FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XV
: INSECTES SIPHONAPTÈRES
par
Le Médecin Colonel R. LUMARET
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE — TSIMBAZAZA
1962
Ce volume de la FAUNE DE MADAGASCAR 3 été publié grâce au
concours financier de l’Institut des Hautes Etudes de Tananarive et
de la Direction de l'Enseignement Supérieur.
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à
un groupe zoologique. L'ordre de publication est indépendant
de l'ordre systématique général
EN VENTE
à l'Institut de Recherche Scientifique de Madagascar
B.P. 434, Tananarive
Adresser toute la correspondance concernant la Faune
à M. l’Inspecteur Général R. Paulian, Secrétaire Général de la Faune
de Madagascar, Institut d'Etudes Centre-africaines, B.P. 181,
Brazzaville (République du Congo)
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TL
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XV
INSECTES SIPHONAPTÈRES
par
Le Médecin Colonel R. LUMARET
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE —TSIMBAZAZA
1962
Source : MNHN, Paris
oi
TL
INTRODUCTION
nnais:
Nos ances actuelles sur les Puces de la sous-région
malgache sont encore très fragmentaires. La liste des espèces
donnée dans ce fascicule n'a pas la prétention d’épuiser la
description de la faune des Siphonaptères de Madagascar.
Trois espèces nouvelles sont décrites pour la première fois
ici, il est fort probable que beaucoup d’autres restent encore
à découvrir.
Le but principal de ce travail est de faire une mise au point
de nos connaissances actuelles sur ces insectes,
qu'il facilitera les recherches ultérieures.
vec l'espoir
La faune pulicidienne malgache est très originale. D'une
facon générale, elle s'apparente à la faune de la Région éthio-
pienne, mais avec cette particularité que sur les dix-neuf
espèces déjà recensées, dont dix-huit pour Madagascar, neuf
sont des endémiques que l'on ne rencontre nulle part ailleurs
dans le monde.
La terminologie employée dans cet ouvrage est celle utilisée
par les spécialistes anglo-saxons, notamment par M. F.G.A.M.
Sir, du British Museum de Londres, dans sa faune des Sipho-
naptères de Grande-Bretagne.
Nous lui adressons, ici, nos plus vifs remerciements pour |
nombreux conseils qu’il a bien voulu nous prodiguer, particu-
lièrement au sujet des espèces nouvellement décrites.
Nos remerciements vont également à M. l’Inspecteur Général
de l'Office de Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer
R. PauLIAN qui nous à conseillé d'entreprendre ce travail,
en à permis la réalisation et, enfin, a bien voulu en revoir
léstexte
Source : MNHN, Paris
6 R. LUMARET
GENERALITES
à métamorpho:
, des Mammifères générale-
> complète,
Les Puces sont des Insectes aptè
parasites, à l'état adulte, des Vertébré
iment, beaucoup plus rarement des Oiseaux.
Elles appartiennent à l’ordre des Siphonaplera (ou Aphaniptera)
qui actuellement compte quelque mille sept cents espèces décrites
ze grandes familles dont
pour l'ensemble du monde, réparties en se
seulement cinq sont représentées à Madagascar.
Le corps de l'adulte est divisé en trois parties : la tête, le thorax
et l'abdomen (fig. 1). Il est caractérisé par son aplatissement
latéral.
Abdomen *
1. — Aspect schématique d’une Puel
signification des abréviations, voir p.
Pour 1
10.
La tête forme un bloc, généralement unique, mais qui peut êtr
séparé en deux parties, l’une, antérieure, le front, l’autre, posté-
rieure, l'occiput, par la suture interantennaire (fig. 2) qui relie la
base des deux antennes.
Source : MNHN, Paris
CTES SIPHONAPTÈRES
Le thorax (fig. 2) est formé de trois segments : le prothors
mésothorax et le métathorax, subdivisés eux-même
parties qui sont représentées sur la figure 2
, le
en plusieurs
L'abdomen (figs 1, 4, 5) comple dix segments dont les deux
derniers, profondément modifiés, sont lrès importants pour la
classification.
RECOLTE DES PUCES
Elle peut se faire soit sur l'hôte qui les héberge soil, et générale-
ment avec plus de suc
, dans le nid ou les lieux de repos que
fréquente celui-ci. En effet l'hôte (principalement les Ois
n'héberge généralement que quelques parasites, alors que les nids
en recèlent un grand nombre. Par ailleurs, certaines espèces de
Puces, après s'être gorgées, quittent leur hôte et se cantonnent dans
le nid où elles rencontrent des conditions microclimatiques
favorables
Après sa capture, l’hôte est tué, ou seulement anesthésié, si on
désire le conserver vivant, au moyen de vapeurs de chloroforme ou,
à défaut, d’éther. Les Puces sont recueillies, mortes ou engourdies
après qu’elles sont tombées de la fourrure, mais celle-ci doit être
ensuite retournée au moyen d’une pince, pour y chercher les Puces
aux)
qui auraient pu y rester cachées, particulièrement au niveau du cou
et dans la région de l'anus
Si la capture est faite au moyen de pièges tuant l'hôle (tapettes
par exemple), une partie des Puces s'échappe, surtout si le piège
n'est pas relevé le matin de très bonne heure.
La recherche dans les nids ne peut se faire que sur des Puces
vivantes, pratiquement. Le nid, divisé en blocs, est plongé dans un
récipient contenant de l’eau, et les puces sont récoltées alors qu'elles
surnagent. Savoir cependant que certaines coulent rapidement
En ce qui concerne les Puces de Chauve
ellent
de celles-ci,
istant sur le sol des stations où elles
uminer à la loupe binoculaire. Les Puces
trouvées sont ordinairement mortes et desséchées, mais elles
seront facilement ramollies et erégénérées» en les laissant pendant
vingt-quatre heures dans une solution d’ammoniaque à 10 p. 100.
Dans les nids, comme dans le guano, il est possible de trouver
des larves vivantes. Celles-ci seront mises en élevage dans des tubes
contenant du son auquel on ajoutera un peu de
tube est à placer dans un endroit obseur, fr
humide, Après quelques jours les
du son el seront récoltés.
souris, un €
moyen, qui permet généralement d'abondantes récolte
cons
ste à recueillir le guano ex
se reposent, et à l
ang coagulé. Le
(5 à 18° C) et
adultes apparaîtront à la surface
Source : MNHN, Paris
8 R. LUMARET
s dans
Quel que soit le mode de capture, les Puces seront placé
un tube contenant de l'alcool éthylique à 70 ou 80°, additionné ou
non d'une goutte de glycérine pour 10 ce d'alcool, environ.
En principe elles se conservent indéfiniment dans ce milieu, mais
en pratique, par suite des frottements, surtout si plusieurs spéci-
poils et les tarses
aussi a-L-on intérêt à les monter rapide-
dans le même tube, le
mens sont dépos.
risquent d’être détérior
ment.
On ne devra introduire dans le même lube que les Puces
capturées sur le même animal ou dans le même nid.
ETIQUETAGE
Très important, il doit comporter la mention exacte du lieu de
capture (localité, district, altitude de la station de capture), la
date, le nom aussi exact que possible de l'hôte, le nom du collecteur.
Ces indications sont à porter au crayon ordinaire sur un mor
du
de papier blane qui sera introduit dans le tube contenant les
spécimens.
MONTAGE DES PUCES
L'identificalion exaele des Puces ne peul se faire que sur des
spécimens préalablement éclaireis et montés, que l'on examinera au
microscope.
a. Eclaircissement, La Puce, ayant été retirée du tube d'alcool et
débarrassée de celui-ci par un bain d'environ une heure dans
de l’eau distillée, est plongée dans un bain de soude caustique ou de
potasse caustique à 20 p. 100, où elle demeurera pendant vingt-
quatre à quarante-huit heures, à la température ordinaire,
jusqu’à ce qu'elle prenne une teinte j rement
transparente.
Savoir que certaines grosses espèces demeurent brunâtres (Cleno-
cephalides par exemple). L'opération peut être accélérée en faisant
chauffer le bain de soude dans lequel la Puce à été plongée, mais
les résultats obtenus avec cette méthode sont moins bons, et la Puce
peut être gravement endommagée;
unâtre et devienne lég
b. Lavage à l’eau distillée pendant trente minutes;
. Bain dans l’acide acétique en solution à 5 ou 10 p. 100, trente
minutes;
d. Bain dans l’eau distillée, renouvelée après trente minutes,
pendant une heure.
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈI 9
Les Puces peuvent être alors examinées en les plaçant dans une
goutte d'eau, entre lame et lamelle. Il est cependant préférable de
les monter définitivement.
1° Montage au baume du Canada
La Puce retirée de l’eau (opération d) :
e. Bain de trente minutes, ou plus, dans l'alcool à 90°;
f. Déshydratation par un bain de douze à vingt-quatre heures
dans de l'alcool éthylique absolu ou de l'alcool méthylique;
g. Bain d'une journée, ou plus, dans l'essence de girofle;
h. Passage dans le xylol pendant trente minutes;
i. Montage dans une goutte de baume de Canada déposée sur une
lame de verre.
La Puce est placée de telle sorte que sa tête soit tournée vers la
droite de l'opérateur, les pattes étendues vers le haut de la lame,
ceci de façon à obtenir des préparations uniformes, l'insecte
reposant sur le côté droit. Le montage sera facilité s'il est pratiqué
à l’aide d’une loupe binoculaire.
La préparation est ensuite recouverte d’une lamelle et placée à
l'étuve à 60 où même 80° C. pendant une trentaine de minutes, puis
laissée quelques jours à la température ordinaire ou mieux à l’étuve
à 37° C.
La préparation aura été étiquetée, toutes les indications recueil
lies lors de la capture étant reproduites sur l'étiquette.
Après quelques jours, la préparation sera lutée au moyen de
baume du Canada très fluide passé au pinceau et, après un séjour
d’une demi-heure à l’étuve à 60 ou 80° C, sera terminée
Cette méthode est celle conseillée par F.G.A.M. Surr, Conservateur
de la collection Rothschild du British Museum. Elle donne d’excel-
lents résultats, mais est peu pratique en brousse où l’on ne dispose
pas toujours du matériel et des produits nécessaires, et, laissées à
elles-mêmes, les préparations montées au baume du Canada sont
très longues à sécher en milieu tropical, c’est-à-dire qu'elles ne
peuvent être ni transportées, ni expédiées.
2° Montage à la résine maslic
Un moyen simple, très bon marché, et facile à réaliser partout,
consiste à utiliser la résine mastic ou de lentisque. Cette résine
provient du Pistacia lentiseus et a été conseillée depuis longtemps
par LANGERON et R. du NOYER.
Source : MNHN, Paris
10 R. LUMAI
Le mastie en larmes est placé dans un nouet de mousseline, qui
est plongé dans de l'alcool éthylique à 95°, de telle sorte que l'alcool
quelques heures, une journée
recouvre lout juste le nouel. Aprè
tout au plus, le nouet, qui ne contient plus que des impuretés, est
retiré. On bouche le flacon sans s'inquiéter de l'aspect laiteux de
la solution alcoolique obtenue. Laisser sédimenter vingt-quatre à
quarante-huit heures, jusqu'à éclaireissement de la solution. Dé-
ser évaporer l'alcool à l'étuve à 37° ou par chauffage
canter, puis lais
au bain-marie, jusqu'à obtention d’un produit de la consistance
désirée.
Le montage avee ce milieu est simple : apr
Puces comme pour le montage au baume de Canada (a, b, €, d), pas-
sage dans l'alcool à 95° pendant un jour ou deux, puis montage à
la rés sez rapidement et le luta
m'est pas néce
avoir préparé les
ine mastie. La préparation sèche as
ire.
* Montage dans les milieux à base de résines
ynthétiques
te à utiliser les
Un troisième moyen courant de montage con
milieux à base de résines synthétiques. En milieu tropical on a
souvent des déboires avec ceux-ci, les préparations étant longues
à sécher et lorsque ce stade est obtenu, c'est souvent au prix de
l'écrasement des specimens.
IDENTIFICATION
L'utilisation d’un microscope à faible où moyen grossissement,
selon les parties examinées, est indispensable pour l'identification.
L'une des premières difficultés que l’on rencontre lorsque l'on
aborde l'étude des Siphonaptères résulte de la multiplicité des
Lermes employés pour désigner la même partie d’un de €
par les divers auteurs, aussi a-t-on jugé utile de fair
court glossaire les
diverses espèces.
: précéder d’un
lés de détermination et les descriptions des
GLOSSAIRE
Ac Acelabulum : voir clasper.
Ae Ædeagus (— phallosome) : lorgane mâle du coïit. De structure
généralement complexe, est formé de l’apodème ou gaine phallique
(penis plate des auteurs anglais) (fig. 13, ap. æ), de tendons
(Tæ), bien visibles dans la plupart des €
(cr).
pèces ct des crochets
Source : MNHN, Paris
PTÈRES 11
AE Apophyse five du clasper : voir clasper.
Am Apophyse mobile du elasper : voir clasper.
An Antenne (fig. 2), formée de trois parties dont la plus importante est
la massue composée de sept à dix segments plus ou moins accolés.
L'antenne joue un rôle de contention chez le mâle durant la copu-
lation, d’où un dimorphisme sexuel des antennes dans la plupart
des espèces. Les deux bases antennaires sont souvent réunies par
une suture plus où moins profonde, la suture inlerantennaire
(San, fig. 2). Ce sillon, lorsqu'il est bien développé, divise la tête
en deux parties : l'antérieure ou front, la postérieure ou occiput.
La présence ou l'absence de suture interantennaire est utilisée
pour la classification (fracticipit head ou integricipit head des
auteurs anglais).
mination.
axonomiques utilisés pour la déte
é rm) Pour
en partie d’après Arthur Su
tion des abréviations, voir pages 10 et suivantes.
Ap Appendice ou queue de la spermathèque (hile des auteurs anglais),
voir spermathèque (fig. 5).
Source : MNHN, Paris
12 R. LUMA
A pr. Angle préoral (figs 16 et 19) est formé par la jonction du bord
frontal et du bord génal ou vertral de la tête.
Be Bourse copulatrice (fig. 5) de laquelle part le conduit de la sper-
mathèque.
Bp Baguette pleurale du mésothorax (gs. 2 et 15). Crète chitineuse
pleuron en deux parties, l'antérieure où mesepi-
), et la postérieure ou mesepimeron (Mep).
divisant le mé
sternum (Mes
wart}
Soies plantaires
laterales
Poils plantaires
“Sores plantaires
Poil latéral Prepicoles
preapical
Griffes
Cinquième article du tarse (schéma)
CI
per (figs 4 et 13) représente le tergite IX du mäle et constitue
l'appareil de fixation et de «verrouillage» employé par celui-ci
lors de la copulation. Il comporte un corps (body des auteurs
anglais) prolongé vers l'avant par le manubrium (Man) et vers
l'arrière par plusieurs apophyses : l'apophyse fixe du clasper
(fixed process) (4f) et une ou exceptionnellement deux (cas des
Pulicidæ) apophyses mobiles (movable process) (4m), encore
désignées dans la tttérature sous le nom de «doigts» Où d’apo-
digitiformes du elasper. L'apophyse mobile est plus où
nettement articulée avec le corps du clasper au niveau
de lacelabulum (Ac), d'où partent généralement des poils
caractéristiques pour la classification,
Les apophyses du clasper sont souvent désignées par les lettres
P1 (= Af), P2 et P3 (= Am).
Col Collie postérieure du tergite recouvrant la partie anté-
rieure du tergite suivant.
Ca, Cm, C> Coxa (où hanche) antérieure, moyenne et postérieure
Gig. 1).
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 13
Csp Conduit de la spermathèque, voir spermathèque (fig. 5).
ct Cténidie ou peigne (fig. 12), formé par un rang d’épines où dents,
excroissances de la cuticule, n’émergeant pas d’une alvéole comme
les soies. Le peigne peut être génal (C{g, fig. 12), pronotal (Cipn,
fig. 12) où abdominal selon la place anatomique qu'il occupe.
Ep Epipharynx, pièce impaire servant à la transfixion de la peau de
V’hôte, avec les deux lacinies (fig. 2).
Fa, Fm, Ep émur antérieur, moyen, postérieur (fig. 1).
Front Voir antenne. C’est la partie de la tête située en avant de l'an
tenne. Son contour peut être, selon les espèces, régulièrement
arrondi (figs. 1, 8), ou au contraire anguleux (fig. 17).
La Lacinies où mandibules (fig. 2), pièces servant à la transfi
la peau de l'hôte, avec l'épipharyn
ion de
Man Manubrium, voir clasper.
Mep Mésépimeron (fig. 2).
Mest Mésépisternum (fig. 2).
Metest Mélépisternum (fig. 2).
Mn Mésonotum (fig. 2).
Mst Mésosternum (fig. 2).
Mte_ Métépimeron (fig. 2). Large plaque recouvrant en partie le premier
tergite abdominal et remplaçant le premier sternite abdominal.
Mtn Mélanotum (fig. 2).
Oe Œil (fig. 2), peut être vestigial, absent ou bien développé, à noter
stence d'une soie préoeulaire, bien développée, en avant de
ière de l'antenne.
© Occiput (fig. 2
Pe Proépimeron (fig
La partie de la tête située en ar
2).
Pl Palpe labial (fig. 2), formé généralement de cinq articles.
Pm Palpe maxillaire (fig. 2), formé de quatre articles.
Pa Pronotum (fig
Ps Prosternum (fig.
Pro Proventricule (fig. 2
Pso Pseudo: 2), petites épines, c’est-à-dire excroissances de
cuticule n'émergeant pas, comme les soies, d’une alvéole et
formant un rang plus où moins important sous le collier du
mésonotum (fig. !
Py Sensilium où Pygidium (fgs. 1, 5 et 8). Partie du tergite IX formé
d'une multitude d'épines très petites, et sur laquelle s’aperçoivent
des fossettes en nombre bien défini. De chaque fossette émerge
une soie longue et très grèle. Le pygidium a un rôle sensoriel.
Rs Réservoir ou tête de la spermathèque (fig. 5).
San Suture interantennaire, voir antenne (fig. 2).
Sap Soie antépygidiale où antésensiliale (fig. 5). Soie tr
placée au-dessus ou près du bord postérieur du te
Unique, multiple ou absente seïon les genres.
s développée
ite VII.
permathèque (fig. 5), est d'une très grande importance pour
la ématique des femelles. Formée d'une partie dilatée, le
Source : MNHN, Paris
14 BR, LUMARET
réservoir (Rs) ou tête, où le sperme s'aceumule après la fécondi
tion, et d'un appendice (4p) plus étroit terminé où non par une
papille. Le réservoir et la base de l'appendice sont très souvent
pigmentés d’une facen plus où moins intense selon les espèces, les
individus (âge, mais aussi le traitement éclaireissant auquel ils ont
été soumis avant d'être montés).
Spiracle ou stigmate.
0,25 mm
4. — Pulex irritans g. Genitali
(AJ, AM 1, AM 2), son manub
y) Sensilium ou ium
et ST IX) les 7, 8°
en totalité.
VII, ST VIII
seul représenté
up) Soie antepygid
nites abdominaux, le dern
St Sternite (fig. 1). Les sternites IL et VII sont formés de la partie abdo-
minale de chacun des segments abdominaux. Le premier sternite
abdominal est remplacé par le métépimeron. Le sfernite abdomi-
nat basal correspond done au sternite IL (fig. 2). A signaler
l'aspect particulier et la très grande importance du stérnile VI
che la femelle, pour la classification, Le sternite VII dans les
deux sexes est très réduit.
Le sternite IX (fig. 4) est très modifié chez le mâle. Il comporte
une partie antérieure, le bras proximal (= bras basai) plus où
moins visible et une partie postérieure, le bras distal ou apical.
Chez la femelle le sternite IX est recouvert par le tergite VIII.
sta Stylet anal, pelite saillie au-dessous du sensilium, surmontée d'une
forte soie, chez la plupart des femelles.
st Stipe (fig. 2), pièce buccale impaire, de forme triangulaire, autrefois
appelée maxille, et à la base duquel est implanté le palpe maxil-
laire.
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 15
T Tergite (fig. 1). Le deuxième tergite, et les suivants, portent des
rangs de soies en nombre bien déterminé (un chez les Pulicoidea,
deux chez les Ceratophytloïdea). Dans certains genres les tergites
portent des peignes abdominaux bien développés ou rudimen-
taires. Le lergite VIII est plus ou moins modifié, sa chactota»
est importante pour la systématique.
Fe
Î rue” 5
Segments term
). — (Sp) spe
aux de Xenopsylla cheopis © (d'après FC
mathèque, (ap) appendice de la spermathèque, (r
réservoir de la spermathèque, (Beo) bourse copulatrice, (esp) conduit de
la spermathèque. (S4a) stylet anal, Gy) pygidium, (Sup) soies anteps
gidiales, (ST VI, VAI, VIH) sternites VI, VII, VII, (T VI, VI, VII)
Tergites VA, VII, VII.
Ta Tarses (ligs. 1 et 3), sont formés de cinq articles dont le dernier
se termine par des griffes. Le cinquième article des tarses posté-
rieurs est particulièrement important pour la fication,
souvent basée sur le nombre et la disposition des soies latérales
et des soies plantaires dont il est armé.
Ti Tibia (fig. 1) antérieur (a), moyen (m) ou postérieur (p).
Source : MNHN, Paris
16 R. LUMARET
Tu Tuber préoral (figs. 19, 74 à 79). Partie de l'épaississement marginal
du front, située au-dessus de l’angle préoral, utilisée en particulier
stématique de certains genres (Clenocephalides, Isch-
dans la
nopsyllidæ).
Tro Trochanter (fig. 1).
TastiX Tendon apodémal du sternite IX (fig. 13 B) partant de la base
proximal de ce sternite dans certaines familles.
du bre
CLE POUR LA DETERMINATION DES ESPECES
DE LA SOUS-REGION MALGACHE
1. Coxa moyenne présentant sur sa face externe un épaississement
en forme de baguette (fig. 6 A). Tibia postérieur avec une dent
egnis %. B. Synopsyllus fonq
ment intérieur externe. (B) ét
+ Leptops
(4) él
plus où moins pointue à son extrémité distale (fig. 7 4, d).
Sensilium avee, de chaque côté, quatorze fossettes où plus
(lig. 8 À B). Superfamille des Ceratophylloidea 3.
È à moyenne dépourvue $ face externe d’épaississement
6 B). Tibia postérieur dépourvu de dents à son extrémité
Stale (fig. 7 B). Sensi soit quatorze fossettes
au maximum, de chaque côté (fig. 8 c). Superfamille 4
Pulicoidea :
9. Une rangée ou une plaque de petites soies spiniformes à la
partie inférieure de la face interne de la coxa postérieure
i , C). Quatorze fossettes de chaque côté du sensilium
A). Famille des-Pulicidæ ................. sise
7 Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 17
_— Pas de soies spiniformes sur la face interne de la coxa posté-
rieure (fig. 9 B). Sensilium avec huit fossettes de chaque côté
8 B). Famille des Tungidæ. Un seul genre connu à
… Genre Tunga (p. 28).
É
”,
S
Fig. 7. . Leptopsylla segnis ?. B. Centetipsylla madagaseari De
à postérieur : (D) dent de l'extrémit
3. Peigne génal formé de deux grosses épines placées près de
e préoral (fig. 10). Parasites exclus >uris.
10.
Famille des Jschnopsyllidee
4. Métanotum avec des spinules marginales (fig. 12 4). Sternite IX
du mâle avec un tendon apodémal (fig. 13 B). Famille des
Lentopeulidé en EE D LR RE Ft,
Métanotum dépourvu de telles spinules (fig. 12 B). Sternile IX
du mâle sans tendon apodémal (fig. 13 A). Famille des
Hystrichopsyllidæ. Un seul genre connu à Madagascar ......
Genre Dinopsyllus (p. 95).
5. Mésothorax avec une baguette pleurale (fig. 14) ......... 6.
= Mésotho baguette pleurale (fig. 15 bp). Sous-famille
des Pulic
Source : MNHN, Paris
18 R. LUMARET
6. Suture interantennaire très chitinisée (fig. 16 4). Peigne génal
et peigne pronotal présents, bien que parfois très réduits
(fig. 18 4). Sous-famille des Archæopsyllinæ $
S.
Fig. 8. Le sensiltum chez les Pulicoidea (4. Pulicidæ; B. Tungidæ\
et les Ceratophylloidea (C). {Nue latérale)
Suture interantennaire absente ou à peine chitinisée (fig. 16 B).
Absence de peigne 16 S-famille
des Xenopsyllinæ .......... ar tn 9.
7. Métanolum nettement plus court que le premier tergile
abdominal (fig. 17). Palpe labial membraneux, front anguleux
A Genre Echidnophaga (p. 32).
Métanolum sensiblement aussi long que le premier tergile
abdominal (fig. 18 B). Palpe labial rig front arrondi
Ge AR) RUE Genre Pulex (p. 35).
8. Peigne génal ne comptant que deux dents très postérieures de
chaque côté (fig. 16 4) ........ Genre Centelipsylla (p. 36).
Source : MNHN, Paris
19
SIPHONAP
0,25 mm
érieure : 4. Chez les Pulicidæ (Synopsyllus fonquerniet
Tungidæ (Tunga penetrans, €)
ence d’un rang de soies
a face interne de la cox
Fig. 9. — La coxa pi
9); B. chez les
Noter la
ormes () à la partie
vers l'avant jusqu'à l'angle préoral
Genre Ctenocephalides (p. 39).
Ÿ
10 0,25 mm
Fig. 10. — Tête de Lagaropsylla hoogstrauli €
Source : MNHN, Paris
20 R. LUMARET
9. Suture séparant au mélathorax le sternum et l'épisternum
toujours présente (fig. 21), au moins à l'état vestigial
Gig. 50 4) Genre Xenopsylla (p. 48).
Le peigne génal est en à
2 les Ischnopsyllidæ il est situé en
pièe
de celles-
— Absence de suture entre le sternum et l'épislernum du
métathorax ( Genre Synopsyllns (p 61).
Fig. — Le métanotum (Win) 4. chez les Leplopsyllidæ (Leplopsyllu
egn B. chez les Hystrichopsyllidæ (Dinopsyllus ellobius à). Noter
la présence de spinules marginales chez les premiers et leur absence
chez les seconds.
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPIONAPTÉ
21
Fig.
naux du mâle Dinopsyllus ellobius ellobius
B. Lepto — AM. apophyse mobile du clasper. CL elasper.
Sap soie à TaSt IX tendon de lapodème du sternite,
présent chez les Leptopsyllidæ, absent chez les Hystrichopsyllidæ;
4e ædeagus, Tæ tendon de l’ædeagus
Source : MNHN, Paris
22 R. LUMARET
10, Métépiméron plus haut que long. Métasternum présentant un
Lubereule fortement chitinisé à l'extrémité supérieure de son
bord antérieur qui est libre. Au mésothorax la baguette
pleurale rejoint sensiblement en son milieu le dôme, très
chitinisé, qui limite la partie supérieure de ce segment
CE PPOIURE Genre Lagaropsylla (p. 73).
9,25 mm
Fig. 14. — Pulex irritans &
Fig. 15. — Synopsyllus fonquerniei 9. Thorax. Noter l'absence de baguette
pleurale (bp) chez Pulex et sa présence chez Synopsyllus
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 23
Mélépiméron pas plus haut que long. Absence de tubercule
chitinisé à l'angle superoantérieur du métasternum. Au méso-
Uhorax la baguette pleurale rejoint le dôme chitinisé plus en
re (fig. 22 B) Genre Aræopsylla (p. 77).
0,25 mm
Fig. 16. — (4) Centelipsylla madagascariensis 4. Tête et pronotum,
@) Xenopsylla brasiliensis © e, pro- et mesonotum. — (Apr) angle
al, (San) Suture
(Cipr) Peigne pr
Source : MNHN, Paris
24 R. LUMARET
11. Peigne génal à quatre dents situées en arrière de l'œil qui est
rudimentaire (fig. 24) ............ Genre Leplosylla (p 83)
17
PL SAR"
025 mm
Fig. 17. — Echidnophaga gallinacea . Tête, thorax et 1° tergite abdominal
igne génal à deux dents situées au-dessous de l'œil
CR PEL co Genre Paractenopsyllus (p. 85).
Fig. 18. — Pulex irritans &. (4) Tête. (B) Métanotum et 1° tergite abdominal
Source : MNHN, Paris.
INSECTES SIPHONAPTÈ 25
A la fin de cette clé, il ne parait }
s’agit là que d’un moyen de travail commode et rapide, mais qui
n'est valable que pour les seules espèces actuellement connues pour
région malgache. Il en est évidemment, et à plus forte raison,
as inutile de rappeler qu'il ne
la sous
19. — Ctenocephatides
strongylus S. Tête.
(Apr) Angle préoral,
(lu) tuber préoral
fe
de même pour les clés des espèces, qui sont données à la suite
cation à la-
de chaque genre. Dans lous les cas, pour que l'identi
quelle on sera arrivé au moyen des clés, soit valable, sa confirmation
devra ensuite être oblenue par la recherche de lous les caractères
génériques ou spécifiques fournis dans le texte détaillé concernant
chaque famille, chaque genre et chaque espèce, en tenant compte,
bien entendu, de variations individuelles portant sur des points
secondaires, qu'il est fréquent de rencontrer. Dans le cas contraire,
il s'agirait d’espèc
devr:
s nouvelles, Lout au moins pour la région, et l’on
avoir toujours présent à l'esprit que la faune pulicidienne
malgache est de plus mal connue, qu'il reste certainement un
grand nombre d'espèces, peut être de genres, qui à ce jour n'ont pas
été identifiés.
Source : MNHN,
Paris
26 R. LUMARET
025mm
épiméron. (20) Synopsyllus fonquerniei
) Xenopsylla cheopis. — Cm coxa moyenne, Cp coxa postérieure, Mep
mesepimeron, Mest mescpisternum, Mst mesosternum, Mie métépiméron,
Mlest metepisternum, Mn métanotum, M{st metasternum, Pn pronotum,
TI tergite I.
Source : MNHN, Paris
27
22)
Tête, thorax et mélépiméron
B. Aræopsylla martialis 2. — (Mte) mé
du métathe
Lagaropsylla hoogstraali
n (Tub) Tubercule chitinise
pim
SUPERFAMILLE DES PULICOIDEA
Elle se distingue par l'association constante des caractères sui-
vants (dont certains peuvent, à l’état isolé, se rencontrer chez les
Ceralophylloidea) :
Absence d’épaississement chitineux sur la face externe de la coxa
moyenne (fig. 6 B à comparer avec la fig. 6 4). Métanotum et
te
giles abdominaux dépourvus de spinules (comme dans
3. 12 4), de même absence de pseudosoies sous le collier du méta-
notum (fig. 2 ps.) Métépiméron très développé, son bord supérieur
se rapprochant du bord dorsal du premier tergite abdominal.
Présence sur le métépiméron d'un spiracle situé très au-dessus du
bord dorsal du métépisternum (fig. 2 mest el mle.). Tergite
abdominaux IT à VII avec un seul rang de soies. Spiracle
arrond
Source : MNHN, Paris
28 R. LUMARET
dium avec soit 8 (Tungidæ, fig. 8 B) soit 14 (Pulicidæ, fig. 8 A)
ibia postérieur dépourvu de dent à son
settes de chaque côté.
émité distale (fig. 7 B à comparer avec la fig. 7 4).
0,25 mm
Fig. 23. — Tête de Paractenopsyllus kerguisteli & (d'après Wagner)
Fig. 24. — Tête de Leplopsylla segnis d
FAMILLE DES TUNGIDÆ
Se distingue des Pulicidæ par l'absence de soies spiniformes sur
8
xa postérieure, sur laquelle sont implantés
e interne de la
la
seulement quelques poils fins (fig. 9 B à comparer avec la fig. 9 4),
l'absence de soies antésensiliales, et chez la femelle de stylet anal.
Sensilium avec de chaque côté huit fossettes (fig. 8 B). Œil sinueux.
Antenne de contour élliptique. De cette famille un seul genre est
présent à Madagascar.
Source : MNHN, Paris.
29
INSEC
S SIPHONAP
GENRE TUNGA JAROCKI 1838
(Syn. Sarcopsylla Westwood 1840, Dermalophilus Guérin 1840).
Œil bien développé. Spiracles abdominaux, chez la femelle,
atrophiés sur les tergites II à IV, bien développés sur les
lergites postérieurs (cette atrophie n’ex chez le mâle)
Gig. 27). Présence sur l'angle apical antérieur de la coxa pos
lérieure d’un épaississement chitineux en forme de dent qui fait
saillie vers le bas (fig. 9 B, d). Chez le mâle, développement excep-
tionnel de l'ædeagus, qui est long et étroit, avec dans son milieu
une coudure correspondant à une véritable articulation (fig. 29 À e).
Clasper ayant l'aspect général d'une cisaille, dont les deux apo-
physes formeraient les mors (fig. 29 C L). Une seule espèce connue
à Madag
Car.
Tunga penetrans (LiNNÉ) 1758
Œil bien
diamètre a une longueur égale à celle qui sépare l'œil du bord
frontal. Quatre soies implantées sur le bord antérieur du stipe,
près de sa base (caractère souvent difficile à bien distinguer sur
beaucoup de spécimens montés). Pattes : cinquième article du tarse
(fig. 28) avec seulement deux paires de soies plantaires latérales
assez grêles et courtes et une paire de soies préapicales. Abdomen :
chez la femelle gravide forme une masse sphérique, volumineuse,
du fait de la distension des premiers segments abdominaux. (La
tête, le thorax, les derniers segments abdominaux constituant
le «cône», ne sont pas ou que très peu modifiés). Spermathèque
(ig. 26) de forme conique très caractéristique, rappelant un bonnet
de nuit, peu pigmentée et seulement vers sa base.
gmenté, de grande taille puisque son plus grand
MALE : ædeagus (fig. 29) long et étroit, clasper avec des apophyses
de longueur voisine. Extrêmité proximale (c’est-à-dire antérieure)
du manubrium du clasper, arrondie.
LONGUEUR : mâle 0,8 mm, femelle non gravide 0,7-0,8 mm,
gravide : jusqu'à 5 mm,
Les deux sexes vivent tout d’abord, comme les autres Puces, à
l'état libre. Sitôt fécondée, la femelle s'enfonce dans le derme de
l'hôte, seuls les derniers segments abdominaux resteront en contact
avec l'extérieur pour permettre la ponte. Par suite de la distension
des segments abdominaux antérieurs et moyens, la femelle, bourrée
d'œufs, se distend au point d'acquérir la taille d'un petit pois.
Source : MNHN, Paris
30 R. LUMARET
Spi.V-VIT
0? mm 27
CRE AT N EEE
5. — Tunga penetrans mâle : tête ct the
— Tunga penetrans femelle : spermathèque
Fig. 27. — Tunga penetrans femelle : segments abdominaux : remarquer
rophie des spiracles des segments Il, IIL et IV, et l'hypertrophie des
acles di ments V, VI, VIT et VIIL — Spi, spi 3 Sp. sperma-
thèque,
trophient plus où moins.
Certains de ses organes, dont les larses,
En fin de ponte elle meurt sur place. Le développement de l'œuf
s'effectue à l'extérieur dans la poussière des habitations et des
Source : MNHN, Paris:
INSECTES SIPHONAPTÈRES
porcheries principalement.
adultes apparaissent.
unga penetrans mâle, — Ve article du ta
Tunga penetrans mâle, L'ædeagus (4e) et le
avec ses apophyses (4) et son manubrium (Man)
eur
r (CD
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Originaire de la région néotropi-
cale, la Puce chique a gagné l'Afrique el, de là, Madagascar,
importée, dit-on, dans ce pays par des soldats originaires d’Af ique.
Source : MNHN, Paris
32 R. LUMARET
ablement
one à Madagascar, elle s’est consic
ides de contact utilisés pour
lans
Autrefois Lrè
raréfiée du fait de l'action des insee
la lutte contre le paludisme. Elle est actuellement cantonnée
quelques localités des régions côtières et des plateaux.
Hôres : Cette Puce s'attaque de préférence à l'homme el au porc,
mais elle a été signalée sur le chien et aurait même été trouvée sur
le bœuf.
FAMILLE DES PULICIDÆ
Se distingue facilement de celle des Tungidæ par la présence sur
la face interne de la coxa Aie d'une rangée ou d’une toulTe
de soies spiniformes (fig. 9 A). Présence dans les deux sexes de
soies antésensiliales. Sensilium avec quatorze fossettes de chaque
côté (fig. 8 4). La femelle possède un style anal (fig. 5 Sfa). L'œil ne
présente pas d'encoche.
SOUS-FAMILLE DES PULICINÆ
Se caractérise avant tout par l'absence de baguette pleurale
au mésothorax (fig. 14, à comparer avec la fig. 15 bp). Deux genres
nts à Madag
de celte sous-famille sont pr
GENRE ECHIDNOPHAGA OLLIFF, 1886
Se distingue des autres Pulicinæ par l’étroitesse de son mélano-
tum, plus court que le premier tergile abdominal (fig. 17), son front
très anguleux et l'aspect membraneux des palpes labiaux. Parmi la
vingtaine d'espèces connues pour le monde entier, une seule se
rencontre à Madagascar.
Echidrophaga gallinacea {WESrwoop) 1875
Deux fortes soies occipitales (fig. 30 So), cinquième article du
tarse avec quatre paires de soies latérales, dont trois paires fortes
et régulièrement e
fines soies. Cet article du tarse porte également deux soies plantaires
subapicales, et deux griffes remarquables par l'absence de saillie à
leur base (fig.31). Présence chez la femelle d’un lobe occipital bien
développé (fig. 30 Lo).
es, la quatrième paire constituée par deux
Source : MNHN, Paris
SIPHONAPTÈRES
0.05mm
30. — Echidnophaga gallinacea Feme
Lo lobe occipital. Lg lobe génal, PL palpe labial
Echidnophaga gallinacea Femelle : V° article du tarse postér
Echidnophaga gallinacea Mâle, clasper et IX! sternite. —— CL ela
Af apophyse Am 1 et Am 2 apophyses mobiles, Man manub
IX St sternite
Tête. So Soies occipitales.
de
ium.
A ces caractères spécifiques s'ajoutent les suivants : front très
anguleux, surtout chez la femelle. Présence d’un lobe génal saillant
vers l'arrière (fig. 30 Lg). Une soie antésensiliale de chaque côté
dans les deux sexes.
Source : MNHN, Paris
34 R. LUMARET
MALE
à son extrémilé ventrale un long poil dirigé ve
apophyses mobiles (4m 1 el 2) petites. Sternite IX lrès réduit
(ig. 32).
Femene (fig. 33) : spermathèque de forme sigmoïde, son 1
voir pr Appendice non pigmenté.
apophyse fixe (47) moyennement développée, présentant
s le bas. Deux
sente des stries.
0,2 mm
Fig. 33. — Echidnophaga gallinacea ®. —" Sap, Soie antepyaid
thêque, Spi spiracles des tergites VI, VII et VII, St
VII SÉ sternite VII.
Sp_sperma-
Stylet anal,
mâle
Puces. Lorsqu'elles sont gr:
Le et les jeunes femelles vivent à l'état libre comme les
autres ides, les femelles se fixent au
moyen de leurs pièces buccales enfoncées dans le derme de leur
hôte, le plus souvent au niveau du cou et surtout de la tête.
Lox R : mâle 1-1,25 mm, femeile 1-1,50 mm.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Originaire de la région éthiopienne
E. gallinacea s'est répandue dans plupart des contrées chaudes,
ÿ compris la sous-région méditerranéenne, avec la volaille, qu'elle
afectionne particulièrement. Elle est commune partout à Mada-
: Oiseaux domestiques et, à partir de ceux-ci, les peti
animaux domestiques, les petits rongeurs, les petits carnivores el
quentant les
ionnellerient s'attaquer à l'homme. À été
Madagascar sur un lémurien, Hapalemur griseus, capif,
les oiseaux entrant en contact avec la volaille ou f
poulaillers. Peut occ
trouvée
qui, ne doit constituer, de ce fait, qu'un hôle accidentel, lout à fait
exceptionnel.
Source : MNHN, Paris
&
INSE S$ SIPHONAPTÈRES ä
GENRE PULEX Linné 1758
pour les Pulicidæ et les
suivants, qui permettent
raclères précédemment donné
Pulicinæ s'ajoutent pour le genre Pulex le
sa facile distinction d'avec le genre Echidnophaga : Métanotum
aussi long que le premier tergite abdominal (fig. 18 B). Tèle avec
rement arrondi dans les deux sexes (fig. 18 4).
un front réguliè
Palpe labial non membraneux. Présence fréquente, mais non cons-
lante, d’un peigne vestigial représenté par une petite épine génale.
Une seule espèce, d’ailleurs cosmopolite, présente à Madagascar.
Pulex irritans (Linné) 1758
Œil bien développé. Epaississement marginal silué au-dessus de
la fosse antennaire, à l'union du front et de l’occiput à peine
ence assez fréquente sur le bord génal d’une
ine ancestral. A l'occiput une seule soie
marqué (fig. 18 4). Prés
petite dent, vestige d’un pei
bien développée. Une soie préoculaire et une autre sur le bord
ventral de la tête, au niveau du stipe.
MazE : elasper caractérisé par le fort développement de l'apo-
physe fixe A qui recouvre complètement les deux apophyses AM I
et AM 2 (fig. 34 B). Sternite IX peu développé.
FEMELLE : spermathèque petite avec un réservoir sphérique,
pigmenté, tandis que l’appendice, très ineurvé, ne l'est pas. Ster-
nite VII avec un sinus sur le milieu de son bord postérieur,
déterminant la formation d’un lobe inférieur convexe et d’un lobe
supérieur concave (fig. 34 A).
LoxG 3 mm.
EUR : mâle 2-2,5 mm, femelle 2,
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : cosmopolite, cette espèce esl
partout présente à Madagascar.
Hôre : L'homme et, accidentellement, tous les animaux domes-
tiques ainsi que les rongeurs fréquentant les habitations humaines.
SOUS-FAMILLE DES ARCHÆOPSYLLINÆ
Parmi les Pulicidæ se différencie par la présence d’une baguette
pleurale au mésothorax (fig. 15 bp), d’un peigne génal et d’un autre
pronolal (fig. 16 A). Les bases des deux fosses antennaires sont
reliées l'une à l’autre par un épaississement chitineux, la suture
interantennaire (fig. 16 4 San).
Deux genres appartenant à celte sous-famille sont présents à
Madagascar.
Source : MNHN, Paris
36 R. LUMARET
Fig. 34. — Pulex . © Sp spermathèque, st VII sternite VIL —
B. d. A AM 2 apophyses mobiles
1 et 2. læ tendon de l'ædeagus. Py sensilium, Sap soie antepygidiale
St IX sternite IX.
GENRE CENTETIPSYLLA JORDAN 1925
Se distingue du genre Ctenocephalides par l'implantation, très en
arrière de l'angle préoral, du peigne génal, composé, pour chacun
des deux côtés, de deux dents (fig. 35), tandis que chez les Cfeno-
cephalides les premières dents du peigne sont situées très près de
l'angle préoral (la dent la plus antérieure est toujours implantée
en avant des pièces buccales) (fig. 36). Le genre Centetipsylla se
distingue du genre paléaretique très voisin Archæopsylla par la
baguetle pleurale mésothoracique qui rejoint le bord dorsal du
mesopleurum au niveau de l'angle supérieur de celui-ci, la baguette
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈ)
interne de la coxa moyenne qui se bifurque sensiblement au
milieu de la coxa, enfin par la présence de soies sur le sternite
abdominal basal.
35
Apr
36
025mm
Apr
Ctg
35-36, — Schéma montrant chez les Archæwopsyllinæ l'implantation de
l'épine antérieure du peigne génal (Ctg) par rapport à l'angle préoral (Apr)
chez (fig. 35) Centetipsylla madagascariensis # et (fig. 36) Ctenocephalides
felis strongylus €.
Une seule espèce de ce genre, propre à Madagasear, est connue :
Centetipsylla madagascariensis (ROTHSCHILD) 1900
Se di
Gig. 16 a) présence d’un tubereule frontal, pouvant être très réduit,
stingue par les principaux caractères suivants : Tête
Source : MNHN, Paris
38 R. LUMARET
environ à l'union du tiers supérieur aux deux Liers inférieurs du
front. Au-dessous de ce tubereule le front s’abaisse verticalement
chez le mâle, un peu plus obliquement chez la femelle. Occiput
armé de trois rangs de soies, avec de chaque côté quatre soies au
rang submarginal postérieur, trois au rang moyen, une seule au
rang antérieur. Sur le bord postérieur de la fosse antennaire une
rangée de petites soies spiniformes (à remarquer, chez celte espèce,
la tendance des soïes à prendre cet aspect spiniforme sur diverses
Peigne génal
parties du corps). Un rang préoculaire de trois soie
constitué de chaque côté par deux dents très développées, très
cal, est
chitinisées et dont la pointe est très acérée. Ce peigne, ver
inséré en arrière du niveau de l'œil, qui est bien développé. Présence
d'une forte épine à l'extrémité de l'apophyse génale. Pronotum
(fig. 16 A) porteur d'un peigne formé pour l’ensemble des deux
côtés par 11-12 dents très développées. Mésépisternum et mésé:
piméron fusionnés. Métépiméron plus haut que long. Sternite
abdominal basal avec chez le mâle une soie ventrale ct 2-3 soies
latérales. Ces soies sont plus nombreuses chez la femelle.
Mae (fig. 37) : trois à quatre très fortes soies spiniformes sur le
bord postérieur du sternite VIII. Sternite IX présentant sur son
bras distal une bosse ventrale sur laquelle sont implantées deux à
trois soies très développées. A l'extrémité de ce bras, l'angle ventro-
postérieur arrondi et saillant porte deux soies spiniformes coudées
Vers le bas, sur l'angle dorso-postérieur deux autres soies moins
épaisses. Clasper avec une apophyse fixe (4/) de forme générale
guement ellipsoïde, avec un bord ventral plus aplati que le bord
sal fortement convexe. Ce dernier bord porte de nombreuses
marginales et un rang
très lortes
réduite, son apex est surmonté de quelques soies
submarginal de cinq à huit petites
mais
soies spiniformes. L'apophyse mobile (4m) très
êles.
LE : spermathèque (fig. 38) absolument caractéris
FEME
son aspect de gland, la eupule correspondant à l'appendice,
ique par
ne au réservoir. Un sillon sépare les deux parties de la sperma-
thèque dont le réservoir est peu pigmenté, la base de l'appendice
ant légèrement. Orifice terminal.
seule l’é
DISTRIBUTION G
parasite des Tanre
GRAPHIQUE : Espèce endémique malgache,
, (Centeies et Hemicentetes) fréquente sur les
plateaux de la Haute Région comme sur les Versants. A été, dans
la région de Tananarive, trouvée sur Rattus rattus, qui ne doit
constituer qu’un hôte accidentel.
Source : MNHN, Paris
39
ES SIPHONAPTÈRES
ST VI
37-38. — Centetipsylla mudagascartensis. (37) mâle : Clasper, S
Vill et IX pophyse fixe, Am apophyse mobile, $. «
acétal iformes, Man Manubrium du clasper. ST VIII
«tr S) femelle spermathèque.
1 clasper, 4f
Sternites
GENRE CTENOCEPHALIDES STILES ET COLLINS 1930
actérise par son peigne génal
Parmi les Archæopsyllinæ, se
implanté le long du bord ventral de la tête, la première dent étant
Source : MNHN, Paris
40 R. LUMARET
fixée en avant des pièces buccales, tout près de l'angle préoral
(fig. 40 à 43), les dents postérieure
espèces présentes à Madagascar) situées en arrière du niveau de
l'œil. Mélépisternum nettement séparé du mélasternum. Parmi les
dix espèces ou sous-espèces connues, trois sont présentes à Mada-
gas
généralement (toujours dans les
4. Clenocephalides cunis © (après F
Ctenocephalides felis % (original).
B
ÈCES EXIS
ANT DANS LA SOUS-RÉGION MALGACHE
1. Sur le bord dorsal du tibia postérieur, entre les fortes soies
apicales et postmédianes, présence de deu
émergeant chacune d’une encoche (fig
Métépisternum avec trois soies ordina
fortes soies
39 4, soies a et b).
rement (fig. 44) ......
canis (Curtis) 1826.
Sur le bord dorsal du tibia postérieur la soie b absente ou
remplacée par un poil très fin (fig. 39 B). Mélépisternum avec
une ou deux soies (fig. 45) ..... FL 2
2. Tête très allongée (fig. 40 A). Aucune partie du front chez
le mâle n'est verticale. Tuber préoral mince et très allongé
PT TR De Mon 0n On felis felis (Bouché) 1835,
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES al
Tête moins allongée (fig. 40 C) où même courte (fig. 40 B).
Chez le mâle une partie du front est verticale (fig. 42). Tuber
préoral court .............. felis strongylus (Jordan) 1925.
Il ibles entre les deux
sous-espèces de C. felis peuvent être observés.
est à noter que tous les intermédiaires poss
Ctenocephalides felis felis (BOUCHÉ) 1835
Tête (fig
les deux sex
40 À 43) très allongée avec un front très oblique dans
s. Tuber préoral long et étroit, beaucoup plus mince
généralement que dans la sous-espèce C. felis strongylus. Occiput
avec un rang postérieur submarginal d’une dizaine de soies pour
l'ensemble des deux côtés, non comptées les petites soies interc
laires. Rang moyen et rang antérieur réduits à une seule soie. Au
front une soie préoculaire et une seconde de l'angle préoral. Peigne
génal comptant 14-16 dents pour l'ensemble des deux côtés.
La première dent, implantée près de l'angle préoral, pres
longue que la suivante (ses deux tiers au minimum).
Chez le mâle en arrière du bord postérieur de la fosse antennair
une série de petites soies (fait constant chez tous les mâle
des Ctenocephalides) qui est absente chez la femelle. Chez la femelle
de C. canis celte série peut être présente quoique réduite, tandis
qu'elle est toujours présente chez la femelle de C. felis orientis, dont
c'est une caractéristique (cette Puce orientale a été signalée sur la
côte africaine de l'océan Indien). Peigne pronotal à 16-18 dents
que auss
pour l'ensemble des deux côtés. Métépisternum avec d'ordinaire
une à deux soies. Pattes : tibia postérieur (fig. 30 B) avec
d'ordinaire sur son bord dorsopostérieur six encoches d’où
émergent de fortes soies. Entre ces fortes et longue
submédianes et apicales une soie forte mais plus courte que
les autres soies de ce bord dorsopostérieur du tibia (fig. 39 À soie «),
qui permet en général un diagnostic rapide de cette espèce avec
C. canis qui possède deux soies et non une entre les grandes soies
soie:
éduite
soies
de l’encoche apicale et de l’encoche submédiane (fig. 39 B
a et b). Toutefois il arrive que la soie b chez C. canis soil
ou exceptionnellement absente, tandis qu'à sa place, chez C. felis,
peut exister un poil. Au cinquième article des tarses, présence de
deux soies spiniformes plantaires subapicales.
Mae (fig. 49) manubrium du elasper à extrèmité proximale
st-à-dire antérieure) peu ou à peine dilatée. Apophyse fixe avec
Ce’
une rangée de trois à quatre soies sur sa face latérale et un rang
submarginal d'une vingtaine de soies. Chez C. canis les soies sont
plus nombreuses et plus fortes sur cette apophyse.
Source : MNHN, Paris
42 HR. LUMARET
je ru
Fig. 40. — 4. Cienocephalides felis felis B et C. Ctenocephalides
strongylus © (C. forme typique, B. forme intermédiaire d'avec C
felis). D. Clenocephalides canis %. TU tube oral. (Nota : toutes Jes
figures ci-dessus sont à la même échelle).
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 43
FEMELLE : spermathèque (fig. 46 B) avec un réservoir plus ou
ovalaire, bien pigmenté, et un appendice dont la partie
apicale recourbée est beaucoup plus courle que chez C. canis
(fig. 47).
moin:
LonGuEurR du mâle 2-2,5 mm, de la femelle 2-3,25 mm.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQU
qui parasite normalement le chat et accessoirement le chien, s’est
répandue par l'intermédiaire de ses hôtes, à la suite de l’homme,
dans l'ensemble du monde. Toutefois dans la région éthiopienne
déjà peuplée par sa sous-espèce C. felis strongylus, à laquelle elle
s’est heurtée, elle n’a aucune tendance à s'implanter, cette dernière
: D'origine paléaretique, cette Puce
l'absorbant par métissage. Elle n’est de ce fait pratiquement ren-
nds centres sur les animaux domestique
sauvages sont parasités par la sous-espèce
Madagascar où C. felis strongylus prédo-
aux îles Comores.
contrée que dans les gr
alors que les animaux
locale. Il en est ainsi
mine. C. felis felis a été signalée
Hôves : le chat domestique est son hôte par excellence, le chien
vivant dans les endroits fréquentés par ce dernier l'héberge fré-
quemment. Accidentellement l’homme et les petits rongeurs
domestiques.
Ctenocephalides felis strongylus (JORDAN) 1925
Cette sous-espèce ne diffère de C. felis felis que par la forme de
la tête (fig. 40 B et C, et 42) dont le front est arrondi plus ou moins
et présente chez le mâle une partie verticale. Tuber préoral plus
court et généralement plus trapu. Toutefois il est courant de ren-
contrer loutes les formes intermédiaires possibles entre les deux
sous-espèces, issues selon toute vraisemblance de croisements entre
la sous-espèce éthiopienne, qui est indigène, et l'espèce paléare-
tique devenue cosmopolite (fig. 40 B). Très souvent l'identification
exacte de ces formes intermédiaires est pratiquement impossible, et
seul le lieu de leur capture incite à les e
C. felis strongylus.
sser dans la sous-espèce
LONGUEUR : la même que celle de C. felis felis.
DISTRIBUTION ÉOGRAPHIQUE : Toute la région éthiopienne.
Partout présente à Madagascar.
Hô: : chat et chien domestiques, l’homme (C£. felis strongylus
dans une grande partie de la région éthiopienne remplace Pulex
irrilans el devient la véritable <puce humaine»). Accidentellement
Source : MNHN, Paris
#4 R. LUMAF
Cfelis strongylus
C.conis
C:felis Felis
44 R
Fig. 41-42-43
0,2mm
Profil du front : (41) Ctenocephalides canis
felis strongylus 8 (3) Ci. felis felis d
î asternum (Mst) chez C
Fig. 44-45
rongeurs fréquentant les habitations humaines. Les carnivores
itables hôtes. A Madag au
les
sauvages doivent être ses vé
Source : MNHN, Paris
45
rencontrée sur les petits carnivores sauvages suivants : Viverra
schlegeli, Galidia elegans; accidentellement, elle a été trouvée s
certains Lémuriens : Lemur catta et Hapalemur gri
seu, mais
4647. — Ctenocephalides femelles : Spermathèque de Cf. feli
GG a) de C. felis felis (46 b), et de CL. canis (AT)
Ctenocephalides canis (CunTIs) 1826.
Cette espèce se différencie nettement de C. felis felis et de sa
sous-espèce C. felis strongylus par d'assez nombreux caractères :
tête (fig. 40 D et 41) avec un front plus court, nettement convexe
et présentant toujours, chez le mâle, une portion verticale, Tuber
préoral court et trapu. Occiput avec, pour chacun des deux côtés,
un rang postérieur marginal de 5-6 soies, un rang moyen de
Source : MNHN, Paris
46 R. LUMARET
deux
soies derrière le bord postérieur de la fos
pouvant exister, mais réduite, chez certaines femelles (jamais chez
celles de C. felis felis et de C. felis strongylus). Une soie préoculaire
et une soie à proximité de l'angle préoral. Peigne génal avec
ure est, en longueur,
joies et une seule au rang antérieur. Une rangée de petites
€ antennaire chez le mâle
7-8 dents de chaque côté, la dent la plus antérie
{out au plus égale à la moitié de la dent suivante (au minimum
Man
Fig. 48-19. — Clenocephalides mâles : Clasper de Cl. cants (48) et Cl. felis
strengylus (49). — Am apophyse mobile, 4f apophyse fixe, Man manubritim
du clasper.
2/3 chez les sous-espèces &
ses CG. felis. Peigne pronotal
avec 7-9 dents de chaque côté. Métépisternum ordinairement armé
de trois soies (1 ou 2 chez C. felis). Tibia postérieur présentant
sur son bord dor
armé
sopostérieur généralement sept ou huit encoches
de fortes soies. Entre l’encoche apicale et l'encoche post
médiane deux fortes soies implantées isolément (une très petite
soie accessoire pour lune d'elles généralement) (fig. 39 4,
soies a et b). Toutefois il ar
ive que la soie b manque et
soit remplacée par un petit poil, comme chez certains specimens
de C. felis, mais ce fait est relativement rare. Au cinquième artiele
des tarses, deux soies plantair
subapicales spiniformes, dont
lune, de même que chez C. felis, beaucoup plus longue que l'autre.
Mae : extrémité antérieure du manubrium du elasper nettement
dilatée (fig. 48) (non ou à peine dilatée chez C. felis (fig. 49).
Apophyse fixe du elasper proportionnellement plus longue ct
surtout plus velue, portant plus de quatre soies sur sa face latérale.
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÉ AT
FEMELLE : spermathèque (fig. 47) avec une extrémité apicale,
courbée, nettement plus longue que chez C. felis. D'une façon
générale, C. canis présente un plus grand nombre de soies, non
seulement que €. felis mais encore que toutes les autres espèces
connues de Ctenocephalides.
LONGUEUR : mâle 2-2,25 num, femelle 2-3,25 mm.
)GRAPHIQU
DISTRIBUTION € D'origine paléaretique, comme
G. felis, mais plus spécialement adaptée aux Canidés, par l’inter-
médiaire du chien et à la suite de l’homme, cette espèce s’est
répandue dans le monde entier. Cependant, même en Europe, elle
à une tendance expansive beaucoup moins marquée que C. felis
et n'a pu s'implanter dans une grande partie de la région
éthiopienne. Dans les quelques localités de celle-ci, au climat
toujours plus ou moins tempéré par des facteurs locaux comme
l'altitude, où elle a été rencontrée, elle ne subsiste vraisembla-
blement que grâce à des apports répétés d’origine européenne.
Elle a été trouvée sur les Plateaux de la Haute Région à Mada-
gascar. À noter que &@e nombreux exemplaires, identifiés comme
appartenant à cette espèce, sont en réalité des formes typiques de
C. felis strongylus, leur diagnostic ayant été fait d’après le seul
profil de la tête, sans tenir compte de la forme des genitalia.
HôvE : le chien et beaucoup plus rarement le chat domestique.
Accidentellement l'homme et les petits rongeurs domestiques.
SOUS-FAMILLE DES XENOPSYLLINÆ
Se distingue de toutes les autre
présence d'une baguette pleurale au mésothorax (fig. 50 bp) et
l'absence de tout peigne, même vestigial, à la têle comme au
familles de Pulicidæ par la
pronotum. Par ailleurs, suture interantennaire absente (fig. 16 B)
où faiblement marquée (fig. 54) comparativement à celle des
Archæopsyllinæ (fig. 16 A); de plus absence de tout épaississement
rement ses
marginal au front. Chez le mâle, le clasper, et partieuli
apophyses, peu développés. Chez la femelle, la soie antépygidiale
loujours séparée du bord du tergite VII (fig. 63).
Deux genres, appartenant à cette sous-famille, sont rencontrés
à Mada
Source : MNHN, Paris
48 R. LUMARE'
GENRE XENOPSYLLA CLINKIEWICZ 1907
la présence d’une suture généralement bien
Caractérisé. par
$ pouvant être vestigiale (fig. 50 A) entre
développée (fig. 50 B) 1
le métasternum et le métépisternum. Sur le bord dorsopostérieur de
chez les Xenopsylline.
Synopsyllus fonquerniei.
le métépi
Le mésosternite €
ylla petteri; B.
pleurale du mé
Gmtest) et le métasternum (mfst). Cm et Cp Coxas moyenne et
Nota : la trame des cellules cuticulaires a été exagérée pour
rection vi e chez Synopst (C) incurvée chez Xenopsylla (A, B.
Fig. 51. — Xenopsylla cheopis €.
re postérieure
A.
Source : MNHN, Paris
INS
SIPHONAPTÈRES 49
la coxa postérieure une échancrure intéressant la partie inférieure
de ce segment de membre, qui présente de ce fait un brusque
étranglement à ce niveau (fig. 51). deux soies au niveau du
front dont une préoculaire. Massue antennaire asymétrique, non
segmentée dans sa portion ventrale, qui repose dans la fosse
antennaire. Bord ventral de la tête sans expansion en forme de
crochet, D'une façon générale, les soies chez les espèces de ce genre
sont modérément développées et peu pigmentées.
CLÉ DES RECONNUES DANS LA SOUS-RÉGION MALGACHE
1. Suture entre le métasternum et le métépisternum bien déve-
loppée (fig. 50 B) …… CC IE
D).
— Suture vestigiale (fig
2. MaLe : soie antépygidiale portée sur une petite saillie conique
marginale (fig. 53, /c). Apophyse fixe (f) du clasper allongée
et armée de 7-8 soies bien développées, dont lune (a) est
coudée fortement vers le bas, et une autre (b) se remarque par
son épaisseur particulière. Apophyse mobile (mm) inclinée vers
le haut (ñg. 53,3). FENE ervoir de la spermathèque
50MA) 0. petierisnespi(p.
fig. 52, 1) globuleux, plus large que l'extrémité basale de son
appendice ..... brasiliensis (Baker) 1904 p. 59).
Mae : soie antépygidiale non implantée sur une saillie en
forme de cône et non marginale (fig. 53,2). Sur l'apophyse
fixe (f) du clasper (fig. 53, 2) aucune soie n’est remarquable
par son épaisseur particulière ou une coudure; l'apophyse
mobile (m) non inclinée à son extrémité vers le haut, mais au
contraire légèrement vers le bas. FEMELLE : spermathèque
(fig. 52, 2) avec un réservoir non globuleux, de largeur sensi-
blement égale au diamètre de la base de l'appendice
noie cheopis (Rothschild) 1903 (p. 60).
01 mm
Spermathèque : 1 Xenopsylla brasiliensis
2. Nenopsylla cheopis ®
Source : MNHN, Paris
50
LUMARET
005 mm Le 4
53. — Xenopsylla brasiliensis & : 1. Soie antepygidiale (Sap) portée sur
une cône (e Apophyse mobile (m) et apophyse fixe (j) du claspel
() et () les soies caractéristiques. — Xenopsylla cheopis 4. — 2, La soie
antepygidiale (Sap). 4 Les apophyses fixe () et mobile (m).
Xenopsylla petteri n. sp.
L'absence de suture bien développée entre le métasternum et le
mélépisternum, qui apparente celle espè
genre Xenopsylla, permet la distinction immédiate de celle-ci parmi
loutes les autres puces du même genre, présentes dans la sous-
région malgache (fig. 50 4). Elle se distingue de tous les autres
membres du groupe hirsuta, à l'exception de l'espèce hirsuta
hirsuta el sa sous-espèce hirsuta placidia, par l'absence sur le
premier lergite abdominal d’un groupe de fortes
sur une gibhosité chez le mâle, che
e au groupe hirsuta du
oies implantées
la femelle par la présence
d’une spermathèque dont le réservoir n'est pas sphérique et est
asymétrique. Elle se différencie de X. hirsula hirsuta et de sa
sous-espèce À. h. placidia par la présence chez le mâle de
quatre soies spiniformes, bien développées, implantées sur le bord
apical du sternite VIII parmi ces soies les deux supérieures ne sont
pas pigmentées et sont coudées à angle droit, 1
deux inférieures,
Source : MNHN, Paris
51
ES SIPHONAPTI
plus fortes, étant droites et bien pigmentées (fi
ailleurs les deux apophyses du elasper, de taille presque semblable,
sont nettement plus développées que chez tous les autres membres
du groupe hirsuta dont l’apophyse (4 2) est extrêmement réduite
(fig. 59 À 1 et A 2).
59 Sspi. Par
01 mm 8
= Xenopsylla petteri mâle : Tête
Têle (fig. 54-55). Occiput séparé du front chez la femelle par
un nodule chitineux plus apparent qu'il n'est habituel dans les
espèces de ce genre, chez le mâle ce nodule est confondu avec
les bords épaissis de la fosse antennaire. Fosse occipitale réduite
chez le mâle. Deux rangs de soies à l’occiput, le postérieur sub-
marginal comptant pour chacun des deux côtés quatre soies, outre
Source : MNHN, Paris
52 R. LUMARE
jes soies intercalaires, la soie la plus inférieure de ce rang, plus
développée que les autres et séparée de la précédente par un espace
beaucoup plus grand que l'intervalle séparant les trois soies
supérieures les unes des autres. Rang occipital antérieur réduit à
une seule soie, implantée vers le milieu et en arrière de la fosse
Fig. 55. -— Xenopsylla petleri femelle : Tête
antennaire. Sur le bord postérieur de cette fosse, une vingtaine de
peliles soies chez le mâle, 7-8 seulement chez la femelle. Front
lrès convexe, surtout chez le mâle, avec deux soies peu développées
dont une préoculaire. Œil bien développé et pigmenté, beaucoup
plus petit chez la femelle que chez le mâle. Massue antennaire
article, 6-7 soies
asymétrique avee deux courtes soies sur le premier
relativement larges sur le second, atteignant Île troisième ou
quatrième article chez le mâle, dépassant chez la femelle l'extrémité
de la massue, du fait du prolongement filiforme de chacune de
stre atteignant l'extrémité distale de la coxa antérieure.
côté:
soies. Ro
Thorax (fig. 56) avec un pronotum armé sur chacun de &
de six soics, de même que le mésonotum. Ce dernier, mesuré au
niveau de la soie la plus inférieure, plus long que la métanotum.
Un rang de cinq soies pour chacun de ses deux côtés. Mésé-
pislernum armé d'une soie et séparé par la baguette pleurale du
Source : MNHN, Paris
ES
INSEC SIPHONAPTÉ
ES
oie:
mésépiméron, armé de trois soies. Métasternum et mélépisternum
armés chacun d’une soie bien développée, et séparés l'un de l'autre
par une suture vestigiale (l'orientation différente des cellules
euticulaires de ces deux segments du métathorax permet seule de
deviner cette suture sur certains specimens) (fig. 50 4). Métépi-
méron avec deux rangées de quatre et cinq soies dont la plus haute
56. — Xenopsylla petteri Thorax, métépiméron et 1° tergite abdominal
est implantée au-dessous du spiracle. Pattes (fig. 57-58) avec deux
soies spiniformes plantaires subapicales au cinquième article de
tous les tarses, sauf, chez le mâle qui en possède trois au ta
antérieur. Au tarse postérieur, chez le mâle, la soie la plus longue
du deuxième article dépasse l'extrémité du cinquième. A l'abdomen,
deux rangs de soies sur le premier tergite, un seul sur les tergites
suivants, dont la soie la plus inférieure est insérée au-dessous du
spiracle du segment intéressé (fig. 59). Une soie antépygidiale avec
deux petites soies satellites, de chaque côté, non implantée sur un
pédoncule développé.
Sternite abdominal basal dépourvu de soies. Sternites suivants
avec de chaque côté deux soies latérales chez le mâle et quatre
chez la femelle (fig. 63).
Source : MNHN, Paris
54 R. LUMARET
Sternite VIIL avec 7-8 grosses soies le long du
es soies spiniformes remarquables (Sspi)
supérieure du bord
non pigmentées
Mae (fig. 59).
bord ventral, quatre gros
par leur taille et leur dis
postérieur du sternite : les deux supérieur!
position à la part
petteri. V° article du tarse antérieur
e, (68) de la femelle
Xenopsylle
GD dur
présentent dans leur milieu une coudure à angle droit, leur
deux inférieures, plus fortes
extrémité étant dirigée vers le bas, le
et bien pigmentées sont droites. Slernite IX (fig. 59) à bras distal
e terminale, présente sur son bord
2-3 petites soies
à peine chitinisé dans sa par
ventral quelques petites soies et à son ape
grèles. Bras proximal formé par une lamelle membraneuse de
forme triangulaire, peu visible. Clasper peu développé, son mänu-
brium, en forme de lame de sabre, long et mince. Deux apophyses
ez bien développées, l'apophyse (4 1), un peu plus courte que
Source : MNHN, Paris
TES SIPILONAPTÉ
l'apophyse (4 2) de forme générale presque rectangulaire (à peine
un peu plus large en son milieu qu'à son extrémité, sur certains
specimens, el dans lous les cas assez loin de l'aspect de <massue
01 mm
59
59. — Xenopsylla pelteri. Mâle eminalia, Clasper avec ses apophys.
A1 et A2 et son manubrium Man, Sternite IX (St /X). Les soies
spiniformes (Sspi) de l'extrémité du Sternite VIII.
s plus
d'indiens des autres membres du groupe hirsuta), cinq fc
longue que large. Quelques petites soies implantées sur l’apex.
Apophyse (42) cinq fois plus longue que large avec un bord
dorsal rectiligne et un bord ventral convexe ou parfois légèrement
Source : MNHN, Paris
56 R. LUMARET
sinueu»
Cinq soies à l'apex, dont une plus petite sur la face
latérale, L’apophyse (43) réduite à une petite et mince lame
membraneuse ne portant aueune soie et très difficile à distinguer.
Ædeagus (fig. 62) à bords presque parallèles, le bord ventral étant
Fig. 60-61. — Apodème de l'ædengus (60) Xenopsylla brasilien
(61) Xenopsylla cheopis €
seulement très légèrement sinueux, son extrémité proximale (ou
antérieure) étant arrondie avec une très petite saillie dirigée
Vers le bas. L'extrémité distale du paramère de l’ædeagus est moins
large que sa partie moyenne (sans être aussi étroite que chez les
autres membres du groupe). Tendons de l'ædeagus épais, parallèles
6? _0imm,
enopsylla petteri mâle : L'apodème de l'ædeagus et ses tendons
à celui-ci, leur extrémité dép
sans former de spire terminale.
ant à peine celle de l'ædeagus,
FEMELLE : bord postérieur du sternite VIT rectiligne et formant
avec le bord ventral un angle de 80° environ (fig. 63). Trois soies
Source : MNHN, Paris
ES SIPHONAPTÉ
submarginales sur le bord ventral, trois autres sur le bord posté
rieur et une soie isolée dans l'angle formé par les deux rangs
précédents. Sternite VIII armé de chaque côté d’une vingtaine de
soies réparties sur trois rangs de 6, 8, 4-6 soies respectivement,
Fig. 63-64. — Xenopsylla petteri femelle : (6
(Sap) so
)
(64) stylet anal.
antepygidiale, (S£ VII) sternite VIT, (T
VIII) tergite VIII
ces dernières, au rang postérieur, élant beaucoup plus grêles.
Slylet anal (fig. 64) surmonté d’une forte soie apicale avec une soie
plus petite implantée sur la face latérale du stylet. Spern
(ig. 65) de grande taille, avec un réservoir à
ithèque
ymétrique, subsphé-
rique ou ovalaire. Appendice trois fois plus long que large, à base
non spécialement dilatée. Sa largeur est environ égale à la moitié
de la longueur du diamètre du réceptacle. Orifice du conduit
latéral, La spermathèque n’est pas pigmentée en dehors de
Source : MNHN, Paris
58 R. LUMARET
0,1 mm ê
65
à
Fig. 65. — Xenopsylla pelleri femelle : Spermathèque.
(1) allotype (D (PI paratypes
l'anneau d’élranglement marquant la jonction du réservoir avec
l'appendice.
LonGuEur du mâle + 1,7 mm, femelle + 2,5 mm.
Source : MNHN, Paris
59
ES SIPHONAPT
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : X. pelteri n’est encore connue que
de Bekopaka, district d’Antsalova, dans lOuest malgache. Elle est
le seul membre connu du groupe hirsuta ne provenant pas de
l'extrême Sud de l’Union sud-africaine.
HÔrTe : Hypogeomys antimena, gros rongeur endémique malgache,
vivant dans les forêts de lOuest malgache, est l'hôte type ct
peut-être son hôte spécifique.
Cette nouvelle espèce a été nommée X. petteri, en l'honneur de
MFP :R, Assistant au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris,
qui, au cours d’une mission à Madagascar, l'a récoltée.
Le mâle, holotype, et la femelle, allotype, ainsi que quatre para-
types ont été déposés dans les collections du Muséum d'Histoire
Naturelle de Paris, quatre paratypes l'ont été dans celles de
l'Institut de Recherche Scientifique de Tananarive.
Xenopsylla cheopis (ROTHSCHILD) 1903.
Se distingue de tous les autres membres du genre Xenopsylla
par l’association des caractères suivants : Œïl bien développé,
suture entre le métasternum et le métépisternum très visible
(fig. 50 B), trois soies subapicales plantaires spiniformes au
cinquième article du tarse antérieur, aussi bien chez le mâle que
chéz la femelle. Dans les deux sexes soie antépygidiale sub-
marginale et non implantée chez le mâle (fig. 53,2) sur un
pédoncule conique. Bras distal du sternite IX du mâle avec un
pex très légèrement élargi, à peine incliné vers le haut, et
surinonté de quelques fines soies. Clasper peu développé (fig. 53, 4)
“ec une apophyse fixe (/) large, triang e sur son bord
apical. Une dizaine de soies réparties sur deux rangs, dont
un marginal, implantées sur cette apophyse, aucune d'elles n'est
plus particulièrement développée, ni remarquable par une coudure
vers le bas. Apophyse mobile (m) cylindrique, avec une extrémité
légèrement inclinée vers le bas. Quelques soies grêles implantées
à son apex. Paramère de l'ædeagus (fig. 61) assez large sur toute
à longueur et se terminant, vers l'avant, par une saillie anguléuse
dirigée vers le haut; son bord ventral sinueux.
FE
où subsphérique, dont le diamètre est environ égal à la lar
l'appendice vers sa base. Le bord inférieur de l’appendice est au
même niveau, où à un niveau à peine situé plus bas que celui du
bord inférieur du réservoir. Celui-ci bien pigmenté, ainsi que la
moitié inférieure de l’appendice. Orifice de la spermathèque sub-
terminal.
laire, convex
ELLE : spermathèque (fig. 52, 2) avec un réservoir sphérique
eur de
Source : MNHN, Paris
60 R. LUMARET
Lox,
ur du mâle + 1,5 mm, femelle 1,25-1,75 mm.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : D'origine éthiopienne, celle puce
st répandue el implantée dans toutes les régions chaudes du
monde, à la suite de Rattus ratlus. Elle est partout présente à
Madag lon les régions et les
saisons.
ar, plus ou moins fréquente
Hô les petits rongeurs
particulièrement; les petits ins
dentellement l’homme.
surtout domestiques, Rattus rattus
ctivores du genre Crocidura; aeci-
Xenopsylla brasiliensis (BAKER) 1904.
fosse 0:
Mau cipitale (fig. 67 4) plus profonde que celle de
X. cheopis (fig. 67 B) et se prolongeant jusqu'au métanotum. Soie
£ 02mm ç
Fe
À ête de (66) Xenops
(67) Xenopsylla bras
la cheopis (4) mâle, () femelle. —
sis (4) mâle, (B) femelle
Source : MNHN, Paris
61
antepygidiale implantée sur un pédoneule en forme de cône
Gig. 53, 1 c). Bras distal du St. IX assez mince, en forme de
baguette, avec quelques poils apicaux fins. Apophyse fixe du clasper
(fig. 53,3 f) avec deux soies remarquables parmi les autres : l’une
recourbée vers le bas, l'autre plus forte et plus grande que ses
voisines. Apophyse mobile inclinée vers le haut. Paramére de
l'ædeagus (fig. 60) étroit avec un angle tourné vers le haut, à son
extrémité proximale (ou antérieure).
ÊEN sur
un pédoneule comme chez le mâle. Spermathèque (fig. 52, 1)
caractérisée par le grand développement de son réservoir par
rapport à la largeur de son appendice. Le réservoir est sphérique,
la base de l'appendice renflée. Orifice de la spermathèque sub-
terminal. Sternite VIT armé de chaque côté d’une dizaine de soies.
LE : soie antépygidiale submarginale non implantée
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE Originaire, comme X cheopis, de
la région éthiopienne, s'est répandue par l'intermédiaire du rat
noir, dans les régions chaudes du monde, où elle a réussi à
endroits. En ce qui concerne la
sous-région malgache, elle n'est jusqu'ici connue que des iles
Comores et Maurice, où elle a été trouvée sur Rattus norvegicus.
s'implanter en de nombreux
Jamais encore identifiée à Madagascar, il est cependant à peu pr
certain qu’elle ÿ sera un jour découverte, dans les zones portuaires,
tout au moins.
HÔres : Pelits rongeurs et inseclivores, et l'homme accidentel-
lement,
GENRE SYNOPSYLLUS WAGNER ET ROUBAUD 1932
Ce genre, seulement connu de Madagascar, se distingue de tous
autres membres de la famille des Xénopsyllinæ, à l'exception de
ceux du genre Synosternus, par l’absence de suture, même vesti-
giale, entre le métasternum et le métépisternum (fig. 50 c). Du
genre Synosternus il se différencie par la plus grande taille de
l'apophyse 4/ du clasper et par de fortes soies spiniformes ins
sur le sternite VIII (fig. 71-72) du mâle; en ce qui concerne la
femelle, par la taille énorme de la spermathèque (fig. 70-73). Deux
espèces, à ce jour, ont élé identifiées.
Source : MNHN, Paris
Fig.
BR. LUMARET
68-69. Synopsyllus fonquerniei; Profil de la tête (68) de la femelle. —
(69) du mâle. — (B), (C), (D) variations du profil du front
CLÉ DES ESPÈCES DU GENRE Synopsyllus
Mae : Apophyse Af du elasper (fig. 71-72) élargie, une fois et
nité presque rectiligne.
é, un rang de qe
: Réservoir de la
demie plus longue que large, son extr
Sur le sternite VII, (fig. 72), de ©
longues et larges soies spiniformes.
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 63
spermathèque sphérique (fig. 73) ou légèrement ovalaire, la
longueur de l'appendice de la spermathèque égale au diamètre
du réservoir. fonquerniei WAGNER et ROUBAUD 1932 (p. 64).
Mare : Apophyse 4f du clasper (fig. 73 C-D) beaucoup plus
allongée, deux fois el demie plus longue que large, son
extrémité nettement convexe, Sur le sternite V{II (fig. 73 C),
de chaque côté, une touffe de six longues et larges soies spini-
formes et, en avant de ceite touffe, deux autres soies semblables.
a (70) femelle (71) mâle. —
gus, 4/ apophyse du ciasper
Fig. 70-71, — Synopsyllus fonquerniei. Termin
ae
Source : MNHN, Paris
64 R. LUMARET
rvoir de la spermathèque ovalaire (fig. 73 Æ-G),
$ long que le plus grand diamètre du réservoir
smiti n. sp. (p. 66).
73 n
0,2 mm
Synopsyllus fonquerniei, (72) mâle : Le elasper.
es apophyses
Am et Af et son manubrium Man. Le sternite VIII (ST VIII) avee les
$oies spiniformes Sspi, le Sternite IX (ST IX). — (73) Femelle : Gontour
postérieur du Sternite VII (ST VII) et la spermathèque.
Synopsyllus fonquerniei WAGNER el ROUBAUD 19:
Profil de la tête as
pouvant
2 variable (fig. 69 4, B, C, D et 70 4, B, C)
rement arrondi, mais le plus souvent présentant
une très forte convexité frontale, voire une saillie anguleuse
tre réguliè
frontale située à l'union du tiers supérieur et des deux tier
Source : MNHN, Paris
INS RES 65
inférieurs du front. Au-dessous de ce point le front s'abaisse le
lement. Les deux types se rencontrent simul-
plus souvent vertic
tanément dans les mêmes lieux et sur les mêmes hôtes.
Mae : clasper (fig. 72) assez réduit, seule l’apophyse (4f) est
bien développée. De forme triangulaire, avec un bord postérieur
convexe, elle est une fois et demie plus longue que large : sur son
bord postérieur un rang marginal d’une dizaine de soies, dont la
taille moyenne est d’une longueur égale à celle de l'apophyse
elle-même; sur sa face latérale trois et parfois quatre soi
e, et un rang de trois soies sub-
disposées en un rang transver
marginales, moins développées que les précédentes. L'apophyse
(4m) peu développée. Manubrium du clasper formé d'une mince
baguette à l'apex non dilaté. Ædeagus (fig. 71) trapu avec une
extrémité proximale, c’est-à-dire antérieure, arrondie avec une
saillie angulaire tournée vers le haut. Les bords de lædeagus sont
subparallèles, en sorte que sa largeur est à peine moins grande
vers sa base. Sternite IX (fig. 73) avec un bras distal peu développé
et un apex non dilaté, sur lequel quelques rares et fines soies sont
implantées. Bras proximal très faiblement chitinisé et de ce fait
généralement peu visible. Sternite VIII remarquable par la présence
à son extrémité d’une petite bosse sur laquelle sont implantées
quatre, exceptionnellement cinq, très longues et surtout très larges
soies spiniformes disposées les unes très près des autres en un
rang régulier (fig. 72 Sspi); en arrière de ce rang une soie très
forte quoique moins développée que les précédentes et un autre
rang de trois soies normales régulièrement implantées le long du
bord ventral de la bosse qui supporte les quatre soies principales.
FEMELLE : sternile VII (fig. 73) avec un bord postérieur sinueux
et formant un angle arrondi avec le bord ventral. Spermathèque
(fig. 70) avec un réservoir très développé, rond ou ovalaire
(fig. 70, 73), généralement bien pigmenté. Appendice long et très
incurvé, dont la base, à peine dilatée, est légèrement pigmentée
près de la zone de sa jonction avec le réservoir. Orifice de la
Spermathèque terminal. Sur le tergite VIII quatre rangs de soies
dont le postérieur marginal formé de petites soies et un rang
Submarginal d’une dizaine de soies bien développées.
LoxG
R : mâle 1,5-2 mm; femelle 1,80-2,5 mm.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Connue seulement de Madagascar,
celle Puce se rencontre dans toute l'Ile, sur les Plateaux elle se
raréfie durant la
tison froide.
Source : MNHN, Paris
66 R. LUMARE
Hôres : découverte pour la première fois sur Rattus rallus sur
lequel elle est fréquente, et dans les nids duquel elle abonde, le rat
noir n'est cependant certainement qu’un hôte secondaire auquel
elle s'est parfaitement adaptée, alors que les rongeurs endémiques
parmi lesquels doit se trouver son hôle originel ne l'hébergent qu'en
nombre beaucoup plus réduit. Elle a été trouvée dans la nature
sur Macrotarsomys bastardi (Sak
iha, région de Tuléar, au climat
chaud et sec), Eliurus myoxinus (Ifanadiana, sur le versant
oriental chaud et humide) et dans des lerriers vrai emblablement
d'Oryzoryctes (Maroantsetra). $
r les plateaux de la Haute Région
elle a été trouvée sur le hérisson malgache mais est surtout
abondante sur Raltus rattus en zone rurale. Cette Puce peut
piquer l’homme.
Synopsyllus smiti n. Sp.
Espèce d'aspect assez voisin de fonquerniei, mais qui
distingue immédiatement en ce qui le concerne le mâle, par l
pect de l'apophyse (4f) du clasper, par le nombre et la disposition
en Louffe, et non plus en un rang régulier, des longues et larges
73 A
Fig. 73 A. — Synopsyllus smiti
Source : MNHN, Paris
67
ÊTES SIPHONAP1
soies spiniformes disposées de chaque côlé du sternite VIIL La
laire du réservoir de la spermathèque de la femelle ainsi
forme ov
que le rapport existant entre la longueur de l'appendice de cet
organe et le plus grand diamètre du réservoir différencient égale
ment cette nouvelle espèce.
Fig. 73 B. — Synopsyllus
Tête (fig. 73 À et 73 B) : 4
deux sexes. Œil arrondi, bien développé. Front arrondi, ne pré-
sentant pas la saillie anguleuse fréquente chez le mâle de l'espèce
précédente. Fosselte occipitale peu profonde chez le mâle. Rostre
alleignant l'articulation coxofémorale de la patte antérieure. Soie
préoculaire assez peu développée. Une soie sur le bord ventral de
smiti, femelle : Tête,
spect général assez voisin dans les
s
la joue. Sur l’occiput le rang postérieur, submarginal, compte, pour
l'ensemble des deux côtés, dix soies chez le mâle, douze chez la
femelle, non comprises les petites soies intercalaires; le
occipital antérieur et le
En arrière de la fos
petites soies, a
ang
ang moyen réduits à une seule soie.
e antennaire, chez le mâle, une rangée de
sez bien développées, mais beaucoup moins que chez
S$. fonquerniei. Chez la femelle ces pelites soies rétroantennaires
n'existent pas.
Source : MNHN, Paris
68 R. LUMARET
Thorax : Pour l'ensemble des deux côlés, chez le mâle, un rang
de 12 soies au pronotum, de 10 au mésolonum et de 12 au méla-
notum, Chez la femelle 12, 12 et 10 soies à ces diverses rangées.
Métasternum et métépisternum complètement soudés (ce qui car
térise le genre) avec 2 soies implantées sur cet ensemble. Métépi
méron avec une rangée antérieure de 5 soies, el un rang postérieur
de 4. La soie supérieure du rang antérieur placée juste au-dessous
et très légèrement en arrière du spiracle. À ce même rang, l'espace
séparant la 3° de la 4° soie (en partant du haut) nettement plus
nd que l'intervalle existant entre les autres soies.
tes soies
piniformes sur la face interne de la coxa
$ sur la face externe en dehors
ar la face interne, Tibia avec
Pattes : 7 pe
postérieure. Fémur dépourvu de soi
des fortes soies subapicales; 4 soie
G paires de fortes soies spiniformes sur son bord postérieur,
9 fortes soies postérieures et 5 antérieures sur la face interne chez
le mâle (8 et 4 chez la femelle). Tarses : aspect identique à celui
observé chez S. fonquerniei.
4. 73 C. — Synopsyllus smiti. Terminalia du mâle : 4/ Apophyse du clasper,
VIII, extrémité du Sternite VIIT montrant la touffe de soies
spiniformes, ST IX Sternite IX.
Source : MNHN, Paris
SIPHONAPTÈRES 69
Abdomen : Segments non modifiés identiques dans les deux
sexes : Le premier tergite abdominal avec 2 rangées respectivement
de 2 et 3 soies de chaque côté; sur les tergites suivants 1 seul rang
de 6-7 soies pour chacun des côtés. Sp petits et arrondis.
Sternile basal abdominal dépourvu de soies; sur les sternites III
à V, 4 soies de chaque côté, 5 sur les sternites VI et VIL. Les 3 soies
inférieures qui arment le sternite VII du mâle sont nettement plus
développées que les autres. Soie antépygidiale bien développée
dans les deux sexes, insérée loin du bord postérieur du ster-
nite VII, et flanquée de deux petites soies satellites. Chez le mâle
la soie antépygidiale est implantée sur un très petit pédoneule
(fig. 73 C).
Fig. 73 D. — Synopsyllus smiti. mâle
deagus et les tendons.
S MoDiriËs. MALE (fig. 73 C et D) : Apophyse 4/ du
clasper bien développée, beaucoup plus allongée que chez $. fon-
duerniei puisque sa longueur est deux fois et demie plus grande que
Sa largeur (au lieu d'une fois
le bord supéropos
et demie chez celle dernière espèce) ;
érieur de l’apophyse 4f, nettement convexe avec
une rangée de 9 soies dont les 3 premières et la dernière nettement
plus pelites que les autres. Sur sa face externe 2 rangées de trois
soies
et en avant de celles-ci quelques petites soies grêles.
Manubrium du elasper droit, mince en «lame d'épée». Apodème
de l'ædeagus et tendons comme sur la fig. 73 D. Extrémité
Source : MNHN, Paris
70 R. LUMARET
proximale (ou antérieure) de l'ædeagus arrondie, son bord supé-
rieur rectiligne dans sa portion antérieure et légèrement concave
dans sa partie postérieure, le bord inférieur est sinueux. Les
tendons ne sont pas enroulés en spirale à leur extrémité. Slernite IX
Gig. 73 € et D) avec un bras dislal peu développé, légèrement
incurvé vers l'avant dans sa partie terminale; son apex n’est pas
petites soies. Sternite VIII
dilaté et ne porte que quelques tr
avec une bosse, comme chez S. fonquerniei, mais alors que dans
Synopsyius smiti. Femelle minal
sternite. T. VIT Tergile VII
ST VII. Le seplièl
Source : MNHN, Paris
SIPHONAPTÈRES 71
cette espèce un rang très régulier de 4 longues et larges soies
spiniformes, très pigmentées, est implanté de chaque côté, chez
S. smiti, ce rang est remplacé par une louffe de 6 soies semblables,
bien que beaucoup moins pigmentées, touffe formée de 2 rangées
de 3 soies chacune, irrégulièrement implantées. En avant de cette
touffe 2 soies semblables aux précédentes. Une rangée de soie
normales est implantée en avant de ces 2 dernières grosses soies.
=
73 F
73 G
Fig. 73 FE Synopsyllus smiti.
is. 73 G. — Synopsyllus smiti
melle : Le stylet anal
emelle : La spermathèque
FEMELLE
un rang subma
Tergite VIII avec, de chaque côté,
inal de 10 soies bien développées, un rang inter-
médiaire de 4 soies, les deux supérieures plus longues que les
deux inférieures, et un rang antérieur réduit à deux soies peu
développées. Sternite VII avee un bord postérieur à peu près
rectiligne. Stylet anal surmonté d’une très forte soie (fig. 73 F),
une petite soie insérée sur le bord inférieur du cône formant le
Stylet. Spermathèque (
g. 73 E et G) avec un réservoir très
volumineux, ovalaire, dont le plus petit diamètre est égal aux 5/6
Source : MNHN, Paris
72 R. LUMAR
du plus grand. Orifice subterminal. Appendice de Ia spermathèque
incurvé, à extrémité arrondie, et présentant un étranglement à
e de l'appendice
son point de jonction avec le réservoir. La ba
seule est pigmentée. L'appendice est 4 fois plus long que large,
sa longueur est, par ailleur
1,3 fois plus grande que le plus
grand diamètre du réservoir, et 1,6 fois plus grande que le plus
petit diamètre de celui-ci.
Loneueur du mâle 1,8 mm, de la femelle 1,8-2 mm.
D
l'Ank
d'Ambato-Boéni (Ouest malgache).
STRIBUTION GÉ
rafantsika, dans les environs du village d’Ampijoroa, district
sénaPmiQuE : Cette espèce n’est connue que de
Hôre : Elle à été trouvée dans des lerriers de Macrotarsomys
ingens, petit rongeur endémique de Madagascar, dont l'aire de
distribution parait assez réduite et qui est, peut-être, l'hôte
ant de signaler que, d'après F. PETTER,
aturelle de Paris, ce dernier constitue un
spécifique. Il est intére
du Muséum d'Histoire N
relicte miocène, voisin des Cricetodon.
Cette nouvelle espèce, dont le mâle holotype et la femelle allotype
sont déposés dans les Collections du Muséum d'Histoire Naturelle
de Paris, a été dénommée en l'honneur de M. F.G.A.M. Sur,
du British Muséum de Londres.
SUPERFAMILLE DES CERATOPHYLLOIDEA
C'est un groupe beaucoup moins homogène que celui des
Pulicoidea, qui à
été défini (p. 27) par un ensemble de caractères
positifs ou négatifs, qui se retrouvent obligatoirement associés
chez membres. Il est fréquent de rencontrer chez certains
Geratophylloidea un ou quelques-uns des caractères qui ont servi
à définir les Pulicoidea, mais jamais tous ensemble. Une Puce qui
ne présente pas cet ensemble appartient done à la superfamille des
Ceratophylloidea;: il est par ailleurs possible de donner un certain
nombre de caractères qui n'existent jamais chez les Pulicoidea;
la découverte d’un seul d’entre eux entraine done la classification
de la Puce étudiée dans superfamille; ce sont en particulier
la présence sur la face externe de la coxa moyenne d’un épais
ment en forme de baguette (fig. 6 A), l'existence à l'extrémité dis
du tibia postérieur d’une dent généralement pointue (fig. 7 4) rare-
ment arrondie, un sensilium comptant plus de quatorze fossettes
(jamais moins de 14) (fig. 8 C), la présence de pseudosoies sous le
collier du mésonotum, celle de spinules marginales au métanotum
cette
Source : MNHN, Paris
INSECTES S'PHONAPTÈRES
s premiers ter
ites abdominaux, de spiracles elliptiques,
es de soies sur les tergites abdominaux. Il est
et sur |
enfin de deux rang
rare cependant qu'un grand nombre de ces caractères se trouvent
réunis chez la même espèce. Malgré ces restrictions il est géné
lement assez aisé de reconnaitre rapidement les Ceratophylloidea.
a
FAMILLE DES ISCHNOPSYLLIDÆ
Les membres de cette famille se distinguent non seulement des
autres Ceratophylloidea, mais encore de toutes les autres familles
de
iphonaptères, par la présence d’un peigne génal formé de deux
énormes crochets chitineux (une seule espèce de cette famille, non
présente à Madagascar, en possède trois) insérés près de l'angle
préoral, en avant des pièces buccales (fig. 10). Des deux sous-
familles connues, seule celle des Zschnopsyllinæ est représentée à
Madagascar, Elle se différencie par la grande longueur de la tête,
qui présente une suture interantennaire très marquée. L'œil est
gial. Présence d’un peigne pronotal et de peignes abdominaux
MeSH
î des espèce
bien développés, rudimentaires ou vestigiaux (ca
malgaches). Tous les Ischnopsyllidæ sont des parasites exclusi
des chauves-souris, souvent parasites spécifiques d’un seul hôte ou
d'un seul genre, bien qu'il semble que fréquemment cette
spécificité soit plus en rapport avec la nature du gite de repos
occupé par l'hôte qu'avec l'espèce de cet hôte.
Parmi les quinze genres reconnus d'Ischnopsyllinæ, deux
seulement ont été jusqu'ici trouvés à Madagascar.
GENRE LAGAROPSYLLA JORDAN ET ROTHSCHILD 1921
Ce genre, de la
les caractères suiv
sous-famille de tingue par
ants : Front très allongé avec, parallèle à lui, une
bande uniformément claire et sans trace de stries (fig. 10). Métépi-
méron, porteur de nombreuses soies, plus haut que large et
atteignant presque le bord dorsal des tergites abdominaux (fig. 22 4).
Baguette pleurale més thoracique atteig
Ischnop
syllinæ, se d
nant le dôme chitineux, qui
constitue la partie supérieure du mésopleurum, sensiblement en son
milieu, et non pas en arrière de ce milieu comme chez les espèces du
genre Aræopsylla (fig. 22 B). Sur le bord antérieur, libre, du mé
Sternum et du métasternum présence d'un tubercule chilineux
e
l'angle antérodorsal. Au mésonotum les peusodoies implantées sous
Source : MNHN, Paris
74 R. LUMARET
al. À ces caractères princi-
e génale de la tête très déve-
je collier Gig. 80) très près du bord dor
paux s'ajoutent les suivants : Apoph
loppée et fortement cehitinisée, son extrémité très pointue; stipe
tronqué obliquement; présence d'un tubereule frontal décidual
sur le bord inférieur du front (fig. 78, 79). Oceiput présentant,
neles déements sthoraciques Let abdominaux, ,des nodules
marginaux chitineux (fig. 22 4). Peigne pronotal bien développé,
par contre peignes abdominaux vestigiaux- Une seule soie anté-
pygidiale de chaque côté. Aux Larses, présence Sur le cinquième
le, entre les deux soies latérales de la première paire, de
deux soies plantaires bien développées.
ine d'espèces que compte ce genre, réparties dans
les régions éthiopienne, orientale et australienne, et toutes
: |
parasites des chauve souris du genre Tadarida, 2 sont présentes
à Madagascar, lune étant endémique, L. incerla, l’autre,
L. hoogstraali, étant connue dans l'Est africain,
Sur la dou
CLÉ DES ESP DU GENRE LAGAROPSYLLA
MALGACE
1. Tuber préoral rémilé nettement recourbée vers le E
(fig. 79). Une vingtaine de dents au peigne pronotal; extrémité
du bras apical du sternite IX du male (fig. 83) courte et trapue.
Bord postérieur du sternite VII de la femelle avec, tout au
plus, une petite encoche dans son milieu; appendice de la
Spermathèque (fig. 87) eoudée presqu'à anale droit
RC ne CT ONCE hoogstraali Smit 1957 (p.
74).
er préoral plus court, presque droit, à extrémité à peine
déviée vers le bas (fig. 78). 24-26 dents au peigne pronotal.
Extrémité du sternite IX, chez le mâle (fig. 82) nettement plus
longue et plus étroite que chez hoogstraali. Bord postérieur
dusternite VIT de la femelle (fig. 84) avec un sinus plus
profond séparant le tergile en deux lobes à bords pe stérieurs
ondis. Appendice de la spermathèque (fig. 85) moins
fortement incurvée incerta (Rothschild) 1900 (p. 76).
Lagaropsylla incerta (RoruseniLp) 1900.
Gette espèce a été jusqu'en 1957 considérée comme ayant une
ant une grande partie de
[. Sir à dénombré six espèces
aire de dispersion très étendue, couv
l'Afrique, au sud du Sahara. FA
6 jusqu'alors sous la dénomination
de L. incerta. L'espèce L. incerta s.st. est propre à Madagascar; elle
distinctes parmi le matériel ela
Source : MNHN, Paris
INSECTES SiPHONAPTÈRES
81
74) femelle,
Lagaropsylla à
75) m . 78) tuber préoral. — (Fig. 80) mesonotum et meso-
pleuron &. — Lagaropsylla hoogstraali, tête Gig. 77)
femelle. — (Fig. 79) tuber préoral. — (Fig. 8 tarse
ontal
— Abréviations : Tu tuber pr d
postérieu
forme du mesosternum. Ps pseudosoies du
decidual. Te apophyse tube
mesonotum.
Source : MNHN, Paris
76 R. LUMARET
se caractérise de la façon suivante : tuber préoral (figs 74, 75, 78)
court avec une extrémité à peine tournée vers le bas. Peigne pro-
notal avec vingt-quatre à vingt-six dents pour l'ensemble des deux
côtés.
Mae : clasper (fig. 82) avec
eur de son manubrium et le bord ventral de son prolon-
gement supérieur de 120° environ. Sternite IX avec l'e trémité de
Son bras apical longue et mince relativement, el non dilatée à son
apex (fig. 82 x). La partie pileuse du bras apical environ cinq fois
plus longue que large. Crochet de l'ædengus (fig. 82 €) large et
à bord apical à peu près rectiligne.
agle antérieur formé par le bord
dorsoanté
ELLE
Fr ternite VII (fig. 84) avee un bord posté
une encoche assez profonde séparant le sternite en deux
supérieur, principalement, a un bord postérieur trè
à cinq soies fortes sont implantées, en une rangée oblique, sur
ieur. Spermathèque (fig. 85) avec
ieur portant
lobes dont le
ondi. Quatre
la partie postérieure du lobe infé
un appendice ineurvé vers le haut, mais moins que chez hoogs-
traali (fig. 87).
Loneueur du mâle + 1,8 mm; de la femelle 1,6-1,8 mm.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Cette spèce n’e t jusqu'ici connue
qu'à Madagascar G) où elle a été récoltée sur Tadarida
acetabulosa, à Tamatave, près du lac Alaotra, sur une chauve-
i-Bé sur Tadarida sp.
souris non identifiée, et à Nc
Lagaropysilla hoogstraali Smit 1957
Espèce assez voisine de la précédente avec laquelle elle a
d'ailleurs été confondue, s'en différencie assez facilement par
la forme de son tuber préoral, moins court que celui de L. incerta
avec une extrémité nettement inclinée vers le bas (fig. 76, 77, 79):
90-22 dents pour l'ensemble des deux côtés au peigne pronotal
(fig. 22 4).
Mare : l'angle antérieur formé par le corps du clasper et le bord
dorsoantérieur de son manubrium d'environ 100° (fig. 83). Bras
apical du sternite IX (fig. 83 Y) beaucoup plus court et plus Lrapu
que ehez L. incerta (fig. 82 x). La partie pileuse de l'extrémité de
Gi) C'est par erreur que cette espèce a été signalé
Sierra-Léone.
comme rencontrée en
Source : MNHN, Paris
un dessin de Smit).
3
— Lagarospsylla ine
e pileuse du ste
que
(Fig. 82) terminalia du
. 84 SÙ
garospsylla ho
pileuse du sternite IX. —
femelle (a) forme tr ) (b) forme a
hèque de la ©. Abréviations
Am son apophyse mobi
, Si IX. ster
Af son apoph Man son manu-
crochet de l
S sinus du St. VIL.
Source : MNHN, Paris
78 R. LUMARET
$ environ trois fois plus longue que large. Crochet de
ce br
l'ædeagus (g. 83 c) large, à bord apical convexe et ayant l'aspect
d'un bec d'oiseau dont la pointe serait dirigée vers le haut.
FeneuLE : sternite VII (fig. 86 a et b) à bord postérieur présen-
Ja forme typique, décrite du Soudan, une eneoche en son
tant dans
nie moins marquée que chez Lüncerta; ln forme jtrouyée
à Madagascar ne présente pas cette encoche. F.G.A-M. Suit estime
cependant qu'il s’agit bien de la même espèce. Spermathèque
(fig. 87) avee un appendice plus ineurvé que chez L. incerld.
Loneueur du mâle : 1,7 mm; femelle 1,6-1,8 min.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Décrite tout d’abord du Soudan,
cette Puce à été retrouvée au Ruanda. À Madagascar elle a été
collectée à Ampanihy, dans le Sud de l'Ile, où elle fut trouvée dans
le guano laissé dans un gite abandonné, € qui fait que son hôte
exact n’est pas connu.
genre, par
re : En Afrique cette espèce, comme toutes celles du même
te les Tadarida.
GENRE ARÆOPSYLLA JORDAN ET ROTHSCHILD 1921
Assez voisin à première vue du genre Lagaropsylla, le genre
Aræopsylla s'en différencie assez facilement par la forme du
imétépimeron, guère plus haut que long et dont le bord supérieur
demeure toujours sensiblement éloigné du bord dorsal de Lergites
abdominaux (fig. 22 B à comparer avec la fig. 22 4), l'absence de
tubercules chitineux au métasternum et la baguette pleurale du
mésopleurite qui rejoint le dôme chitineux, formant la partie
supérieure de ce dernier, non, pas en Son milieu comme chez
Lagaropsylla (fig. 22 A) mais très en arrière de ce milieu (fig. 90
et 22 B).
Le genre Aræopsylla présente par ailleurs un certain nombre
de la famille
de caractères qui le différencient des autres membres
des schnopsyllidæ, mais dont certains, cependant, se retrouvent
dans le genre Lagaropsylla.
Tête avec un front allongé (fig. 88) et présentant une bande
claire parallèle à son bord, mais sans trace de stries. Tubereule
frontal décidual présent. Apophyse génale très développée, forte-
ssee.
ment chitinisée surtout vers son extrémité qui est émou
Deux grosses épines génales à extrémité non acérée. Stipe tronqué, à
extrémité oblique. Œil vestigial. Sur le bord inférieur de l'occiput,
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAP” 79
au niveau de l'extrémité de la fossette antennaire, présence d’une
rangée de courtes soies spiniformes. Nodules chitineux marginaux
Fe Fe H i ê Ve es segme ç
du bord supérieur de l’occiput, de même que ceux des segments
Fig. 88-89-00. — Arwopsylla martia.is femelle : (88) ‘Tête, (89) Tuber
(50) mésothorax. — Bp baguette pleurale du mésopleuron, Mn mé
st Mésosternum, ps pseudosoies du mésonolum (comparer leur
d'insertion avec celui observé chez Lagaropsylla (fig. 80), Sspi soies spini-
formes, T4 Tubercule frontal.
Source : MNHN, Paris
80 R. LUMARE
thoraciques, beaucoup moins développés que dans le genre Lag-
ropsylla. Peigne pronolal bien développé; les autres peignes sont
vestigiaux. Une soie antépigidiale. Les soies implantées sur les
tergites abdominaux moyens forment deux groupes l'un inf
autre supérieur, séparés nettement lun de l'autre par un
intervalle ordinairement assez marqué.
ieur,
6 ns le monde
ylla est largement disper
Le genre Aræops le
puisqu'il se rencontre dans les sous-régions malgache et sud-
aine de la région éthiopienne, dans la sous-région méditer-
anéenne de la région paléaretique et enfin dans la région
orientale, Il est à peu près exclusivement parasite des chauves-
Souris du genre Tadarida, comme les espèces du genre Laguro-
psylla. I est d’ailleurs assez fréquent de trouver simultanément
Sur un même hôte des individus appartenant à ces deux genr
afric
Une seule espèce du genre Aræopsylla est présente à Madagascar.
Aræopsylla martialis (ROTHSCHILD) 1903
Se distingue immédiatement des autres espèces du genre par
l'absence de tubereule chitinisé à l'angle antéroventral du MÉSO-
sternum (fig. 90), par le nombre élevé des soies qui arment les
tergites abdominaux moyens, séparées en deux groupes, comme
il est de règle dans ce genre, mais beaucoup plus rapprochés que
dans les autres espèces. À. martialis enfin se différencie des espèces
orientales, qui sont ses plus proches parentes, par l'aspect du
clasper et du sternite IX du mâle.
Tête allongée (fig. 88) et présentant une large bande claire
parallèle au front et sur le bord inférieur de laquelle est implanté
un rang de quinze à dix-huit, le plus souvent dix-sept, petites
dont la plus postérieure est beaucoup plus longue que les précé-
dentes. Tuber préoral court et trapu (fig. 88-89). Sur l'occiput (de
ir les segments thoraciques) les nodules marginaux sont
soies,
même que s
peu développés. Cinq rangs de soies arment ce segment de la tête.
Sur le bord ventral de l’occiput, juste au-dessous de l’extrémité de la
ng de cinq à six petites soies spiniformes-
fossette antennaire un r
Pronotum avec trois rangs de soies et un peigne qui compte, pour
l'ensemble des deux côtes, vingt dents, à extrémité acérée. Les pseu-
dosoies du mésonotum (fig: 90) implantées sous le collier beaucoup
plus bas que chez les espè! du genre Lagaropsylla (fig. 80).
Métanotum avec, de chaque côté, trois courtes mai larges épines
marginales. Tergites abdominaux avec d’épaiss bandes scle-
épines marginales de chaque côté des tergites
reuses. Deux petites
Source : MNHN, Paris
S_ SIPHONAPTÈRES 81
S ac
6 05 mm
Aræopsylla martialis (91) mâle : Le clas
VIIT et IX. (92) Femelle t ia. (03)
Af apophyse fixe, 4m apophyse mobile, ap. apophys ternite IX,
Cr Crochet de l'ædeagus, CL clasper, Man manubrium du elasper, Sac soies
acctabulaires, Sup Soie antepygidiale, Sp Spermathèque, Sspi Soie spini-
formes, ST VII, VII, IX Sternites VII, VII, IX.
et les ster-
athèque. —
mina
Source : MNHN, Paris
82 R. LUMARET
un et deux. Chez là femelle lune des épines du Lergite Il est parfois
très réduite. Huit à dix soies sur les tergites moyens réparties en
par un intervalle net
deux groupes (l'inférieur de 2-3 soies) séparé
quoique assez réduit. Le bord inférieur des sternites abdominaux
présente un renforcement chitineux.
MENTS MoDiFiés. MALE (fig. 91) : Apophyse fixe (Af) du
er presque rectangulaire et environ 2 fois plus haute que
s acétabulaires peu dévelop-
large, avec un apex convexe, deux soi
de 5 fois plus longue que large,
pées. Apophyse mobile (Am) pr
S'élargissant nettement vers son apex. Manubrium du clasper trapu
en forme de lame de couteau de cuisine. Sternite IX de forme
Sigmoïde, très élargi dans sa portion distale et présentant sur le
bord postéroventral de celle-ci une bosse. De la base de la p rtie
proximale (ou antérieure) du bras dislal du sternite IX part une
apophyse en forme de baguette, dirigée vers le haut et l'arrière,
el couverte d'une multitude de petits poils (fig. 91 ap.). La partie
externe de l'ædengus et ses crochets (er) très développés et mas-
quant souvent, en partie, le reste des genitalia du mâle. Sternite VII
rondie qui porte 5-7 soies marginales
se terminant par une saillie
à son extrémité, dont 1 plus développée que les autres.
Feneuue (fig. 92) : Sternite VII avec un bord postérieur sinucux;
tergite VIT avec un rang submarginal de 5-7 petites soies spini-
formes. Spermathèque (fig. 93) avec un réservoir arrondi où
parfois quadrangulaire, dont les parois sont striées: il est relati-
vément petit comparativement à l'appendice très développé et dont
la base pour ce motif fait souvent suite au réservoir sans Zone
de jonction apparente. Cet appendice est fortement ineurvé, son
extrémité est obliquement tronquée.
Loneueur : mâle 1,8 mm, femelle 1,8-2 min.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Découverte sur Tadarida aceta-
bulosa dans Pile de la Réunion, où on la croyait localisée,
A. marlialis est répandue dans une grande partie de Madagascar,
puisqu'elle a été récollée dans le sud (Ampanihy, Behara), dans
l'ouest (Sakaraha) mais aussi sur les plateaux de la Haute Région
(Tananarive) où elle est fréquente.
Hôre : Diverses espèces de chauves
T. acetabulosa, T. albiventer.
souris du genre Tadarida
FAMILLE DES LEPTOSYLLIDÆ
entes
en
Se différencie des autres familles de Ceratophylloidea, pré
à Madagascar, par l'existence d’un peigne génal implanté trè
Source : MNHN, Paris
SIPHONAPTÈRES 83
arrière de l'angle préoral, de spinules marginales au mélanolum et
d'un tendon insérant sur le sternite IX du mâle (figs. 11, 12 4,
13 B). Les Leplopsyllidæ sont encore remarquables par la forte
convexité de leur front, dont la partie inférieure est dirigée oblique-
ment vers le bas et vers l'arrière en sorte que l'axe de la joue est
souvent vertical. Les tibias postérieurs sont armés sur le bord
dorsopostérieur d’une rangée régulière de forte
vies disposées en
pseudopeigne. Ce sont des parasites des petits rongeurs et des
inseclivores. Deux genres en ont été reconnus à Madagascar.
GENRE LEPTOSYLLA JORDAN ET ROTHSCHILD 1911
(= C
TENOPSYLLUS Kolenali 1863, Cr
NOPSYLLA Wagner 1893)
Tête avec une suture interantennaire particulièrement développée,
présence d’un peigne pronotal et d’un peigne génal, ce dernier
implanté verticalement en arrière de l'œil, qui est vestigial. Un
Fig. 04 — Leptopsylla segnis
as apical du Sternite IX
ST IX sternite IX
e : les apophyses du clasper et l’ext
Af apophyse fixe, Am apophyse mobile,
Source : MNHN, Paris
4 nn
= Leptopsulla segnis. Les soies antépygidiales chez le mâle (4) et eh
‘la femelle (B).
issement chitineux en avant de ce dernier. Présence de soies
ité antérosupérieure
épi
spiniformes très pigmentées près de la conve
du front (fig. 2% Ssph. Une seule espèce de ce genre présente à
Madagascar.
& 1811
Leptosylla segnis SCHÔNA
Tête (fig. 24) avec un peigne génal à quatre dents, deux soies
spiniformes noires au sommet du front (Sspi) très apparente
quatre rangs de soies à l'occiput. Un rang de {r
avant de la fosse antennaire, cinq autres soies moins développées
le long du bord frontal, qui est épaissi. Peigne pronotal à vingt-deux
dents pour l'ensemble des deux côtés. Pronotum plus court que le
méso et le métanotum. Trois soies antépygidiales chez le mâle
(fig. 95 A), quatre chez la femelle (fig. 95 B).
Maze (ligs 13 et 94) : Clasper avec une apophyse fixe massive,
arrondie (fig. 94 4f), ns mobile (4m) étant allongée, à
bords plus ou moins subparallèles et légèrement ineurvée, sa
longueur est deux fois et demie plus grande que sa largeur.
Sternite IX avec un bras apical (fig. 94 St IX) dont l'extrémité
présente une saillie aiguë supero-postérieure.
fortes soies en
FEMELLE avec un sternite VII (fig. 96) dont le bord postérieur
est convexe dans sa partie inférieure et concave dans sa portion
supérieure: spermathèque avec un réservoir subeylindrique ou
subovalaire (fig. 97). Appendice ineurvé de longueur environ
égale à celle du réservoir.
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES 85
Coloration générale jaune clair.
LonGueur du mâle : 1,5 mm, celle de la femelle
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : D'origine palearctique, cette Puce
s'est répandue dans la plus grande partie du monde avec les
rongeurs domestiques à la suite de l’homme.
Hôre : Parasite par excellence de Mus musculus, la souris domes-
tique, elle se trouve également sur les autres rongeurs
fréquentant les habitations, Rattus rattus, Raltus norvegicus, mais
ar les petits rongeur:
et insectivores sauvages vivant à pro-
milé de celles
STViI
r 96
0.2 mm
RE,
— Leplopsylla segnis femelle : (96) le sternite VIT (ST VID) et la
athèque (Sp). — (97) Spermathèque.
GENRE PARACTENOPSYLLUS WAGNER 1938
Créé pour une espèce
oltée à Madagascar, voisine des espèces
du genre Leptosylla dont elle diffère par la chactotaxie de la tête
et par la position du peigne génal qui est implanté non pas en
arrière de l’œil mais au-dessous (figs. 98, 101 et 102 à comparer
avec la fig. 24). La tête porte un tubereule frontal plus ou moins
développé, trois rangs de soies
sur le front, l’antérieur, le plus
complet, est formé de petites soies très régulièrement implantées
entre la base de l'antenne et le tubercule frontal au nombre de 6-7,
Source : MNHN, Paris
86 R. LUMARET
les rangs moyen et postérieur, formés de soies bien déve-
loppées, sont plus ou moins réduits. Occiput avec deux où
trois rangs de soies. Peigne génal formé par deux dents implantées
inueux, rudimentaire
verticalement au-dessous de lϾil qui est
ou bien développé. Au-dessus des dents du peigne génal une saillie
accessoire de la joue, longue, mince à extrémité arrondie et élargie,
tout à fait caractéristique du genre (fig. 98 S). Palpes labiaux
à cinq articles. Trois soies antépygidiales de chaque côté dans les
deux sexes. Pseudopeignes sur le bord dorsopostérieur des tibias
postérieurs. Génitalia du mâle assez voisins de ceux des Leptopsylla
mais sternite IX avec une extrémité différente (comparer fig. 104
et fig. 94). Spermathèque de la femelle avec un réservoir subo-
valaire.
Deux espèces de ce genre, seulement connu de Madagascar, ont
été identifiées, mais il est probable qu'il en existe encore à décou-
vrir et à décrire un nombre supérieur.
CLÉ DES ESPÈCES DU GENRE PARACTENOPSYLLUS
Mare : Bord antérieur de l’apophyse mobile du clasper
rectiligne. Peigne pronotal formé de vingt-sept dents pour l'en-
semble des deux côtés. FEMELLE : Sternite VII avee un sinus
très profond sur le bord postérieur. Peigne pronotal à 31 dents
me ls move kerguisteli Wagner 1938 (p. 86).
— Male : Bord antérieur de l'apophyse mobile du clasper
i Peigne pronotal à vingt-trois dents pour l'ensemble
deux côtés. FEMELLE avec un sternite VIT dont le bord
postérieur ne présente qu'un sinus plus réduit, mais porte une
saillie digitiforme longue et dirigée vers l'arrière. Peigne pro-
notal avec vingt-cinq dents pour l’ensemble des deux côtés .
pauliani n. sp. (p. 88
Paractenopsylius kerguisteli \WaGxen 1938
Tubereule frontal pointu, sept petites soies entre la base de
l'antenne et ce tubereule. En arrière de ce rang, deux autres de
deux soies assez bien développées chez le mâle, le rang postérieur
réduit à une seule soie préoculaire chez la femelle. Une soie
au-dessus du stipe. Le profil général de la tête (fig. 98) assez voisin
dans les deux sexes. Peigne pronotal à vingt-sept dents, pour l’en-
semble des deux côtés, chez le mâle et trente et une chez la femelle.
Source : MNHN, Paris
La dent la plus inférieure de ce peigne est, dans les deux
aussi longue que les autres, mais sa largeur n’est que la moitié de
celle des autres dents. Outre le peigne, le pronotum est armé
de deux rangs
de soies, le mésonotum et le métanotum en
ST VIII
N
Fig. 98-100. — Paractenopsyllus kerguisteli. le chez le m
de la femelle, ST VII, ST VIII Sternite VII et VIIL, Sp st
G00) Terminalia du mâle : 4f et 4m apophyse fixe et mobile
VIII et IX Sternites VIII et IX. (Toutes ces figures d'après
— (99)
portent tro
git
+ Métepimeron avec trois s6
bdominaux trois
de soies. Sur les ter-
rangs, bien développés sur le premier, le rang
antérieur, se réduisant sur les suivants à quelques petites soies
accessoir Sur le métanotum et les quatre premiers tergites
abdominaux, une spinule marginale apicale. Sternite abdominal
basal dépourvu de soies latérales. Trois soies antépygidiales dans
les deux sexes, la médiane longue, la supérieure courte, de même
Source : MNHN, Paris
88 R. LUMARET
que l'inférieure chez le mâle, au contraire chez la femelle cette
dernière soie est presque aussi longue que la soie du milieu.
Clasper du Male (fig. 100) massif, son apophyse fixe
ovalaire avec un angle dorsopostérieur arrondi, apophyse mobile
environ quatre fois plus longue que large avec un bord antérieur
rectiligne, le bord postérieur étant irrégulièrement convexe.
Quelques soies peu développées sur ce dernier. Le sommet de
l'apophyse mobile ne dépasse pas celui de l’apophyse fixe. Une soie
acélabulaire peu développée. Sternite VIII (fig. 100) se termine par
une saillie rectangulaire armée sur son bord posterosupérieur et
à son angle posteroventral de fortes soies. Sternite IX (fig. 100) :
bras distal à bords parallèles avec un apex éle tronqué.
FEMELLE : Tergite VIII avec une série de cinq soies bien dêve-
loppées, juste au-dessous du spiracle, en avant un rang de fortes
soies. Sternite VII (fig. 99) présentant sur son bord postérieur un
profond sinus qui sépare le sternite en deux lobes, le supérieur
beaucoup plus petit et étroit que l’'inférieur. Le bord postérieur de
ul et un angle ventral
ce lobe inférieur concave avec un angle dor
saillants et plus ou moins aigus. Sternite VIII (fig. 99) avec un angle
posteroventral saillant vers le haut. Spermathèque avec un réser-
voir subovalaire et un appendice ineur
LONGUEUR du mâle : 2,75 mm, de la femelle : 3 mm.
DISTRIBUTION GÉO!
tude que de la région de Moramanga, sur le versant oriental d:
APHIQUE : Cette Puce n’est connue avec certi-
Madagascar où elle à été recueillie pour la première fois sur des
hôtes sans doute accidentels : chiens et erats domestiques». Par
la suite, elle a été signalée dans la région d’Antsirabe, dans la Haute-
Région, sur un petit insectivore aux mœurs de la taupe européenne,
Oryzoryctes tetradactylus, vivant dans les digues des rizières.
«Rats de forêl» et comme il a été dit ci-dessus, sans doute
accidentellement, rongeurs domestiques, chien, petits insectivores.
La question de la répartition géographique et du parasitisme de
P. kerguisteli parait encore très incertaine, les specimens classés
comme tels et recueillis sur les Plateaux sur Oryzoryctes, en parti-
culier, pourraient fort bien appartenir à une toute autre espèce,
d’ailleurs non encore décrite, semblant en différer par la taille et
le nombre de dents du pe
qui les signalèrent.
gne pronotal, si l'on en croit les auteurs
Paractenopsyllus pauliani n. sp.
Se différencie de P. kerguisteli par de nombreux caractères dont
les plus importants sont les
tivants, MALE avec une apophyse
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES. 89
mobile du elasper à bord antérieur ineurvé au lieu de rectiligne
Gigs. 104 et 107 A à comparer avec figs. 107 B ct 100). Celte apo-
physe est relativement plus longue que chez P. kerguisteli. Vingt-
02mm
Fig. 101-102. — Paractenopsyllus pauliant. Tête et prothorax 9 et d.
Hoi dents au peigne pronotal au lieu de vingt-sept. Chez la FEMELLE
le Sinus qui échanere le bord postérieur du sternite VII est moins
profond, mais détermine la formation d’un lobe supérieur plus
élroit. Présence d'une longue saillie di
lérieur de ce sternite (figs. 105 et 108 C
forme sur le bord pos-
comparer avec figs. 99 et
Source : MNHN, Paris
90 R. LUMARET
108 D). Enfin présence de vingt-cinq dents au lieu de trente et une
au peigne pronotal.
Tête : (figs. 101 et 102) à peu près semblable dans les deux
Tubercule frontal peu développé au milieu du front che:
ous chez la femelle. Six à sept soies petites,
se
le mâle, un peu au-dess
mais bien développées, entre la base de l'antenne et le tubereule
frontal, les deux soies situées près du lubercule frontal nettement
Trois soies entre le tubercule frontal
saillie à pointe dirigée
plus larges que les précédente
et l'angle préoral. Ce dernier forme une petite
obliquement vers l'arrière. Deux fortes soies dirigées vers le bas et
l'arrière, entre le rang frontal et le rang préoeulaire. Celui-ci compte
chez le mâle trois soies insérées sur le bord antérieur de la fo:
antennaire, l'inférieure ébarrant> l'œil. Cette dernière seule pers
chez la femelle. Une soie forte et longue sur le bord ventral de la joue
au-dessus du stipe. À l'occiput trois rangs de soies chez la femelle,
comme chez le mâle. Œil petit mais bien développé avec un sinus
sur le bord ventral. Au-dessous de l'œil un peigne subvertical de
deux dents, la dent supérieure une fois et demie plus longue que
l'inférieure dont l'apex est par ailleurs peu pigmenté. Au-dessus des
dents du peigne génal une saillie jugale, longue avec un apex
arrondi et à peine dilaté (elle est plus développée chez P. kerguisteli).
Antennes ovalaires. Palpe labial à cinq articles, palpe maxillaire
à quatre. Le palpe labial dépasse le milieu du coxa antérieur.
ste
Thora.
peigne pronotal de vingt-trois dents chez le mâle et de
nq chez la femelle pour l'ensemble des deux côt
ures, de chaque côté, plus longues et plus fortes que
i longue que
vingt-c Les cinq
épines inféri
les supérieures, à l'exception de la dernière au:
ses voisines, mais notablement plus mince. En plus du peigne, le
pronotum porte deux rangs de soies. Sur le meso — comme sur
le metanotum — trois rangs de soies, plus faibles au rang antérieur
que pour les autres. Sur le mésopleuron cinq soies de chaque côté
(six à dix chez kerguisteli), deux sur le métépisternum, une sur le
métasternum. Sur le métanotum, comme sur les quatre premiers
le. Mélépiméron avec
tergites abdominaux, une spinule subapic:
trois rangées de soies (2, 3, 3 soies chez le mâle, 2, 3, 8 chez
la femelle tandis que chez P. kerguisteli le nombre des soies
pour chaque rang est de 5-7, 5 et 1). Tergites abdominaux
ngs de soies pour le premier et seulement deux
sur les suivants. Pour l’ensemble des deux côtes neuf soies
au rang antérieur, onze chez le mâle et neuf chez la femelle au
.
et l'avant-dernière des soies de ce rang. Sternite abdominal basal
dépourvu de soies laté
avec trois r
rang postérieur. Spiracle petit et rond situé entre la dernièr
es. Deux rangs de soies sur les sternites
Source : MNHN, Paris
TES SIPHONAPTÉ 91
suivants, l'anlérieur formé pour l’ensemble des deux côtés de
cinq soies en général, le rang postérieur de cinq soies chez le mâle,
ept chez la femelle. Trois soies antépygidiales dans les deux sexes,
ayant le même aspect que chez P. kerguisteli : la soie médiane
longue, la supérieure courte, de même que l'inférieure chez le mâle,
tandis que chez la femelle, cette dernière est d’une longueur égale
aux 4/5" de celle de la grande soie médiane. Pattes : leur
chælotaxie est assez Voisine de celle des espèces du genre
Leptopsylla. Absence de soies spiniformes sur la face interne du
coxa postérieur, tibia postérieur avec un pseudopeigne sur son bord
dorsopostérieur, de dix soies chez le mâle et douze chez la femelle.
Quatre paires de soies latérales et une paire déplacée vers la
sôle plantaire entre les soies de la première paire latérale, au
cinquième article des tarses postérieur.
plantaires subapicales.
MAL
. En outre, trois soies
Sternite VIII dont l'angle postéro-ventral s'achève en une
saillie rectangulaire avec trois fortes soies apicales (fig. 103).
Slernite IX avee un bras apical, dont les bords sont peu chitinisés
son apex est élargi et présente un angle ventro-posté
rieur arrondi
formant une véritable bosse (fig. 104) couverte ainsi que la dernière
partie du bord ventral du bra
soil
$ apical de très nombreuses petites
+ piliformes. Deux à trois petites soies dont une plus large que
les autres sur l'angle postéro-dorsal. Clasper (fig. 104) massif, son
apophyse fixe ovalaire à bord dorsopostérieur arrondi, avec
quelques petites soies sur son bord dorsal. Apophyse mobile (Am)
allongée, environ six fois plus longue que large (quatre fois chez
P. kerguisteli). Son apex est élargi : l'aspect d'ensemble est celui
d’une semelle renversée. Son bord postérieur assez régulièrement
convexe, le bord antérieur concave dans sa portion inférieure,
convexe dans la supérieure; huit petites soies sur son bord dorso-
postérieur, deux d’entre elles plus développées que les autres.
Pelite saillie acétabulaire d'où émerge une soie longue mais grêle.
FEMELI
: tergite VIIT avec une série de huit soies en avant du
bord antérieur du spiracle, au-dessous de celui-ci quatre soies dont
deux bien développées. Sternite VII Gig. 105) avec un bord
postérieur partagé par un sinus moins profond que chez
P. Kerguisteli, divisant le slernite en un lobe supérieur petit, et
un large lobe infé
apex une forte
longue
ieur dont l'angle postéro-ventral porte à son
vie, et l'angle dorsopostérieur se prolonge en une
illie digitiforme. La portion postérieure du lobe inférieur,
comprise entre ces angles fortement concave. Le sternite VII est
armé de nombreuses et fortes soies dont les postérieures forment
une rangée de dix très fortes soies pour l’ensemble des deux côtés.
Source : MNHN, Paris
92 R. LUMARET
0h
. 103-104. — Paractenopsyllus pauliani à (103) term
et sternite I
sque rectiligne forme
saillant,
répar-
Sternite VII (fig. 105) : son bord ventral pre
avec le bord postérieur, concave, un ang'e ventropostérieur
de 40° environ. Pour l’ensemble des deux côtés dix-huit soie
lies en trois rangs de 8, 6 et 4 soies. Spermathèque (fig. 106) avec un
réservoir ovalaire et un orifice subterminal. Appendice ineurvé,
3 fois plus long que large, sa longueur est légèrement supérieure à
celle du diamètre du réservoir. Stylet anal surmonté d’une forte
soie, une petite soie accessoire sur le bord de son pédoneule.
Source : MNHN, Paris
INSE
SIPHONAP1 93
LONGUEUR du mâle : 2,25 mm; femelle 2,90 mm.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : N'est encore
région d'Ifanadiana, sur le ver:
connue que de la
sant oriental, où elle a élé trouvée
Eliurus myoxinus, petit rongeur endémique vivant sur
ur
ce versant.
SP 2
0,05mm
106
5) Sternites VIT et VIII.
Fig. 105-106. — Paractenopsyltus pauliani femelle. (1
— (106) Spermathèque.
Source : MNHN, Paris
94 R. LUMAR
Cette nouvelle espèce a été nommée P. pauliani, en l'honneur de
M. l'Inspecteur Général de l'O.R.S.T.O.M. R. PAULIA
Le mâle, holotype, et la femelle, allotype, ont été déposés dans les
collections du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
STVII
er 108
@ D R
107-108. — 4 et B.
uisteli. € et D. Profil schématisé des St
femelle : C. P. pauliani, D. P. kerguisteli.
per du mâle (schématisé) 4. P. Pauliani, B. P. ker-
ites VII et VIII de
FAMILLE DES HYSTRICHOPSYLLIDÆ
tres familes de Ceratophylloidea par les
à l'extrémit
Se distingue des
principaux caractères suivants
du fémur antérieur, protègent la face postérieure de l'articulation
libiotarsienne, la soie interne n’est jamais plus longue que l’externe.
Au métanotum absence de spinules marginales (fig. 12 B).
Sternite IX du mâle sans tendon apodémal (fig. 13 4). la
femelle, stylet anal surmonté d’une forte soie apicale, flanquée
d'une où plusieurs soies satellites apicales ou subapicales, plus ou
moins développées. Sensilium le plus souvent convexe. Le corps de
couleur foncée est d'ordinaire recouvert de nombreuses ct fortes
: des deux soics qu
soies, ce qui a valu son nom à cette famille. Un seul genre en est
connu à Madagascar,
Source : MNHN, Paris
95
GENRE DINOPSYLLUS JORDAN ET ROTHSCHILD 1911
sé par un peigne génal inséré le long d’un sillon en avant
de la fosse antennaire (fig. 111). Οl vestigial, tubercule frontal
rudimentaire, palpes maxillaires à cinq articles. Sur les premiers
sternites abdominaux, peignes ve senté
spinules marginales au niveau du flanc du tergite, jamais à son
sommet. Trois soies antépygidiales de chaque côté. Pseudopeigne
sur le bord dorsopostérieur du tibia postérieur semblable à celui
des Leptopsyllidæ (fig. 7 A). Chez le mâle apophyse mobile du
clasper longue ct étroite avec, à son apex, une soie spiniforme
fortement colorée et bien visible. Bras apical du
développé avec sur son bord ventral une rangée
Caracté
giaux repri
par quelques
courte, nm
sternite IX tr
de fortes soies dirigées vers le bas comme les dents d’un peigne
(fig. 112). Chez la femelle la spermathèque est déformée par la
présence sur le bord dorsal de son réservoir d’une bosse (fig. 110
et 114). Une seule espèce de ce genre est connue à Madagascar :
D. brachypecten Smit 1951; une autre espèce a été signalée dans
le passé, D. lypusus. Il semble qu'il y a eu confusion entre
D. brachypecten et D. lypusus, qui jt
ne doit pas être considérée comme pr
d'ailleurs l'avis (in it) de M. F.G.AM.
squ'à preuve du contraire
sente à Madagascar. C’est
Mit du British Museum.
Dinopsyllus brachypecten Sir 1951.
Seulement connue par sa femelle, celle puce est remarquable
parmi les autres du même genre par la brièveté de la longueur
des dents de son peigne pronotal. Tête (fig. 109) avec un peigne
génal de cinq dents. Sur le bord frontal, l'épaississement marginal
est beaucoup plus épais, au niveau de la partie antérieure du front,
que chez D. lypusus. Quatre rangs de soi sur l'occiput.
Quatre également sur le pronotum, le rang antérieur étant plus
ou moins réduit et vesligial. Peigne pronotal formé d’une trentaine
de dents pour l'ensemble des deux côtés, celles-ci sont courtes
relativement, leur longueur n’excédant pas les 2/ de celle du
pronolum (égale à la moitié de cette longueur chez D. lypusus),
Peignes vestigiaux représentés sur les tergites abdominaux II,
I et IV, respectivement par 9-10, 8-11 et 9-10 spinules margi
nales latérales pour lensemble des deux côtés.
du Sternite VII de la femelle très sinueu
autres
Bord_ postérieur
plus que dans les
espèces du genre. Diamètre du réservoir de la spermathèque
Plus court que l'appendice et porteur sur son bord dorsal d'une
gibbosité (fig. 110).
LoxGu
EUR de la femelle 4 à 5 mm.
Source : MNHN, Paris
96 R. LUMARET
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE : Celle espèce qui n'est connue que
de Madagascar a été décrite sur un petit nombre de femelles
provenant des «environs de Tananarive> sans autres précisions sur
le lieu exact de la capture, non plus que sur l'espèce animale qui
les hébergeait (1). D’après ce qui a pu être publié sur ce genre
à Madagascar, les Dinopsyllus se rencontreraient toujours dans des
régions humides et boisées. Il est done vraisemblable que les
spécimens qui ont été décrits par M. F.G.A.M. Surr proviennent
non pas des environs immédiats de Tananarive, mais plus vraisem-
blablement du versant oriental, sans doute de la région de Mora-
manga, où l’on a signalé autrefois des espèces de ce genre baptisées
D. lypusus.
109
Fig. 109-110. — Dinopsyl-
lus brachypecten fe
melle. (109) Tête ct
pronotum, (110) Ster-
nite VIT ct S
thèque. D'après FG.
AM
a
110
G) F.G.AM. Su alé (in litt.) avoir examiné depuis lors des spécimens
de D. brachypecten qui avaient été récoltés sur Raltus ratius et sur Tanrec
Ulemicentetes\ semipsinosus.
Source : MNHN, Paris
97
Fig. II. —
lypusus mâle à Ti
et RoruscHizn 1913
Dinopsyllus lypusus JoRD:
Bien que n’existant pas, selon loute vraisemblance à Madagascar,
les specimens classés comme tels dans le passé n'ayant pu être
pour contrôle, il est apparu souhaitable de donner une
ription de cette espèce afin d'éviter toute confusion dans
brève des
l'avenir,
Tête : de morphologie assez proche de celle de D. brahypecten,
mais tout au moins en ce qui concerne la femelle, plus courte.
Cinq dents au peigne génal, une trentaine au peigne pronotal. Ces
derniëes sont d'une longueur égale à celle de la moitié du
pronotum. Deux rangs de soies au pronotum. Peignes abdo-
Minaüx vestigiaux représentés sur les tergiles abdominaux II,
UT et IV par 2-5 spinules marginales de chaque côté. MALE
Sternile IX (fig. 112) avee un bras apical large et armé de
douze soies réparties en deux groupes sur le bord dorsoventral, l’un
préapical de six soies dont deux plus développées que les autres,
l'autre sur la partie médiane du bord avec trois soies plus dévelop-
pées. De petites soi ircs implantées entre les soies
précédentes. Clasper avec une apophyse mobile (fig. 112) à bords
Subparallèles, et à apex rectangulaire. Petite soie spiniforme, bien
isible à l'angle ventropostérieur ce cet apex. Sur les bords de
l'apophyse mobi!e quelques petites soies grêles. Deux petites soies
Sur le bord dorsopostérieur au-dessous de la pelile soie apicale
Source : MNHN, Paris
98 R. LUMARET
spiniforme, FE
sternite VII à bord sinueux, mais moins que
chez D. brachypecten (fig. 114). Spermathèque avec une bosse sur
le bord dorsal du réservoir (fig
longueur environ égale à celle du r
Appendice incurvé, de
LoxG
UR mâle
mm; femelle : 4 mm.
114 ST VII
ne
112-113-11 Dinops
du clasper (4m) et extr
Sternite VII et Sp.
lus lypu: @12) Mâle : Apophyse mobile
mité du sternite IX (S{ ZX). — (114) Femelle
thèque. — (113) Femelle : pronotum.
Source : MNHN, Paris
INSE. SIPHONAPTÈRES 99
DGRAPHIQUE : Cette e
rongeurs, est propre à la sous-région sud-africaine.
spèce, parasite des pe
#
LE
Note. La liste des espèces connues à Madagascar, et dont la
tion vient d'être faite, serait incomplète, si l'on ne disait
pas qu’une autre espèce y a été signalée comme introduite. Il
de Monopsyllus sciurorum. Cette espèce appartient à la famille des
Ceratophyllidæ, dont tous les membres se distinguent facilement
et immédiatement de toutes les autr
par l'absence de peigne génal, tandis que le pei
bien développé. Monopsyllus sciurorum est jusqu’à ce jour connue
de la seule région paléaretique où elle est parasite de l'Ecureuil et,
agit
s puces connues à Madagascar,
ne pronotal est
accidentellement de quelques animaux, mammifères ou oiseaux,
que la vie arboricole met en contact avec l’écureuil ou son nid. On
ne retrouve pas cette puce sur les petits rongeurs sauvages menant
une vie non arboricole et ayant des nids souterrains. Monopsyllus
ciurorum sciurorum est la sous-espèce européenne, remplacée en
Asie centrale par la sous-espèce M.s. asiaticus, loff. Elle ne semble
pas avoir traversé la Méditerranée. D'autre espèces du même genre
ont été rencontrées soit en Europe, soit en Amérique du Nord.
Son introduction à Madagascar est difficile à expliquer, l’écureuil
y étant totalement inconnu. Son transport l’est de même si l'on
ient de la rapidité avec laquelle les puces normalement
sites des animaux sauvages abandonnent leur hôte captif.
Comme il est difficile d'admettre une erreur aussi grossière que
celle qui aurait fait identifier à cette espèce l’une quelconque de
celles qui existent à Madagascar, on peut penser qu'il y a peut-être
eu erreur par suite d'un étiquetage défectueux qui aurait fait
consid
se sou
par
rer comme d'origine malgache un specimen de provenance
se d’un membre de la famille
des Ceratophyllidæ réellement malgache, mais qui dans ces
conditions appartiendrait à une autre espèce, peut-être nouvelle, et
non encore décrite.
Il faut remarquer, en effet, qu'un genre voisin de Monopsyllus,
le genre Nosopsyllus, dont plusieurs espèces sont cosmopolites, ne
s'est jamais implanté à Madagascar, où il est inconnu, alors que
Son introduction par l'intermédiaire des rats des navires venant
d'Europe eut été logique, du fait que cette Puce trouverait, selon
loutes les apparences, des conditions de milieu très favorables à
son développement.
L'ensemble de ces
rum Schrank n’a }
européenne, à moins qu’il ne s’agi
raisons fait que l'espèce Monopsyllus sciuro-
S été retenue dans la liste des espèces présentes
dans la sous-région malgache.
Source : MNHN, Paris
100 R. LUMARET
FUEL DE NOS CONNAISSANCES SUR LES ORIGINES
ES SIPHONAPTÈRES
DE MADAGASCAR PAR I
AC
DU PEUPLE
La faune comme la flore malgaches sont caractérisées par la
multiplication des espèces endémiques du fait de l'insularité qui à
maintenu Madagascar dans un isolement presque définitif depuis
la fin du tertiaire. L'arrivée tardive de l’homme, puis les contacts
que ses habitants ont pu avoir avec le reste du monde, ont
provoqué l'introduction d'espèces étrangères, mais ces dernières
n'ont pu modifier complètement la composition et la physionomie
de la faune primitive,
La faune pulicidienne malgache est encore très imparfailement
connue. Elle est, dans l’état actuel de nos connaissances, cependant,
bien particulière, puisque sur les dix-neuf espèces de Siphonaptères,
recensées avec certitude pour la sous-région malgache, dont
dix-huit pour Madagascar, neuf sont des endémiques. Encore est-il
fort probable que nous ne connaissons qu’une partie, peut-être
modeste, de ces dernières.
Dix des espèces existant dans la sous-région malgache sont
présentes dans d’autres parties du monde. La plupart ont été
introduites par l’homme : il est intéressant de connaître l’ori gine
de ces dernières.
Espèces d'origine paléarctique introduites directement ou indi-
reclement par l’homme :
Pulex irritans Ctenocephalides canis
Clenocephalides fe
felis_ Leptopsylla segnis
Espèces d'origine éthiopienne introduites directement ou indi-
rectement par l’homme :
Echidnophaga gallinacea Xenopsylla cheopis
Ctenocephalides felis strongylus Xenopsylla brasiliensis (1)
Tunga_ penelrans, d'origine néotropicale, a été introduite à
Madagascar après s'être solidement implantée dans la région
éthiopienne.
ar et de l'Est africain
Espèce connue simultanément de Madag,
influencé son intro-
car où de Madagascar vers l'Est africain :
sans que l’homme soit susceptible d'avoi
duction à Madaga
Lagaropsylla hoogstraali
(D X. brasiliensis est seulement connue des Comores et de l'ile Maurice
pour la sous-région malgache,
Source : MNHN, Paris
INSECTI RES 101
SIPHONAPTI
Il est non moins intére
proche ou lointain, des espè
ant de rechercher l’apparentement,
s endémiques qui sont les suivantes
Synopsyllus fonquerniei et S. Smiti sont très proches du genre
africain Synosternus.
Xenopsylla pelleri fait partie du groupe hirsuta, du genre
enopsylla, seulement connu du Sud de l'Union sud-afri
caine.
Dinopsyllus brachypecten appartient à un genre strictement
éthiopien.
Lagaropsylla incerta fait partie d’un genre dispe dans les
régions orientale, australienne, mais surtout éthiopienne. Les
s les plus proches de cette espèce sont éthiopiennes.
espèc!
Paractenopsyllus kerguisteli et P. pauliani appartiennent à un
genre apparenté au genre Leplosylla pal
aussi éthiopien.
arctique, néarctique mais
Aræopsylla marlialis appartient à un genre largement dispersé
dans l’ancien monde, puisqu'on le retrouve dans les sous-régions
malgache et sud-africaine de la région éthiopienne, dans la sous-
région méditerranéenne de la région paléarctique, et enfin dans la
région orientale. C'est à des espèces de cette dernière région que
l'espèce présente à Madagascar est très étroitement apparentée.
Centetipsylla madagascariens
paléaretique Archæopsylla.
s est apparenté au seul genre
L'apport de la région éthiopienne a donc été prédominant dans
la constitution de la faune pulicidienne malgache, d'après ce que
nous en connaissons aujourd'hui. L'apport de la région orientale
est par contre faible,
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Dee Moteur 4 Source : MNHN, Paris
104 R. LUMARET
LISTE ALPHABETIQUE DES STATIONS CITEES
Nu
Localité Latitude Sud Longitude Est Altitude der
sur Hi carte
Alaotra (Lac). 17° 49 48° 26. 767 m 6
Ampanihy 24° 42 j4° 45° 275 m 15
Ampijoroa ........... das 16° 19° 46° 49° 73 m 5
Antsirabe Ne 19° 52° 47° 00° 1500 m 11
Bébata le ne 46° 23 55 m 16
Bekopaka ............... 45° 48° 60 m 9
Comores (archipel des)
(jouant ee Et 0) 44° 25° 70 m 1
Tanatiane 148 47° 37 450 m 12
Majunga . nn 15 44 46° 19° 36 m 4
Maroantsetra 19° 44 2 m 10
Moramanga ...... 48° 13° 912 m 10
ossi-Bé (ile de) Hell-Ville) 4817 19 m 2
ha 55 44° 32 161 m 13
49° 24 5 m 7
17" 32 1433 m 8
13° 31° 6 m 14
Source : MNHN, Paris
INSECTES SIPHONAPTÈRES
105
—_—
esters
48
ARCHIPEL
SN
es À
Û
4# longituse Et ÿge
Echelle
[em0 100 200
ALTITUDES:
C7 04600.
FE 600 à 7800.
lsteaux du Centre
pus de 1800 m
48
Source : MNHN, Paris
64
107
INDEX
des familles, genres, espèces et sous espèces décrits
Les synonymes sont en italiqu
indiquent les pages où sont donr
famille, du genre ou de l'espèce.
Aræopsylla, 23, 78.
Archæopsyllinæ, 18, 35, |
braghypecten, Dinopsyllus, 95.
brasiliensis, Xenopsylla, 49, 60,
canis, Ctenocephalides, 40, 45.
Centetipsylla, 18, 36.
Ceratophylloidea, 16, 72.
cheopis, Xenopsylla, 49, 59.
19, 39.
Clénopsylla, Ctenopsyllus, 83.
Ctenocephalides,
Dermatophilus 29.
Dinopsyllus, 17, 95.
Echidnophaga, 18, 32.
felis felis, Ctenocephalides, 40, 41.
felis_strongylus,
11, 48.
fondüerniei, Synopsyllus, 63, 64.
Ctenocephalides,
gallinacea, Echidnophaga, 32.
hoc:
ali, Las
ropsylla, 74, 76.
Hystrichopsyllidæ, 17, 94.
incerta, Lagaropsylla, 74.
ivritans, Pulex, 85.
lidæ, 17, 73.
Ischnopsyllinæ, 78.
Ischnopsy
kerguisteli, Paractenopsyllus, 86.
Les chiffres en caractèr
les caractères dislinct
gras
de la
| Lagaropsylla, 22, 78,
Leptopsylla, 24, 88,
Leptopsyllidæ, 17, 82
lypusus, Dinopsyllus, 95, 97.
madagascariensis, Centetipsylla, 37.
martialis, Aræopsylla 80.
Paractenopsyllus, 24, 85.
pauliani, Paractenopsyllus, 86, 88.
penetrans, Tunga, 28.
49, 50.
petteri, Xenopsylla,
Pulex, 18, 35.
Pulicidæ, 16, 82.
Pulicinæ, 17, 82.
Pulicoidea, 16, 27.
Sarcopsylla, 29.
segnis, Leptopsylla, 84.
smiti, Synopsyllus, 64, 66.
strongylus, felis,
41, 48.
Synopsyllus, 20, 64.
Tunga, 17, 28.
Ctenocephalides
Tungidæ, 17, 28.
la, 20, 48.
Xenopsyllinæ, 18,
Xenops
47
Source : MNHN, Paris
oi
TL
TABLES DES MATIERES
rAGES
OU TC ONE EE D er 5
bee 6
pour la collecte et le montage des Siphonaptères. 7
principaux termes utilisés pour la systématique. 10
pour la détermination des familles
et genres rencontrés dans
la sous-région malg
Superfamille des Pulicoidea
Famille des Tungidæ ….
(GENE TUNGA ET EN EE
Famille des Pulicidæ
Sous-famille des Puli :
ienre Echidnophaga ..................
nee
Genre Pulex
Sous-famille des Archæopsyllinæ
GENTE SCENE lIPS TIGRE RESTE
Genre Clénocéphalides
Xenopsyllinæ …
Sous-famille des
Genre Xenopsylla .
Genre Synopsyllus
Superfamille des Ceratophylloidea .
Famille des 1schnopsyllidæ
Genre Lagaropsylla
Genre Aræopsylla .
Famille des Leptopsyllidæ
Genre Leptopsylla
Genre Paractenopsyllus
Famille des Hystrichopsyllidæ 94
Genre Dinopsyllus à 95
gines du peuplement de Madagascar par les Siphonaptéres 100
D ET TE EU ++, 4101
Liste et carte des localités citées : 104
Index des familles, genres et espèces déc 106
TANAX
Dépôt légal :
Directeur de
Dir
1° trim. [676-61]
M. ud PAULIAN.
Source : MNHN, Paris