Pa 6403 B
ISSN 0181-1584
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 18 Fascicule 3 1997
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 18 FASCICULE 3 1997
CONTENTS
J. MOUCHACCA — Francis BUGNICOURT (1907-1991) ..................... 173
R. COURTECUISSE — Red List of threatened fungi in Nord-Pas-de-Calais
region (Northern France)
C. DECOCK & L. RYVARDEN Phellinus anchienatus (Basidiomycetes,
Aphyllophorales) sp.nov. from Brazil... oaeee isise naaede nennen 221
A. ORTEGA, A. BIDAUD & R. MAHIQUES — Contribucion to mol:
genus Cortinarius in peninsular Spain. Part II. 227
C. ILLANA, G. MORENO, A. CASTILLO & J. R. GARCIA — Myxomycetes of
Spain. IX. Critical and rare taxa in Extremadura. ...................... 233
G. MORENO 4 J. MORNAND — Podaxis saharianus sp. nov. (Podaxales, Gaste
romycetes), new species from Morocco .....:...............,.......... 247
M. BONENFANT-MAGNE, C. MAGNE, M. -A. ESNAULT & C. LEMOINE
— Caracterization of cultivated strains of a new edible mushroom : Stro
Pharia rugoso-annulata. 1. Protein variability ........................... 255
H. M. A. ABDELZAHER, M. A. ELNAGHY, E. M. FADL-ALLAH &
S. ZOHRI — Some physical and chemical factors affecting asexual
reproduction of three Pythium spp.............................
Bibliography oL EA E ME T Mocs SPENT nec N 279
Cryptogamie, Mycol. 1997, 18 (3) : 173-284
Source : MNHN, Paris
Cryptogamie, Mycol. 1997, 18 (3): 173-181 173
Francis BUGNICOURT (1907-1991).
Jean MOUCHACCA
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d’Histoire Naturelle
12, rue Buffon, 75005 Paris, France.
RESUME : L'auteur présente une courte notice nécrologique sur la vie du phytopathologiste
ais, Francis BUGNICOURT (1907-1991). Ce texte est accompagné d'une liste commentée de
ses publications et d'une liste des taxa, alors proposés comme nouveaux pour la science. La position
taxonomique de ces espèces a été actualisée. Les localités d'origine de ces champignons sont soit au
Vietnam, soit en Nouvelle Calédonie.
MOTS-CLES : Francis BUGNICOURT, phytopathologie, nécrologie, taxonomie, Vietnam, Nou-
velle Calédonie.
ABSTRACT : A short account on the life history of the French phytopathologist Francis BUGNI-
COURT (1907-1991) is presented. Follows an annotated list of the author's publications and a list of
taxe he proposed as being new for Science. The taxonomic status of these novel fungi has been
updated. All taxa described have original localities in either Vietnam or New Caledonia.
KEY-WORDS : Francis BUGNICOURT, phytopatholoy, necrology, taxonomy, Vietnam, New
Caledonia.
C'est avec un certain retard que nous avons appris le décés de Francis BUGNI-
COURT, survenu le 7 mai 1991 dans le sud de la France, par suite de complications
post-opératoires.
C'est l'étude des champignons de la Nouvelle-Calédonie, réalisée dans le cadre
d'une action prioritaire du Muséum National d'Histoire Naturelle, qui nous a conduit à
nous intéresser à l'œuvre scientifique de ce mycologue, dont la carrière s'est entièrement
déroulée loin de la métropole. Personnellement, nous n'avons jamais rencontré F. Bugni-
court et notre seul contact avec lui se résume à un entretien téléphonique échangé en 1990,
apres notre retour d'une mission en Nouvelle-Calédonie, réalisée deux ans auparavant. Il
nous avait alors promis de passer au Laboratoire de Cryptogamie lors de sa prochaine
visite à Paris, visite qui nous aurait permis de glaner quelques informations sur le parcours
civil de ce chercheur, un des mycologues francais pionniers dans l'étude des micromycétes
en culture. F. Bugnicourt connaissait bien le Laboratoire de Cryptogamie, en raison des
liens réguliers entretenus avec Roger HEIM ; celui-ci figure d'ailleurs, parmi les quelques
personnes remerciées par F. Bugnicourt dans l'introduction de sa thése, parue en 1939 :
Bibliothéque Centrale Muséum
10033396 2
3 3001 0i
Source : MNHN, Paris
174 J. MOUCHACCA
« pour les services qu'ils nous ont rendus, à des titres divers ». D'ailleurs, dix ans plus tard,
F. Bugnicourt le recut également à Nouméa, à l'occasion du Congrés Scientifique de
Christchurch, en Nouvelle-Zélande.
Né le 10 mai 1907 à Cambrai (Nord), F. Bugnicourt se dirigera trés rapide-
ment vers les Sciences Agronomiques. Aprés avoir suivi l'Ecole d'Agriculture de Mont-
pellier où il obtint le titre d'Ingénieur Agricole, il s'inscrivit à l'Institut National
d'Agronomie Coloniale, pour faire partie du Corps des Ingénieurs d'Agronomie Colo-
niale.
La carrière coloniale de F Bugnicourt s'est déroulée exclusivement en Indochine
et en Nouvelle-Caledonie. Il arrive à Saigon en 1931 où il sera surpris par la deuxième
guerre mondiale ; il restera en Indochine jusqu’en 1946. Après un séjour en métropole,
F. Bugnicourt débarquera en Nouvelle-Calédonie en février 1948, comme directeur-
adjoint de l'Institut Français d'Océanie, devenu par la suite Centre ORSTOM de Nou-
méa. Il ne quittera ce territoire que pour prendre sa retraite, en France, le 10 mai 1964. F.
Bugnicourt épousera à Nouméa, le 28 février 1952, une Calédonienne, Paule DUCASSE.
Après son retour en France, l'état de santé précaire de M"* Bugnicourt va accaparer toute
l'attention de ce mycologue l'éloignant ainsi des centres métropolitains de recherche en
mycologie. Paule Ducasse décédera quelques années plus tard, sans avoir eu d'enfants. F.
Bugnicourt se remariera ensuite avec une métropolitaine.
Sa rencontre à l'Institut National d'Agronomie Coloniale avec le célébre phyto-
pathologiste André MAUBLANC va probablement décider de son orientation scientifi-
que. En effet, de 1922 à 1934, A. Maublanc avait également occupé les fonctions de chargé
de cours, puis de Professeur de Pathologie Végétale dans cet Institut. Mais c'est des 1919,
que A. Maublanc enseigne à l'Institut National Agronomique de Paris oú il occupera
finalement le poste de Professeur de Botanique et de Pathologie Végétale, de 1939 à 1948.
Auparavant, cet enseignant-chercheur avait acquis une expérience en mycologie tropicale
lors de son court séjour de 1912 à 1914 au Musée National de Rio de Janeiro où il avait été
chargé de l'importante mission d'organiser un laboratoire de Pathologie Végétale. Les
recherches et prospections qu'il avait alors brillamment entreprises furent cependant
interrompues par la premiére guerre mondiale.
F. Bugnicourt sera donc initié à la mycologie et surtout à la phytopathologie
tropicale, par son « Maitre » André Maublanc, comme il le précise dans sa thèse. Celui-
le recevra plusieurs fois à l'Institut National Agronomique de Paris ; en particulier, lors de
la préparation de sa thése. En Indochine, F. Bugnicourt sera affecté à l'Institut des
Recherches Agronomiques et Forestiéres de Saigon et à l'Institut des Recherches sur le
Caoutchouc, à Laikné. Il va alors diriger les Sections de Phytopathologie de ces deux
établissements tout en assumant les charges d'Inspecteur Phytosanitaire. C'est dans ce
contexte qu'il entreprendra, entre autres, ses recherches sur les genres Fusarium et Cylin-
drocarpon, thème retenu pour sa thèse de doctorat soutenue en 1939, à Paris. Auparavant,
F. Bugnicourt effectuera un séjour à Berlin-Dahlem chez le grand spécialiste de ces
champignons, le célébre Docteur H. W. WOLLENWEBER du Biologische Reichsanstalt
für Land-und Forstwirstchaft.
A l'Institut des Recherches Agronomiques de l'Indochine, F. Bugnicourt va
étudier les maladies des plantes d'interét économique qui sévissent dans cette colonie. Sa
première publication, intitulée « Travaux Cryptogamiques », traitera des affections fongi-
ques du riz, occasionnées par des espèces des genres Helminthosporium, Brachysporium,
Nigrospora, Sporotrichum, Clasterosporium, Fusarium, Cladosporium et Sclerotium. La
phytopathologie du riz restera d'ailleurs, un des théme majeurs des recherches de
F. Bugnicourt tout au long de sa carriére ; ce sujet sera à l'origine de la plupart des espéces
Source : MNHN, Paris
F. BUGNICOURT 175
nouvelles décrites par ce mycologue. Il va également s'intéresser aux maladies du tabac et
aux affections d’Aleurites montana induites par Sphaerostilbe repens, tout en poursuivant
son inventaire des Fusarium et Cylindrocarpon de plus d’une centaine d’hôtes en Indo-
chine ; ces derniers représentent des plantes de grande culture, des essences forestières ou
des plantes vivrières et ornementales, sans oublier les Fusarium à caractère entomogène. Il
s’occupera également de la maladie des ‘raies noires’ de l'écorce saignée de l'arbre à
caoutchouc, due essentiellement au Phytophthora palmivora.
Des son arrivée à Nouméa, F. Bugnicourt va poursuivre ses recherches sur les
champignons du riz et établira, en collaboration avec F. Cohic et R. Dadant, le premier
catalogue des parasites animaux et végétaux des plantes cultivées de Nouvelle-Calédonie.
Ce document sera le prélude d’une série de contributions sur la phytopathologie des
plantes à intérêt économique dans ce territoire. Ces prospections mycologiques vont
également s'étendre aux autres territoires français du Pacifique Sud.
F. Bugnicourt sera membre du Conseil de la Recherche de la Commission de
Pacifique Sud, basée à Nouméa. Il sera également nommé correspondant national de
l'Académie d'Agriculture de France et lauréat de l'Académie des Sciences. D. Brayford va
lui dédier un Fusarium, le F. bugnicourtii, mais cette espèce va très rapidement s'avérer
correspondre au Fusarium ambrosium.
PUBLICATIONS DE F. BUGNICOURT
BUGNICOURT E, 1932 — Travaux de Cryptogamie. Rapport sur le fonctionnement de la Division
de Phytopathologie pendant l'année 1931 (Section sud-indochinoise de l'Institut de
Recherches Agronomiques). (Publications de l'Institut des Recherches Agronomiques et
forestières d' Indochine). Bulletin Economique de l'Indochine, N. S., xxxv, pp. 476B-514B.
Ce rapport traite des problémes phytopathologiques observés durant l'année 1931 en
Indochine ; en particulier, des maladies fongiques du riz et du thé.
BUGNICOURT F, 1934 — Premières observations sur les maladies du Tabac dans le sud-
indochinois : programme d'études. (Publications de l'Institut des Recherches Agronomi-
ques et forestières d'Indochine). Bulletin Economique de l'Indochine, N. S., xxxvii, pp.
717-721, 3 pl.
Les principales affections du tabac observées par les responsables de l'Institut des Recher-
ches Agronomiques sont la mosaique, les pourritures induites par Fusarium oxysporum
var. nicotianae, un Bacille et des problèmes de fumagines.
BUGNICOURT F, 1934 — Principaux cryptogames parasites du Riz en Indochine et traitement à
leur opposer.
(Publications de l'Institut des Recherches Agronomiques et forestières d'Indochine)
Bulletin Economique de l'Indochine, N. S., xxxvii, pp. 1320-1321
Helminthosporium oryzae, H. sigmoideum et Brachysporium sp. s'avérent les principaux
responsables des affections de riz en Indochine.
BUGNICOURT F, 1934 — Les maladies du riz en Indochine. Bibliothèque pratique de l'Agriculteur
indochinois. Institut des Recherches Agronomiques Imprimerie Extréme-Orient, Hanoi.
?pp.
Ce document fournit des informations d'ordre systématique sur les champignons respon-
sables des maladies de riz et des traitements appropriés à appliquer.
ANONYME, 1934 — Principaux cryptogames parasites du Riz en Indochine et traitement à leur
opposer. F. Bugnicourt, Chef du Laboratoire de Mycologie de la Section Sud de l'Institut
Source : MNHN, Paris
176 J. MOUCHACCA
des Recherches Agronomiques de ' Indochine. Comptes Rendus du Conseil de Recherches
Scientifiques de l’Indochine, 26 octobre et 20 novembre 1934, pp. 23-24.
Rapport de présentation du document « Les maladies du riz en Indochine ».
BUGNICOURT F, 1934 — Contribution à l'étude du Sphaerostilbe repens Berk. & Br. I. Publica-
tions de l'Institut des Recherches Agronomiques et forestières d'Indochine. Bulletin
Economique de l'Indochine, N. S., xxxvii, pp. 1321-1322.
Sphaerostilbe repens est indiqué comme observé pour la premiére fois en Indochine, en
juillet 1934, sur Aleurites montana.
ANONYME, 1934 — Contribution à l'étude du Sphaerostilbe repens Berk. & Br. F. Bugnicourt, Chef
du Laboratoire de Mycologie de la Section Sud de l'Institut des Recherches Agronomiques
de l'Indochine. Comptes Rendus du Conseil de Recherches Scientifiques de l'Indochine, 26
octobre et 20 novembre 1934, pp. 24-25.
Rapport de présentation de l'étude précédente.
BUGNICOURT F, 1935 — Contribution à l'étude du Sphaerostilbe Berk. & Br. II. (Publications de
l'Institut des Recherches Agronomiques et Forestiéres d' Indochine). Bulletin Economique
de l'Indochine, N. S., xxxviii, pp. 471-477, 2 pl.
Poursuite des recherche sur le parasitisme du Sphaerostilbe repens sur Aleurites montana.
BUGNICOURT F, 1936 — La nécrose de l'écorce saignée de l’hévéa. Travaux du Laboratoire de
Mycologie de l'Institut des Recherches Agronomiques de l'Indochine. Imprimerie
d'Extréme-Orient, Hanoi, 24 pp.
Une étude bien documentée sur les caractères de cette importante maladie et l'évolution
des altérations, accompagnée d'une description du Fusarium responsable de cette affec-
tion, considéré proche de F. theobromae Wollenweber & Reinking.
BUGNICOURT E, 1939 — Les Fusarium et Cylindrocarpon de l'Indochine. (Encyclopédie Mycolo-
gique, Vol. XI), 206 pp., X pl., 36 fig., Paul Lechevalier, Paris. Achevé d'imprimer le 29
juillet 1939.
Cette thése présente les résultats des recherches entreprises depuis sept ans en Indochine.
Des descriptions détaillées de trente Fusarium et Cylindrocarpon sont fournies. Sont
proposées comme nouvelles pour la Science, deux variétés nouvelles de Fusarium et huit
espéces nouvelles de Cylincrocarpon. Une liste inédite de nombreuses plantes-hótes carac-
térise cette étude.
BUGNICOURT E, 1941 (?) — Sur deux mycoses fusariennes des cochenilles des Aurantiacées.
Institut des Recherches Agronomiques et Forestiéres de l'Indochine, 12 pp.
Description des Fusarium juruanum Hennings et F. coccophilum (Desm.) Wollenweber &
Reinking, observés sur plusieurs insectes. Publication postérieure à la thése, citée en
bibliogrpahie.
BUGNICOURT F., 1942 — La maladie du « Gigantisme » du Riz. Publications de l'Institut des
Recherches Agronomiques et Forestiéres d'Indochine. Bulletin Economique de l'Indo-
chine, Hanoi. ? pp.
Traite des effets induits par l'hormone végétale de croissance, l'acide gibberellique, pro-
duite par des Fusarium, anamorphes de certains Gibberella.
BUGNICOURT F., 1942 — Action rhizogène des hétéro-auxines et de certaines vitamines et
zoohormones sur quelques plantes tropicales d'interêt économique. Publications de l'Ins-
titut des Recherches Agronomiques et Forestiéres d'Indochine. Bulletin Economique de
l'Indochine II, 41 pp. -
Aucune copie de cet article n'a pu étre localisée.
F. BUGNICOURT 177
BUGNICOURT E, 1946 — La maladie des « Raies Noires » de l'écorce saignée. Cahiers de l'Institut
de Recherches sur le Caoutchouc en Indochine, II, pp. 41-67, 13 pl. (3 coul.), 10 fig., 10
graph.
Phytophthora palmivora est suspecté représenter l'agent principal de cette affection. Etude
exhaustive des relations champignon-hóte. i
BUGNICOURT F, 1949 — Les espèces du genre Curvularia isolées des semences de riz. Communi-
cation présentée au 7° Congrès Scientifique du Pacifique à Auckland et Christchurch.
Le contenu de cette communicaiton a fait l’objet d'une note ultérieure dans la Revue
générale de Botanique.
BUGNICOURT F., 1950 — Les espèces du genre Curvularia isolées des semences de riz. Revue
générale de Botanique, 57 (672) : 65-77, 2 pl..
Descriptions des Curvularia maculans (Bancroft) Boedijn, C. oryzae Bugnicourt sp. nov., C.
lunata (Wakker) Boedijn, C. geniculata (Tracy & Earle) Boedijn et C. uncinula Bugnicourt
Sp. nov.
BUGNICOURT F, 1950 — Le « Scolyte du grain de café » en Nouvelle-Calédonie. Revue Agricole
de la Nouvelle-Calédonie, Nouvelle Série, T. 1, No. janvier-février, pp. 3-4.
Article de vulgarisation destiné aux cultivateurs de café.
BUGNICOURT F, 1950 — Sur une méthode de contamination artificielle. Son application pour la
recherche d'arbres résistants à certaines maladies cryptogamiques. Revue générale de
Botanique, 57 (673) : 157-167, 2 pl., 1 fig.
Description d'une nouvelle technique pour tester la résistance des arbres aux maladies
fongiques. Utilisée pour évaluer la résistance de l'arbre à caoutchouc au Phytophthora
palmivora, celle de Cinchonia ledgeriana à une espéce supposée nouvelle de ce genre et du
cafféier robusta à une espéce de Thielaviopsis.
BUGNICOURT E, COHIC F. & DADANT R., 1951 — Catalogue des parasites animaux et
végétaux des plantes cultivées de Nouvelle-Calédonie. Institut Frangais d'Océanie, ORS-
TOM, Nouméa, 120 pp., ronéo.
Liste des plantes et animaux principaux parasites des plantes cultivées en Nouvelle-
Calédonie, avec des informations sur les types d'affections et l'importance économique.
BUGNICOURT F, 1951 — Mycoflore des semences du riz. In « Conférence Phytosanitaire de Suva,
Fidji (2-11 avril 1951) ». Rapport de la Conférence sur la Quarantaine Végétale et
Animale, Suva, Fidji, avril 1951. Commission du Pacifique Sud, Nouméa, Rapport
Technique No. 9.
Les éléments de cette contribution ont fait l'objet de publication dans la Revue de
Mycologie.
BUGNICOURT F., 1952 — Note sur la mycoflore des semences de riz dans les territoires du Pacifique
Sud. Commission du Pacifique Sud, Nouméa, Document Technique No. 21, janvier 1952,
5 pp.
Ce document est une simple copie de la note parue dans la Revue de Mycologie.
BUGNICOURT F, 1952 — Note sur la mycoflore des semences de riz dans les territoires du Pacifique
Sud. Revue de Mycologie, 17, Supplément Colonial, 1 : 26-29.
Descriptif des échantillons de riz étudiés et techniques d'isolements de champignons à
partir de ces grains. Fréquences d'observation des vingt espéces de champignons isolées.
BUGNICOURT F, 1952 — Une espèce fusarienne nouvelle, parasite du riz. Revue générale de
Botanique, 59 (695), pp. 13-18, 1 pl., 1 fig.
Description de Fusarium annulatum Bugnicourt sp. nov., isolé de grains de riz.
178 J. MOUCHACCA
BUGNICOURT F, 1952 — Contribution à l'étude systématique de deux micromycétes parasites du
riz. Revue générale de Botanique, 59 (702) : 413-420, 2 pl.
Descriptions de Trichoconis padwickii Ganguly et Helicoceras oryzii Linder & Tullis, isolés
de grains de riz.
BUGNICOURT F, 1954 — Champignons parasites des plantes cultivées en Nouvelle-Calédonie. In
« Congrés de la protection des végétaux et de leurs produits sous les climats chauds (21-24
septembre 1954) ». Institut Frangais d'Outre-Mer, Marseille, pp. 235-239.
L'auteur présente une liste des champignons parasites de plantes cultivées dans ce terri-
toire.
ANONYME, 1954 — Phytopathologie, Courrier des Chercheurs de l'Office de Recherches Scienti-
fiques d'Outre-Mer, No. 8, pp. 159 — 186.
F. Bugnicourt présente un rapport sur une nouvelle maladie du Taro de Nouvelles-
Hébrides, cultivé sur la côte est de Nouvelle-Calédonie, induite par Pythium irregulare.
BUGNICOURT F., 1955 — Deux espèces nouvelles d'Helminthosporium isolées de semences du riz.
Revue générale de Botanique, 62 (734) : 238-243, 3 fig.
Descriptions de Helminthosporium hawaiiense Bugnicourt et H. australiense Bugnicourt
spp. nov., isolés de grains de riz.
BUGNICOURT F., 1956 — Champignons parasites de plantes cultivées en Nouvelle-Calédonie.
Institut Français d'Océanie, ORSTOM, Nouméa, 23 pp., ronéo.
Complète les listes précédentes avec quelques observations nouvelles.
BUGNICOURT F., 1958 — Sur une maladie du mais. Revue Agricole de la Nouvelle-Calédonie,
T. 9, No. octobre-novembre, pp. 1-5.
Grains de maïs infectés par Fusarium moniliforme et F. graminearum. Desinfection des
semences et rotation des cultures comme moyens de prévention
BUGNICOURT F., 1958 — Contribution à l'étude de Cladosporium colocasiae Sawada. Revue de
Mycologie, Paris, 23(2) : 233-236, 1 pl., 1 fig..
Ce champignon s'observe fréquemment sur les plants de Colocasia antiquorum, cultivés en
Nouvelle-Calédonie.
BUGNICOURT E & MARTY J., 1961 — Champignons parasites des plantes cultivées en Nouvelle-
Calédonie, Laboratoire de Phytopathologie, Institut Français d'Océanie, ORSTOM, Nou-
méa, Imprimerie Nouvelle D. Tardieu, 20 pp.
Une mise à jour des listes précédentes. Propose un classement alphabétique par hôte (102
espèces) et un classement alphabétique des champignons (183 taxons).
STATUTS ACTUELS DES TAXONS NOUVEAUX PROPOSÉS
PAR F. BUGNICOURT
Les taxons reconnus valides sont indiqués en caractères gras.
— Curvularia oryzae Bugnicourt — Revue générale de botanique 57 : 69. 1950 ; Ellis — Mycological
Papers 106 : 29. 1966.
Isolé pour la première fois, en 1940, de grains de riz cultivé en Cochinchine.
— Curvularia uncinula Bugnicourt - Revue générale de botanique 57 : 72. 1950 : Ellis — Mycological
Papers 106 : 36. 1966.
Observé à partir de grains de riz cultivé en Cochinchine, dès 1940.
Source : MNHN. Paris
F. BUGNICOURT 179
— Cylindrocarpon cochinchinense Bugnicourt — Encyclopédie Mycologique 11 : 166. 1939.
Selon Booth (1966), l'absence de matériel authentique ne permet pas de statuer sur la
validité de cette espèce Ce matériel fut isolée de rameaux de Sindora cochinchinensis,
Province de Bien-Hoa en Cochinchine, juin 1937 : également de feuilles de Aleurites
montana, en Cochinchine.
— Cylindrocarpon curtum Bugnicourt — Encyclopédie Mycologique 11 : 181. 1939.
L'absence de matériel authentique n'a pas permis à Booth (1966) de statuer sur la validité
de cette espéce. La culture originale fut isolé de tige de Arachis hypogea provenant de la
Province de Gia-Dinh, en Cochinchine, novembre 1936 ; également de feuilles de Soja
hispida, méme localité.
— Cylindrocarpon effusum Bugnicourt — Encyclopédie Mycologique 11 : 194. 1939; Booth —
Mycological Papers 104 : 45. 1966.
Reconnu comme valide par Booth (1966). Isolé pour la premiére fois, de racines de
Dracaena terminalis, Province de Gia-Dinh, Cochinchine, mars 1937
— Cylindrocarpon suballantoideum Wollenweber — In Bugnicourt : Encyclopédie Mycologique 11
174. 1939.
Lors de sa description, ce Cylindrocarpon fut considéré comme représentant la forme
conidienne de Nectria cinereo-papillata P. Hennings (Monsunia 1 : 161. 1899). Toutefois
selon Booth (1966), ce Nectria est identique au N. jungneri P. Hennings. Cylindrocapron
suballantoideum serait ainsi un synonyme de C. victoriae (P. Henn. : Wr.) Wollenweber,
anamorphe de N. jungneri
Cylindrcarpon lichenicola (C. Massal.) D. Hawksworth — Bulletin of the British Museum, Botany
Series 6 : 273. 1979
basionyme : Cylindrocarpon lichenicola C. Massalongo.
= Cylindrocarepon tonkinense Bugnicourt — Encyclopédie Mycologique 11 : 181. 1939 ;
Booth — Mycological Papers 104 : 42. 1966 ; from de Hoog & Guarro (Ed.) — Atlas of
Clinical Fungi : 498. 1996.
Cylindrocarpon tonkinense fut isolé en Indochine de graines et de racines de diverses
plantes dont Musa sapientum. D'abord retenu comme espéce valide par Booth (1966) mais
récemment reconnu comme identique au Cylindrocarpon lichenicola.
— Cylindrocladium gracile (Bugnicourt) Boesewinkel — Transactions of the British mycological
Society 78 : 554. 1982 ; Crous & Wingfield — Mycotaxon 51 : 376. 1994.
basionyme : Cylindrocarpon gracile Bugnicourt — Encyclopédie Mycologique 11 : 162.
1939.
La culture orginale fut isolée de feuilles de Argyreia splendens, Province de Gia-Dinh en
Cochinchine, mars 1937 ; également de collet de Pahudia cochinchinensis, méme localité
— Cylindrocladium reteaudii (Bugnicourt) Boesewinkel — Transactions of the British mycological
Society 78 : 554. 1982 ; Crous & Wingfield — Mycotaxon 51 : 400. 1994.
basionyme : Cylindrocarpon reteaudii Bugnicourt [comme “reteaudi] — Encyclopédie
Mycologique 11 : 189. 1939.
Holomorph : Calonectria reteaudii (Bugnicourt) Booth — Mycological Papers 104 : 41.
1966
basionym : Neonectria reteaudii Bugnicourt [comme ‘reteaudi] — Encyclopédie Mycolo-
gique 11 : 189. 1939.
Dédié par Bugnicourt à Monsieur L. Réteaud alors Inspecteur Général de l'Agriculture,
de l'Elevage et des Forêts de l'Indochine. Isolé de collet et pivot de Smithia bequaertii,
Provinces du Haut-Donnai et Blao, Sud Annam, novembre 1936.
Source : MNHN, Paris
180 J. MOUCHACCA
— Cylindrocladium tenue (Bugnicourt) T. Watanabe — Mycologia 86(3) : 155. 1994.
basionyme : Cylindrocarpon tenue Bugnicourt — Encyclopédie Mycologique 11 : 178
1939.
= Glioeladiopsis tenuis (Bugnicourt) Crous & Wingfield — Mycological Research 97 : 446.
1993.
Ce Cylindrocarpon futisolé en Indochine de feuilles, racines er rameaux de diverses plantes.
— Drechslera australiensis (Bugnicourt) Subram. & Jain : M.B. Ellis — Dematiaceous Hyphomyce-
tes :413. 1971(diagnose latine) ; Subramanian & Jain [as ‘australiense’| — Current Science
35 : 354. 1966. x
basionyme : Helminthosporium australiense Bugnicourt — Révue générale de Botanique
62 : 242. 1955 (nom. inval., Art. 36.1)
Isolé en Nouvelle-Calédonie pour la première fois, de grains de riz en provenance de
l'Australie.
Drechslera hawaiiensis (Bugnicourt) Subram. & Jain ; M.B. Ellis — Dematiaceous Hyphomycetes :
415. 1971 (diagnose latine) ; Subramanian & Jain [as hawaiiense'] — Current Science 35 :
354. 1966.
basionyme : Helminthosporium hawaiiense Bugnicourt - Revue générale de Botanique 62 :
238. 1955. (nom. inval., Art.36.1)
solé la premiere fois à l'Institut Français d'Oécanie, Nouméa, de grains de riz cultivé dans
les îles Hawaii.
— Fusarium ambrosium (Gadd & Loos) Agnihothrudu & Nirenberg — Studies in Mycology 32 : 98
1990
basionyme : Monacrosporium ambrosium Gadd & Loos — Transactions of the British
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Fusarium bugnicourtii D. Brayford — Transactions of the British mycological Society
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basionyme : Fusarium tumidum Sherbakof var. coeruleum Bugnicourt — Encyclopédie
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La variété coeruleum du Fusarium tumidum avait été reconnu comme agent de nécrose des
tiges d’ Hevea brasiliensis Müll. Arg. au Sud Vietnam, en Cochinchine, XII. 1936.
— Fusarium annulatum Bugnicourt — Revue générale de Botanique 59 : 17. 1952.
Ce Fusarium, longtemps considéré identique au F. moniliforme Sheldon, a été réhabilité
comme espèce distincte par Nirenberg (1976). Actuellement connu seulement par son
matériel original. Il a été isolé à l'origine de grains de riz cultivé en Nouvelle Calédonie,
district de Canala sur la cóte est, et également de riz cultivé en Nouvelle Guinée Néerlan-
daise, région de Merauke.
— Fusarium stilboides Wollenweber — Fusaria autographice delineata : 615. 1924
= Fusarium stilboides var. minus Wollenweber emend. Bugnicourt — Encyclopédie Myco-
logique 11 : 92. 1939
Une interprétation plus large du concept de l'espèce Fusarium stilboides conduit à consi-
dérer la variété minus comme non séparable de l'espèce mère.
— Fusarium oxysporum Schlechtendahl emend. Snyder & Hansen — American Journal of Botany
27 : 64-67. 1940.
= Fusarium oxysporum Schlechtendahl var. meniscoideum Bugnicourt — Encyclopédie
Mycologique 11 : 111. 1939.
La définition actuelle du Fusarium oxysporum englobe les distinctions variétales antérieu-
res. La variété fut isolée à l'origine de collet de Xeranthemum annuuam, Province de
Gia-Dinh, en Cochinchine, février 1937 ; également de système racinaire de Thea sinensis
au Sud-Annam.
Source : MNHN. Paris
F. BUGNICOURT 181
BIBLIOGRAPHIE
BOOTH C., 1966 — The genus Cylindrocarpon. Mycological Papers 104 : 1-56.
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Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1997, 18 (3): 183-219 183
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS MENACÉS
DE LA REGION NORD-PAS-DE-CALAIS (FRANCE)
Régis COURTECUISSE
Département de Botanique
Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques. BP 83
[Groupe de Recherche sur la Biodiversité et la Bioindication ; ER 148]
F — 59006 Lille Cedex [e-mail : rcourtec@phare univ-lille2.fr]
RÉSUMÉ : L'auteur présente la liste rouge des champignons menacés de la région Nord- Pas-de-
Calais. Il s'agit de la première liste rouge mycologique en France. Après des remarques sur les
principaux concepts relatifs à cette démarche et aux modes opératoires permettant de rédiger un tel
document, la liste est présentée en deux parties. L'une concerne les espèces effectivement menacées, la
seconde les espèces potentiellement menacées. Chacun de ces niveaux regroupe 21 à 22% de la
mycoflore régionale, l'ensemble de la liste rouge concernant 43,47 % de cette mycoflore. Ces chiffres
assez alarmants témoignent de l'importance et de l'urgence des recherches visant à expliquer les
phénomènes de disparition ou de régression constatées, d'autant que les espèces ectomycorhiziques
semblent, comme dans d'autres régions d'Europe, le groupe le plus concerné
MOTS-CLÉS : Liste rouge, Fungi, Nord - Pas-de-Calais, Protection
SUMMARY : The author presents the Red Data List of threatened Fungi in Nord-Pas-de-Calais
region (Northern France). This is the first mycological red list in France. After remarks concerning
the main concepts in this topic and operating steps toward the preparation of such a document, the
listitself is arranged in two parts. The first one deals with actually threatened species, the second with
potentially threatened species. Each of these two levels gathers about 22 to 23 % of the regional
mycoflora, the complete red list dealing with 43,47 % of this mycoflora. These rather alarming
numbers point toward the importance and emergency for researches trying to explain the demons-
trated extinctions or regressions, especially because, as in other european areas, ectomycorrhizal
Species seem to be the most concerned group.
KEY-WORDS : Red Data List, Fungi, Nord-Pas-de-Calais (France), Conservation
La Revue Cryptogamie-Mycologie publie la « Liste Rouge des champignons menacés de la région
Nord-Pas-de-Calais (France) » en raison de l'importance scientifique que représentent de tels tra-
vaux. La forme de cet article, assez inhabituelle et davantage apparentee à celle d’un rapport, a
cependant été intégralement conservée. Il s'agit en effet d'un travail qui a fait l'objet d'un Contrat
d'Objectif et qui sera diffusé prochainement, en tant que rapport dans le cadre de ce contrat, avec
l'aide financiére de différentes administrations de la région Nord-Pas-de-Calais.
Source : MNHN, Paris
184 R. COURTECUISSE
INTRODUCTION
Le Programme National d'Inventaire et de Cartographie des Mycota frangais
(Courtecuisse, 1992a) vise à la rédaction d'une liste aussi complète que possible des
espèces fongiques présentes sur notre territoire, et à la préparation de cartes de répartition
fine pour chaque taxon recensé. Un des corollaires essentiels d’une telle démarche est la
mise en évidence d'éventuels phénomènes de régression pour certaines des espèces, ce qui
est possible, en particulier, lorsque l’on prend en compte des paramètres temporels, au sein
de chaque maille cartographique (une approche empirique peut également donner des
résultats significatifs, même s'ils sont évidemment moins objectifs). On peut ainsi mettre
en évidence le recul (voire l'extinction) de telle espéce dans telle maille (ou dans tel
ensemble de mailles), depuis un nombre d'années donné. A partir de telles constatations,
il est possible de hiérarchiser les inventaires en catégories de menace, ces derniéres
intégrant les différents niveaux de régression : ancienneté du recul constaté, étendue de
l'aire perdue, rareté actuelle de l'espèce, etc. Le résultat d'une telle opération est une liste
rouge, document présentant l'ensemble des étres vivants (ici les champignons) dont
l'existence ou la survie sont compromises, par les activités humaines ou par toute autre
menace.
Actuellement, au niveau national (Courtecuisse & de Munnik, 1997), la phase
inventoriale est suffisamment avancée pour que la publication d'une première liste des
espéces de champignons (au moins pour certains groupes) présents sur le territoire
français soit envisagée prochainement (Courtecuisse, 1998b, 1998c). Les opérations car-
tographiques suivent également leur cours mais sont actuellement un peu moins avancées
(ce qui est normal, étant donné l'ampleur de la táche et les difficultés techniques pour un
pays de la taille de la France). Dés que possible, c'est-à-dire quand la construction des
cartes de répartition sera suffisamment avancée, une liste rouge nationale pourra étre
proposée. Ce document est attendu à l'horizon de l'an 2000.
Dans la région Nord-Pas-de-Calais, le Programme d'Inventaire et de Cartogra-
phie des Mycota a été soutenu, dés 1991, sous la forme d'un Contrat d'Objectif, récemment
renouvelé, entre la Région et l'Université (Responsable Scientifique : R. Courtecuisse). Ce
contrat a permis d'optimiser cette démarche et d'en favoriser les progrés, tant au point de
vue inventorial que cartographique ou patrimonial. Parallélement, les activités mycologi-
ques régionales (en particulier au sein de la Société Mycologique du Nord) ont généré un
certain nombre de publications qui témoignent également d'une action centrée sur cette
thématique (par exemple, Courtecuisse, 1996 ; Courtecuisse & Fournier, 1997). Enfin, la
rédaction de plusieurs théses de doctorat en Pharmacie, préparées sous la direction de
R. Courtecuisse (Beauvillain-Legrand & Beauvillain, 1992 ; Boutoille, 1998; Caron &
Caron-Bodard, 1998 ; Charlet-Verrier, 1994 ; Chopin, 1998 ; Delemer, 1992 ; Hubert-
Gauthier, 1997; Ghoris, 1994; Le Bivic, 1994; Leclercq, 1992; Levecq-Lefebvre &
Levecq, 1995; Quénu, 1998 ; Smague, 1996 ; Veryepe-Lefebvre, 1998), ont également
apporté une grande quantité de données indispensables á la réalisation de ce programme.
Grâce à cette large expérience acquise, il est aujourd’hui possible de présenter
une liste rouge des champignons menacés de la région Nord - Pas-de-Calais. Dès 1993, nous
annoncions ce document de manière imminente (Courtecuisse 1992b)... Il nous a pourtant
semblé préférable de le laisser mûrir quelques années supplémentaires, de façon à prolon-
ger une réflexion en cours sur l'application régionale des catégories habituellement utili-
sées dans les listes rouges européennes (voir ci-dessous) et aussi pour vérifier certaines
données encore fragmentaires, que nous ne voulions pas inclure dans le document final
sans de nouvelles récoltes ou sans confirmation. De ce point de vue, l'année 1996 a été
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS) 185
particulièrement fructueuse, puisque la région Nord-Pas-de-Calais a bénéficié d'une
poussée fongique exceptionnelle (Courtecuisse, 1997).
Les aspects techniques concernant la préparation de cette liste rouge régionale
sont abordés plus loin (voir aussi Courtecuisse, 1998a).
Avant de présenter la liste rouge elle-même (voir annexe), il nous semble utile de
préciser les concepts adoptés, en particulier à propos des critères d’inscription sur la liste
et des catégories de menaces retenues. Ces paragraphes aideront à la lecture et à la bonne
interprétation de la liste rouge proprement dite.
CRITÈRES D'INSCRIPTION, CATÉGORIES DE MENACE
1) Les critères d'inscription sur une liste rouge.
Dans les travaux européens (niveau national ou régional) existants, trois critères
d'inscription principaux se dégagent. On peut les résumer de la façon suivante :
+ espèces très rares, présentes dans un nombre très restreint de stations, dont la perturba-
tion amènerait directement à leur disparition ou à leur raréfaction drastique.
+ espèces ayant connu une diminution importante de fréquence au cours des dernières années.
L'estimation de ce paramètre est souvent très délicate, pour différentes raisons
(en particulier par manque d'informations anciennes).
« espèces de fréquence variable (pas forcément très rares) mais liées à des biotopes eux-
mêmes fortement menacés.
Ces critères ont été évidemment retenus dans notre démarche régionale.
Cependant, ilnous semble nécessaire d’ajouter un critère supplémentaire, issu de
la prise en compte de la situation globale des espèces. En effet, les considérations amenant
les auteurs à proposer une liste rouge pour leur région ou leur pays sont très généralement
centrées sur des considérations purement locales (à l'échelle de la région ou du pays) et ne
tiennent pas clairement compte de la situation hors des limites territoriales fixées (ou en
tous cas de manière insuffisante).
Or, il est très important d'intégrer dans la démarche la situation globale des
espèces considérées.
Imaginons un champignon qui semblerait se maintenir de manière très satisfai-
sante dans un secteur donné (nommons le « région A »). Si cette région se trouve au centre
géographique de l'aire de répartition de l'espèce, il paraît logique de considérer cette espèce
non menacée (notons cependant que certaines espèces subissent des régressions globales
d'emblée). Mais, il est possible que l'espèce en question soit plus ou moins menacée ailleurs
(en cours de raréfaction par exemple), en particulier sur les marges de son aire de
répartition. A l'échelle de son aire globale, un probléme existe donc manifestement,
probléme non perceptible si l'on se contente d'observer la situation locale. Si cette
tendance à la régression se confirme et évolue, son aire risque de se trouver diminuée au fil
du temps (en particulier si aucune mesure conservatoire n'est prise en sa faveur ou s’il n'est
pas possible d'intervenir, là où les problèmes se sont d'abord manifestés), et la région A
peut brutalement constituer le dernier bastion de résistance de l'espéce, alors que tout
semblait rassurant à son sujet.
Source : MNHN, Paris
186 R. COURTECUISSE
Certaines espèces, apparemment menacées au plan global (citations dans plu-
sieurs listes rouges européennes), sont ainsi présentes et prospères sur le territoire de la
région Nord - Pas-de-Calais. Il nous semble important de les inscrire sur notre liste rouge,
au titre de réservoir génétique pour des taxons potentiellement menacés globalement ou
dont l'aire semble subir une érosion de ses marges (phénomène pervers et dangereux
puisqu'il passe facilement inaperçu).
Nous ajouterons donc un quatrième critère d'inscription sur notre liste rouge :
+ espèces apparemment prospères au niveau régional, pour le moment, mais subissant une
menace effective assez forte dans différents pays européens.
2) Les catégories de menace.
Comme pour les critères d'inscription, nous avons bien sûr tenu compte des
catégories de menace classiquement retenues dans les listes rouges publiées dans les pays
voisins. Cependant, une certaine disparité de concepts peut être constatée entre différents
auteurs : on note la présence fréquente de 5 catégories, par exemple pour les Pays-Bas
(Arnolds, 1989), mais aussi parfois de 4 degrés de menace, par exemple pour le Danemark
(Vesterholt & Knudsen, 1990).
Nous avons donc procédé à une réflexion sur les possibilités d’application de ces
différents systèmes à l'échelle de la région Nord - Pas-de-Calais. L'introduction d'un
quatrième critère d'inscription nous a également conduit à modifier la présentation de
cette liste rouge régionale.
De manière à en optimiser l'interprétation et la lisibilité il semble opportun de la
partager en deux niveaux de lecture. Le premier niveau concernera les espèces effectivement
menacées, le second les espèces potentiellement menacées.
Pour le reste, les catégories retenues reprennent approximativement les idées
directrices du schéma à 5 catégories (par exemple Arnolds, 1989), avec l'ajout d'une
catégorie supplémentaire, réunissant les espèces retenues en fonction du quatrième critère
d'inscription analysé ci-dessus. Notre liste rouge comprend donc six catégories de menace.
La structure en est la suivante :
Liste rouge de Niveau I (espèces effectivement menacées)
Catégorie 0, ESPÈCES CONSIDÉRÉES COMME ÉTEINTES (non revues depuis 1980)
Dans cette catégorie sont inscrites toutes les espèces apparemment disparues,
c’est-à-dire pour lesquelles aucune récolte n'est connue depuis 1980. Le choix de la date
limite (1980) est relativement arbitraire et délicat en mycologie en raison des fluctuations
dans les poussées fongiques. Cette date semble constituer un moyen terme, par comparai-
son avec les autres listes rouges européennes.
Catégorie 1, ESPÈCES MENACÉES D'EXTINCTION
On trouvera dans cette catégorie les espèces répondant à l’un des critères
suivants :
a) espèces très rares, strictement limitées à des biotopes eux-mêmes fortement menacés ou
b) espèces rares à très rares, ayant subi une très forte régression depuis les années 60 ou
c) espèces non revues depuis 1985.
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NOR D-PAS-DE-CALAIS) 187
Il est à noter que les listes rouges de plusieurs pays prennent en compte les
espèces ayant subi une très forte régression depuis le début du siècle. Les données régionales
étant très fragmentaires avant 1960, nous avons préféré adapter ce critère en tenant compte
de la réalité des relevés disponibles (même remarque pour les catégories 2 et 3).
Catégorie 2, ESPÈCES FORTEMENT MENACÉES
Cette catégorie réunit les espèces répondant à l’un des critères suivants :
a) espèces rares, venant préférentiellement dans des stations elles-mêmes menacées ou
b) espèce rares ayant subi une régression notable depuis les années 60.
ÈCES MENACÉES
Catégorie 3,
Les critère d'inscription dans cette catégorie sont les suivants :
a) espèces rares ou dispersées, venant plutôt dans des biotopes mena
b) espèces assez rares à rares ayant assez fortement régressé depuis les années 60.
és ou
Liste rouge de Niveau II (espèces potentiellement menacées ou globalement sensibles)
Catégorie 4, ESPÈCES POTENTIELLEMENT MENACÉES OÙ VULNÉRABLES
a) espèces rares ou très rares, sans tendance manifeste actuelle à se raréfier et venant dans
des habitats non spécialement menacés pour le moment ou
b) espèces connues d’une seule récolte dans la région, de ce fait potentiellement menacées
(surtout dans le cas de stations sensibles ou vulnérables)
Catégorie 5, ESPÈCES SENSIBLES
espèces apparemment non menacées pour le moment dans la région Nord - Pas-de-Calais,
mais à surveiller en raison d’une valeur patrimoniale importante dans d’autres
régions d'Europe.
ASPECTS TECHNIQUES DE LA RÉDACTION D'UNE LISTE ROUGE
La préparation d'une liste rouge impose l'étude approfondie d'un certain nom-
bre de documents, préexistants ou élaborés dans ce but.
Il faut en particulier :
+ constituer un inventaire des publications régionales, sans oublier de compulser la littéra-
ture mycologique générale, non régionale et méme étrangére, susceptible
d'héberger des citations de récoltes concernant le territoire en cause ; en parti-
culier les grandes révisions monographiques, prenant en compte des spécimens
d'herbiers institutionnels, qui peuvent concerner des récoltes envoyées, pour
révision, à des spécialistes étrangers ;
+ préparer un inventaire (catalogue) de tous les taxons présents sur le territoire étudié. Cette
liste provient des publications (ci-dessus) mais aussi des relevés effectués sur le
terrain par les mycologues régionaux, à des périodes anciennes ou modernes.
Idéalement, il faudrait disposer de relevés anciens et actuels comparables en
terme d'intensité de prospection, ce qui est très rarement le cas. Il est également
Source : MNHN, Paris
188 R. COURTECUISSE
indispensable de procéder á des campagnes de relevés spécialement axées vers
un enrichissement de l'inventaire régional (étude de milieux peu prospectés,
étude de groupes peu étudiés, etc.). La mise en place de cet inventaire sous-
entend donc un très gros travail, à la fois taxonomique (efforts de détermination
dans des groupes de champignons mal connus ou difficiles) et nomenclatural
(homogénéisation de la terminologie des relevés de périodes différentes) ;
» évaluer l'évolution des aires de répartition et des fréquences d'apparition de chaque espéce
recensée sur le secteur étudié. Cette évaluation peut se faire de maniére empiri-
que (impressions recueillies auprés des mycologues, en fonction de leur expé-
rience de terrain) ou objective (par développement d'un programme de carto-
graphie fine, intégrant, pour chaque maille cartographique, des données
chronologiques). Si l'approche empirique donne déjà des résultats intéressants,
il est évident que la rigueur d'un programme cartographique est préférable.
Pour la région Nord - Pas-de-Calais, une approche mixte a été effectuée, les
cartes détaillées n'étant, pourle moment, disponibles que pour certains groupes
particuliers (essentiellement des mycorhiziques) ;
« consulter les données patrimoniales relatives aux milieux naturels. En effet, les menaces
pesant sur les champignons sont en grande partie liées à celles qui compromet-
tent l'avenir de leurs biotopes. Les inventaires ZNIEFF (Zones Naturelles
d'Intérét Écologique, Faunistique et Floristique) et les divers classements de
sites, reconnus d'intérét patrimonial par les diverses structures administratives
ou scientifiques (pour le Nord - Pas-de-Calais, CSENPC, CSNPC, CSRPN,
ENR, ONE, etc. !) qui opérent dans une région donnée, peuvent procurer une
trame de départ importante dans cette démarche. Cependant, cette approche
par milieux n'est évidemment pas suffisante, certaines espèces fongiques parti-
culiérement intéressantes et de haute valeur patrimoniale colonisant parfois des
milieux totalement banals aux yeux d'un botaniste ou d'un phytosociologue ;
+ consulter les listes rouges publiées en Europe, de manière à préciser le statut relatif des
espéces régionales, à une échelle globale (voir discussion sur ce point plus haut).
Un document compilatoire a été préparé dans ce but (Courtecuisse, 1993).
- alléger les listes hiérarchisées obtenues par l'analyse de tous les documents sus-cités (qui
permettent d'établir une liste rouge préliminaire déjà largement argumentée),
en supprimant tous les taxons d'interprétation taxonomique douteuse (par
exemple citations anciennes, pour lesquelles une certitude de correspondance
taxonomique actuelle ne peut pas étre obtenue ou récoltes anciennes apparte-
nant à des groupes taxonomiques que plus personne n'étudie suffisamment de
nos jours), tous les cas litigieux (par exemple espéces rares et difficiles, sur le
plan taxonomique, pour lesquelles on n'a pas de trace objective — échantillons
d’herbier). Il est également préférable d'inclure les taxons infra-spécifiques sous
une seule rubrique, sauf évidemment dans le cas où une variété ou une forme
semble se comporter de manière très différente, par rapport au type.
« il est également prudent (mais non indispensable si toutes les conditions ci-dessus sont
remplies d'emblée) d'attendre quelques saisons supplémentaires pour contrôler
certaines absences et certaines données.
1. CSENPC = Conseil Scientifique de l'Environnement du Nord et du Pas-de-Calais ; CSNPC =
Conservatoire des Sites Naturels du Nord - Pas-de-Calais ; CSRPN : Conseil Scientifique Regional
du Patrimoine Naturel ; ENR = Espace Naturel Régional ; ONF = Office National des Forêts)
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NOR D-PAS-DE-CALAIS) 189
Dans le cas de cette liste rouge pour la région Nord-Pas-de-Calais, nous avons
exploité l'ensemble des données disponibles, dans la limite de leur fiabilité taxonomique. Si
certains documents datent du début du siècle, les connaissances mycologiques régionales
se sont réellement développées à partir des années 1950-1960. Une forte intensification de
la pratique des relevés est intervenue depuis une quinzaine d’années (il est intéressant de
noter que malgré cet accroissement des travaux sur le terrain, une régression des espèces
apparaît assez nettement). Comme dans beaucoup d’autres régions, les mycologues ont
tendance à revenir souvent dans les mêmes stations. Cette habitude a été combattue depuis
une dizaine d'années et a amené la découverte de nombreuses espèces non encore recensées
sur le territoire étudié ainsi qu’une meilleure connaissance de la répartition des espèces.
L'introduction, dans la liste rouge, des nouveaux venus n'a pas été systématique mais
conditionnée par leur rareté globale ou par leur statut d'espèce menacée dans d'autres
pays européens. Dans la plupart des cas, ils ont été inscrits en catégorie 4 (surtout si une
seule station est connue) mais cette attribution sera évidemment reconsidérée dans l’ave-
nir, lorsque leur statut régional sera mieux connu. La plupart des espèces recensées sont
conservées dans l'herbier Courtecuisse (LIP ? ), quelquefois dans d'autres herbiers privés.
Ce dépôt est systématique pour tout taxon nouvellement recensé dans la région. Les
déterminations anciennes et crédibles ont été admises, même lorsque tout contrôle était
impossible, mais les noms les plus douteux ont été supprimés de la liste rouge. Les
déterminations récentes sont effectuées de manière rigoureuse par quelques-uns des
membres de la Société Mycologique du Nord et, pour les cas litigieux, les spécimens sont
contrôlés et nommés par R. Courtecuisse ou éventuellement par M. Bon.
DISCUSSION
L'interprétation détaillée de la liste rouge régionale sera développée par ailleurs
(Courtecuisse, 1998a), mais quelques faits frappants apparaissent à la lecture des listes des
différentes catégories et peuvent d'ores et déjà être soulignés.
+ L'ensemble des espèces inscrites dans différentes catégories de menace représente
43,47 % de la mycoflore régionale. Ce chiffre semblera excessif et alarmiste à
certains lecteurs, mais il repose en grande partie sur des constatations cartogra-
phiques objectives et avérées. Nous avons différé la publication de ce document
de près de 5 ans, depuis sa première version, souhaitant ainsi bénéficier du recul
nécessaire à l'obtention d'une fiabilité suffisante des informations. Il faut aussi
pondérer ce chiffre en rappelant que la scission de la liste rouge en deux niveaux
de lecture attribue environ 21 à 22 % de la mycoflore régionale à chacun d’entre
eux (628 espèces effectivement menacées et 608 espèces potentiellement mena-
cées).
« Les symbiontes semblent particulièrement sensibles ou menacés. En effet, si l’on se réfère à
la 3° colonne de la liste rouge, le type ectomycorhizique (EcM) apparaît très
fréquemment (536 espèces, soit 43,36 % de la liste rouge, alors qu'ils ne repré-
sentent que 32,3 % de la mycoflore régionale). Cette constatation est particu-
lièrement inquiétante puisque ce sont ces champignons qui possèdent le rôle
fonctionnel le plus important, à l'échelle des écosystèmes naturels et de leur
2. L’herbier du Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de
Lille, comprenant des plantes supérieures, des mousses, des lichens et des champignons est en cours
d'enregistrement à I’ Index Herbariorum sous l'abréviation LIP.
Source : MNHN. Paris
190 R. COURTECUISSE
équilibre. Il est donc urgent d'étudier les causes de ces régressions ou d'envisa-
ger des solutions permettant d'assurer l’avenir de ces espèces. Des travaux ont
commencé dans ce sens en région Nord - Pas-de-Calais (voir aussi la conclu-
sion de ce travail).
+ La liste rouge présentée ci-dessous ne permet pas, bien évidemment, de visualiser
l'évolution chorologique des espèces qui la composent. Il est pourtant intéres-
sant de signaler qu'une tendance comportementale relativement homogène se
dégage pour les espèces ecto-mycorhiziques (les autres types biologiques ne
montrent pas les mêmes tendances). Celles-ci semblent se raréfier, voire dispa-
raítre, au centre de la région Nord - Pas-de-Calais, pour se « réfugier » vers ses
deux extrémités, occidentale (Boulonnais en particulier) et orientale (Avesnois),
où elles se maintiennent relativement bien. Les études cartographiques
(Charlet-Verrier, 1994 ; Levecq-Lefebvre et Levecq, 1995) ayant démontré cette
tendance concernent les Russulaceae, les Boletales et les Cortinariales. De
nouvelles études en cours, concernant les autres taxons mycorhiziques (Ama-
nitales, Tricholomataceae p.p., en particulier), semblent la confirmer. Les deux
sous-régions citées voient donc leur importance patrimoniale (déjà largement
reconnue des points de vue botanique, phytosociologique, ornithologique,
entomologique, etc.) encore confortée par l'argument mycologique. Cette adé-
quation confirme la valeur bio-indicatrice des champignons (celle-ci s'exergant
dans des domaines variés -voir, par exemple, Courtecuisse, 1988), tout particu-
lièrement, dans ce cas régional, en ce qui concerne la valeur patrimoniale et
l'intégrité (notion qui prend en compte des paramètres de gestion tradition-
nelle) d'un terroir. D'autre part, cette constatation pourra servir d'argument et
de base pour des études visant à interpréter cette migration régressive. Les
comparaisons inter-stationnelles, mettant en jeu divers paramètres environne-
mentaux (pressions anthropiques, pollutions, fréquentation, gestion, etc.),
diverses espèces (appartenant à des types biologiques différents), divers tra-
ceurs (biochimiques par exemple), permettront vraisemblablement, dans l’ave-
nir, de mieux comprendre les causes de ces régressions ou de ces disparitions.
Lorsque cela sera possible, des mesures de restauration des biotopes pourront
accompagner les indispensables mesures de protection du patrimoine naturel
résiduel, ces dernières devant être prises le plus rapidement possible.
CONCLUSION
En conclusion, nous devons souligner le fait qu'une liste rouge est un document
dépourvu de valeur légale. Il ne s'agit que d'un document de travail, destiné aux scientifi-
ques et à tous les usagers et gestionnaires de la nature et de l'environnement, soucieux de
l'avenir de notre patrimoine naturel.
Il faut considérer une telle liste sans pessimisme ni catastrophisme excessifs. Au
contraire, chacun doit s'interroger, de maniére constructive, sur les causes du constat (ce
dernier étant le plus objectif possible) et réfléchir aux moyens de protéger et de restaurer
les milieux favorables aux espéces les plus menacées. Une telle liste est l'occasion de se
rappeler que la perte d'une espéce (qu'elle soit fongique ou autre) est un préjudice, le plus
souvent irréversible, à l'intégrité fonctionnelle et à la richesse patrimoniale de notre
environnement naturel traditionnel. Toute modification, aussi superficielle en apparence
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS) 191
que la disparition d'une espèce de champignon, peut avoir des répercussions aux propor-
tions imprévisibles à l'échelle d'un écosystème.
La rédaction d’une liste rouge n’est pas une fin en soi. En fait, le souhait qui
émerge, dès l'achèvement d'une telle rédaction, est de voir la liste se réduire, dans l'avenir.
Il s'agit d'un document de travail, appelé à évoluer. Cette évolution doit se
développer dans deux directions :
» Par des travaux de terrain complémentaires, il faut continuer à améliorer l'objectivité du
classement des espéces dans les différentes catégories de menace. Ces travaux
doivent se concentrer sur la recherche des espéces menacées, dans leurs biotopes
(en espérant retrouver les espéces disparues ou menacées d'extinction), sur
l'exploration de biotopes rares ou précieux (de manière à préciser les corréla-
tions entre champignons et milieux menacés), sur l'amélioration de la précision
taxonomique dans des groupes difficiles ou relativement mal connus, à l'échelle
régionale.
+ En fonction des améliorations ainsi obtenues et des certitudes accrues qui en découlent,
effectuer des démarches administratives pour faire publier une liste d’especes
légalement protégées, d'abord à l'échelle régionale. La liste rouge nationale,
actuellement en préparation, suivra les mémes étapes et aboutira à la proposi-
tion d'une liste d'espéces légalement protégées en France. C'est en tous cas le
but final poursuivi par ce programme de recherches. Le concept d'espéce
fongique légalement protégée mérite bien sur une discussion propre. Ce sujet
sera abordé par ailleurs, mais on peut évidemment souligner le fait que la
protection des champignons passe par la protection, aussi intégrale que possi-
ble, de leur biotope.
Il est également hors de propos d'aborder ici l'interprétation écologique et
patrimoniale détaillée de cette liste. Elle doit se faire en parallèle avec une interprétation
des connaissances inventoriales portant sur l'ensemble de la région, sur les principaux
types de milieux (forêts, prairies, pelouses, dunes, etc.) et sur quelques stations particuliè-
res. Cette étude sera proposée par ailleurs. Elle met en évidence la menace particuliére qui
semble peser sur les espéces ecto-mycorhiziques. Ce type biologique, si important dans le
fonctionnement des écosystémes, surtout forestiers, semble donc le plus sensible, dans le
domaine de la protection des champignons.
Pour terminer, il faut insister sur la nécessité de voir publier prochainement
d'autres listes rouges régionales en France. Des travaux sont d'ores et déjà en cours, en
particulier dans les régions Franche-Comté, Haute-Normandie, Pays-de-Loire. Nous
encourageons trés vivement les responsables régionaux, impliqués dans la structure du
Programme National d'Inventaire et de Cartographie des Mycota Francais, à entrepren-
dre la rédaction de tels documents, en collaboration avec les mycologues de leur région.
Beaucoup de régions frangaises disposent d'inventaires mycologiques suffisamment avan-
cés (ces inventaires seront, entre autres, la base de l'inventaire national en cours de
rédaction) pour aborder cette nouvelle approche. Nous sommes évidemment à la dispo-
sition de toute personne souhaitant des renseignements complémentaires ou des conseils
rédactionnels dans ce sens.
Source : MNHN, Paris
192 R. COURTECUISSE
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que et de cartographie des Mycota français. 2° note : quelques informations sur l'état des
lieux (après 5 années de travail) et perspectives à court terme. Documents Mycologiques
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Source : MNHN. Paris
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la région Nord - Pas-de-Calais. Aspects patrimoniaux, chorologiques et conservatoires. Bole-
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(Nord). Analyse des relevés des années 1979 à 1993. Thèse de doctorat en Pharmacie
(Université de Lille II), in prep.
VESTERHOLT J. & KNUDSEN H., 1990 — Truede storsvampe i Danmark — en rodliste. 64 pp.
ANNEXE : LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS MENACÉS
DE LA REGION NORD-PAS-DE-CALAIS.
Note : la première colonne présente le nom des taxons retenus pour chaque catégorie ; la seconde
colonne comprend le numéro du ou des département(s) où l'espèce est signalée (Nord — 59
ou/et Pas-de-Calais — 62). Pour les deux premières catégories, les années des dernières
récoltes figurent entre parenthèses lorsque cette donnée a été décisive pour l'attribution de
l'espèce en cause à cette catégorie de menace ; la troisième colonne précise le type biologi-
que de l'espèce (EcM = Ectomycorhizique, S = Saprophyte, SL = Saprophyte Lignicole,
PN = Parasite nécrotrophe [F = fungicole], PB = Parasite Biotrophe)
Source : MNHN. Paris
194 R. COURTECUISSE
LISTE ROUGE DE NIVEAU I
CATÉGORIE 0, ESPÈCES CONSIDÉRÉES COMME ÉTEINTES
(NON REVUES DEPUIS 1980)
Agaricus benesii (Pilát) Singer
Agaricus subfloccosus (J. E. Lange) Pilát
Amanita caesarea (Scop. : Fr.) Pers.
Clitocybe houghtonii (Phillips) Dennis
Conocybe coprophila (Kühner) Kühner
Cortinarius caesiocyaneus Britzlemayer
Cortinarius castaneus (Bull. : Er.) Fr.
Cortinarius cumatilis Er.
Cortinarius fulgens Fr.
Cortinarius leucopus (Pers. : Fr.) Fr.
Cortinarius paramoenolens Henry
Cortinarius phaeochrous Favre
Cortinarius polychrous Henry
Cortinarius pseudoarcuatus (Alb. & Schw.) Fr.
Cortinarius renidens Fr.
Cortinarius safranopes Henry
Cortinarius salignus (Moser & Keller) Garnier
Cortinarius saturatus J. E. Lange
Cortinarius saturninus (Fr.) Er.
Cortinarius subbalteatus Kühner
Cortinarius subpurpurascens (Batsch) Kickx
Cortinarius subsertipes Romagnesi
Cortinarius tophaceus Fr.
Cortinarius triformis Fr.
Cortinarius turibulosus J. Schaeffer & Horak
Cortinarius variegatus Bres.
Cortinarius varius (Sch. : Er.) Fr.
Cortinarius vibratilis (Fr. : Fr.) Fr.
Cystolepiota adulterina fo. reidii M. Bon
Flammulaster granulosus (J. E. Lange) Watling
Galerina alluviana A. H. Smith
Galerina calyptrata Orton
Galerina luteofulva Orton
Galerina pseudocamerina Singer
Galerina pseudomniophila Kühner
Galerina tibiicystis (Atkinson) Kühner
Gomphidius glutinosus (J. C. Sch. : Fr.) Er.
Gomphus clavatus (Pers. : Fr.) S. F. Gray
Gymnopilus liquiritiae (Pers.) P. Karsten
Gyroporus cyanescens (Bull. : Fr.) Quelet
Hygrocybe olivaceonigra (Orton) Moser
59 (1971)
62 (1971)
59(?) 3
59 (1979)
59, 62 (1976)
62 (1973)
59 (1978), 62 (1979)
62 (1971)
62 (1973)
59 (1970), 62 (1974)
62 (1963)
59 (1973)
62 (1974)
62 (1979)
59 (1974)
59, 62 (1979)
59 (1979)
62 (1974)
59 (1979)
62 (1974)
59 (1979), 62 (1974)
62 (1974)
62 (1970)
59 (1979)
59 ( ?), 62 (1980)
62 (1978)
59 (1974)
62 (1963)
62 (1980)
62 (1977)
59 (1977)
59 (1977)
59 (1977)
62 (1979)
62 (1979)
59 (1969), 62 (1972)
59 (1973)
59(2)*
62 (1978)
59 (1979)
62 (1971)
3. date exacte de disparition inconnue ; en tous cas, plusieurs décennies
4. date exacte de disparition incertaine.
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Hygrocybe persistens (Britz.) Singer
Hygrocybe splendidissima Orton
Hygrophorus olivaceoalbus var. gracilis
Hygrophorus pustulatus (Pers. : Fr.) Fr.
Inocybe acutella M. Bon
Inocybe appendiculata Kühner
Inocybe casimiri Velenovsky
Inocybe commutabilis Furrer
Inocybe erinaceomorpha Stangl & Veselsky
Inocybe fuscomarginata Kühner
Inocybe heimiana M. Bon
Inocybe leucoblema Kühner
Inocybe longicystis Velenovsky
Inocybe posterula (Britz.) Saccardo
Inocybe quietiodor M. Bon
Inocybe sororia Kauffmann
Inocybe valida Malençon ex M. Bon
ybe xanthodisca Kühner
Lactarius porninsis Rolland
Lepiota brunneolilacea M. Bon & Boiffard
Lepiota lilacea var. pallida Bon, Migl. & Cher.
Leucoagaricus gaillardii M. Bon & Boiffard
Leucoagaricus menieri (Saccardo) Singer
Leucocoprinus medioflavus (Boudier) Bon
Limacella illinita var. ochraceorosea Bég. & Bon
Limacella ochraceolutea Orton
Lyophyllum semitale (Fr.) Kühner
Melanoleuca bataillei Malençon
Melanoleuca friesii (Bresadola) M. Bon
Mycena atroalba (Bolt. : Fr.) Gillet
Mycena purpureofusca (Peck) Saccardo
Mycena urania (Fr. : Fr.) Quélet
Panaeolus obliquoporus M. Bon
Panaeolus retirugis (Fr.) Quélet
Pholiota fusa (Batsch) Singer
Pholiota subsquarrosa (Fr.) Quélet
Psathyrella pseudocorrugis (Romagn.) Romagn.
Psilocybe luteonitens (Vahl. : Fr.) Parker-Rhodes
P. semilanceata var. caerulescens (Cke) Sacc.
Russula alutacea (Pers. : Fr.) Fr.
Russula emetica var. gregaria Kauffmann
Russula flavocitrina Blum ex M. Bon
Russula flavoviridis Romagnesi
Russula gigasperma Romagnesi
Russula impolita (Romagnesi) M. Bon
Russula innocua (Singer) Romagnesi ex M. Bon
Russula lilacinopunctata Gillet
Russula nobilis Velenovsky
Russula roseipes (Secrétan) ex Bresadola
Russula rubra var. poliopus Romagnesi
Russula subcompacta Britzelmayer
Russula terenopus Romagnesi
Russula versatilis Romagnesi
62 (1984)
62 (1974)
62 (1977)
59 (1980)
59 (1980)
62 (1974)
62 (1980)
62 (1974)
59 (1979)
59 (1974), 62 (1974)
59 (1976), 62 (1980)
59 (1974)
62 (1971)
62 (1980)
59 (2), 62 (1977)
59 (1975), 62 (1969)
62 (1975)
62 (1972)
59 (1975)
62 (1979)
62 (1973)
62 (1979)
62 (1980)
62 (1980)
62 (1979)
62 (1979)
59, 62 (1979)
62 (1977)
62 (1980)
62 (1978)
62 (1977)
62 (1974)
62 (1979)
62 (1979)
59 (1969)
62 (années 1960)
62 (1980)
62 (1974)
62 (1971)
59, 62 (1963)
62 (1963)
62 (1965)
62 (1980)
62 (1967)
62 (1967)
62 (1970)
62 (1969)
62 (1963)
62 (1974)
62 (1969)
62 (1962)
62 (1967)
62 (1977)
195
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388
SES
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
Source : MNHN. Paris
196 R. COURTECUISSE
Russula zvarae var. salmonicolor Romagnesi
Suillus bellinii (Inzenga) O. Kuntze
Tricholoma ramentaceum var. pseudotriste Bon
Tubaria minutalis Romagnesi
98 espèces.
CATÉGORIE 1, ESPÈCES MENACÉES D'EXTINCTION
62 (1967)
62 (1980)
62 (1974)
59 (1979)
a) espèces très rares, strictement limitées à des biotopes eux-mêmes fortement menacés ou
b) espèces rares à très rares, ayant subi une très forte régression depuis le début du siècle
(depuis les années 60 pour la région Nord-Pas-de-Calais) ou
c) espèces non revues depuis 1985.
Agaricus niveolutescens Huijsman
Agrocybe elatella (P. Karsten) Vesterholt
Alnicola geraniolens Courtecuisse
Boletopsis subsquamosa (L. : Fr.) Kotl. & Pouz.
Boletus xanthocyaneus Ramain ex Romagnesi
Camarophyllopsis foetens (Phillips) Arnolds
Camarophyllopsis phaeophylla (Rom.) Arnolds
Campanella inquilina Romagnesi
Cellypha goldbachii (Weinmann) Donk
Ceratobasidium cornigerum (Bourdot) Rogers
Chroogomphus helveticus (Singer) Moser
Clitopilus omphaliformis Josserand
Conocybe inocybeoides Watling
Cortinarius camphoratus (Er. : Fr.) Fr.
Cortinarius crocolitus Quélet
Cortinarius cyanopus Secrétan
Cortinarius fuscoperonatus Kühner
Cortinarius mairei (Mos.) Moser ex Bidaud & al.
Cortinarius mellinus Britzelmayr
Cortinarius ochropallidus Henry
Cortinarius orellanoides Henry
Cortinarius orellanus Fr.
Cortinarius prasinocyaneus Henry
Cortinarius privignofulvus Henry
Cortinarius pseudocyanites Henry
Cortinarius rubellopes Henry
Cystolepiota luteicystidiata (Reid) M. Bon
Echinoderma calcicola (Knudsen) M. Bon
Entoloma eccentricum Bresadola
Entoloma galericolor Courtecuisse
Entoloma inopiliforme Bon
Entoloma lanicum (Romagnesi) Noordeloos
Entoloma minutum (P. Karsten) Noordeloos
Entoloma pseudoeccentricum (Rom.) Zschiesch.
Entoloma vinaceum (Scop.) Arnolds $: Noord.
Galerina ampullaceocystis Orton
Galerina cephalotricha Kühner
Gomphidius maculatus (Scop.) Fr.
62 (1980)
59, 62
59, 62
62 (1981)
59 (1981)
62
59
62
62
59, 62
59
62
59
59 (1981)
62 (1981)
59 (1981), 62
59 (1981)
59 (1981)
59 (1981)
59, 62 (1981)
59 (1981)
59, 62
59 (1981)
59
62 (1987)
62
62 (1984)
59 (1981)
59
59 (1982)
62 (1986)
59 (1985)
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
mopilus flavus (Bres.) Singer
Gymnopilus fulgens (Favre & Maire) Singer
Hebeloma nudipes Er.
Hericium flagellum (Scop.)Pers. (=H.coralloides)
Hydnotria tulasnei Berk. & Br.
Hygrocybe calyptriformis (Berk.) Fayod
Hygrocybe fornicata (Fr.) Singer
Hygrocybe riparia Kreisel
Hygrophorus latitabundus Britzlemayr
Hypocreopsis lichenoides (Tode : Fr.) Seaver
Inocybe abietis Kühner ex Kühner
Inocybe confusa P. Karsten
Inocybe griseovelata Kühner
Inocybe halophila Heim
Inocybe ovalispora Kauffmann
Inocybe pallidipes Ellis & Everhart
Inocybe rhodiola Bresadola
Inocybe sambucina (Fr.) Quélet
Inocybe straminipes Romagnesi
Inocybe subhirtella M. Bon
Inocybe tricolor Kühner
Lactarius acris (Bolt. : Fr.) S. F. Gray
Lactarius clethrophilus Romagnesi
Lactarius picinus Fr.
Lactarius salmonicolor Heim & Leclair
Lactarius uvidus var. candidulus Neuhoff
Lepiota lilacea Bresadola
Lepiota pseudolilacea Huijsman
Lepiota rufipes Morgan
Mycena stannea (Fr.) Quélet
Nidularia deformis (Willd. : Pers.) Fr. £ Nordh.
Oliveonia fibrillosa (Burt) Donk
Phacotellus griseopallidus (Desm.) Courtec.
(incl. var. tetrasporus Kühn. & Lam. ex Courtec.)
Phallus hadriani Vent. : Pers.
Phellodon niger (Fr. : Fr.) P. Karsten
Pholiotina peronata (Kühner & R. Maire) Singer
Psathyrella sphagnicola (R. Maire) Favre
Psilocybe merdaria (Fr. : Fr.) Ricken.
Psilocybe merdicola Huijsman
Ramaria aurea (J. C. Sch.) Quélet
Ramaria botrytis (Pers. : Fr.) Ricken
Ramaria flava (J. C. Sch. : Fr.) Quélet
Ramaria formosa (Fr. : Fr.) Quélet
Russula citrinochlora Singer
Russula fragrantissima Romagnesi
Russula laeta Möller & J. Schaeffer
Russula lepidicolor Romagnesi
Russula pallidospora (Blum) ex Romagnesi
Sarcodon imbricatum (L. : Fr.) P. Karsten
Stropharia halophila var. occidentalis
Tricholoma focale (Fr.) Ricken
Tricholoma fracticum (Britz.) Kreisel
59 (1984)
62 (1982)
59 (1981), 62 (1974)
62
59
59 (1981)
59(1981)
62 (1985)
59(1981), 62(1895)
59
59 (1981)
59 (1981)
62 (1982)
59, 62 (1985)
59 (1981)
59, 62 (1981)
59 (1981)
59 (1984)
62 (1984)
62 (1981)
59 (198 ?)
59, 62
59
59
59
59 (1981)
59 (1981), 62
62 (1983)
59, 62 (1982)
59 (1981)
59
62 (1981)
59 (1981)
59
62 (1982)
62 (1981)
62
62
62
62
59, 62 (1981)
197
Source : MNHN, Paris
198 R. COURTECUISSE
Tricholoma imbricatum (Fr. : Fr) Kummer
Tricholoma triste (Scop.) Quélet
Tricholoma viridilutescens Moser
Tyromyces kmetii (Bres.) Bondarzew & Singer
94 espèces
CATÉGORIE 2, ESPÉCES FORTEMENT MENACÉES
59 (1981)
59 (1981)
59 (1981)
62
EcM
EcM
EcM
SL
a) espèces rares, venant préférentiellement dans des stations elles-mêmes menacées ou
b) espèce rares ayant subi une régression notable depuis le début du siècle
(depuis les années 60 pour la région Nord-Pas-de-Calais)
Agaricus albertit M. Bon
Agaricus cupreobrunneus (Möller) Pilät
Agaricus lanipes (Möl. & J. Schaeff.) J. Hlav.
Agaricus spissicaulis Möller
Agrocybe pusiola (Fr.) Heim
Agrocybe sphaleromorpha (Bull. : Fr.) Fayod
Alnicola amarescens (Quélet) Heim & Romagnesi
Alnicola pseudoamarescens Kühner & Romagnesi
Amanita ceciliae (Berk. & Br.) Bas
Amanita echinocephala (Vittadini) Quélet
Amanita ovoidea (Bull. : Fr.) Link
Amanita verna (Bull. : Fr.) Lamarck
Boletus pinophilus Pilat £ Dermek
Boletus radicans Pers. : Fr.
Boletus satanas Lenz
Camarophyllopsis atropuncta (Pers. : Fr) Arn.
Cantharellus friesii Quélet
Cantharellus ianthinoxanthus R. Maire
Cantharellus melanoxeros Desmazières
Clavaria incarnata Weinmann
Clavaria zollingeri Léveillé
Clavariadelphus pistillaris (L. : Fr.) Donk
Clavulinopsis corniculata (J, C. Sch. : Fr.) Corn.
Clavulinopsis subtilis (Er. : Fr. ) Corner
Clitopilus cretatus (Berk. & Br.) Saccardo
Coprinus ammophilae Courtecuisse
Coprinus gonophyllus Quélet
Coprinus heterosetulosus Locquin ex Watling
Coprinus narcoticus (Batsch : Fr.) Fr.
Cortinarius armillatus (Alb. & Schw. : Fr.) Fr.
Cortinarius calochrous (Pers. : Fr.) Fr. 59, 62
(incl. var. coniferarum (Moser) Moser ex Nezdoiminogo)
Cortinarius evernius (Fr. : Fr.) Fr.
Cortinarius helobius Romagnesi
Cortinarius humicola (Quélet) Maire
Cortinarius mucosus (Bull.) Kickx
Cortinarius privignus (Fr.) Fr.
Cortinarius salor Fr.
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Cortinarius semisanguineus (Fr. : Fr.) Gillet
Crepidotus mollis var. calolepis (Er.) Pilát
Cristinia helvetica (Pers.) Parmasto
Cuphophyllus pratensis (Pers. : Fr.) M. Bon
Cuphophyllus russocoriaceus (Berk. & Mill.) Bon
Cystolepiota hetieri (Boudier) Singer
Dermoloma atrocinereum (Pers.) Orton
Dermoloma cuneifolium (Fr.) Herink
Echinoderma pseudoasperulum (Knudsen) M. Bon
Entoloma ameides (Berk. & Br.) Saccardo
Entoloma aprile (Britz.) Saccardo
Entoloma bisporigerum Noordeloos
Entoloma bloxamii (Berk. £ Br.) Saccardo
Entoloma costatum (Fr. : Fr.) Kummer
Entoloma dysthaloides Noordeloos
Entoloma farinogustus Arnolds & Noordeloos
Entoloma infulum (Fr.) Noordeloos
Entoloma jubatum (Fr. : Fr.) P. Karsten
Entoloma lazulinum (Fr.) Noordeloos
Entoloma myrmecophilum (Romagnesi) Noord
Entoloma nitens (Velenovsky) Noordeloos
Entoloma olorinum (Romagn. & Favre) Noord.
Entoloma papillatum (Bres.) Dennis
Entoloma querquedulum (Romagnesi) Noordeloos
Entoloma rhodocylix (Lasch) Moser
Entoloma rhombisporum (Kühn. & Bours.) Horak
Entoloma scabrosum (Fr.) Noordeloos
Entoloma turci (Bresadola) Moser
Galerina clavus Romagnesi
Galerina embolus (Fr.) Orton
Galerina nana (Petri) Kühner
Galerina pumila (Pers. : Fr.) Singer
Galerina uncialis (Britz.) Kühner
Geoglossum fallax Durand
Guepiniopsis buccina (Pers. : Fr.) Kennedy
Gymnopilus odini (Fr.) Kühner
Gyrodon lividus (Bull. : Fr.) P. Karsten
Gyroporus castaneus (Bull. : Fr.) Quélet
Hebeloma ammophilum Bohus
Hebeloma elatum (Batsch : Fr.) Gillet
Hebeloma fusipes Bresadola
Hebeloma psammophilum M. Bon
Hebeloma vaccinum Romagnesi
Helvella atra Kón. : Fr.
Helvella corium Weberbeier
Hemipholiota myosotis (Fr. : Fr.) M. Bon
Hericium erinaceum (Bull. : Fr.) Pers.
Hohenbuehelia culmicola M. Bon
Hydnellum aurantiacum (Batsch : Fr.) P. Karsten
Hygrocybe aurantiosplendens Haller
Hygrocybe conicoides (Orton) Orton & Watling
Hygrocybe helobia (Arnolds) M. Bon
Hygrocybe irrigata (Pers. : Fr.) M. Bon
199
EcM
EcM
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wu uwuwuutuuutuuuvtuuuuuuututuutuuuuuuuu
Source : MNHN, Paris
200 R. COURTECUISSE
Hygrocybe lepida Arnolds
Hygrocybe minutula (Peck) Murrill
Hygrocybe punicea (Fr. : Fr.) Kummer
Hygrocybe reidii Kühner
Hygrocybe subglobispora (Orton) Moser
Hygrocybe unguinosa (Fr. : Fr.) P. Karsten
Hygrophorus agathosmus (Fr.) Fr.
Hygrophorus arbustivus ( Fr.) Fr.
Hygrophorus chrysodon (Batsch : Fr) Fr.
Inocybe albidodisca Kühner
Inocybe albomarginata Velenovsky
Inocybe alluvionis Stangl & Veselsky
Inocybe dunensis Orton
(inel. var. paucicystidiata M. Bon)
Inocybe hirtelloides Stangl & Veselsky
Inocybe metrodii Stangl & Veselsky
Inocybe nitidiuscula (Britz.) Saccardo
Inocybe olida R. Maire
Inocybe paludinella (Peck) Saccardo
(incl. fo. citrophylla Guinberteau)
Inocybe parvispora Alessio
Inocybe personata Kiihner
Inocybe vulpinella Bruylants
(incl. var. fuscolamellata M. Bon)
Inonotus cuticularis (Bull. : Fr.) P. Karsten
Inonotus rheades (Pers.) Bondarzew & Singer
Lactarius aspideus (Er.) Fr.
Lactarius flavidus Boudier
Lactarius fuscus Rolland
Lactarius romagnesii M. Bon
Lactarius semisanguifluus Heim & Leclair
Lactarius subruginosus Blum
Lactarius trivialis (Er. : Fr.) Fr.
Leccinum alboroseolum (Blum) Lannoy & Estades
Leccinum cyaneobasileucum Lannoy & Estades
Lentinellus bisus (Quélet) Kühner & R. Maire
Lepiota brunneoincarnata Chodat & Martin
L. cystophoroides var. septentrionalis M. Bon
Lepiota grangei (Eyre) J. E. Lange
Lepiota griseovirens var. obscura Locquin ex Bon
Lepiota helveoloides Bon ex M. Bon & Andary
Lepiota setulosa J. E. Lange
Leucoagaricus littoralis (Menier) M. Bon & Boiff.
Leucoagaricus marriagei (Reid) M. Bon
Leucoagaricus pilatianus (Demoul.) Bon & Boiff.
Leucoagaricus purpureorimosus M. Bon & Boiff.
(incl. fo. pallidus M. Bon)
Leucoagaricus sublittoralis (Kühn. ex Hora) Sing.
Leucopaxillus giganteus (Leyss. : Fr.) Singer
Macrolepiota subsquarrosa (Locquin) M. Bon
Marasmius limosus Boudier
Melanoleuca cinereifolia var. maritima (Huijsm.) Bon,
Melanoleuca cognata (Fr.) Konrad & Maublanc
Source : MNHN. Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Microglossum fuscorubens Boudier
Mycena alphitophora (Berk.) Saccardo
Mycena bulbosa (Cejp) Kühner
Mycena longiseta von Höhnel
Mycena pseudopicta (J. E. Lange) Kühner
Mycenella margaritispora (J. E. Lange) Singer
Neolentinus schaefferi (Weinm.) Redhead & Ginns
Omphalina bacospora Singer
Omphalotus illudens (Schw.) Saccardo
Oxyporus populinus (Schum. : Fr.) Donk
-a succosella (Legal & Romagnesi) Moser
a violacea Pers.
Pholiota adiposa (Fr. : Fr.) Kummer
Pholiota astragalina (Fr. : Fr.) Singer
Pholiota flammans (Batsch : Fr.) Kummer
Pholiotina cyanopus (Atkinson) Singer
Pholiotina exannulata (Kühn. ex Kühn. & Watl.) Curtec.
Pluteus hiatulus Romagnesi
Pluteus hispidulus var. cephalocystis Schreurs
Pluteus podospileus Saccardo & Cuboni
Polyporus mori (Poll. : Fr.) Fr.
Porpoloma spinulosum (Kühn. & Romagn.) Sing,
Pseudocraterellus pusillus (Er. : Fr.)
Psilocybe modesta (Peck) A. H. Smith
Psilocybe turficola Favre
Ramicola maritima (M. Bon) M. Bon
Rhodocybe fallax (Quélet) Singer
Rozites caperatus (Pers. : Fr.) P. Karsten
Rugosomyces obscurissimus (Pearson) M. Bon
Russula amarissima Romagnesi & Gilbert
Russula amoena Quélet
Russula aquosa Leclair
Russula badia Quélet
Russula borealis Kauffmann
Russula curtipes Möller & J. Schaeffer
Russula fragrans Romagnesi
Russula melzeri Zvara
Russula minutula Velenovsky
Russula pumila Rouzeau & Massart
Russula roseicolor Blum
Russula rutila Romagnesi
Russula violacea Quélet
Rutstroemia maritima (Rob.) Dennis
Scutellinia diaboli (Vel.) Legal
ytinostroma hemidichophyticum Pouzar
Sericeomyces sericatellus (Mal. & Bert.) M. Bon
Stereum insignitum Quélet
Stropharia ochrocyanea M. Bon
Suillus tridentinus (Bres.) Singer
Suillus viscidus (L.) Roussel
Tephrocybe graminicola M. Bon
Tephrocybe oldae Svrcek
Tremella encephala (Willd. : Fr.) Pers.
62
59
59
59
59, 62
201
Source : MNHN, Paris
202 R. COURTECUISSE
Trichoglossum hirsutum (Pers. : Fr) Boudier
Tricholoma orirubens Quélet
Tricholoma squarrulosum Bres.
Tricholoma virgatum (Fr, : Fr.) Kummer
Tulostoma squamosum Gmel. : Pers.
197 espèces
CATÉGORIE 3, ESPÈCES MENACÉES
a) espèces rares ou dispersées, venant plutôt dans des biotopes menacés ou
b) espèces assez rares à rares ayant assez fortement regressé depuis le début du siècle
(depuis les années 60 pour la région Nord-Pas-de-Calais).
Agaricus bisporus (J. E. Lange) Imbach
(incl. var. albidus (J. E. Lange) Singer)
Agaricus campestris var. equestris (Möller) Pilät
Agaricus devoniensis Orton
Agaricus fissuratus (Möller) Möller
Agaricus koelerionensis (M. Bon) M. Bon
Agaricus porphyrrhizon Orton
Agrocybe arvalis (Fr. : Fr.) Singer
Agrocybe subpediades (Murrill) Watling
Alnicola alnetorum (R. Maire) Kühner
Alnicola celluloderma Orton
Amanita eliae Quélet
Amanita lividopallescens (Gill.) Gilbert & Kühner
(incl. var. tigrina Romagnesi ex M.Bon)
Amanita mairei Foley
Ascotremella faginea (Peck) Seaver
Astraeus hygrometricus (Pers. : Pers.) Morgan
Aureoboletus gentilis (Quélet) Pouzar
Boletus aereus Bull. : Fr.
Boletus appendiculatus J. C. Sch.
Boletus queletii Schulzer
Calvatia utriformis (Bull. : Pers.) Jaap
Clavulinopsis helvola (Pers. : Fr.) Corner
Clavulinopsis luteoalba (Rea) Corner
Clitocybe alexandri (Gillet) Gillet
Clitopilus pinsitus (Er. : Fr.) Josserand
Collybia fuscopurpurea (Pers. : Fr.) Kummer
Collybia hybrida (Kühn. & Romagn.) Svrcek & Kub.
Conocybe dunensis Wallace
Coprinus patouillardii Quélet
Cortinarius alboviolaceus (Pers. : Fr.) Fr.
Cortinarius basililaceus Orton
Cortinarius betuletorum Moser
Cortinarius bibulus Quélet
Cortinarius bivelus (Fr. : Fr.) Fr.
Cortinarius erythrinus (Er.) Fr.
Cortinarius fragrantior M. Bon & Gaugué
Cortinarius hinnuleus (Sow.) Er.
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NOR D-PAS-DE-CALAIS) 203
Cortinarius infractus (Pers. : Fr.) Fr. 59, 62 EcM
Cortinarius largus Fr. 59, 62 EcM
Cortinarius melanotus Kalchbrenner 62 EcM
Cortinarius multiformis (Fr.) Fr. 59, 62 EcM
Cortinarius nemorensis (Fr.) J. E. Lange 59, 62 EcM
Cortinarius phoeniceus (Bull.) R. Maire 59, 62 ECM
Cortinarius porphyropus (Alb. &.Schw.) Fr. 59, 62 EcM
Cortinarius pratensis (Bon & Gaugué) Hoiland 59 EcM
Cortinarius pseudoprivignus Henry 62 EcM
Cortinarius pulchripes Favre 62 ECM
Cortinarius rigens (Pers.) Fr. 59,62 EcM
Cortinarius rubicundulus (Rea) Pearson 59, 62 EcM
Cortinarius scaurus (Fr. : Fr.) Fr. 62 EcM
Cortinarius splendens Henry 59, 62 EcM
Cortinarius torvus (Fr. : Fr.) Fr. 59, 62 EcM
Cotylidia pannosa (Sow. : Fr.) Reid 59 SL
Creolophus cirrhatus (Pers. : Fr.) P. Karsten 59 SL
Crepidotus amygdalosporus Kühner 59,62 SL
Crepidotus autochtonus J. E. Lange 59, 62 SL
Crepidotus brunneoroseus Courtecuisse 59 SL
Crepidotus mollis var. pseudoapplanatus Pilät 59 SL
Cuphophyllus cereopallidus (Clémengon) M. Bon 59, 62 s?
Cystoderma carcharias (Pers.) Fayod 59,62 s
Cystolepiota rosea (Rea) Singer 59 s
Daldinia vernicosa (Schw.) Cesati & De Notaris 59 SL
Dendropolyporus umbellatus (Pers. : Fr.) Jülich 59, 62 SL
Echinoderma eriophorum (Peck) M. Bon 59 s
Echinoderma hispidum (Lasch) M. Bon 59, 62 s
Entoloma aranacosum (Quélet) Moser 62 s
(incl. fo. fulvostrigosum)
Entoloma byssisedum (Pers. : Fr.) Donk 59 SL
oloma caccabus (Kühner) Noordeloos 62 s
Entoloma incanum (Fr. : Fr.) Hesler 59,62 s
Entoloma nitidum Quélet 59, 62 s?
Entoloma occultopigmentatum Arn. & Noord. 59 s
Entoloma pernitrosum (Orton) Trimbach 59 s
Entoloma rugosum (Malençon) M. Bon 62 s
Entoloma tenellum (Favre) Noordeloos 59, 62 s
Entoloma versatile (Gillet) Moser 62 s
Gamundia pseudoclusilis (Joss. & Konr.) Raith. 62 s
Geoglossum cookeianum Nannfeldt 62 s
Gerronema marchantiae Singer & Clémengon 59, 62 s
Gomphidius roseus (Nees : Fr.) Gillet 59,62 EcM
Hebeloma album Peck 62 EcM
H. crustuliniforme var. longicaudum (Pers. : Fr.) Quadraccia 62 EcM
Hebeloma dunense Corbiere & Heim 59,62 EcM
Hebeloma strophosum (Fr.) Saccardo 59, 62 EcM
Helvella cupuliformis Dissing & Nannfeldt 59, 62 sS?
Helvella ephippium Léveillé 59, 62 s?
Helvella minor (Vel.) S. Rauschert (=H. villosa) 59 s?
Hemipholiota populnea (Pers. : Fr.) M. Bon 59, 62 Sb
Hohenbuchelia grisea (Peck) Singer 59 SL
Hygrocybe coceinea (J. C. Sch. : Fr.) Kummer 62 s?
Source : MNHN, Paris
204 R. COURTECUISSE
Hygrocybe fornicata var. clivalis (Fr.) M. Bon
Hygrocybe glutinipes (J. E. Lange) Haller
Hygrocybe insipida Jensen & Moller
Hygrocybe laeta (Pers. : Fr.) Kummer
(incl. fo. curtip
pseudopsittacina M. Bon)
Hygrocybe quieta (Kühner) Singer
Hygrocybe reai (R. Maire) J. E. Lange
Hygrocybe strangulata (Orton) Svrcek
Hygrocybe vitellina (Fr.) P. Karsten
Hygrophorus hypothejus (Fr. : Fr.) Fr.
Hygrophorus lindtneri Moser
H. penarius var. barbatulus (Becker) M. Bon
Hymenochaete cinnamomea (Pers.) Bresadola
Inocybe brunneoatra (Heim) Orton
Inocybe cinerascentipes Kühner
Inocybe curreyi (Berk.) Saccardo
Inocybe flavella P. Karsten
Inocybe geraniolens M. Bon & Beller
Inocybe grata Weinman
Inocybe langei Heim
Inocybe microspora J. E. Lange
Inocybe napipes J. E. Lange
Inocybe obsoleta Romagnesi
Inocybe patouillardii Bresadola
Inocybe squamata J. E. Lange
Lactarius acerrimus Britzlemayer
Lactarius cyathuliformis M. Bon
Lactarius evosmus Kühner
Lactarius helvus (Fr. : Fr.) Fr.
Lactarius hysginus (Fr. : Fr.) Fr.
Lactarius lilacinus (Lasch) Fr.
Lactarius piperatus (Scop. : Fr.) S. F. Gray
Lactarius serifluus (De Cand. : Fr.) Fr.
Lactarius uvidus (Fr. : Fr.) Fr.
Lactarius volemus (Fr. : Fr.) Fr.
Lactarius zonarius (Bull. : Fr.)
(incl. fo. serobipes (Kühn. & Romagn.) Quadraccia)
Langermannia gigantea (Batsch : Pers.) Rostkov
Leccinum nucatum Lannoy & Estades
Lepiota acerina Peck
Lepiota ignipes Locquin ex M. Bon
Lepiota pseudofelina J. E. Lange
Lepista panaeolus var. nimbata
Lepista personata (Fr. : Fr.) Orton
Leucoagaricus georginae (W. G. Smith) Singer
Leucopaxillus paradoxus (Cost. & Duf.) Boursier
Limacella glioderma (Er.) Earle
Lycoperdon mammaeforme Pers. : Pers.
Lyophyllum ulmarium (Bull. : Fr.) Kühner
Macrolepiota puellaris (Fr) Moser
Melanoleuca cinereifolia (M. Bon) M. Bon
Microglossum viride (Pers. : Fr.) Gillet
's Möller, fo. griseopallida M. Bon, fo.
5
ES
A A A A A A A A A A A
Source : MNHN. Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Mycena adonis (Bull. : Fr.) S. F. Gray
Mycena aetites (Fr.) Quélet
ena amicta (Fr. : Fr.) Quélet
Mycena atropapillata Kühner & Maire
Mycena aurantiomarginata (Fr. : Fr.) Quélet
Mycena cinerella (P. Karsten) P. Karsten
Mycena flavescens Velenovsky
Mycena meliigena (Berk. & Cke.) Saccardo
ena olida Bresadola
ena pterigena (Er. : Fr.) Kummer
Mycenella bryophila (Voglino) Singer
Omphalina galericolor (Romagnesi) M. Bon
Omphalina lilacinicolor M. Bon
Omphalina obscurata (Kühner) ex Reid
Panaeolus olivaceus Moeller
Panellus serotinus (Schrad. : Fr.) Kühner
Panus conchatus (Bull. : Fr.) Fr.
Paxillus atrotomentosus (Batsch : Fr.) Fr.
Paxillus panuoides (Fr. : Fr.) Fr.
Peziza polaripapulata J. Moravec
Peziza pseudoammophila (M. Bon) ex Donadini
Phacocollybia arduennensis M. Bon
Phaeotellus rickenii (Singer ex Hora) M. Bon
Pholiota muricella (Fr.) M. Bon
Phylloporus rhodoxanthus (Schw.) Bresadola
Plicaria endocarpoides (Berk.) Rifai
Pluteus curtisii (Berk. & Br.) Saccardo
Pluteus depauperatus Romagnesi
Pluteus exiguus (Patouillard) Saccardo
Pluteus godeyi Gillet
Pluteus hispidulus (Fr. : Fr.) Gillet
Pluteus luctuosus Boudier
Pluteus olivaceus Orton
Pluteus thomsonii (Berk. & Br.) Dennis
Porphyrellus porphyrosporus (Fr.) Gilbert
Psathyrella bipellis (Quélet) A. H. Smith
Psathyrella canoceps (Kauffmann) A. H. Smith
Psathyrella hirta Peck
Psathyrella lutensis (Romagn.) Watl. & Richards.
Psathyrella vinosofulva Orton
Psilocybe apelliculosa Orton
Psilocybe graminicola M. Bon
Pulverolepiota pulverulenta (Huijsman) M. Bon
Ramicola sumptuosa (Orton) Watling
Resinomycena saccharifera (B. & Br.) Redhead
Rhodocybe gemina (Er.) Kuyper & Noordeloos
Rhodotus palmatus (Bull. : Fr.) R. Maire
Rugosomyces fallax (Peck) M. Bon
Russula amoenicolor Romagnesi
Russula anatina Romagnesi
Russula anthracina Romagnesi
(incl. var.carneifolia Romagnesi, var.insipida Roma-
gnesi)
205
Source : MNHN. Paris
206 R. COURTECUISSE
Russula carpini Girard & Heinemann
(incl. fo. tenella Bon)
Russula citrina Gillet
Russula decipiens (Singer) Kühner & Romagnesi
(incl. var. ochrospora Blum)
Russula foetens (Pers. : Fr.) Fr.
Russula gracillima J. Schaeffer
Russula illota Romagnesi
Russula laurocerasi Melzer
Russula lilacea Quélet
Russula lutensis Romagn. & Legal
Russula maculata Quélet
Russula melitodes Romagnesi
Russula melliolens Quélet
Russula mesospora Singer
Russula olivacea (J. C. Sch.) Pers.
Russula postiana Romell
Russula pseudocavipes M. Bon
Russula puellula Ebbensen & J. Schaeffer
Russula rubroalba (Singer) Romagnesi
Russula sororia Fr.
Russula subrubens (J. E. Lange) M. Bon
Russula subterfurcata Romagnesi
Russula urens Romell
Russula veternosa Fr.
Rutstroemia americana (Durand) White
Rutstroemia sydowiana (Rehm) White
Saccoblastia farinacea (v. Hóhnel) Donk
Sericeomyces serenus (Fr.) Heinemann
Sericeomyces sericeus (Cool) Contu
Stropharia semiglobata (Batsch : Fr.) Quélet
Tazzetta ochracea (Boudier)
Thelephora palmata (Scop. : Fr.) Fr.
Tricholoma bresadolanum Clémengon
Tricholoma columbetta (Fr. : Fr.) Kummer
Tricholoma psammopus (Kalchbr.) Quélet
Tricholoma pseudonictitans M. Bon
Tricholoma ustaloides Romagnesi
Tricholoma vaccinum (J. C. Sch. : Fr.) Kummer
Volvariella bombycina (J. C. Sch. : Fr.) Singer
Volvariella parvula (Weinmann) Spegazzini
Xerocomus porosporus Imler
229 espèces
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
EcM
Source : MNHN. Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
LISTE ROUGE DE NIVEAU II
CATÉGORIE 4, ESPÈCES POTENTIELLEMENT MENACÉES
OU VULNÉRABLES
a) espèces rares ou très rares, sans tendance manifeste actuelle à se raréfier
et venant dans des habitats non spécialement menacés pour le moment ou
207
b) espèces connues d’une seule récolte dans la région, de ce fait potentiellement menacées
(surtout dans le cas de stations sensibles ou vulnérables)
Agaricus aestivalis (Möller) Pilät
Agaricus annae Pilát
Agaricus augustus Fr.
(incl. var. perrarus (Schulzer)M.Bon & Cappelli)
Agaricus bohusii M. Bon
Agaricus fuscofibrillosus (Möller) Pilát
Agaricus porphyrocephalus Möller
‘Agaricus purpurellus (Möller) Möller
Agar omagnesii Wasser
Agaricus rubelloides M. Bon
Agaricus vaporarius (Pers.) Moser ex Cappelli
Agrocybe arenicola (Berk.) Singer
Agrocybe molesta (Lasch) Singer (=4.dura)
wakefieldiae Boidin & Beller
s (Orton) M. Bon
Alnicola spadicea (Reid) M. Bon
Alnicola subconspersa (Kühner ex Orton) M. Bon
Anellaria phalaenarum (7 Panaeolus antillarum)
Anellaria semiovata (Sow. : Fr.) Pears. & Dennis
Artomyces pyxidatus (Pers. : Fr.) Jülich
Ascobolus geophilus Seaver
Athelopsis lembospora (Bourdot) Oberwinkler
Auriculariopsis ampla (Léveillé) R. Maire
Bjerkandera fumosa (Pers. : Fr.) P. Karsten
Bolbitius aleuriatus (Fr. : Fr.) Singer
Bolbitius reticulatus (Pers. : Fr.) Ricken
Boletus depilatus Redeuilh
Boletus persoonii M. Bon
Boletus pseudoregius Estades
Botryobasidium danicum J. Eriksson & Hjortstam
Bovista aestivalis Er.
Bovista limosa Rostrup
Bovista pusilla Batsch : Pers.
Caloscypha fulgens (Pers.) Boudier
Calvatia cyathiformis (Bosc) Morgan
Cantharellus amethystinus (Quélet) Saccardo
(incl. var.substypticus M.Bon)
Cheimonophyllum candidissimum (B. & C.) Sing.
Clathrus archeri (Berk.) Dring
Clavaria argillacea fo. obtusata (Boudier) Favre
Clavaria argillacea var. brevispora Corner
59, 62
62
VOVRAVNVNAN nun
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P 22985
==
u
DAL
SiS
Source : MNHN, Paris
208 R. COURTECUISSE
Clavaria asterospora Patouillard
Clavaria daulnoyae Quelet
Clavaria tenuipes Berk. & Br.
Clavulinopsis fusiformis (Sow. : Fr.) Corner
Clavulinopsis laeticolor (Berk. & Br.) Petersen
Clitocybe incomis (P. Karsten) Orton
Clitocybe inornata (Sow. : Fr.) Gillet
C. phaeophthalma var. werneri (Mal.) Quadracc.
Clitopilus seyphoides (Fr. : Fr.) Singer
Collybia alcalivirens Singer
Collybia impudica (Fr.)Singer
Collybia racemosa (Pers. : Fr.) Quélet
Collybia tuberosa (Bull. : Fr.) Kummer
Conocybe dumetorum (Velenovsky)Svreek
Conocybe lobauensis Singer & Hausknecht
Conocybe piloselloides Watling
Conocybe pubescens (Gillet)Kühner
Coprinus bisporiger Orton
Coprinus cineratus Quélet
Coprinus cinereus (J. C. Sch. : Fr.) S. F. Gray
Coprinus echinosporus Buller
Coprinus erythrocephalus (Léveillé)Fr.
Coprinus macrocephalus (Berkeley)Berkeley
Cordyceps capitata (Holmskj. : Fr.) Link
Cordyceps sphecocephala
(incl. fo. dittmarii (Quelet))
Cortinarius alnetorum (Vel.) Moser
Cortinarius alneus (Moser) Moser
Cortinarius balteatus (Fr.) Er.
Cortinarius bicolor Cooke
Cortinarius bovinus Fr.
Cortinarius caerulescens (J. C. Sch.) Fr.
Cortinarius cinnamomeobadius (Henry)Moser
Cortinarius cinnamomeolutescens Henry
Cortinarius cinnamomeus (L. : Fr.) Fr.
Cortinarius collinitus (Sow. : Fr.) Fr.
Cortinarius epsomiensis Orton
Cortinarius fraudulosus Britz.
(incl. var. radicosus Reumaux)
Cortinarius glaucopus (J. C. Sch. : Fr.) Fr.
(incl. var.olivasceus Mos., var. submagicus Bon & Gau-
gué)
Cortinarius hercynicus (Pers.) Moser
Cortinarius herpeticus Er.
Cortinarius junghuhnii Fr.
Cortinarius palustris (Moser) Nezdoiminogo
Cortinarius romagnesii Henry
issimus Kühner & Romagnesi
Cortinarius sphagnogenus (Moser) Nezdoiminogo
Cortinarius stemmatus Fr.
Cortinarius subanthracinus Henry
Source : MNHN. Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Cortinarius subbalaustinus Henry
Cortinarius venetus (Fr.)Fr.
Crepidotus sphaerosporus (Pat.) J. E. Lange
Crepidotus subverrucisporus Pilát
Crepidotus versutus Peck
Cuphophyllus berkeleyii (Orton & Watling) Bon
Cuphophyllus fuscescens (Bresadola) Bon
Cystolepiota moelleri Knudsen
Dacrymyces estonicus Raitviir
Dacrymyces macnabbii Reid
Echinoderma echinaceum (J. E. Lange) M. Bon
Elaphomyces granulatus Fr. : Fr.
Entoloma cephalotrichum (Orton) Noordeloos
Entoloma chloropolium (Fr.) Quélet
Entoloma helodes (Fr.)Kummer
Entoloma hirtipes (Schum. : Fr.) Moser
Entoloma incarnatofuscescens (Britz.) Noordeloos
Entoloma juncinum (Kühn. & Romagn.) Noord.
Entoloma lividocyanulum Noordeloos
Entoloma pallescens (P. Karsten) Noordeloos
Entoloma rusticoides (Gillet) Noordeloos
Entoloma sericeoides (J. E. Lange) Noordeloos
Entoloma serrulatum (Fr. : Fr.) Hesler
Entoloma undatum (Quélet)Moser
(incl. var. viarum (Romagnesi) Courtecuisse)
Entoloma undulatosporum Noordeloos
Epichloe typhina (Pers. : Fr.) Tulasne
Episclerotium sclerotipus (Boudier) Kohn
Erythricium laetum (Karst.) J. Eriksson & Hjortst.
Fimaria cervaria (Phillips) van Brummelen
Flammulaster speireoides (Romagnesi) Watling
Funalia trogii (Berk.) Bondarzew & Singer
Galerina bresadolana M. Bon
Galerina camerina (Fr.) Kühner
Galerina karstenii A. H. Smith & Singer
Galerina muricellospora Atkinson
Galerina praticola (Moeller) Bas
Galerina salicicola Orton
Galerina triscopa (Fr.)Kühner
Geastrum pectinatum Pers. : Pers.
Geopora clausa (Tul. & Tul.)Burdsall
Gerronema postii (Fr.) Singer
Godronia ribis (Fr. : Fr.) Seaver
Hebeloma cavipes Huijsman
Hebeloma claviceps (Fr.) Kummer
Hebeloma eburneum Malengon
Hebeloma ochroalbidum Bohus
Hebeloma pusillum J, E. Lange
(incl. var. longisporum Bruchet)
Hebeloma subcaespitosum var. psammicola (Bohus) Bohus
Hemimycena mairei (Gilbert) Singer
(inel. var. microspora M.Bon)
Hemipholiota heteroclita (Fr. : Fr.) M. Bon
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Source : MNHN. Paris
210 R. COURTECUISSE
Hemipholiota oedipus (Cooke) M. Bon
(incl. var. chilensis Singer)
Hygrocybe aurantiolutescens fo. subconica Bon
Hygrocybe ceracea (Wülf. : Fr.) Kummer
(incl. var. vitellinoides (Bon) Bon et fo. rubella (Bon)
Bon)
Hygrocybe chlorophana (Fr. : Fr.) Wünsche
(incl. var. aurantiaca Bon)
Hygrocybe cinereifolia Courtecuisse & Priou
Hygrocybe citrinofusca (Favre) M. Bon
Hygrocybe conica var. chloroides (Malengon) Bon
Hygrocybe konradii var. pseudopersistens M. Bon
Hygrocybe langei Kühner (=H. acutoconica)
Hygrocybe moseri M. Bon
Hygrocybe subminutula Murrill
Hygrophoropsis fuscosquamulosa Orton
Hygrophorus carpini Gróger
Hygrophorus leucophaeus
Hygrophorus persoonii Arnolds
Hymenochaete subfuliginosa Bourdot & Galzin
Hymenogaster vulgaris Tulasne
Hypholoma capnoides (Fr. : Fr.)
Hypholoma laeticolor (Moeller) Orton
Hypholoma polytrichi (Fr. : Fr.) Ricken
Hypholoma udum (Pers. : Fr.) Kühner
Hypocrea rufa (Pers. : Fr.) Fr.
Hypomyces aurantius (Pers.) Tul.
Inocybe atripes Atkinson (=I. tenebrosa)
Inocybe auricomella Kühner
Inocybe calamistrata (Fr. : Fr.) Gillet
Inocybe fibrosoides Kühner & Boursier
Inocybe fulvida var. subserotina M. Bon
Inocybe geophylla var. violacea Patouillard
Inocybe geophylla var. fulva Patouillard
Inocybe incarnata Bresadola
Inocybe jacobi Kühner
Inocybe oblectabilis (Britz.) Saccardo
(incl. fo. decemgibbosa Kühner & Boursier)
Inocybe obscuroides Orton
(incl. var. marginata M. Bon)
Inocybe ovatocystis Kühner
Inocybe ovoideocystis Métrod
Inocybe perlata (Cooke)Saccardo
Inocybe phaeoleuca fo. minor M. Bon
Inocybe pholiotinoides Romagnesi
Inocybe piriodora (Pers. : Fr.) Kummer
Inocybe pisciodora Donadini & Riousset
Inocybe pseudohaemacta M. Bon & Courtecuisse
Inocybe pudica Kühner
Inocybe rufuloides M. Bon
Inocybe subpelargonium Beller
Inocybe xanthomelas Kühner & Boursier
lodophanus carneus (Pers.) Korf
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
raria tortilis (Bolt.) Cooke
orymaria glareosa (Favre) Watling
Lacrymaria pyrotricha (Holmskj.) Moser
Lactarius camphoratus (Bull. : Fr.) Fr.
Lactarius cremor Fr.
Lactarius flexuosus (Fr. : Fr.) S. F. Gray
Lactarius fuliginosus (Fr. : Fr.) Fr.
(incl. var. albipes (J. E. Lange) ex M. Bon
Lactarius mollis Reid
Lactarius omphaliformis Romagnesi
Lactarius pallidus (Pers. : Fr.) Fr.
Lactarius pterosporus Romagnesi
Lactarius roseozonatus (von Post) Bataille
Lactarius ruginosus Romagnesi
Lactarius spinosulus Quélet
Lactarius subumbonatus Lindgren
Lagarobasidium detriticum (Bourd. & Galz.) J. Eriksson €
Ryvarden,
Leccinum brunneobadium (Blum) Lannoy & Estades
Leccinum olivaceosum Lannoy & Estades
Leccinum schistophilum M. Bon
Lepiota bickhamensis Orton
Lepiota boudieri Bresadola
Lepiota echinella Quélet & Bernard
Lepiota felina (Pers.) Quélet
Lepiota fulvella Rea
Lepiota fuscovinacea Möller & J. E. Lange
Lepiota josserandii M. Bon & Boiffard
Lepiota kuehneri Huijsman ex Hora
Lepiota rhodorrhiza Romagn. & Locqu. ex Orton
Lepiota subalba Kühner
Lepiota sublaevigata M. Bon & Boiffard
Lepista panaeolus (Fr.) P. Karsten
Leptosporomyces fuscostratus (Burt) Hjortstam
Leucoagaricus badhamii (Berk. & Br.) Singer
Leucoagaricus carneifolius (Gillet) Wasser
Leucoagaricus densifolius (Gillet) M. Bon
Leucoagaricus macrorrhizus (Locquin) ex Horak
Leucoagaricus pinguipes (Pearson) M. Bon
Leucoscypha erminea (Bomm. & Rouss.) Boudier
Limacella guttata (Hoffm. : Fr.) Konr. & Maubl.
Lopharia spadicea (Pers. : Fr.) Boidin
Lyophyllum caerulescens Clémençon
Lyophyllum connatum (Schum. : Fr.) Singer
Lyophyllum leucophaetum (P. Karst.) P. Karsten
Macrolepiota konradii (Huijsman ex Orton) Moser
Marasmiellus vaillantii (Pers. : Fr.) Singer
Marasmius anomalus Lasch
Marasmius curreyi Berk. & Br.
Marasmius undatus (Berk.) Fr.
Marasmius wynneae Berk. & Br.
Melanoleuca albifolia Boekhout
Melanoleuca graminicola (Vel.) Kühner & Maire
59, 62
62
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59, 62
59, 62
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59, 62
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Source : MNHN, Paris
212 R. COURTECUISSE
Melanoleuca langei (Boekhout) M. Bon
Melanoleuca leucophylloides (M. Bon) M. Bon
Melanoleuca nivea Métrod ex Boekhout
Melanoleuca pseudoluscina (M. Bon) ex M. Bon
Melanophyllum haematospermum (Bull. : Fr.) Kreisel
Melanotus horizontalis (Bull.) Orton
Micromphale foetidum (Sow. : Fr.) Singer
Mucronella calva (Alb. & Schw. : Fr.) Fr.
Mycena abramsii Murrill
Mycena ammoniaca (Fr.) Quélet
Mycena chlorantha (Fr. : Fr.) Kummer
(incl. fo. caespitosa Courtec. & Guinb., var. bispora Mal.)
Mycena crocata (Schrad. : Fr.) Kummer
Mycena diosma Krieglsteiner & Schwöbel
Mycena pearsoniana Dennis
Mycena pseudocorticola Kühner
Mycena vulgaris (Pers. : Fr.) Kummer
Mycoacia aurea (Fr. : Fr.) J. Eriksson & Ryv.
Mycoacia fuscoatra (Fr. : Fr.) Donk
Myxarium galzinii (Bres.) Wojewoda
fyxarium podlachicum (Bresadola) Raitviir
Nectria discophora (Mont.) Mont
Nectria leptosphaeriae Niessl
Oligoporus leucomalellus (Murrill) Gilbertson & Ryv.
Omphalina demissa (Fr. : Fr.) Quélet
Omphalina hepatica (Fr.) Orton
Omphalina obatra (Favre) Orton
Otidea alutacea (Pers.) Massee
Otidea onotica (Pers. : Fr.) Fuckel
Oudemansiella badia (Quélet) Moser
Oudemansiella pudens (Pers.) Pegler & Young
Panaeolina castaneifolia (Murrill) M. Bon
Panaeolus ater (J. E. Lange)Kühn. & Romagn. ex M. Bon
Panaeolus campanulatus (L. : Fr.) Quélet
Panaeolus dunensis M. Bon & Courtecuisse
Paxillus rubicundulus Orton
Pellidiscus pallidus (Berk. £ Br.) Donk
Peziza ammophila Dur. 8: Mont.
a ampelina Quélet
Peziza arvernensis Boudier
Peziza buxea Quélet
Peziza micropus Pets. : Fr.
Peziza proteana (Boudier) Seaver
Phaeomarasmius erinaceus (Fr.) Kühner
Phanerochaete aculeata Hallenberg
Pholiota abstrusa (Fr.) Singer
Pholiota apicrea (Fr.) Singer
Pholiota flavida (J. C. Sch. : Fr.) Singer
Pholiotina hadrocystis (Kits van Waveren) Courtecuisse
Pholiotina mairei (Kühner) ex Kühner & Watling
Pholiotina striaepes (Cooke) Moser
Pholiotina utriformis (Orton) M. Bon
Pluteus alborugosus Kühner
59, 62
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Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Pluteus aurantiorugosus (Trog.) Saccardo
Pluteus boudieri Orton
Pluteus ephebeus (Fr. : Fr.) Gillet
Pluteus murinus Bresadola
Pluteus pellitus (Pers. : Fr.) Kummer
Pluteus petasatus (Fr.) Gillet
Pluteus pseudorobertii Moser & Stangl
Pluteus punctipes Orton
Pluteus seticeps (Atkinson) Singer
Poronia erici Lohmeyer & Benkert
Protodontia subgelatinosa (P. Karsten) Pilát
Psathyrella barlae (Bresadola) A. H. Smith
Psathyrella casca (Fr.) Konrad & Maublanc
Psathyrella cernua (Vahl : Fr.) Moser ex Hirsch
Psathyrella cotonea (Quélet) Konrad & Maublanc
yrella fusca (Schum.) Pearson
ina (Bull. : Fr.) Pearson & Dennis
£ fo. clavigera Kits van Waveren
Psathyrella infida Quélet
Psathyrella leucotephra (Berk. & Br.) Orton
Psathyrella maculata (Parker) Moser
Psathyrella minutissima Kits van Waveren
Psathyrella niveobadia (Romagnesi) Moser
Psathyrella noli-tangere (Fr.) Pearson & Dennis
Psathyrella olympiana A. H. Smith
Psathyrella pennata (Fr. : Fr.) Singer
Psathyrella phaseolispora Arnolds
Psathyrella populina (Britz.) Kits van Waveren
Psathyrella pygmaea (Bull.) Singer
Psathyrella romagnesiana M. Bon
Psathyrella romseyensis Kits van Waveren
Psathyrella trivialis Arnolds
Pseudoclitocybe expallens (Pers. : Fr.) Moser
Pseudohydnum gelatinosum (Scop. : Fr.) Karsten
Psilocybe muscorum (Orton) Moser
Psilocybe pratensis (Orton) Orton
Pterula multifida Fr.
Ptychoverpa bohemica (Krombholz) Boudier
Pulcherricium caeruleum (Schrad. : Fr.) Parmasto
Pulveroboletus lignicola (Kallenbach) Pilát
Pycnoporus cinnabarinus (Jacq. : Fr.) P. Karsten
Ramicola haustellaris fo. effugiens (Q.) Courtec.
Ramicola laevigata (Favre) Watling
Ramsbottomia macracantha (Boudier) Benkert et T. Schuma-
cher
Rhizopogon vulgaris (Vitt.) M. Lange
Rhodocybe popinalis (Fr. : Fr.) Singer
(incl. fo. insititia (M. Bon) Courtecuisse)
Rugosomyces ionides (Bull. : Fr.) M. Bon
Russula acrifolia Romagnesi
Russula adusta (Pers. : Fr.) Fr.
Russula albonigra (Krombholz) Fr.
(incl. fo. pseudonigricans Romagnesi)
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Source : MNHN, Paris
214 R. COURTECUISSE
Russula aurea Pers.
Russula azurea Bresadola
Russula brevis Romagnesi
Russula carminea (J. Schaeffer) ex Romagnesi
Russula claroflava Grove
Russula cremeoavellanea Singer
(incl. fo. laeticolor)
Russula cutefracta Cooke
Russula duportii Phillips
Russula emeticicolor (J. Schaefler) Singer
Russula faginea Romagnesi
Russula farinipes Romell
Russula fuscorubra (Bresadola) Singer
Russula fuscorubroides M.Bon
(inel. var. alba M. Bon)
Russula insignis Quélet
Russula knauthii (Singer) Kühner & Romagnesi
Russula laricina Velenovsky
Russula lateritia Quélet
Russula mollis Quélet
Russula odorata Romagnesi
(incl. var. lilacinicolor (Blum) Romagnesi)
Russula pseudoaeruginea (Romagn.) Romagn. ex Kuyper &
Van Vuure
Russula puellaris var. abietina (Peck) M. Bon
Russula purpurea ss, Gillet
Russula queletii Fr.
Russula raoultii Quélet
Russula rhodella Gilbert
Russula romellii R. Maire
Russula rubra (Lam.) Fr.
Russula sericatula Romagnesi
Russula solaris Ferdinansen & Winge
Russula sphagnophila Kauffmann
(incl. var. pallida (J, E. Lange) M. Bon, var. subheteros-
perma Singer)
Russula subfoetens W. G. Smith
Russula sublaevispora (Romagnesi) ex Romagnesi
Russula virescens (J. C. Sch.) Fr.
Saccobolus obscurus (Cooke) Phillips
Sarcoscypha coccinea (Jacq. : Fr.) Lambotte
Scutellinia armatospora Denison
Scutellinia kerguelensis (Berk.) O. Kuntze
Scutellinia legaliae Lohmeyer & Häffner
Scutellinia setosa (Nees : Fr.) O. Kuntze
Sparassis crispa (Wülf. : Fr.) Fr.
Sphaerobolus stellatus Tode : Pers.
Sphaerosporella brunnea (Alb. & Schw. : Fr.) Svrcek &
Kubicka
Steccherinum bourdotii Saliba & David
Strobilomyces floccopus (Vahl : Fr.) P. Karsten
Stropharia inuncta (Fr. : Fr.) Quélet
Stropharia pseudocyanea (Desm. : Fr.) Morgan
Source : MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
(incl. var. virginea (J. E. Lange)
Subulicystidium perlongisporum Boidin & Gilles
Suillus luteus (L. : Fr.) Roussel
Syzygospora tumefaciens (Ginns & Sunh.) Ginns
Tephrocybe confusa (Orton) Orton
Tephrocybe fusispora (Hora) Moser
Tephrocybe inodora (Kühner) M.Bon
Tephrocybe palustris (Peck) Donk
Tephrocybe platypus (Kühner) Moser
Tephrocybe putidella (Orton) Orton
Thelephora anthocephala (Bull. : Fr.) Pers.
Tremella obscura (Olive) M. P. Christiansen
Tricholoma acerbum (Bull. : Fr.) Quélet
Tricholoma atrosquamosum (Chevalier) Saccardo
Tricholoma bufonium (Pers. : Fr.) Gillet
Tricholoma cingulatum (Almf.) Jacobasch
Tricholoma portentosum (Fr. : Fr.) Quelet
Tricholoma sciodes (Pers.) Martin
(incl. var. virgatoides M. Bon)
Tricholoma sejunctum (Sow. : Fr.) Quélet
(incl. var, fagetorum M. Bon & Bouteville)
Tricholomopsis flammula Métrod
Trichophaeopsis bicuspis (Boudier) Korf & Erb
Tubaria albostipitata Reid
Tubaria confragosa (Fr.) Kühner ex Harmaja
Tuber maculatum Vittadini
Tuber uncinatum Chatin
Tulostoma melanocyclum Bresadola
Tylopilus felleus (Bull. : Fr.) P. Karsten
Uthatobasidium fusisporum (Schroter) Donk
Verpa conica (Müll. : Fr.) Swartz
Xerocomus armeniacus (Quélet) Quélet
Xerocomus badiorufus (Heim) M. Bon
Xylaria oxyacanthae Tulasne
415 espèces
CATÉGORIE 5, ESPÈCES SENSIBLES
215
(bien que non menacées pour le moment dans la région Nord-as-de-Calais),
à surveiller en raison d'une valeur patrimoniale importante dans d'autres régions d'Europe.
Agaricus campestris L. : Fr.
(incl. vars.fuscopilosellus (Möller) Pilát, isabellinus
(Möller) Pilát, squamulosus (Rea) Pilát)
Agaricus phaeolepidotus (Moeller) Moeller
Amanita crocea (Quélet) Melzer
Amanita franchetii Boudier
Amanita gemmata (Paulet) Bertillon
Amanita strobiliformis (Paulet) Bertillon
Arrhenia spathulata (Er. : Fr.) Redhead
59, 62
62
59, 62
59, 62
59, 62
59, 62
59, 62
Source : MNHN, Paris
216 R. COURTECUISSE
Boletus calopus Pers. : Fr.
Cantharellus cibarius (L. : Fr.) Fr.
Cantharellus cinereus (Pers. : Fr.) Fr.
Cantharellus tubiformis Fr. : Fr.
(incl. var. lutescens)
Ceriporia purpurea (Haller : Fr.) Donk
Clavaria acuta (J. C. Sch. : Fr.)
Clavaria vermicularis Sw. : Fr.
Clavulicium vinososcabens (Burt) Pouzar
Collybia distorta (Fr.) Quélet
Coltricia perennis (L. : Fr.) S. F. Gray
Coprinus picaceus (Bull. : Fr.) Fr.
Cortinarius amoenolens Henry ex Orton
Cortinarius anthracinus (Fr.) Fr.
Cortinarius bolaris (Pers. : Fr.) Fr.
Cortinarius caninus (Bolt. : Fr.) Fr.
Cortinarius causticus Fr.
Cortinarius cephalixus Fr.
Cortinarius citrinus J. E. Lange ex Orton
Cortinarius cyanites Fr.
Cortinarius emollitus Fr.
Cortinarius helvelloides (Fr. : Fr.) Fr.
Cortinarius integerrimus Kühner
Cortinarius laniger (Fr. : Fr.) Fr.
Cortinarius olivaceofuscus Kühner
Cortinarius phaeophyllus P. Karsten
Cortinarius pholideus (Fr. : Fr.) Fr.
Cortinarius polymorphus Henry
Cortinarius psammocephalus (Bull.) Fr.
Cortinarius purpurascens (Fr.) Fr.
Cortinarius rufoolivaceus (Pers. : Fr.) Fr.
Cortinarius sanguineus (Wülf. : Fr.) S. F. Gray
Cortinarius sodagnitus Henry
Cortinarius sphagneti Orton
Cortinarius talus Fr.
Cortinarius violaceus (L. : Fr.) Fr.
Cortinarius vulpinus (Vel.) Henry
Craterellus cornucopioides (L. : Fr.) Pers.
Cystolepiota bucknallii (B. & Br.) Sing. & Clg.
Dacryobolus sudans (Alb. & Schw. : Fr.) Fr.
Dichomitus campestris (Quélet) Dom. & Orl.
Entoloma dichroum (Pers. : Fr.) Kummer
Entoloma lampropus (Fr. : Fr.) Hesler
Entoloma lividoalbum (Kühn. & Rom.) Kubicka
Entoloma lividum (Bull.) Quélet
Exidia cartilaginea Lund. $: Nannf.
Exidia thuretiana Lév.
Exidia truncata Fr. : Fr.
Faerberia carbonaria (Alb. & Schw. :
Fistulina hepatica (J. C. Sch. : Er.) Fr.
Flammulaster muricatus (Fr. : Fr.) Watling
Ganoderma adspersum (Schulz.) Donk
Grifola frondosa (Dicks. : Fr.) S. F. Gray
T.) Pouz.
59, 62
59, 62
Source
MNHN, Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS) 217
Gymnopilus sapineus (Sow. : Fr.) R. Maire 59, 62 SL
Gymnopilus stabilis (Weinm.) Kühn. & Rom. ex Bon 62 SL
Hebeloma fragilipes Romagnesi 59 EcM
Hebeloma helodes Favre 62 EcM
Hebeloma tomentosum (Moser) Grog. & Zschies. 62 EcM
Hebeloma velutipes Bruchet 62 EcM
Helvella leucomelaena (Pers.) Nannfeldt 59, 62 s
Hygrophorus cossus (Sow. : Fr.) Fr. 59, 62 EcM
Hygrophorus eburneus (Bull. : Fr.) Fr. 59, 62 EcM
(incl. fo. carneipes Kühner)
Hygrophorus nemoreus (Pers. : Fr.) Fr. 59,62 EcM
Hymenochaete corrugata (Fr. : Fr.) Lév. 62 SL
Hyphoderma obtusiforme J. Eriksson & Strid 59 SL
Hyphodermella corrugata (Fr.) J. Erikss. & Ryv. 59 SL
Hyphodontia nespori (Bres.) J. Eriksson 62 SL
Hypholoma ericaeoides Orton 59, 62 s
Hypholoma ericaeum (Pers. : Fr.) Singer 59, 62 s
Hypholoma subericaeum (J. C. Sch. : Fr.) 59, 62 S
Inocybe adaequata (Britz.) Saccardo 59, 62 EcM
Inocybe arenicola (Heim) M. Bon 62 EcM
(incl. fo. albida M. Bon)
Inocybe auricoma (Batsch) Fr. 59 EcM
Inocybe bongardii (Weinmann) Quélet 59, 62 EcM
Inocybe glabripes Ricken 59 EcM
Inocybe godeyi Gillet 62 EcM
Inocybe grammata Quélet 59 EcM
Inocybe griseolilacina J. E. Lange 59,62 EcM
Inocybe hystrix (Fr.) P. Karsten 59, 62 EcM
Inocybe petiginosa (Fr. : Fr.) Gillet 59, 62 EcM
Inocybe proximella P. Karsten 62 EcM
Inocybe psammophila M. Bon (=Lserotina) 59, 62 EcM
Inocybe squarrosa Rea 59, 62 EcM
Inonotus dryadeus (Pers. : Fr.) Murrill 59, 62 SL
Inonotus hispidus (Bull. : Fr.) P. Karsten 59, 62 SL
Lactarius decipiens Quélet 59, 62 EcM
Lactarius fluens Boudier 59, 62 EcM
Lactarius glaucescens Crossland 59, 62 EcM
Lactarius lacunarum Romagnesi 59, 62 EcM
Lactarius mitissimus Fr. 59, 62 EcM
"tarius rubrocinctus Fr. 59, 62 EcM
num crocipodium (Letellier) Watling 59, 62 EcM
Leccinum duriusculum (Kalchbr. & Schulz.) Sing. 59, 62 EcM
Leccinum quercinum Watling 59, 62 EcM
Leccinum roseofractum Watling 62 EcM
Leccinum versipelle (Fr.) Snell 59, 62 EcM
Lepiota alba (Bres.) Saccardo 59, 62 s
Lepiota clypeolaria (Bull. : Fr.) Kummer 59, 62 s
Lepiota oreadiformis Velenovsky 62 s
Lepiota pseudohelveola Kühner ex Hora 62 Ss
(incl. var. sabulosa M. Bon)
Lepiota subincarnata J. E. Lange 59, 62 s
Leucoagaricus leucothites (Vittadini) Wasser 59, 62 S
Leucocoprinus brebissonii (Godey) Locquin 59, 62 s
Source : MNHN, Paris
218 R. COURTECUISSE
Lycoperdon echinatum Pers. : Pers.
Macrolepiota excoriata (J. C. Sch. : Fr.) Wasser
Melanoleuca schumacheri (Fr.) Singer
Meruliopsis taxicola (Pers. : Fr.) Bond.
Mitrophora semilibera (De Cand. : Fr.) Léveillé
Mitrula paludosa Fr. : Fr.
Mutinus caninus (Huds. : Pers.) Fr.
Mycena alba (Bresadola) Kühner
Mycena floridula (Fr.) P. Karsten
Mycena hiemalis (Osbeck) Quélet
Mycena pelianthina (Fr.) Quélet
Mycena pelliculosa (Fr. Ó) Quélet
Mycena stipata Maas Geesteranus & Schwöbel
Mycena vitraea (Fr. : Fr.) Quelet
Mycenella salicina (Velenovsky) Singer
Myxarium grilletii (Boudier) Reid
Nyctalis parasitica (Bull. : Fr.) Fr.
Omphalina barbularum (Romagnesi) M. Bon
Ossicaulis lignatilis (Pers. : Fr.) Redhead & Ginns
Perenniporia fraxinea (Bull. : Fr.) Ryvarden
Phaeolus schweinitzii (Fr.) Patouillard
Phanerochaete martelliana (Bres.) Erikss. & al.
Phellinus ferreus (Pers. : Fr.) Bourdot & Galzin
Phellinus ferruginosus (Schrad. : Fr.) Bourd. & Galz.
Phellinus robustus (P. Karsten) Bourd. & Galz.
Phellinus tremulae (Bond.) Bondarcev & Borisov
Phlebia subochracea (Bres.) J. Erikss. & Ryv.
Phlebia subserialis (Bourd. & Galz.) Donk
Phleogena faginea (Fr. : Fr.) Link
Pholiota jahnii Tjallingi & Bas
Pholiota lucifera (Lasch) Quélet
Pholiota tuberculosa (J. C. Sch. : Fr.) Kummer
Pisolithus arrhizus (Scop. : Pers.) Rauschert
Plicaturopsis crispa (Pers. : Fr.) Reid
Pluteus inquilinus Romagnesi
Pluteus leoninus (J. C. Sch. : Fr.) Kummer
Pluteus umbrosus (Pers. : Fr.) Kummer
Psathyrella atrolaminata Kits van Waveren
Pseudoclitocybe cyathiformis (Bull. : Fr.) Singer
Pseudocraterellus undulatus (Pers. : Fr.) Rausch.
Ripartites metrodii Huijsman
Russula amara Kucera
Russula brunneoviolacea Crawshay
Russula clariana Heim
Russula cuprea (Krombholz
Russula drimeia Cooke
Russula heterophylla (Fr. : Fr.) Fr.
Russula luteotacta Rea
Russula medullata Romagnesi
Russula pectinata (Bull.) Fr.
Russula pelargonia Niolle
Russula persicina Krombholz
Russula pseudointegra Arnoult & Ghoris
Source : MNHN. Paris
LISTE ROUGE DES CHAMPIGNONS (NORD-PAS-DE-CALAIS)
Russula puellaris Fr.
Russula sanguinaria (Schum.) S. Rauschert
Russula torulosa Bresadola
Russula turci Bresadola
Russula violeipes Quélet
Russula xerampelina (J. C. Sch.) Fr.
Stereum subtomentosum Pouzar
Stropharia melasperma (Bull. : Fr.) Quélet
Suillus bovinus (L. : Fr.) O. Kuntze
Suillus collinitus (Fr.) O. Kuntze
Suillus granulatus (L. : Fr.) Roussel
Suillus grevillei (Klotzsch) Singer
Suillus variegatus (Sow. : Fr.) O. Kuntze
Tephrocybe mephitica (Fr.) Moser
Thelephora caryophyllea (J. C. Sch. : Fr.) Fr.
Thelephora mollissima Pers. : Fr.
Thelephora penicillata (Pers. : Fr.) Fr.
Trametes pubescens (Schum. : Fr.) Pilát
Tricholoma argyraceum (Bull.) Saccardo
Tricholoma auratum Gillet
Tricholoma equestre (L. : Fr.) Quélet
Tricholoma pessundatum (Fr. : Fr.) Quélet
Tricholoma populinum J. E. Lange
Tricholoma saponaceum (Fr.) Kummer
Tricholoma scalpturatum (Fr.) Quélet
Tricholoma sulfureum (Bull. : Fr.) Kummer
Tricholoma ustale (Fr. : Fr.) Kummer
Tubaria pallidospora J. E. Lange
Tulostoma brumale Pers. : Pers.
Volvariella murinella (Quélet) Moser ex Courtec.
Xylaria longipes Nitschke
193 espèces
59, 62
59, 62
59, 62
59, 62
59, 62
59, 62
59, 62
62
59, 62
59, 62
219
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Crytogamie, Mycol. 1997, 18 (3): 221-225 221
PHELLINUS ANCHIETANUS (BASIDIOMYCETES,
APHYLLOPHORALES) SP. NOV. FROM BRAZIL.
Cony DECOCK *and Leif RYVARDEN **
* Mycothèque de l'Université catholique de Louvain,
Place Croix du Sud 3, 1348 Louvain-la-Neuve,
Belgique (decock@mbla.ucl.ac.be)
** Department of Botany, Institute of Biology,
University of Oslo, P.O. Box 1045,
N-0316 Oslo, Norway (leif.ryvarden@bio.uio.no).
ABSTRACT: Phellinus anchieranus is described as a new species from Brazil. The species is charac-
terised by a resupinate habit, straight extra-hymenial setae, hooked hymenial setae and small
subglobose basidiospores.
KEYWORDS : Phellinus rufi-tinctus, Phellinus uncinatus, Phellinus undulatus, J. Rick, Brazil
RESUME: Une nouvelle espèce est décrite dans le genre Phellinus:Ph. anchietanus. Cette espèce est
caractérisée par un port résupiné, la présence de soies extrahyméniales et de soies hyméniales
terminées en crochet et des basidiospores subglobuleuses.
MOTS-CLÉS : Phellinus rufi-tinctus, Phellinus uncinatus, Phellinus undulatus, J. Rick, Brésil.
I
PRODUCTION
The Austrian-born mycologist J. Rick has made intensive collections of polypo-
res from Brazil. He described numerous new species, whose type specimens have been
revised by Rajchenberg (1987), and reported also a large number of species, mainly in his
serial papers “Poriae Riograndenses”, " Polypori Riograndenses”, " Polysticti Riogranden-
ses” and, posthumously, in the fourth volume of the monographic serial “Basidiomycetes
Eubasidii in Rio Grande do Sul, Brasilia” (Rick, 1960). His intensive work has appreciably
improved our knowledge of the South American polypores flora. The Rickis specimens
are preserved at Herbarium Anchieta (PACA), Sao Leopoldo, Brazil.
During a revision of some polypores specimens of the Rickis herbarium, the
authors came across one collection of a Phellinus species, identified under Poria chroma-
tica Berkeley & Cooke (Rick, 1960). The species is resupinate and have both hymenial and
extra-hymenial setae, the former with a slightly to distinctly hamate apex, besides small
(sub)globose basidiospores (< 5 um).
Within the resupinate species of Phellinus, none display the combination of the
characters described above. The species is therefore described as new.
Source : MNHN, Paris
222 C. DECOK & L. RYVARDEN
MATERIAL AND METHODS
Specimens are examined in Melzer’s reagent, KOH 4% and Lactic acid Cotton
blue. All microscopic measurements are done in Melzer’s reagent. Colour of basidiocarp
was described according to Kornerup & Wanscher (1981).
DESCRIPTION
Phellinus anchietanus C. Decock & Ryvarden sp. nov.
Fructificatio resupinata, pori facies umbrina, pori rotundi, 6-8 per mm, contextus
tenuissimus, brunneus, systema hypharum dimiticum, hyphae generatoriae hyalinae ad pal-
lide luteum, afibulatae, hyphae skeletales flavo-brunneae, crassitunicatae, aseptatae. Setae
inclusae in trama, ad 70 um longae, setae hymeniales ferrugineo-fuscae, conicus vel ventri-
cosae, apice acutae, rectae aut saepe curvatae vel hamatae, 14-20 x 6.2-8.5 um. Basidiospo-
rae subglobosae ad late ellipssoideae, crassetunicatae, non-dextrinoideae, pallidae luteae,
3.75-4.25 x 3-3.75 um.
Holotypus: Brazil, Sào Salvador, 1942, ad corticem arborum ignotus. Herbarium
Anchieta, Florae Brasiliae australis, Fungi Rickiani PACA 18770, leg. J. Rick.
The collection consists in a few fragments of a perennial, resupinate, adnate
fructification, reaching 60 x 25 mm. Margin slightly detached, yellowish (light yellow to
yellowish orange, 3A4-5 to 45-6), velutinous to fibrous. Old margin and tubes carbona-
ceous, black. General texture woody. Pore surface light brown (6D5, camel to cinnamon)
to brown (6E6, cocoa brown) with a greyish tint. Pores very small, round, 6-8/mm?,
dissepiments entire (to slightly lacerate on sloping part). Tube layer up to 6 mm high,
brown to dark brown (6-7E6-7), woody. Context woody, up to 2 mm high, brown (light
brown to brownish orange), on places separated from the context by a black line. Hyphal
system dimitic in both tubes and context. Generative hyphae hyaline to yellowish, thin-
walled, few branched 2-3 um wide, skeletal hyphae yellowish brown, thick-walled, (with
secondary septa), 3-5 um wide. Hyphae sub-parallel in the tube. Hymenial setae numerous,
conical to commonly ventricose, thick-walled, apex acute, straight or commonly slightly
to strongly hamate, (11.3)-14.6-21-(24) x (5.2)-6.2-8.4-(9.8) um, mono- or rarely
bi-rooted, yellowish brown, directly protruding through the hymenium or arising from an
hyphal-like stalk, parallel to the tramal hyphae, 9-23 long x 3-4.3 um width. Tramal setae
in the sterile margin and in the dissepiments, thick-walled, straight, parallel to the tramal
hyphae in the tubes, erected in the sterile margin, up to 70 um long, 4-7 um wide, yellowish
brown. Basidia not seen. Basidiospores (hyaline) to pale yellowish (pale yellowish brown
in mass), slightly thick-walled, broadly ellipsoid to subglobose, not dextrinoid, not
cyanophilic, 3.75-4.25 x 3-3.75 um.
Holotype: Brazil, Säo Salvador, 1942, on bark of an undetermined angiosperm.
Herbarium Anchieta, Florae Brasiliae australis, Fungi Rickiani PACA 18770, leg. J. Rick.
DISCUSSION
The combination of a resupinate habit, presence of tramal and hymenial setae,
the latter straight to commonly apically curved to distinctly hamate, and small, subglo-
Source : MNHN, Paris
PHELLINUS ANCHIETANUS SP NOV. 223
bose, coloured basidiospores are unique within the genus and make the species distinct.
Within the resupinate species of Phellinus, Ph. anchietanus is close to Ph. rufi-tinctus
(Berkeley £ Curtis ex Cooke) Patouillard. Both species possess hymenial and extra-
hymenial setae, the latter in the sterile margin and in the tube walls. Although, Ph.
rufi-tinctus differs from our species by longer (up to 35 um long) apically straight hymenial
setae and ellipsoid, thin-walled, hyaline basidiospores (Ryvarden & Johansen, 1980,
Larsen & Cobb-Poulle, 1990). Similar hooked setae are found in a few resupinate species
of Phellinus i.e. in Ph. undulatus (Murrill) Ryvarden and Ph. uncinatus Rajchenberg
(1987), but both species lack extra-hymenial setae. Ph. undulatus share with Ph. anchieta-
nus the same fruitbody, hamate hymenial setae and small subglobose, slightly thick-
walled, coloured basidiospores (Ryvarden & Johansen, 1980, David &Rajchenberg, 1985,
Loguercio-Leite & Wright, 1995). Ph. uncinatus has larger and dextrinoid basidiospores
which rules out immediately that species.
ACKNOWLEDGEMENTS: The authors express their sincere gratitude to Dr. Maria Salete Mar-
chioretto, Curator of the Herbarium Anchieta (PACA) for the loan of some of the Rickis specimens.
CD is grateful to Service fédéral des affaires Techniques, Scientifiques et Culturelles (SSTC) for
financial support (contract BCCM 94-98/10/003) and to Mr. J. De Brabandere, co-ordinator of the
Belgian Co-ordinated Collection of Micro-organisms (BCCM) for continuously supporting the
MUCL Culture Collection.
REFERENCES
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taxon 22(2); 285-325.
KORNERUP A. & WANSCHER J.H., 1981. Methuen handbbok of color, 3rd Edition: 1-282.
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fungorum 3: 1-206.
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RAJCHENBERG M., 1987 — New South American Polypores. Mycotaxon 28(1): 111-118.
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RYVARDEN L. & JOHANSEN I., 1980 — A Preliminary Polypore flora of East Africa. Fungiflora,
Oslo: 1-636
Source : MNHN, Paris
224 C. DECOK 8: L. RYVARDEN
Fig. 1. Phellinus anchietanus, holotype. a. Extra-hymenial setae; b. Hymenial setae; c. Basidiospores.
Scale bar = 10 um.
Source : MNHN. Paris
PHELLINUS ANCHIETANUS SP NOV. 225
Fig. 2. Phellinus anchietanus, holotype. a. Hymenial setae, scale bar = 25 um; b. Hymenial setae, scale
bar = 20 um.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1997, 18 (3): 227-231 227
CONTRIBUCION AL ESTUDIO DEL GENERO CORTINARIUS
EN ESPAÑA PENINSULAR. II Parte.
A. ORTEGA (*), A. BIDAUD (**) & R. MAHIQUES (***)
(*) Dpto. Biología Vegetal, Fac. Ciencias,
Univ. Granada, 18001 Granada (España)
(**) 70, Rue Edison. F-69330 Meyzieu (Francia).
(***) Societat Micologica Valenciana, Dr. Climent 26,
Quatretonda, 46837 Valencia (España).
RESUMEN: Se realiza un estudio de tres taxones de Cortinarius (Myxacium) poco conocidas en el
área mediterránea de España peninsular: Cortinarius barbatus (Batsch: Fr.) J.Melot, Cortinarius
croceocaeruleus (Pers: Fr.) Fr, Cortinarius croceocaeruleus var. meridionalis Bidaud, Ortega &
Mahiques var. nov.
RÉSUMÉ: Une étude de trois taxons du genre Cortinarius (Myxacium), peu connus dans l'aire
méditerranéenne de l'Espagne péninsulaire est proposée: Cortinarius barbatus (Batsch: Fr.) J.Melot,
Cortinarius eroceocaeruleus (Pers.: Fr.) Fr. et Cortinarius croceocaeruleus var. meridionalis Bidaud,
Ortega et Mahiques var. nov.
SUMMARY: This paper presents a study about three taxa of the genus Cortinarius (Myxacium),
little known in the mediterranean area of peninsular Spain: Cortinarius barbatus (Batsch: Fr.) Fr,
Cortinarius croceocaeruleus (Pers.: Fr.) Fr. and Cortinarius croceocaeruleus var. meridionalis Bidaud,
Ortega & Mahiques var. nov.
INTRODUCCION
En trabajos anteriores Ortega (1995), Ortega & Mahiques (1995 a,b) y Sanchez
et al. (1995) se realizaron estudios monograficos sobre el género Cortinarius en el area
mediterranea en los que se pudo comprobar el interés micológico de esta zona de la
península ibérica. Pues bien siguiendo con esta linea en el presente artículo damos cuenta
de la recolección bajo Quercus suber, Cistus div. sp. y Pinus sylvestris de tres taxones
prácticamente desconocidos para la micoflora ibérica.
Se realiza una descripción detallada de cada uno de estos taxones, a pesar de que
como sucede en el caso de Cortinarius croceocaeruleus (Pers.: Fr.) Fr. es un especie bien
conocida, no obstante creemos necesario aportar la descripción de nuestro material al
objeto de poner más claramente de manifiesto las diferencias existentes entre la variedad
tipo y la variedad meridionalis Bidaud, Ortega & Mahiques.
Source : MNHN, Paris
S
>
ES
A. ORTEGA et al.
El material procede de algunas localidades de las provincias de Teruel y Valencia
y se encuentra depositado en el herbario de la Universidad de Granada (GDAC) y en el
herbario particular de R. Mahiques (MES).
La metodología y bibliografía básica son las clásicas en este tipo de estudios.
DESCRIPCIÓN DE ESPECIES
Cortinarius barbatus (Batsch: Fr.) J. Melot
= Cortinarius cristallinus Fr.
Bibl. et Icon. sel.: Brandrud er al., 1992: B 56.
Descripción: Píleo de 25-32 mm. de diám., convexo, con un amplio mamelón, de color
blanco y recubierto de un abundante escarchado n° veo que al desaparecer en la madurez
hace que el sombrero adquiera una tonalidad amarillento pajizo o amarillento ocráceo.
Láminas sinuosas amarillento ocráceas con la arista floconosa algo más pálida. Estipe de
35-50 x 6-8 mm., subfusiforme con la base atenuada subradicante, blanco de aspecto
sedoso y suavemente glutinoso. Carne blanca aunque se torna amarillento ocráceo. Olor
inapreciable a suavemente rafanoide. Sabor amargo en todas las partes del carpóforo. Sin
ninguna reacción química especial.
Esporas (5,5)6-7,5(8) X 4-4,5 um (Xm: 6,9 x 4,1 um; Q= L/I: 1,4-1,85; Qm: 1,67),
subovoides a elipsoides o subamigdaliformes, con ornamentación muy fina formada por
verrugas aisladas. Epicutis constituida por hifas gelificadas ( — 3um). Hipodermis con
hifas de hasta 20 um.
Material estudiado: VALENCIA: El Surars (Pinet), 660 m.s.n.m. Bosque mixto de Pinus
pinaster, Quercus suber y Cistus crispus en suelo arenoso. 29.X1.1993. Leg. R.Mahiques.
GDAC 41651 (MES 2153 sub Cortinarius rigens (Pers.: Fr.) Fr. ss. Marchand). Ibidem.
Bajo Quercus suber y Cistus salvifolius. 14.X1.1995. Leg. R. Mahiques. GDAC 41652
(MES 2625).
Observaciones: El pequeño porte de los basidiocarpos nos hizo pensar en un primer
momento en Cortinarius ochroleucus (Schaeff.: Fr.) Fr., del que se separa nuestro material
por poseer la epicutis con una importante capa de hifas gelificadas, mientras que en
Cortinarius ochroleucus es practicamente seca, por lo que habria que definirlo como una
forma grácil de Cortinarius barbatus, ya citado en España (Pais Vasco) como Cortinarius
cristallinus fo. gracilis Bres. por Garcia Bona (1994), sin embargo las medidas esporales
que aporta este autor (6,5-9,5 X 4,3-4,8 um) son bastante diferentes de las observadas en
nuestras colecciones.
Cortinarius croceocaeruleus (Pers.: Fr.) Fr.
Bibl. et Ico. sel.: Brandrud et al., 1992: B49
Descripción: Pileo de 30 mm. de diám., inicialmente campanulado, haciéndose convexo en
la madurez, de color azulado lilacino (mas marcado en la periferia) y blanquecino
brillante en la porción discal que adquiere con rapidez coloración amarillo limón, con la
superficie como escarchada de blanco. Cutícula viscosa y fibrilosa innata. Láminas
redondeadas o redondeado sinuosas, lilacinas con la arista más pálida, floconosa, entera
o finamente crenulada. Pie de 40 x 6-9 mm, cilíndrico, con la superficie blanquecina con
tonalidad ocrácea en la vejez, viscosa y brillante. Carne escasa, lilacina en las alas del píleo,
ápice y cortex del estipe, blanquecina en el resto, excepto en el pie (sobre todo en su base)
que es amarillento dorada. Olor poco definido. Sabor muy amargo tanto en la cutícula
Source : MNHN, Paris
CORTINARIUS EN ESPAÑA PENINSULAR 229
como en la carne. Sin ninguna reacción química destacable.
Esporas de 7-8,5 x (4,3)4,5-5,3 um (Xm: 7,7 x 4,8 um; Q= L/l: 1,4-1,7 (1,8); Qm:
1,58) ovoides a elipsoides o subamigdaliformes, con una ornamentación suave formada
por verrugas aisladas. Epicutis constituida por hifas gelificadas de 1,5-5 um.
Material estudiado: TERUEL: Mosqueruela. Bajo Pinus sylvestris. 14.1X.1996. Leg. R.
Mahiques. GDAC 41653 (MES 2847).
Observaciones: Se separa de la variedad meridionalis Bidaud, Ortega & Mahiques por su
menor porte, su hábitat y sus esporas de talla más reducida: 7-8,5 x (4,3)4,5-5,3 um.
En cuanto a su distribución indicar que aunque es una especie bien conocida en
la micoflora europea, no conocemos hasta la fecha ninguna referencia bibliográfica
española donde aparezca citada.
Cortinarius croceocaeruleus var. meridionalis Bidaud, Ortega € Mahiques var. nov.
Diagnosis latina: Nitide discernitur a Cortinarius croceocaeruleus var. croceocaeruleus in
eius maxima magnitudo: pileus 35-40 mm. diam., stipes 35-40 x 10-12 (15) mm.; habitat
eius invenitur inter peculiares vegetalium comunitates mediterraneas ac meridionales atque
super acida sedimenta et eorum esporae sunt maiores: 7,5-10 X 4,5-5,5 um. Typus in GDAC
herbarium n° 41654. Isotypus in MES herbarium n° 2545.
Descripción: Píleo de 35-50 mm. de diám., convexo, de color azulado pálido con la
super! como escarchada de blanco, aunque toma con rapidez tonalidad crema y
después crema amarillento. Cutícula viscosa, finamente fibrilosa innata en la periferia.
Láminas redondeado adnadas a sinuosas, violáceas con la arista más pálida, floconosa o
crenulada a aserrada. Pie de 0 x 10-12 (15) mm., fusiforme con la base adelgazada,
azulado pálido, después blanquecino y crema pálido al final del desarrollo, con la
superficie viscosa y brillante. Carne escasa, levemente azulada en las alas del sombrero y
base del estipe, crema a crema ocráceo en el resto. Olor farinoso aromático. Sabor muy
amargo tanto en la cutícula como la carne. Sin ninguna reacción química especial.
Esporas de 7,5-10 x 4,5-5,2 um (Xm: 8,8 x 4,9 um; Q= L/I: 1,7-1,9 (2) um; Qm:
1,8), elipsoidales oblongas con ornamentación suave formada por verrugas aislada.
Epicutis fuertemente gelificada con hifas de 1-3 mm de grosor.
Material estudiado: VALENCIA: Els Surars (Pinet). Bajo Quercus suber, Cistus crispus y
Cistus salvifolius en suelo arenoso ácido. 20.X.1995. Leg. R. Mahiques. MES 2545
(Typus).
Observaciones: Se separa con claridad de Cortinarius croceocaeruleus var. croceocaeruleus
por su mayor porte (Píleo. 35-50 mm de diám., estipe: 35-40 x 10-12 (15) mm), su hábitat
en comunidades vegetales tipicamente mediterráneas y meridionales sobre suelo ácido y
sus esporas mayores (7,5-10 x 4,5-5,2 um).
Estudio estadístico
Los parámetros más representativos de las poblaciones han sido la longitud
esporal (L), anchura esporal (A), relación longitud/anchura (L/A) y el volumen (V)
calculado como el volumen de una elipse. Las posibles variaciones entre las variables
poblacionales se han estudiado mediante ensayos de diferencias entre medidas por la "t"
de student (Steel & Torrie, 1982). Los resultados obtenidos se presentan en la siguiente
tabla:
Source : MNHN, Paris
230 A. ORTEGA er al.
MES 2545 2 MES 2847
LI Al UAL — VI L2 A2 L/A — V2X
[Xm- Tw cu 18) OXON Te 752,3
= 035 0,18 0094 1347 | 0,41 0,25 0,099 99,9
n= 30 30 30 30 30 30 30 30
Comparación a % de diferencia
LUL 2114 14,5
ANA 223% 3,0
(L/ADIL/A2) 72** 11,2
V1/V22 , L9** 892
* y ** probabilidad estadística del 0,005 y 0.01 respectivamente
Se demuestra estadísticamente que todos los parámetros, entre los que destaca el
volumen (V) con un 89,2%, de la población MES 2545 son mayores que los de MES 2847,
lo que justifica la creación de una nueva variedad: Cortinarius croceocaeruleus var.
meridionalis Bidaud, Ortega £ Mahiques.
En la figura 1 se representan las poblaciones MES 2545 y MES 2847 mediante
los valores esporales de la longitud (L) y el volumen (V) que constituyen los dos paráme-
tros más significativos y que expresan con más claridad las diferencias entre las dos
variedades.
REFERENCIAS BIBLIOGRÁFICAS
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Ciencias naturales 10: 9-225.
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Nova Hedwigia 60(1-2): 124-134.
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Andalusia (Spain), part 2. Documents mycologiques XXV(98-100): 295-304.
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Maestrazgo II. Cortinarius. Documents mycologiques XXV (98-100): 425-435
STEEL R. G. D. & TORRIE J. H., 1982 — Principles and procedures of statistics A Biometrical
approach, 2nd ed. Tokyo. Mac. Graw-Hill. 664 p.
Source : MNHN. Paris
CORTINARIUS EN ESPAÑA PENINSULAR 231
1650 x
4 MES2847 MES2545 J .
1450
1250
c
5
5 1050
3
>
850
650
450
6.5 7.0 7.5 8.0 8.5 9.0 9.5
Longitud
Fig. 1. — Representación del tamaño espoal de Cortinarius croceocaeruleus var. croceocaeruleus
(MES 2847) y Cortinarius croceocaeruleus var. meridionalis (MES 2545).
Fig. 1. — Representation des tailles sporales de Cortinarius croceocaeruleus var. croceocaeruleus
(MES 2847) et Cortinarius croceocaeruleus var. meridionalis (MES 2545).
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1997, 18 (3) : 233-246 233
MYXOMYCETES DE ESPAÑA.
TAXONES CRÍTICOS Y RAROS PARA EXTREMADURA .
C. ILLANA', G. MORENO", A. CASTILLO! & J. R. GARCIA?
1 Dpto. Biologia Vegetal. Universidad de Alcalá. 28871. Alcalá de Henares, Madrid. España
2 Teodoro Vera 8. 06920 Azuaga. Badajoz. España.
RESUMEN — Se citan 11 especies de Myxomycetes de las provincias españolas de Badajoz y Cáceres
(Extremadura), de las cuales 10 y 2 son nuevos registros provinciales, respectivamente. Arcyodes
incarnata (Alb. & Schw.) O. .F. Cooke, Dianema depressum (Lister) Lister, Didymium listeri Massee y
Trichia munda (Lister) Meyl., son nuevas citas para España. Physarum megalosporum T. Macbr. es
nueva cita para Europa. Las especies críticas son descritas e ilustradas con fotografías al M.E.B.
RÉSUMÉ — 11 espèces de Myxomycetes des provinces espagnoles de Badajoz et de Cáceres
(Extremadura) sont cités, parmi lesquelles 10 et 2 sont nouvelles respectivement aux provinces citées.
Arcyodes incarnata (Alb. & Schw.) O. F. Cooke, Dianema depressum (Lister) Lister, Didymium listeri
Massee et Trichia munda (Lister) Meyl., sont nouvelles pour l'Espagne. Physarum megalosporum T.
Macbr. est nouvelle pour l'Europe. Les espèces critiques sont décrites et illustrées avec des photogra-
phies au M.E.B.
ABSTRACT — They are cited 11 species of Myxomycetes of the Spanish countries of Badajoz and
Cáceres (Extremadura). of the which 10 and 2 is new provincial registrations respectively. Arc yodes
incarnata (Alb. & Schw.) O. F. Cooke, Dianema depressum (Lister) Lister, Didymium listeri Massee
and Trichia munda (Lister) Meyl., they are new appointments for Spain. Physarum megalosporum T.
Macbr. is a new record for Europe. The critical species are described and illustrated by S.E.M.
photography.
KEY WORDS: Myxomycetes, taxonomy, chorology.
INTRODUCCIÓN
En los últimos años hemos publicado distintos trabajos taxonómicos sobre los
Myxomycetes que fructifican en la comunidad autónoma de Extremadura (provincias de
Badajoz y Cáceres), caracterizada por la presencia de vegetación mediterránea bien
conservada con Quercus ilex, Q. suber, Alnus glutinosa, Erica arborea, Arbutus unedo,
Cistus ladanifer y Pinus pinaster, principalmente.
En este trabajo realizamos una nueva contribución taxonómica y corológica,
cómo resultado de los últimos trabajos de campo realizados, con una mayor incidencia en
Source :MNHN. Paris
234 C. ILLANA er al.
la provincia de Badajoz. A este respecto señalamos las publicaciones anteriores de
Moreno & al. (1990, 1991 y 1992), García (1991 y 1992) y García & al. (1994).
Tras esta nueva aportación el catálogo de Myxomycetes de Extremadura
asciende a 104 taxones (54 en Badajoz y 88 en Cáceres).
Los estudios morfológicos fueron realizados con un microscopio óptico Nikon
Labophot (M.O.) y un microscopio electrónico de barrido Zeiss-DSM 950 (M.E.B.). En
este último caso las muestras se prepararon con la técnica del punto crítico.
El material estudiado se encuentra depositado en el herbario del departamento
de Biología Vegetal de la Universidad de Alcalá (AH).
LISTA DE ESPECIES POR ORDEN ALFABÉTICO
Arcyodes incarnata (Alb. & Schwein.) O. F. Cooke, Science 15: 651. 1902 (Figs. 1-7)
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En madera de Populus alba, finca “El Rio”,
Granja de Torrehermosa, 27.X11.1993, AH 16503.
Esporocarpos de 0,3-0,5 mm de diám., globosos, algo piriformes, sésiles, for-
mando grupos muy apretados y amontonados, de color ocráceo. Peridio fino iridiscente
que deja ver el color pardo de las esporas en masa en su interior. Dehiscencia irregular,
dejando restos del peridio en la base de la esporoteca. Capilicio de anchura irregular,
5-8 um de diám., pardo, rígido, formado por filamentos que constituyen una red, con
abundantes engrosamientos, terminaciones redondeadas y ornamentado con espinas.
Esporas 7-8 um de diám., globosas, de color pardo-claro a amarillo, lisas o con una ligera
ornamentación verrugosa. Con el M.E.B. la cara interna del peridio presenta cortas
crestas que tienden a formar pseudoretículos; el capilicio tiene una ornamentación for-
mada por cortas crestas; y las esporas están ornamentadas con dos tipos de verrugas, unas
muy pequeñas, distribuidas homogéneamente por toda la superficie esporal, y otras más
grandes y muy escasas, distribuidas al azar o formando grupos.
Nuestra cita constituye el primer registro para España. Sin embargo, si aparece
citado otra especie del género, como es Arcyodes luteola (Kowalski) Nann.-Bremek.
(Eliasson & Lundgvist, 1979), caracterizada por su hábitat fimicola, capilicio liso y
esporas de mayor tamaño. Esta última especie es tratada como Perichaena luteola
(Kowalski) Gilert, por Gilert (1995).
Dianema depressum (Lister) Lister, Monogr. Mycetozoa 204. 1894. (Figs. 8-14).
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En madera de Nerium oleander, arroyo del
Cañaveral, Azuaga, 23.1.1993, AH 16422.
Plasmodiocarpos de 1,5-4 mm de diám., y 1 mm de altura, aplanados, de color
pardo grisáceo. Peridio fino, arrugado, iridiscente, que deja ver por transparencia el color
pardo grisáceo de las esporas en masa. Hipotalo que rodea a todo el plasmodiocarpo, de
color más claro. Capilicio 2-3 um de diäm., de color amarillo claro, formado por filamen-
tos libres, largos, terminados en punta y ornamentado con pequeñas verrugas. Esporas
8-9,5 um de diám., libres o en grupos de 2-3 unidades que se deshacen fácilmente, de color
amarillo, reticuladas. Con M.E.B. la cara interna del peridio presenta típicas cavidades
circulares; la ornamentación de los filamentos del capilicio es muy característica presen-
Source : MNHN, Paris
MYXOMYCETES DE ESPAÑA 235
tando un canal central de anchura uniforme con numerosos orificios a todo lo largo,
superficialmente los filamentos presentan pequeños anillos y crestas; y las esporas poseen
retículos de 8-12 mallas en diámetro.
En España solo aparecen citadas Dianema corticatum Lister y D. harveyi Rex,
por lo que D. depressum constituye el primer registro español. Nuestros estudios con
M.E.B. confirman los resultados obtenidos por Rammeloo (1983).
Didymium listeri Massee, Monogr. Myxogastr. 244. 1892. (Figs. 15-29).
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En hojas de Nerium oleander, arroyo Argallón,
Azuaga, 10.V1.1993, 6517. INGLATERRA: Tipo de Didymium listeri, Lyme Regis (K).
ISLAS GALÁPAGOS: Isla Santa Cruz, Los Gemelos, coll. U. Eliasson 3334 y 3398
(GB).
Nuestra recolección consta de dos plasmodiocarpos, de 1 y 3 mm de diám.,
aplanados y sésiles. Peridio de color grisáceo, rugoso, formado por una capa de cristales de
carbonato cálcico. Columela ausente. El capilicio está formado por filamentos rígidos,
paralelos, independientes o conectados entre sí por filamentos perpendiculares, de color
pardo oscuro. Esporas 9-10 um de diám., globosas, de color pardo violáceo oscuro,
verrugosas.
Didymium listeri posee un capilicio rígido y oscuro con barras transversales. Este
carácter diferencia a esta especie de otras del género Didymium que también fructifican
formando plasmodiocarpos cortos y planos: con peridio liso como D. comatum (Lister)
Nann.-Bremek., D. difforme (Pers.) Gray, D. tubulatum Jahn y D. trachysporum G. Lister;
con capilicio elástico como D. anellus Morgan; con vesiculas junto al capilicio como D.
serpula Fr.; o con esporas reticuladas como D. dubium Rostaf.
Didymium listeri es una especie muy poco citada a nivel mundial, de hábitat
foliícola, siendo nuestro registro el primero para España. Para confirmar la identidad de
nuestra recolección comparamos con material procedente de las Islas Galápagos, citado
por Eliasson & Nannenga-Bremekamp (1983), y además con el material tipo de D. listeri
depositado en K.
Didymium megalosporum Berk. & M. A. Curtis, Grevillea 2: 53. 1873.
= D. eximium Peck, Annual Rep. New York State Mus. 31: 41. 1879.
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En hojas de Nerium oleander, Rubus sp., Popu-
lus alba y Quercus ilex, arroyo Argallön, Azuaga, 3.X.1987, AH 16731. Idem, 5.X.1990,
AH 16724, 16732, 16733, 16739 y 16743. Idem, 19.1.1992, AH 16149. Idem, 10.V1.1992,
AH 16331. Idem, 20.V1.1992, AH 16260. Idem, 30.VIII.1992, AH 16344. Idem,
19.X1.1993, AH 16448. En hojas de Quercus ilex, finca “la Jacoba”, Azuaga, 6.111.1992,
AH 16148, 16246 y 16339. En hojas de Populus alba, finca “El Río”, Granja de Torreher-
mosa, 7.V11.1992, AH 16335. En hojas de Populus sp., arroyo Quejigo, Granja de Torre-
hermosa, 12.X1.1993, AH 18440. En hojas de Quercus ilex, arroyo Cañaveral, Azuaga,
10.1.1993, AH 16528. En tallo de Juncus sp., Campillo de Llerena, 24.1V.1994, AH 18808.
En tallos herbáceos, finca “El Milano”, Villar del Rey, 12.X1.1994, AH 16400. U.S.A.:
Tipo de Didymium megalosporum, South Carolina, coll. Curtis 1205 (FH). Coll. G. A. Rex
14,15 (NY). INGLATERRA: Tipo de Didymium megalosporum, South Carolina, coll.
Curtis 1205 (K). Coll. D.W. Mitchell 3642 (BR).
Source : MNHN, Paris
m
36 C. ILLANA et al.
Hemos estudiado el material tipo de Didymium megalosporum (FH, K) y com-
parado con material europeo de D. eximium. Los caracteres microscópicos y macroscópi-
cos son coincidentes en ambos taxones, especialmente la posesión de una columela plana
de color amarillento, por lo que somos de la opinión de que ambos taxones son sinónimos.
Anteriormente Ing al examinar el tipo de D. megalosporum depositado en Kew,
llega a la misma conclusión al manifestar “that it is undoubtedly the same as D. eximium"
(Martin & Alexopoulos, 1969).
Esta especie foliícola ha sido citada en nuestro país como Didymium eximium.
Hemitrichia clavata (Pers.) Rostaf. var. calyculata (Speg.) Yamam., Cryptogamic Flora of
Pakistan 2: 28. 1993.
= Hemitrichia calyculata (Speg.) M. L. Farr, Mycologia 66: 887. 1974
= Hemiarcyria calyculata Speg., Anales Soc. Ci. Argent. 10: 152. 1880
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En madera de Nerium oleander, arroyo Argal-
lón, Azuaga, 19.X1.1993, AH 16402. ARGENTINA: Hemiarcyria calyculata, Buenos
Aires, 111-1890, 31359 (LPS).
Hemitrichia clavata y H. calyculata han sido consideradas por todos los autores
como especies muy cercanas (Martin $: Alexopoulos, 1969; Farr, 1976; Flatau, 1990;
Nannenga-Bremekamp, 1991). La principal diferencia entre ambos taxones se encuentra
en el pie, que en el caso de H. clavata es corto y grueso, y se funde progresivamente con el
peridio y en H. calyculata es más esbelto y cilíndrico. Rammeloo (1975) observó solamente
pequeñas diferencias en la ornamentación de la cara interna del peridio.
En el tratamiento taxonómico de este taxon, y ante la falta de pruebas
concluyentes para separarlos a nivel específico, seguimos el tratamiento de Yamamoto &
al. (1993), que optan por tratar a esta especie como una var. calyculata de H. clavata, dado
que no hay diferencias significativas, hasta el momento entre los dos taxones.
Para conocer exactamente la identidad de Hemitrichia calyculata hemos inten-
tado estudiar el tipo, pero según el curator del herbario LPS está perdido. Sin embargo,
hemos podido estudiar la muestra determinada por Spegazzini 31359 (LPS), pero se
encuentra en muy mal estado, sin fructificaciones completas, a pesar que Farr indicó que
es mejor que la 31358 (LPS) considerada como tipo.
Physarum megalosporum T. Macbr., N. Amer. Slime-Moulds ed. 2. 63. 1922. (Figs. 30-35)
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En cladodios muertos de Opuntia ficus-indica,
finca “La Jacoba”, Azuaga, 23.X.1993, AH 16310. U.S.A.: Colorado, Pike View (locali-
dad tipo), 1914, coll. E. Bethel n° 9080, 802751 (BPI). Colorado, Pike View, 22-VIII-1912,
coll. W.C. Sturgis, 802750 (BPI). Colorado, Pike View, 17-IX-1913, leg. E. Bethel (deter-
minado por T. H. Macbr.), 802740 (BPI). Colorado, 1914, leg. E. Bethel (determinado por
T. H. Macbr.), 802739 (BPI). Colorado, 1918, leg. E. Bethel (determinado por T. H.
Macbr.), 802738 (BPI).
Esporocarpos de 0,5-1 mm de diám., gregarios, sentados o con un corto pie.
Esporoteca globosa o algo aplanada de color gris o blanco por los depósitos de carbonato
cálcico. Pie de color grisáceo o blanquecino por depósitos calcáreos. Capilicio robusto,
formando una red muy densa, pareciendo badhamioide, con abundantes nódulos de
Source : MNHN, Paris
MYXOMYCETES DE ESPAÑA 237
carbonato grandes y blancos. No se observa columela. Esporas 14-15(-16) um de diám.,
globosas, negras en masa, de color violeta oscuro con luz transmitida, con una zona mé
pálida, ornamentación espinulosa muy patente. La ornamentación esporal vista con el
M.E.B. aparece formada por espinas distribuidas homogéneamente por toda la superfi-
cie.
Nuestra recolección ha sido comparada con material americano de la localidad
tipo (algunas muestras determinadas por T. Macbride). Las únicas diferencias apreciadas
son, la ausencia en nuestra colección de esporotecas anulares y el pie algo más claro que en
el material americano. En las distintas descripciones existentes en las monografías de
autores americanos, se insiste en la posibilidad que los esporocarpos puedan ser sésiles, lo
que unido a su capilicio con nódulos de carbonato cálcico alargados, hace que Physarum
megalosporum pueda ser confundido con Badhamia macrocarpa (Ces.) Rostaf.
Al consultar la obra de Neubert & al. (1995) confirmamos que se trata del primer
registro de esta rara especie para Europa.
Physarum oblatum T. Macbr., Bull. Lab. Nat. Hist. Iowa State Univ. 2: 384. 1893.
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En madera de Nerium oleander, arroyo Argal-
lon, Azuaga, 11.1X.1991, AH 14252 y 16438. En madera de Populus alba, arroyo Argallón,
Azuaga, 20.V1.1992, AH 16439 y 16441.
Esporocarpos de 0,5-0,9 mm. de diám., estipitados no umbilicados, esf
Peridio de color amarillo a amarillo-anaranjado, con gruesas verrugas. Pie 0,3-0,8 mm de
altura, de color pardo rojizo, más oscuro hacia la base y adelgazándose hacia el ápice.
Hipotalo pequeño y oscuro. Columela ausente. Capilicio robusto, naranja a la lupa,
amarillo con luz transmitida, con nódulos angulosos y grandes. Esporas 11-12(-13) um de
diám., globosas algunas ligeramente ovoidales, de color violeta-gris pálido con zonas más
oscuras, verrugosas.
Physarum oblatum se ha citado previamente en nuestro país de las provincias de
celona (Llistosella & Aguasca, 1986) y Guadalajara (Pando & Lado, 1987).
Una especie muy próxima es Physarum limonium Nann.-Bremek., taxon dificil
de diferenciar de P oblatum. Ante la falta de carácteres fiables para separar ambos
taxones, preferimos utilizar en estos momentos el epíteto más antiguo para nuestras
recolecciones. Neubert & al. (1995) también comparten nuestra opinión y prefieren
utilizar P oblatum ante la dificultad de separarlo de P. limonium, según se desprende de la
lectura de la descripción de Nannenga-Bremekamp.
Ba
Stemonitis smithii T. Macbr., Bull. Lab. Nat. Hist. Iowa State Univ.
37)
: 381. 1893. (Figs. 36-
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En madera de Populus alba, arroyo Argallón,
Azuaga, 10.V1.1993, AH 16309.
característico de esta especie es su pequeño tamaño esporal (5-6 um)
igual al de Stemonitis a a (Bull.) T. Macbr., pero S. smithii se reconoce fácilmente por
su ornamentación esporal que vista con el M.E.B. consiste en pequeños báculos irregu-
larmente espaciados, y una superficie finamente escrobiculada entre ellos, además de
poseer el capilicio fuertemente verrugoso.
Source : MNHN. Paris
Y
E
C. ILLANA er al.
Stemonitis splendens Rostaf., Sluzowce Monogr. 195. 1874. (Figs. 38-39)
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En madera de Nerium oleander, arroyo Argal-
lón, Azuaga, 7.VI.1991, AH 13765 y 13767. Idem, 28.1X.1991, AH 16371. Idem,
10.V1.1993, AH 16280. En madera de Nerium oleander, arroyo Cañaveral, Azua
19.V.1993, AH 16291. CÁCERES: En madera de Pinus pinaster, Embalse de Torrejón,
Parque Natural de Monfragüe, 1.X1.1990, AH 12898, 12901, 12918 y 12919.
La espora de Stemonitis splendens vista con el M.E.B. presenta una ornamenta-
ción formada por báculos regularmente distribuidos por toda su superficie.
Trichia munda (Lister) Meylan, Bull. Soc. Vaud. Sci. Nat. 56: 327. 1925. (Figs. 40-45)
MATERIAL ESTUDIADO. CÁCERES: En madera de A/nus glutinosa, en cámara
hümeda, arroyo Barbaón, Parque Natural de Monfragüe, 26.1V.1990, AH 13286.
Macroscópicamente Trichia munda es muy cercana a T. botrytis (J. F. Gmelin)
Pers. Ambos taxones se diferencian en que 7) munda posee esporocarpos de pequeño
tamaño (nunca mayores de 0,5 mm) y esporas de (9-)10-11 um de diám., fuertemente
ornamentadas. La ornamentación esporal vista con el M.E.B. presenta "pila" muy
diferenciados en los que la cabeza es densamente mamilífera; siendo muy parecida a la
ornamentación esporal de Meratrichia floripara (Rammeloo) Rammeloo (Rammeloo,
1981). Nuestras fotografías coinciden con las de Neubert & al. (1993).
Es la primera vez que se cita Trichia munda para Espana penínsular, anterior-
mente fue registrada en las Islas Canarias (Champion & Beltran, 1980).
Willkommlangea reticulata (Alb. & Schwein.) Kuntze, Revis. Gen. Pl. 2: 875. 1891.
= Cienkowskia reticulata (Alb. & Schwein.) Rostaf., Sluzowce Monogr.: 91. 1874.
MATERIAL ESTUDIADO. BADAJOZ: En tallos de Nerium oleander, arroyo Argallón,
Azuaga, 20.X1.1991, AH 16391.
Es una especie poco citada en España, solo se conoce de La Coruña (Cabo, 1996)
slas Canarias (Champion & Beltran, 1980).
y de la
AGRADECIMIENTOS
Los autores agradecen a la DGICYT (Ministerio de Educación y Ciencia) la
concesión del proyecto de investigación PB 91-0165, en el cuál se encuadra este trabajo. A
la asociación ADENEX, por la colaboración y apoyo prestado. A D. J. A. Pérez del
Servicio de Microscopía Electrónica de la Universidad de Alcalá de Henares por la
obtención de las fotografías de microscopía electrónica. A los conservadores de los
herbarios BPI, BR, FH, GB; K, LPS, NY por el préstamo del material solicitado, y
especialmente al conservador del herbario AH J. Rejos.
Source : MNHN. Paris
MYXOMYCETES DE ESPAÑA 239
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Source : MNHN, Paris
Arcyodes incarnata (Alb. & Schwein.) O. F. Cook, (AH 16503). 1: cara interna del peridio al
-3: capilicio al M.E.B. 4-7: esporas y ornamentación esporal al M.E.B.
16422). 8: cara interna del peridio. 9-10: capilicio
al M.E.B.
Figs. 15-24 Didymium listeri Massee, (15-20: Tipo, depositado en K). 15-16: plasmodiocarpos. 17-20:
capilicio y esporas al M.O. (21-24: AH 16517). 21: plasmodiocarpo. 22-24: capilicio y esporas al M.O.
Source : MNHN. Paris
MYXOMYCETES DE ESPAÑA 243
Figs. 25-29 Didymium listeri Massee, (Tipo, depositado en K). 25-26: capilicio al M.E.B. 27-29:
ornamentación esporal al M.E.B:
Source : MNHN. Paris
Figs. 30-35 Physarum megalosporum T. Macbr., 30-32 (AH 16310): ornamentación esporal al M.E.B.
33-35 (BPI 802740): esporas y ornamentación esporal al M.E.B.
Source : MNHN, Paris
MYXOMYCETES DE ESPANA 245
Figs. 36 -37 Stemonitis smithii T. Macbr., (AH 16309): ornamentación esporal al M.E.B.
Figs. 38-39 Stemonitis splendens Rostaf.. (AH 16291): ornamentación esporal al M.E.B.
Source : MNHN. Paris
Figs. 40-45 Trichia munda (Lister) Meyl., (AH 13286). 40-41: capilicio al M.E.B. 42-45: esporas y
ornamentación esporal al M.E.B.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1997, 18 (3 ) : 247-254 247
PODAXIS SAHARIANUS sp. nov. (Podaxales, Gasteromycetes),
ESPECE NOUVELLE DU MAROC
G. MORENO! £ J. MORNAND?
! Dpto. Biologia Vegetal. Facultad de Ciencias. Universidad de Alcalá de Henares,
28871 Madrid, Spain.
? 29, square des Anciennes Provinces, 49000 Angers, France.
RÉSUMÉ — Une espèce nouvelle, Podaxis saharianus, de position intermédiaire entre Gasteromy-
cetideae et Agaricomycetideae, est décrite du Maroc, illustrée en SEM et en microscopie optique et
comparée aux espèces apparentées.
MOTS-CLÉS : Podaxis saharianus, Podaxales, Maroc.
ABSTRACT- A new species Podaxis saharianus in an intermediate position between Gasteromyceti-
deae and Agaricomycetideae is described from Morocco, illustrated by SEM and LM photographs,
and compared to related species
KEY WORDS : Podaxis saharianus, Podaxales, Taxonomy, Morocco.
MATERIEL ET METHODES
Nous avons pu étudier un exemplaire bien mûr d’un champignon venant du
Sahara, accompagné d'une excellente photographie en couleurs. Celui-ci possède une
macroscopie particulière et une microscopie caractéristique au sein du genre Podaxi:
Les Podaxales, adaptés aux lieux secs ou semi-désertiques, ont pour caractère
habituel de produire difficilement des sporophores abondants et aussi d’apparaitre dans
les mêmes stations à quelques années d'intervalle ; c'est ce que nous avons constaté avec
des espèces des genres Battarraea, Dictyocephalos, Phellorinia et Podaxis. La rareté de tous
ces taxons nous amène à communiquer notre nouvelle espèce à la communauté mycolo-
gique internationale.
L'étude des spores au microscope électronique à balayage (MEB) fut réalisée
avec un Zeiss-DSM 950. La microscopie optique (LM) fut réalisée avec un microscope
Nikon Labophot équipé d'un système de photographie automatique. Les préparations
pour ces études furent faites dans le milieu de Hoyer.
Le matériel de Podaxis saharianus, décrit ici est conservé dans l'herbier de
l'Université de Alcalá (AH), et dans l'herbier privé de J. Mornand (J. M.).
Source : MNHN. Paris
248 G. MORENO & J. MORNAND
DIAGNOSE LATINE
Podaxis saharianus G. Moreno & Mornand sp. no»., (Figs. 1-16)
Etymology : saharianus, du Sahara, endroit d’origine de la nouvelle espèce.
Diagnose latine : Gastrocarpus globosus, 18 mm diam., pallide stramineus. Colu-
mella adsunt fere apicem. Gleba nigrescente aut olivascens inmixta, pulverulenta vel granu-
losa, cum lamellis aut granulis albidis efformatibus. Stipes 90 x 7 mm, cylindricus, concolo-
ribus, annulis pendulis numerosis exornatis.
Sporis 10-12 x 8-9 um, ovoideis vel ellipsoideis, poro germinativo apicale centrali
exornatis, crassitunicatis, ochraceis. Basidiis aggregatis, 22-28 X 13-17 um, claviformibus,
tetrasporis, sterigmatis curtis (ca 2 um long), basidiolis abundantibus aut basidiis immaturis,
claviformibus, 15-26 X 9-14 um. Hyphis 3-5 um diam., hyalinis, cylindricis, septatis. Capilli-
tium non observatus. Epicutis hyphis cylindricis, subglobosis, raro globosis, 32-52 x 15-30 um
exornatis. Fibulis praesenti
Holotypus : Sahara (Maroc), 18.111.1994. in herb. AH n° 18.352.
Matériel étudié : Afrique ; Sahara, Merzouga (Maroc), dunes de Merzouga,
(limite du Sahara) ; à quelques dizaines de mètres de graminées et avec Cyperus sp. aux
alentours ; leg. H. Robert, 18. III. 1994. Echantillon in Herb. AH, n? 18.352 (Holotypus) ;
Isotypus in Herb. J. Mornand n? 9405 G.
DESCRIPTION
Basidiome stipité. Chapeau globuleux de 18 mm de diam., faiblement aplati vers
le sommet, d'une couleur paille claire. Columelle présente presque jusqu'au sommet.
Péridium de 1-2 mm d'épaisseur. Marge pendante et lacérée. Gléba sombre noirátre avec
zones olivátres, poudreuse à granuleuse, formée de plaques ou de granules avec des lignes
blanchátres. Stipe de 90 x 7 mm, cylindrique, d'une couleur paille claire, concolore au
chapeau ; le cortex se brise en formant plusieurs anneaux pendants ouverts en forme de
« jupe » ; la base cylindrique agglomère le sable et il semble possible qu'elle soit un peu
radicante.
Spores de 10-12 x 8-9 um, ovoides à ellipsoidales avec pore germinatif au
sommet et au centre, à paroi épaisse, ochracées, ni amyloides, ni dextrinoides. Basides
groupées, de 22-28 x 13-17 um, claviformes, tétrasporiques, avec stérigmates courts
(approx. 2 um de long), avec d'abondantes basidioles ou basides immatures de 15-26 x
9-14 um, claviformes. Hyphes de 3-5 um de diam., hyalines, cylindriques et septées.
Capillitium non observé. Epicutis formé d'hyphes de morphologie variable, cylindriques,
subglobuleuses, plus rarement globuleuses de 32-52 x 15-30 um. Boucles présentes parmi
les cellules de l’hyménium.
OBSERVATIONS
Podaxis saharianus se caractérise par son basidiome avec un stipe ridé d'aspect
singulier, par des basides en groupes persistants, de grandes spores avec pore germinatif et
un habitat xérophitique.
Source : MNHN. Paris
PODAXIS SAHARIANUS sp. nov. 249
Il reste encore des éléments descriptifs inconnus pour ce nouveau champignon,
comme celui de la déhiscence ; il est probable que ce phénomène intervienne par la
séparation du péridium complet, au niveau de son insertion avec le sommet du stipe,
comme c'est le cas dans le genre Battarrea, mais il pourrait également s'agir d'une
déchirure irrégulière de l'exopéridium. Les données que nous possèdons à propos de ses
exigences écologiques sont également rares et l’on a besoin de nouvelles récoltes pour
répondre à ces questions.
On le différenciera des Gyrophragmium Montagne et Longula Zeller (= Longia)
car ces deux genres ont une macroscopie différente, des spores sans pore germinatif et des
basides groupées non persistantes à maturité. Il en est de méme pour l'étrange champi-
gnon Polyplocium inquinans Berk., transféré dans le genre Gyrophagmium par Zeller
(1943), qui apparait sur des termitières en Afrique, avec une volve très caractéristique ; ce
dernier est décrit et photographié in Bottomley (1948).
Par rapport à Montagnea Fr., l'hyménophore est presque lamellé, les spores
possèdent un pore germinatif très large et la macroscopie est très différente.
La position systématique des Podaxis est assez difficile à préciser. Ils appartien-
nent à un petit groupe de champignons très importants et intéressants sur le plan
systématique, intermédiaires entre Agaricales ss. lato et Gastéromycétes (Singer, 1986). Ce
groupe est trés controversé de nos jours, car certains auteurs l'incluent en grande partie
dans les Agaricales ss. lato alors que d'autres les rassemblent au sein des «Gastéromycétes
agaricoides». Par la présence de spores sombres munies d'un pore germinatif, on peut
rapprocher les Podaxis du genre Montagnea, mais la gléba granuleuse et la persistence de
basides groupées à maturité le séparent clairement de ce genre.
L'ordre des Podaxales renferme deux familles, Podaxaceae Fr. et Secotiaceae
Tul., d'aprés Dominguez de Toledo (1993), qui se différencient par la présence d'une gléba
pulvérulente à maturité et d'un pied assez développé chez la premiére et par la gléba ferme,
compacte à maturité et d'un pied peu développé chez la seconde.
La présence, dans la récolté saharienne d'un pied assez développé, d'une
columelle, de spores munies d'un pore germinatif, ainsi que la persistance dans la gléba
de quelques groupes de basides à maturité, la rapproche clairement du genre Podaxis
Desv.
Ce genre Podaxis a été l'objet de révisions importantes : Morse (1933) réduit les
32 espéces décrites jusque là à une seule. Ensuite, McKnight (1985) reconnait 4 espéces,
distribuées en 2 sections : Section Parvispora [3 espèces : P. longii McKnight, caractérisée
par la gléba marron noirátre et les spores de (5,5) 6,1-8,8 x 5-7,2 (7,7) um avec un pore
germinatif à peine visible ; P argentinus Speg., à spores de 5,3-7,7 (8,8) X 4,4-6,6 (7,7) um,
sans pore germinatif et P microporus McKnight, à gléba de couleur marron et spores de
6,6-8,8 X 5,5-7,7 um avec pore germinatif trés étroit], et Section Podaxis [une espèce : P
pistillaris (L. : Pers.) Fr., (Fig. 17), caractérisé par ses spores de dimensions variables,
4,8-18 (19) x 3,2-12 (13) um, (Dominguez de Toledo, 1993) et la présence d'un pore
germinatif apical, tronqué et trés large (Figs. 18-20)].
On a décrit diverses espéces africaines de Podaxis, généralement synonymisées
avec P. pistillaris (Bottomley, 1948). Néanmoins, une révision des rypus serait nécessaire
pour confirmer ces synonymies et comparer les taxons en cause avec la nouvelle espéce
proposée.
D'après les mesures sporales, Podaxis saharianus peut être placé dans la section
Podaxis. 1 se différencie par les spores munies d'un petit pore germinatif apical, par les
boucles présentes parmi les cellules de l'hyménium et, macroscopiquement, par la pré-
sence dans le stipe de plusieurs zones en forme de « jupes » caractéristiques.
Source : MNHN. Paris
250 G. MORENO & J. MORNAND
En conclusion nous pensons pouvoir placer notre espèce dans l'ordre des
Podaxales s. Dominguez de Toledo (1993) et Demoulin ( 1995).
REMERCIEMENTS
AH. Robert pour sa perspicacité face à cette espèce et pour son mérite d’avoir
pris de bonnes photos, nous permettant ainsi d'effectuer une étude satisfaisante de cette
récolte exceptionelle. À F. D. Calonge, V. Demoulin, E. Horak et H. Kreisel pour leurs
commentaires et la relecture du manuscrit et à J. E. Wright pour ses commentaires et sa
diagnose latine. Ce travail a été partiellement financé par le Projet de Recherche DGICYT
PB 91-0165.
BIBLIOGRAPHIE
BOTTOMLEY, A. M. (1948) — Gasteromycetes of South Africa. Bothalia 4 (3) : 471-810.
DEMOULIN, V. (1995). How to handle Gasteromycetes in Basidiomycete classification. Poster,
abstracts XII Congress of European Mycologists. Wageningen (Netherlands) 3-7 Septem-
ber.
DOMINGUEZ DE TOLEDO, L. (1993). Gasteromycetes (Eumycota) del centro y oeste de la
Argentina. I. Análisis crítico de los carácteres taxonómicos, clave de géneros y orden
Podaxales. Darwiniana 32 (1-4) : 195-235.
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MORSE E. E. (1933). A study of the genus Podaxis. Mycologia 25(1) : 1-33.
SINGER, R. (1986). The Agaricales in modern taxonomy. 4. ed. Koeltz Sc. Books, Koeningstein
981 p.
ZELLER, S, M. (1943). — North American species of Galeropsis, Gyrophragmium, Longia and
Montagnea. Mycologia 35 : 409-421.
Source : MNHN. Paris
Figs. 1-8.- Podaxis saharianus (Holotypus), 1-3 : Hyphes de l'exopéridium (LM), 4 : Hyphes de la
gléba (LM), 5-7 : Basides et basidioles (LM), 8 : Boucle (LM).
Source : MNHN. Paris
Figs. 9-15. — Podaxis saharianus (Holotypus), 9-11 : Spores (LM), 12-15 Spores où l'on observe
clairement le pore germinatif (MEB)
Source : MNHN. Paris
PODAXIS SAHARIANUS sp. nov. 253
Figs. 16.- Podaxis saharianus (Holotypus), Basidiome.
Source : MNHN. Paris
254 G. MORENO & J. MORNAND
Figs. 17-20.- Podaxis pistillaris (BCMEX 4728), 17
Basidiome, 18-20 : Spores où l'on observe
clairement le pore germinatif (MEB)
Cryptogamie Mycol. 1997, 18 (3): 255-265 255
CARACTERIZATION OF CULTIVATED STRAINS
OF A NEW EDIBLE MUSHROOM:
STROPHARIA RUGOSO-ANNULATA. 1. PROTEIN VARIABILITY.
Michele BONENFANT-MAGNE !, Christian MAGNE
Marie-Andrée ESNAULT ' and Cécile LEMOINE !
! Laboratoire de Botanique Appliquée, Université de Rennes I,
Campus de Beaulieu, 35042 RENNES CEDEX, FRANCE.
? Laboratoire de Biologie et Physiologie Végétales,
Université de Reims, Moulin de la Housse, BP 1039,
51687 REIMS CEDEX 2, FRANCE.
* Corresponding author: Tel.: +33 03 26 05 34 41; Fax: +33 03 26 05 34 27
email: christian.magné@univ-reims.fr
ABSTRACT — Fourteen cultivated strains of the edible mushroom Stropharia rugoso-annulata have
been collected from different research groups in Europe and compared to evaluate intraspecific
variability. Electrophoretic analysis of soluble mycelium proteins was found to be an efficient tool to
describe the variability. The relative similarities between total protein patterns and esterase isozymes,
as calculated from the Rogger's and Jaccard’s coefficients, and the resultant dendrograms allowed us
to characterize two main clusters of strains: the first one consisted of seven strains from Belgium,
Germany, France and Hungary and the second included four strains from Germany and Hungary.
The three remaining strains isolated following total protein analysis could be considered, with respect
to esterase pattern, as close to one or the other group. The esterase enzyme study appeared as a more
powerful tool to assess the intraspecific variability. This is of special interest for further work aimed
at improving the commercial quality of Stropharia.
KEY WORDS: basidiomycetes, biodiversity, edible mushroom, esterases, protein electrophoresis,
Stropharia rugoso-annulata
RéSUMÉ — La diversité au sein de l'espèce cultivée Stropharia rugoso-annulata a été évaluée à partir
de 14 souches d'intérêt commercial provenant de différents laboratoires de recherche européens. Les
profils électrophorétiques des protéines solubles (protéines totales et système estérasique) sur gel de
polyacrylamide ont permis de décrire la variabilité protéique de l'espèce. Sur la base des protéines
totales, les degrés de similarité entre souches, calculés selon les coefficients de Roggers et Jaccard, ont
conduit à l'obtention de deux groupes principaux. Le premier groupe est formé de 7 souches
d'origines belge, allemande, française et hongroise et le second, de 4 souches provenant d'Allemagne
et de Hongrie. Le profil enzymatique des trois souches non classées permet de supposer qu'elles sont
proches tantôt du premier groupe, tantôt du second. Le potentiel de ces souches devra maintenant
être évalué en culture; il pourra ensuite être exploité lors de travaux d'amélioration commerciale de
l'espèce.
MOTS CLES: basidiomycètes, biodiversité, champignon cultivé, électrophorése des protéines, esté-
rases, Stropharia rugoso-annulata.
Source : MNHN, Paris
256 M. BONENFANT-MAGNE e? al.
INTRODUCTION
Stropharia rugoso-annulata Farlow ex Murrill is a homobasidiomycete, in the
order Agaricales and the family Strophariaceae. The domestication of Stropharia rugoso-
annulata for mushroom production was first proposed by Puschel (1969) at Dieskau
(Germany). Original strains were collected from the natural environment of the saprophy-
tic basidiomycete. Subsequently, a number of works focused on cultural techniques in the
70's, mostly in Czechoslovakia (Staneck,1974), Hungary (Balazs, 1974) and Poland
(Szudyga, 1978).
In Europe, the white button mushroom dominates commercial production.
However, worldwide interest in mushroom cultivation is increasing and the diversification
of European production has become necessary. Among higher fungi, Pleurotus sp. (Oys-
ter) and Lentinus edodes (Shiitake) are known as economically important genera and are
thoroughly studied in many laboratories. The edible mushroom, Stropharia rugoso-
annulata, could also contribute to the diversification of cultivated mushrooms through the
development of specific cultivation techniques (Poppe & Sedeyn, 1987; Bonenfant, 1993).
Until now, there has been no information on the biological diversity within collections of
Stropharia strains. The purpose of our investigations was to evaluate the natural variabi-
lity in this cultived species with regard to advances in selection, improvement of strains,
and, the necessity for efficient protection of commercial varieties. When only the vegeta-
tive stage is available, a statistical study of electrophoretic profiles of soluble proteins or
isozyme activities is generally seen as a valuable tool in taxonomy (Royse & May, 1987;
Itavaara, 1988: May & Royse, 1988; Itavaara, 1990). In the present paper, fourteen
commonly used strains of Stropharia rugoso-annulata from various origins are characte-
rized by electrophoretic protein patterns. We first describe the total protein pattern of each
strain with the aim of assessing the degree of similarity between them. Then, the results
obtained through total protein analysis are compared to those of esterase zymograms, this
enzyme system being known to exhibit a large number of isozymes.
MATERIALS AND METHODS
Biological material. — Fourteen dikaryotic strains of Stropharia rugoso-annulata were
collected from different European research laboratories and from spawn growers. The
strains under study were chosen because of their use in cultivation and their commercial
interest. However, no indications about varietal or genetic diversity between these strains
are available. The strains and their origins are listed in Table I. The abbreviations are those
known in the laboratories from which the strains are supplied
Culture media and growth conditions. — Two types of media were used for vegetative
multiplication: a liquid medium (10 g/l malt extract, MI) and a solid one (20 g/l malt
extract added with 15 g/l agar, M2). The agar medium (M2) was autoclaved for 20 min at
120°C before being poured in sterile petri dishes (about 20 ml/dish). For the liquid medium
(M1), 25 ml aliquots were transferred to 65 ml flasks. Then the flasks were stoppered with
cotton plugs and autoclaved at 120°C for 20 min. A piece of mycelium (5 mm in diameter)
grown on the sterile solid medium (M2) was transferred aseptically to the flasks containing
liquid medium (M1), and the culture was placed for 21 days at 20°C in the dark.
Sample preparation. — The mycelia were harvested, filtered and washed with distilled
water. The samples were then freeze-dried and stored at -20°C for subsequent analysis.
Source : MNHN. Paris
PROTEIN VARIABILITY OF STROPHANIA NGOSO-ANNULATA 257
Abbreviations j Origin
IT Lab. voor Fytopathologie, University of Gent (Belgium)
606 ; 610 "Mycoblank", Merlebeke (Belgium)
L3G Versuchsanstalt für Pilzanbau, Krefeld (Germany)
Z10 Institut für bodenbiologie, Braunschweig (Germany)
WD ; GD ; GRD ; T54 VEG - Champignonzucht, Dieskau (Germany)
GH; WH ; LH Rescarch Center for Agrobotany, Kecskemet (Hungary)
F700 "Royal Champignon", Saumur (France)
LM C.R. Champignons, I.N.R.A., Bordeaux (France)
Table I. — Origin of the commercial strains of Stropharia rugoso-annulata collected for the study.
Twenty milligrams of freeze-dried mycelium were weighed out and ground with liquid
nitrogen. Mycelium powder was then homogenized at 2°C in 1.0 ml of extraction buffer.
After centrifugation at 17600 g, the pellet was discarded and the supernatant was analysed
as the total protein extract. With the aim of optimizing protein extraction, four different
extraction buffers were tested: two phosphate buffers (50 mM) with pH adjusted to either
6.0 or 7.5, and two Tris (Tris hydroxymethyl aminomethane) buffers (Tris-HCI, 50 mM,
pH 7.5 and Tris 25 mM-Glycine 192 mM, pH 8.3).
Protein determination. — Protein content was determined as described by Bradford
(Bradford, 1976) using Bovine Serum Albumine (BSA) as the standard.
Polyacrylamide gel electrophoresis, — Protein samples containing 50 mg of soluble
proteins were subjected to non-denaturing electrophoresis on a 1 mm thick, 7.5% polya-
crylamide gel overlaid with a 4.5% polyacrylamide stacking gel using the discontinuous
buffer system of Laemmli (Laemmli, 1970). Electrophoresis was carried out at 5°C with a
constant 15 mA current per slab.
Protein and esterase staining. — After electrophoresis, the gel slabs were placed directly
into solutions for the staining of specific proteins. Coomassie Brilliant Blue R 250 (Sigma)
was used for staining total proteins. To detect esterase activities, the gel slab was incubated
for 1 hour at 37°C in a staining mixture containing: 0.1M phosphate buffer, pH 6; Img/ml
Fast Blue RR salt; 1% a-naphthyl acetate and 1% b-naphthyl acetate. The naphthol radical
of the carboxylic esters was released by esterases and combined with diazonium salt (Fast
Blue RR) to form an insoluble product. The resulting bands on the gel slab were dark
brown or pink depending on whether they involved a — or b-naphthyl acetate, respecti-
vely.
Numerical analysis. — Relative electrophoretic mobilities (Rm) of the protein bands were
calculated and the absence or presence of each band was recorded. Jaccard and Rogger's
similarity coefficients for all possible pairs of isolates were calculated according to Bidault
Source : MNHN, Paris
258 M. BONENFANT-MAGNE et al.
Proteins extracted (mg/gDW)
Phosphate Tris-HCl Tris-Glycine
Extraction buffers
Fig. 1. Effect of buffer composition on the quantity of mycelium protein extracted. Data are means
+ standard deviation of three replicates.
(Bidault, 1971). The degree of similarity between strains, as based on Jaccard's coeffi-
cient, was used to generate a dendrogram with a STAT-ITCF computer program accor-
ding to the ‘weighted mean distance’ method.
RESULTS
Mycelial protein extraction. — When applied to the same strain, the four extracting buffers
tested showed different patterns of extractibility (Fig. 1). Tris buffers seemed to be more
efficient for mycelial protein extraction, as compared to phosphate buffers with similar pH
value. Considering the effect of buffer pH on protein extraction, it was found that alkaline
buffers are more powerful than neutral or weakly acidic ones. For these reasons, the
comparative study of both strains on the basis of protein content and pattern has been
performed with Tris-glycine extracts (pH 8.3). This extraction buffer was also used as the
running buffer for electrophoretic studies. It has to be noted that the addition of polyvinyl
polypyrrolydone (PVPP) to the extraction buffer did not improve the quality of electro-
phoretic pattern of mycelial proteins. In addition, the use of SDS (sodium dodecyl sulfate)
Source : MNHN, Paris
PROTEIN VARIABILITY OF STROPHANIA NGOSO-ANNULATA 259
150
Protein content (mg/g DW)
Strains
Fig. 2, Protein content (mg/g dry weight) of mycelium of Stropharia rugoso-annulata strains after
21 days of cultivation on M1 medium.
or ME (b-mercaptoethanol) increased considerably the number of bands on protein
pattern. This would allow to compare strains only on the basis of band intensity rather
than the commonly used presence/absence criteria. Therefore, soluble proteins of Stro-
pharia strains have been studied under non-denaturing conditions.
Protein content of the mycelium. — The dry weight of mycelia grown for 21 days in the
liquid M1 medium ranged from 40 to 60 mg per flask, depending on the strains. The
content of soluble proteins for each strain is represented in Figure 2. This trait revealed a
large heterogeneity between strains, with 606 exhibiting the lower protein content (7.7%
DW) and a group of strains (610, WD, GRD, F700, LM, WH) being rich in soluble
proteins (> 14% DW).
Total protein patterns. — Coomassie Brilliant Blue reagent, used for total protein staining,
allowed the discrimination of eleven different profiles from the fourteen strains under
study (Fig. 3). Three bands (not represented on Figure 3) were found in all patterns and the
analysis of 15 other protein bands allowed us to assess intraspecific variation. Some
similarities were observed among patterns, from which the succession of three minor
bands (Rm 0.46; 0.48; 0.50) and two other ones (Rm 0.87; 0.89) could help to characterize
four strains (LH, GH, L3G, GD). On the other hand, the Belgian strain 606 was clearly
distinguishable from the others, in that it exhibited only a few number of protein bands.
Source : MNHN. Paris
260 M. BONENFANT-MAGNE et al.
EN LM L3G GH
Rm Z10 F700 610 WH WD GRD 606 T54 LH GD
0.04
0.16 I—3Á
0.19 — PA Pl I rer PE pen |
0.26 r—JI
0o37 J. fe) ee | 27] LI
Ma Es nei) A E
0.46
0.54 HH [Al
0.77
0.87 |
0.89
Fig. 3. Diagram of electrophoretic patterns of total proteins from 14 Stropharia rugoso-annulata
strains : only the bands showing variations are represented.
The relative similarities between protein patterns of these strains were determined by the
calculation of Rogger and Jaccard’s coefficients (Fig. 4). The latter always gave higher
values than the former. However, similar trends were found in that two groups of strains
having high similarity indexes could be separated. The resultant dendrogram based on
cluster analysis of these phenotypic similarities is represented in Figure 5.
In terms of phenotypic characterization, two main clusters of strains were
identified by the analysis of banding pattern for heterozygous individuals. The first cluster
included seven strains: two Belgian strains (IT, 610), two German strains (Z10, WD), two
French strains (LM, F700), and one Hungarian strain (WH). The second major cluster
includes four strains; two German (GD, L3G) and two Hungarian (LH, GH). Two other
German strains (T54 and GRD) have been classified in an intermediary position between
these two main clusters, and a single strain from Belgium (606) appeared to be more
divergent according to this method.
Esterase patterns. — The electrophoretic variation of esterase isoenzymes between culti-
vated strains of Stropharia rugoso-annulata was studied. Depending on the strains, a
maximum of 15 bands with enzyme activity appeared on the gels (Fig. 6). Among these
bands, five corresponded to the b-esterase activity. The isozyme with the highest molecular
Source : MNHN, Paris
IT IM L3G
Z10 F700
WD WH 610 T5 GRD GH LH
ae
Jaccard":
coefficient
Fig. 4. Comparison between Rogger and Jaccard’s coefficients calculated from total protein >
80 % : E: 75 to 80 % ; []: 70 to 75 %
cluster 1 cluster 2
IT LM ph
Z10 WH WD F700 610 TS4 GRD een
T Jr I i ar m 100
50
0
Fig. 5. Dendrogram of Jaccard's similarities for 14 Stropharia rugoso-annulata strains based on total
protein patterns.
Source : MNHN, Paris
262 M. BONENFANT-MAGNE er al.
610
"Es IT wH Z10 F700 600 LM WD T54 GH GD L3G GRD LH
0.02
[m -—
0.14
u H H H
0.20 yes
0.33
0.36 + =} p 12
0.38 * 4
wu LL m
0.46 * == El =
0.54 + m
[E
Fig. 6. Diagram of electrophoretic patterns of esterase isozymes from 14 Stropharia rugoso-annulata
strains ; *, pink band indicating f-esterase isozyme.
weight was recorded in only one strain, 606. In contrast, the lightest isozyme (as well as
that with a Rm of 0.44) was present in every strain. It is also the most abundant form of
esterase, as shown by the intensity of the corresponding band. Unlike what was seen with
protein patterns, a large diversity of band width and intensity was found. Moreover,
strains belonging to the second cluster previously defined could be characterized by the
presence of one esterase isoform, which showed a Rm of 0.46. A relatively low variation
could be detected between the strains included in the first cluster as determined by total
protein patterns (Fig. 7). Interestingly, the enzyme pattern of Belgian strain 606 (and to a
lesser extent that of T54) was not very different from that of these strains. Thus, the 606
strain could be considered, on the basis of esterase pattern, as close to the first cluster of
strains.
In contrast to the strains from the first group, the remaining strains are more
distinguishable one from another, on the basis of the esterase zymograms.
DISCUSSION
Taxonomic identification of the species Stropharia rugoso-annulata was prima-
rily based on the morphological study of the reproductive structure (Puschel, 1969;
Guimberteau, 1978; Kuhner & Romagnesi, 1978; Lamoure, 1984). However, morpholo-
Source : MNHN, Paris
PROTEIN VARIABILITY OF STROPHANIA NGOSO-ANNULATA 263
cluster 1 cluster 2
ASS, aH
(Gtown IT z10 F700) 606 Gm wo) T54 (cu GD 136) GRD (5) Be
100
50
0
Fig. 7. Dendrogram of Jaccard's similarities for 14 Stropharia rugoso-annulata strains based on
esterase zymogram.
gical variation within this edible wood-rotting basidiomycete is not reliable enough to
identify commercial varieties (Puschnel, 1969; Zadrazil & Schliemann, 1975; Szudyga,
1978; Delmas, 1989). The present paper describes the first results concerning variability
within the commercial mushroom species Stropharia rugoso-annulata. In this work, the
total protein patterns of 14 cultivated strains, selected for their commercial interest, were
compared to evaluate intraspecific variability. In addition, esterase enzymes were studied
because of the great polymorphism exhibited by the strains for this enzyme system. In view
of the lack of information about Stropharia proteins, we first had to set out optimal
conditions for soluble protein extraction. In this way, it was shown that alkaline Tris
buffers were more efficient for mycelial proteins. This observation differs from what was
previously described for Pleurotus or Agaricus basidiocarps (Mouches et al., 1981;
Volland-Nail, 1981) and shiitake mycelium (Itavaara, 1990). However it is consistent with
other works (Royse & May, 1987; May & Royse, 1988).
The diversity among Stropharia strains was assessed and, on the basis of the
present work, two phenotypic clusters of strains having various origins were identified.
The first cluster included seven strains from Belgium, Germany, France and Hungary (IT,
610, Z10, WD, LM, F700, WH), among which the total protein and isozyme patterns
revealed only small intraspecific variations. According to total protein patterns, only four
strains from Germany and Hungary constituted the second cluster (LH, GH, GD, L3G).
However, separation of esterase isozymes showed more variation in this group than in the
first one, suggesting that the enzyme analysis is a more valuable tool (as compared to total
protein study) for the identification of these strains.
From our classification, 3 strains may be distinguished: the 606 strain because of
its low protein content. This particularity was confirmed with a low number of protein
Source : MNHN. Paris
264 M. BONENFANT-MAGNE er al.
bands. In addition, this strain presents some signs of degeneration (Bonenfant, 1993). The
two other strains, T54 and GRD, are characterized by an intermediary position between
the two clusters defined from total protein analysis. Even if esterase pattern study suggests
they could be related to the strains from the first cluster, we consider that T54 and GRD
strains should form specific phenotypes, which represent a large part of the variability in
the cultivated species. The cultural potential of these two strains remains to be assessed.
The results described in this paper allow us to present a new phenotype of Stropharia
rugoso-annulata to growers in France and in Belgium where these strains were not used
before. As it has been reported earlier (Toyomasu & Zennyozi, 1981; Boisselier-Dubayle,
1983; May & Royse, 1988; Wang & Wang, 1989), our findings confirm protein electropho-
resis as a powerful analytical method that provides useful informations for industrial
mushroom production: it may be used for evaluation of biological diversity in a species, for
breeding work, for the registration of new strains and for quality control. Also, it might
allow the detection of mutations in commercially important strains. However, the analysis
of total protein patterns appears to be inaccurate and dull, due to the very large number of
bands on electrophoretic profiles. For this reason, isozyme analysis seems to be more
promising for an accurate identification of mushroom strains, as it has been reported for
other species (Boisselier-Dubayle, 1983; Royse & May, 1987; Itavaara, 1988; May & Royse,
1988). In addition, our study of esterase patterns could be complemented with similar
analysis carried out on other enzyme systems. For this purpose, a similar analysis of
electrophoretic patterns was carried out with malic deshydrogenase (MDH) system.
However, MDH isozymes did not allow us to show genetic variations between most of
these Stropharia strains (Bonenfant, 1993). On the other hand, further work has been
carried out in our lab to characterize the fourteen previous strains on the basis of anatomy
description and physiology of mycelium development (Bonenfant-Magné et al., submit-
ted for publication). Together, both studies provide the first detailed informations on
variability within S. rugoso-annulataspecies.
Also, considerably powerful and informative methods such as RAPD or PCR
analysis are in use today and have been applied successfully to study intraspecific genetic
diversity of organisms (Tingey £ Del Tufo, 1993). There is no doubt that such new
techniques would allow the description of the genetic diversity in the edible mushroom
Stropharia rugoso-annulata.
ACKNOWLEDGMENTS — We thank J.M. Olivier (INRA Bordeaux, France) for helpful com-
ments on this work and Dr. N. Smirnoff (University of Exeter, UK) for reviewing the English of the
manuscript.
BIBLIOGRAPHY
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SOME PHYSICAL AND CHEMICAL FACTORS AFFECTING
ASEXUAL REPRODUCTION OF THREE PYTHIUM SPP.
Hani M. A. ABDELZAHER*, Mohamed A. ELNAGHY*, Ezzat M. FADL-ALLAH*
and Saher S. ZOHRI*
*Botany Department, Faculty of Science, El-Minia University, El-Minia City, Egypt
ABSTRACT : Pythium aphanidermatum produced zoospores most abundantly at 15° C, whereas the
optima for P. oligandrum and Pythium “group F” were 15 and 25° C, respectively. The optimum
temperature of mycelial growth was 30° C for alll species tested. Optimum pH for mycelial growth and
zoospore production was 7 for tested fungi. Moderate osmotic potentials (-0.13~-0.27 MPa) appeared
to favour either mycelial growth or zoospore production. Low salinity (0.1-0.5% NaCl) was
satisfactory for mycelial growth and zoospore production.
KEY WORDS : mycelial growth, osmotic potential, pH, salinity, temperature, zoospores, Pythium
aphanidermatum, Pythium oligandrum, Pythium “group F”
RESUME : La température optimale pour la production de zoospores est de 15°C et 25°C
respectivement pour le Pythium aphanidermatum et le Pythium “groupe F”. La température optimale
de croissance est de 30° C pour toutes les espèces de Pythium testées. Un pH de 7, un potentiel
osmotique modéré (-0.13~-0.27 MPa) et une salinité faible (0.1-0.5 % NaCl) favorisent la croissance
et la production de zoospores.
MOTS-CLEFS : croissance mycélienne, potentiel osmotique, pH, salinité, température, zoospores,
Pythium aphanidermatum, Pythium oligandrum, Pythium “groupe F
INTRODUCTION
Asexual reproduction in most species of Pythium takes place by means of
zoosporangia which produce zoospores under wet conditions. However zoosporangia can
germinate directly by germ tubes under certain conditions and especially when water is
lacking. A group of pythia were found to fail to produce zoospores even in the presence of
water (Plaats-Niterink, 1981). Many species of Pythium occurring in water basins and in
water streams spread by water currents from place to place. Water quality and environ-
mental factors proved to be important for zoospore formation by Pythium spp. (Abdelza-
her, 1994, Abdelzaher et al., 1994).
Abdelzaher et al., (1994) studied zoospore formation by three pythia namely: P
fluminum Park var. fluminum, P. marsipium Drechsler and Pythium “group F”. He repor-
Source : MNHN. Paris
268 H. M. A. ABDELZAHER, er al.
ted temperature, pH value, and osmotic potential affect zoospore formation of these three
species.
P. aphanidermatum (Edson) Fitzp. is a widespread fungal pathogen occurring
mainly in warm regions (Middeleton, 1943; Waterhouse, 1967, 1968; Plaats-Niterink,
1981 and Dick, 1990). Data concerning zoospore formation by this fungus under various
environmental conditions could be of importance for our knowledge of its ecological
distribution. P. oligandrum is an aggressive mycoparasite of several fungi (Deacon &
Henry, 1978 and Plaats-Niterink, 1981) and is thus used in the biological control of some
fungal diseases (Plaats-Niterink, 1981). This role verifies its use in this study in order to
understand factors affecting its establishment in soils. On the other hand Pythium “group
F”, a typical aquatic fungus, relies on zoospores for dissemination and factors affecting
their formation is no doubt important.
The aim of this work was to examine the effect of temperature, hydrogen-ion
concentration, osmotic potential and salinity on mycelial growth and zoospore produc-
tion by P aphanidermatum, P. oligandrum and Pythium “group F”.
MATERIALS AND METHODS
P. aphanidermatum, P. oligandrum were isolated from an agricultural field loca-
ted close to El-Ibrahimia canal near El-Minia City, Egypt. Pythium “group F" was
isolated from the water of this canal at the same site. Baiting techniques using cucumber
seeds, filter paper discs and Paspalum leaf blades were used for isolation (Abdelzaher,
1994, 1995; Abdelzaher er al., 1994; Pittis & Colhoun, 1984). Fungi were inoculated in
Petri-dishes containing 3 % water agar until the developing colonies reached about 4 cm
diam. Then autoclaved pieces (3x14 mm) of Zea mays leaf blades were laid over each
colony and in contact with the actively growing margin and incubated at 25° C. After 24h
incubation, colonized Zea mays leaf blades were transferred to Petri-dishes containing 10
ml of sterilized distilled water to determine the effect of temperature on zoospore
production.
To study the effect of Hydrogen-ion concentration, colonized Zea mays leaf
blades were transferred to Petri-dishes containing 10 ml of 0.05 M acetate or Tris-HCI
buffers previously adjusted to pH values from 4 to 9. Another experiment using solutions
of different pH values were prepared using HCl and NaOH. All solutions and buffers were
sterilized by filtration
To study the effect of osmotic potential, the method of Abdelzaher et al., (1994)
was used. Colonized Zea mays leaf blades were transferred to Petri-dishes containing 10
ml of sterilized mannitol solution dissolved in distilled water, to give different osmotic
potentials. Distilled water was used as a control (Zero MPa osmotic potential).
To study the effect of salinity, colonized Zea mays leaf blades were transferred to
Petri-dishes containing 10 ml portions of autoclaved NaCl solutions with different
concentrations.
Cultures were observed microscopically along the Zea mays leaf margin through
the lid of the Petri-dish at different intervals. P. aphanidermatum has sporangia consisting
of terminal complexes of swollen hyphal branches of varying lengths and which produce
vesicles at the top of evacuation tubes. P oligandrum has spherical sporangia with complex
subglobose elements and these produce vesicles at the top of evacuation tubes. But
Pythium “group F” has filamentous, non-inflated zoosporangia which produce vesicles at
the top of long evacuation tubes. Each active vesicle contains zoospores ready to be
Source : MNHN. Paris
ASEXUAL REPRODUCTION OF PYTHIUM 269
discharged after a specific time. An active vesicle can be determined by its zoospore
differentiation just before discharge. To record numbers of such active vesicles along the
leaf margin, the methods of Saleem $ Dick (1990) and Abdelzaher et al. (1994) were
followed. A mean value was calculated for each treatment and expressed as number of
vesicles per mm. The whole experiment was repeated twice with three replicates.
To examine the effect of temperature on mycelial growth, 15 ml of cornmeal-
agar (CMA) were placed in 9 ml Petri-dishes, inoculated with the test fungus and
incubated at different temperatures. To study the effect of hydrogen-ion concentration,
2 % agar was adjusted to different pH values using the buffer systems described previously.
Mycelial discs (5.0 mm diam) of the test fungi were cut from the periphery of 3 d old
cultures, inoculated in the center of each assay plate and then incubated at 28+ 1? C.
The effect of osmotic potential and salinity were studied using 2 % agar prepared
according to the experimental conditions required as described previously for zoospore
formation.
RESULTS
Figure 1 shows zoospore production was generally high after 24 h incubation
and it then gradually decreased with time. P aphanidermatum started to produce zoospo-
res after 24 h incubation at 15, 20, 25 or 30? C. At lower temperatures (5, 10 and 15? C),
zoospore production continued for several days, till the end of the experimental period
whereas at high temperatures production declined drastically. P. oligandrum began to
produce zoospores after 24 h at 25, 30 and 35° C but at lower values (10, 15, 20° C) it
produced zoospores only after 48 h. Low temperatures supported a longer time of
zoospore production by P. oligandrum. Pythium “group F” started zoospore production
after 24 h between 5 and 35° C, but it failed to produce zoospores at 40° C. It follows that
low temperatures supported a longer time of zoospore production than higher ones.
Figure 2 shows that production of zoospores was inhibited at pH 4 in the case of
P. aphanidermatum and P. oligandrum. All pythia tested could however produce zoospores
within the pH range 5-9. Exception is P aphanidermatum which could not produce
zoospores at the higher value. Optimum pH for zoospore production was 7 for the three
fungi used. In solutions prepared, using HCl or NaOH for pH adjustment, all pythia
tested produced zoospores from pH 5.5-9.5 but their formation was inhibited at pH 10.5
(data not included).
Figure 3 represents the effect of osmotic potential on zoospore production for
the three species. Distilled water (zero osmotic potential) was favourable for good produc-
tion by tested fungi. In distilled water containing mannitol to adjust osmotic potential
between -0.13 MPa and -1.00 MPa, also all species were able to produce zoospore between
-0.13 to -0.47 MPa but not above this range; recorded optimum was at osmotic potential
at -0.27 MPa.
Figure 4 shows that production of zoospores by P aphanidermatum was inhibi-
ted by 1 % NaCl. P oligandrum and Pythium “group F” could produce zoospores at 2 %
NaCl while at higher concentrations this process was inhibited. The optimum concentra-
tion was 0.2 % NaCl.
Tables 1, 2, 3 and 4 respectively represent minimum, optimum and maximum
valués of temperature, hydrogen-ion concentration, osmotic potential and salinity for
mycelial growth of each of the three fungi. The minimal temperatures of P. aphaniderma-
tum, P. oligandrum and Pythium “group F” were 15, 10 and 10° C, respectively while their
Source : MNHN. Paris
270 H. M. A. ABDELZAHER, er al.
Pythium spp. Daily growth rate [Diameter increase / 24 h (mm)]
SC 102€ |) 15262 | 20°C 51, 25264 30:67 168526; | 40°C
P.aphanidermatum 0 0 4* 12 29 34 26 16
P. oligandrum 0 3 8 13 16 24 6 3
thium "group F" 0 3 5 8 10 13 11 0
Table 1. Effect of temperature on mycelial growth of three Pythium spp. in CMA medium
Tableau 1. Effet de la température sur la croissance mycélienne de trois Pythium sp sur milieu CMA.
* All results are the mean of three replicates with standard errors not exceeding 0.5.
Pythium spp. Daily growth rate [Diameter increase / 24 h (mm)]
pH4 pH5 pH6 pH7 | pH8 pH9
P.aphanidermatum 0 0 18* 28 27 20
P. oligandrum 0 0 8 24 15 9
Pythium "group F" 0 0 2
Table 2. Effect of pH value on mycelial growth of three Pythium spp. cultivated in CMA medium at
we
Tableau 2. Effet du pH sur la croissance mycélienne de trois Pythium sp. sur milieu CMA à 28° C.
* All results are the mean of three replicates with standard errors not exceeding 0.5.
Pythium spp.
Daily growth rate
Diameter increase / 24 h (mm)]
Dist. H2O
-0.13 MPa
-0.27 MPa
-0.47 MPa
-0.1 MPa
P.aphanidermatum
P. oligandrum
35%
22
31
20
27
8
16 4
2
Pythium "group F" 12 12 11
Table 3. Effect of different osmotic potentials on mycelial growth of three Pythium spp. cultivated in
CMA medium at 28° C.
Tableau 3. Effet du potentiel osmotique sur la croissance mycélienne de trois Pythium sp. sur milieu
CMA à 28° C.
* All results are the mean of three replicates with standard errors not exceeding 0.5.
Source : MNHN. Paris
ASEXUAL REPRODUCTION OF PYTHIUM 271
Pythium spp. Daily growth rate [Diameter increase / 24 h (mm)]
Control
P.aphanidermatum
P. oligandrum
Table 4. Effect of NaCl concentration on mycelial growth of three Pythium spp. cultivated in CMA
medium at 28° C.
Tableau 4, Effet de la concentration en NaCl surla croissance mycélienne de trois Pythium sp sur
milieu CMA à 28° C.
* All results are the mean of three replicates with standard errors not exceeding 0.5.
optimum was at 30° C. Maximum temperature was over 40° C for P aphanidermatum and
P. oligandrum but it is slightly lower (35-40° C) for Pythium “group F”.
Experiments of the effect of pH values using buffers and 2 % agar on mycelial
growth at 28° C, (Table 2) showed growth to occur within the range of 6~9 with a recorded
overall optimum at pH 7. However growth was inhibited at lower values.
The effect of osmotic potential on mycelial growth at 28° C (Table 3) indicate similar
responses in tested pythia. No growth occurred at -1.00 MPa, whereas at other tested
osmotic potentials (-0.13~-0.27 MPa), good growth was observed at an optimum at -0.13
MPa.
The influence of NaCl concentration on mycelial growth at 28° C is shown in
table 4. At a high concentration (3 %), P. aphanidermatum and Pythium “group F” grew
poorly while P. oligandrum made no growth. At concentrations ranging from 0.1~0.5 %
NaCl, good growth was obtained in all species; recorded optima were at 0.5, 0.4 and 0.1 %
NaCl for P aphanidermatum, P. oligandrum and Pythium “group F”, respectively. Mycelial
growth decreased at concentrations above 1 %.
DISCUSSION
One of the important roles of zoospores is to serve for the dissemination of
fungi. In aquatic pythia this function is affected by water quality (Tomlinson, 1958 a, b).
The present investigation clearly underline that water temperature, pH, osmotic potential
and salinity are important parameters affecting zoospore formation and dissemination by
Pythium spp.
Minimum temperatures for mycelial growth ranged between 10-15° C. P. apha-
nidermatum and Pythium “group F” produced zoospores at 5° C indicating optimum
temperatures for zoospore formation is not necessarily coinciding with that of mycelial
growth. At higher values, only P oligandrum could produce a small amount of zoospores
(at 40° C) for a short time, while P aphanidermatum and Pythium “group F” could not
produce zoospores at 40° C.
Source : MNHN. Paris
272 H. M. A. ABDELZAHER, et al.
Acidic solutions (pH 4, 5) proved unsuitable for growth of all species. Such
allowed the production of small amount of zoospores in only Pythium “group F”. This
result is in harmony with Suzuki (1961), Suzuki & Takashi (1966) and Abdelzaher (1994)
statements that “zoospores of Pythium species were very rare in acidotrophic and polluted
ponds and lakes". For this reason, acidic waters or soils do not support Pythium growth or
its zoospore formation. Neutral pH was found to provide good condition for mycelial and
zoospore formation by Pythium species.
Moderate osmotic potential appeared to favour zoospore production. This
phenomenon is correlated with the influence of osmotic strength on the formation of the
vesicles since at higher concentration levels, although fungi could produce vesicles, these
failed to produce zoospores. Harvey (1952), in his study on the role of fungi in stream
sanitation and processes of natural purification, concluded that no Pythia had been
detected in heavily polluted waters and had seldom been found in partially polluted places.
For the above reason, it is speculated that highly polluted soil and water with high osmotic
potential act as a barrier against zoospore production by Pythium spp.
A concentration of 0.2 % NaCl was found suitable for zoospore production.
Above this level a drastic decrease in this process was recorded. This phenomenon can be
explained on the basis of the effect of salinity on vesicles formation. Pythium vesicle has a
thin membrane sensitive to the surrounding medium. This permeable membrane needs a
special NaCl concentration for complete differentiation. A level of 0.2 % NaCl matched
the ideal concentration and appeared to favour zoospore production.
We can conclude that water quality influence mycelial and zoospore production
by Pythium spp. Highly acidic, heavily polluted and saline waters do not support mycelial
and zoospore formation by these fungi. However a generalization cannot be made and
variation can occur throughout pythia.
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Source : MNHN. Paris
PEN) == T —— c MMC a.
| pena aphdnidermatum
|
|
|
|
vesicles/mm
Mean no. of zoosporangial
Mean no. of empty
zoosporangia/mm
Time (days)
Mean no. of empty
zoosporangia/mm
Time (days)
Fig. 1. — Effect of temperature on zoospore production by Pythium spp.
Fig. 1. — Effet de la température sur la production de zoospores par Pythium sp.
Source : MNHN, Paris
aphañtdermatum
Mean no. of
zoosporangial
vesicles/mm
Mean no. of empty
zoosporangia/mm
"ythiuii "group E"
lean no. of
M
zoosporangial
vesicies/mm
S
Time (days) 6
Effect of hydrogen ion concentration on zoospore production by Pythium spp. at 28° C.
. — Effet du pH sur la production de zoospores par Pythium sp.
Source : MNHN, Paris
ne
|
an no. of
angial
zoospo
vesicles/mm
M
d |
E Dist. H20
010.13 MPa |
E 0.27 MPa |
1047 MPa |
El 1.00 MPa
Mean no of empty
zoosporangia/mm
vesicles/mm
Mean no. of
zoosporangial
Time (days)
Fig. 3. — Effect of osmotic potential on zoospore production of three Pythium spp. at 28° C.
Fig. 3. — Effet du potentiel osmotique sur la production de zoospores par trois Pythium sp. à 28° C.
Source : MNHN. Paris
Mean no. of empty
Mean no. of
zoosporangial
Mean no. of
Zoosporangial
zoosporangia/mm
T dphañideratum
vesicles/mm
la Dist. H20 |
Do10% |
| M 0.20%
|m 0.30%
00.40%
| B 0.507;
| 1%
à | H2%
Time (days) | Bas
Pythium
"group F^ |
veasicles/mm
e
2
Sm >
A 6
Time (days)
Effect of salinity on zoospore production by Pythium spp. at 28° C.
Effet de la salinité sur la production de zoospores par Pythium sp. at 28° C.
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Aprés que les domaines de la biochimie et de la génétique des champignons aient été
longtemps séparés et traités par des spécialistes différents, dans des laboratoires spécialisés, il apparaît
maintenant que la connexion entre ces deux domaines est réalisée, (protocoles expérimentaux,
approches intellectuelles et techniques), par le biais de la biologie moléculaire.
Le présent volume est une sorte de synthèse des résultats obtenus par ces méthodes, dans la
connaissance des champignons. Il porte sur la biochimie et la biologie moléculaire des champignons
qui, couplées aux outils de la génétique, ont permis de répondre à un certain nombre d'interrogations
et qui ont aussi souvent conduit à de nouvelles conceptions et soulevé de nouvelles questions.
La diversité des questions abordées par cette approche multiple conduit à un ouvrage
quelque peu hétérogène, où l'on trouve cependant un grand nombre d'informations synthétiques
nouvelles.
Il est subdivisé en quatre parties : 1) Biochimie et aspects moléculaires des composants
cellulaires (avec quatre chapitres portant sur la réplication des chromosomes des levures, les mem-
branes plasmiques et ATPases, les ATPases mitochondriales et vacuolaires, les mécanismes d'entrée
des protéines dans les mitochondries), 2) Réponse aux facteurs influengant le métabolisme (RNA
polymérases et facteurs de transcription, régulation du catabolisme de l'allantoine chez S. cerevisiae,
« heat shock » protéines et réponse au stress, régulation de l'expression des gènes par le pH....). 3)
Biologie moléculaire des hydrates de carbone complexes et de la lignine (biosynthése de la chitine et
processus morphogénétiques, complexes cellulases et amylases, enzymologie et biologie moléculaire
de la dégradation de la lignine), 4) Aspect moléculaire des voies biochimiques (contróle des voies de
biosynthese des acides aminés, des polyamines, régulation du métabolisme de l’azote et du carbone,
régulation du catabolisme des acétamides et du métabolisme du tréhalose, biochimie et biologie
moléculaire des sterols),
La diversité des thémes abordés donne une image assez large des résultats importants
obtenus par cette approche pluridisciplinaire, appliquée à l'étude des champignons. Trente huit
chercheurs ont collaboré à ce livre, tous spécialistes des domaines concernés. Il en résulte un ouvrage
dense, trés riche en informations, avec une bibliographie trés abondante à chaque chapitre, terminé
par un index des genres et des sujets (8 pages). Il constitue certainement un ouvrage de référence pour
chercheurs et étudiants mycologues, tant pour le bilan des connaissances acquises qu'il apporte que
pour les nouvelles voies de recherche qu'il peut suggérer.
M. F. ROQUEBERT
Source : MNHN, Paris
280 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
DAUGHTREY M. L., WICK R. L. £ PETERSON J. L., 1995 — Compendium of
Flowering Potted Plants Diseases, Second Edition. APS Press, 3340 Pilot Knob Road, St.
Paul, MN 55121-2097, FAX (612) 454-0766. Paperback, 128 pp., 60 black & white
illustrations, 248 color photographs. Price US $ 29,00, elsewhere $ 37,00.
L'illustre série des « Compendium des Maladies Végétales » publiées par la Société Amé-
ricaine de Phytopathologie vient de s’enrichir de trois titres additionnels mais dont l’un représente une
deuxième édition ; c'est celui des affections des plantes à fleurs « en pots ».
Dans la préface, les auteurs précisent que ce Compendium rassemble des informations sur
les maladies d’un groupe majeur de plantes horticoles, à savoir les plantes à fleurs cultivées en serres.
L'importance économique de ce secteur agricole dans les pays industrialisés, n’est plus à souligner.
Ainsi aux Etats-Unis et en 1993, la commercialisation de ces plantes a représenté un chiffre d’affaires
voisin du milliard de dollars. On note une dominance de poinsettias et de géraniums sur le marché
Nord-Américain alors que la diversité des espèces proposées en Europe est comparativement plus
marquée. Également, en Europe, les ventes sont plutôt étroitement liées au calendrier des jours légaux
fériés à connotation liturgique, saisonnières ou sociales, ce qui n’est pas le cas pour les États-Unis.
Il en résulte que la prévention et le management des affections de ces espèces végétales
demeurent le souci majeur des producteurs des plantes en pots. En effet, les maladies affectant ces
végétaux induisent des pertes directes suite à la mortalité des plants ou plus fréquemment, en raison
de la détérioration des qualités esthétiques réduisant ainsi la valeur marchande des produits commer-
cialisés. Le but de ce Compendium est donc de fournir aux horticulteurs, un outil de référence
permettant un diagnostic aisé, rapide et objectif d'une affection particulière. Il devrait également
conduire à l'élaboration de mesures de prévention et de programmes réalistes de management des
maladies traitées dans cet ouvrage.
La première impression qui se dégage d’une lecture rapide du texte proposé est que
l'ouvrage représente un concentré d'informations de natures diverses : taxonomique et biogéographi-
que pour les espèces végétales commercialisées, phytopathologique, épidémiologique et de ma
ment pour les agents infectieux majeurs de ces plantes à fleurs en pots. D'ailleurs, la majorité de ces
agents s'avérent étre des champignons. Le texte est accompagné d'une imposante iconographie en
noir et blanc des symptómes et des particularités morphologiques des agents infectieux considérés.
L'iconographie en couleur ne fait nullement défaut : trente-deux planches rassemblent moins de trois
cents photos reproduisant fidélement la majorité des maladies affectant les divers organes végétaux
des espéces en circulation sur le marché.
Aprés une intéressante préface soulignant les objectifs majeurs de ce Compendium, les
auteurs proposent un guide rapide des espéces végétales à fleurs en pots et des maladies infectieuses
respectives. Le corps de l'ouvrage est subdivisé en deux parties inégales. La première, comparative-
ment la plus importante, se focalise sur ces affections en fonction du groupe taxonomique des agents
responsables : champignons et organes végétaux attaqués, bactéries, virus et nématodes. La deuxiéme
partie passe en revue les maladies non infectieuses et les dégáts induits par les nématodes. On trouve
ensuite un glossaire des termes cités, suivi d'un index des noms et des termes parus dans le texte.
Le guide pratique des plantes à fleurs en pots aux Etats-Unis (8 pages) traite de prés de
quarante genres de plantes supérieures ; la correspondance « nom scientifique et nom commun »,
réunis dans un tableau, fournit un aperçu de la diversité biologique de ce groupe de plantes à fleurs.
Celui-ci comporte une part importante d'espéces végétales exotiques pour le continent nord-
américain. On peut citer comme exemple les Bougainvillea natifs de l'Amérique du Sud, le Campanula
carpatica qui comme son nom l'indique est originaire des Carpathes, le Catharanthus roseus de
Madagascar ou le Gardenia angusta de Chine. Pour chaque espèce végétale, une fiche synoptique
propose des informations sur la plante et la liste de ses affections.
La premiére partie correspond au corps de l'ouvrage, oà sont majoritairement traitées les
maladies induites par des champignons (pages 9-47), mais également les affections d'origine bacté-
riennes (47-58), virales (58-72) ou provoquées par des nématodes (72-76). Une courte mais excellente
introduction vise à introduire le lecteur dans le monde des champignons en soulignant les liens
hôtes-pathogènes particuliers à ce groupe de micro-organismes ; ce chapitre est accompagné des
Source : MNHN. Paris
ANNALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 281
références des livres marquants en mycologie, taxonomie et phytopathologie des champignons. Les
maladies induites par ces micro-organismes sont ensuite traitées en fonction de l'organe végétal
développant les symptômes respectifs et du groupe taxonomique des agents responsables : maladies
foliaires, nécrose des tiges, maladies des racines et des collets, désordres induits par des Oomycétes, des
mildious, rouilles et, enfin, les maladies vasculaires
La fiche signalétique de chaque affection comporte des informations sur sa répartition
géographique, les symptômes, l'agent pathogène et sa marge d'hôtes, son épidémiologie, le manage-
ment de la maladie et une sélection de références bibliographiques appropriées, sans oublier l'icono-
graphie associée visualisant les symptômes. C'est un tour d'horizon presque complet des particula-
rités de chaque maladie, accompagné de recommandations pour la prévention et des suggestions pour
le contróle. La bibliographie partielle permet d'aller plus loin dans la connaissance d'une affection
quelconque. Les informations d'ordre taxonomoique relatives aux champignons tiennent compte des
études récentes dans ce domaine. Une série de tableaux présente de maniere didactique, les informa-
tions sur l'hôte, le pathogène et la maladie pour certains types d'affections ; ces tableaux facilitent un
repérage rapide d'une maladie végétale à partir des noms respectifs du pathogène ou de l'hôte. Ces
synthéses synoptiques présentent un caractére trés informatif.
Le glossaire rapporte sur quatre pages une définition de la multitude des termes scientifiques
€t techniques cités dans le texte. Le texte accompagnant chaque terme est concis, pertinent et bien
réfléchi ; il sera fortement utile pour les non spécialistes mais il viendra également rafraîchir la
mémoire des personnes averties. Enfin, l'index couvre également quatre pages mais sur trois colonnes
au lieu de deux comme dans le reste du texte.
De méme que pour les numéros antérieurs de cette série, proposée par la Société Américaine
de Phytopathologie, ce Compendium va rapidement se révéler un outil indispensable pour la
connaissance des maladies des plantes à fleurs cultivé en pots. Ce document synthétique de trés haute
qualité et richement illustré trouvera sa place dans toutes les bibliothèques des horticulteurs, quel que
soit leur chiffre d'affaires et également dans celles des spécialistes en horticultures et en phytopatho-
logie de cet ensemble végétal. C'est le fruit d'une large coopération de spécialistes de divers continents
sollicités par les trois auteurs pour réaliser des textes intégrants les informations les plus récentes et
surtout d'iconographies de trés haute qualité. L'ouvrage sera aussi largement consulté méme par des
mycologues et des phytopathologistes avertis ; ceux-ci pourront aisément trouver des informations de
première importance sur une affection déterminée pour un groupe d'espéces végétales économique-
ment important en horticulture.
J. MOUCHACCA
CARUSO F. L. & RAMSDELL D. C., 1995 — Compendium of Blueberry and Cranberry
Diseases. APS Press, 3340 Pilot Knob Road, St. Paul, MN 55121-2097, FAX (612)
454-0766. Paperback, 117 pp., 73 black & white illustrations, 193 color photographs. Price
US $ 35,00 ; elsewhere $ 44,00.
Ce Compendium des maladies et des affections des plantes à baies est destiné à servir de
guide pratique pour les cultivateurs, conseillers agronomiques, consultants privés, étudiants, spécia-
listes de transformations et phytopathologistes des plantes. Il a été rédigé essentiellement pour des
intervenants ayant une connaissance limitée en horticulture et en phytopathologie, mais il contient
néanmoins suffisamment de détails, pour se révéler utile aux étudiants et aux professionnels. Cet
ouvrage met l'accent essentiellement sur les maladies affectant ce groupe de plantes à baies en
Amérique du Nord. Sa parution vient d'ailleurs compléter deux autres excellents documents sur ce
sujet, également édités aux États-Unis, et qui sont le « Highbush Blueberry Production Guide et le
« Virus diseases of Small Fruits ».
Ce livre représente les efforts déployés par une grande équipe de spécialistes reconnus.
sollicités par les deux auteurs pour leurs compétences respectives, comme l'atteste la longue liste des
collaborateurs remerciés dans la préface, tous évidemment originaires des Etats-Unis. L'introduction
Source : MNHN, Paris
282 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
(4 pages) est une excellente synthèse sur la « botanique » de ces plantes à baies dont la culture, dans
ce pays, remonte au début du 19° siècle. Ces espèces végétales appartiennent toutes au genre
Vaccinium, de la famille des Ericaceae. Celui-ci est actuellement subdivisé en quatre sections d'impor-
tance économique variable en agriculture : les vrais bleuets (true blueberries) relèvent du sous-genre
Cyanococeus et les canneberges du sous-genre Oxycoccus ; les « lingonberries » appartiennent aux
sous-genre Virisidaea et les myrtilles (bilberries) au sous-genre Myrtillus. Des représentants sauvages
des bleuets, cranneberges et myrtilles se rencontrent en Europe et en Amérique du nord alors que les
vrais bleuets ont une origine exclusivement nord-américaine. Cet intéressant chapitre botanique est
une synthèse des particularités phylogénétiques, morphologiques et culturales de ces plantes à baies.
Des dessins au trait permettent une reconnaissance des représentants de ces quatre groupes végétaux.
Une liste fournie de références bibliographiques d'ouvrages afférents à ce sujet, complete ce chapitre.
Le corps de l'ouvrage est divisé en trois parties inégales. La première est comparativement la
plus importante ; elle traite des affections induites par des agents biotiques tels que champignons,
bactéries, virus, nématodes et cuscutes (dodder). Cette partie est subdivisée en quatre sections sur la
base de critères botanique. Pour ces quatre groupes de plantes à baies, les maladies d'origine fongique
s'avèrent et de loin, les plus marquantes (pages 7-48), en comparaison aux affections induites par des
bactéries (2 pp.), virus (10 pp.) et nematodes (1 page). D'autre part, les maladies concernant les bleuets
sont traitées sur un nombre de pages équivalent à celui des altérations propres aux canneberges. On
peut toutefois déplorer une absence de tableau synthétique pour chaque type de plante à baie et un
tableau comparatif des affections respectives majeures. Ces tableaux didactiques soulignent les
relations hôtes-parasites communes ou particulières ; en outre, ils facilitent un repérage rapide d’une
affection donnée, surtout à partir du nom du pathogène.
La fiche signalétique relative à chaque maladie comporte une courte introduction histori-
que, la description des symptômes développés par le pathogène, des informations sur ce dernier, le
cycle de la maladie et son épidémiologie et, enfin, des indications sur les modes de contrôle, sans
oublier l'iconographie respective ; l'ensemble s'accompagne de quelques références bibliographiques
critiques. Chaque fiche a été préparée par un spécialiste du sujet (rarement deux) mais un même
spécialiste peut être l'auteur de plusieurs fiches. Ainsi le Dr R. D. Milholland est l'auteur de la fiche
signalétique sur la pourriture des racines due au Phytophthora et du flétrissement des tiges due au
Botryosphaeria ; il est également coauteur des fiches concernant le flétrissement dû au Botrytis, la
momification des baies, le mildiou, le flétrissement des tiges dû au Phomopsis et, enfin, de la pourriture
des fruits. Des planches de dessins au trait rendant compte du cycle de vie de certains pathogénes,
représentent un complément d'information pédagogique judicieux, pour la compréhension de l'épi-
démiologie de la maladie par des personnes non initiées. Les champignons responsables de ces
affections appartiennent aux divers groupements taxonomiques majeurs y compris des basidiomycè-
tes sensu stricto.
Les plantes à baies sont apparemment peu attaquées par des bactéries mais comparative-
ment plus par des virus ou des organismes proches des mycoplasmes. Ces espéces végétales font
également l'objet d'attaque par quelques espéces de nématodes racinaires mais apparemment sans
conséquence économique majeure. La deuxième partie de l'ouvrage passe en revue les altérations
d'origine abiotique telles que désordres nutritionnels, stress hydrique, forte salinité ou ceux provoqués
par le gel. Enfin, la troisième partie fournit des renseignements sur les critères de qualité définissant les
normes phytopathologiques en vigueur pour les variétés commercialisés aux États-Unis. L'ouvrage se
compléte par un glossaire trés informatif (4 pages) des termes scientifiques cités dans le texte y
compris une définition de la « bouillie bordelaise » et d'un champignon entomogène et un index des
noms et termes cités.
La présentation du texte sur deux colonnes permet une lecture confortable de l'ouvrage ; elle
permet également un balayage visuel rapide lors de la recherche d'une information donnée. Les
qualités de présentation et d'impression du texte et des documents iconographiques restent confor-
mes à celles des numéros précédents ; elles sont donc de haute qualité.
Les titres antérieurs de cette série de Compendium ont connu un énorme succés aupres des
agents économiques intéressés par les contenus respectifs. Le présent Compendium des maladies des
plantes à baies sera sans conteste également fortement apprécié par tous les intervenants dans cette
Source : MNHN. Paris
ANNALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 283
branche de l'agriculture dont l'importance économique est loin d’être négligeable aux États-Unis. Il
en sera sans doute de méme en dehors de ce grand pays, puisque ces mêmes espèces végétales font
actuellement l'objet de cultures aux quatre coins du globe.
J. MOUCHACCA
Source : MNHN. Paris
Commission paritaire 16-4-1986 - N°
Sortie des presses le 31 ocotobre 1997 - Imprimé en France
Editeur : A.D.A.C. (Association des Amis des Cryptogames)
Président : D. Lamy ; Secrétaire : B. Dennetiere
Trésorier : M™ E. Bury; Directeur de la publication : H. Causse
58611 - Dépôt légal 4° trimestre 1997 - Imprimerie F. Paillart
Source : MNHN. Paris
Société Francaise de Systématique <3
La Société Française de Systématique réunit les systématiciens ou les personnes
intéressées par la Systématique et les informe en publiant un Bulletin. Elle convie ses
membres à des colloques annuels transdisciplinaires, au cours desquels les systématiciens
et d'autres scientifiques peuvent s'exprimer et débattre
Cotisation annuelle: 100F
Demande d'adhésion à adresser au:
Secrétariat de la Société Française de Systématique, 45 rue Buffon, F-75005 Paris.
CCP 7-367-80 D PARIS
La Société édite aussi la série Biosystema.
Prix TTC du Biosystema (France, Etranger): 150 FF, membre SFS : 100 FF.
Biosystema 1 - Introduction à la systématique zoologique - (Concepts. Principes, Méthodes) par
L. Matile, P. Tassy & D. Goujet. 1987.
Biosystema 2 - Systématique Cladistique - Quelques textes fondamentaux. Glossaire. Traduction
et adaptation de D. Goujet, L. Matile, P. Janvier & J.P. Hugot. 1988
Biosystema 3 - La systématique et l'évolution de Lamarck aux théoriciens modernes. par
S. Lovtrup. 1988.
Biosystema 4 - L'analyse cladistique: problème et solutions heuristiques informatisées, par
M. d'Udekem-Gevers. 1990.
Biosystema 5 - Les introuvables de J.B. Lamarck- Discours d'ouverture du cours de zoologie et
articles du Dictionnaire d'Histoire naturelle. Edition préparée par D. Goujet. 1990.
Biosystema 6 - Systématique et Ecologie, par R. Barbault, Cl. Combes, F. Renaud, N. Le Brun
& A. Dubois. Edition coordonnée par J.P. Hugot. 1991
Biosystema 7 - Systématique et Biogéographie Historique. Textes historiques et
méthodologiques. Traduction et adaptation de P. Janvier, L. Matile & Th. Bourgoin.
1991.
Biosystema 8 - Systématique et Société. Edition coordonnée par G. Pasteur. 1993.
Biosystema 9 - Les Monocotylédones, par J. Mathez. 1993.
Biosystema 10 - Systématique botanique : problèmes actuels. Edition coordonnée par O. Poncy.
1993.
Biosystema 11 - Systématique et Phylogénie: modèles d'évolution biologique. Edition
coordonnée par P. Tassy et H. Leliévre. 1994.
Biosystema 12 - Phylsyst: logiciel de reconstruction phylogénétique, par I. Bichindaritz,
S. Potter & B. Sigwalt +. 1994.
Biosystema 13 - Systématique et Biodiversité. Edition coordonnée par Th. Bourgoin. 1996.
Biosystema 14 - Systématique et Informatique. Edition coordonnée par J. Lebbe, en préparation.
Le Conseil de la SFS, XII 1995
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
J. MOUCHACCA — Francis BUGNICOURT (1907-1991) „na... 202020200000.
R. COURTECUISSE — Liste Rouge des champignons menacés de la région
Nord--Passde-Calais:(France) m. dde riera JANET
C. DECOCK & L. RYVARDEN — Phellinus anchienatus (Basidiomycetes,
Aphyllophorales) sp. nov. from Brazil. ......... eese
A. ORTEGA. A. BIDAUD & R. MAHIQUES — Contribucion al estudio del ge-
nero Cortinarius en España peninsular. II parte :......................
C. ILLANA, G. MORENO, A. CASTILLO & J. R. GARCIA — Myxomycetes
de España. IX. Taxones críticos y raros para Extramadura..............
G. MORENO & J. MORNAND — Podaxis saharianus sp. nov. (Podaxales, Gaste-
romycetes), espèce nouvelle du Maroc .......,..,.:.... 44.4 nenn
M. BONENFANT-MAGNÉ, C. MAGNÉ, M.-A. ESNAULT & C. LEMOINE
— Caracterization of cultivated strains of a new edible mushroom : Stro
pharia rugoso-annulata. 1. Protein variability : 4.4...
H. M. A. ABDELZAHER, M. A. ELNAGHY, E. M. FADL-ALLAH &
S. ZOHRI — Some physical and chemical factors affecting asexual
reproduction of three Pythium spp. "
Analyses bibliographiques
Cryptogamie, Mycol, 1997, 18 (3) : 173-284