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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
X
+ POISSONS DES EAUX DOUCES
par
J. ARNOULT
(Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris)
PUBLICATIONS
DE -
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE —TSIMBAZAZA
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à
un groupe zoologique. L'ordre de publication est indépendant
de l’ordre systématique général
EN VENTE
à l'Institut de Recherche Scientifique de Madagascar
B.P: 434, Tananarive
Adresser toute la correspondance concernant la Faune
à M. R. PAULIAN, Secrétaire Général de la Faune de Madagascar,
I.RS.M., B.P. 434, Tananarive
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1 73-45 à
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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
X
POISSONS DES EAUX DOUCES
par
J. ARNOULT
(Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris)
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE —TSIMBAZAZA
1959
Source : MNHN, Paris
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1 73-45 à
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ONS DES EAUX DOUCES 5
AVANT-PROPOS
Depuis la parution en 1933 dans les Mémoires de l’Académie
Malgache, de l'excellent ouvrage du Professeur PELLEGRIN :
«Les Poissons des Eaux Douces de Madagascar et des Iles
voisines», qui constitue notre référence de base, aucune publica-
tion d’ensemble n'avait été faite sur cette faune si particulière.
Nos connaissances sur les Poissons de la Grande Ile se sont
enrichies depuis cette époque d’un petit nombre d’espèces
nouvelles, mais par contre, il est utile de ne plus faire figurer
comme espèces dulcaquicoles des Poissons marins qui peuvent
être capturés fortuitement dans certains cours d’eau et dans d
eaux lagunaires fortement saumâtres.
Nous avons effectué cette discrimination nécessaire d’après
l'origine des collections que nous avons étudiées et surtout
d'après les observations et sondages faits par nous même dans
beaucoup de points de l'Ile. Notre collègue et ami M. P. Four-
MANOIR a bien voulu revoir avec nous la liste des Poissons
signalés par PELLEGRIN et éliminer les espèces qu’il considère
comme strictement marines.
Les Poissons décrits dans ce travail comprennent des formes
franchement dulcaquicoles et des formes euryhalines d’origine
marine, dont la présence en eau douce ne constitue pas une
exception. Li spèces introduites par l'Homme figurent à leur
place normale dans la Systématique, car les eaux et le climat
leur sont si favorables, qu'il paraît difficile de les séparer, même
dans une faune des espèces autochtones.
Nous remercions très vivement la Direction de l’Institut
de Recherche Scientifique de Madagascar et en particulier
M. le Professeur Mizror et M. R. PauLIAN, Directeur et Directeur-
adjoint, qui ont bien voulu nous charger de ce travail et nous
fournir depuis notre retour en France des éléments de recherche
qui nous faisaient défaut.
Grâce à notre ami M. KiEXER, Inspecteur principal des Eaux
et Forêts, chargé tout spécialement des Recherches Piscicoles
à Madagascar, nous avons obtenu une collection récente de
Poissons Malgaches, qu’il a fait récolter à notre intention dans
Source : MNHN, Paris
ô 4. ARNOULT
différentes régions de l'Ile. Nous lui en témoignons toute notre
gratitude, ainsi qu'à tous ceux qui nous ont aidés dans la
réalisation de ce travail.
Laboratoire de Zoologie
(Reptiles et Poissons) du Muséum
Paris, Avril 1939.
Par exception et pour répondre an désir de l'auteur, ce volume de
la Faune de Madagascar ne comportera pas de clefs des genres et des
espèces. Les planches doivent permettre une rapide orientation parmi
les familles et la détermination des espèces. — R.P.
Source : MNHN, Paris
POISSONS I AUX DOUCES 7
CATALOGUE SYSTEMATIQUE
DES POISSONS CONNUS ACTUELLEMENT
DANS LES EAUX DOUCES DE MADAGASCAR
Les Poissons des eaux douces de Madagascar appartiennent tous
au grand ensemble des Poissons osseux ou Osteichthyes.
chthyes sont marins et ne
ar que fortuite-
Les Poissons cartilagineux ou Chondr
peuvent être rencontrés en eau douce à Madag
ment.
Le tableau ci-dessous indique les Ordres, Familles et Genres de
Poissons selon la Taxonomie préconisée par BERTIN dans le Traité
de Zoologie, XII, 3, 1958, p. 1974.
SUPER ORDRE DES TELEOSTEI
ORDRE DES CLUPEIFORMES
Sous-ordre des Elopoidei
Famille des Elopidæ
Genre Elops
Sous-genre Megalops
Sous-ordre des Chanoidei
Famille des Chanidæ
Genre Chanos
Sous-ordre des Salmonoïdei
Famille des Salmonidæ
Genre Salmo
ORDRE DES CYPRINIFORMES
Sous-ordre des Cyprinoidei
Famille des Cyprinidæ
Genres Carassin si
Cyprinus
Tanichtkys
Sous-ordre des Siluroidei
Famille des Bagridæ
Genres Ancharius
Arius
Source : MNHN, Paris
8 J. ARNOULT
ORDRE DES ANGUILLIFORMES
Sous-ordre des Anguilloïdei
Famille des Anguillidæ
Genre Anguilla
ORDRE DES BELONIFORMES
Sous-ordre des Exocoeto:dei
Famille des Hemiramphidæe
Genres Hemiramphus
Zenarchopterns
ORDRE DES SYNGNATHIFORMES
Famille des Syngnathidæ
Genre Cælonotus
ORDRE DES CYPRINODONTIFORMES
Famille des Cyprinodontidæ
Genre Pachypanchaz
Famille des Pæcilidæ
Genres Lebistes
Gambusia
Xiphophorus
ORDRE DES MUGILIFORMES
Famille des Mugilidæ
Genres Mugil
Agonostomus
Famille des Atherinidæ
Genres Ath
Rheocles
Rheocloides
Bedotia
ORDRE DES PERCIFORMES
Sous-ordre des Percoidei
Famille des Serranidæ
Genres Ambassis
Therapon
Kuhlia
Famille des Centrarchidæ
Genre Micropterus
Famille des Chætodontidæ
Genre Scalophagus
Famille des Monodactylidæ
Genre Psettus
Source : MNHN, Paris
POISSONS DE
Famille des Cichlidæ
Genres Paralilapia
Piychochromis
Paretroplus
Tilapia
Sous-ordre des Anabantoidei
Famille des Anabantidæ
Genres Osphromenus
Macropodus
Sous-ordre des Gobioidei
Famille des Eleotridæ
Genr Eleotris
yphleolris
Famille des Gobiidæ
Genres Gobius
Sicydium
Famille des Periophthalimidæ
Genre Periophthalmus
EAUX DOUCES
Source : MNHN, Paris
10 J ARNOULT
SYSTEMATIQUE
ELOPIDÆ
(Planche 1)
Poissons à corps fuselé, comprimé et entièrement recouvert
d'écailles, sauf la tête. Bouche grande, terminale, formée par les
prémaxillaires et les maxillaires, ceux-ci très développés. Nombreux
rayons branchiostèges, membrane branchiostège non soudée à
l'isthme. Dents fines et pointues sur les prémaxillaires, les maxil-
laires, les dentaires, les os du plafond buccal et de la langue.
Nagcoires uniquement formées de rayons mous. Pectorales insérées
bas, se repliant comme les ventrales. Grande vessie natatoire.
68-82 vertèbres.
Les Elopidæ sont des Téléostéens très primitifs et de mœurs
côtières. Ils pénètrent dans les estuaires et les lagunes littorales.
Leurs larves n’accomplissent elles-mêmes que des migrations litto-
rales et il semble que les lignes de côtes ont été indispensables à
leurs dispersions. À Madagascar, on les pêche surtout à certaines
périodes (février à mai) dans tous les grands fleuves. Carnassiers,
on les capture à la ligne et au filet.
Les larves sont très primitives, ell
1905.
ont été décrites par GILL en
1. Genre Elops LiNXÉ, 1766
Corps allongé, recouvert de petites écailles. Des dents petites,
en velours, sur les prémaxillaires, les maxillaires, le vomer, les pala-
tins, les plérygoïdes, le parasphénoïde et la langue. Plaque gulaire
étroite. Œil muni d'une paupière adipeuse. 24 à 33 rayons bran-
chiostèges. Pseudo-branchie présente. Ligne latérale rectiligne, à
Lubes simples. Un appendice écailleux à la base de la pectorale et
de la ventrale. Dorsale au-dessus des ventrales, insérée comme
l'anale dans une gaine écailleuse et un peu plus longue que celle-ci.
Pectorale de 15 à 21 rayons, ventrales de 14 à 16.
1. Elops machnata (FORSKAL)
Argentina machnata Forskar, Deser. Anim. 1775, p. 68.
Elops machnata Rüprez, N. Wirbelth. Fisch., 1835, p. 80 et 84. —
, Ann. Mag. Nat. Hist., 8, LU, 1909, p. 39. — WEBER et DE BEAU-
Fish. Indo-Austr. Archip., II, 1913, p. 4.
FOR
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 11
Elops cupensis À. Surru, HE Zool. S. Afr. Fish., 1840, pl. VIT.
Elops purpurascens RiemAnpsox, lehth. China, 1816, p. 311.
Elops saurus (non Lant) Day, Fish. India, 1878, p. 649, pl. 166,
= \Ge, Hist Madag. Pc 1891, p. 497, pl. 49, B,
_ (pro parte) BouLexGer, Cat. Fr. Fish. Africa, L 1909,
ig. 17, IV, 1916, p. 152.
à hauteur du corps est contenue cinq fois à cinq fois deux tiers
dans la longueur standard. La longueur de la tête quatre à quatre
fois deux tiers. Le museau est aussi long où un peu plus long que
l'œil dont le diamètre est compr
quatre fois deux tiers à cinq foi
et demie dans la longueur de la tête; l'espace interorbitaire fait
quatre fois et demie à quatre fois deux tiers la longueur de celle-ci.
Le maxillaire s'étend en arrière jusqu’au-delà de l'œil; la mandibule
est proéminente. La plaque gulaire égale environ les trois cinquièmes
de la mâchoire inférieure. 28 à 32 branchiostèges. 14 branchiospines
en bas du premier are. La pectorale fait de la moitié aux trois cin-
quièmes de la longueur de la tête et arrive à un peu moins de la
moitié de la distance de sa base à l'origine de la ventrale; celle-ci
est légèrement plus éloignée du bout du museau que de la base
de la caudale. La caudale est très fourchue, à lobes égaux.
La coloration générale est
jaunâtres.
D. V. VI 16-17; A. IV 11-12; P. I. 16; V. I 13; Sq. 94-98.
Longueur standard : 340 à 600 mm.
Nom vernaculaire : Kiosa, Marotaolana, Lingolingo.
argentée, le dos grisâtre, les nageoires
MADAGASCAR OUE:
: Majunga; Onilahy
2. Elops (Megalops) cyprinoïdes (BROUSSONNET)
Ichtyol., 1, 1782, pl. IX.
V, 1803, p.
Dierk., HE
Clupea cyprinoïdes BROUSSONNET.
Megalops filamentosus LAGÉP
pl. XIII, fig. 3 —— BLEEKER, Nederl. Ti]
p. 286; Atl. Ichth., VI, 1872, p. 86 . 178, fig.
Megalops indieus Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Po IX, 1846,
p. 388, pl. 542. —- BLEEKER, Verh. Bat. Gen., XXIV, 1852, 7, p 15.
EKER, T Dierk., II, 1866,
Fish. India, 1878, p. 650, pl. 59, fig. 3. — SAUVAGE,
Poiss., 1891, p. 497, pl fig. 3. — Boul i
sh. Africa, I, 1909, p. 28, _ Weger et DE BEAU-
rorr, Fish. Indo-Austr. Archi} p. 9, fig. 3 ct 4. — BAR-
NaRD, Marine Fish. South Africa, p. 104, fig. 11. — FOWLER,
Fish. Oceania, 1928, p. 27.
Megalops cyprinoïdes BL
p. 290. — D:
Source : MNHN, Paris
12 J. ARNOULT
La hauteur du corps égale ou dépasse légèrement la longueur
de la tête qui est contenue trois à quatre fois dans la longueur.
L’œil plus grand que le museau et que l’espace interorbitaire est
compris deux fois trois cinquièmes à trois fois et demie dans la
longueur de la tête. Le maxillaire s'étend au moins jusqu’au bord
postérieur de l'œil. La mandibule est très proéminente, 23 à
25 rayons branchiostèges et 25 à 35 branchiospines longues et grèles,
en bas du premier arc. La dorsale a son bord supérieur concave,
son dernier rayon prolongé en un filament égal à la longueur de
la tête. L’anale est à bord concave. La pectorale fait les deux tiers
de la longueur de la tête. La ventrale débute un peu en avant de
l’aplomb de la dorsale à égale distance de la racine de la pectorale
et de l’anale. Le pédieule caudal est une fois et demie aussi long
que haut. La caudale est nettement fourchue.
La coloration est bleu foncé sur le dos et argenté sur les côtés
et le ventre. La dorsale, la caudale et les parties supérieures de la
pectorale sont noires.
D. IV 12-16; A. IV 19-24; P. I 14-15; V. 1 9-10; Sq. 37-42.
Longueur standard : peut atteindre 600 mm.
Nom vernaculaire : Vohivohy, Belalingo.
MapaGAsCaR OUEST : Majunga.
Biologie. — On peut en rencontrer aussi bien dans les cours
d’eau de l'Est et du Sud où ils remontent à plusieurs dizaines de
kilomètres en amont.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 13
CHANIDÆ
Corps assez allongé, recouvert de petites écailles cycloïdes,
argentées, adhérentes. Tête nue. Bouche petite, sans dents, bordée
par les prémaxillaires en juxtaposition avec le bord supérieur anté-
rieur du maxillaire. Deux orifices à chaque narine, quatre branchios-
tèges. Appareil operculaire bien développé. Ouïes largement fendues.
Membranes branchiostèges unies non soudées à l’isthme du gosier.
Une pseudo-branchie. Ligne latérale présente. Ventre arrondi sans
carène. Nageoires impaires formées par des rayons mous, simples
ou branchus avec un fourreau écailleux à la base, Une seule dorsale.
Anale courte. Pectorales insérées très bas, se repliant sous les ven-
trales. Vessie nataloire sans communication avec l'oreille, Quarante-
cinq vertèbres.
2. Genre Chanos LACEPÈDE, 1803
Corps oblong modérément comprimé, recouvert d’écailles à stries
longitudinales. Bouche transverse, terminale. Une encoche médiane,
à la mâchoire supérieure, recevant l'extrémité de la mandibule. Un
organe branchial accessoire. Branchiospines très frêles et nom-
breuses, en deux rangées divergentes. Ligne latérale médiane, à
écailles à un seul tube. Ecailles axillaires à la base de la pectorale
et de la ventrale. Dorsale assez courte, opposée aux ventrales et
un peu plus longue que l’anale. Ventrales à onze ou douze rayons.
Vessie natatoire avec un étranglement, la divisant en deux parties.
Quarante-trois à quarante-quatre vertèbres.
Chanos salmoneus (BLOCH-SCHNEIDER)
Mugil chanos Forskar, Descr. Anim., 1775, p. 74.
Mugil salmoneus BLocn-ScaneDER, Syst. Ichth., 1801, p. 421. —
ForesrTer, Deser. Anim., 1844, p. 299.
Chanos arabicus LacÉPèDE, Hist. Poiss, V, 1803, p. 396.
Chanos salmoneus CuviER et VALENCIENNES, Hist. Poiss., XIX,
1845, p. 201. — BouLenGrr, Cat. Fr. Fish. Africa, I, 1909, p. 164,
fig. 131.
Chanos mossambicus PErErs, Monatsb. Berl. Ac., 1852, p. 684;
— Reise Mossamb., IV, 1868, p. 93, pl. XX, fig. 1.
Source : MNHN, Paris
14 J. ARNOULT
La hauteur du corps est comprise trois fois un cinquième à quatre
fois dans la longueur. La longueur de la tête trois fois deux tiers
à quatre fois un tiers. Le museau est arrondi, environ aussi long
que l'œil qui est contenu trois à quatre fois dans la longueur de
la tête. La région interorbitaire est aplatie, faisant une fois à une
fois et demie le diamètre de l'œil. La largeur de la bouche est infé-
rieure à la longueur du museau. Le premier are branchial compte
125 petites branchiospines. La dorsale à bord très concave débute
à égale distance du bout du museau et de la base de la caudale, ses
plus longs rayons font les quatre cinquièmes de la longueur de la
tête; son extrémité est séparée de la ventrale par un espace égal
à sa propre longueur. La ventrale débute sur le milieu de la dorsale.
Le pédicule caudal est une fois un tiers aussi long que haut. La
caudale est très fourchue, le lobe supérieur un peu plus long.
Coloration bleuâtre sur le dos et argenté sur le reste du corps.
Les nageoires sont plus où moins foncées.
D. V 9-19; A. III 7-8; P. I 14-16; V. I 10-11; Sq. 75-90.
Longueur standard : peut dépasser 1 mètre.
Nom vernaculaire : Vango (Ouest).
MapaGascar OuEsT : Onilahy.
Biologie. — Ce poisson est avant tout une espèce marine, mais
il peut remonter les grands fleuv plusieurs dizaines de kilo-
mètres où il constitue une capture intéressante pour les pêcheurs
locaux, Cette remontée, principalement de mai à juillet, ne semble
pas liée à la reproduction.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 15
SALMONIDÆ
(Planche Il)
Corps allongé recouvert d'écailles lisses. Tête nue. Mâchoire supé-
rieure bordée par les prémaxillaires et les maxillaires. 3 à 20 bran-
chiostèges. Ouïes largement fendues. Pseudobranchies présentes
Appareil operculaire bien développé. Nageoires impaires formées
par des rayons mous, simples ou branchus. Une adipeuse sans
rayon. Pectorales insérées très bas, se repliant comme les ventrales
qui sont abdominales. Présence habituelle d’une ves ie natatoire
pourvue d’un conduit pneumatophore. Ligne latérale visible. Les
oviductes sont rudimentaires ou nuls.
3. Genre Salmo LiNNÉ, 1758
Corps allongé, comprimé sur les côtés, recouvert de petites écailles
adhérentes. Bouche grande à forte dentition; dents sur les inter-
maxillaires, les maxillaires supérieurs, la mandibule, les palatins,
le vomer et la langue. 10 à 15 rayons branchiostèges. Ligne latérale
droite, médiane. Première dorsale de longueur moyenne, composée
de 12 à rayons et commençant au-dessus où un peu en avant des
ventrales. Anale ne dépassant pas 13 rayons. Ventrales à 9 ou
10 rayons. Appendices pyloriques nombreux. Deux espèces intro-
duites à Madagascar, l’une est d'origine européenne, l’autre nord
américaine.
1. Salmo fario LINNÉ
Salmo fario Linté, Syst. Nat. I, 1758, p. 309.
La hauteur du corps est contenue trois fois un tiers à quatre fois
et demie dans la longueur, la longueur de la tête trois fois quatre
cinquièmes à quatre fois un quart. Le diamètre de l'œil est compris
trois fois et demie à cinq fois dans la longueur de la têle, une à une
fois et demie dans l’espace interorbitaire.
Le maxillaire supérieur s'étend jusqu’au-dessous du tiers posté-
rieur de l’œil (jeunes), un peu au-delà du bord postérieur (adultes).
Les dents vomériennes sont, en général, au nombre de trois où
Source : MNHN, Paris
16 J. ARNOULT
quatre sur le chevron, en double rangée et placées en zig-zag sur le
corps. Les dents des mâchoires, des palatins, de la langue sont bien
développées. 11 rayons branchiostèges et 10 à 12 branchiospines
moyennes en bas du premier arc. La ligne latérale est à peu près
droite. La dorsale débute un peu plus près du bout du museau
que de l’origine de la caudale. La hauteur de l’adipeuse égale une
fois à une fois et demie le diamètre de l'œil. L’anale commence
plus près de l'insertion de la ventrale, que de l’origine de la caudale.
La pectorale, arrondie, fait des deux tiers aux trois quarts de la
longueur de la tête. La ventrale s’insère sous le milieu de la dorsale.
Le pédicule caudal est une fois un tiers à une fois et demie aussi
long que haut. La caudale est tronquée, un peu émarginée chez
le jeune.
Coloration très variable, tantôt claire, tantôt sombre. Le dos est
verdâtre, le ventre beaucoup plus clair. La tête, le dos et les flancs
tachetés de noir et parsemés de petits points rouges. Les taches
noires sont beaucoup mieux marquées chez les jeunes. La dorsale
est tachetée, les autres nageoires plus ou moins sombres.
D. II-IV 9-11; A. III 7-9; P. I 12-13; V. I 8; Sq. 110-126.
Longueur standard : peut atteindre 600 mm.
Nom vernaculaire : Truite.
Biologie. — Introduite. de France depuis 1926, cette truite se
maintient dans l'Ankaratra et semble s'y reproduire naturellement,
mais elle ne subsiste que grâce aux alevinages du Service des Eaux
et Forêts. Les eaux de cette région sont froides et bien oxygénées,
mais la nourriture naturelle des truites (Crustacés, Mollusques et
petits Poissons) est beaucoup moins abondante qu’en Europe, ce
qui limite l'expansion de ce Salmonide.
2. Salmo irideus GIBBONS
Salmo irideus GrBBoxs, Proc. Cal. Ac. Nat. Sci., 1855, p. 36.
La hauteur du corps est contenue trois fois un cinquième à
quatre fois un tiers dans la longueur, la longueur de la tête quatre
à cinq fois. L'œil est compris quatre à cinq fois dans la longueur
de la tête, jusqu’à deux fois dans l’espace interorbitaire. Le maxil-
laire supérieur ne dépasse pas l’aplomb du bord postérieur de l'œil.
Les dents vomériennes sont disposées en zigzag. Les dents des
mâchoires, des palatins et de la langue sont bien développées.
9 rayons brenchiostèges et 11 branchiospines moyennes en bas du
premier are. Ligne latérale droite. La dorsale débute à égale dis
tance du bout du museau et de l’origine de la caudale, La hauteur
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
sg
de l'adipeuse fait jusqu'à une fois et demie le diamètre de l'œil.
L'anale commence un peu plus près de:l’insertion de la ventrale
que de l’origine de la caudale. La pectorale, arrondie, mesure à peine
plus de la moitié de la longueur de la tête. La ventrale s’insère
sous le milieu de la dorsale. Le pédicule caudal est une fois et
demie environ aussi long que haut.
Coloration vert bleuâtre sur le dos, argenté sur les flancs avec
une large ligne longitudinale pourpre. Il existe de petites taches
noires sur la tête, le corps et les nageoires dorsales et caudales.
D. IT 11; A. I 11; P. 1 11-13; V. I 9; Sq. 129-150.
Longueur standard : peut atteindre 700 mm.
Nom vernaculaire : Truite.
Biologie. — Cette truite, originaire des Etats-Unis, a été introduite
de France en 1922. Elle se maintient dans l’Ankaratra (Manjaka-
tompo et Ambatolampy) grâce aux réempoissonnements. On peut la
considérer cependant comme presque acclimatée dans cette région.
U
Source : MNHN, Paris
18
ARNOULT
CYPRINIDÆ
(Planche I)
Corps écailleux. Tête nue. En général fusiforme et comprimé laté-
ralement. Les écailles sont du type cycloïde. Barbillons autour de
la bouche absents où présents au nombre de une à deux paires. Dents
pharyng'ennes peu nombreuses, parfois grandes, disposées en une
à trois rangées. Le dernier rayon simple de la dorsale et exception-
nellement le dernier rayon simple de l’anale est parfois ossifié.
Trois rayons branchiostèges, quatre ares branchiaux. Pseudobran-
chies presque toujours présentes. Vessie natatoire libre et divisée
en deux par un étranglement transversal.
Au moment de la reproduction les mâles de beaucoup d’espèces
présentent des Lubercules nupliaux, principalement sur la tête et les
opercules.
Les Cyprinidæ ne sont pas représentés originellement à Mada-
gascar mais les espèces introduites semblent trouver dans l’Ile un
territoire de prédilection pour leur développement.
4. Genre Cyprinus LINNÉ
Corps moyen, comprimé, habituellement recouvert de grandes
écailles, sauf dans certaines variétés d'élevage où il n'existe plus
que quelques écailles brillantes le long du dos et de la ligne latérale.
Bouche assez étroite, terminale, protractile, munie de lèvres déve-
loppées. Barbillons au nombre de deux paires. Joues non recouvertes
par les sous-orbitaires. Opereule strié. Dents pharyngiennes en trois
rangées, à couronne aplatie, molariformes (généralement 1, 1, 3-3,
1, 1). Ligne latérale médiane, complète. Dorsale longue, formée de
3 à 4 rayons simples; le dernier fortement ossifié, denticulé en
arrière, et de 17 à 22 rayons branchus. Anale courte, comprenant
2 ou 3 rayons simples, le dernier fortement ossifié, et 5 rayons
branchus. Pas d’appendice écailleux à la base de la ventrale.
36-38 vertèbres.
Cyprinus carpio LIN»
Cyprinus carpio Linné, Syst. Nat, I, 1758, p. 320.
La hauteur du corps est comprise deux fois et demie à quatre fois
dans la longueur sous la caudale, la longueur de la tête trois fois
et demie à quatre fois et demie. L’œil est contenu quatre fois el
Source : MNHN, Paris
SSONS DES EAUX DOUC 19
demie à six fois deux tiers dans la longueur de la tête. La longueur
au museau est égale à la largeur interorbitaire. La mâchoire supé-
rieure € se un peu la mandibule. Le barbillon antérieur est
court, le postérieur plus long. Cinq écailles entre la ligne latérale
et la ventrale. La dorsale est plus près du museau que de la caudale,
le troisième ou quatrième rayon est ossifié, en gouttière, et bordé
de fines denticulations; le premier rayon branchu est plus long. Le
bord supérieur de la nageoire est concave au début, puis devient
plus droit et arrondi. L’anale, très en arrière, a son dernier rayon
identique à celui de la dorsale. La pectorale est arrondie. La ventrale
est un peu en ar e de l’origine de la dorsale. La caudale est
fourehue à lobes arrondis.
Coloration généralement brun verdâtre, bleuâtre sur le dos,
quelques reflets dorés sur les côtés
D. I-IV, 17-22; À II 5; P. I 15-17; V. I 8-9; Sq. 35-40.
Longueur standard : peut dépasser 1 mètre.
Nom vernaculaire : Karpa (Hauts-Plateaux), Besisika (Alaotra).
Biologie. — La carpe est le prototype du poisson de pisciculture,
elle a été répandue dans le monde entier, À Madagascar, une variété
sélectionnée (Carpe miroir) a été introduite en 1914 et elle s’est bien
répandue dans tous les élangs et cours d’eau des Hauts-Plateaux
et même dans les régions plus basses et plus chaudes (Betsiboka).
Pour renouveler la race de ces carpes nous avons, à la demande du
Service des Eaux et Forêts de Madagascar, expédié de Paris avec
suceès en mars 1959 huit carpillons de 50 grammes de type
«Royale». Le colis par avion ne dépassait pas 3 kilogrammes et
chaque poisson était dans un sac individuel en polyéthylène avec
seulement 250 grammes d’eau.
Piscicullure. — En climat tropical les carpes se reproduisent pen-
dant toute la saison chaude. Tous les procédés classiques d'élevage
donnent de bons résultats.
5. Genre Carassius NiLssON, 1832
Voisin du genre Cyprinus. Pas de barbillons. Dents pharyngiennes
en une seule rangée (4-4). 31-32 vertèbres.
Carassius auratus (LINNÉ)
Cyprinus auralus LiNNé, Syst. Nat. I, 1758, p. 322.
Cyprinus mauritianus B r, Pr. Com. Zool. Soc., I, 1830, p. 167.
Cyprinus thoracatus C. et V., Hist. Pois., XVI, p. 97, pl. 460.
Source : MNHN, Paris
20 J. ARNOULT
Cyprinus Maillardi GUICHENOT, in MAILLARD, Notes ile Réunion, IT,
app. C. 1869, p. 14.
Carassius auralus GüNrHER, Cat. Fish., VII, 1868, p. 32.
En général, la hauteur du corps est contenue deux fois un tiers
à deux fois deux tiers dans la longueur, la longueur de la tête trois
à trois fois et demie. L'œil est compris quatre à cinq fois dans la
longueur de la tête, une à une fois et demie dans celle du museau,
une fois deux tiers à trois fois dans l’espace interorbitaire. Le mu-
seau est rond, les mâchoires égales. 4 et quelquefois 3 dents pha-
ryngiennes de chaque côté, l’antérieure est cylindrique, les autres
comprimées. L'opercule est strié. La ligne latérale est arrondie en
avant puis devient rectiligne. 6 écailles entre la ligne latérale et
la ventrale, 14 à 16 autour du pédicule caudal. La dorsale débute
un peu au-dessus de la ventrale; sa hauteur est très variable,
son rayon osseux est épais et denticulé; celui de l’anale est ana-
logue. La pectorale est arrondie et fait des trois-cinquièmes aux
trois quarts de la longueur de la tête. La ventrale est de la même
longueur que la pectorale. La caudale a des lobes arrondis et est
fortement emarginée.
Coloration variable, en général rouge vermillon, quelquefois rosée
ou jaune, parfois aussi verdâtre où marquée de noir.
D. IHI-IV 15-18; A. III 5-6; P. I 15-17; V. I 7-8; sq. 26-30.
Longueur standard : peut atteindre 240 mm.
Nom vernaculaire : 'Trondro gasy
Biologie. — Depuis 1861 le poisson rouge a envahi à un tel point
toutes les eaux malgaches qu’il est considéré comme un poisson
autochtone par les indigènes. Les formes bronzées sont les plus
courantes. Ils sont à la base de la nourriture des Malgaches qui
se préoccupent pour cette raison de leur dissémination dans les
étangs et les rizières. La Chine du Sud est le lieu d’origine de
Carassius auratus, qui est avant tout une espèce ornementale et
qui de ce fait est maintenant répandue dans le monde entier.
6. Genre Tanichthys
Tanichthys Li, Ling. Sci. Jour., 11 (3), 1932, p. 379.
Genre assez voisin du genre Luciosoma BLr , diffère de Danio
et d'Engraulicypris par moins de rayons à l’anale.
Corps oblong, comprimé, sans carène. Bouche oblique et pro-
tractile vers le bas. Mandibule extensible atteignant le bord supé-
rieur du museau. Pas de barbillons. Branchiospines courtes et co-
niques. Pectorale effilée et courte. Dorsale courte à neuf rayons
à l’aplomb avec une anale plus longue de 11 à 12 rayons. Caudale
fourchue.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 21
Tanichthys albonubes LIN
Tanichthys albonubes LAN, Lingn. Sci. Journ., 11 (3), 1932, p. 379.
La hauteur du corps est comprise trois fois et demie dans la
longueur. Profil dorsal arqué. Pas de carène ventrale. Le corps est
fusiforme. Pour autres caractères voir description du genre.
D. 9; A. 11; Sq. 30.
Longueur standard : 40 mm.
Biologie. — Originaire de Kwangtung, de la Montagne des Blancs
Nuages près de Canton. Cette petite espèce d’aquarium s’est bien
acclimatée dans les eaux fraîches de la région de Tananarive. In-
troduite en 1952 par nos soins. Elle est très friande de larves de
moustiques.
Source : MNHN, Paris
22 J. ARNOULT
BAGRIDÆ
(Planche HT)
Corps nu, moyennement allongé. Membrane branchiostège soudée
à l’isthme et formant en arrière de celui-ci un repli continu. Dor-
sale courte précédée d’ une épine adipeuse petite. Anale courte ou
moyenne. Ventrale à rayons. Pectorales munies d’un aiguillon.
Bouche terminale. Dents aux mâchoires et souvent au palais. Na-
rines généralement très proches l’une de l’autre. Pas de barbillon
nasal. Deus quatre paires de barbillons. Pas de mésocoracoide,
Vessie aérienne grande, libre, normale.
Les Bagridae sont des formes d’estuaires et de zones littorales
des régions tropicales et subtropicales.
Deux genres sont connus de Madagascar.
7. Genre Ancharius NDACHNER, 1880
Corps moyen, faiblement comprimé. Trois paires de barbillons,
une maxillaire et deux mandibulaires. Narines vers l'extrémité du
museau assez nettement séparées de chaque côté. Bouche assez large
avec à chaque mâchoire une bande de petites dents sétiformes poin-
tues; palais édenté. Membrane des ouies étroitement soudée à
l'isthme, à peine échancrée, formant un repli continu en «a
Dorsale courte, formée d’une épine forte et de sept rayons branchus.
Adipeuse grande, Anale courte. Pectorale avec une épine forte.
Ventrale à six rayons insérée en arrière de la dorsale.
Le genre Ancharius est spécial aux eaux douces de Madagasc
Il comprend deux espèces.
Ancharius fuscus STEINDACH
R
Ancharius fuscus STEINDACHNER, Sitz. Wien, LXXXII, I, 1880,
p. 255, pl. IL fig. 3 et pl. IV. — Sauvacr, Hist. Madag. Poiss., 1891.
p- 478, pl. 47, mi fig. 2. — BOULENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, I, 1911,
p- 379, fig. 293.
La hauteur du corps est contenue trois fois deux tiers à quatre
fois dans la longueur, la longueur de la tête trois fois et demie.
La tête à surface supérieure fortement granuleuse, est un peu plus
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCE.
longue que large et en contact avec le bouclier interneural égale-
ment granuleux. Le museau, légèrement arrondi, est une fois et
demie à deux fois aussi large que long et fait les deux cinquièmes
de la longueur de la tête où un peu plus. L'œil ovale, supéro-laté-
ral, est contenu sept à huit fois dans la longueur de la tête, trois
à trois fois un quart dans la largeur inter-orbitaire qui est un peu
inférieure à celle de la bouche. La bande des dents prémaxillaires
est environ six fois plus longue que large. Le barbitlon maxillaire
atteint l'extrémité du processus huméral; le mandibulaire externe
fait les trois cinquièmes, l’interne les deux cinquièmes de la lon-
gueur de la tête. Le processus huméral est pointu, deux fois deux
tiers aussi long que haut. L’épine de la dorsale est légèrement gr
nuleuse en avant, elle mesure des deux liers aux quatre cinquièmes
de la longueur de la tête et est située à égale distance du bout du
museau et de l'origine de l’anale. L'adipeuse est quatre fois à quatre
fois et demie aussi longue que haute, séparée de la première dor-
sale par un espace égal où un peu inférieur à la base de celle-ci,
elld se termine très près de la caudale.
Les plus longs rayons de l’anale égalent ceux de la dorsale.
L'épine de la pectorale fortement denticulée sur son bord interne
égale celle de la dorsale et atteint la ventrale où presque. La ven-
trale, située à mi-distance entre le bord antérieur de l'œil et l'ori-
gine de la caudale, arrive à l’anale. Le pédicule caudal est un peu
plus haut que long. La caudale est très fourchue à lobes supé-
rieurs plus longs.
Coloration brun rougeâtre sur le haut du corps à face ventrale
blanchâtre.
DAT; "AIN 19-18:2P:M09; "VIE
Longueur standard : 110 et 112 mm.
Nom vernaculaire : Vaona.
MaDaGascaR-EsT : Rianila près Brickaville.
Biologie. — Espèce de fond, que l'on capture facilement à la
ligne. Comportement et reproduction mal connus.
2. Ancharius brevibarbis BOULENGER
Ancharius brevibarbis BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, Il, 1911,
p. 380, fig. 294.
La hauteur du corps est contenue cinq fois dans la longueur,
celle de la tête quatre fois. La tête, à surface supérieure faiblement
granuleuse, est un peu plus longue que large. Le processus occi-
pital, plus long que large, est en contact avec le bouclier interneu-
ral. Le museau arrondi est une fois et demie aussi large que long
Source : MNHN,
Paris
24 J. ARNOULT
ait environ la moitié de la longueur de la tête, deux fois dans
space interorbitaire qui égale la largeur de la bouche. Le bar-
billon maxillaire fait la moitié de la longueur de la tête et n’at-
teint pas la base de la pectorale. Le mandibulaire externe mesure
le quart, l’interne le cinquième de la longueur de la tête. Le pro-
cessus huméral est pointu, granuleux, aussi long que l’ La dor-
sale est plus près du bout du museau que de l'origine de la cau-
dale; son épine est forte et nue et fait les trois quarts de la
longueur de la tête. L'adipeuse, trois fois et demie aussi longue
que haute, une fois un tiers aussi longue que sa distance de la
première dorsale, se termine tout près de la caudale. La pectorale
un peu plus courte que la tête n'atteint pas la ventrale; son épine
est semblable à celle de la dorsale et denticulée sur son bord in-
terne. La ventrale est située à égale distance entre l’œil et la
caudale. Le pédicule caudal est un peu plus haut que long. La
caudale est très fourchue.
Coloration gris brun sur le dessus du dos, plus clair en dessous.
DAT; PART 9"
Longueur standard : 140 mm.
Nom vernaculaire : Vaona.
MaApAGAscaR Esr : Ifanadian:
Biologie. — Cet Ancharius est plus commun que À. fuseus, il
aime les eaux chaudes des es Ci es
8. Genre Arius part. CUVIER et VALENCIENNES, 1840
Corps moyen, peu ou pas comprimé. Narines très rapprochées
l’une de l’autre. Une paire de barbillons maxillaires et deux paires
de barbillons mandibulaires, Œïil latéral ou supéro-latéral à bord
libre. Maxillaires rudimentaires. Des dents villiformes aux mâ-
choires et sur les pterygoïdes. Dorsale courte, à six ou sept rayons
branchus précédés par une épine. Ventrales à six ons, insérées
en arrière de la dorsale. Cinq à six rayons branchiostèges.
Deux espèces à Madagascar.
Les Arius sont connus pour leur reproduction très
PE
cale.
particulière.
GRIN a demontré que les mâles pratiquaient l'incubation buc-
1. Arius madagascariensis VAILLANT
Arius madagascariensis VAILLANT, Bull. soc. Philom., Paris (8)
VI, 1894, p. 77. — BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, II, 1911, p. 388.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DE 25
La hauteur du corps est contenue quatre fois et demie dans la
longueur, la longueur de la tête trois fois deux tiers dans la hau-
teur du corps. La tête, à surface supérieure fortement granuleuse,
est une fois un Liers plus longue que large. Le processus occipital
tectiforme, aussi long que large, est en contact avec un petit
bouclier interneural en croissant. Le museau est légèrement ar-
rondi, proéminent. L’œil ovalaire est contenu cinq fois et demie
dans la longueur de la tête, deux fois un quart dans l’espace in-
terorbitaire qui égale la longueur du mus
de la bouche. La bande des dents prém
au et auss
la largeur
illaires est quatre fi
aussi longue que large; les dents palatines nettement villiformes,
forment de chaque côté une grande masse ovalaire. Le barbillon
maxillaire un peu plus long que la tête atteint la racine de la
pectorale; le mandibulaire externe fait les trois cinquièmes, le man-
dibulaire interne le tiers de la longueur de la tête. Onze branchios-
pines moyennes en bas du premier arc branchial. L’épine de la
dorsale, granuleuse en avant, non denticulée en arrière, se prolonge
en un filament qui peut atteindre l’adipeuse. Celle-ci est moyenne,
aussi longue que haute et séparée de la première dorsale par un
espace égal à quatre fois sa propre base, elle est deux fois plus
éloignée de la dorsale que de la caudale. Les rayons antérieurs de
J'anale font les deux tiers de la longueur de la tête. L'épine de la
pectorale est de même longueur;
son bord interne finement dent
on bord externe est granuleux,
lé. La ventrale atteint l’anale.
Le pédicule caudal est une fois trois quarts aussi long que haut.
La caudale est très fourchue à lobes pointus.
Coloration bleuâtre au-dessus, argenté sur les côtés et blanchâtre
en dessous. Les nageoires dorsales
nâtres.
D.16:; A, V. 12; P. 19; V: 15.
Longueur standard : 180 mm.
Nom vernaculaire : Vaona.
sont foncées et les autres jau-
MADAGASCAR OUE;
r : Saint-Augustin près de Tuléar; lac Kinkony.
Biologie. — Ce Silure est plus commun dans les rivières du Sud,
que dans d’autres régions; il existe cependant dans le lac Kinkony.
Il supporte une eau légèrement saumâtre.
2. Arius africanus GÜNTHER et PLAYFAIR
Arius falcarius var. africana GünrHer et PLAYFAIR, Fish. Zan-
zibar, 1866, p. 114.
Arius africanus BouLeNGER, Cat. Fr. Fish. Africa, IL, 1911, p. 389,
fig. 300,
Source : MNHN, Paris
26 J. ARNOULT
Arius madagascariensis PELLEGRIN, Bull. Mus. Hist. nat. Paris,
1914, p. 111.
La hauteur du corps est contenue quatre à cinq fois dans la lon-
gueur, la longueur de la tête trois fois et demie à quatre fois. Le
dessus de la tête légèrement granuleux, est une fois un tiers à une
fois deux cinquièmes aussi long que large. Le processus occipital
tectiforme est en contact avec le premier inter-neural. Le museau
est large, arrondi et proéminent. L’œil, ovale, est compris quatre
fois et demie à six fois un tiers dans la longueur de la tête, une fois
et demie à deux fois trois quarts dans la longueur du museau. La
bouche est courte. La bande des dents prémaxillaires est quatre à
cinq fois aussi longue que large. Les dents palatines à pointe mousse
constituent deux groupes triangulaires. Le barbillon maxillaire a
une fois à une fois un quart la longueur de la tête et dépasse la
racine de la pectorale. Le mandibulaire externe fait environ les deux
tiers et l’interne la moitié de la longueur de la tête.
L’adipeuse est petite et plus proche de la caudale que de la dor-
sale. Les rayons antérieurs de l’anale égalent les trois cinquièmes
de la longueur de la tête. L'épine de la pectorale, à bord externe
granuleux et bord interne finement denticulé, égale celle de la dor-
sale. La ventrale n'arrive pas tout à fait à l’anale. Le pédicule caudal
est une fois quatre cinquièmes à deux fois aussi long que haut.
La caudale est fourchue à lobes très pointus, égaux.
D. 17; A. VI 13-15; P. I 12; V. 15.
Longueur standard : 270 mm.
Nom vernaculaire : Vaona.
MapaGascar EST : région côtière.
Biologie. — PELLEGRIN signale cette espèce dans les lagunes de la
côte Est, mais nous n’avons pu la retrouver.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 2
ANGUILLIDÆ
(Planche IV)
Corps allongé, serpentiforme, arrondi en avant, comprimé vers
la queue, nu ou couvert de très petites écailles sous forme de pla-
quettes cycloïdes ineluses dans le derme et juxtaposées sans ordre.
Maxillaire présent, séparé sur la ligne médiane par l’ethmovomer.
Pas de prémaxillaire. Mâchoires dentées, langue libre. Ouverture
externe des ouies petite, placée de chaque côté, vers la base des
pectorales; ouvertures branchiales dans le pharynx, constituées par
de larges fentes. Narine à deux orifices de chaque côté. Vertèbres
précaudales nombreuses, avec de fortes parapophyses sur lesquelles
les côtes sont insérées. Nageoires impaires, souvent réunies, peu
développées, à rayons simples, non épineux. Pectorales présentes où
non. Are pectoral non relié au crâne. Ventrales absentes. Anus
éloigné de la tête. Vessie natatoir
104 à 109 vertèbr
avec conduit pneumatophore.
9. Genre Anguilla SHaw, 1804
Corps paraissant nu, mais recouvert de petites écailles. Bouche
grande avec des lèvres plus où moins développées. Mâchoire supé-
rieure plus courte que l’'inférieure, toutes deux, ainsi que le palais,
garnies de petites dents en cardes fines; ouvertures des narines
rgement séparées, l'antérieure tubulaire et à l'extrémité du
museau, la postérieure en forme de fente et près de l'œil. Ouverture
branchiale externe en croissant. Pectorales bien développées. Dor-
sale et anale longues, se réunissant en arrière à l’extrémité de la
queue; dorsale commençant loin en arrière de l'occiput.
L’Anguille vulgaire (Anguilla vulgaris TurTON) a été la mieux
udiée et grâce à J. ScHmipr, on sait qu’elle pond dans les profon-
deurs de la mer des Sargasses. Les Anguilles de Madagascar :
reproduisent également en mer, mais les lieux de ponte ne sont pas
connus,
Source : MNHN, Paris
28 J. ARNOULT
Les trois espèces malgaches peuvent facilement se distinguer à
l’aide de leur dentition (figure 1).
1 Anguilla mauritiana BENNETT
Anguilla mauriliana BENNE
1831, p. 121. — Weger et de I
IT, 1916, p. 245, fig. 100 et 102.
Anguilla labiata Perers, Monatsb. Berlin Akad., 1852, p. 684; —
Reise Mossamb., IV, 1868, p. 94, pl. XVII.
Anguilla Johannæ PLAYFAIR et GüNTHER, Fish. Zanzib, 1866,
p. 124.
Anguilla macrophihalma Perers, op. cit. 1868, p. 999, pl. XIX,
Anguilla bengalensis (part.) BOULENGER, Cat. Fr. Fish. Afric., II,
1915, p. 7, fig. 5. — BarNarD Marine Fish. South Africa, I, 1995,
p. 177.
Muræna mauriliana FOWLER, Fish. Oceania, 1928, p. 36.
Proc. Comm. Zool. Soc., London,
AUFORT, Fish. Indo-Austr. Archip.,
La hauteur du corps est contenue quatorze à vingt et une fois
dans la longueur, la longueur de la tête sept à sept fois trois quarts,
cette dernière est égale ou un peu inférieure à la distance de la fente
branchiale à la dorsale. La bouche fait le tiers environ de la lon-
gueur de la tête et arrive au-dessous du bord postérieur de l’œil où
au-delà. La mâchoire inférieure est proéminente. Les lèvres sont
développées. La bande des dents vomériennes se termine en arrière
en pointe aigüe. Les dents maxillaires et mandibulaires sont dis-
posées latéralement en une ou deux séries externes, séparées par
un espace vide d’une pelite série interne (fig. 1, I). L’œil est compris
neuf à quinze fois dans la longueur de la tête, deux à trois fois dans
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
29.
celle du museau où de l’espace interorbitaire. La queue est plus
longue que la tête ct le tronc. La dorsale débute plus près de l’orifice
branchial que de l'anus. L’anale a des rayons aussi longs que ceux
de la dorsale. La pectorale est contenue deux fois et demie à trois
fois dans la longueur de la tête. La coloration est olivâtre sur le dos,
plus claire sur le ventre avec parfois des marbrures noirâtres.
P. 16-18.
Longueur standard : 1,60 mètre.
Nom vernaculaire : Amalombanda.
MADAGASCAR Où
Tr : Majunga.
Biologie. — Comme son nom l'indique, cette Anguille a été dé-
rite d’après des exemplaires en provenance de l'ile Maurice: elle
ste également dans toutes les Mascareignes. A Madagascar, elle
vit dans toutes les rivières côtières et en particulier dans la région
de Majunga. De mœurs nocturnes, on la pêche surtout à la fouenne
et à la nasse.
es
2. Anguilla mossambica (Pr
s)
Muræna (Anguilla) mossambica PETERs, Monatsb. Berl. Akad.,
1852, p. 684.
Anguilla celebesensis KauP, Cat. Ap. Fish., 1856, p. 42. — WEBER
et de BeaurorT, Fish. Indo-Austr. Archip., IT, 1916, p. 247, fig. 99
et 101.
Anguilla Delalandei KAur, op. cil., 1856, p. 50, pl. VIIL fig. 41. —
Sauvacr, Hist. Madag. Poiss., 1891, p. 498, pl. 50, fig. 6
Anguilla capensis Kaur, Abh. Nat. Ver. Hamb., IV, 2, 1859, p. 18;
pl. IL fig. 2.
Anguilla mossambica T
Rs, Reise Mossamb., IV, 1868, p. 98,
pl XVII, fig. 1. — Bo , Cat. Fr. Fish. Afric., III, 1915, p. 6,
fig. 7. — BarNarD, Marine Fish. South Africa, 1, 1925, p. 175.
Anguilla Hildebrandti SAUVAGE, op. cit, 1891, p. 499, pl. 49 A,
fig. 1.
Muræna celebensis FOWLER, Fish. Oceania, 1928, p. 36.
La hauteur du corps est contenue quatorze à dix-neuf fois dans
la longueur, la longueur de la tête sept fois et demie à huit fois et
demie; cette dernière est égale à une à une fois un quart la distance
de la fente branchiale à la dorsale. La bouche est comp deux
fois et demie à quatre fois dans la longueur de la tête et arrive au
moins au bord postérieur de l'œil chez les jeunes et généralement
au-delà. La mâchoire inférieure est nettement proéminente. Les
Source : MNHN, Paris
30 JT ARNOULT
nnes. La bande des dents vomériennes se termine
en pointe en arrière. Les dents maxillaires et mandibulaires sont
disposées latéralement en 3 à 6 séries, non séparées (fig 1, I).
L'œil est compris sept à treize fois dans la longueur de la tête
(jeune) une fois et demie à deux fois et demie dans l’espace interor-
bitaire, une fois et demie à deux fois trois quarts dans la longueur
du museau.
La queue est plus longue que la tête et le tronc. La dorsale débute
environ à égale distance de l’orifice branchial et de l'anus où un
peu plus près de ce dernier. Les rayons de l’anale sont aussi déve-
loppés que ceux de la dorsale. La pectorale est contenue deux fois
et demie à trois fois et demie dans la longueur de la tête.
La coloration est olivâtre en dessus, blanche ou jaunâtre en
dessous.
P. 17-19.
Longueur standard : jusqu'à 2 mètres.
Nom vernaculaire : Amalomaitso, Tona.
lèvres sont moye
MADAGASCAR.
Biologie. — Cette Anguille remonte beaucoup plus haut en alti-
tude que les autres espèces, et elle semble préférer les eaux fraiches;
elle est cependant commune partout. Elle donne lieu à une pêche
active, mais, essentiellement carnivore, il est indispensable d'en
débar er les bassins de pisciculture.
3. Anguilla australis RICHARDSON
Anguilla australis RiCHARDSON, Proc. Zool. Soc., 1841, p. 22
BouLENGer, Cat. Fr. Fish. Africa, IT, 1915, p. 9, fig. 6. — WE
et de BEAUFORT, Fish. Indo-Austr. Archip., IT, 1916, p. 249. — Bar-
NARD, Marine Fish. South Africa, I, 1925, p. 177.
Anguilla bicolor Mc CLELLAND, Calc. Journ. N.H., 1845, p. 178,
pl VL fig. L
Muræna (Anguilla) virescens Peters, Monatsb. Berl. Akad., 18
p. 684.
Anguilla amblodon PLayraiR et G
p. 125.
Anguilla virescens PETERs, Reise Mossamb., IV, 1868, p. 101,
PI. XXII, fig. 2.
Muræna australis FOWLER, Fish. Oceania, 1928, p. 37.
THER, Fish. Zanzib., 1866,
La hauteur du corps est contenue quatorze fois et demie à dix-
sept fois dans la longueur; la longueur de la tête sept fois un tiers
à huit fois et demie; cette dernière est égale à deux à deux fois et
Source : MNHN, Paris
POI
ONS DES EAUX DOUCES 31
demie la distan
de la fente branchiale à la dorsale. La largeur
contenue trois fois et demie à quatre fois dans la lon-
gueur de la tête. La bouche arrive jusqu'au-dessous du bord posté-
rieur de l'œil où un peu au-delà. La mâchoire inférieure est
proéminente, les lèvres sont moyennes, la bande de dents vomé-
riennes se termine en arrière en pointe peu aiguë. Les dents
maxillaires et mandibulaires sont disposées latéralement en 4 à
10 séries non séparées (fig. 1, IT). L'œil est compris huit à dix fois
dans la longueur de la tête, une fois et demie à deux fois
trois quarts dans l’espace interorbitaire, une fois un quart à
deux fois dans la longueur du museau. La queue est plus longue
que la tête et le tronc. La dorsale débute au-dessus ou à peine en
avant de l’anus. Les rayons de l’anale égalent ceux de la dorsale.
La pectorale est contenue deux fois deux tiers à quatre fois dans
la longueur de la tête.
buccale
La coloration est uniformément olivâtre sur le dessus du corps,
blanchâtre sur les flanes et le ventre.
P. 16-18.
Longueur standard : aux alentours de 1 mètre.
Nom vernaculaire : Amalomaits
D
MaDaGas
AR Esr : Tamatave, Ivondro.
Biologie. — Cette espèce semble préférer les régions basses; elle
est assez commune sur le versant Est.
Source : MNHN, Paris
32 J. ARNOULT
HEMIRAMPHIDÆ
Planche V)
Corps assez allongé; écailles grandes, épaisses et rugueuses, du
type cycloïde. Tête plus ou moins écailleuse. Bouche non protractile,
bordée au moins en partie par les maxillaires. Mâchoire supérieure
courte et mâchoire inférieure allongée. Dentition moyenne ou
faible. Pharyngiens inférieurs unis en un seul os sans trace de
suture médiane. 9 à 15 rayons branchiostèges. Vertèbres précau-
dales avec de fortes parapophyses supportant les côtes. Dorsale
unique opposée à l’anale et, comme elle, uniquement composée de
rayons mous. Pectorales insérées très haut. Ventrales abdominales
formées de 6 rayons mous. Anale quelquefois transformée en organe
d’accouplement chez le mâle. 49-55 vertèbres.
Cette famille comprend des espèces, surtout marines, réparties
principalement dans l'océan Indien et le sud du Pacifique, le long
des côtes.
Certaines sont strictement d’eau douce.
Nous en avons trouvé en eau douce sur la côte Est et dans les
ruisseaux de Nosy-Be.
10. Genre Hemiramphus CUVIER, 1817
Corps allongé, faiblement comprimé, recouvert d’écailles nues,
grandes ou moyennes. Tête aplatie en dessus. Mandibule prolongée
en un long bec grêle édenté. Mâchoire supérieure, courte, triangu-
laire, mobile verticalement. Chaque mâchoire avec une bande
étroite de petites dents. Ouverture branchiale large. Branchiospines
bien développées. Ligne latérale rapprochée de la courbe inférieure
du corps. Dorsale reculée, plus longue que Panale, débutant en
avant ou au-dessus de celle-ci. Anale non modifiée. Pectorale moins
longue que la tête. Ventrale généralement très reculée. Caudale
nettement fourchue.
Hemiramphus far (FORSKAL.)
Esox far Forskar, Descr. Anim., 1775, p. 67.
Emiramphus Commersoni Cuvier, Règne Anim. 2° éd., IT, 1829,
p. 286; — Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss., 1846, XIX, p. 28.
Emiramphus far Rürrer, N. Wirbelth. Abyss. Fische, 1840,
p. 74. — BLEEKER, Atlas Ichth,, VI, 1866, p. 54, pl. VI, fig. 3. — DAY,
Source : MNHN, Paris
POISSO: DOUCES 33
Fish. India, 1878, p. 516, pl. 120, fig. 3. — BouLENGER, Cat. Fr. Fish.
Africa, IT, 1915, p. 15, fig. 9. — Werer et de BEauroRT, Fish. Indo-
Austr. Archip., IV, 1922, p. 156, fig. 55. — FowLer, Fish. Oceania,
1928, p. 77.
La hauteur du corps est comprise cinq fois et demie à six fois
et demie dans la longueur, bec et caudale non compris. La longueur
de la tête quatre fois un cinquième à cinq fois. Le bec fait une fois
un quart à une fois deux cinquièmes la longueur du reste de la tête.
La mâchoire supérieure n’est pas écailleuse et est plus large que
longue. Les dents, petites, sont de deux à quatre rangées en haut
et quatre ou cinq en bas. L'œil est contenu trois à quatre fois dans
la longueur de la tête. L'espace interorbitaire deux fois trois quarts
à trois fois. La dorsale est deux fois aussi longue que l’anale, son
bord supérieur est concave, ses rayons antérieurs sont les plus
longs. L'anale à bord également concave débute environ sous le
cinquième rayon de la dorsale. La pectorale est contenue une fois
et demie dans la longueur de la tête. La ventrale fait un peu plus
de la moitié de la pectorale et s’insère plus près de la caudale que
du bout du museau. La caudale est fourchue avec le lobe inférieur
plus développé.
Coloration du corps argentée, verte sur le dos et les flanc
présente une bande latérale brillante coupée de stries brunes.
D. II 12-14; A. I 9-11; P. I 11-12; V. 15 I ; Sq. 50-55.
Longueur standard : 10 à 15 mm. (jeunes).
Nom vernaculaire : Antseraka
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy-Be.
11. Genre Zenarchopterus GiLL, 1863
Corps allongé, plus ou moins comprimé, recouvert de grandes
écailles nues. Tête aplatie sur le dessus. Mandibule prolongée en
un long bec grèle, édenté. Mâchoire supérieure courte, triangulaire,
mobile verticalement. Chaque mâchoire a une bande étroite de dents
petites et coniques. Large ouverture branchiale. Branchiospines bien
développées. Ligne latérale rapprochée de la ligne inférieure du
corps. Dorsale reculée, à rayons médians prolongés chez le mâle,
commençant un peu en avant de lanale, qu’elle égale en général.
Anale chez le mâle à rayons modifiés ou allongés. Pectorales courtes.
Ventrales plus près de la caudale que de la tête. Caudale arrondie
ou tronquée. Quarante-quatre vertèbre
Ce genre est très voisin des Hemiramphus, seule distinction, son
mode très curieux de reproduction, l’ovoviviparité entraine chez le
mâle des modifications très notables de la dorsale et de l’anale.
Source : MNHN, Paris
34 J. ARNOULT
Zenarchopterus dispar (CUVIER ET VALENCIENNES)
Hemiramphus dispar Cuvier et Var Es, Hist. Poiss., XIX,
1846, p. 58, pl. 558. — Br , Nat. Tijdschr. Nederl. Ind., VI, 1854,
p. 498. — Day, Fish. India, 1878, p. 517, pl. 119.
Zenarchopterus dispar BI Nederl. Tijdschr. D'erk.,
1866, p. 164; — Atlas Ichth.,, VI, 1866, p. 63, pl VIL fi
BOULENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, HI, 1915, p. 16, fig. 10.
et de Beaurorr, Fish. Indo-Austr. Arch., IV, 1922, p. 169, fig. 58. —
FowLer, Fish. Oceania, 1928, p. 79.
La hauteur du corps est contenue six à huit fois dans la longueur,
bec et caudale non compris, la longueur de la tête quatre à quatre
fois un quart. Le bec fait une fois deux tiers à deux fois la longueur
du reste de la tête. La mâchoire supérieure, écailleuse sur le dessus,
est aussi longue que large. Les dents fines, aiguës, sont de trois
rangées à chaque mâchoire. L'œil, plus visible dessous que dessus,
est contenu trois fois deux tiers à quatre fois dans la longueur de
la tête, l’espace interorbilaire deux fois trois quarts à trois fois.
Trente-neuf à quarante-deux écailles entre le bout du museau et
l'origine de la dorsale, quatre entre celle-ci et la ligne latérale. La
base de la dorsale est deux fois aussi longue que celle de l’anale,
son bord supérieur est simplement convexe chez la femelle, tandis
que chez le mâle, les 4° et 5° rayons sont allongés et épaissis et
dépassent les autres. L’anale débute sous le 3° ou le 4 rayon de la
dorsale, elle est convexe chez la femelle, chez le mâle, les 6° et
7° rayons sont très allongés et épaissis, leur longueur faisant des
trois quarts à une fois celle de la tête. La pectorale mesure des trois
quarts aux quatre cinquièmes de la longueur de la tête. La ventrale
est égale à la moitié de la pectorale et s’insère deux fois plus près
de l’origine de la caudale que du bord antérieur ou du centre de
l'œil. Le pédicule caudal est une fois un quart à une fois et demie
aussi long que haut. La caudale est arrondie, ses rayons supérieurs
étant plus courts.
Coloration brunâtre dessus, jaunâtre dessous avec une bande
latérale argentée. Chez le mâle, la partie antérieure de la dorsa le
et de l’anale est marquée de noir.
D. IH 9-10; A. I 10-11; P. I 8-9; V. I 5; Sq. 40-45.
Longueur totale : 187 mm. (PELLEGRIN).
MapaGascar : Il nous a été signalé en eau douce sur la côte Est,
mais non contrôlé. Cette espèce se rapproche beaucoup de Dermo-
genys pusillus VAN HA
de l’Inde et qui est vivipare.
espèce courante d’aquarium, originaire
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES 35.
SYNGNATHIDÆ
(Planche V)
Téléostéens aberrants au corps très allongé ou ayant une forme
très particulière, avec tête inclinée sur le thorax et queue en
général préhensile (Hippocampes).
Peau entièrement cuira de plaques et d’anneaux osseux.
Museau allongé, tubiforme. Bouche petite, terminale, édentée. Pas
de préopereule. Branchies non pectinées mais formant de petits
lobes arrondis ou houppes (Lophobranches); un ou deux branchios-
tèges. Une seule dorsale à rayons mous. Anale, caudale et pectorale
présentes où non. Pelviennes toujours absentes. Vessie natatoire
sans conduit pneumatophore.
Cette famille comprend surtout des formes marines mais les eaux
douces d’Asie, d'Afrique et de Madagascar possèdent des syngnathi-
formes.
Deux espèces à Madagascar.
12. Genre Cælonotus PI
RS, 1855
Corps grêle et très allongé, caudale beaucoup plus longue que la
tête et le corps. Arête dorso-latérale du tronc continue avec celle de
la queue. Dorsale unique, longue, composée exclusivement de rayons
mous et situés en majeure partie sur la portion caudale. Anale trè
réduite. Pectorales bien développées, queue non préhensile. Caudale
présente. Poche incubatrice du mâle sous tout le dessous du corps,
ne recouvrant pas entièrement les œufs.
Ce genre, qui comprend deux espèces, habite les eaux douces ou
saumâtres de Madagascar et des Comores.
1. Cælonotus argulus PETERS
Syngnathus argus (non RicHaRDsON) PErERs, Monatsb Berl.
Akad., 1852, p. 685. — A. Dumérir, Hist. Poiss., II, 1870, p. 541. —
GünrHer, Cat. Fish., VIIL, 1870, p. 189. — BouLeNGER, Cat. Fr. Fish.
Africa, III, 1915, p. 85, fig. 70.
ælonotus argulus Peters, Monatsb. Berl. Akad., 1855, p. 465;
— Reise Mossamb., IV, 1868, p. 106, pl. XX, fig. 4.
Source : MNHN, Paris
36 J ARNOULT
Cælonotus argus Dü
Fe p. 56. — WE
922, p. 57.
Le corps est arrondi comprimé chez la femelle adulte. La hauteur
de la tête et du corps font environ les deux cinquièmes de la lon-
gueur, la tête est contenue huit à neuf fois dans la longueur, deux
fois deux tiers dans celle du tronc. L'æil est compris cinq fois et
demie à six fois et demie dans la longueur de la tête. Le museau
est à peine plus court que la région postoculaire de la tête. L’oper-
cule porte une arête peu nette sur ses deux tiers antérieurs et
quelques stries rayonnantes. On compte 16 ou 17 anneaux pour le
tronc, 38 ou 39 pour la queue. La dorsale s'étend sur 11 anneaux
dont 3 du tronc. L'anale est rudimentaire. La pectorale arrondie est
contenue trois fois et demie dans la longueur de la tête, la caudale
est bien développée.
Coloration brun grisâtre, avec deux rangées de taches ocellées sur
chaque anneau du tronc et une seule rangée sur chaque anneau de
la queue. Une ligne noire et grise de chaque côté du museau. La
caudale est noire à bord clair.
D. 42; P. 14.
Longueur standard : 142 mm.
Nom vernaculaire : Filomboay.
Kker, Mitt. Naturh. Mus. Hamburg, XXXI,
ER et de BEAUFORT, Fish. Indo-Austr. Arch., IV,
MapaGascar Esr : région basse.
Biologie. — Cette espèce existe dans les eaux douces orientales où
elle se nourrit de plancton, elle préfère les eaux courantes sans
excès, aux étangs.
2. Cælonotus liaspis (BLEEKER)
Syngnathus leiaspis BLEEKER, Verh. Gen., XXV, 1853, p. 20, —
A. Duméris, Hist. Poiss., II, 1870, p. 572.
Hemithylacus leiaspis Kaur, Cat. Lophobr. Fish., 1856, p. 61. —
A. DUMÉRIL, op. cit. s..
1891, p. 507, pl. 50,
Cælonotus liaspi:
ENGER, Cat. Fr. Fish. A
Mitt. Naturh.
R, Cat Fish., VIII, 1870, p. 188. -
a, HI, 1915, p. 85, fig. 71. — I
us. Hamburg, XXXII, 1915, p. 57. — WE
Indo-Austr.
ER et de
Arch, IV, 1922, p. 57, fig. 24 —
FOWLER, Fish. Oceania, 1928, p. 111.
Cælonotus Vaillanti JuizrEerar, Bull. So:. Philom. Paris, (7) IV,
1880, p. 176. — SAUvAG
op. cit, 1891, p. 508, pl. 49 B, fig. 6
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
37
Le corps est plus ou moins comprimé. La hauteur de la tête et du
corps font environ les deux cinquièmes de la longueur. La tête est
contenue huit à neuf fois dans la longueur, trois fois à trois fois un
cinquième dans la longueur du tronc. L’œil est compris cinq à six
fois dans la longueur de la têle. Le museau est égal environ à la
région postoculaire de la tête. L'opercule est lisse, sans arêle ou
avec quelques stries. 17 à 18 anneaux pour le tronc, 32 à 34 pour
la queue. La dorsale s'étend sur 12 à 13 anneaux dont 4 ou 5 du
tronc. L'anale est minuscule. La pectorale, arrondie, fait environ le
tiers de la longueur de la tête. La cauda!e, arrondie également, la
moitié.
La coloration est brunâtre sur l’ensemble du corps, les flancs
sont marqués de petites taches brunes et claires.
D. 53-62; A. 3-4; P. 16-18.
Longueur standard : jusqu'à 110 mm.
Nom vernaculaire : Filomboay.
MapaGascar Esr : Rianila.
Biologie. — Ces Syngnathes se déplacent en bandes nombreuses
dans les rivières à courant calme, ils nagent très près de la surface.
Leur mode de vie et leur reproduction, faute d'observations en
aquarium, ne sont pas bien connus.
Source : MNHN, Paris
38 ARNOULT
CYPRINODONTIDÆ
(Planche V)
Tête et corps écailleux. Bouche protractile à ouverture dirigée vers
le haut. Prémaxillaires dentés. Œüil grand à bord libre. Appareil
operculaire bien développé. Membrane branchiostège libre. Ni bar-
billons, ni ligne latérale. Une seule dorsale toujours reculée et
généralement opposée à l’anale. Vertèbres précaudales avec de fortes
parapophyses portant des côtes. Pharyngiens dentés. Ovipare, œufs
gros et résistants pouvant supporter une certaine dessication et
éclore plusieurs mois après au retour des eaux. Dimorphisme sexuel
assez marqué (coloration et forme des nageoires).
Poissons de petite taille, vifs et agiles, répandus dans les eaux
douces et saumâtres des régions tropicales et tempérées du monde
entier. A Madagascar, cette famille n’est représentée que par le
genre Pachypanchat.
13. Genre Pachypanchax Myers
Ce nom a remplacé l’ancien nom Haplochilus et MYERS consi-
dère que les vrais Haplochiles sont asiatiques et possèdent seuls un
prémaxillaire non protractile.
chypanchax a un corps déprimé en avant et comprimé
illes sont grandes et recouvrent le début
e. La dorsale est courte, reculée, et débute en arrière de
l'aplomb de lanale. Il existe une vessie natatoire.
Deux espèces malgaches.
1. Pachypanchax homalonotus (A. DUMÉRIL)
Pæcilia omalonota A. DumÉéRit, Arch. Mus. Paris, X, 1861, p. 257,
pl. XXI, fig. 7.
Haplochilus homalonotus SAUVAGE, Hist. Mad. Poiss., 1891, p. 485,
pl. 47, fig. 2. — BouLeNGER, Cat. Fr. Fish. Africa, IL, 1915, p. 50.
Pachypanchax homalonotus G. S. Myers, Amer. Mus. Nov,
1933, I, p. 592.
La hauteur du corps est contenue trois fois et demie à quatre fois
dans la longueur, la longueur de la tête trois à trois fois et demie.
La tête est aplatie en dessus. La mandibule est un peu proéminente.
L'œil est contenu trois fois et demie à quatre fois dans la longueur
de la tête, une fois deux tiers à une fois trois quarts dans l’espace
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES
E
interorbitaire, une à une fois un tiers dans la longueur du museau.
Le préorbitaire est très étroit. La ligne latérale n’est pas visible.
On compte 26 à 28 écailles autour du corps. La dorsale débute
deux fois plus près de l'origine de la caudale que du bord antérieur
ou postérieur de l'œil, au-dessus où un peu en avant du milieu de
l'anale, ses plus longs rayons, un peu plus en pointe chez le mâle,
mesurent environ la moitié de la longueur de la tête. L’anale est
identique. La pectorale, arrondie, fait de la moitié aux trois
cinquièmes de la longueur de la tête et atteint généralement la
ventrale; celle-ci égale les trois cinquièmes de la pectorale, s’insère
à égale distance du bout du museau et de l’origine de la caudale,
elle n’atteint pas l’anale. Le pédicule caudal est aussi long que haut.
La caudale, arrondie, fait des deux tiers trois quarts de la
longueur de la tête.
Coloration brune ou brun rougeâtre dessus, jaunâtre ou grisâtre
dessous. Les nageoires sont grisètres.
D. 1 10-11; A. I 14-15 (16); P. I 14-15; V. I 5; Sq. 28-30.
Longueur standard : 65 mm.
MapaGascar : Nord et Ouest jusqu’à Morondava.
Pachypanchax Playfairi var. Sakaramyi (HOLLY)
Panchax Sakaramyi HozLy, Zool. Anzeiger, 1928, 76, p. 318, fig. 2.
La hauteur du corps est contenue trois à quatre fois dans la
longueur, la longueur de la tête deux fois et demie à trois et demie.
La dorsale est très reculée, débute au-dessus du onzième rayon de
anale. La ligne latérale n’est pas visible. La tête est aplatie en
dessus. Le museau large, arrondi, la mâchoire supérieure est pro-
tractile. La bouche est dirigée en haut; la mandibule est légèrement
proéminente. Le préorbitaire est très étroit. Dorsale et anale sont
plus développés chez le mâle. La pectorale et la caudale sont de
forme arrondie.
Coloration grise tirant sur le vert avec des flancs plus brillants
sur lesquels courent des rangées de petits points rouges dans le
sens longitudinal, Nageoires assez foncées.
D. 19-10; A. 1 16-18; P. 1 14-16; V. 1 5; Sq 32-34.
Longueur standard : 63 à 78 mm.
MapaGascar NorDp : Grand Lac de la forêt d’Ambre.
Biologie. — Ces petits poissons, très localisés dans le nord-ouest
de Madagascar ne sont pas communs et échappent à l’attention.
On ne les a jamais retrouvés en dehors du massif de la forêt
d'Ambre. Quoiqu’assez voisins de la variété type, ils en diffèrent
par une forme du corps plus allongée et une mandibule très proémi-
nente,
Source : MNHN, Paris
40 ARNOULT
PÆCILIDÆ
(Planche VI)
Cyprinodontiformes vivipares, distincts des autres Cyprinodon-
tides par la possession chez les mâles d’un gonopode formé par les
rayons III, IV et V allongés ou plus ou moins modifiés de la
nageoire anale.
Les femelles après une incubation de trois semaines environ
mettent au monde de un à une centaine de jeunes bien formés privés
de vésicule ombilicale et capables de s’alimenter immédiatement.
La famille est repr
et acclimatés.
sentée à Madagascar par trois genres importés
Genre Gambusia POrY, 18
Corps moyen, plus un moins comprimé, recouvert de grandes
écailles. Bouche moyenne. Mâchoires non prolongées, garnies d'une
bande de dents fixes, coniques, les externes plus grandes, six rayons
branchiostèges. Dorsale courte à six à douze rayons débutant en
arrière de l’origine de l’anale. Anale courte; chez le mâle, modifiée
en organe copulateur de longueur moyenne. Extrémité du premier
rayon prolongé denticulée, troisième rayon prolongé et branche
postérieure du second terminée par un crochet tourné en arrière.
Ventrales semblables dans les deux sexes. Pédicule caudal arrondi.
Gambusia affinis Holbrooki GirarD
Heterandria Holbrooki Girarb, Proc. Acad. Philad., 1859, p. 61
Gambusia Holbrooki GUNTHER, Cat. Fish., VI, p. 334. — REGAN,
Proc. Zool. Soc., 1913, 2, p. 983, fig 169 A. — Racnow, Handh.
Zierfischkunde, 1928, p. 111, pl. 63, fig. 1.
La hauteur du corps chez la femelle est contenue trois fois et
demie à quatre fois dans la longueur. La dorsale débute au-dessus
de la terminaison de l’anale. La pectorale et la caudale sont arron-
dies. La ventrale atteint l’anale.
Coloration gris olivâtre avec quelques petites ponctuations brunes
sur la dorsale et la caudaie, Une barre foncée coupe la région de
l’œil verticalement.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 4
Chez le mâle, de taille plus élancée et plus petite, l’anale est
modifiée en appareil copulateur (gonopode).
D. I 7; A. I 9; Sq. 30-32
Longueur standard : 30 mm 4; 60 mm 2
Nom vernaculaire : Pirina. Gambusie (franc.)
Biologie. — Introduit par le Dr LeGENDRE en 1929 en provenance
du Midi de la France où ce petit vivipare am ain était déjà bien
acclimaté, la Gambusie n’a pas tardé à gagner la presque totalité
de l'Ile, grâce aux soins de l’homme pour lutter efficacement contre
les larves de moustiques.
Piscicullure. — rès prolifique cette espèce est maintenue en
bassin par les services prophylactiques. Elle présente le gros intérêt
d'être également consommable comme petite friture.
15. Genre Lebistes Firipri, 1867
Corps moyen, plus où moins comprimé, recouvert de grandes
écailles. Bouche petite, tranverse. Mâchoires non prolongées,
garnies d’une bande étroite de petites dents, les externes grêles,
recourbées, dilatées au sommet. Os de la mandibule lâchement unis.
Dorsale courte à sept ou huit rayons. Anale courte opposée à la
dorsale chez la femelle, reportée en avant chez le mâle. Organe
copulateur du mâle court, son extrémité protégée antérieurement
par une coi yon prolongé sans épine termi-
nale; extrémité du troisième rayon portant une paire de prolonge-
ments dirigés en dehors du côté de la base de la nageoire. Ventrales
agrandies chez le mâle, à deuxième rayon prolongé. Bord du pédicule
caudal arrondi.
cutanée; premier ra
Lebistes reticulatus (PETERS)
Pæcilia reticulata Peters, Monatsb. Berlin Akad., 1859, p. 412. —
GaRMAN, Mem. Mus. Comp. Zool., XIX, 1895, p. 458
Lebistes pæcilioides Firiprr, Arch. Zool. Anat. Fisiol., 1. 1861,
p. 69, pl. IV, fig. 6.
Girardinus Guppyi Günruer, Cat. Fish, VI, 1866, p. 353.
Regan, Proc. Zool. Soc., 1906, p. 390, pl. XXII, fig. 1, 1a.
Lebistes reticulatus REGAN, Proc. Zool. Soc. 1913, p. 1008,
fig. 173 D. — Racnow, Handb. Zierfischkunde, 1928, p. 126, pl. 74.
Le dimorphisme sexuel est bien marqué. Chez la femelle la
hauteur du corps est contenue trois à quatre fois dans la longueur.
La dorsale arrondie débute à égale distance de l’œil et de l’origine
de la caudale. L’anale est à peu près à l’aplomb de la dorsale. La
pectorale est arrondie. La ventrale arrive à l’anale. La caudale est
arrondie.
Source : MNHN, Paris
42 JT ARNOULT
Coloration gris verdâtre avec le bord des écailles plus foncé. Les
nageoires sont hyalines. Chez le mâle la coloration est beaucoup plus
vive, et le corps et les nageoires sont parsemés d’ocelles et de points
rouge, noir, bleu, disposés sans régularité.
D. 1 6-7; A. I 8-9; P. I 12; V. I 5; Sq. 26-28.
Longueur standard : 26 6; 60 9.
Nom vernaculaire : Guppy (franc.).
MADAGASCAR CE
RE : région de Tananarive.
Biologie. — Originaire du Vénézuela, cette petite espèce, bien
connue des aquariophiles, a été introduile dans beaucoup de pays
tropicaux pour la destruction des larves de moustiques. À Mada-
gascar nous devons son acclimatation au professeur J. MiLLOT qui
Vintroduisit de France en 1949. Très prolifique, les femelles donnent
naissance chaque mois à une trentaine d’alevins bien développés.
Pisciculture. — A été disséminée par les services antipaludiques
en même temps que la Gambusie dans différents points de PIle.
16. Genre Xiphophorus HECKEL
Xiphophorus Helleri HEC
Xiphophorus Helleri HECKEL, 1852, Sb. Akad. Wien, I, 1848, p. 291,
pl 8, fig. 1-3. — BLeeker, 1860, Cypr., 1863, p. 485, AL, TIT, 140. —
Günrner, Trans. Zool. Soc. Lond., 1868, VI, p. 485, pl. 87, fig. 2-6.
Mollienisia Helleri GünNrHer, Intr., 1880, p. 617.
16, Proc. U.S. Mus., 1893, p. 57.
La hauteur du corps est comprise deux fois et demie à trois fois
dans la longueur. Le corps est modérément allongé et comprimé
sur les côtés. La tête est déprimée sur le dessus et couverte d'écailles,
la bouche petite, protractile, s'ouvre à l’extrémité du museau.
Pectorale légèrement arrondie. Dorsale un peu en avant de l’anale.
L’anale forme chez le mâle un gonopode. La caudale est arrondie
mais se prolonge par une épée formée par les rayons du bas, et qui
peut atteindre la longueur du corps.
D. 13-14; A. 9; V. 6; P. 14; Sq. 28-29.
Longueur standard : 70 à 90 mm.
Xiphophorus Helleri
Biologie. — Introduit par nos soins en 1952 sur les Hauts-Plateaux
et dans la région de Majunga, ces jolis poissons à dimorphisme
sexuel bien marqué se sont bien acclimatés, el ils contribuent avec
les autres Pæcilidés à l'assainissement des eaux.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES
MUGILIDÆ
(Planche VI)
Corps moyennement allongé. Tête large et plate, recouverte
d'écailles. Museau court et oblus, bouche fendue transversalement
maxillaires, dents fines ou nulles.
sans supra Troisième et qua-
trième os pharyngiens soudés l’un à l’autre de chaque côté, et
contribuant avec les branchiospines, longues et fines, à former un
appareil filtrant. Deux ouvertures aux narines. Os pelviens ferme-
ment unis aux metacleithra. Deux dorsales bien séparées, la pre-
mière a quatre rayons épineux. Anale 2 à 3 épines. Ligne latérale
incomplète ou nulle. Ecailles grandes. Vertèbres au nombre de 24-26.
Estomac transformé en gésier.
17. Genre Mugil ArTÉDI, 1738
Corps allongé, un peu comprimé, recouvert de grandes écailles,
quelquefois légèrement pectinées, ainsi que la tête. Pas de ligne
latérale, mais certaines écailles percées en leur centre où munies
d'un canal. Bouche petite, garnie à la mâchoire supérieure de petites
dents sétiformes, plus développées chez le jeune. Maxillaire supé-
rieur grêle. Pharyngiens inférieurs larges, séparés. Six rayons
branchiostèges. Première dorsale composée de trois à cinq aiguil-
lons et un appendice écailleux de chaque côté de sa base Deuxièmé
dorsale formée de une ou deux épines et de sept à neufs rayons
mous. Anale à trois épines faibles, opposée à la deuxième dorsale.
Tous les poissons du genre Mugil sont susceptibles de faire des
incursions en eau douce. Beaucoup d’espèces ont été signalées par
SauvAGE et PELLEGRIN comme faisant partie de la faune dulca-
quicole mais nous n'avons retenu que trois espèces bien typiques
qui seules ont été capturées plusieurs fois par les services des
Eaux et Forêts et par nos
soins.
1. Mugil robustus GÜNTHER
Mugil robustus Günrner, Cat. Fish., IE, 1861, p. 432. SAUV:
Hist. Mad, Poiss., 1891, p. 400, pl. 41 B, fig. 6. — BOULENGER,
Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 92, fig. 54 — BARNARD,
Marine Fish. South Africa, I, 1925, p. 305.
Source : MNHN,
Paris
44 J. ARNOULT
La hauteur du corps égale environ la hauteur de la têle, et est
contenue quatre fois dans la longueur. L’œil à paupière adipeuse
assez marquée est situé assez bas, son diamètre est contenu tro
à quatre fois dans la longueur de la tête. La bouche forme un angle
obtus. La lèvre supérieure est étroite. Les narines sont bien séparées,
Quatre séries d’écailles sur la joue. La ligne latérale n’est pas
visible. La première dorsale avec un processus écailleux à sa base
est plus haute que longue. La deuxième dorsale débute au-dessus
de la fin du tiers antérieur de l’anale. La pectorale est pointue, elle
possède une longue écaille auxiliaire, la ventrale également. La
caudale est fourchue et a longue que la tête.
Coloration verdätre sur le dos, flanes et ventre dorés. Un point
noir bien marqué existe à la racine de la pectorale.
D. IV/I 8; A. III 9; P. I 14; V. I 5; Sq. 35-38.
Longueur standard : 220 mm.
Nom vernaculaire : Zompona (Est).
MapaGascar : Côtes Est et Ouest.
Biologie. Ce Poisson est commun dans les lagunes de la côte
Est, nous l’avons pêché également à Brickaville et Ranomafana.
Il ne semble pas se reproduire en eau douce.
2. Mugil (Ellochelon) vaigiensis (Quoy et GarmarD)
Mugil vaigiensis (Quox et Garmarp), Voy. Uran. et Physic., Zool,
1824, p. 237, pl. 59, fig. 2. — GünrHER, Cat. Fish., IT, 1861, p. 435;
— Fische Südsee, 1877, p. 216, pl. 121, fig. B. — KLUNZINGER, Verh.
Zool. bot. Ges. Wien, XX, 1870, p. 160; — Fische Roth. Meer, 1884,
p. 132. — Day, Fish. Ind., 1876, p. 359, pl. 73, fig. 4. SAUVAGE,
Hist. Mad., Poiss., 1891, p. 101, pl. 41 B, fig. 5. — BOouLENGER, Cat.
Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 97, fig. 59. — WEBER et de BEAUFORT,
Fish. Indo-Austr. Archip., IV, 1922, p. . — BARNaRD, Marine
Fish. South Africa, 1, 1995, p. 310. — FowLer, Fish. Oceania, 1928,
p. 124, fig. 27.
Mugil macrolepidotus Rü»
p. 142, pl. 35, fig. 2. —— Cuve:
1836, p. 134.
Mugil melanochir Cuvier et VALENCIE
Atlas Reise N. Afr. Fische, 1828,
et VALENCIF , Hist. Poiss., XI,
s, op. cit., 1836, p. 143.
La hauteur du corps est contenue trois fois un tiers à quatre fois
un quart dans la longueur. Le museau égale l'œil ou est un peu
plus court. L’œil ne possède pas de paupière adipeuse. La bouche
forme un angle obtus. La lèvre supérieure est étroite. Le maxillaire
est caché quand la bouche est fermée. Le préorbitaire légèrement
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 45
émarginé est nettement denticulé. Les narines sont bien séparées.
Il y a trois ou quatre séries d’écailies sur la joue. On ne distingue
pas de ligne latérale. Deux dorsales : la première avec un processus
écailleux est plus haute que longue, la deuxième débute au-dessus
du milieu de l’anale. La caudale égale la longueur de la tête et est
tronquée ou légèrement émarginée.
Coloration olivâtre sur le dos, dorée sur le re
te du corps, avec
des lignes parallèles foncées suivant les rangées d'écailles. La pecto-
rale est foncée sur le bord extérieur. La deuxième dorsale et l’anale
sont noirâtres.
D. IV/I 7-8; A. III 7-8; P. I 13; V. I 5; Sq. 26-27.
Longueur standard : 350 mm.
Nom vernaculaire : Jelojebo.
MADAGASCAR OUE
T:
Biologie. — Espèce marine qui remonte très loin mais qui ne
semble pas reproduire dans l’eau douce. Commune surtout dans
l'Ouest.
3. Mugil (Liza) macrolepis (A. SmirH)
Mugil macrolepis (A. Surrn), IL. Zool. S. Afr. Fisch., 1846, pl. 28,
fig. 2. — CASTELNAU, Mém. Poiss. Afr. Austr., 1861, p. 47. — Bout
k, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 94, fig. 56. — BarNarD, Marine
Fish. South Africa, I, 1925, p. 309. — FowLrer, Fish. Oceania, 1928,
p. 124.
Mugil Troscheli B
, Nat. Tijdschr. Nedert. Ind., XVI, 1858,
p. 277. — G ter, Cat. Fish., III, 1861, p. 448. — WEgEr et de
Braurorr, Fish. Indo-Austr. Archip., IV, 1922, p. 248.
Mugil crenilepis CASTELNAU, op. cit., 1861, p. 49.
Mugil Smithi (non CAsTELNAU) GüNTHER, Cat. Fish, IT, 1861,
p. 447. — Sauvace, Hist. Mad. Poiss., 1891, p. 399, pl. 41 B, fig. 4.
Mugil rodericensis GüNrHer, Ann. Mag. Nat. Hist., (4) XVI, 1876,
p. 397. — SauvAGE, op. cit., 1891, p. 399, pl. 42, fig. 4.
La hauteur du corps est contenue trois fois un quart à quatre fois
un quart dans la longueur. Le museau égale l'œil ou est un peu
plus court. L’œil placé bas possède une paupière adipeuse rudi-
mentaire. La bouche forme un angle obtus. La lèvre supérieure est
étroite. L’extrémité du maxillaire est visible quand la bouche est
fermée. Les narines sont rapprochées. On ne distingue pas de ligne
latérale. La pectorale est pointue sans processus écailleux à sa base.
Deux dorsales de type normal. La ventrale a un court processus
écailleux. La caudale fourchue égale ou dépasse un peu la longueur
de la tête.
Source : MNHN, Paris
46 J. ARNOULT
Coloration grisâtre ou brunâtre sur le dos, argentée sur les flancs
qui sont striés suivant les rangées d’écailles par de petites lignes
parallèles foncées.
D. IV/I 7-8; A. III 9; P. I 15; V. 1 5; Sq. 31-85.
Longueur standard : 330 mm.
Nom vernaculaire : Zompona et Antafa.
MADAGASCAR.
Biologie. — Comme tous les Muges, c’est une espèce avant tout
d’estuaire, mais qui ne craint pas de remonter fort en aval. On peut
la pêcher dans la plupart des cours d’eau de l'Ile.
18. Genre Agonostomus BENNETT, 1831
Très voisin du genre Mugil. Bouche plus normale, étendue sur les
côtés jusqu’au-dessous de l'orbite ou presque et avec plusieurs séries
de petites dents. Bord de la mandibule arrondi, non coupant. Lèvres
plus où moins développées. Dents sur le vomer. Première dorsale
formée de quatre aiguillons, la deuxième dorsale de une ou deux
épines et de neuf rayons mous, opposée à l’anale. Caudale tronquée.
1. Agonostomus Telfairii BENNE
Agonostomus telfairii BENNETT, Proc. Zool. Soc., 1831, p. 166.
s, Reise Mossamb., IV, 1868, p. 18, pl. I, fig. 2. — BOULENGER,
Fr. Fish Africa, IV, 1916, p. 99, fig. 60.
cyprinoëdes CUVIER et VAI IE
, XI, 1836,
p. 166.
Agonostoma Telfairii Günruer, Cat. Fish. IT, 1861, p. 461. —
SAUVAGE, Hist. Mad., Poiss., 1891, p. 403.
La hauteur du corps est contenue trois fois et demie à quatre fois
dans la longueur. Le museau est un peu plus long que l'œil chez
l'adulte, légèrement plus court chez le jeune. L'œil placé latérale-
ment possède une paupière adipeuse rudimentaire. Les ouvertures
des narines sont rapprochées. La bouche s'étend jusque sous le
bord antérieur de l'œil. La lèvre supérieure possède sept à huit
rangées de petites dents bicuspides et cinq en bas sauf à la sym-
physe. Les dents vomériennes sont tronquées. Il ÿ a trois ou quatre
séries d’écailles sur la joue. Les écailles sont eténoïdes. La première
dorsale avec une écaille axillaire est plus haute que longue. La
deuxième dorsale a son bord légèrement échancré. La pectorale est
pointue. La ventrale est un peu plus courte que la pectorale. La
caudale est tronquée, aussi longue que la tête. Pas de ligne latérale
visible.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 47
Coloration brunâtre ou verdâtre sur le dos, argentée sur le reste
du corps.
D. IV/I 7; II 9; P. I 14; V. 1 5; Sq. 40-45.
Longueur standard : 230 mm.
Nom vernaculaire : Tsindrano.
MapaGascar Esr.
Biologie. — Ce Mugilide est une forme complètement adaptée à
l’eau douce, en effet on le trouve très en amont dans des rivières
dont le cours est parsemé de seuils rocheux difficilement franchis-
sables. Il a déjà été signalé par CaïraLa, qui en a envoyé des
exemplaires provenant de la Haute-Mananana, dans le district de
Sahasinaka. Toutes les observations faites sur sa biologie
concordent. Il est surtout herbivore et broute les algues et les plantes
aquatiques. Il se reproduit normalement dans les lieux où il vit
et on capture aussi bien des femelles pleines que des alevins.
1 a. Agonostomus Telfairii var. Catalai PELLEGRIN
Agonostomus telfairit var. Catalai PEL
LVII, 1932, p. 426.
Sa formule très voisine de la forme type est :
D. IV/I 8; A. III 8; P. I 15; V. 1 5; Sq. 42.
Longueur totale : 162 mm.
Nom vernaculaire : Tsindrano.
Biologie. — Ce poisson ne diffère réellement de l'espèce précédente
que par les lèvres qui sont beaucoup plus développées et par les
dents plus petites.
EGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr.,
2. Agonostomus globuloides (CUVIER el VALENCIENNES)
Neslis globuloides Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss., XI, 1836,
p.171.
Agonostoma globuloides GüNrer, Cat. Fish., III, 1861, p. 461. —
Sauvace, Hist. Mad., Poiss., 1891, p. 404, pl. 42, fig. 5.
Les mêmes proportions que À. Telfairii sont valables pour ce
Poisson qui en est très voisin à tous points de vue. La caudale serait
seulement légèrement plus arrondie et la dentition plus faible.
D. IV/I 8; A. III 9; P. I 17; V. I 5; Sq. 43-45.
Longueur totale : 240 mm.
Biologie. — Cette espèce, bien adaptée à l’eau douce, existe à
Madagascar mais est difficilement discernable des autres Agonos-
tomus.
Source : MNHN, Paris
48 Je ARNOULT
ATHERINIDÆ
{Planche VIN)
Corps moyen ou allongé. Tête écailleuse. Bouche protractile,
fendue obliquement, non bordée par les maxillaires. Os pharyngiens
dentés et ne contribuant pas à la formation de l'appareil filtrant.
5 ou 6 branchiostèges. Os pelviens unis aux cleithra par des
ligaments. Première dorsale de 4 à 9 rayons épineux ou 1 rayon
épineux suivi de rayons mous. Anale 1 ou 3 épines. Vertèbres de
31 à 60. Pas de g
19. Genre Atherina LIN
Corps allongé, svelte, un peu comprimé sur les côtés, recouvert
entièrement d’écailles cycloïdes ou cténoïdes. Tête écailleuse sur le
dessus. Bouche fendue obliquement. Pas d’encoche au bord du
prémaxillaire qui n’est pas dilaté en arrière. Petites dents coniques
aux mâchoires sur le vomer et les palatins. Œil sans membrane
adipeuse. Pseudobranchie présente. 14 à branchiospines en bas
du premier arc. Dorsale antérieure formée de 4 à 8 épines grèles,
bien séparée de la deuxième dorsale comprenant une petite épine
et 7 à 10 rayons mous. Anale semblable à la deuxième dorsale, avec
une petite épine et 10 à 15 rayons mous. Pectorales insérées haut.
Ventrales commençant bien en arrière de l'insertion des pectorales.
Caudale fourchue. Anus reporté en avant entre les pectorales. Vessie
natatoire close.
therina duodecimalis CUVIER et VALENCIENNES
Atherina duodecimalis CUVIER et VALENCIENNES var. Waterloti
PELLEGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr, LXII, 1932, p. 227.
La hauteur du corps est contenue quatre fois et demie à cinq fois
dans la longueur. Le dessus de la tête est plat et nu en avant. L
bouche s'étend jusqu'au-dessous du bord antérieur de l'œil. La
mandibule est proéminente. Les dents sont fines, crochues, sur
trois ou quatre rangées, les externes plus grandes. Il y a une pseudo-
branchie. 14 où 15 branchiospines en bas du premier arc. Les
écailles sont cycloïdes, 8 en ligne transversale, 5 ou 6 entre la
deuxième dorsale et l’anale. 14 ou 15 en avant de la première
dorsale, 10 autour du pédicule caudal. La première dorsale débute
Source : MNHN, Paris
POISSONS
DES EAUX DOUCES 49
à peine plus près de l'origine de la caudale que du bout du museau.
L'anale débute au milieu de l’espace compris entre les deux dorsales.
La pectorale est pointue. La ventrale est plus courte et dépasse
l'anus. La caudale est fourchue.
Coloration jaunâtre avec une bande argentée courant sur les
flancs. La tête est argentée. Les nageoires sont grises ou noires, les
ventr sont jaunâtres.
DV/1 7; ANT A1; PT 11; V. D 5; Sq. 32-35
Longueur standerd : 60 mm.
Nom vernaculaire : Vily.
MaDAGaA ion de Tamatave.
Biologie. — Vit en bande dans les lagunes et les ruisseaux de
la côte Est où nous l'avons pêché en abondance en eaux strictement
douces el même acides. Se reproduit dans ce milieu, fait confirmé
par la présence d'individus de toutes tailles.
20. Genre Bedotia REGAN, 1903
Corps allongé, fusiforme, légèrement comprimé, recouvert
d'écailles eycloïdes moyennes. Tête plus ou moins écailleuse, Ventre
écailleux. Bouche fendue obliquement. Prémaxillaire protractile, la
partie antérieure séparée par une encoche de la partie latérale.
Des dents villiformes aux mâchoires, sur le bord antérieur du vomer
et sur les palatins. Dorsale antérieure formée de 4 où 5 épines
flexibles, bien séparée d’une seconde dorsale composée d’une épine
et de 9 à 13 rayons branchus. Anale semblable à la deuxième dorsale,
mais plus longue, formée d’une épine et de 14 à 19 rayons branchus.
Caudale tronquée ou arrondie, Anus juste en avant de l’anale.
Le genre endémique Bedolia comprend selon PELLEGRIN quatre
espèces. La première B. madagascariensis n’est connue que par le
«type» du Musée de Genève, mais elle n’a jamais été retrouvée dans
la nature; dans le doute, cette espèce doit être conservée. Des trois
espèces crées par PELLEGRIN : B. Geayi, B. longianalis et B. tricolor,
seule la première en date (1907) : B. Geayi, doit être maintenue,
car d’après nos observations sur le vivant et l’élevage en laboratoire
de souches capturées dans divers lieux de la côte Est, il ressort que
les différences de coloration et de forme des nageoires, en parti-
culier de la caudale, ne sont qu’une interprétation inexacte du
dimorphisme sexuel. D'autre part, l’examen des Lypes de ces espèces
conservés au Muséum montre qu'il existe entre eux une grande
similitude et que les légères différences du nombre des rayons ne
peuvent pas être retenues comme un critère suffisant.
Source : MNHN, Paris
ARNOULT
1. Bedotia madagascariensis REGAN
Bedotia madagascariensis REGAN, Rev. Suisse Zool., XI, 1903,
p.416, pl. XIV, fig. 2. — BouLreNGEr, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916,
p. 77. — JorDan et Husss, Leland Stanford Univ. Pub., 1919, p. 20.
La hauteur du corps est contenue, quatre fois un quart dans la
longueur, la longueur de la tête trois trois cinquièmes. Le museau
est un peu plus long que l'œil qui est compris trois fois et demie
dans la longueur de la tête, l’espace interorbitaire trois fois. La
bouche s'étend jusqu'au-dessous du tiers antérieur de l'œil. Les
écailles sont cycloïdes, au nombre de 8 en série transversale. La
première dorsale débute à égale distance de la narine antérieure et
de l’origine de la caudale; elle est bien séparée de la deuxième dont
les rayons postérieurs font la moitié environ de la longueur de la
tête. L’anale débute sous l’origine de la première dorsale; ses rayons
postérieurs égalent près des trois cinquièmes de la longueur de la
tête. La pectorale, subacuminée, fait les deux tiers de la longueur
de la tête. La ventrale, un peu plus courte que la pectorale, s’insère
sous le milieu de celle-ci et atteint l’anus. Le pédicule caudal est
une fois un quart aussi long que haut. La caudale est tronquée.
Coloration uniformément brunâtre.
DVI: TANT SP ID VIRE Sd 35:
Longueur totale : 90 mm.
Cette espèce n’est connue que par le type du Musée de Genève
sans indication de localité précise.
2. Bedotia Geayi PELL
Bedotia Geayi PELLEGRIN, Bull. Mus. Paris, XIII, 1907, p. 205;
Bull. Zool. XXXIX, 1914, p. 179. — BouLENGER, Cat. Fr.
Fish. Africa, IV, 1916, p. 77. — Jorpax et Huggs, Leland Stanford
Univ. Pub., 1919, p. 20.
La hauteur du corps est contenue trois fois trois quarts à quatre
fois un tiers dans la longueur. La tête est nue et aplatie sur le
dessus. La bouche s'étend jusque sous le centre de l'œil. Les dents
sont villiformes, petites, elles forment deux masses assez larges à
la partie antérieure. Les dents vomériennes et palatines sont en
bande étroite. La mâchoire inférieure est proéminente. Il y a une
pseudobranchie. Une douzaine de branchiospines en bas du premier
arc. Les écailles sont cycloïdes. La première dorsale a ses épines
flexibles et débute à égale distance entre le bord antérieur de l'œil
et l’origine de la caudale. Les rayons postérieurs de la deuxième
dorsale peuvent atteindre l’origine de la caudale. L’anale débute
sous la première dorsale, La pectorale est pointue. La ventrale est
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 51
égale en longueur à la pectorale, et atteint l'anus. La caudale est
tronquée ou légèrement émarginée.
Coloration brune sur le dos, jaune sur le ventre. La mâchoire
inférieure est noire. Il y a une large bande foncée longitudinalement,
La caudale est jaune orangée, les lobes supérieurs et inférieurs sont
rouge foncé. Une ligne foncée s'étend lout le long de la racine de
l'anale qui est jaunâtre bordée de rouge. La base de la pectorale
est grise.
D. IV-V/I 10-12; A. I 14-16; P. I 11; V. I 5; Sq. 3
Longueur standard : 82 mm.
Nom vernaculaire : Vily.
MapaGascar Esr : falaise et zone côtière.
Biologie. — Ce poisson strictement d’eau douce vit d’après nos
observations dans la plupart des ruisseaux, mares et petites rivières
de toute la côte Est, mais il ne fréquente les abords du canal des
Pangalanes que dans les veines d'eau non salée, contrairement à
ce que l’on croyait. Selon les biotopes et la température de l’eau, sa
coloration diffère légèrement, mais toutes les souches que nous
avons eu l’occasion d'élever se sont croisées sans difficulté et ont
donné des produits féconds. La ponte a lieu au début de la saison
des pluies.
21. Genre Rheocloides NicHoLs et LA MONTE.
Même aspect que le genre Rheocles. Corps allongé, fusiforme,
comprimé sur les côtés, recouvert d’écailles cycloïdes assez grandes,
nu sur la nuque et le ventre, en avant et en arrière des ventrales.
Tête en partie écailleuse. Bouche fendue obliquement. Pas
d'encoche marquée au bord du prémaxillaire. Dents aux petites
mâchoires coniques, les externes plus grandes et inégales. Dents
sur le vomer et les palatins. Œil sans membrane adipeuse. 6 ou
7 branchiospines en bas du premier arc. Dorsale antérieure formée
de 4 ou 5 épines flexibles, rapprochée de la deuxième dorsale,
comprenant une épine flexible et 12 rayons mous. Anale un peu plus
longue que la deuxième dorsale, formée d’une épine flexible et
de 16 rayons mous. Pectorales insérées haut. Origine des ventrales
sous le dernier quart de la pectorale. Caudale fourchue.
1. Rheocloides Pellegrini NicHozs et LA MONTE
Rheocloides Pellegrini NicmoLs
n° 508, 1931, pl. 1, fig. 1.
La hauteur du corps est contenue quatre fois un quart à quatre
fois et demie dans la longueur. Le dessus de la tête est plat et nu.
et La Monte, Amer. Mus. Novit.,
Source : MNHN, Paris
52 J. ARNOULT
La bouche s'étend jusqu’au-delà du bord antérieur de l'œil. Les
mâchoires sont égales. L’opercule et le sommet de la tête sont
recouverts d’écailles. La pseudobranchie est présente. Un grand
espace nu existe sur la nuque et le ventre depuis la gorge jusqu’au-
delà de l’origine de l’anale. Les écailles sont cycloïdes. La première
dorsale débute plus près de l’origine de la caudale que du museau.
L'anale débute sous la fin de la première dorsale. La pectorale
courte, triangulaire et pointue, fait les trois cinquièmes de la
longueur de la tête, la ventrale la moitié. La caudale est fourchue
avec des lobes pointus et égaux.
Coloration générale jaunâtre avec une ligne médiane noire le long
de la moitié postérieure du corps. Une tache noire existe à la base
de la pectorale. Les nageoires sont les unes noires, les autre ires.
D. IV V/I 12; A. I 15-16; P. 1 13; V. I 5; Sq. 36.
Longueur standard : 81 mm.
MapaGascar Norp-Esr : Andapa (selon PELLEGRIN).
22. Genre Rheocles Jorpan et Husgs, 1919
Corps assez allongé, fusiforme, robuste, comprimé sur les côtés,
recouvert d’écailles cycloïdes assez grandes. Nuque écailleuse. Ventre
écailleux en avant des ventrales, nu en arrière. Tête en partie
écailleu Bouche fendue obliquement. Pas d'encoche marquée au
bord du prémaxillaire. Dents petites, coniques, aux mâchoires, sur
le vomer et les palatins. Œil sans membrane adipeuse. Pseudo-
branchie présente. 9 à 11 branchiospines en bas du premier arc.
Dorsale antérieure formée de 6 épines flexibles non prolongées en
filament, rapprochée de la deuxième dorsale comprenant une seule
épine flexible et 10 à 16 rayons mous. Anale semblable à la deuxième
dorsale avec une épine flexible et 11 à 16 rayons mous. Pectorales
insérées haut. Ventrales bien en arrière de l'insertion de celles-ci.
Caudale émarginée. Vessie natatoire close.
(PELLEGRIN)
Atherina alaotrensis PELLEGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr., XXXIX, 1914,
p. 46. — BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 76.
Rheocles alaotrensis Jorpax et Huss, Leland Stanford Univ.
Pub, 1919, p. 20.
La hauteur du corps est comprise trois fois un quart à quatre fois
dans la longueur. Le dessus de la tête est aplati et nu. La bouche
s'étend jusqu’au delà du bord antérieur. La mandibule est proémi-
nente. Les dents sont villiformes, petites et sont en bande étroite à
la partie antérieure des mâchoires. Il y a des dents sur le vomer
1. Rheocles alaotren
Source : MNHN, Paris
POISSONS I
EAUX DOU
et les palatins. Il existe une pseudobranchie. 10 à 11 branchiospines
coniques, moyennes, en bas du premier arc. Les écailles sont
cycloïdes. La gorge est nue sur le dessous entre les ouvertures
branchiales. La première dorsale débute à égale distance du museau
et du pédicule caudal, ses épines sont flexibles. L’anale débute un
peu en avant de la deuxième dorsale. La pectorale est courte et un
peu arrondie. La ventrale est égale à la pectorale. La caudale est
émargi
Coloration verdâtre sur le dos, jaune sur les flanes et le ventre.
Les nageoires sont gris noirâtre, les ventrales sont jaunes.
D. VI/I 10-12; A. I 14-16; P. 1 12-13; V. I 5; Sq. 38-42.
Longueur standard : 130 à 138 mm.
Nom vernaculaire : Katrana (adulte), Antsiriva (jeune), sardine.
MapaGascar CENTRE : lac Alaotra.
2. Rheocles Sikoræ (SAUVAGE)
Eleotris Sikoræ SAUVAGE, Hist. Mad., Poiss., 1891, p. 521, pl. 44 C;
fig. 2.
Atherina Sikoræ P
Rheocles
1919, p. 20.
La hauteur du corps est contenue quatre fois et demie dans la
longueur. Le dessus de la tête est aplati et nu. La longueur du
museau est égale au diamètre de l’œil. La mandibule est très proémi-
nente. Les dents sont villiformes, petites, en bande assez large en
avant des mâchoires. Il y a des dents sur le vomer et les palatins.
Il y a une pseudobranchie. 9 branchiospines en bas du premier are.
Les écailles sont cycloïdes. La gorge est écailleuse. La première
dorsale débute plus près du museau que du pédicule caudal, ses
épines sont flexibles. L’anale débute au même niveau que la
deuxième dorsale. La pectorale est arrondie. La ventrale est plus
longue que la pectorale. La caudale est émarginée.
Coloration jaunâtre avec une bande latérale argentée. La pectorale
et la première dorsale sont gris foncé, la deuxième dorsale et l’anale
jaunes avec un liséré noir.
D'VI/L1 16; A: I 16; P. I 15; V. I 5: Sq: 39:
Longueur standard : 96 mm.
Nom vernaculaire : Zona.
LEGRIN, Bull. Mus. Paris, XII, 1907, p. 206.
Sikoræ JorDaN et Huggs, Leland Stanford Univ. Publ,
MapaGascar Esr : falaise.
Biologie. — Ces poissons sont très communs dans les rivières de
la côte Est où ils se reproduisent normalement. Ils préfèrent les
caux courantes et bien oxygénées.
Source : MNHN, Paris
ea
J ARNOULT
SERRANIDÆ
(Planches IX, X, XI)
Corps moyennement allongé et comprimé. Ecailles cténoïdes et
parfois cycloïdes sur la tête. Ligne latérale simple et bien distincte.
Les narines au nombre de deux de chaque côté. Bouche moyenne,
plus où moins protractile. Maxillaire entièrement visible. Il existe
ou non un supramaxillaire. Les dents sont réparties sur les
mâchoires, le vomer et les palatins. Des dents caniniformes existent
parfois sur le devant de la bouche. Le préopereule est généralement
denté au bord mais peut être lisse ou présenter inversement deux
séries de dentelures. L'opereule possède en général 1 à 3 épines
aplaties et dirigées vers l'arrière. La dorsale est simple ou double
et dans ce dernier cas formée de deux parties jointives ou distantes.
Les pelviennes sont thoraciques et comprennent toujours une épine
et 5 rayons mous. La caudale est arrondie ou échancrée.
Vertèbres 23
23. Genre Ambassis CUVIER et VAL
Corps court ou allongé, fortement comprimé, recouvert d’écailles
cycloïdes assez grandes. Bouche moyenne, protractile. Maxillaire
visible, sans os supplémentaire. Des dents villiformes aux mâchoires,
petites sur le vomer et les palatins, absentes parfois sur la langue.
Préorbitaire et préopercule denticulés. Opercule sans épine
marquée, 6 rayons branchiostèges. Pseudobranchie présente, ligne
latérale complète, parfois interrompue. Dorsale divisée en deux
parties, séparées par une profonde encoche, la première formée de
7 épines précédée d’une petite épine dirigée en avant, la seconde
d’une épine et de 8 à 17 rayons branchus. Anale formée de 3 épines
et de 8 à 17 rayons branchus. Chaque nageoire avec un fourreau
écailleux à la base. Ventrale sous les pectorales avec un processus
écailleux à la base. 24 vertèbres.
Trois espèces à Madag;
1. Ambassis Commersoni CUVIER el VALENC
Centropomus Ambassis LACÉPÈDE, Hist. Poiss., IV, 1802, p. 273.
Ambassis Commersoni Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss,, Il,
1828, p. 176, pl. 25. — BLEEkER, Verh. Batav. Gen., XXII, 1849,
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 55
p. 30; — Aül. Icht,, VIII, 1877, p. 136, pl 74, fig. 5. — Sauvace, Hist.
Madag., Po 1891, p. 113, pl. 41 A, fig. 6. — Bou GER, Cat. Fr.
Fish. Africa, IL, 1915, p. 112, fig. 85. — BarNaRD, Marine Fish. South
Africa, II, 1927, p. — RacHow, Handbuch Zierfischkunde,
1928, p. 228, fig. 168. — WegEr et de BeauroRT, Fish. Indo-Austr.
Arch. V, 1929, p. 406.
Ambassis macracanthus B
Ambassis productus Gui
1866, p. 130.
Ambassis ambassis FOWLER, Fish. Oceania, 1998, p. 166.
KER, op. cit, 1849, p. 30.
NOT, Mém. Soc. Sci. Cherbourg, XI,
La hauteur du corps est contenue deux fois et demie à deux fois
trois quarts dans la longueur. Le museau est convexe, égal ou un
peu inférieur au diamètre de l'œil. La bouche est très oblique, le
menton proéminent. Le maxillaire s'étend jusqu’à la partie anté-
rieure de l'œil. Les dents sur trois rangées à la mâchoire supérieure,
sur deux à linférieure, sont coniques. La langue est dentée. Le
préorbitaire et le préopercule sont fortement denticulés. I1 n'y a
pas d'épine operculaire. 17 à 20 branchiospines en bas du
premier arc. La ligne latérale est continue. La première épine de
la dorsale est très petite, la deuxième très grande. La première
épine de l'anale est minuscule, la deuxième très développée, la
troisième un peu plus longue. La pectorale est arrondie, la caudale
est fourchue.
Coloration jaune doré avec une bande latérale argentée. Les
nageoires sont plus ou moins teintées de sombre.
D. VII/I 9-10; A. III 9-10; P. I 13; V. I 5; Sq. 27-29
Longueur standard : 120 mm.
Nom vernaculaire : Ambatsy.
MADAGASCAR.
Biologie. — Cette espèce est assez abondante dans toutes les
rivières malgaches, mais ne se rencontre pas très haut dans les
eaux douces et se tient de préférence à la limite des marées.
2. Ambassis Fontoynonti PELLEGRIN
Amb
p. 425.
La hauteur du corps est comprise deux fois et demie à deux fois
trois quarts dans la longueur. La bouche est très oblique, le menton
proéminent. Le maxillaire non dilaté à l'extrémité atteint le bord
antérieur de l'œil. Les mâchoires, la langue et le palais sont garnis
de dents villiformes. Le préorbitaire est assez fortement denticulé,
s fontoynonti PE RIN, Bull. Soc. Zool. Fr., LXIT, 1932,
Source : MNHN, Paris
56 J. ARNOULT
le préopereule porte deux rangs de faibles dents. Une épine rudimen-
taire se trouve en arrière du sus-orbitaire. 9 ou 10 longues
branchiospines en bas du premier arc. La ligne latérale à peine
marquée est interrompue. La dorsale épineuse est continue avec la
deuxième dorsale qui elle-même est précédée d’un rayon épineux.
La pectorale arrondie dépasse légèrement la moitié de la tête. La
ventrale aussi longue arrive à l’anale. La caudale est modérément
fourchue.
L'ensemble du corps est foncé avec des reflets mordorés sur le
ventre. Une ligne longitudinale sépare en deux le pédicule caudal.
Toutes les nageoires sauf les pectorales sont noirâtres. La base de
la deuxième dorsale et de l’anale sont noires et parfois celle de la
caudale et des pectorales.
D. VINI/I 9-10; A. III 9; P. I 12; V. I 5; Sq. 26-28.
Longueur standard : 70 mm.
Nom vernaculaire : Boetrika où Ambassa.
MApaGascar EsT : Rianila; ruisseaux côtie
Biologie. — Cette petite espèce est assez commune dans les petits
ruisseaux où elle se reproduit certainement. Sa teinte foncée la fait
nettement distinguer d
3. Ambassis Kopsi BLEEKER
at.
Atl. Icht., VIII, 1877, p.
Ambassis kopsi BLEEKER,
r. Ned. Indie, XV, 1858,
P- , fig. 1. — JoRDAN et SEALE,
Bull. Bureau Fish, XXVI, 1907, p. 18. — WEBER et de BEAUFORT,
Fish. Indo-Austr. Arch., V, 1929, p. 405.
La hauteur du corps est comprise deux fois un tiers à deux fois
trois quarts dans la longueur. La bouche est oblique, le menton très
proéminent. Le maxillaire s'étend un peu au-delà du bord antérieur
de l'œil. Les mâchoires sont garnies de petites dents coniques
disposées en une bande étroite. La langue n’est pas dentée. Le
préorbitaire et le préopercule sont denticulés. La ligne latérale est
continue. La première épine de la dorsale est très petite, la deuxième
est la plus longue. La pectorale pointue fait les quatre cinquièmes
de la longueur de la tête, la ventrale les deux tiers; la caudale est
fourchue.
Coloration brunâtre sur le dos et jaunâtre sur le reste du corps.
Les flancs présentent une large bande argentée. Le sommet de la
dorsale épineuse est noire.
D. VII/I 9-10; A. III 9-10; P. I 12; V. I 5; Sq. 26-28.
Longueur standard : 98 mm.
Nom vernaculaire : Ambatsy.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
57
Biologie. — Cette petite espèce est plutôt marine mais elle
fréquente les embouchures de rivière des côtes Est et Ouest et elle
peut se rencontre en amont.
24. Genre Therapon CUVIER, 1817
La forme du corps est oblongue et comprimée avec de
petites écailles. Bouche moyenne faiblement protractile, maxillaire
visible sans os supplémentaire. Dents villiformes aux mâchoires
avec une série externe de dents plus grandes, coniques. Une seule
série de petites dents sur le vomer et les palatins. Préorbitaire,
préopercule, partie visible du post-temporal et de la clavicule
denticulés. L’opercule présente une forte épine. Six rayons
branchiostèges. Ligne latérale complète. Dorsale avec onze
ou douze épines divisée en deux parties séparées par une profonde
encoche. Anale courte avec trois épines. Chaque nageoire avec un
fourreau écailleux à la base. Ventrale assez en arrière de l'insertion
des pectorales et sans processus écailleux. Vessie natatoire en deux
parties, la postérieure plus longue. 25 vertèbres.
Therapon jarbua (FORSKAL)
Sciæna jarbua FORSKAT
Holocentrus servus BLOC
fig. 1.
Holocentrus jarbua La :, Hist. Poiss., IV, 1802, p. 348 et 355.
Coius trivittatus HALMILTON BUCHANAN, Fish. Ganges, 1822, p. 92.
Tharapon servus CUVIER et VAI , Hist. Poiss., IIT, 1829,
p.125 et VII, 1831, p. 479. — Breerer, Atl. Icht., VII, 1875, p. 112,
pl. 34.
Therapon jarbua KLUNZINGER, Verh. Zool. bot. Ges. Wien, XX,
1870, p. 729. — Day, Fish. India, 1878, p. 67, pl. 18, fig. 4 —
BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, III, 1915, p. 114, fig. 86. —
BarNarp, Marine Fish. South Africa, I, 1927, p. 46 ñ
Fish. Oceania, 1928, p. 211. — Racnow, Handbuch Zi hkunde,
1928, p. 227, fig. 148, fig. 2. — Weser et de BEAUFORT, Fish. Indo-
Austr. Arch., VI, 1931, p. 147.
Deser. Anim., 1775, p. 50
, Ausl. Fishe, IV, 1790, p. 80, pl. 238,
La hauteur du corps est contenue trois fois environ dans la
longueur. Le museau est convexe. Le maxillaire s'étend jusque sous
le premier tiers où le centre de l'œil. Les dents sont disposées en
large bande, elles sont villiformes, mais il existe, en plus, de grandes
dents coniques espacées, vers la partie extérieure. Le préopercule
Source : MNHN, Paris
58
ARNOULT
est fortement denté, l’épine operculaire est forte. Il existe une
dizaine de branchiospines de taille moyenne en bas du premier are,
Les deux dorsales ne sont pas séparées, mais simplement bien
délimitées. La pectorale est petite, la ventrale n’atteint pas l’anus.
La caudale également de petite taille est émarginée.
Coloration argentée sur les flanes et plus sombre sur le dos. De
fines bandes brunes irrégulières courent sur les flancs. Les nageoires
sont peu colorées, la dorsale épineuse et la dorsale molle portent
une large tache noire à leur sommet. La caudale est marquée de
bandes noires.
D. X-XI/1 10-11; A. III 7-9; P. I 13; V. I 5; Sq. 80-90.
Longueur standard : 280 mm.
Nom vernaculaire : Mianoravola.
MaDaGascar : Côte Est.
Biologie. — Ce poisson est très commun à marée basse dans
toutes les flaques d’eau, mais il fait des incursions en eau douce
et il supporte ce milieu différent sans difficulté, Très carnassier, il
attaque d’autres petits poissons. On l’importe fréquemment en Eu-
rope comme Poisson d’aquarium.
25. Genre Kuhlia GiLL, 1861
Corps oblong très comprimé, recouvert d’écailles ciliées, grandes
ou moyennes. Bouche protractile, grande maxillaire visible, sans
os supplémentaire. Dents villiformes aux mâchoires. Des dents aù
vomer, sur les palatins, les entoptérygoïdes et les ectoptérygoïdes.
Langue nue. Préorbitaire et préopercule denticulés. Ope
deux épines. Six rayons branchiostèges. Pseudobranchie déve-
loppée. Ligne latérale complète. Dorsale à dix épines et anale
à trois épines avec un fourreau écailleux à leur base. Ventrale
débutant un peu en arrière des pectorales. 25 vertèbre:
Quatre espèces malgaches.
ule avec
1. Kuhlia rupestris (LACÉPÈDE)
Centropomus rupestris LACÉPÈDE, Hist. Poiss., IV, 1802, p. 252
et 273.
Dules fuscus Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss., III, 1829,
p. 118.
Dules rupestris Cuvier et VALENCIENNES, op. cit., III, 1829, p. 119
et VIT, 1831, p. 477. — SAUVAGE, Hist. Madag., Poiss., 1891, p. 150,
pl. 41B, fig. 3.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 59
Dules guamensis CUVIER et VALENC
p. 474.
Dules vanicolensis CUVIER et VALE
p. 478.
Moronopsis rupestris BLEEKER, Arch. Néerl., VII, 1872, p. 379; —
Atl. Icht. VIT, 1876, p. 11, pl. 379; fig. 2.
Kuhlia rupestris (part) BOULENGER, Cat. Fish. 1, 1895, p. 86; —
Cat. Fr. Fish. Africa. II, 1915, p. 93. — RE&an, Proc. Zool. Soc.
1913, p. 375. — BarNarb, Marine Fish. South Africa, IT, 1927,
— FowLer, Fish. Oceania, 1928, p. 167. — WEBER et de
ont, Fish. Indo-Austr. Arch., V, 1929, p. 270.
La hauteur du corps est contenue deux fois et demie à trois fois
dans la longueur, Le museau est pointu, la mandibule proéminente.
L'œil est aussi long ou plus long que le museau. Le maxillaire
s'étend en-desous du centre de l'œil et même au-delà. Le haut de
la tête est rugueux. De grandes écailles ciliées recouvrent la joue
et l’opercule. Le bord inférieur de l’opercule est finement denticulé
chez le jeune. Seize à dix-neuf branchiospines en bas du premier
arc. La dorsale débute au-dessus de la ventrale, les quatrième et
cinquième épines sont plus longues. La troisième épine de l’anale
est la plus longue. La pectorale est pointue. La ventrale n’atteint
pas l’anale. La caudale est écailleuse à sa base et émarginée.
ES, op. cit, VII, 1831,
IENNES, op. cit, VIT, 1831,
Coloration bleuâtre ou brunâtre en-dessus, argentée sur les côtés
et le ventre. Les écailles sont marquées d’un point noir ou rouge.
La dorsale molle a souvent une ligne de points bruns, ainsi que
l'anale. Le bord de la caudale est clair.
D. X 11; A. II 9-10; P. 1 12-13; V. I 5; Sq. 40-44.
Longueur standard : peut atteindre 260 mm.
Nom vernaculaire : Fiantsara.
Biologie. — Cette espèce est la plus répandue dans les eaux
douces de Madagascar. Très euryhaline, elle remonte la plupart des
rivières et ruisseaux où elle fait la chasse des poissons, batraciens
et insectes. Sa reproduction n’a jamais été observée en eau douce.
2. Kuhlia splendens REGAN
Kuhlia malo (part) BOULENGER, Cat. Fish. I, 1895, p. 40; — Cat.
Fr. Fish. Africa, IL, 1915, p. 96, fig. 78. — (part.) BARNARD, Marine
Fish. South Africa, II, 1927, p. 497.
Kuhlia splendens ReGan, Proc Zool. Soc., 1913, p. 359, fig. B.
Source : MNHN, Paris
60 J. ARNOULT
La hauteur du corps est contenue deux fois et demie à deux fois
trois quarts dans la longueur. Le museau est pointu, la mandibule
légèrement proéminente. Le maxillaire supérieur s'étend jusque
sous le quart antérieur de l’œil. L’épine operculaire inférieure est
la plus développée. 26 à 27 épines en bas du premier are. La dorsale
débute juste en arrière de l’origine de la ventrale. La troisième
épine de l’anale est la plus longue. La pectorale est pointue et fait
les deux cinquièmes de la longueur de la tête. La ventrale n’atteint
pas l’anale. La caudale est écailleuse à sa base et bien émarginé
ses rayons médians font un peu plus de la moitié des rayons
inférieurs et supérieurs.
D. X 11; A. III 11; Sq. 48-50.
Longueur standard : 170 mm.
Nom vernaculaire : Fiantsara.
Biologie. — Peut se pêcher dans tous les estuaires et lagunes mais
n’est pas très commun.
3. Kuhlia tæniura(Cuvier et VAaLENC
Dules tæniurnus CUVIER et VALENCIENN Hist. Poi IT, 1829,
p. 114. — BLEERER, Verh. Batav. Gen., XXII, 1849, p. 49.
Perca argentea BENNETT, Fish. Ceylon, 1830, pl. 22.
Dulcs Benneti P 5, Monatsb. Berl. Acad., 1855, p. 432. — Day,
Fish. Ind., 1875, p. 67, pl. XVIIL, fig. 2.
Moronopsis tæniurus BL R, Arch. Néerl., VII, 1872, p. 74; —
At. Ichth. VII, 1876, p. 119, pl. 345, fig. 5.
Kuhlia tæniura BOULENGER, Cat. Fish, I, 1895, p. 39; — Cat.
Fr. Fish. Africa, IN, 1915, p. 95, fig. 77. — REGAN, Proc. Zool. Soc.
1913, p. 381; — BarNarp, Marine Fish. S. ica, 1928, p. 141: —
Weser et de BEAUFORT, Fish Indo-Austr. Arch., V, 1929, p. 273.
La hauteur du corps est contenue trois fois environ dans la
longueur. Le museau est pointu et fait une fois le diamètre de l’œil.
La mandibule est légèrement proéminente, Le maxillaire s'étend jus-
qu’au bord antérieur de l’œil. De grandes écailles ciliées recouvrent
la joue et l’opercule. Le préopercule est finement denticulé. L'épine
operculaire inférieure est forte. 23 à 26 branchiospines en bas du
premier arc. La dorsale débute en arrière de la ventrale, la qua-
trième et la cinquième épines sont plus longues. La troisième épine
de l’anale est plus longue, elle égale la dixième de la dorsale. La
pectorale est pointue. La ventrale n’atteint pas l’anale. La caudale
est fourchue, écailleuse à sa base, à lobes pointus.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 61
Coloration bleuâtre sur le dessus, argentée sur les flancs et le
ventre. Le haut de la dorsale molle est noir. La caudale est marquée
de cinq bandes noires horizontales.
D. X 10-11; A IT 10-11; P. I 12-13; V I 5; Sq. 80-90.
Longueur standard : 180 mm.
Nom vernaculaire : Fiena.
Biologie. — Ce poisson de mer fréquente les eaux saumâtres et
douces surtout lorsqu'elles ne sont pas limoneuses. La reproduction
n’a pas lieu en eau douce où cependant on peut trouver des indi-
vidus de toutes tailles, mais jamais très en amont.
4. Kuhlia caudovittata (LACÉPÈDE)
Holocentrus caudovittatus Lac:
et 337.
Dules caudovittatus CUVIER et VALE
1829, p. 117 et VII, 1831, p. 475. — Sauva
1891, p. 151, pl. XVII, fig. 3.
Kuhlia caudovittata (part) BOULENGER, Cat. Fish, I, 1895, p. 41;
— Cat. Fr. Fish. Africa, IT, 1915, p. 98. — REGAN, Proc. Zool. Soc.,
1913, p. 379.
La hauteur du corps est contenue deux fois trois cinquièmes
à deux fois trois quarts dans la longueur. Le museau est pointu et
mesure environ le tiers de la longueur de la tête. La mandibule
est légèrement proéminente. Le maxillaire s'étend au-dessous du
bord antérieur de l’œil. De grandes écailles ciliées recouvrent la
joue et l'opereule. Le préoperceule est finement denticulé, l’épine
operculaire est forte. 24 ou 25 branchiospines en bas du premier
arc. La dorsale débute juste en-dessous de l’origine de la ventrale.
L'anale a sa troisième épine plus longue que la deuxième. La pecto-
rale est pointue. La ventrale n’atteint pas l'anus. La caudale est
fourchue.
DE, Hist. Poiss., IV, 1802, p. 332
Hist. Poiss., II,
Hist. Madag., Poiss.,
Coloration générale argentée, le dos est gris bleuâtre. Deux barres
noires existent sur le caudale, la dernière borde la nageoire.
D. X 13-14; A. III 12-13; P. 1 14-15; V. I 5; Sq. 53-55
Longueur standard : 240 mm.
Nom vernaculaire : Fiantsara.
Biologie. — Ce Kuhlia comme tous les représentants de cette
famille, fait de nombreuses incursions en eau douce qu’il supporte
parfaitement. Ne semble pas se reproduire en dehors de la mer.
Source
: MNHN, Paris
62 J. ARNOULT
CENTRARCHIDÆ
(Planche XI)
Cette famille de poissons perciformes est uniquement représentée
par des formes d’eau douce de l'Amérique du Nord. Tête et corps
écailleux. Bouche protractile. Mâchoires et palais dentés. Pas de
lame sous-orbitaire soutenant l'œil. Entoptérygoïde présente. Deux
narines de chaque côté. Opercule bien développé. Membrane des
ouïes ne s’unissant pas à l’isthme. 5 à 7 rayons branchiostèges. Os
pharyngiens inférieurs séparés. 4 branchies pectinées, une fente
derrière la quatrième. Pseudo-branchie présente. Dorsale toujours
unique mais avec la partie épineuse plus basse que la partie mobile.
Anale à trois épines ou davantage. Ventrales thoraciques à une
épine et cinq rayons branchus. 25 à 33 vertèbres.
Cette famille est représentée à Madagascar par un genre et une
espèce introduite.
26. Genre Micropterus LACÉPÈDE
Corps oblong, bouche large, oblique. Fente buccale atteignant
sensiblement la verticale abaissée du centre de l'œil. Mandibule
proéminente, dépassant nettement la mâchoire supérieure. Dents en
velours sur les mâchoires, le vomer, les palatins. Normalement pas
de dents sur la langue. Branchiospines longues et minces. Dorsale
à dix rayons épineux avec échancrure marquée entre la partie
antérieure et la partie postérieure soutenue par des rayons mous.
Des appendices pyloriques. 32 à 33 vertèbres.
Micropterus salmoïdes (LACÉPÈDE)
Labrus salmoides LAcÉrÈDE, Hist. Nat, Paris, 1802, p. 716.
Huro nigricans CUVIER et VALENCIENNES, Hist. Poiss., Il, 1828,
p. 124.
Micropterus salmoïdes Gixx, Amer. Journ. Sci. Art., 1864, 2° série
37, p. 93.
Huro salmoïdes Jorpax, Man. of Vertebr. anim. North U.S., 1929,
13° edit, p. 145-146.
Source : MNHN, Paris
POIS
SONS DES EAUX DOUCES 63
Microplerus salmoïdes BaLEY et Hugss, Yukers on Hudson,
Occas. Papers Mus. Zool. Univ. Michigan, 1949, n° 516.
La hauteur du corps est contenue deux fois deux tiers à trois fois
dans la longueur. La tête forte, faisant un peu plus du tiers de
la longueur totale. L'opercule est écailleux, son bord libre se
termine en pointe mais il est lisse et ne porte pas d'épine. La
bouche est protractile s'étendant au-delà du bord antérieur de
l'œil. Dents en velours sur les mâchoires, le vomer et les palatins.
Le premier are branchial porte de nombreuses branchiospines.
Neuf à onze épines à la dorsale avec échancrure marquée entre la
partie antérieure et la partie postérieure soutenue par quatorze
rayons mous. La pectorale arrondie est courte, égale aux deux tiers
de la longueur de la tête. La caudale est tronquée ou légèrement
arrondie.
Coloration vert bronzé sur le dos et les flancs et devenant
argentée sur le ventre. Des bandes plus où moins continues le long
des flancs formant une large bande foncée chez certains individus.
D. IX-XI 13-14; A. IIT 12; P. 14-15; V. 11-13; Sq. 63-69.
Longueur standard : 380 mm.
Nom vernaculaire : Black-Bass, Blaky, Langibasy.
Biologie. — Le Black-Bass, introduit de France en 1951, est origi-
naire d'Amérique du Nord. Cette espèce eurytherme s’est bien
accommodée des eaux des Hauts-Plateaux qui ne dépassent que
rarement d’ailleurs + 25° GC. Il présente l'inconvénient d'être
strictement carnassier el risque de détruire les espèces autochtones
et introduites plus faibles.
Pisciculture. — Elle ne présente pas de difficulté à Madagascar.
Il suffit que le sol des étangs ne soit pas trop vaseux pour permettre
aux géniteurs la construction d'un nid assez simple. La croissance
de ce poisson est rapide si on a soin de lui assurer une nourriture
abondante (petits poissons, grenouilles).
Source : MNHN, Paris
64 J. ARNOULT
CHÆTODONTIDÆ
(Planche XI)
Corps élevé et comprimé, recouvert de petites écailles. Tête
ailleuse, bouche petite. Mâchoire avec dents villiformes ou céti-
formes. Pas de dents au pal Deux narines de chaque côté.
Sous-orbitaires avec une lame soutenant le globe de l'œil. Oper-
cule bien développé. Membranes des ouïes unies à l’'isthme. 6
ou 7 rayons branchiostèges. 4 branchies pectinées. Pseudo-branchie
présente, Pharyngien inférieur séparé. Dorsale formée d’une partie
épineuse et d’une partie molle d’égal développement. Anale à trois
ou quatre épines et une longue partie molle égale à celle de la
dorsale. Nageoire verticale plus ou moins recouverte de petites
écailles. Ventrale thoracique à une épine ct cinq rayons mous.
Vess simple. 22 à 24 vertèbres
natatoire présente et
EN
27. Genre Scatophagus CUVIER et VAL , 1831
Corps recouvert de très petites écailles. Museau moyen. Bouche
petite, non protractile. Des dents mobiles, villiformes, tricuspides
aux mâchoires.
Pas d’épine au préopercule. Six rayons branchiostèges. Une petite
épine horizontale pointant en avant de la dorsale épineuse, composée
de dix ou onze aiguillons séparée par une petite encoche d’une
seconde portion formée d’une épine et d’une quinzaine de rayons
branchus. Anale avec quatre épines et aussi une quinzaine de
rayons branchus. Pectorales courtes. Ventrales avec une écaille
auxiliaire, insérée un peu en arrière de la base des pectorales.
Appendices pyloriques assez nombreux.
Les Scatophages sont bien représentés dans toutes les eaux
côtières de l’océan Indien et du Pacifique. Tous sont connus pour
les incursions qu’ils font à certaines périodes en eau douce, sans
que le mobile exact de ces déplacements ait été bien élucidé.
Une espèce malgache.
Scatophagus tetracanthus (LACÉPÈDE)
Chætodon tetrachanthus LACÉPÈDE, Hist. Poiss., IV, 1802, p. 726;
IN, pl. 25 f. 2.
Scatophagus fasciatus CUVIER et VALENCIENNE:
1831, p. 144.
, Hist. Poiss., VIT
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 65
Scatophagus tetracanthus GüNTHER, Cat. Fish., II, 1860, p. 60. —
FowLer, Fish. Oceania, 1928, p. 243.
Scatophagus argus (part) BARNARD, Marine Fish. South Africa,
11, 1927, p. 618.
La hauteur du corps est contenue une fois un tiers à une fois
et demie dans la longueur, la longueur de la tête deux fois trois
quarts à trois fois et demie. Le museau égale ou dépasse un peu
le diamètre de lœil qui est compris deux fois et demie à trois fois
et demie dans la longueur de la tête, une fois à une fois et demie
dans l’espace interorbitaire. La bouche arrive seulement à l’'aplomb
de la narine postérieure. I y a de minuscules écailles sur la tête,
la joue et l’opercule. Le bord inférieur du préopercule est finement
denticulé. On compte 8 ou 9 branchiospines courtes, coniques, en
bas du premier arc. Les écailles sont cténoïdes. La ligne latérale,
complète, décrit une courbe suivant à peu près le profil du dos, puis
devient médiane à la fin du pédicule caudal. La troisième épine de
la dorsale est la plus longue et t les deux tiers environ de la
longueur de la tête, les rayons mous et antérieurs les trois quarts.
La deuxième épine de l’anale, la plus longue, ne mesure guère que
le tiers de la longueur de la tête. Les rayons mous antérieurs sont
semblables à ceux de la dorsale.
La peclorale arrondie égale les trois cinquièmes de la longueur
de la tête. La ventrale possède une épine très forte, mesurant des
trois cinquièmes aux trois quarts de la longueur de la tête, son rayon
mou externe filiforme dépasse le plus souvent l’origine de l’anale.
Le pédicule caudal est moitié plus haut que long. La caudale
est tronquée.
La coloration du corps est jaune doré avec six ou sept barres
brunes transversales plus marquées chez les jeunes. Ces barres
s'étendent jusqu'au ventre chez certains individus. Les nageoires
impaires sont tachées de brun, les autres hyalines.
D. X.1 16; À IV 14-15; P. 1 15-16; V I 5 Sq. 15-18
Longueur standard : 50 à 160 mm.
Nom vernaculaire : Hiata (Ouest), Hintana (côte Est).
Biologie.
— Cette espèce, plus fréquente sur la côte occidentale,
a été particulièrement bien observée ces dernières années par des
naturalistes locaux (E. BRUNEL). On ne trouve d'une façon courante
en eau douce que de jeunes individus, et il semble que la ponte
ait lieu aux embouchures des rivières. On peut supposer que les ale-
vins ont besoin d’eau douce pour prospérer, alors que les adultes
se tiennent, de préférence, en milieu saumâtre ou salé, suppositions
qui concordent avec les observation faites en aquarium.
Cette espèce est friande d’algues et de plantes tendres.
Source : MNHN, Paris
66 J. ARNOULT
MONODACTYLIDÆ
(Planche XID
Poissons perciformes aberrants. Corps écailleux, très élevé et
comprimé, Tête écailleuse. Bouche protractile. Dents aux mâchoires
et aux palais. Deux ouvertures à la narine de chaque côté. Second
sous-orbitaire avec une lame interne soutenant le globe de l’œil.
Opercule bien développé. Membranes des ouïes ne s’unissant pas
à l’isthme. 6 ou 7 rayons branchiostèges. 4 branchies pectinées, une
fente derrière la quatrième. Pseudo-branchie présente. Pharyngiens
inférieurs séparés. Côtes sessiles. Dorsale épineuse plus où moins
développée, parfois très réduite. Anale à trois épines, ses parties
molles recouvertes d’écailles comme celles de la dorsale. Ventrales
thoraciques composées d’une épine et de cinq rayons souvent rudi-
mentaires ou absents. 23-24 vertèbres.
Cette famille comprend une douzaine d'espèces de poissons
marins des eaux tropicales. Ce sont des espèces côtières qui
fréquentent avec assiduité les estuaires. A marée basse, les jeunes,
principalement, se liennent dans l'eau absolument douce et peuvent
se rencontrer très en amont. Poissons carnassiers.
28. Genre Pseftus CUVIER el VALENCIENNES, 1831
Corps très élevé et comprimé, recouvert de petites écailles
cténoïdes. Bouche très large, protractile. Maxillaire visible. Dents
villiformes aux mâchoires, au vomer, sur les palatins et la langue,
6 rayons branchiostèges. Pseudobranchie développée. Ligne latérale
complète. Dorsale et anale longues et couvertes d’écailles, la pre-
mière avec sept ou huit, la deuxième avec trois épines, épines
antérieures isolées et courtes, épines postérieures plus longues,
visibles seulement à l'extrémité. Ventrales plus ou moins rudimen-
taires; thoraciques, situées sous les pectorales. Vessie natatoire
bifurquée en arrière.
Deux espèces malgaches.
1. Psettus falciformis (LACÉPÈDE)
Monodactylus falciformis Lacérëbe, Hist. Poiss., Il, 1801, pl. V,
fig. 4 et III, 1809, p. 132. — BarNarD, Marine Fish. South Africa, IL,
1997, p. 639. — FowLer, Fish. Oceania, 1998, p. 241.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 67
Psettus Commersoni CUVIER et VALENCIENN
1831, p. 250.
Psettus falciformis GüNTHER, Cat. Fish, II, 1860, p. 488 —
SAUVA Hist. Madag., Poiss., 1891, p. 334. — BouLENGER, Cat. Fr.
Fish. Africa, IT, 1915, p. 120, fig. 89.
Stromatoidea Layardi CASrELNAU, Mém. Poiss. Afr. Austr., 1861,
p. 44.
Psettus orbicularis GUICHENOT, Mém. Soc. Sc. Cherbourg, XII,
1866, p. 136.
Hist. Poiss., VII,
La hauteur du corps est contenue une fois et demie à deux fois
dans la longueur, la longueur de la tête deux fois deux tiers à trois
fois et demie. Le museau fait la moitié du diamètre de l'œil qui
égale ou excède un peu la largeur interorbitaire et est compris deux
à trois fois dans la longueur de la tête. Le maxillaire s'étend jusque
sous le quart antérieur de l’œil. La tête est entièrement recouverte
de petites écailles, on en compte environ une quinzaine de rangées
sur la joue. 20 à 24 longues branchiospines en bas du premier arc.
La ligne latérale qui perce 50 à 60 écailles est complète et forme
une courbe suivant à peu près le profil du dos puis devient médiane
gne sur le pédicule caudal. Les épines de la dorsale sont
croissantes, la dernière faisant la moitié de la longueur de la tête;
la partie molle antérieure est faleiforme. L’anale est semblable à
la dorsale, la troisième épine mesurant des deux cinquièmes à la
moitié de la longueur de la tête. La pectorale, arrondie, fait des deux
tiers aux trois quarts de la longueur de la tête. La ventrale est
réduite mais bien développée. Le pédicule caudal est aussi long que
haut. La caudale est un peu émarginée.
Coloration argentée, dos légèrement bleuâtre ou brunâtre.
L'extrémité des rayons mous antérieurs de la dorsale et de l’anale
est noire; sept ou huit barres brunes chez les jeunes, la première
traversant l’œil, la dernière, élargie, sur le pédicule caudal.
D. VIII 26-30; A. III 24-30; P. I 17; Sq. 75-82.
Longueur standard : 150 à 205 mm.
Nom vernaculaire : Tsipela, Felafela.
MADAGASCAR OUI
: Tuléar, Saint-Augustin.
2. Psettus argenteus (LINNÉ)
Chætodon argenteus Lin, Amœn. Acad, IV, p. 249; — Syst.
Nat, I, 1766, p. 461.
Source : MNHN, Paris
68 J ARNOULT
Scomber rhombeus Forskar, De
Centropodus rhombeus LA , Hist. Poiss., III, 1802, p. 304.
Acanthopodus argenteus Lacirène, op. cit., IV, p. 558.
Psettus rhombeus Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss., VII, 1831,
p. 245.
Psettus argenteus RicHARDsON, Ereb. Terr. Fish, 1846, p. 57,
pl. 35, fig. 1-3. — Day, Fish. Ind., 1876, p. 235, pl. 51, B, fig. 5. —
BouLeNGEr, Cat. Fr. Fish. Africa, III, 1915, p. 121, fig. 90.
Monodactylus rhombeus CaNror, Cat. Mal. Fish. 1850, p. 172.
Monodactylus argenteus BLEEKER et POLLEN, Fauna Mad., Poiss.,
1874, p. 65. — BarNarD, Marine Fish. South Africa, IT, 1927, p. 640,
pl. XXVL, fig. 3.
. Anim, 1775, p. 58.
La hauteur du corps est contenue une fois un quart à une fois
et demie dans la longueur, la longueur de la tête trois à trois fois
deux tiers. Le museau fait la moitié environ du diamètre de l'œil
qui égale ou excède un peu la largeur interorbitaire et est compris
deux fois et demie à trois fois dans la longueur de la tête. Le
maxillaire s'étend sur le bord antérieur de l’œil et même au-delà.
La tête est recouverte de petites écailles; une quinzaine de rangées
sur la joue. 17 à 19 branchiospines en bas du premier arc. La ligne
latérale perce 50 à 60 écailles. Les épines de la dorsale sont crois-
santes, la dernière faisant des deux cinquièmes aux deux tiers de
la longueur de la tête; les rayons mous antérieurs sont modérément
prolong isième épine anale égale la dernière de la dorsale.
La pectorale, arrondie, fait la moitié environ de la longueur de la
tête. La ventrale est rudimentaire. Le pédicule caudal est nettement
plus long que haut. La eaudale est faiblement émarginée.
Coloration argentée, dos bleuâtre et quelquefois brun; extrémité
des rayons mous antérieurs de la dorsale et de l’anale, noire.
Deux barres noires chez le jeune, la première traversant l'œil, la
seconde va de la nuque à la ventrale.
D. VII 28-30; A. III 29-39; P. I 15; V. I 2-4; Sq. 70-88.
Longueur standard : 200 mm environ.
MADAGASCaAR : régions côtières.
Cette espèce, ainsi que la précédente, est couramment importée
en Europe comme Poisson d’aquarium; elles vivent parfaitement en
eau douce.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 69
CICHLIDÆ
(Planches XI, XII, XIV, XV)
Poissons perciformes, caractérisés par la présence d’une seule
narine de chaque côté de la tête. Une écaille très développée à
l’aiselle des pelviennes. Absence de dents au palais. Dentition très
variable aux mâchoires. Pas de lame sous-orbitaire soutenant l’œil.
Opercule bien développé. Os pharyngiens inférieurs unis l’un à
l'autre mais avec une suture médiane persistante. Dorsale composée
d'une partie épineuse et d’une partie molle. Anale à trois épines
ou davantage. Ventrales thoraciques formées d’une épine et de
cinq rayons branchus.
29. Genre Paratilapia BLEEKER, 1868
Corps court ou moye
Chaque mâchoire p
coniques. Maxillaire vi
ou à
n, recouvert d'écailles cycloïdes ou cténoïdes.
ède deux ou plusieurs rangées de dents
ble bouche fermée. Branchiospines courtes
ez longues. Deux lignes latérales, la supérieure presque
complète. Dorsale 10 à 18 épines. Anale à 3 épines et 6 à 13 rayons
mous. Vertèbres 27 à 37.
Ce genre n’est représenté à Madagascar que par une seule espèce,
qui est cependant la plus répandue des Cichlides.
Paratilapia Polleni BLE
ER
Paratilapia Polleni BLEEKER, Ver
Poiss. Madag., 1875, p. 10, pl. V, fig FEINDACHNER, Sitzb. Akad.
Wiss. Wien, LXXXIL I, 1880, p. 247. — Sauvacr, Hist. Madag,
Poiss., 1891, p. 443, pl. 44, fig. 2. — BOULE R, Proc. Zool. Soc.
1898, p. 138; — Cat. Fr. Fish. Africa, III, 1915, p. 315, fig. 208. —
PELLEGRIN, Mém. Soc. Zool. Fr, XVI, 1904, p. 257.
Paracara typus BLEE VersL. Ak. Amsterd., XIL, 1878, p. 193,
pl. UT, fig. 3. — Sauvace, op. cit, 1891, p. 438, pl. 44 A, fig 8et C,
fig. 1.
Paratilapia Bleckeri Sauvace, op. cit., 1891, p. 444, pl. 44, fig. 1 —
BOULENGER, op. cit. 1898, p. 139.
Paratilapia typus BOULENGER, op. cit, p. 139.
4k. Amster., I, 1868, p. 307; —
Source : MNHN, Paris
70 J. ARNOULT
La hauteur du corps est contenue deux à deux fois trois quarts
dans la longueur, la longueur de la tête deux fois et demie à deux
fois quatre cinquièmes. La tête est deux fois aussi longue que
large. Chez le jeune, le profil est droit, chez l'adulle, concav
Museau arrondi, L'œil est compris quatre à six fois dans la
longueur de la tête, une fois et demie à deux fois dans l’espace
interorbitaire. Bouche protractile, le maxillaire s'étendant au-delà
du bord antérieur de lœil. Trois à cinq séries de dents aux
mâchoires, les externes plus grosses. La mandibule est proéminente.
4 à 6 séries d’écailles sur la joue, de grandes écailles sur l’opercule.
Le premier arc branchial porte 7 à 10 branchiospines. Les épines
de la dorsale sont croissantes. Les rayons mous sont quelquefois
prolongés et aussi longs que la tête. La pectorale égale les trois
cinquièmes de la longueur de la tête. La ventrale atteint l’anus. La
caudale est arrondie.
Coloration brunâtre avec quelques taches brillantes sur les flancs.
En période de noce, les mâles sont d’un bleu tirant sur le noir,
les flancs et les nageoires parsemés de taches bleu-vert.
D. X-XIII 10-12; A. III 8-11; P. I 13-15; V. I 5; Sq. 28-30.
Longueur standard : 150 à 220 mm.
Nom vernaculaire : Marakely, Fony (Sud).
MapaGascar : toute l’île.
Biologie. — Comme tous les Cichlidæ, ce poisson a une vie de
famille bien établie. Le mâle et la femelle construisent un nid sur
le sol nettoyé par leurs soins et ils surveillent l'incubation et
l'élevage des jeunes pendant fort longtemps. Les individus de
grande taille sont fort rares. Quoique commune partout cette espèce
n’est pas assez prolifique pour que son élevage soit rentable.
30. Genre Ptychochromis STEINDACHNER, 1880
Voisin de Tilapia A. Surrm. Corps court recouvert d'écailles cté-
noïdes. Trois à cinq rangées de dents à chaque mâchoire, toutes
bicuspides. Maxillaire apparent, bouche fermée. 10 à 12 branchios-
pines courtes, en bas du premier arc branchial. Papille développée
des deux côtés et en haut du pharynx. Deux lignes latérales. 13
à 15 épines à la dorsale. Trois épines dont la dernière est très
développée à l’anale et 7 à 12 rayons mous.
Ce genre spécial à Madagascar à été maintenu par PELLEGRIN, ce
qui semble normal en raison de la présence de caractères bien
définis et d’un aspect extérieur qui le différencie des autres Cichlidæ
malgaches.
Deux espèces malgaches.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES
UX DOUCES 71
1. Ptychochromis oligacanthus (BLEEKER)
Tilapia oligacanthus BLE R, Versl. Ak. Amslerd., IL, 1868,
p. 309. — BOULENGER, Proc. Zool. Soc., 1899, p. 138; — Cat. Fr. Fish.
Africa, III, 1915, p. 258, fig. 174.
Piychochromis oligacanthus STEINDACHNER, Sitzb. Akad. Wiss.
Wien, LXXXII, I, 1880, p. 249, pl. I.
Ptychochromis Grandidieri SAUVAGE, Bull. Soc. Philom., (7), VI,
1882; — Hist. Mad. Poiss., 1891, p. 441, pl. 44, fig. 3, 44 A, fig. 5.
Ptychochromis madagascariensis SAUVAGE, op. cit, 1891, p. 449,
pl. 42, fig. 4 et 44 À, fig. 6.
Tilapia madagascariensi
Tilapia Grandidieri Bou
Bou
NGER, op. cit., 1899, p. 138.
. cit, 1899, p. 138.
La hauteur du corps est contenue deux fois à deux fois un tiers
dans la longueur, la longueur de la tête deux fois deux tiers à trois
fois un quart. La tête est deux fois aussi longue que large. Le
profil supérieur est plutôt droit. L'œil égale environ l’espace interor-
bitaire. La bouche est moyenne, le maxillaire n’atteignant que le
milieu de la distance entre la narine et l'œil. Trois à cinq séries de
dents à chaque mâchoire. Mâchoires subégales. Quatre ou cinq sé-
ries d’écailles sur la joue et les opercules. Le premier arc branchial
porte 10 à 12 branchiospines. La ligne latérale supérieure perce 20
à 22 écailles. L'inférieure 12 à 15. La pectorale est pointue. La
caudale est émarginée.
Coloration gris argent tirant sur le brun. Les flancs présentent
deux ou trois taches noires arrondies qui se transforment mais
rarement en bandes chez certains individus.
D. XIII, XIV, 10-13; A. III 7-9; P. I 13; V. I 5; Sq. 32-34.
Longueur standard : peut atteindre 200 mm.
Nom vernaculaire : Saroy.
MaDaGascar : pratiquement toute l’île, y compris Nosy Be.
Biologie. — C’est le plus commun des Cichlidæ après le Marakely
mais comme ce dernier il atteint rarement une forte taille. 11
préfère les eaux tièdes et peut même à l’occasion se maintenir au
voisinage de sources chaudes à Ranomafana,
2. Ptychochromis beïsileanus (BOULENGER)
Tilapia betsileana BouLENSER, Proc. Zool. Soc., 1899, p. 139, fig.;
— Cat. Fr. Fish. Africa, III, 1915, p. 259, fig. 175.
Piychochromis oligacanthus (part.) PELLEGRIN, Mém. Soc. Zool.
France, XVI, 1904, p. 347,
Source : MNHN, Paris
a
no
J ARNOULT
Plychochromis belsileanus PELLEGRIN, Bull. Mus. Paris, 1907,
p. 33.
Ptychochromis Grandidieri (non SAUVAGE) LOUVEL, Expl. Eaux
douces Madag., 1930, p. 14.
La hauteur du corps est contenue deux à deux fois un quart dans
la longueur, la longueur de la tête deux fois quatre cinquièmes
à trois fois et demie. Il existe une gibbosité frontale bien marquée
chez les gros sujets. Le museau est arrondi. L'œil est comp
trois fois et demie à quatre fa
tête. Bouche moyenne; le ma
antérieur de l'œil. Les dents bi
à cinq rangées à chaque mâchoire. Le premier are porte 10
à 11 branchiospines pointues. La ligne latérale supérieure perce
21 écailles, l’inférieure 14. La caudale est émarginée.
Coloration brun noir parfois nuancée de clair sous la tête.
D. XILHI-XV 12-14; A. III 10-12; P. I 14; V. I 5; Sq. 33-36.
Longueur standard 120 à 240 mm.
Nom vernaculaire : Trondromainty (Betsileo).
s
s trois quarts dans la longueur de la
laire s’élend jusque sous le bord
spides sont disposées en quatre
MADAGASCAR CENTRE.
Biologie. — Espèce fragile qui demande des eaux profondes et
pures, et dont la répartition géographique est limitée aux Hauts-
Plateaux betsileo et au lac Itasy. Pisciculture irréalisable. C’est le
poisson le plus couramment pêché dans ce lac d'où il est expédié
séché sur les Hauts-Plateaux.
R, 1868
Corps court, recouvert de grandes écailles cycloïdes. Une seule
rangée de dents aux deux mâchoires, les médianes en forme d’inci-
sives, grandes et comprimées, les latérales coniques. Maxillaire
visible. 11 où 12 branchiospines courtes. Deux lignes latérales. 16
à 20 épines à la dorsale, 8 à 10 à l’anale, la base de ces nageoires
étant recouverte d’écailles. Processus écailleux à l’aisselle de la
ventrale.
Ce genre est spécial à lle. Il comprend des formes qui ne
dédaignent pas l’eau plus ou moins saumâtre, et chaude. Ces Cichli-
dæ sont très voisins du genre Etroplus de l'Inde et de Ceylan où
ils sont les seuls Cichlidæ de ce continent.
31. Genre Paretroplus BL
1. Paretroplus Dami BLEEKER
Paretroplus Dami BLEEKER, Versi. Ak. Amsterd., II, 1868, p. 315;
— Poiss. Madag., 1875, p. 13, pl. IV, fig. 3. — Sauvace, Hist. Mad,
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 73
Poiss., 1891, p. 445, pl. 46, fig. 1. — BouLENGER, Proc. Zool. Soc.
1899, p. 142; — Cat. Fr. Fish. Africa, IL, 1915, p. 505, fig. 350. —
PELLEGRIN, Mém. Soc. Zool. Fr., XVI, 1904, p. 358.
La hauteur du corps est comprise deux à deux fois un quart dans
la longueur. La longueur de la tête trois à trois fois un tiers. La
tête est deux fois aussi longue que large. Le maxillaire s’étend
jusque entre la narine et l’œil. Les dents médianes, en forme
d'incisives, sont au nombre de deux en haut, de quatre en bas.
Les latérales plus où moins coniques.
Le premier are branchial porte 10 à 12 branchiospines courtes.
La ligne latérale supérieure perce 23 à 30 écailles, l'in
La pectorale est arrondie. La caudale est émarginée.
Coloration brun doré. Il existe une tache noire plus ou moins
marquée au-dessus de la naissance de la pectorale
D: XVIII-XX 16; À. IX-X 12; P. I 16; V. I 5; Sq: 35 à 89.
Longueur standard : 165 mm.
Nom vernaculaire : Masovoatoaka.
ieure 5 à 8.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be, lac Ampombilava.
2. Paretroplus polyactis BLEEKER
Paretroplus polyactis BLE
p. 195, pl. I, fig. — Sauvac
R, Versl. Ak. Amsterd., XII, 1878,
:, Hist. Madag., Poiss., 1891, p. 446,
pl. 44 À, fig. 7 et 44 B, fig. 2. — BOurENGER, Proc. Zool. Soc., 1899,
p.142; — Cat. Fr. Fish. Africa, I, 1915, p. 506. — PELLEGRIN, Mém.
Soc. Zool. Fr. XVI, 1904, p. 359.
Paretroplus Damii (non BLEEKER) STEINDACHNER, Sitzb. Ak. Wiss,
Wien, LXXXII, I, 1880, p. 247.
La hauteur du corps est contenue une fois trois quarts à deux fois
dans la longueur. La longueur de la tête trois fois. La tête est
deux fois à deux fois un quart aussi longue que large. Le museau
fortement comprimé est une fois et demie à une fois trois quarts
aussi long que l'œil qui est compris quatre à quatre fois un quart
dans la longueur de la tête, une fois un quart à une fois un tiers
dans l'espace interorbitaire. Le maxillaire s'étend au-delà de la
narine. Les dents médianes en forme d’incisive sont au nombre de
deux en haut, de quatre en bas. Les latérales plus ou moins coniques.
Joue écailleuse (3 ou 4 séries). Une papille rudimentaire au pharynx.
11 ou 12 courtes branchiospines en haut du premier arc. La ligne
latérale supérieure perce 20 à 22 écailles, l'inférieure 3 à 10. Les
épines de la dorsale sont croissantes, la dernière contenue deux fois
un tiers dans la longueur de la tête, les rayons mous médians
Source : MNHN, Paris
T4 J. ARNOULT
deux fois. Les épines de l’anale sont croissantes. La dernière égale
ou dépasse un peu en longueur la dernière épine de la dorsale, La
pectorale, arrondie, fait les deux tiers environ de la longueur de la
tête. La ventrale atteint l’anale.
La coloration est olivâtre ou brunâtre avec cinq ou six barres
foncées transversales plus ou moins distinctes chez le jeune; la
pectorale est jaunâtre. Une tache noire à la fin des rayons mous
de la dorsale est particulièrement visible chez le jeun:
D. XVI-XVIII 17-18; A. VII-IX 13-14; P. 1 16; V. I
Longueur standard : 180 mm à 220 mm.
Nom vernaculaire : Masovoatoaka (Est et Sud).
Biologie. — Habite les eaux douces jusqu'aux estuaires de toute
la côte Est et dans le Sud. Assez commun dans le canal des Panga-
lanes. Se prend à la ligne, au filet et à la nasse mais est relativement
fragile et peu prolifique. Ne convient pas pour la pisciculture.
3 Sq. 4-5
3. Paretroplus Petiti PELLEGRIN
Paretroplus Petiti PELLEGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr., 1929, p. 253.
La hauteur du corps est contenue une fois trois quarts dans la
longueur, la longueur de la tête trois fois un tiers. La tête est près de
deux fois aussi longue que large. Le museau, comprimé, est une fois
et demie aussi long que l'œil, qui lui-même est compris trois fois
dans la longueur de la tête. Le maxillaire atteint le point situé entre
la narine et l’œil. Les dents, au nombre d’une douzaine en haut,
sont de forme arrondie, celles du bas sont de Laille moyenne pour
les médianes et plus grande pour les latérales. Les joues sont
presque entièrement recouvertes d’écailles (7 rangeés). Les opercules
sont écailleux. Les branchiospines, au nombre de huit, sont courtes
et coniques. La ligne latérale supérieure perce 16 écailles,
l'inférieure 9. Les épines de la dorsale sont croissantes, les rayons
mous faisant la moitié de la longueur. Les épines de Panale sont
croissantes, la dernière beaucoup plus forte et à peine plus longue
que la dernière dorsale. La pectorale, arrondie, fait les trois quarts
de la longueur de la tête. La ventrale, écaileuse à la base, atteint
lanale. Le pédicule caudal est deux fois et demie aussi haut que
long. La caudale écailleuse à sa e est très fortement émarginée,
à lobes prolongés mesurant une fois et demie la longueur des rayons
médians.
La coloration est olivâtre sur le dos et les côtés, jaunâtre sur le
ventre. D’étroites lignes longitudinales claires courent sur chaque
série latérale d’écailles. 11 n’existe pas de point foncé au-dessus de la
pectorale. Les nageoires sont uniformément gris foncé.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCE
e
à
D. XVII 17; A. IX 14; V. I 5; Sq. 7-36.
Longueur standard : 110 mm.
Nom vernaculaire : Masovoatoaka.
MaDAGASCaR : rivière Maintimaso.
32. Genre Tilapia SurrH, 1840
Corps court où moyen, recouvert de grandes écailles cycloïdes.
Deux lignes latérales incomplètes. Bouche terminale. Maxillaire
généralement caché quand la bouche est close. Dents petites en
deux ou plusieurs rangées à chaque mâchoire, les externes typi-
quement bicuspides et les internes typiquement tricuspides,
rarement coniques. Pharyngien inférieur triangulaire ou cordiforme
garni de dents grêles, unies, bi ou tricuspides. Crêtes occipitales et
pariétale bien développées. Vertèbres : 26 à 33, la troisième avec
des apophyses inférieures soudées. D. XI-XVIIT 9-16; A. III-IV
7-12. Branchiospines en bas du premier arc branchial : 7 à 27.
Les Tilapia sont des poissons essentiellement africains de la zone
tropicale et subtropicale. Ils sont cependant très voisins de certains
Cichlidæ malgaches. Sous limpulsion de l’Institut de Recherche
Scientifique de Madagascar et du Service des Eaux et Forêts,
espèces de T'ilapia ont été introduites depuis 1950 et se sont remar-
quablement bien acclimatées, aussi bien sur les Hauts-Plateaux
que dans les eaux plus chaudes de la Côte. Ces poissons présentent
de plus l'intérêt de ne pas détruire les poissons autochtones et d’être
souvent phytophages.
1. Tilapia macrochir BOULENGER
Tilapia macrochir BOULENGER, Ann. Mag. Nat. Hist, X, 1912,
p: 139; — Cat. Fr. Fish. Africa, IT, 1915, p. 160.
La hauteur du corps est contenue une fois trois quarts à deux
fois un tiers dans la longueur, la tête est une fois deux tiers à une
fois quatre cinquièmes aussi longue que large. Le museau arrondi
et à profil supérieur droit égale une fois trois quarts le diamètre
de lœil. La bouche s'étend jusqu’en arrière de la narine. Les
écailles sont cycloïdes. La ligne latérale supérieure perce 19
à 22 écailles, l’inférieure 11 à 14. Le premier are branchial porte 21
à 25 branchiospines de forme pointue et flagellée. La dorsale com-
prend 16 à 17 épines croissantes, la dernière mesure environ la
moitié de la longueur de la tête, et 12 à 13 rayons mous. L’anale
à trois épines et 9 à 10 rayons mous. La pectorale est falciforme,
Source : MNHN, Paris
76 J. ARNOULT
très pointue et atteind l’aplomb du quatrième r
dorsale. La dor:
tèbres.
Coloration générale gr
yon mou de la
ale est longue. La caudale est droite. 27 à 29 ver-
s
claires,
ré rouge et présentant une petite tache
noire à la naissance des rayons mous (jeunes). La caudale est
soulignée de noires et présente un li rougeâtre.
D. XV-XVI 12-13; A. III 9-10; Sq. 29-31.
Longueur standard : peut atteindre 320 mm.
Nom vernaculaire : Tolapia ou Lapia.
Biologie. — Introduit en petit nombre en 1951 et mélangé avec
T. melanopleura il était difficile de le distinguer de ce dernier
à première vue, et seuls les caractères anatomiques (branchiospines)
nous permirent à cette époque de les trier. Depuis, une réintroduc-
tion a permis de naturaliser l’espèce.
Pisciculture. — Facile, même en mélange avec d’autres Tilapia
plus herbivores que lui. Ponte particulière dans un nid à même
le sol en forme de rose des vents. La femelle pratique l’incubation
buccale et mène ainsi à bien l’élevage de nombreux alevins (1.000 à
1.500).
argenté avec quelques bandes transver:
plus visibles chez le jeune que chez l’adulte. Nageoires
dorsale bordée d’un lis
2. Tilapia nilotica (LINNÉ)
Labrus niloticus LiNNÉ, Hasselquist, Iter Palest., p. 346, 1757
(type provenant du Nil).
Tilapia nilotica BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, I, p. 162,
fig. 106, 1915.
La hauteur du corps est comprise deux à deux fois et demie dans
la longueur. La longueur de la tête trois à trois fois et demie. La
tête est une fois et demie à une fois trois quarts aussi longue que
large. Le museau arrondi et à profil supérieur droit ou légèrement
convexe est égal environ à deux fois le diamètre de l'œil. La bouche
s'étend jusque sous la narine, Les dents externes sont bicuspides
et grêles, les internes sont tricuspides. Les écailles sont loïdes.
La ligne latérale supérieure perce 21 à 24 écailles, l'inféri ieure 14 à
18. Le premier are branchial porte une trentaine de branchiospines.
La dorsale comprend 17 à 18 épines croissantes, la dernière est
égale à la moitié de la longueur de la tête, et 12 à 14 rayons mous.
L’anale a trois épines et 8 ou 9 rayons mous. La pectorale en forme
de faux est un peu plus grande que la longueur de la tête. La
ventrale est plus courte. La caudale est arrondie chez l'adulte. 31,
32 vertèbres.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 77
Coloration foncée avec bandes verticales plus marquées. Gorge
et ventre grisâtres. Œil violet foncé. Tache operculaire plus où moins
marquée. Dorsale et anale grises, parfoïs teintées de rose avec des
taches claires formant des bandes obliques. La caudale est barrée
verticalement de traits noirs sur fond clair.
D. XVIHI-XVIII 12-14; A. III 8-10; P. 15; V. I 5; Sq. 29-32.
Longueur standard : environ 430 mm.
Nom vernaculaire : Tolapia.
Biologie. — Un des derniers introduit dans l'Ile, en provenance
d'Egypte et de Maurice, où il existait déjà. En Afrique, c’est plutôt
un poisson de fleuve mais il s’'adaptera certainement à des eaux
closes. Les femelles pratiquent l’incubation buccale et font plusieurs
pontes dans l’année. Le régime alimentaire se compose de phyto-
plancton et même de vase.
3. Tilapia mossambica BOULENGER
Chromis (Tilapia) mossambicus P
p. 681.
Chromis niloticus (part) PETE ne
GüNrHER, Cat. Fish., IV, p. 501, 1862. — PE
IV, p. 23, pl. IV, fig. 4, 1868.
Chromis mossambicus (part) GüNTHER, op. cit, p. 268.
Chromis Dumerilit STEINDACHNER, Verh. Zool. bol. Ges. Wien,
XIV, 1864, p. 225, pl. VIL fig. L.
Tilapia mossambica BOULENGER, Trans. Zool. Soc, XV, 1898,
p- 4; — Proc. Zool. Soc., 1899, p. 111. — PELLEGRIN, Mém. Soc. Zool.
France, XVI, 1904, p. 309.
Tilapia Dumerilit BOULENGER, Proc. Zool. Soc., 1899, p. 116.
Rs, Monatsb. Berl. Ac., 1852,
at., 1855, p. 267. —
Rs, Reise Mossamb.,
La hauteur du corps est comprise deux fois et demie à deux fois
trois quarts dans la longueur. La tête est une fois trois quarts à
deux fois aussi longue que large avec un profil concave. Le museau
est arrondi. La bouche est large et s'étend jusqu'au niveau de l'œil.
Les dents sont disposées en 4 à 8 séries. Les écailles sont cycloïdes.
La ligne latérale supérieure perce 18 à 21 écailles et l’inférieure
10 à 15. Le premier are branchial porte de 17 à 20 branchiospines.
La dorsale comprend 15 à 16 épines de taille peu élevée et sensible-
ment égales, et 10 à 11 rayons mous. L’anale a trois épines,
parfois quatre, et 9 ou 10 rayons mous dont les plus longs atteignent
le milieu de la caudale. La pectorale pointue est un peu moins
longue que la tête. La caudale est ronde ou tronquée.
Source : MNHN, Paris
78 J ARNOULT
Coloration brun olive où plus foncée. Ventrale, pectorale et anale
grisâtres. Dorsale et caudale bordées de jaune rougeâtre.
D. XV-XVI 10-11; A. ITI-(IV) 9-10; Sq. 30-33.
Longueur standard : 300 mm environ.
Nom vernaculaire : Tolapia.
Biologie. — Introduit seulement depuis 1956 du Mozambique
portugais, ce Tilapia est encore en cours d’expérimentation à
Madagascar; mais il est probable que, vu sa rapide croissance, sa
grande taille et sa prolificité, il donnera d'excellents résultats tant
en eau douce qu’en eau saumâtre, comme le prouvent les résultats
obtenus depuis la guerre en Indonésie.
4. Tilapia melanopleura DUMÉRIL
Tilapia melanopleura DUMÉRIL,
fig. 1, 1859. — BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Afr
1915.
La hauteur du corps est comprise de deux fo
dans la longueur. La longueur de la tête trois à trois fois et demie.
La tête est une fois et demie à une fois deux tiers au longue que
large. Le museau est arrondi, et a un profil supérieur droit, il fait
une fois trois quarts le diamètre de l’œil. La bouche s’étend jusqu’en
arrière de la narine, Les dents externes sont bicuspides et les
internes tricuspides. Les écailles sont cycloïdes. La ligne latérale
supérieure perce 20 à 21 écailles, l’inférieure 9 à 16. Le premier arc
branchial porte 13 branchiospines. La dorsale comprend 14 ou
15 épines croissantes, la dernière mesure environ la moitié de la
longueur de la tête, et 13 à 15 rayons mous. L’anale a trois épines
et 9 ou 10 rayons mous. La pectorale est pointue et l'extrémité
atteint à l'aplomb la na e du premier rayon mou de la dor
La ventrale atteint la naissance de l’anale. 27, 28 vertèbrés.
rch. Mus., X, p. 252, pl. XXII,
, TL, p. 190, fig. 193,
à deux fois un tiers
Coloration bleuâtre a foncée avec bandes verticales sombres
sur les flancs et une tache operculaire bien marquée. La dorsale et
l’anale sont grises avec des petites taches claires. Il existe à la base
de la dorsale molle une petite tache noire chez les jeunes. La caudale
est bicolore avec moilié inférieure rose et supérieure grise striée de
noir.
D. XIV-XV, 13-15; A. III 9-10; P. 15-16; V. I 5; Sq. 27-29.
Longueur standard : peut atteindre 300 à 380 mm.
: Nom vernaculaire : Tolapia.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUG
79
Biologie. Introduit de Brazzaville en 1951 ces Poissons se sont
montrés comme en Afrique d’excellents sujets pour la reproduction
en petite pisciculture familiale. Ils se nourrissent de petits animal-
cules et broutent la végétation aquatique et les herbes du bord.
Croissance rapide.
Pisciculture. Facile. Ponte échelonnée durant toute la saison
chaude dans des nids construits et surveillés par les parents.
5. Tilapia nigra GÜNTHER
Oreochromis niger GüNTHER, Proc. Zool. Soc, 1894, p. 89,
pl. IX. — PELLEGRIN, Mém. Soc. Zool. France, XVI, 1904, p. 355.
Tilapia nigra BOULENGER, Proc. Zool. Soc., 1899, p. 110.
La hauteur du corps est contenue deux fois un tiers à deux fois
un quart dans la longueur totale. La tête une fois deux tiers à
une fois trois quarts aussi longue que large. Le museau est arrondi
avec le profil supérieur droit. La bouche est plutôt large et grande,
les deux tiers de la tête, elle s'étend jusqu’au bord antérieur de
l'œil. Les écailles sont cycloïdes. La ligne latérale supérieure perce
19 à 20 écailles et l’inférieure une quinzaine, Le premier arc
branchial porte 17 branchiospines. La dorsale comprend 17 épines
dont les plus longues ne dépassent pas la longueur de la tête, 11 à
12 rayons mous qui peuvent atteindre le milieu de la caudale.
L'anale a quatre épines, et neuf rayons mous aussi longs que ceux
de la dorsale. La pectorale est aussi longue que la tête, elle peut
atteindre l’origine de l’anale. La caudale est tronquée.
Coloration gris noir avec reflet doré, une tache operculaire
sombre. Les nageoires sont sombres, sauf la dorsale et la caudale
qui sont striées et légèrement bordées de rougeâtre.
D. XVII 12; A. IV 9; Sq. 32.
Longueur standard : 200 mm.
Nom vernaculaire : Tolapia.
Biologie. — Le premier des Tilapia introduit (1950) en provenance
du Kenya s’est bien acclimaté mais reste de petite taille (100 mm)
à l'exception de quelques mâles qui peuvent devenir plus gros.
Pisciculture. — Dans les moindres plans d’eau. Nous avons
signalé en 1953 l’incubation buccale pratiquée par la femelle, fait
qui n’était pas connu pour cette espèce. Ce Tilapia, vu sa faible
taille, ne présente que peu d'intérêt pour l'élevage.
Source : MNHN, Paris
80 JT. ARNOULT
apia Zillii (GERvAIS)
Acerina Zillii GeRvAIS, Ann. Sc. Nat., (3), X, p. 203, 1848.
Tilapia Zillii BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, II, p. 197, fig. 126,
1915.
La hauteur du corps est comprise deux à trois fois dans la lon-
gueur, la longueur de la tête trois fois à trois fois et demie. La
tête est une fois et demie à deux fois aussi longue que large. Le
museau, arrondi et à profil supérieur droit, fait une fois à une fois
un tiers le diamètre de l'œil. La bouche s'étend jusqu'un peu en
arrière de la narine. Les dents externes bicuspides sont assez
grosses, les internes tricuspides sont plus pelites et disposées sur
deux rangées ou davantage. Les écailles sont cycloïdes. La ligne
latérale supérieure perce 19 à 23 écailles, l’inférieure 11 à 15. Le
premier arc branchial porte 13 à 14 branchiospines. La dorsale
comprend 14 à 16 épines croissantes et 12 rayons mous. L’anale
a trois épines et 7 à 10 rayons mous. La pectorale est pointue et
assez courte. La ventrale est de la même taille. La caudale est
arrondie ou subtronquée. 28 vertèbres.
Coloration olivâtre, assez foncée sur le corps, avec bandes
verticales sur les flancs et une tache operculaire bien marquée. La
gorge est blanche et parfois teintée de rouge. La pectorale et la
ventrale sont gris jaunâtre. Dorsale présentant une tache noire
entourée d’une zone jaune. Caudale marquée d'un réseau à mailles
claires jaune ou rouge.
D. XIV-XVI 10-13; A. III 9; Sq. 30-33.
Longueur standard : peut atteindre 260 mm.
Nom vernaculaire : Tolapia où Lapia.
Biologie et pisciculture. — Introduit du Kenya en 1955. Présente
comme tous les T'ilapia une vie de famille bien établie. Prolifique,
il pond dans de simples trous au fond de l'étang. Ces Poissons se
parent, à l'inverse des autres Tilapia, de couleurs très vives au
moment de la reproduction. Ils cont surtout herbivores et sont de ce
fait faciles à nourrir (son de riz et herbes variées).
Source : MNHN, Paris
POISSONS D:
EAUX DOUCES 81
ANABANTIDÆ
(Planche XVI)
Corps oblong plus ou moins comprimé, museau court, bouche
petite, terminale, peu protractile, bordée par les prémaxillaires
seulement. Dents fines sur les mâchoires et le plafond buccal. Os
nasaux unis l’un à l’autre et aux frontaux et recouvrant entièrement
le mésethmoïde. Organe suprabranchial dit «labyrinthe» formé par
une expansion du premier arc. Membranes branchiostèges unies à
l'isthme de la gorge. Orifices operculaires restreints. Dorsale et
anale à rayon épineux, caudale arrondie. Pelviennes jugulaires et
à 1-5 rayons qui peuvent être réunis en un seul long filament. Os
operculaires parfois garnis d’épines. Ecailles cténoïdes sur tout le
corps et la tête. Ligne latérale double, simple ou nulle. Vessie
natatoire prolongée dans la queue de part et d’autres des héma-
canthes qui supportent les ptérygophores anaux. 25 à 31 vertèbres.
Cette famille, représentée uniquement en Afrique Tropicale et en
Insulinde, n'est pas autochtone.
Le Gourami a été introduit en 1857, de Maurice, sur la côte Est
où il s’est parfaitement acclimaté.
Le Macropode de Chine (M. opercularis) à été introduit par nos
soins en 1952 sur les Hauts-Plateaux comme culiciphage et
destructeur des mollusques vecteurs de la bilharziose.
33. Genre Osphromenus LACÉPÈDE, 1802
Corps élevé, comprimé, recouvert d'assez grandes écailles
cténoïdes. Bouche petite, oblique. Une bande de petites dents
coniques aux mâchoires, les externes plus grandes. Préorbitaire
denticulé. Préopercule et sous-opercule finement denticulé. Ligne
latérale droite, complète. Dorsale avec 12 ou 13 épines, anale avec
9 à 11. Ventrales insérées sous les pectorales et formées d’une épine
et de cinq rayons mous, le premier prolongé en un long filament.
Osphromenus goramy LACÉPÈDE
Osphromenus goramy LacérèDE, Hist. Poiss., III, 1802, p. 116. —
Wener et de Braurorr, Fish. Indo-Austr. Archip., IV, 1922, p. 344.
Source : MNHN, Paris
ARNOULT
Osphromenus olfax Cuvier, Règne Anim. Il, 1817, p. 336. —
Guvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss., VII, 1831, p. 377, pl. 198.
Day, Fish. India, 1878, p. 372, pl. 79, fig. 6.
Osphromenus gourami Reaw, Proc. Zool. Soc. 1909, 2, p. 774.
La hauteur du corps est contenue une fois trois quarts environ
dans la longueur, la longueur de la tête deux fois trois quarts à
trois fois. De profil, le dessus de l'œil est concave chez le jeune,
droit chez l'adulte. Le museau est pointu, plus long que l’œil qui
est compris quatre à quatre fois et demie dans la longueur de la
tête, une fois et demie à une fois quatre cinquièmes dans l’espace
interorbitaire. La bouche s'étend en arrière jusque sous les narines.
Les mâchoires sont subégales chez le jeune, mais avec l’âge la
mandibule devient proéminente. Quatre séries d’écailles sur la joue.
La dorsale débute au-dessus du début de la deuxième moitié de la
pectorale ou plus en arrière, ses épines sont croissantes, les épines
de l’anale aussi sont croissantes; ses plus longs rayons mous égalent
environ la longueur de la tête. La dorsale et l’anale sont molles et
recouvertes en partie d’écailles. La pectorale, arrondie, fait des
trois quarts aux quatre cinquièmes de la longueur de la tête. Le
filament de la ventrale peut dépasser la fin de la caudale. Le pédieule
caudal est nul, la dorsale molle se termine bien en avant de la
caudale, mais l’anale molle y est en partie soudée. La caudale est
arrondie, presque aussi longue que la tête.
Coloration brunâtre ou olivâtre sur le dessus, argentée ou jaunâtre
en dessous. Chez le jeune, huit barres noires, obliquement trans-
versales, un point noir à la base de la pectorale et une tache ocellée
au-dessus de l’anale molle.
D. XILXII 11-13: A. IX-XI 19-21; P. I 13-14; V. I 5; Sq. 5.
Longueur standard : peut atteindre 800 mm (peut atteindre
20 kilogrammes).
Nom vernaculaire : Laobazaha.
MapaGascar SamBiRANO : Nosy-Be, Ampombilava.
MapaGascar Esr : Ivondro; Rianila; Pangalanes.
Biologie. — Ces Poissons, comme tous ceux de cette famille,
prennent soin des œufs et des tout jeunes alevins. Le Gourami fait
un nid sur le fond de l’eau avec des brindilles. Ce Poisson vit aussi
bien en eau calme qu’en rivière à cours moyen, mais il craint l’eau
froide et ne prospère vraiment qu'à une température moyenne de
+ 25° C. sa pêche est difficile car il ne mord pas aux appâts
habituels et seule la banane utilisée comme leurre peut donner
quelques résultats. On le capture surtout à la fouëne. Sa chair est
excellente.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 83
Pisciculture. — Elle n'a jamais été entrepri d’une façon
intensive comme en Orient; seuls les services des eaux et forêts
s'occupent de la reproduction en vue de la propagation dans les
zones basses (station d'Ambila-Lemaitso).
34. Genre Macropodus LACÉPÈDE, 1802
Macropodus opercularis (LINNÉ)
Labrus opercularis LINNÉ, Amoen. Acad., IV, 1788, p. 428.
Macropodus viridiauratus LAGÉPÈDE, Hist, Nat. Poiss., IV, p. 416,
417.
Pseudosphromenus opercularis BLEEKER, Versl. Ak. Amsterd.,
XVIII, p. 2.
Macropodus opercularis REGAN, Proc. Zool. Soc., 1909.
La hauteur du corps est contenue près de trois fois dans la
longueur. Le profil de la tête est légèrement convexe. Les mâchoires
sont garnies de petites dents coniques. La pectorale est arrondie; la
ventrale, prolongée par un filament, dépasse largement l'anus, placé
très en avant du corps. Dorsale et anale sont à l’aplomb et débutent
après l’anus. Caudale à bord libre profondément concave.
Coloration vert foncé avec des barres noires transversales. Tache
noire sur l’opercule.
D. XIII à XIV 8-9; A. XVII 11- V.15; Sq. 28 à 30.
Biologie. — Introduit en 1953 par nos soins sur les Hauts-
Plateaux, cette petite espèce prolifique s’est bien acclimatée et rend
s en pouvant vivre dans des eaux presque croupissantes.
Elle détruit les larves des Moustiques et les Mollusques vecteurs
de la bilharziose. Originaire de Chine, le Macropode est très prisé
comme espèce d’aquarium.
Source : MNHN, Paris
84 J. ARNOULT
ELEOTRIDÆ
(Planches XVII, XVIII, XIX)
Corps moyen ou allongé, nu ou écailleux. Tête nue ou écailleuse.
Bouche protractile bordée seulement par les prémaxillaires. Dents
petites avec parfois des canines. Deux narines de chaque côté.
Absence de disques adhésifs. La première dorsale, formée de sept à
huit épines, est suivie d’une dorsale molle et courte à laquelle fait
pendant la nageoire anale. La caudale est arrondie, les écailles sont
bien développées, cycloïdes ou cténoïdes. La vessie natatoire peut
ne pas exister. Les vertèbres sont au nombre de 25-28.
35. Genre Eleotris (part) GRONOvIUS, 1754
subeylindrique ou eylindrique, recouvert d’écailles
cycloïdes ou cténoïdes. Dents coniques petites, avec où sans canines
recourbées. Première dorsale formée de 5 à 9 épines minces, très
peu ossifiées. Seconde dorsale formée d’un rayon simple et de 6 à
12 rayons branchus. Anale semblable à la seconde dorsale.
Ouverture branchiale moyenne, 5 ou 6 rayons branchiostèges.
Vessie aérienne présente.
Ce genre essentiellement marin présente cependant des formes
euryhalines qui fréquentent en particulier les eaux douces tropi-
cales. Certaines espèces sont si bien adaptées à l'eau douce qu’elles
peuvent s’y reproduire.
1. Eleotris tohizonæ STEINDACHNER
Eleotris tohizonæ STEINDAGHNER, Sitzb. Ak. Wiss. Wien, LXXXIT,
1, 1880, p. 245, pl. Il, f RIN, Le Mus. P. 1914,
p. 112. — BOULENGER, Cat. Fr. Fish. ca, IV, 1916, 12,
Eleotris butis (part.) SAUVAC US 1 81, pl si 1
fig. 2.
Eleotris pectoralis REGAN, Revue Suisse Zool., IT, 1903, p. 415,
pl. XIL fig. 2.
Le corps est faiblement comprimé, presque cylindrique; sa
hauteur est comprise quatre fois environ dans la longueur. La tête
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCI
85
est aplatie, légèrement conve
, beaucoup plus large que haute. II ya
un sillon en arrièr
de l'œil assez peu marqué. Le museau est
arrondi, Le maxillaire n'arrive pas jusqu'au bord antérieur de l'œil,
La mandibule est légèrement proéminente. Les dents sont petites,
en bandes étroites el sans canine, Pas d’épine préoperculaire. Les
deux dorsales sont nettement séparé L’anale débute à laplomb
de la deuxième dorsale, elle est arrondie ainsi que la caudale, La
ventrale peut atteindre la papille anale.
Coloration. Nous avons constaté sur le vivant un dimorphisme
sexuel bien marqué entre le mâle et la femelle. Le mâle présente
sur un fond jaune doré des marques et des pointillés chocolat. De
plus, dorsale, ventrale et anale sont bordées de noir et de blanc sur
fond jaune. La femelle, de teinte jaune olivâtre, est légèrement plus
grosse et ses nageoires sont hyalines.
D. VI/I 8; A. I 10; P. 1 13; V. 1 5; Sq. 25-28.
Longueur standard : de 60 à 82 mm.
Nom vernaculaire : Vily.
Biologie. — Ces petits poissons sont surtout communs sur la
côte Est où ils semblent préférer les petits ruisseaux et les sources
dans les régions basses. is se reproduisent en eau douce. La ponte
a lieu sous les feuilles mortes collées généralement sur une pierre.
2. Eleotris macrolepidota (BLOCH)
Sciæna macrolepidota Brocn, Nat. ausl. Fische, 6, 1792, p. 40,
pl. 298.
Eleotris tumifrons CUVIER et VALENG
1837, p. 241.
Eleotris macrolepidota Günruer, Cat. Fish. IL, 1861, p. 111;
— Rep. Voy. Challenger, I, 1880, p. 35. — Day, Fish. India, 1876,
p. 310.
Eleotris mac
Pois:
:s, Hist. Poiss, XII,
olepidotus Var. tumifrons SAUVAGE, Hist. Mad,
s., 1891, p. 130, pl. 130, pl. 73, fig. 1 la.
Le corps est faiblement comprimé; sa hauteur est comprise
quatre à quatre fois trois quarts dans la longueur. La tête est
aplatie mais légèrement convexe en dessus, beaucoup plus large
que haute; elle est écailleuse. Il y a un net sillon en arrière de l’œil
mais peu marqué sous la mandibule. Le museau est large, et
arrondi. Le maxillaire arrive sous le bord antérieur de l'œil. La
mandibule est légèrement proéminente, Les dents sont villiformes,
il n’y a pas de canine. Lépine préoperculaire est absente. Les deux
dorsales sont bien séparées. L’anale débule au niveau de l'aplomb
de la deuxième dorsale. La pectorale est arrondie ainsi que la
caudale.
Source : MNHN, Paris
86 J. ARNOULT
Coloration brun doré plus clair sur les flancs. Les nageoires sont
peu foncées.
D. VI-VII/I 8; A. I 9-10; P. 1 13; V. I 5; Sq. 29-81.
Longueur standard : 185 num.
Nom vernaculaire : Toho.
MaDaGascarR EST.
Biologie. — Cette espèce, qui ressemble à première vue plus à un
Mugil qu'à un Eleotris, est commune dans les rivières côtières de
l'Est. Elle ne semble pe e reproduire régulièrement dans ce
milieu, mais plutôt en eau saumâtre.
3. Eleotris Legendrei PELL
RIN
Seotris gobioides (non CUVIER et VALENC
Madag., Poiss., 1891, p. 521, pl. 40, A, fig. 1.
Eleotris Legendrei PELLEGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr, KLIV, 1919,
p. 266.
ENNES) SAUVAGE, Hist.
La hauteur du corps est comprise trois fois trois quarts à quatre
fois et demie dans la longueur. La têle est une fois et demie à
une fois trois quarts plus longue que large. Elle est recouverte sur
le dessus d’écailles non denticulées qui s'étendent en avant jusqu’au
niveau des yeux. Le sillon en arrière de l'œil est peu marqué. Le
museau est large et arrondi; le maxillaire arrive jusqu’en dessous
du premier tiers de l’œil. La mandibule est trè proéminente,
plusieurs bandes de dents villiformes à chaque mâchoire mais pas
de canine, La joue est nue sauf dans la partie supérieure en arrière
de l’œil. Pas d’épine préoperculaire. Les deux dorsales sont bien
séparées. L'anale débute sous le premier tiers de la deuxième
dorsale. La pectorale fait les deux tiers de la longueur de la tête,
la ventrale la moitié. La caudale arrondie égale environ les deux
tiers de la tête.
Coloration brune assez clair avec des taches irrégulières plus
foncées. Une barre blanche verticale se trouve à la base de la
pectorale; et identifie facilement cet Æleotris. Les nageoires sont
sombres et pointillées de façon assez régulière
D, VI/I 9; A. I 7-8; P. 1 15; V. 15; Sq. 33-35.
Longueur standard : 120 mm environ.
Nom vernaculaire : Tohofotsy.
Biologie. — Cet Eleotris est très commun sur tous les Hauts
Plateaux où il vit aussi bien dans les ri s que dans les plus
petites réserves d’eau. Il fait partie de la base de l'alimentation
des Malgaches. Cette espèce est nettement d’eau douce et se
reproduit normalement dans ce milieu, DEcary l’a signalée de
Midongy-du-Sud,
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCE
87
4, Eleotris ophiocephalus CUVIER el VALENCIENNE
Elcotris ophiocephal : ALENCIE
1837, p. 239. — Br , Verh. Batav. Gen. XXII, 1849, n° 8,
p. 22. — Sauvacr, Hist. Madag., Poiss., 1891, p. 379, pl. 38. fig. 8
et 41 A, fig. — BOULENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916,
p. 15, fig. 10.
Le corps est faiblement comprimé. Sa hauteur est comprise
quatre à cinq fois dans la longueur. La tête est déprimée aplatie
en dessus, beaucoup plus large que haute, et aussi longue que
large; elle est écailleuse sur le dessus et les côtés. Il existe un
sillon en arrière de l'œil et une série de papilles dans un sillon
sous la mandibule. Le museau est large et arrondi. Le maxillaire
arrive sur le tiers ou le centre de l'œil. La mandibule est nettement
proéminente. Les dents villiformes, sans canine, forment une bande
ez large. L’épine operculaire manque. Les deux dorsales sont
bien séparées. L’anale débute un peu en arrière de la deuxième
dorsale. La pectorale et la caudale sont arrondies.
Coloration brune plus ou moins foncée avec des points ou des
tâches jaunâtres. La deuxième dorsale et la caudale sont marquées
de petits points noirs alignés.
D. VI/I 8; A. I 7; P. 113; V. I 5; Sq. 35-42.
Longueur standard : 240 mm à 260 mm.
Nom vernaculaire : Tohomainty.
Biologie. — Cette espèce, à tête bien caractéristique, est assez
commune dans la plupart des cours d’eau, surtout côtiers. Elle est
très carnassière et se nourrit surtout de petits poissons et de
crevettes. Semble se reproduire en eau douce.
Hist, Poiss., XII,
4 a. Eleotris ophiocephalus var. madagascariensis CUVIER et VALEN-
CIENNES
Comme le signale PELLEGRIN cette variété est si voisine du type
qu'on pourrait très bien l’y rattacher. Pour notre part nous n'avons
jamais pu les différencier l’une de l’autre, mais la variété aurait
une bouche s'étendant plus loin en arrière.
5. Eleotris fusca (BLOCH SCHNEIDER)
Pæcilia fusca BLocn ScHneIbER, Syst. Ichthyol., 1801, p. 453.
Cheilodipterus culius HAMILTON BuCcHANaAN, Fish, Ganges, 1822,
p. 55, pl. V, fig. 16.
Source : MNHN, Paris
88 J. ARNOULT
Eleotris nigra Quoy et Gaimarp, Voy
p. 259, pl. LX, fig. IL — Cuviër et VAI
1837, p. 233. — BL
p. 105, pl. L fig. 3.
Eleotris maurilianus BE
p. 166.
Eleotris fusca Günrmer, Cat. Fish., I, 1861, p. 125. — BouLEx-
GER, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 21, fig. 14. — FOWLER, Fish.
Oceania, 1928, p. 392.
Elcotris madagascariensis SAUVAGE, op. cit, 1891, pl. 18, fig. 1.
ic. Zool., 1824,
iss., XII,
R, Verh. Balav. Gen. XXV, n° 4, 1853,
Proc. Conn. Zool. Soc. I, 1831,
Le corps est faiblement comprimé, sa hauteur est comprise
quatre à cinq fois dans la longueur. La tête est déprimée, beaucoup
plus large que haute. Il y a un sillon en arrière de l’œil. Le museau
est large et arrondi. Le maxillaire arrive au milieu de l'œil. La
mandibule est très proéminente. Dents villiformes en bandes mais
sans canine. Il existe une forte épine cachée sous la peau et
dirigée en bas et en avant à l'angle du préopercule. Les deux
dorsales sont légèrement séparées. L’anale débute un peu en arrière
de la deuxième dorsale. La pectorale est arrondie, la caudale
également.
Coloration très foncée avee quelques réticulations sur les flancs.
Il existe parfois des taches claires sur les nageoires couleur fumée.
D. VI/I 8; A. I 8; P. I 16; V. I 5; Sq. 66 à 75.
Longueur standard
Nom vernaculaire : Toho, Amborika.
Biologie. — Espèce cosmopolite que l'on peut trouver à Mada-
gascar dans les eaux douces à proximité de la Côte. Elle a été
signalée dans presque toutes les régions de l'Ouest, du Sud et de
PEst et se rencontre au lac Ihotry.
6. Eleotris vittata A. DUMÉRIL
Eleotris maculata A. DumÉri, Arch. Mus., X, 1860, p. 248,
pl. XXI, fig. 8.
Eleotris vittala A. DuMÉRIL, op. cit. p. 249, pL XXI, fig. 4 —
BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 18, fig. 12
FowLer, Proc. U.S. Nat. Mus., 56, 1919, p. 289.
Poiss. Afr. occid., 1923, p. 305; — Bull. Soc. Zool. F
p. 293, fig. 1.
Eleotris (Culius) senegalensis STEINDACHNER, Sitzb.
Wien, LX, I, 1870, p. 949, pl. IL, fig. 1 et 2.
Elcotris Dumérili SAUVAGE, Bull. Soc. Philom., (7), 4, 1880, p. 52.
— EF RIN,
r., LVII, 1932,
Akad. Wiss.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 89
Eleotris (Culius) Büllikoferi SreiNbacuxer, Notes Leyd. Mus.
XVI, 1894, p. 27, pl. IL fig. 2.
Le corps est faiblement comprimé, sa hauteur est contenue
trois fois deux tiers à quatre fois deux tiers dans la longueur,
La tête est plus longue que large, écailleuse en dessus à partir de
l'espace interorbitaire. Il y a un sillon de chaque côté en arrière
de l’œil. La joue est presque nue, l’opercule plus ou moins
écailleux. Le museau est large, arrondi. L’œil est assez gros. La
mâchoire inférieure est proéminente. Le maxillaire peut s'étendre
jusqu'au bord postérieur de l'œil. Pas de canine. Une épine est
dirigée en avant à l'angle du préopercule. Les deux dorsales sont
très rapprochées. L’anale commence un peu en arrière de la
deuxième dorsale. La pectorale arrondie est plus longue que la
ventrale, La caudale est arrondie.
Coloration brune avec des dessins plus clairs sur les flancs.
Les nageoires sont jaunes avec des points noirs alignés transver-
salement.
D. VI/I 7-8; A. I 7; P. I 15; V. 1 5; Sq. 43 à 50.
Longueur standard : 210 mm.
Nom vernaculaire : Tohobik.
Biologie. — Cette espèce pa
ait plus commune que l’on ne le
croyait autrefois. Elle a été retrouvée par les Services des Eaux
et Forêts dans la région de Tamatave et elle avait déjà été signalée
en 1926 par DEcary du côté de Fort-Dauphin. Elle vit en eau douce
mais ne s’aventure jamais très en amont.
7. Eleotris butis (HAMILTON BUCHANAN)
Cheilodipterus butis HamiLTON BUCHANAN, Fish. Ganges, 1822,
p. 57.
Eleotris humeralis Cuvier et VALEXG Hist. Poiss, XIT,
1837, p. 246. — Breerer, Verh. Batav. Gen., XXII, 1849, n° 3, p. 22.
Elcotris butis Canror, Cat. Mal. Fish., 1850, p. 196. — Day, Fish.
India, 1876, p. 315, pl. 67, f — BouLENGER, Cat, Fr. Fish.
Africa, IV, 1916, p. 11, fig. 6.
Bulis butis BLEEKER, Versl. Akad. Amsterdam, 2, XE, 1877, p. 62.
— FowLer, Fish. Oceania, 1928, p. 394.
Le corps est fortement comprimé, sa hauteur est comprise
quatre à cinq fois dans la longueur. La tête est très déprimée,
aplatie en dessus, un peu plus large que haute, environ deux fois
aussi longue que large. Elle est presque entièrement écailleuse.
I y a un sillon fort net en arrière de l'œil. Le museau est large
et arrondi. Le maxillaire arrive jusqu’au dessous du premier tiers
Source : MNHN, Paris
90 J ARNOULT
de l'œil. La mandibule est très proéminente. Dents villiformes, mais
pas de canine. L'épine préoperculaire est absente; les deux dorsales
sont nettement séparées. L’anale débute à peine en arrière de la
deuxième dorsale. La pectorale est arrondie ainsi que la caudale.
Coloration brune, les nageoires impaires sont pointillées de noir.
L’anale est quelquefois bordée de blanc. La base de la pectorale est
blanche et porte une large pastille noire.
D. VI/I 8; A. I 8; P. I 16; V. I 5; Sq. 29-30.
Longueur standard : 128 mm.
Nom vernaculaire : Toho.
Biologie.
est a
Cette espèce, facile à reconnaitre grâce à sa pectorale,
z fréquente dans les rivières côtières.
35. Genre Typhleotris Perrr, 1933
Genre cavernicole endémique remarquable par sa cécité totale.
1. Typhleotris madagascariensis PETIT
Typhleotris madagascariensis Perir, C. R. Acad. Sci. Paris, 197,
p. 347, 1933. — AnGer, Bull. Mus. Hisl. Nat, 2° série, XXI,
n° 1, 1949.
La hauteur du corps est comprise cinq fois dans la longueur. La
têle est une fois trois quarts aussi longue que large, son profil est
concave, elle est écailleuse sur le dessus et les côtés. La mâchoire
inférieure est saillante. La bouche est assez grande de trace
d’yeux. Narines très proches l’une de l’autre, reportées très antérieu-
rement et latéralement, l’antérieure tubulée. La pectorale légère-
ment arrondie atteint l’aplomb de l’anus. La pelvienne n’atteint pas
l'anus. L’anale débute un peu en arrière de l’aplomb de la deuxième
dorsale, La caudale est arrondie.
Coloration jaune pâle, pectorale et caudale blanchâtre.
D. VI/8-9; A. I 8; V. I 6; Sq. 45 à 48.
Longueur standard : 35 à 67 mm.
MADaGascaR SUD-OUEST : lac Tsimanampetsotsa, aven de Mitoho;
puits sur la route de Betioky à Soalara; avens entre Efoetsy
et Itampolo.
Biologie. — Espèce d'eau douce cavernicole, Se nourrit de
crustacés et d'insectes cavernicoles.
Source : MNHN, Paris
POISSONS
DES
91
2. Typhleotris Pauliani nov. sp.
Profil du corps fusiforme, région céphalique large et déprimée,
dorso-ventralement. Partie postérieure du corps comprimée
latéralement; la hauteur du corps est comprise cinq fois un
cinquième dans la longueur. La tête est deux fois aussi longue que
large, elle est à profil concave avec un prémaxillaire très relevé,
elle est privée d’écailles. Mâchoire inférieure saillante. La bouche
est grande. Aucune trace d’yeux n’est visible. Les narines sont
situées latéralement. La pectorale est longue et atteint l’aplomb de
l'anus. La pelvienne n’atteint pas l'anus. L’anale débute un peu
en arrière de l’aplomb de la deuxième dorsale. La caudale est
arrondie.
Coloration blanc uniforme tirant sur le «vieil ivoire» avec
nageoires plus pâles.
DAVIS AT RP; EVE
Longueur standard : 56 mm.
; Sq. 39:41.
MapaGascar Sup-OuEsr : Morombe, plateau de la baie des
Assassins, grottes d’Andranomaly.
Biologie. — Poissons cavernicoles d’eau douce qui se nourrissent
de guano et de petits insectes aquatiques. La reproduction n’est pas
connue,
Source : MNHN, Paris
92 J. ARNOULT
GOBIIDÆ
(PLANCHES XX, XXI, XXII)
Corps court, moyennement allongé ou étiré en longueur, le plus
souvent écailleux. Bouche terminale protractile, plus ou moins
grande, pourvue de grosses lèvres et de une ou deux rangées de dents
caniniformes ou incisiformes au bord des mâchoires. Deux
ouvertures aux narines de chaque côté. Ouverture branchiale plus
ou moins étroite, la membrane des ouïes étant attachée à l’isthme.
Quatre branchies, une ouverture derrière la quatrième, Pseudo-
branchies souvent absentes. Os pharyngien inférieur séparé. Pas
de ligne latérale. Vertèbres précaudales avec des appendices trans-
versaux supportant les côtes. Habituellement deux nageoires
dorsales, la première formée d’épines grêles, flexibles, non arti-
culées; la deuxième semblable à l’anale. Les nageoires pelviennes
sont thoraciques et toujours unies en un disque adhésif avec ou
sans membrane de liaison (velum) au bord antérieur. Large papille
anale. Vessie natatoire parfois absente.
37. Genre Gobius ARTÉDI, 1792
Corps assez allongé, subeylindrique ou plus où moins comprimé,
recouvert d’écailles cycloïides ou clénoïdes. Tête nue, parfois
écailleuse. Dents petites, coniques avec quelquefois des canines
recourbées aux mâchoires. Souvent des pores disposés en lignes
régulières sur la tête. Ligne latérale absente ou rudimentaire, Deux
dorsales, la première avec 5 à 9 épines flexibles, la deuxième avec
un rayon simple et 7 à 28 rayons branchus, Anale semblable et op-
posée à la deuxième dorsale. Pectorales à base non particulièrement
musculeuse, avec parfois en haut quelques rayons détachés, fila-
menteux. Ventrales unies, formant un disque complet, non attaché
au corps.
Ce genre est bien représenté à Madagascar, surtout à proximité
de la mer, dans les lagunes, mais également dans les eaux
strictement douces. Les d'fférentes espèces qui le composent sont
difficiles à différencier les unes des autres.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
93
1. Gobius giuris HAMILTON BUCHANAN
Gobius giuris HAMILTON BUCHANAN, Fish. Ganges, 1822, p. 51,
pl. 38, fig. 5. — Cuviër et VaL Hist. Poiss., XII, 1837,
p. 72. — PLayrAiR et GüNTHER, Fish. Zanzib., 1866, p. 70. —
Rs, Reise Mossamb., IV, 1868, p. 20, pl. III, fig. 2. — Day,
Fish. India, 1876, p. 294, pl. 67, fig. 1 SAUVAGE, Hist. Madag,.,
Poiss., 1891, p. 363, pl. 87, fig. 3. — Prerrer, Thierw. O-Afr. Fishe,
1896, p. 5. — M. Waser, Zool. Jahrb. Syst., X, 1897, p. 144. —
BouLENGER, Cal. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 24. fig. 15. —
BarnarD, Marine Fish. South Africa, II, 1928, p. 814.
Gobius kokius CUVIER et VALENCIENNES, 0p. cit. 1837, p. 68. —
Canror, Catal. Mal, Fish., 1850, p. 180.
Gobius Russeli CuviER et VALENCIENNES, op. cit., 1837, p. 75.
Gobius catebus CUVIER et VAT op. cit. 1837, p. 76.
Gobius kora CUVIER et VA s, op. cit, 1837, p. 77.
Gobius platycephalns P Honatsb. Berl. Ac, 1852, p. 681.
Gobius Grandidieri PLAYFAIR, Proc. Zool. Soc., 1868, p. 10.
Glossogobius giuris Br , Verh. Ak. Amsterdam, XVII, 1879,
p.17 FowLer, Fish. Oceania, 1928, p. 402.
La forme du corps est plutôt cylindrique; sa hauteur est
comprise quatre fois et demie à cinq f
La longueur de la tête troi
s et demie dans la longueur.
à trois fois et demie, la tête une fois
deux tie longue que large, nue à l'exception
de la base qui est recouverte de petites écailles. Le museau est
déprimé. Les yeux sont petits et placés sur le haut de la tête à
mi-longueur entre l'extrémilé du museau et locciput. Les joues
portent des pores sensoriels. Les dents pointues forment une
bande étroite, La bouche s'ouvre jusqu'au bord antérieur de l'œil.
La mandibule est proéminente. Les écailles sont clénoïdes. Les
deux dorsales sont assez rapprochées. Les plus longs rayons
branchus sont égaux à la moilié de la longueur de la tête. L'anale
est opposée et semblable à la deuxième dorsale. La pectorale,
arrondie, sans rayon détaché fait des deux tiers aux trois quarts
de la tête. Le disque ventral, large à la base, n’atteint pas l'anus.
La caudale arrondie est à peu près de la longueur de la tête.
à deux fois a
Coloration brunâtre avec des dessins plus foncés et cinq ou
Six points plus marqués sur les flanes. Les nageoires, sauf ventrale
et anale, sont réticulées de points noirs.
D. VI/19; A. I 8; P. 116; V. 15; Sq. 30-36.
Longueur standard : 310 mm.
Nom vernaculaire : Tohobe (lac Thotry); Tsimangotroko; Goujon
en français.
Source : MNHN, Paris
94 J ARNOULT
Biologie. — Ce Gobius de grande taille est commun dans presque
toutes les eaux mais il semble préférer celles qui sont légèrement
courantes, Il se reproduit aussi bien en eau douce que dans les
estuaires. Il mord bien à la ligne et on le capture également par
tous les autres moyens. Sa chair est délicate.
Gobius madagascariensis BL
Gobius madagascariensis BLEEKER, Arch. Néerl., I, 1867, p. 405.
— Poiss. Mada, 1875, p. 49, pl. 21, fig. 2. — SAUVAGE, Hist.
Madag., Poiss., 1891, p. 373, pl. 490, fig. 4. — BouLENGER, Cat. Fr.
Fish. Africa, IV, 1916, p. 29.
Le corps est légèrement comprimé. Sa hauteur e comprise cinq
fois dans la longueur. La tête est une fois deux tiers aussi longue
que large, nue à l’exception des joues qui sont recouvertes de petites
écailles. Le museau est pointu, les mâchoires sont égales, la bouche
s'étend jusqu'au dessous du centre de l'œil. Les dents se présentent
sur cinq rangées aux deux mâchoires. Les écailles sont cténoïdes,
celles de la nuque et du ventre plus petites. Les deux dorsales sont
bien séparées, l'anale est opposée à la deuxième dorsale, la
pectorale, sans rayon détaché, mesure les trois quart de la tête.
Le disque ventral n’atteint pas l'anus. La audale, arrondie, est
un peu plus petite que la longueur de la tête.
Coloration brunâtre en dessus, blanc verdâtre en dessous. Les
nageoires sont colorées en brun rougeâtre.
D. VI/I 10; A. I 10; P. I 16; V. 1 5; Sq. 60.
Longueur standard : 185 mm.
MADaGascar SAMBIRANO : Nosy-Be; cours du Sambirano.
Biologie. — Cette espèce semble assez rare et difficile à déterminer
en raison de la laille minime des individus capturés.
3. Gobius macrorhynchus BLEEKER
Gobius macrorhynchus BLeeker, Arch. Néerl., 11, 1867, p. 403.
— Poiss. Madag., 1875, p. 48, pl. 20, fig. 2. — SAUVAGE, Hist.
Madag,, Poiss., 1891, p. 372, pl. 39, fig. 7. — BouLenGer, Cat. Fr.
Fish. Africa, IV, 1916, p. 29.
Le corps est légèrement comprimé. Sa hauteur est comprise
quatre fois trois quarts dans la longueur. La tête est deux fois aussi
longue que large, nue. Le museau pointu est deux fois aussi long
que l’œ è
. La mâchoire supérieure est légèrement proéminente, La
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES
ÿ DOU
95
bouche s'étend jusqu’au dessous du bord postérieur de l'œil. Les
dents crochues sont sur sept rangées aux deux mâchoires. Les
écailles sont cténoïdes. Les deux dorsales sont bien séparées.
L'anale est opposée à la deuxième dorsale. Le disque ventral
n'atteint pas l'anus. La caudale arrondie fait les deux tiers de la
longueur de la tête.
Coloration brunâtre en dessus, piquetée d’olivâtre en dessous.
Les nageoires sont brun noir avec rayons orangés.
D. VI/I 10; A. I 10; P. 1 16; V. I 5, Sq. 64:
Longueur standard : 240 mm.
Biologie. — Nous n’avons pu voir sur le vivant cette espèce, ni
nous en procurer, mais il est possible qu’elle soit très commune et
confondue avec d’autres Gobius.
4. Gobius hypselosoma BLEEKER
Gobius hypselosoma (part.) BLEEKER, Arch. NéerL, I, 1867, p. 407;
— Poiss. Madag., 1875, p. 51, pl. 21, fig. 1 SAUVAGE, Hist. Ma-
dag., Poiss., 1891, p. 68, pl. 39, fig. 6. — Bou er, Cat. Fr. Fish.
Africa, IV, 1916, p. 36.
Gobius isognathus BLEEX
1875, p. 53, pl. XV, fic
R, op. cit, Il, 1867, p. 411 et op. cit.
1. — SAUVAGE, op. cit, 1891, p. 371, pl. 40,
Le corp hauteur est contenue trois fois deux
tiers à quatre fois dans la longueur. La tête est nue, une fois deux
tiers à deux fois aussi longue que large. Le museau plutôt pointu
est compris deux fois et demie environ dans la longueur de la tête.
Les mâchoires sont à peu près égales et l'inférieure légèrement
proéminente, La bouche s'étend jusqu’au dessous du bord antérieur
de l'œil. Les dents, villiformes, sont sur trois ou quatre rangées à
chaque mâchoire. Les écailles sont cténoïdes. Les deux dorsales sont
. L'anale est opposée à la deuxième dorsale. La ven-
trale n’atteint pas l’anus. La caudale arrondie fait les deux tiers de
la longueur de la tête.
Coloration brune avec nageoires plus foncées
est maculée de noir. La deu
fond sombre.
D. VI/T 10; A. I 10; P. 1 13-15; V. 1 5; Sq. 52-55
Longueur standard : entre 100 et 130 mm.
Nom vernaculaire : Atao.
Biologie : Cette petite espèce semble exister dans louest de
Madagascar mais nous n'avons pu la retrouver d’une manière
certaine,
mprimé,
bien séparé
La première dorsale
me porte trois lignes horizontales sur
Source : MNHN, Paris
96 J. ARNOULT
5. Gobius ocellaris BROU
Gobius ocellaris BRoussoNET, Ichtyol., 1782, pl.
VALENCIEN XII, 1837, p. 98. — Gün' ë
III, 1861, p. 64; Fisch. | Südsce, I, 1877, p. 177, pl. 108, fig. c. —
SAUVAGE, H Madag., Poiss., 1891, p. 375, pl. 40, fig. 2 et pl. 41,
fig. 5. — Bou ER, Cat. Fr. Fish. Afr IV, 1916, p. 36.
Gobius nigripinnis Cuvier et VALENCIENNES, op. cil., 1837, p. 98.
Gobius melanoptlerus BLEEKER, Verh. Ak. Amsterdam, XVTI, 1879,
Poiss. Madag., 1875, p. 52, pl. 20, fig. 1.
Awaous ocellaris BLEEKER, Verh. Ak. Amsterdam, XVIII, 1879,
p. 17.
Chonophorus ocellaris FOWLER, Fish. Oceania, 1928, p. 409.
Gobius cæruleus L , Hist. Poiss., II, 1802, p. 560. -— Cuvier
XII, 1837, p. 37. — LIENNARD, Dix.
Rapp. Soc. Hist. Nat. Maur., 1839, p. 38. — Sauva op. cit, 1891,
p. 357.
Corps comprimé dont la hauteur est contenue quat
dans la longueur. La têle est une fois et demie au
large. La nuque, la joue et le haut de l'opereule sont recouverts en
partie de petites écailles caduques. La bouche s'ouvre en dessous et
elle atteint le bord antérieur de l'œil. La mâchoire supérieure est
légèrement proéminente. Dents villiformes sur quatre ou cinq
rangées. Les écailles sont cténoïdes. Les deux dorsales sont bien
sépa L'anale débute très peu en arrière de la deuxième dorsale.
Pectorale arrondie, sans rayons filamenteux. Le disque ventral
n’atteint pas l'anus. La caudale est arrondie.
Coloration brunâtre tachetée de petits points foncés, ventre jau-
nâtre. La première dorsale présente une large tache noire à son
tiers postérieur.
D: VI/I 10; À I 10; P. I 16; V. I 5; Sq. 55-62.
Longueur standard : de 140 à 200 mm.
Nom vernaculaire : Toho.
Biologie. — Espèce de rivière, assez commune mais confondue
fréquemment avec les autres Gobius.
à cinq fois
si longue que
6. Gobius samberanoensis BLEEKER
Gobius samberanoensis BLEEKER, Arch. Néerl., I, 1867, p. 417; —
Poiss. Madag., 1875, p. 57, pl. XIX, fig. 2 SAUVAGE, Hist. Madag,,
Poiss., 1891, p. 355, pl. 39, fig. 5. —- BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa,
IL, 1916, p. 32. — PELLEGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr., LVII, 1938, p. 295.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 97
Corps cylindrique, légèrement comprimé en arrière, sa hauteur est
comprise jusqu’à fois dans la longueur. La tête est nue, une fois
un liers à une fois deux tiers aussi longue que large. Les mâchoires
sont égales mais la supérieure est légèrement proéminente. La
bouche atteint le bord postérieur de l'œil. Les dents pointues sont
disposées en bande. Les deux dorsales sont très peu séparées.
L'anale est opposée à la deuxième dorsale. La pectorale, arrondie, à
rayons supérieurs filamenteux, est très développée, elle est aussi
longue environ que la têle et arrive à l’aplomb du début de la
seconde dorsale. Le disque ventral ne dépasse pas l'anus. La caudale
est arrondie.
Coloration brunâtre en dessus, jaunâtre en dessous. Une série de
taches irrégulières foncées se remarque sur le dos et les flancs. La
première dorsale est marquée de deux stries noires horizontales, les
autres nageoires sauf les ventrales et l’anale sont ornées de points
foncés.
D. VI/8-9; A. I 7-8; P. 12-14 + 4; V. I 5; Sq. 30-34.
Longueur standard : 30 mm.
Nom vernaculaire : Tobololo.
Biologie. — Cette très petite espèce est assez commune, en parti-
culier dans le Nord-Ouest, mais elle échappe souvent aux recherches
en raison de petite taille. Elle semble préférer les eaux légèrement
saumâtres.
T7. Gobius criniger CUVIER et VALENCIENNES
Gobiüs criniger
p. 82. — GüNTHER, Cat
1876, p. 288, pl. 62,
II, 1927, p. 820.
Gobius brevifilis CuviIER et VALENCIENNES, 0p. cit. XII, 1837,
p. 90. — SauvaGE, Hist. Mad., Poi 1891, p. 359, pl. 41, fig. 2.
Gobius atherinoides PETERs, Wiegm. Arch, 1855, p. 254 —
HER, op. cit, 1861, p. 18. — SAUVAGE, op. cit., 1891, p. 354.
Gobius caninus var. africana GüNTHER et PLAYFAIR, Fish. Zanzib.,
1866, p. 71, pl. IX, fig. 1.
Gobius auchenotænia BLEEKER, Arch. Néerl., I, 1867, p. 415. —
Poiss. Madag., 1875, p. 56, pl. 16, fig. 1. — SAUVAGE, op. cit, 1891,
p. 361.
CuviER et VALENCIE , Hist. Poiss., XII, 1837,
Fish., [IT, 1861, p. 29. — Day, Fish. Ind.,
— Barxar», Marine Fish. South Africa,
Le corps est légèrement comprimé, sa hauteur est comprise quatre
fois et demie à cinq fois dans la longueur. La tête est nue ainsi que
la nuque. Le museau obtus est un peu plus court que l’œil. La
bouche, oblique vers le bas, atteint le premier tiers de l'œil. Les mâ-
choires sont égales, la langue est tronquée. Les dents sont villiformes,
Source : MNHN, Paris
98 J. ARNOULT
en plusieurs rangées, les externes sont en forme de canines recour-
bés en bas sur les côtés. Des lignes horizontales de pores se remar-
quent sur les joues et un pore plus volumineux existe entre les yeux,
Les écailles sont cténoïdes. Les deux dorsales sont assez rapprochées.
Les deuxième et troisième rayons de la première sont filiformes, d’où
le nom de criniger. L'anale et la ventrale sont assez développées.
La pectorale est arrondie et sans rayons filamenteux. La caudale
arrondie est un peu plus courte que la tête.
Coloration jaune doré avec des taches brunes irrégulières sur le
dos et sur les côtés. L’anale est bordée de noir, les autres nageoires
sont grisâtres.
D. VI/I 9-10; A. I 9-10; P. I 18; V. I 5; Sq. 28-32.
Longueur standard : 110 mm.
Nom vernaculaire : Tabololo.
Biologie. — Mal connue.
7 a. Gobius criniger var. Decaryi PELLEGRIN
Gobius criniger var. Dec
1932, p. 291, fig. 8.
ryi PELLEGRIN, Bull. Soc. Zool. Fr., LVII,
De forme et de coloration très voisine à celle du Gobius criniger,
il possède comme ce dernier des filaments aux rayons médians de
la première dorsale. La caudale est pointue.
Coloration plus irrégulière que G. criniger et formée de vermi-
culations brun foncé sur fond brun jaunâtre. Les pectorales et le
disque ventral sont gris noirâtre.
D. VI/I 10-11; A. 1 10-11; P. 1 15-16; V. I 5; Sq. 33-37.
Longueur standard : 56 mm.
Nom vernaculaire : Tabololo.
Biologie. — Cette forme lagunaire, découverte par Decary dans la
région de Fort-Dauphin, n’a pas été retrouvée d’une façon régulière,
mais certains jeunes exemplaires présentant des filaments dorsaux
et provenant de biotopes similaires peuvent y être rapportés.
38. Genre Sicydium Cuvier et VALENCIENNES, 1837
Corps assez allongé, cylindrique ou un peu comprimé, recouvert
de petites écailles cténoïdes. De petites dents mobiles, grêles sur les
lèvres à chaque mâchoire, attachées à l'os par un ligament, celles
d'en bas dirigées horizontalement au dehors; mâchoire inférieure
avec une série de dents coniques espaci Ouverture branchiale
moyenne. Quatre rayons branchiostèg Ligne latérale absente.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUC
99
Deux dorsales, la prem avec cinq à sept épines flexibles, la
seconde avec un rayon simple et 10 à 12 branchus. Anale semblable
à la deuxième dorsale. Pectorale à base non particulièrement mus-
culeuse. Ventrales unies en un disque cupuliforme, plus où moins
adhérent au corps. Caudale libre. Pas de vessie natatoire.
Le genre Sù
ydium est répandu dans les eaux douces des r
gions
tropicales; mais la reproduction a lieu en mer.
A Madagascar, ces Poissons sont très rares, alors qu’ils sont
excessivement abondants à la Réunion où les alevins, connus sous
le nom de «Bichique» remontent en quantité innombrable dans
les rivières, surlout à certaines périodes de nouvelle lune.
Des quatre espèces qu’il serait possible de trouver à Madagascar :
Sicydium acutipinnis, S. laliceps, S. lagocephalum et S. fasciatum,
seule la dernière mérite d’être retenue, maigré le faible nombre
d'individus récoltés
Sicydium fasciatum Day
Sicydium fasciatum DAY, Fish. India, 1876, p. 299, pl. 44, fig. 7.
— OGiLvir-GRaNT, Proc, Zool. Soc., p. 168.
Le corps est subcylindrique; sa hauteur est comprise quatre fois
et demie à cinq fois un tiers dans la longueur. La tête est nue, plus
large que haute, Le museau, arrondi, est un peu plus court que la
région préorbitaire. La bouche s'étend jusqu’à l’aplomb du centre
de l'œil. Les dents labiales supérieures sont tricuspides, les dents
mandibulaires antérieures, crochues, plus volumineuses. Les deux
dorsales sont assez bien séparées, la première à rayons médians
sonde à rayons assez courts. L’anale est opposée
à la deuxième dorsale et similaire. La pectorale est arrondie. Le
disque ventral, à large membrane basilaire, fait les deux tiers de la
tête. La caudale est arrondie.
assez élevés, la s
Coloration rouge brun avec des taches plus foncées; il peut exister
des barres transversales noirâtres.
D: VI/I 10; A: I 10; P. 1 16; V. I
Longueur standard : 108 mm.
Sq. 66-72.
Nom vernaculaire : V2
ava.
Biologie. — Les Sicydium ne passent qu’une partie de leur vie
en eau douce, et effectuent, comme les Anguilles, des migrations de
l'eau douce vers la mer pour pondre et leurs alevins remontent mas-
sivement à certaines époques. S. fasciatum est connu de la côte
orientale.
100 J. ARNOULT
PERIOPHTHALMIDÆ
(Planche XXII)
Gobioidei les plus spécialisés : ceinture scapulaire comme celle
des Gobüdæ mais avec un grand foramen entre l’hypocoracoïde et
le cleithrum. Pelviennes unies en un disque adhés:f. Pectorales à
ceinture très développée, ptérygophores allongés et élargis en une
sorte de moignon, muscles adducteurs et abducteurs plus individua-
lisés que chez les Gobidæ et rendant possible utilisation des
nageoires comme membres marcheurs, yeux rapprochés l'un de
l’autre, saillants, érectiles et ayant une grande analogie avec ceux
des Batraciens. Pour les autres caractères, mêmes caractéristiques
que pour les Gobidæ, 25-26 vertèbres.
Famille de poissons qui fréquentent la majorité des côtes basses
tropicales (Mangrove) où la marée se fait nettement sentir, À marée
basse, ces poissons, grâce à la conformation des pectorales et à la
disposition de leur appareil branchial, sautillent sur la vase et grim-
pent même sur les racines des palétuv'ers. Ils peuvent faire preuve
d’une vélocité extraordinaire en s’aidant de leur caudale qui leur
permet de progresser très rapidement sur la vase et de ricocher à la
surface de l’eau. Ils peuvent également mener une vie aquatique
normale et aiment à se creuser dans le sol un terrier à plusieurs
ouvertures. Ils supportent aisément l’eau douce et nous en avons
rencontré en amont de petites rivières où les berges vaseuses leur
permettent de mener une vie identique à celle de la Mangrove.
En aquarium ils vivent bien en eau douce.
39. Genre Periophthalmus BLOCH SCHNEIDER, 1801
Corps allongé, subeylindrique, recouvert d’écailles cténoïdes,
petites ou moyennes. Dents coniques, verticales, aux mâchoires.
Yeux très rapprochés et proéminents, avec une paupière très déve-
loppée. Ouverture branchiale assez étroite; 5 branchiostèges.
Pseudobranchie rudimentaire. Une fente derrière la quatrième
branchie, deux dorsales, la première formée d’épines flexibles. Anale
semblable à la deuxième dorsale. Une grande partie de la base de
la pectorale musculeuse est recouverte d’écailles. Ventrale formant
un disque plus ou moins divisé en son milieu.
Periophthalmus Kæœlreuteri (PALLAS)
Gobius Kælreuteri PaLras, Spicil, VII, 1767, p. 8, pl. 2, fig. 1.
Periophtaimus Koælreuteri STEINDACHNER, Süzb. Ak. Wiss.
Wien, LX (1), 1869, p. 945, pl. 1, fig. 2. SauvacE, Hist. Madag,
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 101
Poiss., 1891, p. 520, pl. 40 A., fig. 4. — BarNaRD, Marine Fish. South
Africa, II, 1927, p. 828. —- FowLer, Fish. Oceania, 1928, p. 416.
fig. 63. — RacHow, Handbuch Zierfischkunde, 1928, p. 213, pl 1
fig. 2.
Periophthalmus Papilio BLOCH SCHNEIDER,
pl. 14 — CUvIER et VALENCIEN)
P-
t. Icht., 1801, p. 68,
Hist. Poiss., XII, 1837, p. 190,
Periophthalmus Kœælreuteri var. Papilio GüNrHer, Cat. Fish., II,
1861, p. 99. — STEINDACHNER, Notes Leyd. Mus., XVI, 1875, p. 27. —
PELLEGRIN, Poisson eaux douces Afr. Occident., 1923, p. 314.
Periophthalmus gabonicus A. DumÉérit, Arch. Mus., X, 1861,
p. 250, pl XXIL, fig. 4.
Periophthalmus ergthronemus Guicnexor, loc cit., 1861, p. 250,
pl XXIL fig. 5.
La hauteur du corps est comprise quatre à quatre fois un quart
dans la longueur, la longueur de la tête tro's fois un ters à trois
deux tiers. La ligne du profil, en avant de l'œil, est presque
ale, La longueur du museau est contenue une fois deux tiers
environ dans la longueur de la tête. L’œil est situé sur le sommet
de la tête: son diamètre est compris trois fois trois quarts à quatre
fois un tiers dans la longueur de celle-ci. Les dents sont fortes,
coniques, inégales, une vingtaine à chaque mâchoire. La bouche
fendue horizontalement s'étend jusque sous le centre de l'œil où
un peu au-delà. Les lèvres sont fortes et un vaste repli recouvre la
supérieure. Le dessus de la tête et le haut des joues et de l'opercule
sont recouverts de petites écailles, celles du corps sont également
très petites, surtout sous le ventre, un peu plus grandes sur le
pédicule caudal. La première dorsale est composée de rayons minces
ot flexibles, les médians plus longs faisant des quatre cinquièmes
à une fois la longueur de la tête; cette nageoire est bien séparée de
la deuxième dorsale, dont les rayons les plus longs font de la moît:
aux trois cinquièmes de la tête. L’anale débute sous les premiers
rayons de la deuxième dorsale, ses rayons sont plus courts. La pecto-
rale est très développée, la partie rayonnée, arrondie, faisant les deux
tiers environ de la tête. Les ventrales ne sont réunies qu’à leur base.
Le pédicule caudal est deux fois environ aussi long que haut. La
caudale a ses rayons supérieurs arrondis, les inférieurs coupés
obliquement.
Coloration brunâtre ou violacée, le ventre est grisâtre.
D. XI-XIHI-I 11-12; A. I 9-10; P. I 12-13; V. I 5; Sq. L. long 82-88.
Longueur standard : 1£5 mm.
Nom vernaculaire : Kitrantra (PETIT).
Espèce strictement côtière.
Source : MNHN, Paris
102 J. ARNOULT
ICONOGRAPHIE DES POISSONS DES EAUX DOUCES
DE MADAGASCAR
Les Poissons représentés sur les planches qui suivent ont été
dessinés, soit d’après nature, soit d’après les illustrations des ou-
vrages de SAUVAGE, BOULENGER et PELLEGRIN. Dans tous les cas, les
caractères morphologiques essentiels ont été vérifiés soigneusement
sur des Poissons conservés en alcool, en provenance des Collections
du Muséum d'Histoire Naturelle, de l’Institut de Recherche Scienti-
fique de Madagascar et des récoltes faites à notre intention par le
Service des Eaux et Forêts de la Grande Ile.
Nous avons donné, se rapportant à chaque figure, une diagnose
très simple, sans aucune prétention scientifique, diagnose qui doit
permettre à la personne qui consulte cette faune de situer très rapi-
dement le genre et l'espèce du poisson qu’elle examine. En se
reportant, par la suite, au texte, il lui sera poss ble de vérifier
l'exactitude de son premier examen et de trouver sur chaque espèce
une documentation sur la répartition et la biologie.
Nous remercions tout particulièrement Miles A. Faucheur et
C. Delval qui ont consacré tous leurs soins et tout leur talent à
l'exécution de ces excellents dessins.
Source : MNHN, Paris
È re
Feet
L-
104 ARNOULT
PLANCHE I
ELOPIDÆ
I. Elops machnala (ForsKaL).
Corps allongé. Petites écailles. Dorsale plus haute que l’anale, à
rayons postérieurs non prolongés. Coloration argentée.
IT, Megalops cyprinoides (BROUSSONNET).
Grandes écailles. Dorsale plus courte que l'anale, le dernier
est prolongé.
Coloration foncée sur le dos, argentée sur les flancs.
III. Larve de Megalops cyprinoides (BROUSSONNET).
L’anatomie interne est visible par transparence.
SALMONIDÆ
Salmo irideus GIBBoxs.
Corps allongé. Présence d’une deuxième dorsale très petite ou
«adipeuse». Caudale émarginée. Coloration variable. Bande pourpre
sur les flancs et petites taches noires disséminées.
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Salmo fario Lax
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES
Source : MNHN, Paris
106
L
IT.
IT.
J. ARNOULT
PLANCHE JT
CYPRINIDÆ
Carassius auratus (LINNÉ
Corps modérément allongé. Pas de barbillons. Coloration bronzée,
rouge, dorée ou blanche.
Tanichthys albonubes LIN.
Corps fusiforme. Pas de barbillons. Coloration brillante, flancs
du corps vert, nageoires plus ou moins rouges.
Cyprinus carpio TANNÉ.
Variété de race sélectionnée avec peu d’écailles
barbillons à chaque commissure des lèvres. Color.
brune.
orps élevé, deux
tion jaunâtre ou
Source : MNHN, Paris
107
POISSONS DES EAUX DOUCES
Source : MNHN, Paris
108
IT.
TL.
IN
J. ARNOULT
PLANCHE III
BAGRIDÆ
Ancharins fuseus STEINDACHNER.
Corps peu ou pas comprimé latéralement. Longs barbillons; adi-
peuse étendue et importante.
brevibarbis BOULENGER.
Adipeuse peu élevée.
Ancharit
Barbillons cour
Arius africanus GüNTHER et PLAYFAIR.
Longs barbillons. Très petite adipeuse. Caudale fourchue.
Arins madagascariensis VAILLANT.
Premier rayon de la dorsale prolongé par un filament. Ventrales
arrondies.
Source : MNHN, Paris
POISSONS, DES EAUX DOUCES 109
Source : MNHN, Paris
110
IT.
HT.
J. ARNOULT
PLANCHE IV
ANGUILLIDÆ
Anguilla mauritiana BENNETT.
Dorsale débutant très en avant de l'anus. Coloration olivâtre avec
marbrures noires.
Anguilla mossambica PETERS.
Dorsale débutant très en avant de l'anus. Coloration olivâtre plus
claire sur le ventre.
Anguilla australis RICHARDSON.
Dorsale débutant au-dessus ou à peine en avant de l'anus. Colo-
ration olivâtre plus claire sur le ventre.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 111
Source : MNHN, Paris
112 J. ARNOULT
PLANCHE V
HEMIRAMPHIDÆ
Hemiramphus far FoRSKAL.
Corps allongé. Mächoire inférieure caractéristique. Pas de dimor-
phisme sexuel. Coloration argentée.
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Zenarchopterus dispar
(Cuvier et VALENCIENNES).
SYNGNATHIDÆ
Cælonotus liaspis (BLEEKER).
Dorsale à 51 à 60 rayons. Tête comprise au moins trois fois dans
la longueur du tronc.
Corps très allongé et filiforme.
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Cælonolus argulus
PETERS
Diffère de C. liaspis par une dorsale à 31 à 60 rayons et une
tête proportionnellement plus longue.
CYPRINODONTIDÆ
I. Pachypanchax homalonotus (A. DUMÉRIL).
Corps eliongé, légèrement comprimé la
vert avec reflets bleuâtres. Nagcoires du mâle plus développé
plus colorées.
En haut : mâle.
En bas : femelle.
éralement. Coloration gris
es et
IL. Pachypanchax Playfairii va. sakaramyi (Ho1iv), 4
Corps plus allongé que P. homalonotus. Coloration jaune verdâtre
avec séries longitudinales de points rouges le long des écailles.
Ecailles du dos légèrement hérissées chez le 4.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 113
Source : MNHN, Paris
114 J. ARNOULT
PLANCHE VI
PÆCILIDÆ
I. Gambusia ajfinis Holbrooki (Grmarn).
Dimorphisme sexuel bien marqué. Mâle à anale transformée en
gonopode. Coloration grise avec nageoires ponctuées de sombre.
II. Lebistes reliculatus (PETERS).
Mâle petit et brillamment coloré. Femelle grosse et de couleur
gris verdâtre.
IL. Niphophorus Helleri (HEcKkeL
Mâle à caudale munie d’une épée. Femelle à corps moins élancé.
Coloration verte chez le type.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
115
Source : MNHN, Paris
116 T, ARNOULT
PLANCHE VII
MuGILIDÆ
I. Mugil robustus
Pectorale plus courte que la tête. Un point noir bien marqué à
la base de la pectorale, avec une écaille axillaire.
Il. Mugil (Liza) macrolepis (A. SurrH).
Pectorale plus courte que la tête. Pas de processus écailleux à la
base de la pectorale.
gonostomus globuloides (CuvIER et VALENCIENNES).
Caractérisé par des lèvres très développées. Quatre rangées de
dents à chaque mâchoire. Caudale tronquée, légèrement concave.
IV. Mugil (Ellochelon) vaigiensis (Quoy et Garmann).
udale tronquée. Lignes parallèles foncées suivant les rangées
d'écailles. Pas de processus écailleux à la base de la pectorale.
Source : MNHN, Paris
117
POISSONS DES EAUX DOUCES
ÿ
HIST
x
À
L.DU
VAUSEUM,
FUI
ee
Ts
Ÿ
Source : MNHN, Paris
118
I.
HT.
IV.
. Atherina duodecimalis (CUVIER et VAL
J. ARNOULT
PLANCHE VIII
ATHERINIDÆ
NES).
Corps allongé, fusiforme. Dorsales bien séparées. Coloration bril-
jante avec une bande argentée le long des flancs.
Rheocles alaotrensis (PELLEGRIN).
Dessus de la tête très plat. Corps brillant avec bande argentée
le long des flancs.
Rheocloides Pellegrini Nicmozs et LA MoxT
Corps fusiforme. Caudale fourchue. Coloration jaunâtre avec une
ligne noire médiane le long de la partie postérieure du corps. Une
tache noire à la base de la pectorale.
Bedolia Geayi PELLEGRIN.
Corps allongé, légèrement comprimé. Bouche fendue obliquement
à mandibule proéminente. Caudale arrondie ou tronquée. Coloration
argentée avec nageoires de couleur vive.
Espèces non figurées, décrites dans le texte
Rheocles Sikoræ (SAUVAGE);
Bedotia madagascariensis REGAN.
Source : MNHN, Paris
119
POISSONS DES EAUX DOUCES
2
&
à
Z
3
e
o
Fu
3
à
a
120
IT.
JT.
J. ARNOULT
PLANCHE IX
SERRANIDÆ
Ambassis Commersoni Cuvier et VALENCIENNES.
Corps de couleur claire avec une large bande argentée sur les
flancs. Caudale très fourchue à lobes allongés.
Ambassis Fontoynonti PELLEGRIN.
Coloration d'ensemble plutôt foncée avec nageoires presque
noires. Ligne latérale interrompue.
Therapon jarbua (FORSKAL).
Coloration jaune ocre; sur les flancs courent des
lières plus foncées.
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Ambassis Kopsi
BLEFKER.
gnes irrégu-
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES
42
&
Q.
a
à
=
œ
È
3
0]
a
Il.
IT.
J. ARNOULT
PLANCHE X
SERRANIDæ (suile)
. Kuhlia splendens REGAN.
à son bord libre.
Caudale bordée de no
Kuhlia rupestris LACEPÈDE.
Sur fond gris argent de petites taches foncées sont disséminées
Caudale faiblement émarginée.
Kuhlia tœniura Cuvier et VALENCI
Caudale typiquement barrée hor
noires.
zontalement de cinq bandes
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES
IV
re RER
_e
DS
ne
Source : MNHN, Paris
124 J. ARNOULT
PLANCHE XI
SERRANIDÆ (suite)
I. Kuhlia caudovittata LACÉPÈDE.
Caudale barrée verticalement de deux bandes noires, la seconde
soulignant le bord libre de la nageoire.
CENTRARCHIDÆ
Micropterus salmoïdes (LACÉPÈDE).
Les deux dorsales sont réunies. La partie épineuse est plus basse
que la partie molle à l'inverse des formes malgaches de Serranidæ
où les rayons épineux sont les plus élevés.
CHÆTODONTIDÆ
Scatophagus tetracanthus LAGÉPÈDE
Corps élevé et comprimé recouvert de très petites écailles
brunes bien caractéristiques.
. Barres
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 125
Source : MNHN, Paris
126 J. ARNOULT
PLANCHE XI
MONODACTYLIDÆ
I. Monodactylus argenteus (LINNÉ).
Corps discoïde de profil losangique. Dorsale et anale de forme
identique. Coloration argentée. Deux barres verticales sombres, la
première sur l'œil, la deuxième en avant de la pectorale.
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Psettus falcifo
LACÉPÈDE.
CICHLIDÆ
I. Paratilapia Polleni BLEEKER.
Dents sur plusieurs rangées toutes coniques. Corps modé
allongé, de teinte plutôt sombre. Mâle à plus grandes nageo
ément
es.
IT. Ptychochromis oligacanthus BLEEKER.
Dents toutes bicuspides. Corps modérément allongé de teinte
brune avec souvent trois points noirs sur les flancs.
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Paretroplus Petiti
PELLEGRIN.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 127
Source : MNHN, Paris
128 J. ARNOULT
PLANCHE XI
CICHLIDÆ
I. Piychochromis betsileanus BOULENGER.
Dents toutes bicuspides. Corps assez élevé avec une gibbusité
frontale chez les adultes. Coloration foncée.
IL. Paretroplus Dami BLEEKER.
Dents médianes en forme d’incisives. Dents latérales coniques.
Corps modérément allongé. Coloration brun clair avec une tache
à l’aisselle de la pectorale.
TU. Paretroplus polyactis BLREKER.
Dents médianes en forme d’incisives. Dents latérales coniques.
Corps élevé. Coloration olivâtre avec barres foncées transversales.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES
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130 J. ARNOULT
PLANCHE XIV
CICHLIDÆ
Le genre Tilapia comprend des espèces qui se distinguent diffcile-
ment au premier examen; il est indispensable de vérifier le nombre et
la forme des branchiospines du premier are branchial.
I. Tilapia macrochir Bou
Corps assez élevé. Coloration gris argenté, dessous de la tête jaune.
IT. Tilapia nilotica (LiNNÉ).
Coloration gris clair avec bandes plus foncées.
II. Tilapia mossambica BOULE
Corps allongé. Tête caractér
ration gris olivâtre.
s grande bouche. Colo-
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 131
Source : MNHN, Paris
13
IL.
KE
. Tilapia melanopleura Du
J. ARNOULT
PLANCHE XV
CICHLIDÆ
Corps assez élevé. Golo is argenté. Un point noir à la
dorsale. Caudale bicolore avec la partie inférieure rose.
Tilapia nigra Bou
Corps allong
G
Color.
tion assez foncé
avec reflets mordorés.
Tilapia Zillit Gervar
Corps assez élevé, présentant une coloration plus brillante que les
autres Tilapia, surtout pendant la ponte. Parfois une tache noire
sur l’opercule, la tache à la dorsale n’est pas un caractère valable.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 133
RU
rs
tn jy
Source : MNHN, Paris
134 J ARNOULT
PLANCHE XVI
ANABANTIDÆ
I. Macropodus opercularis (LINNÉ).
Nageoires bien developpées, surtout chez le mâle. Caudale concave.
Coloration verdâtre avec barres rougeâtres.
IL. Osphromenus Goramy LAC
Corps élevé et comprimé latéralement. Nageoire ventrale dont le
premier rayon est prolongé en un long filament. Coloration brun
jaunâtre avec quelques barres brunes verticales chez les jeunes.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOU
Source : MNHN, Paris
136 J. ARNOULT
PLANCHE XVII
ELEOTRIDÆ
T. Eteotris lohizonæ STEINDACHNER.
Mâle;
Femelle.
Dimorphisme sexuel bien marqué. Bouche petite. Tache noire à
la base de la pectorale et de la caudale. N'a pas l'aspect classique
d’un Eleotr
IL. Eleotris macrolepidota (BLocn).
Corps cylindrique, faiblement comprimé sur les côtés. Un net
sillon en arrière de l'œil. Souvent une bande brune le long des
flancs.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 137
Source : MNHN, Paris
138 J. ARNOULT
PL
CHE XVIII
ELkOTRIDæÆ (suite)
n
Eleotris Legendrei PELLEGRIN.
Pas d’épine préoperculaire, Aspect trapu. Une barre blanche à la
base de la pectorale.
Eleotris fusca (BLOCH SCHNEIDER).
Une épine préoperculaire. Coloration foncée.
TI. Eleotri:
ophiocephalus Cuvier et VALENC
s d’épine operculaire. Tête ca
de l'œil. Corps faiblement comprim
ENNES.
ictéristique. Un sillon en arrière
5 latéralement.
IV. Eleotris
ophiocephalus var. madagascariensis
CuviER et Van
tingue de l'espèce précédente par une bouche beaucoup plus
grande et une tête plus anguleuse. Les flancs présentent des mar-
brures foncées.
Source : MNHN, Paris
139
POISSONS DES EAUX DOUCES
Source : MNHN, Paris
140
PLANCHE XIX
ELEOTRIDÆ (suite)
I. Eleotris vittata A. DUMÉRIL.
Une épine préoperculaire. Un sillon en arrière de l'œil. Corps
faiblement comprimé.
IL. Typhleotris madagascariensis G. Perir.
Corps dépigmenté. Yeux absents. Tête écailleuse.
UT. Typhleotris Pauliani J. AR
Corps dépigmenté. Yeux
Du:
ents. Tête sans écailles.
a
Espèce non figurée, décrite dans le texte : Eleotris butis (HAMILTON
BUCHANAN).
Source : MNHN, Paris
141
BDD jt
D EN ANNE ES ER
SAND NE ASNNRRSENE
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1.36
WE
HIES
Source : MNHN, Paris
142 J. ARNOULT
PLANCHE XX
GOBnDÆ
Langue bilobée. Nuque écailleuse.
I. Gobius giuris H. BUCHANAN.
nant l’aplomb du bord antérieur
de l’œil. Mâchoire inférieure proéminente. Tête nue. Grande taille :
320 mm.
IT. Gobius madagascariensis BLEEKER.
Corps un peu comprimé. Bouche atteignant l'aplomb du milieu de
l'œil. Mâchoires égales. Taille : 195 mm.
HT. Gobius macrorhynchus BLEEKER.
Corps un peu comprimé. Bouche dépassant l'aplomb du bord
postérieur de lœil. Mâchoire supérieure proéminente. Joue ne.
Taille : 260 mm.
Source : MNHN, Paris
143
POISSONS DES EAUX DOUCES
ne
Source : MNHN, Paris
144 3. ARNOULT
PLANCHE XXI
GoBnDÆ
Langue bilobée, Nuque écailleuse.
I. Gcbius hypselosoma BLEEKER.
Corps nettement comprimé. Bouche atteignant l'aplomb du milieu
de l'œil. Mâchoires égales. Tête nue. Taille : 155 mm.
II. Gobius ocellaris BROUS
Corps nettement comprimé. Bouche inférieure.
du bord antérieur de l'œil Mâchoire sup
Tête en partie écailleuse. Taille : 210 mm.
atteignant l'aplomb
ieure proéminente.
IL. Gobius samberanoensis Br
Pectorales avec rayons supérieure
très rapprochées. Bouche atteignant laplomb du bord ant
Mächoires sensiblement égales. Très petite taille : 45 mm.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 145
10
Source : MNHN, Paris
146 J. ARNOULT
PLANCHE XXII
Gosnpæ (suite)
Langue tronquée ou arrondie.
1. Gobius criniger var. Decaryi PELLEGRIN.
Corps peu comprimé. e et nuque nues. Bouche atteignant au
moins l’aplomb du bord antérieur de lœil. Mâchoire inférieure
légèrement proéminente, Taille : 70 mm.
I. Sicydium fasciatum Day.
:orps allongé et subeylindrique. La bouche dépasse l'aplomb du
bord antérieur de l'œil. Le disque ventral atteint le milieu de la
pectorale. Taille : CG mm.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 147
10*
Source : MNHN, Paris
148 J. ARNOULT
PLANCHE XXII
PERIOPHTHALMIDÆ
Periophthalmus Kælreuteri (P.
Corps allongé à tête bien caractéristique, ayant une certaine ana-
Fe celle des Batraciens. Nageoires pectorales pouva
la reptation.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 149
Source : MNHN, Paris
hrs
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1 73-45 à
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F3
4
©
c
. Nageoires impair
+ Premier rayon des pelviennes niplon ss en filament
+ Dorsale à mi-corps .
- Dorsale courte très reculée .
POISSONS DES EAUX DOUCES 151
APPENDICE 1!
ESSAI DE CLEF DE DETERMINATION DES FAMILLES
(Valable uniquement pour les Poissons des eaux douces
de Madagascar)
. Absence de pelviennes ...... ' Re aron Anguillidæ.
Présence dénpelViennes en ti ee ONE ER 2.
Pelviennes unies formant disque 3.
Pelviennes séparées .......,.... 4
. Yeux très rapprochés, saillants, érectiles avec une pau-
pière développée, pectorales pouvant servir à la
marche -.... Periophthalmidæ
Yeux sans paupière ..... 7 p Lo Gobiidæ
. Mandibule prolongée en rostre .... ... Hemiramphidæ
NOnmpiolonéerenerosiren es ete CN SE 5.
. Corps recouvert de plaques dermiques...... .. Syngnathidæ
Corps non recouvert de plaques dermiques............. 8.
. Mâchoires dépourvues de dents Û FRET
Dents loujours présentes, quelquefois très fines. EAST
s avec fourreau écailleux à la base. Chanidæ
ans fourreau écailleux...... Cyprinidæ
Nageoires impaire
ES OR ei Anabantidæ
} Peau li Bagridæ
Peau écz £h ok
. Une seule DAGEONE. JOFSAle RE PSE PP EU 11
Deux nageoires dorsales nettement séparé s, Ou jointure avec
solution de continuité. mu rene PAPE re 15.
+ Une seule ouverture à la narine de chaque côté .... Cichlidæ
Deux ouvertures ........... 12.
+ Corps aplati latéralement, discoïd, phonedacnlide
(CORPS RATS Torre PT MN MO NAN MIRE Men 13.
Source : MNHN, Paris
J. ARNOULT
14. Mâles présentant un appareil copulateur (vivipares)..........
“e SR ee Pœcilidæ
— ansformées en gonopode (ovipares)
Cyprinodontidæ
15. ième dorsale adipeuse . Salmonidæ
_— Deuxième dorsale non adipeu 16.
16. Première dorsale à rayons simples mous ie
_— Première à rayons durs épineux . 18.
17. Anale portant quatre à cinq rayons rameux....... Eleotridæ
— Anale portant plus de dix rayons mous......... Atherinidæ
. Corps élevé et comprimé, 6
ailles très petites, pédicule caudal
relativement étroit Chætodontidæ
Corps fusiforme, écailles grandes ...................... 19.
Deux dorsales séparées ....... Mugilidæ
Deux dorsales jointives....... 20.
Partie épineuse plus basse que la partie molle... Centrarchidæ
Les deux parties de hauteur sensiblement égale.... Serra
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES FAUX DOUCES 153
APPENDICE Il
NOTE SUR LES TECHNIQUES DE DESCRIPTION
ET D'ETUDE DES POISSONS
Il nous parait utile d'indiquer les techniques de mensuration
que nous avons utilisées pour l’étude et la description des Poissons
de cette faune, car il n’existe pas actuellement de standardisation
de ces mesures.
Chaque fois que cela est possible, il est préférable d'étudier des
Poissons fraîchement pèchés, afin de pouvoir noter leur coloration.
Les sujets conservés en alcool à 75° ou en formol à 10 p. 100 sont
toujours décolorés et plus ou moins déformés par les liquides
conservateurs.
Li
; bee = diamètre de l'œil; a-d = longueur de la
standard; a-g — longueur totale; e-f = longueur
a-b = longueur du musi
tête; af — longueur
du pédicule eaudal.
1 = distance museau-dorsale; 2 = longueur du plus long rayon de la dorsale;
3 distance dorsale - adipeuse: 4 — hauteur du pédicule caudal;
5 = longueur de la pectorale; 6 — longueur de la ventrale; 7 = hauteur
du corps.
Pour les mensurations, nous utilisons une planchette à butée,
graduée en millimètres, un compas à pointe sèche et un pied à cou-
lisse. Le Poisson à mesurer est placé sur le côté ou sur le ventre,
en ayant soin de mettre en contact l'extrémité de la tête avec la
butée, le corps étant disposé bien droit sur le milieu de la planchette.
Les mesures de longueur sont faites entre plans perpendiculaires
à la planchette et à la butée et non suivant la courbure du corps.
Source : MNHN, Paris
154 + ARNOULT
La longueur du museau se mesure de son extrémité à l'œil, la
longueur de la tête de l'extrémité du museau à celle de l’appareil
osseux operculaire, membrane exceptée, où jusqu’à la fente bran-
chiale, si seule celle-ci est visible. La longueur du pédicule caudal
se mesure du point d'insertion postérieur de l’anale jusqu’à la base
des rayons médians de la caudale; s’il existe une adipeuse, il n’en
est pas tenu compte pour la longueur du pédicule caudal. Les
écailles recouvrent parfois la base des rayons de la caudale et il est
bon de bien repérer le point d’articulation des rayons médians en
soulevant légèrement ces écailles.
On nomme «longueur standard» la longueur comprise entre
l'extrémité du museau et l'extrémité du pédicule caudal (point
d’articulation).
La «longueur totale» se mesure du museau à l'extrémité du plus
long rayon de la caudale. Cette mensuration manque souvent de
précision, surtout chez les animaux conservés dont les rayons sont
souvent endommagés.
La plus grande hauteur du corps peut se prendre à l’aide du
compas ou mieux avec le pied à coulisse en évitant de comprendre
les nageoires. On mesure de même la plus petite hauteur du
pédieule caudal, les distances entre les orbites, la taille des yeux, etc.
Ces mensurations sont utiles pour déterminer un Poisson, mais
elles servent surtout pour calculer des rapports ou indices beaucoup
moins variables que les mensurations elles-mêmes pour une espèce
donnée. Les rapports les plus courants sont la longueur standard
et la hauteur du corps; la longueur standard et la longueur de la
tête, la longueur et la largeur de la tête, la longueur de la tête et
le diamètre de l'œil, la distance interorbitaire et le diamètre de
l'œil, la longueur et la hauteur du pédicule caudal, etc.
La formule des rayons des nageoires fournit des indications
précieuses, aussi en tenons-nous compte le plus possible surtout
pour les dorsales et pour l’anale.
Le nombre des rayons simples est représenté par un chiffre
romain et celui des rayons branchus par un chiffre arabe.
Cette numération des
rayons étant chez cert:
écailles dorsales.
rayons
nes espèces courts et encast
est parfois délicate; les premiers
dans les
Les écailles chez les Poissons écailleux sont un excellent moyen
de détermination. Lorsqu'il ste une ligne latérale (composée
d’écailles percées), on dénombre ces écailles longitudinales.
Lorsqu'il y a deux lignes latérales incomplètes, cas des Cichlidæ,
les écailles sont comptées depuis l’opercule dans le prolongement
de la ligne latérale inférieure.
Source : MNHN, Paris
POISSONS DES EAUX DOUCES 155
Sil n’y a pas de ligne latérale, on compte les écailles comprises
entre l'opereule et le milieu du pédicule caudal.
On se sert également dans les diagnoses du nombre des écailles
qui se trouvent en série transversale et de celles situées autour du
corps et du pédicule caudal.
On utilise également, dans la systématique des Poissons, le
nombre, la forme ct la disposition des dents (mâchoires et pharyn-
giennes) et des branchiospines du premier arc branchial. Enfin, le
nombre des vertèbres est un élément d'identification qu’il est parfois
nécessaire de préciser. Le dénombrement des vertèbres se fait, soit
par dissection, soit par radiographie.
Source : MNHN, Paris
hrs
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Er «
1 73-45 à
Dale
F3
4
INDEX SYSTEMATIQUE
Les noms des groupes supérieurs au genre sont en gras; les genres
en P CAPITALES; les synonymes et les références bibliogra-
phiques en ifaliques. La pag n des figures est indiquée en gras.
Les espèces nouvelles sont précédées d’un *
A | bicolor (Anguilla), 30.
Bleekeri (Paratilapia), 69.
acutipinnis (Sicydium), 99. brevibarbis (Ancharius), 23, 409.
africana (Gobius caninus), 97. brevifilis (Gobius), 97.
africanus (Arius), 25, 409. butis (Eleotris), 89.
AGoxosromus, 8, 46. butis (Œlcotris), 8
alaotrensis (Rheocles), 52, 419. Büttikoferi (Eleoti
albonubes (Tanichthys), 21, 107
AMBassis, 8, 54.
ambassis (Ambassis), 54, 55. (e)
amblodon (Anguilla), 30.
Anabantidæ, 9, 81, 135.
LONOTUS, 8, 35.
Anabentoidei, 9. eruleus (Gobius), 96.
ANGHARIUS, 7, 22. capensis (Anguilla), 29.
ANGUILLA, 8, 2 capensis (Elops), 11.
Anguillidæ, au. CarassIus, 7, 19.
Anguilliformes, 8. carpio (Cyprinus), 18, 107.
arabicus (Chanos), 13. Catalai (Agonostomus Telfairii), 47.
argentea (Kuhlia), 60. catebus (Gobius), 93.
argenteus (Psettus), 67, 427. caudovittata (Kuh.ia), 61, 125.
Amis, 7, 24. celebesensis (Anguilla), 29.
argulus (Cælonotus), 35, 443.
ælonotus), 35, 36.
argus (Scatophagus), 65.
Centrarchidæ, 8, 62, 125.
Chætodontidæ, 8, 64, 125.
Ghanidæ, 7, 13.
ATHERINA, 8, 48. Ghanoidei, 7.
Atherinidæ, S, 48, 419. CHaxos, 7, 13.
atherinoides (Gobius), 97. chanos (Chanos), 13.
aucherotænia (Gobius), 97. Ghondrichthyes,
auratus (Carassius), 19, 107. Gichlidæ, 8, 6, 9, 427.
australis (Anguilla), 30, 444. Clupeiformes, 7.
Commersoni (Ambassis), 54, 427.
Commersoni (Hemiramphus), 32.
B Commersoni (Psettus), 67.
crenilepis (Mugil), 45.
iger (Gobi
£leotris), 87.
Bagridæ, 7,
BeDOTIA, 8,
Beloniformes, 8. Gyprinidæ, 7, 18.
bengalensis (Anguilla), 28. Gypriniformes, 7.
Benneti (Kuhlia), 60. Gyprinodontidæ, 8, 38, 113,
betsileanus (Ptychochromis), 71, | Cyprinodontiformes, 8,
29, Cyprinoidei, 7.
Source : MNHN, Paris
158 de
cyprinoides (Elops), 11, 105.
cyprinoides (Agonostomus), 46.
CYPRNUS, 7, 18.
D
Dami (Paretroplus),
Dami (Paretroplus),
DaNï0,
72, 429.
73.
i (Gobius criniger), 98, 447.
Delalandei (Anguilla), 29.
dispar (Zenarchopterus), 34.
Dumerili (Eleotris), 88.
Dumerili (Tilapia), 97.
duodecimalis (Atherina), 48, 119.
E
Eleotridæ, 9, 84, 486.
ELEoTRis, 9, 84.
Elopidæ, 7, 10, 406.
Elopoidei, 7.
ELops, 7, 10.
ENGRAULICYPRIS, 20.
erythronemus (Periophthalmus),
101.
ErRoPLUs, 72.
Exocoetoidei, 8.
F
(Psettus), 66.
s (Psettus), 67.
far (Hemiramphus), 32, 118.
fario (Salmo), 15.
fasciatum (Sicydium), 99, 447.
fasciatus (Scatophagus), 64.
filamentosus (Elops), 11.
Fontoynonti (Ambassis), 55, 127.
fusca (Eleotris), 87, 139.
fusca (Eleotris), 88.
fuseus (Ancharius), 22, 109.
fuseus (Kuhlia), 58.
fa
G
gabonieus (Periophthalmus), 101.
Gamausia, 8, 40.
Geayi (Bedotia), 50, 119.
giuris (Gobius), 93.
globuloides (Agonostomus), 47, 117.
Gobiidæ, 9, 92, 143,
Gobioidei, 9.
ARNOULT
Gobius, 9, 92
| goramy (Osphronemus), 81, 435.
gouramy (Osphronemus), 82.
grandidieri (Gobius), 93.
grandidieri (Ptychochromis), 71, 72,
guamensis (Kuhlia), 39.
guppyi (Lebistes), 41.
4H
Helleri (Xiphophorus), 42, 445.
Hemiramphidæ, 8, 32, 118.
HEMIRAMPHUS, 8, 3
Hildebrandti (Anguilla), 29.
Hollbrooki (Gambusia affinis), 40.
homalonotus (Pachypanchax), 38,
humeralis (Eleotris), 89.
hypselosoma (Gobius), 95, 145.
indicus (Elops), 11.
ognathus (Gobius), 95.
irideus (Salmo), 16, 105.
jarbua (Therapon), 57, 121.
Johannæ (Anguilla), 28.
K
Kœlreuteri (Periophthalmus), 100,
149.
kokius (Gobius), 93.
Kopsi (Ambassis),
kora (Gobius), 93.
Kunlia, 8, 58.
L
labiata (Anguilla), 98.
lagocephalum (Sicydium), 99.
laticeps (Sicydium), 99.
Layardi (Psettus), 67.
| LeR 8, 41
i (Elcotris), 86, 139.
leiaspis (Cælonotus), 36.
liaspis (Cælonotus), 36, 418.
Lucrosoma, 20.
Source : MNHN, Paris
POISS
M
machnata (Elops), 10, 405.
macracanthus (Ambassis), 55.
macrochir (Tilapia), 73, 481.
macrolepidota (Eleotrus), 85, 137.
macrolepidota (Mugil), 44.
macrolepis (Mugil), 45, 447.
macrophthalma (Anguilla), 28.
MacroroDus, 9, 83.
macrorynchus (Gobius),
maculata (Eleotri:
(Bedotia)
(Eleotri
(Elcotris ophio-
cephalus), 87, 139.
madagascariensis (Gobius), 94, 448.
madagascariensis (Ptychochromis),
madagascariensis (Typhleotris), 90,
141.
Maillardi (Carassius), 20.
malo (Kuhlia), 59.
mauritiana (Anguilla), 28, 411.
mauritianus (Carassius), 19.
mauritianus (Elcotris), 88.
N
nigra (Eleotris), 88.
ilapia), 79, 188.
nigricans (Micropterus), 62.
nigripinnis (Gobius), 9
nilotica (Tilapia), 76, 131.
nilotiens (Tilapia), 77.
(o)
ocellaris (Gobius), 96, 145.
olfax (Osphronemus), 82.
oligacanthus (Ptychochromis),
427.
omalonota (Pachypanchax), 38.
Opercularis (Macropodus), 83, 135.
ophiocephalus (Eleotris), 87, 139.
orbicularis (Psettus), 67.
OsPHRONEMUS, 981.
Osicichthyes, 7.
LA
DNS DES EAUX DOUCES
P
PAGHYPANCHAX, 8, 38.
, 8 40. 148.
pæcilioides (Lebistes), 41.
papilio (Periophthalmus), 101.
* Pauliani (Typhleotris), 91, 141.
PaRaTILAPIA, 9, 69.
PARETROPLUS, 9, 72.
pectoralis (Eleotris), 84.
Pellegrini (Rheocleoides), 51,
Perciformes, 8.
Percoidei, 8
Periophtalmidæ, 9,
PERIOPH A
119.
100,
tALMUS, 9, 100.
Petiti (Paretroplus), 74.
blatycephalüs (Gobius), 93.
Polleni (Paratilapia), 69
ictis (Paretroplus),
1 (Ambassis), 55,
us, 8, 66.
PTYCHOCHROMIS, 9, 70.
purpurascens (Eleops), 11.
pusillus (Dermogenys), 34.
R
reticulatus (Lebistes), 41, 415.
RHE, 8, 52.
RHEOCLOIDES, 8, 51.
rhombeus (Psettus), 67.
robustus (Mugil), 43, 117,
rodericensis (Mugil), 45.
(Kuhlia), 58, 128.
Russeli (Gobius), 93.
S
Sakaramyi (Pachypanchax
), 39, 448.
SaLuo, 7, 15
salmoides (Mi
salmoneus (C
Salmonidæ,
Salmonoidei, 7.
samberancesins (Gobius), 96, 445.
saurus (Elops),
Scarormagus, 8, 64.
senegalensis (Eleotris), 88.
Serranidæ, 8, 54. 12.
servus (Therapon), 57.
Play-
ropterus), 62, 425.
anos), 13.
Source : MNHN, Paris
160 J
Srexprum, 9, 98.
Sikoræ (Rhcocles), 53.
Siluroidei, 7.
Smithi (Mugil), 45.
splendens (Kuhlia), 59,
Syngnathidae, 8, 39, 113.
Syngnathiformes, 8.
T
tæniura (Kuhlia), 60, 128.
Tanichthys, 7, 20
Teleostei,
Telfairii (Agonostomus), 46.
tetracanthus (Scatophagus, 64, 125.
THERAPON, 8, 57.
thoracatus (Cara
Tiraria, 9, 70, 7
tohizonæ (Eleotris), 84, 137.
trivittatus (Therapon), 37.
Troscheli (Mugil), 45.
ius), 19.
ARNOULT
tumifrons (Eleotris), 85.
TYPHLEOTRIS, 9, 90.
typus (Paratilapia), 69.
V
vaigiensis (Mugil), 44, 117.
Vaillanti (Cælonotus), 36.
vanicolensis (Kuhlia), 59.
| virescens (Anguilla), 30.
viridianratus (Macropodus), 83.
vittata (Elcotris), 87, 441.
vulgaris (Anguilla), 27.
X
XIPHOPHORUS, 8, 42.
Z
ENARCHOPTERUS, 8, 33.
Zillii (Tilapia), 80, 133.
Source : MNHN, Paris
INDEX DES NOMS VERNACULAIRES
Amalomaitso, 30, 31.
Amalombanda, 29.
Ambassa, 56.
Ambatsy, 55, 56.
Amborika, 88.
Antafa, 4
Antser
Atao,
Belalingo, 12.
Besisika, 19.
Black-Bass, 63.
Blaky, 63.
Boetrika, 56.
Carpe, 19.
Fclafela, 67.
antsara, 59, 60, 61.
Fiena, 61.
Filomboay, 36, 37.
Fony, 70.
Gambusie, 41.
Goujon, 93.
Guppy, 42.
Hiata, 65.
Hintana, 65.
Jelojebo, 45.
Karpa, 19.
Kiosa, 11.
Kitrantra, 101.
Langibasy, 63.
Laobazaha, 82.
| Lapia, 76, 80.
Lingolingo, 11.
Marakely, 70.
Marotaolana, 21.
Masontoaka, 73.
| Masovoatoaka, 74, 73.
Mianoravola, 58.
Pirina, 41.
Saroy, 71.
Tobololo, 97, 98.
Toho, 86, 88, 90, 96.
lohobe, 93.
Tohomainty, 87.
Tolapia, 76 à 80.
ona, 30.
Trondroga
Trondromainty, 72.
aite, 16, 17.
mangotroho, 93.
ndrano, 47.
Tsipela,
Vango, 14.
Vaona, 23 à 26.
Varilava, 99.
Vily, 49, 51, 85.
Vohivovy, 12.
Zompona, 44, 46.
Zona, 53.
Source : MNHN, Paris
hrs
ef
Er «
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Dale
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4
TABLE DES MATIERES
Serranidæ, p. 54.
AVANT-PROPOS D. 5. |
; | Genres Ambas
|
|
|
CATALOGUE SYS
is, p. 54; The-
rapon, p. 57; Kuhlia, p. 58.
Cenirarchidæ, p. 62.
He Genre Micropterus, p. 62.
SYSTÉMATIQUE, p. 10. Chætodontidæ, p. 64.
Elopidæ, p. 10. | Genre Scatophagus, p. 64.
Genre Elops, p. 10. | Monodactylidæ, p. 66.
Chanidæ, p. 13. | Genre Psettus, p. 66.
Genre Chanos, p. 13. | Cichlidæ, p. 69.
Salmonidæ, p. 15. | Genres Paratilapia, p. 69; Ply-
Genre Salmo, p. 15. | chochromis, p. 70; Pare-
Cyprinidæ, p. 18. troplus, p. 72; Tilapia, p. 75.
Genres Cyprinus, p. 18; Caras- | Anabantidæ, p. 81.
sius, D. 19; Tanichthys, Genres Osphronemus, p. 81;
p. 20. Hacropodus, p. 83.
Bagridæ, p. 22. Eleotridæ, p. 84
Genres Ancharius, p. Genres Eleotris, p. 84; Typh-
Arius, p. leotris, p. 90.
Anguillidæ, p. 21. | Gobiidæ, p. 92
Genre Anguilla, p. 2 | Genres Gobins, p. 92; Sicy-
Hemiramphidæ, p. 32. | dium, p.
æ, p. 100.
s, p. 33. Genre Periophthalmus, p. 100.
Genres Hemiramphus, p. 32; | Periophthalmi
Zenarchopter
Syngnaihidæ, p. 35.
Genre Cælonotus,
Cyprinodontidæ, p
Genre Pachypanchax, p. 38.
INCONOGRAPHIE DES POISSONS DES
EAUX DOUCES DE MADAGASCAR,
p. 102.
Arr
p. 40; Le- | termi
iphophorus,
35.
: Essai de clef de dé-
ation des familles, p. 150.
Aprexpice IT : Note sur les tech-
niques de description et d'étude
des Poissons, p. 153.
Genres Mugil, p. 43; Agonos-
tomus, p. 46. | 1x
Atherinidæ, p. 48.
Genres Afherina, p. 48; Be-
X SYSTÉMATIQUE, p. 157.
INDEX DES NOMS VERNACULAIRES,
dotia, p. 49; Rheocloides, | P- 161:
P. 51; Rheodes, p. 52. TABLE DES MATIÈRES, p. 163.
À INMUNEME OFPICIPILE, — FAAMARNE
Dépôt légal
r 1960, 1°° trim. [2983-59]
Source : MNHN, Paris
hrs
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