 76 en 1985) dans les landes, des falaises maritimes du Cap de
la Chévre en Presqu'ile de Crozon (Finistére), incendiées en 1976, témoigne de
cette écologie. Là aussi, cette espèce est liée à une perturbation. C'est proba-
blement la Mousse la plus tolérante aux contraintes édaphiques, puisqu'elle
colonise des milieux trés hostiles comme les croütes charbonneuses des sols
incendiés et les touradons calcinés et déshydratés (stratégie «S-R» à tendance
«S»).
Source : MNHN, Paris
308 B. CLÉMENT et J. TOUFFET
Dans les stations où l'érosion est la plus intense (station Ay, Су, D2), une
Hépatique à feuilles (Jungermannia gracillima) constitue un feutrage brun-
rougeátre appliqué sur le sol calciné. Son comportement vis-à-vis des contraintes
physiques est comparable à celui de Campylopus introflexus.
D'autres Bryophytes ont été rencontrées çà et là, dans les landes incendiées;
parmi elles, nous citerons : Bryum klinggraeffii et B. tenuisetum, du complexe
erythrocarpum, espéces nouvelles pour la Bretagne, déterminées par De Zuttere
(1978). En tourbiére, Marchantia polymorpha forme çà-et-là des plaques tempo-
тайгев au cours des deux premiéres années suivant le feu. Sa disparition rapide
est due à linterférence avec les Polytrics. Froment (1975) décrit les mêmes
phénomènes dans les tourbiéres incendiées des Hautes-Fagnes (Belgique).
Localement, le développement rapide de Sphagnum pylaesii reconstitue
des faciós en extension dans les landes tourbeuses incendiées. Ils constituent
des zones rénovées du Rhynchosporetum ou bien des plages nouvelles où l'asso-
ciation pourra se créer.
DISCUSSION ET CONCLUSION
L'analyse comparée des successions des communautés de Bryophytes et des
comportements des espéces dans les landes incendiées rend compte de la varia-
bilité qualitative des processus de recolonisation, mais elle n'explique pas les
modalités ou les processus mis en ceuvre. L'étude de la biologie des populations
(cinétique démographique : Clément 1985; croissance et productivité : Clément
1986) nous a permis de mieux comprendre la dynamique du tapis végétal et
notamment des interférences entre les Mousses et les Phanérogames.
L'intensité du feu et la topographie déterminent le niveau d'érosion ou à
Pinverse, le niveau d'accumulation des cendres. La quantité de cendres et l'ali-
mentation en eau des stations conditionnent l'installation et la croissance des
Mousses.
Dans les stations les plus fertiles, Funaria hygrometrica se développe rapi-
dement et sa productivité nette peut atteindre 450 g/m?/an en peuplement
mono-spécifique et un peu moins lorsqu'elle est en mélange avec Ceratodon
purpureus. La productivité de cette derniére est légérement supérieure, de
l'ordre de 540 g/m?/an (Clément et al. 1980). Les Polytrics s'implantent plus
tardivement alors que Funaria et Ceratodon ont occupé l'espace et utilisé les
nutriments contenus dans les cendres.
Les espèces pionnières favorisent par leur décomposition la régénération
d'une litière et permettent ainsi la reprise d'une activité biologique. Ce processus
correspond aux modalités de transformation du systéme biologique afin de
préparer l'implantation d'autres espèces. C'est le mécanisme de «facilitation»
défini par Connell & Slatyer (1977); il est comparable aux mécanismes de
la succession primaire ou modéle de succession autogéne (Clements 1916).
Dans les stations ой l'incendie n'a entrainé ni une forte érosion, ni une grande
accumulation de cendres, les Mousses coexistent avec les Phanérogames et no-
Source : MNHN, Paris
BRYOPHYTES DES LANDES INCENDIÉES 309
tamment les Graminées caractéristiques des landes, Molinia caerulea et Agrostis
curtisii.
Dix années après le feu, la régénération de la lande semble possible à moyen
terme.
Dans les stations où l'érosion a été importante, les contraintes physiques du
milieu (oligotrophie, sécheresse estivale) sont suffisamment fortes pour limiter
ou interrompre la croissance des Phanérogames. Seules les Bryophytes (Poly-
trichum piliferum, Campylopus introflexus) tolèrent ces contraintes en limitant
leur développement et en adaptant leur croissance aux périodes favorables
(stratégie «S»). La régénération d'une lande n'est plus envisageable; elle est
remplacée par une végétation cryptogamique composée de Mousses et de Li-
chens, appelée abusivement formation pionnière dans la description des séries
évolutives.
Dans les stations ой les cendres se sont accumulées et ой l'eau n'est pas un
facteur limitant, le développement trés rapide de Polytrichum commune, parfois
associé à P. formosum, monopolise les ressources et entraîne la mise en place de
processus de disfonctionnement de la biocénose (Clément 1986). L'interférence
avec les individus d'autres espéces telles que les Graminées se réalise au profit
des Polytrics. Ceux-ci atteignent une grande taille (30 à 50 cm en moyenne,
70 à 80 cm maximum), une forte densité (260 gamétophytes/dm?), une bio-
masse importante (48 à 72 t/ha, 7 à 8 ans aprés l'incendie), une productivité
primaire nette vraie (6 à 13 t/ha/an) supérieure à celle des landes (4 à 6 t/ha/an).
Ces caractéristiques expliquent l'élimination des Phanérogames et illustrent les
mécanismes d'«inhibition» au sens de Connell & Slatyer (1977). La succession
est alors bloquée pour une longue période.
Dans les Hautes-Fagnes (Ardenne - Belgique), des stations oà des incendies
de tourbiéres se sont produits il y a plus de cinquante années, sont toujours
dominées par Polytrichum commune (Froment 1975). La lente décomposition
de la matiére organique et les propriétés antiseptiques des populations de Poly-
trichum commune rappellent les processus qui déterminent l'accumulation de
la tourbe dans les tourbiéres à Sphaignes (Clymo 1978) et les formations de
toundra antarctique (Fenton 1980).
La génése d'un taillis forestier est peu probable. Toutefois la coexistence de
Polytrichum commune et des Bouleaux (Betula pubescens et B. pendula) est
possible si ces derniers ont pu s'implanter en tout début de la phase de coloni-
sation (Gloaguen 1984, Forgeard 1987).
Les landes profondément perturbées par un feu d’humus (Clément & Touffet
1982) sont donc peu aptes à se régénérer. Les Mousses y assurent une place pré-
pondérante du fait de leur possibilité de dispersion par les spores, de leur capa-
cité d'implantation sur des milieux instables (cendres), de leurs modalités de dé-
veloppement et de croissance rapides, de leur tolérance aux contraintes physi-
ques du milieu ou des possibilités de blocage de la croissance et du développe-
ment des plantes herbacées ou ligneuses.
Source : MNHN, Paris
Ga В. CLEMENT et J. TOUFFET
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LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR :
PROTOCOLE OPÉRATOIRE ET LIMITES
Chantal VAN HALUWYN* et Michel LEROND**
RÉSUMÉ. — A partir d'une analyse critique des méthodologies qualitatives et quantitatives
de l'estimation de la qualité de l'air par les lichens, les auteurs présentent les qualités re-
quises d'une méthode «idéale». Ils posent les principes et établissent un protocole opéra-
toire d'une méthodologie nouvelle basée sur la lichénosociologie; celle-ci permet de définir
pour chaque région une échelle qualitative adaptée et applicable par un personnel non liché-
nologue. Les auteurs abordent ensuite la quantification de cette nouvelle échelle en tenant
compte des phénoménes d'hystérésis et de rémanence des pollutions dans les écosystémes.
SUMMARY. — After a critical analysis of the qualitative and quantitative methods available
for monitoring air pollution with lichens, the authors summarise the features they consider
necessary for an ideal, integrated approach to the problem. They set out the principles of,
and endeavour to establish, a new methodological approach based upon lichen sociology.
This makes it possible to define, for each region of France, a qualitative scale adapted in
such a way that it can be used by those with only a limited knowledge of lichens. Finally,
the authors tackle the quantification of this new scale, taking account of the phenomenon
of hysteresis and of the residual effects of pollution on ecosystems.
INTRODUCTION
Le but de ce travail est de présenter une nouvelle approche méthodologique
d'estimation de la qualité de Pair, basée sur la lichénosociologie. Certes on peut
s'interroger sur la motivation de cette nouvelle approche : qu’apportera-t-elle de
plus que les autres méthodes utilisées actuellement ?
En biologie, peut-étre plus que dans toute autre science, aucune méthode ne
peut prétendre étre universelle et définitive; non seulement on est amené à adap-
ter, à choisir la méthode d'analyse en fonction de chaque situation, mais on doit
absolument tenir compte de l'évolution constante tant des données scientifiques
que du phénomène appréhendé.
* Laboratoire de botanique, UER de Pharmacie, Rue Laguesse, F-59045 Lille Cedex.
** Centre de Documentation sur le Milieu naturel, 55 rue Louis Ricard, F-76000 Rouen.
Source : MNHN, Paris
314 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
Évolution des connaissances
Méme si les différentes méthodologies mises en ceuvre datent d'une vingtaine
d'années, ce laps de temps est suffisamment long pour permettre une évolution
normale et logique de la démarche scientifique par l'intégration des données
acquises en lichénologie. C'est ainsi que la recherche dans le domaine lichens-
pollution profite largement des résultats nouvellement obtenus dans les dis
plines suivantes : floristique, écologie, physiologie, phytogéographie et phyto-
sociologie. . .
Évolution du phénoméne que l'on désire appréhender, en l'occurrence la
pollution atmosphérique, phénoméne loin d'étre figé
Depuis les années 1980 on assiste à une «évolution régressive» de la pollu-
tion, régression maintenant effective du fait de la prise en compte par les orga-
nismes publics et les mesures employées pour la limiter. On verra ultérieurement
les problémes que cela entraíne dans l'interprétation des résultats obtenus par
les bioindicateurs. Néanmoins le dépérissement des foréts engendré notamment
par les pluies acides laisse penser que les atteintes aux écosystémes ont été
profondes et durables. Enfin, dernier point ct non des moindres, les méthodes
biologiques semblent maintenant étre prises en considération par les organismes
publics; il faut pouvoir encore mieux répondre à leurs besoins : disposer d'une
méthode rapide, reproductible sur un large territoire, permettant un suivi de la
situation par un personnel non forcément spécialiste en lichénologie.
BASES D'UNE NOUVELLE MÉTHODOLOGIE
ÉTAT ACTUEL DES CONNAISSANCES
On ne peut élaborer une nouvelle méthodologie qu'en s'appuyant sur les
travaux antérieurs dont on tirera profit. Notre nouvelle méthodologie tire son
existence d'une analyse critique des deux méthodes les plus largement utilisées
et mises au point par Hawksworth & Rose (1970) et par Leblanc & De Sloover
(1970). La premiére méthode est dite «qualitative»; elle permet d'estimer le
niveau de pollution à partir d'observations de terrain en appliquant deux échelles
de correspondance de 11 gradients comparant 80 espèces épiphytes aux taux
de pollution. Élaborée en Grande-Bretagne, la méthode de Hawksworth & Rose
est sans conteste celle qui fut la plus pratiquée (tout au moins en France) en tant
que méthode qualitative.
La seconde, la méthode de l'LA.P. (Index of Atmospheric Purity) de Leblanc
& De Sloover, permet le calcul d'un indice de pollution à partir d'une formule
mathématique faisant intervenir différents paramétres relatifs à la flore liché-
nique épiphyte observée.
LAB. = 1/10 x ZI Q xf
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR. 315
oún = nombre d'espéces dans chaque station
= поа de recouvrement et de fréquence de chaque espéce évalué
elas
О = indice écologique de chaque espèce (moyenne du nombre d'espéces
accompagnantes d'une espéce donnée)
La pratique relativement ancienne de la méthode de Hawksworth & Rose
(depuis 1973) nous a permis d'exercer notre esprit critique afin d'en dégager
les qualités mais également les inconvénients (Gehu et al. 1973, Delzenne 1973).
Si nous n'avons pas appliqué personnellement la méthode de PI.A.P., nous
pouvons cependant en discuter à partir d'une étude détaillée de tous les travaux
s'y référant et de discussions avec différents utilisateurs de cette méthode
(Clerc, Crespo, Deruelle).
Le tableau 1 présente les principaux points de l'analyse critique de ces deux
méthodes (colonnes I et II), certains d'entre eux faisant l'objet ci-aprés d'une
argumentation plus détaillée. Dans la colonne Ш, nous faisons ressortir les points
positifs recherchés pour une nouvelle méthodologie.
(1) Territoire étudié (les chiffres entre parenthéses renvoient au tableau). —
Dans la méthode anglaise les espéces retenues ont fait l'objet d'un étalonnage
précis par rapport aux mesures physico-chimiques de la pollution, étalonnage
si précis qu'il justifie des variations de 10 ug voire méme de 5 ир de SO,/m?
d'air entre deux zones voisines; une telle précision ne peut s'appliquer qu'en
Grande-Bretagne. Quand cela est possible les utilisateurs de cette méthode tant
en France qu'à l'étranger, procèdent à un réajustement de l'étalonnage en fonc-
tion des mesures enregistrées pour la région à étudier, ce qui permet d'apporter
une spécificité régionale aux échelles anglaises (Deruelle 1977, 1983; Lerond
1978; Johnsen & Séchting 1973). Les variations observées restent cependant
parfaitement acceptables entre la moitié nord de la France, le Danemark et la
Grande-Bretagne : il est donc possible de conclure que la méthode de Hawks-
worth & Rose est tout à fait applicable aux plaines du nord-ouest de l'Europe.
(2) Territoire étudié — En ce qui concerne le critère d'homogénéité, Crespo
et al. (1981) précisent : «le seul facteur susceptible de varier entre les différentes
stations d'étude ne peut étre que le degré de pollution». Deruelle & Garcia-
Schaeffer (1983) étudient l'influence des différents paramétres écologiques sur
PLA.P. par traitement de toutes les données collationnées sur l'ensemble de la
région parisienne à l'aide de la méthode d'analyse de variance et de corrélation
Les auteurs étudient notamment l'influence des facteurs stationnels tels que
la distance par rapport à Paris, le degré d'isolement de la station, l'altitude, la
vitesse du vent, etc... En conclusion de cette étude un point mérite d'étre sou-
ligné : méme pour une région où les conditions écologiques des différentes
stations sont dans l'ensemble trés proches, les faibles variations des facteurs
stationnels affectent PLA.P. Il est donc nécessaire d'effectuer les observations
dans des conditions aussi semblables que possible. C'est justement pour apprécier
l'homogénéité entre les différentes stations observées que Crespo et al. (1981)
Source : MNHN, Paris
1
ы.
ILL
Différents
problemes posés
Méthode de HAWKSHORTH
et ROSE (1970)
Méthode de l'L.A.P.
LEBLANC et DE SLOOVER
1870
Qualités requises
d'une nouvelle méthodologie
Nature du polluant
SO, exclusivement
Aucune limite dans ce domaine. Méthode
s'applique A une charge en effluents
atmosphériques
Aucune Limite dans ce domaine. Méthode
s'applique A une charge en effluents
atmosphériques
Territoire étudié
Plaines du NW de l'Europe
@
Quelle que soit la région (tout en
respectant toutefois le critère
d'homogénéité). Secteur relativement
restreint à l'intérieur d'une région
Quelle que soit la région
Finalité
Echelle de correspondance
avec mesures de pollution
appréciation de la pol-
lution en valeur absolue
(3)
Appréciation de 1a pollution
en valeur relative
Retenir le principe de l'échelle
de correspondance pour pouvoir
apprécier la pollution em valeur
absolue
[3]
Connaissance des 80 ёр
phytes dont certains pi
facilement utilisables
Connaissance très approfondi
flore lichénique
de la
Elaboration d'une échelle de cor-
respondance avec des espèces faci-
lement reconnaissables et en nombre
limité
Mode opératoire proposé
C
Pour ces deux méthodes
re initiative de la part
(6 4
trop d'anbiguité,de
de L'utilisateur
[misé au point d'un protocole opératoi-
re aussi précis que possible utilisable
avec fiabilité quel que soit l'opérateur
Aptitude à la généralisation
sur un grand territoire
Dans les limites du NH de
l'Europe sous réserve de
la prise en compte des spé
cificitós régionales
Non, I.A.P. calculé pour une région
donnée, ne peut permettre la compa-
raison entre 2 régions
S'efforcer de trouver une échelle
applicable à un large territoire
Objectivité
ité de trav
avec des espèces
On ne globalise pas les
teurs autres que la
pol lut ton.
On quantifie les facteurs écologiques
(Q = index écologique de chaque es-
pice) ; on globalise tous les paramé-
tres écologiques dans la mesure ой on
relève toutes les espèces sur les
trones de tous les arbres d'une sta-
tion donnée
11 faut pouvoir objectiver la présen-
се ou l'absence des espèces retenues
dans l'échelle. Avant de proposer une
échelle il faut avoir pris en compte
tous les paramètres affectant la vē-
gétation lichénique
Tabl. 1 — Qualités requises d'une méthodologie «idéale» (x les chiffres entre parenthèses renvoient au texte).
Source : MNHN. Paris
91€
GNO A 22 МАМПТУН МУЛ 9
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR 317
introduisent le calcul d'un coefficient F (= fréquence relative globale des espè-
ces). Le critére d'homogénéité sera respecté si les différentes valeurs de F sont
sensiblement identiques d'une station à l'autre. En fait, en matiére de pollution,
le probléme de l'homogénéité entre les différentes stations d'étude ne concerne
pas uniquement les méthodes biologiques mais est valable également pour les
méthodes physico-chimiques quant au choix des sites des capteurs. A la limite,
les biologistes sont peut étre plus soucieux du critére d'homogénéité.
(3) Finalité. — Avec la méthode de PI.A.P. il n'y a pas de correspondance
directe avec des mesures de pollution. Cependant certains auteurs, Leblanc et
al. (1974), Crespo et al. (1981, 1982) élaborent une échelle d'espéces à partir
des indications obtenues par le calcul de l'LA.P. Crespo et al. (1981) établissent
une correspondance «orientative» avec des mesures de pollution sur la base des
données de la littérature.
(4) Connaissances requises en lichénologie. — Dans les zones de trés bonne
qualité atmosphérique (zones 9-10), la plupart des espéces retenues ont unc aire
de répartition trés restreinte et présentent des exigences écologiques trés pré-
cises, bien qu'elles soient particulièrement poléophobes. Nous citerons Lobaria
pulmonaria, Sticta div. sp. Ramalina duriaei, Teloschistes flavicans. Lobaria
pulmonaria s'est considérablement raréfié dans le nord-ouest de la France,
raréfaction qu'il convient d'attribuer plus à l'exploitation forestière qu'à la pol-
lution atmosphérique. Ramalina duriaei atteint sa limite septentrionale au niveau
de l'estuaire de la Somme. Teloschistes flavicans n'a jamais été signalé dans le
nord de la France. Si on ne se référait strictement qu'aux espéces mentionnées
dans les deux échelles des auteurs anglais, à la limite, on ne pourrait jamais
cartographier les zones de trés bonne qualité atmosphérique. C'est pourquoi
Delzenne-Van Haluwyn (1973) et Bon (1974) ont utilisé des «solutions de
rechange» pour cartographier la zone 9. Mais cette démarche est tout à fait
empirique faute de n'avoir pu réaliser un étalonnage précis dans ces zones afin
d'apporter une spécificité régionale aux échelles originales.
(5) Mode opératoire proposé. — La plupart des espéces retenues pour définir
les différents niveaux de pollution se répartissent souvent dans deux zones
voisines en fonction de leur vitalité : «apparition» dans une zone, «plein déve-
loppement» dans la zone immédiatement supérieure, ex. : apparition de Parme-
lia perlata en zone 8, développement important de cette espéce en zone 9. Il
faut avouer que cette notion est parfois difficile à apprécier : quand s'arréte
«l'apparition», quand commence le «plein développement» pour les utilisateurs
potentiels ? Nous-mémes avons parfois quelques difficultés à apprécier parfa
tement la zone de pollution et nous utilisons des cotations (+) ou (—) pour com-
penser notre hésitation. L'échelle modifiée par Lerond (1978) pour la région de
la Basse-Seine a le mérite de supprimer ces notions trop ambigués en différen-
ciant floristiquement chaque zone.
(6) Mode opératoire proposé. — Un examen attentif de la littérature révéle
une certaine disparité dans les protocoles opératoires des différents utilisateurs
Source : MNHN, Paris
318 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
de PLA.P., notamment en ce qui concerne le nombre et la nature des phoro-
phytes à observer dans chaque station, la surface du relevé sur le tronc, la
formulation de l'LA.P. (appréciation du facteur f). Dans un travail précédent
(Van Haluwyn & Lerond 1986) nous présentons en détail toutes ces disparités
et nous retiendrons ici la conclusion que nous en avons tirée et qui d'ailleurs
dépasse le cadre d'une simple discussion de la méthode de PI.A.P. Quelle que soit
la méthode utilisée, il est indispensable de standardiser les modes opératoires
de chaque méthodologie. Cette notion de standardisation fut d'ailleurs le théme
principal d'un colloque tenu à Osnabrück en 1981 au cours duquel Steubing
(1982) mit l'accent sur la nécessité de standardiser les protocoles opératoires
des méthodes de bioindication quelles qu'elles soient.
(7) Objectivité. — Un lichen est un organisme vivant et comme tel il est
soumis aux conditions du milieu environnant : la pollution de l'air, mais égale-
ment les facteurs substratiques, les conditions méso- et microclimatiques. En
résumé une espéce peut étre présente ou absente pour d'autres raisons que la
qualité de l'air. Telle est la principale objection portée contre les méthodes
biologiques basées sur les seules notions de présence-absence de certaines espé-
ces. Dans la méthode de Hawksworth & Rose, seuls les facteurs substratiques
sont pris en compte (deux échelles sont élaborées en fonction du pH de l'écorce)
ainsi que la répartition géographique de certaines espéces en Grande-Bretagne,
mais les autres paramétres écologiques ne sont pas pris en compte ou peut-étre
l'ont4ls été lors de l'élaboration des échelles, mais malheureusement les auteurs
ne précisent pas leur protocole opératoire dans leur publication.
APPROCHE PHYTOSOCIOLOGIQUE
Comme le rappellent Iserentant & De Sloover (1976) «il est apparu très tôt
qu'une communauté végétale apporterait une indication plus précise sur les con-
ditions ambiantes que les espèces considérées isolément. Cette valeur indica-
trice meilleure se fonde sur la divergence des optimas et des amplitudes écolo-
giques des espéces; celles-ci ne se trouvent réunies que là où les facteurs méso-
logiques sont à un niveau convenant à chacune en particulier et correspondant
donc à la portion commune de leur amplitude écologique».
C'est en s'appuyant sur ces considérations et sur notre réflexion critique
quant à Vobjectivité de la méthode anglaise (cf supra) que nous avons étudié
la variation de la composition floristique des groupements épiphytes selon Pin-
tensité de la pollution atmosphérique. Ces travaux antérieurs effectués sur une
base phytosociologique à l’intérieur d'une aire géographique limitée (Nord -
Pas-de-Calais par Van Haluwyn 1978, Normandie orientale par Lerond 1981)
ont débouché sur des tableaux élaborés présentant une structure en escalier.
Ces décrochements ne sont pas le fait du hasard mais correspondent à des dé-
mantélements progressifs du synsystème lichénique épiphyte (Physcietalia
adscendentis, Parmelietalia physodo-tubulosae) directement en relation avec
l'intensité de la pollution. L'association lichénique est représentée dans les zones
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR 519
de bonne qualité atmosphérique (zones 7 à 9 des échelles de Hawksworth &
Rose). On passe ensuite successivement à des «groupements basaux» définis par
les caractéristiques des unités supérieures à l'association : d'abord ГаШапсе
(zone 6), puis l’ordre (zones 4 et 5) pour finir avec des «compagnes» (zones 1
à 3) (Tabl. 2). En Normandie orientale ce travail fut réalisé sur les sites des
capteurs de mesure de pollution de manière à corréler les différents niveaux de
fragmentation avec les teneurs de Pair en acidité forte. Ceci a permis l’élabora-
tion d'une échelle de correspondance groupements épiphytes-pollution. Cette
échelle de 7 zones hiérarchisées de A à G est établie à partir des espéces les plus
caractéristiques et les plus facilement identifiables de chaque niveau de frag-
mentation (Lerond 1981)*.
Aigues vertes
espèces
compagnes
D
rapporter
ru
classe
ias ET T pas
emer DE LA POLLUTION RAPPORTEE A L'EONTLLE DE HAWKSWORTH FT ROSE
Tabl 2 — Altération des groupements lichéniques par la pollution atmosphérique, moitié
nord de la France.
Dans le cadre d'un contrat avec le S.R.E.T.LE. (Ministére de l'Environne-
ment) la méme démarche a été refaite sur un territoire beaucoup plus grand et
en procédant de différentes maniéres : traitement manuel et informatique de
120 relevés, traitement de la totalité des relevés (soit environ 350) (Уап Halu-
wyn & Lerond 1986).
La confrontation des tableaux réalisés avec l'échelle précédemment établie
pour le nord-ouest frangais (Lerond 1981) permet de constituer des groupes
d'espèces affines, ces groupes étant également hiérarchisés de A à G. Il s'agit
* le lecteur trouvera le traitement de ces tableaux dans la publication Van Haluwyn &
Lerond 1988 (sous presse).
Source : MNHN, Paris
320 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
Еврёсев de lichens Teneurs de
S 3
a [aigues] 50, en g/m
ou de (bryophytes) (moyennes annuelles
Zones
л А
в Buellia punctata
Lecanora conizaeoides
e Lecanora expallens
Lepraria incana
р Diploicia canescens Supérieures
Lecidella elacochrona
Physcia tenella a 30
MË polycarpa ^5
E Candelaviella zonthostigna
(Dicranoveteta cirrhata)
Evernia prunastri
Hypogymia physodee
Parmelia sulcata
Pseudevernia furfuracea
Physcia adscendens
Xanthoria parietina
F (Feullania dilatata)
(Hypnum cupressiforme)
Parmelia acetabulum
Parmelia caperata
Parmelia glabratula
Parmelia pastillifera
Parmelia soredians
Parmelia subaurifera inférieurs
Parmelia subrudecta
Parmelia tiliacea à
Pertusaria amara DG
Pertusaria pertusa
Phaeophyscia orbicularis
Phlyctie argena
Physconia grisea
Ramalina farinacea
Ramalina fastigiata
Xanthoria candelaria
в Anaptychia ciliaris
Parmelia perlata
Parmelia reticulata
Parmelia revoluta
Physcia aipolia
Physconia pulverulacea
Ramalina frazinea
Tabl. 3 — Échelle d'estimation de la qualité des milieux (Van Haluwyn et Lerond 1986).
donc pour une large part de la confirmation des résultats antérieurs en étendant
toutefois leur validité à un territoire beaucoup plus grand : la moitié nord de
la France. De plus, de nouvelles espèces sont retenues (y compris quelques
bryophytes), étendant ainsi le champ d'application de la méthode.
Source : MNHN. Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR 321
Le tableau 3 présente la liste des espéces retenues pour l'élaboration de cette
échelle. La reproductibilité des résultats sur un aussi vaste territoire nous permet
d'affirmer que la connaissance du statut synsystématique de chacun des décro-
chements visualisés lors du traitement des relevés en tableaux est un a posteriori
et non un a priori pour l'élaboration de l'échelle lichens-pollution. Il suffit alors
de retenir les espéces propres à chaque décrochement présentant la plus forte
fréquence et parmi celles-ci les taxons de détermination macroscopique aisée.
COMPARAISON AVEC LES MÉTHODOLOGIES EXISTANTES
Travailler de la sorte apporte-til un plus aux méthodes de Hawksworth &
Rose et de Leblanc & De Sloover ?
Comparaison avec la méthode de Hawskworth & Rose
Pour l'élaboration de notre échelle nous n'utilisons pas d'espéces isolées mais
des «familles» d'espéces (un groupement ou un individu d'association). Autant
il est facile d'objecter qu'une espéce peut étre absente pour d'autres raisons que
la pollution, autant il est difficile de faire les mémes objections quand il s'agit
d'un groupe d'espéces.
On assiste à une double simplification :
- une échelle au lieu de deux. — Les auteurs anglais proposent deux échelles,
Pune pour des végétations nitrotolérantes à nitrophiles se développant sur écor-
ces eutrophes, l'autre pour une flore acidophile colonisant des écorces non eu-
trophes. En fait nous avons à maintes reprises constaté qu'il était possible
d'observer sur un méme tronc ces deux types de végétations indépendamment du
niveau d'eutrophisation de l'écorce. Par exemple, au sein d'une végétation
appartenant aux Parmelietalia physodo-tubulosae il est trés fréquent d'observer
des «coulées» de végétations nitrophiles des Physcietalia adscendentis le long
d'un «rain track» ou d'un «sap track».
- 7 zones au lieu de 11. — La zone 0 n'ayant aucune signification lichéno-
sociologique est supprimée. Les zones 5 et 6 sont regroupées ainsi que les zones
8, 9 et 10. Les tableaux de relevés de groupements s'inscrivant soit en zones 5-6,
soit en zones 8-9 ne montrent pas de modifications sensibles de la composition
floristique mais plutót une variation des coefficients d'abondance.
Dans une région donnée, le choix des espéces indicatrices selon notre métho-
dologie intervient en dernier lieu, done correspond obligatoirement à la flore
locale et au type de pollution ambiant sans avoir besoin de recourir à l'extrapo-
lation de résultats acquis antérieurement. On peut donc sortir du cadre géogra-
phique imposé par la méthode anglaise et ne pas se limiter uniquement à l'étude
de la pollution par le SO».
Comparaison avec la méthode de Leblanc & De Sloover
Notre méthode s'en rapproche beaucoup, nous en voulons pour preuve la
publication de Leblanc et al. (1974) où les auteurs définissent l'évolution de leur
Source : MNHN, Paris
322 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
méthode par rapport aux précédentes en utilisant la dénomination de «méthode
phytosociologique». En fait il ne s'agit pas de la phytosociologie au sens de
Braun-Blanquet et Tüxen mais seulement d'une approche quantitative de l'étude
de la végétation. Dans les deux cas on intégre les paramétres écologiques.
PROTOCOLE OPÉRATOIRE
Afin d'éviter le reproche d'intuition ou d'approximation, nous avons souhaité
définir un protocole opératoire de notre méthode aussi précis que possible. Nous
avons déjà souligné la nécessité de standardiser le mode opératoire qui a souvent
souffert par le passé d'adaptations particulières selon les opérateurs.
П convient de distinguer dans ce protocole l'établissement d'une carte initiale
et le suivi spatio-temporel de celle-ci. De plus nous insisterons sur l'établissement
de l'échelle qui fait appel à des connaissances lichénosociologiques. L'ensemble
de la démarche peut donc se résumer ainsi :
OPÉRATIONS COMPÉTENCES
établissement de l'échelle régionale lichénosociologie
carte initiale notions de lichénologie
suivi spatio-temporel notions de lichénologie
ÉTABLISSEMENT DE L'ÉCHELLE RÉGIONALE
Dans leur travail original, Hawksworth & Rose (1970) donnent trois cartes
comme exemples de représentation graphique de la pollution par leur méthode:
une carte de l'Angleterre, une du sud-est de l'Angleterre et une de la ville de
Leicester. Si on compare ces trois cartes on constate que la cartographie de la
pollution est perque différemment en fonction de l'échelle utilisée. Il semble
qu'il y ait une aire minimale et une aire maximale à respecter. Sur un territoire
très restreint (à l'échelle de la ville), on obtient une carte très mosaiquée diffi-
cile à interpréter. Inversement, sur un territoire trop vaste (à l'échelle d'un
pays), on ne peut donner qu'une vision globale de la pollution; plus de précisions
rendant la carte illisible. On est alors obligé de regrouper des zones entre elles
et de faire abstraction des variations ponctuelles. Le niveau semblant le mieux
convenir est l'échelle régionale.
D'un autre cóté, puisque nous introduisons dans notre méthode le «relevé
phytosociologique», il ne faut pas perdre de vue que l'ensemble des relevés doit
être effectué sur une aire géographique assez grande; leur multiplication sur un
territoire trop restreint n'aurait pas de valeur démonstrative suffisante quant à
la réelle répétitivité d'une combinaison donnée d'espéces.
"Toujours en ce qui concerne le territoire à cartographier, nous voudrions
évoquer un autre point : celui de la densité homogéne des prospections. Cet
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR. 323
aspect n'est pas évoqué dans les protocoles opératoires de Hawksworth & Rose
et de Leblanc & De Sloover. Lorsque la cartographie de la pollution n'a jamais
été effectuée sur une région donnée, on peut étudier celle-ci sur la base d'obser-
vations réalisées sur des transects à partir des sources de pollution. Mais pour
plus de rigueur, on peut quadriller systématiquement le territoire à étudier.
Cartographie en réseaux
Les utilisateurs français de la méthode de Hawksworth & Rose et de PI.A.P.
ont introduit la. cartographie en réseaux pour effectuer leurs observations de ter-
rain (Deruelle, Lerond, Уап Haluwyn). Cette pratique a l'avantage de permettre
des observations de terrain uniformément réparties dans l’espace. En s'efforgant
de couvrir tout le territoire (au minimum une observation par maille) le tracé
des lignes d'isopollution est plus facile à réaliser et la carte ainsi obtenue beau-
coup plus fiable.
L'accord sur les méthodes de découpage de l'espace géographique est loin
d'étre total; néanmoins, il nous semble trés recommandable d'adapter le décou-
page selon les grades des cartes I.G.N. Ceci facilite une éventuelle reprise des
informations par le Secrétariat de la Faune et de la Flore, service du Muséum
National d'Histoire Naturelle travaillant étroitement avec le Ministére de l'En-
vironnement.
En fonction des régions à étudier le maillage peut étre plus ou moins adapté.
Dans les zones à forte pollution soumises à un suivi précis on aura recours à
un découpage optimal. Nous prendrons l'exemple de nos travaux antérieurs :
les cartes IGN au 1/100 000éme sont divisées successivement quatre fois en
quatre ce qui donne 256 mailles de base de 2,5 x 3,25 km soit 0,025 gr en lati-
tude et 0,05 gr en longitude. Par contre, on peut travailler avec une trame plus
láche dans les zones de pollution faible ou peu susceptible d'évoluer. Il faut
ajuster le maillage à l'importance du territoire sachant que sa précision multiplie
rapidement le nombre de mailles à prospecter. Le choix de la trame étant arrété,
différents processus de désignation des mailles existent (numérotation de 1 à n
dans le sens de la lecture, codage par chiffres et lettres. ..).
Conditions des observations
La trame étant définie, elle sert de canevas pour les prospections sur le ter-
rain. ll convient donc de choisir les stations, les phorophytes et d'effectuer
les relevés lichénosociologiques.
Choix des stations. — Celui-ci est conditionné par des facteurs écologiques
(homogénéité des formations végétales, abondance des supports) mais aussi
par des facteurs physiques (topographie, accessibilité) voire méme juridiques
(statut de propriété). On évitera les situations particuliéres qui пе refléteraient
pas l'ambiance générale de la végétation lichénique ou de la pollution. C'est ainsi
que nous rejoignons les conceptions de Hawksworth & Rose et de Leblanc &
De Sloover quant à l'exclusion du milieu forestier lors d'une cartographie de
la pollution par les lichens, car les conditions qui y régnent sont plus contrai-
gnantes parfois que le degré de pollution.
Source : MNHN, Paris
324 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
De maniére à travailler avec un systéme écologique cohérent on ne prendra
en considération que des stations isolées : arbres isolés ou d'alignement, accessoi-
rement parcs, vergers. . .
Ce problème a fait l'objet de discussions lors du «Séminaire de réflexion sur
les méthodologies d'étude des végétations cryptogamiques», réuni à Lille les
16 et 17 février 1979 (De Foucault & Van Haluwyn 1980). La dynamique
propre du groupement épiphyte que Pon considère est dépendante de la dyna-
mique de la végétation phanérogamique environnante; c'est particulièrement
le cas en forêt où les jeunes peuplements sont directement influencés par le
mésoclimat régional, alors que les vieilles parcelles jouissent d'un microclimat
particulier.
Selon la dimension retenue pour les mailles, on choisira une ou plusieurs
stations par maille et dans ce dernier cas, réparties dans différents milieux non
forestiers mais de nature différente.
Choix des phorophytes. — Dans une station donnée, on opte de préférence
pour les essences connues pour être de bons porteurs de lichens épiphytes
(chênes, frênes, Шеш, peupliers, ormes, . .). A ce sujet, il est intéressant de no-
ter les constatations de Deruelle & Garcia-Schaeffer (1983). Les auteurs ont
comparé les différentes valeurs de PLA.P. en fonction de la nature du phoro-
phyte par la méthode d'analyse de variance et de corrélation, Leurs conclusions
vont un peu à l'encontre des concepts établis quant à l’homogénéité préconisée
pour cette méthode. Ils conseillent en effet de multiplier les inventaires sur des
phorophytes d'essences différentes à l'intérieur d'une méme maille (on retrouve
la nécessité de la cartographie en réseaux).
Dans la majorité des cas il suffit d'observer une petite dizaine d'arbres et d'ef-
fectuer les relevés sur les phorophytes présentant les groupements les plus riches.
Les observations se font sur des troncs d'un diamétre supérieur à 20 cm de
fagon à atténuer les effets de la dynamique propre aux groupements lichéniques.
Sur le tronc les observations se font au-dessus de 80 cm à 1 m afin de ne pas
tenir compte de la protection basale assurée par le couvert herbacé, ou inverse-
ment de Peutrophisation occasionnée par les déjections animales. L'analyse de
la végétation se fait jusqu'à environ 2 métres.
Réalisation des relevés. — On peut considérer que la végétation épiphytique
colonisant un tronc d'arbre constitue un paysage; dans ce paysage, on repére
un certain nombre de «formes», chacune d'elles étant un individu d'association
au sens de la phytosociologie. Par un examen plus attentif, on constate que la
présence de ces formes sur le tronc n'est pas le fait du hasard mais correspond
à des conditions écologiques bien précises (exposition au vent, à l'éclairement,
influence sur le pH de l'écorce de zones d'élagage, de blessures, de ruissellement
des eaux de pluie sur le tronc). Mais toutes ces formes bien entendu sont sou-
mises au même degré de pollution.
Si l'ail permet de délimiter facilement sur un tronc les diverses formes de
physionomie homogéne, il faut préciser toutefois qu'un grand nombre d'ensem-
bles naturels apparaissent comme des ensembles flous sans qu'on puisse toujours
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR 325
trouver de limite nette entre eux. Dans les cas extrémes ой cette limite est
difficilement appréciable, on aura recours à la détermination de l'aire minimale
pour objectiver la surface du relevé (cf. Khalife & Roux 1985, 1986 et Rieux &
Roux 1982).
La reconnaissance de ces formes sur le tronc étant faite, il convient alors de
les décrire; pour ce faire on applique les techniques de la phytosociologie sigma-
tiste de Braun-Blanquet et Tüxen.
Nous avons établi une fiche de relevé bryolichénosociologique qui peut étre
remplie aisément sur le terrain. Elle comporte au recto les données suivantes :
- localisation - facteurs anthropiques
- topographie - nature et aspect du support
- climatologie - position du relevé sur le tronc
-ambiance phytocénotique -physionomie, contact avec les communautés
voisines et croquis éventuels.
(Tous ces détails pourront étre de grande importance lors de l'interprétation
des résultats dans une cartographie de la pollution).
et au verso :
Liste des espéces affectées des coefficients d'abondance-dominance selon
l'échelle de Braun-Blanquet et Tüxen (i, +, 1 à 5).
Dans le cas de l'utilisation des relevés à des fins d'évaluation de la pollution
(notre nouvelle méthodologie), la finalité est l'élaboration d'une échelle d'espé-
ces. On se base donc plus sur les notions de présence-absence que sur les notions
de développement; c'est pourquoi nous ne retenons que le coefficient d'abon-
dance-dominance, et nous n’utilisons pas le coefficient de sociabilité. Par contre
nous préconisons de préciser le stade dynamique des espéces avec deux expo-
sants ajoutés à ces coefficients :
j + dans le cas de formes juvéniles
0: dans le cas d'altération de thalles
Visualisées dans le tableau définitif, ces précisions apportent un «plus» dans
l'interprétation des résultats (dynamique évolutive ou régressive de la végétation
épiphyte).
Élaboration de l'échelle qualitative
Les relevés effectués sont ensuite ordonnés en «tableaux». Trois types de
tableaux sont successivement réalisés : tableaux bruts, de croissance et élaborés
(Tabl. 4). Nous donnons ci-aprés quelques précisions sur la réalisation de ces
tableaux. D'une part, la finalité n’est pas tout à fait celle de la phytosociolo-
gie classique; d'autre part, tous les lichénologues ne sont pas forcément initiés
à ces techniques.
Tableau brut : ce tableau rassemble tous les relevés tels qu’ils se présentent,
sans ordre particulier ou par ordre chronologique.
Tableau de croissance : on effectue un traitement statistique des relevés.
On agence horizontalement les relevés par ordre croissant du nombre d’espéces
Source : MNHN. Paris
326 С. VAN HALUWYN et M. LEROND
N* des relevés, pas d'ordre précis
espèces
sans
orare Tableau brut
précis
Nombre d
1 espèce n espèces
pèces croissant
Tableau de croissance
(1 à n espèces)
Présence
de n' al Tableau élaboré
Tabl. 4 — Traitement des relevés en vue de l'élaboration de l'échelle qualitative.
par relevé et verticalement par ordre décroissant de fréquence des espéces (on
dit aussi présence = nombre de relevés où l'espèce est présente / nombre total
P Р р!
de relevés du tableau).
Tableau élaboré : on effectue un arrangement statistique et floristique. Nous
citerons De Foucault (1986) : dans ce tableau de croissance on va «chercher à
rapprocher les espèces qui marchent ensemble, c'est-à-dire celles qui sont simul-
tanément présentes dans quelques relevés et simultanément absentes dans
d'autres; en méme temps on cherche celles qui s'excluent, celles qui ne sont
jamais ensemble dans les relevés. On travaille donc en présence-absence». Si en
plus on respecte l'ordre d'apparition des relevés et des espéces indiqué par le
Source : MNHN. Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR. 327
tableau de croissance, on fait apparaitre une structure en escalier avec décroche-
ments successifs. L'édification d'un tel tableau est parfois délicate surtout quand
on manipule un trés grand nombre de relevés. Nous proposons alors la technique
suivante : travailler le tableau de croissance par petits blocs successifs comme
s'ils représentaient un tableau à eux seuls. Les corrélations positives et négatives
entre espéces apparaissent plus facilement.
Pour l'élaboration de l'échelle qualitative il s'agit de prendre dans chaque
décrochement les espèces de plus grande présence et parmi celles-ci les taxons
les plus facilement identifiables, On élabore ainsi une liste d'espéces de sensi-
bilités différentes à la pollution.
Échelle quantitative
Si on dispose en même temps de mesures physico-chimiques de la pollution,
on peut alors établir une véritable échelle de correspondance lichens-pollution,
Mais nous reviendrons sur ce point dans le chapitre suivant.
CARTE INITIALE
La réalisation de la carte initiale suppose l'application de la premiére partie
du protocole, soit : cartographie en réseaux, choix des stations, des phorophytes
et des relevés, puis de l'application des échelles qualitative et quantitative.
On s'intéressera évidemment à la présence des espèces figurant dans l'échelle
établie (tabl. 3). Toutefois il n'est pas inutile d'emmagasiner des informations
complémentaires en signalant l'état sanitaire des thalles, leur fertilité, la présence
de plantules. Toutes ces informations peuvent étre utilisées par la suite à des fins
méthodologiques ou pour une interprétation plus fine des observations.
Fig. 1 — Tracé des courbes d'isopollution.
Source : MNHN. Paris
328 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
L'application directe de l'échelle sur le terrain permet de déterminer des
indices de pollution. Ces indices sont ensuite reportés sur un fond de carte topo-
graphique. Les courbes sont tracées de façon médiane par rapport aux indices
immédiatement voisins (fig. 1). Lorsque la densité des indices apparait trop
faible on peut infléchir légérement le tracé des courbes en fonction de la topo-
graphie, celle-ci étant un facteur prépondérant avec la rose des vents dans la
diffusion des polluants.
SUIVI SPATIO-TEMPOREL
Une carte initiale ayant été établie de facon fouillée, en s'appuyant sur une
prospection fine, on dispose d'une information de base qui pourra permettre
de multiples comparaisons ultérieures. Un des intéréts de cette approche biolo-
gique de la pollution de l'air est de permettre un suivi simple de l'évolution de
la situation. Ceci suppose un nombre réduit d'observations.
Réseaux ou transects
L'établissement d'une carte initiale demande de nombreux mois de travail,
souvent plus d'une année. Le suivi, pour étre utile, doit se faire sur une période
beaucoup plus courte qui ne doit pas excéder quelques mois. Il convient alors
de s'attacher en quelque sorte à des «stations témoins». Celles-ci pourront avan-
tageusement étre situées sur des transects qui recoupent les zones de pollution
à partir des sources initialement repérées, et ceci dans plusieurs directions de la
rose des vents. Ces stations témoins ne seront pas obligatoirement fixées une fois
pour toutes, mais devront suivre l'évolution de l'activité industrielle.
Conditions des observations
Les observations sont faites dans les mémes conditions que précédemment
quant au choix des supports et des espéces. Le seul changement important
réside dans le choix des stations qui vont apparaitre comme une sélection des
stations initiales.
Sur les transects évoqués ci-dessus, on retient donc un certain nombre de sta-
tions pour chacun des indices de pollution. La répartition en est délibérément
hétérogéne de sorte que la densité des stations soit la plus forte là ой les évolu-
tions sont les plus prévisibles. Le total de ces stations peut se limiter à 10 % du
nombre des stations initiales.
C'est le cas de la Haute-Normandie oà à partir d'une carte initiale établie en
1980 sur 1750 stations, le suivi a été effectué en 1982, 1984 et 1986 avec envi-
ron 200 stations. Pour un suivi rigoureux, l'idéal serait d'ériger les stations té-
moins en placettes. C'est ce qui se pratique dans le Nord et en Haute-Normandie
par un repérage cartographique des stations qui permet de revoir les mémes
arbres. Mais ceci est aléatoire du fait du statut de propriété trés divers de ces
stations, et de leur mode d'exploitation. Jusqu'à présent le suivi a pu être réa-
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR 329
lisé sur des placettes fixes seulement dans les foréts domaniales de Haute-Nor-
mandie. Pour plus de rigueur l'idéal serait de déterminer et de repérer des carrés
permanents sur plusieurs arbres de la placette comme certains auteurs l'ont déjà
réalisé (De Wit 1983) et comme nous nous proposons de le faire en collaboration
avec M. R.D. Seaward au niveau des agglomérations de Bradford, Lille, Dunker-
que et Rouen.
RÉSULTATS OBTENUS
POUR LA MOITIÉ NORD DE LA FRANCE
EXPLOITATION DES RÉSEAUX BE MESURES
Dés l'origine de cette étude l'objectif était d'établir une méthodologie qui
s'appuie sur une échelle d'estimation de la pollution. L'un de nos soucis était
donc de viser à une quantification de cette échelle comme cela avait été fait
auparavant. C'est pourquoi nous avons contacté l'ensemble des D.R.LR. (Direc-
tions Régionales de l'Industrie et de la Recherche) afin de disposer des mesures
effectuées par les réseaux de capteurs. Il ne s'agit là que des réseaux qui mesu-
rent l'acidité forte ou le SO, spécifique. Toutes les D.R.LR. sollicitées ont bien
voulu nous communiquer sans difficulté les informations dont nous avions be-
soin, ce dont nous les remercions.
Cette recherche de corrélation entre les observations lichéniques et les me-
sures des capteurs a déjà souvent été tentée. Les résultats ont été probants la.
plupart du temps bien que de nombreuses remarques aient été formulées sur les
limites qui existent quant à l'utilisation des capteurs. Il y a à cela plusieurs
raisons :
— le nombre limité de capteurs dans certaines régions;
— la localisation des capteurs, quelquefois exclusivement en milieu très urba-
nisé, dans des zones polluées dépourvues de lichens;
— la densité très différente de la répartition des capteurs comparativement à
la densité beaucoup plus forte des stations lichéniques;
— le fonctionnement parfois aléatoire de certains appareils; la présence des
lichens peut d'ailleurs attirer l'attention sur le disfonctionnement de certains
capteurs comme à La Maxe (au Nord de Metz);
—la position des capteurs souvent en hauteur (environ 10 m) par rapport
aux groupements de lichens au niveau du sol;
—la modification profonde et rapide des implantations industrielles (par
exemple en Lorraine) qui peut perturber les résultats des corrélations recher-
chées;
—les capteurs indiquent le plus souvent le niveau d'une pollution donnée
alors que les lichens présentent un «effet mémoire» qui prend en compte toutes
les pollutions et leurs synergies. De ce fait ils peuvent donner une image de la
situation qui semble pessimiste par rapport à celle fournie par les capteurs;
Source : MNHN, Paris
330 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
— les moyennes annuelles rendent compte de facon fragmentaire de la situa-
tion de la pollution, les pointes de pollution, souvent causées par les inversions
de température, se produisant en été (Dunkerque) ou en hiver (Rouen). De ce
fait l'incidence des pointes de pollution peut varier d'une région à l'autre.
PHENOMENE D'HYSTÉRÉSIS
Malgré toutes les remarques rappelées ci-dessus, jusqu'à ces derniéres années,
la corrélation lichens-pollution se vérifiait de façon répétitive et permettait de
quantifier les échelles (celles de Hawksworth & Rose 1970 et les adaptations
qui ont suivi) : cette corrélation pouvait atteindre 80 % (Deruelle 1981), voire
davantage. Pendant les années 1970, l'évolution méthodologique a été la plus
rapide, dans le méme temps la pollution était globalement en augmentation.
Or depuis le début des années 1980 la pollution stagne et le plus souvent ré-
gresse. Progressivement les auteurs ont constaté un décalage entre les observa-
tions de lichens «pré-étalonnés» et les mesures des capteurs. Ceci a été constaté
dans le Nord, en Basse-Seine, mais aussi dans la région lyonnaise (Belandria &
Asta 1986), mettant ainsi en évidence un phénomène d'hystérésis, celui-ci
signifiant que la corrélation lichens-pollution n'est pas la méme selon que la pol-
lution croit ou décroit.
Afin de démontrer celui-ci et de rechercher une nouvelle corrélation entre
les valeurs de pollution mesurées et celles estimées, nous avons examiné en détail
quelques situations particuliéres. Nous avons examiné successivement les corré-
lations possibles à Paris, à Nantes, en Lorraine, en Basse-Seine et dans le Nord :
— à Paris cette corrélation est mauvaise en 1986 alors qu'elle était vérifiée
entre 1979 et 1981 (Deruelle 1981);
— à Nantes, dans l'ensemble, elle demeure assez bonne;
— en Lorraine, globalement, elle est assez bonne;
— en Basse-Seine et dans le Nord la synthése des observations révéle un déca-
lage entre les valeurs mesurécs (capteurs) ct les valeurs estimées (lichens) qui va
croissant avec le temps dans les zones les plus polluées.
Ces observations concrètes illustrent le phénomène @hystérésis dans les rela-
tions lichens-pollution.
En analysant de plus prés la littérature on constate le méme décalage dans le
temps sans que le terme «hystérésis» soit clairement évoqué : Hafellner & Grill
(1981) en Allemagne observent la réinstallation de 25 lichens épiphytes 8 ans
aprés la fermeture d'une usine de cellulose; selon Henderson-Sellers & Seaward
(1978) Lecanora muralis présente un temps de latence, d'environ 4-5 ans, pour
répondre A une amélioration de la qualité de l'air en Grande-Bretagne. A Lon-
dres, aprés 150 ans de disparition, les lichens foliacés réapparaissent (Gilbert
1986). Showman (1981) constate dans l'état de l'Ohio (USA) une réapparition
de Parmelia caperata 4 ans aprés la baisse de la pollution et une distribution
«normale» de cette espéce 8 ans aprés.
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR. 331
Nous voyons plusieurs raisons possibles à la naissance d'un tel phénoméne
d'hystérésis et à son intensité selon la situation locale :
Histoire de la pollution. — Sous ce terme nous réunissons tout ce qui con-
cerne l'ancienneté de la pollution, son intensité, la fréquence des pointes, la
nature des polluants, les synergies éventuelles entre eux.
A ce propos il convient de préciser que les échelles de corrélation lichens-
pollution se référent toujours à un seul type de polluant, en l'occurrence de
l'anhydride sulfureux. S'il est vrai que les teneurs de ce polluant tendent à dimi-
nuer régulièrement, qu'en est-il des autres polluants (NOx, Os. . .); des études
démontrent que les valeurs des oxydes d'azote restent relativement stables.
Cet aspect a déjà été évoqué par Lindsay (1982) et Belandria & Asta (1986).
Schuster (1985) va plus loin encore puisqu'il considére que les lichens sont
susceptibles de réagir à des polluants non encore décelés ou mesurés, Ainsi il
convient d'étre attentif à des évolutions trés particuliéres de la flore lichénique,
par exemple le développement récent de Pseudevernia furfuracea dans le Nord
de la France et de Parmeliopsis ambigua en Normandie. L'extension de ces
deux espéces ne peut s'expliquer que par une acidification de l'écorce des arbres
porteurs et serait donc en relation avec l'acidité des pluies.
Facteurs biotiques. — Un changement de végétation est le mieux perçu par
l'apparition ou la disparition d'espèces; l'hystérósis en pollution décroissante
se concrétise par une réapparition d'espéces [Showman (1981) insiste sur la
distinction entre «reinvasion» (apparition de nouveaux thalles) et «regrowth»
(reprise de croissance de thalles antérieurement altérés), la reprise de croissance
étant plus rapide que la réinstallation de nouveaux thalles.] dont les raisons
peuvent étre :
— l'accessibilité (réservoir de diaspores à proximité pouvant étre transportées
vers les zones en phase de dépollution);
— existence de phorophytes favorables au développement de la flore liché-
nique;
— qualités physico-chimiques du phorophyte (aptitude de Pécorce à rétablir
rapidement son pouvoir tampon);
— germination et croissance du lichen.
Tous ces facteurs contribuent à une plus ou moins grande inertie dans la dy-
namique de la végétation lichénique. Beguinot (1985) propose une modélisation
de la dynamique des populations lichéniques corticoles en prenant comme exem-
ple d'application la cinétique de raréfaction d'espéces corticoles en milieu urbain
á partir d'un «réservoir d'espéces» en milieu forestier environnant. Selon l'auteur
on observe une disparition compléte en milieu urbain d'espéces déjà peu abon-
dantes en milieu forestier; par contre si ces espéces sont trés abondantes on
assistera seulement à leur raréfaction en milieu urbain. Le facteur densité de
phorophytes est déterminant dans ces phénoménes de raréfaction-disparition
mais le facteur pollution ne fera qu'accélérer ce processus.
Source : MNHN, Paris
332 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
QUANTIFICATION DE L'ÉCHELLE
Les travaux antérieurs, qui se situaient, rappelons-le, dans une période oà
la pollution atmosphérique était globalement croissante, débouchaient sur une
échelle quantifiée de corrélation lichens-pollution. Cette quantification ne
peut se faire qu'avec le recours aux mesures des capteurs. Or l'exploitation des
réseaux a montré l'existence d'un phénoméne d’hystérésis dont l'amplitude varie
en fonction de différents paramétres liés à l'histoire de la pollution et aux fac-
teurs biotiques; ceci revient à dire que les niveaux qualitatifs mis en évidence
ci-dessus ne peuvent être quantifiés que pour une région donnée et une période
déterminée. Le méme groupement de lichens ne peut plus avoir la méme signi-
fication, par exemple le niveau qualitatif E est significatif d'une moyenne
annuelle de 55 Ир en Basse-Seine, 25 à Nantes et 30 en Lorraine. . Les écarts
restent assez faibles mais sortent de la fourchette du niveau E de l'échelle de
1981 établie pour le nord-ouest français (35 à 45 ug). Il ne peut donc y avoir
de quantification de l'échelle sur un grand territoire et sur une longue période
lorsque la pollution est en phase décroissante. Toutefcis, la mise en graphique
de l'ensemble des éléments dont on dispose pour la Basse-Seine fait apparaître
deux grands niveaux quantitatifs : les niveaux A, B, C, D, E, supérieurs à 30 ug,
les niveaux F et G inférieurs à 30 ug (cf. tabl. 3).
CARTOGRAPHIE DE LA QUALITÉ DE L'AIR
La fig. 2 résulte de l'application de l'échelle établie et renseigne sur la qualité
de l'air, ou plus largement sur la qualité des milieux. Cette carte se singularise
par la dominance d'un «croissant noir» Basse-Seine - Région Parisienne - Bassin
Fig. 2 — Carte de la qualité de l'air (Van Haluwyn et Lerond 1986).
Source : MNHN, Paris
LICHÉNOSOCIOLOGIE ET QUALITÉ DE L'AIR 333
minier. C'est dans ce croissant noir qu’apparaissent les zones les plus. polluées
et que le phénomène d’hystérésis est le plus marqué. Les agglomérations les
plus concernées sont celles de Dunkerque, Lille, Lens, Paris, Rouen et Le Havre.
Ailleurs, sur un fond sain, se détachent les agglomérations parmi lesquelles
Nantes, Reims et Metz apparaissent les plus touchées. Toutefois, il convient de
garder présent à l'esprit le fait qu'il s'agit d'une carte générale, d'une première
approche. Une prospection plus fine ne manquerait pas de mettre en évidence
des zones C ou D, voire B au sein des agglomérations dans certaines zones in-
dustrielles.
Aprés les cartes régionales qui ont été citées tout au long de cette étude et
publiées depuis plus de 10 ans, c'est la première fois qu'est établie une carte
relative à une partie importante du territoire national. Méme si elle doit étre
affinée, cette carte montre, à travers la raréfaction de la végétation lichénique,
les atteintes profondes subies par les écosystèmes. Elle laisse apparaître aussi,
que malgré la diminution sensible de la pollution enregistrée ces dernières
années, les séquelles sont importantes et qu'une régénération réelle des milieux
nécessitera des mesures efficaces. Les mesures capables de diminuer les pollu-
tions majeures, mais aussi les pollutions de fond, nécessiteront sans doute une
bonne connaissance des phénoménes et des techniques appropriées.
CONCLUSION
En 1982, au début de ce travail, nous avions pour but de cartographier la
pollution atmosphérique de la moitié nord de la France à l'aide d'une nouvelle
méthodologie proposée en 1978 (Van Haluwyn) et appliquée pour la premiére
fois en Basse-Seine en 1981 (Lerond), méthodologie tirant son principe de la
phytosociologie. Arrivés au terme, avons-nous vraiment atteint le but que nous
nous étions fixés ?
— nous confirmons le bien-fondé de cette nouvelle méthodologie;
— nous proposons une échelle de corrélation lichens-qualité de l'air;
— nous dressons une cartographie de la qualité de l'air de la moitié nord de
la France .
Le contrat semble donc honoré, cependant nous sommes allés plus loin que
l'objectif prévu initialement : nous ne proposons plus une échelle et une carto-
graphie de la pollution atmosphérique mais une échelle et une cartographie de
la qualité de l'air. Cette subtilité de vocabulaire repose en fait sur une remise
en question totale des méthodologies biologiques d'estimation des pollutions,
notamment dans les régions soumises à une «dépollution». Cette mise au point
situe les lichens à leur juste niveau et fixe clairement ce que l'on peut attendre
d'eux pour la bioestimation des pollutions. On peut retenir actuellement deux
utilisations des lichens dans ce domaine :
— dans les régions soumises à des pollutions croissantes ou tout au moins
stables dans le temps, la corrélation lichens-pollution est pratiquement contem-
Source : MNHN, Paris
334 C. VAN HALUWYN et M. LEROND
poraine (au temps t). Dans ce cas l'échelle établie peut s'étendre aux régions
limitrophes (en respectant toutefois une certaine homogénéité dans la topogra-
phie et le climat); elle permet en outre un suivi spatio-temporel fidéle par rap-
port aux valeurs de pollution qui seraient effectivement mesurées par les cap-
teurs des réseaux de mesures.
— dans les régions soumises à une pollution décroissante, il faut maintenant
tenir compte du phénomène d'hystérésis et considérer que les lichens nous
renseignent sur l'histoire de cette pollution (d'oà un facteur temps T) et sur sa
rémanence dans l'écosystème.
Dans ce cas le suivi devra être des plus minutieux car il permet d'apprécier
s’il y a restauration du milieu et dans quel sens elle se fait et à quelle vitesse.
REMERCIEMENTS. — Le Ministère de l'Environnement (S.R.E.T.LE.) qui a financé
ce travail (convention n° 82-130) est vivement remercié.
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INFLUENCE OF MOISTURE LEVELS ON GROWTH
OF PLAGIOCHASMA APPENDICULATUM LEHM. ET LINDENB.
AND REBOULIA HEMISPHAERICA (L.) RADDI
ON A COMPARATIVE BASIS
K.S. VISHVAKARMA and A. KAUL*
ABSTRACT. — Culture studies in relation to influence of moisture levels on growth revea-
led that Р, appendiculatum possesses a wider range of tolerance to soil moisture than does
R. hemisphaerica. In P. appendiculatum all thalli produced new branches at moisture levels
ranging from 10 to 100 %, whereas in R. hemisphaerica branching occurred at moisture
levels between 40 % and 90 %. Thalli of P. appendiculatum produced maximum number
of branches, fresh weight and dry weight at 60 % moisture, whereas in R. hemisphaerica,
maximum number of branches was obtained at 80 % moisture, and fresh weight and dry
weight of newly formed branches, at 70 %.
INTRODUCTION
Plagiochasma appendiculatum Lehm. et Lindenb. and Reboulia hemisphaerica
(L.) Raddi are widely distributed liverworts in the bryogeographical units of the
Indian sub-continent (Kachroo et al. 1977). These species show differences in
habitat preferences in Central India. Populations of P. appendiculatum common-
ly grow in moist as well as in very dry habitats, whereas populations of R. hemi-
sphaerica are usually confined to near water of streams. Amount of water
available in the substrate is an important factor for vegetative growth of bryo-
phytes. Influence of water on bryophyte communities and habitat has been
studied by Leach (1930), Birse (1958), Gimingham & Brynard (1959), Steere
(1976), Shukla (1977), Longton & Greene (1979), Vishvakarma (1981), Dua et
al. (1982), Kumra & Chopra (1983), Patidar & Kaul (1984). In the present paper
an attempt has been made to find out the effect of different moisture levels on
growth of P. appendiculatum and R. hemisphaerica from Central India at Pach-
marhi on a comparative basis.
* Department of Botany, Madhav Science College, Ujjain (M. P.) 456010 India.
Source : MNHN, Paris
338 K.S. VISHVAKARMA and А. KAUL
MATERIAL AND METHOD
Natural soil and fresh thalli of P. appendiculatum and R. hemisphaerica
were collected in October 1985 from Pachmarhi and brought to Ujjain in poly-
thene bags. Natural soil was dried at 100°С for 24 hours, and 10 moisture
levels were prepared ranging from 10 % to 100 % (Vishvakarma 1981). Petri-
dishes with 5 thalli were kept in a dessicator at a relative humidity of 80 to
85 %. Four replicates, each consisting of five thalli, were prepared for each
moisture level. Results are based on 60 days old cultures. Data on number,
fresh weight and dry weight of newly formed branches are based on 5 thalli
per petri-dish. The cultures were maintained at a temperature of 20 + 3°C
and in light conditions of 3000 + 250 lux obtained from a combination of
incandescent bulbs and fluorescent tubes. Data on dry weight were analysed
for variance by Duncans multiple range test (Duncan 1955).
18: P.APPENDICULATUM R.HEMISPHAERICA
—- ory WEIGHT IN MG --}-DRY WEIGHT IN MG
—9— BRANCHES = -O- BRANCHES.
NUMBER & DRY WEIGHT OF NEWLY FORMED BRANCHES
MOISTURE LEVEL (%)
Fig. 1 — Mean dry weight and number of branches per plate produced by Plagiochasma
appendiculatum and Reboulia hemisphaerica (п =4 plates of 5 thalli each).
Source : MNHN, Paris
MOISTURE LEVELS ON GROWTH OF TWO HEPATICAE 339
RESULTS
Fig. 1 shows that thalli of P. appendiculatum produced new branches within
moisture levels of 10 to 100 %, whereas К. hemisphaerica, within 40 to 90 %;
maximum number and dry weight of newly formed branches were obtained
in P. appendiculatum at 60 %, whereas in R. hemisphaerica, at 80 % and 70 %
respectively. Dry weight of newly formed branches in both species varies signi-
ficantly among the 10 moisture levels (Tabl. 1, Duncan's multiple range test,
« = 0.05).
Moisture (8) 10 100 20 90 Bo — 70 w 40 so 60
P. APPENDICULATUM
Dry weight (mg) 0.7 — 0,8 1з 2,8 3h 3.6 зв 4.0 5.2 $44
Moisture (з) so w so 70
R. HEMISPHAERICA
Dry weight (mq) 12 1.5 2.4 pue $5 50
Tabl. I — Duncan's multiple range test. Influence of moisture levels on dry weight of new
branches*.
Note : Any two means not underscored by the same line are significantly different
(9:= 0.05). Any two means underscored by the same line are not significantly different.
Significance level of F is 5 %.
* Mean dry weight of new branches per plate of 5 thalli.
DISCUSSION
Some species have a broad spectrum of tolerance to soil moisture; they
occur in varied habitats. The most important factor controlling the rapidity
and luxuriance of growth of bryophytes in arctic environment is amount of
available water (Steere 1976). It appeared thus interesting to make quantitative
investigations on soil moisture in which different populations of bryophytes
grow at a particular place. Vegetative propagation by means of adventitious
branches is quite common in most bryophytes. Vegetative growth, development
of new branches and revival of thallus are controlled by the amount of water
in their microhabitat, and even slight changes in moisture levels may have а
significant effect on their performances.
Distribution of most terrestrial bryophytes depends on the water available
to them in the rainy season, and on their tolerance to water gradients. In nature,
it is often difficult to determine a correlation between the amount of water
available in the substrata and the vegetative growth of the populations, because
moisture levels often change during the rainy season. The habitats of P. appendi-
culatum and R. hemisphaerica often get flooded during the rainy season at
Source : MNHN, Paris
340 K.S. VISHVAKARMA and А. KAUL
Pachmarhi. Soil moisture varies from 25 to 100 % during the growth phase.
P. appendiculatum showed during the culture experiment growth within 10 to
100 % (Fig. 1). However, maximum number of branches, fresh weight and dry
weight were obtained at 60 % . On the other hand, R. hemisphaerica grew only
from 40 to 90 %. Maximum number of branches were formed at 80 %, fresh
and dry weight were maximum at 70 75.
Busby et al. (1978) found that growth rates of Tomenthypnum nitens and
Hylocomium splendens are controlled by rainfall. Most xerophytic species of
bryophytes which grow under the stress of low moisture levels often tolerate
complete or partial submergence in water. Proctor (1979) observed that Mar-
chantiales did not survive well after long flooding. Patidar and Kaul (1984)
studied the effect of moisture levels on Кїссїа gangetica Ahmad and maximum
revival, fresh weight and dry weight were reported at 50 %.
Culture studies clearly revealed that both P. appendiculatum and К. hemi-
sphaerica have different requirements of moisture for their vegetative growth,
(Fig. 1, Tabl. 1). P. appendiculatum might be adjusted to a wider range of soil
moisture, whereas К. hemisphaerica, to a narrower range. Therefore, R. hemi-
sphaerica only occurs at certain places, whereas the wider distribution of P.
appendiculatum at Pachmarhi seems to be due to tolerance to a wider range of
soil moisture.
ACKNOWLEDGEMENT. — Authors are grateful to the Principal Dr. S. L. Chhajlani,
M. V. M. Ujjain for providing necessary facilities.
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CARACTERIZACIÓN TAXONÓMICA, COROLOGÍA
Y ECOLOGÍA DE POTTIA PALLIDA LINDB.
RELACIONES CON OTRAS ESPECIES(*)
J. GUERRA y R.M. ROS**
RESUMEN. — Se realiza un estudio morfológico de Pottia pallida Lindb. que permite
establecer los caracteres taxonómicos precisos para su identificación y separación de especies
próximas con las que ha sido confundida. Se recopilan los datos corológicos, se aportan
nuevas localidades para la Península Ibérica, donde solo se conocía el tipo, y se describe
su comportamiento ecológico.
SUMMARY. — A morphological study of Pottia pallida Lindb. has been carried out in
which the taxonomical features needed for its identification and delimitation from the
nearest species are established. Corological data with new localities for the Iberian Peninsula
where the type only was known are compiled, and the ecological behaviour is defined.
INTRODUCCIÓN
Desde su descripción por Lindberg (1864), efectuada en base a material
recolectado por Lange en La Cortadura (Cádiz), ninguna otra localidad ha sido
publicada en la Peninsula Ibérica y muy pocas en la cuenca mediterránea. Pottia
pallida es, sin duda, una especie poco frecuente, pero la escasez de citas se debe,
probablemente, a la confusión ocasionada por la incompleta descripción original
y a la introducción inexplicable en la misma de ciertos caracteres que no son
frecuentes o que no se presentan en la especie en cuestión (nervo longo exce-
dente, annulus nullus, etc.). De hecho, el mismo Warnstorf (1916) fomentó la
confusión cuando describió dos variedades (Pottia pallida var. brevicuspis y P.
pallida var. longicuspis) en base a la morfología foliar, realizando esquemas tan
marcadamente diferentes que podrían pertenecer a especies distintas. Mónke-
meyer (1927) vuelve a recoger en su obra sobre la flora muscinal europea a am-
bos táxones, pero no los iconografía y menciona además los mismos datos
corológicos que ya apuntó Warnstorf (1916).
(*) Este articulo forma parte de los resultados del proyecto de investigación PB 86-0481,
subvencionado por la DGICYT.
(**) Departamento de Biología Vegetal (Botánica). Universidad de Murcia. 30071 Murcia.
шы gía Veg
paña.
Source : MNHN, Paris
344 J. GUERRA y R.M. ROS
Casares-Gil (1932) mantuvo la distinción entre Poftia venusta (= P. pallida
var. longicuspis) y Pottia pallida (= P. pallida var. brevicuspis), probablemente
porque no llegó a estudiar ningún especimen de las mismas. No obstante realizó
una descripción completa y acertada de Pottia pallida.
Con posterioridad ha sido citada en varios puntos de la Región Mediterránea,
Irano-Turánica y Macaronesia, pero sin duda, y a pesar de ser una especie no
demasiado frecuente, es presumible que lo sea más de lo que hasta el momento
se cree,
Por todo ello y como uno de los resultados sobre estudios taxonómicos que
estamos realizando en el género Pottia nos ha parecido de interés precisar los
caracteres morfológicos que definen a este taxon y actualizar su corología,
aportando nuevas localidades en la Península Ibérica.
Pottia pallida Lindb. Oefvers. Fórh. Kongl. Svenska Vetensk-Akad. 21 : 220.
1864.
Pottia venusta Jur. in Ung. et Kotschy, Ins. Cypern : 167. 1865.
Pottia pallida var. brevicuspis Warnst., Hedwigia 58 : 113. 1916. nom. illeg.
incl. typ. spec.
Pottia pallida var. longicuspis Warnst., Hedwigia 58 : 113. 1916.
Pottia pallida var. venusta (Jur.) Giac., Atti Ist. Bot. Univ. Lab. Critt. Pavia ser.
5,4 1212. 1947. nom. Шер. incl. var. prior.
DESCRIPCIÓN
Gametófito
Tallos de 3-4 mm, gregarios y normalmente formando céspedes mas o menos
continuos de color verde-amarillento o amarillentos. En la base de éstos suelen
aparecer pequeñas yemas y bulbilos foliosos con rizoides de color pardo claro
o hialinos (Гат. 1 : d; Lam. 3 : 6-7-8). Paroica. Anteridios sin parafisos, situados
en la axila de las hojas superiores o intermedias. Hojas de color amarillento o
amarillo-verdoso, relativamente frágiles, lisas y con escasos cloroplastos parietales
en material fresco. Hojas inferiores de 1,6-1,7 x 0,4-0,6 mm, oblongo-espatula-
das o espatuladas, obtusas o muy poco agudizadas, nervio excurrente y margen
ligeramente recurvado o plano (Lám. 1 : с; Lám. 3 : 3). Hojas medias de 2,2-
2,5 x 0,5-0,6 mm, espatuladas y más raramente oblongo-espatuladas, por lo ge-
neral netamente obtusas, nerviadura excurrente, de 50 a 270 um de largo, mar-
gen ligeramente recurvado hasta la mitad o algo más arriba, raramente plano
(Lám. 1 : a; Lám. 3 : 2). Hojas periqueciales netamente espatuladas, con base
estrechada, de 2,3-2,5 x 0,7-0,75 mm, margen plano o ligeramente recurvado
en la parte inferior, nervio siempre excurrente en mayor o menor grado y por lo
general bastante ancho en la base (52,5-70 um) (Lam. 1 : b; Lam. 3 : 1). Nervia-
dura constituida por 4-5 euricistos y 14-16 estereidas abaxiales (Lam. 2 : d).
Areolación en la parte superior de las hojas formada por células poligonales de
paredes delgadas, las marginales cuadradas o rectangulares, de 21-35 x 17,5-
Source : MNHN, Paris
POTTIA PALLIDA LINDB. 345
Lámina 1 — a : hojas medias. b : hojas periqueciales. c : hojas inferiores (escala 1 mm). d :
bulbilos de la base de los tallos (escala 140 Шт).
24,5 um y dispuestas en dos o tres filas (Lam. 2 : a; Lám. 3 : 4); hacia el nervio
se tornan netamente rectangulares o hexagonales. Células medianas entre el
nervio y el margen, rectangular-hexagonales, de 19-52,5 x 18-20,5 шт. Células
ventrales largamente rectangular-hexagonales (Lám. 2 : 2). Células inferiores
hialinas la mayoría, netamente rectangulares, de 90-94,5 x 14-30,5 шт y las
del borde más estrechas (Lám. 2 : c).
Source : MNHN, Paris
346 J. GUERRA y R.M. ROS
Lámina 2 — a : areolación en la parte superior de las hojas. b : areolación en la parte media,
incluyendo la nerviadura. c : arcolación en la parte inferior cercana al margen (escala
30 Hm). d : corte transversal de la hoja (escala 60 Jim). e : cápsulas maduras hidratadas.
f: cápsula madura seca. g : cofia (escala 1 mm). h : anillo y borde superior de la cápsula
(escala 20 pm). i : esporas (escala 30 Jim).
Esporófito
Seta normalmente amarillenta, marrón en la madurez, de 7-9 mm, retorcida
en el ápice a la izquierda y en el resto a la derecha. Cápsula de cilindrica a
Source : MNHN. Paris
POTTIA PALLIDA LINDB. 347
Lámina 3 — 1 : hoja periquecial. 2 : hoja media. 3 : hoja inferior. 4 : areolación superior.
colación inferior. 6 y 7 : bulbilos de la base de los tallos. 8 : rizoides de los bulbilos.
anillo. 10 : espora, cara distal. 11 : espora, vista lateral.
Source : MNHN, Paris
348 J. GUERRA y R.M. ROS
» DN E À
: vi. A A
Lámina 4 — a : ápices foliares de Pottia pallida, b : Spices foliares de Pottia intermedia.
subcilíndrica, amarillenta de joven y pardo-amarillenta o marrón cuando madura,
de 1,5-2 mm de largo (incluyendo el opérculo) y 0,6-0,7 mm de ancho, con es-
tomas en la base y ensanchada ligeramente en la parte superior tras la liberación
de las esporas (Lam. 2 : e-f). Opérculo rostrado, oblicuo. Peristoma totalmente
nulo. Anillo poco diferenciado y a veces fragmentario, pero siempre presente
(Lam. 2 . h; Lám. 3 . 9). Cofia lisa, de 1,5-1,7 mm (Lám. 2 :g).
Esporas
Material y método de estudio. Las esporas, estudiadas en céspedes frescos,
fueron extraidas de cápsulas maduras desoperculadas, lavadas con etanol al
75 % y mantenidas primeramente en glicerina al 50 %, durante media hora, y
después en glicerogelatina para su posterior observación al microscopio óptico.
Las medidas fueron tomadas a los diez días del montaje para evitar los efectos
inmediatos de este proceso.
Descripción. Diámetro ecuatorial de 20-27,5 um. Mayoritariamente circulares
en vista polar, ocasionalmente elípticas o triangular-convexas. En vista lateral
muestran una heteropolaridad basada en la existencia de una cara distal convexa
y una cara proximal cóncava, plana o plano-convexa, lo que da a la espora una
apariencia reniforme. Respecto a la ornamentación es de destacar la presencia de
una notable gradación desde esporas finamente piladas o retipiladas (Lam. 3 :
10; Lám. 2 :i), hasta otras verrucosas (Lám. 3 : 11), no sobrepasando estas
últimas el 10 % del material revisado.
Source : MNHN. Paris
POTTIA PALLIDA LINDB. 349
La esporodermis está constituida por una capa basal homogénea y delgada
que subyace a otra capa gruesa con elementos de disposición radial, cuyo tama-
ño, distribución y anastomosamiento resultan variables, incluso dentro de la
misma espora, siendo constante su separación en la cara proximal para dejar
lagunas lisas de contorno irregular, probablemente de carácter apertural.
VARIABILIDAD
Hasta el momento se han venido reconociendo dos táxones infraespecificos
en el seno de Pottia pallida, ambos propuestos por Warnstorf (1916), en base a
la variabilidad de la morfología foliar : var. breviscuspis, de hojas anchamente
espatuladas, margen recurvado y nerviadura cortamente excurrente y var. longi-
cuspis, con hojas estrechamente espatuladas, margen poco recurvado y nervio
largamente excurrente. A nuestro juicio, estos dos bloques de caracteres pueden
darse mezclados en cualquier muestra o población, no estando por tanto correla-
cionados. En consecuencia no parece factible el mantenimiento de estas dos
variedades.
DISTRIBUCIÓN GENERAL
Se trata de una especie circunmediterránea y macaronésica, citada anterior-
mente en los territorios siguientes :
Egipto. — Podpéra (1954), sin mencionar localidad; El Saadawi & Badani
(1977). Península Ibérica. — Lindberg (1864), localidad tipo; Warnstorf (1916),
indica la misma localidad; Podpéra (1954); Bilewsky (1965), la cita de Gibraltar,
pero podría tratarse de la misma localidad tipo. Islas Canarias. — Eggers (1982),
menciona que fué citada por Bryhn (1908), pero confundida con Pottia mutica,
como corrigió Persson (1939); Koppe & Düll (1986), dan localidades precisas
y revisan citas anteriores. Chipre. — Unger & Kotschy (1865), localidad tipo de
Pottia venusta; Warnstorf (1916), da la misma localidad; Podpéra (1954), sin
mencionar localidad; Bilewsky (1965), sin mencionar localidad. Creta. — Nichol-
son (1907), aporta una cita de Pottia crinita al confundirla con Pottia pallida,
como posteriormente corrigió Laflin (1973); Zander (1974), da localidades
precisas; Dúll (1979), refiere citas anteriores de Zander (1974) y Dúll (1967);
Preston (1984). Israel. — Bilewsky (1965), esta cita debe considerarse errónea
según Herrnstadt (com. pers.). Cerdeña. — Massari (1879) y Fleischer (1893),
dan localidades precisas; Warnstorf (1916); Bilewsky (1965); Cortini (1983),
todos sin mencionar localidades. Malta. — Warnstorf (1916); Podpéra (1954);
Bilewsky (1965), ninguno de estos autores da localidades precisas. Córcega. —
Warnstorf (1916); Podpéra (1954); Bilewsky (1965).
DISTRIBUCIÓN IBÉRICA
De la Península Ibérica solo se conocía la localidad tipo en la provincia de
Cádiz. Su areal queda ampliado en este trabajo a las de Madrid, Zaragoza, Gra-
nada, Alicante, Navarra y Murcia (Mapa 1).
Source - MNHN, Paris
350 J. GUERRA у R.M. ROS
p
—— 150 Km
Y
Mapa 1 — Distribución ibérica de Pottia pallida.
MATERIAL ESTUDIADO
ESPAÑA : Cádiz Hispania rarius, 1852, Lange (Herb. Musc. W. Wilson, BM,
topdtipo). Madrid, carretera de Aranjuez a Toledo, El Salobral, 565 m, Brugués
(BCB 22316). Zaragoza, Bujaraloz, llanos arcillosos en La Playa, Casas (BCB
4611). Ibidem, Casas (BCB 4642). Granada, Cúllar-Baza, Salar del Margen,
850 m, WG 3636, Ros, Guerra y Gil (MUB 2352). Navarra, Saladares de Miranda
de Arga, Lerín y Bárdenas, Fuertes & García (MA MUSCI 116). Navarra, Los
Arcos, saladares, bajo las matas de Suaeda pruinosa, Fuertes & García (MA
MUSCI 103). Navarra, entre Miranda de Arga y Lerin, suelo arcilloso-limoso en
Eremopyro-Lygeion, Fuertes & Garcia (MA MUSCI 109). Murcia, salinas de la
Manga, XGO167, Guerra (MUB 2354). Alicante, saladares entre Crevillente y
Catral, XH9129, Guerra & Garcia-Zamora (MUB 2353). Alicante, Almoradí,
Laguna de Torrevieja, Los Paredes, XH9710, Ros & Garcia-Zamora (MUB 2355).
Alicante, Rojales, Laguna de la Mata, Ros & García-Zamora (МОВ 2356).
Alicante, Santa Pola, Azarbe de Dalt, YH528, Ros, Guerra & Garcla-Zamora
(MUB 2357). CHIPRE : Hagia-Napa, 1862, Unger (BM, isótipo de Pottia ve-
nusta). Ibidem (FI). MALTA : Fuori Porta Bombe, Carnana Gatto (FI). INSULA
PANTELLERIA : Sommier (FI). CERDEÑA : Isola del Toro, Martelli (FI).
Source : MNHN, Paris
POTTIA PALLIDA LINDB. 351
ECOLOGÍA
Pottia pallida es una especie de netas apetencias hacia los suelos salinos y
de hecho todas las localidades que personalmente hemos podido conocer son
lugares con vegetación superior netamente halófila. En Ros y Guerra (1987)
se propuso esta especie como característica de la alianza Pottio-Riccion crustatae
(Tortulo-Aloinetalia bifrontis, Barbuletea unguiculatae). Por los datos que hasta
el momento poseemos, forma parte de una comunidad, que resta por describir,
en la que se asocia a Riccia crustata, Tortula vahliana, Acaulon dertosense, Pte-
rygoneuron ovatum, Pottia minutula, Crossidium crassinerve, etc. y donde es
netamente predominante. Se ha observado en los dominios de la vegetación de
Arthrocnemetea, tanto en zonas ocupadas por comunidades de Arthrocnemion
glauci y Suaedion brevifoliae (Arthrocnemetalia) como en Lygeo-Limonion
furfuracei y Lygeo-Lepidion cardaminis (Limonietalia).
RELACIONES CON OTRAS ESPECIES
Pottia pallida ha sido confundida a menudo con Pottia crinita y Pottia inter-
media. Con la primera guarda bastante parecido en la morfología foliar, pero
P. crinita tiene las células foliares papilosas, mientras que P. pallida posee células
lisas. Comparten, sin embargo, la ausencia total de dientes peristomáticos. El
caso más frecuente de confusión, por otra parte explicable, se da con Р. inter-
media, ya que esta posee un peristoma reducido, caduco en ejemplares maduros
o nulo; las hojas periqueciales pueden ser netamente espatuladas y las células
foliares suelen ser lisas. Según lo observado por nosotros, el mejor carácter
para diferenciarlas, en casos extremos, es la forma del ápice foliar, que es obtuso
o muy ligeramente agudizado en P. pallida y marcadamente agudo en Р. inter-
media (Lám. 4). No obstante suele ser suficiente para diferenciar Р. pallida, la
ausencia total de peristoma, que está más o menos desarrollado en P. intermedia
y la presencia de bulbilos en la base de los tallos.
AGRADECIMIENTOS. — Agradecemos a los responsables de los herbarios consultados
el préstamo de material para su estudio, a D, Lamy el suministro de bibliografía indispen-
sable y а J.S. Carrión su ayuda en la labor fotográfica.
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COMENTARIOS SOBRE ALGUNOS TÁXONES INTERESANTES
DE LA BRIOFLORA IBÉRICA
M.J. ELÍAS RIVAS*
RÉSUMÉ — Étude chorologique et écologique de plusieurs mousses qui sont des nouveau-
tés pour la bryoflore du centre-ouest de la Péninsule ibérique. Il s'agit de taxons rares ou
peu connus dans le reste de la Péninsule Ibérique.
ABSTRACT — Chorological and ecological study of several mosses, reported for the first
time in the central-western part of the Iberian Peninsula. It concerns rare taxa whose distri-
bution in the Iberian Peninsula is badly known.
INTRODUCCIÓN
Como resultado de nuestros estudios brioflorístico en algunas de las sierras
más occidentales del Sistema Central español, — Béjar y Peña de Francia —,
hemos localizado en estas zonas algunos briófitos cuya corología en la Península
no era bien conocida, Comentaremos seguidamente algunos de los hallazgos
que consideramos más relevantes, al objeto de contribuir al mejor conocimiento
de sus respectivos areales peninsulares.
Ha sido estudiado material de herbario fundamentalmente en las briotecas
MA y BCB, consultando igualmente las bibliotecas de dichos Centros, a cuyos
directores expresamos nuestro agradecimiento por las facilidades recibidas.
Los testimonios de los táxones que se citan se hallan depositados en la Sec-
ción de Briologia del Herbario de-la Facultad de Biología de Salamanca (SALA-
Bryo).
GENERALIDADES
En la Sierra de Béjar, situada en el extremo SE de la provincia de Salamanca,
encontramos las mayores clevaciones provinciales, siendo la cota maxima El
Calvitero, con 2425 m. Esta sierra ha sido evidentemente afectada por el glacia-
* Departamento de Biología Vegetal (Botánica). Facultad de Biología. 37008 Salamanca
(España).
Source : MNHN, Paris
354 М.]. ELIAS RIVAS
rismo cuaternario, que ha conformado su geomorfología actual. Litolégica-
mente está constituida por granitos de nódulos y grano fino, con presencia de
materiales fémicos y migmatitas.
En cuanto al paisaje vegetal, desde la base hasta las cumbres serranas encon-
tramos las siguientes series de vegetación : geoseries riparias supramediterráneas
silicicolas (saucedas, alisedas, fresnedas), serie de melojares supramediterráneos
(Luzulo forsteri-Querceto pyrenaicae sigmetum), serie de piornales serranos
oromediterráneos (Cytiso oromediterranei-Echinosparteto pulviniformis sigme-
tum) y serie de pastizales psicroxerófilos crioromediterráneos (Agrostio rupes-
tris-Armerieto bigerrensis sigmetum).
La sierra de Francia — o de la Peña de Francia — viene a ser un conjunto de
profundos y estrechos valles limitados por elevadas crestas que constituyen la
región más quebrada y más importante orográficamente de la provincia. Desde
el punto de vista litológico predomina el complejo esquisto-grauwáckico, CXG
(pizarras, grauwackas, banquitos de conglomerados, etc.), y las típicas cuarcitas
armoricanas.
En cuanto a la vegetación cormofitica, encontramos geoseries riparias meso-
mediterráneas silicícolas (saucedas, alisedas, fresnedas), serie de alcornocales
mesomediterráneos (Sanguisorbo agrimonioidis-Querceto suberis sigmetum),
serie de encinares meso-supramediterráneos (Genisto hystricis-Querceto rotundi-
foliae sigmetum), serie de melojares mesomediterráneos (Arbuto wnedonis-
Querceto pyrenaicae sigmetum), meso-supramediterráneos (Genisto falcatae-
Querceto pyrenaicae sigmetum) y supramediterraneos (Holco mollis-Querceto
pyrenaicae sigmetum), y serie de piornales serranos oromediterraneos (Cytiso
oromediterranei-Echinosparteto pulviniformis sigmetum).
El clima, típicamente mediterráneo en el conjunto de la región, está fuerte-
mente influenciado por la altitud y el relieve — una parte muy considerable del
territorio presenta pendientes por encima del 30 % — y en ciertos emplazamien-
tos, como Las Batuecas o Sotoserrano, se acusa una manifiesta influencia oceá-
nica, lo que se halla en consonancia con la presencia en los mismos de varios
táxones de esta corología.
Señalaremos finalmente que, desde el punto de vista corológico, y siguiendo
a Rivas Martinez (1985) estas sierras se encuadran respectivamente en los secto-
res bejarano-gredense y salmantino de la provincia carpetano ibérico leonesa,
superprovincia mediterráneo iberoatlántica, región mediterránea de la Peninsula
Ibérica.
COMENTARIOS BRIOFLORÍSTICOS
Andreaea rothii Web. & Mohr subsp. frigida (Hüb.) Schultze-Motel
ÁVILA : Sierra de Béjar, Circo de Las Lagunas de El Trampal, 30T TK6865,
2200 m, extraplomos graniticos rezumantes, M.J. Elías, SALA-Bryo 1092.
SALAMANCA : Sierra de Béjar, Circo de la Peña Negra, 30T TK7370, 2000 m,
extraplomos graníticos rezumantes, M.J. Elías, SALA-Bryo 10.
Source : MNHN, Paris
TAXONES INTERESANTES DE LA BRIOFLORA IBÉRICA 355
Distribución : Especie ártico-alpina conocida de Groenlandia y numerosos
países europeos, como recogen Schultze-Motel (1970) y Düll (1984). En la
Península había sido citada de algunas localidades pirenaicas y del Sistema
Central (Schultze-Motel 1970, Casas Sicart 1986), y mas recientemente е
Sierra Nevada y Sierra de Ancares (Casas et al. 1987). La actual localización
salmantina, junto con una mención anterior (Elías Rivas & Casas Sicart 1987)
en la vertiente abulense bejarana, significan las primeras citas para el CW peninsu-
lar y las más occidentales en el Sistema Central, dada la ausencia del taxon en
Portugal. Su corología actual en la Península Ibérica queda reflejada en el mapa
de la Fig. 1.
Ecología : Especie orófila que hemos encontrado en las altas cumbres bejara-
nas, por encima de los 2000 m de altitud, viviendo sobre paredones graníticos
habitualmente rezumantes y orientados al N o al NE, En estos emplazamientos
pensamos forma parte de las comunidades del Andreaeetum nivalis Krajina 1933,
que en estas zonas carecen de algunos elementos característicos, como ya hemos
comentado (Elías Rivas, en prensa), apareciendo otros que diagnostican unidades
superiores, como Racomitrium heterostichum (Hedw.) Brid., Bryum alpinum
With. o el taxon que seguidamente comentaremos, Kiaeria starkei (Web. &
Mohr ) I. Hag. Gil García & Guerra Montes (1981) comentan que, por sus prefe-
rencias ecológicas en Sierra Nevada, pudiera estar relacionada con las fitocenosis
reófilas alpinas de la clase Hygrohypnetea von Hübschmann 1957, aunque inci-
dentalmente la habían localizado en comunidades similares a las que nosotros
la adscribimos.
Fig. 1 — Distribución de Andreaea rothii Web. & Mohr subsp. frigida (Hüb.) Schultz.-Mot.
en la Península Ibérica. @ Localidades conocidas, * Nuevas citas.
Source : MNHN, Paris
356 M.J. ELIAS RIVAS
Kiaeria starkei (Web. & Mohr) 1. Hag.
ÁVILA : Sierra de Béjar, Circo de las Lagunas de El Trampal, 30T TK6865,
2200 m, fisuricola y saxicola en granitos, M.J. Elías, SALA-Bryo 273; ibidem,
M.J. Elías, SALA-Bryo 796.
Distribución : Noreste, este y centro de Asia. Norteamérica y sur de Suda-
mérica. Australia. Gran parte de Europa (Düll 1984). En la Península Ibérica la
conocemos citada de las cordilleras cantábrica y pirenaica, sierra de Ancares, y
varias localidades portuguesas — serra d’Estrella y Porto —, como se resalta en
el mapa de distribución (Fig. 2).
Aportamos ahora la primera mención para el Sistema Central Español; esta
localidad pertenece administrativamente a la provincia de Ávila, si bien es de
esperar la presencia de este taxon en la vertiente salmantina de la mencionada
sierra.
Ecología : Taxon meso-higrófilo, foto-esciófilo, saxicola y acidofilo, típi-
camente subártico-subalpino; en las estaciones estudiadas aparece viviendo en
roquedos graníticos formando pequeños céspedes con especies como Andreaea
nivalis Hook., A. rothii Web. & Mohr subsp. frigida (Hüb.) Schultze-Motel o
Grimmia hartmanii Schimp.; ocasionalmente, y en aquéllas áreas sometidas а
una mayor insolación, suele buscar refugio en pequeñas grietas y fisuras junto
a otros taxones casmofiticos.
Fig. 2 — Distribución de Kiaeria starkei (Web. & Mohr) I. Hag. en la Península Ibérica.
© Localidades conocidas, Ж Nuevas citas.
Source : MNHN, Paris
TAXONES INTERESANTES DE LA BRIOFLORA IBÉRICA 357
Fig. 3 — Distribución de Schizymenium pontevedrensis (Luis.) Casas, Cros, Brugés & Sergio
en la Península Ibérica. @ Localidades conocidas, # Nuevas citas.
Schizymenium pontevedrensis (Luis.) Casas, Cros, Brugués & Sergio, VII Simp.
Nac. Bot. Criptog. y Libro Resúm. Madrid : 237 (1987) (= Mielichhoferia
pontevedrensis Luis.)
CÁCERES : Entre Rio Mala y Las Mestras, 29T QE4278, 495 m, taludes, MJ.
Elias, SALA-Bryo 851; ibidem, M.J. Elias, SALA-Bryo 850.
SALAMANCA : La Alberca, valle de Las Batuecas, 29T QE4283, 600 m, talu-
des, M.J. Elias, SALA-Bryo 57; La Herguijuela de la Sierra, valle de Belén,
29T QE4682, 850 m, taludes, M.J. Elías, SALA-Bryo 852; ibidem, M.J. Elias,
SALA-Bryo 853.
Distribución : Endemismo ibérico. El género Schizymenium esta mayorita-
riamente distribuido en el hemisfério sur, pudiendo considerarse esta especie
como el único representante europeo del mismo, y vicariante de aquéllas (Ser-
gio 1987).
En la Península sólo era conocido de cuatro localidades (Sergio 1980) : una
española — Pontevedra — y tres portuguesas — Ferreira do Zézere, Manteigas
y Vale de Amoreira —. Así pues, nuestra cita constituye la segunda para España
y una relevante novedad briofloristica para el centro-oeste. Con posterioridad
a nuestras herborizaciones ha sido recogida en la sierra de Gata (Casas & al.,
en prensa). (Fig. 3).
Ecología : Aparece generalmente sobre taludes — cambisoles hümicos y dís-
tricos — situados en las márgenes de encinares y alcornocales, en algunos valles
térmicos en el limite Salamanca-Cáceres. Se integra en comunidades que creemos
Source : MNHN, Paris
358 M.J. ELIAS RIVAS
adscribibles a la alianza Dicranellion heteromallae Philippi 1963; la presencia
en los inventarios de especies como Aulacomium androgynum (Hedw.) Schwaegr.,
nos confirma el carácter subatlántico de dichas fitocenosis.
En estas zonas aparece bien fructificada, y creemos que, una vez conocida
su ecología en las mismas, parece probable el descubrimiento de su presencia
en nuevas localidades ibéricas, lo que permitirá el mejor conocimiento de su
corología.
Bryum cyclopbyllum (Schwaegr.) B. et S.
SALAMANCA : Entre Valero y Miranda, puentes del Alagón, 30T TK5190,
600 m, suelos húmedos, M. J. Elías, SALA-Bryo 317.
Distribución : Especie subártica conocida del noreste, este y centro de Asia,
norte de Africa, Norteamérica y numerosos países europeos (Düll 1985). Este
autor señala el taxon en España, sin confirmar su presencia en base al correspon-
diente material de herbario, basándose muy probablemente en la añeja cita de
Fructuoso (1914) en Badajoz, que recoge Casas Sicart (1981). Hemos tenido
oportunidad de estudiar este material en la Brioteca Casares Gil (MA), y el mis-
mo está identificado por el propio Casares Gil. Mucho más recientemente Miguel
& Ederra (1984) dieron a conocer su presencia en Navarra. Se trata, pues, de
un taxon de corología mal conocida a nivel peninsular (Fig. 4), que citamos
ahora de una localidad intermedia entre las dos anteriores, y que significa una
notable aportación a la flora briológica centro-occidental ibérica.
Ecología : Por los datos que poseemos, parece tratarse de un taxon de ecolo-
gía variable, al menos en la Península. Miguel & Ederra (1984) la consideran
Fig. 4 — Distribución de Bryum cyclophyllum (Schwaegr.) B. et S. en la Península Ibérica.
€ Localidades conocidas. + Nuevas citas.
Source : MNHN, Paris
TAXONES INTERESANTES DE LA BRIOFLORA IBÉRICA 359
meso-higrófila, esciófila, terricola y calcícola; con un comportamiento relati-
vamente similar se presenta en la localidad estudiada, si bien, y en consonancia
con la composición litologica de la zona, es acidófila, situandose sobre litosuelos
cuarcíticos en las márgenes del río Alagón.
Bryum gemmilucens Wilcz. & Dem.
SALAMANCA : Sotoserrano, 29T QE5379, 400 m, taludes, M.J. Elías, SALA-
Bryo 382.
Distribución : Macaronesia, suroeste de Asia y Norteamérica. Europa : Bél-
gica, Gran Bretaña, Francia, Alemania, Hungría, Portugal (Düll 1985). Casas &
Brugués (1983) la dieron a conocer para España señalándola de algunas locali-
dades catalanas — Vilalba des Arcs, Cap Norfue — y ехітетейаз — Jaraicejo —,
y recentísimamente (Gil García & Castro 1987) se ha citado en Huelva, Jaén y
Ciudad Real. De Portugal sólo la conocemos señalada en el Algarve (Sergio &
al. 1984). Casas Sicart (com. ver.) considera que, tras conocerse bien sus carac-
teres diagnósticos dentro del grupo Bryum bicolor, resultará una especie relati-
vamente común a nivel peninsular, hecho éste que se está poniendo de mani-
fiesto tras nuevas prospecciones (Fig. 5).
Ecología : De comportamiento terricola, suele presentarse sobre suelos des-
cubiertos en dehesas, barbechos, etc. Nosotros la hemos recogido en taludes
formando parte de comunidades que creemos asimilables a la alianza Dicranel-
lion heteromallae Philippi 1963.
Fig. 5 — Distribución de Bryum gemmilucens Wilcz. & Dem. en la Península Ibérica. € Loca-
lidades conocidas, # Nuevas citas.
Source : MNHN, Paris
360 М.]. ELIAS RIVAS
Fig. 6 — Distribución de Calliergon cordifolium (Hedw.) Kindb. en la Península Ibérica.
e Localidades conocidas, * Nuevas citas.
Calliergon cordifolium (Hedw.) Kindb.
CÁCERES : Hervás, subida al Puerto de Honduras, 30T TK5656, 1400 m, suelos
semiencharcados, M.J. Elias, SALA-Bryo 248.
SALAMANCA : Sierra de Béjar, Circo de la Pefía Negra, 30T TK7370, 2000 m,
prados montanos, M.]. Elías, SALA-Bryo 241.
Distribución : Especie boreal, cuya presencia en la Peninsula se halla limitada,
según los datos que poseemos, a algunas localidades dispersas de la mitad norte —
Asturias, Sistema Ibérico, Navarra y Pirineos —, como queda reflejado en el mapa
de distribución de la Fig. 6. Aportamos ahora las primeras menciones para el
Sistema Central peninsular — provincias de Salamanca y Cáceres — que consti-
tuyen al mismo tiempo las más meridionales para la Península Ibérica.
Ecología : Taxon de comportamiento higrófilo que en las localidades estudia-
das suele integrarse en los céspedes altos pertenecientes al orden Montio-Carda-
minetalia (Pawlowski 1926) Maas 1959 que aparecen en los prados montanos
bejaranos y en otros emplazamientos en bordes de cursos de agua.
Hyocomium armoricum (Brid.) Wijk. & Marg.
SALAMANCA : La Alberca, valle de Las Batuecas, 29T QE 4283, 600 m, saxi-
cola en pizarras, M.J. Elías, SALA-Bryo 471.
Distribucion : Taxon oceánico-montano que, como puede apreciarse en el
correspondiente mapa de distribución de la Fig. 7, en la Peninsula presenta una
Source : MNHN, Paris
TAXONES INTERESANTES DE LA BRIOFLORA IBÉRICA 361
Fig. 7 — Distribución de Hyocomium armoricum (Brid.) Wijk. & Marg. en la Peninsula
Ibérica. @ Localidades conocidas, # Nuevas citas.
corología de tipo atlántico noroccidental, con disyunción en Algeciras (Casas
& al. 1985). Nuestra actual localización constituye, por tanto, junto con una
recolección posterior en Gata (Casas & al., en prensa), la primera para el interior
peninsular.
Ecología : Vive sobre pizarras y esquistos húmedos en márgenes de cursos
de agua, en el seno de alisedas mesomediterráneas del Scrophulario scorodoniae-
Alnetum glutinosae Br.-Bl., P. Silva & Rozcira 1956. La influencia que se acusa
en esta localidad — como comentábamos en el capitulo de generalidades —,
permite la presencia en la misma de ciertos briófitos de neto carácter oceánico,
como el que ahora nos ocupa.
AGRADECIMIENTOS. — Agradezco a la Prof*, Dra. Casas Sicart su ayuda en la identifi-
cación y confirmación del material, así como las orientaciones dadas para la elaboración de
este trabajo, y la revision final del mismo.
Source : MNHN, Paris
362 M.J. ELIAS RIVAS
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(Dept. Bot., Univ. Lucknow, Lucknow 226007, India).
88365 SHAW J. and СКОМ Н. - Peristome homology in Mielichhoferia and a
taxonomic account of North American species. J. Hattori Bot. Lab. 1984, 57: 363-381, 49
fig. (Univ. Herb. & Div. Biol. Sci., Univ. Michigan, Ann Arbor, MI 48109, USA).
Selon la structure du péristome (péristome double, ayant les dents de l'exostome plus ou
moins bien développées et une membrane basale endostomiale delicate plus ou moins adhérente), 7
Haplodontium sont transférés dans le genre Mielichhoferia : H. brachycladum, H. cuspidatum, H.
fabroniodes, Leskea filiramea, Н. herzogii, H. nitidum, H. pusillum (M. cardotii nom. nov.). Descr,
détaillée de M. mielichhoferiana, M. macrocarpa, M. tehamensis présents en Amérique du Nord. 4
Mielichhoferia sont exclus du genre.
88-366 SRIVASTAVA S.C. - Apometzgeria pubescens from the Valley of Flowers. J.
Indian Bot. Soc. 1986, 65: 56-59, 7 fig. (Dept. Bot., Univ. Lucknow, Lucknow 226007, India).
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Amak. in India. Geophytology 1986, 16(1): 252-254, 20 fig. (Ibidem).
Descr., ill. de Jungermannia flagellaris nouv. en Inde.
88-368 SRIVASTAVA S.C. and SRIVASTAVA A. - Morpho-taxonomy of Heferoscyphus
argutus (Nees) Schiffn. from India, Geophytology 1986, 16(2): 255-257, 36 fig, (Ibidem).
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Targionia and Cyathodium from India. J. [ndian Bot. Soc. 1983, 62: 434-436, 4 fig.
88-370 UDAR R. and AGARWAL A. - The genus Riccia in Pachmarhi with SEM details
of spores of two species. J. Indian Bot. Soc. 1985, 64: 246-250, 23 fig.
88371 UDAR R. and SHAHEEN F. - The genus Ceratolejeunea in India). Indian Bot. Soc
1985, 64: 400-402, 26 fig.
Descr., ill. de Ceratolejeunea singapurensis trouvé à Kerala.
VOIR AUSSI: 88-356, 88-357, 88-358, 88-359, 88-360, 88-392, 88-393, 88-395, 88-396,
88-397, 88-405, 88-406, 88-409, 88-410.
Cytologie, Ultrastructure
88-372 APOSTOLAKOS P. and GALATIS B. - Studies on the development of the air
pores and air chambers of Marchantia paleacea Il. Ultrastructure of the initial
aperture formation with particular reference to cortical microtubule organizing
Source : MNHN, Paris
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centres. Canad. J. Bot. 1985, 63(4): 744-756, 33 fig. (Inst. Gen. Bot., Univ. Athens, GR-15701
Athens).
L'ouverture des espaces intercellulaires des pores initiaux serait le résultat d'un processus
contrólé: organisation, évolution du cytosquelette cortical des microtubules lors de la formation des
pores. Il y a une fonction continue de centres d'organisation de microtubules corticaux dans le
cytoplasme et/ou dans le plasmalemme avoisinant, d'abord sous la cavité de surface, et ensuite sous
la partie inférieure des espaces intercellulaires en croissance où se forment des épaississement
pariétaux.
88373 INOUE S. - Further karyological studies of some species of Thuidiaceae
(Musci) J. Hattori Bot. Lab. 1984, 57: 443-454, 2 tabl., 46 fig, (Dept. Biol., Fac. Sci., Kumamoto
Univ., Kurokami-2-chome, Kumamoto-shi 860, Japan).
Nombre chromosomique et caryotype de 24 esp. de Thuidiaceae. n-11 pour toutes sauf
pour Rauiella fujisama ой n-12. 1° comptage pour 8 esp.
Physiologie, Chimie _
88-374 ASAKAWA Y., TOYOTA M., BISCHLER H., CAMPBELL E.O. and HATTORI S. -
Comparative study of chemical constituents of Marchantia species. J. Hattori Bot. Lab.
1984, 57: 383-389, 2 tabl., 2 fig. (Fac. Pharmac. Sci., Tokushima Bunri Univ., Tokushima 770,
Japan).
Terpènes et composés aromatiques chez Marchantia polymorpha (France et Japon), M
paleacea var. diptera (Japon), M. tosana (Japon), M. berteroana (Nouv.-Zélande) et M. foliacea
(Nouv.-Zélande).
88375 JAYASWAL R.K. and JOHRI M.M. - Occurence and biosynthesis of auxin in
protonema of the moss Funaria hygrometrica. Phytochemistry 1985, 24(6): 1211-1214, 3
tabl. (Molecular Biol., Tate Inst. Fund. Res., Bombay 400005, India).
Après avoir détecté la présence d'acide indolacétique et d'en avoir étudié la synthèse
dans le protonéma de Funaria Aygrometrica, les auteurs suggèrent une relation entre
l'accumulation de cette auxine et la différenciation du caulonéma.
88376 SHARMA Y.K. and PATHANIA R.S. - Phenolic and sugar variations in some
species of the genus Porella (Porellineae) and its application to their systematics.
Res. Bull. Panjab Univ. 1984, 35(3-4): 123-126, 21 fig. (Dept. Bot., Panjab Univ., Chandigarh.
160014, India)
VOIR AUSSI: 88-389.
Génétique
88-377 KRZAKOWA M. and BISCHLER Н. - Peroxidase variation in Marchantia
polymorpha : a preliminary report. Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 551-554, 1 fig. (Dept.
Genetics, A. Mickiewicz Univ., Dabrowskiego 165, 60-594 Poznañ, Poland).
88-378 ODRZYKOSKI LJ. - Genetic evidence for reproductive isolation between
two European "forms" of Conocephalum conicum. Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 577-
587, 2 fig. (Dept. Genetics, A. Mickiewicz Univ., Dabrowskiego 165, 60-594 Poznań, Poland).
88-379 SHAW J. - Growth form variation within and between populations of
Climacium americanum Brid.Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 555-567, 2 tabl., 17 fig. (Dept. Bot.,
Duke Univ., Durham, North Carolina 27706, USA).
11 caractères structurels présentent des différences significatives entre différentes
populations de Climacium americanum.
88-380 WYATT R., ODRZYKOSKI LJ. and STONEBURNER A. - Electrophoretically
detectable genetic variation in Plagiomnium ciliare : a preliminary report.Symp. Biol.
Hung. 1987, 35: 589-602, 3 tabl., 1 fig. (Dept. Bot, Univ. Georgia, Athens, Georgia 30602, USA).
Source : MNHN, Paris
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88381 BAUDOIN R., BISCHLER H. et HÉBRARD J.P. - Les hépatiques et la pinède
méditerranéenne de Pinus halepensis Miller.Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 389-404, 1 tabl., 6
fig. (M.N.ILN., Lab. Cryptogamie, 12 rue Buffon,F-75005 Paris)
La flore hépaticologique des pinédes de Pinus halepensis est hétérogène. Seuls deux taxons
sont liés à ces pinedes, Toutes les esp. appartiennent aux hépatiques méditerranéennes les plus
communes et les plus tolérantes. Descr. de 4 groupes écologiques non liés à la communauté de
Pinus halepensis.
88-382 CASAS C. - Rhodobryum ontariense (Kindb.) Kindb. a Catalunya. Orsis 1985, 1:
3-7, fig. (Dept. Bot, Fac. Ci., Univ. Autónoma, Bellaterra (Barcelona), España).
La révision des Rhodobryum roseum de l'herb. de Barcelone permet d'affirmer la présence
de Rhodobryum ontariense en Catalogne. Distribution.
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Liste de 32 bryophytes, avec loc., nouv. pour Montseny (Espagne МЕ).
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bi lora dels Ports de Beseit. Orsis 1985, 1: 13-31, 3 fig. (Ibidem).
Liste de 186 bryophytes des aires calcaires montagneuses de Ports de Beseits. Données
écologiques.
88-385 CASAS C. y PUCHE Е. - Contribución a la brioflora de la Sierra Palomita
(Teruel).Orsis 1985, 1: 33-41, 2 fig. (Ibidem).
Liste avec loc. de 133 bryophytes de la Sierra Palomita. Seligeria calcarea est nouv. pour la
Péninsule Ibérique. Cert. taxons sont пошу. pour la province de Teruel.
88-386 CRANDALL-STOTLER B. and RENZAGLIA K.S. - Liverworts and hornworts of
Garden of the Gods, Shawnee National Forest, Saline County, Illinois. Trans. Illinois
Acad, Sci. 1984, 77(1-2): 45-50 (Dept. Bot., Southern IUllinois Univ.-Carbondale, Carbondale, IL
62901, USA).
38 hépatiques et 2 anthocérotes avec loc. Lophozia bicrenata nowy. pour l'Illinois.
88-387 DIA М.С. - Briocenosi dell'Hedwigion ciliatae Philippi 1956 rilevata in
Sicilia.Inform. Bot. Ital. (Boll. Soc. Bot. Ital.) '1983' 1985, 15(2-3): 172-173 (Ambientali &
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Nigerian savanna and the Brasilian cerrado. Revista Brasil. Bot. 1984, 7(2): 129-136, 3 tabl.
Peu d'esp. communes entre la savanne nigérienne et le cerrado brésilien.
88389 GLIME I.M. - Temperature optima of Fontinalis novae-angliae: Implications
for its distribution.Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 569-576, 3 fig. (Dept. Biol. Sci., Michigan
Technol. Univ., Houghton, Michigan 49931, USA).
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podgórskiego boru trzeinnikowego Calamagrostio villosae-Pinetum Staszk. 1958 w
poludniowej Polese, Acta Biol, T.H. Katowice, Prace Naukowe Univ. Slaskiego 1983, 541: 205-
226, 3 fig., en polonais, rés. angl. et russe (Silesian Med. Akad., Dept. Pharm. Bot., 41-200
Sosnowiec, Ul. Jagiellonska 4, Poland).
88-391 LLORET Р. - La vegetación briofítica rupícola en relación con los gradientes
altitudinal e hígrico en el Montseny (Barcelona).Orsis 1986, 2: 55-70, 7 fig., 5 tabl. (Dept.
Bot, Fac. Ci., Univ. Autonoma, Bellaterra (Barcelona), España).
Distribution de 20 bryophytes rupicoles en fonction de l'altitude et de l'humidité à
Montseny. L'accroissement de la richesse floristique est lié à un haut niveau d'humidité et une basse
altitude. Relations avec les types forestiers.
Source : MNHN, Paris
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88-392 MATTERI C.M. - Sobre Bartramia stricta (Bartramiaceae, Musci) en la region
Andino-patagonica. Bol. Soc. Arg. Bot. 1983, 22: 131-141, 3 fig. (Mus. Arg. Ci. Nat. Bernardino
Rivadavia, Buenos Aires, Argentina).
Nouv. syn., descr., distr. de Batramia stricta.
88-393 MATTERI C.M. - Sinopsis de las especies andino-patagonicas, antarcticas y
subantarcticas de los generos Bartramia, Bartramidula y Conostomum
(Bartramiaceae, Musci).Darwiniana 1984, 25: 143-162, 6 pl. (Ibidem).
Clés aux Bartramiaceae (5 Bartramia ,1 Bartramidula, 3 Conostomum. Taxon., descr., ill.
distr. des taxons. Bartramia patens var. robusta (Hook. f. et Wils.) comb. пошу. (= Bartramia r.).
88-394 MALME L. - Distribution of bryophytes on Fuerteventura and Lanzarote, the
Canary Islands. Sommerfeltia 1988, 7: 1-54, 48 fig., 3 tabl. (Skrabben 1с, N-0682 Oslo 6).
Ecologie, phytogéographie et nomenclature des bryophytes des Canaries. 40 mousses et 26
hépatiques sont nouv. pour Fuerteventura et 15 mousses et 9 hépatiques pour Lanzarote dont
Gigaspermum mouretii nouv. pour la Macaronésie. Liste avec loc. et réf. bibliogr. de 65 mousses et
26 hépatiques de Fuerteventura, et 73 mousses et 35 hépatiques de Lanzarote.
88-395 MILLER H.A. - Pacific bryophytes: Psiloclada in Southern Melanesia.
Phytologia 1985, 510): 87-90, fig. (Dept. Biol. Sci., Univ. Central Florida, Orlando, Florida 32816,
USA).
Descr. de Psiloclada unguligera nouv.pour les Vanuatu, présent aussi en Nouvelle-
Calédonie et aux Fiji.
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Phytologia 1985, 51(2): 91-94, fig. (Ibidem).
Descr., ill. d'Arachniopsis major réc. aux Vanuatu.
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Musci) from the Antarctic. Brit, Antarct. Surv. Bull. 1984, 64: 77-79 (Inst. Bot., Polska Akad.
Nauk, ul. Lubicz 46, 31-512 Kraków, Poland).
Descr., nomencl., habitat, distr. de Schistidium falcatum récolté à King George Isl., nouv.
pour l'Antarctique.
88-398 OCHYRA R. - Roslinnosé lejków krasowych w okolicach Staszowa па
owyzynie Malopolskiej (Vegetation of the karst sink-holes in the vicinity of
Staszow on the Malopolska upland). Monogr. Bot. 1985, 66: 1-136, 36 tabl., 26 fig., en
polonais, rés. angl. (Ibidem).
40 relevés permettent de décrire les assoc. de cette région. Bryophytes associés.
88-399 ORBAN S. - The use of bryophytes for ecological comparison of vegetational
units and of habitats.Symb. Biol. Hung. 1987, 35: 379-388, 4 tabl., 4 fig. (Ho-Si-Minh Teacher's
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88-400 РПРРО S., KOPONEN Т. and NORRIS D.H. - Endemism of the bryophyte flora in
New Guinea. Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 361-372, 2 appendices, 2 tabl. (Bot. Mus., Univ.
Helsinki, Unioninkatu 44, SF-00170 Helsinki 17).
48% des esp. d'hépatiques el 23% des mousses de Nouvelle-Guinée sont endémiques. La
plus part proviennent de 1500-3000 m; écologie.
88-401 SOTIAUX A. et BRUYNSEELS G. - Le parc Solvay à La Hulpe. Etudes des
bryophytes (mousses et hépatiques). Naturalistes belges 1985, 66(3-4): 81-88, 1 fig.
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Données bryoécologiques, liste des taxons.
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F-75005 Paris).
Source : MNHN, Paris
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Le transport aérien sur longue distance est possible pour les spores de diamètre infér. à 25
pm. Théorie de la tectonique des plaques, dérive des continents, résistance des spores à la
dessiccation pour expliquer la dispersion sur longue distance.
88-404 ZOLOMI B. - Buntflechten-Moos und Lebermoos Synusien. Symb. Biol. Hung
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Descr. des synusies bryolichéniques de 5 communautés de plantes en Hongrie.
VOIR AUSSI: 88-355, 88-357, 88-358, 88-359, 88-360, 88-362, 88-365, 88-367, 88-371,
88-405, 88-406, 88-407, 88-408, 88-409, 88-410, 88-427.
Paléobryologie
88-405 GROLLE К. - Zwei wetere Lebermoose in Bernstein aus Bitterfeld
(DDR).Feddes Repert. 1985, 96(1-2): 41-46, 1 fig., pl. 1-3 (Sekt. Biol., Friedrich-Schiller-Univ.,
DDR-69 Jena).
Descr. ill. de Calypogeia stenzeliana et Radula bitterfeldensis esp. nouv. de l'Ambre de
Bitterfeld (Miocène). Clé aux Radula de l'ambre.
88-406 HOCHULI Р.А. and GRONER U. - Hecrisporites, a new spore-genus of possible
Riellacean affinity. Rev. Palaeobot. Palynol. 1985, 44(3-4): 26275, 6 pl., 1 tabl. (ESSO. EPR-E,
213 cours Victor-Hugo, F-33321 Bègles).
Descr., ill. d Heerisporites variabilis gen. et sp. nov. du Micocène (Molasse supérieure
marine, Suisse М). Microspore alète affine de Riella. Lithologie et interprétation écologique de
l'assemblage sporomorphique contenant ce nouveau genre.
88-407 MILLER М.С. - Late quaternary fossil moss floras of Eastern North America:
of major floristic changes during the late Pleistocene-early Holocene
ion. Symp. Biol. Hung. 1987, 35: 343-360, 1 fig, 2 tabl. (Biol. Survey, New York State
Mus., Albany, New York 12230, USA).
Changement floristique par perte de calcicoles, élimination des éléments arctiques et
arctico-alpins, et augmentation des mousses calcifuges de la zone tempérée Nord.
Guides, Ouvrages généraux
88-408 FAVREAU M. and BRASSARD С. - Catalogue bibliographique des bryophytes
du Québec et du Labrador. Memorial Univ. Newfoundland, Occas. Pap. Biol. 1988, 12: 1-114
р. (Dept. Biol., Memorial Univ. Newfoundland St Jean, Terre-Neuve, Canada ЛІВ 3X9).
Liste de 3 anthocérotes, 122 hépatiques et 665 mousses avec répartition dans les 23 régions
du Québec et les 5 du Labrador; renvois bibliogr. Bibliographie de 350 réf. à jour en 1988.
88-409 IRELAND R.R. and BELLOLIO-TRUCCO С. - Illustrated guide to some
hornworts, liverworts and mosses of Eastern Canada. Syllogeus 1987, 62: 1-205, 129 fig.
(Bot. Div., Natl. Mus. Nat. Sci., Natl. Mus. Canada, Ottawa, Ontario KIA OMS, Canada).
Cycle, structure, récolte, identification, clé, hab. et distr. de 2 anthocérotes, 79 hépatiques et
154 mousses présentes de Terre-Neuve au Mannitoba S. Illustration et glossaire par L.M. Ley. Index.
88-410 NYHOLM E, - Illustrated Flora of Nordic Mosses. Fasc. 1. Fissidentaceae-
Seligeriaceae. Stockholm : Lindbergia, 1986, 72 p., 48 fig.
Avec ce premier fasc., Lindbergia commence la réédition de ‘Illustrated moss flora of
Fennoscandia’, incluant dans l'aire étudiée l'Islande, Jan Mayen et Svalbard. Glossaire illustré de 4р.
Clé aux esp. par genres, syn., descr., ill, distr., notes pour chaque esp. Les illustrations ont un grisé
peu heureux, et un légendage pas trés commode d'utilisation. Les nouveautés taxonomiques ne sont.
pas clairement mises en évidence. Fissidentaceae, Bryoxiphiaceae, Ditrichaceae, Archidiaceae,
Dicranaceae et Seligeriaceae pour ce premier fasc.
Source - MNHN, Paris
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (4): 369-373
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
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Sulcaria from India and Nepal.Candollea 1985, 40(1); 305-320, 19 fig. (Dept. Bot., Lucknow
Univ., Lucknow, India)
Morphol., taxonom. de 1 Alectoria Ach. s.str., 14 Bryoria Brodo et Hawksw. et de 2
Sulcaria Bystr. des régions himalayennes de l'Inde et du Népal. Diagn., deser, ill. de Bryoria levis
‚В. nepalaensis esp. nouv.
88412 MAYRHOFER Н. - Monographie des Flechtengattung Thelenella. Biblioth.
Lichenol. 1987, 26: 1-106, 58 fig. (Inst. Bot, Karl-Franzens-Univ. Graz, Holteigasse 6,
A-8010 Graz).
Morphol., position taxonom. et distr. du genre Thelenella Nyl. (=Microglaena
Koerb. s.str.), appartenant aux Thelenellaceae fam. nov. (incl. Chromatochlamys, Julella).
CIé aux 17 esp. reconnues dans le monde. Le genre est divisé en 2 sections basées sur
l'absence ou la présence d'un involucrellum ouvert. Taxonom., distr., descr., ill. des
ascospores de chaque taxon. Nouv. syn. Diagn. de T. fusispora de Tanzanie, T. harrisii
de Californie et d'Australie, T. weberi des iles face à la cóte ouest des Etats-Unis.
Nouv. comb.: T. fernandeziana (Zahlbr.) (=Microglaena), T. hassei (Zahlbr.) (= Microgl.),
T. inductula (Nal?) (= Verrucaria), T. kerguelena (Nyl.) (=Verr.), T. luridella
(Nyl.-Verr.), T. marginata (Groenl.) (=Microg!.), T. sordidula (Th.Fr.) (-Microgl.). 7
taxons de Microglaena sont exclus. Verrucaria albolinitum Nyl. et Thelenella obtectum
88-413 MAYRHOFER M. - Studien über die saxicolen Arten der Flechtengattung
Lecania in Europa. II. Lecania s.str. Biblioth. Lichenol. 1988, 28: 133 p., 35 fig. (Ibidem).
Clé d'identification des 19 esp. saxicoles de Lecania d'Europe; caractéristiques des spores,
paraphyses, épiphyménium et cortex du thalle des taxons; synonymes; division en 3 groupes: groupe
Lecania erysibe à spores bicellulaires, groupe L. suavis à spores 4 (ou +) cellulaires, et le groupe L.
polycycla avec un epihymenium différent. Descr., ill. et distr. des esp. Nouv. comb.: L.
coeruleorubella (Mudd) (=Lecania coerulescens ver), L. insularis (Hepp ex Arnold) (=Biatorina). 19
esp. sont transférés dans les genres Arthonia, Caloplaca, Catillaria, Halecania, Lecanora, Lecidea s.
str. et Protoparmelia. 7 esp. n'ont pas été étudiées faute de matériel, Index, bibliogr.
88-414 RUOSS E. and AHTI T. - Die Renntierflechten (Cladonia subg. Cladina) im
Herbarium Wallroth, Strassburg.Nova Hedwigia 1985, 41: 147-158, 2 fig. (Syst. Géobot. Inst.,
Univ. Bern, Altenbergrain 21, CH-3013 Bern).
Etude morph. et chim. desCladonia subgen. Cladina placés dans le genre Patellaria dans
Yherbier F.W. Wallroth, Strasbourg. Lectotypification de Cladonia arbuscula (Wallr.) Flot. et de C.
squarrosa (Wallr.) Flot. Prés. d'ac. psoromique dans le lectotype de C. a., alors que C. a. selon le
concept courant contient de Гас. fumarprotocétrarique. Valeur taxonomique des chémotypes. Le
matériel placé dans Patellaria sylvatica appartient à C. arbuscula, C. rangiferina et C. mitis, celui
dans P. rangiferina à C. arbuscula età C. rangiferina.
88-415 SCHEIDEGGER C. - Systematische Studien zur Krustenflechte Anzina
carneonivea (Trapeliaceae, Lecanorales).Nova Hedwigia 1985, 41: 191-218, 1 tabl., 21 + 3
fig.
L'algue phycobionte est Asterochloris phycobiontica. Structure et ontogénie des
fructifications, des pycnides et des asques. Anzina carneonivea est considéré comme une
lLaboratoire de Cryptogamie, 12 rue Buffon, F - 75005 PARIS
Source : MNHN, Paris
370 BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE
Trapeliaceae. Distr., taxonom. d'Anzina carneonivea (var. carneonivea (var.tauriscorum (Zahlbr.)
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Diagn., descr, ill. d'Anthracothecium awasthii et d'A. indicum.
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Diagn., descr., ill., distinction de Pleurotheliopsis andamanensis et de P. ceylonensis esp.
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00170 Helsinki).
Proposition de rejeter Lichen subfuscus L. nom ambigu en vertu de l'Art. 69.1., au profit de
Lecanora allophana, bien délimité.
VOIR AUSSI: 88-430, 88-432, 88-445.
Morphologie, Anatomie
88-420 UPRETI D.K. - Studies on the lichen genus Baeomyces from India.
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Descr., ill. de 4 Baeomyces d'Inde, dont B. sorediifera nouv. pour la région.
VOIR AUSSI: 88-411, 88-412, 88-413, 88-414, 88-415, 88-416, 88-417, 88-429, 88-430.
Physiologie, Chimie
88-421 FIELDS R.D. and StClair L.L. - A comparison of methods for evaluating SO2
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Edmonton, Alberta, Canada).
Influence de la quantité de SO) et du temps de fumigation sur l'assimilation nette. Relations
avec les zones industrielles et la survie du lichen.
88-423 KARAGATZIDES J.D., LEWIS M.C. and SCHULMAN H.M. - Nitrogen fixation in
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974-979, 2 fig., 4 tabl. (Dept. Geogr., York Univ., 4700 Keeler Street, Downsview, Ont., Canada
M3] 1P3).
Les légumineuses foumissent un apport important à la fixation biologique de l'azote dans la
région du lac Sarcpa. La contribution des lichens et des algues bleues libres est négligeable.
VOIR AUSSI: 99-414, 88-430.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE 371
Répartition, Ecologie, Sociologie
88-424 BOISSIERE J.C. - Compte-rendu de l'excursion lichénologique du 17 mars
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(Univ. Paris VI, Lab. Biol. vég., Route de la Tour Dénécourt, F-77300 Fontainebleau).
88-425 CHACON S. у GUZMAN G. - Nuevas observaciones sobre los hongos, líquenes
y mixomicetos de Chiapas. Bol. Soc. Mex. Micol. "1984"1985, 19: 245-251, 1 tabl. (Seco.
Micol., Inst. Nac. Investig. Rec. Bioticos, Apartado Postal 63, Xalapa, Ver. Mexico).
Liste de 43 champignons, 1 lichen et 2 myxomycètes. Coenogonium linkii est nouv. pour
Chiapas.
88-426 EGEA I.M. HERNANDEZ-PADRON C. y LLIMONA X. - Aportación al
conocimiento de las comunidades de líquenes saxícolas de los Picos inferiores de
Tenerife (Canarias). Bull. Inst. Cat. Hist. Nat. 1987, 54(Sec. Bot. 6): 37-53, 7 tabl. (Dept. Biol.
veg., Fac. Biol., Univ. Murcia, Campus de Espinardo, E-30071 Murcia).
Liste de 95 lichens de Tenerife avec loc. Descr. de 9 communautés lichéniques.
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terrestrial vegetation of Bouvetøya. Polar Research n:s., 1987, 5: 129-163, 17 tabl., 8 fig., 20
cartes (Bot. Gard. & Mus., Univ. Oslo, Trondheimsveien 23 B, N-0560 Oslo 5).
Climat, végétation, communautés de plantes, distr. des esp. dans l'ile de Bouvetøya. On y
trouve 2 hépatiques, 7 mousses, 16 lichens et 1 chlorophyte.
88-428 ESSEEN Р.А. - Litterfall of epiphytic macrolichens in two old Picea abies
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Umeå, 5-901-87 Umea).
Suivi, pendant 3 ans, des variations saisonnières et annuelles de la chute des lichens
épiphytes de vieux Picea abies. Dissémination des lichens et leur remplacement sur le site
88429 ESSLINGER T.L. - Studies in the lichen family Physciaceae. VI. Two species
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Univ., Fargo, North Dakota 58105, USA).
Descr., distr. de Phaeophyscia insignis et Physconia kurokawe пошу. pour les USA.
88-430 FOLLMANN G. und SÁNCHEZ-PINTO L. - Zur Kenntnis der Flechtenflora und
Flechtenvegetation der Kapverdischen Inseln III. Neue Flechtenfunde und ihre
Bedeutung für die Floren- und Vegetationsgeschichte. Courier Forsch.-Inst. Senckenberg
1987, 95: 175-188, 4 fig., 2 tabl. (Bot. Inst., Univ. Köln, Gyrhofstrasse 15, D-5000 Köln 41).
Chorologie, écologie, taxon. de 41 lichens nouv. pour les iles du Cap Vert. Lepraria
latebrarum nouv. pour la Macaronésie. Prédominance des éléments tropicaux. Présence d'ac.
lécanorique et de roccanine chez Roccella tuberculata. Noter Roccella vicentina (Vain.) comb. et
stat. nov. (=R. canariensis var.).
88-431 HERNÁNDEZ PADRÓN С.Е. - Flora y vegetación liquenica epifita de los
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coul.) (Dept. Bot, Fac. Biol. & Farmacia, Univ. La Laguna, La Laguna, Tenerife, Canaries).
Historique des recherches lichéniques dans l'ile Hierro. Données géogr., сої, édaph.,
climat. et florist. de l'ile. Descr. des communautés lichéniques, distr. vert. et horiz. des esp. Clé
aux genres et esp. Catalogue de 100 esp. avec descr., écol., distr. ill. 19 sont пошу. pour Hierro,
13 pour l'Archipel des Canaries. Noter 2 communautés nouv.: Ramalinetum hierrensis,
Teloschistetum flaviccantis tornabenietosum atlanticae. Bibliogr. de 11 p. et index taxonom,
88.432 HERNÁNDEZ-PADRÓN C., SÁNCHEZ-PINTO L. und FOLLMANN G. - Zur
Kenntnis der Flechtenflora und Flechtenvegetation der Kanarischen Inseln. VII.
Arealtypen und Verbreitungsmuster einiger Neufunde. Courier Forsch.-Inst. Senckenberg
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Source : MNHN, Paris
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Liste de 31 lichens nouv. pour les Îles Canaries avec taxon., chorol. et écol. 9 sont пошу.
pour la Macaronésie. Produits secondaires des taxons. Prédominance des esp. atlantico-
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Neumkirschen-Seelscheid 2).
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Naturkunde in Bad Dürkheim. Mitt. Pollichia 1984, 72: 277-285, 4 fig. (Pfalzmus. Naturk.,
Hermann-Scháfer-Str. 17, D-6702 Bad-Dürkheim 2).
Dans les années 1920, Robert Stoffel a récolté autour de Kaiserlautern 86 éch. de lichens,
soit 68 esp. Ils sont déposés au Mus. Hist. Nat. du Palatinat à Bad-Dürkheim.
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Regionalstelle im Pfalzmuseum für Naturkunde, Bad Dirkheim.Pfdlzer Heimat 1984,
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Orientierungshilfe für die Raumbewertung. Abh. Delattinia 1986, 15: 1-170, 104 fig., 8 tabl.
(Ibidem).
Données géol., climat. florist. du Saarland. Définition de 22 types de distr. des lichens
selon habitat et exigences écol. Liste de 400 taxons avec hab. et notes écol. Liste des lichens
menacés.
88-438 JOHN V.- Tote Bäume und lebende Flechten - ein Phänomen der neuartigen
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Landespflege Rheinland-Pfalz 1987, 11: 195-208, 29 fig. (Ibidem).
Liste de 843 champignons lichénisés et lichénicoles du Rheinland-Pfalz. Distr. de certains
taxons, évolution de la flore lichénique depuis 1900.
88-440 KONDRATYUK S.Ya., BLYUM О.В, - Lichen species new and rare for
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Liste de 14 lichens de la plaine du Dniepr. Caloplaca congrediens, Strangospora moriformis
et Leptorhaphis parameca f. amydgali nouv. pour l'Ukraine.
88-441 KRISTENSSON H. - The lichen flora of the outer Hvalfjórdur area in West
Iceland. Acta Bot. Island. 1985, 8: 31-50, 2 fig. (Liffraeoistofnun Háskólans, Grensásvegi 12,
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Liste de 100 esp. de lichens foliacés et fruticuleux d'Islande W avec loc.
88-442 LAMBINON J. et SERUSIAUX E. - Le genre Stereocaulon Hoffm. (Lichens) en
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Liste de 187 lichens d'Inishbofin, avec loc.
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Centr, Et. Rech. Sci. Biarritz, Biarritz, France).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE LICHENOLOGIQUE 373
VOIR AUSSI: 88-404, 88-411, 88-412, 88-413, 88-415, 88-417, 88-420, 88-449.
Guides, Ouvrages généraux
88-445 NOBLE W.J., AHTI T., ОТТО G.F. and BRODO LM. - A second checklist and
bibliography of the lichens and allied fungi of British Columbia. Syllogeus 1987, 61: 1-
95, 1 fig, 1 tabl. (Box 512, Ucluelet, B.C. VOR ЗАО, Canada).
Liste de 1013 esp. et 53 taxons infraspécifiques de lichens et champignons lichénicoles de
la Colombie britannique, avec syn. 300 réf. bibliogr.
INFORMATIONS
Ouvrages récents
FAVREAU M. and BRASSARD G. - Catalogue bibliographique des bryophytes du
Québec et du Labrador. Memorial Univ. Newfoundland Occas. Pap. Biol. 1988, 12, 114 p.
(ISSN 0702-007, Dept. Biol., Memorial Univ. Newfoundland St Jean, Terre-Neuve, Canada A1B
3X9, prix: $ 5.50).
HERNÁNDEZ PADRÓN C.E. - Flora y vegetación liquenica epifita de los Sabinares
Herrenos. Bibliotheca lichenologica 1987, 27, 340 p., ill. (SBN 3-443-58006-8, J. Cramer c/o б.
Borntraeger Verlagsbuchhandl., Johannesstrasse ЗА, D-7000 Stuttgart 1, prix: DM 140.-).
IRELAND RR. and BELLOLIO-TRUCCO С. - Illustrated guide to some hornworts,
liverworts and mosses of Eastern Canada. Syllogeus 1987, 62, 205 p., ill. (ISSN 0704-576X,
Natl. Mus. Nat. Sci., Natl. Mus. Canada, Ottawa, Ontario K1A 0M8, Canada).
MALME L. - Distribution of bryophytes on Fuerteventura and Lanzarote, the Canary
Islands. Sommerfeltia 1988, 7, 54 p., ill. (SSN 0800-6865, Botanical Garden & Museum, Univ.
Oslo, Trondheimsveien 23B, N-0562 Oslo 5, prix: NOK 60).
MAYRHOFER M. - Monographie der Flechtengattung Thelenella. Bibliotheca
lichenologica 1987, 26, 106 p., ill. (ISBN 3-443-58005-X, J. Cramer c/o G. Borntraeger
Verlagsbuchandl., Johannesstrasse ЗА, D-7000 Stuttgart 1, prix: DM 60.-).
MAYRHOFER M. - Studien über die saxicolen Arten der Flechtengattung Lecania in
Europa. II. Lecania s.str. Bibliotheca lichenologica 1988, 28, 133 p., ill. (ISBN 3-443-58007-6,
J. Cramer, prix: DM 60.-).
NOBLE W.J., AHTI T., OTTO G.F. and BRODO LM. - A second checklist and bibliography
of the lichens and allied fungi of British Columbia, Syllogeus 1987, 61, 95 p., ill. (ISSN
0704-57, Mus. Natn. Canada, Mus. Natl. Sci. Nat., Ottawa, Ontario K1A 0M8, Canada).
NYHOLM E. - Illustrated Flora of Nordic Mosses. Fasc. 1 Fissidentaceae-
Seligeriaceae. Stockholm: Lindbergia, 1986, 72 p., ill. (ISBN 87-7001-182-6, Editorial Office,
Ecology Building, Univ. Lund, 8-223 62 Lund, prix: Swedish Crowns 95).
Association francaise de lichénologie
Bull, Inform. Assoc. Frang. Lichénol. 1988, 13(1), 46 p. - Au sommaire: Ch. Van Haluwyn - Essai
de détermination des lichens épiphytes crustacés stériles du Nord-Ouest de la France OD (pp. 5-14);
J. Wagner - Conceptions actuelles de la structure et de la morphogenèse du thalle des lichens.
Premiére partie (pp. 15-29, 4 pl.); J. Béguinot - Hysteresis de réponse de la végétation lichénique à
Tévolution de la pollution: analyse en terme de dynamique des populations (pp. 30-47, 7 fig.) - Vie
de l'association.
Source : MNHN, Paris
374
INDEX DU TOME 9
Compilé par D. LAMY
П ne figure que la première page de l'article dans lequel est cité le taxon. Les nouveautés
taxonomiques sont indiquées en gras. Les taxons cités en synonymie ou comme basionymes sont
indiqués par "syn." ou "bas." Lorsque le numéro de page est suivi d'un nom de région, le taxon est.
considéré comme nouveau pour celle-ci (ex. Acaulon triquetrum, 289 Navarre).
Abies alba, 189
Acacia caven, 69.
Acaulon dertosense, 343
Achillea macrophylla, 1
Acid phosphatases, 155 région placentale
Physcomitrium cyathicarpum
Adenostyles alliariae, 1
Adiantetalia, 109
Adiantetea capillus-veneris, 109
Adiantion, 109
‘Adiantum capillus-veneris, 109
‘Agrostis rupestris -Armerieto bigerrensis, 353
Agrostis canina, 297; curtisii, 297
Alchemilla coriacea, 1
Alicularia mandoni, 263; scalaris, 263
Alkaline phosphatase, 155 région placentale
Physcomitrium cyathicarpum.
Alnus viridis, 1
Aloina , 95; ambigua, 219, 231; bifrons, 219;
pilifera, 219; rigida, 219,var. pilifera, 231
Aloinella, 95
Alpes-Maritimes, 1 sphaignes Argentera-
Mercantour
Amblystegium serpens, 37
Amphidium lapponicum, 37
Anastrophyllum minutum var. minutum, 37
Andara, 109 végétation briophytes massif
oriental de los Picos de Europa
Andreaea, 189; crassinervia, 37 Québec; nivalis,
353; rothii var. frigida, 353; rupestris, 37, var.
alpestris, 103
Andreacetum nivalis, 353
Androsacion vandelii, 189
Aneura pinguis, 109
Anisothecium molliculum, 241
Anoectangium stracheyanum, 63 spores
Anomodon attenuatus, 37, 109; rostratus, 37;
viticulosus, 109
Anthoceros , 155; punctatus, 263
Anthoxanthum odoratum, 1
Apometzgeria pubescens, 109
Arbuto unedonis-Querceto pyrenaicae
sigm.,353
Brophytes
Arctostaphylos uva-ursi, 189
Argania, 231
Argentera-Mercantour, 1 sphaignes
Arthrocnemetea, 343
Arthrocnemion flauci, 343
Asplenium trichomanes, 109
Astomum, 63
Athyrium distentifolium, 1; filix-femina, 1
Aulacomnium androgynum, 353; palustre,
1,189
Auxines, 241 protonéma
Barbilophozia attenuata, 37; barbata, 37, 103
Navarre, 109; hatcheri, 103; lycopodioides, 37
Barbula , 95, sect. Revolutae, 95 syn.; acutata,
95 syn.; apiculata, 95 syn.; fallax, 37;
gregaria, 241; horricomis, 63 spores; muralis
f. gypsophila, 219; perlinearis, 95 syn.;
replicata, 95 syn.; spiralis, 95 syn., var.
emarginata, 95 syn.; unguiculata, 103, 109
Barbuletea unguiculatae, 343
Bartramia, 189; ithyphylla, 103;pomiformis, 37
Bazzania trilobata var. trilobata, 37
Bemerkenswerte Laubmoosfunde aus
Nordafrika, 231
Bengal (West), 63 spores Pottiaceae
Bescherelle E., 263 lettre de Gottsche C. à -
Betula pendula, 189, 297; pubescens, 297
Bioécologie, 189 bryophytes Espagne
Bibliographie bryologique, 77, 173, 267, 363
BISCHLER H., voir BOISSELIER-DUBAYLE
М.С., 283
Blepharostoma trichophyllum subsp.
trichophyllum, 37
BOISSELIER-DUBAYLE М.С. (en coll. avec
Н. BISCHLER) - Etude du polymorphisme
enzymatique chez Plagiochasma rupestre
(Forst) Steph. et Mannia androgyna (1..)
Evans, 283-296
BOUDIER P. - Glanures bryologiques
québecoises, 37-45; Tortula brevissima
Schiffner (Pottiaceae, Musci) nouveau pour la
bryoflore de France et de Suisse, 219-230
Source : MNHN, Paris
Brachythecium, 189; glareosum var. glareosum,
109; plumosum, 37; reflexum, 37; rivulare,
109; rutabulum, 103, var. rutabulum, 109;
salebrosum, 37
Brésil, 73 Riccia jovet-astiae
Briofítos del Pirineo de Navarra (España), 103
Briofitos, 189 Estrategias de vida y formas de
vida en - del Pirineo Oriental (España)
Bryoeryhtrophyllum recurvirostrum, 37, 109
Bryoflore, 219 Tortula brevissima France et
Suisse
Bryophytes, 37 Québec; 51 Guyane francaise,
189 stratégie et formes de vie (Espagne)
Bryophytes de l'ile de Páques, 45
Bryum alpinum, 353; arcticum,37; argenteum,
103, 109, 219; bicolor, 353 capillare , 109, var.
flaccidum, 37; coronatum, 241; coronatum,
353; elegans, 103 Espagne; gemmilucens,
353; inclinatum, 103 Espagne; klinggraeffii,
297; lisae var. cuspidatum, 37; pallescens, 37,
241; pseudotrichetrum, 37, 103, var.
pseudotriquetrum, 109; radiculosum, 219;
stenotrichum, 103 syn.; syriacum, 231; sp., 1;
tenuissimum, 297
Bud formation, 241 Studies on protonematal
differentiation and - in Philonotis lancifolia
Mitt. 1. effect of some growth regulators
Buxbaumia viridis, 189
Cabalion P., 45
Calcium, 149 croissance Riccia
Callicladium haldanianum, 37
Calliergon cordifolium, 37, 353; stramineum, 1
Calluna vulgaris, 103, 189
Caltha palustris, 1
Calypogeia arguta, 263; muelleriana subsp.
muelleriana, 37
Campylium calcareum, 103, 109;
chrysophyllum, 37, 103, 109; halleri, 37, 109;
stellatum , 1, 37, var. protensum, 109, var.
stellatum, 109
Campylopus introflexus, 45, 297;
polytrichoides, 297
Cantabria, 109 Végétation briophytes los Picos
de Europa
Caracterización taxonómica, corología y
ecología de Роша pallida Lindb. Relaciones
con otras especies, 343
Cardamino-Cratoneuretalia, 109
Carex echinata, 1; fusca, 1
Caricetalia curvulae, 189
Carici sylvalicae-Fageto sigmetum, 109
Carici-Fagetum, 109
Caricion fuscae, 1
Cellules de transfert, 155 Physcomitrium
Cephalanthero longifoliae-Quercetum
rotundifoliae, 109
Cephalozia bicuspidata , 1, subsp. bicuspidata,
37; connivens var. connivens, 37; lunulifolia,
37; pleniceps, 1
INDEX 375
Cephaloziella baumgartneri, 103; divaricata var.
divaricata, 37
Ceratodon purpureus, 37, 103, 297
Ceratolejeunea, 51
Chaerophyllum hirsutum, 1
CHANGOIWALA (Née AGRAWAL) М. and
CHATTERJEE P. - SEM studies of spores of
four species of Pottiaceae from West Bengal,
India, 63-67
CHATTERIEE P., voir CHANGOIWALA (née
AGRAWAL) М. and CHATTERJEE P., 63
CHAUHAN E. - Ultracytochemical localization
of acid and alkaline phosphatases in the
placental region of the moss Physcomitrium
cyathicarpum, 155-172
Chili, 69 Gongylanthus dusenii
Chiloscyphus trigonifolius, 45
CHOPRA R.N. and DHINGRA-BABBAR S. -
Studies on protonematal differentiation and
bud formation in Philonotis lancifolia Mitt. 1.
Effect of some growth regulators, 241-254
Chorologie, 343 Pottia pallida, 353 bryophytes
Péninsule ibérique
Cicerbita alpina, 1
Cinclidotus fontinaloides, 109; pachyloma, 231;
pachylomoides, 231; riparius, 231 Egypte
Cirriphyllum crassinervium, 109
Cirsium montanum, 1
CLEMENT B. et TOUFFET J. - Le róle des
bryophytes dans la recolonisation des landes
aprés incendie, 297-311
Climacium dendroides, 1, 37, 189
Colliguaya odorifera, 69
Colojeunea calcarea, 103, 109; minutissima, 45
Comentarios sobre algunos їахбпев interesantes
de la brioflora ibérica, 353
Communauté Carex canescens-Eriophorum
angustifolium - Drepanocladus exannulatus -
Sphagnum teres, 1
Comunidades acuaticas, 109 Andara,189
Pirineo Oriental; coprofilas, 189 Pirineo
Oriental; corticicolas, 189 Pirineo Oriental;
rupestres, 189 Pirineo Oriental;
saprolignicolas, 189 Pirineo Oriental;
saxicolas, 109 Ándara; subacuaticas, 109
Andara; terrestres, 189 Pirineo Oriental
Conocephalum, 189, conicum, 37, 103, 109,
283
Contribution à la flore bryologique de Guyane
frangaise. III, 51
Cratoneuretum commutati, 109
Cratoneurion commutati, 109
Cratoneuron commutatum var. commutatum
109, var. falcatum, 37; filicinum var.
filicinum, 109
Cremers G., 51
Croissance, 129 Hépatiques; 149 Riccia; 241
protonema Philonotis; voir aussi growth
Crossidium, 95; aberrans, 219; crassinervis,
219, 343; squamiferum, 219, 231
Source : MNHN, Paris
376
Cryptogramma stelleri, 37
Ctenidietalia mollusci, 109
Ctenidion mollusci, 109
Ctenidium molluscum, 103, 109
Culture studies on Plagiochasma
appendiculatum Lehm. et Lindenb. and
Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi
populations of Pachmarhi (Central India) їп
relation to pH on a comparative basis, 129
Culture studies on Riccia gangetica Ahmad V.
Influence of mineral nutrients on growth, 149
Cyathodium, 63
Cyclolejeunea accedens, 51; angulata, 51;
chitonia, 51 Guyane francaise; convexistipa,
51; luteola, 51 Guyane francaise; peruviana,
51
Cynodontium alpestre, 37; strumiferum, 37;
tenellum, 37
Cytiso oromediterranei-Echinosparteto
pulviniformis sigm., 353
Cytokinines, 241 protonéma
Daphno cantabricae-Arctostaphyletum uva-ursi,
109
Dawsonia papiana, 155
Desmatodon, 95
DHINGRA-BABBAR S., voir CHOPRA R.N.
and DHINGRA-BABBAR D., 241
Dicranella cerviculata, 37; heteromalla, 37, 103
Diranellion heteromallae, 353
Dicranoweisia cirrhata, 313
Dicranum bonjeanii, 1; flagellare, 37;
fuscescens, 37, 103; montanum, 37;
polysetum, 37; scoparium, 37, 103, 109, 155;
undulatum, 37
Didymodon aaronis, 219, 231; acutus, 231;
australasiae, 231 Tunisie; fallax, 103, 109;
rigidulus, 219; tophaceus, 109, 231; vinealis,
231
Dionaea muscipula, 155
Diphyscium foliosum, 37, 189
Diplophyllum albicans, 103
Distichium capillaceum, 37, 103, 109;
inclinatum, 37
Distribution, 95 Pseudocrossidium replicatum;
voir aussi Répartition
Ditrichum flexicaule, 37, 103, 109; lineare, 37;
subulatum, 109
Données additionnelles sur Riccia jovet-astiae
Е.С. Vianna, espèce brésilienne (Rio Grande
do Sul), 73
Drepanocladus exannulatus, 1; fluitans, 1, 37;
uncinatus, 1, 37
Dryopteris fragrans var. remotiuscula, 37
Dryptodon patens, 103
Dumortiera hirsuta, 263
Ecologie, 1 Sphaignes Argentera-Mercantour;
37 bryophytes Québec; 47 bryophytes île de
Páques; 103 bryophytes Navarre, 109
bryophytes Cantabrie; 189 bryophytes
Pyrénées orientales (Espagne); 219 Tortula
INDEX
brevissima; 297 landes après incendie; 343
Pottia pallida; 353 bryophytes Péninsule
ibérique
EDERRA INDURAIN A. - Briofitos del Pirineo
de Navarra (España), 103-107
Egypte, 231
ELÍAS RIVAS М. J. - Comentarios sobre
algunos taxónes interesantes de la brioflora
ibérica, 353-362.
Encalypta , 189, ciliata, 37, 109; rhaptocarpa,
37; streptocarpa, 103, 109; vulgaris, 109, 231
Equisetum variegatum, 1
Erica ciliaris, 297; cinerea, 297; tetralix, 297;
vagans, 109
Eriophorum angustifolium, 1, 297; scheuchzeri,
1
Espagne, 103 Briohytes Navarre; 109
Végétation bryophytes los Picos de Europa;
189 Stratégie et formes de vie bryophytes
Estrategias de vida y formas de vida en bridfitos
del Pirineo Oriental (Espana), 189
Etude du polymorphisme enzymatique chez
Plagiochasma rupestre (Forst.) Steph. et
Mannia androgyna (L.) Evans, 283
Eucladietum verticillati, 109
Eucladio verticillati-Adiantetum capillus
veneris, 109
Eucladium verticillatum, 109, 231
Eure-et-Loir, 219 Tortula brevissima
Eurhynchium hians var. hians, 109;
meridionale, 109; praelongum var.
praclongum, 109; pulchellum,37; pumilum,
109; schleicheri, 109; speciosum, 109
Evolution, 95 Pottiaceae
Fabronia pusilla, 231
Fegatella conica, 263
Festuca paniculata, 1; rubra, 1; spadicea, 1 syn.;
varia, 1
Ficus carica, 45
Fimbriaria africana, 263
Fissidens adiantoides, 37; cristatus, 37, 103,
109; cyprius, 231; grandifrons, 109; limbatus
var. bambergeri, 109; pascuanus, 45;
sylvaticus, 45
Fontinaletea antipyreticae, 109 `
Fontinalis antipyretica, 189, subsp. antipyretica,
109
Formas de vida, 189 Pirineo Oriental (Espana)
Fossombronia pusilla var. major, 263
FRAHM J.P. - Bemerkenswerte
Laubmoosfunde aus Nordafrika, 231-234
France, 1 Sphaignes Argentera-Mercantour;
219 Топша brevissima; 283 Polymorphisme
enzymatiques Aytoniaceae; 297 recolonisation
des landes
FREY W. and KURSCHNER Н. -
Pseudocrossidium replicatum (Tayl.) Zander
replaces Barbula acutata C. Müll. A note on
its synonymy, distribution and the
xeropottioid life syndrome, 95-102
Source - MNHN, Paris
Frullania bolanderi, 37; dilatata, 263;
eboracensis, 37; ericoides, 45; oakesiana, 37;
polysticta, 263; tamarisci, 103, 263, subsp.
asagrayana, 37
Frullania dilatata, 313 1
FUERTES LASALA E. y MARTÍNEZ-
CONDE E. - Vegetación briofítica del Macizo
oriental de los Picos de Europa (Ándara) en
Cantabria (España). I. Comunidades saxícolas,
acuáticas y subacuáticas, 109-127
Funaria hygrometrica, 37, 155, 241, 297;
muhlenbergii, 103; pallescens, 231; pulchella,
231
GAUTHIER R. et POLIDORI J.-L. - Les
sphaignes du versant francais du massif de
l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes, 1-
36
Genista hispanica subsp. occidentalis, 109;
legionensis, 109; purgans, 189
Genisto falcatae-Quercelo pyrenaicae sigm.,
353
Genisto hystricis-Querceto rotundifoliae sigm.,
353
Geocalyx graveolens, 37
Geranium sylvaticum, 1
Germination, 129 hépatiques
Geum rivale, 1
Génétique, 283 polymorphisme enzymatique
Gigaspermum mouretii, 231
Glanures bryologiques québecoises, 37
Gongylanthus cariosus, 69; dusenii Steph.
(Hepaticae, Southbyaceae), deuxième récolte
au Chili, 69; ericetorum, 69; euthemonus, 69;
flagelliferus, 69; granatensis, 69; leratae, 69;
liebarnnianus, 69; muelleri, 69; oniscoides, 69;
pringlei, 69; renifolius, 69; uleanus, 69
Grimaldia dichotoma, 263
Grimmia agassizii, 37; alpicola var. rivularis,
37; apocarpa, 37; crinita, 219, 231; hatmannii,
353; orbicularis, 103, 109; pitardii, 231;
pulvinata, 109; sinaica, 231; unicolor, 37
Growth regulators, 241 Effets sur
différentiation protonémique et formation de
bourgeon chez Philonotis lancifolia
Growth, 149 Influence des minéraux chez
Riccia gangetica; 337 Influence de l'humidité
hépatiques
GUERRA J. & ROS R.M. - Caracterización
taxonómica, corología y ecología de Pottia
pallida Lindb. Relaciones con otras especies,
343-352
Guyane francaise, 51 Flore bryologique
Gymnocolea inflata var. inflata, 37
Gymnomitrion concinnatum, 103
Gymnostomum aeruginosum, 103, 109, 231;
calcareum, 231, var. brevifolium, 231, var.
gracillimum, 231; luisieri, 231 Tunisie,
Maroc; mosis, 231; recurvirostrum, 37
Harpanthus scutatus, 37
Hedwigia ciliata, 37
INDEX 377
Hépatiques, 69 Gongylanthus dusenii, 263
Madère leg G. Mandon
Herzogiella striatella, 37; turfacea, 37
Hieracium lactucella, 1
Himalayas (Eastern),235 Lepidozia sp. nov.
Holco mollis-Querceto pyrenaicae sigm., 353
Homalia trichomanoides var. trichomanoides,
109
Homalothecium lutescens, 103, 109;
philippeanum, 103, 109; sericeum, 103, 1209
Homogyne alpina, 1
Hydrogonium ehrenbergii, 231
Hygroamblystegium tenax, 109
Hygrohypnetea, 353
Hygrohypnum cochlaerifolium, 103;
duriusculum, 189; eugyrium, 37; luridum, 37,
var. luridum, 109; ochraceum, 37, 109
Hylocomium, 189; pyrenaicum, 1; splendens,
37, 103, 337; umbratum, 37
Hymenostomum, 63; edentulum, 241
Hyocomium armoricum, 353
Hyophila involuta, 63 spores
Hypericum nummularium, 109
Hypnum cupressiforme, 313; fertile, 37;
lindbergii, 37; pallescens, 37
Hypochoeris radicata, 297
Imperatoria astrothium, 1
Incendie, 297 recolonisation des landes aprés -
India, 63 SEM spores Pottiacea West Bengal;
129 Populations de Plagiochasma
appendiculatum et Reboulia hemisphaerica et
pH; 235 Lepidozia sp. nov.
Influence of moisture levels on growth of
Plagiochasma appendiculatum Lehm. et
Lindenb. and Reboulia hemisphaerica (L.)
Raddi on a comparative basis, 337-341
Informations, 86, 187, 282, 373
Inga stipularis, 51
Isopterygiopsis muelleriana, 37
Isopterygium elegans, 37; pulchellum, 37
Isothecium alopecuroides, 103; myosuroides
var. myosuroides, 109
Jamesionella autumnalis var. autumnalis, 37;
hyalina, 37
Jasione montana, 297
Juncus bulbosus, 297; filiformis, 1; squarrosus,
297
Jungermannia albicans, 263; bicuspidata, 263;
curvifolia, 263; gracillima, 297; hyalina, 263,
103; leiantha, 37; nigrella, 263; sphaerocarpa,
37
Juniperus communis subsp. alpina, 189; nana, 1
KAUL A., voir PATIDAR K.C., SOLANKI
C.M. and KAUL A., 149, voir
VISHVAKARMA K.S. and KAUL A., 129,
337
Kiaeria starkei, 353
KUMAR D., voir SRIVASTAVA S.C.,
KUMAR D. and SHARMA D., 235
Kurzia setacea, 235; tenerrima, 235
Source : MNHN, Paris
378
KÜRSCHNER H., voir FREY W. and
KÜRSCHNER H., 95
LAMY D. - A propos des hépatiques récoltées à
Madère par G. Mandon en 1865 et 1866, 263-
266; Bibliographie bryologique, 77-85, 173-
181, 267-274, 363-368
Landes, 297 recolonisation aprés incendie
Larix decidua, 1
Laubmoosfunde, 231 Nordafrika
Lejeunea angusta, 263; capillare, 263; ecklonii,
45; lamacerina, 263; mandoni, 263;
micholtzii, 45; proxima, 263
Leontodon pyrenaicus, 1
Lepidozia 235 Inde; brevifolia, 235;
ceratophylla 235; erosa, 235; flexuosa, 235;
himalayensis, 235 syn.; hokinensis, 235 syn.;
macrocalyx, 235 syn.; minima, 235; planifolia,
235 syn.; plicatistipula, 235; reptans, 37, 235,
35.
ichodes, 235;
tridens, 235 syn.; udarii sp. nov.,235
Himalayas; wallichiana, 235
Leptodictyetalia riparii, 109
Lescuraea incurvata, 103 Navarre, 109
Leskea polycarpa, 109.
Leskeella nervosa, 37
Leucobryum glaucum, 37
Leucodon sciuroides, 189, var. sciuroides, 109
Leucosidea, 95
Limonietalia, 343
Lipania, 51
Lithodoro diffusae-Genistetum legionensis
subass, ericetosum vagantis, 109
Lithrea caustica, 69
Estrategias de vida y formas de
fitos del Pirineo Oriental (España),
Lophocolea bidentata, 37; heterophylla, 37, 263;
minor, 37
Lophozia badensis, 109; bicrenata, 37;
bicrenata-Cololejeunea, 189; collaris, 109;
gillmanii var, gillmanii, 37; guttulata, 37;
longidens subsp. longidens, 37; sudetica, 103
Navarre; ventricosa, 1
Lunularia cruciata, 103, 231; vulgaris, 263
Luzulo forsteri-Querceto pyrenaicae sigm., 353
Lygeo-Lepidion cardaminis, 343
Lygeo-Limonion furfuracei, 343
Lygeum spartum, 231
Madère, 263 hépatiques leg.G. Mandon
Madotheca laevigata var. thuja, 263
Magnésium, 149 croissance Riccia
MAHU M.- Gongylanthus dusenii Steph.
(Hepaticae: Southbyaceae), deuxième récolte
au Chili, 69-72
Mandon, 263 hépatiques Madère
Mannia androgyna, 283 polymorphisme
enzymatique
INDEX
Marchantia , 189; paleacea, 109; polymorpha,
109, 129, 149, 263, 297
Maroc, 231
Marsupella emarginata, 103; sphacelata, 37
MARTINEZ-CONDE E., voir FUERTES
LASALA E. y MARTINEZ-CONDE E,, 109
Melia azedarach, 45
Mentha longifolia, 1
Metacalypogeia schusterana, 37 Québec
Metzgeria conjugata, 109; furcata, 109
Mielichhoferia mielichhoferi, 189;
pontevedrensis, 353 bas.
Mineral nutrients, 149 growth Riccia gangetica
Mnium marginatum, 37, 103, 109; stellare, 103,
109; thomsonii, 37
Moisture levels, growth Plagiochasma and
Reboulia
Molinia coerulea, 297
Mont d'Arrée, 297
Montio-Cardaminetalia, 353
Montio-Cardaminetea, 109
Morphologie, 37 Andreaea crassinervia; 47
Chiloscyphus trigonifolius; 51 Lejeuneaceae
Guyane; 63 spores Pottiaceae; 69
Gongylanthus dusenii; 73 Riccia jovet-astis
235 Lepidozia udarii; 343 Роша pallida
Myurella julacea, 37, 103; sibirica, 37
Nardia insecta, 37 Quebec
Nardion strictae, 189
Nardus stricta, 1, 103
Navarra, 103 Bryophytes
Neckera complanata, 103, 109; crispa, 103, 109;
pennata, 37, var. tenera, 37
Neckeretalia complanatae, 109
Neckerion complanatae, 109
Neckero-Anomodontetum viticulosi subass.
thamnobryetosum alopecuri, 109
New (A) Lepidozia from Eastern Himalayas,
India, 235
Nordafrika, 231 Laubmoosfunde
Nowellia curvifolia, 37
Odontolejeunea chaerophylla, 51 syn.;
longispica, 51; lunulata var. calcarata, 51, var.
lunulata, 51; obversilobula, 51; sieberiana, 51
Oncophorus virens, 37, 189; cf. wahlenbergii
var. compactus, 1
ONRAEDT M. - Contribution à la flore
bryologique de Guyane frangaise. III, 51-62
Orthothecium rufescens, 103
Orthotricho-Grimmietum pulvinatae var.
ctenidietosum mollusci, 109
Orthotrichum anomalum, 37, 109, 219;
cupulatum, 103, var. cupulatum, 109;
obtusifolium, 37; speciosum, 37
Pachmarhi, 129 Populations de Plagiochasma
appendiculatum et Reboulia hemisphaerica et
Papillaria pascuana, 45
Paraleucobryum longifolium, 37
Source - MNHN, Paris
PATIDAR K.C., SOLANKI C.M. and KAUL
A. - Culture studies on Riccia gangetica
Ahmad V. Influence of mineral nutrients on
growth, 149-154
Páques (fle), 45 Bryophytes
Pedinophyllum interruptum, 109
Pellia, 189; borealis, 283; endiviifolia, 109;
epiphylla, 37, 109, 263, 283
Péninsule ibérique, 343 Роша pallida, 353
bryophytes
Petasites albus, 1
Petrocoptis pyrenaica, 103
Peumus boldus, 69
pH, 129 Populations de Plagiochasma
appendiculatum et Reboulia hemisphaerica
Phaeoceros, 155
Phillyrea latifolia, 109; media, 109
Philonotis calcarea, 109; fontana, 37, 103;
lancifolia, 241 différentiation protonémique
et formation de bourgeons; seriata, 1
Physcomitrium cyathicarpum, 155
phospahatases alcaline et acide dans la région
placentale
Phytosociologie, 109 bryophytes Cantabrie
Picea abies, 1
Piceetum subalpinum, 1
Picos de Europa, 109 Végétation bryophytique
Pinguicula grandiflora subsp. coenocantabrica,
109; vulgaris, 1
Pinus cembra, 1; mugo, 1, subsp. uncinata, 189;
uncinata, 1, 103
Pirineo, 103 Bryophyes; 189 stratégies et
formes de vie des bryophytes
Placental region, 155 acid and alkaline
phosphatases Physcomitrium cyathicarpum
Plagiochasma, 95; appendiculatum, 129
population and pH, 337 moisture levels and
growth; 149; intermedium, 129; rupestre, 231;
polymorphisme enzymatique
Plagiochila asplenioides, 283; madeirensis, 263;
Mandoni, 263; porelloides, 37, 103, 109;
spinulosa, 263
Plagiomnium cuspidatum, 37; ellipticum, 1;
medium, 37; rostratum, 109; undulatum, 109;
spp., 189
Plagiopus oederi var. oederi, 109; oederiana, 37
Plagiothecium laetum, 37
Platydicta confervoides, 109; jungermannioides,
37
Platygyrium repens, 37
Pleurotus eryngii, 283
Pleurozium schreberi, 37
Podocarpus, 95
Pogonatum aloides, 103; alpinum, 37
Pohlia cruda, 37, 109; elongata, 37; nutans, 1,
37; proligera, 37; rothii, 37
POLIDORI J.-L. , voir GAUTHIER R. et
POLIDORI J.-L, 1
Polymorphisme enzymatique, 283
Plagiochasma rupestre et Mannia androgyna
INDEX 379
Polypodium vulgare, 155
Polysticho setiferi-Fraxinetum excelsioris , 109,
subass. tilietosum platyphyllae, 109
Polytrichum alpinum, 103; commune, 1, 37,
155, 297; formosum, 103, 155, 297;
juniperinum, 37, 103, 297; piliferum, 37, 103,
155, 297; strictum, 37, 189
Populations, 129 Plagiochasma appendiculatum
et Reboulia hemisphaerica et pH; 283
génétique; 297 recolonisation landes
Porella platyphylla, 37, 103, 109
Potassium, 149 croissance Riccia
Potentilla erecta, 1
Pottia, 95; crinita, 343; intermedia, 343;
lanceolata, 219; minutula, 343; pallida, 343,
var. brevicuspis, 343 syn., var. longicuspis,
343 syn., venusta, 343 syn.; venusta, 343 syn.
Pottiaceae, 63 SEM spores; 95 Tortula
brevissima en France et en Suisse
Pottio-Riccion crustatae, 343
Preissia quadrata, 37, 103, 109, 189
Propos (A) des hépatiques récoltées à Madère
par G. Mandon en 1865 et 1866, 263
Protonemal differentation, 241 Philonotis
lancifolia
Pseudaloina, 95
Pseudocrossidium, 95; chilense, 95; replicatum
(Tayl.) Zander replaces Barbula acutata С.
Müll. A note on its synonymy, distribution
and the xeropottioid life syndrome, 95
Pseudoleskeella catenulata, 37, 103, 189, subsp.
catenulata, 109
Pseudoleskeelletum catenulatae, 109
Pterigynandrum filiforme, 37, 103
Pterygoneurum, 95; ovatum, 103, 219, 343;
subsessile, 219, 231
Ptilidium ciliare, 37, 103; pulcherrimum, 37
Ptilium crista-castrensis, 37
Ptychomitrium subcylindricum, 45
Pylaisiella intricata, 37; selwynii, 37
Quercus petraea, 109; robur, 109
Québec, 37 bryoflore
Racomitrium aquaticum, 103; canescens, 1;
elongatum, 109; fasciculare, 37;
heterostichum, 37, 103, 353, var. alopecurum,
37, var. microcarpon, 37; lanuginosum, 103
Racopilum cuspidigerum, 45
Radula complanata, 37, 109, 263
Ranunculus aconitifolius, 1
Rapatea paludosa, 51
Reboulia hemisphaerica, 129 populations et pH;
337 moisture levels on growth
Recolonisation, 297 landes aprés incendie
Répartition, 1 Sphaignes Argentera-Mercantour;
37 bryophytes Québec; 47 bryophytes ile de
Páques; 51 Cyclo- et Odontolejeunea Guyane;
69 Gongylanthus Chili; 95 Pseudocrossidium
replicatum; 103 bryophytes Navarre; 219
Tortula brevissima ; 231 mousses Afrique du
Source : MNHN, Paris
380
Nord; 235 Lepidozia Inde; 343 Pottia pallida;
353 bryophytes Péninsule ibérique
Rhabdoweisia crispata, 37
Rhizomnium punctatum, 37, 103, 109; spp.,189
Rhódobryum, 189
Rhododendron, 1, ferrugineum, 1
Rhodoreto - Vaccinietum, 1
Rhynchosporetum, 297
Rhynchostegiella compacta, 37
Rhynchostegietion riparioidis, 109
Rhynchostegietum riparioidis, 109
Rhynchostegium riparioides, 103, 109, 189, 231
Rhytidiadelphus loreus, 103; triquetrus, 37, 103,
109
Rhytidium rugosum, 109
Riccardia chamedryfolia, 103, 109
Riccia subgen. Ricciella Section Spongodes, 73;
canaliculata, 73; cavernosa, 231; crustata,
343; crystallina, 129, 149; discolor, 129, 149;
duplex; 149; fluitans, 149; gangetica, 149
Influence of mineral nutrients on growth, 337;
jovet-astiae, 73 au Brésil; stricta, 73
Rio Grande do Sul, 73 Riccia jovet-astiae
Role (Le) des bryophytes dans la recolonisation
des landes aprés incendie, 297
ROS R.M., voir GUERRA J. & ROS R.M., 343
Saccogyna viticulosa, 263
Salix atrocinerea, 297; herbacea, 1
Samolus valerandi, 109
Sanguisorbo agrimonioidis-Querceto suberis
sigm., 353
Sarcoscyphus ehrharti var. minor, 263
Sarothamnus scoparius, 189
Saxifraga longifolia, 103
Scapania aequiloba, 103, 109; aspera, 103,109;
compacta, 263; irrigua, 1; nemorosa, 37, var.
madeirensis, 263, var. purpurascens, 263;
paludosa, 37; undulata, 155, var. undulata, 37
Schistidietalia apocarpi, 109
Schistidion apocarpi, 109
Schistidium apocarpum, 109, var. confertum,
109
Schizymenium pontevedrensis, 353
Scirpus cespitosus, 1
Scleropodium purum var. purum, 109
Scopelophila ligulata, 189
Scrophularia scorodoniae-Alnetum glutinosae,
353
SEM studies of spores of four species of
Pottiaceae from West Bengal, India , 63
Sematophyllum contiguum, 45 ile de Páques
Semibarbula orientalis, 63 spores
Senecio sylvaticus, 297
Senecion leucophillii, 189
Seslerietae coerulae, 189.
SHARMA D., voir SRIVASTAVA S.C.,
KUMAR D. and SHARMA D., 235
Smilax aspera, 109
SOLANKI C.M., voir PATIDAR K.C.,
SOLANKI СМ. and KAUL A., 149
INDEX
Southbya tophacea, 109, 263
Southbyaceae, 69 Gongylanthus dusenii au
Chili
Sphaerocarpos donnellii, 129, 149
Sphagnum, 189, Sect. Sphagnum, 1, Sect.
Acutifolia, 1, Sect. Cuspidata, 1, Sect.
Squarrosa, 1, Sect. Subsecunda, 1;
acutifolium, 1 syn., var. schimperi, 1 syn.;
amblyphyllum, 1; angermanicum, 1;
angustifolium, 1 Argentera-Mercantour;
auriculatum, 1 Argentera-Mercantour;
capillifolium, 189, 297; centrale, 1 Argentera-
Mercantour; compactum, 37; contortum, 1
Argentera-Mercantour; fallax, 37; fimbriatum
‚ 1; flexuosum, 1 syn.; girgensohnii, 1
‘Argentera-Mercantour; inundatum, 1
klinggraeffii var. brachycladum, 1; laricinum,
1 syn.; magellanicum, 1 Argentera-
Mercantour; molle var. limbatum, 1 syn.;
nemoreum, 1, 37; obtusum, 1; palustre, 1;
papillosum, 1, 297; platyphyllum, 1, 37;
pylaesii, 297; quinquefarium , 1; recurvum ,
1, var, amblyphyllum, 1; robustum, 1 syn.;
russowii, 1, 37; squarrosum, 1, 37; subbicolor,
1 syn.; subnitens, 1; subsecundum, 1, 37, 297;
tenellum, 1; teres, 1; wamstorfii, 1 Argentera-
Mercantour; wulfianum, 37
Sphaignes (Les) du versant français du massif
pe T'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes,
de 63 SEM Pottiaceae West Bengal; 69
Gongylanthus dusenii; 73 Riccia jovet-astiae;
343 Роша pallida
SRIVASTAVA S.C., KUMAR D. and
SHARMA D. - A new Lepidozia from Eastem
Himalayas, India, 235-240
Studies on protonemal differentiations on bud
formation in Philonotis lancifolia Mitt. I.
Effect of some growth regulators, 241
Suaedion brevifoliae, 343
Succession, 297
Suisse, 219 Tortula brevissima
Synonymy, 95 Pseudocrossidium replicatum,
343 Роша pallida
Systématique, 51 Lejeuneaceae Guyane
Takakia ceratophylla, 235
Tamus comunis, 109
Tapura, 51
Targionia, 63, 95; hypophylla, 263
Taxonomie, 95 Pscudocrossidium replicatum;
343 Pottia pallida
Taxons nouveaux, 235 Lepidozia udarit
Taxiphyllum deplanatum,37
Tayloria tenuis, 189
Tetraphis pellucida, 37, 189
Thamnobryum alopecurum, 109
Thuidium, 189; abietinum, 37, 109;
delicatulum, 37, 103; philibertii, 103;
tamariscinum, 103, 109
Timmiella anomala, 241
Source : MNHN, Paris
TIXIER P. - Bryophytes de l'ile de Páques, 45-
si
Tofieldia calyculata, 1
‘Tomenthypnum nitens, 337
Tortella densa, 103 Navarre, 109; fragilis, 37;
inclinata, 103; tortuosa, 37, 103, 109
Tortello-Ctenidietum mollusci subass.
scapanietosum asperae, 109
Tortula, 95, sect. Crassinerves, 219; apiculata,
95 syn.; atrovirens, 219; brevissima Schiffner
(Pottiaceae, Musci) nouveau pour la bryoflore
de France et de Suisse, 219; fiorii, 231 syn.;
fragilis, 231; intermedia, 109, 219; muralis,
109, 219, f. gypsophila, 219 syn.; norvegica,
103 Navarre; pagorum, 231; porphyroneura,
95; replicata, 95 syn.; revolvens var. obtusata,
219, 231 Tunisie, Maroc; ruralis, 103, 109,
219; spiralis, 95 syn.; subulata, 109; vahliana,
343; virescens, 219
Tortula-Desmatodon like ancestor, 95
Tortulo-Aloinetalia bifrontis, 343
Tortulo-Homalothecietea sericei, 109
TOUFFET J., voir CLEMENT B. et TOUFFET
1,297
Trematodon brevicalyx, 241
Trichodon cylindricus, 37
Trichostomaceae, 95
Trichostomopsis aaronis, 231 syn.; australasiae ,
231; haussknechtii, 231
Trichostomum brachydontium, 109; crispulum,
109; fusco-mucronatum, 95 syn.
Trifolium alpinum, 103
Tryptophane, 241 protonéma
Abies alba, 255
Alnus glutinosa, 255
Anaptychia ciliaris, 313
Antarctic, 137 Cladonia galindezii
APTROOT A. - Lichens of Madagascar: the
Pyxinaceae (syn. Physciaceae), 141-147
Bacidia biatorina, 255 ; laurocerasi, 255 ;
rubella, 255
Belonia caudata, 255
Biatorella geophana, 255 syn.
Bibliographie Tichénologique, 87, 182, 275,
369,
Blarneya hibernica, 255
Bombyliospora pachycarpa, 255 syn.
Bryoria fuscescens, 255
Buellia biloculata, 255 syn.; griseovirens, 255 ;
polyspora, 255 syn.; punctata, 313
Calicium salicinum, 255
Caloplaca, 255
Candelaria concolor, 255
Candelariella xanthostigma, 313
Catillaria ehrhartiana, 255 syn.; graniformis,
255 ; pulverea, 255
INDEX 381
Tunisie, 231
Ulex europaeus, 297; gallii, 297
Ulota coarcta, 37; crispa, 37; curvifolia, 37;
hutchinsiae, 37
Ultracytochemical localization of acid and
alkaline phosphatases in the placental region.
of the moss Physcomitrium cyathicarpum, 15
Vaccinium myrtillus, 1; uliginosum, 1
Vegetación briofítica del Macizo oriental de los
Picos de Europa (Ándara) en Cantabria
(España). 1. Comunidades saxícolas, acuáticas
y subacuáticas, 109
Veratrum album, 1
VIANNA Е.С. - Données additionnelles sur
Riccia jovet-astiae Е.С. Vianna, espèce
brésilienne (Rio Grande do Sul), 73-75
Viola biflora, 1; palustris, 1
VISHVAKARMA K.S. and KAUL A. - Culture
studies on Plagiochasma appendiculatum
Lehm. et Lindenb. and Reboulia
hemisphaerica (L.) Raddi populations of
Pachmarhi (Central India) in relation to pH on
a comparative basis, 129-135; Influence of
moisture levels on growth of Plagiochasma
appendiculatum Lehm. et Lindenb. and
Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi on a
comparative basis, 337-341
Webera sacra, 231; sinaitica, 23
Weissia, 63; controversa, 4
Woodsia alpina, 37; ilvensis, 37
Xeropottioid life syndrome, 95
Lichens
Cladonia, 137, 141; gr. Cocciferae, 137;
galindezil, a new Antarctic lichen species,
137; macrophylla, 137; pyxidata, 109;
strepsilis, 137; subcervicomis, 137
Cliostomum graniforme, 255
Coniothecium graphideorum, 255 syn.
Cyphelium tigillare, 255 ; viridescens, 255 syn.
Didiera sp., 141
Diploicia canescens, 313
Dirinaria aegialita, 141; applanata, 141;
complicata, 141; confluens, 141; consimilis,
141; picta, 141
Ecologie, 141 Physciaceae Madagascar, 313
Enterographa crassa, 255
Espana, 255 Liquenes epifitos y hongos
liquenicolas
ETAYO SALAZAR J. - Líquenes epifitos y
hongos liquenícolas interesantes de Navarra
(España), 255-262
Evernia prunastri, 313
Fagus, 255; sylvatica, 255
France, 313 moitié Nord qualité de l'air
Galindez Isl., 137 Cladonia galindezii
Source : MNHN, Paris
382
Heterodermia albicans, 141; comosa, 141;
diademata, 141; flabellata, 141; galactophylla,
141; hypoleuca, 141; isidiophora, 141;
japonica, 141; leucoloma, 141, subsp. boryi,
141; lutescens, 141; magellanica, 141;
obscurata, 141; podocarpa, 141; speciosa var.
dactyliza, 141; speciosa, 141; verrucifera,
141; vulgaris, 141
Hongos liquenícolas, 255 Navarra
Hyperphyscia adglutinata, 141
Hypocenomyce sorophora, 255 ; xanthococca,
255
Hypogymnia physodes, 255 , 313
Informations, 86, 187, 282, 373
LAMY D..- Bibliographie lichénologique, 87-
93, 182-186, 275-282, 369-373
Lecanactis amylacea, 255 ; lyncea, 255
Lecanora boreela, 255 syn.; conizaeoides, 313;
expallens, 313; quercicola, 255 ; geophana,
255 syn.; trichogena , 255 syn.
Lecidella elaeochroma, 313
Lepraria incana, 255, 313
Leptogium burnetiae, 255; mensiesii f.
fuliginosum, 255 syn.; saturninum, 255
LEROND M., voir VAN HALUWYN Ch. et
LEROND M., 313
Lichens of Madagascar: the Pyxinaceae (syn.
Physciaceae), 141
Lichénosociologie et qualité de l'air: protocole
opératoire et limites, 313
Líquenes epifitos y hongos liquenícolas
interesantes de Navarra (España), 255
Lithographa dendrographa, 255 syn.
Lobaria pulmonaria, 255
Lobarion pulmonariae, 255
Lopadium disciforme, 255 Péninsule Ibérique
Madagascar, 141 Pyxinaceae
Megalospora tuberculosa, 255
Méthodologie, 313 suivi pollution
Micarea prasina, 255
Milospium graphideorum, 255
Morphologie, 137 Cladonia galindezii
Mycoblastus sterilis, 255 Péninsule Ibérique
Navarra, 255 Liquenes epifitos y hongos
liquenicolas
OVSTEDAL Р.О. - Cladonia galindezii, a new
Antarctic lichen species, 137-139
Opegrapha atra, 255 ; vermicellifera, 255
Parmelia acetabulum, 313; caperata, 313;
glabratula, 313; pastillifera, 313; perlata, 313;
reticulata, 313; revoluta, 313; soredians, 31
subaurifera, 313; subreducta, 313; sulcata,
255, 313; tiliacea, 313
Parmeliella testacea, 255
Peltigera canina, 255
Pertusaria , 255; amara, 313; pertusa, 313
Phacophyscia hispidula, 141; orbicularis, 313
Phlyctis argena, 255 , 313
Phyllopsora rosei, 255
INDEX
Physcia adscendens, 313; aipolia, 313;
atrostriata, 141; clementei, 255 ;
endochrysina, 141 syn.; erumpens, 141;
fragilescens, 141; glaucovirescens, 141 bas.;
integrata, 141; krogiae, 141; setosa, 141;
speciosa var. sorediifera, 141; stellaris, 141;
tenella, 313; tribacoides, 255
Physciaceae, 141 syn.
Physconia grisea, 313; pulverulacea, 313
Pinus uncinata, 255
Placynthiella icmalea, 255
Platismatia glauca, 255
Pleurococcus viridis, 313
Pollution, 313
Pscudevernia furfuracea, 255, 313
Pyxinaceae, 141 Madagascar
Pyxine berteriana, 141; cocoes, 141;
consocians, 141; copelandii, 141;
glaucovirens comb. nov., 141;
Kibweziensis, 141; meissnerina, 141;
petricola, 141
Qualité de l'air, 313 Lichénosociologie et -
Quercus robur, 255 phorophyte
Ramalina farinacea, 313; fastigiata, 313;
fraxinea, 313
Répartition, 141 Pyxinaceae Madagascar, 255
épiphytes Navarre
Rhytisma corrugatum, 255
Rinodina biloculata, 255 ; callispora gr., 141;
dissa, 141; isidioides, 255
Roccella montagnei, 141
Sambucus nigra, 255
Schismatomma abietinum, 255 ; decolorans,
255 ; dolosum, 255 syn.; farinosum, 255
syn.; pericleum var. farinosum, 255 syn.;
pericleum, 255 syn.
Skyttea gregaria, 255 ; nitschkei, 255
Spilomium graphideorum, 255 syn.
Steinia geophana, 255
Stenocybe major, 255
Tamo communis-Quercetum roboris, 255
Taxons nouveaux, 137 Cladonia, 141 Pyxine
Thelotrema lepadinum, 255
Trapeliopsis flexuosa, 255
Trentepohlia, 255
VAN HALUWYN Ch. et LEROND M. -
Lichénosociologie et qualité de l'air: protocole
opératoire et limites, 313-336
Wadeana dendrographa, 255
Xanthoria candelaria, 313; parietina, 313;
polycarpa, 313
Zamenhofia coralloidea, 255
Source : MNHN, Paris
TABLE DU TOME NEUF
APTROOT A. — Lichens of Madagascar : the Pyxinaceae (syn. Physciaceae) ...... 141
BOISSELIER М.С. (en coll. ауес Н. BISCHLER) — Étude du polymorphisme enzy-
matique chez Plagiochasma rupestre (Forst.) Steph. et Mannia androgyna (L.)
A A A A 283
BOUDIER P. — Glanures bryologiques québecoises .................... 37
BOUDIER P. — Tortula brevissima Schiffner (Pottiaceae, Musci) nouveau pour la
bryoflore de France et de Suisse ............................. 219
CHANGOIWALA M. (née AGRAWAL) and CHATTERJEE P. — SEM studies of
spores of four species of Pottiaceae from West Bengal, India ............. 63
CHAUHAN E. — Ultracytochemical localization of acid and alkaline кыйышы
in the placental region of the moss Physcomitrium cyathicarpum .
CHOPRA R.N. and DHINGRA-BABBAR S. — Studies on protonemal differentiation
and bud formation in Philonotis lancifolia Mitt. 1. Effect of some growth regu-
lators
CLEMENT В. et TOUFFET J. — Le rôle des bryophytes dans la recolonisation des
landes aprés incendie
EDDERRA INDURAIN A. — Briofitos del Pirineo de Navarra (España)
ELÍAS RIVAS М. ]. — Comentarios sobre algunos taxónes interesantes de la. лойт
ibérica
ETAYO SALAZAR J. — Líquenes epifitos y hongos liquenícolas interesantes de
297
Naya (Epia) а er NEE ГОРЫ кя. + 255
FRAHM J.P. — Bemerkenswerte Laubmoosfunde aus Nordafrika ... 231
FREY J.P. and KÜRSCHNER Н. — Pseudocrossidium replicatum (Tayl. 1 2апдег
replaces Barbula acutata C. Müll. A note on its synonymy, distribution and the
xeropottioid life syndrome 95
FUERTES LASALA E. and MARTINEZ CONDE E. — Vegetación briofítica del
Macizo oriental de los picos de Europa (Andara) en Cantabria (España). I. Comu-
nidades saxícolas, acuáticas y subacuáticas ....................... 109
GAUTHIER R. et POLIDORI J.L. — Les sphaignes du versant frangais du massif
de l'Argentera-Mercantour, Alpes-Maritimes . ..................... 1
GUERRA J. & ROS R.M. — Caracterización taxonómica, corología y ecología de
Pottia pallida Lindb. Relaciones con otras especies .................. 343
LAMY D. — A propos des кшн récoltées à Madére um С. Mandon en 1865
et 1866 7 263
LLORET Е. — Pam de vida. д "formas de vida en briófitos del Pirineo Oriental
(Uttar (NE E Ope o et UE oe ER TERR 189
MAHU M. ИЗТ pen Steph. eet Southbyaceae), deuxiéme
récolte au Chili 69
@VSTEDAL Р.О. — Cladonia galindezii, a new antarctic lichen species . . ....... 137
ONRAEDT М. — Contribution à la flore bryologique de Guyane française Ш .... . 51
PATIDAR K.C., SOLANI С.М. and KAUL A. — Culture studies on Riccia гаа
Ahmad V. Influence of mineral nutrients on growth . 149
SRIVASTAVA S.C., KUMAR D. and SHARMA D. — A new men from Eastern
Himalayas, India К Кайны EE 235
Source : MNHN, Paris
TIXIER P. — Bryophytes de Pile de Pâques ..................
VAN HALUWYN Ch. et LEROND M. — Lichénosociologie et quaité d de l'air
cole opératoire et limites bd
VIANNA E.C. — Données additionnelles sur Riccia jovetastiae E.C. Vianna, «ре
brésilienne (Rio Grande do Sul)
VISHVAKARMA K.S. and KAUL A. — Culture studies on Plastochasma репа
culatum Lehm. et Lindenb. and Reboulia hemisphaerica (L.) Raddi populations
of Pachmarhi (Central India) in relation to pH on a comparative basis ....... 129
VISHVAKARMA K.S. and KAUL A. — Influence of moisture levels on growth of
Plagiochasma appendiculatum Lehm. et Lindenb. and Reboulia hemisphaerica
{L.) Raddi on a comparative basis EEN 337
77,155, 173, 363
87, 182, 275, 368
75
Bibliographie bryologique
Bibliographie lichénologique ....
Informations . ....... 86,187, 282, 373
Instructions aux auteurs + 94
Index 374
Commission paritaire 15-9-1981 - No 58611
Dépôt légal n° 14081 - Imprimerie de Montligeon
Sorti des presses le 25 octobre 1988
Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C, (Association des Amis des Cryptogames)
Président : А. Couté; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : R. Baudouin; Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
М.С. BOISSELIER (en coll, avec Н. BISCHLER) — Etude du polymor-
phisme enzymatique chez Plagiochasma rupestre (Forst.) Steph. et
Migniaandrozyna lbi Evans ni, ui... +...
B. CLEMENT et J. TOUFFET — Le rôle des bryophytes dans la recolo-
Maion des andes après incendie... 12e eee etm
Ch. VAN HALUWYN et M. LEROND — Lichénosociologie et өз de
Tur protocole opératoire et limités ................... EEN
K.S. VISHVAKARMA and А. KAUL — Influence of moisture levels on
growth of Plagiochasma appendiculatum Lehm. et Lindenb. and Rebou-
lia hemisphaerica (L.) Raddi on a comparative basis
J. GUERRA y В.М. ROS — Caracterización taxonómica, corología y eco-
logía de Pottia pallida Lindb. Relaciones con otras especiós ........
МЈ. ELÍAS RIVAS — Comentarios sobre algunos táxones interesantes de
ео vedios ene es
Bibliographie bryologique .........
Bibliographie lichénologique .
Inipopuens e E
Inde ore secre ne
Table du rome 9
Cryptogamie, Bryol. Lichénol. 1988, 9 (4) : 283-384.
283
297
313
37