CRYPTOGAMIE
PUBLICATION TRIMESTRIELLE
AVEC LE CONCOURS DU MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
CRYPTOGAMIE
Mycologie
ANCIENNE REVUE DE MYCOLOGIE
Fondée par К. Heim en 1936
Directeur scientifique: Mme J. Nicot
Secrétaire de Rédaction: Mme M.C. Boisselier
Editeur: A.D.A.C. - 12 rue Buffon F-75005 Paris.
BUREAU DE RÉDACTION
Ecologie et Phytopathologie: G. Durrieu (Laboratoire Botanique et Forestier, 39
Allées Jules Guesde, F-31062 Toulouse Cedex) - Systématique: P. Joly (Laboratoire de
Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle, 12 rue Buffon, F-75005 Paris) -
Physiologie: G. Manachére (Laboratoire de Mycologie, Université de Lyon I, 43 bd du 11
Novembre 1918, F-69622 Villeurbanne Cedex) - Cytologie: D. Zickler (Laboratoire de
Génétique, Université Paris Sud, Centre d'Orsay, Bát. 400, F-91405 Orsay) - Autres
spécialités: M.F. Roquebert (Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire
Naturelle, 12 rue Buffon, F-75005 Paris).
COMITÉ DE LECTURE
J. Boidin (Lyon), J. Chevaugeon (Orsay), J. Fayret (Toulouse), W. Gams
(Baarn), G.L. Hennebert (Louvain-la-Neuve), Ch. Montant (Toulouse) Cl Moreau
(Brest), D.N. Pegler (Kew), B. Sutton (Kew), G. Turian (Genève).
MANUSCRITS
Les manuscrits doivent étre adressés directement à un membre du Bureau de
Rédaction, choisi pour sa spécialité. Le Bureau peut demander l'avis d'un lecteur, méme
s'il n'appartient pas au Comité de Lecture. Bien qu'étant une revue de langue française,
les articles rédigés en anglais, allemand, italien et espagnol sont acceptés. Les disquettes de
micro-ordinateur (1BM, IBM compatible, et Macintosh) sont vivement souhaitées. Les re-
commandations aux auteurs sont publiées dans le fascicule 1 de chaque tome. Les auteurs
recevront 25 tirés-à-part gratuits; les exemplaires supplémentaires seront à leur charge.
TARIFS DES ABONNEMENTS Tome 13, 1992
CRYPTOGAMIE comprend trois sections: Algologie, Bryologie-Lichénologie, Mycologie.
Pour une section: France: (326 F ht) 332,85 F uc - Étranger: 357,00 F
Pour les 3 sections: France: (918 F ht) 937,28 F ttc - Étranger: 1000,00 F
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Publications bibliographiques du CNRS (Pascal).
Copyright © 1992. ADAC-CRYPTOGAMIE.
Source : MNHN, Paris.
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 13 FASCICULE 1 1992
CONTENTS
F. HINZELIN, F.H. JACOB, J. PERRIER et M.C. VERNER - Yeast
microflora evolution during anaerobic digestion and i composting
of urban wastes. (In French) ...... s e Е
L. BETTUCCI and S. SILVA - Interspecific interactions between wood-
rotting fungi from old standing trees 11
Z. FORTAS et G. CHEVALIER - Characteristics of ascospores
germination of Terfezia arenaria (Moris) depos originating from
Algeria (In French) 2 21
ALI. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. E-MAGHRABY - Fungal flora
and aflatoxin associated with cocoa, roasted coffee and tea
powders in Egypt cse Sel cred du EET
G. DIAZ, A. ROLDAN y J. ALBALADEJO - Soil type as affecting
colonization patterns and mycorrhizal symbiosis eff
six Glomus species. (In Spanish) 47
L-TZUECONIAS Mycological exsiccata from Borneo, collected Ao
Odoardo Beccari, kept in the Herbarium Cesatianum (RO) ........ 57
C.V. SUBRAMANIAN - Tretocephala decidua gen. et sp. noy., an
interesting new Hyphomycete а.н 65
Bibliography да eee GS
Instructions to authors. se IUe. e Uer C et 78
Bibliothéque Centrale Muséum
AAA
3 2001 00226847 1
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1992, 13 (1): 1-10 1
ÉVOLUTION DE LA FLORE LEVURIENNE AU COURS DU
TRAITEMENT DES ORDURES MENAGERES
F. HINZELIN*, F.H. JACOB, J. PERRIER et M.C. VERNER**
* Laboratoire de Cryptogamie, UFR Sciences Pharmaceutiques et
Biologiques, B.P. 403 - 5, rue Albert Lebrun,
54001 - Nancy Cedex - France.
** Laboratoire de Microbiologie Physiologique et appliquée,
Université de Lyon 1, 43 Bd du 11 Novembre 1918,
69622 - Villeurbanne Cedex - France.
RÉSUMÉ - La population de levures au cours du traitement des ordures ménagères a été
étudiée. 44 espèces ont été isolées et identifiées. Les plus fréquemment rencontrées sont
Candida famata, Candida lambica, Rhodotorula rubra et Candida haemulonü. Les ordures
ménagères conüennent un grand nombre de levures mais ce nombre diminue
considérablement aprés la digestion en anaérobiose et aprés divers autres traitements. Le
compost de 8 semaines presente encore une population levurienne importante et les
espèces les plus fréquentes de levures des ordures ménagères y sont retrouvées.
ABSTRACT - Yeast population of urban wastes and products of their anaerobic treat-
ment have been examined. 44 species have been isolated and identified. The most frequent-
ly found were Candida famata, Candida lambica, Rhodotorula rubra and Candida haemulo-
лй. Urban wastes contain a great number of yeasts but a few number remain after
methanization and after other stages of the treatment process, In a eight-week-old com-
post there is also an important yeast population and the most frequent yeasts of urban
wastes were also found here.
MOTS CLÉS : digestion anaerobie, compost, ordures ménagères, levures.
INTRODUCTION
De nos jours l'accumulation des ordures ménagères pose un probléme
difficile à résoudre (Dorfmann & Batsch, 1985). Parmi les solutions possibles
non seulement la digestion anaérobie entraîne une bonne dépollution organique,
mais permet aussi d'obtenir une production énergétique sous forme de biogaz
contenant environ 60% de méthane et un engrais organique très utile en agricul-
lure.
Les ordures ménagères contiennent une population microbienne trés im-
portante tant au plan quantitatif que qualitatif, avec une forte fraction fongique,
en particulier levurienne. Il est intéressant de quantifier et d'identifier les
différentes composantes de cette zymoflore ct de suivre son évolution durant les
étapes successives du traitement des ordures ménagères (Jacob et al., 1986).
Ce travail consiste donc à identifier et quantifier les levures isolées à par-
бг d'échantillons d'ordures ménagères et des produits issus des différentes étapes
de la digestion anaérobie. Comparativement les tests sont également faits sur du
Source : MNHN, Paris
2 F. HINZELIN et al.
compost ägé de 8 semaines, produit à partir des ordures ménagères triées analo-
gues a celles introduites dans le digesteur. Il s'agit dans ce cas d'un traitement
aérobie (Segura, 1984). Les échantillons provenant de l'Unité de méthanisation
de Valorga Process (La Buisse, 38, France) sont prélevés et analysés pendant
une période de six mois.
MATERIELS ET METHODES
1 - Unité de procédé de méthanisation
Il apparait nécessaire de décrire brièvement le procédé du traitement
(Perrier et al., 1988) (Fig. 1 et 2).
Les ordures sont mélangées continuellement avec du jus pressé afin
d'obtenir le digestat (30% matiére séche) utilisé pour obtenir une fermentation
anaérobie optimale.
Le temps de séjour du digestat en condition mésophile (37°C) dans le
réacteur est de 21 jours. Le mélange est assuré par une réinjection sous pression
du biogaz produit qui en favorise | homogéncisation.
Après digestion, les boues sont retirées du fermenteur et pressées pour
obtenir "un gâteau” (pressat) contenant environ 60° de matière sèche. Le jus
issu du pressage est recyclé dans le mélangeur. Le pressat est ensuite émotté
Stockage de gaz
en bâche souple
Torchère
Malaxeur == 2 72
Pompe E ре
=>
Entrée y Sortie du gaz
M vers
l'utilisation
déchets de gaze) directe
À comprimé
ou
braves Presse traitement
et triés le
Traitement Sortie du digestat
des effluents liquides vers l'affinage
Figure 1: schéma de l'unité de méthanisation du procède Valorga.
Figure 1: scheme of methanization unit Valorga process.
Source : MNHN, Paris.
LEVURES DES ORDURES MENAGERES 3
Rejets combustibles
Trommel а wn
Emotteur pour l'incinération
Digestat affine
Figure 2: schéma du procédé d'affinage et de conditionnement du digestat affine.
Figure 2: scheme of the storage and processing of refused digestate.
pour favoriser les opérations ultérieures d'affinage. Le biogaz produit est dirige
vers un gazométre souple pour étre ensuite distribué dans les réseaux d'alimen-
tation.
Echantillonnage
L'hétérogénéité des produits à analyser nécessite un échantillonnage
méthodique. Les échantillons d'ordures ménagères, de compost et de digestat
afliné sont prélevés selon la méthodologie préconisée par l'ANRED. Le digestat
est prélevé en cours de recyclage lors de l'alimentation du digesteur, tandis que
les prélèvements de jus et de pressat sont effectués en sortie de presse.
Les échantillons sont placés dans des récipients stériles, transportës en
glacière et traités dés leur arrivée au laboratoire.
3- Techniques
L'isolement des levures est effectué selon le protocole décrit ci-après et
selon les techniques classiques de Kreger Van Rij (1984).
- Numération: 10g de chaque échantillon frais sont mélangés à 100ml
d'une solution aqueuse de pyrophosphate de sodium á 0,1%. Aprés 15 minutes
d'agitation, des suspensions-dilution successives au 1 10ème sont effectuées. Puis
0.Iml de chaque dilution est déposé aseptiquement sur trois boites de Pétri
contenant un milieu nutritif (extrait de malt 15g 1, glucose 20g 1, gélose 15g 1, pH
4,5) additionné de chloramphénicol (40mgl) pour inhiber la croissance
Source : MNHN, Paris
4 F. HINZELIN et al.
bactérienne. Les boites sont incubées à l'étuve à 25°C. Les colonies sont
comptées après 3 et 7 jours.
- Isolement: les colonies sont examinées macro et microscopiquement, et
trois colonies de chacun des différents types observés sur les boites de culture
sont repiquées sur un milieu d'entretien.
- Identification: l'identification des espéces est effectuée selon les
méthodes préconisées par Kreger Van Rij (1984).
RÉSULTATS
1 - Etude quantitative
Les analyses ont été faites entre juillet 1985 et mars 1986.
La figure 3 indique le nombre total de levures dans les ordures
ménagères, Les résultats sont exprimés par g de matière fraiche. Les quantités
de matière sèche sont respectivement pour: juillet 45,7%, septembre 47,3%, oc-
tobre 47,5%, novembre 46,6%, janvier 53,7% et mars 52%.
La figure 4 montre le minimum et maximum de cellules de levures
trouvées dans le digestat, le pressat, l'affinat et dans le compost ágé de huit se-
maines au cours des 6 mois pendant lesquels ont été effectués les prélèvements.
2 - Etude qualitative
Les ordures ménagéres sont riches en levures qui appartiennent aux 44
espèces identifiées dont voici la répartition systématique:
2.1 ASCOMYCOTINA
HÉMIASCOMYCÈTES
ENDOMYCÉTALES
SACCHAROMYCÉTACÉES
SACCHAROMYCÉTOIDÉES
Pichia membranaefaciens
Saccharomyces cerevisiae
2.2 DEUTEROMYCOTINA
A - BLASTOMYCETES
СВУРТОСОССАСЕЕ$
1 - Genre Brettanomyces
Brettanomyces custersianus Van der Walt (1961)
2 - Genre Candida
Candida azyma (Van der Walt, Johannsen et Yarrow) Meyer et Yarrow
(Van der Walt et al., 1978)
Candida catenulata Diddens et Lodder (1942)
Candida curvata (Diddens et Lodder) Lodder et Kreger Van Rij (1952)
Candida diddensiae (Phaff, Mrak et Williams) Fell et Meyer (1967)
Candida domercqii (Van der Walt et Van Kerken) Meyer et Yarrow
Source : MNHN. Paris
LEVURES DES ORDURES MÉNAGERES 5
650.
520
102
>
a
Cellules levures X
N
S EN NI
Juillet Septembre Octobre Novembre Janvier Mars
Temps des analyses
Figure 3: évolution de la quantité totale de levures des ordures ménagéres en fonction des
dates de prélèvements (nombre de cellules par g de poids frais).
Figure 3: evolution of the quantity of yeasts in urban wastes (number of cells per g of
fresh weight).
DE LEVURES/B-
97850000
35000
7600
е
Pressat
— 100
Affinat
Compost âgé 50000
nes
de 8 sei 10000 7
Figure 4: minimum et maximum de cellules levures trouvées dans les différents substrats
analysés.
Figure 4: minimum and maximum of yeasts cells found ìn the different analyzed substrats.
Source : MNHN. Paris
F. HINZELIN et al.
Candida ernobii (Lodder et Kreger Van Rij) Meyer et Yarrow (Yarrow
et Meyer, 1978)
Candida famata (Harrison) Meyer et Yarrow (Yarrow et Meyer, 1978)
Candida fermenticarens Van der Walt et Baker
Candida globosa Yarrow et Meyer
Candida haemulonii (Van Uden et Kolipinski) Meyer et Yarrow
(Yarrow et Meyer, 1978)
Candida holmi (Jorgensen) Meyer et Yarrow (Yarrow ct Meyer, 1978)
Candida inconspicua (Lodder et Kreger Van Rij) Meyer et Yarrow
(Yarrow et Meyer, 1978)
Candida ingens Van der Walt et Van Kerden (1961 c)
Candida intermedia (Ciferri et Ashford) Langeron et Guerra (1938)
Candida ishiwadae Sugiyama et Goto (1969)
Candida kefyr (Beijerinck) Van Uden et Buckley (1970)
Candida krusei (Kockova-Kratochvilova) Meyer et Yarrow (Yarrow ct
Meyer, 1978),
Candida lambica (Linder et Genoud) Van Uden et Buckley (1970)
Candida lipolytica (Harrisson) Diddens et Lodder
Candida maltosa Komagata, Nakase et Katsuya (1964)
Candida membranaefaciens (Lodder et Krager Van Rij) Wickerham et
Burton (1954)
Candida mogit Vidal-Leiria (1967)
Candida parapsilosis (Ashford) Langeron et Talice (1932)
Candida pintolopesii (Van Uden) Meyer et Yarrow (Yarrow et Meyer,
1978)
Candida rhagii (Diddens et Lodder) Jurzitza, Kuhlwein et Kreger Van
Rij (1960)
Candida rugosa (Anderson) Diddens et Lodder (1942)
Candida sake (Saito et Ota) Van Uden et Buckley (1970)
Candida silvicola Shifrine et Phaff
Candida sp.
Candida tepae Grinbergs (1967)
Candida valida (Leberle) Van Uden et Buckley (1970)
Candida vini Van Uden et Buckley (1970)
3 - Genre Cryptococcus
Cryptococcus albidus (Saito) Skinner (1947)
Cryptococcus hungaricus (Zsolt) Phaff et Fell (1970)
Cryptococcus laurentii (Kufferath) Skinner (1947)
4 - Genre Kloeckera
Kloeckera apiculata (Reess Emend. Kloecker) Janke (1928)
5 - Genre Rhodotorula
Rhodotorula glutinis (Fresenius) Harrison (1928)
Rhodotorula minuta (Saito) Harrison (1928)
Rhodotorula rubra (Demme) Lodder (1934)
Source : MNHN. Paris
LEVURES DES ORDURES ME:
6 - Genre Trichosporon
Trichosporon cutaneum (De Beurm, Gougerot et Vaucher) Ota (1926)
Trichosporon sp.
В - НУРНОМУСЕТЕ$
Geotrichum
- MICROFLORE ASSOCIÉE:
Penicillium
Mucorales
La бешге 5 indique les espèces de levures isolées des substrats
caractéristiques obtenus lors des principales étapes du traitement des ordures.
Les espéces sont classées selon leur fréquence.
DISCUSSION
On peut noter que la quantité de levures présentes dans le digestat et
Vaffinat est moins importante que celle observée dans les ordures ménagères
(Fig. 4). En effet le digestat en comporte de 200 à 7600, le pressat de 150 à
1000 ct l'affinat de 0 à 100
Ainsi observe-ton que la quantité de levures diminue durant le
traitement. Il semble probable que les conditions anaérobies de la méthanisation
(21 jours de temps de rétention dans le digesteur) jouent un róle sur cette dimi-
nution. La température de digestion (37, 38°C) peut aussi avoir une influence
sur Vélimination de quelques espéces.
Dans les cas du digestat pressé et de laffinat, le principal parametre
inhibiteur est la quantité d'eau. En effet, la matière sèche est alors comprise en-
tre 60 et 63%, elle est seulement de 30°% ns le digestat
La quantité de levures dans le compost age de huit semaines est rela-
tivement stable; clle est toujours situce entre 10000 et 50000 levures (par g de
poids frais). La phase thermique du compostage est alors terminée: nous obser-
vons un équilibre écologique à cette étape de maturation. La présence d'une po-
pulation de levures plus importante que dans le digestat peut être attribuée
Vaeration et à lacidification du milieu, consécutive aux fermentations qui
président à la production du compost. Signalons toutefois que durant la phase
de montée initiale de la température du compost (jusque 170° pendant plusieurs
dizaines d'heures), l'ensemble de la population microbienne diminue
considérablement. Ensuite on observe une recolonisation progressive du milieu
avec la descente en température et la maturation du compost.
Notre étude ne nous a pas permis d'avoir une analyse cinétique du
phénomène puisque les échantillons examinés étaient ägés de 8 semaines.
La figure 5 montre la distribution des espéces trouvées dans les différents
échantillons selon leur origine: les levures blanches particulièrement celles du
genre Candida sont les plus fréquentes; parmi celles-ci on trouve Candida
lambica, C. famata, C. lipolytica, C. haemulonii, C. valida et une ascosporogéne
Saccharomyces cerevisiae.
Nous trouvons seulement trois espèces colorées, la plus importante étant
Rhodotorula rubra. Nous observons aussi la présence relativement constante de
Geotrichum sp.
Source : MNHN, Paris
HINZELIN et al.
Figure 5: espéces de levures isolées des différents substrats analysés.
Figure 5: yeast species isolated from the different analyzed substrates.
OM D E
»
i Ab ©
LEVURES FRÉQUENTES
Candida famata
Candida lambica
Geotrichum
Rhodotorula rubra
Candida haemutonii
Candida lipolytica
Saccharomyces cerevisiae
Candida valida
Candida pintolopesii
Candida ingens
Candida krusei
Candida sake * *
Rhodotorula minuta *
Cryptococcus hungaricus
Cryptococcus laurentii
AUTRES LEVURES
Brettanomyces custersianus
Candida azyma
Candida catenulata *
Candida curvata
Candida diddensiae
Candida domercqii
Candida ernobii
Candida fermenticarens
Candida globosa
Candida holmii
Candida inconspicua
Candida intermedia
Candida ishiwadae ж
Candida kefyr *
Candida maltosa
Candida membranaefaciens
Candida mogii
Candida parapsilosis
Candida rhagii *
Candida rugosa 2
Candida salmonicola * *
Candida silvicola *
Candida sp.
Candida tepae s
Candida vini ^
Cryptococcus albidus
Kloeckera apiculata
Pichia membranaefaciens +
Rhodotorula glutinis
SYMBOLES: OM: ordures ménagères, D: digestat, P: digestat pressé, A: affinat (digestat
affiné juste produit), Al: affinat (digestat affiné ägé d'un mois), C: compost âgé
de huit semaines.
SYMBOLS: OM: Urban Wastes, D: Digestate, P: Pressed digestate, A: Affinat (Refined
digestate just produced), A1: Affinat (One month-old-refined digestate), C: Eight-
week-old compost.
Source : MNHN. Paris
LEVURES DES ORDURES MÉNAGERES 9
Quelques observations sur les levures les plus fréquentes peuvent étre
faites:
- Candida (атыса (= Pichia fermentans) est la plus fréquemment
isolée. En accord avec les auteurs américains (Skinner et al, 1980) Р.
fermentans est trouvée en grande quantité sur des fruits en décomposition. Cette
levure formant un film sur les tissus nécrosés est très largement utilisée en tant
que nourriture d'espéces sauvages de Drosophiles (Rose & llarrison, 1987).
Aussi C. lambica peut donc se trouver facilement dans les ordures ménagères et
à tous les stades du procédé.
- Candida famata (= Torulopsis famata) et son télomorphe
Debaryomyces hansenii sont les espèces les plus communes de l'écosystème ma-
rin. Les facteurs tels que son caractére homothallique, son mode de formation
des ascospores, sa tolérance au sel, sa capacité d'utiliser de nombreuses sources
de carbone, lui permettent certainement cette distribution ubiquiste. Cette levure
est aussi xérotolérante (Rose & Harrison, 1987). Pour Skinner (Skinner et al.,
1980) D. hansenii peut se développer lentement en absence d'oxygène. Cette
possibilité explique sa présence constante dans le digestat.
- Candida lipolytica, Candida haemulonii et Candida valida furent sou-
vent isolées du sol, de produits laitiers, de fruits ou de crachats humains. Bien
que Candida haemulonii ait été isolé du biotope marin, il a été trouvé dans les
ordures ménagères, le digestat presse et l'affinat.
Cependant en considérant les espèces les plus fréquemment trouvées
aussi bien dans les ordures ménagères que dans le digestat, Candida famata et
Candida lipolytica sont capables de fermenter des glucides, et curieusement
Cryptococcus hungaricus et Cryptococcus laurentii, levures ubiquistes, hôtes de
la phyllosphere, fruits et jus de toutes sortes, ne le sont pas.
- Les seules espéces sporogénes isolées sont Saccharomyces cerevisiae et
Pichia membranaefaciens.
- Dans les ordures ménagères, Candida albicans, indicateur de pollution
humaine n'est pas détecté dans les différents échantillons bien que les ordures
constituent pourtant un excellent biotope et malgré l'utilisation d'un milieu
spécial tel que “Biegy-agar” (Hinzelin $ Lectard. 1979) préconisé pour la
détection de cette levure. Quant à Trichosporon cutancum, il n'est rencontré que
très sporadiquement. En effet il n'a été mis en évidence que dans deux
échantillons d'ordures ménagères triées
BIBLIOGRAPHIE
DOREMANN R. and BATSCH G., 1985 - Les résidus urbains - "Traitement et valori-
sation". 2ème èd., Vol. 2. Assoc. Gén. Hygiénistes et Techniciens Municipaux.
Paris, Lavoisier Techn. et Doc.
HINZELIN F. et LECTARD P., 1979 - Les levures dans les stations d'épuration des
eaux usées. Mycopathologia 69: 121-127.
JACOB J.F., PERRIER J. et DESBOIS S., 1986 - Unité de méthanisation d'ordures
ménagères de la Buisse (Société VALORGA): Bilan de fonctionnement. Rapport
d'expertise AFME-ANRED, 118 p.
KREGER VAN RIJ NuJ.W., 1984 - The yeast - A taxonomic study. Third ed.
Amsterdam, Elsevier Sci. Pub.
Source : MNHN, Paris
10 F. HINZELIN et al.
PERRIER J., JACOB F. et DESBOIS S., 1988 - Ordures ménagéres: la méthanisation
atteint la maturité industrielle. Biofurur 74: 30-34.
ROSE A.H. and HARRISON J.S., 1987 - The Yeasts - vol. 1: Biology of Yeasts. vol. 2:
Yeasts and Environment. London, Academic Press.
SEGURA J., 1984 - Le compostage des ordures ménagéres et ses débouchés agronomi-
ques. Biofutur 21: 19-29.
SKINNER F.A., PASSMORE S.M. and DAY
of yeasts. London, Academic Press.
PORT R.P., 1980 - Biology and activity
Source : MNHN. Paris
Cryprogamie, Mycol. 1992, 13 (1): 11-19 п
INTERSPECIFIC INTERACTIONS BETWEEN
WOOD-ROTTING FUNGI FROM OLD STANDING TREES
L. BETTUCCI and S. SILVA
Departamento de Botanica, Facultad de Ciencias Tristan de
Navaja 1674, Montevideo, Uruguay
ABSTRACT - Mycelial interactions between wood-rotting fungi isolated from old stand-
ing trees of peach and willow and from detached wood of willow, were studied on culture
media. The outcome of all pairings between fungi from peach (Coriolus versicolor, Pycno-
porus sanguineus, Phellinus pomaceus) were deadlock, whilst replacement of one species by
the other characterized the interactions between fungi from willow (Laetiporus sulphureus,
Pycnoporus sanguineus, Panus tigrinus, Tramvetes extenuata). During the replacement inter-
actions the overgrowing species changed their mode of growth, whilst the replaced species
exhibited morphogenetic, cytological and biochemical responses implying activation of
senescent development. Pigmented zones always developed at the interface between paired
cultures in deadlock and in replacement.
Diffusible metabolites produced by individual fungi and transmissible through a
cellophane membrane had little effect on radial extension of the other fungi. However, in
one case morphogenetic changes were induced which were maintained when submerged
mycelium was transferred to fresh medium.
Deadlock responses between the species from peach could reflect partitioning in
use of resources allowing the species to persist adjacent to one another. Conversely, the
ecological strategy of fungi from willow was to take over domain where Laetiporus sul-
phureus had become established in the standing tree.
RÉSUMÉ - Les interactions entre mycèlium de champignons causant la pourriture du
bois de pécher et de saule sur pied ei de branches de saule coupees ont été étudiées en
culture. Les résultats des confrontations entre champignons isolés de pécher (Coriolus
versicolor, Pycnoporus sanguineus et Phellinus pomaceus) montrent le blocage réciproque
des colonies tandis que les champignons isoles de saule (Laeriporus sulphureus, Pycnoporus
sanguineus, Panus tigrinus et Trametes extenuata) montrent le recouvrement d'une espéce
par l'autre. Dans ce dernier cas, l'espece recouvrante change de mode de croissance et
l'espèce recouverte montre des transformations morphogenetiques, cytologiques et
biochimiques conduisant à la sénescence. Une zone pigmentee s'observe toujours à l'inter-
face entre les deux colonies.
Les métabolites diffusibles à travers la cellophane, produits par chaque espèce,
ont un effet limite sur les champignons testes. Cependant, dans un cas, un changement
morphogenétique est induit dans le mycélium immergé. Il se montre stable aprés plusieurs
repiquages.
Le blocage réciproque observé entre espéces isolées du pécher pourrait traduire le
partage des ressources nutritives permettant aux espèces de coexister. Par contre, les
champignons isolés de saule manifestent. un envahissement du substrat aprés la coloni-
sation préliminaire par L. sulphureus.
KEY WORDS : wood-rotting fungi, interspecific interactions, willow brown-rot, peach
white-rot.
Source : MNHN. Paris
12 L. BETTUCCI and S. SILVA
INTRODUCTION
A large amount of literature (Mercer, 1982; Merrill & Shigo, 1979; Ray-
ner et aL, 1987; Rayner & Coates, 1987; Shigo, 1967, 1972, 1979; Shigo &
Marx, 1977) suggests that fungal decay of stem and branches of standing trees is
initiated by wounds which allow access of non-decay-causing microorganisms
prior to establishment of decay causing Basidiomycetes. However, it is becoming
apparent that colonization in natural conditions occurs not necessarily by major
wounds and when studying attached oak branches it was found that wood-rot-
tng Basidiomycetes were primary colonizers (Boddy et al., 1985, 1987; Boddy
& Rayner, 1982, 1983a). Factors such as temperature, CO,, water activity, ino-
culum potential and interspecific interactions may all selectively influence which
species of wood-rotting fungi succeed eventually in colonizing a specific resource
(Boddy et al., 1987; Clarke et al., 1980; Rayner, 1986).
Changes in composition of a wood-rotting Basidiomycetes community
may occur in relation with changes in the microenvironmental conditions which
alter the competitive ability of one fungus in relation to the other. On the other
hand, under the same conditions one species might shift its resource capture
strategy according to the potential strategy of the other species with which it in-
teracts (Rayner et al., 1987). Mycelial senescence and changes of mode of
growth of one or both of interacting fungi seems to be a common expression of
mutual recognition (Rayner & Boddy, 1988).
As it seems that the interaction of wood rotting-fungi in culture media
commonly reflects their ecological strategy in nature (Rayner er al., 1987; Ray-
ner & Boddy, 1988). The aim of this work was to determine how such inter-
actions, between species colonizing old standing trees of willow and peach are
correlated with observations in the distribution of their fruit-bodies. The role of
diffusible metabolites during these interactions was also analysed.
METHODS
Sampling of fungi from natural communities
Large fruit-bodies of Laetiporus sulphureus (Bull: Fr.) Murr. which
had developed on the trunks of old standing willows (Salix humboldtiana Willd.)
with large brown rotted areas were collected during several years. Some large
branches (15-20cm diameter) of one tree apparently not colonized, were cut off
in the autumn 1985 and staked horizontally. In some of them a few small fruit-
bodies of L. sulphureus appeared on the proximal side of the branch, during
next summer (1986). Close to the mid portion of these branches some basi-
diomes of Panus tigrinus Bull.: Fr.) Sing. developed one year later during the
autumn (1987). Finally, abundant fruit-bodies of Trametes extenuata (Dur.:
Mont.) Pat. emerged during the autumn of the following two year particularly
from the cambial regions adjacent to the cut distal surfaces. On the other
branches, several fruit-bodies of T. extcnuata (in the distal part) and P. tigrinus
(in the mid) developed initially (1987) and were superseded during the two fol-
loving years by abundant fruit-bodies of Pycnoporus sanguineus (L. С. Meyer.
Pr.) Murr.
At the same time, fruit bodies of Phellinus pomaceus (Pers.:S.F. Gray)
Llyod, Coriolus versicolor (L.:Fr.) Quél. and P. sanguineus were collected from
branches of an old peach tree (Prunus persicae (L.) Batsch). The fruit-bodies
were mainly located on the lower side but P. sanguineus was more abundant on
Source : MNHN. Paris
WOOD-ROTTING FUNGI 13
the upper side of the branches. On the base of the trunk only Ph. pomaceus was
present, Several isolates of each species collected from peach and willow were
obtained, but only one was used to provide inocula for laboratory experiments.
Effect of non-volatile diffusible metabolites
In order to investigate the possible involvement of non volatile diffusible
metabolites in interactions, the isolates alternatively tested as metabolite produc-
ers were: Pycnoporus sanguineus (MVHC 5560), Phellinus pomaceus (MVHC
5562), and Coriolus versicolor (MVIIC 5561) from peach; P. sanguineus
(МУНИС 3401), T. extenuata (MVHC 5304), P. tigrinus (MVHC 5400) and L.
sulphureus (MVHIC 5067) from willow. A modified version (Bettucci ег а/.,
1988) of the technique of Dennis & Webster (1971) was used. Briefly, Petri dish-
es of 90mm diameter containing 18ml of 2% malt-agar were used. A sterilized
cellophane membrane of the same diameter was placed upon the culture medi-
um and a disk of a fresh culture (6mm diameter) inoculated in the center. The
cellophane membrane was removed 48h later. A disk of a fresh culture from
other species, isolated of the same tree, was placed in the center of the culture
media. Each fungus was employed as a potential antagonist. Four replicates was
performed at 24 C and pH 4 at the beginning of the experiment. The diameter
of each species tested was measured daily. Four replicate of each species grow-
ing on untreated culture media (control) was also performed and the diameter
measured.
Growth inhibition was calculated from the formula
7 = -B.100 —100
B being the mean of the diameters of the species tested with the diffusible meta-
bolites of a potential antagonist and T the mean of the diameters of the control
colonies;
Aerial and submerged mycelia from any modified mycelial organization
were transferred to fresh media.
Interaction of dual cultures on solid media
Experimental pairings were carried on between willow wood-rotting spe-
cies on one side, and between those of peach tree on the other. Four replicates
of experimental pairings were made by placing disks (6mm diameter), cut from
actively growing colonies, 8cm apart on 2% malt agar and incubated at 24°C in
darkness, under normal atmospheric conditions. Four replicates of each spe-
ies, inoculating the disk at the center of the plate, were performed under the
same conditions.
Macro and micromorphological characteristics from the interaction in-
terfaces and within 3-10mm on cither side of dual cultures were observed during
6 weeks and compared with control cultures.
RESULTS
Effects of non-volatile diffusible metabolite
The percentage of growth inhibitions assumed to be induced by diffusi-
ble metabolites (Table 1) generally did not exceed 15.4% in fungi from peach
and 21.4% in those from willow. Although C. versicolor appeared to cause
Source : MNHN. Paris
14 L. BETTUCCI and S. SILVA
100% inhibition of Ph. pomaceus at 48h, 12.5% inhibition was recorded 24h la-
ter, suggesting an extended lag phase before the extension of P. pomaceus.
Table 1. - Growth inhibition (%) at 48h of species exposed to diffusible metabolites from
other species. * The growth inhibition of Ph. pomaceus decreased to 12.5% at
72h. ** Growth stimulated.
Table 1 - Pourcentage d'inhibition de croissance d’espéces soumises aux métabolites diffu-
sibles (à 48 heures). * L'inhibition de croissance de Ph. pomaceus passe de 100%
а 12.5% aprés 72 heures de contact. ** Croissance stimulée.
Metabolite Strain response
producer
P. sanguineus C. versicolor | Ph. pomaceus
P. sanguineus : 154 9.1
C. versicolor 11 - (100) *
Ph. pomaceus | 10.9 TF E
L. sulphur. P, tigr. T. exten. P. sang.
L. sulphureus E 0 214 118
P. tigrinus =R > 71 11.8
T. extenuata ++ 0 Е 11.8
P. sanguineus .. 50 74 -
Extension of L. sulphureus was slightly stimulated by all three other fun-
gi tested, conversely they were generally inhibited by L. sulphureus.
No marked changes in developmental characteristics of the colonies
were observed except when T. extenuata was exposed to P. tigrinus metabolites.
T. extenuata produced a sterile coralloid aggregation resembling an immature
frutification in the center of the colony. Sectors of prostrate alternating with far-
inaceous mycelium, from the irregular edges of a clear brown, cushion-like area
(Figure 1b) were also produced. Aerial mycelium of the prostrate sectors, when
transferred on fresh media, reverted to a normal morphology similar to that
shown in Figure la, while the submerged mycelium of the same sector main-
tained the modified pattern of development, at least after five replicates.
Interactions of dual cultures on solid media
The outcome of interactions were deadlock, when neither-fungus was
able to invade the other, or replacement of one fungus by another. Recognition
between the species was characterized by several modifications of hyphal mor-
phology including: cytoplasmic degeneration, vacuolation, wall thickening and
pigmentation, sporulation, profuse branching and hyphae aggregation. Pigmen-
tation of the agar medium within or adjacent to the interaction interface fre-
quently occurred. These outcomes are described in Table 2 and illustrated in
Figure 1 (c-d).
In all dual cultures from the peach tree the reaction was deadlock.
Source : MNHN. Paris
WOOD-ROTI
NG FUNGI 15
Table 2 - Outcome and cytological modifications of interactions between wood-rotting
fungi from peach (upper) and willow (bottom). C.v.: C. versicolor, Ph.p.: Ph. po-
maceus, P.s.: P. sanguineus, P.t: P. tigrinus, T.e.: T. extenuata, L.s.: L. sulphureus.
Tableau 2 - Interaction entre les champignons isolés de pécher (partie supérieure) et de
saule (partie inférieure).
C. versicolor Ph. pomaceus
3 Deadlock. P.s. hyphae very va- | Deadlock. Ps. as dense mat, hy-
© cuolated and plasmolysis of cy- | phae very vacuolated and retracted
À toplasm. Cv. with dense and | cytoplasm. Ph. p. with pigmented
f ligne brown pigmented myceli- | hyphae. Light brown pigmentation
À um. Dark brown to black pi On the agar medium at the inter-
a mentation on the agar medium | face and dark brown to black to-
at the interface and toward Cv. | Ward Php. inocula.
inocula
$ Deadlock. Ph.p. pigmented thick
= ened wall, and profusely branched
i hyphae. Cv. with very active cyto-
f plasm and sinuous hyphae. Dark
В Brown pigmentation on the agar
Sa medium at the interface.
P. sanguineus P. tigrinus L. sulphureus
Slight replacement of T.e by Replacement of P.t. by T.e. Brown | Replacement of L.s. by Te. that
g Pas. Overgrowth of P.s. myceli- | pigmentation on the agar medium | forms small cords in the advancing
% um with abundant arthrospores. | atthe terface. The mycelium of | zone. L.s. growth upward and pro
E Submerged hyphae of Tue. with | T.e. is raised and does not contin: | duces abundant conidia and very
X vacuolated cytoplasm. Dark ue overgrowth when contacting the | vacuolated hyphae. Later it is re-
S brown pigmentation on the agar | pseudo-scleronal plate normally placed by parallel organized hy-
H medium at the interface and | produced by P.t phae of Te., originated from the
grey-green toward T.e. inocula Submerged mycelia, Clear brown
pigmentation on the agar medium
Under the replaced mycelium.
3 Replacement of P-t by P.s. Brown | Replacement of P.s. by L.s. with
t pigmentation on the interface. abundant conidia and amber-or-
i ange drops of L.s. No pigmenta-
E tion on the agar medium at the in.
3 terface and very light brown
< toward Ls. and P.s. inocula.
Replacement of Ls. by P.t. La.
with abundant chlamydospores in
the aerial mycelium and vacuolat-
3 ed, profusely branched submerged
= hyphae. Pu. with several vacuolat-
$ ed and abundant empty aerial hy
= phae. Parallel organization of sub-
merged hyphae. Clear brown
pigmentation on the agar medium
Under the replaced area of Ls
In deadlock outcomes, the margin of C. versicolor and P. sanguineus
contained sparcely branched hyaline hyphae whilst that of P. pomaceus con-
sisted of a dense zone of profusely branched hyphae. In all cases the aerial
mycelium adjacent to the interaction interface was raised, pigmented and denser
than the remainder of the colony and from that formed in the control within the
same time.
In willow the outcome was always the replacement. The organization of
the marginal mycelium was different from that of the remainder of the colony.
The margin of L. sulphureus when overgrown by T. extenuata and P. tigrinus
was like that of C. versicolor and P. sanguineus in deadlock outcomes, except
that it rapidly formed conidia (in front of T. extenuata) and chlamydospores (in
front of P. tigrinus). The overgrowing fungi, in turn, formed aggregates of par-
allel hyphae in the form of small cords which subsequently converged, develop-
ing a prosenchyma upon L. sulphureus. When P. sanguineus was replaced by
Source - MNHN. Paris
16 L. BETTUCCI and S. SILVA
Figure 1 - Diffusible metabolites activity and outcome of interactions. Effect of diffusible
metabolites of P. rigrinus on T. extenuata. (a) T. extenuata control. (b) T. exten-
uara treated. Morphogenetic changes induced by diffusible metabolites of P. tigri-
nus: submerged mycelium of these colonies, when transferred to fresh medium,
maintained the same developmental pattern, Outcome of interactions: (c) Dead-
lock: P. sanguineus (left) and Ph. pomaceus (right); (d) T. extenuata (left) over-
growing L. sulphureus (right).
Figure 1 - Activité des métabolites diffusibles de P. digrinus sur T. extenuata et interaction
entre champignons. a) T. extenuata témoin. b) T. extenuata traité. Changements
morphogenetiques resultant des métabolites diffusibles de P. tigrinus (le mycélium
immerge garde lc méme type de dev cloppement aprés repiquage sur milieu frais).
- Effets des interactions c) Blocage réciproque de P. sanguineus (à gauche) et Ph.
pomaceus (à droite). d) Recouvrement de L. sulphureus par le mycélium de T. ex-
tenuata (à gauche).
L. sulphureus the margin of both mycelia were prostrated and hyaline; later
both fronts coalesced and the dense, pink acrial mycelium of P. sanguineus be-
hind the interface, was overgrown by L. sulphureus. In other cases the limit of
growth was defined by dense aerial mycelium of one of the fungi, as P. tigrinus
Source : MNHN, Paris
WOOD-ROTTING FUNGI 17
or T. extenuata before being overgrown by P. sanguineus. When T. extenuata
overgrew P. tigrinus dense aerial mycelium of T. extemuata began to form a
prosenchyma replacing part of P. tigrinus colony. This aggregate mycelium was
also formed, as described above, after transferring to fresh medium the sub-
merged mycelium of 7. extenuata growing in presence of difTusible metabolites
of P. tigrinus. T. extenuata also formed cream-colored floccose mycelium over-
growing the remainder of the colony of P. tigrinus after six weeks.
DISCUSSION
Although diffusible metabolites generally appeared to have litle influ-
ence on development, the reversible modification in organization of the aerial
mycelium of T. extenuata and the persistent changes induced in the submerged
mycelium were significant. This shift in the mode of growth (Gregory, 1984) was
the same as observed when T. extenuata was paired with P. tigrinus. It is possi-
ble that the metabolites responsible for these effects were of low molecular
weight (as they could pass through cellophane), although in pairing experiments
other molecules may be also implied (Rayner, 1986)
In replacement interactions observed between fungi of willow, overgrow-
ing species changed their mode of growth at least three times. Probably the first
trigger of change corresponded to the diffusible metabolites of L. sulphureus, fol-
lowed by a brown pigmentation at the interface area. This pigmented zone pro-
gressively extended under the replacing mycelium. The replaced species exhib-
ited morphogenetic, biochemical and cytological responses (as described in
Table 2) implying activation of senescence mechanisms, also observed in other
Basidiomycetes in presence of several different antagonist (Li, 1981: Rayner &
Boddy, 1988). On the other hand, the formation of chlamydospores and conidia
at the interaction interface by L. sulphureus (never observed in the margin of the
colony of control cultures) might represent a survival mechanism before being
overgrown by P. tigrinus or T. extenuata. In nature a piychogastric anamorph
of L. sulphureus is known (Overholts, 1953).
Pigmentation of the medium was also a feature of deadlock interaction,
and is a clear sign of phenoloxidase activity (Bulock, 1967: Li, 1981). Associ-
ation of this activity with senescence and other developmental changes has al-
ready been proposed (Rayner & Boddy, 1988; Thompson & Rusterholz, 1982;
Wessels, 1987). This might account for the growth restriction of the replaced
species and the change in the mode of growth of the replacing species, as aggre-
gate organization via products of phenoloxidase activity, may also be involved
(Bullock, 1967; Miranda et al., 1984; Wood, 1985).
The deadlock interactions between the species collected from peach tree
might reflect partitioning in the spatial use of resources (Bradley, 1985; Moore
& Hunt, 1988: Shortle & Cowling, 1978) coinciding with fruit-bodies spatial dis-
tribution.
During colonization of willow we infer that the ecological strategy of the
two replacing species, P. tigrinus and T. extenuata, was to taking over domain,
where L. sulphureus had earlier been present on the standing tree. As mycopar-
asitism was not observed, a non selective mechanism of antagonism could be
implicated (Rayner ef a/., 1987). In branches where L. sulphureus was present,
P. tigrinus and T. extenuata, probably both antagonized first with L. sulphureus,
and later between each other. In fact, after three years, T. extenuata dominated
the court of L. sulphureus and of P. tigrinus. When L. sulphureus was absent T.
Source : MNHN, Paris.
18 L. BETTUCCI and S. SILVA
extenuata first superceded P. tigrinus but later P. sanguineus was the dominant
population of the branches.
Although the ecological strategies of wood-rotting fungi may be modified
by environmental conditions in nature (Rayner et al., 1987), it may be useful to
take them into account in the selection of strains for biotechnological purposes
(Erikkson & Johnsrud, 1982) and for biological control purposes.
ACKNOWLEDGEMENTS
The authors are very grateful to Dr Rolf Singer for his critically reading of the
manuscript and to SAREC for financial support
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w
Source : MNHN Paris
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CARACTÉRISTIQUES DE LA GERMINATION DES
ASCOSPORES DE TERFEZIA ARENARIA (MORIS)
TRAPPE, RECOLTE EN ALGERIE
Z. FORTAS * et G. CHEVALIER **
* Institut des Sciences de la Nature, Université d'Oran-es-Senia,
Algerie.
** LN.R.A., Station d’Agronomie et de Mycologie, 12 av. du
Brézet, 63039 Clermont-Ferrand Cedex, France.
RÉSUMÉ - La germination des ascospores de Terfezia arenaria provenant d’ascocarpes
secs a été obtenue sur quatre milieux de culture différents. Elle est caractérisée par une
phase de latence d'origine inconnue et de durée variable, par un taux de germination faible
et variable également, selon le milieu de culture. Elle est précédée par le gonflement de
l'ascospore, qui double presque de volume. La forme de l'ascospore n'est pas modifiée
Différentes hypothéses sur les mécanismes à l'origine de la dormance des ascospores sont
émises
ABSTRACT - The germination of Terfezia arenaria ascospores originating from dried as-
cocarps was obtained on four different culture media. It was characterized by a latency
period of unknown origin and variable duration and preceded by swelling of the ascos-
pores resulting in a doubling of their volume. The ascospore shape was not modified. Var-
ious hypotheses about the mechanisms which might cause ascospore dormancy are sug-
gested.
MOTS CLÉS : germination, ascospores, dormance, Terfezia arenaria.
INTRODUCTION
De nombreux champignons mycorhiziens sont facilement isolés et
cultivés sur milieux artificiels; par contre, les cultures de mycélium des champi-
gnons des genres Tuber, Terfezia et Tirmania sont plus-difficiles à obtenir. On
ne connait aucun milieu véritablement favorable à la germination des
ascospores de Tuber.
Les méthodes d'isolement et de culture des Tuber ont fait l'objet de
nombreuses recherches. Des travaux sur la germination des ascospores de
Tuber melanosporum ont été effectués par. Melendez-Howell & Cailleux (1971),
Grente & al. (1972), Rouquerol & Payré (1975a). Les différentes méthodes
d'isolement du mycélium et l'obtention des cultures mycéliennes de Tuber
melanosporum ont été rapportées par Fontana (1968, 1971), Chevalier (1972),
Rouquerol & Payré (1975b). En ce qui concerne les Terfez, la germination des
ascospores de quatre espéces de Terfez (Terfezia boudieri, T. claveryi, Tirmania
pinoyi et T. nivea) a été obtenue pour la première fois, au Koweït, par Awameh
& Alsheikh (1979a et b, 1980a et b). Les cultures obtenues à partir de ces
ascospores se sont révélées mycorhizogénes (Awameh et al., 1979).
Source -MNHN Paris
22 Z. FORTAS et G. CHEVALIER
Source : MNHN, Paris
GERMINATION DES ASCOSPORES DE TERFEZ 23
L'objet de cette étude est de présenter les premiers résultats sur les
caractéristiques de la germination des ascospores de Terfezia arenaria (Moris)
Trappe (= Terfezia leonis Tul.).
MATÉRIEL ET MÊTHODES
Les corps fructifères de T. arenaria ont été récoltés en avril 1986 dans
les zones semi-arides d'Algérie (Zeriguel), à proximité de la plante-hôte,
Helianthemum guttatum.
T. arenaria se différencie des autres espèces de Terfez par l'ornemen-
tation des ascospores qui sont sphériques, à verrues ironquées en "dents d'engre-
nage” (Fig. 1); elles mesurent 20,1 + 0,2um de diamètre (Tab. 2)
Dans le cas des Terfez, il n/a jamais été possible d'isoler le champignon
à partir de fragments de glèbe (Fortas, 1990), comme chez les truffes (Fontana,
1968. 1971; Chevalier, 1972); l'isolement à partir de mycorhizes a été réussi par
Awameh & Alsheikh (non publié), suivant la technique utilisée par Chevalier
avec Tuber melanosporum (1972), mais il est délicat; les cultures mycéliennes
ont donc été isolées a partir d'ascospores extraites d'ascocarpes desséchés au so-
leil, pendant deux mois, puis conservés à la température ambiante,
La méthode consiste à prélever des fragments de glébe à partir
d'exsiccata d'ascocarpes dont la surface a été préalablement désinfectée à lal-
cool; les fragments sont réhydratés dans de l'eau stérile, puis broyés à l'aide
d'un homogénéiseur à très faible vitesse, toujours dans de l'eau stérile, de
manière à obtenir une suspension d'ascospores. Une goutte de cette suspension
sporale est étalée à la surface d'une boite de Petri, sur milieu nutritif gélosé.
Figure |: Ascospore de T. aremaria observée au microscope électronique à balayage; les
Verrues sont cylindriques et tronquees au sommet, Echelle: Sum.
Figure 1: Terfezia arenaria ascospores observed by scanning electron microscopy. The
spore warts are cylindrical and their tops are truncated. Scale: Sum.
Figure 2: Gonflement d'une ascospore en cours de germination: remarquer la présence du
slobule refringent à l'intérieur de la spore. Echelle: Oum.
2: Ascospore swelling during the germination. A refringent corpuscle can be
observed inside the spore. Scale: 101m.
Figure 3: Détail de l'exospore rompue, avant l'extrusion du tube germinatif. Echelle:
lou
Figure 3: Detail of the broken exospore before the germ-tube shoots out. Scale: 104m.
Figure 4: Tube germinatif unique émis par l'ascospore; remarquer le diamètre de la spore
en germination par rapport à celui ue la spore non germée. Echelle: 204m.
4: Ascospore with single germ-tube. The diameter of this germinating spore
appears larger than that of the non-germinating one. Scale: 204m.
Figure 5: Deux tubes germinatifs émis par une ascospore; remarquer la libération des glo-
bules lipidiques et le diametre de la spore en germination comparativement à celui
de la spore non germée. Echelle: 104m.
igure 5: Ascospore producing two germ-tubes. The lipid corpuscles are released and the
diameter is larger in the germinating spore in comparison with the поп.
germinating one. Scale: 104m.
Source : MNHN. Paris.
24 Z. FORTAS et G. CHEVALIER
Quatre milieux nutritifs ont été testés:
- le milieu K.LS.R., mis au point par le Kuwait Institute for Scientific
Research; il est préconisé par Awameh & Alsheikh (1979 et b, 1980a et b)
comme milieu d'isolement, de conservation et de multiplication pour différentes
espéces de Terfez; sa composition chimique fait l'objet d'une protection,
- le milieu MmA (Hewitt, 1966), utilisé par Michaels (1982) pour étudier
la croissance de diverses espèces de truffes et repris par Ravolanirina (1986)
pour la culture de cinq espèces de Terfez (quatre espèces du Koweit et une
espèce française),
- le milieu de la Station d'Agronomie de l'L.N.R.A. de Clermont-Ferrand
(Morizet & Mingeau, 1976; Chevalier & Desmas, 1977a) modifie par addition
de maltá 1%,
- le milieu Ma constitué de malt (Cristomalt) a 1%.
Ces deux derniers milieux sont couramment utilisés à l'I.N.R.A. de
Clermont-Fd.
Les boites de Petri ont été incubées à 25°C et observées chaque jour. La
germination a été suivie in vitro, au microscope oplique, et un comptage а ёё
effectué sur 300 ascospores jusqu'à ce que la germination ait cessé. Le taux de
germination a été exprimé par le pourcentage d'ascospores germées par rapport
au nombre total d'ascospores. Les mesures du diamétre des ascospores et de la
section des hyphes de germination ont été analysées slatistiquement par le test
^t de Student. Les valeurs ont été indiquées avec leur intervalle de confiance,
pour un coefficient de sécurité de 95% .
RÉSULTATS ET DISCUSSION
La germination des ascospores a été possible sur les quatre milieux
nutritifs testés (Tab. 1). Quel que soit le milieu, les ascospores possèdent une
phase de latence, dont la durée varie de 5 a 12 jours; le taux de germination est
toujours faible; il varie toutefois selon le milieu de culture (Tab. 1).
La libération de petits globules lipidiques par l'ascospore, avant sa
germination, peut constituer un indice de sa capacité à germer. En période de
germination, les ascospores renferment un ou deux globules très réfringents et
augmentent de volume (Fig. 2), leur diamètre doublant approximativement
(Tab. 2); l'exospore est ensuite rompue (Fig.3) et on observe l'extrusion du tube
germinatif. Les tubes germinatifS sont le plus souvent uniques (Fig. 4); on en
Observe rarement deux (Fig. 5). L'hyphe qui émerge du corps sporal s'allonge
puis se ramifie. Les ascospores peuvent gonfler (Fig. 6) et germer même à
Vintérieur de Vasque; le tube germinatif traverse alors directement la paroi de
Vasque (Fig. 7).
Dans certains lots d'ascospores nous avons souvent observé la présence
de quelques ascospores de couleur et diamètre différant de l'ensemble (Fig. 8 et
9). Ces ascospores de grande dimension mesurent 30,8 à 51,3um de diamètre;
leur couleur est plus foncée et leur ornementation plus dense; elles sont au nom-
bre de un à trois par asque (Fig. 8 et 9). Ces ascospores n'ont jamais germé,
quelle que soit la durée d'incubation. Ce type d'ascospores a également été
observé dans des exemplaires de T. c/averyi récoltés en Algérie.
Source : MNHN. Paris
GERMINATION DES ASCOSPORES DE TERFEZ 25
Miliex| KLSR. | HEWITT MALT | MORIZET
Espèces
T. arenaria nj 5} 5j 12j.
21.1% 14.5% 12.5% 17.8%
T. claveryi 16 j. Ti. 10 j TF
14.2% 37.3% 15.6% 39.2%
T. pinoyi 15j 14 j. 15j. 15 j.
| 127% 16.7% 25% 26.8%
Tableau |: Durée moyenne de la phase de latence (en jours) et pourcentage de
germination des ascospores des especes de Terfez étudiées.
Table 1: Average length of the latency period (in days) and ascospore germination
percentage for the desert truffles species studied.
Espèces | Diamétre des ascospores (en 4)
| avant germination en début de germination
T. arenaria 20,1+0,2 37,6+6,1
T. claveryi 234404 39,340.9
T. pinoyi 17.340.2 33,346.2
Tableau 2: Diamétre des ascospores (en um) avant et en début de germination
Table 2: Ascospore diameter (in um) before and at the beginning of the germination.
A la suite de ces observations, il a été possible de définir quelques
caractéristiques importantes qui sont en accord avec celles faites par les cher-
cheurs du K.I.S.R. sur d'autres espèces.
La germination est caractérisée par une phase de latence d'origine in-
connue. Le pourcentage de germination des ascospores varie, dans une même
espèce, selon les ascocarpes utilisés et le milieu de culture, d'où la difficulté de
préconiser un milieu d'isolement standard pour les Terfez.
Au cours de la germination des ascospores de T. arenaria, le tube
germinatif émerge d'un point quelconque de l'ascospore comme l'ont déjà
signalé Awameh & Alsheikh (1979a et b, 1980a et b) chez les quatre especes de
Terfez du Koweit. Nous n'avons pas observé non plus de site spécifique de sor
tie du tube germinatif, ni l'existence d'un pore. germinatif, contrairement à ce
qu'ont signalé divers auteurs dans le cas des ascospores de Tuber (Melendez-
Howell & Cailleux, 1971; Grente et al., 1972; Rouquerol & Раугё, 1975b). La
germination des ascospores à l'intérieur de l'asque et le passage du tube
germinatif à travers la paroi ascale ont également été observés im vitro par
Dupré & Chevalier (non publié) chez Tuber melanosporum, mais dans ce cas, il
n'y a pas gonflement préalable de l'asc spore.
La présence d'ascospores de grande dimension chez T. arenaria, comme
chez T. claveryi, est difficile à expliquer. Existe-til deux types d'ascospores chez
ces espéces? Ces ascospores ont-elles des propriétés spéciales? Aucun résultat ne
nous a permis de le confirmer étant donné la rareté de ces ascospores et leur
inaptitude à germer.
Des études réalisées sur la germination des ascospores de deux autres
espèces de Terfez d'Algérie, Terfezía claveryi et Tirmania pinoyi n'ont pas da-
Source : MNHN, Paris
26 Z. FORTAS et G. CHEVALIER
Source : MNHN. Paris
GERMINATION D
ASCOSPORES DE TERF 27
vantage permis de connaitre l'origine du faible pouvoir germinatif des
ascospores de ces champignons (Tab. | et 2). Dans le cas de T. melanosporum,
de nombreux facteurs susceptibles d'agir sur la germination des ascospores ont
été évoqués (àge des ascospores, humidité relative, impermeabilité des envelop-
pes sporales) et de nombreux traitements destinés à lever la dormance des
ascospores ont été tentés (chocs thermiques, attaques enzymaliques, traitements
chimiques, etc...) (Grente et al., 1972; Kulifaj, 1984). Il est certain que la
dessication du corps fructifére exerce un effet positif sur la germination des
ascospores, comme dans le cas des Terfez; il en est de méme de l'action des
basses températures (Chevalier, non publié). L'âge des spores est également im-
portant, les spores à épispore translucide germant plus facilement que celles à
épispore sombre (Chevalier & Desmas, 19776); enfin, certains traitements chimi-
ques peuvent provoquer l'activation des spores: à l'LN.R.A. de Clermont-
Ferrand, Dupré a obtenu la germination de spores de T. melanosporum à
l'intérieur des asques en les traitant à l'eau oxygenée, mais elle n'a pu renouve-
ler l'expérience.
Comme les ascospores des Tuber, celles des Terfez présentent donc un
phénomene de dormance, mais il est moins prononcé. ll peut s'agir d'une
dormance constitutive (par exemple, barrière mécanique due à l'épaisseur de la
paroi sporale constituant un obstacle à la pénétration d'éléments nutritifs) et ou
exogene (absence de certains facteurs de croissance dans le milieu de culture);
les deux phénomènes peuvent coexister. Le faible taux de germination des
ascospores de Terfez montre que les facteurs qui peuvent lever la dormance ne
sont pas bien maitrisés.
CONCLUSION
L'étude montre que la germination des ascospores de T. arenaria peut
être réalisée in vitro sur différents milieux de culture; elle est difficile, mais n'e:
ge toutefois pas de traitements spécifiques (mécanique, thermique, chimique),
contrairement à celle des ascospores de Tuber melanosporum, en conditions de
milieu identiques. Il est probable que la dormance accentuée des ascospores est
un facteur important de survie dans les conditions difficiles du désert, en été
(sécheresse, lempérature élevée); toutefois, la déshydratation des ascocarpes et
Figure 6: Gonflement des ascospores à l'intérieur de l'asque, au cours de la germination.
Echelle: 104m
Figure 6: Ascospore swelling inside the ascus during the germination. Scale: 10am.
Figure 7: Emission d'un tube germinatif par une ascospore contenue dans un asque.
Echelle: 104m.
Figure 7: Production of a germ-tube by an 7 scospore inside the ascus. Scale 104m.
Figure 8: Asque contenant une seule
diamétre par rapport à celui de la spore normale.
scospore de grande dimension; remarquer son
chelle: 10m.
Figure 8: Ascus containing a single large ascospore. Its diameter is larger than that of a
normal spore. Scale: 10am
Figure 9: Asque contenant trois ascospores de grande dimension; remarquer la densité de
leur ornementation. Echelle: 104m
Figure 9: Ascus containing three large ascospores. The density of their ornementation is
notable. Scale: 104m
Source : MNHN. Paris
28 Z. FORTAS et G. CHEVALIER
l'abrasion de la paroi des ascospores par le sable transporté par le vent doivent
étre des facteurs particuliérement favorables à la levée de dormance des
ascospores de Terfez qui se trouvent ainsi prêtes à germer à l'arrivée des
premières pluies d'automne.
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FUNGAL FLORA AND AFLATOXIN ASSOCIATED WITH
COCOA, ROASTED COFFEE AND TEA POWDERS
IN EGYPT
АЛІ. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. E-MAGHRABY
Botany Department, Faculty of Science, Assiut University, Sohag,
Egypt
ABSTRACT - 47 species and 2 varieties belonging to 26 genera of fungi were collected.
from cocoa, roasted coffee and tea powders on glucose- and cellulose-Czapek-Dox (free
from sucrose) agar at 28 and 45°C. The results obtained on the two types of media were
basically similar and the most common fungi (at 28°C) in the three substrates were: As-
pergillus flavus, A. fumigatus, A. niger and Penicillium chrysogenum. Some fungi were pre-
valent only in one or two substrates on the two types of media such as A. flavus var. co-
lumnaris in cocoa and coffee, and Mucor hiemalis in cocoa. On the other hand some fungi
were common only on cellulose agar as A. sydowil, Cladosporium herbarum, Emericella ni-
dulans and P. duclauxi in cocoa; P. brevicompactum, Rhizopus stolonifer and Stachybotrys
arra in coffee; P. cyclopium and Scopulariopsis brevicaulis in tea; and Chaetomium globo-
sum in cocoa and tea. A. fumigatus was also the most common thermophilic (or thermo-
tolerant) fungus in the three substrates. Rhizomucor pusillus, a true thermophile, was re-
covered rarely from cocoa and roasted coffee.
Six samples (2 and 4 samples of cocoa and tea, respectively) proved to be toxic to
brine shrimp (Artemia salina) larvae. Thin-layer chromatographic analysis revealed that
the toxic samples were contaminated by aflatoxins B, and By (2.8-21.7ug kg). Exper-
imental infection of the different substrates by A. flavus Link (CMI, 102135) proved that
tea was more susceptible for aflatoxin contamination,
RÉSUMÉ - 26 genres de champignons (47 esp. + 2 var.) ont été isolés à partir de pou-
dres de cacao, café torréfié et thé, sur milieux Czapek-glucose et -cellulose à 28 et 45°C.
Les résultats obtenus sur ces deux milieux sont similaires et les champignons les plus com-
muns, pour les 3 susbtrats et à 28°C, sont: Aspergillus flavus, A. fumigatus, A. niger et
Penicillium chrysogenum. Quelques champignons n'apparaissent que sur 1 ou 2 substrats:
A. flavus var. columnaris pour le café et le cacao, Mucor hiemalis pour le cacao. D'autres
champignons sont fréquents uniquement sur milieu cellulose: 4. sydowii, Cladosporium
herbarum, Emericella nidulans et P. duclauxi chez le cacao; P. brevicompactum, Rhizopus
stolonifer et Stachybotrys atra chez le cafe, P. cyclopium et Scopulariopsis brevicaulis chez
le the; Chaetomium globosum chez le cacao et le thé: A. fumigatus est le champignon
thermophile (ou thermotolérant) le plus commun des 3 substrats. Rhizomucor pusillus,
thermophile vrai, est rarement rencontré chez le café et le cacao.
6 échantillons (2 pour le cacao, 4 pour le thé) sont toxiques pour les larves
d'Artemia salina. Les chromatographies en couche mince révèlent que ces échantillons
sont contaminés par des aflatoxines By et В». L'infection expérimentale des différents sub-
strats par A. flavus montre que le thé esi le plus sensible à la contamination par les
aflatoxines.
KEY WORDS : Cocoa fungi, roasted coffee fungi, tea fungi, aflatoxin.
Source : MNHN. Paris
32 A.LI. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. E-MAGHRABY
INTRODUCTION
Almost 100% of the annual world of green coffee, cocoa beans and tea
are produced in developing countries. Latin America and Africa are the main
producers of cocoa and coffee, whereas South of Asia is the main producer of
tea in the world (FAO, 1988).
Spores of several fungi are always present in large numbers and have the
ability to grow on foods, animal feeds or the raw materials used in the manufac-
ture of these commodities. In Egypt, several investigations have been carried out
on fungi contaminated seeds and grains (Moubasher et al., 1972; Abdel-Kader
et al., 1979; El-Kady et al., 1982a; Abdel-Hafez et al., 1987, Abdel-Hafez, 1988;
El-Maghraby & El-Maraghy, 1988; Abdel-Mallek et al., 1990), animal feed
stuffs (El-Maghraby, 1989) and human foods (Abdel-Naser, 1990), but none of
these studies have been conducted on cocoa, roasted coffee and tea powders
commonly used in Egypt as soft drinks (with or without sugar or milk). Also,
cocoa is widely used in sweet manufacture, especially chocolate.
Many filamentous fungi are able to produce a wide range of secondary
metabolites. Some of these metabolites are pigments, some have antibiotic prop-
erties and others are mycotoxins. The mycotoxins are metabolites which cause
illness or death on human, or his domesticated animals, following consumption
of a domesticated food. The illness itself is referred to mycotoxicosis. Among
these mycotoxins are the aflatoxins which are secondary metabolites produced
by Aspergillus flavus and A. parasiticus. Their recognition as potent carcino-
gens in human and some animal has made them the subjects of government leg-
islation as well as valuable tools, in the study of cancer (Moss & Smith, 1985).
In Egypt, the contamination of several commodities such as seeds, grains, meat
products and other food and feed stuffs have been carried out (Abdel-Hafez &
El-Maghraby, 1987; Abdel-Hafez et al., 1987 a, b; El-Maghraby & El-Maghra-
by, 1987, 1988; Abdel-Naser, 1990).
The present investigation aimed at studying the contamination of coffee,
cocoa and tea powders with filamentous fungi, as well as mycotoxins. Also, the
production of aflatoxins B, and B; on the above three substrates by Aspergillus
flavus (CMI 102135) were also studied.
MATERIALS AND METHODS
Twenty samples of each of cocoa, roasted coffee and tea powders (about
100-150g each) were collected from different markets from five Governorates in
Upper Egypt namely; El-Minya, Assiut, Sohag, Qena and Aswan. Four samples
of each substrate were collected from each Governorate. Each sample was
placed in a sterile polyethylene bag and transferred to the Mycological laborato-
гу and kept in a cool place (3-5°C) till fungal and mycotoxins analysis.
Determination of moisture content
Each substrate was dried in an oven for 24 h at 105°C, then cooled in a
dessicator and re-weighed. The moisture content is expressed as percentage of
the dry weight
Source : MNHN, Paris
FUNGAL FLORA AND AFLATOXIN 33
Determination of fungi
The dilution-plate method as described by Johnson & Curl (1972) was
used for isolation of fungi. Czapek-Dox agar basal medium (g/litre: sodium ni-
trate 3.0; magnesium sulfate 0.5; potassium chloride 0.5; iron sulfate 0.01; di-po-
tassium hydrogen phosphate 1.0; agar-agar 15.0; pH] 7.30.1) in which the 3%
sucrose were substituted separately with either of 1% glucose or 2% microcrys-
talline cellulose, were used for isolation of glucophilic and cellulose-decomposing
fungi respectively. These two carbon sources, added separately in basal medi-
um, are suitable for isolation of a wide range of fungal species from the three
tested substrates. Streptomycin (20 U/ml) and rose bengal (30 ppm) were added
to the medium as bacteriostatic agents. Fifteen plates (5 plates for each type of
medium and the other 5 plates for thermophilic fungi) were used for each sam-
ple. Plates were incubated at 28°C (mesophilic fungi) or 45°C (for thermophilic
and thermotolerant fungi) for 1-2 weeks and the developing fungi were identi-
fied, counted and the numbers were calculated per g of each substrate.
The following references were used for the identification of fungi (purely
morphologically; based on macro- and microscopic characteristics): Raper &
Fennell (1965), Ellis (1971), Booth (1971), Pitt (1979), Domsch et al. (1980),
Ramirez (1982), Sivanesan (1984).
Mycotoxins analysis
1- Extraction procedure
25 g of each sample of coffee, cocoa and tea powders were transferred
to 250ml Erlenmeyer flask containing 150ml of 80°% acetone-water and placed
on rotary shaker for 24h. The solvent was decanted off and re-extraction by
150ml of acetone. The acetone extracts were combined and filtered through
Whatman n° 1 filter paper. The aqueous acetone solution was reduced in vol-
ume by flash evaporation and the filtrate washed twice with 50ml n-hexane in a
250ml separatory funnels, and the n-hexane layer was discarded. The resulting
solution was extracted with chloroform (three time, 50ml each). The extracts
were combined and traces of water were removed with anhydrous Na, SO,. The
chloroform extract was concentrated in vacuum and the dry material was trans-
ferred to 1- dram vials with small amounts of chloroform, and the solution was
evaporated to neat dryness under a stream of nitrogen.
2- Clean up of the crude extracts
The dry material was suspended in SOml chloroform and applied to sili-
ca gel column (200 mesh, Merck) (A.O.A.C., 1980). The column was washed
with 150mI n-hexane, followed by 150ml ether, and aflatoxins were eluted with
150ml of 3% methanol-chloroform, which was then concentrated under a
stream of nitrogen.
3- Chemical detection of mycotoxins
For qualitative detection of mycotoxins, thin layer chromatography tech-
nique was used using precoated silica gel 60 plates (E, Merck, Germany). Afla-
toxins Bj, Bj, G, & Gy; ochratoxins A & B; sterigmatocystin, T-2 toxin and dia-
cetoxyscirpenol were applied as standard references. All of mycotoxin standards
used through this study were kindly provided by Prof. Dr. G.A. Bean, Univer-
sity of Maryland, U.S.A. The developing solvent system was methanol-chloro-
form (V/V, 3:97) and the developed plates were viewed under short wavelength
UV (252nm) light (A.O.A.C., 1980). For quantitative determination of aflatox-
Source : MNHN, Paris
34 A.LI. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. E-MAGIIRABY
ins, the fluorescent zones, including standards, were removed from the plates
and the aflatoxins were disolved in chloroform. The concentrations were deter-
mined spectrophotometrically (Cecil model 703 spectrophotometer) using the
molecular coefficient of 21,800 at 362nm as reported by Asao et al. (1963).
Presence of ochratoxins was confirmed by formation of the fluorescent
methyl esters according to the method described by Nesheim et al. (1973). Re-
action with trifluoroacetic anhydried had been also applied for derivatization of
ochratoxin A (Broce, 1970).
Presence of sterigmatocystin was confirmed according to the method of
Josefsson & Moller (1977).
Diacetoxyscirpenol and T-2 toxins were confirmed according to the
method described by Takitani et al. (1979).
Substrates and inoculation with Aspergillus flavus
SOg of each of moistened (40% HO) autoclaved substrate (cocoa, roast-
ed coffee or tea) in 500ml Erlenmeyer flask were inoculated with Sml spore sus-
pension (approximately 7x10! conidia) of Aspergillus flavus (CMI, 102135).
The cultures were incubated at 28^ + 1°C for 2 weeks and then at 10° + 1°C
for another 2 weeks. 25g of the samples were transferred to 250ml Erlenmeyer
flask containing 100ml of chloroform and placed on rotary shaker for 24h. The
chloroform extract was filtered, concentrated, transferred to l-dram vial, and
the solution was evaporated under a stream of nitrogen. The dry material was
cleaned up as previously mentioned.
Brine shrimp test
For mycotoxins-bioassay, brine shrimp (Artemia salina L.) larvae were
used according to the method described by Korpinen (1974). 20ug of the previ-
ous extracts were added to 2ml sea water containing 60-100 larvae. After 24h,
the percentage of mortality was determined.
RESULTS AND DISCUSSION
The moisture content of cocoa, roasted coffee and tea powder samples
was considerably low and ranged between 2.8-3.9%, 2.1-4.9% and 5.3-8.1%, re-
spectively.
Glucophilic fungi (species growing on Czapek-Dox medium with glucose at 28°C)
The total count of filamentous glucophilic fungi in samples tested widely
fluctuated between 120-1050, 110-980 and 160-1280 colonies g of cocoa, roasted
coffee and tea powders, respectively. It is worthy to mention that samples with
high values of moisture contents coincided with high numbers of fungi and vice
versa.
Forty-four species and one variety belonging to 25 genera were collected
from cocoa (11 genera, 23 species + 1 var.), coffee (16 genera, 26 species + 1
var.) and tea powders (11 genera, 24 species + 1 var.) on glucose-Czapek-Dox
agar (free from sucrose) at 28°C (Tables 1-2). All of these fungi were firstly iso-
lated from the above three substrates in Egypt, but almost the majority of them
were found previously from seeds and grains by several researchers.
Source : MNHN, Paris
FUNGAL FLORA AND AFLATOXIN 35
Glucose-Cz. Cellulose-Cz
Genera Cocoa Coffee Tea Cocoa Coffee Tea
AA A A A E NEED
acremonium (1) TO RR LA or x
Aleernaria (1) Oe cd E SE Meuse aor Mesi cess а
Aspergillus {1141 variety) 84.1 100 74.4 100 74.7 100 79.2 100 71.8 100 75.7 75
Botzyotrichum (1) т AES M A coke р:
chaetonium (1) ze m E бы о OS Ii o
Cladosporium (3) о Е
Cochliobolus (1) OE o DE si x ICM
Cunninghamella (1) ОИ pude eum COMAS dm E
Erericella (1) OS ES и яс
Eurocium (Т) ПИЕ ЕГЕ nr n woes
Fennettia (1) - - SE = AMEN ON AP LY
Fusarium (1) te dine las ci. coh a
Gibberella (1) ee ha e TI Sit C UE OH ES =
Geotrichum (1) EE NÉS bons CN e a vm. a
Mucor (2) Е SP A) о
Hyrothecium (1) CRC CR > DEIN AT
seceria (1) SN a A MS.
Paecilomices (1) O22" AO Ose ET CN
Fenicillium (8) 5.9 60 12.7 70 14.4 55 7.0 50 13.8 55 14.0 40
Anizopus (1) 92 5 ом A 26 0 ого
Scopulariopsis (1) ев о O 5
Stachybotrys (1) LI SO. в то LN Eo EE
Syncephalastrum (1) no 20 - 5 TE E - M У н =
Trichoderma (1) ЗК sujet en E LER Cri
Uloctadium (1) = LS Jere af TE 0 M E 5
Nycelie sterilia ОО СС ore E NE EE.
% Total count 100 100 100 100 100 100
Number of genera = 25 n 16 n 9 14 8
Number of species=46+1 var. 2341 var. 2641 var. — 24 180 var. 23d var. 14
Figures between parenthesis refer to the number of species.
Table 1. - Percentage counts (%C, calculated per total fungi) and percentage frequency of
occurrence (%F, calculated per 20 cases) of various fungal genera recovered from
cocoa, coffee and tea powders on glucose- and cellulose-Czapek-Dox (free from
sucrose) agar at 28°C.
Tableau 1. - Fréquences d'isolement des différents genres de champignons obtenus à par-
tir des poudres de cacao, café et thè sur milieux Czapek-glucose et -cellulose à
28°C.
Aspergillus was the most prevalent genus and was encountered from all
samples comprising 84.1, 74.4 and 74.7%.of total fungi in cocoa, coffee and tea,
respectively. It was represented by 9 species and 1 variety (9+1, 6+1 var. and
7 species in cocoa, coffee and tea, respectively) of which A. flavus, A. fumigatus
and A. niger were the most common in the three substrates. They emerged in
Source : MNHN. Paris
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36
Source : MNHN. Paris
37
FUNGAL FLORA AND AFLATOXIN
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Source : MNHN, Paris
38 A.LI. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. E-MAGHRABY
45-95% of the samples contributing 9.54-49.67% of total Aspergillus and
7.1-37.1% of total fungi. A. flavus var. columnaris was recovered only, in high
incidence, from cocoa and coffee. It occurred in 70 and 55% of the samples
matching 19.06 and 26.8% of total Aspergillus and 16.04 and 19.95% of total
fungi, respectively. Abdel-Kader £ Al-llubaishi (1985) isolated 12 species of As-
pergillus from 20 samples of coffee fruits collected from Yemen Arab Republic
and the most common species were A. flavus, A. niger, A. ustus and A. terreus.
The above species were also common on animal feed stuffs, human food and
various types of seeds and grains in Egypt (Moubasher et al., 1972; El-Kady et
al., 1982a,b; Abdel-Hafez et al., 1987a; Abdel-Hafez, 1988; Abdel-Naser, 1990)
or in many parts of the world (Salcado & De Carvalho, 1980; Supriaman &
Palmer, 1981. Abdel-Hafez, 1984). A. spdowi and À. terreus in three substrates;
A. niveus and A. versicolor in cocoa; A. parasiticus in cocoa and tea; and A. ta.
marii in coffee and tea were isolated in low or rare frequency of occurrence.
The above Aspergillus species were infrequently encountered from various subs-
trates in different places of the world (Domsch et al., 1980).
Penicillium ranked second in the number of cases of isolation and was
recovered from 60, 70 and 55% of the samples constituting 5.9, 12.7 and 14.4%
of total fungi in cocoa, coffee and tea, respectively. Of the genus 8 species were
collected of which P. chrysogenum was the most common in the three substrates.
It occurred in 55, 40 and 45% of the samples matching 66.6, 29.8 and 62.5% of
total Penicillium and 3.94, 3.79 and 8.99% of total fungi, respectively. P. citri-
num and P. funiculosum in the three substrates; P. brevi-compactum in cocoa
and coffee; P. corylophilum in cocoa; and P. albidum, P. cyclopium and P. jen-
senii in tea were encountered in low or rare inçidence. Levi & Barker (1968)
isolated several members of Penicillium from green coffee beans. Abdel-Kader
& Al-Hubashi (1985) collected 11 species of Penicillium from coffee fruits in Ye-
men and the most common were P. chrysogenum, P. funiculosum and P. nota-
tum. Also the previous species have been found to contaminate various types of
seeds and grains in Egypt (Moubasher et al., 1972; El-Kady et al., 1982a; Ab-
del-Hafez et al., 1987; Abdel-Mallek et al., 1990; El-Maghraby & El-Maraghy,
1987), as well as on various substrates all over the world (Domsch et al., 1980).
Cladosporium (represented by C. cladosporioides, C. herbarum and C.
macrocarpum) in coffee and tea; Mucor (M. circinelloides and M. hiemalis) in
cocoa; and Paecilomyces (P. variotii) in tea were recovered in moderate fre-
quency of occurrence, but in the other substrates were completely missed or en-
countered in low or rare incidence (Table 2). C. cladosporioides, C. herbarum,
C. macrocarpum and M. hiemalis had been found, but with various numbers
and incidence, on coffee fruits from Yemen (Abdel-Kader & El-Hubaishi, 1985).
Acremonium (A. strictum), Alternaria (A. alternata), Botryotrichum (B.
atrogriseum), Chaetomium (C. globosum), Cochliobolus (C. spicifer), Cunnin-
ghamella (C. echinulata), Emericella (E. nidulans), Eurotium (E. chevalieri),
Fennellia (F. flavipes), Fusarium (F. oxypsorum), Gibberella (G. fujikuroi),
Geotrichum (G. candidum), Myrothecim (M. . verrucaria), Nectria (N. haema-
tococca), Rhizopus (R. stolonifer), Scopulariopsis (S. brevicaulis), Stachybo-
trys (S. atra), Syncephalastrum (S. racemosum), Trichoderma (T. viride), Ulo-
cladium (U. botrytis) and mycelia sterilia were infrequently encountered from
one or more substrates (Table 2). Most of these fungi were associated with vari-
ous types of seeds and grains, food and feed stuffs and other substrates in Egypt
and in many parts of the world as reported by several investigators.
Source : MNHN. Paris
FUNGAL FLORA AND AFLATOXIN 39
Cellulose-decomposing fungi (species growing on Czapek-Dox medium with
cellulose at 28°C)
Thirty-one species and | variety belonging to 15 genera were collected
from cocoa (9 genera, 18 species + 1 var.), coffee (14 genera, 23 species + 1
var.) and tea powders (8 genera, 14 species) on plates of cellulose-Czapek-Dox
(free from sucrose) agar at 28°C (Tables 1-2). The total count of cellulose-de-
composing fungi ranged between 100-860, 80-660 and 120-740 colonies/g dry
weight of each of cocoa, roasted coffee and tea respectively. The results ob-
tained in plates of cellulose agar were basically similar to those on glucose agar
and the most common fungi in the three substrates were: Aspergillus flavus, A.
fumigatus, A. niger, Paecilomyces variotii and Penicillium chrysogenum. Some
fungi were prevalent in one ot two substrates such as A. flavus var. columnaris
and P. funiculosum in cocoa and coffee; A. sydowii, Cladosporium herbarum,
Emericella nidulans, Mucor hiemalis and P. duclauxii in cocoa; M. circinel-
loides, P. brevi-compactum, Rhizopus stolonifer and Stachybotrys atra in coffee;
P. cyclopium, Scopulariopsis brevicaulis in tea; and Chaetomium globosum in
cocoa and tea. Al-Hubaishi & Abdel-Kader (1985) found that the most preva-
lent fungi associated with coffee fruits of Yemen on plates of cellulose agar were:
Alternaria alternata, Aspergillus flavus, A. niger, A. ochraceus, Chaetomium glo-
bosum, Cladosporium herbarum, Fusarium oxysporum, Penicillium notatwm and
Phoma humicola. Several of the above fungi were encountered, but with differ-
ent numbers and frequency of occurrence, from Egyptian seeds and grains on
cellulose agar plates (Abdel-Hafez & Abdel-Kader, 1980; Mazen et al., 1984;
Abdel-Hafez et al., 1987a; Abdel-Ilafez, 1988). Also, all fungal species recov-
ered on plates of cellulose agar were reported to be cellulose-decomposing but
with diflerent ability as reported by several researchers. The remaining species
were less frequently encountered (Table 2).
‘Thermophilic and thermotolerant fungi (species growing on Czapek-Dox medium
with glucose at 45°C).
Seven species and 1 variety belonging to 4 genera were collected from
cocoa (3 genera, 6 species), coffee (4 genera, 7 species) and tea powders (3 gen-
era, 5 species + 1 var.) on plates of glucose-Czapek-Dox (free from sucrose)
agar at 45°C (Table 3). Aspergillus fumigatus was the most common species in
the three substrates. It occurred in 100, 60 and 80% of the samples matching
93.88, 61,7 and 94.8% of total Aspergillus and 89.03, 56.8 and 89.57% of total
fungi in cocoa, roasted coffee and tea powders, respectively. À. fumigatus has
long bean known as thermophilic fungus. But Cooney & Emerson (1964) con-
sider it as thermotolerant as it has a maximum near to 50°C, but a minimum
well below 20°C. This species was also the most common thermophilic (or ther-
motolerant) fungus found on peanuts (Moubasher et al., 1979), anise, caraway,
coriander, cumin and funnel seeds in Egypt (Abdel-Hafez et al., 1987b), as well
as on freshly harvested rice seeds from Malaysia (Kuthubutheen, 1979). Mou-
basher et al., (1982) found that A. fwmigatus was active colonizer of wheat and
broad-bean straws. Sellars et al. (197€) mentioned that A. fumigatus could. de-
grade barley husk and produce 1,4 f-glucanase and f-glucosidase. A. flavus, A.
niger, Emericella nidulans, E. nidulans var. latus, Paecilomyces variotii, Rhizo-
mucor pusillus and sterile mycelium were infrequently encountered from one or
more substrates. These fungi were also encountered, but with different numbers
and incidences, from some Egyptian seeds on plates of glucose-Czapek's medi-
um at 45°C (Moubasher et al.,, 1979; Abdel-Hafez et al., 1987b). Thermophilic
and/or thermotolerant fungi were able to cause serious deterioration of palm
kernels (Oso, 1979) and peanuts seeds (Moubasher et al., 1979) during storage.
Source : MNHN, Paris
40 A.LI. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. E-MAGHRABY
Cocoa Coffee Tea
Genera and species PE NCI NCI
& OR & OR & OR
Aspergillus (total count) 735 20H 405 18H 770 19H
A. flavus Link WX. SLM Eun E FR
A. fumigatus Fresenius 690 20H 250 12H 730 16H
A. niger Van Tieghem 10 RA NG WR E ER
A. terreus Thom 10 2R 35 4L Е -
Emericella (total count) 20 З 10 DR 5 TR
E. nidulans (Eidam)
Vuillemin 20 3L 10 28 a
E. nidulans Var. latus
Thom & Raper 2d - - 5 ТЕ
Paecilomyces variotii
Bainier - - E EN
Rhizomucor pusillus (Lindt)
Schipper aE eba Ke. WAT né
Sterile mycelium Б E
Gross total count 775 440 815
Number of genera = 4 3 4 3
Number of species = 7+1 var. 6 7 5+1 var.
Occurrence remarks (OR): H= high occurrence (between 11-20 cases; out of
20), M- moderate occurrence (between 6-10 cases), L= low occurrence (bet-
ween 3-5 cases),
= rare occurrence (1 or 2 cases).
Table 3. - Total counts (TC, calculated per g dry substrate), number of cases of isolation
(NCI, out of 20) and occurrence remarks (OR) of various fungal genera and spe-
cies recovered from cocoa, coffee and tea powders on glucose-Czapek-Dox (free
from sucrose) agar at 45°C.
Tableau 3. - Genres et espéces de champignons isolés à partir de poudres de cacao, café et
thé, sur milieu Czapek-glucose à 45°C.
tural occurrence of aflatoxin
The toxicity test using brine shrimp larvae revealed that the extracts of 2
and 4 samples of cocoa and tea, respectively, were toxic to the test organism.
Thin layer chromatographic (TLC) analysis proved that aflatoxins B, & B, were
present in different cocoa and tea substrates (12.6-21.7 and 2.8-18.4 ug/kg in
each of cocoa and tea, respectively) (Table 4). These six samples were heavily
contamined with one or two members of Aspergillus flavus group (A. flavus, A.
flavus var. columnaris or A. parasiticus) (Table 4). Roasted coffee samples
proved to be free from aflatoxins B, & B, or other toxins. In this respect, afla-
toxin and sterigmatocystin have been previously reported to contaminate green
Source : MNHN. Paris
FUNGAL FLORA AND AFLATOXIN 41
Substrate Moisture Brine Aflatoxin
shrimp* identified Aflatoxins producing fungi
number content test (pg/kg)
(x) (X of dead
el larvae)
Cocoa
1 3.9 A Bi &8, (21.7 ug) а. flavus, A. parasiticus
10 357 8 B, & 82 (12.6 ug). A. flavus, A. flavus Var
columnaris
Tea
2 5.8 i 8, & B, (3.6 ng) a. flavus
3 7.3 с 8, & B, (4.2 ug) a. flavus, A. parasiticus
7 8.1 B 8, 8.8, (18.4 yg) а. flavus, 4. parasiticus
20 6.2 с B, 58, (2.849) A- flavus
* Brine shrimp test: A= high toxicity, more than 75% mortality of brine shrimp
larvae; B= moderate toxicity, between 50-75% mortality of brine shrimp larvae;
C= low toxicity, between 25-49 mortality of brine shrimp larvae.
Table 4. - Sample number, substrate type, moisture content (%), biological assay, na-
turally occurring of aflatoxins identified and common aflatoxin -producing fungi
of the toxic samples
Tableau 4 - Test et composition en aflatoxines des échantillons toxiques.
Substrate Brine shrimp* Aflatoxins production**
(259) test (ug/kg dry substrate)
Cocoa А 30
Coffee с 1.4
Теа А 72
* Brine shrimp test: A= high toxicity, more than 75% mortality of brine | shrimp
larvae; B= moderate toxicity, between 50-75 mortality of brine shrimp larvae;
C= low toxicity, between 25-49 mortality of brine shrimp larvae.
** Aflatoxins production: Average of two determination of UV spectrophotometer,
where the individual analysis agreed to within + 103.
‘Table 5. - Brine shrimp test and production of aflatoxins on moistened cocoa, roasted cof-
fee and tea powders in relation to their requirements by Aspergillus flavus (CMI,
102135),
Tableau 5. - Infection expérimentale de différents substrats par Aspergillus flavus, test et
production d'aflatoxines.
coffee beans at a level of 20-400ug/kg (Levi & Barker, 1968; Schroedar & Sto-
rey, 1976; FAO, 1979). Also aflatoxins B, & B were the only mycotoxins
which have been previously recorded as a contaminant of cocoa beans at con-
centration of 4.87yg/kg and also in cocoa products (chocolates) in USA at a
level of 10ug/kg (FAO, 1979). In Egypt, aflatoxins have been identified as na:
tural contaminant of some seeds and grains (El-Khadem et al., 1983; Youssef,
Source : MNHN. Paris
42 A.LL ABDEL-HAFEZ and О.М.О. Е-МАСНКАВУ
1986; El-Maghraby & El-Maraghy, 1987; Sabah Saber, 1987; El-Maghraby,
1989).
Biological assay, TLC analysis and U.V. spectrophotometer proved
clearly that tea was more susceptible for contamination by aflatoxins B, & B;
than cocoa (72 and 30ug kg dry tea and cocoa, respectively) (Table 5). Coffee is
weakly susceptible for production aflatoxins (1.4ug kg coffee). Aflatoxins gener-
ally refer to a group of toxic crystalline, highly fluorescent bis-furanocoumarin
metabolites produced by Aspergillus flavus and A. parasiticus (Edds, 1979). Af-
latoxin B, causes chromosomal aberration and DNA breakage in plant and ani-
mal cell. It has been demonstrated to cause mutations in several bacterial test
systems (Edds, 1979; Moss & Smith, 1985). El-Zawahri et al. (1977) demon-
sirated that aflatoxin B, is a strong chromosome damaging agent and the treat-
ed cells showed a high rate of breaks and interchanges.
In conclusion, mycological analysis of cocoa, coffee and tea powders re-
veal that these substrates were contaminated with several glucophilic and cellu-
lose-decomposing fungi, especially members of Aspergillus and Penicillium, but
there is no specific fungal characteristics any of these substrates. Also, A. flavus
was encountered in high frequency of occurrence in the three substrates on glu-
cose- and cellulose-Czapek's agar, where this fungus is well known glucophile,
cellulose-decomposer and aflatoxins-producing fungus and was found in large
numbers on the contaminated six samples of cocoa an tea powders by aflatoxins
B, and B;. Hence, precautions must be adopted during handling, transport, stor-
age and processing to avoid contamination and serious deterioration of the three
substrates by filamentous fungi, since several of these fungi could produce myco-
toxins which are harmful to human health. Also some samples of cocoa and tea
proved to be contaminated with aflatoxins B, & B, and these two substrates
were more susceptible for production of aflatoxins than roasted coffee.
ACKNOWLEDGEMENT
The authors are deeply indebted to Prof. Dr. L.A. El-Kady (Bot. Dept., Fac. of
Science, Assiut University) for valuable help. Also many thanks to Prof. Dr. G.A. Bean
(Associate Dean, Faculty of Agriculture and life Science, University of Maryland) for pro-
viding us mycotoxin standards.
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NFLUENCIA DEL TIPO DE SUELO SOBRE LAS PAUTAS
DE COLONIZACION Y EFICIENCIA EN LA SIMBIOSIS
MICORRICICA DE SEIS ESPECIES DE GLOMUS
G. DIAZ*, A. ROLDAN** y J. ALBALADEJO**
* Depto. Biologia Vegetal. Facultad de Biologia. Univ. Murcia.
30071 Murcia. España.
*+* Centro de Edafología y Biologia Aplicada del Segura-CSIC.
Apdo. 4195. Murcia. España.
:SUMEN - Se ha tratado de determinar la efectividad de la simbiosis micorricica entre
vllis cytisoides L. y 6 especies de Glomus, en 3 tipos de suelo (Torripsamment xérico
(A), Torriorthent xérico (B) y Maploxeroll litio (C). La respuesta inducida por los
endófitos difiere según el tipo de suelo, especialmente en los niveles de colonización radical
y de crecimiento. Én el suelo A los hongos más efectivos fueron Glomus etunicatum, G.
mosseae y Glomus sp., aislados de este suelo. G. fasciculatum у О. macrocarpum fueron
mas eficaces en el suelo C. G. epigaeum incrementó el crecimiento en los suelos B y C,
pero no en A. La absorción de P por la planta parece estar en función del hongo en-
sayado y es independiente del contenido en este nutriente del suelo.
ABSTRACT - An experiment to determine the effectiveness of mycorrhizal symbiosis be-
tween Anthyllis cytisoides L. and six Glomus species was carried out in three soil types
(Torripsamment (A), Xeric Torriorthent (B) and Litic Haploxeroll (C)). In soil A, the au-
tochthonous fungi (Glomus etunicatum, G. mosseae and Glomus sp.) were the most effec-
tive in growth improvement. G. fasciculatum and G. macrocarpum were more efficient in
soil C. G. epigaeum increased growth only in soils B and C. P uptake appears to be re-
lated with the asseyed endophyte and independient from P. content in the soil.
KEY WORDS : Glomus, Anthyllis cytisoides, soil type, VA mycorrhizas.
INTRODUCCION
En zonas åridas y semiáridas, la fragilidad inherente a sus ecosistemas
junto con la progresiva degradación y explotación antrópica han provocado que
gran parte de estos territorios, entre los que se incluyen amplias zonas del Sur-
este de España, sufran graves fenómenos de erosión y desertificación. La
pérdida de la cobertura vegetal lleva parejo una disminución de los niveles de
materia orgánica y nutrientes (fósforo y nitrógeno), lo cual dificulta extraordina-
riamente el establecimiento de nuevas especies vasculares.
La utilización de micorrizas en prácticas de revegetación es un tema de
gran interés (Trappe, 1981; Williams &Allen, 1985). La simbiosis mutualista
formada por el hongo endófito y las raices de la planta revierte en un incremen-
lo de la captación de nutrientes, fundamentalmente fósforo (Harley & Smith,
Source : MNHN. Paris
48 G. DIAZ, A. ROLDAN y J. ALBALADEJO
1983; Jeffries, 1987), en una tolerancia a las condiciones de sequía (Nelsen &
Safir, 1981, Ibrahim et al., 1990) y en una mayor resistencia frente al ataque de
patógenos (Dehne, 1982). Varios trabajos muestran la efectividad de la inocu-
lación de plantas con endomicorrizas vesiculo-arbusculares (MVA) en zonas
semiáridas (Roskoski et al., 1982; Barca el al., 1990). Entre las diferentes espe-
cies vasculares susceptibles de ser utilizadas en acciones de revegetación adquie-
ren especial relevancia las leguminosas, debido a su facultad de formar
simbiosis con bacterias fijadoras de nitrógeno (Aziz & Habte, 1990). La selec-
ción de hongos MVA adecuados es un tema de capital importancia (Abbott &
Robson, 1982), ya que no siempre los endófitos naturales son los más ade-
cuados para establecer una simbiosis efectiva (Barea, 1990). Por otra parte, la
capacidad de un hongo MVA para favorecer el crecimiento en simbiosis puede
depender de las caracteristicas del suelo (Hayman £ Tavares, 1985).
Este trabajo tiene el propósito de evaluar la influencia del tipo de suelo
sobre la efectividad de la simbiosis micorricica entre Anthyllis cytisoides L.
(Fabaceae) y seis especies de G/omus endófitos.
MATERIAL Y METODOS
Como planta objeto de la experiencia se ha escogido Anthyllis cytisoides
L., una leguminosa arbustiva ampliamente extendida en el Sureste espanol y zo-
nas próximas del Mediterraneo Occidental. Esta especie crece naturalmente en
zonas cercanas a la costa con precipitaciones que oscilan desde 200 a 650mm
anuales y sobre todo tipo de suelos, ya que está considerada como indiferente
edáfica. Las semillas se recolectaron en junio de 1989 en la Sierra de Carrascoy
(Murcia), y fueron almacenadas a 4'C hasta su uso. Inmediatamente antes de
su siembra fueron sometidas a un proceso mecánico mediante el cual quedaron
desprovistas de todas las cubiertas protectoras.
Se utilizaron seis especies de hongos micorricicos:
Glomus fasciculatum (Thaxter sensu Gerd.) Gerd. & Trappe, procedente de la
Estación Esperimental del Zaidin, Granada.
G. epigaeum Daniels & Trappe, procedente de la estación Experimental de
Rothamsted, Reino Unido.
G. macrocarpum Tul. & Tul, procedente del Instituto de Investigaciones
Agrobiológicas de Galicia, Santiago de Compostela.
G. mosseae (Nicol. & Gerd.) Gerd. & Trappe; G. erunicatum Becker & Gerd. y
Glomus sp. fueron aislados de la rizosfera de Medicago sativa L. que crecia en
la Bahia de Portman, La Union (Murcia).
Estas seis especies de endófitos se cultivaron en macetas con Medicago
sativa durante al menos 12 meses en condiciones de invernadero. Como
inóculo en la experiencia se utilizó en sustrato conteniendo esporas, micelio y
fragmentos de raiz infectados. El inóculo se almacenó en bolsas de polietileno a
una temperatura de 4°C.
Se seleccionaron tres suelos bien diferenciados en cuanto a las
caracteristicas fisico quimicas (Tabla 1) y al material original (suelo A: arenas
de dudas mezcladas con estèriles de explotaciones mineras; suelo B: margas del
Triásico; suelo C: rocas calizas), Todos ellos proceden de localidades de la pro-
vincia de Murcia con ombroclima semiárido (300mm precipitación media
anual) y seriamente afectadas por problemas de desertificación como conse-
cuencia de la degradación química y salinización (suelo A) y degradación bioló-
gica y erosión (suelos B y C).
Source : MNHN, Paris
SIMBIOSIS MICORRICICA 49
Kasim. Na totai Pasim. Corgan. N total Textura Clasificación” Procedencia
(meq/1009) (meg/1009) (ppm) (%) eo
SUELO A 0.51 14,1 2 0.31 0,047 алсо Toresammen! Porman
sueros 0.47 0.13 в 0.61 0.034 arcillolimosa Tomornent xenco — Abanilla
su&oc 2,64 олт 16 3898 0.068 tranco-imosa — Haoloseroll flico — Santomera
* Según Soil Survey Staff (1975)
* According to Sol Survey Staff (1975)
Tabla 1: Características y procedencia de los suelos.
Table 1: Soil characteristics and location.
Como sustrato para el experimento se utilizo una mezcla en proporción
2:1 de cada tipo de suelo con arena (2mm diam.) con el fin de evitar una com-
pactación excesiva. Esta mezcla se esterilizó a 100°C sin presión adicional du-
rante 1h en tres dias consecutivos, para eliminar los hongos nativos. Con poste-
rioridad se dispuso el sustrato esteril en recipientes con 350ml de capacidad.
Para incorporar la microflora original de cada suelo se adicionaron filtrados
extentos de propágulos miccorricicos y un cultivo puro de Rhizobiwn GRH17
(Estación Experimental de Zaidín, Granada). i
Fueron establecidas cinco réplicas para cada uno de los hongos inocu-
lados (incluido el control) en cada tipo de suelo (105 réplicas en total) y se dis-
pusieron en una cámara de crecimiento con un fotoperiodo de 16 horas y tem-
peraturas diurnas y nocturnas de 25^C у 20"C respectivamente. La humedad
relativa se mantuvo en un 57% y la intensidad luminica se fijó en un flujo de
fotones de 420 umol m s^.
El inóculo micorrícico se adicionó incorporando ocho gramos del mis-
mo a una profundidad de 4cm en cada recipiente, que fueron convenientemente
mezclados con el sustrato. Se plantaron un minimo de 7 semillas en cada reci-
piente, las plántulas se clarearon inmediatamente después de la germinación y
se conservaron dos por recipiente.
El periodo de crecimiento de las plantas fue de 14 semanas, transcu-
rridas las cuales fueron recolectadas. Se cuantificaron los pesos fresco y seco
(80°C durante 16 horas) de parte aérea y radical. Porciones de sistema radical
fueron utilizadas para determinar los porcentajes de infección según el método
de tinción de Phillips & Hayman (1970) y el de cuantificación de Giovannetti &
Mosse (1980).
El contenido en fósforo se midió colorimétricamente con reactivo verde
malaquita (Fernandez el al., 1985) tras la digestión de las muestras con nítrico
perclórico 5:3.
El tratamiento estadístico de los datos se llevó a cabo utilizando análisis
de la varianza y las diferencias significativas se establecieron con el test de
Duncan (Duncan, 1955).
Source : MNHN, Paris
50 G. DIAZ, A. ROLDAN y J. ALBALADEJO
RESULTADOS Y DISCUSION
Repuesta a la inoculación en cada tipo de suelo
Los resultados de la experiencia de inoculación en el suelo A (Tabla 2)
muestran que todos los hongos endófitos ensayados aumentan la altura de las
plántulas de modo significativo. Los hongos que producen un mayor incremen-
to positivo tanto en altura como en peso seco de la parte aérea son Glomus
mosseae, G. etunicatum y, en menor medida, Glomus sp.; todos ellos aislados en
este mismo suelo, donde se encuentran de forma natural. Los menos efectivos,
por el contrario, son G. epigaeum y G. macrocarpum, ambos procedentes de
suelos con caracteristicas muy diferentes a las del suelo A tanto en composición
como en condiciones ambientales.
Con relación al incremento de la parte radical, G. fasciculatum y G.
etunicatum se han revelado como los endófitos con mayor capacidad de aumen-
tar esta parte de la planta. En cambio, y al igual que ocurre con la parte aérea,
G. epigaeum y G. macrocarpum manifiestan una escasa o nula efectividad.
Los niveles de fósforo absorbidos por la planta son siempre mayores en
las plantas micorrizadas. Los hongos que provocan un mayor incremento en la
absorción de P en el suelo A son G. mosseae, G. etunicatum y Glomus sp.
En el suelo B (Tabla 3) todos los hongos ensayados produjeron incre-
mentos en altura de las plantas con significaci^n estadística (p « 0.05) respecto al
control. Del mismo modo en todas las plantas micorrizadas se observaron dife-
rencias significativas en el peso de la parte aérea con respecto a las no
micorrizadas.
Pane aérea Parte adres Raiz Rat? infeccion
Hongo inoculado Altura Peso tresco Резо засо Peso fresco Peso seco radical
(mm) (mgiplamta) (maiplanta) (mg/plamta) (тона, (9
oomo ara зага Taa 206 a ET o
Glomus fasciculatum 101 4 790202 80252 105 abs c 77
рава Sas — 2000а 1938 53.3 ab зва 2
G. macrocarpum E 15225 7a
С пола bed 960.5 c плс 18259 275 зо
. etuncatum ned 108376 mane 2968 d FEM m
Glomus sp Sd mai Sabe авла zaz» зв
Valores medios de cinco repeticiones. Los datos seguidos de la misma letra no difieren
Significatvamente para P«0,05 segun el test de Duncan.
Values expressed as mean of five replicates. Data in a column followed by the same letter
are not significamly different (P<0.05) as determined by Duncan's test.
Tabla 2: Respuesta de la inoculación de Anthyllis cytisoides en el suelo A
(Torripsamment)
Table 2: Response to inoculation of Antyllis cytisoides in soil A (Torripsamment)
Source : MNHN, Paris
SIMBIOSIS MICORRICICA 51
Parte area Parte aerea Raiz Raiz Infección
Hongo inoculado Altura Peso fresco Peso seco Рево fresco Peso seco radical
(mm) (mg/pianta) (mgiplanta) — (mg/planta) — (mg/planta) сә
CONTROL. зва 1332 а 266 а 1204 а 145 a o
Glomus fasciculatum — 786. 5878 bc 57.2 bed 2148 ab 188 с 52
G. spgaeum. 56 b 4366 b 508 be 1692 а 132 a 46
G. macrocarpum Te 5015 c 5820 3555 b 206 c 41
G. mosseae СЕЗ 5782 bc 522 cd 206,8 ab 185 bc. 49
G. otunicatum 68 be 5973 с 4625 226,5 ab 195 = 26
Giomus sp me 7458 d заве 2452 ар 256 a 40
Valores medios de cinco repeticiones. Los datos seguidos de la misma letra no difieren
significativamente para P<0,05 segun el test de Duncan.
Values expressed as mean of five replicates. Data in columns followed by the same letter
are not significantly different (P <0.05) as determined by Duncan's test,
isoides en el suelo B (Torriorthent
Table 3: Respuesta de la inoculación de Anshyllis
xérico).
Table 3: Response to inoculation of Anthyllis cytisoides in soil B (xeric Torriorthent).
En el suelo B los hongos más efectivos son Glomus sp. y G.
macrocarpum: pero incluso el menos efectivo, G. erunicatum, produjo diferencias
en peso seco del 76% con respecto al control.
Todos las tratamientos incrementaron positivamente los sistemas radi-
cales con la única excepción de G. epigaeum en que, incluso, se observa un lige-
ro descenso en el peso seco de la raiz. Al igual que ocurre para la parte aérea,
el endófito que manifiesta una mayor respuesta es G/omus sp.
Los hongos más efectivos en la absorción de P son G. fasciculatum y
Glomus sp. G. epigaeum es el endófito con menor capacidad de incrementar la
absorción de P en el suelo B.
Los datos correspondientes al desarrollo de la experiencia en el suelo C
se presentan en la Tabla 4. Todos los hongos inoculados han producido incre-
mentos positivos significativos en altura, peso fresco y seco de la parte aérea y
peso seco de la raiz. En este suelo el hongo mås efectivo es G. fasciculatum que,
a su vez, resultó ser el endófito con mayor capacidad infectiva (72%). La menor
apacidad infectiva de G. epigaeum y G. etunicatum se corresponde en este suelo
con la menor efectividad.
Los mayores incrementos en la absorción de P se encontaron con G.
mosseae, G. fasciculatum y Glomus sp.
Niveles de infectividad
Los porcentajes de infección de los sistemas radicales se pueden conside-
rar como moderados y usuales en este tipo de estudios (Lioi & Giovannetti,
1987; Sylvia & Burks, 1988). En general, los máximos valores de infectividad se
alcanzan en el suelo C. En los tres tipos de suelo ensayados G/omus
fasciculatum resultó ser el más infectivo, aunque esta capacidad de producir
mayor infección no se vió reflejada de modo generalizado en una mayor efecti-
Source : MNHN. Paris
52 G. DIAZ, A. ROLDAN y J. ALBALADEJO
Parte aer rio aerea Raiz Raiz Infección
Hongo inoculado Altura Peso fresco Peso seco Peso fresco Paso seco — radical
(mm) (mgiplanta) (mo;planta) (ma/planta) — (mg/planta) e
CONTROL wa 1214 a 2522 388a 94a o
Glomus lasccutum 145 1 15:64 cd 1525 е 5614 © 392 c. 72
G. epgaeum. 81 be 3442 bc 7360 390.5 abe 3250 49
G. macrocarpum 113 da. 14778 са 107.4 d 3187 bc 284 bc. 50
G. mossese 129 ef 1603,8 са 175 d 6042 с 284 bc 55
8. әштсашт mb 5962 ao зев ьс 159.8 ab 195 b aT
Glomus sp 39 cd 16954 d 1028 ca 396.4 abc 334 c ГА
Valores medios de cinco repeticiones. Los datos seguidos de la misma letra ni difieren
significaivamente para P<0.05 segun el test de Duncan.
Values expressed as mean ot five replicates. Data in a column followed by the same letter
are not significantly different (P<0,05) as determined by Duncan's test.
Tabla 4: Respuesta de la inoculación de Anthyllis cytisoides en el suelo C (Haploxeroll
litico)
Table 4: Response to inoculation of Anthyllis cytisoides in soil C (litic Haploxeroll).
vidad ya que este hongo sólo resultó el más efectivo en incrementar el peso seco
en el suclo C y el que produjo la mayor absorción de P en cl suelo B.
Cabe destacar es que en el suelo A los hongos con menor capacidad in-
fectiva fueron aquellos que mostraron una mayor capacidad para aumentar el
crecimiento y la absorción de P por las plantas. Este comportamiento es general
para los tres endófitos aislados en el suelo A. El hecho de que los hongos
autóctonos en este suelo consigan la mayor efectividad con los menores porcen-
tajes de infección puede ser un indicio de adaptación ecológica. En condiciones
naturales el suelo A recibe escasos aportes hidricos y los niveles de nutrientes
son muy bajos; en esta situación parece razonable que se seleccionen hongos
endófitos que no supongan un excesivo coste energético para la planta. En sue-
los más ricos, o con condiciones favorables para el crecimiento de la planta, el
gasto energético de trasvase de compuestos hidrocarbonados al hongo puede no
ser tan decisivo y limitante para seleccionar binomios hongo/planta viables.
Respuesta de los endofitos segun el tipo de suelo
La respuesta inducida por los hongos endófitos difiere según el tipo de
suelo (Fig. 1). G. fasciculatum produce un notable aumento en el crecimiento de
la planta en el suelo C (casi tres veces más que en el suelo B). Un caso similar
es el de G. macrocarpum. G. epigaeum muestra una buena efectividad en B y C
pero su efecto no difiere significativamente del control en el suclo A. G. mosseae
y G. etunicatum desarrollan una mayor efectividad en el suelo A (donde son
autóctonos) y en el C, pero su capacidad para aumentar el crecimiento de la
planta en el suelo B es bastante escasa. La única especie de endófito que no
presenta grandes diferencias en cuanto a efectividad en los tres suelos ensayados
es Glomus sp. Se puede inferir, por tanto, que la eficacia de un hongo
micorrícico endófito està muy condicionada por el tipo de suelo y soló algunas
especies como Glomus sp. con gran valencia ecológica se pueden considerar
como indiferentes edáficas.
Source - MNHN. Paris
SIMBIOSIS MICORRICICA 53
200
Я
Е
3 а : BP SuclóA
i 100 à Ae Suelo R
h 5 3 Е E E] Suelo C
Е ИА
ч A Cl BI EL
Ge eni ao asc Gs- G6;
Fig. 1. - Peso seco de la parte aérea de Anthyllis cytisoides en los tres suelos ensayados
para cada hongo micorrícico: C, control. Gl, G. fascicularum. G2, G. epigaeum
G3, G. macrocarpum. G4, G. mosseae. G5, G. etunicatum. G6, Glomus sp. Los
valores representados en las columnas con la misma letra no difieren signifi-
cativamente (p « 0.05) segün el test de Duncan.
Shoot dry weights of Anrhyllis cytisoides in the three soil types, inoculated with: C,
control. G1, G. fasciculatum. G2, G. epigaeum. G3, G. macrocarpum. G4, G.
mosseae, G5, G. etunicatum. G6, Glomus sp. Values in a column with the same
letter do not differ significantly (p « 0.05) as determined by Duncan's test.
Asimilación de fósforo
Aunque el contenido en P asimilable es marcadamente diferente en los
tres suelos, este hecho parece no influir en la absorción de P en los controles,
pues todos ellos presentaron concentraciones de este elemento en torno a las
450 ppm (Fig. 2). Cabria esperar que en el suelo C con mayor contenido en P
los controles asimilaran este nutriente en mayor proporción. Sin embargo,
Anthyllis cytisoides se ha revelado como una especie muy dependiente de la
micorrización. En ausencia de hongo simbionte no sólo el desarrollo de la plan-
ta está seriamente limitado, sino también la absorción de nutrientes, aunque esta
última premisa sólo se ha comprobado en el caso del fósforo.
Del mismo modo, las diferencias de P en el sustrato no parecen tampo-
co influir en las pautas de captación en los distintos suelos. No se aprecia como
cabria esperar un mayor contenido en P en las plantas desarrolladas en el suelo
C. En cambio, la absorción de este nutriente por parte de la planta parece estar
en función del hongo ensayado. Sólo se han registrado diferencias para un mis-
mo hongo en distintos suelos en el case de G. fasciculatum y G. mosseae.
CONCLUSION
De los resultados obtenidos se pone de manifiesto que las características
del sustrato pueden influir decisivamente en el comportamiento de diferentes
Source : MNHN, Paris
54 G. DIAZ, A. ROLDAN y J. ALBALADEJO
3000
2000
a
a
=
a
FFE”
Z М биол
Z
Z B Sudot
З ЙИ O Sucot
2 1000 Л.
5 f
$
SN
3
Fig. 2. - Fósforo asimilado por la parte aérea de 4. cytisoides en los tres suelos ensayados
para cada hongo micorricico; C, control. Gi, G. fascicularum. G2, G. epigaeum
G3, G. macrocarpum. G4, G. mosseae. G5, G. enunicatum. G6, Glomus sp.
G6
Fig. 2. - P. assimilated in shoot tissues of A. cytisoides in the three soil types, inoculated
with: C, control, G1, G. fasciculatum. G2, G. epigaeum. G3, G. macrocarpum
G4, G. mosseae. G5, G. erunicatum. G6, Glomus sp.
endófitos VA, tanto en su capacidad de colonización de los sistemas radicales,
como en su efectividad para incrementar cl crecimiento y captación de P en la
planta. Algunas caracteristicas edáficas pueden influir, en condiciones naturales,
en el comportamiento de los hongos en cuanto a producción de esporas y capa.
cidad de infección. La producción de esporas se ha correlacionado positi-
vamente con el contenido en materia orgánica (Nappi ег al.. 1985) y nivel de
humedad del suelo (Walker et al., 1982) negativamente con la concentración de
Na (Ho, 1987) y en forma variable con cl pH (Seikh et a/., 1975; Ho, 1987). En
cualquier caso no está claro cuál es el factor o factores determinantes, aunque
parece más lógico que sea el conjunto de características diferenciales de un de-
terminado suelo (Giovannetti, 1985). La imposibilidad de conseguir cultivos pu-
ros de hongos MVA impide en gran medida la realización de bioensayos con-
ducentes a determinar factores intrínsecos de crecimiento y viabilidad para estos
hongos.
Aunque no existe especificidad en la simbiosis hongo MVA-planta hos-
pedante, puede haber una cierta compatibilidad para determinados binomios
(Smith & Gianinazzi-Pearson, 1988). Esta compatibilidad puede además verse
afectada por el tipo de sustrato, como se deduce el presente trabajo.
Parece evidente, con perspectivas a fines prácticos de aplicación en reve-
&elación, la necesidad de llevar a cabo los ensayos de efectividad con hongos
endomicorrícicos utilizando como sustrato experimental aquellos suelos posible
objeto de recuperación.
Source : MNHN, Paris
SIMBIOSIS MICORRICICA 55
AGRADECIMIENTOS
Este trabajo forma parte del Programa LUCDEME (Proyecto 88 JW 855 A).
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MYCOLOGICAL EXSICCATA FROM BORNEO,
COLLECTED BY ODOARDO BECCARI, KEPT IN THE
HERBARIUM CESATIANUM (RO)
Laura ZUCCONI
Università della Tuscia, Facoltà di Scienze MMF
Camillo de Lellis, 01100 Viterbo, Italy.
N, Via San
ABSTRACT - The extensive mycological exsiccata collected by O. Beccari in Borneo and
studied by V. Cesati is deposited in the Herbarium of the Dipartimento di Biologia Vege-
tale, Città Universitaria, Rome (RO). A complete list of these species is provided with an
indication of their presence in the Cesati Herbarium.
RÉSUMÉ - Les nombreux exsiccata mycologiques récoltés à Bornéo par O. Beccari et
étudiés par V. Cesati, sont déposés dans l'Herbier du département de Biologie végétale,
cité universitaire, Rome (RO). On donne la liste complète de ces espèces avec indication de
leur présence dans l'Herbier de Cesati.
KEY WORDS : Borneo, fungi, O. Beccari, V. Cesati, herbarium,
A study of the mycological section of the Herbarium of Vincenzo Cesati
(1806-1883), preserved at the Herbarium of the Dipartimento di Biologia Vege-
tale, Città Universitaria, Rome (RO) (Zucconi, 1989), enabled the location of a
considerable amount of mycological exsiccata that Odoardo Beccari
(1843-1920) collected in the South-Eastern Asia and presented to Cesati for stu-
dy. The uniqueness of the exsiccata present in the Herbarium of Rome has been
confirmed by a visit at the Herbarium Universitatis Florentinae (Fl), where the
whole Beccari collection is kept. In 1879 this mycological material appeared in
a Cesati work entitled Mycetun in itinere Borneensi Lectorum a Cl. Od. Beccari
Enumeratio.
The label of each specimen presents the name of the collector, the place
of collection, the determination and, though not always, the date of the col-
lection. There are often some original drawings, descriptions and notes hand-
written by Cesati.
In the present paper are reported, following the order of publication, all
the species studied by Cesati and for each one, the presence or absence of the
relative specimen in the Herbarium is indicated. The presence of the specimens
with more than one determination is indicated as uncertain. Finally, those speci-
mens studied and indicated as types by scholars are also pointed out. This mate-
rial has not been the subject, in this work, of any systematic and taxonomic in-
vestigation.
Source : MNHN. Paris
58 L. ZUCCONI
In the Cesati publication there are reported three new genera and more
than 300 species, with numerous varieties; the three new genera and many of the
new species described are found in the Herbarium.
The aim of this work is to inform taxonomists about the presence or ab-
sence of some specimens, making the search easier and promoting their study.
MYCETUM ID
ITINERE BORNEENSI LECTORUM A CL. OD. BECCARI
ENUMERATIO
HYMENOMYCETES
Agaricus ( Tricholoma) sub-gambosus Nob. Absent
A. ( Clitopilus ?) orcellarius Nob. | Absent
A. (Pleurotus) semisupinus Berk. & Br. | Present
- (Omphalia) micromeles Berk. & Br. / Present
(Flammula) paupercula Nob. &S3Present
(Naucoria) myosotis Fr. | Absent
(Crepidotus) mollis Schaeff. / Present
. (Crepidotus) proteus Kalchbr. | Absent
. (Crepidotus) flavomarginatus Berk. & Br. / Present
- (Crepidotus) pezizula Berk. & Br. | Absent
. (Panaeolus) papilionaceus Bull. ? | Absent
Marasmius (Collybia) oreades Fr. ? | Absent
M. ( Mycena) galericula Nob. | Present
M. ( Mycena) arachnoideus B. & C. | Present
ANTHRACOPHYLLUM Nob. n. gen.
A. beccarianum Nob. | Present / holotype (Pegler & Young, 1989)
Heliomyces pauciradiatus Nob. | Absent
Cantharellus bicolor Nob. | Present
Panus copulatus Ehrbg. | Present
Lentinus dactyliophorus Lév. | Present
L. glandulosus Nob. | Present
L. beccarianus Nob. | Present
L. setiger Lev. | Present
L. leucochrous Lev. | Present
Xerotus ? dasypus Nob. | Present
Lenzites brunneola Berk. / Present
L. repanda Fr. | Absent
Boletus ( Viscipellis) longicollis Nob. | Absent
B. ( Viscipellis) subtomentosus L. ? | Absent.
B. ( Calopus Recedens) mandarinus Nob. | Absent.
Polyporus ( Pleuropus) amboinensis Fr. | Present
P. ( Pleuropus) mastoporus Lev. | Present
P. (Pleuropus) lingua Nees | Present
P. (Pleuropus) beccarianus Nob. | Absent
P. (Pleuropus) rhipidius Berk. | Uncertain
P. (Pleuropus) eriopus Nob. | Absent
P. (Pleuropus) polychrous Nob.
1. Forma mesopoda / Present
11. Forma pleuropoda
1. var. rufo-aurata | Present
2. var. pallida | Present
P. ( Pleuropus) flabelliformis Klotschz / Present; var. glabrata concolor | Present
P. ( Pleuropus) grammocephalus Berk. / Present; cum varietate luscescenti, attenuata,
petalode / Uncertain
P. ( Pleuropus) incompletus Nob. | Present
P. (Pleuropus) squamaeformis Berk. | Present
P. (Placodermeus) piceus Nob. | Absent
P. ( Placodermeus) ungulatus Bull. / Absent
P. ( Placodermeus) fulvus Fr. | Absent
ARALAR
Source : MNHN, Paris
HERBARIUM CESATIANUM 59
P. ( Placodermeus) rufo-flavus B. & C. | Present
P. ( Placodermeus) semitostus Berk. Forma resupinata / Present
P. ( Placodermeus) bubidus Berk. ? | Absent
P. ( Placodermeus) aurora Nob. | Present
P. ( Placodermeus) cremorinus Nob. | Present
P. ( Placodermeus) caliginosus Nob. | Present
P. ( Placodermeus) pusiolus Nob. | Present
P. ( Placodermeus) sanguinarius Kl. Present
P. ( Placodermeus) melanoporoides Nob. | Absent
P. ( Placodermeus) zonalis Berk. forma resupinata / Present
P. ( Placodermeus) crocitinctus B. & C. | Present.
P. (Inodermeus) caesiellus Nob. | Absent
P. (Inodermeus) dermatodes Lev. | Present
P. (Inodermeus) zonatus Fr. | Present / cum var. pygmaea | Present
P. ( Inodermeus) confundens Nob. | Uncertain
P. (Inodermeus) paradeniae B. & Br.! | Absent
P. (Inodermeus) bivalvis Pers. | Present
P. (Inodermeus) personatus B. & Br.! / Present
P. ( Inodermeus) vilis Nob. / Present
P. (Inodermeus) hirsutus Er. | Present
P. (Inodermeus) velutinus Fr. | Absent
P. ( Inodermeus) masskarlii Ley. | Absent
P. ( Resupinatus) ravenalae B. $ Br. ! / Present
P. ( Resupinatus) luctuosus Nob. | Present.
P. ( Resupinatus) cinerascens Schw. | Present
P. ( Resupinatus) sarawacensis Berk. / Present
Daedalea lenzitiformis Nob. | Absent
D. platypoda Lev. ? | Absent
D. sanguinea Kl. | Present
D. imponens Nob. | Present / holotype (Parmasto, 1983)
D. pruinosa Lèv. | Present
D. ? velutina Nob. | Present
Trametes colliculosa Berk. | Absent
T. ludificans Nob. | Present
T. versatilis Berk. / Present
Hexagonia subaculeata Nob. | Present
H. polygramma Mont. / Present.
H. vitellina Nob. | Present
H. cesatii Berk. / Present
Favolus ( Mesopus) cillario Mont. | Present
( Pleuropus) tesselatus Mont. / Present
( Pleuropus) scaber Berk. / Present / var. fusca Nob. | Present
( Pleuropus) scaber Berk. var. caespitosa ] Absent
:. (Apus) papulosus Nob. | Present
(Apus) auriculaeformis Nob. | Absent
F. (Apus) cucullatus Mont. | Present
F, (Apus) transiens Nob. | Present
Cyclomyces beccarianus Nob. | Present
Laschia lurida Nob. Present
Merulius similis B. & Br. ? | Present
M. crocicreas Nob. | Present
Hydnum ( Mesopus) ferrugineum Fr. | Present
H. ( Apus) ravakense Pers. | Present
H. ( Resupinatum) glabrescens Berk. & Rav. ? / Present
H. ( Resupinatum) cesati Berk. / Present.
Irpex ( Resupinatus) depauperarus B. & Br. / Uncertain
Grandinia crustosa Pers. | Present
G. (Apus) glabrescens B. & Rav. / Absent
Odontia ? farinacea Nob. | Present
Radulum mirabile B. & Br. ? | Absent
BECCARIELLA Nob. n. gen.
B. insignis Nob. / Present
эта
Source : MNHN. Paris
60 L. ZUCCONI
Cladoderris dendritica (Pers.) Berk. | Present
Craterellus spathularius Berk. & Curtis | Absent
C. cornucopioides Pers. | Present
C. hypolyssoides Nob. | Present
Telephora multipartita Fr. | var. fuscella - Present / var. soluta - Present / var. isarioides,
sterilis - Absent
Stereum ( Mesopus) spathulatum Berk. | Present
S. (Apus) berkeleyanum Nob. | Absent
S. (Apus) rubiginosum Fr. | Uncertain
S. ( Apus) ochraceo-flavum Ellis | Absent
S. (Apus) ochroleucum Fr. | Present
S. (Apus) ferrugineum Fr. ? | Present
Auricularia sordescens Nob. | Present
Auricularia ? An A. lobata Sommf. ? | Absent
Hymenochaete depallens B. & Br. | Present
Corticium ( Himantia) lacteum Fr. | Absent
C. berkeleyanum Nob. | Absent
C. peradeniae B. & Br. / Present
Hypochnus ruberrimus Nob. | Present
Guepina spathularia Fr. | Present
G. fissa Berk. / Absent.
G. palmiceps Berk. Lc. / Present
Guepina sp. n. ? | Present
Clavaria intricata Nob. | Present
C. thwaitesii Berk. & Br. / Present
Hirneola hispidula Berk. / Present
Dacrymyces varius Nob. | Present
DISCOMYCETES
Peziza ( Discina) sarmentorum B. & Br. | Present
P. (Geopyxis) hindsii Berk. var. beccariana Nob. | Absent
P. ( Geopyxis) crocina Mont. / Absent
P. ( Helotium) lenticularis Bull. / Absent
P. ( Helotium) epiphylla Pers. | Absent
P. ( Niptera) cinerea Batsch. | Absent
P. ( Dasyscypha) simillima B. & Br. / Present
Helotium agaricicola B. & Br. ? | Absent
Cyphella scariosa Nob. | Absent
Ascobolus leiocarpus B. €: Br. / Present
Ascobolus sp. | Absent
A. cenangioides Nob. | Absent
Patellaria ? Tympanis? | Absent
Tympanis vermicularis Nob. | Present
GASTEROMYCETES
Hymenophallus indusiatus Cda. | Present
H. roseus Nob. | Absent
Mutinus ? borneensis Nob. | Absent
:planchnomyces luteus Cda. &S3 Present
Cyathus byssisedus (Jungh.) Tul. / Present
Tulostoma pusillum Berk. ? | Present
Lycoperdon pusillum Bull. } Absent
L. scrobiculatum Nob. | Present
Scleroderma columnare B. & Br. | Absent
5. anomalum Nob. | Absent
Stegasma pallidum Nov. | Present
Geaster minimus Schw. | Absent.
Husseia insignis Berk. / Present
H. pachystelis Nob. | Absent
Mitremyces junghuhnii Schldi. & Mull. / Present
Trichocoma paradoxum Jungh. | Present
Lycogala ? | Absent
Arcyria punicea Pers. | Present
Enteromyxa cerebrina Nob. | Present
Source : MNHN. Paris
HERBARIUM CESATIANUM 61
PHACIDIACEI
Phacidium dentatum Fr. | Present
Hypoderma pusillum Nob. | Present
Lophodermium sp. | Absent
Angelina beccariana Nob. &S3Present
Hysterium serpens Nob. | Present
H. berkeleyanum Nob. | Present
Aylographum vagum Lib. | Present
A. spilomoide Nob. | Present
PYRENOMYCETES
Torrubia myrmecophila (Ces.) Tul. / Absent
T. gentilis Nob. | Present
T. ophioglossoides (Ehrh.) Tul. J Present
T. barnesii (Thw.) Nob. / Present
T. adpropinguans Nob. | Absent
T. militaris (Fl. Dan.) Tul. / Absent
Hypocrea rhytidospora Nob. | Present
H. gelatinosa cum var. umbrina Fr. / Uncertain
H. rufa Fr. | Present
H. scutula Cooke / Present
Poronia oedipus Mont. | Present
Sphaerostilbe incerta Nob. | Present / holotype (Seifert, 1985)
Nectria tabacina Nob. | Present
N. haematococca B. & Br. ? / Absent
cinnabarina Fr. | Present
. sanguinea Fr.? | Present
. myriadea Nob. | Absent
coccinea Fr. | Present
tylaria massula Nob. | Present
X. rhizomorpha Mont. | Present
X. acicula Nob. | Present
X. aristata Mont. / Present
X. phyllophyla Nob. | Absent
Xylaria An A. Phyllocharis Mont. ? | Present
axifera Mont. ? / Present
dichotoma Kze. | Present
. caespitulosa Nob. / Present
scopiformis (Kze) Fr. var. eliator | Present
rhizocola Mont. | Absent
exalbata B. & Br. / Present
: gieantea (Zipp. mss. Lév.) Nob. / Present
allantoidea Berk. / Present
intermedia Nob. | Present
plebeja Nob. | Absent
complanata Nob. | Present
hypoxylon var. mucronata Berk. ? / Present
polymorpha Grev. | Present
fissilis Nob. / Present
rhopaloides (Mont.) Berk. ! / Present
gardneri Berk. | Present
melanaxis Nob. | Present
X. guepini Fr. | Present
corniformis Fr. | Present
X. cupressiformis Fr. | Present
Hypoxylon chalybaeum Berk.! a) typica b) congesta c) minor | Uncertain
H. microsporum Nob. | Present
H. pseudo-tubulina Nob. | Present
H. marginatum Schw. | Present
I. stigmoideum Nob. | Present
H. glebulosum Nob. | Present
H. serpens Fr. | Present
H. approximans Nob. | Present
X.
X.
X
x.
X.
Т
X
X
X.
и
ARA
Source : MNHN. Paris
62 L. ZUCCONI
H. avellana Nob. | Present.
fragaria Nob. | Present
H. coenopus Fr. cum var. apoda Berk. | Present
H. pavimentosum Nob. | Present
H. pauxillum Nob. | Present
H. clavus Fr. | Present
H. micropus Fr. | Present
H. deustum Fr. | Present
H. cohaerens Fr. var. tenuior | Absent
H. coelatum Fr. | Present
H. macrocenangium Nob. | Present / holotypus (Nannfeldt, 1972)
H. comedens Nob. | Present
H. udum Fr. | Present
H. deciduum B. & Br. | Present
H. tormentosum Nob. / Present.
H. pithodes Berk. | Present
H. anthracodes Mont. / Uncertain
H.? gangraena Nob. | Present.
Hypomyces chromaticus Berk. ? | Absent
Valsa ceratophora Tul. ? | Uncertain
V. assimilis Nob. | Present
Melogramma cinnamomi Nob. | Present
Cucurbitaria insularis Nob. | Present
Aglaospora beccariana Nob. | Present
Sphaeria beccariana Nob. | Present
scabiens Nob. | Absent
leveilliei Mont. ? / Absent
bombardella Nob. | Present
alvear Nob. / Present.
macrostomella Nob. | Present
arundinacea Sow. | Present
sarawacensis Nob. | Present
regulina B. & Br. ? | Present
. tingens Nob. | Present
Amphisphaeria beccariana Nob. | Present
A. enteroxantha Nob. | Absent.
Gibbera borneensis Nob. | Present
Bombardia bertioides Nob. | Present
Rosellinia nitens Nob. | Absent
spadicea Nob. | Present
hypoxylina Nob. | Present
. mammaeformis CD.ris ? | Present
. ignobilis Nob. | Absent
beccariana Nob. | Present
Sordaria pachydermatica Nob. | Present
S. microspora Nob. | Present
S. grisea Nob. / Present / holotypus: from a revision of Lundqvist, in 1977, reported on
the label
S. sarawacensis Nob. / Present / lectotypus: from a revision of Lundqvist, in 1977,
reported on the label
5. punctiformis Nob. | Present / type: from a revision of Lundqvist, in 1977, reported on
the label
S. caulicola Nob. | Present
S. oblectans Nob. | Present
Rhaphidospora exilis Nob. | Present
Е. hystrix Nob. | Present
Sphaerella plegmariae Nob. | Present
Sphaeropsis undulata B. & C. ? forma pycnidica ? / Present
Dothidea oceanica Nob. | Present
D. phaselina Berk. | Present.
D. graminis Fr. ? | Present
D. membranacea Nob. | Present
еее
PRA
Source : MNHN. Paris
HERBARIUM CESATIANUM 63
D. hysteriodes Nob. | Present
Sporormia minima Awd. |. Present
Diplodia radula B. & Br. / Present
Sphaeronema ? aurantiacum Nob. | Present
Phoma orchidearum Nob. | Absent
P. arundinaceum Nob. | Absent
P. aequivocum Nob. | Absent
Discosia (incerta) | Absent
Meliola triseptata B. & Br. ? | Absent
M. amphitriche Fr. ? | Uncertain
Rhytisma pongamiae B. & Br. | Present / cum varietate peritheciis dispersis / Present
R. berkeleyanum Nob. | Present
Melanconium melanoxanthum B. & Br. | Present / var. major | Present.
Pemphidium coffeinum Nob. | Present
HYPHOMYCETES
Stilbum graphioideum B. & Br. ? | Present
5. clavulatum Nob. | Absent
Arthrobotryon beccarianum Nob. | Present
Cladosporium occultum Nob. | Present
Helminthosporium decorum Nob. | Present
Chloridium ? lunulatum Nob. | Present
C. ? microsporum Nob. | Absent
Merosporium velutinum Nob. | Present
Sporidesmium erineoides Nob. | Present
S. cirrhatum Nob. | Present a
CONIOMYCETI
Aecidium sarawacense Nob. | Present
A. fragiforme Nob. | Absent
Ceratitium phaeosporum Nob. | Absent
Ustilago endothricha Berk. / Present
U. leucoderma Berk. | Present
APPENDE
XEROMYCES Nob. (Gen. nov.)
X. ochraceus Nob. | Present / holotype: from a revision of Bresadola, in 1910, reported on
the label
Sclerotium glumale Nob. | Absent
5. lingulatum Nob. | Present
S. hypocreaemorphum Nob. | Present
S. rhachidophilum Nob. | Present
S. enterophaeum Nob. | Present
Other species not listed by Cesati:
Grammothele mappa B. & C. ?
Gymnosporium circumscissum B. & Br.
Hypocrea citrina Fr.
Nectria sp.
Polyporus sanguineo-marginate Ces.
Xylaria rudis Ces.
X. tabacina Berk.
Xylaria sp.
ACKNOWLEDGEMENTS
The author wishes to thank Palmer Marchi (Rome) for advice he provided on
carrying out the research.
Source : MNHN. Paris
64 L. ZUCCONI
REFERENCES
CESATI V., 1879 - Mycetum in itinere Borneensi lectorum a Cl. Od. Beccari enumera-
tio. Atti della Reale Accademia delle Scienze Fisiche e Matematiche di Napoli 8
128, figs 1-4.
NANNFELDT J.A., 1972 - Camarops Karst. (Sphaeriales-Boliniaceae). With Special Re-
gard to its European Species. Svensk Bot. Tidskr. 66: 364.
PARMASTO E., 1983 - Gloeophyllum imponens (Aphyllophorales). Mycotaxon 18: 53-56.
PEGLER D.N. and YOUNG T.W.K., 1989 - The genus Anthracophyllum (Tricholomata-
ceae Tribe Collybieae). Mycol. Res. 93: 352-362.
SEIFERT K.A., 1985 - A monograph of Stilbella and some allied Hyphomycetes. Stud.
Mycol. 27: 118.
ZUCCONI L., 1989 - The mycological section of the Herbarium Cesatianum of Rome
(RO) - Collections and Collectors. Ann. Bot. (Roma) 47: 175-188.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1992, 13 (1): 65-68 65
TRETOCEPHALA DECIDUA GEN. ET SP. NOV.,
AN INTERESTING NEW HYPHOMYCETE
C.V. SUBRAMANIAN
Central Institute of Medicinal and Aromatic Plants,
Post Bag N° 1, P.O. RSM Nagar, Lucknow-226016 India.
ABSTRACT - An interesting dematiaceous hyphomycete collected on Oncosperma horri-
dum Scheff. (Palmae) from Singapore is described. It is unique in producing solitary, one-
celled lenticular conidia with a longitudinal germ slit from terminal, polytretic conidioge-
nous cells on simple conidiophores. Its taxonomy is discussed. It is placed in a new genus,
Tetrocephala, as a new species, T. decidua
RÉSUMÉ - Description d'un nouvel Hyphomycéte récolté sur Oncosperma horridum
Scheff. (Palmaceae) à Singapour. Il est original par la production de conidies solitaires,
unicellulaires, lenticulaires avec une fente germinative longitudinale, formées à partir de
cellules conidiogenes polytrétiques, sur des conidiophores simples. La taxonomie est
discutée et un nouveau genre est proposé: Tretocephala avec une espèce nouvelle: T.
decidua.
KEY WORDS : Hyphomycete, taxonomy, Tretocephala
INTRODUCTION
^s part of the author's continuing programme of work on tropical mi-
crofungi, the author has been studying his collections from Singapore made dur-
ing his stay there at the National University during 1986-1987. An interesting
new dematiaceous hyphomycete was collected on Oncosperma horridum. This
paper deals with the description of this fungus and its taxonomy.
DESCRIPTION OF THE FUNGUS
The mycelium is superficial and is composed of thin, brown, septate,
highly and reticulately branched hyphae 1.5-3.04m wide, forming a plectenchy-
matous mat from which conidiophores arise in crowded clusters. The conidio-
phores are mononematous, simple, erect, straight or flexuous, brown, thick-
walled except towards the apex where it is wider and paler, widest in the apical
part which is broadly rounded or clavate, several-septate but faintly or thinly so,
with the apical cell fertile and polytretic (Fig. 4 and 5), often proliferating per-
currently to produce another fertile apex, (130-) 150-260-(310) x 3-4um; the api-
cal cell is 3.7-5.3um wide. The conidia are solitary. one-celled, dark brown,
thick-walled, lenticular and with longitudinal germ slit (Fig. 8), obovate and nar-
rowing to a point at the base, with a distinct hilum at the pointed base, dry, typi-
cally deciduous so that clusters of conidia and the polytretric nature of conid-
Source : MNHN, Paris
66 C.V. SUBRAMANIAN
Fig. 1-8. Tretocephala decidua ex Type S 60. 1-5: Conidiophores and tretic conidia still at-
tached. Note the polytretic nature of the conidiogenous cell in fig. 4 and 5. Note
also the mature lenticular conidia with longitudinal slit. 6: distal part of young
conidiophore. 7: conidiophore showing percurrent proliferation. 8: conidia, two
of which show splitting along the longitudinal slit in 2 halves. Bar connotes
10ит.
Fig. 1-8: Trerocephala decidua. 1-5: conidiophores avec trétoconidies encore attachées. On
notera la nature polytrétique de la cellule conidiogéne sur les figures 4 et 5 et la
fente longitudinale des conidies müres. 6: partie distale d'un jeune conidiophore. 7:
conidiophore avec proliférations percurrentes. 8: conidies dont deux sont clivées
longitudinalement le long de la fente. Echelle = 104m.
Source : MNHN, Paris
TRETOCEPHALA DECIDUA 67
iogenous cells are not easily discerned. It is only by careful and critical
observation that it has been possible to confirm the polytretic nature of the con-
idiogenous cell. The conidia are 12-17um long, S-8um wide; the basal conidial
hilum is 1.5-2.3um wide.
This is an interesting hyphomycete. Its unique features are, of course, the
simple septate conidiophores, the distinctive terminal conidiogenous cell which is
polytretic, and the dry, deciduous one-celled lenticular conidia with longitudinal
slit. Both Diplococeium Grove and Spadicoides Hughes which produce tretic co-
nidia invite comparison with the present fungus. In both these genera not only
the apical but other cells of the conidiophore are fertile. Additionally, in Diplo-
coccium, the conidia form acropetal chains. Moreover, the lenticular conidia
with longitudinal germ slit of the present fungus are unique. Such conidia are
known in several hyphomycetes, but none, as far as the author is aware, in any
taxon with tretic conidiogenesis.
A new genus Tretocephala is proposed to take in the present fungus
which is itself disposed as a new species, T. decidua thereof. The generic name is
suggestive of the tretic cluster of conidia on the apical conidiogenous cell; the
specific epithet connotes the highly deciduous nature of the conidia.
TRETOCEPHALA Subramanian anamorph gen. nov.
Dematiaceous hyphomycete producing tretic conidia. Conidiophores
simple, brown, septate, with apical cell conidiogenous, sometimes proliferating
percurrently. Conidiogenous cell polytretic in the distal region. Conidia solitary,
-celled, dark-coloured, lenticular with longitudinal germ slit, mamillate at base,
deciduous, dry.
Hyphomycete dematiaceae conidia tretica producentes. — Conidiophora
simplicia, fusca, septata, cum cellula conidiogena. Cellula conidiogena polytreti-
ca versus apicem. Conidia solitaria, unicellula, fuscoatra, lenticularia cum fisura
longitudinalis, mamillata ad basim, decidua, sieca.
Species typica:
Tretocephala decidua Subramanian sp. nov-
Tretocephala decidua Subramanian sp. nov.
Colonies effuse, black, powdery. Mycelium composed of thin, brown,
septate, highly and reticulately branched hyphae 1.5-3.0um wide, forming a
plectenchymatous mat from which conidiophores arise in crowded clusters.
Conidiophores mononematous, simple, erect, straight or flexuous, brown, thick-
walled except towards the apex where it is wider and paler, widest in the apical
part which is broadly rounded or clavate, several-septate but faintly or thinly,
With the apical cell fertile and polytretic, often proliferating percurrently to prod-
uce another fertile apex, (130)-150-260-(310)um long, 3-4um wide; the apical
cell 3.7-5.3um wide. Conidia solitary, one-celled, dark brown, thick-walled, len-
ticular with longitudinal germ slit, obovate and narrowing to a point at the base,
with a distinct hilum at the pointed base, dry and deciduous, 12-17um long,
5-8um wide.
Type: on leaf sheath and rachis of Oncosperma horridum Scheff. (Pal-
mae) Botanical Garden, Singapore, Coll. C.V. Subramanian, 19. 11. 1987 (N^ S
60).
Source : MNHN, Paris
68 C.V. SUBRAMANIAN
Coloniae effusae, nigrae, pulverulentae. Mycelium ex hyphis tenuis, fus-
cis, septatis, ramosis 1.5-3.0um latis compositum. Conidiophora caespitosa, mo-
nonemata, simplicia, erecta, recta vel flexa, fusca, crassitunicata, latiore, late ro-
tundata vel clavata ad apicem, tenuiter vel obscure multiseptata, cum cellula
apicalis conidiogena, subinde proliferata percurrens et producta aliae cellula
conidiogena, (130)-150-260-(310)um longa, 3-4um lata; cellula apicali
3.7-5.3um lata. Conidia solitaria, unicellula, atro-fusca, crassitunicata, lenticula-
ria cum fissura longitudinalis, obovata, mamillata vel mucronata ad basim, deci-
dua, sicca, 12-17um longa, 5-8um lata.
Typus lectus in rachidii folii Onchospermae horridae Scheff. (Palmae),
hortus botanicus, Singapore, leg. C.V. Subramanian, 19.ii.1987. sub numero S
60.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1992, 13 (1): 69-75 69
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
TRULLU D.G. (coordin.), 1991 - Les mycorhizes des arbres et plantes
cultivees. Paris, Technique et Documentation, Lavoisier, 250 p.
Cet ouvrage est le résultat de la collaboration d'un Professeur
d'Université (D.G. Strullu d'Angers) et de trois chercheurs de l'I.N.R.A. (В.
Perrin et C. Plenchette de Dijon, J. Garbaye de Seichamps).
Par définition, les mycorhizes constituent un type de symbiose dans la-
quelle un champignon vit en association avec les racines d'une plante. Or, 95 p.
cent des plantes sont concernées par un tel mode de vie. L’essor des
biotechnologies qui banalise l'exploitation industrielle des micro-organismes
d'une part et le développement pratique de la micropropagation des plantes
cultivées d'autre part ont eu pour conséquence l'expansion des recherches
concernant la maitrise du clonage et de l'enracinement de la plante, mais aussi
l'amélioration de la culture in viro des champignons mycorhiziens; il en est
résulté une meilleure connaissance des conditions de développement et de
constitution de la symbiose entre les deux partenaires. Divers modéles de fonc-
tionnement des symbioses mycorhiziennes sont ainsi proposés et analysés.
Les mycorhizes peuventelles être utiles comme moyen de lutte biologi-
que? Attendre d'elles une éradication des maladies serait illusoire; on peut ce-
pendant, semble-t-il, gráce à elles, espérer atténuer certains effets pathologiques
liés à des parasites d'origine tellurique.
L'amélioration génétique des cultures permet des accroissements sub-
stantiels de rendement. Mais l'inoculation de mycorhizes a, dans bien des cas,
cu un effet stimulant sur la croissance et le developpement des plantes, gráce á
une action sur la nutrition phosphate et une régulation de l'absorption de l'eau.
C'est surtout en sylviculture qu'est envisagée une large application: une
mycorhization par ectomycorhizes semble apporter en pépinière un incontesta-
ble effet bénéfique: les différents ects de celte pratique, encore récente, sont
examinés: malgré un coût qui peut paraitre élevé pour certains, on nole une net-
te amélioration de la qualité et de la taille des plants, ce qui peut éventuellement
raccourcir la durée de la culture.
Illustré de schémas trés clairs, avec une bibliographie bien fournie, ce li-
vre constitue à la fois une mise au point des travaux recents et une ouverture
sur un sujet passionnant, utile aux praticiens avisés autant qu'aux enseignements
d'agronomie et qui ne manquera pas de susciter dans l'avenir l'extension d'un
vaste domaine de recherches pleines d'intérêt.
C. Moreau
OLIVIER J.M., LABORDE J, GUINBERTEAU 1, POITOU N. et
HOUDEAU G., 1991 - La culture des champignons. Paris, Armand
Colin éd., 160 p. ISBN 2-200-37242-6.
Aprés un bref rappel historique, les Auteurs donnent un aperçu des
principales exigences des champignons (mode de vie, habitat, besoins nutritifs,
influence des facteurs climatiques...) indispensables à connaitre pour assurer la
réalisation de leur culture.
Source - MNHN, Paris
70 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Parmi les espéces présentées, le Champignon de couche, les Pleurotes
lignicoles, le Shiitaké, occupent une place prépondérante et, pour chacune, les
principales étapes de leur culture (choix et préparation du substrat, ensemen-
cement, incubation, conditions requises pour la fructification, ennemis, instal-
lations nécessaires, rentabilité...) sont décrites.
Quelques pages sont consacrées au Pied-bleu (Lepista nuda), au Coprin
chevelu (Coprinus comatus) et au Strophaire (Stropharia rugoso annulata),
espéces dont la production n'est pas encore considérée par les Auteurs comme
tout a fait ^rodée". Les Morilles ne sont citées que pour mémoire, selon les Au-
teurs ‘il n'existe aucune méthode fiable de leur culture".
Au chapitre des champignons mycorhyziques, les Truffes sont l'occasion
d'un bilan instructif des connaissances acquises ces derniéres années, de leur
mise en pratique, et des recherches destinées à améliorer la production.
A propos des Bolets (Suillus granulatus et S. luteus) et des Lactaires
(Lactarius deliciosus), les Auteurs font état des résultats expérimentaux obtenus
à la station INRA de Bordeaux et des perspectives de leur application.
Sous forme d'Annexes, suivent ensuite: un court exposé de la place des
champignons cultivés dans la classification, un lexique des principaux termes
utilisés dans l'ouvrage, un aperçu des règles à observer pour la commerciali-
sation des champignons cultivés, quelques chiffres sur leur production et leur
consommation, leur intérét en alimentation humaine, une bibliographie pratique
et une liste de quelques adresses utiles à ceux que le sujet intéresserait (Institut
de recherches et techniques, organismes professionnels et administratifs, produc-
teurs de semence et de substrat, industries specialisées dans le matériel de cultu-
re).
De taille relativement modeste, ce livre présente pourtant une excellente
mise au point, sans complaisances, du sujet, exposée en termes clairs
accompagnés de schémas et de tableaux, où se retrouve toujours le souci d'in-
former, et de mettre en garde avec réalisme, les futurs amateurs de culture de
champignons, surtout s'ils envisagent d'en faire une activité de rapport; pour les
autres, il constitue une très bonne source de documentation sur le sujet.
R. Cailleux
BATRA L.R. 1991 - World species of Monilinia (Fungi) Their Ecology.
Biosystematics and Control. Berlin, Stuttgart, J. Cramer in der Gebrüder
ISBN 3-443-7600 6-6, DM 148.
Cette monographie du genre Monilinia, où la délimitation des espèces
est faite par l'étude de la biologie, de la morphologie et des cultures sous condi-
tions contrôlées etait attendue depuis longtemps. Trente espéces sont reconnues,
parmi lesquelles huit sont pathogènes dont trois ont une forte incidence
économique à cause des dégats qu'elles causent sur la production fruitière.
Monilinia fructicola en Amérique, et Monilinia laxa en Europe sont responsa-
bles de la pourriture brune des fruits à noyaux. Monilinia laxa est aussi
pathogène des fruits à pépins.
La première partie du livre est constituée de 4 chapitres portant essen-
tiellement sur la biologie des espèces. Le premier chapitre donne une description
sommaire des aires d'études, la technique d'obtention des fructifications des
champignons à partir de matériels secs (feuilles, fruits, bourgeons, etc.
les mi-
lieux de culture pour isoler ana- et tétéomorphes ainsi que les conditions de
lumière et de temperature, les moyens d'obtenir des apothécies, la préparation
Source - MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPIHQUES 71
de l'inocculum, la sélection des parties de l'hôte sensibles à l'inoculation,
l'évaluation de la pathogénicité sous conditions contrôlées. Le deuxième chapitre
comporte une descripüon minutieuse de la micromorphologie des structures et
leur signification taxonomique. Une iconographie de bonne qualité accompagne
ces descriptions. Les interactions entre l'hôte et l'environnement ainsi que les
différents symptomes font partie du troisième chapitre. La séparation des
espèces en deux groupes: Junctoriae et Disjunctoriae selon la spécificité des hô-
les et le trophisme des espèces, apparait comme trés importante. Enfin les
méthodes de contrôle incluant l'élimination des espèces endémiques, l'utilisation
de fongicides, la lutte biologique (avec une partie intéressante sur le rôle des
arthropodes dans le sol) jusqu'à la sélection de souches résistantes ou tolerantes
à la contamination par Monilinia composent ce chapitre. L'étude de la disper-
sion des conidies de certaines espéces du groupe Disjunctoriae par les insectes
constitue un bref quatrième chapitre. Les deux derniers, qui forment la
deuxième partie du livre abordent la biosystématique des Sclerotiniaceae et du
genre Monilinia en particulier (chapitre 5) et des espèces mal connues (et donc
mal définies) ou proches du point de vue du parasitisme (chapitre 6). L'identifi-
cation des espèces de Monilinia par les anamorphes en tenant compte de la
presence ou absence des disjoncteurs entre les conidies, la forme et la taille de
celles-ci ainsi que les caractéristiques. des cultures sur milieu gélosé et la
spécificité parasilaire sont pris en compte de façon intéressante et conduisent à
une clef d'identification trés précise portant sur 30 espèces.
Cet ouvrage contribue à une bonne appréhension des espèces, avec les
nuances qu'apportent l'observation des 1300 individus collectés. — D'autres
méthodes d'étude, telles que le séquençage d'ADN, où l'analyse du
polvmorphisme enzymatique pourraient corroborer (ou non) de façon
intéressante la délimitation des espèces déjà bien définie par les méthodes biolo-
giques utilisées par l'auteur. Ce livre sera certainement trés bien venu pour les
phytopathologistes et autres mycologues intéressés par la taxonomie et la biolo-
gic de ce groupe de champignons.
L. Bettucci
RAPILLY Frantz, 1991 - L'épidémiologie en pathologie végétale. Mycoses
aériennes. Paris, INRA, 317p. ISBN 2-7380-0297-8, 250 Е.
Comme l'indique le titre, cet ouvrage présente essentiellement, mais de
façon exhaustive, les connaissances actuelles concernant l'épidémiologie des ma-
ladies cryptogamiques des organes aériens des plantes. L'ouvrage est divisé en
ies, la première regroupant un chapitre de généralités (situation de
l'épidémiologie dans le système phytosanitaire des productions végétales) et trois
chapitres de rappel des notions de pathologie végétale nécessaires à la
compréhension des phénomènes épidémiologiques: le cycle de base d'une mala-
die et les éléments physio-pathologiques de la population-hôte, l'impact
épidémiologique des facteurs climatiques, enfin les états et les interactions
génétiques qui, dans les populations co-adaptées d'hôtes et de pathogènes,
régissent l'intensité du phénomène épidémique.
La seconde partie de l'ouvrage analyse pas à pas, en autant de chapi-
tres, les diverses étapes du cycle de base d'une maladie: état de l'inoculum pri-
maire, contamination, incubation et latence, sporulation et période contagieuse,
dissemination et transport, captation et rétention des spores. Dans chacun de
ces six chapitres, l'analyse détaillée de l'étape considérée conduit évidemment à
préciser son role au niveau des étapes suivantes, donc son impact
épidémiologique, et à en déduire les principales conséquences pratiques:
Source : MNHN, Paris
72 ANALYSES BIBLIOGRAPIIIQUES
modalités d'intervention, possibilités de prévisions, contraintes expérimentales,
axes à prospecter, etc.
La troisiéme partie, synthétique et plus théorique, présente d'abord,
aprés définition des paramètres à appréhender (notations, relations entre les no-
tations et les pertes), l'enchainement des cycles de base et leur intégration qui
constitue le phénoméne épidémiologique, en tentant de préciser le rôle des
éléments les plus déterminants de la vitesse de progression d'une maladie. Suit
un chapitre consacré aux méthodologies: techniques statistiques, approche
systémique, modélisations et simulations. Après un court chapitre relatif à
épidémiologie comparée, discipline encore peu développée, l'ouvrage se termi-
ne par les perspectives qu'offre l'épidémiologie dans le cadre de la gestion sani-
taire des cultures.
Avec de nombreuses figures et tableaux, l'ouvrage est bien présenté et de
lecture assez facile malgré quelques phrases un peu sybillines comme, par exem-
ple, p. 32 à propos de populations d'effecúfs p + q — 1: "Des études détaillées
ont montré que la pente... varie peu en fonction de p, et q, si les valeurs de p, et
qo sont identiques mais varie beaucoup avec les variations de la valeurs totale pa
+ qu. Quel est le sens de “identiques” et que se passe-Lil puisqu'apparemment
p, * q, 7 1? Il est à noter que l'auteur a tenu, au prix de quelques répétitions
inévitables, à ce que chaque chapitre constitue un ensemble qui puisse être
consulté indépendamment du reste de l'ouvrage: il a pleinement réussi, ce qui
contribue notablement à l'aisance de la lecture.
On peut être un peu plus réservé sur l'intention apparemment délibérée
de suivre au plus près les formulations originales dans les développements
théoriques et les présentations de modèles. Ceci permet évidemment de s'y
référer facilement, sans avoir à établir des équivalences de notations. Toutefois,
dans un ouvrage de synthèse comme celui-ci, cette option présente
l'inconvénient d'introduire une hétérogénéité qui peut troubler d'autres lecteurs.
Pour donner un exemple simple. il est précisé parmi les sigles utilisés dans le
modèle EPISEPT (p. 257) que log désigne le logarithme décimal, Log le
logarithme népérien. La même convention aurait pu être appliquée à l'ensemble
de l'ouvrage dans lequel le logarithme népérien est parfois noté Ln (P. 151,
198....), ou encore Le (p. 69), voire log e (p. 193, 230...), ou simplement Log (p.
156), encore que ce dernier symbole, Log, puisse désigner ailleurs le logarithme
décimal (p. 142 où Log 2 = 0,301).
Il faut aussi éviter de perpétuer un raisonnement biaisé, même s'il est
communément admis. Par exemple, p. 209, le modèle de Krupp et Sterling ex-
prime la force d'adhésion F d'une sphère à une surface lisse sous la forme F =
трі - zp?P, c'est-à-dire par le produit de la surface de contact, zp?, et de la
somme de deux paramètres indépendants ayant la dimension de pressions: Н
(pression de résistance à la déformation) et P (cumul des pressions exercées par
les forces de van der Waals et les forces électrostatiques). On peut
indifféremment introduire une force F, — -p?H dans cette expression qui de-
vient F — F, (I - P IT) mais 1H, contenu dans F,, figure alors, en réalité, à la
fois dans le numérateur et dans le dénominateur du produit F,.P,H ap?P.
Contrairement à l'affirmation de Krupp et Sterling, cette formulation n'autorise
pas à en déduire une relation inverse entre F (force d'adhésion) et H (pression
de résistance à la déformation). On ne se défie jamais assez des pieges de la bi-
bliographie.
Toutefois, ce ne sont là que des remarques mineures par rapport aux
mériles de cet ouvrage qui nous apporte une vue d'ensemble sur un domaine de
Source - MNHN. Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 73
recherche encore jeune (lépidémiologie des maladies des plantes n'existe
véritablement que depuis les années 60) et qui évolue rapidement. On ne peut
que le conseiller vivement, non seulement aux pathologistes mais aussi aux
mycologues (lépidémiologie est partie intégrante des processus de co-adaptation
entre populations de plantes-hôtes et populations de champignons), aux
écologistes (‘épidémiologie est à la base de nos espoirs de lutte biologique), aux
gestionnaires des productions végétales (la connaissance des - et donc le recours
aux - résistances des populations est moins onéreux que l'emploi de substances
chimiques), et à tous les agronomes en général.
P. Joly
JENNINGS D.I. & BRAVERY A.F., 1991 - Serpula lacrymans.
Fundamental Biology and Control Strategies. Chichester, J. Wiley,
217p., ISBN 0-471-9305
Cet ouvrage est constitué de 13 chapitres indépendants portant sur un
sujet bien spécifique de la Biologie de la Merule (Serpula lacrymans), champi-
gnon lignivore agent de pourriture cubique (Dry rot des anglo-saxons) sévissant
dans les bâtiments. Ces chapitres ont été rédigés par les plus grands spécialistes
actuels de la Mycologie et de la Preservation du Bois, non seulement d'Europe
mais aussi du Japon, des Etats-Unis et d'Australie. Les différents thèmes sont
abordés de manière très scientifique avec pour chacun une analyse
bibliographique très complète et la référence à de nombreuses expériences de la-
boratoires et in situ
Le premier chapitre traite de la taxonomie; longtemps appelé Gyrophana
lacrymans ou. Merulius laerymans, la dénomination Serpula lacrymans doit étre
utilisée car elle est fondée sur la forme. la couleur et les dimensions des spores
de ces espèces (D.H. Pegler).
L'ultrastructure des différents éléments des champignons (spores,
mycélium, rhyzomorphes, fructifications) est décrite avec précision ainsi que le
mode de penetration dans le bois, il est egalement expliqué comment à partir du
mycélium sont formés, d'une part, les fameux cordonnets qui propagent le
champignon et, d'autre part. les fructifications, autre source importante de
dissemination de l'espece (I. Nuss, D.H. Jennings, C.J. Veltkamp).
B. Hegarty décrit les differents facteurs pouvant affecter la formation des
fructifications. On sait qu'une fructification de 100cm? produit 50 millions de
spores en 10 minutes, la lumière et une certaine ventilation sont nécessaires, el-
les se développent par contre sur n'importe quel substrat, même non nutritif. I
reste encore de nombreux progrès à faire dans l'obtention des fructifications en
laboratoire et dans la connaissance des facteurs influençant la germination des
spores.
La physiologie et la biochimie du mycélium végétatif sont étudiées par
D.H. Jennings. Les experiences ont été réalisées sur des substrats où apparait la
Mérule dans le batiment, le métabolisn.e des hydrates de carbone, la production
d'acide oxalique, la nécessité de la présence d'azote sont étudiés.
De méme sa sensibilité aux températures élevées est évoquée. С.В.
Coggins, suite à de nombreuses observations dans le bâtiment, décrit des
développements de Mérule in situ. La croissance du mycélium sur les platres et
maçonneries humides est largement évoquée. La Mérule préfère les plâtres an-
ciens dont le pli est devenu moins alcalin mais sa production d'acide oxalique
entraîne une diminution du pH avec formation de cristaux d'oxalate de calcium,
Source : MNHN, Paris
74 ANALYSES BIBLIOGRAPITIQUES
le plâtre est alors détruit. Les conditions de développement sont évoquées; en
particulier ce champignon peut se contenter de taux d'humidité trés bas et le
mycelium peut survivre des années ou méme revivre aprés 8 ans dans du bois
sec.
G.M. Bricknell, fait part de ses connaissances d'expert pour déceler la
présence du champignon et l'étendue des dégâts: quelles sont les sources
d'humidité dans les bâtiments, l'influence du type de construction, de son age,
des matériaux ct également, les erreurs de conceptions ?
А.Г. Bravery décrit les moyens curatifs actuels pour éliminer le champi-
gnon dans les ouvrages. Les mesures prioritaires consistent avant tout à localiser
et supprimer l'humidité et sécher rapidement (ventilation). Viennent ensuite
l'élimination du champignon et le traitement avec un fongicide adéquat
nécessaire si la suppression de la source d'humidité est incertaine. Il s'avère
nécessaire pour des raisons de protection de l'environnement d'adopter une
stratégie de contróle du développement de la Mérule.
O. Wachli décrit l'importance des développements de Mérule dans les
différents cantons suisses et la nécessité des traitements curatifs, de méme A, Pia
Koch fait une analyse semblable pour le Danemark. Dans ce pays, la détection
de la Mérule est faite par des chiens “Sniffer dog’, ce qui permet une surveillan-
ce systématique des immeubles à risques.
Le traitement curatif des murs se fait par brülage, sans nécessité de pro-
duits chimiques.
La Meérule sévit également en Australie, le problème soulevé est la
différence entre une région et une autre et également du type de construction.
Au Japon, S. Doi décrit les attaques frequentes dans les maisons en bois tout
particulièrement dans lle d'Hokkaido humide. Aux Etats Unis c'est
Meruliporia incrassata qui sèvit tout particulièrement (H. Burdsall).
Enfin, le dernier chapitre est consacré à Richard Falck (1873-1955),
mycologue, à l'origine d'immenses travaux de recherches sur la Mérule.
MOREAU C. (avec le concours de B. ROUARD), 1988 - Guide des champi-
gnons comestibles et vénéneux. Paris, Larousse, réimpression 1991, 264
Pa nombreuses fig. et phot. col. ISBN 2-03-730203-7.
Dans son dernier tirage, ce guide a gardé toutes les qualités qu'on lui
connaissait auparavant. En effet, sous un petit format trés pratique et avec une
présentation claire, sont réunies des notions générales sur les champignons, des
descriptions concises des espéces, une illustration soignée composée de dessins
finement réalisés et de photographies pour la plupart fideles dans la reproduc-
tion des couleurs, enfin des indications sur les empoisonnements. A ce sujet, il
aurait peut-étre été souhaitable, pour attirer l'attention sur les champignons dan-
gereux et, en particulier, mortels, de les marquer d'un signe plus voyant.
Malgré la valeur de cet ouvrage, on ne peut le recommander sans
réserve car, l'Editeur ne s'étant pas soucié des changements survenus en
Mycologie depuis la publication du Larousse des Champignons, diverses infor-
mations seraient á revoir: adresse de la Société Mycologique de France, noms
de genres (Tremellodon, Clavariella, Pleurotus olearius, Volvaria, Psalliota,
etc.), nom frangais du Cortinarius orellanus... par exemple.
J. Perreau
Source - MNHN. Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 75
ALESSIO C.L., 1991 - Supplemento a Boletus Dill. ex L. (sensu lato). Fungi
Europaei. Italie, 21047 Saronno, Libreria editrice Biella Giovanna, 126
p., fig., 9 pl. col. (texte en italien).
Ce livre regroupe diverses notes, remarques, diagnoses et aquarelles
destinées à compléter les descriptions des Bolets d'Europe données dans la
première partie de l'étude sur le même sujet parue en 1985. En fin de volume
est proposée une mise à jour bibliographique qui précise les références
brièvement citées au fil du texte. L'illustration s'avère d'inegale valeur: si les des-
sins au trait - notamment de basidiospores avec un contour amiboide - appa-
raissent peu démonstratifs, par contre les planches en couleurs sont magnifiques
et d'une grande finesse de détails.
Comme le précédent, cet ouvrage offre une documentation de base sur
les espèces traditionnellement reconnues, pour nos régions occidentales, dans le
genre Boletus pris au sens large. En particulier, il reprend les descriptions de
laxons spécifiques établis dans les dernières années, tels que Xerocomus
roseoalbidus, Boletus pseudoregius et Boletus depilatus (d'ailleurs, on peut se de-
mander pourquoi. p. 58, n^ 39bis, cette combinaison, B. depilarus, créée раг С.
Redeuilh en 1985, est suivie de la mention nov. sp.). La portée du travail, se
montrant en quelque sorte d'ordre historique, demeure limitée, car lAuteur res-
te attaché à une conception ancienne aussi bien de la taxinomie que de la no-
menclature et garde des appellations - B. pinicola, B. albidus. B. purpureus, B.
splendidus par exemple - qui sont ambigués ou recouvrent des ensembles de for-
mes trés variables. Il est vrai que les moyens habituels d'observation des cham-
pignons permettent de discerner la variabilité importante de certains grou-
pements mais ne sont pas suffisants pour l'élaboration d'une systématique
naturelle.
J. Perreau
o
La Société Mycologique de France envisage la réédition de l'Atlas (textes et 250
planches en couleurs) publié dans son Bulletin depuis 1925.
Cette réédition serait faite sous forme de 2 tomes, à paraitre an-
nuellement, au prix prévisionnel de l'ordre de 300 F chacun.
Ce prix étant fonction du nombre d'exemplaires édités, les personnes
intéressées sont priées de se faire connaitre en écrivant au siege de la Société: 18
rue de l'Ermitage, 75020 Paris.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
77
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
CRYPTOGAMIE, Mycologie publie tous les travaux apportant une information
fondamentale nouvelle, au plan de la systématique ou de la biologie des Champignons. La
revue accepte les articles rédigés en français, anglais, allemand, espagnol et italien.
TEXTE. - Les manuscrits doivent être fournis en double exemplaire,
dactylographiés à double interligne, sans rature ni surcharge, sans mots coupés et avec des
marges de 4cm de chaque cóté. Chaque manuscrit devra comporter:
- le titre de l'article, dans la langue du manuscrit, et sa traduction en anglais;
- le titre courant (haut-de-page) de 50 signes au maximum;
- les noms, prénoms et adresses des auteurs;
- deux résumés, l'un dans la langue du manuscrit, l'autre en francais ou en anglais, d'envi-
ron 180 mots ou 15 lignes, faisant ressortir les résultats essentiels exposés dans l'article;
- des mots-clés qui seront sélectionnés par le Comité de Lecture;
- des légendes explicites des figures, planches et tableaux dans la langue du manuscrit et en
anglais (ou francais);
La presentation du texte devra faire apparaitre clairement ses subdivisions et leur
hiérarchie, ainsi que le debut des paragraphes Les notes infrapaginales seront numérotées
et placées à la fin du texte.
RÉFÉRENCES. - La liste bibliographique devra se faire par ordre alphabétique
des auteurs et chronologique par auteurs sans tenir compte des auteurs secondaires. Les
titres des périodiques devront être abrègés suivant le B-P-H (Botanico-Periodicum-
Huntianum, Pittsburg: Hunt Botanical Library, 1968), les ouvrages cités selon F.A.
Stafleu & R.S. Cowan, 1976- ... Taxonomic literature. Ed. 2 Utrecht Antwerpen: Bohn,
Scheltema & Holkema ( Regnum vegetabile 94, 98, 105, 110...). Les références devront être
présentées selon les modéles suivants:
PATOUILLARD N., 1881 - Sur l'appareil conidial de Pleurotus ostreatus. Bull.
Soc. Bot. France 27: 125.
HEIM R, 1957 - Les champignons d'Europe. Paris, Boubée et Cie, 2: 571 p.
MANDELS G.P., 1965 - Kinetics of fungal growth. /n : G.C. AINSWORTH &
AS. SUSSMAN, The fungi. N.Y. & London, Academic Press, I: 599-612.
Les renvois à la liste bibliographique se feront par le nom de l'auteur et l'année
de publication (utiliser “et al.” lorsque l'article est signé par plus de deux auteurs) et non
par les renvois numériques.
ILLUSTRATIONS. - Toutes les illustrations, y compris les tableaux, doivent étre
des originaux de qualité suffisante pour la reproduction directe en offset. Elles devront
comporter les échelles (les grandissements x ... sont prohibés), les symboles nécessaires à
leur compréhension, et être numérotées dans l'ordre d'appel dans le texte. Les tableaux
devront être dactylographiés clairement, sans rature ni surcharge, en s'assurant de la
qualité de la frappe. Les documents photographiques doivent être montés par planches.
Les dimensions des originaux ne devront pas excéder le triple de celle de leur reproduction
définitive (justification de la revue: 11,5 x 17,5cm) et les auteurs choisiront l'épaisseur des
traits et la taille des caractéres en fonction de la réduction éventuelle.
Pour diminuer les délais de parution, envoyez à la rédaction la version finale de
votre article, enregistrée sur disquette au “format texte”. Cette disquette devra être utili-
sable sous DOS (IBM) ou Macintosh.
Tirages à part: limités à 150, dont 25 gratuits.
Conformément à la régle, les auteurs décrivant une espéce nouvelle doivent
déposer le matériel type (échantillon sec ou culture) dans un herbier officiel: P.C. (Paris,
Cryptogamie), CAB-IMI (Kew, Surrey) ou une collection de souches: L.C.P. (Lab.
Cryptogamie, Paris), CAB-IMI, C.B.S. (Baarn, Hollande), etc.
Source - MNHN, Paris
78
INSTRUCTIONS TO AUTHORS
CRYPTOGAMIE, Mycologie publishes the results of scientific research in
systematics and biology of fungi. The journal accepts manuscripts written in French,
English, German, Spanish, and Italian.
TEXT. - Two copies of the manuscripts, typed in double-spacing on one side pa-
per with margins of 4cm, should be sent to the Redaction. Each typescript should include:
- the ttle, in the language of the manuscript, and its translation in English;
- the running title, of no more than 50 letters;
- the name and first name(s) of each author, and their complete address;
- two summaries, the first in the text language, the other in French or in English, of no
more than 180 words or 15 lines, pointing out the main results of the paper;
- key words, chosen by the Review Comittee;
- legends of text-figures, plates and tables should be self-explanatory, and listed together;
written in the text language, and in English or in French.
The presentation of the text should point out very clearly its subdivisions and
their hierarchy, as well as the beginning of each paragraph. The foot-notes should be
numbered and collected at the end.
REFERENCES. - The references should be listed at the end of the text, arranged
alphabetically and chronologically according to the first author. The titles of the journals
should be abbreviated according to B-P-H (Botanico-Periodicum-Huntianum, Pittsburgh:
Hunt Botanical Library, 1968), the books, cited according to F.A. Stafleu & R.S. Cowan,
1976- Taxonomic literature, Ed. 2. Utrecht Antwerpen: Bohn, Scheltema & Holkema. In
the list of the references, the following outline should be adopted:
PATOUILLARD N., 1881 - Sur l'appareil conidial de Pleurotus ostreatus. Bull.
Soc. Bot. France 27: 125.
HEIM R., 1957 - Les champignons d'Europe. Paris, Boubée et Cie, 2: 571 p.
MANDELS G.P., 1965 - Kinetics of fungal growth. In © G.C. AINSWORTH &
A.S. SUSSMAN, The fungi. N.Y. & London, Academic Press, I: 599-612.
The corresponding references in the text should figure by the name of the author
and the year of publication (use “et al.”, for more than two authors). The numeric refer is
prohibited.
ILLUSTRATIONS. - Each illustration, included tables, should be original ones,
clearly drawn or typed, and of good quality, ready for direct reproduction by offset. They
should include the scale bars, symbols necessary for their understanding, and they should
be numbered consecutively, according to the order in the text. The photographs should be
mounted on light carbocard, ready for reproduction. Originals should not be more than
three times the size of the final reproduction (11.5x17.Sem). The authors should choose
very carefully the corresponding thickness of lines, or characters size.
The publication of color plates is at the charge of the authors.
For shortening the delays of the publication, the author can send to the
Redaction, the corrected version of his manuscript, on diskette in "text format”, That dis-
kette should be used under DOS (IBM) or Macintosh.
Separata: not more than 150, of which 25 free copies.
Commission paritaire 16-1-1986 - N° 58611 - Dépôt légal 1° trimestre 1992 - Imprimerie F. Paillart
_ Sortie des presses le 31 mars 1992- Imprimé en France
Éditeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
.. . Président: R. Baudoin; Secrétaire : D. Lamy
Trésorier : J. Dupont; Directeur de la publication : H. Causse
Source : MNHN, Paris
CRYPTOGAMIE
Diffusion de CRYPTOGAMIE
LE PÉRIODIQUE FRANCAIS
CONSACRÉ A LA CRYPTOGAMIE
CRYPTOGAMIE est un périodique édité
par l'A.D.A.C. (Association des Amis des
Cryptogames), dont le siège est au Labo-
ratoire de Cryptogamie du Muséum Na-
tional d'Histoire Naturelle. Les cher-
cheurs de tous pays y publient leurs
travaux en frangais, allemand, anglais, es-
pagnol et italien, aprés accord des
Comités de Lecture constitués de
spécialistes de réputation internationale.
CRYPTOGAMIE propose trois sections:
Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Chaque section publie 4 numéros par an
tirage: 450 exemplaires).
THE FRENCH JOURNAL
DEVOTED TO CRYPTOGAMY
CRYPTOGAMIE is a periodical
published by A.D.A.C. (Association des
Amis des Cryptogames), settled at Labo-
ratoire de Cryptogamie, Muséum National
d'Histoire Naturelle. Research workers
from the whole world publish their papers
in French, German, English, Spanish and
Italian, after acceptation by a selection
commettee that comprises experts of inter-
national renown.
CRYPTOGAMIE offers to its subscribers
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Cryptogamie, Algologie
Cryptogamie, Mycologie
Cryptogamie, Bryologie-Lichénologie
Each section publishes 4 numbers a year
(printing: 450 ex.).
El Europe
Amérique
LET
Asie
D australie
Origine des 453 articles publiés de 1986 à 1991
S
x
а
LET
Asie
E Français
Anglais
Espagnol
O allemana
W tanen
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
F. HINZELIN, F.H. JACOB, J. PERRIER et M.C. VERNER - Evolu-
tion de la flore levurienne au cours du Reed des ordures
ménageres .. Ж
L. BETTUCCI and S. SILVA - Interspecific interactions between wood-
rotting fungi from old standing trees.
Z. FORTAS et G. CHEVALIER - Caractéristiques de la germination
des ascospores de Terfezia arenaria (Moris) rene pup en
Algerie ..
AIT. ABDEL-HAFEZ and O.M.O. El- MAGHRABY - Fungal flora
and aflatoxin associated with cocoa, roasted coffee and tea
powders in Egypt ..
G. DIAZ, A. ROLDAN y J. ALBALADEJO - Influencia del tipo v
suelo sobre las pautas de colonizacion ye eficiencia en la simbiosis
micorricica de seis especies de Glomus ..
L. ZUCCONI - Mycological exsiccata from Borneo, collected D
Odoardo Beccari, kept in the Herbarium Cesatianum (RO)
C.V. SUBRAMANIAN - Tretocephala decidua gen. et sp. no!
interesting new Hyphomycete .....
Analyses bibliographiques
Instructions aux auteurs
Cryptogamie, Mycol. 1992, 13 (1): 1-78
21
31
47
57
65
65
77
T