RYPTOGAMIE
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TOM
SOMMAIRE
C. VERGNET et E. EBLE - Étude microscopique comparée des étapes
de la germination de Sphacelotheca reiliana (Kühn) Clinton, sur milieu
artificiel et sur plantules de maïs …
A. ORTEGA y A.G* BUENDIA - Estudio del complejo Bovista
aestivalis (Bon.) Demoulin - B. pusilla (Batsch) Pers. sensu Kreisel en
España 9
A. DOUIRA et H. LAHLOU - Variabilité de la spécificité parasitaire
chez Verticillium albo-atrum Reinke et Berthold, forme à
microsclérotes 19
C. MOREAU - Alcaloides du groupe de l'ergoclavine élaborés par des
moisissures 33
D. LAMOURE - Répertoire des données utiles pour effectuer les tests
d'intercompatibilité chez les Basidiomycetes V. - Agaricales sensu lato.. 41
H, SAEZ et T.L. NGUYEN - Leucosporidium lari-marini nouvelle espèce
de levure isolée chez un oiseau aquatique 81
Analyses bibliographiques .... 87
Instructions aux auteurs … 94
CONTENTS
C. VERGNET et E. EBLE - Microscopic comparison of the different
steps of Sphacelotheca reiliana (Kühn) Clinton germination on a cultu-
re medium and in contact with corn (In French) . 1
A. ORTEGA y A.G* BUENDIA - Survey of the Bovista aestivalis (Bon.)
Demoulin - B. pusilla (Batsch) Pers. sensu Kreisel group in Spain T
Spanish) .. 9
A. DOUIRA et H. LAHLOU - Variability of the parasitic specificity of
Verticillium albo-atrum Reinke and Berthold, microsclerotial form pa
French) . 19
C. MOREAU - Ergoclavine group alkaloids elaborated by moulds Hm
French) . 33
D. LAMOURE - Indices of useful informations for intercompatibi iy
tésts in Basidiomycetes V. - Agaricales sensu lato.. * 4l
H. SAEZ et T.L. NGUYEN - Leucosporidium | lari-marini new species ç of
yeast from aquatic bird source (In French) .. 81
Bibliography 87
Instructions to the authors 94
E Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIIE
MYCOLOGIE
TOME 10 Fascicule 1 1989
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR SCIENTIFIQUE : Madame J. NICOT
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Mme M.C. BOISSELIER. ÉDITEUR : A.D.A.C
Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE est indexé par : Biological Abstracts, Current Contents,
Publications bibliographiques du CDST (Pascal)
© Copyright 1989. Crygipasgie Mycologie
RIBLOU Bibliothèque Centrale Muséum
MUSEUM
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N 3 300580288850 /HN. Paris.
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Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (1): 1-8 1
ÉTUDE MICROSCOPIQUE COMPARÉE
DES ÉTAPES DE LA GERMINATION
DE SPHACELOTH REILIANA (KÜHN) CLINTON,
SUR MILIEU ARTIFICIEL ET SUR PLANTULES DE MAIS
par C. VERGNET et E. EBLE*
* INRA-SRIV, route de St Cyr, 78000 Versailles.
RESUME La germination des téliospores de S. reiliana sur milieu de culture ou au
contact de racines de mais est observée en microscopie optique et électronique à balayage
Des sporidies sont toujours formées in vitro, mais très rarement au contact de l'hôte. Dans
ce cas, les quelques sporidies produites fusionnent rapidement, sans bourgeonner. Aucune
germination n'a été observée sur les coléoptiles de plantules de mais, mais les téliospores
germées sont trés abondantes au niveau des autres parties souterraines de la plante (racines
et mésocotyle), et ce, quel que soit le niveau de sensibilité du genotype à la maladie. La
plasmogamie se produit entre articles d'un méme promycélium, ou appartenant à deux
promyceliums issus d'une méme téliospore. Le filament se développe, parfois en se rami-
fiant, et semble pénétrer directement dans les tissus de l'hóte. Les conséquences de ce mode
de germination au niveau de la variabilité du pouvoir pathogène du champignon sont
discutées
ABSTRACT - Germination of S. reiliana teliospores is observed by photonic or scanning
electron microscopy. On a culture medium, the fungus produces budding sporidia but it
does not usually when put in contact with underground parts of corn seedlings. In this case,
it forms a branched infectious mycelium, whether the variety is receptive to the disease or
not. Plasmogamy, of different types, occurs between adjacent cells, and infection is realized
directly through the host's tissues. Consequences on the potential variability of the patho-
gen are discussed.
MOTS CLES Sphacelotheca reiliana, Charbon des inflorescences, germination,
plasmogamie, variabilité
INTRODUCTION
Comme le mentionne Zambettakis (1973), l'étude de la germination des
Ustilaginales présente à la fois un intérêt pour le systématicien, et pour le
pathologiste car cette pe est fondamentale pour suivre les autres phases de
développement de ces micro-organismes.
Source : MNHN, Paris
Dans le cas de Sphacelotheca reiliana Kühn (Clint), agent du charbon des
inflorescences du Mais et du Sorgho, l'observation in situ de ce phénomène est
difficile car la pénétration se produit dans le sol (Potter, 1914).
Cependant, comme cela a pu être observé dans le cas d'autres Ustilaginales, il
a été démontré que, in vitro, la nature du milieu peut influer sur le taux de
germination des téliospores de ce champignon (Gastou, 1981). Faute de disposer
d'une méthode permettant d'éliminer la totalité des contaminants éventuels, et du
fait que le sol est un milieu “opaque”, aucune étude à l'heure actuelle n'a permis
de comparer le mode de germination de S. rei/iana en conditions artificielles et
au contact des tissus de son hôte. Il est en effet envisageable que la fusion cellu-
laire, phénomène indispensable après la germination des téliospores, se produise
de façon différente dans ces deux conditions (Western, 1937; Holton & al.,
1968). Cette étape présente par ailleurs un intérêt pour le pathologiste car elle
peut influer sur la variabilité du pouvoir pathogène du champignon
(Zambettakis, 1977, 1978). Cette information intéresse donc également le
selectionneur.
Sur Sorgho, quatre races physiologiques de S. reiliana sont apparues succes-
sivement, chacune conservant les caractéres de virulence de la précédente
(Frederiksen & al., 1975; Stromberg & al., 1984). La connaissance du mode de
germination des téliospores de l'agent pathogène au contact des tissus de cet hôte
peut apporter certains éléments explicatifs à ces événements. C'est pourquoi,
nous nous proposons d'étudier comparativement, par le biais de la microscopie
optique et électronique à balayage, le mode de germination de 5. reiliana sur mi-
lieu artificiel, et au contact de plantules de Mais.
MATÉRIEL ET METHODES
Des téliospores issues d'un sore récolte sur l'hybride de mais F7 x F2 sont
utilisées. Elles sont désinfectées superficiellement par immersion (Smn) dans
léthanol (907), suivi de trois ringages à l'eau distillee sterile. Des travaux
antérieurs (Vergnet, 1987) ont en effet permis de démontrer que ce temps de
contact avec l'alcool n'altére pas la capacité germinative des spores mais suffit à
éliminer l'ensemble des contaminants (champignons et bactéries). Les rinçages
permettent de disposer d'une suspension de spores dans une solution non
phytotoxique.
Les spores ainsi désinfectées sont déposées, soit sur un milieu malt solide (12g
de malt et 10g d'agar, par litre d'eau distillée, pH. 5.5), soit au contact des orga-
nes de l'hóte.
Deux variétés de mais, l'une sensible à la maladie (ALBIN - INRA 311),
l'autre résistante (OGALO), sont utilisées. Les semences sont désinfectées superfi-
ciellement par immersion dans une solution d'hypochlorite de sodium (20° chl.).
Après 10 mn d'agitation, on procède à 3 rinçages à l’eau distillée stérile. Par la
suite, 2 graines sont déposées par boite de Pétri (diam. 9cm) contenant 2 feuilles
de papier filtre imbibées d'eau stérile. Après 4 jours de culture (30°C à
l'obscurité), la germination a débuté et l'on peut déposer des spores a différents
niveaux (racines séminales, mésocotyle, caryopse, coléoptile).
Source : MNHN, Paris
SPHACELOTHECA REILIANA 3
Les boites sont replacées pour 4 jours à l'étuve (30°C à l'obscurité); à la fin
de cette période, la plupart des stades de la germination des spores peuvent être
observés. Sur milieu artificiel, 3 jours d'incubation dans les mêmes conditions
sont suffisants.
Les téliospores ayant germé sur malt-agar, ainsi que les coupes longitudinales
réalisées dans les divers organes, sont colorées directement au bleu coton (C4B),
chauffées et observées au microscope optique. Les préparations sont, pour la
plupart, lutées à l'aide de vernis à ongle afin de pouvoir être conservées. D'autres
prélévements sont observés directement au microscope électronique à balayage
après congélation et métallisation à l'or par pulvérisation cathodique.
RÉSULTATS
Germination et formation de promycélium
Dans le sol, les téliospores apparaissent souvent associées en chapelets (Fig.
1. Lors de la germination, la probaside perce l'exospore finement et
régulièrement échinulée (Fig. 3 et 4). Cette membrane de protection peut alors se
détacher, et il est fréquent d'observer des enveloppes vides, la probaside n'étant
alors délimitée que par l'endospore (Fig. 2). Par la suite, un promycélium à qua-
tre cellules est formé (Fig. 5). Cependant, certaines spores peuvent produire plu-
sieurs promycéliums (Fig. 10).
Ces premières étapes se produisent de la même façon, et avec la même
fréquence, sur milieu artificiel et au contact de certains tissus de l'hôte (racines
séminales ou mésocotyle). Il n’a jamais été observé de germination dans le cas
de téliospores déposées sur les coléoptiles. Enfin, le taux de germination est simi
laire au contact des deux variétés de mais.
Formation de sporidies et plasmogamie
Cette étape se déroule de façon nettement distincte sur milieu artificiel et au
contact des cellules de l'hôte. Dans le premier cas, les cellules promyceliennes
produisent, toujours par bougeonnement au niveau des septa, des sporidies qui
elles-mêmes se multiplient en sporidies secondaires (Fig. 6). Ces basidiospores
ne fusionnent jamais in vitro et on observe rapidement des colonies d'aspect simi-
laire à celles formées par les levures.
Dans le second cas, la formation de sporidies n'est observée que trés ra-
rement. Les quelques basidiospores visibles germent et fusionnent sans bourgeon-
ner (Fig. 7). On constate en revanche la production de ramifications
promycéliennes secondaires ou une croissance apicale du promycélium qui
compte alors davantage de cellules que les quatre initiales (Fig. 8).
Divers types de fusions entre articles du promycélium ont pu être observés.
Dans le cas de filaments germinatifs à croissance indéfinie, les cellules de la base
apparaissent vides; il est probable que leur contenu est passé directement via le
septum dans l'article adjacent (Fig. 8).
Source : MNHN, Paris
4 C. VERGNET et E. EBLE
Source : MNHN, Paris
SPHACELOTHECA REILIANA 5
La plasmogamie peut également se produire suite à la formation d'une anse
de communication. Cette derniére peut relier deux articles voisins appartenant à
un même promycélium (Fig. 9), ou deux éléments appartenant à deux
promycéliums distincts issus d'une méme spore (Fig. 10). Aucune fusion entre
éléments formés par deux téliospores différentes n'a été observée.
Le dicaryon ainsi reconstitué peut, par la suite, pénétrer directement entre les
cellules de l'hôte (Fig. 11).
DISCUSSION ET CONCLUSION
Bien que les premières étapes s'effectuent de façon similaire, le mode de
germination de S. reiliana sur milieu de culture, et dans des conditions plus pro-
ches de la nature, est nettement différent.
In vivo, le passage par la phase haploide est peu fréquent, et ne peut en aucun
cas constituer un moyen de dissémination, comme cela a été envisagé dans le cas
d' Ustilago maydis (Agrios, 1969).
Au contact de l'hôte, la durée de l'haplophase est trés courte, et la
plasmogamie s'effectue préférentiellement entre éléments issus d'une méme
téliospore.
D'autre part, si la germination se produit avec la même fréquence sur des
plantules de mais, quelque soit le niveau de sensibilité du génotype à la maladie,
il semblerait qu'elle ne puisse pas se produire au contact des coléoptiles.
Cette dernière observation est en parfait accord avec les résultats obtenus par
Baier & Kruger (1962) qui obtiennent peu de contaminations quand une couche
de terre contaminée par $. reiliana est placée aussessus des semences.
Cependant le point le plus important à retenir de nos travaux est que le pas-
sage de l'haplophase à la dicaryophase s'effectue principalement par la fusion
d'éléments issus d'une même téliospore.
Les basidiospores ne joueraient donc pas un rôle important au niveau de
l'épidémiologie du charbon des inflorescences du mais, Ceci parait peu surpre-
nant car, comme le signalent Mills & Kotze (1981), l'infection réalisée à partir
d'un filament directement issu d'une téliospore a davantage de chance de
déboucher sur la formation d'une tumeur qu'une infection réalisée à partir de
sporidies. En effet, la fusion entre tubes germinatifs de sporidies complémentaires
n'est pas nécessaire dans le premier cas.
Fig. | - Association de téliospores dans un sol infesté, Fig. 2 - Téliospore libérée de
lexospore échinulée. Fig. 3 el 4 - Premiere phase de la germination. Fig. 5 .-
Promycélium typique à 4 cellules. Fig. 6 - Germination in vitro avec formation de
basidiospores (sporidies) qui bourgeonnent de façon indéfinie.
Fig. 1 - Association of teliospores in an infected soil. Fig. 2 - Téliospore outside the
‘echinulated exospore. Fig. 3 and 4 - First phase of spore germination. Fig. 5 - Typical 4
cells promycelium. Fig, 6 - In vitro. germination with formation of budding
basidiospores (sporidia).
Source : MNHN, Paris
C. VERGNET et E. EBLE
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Source : MNHN, Paris
SPHACELOTHECA REILIANA 7
En ce qui concerne S. reiliana, Mankin (1958) démontre que les résultats de
confrontations deux à deux de 40 isolements monosporidiaux, issus de 10
téliospores distinctes, ne peuvent s'interpréter correctement que si chaque
sporidie représente un seul groupe de compatibilité, Néanmoins, cet auteur si-
gnale que, dans tous les cas, le nombre de sporidies qui fusionnent est tres faible
par rapport au nombre total des basidiospores présentes. La fusion entre
sporidies de compatibilité complémentaire serait donc peu probable, ce qui est
confirmé par nos observations.
De méme que pour 5. reiliana, Western (1937) constate qu' Ustilago avenae
(Pers.) produit un promycélium infectieux. Par conséquent, le dicaryon compor-
terait des noyaux haploides directement dérivés du noyau diploide de la
chlamydospore. Cet auteur y voit une explication à la remarquable constance
des races physiologiques d’ U. avenae. Cette conclusion ne peut cependant pas
être appliquée au charbon des inflorescences du Mais et du Sorgho. Sur ce der-
nier hôte, Frederiksen (1977) signale l'existence de 4 races de cet agent
pathogène. Les races 3 et 4 ont pris une extension notable dès 1975 (Frederiksen
& al., 1975) suite à une forte pression de sélection (Horne, 1976). Sur Mais en
revanche, aucune race n'a été mise en évidence. Des modifications de virulence
sont donc possibles chez 5. reiliana.
En effet, le mode de plasmogamie observé ne fait que limiter les possibilités
d'évolution du parasite. De plus, le passage par la phase sporidiale, bien que
rare, demeure possible et l'apparition d'un variant ayant des caractères de
virulence nouveaux peut en résulter (Watson, 1970).
En conditions de pression de sélection extrême, des individus de ce type, aptes
à survivre dans le sol et ayant une capacité de multiplication suffisante pour-
raient être à l'origine d'une nouvelle race de parasite. Enfin, ces nouvelles popu-
lations pourraient résulter d'une autre forme d'échange génétique. Mills & Kotze
(1981) dans le cas d' U. maydis et Gastou (1981) dans le cas de S. reiliana ont
observé des anastomoses entre filaments promyceliens. Celles-ci pourraient per-
mettre des échanges de noyaux et de cytoplasme entre hyphes génétiquement
différents (Agrios, 1969).
En conclusion, il semblerait que la germination des téliospores de S. reiliana
aboutisse préférentiellement à la formation directe d'un hyphe infectieux.
Fig. 7 - Présence de sporidies à proximité des racines, dans ce cas, on constate la formation
de filaments germinatifs. Fig. 8 - Croissance indéfinie du promycélium, noter la présence
d'une cellule vide à la base. Fig. 9 - Plasmogamie par formation d'une anse de commu-
nication entre articles adjacents d'un même promycélium. Fig. 10 - Plasmogamie entre
cellules appartenant à 2 promycéliums issus d'une meme téliospore, Fig. 11 -
Pénétration directe de l'hóte par le promycélium.
Fig. 7 - Sporidia formation near a maize root, in this case, they have a mycelial growth.
Fig. 8 - Mycelial growth of promycelium, note that the basal cell is empty. Fig. 9 -
Plasmogamy between adjacent cells forming a communication bridge. Fig. 10 -
Plasmogamy between 2 cells of 2 promycelia issued from a single teliospore. Fig. 11 -
Direct infection of the host by a promycelium.
Source : MNHN, Paris
8 C. VERGNET et E. EBLE
Dans le cas du Maïs, contrairement à ce qui a été constaté pour le Sorgho
(Horne, 1976), aucune variété présentant une résistance spécifique n'a été
cultivée de façon exclusive, et durant plusieurs années successives, dans des
régions infestées. La plus faible pression d tion exercée, associée au fait
que, d'après nos observations, les possibilit hange génétique sont limitées,
pourraient constituer les deux principaux facteurs explicatifs de la remarquable
stabilité des résistances spécifiques décelées à ce jour.
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ZAMBETTAKIS C., 1978 - La sexualité chez les Ustilaginales. Revue bibliographique:
deuxième partie. Rev. Mycol. ( Paris) 42: 13-39.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Mycol. 1989, 10 (1): 9-18 8.
¿STUDIO DEL COMPLEJO BOVISTA AESTIVAL
DEMOULIN - B. PUSILLA (BATSCH) PERS.
SENSU KREISEL EN ESPAÑA
(BO?
por A. ORTEGA y A. G* BUENDIA*
Departamento de Biología Vegetal. Facultad de Ciencias
Universidad de Granada. 18001 Granada. España.
RESUMEN - Se realiza un estudio taxonómico del complejo formado por B. aestivalis
(Bon.) Demoulin y B. pusilla (Batsch) Pers. sensu Kreisel. Como resultado del cual se pro-
pone B. aestivalis (Bon.) Demoulin var. perverrucispora Ortega & G* Buendia var. nova.
RÉSUMÉ - Une étude critique du groupe B. aestivalis - B. pusilla est réalisée, avec propo-
sition de B. aestivalis (Bon) Demoulin var. perverrucispora Ortega & G* Buendia var.
nova.
ABSTRACT - A survey of the B. aestivalis - B. pusilla group is realized. A new variety: B.
aestivalis (Bon) Demoulin var. perverrucispora Ortega & G* Buendia var.nova is proposed.
MOTS CLÉS : Bovista, Lycoperdaceae, taxonomie, Espagne.
INTRODUCCION
La complejidad taxonómica y nomenclatural de este grupo de especies ha he-
cho que a lo largo de los últimos años haya sido objeto de las más diversas in-
terpretaciones. Así Kreisel (1967) en su monografía del género diferencia cinco
taxones a nivel especifico en base a los siguientes caracteres:
B. colorata (Peck) Kreisel: exoperidio constituido por hifas y esferocistos,
capilicio de tipo “Lycoperdon-Intermedio”, esporas lisas a mediamente orna-
mentadas y subgleba presente.
B. polymorpha (Vitt) Kreisel que se separa de la anterior por presentar el
exoperidio formado exclusivamente por hifas.
B. pusilliformis (Kreisel) Kreisel: exoperidio con hifas y esferocistos, capilicio de
tipo "Lycoperdon", esporas suavemente ornamentadas y con subgleba
Source : MNHN, Paris
10 A, ORTEGA y A.G. BUENDIA
B. dakotense (Brenckle) Kreisel con los mismos caracteres a excepción de que en
su exoperidio solo aparecen hifas.
B. pusilla (Batsch) Pers. sens. Kreisel: exoperidio con hifas y esferocistos,
capilicio de tipo “Lycoperdon”, esporas con ornamentación suave a media y
sin subgleba.
En 1975, Calonge & Demoulin en su estudio sobre los Gasteromycetes de Es-
paña reducen, con buen criterio, el número de especies a dos al considerar que
los caracteres relativos a la presencia o ausencia de subgleba así como a la cons-
titución del exoperidio son muy variables, dependiendo en gran medida del gra-
do de desarrollo de los carpóforos. De esta forma tendriamos de una parte B.
pusilla (Batsch) Pers. ss. Kreisel a la que caracterizan por su capilicio de tipo
“Lycoperdon” y por sus esporas algo más gruesas y más verrugosas
(ornamentacion tipo B-C), y de otra un conjunto de taxones al que denominan
Bovista sp. y en el que incluyen el resto de especies consideradas por el micólogo
alemán y que definen, casi exclusivamente, en base a su capilicio "Lycoperdon-
Intermedio", al menos en el centro de la gleba, y por sus esporas, en la mayoria
de los casos, sublisas a muy suavemente ornamentadas; indicando finalmente
que todas ellas deben ser consideradas por tanto como sinónimas, proponiendo
para su denominación el binomen Lycoperdon aestivale Bon.
Cuatro años después Demoulin (1979) en su articulo: “The typification of
Lycoperdon described by Peck and Morgan”, siguiendo en la linea anteriormente
expuesta y tras el estudio del material tipo correspondiente, combina L. aestivale
Bon. a Bovista aestivalis (Bon.) Demoulin, sinonimizando bajo esta denomi-
nación a L. polymorphum Vitt., L. pusilliformis Kreisel y L. coloratum Peck. En
lo que concierne a B. colorata (Peck) Kreisel afirma que, al estar basada la
combinación de Kreisel en el concepto de Cocker & Couch (1928), correspon-
deria en realidad con L. dryinum Morgan que Demoulin (1979) transfiere a
Bovista dryina (Morgan) Demoulin.
sta disparidad de criterios, unido a la gran variabilidad que caracteriza al
material recolectado en la Peninsula Ibérica, fué lo que nos animó a adentrarnos
con mayor profundidad en el estudio de este complejo grupo, para lo cual solici-
tamos el material tipo de dichos taxones. El análisis de dicho material junto con
las numerosas recolecciones procedentes de prácticamente toda España y de di-
versos herbarios europeos (Paris, Lieja, Munich... etc.) nos permitió concluir, en
la misma linea de Demoulin, que el capilicio y la ornamentación esporal son los
ünicos caracteres que pueden ser utilizados para la diferenciación de estos
hongos dada la enorme variación que se presenta tanto en la constitución del
exoperidio como en el desarrollo de la subgleba.
Asi podemos afirmar que en el caso de L. coloratum Peck (Fig. 5 y 9) y B.
polymorpha (Vitt.) Kreisel (Fig. 6 y 10), como ya indicaba Kreisel (1967), su
capilicio es de tipo “Lycoperdon-Intermedio” y sus esporas sublisas (M.O.); de
igual modo sucede con B. pusilliformis (Kreisel) Kreisel (Fig. 7 y 11) y B.
dakotensis (Brenckle) Kreisel (Fig. 8 y 12). Es por esto por lo que de acuedo con
Demoulin (1979) y en contraposición con Kreisel (1967), que definia a estas dos
últimas con capilicio de tipo “Lycoperdon”, debemos considerarlas como la mis-
ma especie, identificandolas con B. aestivalis (Bon.) Demoulin (Fig. 1 y 2) y se-
parandolas de B. pusilla (Batsch) Pers. ss. Kreisel al presentar ésta capilicio de
tipo “Lycoperdon” (Fig. 13) y esporas con ornamentación marcada (Fig. 14).
Source : MNHN, Paris
BOVISTA AESTIVALIS - B. PUSILLA 11
Fig. 1: B. aestivalis (Bon) Demoulin TIPO: Capilicio. Fig. 2: B. aestivalis (Bon.)
Demoulin TIPO: Esporas. Fig. 3: B. aestivalis var. perverrucispora Ortega & Gi
Buendia TIPO: Capilicio. Fig. 4: B. aestivalis var. perverrucispora Ortega & G*
Buendia TIPO: Esporas:
Sin embargo hemos de hacer constar que tras el estudio del material tipo de
Lycoperdon ericetorum Pers., que fué utilizado por Kreisel (1967) para la
neotificación de B. pusilla (Batsch) Pers., pudimos comprobar que para la
mayoría de los carp'foros, excepto al designado con la letra A (Fig. 13), no
coincide la descripción aportada por el autor alemán con los caracteres de di
chos carpóforos ya que estos presentan un capilicio, al menos en el centro de la
glcba, con ramificaciones dicótomas y un grosor variable en sus ramas, por lo
que habría que considerarlo de tipo “Lycoperdon-Intermedio” (Fig. 15 y 16).
Es por todo ello por lo que, siguiendo la idea propuesta por Demoulin (com.
pers), creemos que el binomen B. pusilla ss. Kreisel debe de ser desechado y
sustituido por el de A. dermoxantha (Vitt.) Toni, puesto que según el micólogo
Source : MNHN, Paris
12 A. ORTEGA y A.G. BUENDIA
belga la plancha de Vittadini referida a Lycoperdon dermoxanthum Vitt. repre-
senta claramente a B. pusilla, mientras que por el contrario la plancha de Batsch
de B. pusilla correspondería en realidad con B. limosa Rostrup.
Finalmente queremos reseñar que algunas colecciones procedentes de la pro-
vincia de Huelva (España) que corresponderían por los caracteres de su capilicio
(Fig. 3) con B. aestivalis (Bon.) Demoulin, presentan en sus esporas una mar-
cada ornamentación (Fig. 4), por lo que creemos conveniente la creación de un
Fig. 5 - L. coloratum Peck TIPO: Capilicio. Fig. 6: B. polymorpha (Vitt.) Kreisel PC 1077:
Capilicio. Fig. 7: B. pusilliformis (Kreisel) Kreisel ISOTIPO: Capilicio. Fig. 8:
dakotensis (Brenckle) Kreisel LOCOTIPO: Capilicio.
Source : MNHN. Paris
BOVISTA AESTIVALIS - B. PUSILLA 13
nuevo taxón: B. aestivalis (Bon.) Demoulin var. perverrucispora Ortega & G?
Buendia var. nova.
MATERIAL Y METODO
Como ya hemos indicado en el apartado anterior el material estudiado proce-
de de numerosas localidades de la geografia española y se encuentra depositado
en los herbarios de la Facultad de Ciencias de la Universidad de Granada
(GDAC), Universidad de Murcia (MHG), Universidad de la Laguna, Tenerife
(TFE) y del Real Jardin Botánico de Madrid (MA-Fungi); asi como de diversos
herbarios extranjeros, fundamentalmente europeos entre los que podemos desta-
car: Leiden (L), Ginebra (G), Munich (M), Berlin (B), Lieja (LG), Paris (PC),
Torino (TO), Nueva York (NYS) e lowa (IA) a cuyos Directores agradecemos
muy cordialmente su colaboracion.
Corno metodologia de trabajo hemos seguido la clásica en este tipo de estu-
dios, utilizando para ello un micr T binocular con luz incorporada
marca Zeiss. El estudio al MEB se ha llevado a cabo en el Real Jardín Botánico
de Madrid, por lo que agradecemos sinceramente al Dr. Calonge su inestimable
ayuda.
DESCRIPCION DE ESPECIES
Bovista aestivalis (Bon.) Demoulin, Sydowia, Ser. I, 8: 143 (1979). Typus: G vidi.
var. aestivalis.
= L. coloratum Peck, Annual Rep. New York State Mus. 29: 46 (1878). Typus:
NYS vidi non B. colorata (Peck) Kreisel (= B. dryina (Peck) Demoulin,
Sydowia, Sér. M, 8: 144 (1979), Typus: IA vidi).
= B. dakotensis (Brenckle) Kreisel, Feddes Repert. 69: 201 (1964). Typus:
Locotypus: B vidi.
= B. pusilliformis (Kreiscl) Kreisel, Feddes Repert. 69: 202 (1964). Typus:
Isotypus: M vidi.
= B. polymorpha (Vitt.) Kreisel, Feddes Repert. 69: 201 (1964). Typus non vidi.
Carpóforos globosos a subglobosos de 1-4,5cm de diametro generalmente con
un rizomorfo de desarrollo variable. Peridio doble: exoperidio formado por
gránulos de color crema amarilliento marrón constituidos, en los estadios juve-
niles, por hifas hialinas a amarillentas frecuentemente septadas. Con el desarrollo
del carpóforo las células de estas hifas se ensanchan para finalmente separarse
unas de otras dando lugar a esferocistos de 25-45um con paredes de 1-2um en
principio hialinas, aunque adquieren tonalidad parduzca cuando se completa el
desarrollo del exoperidio, Endoperidio crema a pardo castaño, membranoso y
muy delgado. Gleba pulverulenta de color pardo amarillento a pardo oliväceo.
Subgleba, cuando presente, compacta, de desarrollo variable (hasta lcm) depen-
diendo del grado de maduración del carpóforo y de color amarillento a oliváceo,
Source : MNHN, Paris
14 A. ORTEGA y A.G. BUENDIA
Fig. 9: L. coloratum Peck TIPO: Esporas. Fig. 10: B. polymorpha (Vitt.) Kreisel PC 1077:
Esporas. Fig. 11: B. pusilliformis (Kreisel) Kreisel ISOTIPO: Esporas. Fig. 12: B.
dakotensis (Brenckle) Kreisel LOCOTIPO: Esporas.
Capilicio (Fig. 1, 5, 6
hifas de 3,8-7um con paredes de 0,5-1
7 y 8) pardo amarillento a marrón, constituido por
um. En el centro de la gleba es de tipo
“Lycoperdon-Intermedio”: elástico, ramificado (ramificación dicótoma), con por-
os de talla y abundancia variables, haciéndose más grandes, irregulares y fre
cuentes en las porciones periféricas del carpóforo, en las cuales las hifas son т
frágiles y menos ramificadas, por lo que adquiere el aspecto de un capilicio tipo
“Lycoperdon”
Esporas (Fig. 2, 9, 10, 11 y 12) pardo amarillentas, esféricas, lisas a sublisas
(M.O.. Al M.E.B. se observa que dicha ornamentación está constituida por
verrugas cónicas, redondeadas de 0,2-0,5um de longitud y densamente dispues-
Source : MNHN, Paris
BOVISTA AESTIVALIS - B. PUSILLA 15
82 16.
154 294
Fig. 13: B. pusilla ss Kreisel COTIPO (Carpóforo "A") Сарійсіо. Fig. 14: B.
dermoxantha (Vitt) Toni TFE: 425: Esporas. Fig. 15: B. pusilla sens. Kreisel
LECTOTIPO (Carpóforo C): Capilicio. Fig. 16: B. pusilla sens, Kreisel LECTOTIPO
(Carpóforo C): Capilicio.
tas. Restos de esterigmas generalmente presentes y bien conservados de hasta
0,Sum de longitud.
Medidas esporales:
X = 3,5-3,88-4-4,2 X100 = 4,087
OEM oma) = 0,371
e : MNHN. Paris
16 A. ORTEGA y A.G. BUENDIA
Hábitat: Muy variable, ya que ha sido recolectada tanto en dunas litorales
como en comunidades de bosque, de degradación así como en lugares aclarados
y nitrogenados.
Material estudiado: ALMERIA: MHG: 315, 319, 320; CADIZ: GDAC:
16380, 25516; MA-Fungi: 178; CORDOBA: GDAC: 21831, 21832, 21882,
24268; GRANADA: GDAC: 8081, 11429, 11430, 16379, 16382, 21762, 24267;
HUELVA: MA-Fungi: 37, 85, 162, 168, 176, 177; GDAC: 16417, 16418, 16419,
21730; JAEN: 16383, 16384, 16385, 21756; SEVILLA: MA-Fungi: 4875;
GDAC 24265, 24266, 24268; MADRID: MA-Fungi: 4002, 4005, 4007, 4027,
4050, 4057, 4106, 4288, 4296, BADAJOZ: MA-Fungi 4013. ASTURIAS:
MA-Fungi: 4010, 4015, 4059, 683 BURGOS: MA-Fungi: 4051: GUAD.
LAJARA: MA-Fungi: 5075; TENERIFE: TFE: 424; MAURES (France): LG:
3866bis, 3867; Diversas localidades (France): PC: 1077, 1335, 1845, 1846, 1875;
ITALIA: TO: 1104 (Saccardo Mycotheca Veneta).
Observaciones: Para finalizar con esta especie queremos hacer constar la exis-
tencia de algunas colecciones (GDAC: 25516) en las que en un mismo carpóforo
aparecen, dependiendo de su localización en la gleba, esporas con simetria radial
junto a otras en las que puede observarse una cierta tendencia hacia formas
esporales oblongas. Este hecho nos hizo pensar en un principio en B.
promontorii Kreisel ya recolectada por nosotros (GDAC: 21752, 21834, 21883)
en Andalucia (Ortega & G* Buendia, 1985). No obstante podemos afirmar, tras
el estudio en profundidad de dichas colecciones, que se trata de dos taxones dife-
rentes ya que en el material correspondiente a B. promontorii Kreisel el tamano
medio de las esporas es de 5,019x3,53«m у la relación longitud-anchura media
de 1,42, lo que pone de manifiesto la constancia del caracter elipsoidal de sus
esporas, cosa que no ocurre, de forma tan constante, en la colección GDAC:
25516 en la que las esporas miden 4,3x3,9 (valor medio) y la relación longitud-
anchura es de 1,1. Es por esto por lo que creemos que esta última colección
debe de identificarse con B. aestivalis (Bon.) Demoulin aunque deba de ser con-
siderada como una forma de tránsito hacia B. promontorii Kreisel, lo que nos
llevaría a pensar en la existencia de una posible relación filogenética entre ambas
especies.
Bovista aestivalis (Bon.) Demoulin var. perverrucispora Ortega & G* Buendia var.
nova.
Se diferencia de la especie tipo por sus esporas fuertemente ornamentadas
(Fig. 4) lo que podria relacionarla con B. dermoxantha (Vit) Toni (Fig. 14),
pero su capilicio de tipo “Lycoperdon-Intermedio” (Fig. 3) la separa claramente
de ésta.
Bovista aestivalis ( Bon.) Demoulin var. perverrucispora Ortega & G* Buendía var.
nova: a typo differt sporis fortiter verrucosis. Holotypus in Herb. GDAC n°
21730.
Bovista dermoxantha (Vitt.) Toni, in Saccardo Syll. Fung. 7: 100 (1888).
= B. pusilla (Batsch) Pers. sens. Kreisel. Taxonomisch-Pflanzengeographische
Monographie der Gattung Bovista: 63 (1967) non B. pusilla (Batsch) Pers.
Syn. Meth. Fung.: 138 (1801).
Source : MNHN, Paris
BOVISTA AESTIVALIS - B. PUSILLA 17
ericetorum Pers.
; Cotypus: L vidi.
J. Bot. (Desvaux) 2: 17 (1805). Typus: Leptotypus: L
Carpóforos globosos a subglobosos de 1-4cm de diámetro, presentando gene-
ralmente un rizomorfo de desarrollo variable. Peridio doble: exoperidio formado
por aguijones que tienden a hacerse verrugosos y de color marrón, constituidos
por hifas y esferocistos de 20-30um con paredes generalmente coloreadas de
l-2um; endoperidio de color marrón, membranoso y muy delgado. Gleba
pulverulenta de color pardo oliváceo. Subgleba generalmente ausente aunque
puede presentarla, siendo entonces pequeña, compacta y de color amarillento.
Capilicio (Fig. 13) pardo amarillento, frágil y escasamente ramificado y de
tipo “Lycoperdon”, estando constituido por hifas de 3-5,5um de diámetro con
paredes delgadas (0,Sum). Poros muy abundantes, de tamaño y morfología muy
variables, aunque lo más usual es que sean grandes e irregulares. Tabiques de
abundancia variable según las hifas.
Esporas (Fig. 14) marrones, esféricas, fuertemente ornamentadas, con orna-
mentación constituida por aguijones cónicos de extremos romos de hasta lum
de longitud, aislados y en nümero de 20-25 por circunferencia. Restos de
esterigmas de hasta 0,54m de longitud.
Medidas esporales:
X = 3,5-4-4,5 X100 = 3,98
Q=1 Tini) = 0,424
Hábitat: Tanto en lugares aclaradós como en comunidades de bosque ( Pinus
ssp. y Quercus rotundifolia Lam.).
Material estudiado: ALMERIA: MHG: 314; HUELVA: MA-Fungi: 20, 327,
3914; CORDOBA: GDAC: 21833, 21860; TENERIFE: ТЕЕ: 425.
Observaciones: Como ya indicamos anteriormente, del material utilizado por
Kreisel (1967) para la neotipificacion de B. pusilla ss Kreisel solo el carpóforo
reseñado con la letra “A” (Cotypus) corresponde en realidad con la descripción
aportada por el autor alemán para dicha especie, por lo que nosotros creemos
más conveniente la utilización del binomen B. dermoxantha (Vitt.) Toni para la
designación de este taxón como también opina Demoulin (com. pers.).
AGRADECIMIENTOS
Queremos expresar nuestra gratitud al Dr. V. Demoulin (Univ. Lieja) por sus comenta-
rios y consideraciones en el capítulo de nomenclatura, asi como por la revisión del material
de B. aestivalis (Bon.) Demoulin var. perverrucispora Ortega 8: Ga Buendia var. nova.
BIBLIOGRAFIA
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Mycol. France 91: 247-292
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Bovista. Beih. Nova Hedwigia 25: VIII + 244p. + 70 fig.
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Source : MNHN. Paris
Mycol., 1989, 10 (1): 19-32 19
Cryptogam
VARIABILITÉ DE LA SPÉCIFICITÉ PARASITAIRE
CHEZ VERTICILLIUM ALBO-ATRUM REINKE ET BERTHOLD,
FORME À MICROSCLÉROTES
par Allal DOUIRA et Houria LAHLOU*
* Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences de Rabat,
Université Mohammed V, Maroc.
RÉSUMÉ - Un isolat de Verticillium albo-atrum provenant de la tomate s'est montré apte à
Vivre en parasite au dépens du piment, Cette aptitude parasitaire est fonction de l'âge des
plantes de piment et ne s'accompagne à la première inoculation, d'aucune manifestation pa-
thologique. Des passages successifs de cet isolat chez le piment ont conduit à un
élargissement progressif de ses aptitudes parasitaires à des plantes plus jeunes et à l'appari-
tion d'un pouvoir pathogène vis-à-vis de cette espèce. Corrélativement, une réduction gra-
duelle de son pouvoir pathogéne à l'encontre de son hóte d'origine a été observée mais ses
aptitudes à le parasiter se sont maintenues. Les passages successifs sur piment se sont
accompagnés de variations dans le développement du champignon. La plus marquante est
la diminution de la production des microsclérotes. Elle résulte simultanément d'un allon-
gement du délai nécessaire à leur différenciation et d'une décroissance de leur nombre. Des
hypothèses sur la nature de ces variations sont proposées et les conséquences agronomiques
Че ces phénomènes sont discutées
ABSTRACT - A strain of Verticillium albo-atrum, a tomato parasite, was shown to be able
to become a parasite of the pepper plant also. This parasitic aptitude was a function of the
age of the pepper plant and, after a single inoculation, was not accompanied by pathogenic
manifestations. Successive passages of this strain in pepper led to a progressive increase in
the parasitic aptitude towards younger plants and to the appearance of a pathogenicity con-
cerning this species. At the same time, a gradual reduction in pathogenecity towards the or-
iginal host plant was observed but the strain did retain its parasitic aptitude. Serial passages
in pepper produced variations in fungal development. The biggest variation noted was a re-
duction in microsclerotia production. This was a result of both a lengthening of their differ-
entiation period and a reduction in their number. Some hypotheses on the nature of these
үрк were proposed and the agronomical consequences of the phenomena were dis-
сиззе
MOTS CLÉS : Verticillium albo-atrum, spécificité parasitaire.
Source : MNHN, Paris
20 A. DOUIRA et H. LAHLOU
INTRODUCTION
De nombreuses espèces de végétaux vasculaires, y compris parmi les
monocotylédones (Malik & Milton, 1980), sont sensibles aux attaques de cham
pignons du genre Verticillium Wallroth. Mais la polyphagie n'exclut pas une
spécialisation des souches au sein des espèces du genre Verticillium. Ainsi, le
piment n'est sensible qu'aux isolats provenant du piment (Evans & McKeen,
1975). Il en est de méme pour la menthe (Nelson, 1950) et pour la luzerne
(McGeary & Hastie, 1982). A l'opposé, l'aubergine est attaquée avec succès par
des isolats provenant d'espèces hôtes très diverses (Vigouroux, 1971) et la tomate
présente un comportement intermédiaire (MeGeary & Hastie, 1982).
La spécificité manifestée par certains isolats à l'égard de l'hôte dont ils pro-
viennent ne semble pas invariable. Fordyce & Green (1963) ont montré qu'une
lignée inféodée à la menthe est capable de vivre au dépens de la tomate et, après
plusieurs passages successifs chez cette dernière, de provoquer chez elle des
altérations typiques de la verticilliose.
De son côté, Lahlou (1983) a analysé parallèlement les variations de la mor-
phologie et du pouvoir pathogène d'une souche de V. albo-atrum entretenue en
culture in vitro; cet auteur a constaté que, lorsque les cultures vieillissent, il peut
en ёге isolé des lignées de morphologie nouvelle et que, même parmi celles qui
ont conservé le phénotype sauvage, il en existe dont le pouvoir pathogène a
varié, souvent dans le sens d'un accroissement de l'agressivité initiale.
Le rapprochement de ces deux séries d'informations nous a conduit à nous
demander si les aptitudes parasitaires et le pouvoir pathogene d'une souche de V.
albo-atrum provenant d'une espéce hóte peu sélective, comme la tomate, peuvent
être modifiés d'une part au cours de son vieillissement et d'autre part à la suite
d'inoculations successives à une espéce, comme le piment, qui ne présente habi-
tuellement de symptômes de maladie qu'en réponse à l'inoculation d'une souche
spécialisée.
RIEL ET ME
HODES
Les agents pathogènes
Trois isolats appartenant å l'espèce V. albo-atrum R. et B. ont été utilisés.
L'isolat P4 a été obtenu, en 1978, à partir d'une tige de tomate atteinte de
verticilliose au Maroc, dans la région de Casablanca (Dar Bouazza). Il produit
des microsclérotes en grande quantité et s'identifie, par ce caractère, à la forme à
microsclérotes sensu Lahlou (1974). Très agressif à l'égard de la tomate, il ne
provoque aucun dommage chez le piment.
Les 2 isolats C285 et 3-2, fournis par le laboratoire de cryptogamie de
l'Université de Paris-Sud (Orsay), ont été collectés sur des piments dans le sud de
la France, le premier sur une plante cultivée en plein air, le deuxième sur une
plante cultivée en serre
Source : MNHN, Paris.
21
SPÉCIFICITÉ PARASITAIR
Lignées inoculées
temps en jours PAR,
depuis 2
l'inoculation Sr sits
'
2 R
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8 -|-|-|#]|%|-|% Ge е E
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Tableau I: Variation des aptitudes parasitaires de la souche P} au cours des passages succes-
sifs chez le piment. plj plantes inoculées à l'âge de 23 jours, plä: plantes inoculées à
l'âge de 70 jours, +: réisolement positifnégatif, R: racines, H: hypocotyk, E:
épicotyle.
Table 1 - Variation of parasitic aptitudes of Py strain after serial passages through pepper.
pl: plants inoculated 23 days old, pla: plants inoculated 70 days old, +/-
positive negative re-isolation, R: roots, H: hypocotyl, E: epicotyl.
Des clones ont été extraits de ces 3 isolats, par transfert de microconidies une
a une. Ce sont toujours des lignées homocaryotiques qui ont servi de support
pour toutes les expériences. Isolats et lignées sont entretenues en culture sur un
milicu nutritif (20g de Potato Dextrose Agar-Oxoid CM 139 additionnés de Sg
de gélose pour 1 litre d'eau distillée). Les cultures sont conduites en boite de
Pétri, à l'obscurité, à une température de 25° (+ 1°)C.
Les variations de la morphologie des thalles ont été appréciées en prenant en
compte 3 caractéristiques des cultures: croissance diamëtrale, délai d'apparition
des microsclérotes et intensité de la sclérogenèse.
Source : MNHN, Paris
22 A. DOUIRA et H. LAHLOU
Les plantes hôtes
Les cultures sont effectuées dans une chambre dont la température et
l'humidité relative sont stabilisées: 25° + 2*C, 55-65% H.R. sous une
photopériode de 12h avec une luminosité minimale de 23000 lux.
Les semences, piment doux d'Espagne et tomate variété Marmande, sont
commercialisées par la société VITA. Aprés la levée, les plantes sont repiquées
en pots de 250ml remplis de sable. Le sable est au préalable traité à l'acide
chlorhydrique, lavé plusieurs fois à l’eau distillée, stérilisé par la chaleur sèche
(24h à 180°C) et imprégné d'une solution nutritive (Lahlou, 1983). Des lots de 21
plantes chacun sont constitués pour étudier les aptitudes parasitaires et
pathogènes de V. albo-atrum.
Inoculation
L'inoculum est une suspension de microconidies (106 spores ml) récoltées par
lavage de thalles âgés de 4 jours.
Les plants de piment sont inoculés aprés 23 jours ou 70 jours de culture en
pépiniére, les plants de tomate au bout de 23 jours. Les plantes sont arrachées,
leurs racines sont débarrassées du sable et mises à tremper pendant 15mn dans
la suspension de spores. Les plantes sont ensuite repiquées en pots et reçoivent
chacune 3ml de la suspension. Des lots témoins subissent simultanément les me-
mes manipulations mais l'eau stérile remplace la suspension contaminatrice.
Toutes les plantes sont arrosees, tous les 2 jours, avec la solution nutritive.
Notation des résultats
- Présence de V. albo-atrum dans les plantes: la présence du champignon est
recherchée 1, 2, 3, 8, 15, 22, 29, 36, 45 et 55 jours aprés l'inoculation. Des cou-
pes minces de racines et de tiges sont déposées dans l'alcool à 95* pendant 2mn,
rincées plusieurs fois à l'eau stérile, séchées rapidement sur un papier absorbant
stérile puis déposées sur eau gélosée (20g gélose; eau distilléc). Les observations
sont faites aprés 1 semaine.
- Croissance des plantes: la réduction de la taille de l'épicotyle des plants
inoculés par rapport aux témoins est estimée par l'indice de rabougrissement
(LR) calculé de la manière suivante:
M -X
LR. =— x 100
M
où X représente l'accroissement de l'épicotyle des plants inoculés et M l'acerois
sement moyen des témoins.
- Altération des feuilles: une note est attribuée à chaque feuille selon le
barème suivant: feuille d'apparence saine - 0; feuille cotylédonaire: flétrissement
ou jaunissement - 1, chúte - 2; feuille vraie: flétrissement ou jaunissement - 3,
nécrose - 4, chüte - 5.
Source : MNHN, Paris.
IFICITÉ PARASITAIRE 23
La somme des notes rapportée au nombre des feuilles constitue l'indice
d'altération foliaire. Un indice moyen est ensuite calculé pour chaque lot de
plants.
RÉSULTATS
Variation des aptitudes parasitaires et pathogènes de Verticillium albo-
atrum en fonction de l’âge des cultures
Des microconidies ont été prélevées chaque mois pendant 13 mois dans des
cultures de la souche P; provenant de la tomate. Mises en suspension, elles ont.
servi à contaminer des lots de plantes de piment. Des essais de réisolement du
champignon ont été effectués toutes les 24 heures.
L.R. (2) de 1'épicotyle
90
80
70
60
50
20
10
semaines
-10
-20
Fig. 1 - Évolution du pouvoir pathogène du clone P;S vis-à-vis du piment âgé, après plu-
Sicurs passages répétés sur piment: indice du rabougrissement (LR.).
Fig. 1 - Evolution of pathogenicity of the clone PS to old pepper after serial passages
through pepper: dwarfing index (1.R.).
Source : MNHN, Paris
24 A. DOUIRA et H. LAHLOU
En aucun cas le champignon n'a été retrouvé dans les plantes inoculées à un
stade jeune (23 jours). En revanche, des résultats positifs ont été enregistrés chez
des plantes inoculées à l'áge de 70 jours, avec des spores provenant d'une culture
ágée de 13 mois: aucune plante des 42 plantes ne présente de symptómes de
verticilliose, mais les racines de 2 d'entre elles hébergent le champignon.
Le champignon a été remis en culture sur milieu nutritif à partir de ces raci-
nes de piment parasitées et des lignées homocarÿotes ont été individualisées après
isolements monoconidiens. L'une de ces lignées (PS) a été retenue pour la suite
des expériences. Elle présente la. morphologie caractéristique de la souche Py
selérogenése abondante commençant apres 4 jours de culture, mycélium
cotonneux. Inoculée à la tomate, clle est capable, comme la souche d'origine,
dinduire des symptomes graves de verticilliose, notamment un ralentissement de
la croissance de l'axe aérien, un jaunissement et un flétrissement des feuilles.
Inoculee au piment (Tab. I), elle ne peut pas être réisolée des plantes traitées jeu-
nes mais elle demeure présente pendant 2 semaines dans les racines des plantes
traitées à l’âge de 70 jours.
Variation des aptitudes parasitaires au contact de l'hôte inhabituel
Le champignon a été mis en culture à partir des racines des plantes de piment
chez lesquelles il avait été détecté. Une nouvelle lignée homocaryotique (P;R;) a
été individualisée par prélèvement d’une seule microconidie dans un thalle âgé de
10 jours. Choisie pour sa capacité à former rapidement un grand nombre de
microsclérotes, elle est, à son tour, inoculée à des piments jeunes (23 j) et âgées
(70 j). Comme précédemment, le champignon ne peut être détecté que dans les
racines des plantes les plus ágées et seulement pendant les 15 jours qui suivent
Vinoculation.
Les mêmes expériences de passages successifs chez l'hôte ont été répétées 2
fois. La lignée P,R;, issue de la lignée P,R,, présente les mêmes aptitudes à vivre
pendant un temps limité aux dépens des racines des plantes les plus ágées. Ce-
pendant, la lignée P;R, issue de P;R;, manifeste des aptitudes parasitaires ac-
crues. Le tableau I montre qu'elle persiste encore dans les racines et l'hypocotyle
des piments les plus âgés, à la fin des observations soit 55 jours aprés l'inocu-
lation. Par ailleurs, elle peut étre détectée pendant 2 semaines dans les racines
des plantes inoculées à l'age de 23 jours
Une lignée (P,R;a!) a été extraite d'un piment inoculé jeune avec la lignée
P,R,. Deux passages supplémentaires chez les piments jeunes fournissent succes-
sivement les lignées P¿Rya? el P¿Rya3.
La lignée P;Ra! peut être détectée jusque dans I’hypocotyle des jeunes
piments, ce qui n'a pas été le cas de P;R3, mais elle n'est plus retrouvée, même
dans les racines, au delà de 15 jours. Quand à la lignée P,R4aï, elle atteint
l'épicotyle des plantes inoculées jeunes au bout de 45 jours et est encore présente
dans ces plantes à la fin des observations, soit 55 jours aprés l'inoculation.
Inoculée à des piments âgés de 70 jours, les lignées P¿Rya! et P¿Rya3 sont plus
aptes à les parasiter que la lignée P¿Ry dont elles dérivent. Présentes dans les ra-
cines dés le lendemain de l'inoculation, elles atteignent l'hypocotyle aprés respec-
tivement 48 et 72 h et persistent toutes deux dans la plante pendant les 55 jours
Source : MNHN, Paris
SPÉCIFICITÉ PARASITAIRE 25
I.R (Z) de l'épicotyle
4
100
90
80 T
70
X P4R,a
60
50 4
PAR,
Semaines
PAR
e
Fig. 2 - Évolution du pouvoir pathogène du clone P;S vis-à-vis du piment jeune, après pas-
sages répétés sur piment: indice de rabougrissement (I.R.).
Fig. 2 - Evolution of pathogenicity of the clone P;S to young pepper after serial passages
through pepper: dwarfing index (I.R.).
que durent les observations. Toutefois, P;R,a3 est seule a atteindre lépicotyle,
dés le 36ème jour suivant l'inoculation. Comparée a des lignées issues des isolats
C285 ct 3-2 provenant du piment, cette lignée P;R;a? est, de toutes les lignées is-
sues de l'isolat P, provenant de la tomate, la seule à pouvoir étre réisolée des
différents organes (racine, hypocotyle, épicotyle) 45 jours aprés l'inoculation de
piments, que ceux-ci soient mis en présence des champignons à l'âge de 23 ou de
70 jours
Des piments inoculés à l'âge de 70 jours avec la lignée PAR, a été extraite la
lignée Р.К. Deux passages supplémentaires chez des piments âgés ont permis
d'individualiser successivement les lignées PR; et PR. PR, parasite aussi bien
les plantes jeunes que les plantes âgées et peut même être réisolé à partir de leur
hypocotyle 55 jours aprés leur inoculation.
Source : MNHN, Paris
26 A. DOUIRA et H. LAHLOU
I.R.(Z) de l'épicotyle en 29 jours
Fig. 3 - Comparaison du pouvoir pathogéne des lignées P3R;a3, C285 et 3-2 vis-à-vis des
piments inoculés à l'âge de 23 (A) et de 70 jours (B): indice de rabougrissement (L.R.). a,
b: groupes de moyennes statistiquement équivalentes au seuil 5%.
Fig. 3 - Comparative pathogenicity of P3Rya3, C 285 and 3-2 lines against peppers
inoculated at 23 (A) and 70 days (B): dwarfing index (I.R.). a, b: groups of statistically
equivalent mean values (at 5%).
Inoculées á des plants de tomate, les lignées PS, PjR,,P;R;, PRs, P3Rsa! et
P,Ra? ont été réisolécs de toutes les plantes. Mais la lignée P,Rsa*, n'a pu étre
décclée au delà de l'hypocotyle.
Ainsi, les passages successifs d'une souche non spécialisée de V. albo-atrum
chez un hôte inhabituel, s'accompagnent de modifications progressives des rela-
tions entre les 2 partenaires. Les plantes âgées sont les premières à être
parasitées. Plusieurs passages chez ces plantes ont été nécessaires pour que le
champignon s'installe d'abord temporairement, puis durablement chez des
piments mis plus jeunes à son contact. De même, au fil des passages, le champi-
gnon, d'abord confiné dans les racines, progresse de plus en plus loin en direc-
tion de l'apex de la plante.
Variation du pouvoir pathogène au contact de l'hôte inhabituel
- Altération de la croissance de l'épicotyle: les effets de l'inoculation de la sou-
che P, au piment s'accentuent avec le nombre de passages chez cet hôte
inhabituel (Fig. 1, 2). Ils sont nuls pour les lignées PS et P;R,, les plantes ne
présentent aucun rabougrissement significatif par rapport au témoin. En revan-
che, les plantes ágées de 70 jours lors de l'inoculation des lignées P¿Ry, P¿Rya! et
PR, ont un indice de rabougrissement important; ces 3 lignées ne se distinguent
pas l'une de l'autre par le ralentissement de croissance qu'elles induisent. Quant
Source : MNHN. Paris
SPÉCIFICIT
PARASITAIRE 27
à la lignée P¿Ryal, elle est la seule à provoquer des troubles de croissance chez
les plantes inoculées au stade jeune et elle entraine un rabougrissement des plan-
tes âgées plus intense que les autres lignées.
- L'indice de rabougrissement calculé pour les plants inoculés avec les clones
C285 et 3-2 montre que la lignée PjRyal affecte leur croissance aussi
profondément que ceux-ci, que l'inoculation soit effectuée aprés 23 ou 70 jours
de pépinière (Fig. 3). Son action s'exerce avec la méme force que celle du clone
3-2 sur les plantes ágéos et il a le méme effet que le clone C285 sur les plantes
jeunes. A en juger par le nanisme des axes aériens, la lignée. P,R;a? cst aussi
pathogéne à l'égard du piment que les isolats spécialisés.
Toutes les lignées issues de PS û la suite de passages successifs chez des
piments réduisent significativement la hauteur des tiges des tomates Marmande
(Fig. 4). Cette réduction est plus forte, et identique, avec les lignées P;S, P;R;,
PR, et PyRg; elle est moins intense avec la lignée P;Ra! et encore plus atténuée
pour la lignée P¿Rya3. Il apparait ainsi nettement que le pouvoir pathogène,
apprécié par l'action inhibitrice exercée sur la tige de la tomate, diminue vis-à-vis
de l'hôte d'origine en proportion inverse du nombre de passages du champignon
chez l'hôte inhabituel, le piment.
I.R (7) de 1'épicotyle
90
80
70
A x
50 1
PyR a
со
ey
oe
40
30 E
3
1 2 3 4 semaines
Fig. 4 - Évolution du pouvoir pathogéne du clone P4S vis-à-vis de la tomate, aprés passages
répétés sur piment: indice de rabougrissement (LR.)
Fig. 4 - Evolution of pathogenicity of P3$ line to tomato after serial passages through
Pepper: dwarfing index (I.R.).
Source - MNHN. Paris
28 A. DOUIRA et H. LAHLOU
Les lignées PR, et PyRs, issues de passages successifs chez des piments
inoculés aprés 70 jours de pépinière n'ont jamais perturbé la croissance du
piment inoculé jeune.
- Altération des feuilles: aucun piment, quel que soit l'âge choisi pour son ino-
culation avee les lignées P,R,, P,R;, PR, et PR;a!, n'a montré le moindre signe
de maladie au niveau de son feuillage au cours des 4 semaines d'observation.
Des altérations foliaires ne sont perceptibles que chez les plants qui ont regu la
lignée P;R;a?, c'est-à-dire celle dont les ascendants ont effectué le plus grand
nombre de passages chez le piment jeune.
Il apparaît, une seconde fois, que des passages successifs du champignon chez
un hôte inhabituel jeune s'accompagne de l'expression progressive d'un pouvoir
pathogène nouveau, dont la composante traduite par les dommages aux feuilles
n'est décelable qu'après la composante traduite par le ralentissement de la crois
sance du piment.
Par comparaison avec les clones C285 et 3-2 inféodés spécialement au
iment, la lignée P,R5a? provoque des désordres au niveau des feuilles des plan-
tes inoculées jeunes d'une intensité comparable à ceux engendrés par le clone
C285 et trés nettement supérieure à celle mesurée pour le clone 3-2. Inoculée à
des plantes de piment plus âgées, la lignée P;R;a? se montre moins agressive que
le clone C285 mais plus que le clone 3-2 (Tab. 11).
Ainsi, des passages successifs chez un hóte inhabituel conduisent à une
agressivité vis-à-vis de cette plante qui rejoint, par son intensité, celle qui est
manifestée par des isolats spécialisés.
Mais parallèlement, l'aptitude à perturber le fonctionnement des feuilles de
l'hôte d'origine va en s’atténuant. Les altérations foliaires apparaissent, chez la
tomate, 15 jours aprés l'inoculation des lignées P4S, P,R,, P,R,, P;R, et P¿Ryal
mais avec | semaine de délai supplémentaire dans le cas de P¿Rya3. La gravité
des désordres infligés aux feuilles de la tomate varie dans le même sens: l'indice
est toujours plus élevé à la suite de l'inoculation de la lignée P;S que de la lignée
PSR;a? (Tab. HI).
Variation de la morphologie au contact de l'hóte inhabituel
A la suite de chaque passage chez le piment des boutures ont été mises en
culture (à raison de 4 par boite de Pétri) dans les conditions standard (Lahlou,
1974). Après 15 jours de culture, la croissance des thalles, mesurée par leur
diamètre, apparait d'autant plus active que le nombre des passages préalables
chez le piment est plus important (Tab. IV). Pour la lignée P¿Rya3 elle est prés de
40% supérieure à celle observée pour la lignée PyS.
A l'inverse, la différenciation des microsclérotes est fortement retardée. Au
sein du mycélium des lignées P,S et P;R;, ces derniers apparaissent dès le 4ème
jour de culture, mais ils ne se forment qu'au bout de 8, 12, 13 et 14 jours respec-
tivement pour les lignées P,R3, P,R«, P¿Ryal et P¿Rya3.
Le retard de la sclérogenèse s'accompagne d'une réduction de son intensité.
Le disque central des thalles coloré en noir par les microsclérotes couvre une
surface d'autant plus petite que le nombre des passages du champignon chez le
Source : MNHN, Paris.
SPÉCIFICITÉ PARASITAIRE 29
Т.Е. 29 Jours
aprés
inoculation
Tableau II - Comparaison du pouvoir pathogéne des clones P3RsaJ, 3-2 et C285 vis-à-vis
du piment: indice foliaire (Lf.). plà: plantes ágees, plj: plantes jeunes, m: indice foliaire
moyen, 62 varlance, a, b, c = groupes des moyennes statistiquement équivalentes au
seuil 5%
Table 11 - Comparative pathogenicity to pepper of clones P3R333, 3-2 and C285: evolution
of the foliar index (I.f.). pla: old plants, plj young plants, m: evolution of the mean
foliar index, 6% variance, a, b, c = groups of statistically equivalent mean values (at
piment est plus élevé, Aprés 13 jours de culture par comparaison avec la lignée
PAS, cette surface est réduite de 4 fois pour la lignée PR; et de 100 fois pour la
lignée P¿Ryal.
DISCUSSION ET CONCLUSION
Aussi bien en milieu de vie saprophytique, au cours de cultures sur un sub-
strat non vivant, qu'au contact d'une plante hóte d'une autre espèce que celle
dont elle a été isolée, une souche de Verticillium albo-atrum a présenté des va-
riations de grande amplitude qui ont affecté sa croissance et sa morphogenése,
son aptitude à vivre en parasite au dépens de l'hóte d'origine et de l'hóte
inhabituel et son pouvoir pathogene, c'est-à-dire sa capacité d'induire des symp-
tòmes de maladie chez ces plantes.
L'isolat P5 provenant d'un hóte peu sélectif, la tomate, était incapable de s'ins-
taller dans les organes d'un hôte sélectif, le piment. Mais un clone,
homocaryotique à l'origine, prélevé dans cet isolat après une période prolongée
de culture in vitro, a conduit à des lignées présentant des caractéristiques nou-
velles. Alors que certaines de ces lignées ont conservé des caractères culturaux
de type sauvage, l'une au moins, P3S, est devenue apte à vivre 2 semaines dans
les racines d'un piment inoculé aprés un long temps (70 jours) de culture.
De cette lignée nouvelle peuvent étre extraites, au fil des passages successifs
chez le piment, d'autres lignées dont les aptitudes parasitaires à l'égard du
piment sont de plus en plus marquées. Avec un délai suplémentaire apparaissent
des lignées qui présentent pour l'hôte imposé un niveau d'agressivité comparable
à celui de souches originaires du piment.
Parallèlement aux changements des relations entre Verticillium albo-atrum et
Son hôte inhabituel, les relations avec l'hôte habituel sont elles-mêmes modifiées:
Source : MNHN, Paris.
30 A. DOUIRA et H. LAHLOU
LE
Clone
temps entre inocu> Tees es
lation et observa- Pë VP РВ, | Poke [PRA | P R a [Témoin
tion
8j - - - - - | - -
m [о,овт [o,029 b,oze [o,o4s|o,os8 | _ x
TOR 62 |o,osg |o,003, [0,0026 | 0,006 0,047
3b a 8 a| 02047
m |o,23 |о,12 {0,17 |0,0116 0,064 | 0,06
= 4 62 |0,0094|0,009% [0,02 be] 0,011p| 0,082¿| 0,0174
er
DT m [0,59 [oo (0,27 [0,28 [0,21 [o,o9
6 ]0,17 [о,оза bm | 0,035 | 0,024 | 0,02
E £ de] de] de ed| ab
Tableau III - Évolution du pouvoir pathogène du clone PS vis-a-vis de la tomate, aprés
passages répétés sur piment: indice foliaire (I.f.). (-): pas de symptômes, m, 62, а, Б, с:
voir Tabl. II
Table III - Evolution of pathogenicity of the clone PjS to tomato after serial passages
through pepper: evolution of the foliar index (I.f.), (-): no symptoms, m, 62, a, b, c: see
Tabl. Il.
l'agressivité est dès le début fortement diminuée, les aptitudes parasitaires sont
plus longtemps conservées. Ces changements sont accompagnés de modifications
de la morphogenése.
Le stade du développement de l'hóte inhabituel auquel l'inoculation est
pratiquée influe sur l'évolution du champignon. Le piment âgé est plus réceptif.
Les plantes inoculées jeunes n'hébergent pas (P;S, P;R;) ou pas longtemps (PR;
et P¿Rja!) les lignées issues de la souche P, provenant de la tomate, alors que les
plantes inoculées plus tardivement le font. La même observation a été effectuée
par Gondran (1984): des cultivars de luzerne sont plus attaqués par Verticillium
sp. à l'àge de 3 mois qu'à l'áge d'l mois. Tout se passe comme si les plantes jeu-
nes de piment possédaient des moyens de défense plus efficaces. Cette hypothèse
est confortée par une autre observation: les piments inoculés avec la lignée PR.
dont les ascendants n'ont jamais été hébergés par des plantes jeunes, n'ont
manifesté aucune altération foliaire, alors que ces altérations sont nettes chez les
plantes inoculées avec la lignée P;R;aë individualisée à la suite de 3 passages
chez les plantes jeunes. Le passage par des plantes jeunes parait favoriser
l'émergence de lignées plus agressives. Ceci est à rapprocher des résultats de
Lincoln (1940): l'accroissement de la virulence de Phytomonas stewartit à la
suite de plusieurs passages chez le mais est d'autant plus important. que les pas-
sages se font chez une variété plus résistante.
Tous les faits observés s'accordent avec l'idée que l'hôte inhabituel exerce des
pressions de sélection qui favorisent les formes de V. albo-atrum les plus aptes à
Source : MNHN, Paris
SPÉCIFICITÉ PARASITAIRE 31
esquiver ou à surmonter les obstacles qui lui oppose le piment et qu'il ne ren-
contrait pas chez son hôte d'origine, la tomate. Cette sélection est de toute
évidence progressive. Aprés 3 passages chez des piments âgés, la lignée PS a
conduit à la lignée P;R; qui est devenue capable d'inhiber la croissance de ces
piments et qui possède un faible pouvoir parasitaire vis-à-vis des piments jeunes.
Aprés 3 passages supplémentaires chez des piments jeunes, a êté individualisée la
lignée P,R;a?, aussi agressive à leur égard que des isolats inféodés naturellement
au piment.
Vigouroux (1971) a observé des faits analogues. Selon cet auteur, le pouvoir
pathogène des isolats de Verticillium sp. dépend étroitement du système de cultu-
re. Si ce système fait intervenir des espèces variées en rotation, les souches de
Verticillium qu'on isole présentent des spécificités parasitaires très diverses. En
revanche, dans une zone de monoculture, les caractéristiques des éléments de la
population pathogène sont beaucoup plus homogènes.
Nos résultats ne se comprennent que s'il y a å la fois diversification des apti-
tudes parasitaires et pathogènes dans la descendance somatique d'une lignée
génétiquement homogène à l'origine et sélection parmi la descendance du ou des
types les plus compétitifs vis-à-vis de l'hôte auquel ils sont confrontés.
L'effet sélectif de l'hôte inhabituel paraît bien établi. En revanche nos
expériences ne permettent pas de préjuger de la nature des mécanismes de va-
Eis T 3
Lë PA PR, PR I m P
de la culture
d 6,77+ 0,80 | 26,90+ 0,80 32,905 1,02 36,07+ 0,66| 35,42+ 0,50 37,32+ 0,28]
(en 15 jours) a a b e e d
Date
d'apparition
des 435 436 вало | 12315 13315 | 14317
nicrosclérotes
( jours )
Diamètre moyen
la
E 19,804 0,99 [16,95% 1,26 10,00 0,66 | 5,144 0,531,804 0,42 |0,704 0,09
Diamètre moyen |
pigmentée en mm
(en 15 jours)
f e d c b a
Tableau IV - Variations morphologiques du clone P4S aprés passages répétés sur piment:
croissance des thalles, densité des microsclérotes et date de leur apparition. a, b, c, voir
Tabl. II
Table 1V - Morphologic variation of P;S after serial passages through pepper: growth of
mycelia, density of microsclerotia, and date of their appearance. a, b, c, see Tabl. II.
Source : MNHN, Paris
32 A. DOUIRA et H. LAHLOU
ration qui sont intervenus. Certains auteurs (Fordyce & Green, 1963
Vigouroux, 1971) évoquent des phénoménes d'adaptation physiologique pour
pliquer les changements qui affectent le pouvoir pathogène de Verticillium. D'au-
tres, comme Tailler (1986), avancent que des gains d'agressivité vis-à-vis d'un
hôte peuvent résulter de mutations. Mais quel que soit le mécanisme qui conduit
à ces changements du spectre d'hôtes et de l'agressivité de Verticillium
albo-atrum, leurs implications agronomiques sont à prendre en considération
lorsqu'on projette de réduire les dommages dus aux verticillioses: l'absence dans
l'écosystème de souches spécialisées, seules capables d'attaquer avec succès une
espèce hôte sélective, ne met pas cet hôte indéfiniment à l'abri de tout dommage.
La simple substitution d'une espèce cultivée à une autre n'est pas à coup sûr une
mesure suffisante. Mais pour aller au delà de cette simple mise en garde et pro-
poser un système de rotation qui garantirait le bon état sanitaire des productions
successives, nos premières recherches devront être étendues à d'autres espèces
cultivées que la tomate et le piment et à d'autres souches de Verticillium
albo-atrum.
REMERCIEMENTS
Les auteurs remercient Monsieur le Professeur Chevaugeon pour ses nombeux avis et
conseils dans la préparation et la réalisation du texte. [ls remercient également Monsieur
Ben Chakri pour son aide technique.
BIBLIOGRAPHIE
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pepper in south western ontario. Canad. J. PI. Sc, 55: 857-859
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Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (1): 33-40 33
ALCALOIDES DU GROUPE DE L'ERGOCLAVINE
ÉLABORÉS PAR DES MOISISSUR|
par C. MOREAU*
* Laboratoire de Microbiologie Appliquée.
Faculté des Sciences et Techniques. 29287 Brest Cedex.
RÉSUMÉ - Quelques moisissures sont aptes à élaborer des dérivés de l'ergoclavine; оп
connait surtout: l Aspergillus fumigatus qui produit: agroclavine, elymoclavine,
chanoclavine 1, fumigaclavines A, B et C, festuclavine, et le Penicillium roquefort qui
synthétise: festuclavine, roquefortine A et son stéréoisomére isofumigaclavine A,
roquefortine B, roquefortine C. L'histoire de ces découvertes, la structure chimique de ces
composés, les symptômes d'intoxications qu'ils induisent sont brièvement analysés.
ABSTRACT - Some moulds are able to elaborate ergoclavine derivatives. The well known
are: Aspergillus fumigatus producing: agroclavine, elymoclavine, chanoclavine 1, fumigacla-
vines A, B and C, festuclavine, and Penicillium roqueforti synthetizing: festuclavine, roque-
fortine A and its stereoisomer isofumigaclavine A, roquefortine B, roquefortine C. The his-
tory of these discoveries, the chemical structure of these compounds, the poisoning
symptoms induced by these substances are briefly reported
MOTS CLÉS : alcaloides, Aspergillus fumigatus, ergoclavine, mycotoxines, Penicillium
roqueforti.
Les intoxications consécutives à l'ingestion des ergots, sclérotes de Claviceps
développés dans les ovaires du seigle et de diverses Graminées, sont bien
connues; elles ont laissé un souvenir terrifiant au Moyen-Age et au cours des
siécles suivants. La mise au point de Bové (1970) en rapporte le récit détaillé.
Mais on sait maintenant que certaines moisissures sont également aptes à
synthétiser des dérivés de l'ergoclavine, alcaloides semblables à ceux de l'ergot
du seigle; les effets qu'ils engendrent sont des mycotoxicoses sensu stricto puis-
qu'ils peuvent étre provoques par “des métabolites toxiques élaborés par des
moisissures développées sur des aliments” (Moreau, 1979a).
ALCALOIDES DE L’ ASPERGILLUS FUMIGATUS
L” Aspergillus fumigatus Fres. est une moisissure réputée depuis fort long-
temps en raison des mycoses, surtout des aspergilloses pulmonaires, qu’il provo-
Source : MNHN, Paris
34 C. MOREAU
les mammifères (Marsh & al.,
que chez les oiscaux ma
1979).
Moins connus sont sans doute les divers méfaits qu'ils peut causer au niveau
du système nerveux. Il est en effet capable de se développer sur des substrats fort
variés, en particulier sur des denrées (farines, ensilages, tourteaux, etc.) destinées
à l'alimentation humaine ou animale. La consommation de ces aliments peut
alors entrainer des troubles graves.
aussi parfois chez
Cent & Besta avaient établi dés 1902 un rapport entre l'absorption d'aliments
moisis par l’ A. fumigatus et l'injection d'extraits de spores et mycélium å des
animaux par voie péritonéale, sous-cutanée ou veineuse: dans tous les cas, on
aboutissait à la mort ‘après des spasmes, des convulsions tétaniques et
épileptiques". Ces expérimentations, reprises par Henriei (1939), fournissent les
memes conclusions.
Quelques années plus tard, dans un article paru aux Annales de l'Institut
Pasteur intitulé “Note sur une toxine produite par I’ A. fumigatus", Bodin &
Gauthier (1906) ont rapporté chez les animaux ‘l'apparition de symptômes
convulsifs, tétaniques el paralytiques entrainant la mort en quelques heures”,
ans nul doute s‘agissait-il là, sans que le terme ait été avance, de l'action d'une
mycotoxine neurotoxique.
Concernant l'homme, il a fallu attendre les travaux de Turesson (1916); cet
auteur reconnait que l'accumulation fortuite de spores de cette moisissure dans le
tube digestif est particulièrement dangereuse; elle provoque des "convulsions
musculaires ressemblant au tétanos, un affaiblissement et une paralysie souvent
suivie de mort”.
Au cours des récentes années, de nombreuses intoxications avec effets
neurotropes liés à l'A. fumigatus ont été signalées chez diverses espèces animales
au Japon (Yamazaki & al., 1971), chez des bovins aux Etats-Unis (Dorner & al.,
1984; Di Menna & al., 1986), chez des moutons et des bovins en Angleterre
(Mantle & al., 1978). De telles intoxications ont été maintes fois observées dans
les élevages de diverses régions de France (Lafon, 1963; Moreau, 1973, 1974,
1979b, 1982) chez des veaux, des vaches laitières, des taurillons, des porcelets,
des porcs charcutiers, des dindes, des canards de Barbarie, des lapins, des
chiens
Dans ces multiples exemples, les neurotoxines responsables n'ont pas été
isolées. Il s’agit d'ailleurs vraisemblablement de l'action conjuguée de plusieurs
substances
En effet, on sait maintenant que l’ A. fumigatus est capable d'élaborer plu-
sieurs mycotoxines neurotoxiques dont la structure chimique rélève qu'elles font
toutes intervenir le tryptophane comme précurseur de leur biosynthése (Bu lock,
1980):
- les unes appartiennent aux mycotoxines à effets trémorgéniques (provoquant
des tremblements prolongés (Moreau, 1988): fumitrémorgines A, B,
verruculogene, tryptoquivaline, tryptoquivalone, etc.
- les autres sont des alcaloides du groupe de l'ergoclavine.
Spilsbury £ Wilkinson (1961), Yamano £ al. (1962) et, plus récemment,
Narayan £ Rao (1982) ont ainsi mis en évidence dans des cultures de certaines
Source : MNHN. Paris
ALCALOÏDES ÉLABORÉS PAR DES MOISISSURES 35
он
SPACE
снусоо
vc
N
H
b c
CH;
a H
NH
N
N
H 1 H
о
а е
Fig. 1 - Formules chimiques de l'agroclavine (a), de l'élymoclavine (b), de la fumigaclavine
A (= roquefortine A de Ohomomo) (c), de la festuclavine (d) et de la roquefortine de
Scott (e).
Fig
г. 1 - Chemical formulae of agroclavine (a), elymoclavine (b), fumigaclavine A (—
roquefortine A of Ohomomo) (c), festuclavine (d) and roquefortine of Scott (e).
souches d’ A. fumigatus, divers alcaloides dont plusieurs dérivent les uns des au-
tres: agroclavine (Fig. la), élymoclavine (Fig. 1b), chanoclavine 1 (=
clavine), fumigaclavines A (Fig. 1c), B et C, festuclavines (Fig. ld). Ces sub-
stances, étudiées par Cole & al. (1977) sont essentiellement constituées d'une
molécule acide lysergique combinée à des structures aminées variées: leur
hydrolyse libre de l'acide lysergique et un ou plusieurs peptides.
En intoxications aiguës, on constate surtout une action psychotrope se mani-
festant par des vertiges, des hallucinations, un état hystérique, de l'ataxie et des
périodes de rigidité tétanique. Dans les intoxications chroniques, on note des
contractions brusques des muscles périphériques liées à une excitation des fibres
lisses, une nécrose des extrémités avec développement d’une gangrène sèche
(Joly, 1976; Cole & al., 1977).
L'hypothèse a été émise (Moreau, 1982) qu'une partie au moins des symptó-
mes constatés lors de l'intoxicatin collective provoquée en août 1951 par la
consommation de pain à Pont-Saint-Esprit (Gard) pourrait être liée au
développement fortuit de I’ A. fumigatus dans quelques sacs de farine ayant servi
à la préparation du "pain maudit’.
Source : MNHN, Paris
36 C. MOREAU
ALCALOÏDES DU PENICILLIUM ROQUEFORTI
Le Penicillium roqueforti Thom est la célèbre “moisissure verte” des fromages
à pâte persillée. Il est également apte à se développer dans des ensilages
(Graminees herbagéres ou grains humides, pulpe de betterave, ete.) destinés à
l'alimentation du bétail (Moreau, 1980).
Dés 1956, le P. roqueforti avait, au Japon, été rendu responsable de la mort
brutale d'animaux ayant consommé des grains ensilés moisis (Tsubaki, 1976).
Plusieurs mycotoxines ont été isolées, en laboratoire, à partir de cultures de P.
roqueforti placées dans des conditions bien précises. Les plus connues d'entre el-
les sont la PR toxine (Wei & al., 1973, 1975) et d'autres sesquiterpénoides
dérivés de l'érémophilane (Moreau S. & al., 1976): ces composés induisent des
altérations histologiques du foie et des reins ainsi que des hémorragies.
En 1958, Taber & Vining avaient soupçonné en outre l'élaboration
d'alcaloides proches de ceux de l'ergot. Des travaux plus récents ont confirmé
cette hypothése.
C'est seulement en 1975 que Ohmomo & al. mirent en évidence divers
composés:
- l'un, bien connu, la festuclavine Cy; Hy; N; (6.8-diméthylergoline) (Fig. 1 d),
- deux autres qu'ils purent caractériser et nommèrent:
roquefortine A. Cj, Hj; Na О, (7-acétoxy-6,9-diméthylergoline) (Fig. 1 c),
roquefortine B. Cj; Ha; N; (6.9-diméthylergoline-7 ol),
- un quatriéme, la roquefortine C dont ils ne purent préciser la structure
(Ohmomo & al., 1977).
L'année suivante, Scott & al. (1976) isolérent deux composés azotés d'une
culture de 2 semaines de P. roqueforti sur milieu au saccharose et extrait de
levures:
- le plus abondant, appelé roquefortine Cj; H5, Ns O; (Fig. 1 e),
- l'autre étant Visofumigaciavine A Cjg Hz Nz O) (O,acétox
ergoline) et qui, par hydrolyse, donne l'isofumigaclavine B Cu Ha
(6,8-dimethylergoline-9 oi) (Scott & Kennedy, 1976).
Il a été montré (Sieber, 1978) que la ^roquefortine" de Scott n'était autre que
la "roquefortine C^ de Ohmomo. D'autre part, l'isofumigaclavine A est un simple
stéréoisomére de la roquefortine A.
La configuration de ces divers composés a été récemment confirmée (Scott &
al., 1979).
Ces alcaloides ont été trouvés dans 16 échantillons (sur 16 examinés) de fro-
mages Gorgonzola, Stilton, bleu danois, bleu finnois dans une proportion variant
de 0,06 à 6Smgkg pour la roquefortine, atteignant 4,7mgkg pour
lisofumigaclavine À et à l'état de traces pour l'sofumigaclavine B. Les
roquefortines sont surtout élaborées à 23°C, les isofumigaclavines à 15°C (Scott
& al., 1976, 1977). Ces métabolites migrent peu dans la pate du fromage et on
les détecte surtout au voisinage des parties riches en moisissures (Scott &
Kennedy, 1976).
Source : MNHN, Paris
ALCALOÏDES ÉLABORÉS PAR DES MOISISSURES 37
La roquefortine est présente dans la plupart des souches de P. roqueforti
utilisées en Allemagne pour la préparation des fromages à pate persillée (Engel
& Teuber, 1978; Orth, I981). Il n'y a cependant pratiquement pas de risque pour
le consommateur parce que la toxicité de la roquefortine est faible.
La roquefortine n'est pas métabolisée dans le foie du rat, mais elle est lar-
gement transformée pendant son excrétion par la bile (Mantle, 1986). On peut la
considérer comme un peptide dérivé du tryptophane et de l'histidine. Elle serait
un précurseur dans la biosynthése de l'oxaline C4 Has Ns O dans les cultures de
P. oxalicum Currie et Thom (Steyn & Vleggaar, 1983).
Le P. commune Thom (= P. puberulum Bain. selon Pitt (1979), isolé de grai-
nes de cotonnier, est également apte à produire de la roquefortine et du
pénitrème À en mélange (Wagener & al., 1980).
On ignore si ce sont les mêmes substances qui ont été isolées par Abdel
Kader et ses collaborateurs (1969) à partir d'un fromage persillé égyptien: des
rats nourris pendant trois semaines avec une ration contenant 3,4?^o de cet extrait
sont morts,
H s'agit en tous cas là de composés essentiellement neurotoxiques (Moreau,
1980) provoquant à forte dose des convulsions et des paralysies chez les souris.
C'est encore le cas de trois autres alcaloides mineurs, les marcfortines A, B et
C, récemment isolés du mycélium de P. roqueforti (Polonsky & al., 1980; Prange
& al., 1981).
DIVERS
Signalons qu'une intoxication inhabituelle a été observée chez des étres hu-
mains ayant consommé de la biére altérée par le P. crustosum Thom. On sait
que, cultivé au laboratoire, ce champignon est capable de produire les mêmes
alcaloides dérivés de l'ergoclavine que le P. roqueforti. ll n'a malheureusement
pas été possible d'analyser la bière suspecte pour Savoir si sa toxicité était liée à
ces alcaloides (Cole & al., 1983).
Certaines souches de Rhizopus stolonifer (Ehrenb.) Lind. peuvent élaborer de
Vagroclavine, de l'ergosine et de l'ergosinine (El Refai & al., 1970b).
De méme, on a pu suivre la biosynthése d'agroclavine, d'élymoclavine, d'aci-
de lysergique et d'ergosine par le Geotrichum candidum Link (El Refai & al.,
1970b).
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Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, MycoL, 1989, 10 (1): 41-80 41
RÉPERTOIRE DES DONNÉES UTILES
"FECTUER LES TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ
CHEZ LES BASIDIOMYC
V.- AGARICALES sezsu lato!
INDICES OF USEFUL INFORMATIONS
FOR INTERCOMPATIBILITY TESTS IN BASIDIOMYCETES
V.- AGARICALES sezsu lato
par D. LAMOURE*
* 49 montée de Choulans, 69005 Lyon, France.
RÉSUMÉ - Caractéres des mycéliums en culture pure de diverses Agaricales (environ 400
espèces}: thallies, comportements nucléaires, presence ou absence de boucles, nombre de
noyaux dans les spores projetées, dans les articles des hyphes, production éventuelle d'oidies
ou de conidies, vitesse de croissance. Bibliographie: 176 références.
ABSTRACT - Characteristics of mycelia in pure culture of some 400 species of Agaricales:
thallism, nuclear behaviour, clamps, number of nuclei per spore, per cell; oidia, conidia;
growth rate. 176 references.
MOTS CLÉS : Basidiomycètes, Agaricales, mycelium, thallies, comportement nucleaire.
KEY WORDS : Basidiomycetes, Agaricales, mycelium, thallism, nuclear behaviour.
Cette contribution fait suite aux publications parues dans cette même revue,
sous le même titre général: Répertoire des données utiles... П
Phragmobasidiomycètes saprophytes, par Boidin J. & Lanquetin P., 1984, tome
5: 47-50. III. - Aphyllophorales поп porées, par Boidin J. & Lanquetin P., 1984,
tome 5: 193-246. IV. - Gastéromycètes, par Capellano A., 1985, tome 6: 65-68.
Une introduction bilingue (Partie l: Cryptogamie, Mycol. 1984, 5: 33-45) a
donné la définition des termes utilisés et leurs abréviations; nous y renvoyons le
l Manuscrit reçu le 25 mars 1988
Source : MNHN. Paris
42 D. LAMOURE
lecteur. Cependant pour faciliter la consultation de ce répertoire, nous rappeller-
ons brièvement le sens des sigles utilisés.
A detailed explanation of symbols and abbreviations was given in the part I
of this repertory ( Cryptogamie, Mycol. 1984, 5: 38-45); here we remind succintly
the abbreviations used.
1 - Thallie | thallism
h: hétérothalle h: heterothallic
hll: bipolaire ҺИ: bipolar
hlV: tetrapolaire hIV: tetrapolar
H: homothalle (voir partie I) H: homothallic (seee part 1)
P: parthénogénétique haploide P: haploid parthenogenetic
: amphithalle A: amphithallic
2 - Noyaux des basidiospores / nuclei of basidiospores
3 - Article du monosperme | cell of monospermous
4 - Article du polysperme | cell of polyspermous
u: uninuclee u: uninucleate
d: dicaryotique d: dikaryotic
p: plurinucléé p: plurinucleate
m: multinuclee m: multinucleate
u
mportement nucléaire | nuclear behaviour !
N: normal : normal
SN: subnormal : subnormal
He: hétérocytique : heterocytic
HC: holocénocytique `: holocoenocytic
As: astatocénocytique astatocoenocytic
HM: holomonocaryotique : holomonokaryotic
HD: holodicaryotique : holodikaryotic
6 - Boucles / clamps
b: des boucles (sans précision)
absentes
onstantes
nconstantes mais toujours simples.
r: rares mais toujours simples
les boucles opposées
: clamps (without precision)
absent
: constant
i: inconstant but always single
: rare but always single
: some opposite clamps
v: des boucles verticillées : some verticillate clamps
va: variables selon les conditions : variable according to
d'aération conditions of aeration
7 - Vitesse de croissance / Growth rate
Nombre de semaines pour couvrir une boîte de Pétri de 90mm de diamètre.
Number of weeks to cover a Petri dish that is to say 90mm.
7: plus de 6 semaines 7: more than 6 weeks.
1 BOIDIN J., 1971 - Nuclear behaviour in the mycelium, and the evolution of the Basi-
diomycetes. Iñ: R.H. PETERSEN, Evolution of the Higher Basidiomycetes, an In-
ternational Symposium. Univ. Tenn. Press: 129-148.
Source : MNHN, Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHE,
LES BASIDIOM Y! 43
8 - Spores asexuées sur mycélium secondaire | asexual spores of secondary
mycelium
ar: arthrospores ar: arthrosporous
co: conidies co: conidia
1: uninucléées 1: uninucleate
2: binucléées 2: binucleate
Un signe souligné est présumé, par ex: H: homothallie présumée.
Underlined datum is presumed, i.e. Н: presumed homothallism.
ompagne un résultat approché, ex. u*: uninucléé avec irrégularités
a datum accompanied by * is approximate, i.e. u*: uninucleate with some ir-
regularities,
aggr.: abréviation du latin aggregatus, suit un nom d'espèce qui recouvre plu-
sieurs "espéces biologiques" interincompatibles.
ager.: aggregated, means that the same name before covers different "biolog-
ical species”.
Nouvelles abréviations utilisées.
h3: concerne quelques rares espèces de Coprins ayant fait l'objet de recherch-
es génétiques révelant l'existence de 3 paires de gènes de compatibilité au lieu des
2 régissant l'hétérothallie tétrapolaire. Nous suivons les généticiens qui n'uti
pas le terme octopolaire (que nous aurions symbolisé par hVIII) mais préfèrent
trifactoriel: h3.
u!^ et u?^: concerne les espéces hétérothalliques d’Armillaires du gr. mellea
les articles du mycélium d'origine polysperme contiennent non pas un dicaryon
mais un seul noyau diploide: u?^; du coup, nous avons cru bon de préciser que
l'unique noyau observe dans les articles du mycélium d'origine monosperme est
haploide: uin,
New abbreviations used.
h3: are concerned the few species of Coprinus, in which genetic investigations
have proved that heterothallism is governed by 3 pairs of compatibility genes.
We follow these geneticists, and do'nt use octopolar (AVIII) but trifactorial: h3
ult and u2n; are concerned some heterothallic species of "the Honey mush-
room group”: in the cells of the secondary mycelium, is not a dicaryon but a
single diploid nucleus: u?^; u!^ explicits that, in the cells of the primary mycelium,
the single nucleus is haploid.
Remarques: ceci remplace le paragraphe 3, p. 34 (1984).
Les Agaricales sont classées par ordre alphabétique des noms d'espéces figu-
rant dans la "Kleine Kryptogamenflora" de M. Moser, Ed. 5, 1983.
Si le nom de genre utilisé dans les publications citées est différent, il est. donné
en premier. Exemple: aberrans, Conocybe, Pholiotina.
Du même pour le terme spécifique. Exemple: algeriensis, Mycena =
dissiliens.
Source : MNHN, Paris
44 D. LAMOURE
Si le binôme entier a changé, l'ancienne dénomination utilisée est citée. Ex-
emple:
marasmioides, Collybia = bresadolae
bresadolae, Marasmius voir marasmioides.
N.B.: paragraph 5 p. 40 (1984), will be replaced with:
The Agaricales are put in alphabetic order of the names of species used in the
“Kleine Kryptogamenflora” by M. Moser, Ed. 5, 1983.
If the generic name used in the papers citated is not the “modern” one, it is
written first. Ex.: aberrans, Conocybe, Pholiotina.
The same rule is applied for the specific term. Ex.:
dissiliens.
algeriensis, Mycena =
If the whole binomial is changed, the one used is quoted in the right place of
the alphabetic list. Ex
marasmioides, Collybia = bresadolae
bresadolae, Marasmius see marasmioides.
N.B. Prière de signaler toute erreur ou omission:
We would be very grateful to be informed of any omission and if it concerns personal
work, to forward to D. Lamoure any publications which were unintentionnally overlooked
ESPÈCES / SPECIES 1 2 | 5 6|7| 8 |REF.
aberrans (Kühn.) Sing. I
Conocybe, Pholiotina hiv| 2 ul | SN lt 10 118
acerbum (Bull: Fr.) Quel
Tricholoma h 1 una | N a вв |
acerosus (Fr.) Kühn. & Lam:
Phaeotellus hiv| 2 s oer Eis ee pn 76 101
acicula (Schff.: Fr.) Kummer
Mycena Р ч а 58
acuminatus Schff. ss. Ricken
Panaeolus
voir rickenii |
adhaerens (A. & S: Fr.) Fr |
Lentinus hu| 2 | mjdrp| as | va] 7 25 78
adiposa: Fr.
Pholiota hil b ar-co| 10 112
admissa (Britz.) Moser
Tephrocybe hiv] 1 ari) et || ч SC 101
adonis (Bull.: Fr.) Gray, 2sp.
Mycena Р a 54 in 124
adscendens(Lasch) Maas G., 2sp.
Mycena
= tenerrina 2 b 54
A 54 in 124
aegerita (Brig.) Sing
Agrocybe
Source : MNHN. Pari:
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCETES-V 45
ESPÈCES | SPECIES 1 2 5 6 | ?| š |REF.
cylindracea hiv| 2 He l el? 58 85 108
159
actites (Fr.) Quél
Mycena hiv] 1 N c 57 58 64
170 176
regatum (Schff.) Kuhn
Lyophyllum
voir decastes
alba Bres., 2 sp.
Mycena P a 54 in 124
albidula (Romagn.) Moser
Psathyrella hiv не | ерт 33
albuscorticis (Secr.) Sing
Marasmius
candidus h 1 N с 64 85 176
alexandri (Gill.) Konr.
Clitocybe 1 N SE 101
lgeriensis Mre in Kühn., 2,3,4 sp.
Mycena
dissiliens P а 139 in 124
alkalivirens Sing
Collybia niv| 1 N e| 7 101
alliaceus (Jacq.: Fr.) Fr
Marasmius hiv] 1 N е 5i 123 142
174 176
alnetorum Lamoure
Agrocybe hiv] 2 He || ¢ |S 101
alnetorum Favre
Clitocybe hiv] 1 N CAR 101
alnicola (: Fr.) Sing
Pholiota
apicrea ss. Lange hiv| 2 SNe EE 101
altaica Sing., 2 sp.
Laccaria H HD | b| 7 29
ambiguum Lamoure (ad. int.)
Hypholoma hiv| 2 не | е |а [агт |99
amicta (: Fr.) Quel.
Mycena hiv] 1 c 141 173
174 176
ammoniaca (Fr.) Quél., 2,3,4 sp.
Mycena
chlorinella
leptocephala P a 139
ammophila (Dur. & Lev.) Orton
Psathyrella hiv| 2 He 2 33
androsaceus (L.: Fr.) Fr.
Marasmius hiv} 1 N Ss 123 141
173 174
176
angulatus Peck
Coprinus hiv He ^r 85 105
Source : MNHN. Paris
46
D. LAMOURE
ESPÈCES | SPECIES 1 z eas 5 cea ss
angustissima (Lasch: Fr.)Kumm.
Clitocybe hiv] 1 ua] on Ë | 7 101 118
anisata Vel. ss. Harmaja
Clitocybe hiv] 1 u| d | N SS? 101
anthracophila (Lasch) Orton
Tephrocybe
- sphaerospermum hiv] 1 ul 4) N le 101 174
anthracophilum R. Mre
Hebeloma h SE eege s 10 64
apicrea Fr. ss. Lange
Flammula
voir alnicola
applicatus (Batsch: Fr.) Gra:
Pleurotus, Resupinatus hu} 1 u | a c 2174
arctica Lamoure
Omphalina BIV| 1 ul d| N el? 98 101
ater (Lange) Kühn. & Romagn.
Panaeolus hiv| 2 p| a| He [e ar |10
atomata (: Fr.) Quél
Drosophila, Psathyrella nu| 2 a Er 33851
atrata (Fr.: Fr.) Donk
Tephrocybe
= atratum hiv] 1 ua on als 101 175
176
atratum (Fr.) Karst.
Lyophyllum
voir atrata
atrobrunnea (Lasch: Fr.) Gill
Psilocybe
turficola ву о ү ай не | әү 101
atromarginata(Lasch: Fr.)Kumm. Ap.
Mycena P 1 a 54
atrorufa (Schff.: Fr.) Quel
Deconica
voir montana
aurantiaca (Wulf: Fr.) R. Mre.
Clitocybe, Hygrophoropsis | hiv| 1 vi dl NM el? 10 23 26
101
aurantiomarginata (: Fr.) Quél
Mycena
elegans ss. Lge., Kühner | hIV| 1 vi dl N SES 123 141
173 174
176
aurantium (Schff.: Fr.) Ricken
Tricholoma h 1 uj a | N al? 61 64 118
auricomus Pat.
Coprinus h IV b 128
auriscalpium Fr., aggr.
Arrhenia hiv| : vi dl N e | 2 101
H dan но р ү 101
А шаа м SIE 101
Source : MNHN, Paris!
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCE 47
ESPÈCES / SPECIES 1 2 s 5 6 8 |REF.
aurivella (Batsch: Fr.) Kummer
Pholiota hiv| 2 sl di ele arl-2]101 118
159 168
avenacea (: Fr.) Quel
Mycena У: u | d c 123 170
176
badiophylla Romagn
Psathyrella hiv| 2 uj a | sn | c 33
badipes (Fr.) Kuhner, 2 sp.
Galerina Alv| 24] p| a | He | c 88 123
bifrons (Bk.) Smith ss. Ricken
Psathyrella hiv| 2 uj} a | sn [e 170 176
bisporus (Lange) Sing., aggr
Agaricus
= campestris м КМ a 24
All 17 131 137
bisporus Lang
Coprinus H aj a | Hp | x 85 105
h3 44
bisus (Quél.) Kühn. & Mre.
Lentinellus
voir omphalodes
bitorquis (Quél.) Sacc.
Agaricus hil p|d a 24 130
borealis Marx. & Korh.
Armillaria hiv] 1 | wj œj N |a 38 103
bresadolae Kühn. & Romagn.
Marasmius
voir marasmioides
bresadoliana Sing,
Clitocybe hiv] 1 ujaj N c 101
brevibasidiatum (Sing.) Sing.
Gerronema
cincta HIV| d ujaj N B 101
bryophila (Vogl.) Sing, 2 sp.
Mycenella 34 b sa
A 54 in 124
bulbosa (Barla) Romagn
Armillaria, Armillariella hiv] 1 | un] ur] N |a 38 103
bulliardii Quel.
Marasmius hiv] 1 ula] on © 101
butyracea (Bull.: Fr.) Quel De d
Collybia h 1 uj d c 55 118 169
174 176
buxi Quél
Marasmius niv| 1: uH ES S с 2 101 123
calcarea (Romagn.) Mos.
Psathyrella poter eee | S.T ae i he Es 33
callinus Lange de Smith, aggr. ,
Coprinus nive Meo ш ere d ets 35 105
2 y| d | sN |o 85 105
Source : MNHN. Paris
48
ESPECES | SPECIES
D. LAMOURE
43
campanella (Batsch: Fr.) Mre.
Xeromphalina
campanulatus Bull.: Fr.
Panaeolus
campestris Fries
Psalliota
voir bisporus Agaricus
camptophylla (Berk.)
Mycena
voir speira
candicans (Pers.: Fr.) Kummer
Clitocybe
candicans (Pers.: Fr.) Kummer
var. dryadicola (Fayre)Lamour
Clitocybe
candida (Bres.) Sing.
Delicatula, Hemim
candidissimum (Berk.&Curt.}Sing:
Cheimophyllum
= candidissimus
candidissimus (Berk.&Curt.)Sacc.
Pleurotus
voir candidissimum
candidus Bolt.
Marasmius
voir albuscorticis
candolleana (Fr.: Fr.) Mre., ager
Psathyrella
= candolleanum
candolleanum Fr.
Hypholoma
voir candolleana
capillaripes Peck
Mycena
capillaris (Schum.:Fr.)Kumm.,2sp.
Mycena
capnoides (Fr.: Fr.) Kummer
Hypholoma
carbonaria (Fr.: Fr.) Sing.
Flammula, Pholiota
carbonarium (Alb. & Schw.) Pat.
Geopetalum
castoreus (Fr.) K. & M
Lentinellus
catinus (Fr.) Quél
hiv
h IV
hiv
h IV
h
A IV
h IV
hIv
P
hiv
hiv
hiv
hIv
u
As
He
He
7 123 141
173 174
176
7 | ar [85123158
т 101
+ 101
7 85 118
7 64 173
6 3133
167
2173 V4
176
139
7 118 165
173 174
175 176
ar |30 128
5 71 169
25
Source : MNHN. Paris!
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCÉ 49
ESPÈCES / SPECIES 1 2 Sp 5 6 | 7| 8 |REF.
Clitocybe hiv] 1 «Кам eI 101
caudata (Fr.) Quél
Drosophila, Psathyrella hiv b 126
caussei (Mre.) Mos. ap. Cle.
Oudmansiella niv| 1 IS € 7 2
cauticinalis (With.) Kühn. & Mre.
Xeromphalina
fulvobulbillosus niv| 1 ul dj XN SS 2185
cepestipes Velenovsky
Armillaria
pseudobulbosa hiv] 1 | ur] un] N | aa 38 103
cephalotricha (Joss.) Sing., 2 sp.
Mycena, Hemimycena Р а 54 in 124
chionophila Lamoure
Omphalina hiv| : al dl N elt? 101
chionophila Lamoure
Psilocybe hiv] 2] p| d | не] eck? 96
chlorinella (Lge.) Smith
Mycena
voir ammoniaca
cholea Smith
Mycena
voir erubescens
chrysenteron (Bull: F
Lyophyllum, Calo h р ul d| N c | 7 | ar! |10 101
chrysophyllum (: Fr.) Sing.
Gerronema h 1 vi dl XN * |7 67 173 174
176
cincta Favre
Omphalia
voir brevibasidiatum
cinerella Karst
Mycena h 1 ul d| N ell 54 123
cinereus (Bull.: Fr.) S.F. Gray
Coprinus hiv b 45
circinans Quél.
Hebeloma hiv| 2 wd sn суо 15 176
cirrhata (Schum.) Kumm., aggr.
Collybia hiv u b 148
P 124
citrinomarginata Gill., 4 sp.
Mycena hiv| : ua jon Gë 123 141
173 175
176
citrinomarginata Gill,, 2 sp
Mycena Р а 139
clavata (Vel.) Kühner
Galerina
voir heterocystis
clavata ss. Kühner
Galerina
Source : MNHN. Paris
50 D. LAMOURE
ESPÈCES | SPECIES 1 20] 43 8: 6 7 8 [REF
voir subclavata
clavicularis (: Fr.) Gill., 4 sp.
Mycena hiv] 1 ЕЕ et? 10
clavicularis (: Fr.) Gill, 2 sp
Mycena A 139 in 124
clavipes (Pers.: Fr.) Kummer
Clitocybe hiv| 1 u М ala 112155
101
cohaerens (Pers.: Fr.) Fr.
Marasmius hin} 1 b 5 162
collinus (Scop.: Fr.) Sing
Marasmius niv| a ENR c 5118 14
colombinus Quél
Pleurotus hiv] 1 арм Sib 101 155
156
commune: Fr
Schizophyllum hivj 2 u | d | sN | <a 1047 14
concava (Scop.) Gill
Clitocybe hiv] 1 ul alos ll 101
conchatus (Bull.: Fr.) Fr
Panus h 1 u| d N с 8517314
176
confluens (Pers.: Fr.) Kummer
Marasmius, Collybia hiv] 1 p| 4) He [o= r 85 118
congregatus Bull
Coprinus aa a EN RENE 85 105
conigena Pers.: Fr
Collybia
voir myosura
conissans (Fr.) Moser
Flammula, Pholiota hiv| 2 | m| d| He | ¢} 7 64 170 17
176
connatum (Schum.: Fr.) Sing.
Lyophyllum hiv] 1 uj a N ef 7| ar j0
constricta (: Fr.) Kühn.
Calocybe
constrictum hiv| 1 ujaj N с |2 30 101
constrictum (Fr.) Sing.
Lyophyllum
voir constricta
cookei (Bres.) J.D. Arnold
Collybia hiv b 6
coprobia (Lge.) A.H. Smith
Psathyrella
voir hirta
coprophila (Kúhn.) Sing.
Conocybe, Pholiotina h % р а [не [е 10 57 58
170 176
coprophila (Bull: Fr.) Quél
Deconica, Psilocybe niv| 2 p| d | He | e| 4 [arr2]34 101 16
165 174
Source : MNHN. Paris!
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCÈTES - V 51
ESPÈCES | SPECIES 1 2 3| 4 5 6 | 7| s8 |REF.
175 176
cornucopiae Paul.
Pleurotus h 1 p| a] He | c]7 85 123
cornui (Quél.) Favre
Xeromphalina hiv] 1 Ska N als 21
coronilla (Bull.: Fr.) Quél
Stropharia h 2 pl dal He |c]? 10 57 58
106 123
cortinatus Lange
Coprinus " a 45
costata Kühn. & Romagn
Clitocybe hiv] 1 wy} d | N eja 101
cothurnatus Godey ap. Gill
Coprinus hil b 104
craterellus (Dur. & Lev.) Sing.
Chaetocalathus hiv| : {ај м e 1 i 101
cretatus (Bk. £ Br.) Saco.
Clitopilus H 2 d a l ppo [az 64
crispata (Kuhn.) Sing.
Hemimycena h 1 d c 145
crispula (Quél.) Sing., 2sp
Delicatula, Hemimycena rs| wd| d |NSN| e| 7 25 54 145
crobula (Fr.) M. Lge.: Sing.
Deconica, Psilocybe hu] 2 p| d| He r 128 170
176
crocata (Schrad.: Fr.) Kummer
Mycena Huy 4 шарм CNRS 123 141
173 174
176
curtus Kalchbr.
Coprinus hit a 16
eyanolens Metr.
Clitocybe
senilis ss. Joss. H IV] 1 u d N c 7 87
A 101
cyathiformis (Schff.) Bres.
Lentinus
degener hil 2 m d As va 132 141
cyathiformis (Bull.: Fr.) Sing.
Clitocybe, Pseudoclitocybe hu 2 P d He T Y 57 58 162
173 174
176
cylindracea (Fr.) Gill.
Pholiota
Voir acgerita
cylindrosporum Romagnesi
Hebeloma h IV 2 P d He c 7 101
cyphelloides Orton, 2 sp.
Mycena P 1 u u HM a 7 145
dealbata (Sow.: Fr.) Kummer
Clitocybe hIV 1 u d N с 7 21 101 174
Source : MNHN. Paris
52
D. LAMOURE
ESPÈCES / SPECIES 1 43 5 6 | 7| 8 |REF.
debilis (Fr.) Quel.
Mycena A 17 in 124
decastes (Fr.: Fr.) Sing.
Lyophyllum
aggregatum hiv u N Call 8126414
degener Kalchbr.
Lentinus
voir cyathiformis
delectabilis (Peck) Sing., 4 sp.
Hemimycena h ES 145
delectabilis (Peck) Sing., 2 sp.
Hemimycena P a 82 107
delicatella (Peck) Sing., 2 sp.
Hemimycena
lactea с K 54 145
A 54 in 124
demissa Fr.: Quél
Omphalina H d HD | e|7 101
densifolia (Favre) Sing, & Cle.
Lepista
= densifolius hiv u N e || 7 25 102
densifolius Favre
Rhodopaxillus
voir densifolia
diatreta (Fr.: Fr.) Kummer
Clitocybe hiv u N e m 101 118
dicolor (Pers.) Lange
Clitocybe h IV u N c|7 101 141
174 176
dispersum (Fr.) Quél
Hypholoma
voir marginatum
disseminatus (Pers.: Fr.) Gray
Coprinus һи p He | 105 151
dissiliens Smith
Mycena
voir algeriensis
distorta (Fr.) Quel.
Collybia hiv u N c 510118
ditopa (Fr.: Fr.) Gill.
Clitocybe hiv u N @ || 2 118 132
dryophila (Bull.: Fr.) Kummer
Collybia h IV u N SN 57 58 118
123 172
174 176
dura (Bolt) Sing.
Agrocybe hiv p He | c | 7| ar. |123 125
126 176
echinospora (Speg.) Sing
accaria
voir tortilis
Source : MNHN. Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCÈTES-V 53
ESPECES / SPECIES 1 2 3| 4 5 8 |REF.
ectypa (: Fr.) Sing.
Armillariella
ectypa Armillaria(Fr.)Lam. | h1V| 1 | anl anl N 36 89
edurum Metr.
Hebeloma
sinuosum ss.Konr.&Maubl.| h IV | 2 p| d | He ar |1215 118
123 176
elegans Pers.: Fr. ss. Lge, Kühn.
Mycena
voir aurantiomarginata
elegans Romagnesi
Psathyrella Alv] 2 p| d | He 33
elongatipes Peck
Hypholoma
= elongatum niv| 2 p| d | He ar |2 101 106
elongatum Pers. ss. Konr.
Hypholoma
voir elongatipes
ephemeroides (Bull.: Fr.)Fr.
Coprinus H 16
ephemerus Bull.: Fr., 4 sp.
Coprinus hH| 2 p| d | He 16 85 105
epichysium (Pers.: Fr.) Quél.
Omphalina hiv| 1 uj a | N 85 123
epidryas Kúhner
Marasmius hiv] 1 ud] on 101
epiphyllus (Pers.: Fr.) Fr
Marasmius hiv] 1 u|d| N 141173
174 176
epipterygia (Scop.: Fr.) S.F. Gray
Mycena hiv] 1 ujaj N 64 123 170
176
epipterygioides Pears., 2 sp.
Mycena 2 74
A 54 in 124
erebia (Fr.) Kühn., 2 sp.
Agrocybe H| 4 d 57 58 88
ericaeum (Pers.: Fr.) Sing.
Hypholoma hiv] 2 p| d| He 73
ericetorum Bull
Clitocybe hiv] 1 u d| N 101
erinaceus (: Fr.) Kühner, 2 sp
Naucoria, Phacomarasmius A | 25| udl a | sN 88 123
erubescens v. Hoehnel, 4 sp.
Mycena hiv] 1 ul din 176
erubescens v. Hoehnel, 2 sp.
Mycena
= cholea P 54 139
eryngii (DC.: Fr.) Quél.
Pleurotus hiv] 1: u|d[| N 12 101 118
esculentus (Wulf.: Fr.) Sing,
Source : MNHN Paris
54
D. LAMOURE
ESPÈCES | SPECIES 1 Sal EE 5 6 | 7| 8 |REF.
Strobilurus hiv| 1 ula on a 5 10 101
exalbicans (Romagn.)
Drosophila, Psathyrella hiv b 128
expallens (Pers. : Fr.) Mos
Pseudoclitocybe h B pii не ы 101
extinctorius (Bull.) Fr.
Coprinus hiv b 128 129
fallax (Sacc.) Sing.
Calocybe hiv] 1 uj a N e|7]|ar |101
fasciculare (Huds.: Fr.) Kummer
Hypholoma hiv] 2 p| a| He | cf afari |479917
175 176
fasciculare (Huds.: Fr.) Kummer
var. pusillum Lge
Hypholoma hiv| 2 pj a | He | e|4 jar! 99
fatua (Fr.) Konr. & Maubl.
Psathyrella hiv i pde essen ai 33
fellea Mre. & Mal
Xeromphalina hiv] 1 uj a N SA 101
fennae Bas
Flammulina hiv| 2 tu cS SM S 9
festiva Favre
Clitocybe hiv] 1 u | d N ey 101 132
festivoides Lamoure
Clitocybe niv| 1 uj d N с| 7 101
fibrillosa (Pers.: Fr.) Sing.
Drosophila, Psathyrella hiv b 128
fibula (Bull: Fr.) Raith., aggr.
Rickenella RIV u | d N SH 97
AIV| 1r | ed| d | N с |87 97
filamentosus Fr
Paxillus hiv d b 28
filopes (Bull: Fr.) Kummer, 2 sp.
Mycena
iodiolens A | EI 5м e | 7 54 64 86 88
filopes ss. K. & M ç
Mycena
voir vitrea
fimicola (: Fr.) Gill.
Panacolus niv| 2 p| a| He | e| ?| ar |12123
firma (Peck) Kühner
Naucoria, Agrocybe h 2 p| a| He | e| 7 [a2 1033 67 66
85
flavida (Schff.: Fr.) Sing.
Pholiota hiv| 2 p| da | He | c|7 12
flavipes Quél.
Mycena
voir renati
flavoalba (Fr.) Quél., 4 sp.
Mycena hiv 1 u d N CNT 54 123 141
Source : MNHN. Paris |
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCE 55
ESPÈCES / SPECIES 1 4 5 6|7| 8 |REF
173 174
flavoalba (Fr.) Quél., 2 sp.
Mycena P a 54
flavobrunneum (Fr.) Kummer
Tricholoma h d N af? 8 64 109
118
flocculosus DC.: Fr., aggr.
Coprinus
rostrupianus H b 114
hil b 115
flos-nivium Kühner
Mycena hiv d N ej? 68 118
foenisecii (Pers.: Fr.) R. Mre.
Panacolina, Panacolus hiv b 128
foetidum (Sow.: Fr.) Sing.
Micromphale h d N el? 10
fragrans (Sow.: Fr.) Kummer
litocybe h Iv d N с, 101
friesii Quel.
Coprinus hit d| He | b 16 175
fulvescens (Romagn.) Mos.
Psathyrella hiv ch |} ase |) Y sr 33
fulvobulbillosus R. Fr.
Marasmius
voir cauticinalis
fumatofoetens (Secr.) J. Schff.
Lyophyllum
= leucophaeatum hiv d N i | 7| ar [10-101
furfuracea (Pers.: Fr.) Gill
Tubaria
pellucida ss. Romagnesi h se | ss sea T
fuscopurpurea (Pers.: Fr.)Kumm.
Collybia
füscopurpureus hiv d N т 2
fuscopurpureus ss.Konr.&Maubl.
Marasmius
voir fuscopurpurea
fusipes (Bul.: Fr.) Quél
Collybia hiv d c | 7 55 85 123
galericulata (Scop.: Fr.) Gray, 4sp
Mycena hiv d N с |7 10 101
galericulata (Scop.: Fr.) Gray, 2sp
Mycena P v|HM|a|7 17 52 88
107
gallinacea (Scop.) L.ge.
Clitocybe hiv d c 101 162
geotropa (Bull.: Fr.) Quél
Clitocybe hiv d | N el? 101 118
132
gibba (Pers: Fr.) Kummer
Source : MNHN. Paris
56 D. LAMOURE
|
ESPÈCES | SPECIES 1 2 |43 5 6| 7] s [REF
Clitocybe hiv] 1 u N ol 7 64 101 132
giganteus (Sow.: Fr.) Sing
Leucopaxillus hiv] 1 u N € || 7 101 141
173175 g
176
giovanellae (Bres.) Sing.
Clitopilus H | 2 d HD | a| 7 85
glareosa Rollin & Monthoux
Clitocybe TV Û u N ra 101 |
gonophyllus Quél |
Соргїпиз hl u b 45 170
gracilipes Lamoure |
Clitocybe hiv| 1 u N a 101 |
gracilis (Quél.) Sing., 4 sp., aggr.
Hemimycena h 1 el? 145
A 139 in 121
gracilis (: Fr.) Quél
Drosophila, Psathyrella h 2\ |! эш He | el? 33 85
graminis Quél
Dryophila
voir lutaria
griseopallidum var. tetrasporum
(Desm.) Kühn. & Lam., 4sp.
Phaeotellus, Leptoglossum niv| 1 u N em 76
griseopallidum var. griseopallidum|
(Desm.) Kühn. & Lam., 2sp.
Phaeotellus, Leptoglossum A | 16] ud NSN| e| 7? 76
gummosa (Lasch: Fr.) Sing
Flammula, Pholiota hiv] 2] m As | i аг1-2 |56 57 58
170 |
|
haematopoda (Pers.: Fr.)Kumm.
Mycena |
— haematopus hiv| 1 u N ELE 123 141
173 174
176
haematopus Pers.: Fr.
Mycena
voir haematopoda
hariolorum (DC.: Fr.) Q. ss. Fav.
Marasmius, Collybia h 1 u N cil 7 85 123
harmajae Lamoure
Clitocybe hiv] 1 u N SIE 101
hepatica (Fr.) Orton
Omphalina h 1 u N Se 101
heptemerus Lange & Smith
Coprinus H р нс |а 85 105
heteroclita (Fr.) Quél.
Pholiota hiv| 2 p As | va| 7 [ar-co 101
heterocystis (Atk.) Sm. & Sing.
Galerina
Source : MNHN. Paris!
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCÉ 57
ESPÈCES / SPECIES 1 2 3 4 x 6 8 |REF.
clavata H 2 | pd pd| HD | a 58 67 173
174.175
176
heterosetulosus Locquin
Coprinus hv p| d| He | r 85105
hexagonosporus Joss.
Coprinus wv F P az U Hear 65105
hiascens: Fr. ss. Lange
Coprinus hiv| 2 p| d | He i 85 105
hiemalis (Osb.: Fr.) Q., 4sp., aggr
Mycena h 1 uj a N c 10
A 17 in 124
hiemalis (Obs.: Fr.) Q., 2sp.
Mycena P 1 a 54 107 in
124
hirneola (Fr.: Fr.) Orton
Clitocybe, Rhodocybe H 2 e a es 57 59 173
174 175
176
hirta Peck
Psathyrella
= coprobia h3 b ai
hobsonii (Bk. & Br.) Orton
Clitopilus
= pleurotelloides H 2 u-d*| d HD a 83
hornemannii (Fr.:Fr.)Lund.&Nandf.
Stropharia h IV 2 P d He с 90 101
humilis (Fr.) Sing
Melanoleuca h 1 u d N a 10
hybrida Kühner
Galerina hiv| 2 p| dp| As | va 101
hybridus (Fr.) Sing
Gymnopilus h 2 p| ád He |c ar |64 106 174
176
hydrophila (Bull.) R. Mre.
Psathyrella Я
hydrophilum EWÎ 2 u| d | SN | ce 33 47 152
hydrophilum (Bull) Fr.
Hypholoma
voir hydrophila
hypnophilus (Berk.) Sace
Pleurotellus
= pubescens ss. Schroet. H 2 dj S3 DA E 55 67 176
hypoxanthum Joss. & Riousset
Lyophyllum h 1 uj ad c 101
impatiens (: Fr.) Quél. ss. Lge.
Coprinus hiv| 2 p| d | He i 105
impexa (Romagn.)
Psathyrella hiv| 2 «| а] зм |с 33
impudica (Fr.) Sing
Collybia
Source : MNHN Paris
D. LAMOURE
ÉCES ; SPECIES 1 2 |аз 5 cubes
= impudicus hiv| 1 ul d N с 10 101
impudicus Fr
Marasmius
voir impudica
infida (Quél.)
Psathyrella hiv] 2 sse T ase |) es 33
infumatum (Bres.) Kühner
Lyophyllum hivj 1 u| d КЁ: 101 118
inquilina (Fr.: Fr.) Bres.
Psilocybe hiv| 2 p| aj- Hej sja 101
integrella (Pers.: Fr.) Fayod
Delicatula h 1 р SS 145
involutus (Batsch: Fr.) Fr.
Paxillus hiv d b 28
iodiolens Lundell
Mycena
voir filopes
irina (Fr.) Bigelow
Lepista
irinus hiv| 1 u| d N den 10 64 1C
123
irinus (Fr.) Mre.
Rhodopaxillus
voir irina
jacobi
voir niveipes
kuehneri Lamoure
Omphalina niv| 1 ul d N КА ; 101
laccata (Scop.: Fr.) Bk. € Br.
Laccaria hiv| 2 b|7 27 29 8%
101
lacerata (Lasch) Metr
Collybia, Clitocybula hiv| 1 u| d N ce | 5 5116
lactea ss. Lge.
Hemimycena
voir delicatella
laevissima (Romagn.)
Psathyrella hiv| 2 зао 33
lagopus (: Fr.) Fr.
Coprinus hiv b 45
lasiosperma (Bres.) Sing., 2 sp.
Mycena, Mycenella P a 54 139
lateritia Favre
Clitocybe hiv] 1 uj ad N o| 7 101
lenta (Pers.: Fr.) Sing
Pholiota niv| 2 р| а [не [е аг |57 58 85
106 118
141
lepideus (: Fr.) Fr
Lentinus h | 12] mldml As i 10
Source : MNHN, Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILI 59
ESPÈCES | SPECIES 1 2 3| 4 5 6| 7| 8 |REF.
leptocephala ss. Ricken
Mycena
voir ammoniaca
leptophylla (Peck) Sacc
Mycena
7 roseipallens P a 54 139
leucophaeatum Karst.
Lyophyllum
voir fumatofoetens
leucophylla (Gill.)Lge.&Sivertsen
Fayodia
= striatula hiv 1 u de N va 67 174 176
leucotephra (Bk. & Br.) Orton
Psathyrella hiv| 2 p| d He e 6 33
lignatilis (Pers.: Fr.) Karst.
Pleurocybella, Clitocybe hiv 1 u d N c 3 ar |23 101 123
limosus Boud. & Quél., 2 sp.
Marasmius AIV| 2-6 u-d d SN c d 88
lituus (Fr.) Metr., 2 sp.
Clitocybe AIV| 1-5 u-d d NSN € ДЕ 62 64 70
101 169
lobatum (Pers.: Fr.) Rick., aggr
Leptoglossum h 1 р а N COE 101
H 1 d d HD c d 101
A 1 ud] d N сит 101
longicaudum (Pers.: Fr.) ss. Lge.
Hebeloma hiv 2 u d SN c 170 176
longipes (Boud.) Mos., 2 sp.
Geopetalum, Hohenbuehelia. | AIV! L4 | wd| d | NiSN| c | 7 |col-2|25 77
lubrica (Pers.: Fr.) Sing
Pholiota ЮГЕ? m| d[| As b| 5] ar [10123 132
lupuletorum (Weimm.) Fr.
Marasmius h 1 u d N c аг |85 118
luscina (Fr.: Fr.) Sing.
Lepista
= panaeola h 1 u d N i 10 55 57 58
lutaria (Mre.) Sing.
Pholiota
= graminis hiv 2 m d As i 5 | ar 1 |12 67 123
173 174
175 176
lutensis (Romagn.)
Psathyrella hiv| 2| p| d | He | ¢| 6 33
luteonitens (Vahl.) Quél,, 2 sp.
Stropharia
= umbonatescens All 3-4 p d He с J 85 123 141
macrosporus (Moell.&Schff.)Pilat
Agaricus hil 24
maculata (A. & S.: Fr.) Qul.
Collybia h 1 u d N с 7 118 174
176
Source : MNHN. Paris
60
D. LAMOURE
ESPÈCES / SPECIES 1 2 |43 5 6 | 7| 8 |REF.
maculata Karst.
Mycena hiv] 1 u| a [on e | 7 54 64 118
170
mairei (Gilb.) Sing., 4 sp.
Omphalia, Hemimycena hiv] 1 aad CN e 7 571701
mairei (Gilb.) Sing., 2 sp.
Omphalia, Hemimycena P a 54 in 124
marasmioides (Britz.)Brsky.&Straÿgl
Collybia
— bresadolae hiv| 1 uj a N c 2101
marcescibilis (Britz.) Sing
Drosophila, Psathyrella niv| 2 ui a ss еце 33 128
marchantiae Sing. & Cle.
Gerronema н а | норсо 101
margaritispora (Lge.) Si
Mycenella A | 24 139 in 1
marginata (Fr.) Kúhner |
Galerina hiv] 2 pl al He | e|7 106411
173 174
175 176
marginatum (Pers.: Fr.)Schroeter
Hypholoma
= dispersum hiv] 2 p| d| As i 641181 0
176
marginella Harmaja
Clitocybe hiv] 1 аы 17 101
maura (: Fr.) Нога
Omphalia, Myxomphalia huj i uj 4| XK e 21 164155
174 1
megaspora Kauffm.
Mycena P a 139 in 14
melanthina (Fr.) Smith
non ss. Smith ss. K. & R
Psathyrella
melanthinum hiv 167
melanthinum Fr
Hypholoma
voir melanthina
melasperma (Bull.: Fr.) Quél.
Stropharia hit] 2 PS j HE E: 2 106 176
mellea (FL. Dan.: Fr.)Karst. ager.
Armillariella
= mellea Armillaria
(Vahl: Fr.) Kummer hiv] a | ulm} um) oN a | 4 4 40 50 51
103 120
121 136
144
mellea (Sing. & Clc.) Lamoure
Rickenella AIV| 1 | ud] d ej? 97
merdaria (: Fr.) Ricken
Psilocybe bir] 2 ЕЕЕ 58 128 176
Source : MNHN. Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITE CHEZ LES BASIDIOMYCETES-V — 6l
ESPÈCES / SPECIES 1 2 SAS 5 6 8 |REF.
metachroa (: Fr.) Kummer
Clitocybe niv| 1 u|d c 101
metata Fr.: Fr. ss. Ricken, 2 sp.
Mycena
tenella ss. Ricken ке n O O 80
micaceus (Bull: Fr.) Fr., a
Coprinus hiv] 2 РЧА 16 57 58 79
P up a 150
H b 150
microrhiza (Lasch) Sing.
Psathyrella ЖУУ MG MSN [е 33 171
mirata (Peck) Sacc., 2 sp
Mycena SE b 54 139 in
124
mitis (Pers.: Fr.) Sing.
Panellus niv| 1: p| d| He 172
mixta (Fr.) Sing. ss. Fr. non Rick
Pholiota hiv| 2 pj dp) As j xa 101
mniophila (Lasch: Fr.) Kühner
Galerina hiv] 2 p| d| He | <
moelleri Bas
Galerina niv| 2 u| ca | sn [e 75
montana (Pers.: Fr.) Kummer
Psilocybe
atrorufa hiv| 2 pl d| He | e 87 122
mucida (Schrad.: Fr.) v. Hoehn.
Collybia, Oudmansiella h d u| d| N c 123 176
muelleri (Fr.) Orton, aggr.
Pholiota DÉI 2 p| d| He je ar2
€o2 |10 101 123
hiv 2
multiforma (Laursen & al.)Gulden
Lepista
polygonarum niv| 1: ы а | N c 101
multipedata Peck
Psathyrella niv| 2 p a | ns |< 33
mutabilis (Schff.:Fr.) Sing.&Smith Ne
Pholiota, Kuehneromyces йүн аен ене б аг |5758167
173 174
175 176
myceliocephalus Lange
Coprinus H Y 104
mycenopsis ss. Ricken
Galerina
voir pumila
myosotis (Fr.: Fr.) Moser
Nematoloma, Hypholoma hiv| 2 || ah |) el te 101
myosura (Fr.: Fr.) Sing.
Baeospora
conigena h 1 ud] on ° 172 176
Source : MNHN. Paris
62 D. LAMOURE
ESPÈCES / SPECIES 1 2 |43 5 6 | 7| 8 |REF.
myriadophylla (Peck) Sing.
Collybia, Baeospora hiv] 1 шарм с ar 1 |25
narcoticus (Batsch: Fr.) Fr.
Coprinus W ke PI HE lG 16
nebularis (Batsch: Fr.) Harmaja
Clitocybe, Lepista h 1 u | d | N ole: 55 57 58
174
neoantipus (Atk.) Sing.
Conocybe ЕУ ЕЕЕ
nidulans (Pers.: Fr.) Sing.
Pleurotus, Phyllotopsis niv| 1 vi dl NM E 10 85 1¢
157
niveipes Murr., 4 sp.
Mycena
= jacobi P a 54 in 12
niveipes Murr., 2, 3, 4 sp.
Mycena
= jacobi P 1 a | 54 123 139
in 124
niveobadia (Romagn.) Mos
Psathyrella hiv] 2 Pal EN 33
nivescens (Moell.) Moell
Agaricus hil 24
niveus (Pers.: Fr.) Fr., aggr.
Coprinus h IV b 16
H b 110 111
nolitangere (Fr.) Pears. & Dennis
Psathyrella hiv| 2 pl d | He | c |6 33
nuda (Bull.: Fr.) Cke
Lepista hiv] 1 ul al N el? 55 57 5: 64
118 12
170 174
176
nuoljae Lamoure
Clitocybe hiv] 1 uj aj N |"? 101
obatra (Favre) Moser
Omphalina hiv| 1 шарм el? 101
obbata (Fr.) Sing
Pseudoclitocybe h 2 GÉIE ie T 67 176
obscura (Secr.) Romagn.
Armillariella
— obscura Armillaria
(Secr.) Herink niv| à | un] un] on [aja 37 38 101
obscurata Reid
Omphalina hiv| 2 оа ч || 7 101 176
obsoleta (Batsch) Quel.
Clitocybe hiv] 1 ua on e | 7? 101
obtusata (Pers.: Fr.) A.H. Smith
Psathyrella Ma NN MEET ж (єх ЧЫТ 33
ochrogaleata (Favre) Moser
Hemimycena hiv] 1 u| d | N e | 7 92
Source : MNHN. Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ C LES BASIDIOMYCETES- V — 63
ESPÈCES } SPECIES 1 2 3 | a 5 6|7| 8 |REF.
odora (Bull: Fr.) Kummer
Clitocybe hiv] 1 о 6 55 64 118
174 176
olearius (DC.: Fr.) Sing.
Omphalotus hiV| 1 vi dl NM SSES 101
olida Bres., 2 sp.
Mycena P 1 + | 54 107 123
omphalodes (Fr.) P. Karst.
Lentinellus
= bisus hiv| 1 uj od N e| 5 10 23 30
orbitarum (Romagn.)Moser, 4sp.
Psathyrella h b 32
orbitarum (Romagn.)Moser, 2sp
Psathyrella A v| 2 pl al He | c] 5 3233
oreades (Bolt: Fr.) Fr.
Marasmius h 1 GEN PER ол 18 55 57 58
123 174
oregonensis A.H. Smith
Mycena hv 4 w| d N c 10
ostreatus (Jacq.: Fr.) Kummer
Pleurotus hiv] 1 al dl NM c | 3| co. [1323 46
158 176
palmatus (Bull: Fr.) R. Mre.
Rhodotus hiv] 1: uj af iN 6 222585
paludosa (Lge.)Kühn. & Romagn
Agrocybe hiv| 2 p| d | He | e 10 176
paludosa (Fr.) Kühner
Galerina hiv] 2 al] et |] ee | a 10
palustris (Peck) Donk
Tephrocybe hiv] 1 uj dj N c | 6 101
panacola (Fr.) Karst.
Lepista
voir luscina
panuoides Fr.: Fr.
Paxillus h 1 pid | не |с ar 1 |1087
Papilionaceus (Bull.: Fr.) Quél
Panaeolus hiV| 2| m| d| He| r|7 123 154
175
paropsis (Fr.) Quél. ss. Ricken
Clitocybe hiv| 1 ul a | N 15 101
patouillardii Quél., aggr.
Coprinus H е 171
hiv а 42
pausiaca (Fr.) Gill.
Clitocybe hiv] 1 [нан {т 30 101
pediades (: Fr.) Fay., 4 sp.
Naucoria, Agrocybe huj 2 ша ыо 166
pediades (: Fr.) Fay., 2 sp.
Naucoria, Agrocybe AIV| 24| p| dé | He | b 88
pellucida ss. Romagnesi
Source : MNHN. Paris
D. LAMOURE
64
ESPÈCES | SPECIES 1 2 |43 5 6 | 7| 8 |REF. I
Naucoria |
voir furfuracea
pellucidipes (Romagn.) M.C.
Psathyrella hiv| 2 p не ela 33 |
pellucidus Karst.
Coprinus H р нса 85 105
pennata (: Fr.) Sing.
Psathyra, Psathyrella hiv| 2 u e | 6 | ar [33162 |
perforans (Hofm.: Fr.) Sing. |
Micromphale h 1 u N GA 10 64
peronata (Bolt: Fr.) Sing |
Collybia |
peronatus hiv] 1 u N ejs 49 55 64
174
peronatus Fr, |
Marasmius |
voir peronata
petaloides (Bull.: Fr.) Schulz
Hohenbuehelia iL s u N c | 7| co |101 169
phacophylla Kühner, 2 sp
Mycena Р a 54
phyllophila (Pers.: Fr.) Quel
Clitocybe hiv] 1 u N AES, 101 |
picaceus (Bull.) Fr.
Coprinus hiv b 19
picreus (Fr: Fr.) Karst
Gymnopilus hiv| 2 m не |с ar |1025 13
pinsitus (: Fr.) Joss. |
Clitopilus H 2 d HD | als 123
pinsitus Fr. |
Pleurotus hiv] 1 u N © co 2 |160
plagioporus Romagnesi
Coprinus AIV| 2 p He | 5| 7 85 88 105
175
platyphylla (Pers.: Fr.) Mos. n.c
Oudmansiella ОИ N |5 64 70 174
176
pleurotelloides Kühner
Octojuga
voir hobsonii
plicatilis (Curt.: Fr.) Fr.
Coprinus RIV) 2 p He | b 135 174
polygonarum Laursen, Miller&Big¢low
Clitocybe
voir multiforma
polygramma (Bull: Fr.) Gray
Mycena hiv| 1 u N SE 57 58 64
123 170
176
polytrichi (Fr.) Sing.
Hypholoma niv| 2 u Ке? 10 132 16
Source : MNHN. Pari
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCÈTES-V — 65
ESPÈCES | SPECIES 1 2 3| 4 5 6 3 |REF.
popinalis (: Fr.) Sing.
Rhodocybe не | е а [нь | ® аг2 |101
porrigens (Pers.: Fr.) Sing
Pleurocybella hiv] 1 ufaj N c 55 101
portentosum (: Fr.) Quél.
Tricholoma h 1 ujaj N а 8 64 109
118
praecox (Pers.: Fr.) Fayod
Agrocybe niv| 2 р| а | нере 172 176
prasiomus (Fr.: Fr.) Fr.
Marasmius h 1 u| d | N c 10 169
procera (Scop.: Fr.) Sing.
Lepiota, Macrolepiota H | 2 a | a | Hp |: 10 55 57 58
123
prona (Fr.) Gill.
Drosophila, Psathyrella hiv ua on c 126 170
176
proxima Romagnesi
Psathyrella Ay 2 Р| а| не |с эз
pseudobifrons Romagnesi
Psathyrella hiv p| a | He | c 170 176
pseudobulbosa Romagn.
Armillaria
voir cepestipes
pseudocorticola Kühner, 2 sp.
Mycena P a 54
pseudocrispula (Kühn.) Sing
Delicatula, Hemimycena h 1 ujaj N c 123 145
pseudolactea (Kühn.) Sing
Hemimycena h 1 uj da | N с 10 145
pseudomuralis Lamoure
Omphalina niv| 1 vi di N c 101
pseudopicta (Lge.) Kühner, 2 sp.
Mycena P 1 a 88
pubescens (Gill.) Kühner, 4 sp.
Conocybe hiv] 1 p| d| He | b 162
pubescens (Gill.) Kühner, 2 sp.
Conocybe AIV| 24| ed a | SN | e 35 57 58 88
pubescens ss. Schroet
Pleurotus
voir hypnophilus
pudica Hora
Mycena
voir quisquiliaris
pulmonarius: Fr.
Pleurotus hiv] 1 u|d|N c 101
pumila (Fr.: Fr.) Lge.: Sing.
Galerina p
= mycenopsis ss. Ricken RVI 2l RIA веле ar pas 174
17
Source : MNHN. Paris
66 D. LAMOURE
ESPÉCES | SPECIES 1 2 |43 5 6 | 7| 8 |REF.
putilla (Fr: Fr.) Sing.
Collybia hiv| 1 u N ez 101
pygmaea (Quél.) Sing
Psathyrella haw 2 p He | c| ó 33
pyxidata (Bull.: Fr.) Quél.
Omphalina hiv] 1 u N SIE 87 123
quercus-ilicis Kühner, 4 sp.
Mycena hiv] 1 u c 75
quercus-ilicis Kühner, 2 sp.
Mycena P| 12] u HM | a 88
quisquiliaris (Joss.) Kühner
Mycena
= pudica h 1 HL 145
radians Desm., aggr
Coprinus H b 149
hil b 148
hiv b 128
radiatus (Bolt.: Fr.) Fr.
Coprinus hiv b 45
radicata (Relhan: Fr.) Sing.
Oudmansiella niv| 1 u N es 110641
176
radicata (Relhan: Fr.) Sing.
var. bispora Redhead & al.,
Xerula, Oudmansiella P a 133
radicellata Gill
Clitocybe hiv| 1 u N elja 101
radicosum (Bull.: Fr.) Ricken
Hebeloma h 2 p As CIE 10 20 64
123
ramealis (Bull: Fr.) Sing
Marasmius, Marasmiellus hiV| 1 u N SR 101 176
rancida (: Fr.) Donk
Tephrocybe
= rancidum h 1 u ЧЕ; 55 57
° 173 174
rancidum (Fr.) Kühn. & Romagn.
Lyophyllum
voir rancida
renati Quel.
Mycena
= flavipes h 1 u cole? 174 176
retirugis (Bull.: Fr.) Quél
Panaeolus h IV m He | c | 7 126 171
176
rickeniana Sing.
Conocybe
— spicula DEVIS р He | € 170 176
rickenii (Sing.: Hora) Sing.
Leptoglossum
= rustica ss. K. & R. h 1 u N a 170 174
Source : MNHN. Pari:
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCETES - V 67
ESPECES / SPECIES 1 2 3 4 5 6 | 7| 8 |REF.
176
rickenii Hora
Panacolus
acuminatus hu| 2 p| d| He | els 171 176
rigidipes Lamoure
Omphalina Divi Et TS SNA EC n 101
rivulicola (Favre) Lamoure
Omphalina hiv] 1 u| d N Se 101
rorida (Fr.: Fr.) Quél., 2 sp.
Mycena 2 b 54
A 54 in 124
roseipallens Murr.
Mycena
voir leptophylla
rosella (: Fr.) Kummer
Mycena hiv] 1 ul d| N e| 7 si
rostrupianus C. Hansen
Mycena
voir flocculosus
rotula (Scop.: Fr.) Fr.
Marasmius hiv] 1 u| 4| N «|? 141 174
176
rubiginosa (Pers.: Fr.) Kummer
Galera
voir vittaeformis
rubromarginata (Fr.: Fr.) Kumm
Mycena AIV| 14 | ual a |NSN| e| ? 70 84 123
172
ruderalis Harmaja
Clitocybe hiv] 1 чарм SCH 101
rugosoannulata(f. pàle)Farlow:Mujr.
Stropharia "iv 2 p| dp] As | va| 6 100 101
rustica ss. K. & R
Omphalia
voir rickeni
rutilans (Schff.: Fr.) Sing
Tricholomopsis h 1 u| d N Xm 10 55
saeva (Fr.) P.D. Orton
Lepis h vi di N 1 10
salignus : Fr. (ss. Romagn.)
Pleurotus h 1 uj a | N ES 87
salmonifolius Moser & lamoure
Leucopaxillus hIV| 1 ua GN EN ez 101 113
sanguinolenta (A.&S.:Fr.)Kumm.
Mycena h 1 u| d N e| 123 173
174 176
saponaceum (: Fr.) Kummer
Tricholoma h 1 uj a N il7 85564
sassii Lange & Smith, 2 sp.
Coprinus oul E p| d| He | b 85 105 137
Source : MNHN. Paris
68 D. LAMOURE
ESPÈCES | SPECIES 1 2 |43 5 7| 8 [REF
scrabipes (Murr.) Sing., 4sp.
Mycena, Hydropus hiv| 1 s ass 7 101
scabripes (Murr.) Sing., 2 sp.
Mycena, Hydropus P 54
scalpturatum (Fr.) Quél
Tricholoma h 1 ul d | м a 8
sclerocystidiosus Lge&Smith,aggr
Coprinus 2 p| d | He 85 105
2 uj dil ss 85 105
scorodonius (Fr.: Fr.) Fr.
Marasmius hiv] 4 Wat |) as 5
scotospora Romagn
Psathyrella AVI 2 p| d | He 6 33
semiglobata (Batsch.:Fr.) Quél.
Stropharia hil p| d | He 5 5758 118
119 176
semilanceata (Fr.) Quél.
Psilocybe hiv| 2 p| d | He 5 64 106 14
173 174
175 176
semioyata (Sow:Fr.)Pears.&Denni
Anellaria
separatus hu| 2 | mlud| He 5 146 197
173 175
176
semivestita (Bk.&Br.)A.H.Smith
Drosophila, Psathyrella hil 126
senilis Fr. ss. Joss.
Clitocybe
voir cyanolens
separatus L.
Panaeolus
voir semiovata
serotina Lamoure non Vel
Clitocybe
voir subdryadicola
serotinus (Pers.: Fr.) Kühner
Panellus h 1 p| a| as 5 | ar 1 |10 23 85
123
setipes (Fr.: Fr.) Raith
Rickenella AlV| 1 | vd| d| N 7 97
sideroides (Bull.) Kuhner
Galerina hiv| 2 uj a | SN 7 | ar 1 |67 85 123
173 174
176
silvaticus Peck
Coprinus И ЕЗ ie stas 85 105
silvicola (Vitt.) Sacc.
Agaricus H al pI FE 7 24118
simia Kühner, 2 sp.
Source : MNHN, Pari:
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCÈTES - V — 69
ESPÈCES / SPECIES 1 2 Sule 5 7| 8 |REF
Mycena Р 2 u | u | HM Й 74 88
sinapizans (Paulet) Gill.
Hebeloma hiv] 2 р | dp] as 7 15 67 173
175 176
sinopica (Fr.: Fr.) Kummer
Clitocybe hiv] 4 u | à N 7} ar |101
sinuosum ss. Konr. & Maubl.
Hebeloma
voir edurum
smithiana Kühner, 2 sp.
Mycena P 1 54
spadiceogrisea (Fr.) Mre
Psathyrella Wl 2 p| d | He 7 33
spectabilis (Weinm.: Fr.) Sing.
Gymnopilus h 2 | m| d | He 5 | ar 1 |67 85 106
176
irea (Fr: Fr.) Gill, 2 sp.
Mycena
camptophylla P 1 a ur [CEM 7 54 58 123
sphaerospermum K. & R.
Lyophyllum
voir anthracophila
sphaerospora Lamoure
Omphalina h | PS al a LHD 7 95 101
sphagnorum (Pers.) Kühner
Galerina hiv] 2 p| d| He 7 12 106 173
175 176
sphinetrinus (Fr.) Quel.
Panaeolus h 2 wd | SN 7 10 118 123
spicula (ss. Rick.) Kühner
Conocybe
voir rickeniana
spumosa (: Fr.) Sing.
Pholiota h 2 | m| d | He 7 101 174
175 176
squamosa (Pers.: Fr.) Quél.
Stropharia hH 2 p| d He 2 57 58 132
170 176
squamulosoides P.D. Orton
Clitocybe hiv] 1 “Ра 7 101
stellatus Buller
Coprinus H p| p | He 85 105
stercorarius (Bull.)Fr.ss.K.& Ragbr.
Coprinus gt || 2 РЕА 16
h 147
Sterquilinus (: Fr.) Fr., aggr.
Coprinus H| 3 IA ag 16 45
h 43
Stipitaria (: Fr.) Pat.
Crinipellis hiv] 1 u| d N 55 141 173
174 175
Source : MNHN. Paris
70 D. LAMOURE
ESPÈCES | SPECIES 1 2 [43 5 6 | ?| š |REF.
striatula (Kühn.) Sing.
Fayodia
voir leucophylla
strobilicola Favre & Kühn., 4sp.
Mycena P 1 |pw| u| HM|a 54 72 164
strobilina (Pers.: Fr.) Gill.
Mycena P a 54
stypticus (Bull.: Fr.) Karst.
Panus, Panellus niv| 1 uj a N c|7 123 163
174
suayeolens (Schum.: Fr.) Kumm
Clitocybe hiv] 1 w|i N Sub 85 101
subalutacea (Batsch.: Fr.) Kumm
Clitocybe niv| 1 u| d N «|1 101
subatrata (Batsch.) Gill
Drosophila, Psathyrella hi b 128
subbalteatus Bk. & Br.
Panaeolus hiv| 2 p| d | As i 14 85 17
175 176
subclavata Kühner, 2 sp
Galerina
clavata A 53 in 124
subdisseminatus Lange
Coprinus hiv| 2 p| d | He | i 85 105
subdryadicola Harmaja
Clitocybe
= serotina hiv] 1 uj dj N |7 101
subericeaca (Fr.) Kúhner
Hypholoma hiv d mI 2123
subimpatiens Lge & Smith, aggr
Coprinus 2 p| d| He | b 85 105
2 u| d| SN | b 85 105
sublateritium (Fr.) Quél
Hypholoma hiv| 2 p| d | as i|7 12 161
subpurpureus Smith, aggr.
Coprinus hIV p|dp| He b 85 105
AIV p | dp b 85 105
subsalmonea Lamoure
Clitocybe hiv] 1 u| d N o 101
subsaponaceum Karst.
Hebeloma hiv] 2 w] dr SN ] <l š 15
tabescens (Scop.) Bres.
Clitocybe, Armillaria hiV| 1 | wj du м b|s 3 89 140
tenacella Pers.
Collybia
voir tenacellus
tenacellus (Pers.: Fr.) Sing.
Strobilurus
tenacella hiv] 1 uj d N а 57 58 172
176
tenax (Fr.)Kühn.&Romagn.,non Hick.
Source : MNHN, Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITE CHEZ LES BASIDIOMYCETES-V — 71
ESPECES / SPECIES 1 2 5 8 |REF.
Psilocybe hiv| 2 SN 30
tenella (ss. Rick.)
Mycena
voir metata
tenera (Schff.: Fr.) Kuhner, 4 sp.
Conocybe hiv He 119 170
tenera (Schff.: Fr.) Kúhner, 2 sp.
Conocybe A 137
teneroides (Lange) Smith
Conocybe, Pholiotina A 88
tenerrima (Bk.) Sacc.
Mycena
voir adscendens
tenuissima Romagnesi
Clitocybe hiv] 1 N 101
tephrophylla (Romagnesi)
Psathyrella niv| 2 SN 33
tergiversans (: Fr.)
Coprinus һи 153
tessulatus (Bull: Fr.) Sing.
Pleurotus, Hypsizygus h 1 N ar |85 118
tibiicystis (Atk.) Kuhner
Galerina hiv| 2 He 142 170
tigrinus (Bull.: Fr.) Sing.
Lentinus, Panus hiv 125
tortilis (Bolt.) S.F. Gray, 2 sp.
Laccaria
= echinospora A | à 88
tremulae Vel.
Marasmius P 1 HM 6387
tremulum (Schff.: Fr.) Sing.
Leptoglossum hiv| 1 N 101
trichoderma (Joss.ap.Kühn.)Sing.
Mycena, Hydropus h 1 N 10 123
tricholoma (A. £ S.: Fr.) Karst
Inocybe, Ripartites hiv] 1 N 55 57 58
141 173
174 176
tricolor (A. & S.: Fr.) Sing g
Marasmius, Marasmiellus h 1 N 55 85
trigonospora Lamoure
Omphalina hiv| > SN 101
triscopa (Fr.) Kühner, 4 sp.
Galerina h 2 SN 64 106
triscopa (Fr.) Kúhner, 2 sp.
Galerina A 17 in 124
truncatum (Schff.: Fr.) Kummer
Hebeloma niv| 2 As ar 1 [67 141 173
174 175
176
Source : MNHN. Paris
72
D. LAMOURE
ESPÈCES | SPECIES 1 2 |43 5 6|7| 8 |REF
tuberculosa (Schff.: Fr.) Kummer
Pholiota hiv] 2 р He | c аг1-2] 101
tuberosa (Bull: Fr.) Kummer
Collybia hiv] 1 u N ë 39 55 174
176
turficola Favre
Psilocybe
voir atrobrunnea
udum (Pers: Fr.) Kühner
Hypholoma h 2 m He | е 25 106
umbonata (Gmel.: Fr.) Sing
Cantharellula hiv| 1 u N e| 7 101
umbonatescens (Peck)Kúhn.£Rorpagn.
Stropharia
voir luteonitens
unicolor (Fr.) Sing.
Galerina hiv| 2 р He | c|7 30 101
ursinus (: Fr.) Kühner
Lentinellus hiv| 1 u N eS 10 123 17.
ustale (Fr.: Fr.) Kummer
Tricholoma h 1 u N аа 12 61 64
118
ustaloides Romagnesi
Tricholoma h 1 u N a 8
velifera Favre
Psilocybe hiv] 2 p He hie |37 101
velutipes (Curt.: Fr.) Sing.
Collybia, Flammulina hiv| 12*| u SN | e | 5 Jar1-2|7 55 58 1
146 176
velutipes Orton
Omphalina hiv] 1 u N $167 101
vermicularis (Fr.) Quél.
Clitocybe hiv] 1 u N 19 101
verticillatus Schulz-Weddigen
Coprinus hil Y 134 143
vibecina (Fr.) Quel.
Clitocybe hiv] 1 u N sy 101 132
violaceofulvus (Batsch: Fr.) Sing
Panellus hiv] 1 u N c 2 10 174
175
viscosa (Secr.) R. Mre., 4 sp.
Mycena hiv| 1 u N SE 1.64 169
176
viscosa (Secr.) R. Mre,, 2 sp.
Mycena A a 139 in 124
vitellinus (Pers.: Fr.) Er
Bolbitius H р EH es 67 174 175
vitilis (Fr.) Quél., 4 sp.
Mycena hiv] 1 u N eJ 101 164
vitilis (Fr.) Quél., 2 sp.
Source : MNHN Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCETES - V 73
ESPÈCES | SPECIES 1 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | E | š [REF
Mycena P 1 u u | HM a. | 54
vitrea (Fr.) Quél., 4 sp.
Mycena
filopes ss. K. &M h 1 u d N c 7 64 123 174
vittaeformis (Fr.) Sing., 4 sp.
Galerina
rubiginosa hiv| 2 pla He c n 25 58 59
vulgaris (Pers: Fr.) Quél
Mycena hIV 1 u d N с Zë 64 170 174
vulpinus (Sow.:Fr.)Kühn. & Mre
Lentinellus h IV 1 ч d N c 5 101
zephirus (Fr.: Fr.) Kummer
M а h IV 1 u d N = 7 172 176
Ce manus.
labor
13 -
REMERCIEMENTS
it a été élaboré et réalisé avec l'aide de E. Vaganay et de D. Boulanger, col-
atrices techniques que nous remercions bien vivement.
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Source : MNHN. Paris
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LEUCOSPORIDIUM LARI-MARINI NOUVELLE E
DE LEVURE ISOLEE CHEZ UN OISEAU AQUATIQUE
par Henri SAEZ et Tu Linh NGUYEN*
Laboratoire d'Ethologie et Conservation des Espéces Animales,
Museum National d'Histoire Naturelle, Parc zoologique de Paris,
53, Av. de Saint Maurice, 75012 Paris, France,
RÉSUMÉ - Nous avons isolé une nouvelle espèce de levure basidiosporée du genre
Leucosporidium que nous baptisons Leucosporidium lari-marini. Nous donnons sa descrip-
tion détaillée et la comparaison avec les autres espèces du même genre.
ABSTRACT - Description of Leucosporidium lari-marini a new species of basidiomycetous
yeast (Basidiomycotina, Ustilaginales, Teliospores-forming yeasts), isolated from a Great
Black-backed Gull ( Larus marinus L.) and comparison with other Kinded species.
MOTS CLÉS : levure basidiosporée, Leucosporidium lari-marini, téliospores.
INTRODUCTION
A l'autopsie d'un Goéland marin ( Larus marinus L.) entré au Parc zoologi-
que de Paris le 2 octobre 1964, mort en captivité le 17 mai 1987, nous avons
isolé de la cavité buccale 7 colonies identiques d'une espéce inconnue de levure.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
E
Le prélèvement buccal est effectué par écouvillonnage, puis étalement sur 2
boites de Petri contenant du Sabouraud glucosé gélosé a 2% et 0,5% de levure
de bière. Une de ces 2 boites est incubée à 37°C, l'autre est laissée à la
température du laboratoire. la durée d'incubation est de 3 à 5 jours. Les levures
recueillies sont ensuite purifiées et identifiées suivant les méthodes revisées par
Van der Walt & Yarrow (1984), sauf pour la fermentation, pour laquelle nous
adoptons la technique de Langeron (1945), en ajoutant cependant du
bromocrésol pourpre afin de détecter le moindre changement de pH dans les so-
lutions sucrées durant la production de CO;.
Source : MNHN, Paris
82 H. SAEZ et T.L. NGUY
DESCRIPTION DE L'ESPÈCE
Sur extrait de malt gélosé de 3 jours les cellules sont isolées, de formes
ellipsoides ou longues ovales (2-5) x (5-12)um (Fig. 1A). La reproduction
asexuée se fait par bourgeonnement apical. Aprés un mois sur milicux liquides, il
se forme un anneau, des ilots ou un voile fragile et un sédiment modéré.
Sur milieu de Sabouraud glucosé gélosé á 2% la jeune colonie est ocre clair,
semi-brillante, à bord entier, à centre legérement surélevé. La colonie fonce avec
le temps et devient brun foncé.
La formation de filaments varie selon les milieux et uniquement en profon-
deur. Aprés 2 semaines, on peut trouver du pseudomycélium (Fig. 1B) abondant
mais assez simple .en feuillage de laurier, sur milieu de Sabouraud ou farine de
mais gélosé. Quant au mycélium vrai avec septa (Fig. 1D), il peut être observé
sur milieu de Sabouraud après 3 semaines.
Les téliospores (Fig. 1 C, D) se forment directement sans conjugaison. Elles
sont apicales ou intercalaires, isolées ou en groupes de 2 ou 3 sur le mycélium,
de formes sphériques, ovales ou parfois en fer de lance, beaucoup plus grandes
que les cellules végétatives (7,5-10) x (10-20)um, granuleuses et à paroi épaisse;
on peut les observer sur milieu acétate de Mac Clary ou sur milieu de
Sabouraud glucose gélosé à 2*» aprés 3 semaines.
FERMENTATION :
D-Glucose + faible tardif Lactose -
D-Galactose T Cellobiose d
Maltose -/+ faible tardif Raffinose -[+ faible tardif
Saccharose -|+ faible tardif Inuline -
Tréhalose -/+ faible tardif
ASSIMILATION :
D-Glucose $ Inuline -
D-Galactose + Amidon soluble +
L-Sorbose + Glycérol +
D-Glucosamine 4 Erythritol -
D-Ribose + faible tardif Adonitol + tardif
D-Xylose * D-sorbitol +
L-Arabinose + D-Mannitol E
D-Arabinose + tardif Dulcitol +
L-Rhamnose + faible tardif Inositol +
Saccharose + Méthanol =
Maltose a Ethanol + tardif
Tréhalose d Nitrate de Potassium
Alpha-méthyl-D-Glucoside - Sans vitamines
Cellobiose * Actidione à 0,05%
Salicine + faible Actidione à 0,1%
Mélibiose s A 50% D-Glucose
Lactose + faible tardif Formation d'amidon +
Raffinose + Uréase ib
Mélézitose + DBB réaction +
Température maximale de développement: 24°C.
Source : MNHN. Paris
LEUCOSPORIDIUM LARI-MARINI SP. NOV. 83
Fig. 1 - Leucosporidium lari-marini nov. sp. À. Cellules végétatives dans un extrait de malt
après 3 jours. B. Pseudomycélium sur farine de mais gélosé après 2 semaines. C.
Téliospores sans filament, sur acétate gélosé de Mc Clary aprés 5 jours. D. Téliospores
apicales et intercalaires avec mycélium vrai dépourvu d'anse de connexion sur milieu de
Sabouraud aprés 3 semaines.
Fig. 1 - Leucosporidium lari-marini sp. nov. A. Vegetative cells in malt extract after 3 days.
B. Pseudomycelium on corn meal agar after 2 weeks. C. Teliospores on Mc Clary's
acetate agar after 5 days. D. Terminal and intercalary teliospores with true mycelium
lacking clamp connection on Sabouraud's 2% glucose - 0.5% powder agar after 3
weeks.
Source : MNHN. Paris
84 H. SAEZ et T.L. NGUY
Leucosporidium lari-marini nov. sp.
In extracto malti post dies 3 cellulae sunt ellipsoidae aut longovoidae (2-5) x
(5-12) um, singulae. Pseudomycelium et mycelium verum formatur. Teliosporae
terminales. aut intercalares, sphericae aut ovoidae (7,5-10) x (10-20)um,
granulatae.
Fermentatio: Glucosum (lente, exigue), saccharum, maltosum, raffinosum et
trehalosum (lente, exigue aut absens); galactosum, lactosum, cellobiosum et
inulinum non fermentur.
Glucosum, galactosum, L-sorbosum, D-ribosum (lente, exigue), D-xylosum,
L-arabinosum, D-arabinosum (lente), L-rhamnosum (lente, exigue), saccharum,
maltosum, trehalosum, cellobiosum, salicinum (exigue), lactosum (lente, exigue),
raffinosum, melezitosum, amylum solubile, glycerolum, ribitolum (lente), D-
glucitolum, D-mannitolum. galactitolum, inositolum et ethanolum assimilatur at
mon melibiosum, inulinum, erythritolum, | alpha-methyl-D-glucosidum, D-
glucosaminum, nee methanolum.
Kalii nitras assimilatur. Ad crescentiam vitaminae externae necessariae sunt.
Amylum formatur.
Summa temperatura: 24^ C.
Typus: cultura A4882(C) isolata ex Gula Larus marinus L.
La souche originale est conservée au Laboratoire de Mycologie du Pare z0-
ologique de Paris.
DISCUSSION
La formation des téliospores et la couleur de cette levure (l'absence apparente
de pigments caroténoides) nous conduisent à la classer dans le genre
Leucosporidium défini par Fell & al. (1969).
Parmi les cinq des six espéces reconnues de ce genre qui forment directement
des téliospores sans conjugaison (Fell & al., 1969; Fell, 1970; Fell & al., 1984;
Silver & Sinclair, 1979), le Leucosporidium stokesii est l'espèce la plus proche de
notre organisme. Cependant, notre levure différe nettement de cette. derniere
espèce par plusieurs caractères (Tab. 1).
Tableau 1: Quelques différences entre L. lari-marini et L. stokesii.
Table 1: Some differences between L. lari-marini and L. stokesil
L. stokesii L. lari-marini
Formation du mycélium vrai + `
{abondant et précoce) tardif
Assimilation Inositol -[* tardif `
Dulcitol E +
Glycérol -|+ tardif +
D-Arabinose + + tardif
D-Glucosamine * z
maximale de développement 19°С 24°С
Source : MNHN. Paris
LEUCOSPORIDIUM LARI-MARINI SP. NOV. 85
En outre, Leucosporidium lari-marini posséde des caractéres de Cryptococcus
tandis que les autres espèces de ce genre ressemblent plus au Candida (Fell & al.,
1969, 1984). Par exemple, sa colonie noircit avec le temps et ses cellules ont une
capsule assez ¢paisse comme certains Cryptococcus.
Pour ces raisons et par l'analogie de leurs caractères bio-morphologiques
nous pouvons considérer Leucosporidium lari-marini comme la forme parfaite du
Cryptococcus albidus.
a température maximale de Leucosporidium lari-marini ne permet pas un
développement pathogène dans un organisme humain ou animal. Sur le revè-
tement cutané une allergie, un développement pathogène, surtout en captivité, ne
peut être écarté.
BIBLIOGRAPHIE
FELL J.W., STATZELL A.C., HUNTER LL. and PHAFF H.J,, 1969 - Leucosporidium
gen. n. the heterobasidiomycetous stage of several yeasts of the genus Candida. Antonie
van Leeuwenhoek Ned. Tijdschr. Hyg. 35: 433-462.
FELL J.W., 1970 - Yeasts with heterobasidiomycetous life cycles. Spectrum 1. Atlanta,
Georgia St. Univ. : 49-66.
FELL J.W. and TALLMAN A.S., 1984 - Leucosporidium Fell, Statzell, Hunter et Phaff.
In: KREGER van RIJ, The yeasts, a taxonomic study, 3rd ed. Amsterdam, Elsevier Sci
Publ.: 496-508
LANGERON M., 1945 - Précis de mycologie. Paris, Masson & Cie: 482-484.
SILVER S.A. and SINCLAIR N.A., 1979 - Temperature induced atypical morphogenesis
of the obligately psychrophilic yeast, Leucosporidium stokesii. Mycopathologia 61: 59-64
WALT J.P. van der and YARROW D., 1984 - Methods for isolation, maintenance, classi-
fication and identification of yeasts. In’ KREGER van RIJ, The yeasts, a taxonomic
study, 3rd ed. Amsterdam, Elsevier Sci. Publ: 45-104
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
ENGLISH MARY P., 1987 - Mordecai Cubitt Cooke, Victorian Naturalist,
Mycologist, Teacher and Eccentric. Bristol, Biopress Ltd, 357 p.
Cet ouvrage est une biographie exhaustive du premier mycologue profession-
nel anglais, M.C. Cooke: 1825-1914. L'auteur, le Dr. Mary English, réputé pour
ses recherches en mycologie médicale, s'est particulièrement intéressé à la vie et
l'œuvre de Cooke suite à sa découverte des rapports lointains de parenté la liant
avec cet illustre naturaliste du 19ème siècle. En vertu de ses relations privilégiées,
Dr English a donc patiemment reconstitué les diverses phases de la longue
carrière de Cooke. Le document qu'elle nous propose dépasse largement le stade
du simple récit historique. C'est une analyse critique, mais non technique, de la
contribution de Cooke pour, entre autres, la mycologie. Le texte relate également
des détails marquants de l'évolution de la cryptogamie et fournit des aperçus fa-
scinants des modes de vie de l'époque victorienne en Grande-Bretagne.
Ce livre nous révéle que Cooke, fils d'un épicier de village, avait, grâce à ses
seuls efforts personnels et sans avoir reçu une éducation scolaire classique, réussi
à devenir un enseignant dans une école de quartier populaire de Londres et à as-
surer un enseignement post-scolaire pour adultes. Il occupa par la suite le poste
de conservateur des produits économiques naturels du Musée de l'Inde, fondé
par la célèbre Fast India Company, poste qui lui permit d'être présent parmi les
naturalistes de l'époque pour, enfin, couronner sa vie active par sa nomination
au Royal Botanic Garden comme premier botaniste en cryptogamie.
La passion de Cooke pour la mycologie fit suite à l'intérêt marquant qu'il ma-
nifesta à l'egard de l'histoire naturelle. Cet autodidacte ne publia pas moins de
300 ouvrages ct articles sur des sujets relatifs au vivant et sur, entre autres, l'en-
seignement publique. Outre ses notes d'histoire naturelle destinées au grand pu-
blic, ses travaux sur les reptiles et les algues sont loin d'être négligeables. En
mycologie, Cooke s'est révélé un taxonomiste très prolifique et un herborisateur
remarquable; ses spéciments figurent au Royal Botanic Garden. Il a étudié des
champignons relevant de tous les groupements systématiques majeurs sans ou-
blier les myxomycètes. Ses 2 ouvrages marquants “Handbook of British Fungi”
(1871) et les 8 volumes des "//lustrations of British Fungi" (1881-1891) sont enco-
re fréquemment cités. Cooke a également collaboré à la fondation de plusieurs
sociétés savantes britanniques dont la British Mycological Society et assuré
l'édition de la revue Grevillea dont 20 volumes parurent entre 1872 et 1890.
Cette biographie contient prés d'une quinzaine de chapitres traitant-chacun, et
par ordre chronologique, des évènements marquants survenus sur une certaine
période de la vie mouvementée de Cooke. Le texte est émaillé de multiple ci-
lations extraites des documents personnels du naturaliste ou de l'énorme corres-
pondance qu'il a entretenu avec les mycologues les plus notoires de son époque;
en particulier avec le Révérend M.J. Berkeley, son guide et ami. Il est également
admirablement illustré de photos de personnages, de lieux et de dessins scienti
ques. Le travail d'investigation en profondeur et de remarquable synthése des in-
formations de diverses natures, réalisé par Mary English donne un relief particu-
Source : MNHN, Paris
88 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
lier à cet ouvrage dont l'intérêt dépasse le cercle des seuls mycologues
d'expression anglaise.
Enfin, il convient de ne pas oublier que Cooke fut un membre fondateur de la
Société Mycologique de France dont il devint par la suite membre honoraire.
Son ouvrage “Fungi: Their nature, Influence and Uses’, édité en 1875 par
Berkeley, a paru la méme année en France sous le titre "Les champignons" (Ed.
Germer Baillière) et fut par la suite réédité en 1878, 1888 et 1892. Cooke a
également publié un article dans le Journal de la Société Botanique de France
(1877) et, enfin, collaboré avec L. Quélet à la rédaction du "Clavis Synoptica
Hymenomycetum Europaerum”, London, 1878.
J. Mouchacca
BRAUN U., 1987 - A monograph of the Erysiphales (powdery mildews). Beih.
Nova Hedwigia, Heft 89. Berlin, Stuttgart, J. Cramer, Gebruder Borntraeger,
700p., 316 pl. au trait.
Voici la premiére monographie mondiale concernant cette famille de parasites
depuis celles de Salmon en 1900 et Jaczewski en 1927. Les progrés accomplis
depuis ces dates sont nombreux et clle vient heureusement combler un vide pour
un groupe dont l'importance scientifique et économique est considérable. Le
seul ouvrage relativement récent dont on disposait était celui de Blumer (1967)
mais qui ne concerne que l'Europe.
Une première partie, générale, passe en revue les connaissances actuelles sur
les structures, la biologie, la biogéographie et la phylogénie de ces champignons;
on peut regretter qu'il n'y ait pas un chapitre de développement plus important
consacre à la spécialisation parasitaire dont le role dans l'évolution et donc la
taxonomie de ce groupe, est certainement capital.
L'essentiel est évidemment consacré à la systématique; l'ouvrage de ce point
de vue ne mérite que des éloges. D'abord de nombreuses clés, cles des genres, cle
de l'ensemble des espèces en fonction des familles hôtes, puis cles particulières à
chaque genre avec en complément des clés particulières pour les espèces
européennes et américaines. La multiplicité des systèmes évite au maximum les
impasses auxquelles on se heurte souvent dans ce mode de détermination. En-
suite chaque espèce est décrite en détail, et le plus grand nombre est illustré. Le
traitement systématique est très différent de celui de ses devanciers (quoique pro-
che de Blumer). La conception spécifique est beaucoup plus étroite que celle de
Salmon, dont certaines des grandes espèces sont éclatées en un grand nombre de
taxons mais basées sur des critères morphologiques précis et non sur la simple
notion un hôte - un taxon de Jaczewski.
ll est certain que cet ouvrage permettra un renouveau dans les recherches
taxonomiques et écologiques sur ces champignons.
G. Durrieu
BOURGEOIS C.M., MESCLE J.P. et ZUCCA J., 1988 - Microbiologie alimen-
taire: I. Aspect microbiologique de la sécurité et de la qualité alimentaires.
Technique et Documentation. Paris, Lavoisier, 419p.
L'objectif de cet ouvrage de microbiologie alimentaire est de présenter les im-
plications des microorganismes dans la conservation des denrées alimentaires. Il
Source : MNHN. Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 89
est rédigé par un ensemble d'auteurs spécialisés dans des domaines trés variés,
couvrant ainsi largement les différents aspects de la question.
Le tome 1, présenté ici, traite dans sa première partie du “comportement des
microorganismes en milieu alimentaire’, de l'origine de la pollution раг
microorganismes sur les aliments, de leurs conditions de multiplication (incidence
du pH, activité de l'eau, potentiel oxydo-réduction, température) et, sous forme
de tableaux, présence les bactéries, levures et moisissures importantes dans
Vagro-alimentaire.
La deuxième partie est consacrée à la sécurité. Elle rapporte les caractères et
les risques causés par les microorganismes impliqués dans les toxi-infections et
intoxications. Sont abordées successivement, chapitre par chapitre, les intoxica-
tions à Salmonelles, à Staphylocoques, Clostridium, Campylobacter, a Listeria,
par les mycotoxines ct les amines biogenes.
Les flores d'altération des aliments constituent la quatriéme partie avec des-
cription plus détaillée des agents responsables ( Pseudomonas, levures et moisis-
sures) par groupes taxonomiques. La cinquième partie est une étude de la
mycoflore spécifique de différents aliments (cau de consommation, lait et pro-
duits laitiers non fermentés , oeufs et ovoproduits, etc.).
Le tiers final est consacré à l'élimination des microorganismes (désinfection
par voie chimique, traitements thermiques et ionisants, filtration) avec des
données physiques sur les principes et les méthodes d'application. Enfin, la stabi-
lisation des aliments par inhibition du développement de la microflore à l'aide de
réfrigération-congélation ou de conservateurs chimiques est développée.
Chaque chapitre est suivi de références bibliographiques afférentes au sujet
traité et cette disposition est bienvenue en raison de la relative hétérogéncite des
thèmes.
Ce premier tome est un ouvrage pratique, sorte de synthèse des différents ty-
pes de problèmes que pose la présence des microorganismes pour une bonne
conservation des aliments et des différents moyens de lutte. La présentation en
est claire, relativement condensée, avec peut-être une impression d'hétérogénêité
due sans doute à la participation de nombreux collaborateurs. Il est certai-
nement très bienvenu et utile pour les professionnels de l'industrie alimentaire.
Les mycologues regretteront cependant que la plupart des exemples et des
données expérimentales citées portent sur des bactéries.
M.F. Roquebert
Mycologica Belgica 1986 - Mém. Soc. Roy. Bot. Belgique, 1987: 9, 103p.
Dans ce fascicule, 11 articles sont publiés sur les posters et communications
présentés au Colloque de Mycologie, organisé par la Société Royale de Botani-
que de Belgique à l'Université de Mons, le 15.11.1986. Parmi eux, 6 articles trai-
tent des champignons de Belgique: les ascomycétes, avec 1 article de B. Declercq
& P. Van der Veken, et 1 de P. Meerts sur 2 espèces de Geopora, les champi-
gnons nématophages (B. Buyck), les Corticiaceae (H. Melvielde & P. Van der
Veken), l'influence des ‘pluies acides” (O. Guillitte) et la radiocontamination
aprés l'accident de Tchernobyl (0. Guillitte & al.); 1 sur les lichens, Cladonia du
groupe Cocciferae (M. Asperges).
Source : MNHN, Paris
90
ALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Deux articles plus généraux concernent "la chorologie des Gastéromycétes"
par V. Demoulin et ‘les champignons saprophytes de la litière de la Hétraie^ par
C. Chasseur. Enfin, 2 articles traitent des mycorhizes: mycorhization des peu-
pliers hybrides euraméricains (K. Prendota & P. Pierart) et mycorhizes à
vésicules et arbuscules chez des phanérogames du Sénégal (D. Thoen).
ROSSMAN A.Y., PALM M.E. and SPIELMAN L.J., 1987 - A Literature Gui-
de for the Identification of Plant Pathogenic Fungi. St Paul, Minnesota,
A.P.S. Press, 252 p.
Les auteurs de cet ouvrage mettent à la disposition des mycologues et des
phytopathologues une excellente synthése d'un ensemble important de titres
bibliographiques récents; ceux-ci portent sur la taxonomie de prés de 600 genres
de champignons réputés pour leurs activités phytopathogénes. Ce guide vient ain-
si combler le fossé existant entre la littérature mycologique contemporaine
éparpillée, à l'échelle mondiale, dans divers livres et revues scientifiques et les uti-
lisateurs éventuels appelés à identifier un spécimen inconnu de champignon se
développant sur une plante-hote.
Après une courte introduction descriptive de l'ouvrage, on trouve quelques
pages présentant des titres de livres mycologiques d'intérêt général ou des tra-
vaux majeurs traitant de la taxonomie de groupements systématiques à l'échelle
ordinale. Le gros de l'ouvrage rassemble les références relatives aux entités
génériques considérées, suivi par des index des noms d'auteurs et des genres.
Pour chaque genre sélectionné, est reproduit le nom correct accompagné de
celui de son auteur, conformément aux dispositions récentes du code de nomen-
clature botanique, du nom de l'ordre taxonomique dont il relève, et enfin de l'ef-
fectif des espèces décrites. Vient ensuite la liste des références bibliographiques
afférentes, classées par ordre alphabétique des noms des premiers auteurs cités;
chaque référence s'accompagne de quelques mots décrivant la nature de son
contenu et précisant son niveau d'utilité taxonomique. Particulièrement remarqué
est le court commentaire de clôture, soulignant les activités phytopathogènes des
espèces de chaque entité générique avec, dans certains cas, reproduction de noms
considérés synonymes, de renvoi à d'autres références bibliographiques, et enfin
des indications sur les problèmes taxonomiques demeurant encore.
Les noms des auteurs retenus (près d'un millier) sont également rangés раг
ordre alphabétique et accompagnés par le nom du genre (s) traité et l'année de
parution de l’article, une disposition intéressante permettant de trouver faci-
lement l'information désirée. Enfin, le guide se termine par l'index des genres,
alignés par ordre alphabétique sur 3 colonnes dans chacune de ses 3 pages.
La masse des informations bibliographiques et les commentaires accompa-
gnant les genres allègent considérablement l'effort de recherche et de synthése des
données publiées, effort devant être constamment fourni par les chercheurs se
penchant sur des problèmes de taxonomie fongique. De ce point de vue, ce guide
se révèle un outil de travail extrêmement pratique qui sera largement apprécié
par ses utilisateurs. Son format relativement réduit et le choix particulier de ses
caractères rendent sa consultation aisée.
J. Mouchacca
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIQU
91
POLLACK F.G., 1987 - An annotated account of Cercospora names.
Mycologia Memoir n° 12. Berlin, Stuttgart, Cramer, 212p.
Le genre Cercospora décrit par Fresenius en 1863, regroupait déjà 1800
espéces quand il fut l'objet de la monographie de Chupp en 1934. Depuis cette
date, le nombre d'épithètes spécifiques s'est aceru considérablement puisque 3000
espèces sont présentées dans la compilation bibliographique de F.G. Pollack.
Pour chaque nom on trouve la date de publication, la localisation géographique,
le substrat et la synonymie, avec références. Pour les espèces décrites dans
Chupp (1954), dans Cash (1 -1954) ou dans Ellis (1971 et 1976), le lecteur est
renvoyé à la page de l'ouvrage où elles sont traitées. Les autres sont
accompagnées du nom d'auteur, de la référence originale et de la télcomorphe
sil y a lieu. Le livre se veut être un outil bibliographique d'aide à la
détermination, qui doit être utilisé en conjoncion avec des ouvrages ou des publi-
cations descriptives, car aucun caractère morphologique n'est donné. Une cle des
hôtes (40 pages) avec les espèces correspondantes, complète enfin cet ouvrage
purement bibliographique.
M.F. Roquebert
WLEST PJ., ROYSE D.J. and BEELMAN R.B., 1987 - Cultivating Edible
Fungi (Comptes rendus du Symposium International sur les Aspects Scientifi-
ques et Techniques de la Culture des Champignons Comestibles (1MS 86),
15-17 juillet 1986), Amsterdam, Elsevier, 677p.
Ousrage surtout destiné aux spécialistes de la culture pratique des champi-
gnons comestibles, ces comptes rendus d'un symposium organisé par l'Université
de Pennsylvanie (U.S.A.) offrent un bon aperçu des recherches les plus récentes
en ce domaine, à travers le monde.
La variété des articles, marqués par une évolution vers l'emploi des techni-
ques scientifiques modernes, rend difficile une analyse précise de chacun d'entre
сих, d'autant plus que dans chaque grand thème développé: Biologie et
Microbiologie, Physiologie et Nutrition, Génétique et Cytologie, Valeur alimen-
taire et Qualité, Pathologie et Moyens de lutte, Procédés culturaux, peu ne susci-
tent quelque intérêt, à un degré ou à un autre.
Bien sûr, le champignon de couche occupe la première place, mais la plupart
des recherches qui lui sont consacri ysiologie de la fructification, création et
conservation de souches nouvelles en particulier, peuvent entrer dans un cadre
plus général.
Au travers des communications rapportées, on constate un intérêt grandissant
pour d'autres espé les Pleurotes, mais aussi le Shiitake et la Volvaire qui sor-
tent de leurs zones traditionnelles de culture, avec tous les aménagements que
cela peut obliger à effectuer. On y apprend aussi comment cultiver le
Dictyophora indusiata, bien connu des chinois, qui l'apprécient beaucoup.
L'aspect taxonomique n'est pas négligé, avec un article consacré au cas
Agaricus bisporus ou A. brunnescens.
R. Cailleux
MOSER M. & JULICH W., unter Mitarbeit von FURRER-ZIOGAS C., 1988 -
Farbatlas der Basidiomyceten - Colour Atlas of Basidiomycetes, V. Stuttgart,
Gustav Fischer Verlag, 24 p., 76 pl. phot. col.
Source : MNHN, Paris
92 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQU
Publié depuis 1985 selon des livraisons échelonnées, cet Atlas en couleurs des
Basidiomycetes a été analysé par deux fois dans nos pages (1986: 90-91 et 1988:
76) où se trouvent donc exposées les principales caractéristiques de sa
présentation, La cinquième livraison, maintenant parue, comprend les index mis
à jour ainsi que les diagnoses - toujours en allemand, anglais, français et italien -
des genres Amanita, Coprinus, Entoloma, Hygrophorus et Sericeomyces. A cha-
cun de ces derniers se rapportent les photographies de plusieurs espèces, les unes
déjà fréquemment figurées dans les ouvrages mycologiques tandis que certaines
l'ont moins été jusqu'ici, en particulier pour les Entolomes. Les autres planches
sont consacrées à des Marasmes, des Corticiacees, des Clavaires des genres
Clavariadelphus et Clavulinopsis, divers "Polypores”, enfin à des représentants
des Geastracées et Lycoperdacees.
Sauf pour quelques cas où les photographies se révèlent un peu sombres, l'il-
lustration demeure d'une grande qualité; elle complètera fort valablement les des-
criptions de champignons données dans les flores et cela d'autant mieux que de
nombreuses planches, en offrant chacune une seule espèce, pourront être plus
aisément classées dans la documentation appropriée.
J. Perreau
LECKER F.A., 1988 - A world list of Phomopsis names with notes on nomen-
clature, morphology and biology. Mycologia Memoir, n° 13. Berlin, Stuttgart,
Cramer, 231 p.
En dépit de son importance numérique, de son ubiquité et de sa relative
fréquence en nature, il n'existe pas actuellement de monographie du genre
Phomopsis.
L'ouvrage que présente Uecker est une compilation bibliographique
établissant une liste de tous les noms d'espèces et sous-espèces cités dans la
littérature avec le nom d'auteur, le lieu et la date de publication, le basionyme
pour les espèces transférées dans les Phomopis, des renseignements sur la mor-
phologie (taille des conidiomes, conidiophores el conidies), la répartition
géographique et enfin les hótes; autant de données peuvent permettre une iden-
tification des échantillons de Phomopsis si la plante hóte est connue.
Les espéces reconnues sont traitées par ordre alphabétique sans omettre les
noms invalides ou homonymes qui sont mis entre parenthèses. Un index des hó-
tes complète cet ouvrage qui ne comporte malheureusement qu'une seule planche
photo montrant les caractéristiques principales du genre étudié
M.F. Roquebert
KITS VAN WAVEREN E., 1987 - Additions to our monograph on Psathyrella.
Thirteen new species, some revised keys, comments on other recently
described species, and corrections and additions to our monograph.
'soonia 13 (3): 327-368.
En complément à l'ouvrage paru en 1985 " The Dutch, French and British
species of Psathyrella” (Persoonia, Suppl. Vol. 2), L'auteur décrit 13 nouvelles
espèces et 1 variété: P. badia, P. bernhardii, P. borgensis, P. capitatocystis, P.
dennyensis, P. minutissima, P. mookensis, P. multicystidiata, P. perpusilla, P.
ploddensis, P. romseyensis, P. twickelensis, P. vyrnwyensis, et P. obtusata var.
aberrans. Par rapport à la monographie précédente, certaines clés sont recons-
Source : MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 93
truites afin d'y insérer ces espèces nouvelles, quelques corrections et informations
supplémentaires sont données (en particulier: redescription de P. obtusa). Par
ailleurs, l’auteur présente brièvement de nouvelles espèces de Psathyrella,
décrites récemment à partir de matériel récolté en dehors de l'aire géographique
étudiée dans la monographie.
Biological and Cultural Tests for Control of Plant Diseases, 1988, Vol. 3. St
Paul, Minnesota, APS Press, 100p.
Cette revue, publiée par l'American Phytopathological Society, se propose
d'aider les travailleurs confrontés à la pathologie des plantes. En publiant des
rapports annuels sur l'état d'avancement des recherches dans ce domaine, sous
forme de brefs articles, les éditeurs souhaitent donner des résultats et permettre
des prévisions ou des traitements au fur et à mesure que se présentent les saisons
de culture et de production.
C. Declerc
McGEE D.C., 1988 - Maize diseases. A reference source for s
St Paul, Minnesota, APS Press, 150 p.
ced technologi
1169 références bibliographiques concernant les maladies du mais (aux
U.S.A.) sont classées en 4 catégories: 1° les maladies transmises par la graine, 2°
les maladies disséminées mais non transmises par la graine, 3° les maladies ni
transmises, ni disséminées, 4^ les maladies suseptibles d'etre inoculées.
Dans chaque catégorie sont traitées successivement les maladies fongiques,
bactériennes, à mycoplames, à spiroplames et a virus. Pour chaque maladie, sont
résumés en quelques lignes: le nom de la maladie et du pathogéne, les sympto-
mes, l'importance économique, la distribution, les hôtes autres que le mais, la
variabilité culturale, le contrôle, l'aspect des graines, la transmission du
pathogène, les traitements des graines, les tests sanitaires et enfin les références
bibliographiques afférentes à la maladie.
C. Declerc
Le nouveau catalogue de la Collection de Souches Fongiques du Muséum est
paru (Edition 1988). Il constitue le premier volume (650 souches) d'une série qui
sera publiée au fur et à mesure de l'enrichissement de la collection cn nouveaux
spécimens.
e au Laboratoire de Cryptogamie, 12
Il peut être obtenu sur demande adre:
rue Buffon, 75005 Paris. Prix: 75 Francs.
Source : MNHN. Paris
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double exemplaire, dactylographiés à double interligne, sans rature ni surcharge.
Outre la langue française, la revue accepte les articles rédigés en langue anglaise,
allemande, espagnole. Chaque manuscrit devra comporter:
- le titre de l’article, dans la langue du manuscrit, et sa traduction en anglais,
- e titre courant (haut-de-page) de 50 signes maximum,
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és, l'un dans la langue du manuscrit, l'autre en anglais (ou en français),
és qui seront sélectionnés par le Comité de Lecture,
- les légendes des figures, planches et tableaux, dans la langue du manuscrit, et
leurs traductions en anglais (ou français),
- une liste bibliographique par ordre alphabétique des auteurs et chronologique
par auteur. Les titres des périodiques devront étre abrégés suivant le B.P.H.
(Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburg, U.S.A., 1968). Les références se-
ront complètes et suivront les modeles suivants:
PATOUILLARD N., 1881 - Sur l'appareil conidial de Pleurorus ostreatus. Bull. Soc. Bot.
France 21: 125.
HEIM R., 1957 - Les champignons d'Europe. Paris, Boubée et Cie, 2: 571 p.
MANDELS G.P., 1965 - Kinetics of fungal growth. In: G.C. AINSWORTH & A.S.
SUSSMAN, The fungi. N.Y. & London, Academis Press, 1: 599-612.
TEXTE. - La présentation du texte devra faire apparaitre clairement ses sub-
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Les tirages à part sont à la charge des auteurs. Une participation aux frais de
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déposer le matériel type (échantillon sec ou culture) dans un herbier officiel: P.
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Trésorier : R. Baudouin; Directeur de y publication ; H- Causse
Source : MNHN. Paris |
CRYPTOGAMIE — MYCOLOGIE
BUREAU DE RÉDACTION
MM. DURRIEU G., pour les articles traitant d'Écologie et de Phytopathologie
Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences,
Allées Jules Guesde, 31 000 Toulouse (France).
JOLY P., pour les articles traitant de Systématique
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue de Buffon, 75005 Paris (France).
MANACHERE G., pour les articles traitant de Physiologie
Laboratoire de Mycologie, Université de Lyon I,
43, Bd du 11 Novembre 1918, 69622 Villeurbanne Cedex (France).
Mmes ZICKLER D., pour les articles traitant de Cytologie
Laboratoire de Génétique, Université de Paris Sud,
Bát. 400, Centre d'Orsay, 91405 Orsay (France).
ROQUEBERT M.F., s'occupera des autres spécialités.
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue Buffon, 75005 Paris (France).
COMITÉ DE LECTURE
BOIDIN J., Lyon (France) MONTANT Ch., Toulouse (France)
CHEVAUGEON J. Orsay (France) MOREAU Cl., Brest (France)
GAMS W., Baarn (Hollande) PEGLER D.N., Kew (Grande-Bretagne)
HENNEBERT G., Louvain-la-Neuve SUTTON B., Kew (Grande-Bretagne)
(Belgique) TURIAN G., Genève (Suisse)
LACOSTE L., Paris (France)
Les manuscrits doivent être adressés (en 3 exemplaires) directement à un
membre du Bureau de Rédaction, choisi pour sa spécialité. Chaque membre du
Bureau se charge d'envoyer l'article à 2 membres du Comité de Lecture (ou
autres lecteurs compétants).
Bien qu'étant avant tout une revue de langue française, les articles rédigés en
Anglais, Allemand et Espagnol sont acceptés.
Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le ler fascicule de
chaque tome.
Source : MNHN, Paris
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š Tome 10; 1989
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Жыта. 1 Les Lacrerio-Russolón par Royer Hrim ( 1938) (épuisé)
"Topp 1 Les CERS раг Нен Borsagwesi (19411 164 pages,
Pome lil Eu Ya F par Georges Métrod (1949). 144 pages.
Tone IV. 1 Les Discompotres de Mallaguicar , par Marcelle Le Gal
119531. M s 150 F.
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