CRYPTOGAMIE
LABORATOIRE DE CRYPTOGAMIE
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
12, RUE BUFFON, 75005 PARIS
PUBLICATION TRIMESTRIELLE Décembre 1986
SOMMAIRE
Z. EL ID — Evaluation de la contamination des semences d'orge par
Drechslera teres (Sacc.) Shoemaker. Mise au point d'une nouvelle
méthode de détection : «méthode des cloches» ....:..........,
1.A. EL-KADY, O.M.O. EL-MAGHRABY and S. SABER — Halophilic or
halotolerant fungi of four seeds from Egypt...................
M. BON — Validations et typifications des Russules de BLUM ........
T.K. TAN and L.H. CHUA — The response of four soil fungi to paraquat
HAUTE ee EE E
J. MERCÉ — Relations entre écologie et systématique chez les Rouilles
ler EE E eda e Er DRY
M.K. ADHIKARI and V. MANANDHAR — A new Passalora species from
SR EE Men WO Fay
D.B. OLUFOLAJI and А.О. ВАМСВОҮЕ ~— Production, partial characte-
risation and bioassay of toxins from Physalospora tucumanensis Speg. -
a A EE О
D.B. OLUFOLAJI — Production and bioassay of Curvularia pallescens
Boedi on EE EE EE
Analyses bibliographiques ................................
Жаран Кон В e REINE REC ЗЕ AE Ue
CONTENTS
Z. EL ID — Evaluation of the contamination of barley seeds by Drechslera
teres (Sacc.) Shoemaker. Elaboration of a new method of detection :
belli herhads: (In French). tuo osa ie eeu DE UN UA
LA. EL-KADY, O.M.O. EL-MAGHRABY and S. SABER — Halophilic or
halotolerant fungi of four seeds {тот Ерург...................
M. BON — Validations and typifications of BLUM's Russulae. (In French)
T.K. TAN and L.H. CHUA — The response of four soil fungi to paraquat
Е e e e
J. MERCE — Ecological and systematic relationships in grasses rust fungi.
«Шу e EE
M.K. ADHIKARI and V. MANANDHAR - A new Passalora species from
Nempe Me s. S К
D.B. OLUFOLAJI and A.O. BAMGBOYE ~— Production, partial characte-
risation and bioassay of toxins from Physalospora tucumanensis Speg. -
sugarcane:rederôt fungus Г: e a a eae a
D.B. OLAFOLUJI — Production and de of Curvularia GE
Boedijn toxins
Bibliography e. Jiris to e saa
Table of Volume 7
281
289
295
335
343
349
Source : MNHN. Paris
CRYPTOGAMIE
MYCOLOGIE
ТОМЕ 7 Fascicule 4 1986
Ancienne Revue de Mycologie. Dirigée par Roger HEIM
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Madame J. NICOT
SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : Mme М.С. BOISSELIER. ÉDITEUR : A.D.A.C.
Publié avec le concours du Muséum National d'Histoire Naturelle
CRYPTOGAMIE, MYCOLOGIE est indexé par : Biological Abstracts, Current Contents,
Publications bibliographiques du CDST (Pascal)
Copyright © 1986. Cryptogamie Mycologie
Bibliothèque Centrale Muséum
|
1
IN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 281-287 281
ÉVALUATION DE LA CONTAMINATION
DES SEMENCES D'ORGE
PAR DRECHSLERA TERES (SACC.) SHOEMAKER.
MISE AU POINT D'UNE NOUVELLE MÉTHODE DE DÉTECTION :
«MÉTHODE DES CLOCHES»
par Zibo EL ID*
RÉSUMÉ. — Les méthodes de détection du Drechslera teres (Sacc.) Shoemaker (= Helmin-
thosporium teres Sacc.) sur semences d'orge sont nombreuses. Elles présentent cependant
un certain nombre d'inconvénients selon les techniques utilisées. Les défauts de ces tech-
niques peuvent étre corrigés au moins en partie, par la méthode dite «des cloches» qui
favorise la mise en évidence du parasite
SUMMARY. — There are many methods of detection of Drechslera teres (Sacc.) Shoemaker
(=Helminthosporium teres Sacc.) on barley seeds. They do present, however, a number
of drawbacks, depending on the techniques used. The defects of these techniques can be
remedied, at least partly, by the method called «bells method», which allows a better detec-
tion of the parasite.
MOTS CLÉS : Drechslera teres, mycoflore, saprophytes, semences d'orge, méthodes.
INTRODUCTION
Drechslera teres (Sacc) Shoemaker anamorphe de Pyrenophora teres Drechsl.,
agent d'une maladie foliaire de l'orge connue sous le terme de rayure réticulée
(Net blotch), est présent dans toutes les régions tempérées et humides du monde
(DICKSON, 1956).
Les semences contaminées constituent un moyen efficace de transmission
et de conservation du pathogène dont la viabilité peut alors être supérieure
à 10 ans (MACHACEK & WALLACE, 1952).
De ce fait l'analyse sanitaire des semences est une nécessité dans la stratégie
de défense de la plante.
* Laboratoire de Pathologie végétale, E.N.S.A.LA., 2 avenue de la Forét de Haye, 54500
Vandeeuvre-les-Nancy.
Source : MNHN, Paris
282 Z.ELID
Afin d'assurer une meilleure mise en évidence du parasite sur les semences,
nous avons effectué une recherche comparative mettant en œuvre les méthodes
de détection classiques et celle que nous proposons.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
— Incubation des semences sur extrait de malt à 2 % gélosé à 2 %.
- Semences non désinfectées superficiellement :
«Méthode d'Ulster» - MUSKETT & MALON (1941).
- Semences désinfectées superficiellement à l'hypochlorite de sodium :
«Méthode Ulster modifiée» - MUSKETT & MALON (1956).
- Semences désinfectées à la chaleur :
«Méthode Ulster modifiée - MALON (1962).
Les semences sont incubées à 20 + 1°C pour une durée de 8 jours. A l'obscu-
rité pour les premiers 5 jours, puis sous une photopériode de 12 h de lumière
proche d'ultra violet (NUV), pour les trois derniers jours.
— Incubation des semences sur papier filtre humide.
- Méthode classique sur papier filtre humide - MUSKETT (1938).
- Méthode de congélation sur papier filtre humide - LIMONARD (1968).
Les conditions d'incubation utilisées sont :
- 10 jours à 20 # 1°C sous une photopériode de 12 h (NUV) pour la méthode
classique.
-24h à 20 + 1°C à l'obscurité puis 24 h à —20°C et finalement 6 jours à
20 £1°C sous une photopériode de 12 h (NUV), pour la méthode de congélation.
— Méthode des cloches :
Les semences sont fixées sur des bandes de papier filtre stérile de 8 cm de
longueur et de 2 cm de largeur (DURIEUX NO 111 sans cendre) avec la colle
Limpidol à raison de 7 graines par bande à intervalle régulier. Ces graines sont
maintenues sur le support par leurs côtés. donc sur une toute petite surface afin
de ne pas empécher leur contact avec le papier et l'absorption de l'eau. Les
bandes sont ensuite fixées en rond sur 2 cercles à l'intérieur d'une cloche (Fi-
gure 1) et orientées de sorte que les zones embryonnaires se situent vers le bas.
La cloche est ensuite déposée au-dessus d'une cuve en plastique contenant 700ml
d'eau à 60°С et l'ensemble est alors placé à 20"C. L'opération est renouvelée
2 fois toutes les 24 h et finalement une 3ème fois sur une nouvelle eau à 50°C
pour la même durée, 24h. Après ce traitement chaque bande, sortie de la
cloche est déposée dans une boîte de Pétri stérile (boîte en verre de 9 cm de
diamètre) contenant un disque de papier filtre stérile (DURIEUX NO 111 sans
cendre) humidifié avec 2,5 ml d'eau distillée stérile. Les boîtes sont alors incu-
bées à 20 + 1°C pendant 7 jours sous une photopériode de 12 h de lumière
proche d'ultra violet (NUV).
Source : ММНМ Райз
NOUVELLE MÉTHODE DE DÉTECTION DU D. TERES SUR ORGE 283
27cm
16cm
212cm
Fig. 1 — Principe de la méthode des cloches. 1. Cloche en verre de 34,5 cm de hauteur et
de 21,6 cm de diamètre. 2. Bandes de papier filtre stériles de 8 cm de longueur et de
2 cm de largeur portant les semences /7 par bande/. Les 8 dans le premier cercle collées
l'une à cóté de l'autre. Les 6 dans le deuxiéme cercle collées à l'intervalle de 2.7 ст l’une
de l'autre. Le premier cercle est placé dans la cloche à 16 em de hauteur et le deuxième
cercle à 2 cm au-dessus. 3. Cuve en plastique de 21,2 cm de diamètre contenant environ
700 ml d'eau. 4. Un espace minuscule résultant du diamètre non constant de la cloche.
Fig. 1 — Principle of the bells method. 1. Glass bell 34,5 cm high and with a diameter of
21,6 cm. 2. Pieces of sterile filter paper, 8 cm long and 2 cm wide, bearing the seeds
/7 on each piece/. The 8 pieces in the first circle are glued one next to the other. The 6
pieces in the second circle are glued with intervals of 2,7 cm between each. The first
circle is located 16 cm above the base of the bell, and the second circle 2 cm above the
first. 3. Plastic vessel with a diameter of 212 cm, containing 700 ml water. 4. Small
opening resulting from the non-constant diameter of the bell.
MODE D'OBSERVATION ET DE NOTATION DES RÉSULTATS
Pour les techniques d'incubation des semences sur milieu gélosé, l'observation
des colonies du Dreclislera teres est faite à l'œil nu.
Pour les techniques d'incubation des semences sur papier filtre humide, l'ob-
servation des conidiophores et des conidies du pathogène est faite a I’
loupe binoculaire,
de d'une
Pour chaque variété d'orge et chaque technique 4 répétitions de 100 semences
ont été utilisées.
Les résultats sont exprimés :
- en pourcentage des semences contaminées pour le Drechslera teres (moyenne
sur 400 semences),
- en nombre total détecté sur 100 semences pour les autres champignons (mo-
yenne sur 400 semences).
Source : MNHN. Paris
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Source : MNHN. Paris
NOUVELLE MÉTHODE DE DÉTECTION DU D. TERES SUR ORGE 285
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Les résultats du Tableau 1 nous permettent de constater que la mise en évi-
dence du Drechslera teres, exprimé en pourcentage des semences contaminées,
est influencée par la présence de nombreux champignons saprophytes existant
essentiellement à la surface de la graine : Epicoccum nigrum, Alternaria tenuis,
Pullularia pullulans et Fusarium spp.
L'effet antagoniste de ces saprophytes vis-à-vis du pathogéne est lié à leur
quantité et à la méthode de détection utilisée.
— Pour la variété d'orge «hop», la moins polluée en saprophytes, toutes les
méthodes classiques ont fourni des résultats identiques quant au pourcentage
de contamination par le parasite, Une exception est observée pour la technique
d'Ulster modifiée où le désinfectant, hypochlorite de sodium, a éliminé une par-
tie du Drechslera teres. Quant à notre méthode, elle a permis de mettre en
évidence 100% de contamination, maximum qui n’est jamais atteint par les
méthodes habituelles.
— Pour les variétés «Castel», «Gerbel» et «Monarque», les plus contaminées
en saprophytes, la mise en évidence du Drechislera teres par la méthode d'Ulster
est considérablement génée par le développement rapide de ces germes fongiques
saprophytes.
En effet. plusieurs auteurs ont déjà montré le rôle inhibiteur des saprophytes
sur le développement des champignons pathogènes. PONCHET (1966), en incu-
bant sur milieu gélosé des microgouttes de mélange de spores en suspension de
quatre espèces fongiques : Alternaria tenuissima, Fusarium nivale, Septoria
nodorum et Epicoccum nigrum, a trouvé que ce dernier a dominé toutes les
autres espèces dans les diverses combinaisons où il était associé. De même sur
milieu gélosé, DIEM (1973) a observé que les spores de l'Helminthosporium
sativum ne germent pas au contact d'une culture vivante d'Aureobasidium
pullulans (Pullularia pullulans).
L'élimination d'une partie de ces germes fongiques saprophytes, surtout ceux
de la surface, par les deux modifications de la méthode d'Ulster (hypochlorite ou
chaleur) améliore les résultats obtenus. Cependant, leur présence n'est pas tota-
lement supprimée, car parfois ils sont profondément localisés dans la graine (EL
ID, 1984).
Grâce À une pression moins importante des saprophytes et une meilleure
sporulation du Drechslera teres dans la méthode de LIMONARD (congélation)
le pourcentage détecté de contamination par le pathogène est très nettement
supérieur à celui obtenu par la technique d'Ulster.
Par rapport à la méthode habituelle d'incubation des semences sur papier
filtre humide, la congélation, en tuant les semences, provoque un développement
plus rapide des saprophytes et bien qu'en fin d'incubation leur nombre soit
sensiblement identique pour les 2 méthodes, la mise en évidence du Drechslera
teres devient moins facile.
Dans la méthode classique sur papier filtre, le manque d'humidité dà au soulé-
vement des semences par les racines défavorise l'apparition du parasite.
Source : MNHN, Paris
286 Z.EL ID
La méthode des cloches corrige ces inconvénients en maintenant les semences
au contact du papier filtre humide pendant toute la période d'incubation: ceci
conduit au développement beaucoup plus important du parasite et à une obser-
vation plus facile et plus rapide.
En effet, dans cette méthode, la vapeur d'eau, saturant l'atmosphére, humidi-
fie la surface de la graine et le papier. L'absorption de l'eau par les semences
s'effectue donc sur toute la surface de la graine, et peut étre maintenue gráce
à un contact permanent avec le papier filtre humide.
CONCLUSION
Les pourcentages de semences contaminées par Drechslera teres obtenus par
la méthode des cloches sont beaucoup plus importants que ceux obtenus par les
méthodes classiques. Ceci est surtout dû aux conditions d'incubation des se-
mences dans la nouvelle technique qui favorise :
- une sporulation importante du parasite grâce à une absorption permanente
de l'eau par les semences,
- une pression peu importante des champignons saprophytes sur le pathogène
gráce à la germination des semences,
- une observation rapide et facile du pathogène grâce au contact permanent
des semences avec le papier filtre.
Cette nouvelle méthode peut également étre utilisée pour mettre en évidence
le Drechslera graminea (= Helminthosporium gramineum) sur des semences
d'orge. Légérement modifiée elle donne des résultats três satisfaisants pour
Fusarium roseum var. culmorum et graminearum et Septoria nodorum sur se-
mences de blé; Phoma valerianellae sur semences de mâche.
Des améliorations sont envisageables afin de permettre une meilleure standar-
disation de la technique, mais il n’en reste pas moins que l'élément décisif du
succés reste la bonne répartition et l'absence de variations de l'humidité au ni-
veau de la spermosphère.
BIBLIOGRAPHIE
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Ed. 2, 517 p.
DIEM H.G., 1973 — Recherches sur la phyllosphére de l'orge. Thése Doctorat d'État, Uni-
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Source : MNHN, Paris
NOUVELLE MÉTHODE DE DÉTECTION DU D. TERES SUR ORGE 287
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PONCHET J., 1966 — Etude des communautés micropéricarpiques du caryopse de blé.
Ann. Epiphyt. 17 (mem. hors série n9 1) :112 p.
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 289-293 289
HALOPHILIC OR HALOTOLERANT FUNGI
OF FOUR SEEDS FROM EGYPT
by ILA. EL-KADY*, O.M.O. EL-MAGHRABY ** and Sabah SABER**
SUMMARY. — On 15% NaCl-water agar at 28°C, 5 genera and 19 species in addition to
one variety were collected from soybean (5 genera and 18 species +1 variety), chick-pea (3
genera and 10 species +1 var.), lentil (4genera and 11 species) and sesame seeds (2 genera
and 5 species).
Aspergillus (14 species) and Penicillium (4 species) were the most common genera on
the 4 types of seeds. From these genera A. ochraceus, A. sydowi, A. amstelodami, A. niger,
А. montevidensis, A. repens, P. chrysogenum and P. jenseni were prevalent in 4 or 3 types
of seeds.
RÉSUMÉ. — Sur milieu agar (NaCl 15 %), 5 genres, 19 espèces et 1 variété de champignons
ont été isolés sur graines de soja (5 genres et 18 espèces +1 variété), de pois chiche (3 genres
et 10 espèces +1 var.) de lentille (4 genres et 11 espèces) et de sésame (2 genres et 5 espèces).
Les genres Aspergillus (14 espèces) et Penicillium (4 espèces) sont les plus communs sur
les 4 types de graines. Parmi ces genres, A. ochraceus, A. sydowi, A. amstelodami, A. niger,
A. montevidensis, A. repens, P. chrysogenum and P. jenseni sont prépondérants dans 3 ou 4
types de graines
KEY WORDS : halophilic fungi, Aspergillus, Penicillium, Egypt.
INTRODUCTION
The term halophilic (or halotolerant) fungi is generally used to define fungi
growing better on media containing high salt (sodium chloride) concentration.
In Egypt, numerous investigations were carried out on the fungal flora of seeds
and grains (ASSAWAH & ELAROSI, 1960; MOUBASHER & al., 1972; ADBEL-
KADER & al., 1979; MOUBASHER & al., 1979; EL-KADY & al., 1982; MA-
ZEN & al., 1984; ELMAGHRABY, 1984), but none of the works have been
focused on halophilic or halotolerant fungi. The present investigation was aimed
to study composition, density and frequency of occurrence of halophilic or halo-
tolerant fungi associated to soybean, chick-pea, lentil and sesame seeds.
* Botany Department, Faculty of Science, Assiut University, Assiut, Egypt.
** Botany Department, Faculty of Science, Assiut University, Sohag, Egypt-
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN. Paris
HALOPHILIC FUNGI OF SEEDS 291
MATERIALS AND METHODS
Twenty five samples of each of soybean, chick-pea, lentil and sesame seeds,
500 g each, were collected from the markets in Egypt.
Determination of seed-borne fungi :
The seed-plate method was used for estimation of seed-borne fungi. Five
seeds were put on the surface of sterile 15 % sodium chloride-water agar + rose
bengal (1/15000) as a bacteriostatic agent (SMITH & DAWSON, 1944). Five
plates were used for each seed sample. The plates were incubated at 28°C for
15:20 days, during which the growing fungi were identified, counted and calcu-
lated per 25 seeds in every sample.
The colonies of slow growing fungi were transferred to slants (10 % NaCl-
Czapek's agar medium) to ensure precise counting and then to plates for identi-
fication.
RESULTS AND DISCUSSION
The moisture content of the seeds tested was generally low and fluctuated
between 4.1-5.6 %, 3.88.3 %, 2.3-13.8 % and 0.24.5 % in soybean, chick-pea,
lentil and sesame seeds, respectively.
The best count of fungi was recorded on soybean (517 colonies per 25 seeds
in every sample) followed by chick-pea (474 colonies), lentil (208 colonies)
and sesame (15 colonies) seeds.
Nineteen halophilic species and 1 variety of Aspergillus chevalieri which
belong to 3 genera in addition to two unidentified species of Acrophialophora
and Monocillium were collected from soybean (5 genera and 18 species + 1
variety),chick-pea (3 genera and 10 species +1 variety), lentil (4 genera and 11
species) and sesame seeds ( 2 genera and 5 species) as shown in Table 1. All of
these fungi were firstly recorded as halophilic or halotolerant organisms from
Egyptian seeds; but all of these fungi were recovered previously from Egyptian
desert and cultivated soils on 5 75, 10 % and 15 % NaCl-Czapek’s agar (MOUBA-
SHER & al., 1985; ABOUL-NASR, 1981) as well as from Saudi Arabian desert
soils on 5 NaCl-Czapek's agar (ABDEL-HAFEZ, 1981).
Aspergillus was the most common genus on soybean, chick-pea and sesame
seeds, but retreated to the second place on lentil. It occurred in 100 %, 100 %,
64 % and 20 % of the samples contributing 87 %, 88.2 %. 22.6 % and 60 % of
total fungi on soybean, chick-pea, lentil and sesame seeds, respectively. It was
represented by 14 species +1 variety in all types of seeds (13 +1 var. 8 +1
var., 8 and 3 species on the four substrates, respectively) of which A. ochraceus
and A. sydowi were common on the four types of seeds. These two species were
isolated but with variable densities and frequencies, from soils in Egypt (MOU-
BASHER & al., 1985; ABOUL-NASR, 1981) and Saudi Arabia (ABDEL-HA-
FEZ, 1981) on 5-15 % NaCl-Czapek’s agar. A. amstelodami was isolated in high
Source : MNHN, Paris
292 LA. EL-KADY, O.M.O. ELLMAGHRABY and S. SABER
frequency of occurrence from soybean and chick-pea seeds (76 % and 72 % of
the samples; 24.9% and 48.3 % of total Aspergillus; 21.7 % and 42.6 % of
total fungi. respectively). but it was less frequent in lentil seeds and completely
absent in sesame. A. niger, A. flavus, A. montevidensis, A. repens, A. sulphureus,
A. terreus, A. chevalieri var. intermedius and A. egyptiacus were recovered in
moderate or low frequency on one or two substrates. The remaining Aspergillus
species were less frequent and listed in Table 1. ABDEL-HAFEZ (1981) isolated
20 species of Aspergillus from desert soils in Saudi Arabia on 5 70 NaCl-Czapek's
agar, of which A. amstelodami, A. chevalieri, A. ruber and A. ochraceus were
the most common. It is worthy mentioning that members of Aspergillus glaucus
group (such as A. amstelodami, A. chevalieri, A. montevidensis, A. ruber, A.
repens and A. tonophilus) of halophilic or halotolerant and osmophilic or osmo-
tolerant nature (RAPER & FENNELL, 1965; MOUSTAFA & AL-MUSALLAM,
1975; ABDEL-HAFEZ & al., 1977; ABDEL-HAFEZ, 1981, 1982; ABOUL-
NASR, 1981; MOUBASHER & al., 1985).
Penicillium occupied the second place with regard to the number of cases of
isolation in soybean, chick-pea, and sesame seeds, and promoted to the first
place in lentil. It occurred in 16 % - 84% of the samples constituting 11.4 -
72.6 % of total fungi in the 4 types of seeds. It was represented by 4 species of
which P. chrysogenum was the most common in all seeds tested. P. jenseni, P.
lanosum and P. nigricans were less frequent. ABDEL-HAFEZ (1981), ABOUL-
NASR (1981) and MOUBASHER & al. (1985) found that P. notatum (= P.
chrysogenum) was the most prevalent Penicillium species in soils from Egypt
and Saudi Arabia on 5-15 % NaCl - Czapek’s agar medium.
Cladosporium sphaerospermum was isolated in low and rare frequencies of
occurrence from soybean and lentil seeds (16 % and 8 % of the samples and 1.2%
and 1% of total fungi, respectively), but it was completely absent in chick-pea
and sesame seeds. This species was recovered, but with variable density and
frequency, from Egyptian and Saudi Arabian soils on 5-15 % NaCl-Czapek’s
agar (ABDEL-HAFEZ, 1981; ABOUL-NASR, 1981; MOUBASHER & al., 1985).
BAYLIS ELLIOT (1930) found that Hormodendron (— Cladosporium) was do-
minant in Dovey salt marshes.
Acrophialophora sp. and Monocillium sp. were isolated in rare frequency of
occurrence from one and three substrates, respectively (Table 1). The preceding
two genera were reported by ABOUL-NASR (1981) as highly osmophilic and
halophilic ability.
In conclusion, there are basic similarities between fungi associated with the
4 types of seeds, but some species increased or decreased their frequencies of
occurrence as well as total counts; the great majority of species recovered from
Egyptian seeds are of halophilic (or halotolerant) nature; and there are no
fungal flora characteristic of Egyptian soybean, chick-pea, lentil and sesame
seeds when compared with results obtained from other types of seeds
Source : MNHN, Paris
HALOPHILIC FUNGI OF SEEDS 293
REFERENCES
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 295-309 295
VALIDATIONS ET TYPIFICATIONS
DES RUSSULES DE BLUM
par Marcel BON*
RÉSUMÉ. — L'auteur étudie les exsiccata des russules de l'herbier de Blum, conservés au
Laboratoire de Cryptogamie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris (PC). Les taxons
suivants sont validés avec diagnose latine et citation du type : R. brunneoviolacea var. cris-
tatispora, R. chloroides var. glutinosa, К. flavocitrina, R. mustelina var. fulva, R. fuscorosea,
R. leucospora, R. luteotacta var. semitalis, R. maximispora, R. multicolor, R. pseudomelito-
des, R. pseudoromellii, R. adusta var. sabulosa, В. speciosa, R. subintegra, R. tinctipes. Trois
noms nouveaux sont proposés : В. joannis (= R. crawshayriana non fallax s.s. Crawshay),
R. blumii (= А. variecolor Blum non Murrill) et R. blumiana (=R. formosa Blum non Ku-
Gera), avec une nouvelle sousssection Integriforminae, au sein de la section Polychromae
R. Maire.
SUMMARY. — Microscopical study of Russulae-exsiccates from Blum's herbarium (PC =
Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, laboratoire de Cryptogamie). Russula brunneoviolacea
var. cristatispora, R. chloroides var. glutinosa, R. flavocitrina, R. mustelina var. fulva, R.
fuscorosea, R. leucospora, R. luteotacta var. semitalis, R. maximispora, R. multicolor, R
pseudomelitodes, R. pseudoromellii, R. adusta var. sabulosa, R. speciosa, R. subintegra, R
tinctipes (all nomina subnuda) are validated with latin diagnosis and type citation. Three
nomina nova are proposed : R. joannis sp. nov. (— R- crawshayriana Blum non fallax s.s.
Crawshay), R. blumii (=R. variecolor Blum non Murrill) and R. blumiana (= R. formosa
Blum non Kucera) with a new subsection Integriforminae (in section Polychromae R. Maire).
MOTS CLÉS : Basidiomycetidae, Russulaceae, Russula
L’herbier de Jean BLUM (1914-1982) est déposé au Laboratoire de Crypto-
gamie du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris (PC). Nous avons pu étudier les
exsiccata selon les méthodes habituelles de la russulologie, c’est-à-dire :
— pour les cuticules, observation en Congo ammoniacal en particulier pour
l'étude de la forme des poils, puis observation avec la méthode différentielle
de MELZER (Fuchsine et décoloration chlorhydrique 5%) pour la recherche
des granulations acidophiles ou acidorésistantes. Quelques réactifs sulfobenzal-
déhydiques ont été essayés sans grand succès sur matériel non vivant, les résultats
ne peuvent être considérés comme utilisables sans risque d'erreur.
* Station d'Études en Baie de Somme, 80230 Saint-Valery-sur Somme, France.
Source - MNHN. Paris
M.BON
296
a, е) R. mustelina var. fulva, f) Е. fuscorosea, g) R. chloroides
» i) R. luteotacta var. semitalis.
Fig. 1 — Spores et cuticules, a) R. brunneoviolacea var. cristatispora, b) R. joannis, c) R.
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Source : MNHN. Paris
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 297
observation des spores dans le réactif de MELZER, uniquement sur dilacé-
ration de lames, l'herbier de BLUM ne comprenant pas de sporées.
Dans la description de ces spores nous utilisons notre tableau paru en 1971
dans les Documents mycologiques (n9 2, p. 11) oà les ornementations sont re-
présentées par les lettres A-B-C-D (respectivement :isolée, subisolée, cristulée et
réticulée) et leur hauteur par les chiffres 1-2:3 (moins de 0,3 um, environ 0,5 um
et 1 um et plus).
Russula brunneoviolacea var. cristatispora Blum 1962,
Encycl. Mycol. 32 : 94 (nom. nud.).
Exsiccatum nO 2363 (Fig. 1-a).
Spores 7-8 x 6-7 um, largement elliptiques à subglobuleuses, presque entière-
ment réticulées, 2(C)D. Basides 30-45 x 8-10 um. Cystides rares ou immerses,
40(50) x 10 um, cylindracées obtuses.
Epicutis à poils banaux, subégaux, x 2-3 um. Piléocystides x 4-6(8) ит,
cylindro-clavées, 1-2-cloisonnées. Pas d'incrustations acidorésistantes mais quel-
ques concrétions internes restent rouges aprés traitement chlorhydrique.
Russula brunneoviolacea var. cristatispora Blum ex Bon var. nov.
A typo differt coloribus plus minusve roseobrunneis vel interdum ochraceo-
olivaceo-pictis; stipite carneque potius cinerascente, Fe-ope pallido; sporarum
pulvis usque Id (IIIa) in codice Romagnesii. Sporis plus minusve reticulatis
Sub frondosis. Holotypus in herb. Blum (PC) n° 2363.
Russula crawsbayriana Blum 1956,
Bull. Soc. Mycol. France 72 :152 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 2016 (Fig. 1-b).
Spores 7-8,5 x 5-6 um, piquetées ou finement subréticulées, à plage supra-
apiculaire non amyloïde; elles rappellent certaines Griseinae mais aussi R. vesca.
Basides 40-55 x 10-13 ит. Cystides banales 60-75 x 12-15 um, fusiformes et
plus ou moins appendiculées.
Epicutis à poils articulés x (2) 3-5(8) um à base plus ou moins épaissie en
articles parfois subisodiamétriques. Pigment intracellulaire à peine visible sur
exsiccatum. Piléocystides x 5-7 um, (0) 1-2-cloisonnées.
Microscopiquement cette espèce est une Griseinae typique, ce n'est donc pas
la R. fallax de Crawshay: le nom de R. crawshayriana est de ce fait mal venu,
c'est pourquoi nous préférons dédier cette espéce à son auteur sous le nom de R
joannis sp. nov. plutôt que de valider simplement ce taxon. A noter que la syl-
labe «ri» ajoutée par BLUM dans la formation de cet adjectif est superflue
(«Crawshay» donne «Crawshayanus» ).
Russula joannis sp. nov.
(= R. crawshay(ri)ana Blum, nom. nud., non fallax s.s. Crawshay).
Source : MNHN. Paris
298 M.BON
Pileus 4-6(9) cm, camosulus sed fragilis, flexuosus, cuticula separabili, colori-
bus violaceo-lilaceis, interdum brunneo-roseis et hic illic rubigino-maculata (ad
instar R. vescae). Lamellae confertae, latiores, albae vel cremeae (Sporarum
pulvis Ia in codice Romagnesii), acie interdum denticulata. Stipes 5-7 x 1-1,5 cm,
subclavatus, albus vel deorsum plus minusve ochraceus. Caro alba, subacris,
inodora. Sporae 7-8,5 x 5-6 um, humiliter verrucosae vel tenuiter subcristulatae,
supraxapiculari plaga haud. amyloidea. Nonnulla pleurocystidia plus minusve
fusiformia usque 75 x 12(15) um. Epicutis pili articulati, extremitatibus plus
minusve elongatis vel attenuatis cum nonnullis interioribus plus minusve globosis
x 6-8 um, pigmento extracellulari. Pileocystidia haud numerosa, plus minusve
clavata x 5-7 um, (0)1-2(3)-septata. In frondosis sylvis. Holotypus in herb.
Blum (PC) n° 2016, sub n. R. crawshay(ri)ana.
Russula flavocitrina Blum 1960,
Bull. Soc. Mycol. France 76 :267 (nom. nud.).
Exsiccatum n° 2422 (Fig. 1-c).
Spores 7-8,5(9) x 6-6,5 dm, cristulées à plus ou moins épineuses, C2(3).
Basides 35-45 x 8-12 um. Cystides 50-65 x 10-12 um, peu nombreuses ou non
émergentes, plus ou moins clavées ou à sommet étiré et légèrement appendiculé
Epicutis à poils courts ou articulés 15-30 x (2)3-5 um, obtus ou étranglés par-
fois clavés ou subcapités. Hyphes primordiales x 6-8 um, cylindracées, 1-2(3)
cloisonnées, peu nombreuses, à incrustations plus ou moins grossiéres et souvent
labiles.
Exsiccatum n° 3003. Correspond vraisemblablement à R. ochroleuca.
Exsiccata nO 2432 et 2311. Hyphes cuticulaires non incrustées. Il semble que ce
soient des espèces du complexe R. citrina.
Russula flavocitrina Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 5-7 cm camosior, cuticula laevi, separabili, coloribus ochraceo-sulfu-
reis sicut in R. ochroleuca, interdum olivaceis vel leviter aurantio-brunneis prae-
cipue versus discum. Lamellae confertae, cremeo-luteae, dein leviter aurantio-
tinctae; sporarum pulvis IVb in codice Romagnesii. Stipes 6-8 x 1-1,5 cm, sub-
aequalis vel clavatus, plus minusve cavus, albus, paulum lutescens. Caro albida,
subdulcis, inodora, gaiac-Fe-opibus vulgaribus. Sporae 7-8(9) x 6-6,5 um, spinoso-
reticulatae. Basidia 3545 x 8-12 um. Cystidia rara vel inconspicua, vix emergen-
tía. Epicutis pili plus minusve spissi x 3-5 um, tortuosi, clavati vel subcapitati cum
hyphis primordialibus x 6-8 um, cylindraceis, 1-3 septatis, incrustationibus x 2-3 um,
haud numerosis, saepe extracellularibus. In. Fagetis. Holotypus in herb. Blum
(PC) n? 2422.
Russula formosa Blum 1953,
Bull. Soc. Mycol. France 69 : 57 (publication valide).
Exsiccatum n° 6529 (Fig. 1-4).
Spores 9-10 x 7,5-9 um, largement elliptiques ou subglobuleuses à verrues
épineuses plus ou moins cristulées ou caténulées, 2(3)B-C. Basides 40-50 x 12-15
Source : MNHN, Paris
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 299
(18) um, trapues, Cystides rares ou immerses, 50-60 x 12-15 um, cylindracées
obtuses à plus ou moins étranglées.
Epicutis à poils x 54 um, subégaux ou un peu clavés, tortueux parfois étran-
glés. Piléocystides x 6-8 um, cylindroclavées, (0)1-2-cloisonnées, peu abondantes,
parfois avec quelques incrustations acidorésistantes.
La présence de quelques incrustations acidorésistantes sur les piléocystides
autorise le classement de cette espèce dans la section Rubrinae Mlz. et Zv., au
voisinage de R. rubra dont elle a la sporée d'un jaune moyen (TI b-c vers IVa du
code de ROMAGNESI).
L'épithéte formosa étant préoccupée par une espéce de KUCERA (1931)
nous proposons le nom de R. blumiana.
Russula blumiana nom. nov.
Basionyme : R. formosa Blum 1953, Bull. Soc. Mycol. France 69 : 57, non
formosa Kuëera 1931, Mykologia 8 : 63.
Holotypus in herb. Blum (PC) n° 6529.
Russula fulva Blum 1951,
Bull. Soc. Mycol. France 70 : 406 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 1245 (Fig. 1-e).
Spores 8-9(10) x 67(7,5) um, finement pointillées ou cà et là finement et
courtement cristulées, A(C)-l. Basides 45-55 x 9-11 um. Cystides peu nom-
breuses, banales, à sommet ogival ou mucroné.
Epicutis à poils variables x (1)2-4(6) um, effilés, clavés ou obtus, plus ou
moins étranglés parfois épaissis vers la base et articulés. Piléocystides 6-8 ит
cylindracées, parfois étranglées ou à sommet étiré en tétine, 0-1-cloisonnées.
Caulocutis à hyphes plus enchevétrées avec quelques caulocystides analogues à
celles du pileus.
Exsiccatum n° 1244 : plut petit et privé de stipe. Microscopie semblable.
Nous considérons ce taxon comme une variété de R. mustelina.
Russula mustelina var. fulva (Blum ex) Bon var. nov.
(=R. fulva Blum, nom. nud.).
A typo differt pileo opaciore vel subvelutino, sporisque 8-9(10) x 6-7(7,5) um,
subtiliter verrucosis vel breviter subcristulatis (haud reticulatis). Epicutis pilis
variabilioribus plus minusve flexuosis, clavatis vel strangulo-attenuatis Pileocys-
tidia haud rara, clavata x 6-8 um, 0-2 septata. In acerosis vel mixtis silvis, monta-
nis vel planitiaribus. Holotypus in herb. Blum (PC) n° 1245
Russula fuscorosea Blum 1954,
Bull. Soc. Mycol. France 70 : 406 (nom. nud.).
Exsiccatum n° 2007 (Fig. 1).
Spores 8-9,5(10,5) x 7-8,5(9) dm, assez largement elliptiques, bassement
zébrées à subréticulées. Basides 40x10 um, Cystides 60-80 x 12-15 um, peu
Source : MNHN, Paris
300 M. BON
nombreuses, en cigare à sommet ogival ou mucro-appendiculé.
Epicutis à poils clavés, obtus ou plus ou moins étranglés, x 2-4(6) dm, parfois
légèrement incrustés. Hyphes primordiales x 6-8 um, cylindracées, 2-5-cloison-
nées, à incrustations acidorésistantes assez grossières (2-5 um) et contenu plus ou
moins pailleté rappelant les piléocystides, avec une gangue externe insoluble et
bien visible dans les préparations ammoniacales. Pas de laticiféres dans le stipe
(7 Section Ametliystinae Romagn.).
Exsiccatum n9 2386 (1). Microscopie semblable: peut servir de «cotypus».
Russula fuscorosea Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 3-5 cm, paulum carnosus vel leviter depressus; cuticula laevi, separabili,
brunneo-rosea vel roseo-cuprea. Lamellae confertae, tenues, cremeae vel pallide
ochraceae; sporarum pulvis Il-d-Illa in codice Romagnesii. Stipes 5-7 x 0,5-
0,7 cm, subaequalis vel leviter clavatus, striatulus, albus. Caro pallida, sapore
dulci, inodoro. Fe-ope debili. Gaiac-ope subnullo. Sporae 8-9,5(10,5) x 7-8,5
(9) um, ellipsoideae vel subglobosae, humiliter. subreticulatae vel zebrinae.
Basidia 40-45 x 8-10 um. Cystidia 60-80 x 12-15 um, subclavata apice subobtuso
vel appendiculato. Epicutis pili x (2)3-5(6) um, plus minusve clavati, strangulati
vel subcapitati. Pileocystidia cylindracea x 6-8 um, (1)2-3(5)-septata, crassis
incrustationibus x 2-3(5) um, acidostabilibus. Lacticiferi in stipite absunt. Sub
frondosis. Holotypus in herb. Blum (PC) n9 2007; Cotypus id. n9 2386-1.
Russula delica var. glutinosa Blum 1962.
Encycl. Mycol. 32 : 94 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 2568 (Fig. 1g).
Spores 8-9(10) x 7-8.5 um, cristulées ou subréticulées parfois subailées (1,5
à 2 um de hauteur) mais trés partiellement. Basides 40-60 x 10-12 um. Cystides
60-80 x 10-12 um en cigare plus ou moins atténué ou à sommet ogival.
Epicutis à poils allongés, x 2-3 Jim, plus ou moins gélifiés et congophobes, à
extrémité souvent plus où moins étranglées et contenu jaunâtre (nécropigment ?).
Piléocystides cylindracées x 6-8 um, souvent profondes ou subcuticulaires.
Exsiccatum n9 3086, Microscopie identique (— corypus).
Exsiccatum n° 3093. Cuticule collapsée, douteuse.
Nous préférons rapporter ce taxon à l'espèce chloroides à cause du faible
espacement des lames mais aussi pour l'ornementation plus ou moins crétée de
la spore avec une cuticule à poils plus ou moins jaunis et dermatocystides latici-
feroides profondes. A notre avis. seule la présence d'une gélification relativement
importante permet de différencier cette variété, macroscopiquement et micro-
scopiquement. L'absence de bleuissement des lames et l'existence de crêtes
sporales plus ou moins ailées semblent n'être que des caractères secondaires
ou complémentaires.
Russula chloroides var. glutinosa (Blum ex) Bon comb. nov.
(=R. delica var. glutinosa Blum, nom. nud.).
Source : MNHN. Paris
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 301
A typo differt cuticula viscosa lamellisque haud vel vix caerulescentibus.
Sporis 8-9(10) x 7-8,5 um, cristato-subreticulatis interdum vel hic illic subalatis
usque 1,5(2) um. Pileocystidia inconspicua vel in subcute immersa. Holotypus
in herb. Blum (PC) n° 2568, Cotypus n° 3086.
Russula grisea var. leucospora Blum 1952,
Bull. Soc. Mycol. France 68 : 257 (nom. nud.)
Exsiccatum nO 1073 (Fig. 1-h).
Spores 6,5-7,5(8) x 5-5,5(6) um, subovoides a verrues fines, subisolées, avec
de rares lignes reliantes fines ou peu visibles. Plage nulle ou non amyloide.
Basides 45-60 x 10-12 um. Cystides nombreuses 60-85(100) x 10-15 um, clavées,
fusiformes ou appendiculées.
Epicutis à poils articulés x 2-3(5) um, à article terminal plus ou moins allongé
ou effilé, les 2èmes et 3èmes articles étant plutôt raccourcis mais non sub-
isodiamétriques, par exemple 10-25 x 5-7 um. Piléocystides plus ou moins
clavées x 6-8 um, 0-1(2)-cloisonnées.
Exsiccatum nO 748. Différe par une spore un peu plus ornée ou cristulée et les
poils à articles externes peu atténués. À rapprocher de А. variegatula.
Le taxon «leucospora», qui diffère énormément de R. grisea non seulement
par sa sporée blanche mais aussi par l'ornementation de la spore et la constitu-
tion de l'épicutis, mérite bien le rang d'espèce, comme l'a déjà proposé ROMA-
GNESI (1967). C'est sous le nom de R. leucospora (Blum ex) Romagn. ex Bon
que ce taxon sera validé.
Russula leucospora (Blum ex) Romagn. ex Bon sp. nov.
(=R. grisea var. leucospora Blum, nom. nud.).
Pileus 4-6(8) cm, carnoso-convexus, cuticula velutina, vix separabili, griseo-
violacea, in sicco pallescens, interdum ochraceo-brunnea vel olivaceotincta.
Lamellae fragiles, albidae; sporarum pulvis 1a in codice Romagnesii. Stipes 3-4
x 1 em, duriusculus, albus vel sursum violaceo-tinctus. Caro alba, sub cuticula
roseo-violacea, sapore dulci, odore debili. Fe-ope aurantia. Sporae 6,5-7,5(8)
5-5,5(6) um, verrucis 0,3(0,5) um, segregatis, vel leviter cristulatis. Epicutis
pili articulatis 15-30 x 2-5 um, extremis elongatioribus, attenuatisque usque
50/65) x 3-2(1)um. Pileocystidia plus. minusve. clavata, 0-1. septata, SV-ope
rubescentia. Sub coniferis praecipue. Piceis. Holotypus in herb. Blum (PC)
n° 1073
Russula luteotacta var. semitalis Blum 1956,
Bull. Soc. Mycol. France 72 :143 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 2092 (Fig. 15i).
Spores 7-8,5(9) x 5,57 um, à verrues plus ou moins cristulées, B(C)-2. Ba-
sides 40-50 x 10-12 um. Cystides assez nombreuses 50-70 x 10-12 um, banales,
c'est à dire à sommet ogival plus ou moins appendiculé
Source
MNHN, Pari:
is
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 303
Subcutis à poils banaux x 2-3(5) um, un peu gélifiés, subégaux avec cà et là
quelques gréles ou à sommets atténués. Piléocystides cylindracées x 5-6 um,
0-2(3)-cloisonnées, sans incrustations acido-résistantes mais le contenu reste
plus ou moins rouge aprés décoloration chlorhydrique.
Russula luteotacta var. semitalis Blum ex Bon var. nov.
Colores, cuticula vix separabilis, caro acris sicut in typo, sed carne haud vel
vix lutescente, lamellis confertis, odoreque sicut in R. emetica,gaiac-ope mediocri
vel debili, differt. Sporae cristulatae, epicutisque sicut in typo (var. luteotacta),
cum pilis plus minusve gelatinosis sed pileocystidiis curtioribus. Sub frondosis
saepe in herbidis semitis (unde nomen). Holotypus in herb. Blum (PC) n° 2092.
Russula maximispora Blum 1962,
Encycl. Mycol. 32 : 118 (nom. nud.).
Exsiccatum n? 1511 (Fig. 22).
Spores 10-13(14) x 9-11(12) um à fortes épines isolées, obtuses, rarement
jumelées ou courtement cristulées, A(B)-3. Basides 50-65 x 12-15 um. Cystides
70-95 x 10-13 um, fusiformes ou à appendice effilé.
Epicutis à poils étroits x 2-3 tm, plus ou moins enchevétrés, ramifiés ou con-
tournés, obtus. Piléocystides x (5) 6-8(10) um, clavées, 1-2(3)-cloisonnées à
incrustations nulles et contenu rarement acido-résistant.
La position systématique de cette espèce est assez délicate, d'abord à cause de
la saveur «ni franchement ácre ni véritablement douce». Nous n'avons pas obser-
vé d'hyphes ou de piléocystides diverticulées de la section Urentinae, les basides
allongées et les nombreuses cystides hyméniales éliminent la section Tenellae.
Si l'on considère la saveur comme plutôt douce, au moins dans le stipe, il s'agit
d'un Polychromae typique de la sous-section Integriforminae nov. subsect.
qui réunit les espéces multicolores à cuticule jamais incrustée.
Russula maximispora Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 4-6 cm, convexus plus minusve flexuosus; cuticula saepe marmorea,
coloribus brunneo-roseis vel violaceis, interdum leviter vel aurantioluteae.
Sporarum pulvis IVc in codice Romagnesii. Stipes 2-3 x 1-1,5 cm, subconicus,
albus, pruinosus. Caro subdulcis, interdum plus minusve acris in lamellis, in ju-
venili stadio; odore nullo. Gaiac-ope mediocri. Sporae 10-13(14) x 9-11(12) um,
spinis 1-1,5 um, obtusis, segregatis. Basidia 50-60 x 12-15 um. Pleurocystidia
70-90 x 10-13, fusiformia vel appendiculata. Epicutis pili x 2-3 um, subaequales,
interdum tortuosi vel furcati. Pileocystidia x (5)6-8(10) um, cylindro-clavata,
1-2(3)-septata, incrustationibus acidostabilis nullis. Sub frondosis, Holotypus
in herb. Blum (PC) nO 1511
Russula sectio Polycbromae R.. Mre subsectio Integriforminae subs. nov.
Species multicolores nec purae rubrae, pileocystidiis veris i. e. incrustatio-
nibus acidostabilibus destitutis. Typus sp. R. romellii. R. Maire.
Source : MNHN, Paris
304 M. BON
Russula multicelor Blum 1960,
Bull. Soc. Mycol. France 76 :266 (nom. nud.).
(=R. olivascens s.s. Bresadola).
Exsiccatum n9 1330 (Fig. 2-b).
Spores 8,5-10 x 7-8 um à épines isolées ou jumelées, rarement courtement
caténulées (3 A-B). Basides 40-45 x 8-12(15) um. Cystides rares ou basidioïdes.
Epicutis à poils x 5-6(7) ит plus ou moins clavés mais non ou très vaguement
capités. Hyphes primordiales cylindracées x 6-8 um, 2-cloisonnées, à incrusta-
tions acidorésistantes éparses, moyennes, vers 1-2(3) dm, parfois à contenu
acido-résistant à la manière de certaines piléocystides; SBA non contrôlable sur
exsiccatum mais négatif sur une récolte personnelle (cotypus).
BLUM avait créé cette espéce pour désigner la R. olivascens au sens de Bresa-
dola : ROMAGNESI (1967, p. 560) n'en voyait pas la nécessité mais nomencla-
turalement parlant le binome de Russula olivascens (Pers.) Quél., 1886, est anti-
daté par FRIES (1863, Monogr. hymenomyc. Suec. II : 187) pour une espèce
affine à R. xerampelina. De plus l'Agaricus olivascens de PERSOON (1801,
Synopsis : 447) est référé à Russula olivacea Pers. 1796 (Obs. Mycol. 1 : 103);
il s'agit évidemment d’une toute autre espèce.
Russula multicolor Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 5-6 cm, subcarnosus, plus minusve flexuosus, margine involuta leviter
striata; cuticula subvelutina «multicolor», i. e. ochraceo-olivacea cum maculis vel
zonis violaceis vel violacei-viridibus, interdum vinoso-rosea versus marginem, rarius
ochro-aurantio-pallescens. Lamellae obtusae, latae plus minusve ventricosae,
confertiores, vivide luteo-aurantiae; sporarum pulvis lutea, maxima, IV(d)e in
codice Romagnesii. Stipes 6-8 x 0,6-1 cm, subaequalis, mollis vel spongiosus,
albus, paulum venosus. Caro albida, dulcis, inodora. Gaiac-ope debili, Fe-ope
pallide aurantia. Sporae (9)10(11) x 6-7,5(8,5) um, oblongae, spinis tenuibus
(circa 1 um longis), segregatis. Basidia 3540 x 10 um. Cystidia inconspicua vel
immersa, vix longiora quam basidia. Epicutis pili capitati x 3-5 um. Hyphae
primordiales x 5-6 um, cylindraceae, 2-3-septatae, incrustationibus acidostabi-
libus plus minusve crassis, x 2(3) um. Sub coniferis praecipue Piceis vel Abietibus
montanis. Holotypus in herb. Blum (PC) n° 1330. Cotypus in herb. Bon no
740916.
Russula pseudomelitodes Blum 1962,
Encycl. Mycol. 32 :132 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 1558 (Fig. 2c).
Spores 8-9 x 7,5-8 um largement elliptiques à subglobuleuses, à ornementa-
tion basse faiblement cristulée parfois un peu réticulée avec quelques verrues
libres ou jumelées, 1(B)C. Basides 50-60 x 10-13 um. Cystides peu nombreuses
60-80 x 12-15(18) um.
Source : MNHN. Paris
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 305
Epicutis à poils banaux, subégaux x 3-4 um, parfois plus où moins atténués
x 2(1) um. Piléocystides cylindracées x (5)6-7(8) ит, 0-2 cloisonnées, souvent
un peu étranglées çà et la, a incrustations acidorésistantes. Caulocutis à hyphes
enchevétrées et caulocystides identiques à celles du chapeau; pas de laticiféres.
Nous avons été surpris de trouver des incrustations acidorésistantes chez cette
espèce que nous considérions jusqu'à maintenant comme voisine de R. romellii
(sauf pour la spore !), c'est à dire dans la sous-section Integriforminae citée plus
haut. Sa place est désormais dans la section Russulinae (Sous-section Integrinae
R. Maire em. Bon) à piléocystides incrustées, au voisinage de R. carminipes.
Russula pseudomelitodes Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 6-8(10) cm, convexo-planus, cuticula separabili, subopaca vel leviter
nitente, brunneo-violacea vel olivaceo-vinosa, saepe versus discum obscurior,
subatrata. Lamellae confertae, tenuiores, cremeo-ochraceae vel subluteae; spo-
rarum pulvis (Ш с) IVa in codice Romagnesii. Stipes 8-10 x 1(1,5) cm, durius-
culus, sursum pruinosus, deorsum plus minusve striatus, albus, brunnescens. Caro
alba, dulcis, inodora; Fe-ope aurantia, gaiac-ope vulgari. Sporae 8-9 x 7,5-8 um,
subglobosae, subtiliter cristatae, vix reticulatae. Basidia 50-60 x 10-13 um.
Cystidia nonnulla 45-80 x 12-15 (18) um, clavata vel apice attenuato. Epicutis
pili vulgares, subaequales vel leviter attenuati. Pileocystidia x (5)-6-7(9) um,
subcylindracea vel plus minusve strangulata, 0-2-septata, cum incrustationibus
acidostabilibus. Laticiferi in stipite absunt, vel SBA-ope nullo. Sub frondosis
Holotypus in herbario Blum (PC) n° 1558.
Russula pseudoromellii Blum 1954,
Bull. Soc. Mycol. France 70 : 399. (nom. nud.).
Exsiccatum n9 2390 (Fig. 2-d).
Spores 9-10 x 6,5-7 um, subréticulées avec quelques crêtes épineuses, 2-3-C.
Basides 40-50 x 12-13(15) uim. Cystides banales plus ou moins fusiformes, 60-
80 x 10-15 um, parfois à appendice plus ou moins étranglé.
Epicutis à poils x 2-3 dm, subégaux ou légèrement atténués. Piléocystides
rares x 5-6 um, cylindracées, 0-1-cloisonnées, sans incrustations acidorésistantes.
Il s'agit encore d'une Polychromae typique de la sous-section Integriforminae
(cf. ci-dessus à propos de R. maximispora), paradoxalement plus facile à confon-
dre avec R. curtipes qu'avec R. romellii, au moins au microscope.
Russula pseudoromellii Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 6-8(10) cm, subcarnosus vel plano-convexus, cuticula nitente, vinoso-
carminea vel discum versus ochraceo-viridis, interdum marmorea sicut in R. ro-
melli. Lamellae late adnatae vel subdecurrentes, vivide luteae; sporarum pulvis
1Vb-c in codice Romagnesii. Stipes 5-7 x 1(2) cm, albus, plus minusve brunnes-
cens. Caro albida, sapore dulci, odore que nullo; Fe-ope pallida, phénol-gaiac-
opibus vulgaribus. Sporae 9-10 x 6,5-7 um, subreticulatae. Basidia 40-50 x 12-
13(15) um. Cystidia vulgaria, fusiformia vel appendiculata usque 70(85) x 10-
Source
MNHN. Paris
306 M. BON
13 um. Epicutis pili x 2-3 um, aequales vel leviter attenuati. Pileocystidia sub-
cylindracea x 5-6 um, 0-1-septata, haud incrustata. In sylvis frondosis. Holotypus
in herb. Blum (PC) по 2390.
Russula sabulosa Heim et Blum apud Blum 1962,
Encycl. Mycol. 32 : 204 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 2557 (Fig. 2-e).
Spores 7,59 x 5,5-6,5 um à réticule fin avec quelques verrues subépineuses
dispersées, aux jonctions des travées, D-1(2), avec plage non amyloide. Basides
40-45 x 9-11 um. Cystides subnulles ou immerses, basidioides.
Epicutis à poils x (4)5-6(8) um, cylindracées à légérement clavées, à articles
courts vers 20-35 um. Piléocystides peu nombreuses x 6-8 um, plus où moins
atténuées, x 32 um ou flexueuses, 0-2-cloisonnées, parfois à sommet dendro-
physoïde. Nécropigment nul ou très finement pointillé.
Exsiccata n° 6394 (cofypus), 6435, 6314, 3201. Microscopie à peu près iden-
tique, les trois derniers ayant des poils cuticulaires plus ou moins épais.
Exsiccatum n° 6395. Spores et cuticule assimilables a celles du type de R.
adusta (= var. adusta).
Cette russule, qui avait été synonymisée à R. adusta par nos amis vendéens
(BÉGUET & al., 1965), puis ROMAGNESI (1967), semble pouvoir être réhabi-
litée, au moins au niveau de variété, après comparaison des récoltes de la côte
atlantique et celles de l’intérieur. Macroscopiquement la couleur semble toujours
plus pâle avec la chair peu noircissante et microscopiquement nous considérons
les poils cuticulaires plus épais ou articulés comme un bon critère différentiel
suffisamment constant pour être fiable, jusqu’à plus ample informé.
Russula adusta var. sabulosa (Heim et Blum) ex Bon var. nov.
(=R. sabulosa Heim et Blum apud Blum, nom. nud.).
À typo differt coloribus pallidioribus cremeo-brunneis vel albidis, carne levi-
ter nigrescente vel subimmutabili. Sporae sicut in typo sed epicutis pilis latiori-
bus usque x 5-7(10) um, interdum clavatis vel plus minusve articulatis. Pileo-
cystidia attenuata x 6-8 x 3-2 um, 0-2-septata, apice raro strangulato-capitulato
vel subdendrophysoideo. In locis sabulosis atlanticis. Holotypus in herb. Blum
(PC) n° 2557.
Russula speciosa Blum 1957,
Bull. Soc. Mycol. France 73 :274 (nom. nud.).
Exsiccatum no 2348 (Fig. 2-0).
Spores 9-11(12) x 8,59,5(11) um, largement elliptiques à subglobuleuses, à
réticule complet ou presque, (C)-D-2. Basides 35-50 x 10-13 um. Cystides peu
nombreuses, banales ou fusiformes, 70-80 x 12-1 5 um.
Epicutis à poils articulés (10)15-25 x 5.6 um, parfois à dernier article plus
allongé ou atténué. Ni piléocystides, ni hyphes primordiales incrustées.
Source : MNHN, Paris
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 307
П s'agirait d'une espèce à cuticule dite «sans rien» de BLUM (= section Alu-
taceae R. Maire em. Bon). ROMAGNESI (1967), qui a trouvé quelques piléo-
cystides «peu nettes, rares ou très maigres» hésite à classer l'espèce dans les
Paludosinae ou vers les Maculatinae. Nous n'avons malheureusement jamais eu
de récolte fraiche pour contróler une réaction sulfoaldéhyde éventuelle.
Russula speciosa Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 4-6 cm e convexo leviter depressus, luteus dein purpureo-vinoso-macu-
latus, postremo sicut in R. atropurpurea. Lamellae tenues, confertae, ochraceae;
sporarum pulvis IIIa in codice Romagnesii. Stipes 2-3 x 1 cm, albus, basim versus
brunnescens. Caro alba, sub cuticula lutea, sapor dulcis dein plus minusve
acris. Sporae 9-12(13) x 8-10(11) um, subglobosae, reticulatae vel confuse cris-
tulatae. Basidia 3045 x 10-13 um. Pleurocystidia vulgaria, haud numerosa.
Epicutis pilis articulatis (10) 15-25 x 5-8 um, extremitatibus obtusis, nonnun-
quam clavatis. Pileocystidia nulla vel dubia cum raris articulis micaceis, sulfo-
aldehydi-ope non reagentibus, incrustationibus nullis vel acido-labilibus. In Fage-
tis vel Picetis. Holotypus in herb. Blum (PC) n° 2348.
Russula subintegra Blum 1954,
Bull. Soc. Mycol. France 70 : 390 (nom. nud.).
Exsiccatum no 2080 (Fig. 2-g).
Spores 9-10,5 x 7-7,5 um, à verrues plus ou moins épineuses et subisolées ou
à courtes crêtes sinueuses, B-C-2(3). Basides 50-60 x 12-13 pim. Cystides nom-
breuses, 60-85 x 12-18 um, fusiformes obtuses ou atténuées.
Epicutis à poils banaux x 2-3 um, non ou rarement un peu atténués. Piléo-
cystides peu nombreuses, cylindracées x 5-7 um, (1)2-3(5)-cloisonnées, sans
incrustations acidorésistantes.
Exsiccatum n° 1388. Microscopie semblable (Cotypus possible).
Exsiccata nO 1381 et 1385, à poils plus ou moins atténués et n° 1383 à piléo-
cystides douteuses sont considérés comme différents de ce taxon et à rappro-
cher du groupe integra, par exemple vers la var. oreas.
ROMAGNESI (1967) tend à rapprocher la cuticule de celles de la section
Urentinae mais nous n'avons pu rencontrer aucune hyphe ou piléocystide plus
ou moins diverticulée. Les spores à verrues non isolées éloignent encore plus
l'espèce. BLUM a noté «vers curtipes» sur un papier inclus dans le sachet de
Vexsiccatum choisi comme type.. Il s'agit donc encore d'une Polychromae
de la sous-section Integriforminae.
Russula subintegra Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 5-10 cm, convexo-planus vel flexuosus, margine leviter sulcata, cuticula
laevi, vix lucente, coloribus brunneo-luteis vel sepiaceis, interdum brunneo-
rubro- vel olivaceo-luteo-variegatis. Lamellae confertiores, cremeo-ochraceae,
postremo sordide aurantiacae; sporarum pulvis IVa(b) in codice Romagnesii.
Source : MNHN, Paris
308 M. BON
Stipes 46 x 1-2 cm, cylindraceus, rugulosus, albus deinde rubigino-maculatus.
Caro alba subdulcis, odore nullo. Sporae 9-10,5 x 7-7,5 um, ellipsoideae, verrucis
plus minusve spinosis, subsegregatis vel breviter cristulatis. Pleurocystidia nume-
rosa 60-85 x 12-18 um, fusiformi-clavata vel plus minusve appendiculata. Epicu-
tis pilis cylindro-obtusis, raro subattenuatis, nunquam filiformibus. Pileocystidia
haud numerosa, cylindro-clavata x 5-7 um, (1)2-3(5)septata, haud incrustata. In
Fagetis vel Picetis. Holotypus in herb. Blum (PC) no 2080.
Russula tinctipes Blum 1954,
Bull. Soc. Mycol. France 70 :401 (nom. nud.).
Exsiccatum n9 2124 (Fig. 2-h).
Spores 9,5-11 x 9-10 um subglobuleuses à verrues basses, courtement cristu-
lées, 1(2)B(C). Basides 45-55 x 10-12 um. Cystides nombreuses, fusiformes ou
clavées et plus ou moins appendiculées.
Epicutis à poils banaux ou plus ou moins atténués, x (5)3-2 um. Piléocystides
x (5)6-8 um, cylindroclavées, 0-2-cloisonnées, sans incrustations acidorésistantes.
Exsiccata 2018 et 2147. Il est possible de les attribuer à R. carminipes par la
spore un peu plus réticulée et la présence de granulations acido-résistantes sur
quelques poils et piléocystides.
Exsiccatum n 2315. Spores, cystides plus ou moins manchonnées et hyphes
primordiales de R. pseudointegra (?).
Russula tinctipes Blum ex Bon sp. nov.
Pileus 6-12(15) cm, carnosus, dein plano-convexus, cuticula opaca vel veluti-
na, carmini-rosea vel rubro-vinosa saepe R. pseudointegram revocans, sed postre-
mo plus minusve decolorata. Lamellae confertiores, dilute luteae; sporarum
pulvis IVb in codice Romagnesii. Stipes 3-6 x 2-3(4) cm, duriusculus, deinde
spongiosus, albus, interdum deorsum vel lateraliter roseo-tinctus. Caro albo-
griseascens; sapore. dulci, odoreque subnullo vel vix R. pseudointegram revo-
cante; gaiac ope mediocri. Sporae 7-9,5(11) x 6-8(9) um, humiliter cristulatae
0,2(0,3) um. Basidia 45-60 x 8-10(13) um. Cystidia nonnulla plus minusve.
fusiformia, clavata vel appendiculata, usque 70-90 x (8)10-18(22) um. Epicutis
pili graciles x 2-3 um, subaequales vel leviter attenuati vel tortuosi, interdum
sublageniformes. Pileocystidia cylindraceo-clavata x 6-8 um, 1-3 septata, haud.
incrustata. Laticiferi numerosi 'in stipite, subcuteque pilei. In frondosis silvis
plus minusve humidis. Holotypus in herb. Blum (PC) n? 2124.
Russula variecolor Blum 1953,
Bull. Soc. Mycol. France 69 : 445 (publication valide).
Exsiccatum n9 6121 (Fig. 2.i).
Spores 9-11 x 7-8 um, subréticulées avec quelques épines et crêtes plus hautes
vers 1(2) utm, D-2(-- B-3). Basides 45-50 x 12-13 um. Cystides banales, peu nom-
Source : MNHN, Paris
TYPIFICATIONS DES RUSSULES DE BLUM 309
breuses. Poils cuticulaires plus ou moins étranglés ou atténués x 6-5(3) um. Ni pi-
léocystides ni hyphes primordiales incrustées (= Section Alutaceae R. Maire em.
Bon, = cuticules «sans rien» de BLUM).
Le binôme Russula variecolor étant préoccupé par une espèce de MURRILL
(1943), nous proposons le nouveau nom de Russula blumii.
Russula blumii nom. nov.
Basionyme : R. variecolor Blum 1953, Bull. Soc. Mycol. France 69 :445, non
variecolor Murrill 1943, Lloydia 6 (3) : 219. Holotypus in herb. BLUM (PC)
по 6121.
REMERCIEMENTS
Nous remercions Mrs CAILLEUX et MASCARELL du Muséum d'Histoire Naturelle de Pa-
ris, qui ont aimablement mis à notre disposition les exsiccata de l'herbier de BLUM, ainsi
que F. FRANÇOIS de Lannion pour la révision de nos diagnoses latines et R. COURTE-
CUISSE pour quelques notes bibliographiques.
BIBLIOGRAPHIE
BÉGUET A., BOIFFARD J., CHASSAIN M., CHÉNÉ R., MARTIN J. et NOUHIN P., 1965
— A propos d'une Russule décrite sous le nom de Russula sabulosa. Bull. Soc. Mycol.
France 81 : 89-97.
BLUM J., 1962 — Les Russules. Encyclopédie Mycologique n° 32. Paris, Lechevalier,
228 p.
BON M., 1971 — Études microscopiques : le genre Russula. Doc. Mycol. (Lille) 2 : 1-12.
ROMAGNESI H., 1967 — Les Russules d'Europe et Afrique du Nord. Paris, Bordas, 998 p.
SCHAEFFER J., 1952 — Russula Monographia. Die Pilze Mitteleuropas. Bad Heilbrunn,
J. Klinkhardt, 295 p.
SINGER R., 1932 — Monographie der Gattung Russula. Beih. Bot. Centralbl. 49 : 205-380.
Travail de la Station d'Études en Baie de Somme, Saint-Valery-sur-Somme
(Université de Picardie).
Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 311-317 311
THE RESPONSE OF FOUR SOIL FUNGI
TO PARAQUAT TREATMENT
by T.K. TAN and LH. CHUA*
SUMMARY. — The response of 4 soil fungi in culture to paraquat treatment was assessed
using various concentrations of paraquat in PDA. The linear growth and sporulation rates
and changes in colony morphology were monitored. The growth rates of Gliocladium virens,
Trichoderma hamatum and T. koningii were less susceptible to paraquat than Humicola
fuscoatra which was slightly inhibited at the recommended field concentration, and totally
inhibited at 1.2 x 10* mg/l. Sporulation in T. Латагит and T. koningii was decreased at
the recommended field concentration while that of G. virens was stimulated. The treated
fungi recovered their growth and sporulation when transfered to paraquat-free PDA. Chan:
ges in colony morphology included reduced pigmentation and enhanced chlamydospore
formation.
RÉSUMÉ. — La réponse des cultures de quatre champignons du sol à un traitement au
paraquat est examinée à diverses concentrations dans le P.D.A. La croissance linéaire, le taux
de sporulation et les transformations morphologiques de la colonie sont mesurés. Les crois-
sances de Gliocladium virens, Trichoderma hamatum et T. koningii sont moins sensibles
au paraquat que Humicola fuscoatra qui est légérement inhibé aux concentrations conseil
lées aux champs, et totalement arrêté à 1.2 x 10 mg/l. La sporulation de T. hamatum et
T. koningii est réduite aux concentrations utilisées en agriculture, tandis que celle de G.
virens est stimulée. Les champignons traités récupérent leur croissance et leur sporulation
normales aprés transfert sur P.D.A. sans paraquat. Les changements morphologiques des
colonies concernent une réduction de pigmentation et la formation de chlamydospores.
KEY WORDS : Soil fungi, herbicide, paraquat, Gliocladium virens, Trichoderma hamatum,
Trichoderma koningii, Humicola fuscoatra
INTRODUCTION
The application of herbicides to control weed growth in agricultural soils,
green houses, orchards and even parks has been on the increase. The use of such
chemicals is beneficial, but residual herbicides can also affect non-target orga-
nisms such as soil fungi. Such effects can lead to changes in activities of species
* Department of Botany, National University of Singapore, Singapore 0511.
Source : MNHN. Paris
312 T.K. TAN and LH. CHUA
involved in nutrient recycling as well as those which are phytopathogenic.
Various workers have demonstrated that herbicides may be stimulatory, inhibi-
tory or toxic to specific groups of soil fungi (WILKINSON & LUCAS, 1969;
JONES & WILLIAMS, 1971; ANDERSON & DREW, 1976; FILHO & DHIN-
GRA, 1980; CERKAUSKAS & SINCLAIR, 1982; EL-ABYAD & al., 1983).
Paraquat is one of the common herbicides used in the control of weeds in Sin-
gapore. This report presents data from an assessment of the effects of this herbi-
cide on the growth, sporulation and colony characteristics of 4 common soil
fungi.
MATERIALS AND METHODS
— Test herbicide : a commercial formulation of paraquat (1,1’dimethyl4,
4' bipridyliumion) was used. Filter-sterilized stock herbicide was incorporated
into 39 g/l sterile potato dextrose agar (PDA, Difco) to give a final range of
herbicide concentration in the agar medium. This range consisted of the recom-
mended field concentration (1.2 x 10? mg/l) as well as 10x below, and 10x and
100x above the field concentration. The paraquat-PDA was dispensed 20 ml per
petri-dish. Control plates consisted of PDA without the addition of paraquat.
— Test fungi : four common fungi namely Gliocladium virens Miller, Giddens
& Foster, Trichoderma hamatum (Bon.) Banier, Trichoderma koningii Oude-
mans and Humicola fuscoatra Traaen were tested. Four to seven days old pure
cultures of each fungus were first grown on PDA plates. Mycelial discs were
then cut out using a sterile steel borer of 1 cm diameter. A disc each was asepti-
cally transfered to the centre of the control and paraquat-PDA plates. Three
replicates plates were prepared for the control and each herbicide concentration.
The plates were incubated at 28°C and the following daily observations were
made :
* Linear growth rate : two measurements (mm) of the fungal colony diame-
ter, one at right angles to the other, were taken until growth had reached the edge
of the plate. The average of these 2 measurements divided by the time taken
gave the linear growth rate of the colony in mm /day.
+ Sporulation rate : two streaks across the diameter of the colony, one at
right angles to the other, were made with an inoculation needle. The spores
collected were dispersed in 10 ml of distilled water in a test tube. The average
number of spores per ml of the spore suspension per day was counted using a
Neubauer-Improved haemacytometer.
* Colony morphology : colony morphology such as colony shape, texture
and colour of paraquat-treated cultures were compared to the control cultures.
In addition, small amounts of fungal materials were mounted in lactophenol
cotton blue and examined under the light microscope.
* Recovery test: the ability of the paraquat-treated cultures to grow on para-
quat-free PDA was assessed by transferring mycelial discs from cultures treated
with the highest test paraquat concentration to PDA plates. The linear growth rate,
Source - MNHN, Paris
RESPONSE TO PARAQUAT TREATMENT 313
sporulation rate and colony morphology were observed as before. Recovery
in growth and sporulation was expressed as a percentage of the respective rates
of the controls.
RESULTS AND DISCUSSION
The results showing the effect of paraquat on the linear growth rate of G.
virens, T. hamatum, T. koningii and H. fuscoatra are shown in Figure 1a. The
growth rate of G. virens, T. hamatum and T. koningii did not differ much from
that of the controls (24.0 - 26.0 mm/day) when treated with up to 10 x the re-
commended field concentration of paraquat. However, at the higher concen-
tration of 1.2 x 105 mg/l, the growth of all 3 fungi declined sharply to between
4.5 mm-11.0 mm/day. H. fuscoatra was a slow grower, as shown by the growth
rate of the control (3.5 mm/day). This was maintained in the presence of up to
12 x 10* mg/l paraquat. At higher concentrations, growth gradually declined,
and was totally inhibited by 1.2 x 105 mg/l of the herbicide.
Fig. la
> зо
3
Е
Ë 20
S
SIE
o 10 — 10 103 — 10 105 (x 1.2 mg litre !)
(Control)
Paraquat Concentration
Figure 1a. — Effect of paraquat on growth of test fungi.
DA Gliocladium virens; €——e Trichoderma hamatum; &—— Trichoderma koningii;
O——O Humicola fuscoatra.
Figure 1a. — Effet du paraquat sur la croissance des champignons.
The inhibitory effects of paraquat on the growth rate of soil fungi have also
been observed by other workers. However, the inhibitory concentrations repor-
ted varied from fungus to fungus. WILKINSON & LUCAS (1969) observed that
Eurotium spp., Fusarium culmorum, Helminthosporium sativum, Ophiobolus
graminis and Trichoderma viride were tolerant to paraquat concentrations of
up to 100 ppm, but were severely inhibited at 500 ppm and 1000 ppm. A much
lower inhibitory concentration of 25 ppm for some other fungi were documen-
Source : MNHN. Paris
314 T.K. TAN and LH.CHUA
ted by SZEGI (1970). A comparison within this study shows that G. virens, T.
hamatum and T. koningii were less susceptible than H. fuscoatra which was
slightly inhibited at the recommended field concentration and totally inhibited
at 1.2 x 10? mg/l of the herbicide.
SMITH & LYON (1976) suggested that the susceptibility of fungi to para-
quat is strongly correlated with the accumulation of the herbicide in the myce-
lium. This may account for the ability of the test fungi to recover their growth
upon their transfer onto herbicide-free PDA (Figure 1b). However, recovery
was only 76 % and 74 % for T. koningii and T. hamatum respectively, and 66 75
for G. virens
100
80
60
Percentage Growth Rate
o
Figure 1b. — Recovery of growth from paraquat treatment.
GV : Gliocladium virens; TH : Trichoderma hamatum; TK : Trichoderma koningii
CJ Control (PDA without paraquat); E3 Treated (PDA with 1.2 x 105 mg/l paraquat);
[e] Recovery (PDA without paraquat).
Figure 1b. — Rétablissement de la croissance aprés traitement au paraquat
The sporulation of the test fungi responded variously to paraquat treatment
(Figure 2a). H. fuscoatra sporulated poorly in both the control and treated
cultures. A gradual increase in sporulation with herbicide concentrations of up
to 1.2 x 10* mg/l was observed for G. virens. At 1.2 x 10° mg/l of the herbicide,
sporulation rate fell to half of the control (0.22 x 10$ spores/ml/day). For Т.
koningii, sporulation generally declined with increasing herbicide concentrations.
Source - MNHN. Paris
RESPONSE TO PARAQUAT TREATMENT 315
Fig. 2
3.0
© 2.5
Б
3 2.0 +
а, |
3 i
2 1.0 À
a
$
g 0.5
$
0 10 102 103 105 105 (x 1.2 mg litre 1)
(Control)
Paraquat Concentration
Figure 2a. — Effect of paraquat on sporulation of test fungi.
Gliocladium virens; @-—@ Trichoderma hamatum; &-—& Trichoderma koningii;
9 Humicola fuscoatra
Figure 2a. — Effet du paraquat sur la sporulation des champignons testés.
This decline was very marked for T. hamatum. The rate of 2.75 x 10 spores/
ml/day for the control fell to 0.1 x 10* spores/ml/day in the presence of 1.2 x
10° mg/l paraquat. Again, the effect of paraquat on fungal sporulation can be
inhibitory or stimulatory, depending on the herbicide concentration and fungus
used. Inhibition of sporulation has been reported for Septoria nodorum and
S. tritici (JONES & WILLIAMS, 1971) and enhancement for Rhynchosporium
secalis (STEDMAN, 1977). In this study, G. virens was more tolerant in coni-
diation to the recommended field concentration, compared to T. hamatum and
T. koningii. This was also reflected in the percentage recovery in sporulation
(Figure 2b). G. virens recovered to 77 %, T. koningii 28.5 % and T. hamatum,
a low 16 %.
Changes in fungal colony morphology such as reduced pigmentation and
formation of irregular colony margins in response to herbicide treatments have
been reported by WILKINSON & LUCAS (1969). Such changes were evident
in G. virens, T. hamatum and T. koningii. Cultures of the 3 fungi formed more
sterile aerial hyphae and appeared less green in pigmentation in response to 1.2 x
105 mg/l paraquat. In addition, all 3 fungi produced abundant chlamydospores
under treatment
Morphological changes in H. fuscoatra were observed at a lower paraquat
concentration of 1.2 x 10* mg/l. The colonies showed lesser brown pigmenta-
tion and «feathery» colony margins. The hyphae also appeared «beaded» and
Source : MNHN, Paris
316 T.K. TAN and LH. CHUA
100
80
60
40
Percentage Sporulation Rate
20
о
Figure 2b — Recovery of sporulation from paraquat treatment.
GV : Gliocladium virens; TH : Trichoderma hamatum; TK : Trichoderma koningii.
Г] Control (PDA without paraquat); & Treated (PDA with 1.2 x 105 mg/l paraquat);
E Recovery (PDA without paraquat)
Figure 2b. — Rétablissement de la sporulation après traitement au paraquat
formed abundant large chlamydospores. The observed reduction in pigmentation
of treated cultures could be attributed to reduced sporulation and enhanced
formation of sterile hyphae.
The increased formation of chlamydospores by all the test fungi could have
contributed to the ability of the fungi to recover their growth on herbicide-free
PDA, since these resistant spores can germinate and produce mycelial growth
under favourable conditions of growth.
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Source : MNHN. Paris
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 319-325 319
RELATIONS ENTRE ÉCOLOGIE ET SYSTÉMATIQUE
CHEZ LES ROUILLES DES GRAMINÉES
par Jacques MERCÉ*
RÉSUMÉ. — Le regroupement de nombreuses Rouilles des Graminées en quelques grandes
espéces, réalisé par CUMMINS (1971), s'avére compatible avec l'écologie de ces parasites
dans le sud de l'Espagne. Trois grandes espèces sont étudiées : Puccinia hordei Otth., Pucci
nia recondita Roberge ex Desmazières et Puccinia striiformis Westend
SUMMARY. — The grouping of numerous rusts of Graminae in a small number of species
as suggested by CUMMINS (1971) is compatible with the ecology of these parasites in sou-
thern Spain. Three broad species are studied i. e. : Puccinia hordei Otth., Puccinia recondita
Roberge ex Desmazières and Puccinia striiformis Westend.
MOTS CLÉS : Mycologie, Urédinales, Graminées, Écologie, Systématique.
Dans son ouvrage sur la biogéographie des Urédinées, DUPIAS (1971) con-
sacre un important chapitre à un «essai de classification des Rouilles brunes».
En se basant sur des arguments morphologiques, sur un certain nombre d'expé-
rimentations touchant la biologie, sur l'écologie et les aires de répartition de ces
parasites, il montre l'existence de grandes familles et en déduit la phylogénie
du groupe.
Au méme moment, CUMMINS publie un ouvrage de synthése intitulé : «The
rust fungi of Cereals, Grasses and Bamboos» (1971). De nombreuses espéces y
Sont réunies sous un seul patronyme. C’est ainsi que Puccinia hordei regroupe
ingt six anciennes espèces, ramenées au rang de synonyme, Puccinia recondita
cinquante et une et Puccinia strüformis, six. Cette révision systématique est ba-
sée uniquement sur des caractères morphologiques : formes, taille, ornementa-
tion des spores.
Ces groupements m'ont paru intéressants au niveau du travail que j'effectuais,
car ils apportaient une simplification importante sur le plan systématique. J'ai
donc utilisé la nomenclature proposée par CUMMINS. S'il est hors de mon pro-
Laboratoire Botanique et Forestier, Université Paul Sabatier, 39 allée Jules Guesde,
31062 Toulouse Cedex, France.
Source : MNHN. Paris
320 J.MERCÉ
pos de discuter le bien fondé du travail de cet auteur d'un point de vue biolo-
gique, phylogénique, ete., j'ai cependant cherché à savoir si l'écologie ne s'ins-
crivait pas en faux contre les regroupements effectués. J'ai donc déterminé
toutes mes récoltes en utilisant à la fois l'ancienne nomenclature et celle de
CUMMINS. Ce travail a été réalisé pour les trois grandes espèces déjà citées :
Puccinia hordei Otth.
Puccinia recondita Roberge ex Desmaziéres
Puccinia striiformis Westend.
Les résultats ont été regroupés dans les tableaux 2, 3 et 4. En regard de
chaque espèce citée, j'indique ses hôtes et les étages où je les ai observés. Les
échelons que j'utilise, basés sur les bioclimats, peuvent étre appelés «étages de
végétation bioclimatiques». J'ai utilisé, pour ce travail, le découpage figurant
dans le tableau 1, tableau dans lequel j'érablis un parallèle entre le découpage
que j'utilise et celui qui est employé par d'autres auteurs.
mae (1979) | guezen cago) | Mivas-mantinez wEncé (194)
t1980)
mi méditerranéen 1 supers
méditerranéen er Oromédi terranéen -------|
Oro- d i
; inférieur
méditerranéen :
oro- Montagnard-
méditerranéen méditerranéen méditerranéen. НЕ аара азырга
Supr Supra Supra- ЛИИ"
méditerranéen méditerranéen | méditerranéen нее
Mëso- "m nieo- Te
méditerranéen méditerranéen | méditerranéen Méditerranéen E
See, тиге Perse "m 1
méditerranéen méditerranéen | méditerranéen pp sap hts
s inférieur г
!
Tableau 1
De plus, en bas des tableaux 2, 3 et 4, j'ai indiqué la valeur de l'Indice de
Présence pour chaque étage. Cet indice indique le nombre de fois où l'on obser.
vera le parasite si on effectue 100 relevés différents dans un même étage, dans
une même formation, etc. (MERCÉ, 1984). Ainsi, lorsque l'Indice de Présence de
Puccinia hordei Otth. est de 14 dans l'Euméditerranéen, cela veut dire que pour
100 relevés effectués dans cet étage, j'ai observé 14 fois ce parasite. Cet indice
permet de se rendre compte de l'importance du parasite étudié dans les diffé-
rents étages.
Source : MNHN, Paris |
ROUILLES DES GRAMINÉES : ÉCOLOGIE ET SYSTÉMATIQUE
321
Je me suis également servi du travail de DURRIEU (1960), ainsi que de mes
observations antérieures (MERCÉ, 1970, 1975) concernant l'écologie de ces
parasites.
1 — Puccinia bordei Otth. (Tableau 2).
Sur les vingt six espèces regroupées par CUMMINS, j'en ai retrouvé dix para-
sitant vingt quatre hótes différents. Toutes les récoltes ont été effectuées dans le
Méditerranéen inférieur et le Méditerranéen moyen (Euméditerranéen et Méso-
méditerranéen). En me basant sur mes relevés personnels, j'obtiens les Indices
de Présence suivants :
Méditerranéen inférieur
Euméditerranéen
Mésoméditerranéen
Eunédi-
diterranéen
Puccinia fragosoi Bub
Koeleria phleoides
Koeleria villosa
uccinia gaudinia Guyot
Gaudinia fragilis
Puccinia holciola Guyot
Holcus lanatus
Puccinia holcina Eriks
Holcus lanatus
Holcus mollis
Holcus setiglumis
Holcus
Puce rini Buchw
Hordeum bulbosum
Hordeun murinum
Puccinia laguri Jaap
Lagurus ovatus
loliina Syd
Lolium perenne
Loliun remotum
lolium rigidum
Lolium temulentum
Lolium sp.
Puccinia simplex (Koern. )
Eriks. et Henn.
Hordeun vulgare
Hordeum sp.
Puccinia triseti Eriks.
Trisetum paniceum
Puccinia vulpiana Guyot
Vulpia bromoides
Volpia ciliata
Vulpia genicule
Vulpia membranacea
Vulpia myuros
Vulpia sp.
Indice de Présence
14
Tableau 2 : Puccinia hordei Otth.
Source : MNHN. Paris
322
J. MERCÉ
Ce parasite présente, en Andalousie, son maximum de développement dans le
sous-étage Euméditerranéen. Ceci paraît logique, car Puccinia hordei, au sens de
CUMMINS, constitue un groupe relativement homogène. La plupart des hôtes
sont des plantes méditerranéennes et il est logique de trouver les conditions
écologiques optimales dans l'Euméditerranéen.
2 — Puccinia recondita Roberge ex Desmaziéres (Tableau 3).
J'ai regroupé sous ce nom les récoltes effectuées sur 19 hótes différents,
représentant 11 espèces de Rouilles dans l'ancienne nomenclature. Comme
Parasites
Hotes
meat.
inférieur
Eunédi-
Mésonédi-
terranéen
Puccinia agropyri Ell. et Ev.
Agropyrum campestre
Agropyrum repens
Puccinia agrosti
Plowr
Agrostis tenuis
Agrostis stolonifera
Puccinia alt
forme br.
mans Arthur
Bromus sp
inia arrhenathericola Fisch,
Arrhenatherum elatius
Риссїаїа bromina Eriks.
Bromus hordaceus
subsp. hordaceus
romus lanceolatus
Bromus rigidus
rosus sterilis
Bromus sp.
Puccinia bromina Eriks
forme madritensis Maire
Bromus madritensis
Bromus rigidus
Bromus secalinus
Bromus sp.
Puccinia cerinthes-agropyrina
Tranzsch
Agropyrum junceum
Agropyrum repens
Puccinia dispersa Eriks et Henn
Secale cereale
Puccinia milii-effusi Dupias
Gastridium ventricosum
Puccinia symphyti-bromorum Müll.
Bromus hordaceus
subsp. hordaceus
Bromus madritensis
Bromus rigidus
Bromus rubens
Bromus- sp.
iticum sp.
Indice de
14
Tableau 3 : Puccinia recondita Roberge ex Desmazières
Source : MNHN. Paris
ROUILLES DES GRAMINÉES : ÉCOLOGIE ET SYSTÉMATIQUE 323
dans le cas précédent, toutes les observations ont été effectuées dans le Médi-
terranéen inférieur et le Méditerranéen moyen. L'Indice de Présence, calculé
d'après mes relevés personnels, donne les valeurs suivantes :
Méditerranéen inférieur 4
Euméditerranéen 14
Mésoméditerranéen 8
Ce parasite présente lui aussi un maximum de développement dans l'Eumédi
terranéen. Pourtant, Puccinia recondita, au sens de CUMMINS, est beaucoup
plus hétérogène : il attaque à la fois des-plantes méditerranéennes et des plantes
médioeuropéennes, eurasiatiques, circumboréales.
Le fait de trouver ici l'Indice de Présence le plus élevé dans le niveau Eumédi-
terranéen ne signifie pas obligatoirement qu'il trouve là les conditions écolo-
giques optimales. C'est le niveau où, dans la région considérée, existe le plus
grand nombre d'hôtes potentiels. Pour être sûr que ce sont bien les facteurs
climatiques qui sont responsables de cette localisation, il faudrait démontrer
qu'il existe dans les étages supérieurs des hôtes potentiels et que ceux-ci ne sont
pas parasités. Un certain nombre d'hôtes qui permettent à ce parasite d'atteindre
l'étage montagnard dans les Pyrénées font effectivement défaut dans le sud de
l'Espagne. C'est le cas d'Actaea spicata, Agropyrum caninum, Aquilegia pyrenaica,
Aquilegia vulgaris, Bromus asper, Isopyrum thalictroides, Thalictrum alpinum.
Par contre, plusieurs hôtes potentiels existent effectivement dans les étages
d'altitude moyenne de la Cordillére Bétique. Agrostis vulgaris et Milium effusum
atteignent le Méditerranéen supérieur. Aquilegia nevadensis et Thalictrum
minus montent dans le Méditerranéen montagnard. Je m'ai jamais observé ce pa-
rasite sur aucun de ces hôtes. Si cette Rouille existe à ces altitudes, les attaques
doivent être très discrètes.
3 — Puccinia striiformis Westend (Tableau 4).
CUMMINS regroupe sous ce nom toutes les Rouilles décrites sous l'appella-
tion de Puccinia glumarum J.K. Schmidt, ainsi que toutes les formes de cette
espèce citées dans le tableau. On peut également y adjoindre les Rouilles dé-
crites par différents auteurs sous le nom de :
Puccinia aff. aegilopsis Maire
Puccinia glumarum Ё. aegilopsis
L’examen du tableau 4 montre que toutes les récoltes ont été effectuées
dans les étages Méditerranéen inférieur et Méditerranéen moyen. Le calcul de
l'Indice de Présence effectué sur mes relevés donne les valeurs suivantes :
Méditerranéen inférieur 4
Euméditerranéen 8
Mésoméditerranéen 10
Le maximum de développement se situe apparemment dans le Mésoméditerra-
néen. Cependant les valeurs de l'Indice de Présence pour l'Euméditerranéen et le
Mésoméditerranéen ne montrent pas de différence significative. On peut considérer
que ce parasite atteint son maximum de développement dans l'ensemble du Médi-
terranéen moyen.
Source
MNHN, Paris
324 J.MERCÉ
© wes, | euneai- | mésonéai-
Die pd inférieur | terrañéen| terranéen
Agropyrum repens (L.]
Beauv. V
Puccinie glumarum (Schum.) Brochypodium retusus
Eriks et Henn (Pers.) Beauv
Dactylis glomerata L. :
Hordeun bulbosum L T
Aegilops geniculata Roth| — « ` А
Puccinia glumarum Aegilops neglecta
forme aegilopsis Maire Reg. ex Bertol +
Aegilops triuncialis L. " Ў
diandrus Roth. + d
hordaceus L. . *
Puccinia glunarum lanceolatus Roth +
forme bromina Eriks Bromus madritensis L + .
Bromus rigidus Ro! :
Bromus rubens L. +
Puccinia gi Lolium perenne e
forse 1o Lolium rigidum Gaud :
Puccinia glurarum Secale cereale L .
forme secalis kriss
ndice de Présence 4 8 10
Tableau 4 : Puccinia striiformis Westend.
CONCLUSION
L'aire des parasites se limite aux étages Méditerranéen inférieur et moyen, le
maximum de développement se situant dans l'Euméditerranéen (Puccinia hordei
et Puccinia recondita) et dans l'Euméditerranéen et le Mésoméditerranéen
(Puccinia striiformis).
Ainsi, en Andalousie, le regroupement de nombreuses espèces, sous-espèces
ou formes en 3 grandes espèces ne conduit pas à un non-sens écologique. Dans
les trois cas, les champignons regroupés ont une écologie très proche. En parti-
culier, ils semblent très liés à des climats méditerranéens de plaine ou de colline,
chauds ou tempérés.
BAUM & SAVILE (1985) arrivent à une conclusion semblable puisque, à
l'échelle mondiale, ils indiquent que Puccinia hordei et Puccinia recondita se
localisent dans les zones tempérées, tandis que Puccinia striiformis semble
«adapté aux prairies froides et seulement présent en altitude sous des latitudes
élevées».
Ce critère écologique me paraît très important, mais il est loin d'être le seul.
Une étude expérimentale portant sur la biologie de ces parasites me semble
indispensable. Il serait intéressant de poursuivre les travaux de DUPIAS, travaux
consistant à étudier la capacité d'infection des spores. A l'intérieur des nouvelles
Source : MNHN. Paris
ROUILLES DES GRAMINÉES : ÉCOLOGIE ET SYSTÉMATIQUE 325
espèces décrites, les spores recueillies sur n'importe quel hôte devraient être
capables d'infecter tous les hôtes potentiels de cette espèce.
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A NEW PASSALORA SPECIES FROM NEPAL
by M.K. ADHIKARI and V. MANANDHAR*
ABSTRACT — Passalora nepalensis sp. nov., dematiaceous hyphomycete parasitic on Alnus
nepalensis D. Don., was incidently collected by present authors at Royal Botanical Garden.
Godavary, Lalitpur, Nepal at an altitude of 1515 m, in October 1982.
RÉSUMÉ — Description, illustration et diagnose latine de Passalora nepalensis sp. nov.,
hyphomycète dématié parasite sur Alnus nepalensis D. Don., récolté au Népal, à 1515 m
d'altitude, en octobre 1982
KEY WORDS : Passalora, dematiaceous hyphom ycetes, Nepal, systematics.
MICROSCOPIC OBSERVATIONS
Leaf spots non or pale brown. Colonies hypophyllous, olivaceous - brown to
dark. Mycelium internal. Fascicle 15 to 30 um broad. Conidiophores up to
18 per fascicle, 230470 um long, 3-5 um broad, multiseptate (up to 12 septa),
simple, unbranched, not rigid, smooth, not swollen at apex, olivaceous to pale
brown at base and paler above. Conidial scars not conspicuous and flat against
the side of conidiophores. Conidia hyaline to pale olivaceous, obclavate, mostly
1-2 septate, rarely 3 septate, apical cell narrower and septate, basal cell swollen,
smooth, 27.5-60 ym long, 3-8 um broad, mostly 37.5-50 ит long (Figure 1).
DISCUSSION
DEIGHTON (1967) recognizes three species of Passalora Fr. under two
groups based on the characters of conidiophores and conidia. They are P. alni
(Chupp. & Green) Deighton., P. bacilligera (Mont. & Fr.) Mont. & Fr. and P.
microsperma Fuckel.
The present fungus differs greatly from P. alni in septate conidiophores and
their length (Table 1). It also differs from P. bacilligera and P. microsperma in
unbranched, simple conidiophores without swollen apex despite of non rigid-
ness. The size and colour of the conidia also differ from the rest two species.
* Botanical Survey and Herbarium Godavary, Lalitpur, Nepal.
Source : MNHN. Paris
328 M.K. ADHIKARI and V. MANANDHAR
TABLE 1
Species Conidiophores Conidia Septa ^ Colour
- (m)
P. alni Usually simple, not more 26-87
than 1104m long, not septate, x 1 Paler
rigid, without swollen apex. 4-7
P. bacilligera Branched, not more than 21-68
1804m long, 2-3 septa, not x 0-3 Pale
rigid, swollen apex. 4.5-8.5
P. microsperma Branched upto 3604m long, 13-34
multiseptate, not rigid, x 1 Pale
swollen apex. 55-9
P. nepalensis Simple, upto 470m long, 275-60 1-2 НуаНпе
multiseptate (up to 12), x mostly, to
not rigid, without swollen 3-8 rarely pale-
apex. 3 olivaceous
Table 1 — Microscopic characteristics compared among Passalora sp.
Tableau 1 — Comparaison des caractères microscopiques des espèces de Passalora
Among the three species, P. alni on Alnus crispa is endemic in north America,
on A. sitchensis in Alaska, and on A. alnobetula in Switzerland, south Germany,
Austria and Bulgaria.
P. bacilligera on A. glutinosa is distributed throughout Europe only. P. mi-
crosperma оп А. тсапа is concentrated to Germany, Switzerland, Latvia and
Denmark.
Till now there is no report of Passalora sp. on Alnus nepalensis from Nepal
(SINGH & JOSHI, 1977) and Indian subcontinent (BILGRAMI & al., 1979).
The host is distributed throughout north himalayan ranges from east to west.
In Nepal it is concentrated in subtropical belt (1000-2000 m) only.
The clear differences in microscopic characters and the host itself has suppor-
ted to distinguish the present specimen from the others. Therefore a new species
is proposed for the fungus as follows.
Passalora nepalensis sp. nov.
Maculae non vel pallide brunneae. Caespitulosa hypophylla, dense olivacea-
brunnea. Mycelium immersum. Stromata non. Conidiophora usque 18 in fasci-
culo, 230-470um longa, 3-5 um lata, usque 12 septata, simplicia, non rigida,
laevia, basi olivacea - pallide brunnea, sursum pallidiora. Cicatrices conidiales
non conspicuae. Conidia hyalina vel dilute olivacea, obclavata, 1-2 septata,
rarissime 3 septata, laevia, 27.5-60 um longa, 3-8 um lata. -
Habitat in foliis vivis Alnus nepalensis D. Don., R.B.G. Godavary, Nepalis,
Oct. 1982, National Herbarium (DMP : KATH), 238 typus, Adhikari et Ma-
nandhar.
Source : MNHN. Paris
PASSALORA NEPALENSIS 329
©
254. 50м.
a ш;
Figure 1 — Passalora nepalensis. A. Section through fascicle; B. Conidiophore fascicle; C.
Conidiophores; D. Conidiophore apices; E. Conidia.
Figure 1 — Passalora nepalensis. A. Coupe d'un fascicule; B. Fascicule de conidiophores;
C. Conidiophores; D. Sommets de conidiophores; E. Conidies.
ACKNOWLEDGEMENT
The authors are grateful to Dr. S.B. Malla, Director General and Dr. S.B. Rajbhandari,
Deputy Director General, Dept. of Medicinal Plants, Kathmandu, Nepal for providing
necessary facilities. The senior author (M.K. Adhikari) is also thankful to Dr. G. Durrieu,
Laboratoire de Botanique, Toulouse, France, for his kind suggestions in the manuscript
Source : MNHN, Paris
330 M.K. ADHIKARI and V. MANANDHAR
REFERENCES
BILGRAMI KS., JAMALUDDIN and REZWI M.A., 1979 — Fungi of India. Part 1. List
and references. Univ. Bhagalpur, India.
DEIGHTON F.C., 1967 Studies on Cercospora and allied genera II. Mycol. Pap. 112
1-16.
SINGH S.C. and JOSHI A.R., 1977 — Bibliography on fungi of Nepal. J. Nat. Hist. Mus.
1:249-254.
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 331-334 331
PRODUCTION, PARTIAL CHARACTERISATION AND BIOASSAY
OF TOXINS FROM PHYSALOSPORA TUCUMANENSIS SPEG. -
SUGARCANE RED-ROT FUNGUS
by D.B. OLUFOLAJI and A.O. BAMGBOYE*
ABSTRACT. — In the in vitro studies carried out on Physalospora tucumanensis, a phyto-
toxin was produced in liquid culture; this also induces red-rot symptoms on sugarcane,
similar to that of the real fungus. Toxin production started from the 6th day of culturing
and got to maximum at the 10th day. The toxin belongs to the anthraquinones, is soluble
in water and most organic solvents, has a chromatography RF value of 0.78 and is yellow
in colour. The lowest quantity that can cause plant reaction (red-rot) was 5 lg and it took
at least 24 hours to initiate the symptoms.
RÉSUMÉ. — Physalospora tucumanensis produit une phytotoxine en milieu liquide. Celle-ci
entraîne des symptômes de Morvet rouge sur la canne à sucre. Ils sont semblables à ceux
produits par le champignon lui-méme. La production de toxine est décelée à partir du 6ème
jour de culture, et atteint son maximum au 10ème jour. La toxine est une anthraquinone,
elle est soluble dans l'eau et dans la plupart des solvant organiques, elle présente une RF de
0,78 en chromatographie et est de couleur jaune. La quantité minimale permettant d'obser-
ver une réaction de la plante est de 5 Hg et les symptômes sont observés après 24 heures
d'incubation.
KEY WORDS : Physalospora tucumanensis, phytotoxins, anthraquinones
INTRODUCTION
Physalospora tucumanensis Speg., the causal organism of the red-rot disease
of sugarcane, has been assuming great importance in the country’s sugar estates
due to its severity on sugarcane varieties. There has been the general belief that
resistant varieties can be regarded as the best solution to pathogenic diseases.
It has been established that some fungi associated with sugarcane, produce
toxin : for example, Fusarium moniliforme Sheldon the causal organism of
Pokka boeng of sugarcane (SINGH & SINGH, 1983), and Helminthosporium
sacchari Butler the leaf spot of sugarcane pathogen (STEINER & BYTHER,
1971).
* Unilorin Sugar Research Institute, University of Morin, Nigeria.
Source : MNHN. Paris
332 D.B. OLUFOLAJI and A.O. BAMGBOYE
Thus, there is the need to study toxin production of P. tucumanensis, in
order to provide in vitro screening methods which will give quicker results in
testing sugarcane varieties for resistance.
MATERIALS AND METHODS
The red-rot diseased cane stalk was cut into bits, surface sterilised with 0.1 %
mercuric chloride for 1 mn and plated on potato dextrose agar (PDA). After
the 4th day, the fungus growing on the PDA was subcultured on to fresh PDA
plates until pure culture of P. tucumanensis was obtained.
Toxin was produced in still cultures at 27°C in 250 ml Erlenmeyer flasks,
each containing 50 ml of Fries medium (MACRI & VIANELLO, 1976). Each
flask was inoculated with a small agar block from a 10 days old sporulating
culture of the fungus. Samples were taken every 3 days up to the 15th day,
during which the liquid culture was filtered through sterile filter paper and the
filtrate reduced to 1/20th of its original volume by evaporation in vacuo at
45°C. The residue was mixed with equal volume of methanol and well agitated.
The content was again evaporated in vacuo at 45°C leaving a straw yellow
substance. This was redissolved in methanol and run on silica gel thin layer
chromatography using ethyl acetate - methanol as the running solvent. The band
formed was redissolved in methanol and re-evaporated to leave brown yellow
crystals.
A little quantity of the substance was dissolved in methanol and run on Pye-
Unican ultraviolet spectrophotometer model Sp 1800, while another portion
of the same was also run on Pye-Unicam infra-red spectrophotometer. The toxin
was dissolved in water, ethanol, acetone, chloroform, and methanol to detect
its solubility.
Bioassay with sugarcane stem
Serial dilutions of 10°', 107 to 10 of the substance were made using water
(107 =1 g/10 ml to 10° = 1 pg/ml of toxin solution).
Half ml of each dilution was poured on to the inner part of half split sugarcane
stalk (5 cm long) and closed up, covered with aluminium foil and incubated
at 27°C. Five replicates were made per treatment, per dilution, and five of these
set up were made to allow for enough samples of 5 days at 24 hours intervals.
Bioassay with sugarcane leaves
With the aid of sterile microsyringe, 0.05 ml of each of the dilution was
injected in the petiole of 2 months old sugarcane leaf : one set of tests was
carried out on intact leaf on the plant while another set was applied on to
detached leaves and incubated at 100% relative humidity and 27°C. The
inoculated leaves were examined every 24 hours for possible symptoms deve-
lopment.
Source : MNHN, Paris
PHYSALOSPORA TUCUMANENSIS 333
RESULTS
The toxin was produced as from the 6th day after inoculation. However,
there was no significant difference from the quality of toxin obtained from 12
to 15 days after inoculation.
The toxin was soluble in water, ethanol, methanol, acetone, but very little
in chloroform. lt was thermostable and did not show any change in activity
when autoclaved for 30 mn at 1.1 kg/cm? and 121°C. The toxin travelled as a
single spot RF 0.78 in the thin layer chromatography (solvent : ethyl acetate-
methanol (50/50, v/v) using silical gel plates treated with 0.01 M NaOH).
Characterisation
The isolated toxin has peaks at 300, 264, 225 and 210 nmin the ultraviolet
region. This is similar to that observed for some anthraquinones such as emodin
and chrysophanol (HARBONE, 1973). Like emodin, the carboxyl (y-COO)
stretching frequency in the infra red occurs at 1630 cm7, indicating that the
carboxyl group is chelated (HARBONE, 1973).
Table 1 — Reactions of stem and leaves of sugarcane to Physalospora tucumanensis toxin
after 24 hrs of incubation.
Tableau 1 — Réactions de la tige et des feuilles de la canne à sucre à la toxine du Physalo-
spora tucumanensis aprés 24 heures d'incubation.
Toxin solution serial dilutions
Volume OO о посе
Stem : 0.05 ml + + + + + -
Leaves : 0.05 ml + + + + = =
Nota: + =plant reaction, — — no plant reaction.
From the dilution series and the volume of toxin solution used, it was obser-
ved that 5 ug was the lowest quantity for stem as well as the leaf assay for symp-
toms initiation (Table 1). The characteristics red-rot symtoms was obtained in
both the stem ans leaf midrib after 24 hrs of assay with the toxin. The inability
of the toxin to react with the following plant species : Sorghum vulgare L.,
Zea mays L., Pennisetum purpureum L., Cynodon nlemfuensis Vanderyst and
Oryza sativa Lf., showed that it is host specific.
DISCUSSION
It has now been established that P. tucumanensis produces a host specific
phytotoxin in still liquid culture.
However, the bioassay conformed with the work of MACRI & VIANELLO
(1976) on Curvularia lunata (Wakk) Boed. Symptoms obtained by inoculation
Source : MNHN. Paris
334 D.B. OLUFOLAJI and A.O. BAMGBOYE
with the fungi were similar to those obtained with the toxin in the in vitro
experiment (WHEELER & LUKE, 1963). The results showed that for any
concentration, even about the phytotoxic level, it would take at least 24 hours
for the toxin to diffuse into the plant cells and cause reaction. The lowest
amount of toxin obtained in this study which could cause plant reaction is about
5 ug, which is calculated from the serial dilution concentrations.
ACKNOWLEDGEMENTS :
The authors thank the Sugar Research Institute for funding this work.
REFERENCES
HARBONE J.B., 1973 — Phytochemical methods. London, Chapman and Hall Ltd.
MACRI F. and VIANELLO A., 1976 — Isolation and partial characterisation of phytotoxins
from Curvularia lungta (Wakk) Boed. Physiol. Pl. Pathol. 8 : 325-331.
SINGH RP. and SINGH K., 1983 — Antagonistic activity of Fusarium moniliforme var.
subglutinans, against sugarcane smut. Indian Phytopathol. 36 :92-94.
STEINER G.W. and BYTHER R.S., 1971 — Partial characterisation and use of a host-
specific toxin from Helminthosporium sacchari on sugarcane. Phytopathology 61 :691-
695.
WHEELER HE, and LUKE HH., 1963 — Microbial toxins and plant diseases. Annual
Rev. Microbiol. 17 : 223-242
Source : MNHN. Paris
Cryptogamie, Mycol. 1986, 7 (4) : 335-342 335
PRODUCTION AND BIOASSAY
OF CURVULARIA PALLESCENS BOEDIJN TOXINS
by D.B. OLUFOLAJI*
ABSTRACT. — Studies on in vitro production of toxic substances by Curvularia pallescens
Boed. was carried out using a modified Czapek's yeast extract culture medium. Properties
of toxic substances produced were determined and bioassay carried out : yellow in colour,
melting point 232°C, chromatography RF value 0.84, thermostable and more soluble in
most organic solvents such as acetone, methanol, ethanol and chloroform than in water.
Bioassay of the purified toxic substances of C. pallescens on 14 days old maize plants gave
chlorotic spots which later became necrotic similar to in vivo symptoms of the disease.
Roots of maize seedlings were retarded in growth on treatment with an aqueous solution
of the toxin. The lowest quantity of the toxic substances that could cause plant reaction
was 3.6 + 0.1 Hg. When tested with some weeds and crop plants, these toxic substances
were found to be host-specific, since they did not induce similar reactions.
RESUME. — Des études sur la production in vitro de toxines par Curvularia pallescens
Boed. furent entreprises sur milieu Czapek modifié. Les propriétés et l'activité biologique
des substances toxiques produites sont déterminées : couleur jaune, point de fusion de
232°C, RF de 0,84 en chromatographie, thermostable et meilleure solubilité dans la plupart
des solvants organiques tels que l'acétone, le méthanol, l'éthanol et le chloroforme, que dans
leau. L'activité biologique des substances toxiques du C. pallescens sur un plant de maïs de
14 jours (cultivar Igbira) produits des lésions chlorotiques qui deviennent nécrotiques,
semblables aux symptômes in vivo de la maladie. La croissance des racines de jeunes pousses
de maïs est retardée par leur traitement avec une solution aqueuse des substances toxiques.
La plus faible quantité pouvant provoquer une réaction chez la plante est 3.6 # 0.1 Hg. On
constate que les substances toxiques, testées sur des herbes et des plantes de culture, sont.
spécifiques.
KEY WORDS : Curvularia pallescens, toxins.
INTRODUCTION
Several pathogenic fungi are known to produce toxins which can cause similar
symptoms on the host plants (MACRI & VIANELLO, 1976; NAEF-ROTH,
1972). However, some workers have dealt with several factors affecting toxin
production and came out with some general basis for toxin production by
* Agric. Biology Department, University of Ibadan, Ibadan, Nigeria
Source : MNHN. Paris
336 D.B. OLUFOLAJI
most pathogenic fungi. For instance, Fusarium culmorum could only produce
toxins in shake cultures at 27°C in 2-3 days, whereas Alternaria tenuis does so
in still culture (SAAD & al., 1970). Also, DIENER & DAVIES (1969) found
that sucrose, arabinose and glucose are good carbon sources for toxin production
while-fructose, xylose and maltose are very poor in this regard. Ammonium
nitrogen was found to be the best nitrogen source for toxin production, and it
has been exemplified with Fusarium sp. and F. amygdali as reported by BRIAN
& al.. (1961) and NAEF-ROTH (1972), respectively. For toxin production by
most pathogenic fungi, high yield can be obtained from a medium augmented
with corn steep liquor, casamino acid, yeast extract or peptone and some metal
ions such as Cu** and Mg (DIENER & DAVIS, 1969; NAEF-ROTH, 1972).
However, combinations of the above and other available information will
help in preparing a suitable medium for toxin production in this study.
This study thus examines only the possibility of toxin production by Curvu-
laria pallescens, a subject which has not yet been investigated although the
existence of this fungus has been reported in 1969 by MABADEJE in Nigeria.
The effect of different factors on toxin production will be another line of inte-
rest in another study.
MATERIALS AND METHODS
Forty out of eighty 250 ml Erlenmeyer falsks each containing 25 ml of auto-
claved liquid medium were inoculated with disks of 0.4 cm diameter from 12
days old sporulating cultures of C. pallescens grown on potato dextrose agar
(PDA). The other 40 were treated as above with uninoculated PDA to serve
as control. The inoculated flasks were incubated at 25°C on an orbital shaker
with 48 revolutions per minute. The liquid medium used was a slight modifi-
cation of Czapek yeast extract medium.
Samples of liquid culture medium were removed, strained through cheese-
cloth, centrifuged and millipore-filtered. The culture filtrate was then reduced
to 1/20th of its original volume by evaporation in vacuo at 45°C. An equal
volume of methanol was added, and after 24 hours, water was separated and
discarded. Methanol was evaporated from the solution to leave crystals of the
toxins.
The yellow crystals obtained were further purified by running its methanol
eluted solution through silica gel plates (20 x 20 x 0.2 cm) using ethyl acetate-
methanol (4/7, v/v) as running solvent for the chromatography. Methanol
extracts of the control flasks were also run in the same way.
Properties and bioassay of the toxic substances were determined as follows :
Melting point : This was determined by collecting the crystals in a capillary
tube sealed at one end. The capillary tube was attached to the bulb end of a
thermometer with a rubber band and both were immersed in paraffin oil in a
container placed on a bunsen flame.
Source : MNHN, Paris
CURVULARIA PALLESCENS 337
Solubility : Solubility was determined by dissolving a known quantity of
the isolated crystals into some solvents (water, acetone, methanol, chloroform
and ethyl acetate) at 5°C interval from 25-60°C. The maximum amount that
could dissolve in the solvent until it attains the saturation point at a particular
temperature was recorded.
Absorption spectrum : This spectrum was determined with the help of a Pye
Unicam Spectrophotometer Sp 1800 using a 0.1/10ml solution. The length
of the spectrophotometer was run through ultraviolet to the visible-infra red
regions and the absorbance was recorded at intervals of 10 mn.
In vivo secretion of the toxin : Filtered methanol (20 ml) extracts of 10g
leaf spot diseased tissue were run on thin layer silica gel chromatography using
the same running solvent as in the in vitro experiments. Comparisons were made
with toxic substances isolated im vitro. Bioassay with the extracted toxic sub-
stances was also carried out in a way similar to the in vitro investigation.
Bioassay : Serial dilutions of 10°', 107 to 10 of the toxic substances were
made using water (10°! = 1 g/10 ml to 10% = 1 pg/ml).
Two groups were formed for the bioassay, each treatment was tested with
a heated solution of toxic substances (100°C) and unheated lots, in order to
assess the thermostability of the toxins.
The bioassay was carried out with shoot, excised leaves as well as the seedling
roots of maize cultivar Igbira :
— The study on shoots was carried out with stem cuttings (cut under water
about 10 mm above the roots), of 2 weeks old maize seedlings. Cuts ends were
then quickly placed in a medium-sized graduated 20 ml specimen tube contai-
ning 10 ml of various dilutions of the toxin solution. The shoots were supported
with cotton wool and wrapped with aluminium foil to prevent evaporation.
Distilled water and blank culture medium were separately used for the control.
Five replicates were made for each treatment.
— For excised maize leaves, 0.05ml of the toxin solution was introduced with
a sterile microsyringe through the mid-rib of the leaves of size 3 x 5 cm. The
control liquids were treated in the same way before the leaves were incubated
at 28°C.
— For the roots, they were measured before and after the bioassay to detect
any difference in length.
After obtaining the lowest amount that can cause plant reaction, the toxin
solution was applied to some of the weeds found in and around maize fields.
Weeds used were Tridax procumbens, Eleusine indica, Dactylon sp. and some
crops such as Vigna unguiculata and Ablemoscus esculentum.
RESULTS
The toxic substances isolated have a light yellow colour with a melting
point of 232°C. The chromatography RF was 0.84 and it was observed that the
Source : MNHN, Paris
SOLUBILITY ; g/l solvent
338 D.B. OLUFOLAJI
LEGEND
N——IR — Acetone
ZN--4/^ — Methanol
A—--A — Ethanol
[Jenal] Ghloroforni
4+Ф——%- Ethyl acetate
9--9- Water
I -LSD,P—.05
25 30 35 40 45 50 55 60
Temperature CO
Figure 1. — Solubility curves of Curvularia pallescens toxins.
Figure 1. — Courbes de solubilité des substances toxiques du Curvularia pallescens.
toxic substances were most soluble in acetone, among the organic solvents used,
and were least soluble in water (Figure 1). Solubilities in all other organic sol-
vents were relatively similar and also greater than in water. At room temperature
(25*C) acetone could dissolve 0.30 g/ml while water could only dissolve 0.10g/
ml. It was observed that the peak absorbance of the toxin solution was at
420 nm.
The methanol extract of the infested tissue of maize leaves, obtained during
the extraction process which was run along with the ones obtained in culture,
gave similar results. The eluate of yellow band; corresponding to the reference,
was observed to have identical physical properties as those of the toxic: sub.
stances from culture filtrates of C. pallescens. The absorption spectrum showed
a peak at 420 nm and the melting point was 232°C. The toxic substances were
also found to be moderately soluble in water and highly soluble in most organic
solvents such as acetone, methanol, ethyl acetate and chloroform. The toxic
substances were produced both in culture and in infected plants.
Results on bioassay given in Table 1 showed that dilutions of 10° to 10°
induced observable reactions 25 hrs after the immersion of maize seedlings cut
ends in the toxin solution. Results also showed that 0.26 and 0.28 ml of the
Source : MNHN, Paris
CURVULARIA PALLESCENS 339
Table 1 — Bioassay of Curvularia pallescens toxins. Volume of solutions imbibed (ml) by
the cut ends of maize seedlings that cause plant reaction, in relation to time of incuba-
tion and concentration of the toxic substances.
Tableau 1 — Activité biologique des substances toxiques du Curvularia pallescens. Volume
des solutions imbibées (ml) par les semences de maïs, provoquant la réaction de la
plante, en fonction du temps d'incubation et de la concentration en substances toxiques.
Time TOXIC SUBSTANCES CONTROL
(hrs serial dilutions (10% =1 ug/ml) Blank dist.
incubation) 107 10? 10° 10% 105 10% medium water
25 0.26* 0.28* 0.28* - = - = =.
29 030* 031* 033* 034* — = E _
56 0.33* 034* 0.35* 0.35* 036* — 3 =
Nota : at 76 hrs, all the testing plants show general chlorosis, even in the controls.
= Plant reaction; — — no plant reaction
respective dilutions were imbibed to produce reactions in plants. Plants started
to react to the 10% dilution after 29 hrs during which 0.34 ml of toxin solution
was imbibed. With the 10° dilution, plants reacted after 56 hrs during which
0.36 ml of the toxin was imbibed. The 10° dilution did not show any reaction.
After 76 hrs, all the plants became chlorotic, even the control.
Also, on Table 1 it was evident from the bioassay of dilution 10° that
3.6 ug was the lowest шон that can cause observable reaction in 2 weeks old
maize plant leaves. Thus, 10° dilution which contained 1.0 pg/ml, had to reach
a quantity of toxic substances of 3.6 ug in the plants before it can cause reac-
tion, and that might not be attained before physiological chlorosis set in.
The general plant reaction was initiated by pin-point chlorotic spots or pat-
ches in some cases. This later developed into circular ovoid straw coloured or
brownish spots surrounded by chlorotic halo. This was not noticed on the con-
tro] plants.
Table 2 — Reaction of maize leaves to Curvularia paflescens toxin after 25 hours of incu-
bation.
Tableau 2 — Réaction des feuilles de mais à la toxine du Curvularia pallescens aprés 25
heures d'incubation.
Volume TOXIN SOLUTION CONTROL
n NETT (106 =1 айт) Вык Ф
My ae 10% medium water
0.05 ml * + + + - = = =
* = Plant reaction; — = no plant reaction.
Source - MNHN. Paris
340 D.B. OLUFOLAJI
е
та
ie
70
BM* blonk medium
I
(mn)
standard error
OF ROOTS
68
LENGTH
62
60
ПОЛО оао О БСА Е вм
TOxiN — CONCNS. Go'= 100.009)
Figure 2. — Bioassay of Curvularia pallescens toxins using maize seedlings roots.
Figure 2. — Activité biologique des substances toxiques du Curvularia pallescens sur racines
de semences de maïs.
From the excised leaf experiment (Table 2), it was also observed that 5.0 ug
was the lowest amount to cause plant reaction, due to the static volume of the
toxin used among the various dilutions (i. e. 0.05 ml). However, in the other two
assay methods the plant suck the solution itself.
Source : MNHN, Paris
CURVULARIA PALLESCENS 341
With the seedlings root bioassay, increase in toxin concentration retarded
elongation of the seedlings roots significantly up to dilution 10. Compared
with blank culture medium and distilled water, dilution 10° did not signifi-
cantly retards roots elongation. There was a significant difference between dilu-
tions 10° and 10% (Figure 2).
Finally, none of the weeds and the crop plants used for bioassay showed
observable symptoms similar to those developed by maize plants; they behave
as if nothing was added to their water solution.
DISCUSSION
The results of the bioassay indicates the presence of toxic substances in the
culture filtrate of C. pallescens. This conforms with the work of MACRI &
VIANELLO (1976) when they worked on Curvularia lunata (Wakk) Boed.
The presence of toxin could also be reaffirmed by the fact that similar
symptoms were obtained when plants were inoculated with a solution of the
toxin and with fungal spores. The toxic substances could be termed thermo-
stable since both heated and unheated solutions gave the same reactions.
The bioassay of toxin serial dilutions showed that at any concentration, it
would take up to 25 hrs for the toxins to get the plant cells and cause reactions.
From dilutions 10%, it could be deduced that 3.6 + 0.1 ug was the lowest
possible amount that could be taken into the host tissue to cause plant reaction.
In the excised leaf bioassay, it could be observed that the amount needed to
cause plant reaction using a static volume of the toxin was 5.0 ug.
The inability of dilution 10% as well as the control to cause root growth
retardation could be due to the fact that the required toxin quantity was not
attained, till the termination of the bioassay; PRINGLE & SCHEFFER (1967)
observed similar type of retardation in root elongation caused by H. carbonum
toxin on maize seedlings.
According to SCHEFFER & YODER (1972), and BHULLAR & al. (1975),
leaf chlorosis and necrosis symptoms caused by toxins affect leaf cells plastids,
in that their chloroplasts were disorganised and reduced in quantity, which in
turn reduced leaf photosynthesis. In this study, the chlorosis and necrosis were
obtained, and one could infer that photosynthesis would also be reduced.
The shoot experiments are the best bioassay method of the toxins due to
the following reasons. First, out of the three methods, it was the best for deter-
mining the lowest possible concentration needed to cause plant reaction, and the
volume of the solution taken could be easily detected. Second, one would need
no extra measuring instrument to observe plant reaction, but in the case of using
roots for bioassay, roots has to be taken before one can really know the occur-
rence and magnitude of growth retardation caused by the toxins.
With the test on some other weeds showing no similar symptoms and crop
plants, it became evident that the toxic substances could be host-specific.
Source : MNHN, Paris
342 D.B. OLUFOLAJI
The Curvularia pallescens toxins have been extracted from both artificial
medium and from diseased host leaves. Due to the fact that they have been puri-
fied and found to be phytotoxic, causing chlorosis and partial necrosis and in-
crease in severity of the symptoms with the increase in toxin concentration,
establishes the fact that they were obtained from C. pallescens. This conforms
with the vivotoxicity and pathotoxicity phenomena proposed by DIMMOND
& WAGGONER (1953) and WHELLER & LUKE (1965), respectively which
stipulated that vivotoxin or pathotoxin obtained from a known pathogen should
be able to cause the same disease as the pathogen as well as being extractable
from diseased sites on the host. This has, however, been proved in this study.
ACKNOWLEDGEMENTS
The author thanks Dr. T. IKOTUN of Agric. Biology Department, University of Ibadan,
for his guidance in this work.
REFERENCES
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Source - MNHN. Paris
343
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
BOTTON B., BRETON A., FEVRE M., GUY P., LARPENT J.P. et VEAU P
1985 — Moisissures Utiles et Nuisibles, Importance industrielle. Paris, Masson,
364 р.
Incontestablement, ce livre paraît répondre à un besoin de la part des utili-
sateurs et des chercheurs de langue française qui ne disposent actuellement que
de quelques ouvrages en langue anglaise portant soit sur la systématique soit sur
les métabolites des moisissures, Mais, plus qu’une compilation et une traduction
de documents existants, ce livre est une synthèse d’une bonne qualité scienti-
fique sur tous les aspects bénéfiques ou nuisibles des moisissures dans l'industrie.
Comme tous les ouvrages effectués en collaboration, les chapitres sont de te-
neur et de présentation différentes, l'aspect pratique restant cependant le soucis
commun des divers collaborateurs.
Plus que pratique méme, la premiére partie est essentiellement technique.
On aurait souhaité y voir figurer quelques données fondamentales sur la biologie
des moisissures et l'explication, méme sommaire, de quelques termes de myco-
logie que l'on retrouvera par la suite.
La deuxiéme partie, la plus volumineuse, concerne les méthodes d'identifi-
cation des moisissures. Le choix des espèces traitées est judicieux, bien représen-
tatif de la flore «industrielle». On regrette toutefois que les illustrations gra-
phiques soient trés rudimentaires, parfois à la limite de l'exactitude, ce qui ne
facilitera pas la tâche des éventuels utilisateurs confrontés au rude probléme
de la détermination.
La troisième partie porte sur les moisissures nuisibles. Après avoir énuméré
les principaux contaminants rencontrés sur les denrées alimentaires et produits
divers, les auteurs exposent les méthodes de prévention et de lutte contre ces
envahisseurs néfastes. C'est une partie originale qui regroupe et expose claire-
ment à la fois les technologies modernes de protection basées sur des données
biologiques précises et les mesures élémentaires d'hygiène. Des informations
jusqu'alors éparses dans des revues technologiques spécialisées se trouvent ici
regroupées de façon assez exhaustive et couvrent un vaste ensemble de produits.
L'aspect utile des moisissures est abordé dans la quatrième partie avec tout
d'abord les champignons des denrées alimentaires (presque exclusivement de
l'industrie fromagére) et les synthéses des métabolites et biotransformations.
Peut-être parce que ces dernières sont encore relativement nouvelles et l’objet de
recherches fondamentales nombreuses, leur exposé prend une tournure plus
scientifique quoique restant très accessible. L'aspect technique des conditions
de culture par exemple est donné en annexe ce qui allége bien le texte et permet
un accès rapide aux méthodes. Le dernier chapitre de cette quatrième partie
porte sur «l'amélioration génétique des moisissures à intérêt industriel». On
entre là dans un domaine plus théorique mais qui est très clairement exposé
Source : MNHN, Paris
344 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
et qui sait mettre à la portée d'un public non spécialisé des données fondamen-
tales ardues. Ici encore, les techniques de mutagenése, production et fusion de
protoplastes sont données en annexe ce qui offre les mémes avantages que
précédemment.
En résumé, méme s'il apparait une certaine hétérogénéité dans le contenu des
différentes parties de cet ouvrage, l'ensemble constitue une somme d'informa-
tions sur le rôle des moisissures dans l'industrie qui est actuellement trés bien
venue dans le domaine.
Dans leur avant-propos, les auteurs précisent que «cet ouvrage se veut pra-
tique». Il l'est sans aucun doute et à ce titre intéressera un large public de tech-
niciens et de chercheurs désireux de trouver rapidement la ou les méthodes qui
leur permettront d'éliminer ou d'exploiter les effets des moisissures.
M.F. Roquebert
ELLIS M.B. and ELLIS J.P., 1985 — Microfungi on land plants. An identifi-
cation handbook, London & Sidney, Croom Helm, 818 p., 206 pl. au trait.
Cet ouvrage est consacré aux Micromycètes qui se développent sur les organes
végétaux vivants, sénescents ou morts. Ce n’est pas un traité de systématique
mycologique mais un ouvrage pratique destiné à permettre la détermination,
composé essentiellement de clés, de brèves descriptions et de 2.125 figures au
trait regroupées en 206 planches. L'entrée se fait par type d'habitat : champi-
gnons plurivores des bois et des écorces (p. 1-67). champignons plurivores de
la litiére végétale (p. 68-74), champignons spécifiques des arbres, arbustes et
plantes ligneuses (p. 75-274), champignons plurivores des plantes herbacées
(p. 275-299), champignons spécifiques des plantes herbacées autres que les
Graminées, Joncs, Carex, Sparganium, Typha, etc. (p. 300-450), champignons
plurivores des Graminées (p. 451-473), champignons spécifiques des Graminées
(p- 474-520), champignons des Joncs, Carex, Sparganium, Typha, etc. (p. 521-
561), champignons des Fougères, Prêles et Lycopodes (p. 562-570) et champi-
gnons parasites sur Rouilles et Oïdiums (p. 571-572). A l'intérieur de chacun
de ces chapitres, les champignons sont répartis par ordre systématique (Disco-
mycètes, autres Ascomycètes, Hyphomycètes, Coelomycètes et éventuellement
Basidiomycètes), globalement pour les champignons plurivores, dans le cadre de
chaque genre de plantes-hôtes (alors présentées par ordre alphabétique) pour
les champignons à habitat spécifique. Suivent une liste de quelques ouvrages
relatifs à la flore mycologique de Grande-Bretagne (p. 573) et un glossaire des
termes scientifiques (p. 574-579) qui, par la clarté de ses définitions, sera d'un
recours fort utile pour les non-spécialistes des champignons à qui cet ouvrage
est en grande partie destiné. On regrettera toutefois que l'inévitable piège des
définitions circulaires n'ait pu être toujours contourné (p. 575: «conidie — spore
asexuelle qui à maturité est libérée d'un conidiophore» et «conidiophore —
hyphe qui porte une ou plusieurs conidies»). L'ouvrage se termine par les 206
planches de dessins (p. 580-786), un index des champignons (p. 787-818) et
un index des plantes-hótes (p. 813-818).
Source : MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 345
П s'agit là d'une «flore» des micromycétes inféodés aux végétaux de Grande-
Bretagne mais, si elle omet évidemment les champignons spécifiques des plantes
typiquement méditerranéennes, elle n'en sera pas moins fort utile pour ce qui
concerne l'essentiel de notre flore et, en particulier. toute la partie septentrionale
de notre territoire. D'autre part, il faut relever l'effort fait par les auteurs de
cette «flore» pour la rendre d'une consultation aisée et souple en évitant au
maximum l'usage des clés qui, par leur rigidité, rendent délicate l'introduction
de certains caractères dont l'appréciation doit étre nuancée ou que l'utilisateur
peut mal percevoir. Pour ce faire, ils ont préféré subdiviser les plantes-hótes
par organes (feuilles, fruits, ...) chaque fois que cela permettait d'éviter l'emploi
d'une clé : celles-ci n'apparaissent alors que dans les cas où la coexistence d'es-
péces affines ou la présence d'un trop grand nombre d'espéces sur un méme
substrat nécessitent la mise en exergue d'un petit nombre de caractéres diffé-
rentiels. Le choix de l'utilisateur se trouve ainsi être guidé essentiellement par
la nature du substrat d'abord, puis par des confrontations simultanées de quel-
ques descriptions concises et de quelques dessins rassemblés sur une même
planche ou sur deux planches voisines.
En définitive, cet ouvrage a été véritablement conçu pour être une «flore»
mycologique pratique, outil que ne cessent de demander les utilisateurs de la
mycologie, qu'ils soient écologistes, phytosociologues ou simples amateurs
Ne traitant que des Micromycètes inféodés aux végétaux, elle n'est évidemment
pas exhaustive mais elle a maintenant l'immense mérite d'exister et d'offrir
aux mycologues un bel exemple de la prestation qu'il leur appartient de fournir
pour faire cesser l'absence systématique des champignons dans la plupart des
relevés écologiques et phytosociologiques.
P. Joly
STEYN P.S. and VLEGGAAR R., 1986 — Mycotoxins and Phycotoxins (Coll.
Bioactive molecules, vol. 1). Amsterdam, Oxford, New York, Tokyo, Elsevier,
546 p.
Les symposiums de l'Union Internationale de Chimie pure et appliquée
(LU.P.A.C.) consacrés aux «Mycotoxines et Phycotoxines» donnent lieu à de
multiples communications pleines d'intérét. Il s'agit ici du compte-rendu du 6e
symposium tenu à Pretoria du 22 au 25 juillet 1985.
Comme à l'accoutumée, les toxines des algues n'y tiennent qu'une place fort
modeste (6 communications) par rapport aux toxines fongiques (40 communi-
cations).
L'introduction du Prof. HESSELTINE est remarquable; en une vingtaine de
pages, cet éminent mycologue a su présenter une mise au point d'actualité sur
l'importance des mycotoxines. Elles suscitent chaque année prés d'un millier
de publications !
Une grande partie des communications sont évidemment relatives à des
problèmes de biochimie, qu'il s'agisse de la biosynthèse des composés élaborés
ou de leur métabolisme.
Source : MNHN, Paris
346 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Outre les classiques aflatoxines, les trichothécènes tiennent une grande place
dans les études présentées, tandis que les mycotoxines trémorgéniques com-
mencent à prendre un certain essor.
Parmi les champignons aux toxines énigmatiques, le «Fusarium moniliforme»
est fréquemment cité, en raison de la leucoencéphalomalacie qu'il provoque
chez les chevaux, notamment en Afrique du Sud, région où se tenait précisé-
ment ce symposium.
La contribution française représentée par A. PREVOT, de l'Institut des
Corps Gras, a consisté en un brillant exposé sur la technique de détoxification
des tourteaux d’arachides par l'ammoniac, procédé actuellement utilisé à Г
chelle industrielle aux Établissements Glon de Pontivy.
L'intervention de l'aflatoxine B; dans les hépatomes chez les humains paraît
se préciser, peut-être en relation avec le virus de l'hépatite B.
Cet ouvrage renferme une foule de renseignements, preuves du dynamisme
des chercheurs dans cette branche passionnante de la mycologie toxicologique.
C. Moreau
HUDSON HJ., 1986 — Fungal Biology (Contemporary Biology). London, Ed.
Arnold, 298 p.
Au vu du titre de ce nouveau livre, on est d'abord tenté de dire «encore un..».
Celui-ci a cependant la particularité d'être présenté de façon assez personnelle,
autour des principaux centres d'intérét de l'auteur :le comportement des cham-
pignons et leur grande souplesse d'adaptation à l'environnement.
Après l'inévitable chapitre de généralités sur les caractères structuraux des
champignons, leur rôle dans la décomposition des litières et des bois est traité
de façon assez détaillée; les différents types d'association avec les autres orga-
nismes sont ensuite largement développés : mycorhization, lichénisation, sym-
biose avec les insectes (champignons des termitières, des fourmis attines).
Les champignons coprophiles puis les champignons aquatiques sont ensuite
abordés en deux chapitres successifs, sous l'aspect morphologique et comporte-
mental et ce, de facon trés intéressante.
La biologie des champignons se développant en conditions extrêmes (tempé-
rature, pression osmotique) et son incidence dans la culture des champignons
comestibles ou la conservation des aliments sont exposées en détails.
Les champignons phytopathogènes sont également traités, sous l'aspect
biologique de leur comportement.
Bien qu'on y trouve relativement peu de données nouvelles, l'ouvrage de H.J.
HUDSON est intéressant par l'originalité de la présentation des thèmes choisis
et la façon dont l'auteur situe délibérément son propos comme une étude
comportementale des champignons, particulièrement de leur réaction face à
l'environnement.
Hj. HUDSON spécifie dans la préface qu'il souhaite intéresser un public
d'étudiants et de non spécialistes, désireux de connaitre la curieuse biologie
Source > MNHN, Paris
ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 347
des champignons. Ce public là, et d’autres sans doute, trouveront un grand in-
térét à la lecture aisée de cet ouvrage.
M.F. Roquebert
BUTIN H. y PEREDO H.L., 1986 — Hongos parásitos en coníferas de América
del Sur con especial referencias a Chile. Berlin, Stuttgart, J. Cramer, Biblio-
theca Mycologica, Band 101, 100 p.
Les Conifêres, et spécialement les Pins, ayant une grande importance écono-
mique en Amérique du Sud, les Auteurs ont jugé très utile de répertorier leurs
Champignons pathogènes. Pour ce faire, ayant réuni une très importante docu-
mentation (plus d'une centaine de références) en différentes langues, ils décri-
vent minutieusement, en Espagnol, 46 espèces de Champignons appartenant aux
Ascomycètes, aux Basidiomycètes et aux Fungi Imperfecti, tous plus ou moins
gravement pathogènes et rencontrés essentiellement au Chili. Ils donnent, en
outre, au moins pour certains d'entre eux, des précisions sur leurs caractéristi-
ques culturales, leur distribution géographique, leur pathogénicité, les confusions
possibles avec d'autres espéces, l'aspect de l'hóte parasité, etc... Pour les espèces
particulièrement virulentes sont rappelées les méthodes de prévention et de
contróle, y compris celles appliquées dans divers autres pays.
Une trentaine de figures, illustrant les aspects macroscopiques et microsco-
piques, accompagnent les descriptions contribuant ainsi largement à fa
la reconnaissance des maladies et l'identification des agents pathogénes (on peut
toutefois regretter qu'il n'y ait aucune clé de détermination). Les dessins mor-
phologiques reflétent une observation précise des échantillons et sont d'excel-
lente qualité; les dessins anatomiques sont davantage schématisés.
liter
Un glossaire détaillé des termes techniques termine utilement cet ouvrage, qui
s'avérera précieux pour les mycologues et les forestiers préoccupés par le dépé-
rissement des Coniféres.
A. Parguey
RYMAN S. & HOLMASEN I., 1986 — Svampar, En falthandbok. Stockholm,
Interpublishing, 718 p. (en suédois).
Après avoir exposé quelques données écologiques sur l'habitat des champi-
gnons, les auteurs proposent une clé pour leur détermination. Chaque espèce
est ensuite décrite et illustrée par sa photographie en couleur. La distribution
dans les pays d'Europe du Nord est indiquée pour la plupart d'entre elles.
En complément à cette flore mycologique de Suède, les auteurs ont sélec-
tionné certains ouvrages et périodiques pour amener le lecteur à une meilleure
connaissance du monde mycologique. Pour parfaire ce manuel, les auteurs pré-
sentent une bibliographie de 7 pages, un glossaire de 2 pages et un index des
espèces en latin et en suédois de 28 pages.
Cet ouvrage apparaît comme un outil commode et agréable tant pour l'ama-
teur que pour le spécialiste.
Source : MNHN., Paris
348 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
LANG-HINRICHS C., 1986 — Extrachromosomale in-vitro-Genetik bei Pilzen.
Chondriom-Vektoren bei Hefen. Berlin, Stuttgart, J. Cramer in der Gebrüder
Borntraeger Verlagsbuchhandlung, Bibliotheca mycologica, Band 102, 124 p.
Cet ouvrage présente les méthodes et les résultats sur l'information génétique
mitochondriale des levures Saccharomyces cerevisiae et Schizosaccharomyces
pombe, et son utilisation pour obtenir des séquences de replication de vecteurs
de DNA.
Ces travaux montrent que le chondriome endogéne de 2 ascomycétes sans
affinité phylétique peut servir de base à la fabrication de vecteurs replicants.
Source : MNHN. Paris
349
TABLE DU TOME 7 - 1986
ADHIKARI M.K. and МАМАМОНАК У. — А new Passalora species from Nepal . .. 327
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Commission paritaire по 58611
Dépôt légal n° 13109 - Imprimerie de Montligeon
Sortie des presses le 20 décembre 1986
Imprimé en France
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Source : MNHN, Paris
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de CRYPTOGAMIE -MYCOLOGIE sont toujours disponibles.
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FLORE MYCOLOGIQUE DE MADAGASCAR. ET DÉPENDANCES
publiée sous la direction de M, Roger HEIM
Tomé. 1. Les Lactario-Russulés, par Roger Heim (1938) (épuisé).
Tome Il. Les Rhodophylles, par Henri Romagnesi (1941). 164 pages,
46 fig. : 90 F. x d
"Tome III. Les Mycénes, par Georges Métrod (1949). 144 5,
88 fig. 90, ái M e
Tome IV. Les Discomycétes de Madagascar , par Marcelle Le Gal
(1953). 465 pages, 172 fig. : 150 F.
Tome V. Les Urédinées, par Gilbert Bouriquet et J.P. Bassino
(1965). 180 pages, 97 fig., 4 pl: hors-texte : 90 F.
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