CRYPTOGAMIE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12, RUE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE Juin 1989
SOMMAIRE
J. PINON et V. PEULON - Mise en évidence d’une troisième race phy-
siologique de Melampsora larici-populina Klebahn en Europe .
L. BETTUCCI and C. RODRÍGUEZ - Composition and organization of
the Penicillium and its teleomorphs taxocene of two grazing land soils
in Uruguay ..
A. ROLDÁN y M. HONRUBIA - Relaciones entre hifomicetos
acuáticos y vegetación de ribera en el rio Vinalopó (Alicante, España)
S.LI. ABDEL-HAFEZ, M.A. ZIDAN, M.M.K. ВАСУ and M.A.
ABDEL-SATER - Distribution of two halophilic fungi in the Egyptian
soils and glycerol accumulation
JL. MANJÓN, M.N. BLANCO y G. MORENO - Odonticium
monfraguense sp. nov. Corticiaceae.. M
L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN - Physiologie et biochimie
du Deutéromycète Trichothecium roseum (Pers.) Link ex Gray: revue
bibliographique … 4
A.LL ABDEL-HAFEZ - Keratinophilic fungi of chicken and pigeon
claws from Egypt ..
M.J. PIAGGIO - Distribution of PRE cellular slime molds in two
grazing land soils in Uruguay … ;
Analyses bibliographiques ..
CONTENTS
J. PINON et V. PEULON - A third physiological race of Мезон
larici-populina Klebahn in Europe. (In French)
L. BETTUCCI and C. RODRÍGUEZ - Composition and organization of
the Penicillium and its teleomorphs taxocene of two grazing land soils
in Uruguay ... К
A. ROLDAN y M. HONRUBIA - Relationships between aquatic hy-
phomycetes and bank vegetation in the Vinalopó river — licante,
Spain). (in Spanish)
S.LL ABDEL-HAFEZ, M.A. ZIDAN, M.M.K. BAGY and M.A.
ABDEL-SATER - Distribution of two halophilic fungi in the rd
soils and glycerol accumulation ....
JL. MANJON, M.N. BLANCO y G. MORENO - Odonticium
monfraguense sp. nov. Corticiaceae. (In Spanish)
L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN - Physiology and
Biochemistry of the Deuteromycete Trichothecium roseum (Pers.) Link
ex Gray: Review. (In French) ... M
АЛАЛ. ABDEL-HAFEZ - Keratinophilic fungi of chicken and pigeon
claws from Egypt
M.J. PIAGGIO - Distribution of Dictyostelid cellular slime molds in two
grazing land soils in Uruguay ...
Bibliography
95
107
117
125
135
165
173
179
95
107
117
125
135
141
165
173
179
Source : MNHN, Paris
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 10 Fascicule 2 1989
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR SCIENTIFIQUE : Madame J. NICOT
SECRETAIRE DE REDACTION : Mme M.C. BOISSELIER ÉDITEUR : A.D.A.C
Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE est indexé par : Biological Abstracts, Current Contents,
Publications bibliographiques du CDST (Pascal)
© Copyright 1989. Cryptogamie Mycologie
Bibliothèque Centrale Muséum
NAN
3 3001 0022
és : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 95-106 95
MISE EN EVIDENCE
D'UNE TROISIÈME RACE PHYSIOLOGIQUE DE
MELAMPSORA LARICI-POPULINA KLEBAHN
EN EUROPE
Jean PINON et Véronique PEULON
Laboratoire de Pathologie forestière - I.N.R.A.-C.R.F.,
Champenoux, F-54280 Seichamps.
RÉSUMÉ - Plusieurs clones de peuplier résistants aux races El et E2 de Melampsora
larici-populina ont été trouvés infectes en 1986 et 1987 dans une pépiniere. Deux isolats
prélevés sur ces clones, testés au laboratoire sur plusieurs clones, apparaissent appartenir à
une troisième race physiologique, de virulence distincte de celle de El et de E2. Cette
troisième race présente le même pouvoir pathogène que la seconde race néo-zélandaise, Le
clone “Beaupré” est immun à l'égard des 3 races européennes; "Onda", “Guariento” et
Robusta' sont sensibles; "Ogy' n'est infecté que par la race E2 tandis que les clones
‘Aluchiero”, "L. Avanzo”, Populus candidans, “Carpaccio”, "NL 2842", "NL 3495", "NL
3512*, “Tiepolo” et "Véronése” ne sont infectés que par cette troisième race.
ABSTRACT - Several poplar clones, usually totally resistant to race El and E2 of
Melampsora larici-populina were found infected in a nursery in 1986 and 1987. Two isolates
issued from these clones were inoculated in the laboratory to several clones and it appeared
that they belong to a third physiological race, distinct in virulence from El and E2. This
third race is identical in pathogenicity to the second New-Zealand race. “Beaupré” is im-
mune to the 3 european races; “Onda”, “Guariento” and "Robusta" susceptible to them;
"Ogy" only susceptible to E2 while "Altichiero", "Avanzo", Populus candicans, "Carpaccio",
NL 2842", "NL 3495", "NL 3512", "Tiepolo" and "Véronése" are infected only by this
third race.
MOTS CLÉS : Peuplier, rouille, races.
INTRODUCTION
Melampsora larici-populina Kiebahn est le principal agent de la rouille
foliaire des peupliers en Europe. Sa variabilité a d'abord été explorée par Van
Vioten (1949) aux Pays-Bas qui décrivit 3 races physiologiques plus une albinos.
Plus récemment, les observations de Steenackers (1982), confirmées par nos es-
sais de laboratoire (Pinon & Bachacou, 1984; Pinon & al., 1987), permirent de
Source : MNHN. Paris
96 J. PINON et V. PEULON
Classes d'infection
CLONES el
Tiepolo
L Avanzo
Carpaccio
Altichiero
NL 3495
NL 3512
NL 2842
Nbre
total de
feuilles
Tableau 1: infection naturelle en pépinière (août 1986). Les clones suivis d'une lettre
différente sont distincts au seuil de 5% (test du 2 1).
Table 1: natural infection in nursery (August 1986). Clones followed by a different letter
differ significantly at 5% level (2 I test).
Classes d'infection
CLONES w
Tiepolo
L. Avanzo
Carpaccio
Altichiero
NL 3495
NL 3512
NL 2842
Tableau 2: infection naturelle en pépiniére (septembre 1987). Les clones suivis d'une lettre
différente sont distincts au seuil de 5% (test du 2 1)
Table 2: natural infection in nursery (September 1987). Clones followed by a different letter
differ significantly at 5% level (2 I test).
Source : MNHN, Paris
TROISIEME RACE DE MELAMPSORA LARICI-POPULINA 97
conclure à l'existence en France et au Benelux d'au moins 2 races que nous
avons appelées El et E2. Cette dernière remettant en cause la réputation de
résistance de certaines sélections récentes de peuplier, nous avons contaminé au
laboratoire une trentaine de clones afin d'estimer leur réaction à l'égard de ces 2
races. Cette expérimentation a permis de classer ces clones en 3 catégories: sensi-
bles aux 2 races (par exemple “Robusta” et “I-214”), totalement résistants à El
mais plus ou moins sensibles à E2 ("Isiéres", "Ogy', ^Spijk', "Rap^ et un "faux
Unal”) ou totalement résistants aux 2 races.
Cette dernière catégorie rassemble des sélections belges ("Beaupré”), italiennes
(Altichiero”, "1. Avanzo”, Carpaccio” et "Tiepolo”) et néerlandaises ("NL
2842", “NL 3495” et “NL 3512”). "NL 2842” est un interaméricain alors que
"NL 3512” et “NL 3495” sont des euraméricains. Toutefois, tous ces clones, à
l'exception de ‘Beaupré”, ont présenté des infections naturelles par M.
larici-populina dans notre pépinière en 1986 et/ou 1987. De cette contradiction
apparente entre les résultats de laboratoire et les observations de pépinière est
née l'hypothèse de l'existence d'une race distincte de El et de E2. Cette
hypothése a été éprouvée au cours d'essais qui font l'objet de cette note.
MATÉRIEL ET MÉTHODE
Notations des infections naturelles
Cette notation a été pratiquée sur des rejets de pieds-méres soumis à l'infec-
tion naturelle en 1986 et 1987. Chaque feuille est affectée d'une note selon son
degré d'infection. Les attaques étant relativement modérées au cours de ces 2
années, nous avons opté pour l'échelle de notation proposée par Ridé (comm
pers.) pour Marssonina brunnea (Ell. et Ev.) P. Magn.: 1 = absence d'infection,
2 = 1 4 10 sores par feuille, 3 — 11 à 100 sores par feuille, 4 = plus de 100
sores par feuille.
Ces observations ont été conduites du 5 au 18 aoüt 1986 et du 21 au 27 sep-
tembre 1987. Chaque clone est ainsi caractérisé par une distribution entre les
classes d'infection. La comparaison des clones entre eux s'appuie sur le test du
72 l^, équivalent au test du x?, mais moins contraignant dans ses hypothèses
(Arbonnier, 1966).
Tests de contaminations artificielles au laboratoire
Au cours de l'été 1987, des sporées ont été récoltées sur plusieurs clones (dont
“NL 28427 et “NL 3495") et conservées en paillettes dans l'azote liquide après
dessiccation partielle. Au printemps 1988, ces sporées sont utilisées pour infecter
des feuilles saines des mêmes clones afin de les multiplier, Les races El et E2
sont multipliées respectivement sur "Вобизіа" et "Ogy”.
Les feuilles destinées au test d'infection proviennent de plants élevés en serre
sur un mélange tourbe-sable fertilisé. Pour un essai donné, chaque clone est
Source - MNHN. Paris
98 J. PINON et V. PEULON
représenté par 3 plants et est infecté par les 3 isolats (El, E2, et les isolats
prélevés sur les clones “NL 2842” ou “NL 3495”). Pour pallier les effets liés à la
physiologie des plants et des feuilles, les 3 isolats sont appliqués selon une
répartition rigoureuse sur des disques foliaires en tenant compte de l'origine des
feuilles (plants n° 1, 2 ou 3), de leur âge et de la position initiale des disques
prélevés sur les feuilles (apex, cóté gauche et cóté droit).
CLONES ISOLATS
E2 ex "NL 28421
Altichiero * 27,32 * 7,34
L. Avanzo
Beaupré
Carpaccio
Guariento
NL 2842
o
0, HS
0, Hs
15,56 * 3,35 (2,92 * 1,55)
Hs
À 8,86 (16,12 *
н
о, н 2 2 6,97 (23,82 *
5,397 1,88, Н5 ST
0 1,51 1
AL 3695 9,58
NL 3512 o
Ogy 0 29,7 26,46
1 9,92)
Onda 4,91 2 1,78 (0,76 2 0,87) 48 (D,
Rap 0, н5 17,56 * 2,58
23,26 © 4,2 12,17 * 1,88
11,46 * 2,52
Robusta
Tiepolo 0, 4S о 6,05 (21,16
Véronèse 0 7,11 * 1,91
Tableau 3: infection par les races El, E2 et l'isolat prélevé sur le clone “NL 2842”
Résultats exprimés en nombre de sores par disque foliaire de @ 30mm. Le premier
nombre concerne l'ensemble des sores, celui entre parenthèses porte uniquement sur les
sores sporulés. L'intervalle de confiance a été calculé pour un risque de 5*6. HS indique
la présence de réactions hypersensibles. Pour l'isolat issu de "NL 2842" les clones suivis
d'une lettre différente sont distincts au seuil de 5%. * un seul rameau contaminé
Table 3: infection due to El and E2 races and the isolate from clone "NL 2842". Results
are expressed in sores number per foliar disc (Ø 30mm). The first figure is relative to
all the sores while figure in brackets indicates only sporulated sores. Confidence interval
is calculated at level 5%. HS means hypersensitive reactions, Within the isolate from
clone "NL 2842”, clones followed by a different letter differ significantly at 5% level. *
only one twig inoculated
Source : MNHN. Paris
TROISIÈME RACE DE MELAMPSORA LARICI-POPULINA 99
Deux essais distincts ont été conduits: le premier implique les races El, E2 et
l'isolat prélevé sur le clone "NL 2842”, le second met en oeuvre les races El, E2
et l'isolat issu du clone “NL 3495”. Lors du premier essai, plus de 10 feuilles sont
généralement récoltées sur chaque plant. Selon la taille des feuilles, les disques
sont découpés avec des emporte-pièces de 47, 30 et 10mm de diamètre. Le
diamètre de 30mm étant le plus fréquent, tous les résultats lui sont rapportés.
Dans le second essai, seules 10 feuilles sont détachées de chaque rameau et tous
les disques prélevés mesurent 30mm de diamètre.
Les suspensions de spores sont ajustées à 5000 spores/ml dans de l'eau
gélosée à 0,1 g1, maintenue à + 1°C pour retarder la germination des spores
CLONES ISOLATS
9
Altichiero®
L. Avanzo
Beaupré
Carpaccio
Guariento
AL 2842
AL 3495
AL 3512
оу
Onda
Rap
Robusta
Tiepolo
Véronèse
Tableau 4: durée d'incubation (jours) après la contamination par les races El, E2 et l'isolat
prélevé sur le clone “NL 2842”. La comparaison des clones inoculés par l'isolat "NL.
2842" par analyse de variance conclut à l'absence de differences significatives. * un seul
rameau contaminé.
Table 4: incubation duration (days) after inoculation with El and E2 races and the isolate
from clone "NL 2842". Comparison between clones inoculated with the isolate from
"NL 2842", through variance analysis, indicates the absence of significant differences. *
only one twig inoculated,
Source : MNHN, Paris
100 J. PINON et V. PEULON
CLONES ISOLATS
E2 ex "NL 28421
Altichiero®
L. Avanzo
Beaupré
Carpaccio E
Guariento t 10,26 * 0,58
NL 2842
NL 3095
NL 3512
оу
Onda
Rap 7,15 À
Robusta 7,88 * 0,39
Tiepolo
Véronèse
Tableau 5: durée de la latence infectieuse (jours) après la contamination par les races Et, E2
et l'isolat prélevé sur le clone "МІ, 2842". La comparaison des clones inoculés par
l'isolat "NL 2842" par analyse de variance conclut à l'existence de différences significa-
tives entre clones aux seuils de 5% et de 1%. Les clones suivis d'une lettre différente
sont distincts au seuil de 5%. * un seul rameau contaminé
Table 5: time to sporulation (days) after inoculation with El and E2 races and the isolate
from clone "NL 2842". Comparison between clones inoculated with the isolate from
“NL 2842", through variance analysis, indicates significant differences at 5% and 1%
levels. Clones followed by a different letter, differ significantly at level 5%. * only one
twig inoculated
avant leur pulvérisation sur les disques foliaires. Dans le second essai, le pouvoir
germinatif des 3 sporées est estimé aprés 24h sur gélose (13°C, obscurité) afin de
pondérer les résultats ultérieurs de l'infection. Le test est réalisé par pulvérisation
des suspensions de spores sur la face inférieure des disques foliaires en évitant la
coalescence des gouttelettes. Les disques foliaires sont mis à flotter indivi-
duellement sur de l'eau déminéralisée dans des boites de Petri. Les essais, com-
prenant environ 900 boites, n'ont pu être placés en chambre climatisée. Les boi-
tes sont installées sous tubes fluorescents sur les paillasses du laboratoire. Lors
Source : MNHN, Paris
TROISIEME RACE DE MELAMPSORA LARICI-POPULINA 101
CLONES ISOLATS
£2 ex "NL 34951
Altichiero wr 3,48 ef
Avanzo NT 3,61 ef (23,25 1
Beaupré м o
candicans в fg (21,17 *
Carpaccio м м
Guariento 22,45 * 2,36 (2,81 * 0,55) b [«3,05 * 4,03 (12,72 * 2,25) à
NL 2842 o o
NL 3495
м. 3512 o
Ogy 20,60 * 2,98 b o
Onda 46,81 * 6,34 43,51 2 5,60 (4,27 2 1,37) a de ( 0,59 0,23)
Rap 7,96 $ 1,52 © o
Robusta ї 29,56 5 3,01 b cd
Tiepolo м be (30,60 © 3,30)
Véronèse b
Tableau 6: infection par les races El, E2 et l'isolat prélevé sur le clone "NL 3495”.
Résultats exprimés en nombre de sores par disque foliaire de @ 30mm. Le premier
concerne l'ensemble des sores (par disque de 30mm de Ø), celui entre parenthèses porte
uniquement sur les sores sporulés. L’intervalle de confiance a été calculé pour un risque
de 5%. Les clones suivis d'une lettre différente (au sein d'un isolat donné) sont distincts
au seuil de 5%. NT = non testé.
Table 6: infection due to El and E2 races and the isolate from clone “NL 3495”. Results
are expressed in sores number per foliar disc (O 30mm). The first figure is relative to
all sores while figure in brackets indicates only sporulated sores. Confidence interval is
calculated at 5% level. Clones followed by a different letter (for a given isolate) differ
significantly at 5% level. NT = not tested.
du premier essai, la température a vari
pour le second (21 à 23°C).
entre 22 et 25°C; elle était inférieure
Chaque disque a fait l'objet d'une observation quotidienne afin de détecter
l'apparition des sores puis leur sporulation. On estime ainsi le temps séparant la
contamination de chacun de ces 2 évènements. Ces 2 périodes sont appelées res-
pectivement incubation et latence infectieuse. En fin d'expérience, tous les sores
Source : MNHN, Paris
102 J. PINON et V. PEULON
CLONES ISOLATS
E2 3495!
Altichiero
L. Avanzo
Beaupré
candicans
Carpaccio
Guariento
NL 2842
NL 3495
NL 3512
09y
Onda
Rap
Robusta
Tiepolo
Véronèse
Tableau 7: durée d'incubation (jours) aprés contamination par les races El, E2 et l'isolat
prélevé sur le clone “NL 3495”, Les seules différences significatives entre clones concer-
nent la race E2 (seuil 5%). NT — non testé
Table 7: incubation duration (days) after inoculation by El and E2 races and the isolate
from clone “NL 3495”. Significant differences between clones appear only for E2 race
(5% level). NT = not tested.
sont dénombrés et l'infection est exprimée en nombre de sores par disque de
30mm de diamètre. Parfois tous les sores ne sont pas parvenus à sporulation et
nous en avons tenu compte dans les tableaux décrivant l'infection. On a
également noté la présence de réactions hypersensibles chez certains couples in-
compatibles. Les résultats ont été traités sur le plan statistique par analyse de
variance, par test t (premier essai) et par test de Newman et Keuls (second essai).
Source : MNHN, Paris
TROISIEME RACE DE MELAMPSORA LARICI-POPULINA 103
RÉSULTATS
Infections observées en pépinière
En 1986, les clones italiens. ("Tiepolo^, "L. Avanzo”, “Carpaccio” et
^Altichiero^) étaient indemnes alors que des infections se manifestaient sur les 3
clones hollandais (série NL). Parmi ceux-ci, "NL. 3495" et "NL 2842" ne se dis-
tinguaient pas significativement (Tab. 1). En 1987, les notations ont été plus tar-
dives et chaque clone portait, avec des intensités variables, des traces de rouille
imputables en majorité à M. larici-populina (Tab. 2). L'analyse statistique indi-
que l'existence de différences significatives entre clones et, d'une manière
générale, l'infection était un peu plus forte chez les clones hollandais. Parmi
ceux-ci, "МІ, 3512" et “NL 2842° portaient aussi quelques traces de M.
allii-populina Kleb.
Pouvoir pathogene de l'isolat récolté sur le clone “NL 2842”
Quatorze clones ont été testés vis-á-vis des races El et E2 et de l'isolat prélevé
sur ^ 2842". Les résultats relatifs à l'infection sont récapitulés Tableau 3. Ils
confirment tout d'abord des résultats antérieurs: "Ogy" et "Rap" sont résistants à
El mais sensibles à E2, “Robusta” est sensible à ces 2 races et "Beaupré^
complétement résistant.
En second lieu, on constate que l'isolat issu de "NL 2842" est capable d'infec-
ter des clones résistants à El et à E2 mais laisse indemne "Ogy", “Rap” et
“Beaupre”. Les niveaux d'infection des clones sensibles à cet isolat présentent des
différences significatives et importantes, La durée d incubation associée à cet
isolat est sensiblement la même pour tous les clones (Tab. 4), alors que la latence
infectieuse distingue les clones entre eux (Tab. 5). Les valeurs relevées pour l'in-
fection (sores sporulés et non sporulés) et celles relatives à la latence infectieuse
après inoculation de l'isolat préleve sur "NL. 2842" sont. faiblement correlees (si-
gnificativement à la limite de 5%). Ceci reflète une grande diversité de compor-
tement des différents clones: aux latences infectieuses les plus longues correspon-
dent aussi bien des infections sévéres (“Carpaccio”) que modestes ("Onda"). Le
clone “NL 2842" ne figure pas parmi les plus touchés et, plus généralement, les 3
clones hollandais (NL) sont homogènes, présentant une infection modérée mais
une latence infectieuse assez courte. Les clones italiens offrent une plus grande
diversité de comportement pour ces deux caractères.
Pouvoir pathogène de Visolat récolté sur le clone “NL 3495”
Le comportement de certains clones à l'égard des races El et E2 ayant déjà
été établi à plusieurs reprises, ces clones n'ont eté soumis, au sein de ce deuxieme
essai, qu'à l'infection par l'isolat issu du clone “NL 34953. Toutefois "Ogy",
“Rap” et “Robusta” ont été contaminés par les 3 isolats afin de contróler la
pureté des sporées de El et E2. Un quinzième clone a été ajouté: il s’agit d'un
Source : MNHN, Paris
104 J. PINON et V. PEULON
CLONES ISOLATS
E2 ex 'NL 3095
Altichiero
L. Avanzo
Beaupré
P. candicans
Carpaccio
Guariento
NL 2842
NL 3495
AL 3512
обу
Onda
Rap
Robusta
Tiepolo
Véronèse
Tableau 8: durée de la latence infectieuse (jours) après contamination par les races El, E2
et l'isolat prélevé sur le clone “NL 3495”. Des clones se distinguent significativement en-
tre eux au sein de chaque isolat (seuil 5%). NT — non testé.
Table 8: time to sporulation (days) after inoculation with El and E2 races and the isolate
from clone "NL 3495”. Significant differences between clones appear for each isolate
(5% level). NT = not tested.
Populus candicans Ait. dont les boutures ont été prélevées sur un arbre d'or-
nement. L'intérêt porté à cette espèce réside dans les résultats antérieurs de Van
Vloten (1949) et de Latch & Wilkinson (1980) qui indiquent une réaction
différentielle par rapport aux isolats de M. /arici-populina.
Les notations ont été ici pondérées en tenant compte du pouvoir germinatif de
chacune des sporées (respectivement 78,3% pour El, 87,5% pour E2 et 96,5%
pour le troisième isolat). Du point de vue qualitatif, les résultats d'infection (Tab.
6) recoupent trés exactement ceux obtenus avec l'isolat prélevé sur “NL 2842".
L'absence de réaction hypersensible est probablement attribuable aux conditions
thermiques de l'essai. Au sein de chaque isolat, des différences significatives ap-
Source : MNHN, Paris
TROISIEME RACE DE MELAMPSORA LARICI-POPULINA 105
paraissent, en particulier dans le cas de l'isolat nouveau. Alors que les durées
d'incubation ne sont discriminantes entre clones que pour la race E2 (Tab. 7), les
durées de latence infectieuse (Tab. 8) attestent pour tous les clones des
différences quantitatives quel que soit l'isolat. Comme lors du premier essai, les
sélections hollandaises constituent un groupe homogène, immun à l'égard de El
et E2 et un peu infecté par le troisième isolat mais présentant de courtes latences
infectieuses. Peu de clones peuvent être infectés par les 3 races. Alors qu"Onda"
leur manifeste une égale sensibilité, “Robusta” semble beaucoup plus infecté par
Visolat issu de “NL 3495”.
DISCUSSION ET CONCLUSION
Sur le plan qualitatif, il apparait nettement que les isolats prélevés sur les
clones “NL 2842" et "NL. 3495" sont capables d'infecter les mémes clones et se
distinguent des races El et E2 précédemment décrites. Ces distinctions qualita-
tives sont beaucoup moins sujettes aux paramètres expérimentaux (physiologie
des plants, conditions climatiques, pouvoir germinatif) et on peut donc conclure
à l'existence d’une troisième race physiologique de M. larici-populina en Europe.
Finalement les clones que nous avons étudiés se classent en 4 categories:
résistant à l'égard des trois races: “Beaupré”
- sensibles uniquement a la race E2: “Ogy” et “Rap”
sensibles uniquement a la troisième race: "Altichiero", ^L. Avanzo”, P.
candicans, “Carpaccio”, “NL 2842", "NL 3495", L 3512", “Tiepolo” et
"Véronése".
- sensibles aux trois races: "Guariento", “Onda” et “Robusta”.
Par sensibles nous entendons capables d'étre infectes sans tenir compte du
degré d'infection.
Cette troisième race présente en Europe est-elle semblable à d'autres races
décrites par ailleurs? En excluant P. candicans (dont l'identité clonale n'est pas
certaine), 8 clones sont communs à nos essais et à ceux rapportés par Van
Kraayenoord (1984) en Nouvelle-Zélande. Cet auteur indique que ^Altichiero*,
"L. Avanzo”, "Carpaccio", “Tiepolo” et "Véronése^ sont immuns à l'égard des ra-
€es localement prédominantes mais sont tres sensibles à d'autres races décelées
sporadiquement entre 1973 et 1983. De méme, dans nos essais tous ces clones
ont résisté aux races El et E2 mais ont été infectés par la troisiéme. Van
Kraayenoord signale la résistance de “Beaupré” et la sensibilité de “Guariento”
et de “Robusta” a l’égard de toutes les races présentes en Nouvelle-Zélande. Il
apparait donc une complète an#ogie entre ces résultats et les nôtres, la troisième
race pouvant s'identifier à la race NZ-2 de Latch & Wilkinson (1980). Les indi-
cations néo-zélandaises relatives à NZ-1 sont toutefois trop succinctes pour envi-
sager une analogie avec El où E2. Il est possible que l'une des races décrites par
an Vloten (1949) soit comparable à notre troisième race et nous engageons des
vérifications dans ce sens.
Les isolats prélevés sur les clones “NL 2842" et “NL 3495” présentent exac-
tement la même virulence à l'égard des clones que nous avons contaminés. Sur
Source . MNHN, Paris
106 J. PINON et V. PEULON
le plan quantitatif, il demeure difficile de les distinguer formellement: le coeffi-
cient de corrélation de rang (Spearman) est significatif au seuil de 1% pour la la-
tence infectieuse induite par les 2 isolats, mais celui relatif à l'infection ne l'est
pas. Il est possible que l'absence de relation entre les 2 isolats pour le niveau
d'infection soit due:
- au manque d'informations sur le pouvoir germinatif, au cours du ler essai,
- à des différences entre les 2 isolats étudiés et dont l'exploration sera à entre-
prendre.
Une dernière comparaison porte sur les infections naturelles et artificielles par
la troisième race. En 1986 et 1987, les 3 clones hollandais ont été modérément
infectés en pépinière alors que les clones italiens étaient sains ou peu atteints. À
l'inverse, après contamination artificielle, les clones hollandais sont les moins
infectés. Toutefois leur latence infectieuse en laboratoire est plus courte que celle
des clones italiens et il se pourrait donc qu'ils supportent en nature un nombre
plus élevé de cycles ce qui compenserait leur moindre infection lors de chaque
cycle. Il est également envisageable que la sensibilité des clones ne présente pas
la même évolution au cours de la saison de végétation.
REMERCIEMENTS
Les auteurs remercient S. De Vries qui leur a fourni les boutures de la série NL, M. Le
Bouler pour le clone P. candicans et A. Schipfer pour son assistance technique.
BIBLIOGRAPHIE
ARBONNIER P., 1966 - L'analyse de l'information. Apercu théorique et application à la
loi multinomiale. Ann. Sci. Forest. 23: 949-1017.
LATCH B.J. and WILKINSON A.G., 1980 - New poplar clones help distinguish races of
Melampsora larici-populina Kleb. in New-Zealand. Austral. Pl. Pathol. 9: 112-113
PINON J. et BACHACOU J., 1984 - Existence de deux groupes d'isolats différant par leur
pouvoir pathogène chez Melampsora larici-populina. Compt. Rend. Séances Acad. Agric.
France 70: 114-122.
PINON J., VAN DAM B.C., GENETET I, and DE KAM M., 1987 - Two pathogenic ra-
ces of Melampsora larici-populina in north-western Europe. Eur. J. Forest Pathol. 17:
47-53
STEENACKERS V., 1982 - Nouvelle race physiologique de Melampsora larici-populina en
Belgique. FAO-CIP, 226 réunion du Groupe de travail des maladies, Casale-Monferrato,
6-10 sept. 1982: 6p. (Communication provisoire).
VAN KRAAYENOORD C.W.., 1984 - National report on activities related to poplar and
willow cultivation, period 1980-1983. XVII session on the IPC, Ottawa, oct. 1984: 61p.
VAN VLOTEN H., 1949 - Kruisingsproeven met rassen Van Melampsora larici-populina
Klebahn. Tijdschr. Plantenziekten 55: 196-209.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 107-116 107
COMPOSITION AND ORGANIZATION
OF THE PENICILLIUM
AND ITS TELEOMORPHS TAXOCENE
OF TWO GRAZING LAND SOILS IN URUGUAY
Lina BETTUCCI and Claudia RODRÍGUEZ
Departamento de Botánica, Facultad de Humanidades y Ciencias.
Tristán Narvaja 1674. Montevideo. Uruguay,
ABSTRACT - Penicillium and its teleomorphs Eupenicillium and Talaromyces were isolated
from the A, horizon of 2 grazing land soils at Canelones (Uruguay). The 16 species of
those genera form a natural association or taxocene. They represent 57.4% (43.4% at site
jh aand 68.4% at site B) of the 43 372 isolates obtained by the dilution plate analysis at pH
45 and 20°C. Four samplings, one at each season, were made during a year E
brefeldianum, the dominant species at site A, was present in all the samples as well as P.
simplicissimum (with much lower density). At site B, E. brefeldianum and £. shearii codomi-
Date or alternate their dominance according to the month of sampling and were found be-
tween 95% and 100% of the samples. At both sites the similarity between the taxocene of
cach month and the taxocene resulting from the summation of all samples is very high
(80% -90%). The organization of both taxocenes based on the arrangement of the abun.
dance and frequency of its components is not altered by the repeated sampling in different
seasons.
RESUME - Les Penicillium et leurs téléomorphes Eupenicillium et Talaromyces ont été
isolés et étudiés à partir de l'horizon A, de 2 prairies (Canelones, Uruguay). Les 16 espèces
isolées forment une association naturelle ou taxocéne. Elles représentent 57.4% (434%
Sans le site A et 68,4% dans le site B) des 43 372 isolements obtenus par l'analyse de
dilution du sol, sur le milieu de culture. On a effectué 4 échantillonnages saisonniers pen-
dant une année, E. brefeldianum, l'espèce dominante dans le site A, a été isolée dans tous
les échantillons prélevés, P. simplicissimum également mais avec une densité beaucoup plus
faible. Au site B, E. brefeldianum et E. shearii sont. dominantes, ou sont de dominance
alternée. selon le mois d'échantilonnage. Elles sont présentes dans 95-100% des
échantillons. Dans les 2 sites, la similarité entre les taxocénes mensuels et le taxocène
résultant de la somme des isolements de tous les échantillons est d'environ 80-90% … L'or.
Banisation des 2 taxocénes, basée sur la fréquence et l'abondance des espèces, est stable,
malgré l'augmentation du nombre d'échantillons au cours des différentes saisons
KEY WORDS : soil fungi, taxocene, Penicillium, Eupenicillium, Talaromyces.
Source - MNHN. Paris
108 L. BETTUCCI and C. RODRIGUEZ
INTRODUCTION
Penicillium species constitute an important part of fungal soils communities. It
is a commonly encountered genus represented by many species in forest soils,
while they exhibit an irregular distribution in other ecosystems (Christensen,
1981). Otherwise she also noted that its teleomorphs are unfrequent and have an
unpatterned distribution.
The 57.4% of isolates obtained from the A, horizon of 2 grazing land soils
(unpublished data) corresponds to Penicillium and its related teleomorphs spe-
cies. We consider that this part of the community may be treated as a taxocene
since the species are likely to be of about the same size, to have similar life histo-
ries and compete over the ecological time for a finite amount of similar resources
(Hulbert, 1971; Legendre & Legendre, 1979; Gochenaur, 1984; Wicklow, 1985).
In addition Hulbert (1971) points out that certain ecological parameters will
probably assume a more definite significance when calculated on a taxocene.
On the other hand it has been noted that there is no agreement as regards the
temporal variation in soil microfungi. Widden (1986) found no clear seasonal
trends in fungal communities, while Gochenaur (1978) observed a strong re-
sponse of fungal propagules density to seasonal changes.
The aim of this paper is : a) to compare the composition and organization of
the Penicillium and its teleomorphs taxocene of 2 proximate grazing land soils,
which differ in their physicochemical characteristics and usage and b) to establish
the seasonal effects in those taxocene’s parameters.
STUDY AREA
The study area is located in Canelones Department, north of Montevideo
(Uruguay) on Highway 11, 34740" latitude south and 55°45’ longitude west. The
selected Sites are situated on high slopes with 8% gradient, approximately. Both
sites are submitted to grazing, with greater intensity at the so called site A (a
slope with northern exposure) than at site B (with southern exposure).
The climate is temperate humid. Figure | shows the distribution of rainfall
and the monthly mean temperature during the year of sampling (September
1985-June 1986). The total rainfall during these months was 1105.8mm.
The soil of site A is an ochric distric argisol (Altamirano & al., 1976) with an
A, horizon 24cm thick, a silt loam texture and an organic matter content of
2.33%. It exhibits a very slow permeable clayish horizon which saturates period-
ically with water owing to which it undergoes intense fluctuations in the hidric re-
gime. The soil of site B is a luvic subeutric brunosol (Altamirano & al., 1976)
with an A, horizon of 21cm depth, a silt-loam texture and an organic matter
content of 5.02%. Their physicochemical characteristics are shown in Table 1.
Although these 2 soils belong to different large groups, they are related through
their texture family and their geological origin.
These soils have been cropped for over 100 years, and at the moment they
support a sub-spontaneous pasture vegetation. The vegetation at site A із prima-
rily made up of summer perennial gramincae (with dominance of Aristida muri-
Source : MNHN, Paris
PENICILLIUM AND ITS TELEOMORPHS TAXOCENE 109
na, Leptocoryphium lanatum and Bothriochloa laguroides) with some winter per-
ennials (dominant: Piptochaetium montevidense) and weeds (Richardia stellaris
and Evolvulus sericeus, as dominants). The vegetation at site B is similar to the
foregoing, with a greater abundance of Eryngium horridum and Baccharis spp.
(May & al., 1983).
MATERIALS AND METHODS
At both sites a transect was done along which 10 samples were taken at 8m
intervals. The decision of analyze 10 samples was based on the results of a pre-
liminary sampling done in July 1985. By means of the increment curve of species
it was manifest that although in each new sample there appeared species that
were not present in the preceding sample, the curve became asymptotic starting
from Sth sample. At each site the vegetation was removed over an approximate
surface of 400cm? with a scalpel sterilized in 96% alcohol. The samples of the
first Scm of the A, horizon were obtained by means of a sampling cylinder
washed with water and 96% alcohol following each extraction. Four plugs were
mixed in a plastic bag until a uniform sample was obtained (Christensen, 1981).
These were immediately carried to the laboratory and preserved at 5°C until
= Temperature
Ranta
ыл À
Figure 1 - Rainfall and temperature distribution during September 1985 - June 1986.
Figure 1 - Distribution de la précipitation et de la température pendant la période Septem-
bre 1985 - Juin 1986.
Source : MNHN, Paris
110 L. BETTUCCI and C. RODRIGUEZ
Depth (cm.) 0-24
Texture silt-loam |silt-1oam
Ж #0 5.7 5.6
KCIN 4.2 4,1
Z Organic matter” 2.33 5.02
Available carbon 1.35 2.91
ciN 12.3 13.2
са п.е. /1008. 3.5 4.9
Mg me. /1006. 1.6 1.8
K n.e. /100g.? о, 0.4
ма п.е. /1008.6 0.8 0.5
C.E.C. pH 7.0 9.0 13.3
% saturation of bases 70.0 57.1
Tvalkley A., 1947 (Walkley-Black Method). “zaem
Pucela w.R., 1965 (68-3,2.3 Method). “14, (68-3.2.4
Method). "Soil Conservation Service, 1972 (6@ 2а
Method). Ôra. (6P 28 Method). "Ia. (5A 1a Method).
Table 1 - Physicochemical properties of soils.
Tableau 1 - Propriétés physico-chimiques des sols.
their processing within 24h. Collection was done in September, December (1985)
and March, June (1986).
The dilution plate technique was carried out starting from 10g of dry soil in
90ml of sterile distilled water. One milliliter of 103 dilution, selected from the
preliminary analysis, was distributed over an agar-malt medium (12.5%). The
pH was adjusted at 4.5, streptomycin being added at final concentration of 30
ppm to restrain bacteria development. Ten replicates per sample were done. The
dishes were incubated in a stove at 20°C. As the colonies emerged they were
numbered successively. Colonies that presented the same macro-morphologic
features (texture, color, border, zonation, diameter) and the same reaction in the
culture media, were ascribed the same number (Gochenaur, 1978).
Source : MNHN, Paris
PENICILLIUM AND ITS TELEOMORPHS TAXOCENE 111
Penicillium species were identified according to the methodology proposed by
Raper & Thom (1949) and corroborated by Pitt (1979). — Eupenicillium and
Talaromyces species were also identified by Pitt's methodology. The density and
frequency of the species were calculated. The population resulting from each
month were compared using Sorensen's Index of Similarity modified according
10 15 = 2С/А + В, where A is the sum of the relative density plus the frequency
for species from one month’s sampling, B is the sum for species from the other
month and C is the sum of the smaller values for shared species (Gochenaur,
1984). Likewise compared were the populations of each sampling with the sum-
mation of the monthly isolates of each species.
The coverage of the species was calculated using Moore and Holdeman's In-
dex: | - (n^ of the taxa observed once total n? of isolates) x 100 (Gochenaur,
1984). Therefore it was possible to determine the proportion of species repres-
ented by one single isolate and hence the probability that a new isolate be an un-
recorded species.
RESULTS
From 80 soil samples collected during the study, there were obtained 24 889
isolates belonging to 16 species of the genus Penicillium and its teleomorphs
Eupenicillium and Talaromyces. They represent 57.4% of the total fungal isolates
(unpublished data).
Site A
The composition and organization of the taxocene was rendered evident
through the analysis of 8298 isolates (43.4% of the total isolates of this site)
which represented 15 taxa (Tab. 2). Eupenicillium brefeldianum was present in
all the samples. This species, of such high frequency (100%) and density
(07.55%), constitute the dominant member of the taxocene. Penicillium
simplicissimum was also present in all samples but with a much lower density
(14.4%). It was therefore considered as a minor species. Another set of minor
species (P. pulvillorumi) , P. pinophilum, T. flavus) occurred in approximately
50% of the samples and they together constitute 5.6% of the total isolates. The
remaining 10 species were isolated sporadically with densities below 1%, three of
them being solely represented by 1 isolate. The frequency of these rare species
did not exceed 25%, except P. janthinellum which somewhat exceeded this rate.
The similarity between the Penicillia populations of each month and the taxo-
cene resulting from the summation of the 4 samplings ranges from 77.25% in
December to 84.77% in September. In every case the Raunkier pattern (Go-
chenaur, 1978), the dominant species and the minor species with high frequency
are maintained. The populations of the 4 months are also highly similar between
them (Tab. 3).
(1) Pitt (1979) contends that P. pulvillorum is synonymous of Р. simplicissimum for they pre-
sent the same microscopic characteristics. However in this paper they are considered as dis-
tinct species. The presence of sclerotia in P. pulvillorum is regarded as an important charac-
teristic as it is enabled a reproductive strategy which is not possessed by P. simplicissimum.
Source : MNHN, Paris
зәцдлошоәәт пә 19 штууэтиз зчозохеі пр зә:
по иоцпиецәг,р „ш = 4] souanbauy 12 [001 X (suotuoost
noi
u
P [001 x (suo
sə əun,p з1цәшә
1eY99,P [101
Р.) = а
1 x (so¡dues jo ¿U [2101 / parejos! sea soroads e yoIyM
alos! a13 e aoadsa aun
лпеүәл әйзиәсп - 7 NPAQEL
-амозожт зуйлошоәә її ри шлу! 1 ur sor
ur so[dums jo ,u) = 4) Kouonboj pue [001 X (suom ost jo ош) = ам] Киѕиар әлцејәм - с 1981.
| uoems я rois
са того ot £070 ча того Ot o'o (zésug) smuisdsTuowis зәойшоту тед
mosmeg
so ler [og zévloé zeef ot trojos tre | [s'in ze | oe s6ro[og mito [or trto[ol ggz | 7 xtoss (19x71) SRATI Soom |
ва 9070 ot $E*o sds шпугтуотава |
se ere [og зіго|об se'e jos eers[og 9L't s soo oz ого хәләт Япвотогатех шоуртуоувзаї
our
oot iz'zt| oor 61-11{ оот гп'ят| сот гл'о | оот £976 | |oot еч'ят| о0т еб'єфоот 6L'ét| oot tg'ed oot, $976 ("mepno) FRS MAT |
$'z того от 100 tros EUSOMENT MEL pu |
Seg q0*9 |o6 21" |06 n6*L | o6 об'є $6 69°t | осот wo't|o9 Sz'z | ot 9o'o|os бо"т залат, IOTTA MFTO Ud
cet gro |o gr'ofoz оо | оз gn‘ofcr Lo*o | [s'in sg't | оз ¿rra fos Lee jog Set|oz ovo yoooSpay шттүчїөтүТ тттүггүәтшәа)
see <8'0 | оп 86:0 от soto|og oLta | |6" 66"0 [01 о єє"т ов 6g s8anoyg GRTTSUTQ3UST ERIT Ead]
st lero 09 90°T тизатег TPismezsusT шпугтроуза|
gr 200 | ото вого заугзвон(лащен) падеТЯ ВУСІВ
от 9ого |от лого ot єго Avan xa yup] znsuedxo impriporuod
s'h s'o | ос og'o шоці, атарлар EMFTIFO Fed |
с'а того ot 1070 ddog SUS5S8Uss WRTIITSTUSd|
46 tz'mz|oot 96"т4/о9 | 66"т | сот то'в |оот zL'et| |s*zz єб'о |o oLz ot neo | ззооб я ятодб PMR үз
oot sterg | oot trrozloor 89769 | сот оє'єЦоот zo'en| [oot 66° | сот éo-ziloot 60:19| oot ns'seloor 19768 (з8род "ну matraz ur
“трт шї [4 u| m Taj aa a]: aj «a
TNIOL ЕЙТ TER TT TS ш | ЙГ WR Daa ES
W HIIS Y SAIS
p E
Source : MNHN. Paris
PENICILLIUM AND ITS TELEOMORPHS TAXOCENE
SEDA
€ QQ ee
БЕР, DEC. MAR JUN тот.
SEP. 70.33 67.62 84.70 84.77
DEC. CHANCES T7 05
MAR. 10.01 82.91
JUN. 81.86
тот.
ВТЕ В
SEP. DEC. МАВ. JUN. тот.
SEP. Продан ето ати вона OS
DEC. 87.72 80.02 87.35
MAR. 69.04 89.01
JUN. 89.84
тот.
113
Table 3 - Index of similarity among the populations of September, December, March and
June and each one with the taxocene resulting from the summation of all soil samples.
Tableau 3 - Coefficient de similitude entre les populations de Septembre, Décembre, Mars
et Juin et entre chacun d'eux et le taxocéne résultant de la somme des isolements de tous
les échantillons de sol.
Source : MNHN. Paris
па L. BETTUCCI and C. RODRIGUEZ
In this soil only 3 species were represented by one single isolate, that is, the
coverage of the remaining species is 99.96%. This means that the probability that
a new species will be obtained in a subsequent isolate is 1 in 2000,
Site B
Herein the taxocene parameters were revealed through the analysis of 16 591
isolates (68.4% of all isolates) which represented 10 species (Tab. 2). E. shearii
and E. brefeldianum accounted for over 75% of the isolates and were found be-
tween 95% (E. shearii) and 100% brefeldianum) of the samples. They со-
dominate or alternate their dominance according to the sampling month. A set
of 4 minor species (P. simplicissimum, P. verruculosum, P. pulvillorum and T.
flavus) are present between 65% and 100% of the samples but with low densities
(between 1.87% and 12.21%) and together represent 23.3% of isolates. The re-
maining species (P. janthinellum, P. janczewskii, P. pinophilum and T.
trachyspermus) which do not exceed 1% density and 35% frequency, constitute
the rare species.
The similarity between the populations of cach month and the resulting from
the summation of all the samples is very high, nearly 90% (Tab. 3). This reflects
a high similarity in composition and organization between them. Nevertheless
the 2 species of greatest density only codominate in September since E.
brefeldianum is dominant in December and March and E. shaerii in June.
On the other hand at least 3 of the 4 minor species are present in all the
samplings. Of the rare species only | was isolated once; hence the probability
that a new species will be obtained in a subsequent isolate is 1 in 10000, while
the coverage of the remaining species is 99.99%.
The similarity indexes between the populations of the 4 months range from
69%, (March-June) to 87.7% (December-March).
DISCUSSION
As the data show, Eupenicillium is the characteristic genus of both taxocene
analyzed (43.9% of total fungal isolates). This dominance does not agree with
findings in other grassland soils in which the dilution plate method was likewise
used (Christensen, 1981). On the other hand Penicillium spp. accounted for
nearly 12% of all fungal isolates. This proportion is slightly lower than those re-
corded for several grassland soils of the United States (Clarke & Christensen,
1981). Talaromyces, an unfrequent genus in grassland soils (Domsch & al.,
1980), represents only the 1% of all isolates.
From the analysis of the taxocene of both sites some similarities and differ-
ences arise: 1) at site A the distribution of the species follows distinctly the
Raunkier pattern (Gochenaur, 1978); so it does at B but with fewer rare species.
Hence at site B, 5 times more isolates are needed than at A for a new species to
appear. 2) a high similarity index was observed between both taxocenes
(73.13%). Nevertheless the number of isolates at site B duplicates that of site A
3) E. brefeldianum is the dominant species at site A and codominates at site B
with E. shearii (rare at site A). Three of the 4 minor species are the same at both
Source - MNHN. Paris
PENICILLIUM AND ITS TELEOMORPHS TAXOCENE 115
Sites although they exhibit a higher frequency at site B than at site A. The re-
maining minor species at site A (P. pinophilum) is rare at B; conversely, P.
verruculosum, the remaining minor species at site B, is rare at A.
The organization of the taxocene based on the arrangement of the abundance
and frequency of its components is not altered by the repeated sampling in differ-
ent seasons. The high similarity indexes are due to the presence, in most samples,
of one same combination of a species of high density and frequency and one or
several minor species with high or low frequency. However it should be noted
that at site B E. brefeldianum and E. shearii exhibit seasonal fluctuations. The
abundance of the latter species decreases during the warmest months, and under
these conditions there is dominance of E. brefeldianum. lt is possible to assume
that this factor may reduce, directly or indirectly, the abundance of propagules of
E. shearii in the soil. At site A, E. brefeldianum does not exhibit the fluctuations
observed at site B, both under the same climate conditions.
The composition of the taxocene changes if the number of samplings in-
creases: the larger the number of samples analysed, the greater the number of
Fare species isolated, but the rare species do not characterize a taxocene. So,
from the ecological standpoint, a repeated sampling is not needed in view that
the main ecological parameters are not altered,
BIBLIOGRAPHY
ALTAMIRANO A., DA SILVA H., DURAN A., ECHEVARRIA A., PANARIO D. Y
PUENTES R., 1976 - Carta de reconocimiento de suelos del Uruguay. Tomo І.
Clasificación de suelos. Uruguay, Ministerio de Ganadería, Agricultura y Pesca, 96p.
CLARKE D.C. and CHRISTENSEN M., 1981 - The soil microfungal community of a
South Dakota grassland. Canad. J. Bot. 59: 1950-1960.
CHRISTENSEN M., 1981 - Species diversity and dominance in fungal communities, Іп
WICKLOW D.T. & CARROLL G.C, The fungal community, New York, Marcel
Dekker: 201-232.
DOMSCH K.H., GAMS W. and ANDERSON T., 1980 - Compendium of soil fungi. Lon-
don, Academic Press, 2 vol: vii + 895p., 405p.
GOCHENAUR S.E, 1978 - Fungi of a Long Island oak-birch forest. I, Community or-
ganization and seasonal occurrence of the opportunistic decomposers of the A horizon.
Mycologia 10: 975-994
GOCHENAUR S.E., 1984 - Fungi of a Long Island oak-birch forest, II. Population dì-
namics and hydrolase patterns for the soil Penicillia. Mycologia 76: 218-231.
HEALD W.R., 1965 - Calcium and Magnesium. In: Black C.A., Methods of soil analysis.
Wisconsin, American Society of Agronomy Inc. Publ.: 999-1009
HULBERT S., 1971 - The non-concept of species diversity: a critique and alternative pa-
rameters. Ecology 52: 577-586.
LEGENDRE L. et LEGENDRE P., 1979 - Ecologie numérique. Vol. 2. Paris, Québec,
Masson, Presses Université Québec, 197p.
MAY C., CALIMARIS F. y SGANGA J.C., 1983 - Relevamiento de la уєрегасі"п de pra-
dera. Uruguay, Ministerio de Ganaderia, Agricultura y Pesca, 2p.
PITT 11, 1979 ~ The genus Penicillium and its teleomorphic states Eupenicillium and Tala-
romyces. London, Academic Press, 634p.
Source : MNHN, Paris
116 L. BETTUCCI and C. RODRÍGUEZ
КАРЕВ K.B. and THOM C.H., 1949 - A manual of the Penicillium. New York, Hafner,
875p.
SOIL CONSERVATION SERVICE, 1972 - Soil survey laboratory methods and procedures
for collecting soil samples. Washington D.C., U.S. Department of Agriculture, 73p.
WALKLEY A., 1947 - Critical examination for determining organic carbon in soils. Soil
Sci. 63: 251-264.
WICKLOW D.T., 1985 - Ecological adaptation and classification in Aspergillus and
Penicillium. In: Samson R.A. & Pitt JL, Advances in Penicillium and Aspergillus
systematics. New York, Plenum Press: 255-266.
WIDDEN P., 1986 - Seasonality of forest soil microfungi in southern Québec. Canad. J.
Bot. 64: 1413-1423.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 117-124 117
RELACIONES ENTRE HIFOMICETOS ACUÁTICOS
Y VEGETACIÓN DE RIBERA EN EL RÍO VINALOPÓ
(ALICANTE, ESPAÑA):
A. ROLDÁN y M. HONRUBIA
Dpto. Botánica. Fac. Biología. Univ. Murcia.
30100 Murcia. España.
RESUMEN - Se ha realizado un estudio de la colonización de 9 sustratos diferentes en dos
puntos del rio Vinalopó (Alicante, España); proximos a la cabecera y desembocadura res-
pectivamente y con fisico-quimica de las aguas y vegetación de ribera bien diferenciadas. El
número de especies fúngicas que coloniza los sústratos en la cabecera es mucho mayor (18
especies) que en la desembocadura (6 especies). Trece especies parecen ser exclusivas de la
cabecera mientras que sólo una lo es de la desembocadura. Mediante el trasplante de ceb
os previamente colonizados, se ha comprobado que 6 especies que no forman parte de la
micoflora de la desembocadura pueden sobrevivir en ésta, е incluso, conservan su capacidad
esporulativa, La naturaleza del sustrato no es el factor determinante de las variaciones en la
Пога fúngica del rio Vinalopó. En este sentido, parecen tener una mayor incidencia los cam-
bios en la composición fisico-quimica del agua.
RÉSUMÉ - La colonisation par les hyphomycétes aquatiques de 9 substrats différents a été
étudiée en deux points du rio Vinalopó (Alicante, Espagne), à proximité de la source d'une
part et de l'embouchure d'autre part. Les qualités physico-chimiques de l'eau et de la
végétation riveraine y sont trés différentes. Le nombre d'espèces colonisatrices vers la sour-
ce est bien plus élevé (18 espèces) que vers l'embouchure (6 espèces). Treize paraissent ex-
clusives de la partie haute tandis que une seule l'est pour l'embouchure. En transplantant
des supports préalablement colonisés, il a été prouvé que 6 espèces étrangères à la flore de
l'embouchure peuvent y survivre et de plus conservent leur pouvoir de sporulation. La na-
ture du substrat n'est pas le facteur déterminant des variations de la mycoflore du rio
Vinalope. Il semble que l'influence principale résulte de la composition physico-chimique de
l'eau.
MOTS CI
: Hyphomycètes aquatiques, Espagne, rio Vinalopó
1 Trabajo presentado en el IV Congreso Español de Limnologia, Sevilla 5-8 mayo de 1987.
Trabajo subvencionado por el Instituto de Estudios ‘Juan Gil-Albert” de la Excma
Diputación Provincial de Alicante.
Source -MNHN Paris
118 A. ROLDAN y M. HONRUBIA
INTRODUCCION
iste un desconocimiento general sobre los factores ambientales que influyen
en la distribución de los hifomicetos acuáticos. Se ha observado que muchas
especies de estos hongos aparecen indistintamente en cursos de aguas bås icas o
ácidas; otras, en cambio, son especificas de cada tipo. En laboratorio, sin
embargo, no se ha encontrado ninguna relación convincente entre los cambios
de pH y los óptimos de crecimiento de estos hongos (Rosset & Barlocher, 1985).
Otra hipótesis considera la distribución como una consecuencia directa de
cambios biológicos ambientales. Es de esperar que la mayor candidad de
especies se presente en los lugares donde la permanencia de materia vegetal sea
prolongada. Esto puede ser debido a un descenso en la actividad predadora de
invertebrados; a una disminución del trasporte de materia vegetal curso abajo o,
más indirectamente, a una disminución en el peso de partículas finas en
suspensión que, cuando sedimentan sobre el sustrato, disminuyen el suministro
de oxigeno necesario para la colonización de la materia vegetal (Barlocher,
1982). Estos 3 factores son bastante evidentes en arroyos ácidos, y
probablemente explican la gran diversidad de especies que presentan. Sin
embargo, la magnitud de éste u otros mecanismos es, hasta ahora, desconocida.
En otras ocasiones, se ha intentado explicar las variaciones en la diversidad y
pautas de distribucion de hifomicetos acuáticos como consecuencia indirecta de
la latitud (Webster & Descals, 1981). Incluso se han clasificado estos hongos
atendiendo a dicha premisa (Nilsson, 1964).
En el presente trabajo se planteó la posibilidad de que el sustrato aportado
por la vegetación de ribera influyera decisivamente en la naturaleza del
componente fúngico descomponedor. Para comprobar esta hipótesis se escogió
el rio Vinalopó donde, en estudios previos, se comprobó una marcada variación
en la distribución longitudinal de microhongos saprófitos. La cabecera del rio,
con saucedas bien conservadas, presenta una diversidad en su flora fúngica
mucho mayor que las zonas de curso bajo, con unas riberas muy degradadas
donde predominan especies halófilas y carrizales.
El rio Vinalopó transcurre en todo su recorrido por la provincia de Alicante.
Atraviesa una de las zonas con mayor presión demográfica de la Península.
Este hecho, unido a la gran incidencia de los vertidos producidos por la
industria de manufacturas, provoca una progresiva degradación del rio; hasta tal
punto que, en varios tramos, las posibilidades de actividad biológica son
prácticamente nulas.
MATERIAL Y MÉTODOS
Se han escogido dos puntos ubicados en las proximidades de Bañeres y
Elche, localidades cercanas, respectivamente, al nacimiento y desembocadura del
río: localidad 1. Rio Vinalopó en Bañneres. YH 8604. 820msm, localidad 2. Rio
Vinalopó en Elche. YH 4000. 100msm. El estudio se llevó a cabo en los meses
de noviembre y diciembre. En este espacio de tiempo, se tomaron muestras de
agua para la caracterización fisico-química de las estaciones. El resultado de este
análisis está recogido en la tabla 1.
Source : MNHN, Paris
HIFOMICETOS ACUÁTICOS EN EL RÍO VINALOPÓ 119
T pH 0, Conduc, Alcal. Sol.sus, Fosfatos Nitritos Nitratos Cloruros
c m/1 us meg/1 4/1 ug-at./l ug-at./l ug-at./l meq/1
Вайегез| МОУ: 1422 7.6 5 20 50 0.007 0.41 0 92.3 0.0141
Dic. M 8.06 4.9 270 4.9 0.004 0.27 0 14.2 0.0084
Elche Nov. 13.5 8.7 10 9000 5.72 0.06 5.41 0 708.5 0.1579
Dic. 12 8.17 5.9 9000 6.17 0.0056 108.37 0.01 1386.9 0.141
Tabla 1 - Resultados del análisis fisico-químico del río Vinalopó en Bañeres y Elche en los
meses de noviembre y diciembre.
Tableau 1 - Résultats de l'analyse physico-chimique du Vinalopé à Bañeres et Elche aux
mois de novembre et décembre.
El estudio del componente fúngico asociado a los distintos sustratos se llevó a
cabo mediante la implantación de cebos artificiales. Estos cebos se prepararon
con hojas recolectadas en las partes vivas de 9 plantas diferentes, escogidas entre
las más caracteristicas de la vegetación de ribera. Cinco de los cebos
corresponden a plantas procedentes de la localidad 1 (Populus nigra, Rubus
ulmifolius, Salix atrocinerea, Schoenus nigricans y Ulmus minor); los 4 restantes
de la localidad 2 (Phragmites communis, Populus euphratica, Salicornia sp. y
Tamarix gallica). Los diversos grupos de hojas se dispusieron en bolsas de
malla independientes. Se escogió una luz de 3mm, de tal modo que permitiera el
paso de invertebrados, y asi minimizar el grado de interferencia en los procesos
naturales de colonización.
Dos paquetes constituidos por las bolsas de cada uno de los nueve cebos se
fijaron al lecho del rio en zonas de máxima corriente en ambas localidades. Las
fechas de colocación y recogida vienen indicadas, para cada caso, en la
descripción de las diversas experiencias realizadas.
Para la identificación de las especies fúngicas se utilizó el cultivo en aireación.
Una descripción detallada del proceso se recoge en Roldan & al. (1987a). En el
caso de especies conflictivas se procedió a su estudio en cultivo puro, siguiendo
las técnicas descritas por Descals £ al. (1977) y Descals (1987).
Descripción de las diferentes experiencias
EXPERIMENTOS 1 y 2 - Se colocan sendos paquetes de cebos en las
localidades 1 y 2. Fecha de colocación: 3,11:86. Fecha de recogida: 17/11/86.
Con esta experiencia se pretende comprobar en que grado la diversidad del
componente fúngico se ve afectada por el caracter autóctono o alóctono del
sustrato.
EXPERIMENTO 3 - Una vez comprobado que los cebos dispuestos en la
localidad | presentan un mayor número de especie füngicas, se procede a una
segunda colocación de estos mismos cebos en la localidad 2. El objeto es
cuantificar el grado de supervivencia de aquellas especies que, no encontradas en
Source : MNHN. Paris
120 A. ROLDAN y M. HONRUBIA
Sustratos en localidad 1
Salix mpulus, Schoenus Ulmus
Ocinerea y Vimifolius y nigra nigricans minor
ot ES viscum а з жүз [+з
a TT I RE Es
2 Alatospora acuminate FF, x ОГЫ» [zc [SE
3. MeMscus Tugdunensis YU. la ЖУТ;
4 Fusertus culmorum халатах ae
5 Tricledtun angutatue le T= = 7
6 — Fusarfum aquaeductuum Te TE к? = тү
7 amgutltospors Yongtssina “т, рр ГТ
8 Clavarfopsts aquatica a e US
g Cylindrocarpon sp- Ev х ант
ip Tetracladium setigerum x х TF
ll Tetracladium apiense x x x
12 Tricellula aquatíca um ]
13 Lemonniera aquetica т 7 8 7 |
14 Lunulospora curvula х х
15 Articulospora antipodes
1p Dendrospora polymorphe х
17 Laterframulosa unfinflata ж im
18 — Tetracladium furcatum x
19 Triscelophorus monosporus
mmm 45 de, EU
Tabla 2 - Especies füngicas identificadas en cada uma de las experiencias. (1) capaces de
esporular en localidad 2, (2) incapaces de esporular en localidad 2
la localidad 2, se introducian ahora con los cebos de la localidad 1. Fecha de
colocación: 22/12/86. Fecha de recogida: 30/12/86.
EXPERIMENTO 4 - Paralelamente al desarrollo del experimento anterior,
se dispuso en la localidad 2 un nuevo paquete con cebos virgenes. En este caso
se intercalaron pequeñas bolsas de malla con restos colonizados por las especies
aparecidas en la localidad 1. Se pretende comprobar qué especies típicas de la
localidad 1 pueden continuar su desarrollo en la 2 de modo activo. Es decir,
cuáles son capaces de colonizar los cebos virgenes.
Source : MNHN, Paris
HIFOMICETOS ACUÁTICOS EN EL RÍO VINALOPÓ 121
Sustratos en localidad 2
Tamarix Populus Salicornia sp. Phragmites
géllica euphratica comnis freq. Rango тер
ез А З ERRE 34
O C RCM um ере i ше
КЫ b x LE za 14 2 7
es [Pa arar : m зазна оленів з
яд фе ME чої nu 4 7
* к: х XU Я 10 5 5
в vo 6 т Jon tocstidu 1
a es EA |
t fi x 4 "5 P. 8 8 6
7 x т x mune 4 m
& 1
A 3 13 1 E
A |
x x x x Е E d i
5 Е m cle
$ ч 2 м o З (2)
1 16 9
1 7 7
1 зо о
A 1 19 0
E вата
Tableau 2 - Espèces fongiques identifiées au cours des expérimentations. (1) capables de
sporuler dans la localité 2, (2) incapables de sporuler dans la localité 2.
RESULTADOS Y DISCUSION
En la tabla 2 se resumen los resultados obtenidos. En vertical se enumeran
las especies füngicas identificadas. En horizontal aparecen los sustratos
utilizados. Para cada sustrato se indica los hongos detectados en cada una de las
experiencias detalladas en el apartado anterior.
Con las experiencias 1 y 2 se identificaron 18 táxones fúngicos en Bañeres
(táxones l a 5 у 7 a 19) y 6 en Elche (táxones 1 a 6). Como especies más
frecuentes resultan: Anguillospora longissima, Clavariopsis aquatica, Cylindro-
carpon sp., Lemonniera aquatica, Lunulospora curvula, Tetracladium apiense y
Tetracladium setigerum (todas especificas de la localidad 1); ademas de las 5
especies comunes a ambas localidades: Alatospora cuminata, Heliscus
lugdunensis, Tetracladium marchalianum y Tricladium angulatum, Fusarium
aquaeductum se revela como el más abundante en la localidad 2.
Source : MNHN, Paris
122 A. ROLDAN y M. HONRUBIA
No se ha cuantificado la incidencia relativa de cada especie fúngica en el
proceso de colonización de cada sustrato; pero a modo de generalización, puede
decirse que, mientras en Bañeres no se puede mencionar ningún hongo como
dominante, en Elche el predominio es claro para los representes del género
Fusarium y, en menor medida, Tetracladium marchalianum.
El resto de especies no mencionadas aparece sólo en Bañeres. Aunque no
tienen una gran incidencia desde el punto de vista cuantitativo, si tienen una
gran importancia cualitativa, ya que son especies consideradas generalmente
como típicas de la micoflora de aguas puras. Cabe destacar la presencia de
Lateriramulosa unünflata, descrita en medio terrestre (Matsushima, 1971) pero
habitual en muestras de espuma. Dendrospora polymorpha es una especie
recientemente descrita a partir de conidios en espumas del Río Mundo
(Albacete) (Roldan & al., 1987b). En este trabajo se cita por primera vez sobre
sustrato natural (hojas sumergidas de Salix atrocinerea).
Los cebos constituidos por hojas de plantas arboreas tienen una mayor
variedad de hongos saprófitos. Salix atrocinerea, con 16 especies fúngicas, se
erige como el que mayor diversidad soporta; hecho este que coincide con los
resultados de trabajos anteriores (Roldan & al., 1987a). Por el contrario, los
sustratos herbáceos muy lignificados suelen tener una pobre composición de su
flora fúngica. En este sentido cabe mencionar a Schoenus nigricans y Phragmites
communis, con 8 y 9 especies, respectivamente.
El carácter autóctono del sustrato no parece tener ninguna incidencia en el
aumento de la diversidad de la fora fúngica saprófita. Tomando como
referencia la localidad 1 (la más rica en especies), se comprueba que sustratos
alóctonos como Populus euphratica y Tamarix gallica soportan un número de
especies similar, y a veces superior, al de los autóctonos,
La tasa de supervivencia de las especies introducidas en la localidad 2 es
considerablemente baja. Con excepción hecha de las 6 especies propias de la
micoflora del rio Vinalopó en Elche, sólo Aguillospora longissima, Clavariopsis
aquatica, Cylindrocarpon sp. Tetracladium apiense y Tricellula aquatica de-
muestran su viabilidad en las nuevas condiciones; aunque posiblemente no
permanezcan activos ya que, de las 5 especies mencionadas, sólo Anguillospora
longissima fue capaz de producir nueva colonización.
Por el contrario, Tetracladium setigerum, que no había sido detectada en los
experimentos de supervivencia, se comprobó que podía producir una nueva
colonización.
LISTADO DE ESPECIES
Tetracladium marchalianum de Wildeman
Alatospora acuminata Ingold
Heliscus lugdunensis Sacc. & Thérry
Fusarium culmorum (W.G. Smith) Sacc.
Tricladium angulatum Ingold
Fusarium aquaeductuum (Radl. & Rab.) Sacc.
Anguillospora longissima (Sacc. & Sydow) Ingold
Clavariopsis aquatica de Wildeman
Cylindrocarpon sp.
Tetracladium setigerum (Grove) Ingold
Source : MNHN. Paris
HIFOMICETOS ACUÁTICOS EN EL RÍO VINALOPÓ. 123
Tetracladium apiense Sinclair & Bicker
Tricellula aquatica Webster
Lemonnifera aquatica de Wildeman
Lunulospora curvula Ingold
Articulospora antipodes sp. inéd. Roldán de Aimer
Dendrospora polymorpha Roldán & Descals
Lateriramulosa uniinflata Matsushima
Tetracladium furcatum Descals
Triscelophorus monosporus Ingold
Salix atrocinerea Brot
Rubus ulmifolius Schott
Populus nigra L.
Schoenus nigricans L.
Ulmus minor Miller
Tamarix gallica L.
Populus euphratica Olivier
Salicornia sp.
Phragmites communis Trin.
CONCLUSIONES
Con las experiencias | y 2 se ha puesto de manifiesto que la riqueza en
especies de la flora füngica es mucho mayor en el nacimiento del río Vinalopó
que en su tramo bajo. EI tipo de sustrato no es un factor determinante, ya que
no se aprecian variaciones significativas entre sustratos aul'ctonos y alóctonos.
La mayoría de las especies exclusivas del tramo de cabecera son incapaces de
sobrevivir cuando son trasladadas al tramo bajo. Sin embargo, algunos de estos
hongos tienen una elevada tasa de supervivencia y son capaces, incluso, de
producir una nueva colonización. Cabe preguntarse, pues, cual es el factor que
impide su presencia natural en el río Vinalopó en Elche. El tipo de sustrato ha
quedado de manifiesto que no es un factor excluyente. Tampoco las
caracteristicas fisico-quimicas del agua parecen tener una incidencia negativa
para estas especies, en particular para aquellas que son capaces de producir
nueva colonización. Los parámetros fisico-quimicos si pueden afectar la
viabilidad de aquellos hongos que, comprobada su tasa de supervivencia, no son
capaces de producir nueva colonización. Posiblemente, estos hongos
permanezcan en estado criptico (con estructuras de resistencia tipo esclerocio) o
Simplemente vegetativo, con la capacidad de esporulación mermada o anulada.
No parece, en cambio, que exista ningún inconveniente para que
Tetracladium setigerum o Tricellula aquatica formen parte de la micoflora del
rio en Elche. Posiblemente su ausencia estriba en la escasa capacidad de
competencia con los hongos autóctonos en las mismas condiciones. No hay que
olvidar que, en la experiencia 4, las condiciones eran netamente favorables para
las especies fúngicas alóciona ya que se dispuso material previamente
colonizado entre los cebos virgenes, con lo que se influyó en gran medida en el
Proceso natural de colonización. En otro sentido, es posible que el factor
impedimento resida, no ya en el agua sino en las riberas. No se conoce el
teleomorfo de ninguna de las dos especies mencionadas. Quizá la falta de
condiciones adecuadas para el desarrollo del teleomorfo impida la presencia
natural del anamorfo.
Source - MNHN. Paris
124 A. ROLDAN y M. HONRUBIA
A modo de conclusión se puede afirmar que la distribución longitudinal de
los hongos descomponedores en el Rio Vinalopó no es consecuencia directa de
la naturaleza del sustrato. Se observa un proceso selectivo en el que
posiblemente intervengan diversos factores, aunque la incidencia más clara
parece residir en los caracteres fisico-quimicos del agua, principalmente
Conductividad, Fosfatos, Nitratos o Cloruros. Actualmente se está procediendo
al estudio de la variación estacional y temporal de los hifomicetos acuáticos en
relación con los cambios fisico-quimicos del medio, cuyos datos se encuentran
actualmente en período de elaboración.
AGRADECIMIENTOS
Nuestro mayor reconocimiento al Instituto de Estudios "Juan Gil-Albet” de Excma.
Diputación Provincial de Alicante por el soporte económico que permitió el desarrollo de
este trabajo. Al Dr. E. Descals (Mallorca) por la revisión critica de este manuscrito. A
Gisela Diaz y Pilar Torres por su ayuda con los análisis fisico-quimicos.
BIBLIOGRAFÍA
BARLOCHER F., 1982 - On the ecology of Ingoldian fungi. Bioscience 32: 581-586.
DESCALS E., WEBSTER J. and DYKO B.J., 1977 ~ Taxonomic studies on aquatic
hyphomycetes. I. Lemonniera De Wildeman. Trans. Brit. Mycol. Soc. 69: 89-109.
DESCALS E., 1987 - Muestreo preliminar de los hongos ingoldianos de Cataluña. Revista
Ibér, Micol. 4: 11-32.
MATSUSHIMA T., 1971 - Microfungi of the Solomon Islands and Papua, New Guinea.
Kobe, Shionogi Research Lab., Shionogi & Co. Ltd., 78p.
NILSSON S., 1964 - Freshwater hyphomycetes: taxonomy, morphology and ecology.
Symb. Bot. Upsal. 18: 1-130.
ROLDAN A., DESCALS E. y HONRUBIA M., 19872 - Notas sobre hifomicetos
acuáticos saprófitos en restos vegetales. Cryptogamie, Mycol. 8: 61-66.
ROLDAN A., DESCALS E. and HONRUBIA M., 1987b - Dendrospora polymorpha sp.
nov. A new hyphomycete from Spanish streams. Mycotaxon 29: 21-27.
ROSSET J. and BÁRLOCHER F., 1985 - Aquatic hyphomycetes: influence of pH, СА?"
and HCOy on growth in vitro. Trans. Brit. Mycol. Soc. 84: 137-145.
WEBSTER J. and DESCALS E., 1981 - Morphology, distribution and ecology of conidial
fungi in freshwater habitats. Jn: Cole G.T. & Kendrick B., The Biology of Conidial
Fungi. New York, Academic Press: 295-355.
Source - MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 125-133 125
DISTRIBUTION OF TWO HALOPHILIC FUNGI
IN THE EGYPTIAN SOILS
AND GLYCEROL ACCUMULATION
S.LI. ABDE M.A. ZIDAN, M.M.K. BAGY and M.A. ABDEL-SATER
Botany Department, Faculty of Sciences,
Assiut University, Assiut, Egypt.
ABSTRACT - Using the dilution plate method and on 5-25% NaClCzapek's agar,
Aspergillus halophilicus and Scopulariopsis halophilica were encountered, but with variable
numbers and frequencies from 25 samples of each of cultivated, desert and saline soils.
High concentrations of NaCl (15, 20%) are convenient for isolation of these 2 species. Re-
sults reveal that there is no correlation between the distribution of these 2 halophilic species
and soil textures or plant types. However, the former species was common in desert and
cultivated soils, the latter prevalent in saline soils. Intra- and extracellular glycerol were
markedly accumulated by Aspergillus halophilicus and Scopulariopsis halophica in response
to increased salinity. Maximum accumulation was reached within the first few hours after
salinization and desalinization respectively.
RÉSUMÉ - Aspergillus halophilicus et Scopulariopsis halophilica ont été isolés sur milieu
Czapek-NaCl (5-25%) à partir de sols cultivés, désertiques et salins. De fortes concen-
trations de NaCI (15, 20%) sont favorables à l'isolement de ces 2 espèces. Les résultats
montrent qu'ils n'existe pas de corrélation entre la distribution de ces 2 espèces halophiles
et les types de sols (et de plantes). Cependant, la première espèce est fréquente dans les sols
désertiques et cultivés, tandis que la seconde est prépondérante dans les sols salins. Du
glycérol intra- et extracellulaire est accumulé par ces 2 espèces en réponse à l'augmentation
dela salinité, L'accumulation maximale est atteinte dés les premieres heures de salinisation
où de désalinisation du milieu,
KEY WORDS : soil fungi, halophilic fungi, Aspergillus halophilicus, Scopulariopsis
halophilica, glycerol accumulation.
INTRODUCTION
Our knowledge about halophilic (or halotolerant) fungi is on the whole very
limited (Bayliss Elliot, 1930; Saito, 1952; Pugh, 1962; Tresner & Hayes, 1971;
Abdel-Hafez, 1981). Regarding the occurrence of Aspergillus halophilicus ( Euro-
lium. halophilicum) and Scopulariopsis halophilica, it is not clear at present
Whether these 2 species are of relatively rare occurrence and limited distribution,
Source : MNHN, Paris
126 5.1.1. ABDEL-HAFEZ et al.
or common in particular marine habitats. Under salt stress, the intracellular salt
level is not sufficient to balance the osmolarity of the medium (Norkrans $ Ky-
lin, 1969) which is compensated by the accumulation of glycerol (Alder & al.,
1982; Gadd & al, 1984). Thus, the present work was designed to study numbers,
distribution and frequency of occurrences of previous species in Egyptian habi-
tats. The accumulation of glycerol in these 2 species was also studied.
MATERIALS AND METHODS
Twenty five soil samples of each, cultivated (n° 1-25), desert (n° 26-50) and
saline soils (n° 51-75) were collected under some of the dominant or cultivated
plants from different places of Egypt including Nile valley, Delta area and Suez
canal shore, according to the method described by Johnson & al. (1959).
The soil samples were analysed chemically for the estimation of total soluble
salts, carbonates, bicarbonates, some elements (Ca**, Mg**, K* and Na”)
and organic matter. A pH-meter (WGPYE model 220) was used for the determi-
nation of soil pH. Soil type was determined by the hydrometer method as de-
scribed by Piper (1955).
Two halophilic fungi, namely Aspergillus (Eurotium) halophilicus Christen-
sen, Papavizas & Benjamin and Scopulariopsis halophilica Tubaki, of the soil
sample were studied using the dilution-plate method as described by Johnson &
al. (1959). Twenty-five plates were used for each soil sample, 5 plates for each
concentration of sodium chloride in agar medium. Modified glucose-Czapek’s
agar (NaNO) , 3g; K¿HPO,, lg; MgSO,. 7 0, 0.5g; KCI, 0.5g; FeSO,.7 H,0,
0.01g; yeast extract, 0.52; glucose, 10g; agar, 15g; per | liter) supplemented with
5, 10, 15, 20 and 25%» NaCl was used as isolation medium. To these media rose
bengal (1.15000) was added as a bacteriostatic agent (Smith & Dawson, 1944).
Plates were incubated at 28°C for 6-8 weeks and the developing fungi were
counted, identified and their numbers calculated per g dry soil.
Accumulation of glycerol: S0ml portions of liquid 1% glucose-Czapek’s medi-
um supplemented with 4, 8, 16, 20 and 24% NaCl were dispensed into each of
the 250ml Erlenmeyer flaks. One ml aliquots of spore suspension of either
Aspergillus halophilicus and Scopulariopsis halophilica were used as inocula and
the flasks (in duplicates) were then incubated at 28°C for 20 days. Growth was
measured as dry weight of mycelium. Also, fungal cells were hypertonically or
hypotonically stressed by resuspending harvested cells in 20ml medium contain-
ing 24 or 4% NaCl, respectively. At the end of incubation (0 to 10h) the cells
were harvested by filtration, The reaction was stopped by the addition of trichlo-
roacetic acid. Glycerol in the cells and the external medium was assayed by the
method of Lambert & Neish (1950).
RESULTS AND DISCUSSION
Water content of soils sample varied from a low value (2.4-9.9%), a moderate
value (10-15.2%) and a high value (15.3-21.9%). The highest value recorded
(21.9%) occurred in cultivated soil n” 23 collected from Shibin El-Kom under
Source : MNHN, Paris
HALOPHILIC FUNGI 127
halophtLica
Aspergillus halophi Seopulariopat:
Sample n*) cultivated Desert Saline Cultivated Desert Saline
Кез. а а Zok Кщн | Дайыны їз ДЕ dert mE 25%
26 51
27 52
28 53
29 54
30 55
31 56
32 57
33 58
PES
35 60
11 36 61
1237 62
13 38 63
14 39 64
15 40 65
16 41 66
17 42 67
18 43 68
19 44 69
20 45 70
21 46 71
(22 47 72
23 48 73
124 49 74
|25 50 75
.0
0
0
3
7
0
0
D 2
0
0
0
0
0
0
0 00
JSt | 223.3 131.7 219.8 10.0 53.3
318.3 13.3
Tec |1240.0 673.3 2303.0 533,8 786.7 66.7 | 333 15.0 63.3 257 316.8 306.3 14.3
TC 1326.7 688.3 2460.0 560.0 1112.6 385.0 |1326.7 688.3 2460.0 560.0 1112.6 385.0 30.
7 п 7 ТИШЕТ 7 2 4 2 3 5 n E
OR м м н м и R L R L L нж о
Table 1 - Counts (calculated per g dry soil), numbers of cases of isolation (out of 25) and
occurrence remarks of 2 halophilic species recoyered from 25 samples of each of culti-
vated, desert and saline soils on 15, 20 and 25% NaCl-Czapek's agar at 28 + 2°C
(TSC: total species count; TGC: total genus count; TC: total count of fungi; OR: occur-
Fence remark, H: high occurrence, 13-25 cases (out of 25 samples), M: moderate occur-
tence, 6-12 cases, L: low occurrence, 3-5 cases, R: rare occurrence, 1 or 2 cases),
Tableau 1 - Isolements de 2 espèces halophiles à partir de sols cultivés, désertiques et salins
(25 échantillons de chaque) sur milieu Czapek-NaCl (15, 20 et 25%) a 28 + 2°C,
Vicia faba. The soil samples were generally poor in organic matter content
(0.02-1.98% of dry soil) and this agrees with the results previously obtained for
different types of Egyptian soils (Abdel-Fattah & al., 1977; Batanouny & Abo-
Sitta, 1977; Moubascher & Abdel-Hafez, 1978).
Concerning total soluble salts content, cultivated (0.13-1.69% of dry soil) and
desert (0.03-1.6%) soils were relatively poor; in saline soils total soluble salts var-
icd widely from a moderate value (6.62-9.21%, 7 samples), to a high
(11.42-14.65%, 10 samples) or a very high value (15.86-18.63%. 8 samples).
Moubasher & Moustafa (1970), Moubasher € Abdel Hafez (1978), Abdel-Mafez
& al. (1978) and Abol-Nasr (1981) found that the salinity of Egyptian soils
ranged widely from 0.06-38,75%. Amount of recorded carbonates, bicarbonates
Source : MNHN, Paris
128 S.LI. ABDEL-HAFEZ et al.
and chlorides fluctuated markedly from 1.65-5.94, 0.18-1.93 and 0.07-4.14%, re-
spectively. The amount of elements also varied widely with Ca* * ranging from
0.03-3.7, Mg* *: 0.02-1.23, K *: 0.02-0.88 and Na*: 0.12-39mg/g dry soil.
The pH values of cultivated and saline soils were all in the alkaline side
(1.2-8.9), but in the desert soils they were around neutrality (6.9-7.4). Similar ob-
servations were obtained by Batanouny & Abo-Sita (1977) and Moubasher &
Abdel-Hafez (1978). Finally, the soil type of samples were as follows; cultivated
soils: 18 clay, 5 clay-loam and 2 sandy-clay; desert soils: 9 sandy, 7 sandy-clay, 4
sandy-loam and 5 sandy-clay-loam; and salt marshes soil: 6 sandy, 12 sandy-clay
and 7 sandy-clay-loam.
Aspergillus halophilicus ( Eurotium halophilicum) is characterized by its unu-
sually osmophilic or halophilic nature, growing optimally on substrates contain-
ing high concentrations of sugar (sucrose) or salt (NaCl). On 15 and 20% sodi-
um choride-Czapek’s agar the mean total count of this species widely varied
between 3.3-50, 3.3-26.6, and 3.3-16.7 colonies /g dry soil in cultivated, desert and
saline soils, respectively (Tab. 1). The highest counts in cultivated, desert and sa-
line soils and on the 2 salt concentrations were shown by samples n° 9 (clay), 29
(sandy-clay) and 65 (sandy) collected under Triticum durum, Zygophilum
coccinum and Liminiastrum monopetalum, respectively. These samples contained
0.62, 0.17 and 0.26% organic matter and 0.27, 0.66 and 18.05% total soluble
salts, respectively. This means that the distribution and numbers of А.
halophilicus in soils tested are influenced by their contents of organic matter and
total soluble salts but soil textures and types of vegetation or cultivated plants are
not affecting. On 15 and 20% NaCl-Czapek’s agar, A. halophilicus was encount-
ered on 44 and 28% of cultivated soils respectively, on 68 and 44% of saline
soils and 28 and 8% of desert soils. On these salt concentrations, it comprised 18
and 19.6%, 9.5 and 20.6%, 6.8 and 7.5% of total Aspergillus observed for the
soil types respectively; these percentages represents 16.8 and 19.1%, 8.9 and
19.6%, 4.8 and 1.3% of total fungi of the same soil types. A. halophilicus was
completely absent on 5, 10% and eliminated on 25% NaCl agar plates. Tresner
& Hayes (1971) found that about 70% of aspergilli could withstand 20° NaCl
and nearly half survived at 25% level, Abdel-Sater (1987) rated this species as
highly halophilic (best growth on 20° NaCl). Raper & Fennell (1977) in their
treatise on the genus Aspergillus, reported that the A. glaucus group (to which
belong A. halophilicus) grow better on media containing 20 to 40% sugar, or an
equivalent molar concentration of NaCl, A4. halophilicus requires substantially
greater amounts of these substances for optimum growth and development.
Scopulariopsis halophilica is characterized by its unusual osmophilic nature.
This species is clearly related to S. candida (Guéguen) Vuillemin in terms of the
morphology of both its conidiophores and conidia. Conidia of the latter species
are close to those of the present species in the diameter. However, the latter spe-
cies is certainly non-osmophilic. On 15 and 20% NaCl agar plates the mean tot-
al counts of S. halophilica fluctuated between 3.3-10 and 3.3-11.6 (cultivated
soils); 3.3-20 and 1.7-10 (desert soils); and 3.3-130 and 1.7-140 coloniesg dry
soil (saline soils) as shown in table 1. On 25% NaCl, in saline soils counts
ranged between 1.7-8.3 colonies. Best counts of S. halophilica in the 3 soil types
and on the 2 NaCl concentrations were recorded in samples n° 8 (sandy-clay),
36 (sandy) and 69 (sandy-clay) gathered under Saccharum officinarum, Phrag-
mites communis and Salicornia fruticosa, respectively. These samples contained
Source : MNHN. Paris
HALOPHILIC FUNGI 129
4.00
*Control : no growth
Table 2 - Effect of increasing the external salinity on the dry weight of 2 halophilic fungi
(mg/ml).
l'ableau 2 - Effet de l'augmentation de la salinité du milieu sur le poids sec de 2 champig-
nons halophiles (mg ml).
15.9, 3.6 and 11.1% moisture content; 0.62, 0.4 and 0.35% organic matter; and
0.83, 0.57 and 11.83% total soluble salts, respectively. This fungus was complete-
ly absent on 5, 10 and 25% NaCl agar plates in case of cultivated and desert
soils, but it only eliminated on 5 and 10% NaCl agar in case of salt marshes soil.
It emerged from 16 and 8%, 12 and 20%; and 44, 28 and 12% of the samples
constituting 100 and 100%; 52.6 and 100%; and 96.8, 100 and 100% of total
Scopulariopsis; these figures represent 2.5 and 2.2%; 1.4 and 4.8%; and 27.5,
82.7 and 44.3% of gross total count of fungi on the previous NaCl concen.
trations from the 3 soil types, respectively. This species was isolated previously
for the first time from Osaka, Japan from salted seaweed, Undaria pinnatifida
(Tubaki, 1973).
Present results reveal that there is no correlation between the distribution of
the previous 2 halophilic species and soil textures or types of plant. But S.
halophilica was prevalent in saline soils compared with cultivated and desert
ones. On the contrary, A. halophilicus was more common in desert and culti-
vated than saline soils. Also, the higher concentrations of salt (15 and 20%
NaCl-Czapek’s agar) proved to be very convenient for the isolation of these 2
halophilic species from various soil types. On the other hand, in numerous cases
the high counts of these 2 halophilic species were observed in soil samples which
contained high value of total soluble salts and vice versa.
Glycerol accumulation
Aspergillus (Eurotium) halophilicus and Scopulariopsis halophilica were
grown for 20 days in saline media having NaCl ranging from 4 to 24%: dry
Weight increased with the increase of the external NaCl concentration (Tab. 2).
However, the dry weight of the 2 fungi under 24% NaCl concentration was
slightly decreased.
Growth of the 2 species in saline media showed an enhanced production of
glycerol with the major portion of the glycerol produced retained within the
Source : MNHN, Paris
130 S.LI. ABDEL-HAFEZ et al.
A. holophilicus
GLYCEROL (umole /mg dry weight)
о 4 8 12 16 20 24
масі (96)
Fig. 1 - Effect of increasing the external salinity on glycerol accumulation by 2 fungi. Intra-
cellular ( € ©) and extracellular glycerol (0- - - -0).
Fig. 1 - Effet de l'augmentation de la salinité du milieu sur l'accumulation de glycérol intra-
(e *) et extracellulaire (0- - - -0).
mycelium (Fig. 1). Glycerol has been previously reported to be accumulated in
response to osmotic stress in algae (Wegmann, 1984), yeasts (Alder & Gustafs-
son, 1980; Alder & al., 1985) and filamentous fungi (Alder & al., 1982; Gadee &
al., 1984; Zidan & Abdel-Mallek, 1987). The accumulation of internal glycerol in
the first few hours after salinization (Fig. 2 A) confirms the previous findings for
yeasts (Alder & al., 1985). After desalinization the internal glycerol was excreted
to the external medium in the first few hours (Fig. 2 B). This is in accordance
with the results obtained by Alder & al. (1982) in yeast. This means that most of
the glycerol could not be internally metabolized to other organic constituents in
these fungi at least under the experimental conditions used.
During salt stress, the intracellular salt level is not sufficient to balance the os-
molarity of the medium (Norkrans & Kylin, 1969; Hobot & Jennings, 1981).
Source : MNHN, Paris
HALOPHILIC F
NGI 131
0——-o S halophilica (A)
ee A halophilicus
GLYCEROL (umole /mg dry weight)
AL Say
AN
=;
Ne c E.
2L ~
SE о
o!
о 2 4 6 8 10
HOURS
Fig. 2 - Effect of time-course on intracellular glycerol content of 4. halophilicus and S.
halophilica. A: the fungus cells were grown for 20 days in normal medium containing
4% NaCl and then transferred to a medium containing 24% NaCl. B: the fungus cells
were grown in medium containing 24% NaCl for 20 days and then transferred to a me-
dium containing 4% NaCl
Fig. 2 - Dosage du glycérol intracellulaire de A. halophilicus et S. halophilica. A: croissance
des champignons pendant 20j sur milieu à 4% de NaCl puis transfert sur milieu a 24%
de NaCl. B: croissance des champignons sur milieu à 24% NaCl puis transfert sur mi-
lieu à 4% NaCl
This is compensated for by the accumulation of glycerol (Gustafsson & Nor-
krans, 1976). The results of this investigation indicate a high degree of corre-
lation between the internal concentration of glycerol and the external concen-
tration of NaCl. It was suggested that, the major function of glycerol is to
maintain the osmotic balance. Besides the proposed functions of glycerol as an
osmoregulator and as a compatible solute (Gustafsson & Norkrans, 1976; Edg-
Source : MNHN. Paris
132 S.LI. ABDEL-HAFEZ et al.
ley & Brown, 1983). Thus increase in intracellular glycerol could be due to the
metabolic conversion of osmotically inactive storage carbohydrate to osmotically
active glycerol.
BIBLIOGRAPHY
ABDEL-FATTAH H.M., MOUBASHER A.H. and ABDEL-HAFEZ S.LL, 1977 - Stud-
ies on mycoflora of salt marshes in Egypt. Mycopathologia 61: 19-26.
ABDEL-HAFEZ S.1.1., MOUBASHER A.H. and ABDEL-FATTAH H.M., 1978 - Cellu-
lose - decomposing fungi of salt marshes in Egypt. Folia Microbiol. 23: 37-44.
ABDEL-HAFEZ S.Ll, 1981 - Halophilic fungi of desert soils in Saudia Arabia.
Mycopathologia 75: 15-80.
ABDEL-SATER M.A., 1987 - Ecological and physiological studies on halophilic fungi in
Egypt. M. Sc. Thesis, Botany Dpt, Fac. Sciences, Assiut Univ., Egypt, 182 p.
ABOL-NASR M.B.M., 1981 - Studies on soil fungi of the Red Sea Shore. M. Sc. Thesis,
Botany Dpt., Fac. Sciences, Assiut Univ., Egypt, 173 p.
ALDER L. and GUSTAFSSON L., 1980 - Polyhydric alcohol production and intracellular
amino acid pool in relation to halotolerance of the yeast Debaryomyces hansenii. Arch.
Mikrobiol. 134: 123-130.
ALDER L., PEDERSON A. and TUNBLAD-JOHANSSON L, 1982 - Polyol accumu-
lation by two filamentous fungi grown at different concentrations of NaCl. Physiol. PI.
56: 139-142.
ALDER L., BLOMBERG B. and NILSSON A., 1985 - Glycerol metabolism and osm-
oregulation in the salt-tolerant yeast Debaromyces hansenii, J. Bacteriol. 162: 300-306.
BATANOUNY K.H. and ABO-SITTA Y.M., 1977 - Eco-physiological studies on halo-
phytes in arid and semi-arid zones. Acta Bot. Acad. Sci. Hung. 23: 13-31.
BAYLISS ELLIOT J.S., 1930 - The soil fungi of the Dovey salt marshes. Ann. Appl. Biol.
17: 248-305.
EDGLEY M. and BROWN A.D., 1983 - Yeast water relations: Physiological changes in-
duced by solute stress in Saccharomyces cerevisiae and Saccharomyces rouxil. J. Gen
Microbiol. 129: 3453-3463
GADD G.M., CHUDEK J.A., FOSTER R. and REED R.H., 1984 - The osmotic re-
sponses of Penicillium ochro-chlorum. changes in internal solute levels in response to
copper and salt stress. J. Gen. Microbiol. 130: 1969-1975.
GUSTAFSSON L. and NORKRANS H., 1976 - On the mechanism of salt tolerance. Pro-
duction of glycerol and heat during growth of Debaromyces hanseni. Arch. Mikrobiol.
110: 177-183.
HOBOT J. and JENNINGS D.W., 1981 - Orowth of Debaromyces hansenii and
Saccharomyces cerevisiae in relation to pH and salinity. Exp. Mycol. 5: 217-228
JOHNSON L.F., CURL E.A., BOND J.H. and FRIBOURG H.A., 1959 - Methods for
studying soil microflora-plant disease relationships. Minneapolis, Burgess Publ. Co.
LAMBERT M. and NEISH A.C., 1950 - Rapid method for estimation of glycerol in fer-
mentation solutions. Canad. J. Res., Ser. B, 28: 83-89.
MOUBASHER A.H. and MOUSTAFA A.F., 1970 - A survey of the Egyptian soil fungi
with special reference to Penicillium, Aspergillus and Penicillium related genera. Trans.
Brit, Mycol. Soc. 54:
Source - MNHN. Paris
HALOPHILIC FUNGI 133
MOUBASHER A.H., MAZEN M.B. and ABDEL-HAFEZ A.LL, 1977 - Some ecological
studies on Jordanian soil fungi. I - Records of mesophilic fungi. Naruralia Monspel.,
Sér. Bot., 27: 5-23.
MOUBASHER A.H. and ABDEL-HAFEZ S.1.1., 1978 - Study on the mycoflora of Egyp-
tian soils. Mycopathologia 63: 3-10.
NORKRANS B. and KYLIN A., 1969 - Regulation of the potassium to sodium ratio and
the osmotic potential in relation to salt tolerance in yeasts. J. Bacteriol. 100: 836-845.
PIPER C.S., 1955 - Soil and plant analysis. A Laboratory manual of method for the exam-
ination of soil and determination of the inorganic substituents of plants. New York, In-
ternational Publ. Inc.
PUGH G.J.F., 1962 - Studies of fungi in coastal soils. II - Fungal ecology in a developing
salt marsh. Trans. Brit. Mycol. Soc. 45: 560-566.
RAPER K.B. and FENNELL D.J., 1977 - The genus Aspergillus. Huntington, N.Y., R.E.
Krieger Publ. Co., 686p.
SAITO T., 1952 -
119.
he soil fungi of salt marsh and its neighbourhood. Ecol. Rev. 13: 111-
SMITH N.R. and DAWSON V.T., 1944 - The bacteriostatic action of rose-bengal in media
used for the plate count of soil fungi. Soil Sci. 58: 467-471
TRESNER H.D. and HAYES J.D., 1971 - Sodium chloride tolerance of terrestrial fungi.
Appl. Microbiol. 22: 210-213.
TUBAKI K., 1973 - An undescribed species of Scopulariopsis. Trans. Mycol. Soc. Japan
14: 367-369.
WEGMANN K., 1984 - Dunaliella, Lebenskunstler der Salzseen. Verh. Ges. Okologie 12:
589-595.
ZIDAN M.A. and ABDEL-MALLEK A.Y., 1987 - Effect of NaCl on the accumulation of
glycerol by three Aspergillus species. J. Basic Microbiol. 27: 393-397.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 135-140 135
ODONTICIUM MONFRAGUENSE sp. nov.
CORTICIACEAE
J.L. MANJON, M.N. BLANCO y G. MORENO
Dpto. de Biologia Vegetal (Botanica).
Universidad de Alcala de Henares. Madrid, Spain.
RESUMEN - Proponemos a Odonticium monfraguense Blanco, Moreno € Manjón como
nuevo taxon para la ciencia. Fructifica en restos lenosos de Quercus suber y se conoce, has-
1a ahora, del Parque Natural de Monfragüe (Cáceres). Caracterizado por su himenóforo
hidnoide, sistema de hifas monomitico sin incrustaciones ni fibulas, cistidios fusiformes y
esporas de pequeño tamaño.
RESUME - Nous proposons comme espèce nouvelle Odonticum monfraguense Blanco,
Moreno & Manjón, récoltée sur Quercus suber, Parc Naturel de Monfragüe (Cáceres). Elle
est bien caractérisée par le basidiome avec aiguillons coniques, le systeme hyphal
monomitique sans boucles et sans cristaux, les cystides fusiformes et les petites spores
ABSTRACT - Odonticium monfraguense Blanco, Moreno & Manjón, is described as new
laxa, based on specimens collected on Quercus suber and known, until now, to the
Monfragüe Natural Park (Caceres). It is characterized by hydnoid hymenophore, hyphal
system monomitic which is composed by hyphae with septa without clamps or incrusta-
tions, fusiforme cystidia and small spores
MOTS CLÉS : Aphyllophorales, Corticiaceae, Odonticium, Espagne, taxonomie.
INTRODUCCIÓN
El Parque Natural de Monfragüe, constituye en la actualidad, una de las
reservas europeas más importantes para el estudio de vegetación mediterránea.
Desde el punto de vista micológico, los estudios füngicos los comenzamos a fi-
nales del ano 1985 y han dado origen a diversas descripciones (Moreno &
Esteve-Raventos, 1988). De manera, que en estos momentos y sin temor a
equivocarnos, podemos asegurar que Extremadura es una de las comunidades
autónomas españolas más ricas en hongos, como se demuestra por los datos
estadísticos que poseemos de la comercialización de su micologia, pero relegados
a fructificar en un periodo de tiempo efimero por las condiciones medio-
ambientales de sus ecosistemas.
Source : MNHN. Paris
136
J.L. MANJÓN, M.N. BLANCO y G. MORENO
Source : MNHN. Paris
ODONTICIUM MONFRAGUENSE sp. nov. 137
En esta aportación, proponemos un nuevo taxon para la ciencia, Odonticium
monfraguense, que fructifica sobre madera muerta de Quercus suber, sólo
recogido por el momento en la provincia de Cáceres y concretamente en el Par-
que Natural de Monfragüe.
DESCRIPCIÓN
Odonticium monfraguense Blanco, Moreno € Manjón, sp. nov.
Etymologia spectat nomen naturalis consaepti loci ubi haec nova species inven-
ta est: Parque Natural de Monfragüe.
Corpus fructiferum resupinatum cremeum, spleniis ellipsoideis 1-2 (-13)em
longis. Hymenophorum hydnoideum acubus subulatis usque ad 9mm longis et
Imm latis. Subiculum minimum colore albido. Odor et sapor communis.
Systema hypharum monomiticum, hyphae generativae non fibulatae. Hyphae
subiculatae intricatae. Hyphae hymenophoreae oblitae parallele dispositae et
parietibus crassis 08&um latis emergentes apice acus. Subhymenium
epidermoideum. Cystidia fusiformia 25-30 x 5,5-7um. Basidia clavata 10- 13
(=14) x 3,5-4um tetrasporica. Sporae ellipsoideae 2,5-3 (-4) x 1,5-2um, hyalinae
leves non-amploideae.
Habitat. Species lignicola et corticicola fructificans in ramis et truncis mortuis
Quercus suberis, in "Finca de las Cansinas ^, Parque Natural de Monfragüe
(Cáceres). 9.X1.1987. M.N. Blanco, J.L. Manjon & G. Moreno, HAH 10374,
holotypus.
Macroscopía - Cuerpo fructifero resupinado, de color crema pero en
ocasiones con ligeros tintes verdosos, formado generalmente por parches
elipsoidales de 1-2cm, pero que pueden alcanzar hasta l3cm de longitud.
Himenoforo hidnoide constituido por agujas subuladas de hasta 9mm de
longitud y Imm de anchura, que a veces se fusionan hacia la base dando lugar a
placas. Subiculo casi nulo de color blanquecino. Margen no diferenciado. Olor y
sabor füngico banal (Fig. 1-3 y 9).
Microscopía - Sistema de hifas monomitico, formado por hifas generativas sin
fibulas, no incrustadas ni constrictas. Hifas del subículo segün Ainsworth (1971)
de textura "intricata^, compactas y no constrictas, de 3-Sum de diam. Hifas del
himenóforo de textura "oblita", de 3-4,5um de diam de disposición paralela, de
paredes gruesas de hasta 0,Sum de espesor y que emergen por el ápice de la
aguja. Subhimenio compacto de textura “epidermoidea”, constituido por células
Fig. 1-8 - Odonticium monfraguense Blanco, Moreno de Manjón. 1-3: cuerpo fructifero. 4:
subhimenio. 5: detalle del himenóforo. 6: himenio con basidios y cistidios. 7: basidios. 8:
esporas.
Fig. 1-8 - Odonticium monfraguense Blanco, Moreno € Manjón. 1-3: carpophore. 4:
subhyménium. 5: hyménophore. 6: hyménium avec basides et cystides. 7: basides. 8:
spores.
Source : MNHN, Paris
138 J.L. MANJON, M.N. BLANCO y G. MORENO
9 10
яр
Fig. 9-13 - Odonticium monfraguense Blanco, Moreno & Manjón. 9: aspecto macroscópico,
10: sección de una aguja. 11: detalle del himenóforo, subhimenio e himenio. 12
himenio. 13: esporas.
Fig. 9-13 - Odonticium monfraguense Blanco, Moreno $: Manjón. 9: aspect macroscopique
10: coupe dans une aiguille 11: hyménophore, subhyménium et hyménium. 12
hyménium. 13: spores.
Source : MNHN, Paris
ODONTICIUM MONFRAGUENSE sp. nov. 139
de contorno irregular. Cistidios fusiformes, de 25-304m de longitud, de base
angulosa, de 5,5-7um de anchura y con el ápice de unas 3um de diam. de
paredes finas, y distribuidos por el himenio. Basidios claviformes, de 10-13 (14)
x 3,5-4 (S)um, tetrasporicos. Esporas elipsoidales, de 2,5-3(-4) x 1,5-2um, de
paredes finas, hialinas, lisas y no amiloides (Fig. 4-8 y 10-13).
Hábitat - Cáceres: Arroyo de Malvecino "Las Cansinas”, en tocón de Quercus
suber, 15.X1.1986, R. Galån, M.N. Blanco, J.L. Manjón & G. Moreno, HAH
9892. Villareal de San Carlos, en tronco descortezado de Quercus suber,
15.X1.1986; M.N. Blanco, J.L. Manjón & G. Moreno, HAH 9891. Valle la
Fresnera, en tronco descortezado de Quercus suber, 12.11.1987, G. Moreno,
MLN. Blanco, HAH 10373 y 10838. Finca de “Las Cansinas”, en leño e interior
de corteza de una rama de Quercus suber, 9.X1.1987, M.N. Blanco, J.L. Manjón
& G. Moreno, HAH 10374 (Holótipo). Parátipos en MA-Fungi y en los
herbarios particulares de Hjörtstam (Suecia), Ryvarden (Noruega) y Gilbertson
(EEUU).
Observaciones - El nuevo taxon propuesto en una primera observación
microscópica, nos recuerda por la falsa apariencia dimitica de las hifas del
himenóforo, a una especie perteneciente a los géneros Fibrodontia, Irpex,
Mycoaciella, Steccherinum (S. subcrinale, S. cremeoalbum). Pero una vez
constatada la presencia de septos en todas las hifas y de cistidios en el himenio,
asi como la ausencia de fibulas y de todo tipo de incrustaciones hifales, llegamos
a la conclusión que el emplazamiento más próximo es el género Odonticium
aunque no coincida en su totalidad tal y como fue descrito por Parmasto (1968)
рага O. romellii.
Parmasto (1968), incluye a Odonticium en la familia Corticiaceae subfamilia
Hyphodermoideae y tribu Hyphodontieae, junto con los géneros Amphinema,
Subulicystidium e Hyphodontia, Por otro lado, Julich (1981) lo situa en la familia
Chaetoporellaceae creada por el mismo, en la fecha anteriormente indicada,
junto con los géneros Amphinema, Chaetoporellus, Hyphodontiella, Kneiffiella
(= Hyphodontia), Lagarobasidium, Odonticium у Parvobasidium. Familia
caracterizada por los basidios cortos, esporas pequeñas y sistema de hifas
monomitico.
Odonticium monfraguense presenta el himenóforo hidnoide con agujas de
hasta 9mm de longitud, cistidios distribuidos por todo el himenio e hifas sin
incrustaciones que emergen por el ápice de la aguja.
Odonticum romellii (Lund.) Parm. es la especie tipo designada por Parmasto
(1968) para crear el género Odonticium, que se diferencia del nuevo taxon
propuesto, por su himenóforo odontoide con agujas de hasta Imm de longitud,
por carecer de cistidios, por tener esporas subalantoides y por fructificar
principalmente sobre coniferas del gênero Picea y Pinus (Julich, 1984).
Odonticium laxum (Miller) Ryv. posee el himenóforo odontoide formado por
agujas de hasta 0,7mm de longitud, carece de cistidios y presenta terminaciones
hifales incrustadas que sobresalen del ápice de la espina (Miller, 1934; Ryvarden,
1978).
Finalmente, Odonticium raitviirii Parm., al parecer es un sinónimo de
Peniophora septocystidiata Burt, especie quizás mejor ubicada en el género
Phanerochaete (Eriksson & al., 1978).
Source : MNHN, Paris
140 J.L. MANJÓN, M.N. BLANCO y G. MORENO
AGRADECIMIENTOS
Nuestro más sincero agradecimiento a los profesores Ryvarden, Hjortstam y
Gilbertson, por sus comentarios y por indicarnos que no conocían la nueva especie
propuesta para la ciencia. Al profesor Granada-Godoy por la descripción latina. Este
trabajo se enmarca dentro del proyecto de investigación n^ PA 86-0063.
BIBLIOGRAFÍA
AINSWORTH G.C., 1971 - Ainsworth and Bisby's Dictionary of the Fungi. 6th ed.
Kew, Surrey, C.M.I.
ERIKSSON J., HJORTSTAM K. and RYVARDEN L., 1978 - The Corticiaceae of North
Europe, Vol. 5, Oslo, Fungiflora: 889-1047.
JÚLICH W., 1981 - Heigher taxa of Basidiomycetes. Biblioth. Mycol. 85: 1-485.
JÜLICH W., 1984 - Die Nichtblatterpilze, Gallertpilze und Bauchpilze. Aphyllophorales,
Heterobasidiomycetes, Gastromycetes. Jena, Gustav Fischer Verlag, 626p.
MILLER L.W., 1934 - The Hydnaceae of lowa. II. The genus Odontia. Mycologia 26:
13-32.
MORENO G. y ESTEVE-RAVENTOS F., 1988 - Estudios micolégicos en el Parque
Natural de Monfragüe (Extremadura, España). I. Agaricales. Bol. Soc. Micol. Madrid
12: 67-83.
PARMASTO E., 1968 - Conspectus Systematis Corticiacearum. Tartu, Inst. Zool. Bot.,
Acad. Sci. R.P.S.S. Estonicae, 261p.
RYVARDEN L., 1978 - A study of Hydnum subcrinale and Odontia laxa. Norweg. J. Bot.
25: 293-296.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 141-164 141
PHYSIOLOGIE ET BIOCHIMIE DU DEUTÉROMYCETE
TRICHOTHECIUM ROSEUM (PERS.) LINK EX GRAY:
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Liliane GOETSCH, Florence LEMOYNE et Noél ARPIN
Laboratoire de Mycochimie (Unité associée au CNRS, 1127)
Institut de Chimie et de Biologie cellulaire et moléculaire,
Université Claude-Bernard, 69622 Villeurbanne Cedex
RÉSUMÉ - Le Deutéromycète Trichothecium roseum, espéce trés largement répandue, a
fait l'objet de recherches approfondies notamment au point de vue biochimique. Une revue
bibliographique analytique est proposée, centrée essentiellement sur la nature et les
propriétés des métabolites secondaires synthétisés par celte espèce. T° roseum se révèle être
remarquable par sa capacité de synthèse:
- de terpénoides, notamment de sesquiterpénoides, avec les époxy-12,13 trichothécénes, clas-
se de mycotoxines redoutables, et de diterpenoides à squelette de type rosane,
- de roséotoxine B, mycotoxine à structure peptidique lactone cyclique,
- de mycosporine glutaminol,
- de trés nombreuses enzymes, de nature essentiellement hydrolytique, | dont l'activité a été
étudiée en vue d'une utilisation dans le domaine agroalimentaire,
ABSTRACT - The Deuteromycete Trichotkecium roseum, species with a worldwide distrib-
ution, has been submitted to thorough research especially in the biochemical field. Prin
pally focused on the nature and properties of secondary metabolites of this species, an ana-
lytical review is proposed. Trichothecium roseum is remarkable for his capacity to
synthesize:
- terpenoids, especially sesquiterpenoids - with the 12,13 epoxytrichothecenes, extremely ha-
zardous mycotoxins - and diterpenoids with rosan skeleton,
- roseotoxin B, mycotoxin with a cyclic lactone peptidic structure,
- mycosporine glutaminol,
- and very numerous enzymes, essentially hydrolytic, whose activity have been studied in
order to be used in the (agro) alimentary field
MOTS CLÉS : Trichothecium roseum, physiologie, biochimie, revue bibliographique.
INTRODUCTION
Trichothecium roseum (Pers.) Link ex Gray, Deutéromycéte de la famille des
Moniliacées, forme des colonies roses, à croissance rapide: 6cm de diamètre sur
Source : MNHN, Paris
142 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
extrait de Malt, a 25°C, en 7 jours. Leur surface est pulvérulente du fait de la
présence d'innombrables conidies (Domsch & al., 1980; Samson & al., 1981),
multinucléées, ellipsoïdes à pyriformes, 12-23 (-35) x 8-10 (-13)um, a paroi
épaisse, presque lisse, à cicatrice basale oblique et contenant quement 2 cellu-
les à maturité (non septées à l'état jeune). Ces conidies sont disposées en zig-zag
sur des conidiophores dressés, non ramifiés, de 4-Sum de large et 2mm de hau-
teur, septés à leur base avec une paroi plus ou moins rugueuse (Domsch & al.,
1980).
Cette espéce présente une distribution ubiquiste à la surface de la terre,
consécutive à la dispersion aérienne des conidies; T. roseum affecte
particulièrement les substrats végétaux pourrissant, envahissant des sporocarpes
de macromycétes, des pommes, des graines et divers produits amylacés. Pour
une analyse exhaustive des sources à partir desquelles 7. roseum a été isolé, le
lecteur est renvoyé au travail de compilation de Domsch & al. (1980).
CONIDIOGENESE
La conidiogenése, originale, de 7. roseum a été successivement analysée par
Ingold (1956), Nicot & Leduc (1957), Kendrick & Cole (1969), Cole & Samson
(1979): ces auteurs ont observé que la formation des conidies s'effectue selon un
processus rétrogressif avec succession basipéte de conidies entrainant le raccour-
cissement de l'hyphe conidiogéne.
Cole & Samson (1979) ont bien montré qu'à partir d'une hyphe, apparem-
ment de méme morphologie qu'une hyphe vegetative, e, à l'apex, une
conidie primaire de type holoblastique. Par la suite, chaque conidie secondaire
nait, d’une façon asymétrique, à la base et du côté opposé à celle qui la précède,
par rupture de la paroi conidiogéne, d'ou la présence d'une collerette (mode
entéroblastique). Une conidie libérée portera ainsi 2 cicatrices, l'une latérale cor-
respondant au point de fixation de la conidie supérieure, l'autre terminale
représentant le point d'attache sur l'axe conidiogene.
Les cultures de T. roseum présentent un polymorphisme sporal net, bien
étudié par Montant en 1952: outre les macroconidies bicellulaires décrites ci-
dessus, on observe dans des cultures plus âgées, ou maintenues en présence
d’une forte humidité, des microconidies (36 x l-34m) uninucléées. Montant
(1952) signale également la présence de chlamydospores et de quelques formes
aberrantes.
Abondante dans les cultures de surface, la sporulation parait beaucoup plus
difficile à obtenir en milieu submergé. Vezina & al. (1965) ont néanmoins signalé
l'obtention de 2.10? spores ml aprés 5 jours de culture dans un milieu contenant
de la liqueur de mais, de la molasse et du chlorure de sodium.
BACTÉRIES ET VIRUS ASSOCIÉ
ACTIVITÉ ANTIVIR
L'observation la plus intrigante est relative à l'apparition d’un trouble, en mi-
lieu submergé, dû au développement d'une bactérie. Compte-tenu de l'existence
AU T. ROSEUM;
Е
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 143
systématique de ce trouble dans des conditions rigoureuses d’aseptie (Lermiterie,
1973), force est d'admettre l'existence d'une association entre T. roseum et une
bactérie qui se propage et croit en milieu agité (Sancholle & al., 1977). Selon les
auteurs précités toutes les souches de T. roseum collectées in natura sur des sub-
strats variés et celles provenant de diverses collections possédent cette bactérie
qu'il n'a pas été possible d'éliminer, même en pratiquant des cultures à partir
d'une seule spore et en présence d'antibiotiques. Sancholle & al. (1977) indiquent
qu'il s'agit d'une bactérie Gram* pouvant être reliée au groupe des
Corynébactéries, localisée le long de la paroi hyphale avec laquelle elle se trouve
liée par de nombreux tractus.
Enfin on a isolé d'une souche de T. roseum des particules virales hexagonales
de 45 пт de diamètre ou VLP, (Virus Like Particles) contenant de l'ARN dou-
ble brin (George & al., 1981).
Bawden & Freeman (1952) constatent que des extraits de T. roseum inhibent
la prolifération de virus végétaux. Cette inhibition s'explique par la présence de
trichothécine et d'un polysaccharide qui agissent differemment. La nature et
l'ampleur de l'inhibition dépendent beaucoup plus de la plante hôte que du virus
utilisé.
PHYSIOLOGIE: INFLUENCE DE LA TEMPERS
ET DES SOURCES NUTRITIONNELL
La température optimale de croissance de 7. roseum se situe aux alentours de
avec des limites inférieure et supérieure de 15 et 35°C respectivement. En
ce qui concerne le pH, le champignon se révèle très tolérant, supportant des
écarts de 2 unités de part et d'autre du pH 6, valeur optimale fixée pour les mi-
lieux de culture avant inoculation (Hasija & Agarwal, 1978). Généralement, on
observe une alcalinisation progressive au cours du développement des cultures
pouvant atteindre des valeurs aussi élevées que 9,5 (Favre-Bonvin & al., 1987).
Cependant, comme c'est le cas avec d'autres champignons, la nature des sources
nutritives, notamment azotées, influe beaucoup sur l'évolution du pH. En effet
une source d'azote ammoniacal entraine une forte acidification lorsque lion
NH,* est lié à l'anion d'un acide fort (Morgan & Macmillan, 1954). On peut no-
ter à ce sujet que, contrairement à l'asparagine, la glutamine utilisee comme seu-
le source d'azote, ne permet pas la croissance et la sporulation du T. roseum car
elle entraine une trop forte acidité du milieu: 3,75 au 14ème jour de culture. En
revanche, si le pH est maintenu à une valeur voisine de la neutralité, la
glutamine s'avère alors un excellent aliment azoté autorisant croissance et
Sporulation du T. roseum (Favre-Bonvin & al., 1987). Une telle différence entre
asparagine et glutamine s'observe également dans le cas du Nectria galligena
étudié par Dehorter (1985). A notre connaissance la raison précise de
l'acidification consécutive à la présence de glutamine - et non d'asparagine - de-
meure, à ce jour, inexpliquée.
Hasija & Agarwal (1978) ont testé la capacité de 2 isolats du T. roseum à uti-
liser différentes sources d'azote: N-nitrique, N-ammoniacal et N-organique pro-
venant d'acides aminés. Le tartrate d'ammonium - qui ne provoque pas
d'acidification -, les peptones, l'asparagine et les acides glutamique et aspartique
E, DU PH
Source : MNHN, Paris
144 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
constituent les sources les plus efficaces pour la croissance et la sporulation.
Simola & Lonnroth (1979) ont examiné le comportement du T. rosewm en
présence de diverses petites molécules aminées: une excellente croissance se pro-
duit avec la sérine, la proline, l'arginine (asparagine non testée) et l'acide y
-amino butyrique, fréquemment rencontré dans les plantes. L'homoarginine et la
canavanine, homologues de l'arginine, synthétisées par les Légumineuses et toxi-
ques vis-à-vis de nombreux microorganismes (non reconnues par les systèmes
ARN-t synthétases) ne sont pas métabolisées par T. roseum. Ceci expliquerait se-
lon Simola & Lonnroth (1979), la corrélation négative qui semble exister entre la
présence de T. roseum sur les Légumineuses et leur contenu en canavanine.
Une étude similaire a été réalisée par ces auteurs avec divers sucres (pentoses,
hexoses, di- et polyosides) alditols et acides du cycle de Krebs, comme sources
carbonées; les meilleurs rendements de croissance et la meilleure sporulation ont
été obtenus avec les D-glucose, D-fructose, D(+) Galactose, D(+) Mannose, le
maltose et les dextrines. Favre-Bonvin & al. (1987) ont réalisé des cultures de T.
roseum sur des milieux ou le glucose est partiellement puis totalement substitué
par de l'acide quinique (en ajustant le pH du milieu de culture initial à 6). Lors-
que l'acide quinique constitue la seule source carbonée, mis à part l'asparagine,
on observe un temps de latence de plusieurs jours, à l'issue duquel le champi-
gnon croit et sporule abondamment. Cette phase de latence correspond au délai
nécessaire pour la synthèse des enzymes indispensables à l'utilisation de l'acide
quinique, comme cela a été rapporté pour Neurospora crassa (Ahmed & Giles,
1969). Les modalités d'absorption du sorbose ont également été étudiées par
Lermiterie (1973).
Montant & Orcival (1960) ont suivi la variation du rapport source
carbonée source azotée au cours de la croissance du T. roseum: l'augmentation
de ce rapport, correspondant à une diminution de l'azote du milieu, a lieu au
moment même où la vitesse de croissance est maximale, c'est-à-dire entre le
2ème et le déme jour de croissance, et traduit une synthèse active de protéines.
BIOCHIMIE
Des analyses biochimiques relatives aux métabolites primaires de distribution
très générale, comme les lipides membranaires, ont été réalisées sur le T. roseum
(Montant & Sancholle, 1969; Zeleneva & al., 1979). Sancholle & Montant (1972)
ont montré que la teneur en lipides totaux (acides gras saturés et insaturés,
glycérides, phosphoglycérides et glycosphingolipides) comprise entre 10 et 20%
du poids de mycélium sec, évolue en fonction de la teneur en glucose du milieu,
Le rapport lipides libres lipides liés augmente parallèlement à la teneur en
glucose du milieu de culture.
Cependant les analyses les plus nombreuses ont eu pour objet des métabolites
aux propriétés biologiques originales, abondamment synthétisés ou propres à cet-
te espèce: terpénoides, roséotoxines et mycosporines, ainsi que les enzymes
sécrétées dans le milieu de culture.
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 145
Б = ACETATE DE GERANYLE
ee eae коп LINALOOL
oR
R=COCH, ACETATE DE
LINALYLE
Ss SS NEROL
cimon
co
LES і кеп CITRONELLOL
к= соси ACETATE DE
CITRONELLYLE
on
он
a-TERPINEON B-TERPINEOL
Figure 1: Les monoterpénoides de Trichothecium roseum.
Figure 1: monoterpenoids of Trichothecium roseum.
Les terpénoides
- Monoterpénoides (Fig. 1): c'est à l'occasion d'une analyse conduite par
Vanhaclen & al. (1978) pour reconnaitre la nature des composés volatils émis
par T. roseum, espéce connue pour attirer la mite du fromage, Tyrophagus
putrescentiae, que l'on a découvert que ce champignon émet un bouquet odorant
trés complexe comprenant outre des substances caractéristiques de l'odeur du
champignon (octene -I ol- 3 et octadiéne - 1,5 ol- 3), divers monoterpénes parmi
lesquels sont identifiés le géranylacétate, le linalool, le linalylacétate, le citronellol,
le citronellylacétate, l'x et f terpinéol et le nérol.
- Sesquiterpénoides (Fig. 2): les plus simples des sesquiterpénoides isolés de T.
roseum sont le nérolidol (Vanhaelen & al., 1978), le cyclonérodiol (Nozoe & al.,
1970), le trichodiéne et le trichodiol (Nozoe & Machida, 1970a,b). Les
sesquiterpènes les plus étudiés sont les époxy - 12, 13 trichothécénes dont il est
question ci-dessous
1) La trichothécine: les propriétés antagonistes Че 7. roseum vis-à-vis d'autres
champignons sont connus depuis le début de ce siècle grâce aux travaux de di-
vers auteurs (Whetzel, 1909; Boning, 1933; Koch, 1934; Greaney & Machacek,
Source
MNHN, Pari:
is
146 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
по,
он он
CYCLONERODIOL
с
он
"o
TRICHODIOL TRICHODIENE
R- 0c
SMCHg TRICHOTHECINE,
R = ON TRICHOTII
:OLONE
2a" к= ососиз AC
YLTRICHOTI
COLONE
Figure 2: Les sesquiterpénoides de Trichothecium roseum
Figure 2: Sesquiterpenoids of Trichothecium roseum.
1935) cités in Freeman & Morrison (1948, 1949a,b). En 1947, Brian & Hem-
ming démontrent que c'est dans les filtrats de culture de 7. roseum que se situent
les principes responsables de l'activité antifongique vis-à-vis de plusieurs espèces
de champignons. Ces observations justifient l'effort important consenti à cette
époque par Freeman & Morrison pour découvrir la nature des molécules res-
ponsables des inhibitions de croissance rencontrées. Leurs travaux, réalisés dans
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 147
la perspective de disposer d'une substance antifongique eflicace dans la lutte
contre les parasites végétaux, ont aboutit à l'isolement et à la caractérisation de
la trichothecine, ester isocrotonique de la trichothécolone (Freeman & Morrison,
1948, 1949a,b; Freeman & al., 1949; Freeman, 1955; Freeman & al., 1959). La
trichothécine est le principal époxy- 12, 13 trichothécène produit par Т. roseum.
Ce metabolite secondaire peut étre aisément extrait à l'aide de solvants organi-
ques comme le chloroforme, l'acétate d'éthyle ou le tétrachlorure de carbone,
formant biphase avec le milieu de culture (Freeman & Morrison, 1949a,b).
Les teneurs de l'ordre de 30 à 40mg1 initialement obtenues par Freeman &
Morrison (1948, 1949a) ont pu être notablement améliorées, atteignant 100mg1,
par substitution du tartrate d’ammonium au nitrate de sodium et addition de li-
queur de mais (Freeman & Morrison, 1949b) puis 200mg/l ap rés ajout de
sulfate de zinc (Freeman, 1955). Le maximum de production se situe entre le
20ème et le 30ème jour dincubation pour une culture en surface et au bout de
90h pour une culture submergée à une température de 25°C (Freeman, 1955).
Bien que très lipophile, la trichothécine est légèrement soluble dans l'eau
(400mg 1 a 25°C) et les solutions de ce composé sont stables entre les pH 1 et 10.
Les autres caractéristiques physicochimiques et spectrales sont trouvées dans les
articles de Tamm & Tori (1984) et Ueno (1983).
Propriétés biologiques de la trichothécine: Freeman & Morrison (1949b)
démontrent que si la trichothécine se révèle inactive envers des bactéries Gram*
el Gram: (Staphylococcus aureus, Bacillus subtilis ou cherichia coli) aux
concentrations de 400mg 1, elle inhibe, par contre, la croissance de 27 espèces de
champignons choisis parmi des Zygomycetes, Deutéromycétes et Ascomycetes, à
des concentrations comprises entre 0,13 et 80mg.l. La croissance de Penicillium
digitatum, espèce la plus sensible, s'avère encore totalement inhibée avec
0,64mg 1 de toxine alors que celle de Т. roseum, l'espèce productrice, n'est que
partiellement inhibée à 80mgl. Le groupe de Maksimova a réexaminé l'effet
inhibiteur de la trichothécine sur la germination des conidies de 7. roseum
(Maksimova & Grushina, 1974; Maksimova & al., 1973b, 1982) et sur divers
mycéliums, y compris celui de l'espèce productrice. Il semble en fait que le T.
roseum soit protégé par la présence d'une protéase, la tricholysine, qui
hydrolyserait la liaison époxyde, provoquant une inactivation partielle de la
trichothécine (Maksimova & al., 1975).
La trichothécine est l'ester naturel le plus actif de la trichothécolone. En effet,
à partir de cette derniére, divers esters ont été synthétisés et leurs activités testées
en suivant le taux de germination des conidies de Penicillium digitatum;
exprimées en pourcentage par rapport à celle de la trichothécine (100%) on ob-
serve les activités suivantes: acétyltrichothécolone (81%), crotonyltrichothécolone
(24%), butyryltrichothécolone (20%), acétyldihydrotrichothécolone (6%). Ces
résultats montrent l'importance de l'ester sur l'ac biologique puisque la
crotonyltrichothécolone n'exerce que le 1/4 de l’activité de la trichothécine
(isocrotonyltrichothécolone), et que la trichothécolone ne montre que 1% de
l'activité de la trichothécine. En comparant les activités de l'acétyltrichothécolone
et de l’acétyldihydrotrichothécolone qui sont respectivement de 81% et de 5,8%
par rapport à la trichothécine, il est possible d'observer la nette influence de la
double liaison en 9-10 sur l'activité. Enfin l'ouverture du cycle époxyde supprime
l'activité biologique (Freeman, 1955). En résumé, la présence d'une double liai-
Source : MNHN, Paris
148 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
son en 9,10 et surtout le cycle oxyrane - époxy-12,13 - sont les deux éléments
structuraux caractéristiques responsables de l'activité de la trichothécine et des
trichothécénes en général.
Cette activité a également été observée chez une levure pathogène de l'hom-
me: Candida albicans et elle a permis la mise au point d'une méthode de dosage
biologique de la trichothécine. Sorenson & al. (1975) ont en effet observé l'exis-
tence d'une relation linéaire entre l'inhibition de croissance et le logarithme de la
concentration en trichothécine, dans une gamme allant de SOug/ml 4 2mg/ml.
Cette activité n'a cependant pas été exploitée pour le traitement des candidoses
du fait de la haute toxicité de cette molécule: des doses uniques de 250mg/kg
injectées par voie intraveineuse à des souris et par voie sous-cutanée à des rats,
entraînent la mort. Sévère diarrhée avec saignements, excessive micturition, para-
lysie des membres sont les symptômes observés chez les rats traités par voie
sous-cutanée (Freeman, 1955) Chez tous les animaux, l'application de
trichothécine sur la peau entraine l'apparition de rougeur et d'irritation; il s'agit
là d'un effet commun a tous les trichothécénes (Ueno, 1983; Tamm & Tori,
1984). De nombreux travaux ont montré que la toxicité des époxy-12,13
trichothécènes s'explique par le fait que ce sont de puissants inhibiteurs de la
synthèse protéique entravant le fonctionnement de la peptidyltransférase
(Carrasco & al., 1973).
Enfin, la trichothécine semble exercer une activité тогрһорёпе:
épaississement et ramification des hyphes de Botrytís cinerea (Barathova & al.,
1969; Betina & Vankova, 1977), formation des conidies du T. roseum (Pal'mova
& Maksimova, 1976).
2) Trichothécolone et acétate de trichothécolone: la libération de
trichothécolone, partie alcoolique de la trichothécine suit celle de la trichothécine
dans le milieu de culture de Т. roseum où elle ne représente que ca. 10mg]
(Dockerill & al., 1978). La présence d'un hydroxyle libre augmente sensiblement
l'hydrosolubilité de cette molécule qui atteint 1400mg 1.
L'un d'entre nous a procédé à un examen approfondi de l'activité biologique
de cette molécule, beaucoup moins toxique que la trichothecine et qui possede
des activités antitumorales (Goetsch & al., à paraitre).
L'acétate de trichothécolone constitue également un métabolite secondaire mi-
neur libéré dans le milieu de culture et une analyse pratiquée sur des fruits de
Pimpinella anisum contaminés par. T. roseum révéle l'existence, en plus des trois
précédents trichothécénes, de cinnamoyl-4-0- trichothécolone (Ghosal & al.,
1982).
3) Crotocine: ce trichothécéne, également connu comme antibiotique doit son
nom au fait qu'il a été isolé tout d'abord de Cephalosporium crotocinigenum
(Glatz & al., 1966). Possédant comme la trichothécine un OH en 4 estérifié par
l'acide isocrotonique, il en différe par la présence d'un second cycle époxyde, en
configuration f, au niveau des carbones 7-8 (Gyimesi & Melera, 1967). Produit
en faible quantité dans le milieu de culture, 0,9mg 1 (Achilladelis & Hanson,
1969), cet époxytrichothécéne se révéle inactif contre les bactéries à la concen-
tration de 500ug/ml, exerce une faible activité antifongique, et possède une DLs
Че 800mgkg aprés administration par voie intrapéritonéale. Ses propriétés
physicochimiques sont décrites dans l'article de Tamm & Tori (1984).
Source : MNHN, Paris
ABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 149
D'autres composés, à l'état de traces, ont été isolés au cours d'expériences
ayant pour objet de préciser la biosynthése des terpénoides: il s'agit du
trichodiéne (Nozoe & Machida, 1970b; Evans & Hanson, 1976), de l'époxy-
12,13 trichothecène- 9 (squelette de base des époxytrichothécènes) et de son pro-
duit de dihydroxylation en 4 et 8 (Machida & Nozoe, 1972a).
- Diterpénoides (Fig. 3): au cours de leurs recherches sur la trichothécine,
Freeman & al. (1949) isolent 3 nouveaux diterpénoides (les deux premiers à
partir du mycélium, le troisième dans le milieu de culture) qu'ils nomment res-
pectivement roséine I, roseine II et roséine III. La méme année, Robertson & al.
extraient les roséines I et II et les baptisent respectivement rosénonolactone et
rosonolactone. Harris & al. (1958) élucident la structure de ces 2 composés et le
second est rebaptisé rosololactone. L'analyse par diffraction aux rayons X a per-
mis d'assurer les structures et la stéréochimie de ces composés (Scott & al.,
19642).
Rien m?-0 ROSENONOLACTONE
RI=ON R2-0 HYDROXY-6 ROSENONOLACTONE
кїн к=н DESOXY-7 ROSENONOLACTONE
іон R^-Hj ROSOLOLACTONE
ри
Rian RB = ROSENOLOLACTONE
П
по s
toon
E ISOROSENOLIQUE
Figure 3: Les diterpénoides de Trichothecium roseum
Figure 3: Diterpenoids of Trichothecium roseum.
Source : MNHN, Paris
L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
150
-spiouadioup pue -inbsas Jo siseuufsoig. пр a1nig - ssopiougduonp 10 -Inbsos sop asaqnufsorq op ешәцәв гр aunt
зму юлоом NO LIVIONONISOS
ty
zy 310010141
бю
ath
змогоулононзондх0530-2 tg
бю і
15 iod
зпунаѕомаоньа TAS MOV
"Pm m
| 8 Ss og
tuj 2
COTE |
(025) 31WM4SOHdONAd TANVHI TANVIJO (512) 31vHdSOHdONAd TASINAVA (915) зуназонабнкм TANVITD.
ENS 490%)
л m 1^ xenon
saura -—— EA E m
x S зору
1 m AS [zm (зз,
aou)
rbd
(30104315) S3010434N31 I1. z
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 151
Par la suite d'autres diterpénoides sont isolés, en quantité restreinte: la
rosénololactone (Achilladelis & Hanson, 1969), la désoxy-7 rosénonolactone
(Whalley & al., 1959; Djerassi & al, 1966), l'hydroxy-6 rosénonolactone
(Holzapfel & Steyn, 1968; Allison & al., 1968), l'acide isorosénolique (Scott &
al., 1964b) et le pimaradiene-8,15 (Dockerill & Hanson, 1977).
- Biosynthése des sesqui- et diterpénes (Fig. 4): du fait de sa capacité à produi-
re des sesqui- et diterpenes, T. roseum a été beaucoup utilisé pour les études de
biosynthése des terpénoides. ll a été ainsi démontré que la formation de ces
molécules en C. et Cj, résulte d'une conversion séquentielle du mévalonate: les
dérivés pyrophosphorylés de l'isopentényle et du diméthylallyle (C:) s'associent
pour former du géranylpyrophosphate (Ci), puis du farnésylpyrophosphate
(C;s), enfin du géranylgéranylpyrophosphate (Cu).
Ainsi Evans & al, (1976b) réussissent l'incorporation de (2 3H); 2-14C) -
(HR)-45H; 2-15C) et (5 3H) 2-11C) mévalonate dans le pyrophosphate de
farnésyle et le cyclonérodiol. Par contre le nérodiol n'est pas incorporé dans ces
métabolites. De méme Jones & Lowe (1960) démontrent que l'on obtient de la
trichothécine marquée au - 4C aprés administration de 1-4C acétate ou de 2-MC
mévalonate. Trois molécules de mévalonate sont incorporées dans la partie
trichothécolone de la trichothécine. Les mêmes précurseurs radioactifs permet-
tent le marquage de la rosénonolactone (Birch & al., 1959; Britt & Arigoni,
1958),
Achilladelis & Hanson (1968) caractérisent incorporation des pyro-
phosphates de géraniol, farnésol et du labdane dans les métabolites de 7.
roseum. Le 1-14C geranylpyrophosphate est incorporé dans la rosénonolactone,
la rosololactone et la trichothécine avec des rendements de 0,19, 0,17 et 1,51%.
Ces expériences conduites en 1968 constituent la première démonstration de l'in-
tervention du farnésolpyrophosphate dans la biosynthése des sesqui- et
diterpènes. Le 13H géranylgéraniol est lui aussi incorporé dans la rosé-
nonolactone (Achilladelis & Hanson, 1968).
Au niveau des époxytrichothécènes, le trichodiène, métabolite issu de la
cyclisation du farnésylpyrophosphate, isolé par Nozoe & Machida (1970b)
constitue le précurseur de l'époxy-12,13 trichothécéne; ce dernier s'hydroxyle en
8 et en 4 et aprés oxydation se transforme en trichothécolone. L'étude
biosynthétique de la trichothécine à partir du 1,2- MC, acétate a été également
réalisée (Dockerill & al., 1978).
Au niveau des diterpènes il a été montré par marquage radioactif que la
désoxy-7 rosénonolactone est le précurseur de la rosénonolactone (Achilladelis &
Hanson, 1969) résultat confirmé par Holzapfel & al. (1969): T. roseum oxyde la
désoxyrosénonolactone radioactive en rosénonolactone et rosololactone.
Pour une analyse plus approfondie des recherches biosynthétiques concernant
notamment les mécanismes stéréochimiques, le lecteur est renvoyé aux travaux
originaux référencés dans "Fungal metabolites II” (Turner & Aldridge, 1983; p.
38 pour les époxytrichothécènes et p. 276-277 pour le squelette rosane).
Source : MNHN, Paris
152 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
o
Sig IMR meee de
oy d TOME
À
м
o
нозкотохіни в
ө
ocu;
по.
m
понос T рн
bon
к сомо мусором GLUTAMINOL,
RCOOH MYCOSPORINE GLUTAMICOL
Figure 5: Molecules azotées de Trichothecium poseum dérivées d'acides aminés.
Figure 5: Nitrogen compounds of Trichothecium roseum derivated from amino acids.
Roséotoxine B
Richard & al. (1969, 1970) ont montré que les époxy-12,13 trichothécènes et
les diterpènes n'étaient pas seuls responsables de la toxicité des extraits éthérés
de T. roseum. A partir d'une souche MC-156, particulièrement toxinogène,
cultivée sur riz, ils ont isolé une fraction TR-1 contenant une toxine ne provo-
quant pas de nécrose, comme l'aurait fait un époxytrichothécène. Cette toxine
administrée par voie péritonéale, à la dose de 166mg/kg provoque la mort de
toutes les souris testées. Cette molécule soluble dans les solvants organiques, y
compris l'éther et le chloroforme, contient une quantité non négligeable d'azote.
Engstrom & al. (1975) puis Engstrom (1978) ont caractérisé chimiquement
cette molécule qu'ils nomment roséotoxine B. Il s’agit d'un cyclodepsipeptide de
formule brute Cy Hay O, №, (М: 591) qui comprend une molécule des 5 acides
aminés suivants: méthyl-3-trans-proline, isoleucine, N-méthylvaline, N-alanine et
N-méthylalanine ainsi que l'acide hydroxy -2(+ )- penténoïque-4, le tout formant
une structure peptidique lactone eyclique.
La structure et la configuration de cette roséotoxine B ont finalement été
corrigées et assurées par analyse de RMN et de diffraction aux rayons X; la
roséotoxine В (Fig. 5) est donc la cyclo (hydroxy-2(R)-penténoyl-4-
méthyl-trans-3-méthyl-L propyl-L- — isoleucyl-N-méthyl-L-valyl-N-méthyl-L-
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTH
ECIUM ROSEUM 153
alanyl-B-alanyl) (Springer & al., 1984), La roséotoxine pure, administrée par voir
orale chez des poulets agés de 1 jour, possède une DL, de 12,5mg/kg.
Les mycosporines
Si T. roseum est remarquable par la nature originale de ses terpénoides, il se
caractérise également par une intense synthése de mycosporine glutaminol en
conditions autorisant la sporulation (Favre-Bonvin & al., 1987). On peut s'inter-
roger sur le fait que cette molécule, si aisément détectable par son spectre UV et
présente en quantité non négligeable, ca. 1,5 à 2% du poids de matière sèche, ait
pu échapper aux nombreux chercheurs intéressés par le chimisme de cette
espèce. La raison essentielle réside vraisemblablement dans le fait que l'étude des
lipides de T. roseum, principal sujet d'analyse chez cette espèce, s'effectue après
passage de ces derniers dans une phase organique non miscible à l'eau. De ce
fait, les composés parfaitement hydrophiles comme les mycosporines se trouvent
totalement éliminés du matériel d'étude. La biogenèse des mycosporines apparait
strictement reliée à la sporulation chez T. roseum comme cela est d'ailleurs la
régle chez les nombeuses espéces ou ce type de molécules est présent. Les struc-
tures du type mycosporine glutaminol et glutamicol (Fig. 5) ont été élucidées par
Pittet & al. (1983) et leur étude biosynthétique réalisée par Favre-Bonvin & al.
(1987): la partie cyclique est issue de la voie du shikimate, en amont de ce der-
nier, vraisemblablement à partir du déhydro-3 quinate.
Les enzymes
Abondamment analysé pour ses capacités de biosynthése des terpénoides, T.
roseum a également fait l'objet, notamment de la part de chercheurs russes, d'in-
vestigations nombreuses relatives à la libération dans son milieu de culture,
d'enzymes intéressant les domaines agro-alimentaire et pharmaceutique.
- Enzymes à intérêt agro-alimentaire: cultivé en présence de son, de riz,
d'orge et de malt, T. roseum excréte des principes à activité cytologique, capables
de rompre les parois cellulaires (Kol'tsova, 1980). Les préparations enzymatiques
correspondantes, connues sous l'étiquette de cytorosamine (Salmanova & al.,
1973a; Zinchenko & Minchuk, 1972) possedent des activités hemicellulasiques,
cellulasiques et cellobiasiques appréciables, de faibles activités pectinasique et
peptidasique mais n'ont pas d'aci amylolytique (Salmanova & Zhdanova,
1971a, b; Salmanova & al., 1973b; Enkina & Grishin, 1969a, b).
De telles préparations ont été mises à profit pour améliorer la qualité et le
rendement des boissons alcoolisées, l'assimilation des aliments et la décom-
position du papier.
Au cours de la saccharification de la vodka l'emploi des cultures de T.
roseum a permis une hydrolyse efficace des membranes cellulaires conduisant
ainsi à un meilleur rendement en alcool (Yarovenko & al., 1973). Lors de la
vinification, les extraits cytolytiques de 7. roseum diminuent le taux de colloides
des moüts de vin (Zinchenko, 1970), accélérent leur clarification (Zinchenko &
Source : MNHN, Paris
154 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
Balanutse, 1969a, b; Zinchenko & Salmanova, 1968) et augmentent la concen-
tration en polysaccharides des vins jeunes, par rapport aux moúts, en provo-
quant l'autolyse des cellules de levures (Zinchenko & Minchuk, 1972). De même,
l'addition de cytorosamine au cours de la fabrication de la bière améliore la
solubilité du malt (Salmanova & al., 1973a), réduit la viscosité du moût
(Salmanova & Zhdanova, 1971b) et donne des bières de bonne qualité (Szajer,
1967; Salmanova & al., 1976).
Ces enzymes cytolytiques, notamment celles à activité protéolytique, se
révèlent également bénéfiques pour l'alimentation des pores et de la volaille; cet
apport enzymatique provoque une meilleure assimilation des aliments, stimule le
stockage de la vitamine А, le métabolisme des protéines et des acides gras ainsi
que les réactions de défense de l'organisme (Anderson & Mitrevics, 1972; Solun
& al., 1968).
Les préparations cytologiques de T. roseum, cultivé sur malt additioné de
sciure de bois, contiennent des hemicellulases hydrolysant les hémicelluloses du
bouleau et du pin (Galas & Wnuk, 1970) et d'autres enzymes permettant
l'hydrolyse totale du papier filtre et partielle du papier cellophane qui devient
moins résistant et se déchire facilement (Salmanova & al., 1968). En soumettant
des fibres de rayonne, fibres textiles cellulosiques, à l'attaque enzymatique on a
pu améliorer leur résistance (Simionescu & al., 1982).
- Enzymes utilisées en bioconyersions: à l'instar de très nombreux micro-
organismes, T. roseum s'est réleve lui aussi capable de réaliser des conversions
concernant:
* l'hydroxylation des stéroides en position 17, 11x et 6j; on a obtenu ainsi les
passages de la cinérone en hydroxy-17 corticostérone et de la déhydro-Il
corticostérone en cortisone (Meystre & al, 1954; voir aussi références im
Capek & al., 1966),
* la transformation des benzyl- et phénoxyméthypenicilline en acide amino-6
pénicillanique (ou 6-APA), sous l'influence d'une penicilline acylase (Zannini
& al., 1968).
la transformation de l'aphidicoline en acide 18-carboxylique aphidicoline.
Ipsen & al. (1982) ont tenté de modifier, par bioconversion, la structure de
l'aphidicoline, diterpénoide à activités antivirale et antitumorale qui agit en in-
hibant l'ADN polymérase. Mise en présence de T. roseum, l'aphidicoline est
transformée en un compose acide, le trihydroxy- 3, 16, 17 aphidicolanoate- 18
qui, comme laphidicoline, inhibe lincorporation de l'adénine et de la
thymidine mais pas celle de l'uridine.
- Enzymes à activité fibrinolytique: en culture submergée 7. roseum synthétise
des exo et endoprotéases exerçant une activite fibrinolytique. En augmentant la
teneur en composés carbonés du milieu de culture et en y ajoutant de la gélatine
et des peptones on stimule la production, dans le milieu de culture, des composés
responsables de celte activité. Après précipitation par l'acétone et purification sur
gel de Sephadex G-100, le complexe actif obtenu, nommé tricholysine, entraine
la lyse des caillots sanguins in vitro. Administrée par voie intraveineuse à des rats
la tricholysine manifeste son activité dans les 10 mn qui suivent; après 2h le taux
de fibrinogéne redevient normal. On peut prolonger l'effet fibrinolytique par des
injections répétées de l'enzyme qui ne manifeste aucun effet toxique aux doses
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICI IOTHECIUM ROSEUM 155
thérapeutiques (Andreenko & al. 1973, 1974). Par fractionnement sur CM
Sephadex C-50 à pH6, dans un gradient de NaCI (0-0,5M) il a été possible de
séparer des activités fibrinolytiques, estérasiques et caséinolytiques (Stepanova &
al, 1976) Des conditions optimales pour une production maximale de
Uicholysine au bout de 48h de culture ont été déterminées: РН 5,6-6,7;
température 25-26°С; aération 5-7g0, //h (Maksimova & al., 1983).
Signalons enfin que le T. roseum, comme de très nombreux Fungi Imperfecti,
possède l'équipement enzymatique complet lui permettant d'effectuer le cycle du
mannitol, lequel constitue un moyen très répandu dans le monde fongique pour
réguler l'état d'oxydo-réduction des coenzymes NAD+/NADP+ - NADH
NADPH, comme l'ont montré Hult & al. (1980).
LISTE DES METABOLITES ISOLES DE TRICHOTHECIUM ROSEUM
METABOLITES
COMPOSES VOLATILS
(de nature
non terpénique)
POLYACÉTATES
LIPIDES
* Acides gras
- saturés
- insaturės
* Glycérides
- simples
phosphoglycérides
* Terpénoides
- monoterpénoides
Méthyl-3 butanol-1
Octanone-3
Octène-1 one-3
Octanol-3
Octadiène-1,5 one-3
Octéne-1 ol-3
Methyl-6 hepténe-5 ol-2
Octadiéne-1,5 ol-3
Furfural
Phényl-1 éthanol
Phénÿlacétaldéhyde
Alcool benzylique
Acide aflatoxinique
Acide myristique (Ca : 0)
Acide palmitique (Cj, : 0)
Acide stéarique (Cjg : 0)
Acide oléique (Cis : 1)
Acide linoléique (Cj, : 2)
Acide linolénique (Cis : 3)
Mono- di- et triglycérides
Phosphatidylsérine
Phosphatidyléthanolamine
Phosphatidylcholine (léthicine)
Cardiolipides
Nérol; acétate du géranyle
Linalool et son acetate
Citronellol et son acetate
a et f terpinéol
RÉFÉRENCES
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Rusan & al. (1983)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Sancholle & Montant (1972)
Vanhaëlen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Vanhaelen & al. (1978)
Source : MNHN, Paris
156
- Sesquiterpénoides
- Diterpénoides
- Triterpénoides
-Tetraterpénoides
L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
Nérodiol
Cyclonérodiol
‘Trichodiène
Trichodiol
Epoxy-12,13 trichothécéne-9
Dihydroxy-4,8 époxy-12,13
Trichodermol
Trichothécolone
Acétyltrichothécolone
Trichothécine
Crotocine
Toxine T2
Pimaradiéne-8(9),15
Désoxy-7 rosénonolactone
Rosénonolactone (Roséine I)
et Rosololactone (Roséine I1)
Rosénololactone
Hydroxy-6ffrosénonolactone
Acide isorosénolique
Hydroxy-11f rosénonolactone
(Roseine 111)
Ergostérol
a, f, y caroténes, toruléne
MOLÉCULES AZOTÉES
* Aminoacides et dérivés Arginine, glutamine, tyrosine
* Sidérochromes
* Oligopeptides
* Enzymes
phenylalanine et tryptophane
Mycosporine glutaminol et
Mycosporine glutamicol
Fusigène et Fusigène B
Roséotoxine B
Polygalacturonases
Glucanases, pentosanases
Xylanases
Cellulases
Cellobiases
Cytorosémine PKH
Hémicellulases
Pectinases
Protéases
Vanhaelen & al. (1978)
Nozoe & al. (1970)
Nozoe & Machida (1970b, 1972)
Nozoe & Machida (1970a, 1972)
Machida & Nozoe (1972 a, b)
Machida & Nozoe (1972 a, b)
Evans & al. (1976 a)
Machida & Nozoe (1972 a, b)
Fishman & al. (1959)
Ghosal & al (1982)
Ghosal & al. (1982)
Freeman & Morrison (1948,
1949a, b)
Fishman & al. (1959)
Gyimesi & Melera (1967)
Grunbreg & al. (1983)
Dockerill & Hanson (1977)
Whalley & al. (1959)
Djerassi & al. (1966)
Freeman & al (1949)
Robertson & al. (1949)
Harris & al. (1958)
Achilladelis & Hanson (1969)
Holzapfel & Steyn (1968)
Allison & al. (1968)
Scott & al. (1964 b)
Freeman & al. (1949)
Kiriyama & al. (1971)
Achilladelis & Hanson (1969)
Maksimova & al. (1973a)
Madan & Lata (1981)
Pittet & al. (1983)
Laskin & Lechevalier (1973)
Richard & al. (1969, 1970)
Engstrom (1978)
Springer & al. (1984)
Abdel-Fattah & al. (1977)
Salmanova & Zhdanova (19712)
Scherbakov (1976)
Salmanova & Zhdanova (19712)
Gracheva & al. (1978)
Salmanova & al. (1973 a, b)
Salmanova & Zhdanova (1971 a,
b)
Salmanova & al. (1973 a)
Galas & Wnuk (1970)
Abdel-Fattah & al. (1977)
Hasija & Agarwal (1978)
Scherbakov (1976)
Salmanova & al. (1973 b)
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 157
Tricholysine Andreenko & al (1973)
(complexe enzymatique) Maksimova & al. (1983)
Stepanova & al. (1976)
Pénicilline acylases Zannini & al. (1968)
Hexokinase Hult & al. (1980)
Mannitol-1 P déshydrogénase Hult & al. (1980)
Mannitol-1 phosphatase Hult & al. (1980)
Mannitol deshydrogénase Hult & al. (1980)
POLYSACCHARIDES
T poly George & al. (1981)
DISCUSSION
Les propriétés antifongiques de 7. roseum ont été à l'origine des très nom-
breux travaux chimiques realisés sur cette espéce. Entreprise tout d’abord dans
l'espoir d'isoler une substance utilisable dans la lutte contre des champignons
phytopathogènes - espoir déçu du fait de la haute toxicité de la trichothécine -
l'analyse chimique de 7. roseum s'est révélée trés fructueuse au plan fondamen-
tal. En effet, par sa remarquable capacité à synthétiser sesqui- et diterpénoïdes, le
T. roseum a été largement exploité pour déterminer avec précision - stéréo-
chimiquement - les voies de biosynthése des terpénoides, notamment des noyaux
trichothécane et rosane.
Par ailleurs, il s'est avéré que la toxicité de cette espèce n'est pas seulement
due à la présence d'époxytrichothécénes mais s'explique aussi par la présence de
molécules de type roséotoxine B dont la structure cyclique, récemment établie,
suggére, du fait de la présence d'acides aminés hydrophobes - hydrophobicité en
outre accentuée par substitutions de N-H en N-CH, - une similitude avec les
molécules de type cyclosporine.
Il peut paraitre surprenant que cette espèce - dont les propriétés antifongiques
sont manifestes - ait pu être considérée comme une excellente source d'enzymes
hydrolytiques, utilisable dans le domaine agro-alimentaire. En effet, il est à
craindre que la trichothécine, en grande partie libérée dans le milieu de culture et
malgré sa faible hydrophilie, contamine les préparations enzymatiques,
également exocellulaires, à moins que ces dernières ne soient soumises à des
series d'extractions par solvants organiques pour éliminer toute trace de toxine.
T. roseum apparait être une espèce admirablement dotée biochimiquement
pour s'adapter à différents milieux. En effet, elle se révêle capable de synthétiser
des hydrolases variées en fonction des substrats rencontrés et, par conséquent, de
croitre dans des environnements bien différents. De plus, la libération dans son
milieu environnant de trichothécine constitue un moyen de défense, performant
vis-à-vis d'autres Champignons. Enfin cette espèce, qui se singularise par un pro-
cessus de conidiogenése original et une sporulation intense, se protège effica-
cement du rayonnement solaire non seulement par la présence de caroténoïdes
mais surtout par une synthèse abondante de mycosporine glutaminol qui capte
les radiations ultraviolettes les plus courtes arrivant à la surface du sol, à savoir
dans la zone comprise entre 300-320nm.
Source : MNHN, Paris
158 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
Il reste à intégrer l'ensemble de ces connaissances chimiques pour compren-
dre en profondeur les évènements biochimiques qui sous-tendent la croissance et
le développement de cette espèce. Cependant, pour exploiter au mieux nos
connaissances, il convient tout d'abord de lever une incertitude majeure concer-
nant l'association entre le T. roseum et une bactérie. S'agit-il, oui ou non, d'un
exemple nouveau caractérisant une vie associative permanente?
BIBLIOGRAPHIE
ABDEL-FATTAH A.F., MABROUK S.S. and ISMAIL A.S., 1977 - Production of
polygalacturonase, pectin-methylesterase by fungi. Chem. Mikrobiol. Technol.
Lebensmittel. 1
ACHILLADELIS B. and HANSON Ј.В., 1968 - Studies in terpenoid biosynthesis. I. The
biosynthesis of metabolites of Trichothecium roseum. Phytochemistry 7: 589-594.
ACHILLADELIS B. and HANSON J.R., 1969 - Minor terpenoids of Trichothecium
roseum. Phytochemistry 8: 765-767.
AHMED S.I. and GILES N.H., 1969 - Organisation of enzymes in the common aromatic
synthetic pathway: evidence for aggregation in fungi. J. Bacteriol, 99: 231-237.
ALLISON A.J., CONNOLLY J.D. and OVERTON K.H., 1968 - 6 fi - hydroxyro-
senonolactone: a new metabolite from Trichothecium roseum. J. Chem. Soc., Ser. C,
1968: 2122-2125.
ANDERSON P. and MITREVICS E., 1972 - Use of enzyme preparations for increasing
the productivity of animals and birds. Latv. Lauksaimn. Akad. Raksti 7: 68-74.
ANDREENKO G.V, SILAEV AB, MAKSIMOVA КА, POKH Li,
SEREBRYAKOVA T.N. and PODOROLSKAYA L.V., 1973 - Tricholysin, a
fibrinolytic enzyme formed by the imperfect fungus Trichothecium roseum. In
Sadauskas P.B. & al., Khim. Proteolit. Ferm. Mater. Vses. Simp. (Vilsnius, USSR):
61-62
ANDREENKO G.V,, SILAEV A.B, MAKSIMOVA R.A, POKH LI. and
SEREBRYAKOVA T.N., 1974 - Fibrinolytic and thrombolytic effect of proteases from
mushroom cultures. Folia Haematol. 101: 14-21
BARATHOVA H., BETINA V. and NEMEC P., 1969 - Morphological changes of fungi
induced by antibiotics. Folia microbiol. 14: 475-483
BAWDEN F.C. and FREEMAN G.G., 1952 - The nature and behaviour of inhibitors of
plant viruses produced by Trichothecium roseum Link. J. Gen. Microbiol. 7: 154-168.
BETINA V. and VANKOVA M., 1977 - Trichothecin, an antibiotic, morphogenic factor,
mycotoxin and bitter substance of apples. Biologia ( Bratislava) 32: 943-949.
BIRCH AJ., RICKARDS R.W., SMITH H., HARRIS A. and WHALLEY J., 1959 -
Studies in relation to biosynthesis. XXI, Rosenonolactone and gibberellic acid.
Tetrahedron 7: 244-251.
BRIAN P.W. and HEMMING H.G., 1947 - Production of antifungal and antibacterial
substances by fungi; preliminary examination of 166 strains of Fungi Imperfecti. J. Gen.
Microbiol. 1: 158-167.
BRITT J.J. and ARIGONI D., 1958 - The Biogenesis of the diterpene Rosenonolactone.
Proc. Chem. Soc. 1958: 224-225.
CAPEK A., HANC O. and TADRA M., 1966 - Biologia et Industria. In: Roman W. &
Genevoix L., Microbiol transformations of steroids, II. La Hague, Publ. Junk.
Source : MNHN, Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 159
CARRASCO L., BARBACID M. and VASQUEZ D., 1973 - The trichodermin group of
antibiotics, inhibitors of peptid bond formation by eukaryotic ribosomes, Biochim.
Biophys. Acta 312: 368-376.
COLE G.I, and SAMSON R.A., 1979 - Development in T. roseum. In: Cole G.T. &
Samson R.A., Patterns of development in conidial fungi. London, Pitman: 89-92.
DEHORTER B., 1985 - Determinisme et physiologie de la reproduction sexuée du Nectria
galligena Bres. Thèse Doct. Sci. Nat., Lille, n° 628.
DJERASSI C., GREEN B., WHALLEY W.B. and DE GRAZIA C.G., 1966 - The
Chemistry of fungi. Part II (Optical Rotatory Dispersion Studies, Part CV). The
absolute configuration of Rosenono- and Rosololactone. J. Chem. Soc., Ser. C., 1966
624-627.
DOCKERILL B. and HANSON J.R., 1977 - Studies in Terpenoid Biosynthesis. Part 19.
Formation of Pimara -8(9)- diene by Trichothecium roseum. J. Chem. Soc. Perkin Trans.
1. 1977: 324-327.
DOCKERILL B., HANSON JR. and SIVERANS M., 1978 - The biosynthesis of
trichothecin from acetate (1,2 -13 C3). Phytochemistry 17: 427-430.
DOMSCH K.H., GAMS W. and ANDERSON T.H., 1980 - Trichothecium Link ex Gray
1821. In: Domsch K.H., Gams W. & Anderson T.H., Compendium in soil fungi. New
York, London, Academic press: 814-816.
ENGSTROM G.W., DELANCE J.V., RICHARD J.L. and BAETZ A.L., 1975 - Purifica-
tion and characterization of Roseotoxin B, a toxic cyclodepsipeptide from Trichorhecium
roseum. J. Agric. Food Chem. 23: 244-253.
ENGSTROM G.W., 1978 - Amino Acid Sequence of Roseotoxin B. J. Agric. Food Chem.
26: 1403-1406.
ENKINA LS. and GRISHIN S.A, 1969 a - Intensification of dough fermentation by
using a cytolytic enzymes. Khlebopek. Konditer. Promyshl. 13: 11-13
ENKINA L.S. and GRISHIN S.A., 1969b - Preparation of wheat dough using a cytolytic
enzymic preparation. Khlebopek. Konditer. Promyshl. 13: 8-11.
EVANS R. and HANSON J.R., 1976 - Studies in terpenoid biosynthesis. Part XIV. For-
mation of the sesquiterpene trichodiene. J. Chem, Soc. Perkin Trans. 1 1976: 326-332.
EVANS R., HANSON J.R. and MARTEN T., 1976a - Studies in Trepenoid biosynthesis.
Part XVI. Formation of the sesquiterpenoid trichothecin. J. Chem. Soc, Perkin Trans.
1. 1976: 1212-1214.
EVANS R., HANSON J.R. and NYFELER R., 1976 b - Studies in terpenoid biosynthesis.
Part XVII. Biosynthesis of the sesquiterpenoids cyclonerodiol and cyclonerotriol. J.
Chem. Soc. Perkin Trans. 1 1976: 1214-1217.
FAVRE-BONVIN J., BERNILLON J., SALIN N. and ARPIN N., 1987 - Biosynthesis of
mycosporines: mycosporine glutaminol in Trichothecium roseum. Phytochemistry 26:
2509-2514.
FISHMAN J., JONES E.R.H., LOWE G. and WHITING M.C., 1959 - Structure and
biogenesis of trichothecin. Proc. Chem. Soc. 1959: 127-128.
FREEMAN G.G. and MORRISON R.L, 1948 - Trichothecin: an antifungal metabolic
product of 7. roseum Link. Nature (London) 162: 30.
FREEMAN G.G. and MORRISON R.I., 1949 a - The isolation and chemical properties of
trichothecin, an antifungal substance from Trichorhecium roseum Link. Biochem. J. 3:
1-5.
Source - MNHN. Paris
160 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
FREEMAN G.G. and MORRISON R.l., 1949 b - Some biological properties of tricho-
thecin, an antifungal substance from Trichothecium roseum Link. J. Gen. Microbiol. 3:
60-68.
FREEMAN G.G., MORRISON R.l. and MICHAEL S.E., 1949 - Metabolic products of
Trichothecium roseum Link. Biochem. J. 45: 191-199.
FR.
EMAN G.G., 1955 - Further Biological Properties of trichothecin, an antifungal sub-
stance from Trichothecium roseum Link, and its derivatives. J. Gen. Microbiol. 12:
213-221.
FREEMAN G.G., GILL J.E. and WARING W.S., 1959 - The structure of Trichothecin
and its hydrolysis products, J. Chem. Soc. 1959: 1105-1132.
GALAS E. and WNUK K., 1970 - Hemicellulases of Trichothecium roseum. Zesz, Nauk
Politech. Lodz. Chem. Spozyw. 17: 72-82.
GEORGE C.X., GUPTA B.M., KHURANA S.M., PAUL S.M. and NAGAICH B.B.,
1981 - Antiviral activity in plants of a mycoviral double-stranded RNA from
Trichothecium roseum. Acta Virol. 25: 408-414.
GHOSAL S., CHAKRABARTI D.K., SRIVASTAVA A.K. and SRIVASTAVA RS.,
1982 - Toxic 12,13-epoxytrichothecenes from anise fruits infected with Trichothecium
roseum. J. Agric. Food Chem. 30: 106-109.
GLATZ E.T., CSANYI E. and CYIMESI J., 1966 - Supplementary data on crotocin - an
antifungal antibiotic. Nature (London) 212: 617-618.
GOETSCH L., THOMASSET N. and VILA J. - Antitumoral activity of trichothecolone (à
paraître)
GRACHEVA LM., VAGANOVA M.B. and SALOVAROVA V.P., 1978 - Cellulases for-
mation by the soil yeast Trichosporon and microscopic fungi. Mikrobiologija 47:
226-229.
GRUNBREG N., RUSAN M. and VITALARU C., 1983 - Contributions of the isolation
and identification of some mycotoxines from Trichorhecium roseum Link. 11. The iso-
lation and identification of T; toxine from Trichothecium roseum Link. Bol. Soc. Brot.,
Ser. 2, 56: 33-37.
GYIMESI J. and MELERA A. 1967 - On the structure of crotocin, an antifungal
antibiotic. Tetrahedron Lett. 1967 (n* 17): 1665-1673,
HARRIS A., ROBERTSON A. and WHALLEY W.B., 1958 - The Chemistry of Fungi.
Part XXXI. The structure of rosenonolactone. J. Chem. Soc. 1958: 1799-1807; Part
XXXII. Rosololactone, a metabolite of Trichothecium roseum. Ibid. 1807-1813.
HASIJA S.K. and AGARWAL H.C., 1978 - Production of pectic enzymes by
Trichothecium roseum (Pers.) Link ex Fries. Biochem. Physiol. Pfl. 172: 125-132.
HOLZAPFEL C.W. and STEYN P.S., 1968 - The isolation and structure of a new
diterpene lactone from Trichothecium roseum. Tetrahedron 24: 3321-3325.
HOLZAPFEL C.W., BIRCH AJ. and RICKARDS R.W., 1969 - The oxidation of
desoxyrosenonolactone by Trichothecium roseum. Phytochemistry 8: 1009-1012
HULT K., VEIDE A. and GATENBECK S., 1980 - The distribution of the NADPH
regenerating mannitol cycle among fungal species. Arch. Microbiol. 128: 253-255.
INGOLD C.T., 1956 - The conidial apparatus of Trichothecium roseum. Trans. Brit. Mycol
Soc. 39: 460-464.
IPSEN J., FUSKA J., FOSKOVA A. and ROSAZZA J.P., 1982 - Microbial transfor-
mations of natural antitumor agents. 21- Conversions of Aphidicolin. J. Org. Chem. 47:
3278- 3282.
Source : MNHN, París
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 161
JONES E.R.H. and LOWE G., 1960 - The biogenesis of Trichothecin. J. Chem. Soc. 1960:
3959-3961,
KENDRICK М.В. апі COLE G.T., 1969 - Conidium ontogeny in Hyphomycetes.
Trichothecium roseum and its meristem arthrospores. Canad. J. Bot. 47: 345-350.
KIRIYAMA N., YAMAMOTO Y. and TSUDA Y., 1971 - Metabolite of Trichothectum
roseum. Structure of roseine III. Yakag. Zass. 91: 1078-1087.
KOLTSOVA LF., 1980 - Effect of culture medium ingredients on the biosynthesis of
cytolytic enzymes by the Trichothecium roseum fungus under production condition.
Mikrobiol. Zurn. 92: 197-200.
LASKIN A.l. and LECHEVALIER H.A., 1973 - Handbook of microbiology. Microbiol.
Products. 3. Cleveland, CRC press.
LERMITERIE M.H., 1973 - Recherche sur un cas d'association entre le Trichothecium
roseum et une bactérie el sur quelques aspects nouveaux dans la morphologie de cet
Adélomycéte. Thése doct. spéc. 3éme cycle, Toulouse.
MACHIDA Y. and NOZOE S., 1972 a - Biosynthesis of trichothecin and related
compounds. Tetrahedron 28: 5113-5117.
MACHIDA Y. and NOZOE S. 1972 b - Biosynthesis of trichothecin and related
compounds. Tetrahedron Lett. 1972 (n* 19): 1969-1972.
MADAN M. and LATA K., 1981 - Amino acid composition of mycelium of two fruit rot
fungi. Indian J. Mycol. Pl. Pathol. 11; 130-131.
MAKSIMOVA R.A., PENNER L.F. and MINAEVA T.A., 1973 a - Formation of
carotenoid pigments by the imperfect fungus Trichothecium roseum. Biol. Nauki Nauch.
Dokl. Vyssh. Shk., SSSR 16: 92-96.
MAKSIMOVA R.A., SILAEV A.B., GRUSHINA V.A. and DEMIDOVA N.L, 1973 b -
Effect of trichothecin on imperfect Trichothecium roseum producing the antifungal
antibiotic trichothecin. Antibiotiki (Moscow) 15: 230-233.
MAKSIMOVA R.A, and GRUSHINA V.A., 1974 - Inhibitory effect of trichothecin on
germination conidia of strains of Trichothectum roseum, a source of the antibiotic.
Mikol. Fitopatol 8: 431-434.
MAKSIMOVA R.A., POKH L.I. and SILAEV A.B., 1975 - Inactivation of trichothecin by
proteolytic enzymes of Trichothecium roseum. Antibiotiki (Moscow) 20: 1081-1085.
MAKSIMOVA R.A, PAL'MOVA N.P., SHARKOVA T.S., KHURATOVA B.G. and
LEIKINA ML, 1982 - Effect of trichothecin against mycelia of fungi. Abh. Bayer
Akad. Wiss., Math. Naturwiss. Abt. 1982: 309-313
MAKSIMOVA R.A, SHARKOVA T.S, KHURATOVA B.G, PAL'MOVA N.P.,
MINAEVA T.A, ANDREENKO G.V., SEREBRYAKOVA T.N., MURASHOVA
N.S. and KOZLOVA M.A., 1983 - Biosynthesis of tricholysin, a complex of fibrinolytic
enzymes, in submerged culture of the saprophytic fungus Trichothecium roseum.
Gematol. Transfuziol. 28: 33-37.
MEYSTRE C., VISHER E. and WETTSTEIN A., 1954 - Mikrobiologishe Hydroxylierung
von Steroiden (in der 17& - und 21- Stellung). Helv. Chim. Acta 37: 1548-1553.
MONTANT C., 1952 - De la sporogenése de Trichothecium roseum (Link). Bull. Soc. Hist.
Nat. Toulouse 87: 89-102
MONTANT C, et ORCIVAL J, 1960 - Étude des variations du rapport source
carbonée/source azotée au cours de la croissance de Trichotheclum roseum (Pers.) Link.
Compt. Rend. Hebd. Séances Acad. Sci. 250: 4444-4446.
MONTANT C. et SANCHOLLE M., 1969 - Évolution des lipides du Trichothecium
roseum au cours des premiers stades de la croissance en fonction des variations de la
Source- MNHN. Paris
162 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
source nutritive carbonée. Compt. Rend. Hebd. Séances Acad. Sci, Sér. D, 269:
886-889.
MORGAN A.G. and MACMILLAN A, 1954 - The assimilation of nitrogen from
ammonium salts and nitrate by fungi. J. Exp. Bot. 5: 232-252.
NICOT J. et LEDUC A., 1957 - Mise en évidence d'un mucilage dans la paroi des spores
du Trichothecium roseum Link ex Fr. Compt. Rend. Hebd. Séances Acad Sci. 244:
1403-1405.
NOZOE S. and MACHIDA Y., 1970 a - Isolation and structure of trichodiol, a new
sesquiterpenoid from Trichorhecium roseum. Tetrahedron Lett. 1970 (n° 14): 1177-1179.
NOZOE S. and MACHIDA Y., 1970 b - Structure of trichodiene. Tetrahedron Lett. 1970
(n* 14): 2671-2674.
NOZOE S. GOI M. and MORISAKI N., 1970 - Structure of cyclonerodiol. Tetrahedron
Lett. 1970 (n° 15): 1293-1296; Synthesis and stereochemistry of cyclonerodiol. Ibid.
1971 (n° 40}: 3701-3702.
NOZOE S. and MACHIDA Y., 1972 - The structures of trichodiol and trichodiene.
Tetrahedron 28: 5105-5111.
PAL'MOVA М.Р. апі МАКЅІМОУА В.А., 1976 - Morphogenetic action of trichothecin
оп Trichothecium roseum. Mikrobiologija 45: 1023-1027.
PITTET J.L., BOUILLANT M.L., BERNILLON J., ARPIN N. and FAVRE-BONVIN
J., 1983 - The presence of reduced-glutamine mycosporines, new molecules, in several
Deuteromycetes. Tetrahedron Lett. 1983 (n° 24): 65-68
RICHARD J.L, ENGSTROM G.N., PIER A.C. and TIFFANY L.H., 1969 -
Toxigenicity of Trichothecium roseum Link: isolation and partial characterization of a
toxic metabolite. Mycopathol. Mycol. Appl. 39: 231-240.
RICHARD LL. PIER A.C. and TIFFANY L.H., 1970 - Biological effects of toxic
products from Trichothecium roseum Link. Mycopathol. Mycol. Appl. 40: 161-170.
ROBERTSON A., SMITHIES W.R. and TITTENSOR E., 1949 - The chemistry of fungi.
Part VI. Rosenonolactone from Trichothecium roseum Link. J. Chem. Soc. 1949:
879-883.
RUSAN M., GRUNBREG N. and VITALARU C., 1983 - Contributions to the isolation
and identification of some mycotoxins from Trichothecium roseum Link. L The
separation and identification of some furocumarins from Trichothecium roseum Link
cultures. Bol. Soc. Brot., Ser. 2, 56: 23-32.
SALMANOVA LS, ZHDANOVA LA. and У OV Al, 1968 - Effect of
Trichothecium roseum enzymes on cellophane and fiter paper. Prikl. Biokhim.
Mikrobiol. 4: 666-669.
SALMANOVA L.S. and ZHDANOVA L.A., 1971 a - Action of cytolytic enzymes from
the fungus Trichothecium roseum on nonmalt barley. Ferment. Spirt. Promyshl. 37:
15-18.
SALMANOVA LS. and ZHDANOVA L.A., 1971 b - Separation of enzymes of the
cytolytic enzymic complex of the fungus Trichorhecium roseum by gel filtration on
Sephadex columns. Prikl. Biokhim. Mikrobiol. 7: 161-165
SALMANOVA LS, SHEPTUN LS. and ZHDANOVA L.A, 1973 a - Use of the
enzymic preparation cytorosemin PKH for treating hard-to-dissolve malt. Ferment.
Spirt. Promyshl. 1973: 38-30.
SALMANOVA L.S., ZHDANOVA L.A. and SOBOLEVSKAYA T.N., 1973 b - Produc-
Чоп of a refined enzyme preparation from a cytolytic culture of the fungus
Trichothecium roseum. Ferment. Mikroorgan. 1973: 134-140.
Source : MNHN. Paris
LES MÉTABOLITES DU TRICHOTHECIUM ROSEUM 163
SALMANOVA LS., VESELOV LY. BALASHOV VE, SHKOP Y.F. and
KOLPAKCHI A.P., 1976 - Preparation of a concentrated brewer’s wort for the
product of beer. Brevet, URSS n° 561, 736. (Chem. Abstr. 1976, 85, p. 469, n° 92199).
SAMSON R.A., HOEKSTRA E.S. and VAN OORSCHOT С.А. N., 1981 - Introduction to
Jood-Borne Fungi. Baarn, Centraalbureau voor Schimmelcultures.
SANCHOLLE M. et MONTANT C., 1972 - Analyse des constituants de la fraction
lipidique isolée du mycélium du Trichothecium roseum au cours des premiers stades de
croissance. Canad, J. Bot. 50: 247-251.
SANCHOLLE M., MONTANT C., LE BARS J, and ABADIE M., 1977 - Association of
the mould Trichothecium roseum (Pers. Link. Fourth FEMS Symposium, Vienna.
Abstracts: B 26.
SCHERBAKOV M.A., 1976 - Biosynthesis of cellulase, proteinase and xylanase by
microorganisms, {zy. Akad. Nauk Moldavsk. SSR, Ser. Biol. Khim Nauk 1976: 33-36.
SCOTT A.l, SUTHERLAND S.A., YOUNG D.W., GUGLIEMETTI L.G., ARIGONI
D. and SIM G.A., 1964 a - The Structure and Absolute Configuration of Rosololactone
and Related Diterpenoid Lactones. Proc. Chem. Soc. 1964: 19-21.
SCOTT A.l, YOUNG D.W., HUTCHINSON S.A, and BHACCA NS., 1964 b -
Isorosenolic acid, a new diterpenoid constituent of Trichothecium roseum. Tetrahedron
Lett. 1964 (n° 15); 849-854.
SIMIONESCU СІ, РОРА УЛ. ВОЗАХ У., STOLERIU A, RUSAN M. and
DRAGOMIR B. 1982 - Complex conversion of biomasse. II, Microbiological
degradation of cellulose materials. Revista Padur. Indust, Lemnului Celuloza Hirtie, Ser.
Celuloza Hirtie, 31; 169-172
SIMOLA K.L. and LONNROTH K., 1979 - The effect of some protein and non protein
amino acids on the growth of Cladosporium herbarum and Trichothecium roseum.
Physiol. Pl. 46; 381-387.
SOLUN AS., MAGDON G.A., POKATILOVA G.A., 1968 - The physiological role and
efficiency of enzyme additives in poultry ratios. Vestn, Sel'skokhoz. Nauki 13: 69-74.
SORENSON W.G., SNELLER M.R. and LARSH H.W., 1975 - Qualitative and quantita-
tive assay of trichothecin: a mycotoxin produced by Trichothecium roseum. Appl.
Microbiol. 29: 653-657.
SPRINGER J.P., COLE RJ., DORNER J.W., COX R.H., RICHARD J.L., BARNES
C.L. and VAN DER HELM D., 1984 - Structure and conformation of roseotoxin B.
J. Amer. Chem. Soc. 106: 2388- 2392
STEPANOVA T, MAKSIMOVA RA, YULIKOVA EP, SILAEV AB,
ANDREENKO G.V. and SEREBRYAKOVA T.N., 1976 - Fractionation of tricholysin,
a preparation of fibrinolytic enzymes formed by Trichothecium roseum Lk. ex Fr. on
carboxymethyl Sephadex G-50. Prikl. Biokhim. Mikrobiol. 12: 407-410.
SZAJER C., 1967 - Effect of enzymic extracts from Trichothecium roseum strains on the
content of extract and protein fractions in beer during storage. Ann. Univ. Mariae
Curiae-Skodowska, Sect. E, 1967: 253-261
TAMM C. and TORI M., 1984 - Trichothecenes. In Betina V., Mycotoxins: Production,
isolation, separation and purification. Amsterdam, Elsevier, 525 p.
TURNER W.B. and ALDRIDGE D.C., 1983 - Fungal metabolites I. London, Academic
Press, 631 p.
UENO Y., 1983 - Trichothecenes. Chemical, biological and Toxicological aspects, In
Developments in Food Science, 4. Amsterdam, Elsevier, 313 p.
VANHAELEN M., VANHAELEN-FASTRE R. and GEERAERTS J., 1978 - Volatile
constituents of Trichothecium roseum. Sabouraudia 16: 141-150.
Source : MNHN, Paris
164 L. GOETSCH, F. LEMOYNE et N. ARPIN
VEZINA C., SINGH K. and SEHGAL S.N., 1965 - Sporulation of filamentous fungi in
submerged culture. Mycologia 57: 722-736.
WHALLEY W.B., GREEN B., ARIGONI D., BRITT J.J. and DJERASSI C., 1959 - The
absolute configuration of rosenonolactone and related diterpenoids. J. Amer. Chem.
Soc. 81: 5520-5521.
YAROVENKO V.L., USTINNIKOV B.A., SALMANOVA L.S., PYKHOVA S.V. and
LAZAREVA A.N., 1973 - Continuous production of alcohol from a starch raw
material. Brevet, URSS n° 276, 888. (Chem. Abstr. 1974, 81, p. 201, n° 2413).
ZANNINI E, PIACENZA E. and FABRI G., 1968 - Enzymic product of
6-amino-penicillanic acid. Brevet, Afrique du Sud n° 68 00295.
ZELENEVA R.N., MAKSIMOVA R.A. and SILAEV A.B., 1979 - Lipids from the fungus
Trichothecium roseum Lk. ex Fr. Prikl. Biokhim. Mikrobiol. 15: 389-393
ZINCHENKO V.I. and SALMANOVA L.S., 1968 - Preparation of wine materials. Bre-
vet, URSS n° 212, 946 (Chem. Abstr. 1968, 69, p. 1685, n° 18043).
ZINCHENKO V.I. and BALANUTSE A.P., 1969 a - Clarification of fraction IHI must.
Vinodel. Vinograd. SSSR 29: 17-21.
ZINCHENKO V.I. and BALANUTSE A.P., 1969 b - Clarification of first-fraction must.
Sadov. Vinograd. Vinodel. Moldav. 24: 35-39.
ZINCHENKO V.L, 1970 - Effect of the cytolytic enzymic preparation on must colloids
Sadoy. Vinograd. Vinodel. Molday. 25: 27-30.
ZINCHENKO V.I. and MINCHUK F.L., 1972 - Effect of grape must water-soluble
polysaccharides on wine quality. Sadov. Vinograd. Vinodel. Moldav. 27: 24-27.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol., 1989, 10 (2): 165-171 165
KERATINOPHILIC FUNGI
OF CHICKEN AND PIGEON CLAWS FROM EGYPT
ALL ABDEL-HAFEZ
Botany Department, Faculty of Science,
Assiut University, Sohag, Egypt.
ABSTRACT - 52 species belonging to 24 genera were collected from chicken and pigeon
claws (100 samples each) using sterilized moistened clay soils at 28°C. The most common
genera were Chrysosporium, Penicillium, Scopulariopsis and Aspergillus followed by Mucor,
Alternaria and Fusarium. Several keratinophilic fungi were recovered, but with variable
counts and frequency, from any or the 2 types of claws such as Chrysosporium keratinophi-
lum, C. tropicum, C. indicum, C. pannorum, C. luteum, C. asperatum, C. dermatitidis, Ar-
throderma tuberculatum, Allescheria boydi, Ctenomyces serratus, Corynascus sepedonium
and Geotrichum candidum. Also, numerous species of cycloheximide resistant fungi were
isolated of which P. chrysogenum, P. cyclopium, S. brevicaulis, A. flavus, A. zonatus, M. pu-
sillus, Alternaria alternata, F. solani and Acremonium strictum were prevalent on the two
substrates.
RÉSUMÉ - 52 espèces appartenant à 24 genres fongiques ont été isolées à partir
d'échantillons d'ongles de poulets et de pigeons. Les genres les plus communs sont
Chrysosporium, Penicillium, Scopulariopsis et Aspergillus, suivis par Mucor, Alternaria et
Fusarium. Plusieurs champignons kératinophiles ont êté trouvés, avec des fréquences va-
riables: Chrysosporium keratinophilum, C. tropicum, C. indicum, C. pannorum, C. luteum,
C. asperatum, C. dermatitidis, Arthroderma tuberculatum, Allescheria boydii, Ctenomyces
serratus, Corynascus sepedonium et Geotrichum candidum. De même, de nombreuses
espèces résistantes à l'actidione ont été isolées. Les plus fréquentes sont: P. chrysogenum,
P. cyclopium, S. brevicaulis, A. flavus, A. zonatus, M. pusillus, Alternaria aliernata, F.
solani et Acremonium strictum
KEY WORDS : keratinophilic fungi, cycloheximide resistant fungi, claws fungi, chicken
fungi, pigeon fungi.
INTRODUCTION
Several investigations have been made on the dermatophytes and other kerati-
nophilic fungi from the hair of mammals in different places all over the world
(Ajello, 1959; Marples, 1961; Alteras & al., 1966; Rees, 1967; Smith & al., 1969;
Hoffmann & al., 1970; Abdel-Hafez, 1987).
Source : MNHN, Paris
166 A.LI. ABDEL-HAFEZ
In Egypt, numerous surveys were carried out on keratinophilic fungi from
various substrates (Moawad, 1969; Abou-Gabal & Abdelrahiem, 1973; Mostafa,
1977; Bagy & Abdel-Hafez, 1985; Bagy, 1986), but none of these studies were fo-
cused on claws of birds. The present investigation aims to be an intensive study
on the composition and counts of keratinophilic and cycloheximide resistant fun-
gi on claws of chickens and pigeons from Sohag Governorate (Egypt).
MATERIALS AND METHODS
One hundred samples of claws of each of healthy chickens and pigeons, of 8
claws each, were collected during January-April 1987 from the previous 2 bird
types from various pens from Sohag Governorate (Egypt). These claws samples
were placed in clean sterilized plastic bags and transferred immediately to the
Mycological Laboratory and stored at 3.5 C.
Determination of claws fungi: The claws baiting technique was employed.
Four claws of each chicken and pigeon placed on sterile soil moistened with ster-
ilized distilled water (20-25% moisture content) and remoistened whenever neces-
sary. Two plates were used for each sample and the plates were incubated at
28°C for 10-12 weeks. The moulds which appeared on the baits were examined
microscopically and fungi were transferred to the surface of Sabouraud’s dext-
rose agar medium (Moss & Mc Quown, 1969) which was supplemented with 20
units ml of sodium penicillin, 404g ml of the dihydrostreptomycin and 0.05% cy-
cloheximide (actidione). Before adding to the medium, the first 2 antibiotics
were dissolved separately in sterile distilled water while the third was dissolved in
methanol. The plates were incubated at 28°C for 4-6 weeks and the developing
fungi were counted, identified and calculated per 8 claws of each of chickens and
pigcons.
Table 1 - Total counts, number of cases of isolation and occurrence remarks of fungal gen-
era and species recovered from chicken and pigeon claws.
Tableau 1 - Genres et espèces de champignons isolés à partir d'ongles de poulets et de pi
geons.
Birds examined Chickens Pigeons
Genera and species TE | xci [on] те | ner [ or
Total count 1340 - 725 - =
Chrysosporium (total count) 133 | 43: Jom || 77 27 | M
C. keratinophilum (Frey) Carmichael 71 28 | M| 30 de e
C. tropicum Carmichael 40 17 L 23 13 L
C. indicum (Rand. & Sand.) Garg 25 13 У 15 10 R
C. pannorum (Link) Hughes а M RE
C. state of Thielavia sepedonium Emmons 10 5 R 6 2 R
C. luteum Constantin 6 4 R = > -
C. asperatum Carmichael e ESI Ed S vae
C. dermatitidis Gilchrist & Stokes - - - 3 2 R
Arthroderma tuberculatum Kuehn 21 13 L 11 2 R
Allescheria boydii Shear 6 4 R - = =
Clenomyces serratus Eidam 5 All es 2 R
Source : MNHN, Paris
FUNGI OF CHICKEN AND PIGEON CLAWS 167
Corynascus sepedonium (Emmons) у. Arx 3 e [mel s A
Penicillium (total count) 250 | 41 | M| 103 | 26 | M
P. chrysogenum Thom 188 [3200 [EM [552020 E
P. cyclopium Westling E ESE SATER
P. funiculosum Thom ЕЕ 6 | R
P. janthinellum Biourge 33 |У e oe
P. nigricans Bainier 14 e Jes oni 2 |R
P. frequentans Westling 6 spese] ess и =
P. granulatum Bain. 2 TO ees ee Р ^
Scopulariopsis brevicaulis (Sacc.) Bainier 218 | 40 | M| 154 | 25 | M
Aspergillus (total count) 143 | 38 | M| 76 | 25 | M
A. flavus (Link) Fres. 55 | 24 |м | 32 14 | L
A. zonatus Kwon & Fennell 26 | M [L| 14 8 | R
A. fumigatus Fres. БҮ АТУ Пе то caller}
A. ochraceus Wilhelm 10 EE SN eR:
A. nidulans Eidam 8 6 |R| - - -
A. niger Van Tiegh. 5 КЕ ee 1 R
A. terreus Thom 4 ГЭЕ 85 з R
A. tamari Kita 1 СЕЕ - -
Mucor (total count) 160 | 313 |M| 88 | 20 | L
M. pusillus Lindt Daden | tf 5% i6 [Б
M. hiemalis Wehmeyer El als 9 |в
Alternaria alternata (Fr.) Keissler 106 | 30 | M| 64 | 25 | L
Fusarium (total count) 92 | 26 |м| 44 18 | L
Е. solani (Mart.) Sace. 38 igs [pub || ae 14 | L
F. oxysporum Schlecht. 27 10 | R| 14 6 | R
Е. moniliforme Sheldon 15 З о - -
F. equiseti (Corda) Sacc. 7 4 |R| 3 Canim
F. dimerum Penz. 5 2m -
Rhizopus stolonifer (Ehrenb. ex Fr.) Lindt 16 зда Et e ike) ab
Acremonium (total count) 54 ЕЕЕ
A. strictum W, Gams 28 8 |R| 21 NES
A. rutilum W. Gams 23 e oe 3998 (ER:
A. murorum (Corda) W. Gams 3 WIR s - -
Verticillium (total count) 18 10 |R| 4 з | к
V. catenulatum (Kamy. ex Barron & Onions) | 11 6 |R| 4 SA ES
W. Gams
V. chlamydosporium Goddard 7 lala -
Goetrichum candidum Link ex Leman 21 aE || gk] Sade |) aie |] ae
Ulocladium atrum Preuss n ЕЕЗ a - -
Chaetomium (total count) 7 АЕР co: & ES
C. spirale Zopf 2 4a ЕК. | > - -
C. globosum Kunze ex Fr. - EN ees: а |в
Paecilomyces lilacinus (Thom) Samson 5 ЕЕ - -
Cylindrocarpon didymum (Hartig) Wollenw. 2 1 |R| 6 4 |R
Arthrobotrys oligospora Corda 2 OS - -
Botryotrichum piluliferum Saccardo & Marchal| 2 ORE M 067, 4 |в
Cladosporium cladosporioides (Fres.) De Vries| | - - E © ИСЕ
Syncephalastrum racemosum Cohn ex Schroetef - ES E: 1 R
Saccharomyces spp. 15 10 6 4 |R
Mycelia sterilia 10 6 |R| 4 3 R
TC = total count (calculated per 8 claws in every sample or per 800 claws). NCI =
number of cases of isolation (out of 100 samples or 100 birds) OR = occurrence re-
marks; H = high occurrence; between 50-100 cases. M = moderate occurrence; between
25-49 cases. L = low occurrence; between 13-24 cases. R = rare occurrence; less than
13 cases.
Source : MNHN, Paris
168 A.LI. ABDEL-HAFEZ
RESULTS AND DISCUSSION
Fifty-two species of keratinophilic and cycloheximide resistant fungi represent-
ing 24 genera were collected from chicken (22 genera and 48 species) and pigeon
claws (19 genera and 35 species) at 28°C (Tab. 1). All of the previous species
were isolated for the first time from Egyptian birds claws, but most of them were
encountered with variable frequency of occurrence from the hairs of mammals in
Egypt (Bagy & Abdel-Hafez, 1985; Bagy, 1986).
The total number of keratinophilic and cycloheximide resistant fungi isolated
from the claws of chickens and pigeons were 1340 and 725 colonies per 800
claws, respectively. Results reveal that there is a basic similarity between the my-
coflora of the 2 types of claws with the most frequent genera: Chrysosporium,
Penicillium, Scopulariopsis, Aspergillus, followed by Mucor, Alternaria and
Fusarium.
Chrysosporium was the most common genus on chicken and pigeon claws, it
occurred in 43% and 27% of the birds examined comprising 12.9% and 10.6%
of total fungi, respectively. It was represented by 8 species of which C. keratino-
philum, C. tropicum and C. indicum were the most prevalent on the 2 substrates;
these emerged in 28, 17 and 13%; 18, 13 and 10% of the samples contributing
5.3, 2.9 and 1.7%; 4.1, 3.2 and 2.1% of total fungi, respectively. The previous 3
species were encountered, but with variable frequencies, from camel, cow, dog,
donkey, goat and sheep hairs in Egypt (Bagy & Abdel-Hafez, 1985; Bagy, 1986),
as well as from some mammals in Australia (Rees, 1967), Czechoslovakia (Otce-
nasek & Dvorak, 1962), Germany (Hoffmann & al., 1970), India (Gugnani &
al., 1975) and Venezuala (Moraes & al., 1967). The remaining species were iso-
lated in rare frequency: Chrysosporium state of Thielavia sepedonium, C. panno-
rum, C. luteum and C. asperatum on chicken claws, Chrysosporium state of
Thielavia sepedonium and C. dermatitidis on pigeon claws. Most of the above
species were frequently encountered in soils from different places all over the
world (Randhawa & Sandhu, 1965; Al-Doory, 1967; Ajello & Alpert, 1972;
Ajello & Padhye, 1974; Piontelli & Caretta, 1974; Caretta & Piontelli, 1975;
Mostafa, 1977; Bojanovsky & al., 1979; Abdel-Fattah & al., 1982; Meissner &
Qadripur, 1983; Calvo & al., 1984).
Also, truly keratinolytic fungi were isolated in various percentage counts and
frequency of occurrence from the claws of any or the 2 types of birds such as Ar-
throderma tuberculatum, Allescheria boydii, Ctenomyces serratus, Corynascus
sepedonium, Geotrichum candidum and Saccharomyces sp. These species were
frequently recovered from the hairs of large mammals in some Arab countries
(Bagy & Abdel-Hafez, 1985; Bagy, 1986), as well as from soils baited with vari-
ous keratinolytic materials from different places of the world (Ajello & Ziedberg,
1951; Ajello, 1952, 1954; Mostafa, 1977; Abdel-Fattah & al., 1982).
Penicillium occupied the second place in the number of cases of isolation on
chicken and pigeon claws, it emerged in 41 and 26% of the birds examined con-
tributing 18.7 and 14.2% of total fungal counts, respectively. From the genus, 7
species were collected of which P. chrysogenum, P. cyclopium and P. funiculosum
were the most prevalent. They occured in 11-32 and 6-20% of the birds exam-
ined giving rise to 2-10.3 and 2.1-7.2% of total fungi, respectively. P. janthinel-
Tum, P. nigricans, P. frequentans and P. granulatum were less common on claws
of any or the 2 birds tested. Bagy & Abdel-Hafez (1985) isolated P. chrysoge-
Source : MNHN, Paris
FUNGI OF CHICKEN AND PIGEON CLAWS 169
num, P. funiculosum, P. verruculosum and P. islandicum from camel and goat
hairs from Al-Arish Governorate. On the other hand, Abdel-Hafez (1987) en-
countered the previous 2 former species from goat and sheep hairs in Gaza
Strip. P. funiculosum was reported from Egyptian soils baited with human hair
(Abdel-Fattah & al., 1982).
Scopulariopsis (represented by S. brevicaulis) emerged from 40 and 25% of
the samples encountering 16.3 and 21.2% of total moulds on chicken and pigeon
claws, respectively. It is a causal agent of onychomycosis (Fragner & Belsan,
1975; Onsberg, 1980; Zaror & Frick, 1980; Velez & Diaz, 1983). This species
was also recovered from hairs of large mammals (Bagy & Abdel-Hafez, 1985;
Abdel-Hafez, 1987).
Aspergillus occurred in 38 and 25% of the samples representing 10.7 and
10.5% of total fungi on chicken and pigeon claws, respectively. It was repres-
ented by 8 species of which A. flavus, A. zonatus and A. fumigatus were the most
common on the 2 types of claws; these occurred in 11-24 and 6-14% of the birds
examined contributing 1.9-4.1 and 1.4-4.4% of total fungi, respectively. A.
ochraceus, A. niger and A. terreus were less common on the 2 types of claws test-
ed; but A. nidulans and A. tamarii were encountered only from chicken claws in
rare frequency of occurrence and fewer counts. All of the above Aspergillus spe-
cies were encountered, but with variable frequencies, from the hair of camel,
cow, dog, donkey and goat in Egypt (Bagy & Abdel-Hafez, 1985; Bagy, 1986),
as well as from goat and sheep hairs in Gaza Strip (Abdel-Hafez, 1987). Numer-
ous members of Aspergillus causing aspergillosis (Frey & al., 1979) and several
Aspergillus species were present in cases of onychomycoses (Velez & Diaz,
1985). Also, members of Aspergillus such as A. niger, A. flavus, A. terreus, A.
fumigatus and A. ochraceus were of world-wide distribution on various substrates
including air, soil, food and feedstuffs, textiles, seeds, grains and leaf surfaces of
numerous plants.
Mucor emerged from 31 and 20% of the samples yielding 11.9 and 12.1% of
total moulds on chicken and pigeon claws, respectively. Two species were col-
lected of which M. pusillus was the most common, it encountered in 21 and 16%
of the birds examined comprising 9.1 and 7.6% of total fungi, respectively. M.
hiemalis was less frequent (12 and 9% of the samples, respectively). The 2 spe-
cies were isolated in rare frequency of occurrence on hair of goats from Al-Arish
Governorate (Bagy & Abdel-Hafez, 1985) and Gaza Strip (Abdel-Hafez, 1987).
Alternaria (represented by A. alternata) and Rhizopus (R. stolonifer) were re-
covered in moderate and low frequency of occurrence from chicken and pigeon
claws, respectively. They encountered in 30 and 25%; and 14 and 13% of the
birds examined comprising 7.9 and 8.8%; 1.2 and 2.6% of total moulds, respec-
tively. These species were encountered in rare frequency from camel, goat and
sheep hairs (Bagy & Abdel-Hafez, 1985; Abdel-Hafez, 1987). The above species
were common in atmosphere and leaf surfaces of numerous plants as reported
by several researchers.
Fusarium recovered from 26 and 18% of the samples constituting 6.9 and
6.1% of total fungi on chicken and pigeon claws, respectively. It was represented
by S species of which F. solani (13 and 14% of the samples of the 2 types of
birds, respectively) and F. oxysporum (10 and 6%) were the most prevalent; F.
moniliforme, F. equiseti and F. dimerum were less frequent (Tab. 1). F. solani
Source : MNHN, Paris
170 A.LI. ABDEL-HAFEZ
was isolated from soil baited with buffalo hair (Abdel-Fattah & al., 1982). F.
oxysporum was isolated from a case of onychomycosis of the big toenail (Disalvo
& Fickling, 1980). The previous species of Fusarium, except F. dimerum, were re-
covered from the hairs of large mammals in Egypt (Bagy & Abdel-Hafez, 1985)
and Gaza Strip (Abdel-Hafez, 1987).
Several species of cycloheximide resistant fungi such as Acremoniwm strictum,
A. rutilum, Verticillium catenulatum, Cylindrocarpon didymum, Botryotrichum pi-
luliferum and Saccharomyces sp. were encountered in rare frequency of occur-
rence from chicken and pigeon claws. On the other hand, numerous species were
recovered only from any of the 2 types of substrates tested such as Acremonium
murorum, Verticillium chlamydosporium, Ulocladium atrum, Chaetomium spirale,
C. globosum, Paecilomyces lilacinus, Cladosporium cladosporioides and
Syncephalastrum racemosum (Tab. 1). All the previous species are saprobes on
various organic substrates as reported by several workers.
BIBLIOGRAPHY
ABDEL-FATTAH H.M., MOUBASHER A.H. and MAGHAZY S.M., 1982 - Keratino-
lytic fungi in Egyptian soils. Mycopathologia 19: 49-53.
ABDEL-HAFEZ A.LL, 1987 - Survey on the mycoflora of goat and sheep hairs from
Gaza Strip. Bull. Fac. Sci., Assiut Univ. (in press).
ABOU-GABAL M. and ABD-ELRAHIEM D., 1973 - Ecological investigation on derma-
lophytes in Upper Egypt. Castellania 1: 169
AJELLO L. and ZIEDBERG L., 1951 - Isolation of H. capsulatum and A. boydii from soil.
Science 113: 662.
AJELLO L., 1952 - The isolation of Allescheria boydii Shear an etiologic agent of myceto-
ma, from soil. Amer.J. Trop. Med. Hyg. 1: 227.
AJELLO L., 1954 - Occurrence of H. capsulatum and other pathogenic moulds in Panami-
an soils, Amer. J. Trop. Med. Hyg. 3: 391-409.
AJELLO L., 1959 - A new Microsporum and its occurrence in soil and on animals.
Mycologia 51: 69-76.
AJELLO L. and ALPERT E.M., 1972 - Survey of Eastern-Island soils for keratinophilic
fungal. Mycologia 46: 161-166.
AJELLO L. and PADHYE A., 1974 - Keratinophili fungi of the Galapagos Islands.
Mykosen 17: 239-243.
AL-DOORY Y., 1967 - The occurrence of keratinophilic fungi in Texas soil. Mycopathol.
Mycol. Appl. 33: 105-112.
ALTERAS L, NESTEROV V. and CIOLOFAN L, 1966 - The occurrence of dermato-
phytes in wild animals from Romania. Sabouraudia 4: 215-218.
BAGY M.M.K. and ABDEL-HAFEZ A.LL, 1985 - Mycoflora of camel and goat hairs
from Al-Arish, Egypt. Mycopathologia 92: 125-128.
BAGY M.M.K., 1986 - Fungi on the hair of large mammals in Egypt. Mycopathologia 93:
73-15.
BOJANOVSKY A., MULLER U. and FREIGANG K., 1979 - Occurrence of dermato-
phytes and other keratinophilic fungi in children’s playgrounds. Mykosen 22: 149-159.
Source : MNHN, Paris
FUNGI OF CHICKEN AND PIGEON CLAWS 171
CARETTA G. and PIONTELLI E., 1975 - Isolation of keratinophilic fungi from soil in
Pavia, Italy. Sabouraudia 3: 33-37.
CALVO A., VIDAL M. and GUARRO J., 1984 - Keratinophilic fungi from Urban soils of
Barcelona, Spain. Mycopathologia 85: 145-147.
DISALVO A.F. and FICKLING A.M., 1980 - A case of nondermatophytic toe onychomy-
cosis caused by F. oxysporum. Arch. Dermatol. 116: 699-700.
FRAGNER P. and BEISAN L,, 1975 - Scopulariopsis Bainier as causative agent of onycho-
mycosis (Mycological and clinical study). Acta Univ. Carol. Med. 20: 333-358.
FREY D., OLDFIELD R.J. and BRIDGER R.C., 1979 - A colour Atlas of pathogenic
fungi. London, Wolfe Medical Publ.
GUGNANI H.C., WATTAL B.L. and SANDHU R.S., 1975 - Dermatophytes and other
keratinophilic fungi recovered from small mammals in India. Mykosen 18: 529-538.
HOFFMANN R,, KOLIPP D. and KOCH H.A., 1970 - Die Bedeutung Von Mousen und
anderen Kleinsaugern fur die Verbreitung von Dermatophyten und anderen keratinophi-
len Pilzen. Mykosen 13: 353-387.
MARPLES M.J., 1961 - Some extra-human reservoirs of pathogenic fungi in New Zealand.
Trans. Roy. Soc. Trop. Med. 55: 216-220
MEISSNER A. and QADRIPUR S.A, 1983 - Occurrence of keratinophilic fungi in soil
from Gottingen. Mykosen 26: 61-64.
MOAWAD M.K., 1969 - Study of a different pathogenic fungi isolated from various clin-
ical dermatophytoses. Ph. D. Thesis, Fac. Sci., Cairo Univ.
MORAES M., BORELLI D. and FEO M., 1967 - Microsporum amazonicum nova species.
Med. Cutan. 2; 281-286.
MOSS E.S. and Mc QUOWN A.L., 1969 - Atlas of medical mycology. 3rd ed. Baltimore,
Williams & Wilkins Co.
MOSTAFA S.A., 1977 - Studies of certain keratinophilic fungi in ARE soils. M. Sc. The-
sis, Bot. Dept., Fac. Sci., Alexandria Univ.
ONSBERG Р., 1980 - Scopulariopsis brevicaulis in nails. Dermatologica 161: 259-264.
OTCENASEK M, and DVORAK J., 1962 - The isolation of Trichophyton terrestre and
other keratinophilic fungi from small mammals of South Eastern Moravia. Sabouraudia
2: 111-113.
PIONTELLI E. and CARETTA G., 1974 - Ecological consideration in some geomycetes
isolated on keratin substrates in mountainous localities in the Chilean Andis. Rivista
Pathol. Veg. 261-314.
RANDHAWA HLS. and SANDHU RS., 1965 - A survey of soil inhabitating dermato-
phytes and related keratinophilic fungi of India, Sabouraudia 4: 71-79.
REES R.G., 1967 - Keratinophilic fungi from Queensland. I. Isolation from animal hairs
and scales, Sabouraudia 5: 165-172
SMITH J.M.B., RUSH-MUNRA F. and McCARTHY M., 1969 - Animals as a reservoir
of human ringworm in New Zealand. Austral. J. Dermatol. 10: 169-182.
VELEZ H. and DIAZ F., 1985 - Onychomycosis due to saprophytic fungi.
Mycopathologia 91: 87-92.
ZAROR L. and FRICK P., 1980 - Onychomycosis due to Scopulariopsis brevicaulis. Revis-
ta Med. Chili 108: 721-723.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1989, 10 (2): 173-178 173
DISTRIBUTION OF DICTYOSTELID CELLULAR
SLIME MOLDS IN TWO GRAZING LAND SOILS
IN URUGUAY
Mario J. PIAGGIO
Facultad de Humanidades y Ciencias, Universidad de la República
Montevideo - Uruguay
ABSTRACT - The distribution and organization of the Dictyostelid cellular slime molds
community of 2 grazing lands at Canelones (Uruguay) were studied along a year: Site A
under grazing and site B under rest. Four species new for Uruguay were isolated,
Dictyostelium giganteum Singh, D. purpureum Olive, Polysphondylium violaceum Brefeld and
P. pallidum Olive. D. giganteum was the only dominant species isolated during the 4 sea-
sons at site B, and only during spring and autumn at site A. In the former the abundance
was 5 times greater than in site A. Correlations with soil moisture and temperature are dis-
cussed.
RÉSUMÉ - L'organisation et la distribution des communautés de Dictyostelides ont été
étudiées pendant une année dans une région de pâturages située en Uruguay, en un site А
en pâturage et un site B au repos. Quatre taxons nouveaux pour | Uruguay ont té isolés:
Dictyostelium giganteum Singh, D. purpureum Olive, Polysphondylium violaceum Brefeld et
P. pallidum Olive. D. giganteum est la seule espèce dominante isolée pendant les 4 saisons
au site B et seulement au printemps et à l'automne au site A. Dans ce dernier l'abondance
est 5 fois plus faible que dans le site B. Les corrélations de ces résultats avec la température
et l'humidité de ces sols sont discutées.
KEY WORDS : Dictyostelids, distribution, grazing land soils, Uruguay.
INTRODUCTION
These organisms were first considered to be coprophylous (Olive, 1902; Ra-
per, 1951); their presence in several kinds of soils was reported, suggesting that
forest soils are their primary habitat (Cavender & Raper, 1965a; Cavender,
1973).
Dictyostelids are part of the soil microbial population (Cavender & Raper,
1965a); with nematodes, mites and collembola, they integrate the microtrophic
group of organisms and they should be considered as regulators of the fungal
and bacterial communities in soil (Swift & al., 1979). They live specially in micr-
Source - MNHN, Paris
174 MJ. PIAGGIO
ohabitats where great amounts of bacteria are present as these are their food re-
source.
They should be considered to have an important role in soil economy due to
the control they play on bacteria (Sussman, 1956), but the relationships between
bacterial and Dictyostelid populations is scarcely known, as their competitive in-
teraction. Dictyostelid cellular slime molds community is interesting to analyze,
to understand its relations with the community of other soil decomposer organ-
isms.
Climate is a primary factor for the Dictyostelid cellular slime molds distrib-
ution, as it affects the microclimatic temperature and soil moisture, but there are
not enough data to demonstrate if its effect is direct or indirect through an
edaphic factor or due to intraspecific interaction appearance (Cavender, 1973,
1980). They are favoured by forest habitats with intermediate moisture levels
(Cavender & Raper, 1968) and relationships between Dictyostelids species dis-
tribution and higher plants are clear.
During the last 20 years, works about geographical distribution of Dictyostel-
ids have been published (Benson & Mahoney, 1977; Cavender, 1973, 1976,
1978, 1980; Cavender & Lakhanpal, 1986; Cavender & Raper, 1965b, 1968;
Smith & Keeling, 1968; Sutherland & Raper, 1978; Traub & al., 1981).
The general aim of this work was to determine the composition, structure and
seasonal evolution of Dictyostelids community in the A horizon of 2 natural
grazing-land soils of Uruguay, one under grazing and another under rest. The re-
sults will help to evaluate the modifications that agricultural and grazing prac-
tices introduce in these soils.
On the other hand it is the first work on Dictyostelids done in Uruguay.
STUDY AREA
The study area is located in Canelones Department, north of Montevideo
(Uruguay) on highway 11 (34° 40’ latitude south and 55° 45’ longitude west).
The climate of the region is temperate-humid and total rainfall during the study
period (September 1985 - June 1986) was 1105.8mm.
The soil samples were collected from 2 grazing land sites, with subspontane-
ous pasture vegetation. One of the sites (site A) is an ochric distric argisol and
the other (site B) is a luvic subeurtic brunosol (Altamirano & al., 1976). The se-
lected sites are situated on high slopes with 8% gradient, approximately.
These soils have been cropped for over 100 years and at the moment the veg-
etation at site A is primarily made up of summer perennial gramineae (with do-
minance of Aristida murina, Leptocoryphium lanatum and Botriochloa
laguroides) with some winter perennials (dominant: Piptochaetium
montevidense), and weeds (Richardia stellaris and Evolvulus sericeus, as domi-
nants), and is under strong grazing. The vegetation at site B is similar to the fore-
going, with a greater abundance of Eryngium horridum, Baccharis spp., and spe-
cially Eupatorium buniifolium; and is under rest.
Source : MNHN, Paris
DICTYOSTELIDS IN GRAZING LAND SOILS 175
MATERIALS AND METHODS
At both sites, a transect was done along which 10 samples were taken at 8m
intervals. At each site the vegetation was removed over an approximate surface
of 400 square em with a sterilized scalpel. The samples were taken from the first
Sem of the A, horizon using a sampling cylinder washed in alcohol between ex-
tractions. Four plugs were mixed in a plastic bag until an uniform sample was
obtained (Christensen, 1981). The samples were immediately carried to the labo-
ratory and preserved until their processing within 24 hours. Sampling was car-
ried in September, December (1985) and March, June (1986).
The dilution plate technique was carried out starting from 10 grams of dry
soil in 90ml sterile distilled water, preparing a second dilution 1:100, manual agi-
tation was used. One milliliter of the final dilution was homogeneously spread
on the surface of prepoured plates, with the addition of a Enterobacter aerogenes
suspension (5 replications for each sample). The culture medium used was glu-
cose-peptone agar (0.25g glucose, 0.25g peptone, 1.8g KH,PO,, 0.33g Na;HPO,,
20g agar, 11 distilled water) (Benson & Mahoney, 1977).
Plates were incubated at approximately 23*C, under diffuse natural light.
They were observed after 4, 6 and 8 days and colonies were identified and count-
ed. When further observation was required for identification, pure culture isolates
were made by transferring spores to fresh streaks of E. aerogenes on lactose-pep-
tone agar (1g lactose, lg peptone, 15g agar, II distilled water).
The following parameters were calculated: absolute density (number of clones
per gram of soil), relative density (isolates of a species as a percent of total iso-
lates) and frequency (the number of samples containing clones by the total num-
ber of samples, %).
RESULTS
The composition and organization óf the Dictyostelid cellular slime molds
taxocene became manifest on the basis of the analysis of 41 isolates, from 80
samples, which revealed the presence of 4 species at both sites. There was a total
of 4100 clones g soil, corresponding 500 clones g soil to site A and 3600 clones/g
soil to site B.
The taxocene was constituted by 2 genera and 4 species: Dictyostelium
giganteum Singh, Dictyostelium purpureum Olive and Polysphondylium violaceum
Brefeld were found in site A; Dictyostelium giganteum Singh, Dictyostelium
purpureum Olive and Polysphondylium pallidum Olive were found in site B.
The relative density of each species in both sites was very different (Tabl. 1),
the total number of isolates in site B is 5 times greater than in site A. р.
giganteum was numerically the most important species found in site B, not being
so in site A, where it was very less frequent. D. purpureum was found at both
sites with few isolates, but its relative density became important at site À because
the total number of isolates was very low; it was a minor species.
Polysphondylium violaceum and P. pallidum was also minor species, with 200
clones g/soil and 100 clones g/soil in site A and B respectively.
Source : MNHN, Paris
176 MJ. PIAGGIO
The distribution of isolates in site A was not homogeneous and they were ab-
sent in December and June; the number of clones varied from 300 to 1900/g of
soil.
SITE À SEP. | DEC. MAR. JUN. TOTAL
RD] EF [ro] Fr [ro] Fr |во| є [Rp] F
D. giganteum Singh | 100 | 10 | 20 | 2,5
D. purpureum Olive | 50 | 20 40 | 5
D. violaceum Brefeld
SITE B
RD] F [RD] F [RD RD] F [RD] F
D. giganteum Singh. | 100 | 10 | 95 | 80 [85,7 [| 10 | 100 | зо | 944 | 32,5
D. purpureum Olive | 142 | 10 РАЙ РЕ:
D. pallidum Olive 5 [10 2,77 | 25
Table 1 - Seasonal distribution of 4 Dyctiostelids species at sites A and B (R.D.: relative
density; F: frequency).
Tableau 1 - Distribution saisonniére des 4 espéces de Dictyostelides aux sites A et B (R.D.:
densité relative; F: fréquence),
‘The taxocene seasonal distribution in site B was influenced by the distribution
of D. giganteum, the species with the highest relative density. The other species
showed an unpatterned distribution. D. giganteum has a minimum absolute den-
sity at the end of winter (September) with 300 clones g soil, and a maximum at
the end of spring (December) with 1900 clones/g soil; its absolute density in sum-
mer and autumn (March, June) was nearly the same, 700 and 600 clones/g soil
respectively. At site A speciesappears only at the end of winter (September) with
100 clones g soil.
DISCUSSION
Four species of Dictyostelid cellular slime molds, new for Uruguay, were
found, in the A horizon of 2 soils with different conditions. They were
Dictyostelium giganteum Singh, Dictyostelium purpureum Olive, Polysphondylium
violaceum Brefeld and Polysphondylium pallidum Olive.
At site A no isolates were found during spring and autumn, contrary to Ca-
vender & Raper (1965a) who found the greatest number of isolates in these sea-
sons. Anyhow the total number of isolates along the year is very low compared
with those found for grassland soils in Kansas (Smith & Keeling, 1968). At site B
isolates were obtained all over the year. The greater amount of clones was found
at the end of spring (December).
Dictyostelid cellular slime mold populations in grassland soils seem to be cor-
related with the available soil moisture. Some amoeba need high humidity for a
rapid growth. Prairies lack the tree canopy and the litter layer that keep humidi-
Source : MNHN, Paris
DICTYOSTELIDS IN GRAZING LAND SOILS 177
ty, as in forest soils. The capacity of prairie soils to retain Water is probably more
important in species distribution than total rainfall (Sutherland & Raper, 1978).
Site A heavily grazed, lacks any vegetation taller than 20cm and litter is miss-
ing. This may cause a great variation in moisture and temperature condition,
which could explain the fewer number of clones isolated all over the year. Mean-
while in site B, at rest, the soil is protected by a higher vegetation (nearly Im)
which could keep more stable moisture levels. At this site more isolates (x5) are
found than in site A, showing its maximum at the end of spring as it should be
expected (Cavender & Raper, 1965a). These findings agree with those of Smith
& Keeling (1968) in Kansas, where tall-grass prairies had more species than
short-grass ones. Soils protected from desiccation are a best habitat for Dictyos~
telids which need a high relative humidity and an optimum temperature of
20-23" С (Cavender & Raper, 1965a).
Dictyostelium giganteum, dominant species at site B and isolated only once at
site A, has been found also as a dominant species in mesic prairies and codomi-
nant with Polvsphondylium violaceum in wet-mesic-prairies (Sutherland & Raper,
1978). The former is also abundant in subtropical deciduous forests where the
vegetation is disturbed by human interference (Cavender & Lakhanpal, 1986). It
is a species of wide distribution with a “weedy” behaviour responding to soil con-
ditions such as those caused by agricultural activity (Hammer (1984) in Caven-
der & Lakhanpal, 1986). Its nearly absence at site A may be due to the grazing
soil disturbance, and its dominance al site B, to the soil rest conditions.
Polysphondylium violaceum and P. pallidum frequent in temperate regions (Ca-
vender, 1973), minor species herein have unpatterned distribution along the year,
as Dictyostelium purpureum does.
The data show that Dictyostelid distribution in the grazing lands could be cor-
related with that obtained by Bettucci & al. (1989) and Bettucci & Rodriguez
(1989) at the same sites. They found that abundance of Trichoderma, Penicillium
and its teleomorphs in site B is twice as in site A. This would indicate that Dic-
tyostelids and soil inhabiting fungi, even though their differences, have a similar
distribution.
BIBLIOGRAPHY
ALTAMIRANO A., DA SILVA H., DURAN A., ETCHEVARRIA A., РАМАВІО Р. у
PUENTES R., 1976 - Carta de reconocimiento de suelos del Uruguay. Tomo I
Clasificación de suelos. Uruguay, Ministerio de Ganaderia, Agricultura y Pesca, 96 p.
BENSON MR. and MAHONEY P., 1977 - The distribution of dictyostelid cellular slime
molds in southern California with notes on selected species. Amer. J. Bot. 64: 496-503.
BETTUCCI L. and RODRIGUEZ C., 1989 - Composition and organization of the
Penicillium and its teleomorphs taxocene of two grazing land soils in Uruguay.
Cryptogamie, Mycol. 10: 107-116.
BETTUCCI L., SILVA S. et LUPO S., 1989 - Variation saisonnière des populations de
Trichoderma dans deux sols de pâturage en Uruguay. Bull. Soc. Mycol. France (In
press).
Source - MNHN. Paris
178 MJ. PIAGGIO
CAVENDER J.C. and RAPER K.B., 1965a - The Acrasieae in nature. II. Forest soil as a
primary habitat. Amer. J. Bot. 52: 297-302.
CAVENDER J.C, and RAPER K.B., 1965b - The Acrasieae in nature. III. Occurrence
and distribution in forests of eastern North America. Amer. J. Bot. 52: 302-308.
CAVENDER J.C. and RAPER K.B., 1968 - The occurrence and distribution of Acrasieae
in forests of subtropical and tropical America. Amer. J. Bot. 55: 504-513.
CAVENDER J.C., 1973 - Geographical distribution of the Acrasieae. Mycologia 65:
1044-1054.
CAVENDER J.C., 1976 - Cellular slime molds of Southest Asia. Il. Occurrence and dis-
tribution. Amer. J. Bot. 63: 71-73.
CAVENDER J.C., 1978 - Cellular slime molds in tundra and forest soils of Alaska includ-
ing a new species, Dictyostelium septentrionalis. Canad. J. Bot. 56: 1326-1332.
CAVENDER J.C., 1980 - Cellular slime molds of the Southern Appalachians. Mycologia
72: 55-63
CAVENDER J.C. and LAKHANPAL T.N., 1986 - Distribution of dictyostelid cellular
slime molds in forest soils of India. Mycologia 78: 56-65.
CHRISTENSEN M., 1981 - Species diversity and dominance in fungal communities, In.
WICKLOW D.T. & CARROL G.C., The fungal community. New York, Marcel Dekk-
er: 201-232.
W., 1902 - Monograph of the Acrasieae. Proc. Boston Soc. Nat. Hist. 30:
RAPER K.B., 1951 - Isolation, cultivation and conservation of simple slime molds. Quart.
Rey. Biol. 26: 169-205.
SMITH K.L. and KEELING R.P., 1968 - Distribution of the Acrasieae in Kansas grass-
lands. Mycologia 60: 711-712.
SUSSMAN M., 1956 - The biology of the cellular slime molds. Annual Rey. Microbiol. 10:
21-50.
SUTHERLAND J.B. and RAPER К.В., 1978 - Distribution of cellular slime molds in
Wisconsin prairie soils, Mycologia 70: 1173-1180.
SWIFT M.J, HEAL O.W. and ANDERSON J.M., 1979 - Decomposition in terrestrial
ecosystems. Oxford, Blackwell Sci. Publ., 372p.
TRAUB F., HOHL H.R. and CAVENDER J.C., 1981 - Cellular slime molds of Switzer-
land. II. Distribution in forest soils. Amer. J. Bot. 68: 172-182.
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Mycol. 1989, 10 (2): 179-180 179
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
AGRIOS G.N., 1988 - Plant pathology, Third Edition. San Diego, Academic
Press, 803p.
Сеце troisième édition conserve la présentation de la précédente mais l'ouvrage est
considérablement renouvelé et enrichi, A l'université du Massachusetts, l'auteur est à l'un
des carrefours des révolutions qui bouleversent nos connaissances en biologie et la
pathologie végétale est l’un des points d'application privilégiés de la biologie moléculaire
végétale et du génie génétique. Georges N. Agrios fait le point des progrès accomplis ou à
venir dans ces domaines et les rend accessibles.
Moins spectaculaires, d'autres avancées ont amélioré, depuis la deuxième édition, notre
compréhension de problèmes de base comme ceux qui ont trait aux mécanismes d'induction
de la résistance, au renforcement des moyens génêtiques de défense des plantes, aux rela-
tions entre populations hôtes et pathogènes. L'ouvrage les expose et en présente les
retombèes pratiques; une place importante est faite à l'emploi plus rationnel et plus menage
des pesticides, à l'extension des méthodes de la lutte biologique à de nouvelles maladies, à
l'arrivée sur le marché de produits phytosanitaires plus actifs et plus spécifiques.
Ces nouveaux développements de la pathologie végétale ont conduit l'auteur à diviser
cette édition en trois parties: pathologie générale, pathologie spéciale, application des
biotechnologies.
La première partie représente environ le tiers de l'ouvrage. Elle s'ouvre par un chapitre
introductif qui comporte un exposé pénétrant des conséquences de la modernisation des
systèmes de culture pour l'état sanitaire des plantes cultivées. Elle expose ensuite ce que
sont le parasitisme et le pouvoir pathogène, comment les agents pathogènes opérent, ce que
sont leurs effets sur la physiologie de leur hôte, comment les plantes se défendent, quels
sont les effets du milieu sur les maladies, ce qu'on sait de la génétique des relations entre les
partenaires et de l'épidémiologie. Elle s'achève par la description de l'ensemble des moyens
de protection disponibles.
Dans cete premiére partie, des chapitres anciens voient leur contenu profondément
remanié. Ceci apparaît tout particulièrement dans la présentation des cycles infectieux, dans
la description exhaustive de leurs étapes, faite avec un soin marqué pour les deux étapes
cruciales de la pénétration et de l'infection. De l'analyse des effets des agents pathogènes sur
la physiologie de l'hôte, on retiendra la synthèse des connaissances actuelles sur les pertur-
bations de la transcription des ADN cellulaires et de la traduction. Un chapitre nouveau,
consacré à l'épidémiologie, a été ajouté; on y appréciera qu'aux exposés classiques sur les
rôles respectifs de l'hôte, du parasite, du milieu et du temps soit adjointe une étude des ef-
fets des interventions de l'homme. En revanche, le chapitre consacré à la génétique de la
maladie pourra dérouter des lecteurs: la signification particulière donnée à des termes
d'usage courant obscurcit une présentation conventionnelle et en partie dépassée des rela-
tions entre les partenaires et l'amélioration de la résistance par l'emploi des cultures in vitro
et des techniques du génie génétique est exposée d'une manière plus prospective qu'objec-
live.
La deuxième partie de l'ouvrage, de loin la plus volumineuse puisqu'elle en constitue
prés des deux tiers, demeure divisée, comme dans la précédente édition, en fonction des
agents des maladies: facteurs de l'environnement, champignons, procaryotes, plantes
supérieures, virus, nématodes et protozoaires.
Les maladies provoquées par des champignons occupent, à elles seules, la moitié de cette
deuxiéme partie. Le chapitre qui leur est dévoulu s'ouvre par une présentation générale de
leur morphologie, de leur reproduction, de leur écologie et de leur systématique; les techni-
ques microbiologiques qui leurs sont applicables et les méthodes de lutte sont. présentées.
Source : MNHN. Paris
180 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Puis viennent des exemples judicieusement choisis de maladies dues ádes champignons
représentatifs des grands groupes systématiques. Ces exemples sont abondamment illustrés.
П у а d'excellentes représentations des cycles et de nombreuses références bibliographiques.
D'autres chapitres fort copieux traitent respectivement des procaryotes, des virus et des
nématodes. Ils reprennent le même plan mais pour la présentation des bactérioses et des
mycoplasmoses, le fil conducteur est la nature des dommages; pour les viroses, c'est
d'abord la position systématique de la plante hôte (solanées, cruciféres, etc.) puis son utili-
sation (arbres fruitiers, essences forestières, plantes d'ornement, etc.) et pour les nématodes,
ce sont les méthodes de lutte. Il convient de souligner une des originalites de certe deuxieme
partie: un chapitre fort bien documenté sur les affections provoquées par des protozoaires
flagellés.
La troisième partie, créée pour cette édition, offre, d'une manière accessible à tous les
lecteurs, un tableau des acquis et des perspectives de progrès ouvertes par les applications
des biotechnologies en pathologie végétale. Les lecteurs y trouveront d'abord un panorama
des possibilités offertes par les techniques de culture des tissus, des cellules et des
protoplastes, tant pour l'accroissement de connaissances de base que pour la lutte contre les.
maladies d'origine parasitaire, par l'amélioration de la résistance génétique et par le recours.
aux pesticides. Le méme chapitre décrit ensuite les principales techniques de genie génétique
utilisables pour l'étude des plantes et de leurs ennemis ainsi que pour la protection des
cultures. Un grand soin est apporté à la description des techniques de clonage et de trans-
fert de gènes.
Cette troisième édition de l'ouvrage de Georges N. Agrios devrait retenir l'attention des
étudiants en sciences biologiques et des élèves des écoles d'ingénieurs. Elle peut également
être utile aux chercheurs très spécialisés et aux enseignants. Les uns et les autres y trou-
veront des mises au point denses et parfaitement à jour sur tous les aspects généraux de la
pathologie végétale et des réponses aux questions ponctuelles qu'ils peuvent être amenés à
se poser à propos de la pathologie d'une plante déterminée ou d'un parasite particulier. De
nombreuses listes de références bibliographiques permettent d'accéder à des informations
plus détaillées mais, regrettablement, l'absence de renvois aux publications de base dans le
corps du texte complique l'utilisation de ces listes. En revanche, à la fin du volume, un glos-
saire pourra être consulté avec profit.
J. Cheyaugeon
DUEÑAS M.D. y TELLERIA M.T., 1988 - Catálogo de los Corticiáceos y
Poliporäceos, 5. 1. (Aphyllophorales, Basidiomycotina), de la micoflora
Cántabro-Astur. Madrid, Monografías del Real Jardin Botánico, RUIZIA.
Tomo 5, 262p.
Les récoltes effectuées dans 66 localités ("Asturias", partie occidentale de la "Cantabria",
et nord de la “Palencia” et du “Leon’) ont permis de recenser 280 taxons dont 2 espèces
nouvelles (Hyphoderma eucalyptii, Sistotrema hispanica) et 1 variété nouvelle ( Crustoderma
sabinicum var. disporum). Quatorze espéces sont nouvelles pour l'Espagne et 1 est nouvelle
pour la péninsule ibérique.
Deux appendices complétent cette liste alphabétique d'espéces avec lieux de récolte.
Dans le premier, les taxons sont regroupés par localités (suivant l'ordre alphabétique des
provinces et, pour chaque province, selon les coordonnées "UTM”); dans le second, les
espéces sont classées en fonction du substrat sur lequel elles ont été rencontrées. Suivent
les résumés espagnol et anglais, la bibliographie et un index.
Commission paritaire по 58611
Dépôt légal n^ 14642 - Imprimerie de Montligeon
Sortie des presses le 20 juin 1989
Imprimé en France
Editeur : A.D.A.C, (Association des Amis des Cryptogames)
Président : A. Couté; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : R. Baudouin; Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE — MYCOLOGIE
BUREAU DE RÉDACTION
MM. DURRIEU G., pour les articles traitant d'Écologie et de Phytopathologie
Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences,
Allées Jules Guesde, 31000 Toulouse (France).
JOLY P., pour les articles traitant de Systématique
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue de Buffon, 75005 Paris (France).
MANACHERE G., pour les articles traitant de Physiologie
Laboratoire de Mycologie, Université de Lyon 1,
43, Bd du 11 Novembre 1918, 69622 Villeurbanne Cedex (France).
Mmes ZICKLER D., pour les articles traitant de Cytologie
Laboratoire de Génétique, Université de Paris Sud,
Bát. 400, Centre d'Orsay, 91405 Orsay (France).
ROQUEBERT M.F., s'occupera des autres spécialités.
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue Buffon, 75005 Paris (France).
COMITÉ DE LECTURE
BOIDIN J., Lyon (France) MONTANT Ch., Toulouse (France)
CHEVAUGEON J., Orsay (France) MOREAU Cl., Brest (France)
GAMS W., Baarn (Hollande) PEGLER D.N., Kew (Grande-Bretagne)
HENNEBERT G., Louvain-la-Neuve SUTTON B., Kew (Grande-Bretagne)
(Belgique) TURIAN G., Genève (Suisse)
LACOSTE L., Paris (France)
Les manuscrits doivent être adressés (en 3 exemplaires) directement à un
membre du Bureau de Rédaction, choisi pour sa spécialité. Chaque membre du
Bureau se charge d'envoyer l'article à 2 membres du Comité de Lecture (ou
autres lecteurs compétants).
Bien qu'étant avant tout une revue de langue française, les articles rédigés en
Anglais, Allemand et Espagnol sont acceptés.
Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le let fascicule de
chaque tome.
Source : MNHN. Paris
No 2 (1942) ‘Les mires colorants det champenons, par 1.
.— Pastac BB pages 15 Б. |
No 3 (1943). dee repre cap enel Price
| No (1958). En пан que dur Jed Hydnés césopinés el lee
я р кө pages, pl. e* fig. : 120 F,
NO 7 (1959). EE camaron ou Chou (I). par G.-
4 тезш. Сийор dela Myeuttque el Cha de C ptoga-
National d'Histoire Naturelle.
qu
x MEE I ERI 68 pages : 25 Р.
No 9 (1967), Table des Moe vote -1965). 85 pages 20 F. ~
(1966-1975) 30 pages : 1
1 FLORE MYCOLOGIQUE DE MADAGASCAR ET ET DÉPENDANCES
7. | publiée sous la direction de M. Roger HEIM
і ts Lo Les Lacrasto-Ruseulés; par Roger Heim (1938) (épuisé).
Tome $. бору ри Реан аан 94) 14 pp
‘Tome I. ам par rage Métrod du 144 pages.
i Tome IV. Les : Matcelle Le Gal
eu ‘esas fig OP P
Vi Les Urédiné. Gilbert Bouriquet et $9 “Bassino
_ 11965). Mo ppt Pig ин
Règlements -
— pur virement yt: aw nom de À,D.A.C. - CRYPTOGAMIE
12, rue Buffon. 75005 París, C.C.P, SCE 34 764 058.
|o par chéque bancaire établi au méme ordre.
"Source - MNHN. Paris