я
X
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12 RUE DE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE SUBVENTIONNEE PAR LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Ж ЛДА
SOMMAIRE
L. BETTUCCI. — Activité colonisatrice des Basidiomycétes sur bois en-
terrés dans trois sols volcaniques sous conditions de laboratoire . . .... 249
N. AMRANI and L. NAJIM. — Contribution to a study of microscopical
fungal flora of Morocco. II - Alternaria alternata : microsclerotia and
орон eaten ta ses. 265.
R. COURTECUISSE. — Note sur deux Entolomataceae (Basidiomycètes,
Plutéales) nouvelles pour la France. …. «4. ...4s ressens 273
A. ORTEGA y A.G. BUENDIA. — Estudio de algunas especies con
esporas oblongas del genero Bovista Pers. .............. е. 281
Ј. PACLT. — A propos de la nomenclature de deux micromycétes :
Ceratocystis fagi (Loos) C. Moreau et Eutypa armeniacae Hansf. et
Carter 289
S. MARAKIS. — Screening tannin-utilizing filamentous fungi for protein
production from aqueous carob extract ..................... 293
P. BALOUNGA. — Étude de l'activité alcool déshydrogénase chez les
Pleurotes des Ombelliféres. II - Étude quantitative . ...... Sy 309
mole du-Tome 61985) - е 317
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
TOME 6 Fascicule 4 1985
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION: Madame J. NICOT
ADMINISTRATION : Mme LOCQUIN-LINARD M. et M. ZAMBETTAKIS Ch
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Mme M.C. BOISSELIER. ÉDITEUR : A.D.A.C.
Copyright © 1985. Cryptogamie Mycologie
Bibliothèque Centrale Muséum
WM
002268
|
|
|
|
|
Source : MNHN. Paris.
CRYPTOGAMIE MYCOLOGIE
ee
CONTENTS
(Tome 6, Fascicule 4, 1985)
L. BETTUCCI. — Basidiomycetes colonization activity on wood, buried
in three volcanic soils, under laboratory conditions (In French) .....- 249
N. AMRANI and L. NAJIM. — Contribution to a study of microscopical
fungal flora of Morocco. II - Alternaria alternata : microsclerotia and
chlamydospores са 253
R. COURTECUISSE. — Note on two Entolomataceae (Basidiomycetes,
Pluteales) new to France (In French) Cac 273
A. ORTEGA and A.G2. BUENDIA. — Study of some species with oblong
spores in the genus Bovista Pers. (In Spanish) ..........-......: 281
J. PACLT. — About micromycetes nomenclature : Ceratocystis fagi (Loos)
C. Moreau and Eutypa armeniacae Hansf. and Carter (In French) . . . . « 289
S. MARAKIS. — Screening tannin-utilizing filamentous fungi for protein
production from aqueous carob extract . « 293
P. BALOUNGA. — Alcohol dehydrogenase activity among Pleurotus
growing on Umbellifers. II - Quantitative study (In French) .. 309
е моево "EE 217
Source : MNHN. Paris
249
ACTIVITÉ COLONISATRICE DES BASIDIOMYCETES
SUR BOIS ENTERRÉS DANS TROIS SOLS VOLCANIQUES
SOUS CONDITIONS DE LABORATOIRE
par Lina BETTUCCI*
RÉSUMÉ. — Analyse de l'aptitude colonisatrice de 3 souches de Basidiomycètes isolées
d'éprouvettes de bois enfouies dans les sols de trois sites différents. Étude des effets de la
communauté lignofile colonisatrice des sols sur ces souches.
Des morceaux de bois préincubés durant des périodes trés différentes, en sol réhumectés
et en sols frais, ont été incubés en méme temps que du bois inoculé par une souche de
Basidiomycéte. Le méme traitement a été effectué avec des sols stériles.
Les sols frais ou secs-réhumectés n'influent pas de façon différente sur la faculté de
colonisation par les souches de Basidiomycétes bien que la dessication et la réhumidification
réduisent la mycoflore du sol.
La mycoflore colonisatrice des éprouvettes préincubées dans les trois sols frais est diffé-
rente de celle des éprouvettes des sols secs-réhumectés. Dans tous les cas, la mycoflore
lignophile limite l'aptitude colonisatrice des Basidiomycéte:
La faculté de colonisation par les Basidiomycétes étudiés ne dépend pas de la durée de
la préincubation dans le sol. Ces résultats contredisent le schéma de Garrett qui suppose
que les Basidiomycétes sont des colonisateurs tardifs, se développant aprés les champignons à
équipement enzymatique plus réduit.
SUMMARY. — In this study I analyze the colonizing capacity of Basidiomycetes strains
isolated from stakes buried in soils of three different sites, and the effect of the colonizing
fungal lignofilic community on these strains.
Woods of small dimensions, preincubated during very different periods in dry rehumi-
dified soils and in fresh soils, were incubated with woods inoculated with a strain of Basidio-
mycetes. The same treatment was carried on using sterile soils.
The dry rehumidified soils and the fresh ones do not affect in a different way the coloni-
zing capacity of the Basidiomycetes strain used; although the drying and rehumidification
does reduce and modify the soil microflora.
On the other hand, the lignofilic microflora which colonizes woods preincubated in dry
rehumidified soils is different from that which was preincubated in the corresponding fresh
soils. In all the cases, the lignofilic microflora limits the colonizing capacity of the Basidio-
mycetes.
The results reflect, furthermore, that the colonizing capacity of the Basidiomycetes
strains does not depend of the wood preincubation time in the soil. They also do not
* Rambla M. Gandhi 373, Montevideo, Uruguay.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
250 L. BETTUCCI
confirm Garrett’s schema, which presupposes that the Basidiomycetes are late colonizers,
that is, that they colonize only after the colonization by a microflora which uses compo-
nents that require a more reduced enzymatic system.
RESUMEN. — En este estudio se analizó la capacidad de colonización de cepas de Basidio-
mycetes, aislados de estacas enterradas, en suelos de tres sitios y el efecto de la comunidad
füngica lignofilica colonizadora sobre estas cepas.
Maderas de pequeñas dimensiones preincubadas durante periodos muy diferentes en sue-
los secos rehumectados y en suelos frescos, se incubaron con maderas inoculadas con una
cepa de Basidiomycete.El mismo tratamiento se realizó utilizando suelos esteriles.
Los suelos secos rehumectados o frescos no influyen de manera diferente sobre la capa-
cidad de colonización de las cepas de Basidiomycetes ensayados, si bien la desecación y
rehumectación reducen y modifican la micoflora del suelo.
Por otra parte, la microflora lignofilica colonizadora de las maderas preincubadas en los
suelos secos rehumectados es diferente de aquéllas preincubadas en los correspondientes
suelos frescos. En todos los casos la micoflora lignofilica limita la capacidad colonizadora
de los Basidiomycetes.
Los resultados reflejarían, ademas, que la capacidad de colonización de las cepas de Basi-
diomycetes no depende del tiempo de incubación en el suelo. Tampoco confirman el es-
quema de Garrett, que supone que los Basidiomycetes son colonizadores tardíos, o sea,
que colonizan luego que lo hace la micoflora que utiliza componentes que requieren un
sistema enzimático más reducido.
MOTS CLÉS : bois enterré, Basidiomycètes, sol volcanique, pourriture blanche, pourriture
brune, champignons lignophiles.
INTRODUCTION
Les Basidiomycètes jouent un rôle clef dans la décomposition des bois et des
litières; il nous a paru important de savoir s'ils étaient capables de coloniser des
bois incubés dans le sol.
Dans cette étude nous avons donc analysé l'aptitude à la colonisation de trois
souches de Basidiomycètes isolées d’éprouvettes d'Abies religiosa enterrées
pendant un an dans le Parc National Desierto de Los Leones, au Mexique (BET-
TUCCI, 1983).
L'incubation des échantillons de bois à coloniser a été effectuée dans des pré-
lévements de l'horizon Ag des trois sites, La Joya, Nexpayantla et La Tijera,
situés sur la pente occidentale du volcan Popocatepetl, respectivement à 3660 m,
3300 m et 2980 m au-dessus du niveau de la mer.
Nous avons essayé de déterminer si les sols, provenant des différents sites,
modifient d'une facon significative la capacité de colonisation des souches de
Basidiomycétes.
Dans le méme temps, on a voulu savoir si la résistance éventuelle de ces sols à
la propagation des Basidiomycètes était due à leurs propriétés physiques et chi-
miques ou bien à des facteurs biotiques antagonistes.
Nous avons également cherché à distinguer, autant que possible, les effets
des facteurs biotiques , et ceux des facteurs physiques et chimiques, en désin-
Source : MNHN, Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRÉS DANS LE SOL 251
fectant ou non les sols. On a introduit simultanément des éprouvettes précolo-
nisées par un des Basidiomycetes étudiés, soit une éprouvette fraiche, soit une
éprouvette préincubée pendant deux ans et demi dans les sols des trois sites.
L'horizon superficiel a été choisi car c'est celui-ci où l'on trouve la plus forte
activité de décomposition des principaux composants structuraux du bois :
lignite et cellulose (KONONOVA, 1966; DOMMERGUES & MANGENOT, 1970;
MANGENOT & REISINGER, 1972; DUCHAUFOUR, 1980; SWIFT & al.,
1979).
De plus il y a peu de renseignements publiés (entre autres, MARTINEZ &
RAMIREZ, 1979; PENA-CABRIALES & VALDES, 1975) sur les caractéris-
tiques biologiques des sols évolués à partir des matériaux pyroclastiques alors
que leur composition minéralogique est très particulière (HETIER, 1975; DU-
CHAUFOUR & SOUCHIER, 1977, 1979).
En fin d'incubation les populations de toutes les éprouvettes seront analysées.
Ceci nous renseignera sur l'aptitude de l'inoculum de Basidiomycéte à coloniser
le bois en présence de sol, que ce bois soit vierge ou déjà colonisé, et sur la colo-
nisation, à partir du sol, d'éprouvettes précolonisées par un Basidiomycéte.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
Des échantillons de bois d'Abies religiosa de 0,5 x 1,5 x 3,5 cm, ont été
incubés dans les prélèvements de sols, horizon Ao, provenant des sites La Joya,
Nexpayantla et La Tijera.
Deux séries ont été réalisées. Dans la première on a utilisé des prélèvements
de sol frais effectués selon la technique décrite par BETTUCCI (1983). Dans la
seconde, les sols ont été préalablement séchés à l'air.
1ère SÉRIE : SOLS FRAIS
Préincubation des échantillons de bois en sol désinfecté : Les échantillons
de sol ont été prélevés dans les sites de La Joya, Nexpayantla et La Tijera 24
heures avant le début du traitement. Ils ont été conservés a + 5°C, puis tamisés
et portés à quasi saturation d’eau. (On a ajouté 10 % d’eau distillée stérile à
l'échantillon de La Joya, 12,5 % à celui de Nexpayantla et 10 % à celui de La
Tijera).
Avec une certaine quantité de sol de chaque site, on a rempli 9 boites de Petri
en plastique. Dans chaque boite on a placé 2 échantillons de bois et on a désin-
fecté le tout par irradiation f à 2,5 Mrad. La préincubation s'est alors poursuivie
pendant 6 semaines.
Préincubation des échantillons de bois en sol non désinfecté : On a utilisé
des bois préincubés, pendant deux ans et demi dans des prélévements de sols
provenant des trois sites et non utilisés pour l'étude des communautés fongiques
colonisatrices du bois d'Abies religiosa (BETTUCCI, 1984). Avant l'emploi,
Source : MNHN, Paris
252 L. BETTUCCI
leurs dimensions sont ramenées à celles d'autres éprouvettes, soit 0,5 x 1,5 x
3,5 cm.
Préparation des inoculums : Les souches de Basidiomycétes portant les réfé-
rences 95, 103, et 96 ont été inoculées séparément en milieu de culture malt-
gélosé, en fioles de Roux de 1 litre. Aprés 10 jours environ, lorsque les colonies
couvraient entiérement la surface du milieu de culture, on a introduit 10 échan-
tillons de bois stériles dans chaque fiole, soit 60 pour chaque souche. L'incuba-
tion a duré 6 semaines. Des éprouvettes-inoculums choisies au hasard ont été
analysées comme on le verra plus loin, pour connaître le taux de colonisation
du bois au moment de l’inoculation,
Incubation : Pour les 2 traitements, une éprouvette colonisée par une souche
de Basidiomycéte est introduite dans chaque boite de Petri entre les deux é-
prouvettes préincubées, en sol désinfecté ou en sol normal,
Les témoins sont constitués par des boites de Petri remplies de sol et conte-
nant 3 éprouvettes préincubées en sol désinfecté ou non.
2éme SÉRIE : SOLS SECS-RÉHUMECTÉS
On a utilisé ici des sols provenant des sites de La Joya, Nexpayantla et La
Tijera, conservés secs à l'air pendant environ 3 mois. Au moment de l'emploi,
ils ont été réhumectés avec de l'eau distillée stérile jusqu'à quasi saturation.
Aux prélèvements du sol de La Joya on a ajouté 35 % d'eau, 45 % a celui
de Nexpayantla et 35 % a celui de La Tijera.
Préincubation en sol désinfecté : Elle a lieu comme dans le cas des sols frais.
Préincubation en sol non désinfecté : Une partie des sols a été distribuée
dans des bocaux de verre stériles de 500 ml, munis d’un couvercle perforé en
son centre et bouché avec du coton. On a introduit dans chaque bocal 6 échan-
tillons de bois stériles. La préincubation s’est poursuivie pendant 6 semaines.
L'inoculum est préparé comme précédemment.
Incubation : Dans le cas des sols désinfectés elle a lieu dans les mémes condi-
tions que lors de la première série.
Dans le cas contraire les échantillons préincubés en sol non-désinfecté pen-
dant 6 semaines ont été replacés dans des boites de Petri contenant du sol sec-
réhumecté et l'inoculation a lieu par la méthode habituelle. Les témoins sont
obtenus comme lors de la premiére série.
On dispose de trois répétitions pour chaque traitement et chaque témoin,
c'est-à-dire de 6 éprouvettes préincubées et 3 éprouvettes-inoculums pour les
traitements et 9 éprouvettes pour les témoins. La préincubation et l'incubation
sont faites à l'humidité constante du sol et à + 19°C de température.
Les analyses ont lieu aprés 6 semaines d'incubation.
Source : MNHN,
Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRÉS DANS LE SOL 253
ANALYSES DES PRÉLEVEMENTS
Elles ont porté sur des éprouvettes-inoculums comme on l’a vu plus haut
et sur la totalité des éprouvettes après incubation. Dans tous les cas on a pris
20 éclats de bois qui ont été transférés sur un milieu de culture sélectif pour
Basidiomycètes (TAYLOR, 1971) : glucose 10 g, KH2POq 1g, (NHq)2SOq 1g,
MgSO, 0,5g, peptone 1,5g, gélose 15g, eau distillée 1000 ml, agents sélectifs :
benomyl 5 ug/l, néomycine 50 ug/l et streptomycine 50 ug/l.
L'activité colonisatrice des souches de Basidiomycétes a été représentée par
le pourcentage d'éclats de bois donnant naissance, sur milieu de Taylor, à une
colonie caractéristique de la souche étudiée.
Les souches de Basidiomycétes 95 et 103 appartiennent au méme groupe, or,
ici, elles ont été étudiées séparément. En effet, la coushe 103 présente des ca-
ractéres culturaux un peu différents mais qui correspondent encore au groupe.
Les deux cultures ont une réaction positive aux tests des oxydases extracellu-
laires (DAVIDSON & al., 1938; NOBLES, 1958). La troisième souche de Basi-
diomycéte utilisée, la souche 96, a, par contre, une réaction négative aux tests
des oxydases extracellulaires.
RÉSULTATS
COLONISATION DES ÉPROUVETTES PAR LES BASIDIOMYCETES
Cas des éprouvettes - inoculums : 9575 à 10075 des éclats de bois préincubés
dans les cultures des souches 95, 103 et 96 de Basidiomycétes étaient colonisés
par les souches correspondantes. Dans tous les cas, aprés l'incubation, les pour-
centages de récupération de ces souches se sont particuliérement réduits (Tab. 1).
Tableau 1. — Récupération de souches de Basidiomycétes (en pourcentages)
Table 1. — Rate of Basidiomycetes strains reisolated (75)
Préincubation Incubation en sol frais Incubation en sol sec-réhumidifié
souche La Joya Мехра. 1а Тіјеа LaJoya Nexpa. La Tijera
95 36,7 1,7 0 13,3 0 0
103 31,7 15 0 50 216 1555
96 30 80 533 65 283 583
Source : MNHN, Pari:
254 L. BETTUCCI
Colonisation des éprouvettes préincubées en sol désinfecté : Les éprouvettes
ont été colonisées à plus de 95 % par les souches de Basidiomycètes 95, 103 et
96 (Tab. 2 et 3). Il n'y a pas de différences significatives avec les pourcentages de
colonisation des éclats de bois provenant des éprouvettes-inoculums correspon-
dantes. Cependant les souches 95 et 103 produisent une pourriture blanche et
la souche 96 produit une pourriture brune sur toutes les éprouvettes colonisées. .
Colonisation des éprouvettes préincubées en sol non désinfecté : Les éclats
de Bois n'ont fourni aucune colonie des souches 95 et 103 quel que soit le site
et la série. Par contre ils ont été colonisés par la souche 96 dans des pourcentages
variables selon la provenance du sol.
Tableau 2. — Fréquence d'isolements des souches 95, 103 et 96 de Basidiomycétes. Sol
désinfecté, frais.
Table 2. — Isolation frequencies of 95, 103 and 96 Basidiomycetes strains. Desinfected
fresh soil.
Incubés La Joya Nexpayantla La Tijera
avec 95 ie а 1 2 3 i =
Bois] 20 20 18 20 20 20 20 20 20
Bois2 20 20 20 202015 20 20 19
Total 40 40 38 118 40 40 39 119 40 40 39 110
2 98,3% 99,1% 99.12
Incubés
avec 103
Boisl 19 19 20 18 19 30 20 20 20
Bois2 20 19 20 19 20 20 20 19 19
Total 39 38 40 17 37 39 10 116 40 39 39 ИВ
z 97,5% 96,62 98.3%
Incubés
avec 96
Bois] 20 15 19 19 20 20 20 20 20
Bois2 20 20 20 20 20 30 20 19 20
Total 40 35 39 114 39 40 40 119 40 39 40 119
З 95% 99.1% 99,1%
* 1, 2, 3 dans chaque site indiquent des répétitions.
Source : MNHN, Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRÉS DANS LE SOL 255
Tableau 3. — Fréquence d'isolements des souches 95, 103 et 96 de Basidiomycétes.
Sol désinfecté, sec-réhumecté.
Table 3. — Isolation frequencies of 95, 103 and 96 Basidiomycetes strains. Desinfected
dry rehumidified soil.
Incubés La Joya Nexpayantla La Tijera
avec 95 Ы 2 3 1 2 3 1 2 3
Bos] 19 20 20 1938 20020 20 20 20
Bois2 20 19 20 39-1] 10,20 20 19 19
Total 39 39 40 118 3s 39 40 17 40 39 39 115
2 98,32 97,5% 98,3%
Incubés
avec 103
Bois 1 20 20 20 20 ES s 20 19 20
Bois 2 20 20 19 20 18 20 18 19 18
Total 40 40 39 119 40 37 39 16 SE E NT
2 99,1% 95.82
Incubés
avec 96
Bos! 20 19 30 20° 20 18 20 20 20
Bois 2 20 20 18 20 2097 15 20 17 20
Total A SALA 40 40 37 1m 40 37 40 117
з 97,5% 97,5% 97.52
* 1, 2, 3 dans chaque site indiquent des répétitions.
Dans la premiére série (sols frais) les éclats de bois ont été colonisés a 25 %
comme le cas du sol de La Joya, á 80,8% dans le cas de celui de Nexpayantla
et à 37,5 % dans celui de la Tijera (Tab. 4).
COLONISATION DES ÉPROUVETTES PAR LES AUTRES CHAMPIGNONS
1ère série : éprouvettes préincubées en sols frais : Les éprouvettes préincubées
en différents sols frais, pendant deux ans et demi et ensuite incubées avec les
inoculums de souches de Basidiomycétes, contiennent d'autres champignons du
Source : MNHN, Paris
esc
єє
Er
sz
91
si
L
ses
s
ги
от
ce
£8
єє
96
тя
г
SLE
Sty
зо
г
96
Xa
s'o
sz
eec
eer
є0т
та
єє
Sst
sc
ee
ec
vg
or
LT
[3
ec
99
PE
ut
$6
ra
"suus : 1, isoagoKurorpiseq sop sun[nooursonioAnoidp : p feri v] : «LT SepurárdxoN : жом feof e
s's
от
Dri
ot
goe
$
8'01
ge
по
$6
у
“qos вә) рәзэәўшзәр-чод 'sojdumes poom poieqnou үе jo sau2ozod иореүовү — “p әд.
єє
оз
єє
no
96
тя
sc
3'08
su
єз
єє
96
"XoN
ec
21
ost
гө:
єє
хот
тя
SU
cv
ги
so
sc
sor
ШИ
“XIN
19
LT
v9
ut
sc
$6
тя
s's
LT
SLE
єз
$6
"XoN.
st
st
0€
єє
96
та
19
sc
єз
от
L'or
96
гт
Le
ШИ
ra
80
SLI
8'st
сє
єз
so
ec
eor
T1
nr
от
56
ra
Th
ES
or
si
‘от
s6
гт
[4 : suonenpiqy
xot ois ("usaq) nadons sisdouoporsag
xurT Cs1oq) umungaoy vunuodsopojo
-dds
IDAS UREA unto A
axgourorpiseg
fo) xa “stag aput ршләроцоц
remy pSiquoyopnasd DUIPOYIML,
позше$ 1ә 1015 (19201) злару/ за шо.
зиецод (уашек) эоврируом моцдорлца
auruo) (uen 19 *q19807]) 04018U50/ n40ydoJond
(вє1 әцәпоз) g wnjjouruof WANT
orta n4p028h/ z]oonungr
"ds unupsng
чәрва puossv] unijjotuadng
эң зә вон untu2uo421 2 uodipoo4pur)
+шво) (ешАәң итд) млд шпшошәоу
saugiord
"ste 'jioojursop uou jos s9qnour 104 әр зиоачецэд вә поз эр взшәшәүоз,р зәВезиәэлпод — `p nearq,
Source : MNHN, Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRÉS DANS LE SOL 257
sol qui avaient déja été isolés (BETTUCCI, 1983).
Certaines espéces sont particuliéres à chaque sol. D'autres se rencontrent
dans les éprouvettes préincubées en deux sols et seul le mycélium hyalin
stérile (souche 508) a été commun aux trois sols mais avec des fréquences diffé-
rentes (Tab. 4). Dans tous les cas les espéces ont été isolées avec des pourcen-
tages qui dépendent de la souche de Basidiomycètes avec laquelle elles ont été
incubées.
Ainsi Phialophora fastigiata, Phialophora richardsiae, Fusarium sp. (souche
518) et Acremonium butyri sont les principaux colonisateurs des éprouvettes
préincubées en sol de La Joya; Eupenicillium lasseni, Cylindrocarpon hetero-
nemum (par la haute fréquence) et Talaromyces flavus sont ceux des éprouvettes
préincubées en sol Nexpayantla et Trichoderma pseudokoningii et Trichoderma
viride des éprouvettes préincubées en sol de La Tijera.
Humicola fuscoatra a été l'espéce commune aux éprouvettes préincubées dans
les sols de Nexpayantla et La Tijera et Penicillium janthinellum (souche 139),
l'espéce commune à celles préincubées dans les sols de La Joya et La Tijera bien
qu'avec des fréquences trés différentes.
Les éprouvettes témoins, incubées dans le sol provenant de La Joya, ont été
colonisées par Penicillium janthinellum (souche 139), Phialophora fastigiata et
Cladosporium herbarum. Celles incubées dans le sol provenant de Nexpayantla,
par Cylindrocarpon heteronemum, Eupenicillium lasseni, Talaromyces flavus,
Cladosporium herbarum et Pestalotiopsis guepini et enfin celles incubées dans le
sol, provenant de La Tijera par Trichoderma pseudokoningii, Trichoderma viride,
Cylindrocarpon heteronemum, Phialophora fastigiata, Penicillium janthinellum
et Fusarium sp. (souche 518). Ces espèces ont été isolées des éprouvettes in-
cubées pendant un an dans les sols en question (BETTUCCI, 1983). Elles n’ont
pas été colonisées par des Basidiomycètes (Tab. 4).
A partir des éprouvettes-inoculums, après incubation dans les trois sols, on
a isolé, en plus des Basidiomycètes (cf. supra, Tab. 1) la plupart des espèces
précédentes. Phialophora fastigiata, Penicillium janthinellum, et plus rarement
Acremonium butyri et Cladosporium herbarum ont été rencontrés dans les bois
incubés dans le sol de La Joya. De rares Bactéries, Eupenicillium lasseni, Tala-
romyces flavus, mycélium hyalin stérile (souche 508), Cladosporium herbarum
et Pestalotiopsis guepini des bois incubés dans le sol de Nexpayantla et, fina-
lement, Cylindrocarpon heteronemum, Humicola fuscoatra, Penicillium janthi-
nellum, Eupenicillium lasseni, Fusarium sp., Phialophora fastigiata, mycélium
hyalin stérile (souche 508) et les plus fréquemment isolés Trichoderma pseudo-
koningii ainsi que Trichoderma viride des bois incubés dans le sol de La Tijera
(Tab. 4).
2ème série : éprouvettes préincubées en sols secs réhumectés : Les résultats
figurant dans le tableau 5 montrent que la dessication à l'air a éliminé, dans les
mêmes sols, la majeure partie de la mycoflore qui ne comprend plus que Mucor
mucedo, Trichoderma viride et le mycélium hyalin stérile (souche 508) dans
des fréquences variables. Les Bactéries, par contre, sont presque constantes.
Source : MNHN, Paris
"en
eas
919
est ce
vg
Ute 001
96
a
ги
ЄС
198
sa
гт
96
л
sel
oc
єєє
єн
£01
тя
esc
ст
esT
or
aie
or
єзї
001
56
та
“suioup : L fsoxgoKurorpiseg sop surm[nooursonoanoxdy : p tefg, eq : ^11 tepuededxon :
COELI
esc
wos Slo wI
STI cel
so єз
Ss Bsc) #98
56 96
ті g ra
ase
$6
єє
ги
96
oz
9c
єє
єзї
e
[1
€or
ra
єз
eg
Us
ash
cor
хак
Do
oor
s6
ra
T66
07
си
s6
ESY
c6
sh
15
s9
LIS
96
ra
n
eee
єє
96
гл
хәм едо ет: "Г : ѕчортуаэлау
99 ги oc E
os eer sagosworpiseg
saz sts 80S ANOS ALAS UNBAY WNNSIAN
Дело) хо ‘за PUJA DULMIPOYIML,
si “ag хә “оп орәопш Loon
001 56 001 sc aora
сот єп 56 56
тя ст та тт
"поз poriprumyos ap porosjursop-uoN 'sojdures poom рәзедпош |е јо sausored чопто — ‘© 91481.
guosumqpi-oos 'prosjumsap uou [os "єӯдпэцу +10 9p зиоашецэў зәр єпоз әр siuourspostp seBezuooanoq — 'G тео еу,
Source : MNHN, Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRES DANS LE SOL 259
Cependant comme dans la première série seule la souche 96 des Basidiomycétes
a pu coloniser les éprouvettes préincubées dans tous les sols.
Les éprouvettes témoins ont été aussi colonisées par des bactéries, Mucor
mucedo, Trichoderma viride et mycélium hyalin stérile (souche 508). Elles n’ont
pas été colonisées par des Basidiomy cétes (Tab. 5).
En ce qui concerne les éprouvettes-inoculums, elles sont largement colonisées
par des Bactéries. Trichoderma viride est presque constamment présent à Nex-
payantla et La Tijera. Les autres espèces, Mucor mucedo et mycélium hyalin
stérile (souche 508), sont peu souvent isolées mais à partir des 3 sols (Tab. 5).
DISCUSSION
П пу а раз де тепсе significative entre les pourcentages des champignons
isolés d'éclats de bois préincubés en sol désinfecté et colonisé par les Basidio-
mycétes et les pourcentages de récupération des mémes souches à partir des
éprouvettes-inoculums. On n'a pas, non plus, observé de différence significative
avec le pourcentage des souches provenant des éclats de bois colonisés avant
incubation dans le sol désinfecté. Il semble que les caractéristiques physico-
chimiques du sol n'influent pas sur la capacité de colonisation des souches de
Basidiomycétes 95, 103 et 96.
Les souches de Basidiomycétes 95 et 103 n'ont pas colonisé les éprouvettes
préincubées dans les sols frais ou dans les sols secs-réhumectés non désinfectés
des trois sites.
En ce qui concerne leur conservation dans les éprouvettes-inoculums incubées
dans les sols frais, elle est variable. Les deux souches n'ont pas été isolées dans le
cas de sol de La Tijera. Peu d'éclats les renferment dans celui de Nexpayantla
bien que la souche 103 semble mieux se conserver que la souche 95, alors qu'elle
est encore présente dans plus de 30 % des éclats à La Joya.
Dans le cas.des sols secs-réhumectés les résultats concordent avec les précé-
dents : conservation des deux souches aprés incubation dans le sol de La Joya
et conservation de la souche 103 seule dans les deux autres sols.
Par contre, la souche 96 a été isolée non seulement des éprouvettes-inoculums
incubées dans les trois sols, frais ou secs-réhumectés mais aussi des bois préin-
cubés dans ces sols.
Ceci semble refléter une grande aptitude à la compétition de la souche 96
par rapport aux souches 95 et 103, au moins dans les conditions expérimentales.
Les éprouvettes incubées dans les sols de La Joya pendant deux ans et demi
ont été colonisées d'une manière dominante par Phialophora spp.. ce qui n'était
pas apparu au méme degré aprés un an d'incubation, et par Acremonium butyri
qui n'avait pas été isolé à la méme époque (BETTUCCI, 1983). BANERJEE &
LEVY (1971) soutiennent qu'il existe une association positive entre Phialophora
spp. et les Basidiomycétes. Ceci n'a pas été observé dans nos expériences, du
Source : MNHN, Paris
260 L. BETTUCCI
moins dans le cas des souches de Basidiomycètes 95 et 103.
Cylindrocarpon heteronemum et Eupenicillium lasseni, ont été les espèces
dominantes dans les bois incubés dans le sol de Nexpayantla, ce qui n'était pas
apparu non plus, après un an d'incubation. Il a été observé un certain degré
d'antagonisme, in vitro, entre Cylindrocarpon sp. et Punique isolement (dans ce
sol) de Trichoderma viride. DOMSCH & al. (1980) signalent une activité anta-
goniste de certaines espéces de Cylindrocarpon vis-à-vis d’autres espèces de
champignons.
Dans le sol de La Tijera, les bois incubés en présence d'inoculums des souches
95 et 103 ont été colonisés à 30 % environ par T. viride. Celui-ci est absent des
éprouvettes incubées en présence d'inoculum de la souche 96. Trichoderma
pseudokoningii a été aussi isolé des éprouvettes incubées dans le sol de La Tijera,
inoculées par les trois souches de Basidiomycètes; toutefois la fréquence d'iso-
lement est plus élevée en présence de l'inoculum 96, donc quand T. viride fait
défaut.
HULME & SHIELDS (1975), RICARD (1977), DOMSCH & al. (1980),
parmi beaucoup d'autres, citent l'activité anti-Hyménomycètes, bien connue que
possède le groupe de T. viride ainsi que d’autres espèces de Trichoderma. Elle
est même mise à profit pour la lutte biologique contre les Basidiomycètes
lignivores. Comme on l’a vu déjà (BETTUCCI, 1983; BETTUCCI & RODRI-
GUEZ, 1975), chaque fois que l'on a isolé des souches de Basidiomycétes, T.
viride a été rencontré.
Les éprouvettes incubées dans les sols secs-réhumectés ont une mycoflore
extrémement réduite et modifiée probablement par suite de la dessication et de
la contamination.
Le mycélium hyalin stérile (souche 508) a été isolé de presque tous les
échantillons. Trichoderma viride a été isolé des éprouvettes incubées dans les
sols de La Tijera et de Nexpayantla. Pourtant il n'avait jamais été mis en évi-
dence dans ce dernier site, par incubation des éprouvettes in vitro en sol frais
pendant un an. ll n'a pas été isolé non plus par dilution de sol sur malt-gélosé
2 % des sols frais prélevés pendant la période sèche utilisés dans la même expé-
rience, mais l’a été des sols secs-réhumectés prélevés pendant la saison des pluies,
utilisés dans cette expérience (BETTUCCI, 1983, données non publiées). Mais
il est toujours absent des éprouvettes incubées dans le Ranker de La Joya. Le
troisième champignon est Mucor mucedo absent de toutes les analyses anté-
rieures.
On a remarqué aussi que la souche de Basidiomycète 96 était souvent obtenue
à partir du même éclat que le mycélium hyalin stérile (souche 508) qu'il dépas-
sait aprés deux semaines d'incubation.
Le résultat le plus surprenant a été l'abondance des Bactéries. Dans les boites
inoculées par les éclats des éprouvettes-inoculums du Basidiomycète 103, 95 %
des éclats en produisaient, bien que isolement ait été fait sur milieu de Taylor
contenant des antibiotiques.
L'effet inhibiteur des Bactéries sur les champignons des bois a déjà été
étudié (LAPETITE, 1970; GREAVES, 1970; MOORE-LANDECKER & STOT-
Source : MNHN, Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRÉS DANS LE SOL 261
SKY, 1972) ainsi que leur effet synergique (SMITH, 1975). Dans nos expé-
riences aucun de ces deux effets n'a été démontré en particulier sur la souche 96.
Enfin les Bactéries sont très rares ou absentes de deux sols forestiers.
On peut se demander : a) pourquoi dans les éprouvettes-inoculums les sou-
ches de Basidiomycétes sont réisolées en nombre réduit aprés l'incubation,
tant en sols frais qu’en sols sec-réhumectés et b) pourquoi les éprouvettes pré-
incubées dans des sols frais ou sec-réhumectés n’ont pas été colonisées par les
souches 95 et 103 et l'ont été par la souche 96.
HULME & SHIELDS (1972) ont observé que dans des éprouvettes inoculées
avec Polyporus versicolor ou avec Polyporus adustus et inoculées à nouveau
aprés 15 jours avec un champignon non lignivore, la pourriture n'était pas em-
péchée si l'éprouvette de bois était placée sur le sol. Par contre si elle était
enfouie, alors, les résultats étaient différents : la pourriture par P. versicolor
était trés réduite et beaucoup moins par P. adustus, probablement, selon HULME
& SHIELDS, à cause de l'humidité élevée, d'une possible anaerobiose partielle
et la présence de substances nutritives solubles dans le sol qui ont agi favorable-
ment sur les champignons non lignivores. Or si le premier colonisateur était un
champignon non lignivore, la pourriture était fortement restreinte ou nulle,
méme sur le sol.
Nos résultats et les résultats signalés plus haut, suggérent qu'il y a des diffé-
rences entre les souches de Basidiomycétes face aux effets inhibiteurs de la
microflore du sol, et que les Basidiomycétes se développent s'ils colonisent
de facon précoce.
Étant donné que les souches 95 et 103 ont été isolées des bois enterrés in
situ, dans un sol semblable à ceux des trois sites, et à la 5ème semaine, il semble
probable que leur incapacité de colonisation est due a plusieurs facteurs. L’un
d'eux est la faible capacité compétitive, mais les conditions expérimentales
jouent aussi un róle important ainsi que l'évolution des communautés dans les
conditions de l'environnement, par exemple : l'évolution de l'humidité du sol
et en conséquence du bois in situ. En plus, l'humidité proche de la saturation
est trés défavorable aux pourritures blanches (MANGENOT, communication
personnelle).
CONCLUSIONS
— Les souches de Basidiomycétes 95, 103 et 96 possèdent la même capacité
de colonisation en sols frais ou secs-réhumectés, de différents sites, tous dérivés
de cendres volcaniques, pourvu qu'ils soient désinfectés.
— Les sols frais ou secs-réhumectés, non désinfectés, n'influent pas de façon
différente, sur la capacité de colonisation des souches de basidiomycètes 95,
103 et 96, bien que la dessication et la réhumectation réduisent et modifient
la mycoflore du sol.
Source : MNHN, Paris
262 L. BETTUCCI
— La souche de Basidiomycétes 96 posséde une plus grande capacité de colo-
nisation et de réisolement en milieu de culture, que les souches 95 et 103 des
éprouvettes incubées en sols frais ou secs-réhumectés, non désinfectés, des trois
sites.
— La mycoflore colonisatrice des éprouvettes préincubées dans les trois sols
frais est trés différente de celles préincubées dans les sols sec-réhumectés sauf
pour le mycélium hyalin stérile (souche 508).
— Les espèces de Trichoderma n’existent que dans les éprouvettes préincu-
bées dans les deux Andosols et jamais, même après séchage et réhumectation,
dans celles préincubées dans le Ranker.
— La colonisation des éprouvettes par la souche 96 de Basidiomycétes n'est
pas empéchée par Trichoderma viride dans tous les cas où ces deux champignons
coexistent, c’est-à-dire, les sols frais ou sec-réhumecté de La Tijera et sec-réhu-
mecté de Nexpayantla.
_ On a observé une association fréquence de la souche 96 de Basidiomycètes
et du mycélium hyalin stérile (souche 508).
— La flore mycologique du sol qui colonise les bois-inoculums, c'est-à-dire
ceux préincubés dans les cultures des souches de Basidiomy càtes, réduit le pour-
centage de réisolement des dites souches dans le milieu de culture.
— La colonisation des bois par les souches de Basidiomycétes 95, 103 et 96,
n'a pas été favorisée par une période de préincubation relativement prolongée
(deux ans et demi), dans les conditions de l'expérience, comme on pourrait
s'y attendre selon le schéma de colonisation proposé par GARRETT.
BIBLIOGRAPHIE
BANERJEE A.K. and LEVY J.F., 1971 — Fungal succession in wooden fence posts. Mate-
rial und Organismen 6 :1-25.
BETTUCCI L. y RODRIGUEZ D., 1975 — Sucesiones de microorganismos que colonizan
y deterioran maderas enterradas. Memorias del VI Congreso Mexicano de Botanica.
Abstract :111.
BETTUCCI L., 1983 — Colonisation de bois d'Abies religiosa. Thése Doct. État, Université
de Nancy, 182 p.
BETTUCCI L., 1984 — Étude de la colonisation fongique d'éprouvettes de bois d'Abies
religiosa. Cryptogamie, Mycol. 5 : 247-268.
DAVIDSON R.W., CAMPBELL W.A. and BLAISDELL DJ., 1938 — Differentiation of
of wood decaying fungi by their reactions on gallic or tanic acid medium. J. Agric. Res.
57 : 683-695.
DOMMERGUES Y. et MANGENOT F., 1970 — Ecologie microbienne du sol. Paris, Masson,
796 p.
DOMSCH K.H., GAMS W. and ANDERSON T., 1980 — Compendium of soil fungi. Lon-
Source : MNHN, Paris
BASIDIOMYCETES SUR BOIS ENTERRÉS DANS LE SOL 263
don, Academic Press, 2 vol. : 859 p., 405 p.
DUCHAUFOUR P. et SOUCHIER B. 1977, 1979 — Pédologie. Paris, Masson, 2 vol. :
471 p. 459 p.
DUCHAUFOUR P., 1980 — Ecologie de l'humification et pédogénése des sols forestiers. In : P.
PESSON, Actualités d'écologie forestière; sol, flore, faune. Paris, Gauthier-Villars : 177-201.
GREAVES H., 1970 — The effect of selected bacteria and Actinomycetes on the decay
capacity of some wood-rotting fungi. Material und Organismen 5 : 265-279.
HETIER J.M., 1975 — Formation et évolution des andosols en climat tempéré. Thése Uni-
versité de Nancy I.
HULME M.A. and SHIELDS K.J. 1972 — Interaction between fungi in wood blocks.
Canad. J. Bot. 50 :1421-1427.
HULME M.A. and SHIELDS K.J., 1975 — Antagonistic and synergistic effects for biolo-
gical control of decay. In : W. LIESE, Biological transformation of wood by microorga-
nisms. 52-63.
KONONOVA M.M., 1966 — Soil organic matter; its nature, its role in soil formation and in
soil fertility. Oxford, Pergamon Press, 544 p.
LAPETITE D., 1970 — Antagonistic action of bacteria against wood-destroying fungi
studied on wood. Material und Organismen 5 : 229-238.
MANGENOT F. and REISINGER O., 1972 — Lignolytic activity in soils. In : J. SZEGI,
Proceedings of the Symposium on Soil Microbiology. 147-152. à
MARTINEZ A..T and RAMIREZ C., 1979 — Study of the microfungal community of an
andosol. J. Ecol. 67 : 305-319.
MOORE-LANDECKER E. and STOTSKY G., 1972 — Inhibition of fungal growth and
sporulation by volatile metabolites from bacteria. J. Microbiol. 18 : 957-962.
NOBLES M.K., 1958 — A rapid test for extracellular oxidase in cultures of wood-inhabiting
Hymenomycetes. Canad. J. Bot. 36 : 91-99.
PENA-CABRIALES J.J et VALDES M., 1975 — Rhizosphére du sapin (Abies religiosa) 1.
Microbiologie et activité microbienne. Revista Latinoamericana Microbiol 17 : 25-31.
RICARD J., 1977 — Experience with immunizing commensals. Netherlands J. Plant Pathol.
83 (suppl. 1) : 443-448.
SMITH R., 1975 — Economic aspects of bacteria in wood. In : W. LIESE, Biological trans-
formation of wood by microorganisms. 89-102.
SWIFT M.J., HEAL O.W. and ANDERSON J.M., 1979 — Decomposition in terrestrial
ecosystems. Oxford, Blackwell Scientific Publications, 372 p.
TAYLOR J.B., 1971 — A selective medium for the isolation of Basidiomycetes from
diseased roots, mycorrhizas, and soil. Trans. Brit. Mycol. Soc. 56 : 313-314.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
265
CONTRIBUTION TO A STUDY OF MICROSCOPICAL FUNGAL
FLORA OF MOROCCO. П — ALTERNARIA ALTERNATA :
MICROSCLEROTIA AND CHLAMYDOSPORES
by N. AMRANI and L. NAJIM*
SUMMARY. — The fungus isolated from a dark brown spot disease, developed on post-
harvested apples (var. Golden), was cultivated in vitro and identified to Alternaria alternata
(Keissler).
In old and dessicated cultures, maintained on 2% YE medium, resting stages such as
microsclerotia and chlamydospores, were observed for the first time in this species.
RÉSUMÉ. — Le champignon isolé à partir d'une pourriture brun foncé trouvée sur des
pommes (var. Golden), après leur récolte, a été cultivé in vitro et identifié à Alternaria
alternata (Keissler).
Dans de vieilles cultures désséchées, sur 275 YE, on a observé, pour la première fois
dans le cas de cette espéce, des formes de résistance telles que les microsclérotes et les
chlamydospores.
KEY WORDS : Alternaría alternata, chlamydospores, microsclerotia.
INTRODUCTION
During investigations of microscopical microflora, and studies of incidencies
of this latest on Rosaceous cultures, in Middle-Atlas at Oulmes, at 800 m of alti-
tude (NAJIM & al., 1984), we found numerous, usual or not usual fungi in this
area, with sometimes a particular behavior in field or in laboratory, such as
Alternaria alternata Keissler.
Among species of Alternaria there are many which have been reported to
produce sclerotia or chlamydospores naturally or in culture :
— A. padwicki forms sclerotia in culture (ELLIS, 1971).
- A. raphani produces chlamydospores in culture (TABER & VANTER-
POOL, 1963). ATKINSON (1953) suggested that the survival of this fungus in
* Laboratoire de Mycologie, Faculté des Sciences, Av. Ibn Batota, B.P. 1014, Rabat, Maroc
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
266 N. AMRANI and L. NAJIM
dry soil cultures for a long period (5 years) is related to the formation of these
chlamy dospores.
— A. longissima forms chlamydospores on natural as well as artificial sub-
strats (ELLIS, 1971).
The chlamydospores of these species are produced by the rounding-up of a
cell or cells of essentially vegetative hyphae.
— Concerning A. porri £. sp. solani, when normal conidia are placed in natu-
ral soil, chlamydospores form within single cells of these conidia (BASU, 1971).
— A. brassicae produces conidial chlamydospores too (TSUNEDA & SKO-
ROPAD, 1976).
The purpose of this paper is to describe the formation under certain cultu-
ral conditions, of hyphal microsclerotia and intraconidial chlamydospores.
MATERIAL AND METHODS
Strain origin :
A wild strain (noted 1b) of A. alternata is used. It was got from infected
apples collected from fields at Oulmes (Morocco).
This fungus was also found on apples 24h - 48h after their going out from
cold stores, where they were deposed for a few months.
Cultures
Cultures are realized in sterilized Petri dishes on solid medium composed of :
2 % yeast extract, 2 % glucose solution, and 2 % agar solution.
These cultures are incubated at 25°C (+ 1°C) for more than 3 months.
Usually, they are maintained on 2 % potato dextrose agar or 2 % malt agar
medium.
RESULTS
Several Alternaria species have been reported to cause rounded dark brown
rots on Golden apples (Fig. 1), inciting then substantial reduction in crop
yield and being above all, a serious challenge to the prolonged storage of the
fruits at low temperatures.
The observation of a conidial suspension of the fungus, isolated from infected
apples, shows pluricellular spores, borne in long chains in culture, the majority
with three to five cross septa and within the limits of 21-36 x 9,5 um. It con-
cerns A. alternata Keissler (Fig. 2). This has been moreover confirmed by the
CBS (Baarn).
This strain of A. alternata cultivated on 2 % YE medium at 25°C (+ 1°C)
presents, in the centre of at least one-month-old cultures, among vegetative
Source : MNHN, Paris
ALTERNARIA ALTERNATA 267
á
Fig. 1 : Apple (Var. Golden) presenting symptoms of alternariosis : a rounded dark brown
and more or less large rot caused by Alternaria alternata.
Fig. 2 : Characteristical conidia of A. alternaria Keissler isolated from apple rot.
Fig. 1 : pomme (Var. Golden) présentant les symptômes d'une «alternariose» : pourriture
arrondie de couleur brun foncé, causée par l'espèce Alternaria alternata.
Fig. 2 : Conidies caractéristiques d'A. alternata Keissler.
hyphae, pluricellular and at maturity, thick walled structures that are micro-
sclerotia.
Young microsclerotia are formed initially by thin-walled cells that swell
along hyphae (Fig. 3); then, several hyphae intermingle, the globose cells multi-
ply and assembly (Fig. 4, 5), and their walls become thick and pigmented. Mature
microsclerotia are firm, darkly pigmented, usually irregularly spheroidal and
about 50 ит in diameter (Fig. 6).
When cultures are more than 3 months old they present, except for that
hyphal microsclerotia, intraconidial chlamydospores (Fig. 7, 8). In these old
cultures more or less desiccated, cytoplasm withdraws from some conidial cells
and accumulates in one cell (Fig. 7), or two cells per conidium (Fig. 8), which
develop thick cell walls and function as resting spores, or chlamydospores,
that have about 4,5 um in diameter. They are spherical and smaller than the
cells within which they develop and their cell walls are transparent.
Source : MNHN, Paris
268 N. AMRANI and L. NAJIM
м a—— i
Fig. 3 : Initial stages in the formation of microsclerotia : Swollen hyphal cells more or less
thin-walled and aggregated (arrows)
Fig. 4 : Globose cells of several intermingled hyphae aggregate and develop thick and pig-
mented cell walls (arrows).
Fig. 5 : Young microsclerotium consisting of less than 50 cells still identifiable.
Fig. 6 : Mature microsclerotium : firm and darkly pigmented.
Fig. 7 : A. alternata conidium presenting one endocellular rounded and thick-walled chla-
mydospore (arrow)
Fig. 8 : Two chlamydospores (arrows) inside a conidium.
Fig. 3 : Premières étapes dans la formation des microsclérotes : Cellules hyphales gonflées et
plus ou moins aggrégées, à paroi relativement peu épaisse (flèches).
Fig. 4 : Des cellules gonflées de plusieurs hyphes entremêlées se rassemblent et développent
des parois épaisses et pigmentées (flèches);
Fig. 5 : Microsclérote jeune constitué de moins de 50 cellules encore identifiables.
Fig. 6 : Microsclérote mûr : compact et pigmenté.
Fig. 7 : Conidie d'A. alternata présentant une chlamydospore arrondie et à paroi épaisse
(flèche).
Fig. 8 : Deux chlamydospores intraconidiennes (flèches).
Source : MNHN, Paris
ALTERNARIA ALTERNATA 269
DISCUSSION AND CONCLUSIONS
The fungus isolated from the black rots on apples is identified as A. alternata.
Its incidence as a postharvested pathogen of stored fruits has increased in recent
ycars as a result of efforts to take advantage of marketing opportunities by
prolonging the storage of fruits in Morocco.
Near the centre of a fungal colony (developed from a germinating spore)
hyphae may often anastomose by thin branches which grow towards each other,
this being a preliminary to the development of microsclerotia.
Most sclerotia are firm, frequently rounded masses of hyphae with or without
the addition of host tissue or soil, and normally having no spores in them (AINS-
WORTH, 1971).
Some of the smallest structures thus formed, consisting of a few cells and
without cortex and medulla, are described as microsclerotia, these structures
often arise as masses of swollen and aggregated cells among vegetative inter-
mingled hyphae.
These cells multiply either by producing septa, or by budding like Verticil-
lium alboatrum (BROWN & WYLLIE, 1970) or Pleiochaeta setosa (HARVEY,
1975).
ANDERSON (1976) suggested that these morphological changes may result
from a partial inhibition of the apical growth, which is responsible of the regular
tubular form of the filaments.
Relating to Alternaria brassicae (TSUNEDA & SKOROPAD, 1976), micro-
sclerotia are different, for they are conidia which aggregate in firm masses, the
morphological and functional characteristics of which (rounded and darkly
pigmented structures, resistant to desiccation and freezing) confer them the
attribution of the term.
TSUNEDA & SKOROPAD (1976) suggest that their formation occurred
under conditions unfavourable for vegetative growth, and as these structures
withstood the effects of desiccation and freezing they might have a potential
importance in the survival of the fungus in nature.
These writers got as well, naturally and in culture, endocellular chlamydo-
spores in response to cold temperature (0-3°C) and gradual desiccation. This
indicated that chlamydospores have too an importance in the survival of the
fungus,
BASU (1971) got intraconidial chlamydospores in the same conditions, but
this was for Alternaria porri f. sp. solani.
Other fungi have been reported to respond to nutrient depletion by forming
chlamydospores (Fusarium sp.) or sclerotia (Rhizoctonia).
Concerning Alternaria alternata, microsclerotia arise essentially from vege-
tative hyphae, in one-month-old cultures, on YE, stored at about 25°C and
subjected to gradual desiccation. Chlamydospores, in return, are formed in
conidial cells, in cultures older than in case of microsclerotia and subjected to
the same physical conditions.
Source : MNHN, Pari:
270 N. AMRANI and L. NAJIM
Therefore, both structures are produced in old cultures on YE, in the centre
of the colonies where nutritive substances are depleted. Their existence may be
the result of a nutrient exhaustion, which is among a wide range of environmen-
tal and internal factors, like cellular ageing with production of autotoxic sub-
stances, freezing (TSUNEDA & SKOROPAD, 1976), of high temperatures
(MARIAT, 1964). However, it isn't exactly known if this mode of development
is hormonally controlled. CHET & HENIS (1975) thought that internal as well
as external factors influence the initiation and the subsequent development of
sclerotia.
The differentiation of structures like microsclerotia and chlamydospores is
a new phenomenon for the species Alternaria alternata Keissler. It might be an
ecological characteristic, related to the adaptation of this pathogen to the
Moroccan climate, and particularly to Oulmes thermic condition, that are
about + 40°C in summer and less than 0°C in winter.
It probably represents the means by which the fungus withstands the adverse
conditions. These resting stages can persist for several years in soil, and present
serious obstacles to the eradication of the parasite.
REFERENCES
AINSWORTH G.C., 1971 — Dictionary of the fungi 6th ed. Kew (England), Commonw.
Mycol. Inst.
ANDERSON J.G., 1976 — Temperature-induced fungal development. In : J.E. SMITH &
D.R. BERRY, Filamentous Fungi, London, Edward Arnold Publ. : 358-362.
ATKINSON R.G., 1953 — Survival and pathogenicity of Alternaria raphani after five
years in dried soil cultures. Canad. J. Bot. 31 : 542-547.
BASU P.K., 1971 — Existence of chlamydospores of Alternaría porri f. sp. solani as over-
wintering propagules in soil. Phytopathology 61 : 1347-1350.
BROWN M.F. and WYLLIE T.D., 1970 — Ultrastructure of microsclerotia of Verticillium
albo-atrum. Phytopathology 60 : 538-542.
CHET 1. and HENIS Y., 1975 — Sclerotial morphogenesis in fungi. Aun. Rev. Phytopathol.
13 :169-192
ELLIS M.B., 1971 — Dematiaceous hyphomycetes. Kew (England), Commonw. Mycol.
Inst.
HARVEY 1.C., 1975 — Development and germination of chlamydospores in Pleiochaeta
setosa. Trans. Brit. Mycol. Soc. 64 : 489-495.
MARIAT F., 1964 — Saprophytic and parasitic morphology of pathogenic fungi. In : H.
SMITH & J. TAYLOR, Microbial behaviour in vivo and in vitro. London, Cambridge
University Press : 85-111.
NAJIM L. CLAUZET J.P. and KADIRI M., 1984 — Contribution à l'étude de la flore
fongique microscopique du Maroc - I - Le genre Gonatobotrys, quelques aspects physio-
logiques et morphologiques. Cryptogamie, Mycol. 5 : 109-120.
TABER R.A. and VANTERPOOL T.C., 1963 — Alternaria species on rape in western
Canada. Canad. Phytopathol. Soc. Proc. 30 :19.
TSUNEDA A. and SKOROPAD W.P., 1976 — Formation of microsclerotia and chlamydo-
spores from conidia of Alternaria brassicae. Canad. J. Bot. 55 : 1276-1281.
Source : MNHN, Paris
ALTERNARIA ALTERNATA 271
ERRATUM :
Complément à l'article : «Contribution à l'étude de la flore fongique micro-
scopique du Maroc -1- Le genre Gonatobotrys : quelques aspects morphologiques
et physiologiques». Cryptogamie, Mycol. 1984 - 5 : 109-120.
«Les différentes espèces de Gonatobotrys sp. ont été déposées et répertoriées
au Centraal bureau Voor Schimmelculture, sous les numéros suivants :
— G. simplex, CBS 466 84
— G. africana, CBS 465 84»
Source : MNHN. Paris
NOTE SUR DEUX ENTOLOMATACEAE
(BASIDIOMYCETES, PLUTÉALES)
NOUVELLES POUR LA FRANCE
par Régis COURTECUISSE*
RÉSUMÉ. — L'auteur signale pour la premiére fois en France Entoloma farinogustus Ar-
nolds et Noordeloos, et Rhodocybe melleopallens Orton. Des descriptions macroscopiques
et microscopiques de ces espéces sont données.
SUMMARY. — The author notes Entoloma farinogustus Arnolds et Noordeloos, and
Rhodocybe melleopallens Orton for the first time in France. Macroscopic and microscopic
descriptions of these species are given.
MOTS CLÉS : Entolomataceae, Entoloma farinogustus, Rhodocybe melleopallens, France,
chorologie.
1.- Entoloma farinogustus Arnolds et Noordelos, Persoonia 10 : 292, 1979.
Nous avons récolté trois carpophores de cette espéce dans deux stations dif-
férentes de la méme localité. Certaines différences ont pu étre constatées par
rapport au type hollandais de ce taxon, surtout sur le plan microscopique. Ces
différences nous permettent d'élargir quelque peu les limites de la variabilité
spécifique de cet Entoloma
Description macroscopique (Fig. 1)
Chapeau hygrophane, largement étalé, plus ou moins convexe à retroussé
(spécimens adultes bien développés); 7-10 mm de diamètre; ocre rosé séchant en
grisâtre. Marge légèrement festonnée denticulée, un peu striolée par transpa-
rence. Cuticule lisse.
Lames assez serrées, légèrement ventrues, fortement émarginées. Arête
entière, obtuse, concolore. Lames rose pâle, un peu grisâtre.
* 33 rue de Piètre, 59249 Aubers, France.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
274 R. COURTECUISSE
> р
216.1 FIG.2
216,4
Fig. 1-4 : Entoloma farinogustus Arn. et Noord.; 1 : Carpophores; 2 : Spores; 3 : Basides;
4 : Cuticule
Fig. 1-4 : Entoloma farinogustus Arn. et Noord.; 1 : Carpophores; 2 : Spores; 3 : Basidia;
4 : Cuticle.
Source : MNHN, Paris
ENTOLOMATACEAE NOUVELLES POUR LA FRANCE 275
Stipe fin, 15-20 x 1,5-2 mm, cylindracé plus ou moins flexueux en bas, de
couleur pále nettement jaunátre sale, brunátre à la base, lisse à plus ou moins
ruguleux verticalement sous la loupe.
Chair subnulle.
Odeur légérement fruitée, faible.
Saveur fortement farineuse.
Description microscopique
Spores allongées, de silhouette elliptique à assez courtes et trapues, 5-7gones,
mesurant (9)-9,9-12,5 x 7,4-8,7 um (récolte 84092803) ou 8,3-10-(10,8) x 5,8-
7,5-(8,2) um (récolte 84092802) (Fig. 2).
Basides 2-sporiques (Fig. 3) clavées, non bouclées, 20-40 x 5-15 um.
Boucles nulles.
Sous-Hymenium subcelluleux ou tortueux, formé de cellules petites, irré-
guliéres, plus ou moins ramifiées à globuleuses.
Trame subréguliére à hyphes allongées, plus ou moins renflées, x 6,5-15 um.
Pleurocystides et cheilocystides nulles.
Laticiféres présents sur la récolte 84092802, assez rares dans la trame, assez
localisés, x 5-11 um, présents aussi dans la cuticule.
Cuticule formée d'un épicutis mince, d'hyphes fines couchées, reposant
sur un subcutis devenant rapidement subcelluleux en profondeur à hyphes
courtes et épaisses, subglobuleuses (Fig. 4).
Pigment trés pâle, vacuolaire dans les hyphes superficielles, et très subtilement
incrustant surtout sur les hyphes fines intermédiaires entre l'épicutis et le sub-
cutis, ce dernier type de pigmentation disparaissant sur exsiccatum.
Remarque : Les lames du n° 84092803 étaient envahies par place, par un
chevelu inextricable, provenant d’un champignon imparfait. Ce début de dégra-
dation de notre matériel s'accompagnait d'une légère modification de certaines
cellules marginales au niveau des lames, leur donnant un aspect de cheilocystides.
Récoltes :
— Basse-Forét de Desvres (Pas-de-Calais). Dans les sphaignes d'une bétulaie
à osmondes (deux carpophores), le 28.09.84; Leg. et Det. : Courtecuisse;
по 84092802.
— Même localité; hors des sphaignes sous feuillus hygrophiles; le 28.09.84;
n9 84092803; Leg. et Det. : Courtecuisse.
Discussions
Les clés de NOORDELOOS (1980) nous aménent sans aucune difficulté sur
Entoloma farinogustus Arnolds et Noordeloos. Cependant, ces récoltes posent
quelques problémes intéressants.
Le nO 84092802 posséde des spores bien plus petites que le type décrit par
ARNOLDS & NOORDELOOS : sp. 9-12412,4) x 6,9-8,2(9,5) um; de plus
Source : MNHN, Paris
276 R. COURTECUISSE
l'habitat est très différent, sinon opposé, au moins sur le plan du régime hy-
drique du substrat. Le type est décrit de Hollande «on raw humus of Calluna
vulgaris and grasses in grass heath on poor acid, dry sand (Violion caninae)».
Le seul point commun avec l'écologie de notre récolte est l'acidophilie, car nos
échantillons venaient au beau milieu d'énormes tapis de sphaignes dans une
tourbiére.
La récolte n° 84092803 a des spores plus conformes à la description prin-
ceps. L'habitat est ici aussi hygrophile.
De plus, ces récoltes présentent quelques autres différences par rapport au
type hollandais. Les lames présentent un reflet grisâtre discret alors que AR-
NOLDS & NOORDELOOS (1979) écrivent : «haud griseo- vel brunneo tinctae».
L'épicutis montre une trés légére pigmentation membranaire visible seulement
sur le frais alors que les auteurs hollandais ne signalent qu'une pigmentation
vacuolaire.
Parmi ces différences, celles concernant la taille des spores et l'écologie
nous semblent les plus importantes.
Néanmoins, comme nous ne disposons que de trois carpophores, dont un
vieillissant et parasité par un champignon imparfait, il nous semble prématuré de
proposer un nouveau taxon basé sur ces particularités.
De plus, le Dr. M.E. NOORDELOOS (Leiden - NL), consulté à ce sujet,
nous a répondu que le type de pigmentation est bien celui du groupe d'E.
cetratum. Selon ce même auteur, Entoloma farinogustus n'étant connu que de
quelques stations, on peut penser que l'on ne dispose pas encore d'assez de
matériel pour juger de la variabilité potentielle complète de cette espèce, varia-
bilité qui pourrait être parallèle à celle de E. cetratum, en particulier sur le plan
écologique
Nous nous contenterons donc, pour le moment, de donner Entoloma farino-
gustus Arnolds et Noordeloos comme espèce nouvelle pour la France, en signa-
lant une amplitude écologique et une variabilité des tailles sporales supérieures à
ce que l'on connaissait jusqu'à présent. Cependant, si à la lumiére de nouvelles
récoltes, une corrélation pouvait être établie entre la microscopie et l'hygrophilie
de l'habitat de certains spécimens, ce problème, nous semble-t-il, pourrait être
reconsidéré.
2.- Rbodocybe melleopallens Orton, Trans. Brit. Mycol. Soc. 43 : 380, 1960.
Collybia nitellina fo. minor Ddssing, Friesia 6 : 340, 1961 (nom. nud.)
Description macroscopique (Fig. 5) (un seul exemplaire récolté)
Chapeau plat, étalé, à marge plus ou moins retroussée (spécimen adulte),
plus ou moins mamelonné, hygrophane radialement autour du mamelon, 32 mm
de diamètre; brun orangé à mamelon légèrement plus ocrejaunâtre en séchant.
Marge entière à denticulée, fissile, striée. Cuticule viscidule, ruguleuse radiale-
ment.
Source : MNHN, Paris
ENTOLOMATACEAE NOUVELLES POUR LA FRANCE 277
FIG./
Fig. 5-7 : Rhodocybe melleopallens Ort.; 5 : Carpophore et coupe; 6 : Spores; 7 : Cuticule.
Fig. 5-7 : Rhodocybe melleopallens Ort; 5: Carpophore and section; 6 : Spores; 7 : Cuticle.
Lames espacées, ventrues-horizontales jusqu’au pied, avec une faible dent de
décurrence, faiblement crispées verticalement sur les faces. Aréte entiére conco-
lore. Couleur beige ocré pale avec un reflet rosâtre douteux
Stipe 35 x 2-5 mm, nu, cylindracé, aminci vers la base, à surface plus ou
moins bosselée. Couleur brun orangé foncé.
Chair concolore ou plus pále.
Odeur trés forte de farine et méme de concombre, tournant trés nettement
au miel mélé de cire d'abeille.
Saveur de farine rance.
Description microscopique
Spores elliptiques asymétriques avec une légère dépression supra-apiculaire
inconstante, très petites, 5-6,6 x 3-3,5 utm, souvent allongées, parfois trapues,
Source : MNHN, Paris
278 R. COURTECUISSE
montrant de nombreuses petites facettes en vue polaire, noduleuses (Fig. 6).
Basides 4-sporiques, petites, clavées, 16-22 x 6-6,5 um.
Pleurocystides et cheilocystides nulles.
Boucles abondantes dans toutes les parties du carpophore.
Soushyménium confus, formé de petites cellules empilées, plus ou moins
chiffonées, irréguliérement subcelluleux, assez épais, jusque 15 um.
Trame subparallèle, formée d’hyphes assez épaisses, boudinées.
Laticifères non observés.
Présence de nombreuses concrétions cristallines dans la trame et dans la
cuticule, polygonales à étoilées (vraisemblablement liées à l'habitat littoral).
Cuticule formée d'un épicutis fin d'hyphes gréles allongées mélées à quelques
hyphes plus courtes et redressées, reposant sur un subcutis d'hyphes épaisses
allongées boudinées, se racourcissant au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans
la chair (Fig. 7).
Pigment pále, incrustant sur les hyphes intermédiaires entre l'épicutis et le
subcutis.
Récolte
— Brighton (Somme) Cayeux; Bois sablonneux sous Pinus, Ligustrum, Rosa,
erc.; le 31.10.84; Leg. : G. Trigaux, Det. : Courtecuisse; n° 84103109.
Discussion
Cette récolte correspond de fagon trés satisfaisante aux descriptions d’OR-
TON (1960); de DOSSING (1961), de PEGLER & YOUNG (1975), de MOSER
(1978), НОВАК (1978), de WINTERHOFF (1981) et celle plus récente de
NOORDELOOS (1983). L'habitat est également très conforme.
Cette espèce qui était connue de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, du Dane-
mark (NOORDELOOS, 1. c.) et d'Allemagne (WINTERHOFF, 1981) est nou-
velle pour la mycoflore française.
REMERCIEMENTS : Nous tenons à remercier très vivement M.E. NOORDELOOS (Leiden,
NL) qui a bien voulu confirmer notre détermination de Entoloma farinogustus et nous
donner son avis sur la variabilité de cette espèce.
BIBLIOGRAPHIE
ARNOLDS E.J.M. and NOORDELOOS M.E., 1979 — New taxa of Entoloma from grass-
lands in Drenthe, The Netherlands. Persoonia 10 : 283-300.
DOSSING L., 1961 — Nogle for Danmark nye eller sjaeldne bladhatte. Friesia 6 :335-341.
HORAK E., 1978 — Notes on Rhodocybe Maire. Sydowia 31 : 58-80.
Source : MNHN, Paris
ENTOLOMATACEAE NOUVELLES POUR LA FRANCE 279
MOSER M., 1978 — Die Rôhrlinge und Blätterpilze. In
: GAMS W., Kleine Kryptogamen-
flora, 4 Ed., Band IIb/2, Stuttgart, 532 p.
NOORDELOOS M.E., 1980 — Entoloma subgenus Nolanea in the Netherlands and adja-
cent regions with a reconnaissance of its remaining taxa in Europe. Persoonia 10 : 427
534,
NOORDELOOS M.E., 1983 — Notulae ad Floram Agaricinam Neerlandicam - I-III. Maras-
miellus, Macrocystidia and Rhodocybe. Persoonia 12 : 29-49.
ORTON P.D., 1960 — New check-list of British agarics and boleti. Part III. Notes on genera
and species in the list. Trans. Brit. Mycol. Soc. 43 : 159-439
PEGLER D.N. and YOUNG T.W.K., 1975 — Basidiospore form in the British species of
Clitopilus, Rhodocybe and Rhodotus. Kew Bull. 30 : 19-32.
WINTERHOFF W., 1981 — Bemerkenswerte Pilzfunde in Nordbaden. Südwestdeutschl.
Pilzrundschau 17 : 10-11.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
281
ESTUDIO DE ALGUNAS ESPECIES CON ESPORAS OBLONGAS
DEL GENERO BOVISTA PERS.
por A. ORTEGA y A.G3, BUENDIA*
RESUMEN, — Se realiza un estudio macro y microscópico (microscopio óptico y de barri-
do) de tres especies del género Bovista Pers. : Bovista longispora Kreisel, Bovista oblongi-
spora (С.С. Lloyd) Bottomley y Bovista promontorii Kreisel. Como resultado del cual se
propone Bovista oblongispora (C.G.Lloyd) Bottomley var. longispora (Kreisel) Ortega &
GA. Buendía comb. & stat. nov.
RESUME. — Etude macroscopique et microscopique (microscope optique et à balayage) de
tois espèces du genre Bovista Pers. : Bovista longispora Kreisel, Bovista oblongispora (C.G.
Loyd) Bottomley et Bovista promontori Kreisel. Proposition de Bovista oblongispora (C.G.
Lloyd) Bottomley var. longispora (Kreisel) Ortega & Gà, Buendía comb. & stat. nov.
SUMMARY. — Three species of Bovista with oblong spores : B. longispora Kreisel, B.
oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley and B. promontorii Kreisel macro and microscopically
(optical microscope and SEM) are studied. A new combination and status are proposed :
Bovista oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley var. longispora (Kreisel) Ortega & G4. Buen-
dia comb. & stat. nov.
MOTS CLEs : Bovista, Systématique, Espagne.
INTRODUCCION
En 1967 KREISEL en su monografía sobre el género Bovista distingue tres
especies con esporas oblongo-elipsoidales :
Bovista longispora Kreisel (= Lycoperdon oblongisporum Berk. & Curt.) con
capilicio de tipo ‘Lycoperdon’ medianamente porado y esporas lisas.
Bovista oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley (= Bovistella oblongispora C.G.
Lloyd) con capilicio de tipo intermedio”, sin poros y esporas lisas.
Bovista promontorii Kreisel con capilicio de tipo 'intermedio?, con poros y es-
poras lisas a punteadas.
En 1975 CALONGE & DEMOULIN también estudiaron algunas recolectas
que respondían a estas características y que asimilaron al grupo Lycoperdon
crocatum Pat. - Lycoperdon oblongisporum Berk. & Curt.
* Departamento de Botánica. Facultad de Ciencias. Universidad de Granada. Granada. España.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
282 A. ORTEGA y A.G?. BUENDIA
En el año 1982 uno de nosotros (BUENDIA, 1985) inició un trabajo de inves-
tigación sobre los Gasteromycetes de Andalucía (España), en el cual seestudió
abundante material del género Bovista Pers. De entre dicho material nos llamó
poderosamente la atención algunas recolectas que presentaban esporas oblongas
y que se ide, ificaron como B. promontorii Kreisel.
Dada la complejidad de este grupo, nos animamos a estudiarlo en profundi-
dad, para lo cual pedimos el material tipo correspondiente para compararlo con
el material español y tratar de aclarar este complejo grupo de especies. Así
pudimos comprobar que B. longispora Kreisel, que su autor definía, entre otros
caracteres, por su capilicio tipo ‘Lycoperdon’, lo presentaba en realidad de tipo
“intermedio' (Figs. 7 y 8), lo que aproxima a B. oblongispora (C.G. Lloyd) Bottom-
ley, separándose únicamente por la presencia de poros en el capilicio y sus
esporas algo más elipsoidales (Fig. 2). Es por esto por lo que consideramos que
ambos taxones constituyen una misma especie : B. oblongispora (C.G. Lloyd)
Bottomley, en la que, no obstante, pueden distinguirse dos variedades : B. ob-
longispora var. oblongispora y B. oblongispora var. longispora (Kreisel) Ortega
& G4, Buendia, comb. & stat nov.
MATERIAL Y METODO
Parte del material estudiado procede de diversas localidades de la provincia
de Málaga y se encuentra depositado en el herbario del Departamento de Botá-
nica de la Facultad de Ciencias de Granada (GDAC). El resto del material de B.
promontorii así como el de B. longispora y B. oblongispora nos fue remitido de
los herbarios de Uppsala, Kew y Maryland respectivamente.
El estudio microscópico se ha realizado preferentemente en una solución de
KOH al 10 Jutilizando para ello un microscopio ZET binocular con luz incorpo-
rada marca ZEISS. El estudio al M.E.B. se ha realizado en el Real Jardín Botá-
nico de Madrid.
Como bibliografía básica hemos utilizado : KRIESEL (1967), BOTTOMLEY
(1948) y CALONGE & DEMOULIN (1975).
DESCRIPCION DE ESPECIES
Bovista oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley, Botbalia 4 : 580 (1948).
= Bovistella oblongispora C.G. Lloyd, Mycol. Notes 5 : 362 (1917)
Carpóforos globosos a subglobosos de 1,7-1,8 cm de diámetro y provistos
de una pequeña base miceliana que no llega a diferenciarse en rizomorfo. Peridio
doble : exoperidio formado por pequeños aguijones aislados de aprox. 0,5 mm,
constituidos por hifas y esferocistos de 26-28 um con paredes coloreadas de
1-1,5 um; endoperidio castaño a marrón chocolate, membranoso y muy delgado.
Gleba pulverulenta de color pardo amarillento a castaño oscuro. Subgleba pardo
amarillenta, compacta y de 2-3 mm de longitud.
Source : MNHN, Paris.
EL GENERO BOVISTA 283
Fig. 1 — Bovista oblongispora : esporas al M.E.B. (Material tipo). Fig. 2 — Bovista longi
spora : esporas al M.E.B. (Material tipo). Fig. 3 — Bovista promontorii : esporas al M.E-B.
(Material tipo). Fig. 4 — Bovista promontorii : esporas al M.E.B. (GDAC 21752).
Capilicio de tipo ‘Lycoperdon - Intermedio’ (Figs. 5, 6, 7 y 8), marrón
oscuro, elástico, con abundantes ramificaciones, estando constituido por hifas
de 2-6 um de diám. con paredes de 0,5-1,5 um. Poros, cuando presentes, punti-
formes, de contorno regular y de abundancia media. Sin tabiques o escasamente
tabicado.
Esporas de 5,5-7,5 x 2,84,8 im, pardo amarillentas, oblongo-elipsoidales,
con contenido lipídico y lisas al Microscopio óptico. Al M.E.B. se observa una
ornamentación constituida de pequeñas verrugas medianamente densas y de
0,1 um (Figs. 1 y 2). Restos de esterigma siempre presentes y bien conservados
Че 0,5-4 um de longitud.
Source : MNHN, Paris
284 A. ORTEGA y A.G?. BUENDIA
Fig. 5 — Bovista oblongispora : Capilicio al М.О. (Material tipo). Fig. 6 — Bovista oblongi
spora : capilicio al М.О. (Material tipo). Fig. 7 — Bovista longispora : capilicio а] М.О.
(Material tipo). Fig. 8 — Bovista longispora : capilicio al M.O. (Material tipo). Fig. 9 —
Bovista promontorii : capilicio al M.O. (Material tipo). Fig. 10 — Bovista promontorii :
capilicio al M.O. (Material tipo).
Esta especie incluye dos variedades :
Bovista oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley (1948) var. oblongispora
Capilicio (Figs. 5 y 6) sin poros. Esporas oblongas que poseen un resto de
esterigma de 3-3,5-4 um de longitud. (Figs. 1, 5 y 6).
Medidas esporales :
X —76:7 x 315-412) "Xioo — 6,675 x 3,94
Source : MNHN, Paris
EL GENERO BOVISTA 285
О = 1,3752 О = 1,694
O(n -1) = 0413 x 0,2094
Material estudiado : Typus : Holotypus LLO 30.756, vidi.
Bovista oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley (1948) var. longispora
(Kreisel) Ortega & G3. Buendía comb. & stat. nov.
= Bovista longispora Kreisel, Taxonomisch-Pflanzengeographische Monogra-
phie der Gattung Bovista. Beih. Nova Hedwigia 25 : 75 (1967).
= Lycoperdon oblongisporum Berk. & Curt., J. Linn. Soc., Bot. 10 : 345
(1869) non Bovista oblongispora (C.G. Lloyd) Bottomley.
= Lycoperdon ericetorum Pers. var. oblongisporum (Berk. & Curt.) Perdeck,
Blumea 6 : 496 (1950).
Capilicio ‘Lycoperdon - Intermedio' con poros puntiformes de contorno regu-
lar y de abundancia media (Figs. 7 y 8). Esporas elipsoidales que poseen un resto
de esterigma de hasta 0,5 um (Fig. 2).
Medidas esporales : я
Х = 5,5-7,5 х 2,8-3,2 X100 = 6,071 x 3,058
Q = 1,718-2,5 Q = 1,98
O(n -1) = 0,38 x 0,127
Material estudiado : Typus : Holotypus K, vidi.
Observaciones : Como puede comprobarse en las Figuras 5, 6,7 y 8 el capilicio
de este taxon es muy semejante al de la especie tipo, variando sólo en la mayor
abundancia de poros; en cuanto a las esporas (Figs. 1 y 2) también puede obser-
varse su gran parecido, diferenciándose únicamente en que el caso de la var.
longispora éstas son algo más elipsoidales y generalmente apediceladas. Es por
estas razones por lo que pensamos que no existen caracteres suficientes para
separar dos especies, y por lo que proponemos la combinación y cambio de
status antes reseñados.
Bovista promontorii Kreisel, Taxonomisch - Pflanzengeographische Monographie
der Gattung Bovista. Beib. Nova Hedwigia 25 : 225 (1967).
= Lycoperdon polymorphum Vitt. sensu Bottomley, Bothalia 4 : 557 (1948),
non Lycoperdon polymorphum Vitt. (1843).
= Lycoperdon oblongisporum Berk. & Curt. sensu Lloyd, Mycol. Notes 2 :
235 (1905) pro parte; non Lycoperdon oblongisporum Berk. & Curt. (1869).
Carpóforos globosos a subglobosos de 2-3 cm de altura por 1,5-2,5 cm de an-
chura y provistos de un rizomorfo de desarrollo variable. Peridio doble : exo-
peridio formado por aguijones de color pardo amarillento que tienden a hacerse
verrugosos en la madurez, constituidos por hifas y esferocistos de hasta 26 um
con paredes de 1-1,5 um o sólo por hifas (dependiendo del grado de madura-
ción de los carpóforos); endoperidio pardo amarillento, membranoso y muy
Source : MNHN, Paris
286 A. ORTEGA y A.G?. BUENDIA
13
Fig. 11 — Bovista oblongispora : tipo. Fig. 12: Bovista longispora : tipo. Fig. 13 : Bovista
promontorii : tipo. Fig. 14 — Bovista promontorii : GDAC 21752.
delgado. Gleba pulverulenta de color pardo oliváceo. Subgleba pardo amarillenta,
compacta y de desarrollo variable.
Capilicio marrón, elástico, con abundantes ramificaciones y de tipo “Lyco-
perdon - Intermedio” (Figs. 9 y 10), constituido por hifas de 3-8 um de diámetro
con paredes de 0,5-1 m. Poros abundantes, puntiformes y de contorno regular.
Tabiques muy escasos. En las hifas periféricas, de menor diámetro, los poros
Source : MNHN, Paris
EL GENERO BOVISTA 287
son regulares, de mayor tamaño y más abundantes, de igual modo la tabicación
en estas hifas es más frecuente.
Esporas pardo amarillentas, elipsoidales a ovoidales (Fig. 3 y 4), sublisas,
con ornamentación muy suave constituida por verrugas bastante densas que no
sobrepasan las 0,2 um de longitud (Figs. 3 y 4) y con contenido lipídico. Restos
de esterigma siempre presentes, bien conservados y de hasta 0,5 um de longitud.
Medidas esporales :
Material tipo : де
X = 56x34,2 Xioo — 5,507 x 3,895
О = 1,25-1,71 Q -14
O (m -1) = 0,407 x 0,358
GDAC 21752 : n
X = 46x 3,24 Xioo = 5,019 x 3,53
OTEA Q = 1,42
б(п_1) = 0,675 х 0,38
Material estudiado : Typus : Holotypus UPS, vidi; Los Reales de Genalguacil,
Málaga, Leg. J. Guerra, 30-11-1983, bajo Abies pinsapo Boiss. GDAC 21752;
Camino de Comares, cerca de la venta Galwey. Málaga, leg. A. Ortega & A.G@.
Buendía, 13-12-1984, lugares aclarados, GDAC 21834; Camino de Comares, cer-
ca de la venta Galwey, Málaga, Leg. A. Ortega & A.G@, Buendia, 13-12-1984,
bajo Quercus suber L. GDAC 21883.
Observaciones : Según KREISEL (1967) esta especie se caracteriza, además
de por su capilicio y esporas, por poseer un exoperidio constituido exclusivamente
por hifas. Nosotros hemos podido comprobar, al igual que CALONGE & DE-
MOULIN (1975), que este último carácter es muy variable e inconstante depen-
diendo del grado de maduración del basidiocarpo. Es por esto por lo que cree-
mos que el material recolectado en España, aunque presente esferocistos en el
exoperidio, corresponde con B. promontorii Kreisel, ya que sus caracteres
relativos a capilicio y esporas, que consideramos mucho más válidos y constantes
que los que se refieren al exoperidio, coinciden perfectamente con los del mate-
rial tipo de la especie descrita por este autor.
En cuanto a su posición taxonómica hemos de decir que, a pesar de su proxi-
midad con B. oblongispora var. longispora, su morfología esporal (la relación
media longitud anchura en B. promontorii es 1,42, mientras que en B. oblongi-
spora var. longispora es 1,98) así como la ornamentación esporal más grosera
y densa (Figs. 3 y 4) en B. promontorii nos separa estos dos taxones, aunque no
descartamos la posibilidad de que ambos se traten simplemente de variedades
de una misma especie.
Source : MNHN, Paris
288 A. ORTEGA y A.G?. BUENDIA
AGRADECIMIENTOS
Queremos expresar nuestra gratitud a los Directores de los Herbarios de Uppsala (UPS),
Kew (K) y Maryland por el envío del material tipo de B. promontorii, Lycoperdon oblongi-
sporum y Bovistella oblongispora respectivamente. De igual modo queremos agradacer al
Dr. Calonge (Real Jardín Botánico, Madrid) la realización de las fotografías al M.E.B. que
aparecen en el presente trabajo, y al Sr. Garciá Luna por su labor mecanográfica.
BIBLIOGRAFIA
BOTTOMLEY A.M., 1948 — Gasteromycetes of South Africa. Bothalia 4 : 473-810.
BUENDIA A.G?., 1985 — Estudio taxonómico, morfológico, corológico y ecológico de los
Gasteromycetes (Basidiomycotina) de Andalucía. Mem. Licenciatura (Ined.). Univ.
Granada. 128 p.
CALONGE F.D. et DEMOULIN V., 1975 — Les Gastéromycétes d'Espagne. Bull. Soc.
Mycol. France 91 : 247-292.
KREISEL H., 1967 — Taxonomisch - Pflanzengeographische Monographie der Gattung
Bovista. Beth. Nova Hedwigia 25 : УШ + 244 р. + 70 бр.
Source : MNHN, Paris
289
А РКОРОЅ DE LA NOMENCLATURE DE DEUX MICROMYCETES :
CERATOCYSTIS FAGI (LOOS) C. MOREAU
ET EUTYPA ARMENIACAE HANSF. ET CARTER
par J. PACLT*
RESUME. — Ceratocystis fagi (Loos) C. Moreau (improprement appelé précédemment C.
fagi (Loos) Paclt) est synonyme de C. piceae (Münch) Bakshi. Les anamorphes décrits par
LOOS peuvent être rapportés aux formes de UPADHYAY & KENDRICK.
Eutypa armeniacae Hansf. et Carter n'est pas synonyme d’Eutypella prunastri (Pers. ex
Fr.) Sacc. comme il avait été antérieurement suggéré, mais a été récemment rapporté à Eu-
typa lata (Pers. ex Fr.) Tul.
SUMMARY. — Ceratocystis fagi (Loos) C. Moreau (improperly previously named C. fagi
(Loos) Paclt) is synonymous with C. piceae (Miinch) Bakshi. The anamorphs described by
LOOS can be related to the forms of UPADHYAY & KENDRICK.
Eutypa armeniacae Hansf. and Carter is not a synonymous with Eutypella prunastri
(Pers... ex Fr.) Sacc. as it was previously suggested, but has been recently related to Eutypa
lata (Pers. ex Fr.) Tul.
MOTS CLES : Ceratocystis fagi, Ceratocystis piceae, Eutypa armeniacae, Eutypella pru-
nastri, Eutypa lata.
1.- Ceratocystis fagi (Loos) C. Moreau
En 1932, LOOS a décrit une espéce nouvelle, Ceratostomella fagi, sur bois
de hétre, qu'il estimait différente du C. piceae Münch. Lors de notre étude de
la mycoflore du bois de hétre (PACLT, 1954a-b) nous avons signalé et figuré
cette espèce en l'appelant Ceratocystis fagi (Loos) Paclt (PACLT, 1954a). Or,
la priorité de nomenclature en revient à MOREAU (1952) et la dénomination
correcte serait Ceratocystis fagi (Loos) C. Moreau.
Cependant, les spécialistes du genre Ceratocystis tels que HUNT (1956)
et UPADHYAY (1981) estiment que C. fagi est synonyme de C. picea (Münch)
* Institut de Phytopathologie et d'Entomologie expérimentales, Académie Slovaque des
Sciences. CS-900 28 Ivanka pri Dunaji (Tchécoslovaquie).
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
290 J.PACLT
Bakshi. BUTIN (1984) nous a confirmé cette identité; il a d'ailleurs récemment
trouvé cette espèce sur Nothofagu’s au Chili (BUTIN & AQUILAR, 1984).
Le tableau I résume les caractéristiques de ces diverses récoltes telles qu'elles
ont été rapportées par les auteurs.
Ceratocystis fagi Ceratocystis piceae
Espéces selon LOOS selon LOOS selon BUTIN &
(1932) (1932) AQUILAR (1984)
Plante-héte Fagus Picea Nothofagus
Périthéces, diamètre 135-220 190-225 100-230
1060-
Col, longueur 860-1920 -1500- 900-1800
-1970
Col,
diamètre à la base 19-36 32 25-40
au sommet 6-11 14-16 10-20
Hyphes ostiolaires,
longueur 12-58 10,7-21,4 10-25
Hyphes ostiolaires,
largeur 12 2,4-3,2 1
Ascospores, 2,5-
longueur -3,5- 2,3-4,6 3,5-4,5
4
Ascospores, 0,7-
largeur -1,0- 1,6 1-2
1,2
Tableau I. — Caractéres microscopiques (en Шт) du Ceratocystis piceae (Miinch) Bakshi.
Table I. — Microscopic characters (jum) of Ceratocystis piceae (Münch) Bakshi.
Ainsi que le soulignent UPADHYAY & KENDRICK (1975), les anamorphes
de cette espéces appartiennent aux genres Pesotum (la plus fréquente), Sporo-
thrix et Hyalodendron, ce qui correspondrait respectivement aux formes Gra-
phium et Leptographium, Cephalosporium, Cladosporium décrites par LOOS
(1932).
Rappelons que, selon BUTIN & ZIMMERMANN (1972), deux autres espèces
de Ceratocystis peuvent attaquer le bois de hétre.
2. - Eutypa armeniacae Hansf. et Carter (CARTER, 1957)
Dès 1973, nous avions mis en doute la validité spécifique de l'Eutypa arme-
niacae Hansf. et Carter (PACLT, 1973) : son substrat (bois d'abricotier), les di-
mensions de ses asques et ascospores, son anamorphe Cytosporina nous laissaient
supposer une identité avec l'Eutypella prunastri (Pers. ex Fr.) Sacc.
Source : MNHN, Paris
CERATOCYSTIS FAGI, EUTYPA ARMENIACAE 291
226. S. prunastri. P
Figure 1. — Le type d'Eutypella prunastri (Pers. ex Fr.) Sacc., dans l'Herb. FRIES à Upsal
(UPS), Scleromyceti Sueciae, No 226. (Dr L. HOLM dedit).
Figure 1. — Typus Eutypella prunastri (Pers. ex Fr.) Sacc., Herbarum FRIES, Upsal (UPS),
Scleromyceti Suecia, no 226 (Dr L. HOLM dedit).
Lennart HOLM a eu l'amabilité, en 1980, d'examiner à Upsal l'échantillon
d'E. prunastri déposé à l'herbier de FRIES (Scleromyceta Suecia, n9 226,
fig. 1) : ses ascospores sont colorables par le bleu d'aniline tandis que celles de
l'E. armeniacae ne le sont pas. Il s’agit donc de deux espèces différentes.
Par contre, GLAWE & ROGERS (1982) ont rapproché l'E. armeniacae d’une
espèce fort banale : Eutypa lata (Pers. ex Fr.) Tul. La preuve définitive de cette
synonymie nouvelle a été récemment apportée dans la mise au point de RAPPAZ
(1984).
BIBLIOGRAPHIE
BUTIN H. — comm. verbale du 10 déc. 1984.
BUTIN H. and AQUILAR A.M. 1984 — Blue-stain fungi on Nothofagus from Chile,
including two new species of Ceratocystis Ellis & Halst. Phytopathol, Z. 109 :80-89.
BUTIN H. und ZIMMERMANN G., 1972 — Zwei neue holzverfürbende Ceratocystis-Arten
in Buchenholz (Fagus sylvatica L.). Phytopathol. Z. 74 : 281-287.
Source : MNHN, Paris
292 J.PACLT
CARTER M.V., 1957 — Eutypa armeniacae Hansf, et Carter, sp. nov., an airborne vascular
pathogen of Prunus armeniaca L. in southern Australia. Austral. J. Bot. 5 : 21-35.
CARTER M.V., BOLAY A. and RAPPAZ F., 1983 — An annotated host list and biblio-
graphy of Eutypa armeniacae, Rev. Plant Pathol, 62 : 251-258.
GLAWE D.A. and ROGERS J.D., 1982 — Observations on the anamorphs of six species
of Eutypa and Eutypella. Mycótaxon 14 : 334-346.
HUNT J., 1956 — Taxonomy of the genus Ceratocystis. Lloydia 19 : 1-58.
LOOS W., 1932 — Uber eine buchenholzbewohnende Ceratostomella, Ceratostomella fagi
nov. sp. Arch. Mikrobiol. 3 : 370-383.
MOREAU C., 1952 — Coexistence des formes Thielaviopsis et Graphium chez une souche
de Ceratocystis major (van Beyma) nov. comb. Remarques sur les variations des Cerato-
cystis. Rev. Mycol. 17, suppl. colon, (1) :17-25.
PACLT J., 1954 — Mykoflora zapareného bukového dreva. Ceska Mykol. 18:77-82.
PACLT J., 1954b — O variegácii bukového dreva 1. Biológia (Bratislava) 9 : 384-390.
PALCT J., 1973 — Eutypa armeniacae Hansford et Carter ex Carter, ein blosses Synonym
von Eutypella prunastri (Pers. ex Fr.) Sacc.? Mitt. Klosterneuburg 23 : 205-206.
RAPPAZ F., 1984 — Les espéces sanctionnées du genre Eutypa (Diatrypaceae, Ascomy-
cétes). Etude taxonomique et nomenclaturale. Mycotaxon 20 : 567-586.
UPADHYAY H.P., 1981 — A monograph of Ceratocystis and Ceratocystiopsis. Athens.
Univ. Georgia Press.
UPADHYAY H.P. and KENDRICK W.B., 1975 — Prodromus for a revision of Ceratocystis
(Microascales, Ascomycètes) and its conidial states. Mycologia 67 : 798-805.
Source : MNHN, Paris.
293
SCREENING TANNIN-UTILIZING FILAMENTOUS FUNGI
FOR PROTEIN PRODUCTION
FROM AQUEOUS CAROB EXTRACT
by S. MARAKIS*
SUMMARY. — The carob bean water soluble sugar and tannin extraction procedure by au-
toclave proved productive and beneficial. For the initial screening 930 isolates of filamen-
tous fungi from various regions of Crete were cultured on aqueous carob extract. Values
of growth parameters like : specific growth rate (p), biomass yield (y), protein yield (yp)
and amount of carob tannin utilization were higher in cultures of carob bean and storehouse
soil sample isolates than those from carob tree plantation soil samples. The microorganism
eventually selected was Aspergillus carbonarius (AsDT10) which gave high biomass and
protein yield (y = 69.5 % and yp = 25.6 %), specific growth rate (UMAX —0.300h°1) and
tannin utilization (95% on initial concentration) values. The mycelium was rich in true
protein (37.5 %) with balanced amino acid profile but poor in nucleic acids (5.1 %) and ash
(4.8%). The nutritional value of the A. carbonarius biomass determined in feeding trials
with rats gave : protein efficiency ratio (PER = 1.95 + 0.1), net protein utilization (NPU =
0.63 # 0.02), biological value (BV — 0.70 + 0.01) and true digestibility (TD — 0.85 5 0.02).
RÉSUMÉ. — L'extraction à l'autoclave des sucres et des tanins solubles contenus dans
l'eau des caroubes, s'avére économique et productive. Neuf cent trente champignons fila-
menteux ont été isolés de différentes régions de la Créte, et ils ont ensuite été cultivés dans
un extrait aqueux de caroubes, pour le «screening» initial. Les valeurs de paramétres de
croissance des isolements effectués à partir de caroubes et de sol de caroubes stockées,
telles que : le taux de croissance spécifique (H), le rendement en biomasse et en protéine (y,
Yp respectivement), et le pourcentage des tanins utilisés, sont supérieures à celles des isole.
ments effectués à partir de sol sous les caroubiers. Finalement, on a sélectionné le micro-
organisme Aspergillus carbonarius (AsDT10), qui a donné des rendements en biomasse et
protéine considérables (y = 69.5 % et 25.6 % respectivement), un taux de croissance spéci-
Ваше (тах — 0,300 h°°), et une utilisation de 95 % des tanins du milieu, Le mycélium de
A. carbonarius est riche en protéine réelle (37.5 %) avec une teneur équilibrée en acides
aminés, mais pauvre en acides nucléiques (5.1 %) et en cendres (4.8 %). L'estimation nutri-
tionnelle de la biomasse de A. carbonarius a été déterminée par des essais sur rats; les valeurs
des indices de nutrition sont : le coefficient d'efficacité protéique (PER. — 1.95 * 0.1),
l'utilisation protéique nette (NPU — 0.63 + 0.02), la valeur biologique (BV = 0.70 +0.01)
et le taux réel de digestibilité (TD — 0.85 + 0.02).
KEY WORDS : Carob, carob bean, tannins, fungal protein.
* University of Athens, Institute of General Botany, Athens 157 01, Greece.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
294 S. MARAKIS
INTRODUCTION
The need for more protein is universally recognised. Many schemes have
been proposed for supplementing the world's increasing demand for protein
with the microbial protein production. Many microorganisms have been cultured
for this purpose on a wide variety of inexpensive substrates mainly of agricul-
tural origin.
An agricultural product of low commercial value in Greece is the carob bean
(fruit of Ceratonia siliqua L. tree). The carob tree naturally grows on barren
soils of the Mediterranean regions as well as in other parts with a similar climate.
Greece is the fourth largest carob bean producing country in the world. The
ripe carob pod (pericarp), although rich in water soluble sugars (more than
50 %; mainly sucrose 70 %; glucose 10 % and fructose 10 % on the total sugars)
has a very low crude protein content (about 6 %) on dry weight (CHARALAM-
BOUS & PAPACONSTANTINOU, 1966; KALAITZAKIS, 1979). The pericarp
also contains high levels of total tannins (up to 6 %) mainly condensed (TAMIR
& ALUMOT, 1970; TAMIR & al., 1971) which minimizes the nutritional value
of carobs because of protein coagulation and astringent taste on ruminants and
pigs (OSLAGE & BECKER, 1958; VOHRA & al., 1966; TAGARI & al., 1965;
BORNSTEIN & al., 1965; TAMIR & ALUMOT, 1970). In the past aqueous
carob extract have been used for studies related to fungal protein production
(SEKERI-PATARYAS & al., 1973; DROULISCOS & al., 1976; MACRIS &
KOKKE, 1977, 1978) but no studies concerning carob tannins utilization have
been published.
Aim of this investigation is the improvement of this agricultural product by
studying the growth of filamentous fungi isolated from natural material. These
microorganisms must be able to grow in aqueous carob extract and utilize carob
tannins; also, to produce tannin-free fungal biomass rich in protein with a
balanced amino acid profile.
This paper describes the screening of filamentous fungi. In addition the iso-
lation of the most effective fungus in a) tannin utilization and protein rich
biomass production, b) the kinetics of growth and biomass chemical composi-
tion was of the main targests of this investigation. Evaluation of the nutritional
quality of the produced biomass was also carried out using rats.
MATERIALS AND METHODS
— Microorganisms :
Three hundred samples of natural material i. e. carob beans, soil collected
from carob bean storehouses and underneath carob trees, were used for the
isolation of 930 filamentous fungi which have been classified in 35 species
(CHARPENTIÉ & MARAKIS, 1980). The samples of the natural material were
collected from various areas of Crete.
Source : MNHN, Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 295
— Preparation of aqueous carob extract :
The carob beans were smashed in a manufacture mil. A 4-Kg quantity of
chopped and deseeded carob pods was mixed with 16 liters of deionized water
and autoclaved (P — 1 Atm, T = 121°C, t = 30 min). The slurry was passed
through cheesecloth and the spent carob resuspended in 10 liters of deionized
water and autoclaved once again. The two filtrates were mixed and a syrup
containing 10-11 % total sugar and 0.9-1 % total tannins (both hydrolysed and
condensed) was obtained.
— Growth media :
The media A, B, C were used. These media were prepared by mixing the
aqueous carob extract and some salts. The carob extract was diluted with salt-
water solution to a concentration of total sugars 1, 3, 4, 5, 6, 7 and 9 % w/v, so
as the composition (g/l) of the media in sugars and salts becomes :
MEDIA
COMPONENTS E Y le
Carob sugars 30 10-90 50
(NH4)2504 5 = =
Added Nitrogen NaNO3 - 243-2186 — —
salts sources Urea = 0.86- 7272 —
and NH4H2PO4 : 3.30-29.60 18
шеа
NaH2POg 1 041-370 –
MgSO4.7H30 = 0.16- 144 0.80
NaCl = - 0.75
* In medía B : concentration of added nitrogen sources was calculated on the base of
ratio C:N — 10:1, where C — carob sugar carbon. Concentration of both NaHaPO4 and
MgSO4.7H20 were calculation from the ratio Sugar/Salt — 1/0.041 and 1/0.016 respec-
tively.
The carob extract was sterilized by filtration through membrane filter (0.2 4
роге size Gelman Michigan) while the salt solution by autoclave and then these
were mixed. The total tannin concentration of each medium constituted about
1/10 of that of the total sugars. The pH was buffered to 5-5.2.
Medium A was used for the primary mass-screening, The selected isolates
were cultured in medium B on purpose to optimize culture conditions (inoculum
size, incubation time, initial concentration of total sugars and nitrogen and salt
sources). The microorganism eventually selected was finally cultured in medium C.
— Preparation of inoculum :
Peripheral growth zone spores from Czapek-Dox agar cultures were ob-
tained after 5-8 days of incubation at optimum temperature for each micro-
Source : MNHN, Paris
296 S, MARAKIS
organism. Spores were suspended in quater-strength Ringer's solution for 1 min
in a Waring blender.
— Batch cultivation :
During primary screening and experiments for the optimization of the culture
conditions microorganisms were grown in 100 ml Erlenmeyer flasks containing
20 ml of medium. These flasks were inoculated with 0,5.10° -0,2.107 spores/ml
of medium and incubated on reciprocal shaker (120 strokes per min.). Tempe-
rature and incubation time were regulated in relation to experiment. Each of the
above experiments was run in triplicate (five flasks per run). The results were
represented as mean values + stardard error. Cultivation of the microorganism
eventually selected for further study (kinetics of growth and chemical compo-
sition) was carried out in a fermentor (Tate and Lyle Co, England) consisting
of 7 lit-fermentation vessels equipped with agitation and aeration devices and
automatic temperature control The medium (C) was inoculated with spores
(0,2.107 spores/ml of medium). Agitation was effected with two impellers at
500 rpm for the first 15 h after inoculation and 800 rpm thereafter. The culture
was aerated with compressed air sterilized by filtration (Microflow Ltd. Cat.
No L 32, England). The aeration rate was kept at a level of 0,51 air per 11
of medium per min, Foaming during microorganism cultivation was controlled
manually by adding antifoaming agent (Silicon-Entscháumer Merck). During
cultivation pH was automatically controlled at 4.8-5.0 by the addition of NaOH
1N buffer solution. The temperature was stabilized at 32 + 0.5°C. Samples
(50-100 ml) were aseptically withdrawn from the fermentation vessel at three
hour intervals during the first 24-hour period. Six and 12 hour intervals with-
drawals were carried out at the next 24-hour (25-48) and 36-hour (49-84) period
respectively.
— Harvesting and drying of biomass :
The mycelial mats were harvested by suction filtration through Whatman
no. 1 filter paper, washed with equal to the culture volume of distilled water
and dried by lyophilization to constant weight.
— Analytical methods :
- Total sugars in carob and culture filtrates were determined as described by
DUBOIS & al. (1956) method after tannin removal according to the Association
of Official Agricultural Chemists (AOAC, 1970) method.
- Total nitrogen was estimated by the method of VARLEY (1966).
-True protein was determined by the method of LOWRY & al. (1951) as
modified by GORSUCH & NORTON (1969).
-Cold trichloracetic acid (TCA) soluble and alcohol insoluble fraction of my-
celial nitrogen was determined according to the method of DELANEY & al.
(1975).
-Nucleic acids were extracted by the method of DELANEY & al. (1975).
Source : MNHN, Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 297
ENA was estimated by the method of GOTTLIEB & VAN ETTEN (1964), and
DNA by the diphenylamine method (DISCHE, 1955) using bakers's yeast RNA
and calf thymus DNA (both Sigma Chemical Co. Ltd. St. Louis U.S.A.) as
standards.
~Purines were determined by the method of TREVELY AN (1975).
- Moisture was estimated by oven drying at 105°C to constant weight.
~ Ash was determined by ignition at 550°C in an electric muffle furnace.
~ Non-protein nitrogen (NPN) was estimated by the AOAC (1970) method.
- Total lipids were extracted by the method of WINTER (1963) while the
saponification of lipids and esterification of fatty acids in methyl esters carried
out by the methods of STOFFEL & al. (1959) and BAYER (1962). Quantitative
and qualitative determination of methyl esters was made by gas-chromatography
(KAISER, 1965; KULL & JEREMIAS, 1972). Fatty acid content was expressed
as the percentage of the total fatty acids.
- Amino acid analysis of the dry mycelium was carried out on hydrolysed
samples using a Technicon automatic analyser. The sample proteins were hydro-
lysed in Nz saturated environment with 6N HCI at 105°C for 24 h. The hydro-
lysate was filtered and the HCl-acid removed by evaporation under reduced
Presure at 40°C, The residue was taken up in 4 ml 0.01 N HCl (pH = 1.9). The
high loss of sulfur-containing amino acids which occurs during acid hydrolysis
of proteins was prevented by performic acid treatment before hydrolysis (LE-
WIS, 1966; SCHRAM & al., 1954). Tryptophan determination was made accor.
ding to SPIES (1967) method. Fluoro-dinitro benzene available lysine was esti-
mated by the method of CARPENTER (1960) as modified by BOOTH (1971).
The essential amino acid index (EAAI) was calculated by the method of OSER.
(1951).
-For determination of caloric content 1 g freeze-dried biomass was burned
in a Parr oxygen bomb calorimeter at 32 atm oxygen pressure, standardized
with benzoic acid tablets. (239 Kcal = 1 MJ of metabolizable energy (MALE-
FAKI-PERELA, 1981).
~ B-group vitamins were determined by BELL (1974) method.
- Water-soluble total tannins were extracted by refluxing 1g freeze-dried
biomass in 500 ml of distilled water for 1h. The total tannins in mycelium
extract, carob extract and culture filtrates were estimated by the Folin-Denis
colorimetric method (AOAC, 1970), using tannic acid as standard. The flavonols
were estimated according to SWAIN & HILLIS (1959) method using catechin
as standard.
-Carob cellulose and lignin were determined by the JERMYN & ISHER-
WOOD (1956), VAN SOEST (1963) and UPDEGRAFF (1969) methods.
— Nutritional evaluation :
Male and female rats of the Hooded strain weighing 45-50 g for protein
efficiency ratio (PER) and net protein utilization (NPU) tests and 80 + 5 g for
the N balance study were used. The further procedure followed (rat feeding
Source : MNHN, Paris
298 S. MARAKIS
and calculation of nutritional indices) was as described by MALEFAKI-PERELA
(1981), DROULISCOS & MALEFAKI (1980), EGGUM (1973), MILLER &
BENDER (1955), BENDER & MILLER (1953).
The experimental diets used in these trials were : stock protein-free, soya
bean oil meal and Aspergillus carbonarius (AsDT10) biomass. Stock protein-free
composition was (g/kg) : maize starch, 660; sucrose, 200; cellulose, 50; maize
oil, 50; mineral salts, 30; vitamin supplement, 10 (DROULISCOS & MALEFA-
KI, 1980). Soya bean oil meal and A. carbonarius biomass diets were prepared
by adding soya bean oil meal (189 g) and A. carbonarius biomass (196 g) in
stock protein-free diet to make up 1 kg diet. The total nitrogen content (by ana-
lysis) of the diets was about 14.3 g/kg of diet except of the stock protein-free
diet (0.78 g/kg). Egg powder (40 g/kg) was included in the stock protein-free
diet for the determination of the metabolic and endogenous N.
RESULTS AND DISCUSSION
Extraction of water-soluble carob sugars and tannins :
The aqueous carob extract which was obtained by the method described
in material and methods contained 10-11 % total sugars and 0.9-1 % total tan-
nins. On the base of these data, carob pods contained about 58.5 % and 5.8 % on
dry weight water extractable sugars and total tannins respectively. SEKERI-
PATARYAS & al. (1973) and DROULISCOS & al. (1976) used different me-
thods for carob sugars extraction. These investigators supplied data about the
concentration of sugars in the carob extract. On the base of DROULISCOS &
al. (1976) data about 31 % and 0.6 % of total sugars and tannins respectively
must have been extracted while the concentration in deseeded carob pods
has been reported to be 55 % and 6 % respectively (CHARALAMBOUS & PAPA-
CONSTANTINOU, 1966; TAMIR & ALUMOT, 1970). The extraction proce-
dure used in the present investigation resulted in more than 98 % of the carob
pod water soluble sugars and tannins removal. Spent carob contained mainly
cellulose and lignin. This residue constituted 25 % of the initial carob pod weight
which was extracted.
Selection of microorganism :
The procedure used for the selection of suitable organism was :
a) An initial screening based on the 930 isolates
b) An optimization of culture conditions for the best isolates (strains).
These cultivations did not present any problems.
Initial screening : The 930 isolates were cultivated in submerged shaking
batch cultures in medium A at the optimum temperature for each isolate for
36 h. The strain A. niger (M1) simultaneously was cultivated under the same
cultural conditions. This microorganism was used as a reference microorganism
Source : MNHN, Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 299
for it has been previously studied in the Institute of General Botany, University
of Athens for «yields of fungal protein from carob sugars» (SEKERIPATA-
RYAS & al., 1973).
The criteria accepted for the selection of the best strains were :
- The mycelium dry weight
- The biomass yield (mycelium conversion efficiency) :
у = (8) mycelium dry weight 59
(g) consummed sugars
- The protein yield (protein conversion efficiency) :
yp = (y). (percentage mycelium crude protein content)
- Percentage of total tannin reduction of the medium.
Among the isolates only those with mycelium dry weight, total substrate
tannin reduction, biomass yield (y) and protein yield (yp) more than 50 % of
those determined for A. niger (M1) were selected. Finally only 60 strains remai-
ned which have been classified to belong in 35 species as determined by CHAR-
PENTIÉ & MARAKIS (1980).
Mycelium dry weight : 3.7-14 mg/ml of medium
Crude protein (Nx6.25) : 25 -47,5% (on dry biomass) |
Biomass yield (y) : 31 -60%
Protein yield (yp) : 10 -32.5%
Percentage of tannin reduction : 19 -70.2% (on initial concentration of
medium)
Table 1 — Growth parameter mean variation of 60 isolates of filamentous fungi cultured
in medium A for 36 h.
Tableau I. — Variation moyenne de paramètres de croissance dans 60 isolements de champi-
gnons filamenteux cultivés pendant 36 В, dans le milieu A.
The results presented in Table I reveal that mycelium dry weight (14 mg/ml
of medium), biomass yield (y = 60 %) and percentage of crude protein content
(47.5 %) were higher than those observed in filamentous fungi cultures on va-
tious natural substrates (SEKERI-PATARYAS & al., 1973; SHUKLA & DUTTA,
1967; CRUZ & al., 1967; HANG & al., 1975). In addition : a) In 50 % of the
strains the mycelium dry weight ranged between 6-10 mg/ml while in 17 % was
higher than 11 mg/ml of medium. b) The percentage of protein content was
higher in Fusarium strains, but the total mycelial protein (mg/ml of medium)
was higher in Aspergillus strains due to higher mycelium dry weight production.
Source : MNHN, Paris.
300 S. MARAKIS
c) One third of the strains revealed biomass yield (y) to be 45-50 % which is
in agreement with the ones referred microbial cultures on synthetic media
(SOLOMONS, 1975) while in 27% ranged 50-60 %. d) Ten isolates obtained from
carob tree-plantation soil failed to grow on carob extract (medium A) although
they were successfully grown on synthetic Czapek-Dox type medium. Tannin
reduction in medium A was significantly higher in cultures where isolates from
decaying carobs and carob bean storehouse soil were used. The same was not
true for strains isolated from carob tree-plantation soil. This fact can be the re-
sult of microorganism adaptation for carob beans.
Further study of initial screening strains; choice of Aspergillus
carbonarius (AsDT10) for protein production :
Among the initial screening strains only those with tannin reduction between 42-
70%, biomass yield (y = 45%) and protein yield (yp = 18 %) were further cultured
on medium B under the best possible culture conditions. These were : Aspergil-
lus, Penicillium, Fusarium, Rhizopus and Paecilomyces strains.
The optimization of culture conditions improved the results for the investi-
gated parameters by 28-142 % depending on the nature of the parameter as well
as on the microorganism.
The microorganism eventually selected was Aspergillus carbonarius (AsDT10).
‘This strain was isolated from decaying carobs and further cultured for the kine-
tics of growth and the chemical composition of the mycelium grown in medium
С.
a. Kinetics growth :
The phase of vigorous growth was exponential (Fig. 1). The maximum value
of specific growth rate Máx = 0,300 h” to a doubling time of 2.3h was obtained
in this phase. After 36 h of incubation the mycelium dry weight (24.5 mg/ml
of medium) reached 75 % of the maximum which was observed at 72 h after
inoculation, Biomass yield (y = 69.5 %), protein yield (yp = 25.6 %), dry weight
biomass and specific growth rate observed in A. carbonarius cultures were
significantly higher than the ones reported by SEKERI-PATARYAS & al. (1973),
DROULISCOS & al. (1976) and MACRIS & KOKKE (1977) while y value is
in agreement with that reported by MACRIS & KOKKE (1978).
The higher (40-50 %) value of y compared to values reported for synthetic
media must be due to the fact that carob extract is a complex natural medium
which in addition to sugars (used to calculate y) contains non carbohydrate
compounds (e. g. tannins) which were consumed by the microorganism.
The initial concentration of total tannins in medium C (about 1/10 of total
sugars) was by no means an inhibiting factor. On the contrary it improved
growth of A. carbonarius while reduced tannins by 90 % after 60h of incuba-
tion (Fig. 1). In F. moniliforme cultures reported by MACRIS 8: KOKKE
(1977) the initial tannic acid concentration (about 18 mg per g carob sugar)
had no effect on the mycelial growth and remained constant throughout the
Source : MNHN, Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 301
<
5.6
e
||
4.8
а Е
= 5
Е 5
2 xi gs
acies
m -
E 5
вое
E ©
5 =
Е
а
= E
© 5
= ©
ie z
= 1.6
= >
p z
5 >
=
o
9 9.8] €
£ с
о
= >
£ oo Ls
12 24 36 48 60 72 84
Incubation time (hours)
Fig. 1. — Changes in total tannin concentration and mycelium dry weight of A. carbonarius
cultures in medium C in relation to incubation time.
Fig. 1. — Changements dans la concentration des tanins totaux et le poids sec du mycélium
de cultures d'A. carbonarius dans le milieu C, en fonction du temps d'incubation.
incubation. According to this A. carbonarius proved to be significantly superior
than F. moniliforme from the point of the utilization of tannins which cons-
titute one of the major factors responsible for the elimination of carob nutri-
tional value.
b. Gross composition of A. carbonarius biomass :
Gross composition of the dry mycelium is given in Table II. The true protein
N comprises 80 45 of the total mycelial N. This amount is at a level comparable
to that reported by DROULISCOS & al. (1976) and SMITH & al. (1975). The
Source : MNHN, Paris
302 S. MARAKIS
i
Components 1
Total N (TN) T Tros
Cold trichloracetic acid (TCA) soluble N Н 1.26
Alcohol insoluble N : 5.3
Non-protein N (NPN) : 1.15 |
Crude protein (TN x 6.25) : 45
True protein ( (TN)-(NPN) ) x 6.25 : 37.8 |
| Lowry protein : 37.3
DNA i 0.4
RNA : 4.7
| Total nucleic acids 5 5.1
Total lipid : 6.7
Ash i 4.8
Total tannins : 0.15
Moisture : 4.9
Table Il. — Gross composition (%) of A. carbonarius (AsDT10) biomass grown on medium
C for 60 h.
Tableau II. — Composition (%) du mycélium sec de A. carbonarius cultivé pendant 60 h
dans le milieu C.
mycelium true protein content is in agreement with that reported by MACRIS
& KOKKE (1977) but significantly higher than the observed by SEKERI-PATA-
RYAS & al. (1973), DROULISCOS & al. (1976). The cold TCA-soluble N
fraction which contained mainly free amino acids and peptones constituted
18 % of the total N. The mycelium crude protein and ash content are considered
to be acceptable. From the nutritional point of view these factors are important.
The ash levels must be low, normally less than 5%, in a compounded feed. The
percentage of the biomass total lipids was about the same as observed in F.
moniliforme biomass (MACRIS & KOKKE, 1978). The constituent fatty acids
of the dry mycelium were : lauric, myristic, palmitic, palmitoleic, stearic, oleic
and linoleic acid. Oleic and linoleic acids were abundant with proportion 60 75
and 18 % respectively of the total. Thus mycelium lipids are rich in unsaturated
fatty acids. The maximum RNA content of biomass was observed at mid-log
phase while the minimum at stationary phase. The minimum RNA level prooved
very low compared to published data HEDENSKOG & MOGREN (1973) and
TREVELYAN (1975). This is a remarkable feature of this fungus because after
60 h of incubation and while RNA and attached tannin (carob originating)
contents were minimum the total amount of mycelial protein (mg/ml) was
maximum. Purine content (79.3 umol/g of dry biomass) was lower than the
Source : MNHN, Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 303
maximum observed in F. moniliforme mycelium (MACRIS & KOKKE, 1977) as
well as that reported by TREVELYAN (1975) for baker’s, commercial food
yeast and Rhizopus oryzae. The percentage of the total mycelium attached
tannins was 0.15 % of dry biomass. These tannins positively reacted with vanilin
a fact which indicated their flavonol (catechin etc.) contents, Mycelium tannin
content, practically non existed if culture time was increased from 60 to 84
hours.
The metabolizable energy of dry mycelium as well as its Bgroup vitamin
content (Table III) satisfy the requirements for the production of microbial
protein (SCP). Mycelium riboflavin content was double the one reported by
FORAGE (1978). The metabolizable energy (18 MJ/kg of dry mycelium) was
69 % higher than the one reported by FORAGE (1978). This energy is sufficient
for the daily requirement of growing rats (MALEFAKI-PERELA, 1981).
Bi в, в, Biorin Pantothenic Nicotinic Folic Metabolizable
acid acid acid energy
26 85 31 1.8 47 11 37 18
Table III. — B-group vitamin content (g/g of biomass) and metabolizable energy (MJ/Kg
of dry mycelium) of the A. carbonarius cultured on medium C for 60 h. (239 Kcal —
1MJ of metabolizable energy).
Tableau Ill. — Vitamines du groupe B (ug/g de biomasse) et énergie métabolisable (MJ/Kg
de mycélium sec) de A. carbonarius cultivé dans le milieu C, pendant 60 h (239 Kcal —
1M] de l'énergie métabolisable).
Amino acid composition of A, carbonarius biomass appears in Table IV.
The amino acid profile indicated that the sulfur-containing amino acids were
deficient compared to the requierments of the growing rat and the United
Nations FAO/WHO (1965) reference protein. However compared to methionine
and cystine content of other fungi (see Table IV) was higher. An examination
of this Table reveals that most amino acids of A. carbonarius protein were pre-
dominant with the exception of tyrosine, serine and proline. It also becomes
clear that valine, arginine, histidine and glutamic acid were significantly higher
than those of F. moniliforme, A. niger and A. oryzae. The value of fluoro-
dinitro benzene reactive lysine was 3.9 g/16gN which represented 74 % of the
requirement of the growing rat.
Total essential amino acid content and essential amino acid index for A.
carbonarius protein were higher than the ones of other fungi (Table ТУ), yeasts
(DELANEY & al., 1975) and certain agricultural by-products vegetable origin
(MALEFAKIPERELA, 1981). Thus it becomes comparable or superior to many
other suggested sources of fungal protein.
Source - MNHN, Paris
304 S. MARAKIS
A.carbonarius Aspergillus Fusarium „ |Aspergiliue Requirement
ET (AsDT10) niger? monilifome* | oryzae? of the growing
Grown on carob extract rat
Phe 5.7 9.4 ERI | 6.9
[Tyr 4.3 5.6 7.3 5.0,
His 3.5 1.9 1.5 1.9 3.5 |
Ile 6.6 3.4 3.3 3.5 5.3 |
Leu 5.8 5.6 5.4 5.8 6.4 |
Lys 6.8 4.7 8.1 4.2 5.3
Met 1.9 1.6 0.9 1.3 4.2
Cys 1:5 0.5 = 1.0
Thr 4.5 3.8 4.3 3.5 4.3
Val 8.4 4.8 4.2 4.6 5.3
Arg 9.5 5.6 4.9 4.4 1.8
Trp 0.7 0.9 = 1.4 1.0
Total essential |
amino acids 59.2 47.8 44.7 40.4
Essential amino |
acid index 83.2 66.8 60.6 64.9
Asp 8.5 6.8 7.0 6.9 |
Ser 275 3.7 3.9. 3.6
Glu 14.5 9.5 10.8 12.4
Pro 2.4 3.7 3.5 Bye |
Gly 4.1 3.9 4.l 3.7
Ala 5.1 4.9 6.2 4.6
Total amino acids 96.3 80.3 80.2 76.8
a. DROULISCOS & al. (1976)
b. SMITH & al. (1975)
Table IV. — Amino acid composition (g/16 gN) of A. carbonarius biomass grown on me-
dium C. Some other filamentous fungi are shown as well.
Tableau IV. — Composition en acides aminés (g/16 gN) de biomasse d'A. carbonarius
cultivé dans le milieu C, ainsi que la composition d'autres champignons filamenteux.
Nutritional quality of A. carbonarius (AsDT10) biomass :
The nutritional value of the A. carbonarius biomass was determined by fee-
ding trials with rats using well established methods. Nutritional indices were :
protein efficiency ratio (PER), net protein utilization (NPU), biological value
(BV) and true digestibility (TD). Results are given in Table V. PER is compa-
rable to that reported for F. moniliforme (DROULISCOS & al., 1976). All
indices (except PER) were comparable to those of soya bean oil meal (see Table
V) and other protein sources of microbial or agricultural origin (DELANEY &
Source : MNHN. Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 305
al, 1975; MALEFAKIPERELA, 1981). NPU and BV were higher than the ones
reported by SMITH & al. (1975) for several filamentous fungi. During the expe-
rimental period rats didn't lose their appetite.
Diets
Indices
A. carbonarius Soya bean
biomass oil meal
Protein efficiency
ratio (PER) 1.95=0.1 2.6+0.15
Net protein
utilization (NPU) 0.63+0.02 0.60+0.01
Biolopical value (BV) 0.70 + 0.01 0.68 + 0.02
True digestibility (TD) 0.85 + 0.02 0.89 + 0.01
Table V. — Nutritional indices of A. carbonarius biomass grown on medium C. The results
were represented as mean values + standard error.
Tableau V. — Indices de nutrition de A. carbonarius cultivé dans le milieu C. Les résultats
représentent les valeurs moyennes + erreur standard.
CONCLUSIONS
1. Deseeded carob pod extraction by autoclaving removed 75 % of the carob
pod components more of which were sugars and tannins.
2. Microorganisms isolated from carobs and carob storehouse soil indicated high
utilization of tannins.
3. A. carbonarius (AsDT10) strain appears potentially useful for fungal protein
production because :
- Grows fast and utilizes almost aii sugars and totai tannins in carob extract
medium within 72 h of incubation.
- Indicates high biomass (y) and protein yield (yp).
Source : MNHN, Paris
306 S. MARAKIS
-Gross composition of biomass and amino acid profile are comparable or
superior to those of the microorganisms which have been suggested for
microbial protein production.
- The total mycelium protein and the amount of tannin used were signifi-
cantly higher than those of other microorganisms studied by other scientists
on the carob extract.
- The considerably low mycelium tannin content does not appear to present
a toxicological problem or depress protein digestibility.
Finally, from the above, the following general remarks can be summarized :
a) The use of filamentous fungi was generally prefered because the recovery
procedure of biomass after fermentation by filtration is more simple and cheap
than the recovery of yeasts which has to be carried out by expensive centrifu-
gation. Also, filamentous nature of the fungal biomass makes it suitable for
human food.
b) The carob bean water soluble sugar and tannin extraction procedure is
worthy even if we consider the extra cost for electricity, since the quantities
extracted were much greater than those of other methods. In addition the spent
carob (25 % of the carob pod weight) causes less environmental pollution.
c) If further nutritional tests with A. carbonarius mycelium, in accordance
with the United Nations guidelines (1974), prove its safety, this microorganism
could be used for microbial protein production from a low commercial and
nutritional value agricultural product on the purpose of animal feeding. Such
feeding trials are currently experienced on quail and rainbow trout.
REFERENCES
А.О.А.С. (1970) — Official methods of Analysis of the Association of Official Agricultural
Chemists. 11th ed., Washington, Horwitz W, Ed.
BAYER E., 1962 — Gas-chromatographie. 2. Aufl. Springer-Verlag.
BELL GJ., 1974 — Microbiological assay of vitamins of the B-group in foodstuffs. Labo-
ratoire practice 23 : 235-242.
BENDER A.E. and MILLER D.S., 1953 — A new brief method of estimating net protein
value. Biochem. J. 53 :vii.
BOOTH V.H., 1971 — Problems in the determination of FDNB available lysine. J. Sci.
Food Agric. 22 :658-664.
BORNSTEIN S., LIPSTEIN B. and ALUMOT E., 1965 — The metabolizable and productive
energy of carobs for the growing chick. Poultry Sci. 44 : 519-529.
CARPENTER K.J., 1960 — The estimation of available lysine in animal protein foods.
Biochem J. 77 : 604-610.
CHARALAMBOUS J. and PAPACONSTANTINOU J., 1966 — Current results of the che-
mical composition of the carob bean. In : CHARALAMBOUS J., The composition and
uses of carob bean, Nicosia-Cy prus : 25-36.
Source : MNHN, Paris
FUNGAL PROTEIN FROM CAROB EXTRACT 307
CHARPENTIÉ M.J. et MARAKIS S., 1980 — La mycoflore des caroubes. Cryptogamie,
Мусої. 1 :165-174.
CRUZ R.A., MALAISA RE., CRUZ TJ. and PUSAG C.C., 1967 — Biological treatment of
bagasse enhances its value as a soil conditioner or feed. Sugar News 43 : 15-22.
DELANEY R.A.M., KENNEDY R. and WALLEY B.D., 1975 — Composition of Saccharo-
myces fragilis biomass grown on lactose permeate. J. Sci. Food Agric. 26 : 1177-1186.
DISCHE Z., 1955 — Color reaction of nucleic acid components. In: CHARGAFF E. &
DAVIDSON J.N., The nucleic acids. New York, Academic Press : 295-305.
DROULISCOS N.J., MACRIS B.J. and KOKKE R., 1976 — Growth of Fusarium monili-
forme on carob extract and nutritional evaluation of its biomass. Appl. Environm.
Microbiol. 31 : 691-694.
DROULISCOS N.J. and MALEFAKI B., 1980 — Nutritional evaluation of the germ meal
and its protein isolate obtained from the carob seed (Cetatonia siliqua) in the rat. Br. J.
Nutr, 43 : 115-123.
DUBOIS M., GILLES K.A., HAMILTON J.K., REBERS P.A. and SMITH F., 1956 —
Colorimetric method for determination of sugars and related substances. Analytical
Chem, 28 : 350-356.
EGGUM B.O., 1973 — Factors influencing protein utilization in rats and pigs. Beretning
fra Forsogslaboratoriet Copenhagen, Landhusholdnings-selskabets Forlag. No 406.
FORAGE AJ., 1978 — Recovery of yeast from confectionery effluent. J. Process Biochem.
Vol. 13 no 1.
GORSUCH T.T. and NORTON R.L., 1969 — The determination of protein in biological
materials and foodstuffs. J. Food Technol. 4 :1-6.
GOTTLIEB D. and VAN ETTEN J.L., 1964 — Biochemical changes during the growth of
fungi. I, Nitrogen compounds and carbohydrate changes in Penicillium atrovenetum.
J. Bacteriol. 88 : 114-121.
HANG Y.D., SPLITTSTOESSER D.F. and WOODAMS E.E., 1975 — Utilization of brewry
spent grain liquor by Aspergillus niger. Appl. Microbiol. 30 : 879-880.
HEDENSKOG G. and MOGREN H., 1973 — Some methods for processing of Single Cell
Protein. Biotechnol. Bioeng. 15 :129-142.
JERMYN M.A. and ISHERWOOD F.A., 1956 — Changes in the cell wall of the pear during
ripening. Biochem. J. 64 :123-132.
KAISER R., 1966 — Chromatographie in der Gasphase, Teil IV. B.I. Hochschultaschenbú-
cher 92/92a Bibliograph. Institut, Mannheim.
KALAITZAKIS J.A., 1979 — «Etude des sucres pendant la croissance du fruit de la plante
Ceratonia siliqua». Thése de Doctorat, Université d'Athénes (en grec).
KULL U. and JEREMIAS K., 1972 — Die Fettsäurezusammensetzung der Lipide aus
Rinden von Populus balsaminifera in Jahresgang. Pflanzenphysiol. 68 : 55-62.
LEWIS O.A.M., 1966 — Short ion-exchange column method for the estimation of cystine
and methionine. Nature (London) 209 :1239-1240.
LOWRY O.H., ROSEBROUGH N.J., FARR A.L, and RANDALL R.J., 1951 — Protein
measurement with the Folin phenol reagent. J. Biol. Chem. 193 : 265-275.
MACRIS B.J. and KOKKE R., 1977 — Kinetics of growth and chemical composition of Fu-
sarium moniliforme cultivated on carob aqueous extract for microbial protein produc-
tion. Eur. J. Appl. Microbiol. 4 :93-99.
MACRIS BJ. and KOKKE R., 1978 — Continuous fermentation to produce fungal protein.
Effect of growth rate on the biomass yield and chemical composition of Fusarium
Source - MNHN, Paris
308 S. MARAKIS
moniliforme. Biotechnol. Bioeng. 20 : 1027-1035.
MALEFAKIPERELA B., 1981 — «Intérét d'une protéine des sous-produits agricoles
d'origine végétale». Thése de Doctorat, Université de Patra (en grec).
MILLER D.S. and BENDER A.E., 1955 — The determination of the net utilization of pro-
teins by a shortened method. Br. J. Nutr. 9 : 382-388.
OSER B.L., 1951 — Method for integrating essential amino acid content in the nutritional
evaluation of protein. J. Amer. Diet. Assoc. 27 :396-402.
OSLAGE HJ. and BECKER M., 1958 — An assay of the nutrient value of carob beans for
ruminants, especially the detrimental effect of the tannic acid content upon protein
digestibility. Arch. Tierernaehr. 8 : 271-277.
SCHRAM E., MOORE S. and BIGWOOD E.J., 1954 — Chromatographic determination of
cystine as cysteic acid. Biochem. J. 57 : 33.
SEKERI-PATARYAS K.E., MITRAKOS K,A. and GEORGHI M.K., 1973 — Yields of fungal
protein from carob sugars. Econ. Bot. 27 :311-319.
SHUKLA J.P. and DUTTA S.M., 1967 — Production of fungal protein from waste molasses.
Indian J. Technol. 5 : 27-28.
SMITH R.H., PALMER R. and READE A.E., 1975 — A chemical and biological assessment
of Aspergillus oryzae and other filamentous fungi as protein for simple stomached ani-
mals. J. Sci. Food Agric. 26 : 785-795.
SOLOMONS G.L., 1975 — Submerged culture production of mycelial biomass. In : SMITH
JE. & BERRY D.R., The filamentous fungi, Vol. I. Industrial mycology. London,
E. Arnold : 249-264.
SPIES J.R., 1967 — Determination of tryptophan in proteins. Analytical Chem. 39 :1412-1416.
STOFFEL W., CHU F. and AHRENS E.H., 1959 — Analysis of long-chain fatty acids by
gas-liquid chromatography. Analytical Chem. 31 : 307-308.
SWAIN T. and HILLIS W.E., 1959 — The phenolic constituent of Prunus domestica. 1. The
quantitative analysis of phenolic constituents. J. Sci. Food Agric. 10 : 63-68.
TAGARI H., HENIS Y., TAMIR M. and VOLCANI R., 1965 — Effect of carob pod extract
on cellulolysis, proteolysis, deamination and protein biosynthesis in an artificial rumen.
Appl. Microbiol. 13 : 437-442,
TAMIR M. and ALUMOT E., 1970 — Carob tannins-growth depression and levels of inso-
luble nitrogen in the digestive tract of rats. J. Nutr. 100 : 573-580.
TAMIR M., NACHTOMI E. and ALUMOT E., 1971 — Degradation of tannins from carob
pods (Ceratonia siliqua) by thioglycolic acid. Phytochemistry 10 : 2769-2774.
TREVELYAN W.E., 1975 — Determination of uric acid precursors in dried yeast and other
forms of Single Cell Protein. J. Sci. Food Agric. 26 : 1673-1680.
UNITED NATIONS FAO/WHO, 1965 — Protein requirements. Nutrition Meetings Report
no 37, United Nations, Rome.
UNITED NATIONS, 1974 — Protein Advisory Group Guidelines No 15 on the nutritional
and safety aspects of novel sources of protein for animal feeding, United Nations, Rome.
UPDEGRAFF D.M., 1969 — Semi-micro determination of cellulose in biological materials.
Analytical Biochem. 32 : 420-424.
VAN SOEST P.J., 1963 -- Use of detergents in the analysis of fibrous feeds. II. A rapid
method for determination of fiber and lignin. J. Assoc. Offic. Agric. Chem. 46 : 829-835.
VARLEY J.A., 1966 — Automatic methods for the determination of nitrogen, phosphorus
and potassium in plant material. The Analyst 91 : 119-126.
VOHRA P., KRATZER F.H. and JOSLYN M.A., 1966 — The growth depressing and toxic
effects of tannins to chicks. Poultry Sci. 45 :135-142.
WINTER E.Z., 1963 — Über ein neues Verfahren zur Bestimmung und Untersuchung von
Fetten in Lebensmitteln. Lebensmittel-Unters. u. Forsch. 123 :205.
Source . MNHN, Paris.
309
ÉTUDE DE L'ACTIVITÉ ALCOOL DÉSHYDROGÉNASE
CHEZ LES PLEUROTES DES OMBELLIFERES.
II — ETUDE QUANTATIVE!
par Prosper BALOUNGA*
RESUME. — L'activité alcool déshydrogénase et la croissance mycélienne de deux souches
homocaryotiques et d'une souche dicaryotique de Pleurotes des Ombelliféres (Pleurotus
eryngii) sont suivies, premièrement après introduction de différentes concentrations d'étha-
nol dans le milieu de culture et deux semaines de croissance, deuxièmement en fonction du
temps, sur milieu témoin et sur milieu éthanol 2 %. L'activité A.D.H. n'est pas uniforme
dans le temps et les pics d'activité maximale se situent toujours avant la fin de la phase de
croissance exponentielle. Le dicaryon présente un comportement fondamentalement diffé-
rent de celui de ses deux homocaryons constitutifs mais ceux-ci expriment leurs propres
caractéristiques.
SUMMARY. — Alcohol dehydrogenase activity and mycelial growth are studied on two
homokaryotic and a dikaryotic isolates from Pleurotus eryngii. First, different ethanol
concentrations are introduced in the cultural medium and analysis are performed after two
weeks. Secondly, mycelia are grown separately on reference and 2 % ethanol cultural media
and analysed at different ages. A.D.H. activity is not uniform in time and maxima occur
always before the end of exponential growth. The dikaryon exhibits a fundamentally diffe-
rent behaviour than its two constituting homokaryons that exhibit their own characteristics.
MOTS CLES : Pleurotus eryngii, Basidiomycétes, homocaryons, dicaryons, alcool déshydro-
génase.
INTRODUCTION
L'étude qualitative de l'activité alcool déshydrogénase (A.D.H.) chez
les Pleurotes des Ombelliféres a mis en évidence deux types de bandes : bandes
précoces et bandes de maturité pouvant constituer une base de marqueurs enzy-
1. Ce travail fait partie d'une thése de 3àme cycle préparée au Laboratoire du G.P.D.P.,
CN.RSS. à Gif s/Yvette et au Laboratoire de Cryptogamie, M.N.H.N. à Paris, soutenue le
16 Février 1984 à l'Université Pierre et Marie Curie, Paris 6.
* Université Marien Ngouabi, B.P. 69, Brazzaville, République populaire du Congo.
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE (Cryptogamie, Mycol.), TOME 6 (1985).
Source : MNHN, Paris
moles NADH/minute/SO mg
|
6]
Posts trai
673
moles NADH /minute 509
n
6.
0 1 2
673x675
3
3
Concentration
d'éthanoi %
{кою
5000
[1000
Concentration.
éthanol %
v moles NADH/minute/SOmg
Poids trais
ma
0 1 2 3
675 détnanot %
Fig. 1 à 3 : Effet de différentes concentra-
tons d'éthanol dans le milieu de culture,
aprés 2 semaines de croissance, sur l'acti-
vité A.D.H. (I) et sur la croissance mycé-
lienne (—) de deux homocaryons : 673
(Fig. 1) et 675 (Fig. 2) et du dicaryon re-
constitué :673 x 675 (Fig. 3).
Pour l'activité A.D.H., les deux mesures
expérimentales sont représentées par les ti-
rets, le point exprimant leur moyenne.
Fig. 1 to 3 : Effect of different ethanol
concentrations introduced in the cultural
medium, after two weeks, on A.D.H. acti-
vity (I) and mycelial growth (—), for two
homokaryons : 673 (Fig. 1) and 675 (Fig.
2) and the «restored» dikaryon : 673 x
675 (Fig. 3).
Source : MNHN, Paris
ACTIVITÉ A.D.H. CHEZ LES PLEUROTES 311
matiques pour les thalles végétatifs ou agrégés du Pleurotus eryngii (BALOUN-
GA, 1985). Nous étudions à présent l'effet éthanol sur l'activité A.D.H. et sur
la croissance mycélienne. Pour cette analyse, différentes concentrations d'étha-
nol sont introduites dans le milieu de culture du mycélium de Pleurote. Aprés
deux semaines de culture, l'effet éthanol sur l'activité A.D.H. du mycélium est
suivie par les cinétiques enzymatiques et sur la croissance mycélienne, cet effet
est évalué par le poids frais de mycélium recueilli. Nous avons également com-
paré l'évolution de l'activité A.D.H. et de la croissance mycélienne sur milieu
témoin et sur milieu éthanol. Des essais ont encore été réalisés avec l'acétal-
déhyde (BALOUNGA, 1984).
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Matériel
Pour ce travail, nous avons utilisé deux souches homocaryotiques issues d'un
dicaryon P. eryngii récolté à Montrichard (bords du Cher, France) : l'homo-
caryon 675 exprime un comportement normal tandis que l'homocaryon 673
présente une croissance réduite. Nous avons également analysé le dicaryon
reconstitué résultant de la confrontation 673 x 675.
Méthodes
Le milieu de culture de base pour le mycélium et la technique de préparation
des extraits de protéines mycéliennes sont identiques à ceux utilisés dans nos
précédents travaux (BALOUNGA, 1985).
L'adjonction d'éthanol au milieu de culture est réalisée dans des conditions
stériles, avant l’ensemencement du mycélium.
Pour les cinétiques enzymatiques, l’activité A.D.H. des extraits est évaluée sur
la base de la réaction dans le sens N.A.D. vers N.A.D.H., ou éthanol vers acétal-
déhyde (RACKER, 1950) et l'augmentation de densité optique à 340 nm, liée
à l'apparition du N.A.D.H., est suivie sur un spectrophotométre (BECKMAN
DU8). Le milieu réactionnel de la cinétique enzymatique est le suivant : tampon
pyrophosphate de sodium (0,1M pH 9 contenant 1,67 mg glycine/ml) : 2,5 ml;
hydrazine carboxamide (250 mg/ml, pH 6,5) : 0,1 ml; éthanol 96% : 0,2 ml;
nicotinamide adénine dinucléotide (20 mg/ml) : 0,2 ml; glutathione (90 mg/ml) :
0,01 ml; extrait : 0,4 ml. L’activité est exprimée en moles de N.A.D.H. appa-
rues par minutes, pour 50 mg de mycélium,
RÉSULTATS
1) Effet éthanol sur l'activité A.D.H. et sur la croissance mycélienne.
Pour étudier l'effet éthanol, nous avons introduit, dans le milieu de culture,
des volumes d’éthanol correspondant à des concentrations de 0,5 %, 1 %, 1,5 %,
2% 2,5%, 3%, 3,5% et 4% et les résultats des analyses après deux semaines
Source : MNHN, Paris
o moles NADH/minute/S0ma.
Poids frais. V moles NADH/minute/SOmg. d
de mycélium
ma de mycélium ma
0 1 2 is
673 semaines semaines
moles NADH/minute/SOmg Poids frais. 875
de mycélium mg
Fig. 4 à 6 : Évolution de l'activité A.D.H.
et de la croissance mycélienne en fonction
du temps, pour deux homocaryons : 673
(Fig. 4) et 675 (Fig. 5) et pour le dicaryon
reconstitué 673 x 675 (Fig. 6).
— sur milieu témoin (—$—— :activité en-
zymatique; — — — : croissance mycélienne).
— sur milieu éthanol 2 % (— activité enzy-
matique; —.—.— : croissance mycélienne).
Fig. 4 to 6 : Evolution of A.D.H. activity
and mycelial growth in course of time, for
two homokaryons : 673 (Fig. 4) and 675
(Fig. 5) and the «restored» dikaryon 673
x 675 (Fig. 6).
—on reference medium (—¢—@~ : enzy-
matic activity; — — — : mycelial growth).
—on 2% ethanol medium (— : enzymatic
activity; —.—.— : mycelial growth).
0 7 5 З ~
673x675 semaines
Source : MNHN, Paris
ACTIVITÉ A.D.H. CHEZ LES PLEUROTES 313
de croissance sont reportés, pour les différentes souches, sur les Figures 1 à 3.
En ce qui concerne la croissance mycélienne, les deux homocaryons réagissent
de maniére comparable : maximum de croissance pour 0,5 75 d'éthanol, puis
inhibition progressive à mesure que la concentration d'éthanol croit. La seule
différence notable est, à 15, une légére stimulation de l'homocaryon 673 alors
que 675, apparemment plus sensible, est déjà inhibé. Malgré ces différences de
sensibilité, les deux homocaryons sont capables d'utiliser l'éthanol, favorable à
leur croissance à de faibles doses, c'est-à-dire inférieures ou égales à 1 %.
Par contre, les deux homocaryons expriment des comportements distincts
au niveau de leurs activités A.D.H, :
— L'homocaryon 673 semble réagir relativement peu : aux concentrations
stimulantes pour sa croissance, il conserve une intensité d'activité égale à celle
qu'il exprime spontanément. Cette activité s'accroft notablement de 1,5 4 2,5 %
alors que sa croissance commence à étre inhibée. Au delà de 2,5 % d'éthanol,
poids frais et activité A.D.H. s'effondrent progressivement.
— L'homocaryon 675, au contraire, réagit par une forte augmentation de
son activité à toutes les concentrations étudiées, de 0,5 % où il extériorise une
stimulation de croissance, jusqu'à 3,5 % où sa croissance est pourtant inhibée.
Cette forte augmentation d'activité A.D.H. observée en présence d'éthanol et
peu dépendante de l'inhibition de croissance semble mieux correspondre à une
réaction de détoxification que ne le suggére le comportement de Phomocaryon
673.
Le dicaryon 673 x 675 montre une croissance stimulée jusqu'à une concen-
tration de 2 75 d'éthanol, extériorisant là une potentialité propre par rapport à
ses homocaryons constitutifs, inhibés au dela d'une concentration de 1 %
d'éthanol. L'activité A.D.H. n'est pas modifiée à 0,5% et montre à 1,5 75 un
maximum beaucoup plus faible que ceux des homocaryons, ce qui n'est pas
l'indice d'une intense activité de détoxification. A toutes les autres concentra-
tions d'éthanol, l'activité A.D.H. semble proportionnelle au poids frais, ce qui
suggére au contraire l'hypothése d'une stimulation d'activité essentiellement
d'origine trophique.
2) Évolution de l'activité A.D.H. et de la croissance mycélienne en
fonction du temps.
Cette étude permet de suivre la croissance mycélienne et l'activité A.D.H. sur.
milieu témoin (sans éthanol) et sur milieu éthanol 2 %, concentration à laquelle
les deux homocaryons sont inhibés alors que le dicaryon montre encore une
croissance légérement stimulée. L'activité A.D.H. et le poids frais de mycélium
obtenus ont été mesurés aprés 1, 1 1/2, 2, 2 1/2 et 3 semaines de culture et les
résultats des analyses sont reportés, pour les différentes souches sur les Figures
4à6.
Sur le milieu témoin, les deux homocaryons présentent des vitesses de crois-
sance comparables, sur la base des pentes au cours de la phase exponentielle.
Cependant, l'homocaryon 673, à croissance limitée, exprime un «vieillissement»
Source : MNHN, Paris
314 P. BALOUNGA
plus rapide, caractérisé par une entrée plus précoce en phase stationnaire (le pic
d'activité A.D.H. est d'ailleurs également un peu plus précoce). Le dicaryon 673
x 675 présente une pente de phase exponentielle légèrement plus faible, mais
n'est pas affecté par le facteur de «vieillissement» précoce propre à l'homoca-
ryon 673. D'une maniére générale, le comportement du dicaryon se rapproche
plutót de celui de 673 pour l'activité A.D.H. et de celui de 675 pour la crois-
sance. Ceci permet de penser que l'évolution de l'activité A.D.H. et la crois-
sance, phénoménes concomitants, puisse étre génétiquement dissociables.
Sur milieu éthanol, on constate que :
— la présence d'éthanol constitue un facteur limitant pour la croissance des
deux homocaryons, avec réduction de la pente de la phase exponentielle et
retard de l'entrée en phase stationnaire pour 673. La croissance du dicaryon est,
au contraire, stimulée.
— la présence d’éthanol accroît l’activité A.D.H. chez les deux homocaryons :
par prolongation de la durée de la production chez 673, et par augmentation de
production sans modification de la durée chez 675. Le dicaryon, quant à lui, ne
présente pas de modification majeure, ni au niveau de l’activité maximale enre-
gistrée, ni au niveau de la vitesse de production initiale. Il semble maintenir
seulement plus longtemps une intensité d'activité A.D.H. assez proche de celle
du pic qu'il extériorise spontanément sur le milieu témoin.
Dans tous les cas, que le mycélium soit homocaryotique ou dicaryotique, et
qu'il s'agisse du milieu témoin ou du milieu éthanol, le maximum de l'activité
A.D.H. précéde la fin de la croissance exponentielle. Cette observation expéri-
mentale permet de suggérer que le déclin de l'activité A.D.H. ne soit pas le résul-
tat de modifications métaboliques consécutives au passage à la phase station-
naire, mais qu’il soit plutôt associé à un âge physiologique du mycélium encore
en phase exponentielle. Cette hypothèse coïncide avec les résultats de l'analyse
qualitative (BALOUNGA, 1985), mettant en évidence l'apparition de «bandes
de maturité» chez le dicaryon, à áge constant.
3) Effet acétaldéhyde sur l'activité A.D.H. et sur la croissance mycé-
lienne.
Toutes les tentatives de culture en présence d'acétaldéhyde s'étant avérées
négatives, méme aux concentrations de 0,25 % et 0,5 %, l'acétaldéhyde semble
constituer un véritable poison pour le mycélium des souches homocaryotiques
ou dicaryotiques.
La présence de l'acétaldéhyde dans le milieu de culture étant incompatible
avec la survie du champignon, on peut penser qu'il en soit de méme d'une accu-
mulation d'acétaldéhyde dans le mycélium. Son élimination s'avére donc obliga-
toire. Un tel résultat ne nous paraít pas surprenant puisque chez Drosophila
melanogaster, la concentration léthale de l'acétaldéhyde se situe aux alentours de
0,5 % (DAVID, 1977). D’aprés DICKINSON (1970), dans l'organisme animal,
Vacétaldéhyde doit être éliminée par une réaction couplée qui la transforme en
Source : MNHN, Paris
ACTIVITÉ A.D.H. CHEZ LES PLEUROTES 315
acétate, non toxique et utilisable comme source énergétique, gráce à l'aldéhyde
oxydase.
CONCLUSIONS
Notre travail a permis de mettre en évidence deux caractéristiques des activi-
tés A.D.H. au cours du cycle végétatif du Pleurotus eryngii, que son thalle soit
homocaryotique ou dicaryotique :
— l'expression de l'activité A.D.H. n'est pas uniforme dans le temps, elle
croit puis décroit avec l'áge du mycélium, pour disparaître à l'âge de quatre
semaines.
— le pic d'activité A.D.H. maximale se situe toujours avant la fin de la phase
de croissance exponentielle, y compris chez l’homocaryon 673 dont l'entrée
précoce en phase stationnaire est assortie d'un pic précoce d'activité A.D.H.
Une précédente étude (BALOUNGA, 1985) montre que les homocaryons
présentent un polymorphisme enzymatique qui s'extériorise, avec les techniques
utilisées, par l'expression de trois bandes d'isoenzymes, Toutefois, ce poly-
morphisme n’est assorti d'aucune variabilité. L'évolution de l'activité A.D.H.
au cours de la croissance homocaryotique sur milieu témoin est donc purement
quantitative.
La comparaison des comportements de deux homocaryons, l'un à développe-
ment «normal» (675), l’autre à développement «réduit» (673) montre que,
dans les deux cas, les homocaryons sont capables d'utiliser l'éthanol à de faibles
doses (0,5 à 1 %) mais que des concentrations élevées réduisent la vitesse de
croissance du premier, agissant alors à la manière d’un facteur limitant, mais
masquent les caractéristiques de «développement réduit» du second. On aboutit
alors à des courbes de croissance pratiquement identiques.
— l'homocaryon 673, dont l'activité A.D.H. reste stable aux concentrations
trophiques (0,5 4 1%), ne semble guére répondre par une stimulation d'activité
A.D-H. aux concentrations inhibitrices de la croissance : les variations décelées
semblent plutôt correspondre à l'allongement de la durée de production consé-
cutive à la non-<expression du caractère de développement «réduit».
— l'homocaryon 675, au contraire, exprime une stimulation d'activi
A.D.H. dés les concentrations trophiques et amplifie cette réaction aux concen-
trations inhibitrices aussi longtemps qu’elles sont compatibles avec la croissance.
Tout se passe donc comme si le premier n’exprimait en toutes circonstances
qu'une activité spontanée alors que le second était capable d'exprimer, en plus,
une activité inductible par la présence d'éthanol. En outre, si l'on considère que
le comportement exprimé par 675 peut représenter une réaction de détoxifica-
tion, la comparaison des cinétiques de croissance des deux homocaryons sur
milieu témoin et sur milieu à 2 75 d'éthanol laisse penser que cette détoxification
est un processus peu efficace, puisqu'elle s'accompagne d’une réduction impor-
tante de poids frais final alors que pour 673, la non-expression du développe-
Source : MNHN, Paris
316 P. BALOUNGA
ment réduit maintient inchangé ce poids final. En d'autres termes, la détoxi-
fication exprimée par 675 représenterait peut-être moins un processus destiné à
réduire l'inhibition qu'une simple exacerbation d'une activité inductible en
présence d'éthanol. Ce point nécessiterait l'étude, parmi la descendance homo-
caryotique du dicaryon 673 x 675, d'éventuels recombinants à développement
«réduit» et activité «inductible» d'une part, et à développement «normal»
sans activité «inductible» d'autre part.
Le dicaryon 673 x 675 exprime, pour sa part, un comportement fondamenta-
lement différent de ceux de ses deux homocaryons constitutifs. Dans nos deux
essais, sa croissance est stimulée et non inhibée par la présence d'éthanol. Il uti-
lise activement l'éthanol jusqu'à un peu plus de 2 75, avec augmentation de sa
vitesse de croissance et une entrée semble-t-il un peu plus précoce en phase sta-
tionnaire. La stimulation modérée de son activité A.D.H. jusqu'à une concentra-
tion d'éthanol un peu supérieure à 2 4 dans les premiers essais ou l'étalement du
pic dans les seconds essais représentent simplement le développement ou le
maintien d'une forte activité A.D.H. destiné à métaboliser l'éthanol dans le mi-
lieu. Il ne détoxifie donc pas plus que l'homocaryon 672, mais montre une bien
meilleure résistance à l'éthanol et l'utilise jusqu’à des concentrations beaucoup
plus élevées que ne le font les homocaryons.
Cette différence de comportement du mycélium dicaryotique par rapport aux
mycéliums homocaryotiques vient également à l'appui des résultats obtenus par
l'étude qualitative menée après électrophorése et révélation de l'alcool déshy-
drogénase, par laquelle nous avons pu mettre en évidence l'apparition de «bandes
de maturité» chez les dicaryons, non exprimées au niveau des homocaryons.
BIBLIOGRAPHIE
BALOUNGA P., 1984 — Étude de l'activité alcool déshydrogénase chez les Pleurotes des
Ombelliféres. Thése 3àme cycle, Paris 6, 82 p.
BALOUNGA P. 1985 — Étude de l'activité alcool déshydrogénase chez les Pleurotes des
Ombelliféres. I - Étude qualitative. Cryptogamiie, Mycol. 6 : 153-166.
DAVID J, 1977 — Signification d'un polymorphisme enzymatique : la déshydrogénase
alcoolique chez Drosophila melanogaster. Ann. Biol. 16 :451-472.
DICKINSON WJ., 1970 — The genetics of aldehyde oxidase in Drosophila melanogaster.
Genetics 66 : 487-496.
RACKER E., 1950 — Crystalline ADH from baker’s yeast. J. Biol. Chem. 184 : 313-319.
Source : MNHN, Paris
317
TABLE DU TOME 6 — 1985
ABDEL-HAFEZ S.L.1. — Leaf surface fungi of Argemone mexicana growing in Saudi
Arabia ....
ABDEL-HAFEZ S.I.I. — Voir MOUBASHER А.Н.
AGOSIN E. — voir PELHATE J.
ALÉ-AGHA N. — voir VIENNOT-BOURGIN G.
AMRANI N. and NAJIM L. — Contribution to a study of microscopical fungal flora of
Morocco. II - Alternaria alternata : microsclerotia and chlamydospores ..... . « 265
BALOUNGA P. — Étude de l'activité alcool déshydrogénase chez les Pleurotes des
Ombelliféres. I. - Étude qualitative
BALOUNGA P. — Étude de l'activité alcool déshydrogénase chez les Pleurotes des
Ombelliféres. I1 - Étude quantitative . . . Ms
BARRASA J.M. — voir MORENO G.
BERTHELAY S. et GUILLAUMIN J.J. — Contribution à l'étude de la répartition des
allèles d'incompatibilité chez un Basidiomycéte diploide : Armillaria obscura
(Secretan) Herink TES CN Ee ee 185
BETTUCCI L. — Communauté fongique du bois incubé dans trois sols volcaniques,
sous conditions de laboratoire da Sd NER
69
153
309
43
BETTUCCI L. — Activité colonisatrice des Basidiomycétes sur bois enterrés dans
trois sols volcaniques sous conditions de laboratoire PE х:
BOJOVIC-CVETIC D. — voir MUNTANOLA-CVETKOVIÓ M.
BUENDIA A.G. — voir ORTEGA A.
CAPELLANO A. — Répertoire des données utiles pour effectuer les tests d'inter-
compatibilité chez les Basidiomycétes. IV -Gastéromycétes ............. 65
COURTECUISSE R. — Note sur deux Entolomataceae (Basidiomycétes, Plutéales)
nouvelles pour la France , TUAE Too ach o din ofer 273
EL-MAGHRABY O.M.O. — voir MOUBASHER A.H.
EL-MAJOUB M. et LE PICARD D. — Le Fusarium oxysporum #. sp. melonis Sn. &
H. dans le système vasculaire de plants de melon sensibles ou résistants : étude des
relations par microscopie électronique à balayage ................... 119
GALAN R. y MORENO С. — Dos especies descritas por J.L. Grelet poco conocidas,
Calycellina albida (Grelet 8: Crozals) Galan £ Moreno comb. nov. y Lachnellula
robusta Grelet ex Baral & Matheis, en España peninsular . .............. 21
GUILLAUMIN JJ. — voir BERTHELAY S.
JANEX-FAVRE M.C. et PARGUEY-LEDUC A. — Les asques et les ascospores du
Terfezia claveryi Ch. (Tubérales) . >
LÉGER J.C. — Hymenochaete konradii nov. sp. (Basi
LE PICARD D. — voir EL-MAJOUB M.
MARAKIS S. — S. an
from aqueous carob extract
MORELET M. — Les Venturia des Peupliers de la section Leuce. I.-Taxinomie.... 101
MORENO G. — voir GALAN R.
249
Source : MNHN, Paris
318
MORENO G. y BARRASA J.M. — Nidularia farcta (Roth : Pers.) Fr., Schizostoma
laceratum (Ehrenb.) Lév. y Tulostoma armillatum Bresad. (Gasteromycetes) en
España o is О O 201
MOUBASHER A.H., ABDEL-HAFEZ S.1.1. and EL-MAGHRABY O.M.O. — Studies
on soil mycoflora of Wadi Bir-El-Ain, Eastern desert, Egypt ...... и 129
MUNTANOLA,- CVETKOVIC M., BOJOVIC-CVETIC D. and VUKOJEVIC J. —
An ultrastructural study of œ and + conidia in the fungal genus Phomopsis .... 171
NAJIM L. — voir AMRANI N.
OLUFOLAJI D.B. — Comparative studies of the effect of Helminthosporium maydis
and Curvularia pallescens infection on total nitrogen of maize leaves ........ 197
ORTEGA A. y BUENDIA A.G. — Estudio de algunas especies con esporas oblongas
dei aenta Ko sia Bobs Ma O NN O те AO 281
PACLT J. — A propos de la nomenclature de deux micromycétes : Ceratocystis
Jagi (Loos) C. Moreau et Eutypa armeniacae Hansf.et Carter ............ 289
PARGUEY-LEDUC A. — voir JANEX-FAVRE M.C.
PATHAK V.N. — voir VERMA O.P.
PELHATE J. et AGOSIN E. — Mycoflore spontanée des pailles de blé ......... 1
PELHATE J. et AGOSIN E. — Maîtrise des cortèges floristiques de pailles de blé
surinfectées par des Basidiomycètes ligninolytiques . . ................ 217
VERMA O.P. and PATHAK V.N. — Morphological, cultural and pathogenic varia-
tions in Claviceps fusiformis Lov. . . Cu ur T 211
VIENNOT-BOURGIN G. et ALÉ-AGHA N. — Études d'Urédinées du Moyen-Orient . 29
VUKOJEVIĆ J. — voir MUNTANOLA-CVETKOVIC M.
Analyses bibliographiques . .................... Mm 79,67, 245
Commission paritaire : по 58611
Dépôt légal n° 12675 - Imprimerie de Montligeon
Sortie de presses le 31 décembre 1985
Source : MNHN. Paris
SCIENCES HUMAINES
écologie
agriculture
alimentation
archéologie historique
archéologie préhistorique
architecture / urbanisme
arts graphiques / peinture / sculpture
cinéma / photo / théátre / spectacle
danse / musique
droit
économie
éducation
ethnologie
études africaines
génie
géographie
histoire
histoire médiévale
linguistique
littérature
philosophie
politique
psychologie
sciences religieuses
sociologie
information
Les éditions du CNRS publient des ouvrages dans toutes les disciplines des
sciences humaines. Pour être informé de notre actualité, il vous suffit d'entourer
d'un cercle le numéro de la ou des sections qui vous intéressent, et de nous
retourner ce questionnaire avec vos nom et adresse.
Editions du CNRS
295 rue St Jacques. 75005 Paris
Source : MNHN, Paris
27 JAN 1086
ABONNEMENTS A CRYPTOGAMIE - MYCOLOGIE
Tome 7, 1986
REVUE DE MYCOLOGIE
Prix des Tomes 1 à 43 : France :120 F Etranger : 130 F
Collections complètes : réduction de 20 % par tome.
Prix du fascicule séparé: France: 35F Étranger: 45F
CRYPTOGAMIE - MYCOLOGIE
Prix des Tomes 1 à 6: France : 225 F Étranger : 250 F
Prix du fascicule séparé: — France: 65F Étranger : 75 F
MÉMOIRES HORS-SÉRIE DISPONIBLES
NO 2 (1942). Les matières colorantes des champignons, par Е
Pastac. 88 pages :15 F.
NO 3 (1943). Les constituants de la membrane chez les champi-
gnons, par R. Ulrich. 44 pages : 15 F.
NO 6 (1958). Essai biotaxonomique sur les Hydnés résupinés et les
Corticiés, par J. Boidin. 390 pages, pl. et fig. : 120 F.
N° 7 (1959). Les champignons et nous (Chroniques) (II), par G-
Becker. 94 pages : 25 F.
NO 8 (1966). Catalogue de la Mycothéque de la Chaire de Cryptoga-
mie du Muséum National d'Histoire Naturelle. (I) Micromy-
cètes. Macromycètes (première partie). 68 pages : 25 F.
NO 9 (1967). Table des Matières (1936-1965). 85 pages : 20 F.—
(1966-1975). 30 pages : 10 F.
FLORE MYCOLOGIQUE DE MADAGASCAR ET DÉPENDANCES
publiée sous la direction de M. Roger HEIM
Tome 1. Les Lactario-Russulés, par Roger Heim (1938) (épuisé).
Tome 11. Les Rhodophylles, par Henri Romagnesi (1941). 164 pages,
46 fig. : 90 F.
Tome III. Les Mycènes, par Georges Métrod (1949). 144 pages,
88 fig. : 90 F.
Tome IV. Les Discomycétes de Madagascar , par Marcelle Le Gal
(1953). 465 pages, 172 fig. : 150 F.
Tome V. Les Urédinées, par Gilbert Bouriquet et J.P. Bassino
(1965). 180 pages, 97 fig., 4 pl. hors-texte : 90 F.
Reglements :
— par virement postal au nom de Cryptogamie- Revue de Mycologie
12, rue Buffon, 75005 Paris, C.C.P. PARIS 6 193 02 K;
— par chéque bancaire établi au méme ordre.
ETT PREIS