LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE SUBVENTIONNÉE PAR LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
SOMMAIRE
J. PELHATE et E. AGOSIN. — Mycoflore spontanée des paille de blé ... — 1
R. GALAN y G. MORENO. — Dos especies descritas por J.L. Grelet poco
conocidas, Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galan & Moreno comb.
nov. y Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis, en Espafia pe-
nl OO SR TE NH Е 21
G. VIENNOT-BOURGIN. — Études d’Urédinées du Moyen-Orient . . .... 29
L. BETTUCCI. — Communauté fongique du bois incubé dans trois sols
volcaniques, sous conditions de laboratoire ................... 43
A. CAPELLANO. —
tests d'intercompat
épertoire des données utiles pour effectuer les
té chez les Basidiomycètes. IV - Gastéromy-
COTES, eres 65
5.1.1. ABDEL-HAFEZ. — Leaf surface fungi of Argemone mexicana
growing in Saudi Arabia . ............ м . 69
Analyses bibliographiques ........... ЕЕ E 79
Instructions aux auteurs. ............... MEE е 85
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 6 Fascicule 1 1985
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION: Madame J. NICOT
RATION : Mme LOCQUIN-LINARD M. et M. ZAMBETTAKIS Ch
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Mme M.C. BOISSELIER. EDITEUR : A.D.A.C.
Copyright O 1985. Cryptogamie Mycologie
Bibliothèque Centrale Muséum
TN
886 Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE MYCOLOGIE
CONTENTS
(Tome 6, Fascicule 1, 1985)
J.PELHATE et E. AGOSIN. — Natural wheat straw mycoflora 1
R. GALAN y G. MORENO. — Two little known species described by L.J.
Grelet, Calycellina albida (Grelet 8: Crozals) Galan & Moreno comb.
nov. and Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis, in penin-
а ER UU 21
G. VIENNOT-BOURGIN. — Study of rusts from the Middle East ...... 29
L. BETTUCCI. — Fungal community from wood incubated in three vol-
canic soils, under laboratory conditions vu 43
A. CAPELLANO. — Indices of useful informations for intercompatibility
tests in Basidiomycetes. IV - Gasteromycetes .................. 65
S.Ll. ABDEL-HAFEZ. — Leaf surface fungi of Argemone mexicana
о ео р бо 69
Ве 79
INSUR ea 85
Source : MNHN, Paris
MYCOFLORE SPONTANÉE DES PAILLES DE BLÉ
par J. PELHATE* et E. AGOSIN**
RÉSUMÉ. — Le contróle systématique de pailles de blé a révélé la présence d'un important
cortège d'une centaine d'espèces généralement observées sur les substrats végétaux récoltés
à l'état sec, en zone tempérée. Les critères de fréquence et d'abondance ont permis de sélec-
tionner un groupe restreint de champignons ubiquistes et cosmopolites : cette flore primaire
relève, en réalité, de deux catégories écologiques : la flore du champ (avec notamment
Alternaria tenuissima, Epicoccum nigrum, Fusarium culmorum ...), la flore intermédiaire
(avec Cladosporium cladesporioides et levures ...). La flore de stockage, plutôt sporadique
au moment de la récolte, ne se développera qu'en cours de conservation et sous des condi-
tions favorables.
La flore, dans son ensemble, reste latente dans les conditions habituelles de siccité soit
une teneur en eau inférieure à 10 % (de la substance humide); en cas contraire, elle évolue
selon une dynamique comparable à celle de la flore des foins, produits récoltés plus ou
moins humides et conservés dans des conditions très variables.
Une telle flore complexe, éventuellement toxinogène, constitue un risque dans l'optique
d'une valorisation alimentaire des pailles par voie biologique.
SUMMARY. — Systematically sampling of the wheat straw microflora has revealed about
one hundred species commonly present on dry lignocellulose material harvested in tempe-
rate zones. Frequency and abundance parameters define a restricted series of ubiquitous
and cosmopolitan fungi; these constitute a primary flora divided into two ecological types :
field fungi (such as Alternaria tenuissima, Epicoccum nigrum, Fusarium culmorum...),
intrermediate fungi (Cladosporium cladosporioides and yeasts ...), and storage fungi which
develop essentially after harvesting but the presence of which remains sporadic.
The total flora remains latent on normal dried materials; conversely, in the case of damp
conditioned straws, the flora develops along lines similar to those observed with hay in
various wilting and storing conditions.
The numerous competitive and conditionally toxigenous fungi associated with straw
constitute a risk if the material is modified biologically for feed purposes.
MOTS CLÉS : Mycoflore saprophyte, blé, pailles, chaumes, céréales, phylloplan.
* Laboratoire d'Agrobiologie, Faculté des Sciences et Techniques, Avenue Le Gorgeu,
29283 Brest Cédex, France.
** Laboratoire de Microbiologie, Institut National Agronomique, 9, rue de l'Arbalète,
85231 Paris Cédex 05, France.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.) TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
ы
J. PELHATE et E. AGOSIN
INTRODUCTION
La présente étude a été envisagée dans l'optique appliquée de la valorisation.
nutritionnelle des pailles de céréales et à des fins énergétiques. L'objectif a déjà
suscité divers procédés fondés sur des traitements physiques ou chimiques.
La biodégradation contrôlée du substrat ligno-cellulosique par l'ensemencement
d'espèces fongiques, notamment de Basidiomycétes agents de («pourriture
blanche», représente une autre approche originale du problème (KIRK & MOORE,
1972; ZADRAZIL, 1977); plus précisément, il a été montré, par des essais au
laboratoire, que la digestibilité de pailles de blé était grandement accrue par
incubation en aérobiose (AGOSIN & ODIER, 1984).
MATÉRIEL ET MÉTHODES
1. — ECHANTILLONNAGE
108 échantillons provenant de la ferme de l'Institut National Agronomique
de ParisGrignon, à Thiverval, Ile-de-France, ont été analysés. Ces pailles pro-
viennent de parcelles expérimentales de l’année 1983. Chaque échantillon
résulte du mélange de chaumes récoltés sur 3 parcelles (ou plus) de 180 m?
ayant subi le méme traitement. Ainsi serons-nous conduits, pour interprétation
comparée d'inventaires floristiques, à considérer quelques critéres déterminants
tels que : variété de blé, conditions culturales (substrat, fumure organique,
densité de semis, traitement fongicide). Les échantillons ont été, par ailleurs,
soumis à des conditions identiques — et présumées optimales — de récolte et
de stockage (environ 6 mois de stockage en un local sec et aéré).
Parallèlement, une vingtaine d'échantillons prélevés sur des lots très différents
par leur provenance, par les conditions de récolte et de conservation ont été
observés; le plus souvent, ils ont été suspectés en raison de leur envahissement
manifeste par des moisissures.
2. — TECHNIQUES D'ISOLEMENT
— Préparation préalable des échantillons :
Environ 15 g de chaumes avec les gaines foliaires qui y restent fixées sont
broyés (40 mesh), dans un broyeur à billes, avant analyse.
— Méthode «qualitative» d'isolement :
Elle constitue une approche fidéle de l'inventaire et consiste en l'ensemence-
ment direct, par saupoudrage, des pailles broyées sur milieux gélosés, répartis
en boîtes de Pétri.
— Méthode «quantitative» de numération de «germes» :
La technique trés classique de numération de germes a été utilisée : 1 g de
paille broyée est mis en suspension dans 200 ml d'eau physiologique stérile;
Source : MNHN, Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ 3
après dilutions décimales adéquates, 3 boîtes de Pétri par condition de milieu
et d'incubation, sont ensemencées (1 ml de suspension).
— Milieux de culture :
Le milieu de base utilisé est l'extrait de malt (2 75) gélosé. L’isolement sélec-
tif des champignons est réalisé par addition d’antibiotiques soit l'association
de pénicilline (30.000 Ul/l) et de streptomycine (40 mg/l); l'inventaire diffé-
rentiel des espèces osmophiles est précisé par l'addition de chlorure de sodium
(6 95). Les bactéries — aérobies totales — sont détectées sur «gélose dénombre-
ment» éventuellement additionnée de cycloheximide (0,4 g/l) pour limiter
la croissance des levures (aux colonies parfois convergentes).
— Incubation :
Deux températures d'incubation ont été retenues :
- 22°C pour les espèces actives ou simplement présentes sur chaumes et sus-
ceptibles de se développer aux températures ambiantes moyennes;
- 35°C pour les contaminants thermopréférants, qu'ils soient exprimés sur
les lots altérés aprés «échauffement» ou qu'ils soient à l'état latent.
— Observation et identification des cultures :
Les contrôles sont évidemment graduels et répétés selon les températures
d'incubation, les taux de croissance ou les sporulations trés spécifiques, les iné-
viables compétitions corrélatives d'un dynamisme des flores ... (PELHATE,
1968 a).
RÉSULTATS ET DISCUSSION
1.— PAILLES NON ALTÉRÉES
(récolte et conservation présumées optimales)
— Inventaire floristique :
Les divers relevés conduisent à une liste d’environ 100 espèces (Tableau 1).
On peut alors s'interroger sur l'originalité de cet important cortège. Il manque,
en effet, les données bibliographiques susceptibles de confirmer les présents
recensements; et, lorsque des relevés sont rapportés, ils concernent des pailles
soumises à des conditions écologiques particulières ou à des contraintes techno-
logiques qui dévient ou réduisent le cortège; telles sont notamment :
e les pailles de composts, essentiellement colonisées par des agents thermo-
philes ou thermotolérants (FERGUS, 1964; CHANG & HUDSON, 1967; CAIL-
LEUX, 1973; MOUBASHER & al., 1982 a, b).
e les pailles en voie d'humidification (POSADSKAYA & al., 1976; MISHRA
& al., 1979; WANI & SHINDE, 1980).
Quant aux chaumes d'autres graminées, ils recélent, pour partie du moins,
une flore spécifique (WEBSTER, 1956, 1957; HUDSON & WEBSTER, 1958).
Source : MNHN, Paris
4 J. PELHATE et E. AGOSIN
Tableau 1 — Liste récapitulative et répartition statistique des espèces.
L'inventaire porte sur 108 échantillons de paille.
L'énumération des espèces suit les grandes lignes de la classification (classes et ordres)
puis l'ordre alphabétique des genres; Aspergillus spp. et Penicillium spp. sont considérés
parallélement aux autres hyphales.
Les espéces sont alors réparties en 3 catégories écologiques : flores du champ (C), inter-
médiaire (I) ou de stockage (S) : colonne Ec; elles sont ensuite affectées d’un indice de
Fréquence (% d'échantillons comportant chacune de ces espèces) : colonne Fr; enfin, cette
Fréquence cumulée est distribuée en classes répondant comme suit au critère d'abondance
(nombre moyen de germes/g de produit).
Table 1 — Recapitulative list and statistical distribution of species.
The detection of species concerns 108 samples of straw.
The enumeration is in conformity with the outlines of the classification (classes and
orders) and genera in alphabetical order; Aspergillus spp. and Penicillium spp. are mentioned
apart in hyphales.
Species are divided into 3 ecological types : field (C), intermediate (1) or storage (S)
flora noted in column Ec; then Frequency (% of affected samples) is noted in column Fr;
this total frequency is distributed into classes according to the following abundance crite-
rion (average number of germs/g) as indicated in the following diagram.
мира 0 10 100 1000
Count germs/g
Expression log. 10
log. 10 figures
colonnes
columns roe ees F2
Ec Fr F, F. Е: Е: F4 F.
ZYGOMYCETES REA RESET SS
Mucorales
Absidia corymbifera (Cohn) Sacc. et Trott. P^ itus
Actinomucorelegans(Eidam)BenjetHessel. — 1 — 9 9
Mucor circinelloides van Tiegh.
(griseo-cyanus) Schipper i ws
Mucor hiemalis Wehmer NE Е
Mucor mucedo (L.) Brefeld q
Mucor racemosus Fresenius LO EL
Rhizomucor pusillus (Lindt) Schipper ITE
Rhizopus stolonifer (Ehrenb. ex Fr.) Lind. О AAA
Syncephalastrum racemosum (Cohn) Schr. I E 3
BASIDIOMYCETES
LEVURES p. p.
Candida
Rhodotorula v. Deuteromycetes
Sporobolomyces Hyphales 3
Tilletiopsis
Mycélium stérile : Indéterminé(s) Teea гола
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ
Ec Fr Fo Fy
ASCOMYCETES
Endomycétales (LEVURES p. p.)
Endomycopsis sp. Dekker 220 23 6
Hansenula anomala (Hans.) Syd. 1 210 210
Eurotiales
Eurotium, Emericella v. Aspergillus
Eupenicillium v. Penicillium
Microascales
Chaetomium elatum Kunze т ES
Chaetomium funicola Cooke І 5 T
Chaetomium globosum Kunze IUS да Та
Helotiales
Botryotinia (— Sclerotinia p. p.)
v. Botrytis - Deutéromycétes - Hyphales 3
Sphaeriales
Apiospora montagnei Sacc. са а
Gibberella v. Fusarium
Khuskia oryzae Hudson со 2 4
Sordaria fimicola (Rob.) Ces. et de Not. DN ES
Dothidéales
Mycosphaerella
v. Cladosporium - Deutéromycétes - Hyphales 3
Pléosporales
Cochliobolus sativus (Ito et Kurib.) Drechsler E
Pleospora
v. Stemphylium - Deutéromycéte - Hyphales 3
DEUTÉROMYCETES
Sphaeropsidales
Phoma glomerata (Corda) Wollenw. cr rs Somes
Hyphales 1. Aspergillus
A. amstelodami (Mangin) Thom et Church
v. A. gr. glaucus
A. candidus Link SENEC
A. flavus Link SE NEC
A. fumigatus Fres. С
A. gr. glaucus : A. repens + A. amstelodami
+ A. ruber E
A. nidulans (Eidam) Wint Sid LE
A. niger Van Tieghem SN D!
A, ochraceus Wilhelm З СМЕТ
A. repens (Corda) de Bary
v. A. gr. glaucus
A. ruber (Konig, Spieck.et Brem.) Thom et Church
v. A. gr. glaucus
A. tamarii Kita SU:
A. terreus Thom & nl
A. versicolor (Vuill.) Tiraboschi SIA 52
Hyphales 2. Penicillium
P. brevi-compactum Dierckx ев i
Р. canescens Sopp SERENA
P. chrysogenum Thom SINE PE
P. corylophilum Dierckx surdi» NES
12
F3
Fy Fs
Source : MNHN. Paris
6 J. PELHATE et E. AGOSIN
P. cyclopium Westl.
P. frequentans Westl.
P. funiculosum Thom
P. granulatum Bainier
P. janthinellum Biourge
lanosum Westl.
lanoso-coeruleum Thom
lanoso-griseum Thom
oxalicum Currie et Thom
pulvillorum Turfitt
purpurogenum Stoll
raistrickii Smith
rubrum Stoll
simplicissimum (Oud.) Thom
spinulosum Thom
stoloniferum Thom
thomii Maire
variabile Sopp
velutinum Van Beyma
verruculosum Peyronel
waksmani Zaleski
Hyphales 3. Divers
Acremoniella atra (Corda) Sacc.
Acremonium strictum W. Gams
Acremonium sp.
Alternaria alternata (Fr.) Keiss.
Altemaria tenuissima (Fr.) Wiltshire
Aureobasidium pullulans (de Bary) Arnaud
Botrytis cinerea Persoon
Botryotrichum piluliferum Sacc. et Marchal
Candida krusei (Cast) Berkh.
Cladosporium cladosporioides (Fr.) de Vries
+C. herbarum Link ex Fr.
PED VDD VED DDT TDD
Doratomyces stemonitis (Pers. ex Fr.) Mort, et Sm.
Epicoccum nigrum Link
Fusarium avenaceum (Corda ex Fr.) Sacc.
Fusarium culmorum (W.G. Smith) Sacc.
Fusarium oxysporum Schlecht.
Fusarium poae (Peck) Woll.
Fusarium solani Mart. (Appel et Wollenw.)
Gliocladium roseum (Link) Bainier
Gonatobotrys simplex Corda
Hyalodendron album (Dowson) Diddens
Paecilom yces variotii Bainier
Rhodotorula rubra (Dem.) Lodder
Scopulariopsis brevicaulis (Sacc.) Bainier
Scopulariopsis fusca Zach
Sporobolomyces roseus Kluy. et van Niel
Stachybotrys chartarum (Ehrenb. ex Link.)
Hughes
Stemphylium botryosum Wallr.
Tilletiopsis minor Nyland
Trichoderma harzianum Rifai
+T. koningii Oud. +T. viride Pers. ex Fr.
GP
Qt to t (o to C (à (o (o (o (^ (o (o (o (o очи
--0-0-ss-
ANTAD -
Fr
47
14
13
12
10
6
7
8
12
14
6
15
8
11
14
28
14
12
6
4
8
10
84
12
22
100
225
10
100
210
91
10
42
17
14
20
230
12
100
6
225
212
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26
12
11
E Bu m
Ho urov Dovevano au oxu
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+
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5
Burros
F3 Fs F4 Fs
14 4
1
1
2
2
3
2 1
1
14 18 15 3
в а
21 79
5.4
45 48 7
31 46
в
2
1
2
22 9
57 31 12
14
7 1
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ 7
Ec Fr Fo Fi F2 Fa Fa Fs
Trichothecium roseum Link TEA ono ES
Verticillium lecanii (Zimm.) Viégas 12 20» O AA
Verticillium tenerum (Nees ex Pers.) Link o
Wallemia sebi (Fr.) v. Arx За = ui eg. x9
Hyphales 4. Mycelia sterilia
Rhizoctonia cerealis van der Hoeven CRT und:
Indéterminé(s) 2:550; 5525: 201 15
BACTÉRIES (aérobies) Ec Fr Ез Fa Fs Fe Fy Fg
Erwinia herbicola (Geilinger) Dye +... I 100 — - — 17 71 12
Streptomyces spp. (gr. albus et
gr- griseus) s >10 29 1
Dès lors, il est nécessaire de sélectionner, parmi les nombreuses espèces
recensées, un groupe restreint plus caractéristique. Ce choix est d'abord fondé
sur la distinction de 3 types écologiques bien connus sur d'autres matériels
végétaux : flores du champ, intermédiaire et de stockage, respectivement (PEL-
HATE, 1968 a). En premiére approximation, il apparait, en appliquant con-
jointement les critéres de présence et d'abondance, que les deux premiers types
sont largement dominants; c'est ce que le diagramme de la Figure 1 met en
évidence; cette observation est en accord avec les résultats de nombreuses
études concernant les «phylloplans» ou microflores foliicoles (BELL, 1974;
PUGH, 1974; PUGH & BUCKLEY, 1971; COLLINS, 1976; DICKINSON,
1976). П s'agit d'espéces primaires, à comportement ubiquiste et cosmopolites
(de zone tempérée) qui colonisent l'appareil végétatif des plantes, trés souvent
À la faveur d'une sénescence progressive et ascendante; c'est du moins le cas
des saprophytes primaires classés dans la flore intermédiaire (Cladosporium
spp, Aureobasidium pullulans et diverses levures ...), tandis que la flore du
champ, à tendance parasitaire et plus spécifique (Alternaria tenuissima, Fusa-
rium spp., Epicoccum nigrum) peut les devancer. Il en résulte une grande ana-
logie des cortèges floristiques avec ceux des grains (MACHACEK & al., 1951;
SAPONARO & MADALUNI, 1959; PELHATE, 1968 a; WALLACE, 1973);
cette ressemblance, déjà signalée (FLANNIGAN, 1969), résulte du fait que
l'appareil végétatif de la plante représente le nécessaire relais dans la contami-
nation progressive aboutissant à l'appareil reproducteur et au caryopse (PON-
CHET, 1966; FLANNIGAN, 1974; HESSELTINE & BOTHAST, 1977; PEL-
НАТЕ, 1979); de plus, l’état physiologique respectif des chaumes et des grains
converge au cours de la maturation qui se traduit essentiellement par la dessi-
cation progressive des deux autres types d'organes.
Mention complémentaire doit étre faite des espéces de stockage qui, théori-
quement, n'interviennent pas avant récolte (TUITE, 1959; PELHATE, 1968 b).
Il n'empéche que la dissémination essentiellement anémophile de ces espèces
Source : MNHN. Paris
8 J. PELHATE et E. AGOSIN
ABONDANCE
(109.10)
FREQUENCE (%)
Fig. 1. — Espèces essentielles de la mycoflore des pailles. Abscisses : fréquence (% des échan-
tillons contaminés par chaque espéce. Ordonnées : abondance (expression logarithmique,
par défaut, des numérations moyennes).
Fig. 1. — Important species of the straw mycoflora. Read, respectively, frequency figures
(% of contamined samples by every species) and abundance ones (logarithmic average
germ counts).
(KRAMER & al., 1960) entrafne, a l’époque de maturation et de récolte, une
certaine pollution, d'ailleurs variable avec la nature des plantes (JAMES & al.,
1946; TUITE, 1961; PELHATE, 1979). Finalement, cette flore potentielle
pourra évoluer rapidement, dès que la reprise d’eau par le substrat «sec» at-
teindra un seuil minimal spécifique. C’est pourquoi les pailles pourront encore,
à l'instar des grains, subir des dégradations plus ou moins importantes au cours
de la conservation.
Enfin, les bactéries aérobies, au rôle si important dans la dynamique des
cortèges, sont globalement mentionnées dans les relevés, en marge des champi-
gnons.
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ
— Facteurs de diversification des cortéges floristiques :
+ Incidence variétale
Précisons, tout d’abord, que la variété «Cappelle» est plus tardive que «Ta-
lent», elle-méme plus tardive que «Top». Or, les différences observées dans les
relevés quantitatifs (Tableau 2) concernent, par ordre de signification décrois-
sante : Cladosporium cladosporioides, levures diverses, Epicoccum nigrum et
Fusarium culmorum. Le développement de cette derniére espéce est manifeste-
ment favorisé par la sénescence anticipée des plantes, corrélative du facteur
précocité variétale.
Tableau 2. — Incidence variétale sur la flore. Les résultats de contrôles quantitatifs (nom-
bres moyens de germes/g), portés sur 2 lignes, correspondent à 2 répétitions de l'essai.
Table 2. — Varietal incidence on the flora. Results of quantitative controls (average counts
of germs/g), written down in 2 lines, correspond to 2 repeated experiments.
Variétés Cappelle Talent Top
Échantillons nOs 1 2 3
Principales espèces 13 14 15
FLORE DU CHAMP
Й , , 1.500 500 120.000
Acremonium strictum 120.000 2:508 8.000
Alternaria tenuissima 8.000 12.000 18.000
A. alternata 8.000 30.000 25.000
E я 1.750 4.500 15.000
picoccum nigrum B OUO on
TENE i 120 250 350
usarium culmorum 350 2000 пт
FLORE INTERMÉDIAIRE
Cladosporium cladosporioides 150.000 1,2MM 8MM
+ C. herbarum 75.000 50.000 — 200.000
i 3 « - D
Trichoderma viride 2.000. " í
Trichothecium roseum 5 m =
Verticillium lecanii Г 20000 па
LEVURES : Sporobolomyces roseus 15.000 40.000 120.000
+ Rhodotorula rubra 15.000 25.000 25.000
FLORE DE STOCKAGE
Aspergillus gr. glaucus MD да 7
Pit Е 25 « «
Penicillium cyclopium 500 350 200
T T ЗЕ 20MM 15MM 50MM
BACTERIES : Erwinia herbicola + 40MM 60MM 50MM
« traces; MM — 1.000.000.
Source : MNHN. Paris
10 J. PELHATE et E. AGOSIN
Il est, par contre, plus difficile d'expliquer le comportement fluctuant d'es-
péces parfois très abondantes telles que : Acremonium strictum, à impact plus
ou moins régional et localisé comme observé, parallèlement, sur mais PELHATE,
1981) et Verticillium lecanii, deux mycoparasites associés à d’autres compo-
santes de la flore primaire (Mac KENZIE & HUDSON, 1976).
Le développement plus marqué du Trichoderma viride et du Penicillium
cyclopium sur «Cappelle», la simple présence, mais exclusive, du Trichothecium
roseum sur cette méme variété tardive, trouveraient une justification dans la
maturation moins régulière des pailles et, de ce fait, l'existence de foyers de
croissance ou de sporulation pour ces espéces.
Enfin, certains élements restent pratiquement constants : Alternaria tenuissi-
ma et À. alternata, bactéries (essentiellement représentées par Erwinia herbicola);
cette stabilité relative peut être le résultat d’un équilibre biologique précisément
entre champignons et bactéries.
+ Influence du substrat : fumure azotée (minérale et organique)
Les résultats présentés au Tableau 3 correspondent à l’un des essais les plus
représentatifs.
Tableau 3. — Influence du substrat : fumure azotée (minérale et organique). La fumure
azotée provient de deux apports : fraction organique sous forme de fumier, apport
minéral à deux doses. Précisons que le blé a été cultivé depuis 3 ans sur la parcelle.
Table 3. — Influence of substratum : nitrogen (inorganic or organic fertilization). Nitrogen
fertilization stems for two sources : manure as organic part, inorganic part in two doses.
It is pointed out that wheat has been grown on the field for 3 years.
azote minéral (unités/ha)
150 120
avec fumier sans fumier
Espéces principales Échantillon n° 55 Echantillon n° 56
FLORE DU CHAMP
Acremonium strictum « 60,000
Alternaria tenuissima
M 60.000 25.000
Epicoccum nigrum 1.500 800
Fusarium culmorum 120 150
FLORE INTERMÉDIAIRE
Cladosporium cladosporioides 15.000 55.000
Rhizopus stolonifer « «
Trichothecium roseum 1.200 -
Verticillium lecanii 8.000 «
FLORE DE STOCKAGE
Penicillium cyclopium « 750
BACTERIES : Erwinia herbicola 125MM 45MM
« traces; MM = 1.000.000.
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ 11
L'azote constitue l'élément trophique par excellence et les effets «avec»
ou «sans» azote frappent toujours par le comportement différentiel des plantes
et, a fortiori, dans le cas présent d’un blé en monoculture. On peut alors estimer
que l'apport d'azote, régularisé par les deux formes complémentaires, assure,
pour l'essai n0 55, une végétation plus soutenue et une sénescence différée de
l'appareil végétatif par comparaison avec l'essai nO 56 n'ayant regu qu'une
fumure réduite et pouvant présenter une sénescence basifuge. I s'en suit un
grand développement de Cladosporium cladosporioides et Acremonium strictum
sur l'essai nO 56 mais un comportement inverse pour Alternaria spp., Epicoccum
nigrum et, aussi, pour les bactéries.
Peut-on, en outre, considérer les espèces exclusives d'un seul échantillon
comme les plus caractéristiques du déterminisme recherché ? L'«effet» Tricho-
thecium roseum se renouvelle et appelle la méme interprétation que pour l'essai
variétal, à savoir : différence de précocité apparente résultant de la surfumure
azotée qui entraîne un retard de végétation. Le Verticillium lecanii, essentielle-
ment mycoparasite mais très faible compétiteur, est vraisemblablement inhibé
dans l'essai nO 56, par les espèces à haut niveau de contamination (Acremonium
strictum et Cladosporium cladosporioides). Le comportement des Penicillium
spp. est plus difficile à interpréter, sinon par la concurrence bactérienne.
Le présent essai appellerait donc la répétition pour confirmation des obser-
vations.
+ Incidence du substrat : matière organique résiduelle (enfouissement ou
non des pailles)
Tableau 4. — Incidence du substrat ; matière organique résiduelle (enfouissement ou non des
pailles, La variété «(Cappelle» (3 répétitions) est cultivée aprés mais dont les chaumes ont été
récoltés ou, au contraire, laissés sur le champ et enfouis par labour précédant le semis de blé.
Table 4. — Incidence of substratum : residual organic matter (from ploughed in straw or not).
The «Cappelle» cultivar (3 repetitions) is grown after maize, the culms of which have
been removed or, on the contrary, ploughed in the ground before wheat sowing.
pailles enlevées pailles enfouies
Echantillons n°s 1 13 25 4 16 28
Espéces principales
FLORE DU CHAMP
Acremonium strictum 1.500 120.000 2.500 150.000 1.500 «
Запитан 8.000 10.000 75.000 25.000 40.000 45.000
+ A. alternata
Epicoccum nigrum 1.750 250 2.000 1.600 1.200 2.500
Fusarium culmorum 120 800 450 800 1.200 1.500
FLORE INTERMÉDIAIRE
Cladosporium cladosporioides 150.000 75.000 6.000 800.000 850.000 25.000
LEVURES diverses 25.000 5.000 120.000 « 7.500 12.000
BACTÉRIES (aérobies totales) 20MM 40MM 50MM 25MM 20MM 50MM
« traces; M =1.000.000
Source : MNHN, Paris
12 J. PELHATE et E. AGOSIN
La dispersion des résultats (Tableau 4 ), probablement par effet compensateur
et tendance au nivellement de la pollution globale, n'autorise qu’une remarque
attendue : l'essor privilégié du Fusarium culmorum, espèce bien connue pour
son aptitude à subsister sur les débris végétaux à l'état actif (COOK & BRUEHL,
1968) ou à résister aux adversité de l'environnement sous forme de chlamy-
dospores (SITTON & COOK, 1981). Ainsi, un inoculum important (COOK,
1970) et capable d'atteindre tous les organes de la plante, à tous les stades
de développement est-il entretenu (CASSINI, 1967); de surcroit, l'espéce pré-
sente une affinité particuliére pour le mais (PELHATE, 1979, 1981), ce dernier
faisant partie intégrante de la rotation culturale.
+ Influence de la densité de semis
La densité de semis, méme si elle est partiellement compensée par le tallage
caractéristique de la céréale, se traduit par une concurrence nutritionnelle plus
marquée ou effet de groupe entrainant une réduction de la taille des plantes
et un raccourcicessement du cycle de développement (Tableau 5). Ainsi, on
se retrouve dans un cas similaire à celui de l'effet précocité avec, pour consé-
quence, l'accroissement significatif des Cladosporium spp., du Rhizopus stolo-
nifer et la relative atténuation des levures (Sporobolomyces roseus) et des bacté-
ties. Ce dernier fait pourrait résulter de la concurrence entre ces deux entités,
respectivement dominante et dominée, ou encore de l'effet direct d'une meil-
leure nutrition des plantes clairsemées, bénéfique pour les levures et bactéries.
Le comportement apparemment inverse des deux mucorales est difficile à ex-
Tableau 5. — Inflyence de la densité de semis sur la flore. La densité correspond au nombre
de semences/m?. Les prélèvements proviennent de 3 répétitions.
Table 5. — Influence of the seed density on the flora. Density corresponds to seed number/
m?. Samples result from 3 repeated experiments.
Densité 150 350
Echantillons n°s 71 73 75 72 74 76
Espéces principales
FLORE DU CHAMP
Alternaria tenuissima 40.000 30.000 75.000 35.000 40.000 30000
A. alternata
Epicoccum nigrum 1300 2.000 2.500 3.000 4.000 2000
FLORE INTERMÉDIAIRE
Cladosporium cladosporioides 8.000 6.000 12.000 55.000 30.000 25000
+ C. herbarum
Mucor hiemalis 150 750 120 50 « «
Rhizopus stolonifer 150 250 « 2.500 12500 750
LEVURES :
Sporobolomyces roseus 40.000 120.000 55.000 15.000 35.000 25000
BACTÉRIES (aérobies totales) 145MM 75MM 120MM 35MM 70MM 20MM
« traces; MM = 1.000.000.
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ 13
pliquer : on observe que le Rhizopus stolonifer est accentué par la densité de
semis alors que le Mucor hiemalis est favorisé par une faible densité; ce dernier
cas pourrait étre assimilé à celui du Trichothecium roseum, par le biais des
irrégularités de la culture, et les décalages de maturité propres à créer des foyers
de sporulation au sein de la récolte.
+ Répercussion du traitement fongicide en culture
Les effets du traitement sont spectaculaires comme il était prévisible pour
des produits à large spectre d'activité. Notons d'abord la disparition quasi-
totale du Fusarium culmorum qui était précisément visé, entre autres espéces
parasite des chaumes; c'est ensuite, le Cladosporium cladosporioides et, à un
degré moindre, l'Epicoccum nigrum et l'Acremonium strictum qui sont limités
(Tableau 6).
Sans doute, l'efficacité des deux produits — bénomyl et dithiocarbamate —
résulte-t-elle d'une complémentarité : action fongicide directe du produit sys-
témique et action indirecte du second produit dont l'effet stimulant sur les
plantes est connu avec, pour conséquence, la sénescence différée des organes
végétatifs (DICKINSON, 1973).
Toutefois, bactéries et Alternaria tenuissima ne semblent guère affectés
par le double traitement et Sporobolomyces roseus y résiste aussi quelque peu,
contrairement aux autres levures.
Tableau 6. — Influence du traitement fongicide : bénomy!l (300 g/ha) + manèbe (2 kg/ha).
Le traitement consiste en pulvérisation foliaire. 3 répétitions de la variété (Top» cultivée
dans la rotation blé/maïs.
Table 6. — Influence of the fungicidal treatment : benomyl (300 g/ha) + maneb (2 kg/ha).
Treatment consists in leaf spraying. 3 repeated experiments with «Top» cultivar grown
in wheat/ maize rotation.
sans fongicide avec fongicide
Échantillons n°5 3 15 27 9 au 39
Éspéces principales
FLORE DU CHAMP
Acremonium strictum 120.000 8000 800 « « — 10000
Alternaria tenuissima
A alternata 18.000 25.000 40.000 40.000 35.000 25.000
Epicoccum nigrum 15.000 8.000 1500 750 500 500
Fusarium culmorum 350. 1350 — 7580. « B -
FLORE INTERMÉDIAIRE
Cladosporium cladosporioides 8MM 220.000 150.000 12.000 5.000 15000
Verticillium lecanii 15000 « - 5.000 800 1500
LEVURES :
SL E 10.000 15.000 8.000 12.000 2.500 5.000
BACTÉRIES : Erwinia herbicola 50MM 50MM 25MM 75MM 50MM 60MM
+ actinomycétes 2. З + = Eu cu
« traces; + présence non chiffrée; MM — 1.000.000.
Source : MNHN, Paris
14 J. PELHATE et E. AGOSIN
Ces résultats concordent sensiblement avec des observations paralléles portant
sur la flore de phylloplan (DICKINSON, 1973; DICKINSON & WALLACE,
1976); il faut alors préciser que, d'une part, l'Alternaria tenuissima a été isolé
à l'état de mycélium interne (au niveau des chaumes finement broyés) et que,
d'autre part, le Sporobolomyces roseus présente la particularité de coloniser les
apex de plantes (LAST, 1955) et, par conséquent, tous organes à sénescence
différée par le manebe.
2.— PAILLES ALTÉRÉES, «MOISIES»
L'échantillon A ainsi que le suivant B ont été choisis parmi une vingtaine
de prélèvements manifestement altérés par moisissures; ils représentent, au
mieux, respectivement : des pailles insuffisamment séchées à la récolte, des
pailles très altérées par «échauffement» en cours de conservation.
Dans le premier cas (échantillon A), la paille présentait, à la récolte, une te-
neur en eau trop élevée pour la stabilisation de sa flore épiphyte; certes, le stoc-
kage sous abri a permis une dessication mais trop lente et différée (16,5 % S. H.
aprés 4 mois de stockage). De ce fait, la flore observée (Tableau 7) présente
une grande analogie avec celle de foins récoltés humides (GREGORY & al,
1963; LE BARS & ESCOULA, 1973). Sa dynamique peut s'interpréter comme
suit :
Dans un premier temps, la flore primaire (espéces du champ proprement
dites et saprophytes intermédiaires) l'emporte en vertu de la «loi du premier
occupant»; et plus précisément, cet essor précoce correspond à la sporulation
d'espèces préinstallées, soit, notamment : Alternaria spp. et Cladosporium
cladosporioides (dominantes respectives des deux types écologiques en cause), Ver-
ticillium lecanii en tant qu'hyperparasite des deux entités précédentes et, enfin,
Trichothecium roseum, présumé caractéristique des substrats végétaux stockés à
létat immature.
Dans une seconde phase, la flore initiale, peu compétitive, est surpassée par
les espèces de stockage mieux adaptées aux conditions changeantes de l'envi-
ronnement (lente dessication du support et début d'échauffement), et, dés lors,
plus compétitives; les Aspergillus du gr. glaucus sont les éléments privilégiés
comme ils le sont, trés généralement, sur foins, accompagnés ou non de Walle-
mia sebi, en raison d'une commune xérotolérance. On observe, ici, un équilibre
trés révélateur du biotope, entre les Aspergillus spp. (dont les A. gr. glaucus)
et les Penicillium spp. (soit, essentiellement : P. cyclopium et P. stoloniferum);
on peut, dans le cas présent, déduire que l'atténuation continue de la teneur
en eau a commandé la succession régressive suivante : Penicillium cyclopium -
Penicillium stoloniferum - Aspergillus spp. (autres que gr. glaucus) - Aspergillus
gr. glaucus. Cette désorption hydrique lente et les substitutions d'espèces en
chaîne qui en résultent ont permis d'éviter l'échauffement poussé du stock; une
telle évolution régressive du cortège floristique a été interprétée de la même
façon sur grains immatures et mise à profit dans les procédés de conservation
(SPILLANE & PELHATE, 1978; PELHATE, 1982).
Source : MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ 15
Tableau 7. — Mycoflore de pailles altérées. Échantillon À : «mal récolté» insuffisamment
séché : teneur en eau de 16,5 % S. H. (substance humide après 4 mois de stockage en
vrac, sous hangar. Échantillon B : «mal conservé» avec échauffement caractérisé après
1 mois de stockage à l’état de balles pressées; teneur en eau : 22,8 % S. H.
Table 7. — Mycoflora of decaying straws. Sample A : immature straw : water content
16,5% w.w. after 4 months of bulk storage. Sample B : poorly stored with obvious
heating after 1 month of storage in pressed balls; water content 22,8 % w.w.
Espèces principales Échantillon A Échantillon B
FLORE DU CHAMP
Alternaria alternata +A. tenuissima 25.000 250
Botrytis cinerea 750 -
Epicoccum nigrum 1.800 «
Fusarium culmorum 450 «
Fusarium poae 1.500 -
Mycélium stérile (basidiomycète) B «
FLORE INTERMÉDIAIRE
Absidia corymbifera 250 25.000
Actinomucor elegans = 2.500
Cladosporium cladosporioides 35.000 «
Mucor hiemalis 1.200 -
Mucor racemosus 450 =
Rhizomucor pusillus E 1.500
Rhizopus stolonifer 800 3.000
Trichothecium roseum 7.500 7.500
Verticillium lecanii 15.000 -
LEVURES : Candida sp. +... - 35.000
FLORE DE STOCKAGE
Aspergillus candidus = 3.000
Aspergillus flavus 250 18.000
Aspergillus gr. glaucus (A. repens +...) 125.000
(А. amstelodami) 5.000
Aspergillus niger 250 -
Aspergillus versicolor 1.200 15.000
Penicillium cyclopium 15.000 4.500
Penicillium lanoso-coeruleum 2.500 -
Penicillium pulvillorum 250 -
Penicillium purpurogenum - 1.200
Penicillium spinulosum - 2.500
Penicillium stoloniferum 7.500 -
Scopulariopsis brevicaulis = 6.000
Wallemia sebi 30.000 -
BACTÉRIES : Erwinia herbicola
Pseudomonas sp. SN БММ
Actinomycétes - 2,5MM
MM = 1.000.000; « traces.
Source : MNHN. Paris
16 J. PELHATE et E. AGOSIN
A cette dynamique des moisissures correspond celle, plus monotone, des
bactéries soit, essentiellement, les bactéries jaunes (type Erwinia herbicola)
accompagnées de Pseudomonas spp.
Dans le second cas (Échantillon B), la paille récoltée immature — ou ré-
humidifiée par intempéries — a subi un échauffement marqué, consécutif à
l'essor de la microflore. On peut alors, pour rendre compte du relevé actuel
(Tableau 7), proposer la dynamique suivante :
La flore primaire avec Alternaria spp. et Cladosporium cladosporioides,
pour ne citer que les entités majeures, a pu amorcer l'«échauffement» du stock
mais elle a été rapidement supplantée par un cortége d'espéces thermopréfé-
rantes, mésophiles à hygrophiles, et passant insensiblement du stade «intermé-
diaire» au stade de «stockage». On retiendra, pour le premier type : les Muco-
rales (Absidia corymbifera et Rhizomucor pusillus) mais aussi les levures (Candi-
da sp.), pour le second : Aspergillus flavus, Aspergillus versicolor et Scopula-
riopsis brevicaulis, par ordre d'importance décroissante. Quant aux autres
espèces; moins performantes, on peut considérer que les Penicillium (P. cyclo-
pium, P. spinulosum) sont en voie de régression, sans doute en raison de l'échauf-
fement accentué, ainsi que les Aspergillus gr. glaucus (notamment A. amstelo-
dami), à cause de leur faible compétitivité en condition trop humide. Inverse-
ment, Aspergillus candidus et, plus encore, l'Aspergillus fumigatus semblent
en progression pour se retrouver dominants en fin de série dynamique. Rappe-
lons, à ce titre, que l'Aspergillus fumigatus et le Rhizomucor pusillus sont
respectivement thermopréférant et thermophile strict (COONEY & EMERSON,
1964).
Enfin, les bactéries ne cessent de se multiplier jusqu'à un seuil thermique
notoirement levé par l'interférence d'actinomycétes (GREGORY & al., 1963).
CONCLUSION
Les contróles microbiologiques systématiques de pailles de blé conduisent
à un imposant cortége de champignons; lequel est la résultante d'une dynamique
impliquant d'abord une flore primaire très cosmopolite soit, plus précisément :
«du champ» et «intermédiaire» selon le degré de parasitisme ou l'aptitude à
subsister sur le substrat naturel, puis une flore secondaire d'attente ou flore
«de stockage» dont l'interférence est plus dépendante des conditions écologiques
réalisées en cours de conservation.
Il importe, en conséquence, de considérer cette flore potentielle comme une
contrainte possible lors de toute utilisation des pailles, que ce soit en vue de leur
humification ou, surtout, de leur valorisation par voie biologique en incubation
contrôlée. Dans cette seconde optique d'utilisation alimentaire, déduisons la
difficulté de maîtriser des cortèges floristiques aussi complexes et rappelons
les risques provenant de certains contaminants fréquemment recensés et réputés
pathogènes ou toxinogènes (LE BARS & ESCOULA, 1974; LACEY, 1975).
Source - MNHN. Paris
MYCOFLORE DES PAILLES DE BLÉ 17
Il reste qu'une meilleure connaissance écologique des principales espéces
inventoriées peut autoriser des déviations bénéfiques d'équilibre biologique; et,
dans ce sens, il n'est pas indifférent de noter, sur un certain nombre d'échantil-
lons de pailles bien conservées et présumées de bonne qualité, la présence de
thalles stériles rapportés à la classe des basidiomycètes. Or, des espèces de ce
groupe sont connues pour leur pouvoir lignolytique marqué; c'est pourquoi
Paptitude compétitive de telles espéces vis-à-vis des principaux contaminants
spontanés des pailles est à l'étude.
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier la Société Sanofi Santé Animale pour le financement qui nous
à été octroyé et nous a permis de mener à terme le présent travail; nous sommes aussi très
reconnaissants à M. TROIZET, de la ferme de Grignon (INRA, INAPG), qui nous a fourni
la plupart des échantillons étudiés.
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Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
21
Dos especies descritas por J.L. GRELET poco conocidas,
Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galan y Moreno comb. nov.
y Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis,
en España Peninsular
por R. GALAN y G. MORENO*
RESUMEN. — Se estudia el especimen tipo de Belonidium albidum Grelet & Crozals, al
tiempo que se compara con colecciones españolas del mismo taxon, para el que se propone
la denominación de Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galán & Moreno, comb. nov.
También resaltamos la presencia de Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis, reciente-
mente validada y común sobre Abies pinsapo en la Península Ibérica.
RÉSUMÉ. — Aprés étude de l'holotype de Belonidium albidum Grelet 8: Crozals, et la
comparaison avec des récoltes d’Espagne, nous proposons la dénomination de Calycellina
albida (Grelet & Crozals) Galán & Moreno, comb. nov. Nous étudions aussi Lachnellula
robusta Grelet ex Baral & Matheis, trés commun sous Abies pinsapo dans la Péninsule
Ibérique.
SUMMARY. — The holotypus of Belonidium albidum Grelet & Crozals is studied; at the
same time, two Spanish collections of this taxon are compared and the name Calycellina
albida (Grelet & Crozals) Galán & Moreno, comb. nov. is proposed. We also emphasize the
presence of Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis validated recently and common
on Abies pinsapo in the Iberian Peninsula.
MOTS CLES : Systématique, Espagne, Calycellina, Lachnellula.
INTRODUCCION
Las numerosas recolecciones de un diminuto Ascomycete, siempre desar-
rollado sobre hojas muertas de encina (Quercus rotundifolia Lam.) y con ascó-
sporas constantemente triseptadas, nos llevaron a revisar la escasa bibliografía
existente acerca de especies mediterráneas buscando su posible identificación.
* Dpto. Botánica, Universidad de Alcalá de Henares, Madrid, España.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.) TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
22 R. GALAN y G. MORENO
Fue en la extensa obra de Grelet, aparecida en forma de numerosos fascícu-
los, donde hallamos que nuestros especímenes coincidían en su totalidad con
Belonidium albidum Grelet 8: Crozals, especie que según nuestros datos no ha
vuelto a recogerse o estudiarse desde 1928, fecha en que fue descrita por vez
primera. Nuestras colecciones fueron comparadas con el material tipo, proce-
dente del Museo de Historia Natural de París, y son los resultados de este estudio
los que ponemos de manifiesto a continuación.
Otra especie interesante, si bien en esta ocasión restringida geográficamente
a las áreas ocupadas por el Abies pinsapo en el sur de España, fue hallada vivien-
do en ramas muertas de ejemplares jóvenes de ‘pinsapo’. Una vez identificada
como Trichoscypha gallica var. robusta Grelet, 1951, y cuando nos disponiamos
a validar ese taxon y otorgarle el rango taxonómico de especie recibimos un
artículo de BARAL (1984) en el que precisamente publicaba lo que nosotros
mismos íbamos a realizar. En la actualidad este taxon solo se conoce de Francia,
Alemania y España, no siendo de extrañar que también se encuentre en el norte
de Africa y en el mismo sustrato que en el sur de España.
MATERIAL Y METODO
El material español se encuentra depositado en el herbario particular de los
autores (H. RG-GM) que halla actualmente en el Dpto. de Botánica de la Uni-
versidad de Alcalá de Henares. Algunos duplicados han sido depositados en los
herbarios de los siguientes centros : Museo de Historia Natural de Paris (PC),
Real Jardin Botanico de Kew (K), Instituto de Zología y Botánica de la Aca-
demia de Ciencias de Estonia (TAA) y Real Jardín Botánico de Madrid (MA).
Las fotografías se han realizado en un microscopio Nikon modelo Optiphot
con sistema automático de fotografía, realizandose generalmente en contraste
de fases. Los dibujos de las caracteristicas microscópicas se han realizado en
cámara clara adaptada a un microscopio Zeiss Standard 142.
DESCRIPCION DE ESPECIES
Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galán & Moreno, comb. nov.
= Belonidium albidum Grelet & Crozals, Bull. Soc. Mycol. France 44 (4) :
37 (1928).
Apotecios acopados, subsésiles, de color blanco hasta ocre pálido (depen-
diendo del estado de hidratación). Disco plano a ligeramente convexo de 0.3-
0.6 mm de diámetro. Receptáculo muy finamente pubescente. Pie robusto,
cilíndrico muy corto (por ejemplo de 0,1x 0,75 mm), de color marrón.
Ectal excípulo de textura prismatica, constituido por células débilmente
marrones, de paredes finas y que se tornan verdes en contacto con solución
potásica, terminando el márgen en cortos pelos cilíndricos, unicelulares, hialinos,
Source : MNHN, Paris
CALYCELLINA ALBIDA y LACHNELLULA ROBUSTA 23
Fig. 1-7. — Calycellina albida (Grelet 8: Crozals) Galán 8: Moreno (Fig. 1-4 : holotypus, in
PC; Fig. 5-7 : H. RG-GM 6247). 1-2 : Ascos. 3-4 : Ascósporas; 5 : Asco y paráfisis;
6-7 : Terminaciones de algunas paráfisis.
Fig.
1-7. — Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galin & Moreno (Fig. 1-4 : holotype;
5-7 : Н. RG-GM 6247). 1-2 : Asques, 3-4 : Ascospores; 5 : Asque et paraphyse;
? Terminaisons de quelques paraphyses.
Fig
Source : MNHN. Paris
24 R. GALAN y G. MORENO
Fig. 8. — Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galán & Moreno, H. RG-GM 6247. a : Pará-
fisis. b : Ascos. c : Ascósporas.
Fig. 8. — Calycellina albida (Grelet & Crozals) Galán & Moreno, H. RG-GM 6247. a : Para-
physes; b : Asque; c: Ascospore.
obtusos e irregularmente incrustados de partículas minerales y que permanecen
inmutables en KOH.
Ascos con ocho esporas en su interior, cilíndrico-claviformes, con poro
amiloide y que miden : 55-75 x 7-10 um (Fig. 1, 2, 5, 8b).
Paráfisis filiformes, irregularmente ramificadas, pluritabicadas, con los épices
morfologicamente muy variables : desde ligeramente engrosados hasta franca-
Source : MNHN, Paris
CALYCELLINA ALBIDA y LACHNELLULA ROBUSTA 25
mente capitados e incluso frecuentemente con un ápéndice más o menos promi-
nente, son hialinas excepto apicalmente donde se observa una coloración ocrácea
más densa, de igual longitud a los ascos o incluso llegando a sobrepasarlos hasta
aproximadamente 10 um y midiendo de 3-4 um de ancho. (Fig. 5, 6, 7, Ba).
Ascósporas irregularmente biseriadas, fusiformes, hialinas, rectas, general-
mente triseptadas y raramente con más de tres tabiques, que miden de 13-16
(19) x 3-4 um (Fig. 3, 4, 8c).
Habitat : En hojas muertas de Quercus rotundifolia Lam., fructificando
tanto en el haz como en el envés, no emergiendo de los nervios de la hoja.
Material examinado ; Arroyo de Fardes, Alfaguara, Granada, Leg. R. Galán
(9-XII-1980), H. RG-GM 6247: Alhama de Granada, Granada, Leg. A. Ortega &
R. Galán (191-1982 y 24-11-1982), H. RG-GM 6250 y 6287 (Duplo en PC);
Cortijo Sta Isabel, Lancha de Cenes, Granada, Leg. A. Ortega, R. Galán & D.
Prior (26-1-1982), H. RG-GM 6251; Sierra de las Nieves, Nava de S, Luis, Ronda,
Málaga, Leg. R. Galán, G. Moreno, A. Ortega & J.L. Manjón (2-IV-1982), H.
RG-GM 6248; Llano de la Perdíz, Granada, Leg. R. Galán & M.L. Jimenez
(26-X1I-1982), H.RG-GM 6249 (Duplo en K); Ibidem, Leg. R. Galán & C. Ladó
(27-XIL-1982), H. RG-GM 6288; Ermita de los Enebrales, Tamajón, Guadala-
jara, Leg. В. Galán £ G. Moreno (23.X1-1982), H. RG-GM 6103 (Duplo en MA).
Observaciones : Las colecciones españolas coinciden macro y microscópica-
mente con el holotypus conservado en el Museo de Historia Natural de París.
Este taxon, que por su pequeño tamaño puede pasar fácilmente desapercibido,
se encuentra ampliamente distribuido en la Península Ibérica y no debe resultar
extraño encontrarlo en la mayoría de los encinares de la región Mediterránea
si se observan con detenimiento las hojas muertas de Quercus sps.
Según DENNIS (1962) el género Belonidium Mont. & Dur., 1846, tipificado
con la especie B. aeruginosum Mont & Dur., fue mal interpretada por DE NOTA-
RIS (1864) quien al asignar el género a los autores anteriores omite en la des-
cripción original el caracter de los pelos del receptáculo y mal interpreta la
morfología de las paráfisis. Autores posteriores fueron arrastrando este error
durante un siglo, llegando a incluir un gran número de Discomycetes que hoy
día se reparten en familias distintas.
Así ocurre con B. albidum Grelet & Crozals, que a nuestro juicio debe ser
incluido en Calycellina Hóhnel, 1918, por presentar apotecios con unos carac-
teres anatómicos, incluyendo la forma y tendencia a la septación de las ascó-
sporas, así como ecología similares al resto de especies descritas en el género.
Actualmente merced a las contribuciones de DENNIS (1956, 1962, 1963,
1964, 1971, 1975), GRADDON (1974), DENNIS (in MÜLLER, 1977) y RAS-
CHLE (1978) parece tratarse de un grupo muy natural de especies a la vez que
amplio (con algo más de una veintena de especies) sin embargo también poco
conocido.
La situación taxonómica del género Calycellina es discutida por DENNIS
(1956) y tratado por RAITVIIR (1970) quienes lo encuadran dentro de Helio-
Source : MNHN, Paris
26 R.GALAN y G. MORENO
Fig. 9-12. — Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis, H. RG-GM 6140. 9-10: Ascos
y ascósporas; 11, p : Pelos del receptáculo, ee ; Ectal excípulo, em : Excipulo medular;
12 : Zona apical de uno de los pelos del receptáculo.
Fig. 9-12. — Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis, H. RG-GM 6140. 9-10 : Asques
ascospores; 11, p : poils du réceptacle, ee : excipulum externe; em : excipulum médul-
laire; 12 : zone apicale d'un des poils du réceptacle.
Source : MNHN. Paris
CALYCELLINA ALBIDA y LACHNELLULA ROBUSTA 27
tiaceae sin omitir ciertas similitudes con algunos representantes de Hyaloscypha-
ceae como Clavidisculum (= Cistella) o Phialina.
KORF (1973), con el que estamos más de acuerdo en este sentido, situá
Calycellina como un miembro nato de Hyaloscyphaceae, colocando a Phialina
Höhnel, 1926, como sinónimo y lo caracteriza por la morfología de sus pelos
además de la presencia de un ‘tejido’ estromático marrón en el punto de fijación
al sustrato y del hábitat más común en hojas muertas.
Lachnellula robusta Grelet ex Baral & Matheis, Beitr. Kenntnis Pilze Mitte-
leuropas 1 : 150 (1984).
richoscypha gallica var. robusta Grelet, Rev. Mycol. 16 : 89 (1951), sine
diagn. lat.
= Trichoscyphella gallica var. robusta (Grelet) Bertault & Malencon, Acta
Phytotax. Barcinon. 19 : 20 (1976), sine diagn. lat.
Apotecios acopados que miden de 1-3 mm de diámetro, cortamente pedice-
lados, esparcidos. Disco anaranjado. Receptáculo y márgen blancos y fuerte-
mente vilosos.
Ectal excípulo de textura angulosa a globulosa, cuyas células miden de 10-
15 um (Fig. 11).
Ascos cilíndricos, obtusos, que no reaccionan con el reactivo de Melzer y
que miden de 110-130 x 10-12 Jm, con ocho ascósporas en su interior. (Fig. 9).
Ascósporas uniseriadas, anchamente elípticas a ovales que miden de (9-)
9,5-13,5 x 8-9,3(-10) um, plurigotuladas. (Fig. 10).
Paráfisis filiformes de ápices obtusos, de 2,5-3 im de ancho, con contenido
coloreado en forma de múltiples gotas y que sobrepasan en longitud a los ascos.
Pelos cilíndricos, obtusos, hialinos, pluriseptados, alcanzando hasta 250 um.
de longitud, externamente provistos de granuclaciones densas a modo de verru-
gas, de 34,5 um de anchura. (Fig. 12).
Hábitat : En corteza de ramas muertas y aun en el árbol de Abies pinsapo
Boiss,
Material examinado : Sierra de las Nieves, Nava de S. Luis, Ronda, Málaga,
Leg.R. Galán, G. Moreno, A. Ortega & F. Esteve-Raventós (2-1V-1982), H.
RG-GM 6140 (Duplo en TAA). Los Reales, Sierra Bermeja, Estepona, Málaga,
Leg. R. Galán, G. Moreno, М. Honrubia 8: J.L. Manjón (14-111-1984), H. RG-GM
6264,
Observaciones : Se trata este de un taxon bien caracterizado por poseer
ascósporas anchamente elípticas y de grandes dimensiones, muy superiores a las
descritas para L. gallica (Karst. & Har.) Dennis en la que miden 7-10 x 4,5-7 um
y que a la vez poseen ascos más cortos, hasta 110 um (DHARNE, 1965).
Hasta la fecha ha sido encontrada en Francia, sobre ramas muertas de Abies
(GRELET, 1951); Alemania y Suiza, sobre ramas provistas de corteza de Abies
alba (BARAL, 1984) así como de España, sobre Abies pinsapo, según los datos
de MALENGON & BERTAULT (1976) y los nuestros propios.
Source : MNHN, Paris
28 R.GALAN y G. MORENO
AGRADECIMIENTOS
Nuestro más sincero agradecimiento al Dr. R.W.G. DENNIS por sus acertados comenta-
rios y ánimo en la búsqueda bibliográfica del taxon que identificamos como Belonidium
albidum. Asimismo al Dr. A. RAITVIIR quien nos ofreció sus opiniones acerca de Lachnel-
lula robusta y nos envió muestras de L. gallica para comparar. Al Dr. J. MOUCHACCA por
enviarnos amablemente el holótipo de Belonidium albidum. A los Drs. M. HONRUBIA у
A. ORTEGA por su cooperación en la recogida de especímenes.
También queremos expresar nuestra gratitud a la Comisión Asesora de Investigación
Científica y Técnica por la concesión del Proyecto de Investigación : ‘Estudio de los hongos
que fructifican en la vegetación relicta de Abies pinsapo Boiss., en España peninsular.:
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Source : MNHN, Paris
29
ÉTUDE D'URÉDINÉES DU MOYEN-ORIENT
par G. VIENNOT-BOURGIN* et N. ALÉ-AGHA**
RESUME. — Etude critique d'Urédinées (Pucciniacées) parasites de plantes spontanées,
provenant du Moyen-Orient. Deux espéces nouvelles sont décrites.
SUMMARY. — Descriptions and biological remarks on rusts living on wild plants from
Middle East. Two new species are described.
MOTS CLÉS : Berbéridacées, rouilles, Puccinia, Uromyces.
Le présent mémoire, relatif à des micromycétes parasites des plantes sponta-
nées, constitue une suite à différentes publications produites soit en France,
soit en Iran, au cours de ces vingt derniéres années. Les matériaux étudiés
proviennent d'Iran, d'Israel et du Liban. Ceux d'Iran ont été récoltés par ALÉ-
AGHA qui a, en outre, procédé aux analyses préliminaires. Par ailleurs nous
tenons compte des remarques de WAHL et de ANIKSTER de la Faculté des
Sciences de Tel-Aviv (Israel).
— A propos de Aecidium leontices Tranzsch., Uromyces bornmülleri P.
Magnus et U. versicatorius (Bub.) Nattrass.
Ces 3 Pucciniacées ont été décrites sur deux genres voisins de Berbéridacées :
Bongardia et Leontice, qui ont une répartition géographique commune et, par
:lleurs, assez limitée. Tandis que le genre Bongardia existe en Syrie, Iran et
Méditerranée orientale, le genre Leontice est signalé en Italie, dans les Balkans et
en Asie Mineure. Les pays où sont signalées l’une ou l'autre des Pucciniacées
sont la Turquie, Chypre, Syrie, Israel, Liban, Iraq, Iran. En outre, l'Uromyces
;ommülleri à été constaté dans le Kurdistan tandis que PU, leontices est men-
Muséum national d'Histoire naturelle, 12, rue Buffon, 75005 Paris.
77 Laboratoire de Pathologie végétale, Faculté agronomique de Karadj (Iran).
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.) TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
30 G. VIENNOT-BOURGIN
tionné dans l'Azerbaïdjan. La localisation géographique précise des plantes-
hôtes et de ces parasites demeure cependant incomplètement connue. Elle
reste fonction des observations fragmentaires qui ont pû être rapportées.
Bongardia chrysogonum (L.) Boiss. — B. rauwolfii C.A. Mey. — Leontice
chrysogonum L. est la seule espéce du genre et, de ce fait l'hóte unique de l'U.
bornmülleri. Leontice leontopetalum L. et L. ewersmannii Bunge constituent
les supports de l'U. vesicatorius. Ces hótes sont assez semblables biologiquement;
on les rencontre au début du printemps en tant qu'adventices frutescentes des
cultures de céréales. L'appareil souterrain du Bongardia est rhizomateux, celui
du Leontice est tubéreux.
Aecidium leontices a été tout d'abord décrit sur Leontice leontopetalum
par TRANZSCHEL (1901) en provenance de Turkménie (environs de Ashkha-
bad). La diagnose précise l'aspect des divisions foliaires qui sont profondément
déformées, recroquevillées, épaissies, marquées d'une tache jaunissante. Les
écidies, formées en grand nombre, hypophylles, ne semblent pas étre accom-
pagnées de pycnides. Ce méme Aecidium est mentionné par HENDERSON
(1959) en Turquie d'après les récoltes réalisées aux environs d'Ankara par
DAVIS et HEDGE en 1957. Au Liban, dans la plaine de la Bekaa, entre Rayak
et Terbol, VIENNOT-BOURGIN constate cette crispation et torsion des limbes
foliaires ainsi que la présence de pycnides et de quelques écidies écloses. En
1960, URBAN (1967) étudiant des spécimens en provenance de l'Iraq, n’observe
qu’exceptionnellement des pycnides. Cet Aecidium a été récolté pour la pre-
mière fois en Iran A Kazerum (Fars, mars 1968) par ESKANDARI (selon VIEN-
NOT-BOURGIN et al., 1969). L’existence de pycnides n'est pas précisée. Quel-
ques années plus tard EBRAHIMI et MINASSIAN (1975) trouvent ce parasite
aux environs de Ramin prés de Ahwaz (Khuzestan).
Uromyces vesicatorius (Bub.) Nattrass (1937) a d'abord été défini par BU-
BAK (1914), d'aprés des matériaux en provenance de Syrie (environs de Haleb).
En raison du fait que les pycnides et surtout les sores à téleutospores, qui
sont la seule forme évolutive constatée, sont profondément inclus dans les
tissus parenchymateux des tiges et des nervures de la plante-hóte, BUBAK
justifie la création d'un genre nouveau : Alveomyces, voisin du genre Uromyces.
Ce sont les observations répétées de NATTRASS (1937) dans l'ile de Chypre (à
Polis, février 1933 - Lefkara, février 1935 - Kophino, avril 1937) qui incitent
à rattacher au genre Uromyces le genre Alveomyces en précisant que les télio-
sores inclus sont accompagnés de la formation d'écidies. C'est à RAYSS (1951)
que l'on doit l'assimilation de l'Aecidium leontices Tranzsch. (cf. supra) au cycle
de l'Uromyces vesicatorius à la suite de l'examen de matériaux du Neguev
(Beersheba, février 1941 - Gaza, février 1941 - Deir et Balah, mars 1942). L'es-
péce a donc pour cycle : (S +1) + 111, ce qui est confirmé par JORSTAD (1943
et 1952) après examen de spécimens en provenance de Chypre.
En Turkménie (Kopet-Dag) KOSHKELOVA (1962) rapporte l'existence de
lUromyces vesicatorius sur Leontice ewersmannii en constatant aux mémes
Source : MNHN, Paris
URÉDINÉES DU MOYEN-ORIENT sr
emplacements l'Aecidium leontices. Il n'envisage cependant pas de rapporter
ce dernier au cycle de l'Uromyces. URBAN (1967), d'après les récoltes de
HADAR en Iraq, admet la synonymie établie par RAYSS et donne les carac-
téristiques suivantes pour 3 récoltes effectuées sensiblement à la méme période
de l'année :
date localité stades présents
16-2-1960 prés de Beini Gani (5+1)
16-2-1961 à Khan Bani Saad (S+1) +1
19-2-1961 a Keisark I
е Е
- ANZ € o 6 АФ
ISRAEL РІ БУ \->
S Pd {
Beersheba 1
ае om TURKMENIE
= “5, Ashkhabad
С Kermanshah
pas
d
Fig. 1. — Répartition géographique des localités où a été observée une Urédinée (Aecidium
ou Uromyces) sur une Berbéridacée (Leontice ou Bongardia).
Fig. 1. — Geographical repartition of localities where Aecidium or Uromyces have been
observed on Berberidaceae (Leontice or Bongardia).
Source : MNHN, Paris
32 G. VIENNOT-BOURGIN
On peur remarquer que chez de nombreuses Urédinées autoxénes la succes-
sion dans le temps des formes évolutives est souvent irréguliére et qu’ainsi le
rôle attribué à chacune d'elles pose un cas particulier. Bien que très anciennes,
mais vérifiées depuis plusieurs fois, on peut citer, à titre d'exemple, les obser-
vations de DIETEL (1890) qui a constaté, sur Trifolium repens L. la production
de générations successives écidiennes à partir d'un mycélium téliosporigène
hivernant et, dans le méme temps et aux mémes emplacements les différents
stades évolutifs de l'Uromyces trifolii-repentis (Cast.) Liro.
La présence de sores internes groupant soit des écidies, soit des urédospores
ou des téliospores dans des organes tumorisés de l'hóte a été signalée pour divers
genres d'Urédinées. Nous avons rapporté (VIENNOT-BOURGIN, 1974) le cas
du Puccinia lagenophorae Cke dans les tiges du Senecio vulgaris L. ou celui de
l'Uromyces stylochitonis (Cke.) Doidge dans les feuilles de Stylochiton sp.
provenant du Tchad. Cette disposition est précédée d’un rassemblement hyphal
qui constitue un véritable cortex englobant les téliospores. La libération de
celles-ci s'opére par désagrégation des tissus de l'hóte.
Outre les localités précédemment citées tant pour l'Aecidium leontices (cf.
supra) que pour l'Uromyces vesicatorius, on peut ajouter que les téliospores de
cet Uromyces sont mentionnées de l'ile de Créte par SYDOW (in RAYSS, 1951),
en Turquie selon BREMER & al. (1947) et qu'elles ont été observées à nouveau
récemment (1981) en Tsrael, à Dinoma, au sud de Beersheba, par ANIKSTER
qui nous a communiqué un exemplaire de la plante parasitée, facilitant ainsi
notre étude.
La mention du stade télien de l'Uromyces vesicatorius en Iran n'est pas exac-
te, la plante-hóte récoltée à Guilan Gharb (Lorestan) par BEHBOUDI et déposée
dans lherbier de l'Institut de Recherche de Evin (Téhéran) n'étant pas un
Leontice mais Bongardia chrysogonum.
Uromyces bornmiilleri P. Magnus sur Bongardia chrysogonum (L.) Boiss.
(1893) a été tout d'abord récolté dans le Kurdistan (Mont Kuh-Sefin) par
BORNMÜLLER. La diagnose ne comporte que la description des téliospores.
Observé en Israel (SAVULESCU & RAYSS, 1935), le champignon est men-
tionné en Azerbaïdjan par TRANZSCHEL (1939). ESFANDIARI (1948) à
Behbahan (Khuzestan) puis EBRAHIMI & MINASSIAN (loc. cit.) le signalent
en Iran. Les relevés de HENDERSON (1959) indiquent la présence de cette
espèce en Turquie.
A Chypre, U. bommülleri est observé dès le mois de mars 1935 à Lefkara
puis à Lefca en avril 1936 par NATTRASS (loc. cit.) qui précise la présence
d'écidies incluses dans les tissus des pétioles et des hampes florales! . NATTRASS
constate que ni écidies, ni conceptacles inclus n'avaient jusqu'alors été décrits
pour l'Uromyces bornmuilleri qui se situe ainsi très proche de l'Alveomyces
vesicatorius désigné par la suite sous le nom de U. vesicatorius (cf. supra).
1. Il y a lieu de remarquer que la localité de Lefkara est indiquée comme étant celle où,
en février 1935, a été notée l'existence de U. vesicatorius (cf. supra).
Source : MNHN, Paris
URÉDINÉES DU MOYEN-ORIENT 33
lg. 2, — А : déformation foliaire provoquée par l'Aecidium leontices sur Leontice leonto-
petalum. B : disposition des sores de l'Uromyces bornmülleri sur Bongardia chrysogo-
num. Grandeur nature.
"ig. 2. — A : deformation of leaves by Aecidium leontices. В : sorus arrangement of Uro-
myces bornmülleri on Bongardia chrysogonum.
Le rapprochement entre U. bornmiilleri et U. vesicatorius est également
frès marqué si l'on envisage les caractères morphologiques des téliospores. La
diagnose originale de U. bornmiilleri donne les nombres suivants : 11,9 x 9,6 um.
Ces mesures, reproduites par SACCARDO (vol. 16, p. 292), n'ont pas été confir-
mées par la suite, ainsi que le fait observer SYDOW (1910). Les écarts biomé-
triques établis par différents auteurs sont :
Source : MNHN. Paris
34 G. VIENNOT-BOURGIN
Dimensions des téliospores :
Uromyces bommilleri
selon Sydow (1910) 25-32 x 18-23 um
selon Nattrass (1937) 22-34 x 16-22 um
moyenne : 26,6 x 18,9
selon Viennot-Bourgin & al. (1969) 22-29 x 15-21 um
moyenne : 25,3 x 18,3
Uromyces vesicatorius
selon diagnose (1914) 19-27 х 19-26 ит
selon Rayss (1951) 15-23 x 18-25 um
selon Urban (1967) 19-25 x 17,5-20 um
selon Viennot-Bourgin (1984, leg. Anisker) 21-28 x 17-22 um
moyenne : 25,8 x 18,8
Dans ce qui précède nous avons établi une localisation régionale relativement
restreinte commune à l'Aecidium leontices et à 2 Uromyces parasites de 2 Berbé-
ridacées manifestant des affinités biologiques trés voisines. En particulier le cycle
annuel des 2 plantes-hótes apparait trés comparable au sein de l'aire de réparti-
tion géographique si l'on tient compte des époques d'apparition des manifesta-
tions d'ordre parasitaire.
Le cycle biologique des 2 Uromyces cités sur Leontice et Bongardia est du
type opsis-cyclique (S + 1 + III) et se caractérise :
1- par la présence épisodique de pycnides qui précédent ou accompagnent
les sores à téliospores.
2- par des téliospores tantôt sous-épidermiques devenant déhiscents et pul-
vérulents par crevassement de l'épiderme, tantót profondément inclus dans les
tissus de l'hóte. Le mycélium tapisse partiellement l'intérieur d'alvéoles au centre
desquelles s'accumulent les spores.
La coexistence de pycnides, d'écidies et de téliospores sur des portions
d'organes jeunes, hypertrophiés, permet d'envisager le maintien du parasite
dans la souche tubérisée, sous la forme d'un mycélium vivace en dicaryon.
Par ailleurs, se trouve justifiée l'opinion de RAYSS (loc. cit.) selon laquelle
l'Uromyces vesicatorius admet cycliquement comme stade écidien l'Aecidium
leontices. En outre il convient de tenir compte de la remarque de NATTRASS
(1937, p. 22) qui souligne la réelle similitude entre U. bornmúlleri et U. vesica-
torius.
Nous confirmons ces points de vue en proposant la synonymie suivante :
Uromyces bornmülleri P. Magn.
U. vesicatorius (Bubak) Nattrass
= Aecidium leontices Tranzsch.
Source : MNHN. Paris
URÉDINÉES DU MOYEN-ORIENT 35
Il. — Puccinia scorzoneraeimnopbilae Alé-Agha sp. nov. sur Scorzonera limno-
phila Boiss., environs de Ardebil (Azerbaijan, juillet 1983).
A ce jour, 4 Puccinia : P. podospermi D.C., scorzonerae (Schum.) Juel,
jackyana Gäum., meshhedensis Petr. sont décrits sur le genre Scorzonera dans
une aire de répartition trés vaste qui comprend l'Europe centrale et méridionale,
l'Asie occidentale, l'Afrique septentrionale. Les récoltes de MALENÇON (1936)
puis de GUYOT & MALENQON (1957, 1963) rapportent l'existence де Р.
podospermi sur Scorzonera laciniata L., mollis Bieb. et P. scorzonerae = P.
scorzonericola Tranzsch. sur S. pygmaea Sibth. et Sm. au Maroc. CUMMINS &
LEE (1950) signalent l'existence de la seconde espéce en Chine sur S. austriaca
Willd. TRANZSCHEL (1939) fait état de nombreuses localités en Russie pour
ces deux Puccinia. C’est GAUMAN (1953) qui distingue en tant qu'espéce
nouvelle le P. jackyana eurasiatique et d'Afrique du Nord.
En ce qui concerne l'Iran, BORNMÜLLER. (1908) signale Puccinia scorzo-
nerae sur S. calyculata Boiss. et S. mollis à Gachsar, entre Karadj et Téhéran.
Depuis, PETRAK (1939), sur Scorzonera sp. provenant du Korassan, décrit
une nouvelle espèce : P. meshhedensis. Compte tenu des données bibliogra-
phiques, la répartition par hôte de ces 4 Puccinia s'établit comme suit :
Scorzonera Puccinia
1 2
E p! === _ NR
armeniaca Boiss, о
austriaca Willd o o
calyculata Boiss. o
hispanica L. o o
humilis L. o
jacquiniana Boiss. °
laciniata L. o
var. calcitrapifolia Vahl o
lanata Bieb. o
mollis Bieb. o o
papposa DC. o
parviflora Jacq. o o
purpurea L. o
pusilla Pall. o
pygmaea Sbth. et Sm. o
radiata DC. o
rosea Waldst. et Kitt. o o
stricta Hornem. о
зр. о
———— ЛА Да D УЧЕНЕ
1. Puccinia podospermi. 2. P. scorzonerae, 3. P. jackyana. 4. P. meshhedensis.
Source : MNHN, Paris
36 G. VIENNOT-BOURGIN
Ces différents Puccinia qui manifestent entre eux une certaine similitude en
ce qui concerne l'aspect des sores, la morphologie des urédospores et téliospores,
différent cependant par leur cycle évolutif et les variations biométriques des
spores.
Puccinia cycle évolutif connu :
scorzonerae S +11 +10 + 111 brachyforme
podospermi S+ 1 +11 + Ill auteuforme
S+ 1 +1 +1 auteuforme
III microforme
jackyana
meshhedensis
On remarque pour P. scorzonerae la formation d'urédosores primaires (I)
roupés comme les pycnides en séries circulaires. Pour P. meshliedensis, l'hóte,
B Py:
de méme que la nature du cycle évolutif, sont imprécis.
q y P!
Cette distinction cyclique est complétée par GAÜMANN (loc. cit.) qui sépare
biométriquement P. podospermi de P. jackyana par l'amplitude de variation
de la largeur de la téliospore :
P. podospermi
27-40 x 22-32 um
P. jackyana
selon Viennot-Bourgin (1956) 20-40 x 17-20 um
moyenne : 35,7 x 28.2
selon Guyot et Massenot (1958) 31-37 x 24-28 um
moyenne : 33,6 x 26
selon Gáumann (1959)
selon Henderson (1964)
2240 x 19-30 um
33-36 x 22-30 um
27-36 x 17-20 um
Ces dimensions permettent à la fois de distinguer les deux espéces mais aussi
de les séparer du P. meshhedensis dont, selon la diagnose, les téliospores mesu-
rent 30-45 x 22,5-41 um et du P. scorzonerae dont les extrémes sont les sui-
vantes :
selon Fischer (1904)
selon Fragoso (1924)
selon Gáumann (1959)
27-36 x 17-20 um
27-38 x 17-26 um
22-40 x 19-30 um
L'étude d'un Puccinia récolté sur Scorzonera limnophila (matrix nova),
en utilisant les mêmes critères que précédemment, aboutit à la description
suivante :
— sores amphigénes punctiformes, épars, pulvérulents, 0,1 à 0,6 mm diam.,
brun-roux obscur.
— urédospores globuleuses, ellipsoides ou faiblement anguleuses, 18-24 x
1521 um, moyenne : 21 x 18, paroi brun-clair, épaisse de 1,5 um, faiblement
échinulée; 2-3 pores germinatifs épars.
— téliospores de forme variable, souvent asymétriques, tantót subglobu-
leuses, ou ovoïdes, ou irrégulièrement ovoïdes à leur base. Apex arrondi, 24-
36 x 15-24 um, moyenne : 33 x 21,
Epispore lisse, brun-châtain, régulièrement épaisse de 2,5 à 3 m; pore germi-
Source : MNHN. Paris
URÉDINEÉES DU MOYEN-ORIENT 37
natif de la loge supérieure subapical; pore germinatif de la loge inférieure vers
la moitié de sa hauteur. Pédicelle hyalin, trapu, atteignant 50 um en longueur,
caduc.
La diagnose latine s'établit comme suit :
Puccinia scorzonerae-limnophilae Alé-Agha sp. nov.
Uredosoris foliicolis (amphigenis) vel petiolicolis, sparsis vel minusve dense
aggregatis, minutis, 0,1-0,4 mm diam. mox nudis, atro-brunneis.
Uredosporis globosis, ellipsoideis, 18-24 x 15-21 um; medio 21 x 18, mem-
brana flavescente, 1,5 um crassa, 2-3 poris germinatibus sparsis pertusa.
Teliosoris amphigenis vel petiolicolis sparsis vel minusve. aggragatis, 0,1-
0,6 mm diam., pulverulentis, atra-brunneis.
Teliosporis oblongis vel ellipsoideis, saepe irregularibus vel subangulatis, apice
subrotundatis, basi attenuatis, 24-36 x 15-24 um; medio : 33 x 21. Episporio
levi, brunneo<astaneo, 2,53 um crasso; poris germinatibus papille hyaline,
2 um alta praedito. Pedicello hyalino, deciduo.
Hab. im foliis vivis Scorzonerae limnophilae, prope Ardebil (Azerbaidjan
méridional), juillet 1983, typus. La même espèce a été trouvée le 10 juin 1984
à Azangai-Khor (environs de Karadj, Téhéran).
Ш. — Puccinia cepbalariae Vienn.-Bourg. sp. nov. sur Cepbalaria procera var.
kotschyi Boiss., à Karadj (Téhéran) août 1984, leg. Alé-Agha!
Les caractéristiques de cette espèce sont les suivantes : sores très nombreux
sur les feuilles de base et caulinaires, amphigènes, mais le plus souvent hypo-
phylles, épars mais peu distants les uns des autres, d'abord punctiformes, trés
petits, clos, devenant rapidement pustuleux et crevassés puis, finalement, for-
mant des amas pulvérulents, noirs, de 1 à 3 mm de diamétre.
Téliospores constituées de 2 loges sensiblement égales, le plus souvent ellip-
soides ou subglobuleuses; apex élargi et arrondi; base faiblement rétrécie. Paroi
brun-obscur, épaisse de 2,5 à 3 um, lisse. 2 pores germinatifs très visibles, l'un
apical ou subapical, l'autre situé à proximité de l'insertion du pédicelle. On
distingue une légère рарШе convexe concolore. Pédicelle robuste, épais de
7 à 18 4m à son insertion, subhyalin, persistant, atteignant 60 à 100 um de
longueur. Mesures des téliospores : 30-40 x 15-28 um (moyennes : 33 x 23).
Aucune espéce de Puccinia n'a été, à ce jour, constatée sur une espèce du
genre Cephalaria.
La découverte de cette Urédinée pose ainsi un problème d'ordre biologique,
du fait que, par ailleurs est signalé, à plusieurs reprises en Iran, un Aecidium
1. L'identification de la plante-hôte, effectuée d'abord en Iran par Sanei Shariat Panahi,
à été contrôlée après consultation de l'herbier de Phanérogamie du Muséum national d'His-
toire naturelle.
Source : MNHN, Paris
38 G. VIENNOT-BOURGIN
Fig. 3. — A : téliospores de Puccinia cephalariae. B : téliospores de Puccinia scorzonerae-
limnophilae. C : cellules péridiales de l'Aecidium scabiosae.
Fig. 3. — A : Puccinia cephalariae teliospores. B : Pucci
spores. C : Peridial cells of Aecidium scabiosae.
а scorzonerae-limnophilae telio-
scabiosae (Dozy & Molk.) Wint. sur Cephalaria sp. et Scabiosa palestina L.
Bien que la disposition et la structure des conceptacles écidiens incitent à consi-
dérer l'A. scabiosae comme le premier stade d'une espèce hétéroxène (cf. infra)
Source : MNHN, Paris
URÉDINÉES DU MOYEN-ORIENT 39
on peut envisager, à l'inverse, que le stade télien appartient à une espèce auto-
xéne dont les écidies seraient lAe. scabiosae.
Seule une étude expérimentale conduite à l'aide d'écidiospores et de télio-
spores (ces derniéres ayant hiverné) et l'observation précoce des symptómes
pourront confirmer ou, au contraire, détruire une telle hypothèse.
La diagnose latine de cette espèce nouvelle est la suivante :
Puccinia cephalariae Vienn.-Bourg. sp. nov.
Teliosoris foliicolis v. amphigenis, sparsis v. confluentibus, punctiformis v.
pulverulentis, nigris.
Teliosporis subglobosis v. late ellipsoideis, apice rotundatis v. leniter atte-
nuatis brunneo-castaneo, 3040 x 15-28 um, medio : 33 x 23; episporio 2,5-
3 um lato, levi, ad septum non vel parum constrictis, poro germinativo cellulae
superioris apicali v. subapicali, cellulae inferioris proximo pedicello. Pedicello
subhyalino, usque 100 um longo.
Hab. in foliis caulibusque vivis Cephalariae procerae in Téhéran, prope Karadj
Iran), 1984; leg. Alé-Agha.
IV. — Aecidium scabiosae (Dozy & Molk) Winter — Ae. succisae Kirchner sur
Cepbalaria sp., environs de Kermanshah (Lorestan), juillet 1983, leg.
Alé-Agha.
La certitude d'une identification exacte pour cet Aecidium n'est pas totale
lu fait du petit nombre de récoltes antérieures fournies par la bibliographie et
iussi de l'absence de données d'ordre descriptif ou biologique complémentaires
: la diagnose originale. De plus, sur le genre Cephalaria (C. ustulata Roem. et
Schult.) SYDOW (1912) a décrit, en provenance de Prétoria (Afrique australe),
in Ae. cephalariae Syd. avec des caractères morphologiques très voisins de l'Ae.
cabiosae. L'aire de répartition géographique actuelle de ce dernier englobe
l'Europe et le Moyen-Orient.
Ae. scabiosae est, selon GAUMANN (1959, p. 704), une hétéreuforme
ignalée sur Knautia arvensis Duby, silvatica Duby, Succisa pratensis Moench.
14. FISCHER (1904) en mentionne la récolte en mai 1830 sur Knautia silvatica
lans le canton de Berne. Il a été distribué dans l'herbier SAVULESCU (1951) en
Roumanie sur Cephalaria transsilvanica Schrad. En Iran, sur Scabiosa palaestina
- var. calocephala Boiss., BORNMÜLLER (loc. cit.) l'observe aux environs de
Ghazvin (Téhéran). PETRAK (1956) le mentionne en Turquie sur Cephalaria
yriaca Schrad.
Les données morphologiques de ces deux Aecidium sont les suivantes :
Ae. scabiosae Ae. cephalariae
position des conceptacles amphigénes hypophylles
surune macule sur une macule
cellules péridiales 14 x 28 um 25.38 x 17 um
Source : MNHN, Paris
G. VIENNOT-BOURGIN
40
Source : MNHN, Paris
URÉDINÉES DU MOYEN-ORIENT 41
Planche 1. — 1: Puccinia scorzonerae-limnophilae Alé-Agha sp. now, sur Scorzonera limno-
phila Boiss., Karadj (Téhéran) — 2: Puccinia scorzonerae-limnophilae Alé-Agha sp. nov.,
sur Scorzonera limnophila Boiss., Ardebil (Azerbaïdjan) — 3 : Puccinia cephalariae
Vienn.-Bourg. sp. nov., sur Cephalaria procera var. kotschyi Boiss., Karadj (Téhéran) —
4: Aecidium scabiosae (Dozy & Molk) Wint., sur Cephalaria sp., Kermanshah (Lorestan).
Ae. scabiosae Ae. cephalariae
paroi externe ? striée
épaisseur paroi externe 7-10 um 6-8 um
paroi interne verruculeuse striée-verruqueuse
34 um 3-5 um
écidiospores verruculeuses verruculeuses
selon diagnose originale 10-24 x 12-18 um 10-24 x 12-18 um
selon Sydow (1924) 17-18x1521um 19-24 x 1621 um
selon Savulescu (1951) 20-24 x 18-21 um
selon Petrak (1956) 18-27 x 14-24 um
présence de pycnides + ?
L'examen du spécimen provenant de Kermanshah confirme plusieurs carac-
téres de cet Aecidium, en particulier la formation de petites macules foliaires
pigmentées au centre desquelles s'épanouissent les écidies, la conformation
des cellules péridiales et des écidiospores. Par contre nous n'avons pas constaté
l'existence de pycnides dont il est fait mention dans les descriptions fournies
par FISCHER puis par GAUMANN.
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Source : MNHN, Paris
43
COMMUNAUTÉ FONGIQUE DU BOIS INCUBÉ
DANS TROIS SOLS VOLCANIQUES,
SOUS CONDITIONS DE LABORATOIRE
par Lina BETTUCCI*
RÉSUMÉ. — Des morceaux de bois de petites dimensions ont été enterrés dans trois sols
d'origine volcanique pendant un an, en conditions de laboratoire, à température et humidité
constantes. On a ensuite pris des éclats de bois et on les a inoculés sur différents milieux
de culture. Les colonies ont été identifiées et comptabilisées. Des 5760 éclats inoculés,
54,7 % ont été colonisés.
La communauté colonisatrice des bois incubés dans chaque sol des trois sites (dans les
horizons Ao et A, séparément) est constituée par un ensemble réduit d'espèces très fré-
quentes et fréquentes, et par un ensemble important d'espèces peu fréquentes et acciden-
telles. Chaque communauté se distingue nettement des autres dans sa composition comme
il apparaît dans l'Analyse de Correspondance des données. Les espèces les plus fréquentes
dans une communauté ne se trouvent que rarement dans les autres. De même, il existe
parmi les espèces peu fréquentes, certaines qui sont propres à une communauté et ne se
présentent pas dans les autres. Les différences entre les communautés des horizons d’un
même sol sont plus quantitatives que qualitatives. Il n’a pas été isolé d'espèces de Basidio-
mycétes probablement à cause du traitement physique réalisé sur le sol et des conditions
de l'expérience. Contrairement à ce qui a été signalé lors d'autres études les communautés
colonisatrices des bois sont différentes, ce qui est normal lorsque la végétation et les carac-
éristiques pédologiques du sol où ils ont été incubés, sont différentes.
SUMMARY. — Small pieces of wood were buried in three soils of volcanic origin during
+ year, under laboratory conditions, at a constant humidity and temperature. Chips were
aken from these pieces of wood and were inoculated in different culture media. The resul-
ting colonies were identified and counted. 57,7 % of the inoculated chips were colonized.
The colonizing communities of the woods incubated in horizons Ag and Ay, separately,
»f each soil of the three sites, are constituted by a very small group of species which appear
frequently, and by a more numerous group of species which appear unfrequently and ca-
sually. The communities of each site distinguish clearly among themselves in their compo-
sition as is shown by the data correspondences analysis. The species which appear more
frequently in a community are rarely found in the others. At the same time, among the
species which appear unfrequently, there are some which belong properly to a given commu-
nity, and do not appear in the other communities. The differences among the communities
of various horizons of one and the same soil are more quantitative than qualitative. The
Rambla M. Gandhi 373, Montevideo, Uruguay.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.) TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
44 L. BETTUCCI
Basidiomycetes were not isolated, perhaps as a consequence of the physical treatment
of the soil and of the conditions of the experiment. Contrary to the claims that appear
in other studies, the colonizing communities of woods are different, which is a fact we can
expect when the vegetation and the pedological characteristics of the soil in which they
were incubated are different.
RESUMEN. — Madera de pequeñas dimensiones se enterrarón en tres suelos de origen
volcánico durante un año, en condiciones de laboratorio, a humedad y temperatura cons-
tante. De estas maderas se tomaron astillas y se inocularon sobre diferentes medios de
cultivos. Las colonias obtenidas se identificarón y contarón. De las 5760 astillas inoculadas
el 57,7 % fueron colonizadas.
Las comunidades colonizadores de las maderas incubadas en los horizontes Ao y A1,
separadamente, de cada suelo de los tres sitios, esté constituída por un conjunto muy redu-
cido de especies muy frecuentes ó frecuentes y por un conjunto de especies, más numeroso,
poco frecuentes y accidentales. Las comunidades de cada sitio se distinguen claramente
entre si en su composición como lo muestra el Análisis de Correspondencias de los datos.
Las especies más frecuentes en una comunidad se encuentran raramente en las otras. A su
vez existen, entre las especies poco frecuentes, algunas que son propias de una comunidad
y no se presentan en las otras. Las diferencias entre las comunidades de los horizontes de
un mismo suelo son más de tipo quantitativo que cualitativo. No se aislaron Basidiomycetes,
tal vez, como resultado del tratamiento fisico efectuado al suelo y a las condiciones de
la experiencia. Contrariamente en lo señalado en otros estudios las comunidades coloni-
zadoras de maderas son diferentes, hecho que es esperable cuando la vegetación y las carac-
terísticas pedológicas del suclo donde se incuban son diferentes.
MOTS CLES : Éprouvettes enterrées, communauté fongique, champignons lignophiles, sol
volcanique.
KEY WORDS : Buried-wood, fungal community, lignofilic microfungi, volcanic soil.
INTRODUCTION
On a signalé des différences dans la composition des communautés fongiques
du sol en relation avec certaines caractéristiques des sites d'étude : végétation
et propriétés physico-chimiques (VIDDEN, 1979; WIDDEN & PARKINSON,
1979; BISSETT & PARKINSON, 1979 a et b). On a trouvé aussi des différences
dans la composition des communautés fongiques colonisatrices de particules
organiques ou inorganiques du sol (BISSETT £ PARKINSON, 1979 a).
D'autre part la fréquence des isolements (SODERSTROM, 1975), la distri-
bution de certaines espéces (NELSON, 1982) et la diversité fongique diminuent
avec la profondeur dans un méme profil de sol (BISSETT & PARKINSON, 1979
a et b, MARTINEZ & RAMIREZ, 1979).
Selon BISSETT & PARKINSON (1979 a) les espéces dominantes, c'est-à-dire
les plus fréquemment isolées, ne sont pas nombreuses, peu associées et trés dis-
persées dans le sol. Au contraire les espèces aux fréquences d'isolement plus
faibles sont plus nombreuses, plus associées et rarement éparses dans l'horizon
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL. 45
Les saisons de l’année influent sur la diversité fongique du sol; elle est plus
grande au printemps qu'en été (GOCHENAUR, 1978). Il faut aussi remarquer
qu'il y a plus de ressemblances entre différents horizons d'un méme sol pendant
une certaine saison que dans un méme horizon pendant plusieurs saisons (MAR-
TINEZ & RAMIREZ, 1979). Ainsi les populations de certaines espéces de
Trichoderma présentent une variation saisonniére marquée dans les sols fores-
tiers ( WIDDEN & ABITBOL, 1980).
Les caractéristiques. du sol, telle que l'humidité, déterminent la quantité
relative d'espèces de champignons dans le sol. Des sols humides bien drainés
présentent un plus grand nombre d'espèces que des sols d'aires sèches (SINGH,
1976). Une autre différence dans la flore mycologique du sol est due aux effets
du feu (AHLGREN & AHLGREN, 1965; ARCARA, BURESTI & SULLI, 1975;
JORGENSEN & HODGES, 1970; WICKLOW, 1975; BISSETT & PARKINSON,
1980) bien que les résultats ne concordent pas toujours. S'il existe des diffé.
zences entre les flores mycologiques de sols distincts, il est probable que les
communautés colonisatrices des bois enterrés in situ, dans ces sols, sont aussi
différentes, comme l'indiquent les exemples donnés précédemment et les travaux
de FINDLAY (1966), BUTCHER (1968), KAARIK (1968) et CARRUTHERS
& RAYNER (1979). On peut espérer que Ри vitro, on observera aussi les mêmes
différences. Les communautés colonisatrices des bois enterrés soit in situ, soit
en conditions de laboratoire ne sont pas obligatoirement composées par les
némes espéces que celles qui sont isolées du sol et celles-ci ne sont pas nécessai-
ement représentées avec la méme fréquence. Cependant, il est probable qu’au
noins certaines d’entre elles forment les communautés colonisatrices des bois
enterrés, SHARP (1975), travaillant en conditions expérimentales au labora-
oire ne trouve pas de différences entre les flores mycologiques colonisatrices
le plusieurs bois incubés dans des sols différents. Certains facteurs tels que la
empérature, l'humidité, la profondeur, le pH, les éléments nutritifs du sol
BISSETT & PARKINSON, 1979 c), la végétation (BISSETT, 1979 a et b),
gissent probablement de telle manière que l'on n'observe pas de différences
ans les communautés colonisatrices des bois enterrés. Aussi, pour faire l'étude
es communautés colonisatrices d’un même bois incubé in vitro dans des sols
istincts, il semble recommandable de prélever les échantillons de sol au même
roment. D'autre part, il faut aussi réaliser des prélèvements de bois pendant
ne période assez prolongée.
Dans cette étude, nous analyserons la composition et l'évolution des commu-
autés colonisatrices d'échantillons de bois, de petite taille, enterrés dans des
ols de provenances différentes, pendant un an, en conditions de laboratoire.
es sols où ont été incubés les échantillons sont formés à l'origine par des
endres volcaniques. Ils ont été prélevés dans des aires que FLORES (1974)
lasse comme Ranker alpin (La Joya) et comme Andosol (Nexpayantla et La
jera). La classification du premier est discutée; d'autre part les Andosols
araissent, selon FLORES (communication personnelle), être différents entre
ux, Andosol humique 4 Nexpayantha et Andosol vitrique à La Tijera. Dans
us les cas, son classement ne tient pas compte du contenu еп allophane.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL. 47
PENA-CABRIALES & VALDES (1975) signalent dans leur étude sur les my-
corhizes d'Abies religiosa en Andosol, certains genres fréquemment isolés de ce
type de sols, MARTINEZ & RAMIREZ (1979) ont étudié la flore mycologique
d'andosols de Galice et sans doute est-ce l'unique apport détaillé sur les espèces
de champignons colonisateurs de ce type de sol,
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Dans chaque site une aire de prélèvement a été choisie, où la végétation est
la plus homogène possible afin de réduire les variations entre les échantillons
prélevés (BISSETT & PARKINSON, 1979 à). L'étendue de l'aire de préléve-
ments dépend du type de communauté végétale, A. La Joya, zone de páturage,
une surface de prélévements de 10m x 10m a été délimitée puis divisée en
100 parcelles de 1 m x 1 m. A Nexpayantla, forêt dominée par Abies religiosa
et Pinus spp., la surface de prélèvements est de 20 m x 20 m; cette aire minimale
pour cette communauté (MADRIGAL, 1964) est divisée en 100 parcelles de
2 x 2m. Il en est de même à La Tijera, plantation de Pinus hartwegii. Les
propriétés géochimiques et biochimiques des trois sols sont synthétisées dans le
tableau 1. Des données détaillées concernant le climat, la végétation et le profil
morphologique des sols ont été publiées précédemment (BETTUCCI, 1983).
Dans chaque parcelle on a prélevé 1 kg de sol après avoir retiré la litière
(Ao). Aprés mélange et tamisage des cinq prélèvements, on répartit à raison de
125 ml de mélange par flacon stérile de 500 cc et on ajoute de l'eau distillée
jusqu'à atteindre la «capacité au champ». On introduit dans chaque flacon
une éprouvette d'Abies religiosa (3 x 2 x 0.5 cm) et l'on maintient l'ensemble
à 19° à l'obscurité. Les flacons pesés sont maintenus à poids constant en ajou-
tant de l'eau distillée stérile, tous les mois, durant toute l'année. Chaque mois
on prélève les fragments de bois contenus dans deux flacons de chaque horizon
dont on détache 40 éclats répartis à raison de 8 sur 5 milieux différents (malt
gélosé acidifié ', gélose saline?, gélose à la sciure’, Russell‘. gélose penb$).
Au total, 5760 éclats ont été incubés. Les colonies isolées et identifiées sur malt
atlosé, Czapek ou PDA ont ensuite été comptées et enregistrées par espèce et
par horizon. Les données obtenues ont été analysées à partir d'un ensemble
de critères (Cr.) destinés à caractériser la communauté colonisatrice des horizons
d'un même sol, des différents sols, pris isolement où par couples et des trois
sols en même temps. De plus, on a recouru au classement des espèces en fonction
de leur fréquence (très fréquentes, peu fréquentes, accidentelles) pour compléter
l'analyse. D'une manière totalement indépendante de la méthode précédente,
оп а effectué sur les mêmes données une analyse des correspondances (AC)
+ MERRIL & FRENCH (1965); 4 ; RUSSELL (1956); 5 : KUHLMAN & HENDRIX
Source : MNHN, Paris
48 L. BETTUCCI
par ordinateur (LÉBART & FÉNELON, 1975; BENZÉCRI, 1973; LEGENDRE
& LEGENDRE, 1979). Les résultats obtenus par les deux méthodes (Cr et AC)
ont été ensuite comparés.
RÉSULTATS
Pendant l'année d'étude 2277 isolements ont été effectués à partir de 5760
éclats. Ils se répartissent ainsi : 290 à partir de l'horizon Ao et 215 à partir de
A, à La Joya; 513 dans Ao et 503 dans A, à Nexpayantla; 406 dans Ao et 350
dans A, à La Tijera.
Dans chaque site on a distingué un ensemble d'espéces communes aux deux
horizons et d'autres espéces propres à chaque horizon (Tableau 2). Sur 5760
éclats inoculés, 3077 ont été colonisés, soit 53 75; 51 % provenant des bois
incubés dans l'horizon Ao, 34 75 dans Ay du site de La Joya; 66 % dans Ao et
63 % dans Ay du site de La Tijera. Il existe une corrélation élevée positive entre
le pourcentage d'éclats colonisés et le nombre d'isolements.
Tableau 2. — Similitude des horizons. Table 2. — Similarity of the horizons.
Nombre de Taxa Taxa — Coefficient**
Site Horizon аха раг propres à de
horizon communs l'horizon similitude
La Joya Ao 31 10 69%
Ai 30 21 9
Nexpayantla Ao 39 13 70%
Ai 35 26 9
La Tijera Ao 35 7 73%
Ai 44 28 16
2W
** Coefficient de Czekanowski : Sao Ay =100 Ао А; (LEGENDRE & LEGENDRE, 1979).
Ag : nombre de taxa à l'horizon Ag; Aj : nombre de taxa á l'horizon Ay. W :nombre de
taxa communs aux horizons Ag et A1.
Le tableau 3 indique les fréquences d'isolement de tous les taxa isolés dans
chaque site. Peu de taxa ont été isolés à des fréquences supérieures à 1 %. Les
fréquences sont exprimées par le pourcentage du total d'isolements de chaque
taxon par rapport au total d'éclats de bois inoculés dans les milieux de culture,
pour chaque horizon.
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL 49
Tableau 3. — Classement de fréquences d'isolements.
Table 3. — Classification of isolating frequency
Fréquences La Joya Nexpayantla La Tijera —
d'isolements Ао A Т AD А
Accidentelles 0,1-0,4 16 14 19 16 14 22
Peu fréquentes 0,5-0,9 7 9 7 2 9 11
Fréquentes 1,0-1,9 5 5 4 7 6 4
Trés fréquentes 22 3 2 9, 7 6 7
reo NCC S 25,0
fréquences (21 95
Au site de La Joya, 25,8 % des taxa isolés ont atteint une fréquence plus
grande ou égale à 175 dans l'horizon Ao et 23,3° dans l'horizon A; : au site
de Nexpayantla, 35,1 % et 40 75; au site de La Tijera, 34,3 75 dans l'horizon Ao
tt 25,075 dans l'horizon Aj. Au site de Nexpayantla, dans l'horizon Ao, on
à isolé Eupenicillium brefeldianum à une fréquence de 10,1 75 et Phialophora
fastigiata à une fréquence de 13,9 % dans l'horizon A; .
CRITERES DE CARACTÉRISATION
DES COMMUNAUTÉS COLONISATRICES
Pour analyser l'ensemble des résultats on a choisi un certain groupe de critères
permettant : a) de caractériser les communautés colonisatrices des horizons
*t des sols des trois sites (Critéres 1 et 2); b) de comparer entre elles les commu-
nautés ainsi caractérisées (Critéres 3 et 4).
Pour établir les critères qui suivent, on a pris comme base la répartition des
espéces en fonction du sol, de l'horizon, de la fréquence d'isolement et de la
persistance des espèces.
Cr. 1 : On dira qu'un certain groupe d'espèces caractérise la communauté
colonisatrice d'un horizon i d'un sol
-si les espèces ont été isolées seulement dans l'horizon i, avec une fré-
quence f > 0,5 % (Tableau 4),
ош -si les espèces ont été isolées dans les deux horizons du sol s avec une
fréquence f > 1 % dans l'ensemble de $, оц si elles l'ont été au moins
au cours de quatre mois (Tableau 5)
-et si, dans ces deux derniers cas, f; > 3 f
i
fj et fj étant les fréquences
dans les deux horizons (Tableau 6).
Cr. 2 : On dira qu'un certain groupe d'espèces caractérise la communauté
colonisatrice d'un sol s
Source : MNHN, Paris.
50 L. BETTUCCI
Tableau 4. — Espèces isolées d’un seul horizon avec une fréquence f > 0,5 %
Table 4. — Taxa isolated from one horizon with a frequency f > 0,5 %
Site La Joya Horizon Ao % Mois
Botrytis cinerea 081 4
Mycélium rose stérile 0,73 7,9,12
Horizon Ay
Penicillium claviforme 08 2,3,10
Penicillium sp. 26 0,52 6
Site Nexpayantla Horizon Ao
Talarom yces flavus 2,9 5,7, 8,10, 11, 12
Melanospora lagenaria 073 1511
Horizon Ay
Penicillium sp. 5 0,2 3,6
Site La Tijera Horizon Ay
Eupenicillium baarnense 0,81 7,9,10
Botrytis cinerea 073 6
Pestalotiopsis guepini 0,52 9
- si les espéces ont été isolées d'un seul horizon du sol s avec une fréquence
£2» 0,5 75 (tableau 4).
ou -si les espèces ont été isolées dans les deux horizons de s avec une fré-
quence f > 1 75 dans l'ensemble de s, ou si elles ont été isolées au moins
au cours de quatre mois (Tableau 5).
Let si, dans ces deux cas, leur fréquence est négligeable dans les deux
autres sols.
Cr.3 : On dira qu'un certain groupe d'espéces caractérise la communauté
colonisatrice des sols s et s' par couples
-si les espéces ont été isolées dans les deux horizons des deux sols, avec
une fréquence f > 1 % dans chaque sol et avec une fréquence négligeable
dans le troisième sol (Tableau 5),
ou -si les espèces ont été isolées dans les deux sols, dans un seul horizon de
chaque sol, avec une fréquence f > 0,5 % (Tableau 4) dans le dit horizon.
Cr.4 : On dira qu'un certain groupe d'espèces caractérise la communauté
colonisatrice des trois sols en méme temps
-si les espéces ont été isolées dans les deux horizons des trois sols avec
une fréquence f Z 1 % dans chacun de ceux-ci.
Dans chaque cas en se basant sur le classement établi aux Tableaux 3, 4, 5 et
6, et en appliquant les critères 1 à 4, on caractérisera les communautés coloni-
satrices.
Source : MNHN. Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL
51
Tableau 5. — Espèces isolées avec une fréquence f> 1 % ou au moins au cours de 4 mois
Table 5. — Taxa isolated with a frequency f > 1 % or at least once during 4 months
Site La Joya
"enicillium janthinellum Biourge (souche 139)
usarium redolens Wollenweber
‘enicillium janthinellum Biourge (souche 133)
hialophora fastigiata (Lagerb. et Melin) Conant
hialophora mustea Neergaard
nicillium purpurogenum Stoll
ladosporium herbarum (Pers.) Link
Site Nexpayantla
ipenicillium brefeldianum (Dodge) Stolk et Scott
vialophora fastigiata (Lagerb. et Melin) Conant
osartorya fischeri var. glabra
(Fennell et Raper) Malloch et Cain
nicillium griseum (Sopp) Thom
laromyces flavus (Klöcker) Stolk et Samson
penicillium baarnense (van Beyma) Stolk et Scott
penicillium lasseni Paden
illium purpurogenum Stoll
penicillium anatolicum Stolk
nicillium sp. 9
sicillium janthinellum Biourge (souche 133)
falophora richardsiae (Nannf.) Conant
"dosporium herbarum (Pers.) Link
Site La Tijera
alophora mustea Neergard
arium redolens Wollenweber
alophora fastigiata (Lagerb. et Melin) Conant
icillium janthinellum Biourge (souche 139)
choderma pseudokoningii Rifai
alophora hoffmannii (Beyma) Schol-Schwarz
indrocarpon heteronemum (Berdkley et Broome) Woll.
alophora lagerbergii (Melin et Nannf.) Conant
micola fuscoatra Traaen
choderma viride Pers. ex Gray
venicillium lasseni Paden
losporium herbarum (Pers.) Link
"hocladium asperum Harz
Horizon Ag
Mois
19911512
8,9,12
%
7,0
42
L9
1,6
2
0,9
6,6
5,6
33
28
2,4
2,0
1,9
12
1,1
1,0
0,7
Source : MNHN. Paris
52 L. BETTUCCI
Horizon Ay
Site La Joya Mois %
Fusarium redolens Wollenweber 3, 4,6, 12 43
Phialophora mustea Neergaard 4,5, 6, 8,9, 10,11 2,5
Penicillium janthinellum Biourge (souche 133) 1, 2, 3, 8, 10, 11, 12 1,8
Cladosporium herbarum (Pers.) Link 1,2,6,7,8 17
Phialophora fastigiata (Lagerb. et Melin) Conant 3,7, 9, 11,12 12
Penicillium janthinellum Biourge (souche 139) 1,2,6,7,8 та
Site Nexpayantla
Phialophora fastigiata (Lagerb. et Melin) Conant 1,3,4, 5, 6, 8,9, 10, 11,12 13,5
Eupenicillium brefeldianum (Dodge) Stolk et Scott 1,2, 3,4, 5,6, 7, 8, 10 8,5
Penicillium sp. 9 7, 10, 11 3,6
Neosartorya fischeri var. glabra
(Fennell et Raper) Malloch et Cain 1,6, 8,9, 10, 11, 12 34
Phialophora richardsiae (Nannf.) Conant 4,7,9 25
Eupenicillium baarnense (van Beyma) Stolk et Scott 5, 7, 8, 9, 10,11 23
Penicillium janthinellum Biourge (souche 133) 7,8,11 2,0
Penicillium chrysogenum Thom 1,8,11 16
Cladosporium herbarum (Pers.)Link 2, 4,6, 7,9, 10,11 16
Cylindrocarpon heteronemum (Berkeley et Broome) Woll. 3, 6,7, 8, 11 1,5
Phialophora mustea Neergaard 7,8,11 136
Penicillium griseum (Sopp) Thom 8,9, 10 1,5
Fusarium redolens Wollenweber 2,3,4,6 1,
Phialophora hoffmannii (Beyma) Schol-Schwarz 8,12 1
Site La Tijera
Fusarium redolens Wollenweber 2, 6,7, 8,9, 11 E
Trichoderma pseudokoningii Rifai 8,10,11 2!
Phialophora fastigiata (Lagerb. et Melin) Conant 3,6, 7,9, 10, 12 2;
Phialophora mustea Neergaard 4,5,9, 10,12 E
Eupenicillium brefeldianum (Dodge) Stolk et Scott 2,3, 4,6 2,
Cylindrocarpon heteronemum (Berkeley et Broome) Woll 5, 6, 7, 8, 9, 11 2,
Penicillium janthinellum Biourge (souche 133) 7, 8, 10, 11,12 2,
Phialophora richardsiae (Nannf.) Conant 4,9, 10, 12 1,
Penicillium purpurogenum Stoll 1, 3, 8, 10 i,
Cladosporium herbarum (Pers.) Link 1, 6, 9, 10, 11, 12 n
Neosartorya fischeri var, glabra
(Fennell et Raper) Malloch et Cain 1,3, 4, 5, 10 0,1
Humicola fuscoatra Traaen 5, 6, 10,11 oi
1. — Communauté colonisatrice des bois incubés dans les horizons Ao et ^i
du sol du site de La Joya
Dans Vhorizon Ao Penicillium janthinellum souche 139 et Botrytis cinerea sont les
espéces caractéristiques de la communauté colonisatrice des bois incubés selon le
critére 1. Penicillium claviforme isolé avec une fréquence de 0.8 % seulement dans
Source : MNHN, Pari:
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL 53
Tableau 6. — Espèces isolées avec une fréquence très différente (f; 2-3 fj) dans chaque horizon
Table 6. — Taxa isolated in every horizon with very different frequency (f 23 6)
Horizons
Ao (%) A1 (90)
Site La Joya
Penicillium janthinellum souche 139 7,0 11
Penicillium purpurogenum 09 0,1
Site Nexpayantla
Eupenicillium anatolicum 2,0 0,4
Eupenicillium lasseni 2,7 0,5
Penicillium purpurogenum 2,5 09
Cylindrocarpon heteronemum 0,5 1,5
Penicillium chrysogenum 0,5 1,6
Penicillium sp. 9 16 3,6
Site La Tijera
Phialophora mustea 6,6 2,3
Phialophora hoffmannii 2,0 0,3
Phialophora lagerbergii 19 04
Phialophora richardsiae 0,6 17
l'horizon A; de ce sol est l'espèce caractéristique selon le critère 1. P. claviforme
et P. janthinellum souche 139, sont les espèces caractéristiques de ce site selon le
critère 2.
2. — Communautés colonisatrices de bois incubés dans les horizons Ao et A;
du site de Nexpayantla
Talaromyces flavus, Melanospora lagenaria, Eupenicillium lasseni, Penicillium
purpurogenum et Eupenicillium anatolicum sont les espèces caractéristiques de l'hori-
zon Ao, selon le critère 1. Parmi celles-ci, T. flavus n’a été isolé que des bois incubés
dans cet horizon de ce sol (Tableaux 4 et 5). Dans l'horizon A; les espèces caracté-
ristiques selon le critére 1, ont été : Cylindrocarpon heteronemum, Penicillium
chrysogenum et Penicillium sp. 9. Eupenicillium brefeldianum et Phialophora fasti-
giata sont les espéces les plus fréquentes des communautés colonisatrices des bois
incubés dans le sol du site Nexpayantla. Néanmoins, Neosartorya fischeri, Penicillium
sp. 9, Eupenicillium baarnense, Eupenicillium anatolicum, Talaromyces flavus,
Penicillium. griseum et Eupenicillium brefeldianum en sont les espéces caractéris-
tiques du sol de ce site selon le critére 2.
Source - MNHN. Paris
54 L. BETTUCCI
3.— Communautés colonisatrices de bois incubés dans les horizons Ao et
A; du sol du site La Tijera
Phialophora mustea, Phialophora lagerbergii et Phialophora hoffmannii sont à
la fois les espèces les plus fréquentes et caractéristiques de l'horizon Aq selon le
critère 1. E. brefeldianum, P. purpurogenum et Ph. richardsiae l'ont été pour
l'horizon A; tandis que Pesfalotiopsis guepini, E. baarnense et Botrytis cinerea
sont également caractéristiques de cet horizon selon le critére 1. Trichoderma
pseudokoningii et T. viride ont été les espéces caractéristiques des bois incubés
dans les horizons Ao et A, du sol de ce site selon le critère 2, et n'ont pas été
isolées des horizons des sols des autres sites (Tableau 5).
4. — Espéces caractérisant les communautés colonisatrices des horizons Ao
et A; par couples de sols
Botrytis cinerea et Fusarium redolens sont les deux espéces caractéristiques,
communes aux bois incubés dans les horizons Ao et Ay des sols de la Joya et
de La Tijera selon le critére 3. Mais Botrytis cinerea a été isolé de bois incubés
dans l'horizon Ag du sol de La Joya seulement pendant le 4éme mois d'incu-
bation et dans l'horizon A, du site de La Tijera seulement pendant le 7éme mois
d'incubation, dans les deux cas avec une fréquence f < 1%. C’est-a-dire que
cette espéce peu fréquente est aussi peu caractéristique de ces deux sols consi-
dérés séparément. Par contre, Fusarium redolens a été isolé au cours de 2 mois,
avec une fréquence de 4,6 % des bois incubés dans l'horizon Ao du sol de La
Joya et au cours de 4 mois, des bois incubés dans l'horizon A, du méme site
avec une fréquence de 4,3 %. F. redolens a donc été une espèce très fréquente
dans ce sol. Des bois incubés dans l'horizon Ao du sol du site de La Tijera,
F. redolens a été isolé au cours de 7 mois avec une fréquence de 5,6 % et dans
l'horizon A; au cours de 6 mois avec une fréquence de 3,1 %. Eupenicillium
brefeldianum, Eupenicillium lasseni et Phialophora hoffmannii, sont les espéces
communes aux bois incubés dans les horizons Ao et A; des sols de Nexpayantla
et de La Tijera selon le critère 3. E. brefeldianum a été isolé de bois incubés
dans l'horizon Ag et A, du sol de Nextpayantla au cours de 9 mois, avec une
fréquence supérieure à 8 %, et beaucoup moins fréquemment du sol de la Tijera.
E. lasseni a été isolé au cours de 4 mois, avec une fréquence de 2,7 %, des bois
incubés dans l'horizon Ay du sol de Nexpayantla et seulement au cours de 2
mois, avec une fréquence inférieure à 1 %, dans le cas de l'horizon A;. ll n'a
été isolé qu'au cours de 2 mois, avec des fréquences respectives de 1 % et 0,5 %
des bois incubés dans les horizons Ao et A; du sol de La Tijera. Phialophora
hoffmannii a été isolé avec une fréquence f < 0,5% pendant un seul mois,
des bois incubés dans l'horizon Ao et au cours de 2 mois, avec une fréquence
de 1% des bois incubés dans l'horizon A; de sol du site de Nexpayantla. Il a
été isolé au cours de 3 mois, avec une fréquence de 2 %, des bois incubés dans
l'horizon Ag du sol du site de La Tijera et au cours de 2 mois, avec une fré-
quence f « 0,5 90 des bois incubés dans l'horizon A, du méme site.
Source : MNHN. Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL 55
5. — Espéces caractérisant la communauté colonisatrice de bois incubés
dans les horizons Ap et A; des trois sols
P. janthinellum souche 133, P. purpurogenum, Ph. mustea, Ph. fastigiata et
C. herbarum ont été isolées avec une fréquence supérieure A 1%, ce sont les
espéces communes aux bois incubés dans les horizons Ag et A; des trois sols
selon le critère 4. P. janthinellum souche 133, Ph. fastigiata et C. herbarum ont
été isolés des bois incubés dans les horizons Ao et A; des trois sols avec les
mêmes fréquences. P. purpurogenum, a été isolé plus fréquemment des bois
incubés dans l'horizon Ao des sols de La Joya et de Nexpayantla, et dans l'hori-
zon Ay du sol de La Tijera. Inversement, Phialophora mustea a été plus fréquem-
ment isolé des bois incubés dans l'horizon A1 des sols de La Joya et de Nex-
payantla et dans l'horizon Ao du sol de La Tijera.
ANALYSE DES CORRESPONDANCES
Afin de caractériser comparativement et avec une plus grande précision les
communautés colonisatrices des bois enterrés dans les horizons Ag et A; des
sites de La Joya, Nexpayantla et La Tijera, une analyse des correspondances a
été faite par ordinateur. Cette analyse a été réalisée sur les 34 espèces de champi-
gnons avec une fréquence totale, durant l'année d'étude, supérieure à 0,5 % au
moins dans un des six horizons. Les données obtenues n'ont pas été standar-
disces et les différences qui apparaissent dans l'ordination représentent autant
des changements dans la composition que dans l'abondance. Dand l'analyse,
les trois premiers facteurs expliquent 85,26 % de la variation des communautés
fongiques colonisatrices des bois enterrés dans les six horizons.
Les deux premiers facteurs permettent de mettre en évidence les commu-
nautés colonisatrices des bois incubés dans les sols des trois sites. Le premier
facteur explique 49,59 % et le second, 24,31 % de la variation totale, soit en-
semble, 73,90 %.
Le premier facteur différencie le site de Nexpayantla des deux autres. La
comparaison des poids et des contributions absolues des espèces montre que
l'ordination des sols de ce site repose sur un groupe de 11 espèces : E. anato-
licum, E. baarnense, E. brefeldianum, E. lasseni, Melanospora lagenaria, Neo-
sartorya fischeri, Penicillium chrysogenum, Penicillium griseum, Penicillium
sp. 9, Phialophora fastigiata, Talaromyces flavus. Toutes ont eu un poids négatif
Sur le premier facteur. E. brefeldianum, N. fischeri, T. flavus, Phialophora
fastigiata et Penicillium sp. 9 ont 34,5 75 du poids sur le premier facteur et pour
autant expliquent 17,25 % du total de la variation. Les espéces qui correspon-
dent à l'ordination des deux autres sols ont eu un poids positif. Parmi celles-ci
F. redolens, Penicillium janthinellum souche 138, Ph. mustea sont celles qui ont
eu le plus de poids, 32,1 % du total de la variation du facteur. Ceci met en
évidence le groupe des espéces isolées des deux autres sols.
Source : MNHN. Paris
56
L. BETTUCCI
Tableau 7. — Caractérisation des communautés colonisatrices. Comparaison des résultats
de l'application des critères Cr.1 à Cr.4 et de l'Analyse des Correspondances.
Par horizons (Cr. 1)
Site
La Joya
Nexpayantla
La Tijera
Par sols (Cr. 2)
Site La Joya
Table 7. — Caracterisation of colonizing communities.
Comparison between application of Cr.1 - Cr.4 and correspondences analysis.
par critéres
horizon
Ag — Penicillium janthinellum souche 139
Botrytis cinerea
А: Penicillium claviforme
Ao Talaromyces flavus
Melanospora lagenaria
Eupenicillium lasseni
Penicillium purpurogenum
Eupenicillium anatolicum
Ay Penicillium chrysogenum
Penicillium sp.9
Cylindrocarpon heteronemum
Ao Phialophora mustea
Phialophora lagerbergii
Phialophora hoffmannii
A, Eupenicillium brefeldianum
Eupenicillium baarnense
Penicillium purpurogenum
Phialophora richardsiae
Botrytis cinerea
Pestalotiopsis guepini
Penicillium janthinellum souche 139
Penicillium claviforme
par analyse des correspondances
Penicillium janthinellum souche 139
Botrytis cinerea
Penicillium claviforme
Talaromyces flavus
Melanospora lagenaria
Eupenicillium lasseni
Penicillium purpurogenum
Eupenicillium anatolicum
Penicillium chrysogenum
Penicillium sp. 9
Phialophora fastigiata
Phialophora mustea
Phialophora lagerbergii
Phialophora hoffmannii
Humicola grisea
Humicola fuscoatra
Cylindrocarpon heteronemum
Pestalotiopsis guepini
Penicillium janthinellum souche 139
Penicillium claviforme
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CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL. 57
Par sols (Cr. 2)
Site Nexpayantla — Eupenicillium anatolicum
Eupenicillium baarnense
Eupenicillium brefeldianum
Neosartorya fischeri
Talaromyces flavus
Penicillium griseum
Penicillium sp. 9
Trichoderma viride
Trichoderma pseudokoningii
Site La Tijera
Communes à deux sols (Cr. 3)
La Joya Fusarium redolens
La Tijera
Botrytis cinerea
Nexpayantla Eupenicillium brefeldianum
La Tijera Phialophora hoffmanii
Eupenicillium lasseni
Nexpayantla
La Joya
Sommunes aux trois sols (Cr. 4)
Penicillium janthinellum souche 133
Penicillium purpurogenum
Phialophora mustea
Phialophora fastigiata
Cladosporium herbarum
jum anatolicum
jum baarnense
Eupenicillium brefeldianum
Neosartorya fischeri
Talaromyces flavus
Penicillium griseum
Penicillium sp. 9
Melanospora lagenaria
Eupenicillium lasseni
Penicillium chrysogenum
Phialophora fastigiata
Trichoderma viride
Trichoderma pseudokoningii
Phialophora hoffmannii
Phialophora lagerbergii
Phialophora mustea
Humicola fuscoatra
Humicola grisea
Cylindrocarpon heteronemum
Fusarium redolens
Cladosporium herbarum
Penicillium simplicissimum
Penicillium janthinellum souche 133
Cladosporium herbarum
Source : MNHN. Paris
58 L. BETTUCCI
Le second facteur à mis en évidence un groupe d'espèces qui correspond aux
champignons isolés des bois incubés dans le sol de La Joya et un autre groupe
de 8 espèces correspondant à ceux de La Tijera. Le premier groupe est composé
par Penicillium janthinellum souche 139, Botrytis cinerea, les mycéliums foncés
stériles. Ces espèces ont un poids positif sur le second facteur ce qui explique
53,1 % de l'information et représente pour autant la moitié de la variation du
facteur, L'autre groupe d'espèces est composé par Trichoderma pseudokoningii,
T. viride, Phialophora lagerbergii, Humicola grisea, Humicola fuscoatra, Phialo-
phora mustea, Cylindrocarpon heteronemum et Phialophora hoffmannii. Ces
espéces ont toutes un poids négatif sur le second facteur ce qui explique 41,1 75
de l'information ou variation de celui-ci.
Le troisième facteur a mis en évidence l'influence de la profondeur surtout
dans le sol de Nexpayantla. Du groupe des 11 espèces qui ont ordonné ce sol,
T. flavus, E. lasseni, E. anatolicum, Melanospora lagenaria et P. purpurogenum
présents dans l'horizon Ao de ce sol, ont toutes un poids positif sur le facteur,
Au contraire, Phialophora fastigiata, Penicillium sp. 9 et Penicillium chrysoge-
num de l'horizon Ai, ont toutes un poids négatif sur le facteur, T. flavus situé
à une distance 3 de l'origine montre un haut degré de relation avec l'horizon Ao,
de ce sol; de fait, il n'a pas été isolé dans l'autre horizon, or c'est l'espèce de plus
grand poids sur le facteur. Penicillium sp. 9, situé à une distance 1,30 de Pori-
gine, comme Penicillium chrysogenum à 0,62 sont plus en relation avec 'ho-
rizon Ay.
Le quatriéme facteur qui représente 9 76 de l'information, a permis de séparer
les espèces caractéristiques isolées des bois incubés dans l'horizon Ao, de ceux
incubés dans l'horizon A; du site de La Joya. Ainsi P. janthinellum souche 139
et B, cinerea (qui n'a pas été isolé des bois incubés dans A1) sont caractéristiques
de l'horizon Ag. Penicillium claviforme n’a été isolé que des bois incubés dans
Au. L'effet de la profondeur est plus prononcé chez les bois incubés dans le sol
de Nexpayantla que dans celui de La Joya. A La Tijera, la liaison entre espéces
et horizons m'est pas claire probablement parce que la variation résiduelle, qui
représente la variation à l'intérieur des groupes d'espèces caractérisant les hori-
zons de ce sol n'a pas été bien représentée dans les facteurs restants.
On a observé qu'un ensemble d'espéces sont des colonisatrices communes
aux bois incubés dans les sols des trois sites. Ce groupe d'espéces est composé
par : Cladosporium herbarum, les mycéliums hyalins stériles, Penicillium janthi-
nellum souche 133. Un autre groupe a été colonisateur commun des bois in-
cubés dans le sol de La Joya et La Tijera, ce sont : F. redolens, B. cinerea et P.
simplicissimum au moins dans certains horizons.
Si l'on compare les résultats obtenus par l'analyse des correspondances (AC)
et ceux obtenus au moyen de la méthode des critères de caractérisation (Cr).,
on décèle que, en général, elles identifient les mémes espéces caractéristiques
quelle que soit la fréquence de celles-ci, faible ou élevée (Tableau 7). Cependant,
on observe quelques différences. L'analyse des correspondances met en évidence
certaines espèces caractéristiques d'un sol alors que selon la méthode des critères
elles caractérisent un de ses horizons. Ceci est dû au fait que les facteurs 1 et 2,
Source : MNHN, Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL. 59
qui mettent en évidence les différences entre les sols, ne font pas ressortir,
en méme temps, les différences entre les horizons. D'aprés l'analyse des corres.
pondances (AC), plus les espéces se rapprochent de la représentation d'un
horizon donné, plus elles appartiennent à celui-ci. Ainsi ont été identifiées les
espèces qui caractérisent les horizons A et A de La Joya et de La Tijera, Par
contre, les espèces caractéristiques des horizons Ag et A; de Nexpayantla ont
été manifestement discriminées par le facteur 3.
En revanche, l'analyse au moyen des critères impose apparemment des condi-
tions plus restrictives de ce point de vue mais ne permet pas forcément de bien
déterminer l'importance relative de certaines espèces par rapport à l'ensemble
de celles-ci. Ceci nous conduit à donner plus d'importance à certaines espèces
pour différencier les horizons d'un même sol et à leur donner moins par rapport
à l'ensemble des espèces, Le cas le plus clair est celui de Cylindrocarpon hetero-
nemum qui, selon la méthode Cr. est une des espèces caractéristiques de l'hori-
zon A, de Nexpayantla, alors que, selon la méthode AC, c'est l'espèce carac-
téristique du sol de La Tijera. Un autre exemple de divergence est le suivant :
les espèces qui caractérisent en même temps les sols de Nexpayantla et de La
Tijera par le Cr. 3 n'ont pas été mises en évidence par AC. En effet, Eupenicil-
lium brefeldianum et Eupenicillium lasseni caractérisent le sol de Nexpayantla :
Phialophora hoffmannii caractérise le sol de La Tijera. Néanmoins on peut
considérer Eupenicillium brefeldianum comme une espèce propre à Nexpayantla
tandis que les deux autres sont des espèces communes aux deux sols.
DISCUSSION
Les résultats précédents indiquent clairement que les différences entre les
sites ont été la raison majeure des variations dans la composition des communau-
tés fongiques, En effet, on a observé, en général, un faible degré de corrélation
entre les espèces de ces trois sites. Sans doute ceci est-il dû au fait que Гоп а
choisi des stations bien distinctes par leur végétation et leurs caractéristiques
pédologiques. Mais le but de cette étude était précisément de mettre en évidence
des différences entre les communautés colonisatrices de bois incubés dans
des sols de sites distincts. Contrairement à ce que signale SHARP (1975), il
existe donc des différences entre les communautés colonisatrices des bois dans
des sols différents. Cependant cette étude comporte au moins trois restrictions
importantes : le nombre réduit de prélèvements de bois analysés par horizon,
le choix des profondeurs comparées (seulement les horizons Ao et Ai) et la
quantité réduite de sol utilisée pour l'incubation, ce qui peut diminuer la varia-
tion à l'intérieur des sites. Une ou quelques espéces numériquement dominantes
dans un horizon, ou dans un sol donné, ont probablement influé sur les condi-
tions d'installation des autres.
— Au site de La Joya, P. janthinellum souche 139 et F. redolens ont été
les espéces les plus fréquentes des communautés colonisatrices des bois incubés
Source : MNHN, Paris
60 L. BETTUCCI
dans l'horizon Ao, P. janthinellum est une des espèces les plus communément iso-
lées de tous les sols quels qu'ils soient et de grande distribution (RAPER & THOM,
1949). Or, P. janthinellum souche 139, n'a été isolé que des bois incubés dans le
sol de ce site. Par contre, P. janthinellum souche 133, a été isolé des bois incubés
dans les horizons Ao et A1 destroissites. LASKIN & LECHEVALIER, 1973 (cité
par DOMSCH & al., 1980) ont trouvé que ce champignon produit de la griseo-
fulvine. D'autre part, POLTORAK & SILAER, 1964 (cité par DOMSCH & al.,
1980) ont, eux, trouvé qu'elle produit un métabolite fongitoxique : la janthinelline.
— Au site de Nexpayantla, T. flavus, E. lasseni, E. anatolicum, E. lagenaria
et P. purpurogenum ont été les espéces caractéristiques. Elles sont aussi fré-
quemment isolées, à l'exception de M. laenaria, E. brefeldianum et Phialophora
fastigiata sont les espéces les plus fréquentes de la communauté colonisatrice
des bois enterrés dans l'horizon Ao. Ph. fastigiata est un agent de bleuissement
(KAARIK, 1974, LAFLAMME & LORTIE, 1973), symptóme précoce et per-
sistant observé sur les bois enterrés. T. flavus, espèce thermophile fréquemment
isolée du sol, de la matière organique (DOMSCH et al., 1980) et du bois
(SHARP, 1975) n'a été rencontré que dans cet horizon. Elle possède une activité
antibactérienne et antistreptomycétes (BOLLEN & van der POL-LUITEN,
1975 : cité par DOMSCH & al., 1980). De son anamorphe, P. vermiculatum,
on a isolé une substance possédant une activité antimicrobienne (DOMSCH &
al. 1980). Elle possède la capacité d'inhiber la croissance de №. fischeri et P.
janthinellum (DWIVEDI & GARRETT, 1968); cet effet a été peu clair dans
notre étude.
— Au site de La Tijera, les bois incubés dans les horizons Ao et A1 ont été
colonisés par T. pseudokoningii et T. viride d'une manière caractéristique, En
effet, ils n'ont été isolés que de ces bois. Dans les horizons Ao et Ai, T. pseudo-
koningii a été une des espèces les plus fréquentes des communautés des bois
incubés dans ces horizons.
Dans l'analyse des correspondances aucun des facteurs n’a discriminé les
espèces qui ont colonisé les bois incubés dans les horizons Ap et A; de ce sol.
Les différences observées entre ces horizons ne sont que quantitatives et, de ce
point de vue, il existe un ensemble d’espéces différentielles (critére 1), L’absence
de Trichoderma dans les sols de Nexpayantla et La Joya est surprenante. Ce sont
des champignons très répandus dans les sols des foréts d'Abies sp. mais aussi
trés variables dans le temps (WIDDEN & ABITBOL, 1980). Il est possible que,
au moment du prélévement, en Avril 1980, ils aient été en période de régression.
Les espéces les plus abondantes et typiques (P. janthinellum, T. flavus, ete.)
sont celles qui apparaissent les mieux distribuées à l'intérieur de la communauté
colonisatrice de chaque horizon. C'est-à-dire que celles-ci ont une niche relati-
vement grande. Par contre les espéces isolées seulement des bois incubés dans un
horizon donné avec une faible fréquence représentent probablement une spécia-
lisation pour une niche de dimensions relativement petites (BISSETT & PAR-
KINSON, 1979a). Il existe une grande similitude entre les communautés fon-
giques colonisatrices des bois incubés dans les horizons Ao et A; d'un sol d'après
Vindice de Czekanowsky (LEGENDRE & LEGENDRE, 1979). Cette similitude
Source - MNHN. Paris
CHAMPIGNONS DU BOIS INCUBÉS DANS LE SOL 61
se refléte dans le nombre trés réduit des espéces différentes isolées au moins
avec des fréquences supérieures à 0,5%, á partir des bois incubés dans les
horizons A0 et A. Au contraire, il existe des différences quantitatives entre
les espèces colonisatrices de ces horizons. Les espèces ne sont pas toutes plus
abondantes dans l'horizon Ap que Ai. Toutefois, le nombre total d'isolements
provenant des bois incubés dans l'horizon profond est inférieur à celui des iso-
lements réalisés dans l'horizon superficiel des trois sites. Les différences obser-
vées dans la composition des communautés fongiques des bois incubés dans les
trois sites, peuvent étre considérées, qualitativement, comme des différences
dans la flore fongique du sol, tout au moins en partie.
MARTINEZ & RAMIREZ (1979) ont étudié les communautés microfon-
giques d'un andosol espagnol. Les taxa communs à leurs et à nos études ne
reflétent aucune caractéristique particuliére des andosols étant donné que ce
sont des espéces ubiquistes.
CONCLUSIONS
— Les différences entre sites ont été la principale cause de variation dans la
composition de la flore mycologique colonisatrice des bois incubés dans le sol.
— Le poids des variables (espéces) a déterminé trois groupes correspondant
a ordination des sols des trois sites, ce qui indique des différences entre les
communautés fongiques colonisatrices de chaque sol.
— Beaucoup de genres et d'espéces sont communs à plusieurs sols. Cependant
des intéractions importantes sont intervenues dans les sites et en conséquence
les mêmes espèces composent des communautés colonisatrices distinctes pour
chaque site.
— Il existe aussi des différences nettes entre la composition de la flore myco-
logique colonisatrice des bois incubés dans les horizons Ao et A; des sols de
Nexpayantla et La Joya, alors que les différences ne sont pas décelables entre
les horizons Ag et A, du sol du site La Tijera.
— Quelques espéces seulement déterminent les différences entre la flore
mycologique colonisatrice des horizons superficiels et profonds. Les différences
reposent sur la fréquence d'isolements d'une espéce dans l'un ou l'autre horizon.
— Les espèces colonistarices les plus abondantes correspondent aux genres
Penicillium, à son téléomorphe Eupenicillium et à Phialophora.
~ Trichoderma pseudokoningii et T. viride sont caractéristiques du site de
La Tijera; P. janthinellum du site de La Joya; Eupenicillium brefeldianum et
Ph. fastigiata du site de Nexpayantla.
— Le modéle de l'analyse des correspondances s'ajuste à l'expérience et cor-
robore la description des groupes d'espèces colonisatrices de chaque site, établie
à partir des différences de fréquences d'isolements. De plus, il permet d'inter-
Source : MNHN, Paris
62 L. BETTUCCI
préter les fréquences faibles. D'autre part, grâce à la méthode d'analyse des
correspondances, il a été possible de déterminer le poids des espéces dans cha-
cune des communautés.
— Il n'a pas été isolé d'espèces de Basidiomycètes probablement à cause du
t physique réalisé sur le sol, des conditions de l'expérience et de la
ion des autres espéces colonisatrices.
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Source : MNHN. Paris
65
RÉPERTOIRE DES DONNÉES UTILES
POUR EFFECTUER LES TESTS D'INTERCOMPABILITÉ
CHEZ LES BASIDIOMYCETES.
IV. — GASTÉROMYCETES.
INDICES OF USEFUL INFORMATIONS
FOR INTERCOMPATIBILITY TESTS IN BASIDIOMYCETES.
IV. — GASTEROMYCETES.
par A. CAPELLANO*
MOTS CLEFS : Gastéromycètes, caractères mycéliens, thallies, intercompatibilité
Nous présentons ici la suite de l'Index dont les parties :
I- Introduction
II - Phragmobasidiomycétes saprophytes
III - Aphyllophorales non porées
rédigées par J. BOIDIN & P. LANQUETIN ont été publiées respectivement
dans Cryptogamie, Mycologie 1984, Tome 5, fascicule 1 (p. 33445), Tome 5,
fascicule 1 (p. 47-50), Tome 5, fascicule 3 (p. 193-245).
Les abréviations ont été expliquées en détail dans l'introduction bilingue
(francais et anglais) et rappelées succintement au début de la partie IIT.
* Laboratoire de Mycologie, Université Claude Bernard, 43 Boulevard du 11 Novembre
1918, 69622 Villeurbanne Cedex, France.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.) TOME 6 (1985)
Source : MNHN. Paris
66
A. CAPELLANO
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Scleroderma
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Cyathus
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Cyathus
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Nidula
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Mycocalia
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Mycocalia
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Cyathus
farcta (Roth ex Pers.) Fr. h IV d 11-12
Nidularia
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Cyathus
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Gyathus
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Crucibulum
microsporus Tul. h IV b 6
Cyathus
niveo-tomentosa h IV 3
Nidula
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Cyathus
Source : MNHN. Paris
TESTS D'INTERCOMPATIBILITÉ CHEZ LES BASIDIOMYCETES - IV 67
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Cyathus
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Cyathus
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Cyathus
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Sphaerobolus
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Cyathus
striatus Huds, hiv] 2 р b 17-9
Cyathus
Source : MNHN, Paris
68 A. CAPELLANO
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Source : MNHN. Paris
69
LEAF SURFACE FUNGI OF ARGEMONE MEXICANA
GROWING IN SAUDI ARABIA
by S.1.1. ABDEL-HAFEZ*
SUMMARY. — Forty-two species belonging to 22 genera were collected from leaf surface
of Argemone mexicana by using the dilution plate method on glucose- and cellulose-Cza-
pek's agar at 28^C. The total counts of phyllosphere fungi fluctuated between 660 and
1540, and between 220 and 800 colonies/g fresh weight of leaves on the two media, respec-
tively. The most common fungi were Alternaria alternata, Cladosporium herbarum, Ulo-
cladium atrum, U. botrytis, Phoma humicola and Aspergillus niger on glucose; and A.
alternaria, U. botrytis, P. humicola and Curvularia ellisii on cellulose agar plates. Also,
there are basic similarities between the phyllosphere and those of Saudi Arabian wheat plant
and airborne fungi at Taif city.
RÉSUMÉ. — Quarante deux espèces appartenant à vingt deux genres ont été isolés de la
surface de feuilles d'Argemone mexicana par la méthode des dilutions sur milieu Czapeck
(glucose ou cellulose), à 28°C. Les nombres de champignons trouvés fluctuent respecti-
vement entre 660 et 1540, et entre 220 et 800 colonies par gramme de poids frais de feuil-
les, sur les deux milieux. Les champignons les plus communs sont Alternaria alternata,
Cladosporium herbarum, Ulocladium atrum, U. botrytis, Phoma humicola et Aspergillus
niger sur glucose; et A. alternata, U. botrytis, P. humicola et Curvularia ellisii sur cellulose.
Il existe des similitudes de base entre cette flore fongique, celle des blés d'Arabie Saoudite,
et celle contenue dans l'air prélevé à Taif.
KEY WORDS : Argemone mexicana, leaf surface fungi, Saudi Arabia.
I. — INTRODUCTION
In different places of the world and in recent years, several investigations
were caried out on the saprophytic activity of micro-organisms on leaf surface
of numerous plants (ABDEL-FATTAH & al., 1977; ABDEL GAWAD, 1978,
1984; ABDEL-HAFEZ, 1981, 1984; ABDEL-WAHAB, 1975; DICKINSON,
1965, 1967; DI MENNA & PARLE, 1970; MISHRA & DICKINSON, 1981;
SINHA, 1971) which is influenced by the seasonal changes in the meteorological
* Botany Department, Faculty of Science, Assiut University’ Assiut, Egypt.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN. Paris
70 8.1.1. ABDEL-HAFEZ
factors such as temperature, humidity and rain fall, and by the type and the age
of the plant.
In Saudi Arabia, information on leaf surface fungi was very limited. ABDEL-
HAFEZ (1981, 1984) studied the composition, density and occurrence of phyl-
losphere fungi of wheat and four fern plants. The aim of this investigation is
to characterize the fungus flora (sugar and cellulose-decomposing) of leaf sur-
faces of Argemone mexicana, a medicinal plant, widespread in Taif region.
Il. - MATERIAL AND METHODS
Argemone mexicana L. (Fam. Papaveraceae) is an erect prickly herbaceous
plant up to 1 m high with yellow juice, with leaves of blue-green colour, white-
veined, clasping spiny pinnatifid, with flowers 5 cm across, of 4-6 petals, capsule
prickly with radiating stigmas, very common at south of Hijaz, the southern
part of the western region extending south of Jedda till Yemen boundaries.
Leaf surface fungi were studied in 10 samples collected from Taif region (this
region is mainly a mountanainous area, 5000-7000 feet above sea level, and has
a cold winter with a minimum temperature range of 4-10" F, and annual rain-
fall is between 5-12 ml) during April and May 1983, when the plant was 3-4
months old. The young leaves (34 weeks old) were put in sterile polyethylene
bags and transferred immediately to biology laboratory (in the Junior College
and Center of Science and Mathematics, at Taif in Saudi Arabia) for fungal
analysis.
Determination of leaf surface (phyllosphere) fungi :
4 g of Argemone mexicana leaves were washed in 200 or 400 ml sterile
distilled water, which means that the dilution used for the estimation of sugar
and cellulose-decomposing fungi in leaves tested were 1/50 and 1/100 respecti-
vely. One ml of the wash water was transferred to a sterile petri dish and poured
with melted but cooled glucose- (10 g/l) or cellulose- (19 g/l) Czapeck’s agar
and rose bengal (1/15000) as a bacteriostatic agent (SMITH & DAWSON, 1944).
The plates were used for each sample (5 plates for each medium). Plates were
incubated at 28°C for 7-10 days and the developing fungi were identified and
counted and the numbers were calculated per 1g fresh weight of leaves. The
colonies of slow-growing fungi which were about to be over grown, as well as
mycelial fragment of some colonies, were transferred to Czapek's agar and yeast
extract or to malt extract agar.
III. — RESULTS AND DISCUSSION
A. On glucose agar
The total count of fungi in samples tested fluctuated between 660 and 1540
colonies/g fresh weight of leaves. DI MENNA (1971) found that the numbers
Source : MNHN. Paris
LEAF SURFACE FUNGIOF A, MEXICANA 71
of moulds and yeasts/g of leaves were greatest in summer and autumn, greater
on litter and senescent leaves than on green leaves, and greater on rye grass
than on Clover and Fescue. ABDELGAWAD (1978, 1984) observed that the gross
total count of phyllosphere fungi of some egyptian plants was markedly affected
by the age and the surface area of the plant organ, so that the highest count
was regularly estimated on old leaves and followed in a descending manner by
young leaves, buds and stems. Similar observation has been reported by DIC-
KINSON (1967), HOGG & HUDSON (1966), KERLING (1958) and LAST
(1955). Twenty genera and 39 species were collected from the leaf surface of
Argemone mexicana as listed in tables 1 and 2. Most of these species were re-
covered previously from the phyllosphere of wheat and four fern plants growing
in Saudi Arabia (ABDEL-HAFEZ, 1981, 1984). The most frequent genera
were Altemaria, Cladosporium, Phoma, Aspergillus and Curvularia. ABDEL-
HAFEZ (1981) found that Cladosporium, Aspergillus, Alternaria and Penicillium
followed by Rhizopus, Drechslera, Fusarium, Epicoccum and Curvularia were
the most common genera in the plyllosphere of wheat plant cultivated in Saudi
Arabia. Also, the preceding genera were prevalent in some Egyptian plants as
observed by ABDEL-FATTAH & al. (1977), ABDEL-GAWAD (1978, 1984)
and ABDEL-WAHAB (1975).
Alternaria occurred in 10075 of the samples comprising 12.65 75 of total
fungi, and was represented by 3 identified species and unidentified species
(conidia with long beak). А. alternata was the most common and emerged in
100 % of the samples constituting 91.8 % of total Alternaria and 11.62 % of
total fungi. ABDEL-HAFEZ (1981, 1984) found that A, alternata was the most
prevalent Alternaria species in the phyllosphere of wheat and four fern plants
growing in Saudi Arabia. A. alternata (= A. tenuis) was among the fungi reco-
vered from the leaf surface of Fagus sylvatica (HOGG & HUDSON, 1966),
Typha latifolia (PUGH & MULDER, 1971), Capsicum annuum, Solanum melon.
gena, Solanum tuberosum and Lycopersicum esculentum (SINHA, 1971), Acer
pseudoplatanus and Typha latifolia (PUGH & al., 1972), Citrus plants (MOU-
BASHER & al., 1971), on Prunus, Citrus, Punica, Gossypium and Saccharum
(ABDEL-WAHAB, 1975), Broad-bean (ABDEL-FATTAH & al., 1977), some
Egyptian summer and winter plants (ABDEL-GAWAD, 1978), and on Ammi
visnaga, Calotropis procera, Capsicum annuum, Datura arburea, Mentha piperita,
Origanum majorana and Rosmarinus afficinalis (ABDEL-GAWAD, 1984). Also,
it was very common saprophyte found on many kinds of plants and other
substrata including foodstuffs, soil and textiles; cosmopolitan. A. chlamydo-
spora and A, tenuissima were less common. ABDEL-HAFEZ (1984) isolated
5 species of Alternaria from the atmosphere of Taif and these were A. Alternata
(the most common species), A. chlamydospora, A. grisea, A, solani and A.
tenuissima.
Cladosporium emerged in 100% of the samples contributing 18.67 % of total
fungi. From the genus 3 species were identified of which C. herbarum was the
most prevalent, and was occurred in 100 % of the samples contributing 82.2 %
of total Cladosporium and 15.35 % of total fungi. C. herbarum was also common
Source : MNHN, Paris
72 5.1.1. ABDEL-HAFEZ
in the air at Taif and in the phyllosphere of wheat and 4 fern plants growing
in Saudi Arabia (ABDEL-HAFEZ, 1981, 1984), as well as in the leaf surface of
several higher plants cultivated in different places of the world, on Fagus sylva-
tica by HOGG & HUDSON (1966) in Cambridge, on Typha latifolia by PUGH
& MULDER (1971) in Nottingham, on barley leaves by DIEM (1974) in France,
on Acer platanoides by BREEZE & DIX (1981) in Scotland, and on some
Egyptian plants as reported by MOUBASHER et al. (1971) and ABDEL-GA-
WAD (1978, 1984). C. macrocarpum and C. sphaerospermum were less frequent.
These two species in addition to C. herbarum were very common cosmopolitan
species, especially abundant in temperate regions on dead herbaceous and woody
plants and have been isolated from air, soil, foodstuffs, paint and textiles as
observed by numerous workers.
Ulocladium occupied the second place according to the number of cases of
isolation. It recovered from 90 % of the samples giving rise to 13.69 % of total
fungi, and was represented by 4 species of which U. atrum and U. botrytis
were the most common. They encountered in 80% and 60 % of the samples
comprising 50 % and 21.2% of total Ulocladium and 6.85/ and 2.9 % of total
fungi, respectively. These two species were abundant on dead herbaceous plants,
rotten wood, paper, textiles and isolated from air and soils in different places
of the world as reported by several workers. U. chartarum and U. alternaria
were recovered in moderate and low occurrence, respectively. These species
were also recovered, but with variable density and frequency, from the air
of Taif and from the phyllosphere of wheat and 4 fern plants growing in Saudi
Arabia as reported by ABDEL-HAFEZ (1981, 1984).
Phoma ranked third with regard to the number of cases of isolation (80 %
of samples), but its total count (21.16 % of total fungi) put a head of Cladospo-
rium, Ulocladium and Alternaria. It was represented by 3 species of which
Р. humicola and P. glomerata were the most common, and were occurred in
80 % and 40 % of the samples comprising 66.67 % and 27.45 % of total Phoma
and 14.1 % and 5.81 % of total fungi. respectively. P. eupyrena was less frequent
(20 % of the samples, 5.88 % of total Phoma and 1.24 % of total fungi). ABDEL-
HAFEZ (1981, 1984) isolated P, herbarum, P. humicola, P. hibernica and P.
glomerata from the atmosphere of Taif, and from the leaf surface of wheat
and 4 fern plants growing in Saudi Arabia, as well as from the phyllosphere of
some Egyptian higher plants (ABDEL-GAWAD, 1978, 1984).
Aspergillus occurred in 70% of the samples constituting 10.16 % of total
fungi. Aspergillus was also the most frequent genus on the leaf surface of Zygo-
phyllum coccineum (EL-MAGRABY, 1980), Prunus, Citrus, Gossypium, Punica
and Saccharum (ABDEL-WAHAB, 1975; MOUBASHER & al., 1971), broad
bean (ABDEL-FATTAH & al., 1977), and on eight medicinal Egyptian plants
namely, Ammi visnaga, Calotropis procera,, Capsicum annuum, Datura arburea,
Mentha piperita, Mentha pulegium, Origanum majorana and Rosmarinus offi-
cinalis (ABDEL-GAWAD, 1984). It was represented by 8 species of which A.
niger, A. tamarii, A. sydowi and A, nidulans were the most prevalent which
emerged in 30 to 70% of the samples contributing 6.12 to 40.8 % of total
Source : MNHN, Paris
LEAF SURFACE FUNGI OF A. MEXICANA 73
Table 1. — Percentage count (calculated per total fungi in every sample) and percentage
frequency (calculated per 10 samples) of fungal genera recovered from the af surfers
of Argemone mexicana on glucose- and cellulose-Czapeck's agar.
Glucose Cellulose
Genera
Count % Frequency %Count % Frequency
Alternaria 12.66 100 15.88 100
Aspergillus 10.16 70 0.45 10
Cephalosporium 0.41 20
Chaetomium sis 40
Cladosporium 18.67 100 24.6 70
Curvularia 27 60 8.5 90
Drechslera 0.83 30 0.45 20
Epicoccum 0.41 20
Fusarium 0.83 30 0.45 10
Mucor 0.21 10
Myrothecium 1.24 40 0.89 20
Oedocephalum 2.49 30
Paecilomyces 0.41 20 0.45 20
Penicillium 0.62 20
Phoma 21.16 80 27.74 100
Rhizopus 0.21 10 0.22 10
Saccharomyces 8.51 40 2.68 20
Scopulariopsis 0.62 20 0.45 20
Stachybotrys 0.21 10 545 40
Torula 0.45 20
Trichoderma 29 20
Ulocladium 13.69 90 10.29. 80
Mycelia sterilia 1.04 30 0.89 20
Aspergillus and 0.62 to 4.15 % of total fungi. Aspergillus flavus, A. ochraceus,
A. quadrilineatus and A. ustus were less frequent and accounting collectively
12.24 % of total Aspergillus and 1.24 % of total fungi. ABDEL-HAFEZ (1981,
1984) found that A. niger, A. flavus, A. terreus and A. sydowi were the most
common Aspergillus species in the atmosphere of Taif and on the leaf surface of
wheat plant cultivated in Saudi Arabia. Also, all the preceding Aspergillus species
were recovered, but with variable frequency and populations, from the phyl-
losphere of some Egyptian plants (ABDEL-FATTAH & al, 1977; ABDEL.
GAWAD, 1978, 1984; ABDEL-WAHAB, 1975).
Curvularia occurred in 60 % of the samples giving rise to 2.7 % of total fungi.
It was one of the basic components of the phyllosphere of Hordeum vulgare,
Zea mays, Gossypium barbadense, Hibiscus esculentus, Hibiscus subdariffa and
Corchorus olitorius (ABDEL-GAWAD, 1978), and it was also reported in the
leaf surface of Citrus (MOUBASHER & al., 1971) and broad-bean (ABDEL-
FATTAH & al, 1977). From the genus 4 species were collected of which C.
Source : MNHN, Paris
74 S.1.1. ABDEL-HAFEZ
Table 2. — Number of cases of isolation (out of 10 samples) and total counts of fungal
genera and species of leaf surface (per g fresh weight leaves in every sample) of Arge-
mone mexicana on glucose- and cellulose-Czapeck's agar incubated at 28 C.
Glucose Cellulose
Genera and species
TC NCI OR TC NCI OR
Total count 9640 4470
Alternaria (total count) 1220 10 H 710 10 H
A. alternata (Fr. : Fr.) Keissler 1120 10 н 610 10 H
A. chlam ydospora Mouchacca gts | otk DIN NT
A. tenuissima (Kunze : Fr.) Wiltshire о 70 4 M
Alternaria sp. (conidia with long beak) 20) 52 E Mb oh 18
Cladosporium (total count) 1800 10 н 1100 7 H
C. herbarum (Pers. : Fr.) Link 1480 10 H 940 7 H
C. sphaerospermum Penzig 2w R $07 2 7E
C. macrocarpum Preuss 60 3 M
Cladosporium spp. 240 6 H 100 2 M
Ulocladium (total count) 13200 9 H 460 8 H
U. atrum Preuss 660 8 H So) ee
U. botrytis Preuss 280 6 H 340 8 H
U. chartarum (Pr.) Simmons 320 4 M E
U. alternaria (Cke.) Simmons 40 2- X
Ulo cladium sp. 200 8 1 R
Phoma (total count) 2040 в н 1240 10 H
P. humicola Gilman & Abbott 13600 8 H 1150 9 H
P. glomerata (Corda) Woll. & Hoch 560 4 M ОРЕ Маг.
P. eupyrena Saccardo 10200002 т бб т
Aspergillus (total count) ogo =H Ty EX:
A. niger V. Tieghem 400 7 H A
A. tamarii Kita 300 SH
A. sydowi (Bain & Sart.) Thom 100 4 M
A. nidulans (Eidam) Wint. 60 3 M
A. flavus Link 4g No EE,
A. ochraceus Wilhelm d EE
A. quadrillineatus Thom & Raper СОГ"
A. ustus (Bain.) Tom. & Church gor Ty eR до АР МЕ
Curvularia (total count) 260 $6) UH) GEO SH
C. ellissi Ahmed & Quraishi 140 2 мо 290.9 9) oH
C. pallescens Boedijn о 50 4 M
C. brachyspora Boedijn 20
C. lunata (Walker) Boedijn AS о
Curvularia sp. 200 02) eR
Drechslera (total count) 80 3 M 209 2E
D. spicifera (Bain.) Von Arx 60 3 M 205 М
D. halodes (Drech.) Subram. & Jain 20) ER:
Fusarium (total count) OM ЗУМ AS
F. oxysporum Schlecht. gy) Ae ZONES
Е. solani (Mart.) Appel & Woll. 20 i K
Source : MNHN, Paris
LEAF SURFACE FUNGI OF A. MEXICANA 75
Glucose Cellulose
Genera and species
TC ма ок TC NCI OR
Paecilomyces (total count) 40m U2) Sa: орма е
P. variotii Bainier 20 NE TOME M:
P. terricola (Miller & al.) Onions & Barron ZONE ДОК ли ер.
Scopulariopsis (total count) a» A, Hoa ae
S. candida (Gueg.) Vuill. A ate FR
S. brevicaulis (Sacc.) Bainier До EL ER E
Chaetomium (total count) Пн на
C. globosum Kunze ex Fr. 10 1 R
C. spirale Zopf to" ER
Cephalosporium roseo-griseum Saksena dot Ф:
Epicoccum purpurascens Ehrenb. 4009 2E
Mucor racemosus Fresenius 20: id E
Myrothecium verrucaria (Alb. & Sch. : Fr.)
Ditmar 120 4 M 40) з м
Oedocephalum sp. 240 3 M
Penicillium spp. Clip Py aks
Rhizopus stolonifer (Ehrenb. : Fr.) Vuill. РО R: T0 T R
Saccharomyces spp. 820" 4 MO Е
Stachybotrys chartarum (Ehrenb) Hughes ОЕ 0 ЕИ
Torula herbarum (Pers.) Link : Fr. 203 26е
Trichoderma viride Pers. арт
Mycelia sterilia (White & dark colour) 10 3 M 20090 SE
total count.
occurrence remark.
high occurrence, from 5-10 cases.
moderate occurrence, 3 or 4 cases.
low occurrence, 2 cases.
rare occurrence, 1 case.
number of cases of isolation (out of 10 samples).
ellisii was the most prevalent (40 % of the samples, 53.85 % of total Curvularia
and 1.45% of total fungi). C. pallescens, C. brachyspora and C. lunata were
less common. ABDEL-HAFEZ (1981) isolated C. lunata, C. pallescens, C. inter-
media, C. brachyspora, C. inaequalis and C. tuberculata from the phyllosphere
of Saudi Arabian wheat plant.
Myrothecium (1 sp.), Saccharomyces spp., Drechslera (3 spp.), Fusarium (2
spp.) and Oedocephalum sp. were isolated in moderate occurrence and were
emerged in 30-40 % of the samples comprising 0.83-8.51 % of total fungi (Table
2). The remaining genera and species were less frequent and accounting collec-
tively 7.05 % of total fungi.
Source : MNHN. Paris
76 S.I.I. ABDEL-HAFEZ
B. On cellulose agar
The total counts of cellulose-decomposing fungi in the leaf surface of
Argemone mexicana ranged between 220 and 800 colonies/g fresh weight of
leaves. 16 genera and 26 species were collected on cellulose agar at 28°C (Tables
1 and 2). Most of these species were isolated previously from Saudi Arabian
desert soils and from the atmosphere of Taif on cellulose agar (ABDEL-HAFEZ,
1982, 1984).
Five genera were isolated in high occurrence and these were Alternaria, Phoma,
Curvularia, Ulocladium and Cladosporium and were encountered in 100 %,
100 %, 90 %, 80 % and 70 % of the samples comprising 15.88 %, 27.74 %, 8,5 %
10.29 % and 24.6 % of total fungi, respectively. From the preceding genera 5
species were recovered in high frequency namely, Alternaria alternata, Curvularia
ellisi, Phoma humicola, Ulocladium botrytis and Cladosporium herbarum.
They emerged in 100 %, 90 %, 90 %, 80 % and 70 % of the samples constituting
15.88 %, 6.49 %, 25.73%, 7.6% and 21.03% of total fungi, respectively.
Alternaria tenuissima, Curvularia pallescens, Myrothecium verrucaria and Stachy-
botrys chartarum were recovered in moderate occurrence and were occurred in
30 or 40 % of the samples giving rise to 0.89-5.15 % of total fungi. The remai-
ning genera and species were less frequent and listed in tables 1 and 2. The pre-
ceding fungi are well known as cellulose decomposer, but with different degrees,
as reported by several workers (ABDEL-HAFEZ, 1982; ABDEL-HAFEZ &
ABDEL-KADER, 1980; MAZEN & al., 1980; PUGH, 1964; RAPER & FENNEL,
1965; STEWART & WALSH, 1972; TRIBE, 1957, 1966; and several others).
Also, MAZEN (1973) made an extensive survey of cellulolytic activity among
Egyptian soil fungi (95 species) and he classified these test fungi into five groups:
— High cellulolytic activity, demonstrated by 17 species, of which Penicillium
corylophilum, Fusarium solani, Gliocladium catenulatum, Myrothecium verru-
caria, Stachybotrys atra var. microspora and A. niger:
— Moderate cellulolytic activity, observed by 23 species, including Mucor
racemosus, Chaetomium globosum, Rhizopus nigricans (= R. stolonifer), Tricho-
derma viride, Cephalosporium curtipes and A. sydowi.
— Low cellulolytic activity, demonstrated by 19 species, including Alternaria
alternata, Fusarium oxysporum, Epicoccum purpurascens, Curvularia spicifera,
C. lunata, Ulocladium botrytis and Cladosporium herbarum.
— Weak cellulolytic activity, demonstrated by 25 species, of which Aspergillus
egyptiacus, Aspergillus nidulans var. latus, Penicillium funiculosum, P. italicum,
and P. rubrum.
— No cellulolytic activity, shown by 11 species which did not show any
growth on cellulose, including Aspergillus candidus, A. clavato-nanica, A. rugu-
losus and A. caesiellus.
Most of the fungi recovered in the present investigation are among the cellu-
lolytic fungi tested by MAZEN (1973).
Source - MNHN. Paris
LEAF SURFACE FUNGI OF A. MEXICANA 7
It is worth mentioning that, the population density of leaf surface fungi
and the number of genera and species collected on glucose agar plates were more
than on cellulose, some fungi were more frequently on cellulose than glucose
such as Alternaria tenuissima, Curvularia ellisii, C. pallescens and Stachybrotys
charbarum, and some species were recovered on cellulose and not on glucose
and vice versa (Table 2).
When comparing between the present result and those of Saudi Arabian
wheat plant (ABDEL-HAFEZ, 1981) and the atmosphere of Taif (ABDEL-
HAFEZ, 1984), as well as of air and some Egyptian higher plants (ABDEL-
GAWAD, 1978, 1984) the following observations were drawn; there is a great
similarity between the phyllosphere and air-borne fungi; dematiaceous hypho-
mycetes such as Cladosporium, Ulocladium, Alternaria, Phoma, Drechslera
and Curvularia were prevalent in both phyllosphere and atmosphere; several
fungi were more frequently recovered in the atmosphere than in the phyllo-
sphere such as Cephalosporium, Epicoccum, Paecilomyces and Penicillium;
and some fungi isolated from the leaf surface and not from the air and vice
versa.
ACKNOWLEDGEMENT
The author is very indebted to S.O, Al-Otabi (Head of Biology Department, Junior
college and Centre of Science and Mathematics, Taif) for the excellent research facilities
he provided.
BIBLIOGRAPHIE
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and phylloplane of some plants. Ph. D. Thesis, Faculty of Science, Assiut University,
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Source : MNHN, Paris
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TRIBE H.T., 1957 — Ecology of micro-organism in upon buried cellulose film. Symp.
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TRIBE H.T., 1966 — Interaction of soil fungi on cellulose film. Trans. Brit. Mycol. Soc.
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Source - MNHN. Paris
79
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
PEGLER D.N., 1983 — The Genus Lentinus. A World Monograph. London,
Her Majesty's Stationery Office, Royal Botanic Gardens, Kew, Kew Bulletin
Additional Series X, 281 p., 65 fig. (broché : £ 15).
Aprés avoir, ces dernières années, consacré plusieurs notes à différentes
espéces de Lentinus, D.N. PEGLER publie maintenant, pour l'ensemble de ce
genre, une monographie mondiale, résultat de méticuleuses recherches aussi bien
parmi de nombreuses collections que dans les dédales d'une abondante littéra-
ture mycologique. En effet, l'Auteur nous apprend que ce sont plus de 500 noms
spécifiques qui ont été associés à ce taxon depuis sa création par FRIES; cepen-
dant, une étude critique lui ayant permis d'en exclure 118 dont beaucoup
peuvent étre rapportés avec quelque certitude à d'autres genres, et gráce par
ailleurs à la révision des synonymies, il ne retient finalement comme répondant
à la définition générique qu’une soixantaine d'espèces. Pour chacune de celles-ci,
l'analyse détaillée des caractères macro- et microscopiques du basidiocarpe est
complétée par divers commentaires et indications, sur la distribution géogra-
phique notamment. Des dessins aux traits, clairs et bien disposés, viennent
parfaire les descriptions en représentant l'habitus de la «fructification» dans
son aspect naturel ou selon l'exsiccatum-type ainsi qu'en en figurant les particu-
larités essentielles. De plus des clés assurent la délimitation successive des diffé-
rents niveaux taxonomiques et ne sauraient manquer de se révéler fort utiles
pour l'identification de spécimens; l'extrême variabilité des basidiocarpes rend
souvent délicate, en effet, leur attribution spécifique.
L'un des buts de l'ouvrage étant d'étudier la systématique du genre, les es-
pèces ont été regroupées selon deux coupures sous-génériques : Lentinus ой
sont distinguées six sections et Panus qui en comporte neuf. Ces subdivisions
se montrent en majeure partie fondées sur les caractéristiques microstructurales
de la chair dont la propriété d'être, chez ces champignons particulièrement, à
la fois tenace et flexible (en latin, lentus, -4, -um) explique l'étymologie de leur
nom. Ainsi que l'Auteur l'a mis en évidence, ce tissu posséde une constitution
dimitique, presque trimitique parfois, avec des hyphes génératrices et des hyphes
strictement squelettales chez les représentants du sous-genre Panus, alors que
celles-ci apparaissent squeletto-connexives dans les espèces de l'autre sous-
genre. Insistant donc sur la complexité de microstructure qu’offrent, à côté
d'une morphologie externe relativement simple, les basidiocarpes des Lentins,
D.N. PEGLER accorde toutefois également l'attention qu'ils méritent, à certains
traits fondamentaux concernant, par exemple, la formation de sclérotes, le
développement de voiles, la trame de l'hyménophore ou les éléments hyméniens.
De l'ensemble de ces observations il tire des arguments parfaitement étayés
pour l'exposé de ses conceptions sur la filiation des sections et sur l’origine
même du genre à partir de séries polyporoïdes; il justifie par là l'insertion
Source : MNHN. Paris
80 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQES
dans l’ordre des Aphyllophorales du genre Lentinus qui peut aussi être considéré
comme occupant une position charnière, se rapprochant des Tricholomatales
dont il préfigure quelques genres. Ces données sont réunies, au début de l'ou-
vrage, dans une partie introductive qui comprend en outre des remarques sur
l'histoire taxonomique du genre et l'aire de répartition de ses représentants.
Il est notamment souligné que ces derniers, trés importants en nombre et en
espèces dans les forêts de la ceinture inter-tropicale, se montrent moins fréquents
en zones tempérées.
Une telle monographie, complétée par un index répertoriant les noms des
taxons et par une longue liste de références bibliographiques, constitue une
source très sûre de renseignements à propos d’un genre particulièrement inté-
ressant du point de vue phylogénétique. Enfin, les nombreux documents des-
criptifs et mycogéographiques qu'elle apporte, serviront de base indispensable
aux travaux d'ordre cytologique, caryologique ou de physiologie du développe-
ment qui, pour ces champignons à rôle écologique et économique non négli-
geable, se multiplieront vraisemblablement dans l'avenir.
J. Perreau
AL DOORY Y. et DOMSON J.F., 1984 — Mould Allergy. Lea et Febiger Edit,
Philadelphie, 1 Vol., 287 pages.
Si moisissures et levures peuvent provoquer des allergies, les allergologistes
préfèrent parler d'allergie aux moisissures plutôt que d'allergie fongique qui
serait plus correcte. Ce livre intitulé «Mould Allergy» s'adresse donc essentielle-
ment aux allergologistes.
Les champignons responsables d'allergies viennent le plus souvent de l'air;
leur liste est indiquée ainsi que leur provenance dans la nature. Les techniques
d'échantillonnage sont répertoriées et décrites, en tenant compte des dimensions,
de la forme et de la rugosité des spores. Ces techniques varient suivant les condi-
tions climatiques dans l'air extérieur et les sources de contaminations locales
dans l'air confiné. L'identification des champignons peut se faire par culture,
mais est beaucoup plus souvent réalisée par l'examen direct des conidies réco-
tées qui ont des formes caractéristiques. Un chapitre est consacré aux allergènes,
ces extraits fongiques qui servent au diagnostic et même au traitement des
allergies.
L'hypersensibilité retardée aux agents de mycoses cutanées est étudiée
dans des cas de teignes et de candidoses tandis que les réponses immédiates
d'hypersensibilité le sont principalement dans des cas d'allergie respiratoire.
Les recherches effectuées sur ces types de réactions montrent le rôle joué en
particulier par les lymphocytes et les immunoglobulines.
Un important chapitre fait une revue critique des procédés de diagnostic
de l'allergie fongique : la détermination des moisissures qui serviront au dia-
gnostic, la préparation et la conservation des extraits, enfin les procédés eux-
Source : MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQES 81
mémes soit ceux pratiqués chez le malade (tests cutanés et tests d'inhalation),
soit ceux pratiqués in vitro, en particulier le RAST (radio-allergosorbent test) et
test ELISA. Les thérapeutiques pharmacologiques et immunologiques sont éga-
lement passées en revue. Il est assez étonnant de trouver dans ce livre une bonne
étude rapide de l'aspergillome qui est essentiellement une mycose pulmonaire; en
revanche d'autres affections pulmonaires d'origine allergique sont parfaitement
traitées, par exemple le «poumon de fermier».
Il est certain que ce livre sera trés utile aux allergologistes qui y trouveront
les informations qui leur sont nécessaires. Cependant, il est regrettable qu'aucune
référence en langue francaise ne soit mentionnée dans ce livre, alors que plusieurs
écoles frangaises d'allergologues et d'immunologistes ont apporté une contribu-
tion de premier plan aux problèmes posés par l'allergie.
G. Segretain
HOWARD D.H., 1984 — Fungi Pathogenic for Humans and Animals. (en trois
parties). Partie A - Biology. Un volume, 652 pages. Marcel Dekker Edit.
New York et Bale.
Les volumes sur les champignons pathogénes pour l'homme et les animaux
font partie d'une collection mycologique dirigée par Paul A. Lemke. Dans
sa préface, D.H. HOWARD, responsable des ouvrages sur les champignons
pathogènes, indique qu’il a pour objet d'établir une revue de biologie fonda-
mentale, des interactions hótes-parasites, et des méthodes courantes de re-
cherches et de caractérisation des champignons zoopathogénes. Le présent
volume, partie À, est consacré à la Biologie. Il est divisé en deux sections.
La première section traite de la Classification et de la Nomenclature. Le
ou les responsables de chaque chapitre sont des spécialistes qui décrivent les
champignons sous toutes leurs formes sexuées, asexuées et pathogènes, en les
accompagnant de dessins et de photographies caractéristiques, et avec de nom-
breuses références bibliographiques sur la description des champignons et sur
les maladies qu'ils provoquent. Les Mucorales sont traitées par SHOLER et coll.,
les Entomophthorales par KING, les levures succinctement par AHEARN,
les Ascomycétes par de VRIES, les Dermatophytes par HOWARD, les Hypho-
mycétes et les Coelomycétes par de HOOG et par CARMICHAEL.
La deuxième section de ce volume comprend 5 chapitres qui sont consacrés
à certains aspects de la morphologie et de la physiologie des champignons
pathogènes. Les trois premiers chapitres, de chacun une centaine de pages,
traitent de la cytologie ultrastructurale, du dimorphisme, et de la formation
des conidies et des sporangiospores.
Les différentes parties de la cellule, paroi, septum, organelles et inclusions
sont remarquablement étudiées avec de trés nombreuses illustrations originales
en microscopie électroniques par GARRISON. Le dimorphisme est un carac-
tére assez particulier de plusieurs champignons agents de mycoses profondes :
Source : MNHN, Paris
82 ANALYSES BIBLIOGR APHIQES
ils présentent une forme filamenteuse en culture à température ordinaire, tandis
que dans l'organisme parasité ils ont une forme levure, ou un mélange de levures
et de filaments, ou encore une forme renflée. Tous les aspects de cette trans-
formation mycélium-levure et vice versa ont été trés étudiés et sont remarqua-
blement traités par SZANISZLO et coll. dans ce chapitre. COLE and SAMSON
étudient dans le chapitre suivant, d'une part la conidiogenése sous ses différents
aspects, y compris la chimie de la paroi, et d'autre part la formation des sporan-
giospores chez les Mucorales et les Entomophthorales.
Les deux derniers chapitres traitent d'une part, de la germination des conidies
en particulier et de celles de Candida albicans sous son aspect morphologique
et biochimique, d’autre part, du transport des métabolites; méthodes d'étude,
pénétration dans la cellule, transport d'ions et régulation des systèmes de trans-
port. Chacun de ces 5 chapitres font référence à une bibliographie très fournie.
Le livre se termine par un index d'auteurs et un autre des sujets.
La trés grande valeur scientifique de ce livre dont les auteurs sont des spécia-
listes confirmés de chacun des sujets traités, le rend indispensable non seulement
aux mycologues médicaux mais également à tous les mycologues qui s'inté-
ressent à la classification, à la nomenclature et à la biologie des champignons.
G. Segretain
SMITH D. et ONIONS A.H.S., 1983 — The preservation and maintenance of
living fungi. C.A.B. Publications (C.M.1.) Slough. Angleterre.
La conservation des souches de champignons et particuliérement le maintien
de la stabilité de leur caractéristiques est un probléme tres important, tant pour
les chercheurs que les enseignants, les industriels et les collections nationales.
Sa solution nécessite souvent de la part des intéressés des recherches tech-
niques multiples dont le résultat est parfois incertain.
Mettant á profit la longue expérience de la collection de cultures du CMI,
SMITH et ONIONS ont rédigé une analyse comparative des différentes méthodes
de conservation utilisées dans cet institut : repiquages successifs, conservation
sous huile, dans du sol, dans l'eau, dans le silica-gel, par lyophilisation et sous
Azote liquide. Ils abordent successivement les différentes méthodes sous leur
aspect technique précis en énumérant les inconvénients et les avantages, donnant
pour chacune d'elles des tableaux de résultats spécifiques et éventuellement
les erreurs à éviter ou les points à soigner particulièrement. Ils effectuent ensuite
une comparaison entre les techniques sous l'aspect de leur fiabilité, de leur
coût (investissement en matériel et en main d’ceuvre. . .) ou en fonction des
besoins propres à chaque type d'utilisateurs.
En appendice sont regroupées les principales données indispensables à l'ob-
tention de cultures en état optimal de développement : milieux de culture,
stimulation de sporulation par le proche ultra-violet, prévention contre les
Source - MNHN. Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQES 83
acariens. Un tableau récapitulatif des conditions de croissance (milieu, tempé-
rature) et des techniques de conservation les mieux appropriées à quelques
champignons communs (environ 150) complète enfin cet ouvrage.
On ne peut qu'apprécier la clarté, le soucis d'efficacité et la considération
pour l'aspect pratique de la question qui traduisent une grande expérience de
la part des auteurs. Pour une meilleure compréhension des méthodes utilisables,
on aurait cependant souhaité quelques informations, méme sommaires, concer-
nant les principes biologiques et physiques des techniques exposées.
Quoiqu'il en soit, ce petit ouvrage est trés bienvenu et sera fort utile à tous
ceux qui souhaitent pour des raisons diverses et quelque soient leurs moyens,
conserver durablement les souches de champignons.
M.F. Roquebert
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
85
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ment. Seuls les mots destinés à étre en italiques seront soulignés. Les références
bibliographiques dans le texte seront indiquées par le nom d'auteur en capitales
non soulignées, sans les initiales des prénoms (sauf dans le cas où plusieurs
auteurs portent le méme nom), suivi de l'année de publication. Lorsque l'article
est signé par plus de deux auteurs, il est admis de ne citer que le premier, suivi
de «et al». Les références bibliographiques citées par des numéros ne sont pas
acceptées.
Chaque page, y compris la bibliographie, doit étre numérotée à la suite. Les
figures, tableaux et planches photographiques seront fournis sur feuilles séparées,
aprés le texte. Les légendes doivent être rédigées en français et en anglais (ou en
langue originale dans le cas d'articles en allemand ou en espagnol).
Les auteurs devront envoyer leur manuscrit dactylographié en trois exem-
plaires.
BIBLIOGRAPHIE
Elle est présentée à la suite du texte, dans l'ordre alphabétique, et, pour
chaque auteur, selon l'ordre chronologique.
Pour les abréviations de périodiques, les auteurs pourront se référer au «Bo-
tanico Periodicum Huntianum» 1968, Pitrsburg, U.S.A.
Les références seront complétes, et suivront les modéles suivants :
— dans le cas d'un article tiré d'un périodique :
PATOUILLARD N., 1881 — Sur l'appareil conidial de Pleurotus ostreatus.
Bull. Soc. Bot. France 27 :125.
— dans le cas d'une citation extraite d'un ouvrage
HEIM R., 1957 — Les Champignons d'Europe. Paris, Boubée et Cie, 2 : 220-227.
— dans le cas d'un article tiré d'un ouvrage ou d'une collection signée ou pa-
tronnée par le méme auteur :
Source : MNHN, Paris
86 INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
MANDELS G.R., 1965 — Kinetics of fungal growth. In : AINSWORTH &
SUSSMAN, The Fungi, N.Y. & London, Academic press, 1 : 599-612,
— dans le cas d'une thése :
MALARD J. 1981 — Contribution à l'étude de la production d’a amylase par
Aspergillus oryzae (Alhb.) Cohn. Thése 3éme cycle, Lille.
— dans le cas d'un article tiré d'un compte-rendu de congrés :
MICHON E., 1982 — Virus, pollens et pollinies. In : Anomalies polliniques
liées à des facteurs parasitaires ou génétiques. Rev. Cytol. Biol. Vég., Bot.,
1982, 5 : 5-19 (21ème Colloque Société Française de Phytopathologie).
ILLUSTRATIONS
Seuls les originaux seront acceptés, puisqu'en aucun cas les photocopies ne
peuvent être correctement reproduites.
Les dimensions des originaux ne devront pas excéder le triple de celle de leur
reproduction définitive. La justification de la revue est 11,5 x 17,5 em.
Les tableaux étant directement reproduits par photographies, doivent être
dactylographiés clairement, sans ratures ni surcharges, en s'assurant de la qualité
de la frappe. Les traits doivent être tracés à l'encre et non tapés à la machine.
Les figures devront être exécutées à l'encre de Chine sur un support blanc uni
(Bristol ou Calque). Les lettres et les chiffres seront soigneusement apposés à
l'aide de lettres de transfert; leurs dimensions seront telles que la hauteur du plus
petit caractère ne soit pas, après réduction, inférieureà 1 mm. Par contre, on veil-
Jera à éviter les lettres trop épaisses lorsque la figure ne demande pas de réduction.
On dessinera l'échelle sur la figure, les indications de grandissement (x 1500)
étant prohibées. Les abréviations des mesures de longueur sont m, cm, mm et um.
L'ensemble de ces indications est également valable pour les planches photo-
graphiques dont l'ensemble, pour une planche, doit être homogène et nettement
contrasté. Chaque photographie doit illustrer un point du texte.
Les auteurs devront envoyer trois jeux de planches photographiques. L'un,
destiné à la reproduction, sera composé de planches montées sur carton blanc
léger, chaque photographie étant coupée à angle droit, et l'espace entre chacune
d'elle ne dépassant pas 5mm. Les deux autres jeux pourront être fournis sous
forme de planches montées ou non, chaque photographie portant au dos le nom
de l'auteur et le numéro de la planche.
Le tirage de planches en couleur ne pourra étre accepté qu'aprés accord avec
la secrétaire de rédaction.
o o
Les tirages à part sont à la charge des auteurs, Une participation aux frais de
reproduction des planches photographiques est demandée.
Toute correction d'auteur (changement par rapport au manuscrit. définiti-
vement accepté par le Comité de rédaction) sera facturée.
Dépôt légal ne 12390 - Imprimerie de Montligeon
Sorti de presses le 30 avril 1985
Source : MNHN, Paris
CRYPTOGAMIE — MYCOLOGIE
BUREAU DE RÉDACTION
MM. DURRIEU G., pour les articles traitant d'Écologie et de Phytopathologie
Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences,
Allées Jules Guesde, 31000 Toulouse (France).
JOLY P., pour les articles traitant de Systématique
Laboratoire de Cryptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue de Buffon, 75005 Paris (France).
MANACHERE G., pour les articles traitant de Physiologie
Laboratoire de Mycologie, Université de Lyon I,
43, Bd du 11 Novembre 1918, 69622 Villeurbanne Cedex (France).
Mmes ZICKLER D., pour les articles traitant de Cytologie
Laboratoire de Génétique, Université de Paris Sud,
Bât. 400, Centre d'Orsay, 91405 Orsay (France).
ROQUEBERT M.F., s'occupera des autres spécialités.
Laboratoire de Cry ptogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle
12, rue Buffon, 75005 Paris (France).
COMITÉ DE LECTURE
BOIDIN J., Lyon (France) MONTANT Ch., Toulouse (France)
CHEVAUGEON J., Orsay (France) MOREAU Cl., Brest (France)
GAMS W., Baarn (Hollande) PEGLER D.N., Kew (Grande-Bretagne)
HENNEBERT G., Louvain-la-Neuve SUTTON B., Kew (Grande-Bretagne)
(Belgique) TURIAN G., Genève (Suisse)
LACOSTE L., Lille (France)
Les manuscrits doivent être adressés (en 3 exemplaires) directement à un
membre du Bureau de Rédaction, choisi pour sa spécialité. Chaque membre du
Bureau se charge d'envoyer l'article à 2 membres du Comité de Lecture (ou
autres lecteurs compétants).
Bien qu'étant avant tout une revue de langue française, les articles rédigés en
Anglais, Allemand et Espagnol sont acceptés.
Les recommandations aux auteurs sont publiées dans le ler fascicule de
chaque tome.
Source : MNHN. Paris
ABONNEMENTS A CRYPTOGAMIE - MYCOLOGIE
Tome 6, 1985
France .
Étranger
REVUE DE MYCOLOGIE
Prix des Tomes 1 à 43: — France: 120 F. Étranger : 130 F
Collections completes: — réduction de 20 46 par tome.
Prix du fascicule séparé: France: 35 F Étranger :45 F
CRYPTOGAMIE - MYCOLOGIE
Prix des Tomes1à5: France: 210F Étranger : 230 F
Prix du fascicule séparé : France: 60 F Étranger : 70 F
MÉMOIRES HORS-SÉRIE DISPONIBLES
No 2 (1942). Les matiéres colorantes des champignons, par |.
Pastac. 88 pages : 15 F.
№ 3 (1943). Les constituants de la membrane chez les champignons
par R. Ulrich, 44 pages :15 F.
МО 7 (1959). Les champignons et nous (Chroniques) (II), par С.
Becker. 94 pages : 25 F.
NO 8 (1966). Catalogue de la Mycothéque de la Chaire de Crypto-
gamie du Muséum National d'Histoire Naturelle. (1) Micro-
mycètes. Macromycètes (première partie). 68 pages : 25 Е.
NO 9 (1967). Table des Matières (1936-1965) 85p. 20 F. - (1966-
1975) 30 p. 10F.
FLORE MYCOLOGIQUE DE MADAGASCAR ET DEPENDANGES;
publiée sous la direction de M. Roger HEIM.
Tome I. Les Lactario-Russulés, par Roger HEIM (1938) (épuisé).
Tome 11. Les Rhodophylles, par H. Romagnesi (1941), 164 pages,
46 fig. :60 F.
Tome III. Les Mycénes, par Georges Métrod (1949). 144 pages,
88 Пр. :60 Е.
Tome IV. Les Discomycétes de Madagascar, par Marcelle Le Gal
(1953), 465 pages, 172 fig. : 90 F.
Tome V. Les Urédinées, par Gilbert Bouriquet et J.P. Bassino
(1965). 180 pages, 97 fig., 4 pl. hors-texte : 60 Е.
Règlements :
= par virement postal au nom de Cryptogamie - Revue de Mycologie
12, rue de Buffon, 75005 PARIS, C.C.P. PARIS 6 19302 K;
— par chèque bancaire établi au même ordre.