FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XII
, MYRIAPODES CHILOPODES
par
Le Docteur R. F. LAWRENCE
(Natal Museum, Pietermaritzburg, S. Africa)
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE—TSIMBAZAZA
1960
Ce volume de: la FAUNE DE MADAGASCAR a'été publié grâce au
concours financier de l'Institut des Hautes Etudes de Tananarive et
de la Direction de l'Enseignement Supérieur.
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à
un groupe zoologique. L'ordre de publication est indépendant
de l’ordre systématique général
EN VENTE
à l’Institut de Recherche Scientifique de Madagascar
B.P. 434, Tananarive
Adresser toute la correspondance concernant la Faune
à M. R. PAULIAN, Secrétaire Général de la Faune de Madagascar,
- LRS.M,, B.P. 434, Tananarive
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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XII
MYRIAPODES CHILOPODES
Le Docteur R. F. LAWRENCE
(Natal Museum, Pietermaritzburg, S. Africa)
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE—TSIMBAZAZA
Source : MNHN, Paris :
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INTRODUCTION
Trente-cinq espèces ou sous-espèces de Chilopoda ont été décrites
à diverses époques de Madagascar mais des révisions extensives de
KRÆPELIN (1903) et ATrEms (1919) ont abouti par la suite à une
réduction considérable de ce nombre. Certains des plus grands
Cent-pieds des genres Scolopendra et Cormocephalus décrits par
SAUSSURE et ZEHNTNER de Madagascar ont été reconnus comme
synonymes d'espèces à bien plus vaste distribution et doivent être
rayés de la liste faunistique.
Avant la mise en route de la pré
sente étude, on reconnaissait
vingt-six espèces malgaches, réparties en douze genres; nous
signalons ici soixante-neuf espèces appartenant à vingt-quatre
genres dont deux seulement sont nouveaux pour la science.
La grande majorité des additions à la faune appartiennent à des
genres connus depuis longtemps et qui, malgré une vaste distri-
bution dans l'hémisphère Sud, étaient encore inconnus de Mada-
gascar ou n’y étaient représentés que par une ou deux espèces.
C'est ainsi qu'ont été signalés les genres Ballophilus, Haplos-
chendyla, Pachymerium et Ribautia (Géophilomorphes); Otostigmus
ct Cryptops (Scolopendromorphes); Lamyctes et Paralamyctes
(Lithobiomorphes); Scutigerina (Scutigéromorphes). Trente-six
espèces nouvelles ont été décrites dans ces genres tandis qu’au
cours des vingt-deux dernières années, il n’a été décrit que quatre
nouveaux genres : deux , un par À ts très récemment et un
par VERHOEFF qui en a décrit un cinquième plutôt douteux. Par
contre nous avons dû rayer le genre Alipes de la faune malgache.
Le groupe des Chilopodes est particulièrement apte à être
transporté par voie maritime dans les marchandises ou dans le sol
au pied des plantes; ils peuvent survivre longuement dans des
fentes exigues et sans eau ni nourriture. Parmi les espèces connues
de Madagascar, sans doute distribuées de la sorte dans les pa
tropicaux et subtropicaux, figurent les suivantes : Orphnæœus
brevilabiatus, Scolopendra morsitans et subspinipes, Lamyctes
africana; Otostigmus semble particulièrement apte à peupler les
îles; des formes comme Himantarium gabrielis et Lithobius sont
de vraies espèces paléarctiques, introduites par hasard à Mada-
gascar et sur la côte orientale tropicale d'Afrique à partir de leur
patrie méditerranéenne.
Comme ArTems l’a montré (1927, p. 329), la faune du sud de
l'Afrique, la mieux connue des sous-régions éthiopiennes, a bien
des traits communs avec la faune malgache, en particulier le
Source : MNHN, Paris
6 R. F, LAWRENC
nombre anormalement élevé d’espèces du genre Cormocephalus,
genre forestier commun aux deux régions.
Parmi les Chilopodes de grande taille, les cinq genres malgaches
de Scolopendromorphes, trois des quatre genres de Lithobiomorphes
el deux des quatre Scutigéromorphes se retrouvent en Afrique
du Sud.
Mais parmi les genres primitifs, lerricoles, de petite taille, de
Géophilomorphes, des différences sensibles apparaissent entre les
deux faunes : elles n’ont en commun que deux des onze genres
et aucune des vingt-six espèces de Madagascar ne se retrouve en
Afrique du Sud; par contre les espèces malgaches ont de nettes
relations avec certaines formes d'Australie, de Nouvelle-Zélande,
de Polynésie et du Chili.
Nous pouvons dresser le tableau suivant de la faune actuellement
connue de Madagascar, les chiffres entre parenthèses correspondant
aux genres ou aux espèces décrits ou cités pour la première fois
de Madagascar ici.
Genres
Géophilomorphes ......... EC)
Scolopendromorphes ... ...... 3 (2) 29 (11)
Lithobiomorphes …... 4 (3) 8 (3)
Scutigéromorphes 4 6 ()
OR ne MAI) 69 (36)
La faune étant encore incomplètement connue, nous espérons que
la récolte des Chilopodes sera activement poursuivie à Madagascar;
les résultats en seront du plus grand intérêt pour les biogéographes
J'ai une lourde dette de reconnaissance à l'égard des naturaliste:
qui nvont procuré l’abondant matériel sur lequel j'ai basé
mon étude :
- le professeur J. Mirror et le Dr R. Pauzrax de lLR.S.M,
pour le vaste ensemble de Chilopodes de leur Institut qu'ils m'ont
communiqué. Cette collection a été réunie par ces deux savants
au cours des nombreuses expéditions qu'ils ont effectuées à travers
Madagascar depuis plus de dix années;
— le professeur P. Remy de l'Université de Nancy et M. B.
STUCKENBERG du Natal Museum pour les collections qu'ils ont
obtenues dans diverses parties de l'Ile et pour du très beau matériel
du nord-est de Madagascar récolté par M. Jean VaDoN;
— le professeur VacHoN de la chaire d’Arachnologie du Muséum
National d'Histoire Naturelle de Paris, pour m'avoir confié
grande collection de Chilopodes dont il a la charge;
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 7
— le Council for Scientific and Industrial Res
du Sud, dont l'aide financière m'a- permis
arch, d'Afrique
de faire avec deux
collègues une expédition de trois mois en 1955-1956 et de récolter
beaucoup de Chilopodes dans la région centrale de Madagascar.
s exprimer ma profonde gratitude au Dr R. PAULIAN
adjoint de l'LR.S.M., pour son inle
el pour avoir mis sans réserve les ressource
ma disposition pour l'achèvement de ce tr:
Directeur
able aide et appui
de son Institut à
LIS
: DES CHILOPODES DE MADAGASCAR
Geophilomorpha
Famille Himantariidæ
Himantarium C.-L. Koc
. Himantarium gabrielis LINN.
1
Famille Schendylideæ
Schendylops Cook
Schendylops grandidieri (SAUSSURE et ZErNt
Haploschendyla
3. Haploschendyla insolila n. sp.
4. Haploschendyla major n. sp.
Haploschendyla mascareniea n. sp.
6. Haploschendyla paucispina n. sp.
7. Haploschendyla silvicola n. sp.
Ballophilus Cook
8. Ballophilus insperatus n. sp.
. Ballophilus latisternus n. sp.
10. Ballophilus tæniaformis n. sp.
mille Oryide
Orga Meixerr
11. Orga voellzkotwi SAUSSURE et ZEHNENER
Orphnæus Meixerr
12. Orphueus brevilabiatus (Newronx)
13. Orphnæus maculatus
14. Orphnæus madegas.
Famille Mecistocephalidæ
Mecislocephalus CHAMBERLIN
ocephalus afjinis n. sp.
. Mecistocephalus bicolor n. s
=
Source : MNHN, Paris
8 R. F. LAWRENCE
17. Mecistocephalus brachyceps n. sp.
18. Mecistocephalus longiceps n.sp.
19. Mecistocephalus paucidens n. Sp.
20. Mecistocephalus pauliani n. Sp.
21. Mecistocephalus pluridens n. sp.
92. Mecistocephalus punctifrons Newronr
Famille Geophilidi
Sous-famille Geophilinæ
Madageophilus nov. gen.
23. Madageophilus pauliani n.
Sous-famille Dignathodontinæ
Hovanyx nov. gen.
24. Hovanyx waterloti n. sp.
Sous-famille Pachymerinæ
Pachymerium C.L. KocH
95. Pachymerium tridentatum n.
p.
Sous-famille Chilenophilinæ
Ribautia Brol.
26. Ribautia picturata n. sp.
Scolopendromorpha
Famille Scolopendridæ
olopendra LINX.
27. Scolopendra cingulata LATREILLE
98. Scolopendra madagascariensis ATTEMS
99. Scolopendra morsitans LANN
30. Scolopendra subspinipes LEACH
Cormocephalus NEWPORT
Cormocephalus albidus KraEr.
Cormocephalus bevianus n. sp.
. Cormocephalus dispar dispar Ponar
Cormocephalus dispar alticursor n. subsp.
. Cormocephalus dispar fangaroka SAUSSURE ct ZEHNTNER
Cormocephalus elegans grecilipleurus Kraër.
Cormocephalus ferox SAUSSURE et ZEHNTNER
Cormocephalus flavescens flavescens KRAEP.
Cormocephalus flavescens centralis n. subsp.
Cormocephalus incongruens Kraëp.
Cormocephalus lambertoni BRôL.
Cormocephalus mecistopus BRôL.
Cormocephalus milloti n. sp.
Cormocephalus nitidus nitidus Porar
Cormocephalus nitidus willsi Pococr
Source : MNHN, Paris
50.
51. Cryplops dentipes n. sp.
. Cryplops milloti n. sp.
. Cryplops pauliani n. sp.
. Cryplops penicillatus n. sp.
. Cryplops propinquus n. sp.
56.
64.
65.
66.
67.
68.
69,
. Remylamyctes stramineus Ars
MYRIAPODES CHILOPODES
. Cormocephalus lumidus n. sp.
Otostigmus Porar
. Otostigmus glaber Crawmentix
. Otosligmus insularis HAASE
Rhysida HG. Woon
. Rhysida longiceps longiceps (NEWronr)
mille Cryplopidæ
Cryplops Lxacn
Cryptops decoratus n. sp.
Lithobiomorpha
Famille Lithobiidæ
Lithobins SruxserG
Lithobius demangei n. sp.
Famille Henicopidæ
Paralamyctes Pococx
Paralamyctes tridens n. sp.
. Paralamyctes quadridens n. sp.
Paralamyctes spenceri Pocock
Lamyctes MeiNeRT
s africana PORaT
bipartitus n. sp.
Remylamyctes Arreus.
Scutigeromorpha
Scutigera LAMAREK :
Scutigera flavistoma n.
Scutigera nossibei SA
Sp.
URE et ZEHN'
ER
Madagassophora NEruc
Madagassophora hova (SAUSSUR]
et ZEHNTNER)
Seutigerina SiLvesr
Scutigerina malagassa (SAUSS
Scutigerina iweberi SILVESTRI
RI
URE Ct ZEHNTNER)
Lassophora VERHOEF
Lassophora madagascariensis NERHOEFF
Source
: MNHN, Paris
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MYRIAPODES
HILOPODES 11
SYSTEMATIQUE
SOUS-ORDRE DES GEOPHILOMORPHES
Les cinq familles de Géophilomorphes connues à Madagas
peuvent se séparer au moyen de la clef suivante
FAMIL
DE GÉOPHILOMORPHES MALGAC.
1. Mandibules avec une lamelle dentée. 2.
— Mandibules sans lamelle dentée, avec seulement une ou plu-
sieurs lamelles pectinées
2. Mandibules avec plusieurs lamelles pectinées en plus de la
Jlamélledentée ETAPE RARE NE Himantariidæ,
— Mandibules avec une seule lamelle pectinée en sus de la lamelle
dentée Schendylidæ
3. Mandibules avec une seule rangée de dents en peigne... st
Geophilidæ
FETE 4
lamelles pectinéc
4 Labre en une pièce; hanches des maxilles 1 complètement
soudées, formant un syncoxite; maxillipèdes petits, à peine
visibles d'au-dessus; hanches des dernières pales en général
sans pores, parfois avec deux pores... Oryidæ
— Labre triparti; hanches des maxilles I avec une suture médiane:
lipèdes très grands, bien visibles d'au-dessus; hanches des
dernières pattes avec de nombreux pores. .
FAMILLE DES HIMANTARIIDÆ
Genre Himantarium C.L. Koch
Himantarium gabrielis (LINNÉ)
Himantarium hova SAUSSURE et ZEHNTNE
pol. nat. Madagascar, 27, p. 343, pl. XI, figs
e dis
ar,
Hist. phys.
ée
ion,
ribution à
Cette espèce méditerranéenne à v.
Par SAUSSURE et ZEHNTNER de Madag:
sous le nom de hova. Je pense qu'il peut s'agir là d’une erreur
es ont pu être introduits dans
espèce n'est pas représentée dans
de localité où que 1
quelque port de Madaga
le matériel devant moi.
xempl
ar. L
Source : MNHN, Paris
12 R. F. LAWRENCE
FAMILLE DES SCHENDYLIDÆ
Les trois genres Schendylops, Schendyla et Haploschendyla
forment un groupe de formes très affines au sein de la sous-famille
des Schendylinæ. On peut les séparer comme suit :
Schendylops Cook : deux groupes de pores
une paire de pores sur les hanches des patte
simple, non pectinée.
Schendyla BerGs. et MEIN. : un groupe de pores sur les sternites;
deux paires de por r les hanches de la dernière paire de pattes:
griffe des maxilles IT simple.
Haploschendyla VERHOEX deux groupes de pores sur les
sternites; pas de pores sur les hanches de la dernière paire de
pattes; griffe des maxilles II pectinée.
Cook sépare Schendylops de Schendyla par le nombre de pores
des coxopleurites des dernières pattes. AT (929, p. et 67)
tant dans sa clef que dans ses descriptions, indique par erreur que
la griffe des maxilles II est pectinée alors qu’elle est manifestement
simple (ef. la description de SAuSsURE el ZE a, 1902, p. 333,
pl. XI fig. 8 a, qui parlent de la «l" paire de pattes mâchoires»).
ir certains sternites;
; griffe des maxilles IT
Les trois genres connus de Madagt séparent comme suit :
€
DES GENRES MALGACHES DE ENDYLIDÆ
1. Corps dépigmenté; antennes grêles, amincies vers l'apex
(SRE) CS NC REP no
— Corps pigmenté ue à l’apex (Ballo-
philinæ) 3. Ballophilus Cook
2. Pas de pores sur les coxopleurites des dernières pattes: griffe
du télopodite des maxilles IL pectinée....................
’ ns ! 2. Haploschendyla Verhoell
— Une paire de pores sur les coxopleurites des dernières pattes,
griffe du télopodite des maxilles IL simple................
AU T Ie LR I TE Schendylops "Co0k
1. Genre Schendylops Cook
Schendylops grandidieri (SAUSSURE el ZEHNTNER)
Schendylops grandidieri S\U
pol. nat. Madagascar, 27, p. 3
L'espèce est basée sur «plusieurs individus femelles, Sikora
(Musée de Genève)» mais ne figure pas dans le matériel devant moi.
SURE et ZE NER, 1902, Hist. phys.
MapaGascaR : sans doute CENTRE-EsT.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPO D,
13
2. Genre Haploschendyla Verhoeff
CLEF DES ESPÈCES MALGACHES D'HAPLOSCHENDYLA
1. aires de pattes, 11 épines clypéales. .
5 paires de pattes, 15 à 2
3. paucispina n. Sp.
épines elypéales ........ 9
2 Labre à 22 dents; dernier article des pattes terminales plus
court que le pénultième; 75 paires de pattes. 4. insolita n. sp.
— Labre de 26 à 35 dents; dernier article des pattes terminale
plus long que le pénultième; 59 à 67 paires de pattes 3.
67 paires de pattes; dernier article des pattes terminales
seulement de peu plus long que l'avant-dernier. …
DER AS done sers... D. mascarenica n. sp.
— 59 à 61 paires de pattes; dernier article des pattes terminales
une fois et quart aussi long que l’avant-dernier. ......... 4.
4. Clypéus à 15 épines; labre de 51 à 35 dents.. 2, major n. sp.
— Clypéus à 21 épines: labre à 26 dents... 1. silvicola n. sp.
1. Haploschendyla silvicola n. sp., fig. 1 a, d.
Couleur : corps et pattes
jaunes, plaque céphalique, antennes et
tergite Lun peu plus foncés, orange.
Plaque céphalique, fig. 1 a : le bord posté
luisant, couvrant complètement les maxillipèdes.
Pièces buccales : lamelle principale de la mandibule avec huit
grandes dents subégales, fig. 1 b. Maxilles Let I, fig. 1 e; processus
coxal des maxilles I avec trois épines et une membrane apicale
triangulaire; le télopodite apparemment à trois articles, le médian
à quatre épines, les autres inermes; griffe terminale du télopodite
des maxilles IT pectinée sur les deux faces; article basal et article
médian à épines, fig. 1 e, le groupe distal toujours en rangée
transverse. Clypéus avec vingt et une épines disposées en trois
groupes plutôt irréguliers, neuf au milieu et six de chaque côté;
labre, fig. 1 d, avec vingt-six dents égales, aiguës et assez grandes.
Maxillipèdes : bord antérieur de la hanche avec une excavation
concave et une étroite fente au milieu, tous les articles nettement
divisés par des sulures complètes et sans dent basale, griffe très
large à la base, brusquement rétrécie, sans dent basale.
Tergites du second segment pédifère avec deux sillons médians
bien définis, légèrement convergents en arrière et un peu plus
éloignés du bord latéral du segment que l’un de l'autre.
Sternites, à partir du sternite III avec un petit puits rond, bien
défini au milieu du segment en avant de la zone poreuse. Zone
poreuse plus où moins triangulaire sur les segments antérieurs,
ssivement plus en bande transverse vers l'arrière;
rieur droit, le dos lis
€;
mais progr
Source : MNHN, Paris
14 R. F. LAWRENCE
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 15
divisée sur les segments XXI et
deviennent progres
XII en deux zones rondes, qui
ivement plus petites et disparaissent dans la
moitié postérieure du corps où le puits rond est allonge.
Pattes : dernier segment sans pores sur les coxopleure.
lerminaux; 59 à 61 paires de pattes (un subadulle a 55 paires).
Dernières palles épaissies, à fines soies, le dernier article bien plus
étroit et environ une fois et quart la longueur de l'avant-dernier
(comme chez major, fig. 1 e).
s ni pores
Dimensions : largeur du corps 0,8 mm; longueur totale 40 à
5 mm.
MADAGASCAR CENTRE : Ankaralra, forêt de Manjakatompo,
1.800-2.000 m (R. F. LAWRENCE. janv. 1956, © mororvrr, 25 9
et des jeunes, PARATYPES).
2. Haploschendyla major n. sp. fig. 1 e-g.
Couleur : corps crème où jaune pâle, plaque céphalique brun
rougeâlre pâle, antennes orange.
Plaque céphalique, fig. 1 J, le bord postérieur échancré, face
lergale lisse et luisante, recouvrant complètement les maxillipèdes
au repos
Pièces buccales : lamelle principale des mandibules avec neuf
dents. Labre, fig. 1 g, à 31-35 dents, en général plus petites que
celles de silicola, les médianes un peu plus petites que les latérales
et plus arrondies à l’apex. Clypéus avec 15 épines en Lrois groupes
irréguliers, 7 au milieu et 4 de chaque côté. Maxilles L à lobe
interne (processus coxal) à rois épines, article IL du télopodite
avec quatre épines, article basal sans épines et avec un processus
latéral mal défini; article basal des maxilles I avec une rangée
lransverse de rois épines dislales, une subbasale: article IL avec
une rangée dislale Lransverse de trois où quatre épines; article
apical avec neuf à dix épines dorsales, la griffe robuste, des deux.
tiers de la longueur de l’article apical.
Maxillipèdes et tergites comme chez silvicola.
Sternites plus larges que longs dans la moitié antérieure du
corps, devenant progressivement plus longs vers l'arrière, les
ments postérieurs un peu plus longs que larges, tous avec un
sillon médian raccourci et peu distinct, s’arrêtant bien avant les
bords antérieur et postérieur du segment; sternites antérieurs avec
une aire poreuse arrondie au milieu près du bord postérieur, un
s segments I à VII, presque deux
peu plus large que longue sur 1
plus large que longue sur le segment VIII, commençant à s
r en deux aires rondes progressivement plus écartées sur
Source : MNHN, Paris
16 R. F, LAWRENCE
le XX, chaque aire finissant par occuper l’angle postéro-latéral du
segment; segments postérieurs à aire poreuse petite ou nulle.
Pattes : dernier article sans pores sur les coxopleures ni pores
terminaux; dernière paire de pattes renflée, fig. 1 e, le dernier
article semblable à celui de sivicola; 59 à 61 paires de pattes
(59 chez deux exemplaires, 61 chez quatre exemplaires).
Dimensions : largeur du corps 0,8 mm; longueur totale 43 mm.
Espèce très proche de silvicola, en différant par le nombre plus
élevé de dents de labre, plus petites, la plaque céphalique plus
grande et de forme différente et les sternites.
Mapacascar Norb : Mont. d'Ambre (R. PauLIAN, déc. 1948,
9 HOLOTYPE el cinq PARATYPES 9).
3. Haploschendyla paucispina n. Sp. fig. 2 b-e.
Couleur jaune, tête et segments antérieurs leintés d’orange.
rte : plaque céphalique, fig. 2 b, à peine plus longue que large;
elypéus à onze épines; labre à 21 pelites dents.
Pièces buccales : Mandibules avec un bloc de trois dents suivi
d’une rangée de cinq dents; maxille I, fig. 2 c (vue aborale), le
processus coxal long et étroitement triangulaire, avec une épine
ant son apex et une autre bien
sement en
Ca
exceptionnellement longue dépas
plus petite; article basal du télopodite avec un épaissi
repli latéral, syncoxite avec un processus latéral conique oblus (vu
à gauche, fig. 2 c); ma ille IL normale, article basal du télopodite
avee quatre petites épines, article médian avee quatre épines plus
longues, artiele apical avec cinq à six épines sur la face aborale:
griffe ayant les deux tiers de la longueur de l'article apical, une
rangée de quatre soies courtes seulement sur la moitié distale
(ou moins) de son côté oral, une rangée de huit plus longues soies
régulières sur les deux tiers distaux du côté aboral.
Tergites comme chez les espèces précédentes.
Sternites avec un sillon presque rond, en puits, sur les
antérieurs, devenant plus ovale sur les segments médians, puis à
bords parallèles, effacés sur les derniers 8 ou 10 sternites. Pores
formant une aire ronde, petite, bien définie, sur le sternite I, de
dimensions croissantes vers l'arrière, se divisant en deux groupes
ronds sur le segment XX, puis indistincts, petits, occupant les
egments
angles postéro-latéraux des segments suivants, en une bande
transverse unique près du bord postérieur du segment sur les
huit derniers sternites. Sternite des
chez H. insolita.
pattes terminales comme
Source : MNHN, Paris
MYRIAPCDES CHILOPODES 17
— Haploschendyla insolita n. sp.; a. segment apical du télopodite
s maxilles II.
Haploschendyla paucispina n. sp.; b. plaque céphalique; e. maxille 13
d. apex de la dernière patte 9; e. dernière patte du 4.
ie
Source : MNHN, Paris
18 R. F. LAWREN
Pattes : 51 paires; la dernière épaissie, à dernier article à pe
plus long que le pénultième et moitié de sa largeur (lig. 2 d).
Dimensions : longueur totale 26 mm.
MapaGascar CENTRE : Ankaratra, col du Tsiafajavona, 2.000 m
(R. PAULIAN, sepl., HOLOTYPE 9).
exemplaire & de la même localité, récolté à 2550 m
(J. MiLor, juin 1948) diffère par les caractères suivants : processus
coxal des maxilles I avec trois épines et télopodite avec deux épines;
labre avec une rangée régulière de 26 dents pointues, égales, plutôt
petites; 49 paires de pattes dont la dernière est épaissie (fig. 2 e),
Particle distal un peu plus court que le pénullième et non plus
long; dernier sternite bien plus large que chez insolila.
4. Haploschendyla insolita n. sp., figs. 2 a, 3, 4 e-f.
Couleur : jaune pâle, lête et Lergiles antérieurs à leinle orange;
lergiles avec un bord étroit brun rougeâtre sur les marges
cures.
: plaque céphalique, fig. 4 e, un peu plus longue que large
(une fois un quart).
Clypéus avec 18 à 19 épines occupant la moitié antérieure sauf
deux épines isolées près du centre du labre; labre, fig. 3 4, avec
22 à 23 grandes dents plus ou moins égales, la moitié latérale du
bord, de chaque côté, sans dents.
Pièces buccales : mandibules à trois groupes de dents distincts,
le basal avec quatre dents, les suivants avec chacun trois dents,
suivis d’une rangée d'environ vingt pectinations étroites el allongées
(ig. 4 f); article distal du télopodite des maxilles I, fig. 2 a; griffe,
du côté aboral, avec une rangée d'environ 14 épines, la basale plus
ou moins séparée des autres; une rangée de 17 épines sur la
face orale.
Tergites : liss
séparés habituels.
Sterniles : sternites antérieurs avec une saillie obtusément
anguleuse au milieu du bord postérieur (fig. 3 c) disparaissant
progressivement ver ière, sternite XXVIII à bord postérieur
simple. Sternites 1 à X avec une aire poreuse ovale, bien définie,
transverse, près du bord postérieur, cette aire devenant plus grande
vers le segment X pour diminuer de taille au-delà; sur le segment
XXVII celte aire commence à se diviser en deux groupes ronds
qui s’écartent progressivement vers l'arrière en diminuant un peu
de taille (fig. 3 d); sur les sternites 6 et 7 avant l'apex, elles se
, luisants, avee les sillons médians largement
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 19
rapprochent el les six derniers slernites présentent de nouveau
une bande transverse continue (fig. 3 e). Tous les sterniles du
Haploschendyla insolita n. sp; @.
ternites XI, LVI et LXXI.
labre; b. dernière patte, 43
premier pédifère au pénultième, avec quelques pores, ceux-ci
nombreux sur la plupart des segments.
Source : MNHN, Paris
20 HR, F. LAWRENCE
Pattes : 75 paires, la dernière épaissie, fig. 3 b, le dernier article
différant des autres par sa longueur et sa minceur, différant des
autres espèces parce qu'il est plus court que le pénultième article
et moins de moitié moins large. Sternite des dernières pattes à
largeur postérieure plus grande que sa longueur, fig. 3 b.
Dimensions : largeur du corps 1,3 mm, longueur totale 36 mm.
Mapagascar CENTRE : Moramanga, forêt à Niagarakely (R. F.
LAWRENCE, déc. 1955, HOLOTYPE ©).
5. Haploschendyla mascarenica n. sp., fig. 4 a-d.
Couleur : jaune pâle à segments antérieurs teintés d'orange.
Tèle : plaque céphalique comme fig. 4 a; 1,24 fois plus longue
que large. Labre, fig. 4 d, avec trente grandes dents aiguës sur les
à 17 soies.
côtés et bien plus longues que larges; clypéus avec 1
Pièces buccales : mandibules, fig. 4 ce, avec trois groupes de
s puis une rangée de six dents;
inations étroiles; maxilles I
grandes dents comportant trois, tre
distalement à celles
épines sur le lobe interne; lobe externe (télopodite) avec
quatre épines sur l’article distal, un petit proc téral obtus
sur l’article basal, Syncoxite avec seulement deux épines; télopodite
des maxilles II avec trois, quatre et douze épines sur l’article basal
et les deux articles distaux sur la surface aborale; griffes grandes,
des deux tiers de la longueur de l’article distal, avec une rangée
régulière d'environ quatorze épines parallèles et contiguës ventra-
lement de chaque côté, la basale bien plus courte et subtriangulaire.
Maxillipèdes : inermes.
Tergites avec les sillons médians largement séparés, lisse:
l'exception de quelques fossettes petites, distinctes, très écartées.
Sterniles : pores se séparant sur les segments XXIV ou XXV et
disparaissant sur le segment XXXII: sternites postérieurs avec un
long sillon en ovale allongé au milieu, prolongé à chaque extrémité
en un sillon étroit mal défini; sternites antérieurs sans fossette
médiane, le sillon médian longitudinal court commencant sur le
sternite IX.
Pattes : 67 paires, l’article basal avec deux longues soies à Papex
inférieur. Dernières pattes avec l’article distal long et à bords
parallèles, mais seulement un peu plus long que le pénultième (bien
moins d'une fois et quart sa longueur), fig. 4 b.
Dimensions : largeur du corps 1,2 mm; longueur totale 41,3 mm.
i 22 longues pe
avec troi
MADAGAsCAR CENTRE : Ambohimahason (l
HOLOTYPE).
Micor, juil. 1948,
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 21
e
Fig: 4. — Japloschendyla mascareniea n. sp.; @&. plaque céphalique; b. ape
de la dernière patte; c. mandibule; d. labre.
Taploschendyla insolila n. sp? e. plaque céphalique; f. mandibule.
Source : MNHN, Paris
R. F LAWRENCE
Nous avons devant nous une forme juvénile de 28 mm de long,
ait appartenir à une
à 61 paires de pattes qui pe
et montre les caractères suivants :
ième espèce
Clypéus avec 12 à 13 épines, labre à 21 dents. Mandibules avec
deux groupes de deux et de trois dents suivis par treize pectinations
étroites d’un côté, trois à quatre dents suivies de 11 à 12 pecti-
nations de lautre; maxilles 1 à l'article basal du télopodite et
syncoxite à lobe latéral faiblement développé. Dernière palle avec
tous les articles renflés sauf le dernier qui est triangulaire, petit,
vestigial, à peu près le tiers du pénultième; par ce caractère, cette
forme rappelle Schendyla grandidieri tel que le figurent SAUSSURE
et ZEHNINER (loc. cit., p. 332, pl. XIL, fig. 8 c).
MapaGascar Est : Maroantsetra, Ambodivoangy (J, VaDoN, 1947).
3. Genre Ballophilus Cook
Ce genre de petits Géophilomorphes primitifs est bien spécial el
est largement distribué dans les régions éthiopienne, orientale et
australienne mais, comme be: ÉUSOUD d’autres, n'avait pas encore élé
signalé à Madagascar bien qu'il n'y soit pas rare puisqu'il a été
lrouvé en sept localités. Nous avons fait figurer dans la elef qui
suit B. braunsi, espèce sudafricaine, qui est très proche des formes
malgaches.
MALGACHES DE BALLOPHILUS
1. 73 paires de pattes; les trois quarts antérieurs du corps rétrécis
vers l'avant ........ deseeccecccc... 3. tæniaformis n. Sp.
= 47 à 57 paires de pattes; moitié antérieure du corps, au moins,
rétrécie vers lavant . DR Nat
2. 47 paires de pattes; pores sternaux absents sur les trois derniers
segments: dernier sternite bien plus large que long, couvrant
— complètement les pores ..... 2. datisternus D. Sp.
— 57 pair de pattes; pores ‘sternau absents sur les deux
î egments; dernier sternite pas plus large que long et
ant pas complètement les pores.
ne recouv
Fo NE
3. Dernier sternite deux fois aussi large en arrière qu’en avant,
processus coxal des maxilles I avec deux grandes épines......
nya ......... braunsi Silv.
— Dernier sternite pas beaucoup plus large en arrière qu'en
avant, processus coxal des maxilles I avec une grande épine
Ne 1. insperatus nn. Sp.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 23
XXXVIIT
. sternite XVIII; ec. sternite XXXVIII; d. dernier sternite;
re patte.
Ballophilus læniaformis n. sp.; f. maxille Il; g. pattes terminales.
Source : MNHN, Paris
24 R. F. LAWRENCE
1. Ballophitus insperatus n. sp., fig. 5 a-e.
Couleur : jaune à teinte verdâtre, les glandes de la face sternale
vert noirâtre.
Tête : nettement plus large que longue; labre avec deux dents
rudimentaires de chaque côté, le bord du labre parfaitement lisse
entre elles; clypéus avec deux soies bien séparées près du bord
antérieur de la tête, deux soies médianes sous celles-ci et une de
chaque côté (six en tout). Antennes avec les six derniers artic!
en massue bien marquée, le dernier article arrondi à l'apex, aus:
long que les deux articles voisins et la moilié du précédent;
articles IX et XIII avec des épines modifiées (sensorielles ?) plus
courtes que les autres et courbées en leur milieu; une plaque d'au
plus vingt organes sensoriels foliacés près de l'apex du dernier
segment.
Pièces buccales : mandibules avec une rangée de huit ou neuf
grosses dents coniques, obtuses, suivies par 12 à 20 dents pecl
niformes bien plus grêles; maxille I avec un processus latéral assez
long à la base du syncoxite, processus coxal interne triangulaire,
pointu, celui-ci et le télopodite avec chacun une longue épine sur
la face aborale; griffe du télopodite des maxilles IT longue, pointue,
avec une lamelle finement striée (comme chez braunsi).
Tergites à nombreux poils courts et fins, pas de sillons médians.
Sternites : à nombreuses soies fines et courtes, des aires poreuses
sur tous les segments sauf le premier et les deux derniers, à
ovales, bien définies par un anneau, devenant plus petites vers
l'arrière et progressivement plus arrondies, mais jamais tout à fail
circulaires, fig. 5 b, c.
Pattes : 55 ou 57 paires; dernières pattes, fig. 5 d; dernier sternile
plus large que chez braunsi mais analogue. Articles des pattes ne
portant pas un nombre fixe d'embases rondes pour les épines
comme ArTEms le décrit pour braunsi, chaque article parait avoir
un nombre indéterminé d’épines, le dernier est coiffé à l’apex d’une
petite papille.
Dimensions : longueur totale 25,5 mm.
Rappelant étroitement braunsi mais en différant par la forme du
dernier sternite; les aires poreuses loutes en ovale régulier non
échancré au milieu en arrière.
res
MapaGascar CENTRE : Réserve Naturelle de la Zakamena, Amba-
tovositra (P. SoGa, fév. 1956, HOLOTYPE ©),
MADAGAS CA
1 juv.).
R Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Vabox, 1947,
Source : MNHN,
Paris
MYRIAPODES CHILOPODES
2. Ballophilus latisternus n. sp., fig. 6 a-c.
Couleur : jaune pâle à faible teinte verdâtre, la tête, les pièces
buccales el les derniers six articles des antennes jaune orange ou
brun rougeâtre pâle.
Tête : antennes avec les six derniers articles et largement le
septième formant une massue allongée, le dernier article régu-
lièrement arrondi distalement, égal aux deux derniers articles
Fig. 6. — Ballophilus latisternus n. sp.; & maxillipède:; b. maxille I;
c. dernier sternite.
réunis. Labre et clypéus comme chez B. insperatus; télopodite et
Processus coxal interne des maxilles I, fig. 6 b, chacun avec une
très longue épine; télopodite des maxilles II comme dans l'espèce
précédente.
Source : MNHN, Paris
26 R. F. LAWRENCE
Maxillipèdes, fig. 6 a, la hanche et le Lélopodite avee de nombreuses
icille à la base de
soies disposées symétriquement, y compris un ver
l'ungulum.
Tergiles à nombreux poils courts. Corps à plus grande largeur au
quart postérieur, les trois quarts antérieurs régulièrement rétrécis
jusqu'à la tête, le quart postérieur bien moins rétréci; extrémité
postérieure n'ayant qu'à peu près une lois et demie la largeur de la
partie la plus étroite du corps (segment IT où HD.
Sternites à glandes foncées visibles, à partir du segment II,
comme de grandes aires noirâtres progre
jusqu'au segment XXII, puis rapetissant; les derniers huit segments
sans zone rembrunie. Les aires poreuses présentes sur tous les
sternites sauf le premier et les trois derniers, plutôt petites, pas
ovale transverse mais avec les bords antérieur et postérieur droits.
Pattes : dernier sternite de forme spéciale, fig. 6 c, plus large
que long et avec deux grands pores mal délimités, entièrement
couverts par le sternite dont le bord postérieur est fortement
concave; 47 paires de pattes, les dernières environ une fois trois
quarts aussi longues et plus de deux fois plus épaisses que les
pénultièmes.
Dimensions : longueur lotale du corps 20 mm.
ivement agrandies
MaDbaGascaR CENTRE : Périnet (R. F. LAWRENC
HOLOTYPE 4).
déc. 1955,
MapaGascar Esr : (exemplaires à 47 paires de pattes);
Fénérive (R. F. LAWRENC d 1955); Maroantsetra, Ambodi-
voangy (R. PAULIAN, mars 1952), Ambohitsitondrona, dans les
mousses du sol (J. VADoN).
3. Ballophilus tæniaformis n. sp., fig. 5 f-g.
Couleur : jaune pâle ou crème, les glandes sternales ct les
dernières pates seules plus foncées, vert pâle.
Tête : bien plus large que longue, arrondie sur les côté
ant, tronquée en arrière; côtés avec une rangée d'environ
soie: avec les derniers
et en
sept
; 25 à 30 longues soies dorsalement. Antenne.
six articles formant un renflement en massue, le dernier article un
peu plus petit que les trois précédents réunis, le groupe de soies
sensorielles plus court et relativement plus large que B. insperatus.
Labre et clypéus comme chez insperatus; télopodite et saillie coxale
erne des maxilles I avec chacun une longue épine; télopodite
des maxilles 11 avec les épines indiquées, fig. 5 f; mandibules avec
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES
&
une rangée interne de 8 ou 9 dents coniques arrondies plus
grandes, une rangée externe de 16 à 19 dents pectiniformes
parallèles et bien plus étroites.
Tergiles : plus de la moitié antérieure du corps se rétrécissant
vers l'avant, plus grande largeur de corps après le milieu et corps
peu rétréci en arrière, de sorte que l'arrière du corps est plus lar
que le cou et la tête.
Sternites : aires poreuses débutant sur le segment If, exception-
nellement large sur le segment XIV, occupant presque toute la
largeur du sternite, et près de deux fois plus large que longue, les
bords antérieur et postérieur presque droits. Dernier et avant-
dernier segment sans aire poreuse. Dernier sternite à peu près
aussi large que long, avec deux grands pores en partie couverts par
le sternite, fig. 5 g.
Pattes : dernière paire à peu près une fois et demie la longueur
de l’avant-dernière, très épaissie, le dernier article court, couvert
de petits tubercules ronds; 73 paires de pattes.
Dimensions : longueur totale du corps 30,5 à 35 mm; largeur
maximum 1,15 mm.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Mamoka, sur un arbuste
(J. MizLor, sept. 1947).
MapaGascar Sub : Cap Sainte-Marie (R. PAULIAN, déc.).
FAMILLE DES ORYIDÆ
CLEF DES GENRES MALGACHES D'ORYIDÆ
1. Pleurile portant le stigmate et préscutellum soudés; griffe du
télopodite des maxilles II simple.......... 1. Orya Meinert
— Pleurile portant le stigmate et préseutellum nettement séparés
au moins sur les segments médians et postérieurs; griffe du
lélopodite des maxilles IL avec une rangée d'épines sur sa face
intéteure nr ie AT US 2. Orphnæus Meinerl
. Genre Orya Veinert
Orya Vœltzkowi SAUSSURE et ZEH
Orya Vœllzkowi SAUSSURE et ZEHNINER, 1902, Hist. phys. pol.
nat, Madagascar, 27, p. 340, pl. XIV, fig. 16.
Décrit sur deux © à 129 paires de pattes, différant de O. barbarica,
seule autre espèce connue du genre, par un ensemble de caractères.
Ne figure pas dans le matériel devant moi.
MaDaGascarR SAMBIRANO : Nosy Be.
Source : MNHN, Paris
28 R. F. LAWRENCE
2. Genre Orphnæus Meinert
CLEF DES ESPÈCES MALGACHES D'ORPHNÆUS
des tergites et des sternites lachetés de points noirs.
55 à 57 paires de pattes. : maculatus n. sp.
_— Côtés des tergites et des sternites immaculés. 67 à 131 pair
de pattes ....... RL A em de te ee
1. Côtés
9. Tergites avec une grosse lache noire divisée en deux par une
étroite ligne médiane pâle; 67 (4) ou 81 (9) paires de pattes;
articles des maxilles avec quelques grandes épines, bien plus
grandes que les autres ........ 3. brevilabiatus Newport
— Tergites absolument sans dessins; 111 (4) ou 131 (2) paires
de pattes: articles des maxilles uniformément couverts de
nombreuses soies courtes -........... Î. madegassus n. Sp.
Orphnæus madegassus n. sp., fig. 7 a-d.
7 El jaune uniforme terne, sans dessins
: fig. 7 a, nettement plus large que longue, oblusément aiguë
en ee l'apex avec une petite fente; antennes seulement un peu
rétrécies vers l'apex qui est épais et obtus, atteignant vers l'arrière
le bord postérieur du tergite III. Labre, fig. 7 c, avec environ
72 dents, les médianes plutôt courtes, les 8 à 12 latérales deux fois
aussi larges que les médianes, au plus à peine ineurvées. Clypéus
avec environ 90 courtes soies disposées sur quatre rangs en une
large bande transverse près du bord antérieur de la plaque
céphalique.
Pièces buccales : mandibules petites, avec six lamelles, la
première plus de deux fois aussi longue que les autres qui sont
subégales entre elles; lamelles I à IV à dents égales disposées
comme suit : 1 25, II 14, III 8, IV 5-6; en outre II avec deux dents
triangulaires basales plus grandes et III avec une dent semblable.
Maxilles I et II, fig. 7 b, les diverses parties uniformément couvertes
de courtes soies, sans soies spiniformes agrandies; télopodite des
maxilles I et bord du syncoxile avec chacun une saillie latérale
spinuleuse, celle du télopodite bien plus courte et plus large que
le processus coxal, toutes deux placées sur la face orale (invisible
sur la 7 b) ct repliée en dedans contre les articles. Griffe du
télopodite des maxilles II courte, le tiers de l’article apical, avec
trois courtes épines sur la moitié distale de la surface aborale, six
épines serrées, triangulaires, encore plus petites sur la surface
orale.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 29
Re
' DT
‘
Ur
MRRONN
A ATNNTON
RU Et
ANTON
BIT
MUSEUR)
7. — Orphnæus madegassus n
plaque cephalique, B. maxilles L
et Il; c. labre; d. les deux dernièrt
pattes.
Source : MNHN, Paris
30 R. F. LAWRENCE
Tergites glabres, à courts et profonds sillons médians un peu
divergents en arrière, n’atteignant pas les marges antérieure et
postérieure des segments; à partir du segment L avec un troisième
sillon intercalé entre les deux premiers, peu marqué; l'aire latérale
aux sillons très ridée surtout sur la moitié postérieure du corps;
prétergites visibles à partir du segment IT.
Sternites lisses, non ridés, avec une impr
peu arquée, mal définie, oceupant les quatre cinquièmes de la
largeur de chaque sternite; les pores apparemment disposés en un
groupe transverse allongé antérieur el un postérieur, pas en quatre
groupes (cf. brevilabiatus
Pales : presque entièrement lisses: dernières pattes, fig. 7 d vu
d’en dessous; dernier sternite et toutes les pièces gonopodales en
ère de celui-ci à revêtement uniforme de courtes et fines soi
ion transverse un
dernières pates s’opposant aux autres par leur dense revêtement
de poils fins devenant progressivement plus nombreux sur les
articles distaux; 111 paires de pattes. © différant du & par les
pattes non hypertrophiées, de très peu plus longues et
ar!
dernière
plus larges que l'avant-dernière paire; dernier sternile trapéziforme
comme chez le & mais pas tout à fait aussi large; article basal des
gonopodes en triangle large; 129 et 131 paires de pattes.
Dimensions : 4, plus grande largeur 3,4 mm; longueur 111 mm.
®, plus grande largeur 3,2 mm; longueur 128 mm.
MapaGascar Sup : Behara, forêt de Bevia (J. MizLor, août 1948,
HOLOTYPE 8, 3 PARATYPES ©).
2. Orphnæus maculatus n. sp., fig. 8 a-f.
Couleur : blanc jaune, les pleurites et les bords latéraux des
tergiles tachetés de points noirâtres de taille variable; sternites el
palies unicolores.
Téle : nettement plus large que longue (6 : 5); labre avec 62 à
65 soies sétiformes, égales, disposées sur un rang en faible courbe
(fig. 8 a), un peu plus longues et plus grêles que celles de
O. madegassus; clypéus avec une paire isolée de courtes épines
milieu, près du labre, les autres épines (environ 60) disposées en
bande le long du bord antérieur entier de la plaque céphalique.
Pièces buccales : mandibules avec 4 lamelles; lamelle I à 22 dents
et IT avec 21 dents assez longues; toutes les dents d lamelles
subégales. Maxille I avec un lobe latéral sur le ncoxite (fig. 8 c),
le télopodite d’un article, le lobe latéral et des parties du syncoxite
illeux; syncoxile el lélopodile de la maxille IT épineux (fig. 8 b);
au
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 31
grille du télopodile pectinée mais dilé
nt sur les deux faces : face
orale avec une rangée régulière de 14 épines atteignant la base, face
Orphnæus maculatus n. sp.; a. plaque céphalique; b. maxille Il;
maxille 1; d. labre; e. dernière paite, d de Maroantsetra; . dernière
patte, 9 de Nosy-Be.
aborale avec seulement 4 à 5 plus grandes atteignant à peu p:
le milieu. Les articles des deux maxilles avec de grandes épines,
te qui les distingue de O. madegassus.
Source : MNHN, Paris
LAWRE?
32 Re
Maxillipèdes : bord antérieur de la hanche ni fendu ni denté;
articles du maxillipèce et griffe entièrement sans dent, ni granule.
Tergiles à sillons médians et latéral, ce dernier bien plus large,
en dépression ovale; un puits ou un court sillon rudimentaire entre
Jes sillons dorsaux: la région entre le sillon latéral et le bord du
tergite arrondie, relevée et en saillie ovale; l'ensemble donne aux
tergites, surtout sur la moitié postérieure du corps, un aspect ridé.
Sternites : segments antérieurs avec une pelite fosselle ronde au
milieu, se prolongeant à partir du segment XVII en un sillon
postérieur; à partir du segment XL avee aussi un sillon transverse
mal défini coupant à angle droit le sillon médian; sur les segments
postérieurs, les deux sillons effacés sont remplacés par une large
impression ronde superficielle marquée d’une petite fossette
centr: lains au moins des sternites
médians, sont groupés en quatre pelils groupes ronds.
le ronde. Les pores, sur ce
Pattes : dernière pair
moins épais que la pénullième; 57 paires de paltes.
pas épaissie, plus courte el à articles
Dimensions : longueur totale 34 mm.
Une © locotypique à 57 paires de pattes a les dernières pattes
comme fig. 8 f vu d'en dessous; nellement plus courtes et plus
; longueur totale 31,5 mm.
grêtes que les pénultièmes
Un 4 de l'Est à
très épaissies à articles 4 à 6 bien plus larges que longs, fig. 8 e;
bien qu'à peu près deux fois plus larges que les pénultièmes, elles
sont un peu plus longues qu'elles. Longueur lotale 30 mm.
paires de pattes présente des pattes Lerminales
Saussure et ZEHNTNER, en décrivant O. fangaroka de Nosy Be,
ne décrivent malheureusement pas les pores sternaux et l’armature
du labre et du clypéus de leur espèce. Il est cependant douteux
qu'ArTeMs ait eu raison d’en faire un synonyme de O. brevilabiatus
attribués à tort.
à qui plusieurs spécimens ont pu êtr
Par deux caractères au moins, O. fangaroka diffère de la
description qu'Arrems donne de brevilabiatus (das Tierreich,
Geophilomorpha, 52, p. 112); la tête est bien plus large que longue
et non aussi large que longue, tand's que le sternite des pattes
terminales est plus large que long mais pas epresque deux fo
aussi large que long». Seul un matériel plus abondant pérmettrait
de résoudre le problème.
Mapacascar SAMBIRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe (J. MIzror,
sept. 1947, HOLOTYPE © un peu immature; R. PAULIAN,
août 1955, 9).
MapaGascar Esr : Maroantsetra, Ankoyana (J. VAbON 6).
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES
3. Orphnæus brevilabiatus (Newport)
Nous rattachons ici, bien qu'avec un peu de doute, un exem-
plaire % du Sambirano à quatre-vingt et une paires de pattes; tête
à peu près aussi longue que large; sternite des pattes terminales à
peu près deux fois aussi large en arrière que long.
Dimensions : longueur totale 57 mm, exemplaire un peu
contracté.
Nous avons vu en outre un exemplaire 9 (de Nosy Be) à 79 paires
de pattes; un exemplaire de Diégo-Suarez à 53 paires de pattes,
avec la mention cest lumineux d'après le capitaine Ardouin». Bien
que la luminosité de Orphnæus brevilabiatus soit déjà connue et
que l'espèce ait été citée de Madagascar, c'est sans doute ici la
première citation d’un Géophilomorphe lumineux à Madagascar.
Ces deux exemplaires étaient en mauvais état.
Deux exemplaires immatures d’Anjouan doivent aussi appartenir
à cette espèce. Le plus grand (75 paires de pattes) a les pattes
postérieures épaissies, le plus petit (79 paires de pattes) a les pattes
terminales un peu plus petites que les pénultièmes. Tous deux ont
le dernier sternite presque deux fois plus large que long.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nos
(J. Mirror, ©).
Be (PIERRON); Mahilaka
MabaGascar NORD : Diégo-Suarez, plateau Antsirana.
COMORES : Anjouan, Bimbini (J. Micror, oct. 1953).
FAMILLE DES MECISTOCEPHALIDÆ
Genre Mecistocephalus Chamberlin
La famille est représentée à Madagascar par ce seul genre.
existant à Madagascar se rangent dans un
actérisé comme suit :
Toutes les espè
groupe homogène €
r
1. 49 paires de pattes.
2. Les sillons médians des sternites divisés en avant, formant en
général un angle de plus de 90°.
3 Partie antérieure du clypéus plus longue que la partie posté-
rieure, sans zones lisses.
4 Labre à pièces latérales li
Source : MNHN, Paris
34 R. F. LAWRENCE
CLEF DES MALGACHES DE MECISTOCÉPHALUS
1. Sternites avec la fourche antérieure du sillon médian en angle
OU ... 8. punctifrons Newport
- Sternites avec la fourche antérieure du sillon médian en angle
obtus 2
2, Mandibules à 6 ou 7 lamelles ....:.:...... D Ut
— Mandibules à 9 à 13 lamelles ARR OCUIS in
Mandibules à 6 lamelles; lamelles IT à VI avec 24 à 26 dents;
plaque céphalique une fois et demie aussi longue que large...
HADaRe FT Ne vor ... 5. brachyceps n. sp.
__ Mandibules à 7 lamelles; lamelles IE à VIT avi eulement
chacune 11 dents; plaque céphalique deux fois aussi longue
que large ........ REA Lee 6. paucidens n. sp.
4. Plaque céphalique plus de deux fois plus longue que large...
PS pa Eee .. 2. longiceps n. sp.
__ Plaque céphalique moins de deux fois aussi longue que
Me LM un OO AIN PAR ARR IE ENMENTS
. Mandibules à 16 lamelles .............. 3. n. Sp.
— Mandibules à 9 à 13 lamelles ............. ÿ 6.
6. Mandibules à 13 lamelles, les médianes à 38 dents. .........
RE a RE cet, 4. bicolor n. sp.
— Mandibules à 9 ou 10 lamelles, les janes avee 32 à
Sd Gentss 0 nt A SUP ENEUS dote ed)
7. Lamelle 1 avec 7 grandes dents: plaque céphalique à côtés
parallèles; la dent distale du préfémur un peu plus grande que
la proximale ........................... 7. pauliani n. Sp.
__ Lamelle I avee 11 plus petites dents; plaque céphalique plus
large en avant qu’en arrière; dent distale du préfémur bien
plus grande que la proximale ............ affinis n. sp.
1. Mecistocephalus affinis n. sp., fig. 9 a-e.
Couleur : tête brun rougeâtre à orange foncé, lergite 1 orange,
le reste du corps jaune, pleurites du dernier segment brun à teinte
rougeâtre contrastant avec les autres parties du segment.
Tête : fig. 9 a, une fois trois quarts plus longue que large, bord
antérieur et côtés droits; plaque eéphalique luisante, sans points,
deux courts sillons médians près du bord postérieur. Labre et
elypéus comme chez bicolor.
Mandibules avec 9 lamelles pectinées, I avec onze dents (fig. 9 d)
un peu plus épaisses et pas plus longues que la plus longue dent
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 35
utres lamelles. Lamelle IV avec 32 à 33 dents devenant
progressivement plus longues de la b
prog $
se vers l'apex, fig. 9 e, les
basales un peu plus larges; la membrane frangée à la base de la
lamelle T'avee des spicules dentiformes plutôt grands.
Maxillipédes : hanches avec seulement une très faible dépression
médiane, luisantes; préfémur lisse et luisant, avec deux dents
(}
EN
. plaque céphalique; D. maxillipède
d. et e. lamelles 1 et IV de ln
Lé
Fig.
Mecistocephalus afinis n. sp.;
{élopodite gauche); e. dernier sternit
mandibule.
noires, la distale bien plus grande que la proximale qui est subégale
à une dent arrondie sur le fémur et sur le tibia, Griffe forte, large
à sa base, fig. 9 b.
Sternites de la moitié antérieure du corps avec un très court
Sillon médian n’atteignant pas le milieu, la bifurcation antérieure
Seulement un peu plus qu'à 90° sur les segments antérieurs,
Source : MNHN, Paris
36 REF. LAWRE
CE
devenant progressivement plus ouverte sur les segments posté-
rieurs: les derniers 24 sternites fortement et irrégulièrement ridés,
la suture médiane indistincte, lorsqu'elle est présente elle est
longue, étroite, avec une bifurcation antérieure comme la barre
d'un T.
Pattes : dernier sternite avec une saillie arrondie en son milieu
(fig. 9 ©), pores assez nombreux; 49 paires de pattes
Dimensions : plus grande largeur de la tête 1,8 mm; longueur
du corps 41 mm.
fort d'Ankarafantsika (J. MicLor, août
janv. 1956, ©).
MADAGASCAR OÙ
1947, rvPe 9; R. F. LAWRENCE
Mapacascar CENTRE : La Mandraka (J. Mirror, déc. 1945, 8);
Ankazobe, forêt d’Ambohitantely (J. Mirror, août 1947;
R. PauLian, juil. 1955); 36 km Est Tananarive (J. MirLoi
sept. 1950); Ambohimitombo (F. MAJOR, ©).
Mabacascar Esr : Maroantselra, Ambohitsitondrona, février 1950.
L'espèce est très proche de pauliani mais en diffère par le
nombre plus faible de lamelles pectinées, le plus grand nombre
de dents de la lamelle I et d’autres détails des mandibules, les
sternites postérieurs ridés et la dent distale exceptionnellement
grande sur le préfémur des maxillipèdes.
2. Mecistocephalus longiceps n. sp. fig. 10, 11 a.
Couleur : tête rouge foncé, corps jaune orange, antennes 0 range
à teinte rougeâtre.
Tête : fig. 10 b; 2,2 fois plus longue que large, un peu plus large
en avant qu'en arrière. Clypéus finement chagriné, la partie
antérieure plus longue que la postérieure, avec deux où trois assez
us de la région postérieure;
longues soies au milieu juste au-dess
partie médiane du labre non dentée, les pièces latérales légèrement
saillantes vers le milieu de telle sorte que la partie centrale du
labre forme une saillie lisse et arrondie; partie poilue des pleurites
s’arrêtant bien avant le labre.
Mandibules : avec 11 lamelles, la première entièrement semblable
aux autres mais avec seulement 15 dents semblables aux plus
grandes dents sur les moitiés apicales des autres lamelles, le bord
membraneux en dessous avec de fines serrations; pénultième
lamelle avec 18 à 19 dents; dernière lamelle membraneuse et avet
six dents; lamelles médianes avec environ 51 dents progressivement
plus longues de la base à l’apex, les basales à peu près le tiers des
apicales, fig. 10 c.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODE
CHILOPODES 37
ocephalus longiceps n. Sp; « maxillipèdes; b. plaque
alique; e. lamelle médiane de la mandibule.
Maxillipèdes : fig. 10 a d’en dessous, les hanches avec une
impression superficielle médiane longitudinale à côtés parallèles,
son bord antérieur avec une petite échancrure bordée d’une petite
Source : MNHN, Paris
38 RE, LAWE
dent de chaque côté; préfémur très long, avec deux dents rondes,
noires, largement séparées, les articles distaux avec une dent
chacun, fig. 10 a.
Sternites : antérieurs avec un profond sillon médian jusqu'au
segment XXV où il disparait brusquement, pas four
il y a cependant une légère bifureation bien dessinée mais ne
correspondant pas à un sillon des sternites, cette fourche en angle
rès ouvert, presque à angle droit avee le tracé principal.
Palles 1 un peu plus de moitié de la longueur de Il; coxopleures
des dernières pattes, fig. 11 a, avec environ 50 petits pores mêlés
à des pores encore plus petits, oceupant un champ bien défini.
Dernier sternite un peu rétréci au milieu, fig. 11 a. Dernières pattes
avec 7 longs articles grêles, couverts d’une pubescence grêle, assez
courte, peu dense; dernier article subégal au pénultième.
Dimensions : plus grande largeur de la tête 2,9 mm; longueur
du corps 88 mm.
Espèce bien tranchée mais qui peut se comparer à maæillaris,
celebensis et rubriceps dont elle partage un ou plusieurs caractères.
Remarquable par la grande longueur de la tête qui est étroite, le
grand nombre de dents sur les lamelles pectinées médianes des
mandibules et l'absence de sillons fourchus sur les sternites. Les
lamelles de la mandibule semblent différer de celles des autres
espèces par la présence d’une ou deux grandes dents près de l'apex
dorsal du peigne, en sus de la rangée ventrale régulière.
hu en avant;
es
MADAGAS
AR CENTRI Ankaratra, forêt de Manjak
2.000 m (CR. F. LAWRENCE, janv. 1956), HOLOTYE
émet. 9
tompo,
$, PARATYPES
MapaGascar Norb : Mont. d’Ambre (R. PauLrax, déc. 1958).
Les exemplaires du Nord tout en s’accordant bien avec les
carac s généraux de l'espèce en diffèrent par les détails
suivants
Mandibules à 10 lamelles dont les deux dernières sont
membraneuse
: lamelle I à 12 dents nettement un peu plus larges
que les plus larges des dents des autres lamelles, mais un peu
plus courtes qu’elles; une frange membraneuse avec environ
23 petits spicules à la base du peigne.
3. Mecistocephalus pluridens n. sp., fig. 11 b-d, 12.
Couleur : tête et premier segment brun rougeâtre, antennes
orange, corps et pattes jaunes.
Source : MNHN, Paris
39
d
istocephalus longiceps n. sp.; a. dernier sternite.
locephalus pluridens n. sp.; b. sternite XXV; c. dernier segment;
d. plaque céphalique.
Tête, fig. 11 d, une fois deux tiers aussi longue que large,
nettement plus large en avant qu'en arrière. Clypéus finement
chagriné, la région antérieure plus longue que la postérieure, sans
Source : MNHN, Paris
40 R. F. LAWRENCE
Fig. 12. — Mecislocephalus pluridens n. sp.; a. télopodite du maxillipède;
D. lamelle médiane de la mandibule; c. maxilles I et IT.
aires rondes lisses près des soies; pièces médianes et latérales du
labre non serrées, saillant au milieu comme chez longiceps pour
donner une saillie courhée régulière; pleurites de la plaque
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 4l
céphalique pileux jusque: juste au-delà du milieu entre sa base
et le labre.
Mandibules : avec 16 lamelles peclinées, Loutes les dents pointues
y compris celles des dernières lamelles (à 12-13 dents); lamelle I
presque semblable aux autres mais avec 15 dents aussi longues que
les plus longues de la lamelle IT, mais un peu plus larges: lamelles
centrales avec 46 à 50 dents, fig. 12 b, les basales à peine plus
petites que les apicales mais les médianes un peu plus courtes
qu'elles; dents basales nettement plus épaisses que les basal
Maxillipèdes, fig. 12 « vu de dessous, hanches à nette impr
sion
médiane superficielle comme chez longiceps. Maxilles I et II
ineuses, fig. 12 c. ï
Sternites : avec un profond sillon médian sur tous les segments
sauf les dix derniers, nettement bifurqué (moins dans la moitié
postérieure du corps) sur le segment XXV et formant un angle
ouvert très largement en av!
Pattes : Pattes T plus de moitié de la longueur des pattes I,
coxopleures des dernières patles, fig. 11 e, avec 50 ou plus petits
ou très petits pores occupant une zone bien définie. Dernières pattes
très longues et grèles, surlout l'article IV, assez éparsément
pubescentes de poils fins moyennement longs.
Dimensions : largeur maximum de la tête 2,5 mm; longueur du
corps 62-72 mm.
MapaGascar Esr : Fénérive (R. F. LAwRE
HOLOTYPE).
CE, déc. 1955,
MADAGASCAR SAaMBIRANO : Nosy Be, pointe Tafondro (R. PAULIAN,
août 1955), Lokobe (J. MizLor, sept. 1947).
L'espèce est proche d'insularis (H. Lucas) et de maxillaris (Gerv.)
par certains de ses caractères. Elle diffère de ces deux espèces, et
de lous les autres Mecislocephalus connus, par le bien plus grand
nombre de lamelles pectinées sur les mandibules, et par le nombre
et la taille des dents de ces lamelles.
4. Mecistocephalus bicolor n. sp., fig. 13.
Couleur : tête rougeâtre profond, premier tergite et les suivants
rougeâtres, devenant progressivement moins foncés vers l’arrière;
Sternites antérieurs avec un bord postérieur plus foncé; coxopleures
des dernières pattes brunes, nettement contrastées avec les autres
pièces segmentaires.
Source : MNHN, Paris
42 R. LAWRENCE
alique; b. r
. lamelles I et VIII
Fig. 13. — Mecistocephalus bicolor n.
lipède, télopodite gauche; c. dernier
de la mandibule.
D; a. plaque cé
segment; d. et
Plaque céphalique, fig. 13 a, nettement plus large en avant qu’en
ière, 1,7 fois plus longue que large, une bande de quelques gros
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES
ILOPODES. 43
points au milieu et de chaque
té, n'alteignant pas le bord
antérieur, Labre tout à fait lisse, les pièces latérales saillantes en
un are régulier, un peu courbé; partie antérieure du elypéus un
peu plus longue que la partie postérieure; pleurites à poils épar
atteignant un peu au-delà du milieu entre la base et le labre.
Mandibules avec treize lamelles pectinées, la première à
10-12 dents, plus longues et plus fortes que celles de n'importe
quelle lamelle (fig. 13 d). Lamelle VIII avec 38 dents, les 7 à
10 apicales bien plus longues que les autres qui sont subégales
(celles du milieu un peu plus courtes que les basales, fig. 13 e).
Maxillipèdes : hanches lisses et luisantes, préfémur avec quelques
gros points épars sur les surfaces dorsale et ventrale, la dorsale
en outre avec quelques rides transverses. Dent basale du préfémur
un peu plus petite que l’apicale (fig. 13 b), les deux articles distaux
chacun avec une nette dent noire saillante,
Sterniles : le sillon médian très légèrement marqué sur les
16 derniers segments, court et profond sur les segments antérieurs,
n'atteignant pas le milieu du sternite, présent des segments III
ou IV au segment XLVI; la fourche antérieure formant un angle
très ouvert sur les segments médians (presque une ligne droite
transverse), un angle obtus sur les segments antérieurs.
Pattes : 49 paires de patte
s, la première un peu plus de la moitié
de la longueur de IT mais très grêle, un peu moins de moitié en
épaisseur. Segment apical du corps, fig 13 €, vue ventrale.
Coxopleures à pores nombreux, de grands mêlés à de bien plus
petits, gagnant les côtés et le dos des articles.
Dimensions : plus grande largeur 2,9 mm; longueur totale
57 mm.
MaDaGascar CENTRE : Périnet (R. F. LAWREN
HOLOTYPE €@t PARATYPES ©),
, déc. 1955,
L'espèce est très proche de celebensis Chamberlin par les pr
portions de la tête, le nombre de lamelles et de dents des lamelles
mandibulaires; elle rappelle philippinus Chamberlin par la taille
de ces dents lamellaires. Elle peut être séparée de celebensis par
le plus grand nombre de dents de la lamelle 1 et en particulier par
la taille relative des dents des lamelles médianes; chez celebensis
toutes les dents de la moitié distale de la lamelle sont grandes,
landis que celles de la moitié basale sont de taille très réduite.
Chez bicolor seules les 7 à 10 dents apicales sont allongées, les deux
autres tiers de la lamelle étant occupés par des dents moyennes.
Les dessins de CHAMBERLIN pour celebensis et philippinus ont été
Source : MNHN,
Paris
44 R. F. LAWE
mélangés. Dans la description de celebensis (Ann. Mag. Nat.
Hist. (9) 6, p. 328) planche IX devrait se lire planche X de bout
en bout: pour phiippinus p. 329, on devrait lire planche X pour
planche IX et inversement. Le dessin de NM. celebensis reproduit
par ATrems (1929, p. 135, fig. 148) devrait être attribué à
M. philippinus et la figure 149 de la p. 136 être attribuée à
M. celebensis car les légendes des deux figures ont été inter-
changée
5. Mecistocephalus brachyceps n. sp. fig. 14 d-g.
Couleur : tête brun rougeñtre, le reste du corps et les pattes
jaune pâle.
Plaque céphalique courte, seulement une fois et demie aussi
longue que large, les côtés un peu convexes, deux courts sillons
médians près du bord postérieur. Clypéus antérieur plus long que
le postérieur, bord du labre lisse et presque droit, les pièces
médianes et latérales chacune avec un processus denté, fig. 14 e.
Pleurites de la tête presque glabres, avec seulement 5 à 6 soies
courtes dans la moitié basale.
Mandibules avec 6 courtes lamelles, lamelle 1 avec 7 dents
nettement plus larges, mais pas plus longues, que celles des autres
lamelles qui portent 24 à 26 dents, avec les 6 dents apicales
longues et gréles, les autres bien plus courtes, le changement
brusque, fig. 14 g. Lamelle I avec une membrane finement spiculée
à la base des dents, fig. 14 f.
Maxillipèdes : à hanche lisse et luisante, une dépression médiane
effacée; préfémur avec deux dents distinctes, la distale bien plus
inde que la proximale; fémur et tibia chacun avec une dent
distincte, celle du tibia plus grande (et aussi un peu plus grande
que la dent proximale du préfémur).
Sternites : à bifurcation antérieure du sillon médian pas distincte
sur la moitié postérieure du corps; sternites avec une paire de
soies anormalement longues et fortes sur les segments postérieurs,
un de chaque côté près de la marge latérale, un peu en avant de
l'insertion de la patte; cette paire de soies est présente mais bien
plus faible sur les segments antérieurs.
Pattes : 49 paires, pattes I plus de moitié de la longueur des
pattes Il; sternite des dernières pattes arrondi distalement, en
apparence sans rétrécissement latéral; coxopleures sans pores
visibles mais avec un très gros pore terminal rond de chaque côté.
Les paratypes, sans doute 4, portent huit gros pores ronds sur une
aire poreuse mais pas de pores terminaux,
œ
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES. 45
Dimen sions : plus grande largeur de la tête 0,8 mm; longueur
lotale 25,5 mm.
CENTRE : Andringitra, Anjavidilava dans In forêt
; 1.200 m (R. PAULIAN, janv. 1958, HOLOTYPE ©, pARA-
4 et juvéniles).
d’'Imaits
TYPI
ocephalus
paucidens n. sp.; a. plaque céphalique; b. et
andibule.
brachyceps n. Sp.; d. plaque céphalique; e. partie
f. et g. lamelles I et IV de la mandibu
stocephaius
moyenne du labr
6. Mecistocephalus paucidens n. sp., fig. 14 a-c.
Couleur : lète rouge brunâtre orange, corps jaune, pleurite du
dernier segment pas plus foncé que les autres organes
Tête : fig. 14 a, juste deux fois aussi longue que large, un peu
plus la ière, LL très légèrement courbés
en a
ant qu'en ar
Source : MNHN, Paris
46 R. F. LAWRENCE
en dedans, deux courts mais profonds sillons parallèles au milieu
près du bord postérieur. CIypéus antérieur bien plus long que le
postérieur, bord du labre très lisse, régulièrement arqué au milieu;
pleurites avec très peu de soies (environ 10) atieignant moins du
milieu de l'espace entre leur base et le labre.
Mandibules : très réduites, les 7 lamelles courtes; lamelle I avec
4 à 6 dents bien plus larges mais pas plus longues que celles de
autres lamelles (fig. 14 b); celles-ci avec 10 ou 11 dents plus égales
(fig. 14 co).
Maxillipèdes : plaque c
et quelques fossettes assez grandes et irréguliè
préfémur avee deux petites dents égales, ou la dent distule un peu
plus grande, les dents des articles distaux encore plus petites.
Sternites : sillons médians de la moitié antérieure du corps courts
et profonds, n’atteignant pas le milieu du segment, la bifurcation
antérieure obtuse; sternites de la moitié postérieure du corps sans
xale avec un sillon médian superficiel
ement distribuées;
sillons, tout le sternite plus ou moins ridé
Patles : première paire moins de moitié de la longueur de la
seconde et bien plus grêle. Coxopleures du segment génilal long
mais avec environ 20 pores grands et bien séparés.
Dimensions : largeur de la tête 1,1 mm; longueur lotale 33 mm.
Mapagascar Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Mirror,
sept. 1948, HOLOTYPE ©).
7. Mecistocephalus pauliani n. sp., fig. 15.
Couleur : tête rougeñtre foncé à teinte orange; tergite L orange,
le s à bord
vutres jaunes; sterniles jaunes, les 5 ou 6 premiel
postérieur foncé; pleurites du dernier segment brun.
Tête : fig. 15 a; 1,85 fois plus longue que large, le bord extérieur
droit, les côtés tout à fait parallèles; deux courtes rangé
s de 3 où
4 grands points au milieu près du bord postérieur, quelques points
lrès écartés en avant du milieu, surface dorsale pour le reste lisse
et luisante.
Waxillipèdes : hanches avec quelques petits points très espacés
mais réguliers, un sillon longitudinal médian distinct, plus profond
et plus étroit que chez la plupart des espèces décrites; préfémur
et articles distaux armés comme chez bicolor, chaque dent
granuleuse avec une touffe de petites soies, préfémur luisant avec
de petits points écartés sur les deux faces.
Source : MNHN, Paris
2HILOPODES 47
Mandibules : avec dix lamelles pectinées, les deux dernières
membraneuses; lamelle 1 avec 7 grandes dents obtuses et une
eus
a
TZ
_
< d
Fig. 15. — Mecistocephalus pauliani n. sp.; @& plaque céphalique; b. der
segment; c. et d. lamelles Ï et IV de la mandibule,
membrane serrée en dessous, fig. 15 c, les dents deux fois aussi
larges que celles de la lamelle II mais pas plus longues. Dents
des lamelles IL à VIE diminuant un peu de largeur, la plupart
des dents aiguës, quelques-unes étirées en pointe étroite dans la
Source : MNHN, Paris
48 BR. CE
+ LAW
moitié basale de la lamelle, fig. 15 d; lamelle médiane avec 32 à
34 dents, celles de la moitié apicale trois fois aussi longues que
les basales, le passage de l'une à l'autre très brusque.
Sternites
et court, n’atteignant pas le milieu, la fourche antérieure très
indistincte lorsqu'elle est présente, en angle très obtus; sillons
indistinets où nuls dans la moitié postérieure du corps (longs et
étroits lorsqu'ils sont présents) mais les sterniles avec une bande
bien marquée, assez large, le long des bords postérieur et antérieur,
finement granulée ou ridée, la bande antérieure plus large que la
postérieure.
Pattes : dernier segment, fig. 15 b (vue ventrale), les dernièri
pattes absentes; 49 paires de pattes, pattes T plus de la moitié des
pattes IT.
sillon médian de la moitié antérieure du corps profond
Dimensions : plus grande largeur de la tête 2 mm; longueur
du corps 62 mm.
Mapacasear Esr : Ifanadiana, Ranomafana (R. PAULIAN,
déc. 1954, 9).
Mapacascar SaMBrRANO : Mont Tsaratanäna, 1.700 m (R. PAULIAN,
oct. 1948).
s aussi de bicolor; différant de
, un nombre
Proche surtout de celebensis ma
la première espèce par les pattes I bien plus grandes
plus faible de lamelles pectinées, une tête plus longue et plus
étroite. Différant de bicolor par les proportions de la têle, le
nombre de dents de la lamelle I et le nombre de lamelles pectinées
des mandibules.
L'espèce est remarquable par la forme de son dernier sternite,
avec les deux échancrures de son bord postérieur qui la séparent
de toutes les autres espèce
malgaches.
L’exemplaire unique du Tsaralanäna diffère de ceux des autres
localités par la mandibule à 8 lamelles dont la basale porte 6 à
7 dents un peu plus pointues. Plaque céphalique nettement plus
large en avant qu'en arrière. Dent distale du préfémur bien plus
large que la proximale, fémur et libia avee chaeun une petite dent
distinete égale à la dent proximale du préf
émur.
Il s'agit sans doute là d'une sou
je préfère ne pas la nommer sur un exemplaire unique.
espèce de pauliani mais
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 49
8. Mecistocephalus punctifrons Newport
Redécrile par SAUSSURE et ZEHNINER (1902, p. 328, pl XIV,
fig. 14) du SamminAxo : Nosy Be et de l'OuEsr : Majunga, l'espèce
ne figure pas dans le matériel devant nous ct il n'est pas certain
qu'elle ait été correctement identifite de Madagascar.
FAMILLE DES GEOPHILIDÆ
CLEF DES SOUS-FAMILLES CONNUES DE MADAGASCAR
1. Une ou deux aires clypéales distinctes; suture pleurocoxale
parallèle aux bords latéraux de la tête; maxillipèdes largement
visibles d’au-dess nds et forts; extrémité antérieure du
corps rappelant Mecistocephalus ......................
— Pas d’aires clypéales; suture pleurocoxaie oblique jusqu'au
bord latéral de la tête; les maxillipèdes ne dépassant pas, en
général, l'avant de la lête, souvent bien moins longs qu'elle. 3.
2. Une longue lige sclérifiée épaissie, droite, à côté de la glande
coxale des maxilles IL ..... ............ Chilenophilinæ.
— Glande coxale des maxilles Il entourée d’un anneau chitineux
RUE AA ..... Pachymerinæ.
Labre pas divisé en une région supérieure et une région
inférieure; dents ou franges dirigées vers l'arrière; corps pas
ou seulement légèrement rétréci vers l'avant, lète grande, aussi
large que le milieu du corps.................. Geophilinæ.
— Labre divisé en régions supérieure et inférieure, la supérieure
formant la pièce médiane, dont les dents sont dirigées en avant;
la partie inférieure formant les pièces latérales ou demeurant
rudimentaire; corps fortement rétréci vers l'avant, tête très
petite. 4i-208: ARR EN NE SRE RES ..…. Dignathodontinæ.
SOUS-FAMILLE GEOPHILINÆ
Genre Madageophilus nov.
TYPE : Madageophilus pauliani n. sp. (Madagascar).
Premiers articles des antennes ne se touchant pas, antennes
courtes et larges, pas rétrécies, les articles très transverses; pièces
médianes du labre à dents obtuses, pièces latérales à longues
franges: articles des maxillipèdes inermes, à un ungulum normal,
pigmenté; maxilles I sans lobes latéraux; syncoxites des maxilles IT
&
Source : MNHN, Paris
50 R.
+ LAWRENCE
entièrement soudés, griffe du télopodite divisée en 4 ou 5 processus
spiniformes; une grande aire poreuse sur presque tous les segments,
les trois derniers sans épais revêtement de soies en fourrure comme
chez Australiophilus; dernières pattes à 7 articles plus où moins
épais et une griffe, coxopleures avee 10 pores de tailles très
dissemblables: 101 paires de pattes.
Le genre est proche d'Australiophilus d'Austr
lie par la griffe
divisée des maxilles II et les pattes nombreuses, il en diffère par
plusieurs des caractères exposés (petit nombre de pores coxo-
pleuraux, absence de revêtement en fourrure sur les trois derniers
sternites, détails du labre ete). Il diffère de Geophilus par les
caractères qui l'apparentent à Australiophilus.
Madageophilus pauliani n. sp., fig. 16.
Couleur : jaune pâle, plaque céphalique et tergites antérieurs
un peu plus foncés à teinte orange; partie distale de la griffe du
masillipède brun rougeâtre, contrastant avee la partie basale
plus jaune.
Tête : plaque céphalique, fig. 16 « d'au-dessus; une fois et demie
i longue que large. Antennes courtes el épais ayant la
moitié de la largeur de la plaque céphalique, ne se rétrécissant pas
en pointe; les articles basilaires (fig. 16 b) ne se touchant pas tout
à fait: tous les articles, sauf le dernier, Lrès lransverses, éparsement
finement _ pointue
sous, avec environ 30 soies disposées
plus ou moins symétriquement près du bord antérieur. Labre,
fig. 16 c, aire médiane avec 13 dents obtuses, sections latérales avec
13 à 15 soies occupant toute leur longueur.
Pièces buccales : mandibules avee 28 longues dents étroites
suivies par un peigne en frange de plus de 100 pectinations
grêles, sétiformes, plus longues que les dents principales; ma
et II, fig. 16 f, le bord oral de l'arti
maxilles IL armé, fi
aus
et uniformément couverts de courtes soie
Clypéus, fig. 16 b vu d'en de
fines,
illes I
e apical du télopodite des
16 e, la griffe à peu près moitié de la
longueur de l’article apical et divisée en 4 à 5 processus épineux
comme chez Australiophilus VerhoelT.
Maxillipèdes : plaques coxales avee un profond sillon médian
occupant presque la longueur totale du segment, le bord antérieur
pas denté; tous les articles du télopodite sans dent interne,
ungulum normal.
Tergites : avec deux sillons longitudinaux faiblement développés,
tous les segments avec des poils microscopiques courts el fins,
bien plus courts que ceux des pattes.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 51
Fig. 16. — Madageophilus pauliani n. sp; & plaque
la tête agrandie (vue ventrale); c. labre; d. de
télopodite, maxille 11; /. maxilles I et IL.
te; e. griffe du
Sternites : pores débutant sur les segments I ou IT, les aires
grands pores; une grande aire
ant un peu plus
formées de relativement peu de tr
sublriangulaire sur les segments anté
rieurs, deve
Source : MNHN, Paris
52 me
, LAWRENCE
pelite et plus étroitement triangulaire sur les segments uivants
et se limitant au milieu du bord postérieur de chaque segment :
sur le segment XXXVII les aires commencent à se diviser en deux
$ ronds, mais à partir des segments XLV ils se réunissent
groupe
Ÿ nouveau en une bande étroite, continue le long du bord postérieur
du segment; à partir du segment XLVII, en outre, une aire médiane
près du bord antérieur du sternile, devenant arrondie, bien plus
petite que le groupe postérieur qui, à partir du segment L, occupe
presque toute la largeur du sternite; du segment L au dernier le
nombre de pores diminue mais il en subsiste sur les derniers
segments
Pattes : coxopleures du dernier segment, fig. 16 d, avee 10 pores
presque inégaux, 4 petits, 3 grands et 3 moyens, le plus postérieur,
isolé, grand: pas de pore terminal visible; dernier sternite trapézi-
forme, plus large que long et bien plus étroit en avant qu'en
arrière; 101 paires de pattes, la dernière paire à articles renflés,
éparsement mais uniformément couverts de fins el courts poils
(à peu près la moitié des segments IV et V).
Dimensions : longueur totale du corps 31 mm; plus grande
largeur 0,7 mm.
Mapasascar Sup : réserve naturelle de l’Andohahela, forêt,
1.800 m CR. PaULIAN, janv. 1954, HOLOTYPE ©).
Sous-rAMILLE DIGNATHODONTINÆ
Genre Hovanyx nov.
Tor : Hovanyx waterloti n. sp. (Madagascar
Tête petite mais pas très petite, largeur du corps diminuant sur
la moitié antérieure, nettement plus large au milieu que vers les
deux extrémités. Plaque céphalique plus longue que large. Clypéus
sans aires différenciées; labre réduit, avec seulement quelques
dents rudimentaires dirigées vers l’avant; syncoxite des maxilles I
suture médiane, griffe du télopodite simple, articles des deux
Iles avec quelques très grandes épines. Maxillipèdes petits,
à 4 articles, une dent à la base du tarsungulus, suture pleurocoxale
se dirigeant obliquement vers le bord latéral (fig. 17 f). Tergites
à grand prétergite; présternite aussi très grand, subearré et non
triangulaire. Dernier segment sans pores, le sternite très grand,
large: pattes terminales à 7 segments el une longue griffe; loutes
les pattes à griffes tarsales remarquablement grandes.
Le genre diffère de tous les autres membres de la sous-famille
des Dignathodontinæ par l'absence de pores aux pattes terminales.
san:
mm:
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODE
Hovanyx waterloti n. sp., fig. 17
Couleur : jaune pâl
plaque céphalique et segments antérieurs
à peine plus foncés que le reste du corp
l'ête : plaque céphalique, fig. 17 4, nettement plus longue que
large, avec environ 40 épines dorsales sur el près des bords, plus
rares au milieu. Segments I à IV des antennes avec un verticille
subapical et un verticille subbasal de soies fortes et plutôt courtes,
V avec un anneau médian en plus, VI à XIV uniformément mais
éparsement couverts de soies un peu plus courtes. Clypéus pas
délimité et sans aires marquées, 10 à 11 épines de chaque côté bien
au-dessous du bord antérieur de la plaque céphalique, les deux où
trois épines latérales bien plus longues et plus épaisse
médianes. Labre, fig. 17 D, à dents pas très distinctes, quatre
courtes dents triangulaires dirigées vers l'avant, de chaque côté.
Maxil'es I et II (fig. 17 c) avec très peu d’épines sur des deux faces,
processus coxal et article apical du télopodile des maxilles I avec
une longue épine chacun, article distal du télopodite des maxilles II
avee quatre à cinq épines (deux à trois sur la face aborale), les
autres articles avec de fins
que les
el courts spicules; articles proximaux
du télopodite des maxilles I avec une saillie latérale rudimentaire
et faiblement spiculée.
Maxillipèdes : 1
17 f, vue ventrale.
Tergites à fins poils courts et assez nombreux disposés en rangé
transverses; deux sillons médians assez superficiels, largement
séparés; prélergites bien développés, très grands au milieu du
corps, plus de moitié de la longueur des tergites.
Sternites : avec une impression latérale en sus du sillon médian,
les présternites très grands, presque rectangulaires, divisés en deux
par un profond sillon, les deux derniers seuls étroitement triangu-
laires. Pores débutant sur le sternite III, une petite zone ronde sur
le bord postérieur, commençant à se diviser en aires rondes à partir
du XI ou du XII; les aires poreuses très indistinctes ou absent ar
les autres sternites. Dernier sternile fig. 17 e, bien plus large que
long, les structures postérieures à lui très indistinctes.
Pattes : quarante-trois paires, les griffes très longues, près de
moitié de la longueur du tarse, tous les segments sauf le tarse avec
un anneau subapical de quatre longues soies; dernières ‘pattes,
fig. 17 d vu de côté.
Dimensions : longueur totale du corps 22 mm.
MaDaGasCaR OuEsr : Soalala, baie de Balÿ (WATERLOT, HOLO-
TYPE),
Source : MNHN, Paris
54 BR. F. LAWR
Bis)
HUSÉ
Fig. 17. — Hovangx waterloti n. sp.; a. plaque céphalique; b. labre: €
let II; d. apex de la dernière patte; e. dernier sternite; /. m:
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 55
SOUS-FAMILLE PACHYMERINÆ
Genre Pachymerium C.L. Koch
Pachymerium tridentatum n. sp., fig. 18.
Couleur : orange, tête brun rougeâtre clair
Tête : grande, juste une fois el demie aussi longue que large, un
peu plus large en avant qu'en arrière, les côtés faiblement convexes,
bord antérieur un peu anguleux au milieu. Antennes avec un très
net verticille subapical de longues soies sur les segments I à V, pour
le reste très lisse (ceux de IV et de V subbasilaires avec en outre
quelques soies apicales plus courtes), VI et VII avec des anneaux
subbasal et subapical distincts, VIII à revêtement uniforme de soies
plus courtes, un anneau subbasal de soies un peu plus longues; les
autres articles uniformément mais éparsement couverts de courtes
soies de longueur uniforme. Labre avec quatorze dents obtuses
pointues sur la pièce médiane, les pièces latérales avec la frange
habituelle de longues soies, sans doute au nombre de douze (quel-
ques-unes manifestement absentes chez le type, fig. 18 a). Clypéus
avee une petite aire ovale portant deux courtes épines, fig. 18 b, dont
l'une est perdue. Maxilles 1, fig. 18 e, le syncoxite avec un court lobe
latéral pointu à très petits spicules (vue orale); surface aborale du
lélopodite el processus coxal (lobe interne) avec chaeun quatre
épines léiopodite des secondes maxilles, fig. 18 d (vue orale),
la griffe simple, une épine très nette dorsalement à sa base.
Maxillipèdes : coxa et articles distaux allongés, plaque coxale
couverte de petits pores, son bord antérieur avec deux dents arron-
dies; articles du télopodite avec trois grandes denis rondes (deux
sur le préfémur, une à la base du tarsungulus), fig. 18 e; quelques
fortes et longues soies en dedans de ces articles, marquées seule-
ment sur l’un des côtés.
Tergites : avec deux sillons médians parallèles largement séparés
Sterniles : segments antérieurs avec un sillon étroitement oval
pro'ond, bien délimité, devenant plus étroit vers l'arrière et clac
egments postérieurs qui sont un peu ridés. Coxopleures des
pattes avec neuf pores dont trois sont cachés sous le
sur les
dernières
Slernile, très inégaux, fig. 18 f.
Pattes : quarante-sept paires, deux longues soies tr
près de lapex des quatre derniers segments. Dernières pattes
moyennement épaissies, tous les articles sauf le premier et les
derniers avec quatre longues et fortes soies subapicales, dernier
une griffe et plusieurs longues soi
article avec
Source : MNHN, Paris
R. F. LAWRENCE
f
Pachymerium tridentatum n. sp.; à. labre; b. aire ovale du
éus; c. maxille I (moitié droite); d. télopodite de la maxille Il;
e. maxillipèdes; /. dernier segment,
Fig 18
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPOD
57
MaDaAG R EST : réserve nalurelle de l'Andohahela, 1.800 m,
forêt (R. PAULIAN, janvier 1954, HOLOTYPE 9): Andringitra, plateau
intérieur, 2.000 m (R. PAULIAN, janvier 1958).
Des douze espèces énumérées par Arrems dans le Tier. eich, 1929,
p. 244, celte espèce est particulièrement proche de P. armatum du
Chili, en particulier par la dentition des maxillipèdes. Elle en
diffère néanmoins par le plus grand nombre de pattes, les por
coxopleuraux moins nombreux sur les dernières pattes et des détails
de structure du labre et des sternites.
Le genre est représenté en outre dans le matériel devant moi
par des juvéniles de deux espèces, l’une à quarante-trois paires de
pattes de lOursr : Morondava, forêt de Befasy, janv. 1955
CR. PauULIAN); l’autre du CENTRE : Ankaratra, Tsiafajavona,
2.550 m (J. MirLor, juin 1948).
SOUS-FAMILLE CHILENOPHILINÆ
Genre Ribautia Broleman
autia picturata n. sp., fig. 19.
Couleur : du corps jaune pâle, tête orange, les six premiers
segments et l’apex du dernier segment d
antennes blane, les autres
segments orange vif; lous les tergites avec un dessin coloré mal
défini au milieu, divisé par une étroite bande longitudinale blanche
continue et très distincte sur la moitié antérieure du corps; sternites
avee un petit point rond au milieu, un point plus petit et moins
nettement défini à la base de chaque patte; en outre, près de l’extré-
mité du corps, la surface ventrale des segments est indistinetement
variée de points noirâtres; toutes les pattes sans dessins.
Têle : plaque céphalique, fig. 19 a, une fois trois cinquièmes aussi
longue que large. Labre, fig. 19 b, les vingt saillies médinnes
en forme de franges différant peu des quatre à six saillies des piè
latérales où elles n'occupent que du tiers aux deux cinquièmes
internes de leur longueur. Clypéus à aire antérieure un peu arrondie
avec deux verticilles de soies, III à VI avec trois verticilles, VII
et VIIT avec un verticille basal de soies plus courtes, mais le reste
de ces articles et tous les autres articles uniformément couverts de
soies courtes, fines et éparse
Pièces buccales : maxillipèdes dentés et épineux, fig. 19 d, les
soies fortes et nombreuses (vues seulement d’un seul côté); pro-
cessus coxal des maxilles I avec 4 à 5 fortes épines (aborales), télo-
podite avec trois à quatre épines; télopodite des maxilles IT,
Source : MNHN, Paris
58 IF. LAWRENC
ivee une forte saillie interne pointue, se
nples.
poi
g. 19 c; syncoxite ée, à
la base du premier article, griffe
Tergites : à nombreux et très cour s fins, deux très profonds
sillons parallèles, entre eux deux dépressions formant entre elles
une courle carène mal définie, plus distincte sur les ments
postérieurs.
SR
* os
Fig. 19. — Ribautia piclurala n. sp.; a. plaque céphalique; b. lab
podite de la maxille 11; d. maxillipèdes.
Sternites : sternite I avec une assez grande aire poreuse ronde
(environ 30 à 40 pores), devenant plus grande et plus allongée sur
les sternites postérieurs; une petite aire antérieure en plus à par
de XI; un petit groupe dans chaque angle des sterniles à
partir de XVII: tous les pores devenant très indistinets où absents
à partir de XXII; formant une bande le long du bord postérieur du
sternite à partir de XL. Tous les sterniles avee un sillon distinct et
profond au milieu.
Source : MNHN, Paris
Pattes : dern
MYIIAPODES CHILOPODES 59
es palles à sept articles assez épaissis et une griffe
marquée, le dernier article nettement plus long que l'avant-dernier,
Hanches sans pores visibles, pores lerminaux absents: quarante_
neuf paires de patt
Dimensions : longueur totale 21 mm.
MADAGASCAR SAMBIRANO
“ Be, forêt de Lokobe (R. Paura
10 nov. 1954, HOLOTYPE).
L'unique exemplaire devant nous correspond en lous points à la
définition du genre Ribautia si ce nest l'absence apparemment
lotale des pores coxaux du dernier segment, mais ceux-ci se
retrouvent peut-être dans des exemplaires plus âgé:
L'espèce paraît
particulièrement proche de sarasini Ribaut de Nouvelle-Calédonie,
mais je n'ai pas vu la description originale de cette espèce. Elle en
diffère certainement par les pores coxaux et
ternaux, par l’ungulus
du maxillipède non serré, tandis que la «forte dent» près de l’apex
du préfémur est représentée chez piclurata par ce qui est plus un
renflement qu’une dent. La coloration de picturata est inhabituelle
el peut-être unique.
SOUS-ORDRE DES SCOLOPENDROMORPHES
CLEF 1 FAMILLES DE &
OLOPENDROMORPHE
Quatre ocelles de chaque côté; sterniles sans où avec deux
sillons médians, pas de sillon transverse... Scolopendridæ.
Pas d'ocelles; sternites avec un seul sillon longitudinal médian,
souvent en outre avee un sillon transverse... Cryptopi
FAMILLE DES SCOLOPENDRIDÆ
CLEF 1 RES DE SCOLOPENDRIDÆ
Stigmates ovales ou ronds, leurs axes verticaux où obliques par
rapport au grand axe du corps: 2 à 3 articles basilaires des
antennes glabres 4:
Sligmates allongés, triangulaires, pointus en avant, plus ou
moins parallèles au grand axe du corps; au moins 4 premiers
articles des antennes glabres.
Segment VII sans stigmate (9 paires de stigmates)..........
3. Otostigmus Porat
Source : MNHN, Paris
60 R.
LAWRENCE
__ Segment VIT avec un stigmate (10 paires de stigmates).
be 4. Rhysida Wood
3. Toutes les pattes sans éperon larsal; lête recouverte en partie
par le premier lergite .......... 2. Cormocephalus Newport
__ Toutes les pattes avec éperon tarsal; tête recouvrant en partie
le premier tergite -....... ) 1. Scolopendra Linné
1. Genre Scolopendra Linné
Quatre espèces du genre sont connues de Madagascar; deux
d'entre elles $. morsitans et S. subspinipes ont été largement distri
buées par l’homme et sont devenues pantropicales, S. morsitans a
aussi été signalée des zones paléaretiques bordant la Méditerranée.
pèce, S. cingulata, à été citée une fois pour une
Une troisième es
introduction accidentelle à Madagascar. La quatrième espèce,
rite par ATTEMS sur un exemplaire
it très probable qu'il s'agit là d'un
$. madagascariensis, a été dé
unique, de 42 mm de long; il par
immature de $. morsitans, dont les jeunes stades montrent souvent
atypiques. Je ne l'ai pas rencontrée dans le
jel devant moi mais la fais figurer dans la clef des espèci
une série de caractères
maté
malgaches ci-dessous.
GLEF DES ESPÈCES MALGACHES DE SCOLOPENDRA
1. Processus coxopleural long et grêle, au moins une épine sur
pente en sus des 3 ou 4 épines de l’apex: longueur 42 mm
ee éueeeceeceee....... J. madagascariensis Atlems
Processus coxopleural plus court, régulièrement triangulaire où
conique, les épines limitées à l'apex; longueur 80 à 200 mm
2
2. Processus coxopleural avec 3 à 5 épines (en général 4);
préfémur à nombreuses épines ventrales (9 à 10), sa surface
dorsale aplatie ou légèrement concave, à bords latéraux distincts
ou carénés chez le 4 ................. 3 morsitans Linné.
Processus coxopleural en général avee 2 ou 3 épines à lapex:
préfémur avec pas plus de 4 épines vent rales, sa surface dorsale
plus ou moins arrondie, sans bords marqués........... 3.
Préfémur de une fois et demie à deux fois aussi long que large,
sans épines sur sa surface inlerne........ 4. cingulata Latr.
-— Préfémur deux fois et demie plus long que large au moins, avec
une ou deux épines sur sa face interne, 2. subspinipes Leach
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 61
1. Scolopendra madagascariensis Attems
Scolopendra madagascariensis Atrems, 1910, in Voellzkow's
Reise Ostafrika, 3, p. 84.
Le type et seul exemplaire connu provient du Sub-Oursr : An-
dranohinaly.
2. Scolopendra subspinipes Leach
Scolopendra subspinipes LEAGH, 1815, Trans. linn. Soc. London,
IL, p. 303.
Scolopendra rarispina Gervais, 1847. — Saussure et ZERNTNER,
1902, Hist. phys. pol. nat. Madagascar, p. 305, pl. IL, figs. 13 et 14,
pl. XIL, fig. 7.
GASCAR OUEST Ambilobe (WaTERLoT); Tsaramandroso,
ijoroa (R. PaAULIAN, févr. 1955); Ambolisatra (G. GRANDJEAN,
sept. 1901).
MADaGascar NorD : Vohémar (J. GENOT, 1909).
MADAGASCAR
banja (J. Min
SAMBIRANO : Nosy Be (SAUSSURE et ZEHNINER); Am-
r, août 1948).
MADAGAsCAR Es’
nérive (R.-F, Law
r : Soanierana-Ivongo (A. MarHiaux, 1905); Fé-
, déc. 1955).
MADAGASCAR CENTRE : Fianarantsoa (SAUSSURE et ZEHNTNER).
3. Scolopendra morsitans Linné
Scolopendra morsilans LINNÉ, 17
Scolopendra angulipes SAUSSURE et ZEHNTA
pol. nat. Madagascar, 27, p. 304, pl. XIV, fig.
Scolopendra grandidieri SAUSSURE et ZEHN
pol. nat. Madagascar, 27, p. 302, pl. I, fig. 1:
Scolopendra spinosella SAUSSURE et ZEH
pol. nat. Madagascar, 27, p. 308, pl. IL, fig. 11.
Scolopendra lineata SAUSSURE et ZEHNTNER, 1909, Hist. phys. pol.
nat. Madagascar, 27, p. 308, pl. XV, fig. 19.
58, Syst. Nat., éd. 10, p. 638.
ER, 1902, Hist. phys.
3.
ER, 1909, Hist. phys.
3: pl. XII, fig. 6.
ER, 1902, Hist. phys.
MADAGASCAR CE
RE : Fianarantsoa (SAUSSURE et ZE
NTNER).
MapaGascar Sup : lac Tsimanampetsotsa (Eaux et Forêts, mai
1957); Andrahomana (SAUSSURE el ZEHNNTNER); Fiherenana
Source : MNHN, Paris
6 R. F. LAWRENCE
(F. Gray, 1905, 1906); grotte de Sarondrano, Tuléar (G. GRANDIDIER,
1901); Behara, forêt de Bevia (J. MiLLoT, août 1948).
Mapagascar Ouest : Soalala (WATERLOT).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Mahilaka (WATERLOT).
Scolopendra cingulata Latreil le
LLE, 1829, in CUVIE
Scolopendra cingulata LAN
éd. 2, vol. 4 p. 339.
, Règne Animal,
Mapbagascar : un exemplaire de 90-100 mi récolté par DEcary,
2. Genre Cormocephalus Newport
Dix
à douze espèces ou sous-espèces ont été décrites de Ma
gascar. Ce nombre sera sans doute doublé quand la faune sera
ons seize formes dans le tableau
mieux connue, Nous reconna
ci-dessous.
MALGACE
DE CORMOCEPHALUS
1. Antennes à 10 à 12 articles, les articles basilaires très renflés
au milieu et bien plus larges que longs, fig. 20 a ....
RON RE Mate . 1. tumidus n. Sp.
__ Antennes à 17 articles, les articles basilaires pas renflés au
ANT TENES MESr o Pi ot as POELE re PEN TS Aa e
9. Griffe des pattes postérieures nettement plus longue que le
second larse, souvent égale aux deux arlicles du tarse réun
sa face inférieure comprimée latéralement et à arêle coupante
D her. Re D NE NS
de postérieures plus courte, souvent bien plus
courte que le second article du tarse, sa face inférieure ni
creusée, ni aplatie latéralement avec une arète coupante.... 5:
Tergite XXI seul à échancrure latérale; 9 premiers articles des
anténnes glabres; préfémur quatre fois aussi long que large,
avec environ 15 petites épines ventrales. 3. albidus Kraep.
__ Echancrure latérale commencant sur l'un des tergites TI à XVI;
6 à 8 articles basilaires des antennes glabres; préfémur 2 à
3 fois aussi long que large, avec 10 à 12 épines ventrales.. 4
4. Echancrure latérale à partir
un sillon médian .
= Echancrure latérale
du tergite I; dernier tergile avec
Luieeececeice.. 2. lambertoni Brol.
partir des tergites XVI où XVII, dernier
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 63
Lergile sans sillon médian
a. Préf
: --. 4. flavescens Kracp.
mur des palles terminales avec 3.3 épines ventro-
latérales …...... :::::.. favescens flavescens Kracp.
—— Préfémur des pattes terminales avec 44 épines venir.
latérales", 20" -+. flavescens ceniralis n. subsp.
5. Préfémur des pattes terminales avec une seule rangée d'épines
ventro-latérales ........... -... 5. incongruens Kracp.
- Préfémur des pattes terminales avec une double rangée d'épines
ventro-latérales ........
HR NN et DS Hute Fise O
6. Préfémur avec 1.2 ou 2.2 épines ventro-latérales
RE : a FU ONE dre
a Dernier tergite sans sillon médian .............
Di tireereseeeeeeeecese.. dispar alfticursor n. subsp.
— Dernier tergile avec un sillon médian b.
b. Au moins certaines pattes avec des éperons à la DUT CPE
RENTRER dispar dispar Porat
— Pas d’éperons aux griffes en due pe Se diet
à ; dispar fangoroka Saussure et Zehntner
avec 2,3; 3,2; 3,4 ou 4,4 épines ventro-latérales Ve
— Préfémur
Pattes terminales exceptionnellement longues, le tiers @e la
longueur du corps; échancrure latérale débutant sur le
A RE NT Ltd 5 Gi,
— Pattes terminales de longueur normale; échancrure latérale
débutant au segment VI où plus en arrière (sauf chez ferox
chez qui elle débute aux segments III à V)............ 2 EX
Dernier lergile avec un sillon médian .......... #6
— Dernier lergite sans sillon médian. ...... 11.
9.8 à 9 articles basilaires des antennes glabres: préfémur des
pattes terminales avec 13 à 16 pelites épines ventrales. .…......
Ru HODES EU 8. bevianus n. sp.
— 6 à 7 ar S basilaires antennes glabres; préfémur des
pattes lerminales avec 8 à 12 plus grandes épines ventrales. 10.
10. Echancrure latérale débutant sur les segments III à V; une
carène médiane basse à partir des lergites IV à VI... Cr
2 MAR Ps se... 9 ferox Saussure el Zehniner
— Échancrure latérale débutant à partir des tergites VII à X: pas
de carène médiane. ....... 10. elegans gracilipleurus Kracp.
11. Pattes terminales avec éperon aux griffes... 11. n. sp.
— Pattes lerminales sans éperon aux grill 12. Poral
a Echancrures latérales débutant aux segments VIII à XV:
préfémur des pattes terminales deux fois el demie aussi
TOng queslaree MN NE nitidus nitidus Porat
Echancrures latérales débutant aux segments VI où VII:
préfémur des pattes terminales trois à quatre fois aussi
longs que large ... us willsi Pocock
Source : MNHN, Paris
64. R. F. LAWREN
1. Cormocephalus tumidus n. sp., fig. 20.
Couleur : brun jaune, les antennes jaune très pâle.
Antennes, fig. 20 a, avec seulement 10 à 12 articles, les basilaires
très renflés et saillants latéralement au bord interne de telle sorte
qu'ils sont presque au larges que longs, les distaux bien plus
a
= Cormocephalus lumidus
; b. patte IV de côté;
sp. tennes et moitié antérie
griffe id. agrandie,
de la
étroits que les basilaires et plus longs que larges; tous les articles
plutôt éparsement couverts de poils en dedans, surtout les articles
basilaires, mais les trois ou quatre articles apicaux à dense revête-
ment des deux côtés. Plaque céphalique à faible sillon basilaire,
plaques basales grandes et distinetes; Lergite 1 sans, Il à XX avec
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 65
des sillons complets, XXI avec un sillon médian; tête et Lous les Ler-
gites lisses, luisants et absolument imponclués; échancrures des
tergites débutant sur 1 egments XVI où XVII. Sternites à sillons
complets, le dernier sternite aussi long que large, à bord postérieur
tronqué. Plaque dentaire des toxicognathes à trois dents, l'interne
indistinetement frifide.
Aire poreuse des coxopleures dépassant le bord postérieur du
dernier sternile, le processus court avec deux petites épines apicales,
pas d’épine au milieu du bord postérieur; pattes terminales courtes,
à articles arrondis et épais, pr
mur ventralement avec deux dents
latérales, deux dents médianes et deux dents médianes supplémen-
laires, toutes microscopiques, épine marginale petite, bifide: second
article du tarse égal au premier, un peu plus long que la griffe, cette
dernière avec des éperons; pattes antérieures à articles épais, renflés
ventralement, fig. 20 b, avec des éperons à la grifre, fig. 20 €, pattes
postérieures sans éperons à la griffe.
Dimensions : longueur du corps 53 mm.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe (J. MirLor,
sept. 1947, HOLOTYPE).
2. Cormocephalus lambertoni Brolemann
Cormocephalus lambertoni BROLEMANN, 1922, Bull. Soc. Zool.
France, 47, p. 295, fig. 1.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive (rYPE); Ambatondrazaka, forêt
de Didy, Andranomandevy, 1.039 m (P. Griveau», sept. 1956).
3. Cormocephalus albidus Kraepelin
Cormocephalus albidus KRAEPELIN, 1903, Mité.
p. 190.
lus. Hamburg, 20,
MADAGASCAR.
Espèce non représentée dans le matériel devant nous.
4. Cormocephalus flavescens Kraepelin
Cormocephalus flavescens KRAëPErN, 1903, Mitl. Mus. Hambur
20, p. 191.
Source : MNHN, Paris
66 R. LAWREN!
4 a. C. flavescens flavescens Kraepelin
Ankaratra, Tsiafajavona, 2.550 m
MADAGASCAR
(J. MizLor, juin 1948).
4 b. C. flavescens centralis n. subsp.
Couleur : vert olive pâle, tête à teinte brun rougeâtre. Les deux
sillons du tergite I très faibles et sinueux, di nt sur la
moitié antérieure du segment. Stigmate petit et presque entièrement
arrondi.
Cette sous
doute été basé sur un immature, peut
reich, 1930, p. 96) anormal. Elle en diffère pe
gnant la base de la saillie coxopleurale et dépassant un peu le bord
postérieur du dernier sternite; saillie coxopleurale avee deu épines
ime un peu sous elles sur la surface
ur le bord postérieur de l'aire coxo-
epelin qui a sans
pèce répond bien à flavescens Kr
Ms, das Tier-
tre (selon À
l'aire poreuse attci-
apicales distinctes, une tro
externe, une épine distinele
pleurale, en son milieu. Surface ventrale du préfémur des pales lere
iminales avec 44 petites épines latérales, 3.4 épines médianes, 7.8
dorso-médianes, l'épine marginale petite mais distincte, bifide.
Eperons des griffes présents sur toutes les pattes.
Dimensions : maximum 45 mm.
MADAGASCAR CE
LAWRENCE, déc. 1
LIAN, nov. 1955).
TRE : Ankaratra, forêt de Manjakatompo (R.-F.
, TYPE et PARATYPE); col de Faratsiho (R. Pau-
5. Cormocephalus incongruens Kraepelin
Cormocephalus incongruens KraëpeLix, 1903, Mitt Mus. Ham-
burg, 20, p. 200, fig. 132.
RE : Ambohimitombo (rYPE); Ambatondraz
up, sept. 1956).
a
MADAGASCAR CF
forêt de Didy, Andranomandevy 1.039 m (P. GRIVE
Mapacascar Esr : Andohahela, 1.800 m (R. PauLIAN, janv. 1954),
un exemplaire de 50 mm.
6. Cormocephalus dispar Porat
Cormocephalus dispar Porar, 1872, Oefv. Ak. Forh., 28, p. 1155.
Cormocephalus crudelis SAUSSURE lt ZERNTNER, 1902, Hist. phys.
pol. nat. Madagascar, 27, p. 312, pl. XIL figs. 3, 3 «.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 67
ATTENS considère celte espèce comme une sous-espèce de mest-
twoodi mais il parail plus commode de rattacher les exemplaires
ns el orientaux à weshooodi et les exempl
el malgaches à dispar et à ses diverses sous-espèces.
Nous admettons, suivant A
norum de Ha
austral
africains
s, que le Cormocephalus sarasi-
est un synonyme de C. dispar.
6 a. C. dispar dispar Porat
C
st la forme la plus commune à Madagascar
MapaGascar NokD : Mont. d'Ambre, Joffreville (P. CAGHAN,
déc. 1947); les Roussettes (R. PAULIAN, déc. 1948).
MADAGASCAR OUE: Ambilobe (WaïerLor); Antsingy-Nord,
Ambina à l'est de Mainlirano (R. PAULIAN, juil. 1949).
MADAGASCAR CENTRE : Tananariv
(J. MizLor, juin 1948); Ankaratra, M
(R. F, LAWRENCE, déc.-janv. 1955-1956;
col de Faratsiho, 1.800 m, sol de p
(L. Morr, dée. 1951); Behenjy
atompo, 1.700 100 m
P. GriveauD juil. 1956);
irie (R. PAULIAN juil. 1958).
6 b. C. dispar fangaroka Saussure et Zehntner
Cormocephalus fangaroka SAUSSURE et ZEUN
Senckenb. Ges., 26, p. 432; — 1902, Hist. phys
27, p. 316, pl I, figs. 10, 10 €.
R, 1902, Abh.
pol. nat. Madagascar,
MADAGASCAR QUE : forêt de l'Ankarafantsika, environs d’Ampi-
joroa (J. Mirror, août 1947; R. F. LAWRENCE, janv. 1956;
P. GRiIvEAUD, sept. 1956).
L'exemplaire récolté par P. GRIYEAUD est remarquable par les
13 articles basilaires des antennes tout à fait lisses el luisants, les
antennes longues et grêles atteignant presque le bord postérieur
du tergite IV; l'échancrure latérale débute sur le tergite V; le
processus coxopleural à deux nettes épines, le bord postérieur de
la plaque coxopleurale avec une nelle épine.
6 c. C. dispar alticursor n. subsp
Couleur : brun jaune, tête, segment I et pattes terminales brun
rougeâtre. Antennes à 17 articles, les 7 basilaires glabres; tête et
premier lergite avec des points nombreux, réguliers, moyens,
Source : MNHN, Paris
68 R. F. LAWRENCE
disparaissant sur les tergiles postérieurs; tête à sillons basilaires
faibles, pas de sillons sur le tergite I, sillons complets sur les
tergites II-XX; échancrure latérale commençant sur le segment V;
tous les sternites, sauf le premier, à sillons longitudinaux complets,
le dernier aussi long que large en avant, son bord postérieur très
faiblement concave: saillie coxopleurale avec 2 dents; pattes
terminales comme chez les dispar typiques.
La sous-espèce diffère des autres par l'absence Lotale de sillon
médian sur le dernier tergite.
Dimensions : longueur 60 mm et plus.
MapaGascar CENTRE : Tananarive, Nanisana (J. Mirror, juil.
1947), Tsimbazaza (R. PAuLIAN, nov. 1947); Ankaratra, Manjaka-
tompo (R. F. LAWRENCE, janv. 1956, TYPE).
Mapacascar Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy ( J. VADON);
Périnet (J. MizLor, juil. 1946; J. D. février 1950; R. F. LAWRENCE,
déc. 1948).
L’exemplaire de la Montagne d’Ambre présente une échancrure
latérale à partir du tergite VI, les 8 articles basilaires des antennes
sont glabres et luisants.
7. Cormocephalus mecistopus Brolemann
Cormocephalus mecistopus BROLEMANN, 1922, Bull. Soc. Zool.
France, 47, p. 227.
MapaGascar CENTRE : Tananarive (rYPE).
Espèce non représentée dans notre matériel.
8. Cormocephalus bevianus n. sp.
Couleur : jaune.
Téte à ponctuation très fine où nulle; 8 ou 9 premiers articles
des antennes glabres, sillons complets à partir du tergite IT;
échancrure latérale commencant sur le tergite IX; sternites à
sillons latéraux distinets et sans sillon médian; dernier sternile
nettement plus long que large, aire coxopleurale dépassant le bord
postérieur du sternite, le processus avec deux épines apicales, bord
postérieur avec une nette épine médiane. Pattes terminales longues
et grêles, griffe n'égalant que le quart du second article du tarse,
sans éperons, préfémur trois fois et demie à quatre fois aussi long
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES. 69
que large, avec deux rangées de 8 à 9 épines ventro-latérales, 5 à
7 épines ventro-médianes, 4 épines médianes, 2 épines médio-
ventrales, épines faibles et égales, épine marginale bifide: toutes
les paltes à éperons aux griffes.
Dimensions : longueur 50 mm.
MaDaGascaR SUD : Behara, forêt de Bevia (J. Mic
HOLOTYPE).
r, août 1948,
Espèce proche des formes africaines meculinus Allems el spinu-
us Attems, Elle diffère de la première par la présence d’une
épine sur le bord postérieur de la plaque coxopleurale; de la
seconde par des caractères des antennes, des slernites etc.
9. Cormocephalus ferox Saussure et Zehntner
Cormocephalus ferox SAussURE et ZEHNTNER, 1902, Hist. phys.
pol. nal. Madagascar, 27, p. 320, pl. XIL, figs. 4, 4 a.
MADAGAsCAR Ci JE obe, forêt d’Ambohitantely
(P. CACHAN, BERG, janv. 1958); Tananarive
CWATERLOT; J. MiLLor, août 1947); lac Alaotra, vallée de la
Menaloha (J. Mirror, avril 1946); Périnet (R. F. LAWRENCE,
déc. 1955); Andringitra, pie Boby (R. PauL ct B. JC BERG,
janv. 1958); Ambalolampy, Ampolomita à l'est de Belanitra
CP. GRIVEAUD, mai 1956); Ambohimitombo (F. Masor, 1894).
L’exemplaire récolté par Mizcor à Tananarive a de très fortes
impressions sur la plaque céphalique, bien plus marquées qu'un
sillon; plaque coxale des toxicognathes très grossièrement ponctuée,
diane trifurquée en avant,
ridée, avec une suture mé
10. Cormocephalus elegans gracilipleurus Kraepelin
Cormocephalus elegans var. gracilipleurus KraëPEuIN, 1903, Mit.
Mus. Hamburg, 20, p. 207.
MADAGASCAR CEN
Law É, déc. 195
: : Moramanga, forêt de Niagarakely (R. F.
; Ankoraka (?).
GRANDE-COMORE
(J. Mirror, nov. 19
: Nioumbadjou; grotte Dubois; forêt de la Grille
54).
Source : MNHN, Paris
70 R. F. LAWRENCE
11. Cormocephalus nitidus Porat
Cormocephalus nitidus Ponar.
Cormocephalus formidandus SAUSSURE et ZEHNTNER, 1902, Hist.
phys. pol. nat. Madagascar, 27, p. 319, pl XV, fig. 20.
11 a. Cormocephalus nitidus nitidus Porat
Mapacascar SamBiRaNO : Mont Tsaratanäna, replat du sommet,
2,700 m, sous pierres (R. PAULIAN, févr, 1951).
11 b. Cormocephalus nitidus willsi Pocock
Cormocephalus willsi Pococx, 1891, Ann. Mag. nat. Hist., 7, p. 68.
Cormocephalus arantsoæ SAUSSURE et ZEHNTNER, 1902, Hist.
phys. pol. nat. Madagascar, 27, p. 317, pl. XI, fig. 5.
Cormocephalus gracilipes SAUSSURE et ZEHNTNER, loc. cit., p. 321.
E
MADAGAsCAR C : Périnet (J. Mrcor, août 1946); Manja-
kandriana, Angavokely (J. MILLOT, nov. 1946); 3° réserve naturelle,
Manakambahiny-Est, Andranomalaza (P. SOGA, nov. 1956).
Mabacascar Non : Mont. d’Ambre (R. PauLtaN, déc. 1948), un
exemplaire de 127 mm.
nto et Beforona (G. BouEr,
. 1956).
tranchées entre ces deux
MapaGascar Esr : Entre Andevor
1905); Fénérive (R. F. LAWR j
Il ne parait pas exister de diffé
sous-espèces.
12. Cormocephalus milloti n. sp.
Couleur : vert olive, tête et premier segment brun rougeâtre,
pattes jaune pâle.
Antennes de 17 articles, les 7 ou 7 1/2 basilaires glabres; tête à
courts sillons basilaires, des deux cinquièmes de la longueur de la
tête; des sillons complets à partir du second segment; plaque
céphalique couverte de nombreux points grands, distribués régu-
lièrement, devenant plus pet
sur les segments postérieurs, le
septième tergite tout à fait lisse; plaque coxale des loxicognathes
à grossière ponctuation, avee quelques plis au 1 u mais sans
sillon médian, plaque dentaire avec 4 grandes dents, les deux
internes étroitement contiguë
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODE: 71
Tous les sternites avec deux sillons nets et tr
profonds, dernier
Sternile trapéziforme, tronqué en arrière; aire poreuse des coxo-
pleures grande, dépassant largement le bord postérieur du dernier
slernite, les pores grands et distincts; saillie coxopleurale avec
deux épines apicales égales, bord postérieur de la plaque avec une
petite épine.
Articles des pattes terminales courts et épais, préfémur un peu
plus de deux fois aussi long que large, avec 2 à 3 épines ventro-
latérales, 2.3 ventro-médianes, 2 médianes et 2 dorso-médianes;
épine marginale bilide, griffe seulement de peu plus courte que le
second article du larse, avec des éperons à la griffe; les autres
pattes à éperons à la griffe.
Dimensions : longueur totale 60 à 90 mm.
L'espèce est particulièrement proche de æruginosus Attems et
de calcaratus Porat, mais diffère de l'une et de l’autre par
l'échancrure latérale débutant au tergite VIl; l'absence de
pubescence sur les 7 articles basilaires lui confère une position
intermédiaire.
MADAGASCAR CF
@l PARATYPE),
ananarive (J. MizLor, août 1946, TYPE
Cormocephalus sp.
Tête et tergiles lisses et luisants absolument imponctu pas
de plaque basale visible mais tergites 1 à III avec une bande
élroite de fines rides transverses sur leurs bords antérieurs;
sterniles à sillons latéraux assez denses et un net sillon médian
(bien plus fort que chez pseudopunctatus) surtout sur les segments
postérieurs; en outre des sillons transverses incomplets sur tous
segments, analogues à ceux des Cryptops, toute la surface des
res rides irrégulières. Echancrure latérale
juste visibles sur les
s 3 à 5 (?)
les
slerniles à
débutant sur les tergiles VII ou IX; sillon
lergites IV où V mai ci entiers en avant; les articl
des antennes relativement glabr aucun d’entre eux n’est
totalement glabre comme chez pseudopunctalus, avec quelques
soies épaisses devenant progressivement plus nombreuses sur les
arlicles distaux. Toutes les pattes, sauf les terminales, avec des
éperons aux griffes; préfémur avec 8 épines ventro-latérales,
6 ventro-médianes, 2 ventro-dorsales, épine marginale bifide;
processus coxopleural bifide.
s mais
Dimensions : longueur du corps 37 mm.
Source : MNHN, Paris
=
À
R. F. LAWRENCE
Forme indiseutablement proche de psendopunctatus Kraep. espèce
d'Afrique du Sud, mais en différant par l'absence totale de points,
tous les segments lisses et luisants, les pattes plus grêles, la taille
plus faible, les soies des antennes et la sculpture des sternites.
MapaGascar Est : Fénérive (R. F. LAWRENCE,
seul individu en mauvais état.
déc. 1955), un
3. Genre Otostigmus Porat
Otostigmus insularis Haase
Otostigmus carinatus var. insularis Ha
Dresden, 5, p. 69.
e, 1887, Abh. Mus.
La RÉUNION : Mare Longue (R. PAULIAN), 2 immatures.
L'espèce n’était connue que des Séchelles.
Otostigmus glaber Chamberlin
Otostigmus glaber CHAmserrix, 1920, Bull. Mus. Comp. Zool.,
64, p. 12.
MapaGascar Esr : Ifanadiana, Ranomafana (R. F. LAWREN
déc. 1955), 4 exemplaires sans doute immatures.
Ces exemplaires, sans doute impor! comme les trois espèces
connues des Séchelles, sont les premiers à être signalés de Mada-
gascar. Ils correspondent bien à cette espèce dont ils diffèrent par
les caractères suivants
Dernières pattes avec un éperon à la griffe; processus coxopleural
assez court, la distance entre le hord postérieur du dernier sternite
et l'apex du processus coxopleural un peu plus faible que la
longueur du dernier sternite; pattes I à XIV avec deux éperons
tarsaux, XV à XVIII avec un éperon, XIX sans éperon.
Longueur maximum 54 mm.
4, Genre Rhysida H.C. Wood
Rhysida longipes longises Newport
Branchiostoma longipes Newrorr, 1845, Trans. linn. Soc.
London, 19, p. 411.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES GHILOPODES 73
GRANDE-COMORE : Moroni (J. MiLLor, nov. 1954).
Selon Arrems (1929, p. 194) l'espèce existerait aussi à Mada-
ar; elle fait défaut dans le matériel devant nous en provenance
de la Grande Ile.
5. Genre Alipes Imhoff
Le genre Alipes, représenté par une seule espèce, A. madegassus
décrite par SAUSSURE et ZEHNTNER de Madagascar, 1902, p. 324,
ne doit pas figurer dans ce travail car, comme ATrEms l'indique,
il est basé sur un individu sans pattes terminales. La description
de l'espèce est basée sur eun seul individu trop mal conservé pour
être figuré», cet unique individu, privé de ses pattes postérieures
caractéristiques, foliacées, fut récolté par GRaNDiDiER à Madagascar
sans autre précision. Bien que la description des carènes des
corresponde à Alipes, il demeure possible que la provenance
individu soit erronée; depuis 1902 aucun Chilopode ayant
les caractères des Alipes n’a élé récolté sur Madagascar. Il semble
done très probable que le genre n'existe que sur le continent
africain et pas sur les îles.
FAMILLE DES CRYPTOPIDÆ
Genre Cryptops Newport
Bien que de distribution cosmopolite ce genre, pris au sens large,
n’a été cilé qu'une fois de Madagascar, d’après un individu unique
S état (SAUSSURE et ZEHNTNER, 1902, p. 322). Nous
pouvons signaler à ce propos que malgré l’abondance des Cryptops
dans toute l'Afrique du Sud, Arrems men parle pas dans sa
monographie, de 1934, des Myriapodes du Natal et du Zoulouland.
ATTEMS a cité aussi, sans la nommer, une espèce de Mahé des
Séchelles (in Brauer° yriap., 1900, p. 137). Le matériel devant
moi renferme 29 prises de Cryplops, avec 60 individus de 15 Joca-
lités différentes.
en mauve
ESPÈCES MALGACHES DE CRYPTOPS
ëF DE
1. Tergite I avec un sillon collaire transverse et une petite fossette
ronde au milieu .................... 1. propinquus n. sp.
— Tergite I sans sillon collaire transverse ni fossette ...... 2.
Source : MNHN, Paris
74 R. LAWRENCE
9. Tergites sans sillons paramédians....... 4 milloti n. sp.
Tergites avec des sillons paramédians bien définis, bien qu’en
général seulement à partir des segments [V à VI...... LPS.
3. Tergite I avee deux sillons longitudinaux; tibia el premier
article du tarse des pattes postérieures avec une forte dent
apicale de chaque côté.............. J. dentipes n. Sp.
Tergite I avec une impression en Y parfois absente, ma
sillons longitudinaux; articles des pattes postérieures lronqué
où arrondis à l'apex de chaque côté ARE TN ORNE
4, Tergite I avec une impression en Y; coxopleures du dernier
segment avec 20 à 22 pores petits ou moyens. 5. pauliani n. sp.
_— Tergite I sans impression en Y; coxopleures du dernier segment
avec 6 à 9 gros pores. 5
5. Couleur jaune uniforme; sillons transverses des sternites
nettement plus forts que les sillons longitudinau MPEETe
PAPE TROT severe... 2. penicillatus n. Sp.
__ Des dessins noir verdâtre sur la face dorsale et parfois aussi
sur les pleures et les sternites; sillons longitudinaux des
Sternites nettement plus marqués que les sillons transverses. .
...... 6. decoratus n. Sp.
1. Cryptops propinquus n. sp, fig. 21.
Couleur : jaune, tête brun rougeâtre pâle.
Téte : recouvrant le tergite I, lisse, luisante, imponetuée et St
trace de sillon médian; trois premiers articles des antennes
longues soies grêles diminuant en nombre distalement, les autres
articles avec un court revêtement de soies en fourrure et un
verticille de longues soies grêles près de la base de chaque article.
Bord antérieur de la plaque coxale des maxillipèdes avec deux
fortes soies raides de chaque côté près de l'insertion du préfémur
qui a quatre soies semblables, mais plus fortes et gladiiformes le
long de son bord interne (fig. 21 a).
Corps : tergile I à sillon transverse fin mais marqué près du
bord antérieur, courbé vers l'avant et une fossette petite, arrondie,
profonde au milieu (comme chez spinipes Pocoek); tergites Let Il
sans sillons médians et latéraux; les sillons médians débutent sur
le segment Ii, les latéraux sur le IV, les deux derniers tergites sont
sans sillons. Sternites à sillons transverses et longitudinaux formant
une fossetle à leur intersection, les transverses plus forts que
les longitudinaux traversant tout le sternite; la moitié postérieure
du sillon longitudinal (@ partir de la fossette) très raccourcie,
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 75
Cryptops propinquus
patte vue interne;
t-dernière patte vue externe; d
tte agrandie; e. tarse Il de la dernière patte
Source : MNHN, Paris
16 R. E
+ LAWRE)
n'atteignant jamais le bord postérieur du slernite, le sillon
longitudinal complètement effacé sur les quatre derniers segment
Pattes : toutes les pattes à forles soies épineuses aiguës sur
leur face ventrale, sauf sur le tarse qui est long et grêle et porte
des poils sétiformes. Pattes dans la région médiane (segments VIT
et IX) à épines plus faibles; celles- devenant progressivement
plus fortes vers les deux extrémités du corps, les plus fortes sur
la pénultième paire (fig. 21 €); les articles de cette re raccourcis,
aplatis et élargis; tibias plus de deux fois plus longs que le premier
article du tar: face interne de la pénultième paire de pattes,
fig. 21 b, sans épines, face externe avee de fortes el courtes épine
comme celles des dernières pattes (fig. 21 d) du préfémur au tibia
(fig. 21 ©); pattes terminales avec les trois articles proximaux pas
dentés à l'apex, fémur et préfémur avee quelques fortes et courtes
épines, fig. 21 d, sur les deux surfaces, les autres articl
aucune épine mais le tibia ventralement, le tarse I sur les côtés et
le tarse IT dorsalement et sur le:
ans
ôtés, fig. 21 ce, avec de fins poils
claviformes (fig. 21 f); fémur avec une dent ventrale, tibia avec
6 dents et tarse avec une dent dentée en scie; tarse IT avec un
petit denticule ventralement près de sa base (fig. 21 c). Coxopleures
avec 46 petits pores, 10 à 12 de ceux-ci recouverts par le bord
latéral du sternite, l'aire poreuse n’atteignant pas tout à fait le
bord postérieur du sternite.
Dimensions : longueur du corps 22 mm.
MaDaGascar CENTRE : Ankaratra, forêt de Manjakatompo,
2.500 m (R.F. LAWRENCE, janv. 1956, TYPE el PARATYPES; R. Pau-
LIAN, déc. 1950, déc. 1951); Andohahela, 1.800 m (R. PAULIAN,
janv. 1954).
Espèce qui parait particulièrement proche de C. spinipes Pocock
de Nouvelle-Zélande dont elle partage la fossette du milieu du
tergite I. L'espèce malgache ne présente cependant ni les sillons
ni les points sur la plaque céphalique et diffère en outre par le
nombre de dents dentées en scie de la face ventrale, les articles
de la dernière paire de pattes.
2. Cryptops penicillatus n. sp., fig. 22
Couleur : jaune, tête pas plus foncée que le reste du corps.
Corps : tête et corps à revêtement dorsal et ventral, épars, de
soies fines et assez longues; deux articles basilaires des antennes
et la moitié du troisième avec des soies semblables; les autres
articles à soies bien plus courtes mais ne formant pas un
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 77
- Cryptops penicillatus n. sp.; a. dernière patte; b. avant-dernière
, vue interne; €. maxillipède; d. épine soyeuse du préfémur de la
dernière patte.
Source : MNHN, Paris
78 R. F. LAWRENCE
revêtement en fourrure. Plaque coxale et télopodite des maxillipèdes
à longues soies faibles el nombreuses, fig. 22 c.
Tête : lisse, luisante, sans sillons, recouverte en arrière par le
tergite L.
Tergite 1 semblable, sans sillon ni fossette collaire; pas de
sillons paramédians avant le tergite VIT, puis des sillons indistincts
sur les autres segments; sillons latéraux commençant sur le
{ergite VII mais incomplets, n’oceupant que la moitié antérieure
des tergites ou un peu moins; trois derniers lergites sans sillons
médian ou latéraux. Dernier lergite très réduit, court, bien moins
large que le précédent, bord postérieur arrondi. Slernites sans
sillons transverses, un sillon longitudinal médian sur tous les
Sternites sauf le L fort et profond bien que n’atteignant pas les
bords antérieur et postérieur du sternite (atteignant le bord
antérieur, mais pas le bord postérieur, des sternites antérieurs).
avec seulement 6 à
Dernier sternite petit, arrondi, coxopleure
8 grands pores, ceux-ci pas cachés par le bord latéral du sternite,
l'aire poreuse s'arrêtant peu avant son bord postérieur.
Pattes longue
du corps où les tarses sont 5 à 6 f
base; toutes les pattes à soies
semblables à celles du cor]
trois articles basilaires avec une brosse de soies
soies plus courtes et bien plus fines que les soies éparses du reste
de la surface: tibias un peu moins de deux fois aussi larges que
le premier article du larse. Paltes terminales avec un revêtement
et grèles, surtout près de l'extrémité postérieure
aussi longs que larges à la
s, assez longues, éparses,
22 b, les
bien marquée, les
subégal
Avant-dernières pattes, fig
de soies pas épineuses, fig. 22 a, pas d'épine terminale à l'apex du
fémur et du tibia; fémur sans dent dentée en scie, tibia avec 5 de
dents ventrales.
ces dents, tarse avec 3 grandes
Dimensions : longueur du corps 16,5 mm.
Gette espèce est probablement particulièrement proche de
G. typhloporus Lawrence du Natal et du Zoulouland, moins proche
de audax Attems. Elle diffère de typhloporus par l'absence de
points fovéiformes sur les lergites et les sternites, le plus petit
nombre de pores coxopleuraux plus grands sur le dernier segment,
un nombre différent de dents dentées en scie sur les dernièr
pattes, et par d'autres détails. Il est à noter que dans celle espèce,
S
et chez decoralus qui lui est apparentée, la glande à venin est tout
à fait ronde et située bien au-dessous du bord distal du préfémur
(fig. 25 d); dans les quatre autres espèces décrites ici, la glande
à venin est cylindrique allongée, et placée à peu près à la jonction
du fémur et du préfémur, mais avec son extrémité antérieure
atteignant l'extrémité distale du fémur où du tibia.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPOI
CHILOPODES 79
MADAGASCAR CENTRE : Anka
2.000 m (CR. F. LAWRENCE, déc. 195
déc. 1950).
ralra, forêt de Manj akatompo,
5, TYPE et PARATYPE; R. PAULIAN
MADAGASCAR SAMBIRANO : N
(J. Miro, 1947).
sy Bé, forêt de Lokobe, en baltage
3. Cryptops dentipes n. sp., fig. 23.
Couleur : jaune, tête pas plus foncée que le corps.
Tête et corps à courtes et fines soies éparses. Les trois articles
basilaires des antennes à nombreuses et longues soies, celles des
autres articles plus longues que d'ordinaire, pas nettement plus
courtes que les basales (comme c'est le cas pour les deux espèce
précédentes), la longueur diminuant progressivement vers l'apex
Plaque coxale des maxillipèdes, fig. 23 ce, un groupe de 6 à
8 soies fortes et ez courtes de chaque côté du bord antérieur,
articles du télopodite avec quelques longues soies raides, bas
la griffe avec une rangée courbée de 4 soies.
e de
Plaque céphalique lisse, luisante, avec deux très faibles sillons
basilaires, lergite I sans sillon collaire transverse mais avec un
sillon longitudinal comme chez C. mirus Chamberlin, se continuant
sur tous les te
suivants sauf les trois derniers; sillons latéraux
commencant sur les lergites VI ou VII, mais absents sur les trois
où quatre derniers segments; dernier lergite pas beaucoup plus
étroit que les précédents, une nette dépression de chaque côté,
Sterniles avec un sillon transverse aussi fort que le sillon
longitudinal qui, cependant, ne s'étend pas en arrière au-delà du
Lransverse (limité par conséquent à la moitié antérieure de chaque
segment), devenant progressivement plus court en arrière et
complètement absent sur les derniers segments. Coxopleur
derniè
es des
pattes avee une rangée de 30 à 35 pores moyens à grands,
peu de ceux-ci cachés sous le bord latéral du sternite, passant
au-delà du bord postérieur du sternite qui est plus large que lon
et presque en demi-cerele.
Pattes longues et grêles, à longues soies épineuses sur la face
Sternale, disposées plus où moins en paires, celles des pattes
postérieures plus forte. Avant-dernières pattes très longues et
grêles, tarse 7 à 8 fois aussi long que large à la base. Pattes
terminales très longues et grêles (fig. 23 a); préfémur, fémur et
tibia avec une forte épine conique en crochet aux extrémités
apicales interne el externe, épine externe du préfémur bien plus
courte que les autres: préfémur et fémur avec 1 dent dentée en
Source : MNHN, Paris
80 R. F. LAWRENCE
Fig. 23. — Cryplops denlipes n. sp.s a. dernière patte: b. épine du préfémurs
€. élopodite du maxillipède.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 8l
scie ventrale, tibia avec 8 de ces dents, larse 1 avec 3 ou 4 de ces
dents. Epines ventrales du fémur et du préfémur, fig. 23 D.
Dimensions : longueur du corps 19 à 24 mm.
D'après la clef d'Arreus, cette espèce ne peut être rapprochée
que de Cryptops mirus des îles de la Société, bien que la perte des
pattes postérieures de C. mirns diminue sensiblement la valeur de
la description donnée par Cnammrntin.
MADAGASCAR CENTRE : Ankaratra, forêt de Manjakatompo,
000 m (R. PauLIAN, Céc. 1950, TYPE; R. F. LAWRENCE, janv. 1956);
Tananarive (J. MiLLor). j
L'exemplaire de Tananarive a les pattes lerminales de cette
espèce, bien qu’un peu plus grêles: il présente cependant un sillon
collaire mais n’a pas de fossette au milieu du tergite I.
4. Cryptops milloti n. sp, fig. 24 a, b.
Couleur : brun rougeâtre clair.
Tête recouverte par
fosseltes bien séparé
à longues soies, les suivants avec des soies courtes, fines, en
fourrure. Plaque coxale des maxillipèdes à soies fines et assez
longues, préfémur et articles dislaux avec un certain nombre de
soies, celles du bord interne un peu plus longues et plus fortes
que celles du bord externe; griffe avec des soies sur son tiers basal.
Corps : tergite 1 avec une impression en Y sur sa moilié basale
comme chez C. monilis, mais sans aucune trace de sillons para-
médians sur les tergites; sillons latéraux débutant sur les segments
V ou VI, les suivants à sillons profonds, bien marqués, mais
faisant défaut sur les 2 ou 3 derniers segments; lous les tergites
à fossettes superficielles éparses: dernier lergite pointu en son
profond sur la moitié
le tergite [, sans silion mais avec de grandes
Trois articles basilair des antennes
milieu en arrière, un sillon médian assez
ou les deux tiers postérieurs; sternites à fossetles écartées et
grossières, sillons bien définis, le longitudinal plus profond que
transverse mais n’atteignant pas les marges du segment, raccourci
en arrière sur les segments médians, absent sur les trois derniers
segments. Les pores de la dernière paire de pattes @isposés en
une bande dépassant le bord postérieur du sternite, au nombre
d'environ 35, quelques autres (3 à 5) sous le bord du sternite qui
est plus large que long, à angles postéro-latéraux arrondis et bord
postérieur fortement concave.
Paltes longues, sez densément couverles de longues soies
dressées, spiniformes, surtout les postérieures. Pattes terminales
6
Source : MNHN, Paris
82 LAWRENCE
yplops milloti n. sp; & dernière patte; b. épine du préfémur
a dernière patte agrandie.
Cryptops pauliani n. sp.; c. dernière patte.
moyennement longues, à fortes soies épineuses sur les faces interne
et ventrale du fémur et du préfémur (fig. 24 b), pas d’épines
latérales à l'apex des préfémurs et des libias qui sont obtusément
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CIHILOPODES 88
arrondis; fémurs avec 1 dent ventrale dentée en scie, tibia avec
Tà 8 de ces dents, tarse I avec 3 dents, fig. 24 a.
Dimensions : longueur 13,5 mm.
Cette espèce évoque C. monilis Gervais, du Chili, par l'impression
en Y du tergite I et d’autres caractères; elle en diffère par l'
totale de sillons paramédians et d’autres détails.
psence
MADAGASCAR CENTRE : Ankazobe, forêt d'Ambohilantely
(J. Mirror, août 1947, TYPE).
5 Cryptops pauliani n. sp., fig. 24 e, 25 a, b.
Couleur jaune, tête un peu plus foncée que le corps.
Tête : couverte par le tergite I, luisante, mais à nets points
épars, pas de sillons; antennes avec les 2,5 ou 3 premiers articles
à longues soies, les suivants avec de courtes soies ne formant pas
un revêtement en fourrure. Bord antérieur de la plaque coxale
des maxillipèdes convexe, arrondi, épineux, fig. 25 «.
Tergites 1 à IV sans sillons paramédians, ceux-ci débutant sur
le V où ils sont presque complets, se poursuivant jusqu'au XVII:
sillons latéraux commençant sur le V, bien définis du VI jusqu'au
XVIII; tergile F sans sillons collaires ou autres, mais avec une
impression en Y sur la moitié basale, comme chez C. monilis.
Dernier lergile avec une dépression médiane, large, à forte
échancrure latérale, son bord postérieur fortement courbé, presque
subanguleux au milieu; sternites avec les deux sillons faiblement
faibles mais distinets, courbés
s
développés, les sillons transverse
vers l'avant, présents sur la plupart des sternites: sillons longitu-
dinaux absents dans la moitié postérieure du corps, représentés
dans la moitié antérieure par un court sillon en avant du sillon
transverse; coxopleures du dernier sternite avec 20 à 22 pores
moyens mêlés de quelques courtes soies, la bande poreuse
atteignant juste le bord postérieur du sternite qui est droit ou
légèrement concave.
Pattes fortes et courtes, les articles basilaires larges, les tars
(des pattes de la région moyenne) environ 4 fois aussi longs que
larges à la base. Avant-dernières pattes à courts articles épais,
pattes postérieures, fig. 24 €, sans épines latérales à l’apex du
fémur et du tibia qui est droit et tronqué; fémur avec 1 dent
dentée en scie ventralement, tibia avec 5 et larse I avec 2 de ces
dents. Epines ventrales du fémur et du préfémur, fig. 25 b.
Dimensions : longueur du corps 12 mm.
Source : MNHN, Paris
34 R. F, LAWI
CE
Espèce partageant avec €. moilis Gervais du Chili l'impression
en Y du tergile I, mais en différant surtout par les sillons para-
tea
médians bien développés à partir du terg
Mapacascar CENTRE Esr : Périnet (R. F. Lawn
PE et PARATYPES).
6. Cryptops decoratus n. sp., fig. 25 €, d, 26
Couleur : la plupart des tergiles à partir du IT à pigmentation
vert noirâtre, moins marquée sur les lergites postérieurs; tête,
tergile I et loutes les patles jaunes. La coloration des Lergites
dessine une étroite bordure latérale, deux dessins sombres parallèles
au milieu sur presque toute la surface du lergite, ces dessins pairs
séparés par une étroite ligne médiane claire régulière donnent
l'illusion d’une ligne médiodorsale blanche continue, Tous les
segments du corps à fines et courtes soies de longueur uniforme.
Téle : recouverte par le tergite I, lisse, luisante, sans sillons;
antennes normales, plaque coxale des maxillipèdes I, fig. 25 e, le
bord antérieur presque droit. Tergites I et 11 semblables à la
plaque céphalique, sans sillons; 1 plus large que la plaque
céphalique et que Il; sillons paramédians sur les lergites V ou
VI à XX: sillons latéraux sur V à XIX, incomplets sur XIX; une
carène médiane peu marquée et peu relevée entre les sillons
paramédians sur V à XX; dernier tergite avec une dépression
médiane, une forte échancrure latérale, subanguleux sur le bord
postérieur.
Sternites : sillons longitudinaux plus distincts et plus profonds
que les transverses, présents sur tous les segments; sillons
transverses faibles, effacés sur la moitié antérieure du corps,
présents sur la moitié postérieure. Coxopleures du dernier segment
très réduits, s’arrêtant bien avant le bord postérieur du sternite
qui est droit ou légèrement concave; pores grands, au nombre
de 7 à 9, 1 ou 2 sous le bord latéral du sternite, quelques assez
longues soies entre les pores.
Pattes grêles, à longues et faibles soies, l’a vant-dernière paire
à courts articles basilaires épais, tibia plus de deux fois plus large
que le tarse I. Pattes terminales, fig. 26 a, à nombreuses et fortes
oies, fémur et tibia tronqués à l’apex, sans dent ni épine; fémur,
tibia et tarse I ventralement avec 0,5 et 2 dents dentées en scie ct
sélulées; épines du préfémur et du fémur, fig. 26 D.
Dimensions : longueur du corps 14 mm.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 85
Dans la clef d'A
s cette espèce est très proche de C. niuensis
> dont elle diffère par le nombre plus faible
de pores du dernier segment et de dents dentées en scie des pattes
terminales.
Chamberlin de Polynés
a. maxillipèdes; b. épine du préfémur
illipèdes; d. griffe du télopodite du
Cryptops decoralus n. Sp: € m
son et le conduit éva teur.
maxillipède montrant la glande à }
Source : MNHN, Paris
86 R. F. LAWRENCE
a. dernière patte; b. épine du préfémur
Cryplops decoralus n. Sp.;
tête et tergites I-II1; d. trois derniers
dernière patte agrandie; c.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 87
MADAGASCAR SAMBIRANO : Mt Tsaralanäna, Andilabe, 2.200 m
CR: PAULIAN, févr. 1951, rvPE el pararyPes; févr. 1953); 1.800 m
CR: PAULIAN, oct. 1948); 1.500 m, à l’aisselle des feuilles d'un Pan-
danus (R. PaULIAN, oct. 1948).
ManaGascar NorD : Vohémar, à l’aisselle des feuilles de Typho-
nodorum (J. MiLLoT, 1948).
MaDaGascaR EST : Maroantsetra, Navana (B. STUCRENBERG, ma
58); Ambodivoangy (J. Vabox, 1947); Fénérive (R. F. Lawrr
déc. 1955).
L'exemplaire de Navana est plus pigmenté que les autres, bien
qu'il ne paraisse pas adulte; la pattern de la tête et des trois
premiers tergites est figurée fig. 26 c, cetle des trois derniers tergites
fig. 26 d. Les sternites montrent aussi un dessin vert noirêtre, les
pleurites ont en général un kord postérieur étroitement noir et une
tache norâtre au milieu au-dessus de l’insertion des pattes. Les cinq
exemplaires d’Ambodivoangy sont variés de vert noirâtre, d'aspect
général sombre, contrastant fortement avec la tête, les antennes, le
premier et le dernier segments et les pattes terminales qui sont tous
jaune pâle.
SOUS-ORDRE DES LITHOBIOMORPHES
S ET DES GENRES DE LITHOBIOMORPHES MALGACHE
1. Pleurites du maxillipède ne se rencontrant pas sur la ligne
médiane et ne séparant pas les hanches des maxillipèdes des
deux premiers segments pédifères; appendices génitaux & uni
ou biarticulés (Lithobtidæ) .......... 1. Lithobius Stuxberg
- Pleurites des maxillipèdes unis sur la face ventrale en une
bande sclérifiée séparant les hanches des maxillipèdes du
premier segment pédifère; appendices génitaux 4 quadriarti-
culés (Henicopidæ) D Es LR PARA
2. Troi
üb
paires de stigmates, premier segment sans stigmates;
sans saillie apicale triangulaire, pas d’ocelles. .….....
dnieeneesreneee eee. 4 Remylamyctes Atiems
— Six où sept paires de sügmaies, premier segment avec une paire
de stigmates; tibias 1 à XII où XIII avec une saillie apicale
Lriangulaire aiguë; ocelles présents. ..................... à
3. Tous les tarses à 2 articles; pores coxaux sur les pattes XII-XV
au nombre de 4 à 6 (sauf P. quadridens); plaque coxale des
maxillipèdes largement tronquée en avant, pas rétrécie......
MR nn ee en SParalamyctes mePOCOE
Source : MNHN, Paris
88 R. F. LAWRENCE
__ Tarses T à NIT uniarticulés; pores coxaux au nombre de 1 à 3,
plaques coxales des maxillipèdes à bord antérieur nettement
rétréci .......... duiereerceuees... Lamyctes Meinert
FAMILLE DES LITHOBIIDÆ
1. Genre Lithobius Stuxberg
Lithobius demangei n. sp.
9. Couleur brune, surface ventrale des pattes brune pâle.
Antennes alleignant le bord postérieur du tergite III, de 30 ar-
ticles uniformément mais pas densément couverts de soies de
longueur moyenne, la longueur restant constante de la base à l’apex.
Ocelles au nombre de 13 en trois rangées, la postérieure grande.
Maxillipèdes. Hanches avec trois dents distinctes de chaque côté
au hord antérieur, un profond sillon médian.
Tergites et sternites lisses, luisants; ter
et très courtes soies fines.
Pores coxaux des pales
gites avec quelques rares
EXV : 6, 6, 6, 6 (5).
Gonopodes. Eperons longs, subparallèles, de même longueur,
griffe courte et large, avec trois fortes dents triangulaires obtuses.
Dimensions : longueur totale 18 mm.
Spinulation des pattes
Ventral Dorsal
HT P | P
| |
| |
1 | = = |'mp—p| am- = mp
2 | -|- -mp | amp | - mp
DE (LS amp mp
LIEN Le amp mp
Sa |PE a | 2
Ê Er
7 = amp amp
8 - - amp | amp
Go) IE amp | amp
y || 2 RE amp amp
11 Ë -mp | amp
= | 2 | (mpamp | amp amp
See amp | amp amp
Pa das | qu amp
amp | am- amp
Le système employé dans le tableau ci-dessus est le même dont
H. W. BRôLEMANN fait usage dans sa clef dichotomique (in Faune
de France).
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 89
H. coxa, Tr lrochanter, FE. fémur, P. préfémur, T tibia. Les f'or-
mul
symétrique.
MADAGASCAR CENTRE
vembre 1948, HOLOTYPE).
Manifestement ce Lithobius a été importé avec
entre parenthèses sont les dispositions trouvées sur la patte
: Tananarive, jardin zoologique (G. R., no-
des plantes
car il s’agit d’une espèce appartenant au groupe de lapidicola
Meinert; il se distingue du lapidicola cependant par la présence de
l'épine caractéristique à la face interne du préfémur et par les
caractères principaux suivants :
Lithobit
demangei n. sp.
L. lapidicola Mein.
Tergites 9.113 avec des prolon- Tergite 9 arrondi ou droit:
gements longs. — ii droit ou faiblement
proéminent;
- 13 un peu prolongé.
Spinulation très différente, voir Spinulation voir BRôLEMANN,
tableau ci-dessus.
Pores coxaux 6.6.6.5-6.6.6.6.
Téguments ridés surtout dans la
partie postérieure du corps.
Faune de France, page 2
Pores coxaux 2.2.2.2-3,3,4,3.
Téguments unis.
En dédiant cette espèce à l'éminent spécialiste des myriapodes
au Muséum national de Paris, M. C.-M. DEMANGE, je lui adresse mes
remerciements tout particuliers pour avoir bien voulu étudier
l'unique exemplaire de ce genre difficile qui ait été trouvé à Mada-
gascar. Il en a fixé la position systématique et m'a aidé à la décrire
et m'a fourni le tableau de la spinulation des pattes reporté plus
haut.
FAMILLE DES HENICOPIDÆ
1. Genre Paralamyctes Pocock
Ce genre connu jusqu'ici d'Afrique du Sud, d'Amérique du Sud,
de Nouvelle-Zélande et de Nouvelle-Calédonie, n’avail pas été signalé
de Mada r bien qu'il n'y semble pas rare. Il y est représenté
par des espèces importées et par des espèces paraissant endé-
miques, P. tridens ressemblant de très près par sa couleur,
et son aspect général, à l’espèce sudafricaine P. spenceri Pocock,
largement répandue en Afrique du Sud et très commune aussi bien
dans la forêt et la brousse indigène que dans les reboisements
d’essences exotiques.
Source : MNHN, Paris
90 R. F. LAWRENCE
EF DES ESP
ÈCES MAL
ACHES DE PARALAMYCTES
1. Antennes à 19-20 articles; hanches des ma xillipèdes avec
quatre, cinq ou six dents...
__ Antennes à 23-25 articles; hanches des maxillipèdes avec troi
dents ..... Ne cu Le intridensanest"
9. Hanches des maxillipèdes à quatre dents, hanches des pattés
XII-XV avec deux pores... ...... 2. quadridens n. sp.
__ Hanches des maxillipèdes avec cinq à six dents, hanches des
pattes XII-XV, à quatre, cinq où six dents. %.spenceri Pococ
1, Paralamyctes tridens n, sp., fig. 27.
£ Couleur
seâtre clair.
brun rougeâtre foncé, pattes et antennes brun rou-
Tête un peu plus longue que large, tout à fait droite en arrière,
arrondie sur les côtés avec une petite échancrure médiane en avant,
le sillon médian court et profond. Antennes à 23 articles, parfoi
24 ou 25. Labre avec dix poils très épais, fig. 27 f, bifides ou trifides
à l'apex, avec des branches latérales accessoires irrégulières avant
Papex, différents de ceux de spenceri qui sont plus réguliers
(ef. Arrems, 1928, pl. XVIII, fig. 446).
Pièces buccales : mandibules avec 9 où 10 poils falciformes
épais portant une rangée bien visible de huit ou neuf dents triangu-
laires; maxilles I avec une bande d’environ 32 longs poils spiculés,
fig. 27 a, le long du bord interne du télépodite, avec épines
simples bien plus courtes latéralement à ces poils, fig. 27 b, mais le
reste de la surface inerme à l'exception de deux à trois très courts
spicules sur la marge externe.
Télopodite de la seconde maxille à griffe divisée, fig. 27 e, les
deux branches principales subégales. Maxillipèdes à bord antérieur
de la hanche pas échancré au milieu, la suture médiane distinele,
trois très petits denticules de chaque côté, le médian un peu plus
grand que les autres.
Tergites lisses et luisants, ni ridés ni plissé
latéraux soit arrondis soit obtusément droi
seuls les segments XI et XIII assez
, les angles postéro-
, pas nettement aigus,
aigus en arrière.
Pattes : irrégulièrement revêlues de fines et courtes soies, pa
rombreuses, pas d’épines ou de soies agrandies Hanches XII-XV
avec respectivement 3, 4, 5, 5 pores arrondis; griffe de la patte Je
fig. 27 d, vue de côté.
8,2
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 91
Fig. 27. — Paralamyeles tridens n. sp.; a. et b. poils du bord interne du
télopodite, maxille I pex du télopodite, maxille Il; d. griffe de la
patte I; e. gonopodes 4; f. poils modifiés du labre,
Source : MNHN, Paris
92 R
+ LAWRENCE
Gonopodes comme chez les autres espèces du genre, l’éperon
inital interne un peu plus pointu et plus grêle que l’autre.
4. Gonopodes fig, 27 e: les quatre dernières hanches avec respec-
tivement 2, 4, 4, 4 pores mais pour le reste identiques à la deserip-
tion ©.
Dimensions : longueur totale ? 29 mm; 4 27 mm.
Manacascar CENTRE : Ankaratra, Manjakatompo, 2.000 m CR, F.
LAWRENCE, janv. 1956, TYPE el PARATYPES); 26 km est de Tanana-
rive (R. PauLIAN, sept. 1950).
Mapacascar CENTRE Esr : Périnet (R. F. LAWRENG
Rogez, Marovato (nov. 1946).
MapaGascar Norb : Mont. d’Ambre.
1 a. Paralamyctes sp.
Nous décrivons sans les nommer deux individus 4 qui ressem-
blent à P. tabulinus Ares, de Cape Town, par la présence de s
dents nettes de chaque côté du bord antérieur des hanches des tox
cognathes.
Anteñnes à 25 articles d'un côté, incomplètes de Pautre;
pattes IXIII avec une dent Lriangulaire à l'apex du tibia. Ter-
gites IX, XI, XIII un peu pointus à l'angle postéro-latéral mais pas
étirés en dent, les autres tout à fait arrondis ou obtus; tergites avec
quelques fortes soies longues, celle de l'angle postéro-latéral des
tergites IX à XIV particulièrement longue et marquée; sternites
avec également quelques longues soies aux bords postérieur et
latéraux; pores des hanches XII-XV apparemment au nombre
de deux ou trois.
emplaires sans doute immatures (longueur totale 8, 5 mm) qui
peuvent appartenir à une espèce différente de tabulinus dont ils dif-
férent par le plus petit nombre de pores et les soies tergales et ster-
nales anormalement longues et fortes.
MapaGascar SAMBIRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe, lieu-dit Be-
mangoko (J. MizLor, août 1947).
2. Paralamyctes quadridens n. sp., fig. 28 b-c, 29 a-b.
&. Couleur : (passée dans l'alcool ?) brun rougeâtre terne, les
pattes et les antennes jaunes où oranges.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 93
Tête : un peu plus longue que large, lisse, luisante, pas fortement
rélrécie en ‘avant, sillon médian antérieur court ct profond.
Antennes à 19-20 articles.
Pièces buccales : mandibules à sept forts poils en faucille (pas
dix comme chez spenceri et fridens), très épuis à la base, fig. 28 B,
avec une rangée de huit à neuf dents épaisses, lriangulaires, sur
la moitié distale; trois des quatre dents bicuspides avec de nom-
breux denticules accessoires ronds, fig. 28 e; une rangée d'environ
Lrente-deux poils épais à la base des dents, fig. 28 c. Processus coxal
intérieur de la seconde maxille triangulaire et assez fortement
pointu, un groupe de trois à quatre épines à son apex, une sur le
bord interne près de la base; bord interne du lélopodite avec huit
poils frangés el environ vingl-cinq épines plus courtes, le reste de
la surface avec seulement deux épines. Griffe des maxilles IT plus
petite que chez ridens, poils rameux moins nombreux et certains
d’entre eux très courts.
Maxillipèdes : bord antérieur des hanches en courbe régulière, pas
tronqué, avec quatre petites dents, fig. 29 a, les deux internes sub-
contiguës, l’externe bien isolée; bord inte ne du fémur avec un
épaississement sclérifié inconnu dans les autres espèces, fig. 29 a.
T'
tinct
épars
posté
gites luisants, avec quelques impressions superficielle
en général lisses, les postérieurs
, indi
avec de courtes soies
5; VIT avee le bord postérieur fortement sinué mais les angle
o-latéraux pas pointus; IX, XI, XIII et XIV moyennement
concaves en arrière mais pas sinués, les angles postéro-latéraux
largement riangulaires, pas étroitement pointus.
Sternites : avec quelques soies le long des bords latéraux.
Patles : tous les articles, surtout les fémurs à revêtement irré-
gulier de soies spiniformes longues et assez nombreuses; fémurs
très courts et épais
hanches XII à XV avec deux pores dont l’'in-
lerne (proximal) est neilement le plus petit, à soies épineuses,
fig. 28 d.
Gonopodes : arlicles proximal et médian avec deux très longues
soies près de leurs bases, article apical avec une soie ?
Dimensions : longueur totale 13 mm.
9. La femelle répond en tous points à la description ci-dessus:
les gonopodes sont pelits, les éperons grêles mais normaux.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Mont Tsaratanàäna, Andilabe, 2.200 m
ŒR. PAULIAN, févr. 1951, HoLoryPE); 1.800 m CR. PAULIAN, ocl. 1948,
PARATYPE); 1.500 m (R. PAULIAN, oct. 1948).
Source : MNHN, Paris
LAWRENCE
94
3. Paralamyctes spenceri Pocock, fig 28 a.
P. spenceri Pococx, 1901, Ann. Mag. nat. Hist. (1), VIL p. 450.
Couleur : brun rougeâtre, antennes et pattes oranges.
Tête : à peu près aussi longue que large, pentagonale, assez forte
iment rétrécie vers l'avant, sillon médian profond et long. Antennes
à 19-20 articles. Pièces buceales comme dans la description
@-dessus. Maxillipèdes avee le bord coxal antérieur large, tronqué,
sans indentation et avec cinq nettes dents triangulaires, petites, de
chaque côté, fig. 28 de
Tergites pas étirés en pointe en arrière, IX, XI et XIIL un peu plus
pointus, surface dorsale des lergiles mate, lisse, mais pas luisanle
Sauf sur les quatre derniers, XII à XIV avec une soie moyenne
à chaque angle postéro-latéral. Sternites avec quelques soies
moyennes sur les côtés.
Pattes 1 à XIII avee une dent aiguë à l'apex du tibia, tous les ar-
ticles à soies éparses mais mêlées de quelques soies plus fortes et
XII à XV avec 4. 4. 4. 4 pores.
Gonopodes : grèles et allongés, la grille longue, grêle et courbée,
la surface ventrale aplatie ou un peu exeavée, les éperons grêles,
l'interne nettement plus étroit que l’externe.
plus courtes; hanel
Dimensions : longueur totale 14 nu.
Le type n'est sans doute pas parfaitement adulte mais je ne
pen-
trouve pas de caractère précis permettant de le séparer de P.
oient certainement moins plissés que ehez
Les
ceri, bien que les ler
cette espèce.
Mapagascar Est : Maroantsetra, Ambodivoangy (J: VADON, €);
forêt de Mangabe (J. MiLLor, août 1949, une & immatur
2. Genre Lamyctes Meinert
Ce genre, à distribution presque mondiale, est cité ici pour
la première fois de Madagascar. Il comprend des espèces de petite
taille particulièrement adaptées au transport accidentel par les
vers le monde.
bateaux à tr
D Ems en 1928 ne donne
que le caractère tiré des tarses bi ou uniarticulés pour séparer Pard=
tamyctes et Lamyctes. I] me semble qu’un autre bon caractère
fourni par la forme des hanches des maxillipèdes qui sont rétrécies,
as sa clef des genres d’Henicopidæ, AT
Source : MNHN, Paris
MYIIAPODES CHILOPODES 95
presque coniques en avant chez Lamycles, tandis qu'elles sont
larges, très peu rétrécies en avant et tronquées chez Paralamyctes
Lamycles est aussi formé d'individus nettement plus petits que
Paralamyctes.
x 1
NY
Fig. 28. — Paralamyctes spenceri Pocock.; anche du maxillipède.
Paralamyctes quadridens n. sp.; b. poils en faucille de la mandibule;
c. poil de la base de la dent mandibulaire agrandi; d. hanche de la
patte XIV; e. trois dents bicuspides de la mandibule, agrandies.
Source : MNHN, Paris
96 R. F. LAWRENCF
; & maxillipèdes: b. bord antérieur
Fig. 29. — Paralamyctes quadridens n. sp.
de la hanche du maxillipède, agrand
Lamyctes tristani Pocock; ce. maxillipèdes.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 97
DES ESPÈCES MALGACHES DE LAMYCTE.
1. Hanches des maxillipèdes à 4 La 5 dents; antennes de 17 articles
cesse À. bipartitus n. sp.
—_ Hanches des maxilipédes. avec 2 + 2 dents; antennes à
20-28 articles .... der Fr
2. Tibias des patte: XII avec une saillie triangulaire aiguë à son
apex externe; antennes à 25-28 articles. 3 africana (Porat)
— Tibias des pattes XII sans saillie apica le externe; antennes en
général à 23 ou 24 articles. sec. 2. tristani (Pocock)
1. Lamyctes bipartitus n. sp., fig. 30 b-e.
Couleur : brun rougeâtre, tête et antennes plus vif, pattes orangé.
Tête : un peu plus longue que large, tout à fait droite en arrière.
Antennes, du côté intact, avec dix-sept articles.
Maxillipèdes, fig. 30 b, la hanche ayant l'aspect typique de
Lamyctes, avec quatre petites dents d’un côté et cinq de l’autre;
toute la hanche régulièrement rétrécie en avant, le bord antérieur
par suite court, la hanche séparée du premier segment pédifère par
une bande transverse sclérifiée exceptionnellement large et bien
développée, fig. 30 b, divisée en son milieu par un étroit sillon la
séparant en deux moitiés; hanches proprement dites avec un très
net sillon médian; fémur des toxicognathes normal, le bord interne
avec un bord sclérifié foncé.
Tergit en général arrondis, quelques tergites seulement un
peu pointus sur l'angle postéro-latéral.
Pattes : à longues et fortes soies éparses, celles de la sur
ventrale des fémurs particulièrement longues; tibias XIII-XV sans
saillie apicale triangulaire; pattes XV avec la spinule latérale égale
à près du tiers ou au tiers de la griffe, fig. 30 c. Hanches XIHI-XV
avec 1. 2. 2. pores, rappelant Paralamyctes quadridens, les tarses de
bipartitus cependant sont nettement uniarticulés et bien plus courts
que les deux articles tarsaux de quadridens.
Gonopodes, fig. 30 e : les détails de structure du segment génital
un peu indistincts, mais le segment prégénital n’est pas divisé et
est par suite très différent du type habituel des Lamyctes; gonopode
hypertrophié, chétotaxie, fig. 30 d, les sutures entre articles indis-
tinctes.
Dimensions : longueur totale 7,5 mm.
L'espèce diffère des types habituels de Lamyctes par le grand
nombre de dents des hanches des maxillipèdes, le faible nombre
d'articles antennaires et le segment prégénital entier. Avec un
Source : MNHN, Paris
98 R. F. LAWRENCE
matériel plus abondant il pourrait être nécessaire de reconnaitre
dans cette espèce un genre séparé, très proche de Lamyctes mais
formant peut-être la transition naturelle avec Paralamycles.
MADAGASCAR CE Andringitra, forêt d'Imaitso (R. PAULIAN,
janv. 1950, HOLOTYPE 6).
SC £
: _
1
N
g. 30. — Lamyctes africana (Porat); a. gonopode & droit.
Lamyctes bipartitus n. sp.; b. maxillipèdes; c. apex de la patte XV;
d. gonopode , agrandi; e. gonopodes d.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 99
2. Lamyctes tristani (Pocock) fig. 29 c.
Henicops tristani Poc
p. 195.
Les maxillipèdes el les dents coxales de l'exemplaire du Tsiafaja-
vona sont figurés, fi
MADAGASC Ankaratra, sommet du ajavona,
550 m (I. Mizor, juin 1948): forêt de Manjakatompo (R-F. Law-
GE, janv. 1956).
ck, 1893, Ann. Mag. nat. Hist. (6), XI,
2 a. Lamyctes sp.
Avec deux dents coxales et 28 articles antennaires.
Managascar CENTRE : Tananarive, Behenjy (J. MiLor, juin
1948), quatre exemplaires immatures.
3. Lamyctes africana (Porat), fig. 30 a.
Henicops africana Porat, 1873, Œfvers. Vet. Ak. Forh., p. 140.
exemplaires devant nous concordent avec la description
sms (1928) si ce n'est que les pores des
sont au nombre de 3. 3. 3. 3. et le basal
L
d'africana donnée par À
quatre dernières hanches
des deux éperons basilaires des gonopodes est bien plus aigu que le
distal qui est plus épais et obtusément conique. La griffe des gono-
podes est longue, grêle, et assez aiguë, sa surface inférieure excavée,
fig. 30 a.
Antennes avec 22 à 27 articles. Pattes à soies de longueur égale,
peu nombreuses mais moyennement épaisses
MaDaGaseaR CENTRE © Ankaratra, Manjakatompo (E.-R. juil.
1956).
3. Genre Remyiamyc'es Attems
ient. Madagascar.
Remylamyctes Arrems, 1951, Mém. Inst. s
D: 184.
Remylamyctes straminea Attems
ms, 1951, Mém. Inst. scient. Mada-
T
Remylamyctes straminea A
gascar, À, V, p. 184, figs. 24
100 R. F. LAWRENCE
MaDaGas : Tananarive; Antsirabe; stations dans ces
deux villes.
Mapacascar SamBirano : Nosy Be, lac Djabalbe, sous-bois
MapaGascar Esr : Fort-Dauphin.
Le genre n’est pas représenté dans le matériel devant moi.
SOUS-ORDRE DES SCUTIGEROMORPHES
CLEF DES GENR OMORPHES
DE SCUTIG
1. Pattes courtes (section basale des tarses I à XIV avec 4 à
9 articles): antennes pas beaucoup plus longues que le corps,
épaisses; tous les sternites avec une entaille au milieu du bord
postérieur, très profondes sur cerlains segments; article apieal
des pinces génitales 9 avec 7 à 20 petites dents sur le bord
interne: styles des gonopodes 4 (lélopodites) indistinets, courts,
ronds, pas beaucoup plus longs que larges; télopodiles des
maxilles II avec seulement 5 grandes soies sélifères (préfémur
avec 1 épine dorsale, fémur avec 4 épines dorsales el
tibia sans) .... sh A BE en
Pattes plus longues (section basale des tarses I à XIV avec 9 à
14 articles ; antennes grêles, en fouet, en général de une fois
et demie à deux fois de la longueur du corps; tous les sternites
à bord postérieur droit, XII-XIV faiblement échancrés au
milieu; article apical des pinces génitales © tout à f it lisse;
styles des gonopodes 4 très distincts, longs, digitiformes: Lélo-
podite des maxilles II avec 8 grandes épines sétifères (préfémur
avec 2 épines (dorsale et ventrale), fémur avec 4 et libia avec
2 épines) RuLE PPT
2. Tergites à épines assez grandes et uniformes, épiderme à rétieu-
lation hexagonale: tarse du télopodite des maxilles IT uniarticulé
ÉRRR ERn d SCutiserinas Sie
__ Tergites à épines assez grandes et uniformes mais auss
revêlement de très nombreuses petites soies, fig. 32 e; épiderme
tout à fait lisse; tarse du télopodite des maxilles IT biarticulé
...... 2. Madagassophora Verhocff
Articles des tarses des pattes I-IX à papilles alternantes grandes
et petites; préfémur des pattes I et IT avee 13 à 16 épines en
avant, comprises dans une rangée de soies en peigne; section
basale de l'antenne à 49-50 articles. 4. Lassophora Verhoeff
Articles tarsaux des pattes I-IX avec des papilles égales en une
série continue; préfémur des pattes I et IT sans épines anté-
rieures; section basale des antennes avee 52 à 85 articles... ...
nou 1. Seutigera Lamarck
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 101
L'identité de Lassophora VERHOEFF
En établissant la clef ci-dessus, j
avait placé La
i admis que, puisque VErHOërr
ophora au voisinage immédiat de Scutigera dans son
système, les deux genres doivent avoir en commun les caractères
des gonopodes 4 et , les épines du télopodite des maxilles II, et
J'ai par suile employé ces caractères pour ces deux genres
mais VERHOEFF ne les indique pas dans sa brève et superficielle
description de Lassophora. Le genre de VERHOEFF était basée sur
un «pseudomature 4» de 17 mm de long du Centre de Madagascar,
ce qui n’ajoute pas à la valeur de sa description.
Aucun des caractères employés par VERHOEFF ne constitue
des caractères génériques valables et ils ne peuvent pas eux-mêmes
servir à établir l'identité du genre. Les 13 à 16 épines du
préfémur des pattes antérieures ne constituent qu'un caractère
vague : sur quelle partie de l’article sont-elles placées, est-ce dorsa-
lement où ventralement ? Cela n'est pas précisé et je n'ai pas vu
d'exemplaires de Madagascar qui puissent être dits posséder ce
ère. Le nombre d'articles tarsaux des pattes ne diffère pas sen-
siblement de celui des Scutigera. Le seul caractère subsistant
de quelque valeur est celui fourni par les papilles des pattes I à IX
et selon ce que nous indiquons plus bas quant à l’analogie de forme
et de disposition de ces organes chez Seutigera et Scutigerina
il serait peu raisonnable de leur accorder une grande importance
dans la séparation de Lassophora ct de Scutigera. VERHOEFF
décrit ni le télopodite des maxilles II, ni les gonopodes, organes
qui auraient tous deux établis de façon certaine la position du
genre. Je pense que Lassophora n'est qu'une forme de Scutigera
dont il ne diffère par rien d’essentiel, mais tant que le type (s’il
existe) n'aura pas été réexaminé, il nous faut le conserver.
cara
FF n'a
Les caractères distinctifs de Seutigera et de Scutigerina, fig. 31.
iption de Scutigerina donnée par SiLvesrrt en 1903 était
F en 1905 n’a pu le faire figurer dans sa
révision des Seutigeridæ. ATTEMS, quoique hésitant par certains
côtés quant aux caractères distinctifs de Seutigerina, accepta le
genre el le redécrivit en détail (1928), ne le séparant de Scutigera que
par l’absence de carènes sur les articles basilaires des pattes et la
structure des gonopodes 4. Le premier caractère est qualitatif et
variable car j'ai vu bien des Scutigerina avec des carènes distinctes
sur les articles et d’autres où les carènes étaient difficiles à recon-
naître, ou absentes.
La desc
incomplète que VERHOE
On pourrait aussi utiliser les papilles (zapfen) des tarses des
pattes I à IX pour séparer Seutigera de Scutigerina à en juger par
Source : MNHN, Paris
102 R. LAWRENCE
les figures données par ArreMs de Seutigera dans son manuel (1927,
figs. 474, 475) et sa description ultérieure de ces organes chez Seuti-
s'observent sur
gerina (1928, fig. 9). Selon ces ouvrages, les papilles
g g g
Aux alternants chez Scutigera et sur les articles con-
nombreux individus des
les articles tar:
séeutifs chez Scutigerina. Dans le
deux formes que j'ai pu examiner je n'ai pu noter aucune différence
sur ce point entre les deux genres; non seulement la disposition des
papilles mais leur forme, leur couleur, et la distribution et la forme
des poils spécialisés à leur voisinage sont les mêmes; dans les deux
genres les structures consistaient en deux petites papilles digi-
üformes un peu courbées, identiques sur chaque segment; bien
qu'on puisse observer de petites différences de longueur et de
courbure il ne s’agit là que @e différences minimes qui s’observent
entre les pattes antérieures et postérieures du même individu. Je
n'ai pu d'autre part observer un seul individu montrant la distribu-
tion sur des articles tarsaux alternants, selon l'expression de VER-
Hogrr et le dessin donné par ArTems (1927, p. 475) pour Sculigera
coleoptrata. Je ne puis qu’en conclure où bien que les observations
d'Arrems et de VERHOEFF étaient erronées, ou bien qu’ils. ont étudié
des exemplaires anormaux. À moins encore que cette disposition
alternante ne soit un caractère spécifique de Scutigera coleoptrata
et que dans les autres espèces de ce genre et chez Scutigerina la
distribution ne soit continue.
Les deux caractères distire
tifs qui permettent de séparer avec
une certitude absolue les deux genres sont les genitalias, qui
différent dans les deux sexes, et les épines du télopodite des
maxilles 11 (palpe labial).
Chez Scutigerina ii ny a que cinq épines sur cet appendi
fémur et les deux épines tibiales sont
(Pépine ventrale du pr
absentes). Chez Scutigera il y en a 8, 2 sur le préfémur, 4 sur le
fémur et 2 sur le libia. SiLVESTRI dans sa description originale
donne un chiffre de 4 pour Scutigerina en n'en comptant que 3
sur le fémur (la quatrième, latérale, est souvent masquée par
le tibia), mais ATTEMS, en redécrivant S. weberi (1998, fig. 4, p. 44)
donne le chiffre exact de 4 pour le fémur bien qu'il ne figure pas
la quatrième.
s
En plus de ces deux caractères et de ceux re‘evés dans la clef
ci-dessus, il existe une série d’autre
caractères qui rendent la
distinction des deux genres aisée. Ils sont en fait profondément
différents, en dehors du fait que Scutigera est plus grand et a des
pattes et des antennes bien plus longues que Seutigerina.
Nous résumons ci-dessous les carac
ères distinctifs entre
Scutigera et les deux genres voisins Madagassophora et Scutigerina,
en nous basant sur un important matériel malgache et sud-africain,
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 103
Scutigera.
1. Styles génitaux 4 longs, digitiformes et très distine
2. Pinces des gonopodes © à article apical complètement lisse sur
le bord interne, fig. 33 c.
3. Antennes longues et grêles, en général une fois et demie à deux
fois la longueur du corps.
4. Pattes longues, partie basale des tarses de 9 à 14 articles.
5. Télopodite des maxilles II avec une épine ventrale sur le pré-
fémur, tibia avec deux épines (huit grandes épines en tout),
fig. 33 b.
4. Sternites à bord postérieur droit, faiblement incisé sur le milieu
seulement sur les segments XII à XIV, fig. 31 d; aucun des ster-
nites ne recouvre le sternite suivant, fig. 31 c.
T. Des carènes des préf
8. Les grandes épines des tergites disposées par paires, en rangées
ir ilières, fig. 32 a.
murs aux libias des patles.
Madugas
sophora VerhoelT et Seuligerina Silvestri.
1. Styles génitaux % en protubérances arrondies, indistinctes,
presque aussi larges que longues.
gonopodes 2 avec une rangée de six à vingt petites
MS,
2. Pinces de
dents sur le bord interne du dernier segment (fig. 442 Ar
1928).
3. Antennes épais
es, subégales au corps.
4. Pattes bien plus courtes, partie basale des tarses de 4 à 9 articles.
5. Télopodite des maxilles IT sans épine ventrale au pr
Übia sans épines (cinq épines en tout), fig. 34 e.
6. Tous les sternites avec une profonde incision au milieu du bord
postérieur, divisant le sternite en deux lobes arrondis en arrière,
fig. 31 f; sternites recouvrant le sternite suivant, fig. 31 4.
7. Carènes des pattes en général faibles ou absentes.
8. Plus grandes épines des lergites simples, pas en rangées
(fig. 32 A'rrems, 1928).
émur,
D'autres de moindre importance séparant les deux
genres nous sont donnés par les épines à l’apex de la section basale
des tarses des pattes IX-XIV, bien plus épaisses chez Scutigerina
que chez Scutigera. Les épines des hanches et du préfémur des
maxillipèdes sont plus courtes chez Scutigerina que chez Scutigera
et la plus interne des 4 longues épines sétulées du bord antérieur
des hanches a quelques petits tubercules ronds chez Sculigerina
(ef. Artems, 1998, fig. 6, p. 45) mais n'en a plus chez Scutigera.
Source : MNHN, Paris
104 R. F. LAWRENCE
1. Genre Scutigera Lamarck
MALGACH E SCUTIGERA
1. Coloration noire, seules les aires entourant les stomates sont
jaunes: antennes deux fois aussi longues que le corps; longueur
D ne 1. flavistoma n. Sp.
__ Coloration noire, surface dorsale avec une bande médiane
jaune; antennes une fois un tiers aussi longues que le corps;
longueur 21 mm.. 2. nossibei Saussure et Zehntner
. Scutigera flavistoma n. sp, figs. 31 c-d, 32 a-c, 33, 34 i.
vert olive foncé, aire entourant les stomates
, crème ou brun pâle; surface
Couleur : tergit
(arrondis et plus larges que long
ventrale vert olive pâle; pattes vert bleuâtre foncé, préfémur et
x plus clairs, première et
fémur avec 1, tibias avec 2 annea
deuxième sections des tarses de toutes les pattes brun rougeûtre,
gonopodes des deux sexes brun rougeâtre; antennes vert olive à
la base, progressivement plus rougeâtres vers l'apex.
Tête : Yeux séparés par un peu moins de deux fois leur plus
grand diamètre; surface dorsale fortement concave entre les yeux,
la dépression menant à un sillon médian en avant. Antennes au
moins deux fois aussi longues que le corps, section basale avec
85 articles, le reste avec 640 articles. Maxilles 1 comme chez
Scutigera coleoptrata, les poils modifiés le long du bord interne de
l'article apical du télopodite comme dans cette espèce. Palpe de
la seconde maxille, fig. 33 b, très long et grêle, avec 8 longues et
fortes épines (la quatrième épine à l'apex du préfémur cachée)
comme dans les Seutigera typiques, celles-ci avec seulement un
petit nombre de petits spicules sur la moitié ou le liers distal,
fig. 33 a, toute l’épine ventrale du préfémur lisse
Maxillipèdes avec hanehe et préfémur, fig. 33 f, les épines de ces
articles bien plus longs que chez S. coleoptrata, l'épine préfémorale
juste en avant du milieu, pas subapicale comme chez S. coleoptrata.
Tergites : bords latéraux avec une légère échancrure au premier
tiers, le bord du tergite par suite un peu sinué bien que régulière-
ment arrondi postéro-latéralement, une bordure régulière d'épines
en dents aiguës sauf au milieu du bord postérieur, fig. 32 b.
Stomates courts, mesurant au moins le 1/6° de la longueur du
tergite, atteignant le bord postérieur, tergites dorsalement à épines
éparses, courtes, dirigées vers l'arrière, deux rangées parallèles
médianes, assez régulières, de 5 à 7 épines devant chaque stomate,
fig. 32 a, ces plus grandes épines formées d’une épine double ou
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODE
HILOPODES. 105
plutôt de deux épines étroitement contiguës, l’épine
la plus épaisse
nettement plus courte que l'épine grêle
et pointue, fig. 32 c.
N
NS
LC EU EAN
NN HAN
NN
\\
N
X
SN
NY
Fig. 31. — Madagassophora hova (Sauss. et Zehnt); a. sternites X.
b. sternite X.
Seutigera flavistoma n
Scutigerina weberi Si
5 €: nites X-XV; d.
+5 e. bord du sternite VII,
ernite VII.
andi; f. sternite VII.
Sternites avec d'assez nombreuses et fines épines distribuées
uniformément; épine près de l’extrémité distale de chaque hanche
è , seulement un peu plus courte que les
hanches et dépassant beaucoup sa largeur antéropostérieure.
longue et épa
Source : MNHN, Paris
106 R. F. LAWRENCE
Pattes : car et
épineus
comme dans les Seuligera
vec deux bien plus peliles
sauf sur la patte I.
: 1 19 et 46: IL,
normaux, premiè
épines ventrales à l'apex du dernier
Articles des deux premières sections des ta
eutigera flavistoma n. sp. a. tergite VII; b. bord du tergite VIIT,
. doubles épines du tergite VII agrandies et d. id. chez
S. coleoptrata.
Madagassophora hova (Sauss. et Zehnt); e. épir
agra tergite VII; g. bord du tergite V
Sternite X, agrandi.
s du tergite VIT
di; A bord du
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES. 107
18 et 14; II, 12 et 42; XII, 10 et 44. La plupart des pattes avec la
majorité des articles de la seconde section des tarses portant deux
papilles épaisses, brunes, un peu courbées, pas placées sur des
articles alternants comme chez Scutigera et Lassophora, leur
structure homogène et pas située comme dans la figure de ces
organes donnée par ATTEMS pour Scutigerina (1998, p. 46, fig. 9),
chez qui cependant plusieurs papilles sont visibles sur chaque
ï iger is Sp; &. épi a maxille II, agrandie;
Fig. 33. — Scutigera flavistoma n. sp.; a. épine de la maxille Il, die;
b. télopodite, maxille Il; e. gonopodes 9; d. papilles tarsales, pattes XIL:
e. id. pattes I, agrandies; /. hanches du maxillipède.
Source : MNHN, Paris
108 R. F. LAWRENCE
segment; les papilles obtusément coniques et un peu courbées sur
les pattes antérieures, fig. 33 €, spatulées et presque droites sur les
postérieures, fig. 33 d, en série continue sur les articles 9 à 37 de
la patte IT et sur les articles 20 à 43 de la patte IT.
Madagassophora hova (Sauss. et Zehnt.); a. épine interne de la
hanche du maxillipède, agrandie; b. 3 derniers tergites d; c. tergite I 43
d. télopodite de la maxille II 3 e. id. d; f. tarse id. d'un autre di
g. gonopodes & de côté; h. style du gonopode agrandi.
Scutigera flavistoma n. sp.; à bord du sternite VIL agrandi.
Fig. 34.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPO:
109
Gonopodes fig. 33 c : l'article terminal grand et lisse en dedans
sauf une touffe de 8 épines raides près de l’apex de l'article basal
du télopodite.
Dimensions : antennes 60 à 65 mm; longueur du corps 32 mm.
Observation : des trois espèces de Scutigera décrites par
SAUSSURE ET ZEHNTNER de Madagascar, cette espèce ne peut être
comparée qu'à Scultigera nossibei puisque les deux autres espèces
appartiennent aux genres Sculigerina et Hadagassophora. Les
auteurs n’ont donné aucun détail dans leur description de nossibei;
en particulier ils n’ont pas donné le nombre d'articles des
tarses ou des antennes et une seule figure du «palpe labial» des
maxilles II. C'est peut-être un synonyme de $. coleoptrata.
L'espèce de Périnet en diffère par la coloration, la bien plus
grande longueur des antennes et sa plus grande taille. Elle diffère
de S. coleoptrala par la coloration, les bien plus grandes épines
des hanches et du préfémur des maxillipèdes, et leur position:
la bien plus grande épine des hanches des pattes, le plus grand
nombre d'articles des antennes et des tarses (selon VERHOërr et
ATTEMS); par la disposition des papilles sur des articles successifs
et non alternants; les détails de forme de la grande épine double
des tergites sont différents, chez coleoptrata la plus épaisse des
deux épines est aussi bien plus longue et l'inverse s’observe chez
favistoma (cf. figs. 32 e et 32 d).
MaDaGascar CENTRE Esr : Périnet (R. F. LAWRENCE, déc. 1955,
HOLOTYPE ®, PARATYPE 8, immatures).
MapaGascar Esr : Maroantsetra (immature).
2. Scutigera nossibei Saussure et Zehntner
Sculigera nossibei SaussuRE et Zennrxer, 1902, Hist, phys. pol.
nat. Madagascar, p. 297, pl. XIV, fig. 18.
Les individus devant nous sont conformes à la desc iption de
nossibei par la longueur des antennes, la coloration et les épines
des tergites. Mais la description des auteurs porte plus sur des
caractères génériques que spécifiques. La tête est légèrement
déprimée entre les yeux mais bien moins que chez flavistoma.
S. nossibei diffère de flavistoma par les épines bien plus
nombreuses et régulières sur les tergites, lui donnant un aspect
éparsement granuleux, une bande longitudinale médiane lisse,
angée régulière de petites épines
limitée de chaque côté par une
granuliformes.
Source : MNHN, Paris
110 R. F. LAWREN
ramandroso, forêt de l'Ankarafantsika
xGE, janv. 1956); Majunga, grotle d'Andranoboka
MaDAGAS
CR. F. Lawr
CR. PauLIAN, déc. 1951).
MaDaGascar SamBrRaxO : Nosy Be.
On peut peut-être rattacher à cette espèce un 4 de MapaGascaR
, Antsingy, à l’est de Maintirano (R. PAULIAN, juillet 1949)
qui a la Lète très plate entre les yeux, seulement une petite dépr
sion arrondie et superficielle au milieu près du bord postérieur, un
sillon élroit bien défini allant de cette dépression à l’espace situé
entre les antennes. Première section des antennes à 30 articles.
Tarse 1 avec 12 à 30 articles. Section basale des tarses IT à VII
avec 11, 10, 9, 8, 6, 7 et 7 articles, celle des Larses XIII et XIV avec
7 et 8 articles. Le style génital supérieur netlement plus court que
linférieur.
Avee un matériel meilleur, cet individu, long de 15 mm seu-
lement, devra peut-être former une nouvelle espèce.
2. Genre Madagassophora Verhoeff
Fr, 1936, Zool. Anz., 115, p. 6.
Ce genre, basé sur Scutigera hova SAUSSUR à
valable car S. hova n'appartient certainement pas au genre Seuti-
gera. Elle est beaucoup plus proche de Scutigerina mais peut en être
distinguée par les épines très différentes des tergites et par la divi-
sion du tarse du télopodite des maxilles Il en deux sections.
Madagassophora VERHOE
Madagassophora hova (SAUSSURE et ZEHNTNER), figs. 31 a-b,
32 e-h, 34 a-h, 35.
Scutigera hova SAussuRE et ZEHNTNER, 1902, His. phys. pol. na.
IL, fig. 2, pl. XIV, fig. 1
Section basale des antennes 4 et 9 avec 46 à 52 articles.
Madagascar, p. 292, pl.
Palpe labial des maxilles !! avec seulement une épine dorsale sur
le préfémur, quatre à l’apex du fémur, fig. 34 d, la latérale aussi
longue que l'article; pas d’épines sur le tibia et le tarse qui est
divisé en deux articles, fig. 34 d, le basal un peu plus long que
l'apical chez la © (chez un 4, moitié de l'article distal, fig. 34 e,
un peu plus long, fig 34 f, chez un autre).
Ma:
courtes que chez Seutigera, les deux inter
ronds comme chez Scutigerina, fig. 34 a, les deux externes plus où
moins lisses ou avec quelques spicules aig
ilipèdes : les épines du bord antérieur des hanches bien plus
es à petits tubercules
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 111
Tergiles semblant densément et finement granuleux vus humides,
couverts à sec d’une dense fourrure de fines et petites soies brun
jaune, fig. 32 e-f, avec quelques soies bien plus longues éparses,
devenant progressivement moins denses sur les tergites antérieurs,
lêle avec relativement peu de soies; bords des tergites, fig. 32 g, avec
de plus longues épines à intervalles grands et réguliers, doublée
d’une rangée de courtes soies, pas d'épines comme chez Seutigera,
fig. 32 b; un sillon longitudinal mal défini au milieu de chaque
tergite; dernier Lergite du 4 un peu plus anguleux, fig. 34 D, que
elui de la © qui est en ovale régulier.
Pattes : préfémur sans carènes, les deux épines apicales de
certaines des plus courtes pattes très épaisses et de peu plus courtes
que l’article lui-même; fémur avec deux carènes faibles, tibia avec
deux nettes carènes dorsales; les épines paires à l’apex de la
première section des tarses, bien que courtes, sont très robustes,
bien plus épaisses que chez Scutigera. Première section des tarses I
à XIV avec 11, 10, 9, 9, 7, 7, 7, 6, 6, 6, 6, 7, 6 et 7 articles. Les
papilles paires sont en série continue sur la plupart des articles
larsaux (de 6 à 23 sur la pate 1) en tous points semblables à ce
que l'on note chez Scutigera nossibei et S. flavistoma.
Gonopodes ©, fig. 35 : l'article apical des pinces avec huit à dix
peliles dents triangulaires sur le bord interne, une touffe de sept à
huit soies raides à l’apex de l'article basal; gonopodes 4, fig. 34 g,
vu de côté, style du segment génital, fig. 34 A, agrandi, les petits
gonopodes des segments prégénitaux pas visibles
Dimensions : longueur du corps à 15,5 mm: © 18 mm.
MabaGascar CENTRE : Ankaratra, forêt de Manjakatompo (R.F.
LawnENcE, déc. 1955); Tsiafajavona 2.500 m (R.F. LAWRENCE, déc.
1955; J. Mizor, juin 1948); Ambatofinandrahana, Iiremo sommet
(J. Mazzor, 1949); Tananarive, 26 km route de l'Est, lambeau
forestier (R. PauLIAN, nov. 1950); Manjakandriana, Angavokely
(J. Mizzor, nov. 1946).
Le spécimen de l'Angavokely n’est pas très typique, présentant
une épine sur le tibia du télopodite des maxilles IT, tandis que les
sept petites dents de l'article distal des pinces gonopodiales sont
très écartées.
Observation : cette espèce correspond par la plupart de ses carac-
tères au genre Scutigerina Silx., n’en différant que par les épines des
tergites et la structure du télopodite des maxilles II qui ont le
dernier article (le tarse) divisé en deux. Cette division du tarse ne
semble pas être une vraie articulation mais plutôt une pseudoarti-
culation, c’est-à-dire une coupure franche dans un article, sans trace
Source : MNHN, Paris
112
æ”?
R.
FE.
LAWRENCE
—_ Madagassophora hova
des gonopodes agrandi;
uv
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 113
de structures articulaires: ceci est me semble-t-il confirmé par le
fait que la position de cette pseudo-articulation du tarse est plutôt
variable. Les figures que SAUSSURE et ZEHNTA
appendice (1902, pl. XIV, fig. 17) sont ex
la description du nouveau genre Seutigerides
(903, p. 253) qui a été omis dans les systèmes tant d'Art
de VERHOEFF. SILVESTRI ne donne que ce caractère dans sa brève
description mais les gonopodes ® sont ceux de Scutigerina et sa
parenté est plus grande avee Scutigerina qu'avec Scutigera en ce qui
concerne la structure du télopodite des maxilles II. Sans connaître
le caractère des épines des tergites il n’est pas possible de dire si
S. transvaalicus appartient ou non à Madagassophora.
Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de conserver Seutigerides,
dont l'unique espèce 8. transvaalicus Sily. peut être rangée dans le
genre Scutigerina, à côté de l'unique espèce de ce genre, weberi.
Selon les indications de SiLvesrri, $. transvaalicus diffère de Mada-
gassophora hova et de Scutigerina weberi par le plus grand nombr
de petites dents de l’article distal des gonopodes 9, vingt au lieu de
sept à dix.
:R donnent de cet
ctement conformes à
lvestri du Transvaal
Ms que
3. Genre Scutigerina Silvestri
CLEF DES ESPÈCES MALGACHES IL
CUTIGERINA
1. Couleur dorsale noirâtre; tergites luisants; article basal des
pinces © presque deux fois aussi long que l’apical: ce dernier
avec 15 à 20 petites dents 1. malagassa SAUSSURE et ZEHNTNER
— Couleur dorsale jaune à bandes médiane et latérale plus foncées
formant un dessin distinct; tergites pas luisants; article basal
des pinces © un peu plus long que l’apical, ce dernier avec
environ 10 petites dents 2. weberi SILVESTRI
VERHOEFF (1936, p. 6) a inutilement créé un autre nouveau genre
Thereuopriona pour Scutigera malagassa SAUSSURE et ZEHNT)
1902. Celui-ci est basé sur l'hypothèse que le fémur du télopodite
des maxilles IT a quatre épines et que le tarse est uniarticulé, ce
qui sépare l’espèce de Madagassophora hova. Mais en fait SAUSSURE
et ZEHNINER, s’ils décrivent le télepodite de M. hova comme portant
trois épines, le figurent (pl. XIV, fig. 17) avec quatre épines, sem-
blant tout à fait semblable à celui de S. malagassa (pl. XIV, fig. 19)
qui par suite ne diffère de /. hova que par le caractère du tarse
rticulé qui se retrouve chez Sculigerina.
Comme nous l'avons déjà signalé, l’épine latérale du fémur du
télopodite des secondes maxilles fait saillie droit en avant et si l'ap-
unis
Source : MNHN, Paris
114 R. LAWRENC
pendice n'est examiné que de côté, peut être complètement cachée
par le tibia; ce qui a sans doute amené tant SILVESTRI que
Éaussure et Zemnrxen à parler de trois épines fémorales pour les
deux genres Seutigerina et Madagassophora (Scutigera hova). Tous
les nombreux exemplaires de 1. hova de Madagascar et de 8. weberi
d'Afrique du Sud possédaient quatre épines au fémur etje suis
persuadé que c’est là le nombre exaet, comme l'aifirme aussi À
(1998, p. 4). S'il en est ainsi Seutigera malagassa n'est pas un Scu-
assez proche de Scutigerina pour trouver place dans
tigera mais
ce genre sans nécessiter la création d’un autre genre.
1. Scutigerina malagassa (Saussure et Zehntner)
Scutigera malagassa SAUSSURE el ZennrNer, 1902, Hist. phys.
pol. nat. Madagascar, p. 295, pl. XL 1-1 c, pl. XIV, 19.
Un exemplaire © de Sahamaloto s'accorde bien par la taille, la
longueur des antennes, les tergites lisses à bords latéraux droits et
les épines des palpes labiaux. avec la description de cette espèce. Les
pattes sont bien plus courtes que chez Seutigera, la paire d'épines
Kentro-latérales à l'apex de la première section du tarse bien plus
robuste bien que plus courte que celles des trois articles pro
imaux.
Papilles des tarses, ainsi que la forme et la disposition des épines
proghes ce celles-ci, en tout points semblables à celles de S. flavis-
toma ct S. nossibei, disposées en séries continues, une paire à
chaque article. Préfémur, fémur et tibia sans nelles carènes
dorsales.
Mapa 1 Tananarive (Andria ROBINSON, déc. 1954);
Périnet, Sahamaloto (P. CacHAN, janv. 1949).
MADAGA
LIAN, déc. 19
Majunga, grotte d'Andranoboka (R. Pau-
MADAG r : Maroantsetra, Ambohitsitondrona, 1.200 m
(I. MicLor, mars 1948).
2. Scutigerina weberi Silvestri, fig. 31 e-f.
Scutigerina weberi SILNE:
1998, Ann. S. Afr. Mus., 2
du texte.
Bien que connue jusqu'ici seulement d'Afrique du Sud, les exem-
plaires de l'Andringitra se rattachent indiscutablement à cette
rri, 1902, Redia, 1, D. 254. — ATTEMS.
, pe 41, pl. XVII figs. 434-443, figs. 2-10
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODES 115
espèce. La pattern complexe, très caractéristique de S. weberi, est
identique à celle d'individus pris dans diverses localités de mon-
lagne ou de plaine du Natal,
Les épines du tergite VII correspondent exactement à celles figu-
rées par ATrems (loc. cit. fig. 2), l’épiderme portant une réticulation
hexagonale et les épines toutes du même type el égales. Chez
A. hova les épines des tergites sont totalement différentes, fig. 32 f,
étant de deux types différents et à épiderme complètement lisse. Les
exemplaires devant moi différent de la description d'ATTems par la
présence de sept et non de dix pelites dents sur l'article apical des
pinces. Il est remarquable que l'espèce se relrouve en une seule
localité de Madagascar et en altitude.
MADAGASCAR Andringitra, pic Boby 2.600 m
(B. STUCKENBERG, janv. 1958), cirque Boby, 2.400 m (J. MiLLor,
sept. 1949), plateau Soahindrano, 2.000 m (R. PAULIAN, janv, 1958).
4. Genre Lassophora Verhoeff
Lassophora Vernoërr, 1905, Zool. Anz., 29, p. 116.
Lassophora madagascariensis Verhoeff
Li
DUT
Le genre monotypique n’est pas représenté dans le matériel
devant nous. Nous avons discuté plus haut ses caractères.
MaDaGasGaR CENTRE : un unique & subadulte.
riensis VERHOE
ophora madagase r, 1905, Zool. Anz, 99,
Source : MNHN, Paris
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4
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p. 71.
Source : MNHN, Paris
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4
INDEX SYSTEMATIQUE
Les noms des groupes supérieurs au genre sont en gras, les
genres el sous-genres en PE1 CAPITALE les synonymes en
ilaliques. La paginalion des figures est indiquée en gras.
Les espèces et genres nouveaux
A
æruginosus (Cormocephalus), 71. |
* affinis (Mecistocephalus), 34, 35.
africana (Lamyctes), 97, 98, 99.
albidus (Cormocephalus), 62, 65.
ALIPES, 73.
angulipes (Scolopendra), 61.
arantsoæ (Cormocephalus), 70.
* armatum (Pachymerium),
audax (Cryptops); 78
AUSTRALIOPHILUS, 50)
barbal
bevi
68.
* bicolor (Mecistocephalus), 34, 4
42, 48.
bipartitus (Lamyctes), 97, 98.
brachyceps (Mecistocephalus),
formocephalus), 63,
34,
braunsi (Ballophilus),
Brevilabiatus (Orphnæus), 28, 33.
[e}
aps 7
(Mecistocephalus),
celebensis 38,
13,
cuilenophilinæ, , 57.
cingulata (Scolopendra), 60,
coleoptrata (Scutigera), 109.
CR SLR Cl
crudelis (Cormocephalus), 66.
Gryptopidæ, 73.
Cryprors, 73.
62.
sont précédés d’un ”.
D
7 decoratus (Gryptops), 74, 84, 8,
ï Men (Lithobius), 88.
dentipes (Cryptops), 74, 79, 80.
Dignathodontinæ, 49, 52.
* dispar alticursor (Cormocepha-
lus), 63, 67.
dispar dispar (Cormocephalus), 63,
67.
dispar fangaroka (Cormocephalus),
63, 67.
E
(Cormoce-
elegans _gracilipleurus
phalus), 63, 69.
FE
fangaroka (Cormocephalus), 67.
garoka (Orphnæus), 32.
ferox (Cormocephal: 63, 69.
centi (Cormoce-
Ge
* flav ens
phaius) 63,
104, 105-108.
70.
flavistoma (Scutigera),
forminandus (Cormocephalus),
G
gabrielis (Himantarium), 11
Geophilidæ, 11, 49.
Geophilinæ, 49.
gophilomorphes, 11,
glaber (Otostigmus),
gracilipes (Cgrmocphau)
grandidicri (Schendylops),
grandidieri (Scolopendra), d
no
Source : MNHN, Paris
120 R. F.
H 1e
HAPLOSCHENDYLA, 12, 13.
Eenicopidæ, 87, 89.
Himantariidæ, 11.
HiIMANTARIUM, 44
hova (Himanta
hova (Madag
408, 110, 112.
Hovanxyx, 52.
um), 11.
sophora), 405, 406,
incongruens (Cormocephalus), 66.
* insolita (Haploschendyla), 13,
47, 18, 19, 21.
+ insperatus (Ballophilus), 22,
24.
23,
insularis (Mecistocephalus), 41.
insularis (Otostigmus), 72.
L
Jambertoni (Cormocephalus), 62,
s, 88, 94.
lapidicola (Lithobius), 89.
pPHoRa, 100, 118.
sternus (Ballophilus), 2,
28.
lineata (Scolopendra), 61.
Lithobiidæ, 87, 83.
Lithobiomorphes, 87.
Lirmoius, 87, 88.
“ longiceps (Mecistocephalus),
36, 37, 39.
longipes (Rhysida), 72.
34,
M
* maculatus (Orphnæus), 28, 30,
31.
madagascariensis
60, 61.
madage
(Scolopendra),
ariensis
ppHora, 100, 110.
* madegassus (Orphnæus), 28, 29.
madegassus (Alipes), 73.
MADAGEOPHILUS, 49.
LAWRES
(Lassophora), | *
major (Haploschendyla), 13, 44,
5.
malagassa (Seutigerina), 113, 114.
- mascarenica (Haploschendyla),
13, 20, 21.
maxillaris (Mecistocephalus), 38,
1
Mecistocephalidæ, 11, 33.
MEGISTOCEPHALUS, 33.
mecistopus (Cormocephalus), 68.
mecutinus (Cormocephalus), 69.
* milloti (Cormocephalus), 63, 70.
* milloti (Cryptops), 74, 81, 8.
mirus (Cryptops), 81.
monilis (Cryptops), 83, 84.
morsitans (Scolopendra), 60, 61.
N
nitidus _nitidus
63, 70
nitidus willsi (Cormocephalus), 63,
70.
(Gormocephalus),
niuensis (C
nossibei (Scutige
tops), 85.
ra), 104,
109.
Orvuxæus, 28.
Orya, 27.
Oryidæ, 11, 27.
OTOSTIGMUS,
Pachymerinæ, 49, 55.
PAGHYMERIUM, 55.
PARALAMYCTES, 87, 89.
+ paucispina (Haploschendyla), 13,
16, 47.
+ paucidens (Mecistocephalus), 84,
A4, 44.
+ pauliani (Cryptops), 74, 83, 85.
+ pauliani (Madageophilus), 49, 50,
1.
pauliani (Mecistocephalus), 34,
44, 45.
+ penicillatus (Cryptops), 74 76,
77.
| philippinus (Mecistocephalus), 43.
* picturata (Ribautia), 57, 58.
Source : MNHN, Paris
MYRIAPODES CHILOPODE: 121
* pluridens (Mecistocephalus), 34, | * silvicola (Haploschendyla), 13,
38, 39, 44.
: (Gryptops), 73, 74,
propinquus
75.
pseudopunctatus (Cormocephalus), |
1
HE |
punctifrons (Mecistocephalus), 34,
49.
a
‘ quadridens (Paralamyctes), 90,
6.
92, 95, 91
R
rarispina (Scolopendra), 61.
REMYLAMYG 7
Ruysia, 60, 7
RIBAUTIA,
S |
ni (Ribautia), 59.
norum (Cormocephalus), 67.
SCHENDYLA, 12.
Schendylidæ, 11,
SCHENDYLOPS, 12.
SGoLOPENDRA, 60. |
Scolopendridæ, 59.
Scolopendromorphes, 59.
SeuriGerA, 100, 104.
SCUTIGERIDES, 113.
ScuriGErINA, 100, 113.
Scutigéromorphes, 100.
12.
Es (Paralamyctes), 89, 90, 94,
95.
inosella (Scolopendra), 61.
spinipes (Cryptops), 74, 76
pinulosus (Cormocephalus), À
minea (Remylamyctes),
ubspinipes (Scolopéndra),
60, 61.
Al
tabulinus (Paralamyctes), 92
* tæniaformis (Ballophilus), 22, 28,
26.
THEREUOPRIONA, 113.
transvaalicus (Scutigerides), 113.
tridens (Paralamyctes), 89, 90, 9
‘ tridentatum (Pachymerium), 5
56.
tristani (Lamyctes), 96, 97,
* tumidus (Cormocephalus
64.
| typhloporus (Cryptops), 78.
LA
voeltzkowi (Oryay, 27.
W
* waterloti (Hovanyx), 52, 53, 54.
weberi (Scutigerina), 405, 113, 114.
westwoodi (Gormocephalus), 67.
nt
(Seu.ot]
MUSEUN)
D'HIST
SRATU
DE
Source : MNHN, Paris
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4
TABLE DES MATIERES
INTRODUGTION, D. 5.
Liste des Chilopodes de Madagascar, p. 7,
Sys
ÉMATIQUE, p. 11.
Sous-ordre des Géophilomorphes, p. 11.
Himantartidæ, p. 11.
Genre Himantarium, p. 11.
Schendylidæ, p. 12
Genres Schendylops, p.
lus, p.
Oryidæ, p. 27.
Genres Orya, p. 27; Orphnæus, p. 28.
Mecistocephalidæ, p. 33.
Genres Mecislocephalus, p. 33.
Geophilidæ, p. 49.
Genres Madageophilr
D. 55; Ribautia, p. à
Sous-ordre des Scolopendromorphes, p. 59.
Scolopentridæ, p. 59.
Genres Scolopendra,
p. 72; Rhysida, p.
Cryplopidæ, p. 73.
Genre Cryplops, p. 73.
Haploschendyla, p. 13; Ballophi-
19; Hovanyx, p.
Pachymerium,
p. 60; Cormocephalus, p. (
Alipes, p. 73.
; Otostigmus,
Sous-ordre des Lithobiomorphes, p. 87.
Lithobiidæ, p. 88.
Genre Lithobius, p. 88.
Henicopidæ, p. 89.
Genres Paralamyctes, p.
P.
Sous-ordre des Scutigéromorphes, p. 100,
89; Lamycles, p. 9; Remylamyctes,
Genres Scutigera, p. 104; Madagassophora, p. 11); Scutigerina,
D. 113; Lüssophora, p. 115.
Bisrioërarnte, p. 117,
INDEX SYSTÉMATIQUE, p. 119.
E DES MATIÈRES, p. 123.
TANANARIVE = IMPR
Dépôt légal : Août 1960,
LE OFFICIEL
trimestre [8:
Source : MNHN, Paris