FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XIV
INSECTES
Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae
par
* P. GRIVEAUD
Entomologiste à FI.R.S.M.
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT SCIENTIFIQUE
DE
MADAGASCAR
Ce volume de la FAUNE DE MADAGASCAR a été publié grâce
au concours financier de l’Institut des Hautes Etudes de Tananarive
et de la Direction de l'Enseignement Supérieur.
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe
zoologique. L'ordre de publication est indépendant de l'ordre systéma-
tique général.
EN VENTE
à l'Institut de Recherche Scientifique de Madagascar
B. P. 434, Tananarive
Adresser toute la correspondance concernant la Faune, à
M. R PAULIAN, Secrétaire Général de la Faune de Madagascar
l'E C., BP. 181, Brazzaville
(République du Congo)
ce. MNHN,-Pe
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XIV
INSECTES
Lépidoptères Eupterotidae et Atfacidae
par
P. GRIVEAUD
Entomologiste à l'LR.S.M.
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT SCIENTIFIQUE
DE
MADAGASCAR
1961
1
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
Nous avons jugé utile de réunir dans ce volume de la Faune, les
deux familles très proches des £upterotidae et des Attacidae.
La famille des Eupterotidae ne comptant qu'une seule espèce connue
ce regroupement était d’ailleurs indispensable.
Nous n'insisterons donc pas autrement sur cette première famille,
pour en venir aussitôt à celle des Artacidae.
Nous avons pris comme base de travail pour l'établissement de la
présente révision des Attacidae, le mémoire de Bouvier de 1936 (Etude
des Saturnioïdes normaux, famille des Saturniidés, Mém. du Mus. Hist.
Nat., tome IIT, fasc. unique).
Comme nous l'avons déjà signalé, en procédant à la révision des
formes malgaches d'une autre famille de Lépidoptères, il ne nous est
pas possible, en travaillant sur les représentants, localisés à la seule-
région malgache, d’une quelconque famille de Lépidoptères, de modifier
le résultat d’études d'ensemble de la famille pour le globe, effectuées
par nos éminents prédécesseurs.
Nous ne pouvons donc que respecter jusqu'à plus ample informé
les grandes divisions taxonomiques des anciens auteurs, en limitant le
travail de révision local aux affectations génériques el spécifiques et
en ne redressant les erreurs éventuelles de nos prédécesseurs que sur
l'examen du matériel dont nous disposons dans ce cadre limité.
Nous croyons nécessaire d'insister sur le fait que beaucoup de tra-
vaux anciens se sont trouvés faussés du fait que les entomologistes de
l'époque étaient très loin de disposer d’un matériel suffisant, n'ayant
souvent sous les yeux qu'un type unique ou tout au plus 2 ou 3 exem-
plaires ne provenant tous que d'une même localité.
Nous devons d’ailleurs préciser que si, dans l’ensemble, nous dispo-
sions nous-même d'un matériel infiniment plus important et de bonnes
séries de la plupart des espèces, nous estimons que par contre, il eut été
Source : MNHN, Paris
P. GRIVEAUD
w
bien nécessaire que nous possédions les mêmes 5. pour toutes |
espèces, ce qui n'était pas le cas, et ce qui peut donc laisser un certain
doute quant à la valeur exacte, spécifique ou sub-spécifique, de quel-
ques-uns des insectes décrits.
Nous ne saurions trop insister sur ce point, et sur l'absolue néces-
sité pour les collecteurs, de toujours prendre grand in d'obtenir le
maximum possible de spécimens de chaque espèce dans chaque localité.
Trop souvent, un examen rapide de l’insecte sur le terrain. capturé
de plus la nuit, avec une source lumineuse artificielle, ne permet abso-
Jument pas de se rendre compte si l'on a à faire à telle ou telle espèce.
Ceci est encore plus vrai pour les familles dont de nombreuses
espèces ont une coloration, des dessins et une aille extrêmement proches
mais très variables à l'intérieur d'une même espèce, les différences
spécifiques ne ser élant alors qu’en laboratoire par des examens mor-
phologiques el anatomiques serrés sur de bonnes séries, comme c’est le
cas chez les Attacides des genres Bunaea et Tagoropsis.
L'endémisme générique est peu important (40 %) chez les Attacides
malgaches puisque la présente révision ne fait ressortir que deux genres
endémiques sur cinq. ;
Par contre l'endémisme spécifique est total.
ESPÈCES ET FORMES
Comme déjà dit, un examen opéré sur de bonnes s de la majo-
rilé des espèces, nous a très vite amené à constater que les critères dont
s'était servi Bouvier pour les Altacides malgaches, ne résistent généra-
lement pas. Nous serions, du reste, bien mal venu à critiquer notre
prédécesseur, Car nous disposions d'un matériel infiniment supérieur
à celui dont il avait pu lui-même disposer.
C'est ainsi que Bouvier donnait comme critères pour séparer les
Bunaea malgaches en plusieurs bonnes espèces, d'une part certains
caractères morphologiques externes qui, en fait, ne présentent ni une
constance ni une divergence suffisantes pour créer de bonnes espèces,
d'autre part des caractères anatomiques (forme des valves de l’armure
génitale a, forme du pénis) qui en réalité, examinés sur de longues
séries, ne résistent absolument pas, étant susceptibles dans une même
forme, de sérieuses variations.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 3
Quel que soit l'attrait que présentait la possibilité de conserver
deux bonnes espèces pour des formes aussi dissemblables que Bunaea
vulpes et Bunaea plumicornis, l'examen des dessins alaires, de toute
la morphologie externe, et surtout des structures anatomiques, ne
permettent plus de s'arrêter à une telle conception, les variations ne
résidant en fait que dans la taille, les formes alaires et la coloration
générale. Il ne pouvait s'agir que de peuplements divers d'une même
espèce, syslème laxonomique auquel nous nous sommes arrêtés.
Telle est du moins notre conception personnelle de la systématique
des diverses espèces d'Atlacides malgaches. Nous n'avons cependant
pas la prétention d'affirmer avec force que nous ne pouvons commettre
aucune erreur. L'évolution constante des méthodes taxonomiques per-
mettra peut-être à nos successeurs d'établir une théorie différente. Tout
ce que nous pouvons dire c’est qu’en l’état actuel de nos connaissances,
nous estimons que la classification établie dans la présente révision,
serre au plus près la réalité.
Nous lenons à remercier ici le Muséum National d'Histoire Nalu-
relle, M. le Professeur Sécuy et M. P. VISITE, grâce auxquels nous
avons pu étudier en 1959 le matériel des collections nationales, venu
fort heureusement compléter les quelques lacunes des collections de
l'IR.S.M.
ECHELLE DES FIGURES
Les dessins d’armures génitales sont gro: 6, 7 fois.
Toutes les planches photographiques® représentent les diverses
espèces en grandeur naturelle.
Source : MNHN, Paris
Fe P. GRIVEAUD
Famille des EUPTEROTIDAE
GENERALITES
Les Eupterotidae (HAMPSON 1892) sont classés par BOURGOGNE dans
la super-famille des Bombycoidea {GRAVENHORST 1843) et représentent,
d’après cet auteur, la 72° famille des Lépidoptères (in GRassé, Traité de
Zoologie, X, premier fascicule, p. 418).
Voici les caractères de la famille tels que les donne BOURGOGNE :
Trompe et frein réduits ou nuls ; à l'aile antérieure, l'espace inter-
nervural 6-7 plus étroit du côté proximal qu'au bord externe, et une
des radiales (9 ou 10) absente le plus souvent ; à l'aile postérieure 8
rapprochée de la cellule à laquelle elle peut être réunie par une barre
ou une anastomose, puis divergente.
Espèces de taille moyenne ou grande, velues, à ailes larges de
coloration grise, brune, jaune ou blanche.
Chenille velue, se chrysalidant dans un cocon.
On ne connaît rien des premiers stades de la seule espèce malgache
connue.
Les seuls exemplaires capturés ont tous été pris sur la côte nord-
est, au fond de la baie d'Antongil, à Maroantsetra, ou près de Maroant-
setra à très faible altitude. Un exemplaire cd a été récolté à Moraman-
ga : Sandrangato, 920 m, par R. VIEU, en novembre 1961.
Les premières captures et, en fait, la quasi totalité des spécimens
sont dûs à M. Vadon, puis au R.P. Maisongrosse.
Genre Jana Walker
Génotype : Jana eurymas (Her. Schaf.).
Palpes légèrement proéminents devant la tête. Antennes atteignant
à peine le quart de la longueur de la côte chez le g‘. Pectinations plus
courtes chez la Q@ que chez le G‘. Ailes antérieures larges. Nervur
3 à 6 de la cellule, équidistantes ; 6 et 7 rapprochées de la moitié de
la distance séparant les précédentes ; 8 reliée à la cellule par une trans-
versale près de sa base. Frenulum présent chez le c‘, réduit ou absent
chez la 9.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 5
Il est à noter que la seule espèce malgache connue, se différencie
légèrement des espèces africaines par l'absence de la transversale reliant
8 à la cellule, aux postérieures.
Jana palliatella Vietle (pl. I).
Jana palliatella Viette, Nat. malg., VI, p. 71, 1954.
g. Nous ne pouvons mieux faire que de reprendre textuellement
la description donnée par l'auteur de l'espèce :
Envergure 91-94 mm. Longueur des ailes antérieures 47-49 mm.
Les antennes, bien bipectinées, ont le flagellum noir dorsalement
et les pectinations brun noirâlre. Les palpes labiaux, courts, redressés,
appliqués contre la tête et tronqués à l'apex, sont noirâtres latérale-
ment, devenant roux ventralement. La face présente une brosse brun
roux plus foncé dorsalement ; latéralement, au-dessous des antennes,
se trouvent deux petites touffes gris noirâtre avec l’apex roux. Le
Fig. 1 à 4. — Genitalias de Jana palliatella Vieite.
Les patagias et les tegulae gris blanchâtre, ces derniers presque bruns
à l’apex. Le dessus du thorax est gris blanchâtre, devenant de plus en
plus brun et noir en allant vers l'arrière, toute la partie postérieure
Source : MNHN, Paris
6 P. GRIVEAUD
étant noire. Dorsalement, la moitié proximale de l'abdomen est gris
blanchâtre, la moitié distale étant gris jaunâtre, avec le dernier segment
visible gris blanchâtre et l'apex complètement noir. Les pattes prothora-
ciques sont rousses, avec le tibia et les tarses noirs. Les pattes méso
et mélathoraciques sont gris blanchâtre, avec une touffe médiane et
longitudinale rousse sur le côté externe et les tarses noirs. Le reste du
dessous du thorax est roux. L'abdomen, ventralement, est roux proxima-
lement, devenant ensuite de plus en plus brun roux, avec juste une
tache subcarrée distale rousse. Les ailes antérieures ont de couleur
fondamentale gris blanchâtre, avec la côte entièrement brun olivâtre,
précédée, sauf dans la région apicale, d'une zone de la couleur fonda-
mentale plus claire. Le tiers basal du bord inférieur est noir, avec une
petite tache subapicale et transversale, blanche. Au dessus se trouvent
deux lignes brun olivâtre, largement festonnées et séparées dans la
zone costale. La partie médiane de l'aile est occupée par une ligne de
points brun olivâtre, chaque point étant situé sur une nervure et ceux-
ci vaguement réunis entre eux par une ligne festonnée. Au tiers distal
se trouve une bande blanchâtre légèrement oblique, limitée de filets
noirs et suivie, extérieurement, d’une zone gris jaunâtre très large-
ment festonnée, chaque feston étant limité de brun olivâtre. La zone
marginale est gris blanchâtre, sauf au niveau des médianes où elle est
marginalement brun olivâtre. La frange est brun olivâtre.
Les ailes postérieures sont gris jaunâtre, avec le bord abdominal
blanc sale présentant trois taches noires dans sa moitié postérieure. La
base de l'aile est gris rosé. Il y a une indication de bande médiane
gris olivâtre. La frange est, comme aux ailes antérieures, brun olivâtre.
Le dessous des ailes est brun, celui des postérieures plus foncé avec
deux lignes transversales, ondulées et noirâtres. La côte des antérieures
est brun roux, le bord abdominal des postérieures est blanchâtre.
Armure génitale & (fig. 1). Le tegumen est largement développé.
Le vineulum est triangulaire et fendu sur sa ligne médiane. L'uncus
(fig. 2) atypique, présente deux lobes latéraux ; chacun de ces lobes
est, à son tour, divisé en deux lobes plus petits, le plus ventral portant
quelques soies. Il n'y a pas de gnathos. Le tube anal, bien développé,
présente un subscaphium. Le juxta est triangulaire, bien que légère-
ment à bords arrondis et fendus dorsalement sur sa line médiane. Le
pénis présente un cornutus dessiné d’écailles et son apex montre une
plaque garnie d’épines (fig. 3).
C'est de Jana eurymas H.S., d'Afrique australe et orientale, que
cette nouvelle espèce se rapproche le plus, mais elle s'en distingue
facilement par l'absence de larges bandes noires aux ailes postérieures
Source : MNHN, Paris
=
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE
mm.
9. Envergure 105 mm. Longueur des antérieures
La Q se distingue nettement du œ par les caractères suivants :
Teinte générale beaucoup plus foncée, brun vineux aux antérieur
brique aux postérieures. Le revers des ailes est d'un brun beaucoup plus
foncé et plus roux que chez le a‘. Les dessins alaires sont plus estompés.
De plus, les antennes ont les pectinations bien moins longues, le
frenulum est absent et le dessous de l'abdomen est d'un brun roux
beaucoup plus vif.
Armure génitale @. La lamelle anté-vaginale est très étroite, l'os-
lium bursae évasé, la bourse copulatrice petite, sans signa. Les papilles
anales sont très développées (fig. 4). Prépar. Griveaud N° 398.
Chenille inconnue.
HaBiTar : Madagascar endémique.
Mapacascar Esr : Maroantsetra ; Moramanga, Sandrangalo.
Source : MNHN, Paris
8 P. GRIVEAUD
Famille des ATTACIDAE
GENERALITES
Les Atacidae (DuPoNCHEL 1844) correspondent aux Saturniidae
(WALKER 1855). La famille est classée par BOURGOGNE dans la super-
famille des Bombycoïdea, et représente, d'après cet auteur, la 74°
famille des Lépidoptères (in GRassé, Traité de Zoologie, X, premier fas-
cicule, p. 419).
Voici les caractères de la famille, tels que les donne BOURGOGNE :
Antennes souvent longuement pectinées, surtout chez les mâles
(fig. B). Trompe et palpes labiaux généralement très réduits (fig. A);
pas de frein; aux antérieures une ou deux radiales manquent, les
autres étant sur une tige commune ; aux postérieures, 8 divergente
dès la base, avec ou sans barre la reliant, près de la base, au bord
antérieur de la cellule (fig. C). Envergure moyenne { grande, les
espèces de grande envergure ayant souvent le corps de dimensions
relativement médiocres ; ailes grandes et larges, les antérieures à bord
externe fréquemment falqué par allongement et courbure de la région
apicale, les postérieures prolongées dans plusieurs groupes, en un
appendice caudal long, quelquefois démesuré ; généralement, une
grande tache arrondie ou en croissant à l'extrêmité de la cellule dis-
coïdale, soit colorée en tache ocellée, soit transparente sans écailles.
Les chenilles sont grosses, généralement glabres et de couleurs
vives, parfois urticantes, portant des épines ou de fortes verrues ou
tubercules charnus sétigères où épineux (fig. D).
Chrysalide exogée, dans un cocon, ou endogée, sans cocon (fig.
EE) G)
Plusieurs espèces sont élevées comme séricigènes dans divers pays
mais nous n'avons aucune connaissance d'élevages ou même d'util
sation de cocons d'Attacides à Madagascar, bien qu'une erreur souvent
répandue dans le public tende à confondre les cocons utilisés par les
autochtones et fournissant la soie dite « landibe », qui sont ceux d’un
Borocera (Lasiocampide), avec deux de divers Attacides et d'Argema
mittrei en particulier.
La taille des imagos des Attacides malgaches varie beaucoup
suivant les genres et les espèces puisqu'elle va d'une envergure de
50 mm (Tagoropsis ankaratra) à 180 mm (Argema müttrei).
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 9
Fig. A Têle d'Atacide gt. — Fig. B Antennes d'Altacides. b1. de Tago-
ropsis lamberloni Bouv., g. b? d'Antherina suraka Bo de Bunaea
aslauga Kirby, Q de Bunaea aslauga Kirby, œ- ation Lvpi-
que d'Altacide. — Fig. D. Chenille d’'Altacide (Argema mittrei Guér. Mén.). —
Fig. E. Cocon de Ceranchia apollina Butl. — Fig. F. Cocon d'Argema miltrei
Guér, Mén. — Fig. G. Chrysalide endogée de Bunaea aslauga Kirby.
L'imago a une existence uniquement nocturne et beaucoup
d'espèces (dont le magnifique Argema miüttrei) ne viennent guère aux
Source : MNHN, Paris
10 P. GRIVEAUD
sources lumineuses que dans la seconde partie de la nuit, et plus
particulièrement entre 0 h et 5 h du matin, avant le lever du jour.
Comme pour beaucoup d'autres espèces, la proportion d'arrivées
des g'& à la lumière est de beaucoup supérieure à celle des 9 9, ce
qui explique que pour bien des espèces, la Q reste inconnue, bien
que les élevages, pour les espèces où ils ont été possibles, donnent
environ 40 % de 99.
Le comportement des Attacides à leur arrivée à proximité des
sources lumineuses est très spécial et paraît étrange.
L'insecte ne vient que rarement d'un vol direct jusqu’à la lumière
et au drap blane qui l'accompagne ; arrivé à une certaine distance de
la lampe, il semble stoppé comme par un mur invisible, tournoie
rapidement, percute au sol, repart en voltigeant dans tous les sens,
et bien souvent, parvenant à sortir de la zone d'attraction lumineuse,
disparaît pour ne plus revenir.
Il est prudent, aux heures d'arrivées des Attacides, de prendre
la précaution d'avoir un filet à portée de main pour capturer le papil-
Jon sitôt possible, tant pour éviter qu'il ne disparaisse, que pour ne
pas attendre qu'il se détériore au cours de ses bonds désordonnés.
La position de repos est sensiblement la même dans toutes les
espèces : ailes ouvertes à plat, les antérieures légèrement tombantes
vers le bas et recouvrant les postérieures en grande partie.
Dimorphisme sexuel
Le dimorphisme sexuel n'es généralement pas très prononcé,
à l'exception de celui d'Argema mittrei, dans la forme et les dimen-
sions de l’appendice caudal des ailes postérieures, et de celui de Tago-
ropsis leporina.
Le dimorphisme réside principalement dans la taille, générale-
ment plus grande chez la 9, les pectinations des antennes, moins
longues chez la 9 que chez le a, et la teinte de fond générale,
variable.
Armures génitales
Les armures génitales œ comportent de bons caractères à l’éche-
lon générique, souvent plus subtils à l'échelon spécifique, et sont sus-
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 41
ceptibles de variations assez sensibles d'un spécimen à l’autre d’une
même espèce.
Bouvier avait attaché une grande importance à la forme et à la
dimension des valves de l'armure c‘. Ce caractère est à notre avis,
sans valeur, vu les variations observées d’un spécimen à l'autre, dans
une même espèce.
Ju
à |
Variations du FE
8° sternite
Fig. H. Armure génitale Gt des Allacides. — Cae. Cuecum penis; Cor
Cornuli ; Ha. Harpe : Ju. Juxla ; P. Pénis ; Pen. Peniculus ; P.i. Process
inférieur ; P.s. Processus supérieur ; Sac. Saceus ; Sub. Subuncus ; T. Tergite :
U. Uneus ; Va, Valve : Ve. Vinculum.
Par contre, semblent très constantes, les formes typiques du
coecum pénis, et, en règle générale, la structure de l'uncus, bien que
chez certaines espèces (Argema mittrei en particulier) ce dernier soil
également susceptible de fortes variations (fig. 89 a.b.c.).
Source : MNHN, Paris
42 P. GRIVEAUD
Nous signalons la présence fréquente chez les Tagoropsis, d'une
petite apophyse formant deux dents à la partie postérieure du 8° ster-
nite chez le mâle. L'absence ou la présence de cette courte apophyse
bidentée, dont la forme varie d'une espèce à l’autre avec une bonne
constance entre les divers spécimens d'une même espèce, semble un
bon caractère dont nous avons tenu compte (fig. H).
Fig. I. Armure génitale @ des Allacides. — An. Anus ; B.e. Bourse copu-
latrice (Bursa) ; D.b. ; Canal copulateur (Duclum bursae) : O.b. Orifice de
copulation (Ostium bursae) ; P.a. Papilles anales: P.v. Plaque vaginale.
Le gnathos est toujours absent. Par contre, les armures oc
présentent des subunci (fig. H) de formes variables comme chez les
Tagoropsis el les Bunaea ou des peniculi (fig. H) comme chez Anthe-
rina, Ceranchia et Argema.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 13
Chez la 9, les caractères sont peu distincts, à quelques exceptions
près ; la bourse copulatrice, le plus souvent petite, ne comporte aucun
gna chez les espèces malgaches examinées jusqu'alors, ce qui ne
facilite pas les séparations spécifiques (fig. I).
Suivant l'habitude adoptée par nous pour les révisions des
familles des Lépidoptères malgaches, nous faisons figurer (fig. H el I)
l'ensemble et les détails d'armures typiques a et © d'un Attacide.
SYSTEMATIQUE
Comme d dit, nous avons respecté la classification adoptée par
BouviIER.
Cet auteur divise les Saturnioides normaux en deux familles:
Syssphingiidae et Saturniidae.
Il n'y à pas de Syssphingidae connus de Madagascar.
Nous avons conservé pour la 2° famille le nom d'Aftacidae retenu
par BOURGOGNE, contre celui de Saturniidae que lui avait préféré
Bouvier. Cet auteur divise ensuite la famille en deux sous-familles :
Ludinae et Saturninae.
Pas de Ludinae connus de Madagascar. Tous les Attacides mal-
gaches connus appartiennent à la sous-famille des Saturninae.
Bouvier subdivise alors la sous-famille en sections, puis celles-ci
en tribus.
Tous les Attacides malgaches appartiennent à la 1“ section des
Saturninae, sensu BOUVIER, qu'il dénomme Saturnilae et aux tribus
Pseudapheliicae, avec le genre Tagoropsis ; Bunaeïicae, avec le genre
Bunaea ; Saturnicae avec les genres Antherina, Ceranchia et Argema.
L'ordre taxonomique des Attacides malgaches contenus dans la
présente révision s'établit done comme suit:
Famille ATTACIDAE (Duponchel 1844)
Sous-famille Saturniinae Jordan ;
Section I. Saturnitae Bouvier ;
Tribu Pseudapheliicae Bouvier : genre Tagoropsis Felder ;
Tribu Bunaeicae Bouvier : genre Bunaea Hübner
Tribu Saturniicae Bouvier : genres Antherina Sonthonnax, Ceran-
chia Butler, Argema Wallengren.
Source : MNHN, Paris
14 P. GRIVEAUD
‘Tribu des Pseudapheliicae
Bouvier, Mém. Ac. Sc., LIX, n° 4-9, 1927 ; — Saturn. Afr. trop.
Franc. p. 521, 1928 (pro parte). — C.R: Ac. Se, CLXXXIX, p. 1653,
1934 : — Mém. Mus. Nat. Hi at. II, p. 29 (1936).
Les Pseudapheliicae se distinguent par l'absence de carène dorsale
sur le métathorax, par la forme et la coloration des ailes dont une
paire au moins est ornée de taches ocellaires et d’un vrai ocelle. Ses
représentants diffèrent de tous les autres Saturniens par leurs antennes
qui sont pectinées presque jusqu’à la pointe, toujours simplement bi-
pectinées chez le of et la Q. les branches étant un peu plus courtes
chez cette dernière.
Pas d'appendice en forme de queue aux ailes postérieures.
Chenilles dépourvues d'épines, pupes souterraines et sans COCon.
Un seul genre, africain, représenté à Madagascar.
Genre Tagoropsis Felder
Génotype: L. flavinata Walker.
Antennes d'environ 40 articles, bi-pectinées jusqu’à leur extrêmité.
Ailes entières, les postérieures à bord régulièrement convexe (1).
Ocelle médiocre ou petit aux antérieures, réduit ou absent aux
postérieures. Ordinairement une rayure interne aux antérieures, rare-
ment aux postérieures, et aux deux ailes, une médiane, une externe et
une submarginale seulement indiquée souvent par des taches discon-
tinues.
Armure génitale g‘ avec l'uncus formant le plus souvent un ou
plusieurs lobes ampuliformes.
Nous croyons devoir insister sur le fait que beaucoup d'espèces
malgaches de ce genre sont très mal fixées, et encore en pleine évolu-
tion, ce qui est d’ailleurs fréquent chez beaucoup d’Attacides. En fait,
d'une part il est souvent pratiquement impossible de différencier une
espèce d’une autre sans avoir recours à la dissection, d'autre part, la
variabilité est telle chez certaines espèces, que l'on ne parvient pas à
trouver deux spécimens absolument identiques et que l'on a du mal
à se convaincre avoir à faire à des variantes d’un même insecte.
(1) Bouvier, dont nous avons repris la description du genre, n°
nement pas sous les yeux le gt de T. leporina dont les ailes pos!
à pans coupés.
vait certai-
ieures sont
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 15
11 fallait cependant bien opérer des coupes. Nous les avons faites
en nous basant sur les seuls caractères constants, morphologiques ou
anatomiques, sans tenir compte des grandes différences que l'on peut
rencontrer dans la coloration, les formes et dessins alaires, etc.
Bien que nous ayons travaillé en général sur de bonnes séries,
nous n'avions pas ces séries pour toutes les espèces. Il n'est donc pas
exclu que dans l'avenir et lorsqu'il sera possible de disposer d'un
matériel encore plus important, certaines modifications ne doivent être
apportées à notre conception actuelle des divisions faxonomiques.
CLÉ DES ESPÈCES
1. Revers des ailes antérieures avec deux lignes transversales régu-
lières apparentes. el convergeant ‘plus ou moins vers le bord
dorsal, l’une médiane, l’autre extra-marginale ... 2)
Revers des ailes antérieures avec une seule ligne transversale
extra-marginale distincte, la ligne médiane absente ou remplacée
par une ombre diffuse 5 42
Revers des ailes antérieures avec les deux lignes transversales
médiane et extra-marginale convergeant pour se réunir en un
même point au bord dorsal, à hauteur de la ligne médiane des
postérieures 3
— Revers des ailes antérieures avec les deux lignes transversales
médiane et extra-marginale se rapprochant vers le bord dorsal,
mais sans s'y rejoindre en un même point, la ligne extra-mar-
ginale seule coïncidant avec la ligne médiane des postérieures 9
3. Teinte de fond des aïles jaune vif avec ou sans macules rou-
w
geâtres ou rose vineux 4
- Teinte de fond des ailes jaune orange, ocre rouge, rouge renard
où beige rosé, sans macules rougeûtres ou rose vineux ..... 5
»
Ailes jaune vif avec ou sans macules rose vineux, envergure 60
à 80 mm, la ligne extra-marginale rectiligne aux antérieures
(pl. IV, fig. 2) . 5. T. andriai
— Ailes jaune vif avec des macules ocre rouge. Envergure 50 à 60
mm. La ligne exlra-marginale dentelée aux antérieures (pl. VII,
fig. 2) Son 13. T. dentata
Une série de grandes macules gris clair le long du bord externe
des 2 ailes, qui sont rouge renard (pl. VI, fig. 3) . 11. T. vulpina
— Pas de macules gris clair aux bords marginaux des ailes qui sont
d'une autre teinte ns ne Rennes 5
6. Coloration des ailes beige rosé ou jaune orange. Envergure 65
à 105 mm. Aux antérieures, angle formé par le bord externe et
la base rectiligne de la côte > 30°. Bord externe des antérieures
plus ou moins creusé sous l'apex .......................... fe
ot
Source : MNHN, Paris
16
8.
10.
445
P. GRIVEAUD
Coloration des ailes ocre rouge. Envergure 55 à 70 mm. Aux anté-
rieures angle formé par le bord externe et la base rectiligne de
la côte < 40°. Bord externe des antérieures rectiligne ou convexe
sous l'apex 8
Corps et ailes jaune orange plus ou moins vif. Uncus avec l’apex
en bec effilé et court. Pénis long, avec le coecum effilé et 2 rangées
de cornuti en dents fines à l'apex. (PI. V, fig. 1) 6. T. cincta
Corps et ailes jaune sale, café au lait ou beige rosé. Uncus avec
l'apex en bec fort et large. Pénis court avec le coecum bilobé, pas
de cornuti en dents à l'apex, une petite dent latérale. (Pl. VI,
fig. 1) f 9. T. lambertoni
Ligne extra-marginale des antérieures, léstrement festonnée. Ligne
extra-médiane festonnée des postérieure fortement dentelée et
atteignant le bord antérieur à 5 ou 6 mm après l’apex. Pénis grêle,
avec deux rangées de fines dents à l'apex et un très petit cornutus
latéral, Coecum pénis en croissant. IPN fe. c2)e OS NT sogai
Ligne extra-marginale des antérieures très nette. Ligne extra-
médiane des postérieures, faiblement dentelée et atteignant le bord
antérieur très près de l'apex. Pénis fort avec une seule rangée
de fines dents à l'apex, un très fort cornutus épineux. Coecum
pénis allongé. (PI. V, fig. 2) ne 7. T. subrufa
Corps et ailes jaune vif ou ocre clair. Bord antérieur de la côte
et franges noirs. Ailes postérieures du cf irrégulières au bord
externes.
a) aile jaune d'or avec ou sans macules rousses (pl. IT, fig. 1 et 2)
Me ere 1. T. leporina
1 a. T. leporina fÎ. ochracea
Différents des ci-dessus... eric"; 10
Ailes à fond jaune d'or, plus ou moins chargé d’'ocre rouge.
Ocelles des antérieures très petites. Aire marginale des ailes avec
des points internervuraux brun rouge.
a) ailes jaune vif surchargées de brun rouge (pl. II fig. 1) ...
rubriflava
b) ailes enti
Ailes à fond rougeâtre, rose vineux, beige fumeux où brun viola-
cé. Ocelles des antérieures de 2 mm de diamètre ou plus. Aire
marginale des ailes avec des macules internervurales gris clair,
gris rosé ou violacé 7
fig. 2)" :
Ailes à fond rose vineux, rougeâtre où beige fumeux. Ocelles des
s où ovales ï
rement vi
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 17
a) ailes rose vineux ou rougeâtre avec des lignes ou taches
jaunes (pl. III, fig. 3) Ô 4. T. subocellata
b) ailes uniformément gris else drnere (pl. .IV, fig. 1)...
a KA 8 ÆUeT: uboccllta f. madagascariensis
12. Envergure 50 à 57 mm. Ailes ns TOUS DIANVIL ESA) ER
12. T. ankaratra
Envergure 70 à 80 mm. Ailes beige rosé (pl. VI, fig. 2)
10. T. rostaingi
D'après les caractères des dessins alaires et ceux des armures
génitales g'o', il semble possible de diviser les Tagoropsis malgaches
en quatre groupes répondant aux caractéristiques suivantes :
1® groupe : Lignes médiane el extra-médiane des antérieures nette-
ment séparées, ne se rejoignant pas en un même point du bord
dorsal. Armure génitale g' avec l'uncus globuleux, sans apophyses en
cornes ou oreilles en-dessus, ni bec à l’apex. Valves découpées sous
l'apex.
Une seule espèce : T. leporina.
2 groupe : Lignes médiane et extra-médiane des antérieures ne se
rejoignant pas en un même point du bord dorsal, mais moins nette-
ment séparées que dans le 1* groupe. Armure génitale G avec l’uncus
ampulliforme peu sclérifié, sans apophyses en cornes ou oreilles en-
dessus, mais un bec fort et prononcé à l’apex. Valves non découpées,
effilées vers l'apex.
Trois espèces : 7. rubriflava, T. subocellata, T. ornata.
groupe : Lignes médiane et extra-médiane des antérieures, lors-
qu'elles sont présentes et distinctes, se rejoignant toujours en un
même point du bord dorsal. Armure génilale g avec l'uncus
ampulliforme sclérifié, portant 2 ou 3 apophyses en cornes ou en
oreilles dessus et l'apex- en bec court. Valves sans échancrures, plus
où moins variables à l'apex.
Huit espèces : T. andriai, T. cincta, T. subrufa, T. sogai, T. lam-
bertoni, T. rostaingi, T. vulpina, T. ankaratra.
4° groupe: Ligne médiane et extra-médiane des antérieures se
rejoignant en un même point du bord dorsal, au moins nettement
distinct au revers. Armure génitale o‘ avec l’uncus non globuleux ou
ampulliforme, mais fortement sclérifié et aplati, les apophyses trans-
formées en un trident à l’apex.
Une seule espèce : 7. dentata.
Source : MNHN, Paris
18 P. GRIVEAUD
1** GROUPE
1. Tagoropsis leporina (Oberthür) (pl. IL, fig. 1 et 2).
Syntherata leporina Oberthür, Et. Lép. comp. XI, p. 253, pl. 372
bis, n° 3109, 1916.
c' (fig. — Envergure 90 à 120 mm. Longueur des antérieures
50 à 65 mm. — Dessus de la tête noir, front jaune. Palpes noirs, très
courts, antennes ocre. Thorax et ptérygodes jaune vif. Pattes jaunes
avec les tarses noirs.
Fig. 5 à 10. — Genitalias de l'agoropsis leporina Oberthür.
Abdomen entièrement jaune.
Ailes antérieures falquées, bord externe concave. Teinte générale
jaune vif. Côte brun noir, renforcée vers la base. Une ligne transver-
sale sinueuse brune antémédiane. Une ligne brun noir transversale mé-
diane allant du milieu de la côte aux deux-cinquièmes du bord inférieur.
A l'extrémité de la cellule un petit ocelle diaphane cerné de noir. Une
ligne brun noir, extra-marginale. L’aire marginale, soit jaune, soit plus
ou moins ombrée de roux vineux avec, entre les nervures, 5 ou 6
taches sagittées ou en croissant. Franges brun noir très courtes.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 19
Ailes postérieures à pans coupés et angles arrondis, jaunes comme
les antérieures, avec une ligne transversale brun noir allant du milieu
du bord supérieur aux deux cinquièmes du bord anal. Une ligne fes-
tonnée extra-marginale brun noir et un point noir dans les espaces
internervuraux. Franges brun noir très courtes.
Revers des ailes comme l’avers, mais, lorsqu'il existe, le rouge
vineux marginal du dessus n’est pas répété et les lignes transversales
sont plus épaisses et mieux marquées. Le jaune des ailes est saupoudré
d'un fin semis d’écailles brunes.
Armure génitale g'. Les valves sont échancrées sous l’apex, l’uncus
est ampulliforme globuleux, tronqué à l’apex (fig. 5, 6 et 7). Pénis
avec le coecum légèrement élargi et sensiblement rectangulaire (fig. 8).
9).
Q (fig. 2). — Fortement dimorphe. L’envergure est généralement
plus faible. La teinte générale est d'un beau jaune d'or, bien plus
soutenu que chez le c‘. Les ailes antérieures ne sont pas falquées comme
chez le œ. Les ailes postérieures, au lieu de présenter des pans coupés,
ont le bord externe régulièrement convexe. L'ocelle des antérieures est
bien plus grand el largement cerné de noir.
Le 8 sternite porte 2 petites dents disposées en pinces (fig
La base des ailes est bien moins velue que chez le 5‘, de même
que l'abdomen. Les écailles sont plus courtes et plus serrées.
Les antennes sont orange avec les pectinations très courtes.
Nous ne possédons aucun exemplaire © présentant les grandes
macules brun vineux fréquentes chez le g dans la bande marginale :
seule apparaît, sur certains exemplaires, une très légère ombre rousse
entourant les taches marginales noires.
Armure génitale $. Appartient au type classique du genre, sans
grands caractères spécifiques. L'ostium bursae, large, comporte au-
dessus, une pièce simple à angles arrondis, en relief. La bourse copu-
latrice, petite, est sans signa (fig. 10).
Chenille inconnue.
1 a. T. leporina f. ochracea nov. — Nous distinguons une forme
ochracea dont le of‘, au lieu d’être jaune, est largement saupoudré d ocre
roux. Un seul spécimen, MapaGascar Norp, Diégo Suarez, Montagne
d’Ambre, Décembre 1959. P. Verre (Mus. Nat. Hist. Nat. de Pa
Haprrar : Mami
MADAGAS
MaDAGas
ASCAR, endémique.
AR NORD: Diégo Suarez, Montagne d'Ambre.
AR CENTRE : Ambalavao, Andringitra.
MADAGASCAR Esr : Moramanga, Ankasoka, Fanovana : Ste-Marie.
Source : MNHN, Paris
20 P. GRIVEAUD
2° GROUPE
2. Tagoropsis rubriflava N. Sp. (pl. I, fig. 1).
&. Envergure 56 à 72 mm. Longueur des antérieures 30 à 57 mm.
Tête et front ocre rouge. Palpes fauves, très courts. Antennes ocre
air. Thorax jaune d'or plus ou moins chargé d’ocre rouge. Pattes
avec les tibias et les tarses violacés.
Abdomen comme le thorax.
Teinte générale des ailes d'un jaune d'or plus ou moins chargé
de larges plaques ocre rouge qui peuvent presque complètement
envahir les ailes à l'exception de la base et de la bande marginale des
postérieures.
Aux ailes antérieures une ligne antémédiane sinueuse, plus où
moins distincte à l’avers. Une ligne médiane, également plus où moins
distincte à l'avers, à hauteur ou près de l'ocelle. Une ligne extra-margi-
nale partant de la côte près de l'apex, jusqu’au bord dorsal, à 4 ou
5 mm de l'angle dorsal.
La partie discale comprise entre la ligne sinueuse antémédiane et
la ligne extra-marginale est plus où moins chargée d'ocre rouge. Une
ombre d’écailles blanches le long de la côte avant l’apex.
La bande marginale entre le bord externe et la ligne extra-margi-
nale est jaune d’or, parfois semé d'ocre roux, et comporte une série de
macules ocre rouge internervurales, triangulaires.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 21
Aux postérieures, une ligne médiane, sensiblement à hauteur du
point ocellaire, ce dernier plus ou moins distinct à l'avers. Une ligne
extra-marginale dentée. Toute la partie discale, de la base à la ligne
dentée extra-marginale, plus ou moins chargée d'ocre rouge. Barde
marginale jaune d'or avec une ie de taches internervurales ocre
rouge.
Au revers des antérieures, la ligne antémédiane a disparu. Les
lignes médiane et extra-marginale sont présentes et de ton violacé
Aux postérieures, les lignes médiane et extra-ma ginale dentées
sont également présentes. de même que le point ocellaire, bien distinct.
Un fin lavis d’écailles rose pâle recouvre plus ou moins la partie
discale des ailes au revers.
Armure génitale g. Valves effilées vers l'apex el incurvées (fig.
11 et 12). Uncus ampulliforme, arrondi en-dessus avec un fort bec à
l'apex (fig. 13). Pénis sans cornuti, avec le coecum se terminant par
deux branches divergentes en rotule à leur apex (fig. 14). Pas d'apo-
physes dentées au 8° sternite (fig. 15). Préparation Griveaud n° 356.
Q. Diffère du o' par sa leinte générale plus sombre, l'ocre roux
remplacé par du brun violacé. Les antennes, ocre, sont très courte-
ment bi-pectinées.
Aux antérieures, la ligne extra-marginale n’est pas régulière, mais
formée de traits interrompus ou de lunules.
Au revers, les dessins sont très diffus.
Armure génitale Q. De forme ovale. Ostium bursae évasé, surmonté
d'une pièce sclérifiée en relief en forme de lèvres (fig. 16). Préparation
Griveaud n° 358.
Chenille inconnue.
Holotype, 1 &, ManaGascar NORD : Montagne d'Ambre, XI-58. A.
Robinson (Mus. Nat. Hist. Nat. Paris).
Allotype, 4 Q, MapaGascaR CENTRE : Ambatolampy, Andranotobaka,
11-57. P. Griveaud (Mus. Nat. Hist. Nat. Paris).
Paratypes, 8 g, même provenance, même date, même collecteur
que l’allotype Q.
HABITAT : MaDaGa
CAR, endémique.
MapaGascaR CENTRE : Ambatolampy, Andranotobaka.
Mapacascar NORD: Diégo-Suarez, Montagne d'Ambre.
MapacascaR EsT : Sambava, Marojejy.
Source : MNHN, Paris
22 P. GRIVEAUD
2 a. Tagoropsis rubriflava f. altivolans nov.
&. Diffère de la forme typique par sa coloration qui est entièrement
brun rouge, à peine éclairci dans la bande marginale. Tous les autres
caractères identiques.
1 G', MADAGASCAR CENTRE : Ankazobe, Tampoketsy, 111-1956. R.
Veu (Mus. Nat. Hist. Nat. Paris).
1 &, Même provenance, même date, même collecteur (Coll. IRSM,
Tananarive).
3. Tagoropsis ornata n. Sp. (pl. IL, fig: 2).
&. Envergure 85 mm. Longueur des antérieures 45 mm.
Tête et front brun violacé. Antennes ocre. Palpes bruns.
Collier jaune vif. Thorax violacé. Pattes violacées. Abdomen brun
violacé.
Ailes antérieures larges, légèrement falquéi l’apex. Le fond des
ailes est brunâtre violacé maculé de jaune. La base des ailes est recou-
verte d'une pubescence violacée. La ligne médiane brune est large et
estompée et porte l’ocelle vitreux, nettement triangulaire. Ligne exira-
marginale brun noir, soulignée de jaune extérieurement. Aire margi-
nale avec des macules internervurales sombres.
Ailes postérieures de même coloration que les antérieures. La bande
médiane brune, large, un très petit ocelle vilreux cerné de brun
noir. Une ligne extra-marginale dentelée. Macules ocellaires centrées
de gris dans les espaces inlernervuraux.
Revers des ailes uniformément ocre roux saupoudré de brun.
Armure génitale à. Très proche de l'espèce précédente (fig. 17 et
18), mais l’uncus ampulliforme comporte deux bosses peu prononcées
au-dessus (fig. 19). Le pénis est évasé vers l’apex et le coecum penis
se termine par 2 courtes branches dentées à leur apex (fig. 20).
Pas d'apophyses: épineuses au 8° sternite (fig. 21). Préparation
Griveaud n° 346.
Nous possédons un exemplaire g' complètement aberrant de cette
espèce, en provenance d’Andranotobaka, District d’Ambatolampy,
capturé en mars 1957 par P. Griveaud. Ce spécimen, nain et mélani-
sant, ne présente aucune coloration jaune, à l'exception du collier, sa
teinte générale est entièrement brun violacé et les dessins alaires sont
à peine distincts. Mais les caractères anatomiques sont rigoureusement
conformes à ceux du type.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 23
9. Nous ne connaissons que l’allotype. Celui-ci a les ailes anté-
rieures avec l’apex plus aigu. La teinte générale est plus sombre.
Aux antérieures, deux macules jaunes près de la base. La ligne
extra-marginale est soulignée, vers le bord externe, de lunules jaunes.
L'aire marginale comporte des macules internervurales grises estom-
pées.
Fig. 17 à 22. — Genilalias de l'agoropsis ornala n. Sp.
Mêmes dessins aux postérieures dans l'aire marginale, lunules
jaunes et macules grises.
Armature ©. L'ostium bursae est échancré et découpé (fig. 22).
Préparation Griveaud n° 383.
Chenille inconnue.
Holotype 1 a MADAGAsCAR CENTRE : Ambalavao, Andringitra
(Anjavidilava, 2.030 m), 1-1958. P. Griveaud (Mus. Nat. Hist. Nat. de
Paris).
Allotype 1 $ MaApAGAsCAR EST : Moramanga, Italaviana (Fanovana,
730 m) VI. P. Griveaud (id.).
HaBrraAT : MADAGascaR, endémique.
Source : MNHN, Paris
24 P. GRIVEAUD
44. Tagoropsis subocellata (Butler) (pl. IL fig. 3).
Copaxa subocellata Butler, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) V, D.
1880.
Syntherata cambouei Oberth., £t Lép. comp., XI, p.
5, 1916.
Cette espèce est extrêmement variable. On rencontre des exem-
plaires nains et plus ou moins mélanisants. Divers spécimens examinés
pourraient être confondus avec la précédente espèce, T. ornata. D'autres
se rapprochent de la forme distincte T. subocellata madagascariensis.
En fail, seuls les caractères sexuels du mâle permettent de sy retrou-
ver, et encore, le seul caractère constant que nous ayons pu constater
est-il celui de la structure de l’œdéage.
Fig. 23 à 28. — Genitalias de Tagoropsis subocellata Buller.
11 semble que cette espèce et la précédente soient encore en pleine
évolution et il est bien difficile d’en donner une description qui puisse
s'appliquer à tous les spécimens.
&. Envergure très variable, de 75 à 90 mm.
Tête et front vieux rose, plus ou moins franc. Antennes ocre. Palpes
brun rouge.
Thorax allant du beige au brun rouge, mais plus généralement
beige rosé ou vineux. Pattes avec les tibias et les tarses violacés.
Abdomen concolore avec le thorax.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 25
Ailes antérieures avec l'apex légèrement falqué. Une ligne sinueuse
antémédiane souvent indistincte et délimitée vers la base par des
macules jaunâtres. Une ligne médiane souveni à peine distincte à
l'avers. Une ligne exlra-marginale brune, régulière, allant du bord
costal, un peu avant l'apex, au second tiers du bord do sal avant
l'angle dorsal. Celte ligne est soulignée de jaune dans sa partie externe.
Plage marginale généralement plus claire que le reste de l'aile, avec
des macules gris rosé internervurales plus ou moins distinctes. Un ocelle
vilreux à hauteur des disco-cellulaires, cerné de brun, ou de rose
vineux, ce cerne parfois doublé de gris rosé.
Ailes postérieures avec la ligne médiane plus où moins distincte
suivant les spécimens.
La ligne extra-marginale festonnée est toujours nette et est souli-
gnée de jaune ou de beige vers le bord externe. La plage marginale
porte, comme aux antérieures, des macules d'écailles gris rosé plus ou
moins nettes.
Au revers les dessins sont très diffus. La ligne médiane des an
rieures n’est souvent marquée que dans la partie inférieure de l'aile
vers le bord dorsal.
Armure génitale &. Proche de celle de T. ornata (fig. 23 el 24)
dont elle se différencie par la forme de l’uncus dont l’ampoule supé-
rieure forme deux bosses moins prononcées (fig. 25) et surtout le pénis
qui, à son coecum, porte deux apophyses très divergentes, longues et
terminées en rotule (fig. 26). De plus, le pénis n'est pas évasé vers
l’apex (les caractères du pénis sont constants chez {ous les spécimens à
caractères externes très variables que nous avons pu disséquer). Pas
d’apophyses épineuses au &° sternite (fig. 27).
9. Diffère peu du o‘. Toutefois, sur les spécimens que nous avons
sous les yeux, les ailes antérieures sont plus étroites, l'angle apical
plus aigu. Les ailes postérieures sont proportionnellement plus longues
et moins larges, l'angle apical plus aigu. Coloration et dessins alaires
comme chez le o. Antennes à pectinations très courtes.
Armure génitale ©. Diffère de celle de T. ornata par la forme de
l'ostium bursae qui n'est pas découpé, mais en lèvre allongée (fig. 28).
4 a. Tagoropsis subocellata Î. madagascariensis (Sonthonnax) (pl.
IV, fig. 1).
Malgré toutes les variantes que l'on peut trouver de la forme
iypique, il semble possible de retenir la forme particulière madagas-
Source : MNHN, Paris
26 P. GRIVEAUD
cariensis, synonyme de la forme fumosa du même auteur. Tous les
spécimens de cette forme sont d'envergure plus grande (nous n'avons
aucun spécimen de moins de 80 mm). Les dessins alaires restent les
mêmes, mais la teinte générale est beige clair fumeux sans aucune
coloration rose, rougeâtre ou jaune. La tête et le front sont bruns
et les ocelles des ailes antérieures généralement plus petits que dans
la forme typique.
Chenille. D'après R. PAULIAN qui à pu obtenir une seule éclosion
le 22 mars 1951, sur des chenilles collectées à Manjakatompo, district
d'Ambatolampy, à 2.200 m d'altitude, la larve de T. subocellata serait
sombre avec 4 rangées longitudinales de saillies charnues blanches à
raison d’une rangée par segments thoraciques et abdominaux, sauf le
premier et le dernier.
Vivrait sur Agauria el sur une Euphorbiacée indéterminée.
Chrysalide. Toujours d'après le même auteur, la chrysalide est
nue, endogée et seulement protégée par quelques fils lâches, reliant
entre eux des fragments de feuilles sèches.
Parasites. Les élevages tentés à l'IRSM n'ont donné qu'une seule
éclosion, les chenilles étant parasitées par un Tachinaire : Pandaromyia
versatilis Vill. et des Chalcidiens du genre Brachymeria.
HABITAT : MapaGascAR, endémique.
MapaGAscAR CENTRE : T'ananarive
jakatompo, Ampolomita.
Ambatolampy, Ankaratra, Man-
Mapacascar Esr : Moramanga, Ialaviana, Fanovana.
3e GROUPE
5. Tagoropsis andriai n. Sp. (pl. IV, fig. 2).
d.Envergure très variable de 60 à 90 mm. Longueur des antérieures
33 à 52 mm. — Tête et front jaune vif. Palpes jaune foncé, plus où
moins chargé de rose vineux. Antennes ocre fortement bi-pectiné.
Thorax et ptérygodes jaune vif. Pattes jaunes avec les tarses plus
ou moins rose Vineux.
Abdomen entièrement jaune vif.
Ailes antérieures sans falcation, de teinte générale jaune vif avec
les lignes transversales rose vineux et parfois surchargées de macules
d'écailles rose vineux pouvant chez certains spécimens recouvrir large-
ment toute la partie discale.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 27
En fait, la répartition des semis d’écailles rose vineux est extrème-
ment variable d’un spécimen à l’autre. Il peut être totalement absent,
laissant toute l'aile jaune avec les seules lignes transversales rose
vineux, ou former des macules, ou envahir les deux-tiers de l'aile.
La face antérieure de la côte, principalement près de la base, es
rose vineux dans tous les spécimens que nous avons sous les yeux,
mais cette coloration est plus où moins vive el pourrait fort bien céder
totalement la place au jaune chez d'autres exemplaires.
Fig. 29 à 34. — Genitalias de Tagoropsis andriai n. Sp.
On distingue : une ligne transversale sinueuse anté-médiane, plus
ou moins nette, parfois même absente. Une ligne médiane légèrement
festonnée et plus ou moins large et distincte, mais toujours présente,
allant du milieu approximatif du bord costal aux trois-cinquièmes après
la base du bord inférieur. Une ligne régulière extra-marginale, rejoi-
gnant en un même point du bord inférieur, la base de Ja ligne médiane,
ce point à hauteur de la ligne médiane des postérieures à leur bord
antérieur. Un petit ocelle diaphane cerné de rose vineux foncé, à
l'extrémité de la cellule.
Ailes postérieures de fond jaune vif avec une bande médiane
incurvée, rose vineux et une ligne festonnée de même ton, extra-
marginale. Une série de points rose vineux internervuraux dans
l'espace marginal, plus accentués vers l'angle anal, parfois diffus ou
absents.
Source : MNHN, Paris
28 P. GRIVEAUD
La bande médiane porte, près des disco-cellulaires, un point ocel-
laire plus ou moins distinct.
Au revers, mêmes dessins qu'à l'avers, mais la ligne anté-médiane
sinueuse n'est pas répétée, non plus que les macules rose vineux du
dessus lorsqu'elles existent. Aux postérieures, le point ocellaire des
disco-cellulaires est toujours nettement apparent, même lorsqu'il est
indistinct à l’avers.
Armure génitale g. Les valves sont effilées et incurvées vers
l'apex (fig. 29 et 30). L'uncus ampulliforme a son apex en bec pointu
et porte, au-dessus, deux oreilles arrondies encadrant une apophyse
cylindrique en pointe (fig. 31).
Pénis avec un très petit cornutus, s'évasant vers le coecum où il
se termine par 2 lobes écartés et arrondis (fig. 32).
Deux petites apophyses dentées droites et rapprochées au 8° ster-
nite (fig. 33). Préparation Griveaud n° 350.
©. Diffère très peu du o‘. Les pectinations des antennes sont un
peu plus courtes, les lignes et dessins alaires plus diffus.
Armure génitale @. Très proche de celle de la précédente espèce,
mais la pièce en saillie au-dessous de l'ostium bursae est plus impor-
tante (fig. 34). Préparation Griveaud n° 348.
Chenille inconnue.
Holotype, 1 &', Sakaraha, Lambomakandro. IV-1956. P. Griveaud
(Mus. Nat. Hist. Nat. Paris).
Allotype, 1 ©, Fort-Dauphin, Vinanibe, 111-1956. A. Robinson
(Mus. Nat. Hist. Nat. Paris).
Paratypes, 3 Ga, Sakaraha, Lambomakandro, IV-1956. P. Gri-
veaud (Mus. Nat. Hist. Nat. Paris et IRSM).
Hagrrar : MADAGAscaR, endémique.
Cette jolie espèce semble localisée à l'Ouest et au Sud malgache.
MADAGAScAR OUEST : Antsalova, Antsingy ; Maevatanana, Ankara
fantsika ; Sakaraha, Lambomakandro.
MapAGasCAR SuD : Fort-Dauphin, Vinany-be ; Ampanihy.
Dans les séries que nous avons sous les yeux lors de la description
originale, seuls les spécimens de Fort-Dauphin, Vinany-be, présentent
des macules d'écailles rose vineux, toutes les autres localités ayant
fourni des bêtes jaunes.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 29
6. Tagoropsis cincta (Mabille) (pl. V, fig. 1).
Perisomena cincta Mabille, Ann. Soc. Ent. de France, (5) IX, p.
317. 1879.
Pseudantherea cincta Shüssler, Lépid. Cat., p. 231, suppl. p. 685,
1933-1934.
Tagorops:
1931.
Cette espèce est proche de la précédente, leurs femelles, de tona-
lité délavée, étant pratiquement impossibles à distinguer l’une de
l’autre à première vue.
cincta Bouvier et Riel, Trav. Lab. Soie, XVII, p. 42,
Fig. 35 à 40. — Genitalias de Tagoropsis cincta Mabille.
o. Tête et front orange. Palpes rose vif à la base, orange vers
l’apex.
Thorax et abdomen jaune orange. Pattes rose vif.
L'envergure et les dessins du dessus des ailes sont les mêmes que
dans la précédente espèce. Mais la tonalité des ailes est d'un jaune
orange franc avec les lignes transversales brun rouge.
De plus les ailes, au revers, sont lavées de rose très pâle formant
une rangée de macules le long des bords externes et près de la base.
Armure génitale &. L'apex des valves est divisé en deux lobes
au lieu d'être simple comme chez T. andriai (fig. 35 et 36). L'uncus
Source : MNHN, Paris
30 P. GRIVEAUD
ne présente que 2 protubérances en oreilles, son apex est court et fin
(fig. 37). Le pénis, bien plus important, est lancéolé au coecum. Il
porte avant l'apex un fort cornutus et à l'apex, deux fines rangées
dentées en demi-lune (fig. 38).
Huitième sternite avec deux apophyses dentées un peu plus
importantes que dans la précédente espèce (fig. 39).
9. Envergure plus grande que celle du Go’, tonalité plus délavée,
d'un jaune gris rosé.
ai que par
que sur
Armure génitale 9. Ne diffère de celle de 7. and
l'orifice de l'ostium bursae, plus petit (n’a pu être comf
2 exemplaires) (Fig. 40).
Chenille inconnue.
Habitat: MaADaGascar, endémique.
L'espèce semble localisée à la région Est et au Centre.
MapAGascaR CENTRE : Ambalolampy, Ampolomita, Andranotobaka.
Mapacascar Esr : Moramanga, Ankasoka ; Maroantsetra.
7. Tagoropsis subrufa n. sp. (pl. V, fig. 2).
Espèce également proche des deux précédentes.
d. Se distingue des deux précédentes espèces par son envergure
généralement plus faible (58 à 70 mm). La forme des ailes antérieures,
à contours plus arrondis, la côte plus incurvée vers l’apex, la teinte
générale des ailes qui est ocre, les 4 ocelles des ailes, au revers, noires
ou cernées de noir.
Mais les dessins alaires restent les mêmes.
Armure génitale «. L'apex des valves est comme chez T. andriai
(fig. 41 et 42). L'uncus proche de celui de cette espèce à les apophyses
en oreilles plus développées (fig. 43). Le pénis est effilé au coecum,
avec un très fort cornutus en dent avant l'apex et une fine dentelure
sur le côté de l’apex (fig. 44).
Huitième sternite avec 2 apophyses épineuses (fig. 45). Préparation
Griveaud n° 342.
Q. Inconnue.
Chenille inconnue.
Cette espèce semble localisée en altitude.
Source : MNHN, Paris
ÉUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 31
Holotype 1 G'. MaDaGAscaR CENTRE : Ankazobe, Tampoketsy, 1-1956.
Griveaud et Vieu (Mus. Nal. Hist. Nat. Paris).
Paratypes 1 dt. ManaGascarn Est: Moramanga, Ampitameloka,
VITI-56. P. Griveaud.
1 of. MapaGascaR Esr: Sambava, Marojejy Ouest, XII-58. P. Soga.
Habitat : MADAGAsCAR, endémique.
Fig. 41 à 46, — Genilalias de Tagoropsis subrufa n. sp.
8. Tagoropsis sogai, n. sp. (pl. V, fig. 3).
Espèce très proche de la précédente, mais dont elle se distingue
par les caractères suivants :
d'. Envergure plus faible (5 60 mm). Forme alaire et coloration
identique ocre, mais la ligne extra-marginale des antérieures est légè-
rement festonnée, surtout au revers, au lieu d'être nette comme chez
T. subrufa.
De plus, la ligne extra-médiane des postérieures est plus éloignée
du bord externe el part des deux-cinquièmes du bord dorsal après
l'angle anal.
Les ailes postérieures comportent une ligne submarginale de 6
taches brun roux dont 2 presque accolées près de l'angle anal.
Armure génitale œ. L'apex des valves, en vue ventrale, est irré-
guliér, mais non simple ou bi-lobé comme dans les précédentes espèces
3
Source : MNHN, Paris
32 P. GRIVEAUD
(fig. 47 et 48). La forme de l'uneus est sensiblement la même que
chez T. subrufa (fig. 49). Le pénis présente une forme très spéciale,
long et effilé avec 2 rangées de dents trè fines à l’apex, un très petit
cornutus épineux et le coecum pénis en forme de croissant (fig. 50).
Fig. 47 à 51. — Genilalias de J'agoropsis sogai li. Sp.
Huitième sternite avec 2 apophyses épineuses (fig. 51). Préparation
Griveaud n° 347.
Q inconnue.
Chenille inconnue.
Espèce d'altitude, comme la précédente.
Sambava, Marojejy Ouest. XI-
59.
Holotÿpe À cg. MADAGASCAR Es
P. Sc Mus. Nat. His. Nat. Paris).
Paratype 4 &. Mème provenance, même date, même collecteur.
Collect. IRSM, Tananarive.
Habitat : ManaGascar, endémique.
9. Tagoropsis lambertoni Bouvier (pl. VI fig. 1).
Tagoropsis lambertoni Bouvier, Bull. Mus. Paris. XXXUI, p. T6,
1927.
Du même groupe que les espèces précédentes.
La description que donne BOUVIER de cette espèce et les comparai-
sons qu'il effectue avec F. cincta peuvent prêter à confusion. Nous
avons vu le type de 7. lambertoni au Muséum de Paris et regrettons
d'être en désaccord avec l'auteur quant aux termes qu'il emploie pour
les colorations. 11 dit que T. lambertoni « a le corps jaune rosé en
Source : MNHN, Paris
ÉUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 33
dessus » et que « les ailes sont roses en dessus » alors qu’elles sont
« jaune päle dans le o da cincta » etc... si bien que d'après cette
description il devient impossible de reconnaître le type même de T.
lambertoni.
En fait, comme nous l'indiquons ci-dessous, 1. lambertoni est de
coloration fondamentale café au lait ou beige et très légèrement délavé
de rose très pâle. Le rose franc n’est visible qu'aux pattes el à la côte.
d'. Envergure 75 à 90 mm. Longueur des antérieures 40 à 48 mm.
Tête et front jaune vif. Palpes roses ou jaune rosé. Antennes ocre.
Thorax variant du café au lait au beige foncé, parfois délavé de
Pattes jaunâtres avec les larses rose vif.
Coloration de l'abdomen variable comme celle du thor:
Ailes antérieures nettement plus larges que dans les espèces pré-
cédentes, mais dessins alaires similaires, car si la rayure transversale
basale est parfois absente, comme le signale Bouvier pour le type, elle
est présente à l’avers chez de nombreux spécimens (mais toujours
absente au revers, de même que chez les 4 précédentes espèces).
Ailes postérieures avec les mêmes dessins que 7. andriai, cincta et
subrufa. Revers des ailes comme dans ces trois espèces, mais parfois
saupoudré de rose pâle.
Armure génitale &. Très voisine de celle de T. andriai dont elle
ne se distingue que par la forme el la dimension des protubérances
de l’uncus, les deux apophyses en oreilles étant bien mieux développés
chez lambertoni (fig. 52-53 et 54).
Source : MNHN, Paris
34 P. GRIVEAUD
Le pénis, également très proche, diffère
et celle du coecum, plus étroil avec les
55).
Deux apophyses dentée:
andriai \ 56).
Q. Ne nous est pas connue.
ar la forme de son apex
lobes de la base accolés (fs
au &e sternile, plus fortes que chez T.
Chenille inconnue.
Habitat : MADAGASCAR, endémique.
anacascar Esr : Sainte-Marie.
MaDAG
scar OÙ
: Antsalova, Antsingy.
10. Tagoropsis rostaingi n. sp. (pl. VI fig. 2):
Nous avons tout d'abord
ru que les spécimens que nous possédions
de celte nouvelle espèce n'étaient qu'une forme aberrante de la précé-
dente.
L'examen morphologique détaillé et l'étude anatomique révélant
des caractères bien distincts el très constants sur des séries de chaque
espèce, nous à vile convaincu de notre erreur.
57 à 61. — Genitalias de J'agoropsis roslaingi n. Sp.
a. Difière de T. lambertoni dont il a les mêmes proportions, la
même envergure et un pattern général tr
suivan
proche, par les caractères
Chez T. rostaingi, la ligne transversale médiane des antérieures
absente ou à peine marquée à l'état de vestige par une ombre à peine
perceptible.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 39
La ligne extra-médiane est soulignée vers le bord externe par un
lavis de rose très pâle.
Trois points seulement sont distincts aux ailes postérieures dans
la partie submarginale avant l'angle anal, dont deux plus marqués
accolés près de l'angle anal.
Les palpes sont brunâtres et les pattes beige.
Armure génitale a. Diffère nettement des précédentes espèces.
L'uncus est bronqué à l'apex (fig. 571. Les protubérances en forme
d'oreilles sont peti étroites el affectent plutôt la forme de cornes
(fig. 58 et 59).
Le pénis ne porte qu'un petil cornutus avant l'apex et est brusque-
ment élargi vers le coecum qui se termine par 2 pointes aiguës (fig.
60).
Le 8° sternite comporte 2 apophyses très peu prononcées (fig. 61).
Préparation Griveaud n° 341.
Q. Inconnue.
Chenille inconnue.
Holotype 1 æ. Manacascar Esr: Brickaville, Anivorano, Saha-
mamy. 1-1960. P. Griveaud (Mus. Nat. Hist. Nat. Paris).
Paratypes 3 &. Mème provenance, même date, même collecteur.
Nous dédions celte espèce à notre ami M. RosranG, exploitant
minier à Sahamamy qui nous a reçu en janvier 1959 avec une grande
cordialité et grâce auquel nous avons pu collecter dans la forêt alte-
nante à son piquet de graphite.
11. Tagoropsis vulpina (Butler) (pl. VL fig. 3).
Copaza vulpina Butler, Cist. Ent., HT, p. 20, 1880.
Tagoropsis vulpina Kirby, Lep. Cat. Het., 1, p. 755, 1892.
g. Non étudié, nous n'avions aucun exemplaire sous les yeux
pour la présente révision.
©. Envergure 72 à 75 mm. Longueur des antérieures 38 à 40 mm.
Cette espèce se rattache de près aux six précédentes espèces dont
elle possède les dessins alaires caractéristiques.
Elle diffère par les caractères suivants :
Coloration générale du corps et des ailes, rouge renard.
Source : MNHN, Paris
36 P. GRIVEAUD
Tête et front, thorax, abdomen et ailes concolores. Antennes ocre.
Pattes concolores, saupoudrées de rose.
Les dessins alaires sont les mêmes que dans les six précédentes
espèces à l'avers et au revers. Mais la bande marginale, comprise
entre la ligne ex marginale et le bord externe, aux antérieures et
postérieures, porte à l'avers de larges macules gris clair faiblement
cernées de brun foncé. Les lignes transversales sont brun foncé.
sont maculées d'écailles rose pâle.
Au revers, les ailes
Armure génitale $. Du type classique des précédentes, mais l'ori-
fice copulateur n'est pas sclérifié sur tout son pourtour, mais seule-
ment à sa partie inférieure, et la plaque en relief du dessus est nette-
ment détachée (fig. 46).
Chenille inconnue.
Habitat : MADAGASCAR, endémique.
Mapacascar Est : Moramanga, Fanovana ; Midongy du Sud, Forèt
de Befotaka.
Manacascar CenrRe : Ambalolampy, Ankaralra (Ambahona).
12. Tagoropsis ankaratra P. Viette I. VIL fig. 1).
Tagoropsis ankaratra, P. Viette, Mém. ISM, Série E, V, p. 79,
1954.
&. Nous reprenons textuellement la très bonne description donnée
par P: VIETTE :
Envergure: g' 51 + 3 mm, ® 57 mm; longueur des ailes anté-
rieures : d 27,5 + 1,5 mm, 9 31 mm.
&. Les antennes et la tête sont jaunes ; les palpes labiaux sont
brun foncé. Le thorax est brun rougeâtre et l'abdomen est d'un brun
rougeâtre beaucoup plus clair, avec la limite postérieure des segments
jaunâtre. Le dessous du corps et les pattes sont brun rougeâtre.
Les ailes antérieures sont de couleur fondamentale brun rougeâtre
abondamment lavé d'écailles blanc rosé. On distingue une ligne anté
médiane noire et ondulée, un point blanc au niveau des disco-cellu-
laires, une ligne postmédiane transversale, régulière, légèrement courbe,
noire, une ligne subterminale de taches noires extérieurement et blan-
ches intérieurement. La frange est brun rougeâtre avec la base parfois
un peu jaune,
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 37
Les ailes postérieures ont la même couleur fondamentale, mais
dans la moitié basale. On distingue un point blanc sur les disco-cellu-
laires : une indication de bande transversale noirâtre et une ligne sub-
terminale de points blanc et noir comme aux ailes antérieures. La
frange est aussi comme aux ailes antérieures.
Fig, 62 à 67. — (Genilalias de Tagoropsis ankaralru Vielle.
Le dessous des ailes est presque comme le dessus. Aux antérieures,
la ligne anté-médiane est absente et la ligne subterminale de points
est ici entièrement blanche. Aux postérieures, il y à un point noir
dans la tache blanche des disco-cellulaires et l'aile est, beaucoup plus
abondamment que sur le dessus, lavée d'écailles blanches.
Armure génuale à (fig. 62 et 63). Se rapporte au groupe de T.
andriai et suivants : uncus ampulliforme avec 2 protubérances courtes
en forme de cornes et au milieu une courte pointe. Apex pointu,
court (fig. 64).
s grêle, élargi vers le coecum qui se Lermine par deux courtes
ranches divergentes en forme de rotule. Pas de cornuti ni de dents
à l’apex (fig. 65).
Pas d'apophyses dentées au 8° sternite (fig. 66).
@. Le thorax est brun jaunâtre et l'abdomen est jaune.
Les ailes antérieures sont de couleur fondamentale brun jaunâtre,
plus clair extérieurement à la ligne postmédiane. Entre les lignes anté-
et postmédiane et avant la tache disco-cellulaire, se trouve une ombre
médiane transversale. Le blanc des points de la ligne subterminale a
presque complètement disparu
Les ailes postérieures sont brun jaunâtre clair avec les mêmes
dessins que chez le mâle, mais avec absence presque complète de
blanc.
Source : MNHN, Paris
P. GRIVEAUD
Armure génitale $. La plaque vaginale est assez étroite. L'ostium
bursae est surmonté d'une pièce en forme de lèvre (fig. 67).
Chenille inconnue.
Habitat : MADAGASCAR.
Espèce d'altitude, connue seulement du massif central de l'Anka-
ratra.
Mapacascar CENTRE : Arabatolampy, Ankaratra (Ambahona).
4° GROUPE
13. Tagoropsis dentata n. Sp. (pl. VII,
Cette espèce est nettement différente, lant
externes qu'anatomiques, de tout le groupe qui p
sa coloration et son pattern superficiel elle ressemble à T. subrufa du
par ses caractères
ède, bien que par
2° groupe.
)
Tagoropsis dentata n. Sp.
Fig. 68 à 72. — Genilalias de
27 à 32 mm.
27
d. Envergure 50 à 60 mm. Longueur des antérieures
‘rête et front jaune mêlé de rose sombre. Antennes ocre
Thorax jaune mêlé de rouge brique. Pattes jaunes avec les tibias
et les tarses roses.
Abdomen jaune maculé de rouge brique en dessus.
Ailes de fond jaune vif avec des dessins rouge brique.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTAGIDA
Les antérieures ont un dessin nettement différent de celui des
précédentes espè la base de l'aile jusqu'à la ligne sinueuse anté-
médiane est jaune chargé de poils rouge brique. Pas de ligne médiane
distincte. La ligne extra-médiane est absente et remplacée par une ligne
dentelée partant du bord costal avant l'apex, jusqu'aux trois-cinquièmes
du bord inférieur après la base
L'espace discal compris entre la ligne anté-médiane sinueuse et
la ligne dentelée extra-médiane est fortement chargé de rouge brique
et comporte à hauteur des disco-cellulaires l'ocelle diaphane petit et
cerné de brun sombre.
Toute l'aire marginale entre le bord externe et la ligne dentelée
extra-médiane est jaune saupoudré de rouge brique et comporte en
son milieu une ligne de points internervuraux brun noir parallèles au
bord externe.
Aux ailes postérieures jaunes, saupoudrées de rouge brique, on
distingue une ligne brisée anté-médiane rouge brique, une ligne trans-
versale large médiane, de même ton et une ligne dentelée extra-mar-
ginale. L'aire marginale comporte, comme aux antérieures, une série
de 6 ou 7 points internervuraux brun noir.
Au revers, les ailes sont entièrement jaunes, très faiblement sau-
poudrées de rares écailles brunes. Une ligne transversale médiane à
hauteur de l’ocelle est nettement apparente aux antérieures, où n’appa-
raît que faiblement la ligne dentelée extra-médiane. L’ocelle est fine-
ment cerné de brun, puis de blanc.
Les points marginaux internervuraux sont blancs, de même qu'aux
postérieures sur lesquelles sont nettement apparents les poinis ocel-
laires bruns cernés de blanc, indistincts à l’avers où ils sont noyés
dans la bande médiane transversale ; cette dernière est apparente au
revers.
Armure génitale &. Très différente des précédentes (fig. 68 et 69),
surtout par son uncus qui n’est pas ampulliforme, mais allongé et
aplati en largeur et comporte à l’apex un trident prononcé (fig. 70).
Le pénis est allongé, s'élargissant régulièrement vers le coecum qui se
termine rectangulairement avec deux très courtes apophyses rondes.
Un cornutus simple avant l’apex qui porte deux rangées dentées paral-
lèles (fig. 71).
Deux
veaud n°
s dentées au 8° sternite (fig. 72). Préparation Gri-
Q inconnue.
Source : MNHN, Paris
10 P. GRIVEAUD
Chenille inconnue.
Espèce d'altitude de la région Est
ar Est : Moramanga, Ankasoka, X11-1956.
Nat. Paris).
Holotype 1 &. MavaG
P. Griveaud (Mus. Nat. H
Paratypes 1 G'. MADAGASCAR EST : Moramanga, Ampitameloka, XII-
1956. P. Griveaud.
1 g. Mapacascar Esr : Sambava, Marojejy Est, XI1-1958. PAIGrI-
veaud, Coll. IRSM, Tananarive.
Habitat : MapacascaR, endémique.
Tribu des Bunaeïcae
BouviER, C.R. Ac. Sc., CEXNAV D 20 M0 Mém. Ac. Sc.,
LIX, n° 4, p. 17 et 37, 1927 ; - Saturn. Afr. trop. Franc., p. 509 et 554,
1929 =" C.R° Ac Sc: CLXXXIX, p. 1654, 1934.
Trois caractères essentiels les distinguent des Pseudapheliicae :
1° Les antennes sont toujours quadripectinées chez le c.
2° Dans l'armure sexuelle g', le pénis est toujours flanqué à sa
base de deux lames sternales et l'uncus {oujours divisé postérieure-
ment en deux parties, l’une dorsale en rostre simple ou bifide, l'autre
ventrale dilatée transversalement ou en Carène.
3° Les chenilles ont les tubercules se terminant presque toujours
en épines simples ou sétifères.
Bouvier divise la tribu en 3 groupes :
À. Groupe mélanocérien. Antennes quadripectinées chez le do:
autant où moins chez la Q@. Tibias des pattes de la 2° paire plus
courts que le premier article des larses.
B. Groupe des Bunéens inermes. Antennes largement quadripec-
tinées chez le a. Pectinations de la Q courtes. Tibias de toutes les
pattes inermes et à peu près de la longueur du tarse.
C. Groupe des Bunéens armés. Antennes comme dans le groupe
B. Tibias de la paire antérieure et parfois de la suivante, armés, plus
courts ou à peu près de la longueur du premier article tarsien.
Les Attacides de la tribu des Bunaeicae malgaches appartiennent
au groupe B: Bunéens inermes.
Un seul genre, africain, représenté à Madagascar :
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTAGIDAE pal
Genre Bunaea Hubner
Génotype : B. alcinoe Stoll.
Apex des ailes antérieures aigu chez le o‘, un peu étiré. Angle
dorsal arrondi. Nervures 5 et 6 rapprochées. Nervure 9 naissant à
faible distance de la séparation de 7 et du pédoncule de 8 et 9:
Antennes de la femelle faiblement pectinées. Tibias antérieurs sans
épines.
Uncus de l’armure sexuelle a divisée en 2 forts lobes dans sa
partie infléchie.
Il nous est matériellement impossible de suivre le travail de
Bouvier sur la partie intéressant les Bunaea malgaches.
Il ressort nettement de ce travail, que BOUVIER n'a pu examiner
qu'un nombre très restreint d'exemplaires, d’où le manque fréquent
de valeur des critères qu'il a utilisés pour séparer ceux-ci en six bonnes
espèces.
En fait, l'examen attentif de bien meilleures séries et l'élude de
nombreuses armures génitales, nous permet de considérer qu'il n'existe
à Madagascar qu'une seule espèce : Bunaea aslauga Kirby, présentant
tout au plus, en dehors de la forme typique, elle-même variable, 3
sous-espèces ou formes distinctes.
Avant d'étudier la position taxonomique de B. aslauga el de ses
diverses variantes malgaches, disons que l'examen et la dissection des
formes africaines (B. alcinoe alcinoe et B. alcinoe caffraria) permet de
dire que celles-ci, bien que très proches des formes malgaches, ne
peuvent être considérées comme appartenant à une même espèce.
Les différences sont très nettes dans l'armure génitale œ. Les
valves chez B. alcinoe ainsi que l'a noté Bouvier, sont allongées et
effilées vers l'apex, l’uncus a ses deux branches divergentes bien plus
effilées et moins massives que chez B. aslauga. Le pénis a son apex
très élargi en boule, tandis que le coecum est divisé en 2 branches
très divergentes n'existant pas chez aslauga.
Par contre, les différences morphologiques externes sont assez
faibles. Nous avons toutefois relevé la coloration des antennes, brunes
chez tous les spécimens Go‘ d'alcinoe que nous avons pu examiner,
franchement noires chez toutes les formes malgaches de B. aslauga.
Aux ailes postérieures, à l’avers, le bord antérieur comporte une
plage diffuse généralement rosée chez B. alcinoe, les bandes anté-mar-
Source : MNHN, Paris
12 P. GRIVEAUD
ginales brunes et claires n'atteignent pas le bord externe et s'estompent
avant de l'atteindre.
En ce qui concerne B. aslauga el les formes malgaches, nous esti-
mons nécessaire de reprendre, un certain nombre des critères défini
par Bouvier pour démontrer en toute rigueur qu'ils ne peuvent être
retenus.
1° Bouvier dit: antérieures du @ très falquées, leur éclaircie
costale d'ordinaire (?) semble bien loin en arrière de la cellule el séparé
par une ligne droite du ton voisin plus foncé (pour B. aslauga, densi-
lineata, vulpes et plumicornis).
Mais dans la série des aslauga que l'on peut considérer comme typi-
ques, nous avons des exemplaires ç‘o' à ailes antérieures peu falquées,
d'autres où l'éclaircie costale s'arrête bien après la cellule, d'autres
encore où la ligne droite de séparation des 2 tonalités est inapparente.
2° Bouvier dit, pour sépai plumicornis d'aslauga, densilineata
et vulpes que « la 2° radiale se détache du pédoncule avant la 5° ou
au même point (?) très rarement un peu après ». En fail la nervation
des présumés plunricornis ne diffère que de façon extrêmement subtile
et très rarement, de celle des autres espèces présumées, en tout cas le
ystème nervural est absolument identique quant au nombre et aux
points d'attache des nervures, seules étant susceptibles de varier des
positions relatives par suite des difl s d'envergure.
3° Bouvier dil : ligne blanche de la rayure externe assez étroite :
aslauga. Ligne blanche et axe foncé de la rayure très élargie : densi-
lineata.
Mais en fait, si l’on rencontre effectivement des spécimens corres-
pondant à ces deux descriptions, tous les intermédiaires trouvent
également et de plus les 2 formes extrèmes ou leurs intermédiaires ont
été capturés à une même date; dans une même localité
4° Enfin, en ce qui concerne les armures génitales, Bouvier attache
de l'importance à de faibles variations de la forme des claspers (valves)
et à la dilatation de l'apex de l'aedeage.
Ceci serait parfait, si ces formes étaient constantes sur les divers
exemplaires d’une même espèce. En fait, il n’en est rien et de sensibles
variations se rencontrent sur des insectes à morphologie externe iden-
tique, etc.
Il n’en reste pas moins que plusieurs formes distinctes, sont à
retenir, d'une part du fait de la constance de leurs caractères distinc-
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAË 43
tifs, d'autre part du fait qu'elles semblent ètre des formes régionales,
assez bien localisées
Reste le choix à opérer entre de simples formes ou des sous-espèces.
En l'absence de règle taxonomique précise à ce sujet et du fait que
les différences analomiques sont infimes et manquent de constance,
nous avons préféré nous arrêler actuellement à des formes. laissant à
nos successeurs qui disposeront sans doute, à la fois d’un matériel
encore plus important et de méthodes laxonomiques plus évoluées, le
soin de réviser notre conception.
Bunaea aslauga Kirby (pl. VII, fig. 2).
Bunaea aSlauga Kirby, Trans. ent. Soc. Lond., 1, p. 15, 1877.
Bunaea alcinoe Cramer in Boisduval, Faune de Madag: , p.88,
1883.
Bunaea auricolor Mabille, Bull. Soc. Philom., (T) TI, p. 139,
1879.
Bunaea diospyri Mabille, Ann. Soc. Ent. de Fr.
1879.
Bunaea fuscicolor Mabille, Bull. Soc. Philom., (7) INT, p. 139, 1879.
5) IX, p. 316,
Bunaea plumicornis Butler, Cist. Entom., III, 26, D. 18, 1882.
Bunaea alcinoïna Oberth., Et. Lép. comp., IV bis, p. 36, 1910.
Bunaea cambouei Oberth., Et. Lép. comp., XI, p. 250, 1916.
comp., XI, p. 251, 1916.
Bunaea urania Oberth., Et. Lép. comp., XI, p. 258, 1916.
Bunaea vulpes Oberth., Et. Lé
Bunaea densilineata Oberth., Bt. Lép. comp., XI, p. 252, 1916.
Bunaea oberthüri Bouvier, Ann. Sc. Nal., Zool., IX, p. 324, 1926.
g'. Envergure variant de 110 à 170 mm. Longueur des antérieures
de 60 à 90 mm.
Tête et front variant de locre jaune au brun rouge vineux. Thorax
de même leinte et de même variation. Antennes noires, fortement
quadripectinées. Pattes avec les fémurs et les tibias concolores présen-
tant également les mêmes variations, mais les tarses sont bruns chez
toutes les formes.
Abdomen avec des variations de coloration identiques.
Ailes antérieures triangulaires, larges, avec l’apex plus ou moins
falqué. Teinte de fond des ailes variant de l'ocre fauve au brun rouge.
Source : MNHN, Paris
4 P. GRIVEAUD
Une fenètre hyaline à hauteur des disco-cellulaires, de forme et
dimension extrêmement variable, même à l'intérieur d’une même forme
taxonomique. Toutefois, cette fenêtre est toujours plus ou moins échan-
crée en V vers le bord externe el lronquée vers l'intérieur.
3 à 77. — Genilalias de Bunaea aslauga Kirby.
Une ligne post-basale oblique, blanche, soulignée de brun dans sa
partie interne.
Une grande ligne anté-marginale droite, parallèle au bord externe,
dilatée à la côte, faite d’un axe foncé plus ou moins large et plus ou
moins marginé de blanc en dedans, irradié de blanc plus où moins
rosé en dehors.
Source : MNHN, Paris
EUPIEROTIDAE ET ATTACIDAE 45
Une irradiation costale claire s'étend depuis la base de l'aile
jusqu'aux environs de la fenêtre hyaline, s'étalant en triangle plus ou
moins loin dans la cellule.
Ailes postérieures avec le bord externe rectangulaire, l'angle
externe assez bien marqué.
Un grand ocelle discal fauve avec un point hyalin plus ou moins
développé au centre et cerné de deux lignes concentriques, l'interne
brune, l'externe blanche.
Une ligne anté-marginale coudée, blement parallèle au bord
externe. Cette ligne, comme aux antérieures, est dilatée vers le bord
supérieur, faite d'un axe foncé plus ou moins large, marginé de blanc
en dedans, irradié de blanc plus ou moins rosé en dehors.
Une ligne post-basale blanche, obliquée en sens inverse de celle
des antérieures.
La base des deux ailes, dans la partie comprise entre les lignes
post-basales et le thorax est de même teinte que le thorax, quelles que
soient les variations de coloration de ce dernier.
Au revers, les antérieures présentent les mêmes dessins, mais la
ligne sombre anté-marginale est généralement plus large qu'à l’avers
et plus diffuse. Le bord dorsal présente une plage claire.
Aux revers des postérieures, l'ocelle n'est pas apparent et seule
ment marqué par la petite fenêtre hyaline centrale, affectant alors la
forme d'un triangle étroit et allongé.
Armure génitale S. Les valves sont lronquées ou arrondies vers
l'apex mais non effilées comme chez B. alcinoe et B caffraria (fig.
73 et 74). L'uncus très fort el très chitinisé porte deux forts lobes dans
sa partie infléchie (fig. 75). Le pénis, dilaté vers l'apex, présente des
variations inconstantes dans cette dilatation, dans les différentes formes
(fig. 76).
9: Diffère du ' par ses antennes qui sont grêles, sans grandes
pectinations et la forme des ailes postérieures à bord externe à peu près
régulièrement convexe, sans les deux pans coupés des ailes du œ.
Armure génitale Q$.T'ostium bursae comporte au-dessus une dent
plus où moins prononcée (fig. 77).
il ne nous est possible de retenir
que deux formes distinctes en dehors de la forme typique :
Source : MNHN, Paris
46 P. GRIVEAUD
B. aslauga f. vulpes Oberth. (pl. VIIL fig. 1). — Diffère des au-
tres formes par sa tonalité générale entièrement ocre fauve. Forme du
Sud Malgache, plateau de l'Androy.
B. aslauga Î. plumicornis Butler (Pl. IX). — Diffère des autr
mes par sa taille plus réduile, et sa coloralion, les ailes étant trè:
largement saupoudrées de blanc. Forme de l'Ouest (Ankarafantsika,
Beloha, Morondava, etc...).
Toutes les autres formes retenues par les anciens auteurs ne sont
en fait que des variations de taille, de coloration ou de dessins alaires,
de la forme typique aslauga Kirby, qui présente, vatre les espèces,
sous-espèces ou formes anciennement décrites, des variations sans
nombre qu'il possible de capturer fréquemment à la même date,
dans les mêmes localités.
Chenille. La chenille de B. aslauga semble extrêmement polyphage
el se rencontre aussi bien sur des plantes autochtones que sur des
espèces introduites.
Elle présente des variations dans la coloralion des épines qui sont,
soil jaunes, soit oranges, mais le corps est toujours noir, la tête et les
mates sont orang
D'ap R. PAULIAN, la chenille de B. aslauga serail extrèmement
proche de celle de T'agoropsis subocellata, qu'il a pu élever et il faudrait
que l'on puisse disposer simultanément des chenilles de ces deux espèces
pour pouvoir établir nettement les différences.
és.
ous regrettons que le temps matériel dévolu à la présente révision
de la famille et le manque de matériel d'étude ne nous ait pas permis
de préciser ici de nombreux points restant obscurs dans les premiers
stades des insectes étudiés.
La chryalide est nue, endogée.
Les élevages effectués ont donné un Chalcidien parasite : Hesocomys
illeli Crawford.
Habitat. — Tout MapaGascar, endémique.
Tribu des Saturniicae Bouvier
Bouvier, C.R. Ac. Se., CXXXIIT, p. 1290, 1927 : —— Mém. Ac. Se.,
LIX, n° 4, p. 14, 1927 ; — Saturn Afr. trop. Franç., p. 550, 1928.
Voisins des Bunaeicae, ils s'en distinguent par leurs ocelles qui
présentent presque toujours ur anneau incomplet crescentiforme et par
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 41
leur armure sexuelle g' où l'uncus est toujours dépourvu de saillie
ventrale et où la partie dorsale est normalement bilobée à son bout
libre. Enfin par les chenilles qui sont dépourvues de pointes spini-
formes sur leurs tubercules et qui filent à l'air un cocon bien développé.
Bouvier divise la tribu en deux groupes :
A. Groupe anthéréen. Aïles postérieures à bord externe régulier,
sans prolongements de queues.
B. Groupe actien. Ailes postérieures avec de longues queues.
À. GROUPE ANTHÉRÉEN
Deux genres à Madagascar, tous deux endémiques.
CLÉ DES GENRES
1. Ailes semi-hyalines.
Antennes noires
Antérieures avec l'apex largement obtus.
rènes, quadripectinées dans les deux sexes
Re 3 2. Ceranchia
— Ailes entièrement écailleuses. Antérieures avec l'apex un peu sail-
lant, obtus ou arrondi. Antennes ocres, faiblement quadripectinées,
pectinations plus longues chez le g' que chez la Q . 1. Antherina
1. Genre Antherina Sonthonnax
Génotype : 4. suraka Boisduval.
Apex des antérieures un peu falqué, surtout chez le &. Nervures
1 à 6 sensiblement équidistantes, 7 et 8 tigées, 10 libre de la cellule,
9 et 11 absentes. Armure sexuelle go avec 2 apophyses épineuses
longues sur le processus inférieur des valves, pénis court avec un fort
cornutus épineux latéral et un ou plusieurs cornuti épineux courts à
l'apex.
Antherina suraka (Boisduval) (PI. VI, fig. 3).
Saturnia suraka Boisduval, Faune Mad. Bourb. et Maur. Lep., p.
89, n. 3, pl. XII, fig. 4, 1883.
o. Envergure variable, de 80 à 130 mm.
T
ête et front variant de l’ocre clair au brun très foncé. Palpes
concolores avec la tête. Antennes ocre jaune.
Collier et partie antérieure du thorax blanchâtre ou blanc saupou-
dré de brun. Thorax variant de l'ocre clair au brun foncé. Pattes
rousses.
Source : MNHN, Paris
48 P. GRIVEAUD
Abdomen variant de l'ocre clair au brun.
Ailes antérieures avec l'apex falqué. Postérieures avec le bord
externe régulièrement convexe. Teinte de fond général des ailes variant
de l'ocre clair au brun.
Aux antérieures, la côte est soulignée d'écailles blanches, formant
une bande large près de la base et se rétrécissant vers l'apex.
Une ligne antémédiane blanche, ombrée de brun dans sa partie
externe, délimite la base velue de l'aile.
A hauteur des discocellulaires, un ocelle moyen, plus clair que
le reste de l'aile, portant sur son centre un petit point blanc plus
ou moins distinct. L'ocelle est finement ci relé par une ligne brun
sombre, doublée intérieurement, vers la base de l'aile, par une fine
ligne blanche en demi-lune.
Une ligne extra-marginale rectiligne brune intérieurement, éclaircie
extérieurement, se recourbant à l'intérieur vers le bord costal où elle
est soulignée de blanc. L'angle apical porte le long de la côte un
semis d'écailles blanches plus ou moins rosées.
La plage marginale, entre le bord externe et la ligne extra-margi-
nale est plus claire que le r ste de l'aile chez les exemplaires de teinte
sombre et au contraire plus sombre que le reste de l'aile dans les
exemplaires ocre clair.
Les ailes postérieures ont toute la partie discale portant l'ocelle
marquée de lignes concentriques de diverses tonalités d'un beau rose.
Le bord externe varie de l'ocre clair à l'ocre foncé, de même que
la base pileuse de l'aile.
L'ocelle grand et très ma rqué est ocre entouré de noir élargi vers
la base de l'aile, ce cerne noir souligné int eurement d'une fine
demi-lune blanche vers la base de l'aile. Un point blanc au centre de
l'ocelle.
Le tour de l'ocelle est d'un beau rose vif. Puis une ligne épaisse
d'un rose vineux sombre encercle cette zone pâle, mais sans se refer-
mer, les deux extrémités de cette ligne atteignant le bord anal qu'elles
divisent sensiblement en trois.
Cette ligne sombre est ensuite doublée extérieurement d'une ligne
plus étroite d'un blanc à peine rosé, puis vers le bord externe d'une
grande ombre rose vineux en demi-lune accentuée dans sa partie supé-
rieure.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 49
Au revers, les ocelles des ailes antérieures diffèrent très nettement
de ceux du dessus et répètent à peu près exactement ceux des ailes
postérieures à l’avers. De plus la ligne antémédiane est rose vineux
au lieu de blanc, la partie discale rosée et la ligne extra-médiane
épaisse, rose vineux, n'atteint pas la côte vers laquelle elle est indis-
tincte et brune.
Fig. 78 à 81. — Genitalias d'Antherina suraka Boisduval.
Les ailes postérieures au revers sont ocre chiné de brun, l’ocelle
n'est pas apparent, mais on distingue par contre plus ou moins nette-
ment. une ligne: sombre antémédiane et une ligne extra-marginale
festonnée.
Source : MNHN, Paris
50 P. GRIVEAUD
Assez curieusement, les ailes semblent inversées, le revers des
antérieures, rappelant beaucoup plus l'avers des postérieures et vice-
versa:
Armure génitale a. De grande faille, les valves courtes et trapues.
Le processus inférieur porte 2 éperons, l'un vers lä base, fortement
sclérifié, long et acéré, le second plus haut, grêle et intérieurement
membraneux, L'uncus est court (fig. 78 et 79).
Le pénis est lancéolé vers l'apex, assez court, il porte un cornutus
épineux aigu latéral et vers l'apex de 1 à 3 courtes dents (fig. 80).
9. Diffère du a par la forme des ailes antérieures, beaucoup
moins falquées à l’apex. De plus, la ligne extra-marginale est épaisse
et blanche. Aux postérieures, le cerne rose vineux entourant l'ocelle
a ses deux branches bien plus refermées vers le bord anal où elles se
rejoignent souvent en un seul point, arrivant même chez certains spéci-
mens à former un cercle fermé complet n’atteignant pas le bord anal.
Revers avec les mêmes dessins que chez le c.
Antennes moins longuement pectinées.
L’envergure est variable, comme chez le oc‘, toutefois la collection
de l'IRSM compte un très grand spécimen de 140 mm.
Armure génitale @. La plaque génitale présente une structure tour-
mentée, fortement sclérifiée avec deux apophyses latérales cornues el
au bord inférieur, des excoriations dentelées (fig. 81).
Chenille. La chenille qui possède des tubercules armés d’épines
sur les segments dorsaux passe par toute une série de phases de colo-
ration. Les tubercules sont jaunâtres chez le jeune, noir verdâtre chez
l'adulte.
La chenille tisse un cocon treillissé, à double enveloppe forte de
soie jaunâtre.
Le cocon diffère semble-t-il, avec le sexe. Dans le cocon femelle
relativement plus petit, les deux enveloppes sont semblables, à texture
assez fine, la chrysalide qu'il renferme est brun noir, lisse. Le cocon
mâle, plus grand, montre une enveloppe interne plus fine, serrée el
régulière ; la chrysalide est brun jaune et extrêmement ridée.
La chenille est très polyphage, on l'a observée sur Maesa, Strophan-
tus, Schinus, Eugenia, le Laurier rose, la vigne, de nombreux arbres
fruitiers et même sur le Chou.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 51
Sur les plateaux, l'insecte possède deux générations par an, une
en octobre-décembre, l’autre en mars-avril.
Les œufs sont fortement infestés par des Ghalcidiens : Agiommatus
n. sp. et Mesocomys sp. Les larves sont infestées par le Chalcidien
Euplectus nigroclypeatus Ferr. (PAULIAN, Insectes utiles et nuisibles de
la région de Tananarive, p. 80-81, 1950, et Papillons communs de Mada-
gascar, p. 73, 1951).
Aberration mélanisante. — Nous avons capturé en novembre 1960
à Fanovana (Madagascar Est, District de Moramanga, 800 m, P. Gri-
veaud, Coll. IRSM, Tananarive) un exemplaire g' extrêmement méla-
nisant et surchargé de brun sombre fumeux, particulièrement au revers.
Le mélanisme s'étend à tout le corps : antennes, thorax et abdomen,
ce dernier étant presque noir en dessous.
Antherina suraka f. australis nov.
On rencontre dans l'ouest el le sud, une forme naine, ne dépassant
pas 80 mm d'envergure et dont la coloration, généralement plus claire,
peut varier des leintes normales de la forme typique jusqu'à un fond
blanc säle, mais dont tous les autres caractères morphologiques restent
identiques, ainsi que les caractères anatomiques. Nous conservons à
cette forme le nom d'australis, proposé par P. Viette in. litt., pour ce
qu'il pensait être une sous-espèce, n'ayant pu voir toute la gamrne dé
variations dont nous disposons pour le présent travail.
2. Genre Ceranchia Butler
Génotype : C. appollina Butler.
Ailes semi-hyalines, les antérieures avec l'apex plus ou moins
falqué chez le G' avec le bord externe légèrement concave. Antennes
quadripectinées avec les pectinations plus longues chez le d. A l'aile
antérieure : nervures 5 et 6 rapprochées, 7 et 8 tigées, 10 libre. Armure
sexuelle avec les valves courtes, trapues el creusées intérieurement,
portant une seule apophyse peu prononcée au processus inférieur. Pénis
long, évasé à son apex comportant une demi couronne de cornuti
épineux.
Ceranchia apollina Butler (pl. X, fig. 1).
Ceranchia apollina Butler, Ann. Nat. Hist., (5) IT, p. 461, 1878.
Saturnia mangiferae (?) Boisduval, Faune Mad. Bourb. et Maur.
Lep., p. 89, 1833. |
Source : MNHN, Paris
52 P. GRIVEAUD
Ceranchia mucida Saalmüller, Lep. Mad., 1, p. 44, 223, 1884.
Ceranchia cribricollis Silbermann, Die Seide, 1, p. 329, 1897.
G. Envergure 100 à 125 mm.
Tête et front ocres. Palpes concolores. Antennes noires.
Thorax et ptérygodes blancs. Collier jaunâtre ou ocre. Pattes fauves.
Abdomen blanc avec la touffe anale ocre.
Les ailes antérieures et postérieures sont blanc hyalin sur le fond
duquel se détachent nettement les nervures en noir el les ocelles.
Dans la forme typique la base et toute la partie discale des anté-
rieures sont plus ou moins ombrées par de fines écailles noires délimi-
tées vers le bord externe par une bande claire. Un ocelle de même
dimension sur les disco-cellulaires aux antérieures el aux postérieures.
Cet ocelle de 4 à 5 mm de diamètre est ocre au centre et cerné de
noir.
Revers des ailes comme l'avers.
Armure génitale &. L'uncus est divisé en deux lobes géminés. Les
valves courtes el trapues sont creusées intérieurement et portent une
apophyse pointue au processus inférieur. Pénis fort el long, élargi et
évasé vers l’apex qui porte une demi-couronne de cornuli épineux (fig.
82 à 85).
9. La plaque génilale est faiblement sclérifiée et compliquée de
nombreux replis membraneux (fig. 86).
BUTLER, auteur du genre et de l'espèce, a signalé deux formes
particulières en dehors de la forme typique :
Ceranchia apollina f. reticolens (pl. X, fig. 2) où, chez le g', les
poils noirs sont envahissants, les ailes plus falquées, les nervures bien
plus chargées de noir et où le cocon est plus grand (C. mucida Saalm).
Ceranchia apollina f. cribrelli où, chez le o et la ©, il n'y a pas
de tache ocellaire au revers des ailes postérieures (= © C. #mucida
Saalm.).
En outre, BOUVIER avait proposé les noms de nigra et de caeca
pour deux autres formes aberrantes. Nous n'estimons pas devoir les
retenir Car ces formes font partie des nombreuses variantes qui se
rencontrent chez la forme typique et ne font pas l'objet de bonnes
séries distinctes comme pour les deux formes retenues.
Chenille. Ne nous est pas connue.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 53
Fig. 82 à 86. — Genitalias de Ceranchia apollina Butler.
Le cocon est un peu plus grand que celui d'Antherina suraka, d'un
blanc gris brillant, avec également deux enveloppes éloignées l’une de
l'autre. L’enveloppe externe est plus serrée que chez À. suraka, de
même que l'enveloppe interne (fig. E). La pupe est lisse, brun jaunâ-
tre, avec le bout anal en carène transverse se terminant par une paire
de saillies subconiques armées chacune d'un groupe de spinules
simples ; entre ces deux lobes est une dépression où s'élèvent 2 saillies
plus réduites et moins fortement armées (Bouvier, Mém. Mus. Hist.
Nat, III, p. 147, XIT, 1936).
Habitat : MADAGASCAR, endémique.
MADAGASCAR CENTRE : T'ananarive (?).
MADAGAscaR NORD : Diégo-Suarez ; Montagne d'Ambre : Tsarata-
na ; Beamokona.
MADAGASCAR OUEST : Mitsinjo ; Analavelona.
Mapacascar Sup : Fort-Dauphin, Forêt Isaka.
Source : MNHN, Paris
54 P. GRIVEAUD
B. GROUPE ACTIEN
Genre Argema Wallengren
Génotype : 4. mimosae Boisduval.
Antennes du @ et de la Q très fortes, quadripectinées. Ailes
antérieures larges, apex falqué chez le o‘, plus faiblement chez la
9. Ocelles des antérieures en connexion avec la côte ou très voisins.
Ailes postérieures avec des queues très longues et grêles chez le o',
plus courtes et plus larges chez la ©.
Aux antérieures, 5 très en avant, rapprochée de 6 à laquelle elle
est reliée par une transversale courte, très inclinée, 7, 8 et 9 tigées,
10 et 11 absentes.
Aux postérieures 1 à 4 tigées et se prolongeant dans la queue,
5 à 7 tigées et équidistantes.
Une seule espèce malgache :
Argema mittrei (Guérin Meneville) (pl. XI ei XI).
Bombyx mättrei Guérin Meneville, Revue et Mag. de Zoo!., X,
p. 230, 1847.
Actias cometes Guénée in Vinsow, Voy. à Mad., Lep., p. 46, pl. VIII,
1864.
Actias idae Felder, Reise der Novara, Zool., I, Lep., IV, pl.
88, 1870.
Tropaea madagascariensis Bartlett, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 386,
1873.
jette magnifique espèce est bien connue du public et des collec-
tionneurs.
C'est l’un des plus grands papillons du globe et il est très recher-
ché des amateurs. Sa belle coloration jaune à dessins brun rouge et
grands ocelles, les immenses queues des ailes postérieures du G, tout
contribue à en faire une superbe pièce de collection.
Il ne faub donc pas être surpris qu'Argema mittrei, plus connu
sous le nom de « Comète » fasse l'objet d'un véritable commerce,
tant sous forme de cocons qu'à l'état adulte.
Si les élevages des chenilles et la reproduction en captivité ne
donnent que de très mauvais résultats, par contre, l'éclosion des
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 55
cocons collectés en forêt donne, même après de longs transports
jusqu’à des pays éloignés de Madagascar, de bonnes éclosions d'imagos
obtenus ainsi très frais.
Fig. 87 à 90. —
Variations des val
ienilalias Gt d'Argema mitlrei Guérin Méneville : à b. €.
et de l’uncus.
L’engouement des collectionneurs et la demande sans cesse accrue
provenant de tous les pays du monde, a fait monter en flèche les prix
des cocons et des imagos. Les collecteurs autochtones, ayant vite
compris tout le revenu qu'ils pouvaient tirer de la vente des Cocons,
tiennent la dragée haute aux acheteurs locaux
Source : MNHN, Paris
56 P. GRIVEAUD
Certains entomologistes se sont même demandé si le ramassage
systématique des cocons, ne risquait pas de mettre l'espèce en danger.
Nous ne le pensons pas, car en fait, la collecte s'effectue à peu
près uniquement dans une seule région bien localisée où il existe de
véritables professionnels. Mais le papillon est répandu à peu près dans
toute l'île et ce, en grande forêt, dans des régions bien peu habitées,
chenilles et cocons se trouvant sur des arbres très élevés où ils ne
risquent absolument rien d'autre que le déchet normal provenant du
fait des parasites.
Il nous est arrivé de capturer à la lumière en une seule nuit plus
de 10 en bonne forêt.
Si blasé que l'on puisse devenir à la longue, l'espèce étant en fait
assez commune, c'est cependant toujours un beau spectacle que de
voir arriver vers la source lumineuse ce grand papillon jaune, volant
presque toujours dans une position un peu inclinée, les longues queues
légèrement pendantes.
Malheureusement les Argema n'échappent pas à la règle quasi
commune aux Saturnides qui les fait tournoyer et percuter au sol
avant d'atteindre la lumière. Il est donc bien rare d'obtenir par ce
procédé des spécimens absolument intacts.
Nous ne pensons pas nécessaire de nous étendre outre mesure et
de façon détaillée sur la description de cette espèce bien connue que
nous résumerons comme suit :
&. (PI. XI) Envergure variable de 130 à 180 mm. Longueur des
antérieures 80 à 100 mm.
Tête, front, thorax, abdomen d’un beau jaune d'or. Antennes ocre
jaune.
Teinte générale des ailes jaune plus ou moins verdâtre, la prédo-
minance d’une teinte verdâtre indiquant un imago récemment éclos (1).
Aux ailes antérieures dont la côte est gris noir, une double ligne
post-basale ocre rouge. Large ocelle finement cerné de noir près de
la côte, à hauteur des disco-cellulaires. L'ocelle est ocre intérieurement
avec un point noir au centre, et contient une ombre mauve bordée de
blanc vers la base de l'aile.
(1) A léclosion, les ailes contiennent entre les deux membranes dont
elles sont formées, un liquide verdâtre (hémolymphe) coloré de chlorocruorine.
Les imagos récemment éclos el tués trop rapidement avant résorption de ce
liquide, présentent une coloration très verdâtre qui n'est pas naturelle,
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 5
Deux lignes interrompues sinueuses ocre rouge, extra-marginales.
Apex avec le long de la côte une macule violacée s'étirant vers l’apex.
Aux ailes postérieures l'ocelle identique à celui des antérieures, à hau-
teur des disco-cellulaires est un peu plus réduit et de forme légè-
rement ovale. Une ligne post-basale diffuse ocre rouge. Bord externe
avec une ligne noire semée de es écailles blanches, cette ligne se
prolongeant sur la queue jusqu’à la spatule. Queue ocre rouge foncé,
spatule jaune.
Fig. 91. — Genitalia @ d'Argema mittrei Guérin Méneville.
L'aile postérieure, de son articulation à l'extrêmité de la spatule
caudale peut atteindre plus de 20 em de long.
Revers des ailes comme l’avers, mais avec les dessins plus diffus.
Armure génitale d'. Relativement petite vu la taille de l’insecte.
Valves membraneuses généralement peu sclérifiées «et fortement séti-
gères. La forme des valves est variable. Uncus divisé en deux lobes
écartés surmonté d'un capuchon également bilobé. Au-dessus de
l’uncus, absente, réduite ou bien développée, une apophyse en forme
de doigt. L’uncus, comme les valves est très variable. Pénis court et
simple sans cornuti (fig. 87 à 90).
Source : MNHN, Paris
58 P. GRIVEAUD
Q. (PI. XI). Diffère du oO‘ par la forme des ailes, les antérieures
larges, bien moins étirées vers l'apex qui est à peine ou pa alqué.
plus
Les postérieures ont leurs queues beaucoup plus larges, bien plus
courtes et généralement recourbées vers l'extérieur au lieu d’être recti-
lignes comme chez le &.
Cerlaines grandes @ 9 peuvent approcher d'une envergure de 20 cm.
Armure génilale $. Puissante, avec une forte plaque sclérifiée au-
dessus de l'ostium bursae, apophyses élargies à leur extrêmité. Bourse
copulatrice petite et sans signa.
Forme aberrante. Bien que les dessins alaires soient assez varia-
bles, aucune forme spéciale n’a jamais été signalée. Le seul exemplaire
nettement aberrant dont nous ayons connaissance figure dans la remar-
quable collection de M. R. Vieu de Tananarive. Dans ce spécimen cf,
capturé en avril 1960, route Moramanga/Anosibe, on observe une
grande extension des dessins alaires ocre rouge : aux ailes antérieures
la double ligne post-basale est remplacée par une grande ombre ocre
rouge s'étendant largement vers le bord dorsal ; une ligne médiane
ocre rouge, large, traverse l'aile du bord costal au milieu du bord
dorsal, tangentiellement au bord externe de l’ocelle ; une seule large
ligne ocre rouge extra-marginale va de la tache apicale qui est plus
rougeâtre, au bord dorsal, parallèlement au bord externe.
Aux ailes postérieures, une £
du bord anal.
rande ombre ocre rouge près du milieu
Chenille. La chenille d'Argema mittrei semble extrêmement poly-
phage. Elle a été signalée avec certitude sur les espèces forestières où
domestiques suivantes : Eugenia cuneifolia, Weinmania eriocarpa.
Dans les premiers stades la chenille est jaunâtre au tiers antérieur
el au tiers postérieur, la région intermédiaire (segments 4, 5, 6, 7)
étant mauve lie de vin avant la première mue, cette teinte devenant
de plus en plus vague jusqu'à la deuxième mue pour disparaître enfin
au stade suivant.
Adulte, la chenille est massive, mesurant de 12 à 14 cm. Teinte de
fond d'un beau vert d'eau. Tête brunâtre, de même que. les pattes
thoraciques. Les segments 2, 3 et 4 sont plus saillants et anguleux que
les suivants. La partie postérieure de chaque segment forme un bour-
relet jaune crème. Les pattes abdominales ont la base verte comme Je
corps ; leur extrémité est noire surmontée d’un beau rouge tango.
Tout le corps «est recouvert de poils jaunes, courts, espacés irré-
gulièrement. Seules les protubérances charnues portent quelques poils
très longs, tordus à leur extrêmité.
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 59
Le clapet anal et les hanches des pattes anales, d'une largeur et
d'une épaisseur considérables, portent un semis de petits points noirs.
Les stigmates sont grands, d'un vert plus clair que la teinte de fond
(CaraLa, Rev. Franç. d'Ent., IV, fasc. 1, p. 68 el 69, 1937) (fig. D).
René CATALA qui a pu, avec d'énormes difficultés, réussir de rares
élevages, précise que la durée de la vie larvaire a été de 4 mois, la
diapause nymphale de 8 mois.
Le cocon, important, arrondi à sa base et étiré vers l’orifice de
sortie est blanc, rose ou mauve argenté. Il présente un grand nombre
de pelits trous ronds fournis par le relâchement très spécial du tissage.
(Fig. F).
Il n'y a pas de parasite actuellement connu, bien qu'il doive
indiscutablement en exister.
Habitat : MapaGascar, endémique.
MaDaGAsCAR CENTRE : Ambalolampy, Ambahona, Andranotobaka,
Ampolomita ; Ambalavao, Andringitra; Manjakandriana, La Man-
draka ; Tananarive.
MapaGascar NORD : Diégo-Suarez, Montagne d'Ambre, Montagne
des Français.
MapaGascAR EST : Moramanga, Ankasoka, Route d’Anosibe, Périnet,
Fanovana ; Maroantsetra ; Ambatondrazaka, Rés. Nat. IT ; Zfanadiana ;
Midongy du Sud.
MADAGASCAR OUEST : Maevatanana, Ankarafantsika ; Antsalova, Ant-
singy ; Sakaraha, Lambomakandro ; Ambatofinandrahana.
MapaGascaR SuD : Fort-Dauphin, Forêt Isaka.
Source : MNHN, Paris
60 P. GRIVEAUD
BIBLIOGRAPHIE
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Source : MNHN, Paris
FL RET
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE
rs frise
DES
Brenuus
COMORES
2
Ÿ
œ
61
Source : MNHN, Paris
EUPTEROTIDAE ET ATTACIDAE 63
INDEX SYST
Les espè
IATIQUE
s noms des groupes supérieurs aux genres Son! en gras, les venres el
nres en PETITES CAPITALES : les synonymes en ifaliques.
es el genres nouveaux sont précédés d'un #.
La paginalion des figures est indiquée en gras.
{clias, 54.
alcinoe (Bunaea), 41, 43, 45.
alcinoina (Bunaea), 43.
#allivolans (Tagoropsis rubriflava),
16, 22.
#andriai 17, 26,
271,-297780
ankaratra (T 17, 36,
37.
ANTHERINA, 19, 13, 47.
apollina (Ceranchial, 9, 51, 53.
Ancema, 12, 13, 54.
aslauga (Bunaea), 9, 41, 42, 43, 44.
Atacidae, 8. 13.
auricolor (Bunaea), 43.
#australis (Antherina suraka), 51.
Bombycoiden, 4, 8.
Bombyx, 54.
Borocera, 8.
Buxars, 12, 13, 41.
Bunaeicne, 13, 40, 46.
caffraria (Bunaea alciroe), 41, 45.
cambouei (Bunaca),
cambouei (Fagoropsis
Cerancmra, 12, 13. 1.
cineta (Tagoronsis), 16, 17,
29 A5
cometes (Argema), 54.
cribrelh (Ceranchia apollina),
cribricollis (Ceranchia), 5
24.
densilineata (Bunaea), 42, 43.
*dentata (Tagorops 15617038
38.
diospyri (Bunaea), 43.
Eupterotidae, 4.
curymas (Jana), 4.
fuscicolor (Bunaea), 43.
idae (Argema), 54.
JANA: 4°
lamberloni (Tagoropsis), 9, 16, 17,
32, 33, 34.
leporina (lagoropsis), 10, 14, 16,
17, 18, 18.
Ludiinae, 13.
madagascariensis (Argema), 54.
madagascariensis (Tagoropsis sub
ocellala), 17, 25.
mangijerae (Ceranchia), 51.
mimosae (Argema), 54.
millrei (Argema), 8, 9, 10, 11, 54,
5 5
mucidae (Ceranchia), 52.
Oberthüri (Bunaea), 43.
“ochracea (Lagoropsis leporina), 16,
19.
*ornala (Tagoropsis), 16, 17, 22,
palliatella (Jana), 5, 5.
plumicornis (Bunaca), 3, 42, 43,
46.
Pseudapheliicae, 13, 14, 40.
relicolens (Ceranchia apollina), 52.
#roslaingi (Tagoropsis), 17, 34, 34
*rubriflava (Tagoropsis), 16, 17, 20,
20.
Salurnia, 47.
Saturniicae, 13, 46.
Saturniidae, 8, 13.
Saturniinae, 13.
Saturnilae, 13.
ai (Tagorop
subocellata (Ta
24, 46.
*subrufa (lagoropsis), 16, 17, 30,
#0
, 16, 17, 31, 32.
oropsis), 17, 24,
a), 9, 47, 49.
phingiidae, 13.
Tagoropsis, 12, 13, M.
vulpes (Bunaea), 3, 42, 43, 46.
vulpina (Tagoropsis), 15, 17, 35.
Source : MNHN, Paris
64 P. GRIVEAUD
INDEX DES PARASITES CITES
Agiommatus, 51. Mesocomys, 51.
Brachymeria, 26. Mesocomys vuilleli, 46.
Euplectus nigroclypealus, 51. Pandaromyia versalilis, 26.
TABLE DES MATIE
INTRODUCTION, p. 1. | Tribu des Saturniicae, p. 46.
| Genre Antherina, p. 47
|
|
|
EUPTEROTIDAE, p. 4. an
Genre Jana, p.
chia, p. 51, Argema, D. 5
Bmuocrarme, p 60.
Carte Des misrmicrs, pe 61.
Tribu des Pseudapheliicue, p. M:
Genre Tagoropsis, p. M. | ;
| INDEX DES PARASITES CT
INDEX SYSTÉMATIQUE, p. 63.
Tribu des Bunaeicae, p. 40.
Genre Bunaea, p. Al.
TABLE DES MATIÉ
Source : MNHN, Paris
P. Griveaun PE
Jana palliatella Vice
Source : MNHN, Paris
P. GRiveauD Pr, Il
1. Tagoropsis leporina Ob., g. — 2. Id, Q.
P. GRiveauD PL. I]
2. T'agoropsis ornala n. Sp, Q.
L. T'agoropsis rubriflava n. sp, d'-
3. T'agoropsis subocellala Bull, ot
Source : MNHN, Paris
P. Griveaun FL TV
MNHN, Paris
P. GRiveaun Pr \
1. Tagoropsis cinela Mab., 2, Tagoropsis subrufa n. Sp
3. T'agoropsis sogai n. Sp
Source : MNHN, Paris
P. Griveaun P£. VI
)
lambertoni Bouv.
3. Tagoropsis vulpina Bull
i. Tagoropsis T'agoropsis rostaingi n. sp.,
Source : MNHN, Paris
P. GRiveaun IAA AU
L Tagoropsis ankaralra Niele, gt 2. Tagoropsis dentala n. Sp. œ
3. Antherina suraka Boisd., g'
Source : MNHN, Paris
P. GRIVEAUD Pc. VIII
1. Bunaea aslanga vulpes Oberth., gt. — 2. Bunaea aslauga Kirby, Gf
Source : MNHN, Paris
P. GRIVEAUD PLTX
Bunaea aslauga . plumicornis Bull, gt N
Source : MNHN, Paris
P. Griveaun
1. Ceranchia apollina Bull, g. — 2. Ceranchia apollina f. relicolens Bull, d
Source : MNHN, Paris
P. GRIVEAUD PL. XI
lrgema millrei Guér. Mén
Source : MNHN, Paris
P. GRIVEAUD Pc. XI
Argema miltrei Guér. Mén., Q
Source : MNHN, Paris