CRYPTOGAMIIE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12, RUE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE Décembre 1991
SOMMAIRE
C. DUPRÉ et G. CHEVALIER - Analyse électrophorétique des
protéines fongiques de différents Tuber en association ou non avec
Corylus avellana .. 243
J. MOUCHACCA and B.C. SUTTON - The genus Chlamy-
dosporium Peyronel .. 251
R. GALÁN - Estudios micologicos en el parque natural de
Monfragüe (Extremadura, España). V. Leotiales (= Helotiales
auct.), Ascomycotina .... bs 257
V. GOURP et J-Cl. PARGNEY - Immunocytolocalisation des
phosphatases acides de Pisolithus tinctorius L. lors de sa confron-
tation avec le systéme racinaire de Pinus sylvestris (Pers.) Desv. ....... 293
A.LL ABDEL-HAFEZ - The incidence of dermatophytes and
keratinophilic fungi in playground of schools and house dust in
upper Egypt 305
Analyses bibliographiques .... 315
Table du Tome 12 ..... 319
CONTENTS
C. DUPRÉ and G. CHEVALIER - Comparison of polypeptides
electrophoregrams between non-mycorrhizal Corylus avellana roots,
roots mycorrhized E several Tuber sp. and free-living Tuber
mycelia. On French) 243
J. MOUCHACCA and B.C. SUTTON - The genus ES A
Peyronel . 251
R. GALÁN. - Mycological studies in the Natural Park of Monfragiie
(Extremadura, Spain) V. Leotiales Helotiales auct.), Asco-
mycotina. (In Spanish) .. Kg 251
V. GOURP and J.-Cl. PARGNEY. - Acid phosphatases
immunocytolocalization of Pisolithus tinctorius L. during its
confrontation with Pinus sylvestris (Pers.) Desv. root system «......... 293
A.LL. ABDEL-HAFEZ - The incidence of dermatophytes and
keratinophilic fungi in playground of schools and house dust in
upper Egypt .... Fe a 305
Bibliography ... 315
Index of yolume 12 319
Source : MNHN, Paris
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 12 Fascicule 4 1991
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
jeit
MUSE UAS]
RARE
S DIRECTEUR SCIENTIFIQUE : Madame J. NICOT
SECRETAIRE DE REDACTION : Mme M.-C. BOISSELIER. EDI1
R : A.D.A.C.
Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE est indexé par: Biological Abstracts,
Current Contents, Current Awareness in Biological Sciences.
Publications bibliographiques du CDST (Pascal)
Copyright O 1991 CRYPTOGAMIE, Mycologie
Bibliothèque Centrale Muséum
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Cryptogamie, Mycol. 1991, 12 (4): 243-250 243
ANALYSE ELECTROPHORÉTIQUE DES PROTÉINES
FONGIQUES DE DIFFERENTS TUBER EN ASSOCIATION
OU NON AVEC CORYLUS AVELLANA
par Chantal DUPRÉ et Gérard CHEVALIER *
* Station d'Agronomie, Unité de Mycologie,
LN.R.A., 12 avenue du Brézet, 63039 Clermont-
Ferrand Cedex, France.
RÉSUMÉ - La composition protéinique des mycéliums de différents Tuber, en cultu-
re pure ou en association avec Corylus avellana s'avére un critére hautement
spécifique, utilisable en taxonomie. Cultures pures et mycorhizes sont riches en
polypeptides mais le contenu protéinique du mycélium isolé est qualitativement
supérieur à celui des mycorhizes. L'isolement d'un groupe de polypeptides spécifiques
à Tuber melanosporum cst la premiére étape de la mise au point d'une méthode
d'identification rapide du matériel fongique et symbiotique par la voie
immunologique.
ABSTRACT - Two different types of Tuber mycelia - i.e. free-living vs associated
with Corylus avellana - have been studied for their protein composition, using SDS-
PAGE electrophoresis. This protein diversity appeared to be a highly specific taxo-
nomical criterion. The pure cultures as well as the mycorrhizae both displayed a
large number of polypeptide bands. However the protein diversity of the isolated
mycelium was richer. The characterization of a group of T. melanosporum-specific
polypeptides will be the first step in designing a new rapid identification method, in-
volving immunological techniques, to be used for fungal and mycorrhizal material.
MOTS CLES : ectomycorhizes, électrophorése, Corylus avellana, Tuber, taxonomie.
INTRODUCTION
Les méthodes basées sur la morphologie classique (examen des corps
fructiféres, des mycéliums en culture ou des mycorhizes) ne permettent pas
toujours d'identifier avec certitude toutes les espéces du genre Tuber (truffes)
(Chevalier et al, 1985). Certaines espéces ont des corps fructiféres qui
présentent une forte similitude; il en est ainsi de Tuber aestivum Vitt. (Truffe
d'été) et T. uncinatum Ch. (Truffe dite de Bourgogne), de T. brumale Vitt. et
T. hiemalbum Ch., de T. rufum Pico (“Nez de chien”) et de T. ferrugineum
Vitt.
Les cultures mycéliennes des Tuber présentent également une telle ana-
logie que l'identification de l'espéce en cause est difficile.
Source : MNHN, Paris
244 C. DUPRÉ et G. CHEVALIER
Enfin, les mycorhizes peuvent donner lieu á des phénoménes de
convergence morphologique; ainsi, celles de T. magnatum Pico (Truffe blan-
che du Piémont), comestible de grande valeur, sont identiques a celles de T.
albidum Pico ("Blanquette" des Italiens), comestible médiocre.
L'utilisation de méthodes d'identification autres que celles basées sur la
morphologie classique s'avére donc nécessaire.
Dans un travail préliminaire, Mouchés et al. (1981), puis Dupré ei al.
(1984) ont montré qu'il existe des différences importantes entre les
protéinogrammes des corps fructiféres d’espéces différentes de Tuber et que
ce caractére peut constituer un critére taxonomique, mais les problémes de
la variation intraspécifique et de la composition protéinique des mycéliums
et des mycorhizes n'ont pas été abordés.
A la méme époque, l'existence de protéines spécifiques d'un état
symbiotique a été largement mise en évidence chez les associations du type
Légumineuses- Rhizobium (Legocki & Verma, 1980; Strozycki et al., 1985).
L'apparition de polypeptides spécifiques de l'état infecté a également
été observée dans le cas des relations plante-pathogéne (Gianinazzi, 1985;
Collinge & Slusarenko, 1987). Récemment, Hilbert & Martin (1988) ont
utilisé l'électrophorése bidimensionnelle pour caractériser les niveaux d'ex-
pression des polypeptides fongiques et racinaires.
La rareté des travaux sur la biosynthése des protéines par le complexe
champignon-racine nous a incités à tenter d'appliquer l'électrophorése à la
mise en évidence d'éventuels polypeptides spécifiques de la symbiose chez les
Tuber. Nous avons donc comparé les profils polypeptidiques des protéines
totales extraites, soit d'ectomycorhizes résultant de la symbiose entre le
noisetier commun (Corylus avellana L.) et différentes truffes (Tuber
melanosporum Vitt., Truffe dite de Périgord; T. brumale Vitt; T. uncinatum
Ch.; T. magnatum Pico), soit de racines non mycorhizées, soit de cultures
mycéliennes de différents isolats de la même espèce ou d'espèces différentes
de Tuber.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Matériel végétal
Les plantules de Corylus avellana issues de semis et mycorhizées avec
des suspensions sporales suivant une technique maintenant classique (Cheva-
lier et al, 1973) ont été élevées en serre, en pots ouverts, dans de la
vermiculite arrosée avec une solution nutritive (Dupré et al, 1982). Les
plants témoins (non inoculés) ont été élevés dans les mémes conditions.
Quatre mois aprés l'inoculation qui a eu lieu en avril 1989, les
mycorhizes sont bien développées. Elles sont prélevées individuellement sous
la loupe binoculaire puis débarrassées des débris attenant à leur surface par
passage environ 45 secondes dans une cuve à ultrasons. Elles sont ensuite
lavées à l'eau courante pendant 18 heures et rincées par 3 passages dans de
Source : MNHN, Paris
DIFFERENCIATION CHIMIQUE DES TRUFFES 245
Veau désionisée stérile. Le prélèvement et le nettoyage des radicelles non
mycorhizées s’opèrent de la même façon.
L'extraction des protéines est effectuée à partir de 350 à 450 mg de
matériel frais.
Matériel fongique
Les essais ont porté sur des isolats de cinq espèces de Tuber: Tuber
melanosporum, T. brumale, T. aestivum, T. uncinatum, T. albidum, pour des
comparaisons interspécifiques et sur cing isolats issus de carpophores d'ori-
gine géographique différente (isolats 3, 10, mel 20) ou de mycorhizes (isolats
1015, 1017) de T. melanosporum, pour des comparaisons intraspécifiques.
Les cultures mycéliennes ont été réalisées en flacons stériles à usage
unique de type “Corning” (Polylabo), à surface de culture de 75 cm?, dans
30ml de milieu nutritif liquide (malt a 1%, pH: 5,6).
Les thalles âgés de 4 mois ont été débarrassés de la pastille gélosée
d'inoculum, rincés 3 fois à l’eau bipermutée et essorés dans du papier filtre.
L'extraction des protéines a été réalisée à partir de 430 à 592 mg de
mycélium frais.
Extraction des protéines
L'extraction des protéines a été effectuée selon la méthode décrite par
Hilbert & Martin (1988).
Le dosage de la quantité de protéines a été réalisé à l'aide du réactif
préconisé par Biorad, d'après la technique de Bradford (1976).
Les protéines sont solubilisées par reprise du culot protéique dans 4041
de tampon de Laemmli (1970): tris-HCI 0,0625 M pH 6,8; glycérol 10%;
sodium dodécyl sulfate 2%; mercaptoéthanol 5%; bleu de bromophénol
0,01%. L'ensemble est chauffé á 100°C pendant 5 minutes. Les extraits re-
froidis sont conservés au congélateur a -18°C.
Electrophorése
L'électrophorése monodimensionnelle sur gels de polyacrylamide est
réalisée verticalement en plaque de 180 x 160 x 15 mm dans une cuve
“Lagon” thermostatée; elle est dénaturante.
La composition des gels en acrylamide-bisacrylamide est celle décrite
par Hilbert (1985); seule la concentration de Temed a été modifiée. La com-
position du gel de concentration des protéines (5%) est la suivante:
acrylamide a 30% (p/v), 3,34ml; bisacrylamide a 1% (p/v), 5,20ml; tris-HCI
0,5M (pH 6,8), Sml; SDS á 20% (p/v), 0,10ml; persulfate d’ammonium a
10% (p/v) 0,10ml; Temed, 0,017ml; eau ultrapure, 6,25ml; total, 20ml. Celle
du gel de séparation des protéines (15%) est: acrylamide à 30%, 20ml;
bisacrylamide à 1%, 3,47ml; tris-HCL 1,5M pH (8,8), 10,80ml; SDS a 20%,
0,20ml; persulfate d’ammonium a 10%, 0,20ml; temed, 0,020ml; eau
ultrapure, 5,33ml; total, 40ml.
Source- MNHN, Paris
246 C. DUPRÉ et G. CHEVALIER
Aprés la polymérisation du gel de séparation, haut de 11,5cm, le gel de
concentration est coulé sur une hauteur de 4,5cm et un peigne de 20 puits
destinés à contenir les dépóts protéiques y est inséré. On dispose dans cha-
que puits 20ul de dépôt contenant respectivement pour les mycorhizes, les
racines témoins et les thalles mycéliens: 8-11, 6-8 et 6-8ug de protéines.
La masse moléculaire des sous-unités protéiques est déterminée à l'aide
de “Kit” de calibrage LWM (Pharmacia) contenant 6 marqueurs protéiques.
Le tampon de migration électrophorétique est celui de Laemmli (1970).
L'électrophorése s'effectue à voltage constant: 90 volts, durant le passage des
polypeptides dans le gel de concentration et 70 volts durant le passage dans
le gel de séparation. La température du gel est constante (14°C); la durée de
l'électrophorèse est de 16 h. Ces conditions se sont avérées favorables à une
bonne résolution des bandes (séparation, netteté, horizontalité).
La révélation des protéines est effectuée par coloration argentéique de
Heukeshover & Dernicks (1985) simplifiée par Damerval et al. (1987).
RÉSULTATS
* Comparaison entre les profils polypeptidiques de racines mycorhizées et ceux
de racines témoins.
A l'électrophorése des protéines membranaires, les racines mycorhizées
présentent de 23 à 28 bandes majeures (dont 16 communes à tous les pro-
fils), les racines témoins 20 bandes majeures (Fig. 1).
Les profils obtenus à partir des racines mycorhizées prélevées sur des
noisetiers du même âge et élevés dans les mêmes conditions sont
reproductibies, quelle que soit l'origine génétique des plantules.
Dix bandes majeures sont communes aux profils des mycorhizes et des
racines non mycorhizées (Fig. 1, flèches).
* Comparaison entre les profils polypeptidiques des cultures mycéliennes.
Le nombre des polypeptides du mycélium en culture pure est élevé: 35
à 40 bandes majeures, selon l'espèce.
La comparaison des profils polypeptidiques de cinq isolats d'espèces
différentes de Tuber montre que, comme dans le cas des corps fructifères, le
spectre protéinique des mycéliums en culture pure peut constituer un critère
de différenciation des espéces, utilisable en taxonomie; par ailleurs, la com-
paraison des profils de cinq isolats de T. melanosporum d'origine
géographique différente (France et Italie) montre que les spectres
protéiniques offrent une très grande similitude, puisqu'environ 80% des ban-
des principales sont communes. Il a été possible de sélectionner un groupe
de polypeptides spécifiques a T. melanosporum; cette bande ms
(melanosporum spécifique) a les caractéristiques suivantes: PM = 67 KD; Rf
= 0,195 (Fig. 2). Son absence, dans le profil 4, qui correspond, comme le
Source : MNHN, Paris
DIFFERENCIATION CHIMIQUE DES TRUFFES 247
4 5 6 7
1 2 3 m
Clin
Fig. 1: Comparaison entre les profils polypeptidiques de racines de Corylus avellana
mycorhizées par différents Tuber et ceux de racines témoins non mycorhizées (1
: T. melanosporum; 7: T. uncinatum; 9: T. magnatum; 2; 4, 6,
8: racines témoins). Les bandes communes sont signalées par une flèche.
Comparison between polypeptides electrophoregrams from short roots of
Corylus avellana mycorrhized by several Tuber and those of non-mycorrhizal
short roots (1 and 3: T. brumale; 5: T. melanosporum; 7: T. uncinatum; 9: T.
magnatum; 2, 4 , 6, 8: non-mycorrhizal short roots). The common bands are
indicated with an arrow.
profil 5, à un extrait de l'isolat 1017, mais plus ancien, est attribuée à la
mauvaise conservation des protéines.
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
Le contenu protéinique des mycorhizes est plus riche que celui des ra-
Cines témoins, mais la quantité de polypeptides dans les mycorhizes est
moins importante que celle du mycélium en culture (23 à 28 groupes de
protéines au lieu de 35 à 40); il y aurait donc répression de certaines
protéines fongiques dans la mycorhize. Ce phénomène confirme les obser-
vations biochimiques de Martin et al. (1987) et les observations microsco-
Piques de Dexheimer et al. (1986) qui démontrent que des modifications
sont induites par l'établissement de la symbiose mycorhizienne.
Source : MNHN, Paris
248
ms
Fig. 2
Fig.
C. DUPRE et G. CHEVALIER
= 67kD
e EP
- -30
E20
-14
Y
2: Mise en évidence d'un groupe de polypeptides spécifiques ms (PM: 67 000;
Rf: 0, 195) dans les mycéliums en culture pure de 5 isolats de Tuber
melanosporum d'origine différente (1 — isolat 10, 2 = isolat 3, 6 = isolat mel
20, obtenus à partir d'ascocarpes; 3 = isolat 1015, 4 et 5 = isolat 1017, obte-
nus à partir de mycorhizes; 1, 2: ascocarpes provenant d'Italie; 3, 5, 6:
ascocarpes ou mycorhizes d'origine frangaise).
2: Characterization of a group of ms specific polypeptides (PM: 67 000; Rf: 0,
195) in pure culture mycelia of 5 T. melanosporum strains obtained through
different ways (1 = strain 10, 2 = strain 3, 6 = strain mel 20, isolated from
ascospores; 3 = strain 1015, 4 and 5 = strain 1017, isolated from mycorrhizae;
1, 2: ascocarps originating from Italy; 3, 5, 6: ascocarps or mycorrhizae
originating from France).
La technique utilisée ne permet pas cependant d'étudier de maniére ap-
profondie les modifications quantitatives et qualitatives de matériaux aussi
riches en polypeptides. Parmi les solutions apportées afin de poursuivre ce
travail, le fait d'avoir isolé un groupe de polypeptides spécifiques a incité à
choisir la voie immunologique.
Un travail est en cours, en collaboration avec le Laboratoire de recher-
ches sur les symbiotes racinaires de l'I.N.R.A. de Montpellier. L'objectif est
de mettre au point une méthode immunologique d'identification rapide du
champignon en culture ou en association avec la racine, lorsque les critères
morphologiques traditionnels d'identification s'avèrent insuffisants.
Source - MNHN. Paris
DIFFERENCIATION CHIMIQUE DES TRUFFES 249
Ce travail implique Vutilisation de mycorhizes obtenues par association
entre un matériel fongique sélectionné isolé par bouturage de fragments
d'ascocarpes et un matériel végétal homogéne obtenu par clonage.
Une première application pourrait être la différenciation des
mycorhizes de T. magnatum de celles de T. albidum et celle des mycorhizes
de T. aestivum et T. uncinatum, espéces présentant toutes un intérét
économique certain mais de qualité gustative très inégale.
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Source - MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1991, 12 (4): 251-255 251
THE GENUS CHLAMYDOSPORIUM PEYRONEL
by Jean MOUCHACCA«* and Brian C. SUTTON**
* Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle, 12 rue Buffon, F-75005 Paris
** International Mycological Institute, Ferry Lane,
Kew, Surrey TW9 3AF, UK
ABSTRACT - The type and only species of. Chlamydosporium Peyronel, C. submer-
sum Peyronel is shown to be the chlamydosporic state of Phoma eupyrena Sace. The
relationships of Chlamydosporium 10 Scytalidium Pesante and Pevronellaea Goida-
nich ex Goidanich are discussed and the nomenclatural implications described.
RÉSUMÉ - L'espèce-type du genre monospécifique Chlamydosporium, C. submersum
Peyronel, s'est révélée correspondre à la forme chlamydosporée de Phoma eupyrena
Sace. Les liens entre les genres Chlamydosporium, Scytalidium Pesante et
Peyronellaca Goidanich ex Goidanich sont analysés et les implications nomen-
claturales qui en découlent précisées.
KEY WORDS : Chlamydosporium, Scytalidium, Phoma eupyrena, taxonomy.
INTRODUCTION
For his degree in natural science, Peyronel (1913) presented a treatise
in which he described in general terms the main results of several cultural
experiments he made on “The atmospheric germs of fungi with Mycelia”.
The laboratory work was conducted at the Istituto Botanico (Padua) under
the guidance of Prof. P.A. Saccardo whose experience of microscopic fungi
benefited Peyronel. The thesis was accompanied by 90 plates of hand-col-
oured illustrations depicting elements of all species encountered. The printed
part comprised two sections, the second of which reported the diagnoses of
two new genera and thirty new species. Amongst these was Chlamydosporium
nov. gen. with a single species, C. submersum sp. nov., isolated from the at-
mosphere in a Larix wood in Riclaretto (Pinerolo), It. bor.
Chlamydosporium was introduced with the following generic diagnosis:
‘(Etym. a chlamydospora) Hyphis radiatim repentibus et in gelatina submersis,
ramosis, septatis, hyalinis, chlamydosporas fuscas irregulariter intercalares geren-
libus. Conidiophora genuina desunt. Genus paradoxum, sed cui adscribam ger
cio. The sole species and therefore the holotype, C. submersum, was de-
scribed as follows: Hyphis radiantibus, repentibus, in agaro omnino submersis
maculamque fuligineam. efformantibus, hyalinis, septatis, 7-I0um crassis, inter-
Source : MNHN, Paris
252 J. MOUCHACCA and B.C. SUTTON
dum gemmis lateralibus chlamydosporisque intercalaribus, fuligine
7-10um praeditis, ramosis; ramis tenuioribus, 2,5-4um crassis, hyalini:
chlamydosporis fuligineis, crassioribus, solitariis, binis vel ternis, oblongis vel
subglobosis, 6-10 x 3-6 crebre interruptis.”
The genus was not placed in any suprageneric rank and there is little
additional information on it or the single species since they were introduced.
Trotter in Saccardo (1931) repeated the diagnoses and assigned the genus to
the Deuteromycetae, Dematiaceae. Clements & Shear (1931) regarded the
genus as dubious but noted that they had not seen the original publication.
Carmichael et al. (1980), in a compilation of hyphomycete generic names,
repeated the brief comment by Clements & Shear (1931). In a list of hypho-
mycete genera recorded from soil but excluded from the group of acceptable
genera Barron (1968) assigned Chlamydosporium to the Mycelia Sterilia.
There have been no subsequent descriptive accounts of the taxa
MATERIALS AND METHODS
An isolate of C. submersum was retrieved from the oil collection in the
IMI Culture Collection. It was first accessed in June/July 1956 and received
from B. Peyronel. It was originally isolated by Anna Mosca from soil of a
Larix decidua planting in Italy in 1954. Records in IMI state that the isolate
was identified by Peyronel so the dried material filed in Herb. IMI is au-
thentic for the name C. submersum Peyronel. No material of the species is
preserved in Herb. PAD (Gola, 1930) and it is therefore presumed that there
Is no extant holotype. Although the dried IMI material and the culture in
the IMI Culture Collection have no formal nomenclatural standing, since
this culture was identified by the original author of the species as belonging
to that species it is here proposed to designate the dried sample IMI 62531
as neotype for the name Chlamydosporium submersum Peyronel.
After retrieval the isolate was grown on MA, PCA and PDA for 6
weeks at 25°C under alternating periods of 12h dark/I2h near UV. De-
scriptions of culture appearance are based on these treatments. Colour ter-
minology and standards are according to Rayner (1970).
RESULTS
Colony appearance
On PDA aerial mycelium abundant, compact and dense to the margin
but not fluffy or tufted, with contrasting grey olivaceous strands of hyphae,
finally colonies mouse grey to pale mouse grey with a central greyish sepia
area. There is some indistinct zonation, particularly with respect to conidio-
matal formation which is more abundant towards the margin where conidio-
mata are semi-immersed.
d On MA aerial mycelium abundant, compact and dense, isabelline but
slightly paler in the centre, thinning out towards the periphery where it fi-
nally becomes immersed to give colonies a wide sepia margin. There is al-
Source - MNHN, Paris
CHLAMYDOSPORIUM PEYRONEL 253
most no sign of zonation. Conidiomata are scattered in the aerial mycelium
except at the margin where they are superficial on the agar.
On PCA aerial mycelium sparse, thin, appressed to the surface of the
agar, relatively more abundant at the centre but very thin towards the mar-
gin, distinctly zonate and associated with regions of conidiomatal formation,
lavender grey in the centre, immersed mycelium fuscous black becoming
greyish sepia at the margin.
Morphology
Conidiomata, conidia and chlamydospores formed on all media.
Conidiomata pycnidial, single not aggregated, spherical to ampulliform, thin-
walled, pale brown, composed of textura angularis, 60-250um diam, with a
central, circular, sometimes slightly papillate ostiole up to 30um diam.
Conidiophores absent. Conidiogenous cells ampulliform to doliiform, hyaline,
4-7 x 4-5um, formed from the inner cells of the conidiomatal wall. Conidia
hyaline, ellipsoid to cylindrical, straight, frequently biguttulate, 3-5 x
22.5um (PDA and PCA), 3.5-6 x 2-3um (MA). Chlamydospores pale, medi-
um to dark brown, smooth, terminal or intercalary, sometimes catenate, 9-12
x 4-7um (intercalary), 7.5-11.5 x 4-7.5um (terminal).
DISCUSSION AND CONCLUSIONS
In all treatments and cultural conditions the isolates produced chlamy-
dospores and fertile pycnidial conidiomata. The morphology and dimensions
of the conidiomata, conidiogenous cells and conidia, and details of coni-
diogenesis clearly place the species in Phoma Sacc., according to the account
given by Sutton (1980). The number of Phoma species producing chlamydos-
pores in culture is few and this particular isolate keys out readily to P. eu-
pyrena Sacc. It agrees with the accounts by Dorenbosch (1970), Boerema
(1976) and Sutton (1980). Although the range in conidial size was mar-
ginally greater than reported by these authors, this taxonomic feature is very
dependent on culture conditions (Sutton, 1964) and is not regarded as an
impediment to the identification of this isolate as P. eupyrena. This species
1S reported by Sutton (1980) from 30 generic plant host substrata and from
soil, sewage, sand and veterinary sources, and is known from several lo-
cations in Europe. Some IMI records from soil are from coniferous planta-
tions in the UK. Dorenbosch (1970) regards it as one of the most common
soil-inhabiting species of the genus. The inclusion of this Italian isolate
therefore is in no way at variance with existing data on the species. Peyronel
(1913) described lateral chlamydospores as 5.5-10 x 7-104m and terminal and
intercalary ones as 6-10 x 3-6um. These approximate to the dimensions ob-
tained from the culture under study. The chlamydospores of P. eupyrena are
morphologically much simpler than those of some Phoma species which
have been placed in Peyronellaca Goidanich ex Goidanich. This genus was
based on Phoma-like pycnidial fungi which produce multicellular chlamydos-
pores with a superficial resemblance to the dictyospores found in the dema-
tiaceous hyphomyeete genera Alternaria Nees, Stemphylium Wallroth and Co-
Source - MNHN. Paris
254 J. MOUCHACCA and B.C. SUTTON
Fig.1. Phoma eupyrena (Chlamydosporium submersum) (IMI 62531). A, conidia from
pycnidia on PDA; B, conidia from pycnidia on MA; C, mycelial chlamydos-
pores on MA.
niothecium Corda. Boerema et al. (1965) reduced Peyronellaea to synonymy
with Phoma.
The binomial Chlamydosporiwm submersum provides a name for the
chlamydospore state of Phoma eupyrena but the implications of this conclu-
sion are rather wider-reaching. Sigler & Carmichael (1976) accepted the
name Scytalidium Pesante (1957) for several taxa without pycnidial states
and also for the chlamydospore state of Hendersonula toruloidea Nattrass. In
a revision of Hendersonula Sutton & Dyko (1989) adopted this conclusion al-
though they found it necessary to make nomenclatural changes resulting
from type studies. H. toruloidea became Nattrassia mangiferae (H. Sydow E
Sydow) Sutton & Dyko and Scytalidium dimidiatum (Penz.) Sutton & Dyko
was taken up for the chlamydospore state. The problem clearly is that Chla-
mydosporium Peyronel (1913) antedates Scytalidium (1957) and should cor-
rectly be taken up for the several species now formally ascribed to this gen-
us. Type studies in Scytalidium are beyond the scope of the present work
and formal placement of these taxa in Chlamydosporium must await a fur-
ther revision of Scytalidium species. An alternative, which would provide the
stability in nomenclature that should be strived for, is to propose conserva-
tion of Scytalidium over Chlamydosporium.
Source : MNHN. Paris
CHLAMYDOSPORIUM PEYRONEL 255
ACKNOWLEDGEMENTS
Dr Laura Zucconi is kindly acknowledged for the xerox copy of the article by
B. Peyronel. The authors are grateful to Mrs M. Zahoor for technical assistance.
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Source - MNHN. Paris
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ESTUDIOS MICOLOGICOS EN EL PARQUE NATURAL DE
MONFRAGUE (EXTREMADURA, ESPANA)
. LEOTIALES (= HELOTIALES auct.), 4ASCOMYCOTINA*
R. GALÁN
Departamento de Biología Vegetal (Botánica)
Universidad de Alcalá de Henares, Madrid, España.
RESUMEN - Se da cuenta de 29 especies de discomicetos inoperculados (princi-
palmente Leotiales) procedentes, en su mayoría, del Parque de Monfragüe y excep-
cionalmente de otras zonas limítrofes. Algunas representan nuevas citas para Espa-
Mollisia amenticola (Sacc.) Rehm, Pyrenopeziza muelleri-argoviensis (Rehm)
comb. nov. (= Niptera muelleri-argoviensis Rehm), Dasyscyphella montana Raitv.,
Hamatocanthoscypha laricionis (Vel.) Svrcek, Ciboria viridifusca (Fuck.) Höhn. y
Torrendiella ciliata Boud. Además, se propone Tapesia zarza Galán, como nueva es-
pecie para la ciencia, Se aportan descripciones, observaciones y/o fotografias de las
más interesantes.
ABSTRACT - Twenty nine species of inoperculate Discomycetes (mainly Leotiales)
from the Natural Park of Monfragüe and near areas are reported. Some of them are
recorded for the first time from Spain: Mollisia amenticola (Sacc.) Rehm, Pyrenopez-
iza muellero-argoviensis (Rehm) comb. nov. (= Niptera muellero-argoviensis R=hm),
Dasyscyphella montana Raitv., Hamatocanthoscypha laricionis (Vel.) Syrcek, Ciboria
viridifusca (Fuck.) Hóhn. and Torrendiella ciliata Boud. Besides, Tapesia zarza
Galán is described as a new species to science. Descriptions, observations and/or
photomicrographs show the characters of the more interesting taxa.
KEY WORDS : Leotiales, Inoperculate Discomycetes, Taxonomy, Chorology, Spain.
INTRODUCCION
El Parque Natural de Monfragúe, que cuenta actualmente con 17.852
hectáreas protegidas, se encuentra en torno al caudaloso rio Tajo, en su en-
cuentro con el Tiétar (provincia de Cáceres, Comunidad Autónoma de Ex-
tremadura). La continentalidad del clima mediterráneo se dulcifica aquí no
sólamente por la importante red fluvial que lo recorre, sino por la influencia
del cercano Atlántico.
*: Comunicación presentada en la “V Reunión Conjunta de Micología”, Barcelona
(1-3 de Octubre, 1990).
Source : MNHN, Paris
258 R. GALÁN
La vegetación, asentada sobre terrenos ácidos, es la típica mediterránea
y cuenta aquí con uno de sus más privilegiados ejemplos, dignos de un es-
fuerzo conservacionista. Aquella se hace dense, - incluso a veces impene-
trable -, y tapiza agrestes cimas que apenas superan los 500m de altitud, asi
como multitud de valles recorridos por infinidad de arroyos (Rodriguez J.L.,
1985).
Este parque ya era internacionalmente conocido por su importante ri-
queza faunistica (principalmente ornitológica), pero sólo muy recientemente
se viene prestando interés al componente micológico de la zona:
Aphyllophorales (Manjon et al., 1989, 1990; Blanco et al., 1989; Moreno et
al., 1990a), Agaricales (Moreno & Esteve-Raventos, 1988a, b: Moreno et al.,
1990b,c), Gasterales (Calonge, 1990), Dothideales (Barrasa £ Checa, 1991),
basidiomicetes y ascomicetes hipogeos (Moreno et al, en prensa) y
mixomicetes (Moreno et al., 1990d), son algunos de los grupos estudiados.
Por consiguiente, los micromicetes - y particularmente los ascomicetes
~ de este área y, por extensión, de Extremadura están muy poco estudiados,
hallándose citas dispersas en artículos de indule divulgativa (p.ej: Gil &
Die, 1989).
En esta oportunidad, se presentan los resultados obtenidos despuės de
numerosas visitas al parque, - la primera en el año 1987 -, con vistas a cono-
cer algunos de los innumerables discomicetes inoperculados (principalmente
Helotiales auct.) que habitan en los tipicos ecosistemas vegetales de la zona
en cuestión: alcornocales (Quercus suber), encinares (Q. ilex subsp. ballota
= Q. rotundifolia), madroñeras (Arbutus unedo), alisedas (Alnus glutinosa),
castañares (Castanea sativa), asi como pinares (Pinus sylvestris, P. pinaster,
P. pinea) y eucaliptales (Eucalyptus globulus, E. camaldulensis) de repo-
blación, además de las comunidades arbustivas que las acompañan o susti-
tuyen y que caracterizan al auténtico bosque y matorral mediterráneos.
Algtinos pocos especimenes (RG 6583, 6532, 6585, 6579, 6580 £ 6581)
no han sido incluidos en el presente trabajo por estar siendo objeto de un
más detenido estudio - en colaboración con los Dres. R.P. Korf, W.R.
Arendholz y A. Raitviir -, para dilucidar su definitiva clasificación.
MATERIAL Y METODO
Las preparaciones microscópicas de rutina se han observado en un
microscopio binocular marca Zeiss Jena, modelo Laboval 2 (+ 160x-1600x),
de óptica planacromática, con contraste de fases incorporado. Las
macrofotografías han sido realizadas en un microscopio binocular Nikon,
modelo Optiphot, equipado con sistema automático de fotografía, contraste
de fases, y contraste diferencial “Nomarski”.
La mayoría de las preparaciones microscópicas fueron efectuadas utili-
zando la técnica del “squash”, habiendo sido rehidratadas inicialmente en
KOH (5%), para después ser embebidas en reactivo de Melzer o en Azul de
Lactofenol (según los casos). Los montajes en agua fueron empleados excep-
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 259
cionalmente para comprobar la presencia de masas resinosas o cristalinas en
la superficie de los pelos de ciertos hialoscifáceos.
Las descripciones que se acompañan se han basado en nuestras propias
observaciones. Sólo se incluye el protólogo completo de aquellas especies
más desconocidas en España, incluyendo algunos de los sinónimos más re-
presentativos.
El grueso del material estudiado se encuentra incluido en el herbario
particular del autor (RG), depositado en el departamento de Biología Vege-
tal (Botánica) de la Universidad de Alcalá de Henares, listo para cualquier
solicitud de préstamo que pudiera llegar. Además, se da cuenta de colec-
ciones procedentes del parque, incluidas en el herbario de Mr. J.T. Palmer
(JTP), - Sutton Weaver, Inglaterra -, recogidas e identificadas por él mismo.
LOCALIDADES ESTUDIADAS
el mapa adjunto se indican los límites naturales del parque, asi
como la localización geográfica de las zonas prospectadas. Hay que destacar
que no se han despreciado los especimenes procedentes de otros enclaves
más o menos próximos y que, de igual manera, se sitúan en el mapa.
Parque de Monfragüe:
Loc. l: Poblado de los Saltos de Torrejón
Pinares de repoblación
Loc. 2: Puente sobre el arroyo Barbaón
Aliseda: Scrophulario scorodoniae-Alneto glutinosae
Loc. 3: Frente al cerro La Cantera, próximo a la Bazagona
Alcornocal adehesado: Sanguisorbo agrimonioidis-Querceto suberis
Loc. 4: Sierra de la Umbria
Madrofal: Phyllireo angustifoliae-Arbutetum unedonis
Loc. 5: Inmediaciones a Villarreal de San Carlos
Eucaliptal de repoblación
Loc. 6: La Bazagona
Pinar de repoblación
Loc. 7: Arroyo Malvecino, bajo el Puerto del Fresno
Bosque mixto (eucaliptos y encinas)
Otras localizaciones proximas:
Loc. 8: Provincia de Cáceres, localidad sin especificar
Jaral: Genisto hirsutae-Cisteto ladaniferi
Loc. 9: Puerto de los Castaños (Cáceres)
Eucaliptal de repoblación
Sierra de Bernabé del Piornal de Tormantós (Cáceres)
Castañares de repoblación
Loc. 11: Arroyo el Llanillo, Hervás (Cáceres)
Castañares de repoblación
Source : MNHN, Paris
260 R. GALÁN
jm
Parque Natural de Monfragüe (Cáceres)
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 261
CATALOGO DE ESPECIES
Familia Geoglossaceae Cord.
Geoglossum cookeianum Nannf. 1942
G. glabrum Pers.: Fr. 1821 s. auct. plur.
= G. ophioglossoides (L.) Sace. 1889
Terricola, en humus de Quercus ilex subsp. ballota y Cistus, Loc. 8,
1-1987, RG 6588.
Observaciones. - El taxon en cuestión presenta problemas nomencla-
turales que, una vez más, han sido recientemente puestas de manifiesto por
Spooner (1987), quien se inclina por considerar el nombre G. glabrum como
ambiguo y, por tanto, a rechazar en favor de G. cookeianum.
Sus características diagnósticas más relevantes se basan en la
morfología de las paráfisis, de extremos “caprichosos” (capitadas o no, fuli-
ginosas, débilmente curvadas y patentemente adheridas en sus ápices), en el
tamaño (55-80 x 6-7,64m), número de septos (regularmente 7) y morfología
(claviformes o cilindrico-claviformes) de las ascósporas (Figs. 1-5).
La distribución de la especie en España se circunscribe a Barcelona
(c.f. Sierra, 1987), Guadalajara (Galan, 1985), Mallorca (Siquier E
Constantino, 1982) y ahora Caceres; por otra parte Unamuno (1941) consig-
na Citas previas de la especie para Portugal.
Familia Dermateaceae Fr.
Mollisia amenticola (Sacc.) Rehm 1891
Sobre viejos amentos femeninos de Alnus glutinosa, Loc. 2, 15-XI-1986,
RG 6529.
Descripción. - Apotecios acopados, sésiles-subsésiles, exteriormente
pardo-grisáceos y cinéreos en el márgen (en donde se observan minúsculos
pelos). Disco concoloro al receptáculo u ocráceo en seco, de 0,2-0,8mm de
diámetro.
Ectal excipulo de “textura globulosa”: células pardo amarillentas, de
6,2-12, 44m en diám., proyectandose al exterior en auténticos pelos margi-
nales. Ascos octospóricos, cortamente pedicelados, débilmente amiloides, de
44-54 x 5-6um. Paráfisis mazudas (x 2,5-3)um, ramificadas en la base y que
apenas superan el nivel de los ascos. Áscósporas oblicuamente uniseriadas o
irregularmente biseriadas, unicelulares, elipsoides, rectas o más comúnmente
alantoides, de (6,2-)7,4-8(-9,3) x 1,8-2,2(-2,4)um.
Observaciones. - En idéntico hábitat y en la misma localidad, hemos
detectado la presencia de Ciboria viridifusca y " Pezizella" alniella, de las que
se diferencia macroscópicamente por el caracter (sub)sésil de las fructifi-
caciones, además del color pardo grisáceo del receptáculo, cinéreo y peloso
en los márgenes. Aunque Mollisia amenticola figura consignada en los catá-
Source : MNHN, Paris
262 R. GALÁN
Figs. 1-5: Geoglossum cookeianum. - Figs. 1
variabilidad de los extremos de las paráfisis.
scósporas; Figs. 3-5: muestra de la
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 263
logos micológicos de gran parte de los paises europeos (p.ej: Matheis, 1976;
Breitenbach & Kranzlin, 1981; Baral & Krieglsteiner, 1985...), es la primera
ocasión en que se cita de España.
Mollisia melaleuca (Fr.) Sacc. 1889
?= Tapesia strobilicola (Rehm) Sacc. 1889
?= Mollisia fallax (Desm.) Gill. 1879
En la superficie de las escamas de estróbilos de Pinus pinaster, convi-
viendo con “Lasiostictis” fimbriata, Loc. 1, 15-X1-1989, RG 7578.
Descripción. - Apotecios discoides, anchamente sésiles, de 0,5-1,2mm
de diám., soportados por un subiculo aracnoideo, pardo y patente. Recep-
táculo tomentoso, pardo oscuro; disco crema amarillento (en seco) y márgen
involuto.
Ectal excipulo de “textura globulosa”: de células con gruesas paredes,
pardas, que miden 6-124m de diam. y se prolongan en células (de paredes
más delgadas y menos pigmentadas) claviformes en los márgenes. Hifas del
subículo más o menos flexuosas, ramificadas, pardas, de paredes gruesas y
lisas, que miden 3-7,5um de diam. Ascos octospóricos, débilmente
amiloides, cilindrico-claviformes, pedicelados, de 53-62 x Sum. Paráfisis ci-
lindricas, obtusas (x 3-3,74m). Ascósporas unicelulares, inequiláteras, excep-
cionalmente rectas y más comúnmente alantoides (e incluso sigmoides), de
morfología (eliptico-fusiformes, claviformes..) y magnitudes (74-ll x
2-24um) muy oscilantes.
Observaciones. - El táxon clasicamente conocido como “Mollisia”
melaleuca, que ya fue ampliamente tratado por mi mismo (Galán, 1985), es
una especie banal, de la que sólamente queremos destacar en esta oportu-
nidad la inclusión de un nuevo taxon en la larga lista de sinónimos; se trata
de “Peziza” fallax Desm. (1845), un hongo relativamente poco mencionado
en la literatura micológica y que fue ampliamente redescrito por Le Gal &
Mangenot (1960) y, en menor medida, por Thind & Singh (1970) y Thind &
Sharma (1983), entre otros.
Le Gal & Mangenot (op. cit.) tuvieron la oportunidad de estudiar el
material tipo de Desmaziéres (”... sur cónes et rameaux secs de Pinus
sylvestris”) y compararlo con otras colecciones halladas sobre madera de
angiospermas. Años más tarde, Le Gal £ Mangenot (1966) designan y des-
criben un lectótipo de Mollisia melaleuca ("se rencontre aussi bien sur
Cornus que sur Cerasus, sur Hedera que sur Ilex etc...) y que a nuestro jui-
cio no difiere básicamente de la descripción de M. fallax. Además, es curio-
so constatar que en ambos trabajos tratan de diferenciar las especies de refe-
rencia con M. discolor, sin que en ningún caso comparen las dos primeras
entre sí (sic).
Por lo demás, resulta también de interés destacar como los hongos
mollisiáceos hallados sobre estr”bilos de coníferas son, unas veces, identifi-
cados como Tapesia strobilicola y otras como Mollisia fallax, sin que en un
mismo artículo aparezcan comentados ambos táxones. Sólo Baral &
Source- MNHN, Paris
264 R. GALÁN
Krieglsteiner (1985), al citar esta última indican "? Unterschied zu T.
strobilicola".
No nos cabe ninguna duda que “Peziza” melaleuca Fr. (1822) es un cla-
ro representante del género Tapesia (c.f. Aebi, 1972), si bien la propuesta de
esta autora, en el sentido de sinonimizar ambos géneros (en favor de este úl-
timo), no ha tenido muchos adeptos y posiblemente el nombre Mollisia pase
à ser nomina conservanda al cabo de algunos aiios.
A los datos corológicos referidos a España, apuntados por Galán
(1985) hay que anadir la cita de Garcia-Gonzales ( 1987) para Navarra.
Pyrenopeziza muelleri-argoviensis (Rehm) Galán, comb. nov.
Niptera muelleri-argoviensis Rehm, Ann. Mycol. 4: 340 (1906).
Sobre hojas muertas de Quercus ilex subsp. ballota, emergiendo del
envés de la hoja pero no de los nervios: Loc. 2, 15-X1-1989, RG 6552; Loc.
3, 16-X1-1989, RG 6567, 6568 p.p.
Descripción. - Apotecios gregarios, superficiales, discoides, anchamente
sésiles, de 0,2-0,5(-0,65)]mm de diámetro. Disco + convexo, translúcido,
cinéreo (algo más blanquecino en el centro) y crema en seco. Receptáculo
pardo, tomentoso, con cortos “pelos” que se agregan - en el márgen - por
sus extremos en grupos y le confieren un aspecto denticulado.
Ectal excipulo de “textura globulosa”: de células más pardas cuanto
más externas, de 10-14jum. “Pelos” cilindricos a claviformes, pardos, de 15-45
x 6-lOjm, unicelulares a pluriseptados (0-4 tabiques), frecuentemente for-
mados por células + arrosariadas, con paredes delgadas y lisas. Ascos
octospóricos, cilindrico-claviformes, indistintamente pedicelados o no,
usualmente curvos en la base y de extremos tronco-cónicos y fuertemente
amiloides, de 31-43(-50) x 5-6,2um. Paráfisis cilindricas a claviformes (x
25-34um en la parte más ancha), de extremos obtusos, simples o ramifi-
cadas en la base y que penas superan el nivel de los ascos. Ascósporas fusi-
formes, permanentemente uniseptadas (incluso dentro del asco), rectas o
débilmente arqueadas, de (8-)9,3-11,8(-12,4) x 1,5-2um (Figs. 6-11).
Observaciones. - Los caracteres más sobresalientes de nuestros ejem-
plares son, - desde el punto de vista macroscópico -, su hábitat foliicola,
además del caracter “anchamente sésil” y manifiestamente peloso de las fruc-
tificaciones; los prominentes pelos pluricelulares y emergentes, los ascos vi-
vamente J+ y las ascósporas constantemente uniseptadas, resultan las carac-
terísticas microscópicas más relevantes.
La especie Pyrenopeziza nervicola (Desm.) Boud. - varias veces citada en
España bajo esta u otras denominaciones: Mollisia nervicola (Desm.) Gill.,
Pyrenopeziza foliicola (Karst.) Sacc. var. quercina Sacc. y Mollisia rabenhorstii
(Auersw.) Rehm - es ciertamente un taxon próximo al que ahora tratamos,
por lo que es probable que ambas especies se hayan confundido o mezclado
en repetidas ocasiones; siendo el caracter esporal (forma, tamaño y
presencia/ausencia de septos) el más evidente para su separación. Aún asi,
para valorar este y otros caracteres diferenciales, solicitamos al Dr. Heinz
Source - MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 265
TEESE d
Figs. 6-11: Pyrenopeziza muelleri-argoviensis. - Figs. 6-8: Pelos marginales; Figs.
9-10: Ascos y ascósporas (nótese el septo esporal); Fig. 11: Ascos y paráfisis
(nótese la anchura relativa de ambos).
Source - MNHN. Paris
266 R. GALÁN
Fig. 12-14: Pyrenopeziza nervicola. - 12: Células del excípulo ectal. Figs. 13-14: Pelos
del receptáculo; Fig. 15: Hifa del subículo; Figs. 16-17: Himenio.
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 267
Engel (Germany) una muestra de lo que en Europa se viene identificando
como Pyrenopeziza nervicola. De esta manera nos fue remitida una exsiccata
(Herb.: MTB 6034 = RG 6590) que contenia un fragmento de hoja de
Quercus rubra con algunas fructificaciones de P. nervicola. Tras confirmar la
identificación original (Figs. 12-17), procedimos a compararla con el mate-
rial cacereño, resultando lo siguiente:
“Niptera” muellerizargoviensis no emerge de ningún subiculo y sus fruc-
tificaciones se insertan sobre una base más ancha. Además, los “pelos” mar-
ginales emergen en mayor medida, lo que confiere al apotecio un aspecto
denticulado que no se manifiesta asi en Pyrenopeziza nervicola.
Microscópicamente, se confirma la mayor longitud de tales “pelos” (en el
primero de los casos); los ascos son manifiestamente amiloides (caracter este
no observado en P. nervicola); las paráfisis tienden a hacerse claviformes y
no sublageniformes (como sucede en P, nervicola) y, por último, las esporas
son siempre fusiformes, uniseptadas y mayores (8-124 x 1,5-2um), mientras
que en P. nervicola son cilindricas a elipsoides, permanentemente
unicelulares y miden: 6-10 x 1,5-2(-2,5)um (cf. Grelet, 1932-1959; Hutter,
1958; Engel et al., 1982...
En cuanto al género Pyrenopeziza Fuck., tal y como ha puesto recien-
temente de manifiesto Muller (1989) - recogiendo opiniones de otros autores
~, posee limites ambiguos con otros géneros de Dermateaceae (ie: Mollisia-
Tapesia, Niptera, Beloniopsis-Pirottaea...); por consiguiente, el nümero de es-
pecies correctamente en él incluidas es ambiguo. De acuerdo a Nannfeldt
(1986) Niptera Fr. debe ser reconocido como un género distinto a cualquier
otro de los antes citados (incluso de Belonopsis) por el particular modo de
vida de sus especies -restos de plantas acuaticas (Carex, Phragmites, Juncus,
Scirpus,... etc.) - y por sus esporas - ”...broadly ellipsoid to elongate, always
at least I-septate, commonly more" (Dennis, 1978) -, además de la inexisten-
cia de pelos libres en los margenes, asi como de cristales de Oxalato calcico
sobre los apotecios (comunes en Belonopsis s.s.).
“Niptera” muellerizargoviensis Rehm, originariamente descrita de Fran-
cia, fue citada y redescrita - y con ello rescatada del olvido -, por Graddon
(1976), con material de las Islas Británicas, siendo estas las dos únicas refe-
rencias que conocemos sobre su distribución mundial.
Tapesia zarza Galán, sp. nov.
Apothecia gregaria, discoidea, sessilia, basi in subiculo arachnoideo, fusco
inmersa. Receptaculum pruinosum, fuscum; margine clariori, griseum, fimbriata.
Discus plano-concavus, usque Imm diam., pallide luteis. Excipulum Ectale ex
textura globulosa, cellulis 6-13um diam., brunneis, muris crassis, ad marginum
In. pilis septatis, cylindrici vel clavatis ad 25um longis excurrentibus. Medullare
Excipulum ex textura intrincata vel textura epidermoidea. Asci octospori,
cylindro-clavati, apicaliter iodo caerulescenti, 43-56 x 6,8-8um. Paraphyses ad
basim ramosi, cylindricae, hyalini, 1,8-34m latae, ascos subaequantes.
Ascosporae 11-16 x 2,5-3,7um, hyalinae, ellipsoideae, unicellulatae vel
uniseptatae.
Source : MNHN, Paris
268 R. GALÁN
Habitat: In caulibus emortuis Rubi ulmifolii; In Sierra de la Umbria, Par-
que Natural de Monfragüe, in provincia Caceres, in Hispania; Legit R. Galan
(14-X1-1989); Holotypus: in RG 6554,
Sobre ramas caidas de Rubus ulmifolius Schott, Loc. 4, 14-X1-1989, RG
6554 (holótipo).
Descripción. - Apotecios gregarios, discoides, anchamente sésiles, que
muestran una reacción ionomidótico positiva (pardo-amarillenta), sopor-
tados por un subiculo aracnoide, pardo amarillento. Receptáculo igualmente
pardo, pruinoso, sensiblemente fimbriato y cinéreo en los márgenes
(involutos). Disco crema amarillento, de hasta Imm de diámetro.
Hifas del subículo pardas, delgadas (x 3-4um), pluriseptadas. Ectal
excipulo de “textura globosa” (a “textura prismática” en las inmediaciones al
márgen), cuyas células (de 6-13um de diámetro) presentan paredes + engro-
sadas, pardo oscuras, y se prolongan hacia el márgen en pelos emergentes,
también pardos, cilíndricos a cilindrico-claviformes (i.e.: 25 x 6,24m),
pluricelulares, de paredes delgadas. Excípulo medular de “textura intrincata-
epidermoidea”. Ascos octosp'ricos, cilindrico-claviformes, indistintamente
pedicelados o no, de extremos vivamente amiloides, de 43-56 x 6,8-Sum.
Paráfisis no superantes, cilindricas (x 1.8-3um), ramificadas en la base.
Ascósporas unicelulares a excepcionalmente uniseptadas, elipsoides, rectas,
ligeramente alantoides e incluso sigmoides, de magnitudes muy oscilantes:
(11-)12,4-15(-16) x 2,5-3,1(-3,7)um. (Figs. 18-25).
Observaciones. - Los hongos “mollisiáceos” que viven sobre tallos de
Rubus, son relativamente frecuentes y bien conocidos desde antiguo, a los
que Gremmen (1954) les dedicó un artículo monográfico en el que trató
cuatro especies: Mollisia rubi (Fr.) Karst. (= Pyrenopeziza rubi (Fr.) Rehm),
M. escharoces (Berk. & Br.) Gremmen (= P. escharodes (Berk. & Br.)
Rehm), M. clavata Gremmen y M. revincta (Karst.) Rehm. También mencio-
nó Pyrenopeziza rubicola Losa España, descrita originariamente en 1949, con
esporas de 5-6 x 2-3um.
Anos después se han descrito otros dos hongos con idéntico substrato:
Bulbomollisia stromatica (Graddon) Graddon (= “Mollisia” stromatica) y B.
radiata Graddon (c.f. Graddon, 1984).
Tapesia zarza es distinta a todas ellas por sus esporas conside-
rablemente mayores.
Adicionalmente Tapesia lividofusca (Fr.) Rehm, T. rosae (Pers.) Fuck. y
Mollisia dilutella (Fr.) Gill. (= Niptera dilutella (Fr.) Rehm) pueden compar-
tir, a veces, el mismo hábitat. De estas últimas, sólo la primera ha sido des-
crita con ascósporas de magnitudes "comparables" (ie: 4-14 x 2-3um -
Aebi, 1972 - o de (7-)10-11(-16,5) x 1,3-2um - Le Gal & Mangenot, 1960 -),
aunque constantemente unicellulares). No obstante, la constitución del re-
ceptáculo es distinta, particularmente en lo que respecta a la carencia de pe-
los emergentes (incluso en los márgenes de las fructificaciones).
Por consiguiente los caracteres más representativos de esta nueva espe-
cie que ahora se propone son: el substrato, la presencia de subículo, la parti-
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 269
marginales; Figs. 21-24: Asco conteniendo esporas, y paráfisis (marcada con la
flecha); Fig. 25: Ascósporas liberadas (nótese la ocasional presencia de un
septo).
Source : MNHN, Paris
270 R. GALÁN
cular constitución del ectal excipulo y la considerable magnitud y ocasional
septación de las ascósporas.
Familia Hyaloscyphaceae Nannf.
Arachnopeziza aurelia (Pers.: Fr.) Fuck. 1870
Restos diversos (ritodoma, hojas...) de Eucalyptus camaldulensis, Loc. 5,
15-X1-1986, RG 6566.
Observaciones. - Macroscópicamente se caracteriza por sus fructifi-
caciones discoides, sésiles, de diámetro inferior a Imm, pálido amarillentas
en su totalidad, que se elevan de un subiculo aracnoide patente, blanco y/o
amarillo-anaranjado en seco. Los flancos y márgenes de las fructificaciones
aparecen ornamentados por largos pelos (> 150um), de color “azafrán”,
poco densos y cementados por grupos en sus extremos, de manera que en
un examen acelerado pueden dar la falsa aparencia de setas. Desde el punto
de vista microscópico, son de destacar sus ascósporas elipsoides a cilindrico-
claviformes, indistintamente rectas o arqueadas, inicialmente unicelulares o
monoseptadas pero finalmente provistas de tres tabiques trasversos, que pre-
sentan uno o dos apéndices gelatinosos en los extremos y miden: (11-)
13-16(-18,6) x 3-3,4um. Esas prolongaciones polares de las esporas son ver-
daderamente difíciles de detectar, incluso en contraste de fases y a 1600 au-
mentos, hecho este al cual también se refirió Korf (1951). No obstante, es
más fácil evidenciarlas porque, a veces, las esporas se hallan "inexpli-
cablemente” próximas a ciertas estructuras, sin que las corrientes del medio
líquido donde se encuentran inmersas consiguan arrastrarlas.
Esta especie ha sido citada con anterioridad de las siguientes provincias
españolas: La Coruña (Unamuno, 1941), Cádiz (Bertault, 1974), Barcelona
(Rodriguez N. B., 1985; Sierra, 1987), Albacete (Torres, 1986; Torres et al.,
1988), Gerona (Sierra, 1987) y Tarragona (Sierra £ Cambra, 1987). Asi mis.
mo, Niessl (1884) primero y después Unamuno (op. cit.) mencionan la es-
pecie en diferentes localidades de Portugal. Por otra parte Bertault (op. cit.)
destaca su frecuente aparición en Marruecos, sobre restos de Eucalyptus y
Quercus suber; y nos remitidos a Korf (op. cit.) si se pretende un estudio
corológico exhaustivo.
Su identificación no ofrece ninguna dificultad y, junto a Arachnopeziza
obtusipila y A. aurata, constituyen las tres especies del género citadas en Es-
paña hasta el momento.
Arachnopeziza obtusipila Grelet 1922
= A. zonulata (Rolland) Boud. 1907 s. Korf 1981
Sobre estróbilos de Pimus pinaster, posiblemente conviviendo con
"Lasiostictis" fimbriata, Loc. 9, 19-1-1990, RG 6561.
Observaciones. - Este taxon fue descrito y ampliamente comentado en
una ocasión anterior (Galán, 1985). No obstante, resulta de interés aportar
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 271
LLG AD
Figs. 26-29: Arachnopeziza obtusipila. - Fig. 26: Fragmento de un apotecio visto
desde abajo; Fig. 27: Detalle del ectal excípulo; Fig. 28: Asco conteniendo
esporas; Fig. 29: Pelos del receptáculo.
Source : MNHN, Paris
272 R. GALÁN
las primeras fotografías en las que se muestran algunos caracteres microscó-
picos de la especie (Figs. 26-29).
A las provincias donde se hallaba repartido (op. cit.) hay que sumar
Albacete (Torres, 1986), Barcelona y Gerona (Sierra, 1987), además de
Cáceres.
Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galan & Moreno 1985
Hojas muertas de Quercus ilex subsp. ballota: Loc. 4, 14-X1-1986, RG
6544; Ibidem, 14-X1-1989, RG 6543; Loc. 6, 18-1-1990, RG 6559.
Observaciones. - Como ya señalaron Galán £ Moreno (1985) es una
especie que acompaña fiélmente a la hojarasca de los encinares españoles y,
por extensión, mediterráneos. Torres (1986) también lo cita sobre hojas de
Quercus coccifera. En cuanto a su distribución europea conocida cabe seña-
lar que, a parte de Francia y España, también se halla en Checoslovaquia
(inéd.). Concretamente, cuando años atrás estudiaba el lectótipo de
"Lachnum" claviculatum — Vel, aparecieron entremezclados numerosos
apotecios de la especie en cuestión que en nada diferían al tipo de
"Belonidium" albidum Grelet & Crozals, a pesar de las fructificaciones algo
inmaduras y las ascósporas consecuentemente unicelulares y permanen-
temente encerradas en los ascos.
“Cistella” acuum (Alb. & Schw.: Fr.) Svrcek 1959
Peziza acumm Alb. & Schw.: Fr. 1822
Discocistella acuum (A. & S.: Fr.) Svrcek 1962
Clavidisculum acuum (A. & S.: Fr.) Kirschst. 1938
Dasyscyphus acuum (A. & S.: Fr.) Sacc. 1889
Sobre aciculas caidas y semienterradas de Pinus pinaster, Loc. 6,
20-1-1990, RG 6556 (Dupl. in herb. W.R. Arendholz).
Descripción. - Apotecios acopados, de 0,2-0,8mm de diámetro, cor-
tamente pedicelados - la longitud del pie es inferior o excepcionalmente
igual al diámetro del disco -, completamente blancos y exteriormente ador-
nados de cortos pelos también blancos.
Ectal excipulo de “textura prismática” (de células hialinas, + 11 x
454m). Pelos unicelulares o bicelulares, hialinos, subcilindricos o
claviformes, de paredes delgadas, exteriormente granulosas - ya sea en toda
su longitud o sólamente en la porción apical -, de 10-15 x 4-Sum. Ascos J+,
octospóricos, cilindrico-claviformes, indistintamente pedicelados o no, de
30-39 x 4-Sum. Paráfisis filiformes, obtusas (x 24m), que no superan a los
ascos. Ascósporas unicelulares, elípticas o más raramente pediformes, de
4,3-5 x 1,8-2um. (Figs. 30-36).
Observaciones. - El género Cistella (= Clavidisculum Kirschst. =
Discocistella Syrcek), tipificado con "Peziza" dentata (Pers.: Fr) Quél, se
aplica a los hialoscifáceos con pelos cortos, obtusos, hialinos, usualmente
claviformes y sólo apicalmente granulosos (c.f. Nannfeldt, 1932; Dennis,
1949; Raitviir, 1970, 1978; Spooner, 1987...).
Source - MNHN. Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 273
“istella” acuum. - Fig. 30: Himenio desorganizado y sus constituyentes;
Fi 3rupo de ascósporas libres; Figs. 32-34: Pelos del receptáculo (nótese
la superficie granulada de los mismos); Fig. 35: Ascos conteniendo esporas.
Source : MNHN, Paris
274 R. GALÁN
"Peziza" acuum posee fructificaciones macroscópicamente indistin-
guibles a las de otras especies con idéntico substrato (c.f. Arendholz &
Raitviir, 1988), como es el caso de Hamatocanthoscypha laricionis. Sin em-
bargo, desde el punto de vista microscópico, las características de los pelos
son diagnósticas.
No obstante, en la muestra estudiada hemos apreciado la enorme fre-
cuencia de pelos - unicelulares o bicelulares - enteramente granulados y la
escasa proporción de aquellos “unicamente granulosos en el ápice” (si bien
tal ornamentación afectaba a más de 1/4 de la longitud total de los mis-
mos). Esas mismas observaciones han sido previamente apuntadas por
Arendholz & Raitviir (op. cit. : 356) en especimenes europeos y, de alguna
manera también, por Dennis (1949: 34) o Breitenbach £ Kranzlin (1981:
184) quienes, por este motivo encuadran el taxon en el género Daxyscyphus
(actualmente Lachnum). Por otra parte Korf (1973) consideró Cistella como
sinónimo a este último, mientras que Spooner (1987) insiste en la necesidad
de restringir el género Cistella para aquellos táxones “with short, thin-walled,
0-2 septate, apically granulate, frequently clavate hairs as generically distinct
from Lachnum, in which the hairs are wholly granulate, cylindric or tapered,
usually comparatively long and multiseptate." Por consiguiente la correcta
ubicación de esta especie en uno u otro género es aün incierta.
La identificación de la muestra cacerena ha sido confirmada por el Dr.
W.R. Arendhoz ('resembles Cistella acuum..."), quien además nos puso en
alerta sobre un caracter que no estaba en concordancia con esta especie:
“The ascospores are + thick-walled (or with a slimy envelope) and hang
together outside the ascus” (Arenholz, com. pers.). Desafortunadamente no
pudo evidenciar este caracter en todos los especímenes estudiados, aunque
los sumergió en diferentes medios. Efectivamente, hemos comprobado como.
las jóvenes esporas (que aún se hallan dentro de los ascos) presentan una en-
vuelta de apariencia gelificada alrededor de la pared esporal, posiblemente
como consecuencia del particular mecanismo de diferenci n de aquellas.
Sin embargo, las ascósporas maduras no muestran esa vaina o, desde luego,
pasa completamente desapercibida incluso a grandes aumentos.
La cita que para esta especie señalan Honrubia et al. (1983), no se co-
rresponde con el taxon en cuestión, sino con una especie de
Hamatocanthoscypha que sera estudiada en breve (Herb. MHG 943). Más
recientemente Sierra £ Cambra (1987) han citado una vez más este hongo,
de la provincia de Tarragona; siendo estas las únicas referencias corológicas
de que disponemos en España. Por lo demás, en el resto de Europa sí se en-
cuentra ampliamente repartido
Dasyscyphella montana Raity. 1977
Tocón de Castanea sativa, Loc. 11, 2-V-1989, RG 6563.
Observaciones. - Los especimenes estudiados difieren del material tipo
(cf. Raitviir, 1977) por el hecho de que la porción lisa de los pelos afecta no
sólo a la célula apical de los mismos, sino también a la inmediatamente in-
ferior (Figs. 36-39); además de poseer ascósporas algo menores (6-8 x
1,8-2um) y constantemente claviformes. No obstante lo anterior, segün
Source : MNHN, Paris.
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 275
Figs. 36-39: Dasyscyphella montana. - Figs. 36-37: Pelos del receptáculo; Fig. 38: As-
cos y paráfisis (marcadas); Fig. 39: Extremo liso y claviforme de los pelos del
receptáculo.
Source : MNHN, Paris
276 R. GALÁN
Raitviir (com. pers.), quien confirmó su identidad, estos caracteres no son
tan importantes como para crear una categoría taxonómica distinta y no
muestran sino una variabilidad geográfica (-” I have seen several collections
from Swiss and Italian Alps growing on Quercus which are just intermediate
between the Middle Asian population on Picea schrenkiana and your fungus
on Castanea”-).
Raitviir & Sacconi (1987), efectivamente, redescriben la misma especie
y encuentran ejemplares con ascósporas considerablemente más largas que
en el holótipo (*7,8-10 x 1,8-2,24m”) y paráfisis marcadamente lanceoladas
("X 4-4,5um”) que superan extraordinariamente la longitud de los ascos (“up
to 30um’).
Con todo ello, el material español no sólo viene a ampliar el hábitat y
la distribución de la especie, sino también a incrementar sus limites de va-
riación.
Difiere de Dasyscyphella nivea (Fr.) Raitv. por las fructificaciones que
no se tornan anaranjadas en seco y de D. angustipila Raitv. por el marcado
caracter claviforme de los pelos, además de presentar ascósporas más estre-
chas.
Hamatocanthoscypha laricionis (Vel.) Svrcek 1977
= Uncinia laricionis Vel. 1934
= Unciniella laricionis (Vel.) K. Holm. & L. Holm. 1977
- Hyaloscypha curvipila Grelet 1951
Sobre las aciculas semidescompuestas de Pinus sylvestris y P. pinaster,
Loc. 1, 15-XI-1989, RG 6553.
Descripción. - Apotecios acopados, cortamente pedicelados, comple-
tamente blancos, disco inclusive (« 0,5mm), asi como los pelos que emergen
del receptáculo y márgenes.
Ectal excipulo de células hialinas, alargadas y estrechas (“textura
porrecta-prismática”), + 6,4 x 2,5um, que se prolongan al exterior en lla-
mativos pelos hialinos, de paredes lisas y delgadas, pluricelulares (2-3
tabiques desplazados hacia la base), cilíndricos o subfusiformes - aunque de
extremos obtusos -, y permanente uncinados, de: 20-30 x 3-4um. Ascos
tetrasporicos a octospóricos, cilindrico-claviformes, no pedicelados, re-
lativamente anchos, de 22-27 x 4-6,24m, provistos de un largo y estrecho ca-
nal apical, débilmente amiloide. Paráfisis filiformes o mazudas (x 1,54m), de
igual longitud a los ascos. Ascósporas unicelulares, irregularmente distri-
buidas en los ascos, de variada morfologia (ovoides, clavadas, lacrimoides,
naviculares,...), pero más usualmente obnaviculares, de 5-6,2(-7,4) x 1,5-2um.
(Figs. 40-46).
Observaciones. - El género Hamatocanthoscypha, caracterizado por los
pelos uncinados que emergen del exterior de las fructificaciones, - que fuera
considerado por Svrcek (1977) para sustituir a Uncinia Velen. (1934, non
Uncinia Pers. 1805, fam. Cyperaceae) -, cuenta en la actualidad con, al me-
nos, siete especies merced a las recientes aportaciones de Huhtinen (1990),
Source - MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 217
Figs. 40-46: Hamatocanthoscypha laricionis. - Fig. 40: Apotecio visto de perfil, Figs.
41, 42, 45 & 46: Pelos marginales (nótese el caracter uncinado); Figs. 43-44:
Ascos conteniendo un número variable de esporas.
Source : MNHN, Paris
278 R. GALÁN
de las que “Uncinia” laricionis es la especie tipo. A pesar de que se encuentra
ampliamente extendida en Europa, incluso en paises vecinos como Francia o
Italia, es la primera oportunidad en que se cita de España. Es digno de des-
tacar que en la muestra estudiada hemos observado ascos con un número
variable de esporas (4-8), lo que nunca ha sido puesto de manifiesto en las
frecuentes descripciones que de esta especie figuran en la literatura
micológica.
Lachnum fuscescens (Pers.: Fr.) Karst. 1885
= Peziza fuscescens Pers.: Fr. 1822
— 'Dasyscypha" brunneola (Desm.) Sace. 1877
= Peziza brunneola Desm. 1842
Hojas caidas de Quercus ilex subsp. ballota, conviviendo con “Niptera”
muelleri-argoviensis Rehm, Loc. 3, 16-X1-1989, RG 6568.
Observaciones. - Sin lugar a dudas se trata del mismo hongo que
iconografió Boudier (Icon. Myc. IIl: Pl. 507) bajo la denominación de
Dasyscypha brunneola, clásicamente considerado como sinónimo de Lachnum
fuscescens, a pesar de que Le Gal (1939) manifestara que aquella represen-
tación no se ajusta a su concepto de D. brunneola ni a la "variedad fagicola”.
Por otra parte, el material en cuestión se ajusta bien a la descripción
que hace Dennis (1949) de D. fuscescens basada en colecciones foliicolas (ti-
picamente sobre hojas de Fagus y Quercus) quien, además, defiende la postu-
ra de considerar D. fuscescens como una especie colectiva y variable en con-
tra de erigir nuevas especies o variedades en base a pequeñas diferencias. En
el mismo sentido parecen haber optado Raitviir (1970) o Korf (1985), al no
considerar la “variedad fagicola.” En cambio Le Gal (op. cit.) o más recien-
temente Baral £ Krieglsteiner (1985) no optan por esa via e incluso, estos
últimos, llegan a catalogar aquellos dos táxones como especies distintas,
incluyendolas en el nuevo género Brunnipila Baral & K rieglsteiner.
En lo que compete a nuestra propria experencia, anteriormente tu-
vimos la oportunidad de describir la especie en cuestión (Galán, 1985),
basandonos en especimenes encontrados sobre hojas de Quercus pyrenaica.
Ahora hemos comparado ambas colecciones y llegamos a la conclusión de
que deben considerarse coespecificas, aunque se han observado pequeñas di-
ferencias, tales como: mayor longitud e irregular persistencia de cristales en
los pelos del receptáculo, mayor anchura de las paráfisis (excepcionalmente
afiladas) y superiores magnitudes esporales - (7,4-)9,3-11,8(-12,4) x 1,8-2um -,
todo ello en el material que ahora nos ocupa.
La distribución en España de este hongo es aparentemente amplia. A
las citas recopiladas por Galán (1985) hay que añadir: Madrid (Torre, 1974),
Murcia (Torres et al., 1986), Barcelona y Gerona (Sierra et al., 1987).
Neodasyscypha cerina (Pers.: Fr.) Spooner 1987
= Peziza cerina Pers.: Fr. 1882
Dasyscyphus cerinus (Pers.: Fr.) Fuck. 1870
= Lachnum cerinum (Pers.: Fr.) Nannf. 1932
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 279
errotia cerina (Pers.: Fr.) Svrcek 1962
= Pi
= Belonidium cerinum (Pers.: Fr.) Raitviir 1970
Sobre madera descortezada de Eucalyptus globulus, Loc. 9, 19-1-1990,
RG 6557.
Observaciones. - Aunque la identificación del taxon no ofrece dificul-
tad alguna, no es asi en lo que se refiere a su posición taxonómica dentro de
Hyaloscyphaceae. Efectivamente, la “textura globulosa” del ectal excipulo,
asi como la caracteristica ornamentación y reacción frente al lodo de los pe-
los del receptáculo, hacen dificil su inclusi^n en uno u otro género, de tal
manera que hasta ahora no existia acuerdo ni tendencia generalizada sobre
su situación taxonómica. Spooner (1987) ha erigido el taxon como especie
tipo de Neodasyscypha, cuyos caracteres diferenciales respecto a géneros
próximos (i.e: Lachnum, Lasiobelonium) se basan en la pigmentación e in-
crustación de los pelos, asi como en la particular textura del receptáculo.
A la amplia lista de provincias españolas de donde se ha citado la es-
pecie (c.f. Galán, 1985), hay que añadir ahora: Albacete (Honrubia et al.,
1985; Torres, 1986), Jaén (Torres, 1986), Gerona (Sierra, 1987; Sierra et al.,
1987) y Barcelona (Sierra et al., op. cit.). Además, tenemos noticias de su
presencia en el Archipiélago Canario (inéd.).
“Pezizella” alniella (Nyl.) Dennis 1956
Peziza alniella Nyl. 1869
Hymenoscyphus alniellus (Nyl.) O. Kuntze 1898
Ombrophila alniella (Nyl-) Boud. 1908
Calycina alniella (Nyl.) Baral & K rieglsteiner 1985
Sobre amentos femeninos de Alnus glutinosa, Loc. 2, 15-XI-1986, RG
6530; ibidem, 15-X1-1989, RG 6531.
Descripción. - Apotecios turbinados o acopados, minúsculos (+ 0,2mm
de diám.), cortamente pedicelados, completamente blancos (excepto el pie
pardo), exteriormente pilosos.
Ectal excipulo de “textura prismática”; pelos emergentes unicelulares o
bicelulares, hialinos, de paredes lisas y delgadas, con contenido granular
denso y dextroinoide, de morfología variable (: subcilindricos, subclavi-
formes, uncinados...), + 15,5 x 3,5um. Ascos octospóricos, no pedicelados,
cilíndrico-claviformes, con el ápice vivamente amiloide, de 54-59 x 6,2um.
Paräfisis cilindricas a subclaviformes (x 2,5m), pluriseptadas, que igualan o
a penas exceden el nivel de los ascos y contienen gránulos densos en la re-
gión apical. Ascósporas irregularmente biseriadas en los ascos, fusiformes,
unicelulares, rectas o muy débilmente alantoides, de (6,8-)7,4-11,7 x
1,8-2,4um (Figs. 47-48).
Observaciones. - Este hongo ha sufrido, a lo largo de la historia, diver-
sas interpretaciones y aún hoy se duda de su correcta ubicación en un
género u otro (de los cerca de media docena hasta ahora considerados), e in-
cluso a cerca de la familia adecuada. Asi Dennis (1956) propuso su transfe-
rencia a Pezizella Fuckel, género este con más de cuatrocientas especies mal
Source : MNHN, Paris
280 R. GALÁN
Figs. 47-48: " Pezizella" alniella. Fig. 47; Excipulo ectal y pelos marginales. Fig. 48:
Ascos conteniendo esporas. Fig. 49: Hymenoscyphus caudatus (esporas); Fi
50: Hymenoscyphus lutescens (esporas).
Source - MNHN. Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 281
conocidas y cuya tipificación y limites son igualmente controvertidos, de
manera que muy recientemente Arendholz (1989) manifiesta: “Nearly all
species bearing the name Pezizella have to removed from the genus and to
be transfered to existing and/or many times in newly-to-be-founded genera”.
Carpenter (1981) quien manifiesta haber estudiado el holótipo en cuestión,
lo sitúa dentro de Hymenoscyphus S.F. Gray, como hiciera más recien-
temente Korf (1985).
En cualquier caso no se habia dudado de su exclusión de la familia
Leotiaceae (= Helotiaceae auct.), hasta que Baral & Krieglsteiner (1985) lo
transfieren a Calycina Nees ex Gray, incluyendo en Hyaloscyphaceae.
Particularmente considero que aún no se ha apuntado ningún género
acertado para englobar a la especie en cuestión, si bien los “pelos hifoides” a
los que se refiere Carpenter (op. cit.) y la naturaleza del ectal excipulo nos
parecen de entidad suficiente como para manifestarnos en favor de su defi-
nitiva consideración como hongo hialoscifáceo.
Boudier (Icon. Myc. II, PI. 437) iconografió muy acertadamente la es-
pecie en cuestión, mientras que Breitenbach £ Kranzlin (1981) lo fotogra-
fian y redescriben.
Con anterioridad, en España sólo ha sido recogido una vez, en la pro-
vincia de Gerona, por Heim et al. (1934), sobre idéntico substrato. Compar-
te el hábitat con Ciboria viridifusca y Mollisia amenticola, también halladas
en la misma localidad.
Polydesmia pruinosa (Jardon in Berk. & Br.) Boud. 1885
Sobre un viejo estroma pirenomicético desarrollado, a su vez, sobre
madera de Quercus faginea, Loc. 4, 18-1-1990, RG 6574.
Observaciones . - A las frecuentes citas de esta especie en la mitad nor-
te de España, resumidas por Galán (1985), hay que sumar aquellas otras
procedentes de Albacete (Torres, 1986; Torres et al., 1988), Barcelona (Sierra
et al., 1987) y ahora Cáceres. También figura consignada en el Archipiélago
Canario (Korf, 1978; Beltran-Tejera, 1980).
En cuanto a su posición sistemática, la tendencia más aceptada es su
inclusión entre los miembros de Hyaloscyphaceae.
Psilachnum chrysostignum (Fr.) Raitv. 1970
= Pezizella chrysostigma (Fr.) Sacc. 1889
= Micropodia pteridina (Nyl.) Boud. 1907
En la base del raquis de las frondes muertas de Preridinium aquilinum,
Loc. 4, 14-XI-1986, RG 6548; ibidem, 14-X1-1989, RG 6547.
Observaciones. - La especie se caracteriza por sus minüsculos apotecios
blancos o con reflejos rosados, de márgenes pubescentes y hábitat perma-
nentemente pteridicola. Posee ascósporas fusoides o más comünmente
cilindrico-claviformes e inequiláteras (comparables a las de ciertas especies
Source - MNHN. Paris
282 R. GALÁN
del género Orbilia), de 6,2-8,6 x 1,5-1,8um, y paráfisis relativamente anchas
(x 2-2,5um), cilindricas, que igualan el nivel de los ascos.
A las citas españolas recopiladas por Galán (1985), hay que sumar las
de Calonge et al. (1986), Sierra (1987) y Calonge et al. (1990), todas en
Cataluña. Esta cita viene a confirmar su pretendida presencia en toda la ge-
ografía peninsular, hasta ahora restringida a su mitad oriental, siempre li-
gada a la distribucion de Preridium aquilinum.
Familia Leotiaceae Corda
— Helotiaceae auct.
Bisporella citrina (Batsch: Fr.) Korf & Carpenter 1974
Ramas descortezadas de Arbutus unedo, Loc. 4, 14-XI-1986, RG 6545,
6546; ramas descortezadas de Quercus pyrenaica, Loc. 10, 1-X1-1990, RG
6599.
Observaciones. - Especie fácilmente reconocible a simple vista por el
color citrino de sus fructificaciones, que tienden a confluir; siendo por lo de-
más subsésiles y de apariencia algo gelificada. Su distribución en la Peninsu-
la Ibérica es muy amplia (Galán, 1985).
Hymenoscyphus caudatus (Karst.) Dennis 1964 s. Dennis
Sobre hojas semidescompuestas de diversa naturaleza: Quercus ilex
subsp. ballota (Loc. 4, 10-X1-1987, RG 6537; ibidem, 31-X-1990, RG 6600),
Alnus glutinosa (Loc. 2, 15-X1-1986, RG 6533, 6534) y Phillyrea angustifolia
(Loc. 4, 18-1-1990, RG 6572).
Observaciones. - Se trata de un taxon exclusivamente foliicola, de pe-
queños apotecios (regularmente hasta Imm de diám.), blanquecinos o
pálido-amarillentos y patentemente pedicelados. Desde el punto de vista mi-
croscópico son de resaltar las esporas unicelulares o bicelulares, excepcio-
nalmente deprimidas en el centro, de dimension muy oscilantes (15,5-23,5 x
4,3-5,5um), pero de morfologia regular; esto es, con un extremo afilado y
otro redondeado, a la vez que apiculado (Fig. 49).
Su distribución en España es muy amplia (Galán, 1985).
Hymenoscyphus fructigenus (Bull.: Fr.) Gray 1821
Sobre frutos (cüpulas o superficie de aquenios) de Quercus ilex subsp.
ballota y Q. suber: Loc. 4, 10-XI-1987, RG 6560; ibidem, 14-XI-1989, RG
6541; ibidem, 31-X-1990, RG 6601; Loc. 7, 24-XI-1988, RG 6586; Loc. 2,
15-X1-1989, RG 6540.
Observaciones. - Es una especie extraordinariamente común en el par-
que, asi como en el resto de la geografía española (Galán, 1985). Siempre
con apotecios manifiestamente pedicelados y de aspecto “seco”, que la dife-
rencian macroscópicamente de H. lutescens, que ocasionalmente puede com-
partir el mismo hábitat.
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 283
Hymenoscyphus lutescens (Hedw.: Fr.) Phill. 1887
Sobre restos vegetales de muy distinta naturaleza (: ramas, hojas, fru-
tos, ritidoma...) procedentes de: Quercus ilex subsp. ballota (Loc. 4,
14-X1-1989, RG 6542, 6539), Q. suber (Loc. 7, 24-XI-1984, RG 6587), Pinus
sylvestris (Loc. 1, 15-XI-1989, RG 6538), P. pinaster (Loc. 6, 18-1-1990, RG
6558), Eucalyptus globulus (Loc. 9, 19-1-1990, RG 6571), y E. camaldulensis
(Loc. 5, 15-XI-1986, RG 6573).
Observaciones. - Los pequeños apotecios, cortamente pedicelados, ama-
rillos y de apariencia gelificada son caracteres que permiten reconocer esta
especie tan común. La “textura prismática” de su ectal excipulo, que se torna
selectivamente pürpura al contacto con el lodo y se prolonga al exterior en
hifas filiformes con contenido granular denso; además de los ascos casi
inamiloides y, sobre todo, las tipicas esporas (de 11-15,5 x 3-3,7um)
unicelulares o monoseptadas, de morfología peculiar (Fig. 50), son carac-
teristicas microscópicas que permiten confirmar con certeza la identidad del
taxon en cuestión.
Hoy dia se confirma como una de las especies de Leotiales más fre-
cuentes en la vegetación mediterránea, - al menos en lo que respecta a Espa-
ña - aunque era prácticamente desconocida hace tan sólo unos años (Galán,
1985)
Familia Sclerotiniaceae Whetzel ex Whetzel
Ciboria sp.
“Aparentemente” emergiendo del suelo, entre restos de Eucalyptus
camaldulensi;, Loc. 5, 24-X1-1988, JTP 4400.
Observaciones. - La muestra en cuestión, recogida y estudiada por J.T.
Palmer (com. pers.), se reduce a un único apotecio amarillo, largamente
pedicelado, que por el momento ha sido imposible de identificar con preci-
sión, dada la escasez de material.
Ciboria americana Durand 1902
= Ruistroemia americana (Durand) White 1941
Sobre frutos semidescompuestos de Quercus suber y probablemente
también de Q. ilex subsp. ballota, Loc.4, 14-X1-1986, RG 6570; Loc. 3,
16-XI-1989, RG 6515, 6520 p.p.
Observaciones. - Esta especie ya fue ampliamente tratada por mi mis-
mo (Galán, 1985), sin que hasta la fecha haya vuelto a ser citada en Espana.
Como es sabido, sus habitats naturales pueden ser tanto los viejos involu-
cros de Castanea sativa, como los frutos estromatizados de Quercus spp.
Ciboria caucus (Rebent.) Fuck. 1870 f. sp. alnicola Schumacher 1978
Sobre amentos masculinos estromatizados de Alnus glutinosa, Loc. 2,
24-X-1988, JTP 4485.
Source : MNHN. Paris
284 R. GALÁN
Observaciones. - Fue J.T. Palmer (com. pers.), quien amablemente nos
remitió los datos arriba expuestos, el que recolect” y determin” la muestra
en cuestión. Esta especie ya fue ampliamente tratada por nosotros (Galán,
1985) y citada de las provincias de Avila, Granada y Alava. Con posterio-
ridad, primero Sierra (1987) y después Calonge et al. (1990) la han vuelto a
citar de Cataluña (provincias de Gerona y Barcelona, respectivamente) y,
por último, Mendaza y Diaz (1987) hacen lo propio de Vizcaya.
Ciboria viridifusca (Fuck.) Hóhn. 1926
Sobre viejos amentos femeninos de Alnus glutinosa, Loc. 2, 15-X1-1986,
RG 6526; ibidem, 24-X1-1988, JTP 4399.
Descripción. - Apotecios acopados (+ Imm diám.), largamente
pedicelados, externamente pálido-amarillentos o blanquecinos y pruinosos.
Excipulo ectal de “textura globulosa”, prolongandose en cortos pelos
marginales. Ascos octospóricos, subcilindricos, provistos de un pedicelo
poco patente, con bóveda ancha y extremo muy débilmente amiloide, que
miden: 62-70 x 6-7um. Paráfisis mazudas, pluriseptadas, ramificadas en la
base (x 1.8-2,4um en el ápice). Ascosporas uniseriadas o irregularmente
biseriadas, elipsoides o pediformes, usualmente rectas, unicelulares, de
7,4-10,5 x 3,4-3,7um.
Observaciones. - Se trata de una de las aproximadamente media docena
de especies de discomicetos permanentemente ligadas a los amentos femeni-
nos de Alnus en Europa (c.f. Kutorga, 1989).
Es la primera vez en que se cita el hongo de España, aunque Palmer
(com. pers.) recogió e identificó como tal otras muestras procedentes de la
misma localidad y que ahora se encuenrtan en su herbario personal.
C. viridifusca ha sido descrita e iconografiada convenientemente por
Breitenbach £ Kranzlin (1981), procedente de Suiza. Su distribución en
Europa es muy amplia (: Francia, Inglaterra, Suiza, Lithuania, Alemania,
Checoslovaquia...).
Lanzia echinophila (Bull.: Fr.) Korf 1982
= Rutstroemia echinophila (Bull.: Fr.) Hóhn. 1917
Sobre frutos estromatizados de Quercus suber (unas veces en las
cúpulas, otras en la cara interna de la cutícula del glande): Loc. 3, 16-XI-89,
RG 6514, 6517, 6520 p.p.: Loc. 4, 25-X1-1988, JTP 4489.
Observaciones. - Esta especie, de distribución exclusivamente europea,
no sólo se encuentra sobre viejos involucros (“erizos”) de castaño, a los que
alude su epiteto especifico, sino que también ha sido regularmente asociada
a frutos de Quercus, aunque es la primera vez que se consigna en Espana
este particular hábitat. Por lo demás, se encuentra ampliamente repartida en
la geografía española (Galán, 1985) e incluso ha aparecido en el
Archipiélago Canario (Bañares-Baudet & Beltran-Tejera, 1987).
Source : MNHN. Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 285
A parte de la microanatomía de los apotecios, son diagnósticas la
morfología y tamaño esporales.
Rutstroemia firma (Pers.: Fr.) Karst. 1871
Sobre ramas de Quercus spp. (Loc. 4, 14-X1-1986, RG 6524; ibidem,
25-XI-1988, JTP 4478; ibidem, 14-X1-1989, RG 6518) y Castanea sativa (Loc.
10, 11-XI-1987, RG 6536, 6539).
Observaciones. - Este hongo comun, se halla ampliamente distribuido
en España (Galán, 1985), si bien hay que añadir las provincias de Jaén (To-
rres, 1986) y ahora Cáceres, si se desea conocer su repartición exacta. Junto
con "Rutstroemia" echinophila, son los dos miembros de Sc/erotiniaceae mejor.
conocidos en España.
Torrendiella ciliata Boud. in Boud. & Torrend 1911
En fragmentos de hojas de Quercus suber, Loc. 4, 24-X-1988, JTP 4488.
Observaciones. - Este infrecuente esclerotiniáceo fue hallado e identifi-
cado por Palmer (com. pers.), quien también tuvo la ocasión de encontrarlo
en sus visitas a Pontevedra - sobre el mismo substrato - (JTP 4381, 4382) y
más recientemente a Canarias.
El hongo en cuestión fue descrito, como especie tipo de Torrendiella
Boud., procedente de la vecina Lisboa y, hasta la fecha, se dispone de una
corología tan incompleta como dispersa, ya que sólo se ha mencionado en
la literatura una vez más, en esa ocasión de las Islas Británicas (Graddon,
1979).
ADDENDA
Familia Rhytismataceae Chev.
Cyclaneusma sp.
(cf. C. niveum (Pers.: Fr.) DiCosmo et al. 1983 - C. minus (Butin)
DiCosmo et al. 1983)
(= Naemacyclus niveus (Pers.: Fr.) Sacc. - N. minor Butin)
Aciculas de Pinus pinaster, Loc. 6, 18-1-1990, RG 6582.
Observaciones. - Dado que sólo hemos encontrado vestigios de
ascocarpos muy envejecidos, en los que ha sido imposible detectar ascos,
esporas... etc. resulta imposible su plena identificación.
Las dos especies han sido tratadas por Dicosmo et al. (1983); además
ambas se han citado repetidamente en España (c.f. Sierra, 1987), nos atre-
vemos a indicar que sin un excesivo rigor, por lo que es aunque probable
que se hallen, a menudo, confundidas y mal identificadas. Tanto es asi que
es muy difícil encontrar artículos en donde ambas sean tratadas y/o diferen-
ciadas.
Source : MNHN, Paris
286 R. GALÁN
Por otra parte, las dos especies han sido excluidas de Naemacyclus,
para ingresar en Cyclaneusma, principalmente por la peculiar dehiscencia de
los ascocarpos.
Naemacyclus fimbriatus (Schw.) DiCosmo, Peredo & Minter 1983
Stictis fimbriata Schw. 1834
Naemacyclus fimbriatus (Schw.) Baüml. 1901
Naemacyclus pinastri (DeLac. in Desm.) Fuck. 1873
= Propolis pinastri Delacroix, in Desm. 1861
En la cara interna y externa de escamas de viejos estróbilos de Pinus
pinaster, Loc. 1, 15-X1-1989, RG 6575, 6577.
Descripción. - Ascocarpos urceolados, + circulares, profundamente in-
mersos al principio y después + emergentes, con el disco pardo-grisáceo y
pruinoso (+ 0,5-0,8mm de diám.), superado por un márgen blanco,
pruinoso, manifiestamente desbordantes y estrellado (+ 5-10 lacinias). Re-
ceptáculo permanentemente pardo oscuro, aparentemente gelificado.
Ascos octospóricos, J-, cilindricos, terminados en una papila apical ca-
racteristica (-- 84-92 x 7,5um). Paráfisis filiformes (x 1,24m). Ascosporas
hialinas, filiformes, con un extremo más agudo que otro, pluriseptadas, de
53-73 x 2-2,5um.
Observaciones. - El desarrollo y constitución de los ascocarpos, sobre
todo en lo que se refiere al receptáculo y márgenes, es muy complejo, y ha
sido detenidamente estudiado e iconografiado por DiCosmo et al. (1984).
Se trata de un taxon muy común del orden Phacidiales s.l. (cf.
DiCosmo et al., op. cit.), durante casi un siglo aceptado como única especie
de Lasiostictis (Sacc. & Berl) Sacc. y, como tal, unas veces referido a
Phacidiaceae (Sherwood, 1974) y otras a Rhytismataceae (Korf, 1973;
DiCosmo, 1979). Más recientemente ha sido considerado entre los sinónimos
de Naemacyclus Fuck. - una idea varias veces apuntada durante los últimos
cincuenta años - y precisamente “Stictis” fimbriata se ha selectionado como
especie tipo del mismo.
Dejando a parte estos complejos aspectos sistemático-nomenclaturales,
hay que resaltar la presencia del hongo en la provincia de Cáceres, si bien
ya habia sido citado en numerosas ocasiones de distintas provincias españo-
las: Navarra (Perez-Losantos et al., 1983), Albacete - Murcia (Honrubia et
al., 1983) y Gerona (Sierra, 1987), siempre sobre estróbilos de Pinus spp. J.
Girbal (Mycot. Hisp. n° 362) distribuyó este hongo viviendo sobre aciculas
de Pinus, un habitat que, efectivamente, no parece ser infrecuente (DiCosmo
et al., 1984). De acuerdo a datos aún inéditos, estamos en condiciones de ex-
tender su distribución a Málaga, Granada y Segovia.
Propolomyces versicolor (Fr.) Dennis 1982
= Propolis versicolor (Fr.) Fr. 1849
Sobre la corteza o el leño de Quercus spp., Loc. 4, 14-XI-1986, RG
6551; ibidem, 14-X1-1989, RG 6549, 6550.
Source : MNHN, Paris
PARQUE NATURAL DE MONFRAGUE. V. 287
Observaciones. - Taxon cosmopolita y ubiquista, cuya inclusión en el
orden Leotiales ha sido puesta en duda en innumetables ocasiones desde que
Sherwood (1977) lo incluyese entre Rhytismatales, bajo la denominación de
Propolomyces farinosus (Pers.: Fr.) Sherwood; posición esta que ha sido acep-
tada por Eriksson £ Hawksworth (1987), entre otros.
Deuteromycotina
Harknessia spermatoidea Galan, Moreno & Sutton 1986
Sobre viejas “cúpulas” de Eucalyptus globosus, Loc. 9, 19-1-1990, RG
6355.
Observaciones. - Se trata de un celomiceto, que fuera recientemente
descrito como nuevo para la ciencia, procedente de Pontevedra (Galán et
al., 1986). Además, tenemos noticias de su reciente hallazgo en Cataluña
(Sierra et al., 1988).
AGRADECIMIENTOS
Este trabajo ha sido posible gracias a la financiación, por parte de la
-C.Y.T., del proyecto de investigación (n* PA86-0063): "Estudio de los hongos que.
fructifican en el Parque Natural de Monfragúe (Cáceres)”, bajo la dirección del Dr.
G. Moreno, a quien expreso mi agradecimiento por su colaboración y apoyo en la re-
lizacion del presente estudio. Mi más profunda gratitud a Mr. J.T. Palmer, por po-
ner a mi disposición sus datos inéditos asi como numerosas colecciones espanolas. A.
los Drs. R. A. Maas Geesteranus, W. R. Arendholz, A. Raitviir y H. Engel, por sus
mentarios sobre especies conflictivas y/o préstamos de herbario. A la Sociedad
lidroeléctrica Española, S.A., y particularmente a D. Gonzalo Pérez y a D.
Enrique Pinto, por facilitar parte de sus instalaciones anejas a la Central
Hidroeléctrica de Torrejón, durante nuestras campañas micológicas. Mi reco-
nocimiento al Dr. F. Esteve-Raventós y M. Heykoop por sus oportunas aclaraciones
en lenguas extranjeras. Finalmente a la Dra. M.N. Blanco por poner a mi dispo-
sición el mapa presentado y a D. Carlos Illana por su colaboración en aspectos
informáticos.
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IMMUNOCYTOLOCALISATION DES PHOSPHATASES
ACIDES DE PISOLITHUS TINCTORIUS L. LORS DE SA
CONFRONTATION AVEC LE SYSTEME RACINAIRE DE
PINUS SYLVESTRIS (PERS.) DESV.
Violaine GOURP et Jean-Claude PARGNEY
Laboratoire de Biologie des Ligneux
Université de Nancy I, BP 239
54506 Vandocuvre-les-Nancy Cedex - France
RESUME - La confrontation du mycélium de Pisolithus tinctorius (souche H 445)
avec le systéme racinaire de Pinus sylvestris se caractérise par la mise en place de
fibrilles polysaccharidiques unissant les surfaces fongique et racinaire. La formation
de ces fibrilles est la conséquence de la reconnaissance des deux partenaires et elle
correspond à la phase d'accrochage du champignon sur la plante-hôte qui conduit à
la formation de mycorhizes. La localisation, par immunocytochimie, des
phosphatases acides fongiques montre une bonne spécificité: des phosphatases
pariétales, plasmalemmiques, vacuolaires et cytoplasmiques sont mises en évidence
uniquement au niveau du champignon. Des phosphatases extracellulaires, sécrétées
dans le milieu, sont détectécs autour des hyphes; elles sont toutefois absentes dans
l'espace qui sépare les hyphes de la surface racinaire.
ABSTRACT - The interface of Pisolithus tinctorius mycelium (strain H 445) with
the Pinus sylvestris root system is characterized by the development of polysacchar-
ide fibrilla which join together fungal and root surfaces. The development of such fi-
brilla is the result of partners/mutual recognition and corresponds to the fungus-
clinging phase to the host plant, leading to mycorrhizae formation. The fungal acid
phosphatase localization by immunocytochemistry demonstrates a proper specificity:
parietal, plasmalemma, vacuolar and cytoplasmic phosphatases were evident only at
the fungus level. Extracellular phosphatases secreted in the medium were detected
around hyphae; however, they were absent in the space separating hyphae from the
root surface.
MOTS CL Phosphatases acides, Immunolocalisation, Pisolithus tinctorius, Re-
connaissance des partenaires.
INTRODUCTION
L'effet bénéfique de la symbiose mycorhizienne sur la croissance de la
plante-hóte résulte en grande partie de l'amélioration de sa nutrition
phosphatée (Hatch, 1937). Différentes hypothèses sont avancées pour expli-
quer cette amélioration (cf. Mousain, 1989). L'une d'elles envisage une sti-
Source : MNHN. Paris
294 V. GOURP et J.-C. PARGNEY
mulation de l'activité fongique impliquée dans l'utilisation des formes orga-
niques et inorganiques du phosphate rhizosphérique, par augmentation des
activités — phosphatasiques des symbiotes (Woolhouse, 1969). Les
phosphatases acides interviendraient notamment dans les transferts entre le
champignon et la plante-hóte au cours du fonctionnement biototrophique de
la mycorhize (Lei, 1988).
L'existence de fortes activités phosphatasiques acides est signalée par
divers auteurs tant au niveau du champignon isolé, que dans les
ectomycorhizes (Barlett & Lewis, 1973; Bieleski, 1973; Ho & Zak, 1979;
Calleja et al., 1980; Antibus et al, 1981). Chez les champignons
ectomycorhiziens, différents types d'activités phosphatasiques acides ont été
décrits: activités pariétales, cytomembranaires, solubles et excrétées (Calleja
et al., 1980; Mousain & Salsac, 1982; Mousain, 1989). Leur localisation
ultrastructurale a toutefois été peu recherchée: quelques études
cytoenzymologiques ont été réalisées chez les mycorhizes (Dexheimer et al.,
1986; Lei & Dexheimer, 1988; Lei, 1988) et sur des champignons
mycorhiziens isolés (Lacaze, 1983; Lei, 1988). Elles permettent de révéler les
sites d'action des phosphatases par mise en évidence de leurs activités. Tou-
tefois, les formes inactives de ces enzymes ne peuvent étre ainsi détectées. Il
faut alors avoir recours à des techniques immunocytochimiques permettant
la localisation précise des enzymes et non de leur activité, méme si celle-ci
est localement inhibée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
1 - Matériel
Aprés désinfection par une solution d'hyplochlorite de calcium a 29 %,
les graines de Pinus sylvestris sont mises á germer dans des boites de pétri
sur milieu de Melin-Norkrans modifié par Marx (1969). Les jeunes plants
âgés de 2 a 3 semaines sont repiqués dans de grandes boîtes de pétri renfer-
mant le milieu de Shemanakova modifié par Chilvers et al. (1986). Des l'ap-
parition des racines secondaires, ¡ls sont inoculés par des implants gélosés de
Pisolithus tinctorius (souche H 445, isolée en Australie sous Eucalyptus et
cultivée sur milieu de Pachlewski).
2 - Techniques de fixation et d'inclusion
Après quelques jours, les jeunes racines en contact avec les implants
sont fixées pendant 16 heures a 4°C par le glutaraldéhyde à 2,5 % dans le
tampon PIPES 0,1 M à pH 7, en présence de chlorure de calcium a 200
mM. Les échantillons sont ensuite lavés dans le tampon puis sont incubés à
4°C pendant | heure dans une solution de chlorure d'ammonium à 50 mM
dans le tampon PIPES (Bienz et al., 1986). Après lavages par le tampon, ils
sont déshydratés par l'éthanol à température basse ( 15°C). L'imprégnation
et l'inclusion sont réalisées par la résine LR white (Newman et al. 1985;
Newman, 1987). La polymérisation se fait à - 15°C sous rayonnement UV
direct.
Source : MNHN, Paris
PHOSPHATASES ACIDES DE PISOLITHUS 295
3 - Techniques de contróle de la compatibilité des symbiontes
La compatibilité de mycorhization entre deux partenaires se manifeste
précocement par la production de fibrilles polysaccharidiques dans l'espace
qui les sépare (Lei, 1988). La possibilité de symbiose peut donc être
contrôlée sur des coupes fines en les contrastant par le test PATAg révélant
la présence, entre les symbiontes, d'un matériel d'accrochage de nature
polysaccharidique (Thiéry, 1967).
4 - Techniques d'immunocytolocalisation
Les techniques de marquage utilisées sont de type indirect; elles corres-
pondent à la détection et à la localisation d'un antigène (phosphatase acide
de Pisolithus tinctorius) à l'aide de son anticorps purifié; ce dernier est lui-
méme détecté aprés réaction avec un second anticorps marqué à l'or.
Des anticorps polyclonaux sont préparés contre la phosphatase acide
majoritaire de la fraction soluble de Pisolithus tinctorius, à partir d'isolats de
thalles cultivés sur milieu carencé en orthophosphate (Bousquet, 1987;
Bousquet et al., 1987). Le sérum obtenu un mois après la première injection
présente une forte concentration d'anticorps. L'étude comparative de la
réactivité des milieux de culture de différents champignons ectomycorhiziens
par le test ELISA, montre que le sérum présente une haute spécificité pour
Pisolithus tinctorius (Bousquet et al., 1987).
Immunolocalisation sur coupes semi-minces
Des coupes de 0,5um d'épaisseur sont recueillies sur des lames de verre
gélatinées. Afin de bloquer les sites antigéniques non spécifiques, elles sont
traitées pendant 30 mn par du NGA (normal goat serum) inactivé par la
chaleur et en solution à 5 % dans le tampon TBS-T-BSA. Ce tampon est
préparé à partir d'une solution de BSA (bovine serum albumine) à 1 % dans
le tampon TBS-T (tris buffer saline-tween).
Les coupes sont ensuite incubées dans un immunosérum “primaire”
contenant l'anticorps antiphosphatase, tamponné par le tampon TBS-T-BSA
et utilisé à des concentrations de 1/100 et 1/1000, a la température de 4°C,
pendant une nuit. Des témoins sont réalisés en incubant les sections dans du
sérum ne renfermant pas l'anticorps.
Apres ringage par le tampon TBS-T-BSA froid, les coupes sont soumi-
ses a un deuxieme immunosérum dit "secondaire" couplé à des particules
d'or colloidal et dilué à la concentration 1/10 dans sa solution de
TBS-T-BSA; l'incubation se fait alors à la température du laboratoire et
pendant | heure. Les coupes sont à nouveau rincées par le tampon TBS puis
par de l'eau ultra-pure.
Comme les particules d'or ne sont pas visibles en microscopie
photonique, le marquage est amplifié par la formation de précipités d'argent
sur les particules d'or (Janssen Chimica). Aprés 8 mn de traitement, les cou-
pes sont rincées à l'eau permutée, puis colorées par la fuschine basique à 3
%.
Source : MNHN, Paris
296 V. GOURP et J.-C. PARGNEY
Immunolocalisation sur coupes fines
Les coupes sont recueillies sur des grilles en or recouvertes d'un film de
collodion carboné. Le blocage des sites antigéniques non spécifiques se fait
comme pour les coupes semi-minces. L'incubation dans l'anticorps primaire
tamponné par la solution de TBS-T-BSA est réalisée à des concentration de
1/1000 et 1/10000, à la température de 4°C et pendant une nuit. Le témoin
est réalisé en incubant les sections dans du sérum ne contenant pas les anti-
corps antiphosphatases.
Aprés rincage par le tampon TBS-T-BSA froid, les coupes sont soumi-
ses à l'anticorps secondaire dilué à la concentration 1/10 dans la solution de
TBS-T-BSA; l'incubation se fait alors à la température du laboratoire et
pendant | heure. Aprés ringage par du tampon TBS et l'eau ultra-pure, les
coupes sont contrastées à l'acétate d'uranyle à 2 % pendant 10 minutes.
RESULTATS
Sept jours aprés l'inoculation, les racines courtes, simples ou
dichotomiques du Pin sont enrobées d'un manchon mycélien assez
développé. Afin d'observer les premiers contacts entre les deux partenaires,
des mycorhizes plus jeunes sont prélevées (après 4-5 jours d'inoculation). Le
manteau fongique est alors en cours d'installation et le réseau de Hartig est
absent (Fig. 1).
Un test PATAg effectué sur une coupe fine, montre un fort marquage
des parois fongiques (Fig. 2). Les hyphes éloignées de la racine, qu'elles
soient isolées (Fig. 2A) ou groupées (Fig. 2B), ne montrent pas de fibrilles
polysaccharidiques dans leur voisinage; seul un mucilage peu sensible au test
PATAg les recouvre (Fig. 2B). Par contre, à proximité de la racine une
quantité importante de fibrilles réactives sont présentes entre les hyphes
(Fig. 2C) assurant ainsi leur accrochage entre elles. De nombreuses fibrilles
polysaccharidiques relient également les hyphes les plus proches de la racine
à la surface racinaire (Fig. 2D).
Après traitement immunocytochimique des coupes semi-minces, les
particules d'argent qui visualisent les phosphatases acides de Pisolithus
tinctorius, marquent les hyphes, mais pas la racine (Fig. IA). Sur le témoin
traité par du sérum ne renfermant pas d'anticorps, le champignon et la raci-
ne ne sont pas marqués (Fig. 1B).
Aprés traitement immunocytochimique des coupes fines, les particules
d'or qui visualisent les phosphatases acides, sont localisées au niveau des
hyphes éloignées (Fig. 3A) et proches de la racine (Fig. 3B). Le marquage
est présent dans les parois, le long du plasmalemme et dans le cytoplasme
notamment à l'intérieur des zones vacuolaires. La fixation et l'inclusion
utilisées ne permettent toutefois pas une identification trés précise des
organites et, à l'exception des vacuoles, le cytoplasme est dense; des surchar-
Bes pondérales peuvent parfois apparaitre et correspondre à des
ultrastructures riches en phosphatases (formations plasmalemmiques,
lysosomes, par exemple). Des particules d'or sont également détectées á
Source - MNHN. Paris
PHOSPHATASES ACIDES DE PISOLITHUS 297
Fig. 1 - Coupe longitudinale semi-fine de racines de Pinus sylvestris en présence
d'hyphes de Pisolithus tinctorius. A- Immunolocalisation des phosphatases aci-
des fongiques. La racine n'est pas marquée. B- Préparation témoin. Les hyphes
et la racine ne sont pas marquées.
Fig. 1 - Semi-fine longitudinal section of Pinus sylvestris root colonised by Pisolithus
tinctorius. A- Immunolocalization of fungal acid phosphatases. The root is
not reactive. B- Control showing absence of reaction on the fungal cell.
Vextérieur des hyphes, dans leur voisinage immédiat, au niveau des zones
granuleuses ou non (Fig. 3B). Elles visualisent les phosphatases excrétées
vers l'extérieur de la mycorhize. Dans l'espace plus ou moins important qui
sépare les hyphes de la surface racinaire, les particules d'or sont absentes
(Fig. 3B). La racine ne présente également aucun marquage. Sur les sections
témoins incubées dans le sérum dépourvu d'anticorps, il n'y a pas de mar-
quage (Fig. 3C).
DISCUSSION ET CONCLUSIONS
Les modalités d'approche du champignon vers la plante-hóte, qui se
traduisent au niveau ultrastructural par la production de fibrilles
polysaccharidiques entre les deux symbiontes, présentent des similitudes avec
les observations effectuées par Lei (1988) de la méme souche fongique en
présence d’Eucalyptus urophylla. Toutefois, d'autres souches de la méme
espèce (H 270, par exemple) ne produisent pas avec l'Eucalyptus la méme
Source : MNHN. Paris
Fig. 2 - Coupes fines de l'association marquées par le test PATAg. A- Hyphe isolée,
éloignée de la racine. B- Hyphes groupées, éloignées de la racine. C- Hyphes
proches de la surface racinaire (SR) et fibrilles polysaccharidiques (fléches). D-
Détail des fibrilles reliant les hyphes (H) à la surface racinaire (SR).
Fig. 2 - Fine sections of the association stained by PATAg test. A- Isolated hypha.
B- Grouped hyphae far from the root. C- Hyphae close to the root surface
(SR) and polysaccharid fibrils (arrows). D- Detail of the fibrils which span
between hyphae (H) and the root surface (SR).
Source : MNHN, Paris
PHOSPHATASES ACIDES DE PISOLITHUS 299
Fig. 3 - Immunolocalisation sur coupes fines des phosphatases acides fongiques. A-
Hyphe éloignée de la racine. B- Hyphes proches de la surface racinaire (SR).
C- Traitement témoin.
Fig. 3 - Immunolocalization of fungal acid phosphatases on fine sections. A- Single
hyphae not connected to root. B- Hyphae close to the root surface (SR). C-
Control.
Source : MNHN, Paris
300 V. GOURP et J.-C. PARGNEY
réponse: les fibrilles sont absentes entre les deux partenaires et les hyphes ne
forment pas de manteau bien organisé (Lei, 1988). La production de fibrilles
polysaccharidiques semble donc étre en corrélation-avec leur possibilité de
mycorhization. Elles matérialisent la reconnaissance entre les symbiontes et
leur assurent un moyen d'accrochage. Si de nombreux auteurs ont signalé
que les fibrilles de la surface cellulaire jouent un róle important dans la re-
connaissance des partenaires des associations symbiotiques (Callow, 1984;
Day, 1984; Gianinazzi-Pearson et al., 1986; Lei, 1988; Ba, 1990), les proces-
sus qui précedent cet accrochage restent á préciser.
La localisation, par la technique d'immunomarquage des phosphatases
acides uniquement au niveau du champignon, montre que le sérum
polyclonal anti-phosphatases acides de Pisolithus tinctorius présente une bon-
ne spécificité. La paroi, le plasmalemme et les vacuoles fongiques en sont es-
sentiellement pourvus; localement, le cytoplasme en renferme également.
L'immunolocalisation de phosphatases acides pariétales a également été
mum chez un champignon endomycorhizien, Erica hispidula L. (Straker et
, 1989); le sérum polyclonal utilisé est préparé à partir d'une phosphatase
acide trouvée dans des fractions de parois partiellement purifiées, associées à
des fractions extracellulaires de ce champignon et, de ce fait, le marquage
cytoplasmique est pratiquement absent.
La présence de phosphatases acides dans des hyphes isolées (Lacaze,
1983; Lei, 1988) et dans des ectomycorhizes (Dexheimer et al., 1986; Lei &
Dexheimer, 1988; Lei, 1988) a déjà été montrée gráce à l'utilisation de tech-
niques cytoenzymologiques détectant les activités de ces enzymes. Celles-ci
ont été localisées le long du plasmalemme et à la surface des hyphes et des
mycorhizes; elles peuvent étre assimilées respectivement aux phosphatases
cytomembranaires et aux phosphatases excrétées, localisées par
immunocytechimie.
Les techniques cytoenzymologiques ne permettent cependant pas de
révéler la présence d'activité au niveau des parois fongiques tant chez les
Basidiomycétes (Lacaze, 1983; Lei, 1988) que chez les Ascomycètes
(Yamamoto et al., 1969; Wakao et al., 1975; Rainina et al., 1979). Dans des
ectomycorhizes, des activités phosphatasiques acides ont pu être détectées
dans le ciment qui unit les hyphes mais pas dans la paroi fongique
(Dexheimer et al., 1986; Lei, 1988); ces auteurs estiment cependant que
l'activité ainsi localisée pourrait correspondre à des phosphatases pariétales.
L'absence de localisation par voie cytoenzymologique des activités des
phosphatases pariétales pourrait correspondre à une inactivation de ces
enzymes lors de leur migration à travers les parois et/ou à une impossibilité
de dépôts des précipités de phosphate de plomb liée à la composition chimi-
que des parois fongiques (Lacaze, 1983; Mousain, 1989). Leur localisation
par immunocytochimie confirme les résultats obtenus par Mousain (1989)
qui, par l'analyse des différentes fractions cellulaires de mycélium de
Pisolithus tinctorius, a montré qu'une carence en phosphate du milieu stimule
les activités phosphasiques totales et essentiellement l'activité pariétale.
Par immunocytochimie, des phosphatases acides excrétées sont
également détectées. Lors de sa confrontation avec les racines de Pinus
Source : MNHN. Paris
PHOSPHATASES ACIDES DE PISOLITHUS 301
sylvestris, Pisolithus tinctorius montre une excrétion polarisée et les
phosphatases acides ne présentent aucune relation avec les fibrilles
polysaccharidiques reliant le champignon à la surface racinaire. Dans cette
espèce fongique, leur activité a été mesurée par Mousain (1989) et, comme
les activités phosphatases des autres fractions cellulaires, elle est fortement
augmentée par une carence du milieu en phosphate, La sécrétion de telles
enzymes dans le milieu de culture a également été constatée dans d'autres
micro-organismes (Patni & Aaronson, 1974; Patni et al., 1977; Nahas et al.,
1982). Les phosphatases excrétées sont essentiellement de nature
glycoprotéique (Mizunaga, 1979; Kruzel & Morawiecka, 1982;
Schweingruber & Schweingruber, 1982); chez Pisolithus tinctorius, celles qui
ont été isolées semblent l'étre également (Berjaud, 1986). Ces enzymes, com-
me toute protéine, ont une origine cytoplasmique: aprés leur synthése, elles
quittent le cytoplasme et migrent à travers la paroi pour étre sécrétées à
l'extérieur de la cellule. Cependant, à l'approche du partenaire symbiotique,
le transfert des phosphatases est soit polarisé, soit partiellement réprimé; les
phosphatases émises du cóté de la plante-hóte sont alors bloquées au cours
de leur migration pariétale. Hilbert & Martin (1988) ont notamment montré
que l'établissement d'une association ectomycorhizienne entraine des modifi-
cations au niveau des profils polypeptidiques fongiques. Tout se passe com-
me si des molécules “messagers” excrétées par la plante-hôte parviennent à
induire au niveau des hyphes l'apparition de polypeptides spécifiques, l'aug-
mentation ou la diminution d'autres polypeptides déjà présents dans le
champignon isolé. La migration pariétale des phosphatases acides peut
également étre affectée par modification de la structure des parois fongiques
à la suite de la confrontation des deux partenaires. La présence de la plante-
hóte au voisinage des hyphes peut contribuer à transformer chimiquement et
localement les parois, ce qui entrainerait le blocage de certains transferts.
Chez les Levures notamment, des auteurs ont montré que des modifications
des conditions de cultures ont des conséquences sur la structure pariétale et,
en particulier, sur la teneur et la structure des mannanes (Bonaly &
Reisinger, 1971; San Blas & Cunningham, 1974a, 1974b; Touimi-Benjelloun
& Bonaly, 1975).
REMERCIEMENTS
Les auteurs remercient Mme V. Gianinazzi-Pearson qui leur a permis d’effec-
tuer les techniques d'immunocytochimie 4 la Station d’Amélioration des Plantes de
l'INRA de Dijon, et M.D. Mousain du Laboratoire de Recherches sur les Symbiotes
des Racines de l'INRA de Montpellier où fut préparé le sérum.
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THE INCIDENCE OF DERMATOPHYTES,
KERATINOPHILIC AND SAPROPHYTIC FUNGI
IN PLAYGROUND OF SCHOOLS AND HOUSE DUST
IN UPPER EGYPT
A.LI. ABDEL-HAFEZ
Botany Department, Faculty of Science, Sohag,
Assiut University, Sohag, Egypt
ABSTRACT - 50 dust samples collected from school playgrounds and houses from
Upper Egypt (Assiut and Sohag Governorates) were examined for the presence of
dermatophytes, keratinophilic and saprophytic fungi using sterile human-hair frag-
ments as baits at 25°C. 33 species and 2 varieties belonging to 17 genera were col-
lected. A large number of these fungi were cither well-known agents of human and
animal mycosis or have been frequently encountered from human and animal le-
sions, Dermatophytes were represented by 3 species: Microsporum gypsum, Tricho-
phyton mentagrophytes and T. terrestre. Keratinophilic fungi closely related to der-
matophytes are represented by Arthroderma cuniculi, Chrysosporium asperatum, C.
lobatum, C. indicum, C. keratinophilum, C. pannicola and C. tropicum. Other sapro-
bic moulds were also collected: Acremonium (2 species), Alternaria (1 species), Asper-
gillus (5 species + 1 var.), Chaetomium (2 species), Fusarium (3 species), Penicillium
(3 species), Scopulariopsis (1 species) and several others. These fungi varied in their
Presence in the two environments and several species are well-known mycotoxin-pro-
ducing fungi.
RESUME - Une recherche de champignons dermatophytes, kératinophiles et
saprophytes a été effectuée dans des poussiéres de terrains de jeux et de maisons (50
échantillons), en Haute Egypte. Pour cela, des fragments de cheveux ont été utili
comme pièges. 33 espèces et 2 variétés appartenant à 17 genres ont été recensées.
Nombre d'entre eux sont connus comme agents de mycoses humaines et animales ou
pour avoir été isolés de lésions. Les dermatophytes sont représentés par 3 espèces:
Microsporum gypseum, Trichophyton mentagrophytes et T. terrestre, les kératinophiles
sont: Arthroderma cuniculi, Chrysosporium asperatum, C. lobatum, C. indicum, C.
keratinophilum, C. pannicola et C. tropicum. D'autres moisissures saprophytes ont
été isolées: Acremonium (2 esp.), Alternaria (1 esp.), Aspergillus (5 esp. et 1 var.),
Fusarium (3 esp.), Penicillium (3 esp.), Scopulariopsis (1 esp.) et plusieurs autres. Ces
champignons varient suivant le substrat où ils ont été isolés et plusieurs espèces sont
potentiellement productrices de mycotoxines.
KEY WORDS : dermatophytes, keratinophilic fungi, saprophytic fungi, Egypt.
Source : MNHN, Paris
306 A.LI. ABDEL-HAFEZ
INTRODUCTION
The occurrence and distribution of dermatophytes and other keratino-
philic fungi in soils and other substrates have been studied in many parts of
the world by numerous researchers (Al-Doory, 1967; Alteras & Evolceanu,
1969; Ajello & Padhye, 1974; Caretta et al., 1977; Bojanovsky et al., 1979;
Abdel-Fattah et al., 1982; Ali-Shtayeh £ Asa'd Al-Sheik, 1988; Abedl-Hafez
et al., 1989 a, b; Youssef et al., 1989; Karm El-Din et al., 1990). These fungi
have been recognized as causal agents of human and animal diseases (Fran-
ger & Belsan, 1975; Frey et al, 1979; Rippon, 1982; Frelier et al., 1985:
Mitchell et aL, 1987). The present work has been carried out to study the
incidence of these fungi in playground of schools and house dust in Upper
Egypt.
MATERIALS AND METHODS
Fifty dust samples were collected from playground of various schools
(elementary and preparatory) and from houses (25 samples from each envi-
ronment) at Assiut and Sohag Governorates (Upper Egypt). Each dust sam-
ple was put in a clean polyethylene bag, transferred to Mycological labora-
tory and stored at 2°-5°C till fungal analysis.
The dust samples were analysed chemically for the estimation of organ-
ic matter ant total soluble salts contents (Jackson, 1958). A pH-meter was
used for estimation of dust pH. The electrode was immersed in the dust sus-
pension with a ratio of 1:5 (w/v).
Isolation of keratinophilic fungi:
The air baiting technique was employed as recommended by Vanbreu-
seghem (1952). 50g of dust were put in a sterile plate and 5 plates were used
for each sample. A sufficient quantity of sterile distilled water was added to
rise the moisture content of dust to about 25-30% and mixed throroughly.
Sterile human-hair fragments were scattered on the dust surfaces. Plates were
incubated at 25°C for 12-14 weeks. Five bait fragments (from each) plate
were transferred to the surface of Sabouraud’s glucose agar medium (Moss
& Mc Quown, 1969) supplemented with choramphenicol (0.05 mg/ml) and
actidione (0.5 mg/ml). Plates were incubated at 25°C for 3-4 weeks and the
developing fungi were counted, identified (based on macro- and microscopic
characteristic) and the numbers were calculated per 25 hair fragments for
each sample. The relative importance value (RIV) was calculated for each
fungal genera and species (Ali-Shtayeh & Asa'd Al-Sheikh, 1988).
The following references were mainly used for the identification of fun-
gi: Carmichael (1962), Raper & Fennell (1965), Booth (1971), Ellis (1971),
Frey et al. (1979), Domsch et al. (1980), Van Oorschot (1980) and Ramirez
(1982).
Source : MNHN. Paris
FUNGI IN EGYPT
RESULTS AND DISCUSSION
307
The amount of organic matter and total soluble salts in dust samples
were very low and fluctuated between 0.5-1.1% and 0.3-0.8%, respectively.
The pH values of playground and house dust samples were alkaline and
ranged between 7.1-7.8. The total numbers of isolates of dermatophytes and
other keratinophilic and saprophytic fungi in playground of schools and
house dust varied between 3-11 and 2-9 colonies/25 hair fragments, respec-
tively (Table 1). Results show that there was no correlation between the tot-
al number of isolates in each sample and number of genera and species, but
in several samples the high number of isolates coincided with high numbers
of genera and species and vice versa. This agrees the results obtained by Ab-
del-Hafez & Shoreit (1985) and Abdel-Hafez et al. (1986).
Table 1. - Total isolates (TC: calculated per 25 hair fragments) and number of gen-
era (NG) and species (NS) recorded in play-ground and house dust particles
baited with human hair at 25°C.
Tableau 1. - Nombre total d'isolats (TC), de genres (NG) et d'espéces (NS) isolés de
pous
veux humains (25 fragments) à 25°C.
ère de terrains de jeux et de poussières domestiques, piégés avec des che-
Schoolplayground House dust
Sample
number TC NG NS Te NG NS
1 6 2 2 5 z 3
2 4 d 1 = 1 2
3 4 3 3 B 3 4
4 9 4 5 6 2 2
5 3 1 1 7 3 ?
6 7 3 3 5 P 2
7 10 4 6 EN 1 1
8 5 1 2 5 2 2
9 8 3 4 6 2 3
10 7 2 2 8 4 4
1 8 3 3 6 3 3
12 9 4 4 4 1 2
13 6 2 3 7 3 3
14 8 3 4 5 2 2
15 9 4 4 6 3 3
16 n 5 6 4 2 2
17 6 1 2 3 1 1
18 7 2 3 8 3 4
19 9 3 5 2 1 1
20 8 3 4 B 2 à
21 7 2 2 3 1 1
22 9 4 >: 9 4 5
23 7 2 3 4 2 2
24 8 3 4 7 3 3
25 6 D 2 3 1 2
Source : MNHN, Paris
308 A.LL ABDEL-HAFEZ
Thirty-three species and 2 varieties belonging to 17 genera were col-
lected from playgrounds (14 genera and 26 species + 2 varieties) and house
dust particles (10 genera and 18 species + 1 variety) using human hair frag-
ments as baits at 25°C (Tables 2, 3, 4). Dermatophytes and related fungi
comprised four genera: Arthroderma, Chrysosporium, Microsporum and Tri-
chophyton.
Table 2 - Percentage incidence (%I: calculated per 25 samples), Percentage count
(%C: calculated per total fungal isolates) and number of species (NS) of vari-
ous fungal genera recovered from playground and house dust particles baited
with human hair at 25°C.
Tableau 2 - Fréquence (% I calculée sur 25 échantillons), pourcentage (^o C calculé
sur le nombre total d'isolats) et nombre d'espéces (NS) des différents genres.
Schoolplayground House dust
Genera NS "ol %C NS “ol Wis
Acremonium (2) 2 12 2.4, 1 16 4,5
Alternaria (1) 1 8 11 * = E
Arthroderma (1) 1 8 1.6 x $ $
Aspergillus (5+1 variety) a+ |da | 201 | 341] 40 | 258
Chaetomium (2) 5 e “ ES 12 3.0
Chrysosporium (6) 6 60 | 38.6 4 52 | 409
Emericella (1 +1 variety) 1+1 12 1.6 E E 5
Fusarium (3) E 24 6.0 1 16 3.8
Geotrichum (1) $ E F 1 8 1.5
Microsporum (1) 1 4 1.1 £ t E
Paecilomyces (1) 1 8 1.6 t t =
Penicillium (3) 2 28 7.1 3 20 6.8
Scolecobasidium (1) I 4 1.1 z t 5
Scopulariopsis (1) 1 20 49 1 16 4.5
Sterile mycelium A 24 6.0 E 8 38
Trichoderma (1) - - - 1 4 0.8
Vrichophyton (2) $ 1.6 1 4 0.8
Trichothecium (1) 1 8 1.6 - = S
Unknown . 16 33 = 12 3.8
Total number of genera = 17 14 100 10 100
Total number of species = 26 +2 varieties 18 +1 variety
33 + 2 varieties
Figures between parenthesis refer to the number of species.
Chrysosporium was the most common keratinophilic genus and was re-
covered from 60 and 52% of playground and house dust samples comprising
38.6 and 40.9% of total fungal isolates and had the RIV’s of 98.6 and 92.9,
respectively. It was represented by 6 species of which C. indicum, C. keratino-
philum and C. tropicum were the most prevalent in the two environments.
They occurred in 24-44% and 16-40% of the samples contributing 8.2-14.7%
and 8.3-17.4% of total isolates in the two substrates and possessed the RIV’s
of 32.2-58.7 and 24.3-57.4, respectively. C. asperatum in playground and
house dust; and C. lobatum and C. pannicola in playground samples were
less frequent. C. indicum, C. keratinophilum and C. tropicum have world-wide
Source : MNHN, Paris
FUNGI IN EGYPT 309
distribution in soils (Padhye et al., 1967; Alteras £ Evolceanu, 1969; Ajello
& Padhye, 1974; Piontelli & Caretta, 1974; Marsella & Mercantini, 1986;
Ali-Shtayeh & Asa'd AlSheikh, 1988). These three species were isolated
from Egyptian soils, but with different occurrence (Abdel-Fattah et al., 1982;
Abdel-Hafez et al., 1989 a, b; Abdel-Mallek et al., 1989; Youssef et al., 1989;
Karam El-Din et al., 1990). Abdel-Hafez et al. (1989a) isolated C. aspera-
tum from soils (8% of the samples) of Sinai Governorate (Egypt). It oc-
curred in 4.2% of the floor dust samples of Arab kindergarten shcools in
the west bank of Jordan (Ali-Shtayek & Asa'd Al-Sheikh, 1988). C. pannicola
occurred in 5% of the mud samples of Ibrahimia canal in Egypt (Abdel-Ha-
fez et al., 1989b).
Table 3 - Total counts (TC; calculated per 625 hair fragments), number of cases of
isolation (NCI: out of 25 samples) and the relative importance value (RIV) of
dermatophytes and closely related fungi recovered from playground and house
dust particles baited with human hair at 25°C.
Tableau 3 - Nombre total des espéces de dermatophytes (TC calculé sur 625 frag-
ments de cheveux), nombre de cas d'isolement (NCI sur 25 échantillons) et im-
portance relative (RIV) des espéces.
Schoolplayground| House dust
Genera and species Te NCI RIV] TC NCI RIV
Arthroderma cuniculi Dawson PEE etal a Il Ns
Chrysosporium 71 | 15 |9&.6| 58 | 13.1929
C. asperatum Carmichael ZIEL eras Us TIS [s
C. lobatum Scharapov Ga | ly a |
C. indicum (Randhwa & Sandhu) Garg 15 | 6 11 | 4 |243
C. keratinophilum (Frey) Carmichael ETE 18 | 7 | 41.6
C. pannicola (Corda) Van Oorschot
& Stalpers zo e ea ed E
C. tropicum Carmichael 21 | 8 [|434| 23 | 10 | 574
Microsporum gypseum (Bodin) Guiart
& Grigorakis |) oer) |e 2
Trichophyton 3 | 2 ]96] 1] 1 | 48
T. terrestre Durie & Frey am. eoe es penal
T. mentagrophytes (Robin) Blanchard SRM lee te a
Total isolates 79 59
Number of genera 4 2
Number of species 9
Occurrence remarks: High occurrence, between 13-25 cases (out of 25 samples); mod-
erate occurrence, between 7-12 cases; low occurrence, between 4-6 cases; rare occur-
rence, between 1-3 cases.
Microsporum (1 species) and Trichophyton (2 species) were the only der-
matophytes isolated in the present study: M. gypsum (RIV 5.1) and T. terres-
tre (RIV 9.6) in school playgrounds; and T. mentagrophytes (RIV 4.8) in
house dust particles. M. gypseum has world-wide distribution in soils (Crozi-
er, 1980; Mc Aleer, 1980; Sur & Gosh, 1980; Abdel-Fattah et al., 1982; Ab-
Source : MNHN, Paris
310 A.L.I. ABDEL-HAFEZ
Table 4 - Total count (TC: calculated per 625 hair fragments), number of cases of
isolation (NCI: out of 25 samples) and the relative importance value (RIV) of
saprophytic fungi recovered from playground and house dust particles baited
with human hair at 25°C.
Tableau 4 - Nombre total des espéces de saprophytes (TC calculé sur 625 fragments
de cheveux), nombre de cas d'isolement (NCI sur 25 échantillons) et impor-
tance relative (RIV) des espéces.
Schoolplayground| ^ House dust
Genera and species TC NCI RIV] TC NCI RIV
Acremonium Sc hes geleet
A. kiliense Gruetz ze e LES ie e hae
A. strictum W, Gams 3 | 2 |96| 6 | a Laus
Alternaria alternata (Fr.) Keissler E EE E 2
Aspergillus 37 11 [64.1 | 3 10 | 65.8
A. flavus Link 2 E suas ae
A. flavus var. columnaris Link A 4 18.7 8 3 18.1
A. fumigatus Fresenius 15 | 8 |402| 10 | 7 |356
A. niger Van Tieghem A 5x al E
A. terreus Thom EM 0 EE
A. versicolor (Vuill.) Tirab. pp a ECK s
Chaetomium - - H 4 3 15.0
C. globosum Kunze ex Fries - - - 3 2 10.3
C. spirale Zopf zt eee [res | e er o
Emericella EN A nes
E. nidulans (Eidam) Vuill. E E
E. nidulans var. latus Thom & Raper "PST S bech es
Fusarium l 6 30.0 5 19.8
F. moniliforme Sheldon UN epe! Sm ES eee AnA
F. oxysporum Schlecht 3 pots ores e MR lu
F. solani (Mart.) Sacc. 52 5 rss S ot
Geotrichum candidum Link E E eS
Paecilomyces variotii Bainier 3023 epang fra eA
Penicillium 13 | 7 [351] 9 | 5 |268
P. chrysogenum Thom 8 | 3 |163| 6 | 4 |205
P. funiculosum Thom NAAA ES
P. variabile Sopp A E dts
Scolecobasidium constrictum Abbott ls es
Scopulariopsis brevicaulis (Sacc.) Bainier 9 | 5 |249| 6 | 4 | 205
Sterile mycelium u | é 1300| 5 | 2 Jars
Trichoderma viride Pers. ne cas red IT 8
Trichothecium roseum (Pers.) Link i esie eem s
Unknown 6 | 4 |205| 1 | 1 | 48
Total isolates 105 73
Number of genera 10 8
Number of species 17+2 var. 1242 var.
Occurrence remarks: High occurrence, between 13-25 cases (out of 25 samples); mod-
erate occurrence, between 7-12 cases; low occurrence, between 4-6 cases; rare occur-
rence, between 1-3 cases.
Source : MNHN, Paris
FUNGI IN EGYPT 311
del-Hafez et al., 1989a, b; Youssef et al., 1989; Karam El-Din et al., 1990)
and a causal agent of different types of tinea (Frey et al., 1979). T. terrestre
was encountered from various substrates, but in different numbers and fre-
quencies, in many parts of the world by several researchers (Jana et al.,
1979; Marsella & Mercantini, 1986; Abdel-Hafez, 1989a, b; Youssef et al.,
1989; Karam El-Din et al., 1990). T. mentagophytes isolated from soils, man
and animals in many parts of the world and a causal agent of tinea and
onychomycosis (Frey et al., 1979).
Arthroderma cuniculi was recovered from 2 samples of school play-
grounds (out of 25) and had RIV of 9.6. Abdel-Hafez et al. (19892) encount-
ered the above keratinophilic species in 6% of the soil samples collected
from Sinai Governorate (Egypt).
The most common moulds other than dermatophytes and related (kera-
tinophilic) fungi were Acremonium (2 species in school playground and
house dust), Aspergillus (5 species + 1 variety), Fusarium (3 species), Penicil-
lium (3 species), Scopulariopsis (1 species) and sterile mycelium. Although the
method used in this research (human hair baits) does not allow to perform a
quantitative analysis, it permits to detect their presence. Their presence fluc-
tuated between 12-44% and 8-40% of the playground and dust samples con-
tributing 2.7-20.1% and 3.8-25.8% of total isolates and RIV's of 14.7-64.1
and I1.8-65.8, respectively. The most common saprobic species on the two
environments were Acremonium strictum (RIV 9.6 and 20.5), Aspergilllus fla-
vus (RIV 34.5 and 34.6), A. flavus var. columnaris (RIV 18.7 and 18.1), A. fu-
migatus (RIV 40.2 and 35.6), Fusarium solani (RIV 15.3 and 19.8), Penicillium
chrysogenum (RIV 16.3 and 20.5), P. funiculosum (RIV 24.9 and 9.5), Scopu-
lariopsis brevicaulis (RIV 24.9 and 20.5) and sterile mycelium (RIV 30 and
11.8). The above species were encountered, but with different numbers and
occurrence, from Egyptian and Saudi Arabia air-dust particles on glucose-
and cellulose-Czapek’s agar plates at 28°C as reported by Abdel-Hafez &
Shoreit (1985) and Abdel-Hafez et al. (1986). Most of the previous species
were isolated from grain dust from New Orleans (Palgren et al., 1983). Also
these species were isolated from soils in many parts of the world using hu-
man hair fragments as baits as reported by several workers. The remaining
species were less frequent (Table 4).
Numerous fungi were isolated from any of the two substrates: Chaeto-
mium (2 species, RIV 15), Geotrichum (1 species, RIV 9.5) and Trichoderma
(1 species, RIV 4.8) in house dust particles; and Alternaria (1 species, RIV
9.1), Emericella (1 species and 1 variety, RIV 13.6), Paecilomyces (1 species,
RIV 9.6), Scolecobasidium (1 species, RIV 5.1) and Trichoderma (1 species,
RIV 4.8) in school playgrounds. These fungi are well known as saprobes on
various substrates by numerous researchers.
In conclusion, school playgrounds and house dust particles have been
contaminated with numerous fungi which are either well-known human and
animal mycotic agents (Microsporum gypsum, Trichophyton mentagrophytes
and T. terrestre) or have been isolated from human and animal lesions (AL
ternaria alternata, Arthroderma cuniculi, Aspergillus flavus, A. fumigatus, A. ni
ger, Chrysosporium tropicum, Emericella nidulans, Fusarium moniliforme, F. ox-
Source : MNHN, Paris
312 ALI. ABDEL-HAFEZ
ysporum, F. solani, Geotrichum candidum, Penicillium spp., Scopulariopsis
brevicaulis and several others) as reported by several researchers (Ainsworth
& Austwick, 1959; Carmichael, 1962; Salkin et al., 1975; Collins & Rinaldi,
1977; Frey et al., 1975; Rippon, 1982; Frelier et al., 1985; Mitchell et al.,
1987). Also numerous of the above species (as members of Aspergillus, Emer-
icella, Fusarium and Penicillium) are well-known mycotoxin-producing fungi.
Hence precautions must be taken by students and families for avoid contam-
ination.
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ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
CASTANEDA R.F. & KENDRICK B., 1990 - Conidial Fungi from Cuba I
& IL. Univ. Waterloo, Biology Series, n* 32 (53 p.) & n° 33 (61 p.).
Les deux derniers fascicules de cette intéressante série de documents. portant
sur des disciplines biologiques diverses, édités par l'Université de Waterloo au Cana-
da, traitent des champignons microscopiques “conidiens” de Cuba. Ils sont la
résultante d'un début de collaboration entre des mycologues appartenant à ces deux
pays. Si la réputation de l'auteur canadien dans le domaine de la taxonomie des
champignons n'est plus à démontrer, celle de R.F. Castañeda s'est affirmée depuis
1985. A son crédit diverses publications sur les hyphomycétes de cette grande ile des
Caraibes, publications faisant suite à l'ouvrage d'Angel Mercado Sierra, sur les
micromycètes dématiés de la Sierra de Rosario (1984).
Dans ces deux fascicules, les auteurs nous présentent une étude taxonomique
d'un certain nombre d'éléments de la mycoflore microscopique de Cuba, mycoflore
qui demeure encore peu connue, malgré les travaux déjà réalisés. Il en est pour preu-
ve la proportion marquée de taxons, inédits pour la Science, parmi les récoltes
cubaines étudiées. Ainsi, le texte proposé comporte les diagnoses de 16 genres nou-
veaux et de 30 entités spécifiques. Sont également proposés 17 combinaisons nou-
velles et 56 binómes, venant élargir le spectre de champignons connus pour ce terri-
toire néotropical.
Les qualités de présentation des numéros actuels de cette série perpétuent la
tradition de ses particularités distinctives. On y trouve un texte clair et aéré,
présentant des descriptions morphologiques élaborées pour chaque taxon considéré,
suivies d'une discussion concise intégrant les connaissances les plus récentes sur cha-
que genre abordé. Le texte s'accompagne d'une iconographie abondante de dessins
au trait, remarquables par leur degré de précision, en somme des dessins parlants qui
font défaut à bon nombre de publications dans ce domaine.
La masse d'informations de nature taxonomique, rapportée dans un volume re-
lativement réduit, témoigne du souci des auteurs de fournir un texte analytique
dépourvu du superflu. Il est à croire que d'autres contributions de cette nature sont
en chantier; celles-ci proposeront aussi sans conteste d'autres taxons inédits pour la
Science. Ces derniers viendront ainsi consolider le postulat des auteurs présenté dans
l'introduction du fascicule n° 32: la Mycologie est encore au stade de la découverte;
ceci est en particulier valable pour le groupe de champignons anamorphes
d'Ascomycétes et de Basidiomycétes, qui s'est enrichi de plus de 300 genres au cours
des seules dix dernières années. Il ne reste alors aux mycologues où qu'ils soient,
qu'à relever le défi.
J. Mouchacca
PFISTER D.H., BOISE J.R. and EIFLER M.A., 1990 - A bibliography of
taxonomic mycological literature 1753-1821. Berlin, Stuttgart, J.
Cramer in der Gebrüder Borntraeger Verlasb. Mycologia Memoir n*
17, 161 p. ISBN 3-443-76007-4.
En reportant le point de départ de la nomenclature des champignons au ler
mai 1853, date de publication du "Species plantarum" ed. | de C. Linné, les
mycologues se doivent de connaitre un corpus bibliographique qu'ils avaient jusque-
là néglipé: à savoir les travaux publiés entre 1753 et 1821. L'abandon des travaux de
Source - MNHN. Paris
316 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Persoon (1802) et Fries (1821-1832) comme points de départ a été longuement
discuté et a donné lieu aux modifications de l'Art. 13.1 (d) du Code International de
Nomenclature Botanique (Sydney, 1983 et Berlin, 1988).
La bibliographie publiée par D.H. Pfister et al, doit faciliter l'accès aux travaux
botaniques de la fin du XVIIIème siècle, dans lesquels les noms de champignons et
de lichens sont désormais valides et légitimes. Les références ont été réunies à partir
des citations de Persoon et de Fries et aussi en utilisant les grandes bibliographies.
Tous les documents cités ont été vérifiés et consultés.
Chaque référence est annotée d'informations concernant les champignons et les
lichens qui y sont étudiés, ainsi que d'informations purement bibliographiques (cxi
tence de traductions, de microéditions, présence de l'ouvrage à l'Université
d'Harvard, ou dans de grands centres mycologiques (Kew, Munich...)). Des tableaux
donnant les dates de parution de certains ouvrages publiés en fascicules (comme
"I'Herbier de France" de Bulliard ou l'"English Botany^ de Smith), et une liste de
périodiques cités (abréviation titre développé, dates extrémes de parution, existence
en microformes) complétent cet ouvrage quasi exhaustif (les auteurs, avec modestie,
attendent les additions et corrections).
La parution de cette compilation, réunissant des références pour la plupart
dans le ^Taxonomic Literature” ed. 2, interdira dorénavant à tout mycologue
taxonomiste sérieux de citer de façon incorrecte ou même erronée les travaux de cette
période.
D. Lamy
BREITENBACH J. & KRÄNZLIN F. Ed., 1991 - Champignons de Suisse -
Tome 3. Bolets et champignons à lames lère partie. Lucerne, Edition
Mykologia, 364 p., 3 pl. fig. au trait, 450 fig., 450 phot. col., 2 cartes.
ISBN 3-85604-130-3. SFr. 148.
Avec une facture tout aussi soignée que celle des deux premiers volumes - res-
pectivement consacrés aux Ascomycètes et aux Basidiomycètes sans lames -, ce
troisième tome des “Champignons de Suisse” traite des Bolets et d'une partie des
espéces à hyménophore lamellé. Bien sür, l'agencement de l'ouvrage suit le modèle
adopté dés le début pour cette collection.
Une longue introduction donne les caractéristiques. des ordres étudi
Polyporales à lamelles, Boletales, Agaricales avec Hygrophoraceae et
Tricholomataceae, tout en offrant un tableau d'ensemble des penres qui y sont
classés. Les Auteurs proposent également de nombreux renseignements d'ordre
méthodologique, en particulier sur la mesure des basidiospores; à ce sujet, ils rappel-
lent fort judicieusement que de multiples facteurs, par exemple l'áge du basidiocarpe,
la sécheresse ou l'humidité du temps, peuvent influer sur les dimensions de ces
éléments. Plusieurs listes ont été établies pour les abréviations usuelles et les symbo-
les, les noms d'auteurs et les dénominations des végétaux; elles accompagnent un
substantiel glossaire complété par des schémas très clairs illustrant divers caractères
macro- et microscopiques. Toutes ces indications concourent au même but, celui de
permettre la meilleure utilisation possible du répertoire floristique; elles aideront aus-
Si certains à parfaire leurs connaissances de base en mycologie. Ce sera l'occasion
d'apprendre, par exemple, que “legit” signifie "a récolté” et non pas “a légué” ou que
“paroi” et membrane” désignent depuis longtemps des structures différentes.
Précédée par une série de clés d'identification et suivie des index, la partie des-
criptive et iconographique se rapporte à 450 espéces. Chacune de celles-ci est étudiée
en détail: nomenclature, synonymie, habitat, caractéristiques, remarques,
authentification des récoltes. Les particularités microscopiques essentielles sont
dessinées et jointes à une photographie représentant deux ou bien, en général, plu-
sieurs basidiocarpes à différents stades de développement, sous divers angles et dans
leur station naturelle. Les échelles pour l'estimation des dimensions réelles, clai-
Source : MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 317
rement indiquées, sont souvent variables d'un document á l'autre et obligent la vue á
un petit exercice de modification en continu du grossissement. L'illustration dans son
ensemble est superbe, tant pour la netteté que pour la délicatesse et la fidélité des
teintes.
Réalisé avec sérieux, cet ouvrage comporte cependant, au fil des pages, quel-
ques coquilles (rématodes pour nématodes, gléoplère pour gloéoplére, et
imprécisions (fasciculé n'est pas cespiteux,...). Parmi les noms d'auteurs, pas tou-
jours abrégés de facon orthodoxe, on retrouvera aisément ^M.A." Libert et G.
"Métrod^. Par contre, beaucoup ne feront peut-être pas le rapprochement entre Che-
valier, cité au moins depuis la deuxième édition de “The Agaricales in Modern
Taxonomy” (R. Singer, 1962) comme référence pour les Boletaceae et François
Fulgis Chevallier - avec deux 1 - (1796-1840), auteur en 1826 d'une Flore générale
des Environs de Paris où, sous le nom d'Ordre des Boletaceae”, il range, non seu-
lement des bolets tels qu'on les comprend actuellement, mais aussi la fistuline ct
"Polyporus sulphureus, P. betulinus, P. hirsutus, P. ovinus, etc.”. Par ailleurs, dans le
glossaire, la définition de la méiose pourrait souligner: division cellulaire avec
réduction “du nombre” des chromosomes tandis que l'explication concernant les
mycorhizes (ou mycorrhizes) serait à reprendre. En effet, les ectomycorhizes sont
formées par le manteau fongique et le réseau-de Hartig dont la partie profonde est
en contact avec les cellules corticales vivantes de la racine. L'existence du réseau de
Hartig doit être vérifiée pour considérer une espèce fongique comme véritablement
impliquée dans une ectomycorhize.
Les mycologues qui avaient déjà apprécié la valeur de cette collection, ne seront
pas déçus par ce troisième tome; les autres ne manqueront pas de reconnaître la
qualité d'une documentation dont l'intérêt s'étend bien au-delà des frontières de la
Suisse,
J. Perreau
CHELKOWSKI J., 1989 - Fusarium. Mycotoxins, Taxonomy and
Pathogenicity. Topics in secondary metabolism, vol. 2. Amsterdam,
Oxford, New York, Tokyo, Elsevier, 492 p. ISBN 0-444-87468-2. US $
171.
Oser publier de nos jours un gros livre sur les Fusarium relèverait de la gageure
si ce n'était, comme dans le cas présent, l'oeuvre collective d'une trentaine d'auteurs
particuliérement qualifiés, chacun dans sa spécialité.
Que le lecteur ne s'attende pas à trouver une oeuvre exhaustive dans un domai-
ne où les travaux évoluent à une vitesse vertigineuse; seuls sont traités ici les sujets
d'une brülante actualité.
C'est ainsi que la taxonomie occupe une place modeste: nous n'en sommes plus
aux querelles opposant les partisans de Wollenweber et ceux de Snyder. Nous trou-
vons cependant des clés d'identification des principales espèces européennes, l'une sj
noptique, l'autre dichotomique: le cas particulier du Microdochium nivale est abordé.
Les phytopathologistes seront peut-être déçus de trouver peu d’allusions aux
trachéomycoses. Par contre, les maladies fusariennes des céréales et des pommes de
terre sont abondamment étudiées. Plusieurs chapitres apportent des éléments
intéressants sur le rôle joué dans la pathogenése par des phytohormones d'une part,
les enzymes dégradant la paroi cellulaire d'autre part, que peuvent élaborer certains
Fusarium.
Les mycotoxines et les problèmes qui s'y rapportent constituent le thème essen-
tiel très longuement développé dans cet ouvrage. Sans doute les trichothécènes, la
zéaralénone et ses dérivés occupent-ils une place majeure, mais la fusarine C,
récemment isolée du F. moniliforme, n'est pas négligée. La présence de ces
métabolites secondaires dans les produits agricoles, leur transformation dans l'orga-
Source : MNHN, Paris
318 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nisme animal ainsi que les éventuelles possibilités d'élimination et de détoxification
(encore malheureusement peu prometteuses) font l'objet de plusieurs chapitres.
Un glossaire et un index fort bien fait terminent cette excellente mise au point
qui doit trouver place dans toutes les bibliothèques mycologiques.
C. Moreau
CRANE J.L. and SHEARER C.A., 1991 - A nomenclator of Leptosphaeria
V. Cesati & G. de Notaris (Mycota-Ascomycotina-Loculoascomycetes).
Illinois Natural History Survey Bulletin 34 (3): iv, 195-355. ISSN
0073-4918.
Ce "Nomenclator de Leprosphaeria est un index alphabétique des noms
publiés dans le genre (jusqu'à 1989) avec la référence bibliographique, l'historique
nomenclatural, le substrat et/ou l'hôte, et la localisation géographique de chaque
espèce. Cet index est complété par d'autres (l'hôte, les familles d'hôtes, les pays, avec
liste des espèces y afférant), et par 4 appendices: histoire des divisions taxonomiques
du genre, les genres historiquement alliés à Leptosphaeria, les synonymes du genre et
les anamorphes qui lui sont attribués.
Le genre Leptosphaeria a été établi par Cesati et de Notaris en 1863 avec 26
espéces, il en compte actuellement 1689. Cet index devrait servir de bas
révision compléte du genre comme le suggérait déjà Wehmeyer en 1942: "Many of
the species show minor difference of spore structure, often correlated with the host.
In the descriptive literature, these details are not always given. Large numbers of
species have been described, (...). As a result it is difficult to be sure of species
determinations without a comparative of the entire genus". (Bibliographie de 5p.).
D. Lamy
L' Association fancaise de lichénologie (A.F.L.) organisera à Paris, du 13 au
15 mai 1993, un colloque, ouvert au plan international, sur le théme:
Ascomycètes lichénisants ou non:
progrès et perspectives en systématique
Ce colloque comportera des exposés synthétiques, des discussions et des
posters. Pour toute information, écrire à:
Association française de lichénologie,
Université Pierre et Marie Curie.
Laboratoire de Cryptogamie B.P. 33
7 quai Saint-Bernard
F-75252 Paris Cedex 05 (France)
Télécopie: (33.1 / 44 07 15 85)
Source - MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1991, 12 (4): 319-320 319
TABLE DU TOME 12
Analyses bibliographiques . , 160, 241, 315
ABDEL-HAFEZ A.LI. - The incidence of dermatophytes and Europe
fungi in playground of schools and house dust in upper Egypt .. 05
ABDEL-MALLEK A.Y. - voir BAGY M.M.K.
ALBERTINI L. - voir SY A.A.
ALTÉS A. and MORENO G. - Tulostoma striatum (Gasteromycetes,
Basidiomycotina) new for Europe .. 149
BAGY M.M.K. and ABDEL-MALLEK A.Y. - Fungi on the hair of small
mammals in Egypt 63
BHATNAGAR K. - voir SHARMA B.S.
BOIDIN J. et GILLES G. - Basidiomycetes aphyllophorales de l'ile de la
Réunion. XVI. Les genres Hyphoderma, Hyphodermopsis, Chrysoderma
nov. gen. et Crustoderma ... 15297
BOUTEKRABT A. et PARGNEY J.C. - Etude ultrastructurale de Tuber
melanosporum Vitt. en culture isolée et en association avec des vitroplants
de Quercus (Q. robur et Q. pubescens) .... E25.
CHEVALIER G. - voir DUPRÉ C.
CONTU M. - Studi sulle Lepiotaceae - 1l. Alcune note sul genere
Sericeomyces Heinem. in Sardegna ... s
DUPRÉ C. et CHEVALIER G. - Analyse électrophorétique des protéines
fongiques de différents Tuber en association ou non avec Corylus avellana .. — 243
ESTEVE-RAVENTOS F. - voir MORENO G.
GALÁN R. - Estudios micologicos en el parque natural de Monfragüe —
(Extremadura, España). V. Leotíales (= Helotiales auct.), Ascomycotina .. 257
GILLES G. - voir BOIDIN J.
GOURP V. et PARGNEY J.C. - Immunocytolocalisation des phosphatases
acides de Pisolithus tinctorius L. lors de sa confrontation avec le systéme
racinaire de Pinus sylvestris (Pers.) Desv. ep
HAMANT C. - voir SY A.A.
HASSAN S.K.M. - Chytrids in Egypt: | - Saprophytic species of the
Cladochytriaceae from water streams ..
HASSAN S.K.M. - Chytrids in Egypt: Il - New records
Entophlyctidaceace ....
HONRUBIA M. - voir TORRES P.
ILLANA C. - voir MORENO G.
Instructions aux auteurs
JANEX-FAVRE M.C. - voir PARGUEY-LEDUC A.
MOLETTI M. - voir SY A.A.
293
211
of species of
227
85
Source : MNHN, Paris
320 TABLE DU TOME 12
MONTANT C. - voir PARGUEY-LEDUC A.
MORENO G., PODER R., ILLANA C. and ESTEVE-RAVENTOS F. -
Some interesting agarics and a rare species of Scleroderma presented at the
I and IHI mycological stages of Esplugas de Llobregat (Barcelona, Cataluña) 193
MORENO G. - voir ALTÉS A.
MOUCHACCA J. and SUTTON B.C. - The genus Chlamydosporium Peyronel 251
MURUGANANDAM V., VENKATACHALAM S. and SURYANA-
RAYANAN R.S. - Potassium enhances thigmotropically stimulated
appressorium formation in Colletotrichum capsici … a
NOTTEGHEM J.L. - voir SILUÉ D.
ODIER E. - voir PHAM T.T.T.
PARGNEY J.C. - Cytochimie ultrastructurale des interfaces présentes dans
association ectomycorhizienne Tuber melanosporum Vitt.) Corylus avellana L. 47
PARGNEY J.C. - voir BOUTEKRABT A.
PARGNEY J.C. - voir GOURP V.
PARGUEY-LEDUC A., JANEX-FAVRE M.C. et MONTANT C. -
‘ascocarpe du Tuber melanosporum Vitt. (Truffe noire du Périgord,
Discomycétes): structure de la glébe. II Les veines stériles ....
PATHAK V.N. - voir SHARMA B.S.
PHAM T.T.T., SLEZEC A.M. and ODIER E
squalens (Karst) Reid .
PODER R. - voir MORENO G.
SHARMA B.S., PATHAK V.N. and BHATNAGAR K. - Morphological,
cultural and pathogenic variations in Sclerotium rolfsii Sacc. causing root
rot of sugarbect
SILUE D. et NOTTEGHEM J.L. - Compatibilité et ferti de souches de
Magnaporthe grisea, agent de la pyriculariose du riz .... M
165
- Fruiting in Dichomitus
71
87
SLEZEC A.M. - voir PHAM T.T.T.
SURYANARAYANAN R.S. - voir MURUGANANDAM V.
SUTTON B.C. - voir MOUCHACCA J.
SY A.A., ALBERTINI L, MOLETTI M. et HAMANT C. - Mécanisme:
potentiels régissant le contrôle biologique des agents phytopathogènes
TORRES P. y HONRUBIA M. - Dinamica de crecimiento y caracterizacion
de algunos hongos ectomicorricicos en cultivo ..
VENKATACHALAM S. - voir MURUGANANDAM V.
133
183
Commission paritaire n» 58611
Dépôt légal ne 15828 - Imprimerie de Montligeon
Sortie des presses le 20 décembre 1991
Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : R. Baudoin; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : J. Dupont: Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN, Paris
CRYPTOGAMIE — MYCOLOGIE
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Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue Buffon, 75005 Paris (France).
Lu.
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peut demander l'avis d'un lecteur choisi pour sa spécialité, méme s'il n'ap-
partient pas au Comité de lecture. D
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rédigés en Anglais, Allemand et Espagnol sont acceptės.
Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le ler fascicule de
chaque tome.
Source : MNHN. Paris
> 1 Les Lactario-Russulés, par Roger Heim (1938) (épuisé).
pee gut Heer Remeppeal (#041) 364 pap
a Ope deed (1949). 144 pages,
EE
Wc 65 page 17: 172 fig. : Ge?
Urédinées, par Gilbert Bourique .P. Bassino
M 180 pags 97 fig. 4 pl. Vorstene 9 F.
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OS