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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XVII
. INSECTES LÉPIDOPTÈRES
Amatidae
par
P. GRIVEAUD
Entomologiste à l'I.R.S.M. (O.R.S.T.O.M.)
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par Renaud PAULIAN
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. le Dr Rakoto RATSIMAMANGA, Ambassadeur extra-
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris, —
M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de
l'Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur du C.N.R.S., Paris — M. le
Directeur de l'O.R.S.T.O.M.,, Paris — M. le Directeur de l'LR.S.M,
Tananarive.
M. le Professeur L. FAGE, membre de l’Institut, Paris. — M. le Professeur
H. HumsErT, membre de l’Institut, Paris. — M. le Professeur R. HEIM, membre
de l’Institut, Paris. M. le Professeur Dr J. Mizror, membre de l’Institut,
fondateur et ancien directeur de l'I R.S.M., Paris.
MM. les Professeurs A. S. BALAGHOWSKY, Paris; A. CHABAUD, Paris;
C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris; J. GUIBÉ, Paris; P. LEHMAN, Paris;
G. Perir, Paris; J.-M. PÉRES, Marseille; M. J. VaDoN, Maroantsetra.
Corédacteurs : Renaud PAULIAN, I.R.S.C. (O.R.S.T.O.M.), B.P. 181,
Brazzaville; Pierre Vrerrs, 45 bis, rue de Buffon, Paris (5°).
Ge volume, honoré d'une subvention du gouvernement de la Répu-
blique Malgache, a été publié avec le concours du Centre National de
la Recherche Scientifique.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune» : P. Vrerte, 45 bis, rue de Buffon, Paris (5°), ou à:
— M. le Dr J.-M. KLEIN, entomologiste médical O.R.S.T.O.M.;
— M. P. Marzy, entomologiste agricole;
I.R.S.M. (O.R.S.T.O.M.), B. P. 434, Tananarive.
VENTE : Centre de documentation du C.N.R.S.
15, quai Anatole-France, Paris-7e.
aris
ce : MNHN
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XVII
INSECTES LÉPIDOPTÈRES
Amatidae
par
P. GRIVEAUD
Entomologiste à l’Institut de Recherche scientifique de Madagascar (0.R.S.T.0.M.)
1964
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Source : MNHN, Paris
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INSECTES
PRÉFACE
INTRODUCTION.
GÉNÉRALITÉS pete
Écologie et biologie.
LÉPIDOPTÈRES
Amatidae
par
P. GRIVEAUD
TABLE DES MATIÈRES
Dimorphisme sexuel .
Morphologie externe .
Anatomie .
SYSTÉMATIQUE.
Clé des genres.
Essai de groupement naturel des genres .
Genres Vitronaclia .
Stictonaclia.
Maculonaclia .
Tsarafidynia .
Toulgoëtinaclia .
Micronaclia. .
Tenuinaclia. .
Melanonaclia .
Tritonaclia .
Vadonaclia .
Thyrosticta .
Soganaclia .
Dubianaclia
Tsirananaclia.
Euchromia .
Fletcherinia.
Pages
VIL
Jo
Source : MNHN, Paris
1 P. GRIVEAUD
Pages
ROGÉVARA PRIE te dem en -eune A at 0 io TE 127
LISTE DES PRINCIPAUX TYPES DE VÉGÉTATION DE MADAGASCAR. . , . 136
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITÉS CITÉES. . . « « « + . . . . . . 197
(CARDEPDE M RERÉRAGE ele Pere + si: ELA
BIBMIOGRAPER SES MS nt a + ne CAO)
INDEX SYSTÉMATIQU M fer, . 3 re Re tes NES
TABLE ALPHABÉTIQUE DES TERMES SCIENTIFIQUES UTILISÉS . . . 225
CARTE PHYTOGÉOGRAPHIQUE. . . . . . . . . . . . . . . en fin de volume
Source : MNHN, Paris
Ce travail est dédié à mes collaborateurs malgaches de l’Institut de Recherche
scientifique de Madagascar et particulièrement à la mémoire de notre meilleur
collecteur, Pierre Andria ROBINSON.
Je dois à ce dernier la découverte ou une meilleure connaissance de nom-
breuses espèces décrites dans cet ouvrage.
Doué d'un coup d'œil infaillible, ayant un sens inné de la recherche des
insectes, Andria, pendant plus de vingt ans, a contribué infatigablement à l’amé-
lioration constante de nos connaissances sur la Faune remarquable de son pays.
Enlevé à l'estime de ses chefs et à l’affection de ses collègues en pleine acti-
vité, alors que se corrigeait le manuscrit de la révision des Amatides, Pierre
Andria RoBiNsoN n'aura pas eu la joie de voir une fois de plus son nom imprimé,
dédié à de nouvelles espèces.
Je souhaite que sa vie serve d'exemple à tous mes collaborateurs malgaches
qui, avec lui, ont apporté leur part de travail dans l'étude de la famille des
Amatides de la Grande Ile.
Source : MNHN, Paris
PRÉFACE
Mon ancien collaborateur et ami P. GRivEAUD m’a fait le grand honneur de
me demander de préfacer ce dix-septième volume de la Faune de Madagascar
qu'il consacre aux Lépidoptères Amatidae. I1 n'était guère besoin de cette présen-
tation, puisqu'il s’agit là du troisième volume dû au talent et au travail assidu de
P. GriveAup, et que déjà le volume consacré aux Sphingidae avait été distingué
par un prix de la Société entomologique de France.
Sans doute, P. GRIvEAUD a-t-il souhaité ainsi rappeler les années d’étroite
collaboration au cours desquelles j'avais pu apprécier son expérience de broussard,
son énergie de collecteur, et la qualité de minutie et de soin qu'il apporte à l'étude
de la faune malgache.
Devenu professionnel après une existence d’amateur, P. GRIVEAUD a su
associer à la conscience scientifique du premier, le feu sacré, l'initiative et
l'ingéniosité du second.
Son travail consacré aux Amatidae transforme totalement l’image que nous
avions de cette famille : genres et espèces nouvelles (11 genres et 49 espèces),
synonymies établies sur un abondant matériel, ont bouleversé le catalogue des
espèces malgaches. L’iconographie détaillée et l'étude des genitalia des deux
sexes apportent une très précieuse documentation inexistante jusqu'ici, et
tracent le cadre obligé de toute étude future sur la famille. Pourquoi parler déjà
d'étude future ? C’est que tous ceux qui œuvrent à Madagascar savent bien que
la faune malgache n’est encore que très insuffisamment connue. Trop de forêts,
de montagnes, de vallées n’ont jamais reçu la visite d’un zoologiste en quête
d’espèces locales.
Pour les Amatidae, la chose est d'autant plus évidente que cette petite famille
d'Hétérocères, volant le jour, est de récolte difficile et qu’il faut vraiment vouloir
spécialement capturer des Amatides pour rapporter d’une expédition autre chose
que des espèces banales.
L’enthousiasme de P. GRiveauD a été contagieux, et sous son impulsion le
regretté P. Andria Rominson et P. Soca ont apporté une remarquable série
d'espèces nouvelles. A chasser les Amatides, on évoque le souvenir de SEYRIG
décrivant ses chasses aux Ichneumons malgaches et en soulignant la décevante
maigreur, compensée, il est vrai, par l'originalité des espèces capturées.
L'étude de P. Griveaup s'inscrit dans le cadre de la Faune de Madagascar
dont il adopte le plan et la présentation. Cette Faune, née du désir de présenter
un tableau aussi complet que possible, mais utilisable par les non-spécialistes, de
l’une des plus remarquables faunes du monde pose un double problème :
Pourquoi consacrer des efforts à un simple inventaire, descriptif et énu-
mératif, des formes animales vivant à Madagascar? N’est-il pas plus urgent
d'étudier les espèces importantes au point de vue économique ou médical ; quel
intérêt pour le développement d’un pays que d'en figurer ou d’en décrire, dans
un effort que l’on sait sans fin (n’y a-t-il pas deux cents ans que l’on s'efforce
ainsi d’épuiser le catalogue des espèces européennes ?), les formes animales ?
— Pourquoi, en admettant l'utilité de ce travail d'inventaire, ne pas le limi-
ter aux groupes d'importance économique ? En quoi les Opilions ou les Heni-
cocephalidæ présentent-ils un intérêt humain ?
Source : MNHN, Paris
VIT P. GRIVEAUD
La première question peut recevoir aisément une réponse théorique. Nous
préférons lui apporter deux réponses basées sur l’expérience. Le premier soin des
Républiques populaires a été de lancer, à l'imitation de ce qui se faisait depuis
longtemps en France, et depuis quelques années en U.R.S.S., la publication de
Faunes nationales (de Roumanie, de Tchécoslovaquie, et Le caractère très
inspiré de la recherche scientifique en ces pays et le souci de travail « utile » qui
les caractérise ne permettent pas de croire à quelque décision fantaisiste.
Tout aussi manifeste est l'effort entrepris, depuis la guerre, sur le même
sujet, aux États-Unis (Insectes des Hawaïi, de Micronésie, des diverses zones des
États-Unis), au Canada (où existe un remarquable service de faunistique pure
dépendant du ministère de l’Agriculture) ou au Royaume Uni.
Que tant de pays aient décidé, depuis 1945, de consacrer une partie sensible
de leurs efforts aux études faunistiques, ne saurait être sans raisons ; et raisons
pertinentes, car il s’agit là de pays qui s’embarrassent moins de sentiment que de
recherche de l'efficacité. Mais encore peut-on voir là, chez nous, un certain culte
de l'autorité, critiquable.
Des faits précis montrent l'importance de la faunistique pure.
On a cru longtemps qu’Anopheles marshalli existait à Madagascar, et l'on
étendait, à la population malgache connue sous ce nom, les données biologiques
obtenues sur l'espèce en Afrique continentale. Les recherches minutieuses de
GRIEBINE et CHAUVET ont montré que l'espèce malgache — qui joue un rôle dans
la transmission des filaires en tout cas, et peut-être d’hématozoaires — était une
espèce endémique. Ce qui a amené l'étude biologique et a établi les sensibles
différences existant entre cet A. mascarensis et l'A. marshalli, et par conséquent
imposé des méthodes de lutte éventuelle complètement différentes.
C'est encore l'étude systématique qui a permis de reconnaître une série
d’espèces, proches les unes des autres, mais à biologies diversifiées, A. pauliani,
A. radama, etc. La localisation des larves de ces espèces, selon le cas, à des eaux
courantes fraîches, des eaux stagnantes, les heures d'activité différentes de leurs
adultes donnent à leur reconnaissance précise une importance de premier plan
si l’on veut se défendre contre leurs attaques.
Deux premiers exemples peuvent être donnés. L'étude systématique des
Jassides malgaches a permis d’y reconnaître Nephotellix apicalis, qui vit dans les
res, sans causer d’appréciables dégats. Exemple typique d’un insecte sans
importance ?
Voire! car, au Japon, l'espèce est vectrice d'une maladie à virus qui a pério-
diquement ravagé les rizières et provoqué des famines. Puisque le vecteur est en
place à Madagascar, toute importation de matériel végétal du Japon devrait être
contrôlé avec grand soin, pour éviter une véritable catastrophe.
L'élevage de la Cochenille Icerya seychellarum à Madagascar, pour dresser
le catalogues des Hyménoptères et des Diptères, a procuré un Diptère parasite,
Cryplochaelum monophlebi, sans grande importance biologique locale. Il s’agit À
d’un genre de Diptères d’étude très difficile et très mal connus, et il a fallu commu-
niquer les parasites malgaches au spécialiste mondial du groupe pour en obtenir une
exacte détermination. La définition de ce parasite, précisant ses hôtes possibles,
les Services Agricoles de Maurice nous ont demandé l'envoi de Cryptochaetum
et, grâce à eux, ont jugulé les méfaits de l’Icerya sur les arbres fruitiers de leur île.
La connaissance précise des espèces fournit donc bien l'indispensable base à
loute étude pratique ; et lorsque l’on sait que la faune malgache n’est pas connue
à plus de 50 %, on mesure l’urgence de l'effort à accomplir.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE IX
Mais, direz-vous, pourquoi étudier des groupes sans importance biologique
et non les groupes connus pour leur rôle ? C’est là un problème d’ordre strictement
pratique et qui est en fait double.
D'une part, beaucoup de groupes de grand intérêt pratique sont, de ce fait
même, anthropophiles, ont une vaste distribution et ne peuvent être étudiés que
dans de grands centres européens où l'on peut disposer de matériaux de compa-
raison du monde entier. Bien qu’une récente étude de P. Vrerre ait montré que,
pour les Hétérocères au moins, l’endémisme malgache est plus fort qu’on ne le
croyait jusqu'ici, le caractère pantropical des ennemis de l’homme reste très net.
Pour de tels animaux, il n’est qu’un très petit nombre de spécialistes, attachés
aux grands Musées d'Europe et d'Amérique du Nord, et les utilisateurs doivent
attendre que ces spécialistes, toujours surchargés de travail, puissent trouver le
temps d'étudier leur matériel.
D'autre part, il serait absurde de ne pas publier la révision d’un groupe,
lorsque celle-ci est possible, c’est-à-dire lorsqu'un spécialiste dispose du matériel
et du temps nécessaires, sous prétexte que ce groupe est moins important que tel
autre, dont l'étude ne sera possible, faute de matériel ou de spécialiste, que dans
quelques années.
L'étude d’un groupe d'importance pratique secondaire où même nulle
nempêche pas l'étude des groupes importants, elle se fait parallèlement, en
fonction des matériaux réunis.
Enfin, l'étude de ces groupes peu importants apporte, sur la répartition et sur
l'origine des formes malgaches, sur leurs parasites, etc., des renseignements que
l'on sera bien heureux d'utiliser lorsque l’on en viendra à étudier des groupes
importants. Qui sait si les Pipunculides malgaches de Nephotellix ne pourront
pas aider les Japonais à lutter contre ce Jasside ?
Et puis, l'homme recherche sans cesse de nouveaux animaux de laboratoire
sur lesquels essayer théories, produits, ete. Ces animaux sont l'indispensable base
de ses recherches et des progrès de la connaissance. Qui ne sait le rôle éminent
joué ainsi par des animaux aussi peu «importants» que les Phasmes. Qui ne voit
que ce n’est qu'avec une connaissance exhaustive de la faune du monde que les
biologistes sauront de quels matériaux ils pourront disposer pour leurs travaux.
Tout ce qui précède me paraît éclairer le rôle de la faunistique.
Ce n’est pas une discipline scientifique directement rentable, elle n'apporte
pas de solution aux problèmes du développement économique et social ; mais
c’est l’un des serviteurs qui rassemblent les indispensables fondations sur lesquelles
d’autres bâtiront. De la valeur de ces fondations dépend la valeur de la super-
structure. A l'oublier, on risque de bâtir des châteaux de cartes et de les voir
s'effondrer. Elle a donc une évidente priorité dans le temps. Peut-on oublier que
toute la biologie moderne repose sur l’œuvre du plus systématicien de tous les
zoologistes, en la personne de Linné, et que ce système rigide et arbitraire a seul
permis les travaux sur lesquels se fondent génétique, physiologie et biologie.
Si les recherches dites appliquées doivent se développer au maximum, cela
ne sera possible qu'avec l’appui que la faunistique leur apportera. Dans ce
domaine, P. GRIVEAUD aura bien servi la cause de la Zoologie malgache.
Inspecteur Général R. PAULIAN,
Directeur de l'Institut de Recherche scientifique
du Congo.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE
INTRODUCTION
Le seul auteur auquel nous devions une révision de la famille des Amatidae
est HamPsoN (Catalogue of Lepidoptera Phalænæ in the British Museum, vol. 1,
1898 et supplément au vol. 1, 1914).
Malheureusement, lorsque Hampson a inclus dans son remarquable travail
les Amatides malgaches, il était loin d’avoir connaissance de la totalité des
espèces citées de Madagascar qui, de plus, ne comportaient à cette époque que
10 % environ des espèces actuellement connues.
Par ailleurs, il s’est limité à une classification ne tenant compte que des
caractères morphologiques externes, à l'exclusion de toute étude anatomique.
Enfin, les idées de Hampsox sur beaucoup d'espèces malgaches qu’il n’a pu
voir et étudier ont été faussées par de nombreuses descriptions de Ch. OBERTHÜR.
Ge dernier a créé 26 espèces sur 56 décrites avant le présent travail, mais
faute d’avoir consulté les descriptions de ses prédécesseurs, descriptions qu’il
méprisait passablement parce que souvent purement littéraires, et sans bonnes
figures, il a créé de nombreux synonymes.
Ch. OsErrnür n'ayant pas été spécialement clément pour ses collègues
anciens ou contemporains, nous ne pensons point attenter outre-mesure à sa
mémoire en disant qu’alors qu’il se targuait très haut d’être l’un des rares à
publier des espèces indiscutables, compte tenu de dessins excellents accom-
pagnant son texte (et ils sont en fait irréprochables), il a trop souvent omis de
donner tous les caractères morphologiques de ses bêtes (nervation, palpes,
pattes, etc.) sans parler de l’absence trop fréquente de quelque précision que ce
soit sur le sexe de l’insecte étudié, ce qui l’a amené à maintes reprises à créer deux
espèces distinctes pour le 4 et la & d’une même espèce.
Inutile d'ajouter qu'aucune étude anatomique n’ayant été faite par lui, non
plus que par aucun des anciens auteurs, les caractères sexuels de tous les Amatides
décrits par Ch. OBErraüR restaient complètement inconnus jusqu’à ce jour.
Ceci dit, nous rendons néanmoins hommage aux anciens travaux de cet
entomologiste, auquel nous devons la connaissance de beaucoup de Lépidoptères
malgaches et, pour le moins, d'excellentes figures.
Il n’était pas inutile de procéder à cet exposé pour que soit compris le souci
devant lequel nous nous sommes trouvés en attaquant la présente révision,
d'éviter de retomber dans les erreurs passées.
Nous avons préféré, compte tenu du doute régnant sur un grand nombre
d'anciennes attributions de genres ou d’espèces, reprendre à zéro l’étude complète
Source : MNHN, Paris
2 P. GRIVEAUD
et détaillée des formes malgaches de cette famille. Autrement dit, nous n’avons
pas voulu, suivant une réflexion de Paul VaLER+, « entrer dans l'avenir à reculons »
en nous hypnotisant à l'excès sur les travaux de nos prédécesseurs.
En effet, et très vite en avançant dans notre étude, nous nous sommes rendu
compte que pour toute la famille nous nous trouvions devant un état de fait
exactement semblable à celui devant lequel s'était trouvé notre éminent ami
H. de Touraoër (1958 : 177 et 178), dans son étude des Arctiidae malgaches
rattachés jusqu'alors au genre Philenora.
Les caractères de nervation, sur lesquels s'était basé Hampsow, sont souvent
insuffisants, et, comme pour les anciens Philenora, ne correspondent pas entiè-
rement aux structures anatomiques.
Ayant pu, grâce à l’obligeance de P. Verre, comparer certains Amalidae
malgaches à diverses espèces types de genre auxquels Hawpsox les avait rattachés,
il ne nous a pas été possible de conserver plusieurs anciennes attributions.
Il ressort de nos examens que tous les Amatides malgaches (à l'exception
de ceux du genre Euchromia) appartiennent en fait à des genres strictement
malgaches et endémiques.
Notre travail nous a très rapidement amené à 16 genres (dont 11 genres
nouveaux), malgré tout notre désir de regroupement et de simplification, ce qui
est énorme pour une aussi petite famille.
Mais il était matériellement impossible de procéder autrement, et nous avons
encore laissés réunis, en les séparant par sections à l’intérieur de divers genres, des
insectes présentant des caractères anatomiques internes distincts, convaineu que
certaines de ces sections pourraient en fait représenter autant de genres que nous
n’avons pas voulu créer, faute d'éléments d'appréciation suffisants.
Il est en effet indéniable que, malgré tous les progrès faits par la systématique
durant les dernières décades, nous sommes encore très loin de disposer de tous les
critères nécessaires à une saine taxonomie,
Des études, infiniment plus complètes, à la fois écologiques, biologiques, mor-
phologiques et anatomiques de chaque insecte, ont bien des chances d'apporter,
dans l'avenir, un bouleversement profond de nos conceptions actuelles sur la
famille, le genre, l'espèce.
Alors que nous avons bien du mal actuellement, en utilisant les méthodes tradi-
tionnelles, à placer tel insecte dans telle ou telle famille, tel ou tel genre, à discerner
si nous avons à faire à une bonne espèce, une sous-espèce ou à une forme infra-
subspécifique il est certain que lorsque, d’une part, nous aurons pu étudier l'espèce
dans ses divers âges et métamorphoses depuis l'œuf jusqu'à l'imago et, d’autre
part, lorsqu'aura pu être précisée l'importance relative des diverses structures
anatomiques ou morphologiques, alors un grand pas aura été fait.
Mais si l’on songe que, pour beaucoup d'insectes, nous en sommes réduits à
les caractériser sur l'examen d’un imago type unique, dont nous ignorons tout de
la biologie et dont il est impossible d'effectuer des examens morphologiques et
anatomiques complets, sans le démonter entièrement et par conséquent le détruire,
on comprend aisément que des errements soient excusables.
Et quand parviendrons-nous, pour ne prendre que l’exemple des Amatides
malgaches, à connaître la biologie et l’anatomie complète, aux divers stades, de
chacun des deux sexes des 81 espèces décrites dans ce volume ?
« Ce que nous savons le mieux, c’est que nous ne savons rien», une fois de
plus le vieil adage trouve ici sa place.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 3
Que l’on ne nous critique donc pas trop. D’autres que nous pourront avoir
d’autres concepts taxonomiques, cela ne veut pas dire qu’ils auront tort ni que
nous ayons raison.
Tant que nous ne pourrons travailler que sur un maigre matériel, très incom-
plet, nous ne serons, les uns et les autres, sûrs de rien. Il n’y a aucune honte à
Javouer.
Mais nos travaux, comme ceux de tous les naturalistes, restent une contri-
bution aux progrès continuels de la science, ils sont une pierre apportée à l'édifice,
et nous n’en voulons pour preuve que les remarques faites par nous au début de
cet ouvrage sur les travaux anciens de Ch. OBerrHÜR ; si ces derniers n’avaient
pas été faits et malgré les erreurs et les imprécisions que nous y relevons aujour-
d’hui, nous serions encore nous-même à tâtonner sur bien des points
Nous devons ajouter que notre travail s’est trouvé largement facilité, compa-
rativement aux études de nos prédécesseurs, du fait que pendant plusieurs années
nous avons été à même d'effectuer nous-même les prospections et les chasses qui
nous ont permis de collecter à travers la Grande Ile les espèces que nous recher-
chions pour la présente révision.
Ceci nous a donné un avantage considérable sur les taxonomistes européens
qui nous ont précédé, puisque nous avons pu nous rendre compte de l'écologie de
ces insectes et vérifier certaines affinités, ainsi que les relations des divers genres
et espèces avec les milieux phytogéographiques.
De plus, ces recherches effectuées d’une façon aussi minutieuse que possible
ont permis la capture de nombreux couples in copula, ce qui nous a énormément
facilité le redressement de nombreuses erreurs anciennes d’affectation des 9 avec
les g ou inversement.
Disons pour terminer que notre opinion, toute personnelle, est que le but des
révisions comme celle-ci est de mettre entre les mains du publie des inventaires
qui permettent le plus aisément possible la détermination facile des genres et des
espèces, sans avoir à recourir à des dissections qui, sur ces insectes fragiles, doivent
rester l'apanage des seuls spécialistes.
Ces derniers trouveront néanmoins dans nos révisions les descriptions et
figures des armures sexuelles, leur permettant d'apprécier les affinités ou les diver-
gences, entre les divers genres, sections et espèces, tels que nous les concevons
d’après nos connaissances actuelles.
Sous-espèces, formes, aberrations
Compte tenu de ce qui précède, nous avons été contraint d’être extrêmement
prudent, soit pour le maintien, soit pour la création de sous-espèces, formes ou
aberrations.
Le matériel que possède l'Institut de Recherche scientifique de Madagascar
et celui des muséums de Londres, en particulier, et de Paris, est en fait encore
insufisant pour permettre de définir avec certitude la valeur des variations obser-
vées.
Chaque espèce pour laquelle nous avons pu obtenir de bonnes séries, ce qui
à été assez rare, nous a démontré combien une même espèce pouvait être variable,
même en provenance d’une même localité et d’une même date. Nombreuses sont
les espèces encore mal fixées.
Source : MNHN, Paris
4 P. GRIVEAUD
Pour citer un exemple précis, la réunion en une seule de deux taches alaires
distinctes est très fréquente chez de nombreuses espèces d’Amatides. Les anciens
auteurs, Ch. Oserraër en particulier, avaient fréquemment créé dans ce cas des
sous-espèces, des formes ou des variétés (confluens Ch. Oberthür).
Mais la capture de bonnes séries nous a permis de constater qu’en fait toute
la gamme des variations se rencontrait, depuis les deux taches nettement séparées,
puis, plus où moins rapprochées, puis accolées, puis confondues en une seule.
11 n’était plus possible, par exemple, de maintenir la variété confluens, ou alors il
fallait créer autant d’autres formes pour les intermédiaires, ce quiétait impensable,
les variations provenant le plus souvent d’une même localité.
Nous ne voulons pas affirmer que dans l’avenir la question des sous-espèces,
formes ou variétés, ne sera pas à revoir, bien au contraire, mais nous pensons par
contre que dans l’état actuel du matériel connu il serait absolument déraisonnable
de s’aventurer à créer des sous-espèces, formes ou variétés, qui risquent de ne pas
résister devant l'accumulation d’un matériel beaucoup plus important.
*
a+
Nous devons apporter nos très vifs remerciements à un certain nombre de
personnes et d’organismes qui ont bien voulu nous aider dans notre tâche :
Tout d’abord à M. le Professeur D: J. Mirror, Fondateur et Directeur de
JInstitut de Recherche scientifique de Madagascar et à M. l’Inspecteur Général
Renaud PauLian, Directeur adjoint du même institut, dont les remarquables
travaux pendant quinze ans, sur la Faune malgache, ont été pour nous un exemple
magnifique.
Ensuite à M. le Professeur DELAMARE-DEBOUTTEVILLE, qui a bien voulu
accepter de faire de ce travail, avant tout taxonomique, le sujet d’une Thèse
d’Université et à MM. les Professeurs GARNIER, Président du jury, et CONpé.
Nous pensons ensuite au British Museum (N. H.) qui, après l'achat de magni-
fiques collections, notamment celle de Charles OskrrHür, contenant les types de
BoïspuvaL, GUÉRIN-MÉNEVILLE et les siens, et celle de René OBERTHR, conte-
nant les types de Mae, possédait 99 9% des types d'espèces connues avant la
présente révision.
Lors d’un séjour, malheureusement trop court pour une étude approfondie,
que nous avons pu effectuer au British Museum, en septembre 1959, nous avons
été à même de voir et comparer avec notre propre matériel tous les types d’Ama-
tides qui s’y trouvent. Des documents photographiques excellents nous ont été
communiqués.
Mr. D. S. Feroner, du British Museum (N. H.), auquel nous devons d’im-
menses remerciement pour sa précieuse et compétente collaboration, non seulement
nous a aidé dans nos recherches, mais y a participé largement en effectuant lui-
même de nombreuses études morphologiques où anatomiques de détail, qu’il nous
avait été impossible de faire au cours de notre court séjour londonien.
Nous devons remercier d’égale manière le Muséum national d'Histoire
naturelle de Paris où, grâce à l’extrême amabilité de MM. les Professeurs SÉGUY
et BALAcHOwWSKY, nous avons pu travailler, en 1959 et 1963, en compagnie de
P. Vierre. Ce dernier a mis toute son amitié pour nous et tout son intérêt pour la
faune malgache, au service de nos travaux.
L'excellent travail de P. Vigrre, ayant fait l’objet de sa Thèse de Doctorat ès
sciences, sur les Noctuelles Trifides de Madagascar, a été pour nous d’un ensei-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 5
gnement précieux et nous ne saurions manquer d'y renvoyer les chercheurs
travaillant sur la Lépidoptérofaune malgache, qui y trouveront une excellente
documentation sur toute la lépidoptérologie malgache, sa bibliographie, etc.
(Ann. Soc. ent. France, tome 131, année 1962).
A l'extrême obligeance du D: Elli Franz, du Muséum de Francfort, nous
devons la communication d'excellentes photographies de plusieurs types d'Ama-
tides de SAALMÜLLER. Nous l’en remercions vivement.
Nous ne saurions oublier M. H. de TourG , également passionné de la
faune entomologique malgache, qui a bien voulu tout d'abord nous abandonner
l'étude de cette famille, très proche du groupe des Arctiides qu’il a si magistra-
lement travaillé, puis nous remettre tout ce qu’il possédait dans la famille, y
compris les spécimens provenant de ses chasses personnelles en mars-avril 1955.
Il nous est aussi particulièrement agréable de remercier ici, pour leur active
collaboration et pour les remarquables collectes personnelles venues enrichir
notre matériel, nos collaborateurs de l’L.R.S.M., feu Andria RoBiNsow, Pierre SoGa
et notre préparateur au laboratoire, Ernest RAHARIZONINA.
Nous devons les mêmes remerciements à notre beau-frère René Vreu et à
ses deux collecteurs, RATOvOsON et RALAISALAMA.
Enfin, est-il nécessaire de dire que sans les crédit de mission accordés par la
Direction de l'Office de Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer (O.R.S.
T.O.M.) organisme auquel nous appartenons, sans les encouragements de notre
chef de division, M. le Professeur VIENNoT-Bour&IiN, sans les collections de
VILR.S.M., Tananarive, ainsi que la bibliothèque de cet institut et celle de G. GRAN-
Dipier, léguée par son propriétaire à l’L.R.S.M., ce travail aurait été irréalisable.
GÉNÉRALITÉS
Les Amalidae (JANSE, 1917) ex-Syntomidae (SNELLEN, 1867) sont classé par
BourGoGNE dans la superfamille des Noctuoidea( Mosner, 1916) et représentent
d'après cet auteur la 67° famille des Lépidoptères (Grassé, Traité de Zoologie,
X, premier fascicule, p. 416).
Voici les caractères de la famille, tels que les donne BourGo@xE :
Pas de chœtosema ; palpes maxillaires très réduits ; frein présent, une paire
d'organes tympanaux méta-thoraciques.
Se distinguent des Arctiidae auxquels ils sont apparentés, par l'absence de la
nervure 8 aux postérieures, entièrement soudée au secteur radial.
Hampson précise : Trompe généralement bien développée ; palpes courts et
porrigés ou longs et recourbés vers le bas ou le haut, front arrondi, antennes
simples, ciliées ou bipectinées ; tibias avec les éperons courts. Aile antérieure
avec l'aire terminale généralement large ; nervure 1a formant une fourche avec
1b ; 1c absente, 5 d'en dessous du milieu des discocellulaires, 7 tigée avec 8 et 9.
Aile postérieure petite, nervure 1a souvent absente, 1e absente, 8 absente.
KiriaKorr (Bull. et Ann. Soc. ent. Belg., LXXXIV, pp. 232 à 276, 1948), à la
suite d’études anatomiques des structures des organes tympanaux des anciens
Source : MNHN, Paris
6 P. GRIVEAUD
Syntomidae, déclare qu’il n’est pas possible de considérer toutes les formes qu’ila
examinées comme appartenant à une seule famille.
Il propose deux famille
1° Ctenuchidae qu'il subdivise en deux sous-familles : Amatinae et Ctenuchinae.
Les insectes de cette première famille appartiennent à une ou deux excep-
tions près à l’ancien monde pour les Amatinae, et à l'Amérique pourles Clenuchinae,
2e Thyretidae, famille entièrement africaine, pour laquelle cet auteur estime
personnellement qu’elle devrait être, strictement parlant, séparée de la super-
famille Noctuoidea.
Mais KinraKorr ajoute que : « Des recherches plus complètes pourront peut-
être apporter des changements à l’arrangement ci-dessus. »
Dans ces conditions, tout en nous faisant un devoir de signaler les remar-
quables études de l’éminent entomologiste, nous préférons, ne travaillant que sur
une faune locale, conserver jusqu’à nouvel ordre la division taxonomique tradi-
tionnelle.
ÉcoLoGre ET BIOLOGIE
Nous sommes au regret de ne pouvoir donner ici l'étude que nous avions
souhaité réaliser sur l'Écologie et la Biologie de la famille.
L'organisme auquel nous appartenons ayant dû modifier l'orientation de nos
travaux et de nos recherches, nous n’avons pas pu effectuer, ni même entamer,
les études biologiques sur la famille.
Nous ne pourrons donc donner que quelques renseignements très succincts
sur la vie des imagos, mais pratiquement rien sur les premiers stades des insectes.
Chenilles. Les chenilles des Amatides présentent de longues touffes pileuses
disposées sur des tubercules, mais non directement sur la peau. Beaucoup d'es-
pèces présentent des touffes de poils plus longs sur le premier et le dernier segment.
Huit paires de pattes.
Chrysalides. Les chrysalides sont arrondies, sans aspérités, chitinisées et
enfermées dans un cocon soyeux et velu (fig. 27 bis).
Imagos. Les imagos ont une activité diurne et nocturne. Faiblement photo-
tropiques, ils ne viennent à la lumière, la nuit, que par très faibles quantités, de
façon isolée, et principalement dans la seconde partie de la nuit.
Le vol est peu rapide, les ailes ayant cependant une grande fréquence de
battements, ce qui contribue à rendre les petites espèces très difficiles à voir au
vol dans le sous-bois qu’elles affectionnent.
Dans la journée, les Amatides ont une activité surtout matinale et crépus-
culaire, bien qu’il soit possible d’en voir voler à toute heure du jour.
Les emplacements de prédilection des Amatides malgaches, à l'exception des
deux espèces du genre Euchromia, localisées aux chaudes régions côtières dans les
espaces libres et ensoleillés, sont les sous-bois et les clairières des forêts humides,
souvent à proximité des ruisseaux et des étangs.
Dans leurs périodes d'activité, ils viennent se poser pour y butiner sur de
nombreuses espèces de petites fleurs forestières en bouquets.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 7
Au repos, ils se collent à l’avers ou au revers des feuilles, les ailes repliées en
toit et sont difficiles à voir, par suite de leur petite taille.
Au moindre mouvement environnant, ils s’envolent et deviennent encore plus
difficiles à distinguer, se confondant alors avec beaucoup d’Hyménoptères du
sous-bois.
Il est à noter que de nombreuses petites espèces des genres Maculonaclia ct
Thyrosticta semblent afectionner, pour se reposer, les grandes feuilles de végétation
très basse, à 20 ou 30 em du sol.
Nous ne connaissons que très mal les plantes hôtes des Amatides malgaches
et faute de l'étude sérieuse que nous n'avons pu réaliser, nous ne pouvons pas
indiquer où les © disposent leurs pontes.
I ne serait pas surprenant que de nombreuses espèces soient très polyphages.
Nous avons en effet trouvé certaines espèces, en quantité parfois abondante,
et souvent in copula, sur des plantes très variées, dont certaines espèces intro-
duites comme les manguiers, les girofliers ct divers agrumes, lorsque ces arbres se
trouvaient à proximité de la forêt primitive.
PARASITES
Nous ne connaissons pratiquement rien des parasites des Amatides malgaches.
Toutefois, notre ami B. SewaLr, entomologiste de l'O.R.S.T.O.M., a pu obtenir
en 1962-1963, à la station de l’Ivoloina près de Tamatave, quelques élevages
d'Euchromia folletii (Guérin-Méneville), qui ont donné divers parasites que nous
avons transmis pour étude à M. Srgrran, du Muséum national.
Le premier de ces parasites, éclos des pontes, a été identifié comme un Procto-
trupidae du genre Telenomus.
Le second, obtenu des cocons est un Chalcidien de la famille des Telrastichidae
et plus précisément un Tetrastichus sp.
ENVERGURE — RMES ALAIRES
La taille, dans le groupe malgache, est généralement petite, et à l'exception
des Euchromia (envergure maximum 55 mm pour Euchromia folleti) varie de
10 à 40 mm.
La forme alaire est variable, mais dans l'ensemble les ‘ailes antérieures sont
allongées, les ailes postérieures courtes et plus où moins ovales.
DIMORPHISME SEXUEL
Le dimorphisme sexuel est variable, mais généralement assez faible.
La femelle ne diffère guère, dans sa taille, du mâle.
Ghez plusieurs espèces, il existe une différence antennaire, pectinées chez le
mâle, simples et ciliées chez la femelle.
Vu la petitesse des Amatides, l'examen sous grossissement est le plus souvent
nécessaire pour distinguer g et 9.
Source : MNHN, Paris
8 P. GRIVEAUD
Fig. 1. Aile antérieure d’Amatide. C., cellule; D.C., disco-cellulaires. 1 à 12, numérotation
des nervures. Fig. 2. Aile postérieure d’Amatide. C., cellule ; D.C., disco-cellulaires; f., frenulum;
1 à 7, numérotation des nervures. Fig. 3. Nervation du 1er groupe avec 6 et 7 confondues,
4 absente, Fig. 4. Nervation de Tsirananaclia. G et 7 séparées. Fig. 5 a. Nervures connéts.
Fig. 6 b. Nervures rapprochées. Fig. 7 c. Nervures longuement tigées. Fig. 8 d. Nervures
courtement tigées. Fig. 9. Nervation du 2° groupe 6 et 7 confondues, 4 présente. Fig. 10.
ervation d'Euchromia, 6 et 7 séparées, 2 et 3 absentes.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 9!
MORPHOLOGIE EXTERN
Les caractères morphologiques sur lesquels nous nous sommes appu
établir la séparation des divers genres et espèces sont :
é pour
1° La nervation alaire: 2° la forme, la position et la dimension des palpes;
3° la structure des antennes; 4e la forme et les dimensions des ailes; 5° la colo-
ration du corps et des ailes ; 6° les taches ou dessins alaires.
1e Nervation ataire
Les types de nervation alaire sont homogènes à l'intérieur des divers genres
et dans l’ensemble de la famille (fig. 1 à 10).
Ces caractères, bien que légèrement variables, restent suffisamment constants
pour permettre la séparation des genres en tenant compte des diverses combi-
naisons qui se rencontrent et en tenant également compte, parallèlement, des
structures sexuelles et des autres caractères morphologiques. De légères difté-
rences du tracé des nervures sont possibles à observer non seulement à l’intérieur
d’un même genre, mais encore entre g et ® d’une même espèce, voire entre divers
spécimens de même sexe d’une même espèce ; nous avons même constaté une
dissymétrie entre les ailes droite et gauche d’un même individu.
Nous avons donc cru nécessaire non seulement de faire figurer la nervation
alaire typique de chaque genre ou section, mais également la nervation très
spéciale de certaines espèces appartenant à un même genre ou section, et aussi les
variations dans un même genre.
Le souci que nous avons ainsi pris permettra, entre autres, dans l'avenir, et
lorsque nous-mêmes ou nos successeurs disposerons d’un matériel plus important,
d'aider à opérer les nouveaux éclatements génériques qui pourraient éventuel-
lement se révéler nécessair
En outre, ces dessins de nervation permettront aisément de faire comprendre,
par comparaison, pourquoi nous n'avons pu maintenir 3 genres impropres dans
lesquels avaient été affectées certaines espèces : Syntomis, Myopsyche et Dysauxes,
et pourquoi nous avons dû faire passer d’un genre à l’autre, ou dans de nouveaux
genres, un certain nombre d'espèces ayant reçu de fausses attributions génériques
dans le passé,
2 Palpes
La forme, la longueur et la direction des palpes sont souvent variables d’un
genre à l’autre. Nous faisons figurer (fig. 11 à 24) les variations qui se rencontrent.
3° Antennes
Les antennes sont également très variables, non seulement d’un genre à
l’autre, mais à l'intérieur d’un même genre et parfois entre 4 et © d’une même
espèce, Nous faisons figurer les différents types d'antennes (fig. 25).
4 Ailes
Les proportions longueur-largeur des ailes antérieures et les proportions
longueur ailes antérieures-ailes postérieures forment pour de nombreux genres ou
espèces un bon caractère distinctif.
Nous avons tenu compte de ces caractères dans nos descriptions.
Source : MNHN, Paris
10 P. GRIVEAUD
A7 A8
Fig. 11. Palpes des Vitronaclia et Stictonaclia. Fig. 12. Palp
2,3. Fig. 13. Palpes des Maculonaclia, section 4,et Tsarafidynia. F
et Toulgoëtinaclia. Fig. 15. Palpes des Tenuinaclia. Fig. 16. Palpes des Melanonaclia.
Palpes des Tritonaclia. Fig. 18. Palpes des Vadonaclia.
Maculonaclia, sections 1,
ig, 14. Palpes des Mieronaclia
ü
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 11
5° Coloration
A l'exception des espèces du genre Euchromia, qui possèdent de riches
coloris métalliques, tous les Amatides malgaches connus se situent dans des
tons brun, jaune, orangé, noir et blanc, plus ou moins associés.
Fig. 19, Palpes des Thyrosticta, sections 1 à
Palpes des Thyrosticta, section 7, et Fletcherinia.
des Tsirananaclia. Fig. 24. Palpes des Euchromia.
6. Fig. 20. Palpes des Dubianaclia. Fig. 21.
22, Palpes des Soganaclia. Fig. 23. Palpes
Une autre exception est cependant constituée par Soganaclia viridisparsa
2. sp., dont les ailes sont saupoudrées de fines écailles vert foncé. Mais, à l'œil nu,
ces écailles sont à peine distinctes et l’insecte paraît noirâtre.
Source : MNHN, Paris
12 P. GRIVEAUD
6° Taches et dessins alaires
A quelques rares exceptions près, la grande majorité des Amatides malgaches
se reconnaissent aisément par les taches ou points des ailes antérieures et les
taches ou bordures marginales des ailes inférieures. Aucune espèce ne présente
de dessins compliqués.
Antennes d’Amatides. a, antenne courtement pectinée; b, antenne simple,
Fig. 25.
6, antenne bipectinée; d, antenne quadripectinée.
filiforme, ciliée
Plusieurs genres présentent des fenêtres hyalines translucides sur les ailes,
ces fenêtres pouvant, dans les cas extrêmes, occuper la plus grande partie des ailes
antérieures (Vitronaclia, Stictonaclia).
Signalons pour terminer qu’il n’est pas connu à Madagascar d’Amatide
mimétique des Hyménoptères, cas fréquent dans la famille pour d’autres régions
du globe, mais, par contre, plusieurs espèces de Pyrales malgaches sont plus où
moins mimétiques des Amatides, en particulier Trigonuncus syntomidalis Viette
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 13
Fig. 26. Ensemble de l’armure génitale mâle d’un Amatide (Dubianaclia contigua).
Ca, caecum penis; Cor., cornuti; P., peniculi; Pen., pénis; Sac., saccus; Sub., subuncus; Un.
uneus ; Val, valve. Fig. 27. Ensemble de l’aumature génitale femelle d’un Amatide (Dubia-
naclia contigua). An., anus.; Be., bourse copulatrice; D., ductus bursae (canal copulateur);
9., ostium bursae (orifice de copulation); P. »., plaque vaginale; P. s., plaque signa.
Source : MNHN, Paris
14 P. GRIVEAUD
et Syngamia glebosalis Viette, très proches dans leur pattern, leur coloration et
la disposition des taches alaires jaunes sur fond brun, de certaines espèces des
genres Thyrosticla et Maculonaclia.
On peut encore citer, comme fortement mimétique, Trigonuneus flavipune-
talis Marion.
Fig. 27 bis. Cocon d’Euchromia jolletit (Guérin-Méneville).
ANATOMIE
Armures génitales
Les caractères des armures génitales des Amatides sont excellents et ne
permettent guère de confusion, variant notablement d’un genre à l’autre, puis
d’une espèce à l’autre.
Dans le même souci de clarté qui nous a guidé dans notre révision des
Sphingides malgaches (Faune de Madagascar, vol. 8), nous faisons figurer (fig. 26
et 27) l’ensemble et les détails des appareils génitaux des Amatides.
Nos dessins d’armures des diverses espèces sont faits, pour les mâles, en vue
ventrale, de profil et le pénis à part, et pour les femelles par la face ventrale, à
laquelle nous avons ajouté, lorsque nécessaire, une vue de profil, et un agrandis-
sement des signa.
Nous estimons qu’il n’est pas inutile de faire figurer des vues de profil. Trop
souvent, une simple vue ventrale peut prêter à confusion, car il suffit d’une très
légère différence d’inclinaison pour apporter dans le dessin des modifications
considérables de l'allure générale de l’armure.
Source : MNHN, Paris
ex
1E
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 15
SYSTÉMATIQUE
CLÉ DES GENRES
Ailes postérieures avec 6 et 7 confondues. .
Ailes postérieures avec 6 et 7 non confondues . . . . . . . . . . 15
Ailes postérieures avec 4 absente 0: "re Ce AN De 3
Aïles postérieures avec 4 présente . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ailes antérieures avec 3 nettement avant l’angle de la cellule et plus éloignée
de 4 à sa base, que 4 de 5. 4 et 5 soit connées, soit tr HE de ue
détla cellule Eee à 4
Ailes antérieures avec 3-4 et 5 très LEA et nie à leur
base, près de l’angle de la cellule, ou connées de cet angle. be
Micronaclia Hampson, p. 59
Aïles postérieures avec 3 et 5 ste à leur base, ou rapprochées ou
CONTES EE EAN I Rue ERA ART
Aïles postérieures avec 3 et 5 to de état de ie ie, De UE Ce CRE)
Ailes antérieures seules, ou antérieures et postérieures avec de grandes
fenêtres hyalines translucides, traversées par les nervures très site
soulignées d’écailles. . . . . DLL 6
Ailes sans grandes fenêtres hyaliness en cepionn lement de die taches
hyalines, nervation peu ou pas apparente. . . . . . . . . . . . 7
Ailes antérieures et pue hyalines, antennes serratiformes.
Vitronaclia n. gen., p. 17
Ailes nine seules avec de grandes fenêtres hyalines, ailes joe
rieures colorées. Antennes simples ciliées ou serratiformes. 5
Stictoncelia Hempson p.20
Antennes du 4 simples, ciliées ou serratiformes . . . . Rte 8
Antennes du 4 bipectinnées. . . . . . Toulgoëtinaclia n. gen., p. 57
Corps et ailes avec des taches ou macules jaunes. Maculonaclian.gen,p. 33
Corps et ailes sans taches ou macules jaunes. . . . . . . « . . . . 9)
Corps, ailes antérieures et postérieures noires, avec des points blanc pur.
Den CL Lie ce Tenuinaclia nage 02
Différent de ci-dessus. . . . . . . . . . Tsarañidynia n.gen.,p. 56
Abdomen entièrement jaune, avec une ceinture noire sur le dernier segment.
Aïles antérieures brun noir avec 4 ou 5 taches jaunes, postérieures jaunes
avec une marge noire irrégulière. . . . . Dubianaclia n. gen., p. 107
Différentide ci-dessus pete fee cuite AA enCe Mme à scans 11
Ailes antérieures avec 4 et 5 tigées de l'angle de la cellule. . . . . . 12
Ailes antérieures avec 4 et 5 non tigées et soit rapprochées à leur base, soit
connéesidel’angle de lafcellule PONTIAC ET 3;
Source : MNHN, Paris
16 P. GRIVEAUD
12. Antennes simples ci Tritonaclia Hampson, p. 74
— Antennes bipectinées . . . . . . . . . . Vadonaclia n. gen, p. 81
13. Ailes antérieures avec 1, 2 et 3 s’écartant vers le bord externe. Taches ou
dessins sur les ailes antérieures . . . . Me 1
— Ailes antérieures avec 1, 2 et 3 se no chent vers le bord externe. Pas de
taches ou dessins sur les antérieures, de teinte uniforme. #
Soganaclia n. gen., p. 105
14. Corps noir avec ou sans macules blanches ou jaunes. Aïles antérieures et
postérieures entièrement noires avec des points blancs. De.
on bete bo Alias tb 4 baux Melanonaclia n. gen., p. 66
— Différent de ci-dessus. . . . . . . . . Thyrosticta Hampson, p. 83
15. Aïles postérieures avec 1 à 7 présentes, 4 et 5 longuement tigées. 6 et 7
longuement tigées. 7 très courte. . . . Tsirananaclia n. gen., p. 118
— Aïles postérieures avec 1 ou plusieurs nervures absentes. . . . . . 16
16. Aïles postérieures avec 1 a et 1 b présentes, 2 et 4 tigées de l'angle de la cel-
lule, 3 et 5 absentes, 6 et 7 connées de la cellule. ÆEuchromia Hübner, p. 120
— Aïles postérieures avec 2 et 4 absentes, 7 très courte et longuement tigée
SUN OPEN CPR eo. EletCherinia Npen., Pr Ab)
Essai de groupement naturel des genres
Les clés dichotomiques permettant de différencier les genres sont une chose,
La classification systématique naturelle des divers genres en est une autre.
Il nous est bien difficile de fixer cette classification en n’ayant sous les yeux
que les seuls représentants malgaches de la famille connus jusqu’à ce jour. Le
classement que nous proposons ci-après ne peut donc, d’une part, avoir qu'une
valeur régionale, et d’autre part, être que provisoire ou, si l’on préfère, être
présenté sous forme de sugg?stion.
Nous l’avons établi en tenant compte à la fois de l’évolution des systèmes
de nervation alaire, puis des affinités morphologiques externes, et enfin des
structures anatomiques sexuelles.
Rappelons, comme déjà dit plus haut, que lorsque des études plus complètes
auront pu être faites (sur les structures des organes tympanaux entre autres, selon
Kirraxorr), bien des modifications pourront être apportées à l’arrangement
qui suit.
HAmpsoN, dans son tableau dichotomique des genres, divisait la famille en
deux grands groupes :
A. Aïles postérieures avec 6 et 7 coïncidentes.
B. Aïles postérieures avec 6 et 7 non coïncidentes.
Cette première et excellente division semble pouvoir être retenue.
Nous l'avons complétée, pour les genres malgaches se rapportant à la division
A (6 et 7 coïncidentes), par une subdivision en trois groupes :
a) Nervure 4 des postérieures toujours absente.
5) Nervure 4 des postérieures toujours présente.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 17
© Nervure 4 des postérieures absente ou présente, cas très spécial du genre
Dubianaclia.
Le groupement naturel aboutit alors au schéma proposé ci-dessous :
A. Aïles postérieures avec 6 et 7 confondues
a) Ailes postérieures avec 4 absente
1. Vitronaclia n. gen. Espèce type du genre
2. Sticonaclia Hampson
aclia veronica (Oberthür)
Naclia anastasia (Oberthür)
3. Maculonaclia n. gen. S Syntomis muscella (Mabille)
4. Tsarafidynia n. gen. LS Aglaope perpusilla (Mabille)
5. Toulgoëtinaclia n. gen. Toulgoëlinaclia obliquipuncta
(Rotsch.)
6. Micronaclia Hampson ee Pseudonaclia simplex (Butler)
7. Tenuinaclia n. gen. — Micronaclia oberthuri (Rotsch.)
b) Ailes postérieures avec 4 présente
8. Melanonaclia n. gen. Espèce type du genre : Naclia luctuosa (Oberthür)
9. Tritonaclia Hampson se Hydrusa kefersteinii (Butler)
10. Vadonaclia n. gen. - Vadonaclia marginepuncta n. sp.
11. Thyrosticta Hampson ee Naclia quadrimacula (Mabille)
12. Soganaclia n. gen. _ Soganaclia viridisparsa n. sp.
©) Aïles pos
13. Dubianaclia n. gen. Espèce type du genre :
eures avec 4 absente ou présente
yntomis bulleri (Mabille)
B. Aïles postérieures avec 6 et 7 non confondues
14. Tsirananaclia n. gen. Espèce type du genre : Tsirananaclia tripunctata n. sp.
15. Euchromia Hübner == Sphinx sperchia Cramer
16. Flelcherinia n. gen. _ Fletcherinia decaryi n. sp.
La présente révision comporte done 16 genres d’Amatidae malgaches repré-
sentant 81 espèces au total.
49 espèces nouvelles sont décrites dans cet ouvrage.
Mais sur les 81 espèces connues et décrites, 39 seulement sont connues par
les deux sexes, 30 autres ne le sont que par le 4 seul, et 11 par la © seule.
Étant donné que nous n’avons malheureusement pas pu prospecter à fond
toutes les régions de l'Ile, il est très possible que de nouveaux genres ou espècés
restent à découvrir dans l’avenir, tandis qu’il reste à connaître les allotypes de
41 espèces.
Genre Vitronaclia n. gen.
Espèce type du genre : Naclia veronica Ch. Oberthür
Palpes allongés, dépassant le front, projetés en avant. Antennes simples,
chez le et la Q. Ailes antérieures larges et allongées. Aïles postérieures petites.
Aux antérieures, 3 largement avant l'angle de la cellule, 4 et 5 connées ou rap-
Source : MNHN, Paris
18 P. GRIVEAUD
prochées de cet angle. Aux postérieures, 3 nettement avant l’angle de la cellule
et éloignées de 5 à sa base. Antérieures et postérieures avec de très grandes
fenêtres hyalines translucides, traversées par les nervures très apparentes,
soulignées d’écailles (fig. 28).
Fig. 28. Nervation de Vitronaclia.
CLÉ DES ESPÈCES
— Pattes avec les 2 premiers articles blancs. Tache noire médiane des anté-
rieures étranglée ou interrompue au milieu de l'aile, 1. V. veronica, p. 18
— Pattes entièrement noires. Tache noire médiane des antérieures large et
LTAVerSANUNTOUTERL AE UE NE M EN 9 LV Sogai, p 410)
1. Vitronaclia veronica (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 1.
Naclia Veronica Ch. Oberthür, 1893, El. Ent., 18, p. 8, pl. I, fig. 15 (holotype:
1 4, Brit. Mus., N. H).
Syntomis veronica Ch. Oberthür ; Hampsow, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M, {,
p. 113.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈ
ES AMATIDAE 19
Naclia Magdalene Ch. Oberthür, 1893, loc. cit., 18, p. 8, pl. I, fig. 16 (Lecto-
type : 1 9 Brit. Mus., N. H.).
Naclia magdalene Ch. Oberthür ; Hampson, 1898, loc. cit, p. 113 (comme
synonyme de N. veronica).
Ch. Oserrnür, dans ses descriptions de veronica et de magdalene, publiées
simultanément, en fait deux espèces différentes, alors qu’il ne s’agit que du 4
et de la 9 d’une même espèce. Il ne parle nulle part du sexe des deux insectes, mais
précise que magdalene «provient du même voyage que veronica »… Les types
du B. M. sont bien un & pour veronica et une Q pour magdalene.
Par ailleurs, il n’est pas possible de maintenir cette espèce dans le genre
Syniomis.
Nous avons étudié des exemplaires & et ® de l'espèce type de ce genre
(Suntomis phegea Linn.), qui ne correspondent ni morphologiquement (nervation,
palpes, etc.), ni anatomiquement à N. veronica Ch. Oberthür,
d. Envergure 22 mm. Longueur des antérieures 11 mm. Tête et front noirs.
Palpes noirs. Antennes noires à extrémité blanchâtre.
Thorax noir avec deux taches orangées aux épaulettes. Pattes avec les
deux premiers articles blancs, le 3e noirâtre.
Abdomen noir avec en dessous une grande tache blanche.
Aïles antérieures et postérieures vitreuses, bordées de noir, sauf au bord anal
des inférieures. Une tache noire à l'extrémité de la cellule, aux antérieures.
Revers des ailes exactement comme le dessus.
Armure génilale &. De forme ovale dans la vue ventrale. Faiblement sclérifiée.
Valves se terminant en forme d’éperon. Deux peniculi en éperons courts sur le
tegumen (fig. 29 et 30).
Pénis avec plusieurs cornuti épineux (fig. 31).
9. Difère du & par son envergure plus grande (24 mm). La tache noire à
l'extrémité de la cellule est plus importante et rejoint presque, vers le bord
inférieur, la bordure noire formant une dent. La bordure noire aux inférieures est
plus large. Les pattes ont les 2 premiers segments noirâtres.
Armure génitale $. Plaque vaginale de largeur régulière avec une petite échan-
crure en U au milieu du bord supérieur, La bourse copulatrice porte sur le ductus
bursae un signum allongé à bords dentelés (fig. 32 et 33).
Habitat. Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : préfecture de Tamatave ; forêts d’Alahakato ; sous-
préfecture de Brickaville ; Anivorano ; Rogez 750 m ; sous-préfecture de Mora-
manga ; Périnet 900 m.
2. Vitronaclia sogai n. sp., pl. I, fig. 2 (holotype : 1 9, Muséum, Paris).
2. Proche de l'espèce précédente dont elle se distingue par son envergure plus
grande (26 mm), la tache médiance, à l'extrémité de la cellule des antérieures qui
forme une large bande noire traversant l'aile, les pattes entièrement noires, les
antennes également entièrement noires et à l’armure génitale, la bourse copu-
latrice qui porte plusieurs plaques signa sclérifiées sans épines (fig. 34).
4. Inconnu.
Source : MNHN, Paris
20 P. GRIVEAUD
Holotype: 1 2. Anjanaharibe, 1 600 m, sous-préfecture d’Andapa (P. Soga),
IV-1960 ; préparation Griveaud, n° 205.
Paratype : 1 9. Marojejy-Ouest, 1 140 m, sous-préfecture d’Andapa (P. Soga),
X-1959.
Habitat. Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture d’Andapa, Marojejy-Ouest, Anjanaharibe,
1140 m.
Fig. 29 et 30. Armure & de Vitronaclia veronica. Fig. 31. Pénis de Vitronaclia veronica.
Fig. 32 et 33. Armure Q de Vifronaclia veronica. Fig. 34. Armure © de Vitronaclia sogai.
Genre Stictonaclia Hampson
Espèce type du genre : Naclia anaslasia Ch. Oberthür
Palpes allongés, dépassant le front, projetés en avant. Antennes simples
ciliées ou serratiformes. Ailes antérieures étroites et allongées. Ailes postérieures
petites. Aux antérieures, 3 avant l'angle de la cellule, 4 et 5 rapprochées ou connées
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 21
de cet angle. Aux postérieures, 4 absente, 3 et 5 rapprochées à leur base et très près
de l'angle de la cellule. Ailes antérieures avec des fenêtres hyalines généralement
très prononcées. Aïles postérieures colorées, sans fenêtres hyalines (fig. 36).
C’est le seul genre malgache pour lequel nous ne disposons que d’un matériel
rare et insuffisant.
La plupart des espèces décrites par les anciens auteurs n’ont jamais été re-
prises par nou:
Les descriptions qui suivent sont pour la plupart établies d’après celles des
anciens auteurs et les types du British Museum (N. H.).
Fig. 36. Nervation de Sfictonaclia.
ous renouvelons ici nos très vifs remerciements à Mr. D. S. FLETCHER,
du British Museum, sans l’aide duquel il nous aurait été bien impossible de
débrouiller comme nous avons enfin pu le faire le mélange de très nombreux
synonymes.
Il n’en reste pas moins que nous désirons formuler quelques réserves sur
toutes les espèces ou synonymes du genre autres que S. blandina, S. andriai,
S. seyrigi, seules indubitables.
Il est fort possible que la récolte, dans l'avenir, des diverses autres espèces de
ce genre, entraîne des modifications à l’arrangement que nous proposons et en
particulier dans l'attribution des 9 aux & telle qu’elle est faite,
Source : MNHN, Paris
22 P. GRIVEAUD
CLÉ DES ESPÈCES
1. Ailes antérieures avec de très grandes fenêtres hyalines, le reste soit entiè-
rement noir, soit noir avec une fine et étroite ligne jaune le long de la côte
près de la base, fenêtres hyalines occupant les 3/4 de la surface de l'aile,
antennes du g courtement pectinées . . . RTE Là
— Ailes antérieures avec de grandes fenêtres aimes et des macules jaunes
prononcées, soit à la base, soit dans les fenêtres, ces dernières n’occupant
pas plus des 2/3 de la surface de l'aile, antennes du mâle simples ciliées. . 3
2. Pattes brun noir. Pas de tache jaune de chaque côté des yeux sur la tête,
abdomen avec une simple ligne dorsale noir. . . . 1.8. blandina, p. 2
— Pattes jaunes. Une tache jaune de chaque côté des yeux. Abdomen largement
noir sur tout le dessus . . . . . . . . . . . . 2. S. andriai, p. 4
3. Ailes postérieures avec un point central noir près du bord supérieur. , . 4
— Ailes postérieures sans point central noir . . . . 3. S. anastasia, p. 24
4. Ailes antérieures sans écailles jaunes dans les taches hyalines. . .
. S. marojejyensis, p. 2)
— Ailes antérieures avec des écailles jaunes dans des taches hyalines ou surles
NMERVUEES LES ETAVEr SANTE ee dies + ce ee IC NO)
5. Aire post-basale des antérieures largement marquée de jaune. . . . . . 6
— Aire post-basale noire avec seulement 1 étroite macule jaune le long de la
côte et une seconde le long du bord dorsal. "#0, NT
6. Dessus de la tête brun-noir . : .: . . . . . . . 4. S. reducta, p. %
—_ Dessusdela téte jaunes "0 UE. DS subflava sn 28
7. Taches hyalines des antérieures, fortement bordées intérieurement de jaune.
D'or RO EE CN ; 8. S. seyrigi, p. 51
— Taches hyalines des antérieures avec les nervures seules soulignées de jaune.
7. S. myodes, p. 30
1. Stictonaclia blandina (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 3.
Naclia Blandina Ch. Oberthür, 1893, Et. Ent., 18, p. 1, fig. 7 (Lectotype :
19, Brit. Mus., N. H).
Myopsyche blandina Ch. Oberthür; Hampsow, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M. {,
p. 50.
Naclia Alluaudi Ch. Oberthür, 1911, Ann. Soc. ent. France, 79, (1910), p. 467,
pl XVL fig. 6 (Holotype : 1 &, Brit. Mus., N. HL).
Myopsyche alluaudi Ch. Oberthür; HampsoN, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M. 1,
suppl, p
Hampson qui n’avait pas vu les deux insectes d'Oserrnën les a placés dans
le genre Myopsyche, impropre, puisque ce dernier possède comme-caractéristiques
des palpes courts, porrigés, atteignant à peine le front,.et aux antérieures, 2 et
3 connées d’un même point, aux postérieures 3 et 5 de l'angle de la cellule.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 23
Par ailleurs, Ch. OBERTHÜR a commis pour blandina et alluaudi la même
erreur que pour Vitronaclia veronica et magdalene en décrivant sous 2 noms diffé-
rents le 4 et la & d’une même espèce,
4. Envergure 23 mm, longueur des antérieures 11,5 mm. Tête et front brun-
noir, palpes brun-noir, 2 taches jaunes aux épaulettes. Antennes noires.
Thorax brun-noir. Abdomen jaune avec une ligne dorsale brun-noir, dessous
de l'abdomen jaune avec des lignes latérales noires. Pattes brun-noir.
Fig. 87 à 39. Armure d et pénis de Stic{onaclia blandina. Fig. 40. Armure 9 de Stictonaclia
blandina.
Aïles antérieures noires avec 3 grandes fenêtres vitreuses, l’une séparées en
deux par la nervure médiane, cette tache plus grande que les 2 autres ; la 2e près
du bord costal vers l’apex, la 3° le long du bord externe, séparée en deux par un
trait noir assez épais, soulignant la nervure 4.
Aïles inférieures jaunes à la base, noires à l'apex.
Revers des ailes, comme le dessus.
Source : MNHN, Paris
24 P. GRIVEAUD
Armure génitale 8. Très fortement sclérifiée, les valves forment 4 apophyses
en dents très prononcées. Uncus découpé en dents. Pénis simple sans cornuti
(fig. 37 à 39).
g. Difière du mâle par sa taille nettement plus grande (envergure 36 mm),
les antennes blanchâtres vers l’extrémité, les pattes jaunâtres.
Les ailes antérieures sont comme chez le mâle, mais avec une tache jaune
allongée le long du bord dorsal près de la base.
Les ailes postérieurs possèdent une tache jaune dans la partie noire de l’angle
apical.
Armure génilale 9. Très fortement sclérifiée, avec le bord supérieur de la
plaque vaginale découpée en dents de scie. 2 petits signa dans la bourse copu-
latrice (fig. 40).
Habitat. Madagascar, endémique.
Mapacascar-Norp : Diégo-Suarez, Isokitra.
2. Stictonaclia andriai n. sp., pl. I, fig. 4 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
4. Envergure 23 mm ; longueur des antérieures 11,5 mm.
Cette espèce, proche de la précédente en diffère par la présence sur le front de
2 taches jaunes sur le côté des yeux, et à la base des pterygodes, le thorax qui
comporte également 2 petites taches jaunes, les pattes qui sont jaunes, sauf les
tarses brun-noir extérieurement, l'abdomen très largement chargé de noir s'éten-
dant en croix sur les flancs.
Aux ailes antérieures, un peu plus larges, les fenêtres hyalines atteignent
presque la base de l'aile, étant bien plus importantes que chez S. blandina.
Les ailes postérieures plus larges et plus arrondies, sont lourdement chargées
de noir dans toute la moitié externe.
Au revers, les ailes antérieures sont maculées de jaune près de la base, le
long du bord dorsal.
Armalure génilale 8. Caractéristique du genre, avec chaque valve divisée en
2 apophyses prononcées, l’apophyse supérieure bien plus courte que dans la précé-
dente espèce.
L'uncus court et large est sensiblement rectangulaire en vue ventrale (fig. 49
et 50). Le pénis est fortement coudé, effilé vers l’apex et sans cornuti (fig. 51).
Préparation Griveaud, ne 407.
Holotype: 1 $. Madagascar-Sambirano, sous-préfecture d’Ambanja. Massif
du Manongarivo, 1 150 m, X11-1960 (A. Robinson).
$. Inconnue.
Habitat: Madagascar, endémique.
MADAGASGAR-SAMBIRANO : sous-préfecture d’Ambanja, Manongarivo.
3. Stictonaclia anastasia (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 5.
Naclia Anastasia Ch. Oberthür, 1893, Et. Ent., 18, p. 2, pl. L, fig. 8 (holotype :
19, Brit. Mus., N. H.).
Sliclonaclia anastasia Ch. Oberthür ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M,
1, p. 126.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 25
g. Envergure 31 mm. Longueur des antérieures 15 mm.
Tête et front brun-noir, avec une petite tache jaune en avant du front. Pre-
mier article des palpes à la face inférieure jaune, 2e et 3e articles brun-noir, antennes
filiformes brun-noir.
Thorax et ptérygodes brun-noir, une tache jaune aux épaulettes. Pattes
jaune sale. Abdomen jaune avec une large bande médiane brun-noir en dessus.
Fig 41 à 43. Armure g et pénis de Sticlonaclia seyrigi. Fig. 44. Armure 9 de Stictonaclia
“éurigi Fig, 45 et 46. Armure d de Stictonaclia marojejyensis. Fig. 47. Uneus et subunci de
Sliclonaclia marojejyensis, vus de dessus. Fig. 48. Pénis de Stictonaclia marojejyensis. Fig. 49
2450. Armure $ de Stictonaclia andriai. Fig. 51. Pénis de Stictonaclia andriai.
Source : MNHN, Paris
w
>
P. GRIVEAUD
Ailes antérieures larges et allongées. Teinte de fond brun-noir. Une tache infra-
basilaire jaune, ovale, le long du bord dorsal.
Une grande fenêtre hyaline dans la partie discale, séparées en deux par la
nervure 3 soulignée d’écailles brun-noir. Une 2° fenêtre plus petite suivant cette
première en direction du bord externe, également séparée en 2 par la nervure 4
soulignée d’écailles et enfin une petite fenêtre hyaline ovale près du bord costal
avant l’apex.
Ailes postérieures jaunes, bordées d’une étroite bande marginale brun-noir à
l'apex et au bord externe, se rétrécissant vers l’angle anal.
Au revers, les antérieures ont toute la partie discale jaune pâle jusqu’à hauteur
de la partie externe de la première grande fenêtre hyaline. Ailes postérieures
comme à l’avers.
Armalure génitale 4. Le tegumen porte de chaque côté de l’uncus 2 longues
apophyses minces et recourbées. L’uneus, très allongé, est tourmenté, les valves
se terminent à l’apex par un crochet sclérifié recouvert d’une courte et dense pilo-
sité. Pénis coudé, gros et court (fig. 52 à 55). Préparation Griveaud, n° 214.
3. Madagascar Sud, Fort-Dauphin, Isaka (R.C atala) (Muséum,
9. Envergure 33 mm. Diflère du & décrit ci-dessus par la présence d'écailles
jaunes dans la partie inférieure de la fenêtre discale, sous la nervure 3. Tous les
autres caractères restent identiques.
Armure génitale 9. L’ostium bursae est surmonté d’une pièce sclérifiée compor-
tant une partie centrale arrondie supérieurement et encadrée latéralement de
2 protubérances en cornes arrondies. Ductum bursæ très allongé, 2 signa épineux
dans la bourse (fig. 56).
S. anastasia Ch. Oberth. a été décrit d’après une seule Q dont le type est au
B. M. de Londres. Aucune © n’a été reprise depuis.
Nous attribuons, sous quelque réserve, le & décrit ci-dessus, à la même
espèce. Ce 4 est malheureusement, lui aussi, unique.
Habitat: Madagascar.
Mapagascar-Norp : Diégo-Suarez (?)
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Fort-Dauphin, forêt d’Isaka, 225 m.
Préfecture d'Ambatondrazaka, lac Alaotra 1 050 m.
4. Stictonaclia reducta (Mabille), pl. I, fig. 6.
Syntomis reducla Mabille, 1878, Bull. Soc. zool. France, 3, p. 84 (Holotype :
1 4, Brit. Mus., N. H).
Syntomis zygænoides Mabille, 1884, C. R. Soc. ent. Belg., 28, p. 188 (Lecto-
type:1, Brit. Mus.,N.H)
Naclia Maria Ch. Oberthür, 1909, Et. Lépid. comp., 3, p. 94 pL. X, fig. 6 (d
fig. 7 (9) (Leptotype : 1 d, Brit. Mus., N. H).
Slictonactia maria Ch. Oberthür ; FlamPson, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M, {,
suppl, p. 57.
Stictonaclia maria var. hova Strand, 1920. Jris, 34, p. 224 (Holotype : 1 $,
Brit. Mus., N. H).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 27
Naclia (Dysauxes) Maria ab. Q Albinescens Ch. Oberthür, 1923, Et. Lépid.
comp., 21 (1), p. 135, pl. DLXVI [566], fig. 4877 (même spécimen que la var, hova
Strand).
Naclia (Dysauxes) Maria ab. Confluens Ch. Oberthür, 1923, loc. cit., 21 (1),
p.136, pl. DLXVI [566], fig. 4883 (Holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.).
es
es
Le
Fig. 52 el 53. Armure g de Stictonaclia anastasia. Fig. 54. Uneus et subunci de Stictonaclia,
vus de dessus. Fig, 55. Pénis de Stictonaclia anastasia. Fig. 56. Armure © de Stictonaclia anas-
asia, Fig. 57. Armure Q de Sticéonaclia reducta. Fig. 58 et 59. Armure g de Stictonaclia reducta.
Fig: 60. Uncus de Stictonaclia reducta, vu de dessus. Fig. 61. Pénis de Sfictonaclia reducta.
Source : MNHN, Paris
28 P. GRIVEAUD
3. Envergure 22 mm, longueur des antérieures 11 mm. Tête en dessus brun-
noir, front taché de jaune. Palpes jaunes à la base, 2e et 3° segments bruns, an-
tennes simples, brunes.
Thorax brun-noir semé de jaune. Pterygodes et épaulettes jaunes. Pattes
jaune sale. Abdomen jaune, maculé de noir en dessus.
Aïles antérieures larges. Fond brun-noir. Après une faible tache basale brun-
noir, une large tache triangulaire jaune allant du bord costal au bord dorsal, puis
une bande noir du bord costal au bord dorsal, se recourbant le long du bord dorsal
jusqu’à l'angle anal.
Ensuite une grande fenêtre hyaline divisée en 3 par les nervures 2 et 3 qui
sont soulignées d’écailles jaune vif, le long du bord costal entre les nervures 8 et 11
une petite bande jaune bordant la partie hyaline. À hauteur du milieu du bord
externe, mais ne l’atteignant pas, une 2e fenêtre hyaline, plus petite, trapézoïdale,
séparée en deux par la nervure 5, soulignée d’écailles jaunes et ombrée de jaune
vers le bord externe.
Enfin avant l’apex, le long du bord costal entre les nervures 6 et 7, une
3e fenêtre, rectangulaire, avec au-dessus un petit triangle jaune entre les nervures
Tets.
Aïles postérieures petites, ovales, jaunes, avec une bordure marginale moins
élargie à l’apex et ne dépassant pas l'angle anal. Un point noir au milieu, près du
bord costal.
Au revers, la bande anté-médiane brun-noir des antér
macules sur fond jaune.
Armure génitale 3. Le tegumen porte, comme chez la précédente espèce,
2 apophyses minces et recourbées au-dessus de l’uneus. Celui-ci est élargi à l'apex,
bifide, dont la partie centrale porte 2 très petites dents. Les valves sont beaucoup
plus allongées que chez S. anaslasia. Pénis coudé gros et court (fig. 58 à 61).
ures se résume à deux
2. Diffère du g par son envergure plus grande (24 mm environ).
Armure génitale $. L'ostium bursae et le canal copulateur long et grêle ne
comportent pas de sclérification. Deux signa épineux dans la bourse copulatrice.
Le 8e tergite porte latéralement deux protubérances arrondies, proches de celles
de S. anastasia (fig. 57).
Ch. OBerraür avait distingué un certain nombre de formes à cette espèce.
La pauvreté de notre matériel ne nous permet pas de les retenir, compte tenu de
la grande variabilité observée pour d’autres genres et espèces et du fait de l’absolue
similitude des caractères anatomiques.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : Ile Sainte-Marie.
5. Stictonaclia subflava n. sp., pl. I, fig. 7 (holotype : 1 9, Muséum, Paris).
Cette espèce est proche de la précédente, dont elle diffère cependant nettement
par les caractères suivants :
©. Envergure 31 mm, longueur des antérieures 15 mm.
Le dessus de la tête est jaune, au lieu d’être brun-noir comme chez S. reducla.
Les palpes sont jaunes sale en dessous, brun clair en dessus, alors que les 2e et
3° segments sont entièrement brun-noir chez $. reducta. Antennes simples, brunes.
Le thorax est largement taché de jaune au milieu.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 29,
Les pterygodes portent des poils brun-noir bien plus développés que chez
S. reducta. Les épaulettes sont jaunes. L'abdomen est jaune, mais beaucoup plus
largement maculé de noir en dessus que chez S. reducta.
Les ailes antérieures sont plus allongées, l’envergure bien plus grande (le
rapport largeur-longueur est de 1 à 5 chez S. reducla et de 1 à 6 chez S. subflava).
Le dessin alaire, la disposition des taches et des fenêtres hyalines et leur
nombre est également très différent.
On distingue une très faible aire basale brun-noir, suivie d’une tache jaune
sensiblement semblable à celle de S. reducla.
Mais ensuite, la bande brun-noir étroite de chez S. reducla devient une large
tache portant en son milieu, entre les nervures 1 et 2, une petite fenêtre hyaline
supplémentaire largement cernée de jaune, La grande fenêtre hyaline médiane
oblique a tout son contour ombré de jaune.
Enfin, avant l’apex, au lieu de comporter 2 fenêtres hyalines, il n’en existe
plus qu'une seule, atteignant très nettement le bord externe où elle est ombrée
de jaune.
Armure génitale $. Très différente de celle de S. reducta, le 8e urite se réduit
à une faible plaque sclérifiée étroite, l’osttum bursae sclérifié et échancré. La bourse
copulatrice porte deux signa en plaques épineuses (fig. 63). Préparation Griveaud,
ne 216.
4. Inconnu.
Holotype: 1 9. Ambinanitelo, 500 m, mas
Sambava, XII-1958 (P. Griveaud).
Habitat : Madagascar, endémique.
if du Marojejy, sous-préfecture de
Mapacascar Es
: sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy.
6. Stictonaclia marojejyensis n, sp. pl. I, fig. 8 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Espèce proche de S. anastasia Ch. Oberthür.
8. Envergure 21 mm. Longueur des antérieures 9 mm,
Tête noire, front jaune clair, antennes filiformes brun-noir, palpes bruns,
dirigés vers le bas.
lhorax brun-noir, très faiblement maculé de jaune en dessus, pattes jaune
sale, maculé de brun. Abdomen jaune, maculé de noir en croix, faible touffe anale
brun noir,
Aïles antérieures allongées, se rétrécissant vers l’apex de fond brun noir et
présentant 4 taches, soit une tache jaune, ovale, près de la base, une grande tache
hyaline en 8, médiane, une seconde tache en 8 au milieu du bord externe et une
troisième, ovale et petite, près du bord externe avant l’apex.
Ailes postérieures petites, ovales, jaunes, avec un petit liséré lunulaire noir à
l'apex et un point noir au milieu, le long du bord supérieur. Au revers, les anté-
rieures sont délavées de jaune, accentué au bord dorsal, les postérieures, comme
à l'avers,
Armure génitale g. Proche de celles de S. reducta ct S. anastasia dont elle
diffère par la forme de l’uncuns étroit et allongé divisé à l’apex en deux lobes
distincts arrondis et la forme des apophyses du tegumen (pseudunci) (fig. 45 à 47).
Le pénis est gros, court, recourbé, élargi au cæcum et effilé vers l’apex (fig. 48).
Préparation Griveaud, n° 410.
Source : MNHN, Paris
30 P. GRIVEAUD
3. Inconnue.
Holotype : 1 g. Madagascar-Est, sous-préfecture de Sambava, Marojejy,
Ambatosoratra, 1 700 m, X1-1960 (P. Soga).
Paratype : 1 4. Même collecteur, même date, même provenance,
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, Mar
7. Stictonaclia myodes (Guérin-Méneville), pl. 1, fig. 9.
Syntomis myodes (BorspuvaL M S) Guérin-Méneville, [1829-1839], Icon,
Règne anim, G. Cuvier, pl. 84 bis, fig. 6 ; 1844, loc. cit., p. 500 ( type:19,
Brit. Mus., N. H).
Syntomis Myodes Guérin-Méneville ; BorspuvaL, 1833, Nouv. Ann. Mus.
2, p. 228 ; Faune ent. Madag., Bourbon et Maurice, Lépid., p. 80, pl. 11, fig. 5.
Stictonaclia myodes’ Guérin-Méneville ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal.
B. M. 1, p. 126.
Syntomis Anapera Mabille, 1878, Bull. Soc. zool. France, 3, p. 85 (Lectotype :
19, Brit. Mus., N. H)).
Syntomis anapera Mabille : Hampson, 1898, loc. cit, 1, p. 127 (comme
synon. de Stict. reducta).
Naclia Nathalia Ch. Oberthür, 1923, Et. Lépid. comp, 21 (1), p. 137,
pl. DLXVI [566], fig. 4879 (Lectotype : 1 9, Brit. Mus., N. H)).
2. Envergure 33 mm, longueur des antérieures 16 mm.
Tête noire avec un collier jaune. Front jaune. Palpes noirs, fins, dépassant
très largement le front et projetés en avant. Antennes simples noires.
Thorax brun-noir marqué de 2 points jaunes, épaulettes jaunes, ptérygodes
brun-noir. Pattes jaunes. Abdomen jaune avec au-dessus une raie médiane
longitudinale brun-noir, et sur l’avant-dernier segment une bande transversale
brun-noir.
Ailes supérieures allongées. Fond brun-noir avec deux taches jaunes allon-
gées, près de la base, l’une près du bord costal, l’autre contiguë, au bord interne.
Une tache médiane, hyaline marquée de jaune supérieurement et inférieurement
traversée par les nervures 2 et 3. Vers l'extrémité des ailes, il y a deux autres
fenêtres hyalines, séparées l’une de l’autre par un fort trait brun-noir. La tache
inférieure plus grande que la supérieure, divisée en deux par la nervure 4 et
teintée de jaune à son extrémité.
Aïles postérieures petites, en ovale élargie, de fond jaune avec un point noir
au centre près du bord costal, et bordées de noir sur leur bord marginal jusqu’à
l'angle anal.
Au revers, les taches restent les mêmes sauf que les 2 taches jaunes près de
la base des antérieures sont réunies en une seule.
Armure génitale 9. L'ostium bursae fortement sclérifié est largement échancré
en U. Le 8e urite noirâtre porte une courte pilosité dense. Le canal copulateur est
long et grêle. La bourse copulatrice porte 2 plaques sclérifiées épineuses (fig. 6%).
8. Inconnu.
Habitat : Madagascar, endémique.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 31
MaDAGascar-Ou sous-préfecture d’Ankazoabo.
MapaGasear-Sup : préfecture de Fort-Dauphin (?).
Mapagascar-Norn : préfecture de Diégo-Suarez : montagne d’Ambre,
1100 m.
8, Stictonaclia seyrigi n. sp., pl. I, fig. 10 (holotype : 1 d et allotype : 1 8,
Muséum, Paris).
4. Envergure 25 mm. Longueur des antérieures 12 mm.
Tête brun-noir avec les côtés jaune orange. Front jaune orange, palpes
bruns. Antennes simples, brun-noir.
Thorax brun-noir marqué de deux grandes taches jaune orange. Épaulettes
jaune orange. Pterygodes brun-noir. Pattes jaune sale, Abdomen jaune avec une
ligne de points médians brun-noir et une ceinture brun-noir sur l'avant-dernier
EX
Co
Armure ® de Sictonaclia myodes. Fig.
63. Armure & de Sticlonaclia subflava.
Aïles antérieures de fond brun-noir étroites et allongées. On distingue deux
taches jaunes allongées près de la base, comme chez S. nathalia, mais la tache
supérieure se prolonge le long du bord costal jusqu’au milieu de la côte. Une tache
médiane, hyaline, traversée par la nervure 3 avec en-dessous, entre les nervures
1et 2, une partie jaune orange. Vers l'extrémité des ailes, il y a, comme chez
S. nathalia, deux autres fenêtres hyalines séparées par un fort trait brun-noir.
Ces deux fenêtres sont entièrement cernées de jaune. Elles sont réunies en une
seule chez certains spécimens. La fenêtre inférieure, plus grande que la supé-
rieure, est divisée en deux par la nervure 4.
Source : MNHN, Paris
32 P. GRIVEAUD
Les ailes postérieures, petites et en ovale étroit, sont jaune orange avec un
point central brun-noir près de la côte et une hordure marginale brun-noir beau-
coup plus étroite que chez S. nafhalia et réduite au contour de l’apex.
Au revers, mêmes dessins, sauf que les 2 taches basilaires jaunes des anté.
rieures forment une seule grande aire jaune.
Armature génitale $. L'uncus très court ct large forme un bec pointu, Les
valves sont très petites, formant de nombreux bourrelets et terminées à l'apex par
une double apophyse courbe. Le saccus très large et arrondi se creuse posté.
rieurement en cuiller.
Pénis très court étranglé en son milieu et portant 1 éperon très sc
(ig. 41 à 43). Préparation Griveaud, ne 218,
8. Ne diffère du 4 que par son envergure plus grande (28 mm).
Armure génilale 8. L'oslium bursae forme des lèvres étroites et allongées: le
canal copulateur est très large. La bourse copulatrice est allongée avec une
protubérance près de l’arrivée du canal copulateur et ne comporte qu’une seule
plaque sclérifiée légèrement épineuse, de forme allongée (fig. 44). Préparation
Griveaud, ne 219.
Holotype : 1 3. Madagascar Sud, Behara, 11-1938 (A. Seyrig).
Allotype : 1 © et Paratypes : 9 & 1 @. Même provenance, même date, même
collecteur.
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-SuD : sous-préfecture d’Amboasary (Behara).
Variante
a
64
Fig. 64. Nervation de Maculonactia.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈR
AMATIDAE 33
Genre Maculonaclia n. gen.
Espèce type du genre : Synéomis muscella Mabille
Palpes courts, projetés en avant ou relevés contre le front. Antennes simples
plus ou moins ciliées ou serratiformes. Ailes antérieures allongées. Ailes posté-
rieures petites. Aux antérieures, 3 nettement avant l'angle de la cellule, 4 et
5 très rapprochées ou connées de cet angle. Aux postérieures, 3 et 5 séparées ou
connées à leur base. Pas de grandes fenêtres hyalines sur les ailes. Ailes
brunes tachées de jaune (fig. 64).
antérieures
Nous divisons le genre Maculonaclia en 4 sections distinctes :
CLÉ DES SECTIONS
1. Proportion de la longueur des ailes postérieures par rapport aux antérieures
Érale ou inférieure à 11283 A ELA IAO CA ae
— Proportion de la longueur des ailes postérieures par rapport aux antérie
égale où supérieure à 1 à 2 . . . . . . ..
2. Armure génitale 4 avec les valves en forme de jambe humaine én vue laté-
rale, l’apex recourbé en forme de pied. Pénis avec l’apex en rotule, sans
cornuti. . . . . . . . . . 4esection, groupe de M. nigrita n. sp. p.
— Armure génitale 3 différente de ci-dessus. . . . . . . . . . . .
4... dre section, groupe de M. muscella Mabille, p. 33
3. Armure génitale 4 fortement sclérifiée avec l’apex des valves aigu. Uneus
aplati en vue ventralé sans lobe ampuliforme avant l'apex. . . . .
Due ee 3 section, groupe de M. ankasoka n. sp.,p. 49
— Armure génitale 4 peu sclérifiée, contours arrondis, uneus ampuliforme en
vue ventrale, allongé et terminé par un bec recourbé. . . . . . . . .
ee. 2e section, groupe de M. leopardina Rotsch., p. 40
de section, Groupe de M. muscella Mabille,
Ailes antérieures étroites et allongées. Ailes postérieures du 1/3 de la longueur
des antérieures. Disposition des taches alaires des antérieures très homogène et
comportant toujours une tache basale, suivie de 1 ou 2 taches médianes en oblique
et enfin d’une tache apicale.
Armure génitale 3 avec le saceus tr
court. Uncus caréné.
CLÉ DES ESPÈ
1. Taches alaires des antérieures blanchâtres et faiblement hyalines.
LR TR re MR a RC DE AU EN CT fouet
Taches alaires des antérieures jaunes et opaques. . . : . . . : . . 2
Source : MNHN, Paris
34 P. GRIVEAUD
2. Aïles antérieures avec Het de la base une tache unique ovale le long du bord
dorsal MOT nl ..... 2 M. agatha, p. %
Ailes antérieures avec, soit 2 taches près de la base, soit une grande tache
allant du bord costal au bord dorsal . . . . . . . . . . . . . .. 3
3. Palpes entièrement brun-noir. . . . . . . . . 1. M. muscella, p. 34
—— Palpes entièrement jaunes. arte pe M. lokoba, p. 38
à la base, brun-noir à l’apex . . 3. M. obliqua, p. 37
—— Palpes jaunâtres
1. Maculonaclia muscella (Mabille), pl. I, fig. 11.
Syntomis muscella Mabille, 1884, C. R. Soc. ent. Belg., 28, p. CLXXXVIII
[188] (Holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.)
Micronaclia muscella Mabille ; Ham
128.
Naclia Flavia Ch. Oberthür, 1893, Et. Ent., 18, p. 5, pl. L fig. 1 (Holotype :
19, Brit. Mus., N. EL).
Naclia Lucia Ch. Oberthür, 1893, loc. cil., 18, p. 6, pl. L, fig. 5 (Holotype :
19, Brit. Mus., N. H).
Dysauxes lucia Ch. Oberthür ; Flawpson, 1898, loc
Dysauxes subfenestrala Aurivillius, 1899, Ent. T
type : 1 9, Brit. Mus., N. H)).
Micronaclia muscella ab. muscellula Stand, 1916, Archiv f. Nalurgesch.…
A 2, p. 82 (Holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.).
Naclia Marietla Ch. Oberthür, 1909, Et Lépid., comp., 3, p. 95, pl. X, fig. 8
CHolotype : 1 3, Brit. Mus., N. H.).
1898, Cat. Lep. Phal. B. M. 1
cit., 1, p. 135.
1899, p. 2
5 (Lecto-
3. Envergure 19 à 20 mm. Longueur des antérieures 10 à 11 mm.
Tête brun-noir en dessus, front jaune orange. Palpes brun-noir. Antennes
serratiformes brun-noir.
“Fhorax brun-noir avec les plerygodes jaunes à leur base, une tache médiane
jaune vers la base du thorax. Pattes jaunes, maculées de brun. Abdomen jaune
en dessous et sur les flancs, avec une large bande médiane brun-noir en dessus.
Ailes antérieures très allongées, de fond brun-noir avec 3 Laches jaune orange,
la première post-basale, comportant un décrochement près du bord costal, La
seconde, médiane, en forme de 8, avec sa partie supérieure, près de la côte, hyaline,
la troisième avant l'angle apical, en forme de larme.
Ailes postérieures très petites, ovales à fond jauné orange avec une aire
inale brun-noir plus large vers l'angle externe. Au revers, mêmes dessins
qu’à laver
Armure génitale 3. Les valves en vue latérale sont tronquées à l’apex, l'uncus
fort et allongé en bec (fig. 65 et 66). Pénis long et fin avec une touffe de cornuti
épineux (fig. 67).
9. Diffère du 4 par son envergure plus grande (25 mm), les antennes moins
épaisses que chez le 3, parfois jaunâtre vers leur apex, les palpes qui sont jaunes,
l'abdomen qui comporte au-dessus, non plus une bande, mais une série de macules
brun-noir.
Les aïles antérieures sont nettement différentes, la tache post-basale plus
importante comporte un décrochement en équerre vers le bord costal. Au lieu
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 35
… Fig. 65 et 66. Armure 3 de Maculonaclia muscella. Fig. 67. Pénis de Maculonaclia muscella.
Fig. 68 et 69. Armure © de Maculonaclia muscella. Fig. 70, Armure $ de Maculonaclia obliqua.
Fig. 71 et 72. Armure g de Maculonaclia agatha. 73. Pénis de Maculonaclia agatha.
Fig. 74. Armure © de Maculonaclia agatha.
Source : MNHN, Paris
36 P. GRIVEAUD
d’une seule tache médiane en forme de 8, il y a 2 taches en oblique, nettement
séparées, celle près du bord costal, rectangulaire, celle vers le bord dorsal plus
petite et arrondie, la tache près de l’angle apical est bien plus importante.
Armure génitale 9. L’oslium bursae fortement sclérifié est très largement évasé
en forme de bol, le ductum bursæ replié mène à la bourse copulatrice par un évase-
ment strié. La bourse copulatrice comporte 2 petits signa épineux (fig. 68 et 69),
Couple pris in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Sainte-Marie, préfecture de Tamatave,
sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy, 900 m. Sous-préfecture de
Midongy du Sud. 950 m. Forêts d’Alahakato.
2. Maculonaclia agatha (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 12.
Naclia Agatha Ch. Oberthür, 1893, Et. Ent., 18, p. 5, pl. L fig. 12 (Holotype :
19, Brit. Mus., N. H).
Thyrosticta agatha Ch. Oberthür ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M,
1, pu1si.
Espèce proche de M. muscella Mabille.
4. Envergure 21 mm, longueur des antérieures 10,5 mm. Tête brun-non,
devant du front avec quelques poils jaune orange. Palpes jaune orange à la base
avec le segment terminal brun-noir. Antennes brun foncé simples et ciliées
Thorax noir en dessus avec les pterygodes jaune orange. Pattes brunes avec
le dernier article jaunâtre.
Abdomen jaune orange avec une large bande médiane brun-noir en dessus ct
maculé de noir en dessous.
Ailes antérieures étroites et allongées avec le fond brun-noir et 4 macules
jaune orange, La première extra-basale en forme de larme, qui est la plus impor-
tante, n’atteint pas le bord costal. Les deux suivantes, obliques, se situent, comme
chez muscella, l'une au milieu du bord costal, l’autre après l'angle anal, la de
avant l'angle apical est traversée par les nervures 5 et 6.
Aïles postérieures ovales, petites, jaune orange, cernées d’une aire marginale
brun-noir élargie à l'apex et se rétrécissant vers l'angle anal.
Revers des ailes comme làv
Armure génilale g. Uneus très court à section transversale triangulaire.
Valves courtes. Pénis avec des plaques de courtes épines (fig. 71 à 73).
2. Diffère du & par son envergure plus grande, 24 mm, et la tache extra-basale
des antérieures, plus grande.
Armure génitale $. L'ostium bursae est évasé à son entrée, la bourse copulatrice
qui comporte un signa allongé faiblement sclérifié est reliée à l'osium bursae par
un canal copulateur allongé (fig. 74). Préparation Griveaud, ne 207.
Néallotype : 1 8. Madagascar-Est : sous-préfecture d'Andapa, Anjanaharibe,
1 600 m, IV-1960 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’Andapa, massif de VAnjanaharibe,
pays Antsianaka.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 37
3. Maculonaclia obliqua n. sp., pl. I, fig. 13 (holotype : 1 9, Muséum, Paris).
9. Envergure 21 min. Longueur des antérieures 10 mm, Tête et front brun-
noir semé de jaune. Palpes jaunâtres à la base, bruns vers l’apex. Antennes brunes
simples et ciliées.
Thorax brun, pterygodes jaunes. Pattes jaune sale. Abdomen jaune, maculé
de brun en dessus, une ligne brune sur les flancs.
Aïles antérieures étroites et allongées comportant 3 grandes macules jaunes.
La première extra-basilaire comporte un décrochement s’allongeant le long du
bord costal, près de la base. La seconde, beaucoup plus oblique que chez lokoba,
traverse l'aile en diagonale du milieu du bord costal à la base du bord externe, sans
atteindre les deux bords, la 3° avant l'angle apical atteint, par un rétrécissement,
l'angle formé par la base des nervures 7 et 8. Franges courtes, concolores.
Ailes postérieures, petites, ovales, à fond jaune avec toute la partie apicale
largement bordée d’un croissant marginal noir se rétrécissant vers l'angle anal.
Franges courtes. Au revers, la macule jaune de la base des antérieures porte en son
centre une tache noire. Les postérieures portent également une tache noire extra-
basilaire près du bord costal.
Armure génitale $. La plaque vaginale, à contours arrondis, porte une forte
échancrure en V renversé, vers le bas. Le canal copulateur est long et grêle, la
bourse copulatrice porte 2 plaques sclérifiées faiblement épineuses (fig. 70).
4. Inconnu.
Holotype: 1 9. Madagascar-Est, Anjanaharibe, district d'Andapa, 1 600 m,
IV-1960 (P. Soga) (préparation Griveaud, n° 210).
Paratypes : 1 . Madagascar Sud-Est, district de Fort-Dauphin (Delgove) ; 1
Madagascar-Est, Marojejy, Ankobahina IV-1961 (P. Soga) ; 1 Madagascar-Est,
Marojejy, 1 700 m, Ambatosoratra X1-1960 (P. Soga).
Habitat: Madagascar, endémique.
MaDaGascar-Esr : sous-pr
préfecture de Fort-Dauphin.
ecture d'Andapa, Massif de l’Anjanaharibe :
l. Maculonaclia buntzae n. sp., pl. I, fig. 14 (holotype : 1 & et allotype : 1 9,
Muséum, Paris).
3. Envergure 18 mm. Longueur des antérieures 11,5 mm.
Tête brun-noir, front jaune. Palpes jaunes. Antennes serratiformes. brun-
noir, éclaircies vers l’apex.
Thorax brun-noir en dessus avec 2 petites macules jaune!
dessous. Pattes jaunes. Abdomen jaune avec une ma
derniers segments.
Ailes antérieures très étroites, allongées, de tond brun-noir avec 3 taches jaunes
faiblement hyalines, la première un peu après la base, la seconde au milieu de
l'aile, en forme de 8, perpendiculaire au bord costal, la troisième, plus petite que
la précédente avant Vangle apical.
Ailes postérieures très petites, de fond jaune, avec une macule brun-noir
près de la base, le long du bord supérieur et une marge noire au bord externe,
S'amenuisant vers le bord dorsal.
Au revers, mêmes dessins qu’à l'avers.
À la base, jaune en
ule noire en dessus sur les
Source : MNHN, Paris
38 P. GRIVEAUD
Armure génitale $. Étroite, avec le tegumen comportant 2 très courtes apo-
physes épineuses en dessus. Uncus caréné. Valves élargies vers l’apex en vue laté.
rale (fig. 113 et 114). Pénis simple légèrement courbé sans cornuti à l’apex (fig. 115)
Préparation Griveaud, n° 408.
£. Difière du g par son envergure plus grande, 23 mm, les antennes moins
épaisses, les taches jaunes du thorax plus grandes, les pattes ocre. La tache noire
du dessus de l’abdomen est plus étroite et plus allongée. La disposition des taches
alaires reste la même, mais la tache de la base des antérieures est franchement
jaune, tandis que les taches médianes et près de l’apex, plus grandes, sont blan-
châtres, très faiblement hyalines,
Aux ailes postérieures, la bordure noire externe est plus large.
Armure génilale 9. L'ostium bursae comporte une plaque génitale convexe,
arrondie. Le duclus bursae est replié en S en vue latérale et fortement sclérifié
dans sa première partie. La bourse copulatrice, allongée, comporte 2 petits signa
arrondis épineux (fig. 116). Préparation Griveaud, ne 409.
Holotype : 1 &. Madagascar
CM Bunt).
Allotype: 1 $. Madagas
(A. Robinson).
Paratype : 1 8. Même provenance, même date et même collecteur que l’allotype.
st, sous-préfecture de Moramanga, 900 m, V1-1960
Sambirano, Manongarivo, 1 000 m, XI1-1960
Habitat: Madagascar, endémique.
Mapacascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga.
MADAGASCAR-SAMBIRANO: sous-préfecture d'Ambanja, Massif du Manongarivo,
5. Maculonaclia lokoba n. sp., pl. I, fig. 15 (holotype : 1 9, Muséum, Paris).
9. Envergure 21 mm. Longueur des antérieures 10 mm,
Dessus de la tête brun-noir, front jaune. Palpes jaunes. Antennes brunes,
simples, ciliées. Thorax brun, pterygodes jaunes. Pattes jaunes.
Abdomen jaune avec sur le dernier segment au-dessus, une macule brun-noir.
Touffe anale très prononcée.
Aïles antérieures étroites et allongées. Fond brun-noir avec 3 grandes macules
jaunes. La première extra-basilaire, atteignant la côte, la seconde médiane attei-
gnant presque la côte et le bord externe, la troisième avant l'angle apical, entre les
nervures 4 et 7.
Aïles postérieures petites, ovales, à bord jaune, avec une bordure apicale
brun-noir en croissant.
Au revers, même dessin qu’à l’avers.
Armure génitale 9. Ostium bursae très évasé en entonnoir, canal copulateur
sclérifié et étranglé avant la bourse copulatrice qui comporte 2 signa sagittés
(fig. 86).
dé. Inconnu.
Holotype : 1 9. Nosy-Be, Sambirano, forêt de Lokobe, 1-1960 (A. Robinson).
Préparation Griveaud, n° 209.
Habitat: Madagascar, endémique.
MapAGascaR-SAMBIRANO :'sous-préfecture de Nosy-Be, sous-préfecture d’Am-
banja, Massif du Manongarivo, 1 150 m ; Beraty.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 39
+ 75 et 76. Armure de Maculonaelia elongala
+ Armure © de Maculonaclia parvijenestrala. Fi
Fig. 80 à 82. Armure g de Maculonaclia sanctamaria.
truneala. Fig. 85. Pénis de Maculonaclia truncala. Fi
ig. 77. Pénis de Maculonaclia elongata,
79. Armure ® de Maculonaclia viettei.
ig. 83 et 84. Armure d de Maculonacliu
. 86. Armure © de Maculonaclia lokoba.
Source : MNHN, Paris
40 P. GRIVEAUD
2e section. Groupe de M. leopardina Rotschild.
Aïles antérieures étroites et allongées. Ailes postérieures de la moitié de la
longueur des antérieures. Disposition des taches alaires très variable.
Armure génitale & avec le saceus allongé. Uneus en bec avec un élargissement
ampuliforme avant son apex.
CLÉ DES ESPÈCES
1. Aïles antérieures du et parfois de la 9 avec au moins une petite fenêtre
Ryalte: ere Abe Le el à arc ee lleteler ie ae DE
— Aïles antérieures du g et de la © sans fenêtre hyaline, . . . . . . ..
=
2. ‘Toute la base et la partie discale des antérieures jaune avec une macule
noir au milieu de l'aile, le long du bord costal, suivie vers l’apex d’une petite
fenêtre hyaline . . . . . . . . . . . 12. M. parvifenestrata, p. 47
1, Difiérentidesti-dessus An 2 AE 0 UC
3. Thorax entièrement noir en dessus. Abdomen jaune avec une bande latérale
noire sur chaque flanc et le dernier segment noir. . 9. M. tenera, p. 43
— ADhorax-avecune tachejaunesversbarrière Me. CU PRE
1. Envergure égale ou supérieure à 24 mm, abdomen jaune avec chaque seg-
ment souligné en dessus par une macule noire. . 14. M. sanctamaria, p. 48
—— Envergure égale ou inférieure à 20 mm, abdomen jaune très largemen
CHÉTEe AO. ee MS pre ane 0E MERE
5. Abdomen avec
avec une tache orangée foncée sous la petite fenêtre hyaline . . . . .
3 lignes longitudinales noires sur les flancs. Ailes antérieures
EC ME CET EL RSS EM dentata #p vu
A biomendetalesedifrérents de ci-dessus. ee
6. Palpes bruns. Abdomen en dessus, noir, finement strié transversalement de
Ja LUE MEN LE te eU0EMiuselonpata, pied
— Palpes jaunes, abdomen jaune avec une bande noire en dessus, près de la
base, et une autre sur le dernier segment. 2 petits points noirs de chaque côté
de l’abdomen, à la base . . . . . . . . . . 11. M. grjebinei, p. 46
7. Envergure égale ou supérieure à 19 mm. Fond des ailes jaune, avec des taches
ou macules noires, antennes jaunes . . . . . . 15. M. viettei, p.
— Envergure égale ou inférieure à 18 mm. Fond des aïles noir ou brun, avec des
taches ou macules jaunes. Antennes brunes. . . . + , . . . . . . . à
Aïles postérieures noirs ou brun-noir avec 2 taches jaune clair. . . + 9
— Aïies postérieures jaune ocre avec une bordure brune. . . . . . . . «
. 8. M. brevipenis, p. 43
9. Aïles antérieures avec 5 taches jaunes . . 6. M. leopardina, p. 41
— Aïles antérieures avec 4 taches jaunes . . . . . 7. M. truncata, p. 41
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 41
6. Maculonaclia leopardina (Rothschild), pl. I, fig. 16.
Micronaclia leopardina Rothschild, 1911, Novit. Zool., 18, p. 155 : 1919, loc.
cit., 19, p. 377, pl. V, fig. 15 (Lectotype : 1 9, Brit. Mus., N. H)).
Micronaclia leopardina Rothschild ; Hampsow, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M,
1, suppl, p. 58, fig. 11.
4. Envergure variable, de 17 à 19 mm. Longueur des antérieures 8 à 9 mm:
Tête brun-noir, fortement marquée de jaune. Front jaune. Palpes jaunâtres
maculés de brun. Antennes brunes en dessus, jaunâtres en dessous, très fortement
ciliées.
Thorax brun-noir en-dessus avec 1 où 2 taches jaunes, Pattes jaune sale,
Pterygodes jaunes. Abdomen brun-noir à la base, puis cerelé de jaune et noir.
Ailes antérieures et postérieures de fond brun-noir. Aux antérieures 5 taches
jaunes, soit une tache peu après la base, une tache rectangulaire avec son petit
côté le long du bord costal ; en dessous de celle-ci une tache sensiblement arrondie,
une quatrième tache en accent à hauteur du milieu du bord dorsal avec, au-dessus,
une cinquième tache, plus petite avant l’apex.
Aux postérieures, 2 taches jaunes, l’une, arrondie le long du bord dorsal, la
seconde dans la partie discale, coudée à équerre.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale 4. Uneus allongé se terminant par un renflement ampuli-
forme portant un bec. Saccus allongé. Pénis très gros, court et à peine coudé
avec un cornutus (fig. 101 à 103).
Néallotype : 1 g, sous-préfecture d’Ambohimahassa, Tsarafidy, 1450 m,
11961 (P. Griveaud), (Muséum, Paris).
9. Ne diffère du g que par des caractères imperceptibles. Tout au plus peut-
on signaler une importance un peu plus grande des taches alaires.
Armure génitale $. L'ostium bursae forme un godet prononcé, évasé à l'entrée,
le ductus bursae est très fort. La bourse copulatrice en ovale allongé comporte 2 très
petits signa (fig. 104).
Habitai
Madagascar, endémique.
MapaGascar-CENTRE : sous-préfecture de Manjakandriana : La Mandraka,
sous-préfecture d'Ambohimahasoa : Tsarafdy, 1450 m.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga, Route de Lakato, 900 m ;
sous-préfecture de Sambava : Marojejy, Beondroko, 1200 m.
T. Maculonaclia truncata n. sp., pl. I, fig. 17 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Petite espèce, proche de M. leopardina.
g. Envergure 17 mm. Longueur des antérieures 8 mm.
brun-noir en-dessus, front jaunâtre. Antennes simples, ciliées, brunes,
palpes bruns projetés en avant et dépassant le front.
Thorax brun-noir, pterygodes jaunes à la base. Pattes brunes. Abdomen
brun-noir.,
Ailes antérieures de fond brun-noir avec 4 petites taches jaunes, la première
après la base, la seconde à hauteur du milieu et près du bord costal, la troisième le
long du bord externe et en son milieu, la quatrième sous forme d’un simple point
très petit au-dessus de la troisième.
Source : MNHN, Paris
g. 87 et 88. Armure g de Maculonaclia ankasoka. Fig. 89. Pénis de Maculonaclia
90. Armure 9 de Maculonaclia ankasoka. Fig. 01. Armure 9 de Maculonaclia
Fig. 92 et 93. Armure S de Maculonaclia lamberlon . 94. Pénis de Maculo-
et 96. Armure g de Maculonac! g. 97. Pénis de
Maculonaclia DER ig. 98 et 99. Armure $ de Maculonaclia allitudina. Fig. 100, Pénis
de Maculonaclia allitudina.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 43
Ailes postérieures de fond brun-noir avec 2 taches jaunes, l’une importante,
un peu après la base, atteignant le bord supérieur et le bord anal, la seconde, plus
petite, avant l’apex qui est noir ainsi que tout le bord anal.
Revers des ailes, comme l’avers.
Armure génitale 8. Très petite, faiblement sclériñée, avec les valves tron-
quées à l’apex, l’uneus aplati horizontalement (fig. 83 ct 81).
Pénis gros et court, courbé en S (fig. 85). Préparation Gr
reaud, ne 415.
2. Inconnue.
Holotype: 1 $. Madagascar-Est, Sambava, Massif du Marojejy, Ambato-
soratra, 1 700 m, X1-1960 (P. Soga).
Paratypes : 1 3. Même provenance, même date, même collecteur que l'holo-
type et 1 S Sambava, Beondroka, Massif du Marojejy, 1200 m, XI1-1960 (P. Soga).
Habitat: Mad
MaDAGAsCaR-NORD-
scar, endémique.
r : sous-préfecture de Sambava, Massif du Marojejy.
8. Maculonaclia brevipenis n. sp., pl. I, fig. 18 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
3. Envergure 11 mm. Longueur des antérieures 6,5 mm.
Dessus de la tête brun, front jaunâtre sale. Palpes jaunes semés de poils bruns
vers l’apex. Antennes simples, ciliées, brunes.
Thorax brun en dessus ainsi que les pterygodes. Pattes jaunâtre sale. Abdo-
men brun en-dessus, jaune sale sur les flancs et en dessous, avec une bande longi-
tudinale brune sur les flancs.
Ailes antérieures de fond brun avec 4 taches jaune-ocre. La première avant
les disco-cellulaires à hauteur et près du milieu du bord costal. La seconde en
dessous de cette première tache cellulaire, plus où moins nette, à hauteur du milieu
du bord dorsal. La troisième près du bord costal, avant l'apex, la quatrième sous
la troisième, plus ou moins en forme de 8, traversée par la nervure 4
Aïles postérieures avec la base et la partie discale jaune ocre, cernée sur les
bords antérieurs externes et dorsaux par une marge brune.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale g. L'uncus très allongé est ampuliforme en vue ventrale,
avant le bec de l’apex, les valves sont courtes, le saceus allongé, Pénis gros et très
court, avec des cornuti internes (fig. 95 à 97). Préparation Griveaud, n° 433.
&. Inconnue.
Holotype: À à.
tantely, 1 550 m, V-
Paratypes
Habitat
MapaGascar-CENTRe : sous-préfecture d'Ankazobe : Ambobhitantely.
adagascar-Centre, sous-préfecture d’Ankazobe, Ambohi-
961 (A. Robinson).
2 4, même localité, même date, même collecteur.
ladagascar, endémique.
9. Maculonaclia tenera (Mabille), pl. I, fig. 19.
Naclia tenera Mabille, 1878, Bull. Soc. zoo. France, 3, p. 85 (holotype : 1 &,
Brit. Mus., N. H).
Micronaclia lenera Mabille ; HampsoN, 1898, Cat. Lepid. Phal. B. M. 1, p.129,
Pl V, fig. 14.
Source : MNHN, Paris
44 P. GRIVEAUD
&. Envergure 10 mm. Longueur des antérieures 5 mm.
Tête brun-noir en dessus, front jaune, palpes jaunes. Antennes simples
brun-clair.
Thorax brun-noir, pterygodes jaunes. Pattes jaune sale. Abdomen jaune
avec une macule brun-noir à la base et au dernier segment, une ligne longitudinale
brun-noir sur les flancs.
Ailes antérieures étroites et allongées de fond brun-noir avec 4 taches jaunes
comme suit : la première petite et trapézoïdale, le long du bord costal, un peu
après la base de l'aile, La seconde, traversant l'aile du bord costal au deuxième
tiers du bord dorsal sans l’atteindre, est élargie dans sa partie supérieure qui est
hyaline. La quatrième, petite, au bord costal avant l'apex.
Ailes postérieures à fond jaune avec un petit point médian brun-noir près de
la côte. Apex et bord dorsal bordés de brun-noir, élargi au milieu du bord dorsal.
Revers comme l’avers, mais plus diffus.
Armure génilale 8. De forme générale ovale, peu sclérifié, l’uncus est très
allongé et droit, les valves creusées à l’intérieur en « cuiller » (fig. 105 et 106).
Pénis très court et gros avec plusieurs cornuti (fig. 107).
. Difière du & par l'importance de la tache extra-basilaire des antérieures
qui est au centre de l'aile et plus importante et l'absence de la fenêtre hyaline à la
partie supérieure de la 2e tache. Les franges sont plus longues, La bordure margi-
nale noire des postérieures, plus large, dépasse l'angle dorsal.
L’abdomen est entièrement brun en dessus et en dessous et jaune sur les
flancs. Les pattes et les palpes sont plus brunâtres.
Armure génitale $. L'ostium bursae en entonnoir large à sa base est relié comme
par une charnière au canal copulateur très sclérifié. La bourse copulatrice comporte
deux petits signa (fig. 108). Préparation Griveaud, ne 221,
Néallotype: 1 9. Madagascar Centre, sous-préfecture d'Ambahimahasoa,
Tsarañdy, 1450 m, XI1-1959 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Habitat: Madagascar.
MaADaGascaR-CENTRE : sous-préfecture d’Ambohimahasoa, Tsarañ
1450 m.
MapaGascar-Esr : préfecture de Tamatave, forêts d'Alahakato.
10. Maculonaclia elongata n. sp., pl. I, fig. 20 (holotype : 1 3, Muséum, Paris).
8. Envergure 12 à 14 mm. Longueur des antérieures 6 à 7 mm.
Tête brun-noir en dessus, front marqué de jaune. Antennes filiformes ciliées
jaunâtres et brun-noir vers l’apex. Palpes bruns en dessus, jaunâtres en dessous.
Thorax brun-noir parsemé de jaune, pterygodes jaunes à la base avec la
touffe terminale noire. Pattes jaunâtre foncé délavé de bun sale. Abdomen brun-
noir marqué de faibles écaillures jaunes à la base de chaque segment. Extrémité
anale jaune.
Ailes antérieures étroites, allongées, de fond brun-noir avec, suivant les
spécimens, la base plus ou moins jaune s’élargissant vers le bord dorsal et 3 taches
jaune orange et plus où moins hyalines, la première dans la cellule, contre les
disco-cellulaires, la seconde, à hauteur du milieu du bord externe, grande, arrondie
et traversée par la nervure 3, la troisième avant l’apex, plus ou moins prononcée
suivant les spécimens.
Source : MNHN, Paris
Fig. 101 et 102. g. 103. Pénis de Maculonaclia
ig. 105 et 106. Armure $ de
Armure $ de Maculonaclia leopardina.
leopardina. Fig. 104. Armure © de Maculonaclia leopardina.
Maculonaclia tenera. Fig. 107. Pénis de Maculonaclia tenera. Fig. 108. Armure © de Maculo-
naclia tenera. Fig. 109. Armure © de Maculonaclia grjebinei. Fig. 110. Pénis de Maculonaclia
griebinei. Fig. 111 et 112. Armure & de Maculonaclia grjebinei.
Source : MNHN, Paris
46 P. GRIVEAUD
Ailes postérieures de fond jaune orange avec une bordure brun-noir, élargie à
l'apex et au bord anal où elle forme une dent interne prononcée.
Revers des ailes comme l’aver.
Armure génilale 3. Le saccus est large et fort, les valves courtes, peu scléri
fées, avec un lobe supérieur détaché, l'uneus se relève vers l’apex (fig. 75 et 76),
Le pénis est gros, assez court et comporte 3 cornuti en lobes (fig. 77). Préparation
Griveaud, ne 416.
2. Inconnue.
Holotype: 1 5. Madagascar Est, sous-préfecture d’Andapa, Ambatosoratra,
1700 m, X1-1960, P. Soga, Préparation Griveaud, ne 416.
Paralypes: 8 $. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat: Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d'Andapa, Ambatosoratra.
11. Maculonaclia grjebinei n. sp. pl. I, fig. 21 (holotype : 1 g et allotype : 1 ©
Muséum, Paris).
pèce très proche de la précédente.
3. Envergure 19 mm. Longueur des antérieures 9 mm.
Tête brun-noir en dessus, front jaune, palpes jaune sale, antennes fliformes
ciliées, brunes en dessus, jaunâtres en dessous
Thorax brun-noir. Pterygodes jaune d’or avec la touffe terminale brun-noir
Pattes jaunes. Dessus de l'abdomen brun noir à la base et à l'extrémité anale
avec 3 segments jaunes au milieu, soulignés d’une fine ligne noire. En dessous.
jaune avec deux macules brun-noir sur les flancs, près de la ba
Les ailes antérieures présentent les mêmes taches que chez M. elongala,
mais plus développées et la tache médiane seule comporte une fenêtre hyaline
dans la cellule, toutes les autres taches étant d’un beau jaune d’or.
Ailes postérieures comme chez M. elongata, mais avec en plus une macule
centrale brun-noir dans la partie médiane supérieure.
Armure génilale $. Difière de celle de M. elongata par la forme des valves,
plus grandes, le saccus fin et allongé, le pénis plus long et présentant une double
courbure prononcée (fig. 110 à 112). Préparation Griveaud, ne 427.
Difère du & par son envergure plus grande (21 mm). Les taches alaires des
antérieures sont beaucoup plus développées, particulièrement celle située avant
l'apex.
Les ailes postérieures sont plus étroites et en angle aigu à l'apex. La tache
médiane noire est remplacée par une bande noire partant de la base, le long du
bord externe, jusqu'aux 2/3 de la longueur de l'aile.
Armure génitale &. L'oslium bursae forme un petit godet détaché, le duclus
bursæ aplati et fortement sclérifié est très long et recourbé. La bourse copulatrice
allongée comporte 2 faibles signa (fig. 109). Préparation Griveaud, ne 428.
Holotype: 1 3. Madagascar-Est, sous-préfecture de Moramanga, Périnet,
900 m, 11-1961 (P. Griveaud).
Allolype : 1 9. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat: Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga, Périnet.
Source : MNHN, Paris
IDOPTÈR.
AMATIDAE 47
12. Maculonaclia parvitenestrata n. sp., pl. I, fig. 22 (holotype : 1 9, Muséum,
Paris).
9. Envergure 21 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Tête et front jaune orange vif avec deux taches noires au-dessus des yeux.
Palpes jaune orange, maculés de brun clair. Antennes noires en dessus sur la
première moitié, jaunes en dessous et sur la moitié terminale. Thorax bordé de
noir sur ses bords supérieurs avec le centre et les pterygodes jaunes orange, Pattes
jaune orange.
Base de l'abdomen noir, tout le reste jaune orange vif.
Aïles antérieures de fond jaune orange vif. Une tache noire irradiante à la
base. Une macule noire au premier tiers du bord costal. Dans la cellule, entre la
macule noire et les disco-cellulaires, une petite fenêtre faiblement hyaline semée de
très petites écaillures jaunes.
Toute la partie apicale après cette fenêtre et l'angle dorsal, brun-noir avec
deux taches jaunes, l’une assez grande -vis du milieu du bord externe, tra-
versée par la nervure 4, l’autre plus petite et arrondie près de l’ap
les postérieures jaune orange vif avec une marge noire à l’apex se prolon-
geant le long du bord dorsal par une tache triangulaire ayant son sommet au milieu
du bord dorsal.
Au revers, même dessin qu'à l’avers, avec les parties noires plus diffuses.
Armure génilale ?. L'oslium bursæ est évidé en V, le canal copulateur sclérifié
se rétrécit très fortement avant la bourse copulatrice qui est allongée et comporte
2 forts signa épineux en haut et 2 très petits, allongés au milieu de la bourse (fig. 78).
Préparation Griveaud, ne 221.
5. Inconnu.
Holotype : 1 9. Madagascar-Est, sous-préfecture d’Andapa, massif de l’Anja-
naharibe, 1600 m, IV-1960 (P. Soga).
Paratypes : 4 9. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat: Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’Andapa, massif de l’Anjanaharibe,
1600 m.
13. Maculonaclia dentata n. sp., pl. L, fig. 23 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Le seul exemplaire de cette espèce que nous possédions s’est trouvé endom-
magé en cours de manipulation, antennes et abdomen ont été perdus, ce qui ne
nous permet pas de faire figurer l’armure génitale, bien qu’heureusement nous
ayons relevé le dessin de l’insecte complet avant sa préparation.
L'aspect très spécial de cet insecte ne permet aucune confusion possible
avec une autre espèce : envergure 17 mm, Longueur des antérieures 8,5 mm.
Dessus de la tête brun-noir. Front et tour des yeux, jaunes. Palpes jaunes.
Thorax brun-noir avec une petite tache jaune à la base. Pterygodes jaunes.
Pattes jaunes maculées de brun-clair sur les fémurs. Abdomen jaune avec la base
noire, 4 taches ou lignes noires soulignant les segments 3 à 6, une ligne transver-
Sale noire plus large sur l’avant-dernier segment, et 3 lignes noires longitudinales
sur les flancs.
Source : MNHN, Paris
48 P. GRIVEAUD
Ailes antérieures étroites et allongées à fond brun-noir sur lequel se détachent
3 grandes taches jaune d’or très chaud, plus foncées vers le bord dorsal.
La première tache ovale, près de la base et le long du bord costal, Une seconde
tache traverse l'aile en son milieu du bord costal au bord dorsal. Cette tache est
étranglée au milieu de l’aile, la partie supérieure, près du bord costal, comportant
une petite fenêtre hyaline. La troisième tache vers l’apex, également très étran-
glée en son milieu, semble former 2 dents : la première avec sa pointe dirigée vers
le milieu du bord dorsal, la seconde vers l’apex
Ailes postérieures jaune vif avec une petite tache noire à la base et une bor-
dure marginale noire ondulée comme chez M. parvifenestrala et M. sanctamariq,
Un point noir au milieu, vers le bord supérieur.
Au revers, même dessin, mais toute la partie discale des antérieures est rendue
diffuse par un large semis d’écailles jaunes.
Holotype: 1 4. Madagascar-Est, préfecture d’Ambatondrazaka, Andrano-
mandevy (Didy), 30-IX-1956 (P. Griveaud).
Habitat: Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-EST :
1039 m.
ous-p
ifecture d'Ambatondrazaka, Andranomandeyy,
11. Maculonaclia sanctamaria n. sp., pl. I, fig. 24 (holotype : 1 5, Muséum,
Paris).
8. Envergure 25 mm. Longueur des antérieures 12 mm.
Dessus de la tête brun. Front jaune, Palpes jaunes, antennes ocre légèrement
brunâtre à la base, dessus.
Thorax brun-noir, pterygodes et épaulettes jaunes. Pattes jaunes. Abdomen
jaune avec chaque segment en dessus marqué d’une macule noire.
Ailes antérieures assez larges (rapport largeur-longueur 1 à 3). Fond des ailes
brun-noir avec 5 taches jaunes comme suit : 1 tache extra-basilaire allant de la
côte au bord dorsal. Au milieu de l'aile, 2 taches superposées, l’une près du bord
dorsal, l’autre plus grande au-dessus, atteignant la côte, sensiblement carrée avec
les bords jaunes et le centre hyalin, mais semée de très petites écailles jaunes.
Une grande tache au milieu du bord externe, traversée par la nervure 4 et au-
dessus de celle-ci une petite tache ovale le long du bord costal avant l'apex.
Ailes postérieures jaune orange avec un point médian brun-noir près du bord
costal, l’apex avec une bordure marginale brun-noir se prolongeant sur le bord
dorsal où elle s’élargit en triangle.
Revers des ailes comme l’avers, mais toute la moitié à la base des antérieures
est largement saupoudrée de jaune.
Armure génilale 8. De forme régulière ovale, les valv
vues de profil sont
nettement triangulaires, uneus en bec. Pénis gros et court avec un cornuti (Gg. 80
82). Préparation Griveaud, n° 222,
2. Inconnue.
Holotype : 1 4. Ile Sainte-
thür.
Habitat: Madagascar, endémique.
farie, X-X11-1896 (Frères Perrot), ex-coll. R. Ober-
Mapacascar-Esr : sous-préfecture de Sainte-Marie.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 49
15. Maculonaclia viettei n. sp., pl. L fig. 25 (holotype
2, Muséum, Paris).
9. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Dessus de la tête brun, front jaune, palpes marron à la base, dernier segment
jaune, Antérieures simples, jaunes.
Thorax brun-noir, pterygodes et colliers jaunes, pattes jaunes. Abdomen
jaune sur les flancs, fortement chargé de noir en dessus et en dessous.
Ailes antérieures à contours arrondis, assez larges (rapport largeur-longueur
1 à 2,5). Fond des ailes jaune avec de grandes macules noires. La disposition et
l'aspect des taches alaires de cette espèce est très différente de la disposition cou-
rante et permet de la reconnaître au premier coup d’œil. Toute la côte est brun-
noir, puis on distingue :
Une tache basilaire brun-noir, puis 2 taches obliques, l’une au premier tiers
de la côte, l’autre en dessous, au premier tiers du bord dorsal. Au deuxième tiers
du bord costal, une tache plus grande, en triangle, décroché vers l'intérieur de
l'aile et dont le sommet atteint le milieu. Sous cette tache, tout l’angle dorsal est
occupé par une autre grande tache.
Enfin, l’apex est brun-noir avec un élargissement de cette t
de l'angle apical.
Ailes postérieures à fond jaune avec une petite tache médiane brun-noir, près
de la côte, exactement à hauteur de la tache du premier tiers du bord dorsal des
antérieures. Apex et angle anal avec une large macule brun-noir.
Au revers même dessin qu'à l'avers.
Armure génitale $. L'ostium bursae forme un curieux godet sclérifié de forme
régulière, le canal copulateur n’est pas sclérifié. La bourse copulatrice comporte
2 signa, l'un assez large dans le haut, l’autre oblique étroit et allongé en dessous
(g. 79). Préparation Griveaud, n° 2
nte en dessous
3. Mmconnu.
Holotype: 1 9. Madagascar Est, environs de Maroantsetra, Ambodivoangy,
1111952 (P. Viette).
Habitat: Madaga:
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Maroantsetra, Ambodivoangy.
r, endémique.
3e section. Groupe de M. ankasoka n. sp.
Ailes antérieures étroites et allongées. Ailes postérieures de la moitié de la
longueur des antérieures.
Armure génitale 3 fortement sclérifiée, avec l’apex des valves aigu. Saccus
court. Uneus régulièrement incurvé au-dessus.
CLÉ DES ESPÈCES
— Envergure égale où supérieure à 18 mm. Ailes antérieures dé fond noir où
brun-noir avec 5 ou 6 taches jaunes, parfois faiblement hyalines. Abdomen
noir et jaune. . . . L
— Envergure égale ou inférieure à 16 mm. Ailes antérieures de fond brun
chocolat avec 3 ou 4 grandes macules jaune ocre. Abdomen brun. . . : .
A nee cho ne ue 8 M ialdiudee 40e.
Source : MNHN, Paris
50 P. GRIVEAUD
1. Antennes brunes en dessus, jaunes dessous . . . 16. M. ankasoka, p. 50
— Antennes antièrement brunes . . . . . . . 17. M. lambertoni, p. 51
16. Maculonaclia ankasoka n. sp., pl. I, fig. 26 (holotype : 1 4 et allotype : 1 9,
Muséum, Paris).
8. Envergure 20 mm, longueur des antérieures 10 mm. Tête et front brun-
noir rayé longitudinalement de jaune. Palpes jaunes à la base avec les 2 derniers
segments brun-noir, Antennes simples, faiblement ciliées, brunes en dessus, jaunes
en dessous. Thorax brun-noir, brillant, avec les ptérygodes jaunes. Pattes brun-
clair avec la face interne jaune sale.
Abdomen cerclé de brun-noir et de jaune alternés.
Ailes antérieures étroites, allongées, à fond brun-noir sur lequel on distingue
6 Laches jaunes. La première, extra-basilaire, plus où moins ovale le long du bord
costal, en dessous de cette première tache et le long du bord dorsal, une deuxième
petite tache allongée. La troisième en rectangle rétréci au tiers supérieur, perpen-
diculaire au milieu du bord dorsal. La quatrième rectangulaire avec sa petite
base au milieu du bord costal. La cinquième, plus petite, également quadrangu-
laire, en oblique par rapport à la précédente et un peu après l'angle anal. La
ième, en forme de larme, avant l'angle apical.
Aïles postérieures petites, ovales, à fond jaune, avec une tache brun-noir
allongée le long de la base du bord costal et une bordure marginale brun-noir
élargie à l’apex et se rétrécissant vers l'angle anal.
Au revers, ailes supérieures comme à l’avers. Ailes postérieures avec toute la
partie discale jaune et une grosse macule brun-noir ovale près de la base, vers le
bord costal.
Armure génilale 5. "Très fortement sclérifiée. Dans la vue ventrale, le tegumen,
porte, de chaque côté de l’uncus, une pointe épineuse, Les valves, très larges à la
base dans la vue de profil, se terminent par un crochet aigu, Uneus caréné, Pénis
assez court avec une ouffe de cornuti fins (fig. 87 à 89). Préparation Griveaud,
ne 211.
si
2. Elle a un pattern général tellement proche de celui de M. leopardina qu'il
est bien difficile de les distinguer sans un examen sévère.
La différence essentielle réside dans la tache située à la base des ailes posté-
rieures qui, chez M. ankasoka, part de la base de l'aile et occupe la moitié de la
longueur du bord dorsal, tandis qu’elle est réduite à une macule médiane chez
JM. leopardina.
Par ailleurs, les pattes sont maculées de brunâtre, alors qu’elles sont jaunes
chez M. leopardina.
Enfin l'envergure est généralement plus grande et atteint 23 mm chez
A1. ankasoka.
Armure génilale $. Proche de celle de M. leopardina, mais l'ostium bursae est
plus étroit, moins évasé, et la bourse copulatrice, bien plus importante, comporte
2 signa plus marqués (fig. 90). Préparation Griveaud, ne 425,
Holotype: 1 3. Madagascar Est, Moramanga, Ankasoka, 1000 m, X1-1956
(P. Griveaud).
Allotype : 1 $. Madagascar Est, Moramanga, Périnet, 900 m, 11-1961 (P. Gri-
veaud).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 51
Paralypes : 1 $, même provenance et même date que l’holotype ; 7 99, même
provenance et même date que l’allotype.
Habitat: Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-CENTRE sous-préfecture d’Ambohimahasoa : Tsarafñidy,
1450 m.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga ; Ankasoka, Périnet,
Sandrangato.
17. Maculonaclia lambertoni n. sp. pl. I, fig. 27 (holotype : 1 4 et allotype :
19, Muséum, Paris).
4. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Tête en dessus, entièrement bru-noir. Front brun-noir avec quelques poils
jaune orange. Palpes entièrement brun-noir. Antennes simples, ciliées, entiè-
rement brun-noir.
Thorax brun-noir, avec les ptérygodes très courts et les épaulettes jaune
orange. Pattes brun clair sale. Abdomen jaune orange avec au-dessus une bande
longitudinale brun-noir.
Ailes antérieures peu allongées, aussi larges que celles de la ? de M. ankasoka.
Fond brun-noir sur lequel on distingue 5 taches jaune orange, comme suit : la
1r° petite, ovale, post-basale, le long du bord costal. La 2e encore plus petite, arron-
die, à hauteur du milieu du bord dorsal et près de celui-ci. La 3° rectangulaire,
avec sa petite base près du milieu du bord costal. La 4e ovale, près de l'angle
dorsal, la 5e en forme de larme, avant l'angle apical.
Aïles postérieures petites, ovales et étroites de fond jaune orange, Au bord
costal, allongée le long de la côte, une macule brune occupe en longueur la moitié
de l'aile, en s’élargissant vers l'apex. Tout l’'apex est largement brun-noir, la
bande marginale se recourbant en s'amincissant vers l'angle anal comme chez les
diverses autres espèces du genre.
Au revers, mêmes dessins qu'à l’avers, plus diffus.
Armure génilale 8. Très fortement sclérifiée, à formes anguleuses.
Les valves larges et quadrangulaires ont un apex aigu. Pénis court avec une
touffe de cornuti épineux (fig. 92 à 94). Préparation Griveaud, n° 213.
9. Envergure 22 à 25 mm. Longueur des antérieures 11 à 12 mm. Tête noire
en dessus, front jaune orange. Palpes jaune orange avec le dernier article brun-
noir, Antennes brunes, simples et ciliées.
Thorax brun-noir avec les épaulettes et les ptérygodes jaunes. Pattes jaune
ocré avec les derniers segments un peu plus foncés. Abdomen uniformément
jaune orangé, avec 5 petites taches noires en dessus. Pas de touffe anale. Ailes
antérieures plus larges, moins allongées que chez M. muscella, à fond brun-noir
Sur lequel se distinguent 6 macules jaunes : les deux premières, allongées et étroites,
à la base, et le long des bords costal et dorsal. La 3° arrondie lelong et au milieu
du bord dorsal, la 4e plus où moins trapézoïdale au milieu du bord costal, la
5° ovale, en diagonale par rapport à la précédente et après l'angle anal. La
6* arrondie avant l'apex.
Aïles postérieures petites, ovales, jaune orange avec une bande marginale
brun-noir étroite, élargie vers l’apex et se rétrécissant vers l'angle dorsal.
Revers des ailes comme l’avers.
Source : MNHN,
Paris
52 P. GRIVEAUD
Armure génilale $. L'ostium bursae est évasé et forme un bourrelet. Le canal
copulateur sclériñé est court et large. La bourse copulatrice comporte 2 signa
en forme de pointes de flèche (fig. 91). Préparation Griveaud, n° 208.
Holotype : 1 8. Madagascar Est, Sambava, Marojejy, X-1959 (P. Soga).
Albotype : 1 9. Madagascar Sambirano, Lokobe, Nosy-Be, 1-1960 (A. Robinson).
Paralypes : 2 g. Même provenance que l’holotype, même date. — 1 9, Même
provenance que l'allotype, même date. — 1 Q. Madagascar Sud (Lamberton,
1922).
Habilat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, Marojejy, 500 m.
MADAGASCAR-SAMBIRANO : sous-préfecture de Nosy-Be, Lokobe.
18. Maculonaclia altitudina n. sp., pl. I, fig. 28 (holotype : 1 &, Muséum,
Paris).
g. Envergure 17 mm. Longueur des antérieures 8 mm.
Tête, front, antennes, palpes, thorax et ptérygodes, abdomen, entièrement
brun très foncé, presque noir. Pattes d’un brun un peu plus clair.
Ailes antérieures de fond brun-noir étroites et allongées. Les antérieures sont
marquées de larges macules jaune ocre de formes et dimensions assez variables.
On distingue essentiellement une large macule plus ou moins allongée partant,
peu après la base de l'aile, le long du bord dorsal qui reste brun-noir et allant,
suivant les spécimens, du 1er au 2e tiers de la longueur de l’aile. Une 2e tache se
situe au milieu de la cellule, parfois soulignée, en dessous, d’une petite tache
allongée entre 2 et 3. Enfin, une tache transversale avant l’apex, cette tache
pouvant être séparée en 2 parties nettement distinctes.
Aïles postérieures de fond jaune ocre avec une large bordure brun-noir
élargie à l’apex.
acules jaunes des antérieures sont plus développées et ont
tendance à se relier entre elles.
Armure génitale $. De forme allongée en vue ventrale. Les valves ont leur
apex effilé en pointe, le saccus est court (fig. 98 et 99). Pénis de diamètre régulier,
très faiblement courbé avec de petites toufles de cornuti pileux (fig. 100). Prépa-
ration Griveaud. n° 432,
Q. Inconnue,
Holotype : 1 g. Madagascar-Centre, sous-préfecture d'Ankazobe, Ambohi-
tantely, 1550 m, V-1961 (A. Robinson).
Paratypes : 7 8. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat : Madagascar, endémique.
MaDaGascAR-CENTRE : sous-préfecture d’AnKazobe, Ambohitantely.
de section. Groupe de M. nigrita n. sp.
Aïles antérieures très étroites et très allongées. Ailes postérieures du tiers
de la longueur des antérieures. Armure génitale g avec l’apex des valves recourbé
en arrière de chaque côté de l’uncus. Pénis long en rotule à l’apex. Uncus court,
régulièrement courbé.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 53
CLÉ DES ESPÈCES
1. Aïles antérieures entièrement noires sans taches où macules, . . . . .
AQU DR MU DAS LENS AR PAS SE ENT ta UD. Da
_— Ailes antérieures noires avec des taches blanches faiblement hyalines.
ne Je A CT Re I CUAEM délicate Ds
19. Maculonaclia nigrita n. sp., pl. I, fig. 20 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
4. Envergure 22 mm. Longueur des antérieures 11 mm.
Tête et front brun-noir. Palpes brun-noir. Antennes noires, serratiformes,
larges.
Thorax et pattes brun-noir. Abdomen brun-noir avec une bande latérale
jaune et le dessous jaune.
Aïles antérieures très allongées, étroites (rapport largeur-longueur 1/4). Le
bord externe et le bord dorsal forment une courbe régulière sans solution de
continuité à l'angle dorsal. Les antérieures sont brun-noir uniforme avec une
macule jaune étroite le long du bord dorsal près de la base.
Ailes postérieures courtes et ovales, marquées d’une courte marge noire à
l'apex.
Revers des ailes comme l’'avers.
Armure génilale 8. Très caractéristique, avec les valves se terminant par des
apophyses étroites et recourbées, un uneus régulièrement courbe de profil et le
pénis en massue (fig. 120 à 122). Préparation Griveaud, ne 229.
Cette remarquable espèce, ainsi que la suivante, nous a été remise par notre
éminent ami H. pe TouLcoër qui l’a capturée lui-même à Ranomafana, lors de
son voyage de recherches à Madagascar, en 1955. Nous l’en remercions très
vivement.
9. Inconnue.
Holotype : 1 &. Madagascar-Est, sous-préfecture d’Ifanadiana : Ranomafana,
650 m, 111-1956 (H. de Toulgoët).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’Ifanadiana : Ranomafana.
20. Maculonaclia delicata n. sp., pl. I fig. 30 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Cette jolie espèce, proche de la précédente par son envergure, les formes
alaires, palpes, antennes, ete., s’en distingue cependant très nettement et très
aisément par les caractères suivants :
8. Le thorax porte un point jaune à chaque épaulette. L'abdomen est entiè-
rement brun-noir à l’exception d’une tache oblongue en dessous.
Les ailes antérieures portent 3 taches blanchâtres légèrement vitreuses, la
première assez grande, carrée, au centre de la cellule, la seconde très petite en
oblique par rapport à la précédente et en dessous. La troisième ovale, avant l’apex,
séparée en 2 par la nervure 6 très finement soulignée de noir. Pas de macule jaune
au bord dorsal.
Source : MNHN, Paris
54 P. GRIVEAUD
Les ailes postérieures sont jaunes à la base et au bord anal. Toute la partie
discale est hyaline, l’apex et le bord marginal externe noir se rétrécissant vers
l'angle anal.
Armure génilale 8. Très proche de celle de T. nigrita, elle s'en distingue
cependant par la forme de l’apex des valves plus découpé et le pénis plus cylin-
drique, à l'extrémité plus recourbé (fig. 117 à 119). Préparation Griveaud, n
9. Inconnue.
Fig. 113 et 114. Armure & de Maculonaclia buntzae. Fig. 115. Pénis de Maculonaclit
buntzae. 116. Armure © de Maculonaclia buntzae. Fig. 117 et 118. Armure d de Maculo-
naclia delicala. Fig. 119. Pénis de Maculonaclia delicata. Fig. 120 et 121. Armure 3 de Maculo-
naclia nigrita. 22. Armure g de Maculonaclia nigrila.
Source : MNHN, Paris
A23
Fig. 123. Nervation de Tsarafidynia.
Fig. 124 et 125. Armure d de Tsarafidynia perpusilla. Fig. 126. Pénis de Tsarafidynia
Perpusilla, Fig. 127. Armure Q de Tsarafidynia perpusilla.
Source : MNHN, Paris
56 P. GRIVEAUD
Hololype : 1 $. Madagascar Est, sous-préfecture de Moramanga, Périnet,
900 m, 111-1955 (H. de Toulgoël).
Habitat :
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga, Périnet.
Madagascar, endémique.
Genre Tsarafidynia n. gen.
Espèce type du genre : Aglaope ? perpusilla Mabille
Palpes courts, projetés en avant. Antennes simples, finement ciliées. Ailes
à contours arrondis. Aïles postérieures un peu plus longues que la moitié de la
longueur des antérieures. Même nervation que chez Maculonaclia. Aïles sans
taches où macules jaunes (fig. 123).
1. Tsarafdynia perpusilla (Mabille), pl. I, fig. 31.
Aglaope ? perpusilla Mabille, 1879, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, p. 318
(holotype : 1 &, Brit. Mus., N. H.).
Aglaope ? perpusilla Mabille ; Ch. Onerruür, 1923, El. Lépid. comp., 21
(planches), p. 10.
Aglaope ? perpusilla Mabille ; Ch. Oserruür, 1925, loc. cil., 22 (2), p. 67,
pl. DXCIT [592], fig. 5030.
Aglaope ? perpusilla Mabille ; Jorpan, 1928, Novit. Zool., 34, p. 134.
Micronaclia bicolor Rothschild, 1911, Novit. Zool., 18, p. 155 ; 1912, loc. cil.,
19, p. 377, pl. V, fig. 13 (holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.) (n. syn.).
Micronaclia bicolor Rothschild ; Hampson, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M, 1,
suppl, p. 58, fig. 10.
8. Envergure 19 mm. Longueur des antérieures 9 mm.
‘Tête, front, thorax, pattes, abdomen entièrement brun-noir. Antennes
noires.
Ailes antérieures larges, contours arrondis, entièrement brun-noir.
Ailes postérieures rouge carmin, avec une bande marginale noire, élargie à
lapex et se rétrécissant vers l'angle anal.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale 8. De forme ovale. Valves courtes et élargies, à contours
réguliers ; uneus aplati latéralement à sa base avec l’apex arrondi portant un
crochet prononcé à son extrémité. Pénis gros et long recourbé en boomerang avec
un fort cornuti triangulaire (fig. 124 à 126). Préparation Griveaud, ne 237.
9. Ne diffère du g que de façon insignifiante, seule l’aile antérieure est légè-
rement plus large et l’envergure plus ou moins supérieure.
Armure génitale Q. L'ostium bursae est en cornet fortement sclérifié ; la bourse
copulatrice, qui comporte un court appendice à sa partie supérieure, présente
4 plaques signa, dont 3 épineuses (fig. 127).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapacGascar-Esr : sous-préfecture de Midongy du Sud.
MapaGascar-CENTRE : sous-préfecture d’Ambohimahasoa, forêt de Tsa-
rafify, 1 450 m. — « Antananarivo » (coll. Chulliat).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 57
Genre Toulgoëtinaclia n. gen.
Espèce type du genre : Thyrosticta obliquipuncta Rothschild
Palpes très petits, dirigés vers le bas, antennes pectinées. Ailes antérieures
larges. Aux antérieures, 3 bien avant l'angle de la cellule. 4 et 5 connées ou très
près de cet angle. Aux postérieures, 3 séparé de 5 à sa base, et nettement avant
l'angle de la cellule. Une paire d’éperons aux tibias postérieurs.
Une seule espè
e connue :
1. Toulgoëtinaclia obliquipuncta (Rothschild), pl. I, fig. 32.
Thyrostica obliquipuncla Rothschild, 1924, Ann. Mag. Nat. Hist. (9), 14,
p. 306 (lectotype : 1 &, Brit. Mus., N. H.).
&. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
‘Tête brun foncé en dessus. Front jaune. Palpes jaune orange à la base, bruns
à l'extrémité. Antennes bipectinées, noires.
Thorax brun-noir, ptérygodes jaune sale. Pattes avec les fémurs et les tibias
jaunes, tarses brun clair. Abdomen jaune orange avec de petites macules noires
en dessus des derniers segments.
Ailes antérieures triangulaires larges, de fond brun foncé avec des taches
variables.
Chez le type de Rornscmicp, dont nous avons repris des spécimens iden-
tiques, il n'existe que 2 taches en oblique. Mais fréquemment on trouve des
variations présentant 4 taches, soit une petite tache ovale jaune à hauteur du
milieu du bord dorsal, une grande tache blanc vitreux au milieu et le long du bord
costal, avec en dessous et en oblique à hauteur du milieu du bord externe une
petite tache blanche et, enfin, une tache plus petite, blanche, sur la nervure 6
avant l'angle apical.
Ailes postérieures jaunes dans la partie discale et bordées de brun foncé
s’élargissant à l’apex.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale 4. De forme ovale régulière en vue ventrale. Valves à
contours arrondis, en spatule recourbée à l’apex. Uncus arrondi en branche de
pince de crustacé se rétrécissant vers l'extrémité courbe et court (fig. 129 à 131).
2. Envergure un peu plus grande (21 à 23 mm).
Les taches alaires sont plus prononcées que chez le &, en particulier la tache
Sur la nervure 6 avant l’apex forme souvent un 8 divisé en deux par la nervure 6.
Les antennes sont serratiformes, larges et non bipectiné.
Les taches noires du dessus de l'abdomen sont plus prononcées.
Armure génitale Q. Ostium bursae en godet. Duclum bursae large et sclérifié,
2 plaques signa sagittées dans la bourse copulatrice (fig. 132). Préparation
Griveaud, ne 422,
Couple capturé in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Ouesr : préfecture de Tuléar : Lambomakandro.
Mapagascar-Nonp : préfecture de [Diégo-Suarez : Montagne des Français.
100 m
Source : MNHN, Paris
58 F. GRIVEAUD
Voriantes
ïg. 129 et 130. Armure 4 de Toulgoëlinaclia obliquipuncta. Kig. 131. Pénis de Toutgoëli-
naclia in 0 Fig. 132. Armure © de Toulgoëtinaclia obliquipuncta.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 59
Genre Micronaclia Hampson
Espèce type du genre : Pseudonaclia simplex Butler
Palpes relevés dépassant légèrement le front. Ailes antérieures assez larges.
antérieures, 3-1 et 5 connées ou très près de l’angle de la cellule. Aux posté-
Fig. 133. Nervation de Micronaclia.
CLÉ DES ESPÈCES
Les trois espèces qui suivent sont extrêmement proches, et ne se distinguent
que par les proportions des antérieures, le dessin de la bordure noire des posté-
rieures et les armures génitales.
15
©
Marge noire externe des postérieures séparant l'aile en deux, sans s’incurver
vers le bord anal. Proportion largeur-longueur des antérieures 1 à 3.
2, M. mimetica, p. 61
Marge noire externe des postérieures s’incurvant vers le bord anal, pro-
portions des antérieures différentes de ci-dessus. . . . . . . . . . 2
Proportion largeur-longueur des antérieures 1 à 2,66. 1. M. simplex, p. 59
Proportion largeur-longueur des antérieures 1 à 2,25. 5. M. imaitsia, p. 61
1. Micronaclia simplex (Butler), pl. I, fig. 33.
Pseudonaclia simplex Butler, 1879, Ann. Mag. Nat. Hist, (5), 4, p. 236
(holotype : 1 4, Brit. Mus., N. H).
Micronaclia simplex Butler ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal. B: M,, 1, p. 129.
Source : MNHN, Paris
60 P. GRIVEAUD
4. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 9 mm.
Tête, front, antennes (bipectinées), thorax, pattes et abdomen entièrement
brun-noir.
Ailes antérieures entièrement brun-noir (rapport largeur-longueur 1 à 2,66),
angle dorsal arrondi.
Aïles postérieures avec toute la base et la partie discale jaune, bord supérieur
largement bordé de noir, apex bordé de noir se rétrécissant en demi-lune le long
du bord dorsal, sans atteindre tout à fait l'angle anal.
Au revers, même dessin qu’à l'avers.
183
. 134 et 135, Armure d de Micronaclia simplex. F
137. Armure © de Micronaclia simple. : 138 et 139
140. Pénis de Micronaclia mimetica. Fig, 141 et 142. 4
ig. 143. Pénis de Micronaclia imailsia.
3. 136. Pénis de Micronaclia simplex.
rmure & de Micronaclia mimelita.
rmure & de Micronarlia imaitsia.
Armure génitale g. De forme arrondie dans la vue ventrale. Uneus recourbé,
peu allongé. Saccus étroit et long en vue ventrale et de profil (fig. 134 et 135).
Pénis gros et assez long comportant 3 cornuti épineux et une touffe pileuse vers
l'apex (fig. 136).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 61
9. Difière du 4 par son envergure légèrement supérieure (22 mm) et la partie
discale jaune des postérieures plus importante.
Armure génitale $. L'ostium bursae forme une bande étroite, creusée près de
l'orifice du canal copulateur. Pas de signa dans la bourse (fig. 137). Préparation
Griveaud, n° 231.
Néallotype : 1 Madaga
(P. Griveaud) (Muséum, Paris).
r-Centre, forêt de Tsarafñidy, XII-1959
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascaR-CENTRE : sous-préfecture d’Ambohimahasoa, forêt de Tsarafdy,
1450 m ; sous-préfecture Ambalavao, Andringitra, 1 500 m : sous-préfecture de
Fianarantsoa.
2. Micronaclia mimetica n. sp., pl. I, fig. 34 (holotype : 1 d, Muséum, Paris).
Cette espèce est tellement proche de la précédente que nous avons hésité,
au premier examen, à en faire une bonne espèce. Un examen plus attentif et l'étude
anatomique ne permettent cependant aucun doute.
4. Diffère de M. simplex par les caractères suivants : la proportion largeur-
longueur des antérieures est de 1 à 3, l'angle dorsal, au lieu d’être arrondi, est bien
marqué (envergure 21 mm).
Aux postérieures, la bande noire du bord supérieur est plus étroite et surtout la
partie apicale noire au lieu de se rétrécir en demi-lune prononcée le long du bord
dorsal ne forme qu'une très faible courbure interne, divisant l'aile presque perpen-
diculairement.
Si l'armure génitale est proche de la précédente, elle s’en distingue cependant
nettement par l'uncus, plus allongé. Le saccus plus large et coudé dans la vue de
profil et le pénis bien plus petit et plus court avec 5 cornuti épineux (fig. 138 à
140). Préparation Griveaud, n° 235.
9. Inconnue.
Holotype : 1 $. Madagascar Est, sous-préfecture d’Amboasary : Andohahela,
1800 m, 11954 (R. Paulian).
Habitat: Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’'Amboasary, Andohahela,
3. Micronaclia imaitsia n. sp., pl. I, fig. 35 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Également très proche des 2 précédentes espèces, mais s’en distingue
plus aisément par la forme des antérieures beaucoup plus larges (rapport largeur-
longueur 1 à 2,25), les postérieures plus grandes et plus larges, et l'importance de
leur bordure externe noire qui occupe largement la moitié de l'aile (envergure 23
à 24 mm).
L'armure génitale est bien distincte, les valves beaucoup plus arrondies à
l'apex en vue ventrale et l’uncus bien plus court et plus large. Pénis sans cornuti
(fig. 141 à 143). Préparation Griveaud, n° 236.
9. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
a
ra
P. GRIVEAUD
Holotype :1 $. Madagascar-Centre : sous-préfecture d’Ambalavao, massif de
Andringitra, 2030 m, 1-1958 (P. Griveaud).
Paratypes : 3 4. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGA RE : sous-préfecture d’Ambalavao, massif de l’Andrin-
gitra.
Genre Tenuinaclia nov. gen.
Espèce type du genre : Micronaclia oberlhueri Rothschild
Palpes courts d horizontalement. Antennes simples, filiformes, ciliées.
Ailes antérieures à bord externe nettement convexe. Ailes postérieures moyennes
moitié de la longueur des antérieures). Aux antérieures 3 nettement avant l'angle
144. Nervation de Tenuinaclia.
de la cellule 4 et 5 très rapprochées ou connées à leur base. Aux postérieures 4
absente, 3 et 5 rapprochées à leur base et près de l'angle de la cellule (fig. 144).
Une paire d’éperons aux tibias postérieurs.
Petites espèces ne dépassant pas 24 à 25 mm d’envergure avec les ailes noires
à points blancs.
CLÉ DES ESPÈCES
1. Abdomen entièrement noir, sans taches blanches. . . . . . . . . . 2
— Abdomen avec 3 séries de 3 petites taches blanches, 1 nt
MANN NS OP EN de Ce 13 ÉDitandape sp 0]
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 63
2. Ailes antérieures avec 4 très petits points blancs. 1. T. oberthueri, p. 63
— Ailes antérieures avec 4 taches blanches, dont une grande, le long du bord
nie n Ene SOET SEnchO ep 68
1. Tenuinaclia oberthueri (Rothschild), pl. I, fig. 36.
Micronaclia oberthueri Rothschild, 1911, Novit. Zool., 18, p. 135 ; 1912, oc.
,19, p. 377, pl. V, fig. 26 (holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.).
Micronaclia oberthueri Rothschild ; Hampsox, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M. 1,
suppl, p. 58.
g. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Tête et front noirs, palpes noirs, antennes simples noir!
Thorax et pattes brun-noir. Abdomen entièrement noir.
Aïles antérieures élancées de fond brun-noir avec 4 très petits points blancs
ronds ou très légèrement ovales soit : un point au milieu de la cellule, un point
entre les nervures 3 et 4 surmonté d’un très petit point entre les nervures 4 et 5
et enfin un point près du bord costal avant l'apex.
Aïles postérieures brun-noir avec une petite tache blanche divisée en deux
par une ligne brun-noir, à la base des ailes, près du bord dorsal.
Revers comme l’avers.
Armure génilale $. De formes générale ronde en vue ventrale, Le tegumen
porte deux apophyses dissymétriques, l’une très longue à droite, l'autre très courte,
à gauche. Uneus caréné, valves de forme arrondie, sans angle aigu à l'apex. Pénis
portant à son extrémité une prolongation tubulaire longue et recourbée et un
petit cornutus (fig. 145 à 147). Préparation Griveaud, ne 225.
Néallotype : 1 4. Madagascar Centre, Ambatolampy, Andranolobaka, IV-1957
(P. Griveaud) (Muséum, Paris).
2. Ne diffère du g que par son envergure un peu plus grande et la présence
de deux taches seulement aux ailes antérieures.
Armure génilale . Ostium bursae en forme de lèvre, ductus bursae fort, chitinisé,
un signa dans la bourse copulatrice (fig. 153).
Habitat : Madagascar, endémique.
MaDaGascan-CENTRE : sous-préfecture d’Ambatolampy, Andranotobaka :
sous-préfecture de Manjakandriana : La Mandraka ; « Antananarivo » (coll.
Chulliat).
MapaGascar-Norp : préfecture de Diégo-Suarez.
2. Tenuinaclia melancholica (Le Cerf), pl. I, fig. 37.
Thyrosticta melancholica Le Cerf, 1921, Bull. Mus. Hist. nat, 27, p. 420
(holotype : 1 9, Muséum, Paris).
La forte ressemblance de cet insecte avec les Thyrosticla lugens, mocrens, etc.,
dont elle paraît à première vue un petit spécimen, explique la mauvaise affec-
tation générique de Le Cerr. En fait, la nervation alaire avec 4 absente et tous
les autres caractères morphologiques ne peut tromper.
Source : MNHN, Paris
64 P. GRIVEAUD
9. Envergure 26 mm. Longueur des antérieures 13 mm.
Tête et front, palpes, antennes, thorax et abdomen, entièrement brun-noir.
Ailes brun-noir avec des taches blanches plus nombreuses et plus importantes
que chez T. oberthueri. Aux antérieures on distingue 4 taches blanches. Une tache
ovale au milieu de la cellule, Une deuxième plus petite en dessous et à hauteur du
À
A52
Fig. 145 et 146. Armure $ de Tenuinaclia oberthuert. Fig. 147. Pénis de Tenuinaclia
oberthueri. Fig. 148. Armure © de Tenuinaclia oberthueri. Fig. 149. Armure ? de Tenuinaclia
andapa. 150 et 151. Armure $ de Tenuinaclia andapa. Fig. 152. Pénis de Tenuinaclia
andapa. Fig. 153. Armure © de Tenuinaclia melancholica.
milieu du bord dorsal. Puis une grande tache au milieu du bord externe, traversée
par la nervure 3, et enfin au-dessus de cette grande tache une petite ronde le long
du bord costal avant l’apex.
Aux ailes postérieures une grande tache à la base, comme chez oberthueri
et une très petite tache entre 6 et 7 au milieu de l'aile.
Au revers même dessin qu’à l’avers.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 65
Armure géniale &. L'oslium bursae très large supporte un canal copulateur
sclérifié et aplati. La bourse copulatrice porte un très grand signum épineux et
compliqué (fig. 153). Préparation Griveaud, n° 226.
4. Inconnu.
Habitat : Madagascar, endémique.
MaDAGAscAR-CENTRE : préfecture de Fianarantsoa.
3, Tenuinaclia andapa n. sp. pl. I, fig. 38 (holotype : 1 4, Muséum, Par
ainsi que l’allotype : 1 9).
cette espèce, très proche des précédentes, semble un compromis entre T.
oberthueri et T. melancholica, tout en étant plus proche de cette dernière par
l'importance des taches blanches.
$. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Si la coloration brun-noir générale est identique à celle des 2 précédentes
espèces, elle s’en distingue nettement par la présence sur l'abdomen de 3 séries
de 3 petites macules blanches, près de l'extrémité, 1 série ventrale, 2 sur les
flancs.
De plus, la ponctuation blanche alaire est différente : l'aile antérieure
comporte 4 taches disposées comme chez T. melancholica, mais la tache du milieu
du bord externe plus petite et plus nettement divisée en 2 par la nervure 3 que
chez T. melancholica, arrivant sur certains spécimens à donner l'impression de
2 taches ovales superposées.
Aux postérieures, la tache médiane le long du bord costal est plus nette,
Armure génilale g. De forme ovale avec un uneus long et effilé. Valves courtes
et découpées en lobes à la face interne de l’apex. Pénis gros avec, à son extrémité,
un long cornuti pointu (fig. 150 à 152). Préparation Griveaud, ne 227.
9. Diflère du mâle par son envergure plus grande (22 mm) et des taches
blanches plus importantes.
Armure génitale $. Ostium bursae large, évasé, suivi d’un étranglement pro-
noncé du ductus bursæ sclériñié. Un fort signum épineux dans la bourse copulatrice
(ñg. 149). Préparation Griveaud, n° 228.
Hololype : 1 $. Madagascar-Est, sous-préfecture d'Andapa, Anjanaharibe,
1600 m (P. Soga) ; Allotype : 1 9, même provenance, même date, même collec
teur; Paralypes : 5 4 et 30 9, même provenance, même date, même collecteur.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapacascar-Esr : sous-préfecture d'Andapa, Anjanaharibe, sous-préfecture
de Brickaville, Sahamamy ; sous-préfecture de Moramanga, Périnet, 900 m.
P. Soga a obtenu une excellente série de cette nouvelle espèce dans la région
d'Andapa en avril 1960.
MaDacascar-SAmBiraNo : sous-préfecture d’Ambanja, massif du Manon-
garivo, 1150 m.
Source : MNHN, Paris
66 P. GRIVEAUD
Genre Melanonaclia nov. gen.
Espèce type du genre Naclia luctuosa Ch. Oberthür
Grande taille. Ailes antérieures et postérieures noires avec des taches blanches.
Antennes simples, ciliées, chez le 4 et la 9. Armure génitale g sans apophyses sur
De
Variante
AN
Le
Variante
Fig. 154. Nervation de Melanonaclia.
le tegumen. Valves se terminant par une branche courbe avec une ou plusieurs
pointes à l’apex. Saccus allongé et efilé. Pénis long, droit ou faiblement incurvé.
Aux ailes antérieures 4 et 5 connées ou très rapprochées de l'angle de la cellule.
Aux postérieures 4 et 5 tigées (fig. 154).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 67
CLÉ DES ESPÈCES
1. Tête, thorax ou abdomen avec des taches ou points jaune orange, . . . 2
_— Pas de taches jaune orange, abdomen avec de petites taches blanches. . 6
Abdomen avec des taches jaune orange.
_— Abdomen entièrement noir (1 tache jaune orange aux cipeletie),
2. M. nigra, p. 68
3. Abdomen avec une grande macule jaune orange ovale en dessous. . . . 4
_—— Abdomen sans grande macule jaune orange ovale en dessous, . . : . 5
4. 1 tache jaune orange aux épaulettes . . . . . . 4. M. toulgoëti, p. 70
— Pas de tache aux épaulettes, mais une tache jaune sur le côté des yeux.
RDS AN ON SN PS Mitgens, D 60)
— 1 tache jaune sur le côté des yeux.
1 tache jaune orange aux épaulettes. 1 ou 2 petites taches sur le côté de l’ab-
domen près de l'extrémité . . . . . . . . . 1. M. luctuosa, p. 67
6. Abdomen avec, en dessus, 2 taches blanches latérales, près de la base, 2
autres petites taches avant l'extrémité anale. 6 petites taches blanches en
dessous. . . ...... 6. M. perplexa, p. 73
2 USE A0 Ho De le re avant l'extrémité anale et ;
point blanc au milieu, en dessous . . . . . . 5. M. moerens, p. 7
1. Melanonaclia luctuosa (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 39.
Naclia luctuosa Ch. Oberthür, 1911 Ann. Soc. ent. France, 79 (1910), p. 467,
pl. XVI, fig. 4 (holotype : 1 d, Brit. Mus., N. H)).
Thyrosticta luctuosa (Ch. Oberthür) ; Hampsow, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M.
1, Suppl. p. 59, 1914).
8. Envergure 32 mm. Longueur des antérieures 16 mm.
‘Tête brune, presque noire. Front noir, Palpes noirs, antennes noires, une
bande jaune sur la côté des yeux.
Thorax et ptérygodes noires. Un point jaune orange aux épaulettes. Pattes
brun-noir. Abdomen brun-noir avec 2 petits points jaune orange sur les côtés des
6+ et 7e segments, avant l'extrémité abdominale,
Aïles antérieures moyennement allongées, apex arrondi. Proportion largeur-
longueur 1 à 2,65.
Fond brun presque noir avec 3 taches blanches. La première rectangulaire
à angles arrondis, au milieu de la cellule, près du bord costal. La 2° en forme de
8 écrasé entre les nervures 3 et 5, traversée par la nervure 4, à hauteur du milieu
du bord externe, La 3e petite, arrondie au-dessus de la précédente, près du bord
costal avant l’apex.
Aïles postérieures larges, apex arrondi, bord externe légèrement concave.
Même teinte de fond que les antérieures, mais la partie antérieure de l’aile
présente un léger éclaircissement brun clair. Deux taches blanches nettement
visibles : l’une en forme de cœur renversé à la base, la seconde, ronde entre les
nervures 2 et 3, à hauteur du milieu du bord externe comporte, au-dessus, presque
Source : MNHN, Paris
68 P. GRIVEAUD
accolée dans l'angle formé par 3 et 4, une petite tache triangulaire blanche,
Revers avec les mêmes dessins qu’à l’avers, mais la bande claire du bord
costal des postérieures a disparu et est remplacée par une tache brun clair bien
marquée, au bord dorsal des antérieures.
Armure génitale 8. Les valves, fortes, sont épaisses et bosselées, l'apex se
terminant par deux cornes courtes. Uncus allongé, saccus long et eflilé. Pénis
étroit et long, faiblement incurvé avec 4 cornuti épineux (fig. 155 à 157).
9. Inconnue.
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Maroantsetra, Ambodivoangy ; sous-
préfecture de Sambava, Massif du Marojejy, 500 m, sous-préfecture de Fénérive,
[55 456
Si)
. Fig. 157. Pénis de Melanonaclia
159. Armure © de Melanonaclia
et 156. Armure 4 de Melanonaclia luctuo:
Fig. 158. Armure © de Melanonaclia moerens.
2. Melanonaclia nigra n. sp., pl. I, fig. 40 (holotype : 1 Q et allotype : 1 6,
Muséum, Paris).
Espèce très voisine de la précédente, d'envergure identique et de même
pattern général à fond noir et taches blanches. Elle s’en distingue cependant net-
tement par les caractères suivants : l’abdomen est entièrement noir, sans aucune
macule.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 69
Aux ailes postérieures, la tache de la base est nettement plus grande et il
n’y a pas de point blanc surmontant la tache située entre les nervures 2 et 3.
Armure génitale g. Les valves sont longues et effilées en pointes à l’apex
(ig. 162 et 163). Le pénis est à peine courbé et ne comporte pas de cornuti épineux,
une pièce sclérifiée de forme sensiblement cylindrique (fig. 161). Préparation
eaud, ne 411.
Armure génilale $. L’appendice de la bourse est ténu et spiralé. L’ostium bursae
cylindrique est à peu près de même diamètre que le ductum bursae. 3 signa dans
la bourse copulatrice (fig. 160). Préparation Griveaud, n° 277.
Holotype : 1 $. Madagascar-Est, sous-préfecture de Sambava, Massif du Maro-
jeiy, Ambinanitelo, 500 m, ILI-1959 (P. Soga).
Atlotype : 1 &. Madagascar-Est, sous-préfecture d’Andapa, Ambatosoratra,
1700 m, X1-1960 (P. Soga) ; Paratypes : 2 9, même localité, même date, même
collacteur que l’allotype ; 1 £ Maroantsetra (Vadon), sans date. 1 © Rogez, ligne
T. C. E., V-1960 (Stanley).
Habitat : Madagascar, endémique.
Manacascar-Esr : sous-préfecture de Brickaville, Rogez ; sous-préfecture
de Maroantsetra ; sous-préfecture de Sambava, Massif du Marojejy, sous-pré-
fecture d’Andapa, Ambatosoratra.
3, Melanonaclia lugens (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 41.
Naclia lugens Ch. Oberthür, 1893, Et. Ent., 18, p. 7, pl. I, fig. 14 (Lectotype :
19, Brit. Mus., N. H).
Thyrosticta tolini Ab 1 lugens Ch. Oberthür ; HAmpsow, 1898, Cat. Lep.
Phal. B. M. 1, p. 132.
Très voisine des 2 précédentes espèces, dont elle se distingue cependant très
facilement par la grande tache ovale jaune orangé du dessous de l'abdomen et les
caractères qui suivent :
8. Même envergure que les précédentes espèces. Même pattern général noir à
taches blanches.
Mais, sur la tête, les yeux sont bordés de jaune orange, et l’abdomen, outre
une grande tache jaune orange ovale en dessous, porte de chaque côté un petit
point orange près de l'extrémité.
La forme alaire, chez le g, est identique à celle de la 9, les proportions restant
les mêmes dans les 2 sexes. En outre, aux ailes antérieures, une première tache
en dessous de la grande tache du milieu de la cellule est déportée vers la base et
plus grande que chez M. nigra.
Aux ailes postérieures, la tache de la base est importante, nettement divisée
en deux par la nervure 1. La tache entre les nervures 2 et 3 est surmontée, comme
chez M. luctuosa, d’une autre tache triangulaire entre 3 et 4, mais plus importante
et traversée par la nervure 3.
Armure génilale $. Les valves se terminent à l’apex par une corne fortement
incurvée et efilée. Uneus étroit. Pénis long et mince, incurvé, sans cornuti
(Ag. 164 à 166). Préparation Griveaud, n° 279.
: Néallotype : 1 3. Madagascar-Est, Anjanaharibe, [V-1960 (P. Soga) (Muséum,
ris).
Source : MNHN, Paris
70 P. GRIVEAUD
2 Diftère du mâle par son envergure plus grande, les taches plus importantes,
Armure géniale . L'oslium bursae forme une lèvre. Le canal copulateur est
fortement sclérifié, se rétrécissant vers la bourse copulatrice, qui comporte 1
appendice étroit et allongé à la base duquel se trouvent 2 plaques signa peu
importantes. Deux petits signa étroits dans la bourse (fig. 167).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’Andapa, massif de l’Anjanaharibe,
1600 m.
1. Melanonaclia toulgoëti n. sp., pl. I, fig. 42 (holotype : 1 5, et allotype : 19,
Muséum, Paris).
Cette espèce, proche de la précédente, possède également sous l'abdomen une
grande macule ovale jaune, mais celle-ci est généralement moins nette, moins bien
délimitée et d’un jaune moins orangé que chez T. lugens.
Elle se distingue, en outre, des précédentes espèces par les caractères suivants :
3- Envergure 28 à 30 mm. Le $ de cette espèce a les ailes plus larges et plus
courtes que sa 8. Le bord externe des antérieures est légèrement concave. Apex
des 2 ailes arrondi. Même éclaircissement du bord antérieur des ailes postérieures
à l'avers, mais les antérieures au revers n'ont pas ce même éclaircissement au bord
dorsal.
1 diffère du G de M. ucluosa, dont il est proche par les taches des ailes posté
rieures. Pas de petit point blanc à l'angle des nervures 4 et 5 au-dessus de la
tache entre 3 et 4. D'autre part, la tache de la base des ailes est beaucoup plus
importante.
L'abdomen ne présente pas de tache orange sur les flancs, le tour des yeux est
noir et, en dehors de la tache du dessous de l'abdomen, seules les épaulettes portent
un point jaune.
Armure génilale $. Les valves se terminent à l'apex par une seule come plus
courte et plus épaisse que chez M. lugens. Le saccus est très allongé et très étroit.
Le pénis, plus court que chez les précédentes espèces, est droit avec une touffe de
cornuti pileux (fig. 169 à 171). Préparation Griveaud, ne 280.
&: Difière du 4 par son envergure plus grande (30 mm) et l'absence de partie
Claire au bord supérieur des ailes postérieures à l’avers. Aux ailes antérieures se
distingue, plus ou moins net et visible, un petit point, en dessous de la tache de
la cellule, qui n'existe pas chez le g.
Armure géniale 8. L'oslium bursae affecte sensiblement la même forme que
chez T. nigra, ainsi que le canal copulateur fortement sclérifié, maïs la bourse
copulatrice comporte un appendice très développé et ne présente que 2 signa
fins et étroits (Ng. 168). Préparation Griveaud, ne 281,
Holotype : 1 S. Madagascar Est, sous-préfecture de Moramanga, Sandran-
gato, route Anosibe, 950 m, XI1-1959 (P. Griveaud).
Allolype : 1 9. Madagascar-Est, sous-préfecture de Moramanga, Périnet,
900 m, II1-1955 (H. de Toulgoël).
Habitat : Madagascar, endémique.
Source : MNHN, Paris
Fig. 160. Armure © de Melanonaclia nig
et 163. Armure & de Melanonaclia nigra.
Fig. 166. Pénis de Melanonaclia lugens. Fig.
Armure © de Melanonaclia toulgoi 8. 169. Pénis de Melanonaclia toulgoëti.
Armure $ de Melanonaclia toulgo:
sig. 161. Pénis de Melanonaclia nigra. Fig. 162
164 et 165. Armure & de Melanonaclia lugens.
167. Armure © de Melanonaclia lugens. Fig. 168.
Fig. 170 et 171.
Source : MNHN, Paris
72 P. GRIVEAUD
MabaGascaR-CENTRE : sous-préfecture de Manjakandriana, La Mandraka
(paratype : 1 9, XI-1956, P. Griveaud).
Mapacascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga, Sandrangato, Périnet ;
sous-préfecture d'Ambatondrazaka, Andranomandevy (paratype : 1 9, IX-1956,
P: Griveaud) : sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy (paratype : 1 9.
XI1-1958, P. Griveaud).
5. Melanonaclia moerens (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 43.
Naclia mærens Ch. Oberthür, 1911, Ann. Soc. ent. France, 79 (1910), p. 467,
pl. 16, fig. 3 (holotype : 1 9, Brit. Mus., N. IL).
Thyroslicta maærens Ch. Oberthür ; HAmpsoN, 1914, Cat. Lep. Phal. B. M,
1, suppl., p. 59.
Si le pattern général de cette espèce est proche des 4 précédentes, elle s’en
différencie toutefois nettement par l'absence complète de toute tache jaune.
Celles-ci sont remplacées par des taches blanches suivant la description qui suit.
De plus, l'envergure est plus faible.
2. Envergure 28 mm. Longueur des antérieures 11 mm. ’
Tête, front, palpes, antennes simples, thorax, ptérygodes et pattes entiè-
rement brun-noir
Abdomen brun-noir avec deux petites taches blanches sur les flancs, de chaque
côté, près de l'extrémité, et un point blanc au milieu en dessous.
Ailes antérieures allongées de fond brun presque noir, 5 taches blanches plus
importantes que dans les précédentes espèces, légèrement hyalines, comme suit :
une première petite tache près de la base. Deux taches superposées au premier
tiers de l'aile. Celle du haut, près de la côte sensiblement carrée à angles arrondis,
celle du dessous à hauteur du milieu du bord dorsal, de forme irrégulière, un peu
moins grande.
Une grande tache À hauteur du milieu du bord externe, entre 3 et 5, et tra-
versée par 4, non soulignée d’écailles. Au-dessus de celle-ci, le long du bord costal,
avant l’'apex, une tache moins grande entre 6 et 7.
Ailes postérieures brun-noir avec 2 grandes taches blanches légèrement
hyalines, la première occupant toute la base, la seconde au milieu du 2e tiers vers
'apex, entre les nervures 3 et 6 avec en son centre la fourche de 4 et 5, se rétrécit
vers le bord supérieur entre 5 et 6.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale . Très différente des précédentes. L'osttum bursae forme un
élargissement échancré en U au centre. Canal copulateur court et large, bourse
copulatrice sans appendice avec un seul signum épineux (fig. 158).
8. Mconnu.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapaascar-Norp : préfecture de Diégo-Suarez, d’Isokitra à Diégo-Suarez.
MaDaGascaR-SAMBIRANO : sous-préfecture d’Ambanja, massif du. Manon-
garivo, 1 150 m ; Beraty, 500 m.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 73
6. Melanonaclia perplexa n. sp., pl. I, fig. 44 (holotype : 1 ©, Muséum, Paris).
C'est la plus petite des 6 espèces du genre. Nous ne connaissons que l'holo-
type. C’est de M. moerens qu’elle se rapproche le plus
9. Envergure 22 mm. Longueur des antérieures 11 mm.
Le thorax porte 2 taches blanches aux épaulettes (base des ptérygodes).
L’abdomen comporte en dessus et vers les flancs 2 taches blanches près de la
base et 2 autres taches plus petites avant l'extrémité anale, et en dessous, 6 petites
taches blanches médiane en 2 groupes de 3 de chaque côté
Il n'y a pas de tache blanche près de la base des antérieures. et les posté
rieures portent 3 taches distinctes, soit une grande basale le long du bord dorsal
et 2 autres petites et superposées dans la partie médiane de l'aile.
Armure génitale 8. Très différente de celle de toutes les autres espèces du genre,
la plaque vaginale forme une bande étroite, le ductus bursae n’est pas sclérifé et
court ; la bourse, très développée, comporte un très fort signum chargé de longues
épines (fig. 159). Préparation Griveaud, n° 335.
Holotype : 1 9. Madagascar-Est : sous-préfecture de Sambava, massif du
Marojejy, Beondroko, 1 200 m, VI-1960 (P. Soga).
Inconnu.
8:
Habitat : Madagascar, endémique.
apagasar-Esr : sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy,
Beondroko.
Nervation de Tritonaclia.
Fig.
Source : MNHN, Paris
74 P. GRIVEAUD
Genre Tritonaclia Hampson
Espèce type du genre : Hydrusa kefersteinit Butler
Palpes relevés vers le haut et dépassant largement le front, segment terminal
plus mince que les précédents.
Antennes du 4 simples, mais avec de longs cils. Aile antérieure avec 4 et 3
tigées de l'angle de la cellule, Aile postérieure avec 4 présente, 4 et 5 tigées de
l'angle de la cellule (fig. 172).
Armure génitale & avec le tegumen portant une paire de peniculi sétigères,
Valves avec le processus supérieure plus long et plus sclérifié que le processus
inférieur dont il se détache nettement.
Pénis fort, armé de cornuti épineux importants.
Le genre a été fixé par HAmpson, d’après T. kefersteinit, espèce très parti-
culière. HAMPsoN, qui n'avait pas étudié les armures génitales, ne s’est pas rendu
compte qu’une autre espèce (T. tollinit Keferstein) se rattachait également à ce
genre, à laquelle sont venues se rapporter depuis 7. melania, T. stephania Oberth,
et une nouvelle espèce décrite ci-après : T. inauramacula.
En fait, le pattern général de la plupart des espèces de ce genre, à l'exception
de T, kefersteinii, permet difficilement de les séparer des formes du genre Mela-
nonaclia, la confusion étant très possible si l’on se limite à un examen superficiel,
Mais la nervation, la forme des palpes, les antennes et surtout les caractères de
larmure génitale & ne permettent de prêter à aucune confusion.
CLÉ DES Espèces
1. Ailes avec des taches jaune paille . . . . . 1. T. kefersteinii, p. 74
— Ailes avec des taches blanc laiteux. . . . . . . . . . . . . . .. 2
2. Corps avec des taches jaune orange . . . 5. T. inauramacula, p. 80
—\ Corps! avec ou"sans taches blanches ... . eh... . . . . . 3
3. Aïles postérieures largement voilées d’ocre jaune en dessus, depuis le bord
externe, jusqu’au centre de l'aile. . . . . . . . 2. T. tollinti, p. 7
— Ailes postérieures sans ou avec un très faible semis d’ocre jaune. . . . 4
4. Abdomen noir avec 4 grandes taches blanches en dessous et 3 sur chaque
flanc. Ailes d’un beau fond noir, Su du & 33 à 35 mm. 9 40 à 45 mm.
une Pare 3. T. melania, p. 78
ee Deus taches blanches en dessous et 3 sur
chaque flanc. Ailes d’un fond noir fumeux. Envergure du 4 25 à 28 mm.
QAR Sn PEL EN EU PU CT stephania bp 10
1. Tritonaclia kefersteinii (Butler), pl. I, fig. 45.
Hydrusa kefersteinii Butler, 1882, Cist. Ent., 3, p. 2 (holotype : 1 d, Brit.
Mus., N. H).
Tritonaclia kejersteinii Butler ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M, 1
p. 136.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 75
A79
&
GE
. 174 et 175. Armure & de Tritonaclia mà a.
. 177 et 178. Armure g de Tritonaclia tollinii.
… Fig. 173. Pénis de Tritonaclia melania.
176. Armure © de Tritonaclia melania.
Fig. 179. Pénis de Tritonaclia tollinti.
Source : MNHN, Paris
76 P. GRIVEAUD
4. Envergure 40 à 42 mm. Longueur des antérieures 20 à 21 mm.
Tête, front, palpes et antennes (longuement ciliées) brun-noir. Thorax brun
noir, La base des ptérygodes et du collier sont marqués de chaque côté de points
jaune pâle. Pattes brun-noir. Abdomen brun-noir, sur les flancs, une ligne de
taches lunulaires jaune pâle.
Les ailes antérieures sont larges (rapport largeur-longueur 1 à 2). Fond brun-
noir avec 7 taches jaune paille.
Une première tache étroite, courte, allongée au bord dorsal près de la base.
Puis une série de 5 taches, se suivant sensiblement, au contour du bord dorsal,
du bord externe et de l’apex. Une septième tache détachée au-dessus des autres,
au centre de la cellule.
Certains exemplaires comportent, au-dessus de la tache près de l'apex, une
très petite tache en triangle allongé.
Ailes postérieures larges de fond brun plus clair que les antérieures avee, à la
base et au bord interne, une grande tache jaune paille, plus foncée vers le bord
interne, Puis une petite tache ovale entre 3 et 4 au milieu de l'aile, cette tache
surmontée vers l’apex d’un très petit point jaune paille qui peut disparaître chez
certains spécimens.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale 3. Elle porte, très accentués, les caractères génétiques : le
tegumen porte des peniculi sétigères proéminents. Les valves comportent au
processus supérieur des apophyses très sclérifiées, étroites et courbées, tandis que
le processus inférieur, détaché, est peu sclérifié, mince et translucide. Le saccus
est court et large à sa base. L’uneus fort est simple en bec de perroquet. Le pénis
est court et droit avec une forte toufe de cornuti pileux (fig. 181 à 183).
9. Inconnue.
Habitat : Madagascar, endémique.
MApaGAscar-CENTRE : sous-préfecture d’Ambohimahasoa, forêt de Tsa-
rafidy, 1 450 m.
Manacascar-Esr : sous préfecture d'Andapa, massif du Marojejy Ouest,
1 700 m.
2. Tritonaclia tollinii (Keferstein), pl. I, fig. 46.
Glaucopis lollinii Keferstein, 1870, Jahrb. Kônigl. Akad, gemein. Wissensch.
Erjurt, (NF), 6, p. 13, pl. col. h. t., fig. 3 (type : ?.
Thyrosticla lollinit Keterstein ; Hampsow, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M, 1,
p. 132.
S. Envergure 43 mm. Longueur des antérieures 21 mm.
Tête, front, palpes, antennes simples ciliées, thorax et pattes entièrement
brun-noir.
L'abdomen du seul exemplaire que nous ayons pu étudier, datant de plus d'un
siècle et seulement étiqueté « Madagascar », était passablement endommagé, ct
nous ne pouvons dire avec certitude s’il comporte ou non des taches, bien qu'il ait
semblé entièrement noir.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 77
Aïles antérieures allongées (rapport largeur-longueur 1 à 2,80) avec 1, se
terminant par une petite fourche. Le bord externe est légèrement creusé avant
l'angle anal. Fond des ailes brun-noir avec 4 taches blanches légèrement hyalines
et un petit point blanc. Une tache carrée à angles arrondis, au milieu de la cellule
près des disco-cellulaires. Un petit point blanc entre 1 et 2 en diagonale vers la
base et en dessous de la tache des disco-cellulaires. Une grande tache ovale près
Fig. 180, Armure © de Trilonaclia inauramacula. Fig. 181 et 182 Armure 4 de Trito-
naclia kejersteinii. Fig. 183. s de Tritonaclia kefersteinii.
du bord externe, entre 3 et 4. Au milieu de celle-ci, à la fourche 4 et 5, une tache
ronde beaucoup plus petite que la précédente, Une dernière tache ronde, près du
bord costal, avant l’apex.
Ailes postérieures avec le bord externe légèrement creusé avant l’apex, toute
la partie antérieure est gris clair saupoudré de jaune au milieu du bord supérieur,
la moitié de l'aile vers le bord externe est brun-noir. Une grande tache jaune
hyaline près de la base et une tache ovale entre 3 et 4.
Revers des ailes comme l’avers, mais la partie inférieure des ailes antérieures,
Vers le bord dorsal, est saupoudrée de jaune.
Armure génitale &. Les apophyses terminales des valves sont bien plus courtes
que chez la précédente espèce ; le processus inférieur moins large et moins nette-
Source : MNHN, Paris
78 P. GRIVEAUD
ment séparé. L'uncus large et fort se termine en 2 lobes. La fultura supérieura
forme 2 apophyses en corne. Pénis gros et court avec des cornuti épineux très
nombreux et une pièce chitineuse compliquée à la base des épines (fig. 177 à 179).
9. Inconnue.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-ESs
: préfecture de Tamatave.
3. Tritonaclia melania (Ch. Oberthüx), pl. I, fig. 47 et 48.
Naclia melania Ch. Oberthür, 1923, Et. Lép. comp., 21, p. 134, pl DLXVI
1566], fig. 4880 (à), fig. 4881 (9) (holotype : 1 & ; allotype : 1 9, Brit. Mus., N. H).
Espèce proche de la précédente.
g. Envergure 35 mm. Longueur des antérieures 17,5 mm.
Tête, front, palpes, antennes simples ciliées noir velouté.
Thorax noir avec, sur le collier, de chaque côté de la tête, un petit point
blanc. Pattes noires. Abdomen noir avec 4 taches blanches en dessous et 3 latérales
de chaque côté. Ailes antérieures très larges (proportion largeur-longueur 1 à
2,15) avec 1 se terminant par une petite fourche. Fond des ailes brun foncé presque
noir et velouté. 5 taches blanches légèrement hyalines disposées comme dans la
précédente espèce.
Ailes postérieures bien plus larges et plus courtes que chez T. tollinit. En
outre, toute la partie antérieure des ailes est grisée sans aucune coloration jaune.
La tache blanc hyalin à la base des ailes est beaucoup plus petite. Mais ec qui
distingue cette espèce au premier coup d'œil est, au revers des postérieures, une
3° tache au-dessus de la tache ovale. Cette 3° tache n’est que très faiblement
visible, par transparence, à l’avers. De plus, toute la partie discale des antérieures
est grisée au revers, sans aucune trace d’écailles jaunes (pl. I, fig. 47).
Armure génitale &. Assez proche de celle de T. tollinii, dont elle diffère par la
longueur et la forme du processus supérieur des valves, la fultura supérieure,
arrondie, mais non divisée en deux cornes, les lobes terminant l’uncus, tronqués
au lieu d’être arrondis en lobes. Le pénis, bien plus long et très important,
comporte une longue série de cornuti épineux en spirale (fig. 173 à 175).
9. Difière du $ par son envergure bien plus grande (43 mm), la forme des
ailes antérieures et postérieures plus allongée. De plus, l’avers des postérieures
n’est pas grisé, non plus que le revers des antérieures, qui comporte seulement un
léger éclaircissement le long du bord dorsal (pl. I, fig. 48).
Au revers des postérieures, le point blanc entre 1 et 2 est bien plus grand que
chez le &.
Armure génitale 9. Le canal copulateur, fortement sclérifié, est très long et
caractéristique par sa disposition en tire-bouchon. Bourse copulatrice très allongée
avec 2 signa fortement épineux (fig. 176).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-EsT : sous-préfecture de Maroantsetra, baie d’Antongil.
MapaGascar-SuD : (chasseurs de LAMBERTON).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 79
4. Tritonaclia stephania (Ch. Oberthür), pl. I, fig. 49 et 50.
Naclia stephania Ch. Oberthür, 1923, Et. Lépid. comp, 21, p. 135,
pl. DLXVI [566], fig. 4882 (lectotype : 1 d, Brit. Mus., N. H.).
3. Envergure 28 mm. Longueur des antérieures 14 mm.
Tête, front, palpes, antennes ciliées, entièrement brun-noir. Thorax et pattes
brun-noir. Le collier porte, de chaque côté de la tête, un très petit point blanc.
Abdomen brun-noir avec 2 ou 3 macules blanches en dessous et 3 macules latérales
de chaque côté de l'extrémité anale. La teinte de fond des ailes de cette espèce
est nettement différente de celle des précédentes, bien moins mélanisante, elle
est d'un brun fumeux tirant sur le gris foncé, et les ailes semblent très minces, les
nervures se distinguant par transparence. Ailes antérieures allongées à contours
arrondis. Bien que la disposition des 5 taches blanc hyalin reste la même que chez
les 2 espèces précédentes, leur importance est très différente. Un très petit point
au milieu de la cellule, et un second, oblique au précédent, entre 1 et 2. Une tache
ronde entre 3 et 4, à hauteur du milieu du bord costal, surmontée d’un très petit
point dans la fourche de 4 et 5 et une petite tache ronde vers le bord costal, avant
l'apex.
. 184. Armure Q de Tritonaclia stephania. Fig. 185. Pénis de Tritonaclia stephania.
Fig. 186 et 187. Armure & de Tritonaclia stephania.
Source : MNHN, Paris
80 P. GRIVEAUD
Les ailes postérieures, allongées, comportent une grande macule blanche
à la base près du bord dorsal et un très petit point entre 3 et 4, point qui peut se
réduire considérablement et même disparaître complètement (pl. I, fig. 49).
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale 4. Le processus supérieur des valves se termine par une
partie droite simple, non recourbée, comme chez les précédentes espèces. L'uncus
est élargi à son apex, mais non séparé en deux lobes. Le pénis, gros et court,
comporte une série de cornuti épineux moins nombreux et plus forts et une pièce
chitineuse (fig. 185 à 187).
9. Difière du & par son envergure plus grande (34 à 35 mm) et par les taches
alaires qui sont en même nombre et disposition, mais toutes beaucoup plus grandes
et occupant une bien plus importante surface des ailes (pl. I, fig. 50).
Armure génitale $. L'oslium bursae forme un godet cylindrique. La bourse
copulatrice comporte un appendice vers le haut et une plaque sclérifiée avec de
très courtes épines (fig. 184). Préparation Griveaud, n° 291.
Néallotype : 1 9. Madagascar-Centre : préfecture de Fianarantsoa (Lamber-
ton, 1922) (Muséum, Paris).
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASGAR-CENTRE : sous-préfecture d’Ankazobe, Ambohitantely ; sous-
préfecture d’Ambatolampy, Ampolomita ; sous-préfecture de Manjakandriana,
La Mandraka ; préfecture de Fianarantsoa ; sous-préfecture d’Ambohimahasoa,
Tsarañdy.
Mapagascar-Esr : préfecture d'Ambatondrazaka, Réserve Naturelle II,
5. Tritonaclia inauramacula n. sp., pl. I, fig. 51 (holotype : 1 9 (Muséum,
Paris).
Gette espèce a un pattern général qui la rapproche beaucoup de Melanonaclia
luctuosa Oberthür, mais elle en diffère nettement d’abord par sa nervation alaîre
typique du genre Tritonaclia, puis par les caractères suivants :
9. Envergure 27 mm. Longueur des antérieures 18 mm.
Les ailes antérieures sont plus allongées que chez M. luctuosa et comportent
4 taches blanches au lieu de 3, la tache supplémentaire se situant en dessous de
celle de la cellule sous la nervure 2.
Aux ailes postérieures, la tache blanche basale est plus petite et triangulaire.
Les taches orange sont les mêmes aux épaulettes, mais sur l'abdomen les 2 petites
taches orange latérales sont sur les 5e et 6e segments, tandis qu’elles sont sur les
6° et 7e segments chez T. luctuosa.
Armure génilale $. L'ostium bursae est très élargi, en forme d’entonnoir, et se
prolonge par un canal copulateur très sclériñé, long et fort, se rattachant sur le
côté de la bourse copulatrice qui comporte un appendice sur le côté vers le haut, à
la base duquel se trouvent deux signa très importants. Deux petits signa dans la
bourse elle-même (fig. 180). Préparation Griveaud, ne 276.
. Inconnu.
Holotype : 1 $. Madagascar-Est : sous-préfecture d’Andapa, Anjanaharibe,
1 600 m, IV-1960 (P. Soga).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 81
Paralype : 1 9. Madagascar-Est : sous-préfecture de Maroantsetra, Ambo-
divoangy, 111-1952 (P. Vielte).
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-
de Maroantsetra,
ous-préfecture d'Andapa, Anjanaharibe ; sous-préfecture
mbodivoangy.
Genre Vadonaclia nov. gen.
Espèce type du genre : Vadonaclia marginepuncta n. sp.
Palpes relevés devant le front, avec le dernier article court et étroit, antennes
fortement bipectinées. Aux antérieures, 4 et 5 tigées de l'angle de la cellule. Aux
postérieures, avec 4 présente, 2 et 3 très rapprochées à leur base, avant l'angle
de la cellule, 4 et 5 tigées de cet angle. Armure génitale g petite, arrondie en vue
ventrale, très faiblement sclérifiée. Valves creusées intérieurement en cuiller.
Pénis gros, très court, sans cornuti. (fig. 188).
Une seule espèce connue :
1. Vadonaclia marginepuncta n. sp., pl. I, fig. 52 (holotype : 1 4, Muséum,
Paris).
é. Envergure 23 mm. Longueur des antérieures 11,5 mm.
Tête, front, palpes et antennes fortement bipectinées, entièrement noirs.
Collier, épaulettes et base des ptérygodes, orange vif. Thorax noir. Abdomen noir
avec, de chaque côté à la base, une macule latérale orange. Aïles antérieures
triangulaires avec l'angle dorsal bien marqué. Fond des ailes brun-noir avec des
taches blanches opaques ou très faiblement hyalines. Les antérieures comportent
5 taches disposées comme chez toutes les espèces du genre Trilonaclia, mais de
plus il existe une bande marginale ponctuée, formée de macules étroites et
allongées, blanchâtres, le long du bord externe.
Aux postérieures, même teinte de fond, 2 grandes taches blanches, la pre-
mière près de la base, la seconde entre les nervures 3 et 5, traversée dans sa
partie supérieure par 4, affectant à cette tache la forme d’un 8 petit et écrasé à sa
partie supérieure.
Revers des ailes comme l’avers, mais la bande ponctuée marginale des
antérieures n’est pas répétée et manque.
Armure génitale g. Petite, faiblement sclérifiée. Valves courtes, large:
creusées sur leur face interne. Saccus très court. Pénis droit, gros et court, sans
cornuti (fig. 189 à 191). Préparation Griveaud, n° 292.
9. Inconnue.
Holotype : 1 4. Sous-préfecture de Maroantsetra, Ambodivoangy, 111-1952
(P. Viette).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Maroantsetra, Ambodivoangy ; pré-
fecture d’Ambatondrazaka, Pourtour Réserve Naturelle III (paratype : 1 &,
Source : MNHN, Paris
82 P. GRIVEAUD
Fig. 188. Nervation de Vadonaclia
X1-1954, P. Viette) ; sous-prefecture de Moramanga, route Anosibe, Sandrangato
(paratypes : 2 48, XIT-1954, P. Vielte) ; route de Lakato, Ankasoka (paratype :
1 4, 1957, P. Griveaud) ; sous-préfecture d’Andapa, massif du Marojejy-Ouest
(paratÿpe : 1 3, III-1959, P. Sogo).
MapaGascar-OuEsr : sous-préfecture d'Antsalova, Andobo, forêt Antsingy
(paratype : 1 4, 11-1957, P, Griveaud).
A90
Fig. 189 et 191. Armure G de Vadonaclia marginepuncta. Fig. 190. Pénis de Vadonaclia
marginepuncta.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 83
Genre Thyrosticta Hampson
Espèce type du genre : Naclia quadrimacula Mabille
Palpes porrigés dépassant le front. Aile antérieure avec 3 avant l'angle de
ja cellule. 4 et 5 connées ou très rapprochées de cet angle. Aile postérieure avec
4 présente. 2 et 3 avant l'angle de la cellule, 4 et 5 tigées de cet angle (fig. 192).
Nous divisons les Thyrosticla en 7 sections d’après les caractères des d.
Variante.
NA
is
Variante
Fig. 192. Nervation de Thyrosticta.
CLÉ DES SECTIONS
D atenne duscapectinée ee Ce Me CE 2
— Antennes du & simples, ciliées ou serratiformes. .
Source : MNHN, Paris
84 P. GRIVEAUD
2: Antennes du 4 bipectinées, armure ovale ventralement, peu sclérifiée, pas de
subunci, pénis très gros, long et recourbé. 4esection(Groupe de T.ieui),p. 91
md tentes Qué quetinpectinees nl Eee pq 0 ES 3
3 Antennes du S plumeuses avec de très longues et fines pectinations,
Valves courtes et régulières, pas de subanel. . . . {4 . .. 04 0
1% section (Groupe de T. quadrimacula), p. 84
Antennes du g épaisses avec de courtes et fortes pectinations. Armure avec
les valves dissymétriques, subunci présents. . Rue
6e section (Groupe de T. pauliani), p. 99
L Armure g avec des subunci. 5e section (Groupe de T. {riangulifer, p.96
DR SRE OR Er Se Re
3: Abdomen entièrement brun-noir, ailes antérieures avec des taches irrégu-
lières, armure avec les valves longues eMlées à l'apex, uneus aplati et lancéolé
ventralement. . . . . . . . 2e section (Groupe de T. lacrimalq), p. 86
| romentet armure différents de ci-dessus 0
6: Abdomen jaune avec une ligne de points noïrs en dessus. 4 taches en quin-
conce sur les ailes. . . . . . . 7° section (Groupe de T. minuld), p. 100
— 2ouStaches auxaïlesantérieures. 3esection (Groupe de T.frimacul®), p. 80
Ie section. Groupe de T quadrimacula Mabille,
Grande taille, $ antennes quadripectinées, les 4 taches alaïres des anté-
rieures disposées comme dans le genre Dubianaclia.
Armure génitale peu allongée. Valves courtes et épaisses. Pas de subunci.
Pénis gros et court. Une seule espèce :
1. Thyrosticta quadrimacula (Mabille), pl. 1, fig. 53.
Naclia quadrimacula Mabille, avril 1878, Bull. Soc. zool. France, 3, p. 85
(holotype : 1 9).
Pseudonaclia sylvicolens Butler, oct. 1878, Ann. Mag. Nat. Hist. (5), 2, p. 293
(holotype : 1 &, Brit. Mus., N. FL).
Naclia quadrimacula var. Confluens Ch. Oberthür, 1803, El. Ent, 18, p. 3,
pl. L, fig. 10 (holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.).
Naclia perpelua Ch. Oberthür, 1893, be. cit., 18, p. 3, pl. I, Ag. 6 (holotype :
19, Brit. Mus., N. H).
Thyrosticta quadrimaeula Mabille ; Hampsow, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M,
1, p. 131, fig. 52.
Thyrostiela quadrimacula ab. holoxantha Zerny, 1912, Lepid. Catal., 7, p. 37
GR. n. pour confluens Ch. Oberth.
g. Envergure 30 mm. Longueur des antérieures 15 mm.
Tête brun-noir en dessus, jaune orange sur le front. Palpes noirs, antennes
noires très fortement et longuement bipectinées.
Thorax brun-noir en dessus. Épaulettes et les 2 premiers Liers des ptérygodes
jaune orange. Touffe terminale des ptérygodes noire.
Source : MNHN, Paris
Fig. 193 et 194. Armure & de Thyrosticta trimacula. Fig. 195. Pénis de Thyrosticta FIM
cula. Fig. 196. Armure © de T'hyrosticta trimacula. Fig. 197. Armure Q de Thyrosticla quadri-
macula. Fig. 198. Pénis de Thyrosticta quadrimacula. Fig. 199 et 200. Armure à de Thyrosticta
prima. Fig. 201 et 202. Armure g de T'hyrosticla bimacula. Fig. 203. Pénis de Thyrosticta
imacula.
Source : MNHN, Paris
86 P. GRIVEAUD
Pattes antérieures jaune orange avec les tarses bruns. Pattes médianes avec
la base des fémurs noire, tibias et Larses jaune orange. Pattes postérieures jaune
orange.
Abdomen généralement entièrement jaune, certains exemplaires comportent
une ligne de points noirs en dessus ou à l’avant-dernier segment en dessous. Les
ailes antérieures larges (rapport largeur-longueur 1 à 2,10) sont franchement
triangulaires, le bord externe presque rectiligne. Fond des ailes brun-noir sur lequel
se détachent 4 taches jaunes susceptibles de variantes pouvant se réduire à trois.
La forme caractéristique de l'espèce présente : une tache triangulaire allongée
à la base avec son sommet contre le thorax, une grande tache discale traversant
J'aile en diagonale, puis 2 taches superposées : l'une vers le milieu du bord externe,
l’autre près de la côte avant l’apex.
Mais les taches 2 et 3 peuvent presque se toucher, les taches 3 ct 4 être plus
ou moins rapprochées, contiguës où même confondues en une seule (ce dernier
dessin avait amené Ch. OserrnüR à créer la f. confluens que nous ne retenons pas).
Aile postérieure large, arrondie, de fond jaune orange avec une bordure
marginale brun-noir s’estompant au-dessus de l’apex vers le bord supérieur.
Au revers, même dessin, mais la base et le bord dorsal des antérieures sont
chargés de jaune, et le bord antérieur des ailes postérieures porte parfois une
macule noire en son centre.
Armure génitale 8. Allongée en vue de profil. Valves formant des bourrelets
épais sur les bords. Uncus élargi à sa base en vue ventrale. Saccus large et court.
Pénis très court et gros avec un fort cornuti dentelé (fig. 198 à 200).
$. Diflère principalement du 4 par ses antennes simples, ciliées et la bordure
marginale brun-noir des postérieures, qui se prolonge franchement le long du bord
supérieur, où elle s’élargit en une dent médiane bien visible au revers,
Armure génitale $. L'oslium bursae forme une coupe cylindrique fortement
chitinisée. Le canal copulateur recourbé à la sortie de cette partie et rétréci
Gig. 197). La bourse copulatrice ne comporte aucun signum.
Couple capturé in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-CENTRE : préfecture de Fianarantsoa ; pays Antsianaka.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’Andapa, massif de l'Anjanaharibe,
1600 m ; sous-préfecture de Moramanga, Périnet, 900 m : préfecture de Tama
tave, forêts d’Alahakato.
2e section. Groupe de T. lacrimata n. sp.
Espèces de petite taille. & à antennes simples ciliées. Armure génitale
allongée, valves se terminant par un segment effilé. Pas de subunci. Saccus plutôt
allong. Uncus de forme lancéolée en vue ventrale. Pénis fort et assez gros.
CLÉ DES ESPÈCES
1. Ailes antérieures de fond jaune ocre avec la côte, l'apex, le bord externe et
une tache médiane noire, ailes postérieures avec une bordure noire se
rétrécissant au bord anal. . . . . . . . . . . . 4. T. vestigii, p. 80
miles différentes ae Ch AESSuS eue en Li 2
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 87
2. Ailes antérieures brun-noir avec 3 taches jaunes. Ailes postérieures avec la
bordure externe formant une dent au bord anal. 2. T.lacrimata, p. 87
— Ailes antérieures avec 4 taches jaunes, ailes postérieures de fond brun-noir
avec 2 taches jaunes . . . . . . . . . . . . 3.T. ankaratra, p. 87
2. Thyrosticta lacrimata n. sp., pl. I, fig. 54 (holotype : 1 g et allotype: 1 Q,
Muséum, Paris).
d. Envergure 10 à 11 mm.
‘Tête, front, palpes et antennes brun foncé, à l'exception du tour des yeux,
jaune.
Thorax brun foncé, épaulettes et base des ptérygodes jaunes. Abdomen brun
foncé.
Ailes antérieures étroites et allongées de fond brun foncé avec 3 grandes
taches jaunes. La première triangulaire, avec son sommet près de la base. La
2etrapézoïdale, au milieu de la cellule ; la 3° avant l’apex traversant l’aile en forme
de larme.
Ailes postérieures étroites et allongées, de fond jaune avec une bordure mar-
ginale brun foncé, formant 2 dents opposées au centre de l'aile, l’une au milieu du
bord supérieur, l’autre au milieu du bord externe.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale 8. Valves très allongées avec leur apex longuement recourbé.
Uncus élargi en collet de cobra. Saceus long et effilé et déporté sur le côté. Pénis
avec un cornutus terminé en pince et 3 ou 4 petites épines (fig. 204 à 206). Prépa-
ration Griveaud, n° 264.
9. Ne diffère que très peu du g par la tache basale jaune des antérieures un
peu moins importante, plus éloignée du bord costal.
Armure génilale 9. L'oslium bursae forme un évasement cylindrique large et
court, rattaché au canal copulateur très court et très large par un coude prononcé
«retournant » littéralement la bourse copulatrice, qui porte un signum important
avec de fortes épines (fig. 207). Préparation Griveaud, ne 265.
Holotype : 1 8. Madagascar
mandevy, 1 039 m, X-1956 (P. Griveaud).
Allolype : 1 9. Madagascar-Centre : Tananarive [?] (ex-coll. Le Moult).
Paratypes : 3 9. Sous-préfecture de Manjakandriana, La Mandraka, IX-1956
et 11-1961 (P. Griveaud).
ist : préfecture d'Ambatondrazaka, Andrano-
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar CENTRE : T'ananarive [?] ; sous-préfecture de Manjakandriana,
La Mandraka,
MapaGascar-Esr : préfecture d’Ambatondrazaka, Andranomandevy.
3 Thyrosticta ankaratra n. sp., pl. I, fig. 55 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Espèce proche de la précédente.
4. Envergure 15 mm. Longueur des antérieures 8 mm.
Tête, front, palpes, antennes, thorax, pattes et abdomen entièrement brun
foncé sans aucune macule jaune.
Source : MNHN, Paris
88 P. GRIVEAUD
Aïles antérieures brun foncé avec 4 taches jaunes distinctes. La première
triangulaire, avec son sommet près de la base. La deuxième sensiblement carrée
au milieu de l'aile, la troisième et la quatrième subterminales, superposées, la tache
supérieure plus petites que les 3 autres taches de l'aile.
Aïles postérieures jaunes à la base, largement bordées de brun foncé très
large à l’apex et formant 2 dents importantes, se rejoignant presque au milieu
de l'aile.
Revers des ailes antérieures comme l’avers. Au revers des postérieures, la
base est jaune, tout le reste brun foncé avec une tache médiane jaune, ronde,
.
Æ
243
ig. 204 et 205. Armure g de Thyrosticta lacrimala. Fig. 206. Pénis de Z'hyrosticla lacrimala.
Fig. 207. Armure © de T'hyrosticta lacrimata. Fig. 208 et 209, Armure g de Thyrosticla vestigii.
énis de Thyrosticta vestigii. Fig. 211 et 212. Armure $ de Thyrosticta ankaralra.
s de Thyrosticta lacrimata.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 89
Armure génitale $. Proche de celle de la précédente espèce.
Le saceus est un peu plus large en vue ventrale. Le pénis porte à son extrémité
des cornuti formant de longues épines (fig. 211 à 213). Préparation Griveaud,
ne 266.
9. Inconnue.
Holotype: 1 3. Sous-préfecture d’Ambatolampy, Ampolomita, 1400 m,
1956 (P. Griveaud).
Paratypes : 2 &. Même provenance, même date, même collecteur que lholo-
type. 8 & Madagascar-Est : sous-préfecture d’Andapa, Ambatosoratra, 1 700 m,
X1-1960 (P. Soga).
Habitat: Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-pré
1700 m.
MaDAGascar-CENTRE : sous-préfecture d’Ambatolampy, Ampolomita.
ecture d’Andapa, Massif d’Ambatosoratra,
4, Thyrosticta vestigii n. sp., pl. I, fig. 56 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
. Envergure 17 mm. Longueur des antérieures 8 mm.
Tête et front bruns. Palpes bruns. Antennes simples, ciliées, brunes. Thorax
brun, pterygodes concolores, pattes brunes. Abdomen brun.
Ailes antérieures étroites et allongées de fond jaune ocre. Le premier tiers
après la base est jaune, la côte est largement soulignée de brun, formant une dent,
pouvant traverser toute l'aile et rejoindre la marge brune qui occupe la seconde
moitié du bord dorsal, l’apex est largement cerné de brun,
Aïles postérieures jaunes à la base et dans toute la partie discale, avec une
large bordure brune à l’apex et au bord externe.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale 8. Très proche de celle des deux précédentes espèces. On peut
Signaler un élargissement plus grand de la base des valves dont les branches termi-
nales sont un peu plus courtes. Le pénis porte des cornuti épineux très forts et un
cornutus sclérifié proche de celui de T. lacrimata (fig. 208 à 210). Préparation
Griveaud, ne 431.
$. Inconnue.
Holotype: 1 g. Madagascar-Centre : sous-préfecture d’Ankazobe, Ambohi-
tantely, 1 550 m, V-1961 (4. Robinson).
Paratypes : 2 3. Même provenance, même date, même collecteur,
Habitat: Madagascar, endémique.
MaDaGascaR-CENTRE : sous-préfecture d’Ankazobe, Ambohitantely, 1550 m
3e section. Groupe de T. trimacula Mabille
Antennes simples, ciliées. Armure à forte, sciérifiée, sans subunci. Moins de
4 taches alaires aux antérieures,
Source : MNHN, Paris
90 P. GRIVEAUD
DES ESPÈ
s
1. 2 taches jaune opaque aux ailes ee, ailes postérieures jaunes bordées
demnoir metier = - + 6. T. bimacula, p. 91
— 3 taches jaunes plus où moins de Ann etes antérieures. Ailes postérieures
noires avec 2 grandes taches jaunes . . . . . 5. T. trimacula, p. 90
5. Thyrosticta trimacula (Mabille), pl. I, fig.
Naclia trimacula Mabille, 1878, Bull. Soc. zool. France, 3, p. 85 (holotype :
1 4, Brit. Mus., N. H.).
Naclia trimacula Mabille ; Ch. Oserraür, 1893, Et. Ent., 18, p. 4, pl LE
fig. 11:
Thyrosticla trimacula Mabille ; Hampsox, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M, 1
131.
4. Envergure 30 à 34 mm. Longueur des antérieures 15 à 17 mm.
Tête, front, palpes, antennes simples, noirs. Thorax et pterygodes noirs,
épaulettes et base des pterygodes jaune orange. Pattes brun-noir avec la face
interne des fémurs des antérieures jaune orange,
Abdomen jaune orange avec une large bande dorsale médiane noire et deux
autres bandes sur les flancs. E mité de l'abdomen entièrement noire,
Ailes antérieures étroites et allongées. Fond de teinte d’un beau brun presque
noir, velouté. Une macule jaune orange étroite et allongée le long du bord dorsal
près de la base, Une grande tache discale divisée en deux, la partie supérieure dans
la cellule, hyaline, la partie inférieure jaune orange.
Une seconde tache hyaline, sensiblement ronde, entre les nervures 6 et 7,
près du bord costal avant l’apex. Cette fenêtre hyaline est soulignée intérieurement
de jaune à son bord supérieur.
Ailes postérieures larges avec toute la base jaune orange, les 2/3 vers l'apex,
brun-noir avec au centre une grande tache jaune.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale $. Forte, les valves portent latéralement une protubérance
rugueuse. Saceus allongé. Pénis long avec des cornuti épineux en peigne (fig. 193
à 195).
£. Ne diffère absolument pas du 4. A peine peut-on relever une extension un
peu plus forte de la tache jaune basale des ailes postérieures.
Armure génitale $. Oslium bursae en godet. Canal copulateur large et court non
fié. Un renflement du canal avant la bourse copulatrice comporte de forts
signa portant une épine unique en leur centre. Bourse copulatrice avec 2 signa
allongés (fig. 196). Préparation Griveaud, n° 272.
Néallotype: 1 $. Madagascar-Centre, Ambohimahasoa, Tsarañdy, 1 450 m
X11-1959 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Habitat: Madagascar, endémique.
MaDaGascar-CENTRE : préfecture de Fianarantsoa, sous-préfecture d’Ambo-
himahasoa, forêt de Tsarafidy ; sous-préfecture d’Ambositra ; sous-préfecture de
Manjakandriana : La Mandraka, 1 250 m.
MA : préfecture de Tamatave, forêts d'Alahakato.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 91
6. Thyrosticta bimacula n. sp., pl. I, fig. 58 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
4. Envergure 25 mm.
Tète, front, palpes et antennes noirs, Thorax en dessus, noir. Collier et ptéry-
godes jaunes, touffe pileuse des plérygodes noi
Abdomen jaune, dessus et dessous, avec 3 macules noires près de la base en
dessus. Ailes antérieures très étroites et allongées de fond noir avec deux taches
jaunes, la première trapézoïdale, aux 2/5 de la longueur de l'aile, après la base, la
seconde, en larme avant l'angle apical.
Aïles postérieures étroites et allongées, toute la partie discale jaune et une
large bordure noire au bord externe jusqu’à l’angle anal, où elle s élargit.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale 8. Valves de même forme générale que chez les deux pré-
cédentes espèces. Saccus plus court. Uneus plus allongé et plus étroit que chez les
précédentes espèces. Pénis gros et fort. légèrement courbé, avec un cornutus for-
mant 2 branches à l’apex (fig. 201 à 203). Préparation Griveaud, ne 397.
9. Inconnue.
Holotype : 1 4. Madagascar-Est : sous-préfecture de Sambava, Massif du
Marojejy, Col central, 1 700 m, 1-1960 (P. Soga).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, Massif du Marojejy.
4e section. Groupe de T. vieui
Taille moyenne. Antennes bipectinéi
lièrement ovale, sans subunci, valves courtes et larges. Pénis généralement très
gros.
. Armure génitale 4 de forme régu-
S ESPÈCES
1. Aïles antérieures entièrement noires . . . . . . 9. T. incerta, p. 93
— Ailes antérieures avec des taches, points ou écaillures blanches ou jaunes. 2
2. Ailes postérieures jaunes bordées de noir, la bordure formant une dent pro-
noncée vers le ventre de l'aile, au bord anal . . . 7. T. vieui, p. 91
— Aïles postérieures jaunes avec une bordure noire ré
BUDÉTE RO AU ARS
+ Ailes antérieures avec une grande tache quadrangulaire jaune le long de la
CO ER on tniien NE NU ST diata D 02
— Ailes antérieures avec des taches rondes ou ovales, pouvant aller du blanc
pur au brun sombre à peine marqué . . . . . 10. T. cowani, p. 93
7. Thyrosticta vieui n. sp., pl. I, fig. 59 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
g. Envergure 20 à 25 mm. Longueur des antérieures 10 à 12,5 mm.
Dessus de la tête noir au centre et à la base des antennes, jaune clair autour
de l'œil. Front jaune clair. Palpes avec le 1e* segment semé de poils jaunes et
bruns, les 2 derniers segments bruns. Antennes jaune clair bipectinées.
Source : MNHN, Paris
92 P. GRIVEAUD
Dessus du thorax brun, épaulettes et ptérygodes jaunes. Pattes jaune sale
maculé de brun. Abdomen annelé de brun et de jaune clair.
Aïles antérieures étroites et allongées de teinte brun-noir avec 5 macules
jaunes. La première près de la base, étroite, le long du bord costal, La 2e carrée, à
hauteur du milieu du bord dorsal. La 3° rectangulaire avec sa petite base au
milieu du bord costal. La 4° en triangle à angles arrondis à hauteur du milieu du
bord externe, la 5° et dernière, plus petite, au-dessus de la 4e, près du bord costal,
Ailes postérieures de fond jaune avec une large bordure marginale brun-noir,
élargie après l’apex et formant une dent après l'angle anal.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale 8. Régulièrement ovale en vue ventrale, valves courtes et
larges. Pénis très important, recourbé en crosse avec l’apex portant une toute
de courtes épines (fig. 214 à 216). Préparation Griveaud, ne 270.
?. Inconnue.
Holotype : 1 $. Sous-préfecture de Moramanga, route de Lakato, Ankasoka,
111956 (R. Vieu).
Paratypes : Madagascar-Centre, 11 g. Sous-préfecture d'Ambatolampy,
Andranotabaka, 111-1957 (P. Griveaud). 1 4, sous-préfecture d’Ambatolampy,
Ampolomita, V-1956 (P. Griveaud). 2 4, sous-préfecture d'Ambohimahasoa,
Tsarañdy, X11-1959 (P. Griveaud). Madagascar-Est, 10 4, sous-préfecture de
Moramanga, route de Lakato, Ankasoka, XI-1956 (P. Griveaud). 1 , sous-pré-
fecture d'Ambatondrazaka, Didy, IX-1956 (P. Griveaud). Madagascar-Ouest,
1 4, sous-préfecture d'Ambato-Boeni, Ankarafantsika, 1-1957 (P. Griveaud).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-CENTRE : sous-préfecture d’Ambatolampy, Andranotobaka,
1400 m, Ampolomita ; sous-préfecture d’Ambohimahasoa, Tsarafidy, 1 450 m.
Mapacascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga, Ankasoka, 1130 m.
MapaGascar-Ouesr : sous-préfecture d'Ambato-Boéni, Ampijoroa, forêt de
l'Ankarafantsika, 170 m.
8. Thyrosticta dilata n. sp., pl. I, fig. 60 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
4. Envergure 20 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Dessus de la tête, front, palpes, antennes bipectinées, thorax et pattes entit-
rement brun foncé, Epaulettes et pterygodes jaunes. Abdomen entièrement brun.
Ailes antérieures larges (rapport largeur-longueur 1 à 2,20). Fond brun foncé
avec 4 taches jaunes. La première, arrondie, à hauteur du milieu du bord dorsal,
la 2e au-dessus de la précédente, sensiblement carrée près du bord costal. La 3° en
forme de 8 à hauteur du milieu du bord externe et la 4e, au-dessus de la 3°, petite,
sensiblement quadrangulaire, près du bord costal avant l'apex.
Aïles postérieures jaunes avec une bande marginale brun foncé, élargi à
V’apex, étroite le long du bord dorsal et du bord supérieur.
Au revers, même dessin qu'à l’avers.
Armure génilale &. Très petite, ovale irrégulier, valves très courtes avec un
éperon court à l'apex. Pénis avec un cornuti sclérifié de forme irrégulière (fig.
224 à 226). Préparation Griveaud, n° 271.
2. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 93
Holotype : 1 d. Sous-préfecture d’Ankazobe, Ambohitantely, 1 600 m, 27-XII-
1956 (P. Griveaud).
Paratypes : 4 4. Même provenance, même collecteur, V-1961.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-CENTRE : sous-préfecture d’Ankazobe, Ambohitantely.
9. Thyrosticta incerta n, sp, pl. I, fig. 61 (holotype : 1 &, Muséum, Paris).
Cette espèce nous laisse quelque doute. Elle se rapproche en effet beaucoup
par son pattern général de certains exemplaires mélanisants de T. cowani. Cepen-
dant l’armure génitale est sensiblement différente de toutes celles, bien homogènes,
que nous avons pu examiner dans une longue série à morphologie externe très
variable, de T, cowani. Il n’est pas exclu que la capture de bonnes séries des deux
espèces T. cowani et T. incerla ne provoque, dans l'avenir, une revision de nos
conceptions actuelles sur ces 2 espèces.
é. Envergure 21 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
Tête, front, antennes, thorax, pattes et abdomen, entièrement brun-noir,
Les antennes sont serratiformes. Les palpes, allongées, dépassent le front.
Aïles antérieures entièrement brun-noir (proportion largeur-longueur 1 à
2,50).
Ailes postérieures jaune vif avec l’apex et le bord externe jusqu'à l'angle
anal bordé de noir.
Armure génitale g. De forme ovale. Valves eflilées vers l'apex. Saccus très
court et arrondi. Pénis très allongé et étroit, courbé avant l'apex avec un peigne
de cornuti épineux (fig. 221 à 223). Préparation Griveaud, ne 238.
2. Inconnue.
Holotype : 1 $. Madagascar-Est, sous-préfecture d’Ifanadiana, Ranomafana
650 m, [11-1955 (H. de Toulgoët).
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture d’Ifanadiana, Ranomafana.
10. Thyrosticta cowani n. sp., pl. I, fig. 62 (holotype : 1 4 ct allotype : 1 ©,
Muséum, Paris).
Espèce proche de la précédente.
‘Très variable, Nous étions tenté de séparer cette espèce en plusieurs sous-
espèces. Mais une bonne série, prise à la même date, dans une même localité, nous
ayant donné toute la gamme évolutive de dessins et tous les caractères morpho-
logiques et anatomiques restant les mêmes à la seule exception des taches des ailes
antérieures, nous avons bien dû conclure qu’il s'agissait d’une seule et même espèce,
encore mal fixée.
4. Envergure 21 à 26 mm.
‘Tête, front, antennes bipectinées, thorax, pattes et abdomen entièrement
brun-noir,
Source : MNHN, Paris
94 P. GRIVEAUD
Fig. 214 et 215. Armure & de Thyrosticta vieui. Fig. 216. Pénis de Thyrosticla vie
Fig. 217 et 218. Armure 3 de Thyrosticta cowani. Fig. 219. Pénis de Thyrosticla cowani. F
Armure © de Thyrosticla cowani. Fig. 221 et 222. Armure g de Thyrosticla incerla.
Pénis de Thyrosticta incerta, Fig. 224 et 225. Armure & de Thyrosticta dilata. Fig. 226. Pénis de
Thyrosticta dilata.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 95
Ailes antérieures larges (rapport largeur-longueur 1 à 2,50). Fond des anté-
rieures brun-noir. La forme possédant les dessins les plus nets fait ressortir sur les
antérieures 4 taches paraissant blanches, mais en réalité hyalines avec un semis
de fines écailles les rendant plus ou moins opaques. On distingue : une tache au
milieu de la cellule, avec en dessous, à hauteur du milieu du bord dorsal, une très
petite tache blanche sous forme de point. Puis, une tache entre les nervures 3 et 5,
divisée en deux par la nervure 4 et en forme de 8. Enfin, au-dessus de cette tache
en 8, près du bord costal et à son 2e tiers, une 4° petite tache ronde.
Sur d’autres spécimens, le petit point sous la première tache a disparu, tandis
que celle-ci s'est agrandie par une macule jaune qui la prolonge vers le bord
dorsal. Les grandes taches sont à peine hyalines et largement élargies de jaune.
Une 3° forme a conservé les 3 taches les plus importantes, devenues entièrement
jaunes. Une 4° variation ne présente plus que 2 petites taches jaunes, la tache du
milieu de la cellule et la tache en 8 entre les nervures 3 et 5, mais cette tache elle-
même est devenue très petite,
Enfin d’autres spécimens n'ont plus qu’une très faible indication d’une ou
deux taches vestigales et seulement marquées par un très faible semis d’écailles
jaune orange.
En fait, il est à peu près impossible de trouver 2 spécimens absolument sem-
blables.
Les ailes inférieures restent par contre identiques chez toutes les variations :
fond jaune orange, bord antérieur souligné de noir, apex largement bordé de noir,
se rétrecissant jusqu’à l'angle anal.
Armure génitale g. Ovale en vue ventrale. Valves courtes et larges, eMlées
vers l’apex. Saccus très court, arrondi. Pénis gros et court, rétréci vers l’apex avec
une touffe de cornuti épineux (fig. 217 à 219). Préparation Griveaud, ne 240.
2. Diffère du & par ses antennes simples, ciliées et l'importance des taches
alaires, bien plus larges chez la 9 que chez le 4. Toutefois nous n'avons pu obtenir
qu'une seule femelle et l'extrême variabilité des taches de l'aile antérieure chez les
4 peut laisser supposer une variation semblable chez les 9.
Armure génitale $. La dimension inusitée et très allongée des papilles anales
donne un aspect très spécial à l’armure dont l’ostium bursæ est composé en
2 plaques soudées découpées. Canal copulateur court, un appendice semé de
très courtes épines intérieurement et un signa étoilé dans la bourse copulatrice
(fig. 220). Préparation Griveaud, n° 420.
Holotype : 1 5. Sous-préfecture de Moramanga, route de Lakato, Ankasoka,
1130 m, XIF-1956 (P. Griveaud).
Allotype: 1 9. Madagascar-Centre : sous-préfecture d’Ambohimahasoa, forêt
de Tsarafñdy, 1450 m, 1-1961 (P. Griveaud).
Paratypes : Madagascar-Centre : 11 g, sous-préfecture d’Ambohimahasoa,
Tsarafidy, XI1-1959 (P. Griveaud). Madagascar-Est, 1 4, sous-préfecture de
Moramanga, Ankasoka, IX-1957 (P. Griveaud). 1 à, sous-préfecture de Midongy
du Sud, Befotaka, [11-1959 (P. Viefte et P. Griveaud). 1 et 1 9, sous-préfecture
d'Ifanadiana, Ranomafana, IV-1955 (HI. de Toulgoë). 1 4, préfecture d'Ambaton-
drazaka, Andranomandevy, IX-1956 (P. Griveaud).
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-CenrRE: sous-préfecture d'Ambohimahasoa, Forêt de Tsarafidy.
MapaGascar-Esr : préfecture d’Ambatondrazaka, Andranomandevy, sous-
préfecture de Moramanga, Ankasoka ; sous-préfecture d’Ifanadiana, Ranomafana.
Source : MNHN, Paris
96 P. GRIVEAUD
5e section. Groupe de T. triangulifera n. sp.
4. Antennes simples, ciliées. Armure & avec des subunci. Valves petites et
très courtes, saceus allongé.
CLÉ DES ESP
1. Ailes antérieures avec, à la base, le long de la côte, une étroite tache trian-
gulaire jaune. Envergure 22 à 26 mm. . . . . . . ........, 9
— Pas de tache triangulaire le long du bord costal des antérieures, près de la
base, mais une tache jaune irrégulière. Envergure 30 à 32 mm. . .
SR D ul dau Son Con |
2. Aïles postérieures avec 2 taches jaunes sur le fond noir. . . . . . . ..
DEP AROs ANNE EE DU RS rer ent too sont M0
— Ailes postérieures de fond jaune avec une bordure noire élargie au bord
dorsal et un triangule noir le long du bord supérieur. .
RER MAT NT biane alien)
11. Thyrosticta triangulifera n. sp., pl. I, fig. 63 (holotype : 1 $ et allotype :
19, Muséum, Paris).
Cette espèce a un pattern général se rapprochant de celui des espèces de la
section 3.
8. Envergure 23 mm. Longueur des antérieures 11,5 mm.
Tête noire en dessus, front avec 2 points jaunes. Antennes noires, palpes brun-
noir.
Thorax brun-noir, pterygodes jaunes. Pattes brunâtres. Andomen brun-noir
en dessus, jaunâtre sur les flancs et en dessous. Ailes antérieures larges, de front
brun-noir avec 5 taches jaunes comme suit : une tache triangulaire après la base,
près du bord costal, une tache sensiblement ovale le long du bord dorsal, avant
l'angle dorsal, une tache au-dessus de la précédente, au milieu et le long du bord
costal, une tache plus ou moins en forme de 8, traversée par la nervure 4, le long
et au milieu du bord externe et enfin une petite tache ronde avant l'apex.
De plus, la frange est jaune sur une faible longueur du bord dorsal après la
base.
Ailes postérieures de fond jaune avec une tache triangulaire le long du bord
supérieur et une bordure noire s’élargissant au milieu du bord externe,
Au revers, même dessin qu’à l'avers.
Armure génitale g. L’uncus est très développé, terminé en bec à l’apex avec,
en dessous, une partie ampuliforme. Les valves sont très courtes et larges, s’ame-
nuisant brusquement vers l’apex. Les subunci, présents, sont allongés sous l’uncus
et en massue (fig. 227 à 229). Préparation Griveaud, n° 413.
Pénis court et gros avec un cornutus interne en bec.
2. Diffère du 4 par sa taille, plus grande, envergure 26 mm. Les taches alaires
plus développées, celle du bord externe en 8 plus étroite et plus prononcée.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 97
Les taches triangulaires, jaune des antérieures et noire des postérieures, sont
plus allongées, la bordure noire de l'aile inférieure est plus large à l’apex et dans
l'élargissement au bord externe.
Armure génitale &. L'ostium bursae évasé est suivi d’un canal se rétrécissant
vers la bourse copulatrice, sclérifié. La bourse copulatrice comporte 2 très petits
signa vers le bas (fig. 230). Préparation Griveaud, ne 414.
Hololype : 1 $. Madagascar-Est, sous préfecture d’Andapa, Ambatosoratra
1700 m, X1-1960 (P. Soga).
Allotype : 1 9. Même provenance, même date, même collecteur.
Paralypes : 4 4. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat: Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture d’Andapa, Massif d'Ambatosoratra.
12. Thyrosticta ratovosoni n. sp., pl. I, fig. 64 (holotype : 1 $, Muséum, Paris).
. Espèce très proche de la précédente, dont elle ne diffère que par le dessin
des ailes postérieures, qui comporte au lieu de la bordure noire sur fond jaune,
2 taches jaunes sur fond noir, la première près de la base, la 2e discale.
Armure génilale $. Également très proche de celle de la précédente espèce,
mais l'apex des valves est rectiligne au bord supérieur, échancré en dessous. De
plus les subunci sont plus courts et le pénis plus gros et plus long (fig. 307 à 309).
Préparation Griveaud, ne 438.
9. Inconnue.
Hololype : 1 $. Madagascar-Est : sous-préfecture de Moramanga, route de
Lakato, Ankasoka, 1 130 m, 1-1962 (Ratovoson).
Paralypes : 2 . Même provenance, même date, même collecteur (coll. L.R.S.M.
et R. Vieu).
Habitat : Madagascar, endémique.
Manaçascar-Esr : sous-préfecture de Moramanga, route de Lakato, Anka-
soka, 1 130 m.
13. Thyrosticta séguyi n. sp., pl. 1, fig. 65 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
4. Envergure 32 mm. Longueur des antérieures 15 mm.
Dessus de la tête noir, front jaune orange. Une ligne jaune orange derrière les
yeux. Antennes simples ciliées et palpes noirs. Thorax brun-noir, ptérygodes
jaune orange avec la touffe terminale brun-noir. Pattes brun-noir avec les fémurs
marqués d’écailles jaune orange. Abdomen brun-noir marqué de 2 taches jaune
orange près de la base et plus ou moins saupoudré d’écailles jaunes en dessous et
sur les flancs.
Aïles antérieures larges, de fond brun-noir et présentant 5 macules comme
suit : une grande macule diffuse, jaune orange, approximativement rectangu-
laire, le long du bord costal près de la base, puis 4 macules plus où moins blan-
châtres et hyalines, soit : une tache au milieu de la cellule avant les disco-cellu-
laires surmontée d’un trait jaune accolé, une seconde tache vaguement ovale sous
la précédente, à hauteur du milieu du bord externe et une dernière tache plus
petite près du bord costal avant l’apex, au-dessus de la tache en 8.
Source : MNHN, Paris
98 P. GRIVEAUD
s ailes postérieures ont une forme très particulière, larges avec le bord
externe creusé en son centre, l'angle anal formant nettement saillie. Le fond est
brun-noir avec 2 grandes taches jaunes irrégulières, la plus grande à la base de
l'aile, la seconde médiane, vers l’apex.
Au revers, même dessins qu'à l’avers, mais la base des antérieures, princi-
palement vers le bord dorsal, est largement saupoudrée de jaune,
Fig, 297 8. Armure 4 de Thyrosticla triangulifera. Fig. 22
triangulifera. Fig. 230. Armure © de Thyrosticta friangulifera. Fig. 231 et 232. Armure &
de Thyrosticta séguyi. Fig. 233. Pénis de Thyrosticla séguyi. Fig. 234. i
bauliani. Fig. 235 et 236. Armure 4 de Thyrosticla pauliant.
Armure génilale 5. Du type de la précédente espèce, le tegumen présentant
2 courts subunci aigus. Uneus allongé se terminant en bec crochu, valves petites,
saceus plus court et plus arrondi que chez les précédentes espèces. Pénis gros et
fort en S très Ilongé avec un fort cornutus irrégulier (fig. 231 à 235). Préparation
Griveaud, n° 421.
$. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 99
Holotype : 1 . Madagascar-Nord, sous-préfecture de Sambava, massif du
Marojejy, Beondroka, 1 200 m, XI1-1960 (P. Soga).
Paratypes : 4 g. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-
droka.
sr : sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy, Beon-
Ge section. Groupe de T. pauliani n. sp.
Antennes quadripectinées, épaisses chez le d. Ailes antérieures avec des
fenêtre hyalines. Armure génitale 3 fortement chitin très tourmentée, avec
une forte assymétrie. Pénis court et étroit. Une seule espèce :
14. Thyrosticta pauliani n. sp., pl. I, fig. 66 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
4. Envergure 28 mm. Longueur des antérieures 14 mm.
Dessus de la tête brun-noir, front et tour des yeux jaune orange. Palpes brun-
noir. Antennes bipectinées, brun-noir.
Thorax brun-noir. Épaulettes et base des plerygodes jaune orange. Pattes
brun-noir avec la face interne des fémurs jaune orange. Abdomen jaune orange à
la base, 2e et 3e tergites noirs, 4e et 5e jaune orange, extrémité de l'abdomen
noire.
Les ailes antérieures, étroites et allongées, ont les mêmes proportions que
dans la précédente espèce, le fond en est également d'un beau brun presque noir.
Les taches alaires des antérieures sont nettement différentes. Une première
tache post-basale jaune orange en forme de 8. Une deuxième tache jaune, arrondie
le long du bord dorsal et en son milieu, Une troisième Lache au-dessus de la pré-
cédente, sensiblement carrée, hyaline dans la cellule et soulignée de jaune dans sa
partie supérieure près de la côte. Puis deux taches hyalines superposées, l’une en
forme de 8 écrasé entre les nervures 3 et 5, traversée par la nervure 4 soulignée de
jaune, l’autre au-dessus de celle-ci, près du bord costal avant l’apex, hyaline,
petite et arrondie et très finement cernés de jaune intérieurement.
Ailes postérieures de même forme que dans la précédente espèce. Mais le
dessus diffère : la partie basale jaune orange est plus importante et chez le 2e exem-
plaire paratype d’Ambovombé, il existe une solution de continuité jaune orange
au centre de l’aile réunissant la base et la tache médiane jaune orange.
Au revers des ailes, même dessin qu’à l'avers.
Armure génitale 3. Le tegumen très étroit porte latéralement deux apophyses
épineuses longues. Les valves sont dissymétriques. Celle de droite en vue ventrale
réduite à une tige arrondie, celle de gauche triangulaire. L’uncus est aplati et très
élargi à la base. Le saccus court, pénis court et droit, avec deux petits cornuti en
épine (fig. 234 à 236). Préparation Griveaud, ne 274.
$. Inconnue,
Hololtype :1 $. Madagascar-Ouest, préfecture de Morondava, forêt 40 km au
Sud de Befasy, 1-1959 (R. Paulian).
Paratype : 1 4. Madagascar-Sud, sous-préfecture d'Ambovombe, 11-1954
(R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
100 P. GRIVEAUD
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-Sup : sous-préfecture d'Ambovombe.
Mapagascar-Ouesr : préfecture de Morondava, forêt de Befasy.
7e section. Groupe de T. minuta Boisduval,
Palpes projeté
en avant, le 3° article dépassant le front, antennes simples,
ciliées. Aux antérieures, 3, 4 et 5 connées ou très rapprochées de l'angle de la
cellule. Aux postérieures, 2 et 3 avant l'angle de la cellule, 4 et 5 tigées de cet
angle. 2 où 3 éperons aux tibias postérieur
CLÉ DES ESPÈCE
1. Ailes postérieures avec une bordure noire formant une dent interne avant
l'angle anal. AG EME. ÿ
— Ailes postérieures sans bordure noire chez le 4, avec une étroite bordure noire
chez la 9, se rétrécissant régulièrement vers l'angle anal. . . . . . , 4
2. 4 taches blanchât:
aux ailes antérieures. 18. T. raharizonina, p. 104
— 1 macule jaune irrégulièr
la base et 4 taches jaunâtre clair aux antérieures.
3
3. Bord externe des antérieurs faiblement convexe, tache post-basale le long du
bord dorsal arrondie où très courtement coudée vers l'angle dorsal chez le g.
Uneus conique avec une arêle en dessus. . . 15. T. minuta, p. 100
— Bord externe des antérieures fortement convexe, tache post-basale le long du
bord dorsal allongée vers l'angle dorsal. Uncus large, creusé dorsalement.
16. T. angustipennis, p. 103
4. Bord externe des antérieures nettement convexe. Proportion largeur-
longueur des antérieures 1 à 2. Une faible macule jaune à la base des anté-
rieures, le long du bord costal. Envergure du g 6 à 1 mm. 9 18 à 21 mm.
e de OMETTE 19. T. rothschildi, p. 105
— Bord externe des antérieures à peine convexe. Proportion largeur-longueur
des antérieures 1 à 2,5. Pas de macule jaune à la base des antérieures, mar-
quées seulement de 4 taches nettes. Envergure du g 15 à 17 mm. 9 16 à 18 mm.
17. T. octopunctata, p. 103
15. Thyrosticta minuta (Boisduval), pl. I, fig. 67.
Syntomis minuta Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus., 2, p. 298 ; Faune ent.
Madag., Bourbon et Maurice, Lépid., p. 80, pl. XI, fig. 6 (holotype : 1 &, Brit.
Mus., N. H).
Thyrosticta minuta Boisduval ; Hampson, 1898, Cat. Lepid. Phal. B. M, 1,
p. 132.
Thyrosticta minuta Boisduval ; Aurivizuius, 1909, in A. VorLzxrow, Reise
in Ostafrica, Band 2 (System. Arb.), p. 311.
Source : MNHN, Paris
101
LÉPIDOPTÈRES A
&. Envergure variable de 14 à 20 mm.
Tête brun-noir en dessous, le front, la nuque et le tour des yeux marqués de
jaune. Palpes jaunes, antennes brun-noir simples, ciliées, plus claires vers l’apex.
Thorax brun-noir avec une large macule jaune, épaulettes et ptérygodes
jaunes. Pattes jaunes. Abdomen jaune avec des macules brun-noir au-dessus sur
chaque segment. Ailes antérieures larges de fond brun noir. A la base une tache
jaune s’allongeant derrière le bord costal. Puis quatre grandes taches laiteuses ou
jaune pâle. La 11e à hauteur du milieu du bord dorsal, s’élargissant parfois fai-
blement le long de ce bord, sans l’atteindre. La seconde, au-dessus de la 17e, de
forme sensiblement carrée près du bord costal. La 3, plus importante, arrondie et
traversée par la nervure 4, un peu en dessous du milieu du bord externe. La 4°, au-
dessus de la 3°, avant l’apex près de la côte.
Les ailes inférieures sont jaune pâle et très caractéristiques, avec le bord
dorsal bordé de noir élargi avant l'angle anal et la partie apicale très finement
bordée de noir, mais laissant voir, par transparence, une large bordure noire apicale
au revers des ailes.
Au revers, les antérieures sont de teinte jaune diffus sur toute la base, ne
Jaissant que deviner les taches de l’avers et comportent une tache noire en ovale
allongée à hauteur du milieu du bord dorsal. Les 3 autres taches se détachent
nettement sur fond brun-noir.
Les postérieures ont-au revers, comme déjà dit, toute la partie apicale bordée
de noir.
Armure génitale 3. L'uneus est conique et porte une arête à sa face supérieure.
Pénis avec un très petit cornutus en forme d’épine (fig. 303 à 305).
9, Diffère assez nettement du & par son envergure plus grande, pouvant
atteindre 27 mm, les antérieures plus allongées.
Le thorax porte une macule jaune à la base. La tache jaune orange à la base
des antérieures ne comporte qu’un très petit triangle sous la tache allongée du
bord costal.
Aux postérieures, l’ap
x est également bordé de noir à l’avers et au revers,
Armure génilale 9. La bourse copulatrice porte une plaque signa nettement
divisée en deux (fig. 306).
Plusieurs couples capturés in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Nonp : préfecture de Diégo-Suarez, Montagne d’Ambre,
1100 m.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, Marojejy ; sous-préfecture
d'Andapa, Anjanaharibe ; sous préfecture de Maroantsetra ; sous-préfecture de
Sainte-Marie ; sous-préfecture de Brickaville, Rogez (T. C. E.) ; Anivorano ;
environs de Tamatave.
MADAGASGAR-SAMBIRANO : préfecture de Nosy-Be, Forêt de Lokobe ; sous-
préfecture d’Ambanja, Massif du Manongarivo.
Mapagascar-Ouesr : sous-préfecture d’Ambato-Boeni, forêt de l'Ankara-
fantsika ; préfecture de Majunga.
MabAGAscaR-Sup : environs de Tuléar, Andranohinalÿ (d’après AURIVILLIUS,
1909, Le).
Source : MNHN, Paris
Fig. 237 et 238. Armure 4 de Thyroslicla rothschildi. Lig.
rothschildi. Fig. 240, Armure © de Thyrosticla rothschildi. Fig. 241.
octopunctata. Fig, 242 et 243. Armure & de Thyrosticla octopunctata.
face supérieure de Thyroslicta octopunctata. Fig. 245. Péni
Fig. 246. Armure © de T'hyrosticta angustipennis. Fig. 24
Fig. 248 et 249. Armure d de Thyrosticla angustipennis. Fig. 250 et 3
licla raharizonina. Fig. 252. Pénis de Thyrosticta raharizonina.
Thyrosticla raharizonina.
D
rmure Q de Thyrosticla
‘ig. 244, Uncus vu de là
de Thyrosticta octopunctala.
is de icta angustipennis.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 103
16. Thyrosticta angustipennis Le Cerf, pl. I, fig. 68.
Thyrosticla angustipennis Le Cerf, 1921, Bull. Mus. Hist. nat. Paris, 27, p. 420
(holotype : 1 9, Muséum, Paris).
Cette espèce est extrêmement proche de la précédente, et si l’armure génitale
ne différait pas très sensiblement, nous aurions été tenté d’en faire une sous-
espèce.
é. Difière de T. minula par la forme des ailes antérieures, plus larges, moins
allongées, à bord externe plus convexe. La tache jaune de la base des antérieures
est divisée en deux horizontalement. La tache située à hauteur du milieu du bord
dorsal est beaucoup plus étirée le long du bord, vers l'angle dorsal. Tous les autres
caractères identiques.
Armure génitale g. Les valves sont plus longues que chez T. minuta. L'uneus
est plus large et est creusé par un sillon médio-dorsal. Pénis gros et court, dou-
blement renflé (fig. 217 à 249).
Néallolype : 1 $. Madagascar-Est : sous-préfecture de Sambava, Marojejy ;
sous-préfecture d’Andapa, Ankobahina, 650 m, IV-1961 (P. Soga) (Muséum,
Paris).
g. Pratiquement impossible à distinguer de celle de T. minuta, par le seul
examen externe.
Armure génitale 9. Difière de celle de T. minula par la plaque signa étranglée
mais non séparée en deux (fig. 246).
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapacascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy ; sous-
préfecture d’Andapa, Ankobahina,
MapaGascar-SAMBiRANoO : sous-préfecture d’Ambanja, massif du Manon-
garivo, Beraty ; préfecture de Nosy Be, forêt de Lokobe.
MapaGascar-CENTRE : préfecture de Fianarantsoa.
17. Thyrosticta octopunctata Rothschild, pl. I, fig. 69.
Thyrosticla octopunetata Rothschild, 1924, Ann. Mag. Nat. Hist. (9), 14, p. 306
(holotype : 1 & ; allotype : 1 4, Brit. Mus., N. H).
4. Envergure 11 à 13 mm. Longueur des antérieures 5 à 6 mm.
Tête brune, front et tour des yeux jaunes. Palpes jaunes. Antennes simples,
brunes.
Thorax et ptérygodes bruns. Épaulettes jaunes. Pattes jaunes. Abdomen jaune
taché de noir en dessus.
Ailes antérieures allongées de fond brun comportant 4 taches blanc crème. La
première au milieu de l'aile après la base, petite. La seconde, importante, aux
premiers 2/5 le long du bord costal, cette tache est soulignée de jaune le long du
bord costal qui est brun. La 3e à hauteur du milieu du bord externe, entre les
nervures 3 et 5 et traversée par la nervure 4. La 4e nettement avant l’apex,
petite, près du bord costal. Ailes postérieures étroites et ovales. Téinte jaune avec
l'apex marqué de brun.
Revers des ailes comme l’avers, mais saupoudré de jaune sur toute la base
des antérieures.
Source : MNHN, Paris
104 P. GRIVEAUD
Armure génitale 8. Très caractéristique avec l’uncus large divisé en 2 parties
symétriques cornues. Les valves sont importantes et pointues vers l’apex. Pénis
simple recourbé, sans cornuti (fig. 242 à 245).
Difière du par son envergure un peu plus grande (18 mm). La tache près
de la base des antérieures est beaucoup plus importante ct saupoudrée de jaune.
Aux postérieures, étroite marge noire à l’apex et le long du bord dorsal.
Armure génilale 4. Le 8° tergite est très étroit. Le canal copulateur est fin
et allongé, la bourse copulatrice comporte une plaque signa épineuse, étranglée en
son milieu (fig. 241).
Couples capturés in copula.
Habitalt : Madagascar, endémique.
MapaGascar-SAmBiRANO : préfecture de Nosy-Be ; sous-préfecture
d’Ambanja, massif du Manongarivo, 1150 m, Beraty.
Mapagascar-Ouesr : sous-préfecture d’Ambato-Boeni, forêt de l’Ankara-
fantsika ; préfecture de Majunga ; préfecture de Tuléar, Lambomakandro.
Mapagascar-Esr : district de Fort-Dauphin, Isaka.
Mapagascar-NorD : préfecture de Diégo-Suarez.
18. Thyrosticta raharizonina n. sp., pl. I, fig. 70 (holotype : 1 &, et allotype :
1 9, Muséum, Paris).
4. Envergure 18 mm. Longueur des antérieures 9 mm.
Tête brune, front marqué de jaune, tour des yeux jaune. Palpes jaune sale,
plus foncés à l’apex. Antennes simples, brunes.
Thorax et ptérygodes bruns, épaulettes jaunes, pattes jaune sale. Abdomen
jaune maculé de noir en dessus.
Aïles antérieures très allongées de fond brun. Une macule jaune à la base près
du bord distal. Quatre grandes taches blanchâtres, légèrement hyalines et sensi-
blement de même dimension. La première, à hauteur du milieu du bord costal,
est saupoudrée de jaune vers le bord dorsal. La deuxième, à hauteur du milieu
du bord costal et près de celui-ci. La troisième, à hauteur du milieu du bord externe
et la quatrième, le long du bord costal avant l’apex.
Les ailes postérieures sont jaunes avec l’apex et le bord dorsal marginés de
brun-noir, cette marge élargie au milieu du bord dorsal. Revers des ailes comme
l’avers.
Armure génitale $. Les valves, dans leur vue de profil, sont lancéolées. L’uncus
plati porte deux très petites dents à son apex. Pénis court, sans cornuti (fig. 205
à 252). Préparation Griveaud, n° 259.
9. Ne diffère du g que par son envergure plus grande (21 mm).
Armure génitale ®. L'ostium bursae très sclérifié est 6: Le canal copulateur
est court. La bourse copulatrice porte 2 très petits signa épineux. Préparation
Griveaud, n° 260.
Holotype : 1 4. Madagascar-Ouest : préfecture de Tuléar, Zombitsy, 600 m,
XII-1959 (E. Raharizonina).
Atlotype : 1 9. Même localité, même date, même collecteur.
Paralypes : 2 4. Même localité, même date, même collecteur.
Habitat : : Madagascar, endémique.
MapaAGascar-Sup : préfecture de Tuléar, Réserve du Zombitsy, Lambo-
makandro.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 105
19. Thyrosticta rothschildi n. sp., pl. I, fig. 71 (holotype : 1 & et allotype :
19, Muséum, Paris).
Espèce proche des deux précédentes, et surtout de Thyrosticla octopunctata
dont elle se distingue toutefois aisément par la forme des ailes antérieures, bien
moins allongées et de contours plus arrondis, Proportion largeur-longueur 1 à 2
(tandis que celle-ci est de 1 à 2,5 dans les deux espèces précédentes) et sa taille
plus grande.
g. Envergure 11 mm. Longueur des antérieures 5 mm.
Tête brun foncé, marquée de jaune à la base. Front et tour des yeux jaunes.
Palpes jaunes, antennes simples et brunes.
Aïles antérieures brun foncé, avec une étroite macule jaune à la base, le long
du bord costal et 4 taches comme suit : une première tache, la plus importante,
jaune, ovale, près de la base et du bord dorsal ; une deuxième tache, plus claire,
au milieu du bord costal ; une troisième tache également claire, traversée par la
nervure 4, vers le bord externe, et, enfin, une petite tache saupoudrée de jaune le
long du bord costal avant l’apex.
Les ailes inférieures sont jaune sale avec toute la moitié externe saupoudrée
de brun.
Au revers, même dessin, mais saupoudré de jaune sur toute la base des
antérieures.
Armure génitale 8. Petite, ovale en vue ventrale, uneus caréné se terminant
par une seule pointe, valves épaisses. Pénis se rétrécissant vers l’apex, sans
comuti (fig. 237 à 239). Préparation Griveaud, ne 261.
8. Extrêmement proche de celle de T!, octopunctata, dont elle est assez difficile
à distinguer par simple examen externe, Toutefois, la taille est plus grande et les
ailes sont plus larges et moins allongées, mais la disposition des taches alaires et
tous les autres caractères externes restent les mêmes.
Armure génitale 9. Se distingue de celle de T. octopunclala par la présence de
2 signa sclérifiés dans la bourse copulatrice (fig. 240). Préparation Griveaud, n° 423.
Holotype : 1 4. Madagascar-Sud-Ouest : préfecture de Tuléar, Lamboma-
kandro, [11-1961 (P. Griveaud).
Allotype : 1 $. Mème localité, même date, même collecteur.
Paralypes : 10 4 et 10 9. Même localité, même date, même collecteur.
Couples capturés in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapacascar-Esr : préfecture de Fort-Dauphin, Isaka, 225m.
MaDaGascar-OuEsr : préfecture de Tuléar, Lambomakandro ; sous-
préfecture d’Ambato-Boeni, Ankarafantsik:
MADAGASGAR-SAMBIRANO : sous-préfecture d’Ambanja, Manongarivo,
Beraty.
Genre Soganaclia n. gen.
Espèce type du genre : Soganaclia viridisparsa n. sp.
Palpes allongés dépassant le front, projetés en avant. Antennes simples, très
finement ciliées chez le g. Ailes antérieures étroites à contours bien arrondis. Ailes
postérieures des 2/3 de la longueur des antérieures, assez larges. Aux antérieures,
Source : MNHN, Paris
106 P. GRIVEAUD
3 largement avant l'angle de la cellule, 4 et 5 rapprochées de cet angle, mais
séparées par une courte barre verticale. Aux postérieures, 3 avant l’angle de la
cellule, 4 et 5 longuement tigées. Aux antérieures et aux postérieures, 2 se rappro-
«chant de 3 près du bord externe (fig. 254).
Une seule espèce connue :
254
Fig. 254. Nervation de Soganaclia.
Fig. 255 et 256. Armure à de Soganaclia viridisparsa. Fig. 257. Pénis de Soganaclit
à
viridisparsa.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 107
1. Soganaclia viridisparsa n. sp., pl. L, fig. 72 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
Envergure 14 mm. Longueur des antérieures 7 mm.
La tête, le front, le thorax, les pattes et l’abdomen sont noirs, avec un semis
d’écailles bleu-vert irisées et brillantes. Les antennes filiformes sont noires avec
de courts cils clairs. Les ailes antérieures paraissent entièrement noires, mais sous
certains angles révèlent un fin semis d’écailles vert métallique, tirant sur le bleu
le long de la côte.
Les ailes postérieures ont toute leur partie antérieure semi-hyaline, semée
d’écailles brun-noir peu serrées. La partie inférieure des ailes le long du bord anal
comporte un semis d’écailles plus dense, mélangées de vert métallique.
Au revers, les ailes sont brun-noir fumeux, avec un semis d
métallique aux postérieures seulement.
Armure génilale &. Les valves comportent une branche incurvé l’apex.
L'uncus effilé est surmonté par un tegumen ampuliforme (fig. 255 à 257). Prépa-
ration Griveaud, n° 406.
Le pénis, gros et court, porte à l’apex au-dessus un cornutus épineux et en
dessous une toufle de cornuti pileux.
ailles vert
2. Inconnue.
Holotype : 1 &. Madagascar-Est : sous-préfecture d’Andapa, Ambatosoratra,
1 700 m, X1-1960 (P. Soga).
Paratypes : 4 3. Même provenance, même date, même collecteur que
Yholotype.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASCAR-ES sous-préfecture d'Andapa, Ambatosoratra.
Genre Dubianaclia n. gen.
Espèce type du genre : Synlomis butleri Mabille
Palpes recourbés vers le bas, ne dépassant pas le front. Antennes simples
ciliées. Ailes antérieures larges (rapport largeur-longueur de 1/15 à 1/2). Aux anté-
rieures, 3 très près de l’angle de la cellule, 4 et 5 connées de cet angle. Abdomen
entièrement jaune avec une seule large ceinture noire sur l'avant-dernier segment.
Armure génitale 4 avec les valves segmentées en deux parties, la branche apicale
recourbée en forme de chistera (fig. 258).
Nous divisons ce genre en 2 sections :
Ze section (groupe D. bulleri). Nervure 4 des postérieures présente.
CLÉ DES ESPÈCES
1. ‘Tête et antennes entièrement jaune orange 3. D. quinquemacula, p. 112
D Canicnnes brunes 2
2. Apex de l'aile postérieure arrondi. . . . . . . . . . . . . . . . . 3
— Apex de l'aile postérieure en pointe. . . . 4. D. robinsoni, p. 114
Source : MNHN, Paris
108
P. GRIVEAUD
258
4 Q
Fig. 258. Nervation de Dubianaclia.
Nervation des ailes postérieures : a) de Dubianaclia quinguemacula à : b) de Dubianaclia
extensa ©; €) de Dubianaclia extensa g ; d) de Dubianaclia contigua 3: e) de Dubianaclia
robinsoni à ; f) de Dubianaclia amplificata & ; g) de Dubianaclia amplificala 2.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 109
Thorax entièrement noir en dessus. Aïles antérieures très larges (rapport
largeur-longueur 1 à 2,18). Envergure du 4 21 à 26 mm. © 30 à 33 mm .
DUR Da el 1. D. butleri p. 109
— Thorax avec un petit point jaune à la base, ailes antérieures normales
(rapport largeur-longueur 1 à 2). Envergure du 4 18 à 21 mm. 9 24 à 26 mm.
SP dr D 2. D. contigua, p. 111
1. Dubianaclia butleri (Mabille), pl. I, fig. 73 et 74.
Suntomis butleri Mabille, 1882, Le Naturaliste, n° 17, p. 134 (lectotype :
1 9, désigné par Vigrre, 1954 : 387).
Dysauxes dislincta Saalmäüller, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, p. 144 (lectotype :
1 4, Senckerberg Mus., Francfort-sur-le-Main).
Dysauxes expallescens Saalmüller, 1884, loc. cil., 1, p. 145.
Dysauxes extensa Saalmüller, 1884, Loc. cil., 1, p. 145.
Thyrosticla butleri Mabille; Hawpsox, 1898, Cat. Lep. Phal, B. M. 1, p. 130,
fig. 51.
Naclia eleonora Ch. Oberthür, 1923, Et. Lép. comp, 21, p. 136, pl. DLXVI
1566], fig. 4884, 4879 (recte 4878) (lectotype : 1 4, Brit. Mus. N. EL).
Naclia severina Ch. Oberthür, 1923, loc cit, 21, p. 137, pl DLXVI [566],
fig. 4895 (recte 1885) (lectotype : 1 9, Brit. Mus. N. H.).
4. Envergure 26 mm. Longueur des antérieures 13 mm.
Tête brun-noir, front jaune, palpes jaunes avec le dernier segment brunâtre.
Antennes simples, brunes, ciliées.
Thorax brun. Épaulettes et base des ptérygodes jaunes. Pattes brunâtres
avec la face interne des fémurs des antérieures jaune. Abdomen jaune avec une
large ceinture noir sur l’avant-dernier segment. Aïles antérieures très larges
(rapport largeur-longueur 1 à 2,18). Fond brun-noir avec 5 taches jaunes comme
suit : la 1re à la base ; la seconde et la 3e, l’une en dessous de l’autre antémédianes,
susceptibles d’être plus ou moins proches, conjointes où même confondues : la
1e et la 5° également l’une au-dessous de l’autre, sub-terminales. La 4e entre les
nervures 3 et 5 est traversée par la nervure 4.
Ailes postérieures courtes et larges, de fond jaune avec une bordure marginale
brun-noir courte allant du dessous de l’apex à l'angle anal et élargie le long du bord
externe, La nervation des ailes postérieures est caractéristique : les nervures 2,
3, 4 et 5 sont toutes 4 tigées de l'angle de la cellule (fig. 258 c) (pl. I, fig. 73).
Au revers, la base et le bord dorsal des antérieures sont saupoudrés de jaune
orange. Les postérieures sont jaunes avec une faible indication de la marge noire
de l'avers.
Armure génitale $. Forme typique du genre
2 apophyses courtes aiguës et en crochet. L'uneus est pointu et eflé, le saccus
court, les valves en 2 segments, le dernier recourbé et creusé intérieurement en
forme de chistera. Pénis gros, court, recourbé avec un cornuti en croc recourbé
(Ag. 260 à 262). Préparation Griveaud, n° 242.
le tegumen porte latéralement
9. Diffère du g par son envergure plus grande (28 à 30 mm), les taches
jaunes des antérieures plus importantes. Mais la plus grande différence réside
dans Ja forme et le dessin des ailes postérieures qui, chez la 9, sont plus allongées
Source : MNHN, Paris
110 P. GRIVEAUD
et comportent une bande marginale noire remontant jusqu’au début du bord
externe, contournant tout l’apex et revenant sur le bord externe où elle forme
un élargissement avant l'angle anal.
La nervation des postérieures diffère un peu de celle du 4, 2 part de l'angle de
la cellule, 3, 4 et 5 sont tigées de cet angle (fig. 258 b), Les taches 2 et 3 des ailes
antérieures, comme chez le 4, peuvent être séparé très rapprochées,
ou conjointes, où même confondues en une seule (pl. I,
Fig.
9. Armure © de Dubianaclia extensa, Fig. 260 et 261. Armure g de Dubianaclia
extensa, Fig. 2
. Pénis de Dubianaclia extensa.
Armure géniale 9. L'ostium bursae, très sclérifié, est cylindrique et large, court,
sclérifié et présentant plusieurs courbes peu prononcées, la bourse copulatrice
comporte 2 très petits signa (fig. 259).
Gouple capturé in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascan-Esr : sous-préfecture de Maroantsetra, Ambodivoangy, Fam-
panambo ; sous-préfecture de Sambava, Marojejy.
Mapagascan-Sup : (?) Lamberton (sans doute Midongy du Sud, région Est).
MADAGASCAR-SAMBIRANO : préfecture de Nosy-Bé.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE ai
9, Dubianaclia contigua (Saalmüller), pl. I, fig. 75.
Dysauxes contigua Saalmüller, 1884, Lep. v. Madag., 1, p. 143, pl. 6, fig. 93
Gectotype : 1 $, Senckenberg Mus. Francfort-sur-le-Main).
Thyrosticta contigua Saalmüller ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M. 1
p. 129.
3. Envergure 21 mm. Longueur des antérieures 10 mm.
‘Tête brun-noir avec deux petits points latéraux jaunes à la base. Front
jaune. Palpes jaunes avec le dernier article noir. Antennes simples, brun-noir.
Thorax brun-noir avec un petit point jaune près de la base. Épaulettes jaunes
godes jaunes à la base, bruns à leur apex. Pattes jaune sale. Abdomen ent
rement jaune avec une large ceinture noire sur l’avant-dernier segment. Ailes
antérieures larges (rapport largeur-longueur 1 à 2). Fond brun-noir avec 4 taches
jaunes. La 1re sensiblement triangulaire avec son sommet à la base de l'aile. La
seconde, médiane, traversant l'aile du milieu du bord corstal au 2° tiers du bord
dorsal, La 3e et la de superposées avant l’apex.
Aïles postérieures jaunes avec une bande marginale brun-noir estompée
au-dessus de l’apex, allant jusqu'à l'angle anal avant lequel elle présente un élar-
gisement. La nervation des postérieures avec 4 présente est : 2 avant l'angle de la
lig. 263 et 2
nuclia contigua.
nure © de Dubianaclia contigua. Fig. 265 et 266:
Pénis de Dubianaclia contiqua.
rmure $ de Dubia-
ellule, 3 de cet angle, 4 et 5 tigées de cet angle également (fig. 258 d). Au revers,
É base des antérieures, vers le bord dorsal, est largement jaunâtre. Les posté-
rieures, entièrement jaunes, ne laissant apercevoir la marge brun noir de l’avers
que par transparence.
Armure génitale $. Conforme à celle du génotype. Les apophyses du tegumen
sont très effilées et de longueur moyenne, Le 2e segment des valves est fortement
Source : MNHN, Paris
112 P. GRIVEAUD
courbé près de sa base, l’uncus élargi à sa base en vue ventrale, le saceus un peu
plus allongé que chez la précédente espèce. Pénis court avec un fort cornuti en
crochet (fig. 264 à 267. Préparation Griveaud, ne 249 (le pénis de la préparation
est fortement évaginé).
Néallotype : 1 $. Madagascar-Sambirano : préfecture de Nosy
Lokobe, 11960 (4. Robinson) (Muséum, Paris).
Be, forêt de
8. Ne difère du g que par son envergure plus grande (25 mm) et la marge
brun-noir des postérieures, nette et non estompée au-dessus de l’apex, se retrou-
vant répétée au revers des ailes. Nervation des postérieures comme chez le mâle,
Armure génitale ®. Le canal copulateur fortement sclérifié et très long et replié
en $ en vue de profil. La bourse copulatrice comporte un signum très faible, allongé,
rectangulaire (fig. 263 et 264).
Couple capturé in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
MADAGASGAR-SAMBIRANO : préfecture de Nosy-Be, forêt de Lokobe ; sous-
préfecture d'Ambanja, massif du Manongarivo.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, massif du Marojejy, 600 m.
268. Armure © de Dubianaclia quinquemacula. Fig. 269 et 270. Armure $ de Dubia-
naclia quinquemacula, Fig. 271. Pénis de Dubianaclia quinquemacula.
3. Dubianaclia quinquemacula (Mabille), pl. 1, fig. 76 et 77.
guinquemacula Mabille, 1882, Le Naturaliste n° 17, p. 134 (Lecto-
. Mus., N. H)).
Dysauxes quinquemacula Mabille ; HampsoN, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M, 1,
p. 135.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 113
Naclia Cambouei Ch. Oberthür, 1893, EL En, 18, p. 6, pl L fig. 17 (d et
non 9), fig. 18 (4) (holotype : 1 &, Brit. Mus., D
Dysauxes ? cambouei
Naclia Perroti Ch. Oberthür, 1893, loc.
non $) (holotype : 1 9, Brit. Mus., N. H.).
Les ailes postérieures de cette espèce présentent un très fort dimorphisme
sexuel, et si nous n’avions eu la chance d'obtenir un couple in copula capturé par
M. Vanon à Maroantsetra nous aurions été tenté, comme Ch. OBERTHUR, de
faire du mâle et de la femelle deux espèces différentes.
4. Envergure 24 mm. Longueur des antérieures 12 mm.
Tête, front, palpes et antennes, entièrement jaune orange. Thorax brun-noir
avec les épaulettes, le collier et la base des pterygodes jaune orange. Touffe de
l'apex des ptérygodes brun-noir. Une petite tache jaune à la base du thorax.
Pattes jaunes orange. Abdomen jaune orange avec une ceinture noire à l’avant-
dernier segment.
Ailes antérieures très larges, brun-noir avec les 5 taches classiques du genre
disposées comme chez D. bulleri.
Les ailes postérieures sont curieusement repliées deux fois sur elles-mêmes,
ce qui leur affecte une forme très spéciale en demi-lune.
A l'avers, les ailes postérieures, étant dans leur position normale replice,
paraissent presque entièrement brun-noir avec une tache allongée, étroite jaune
orange le long du bord dorsal et une très fine marge externe jaune orange (pl. I,
fig. 76).
Au revers, les postérieures semblent jaune orange sombre avec une macule
brun-noir près de l’apex.
La nervation des postérieures du g affecte un dessin très spécial (fig. 258 a)
1,2 et 3 avant l'angle de la cellule, 4 de cet angle et 5 parallèle à 4. (Il est très diffi-
cile d’étaler les ailes postérieures du 4 de cette espèce sans les détériorer, la posi-
tion étalée étant contre nature.)
Armure génilale 8. Conforme à celle du génotype. Les apophyses du tegumen
sont très développées. Le 2e segment des valves plus eflé et moins recourbé que
dans les autres espèces. Le pénis aminei vers l'apex porte un cornuti faiblement
courbé (fig. 269 à 271).
9. Diffère du g par son envergure plus grande (28 mm). Les taches jaunes des
antérieures sont plus grandes.
Mais la différence essentielle de dans les postérieures, non repliées, nor.
malement étalées, à fond jaune orange avec une bordure marginale noire se recour-
bant après l'angle anal en une bande traversant l'aile au centre pour remonter
jusqu’au bord externe.
Au revers, les antérieures reproduisent l’avers. Les postérieures représentent
une interruption de la bande médiane brun-noû transversale au centre de la partie
discale (pl. I, fig. 77).
La nervation des postérieures diffère de celle du , 1 2 et 3 avant l'angle de la
cellule, 4 et 5 connées de cet angle.
Armure génilale 9. L'oslium bursae forme un petit godet. Le canal copulateur,
large dans la ire partie, est grêle dans la seconde, la bourse copulatrice, ridée,
comporte dans un repli à l'arrière du canal copulateur, une forte pièce sclérifiée
épineuse (fig. 268).
Couple capturé in copula.
Source : MNHN, Paris
114 P. GRIVEAUD
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : préfecture de Tamatave, forêt d’Alahakato ; sous-pré-
fecture de Sainte-Marie, forêt de Kalalao ; sous-préfecture de Maroantsetra,
Ambodivoangy.
272 et 273. Armure £ de Dubianaclia robinsoni. Fig. 274. Pénis de Dubianaclia robin-
soni. Fig. 275. Armure © de Dubianaclia robinsoni.
!. Dubianaclia robinsoni n. sp., pl. I, fig. 78 et 79 (holotype : 1 g et allotype:
1 9, Muséum, Paris).
4. Envergure 22 mm. Longueur des antérieures 11 mm.
Tête brun-noir en dessus, front jaune. Palpes jaunes. Antennes simples
brunes, plus claires à l’apex.
Thorax brun-noir avec les épaulettes et la base des ptérygodes jaunes. Pattes
jaunes. Abdomen jaune avec la classique ceinture noire du genre, à l’avant-dernier
segment.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 115
Ailes antérieures de fond brun-noir avec les 5 taches jaunes également clas-
siques, disposées comme chez D. butleri et D. quinquemacula. Toutefois, la tache
du milieu du bord dorsal est plus importante et comporte un prolongement effilé
en direction de la base, le long du bord dorsal.
Ailes postérieures, de forme très particulière, assez étroites et se rétrécissant
en angle aigu à l’apex. Bordure marginale brun-noir le long du bord dorsal avec un
faible élargissement avant l’angle anal. La nervation des postérieures est éga-
lement spéciale à l'espèce : 1 et 2 avant l'angle de la cellule, 3 peu après cet angle,
4 et 5 tigées de l’angle (fig. 258 e) (pl. L fig. 78).
Au revers, les ailes antérieures diffèrent de l’avers par la base et le bord
dorsal des antérieures barré de jaune et, aux postérieures, la marge brun-noir est
réduite à une macule à l’angle anal.
Armure génitale g. Diffère sensiblement de celles des précédentes espèces, le
tegumen ne comportant pas d’apophyses épineuses, l’uncus est fin, recourbé et
arrondi. Mais les valves conservent la forme typique du genre, divisées en 2 articles
avec la partie apicale recourbée et creusée. Pénis droit avec un cornuti élargi
(fig. 272 à 274). Préparation Griveaud, n° 251.
9. Extrêmement proche de la © de D. contigua Saalm. dont elle est, même sur
certains exemplaire, difficile à différencier sans avoir recours à une dissection
(pl. L, fig. 79).
Nous avons eu la chance d’obtenir deux 9 indiscutables prises in copula.
Les seules différences que l’on peut relever entre les 9 de D. contigua et
D. robinsoni sont que chez contigua l’apex des ailes postérieures est plus arrondi
que chez D. robinsoni et d'autre part, nous ne connaissons pas un seul exemplaire
où la tache médiane des antérieures ne soit pas unique, alors que chez D. robinsoni
on trouve généralement 2 taches séparées, bien que nous ayons un exemplaire
dans lequel ces taches sont presque accolées, un autre où elles sont très rapprochées
sur l'aile gauche, et enfin un troisième où la tache est absolument identique à
celle de D. contigua.
Une autre différence notable réside dans les palpes qui, chez D. robinsoni,
sont jaunes, à peine marqués de brun à l’apex, tandis que le segment terminal
chez D. contigua est d’un beau noir.
Armure génilale 9. Difière de celle de D. conligua par l’ostium bursae, bien
plus court, moins enroulé, et la présence d’une plaque signa assez forte et épineuse
dans la bourse (fig. 275). Préparation Griveaud, n° 412.
Holotype : 1 4. Madagascar-Sambirano, Nosy-Be, forèt de Lokobe, 11960
(A. Robinson).
Allotype : 1 9. Madagascar-Sambirano, Ambanja, Massif du Manongarivo,
600 m, XI1-1960 (A. Robinson).
Paratypes : 1 g. Même provenance que l’holotype, même date, même col-
lecteur, 2 4. Même provenance que l’allotype, même date, même collecteur.
3 © même provenance que l’allotype, même date (P. Griveaud).
Couple capturé in copula.
Habitat : Madagascar, endémique.
MapaGascar-SamBrraNo : sous-préfecture de Nosy-Be ; sous-préfecture
d'Ambanja, Massif du Manongarivo.
Source : MNHN, Paris
116 P. GRIVEAUD
2e section (groupe D. amplificata Saalmülier). Nervure 4 des postérieures absente.
Une seule espèce :
5. Dubianaclia amplificata (Saalmiüller) pl. I, fig. 80 et 81.
clia amplificata Saalmüller, 1880, Ber. über Senckenb. Nalurf. Ges.,
VI1879 — VI-1880, p. 261 (holotype : 1 4, Senckenberg Mus., Francfort-sur_
le-Main).
Dysauxes amplificata Saalmäüller ; SaALMÜLLER, 1884, Lep. v. Madag,, 1
p. 146, pl. VI, fig. 95.
Sticlonaclia amplificata Saalmüller ; Hampsow, 1898, Cat. Lep. Phal. B. M,
1, p. 126, fig. 47.
8. Envergure 23 mm. Longueur des antérieures 11 mm.
Tête brun-noir. Front avec une tache jaune. Palpes jaunes avec le dernier
article brun. Antennes brunes, simples, ciliées.
Fig. 27
amplificala. E
Armure & de Dubianaclia amplificata. Fig. 277 et 278. Armure g de Dubianaclia
ig. 270. Pénis de Dubianaclia amplificata.
Thorax et ptérygodes brun-noir. Épaulettes et base des ptérygodes jaune
Pattes antérieures et médianes brunes, postérieures jaune sale. Abdomen enti
rement jaune avec une large ceinture noire sur l'avant-dernier segment.
Les ailes antérieures sont très larges (proportion largeur-longueur 1-1,5).
Le bord externe est fortement convexe, l'angle dorsal mal marqué arrondi. Fond
des antérieures brun-noir, avec 5 taches jaunes disposées exactement comme dans
l'espèce précédente,
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈ
S AMATIDAE 117
Les ailes postérieures ont une forme très particulière. Elles sont larges et
courtes et l'angle anal est bien marqué formant une petite pointe. La teinte géné-
rale est jaune avec une très petite macule brune à l'angle anal,
La nervation des postérieures est très spéciale : 4 absente, 2 avant l'angle de
3 et 5 longuement tigées de l'angle de la cellule (fig. 258 f). Au revers,
sin qu'à l’avers, mais plus diffus et saupoudré de jaune à la base des
antérieures. Aux postérieures, la macule brune de l'angle anal est à peine discer-
nable (pl. L, fig. 80).
Armure génitale 8. Conforme à celle du génotype, les apophyses latérales du
egumen sont droite et courtes, le 2° segment des valves en forme de chistera est
fortement ineurvé. Pénis avec un cornuti formant un crochet court (fig. 277
à 279).
9. Diffère du g par son envergure plus grande (25 mm).
Les ailes antérieures sont moins larges, moins arrondies (rapport largeur-
longueur 1 à 1,85).
Variantes
Fig. 280. Nervation de Tsir
La grosse différence réside dans les ailes postérieures qui sont en ovale plus
allongé et comportent une large bordure noire partant du dessous de l’apex jusqu’à
l'angle anal en s’élargissant avant ce dernier (pl. I, fig. 81).
La nervation des postérieures est différente, 4 et 5 étant moins longuement
tigées que chez le 9 (fig. 258 9).
Armure génilale Q. L'ostium bursae est largement évasé en forme de coupe. Le
canal copulateur, très long est sclérifié à sa base, suivi d’un renflement portant
un petit signum arrondi, puis prolongé par un goulet étroit et long. La bourse
copulatrice porte 2 très petits signa (fig. 276). Préparation Griveaud, n° 253.
Source : MNHN, Paris
118 P. GRIVEAUD
Néallotype: 1 $. Madagascar-Sambirano, sous-préfecture de Nosy-Be, forêt
de Lokobe, 1-1960 (A. Robinson).
Couple capturé in copula.
Habital: Madagascar.
MADAGASCAR-SAMBIRANO : sous-préfecture de Nosy-Be, forêt de Lokobé,
Genre Tsirananaclia n. gen.
Espèce type du genre : Tsirananaclia tripunctala n. sp.
Palpes projetés en avant et dépassant le front. Antennes simples cilices. Ailes
antérieures étroites. Aux antérieures, 3 largement avant l'angle de la cellule,
281 et 282. Armure g de Tsirananaclia milloti. Fig,
mülloli. Fig. 284. Pénis de Tsirananaclia tripunetata. Fig. 285 et ©
fripunetata. Fig. 287 et 288. Armure & de Tsirananaclia sucini. F
sucini
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 119
4et =
5 tig
connées ou très proches de cet angle, Aux postérieures, 1 à 5 présentes, 4 et.
s de l'angle de la cellule, 7 courte, tigée sur 6 (fig. 280).
Ce genre est dédié à son Excellence M. Je Président TstrANANA, premier
Président de la République Malgache.
CLÉ DES ESPÈ
1. Ailes antérieures noires avec 3 taches jaunes. 1. T. tripunctata, p. 119
— Ailes antérieures ocre jaune avec les nervures soulignées de brun. . . . 2
Ailes postérieures jaunes avec les nervures soulignées de brun. . . . . .
. . 02 0T. milloti, p. 119
rieures jaunes, nervures non soulignées. 3. T. sucini, p. 120
— Ailes posté
1. Tsirananaclia tripunctata n. sp., pl. I, fig. 82 (holotype : 1 4, Muséum.
Paris).
3. Envergure 17 mm. Longueur des antérieures 8,5 mm.
Tête, front, palpes antennes filiformes ciliées et thorax noirs. Pattes brunes.
Abdomen brun-noir avec 2 macules latérales jaune orange près de la base.
Aïles antérieures étroites, allongées, de fond brun-noir avec trois taches
jaunes, la première trapézoïdale, dans la cellule, contre les disco-cellulaires, la
seconde en 8, traversée par la nervure 3, près du bord externe et à son milieu, la
troisième plus petite, avant l’apex, le long du bord costal et au-dessus de la
deuxième tache en 8.
Ailes postérieures de fond jaune orange avec une bordure noire
long des bords externe et anal.
Revers des ailes comme l’avers, mais plus estompé.
Armure génitale $. Uneus en bec allongé, valves courtes se rétrécissant vers
l'apex, saccus prononcé (fig. 285 et 286).
Pénis gros et court, en S allongé avec un cornutus en dent recourbée (fig. 284).
Préparation Griveaud, n° 418.
régulière le
9. Inconnue.
Holotype : 1 4. Madagascar-Centre : sous-préfecture d'Ambohimahasoa,
forêt de Tsarañdy, 1 450 m, 11961 (P. Griveaud).
Paralypes : 4 4. Même provenance, même date, même collecteur.
Habitat: Madagascar, endémique.
Mapacascar-CENTRE : sous-préfecture d'Ambohimahasoa, Tsarafdy.
2. Tsirananaclia milloti n. sp., pl. I, fig. 83 (holotype : 1 3, Muséum, Pari
. Envergure 15 mm. Longueur des antérieures 7,5 mm.
‘Tête et front ocre jaune, palpes concolores, antennes brunes ciliées. Thorax
et ptérygodes fauves, pattes ocre clair. Abdomen ocre jaune marqué de gris-brun
en dessus. Ailes antérieures et postérieures de même tonalité ocre jaune avec
9
Source : MNHN, Paris
120 P. GRIVEAUD
toutes les nervures et la côte des antérieures soulignées de brun, formant une
tache transversale élargie à hauteur des disco-cellulaires des antérieures.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale g. Le saccus se réduit à une bande étroite, l’ensemble de
l'armure, à l'exclusion des valves, affectant un aspect piriforme, en vue ventrale.
Les valves sont larges à la base, effilées et recourbées intérieurement vers l’apex.
La partie postérireure de l’uncus est recouverte par un capuchon élargi. Le pénis,
fort et assez court, porte une robuste touffe de cornuti épineux à l'apex (fig. 281
à 283). Préparation Griveaud, n° 417.
2. Inconnue.
Holotype : 1 g. Madagascar-Centre : sous-préfecture d’Ambohimahasoa,
forèt de Tsarañdy, 1 350 m, 1-1961 (P. Griveaud).
Paratype : 1 4. Madagascar-Centre : sous-préfecture de Manjakandriana,
Angavokely, 1 400 m, IV-1961 (P. Griveaud).
Habitat : Madagascar, endémique.
sous-préfecture d’Ambohimahasoa, Tsarafidy ;
MADAGASCAR-C
Manjakandriana, Angavokely.
3. Tsirananaclia sucini n. sp., pl. I, fig. 84 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
L'holotype seul de cette nouvelle espèce, détérioré au cours des manipulations,
est connu. Espèce proche de la précédente.
43. Envergure 14 mm. Longueur des antérieures 7 mm.
Difrère de l'espèce précédente par les ailes postérieures, plus claires que les
antérieures et qui sont entièrement jaune sale, avec une bordure brun clair, les
nervures n'étant pas soulignées de brun foncé comme aux antérieures.
De plus, la base des antennes, en dessus, est jaune.
Armure génitale $. Très différente de celle de la précédente espèce. Les valves
sont courtes et arrondies, l’uncus forme un double crochet en vue latérale, le
saceus est allongé (fig. 287 et 288). Le pénis ne comporte pas de cornuti épineux
(fig. 289). Préparation Griveaud, n° 434.
9. Inconnue.
assif du Maro-
Holoiype : 1 3. Madagascar-Est : sous-préfecture de Sambava
jejy, Beondroka, 1 200 m, XII-1960 (P. Soga).
Habitat : Madagascar, endémique.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Sambava, Massif du Marojejy.
Genre Euchromia Hübner
Espèce type du genre : Sphinx sperchia Cramer
Palpes relevés vers le haut, visibles du dessus. Antennes bipectinées, dilatées
dans leur partie médiane. Chez le 4 les valves recouvrent ventralement le segment
de la base. Ailes antérieures avec 3 avant l’angle de la cellule, 4 et 5 connées de cet
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 121
angle. Ailes postérieures avec 1 a et 1 b présentes, 2 et 3 absentes, 4 et 5 tigées de
l'angle inférieur de la cellule, 6 et 7 connées de l'angle supérieur, Armure génitale
mâle avec le tegumen très élargi et enserrant l’uncus qui est très court. Valves
larges, intérieurement creusées en cuiller, Pénis droit, moyen, avec un fort cornuti
à l'apex (fig. 200).
Fig. 290. Nervation d’Euchromia
CLÉ DES ESPÈCES
— Abdomen avec des ceintures bleu-vert métallique, soulignées de noir et une
ceinture orange au centre. . . . . . . . . . 1. E. folletü, p. 122
— Abdomen avec des ceintures bleu sombre et une ceinture rouge grenat au
centre . . . . . . . . . . . . . 2, E. madagascariensis, p. 124
Source : MNHN, Paris
122 P. GRIVEAUD
1. Euchromia folletii (Guérin-Méneville), pl. L, fig. 85.
Glaucopis foletit (Feistuamez ms) Guérin-Méneville [1829-1832], Icon.
Règne anim. G. Cuvier, pl. 84 bis, fig. 10 (types d et 9, Brit. Mus., N. H.)
Glaucopis folletit (FrisrHAmeL ms) Gray, 1832, in Grirrrrn, Anim, Kingd,
Baron Cuvier, 15, p. 787, pl. 120, fig. 10.
Glaucopis formosa Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus., 2, p.230 ; Faune
ent. Madag. Bourbon et Maurice, Lépid., p. 82, pl. 11, fig. 3 (mêmes types
que jolletii).
Glaucopis formosa Boisduval ; G
mal. G. Guvier, p. 501.
Euchromia formosa Guérin-Méneville ; HampsoN, 1898, Cat. Lep. Phal.
B. M. 1, p. 29
ÉRIN-MÉNEVILLE, 1844, Icon. Règne ani-
4. Envergure 50 à 55 mm. Longueur des antérieures 23 à 26 mm.
Dessus de la tête bleu-vert métallique. Base des antérieures noire. Haut du
front bleu-vert métallique, devant en bas, blanc pur. Palpes noirs. Antennes
bipectinées noires sur les 3/4 après la base, blanches avant l’apex qui est noir.
Collier bleu-vert métallique, avec une raie noire au milieu.
JÉpaulettes et ptérygodes rouge-orangé avec la touffe terminale des ptéry-
godes noir bleuté.
Thorax noir, semé d’écailles bleu métallique. Pattes noires avec la face interne
des tibias et des fémurs des postérieures, blanc pur. Abdomen en dessus, 1er seg-
ment orange, 2e et 3e segment bleu-noir à leur base, vert-bleu métallique dans la
seconde moitié, de segment orange, derniers segments bleu-vert métallique.
En dessous, base de l’abdomen noire, semée d’écailles bleu-vert métallique,
4e segment blanc pur, derniers segments comme en dessus.
Ailes antérieures étroites, très allongées (rapport largeur-longueur 1 à 3,28).
Fond des ailes noir velouté sur lequel se détachent deux grandes taches
jaune paille traversées par les nervures soulignées d'écailles noires. Première tache
en triangle allongé près de la base, deuxième tache, après les disco-cellulaires,
allant du bord costal vers le 127 tiers du bord externe. Les disco-cellulaires sont
soulignées d’une macule d’écailles bleu métallique sombre.
Ailes postérieures de fond noir à reflets bleu métallique sombre avec 2 grandes
taches jaune paille, traversées, comme aux antérieures, par les nervures soulignées
d'écailles noires. Une première tache près de la base, la seconde au milieu
de aile.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génitale g. Tegumen élargi vers le haut, enserrant l’uncus qui est
court ; valves larges, très développées, creusées entièrement en cuiller ; saceus
long et efilé ; pénis droit, long avec un cornuti recourbé à l’apex (fig. 291 à 293).
9. Envergure et dessins alaires comme chez le 4. Les différences résident :
à l’avers, dans la coloration des derniers segments abdominaux soulignés
dans leur partie antérieure par une large ceinture bleu-noir ;
_— au revers, les pattes, au lieu d’être maculées de blanc aux tibias et aux
fémurs, sont ornées de bleu-vert métallique. Le 4° segment abdominal, entièrement
blanc chez le à, est noir sur les 2/3 antérieurs et blanc sur le 1/3 postérieur chez
la Q. Le dernier tergite recouvre l’armure génitale dont les valves sont appa-
rentes chez le d:
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPT S AMATIDAE 123
Armure & d'Euchromia follelii.
ure g d'Euchromia madagasea-
. 298, Armure © d’Euchromia
Pénis d’Euchromia madagascariensi
madagascarie
Source : MNHN, Paris
124 P. GRIVEAUD
Armure géniale $. Très fortement sclérifiée et compliquée. Sa description
serait fastidieuse, nous renvoyons à la fig. 294.
Habitat : Madagascar, îles Comores ; Afrique : Natal, Le Cap.
Mapagascar-Esr : sous-préfecture de Brickaville ; Sahamamy : Rogez ;
district de Brickaville ; Ambila ;: Tampolo ; sous-préfecture de Mahanoro ; sous-
préfecture de Maroantsetra ; Manambato ; sous-préfecture de Sainte-Marie ;
environs de Tamatave (SAALMÜLLER, 1884 : 147).
Mapacascar-Ouesr : sous-préfecture de Soalala ; Namoroka : Mitsinjo ;
sous-préfecture de Maintirano.
2. Euchromia madagascariensis (Boisduval), pl. I, fig. 86.
Glaucopis madagascariensis Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus., 2, p. 131,
Faune Ent. Madag. Bourbon et Maurice, Lepid., p. 83, pl. II, fig. 4 (types d et ©,
Brit. Mus. N. H)).
Euchromia madagascariensis Boisduval ; Hampson, 1898, Cat. Lep. Phal.
B. M. 1, p. 294.
Espèce proche de la précédente, dont elle se distingue par les caractères
suivants :
4. Envergure 45 à 50 mm. Longueur des antérieures 21 à 23 mm.
Dessus de la tête brun foncé. Front blanc. Collier rouge-orangé. Épaulettes
avec un point blanc. Premier segment abdominal orangé, en dessus blanc ou
orangé clair, 2° et 3° segment bleu métallique sombre, de segment rouge grenat,
derniers segments bleu métallique foncé.
Au revers de l'abdomen, base du 3° segment et 4e segment blancs, derniers
segments comme à l’avers.
La teinte de fond des ailes antérieures et postérieures est noire, à reflets bleu
foncé. Les taches alaires, plus réduites que chez E. follelii, mais de même dispo-
sition, sont jaune d’or. Ces taches près de la base sont ombrées de rouge.
Armure génitale 8. Bien plus petite que celle de E. folletii, moins allongée, les
valves plus courtes, moins larges, avec l’apex en pointe en vue profil. Pénis plus
court avec, à l’apex, un cornutus divisé en creux de gouge (fig. 295 à 297).
3. Diffère du 4, comme chez la précédente espèce, uniquement par la colo-
ration des pattes, maculées de bleu métallique au lieu de blanc pur chez le 4.
Le 3° segment abdominal, en dessous, ne comporte pas de blanc et cette couleur,
sur le 4° segment, n'existe qu’au tiers postérieur.
Certains exemplaires aberrants présentent une réduction sensible des taches
alaires jaunes, dont la coloration passe au blanc sale.
Armure génitale 9. Du même type que celle de la précédente espèce, fortement
sclérifiée et compliquée (fig. 298).
Habitat : Madagascar ; îles Comores.
MapaGascar-Esr : sous-préfecture de Maroantsetra ; préfecture de Tama-
. {ave ; région d’Anivorano ; Rogez.
MADAGAsCAR SAMBIRANO : sous-préfecture d'Ambilobe.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 12
Fig. 299, Nervation de Fletcherinia.
Fig. 300 et 301. Armure g de Fletcherinia decaryi. Fig. 302. Pénis de Fletcherinia decaryi.
Source : MNHN, Paris
126 P. GRIVEAUD
Genre Fletcherinia n. gen.
pèce type du genre : Fletcherinia decaryi n. sp.
Palpes projetés en avant, dépassant le front, Antennes simples, épaisses et
fortement ciliées. Ailes antérieures avec 3 largement avant l’angle de la cellule,
Fig 303 et 304
8. 306. Armure 9
Fig. 309. Pénis de
e S de Thyrosticla minula. Fig. 305. Pénis d
iyrosticla minuta. Fig. 307 et 308. Armure $ de
‘hyroslicla ratovosont.
hyrostiela minuta.
yrosticta ratovosoni.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 127
4 et 5 connées de cet angle. Ailes postérieures avec 2 et 4 absentes, 7 très courte,
tigée sur 6 (fig. 299). Armure génitale & ovale, peu sclérifiée ; valves en cuiller,
Pénis gros et court, sans cornuti.
Une seule esp
1. Fletcherinia decaryi n. sp., pl. I, fig. 87 (holotype : 1 4, Muséum, Paris).
est
L'aspect général de cette espè
les autres Amatides malgaches.
Le corps est grêle et paraît très petit par rapport à la dimension des ailes.
4. Envergure 26 mm. Longueur des antérieures 15 mm.
‘Tête, front, palpes, antennes ciliées, entièrement bruns. Thorax, ptéryel
et pattes, également entièrement bruns, de même que l’abdomen. Ailes anté-
rieures très larges (rapport largeur-longueur 1 à 2,25). Bord externe très fortement
convexe sans solution de continuité avec le bord dorsal. Les ailes sont entièrement
d'un brun fumeux, faiblement recouvertes d’écailles laissant voir la nervation
par transparence et sans taches où dessins.
Ailes postérieures à bord externe également très convexe, de même teinte
que les antérieures avec la nervation apparente.
On distingue cependant aux postérieures une très faible et petite tache claire
ronde au centre de l'aile, formée par une raréfaction des écailles et située entre les
nervures 3 et 5.
Revers des ailes comme l’avers.
Armure génilale 4. Très simple, valves larges, intérieurement creusées en
cuiller, Uneus écrasé à son apex. Saceus très court. Pénis gros et court, boursouflé
à la base, sans cornuti (fig. 300 à 302).
spécial et la situe très à part de toutes
godes
2. Inconnue.
Holotype : 1 4. MapaGascar-CENTRE : région de l'Ankaizina, IV-1023
(R. Decary) (Muséum, Paris).
Paratype : 1 8. MaDaGAs
NTRE : Tananarive (?) (Brit. Mus., N. H.).
BIOGÉOGRAPHIE
Le pourcentage impressionnant d’endémisme générique et spécifique de la
famille à Madagascar ressort de la révision qui précède,
Rappelons que, sur seize genres malgaches connus, quinze sont propres à la
Grande Ile, un seul, Euchromia Hübner, étant représenté à la fois en Australie,
en Indonésie, aux Indes, en Afrique et à Madagascar.
A l'échelon spécifique, le pourcentage d’endémisme est encore plus prononcé,
puisque, sur 81 espèces, une seule, Euchromia folletit Guérin, est commune à la
fois à l'Afrique et à Madagascar.
Il est remarquable de constater que, pour tous les insectes malgaches de la
famille, de petite taille et sans grande puissance de vol, seule l'espèce de plus
grande envergure, la plus forte et la plus résistante, Euchromia folletit Guérin,
se retrouve à la fois en Afrique et à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
128 P. GRIVEAUD
Si la quasi-totalité des genres d'Amatides malgaches est endémique, les
ailinités de ces genres avec ceux de la région éthiopienne sont évidentes, les seules
études de KrnrAKorr sur les organes tympaniques, citées au début de ce travail
(Généralités, p. 5, Thyretidae), nous le prouvent suffisamment.
Le cas isolé du genre Euchromia Hübner, représenté par de nombreuses
espèces dans la région orientale (Australie, Indonésie, Indes), ne peut en rien
infirmer l’origine essentiellement africaine de la faune d'Amatides malgaches, car
il est très concevable que ce genre aux espèces particulièrement robustes ne soit
parvenu à Madagascar qu'après avoir transité par l'Afrique en ayant suivi d’abord
d’Est en Ouest la ligne d’alizés Indonésie, Indes, Arabie, puis, ayant atteint
l'Afrique, ait pu passer du Nord-Ouest au Sud-Est, en direction de Madagascar,
à une époque où les « ponts » insulaires existaient encore (J. MizLor, La jaune
malgache el le mythe gondwanien, Mémoires LR.S.M., série À, L. VII, 1952), ainsi
que semble bien le confirmer la présence en Afrique d’Euchromia lelhe Fabr., très
proche de E. folletii.
Nous y reviendrons
\ la fin de ce chapitre.
Les 16 genres connus dans la Grande Ile et figurant dans la présente r
comprennent actuellement :
5 genres à 1 espèce : Tsarafidynia n. gen, Toulgoëlinaclia
n. gen., Vadonaclia n. gen., Soganaclia
n. gen, Flelcherinia n. gen. . . . . . — 5 espèces
2 — à 2 — : Vitronaclian. gen., Euchromia Hübner. = 4 —
TO — ©: Micronaclia Hampson, Tenuinaclia n.
gen, Tsirananaclia n. gen... . .. = 9 —
2 — à 5 — : Trionaclia Hampson, Dubianaclia n.
Ben MR 2 ere Van lEl D
CARE rélanonacliamagens. ie. A be
SictonacliasEtampson Lil. = Se
HET: 3 : Thyrosticla Hampson . . . . . . . . — 19 —
DO 20 — : HMaculonaclia n. gen... . . . . . = 2pù ©
16 genres 81 espèc
Le tableau suivant donne la répartition des genres el des espèces.
Est Centre Sambirano Sud Nord Ouest
(GÉnTE Dre ent LR nl O 6 2 5 4
Genres limités à une seule région. 2 1
Espèces présentes . . . . . . . . 56 93 13 3 7 9
Espèces limitées à une seule région, 35 10 2 2 1 1
Pourcentage d'espèces limitées à une
Seule région. + 4 0. 43 9% 12 % 24.991 0, 12,9% 12%
Les chiffres de ce tableau font ressortil
a) L'extrême richesse de l'Est, suivi du Centre, et la chute brutale du pourcentage
spécifique dans les autres régions.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 129
b) La dispersion des genres, trois genres seulement se trouvant localisés dans une
seule région.
Un second tableau nous indiquera l'aire de dispersion des genres et des
espèces.
Nombre Nombre d'espèces représentées par région
GENRE d'espèces L. CEN- SAMBr-
‘éonnue M EST ANS SUDINORDIQUEST
Vilronaclia n. gen.
Stictonaclia Hampson. . 8 12 3
Maculonaclia n. gen. . 20 17 5 3
Tsarafidynia n. gen. 1 1 1
Toulgoëlinaclia n. gen. 1 1 1
Micronaclia Hampson. 3 1 2
Tenuinaclia n. gen. 3 1 2 1
Melanonaclia n. gen. 6 5 1 il 1
Trilonaclia Hampson . 5 5 2
Vadonaclia n. gen... . . . . 1 1 1
Thyrosticla Hampson. . . .. 19 12 7 ge il 1 6
Soganaclia n. gen. . . . . . . 1 1
Dubianaclia n. gen. . . : . . 5 3 3
rananaclia n. gen. . . . . 3 1 2
Euchromia Hübner. 2 D) 1 1
Fletcherinia n. gen. . . . . . 1 1
81 SOS MONS NS ñ 9
Le tableau qui précède permet déjà de noter :
1 genre représenté dans chacune des 6 régions : Thyrosticla Hampson.
2 genres représentés dans 4 régions : Sticlonaclia Hampson, Melanonaclia n. gen.
re et try
Maculonaclia n. gen., Tenuinaclia n. gen.,
Buchromia Hübner.
re _ = 2 : Tsarafidynia n. gen., Toulgoëlinaclia n. gen.,
Micronaclia Hampson, Tritonaclia Hamp-
son, Vadonaclia n. gen., Dubianaclia n. gen.,
Tsiranaclia n. gen.
CR _ = 4 _— : Vitronaclia n. gen, Soganaclia n. gen.,
Flelcherinia n. gen.
En nous reportant au remarquable travail de synthèse le plus récent, dù
à R. PAULIAN dans sa Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines (Faune
de Madagascar, t. XIII, 1961), nous y trouvons, outre une excellente esquisse
du peuplement de Madagascar (p. 245 et suivantes), les références aux tentatives
Source : MNHN, Paris
130 P. GRIVEAUD
faites par divers auteurs pour établir des limites géographiques aux différents
« Domaines » ou régions malgaches (ch. VI, p. 309 à 333).
Nous verrons, au cours de la présente étude, en quoi le peuplement de Mada-
gascar en Amatides peut venir confirmer les théories émises par R. PAULIAN,
En ce qui concerne les différents domaines, l’auteur cite en particulier :
Perrier DE La BaTuIE et Humsenr, botanistes ; RAND, ornithologiste ; ANGEL,
herpétologiste ; Fiscuer-Pigrre, malacologiste.
Chacun de ces savants a tenté d'établir des divisions en se basant sur les
observations de sa spécialité.
R. PAULIAN, sans rejeter aucune des propositions, mais basant ses déductions
à la fois sur les convergences, les divergences et les observations de nombreux
autres spécialistes, et s'appuyant principalement sur la faune entomologique qu'il
connaît particulièrement bien, fait judicieusement remarquer combien il est
dificile à Madagascar de préciser une division faunistique nettement tranchée,
Nous sommes en complet accord avec R. PAULIAN car, d'une part, les pos
bilités de déplacement sont loin d’être les mêmes d’un groupe zoologique à un
autre, et, d'autre part, car, au sein de chaque grande région malgache, existent
de véritables « îlots » constitués par des microbiotopes dus à de multiples facteurs.
La disparition progressive, au cours des temps, de la grande sylve, dont il
est admis par presque tous les auteurs que Madagascar devait être recouvert aux
temps anciens, a, d'autre part, créé des solutions de continuité entre les différentes
régions actuelles, entraînant des modifications climatologiques ayant eu certai-
nement des répercussions profondes dans l’évolution des espèce
Par ailleurs, il est indispensable de tenir compte de l'insuffisance des
prospections :
D'une part, bien des régions n'ont pas encore pu jusqu'alors faire l’objet de
collectes systématiques; d'autre part, dans une famille comme celle des Amatides,
insectes à faible phototropisme, ayant une existence très dissimulée, de petite
taille, difficiles à repérer, bien des espèces ont dû échapper jusqu'à ce jour aux
recherches, et des collectes futures, bien plus poussées et bien plus méthodiques,
ont bien des chances d'apporter quelques modifications à notre conception actuelle
de la répartition biogéographique de la famille.
Ce n’est donc qu'avec la plus grande prudence et avec bien des réserves que
nous indiquons les répartitions génériques et spécifiques, basées uniquement sur
nos connaissances actuelles.
Notons que, de même qu’à l'échelon générique, plusieurs genres se répartissent
entre deux, trois, quatre ou six régions différentes, à l'échelon spécifique de nom-
breuses espèces se retrouvent d’une région à l’autre.
Faire figurer cette dispersion spécifique sous forme de tableau ne voudrait
plus rien dire, car il devient alors nécessaire (et pratiquement impossible) de tenir
compte des afinités passées où présentes entre les diverses localités de capture,
affinités qui peuvent aussi bien avoir trait à l'altitude qu’à la phytogéographie,
aux modifications de climat, qu’à tout autre facteur.
RAN», par exemple, déjà cité pour l’avifaune, englobe dans un même domaine
la région orientale à pluvisilva, la Montagne d’Ambre dans le Nord et le Sambi-
rano dans le Nord-Ouest.
Nous allons voir que cette conception des domaines faunistiques a sa raison
d'être.
Choïsissons la région la plus riche en espèces : la forêt ombrophile de l'Est.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPT ÈS AMATIDAE 131
Si nous considérons les 14 genr
tons :
s représentés dans cette région, nous consta-
a) Que deux genres lui seraient propres. Vifronaclia n. gen. et Soganaclia n. gen.
b) Que huit autres genres sont communs à la fois à l'Est et à une ou plusieurs des
régions exclusives suivantes : Vestiges forestiers de la moitié orientale du
Centre, îlot Nord représenté par la Montagne d’Ambre, Sambirano. Genres
Maculonaclia n. gen., Tsarafidynia n. gen., Micronaclia Hampson, Tenuinacli«
n. gen, Melanonaclia n. gen., Tritonaclia Hampson, Dubianaclia n. gen.,
Tsirananaclia n. gen.
©) Que quatre genres se trouvent à la fois dans L'Est et parfois dans l’une ou plu-
sieurs des régions déjà citées (Moitié orientale du Centre, Montagne d’Ambre,
Sambirano), mais se retrouvent également dans l'Ouest ou le Sud. Se trouvent
dans ce cas les genres : Sliclonaclia Hampson, Vadonaclia n. gen., Thyrosticla
Hampson, Euchromia Hübner.
d) Que deux genres sont absents : Toulgoëlinaclia n. gen. et Flel
herinia n. gen.
Examinons en détail cette répartition, qui pourrait paraître pour le moins
incohérente :
a) Genres limités à l'Est. Rien ne nous permet d'affirmer, devant l'insuffisance
des collectes systématiques ou nous nous trouvons, que les deux genres Vitro-
naclia et Soganaclia ne seront pas retrouvés par la suite dans des régions se
rattachant à l'Est.
Les espèces connues pour le genre Vtronaclia ont été capturées en forêt
ombrophile de moyenne altitude entre 500 et 1200 m, et il est parfaitement
pensable de les retrouver dans les formations similaires à la Montagne d’Ambre
et au Sambirano (Manongarivo). Soganaclia n’est jusqu'alors connu que par
une seule espèce du massif du Marojejy, à 1 700 m. Rien ne nous empêche de
supposer que le genre se retrouve dans les nombreux vestiges d'altitude de la
moitié orientale du Centre.
b) Genres communs à l'Est, à la moitié orientale du Centre, à la Montagne d’ Ambre
el au Sambirano.
1e Les localités de collecte des Amatides dans le Centre se trouvent toutes
dans la moitié orientale de l'Ile (Mandraka, Ampolomita, Andranotobaka,
Tsarañdy, Angavokely, Ambohitantely).
Pour qui a parcouru les forêts de ces localités, et pour celui qui se donne la
peine de vérifier leur situation géographique, il est aisé de se rendre compte
qu'elles sont, soit encore reliées, soit des vestiges autrefois attenants à la grande
forêt orientale.
2e Dans le Nord, les genres et les espèces que l’on retrouve communs
avec l'Est sont localisés à la forêt ombrophile de la Montagne d’Ambre,
mais n’ont pas été repris à l’Analamerana ou à la Montagne des Français,
dont les biotopes se rattachent à la région occidentale (bien que les faibles
distances séparant ces trois massifs entre eux laissent possibles quelques
exceptions qui pourraient se vérifier par la suite).
3° Dans le Sambirano, les localités de capture sont la forêt de Lokobe,
dans l’île de Nosy-Be, la région d'Ambanja et le massif du Manongarivo. Or,
Source : MNHN, Paris
132 P. GRIVEAUD
rien ne se rapproche plus de la végétation de ces localités du Sambirano que
celle de la région Est de Madagascar. Vient s'ajouter à ce rapprochement la
notion des altitudes relatives (PauLIAN, 1961).
Il n'y a done rien de surprenant à capturer une même espèce (Melanonaclia
moerens Oberthür, par exemple), à la fois dans le Nord, à la Montagne d’Ambre,
dans le Sambirano et au massif du Manongarivo, et nous pensons qu’une telle
espèce, pour n’y avoir pas encore été capturée, existe cependant très vraisem-
blablement dans la grande forêt orientale.
Notons en passant que l'insuflisance d’étiquetage dans la précision des
localités des anciens collecteurs a fortement contribué à jeter le doute et la
confusion dans l'esprit des systématiciens. C’est ainsi que les abondantes
récoltes de Lépidoptères faites par G. et J. MeLou dans l'extrême Nord sont
purement et simplement étiquetées « Diego-Suarez », sans aucune précision
de localité exacte ou d'altitude, ce qui, compte tenu des divers microbiotopes
avoisinant Diégo, rend pratiquement sans valeur un tel étiquetage (Vierre,
1960, 1962).
Genres communs à l'Est el à d’autres régions comprenant l'Ouest et le Sud.
Quatre genres sont dans ce cas et, ici, nous devons les étudier individuel-
lement :
1° Stictonaclia Hampson, que nous retrouvons logiquement, compte tenu
de ce qui précède, dans l'Est, le Sambirano et le Nord, mais dont une espèce,
Sticlonaclia seyrigi n. sp., semble venir inopinément rompre l'équilibre par sa
présence dans le Sud.
Nous sommes contraints d’être circonspects pour la série de cet insecte
étiquetée simplement « Behara » par le regretté Sevric. D’une part, celui-ci
possédait des collecteurs dont il ne pouvait contrôler tous les mouvements;
d'autre part, le canton de Behara se trouve à cheval sur deux régions phyto-
géographiques très différentes, le fourré xérophile de la plaine environnant
Behara et la forêt ombrophile orientale (Andohahelo). La provenance exacte
de cette espèce dans le Sud de l'Ile reste donc à pré
2e Vadonaclia n. gen. Ici, aucun doute n’est permis : nous avons capturé
nous-même l’unique espèce du genre, V. marginepuncta n. sp., à la fois dans
l'Est et dans la forêt tropophile occidentale, sur les calcaires de l’Antsingy, à
Andobo.
Cette singularité dans la famille n’est pas unique chez les Lépidoptères, et
plusieurs genres et espèces appartenant à d’autres familles, considérés jusqu’a-
lors comme caractéristiques du domaine oriental [Hypolymnas dexithea Hewit-
son, Charaxes zoippus Mabille, plusieurs Arctiides (Eilema), ete.], ont été
retrouvés dans la région occidentale.
3° Thyrosticla Hampson. Ce genre, le deuxième en richesse spécifique
(19 espèces), est de loin le plus répandu dans l'Ile
Aucune surprise, par conséquent, à en retrouver des espèces un peu partout,
certaines étant même localisées à l'Ouest ou au Sud.
Mais nous devons signaler les cas des Thyrosticta vieui n. sp., T. minula
Boisduval, T. oclopunctata Rotschild et T. rotschildi n. sp. lesquels, de même que
Vadonaclia marginepuncta n. sp., se retrouvent aussi bien dans la région
orientale que dans l'Ouest et le Sud.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE
133
4° Euchromia Hübner, Ce genre est le seul qui ne soit pas endémique à
Madagascar. Les deux espèces malgaches se localisent aux régions côtières de
faible altitude, à végétation basse. Susceptibles de beaucoup plus grands
déplacements, les Euchromia ont progressivement colonisé la plus grande
partie des côtes Nord-Ouest et Nord-Est.
d) Genres absents de la région orientale.
Deux genres seulement sembleraient absents de la région Est, Toulgoëti-
naclia n. gen. et Fletcherinia n. gen. Il s’agit pour Pun et pour l’autre de genres
mono-spécifiques.
Le genre Toulgoëlinaclia n’est connu que de la forêt de Lambomakandro
dans l’Ouest et de la Montagne des Français dans le Nord.
Quant au genre Fletcherinia, il n’est connu que par deux exemplaires, l’un
provenant de l'Ankaizina (MapAgascar-CENTRE) et l’autre étiqueté « Tanana-
rive » (?). Il n’est donc guère aisé de se prononcer au sujet de cette rareté.
Il nous semble inutile de pousser plus avant l'étude comparative et détaillée
de chaque région, et nous essaierons maintenant de tirer les conclusions à la fois
des enseignements que nous apportent les tableaux et l'étude qui précède, de
l’ensemble des observations effectuées par nous au cours de nos collectes person-
nelles et de l'étude systématique de la famille :
A. La répartition des genres et des espèces d'Amatides malgaches est plus spécia-
lement liée aux milieux phytogéographiques. Des différences sensibles en
latitude ou en longitude ne jouent que faiblement.
B. A l'exception du genre Æuchromia Hübner, les forêts denses et les hautes
futaies sont de loin les plus favorables à la pullulation générique et spéci-
fique. Les degrés hygrométriques élevés sont favorables à la famille ; plus la
forêt est humide, plus les espèces et les individus sont nombreux.
C. L’altitude, ou l'altitude relative, joue un rôle important dans la répartition
des espèces. Certaines ne sont connues que des régions altimontanes ; d’autres
sont localisées aux basses ou aux moyennes altitudes.
D. A l'exception du genre Vadonaclia, tous les genres présentant une coloration
noire à points ou taches blanches ou hyalines sont liés à la région orientale
ou à ses annexes du Centre, de la Montagne d'Ambre et du Sambirano ( Vitro-
naclia, Tenuinaclia, Maculonaclia, Tritonaclia).
E. On peut considérer que la forêt ombrophile orientale est la région de prédilec-
tion des Amatides malgaches. Dans cette région, plusieurs espèces présentent
une gamme souvent étendue de variations, paraissent encore mal fixées et
être encore en cours d'évolution.
Mais rien ne nous permet, faute d'éléments suffisants d'appréciation, d'affir-
mer que la distribution de la famille a toujours été telle que nous la constatons
aujourd’hui.
Nous nous permettrons done, pour terminer, d’édifier une hypothèse, basée
sur nos constatations et qui expliquerait un processus possible du peuplement de
l'Ile en Amatides, processus qui viendrait d’ailleurs confirmer les hypothèses
émises par R. PAULIAN :
Si nous nous référons aux observations faites par nous lors d’une assez longue
mission de recherches dans l'archipel des Comores, puis à nos prospections dans
Source : MNHN, Paris
134 P. GRIVEAUD
les régions Nord-Ouest et Ouest de Madagascar, nous constatons qu’en partant de
la Grande Comore, en direction du Nord-Ouest malgache, nous trouvons, du Nord
au Sud, une diminution progressive des espèces typiques de la région éthiopienne.
C’est ainsi que pour les Sphingidæ que nous étudiions plus spécialement à
l’époque, nous avons trouvé, à la Grande Comore, Xanthopan morgani morgani
Walker, alors qu'à Madagascar nous ne retrouvons que la sous-espèce malgache
X. morgani praedicta Rotsch. et Jord.
Plus caractéristique encore, le cas d’Euchloron megaera Linné : à la Grande
Comore, seule se trouve E. megaera megaera L., la sous-espèce nominative du conti-
nent africain, à Mohéli; on trouve à la fois E. megaera megaera L. et E. megaera
tacordairei Boisduval; à Madagascar, on ne trouve plus que #. megaera lacordairei,
sous-espèce malgache.
Mêmes constatations pour certains Arctiides (Aganais), ete.
Ces faits amènent inévitablement à supposer un peuplement de la Grande Ile
en provenance essentielle de la région éthiopienne et en direction du Nord-Ouest
et de l’Ouest malgaches.
Mais on pourrait nous objecter alors la pauvreté de la région occidentale en
genres et espèces qui devrait être la plus riche, sinon aussi riche que la région
orientale, puisque la plus anciennement peuplée.
Cette objection est facile à réfuter, car les anciennes lignées ayant atteint
Madagascar par le Nord-Ouest et l'Ouest ont dù trouver à cette époque une végé-
tation sensiblement homogène sur toute l'Ile.
Mais il est indubitable que de profonds bouleversements sont intervenus par
la suite. Nous n’en voulons pour preuve que la disparition de nombreuses espèces
de Mammifères et d’Oiseaux, que l’on ne retrouve plus qu’à l'état sub-fossile.
Nous devons donc admettre qu’à une époque lointaine l'ancienne couverture
forestière généralisée s'est profondément modifiée et que les conditions climatolo-
giques ont évolué parallèlement.
Les lignées ayant, dès les temps lointains, atteint les grandes forêts humides
de la région orientale ÿ ont trouvé un milieu hautement favorable.
Beaucoup plus tard, et sans doute du fait de la main de l’homme, ont dû
intervenir d’immenses incendies de forêts, venus séparer l'Est de l’Ouest, en créant
les immenses étendues déboisées de la région centrale, tandis que des creux pro-
tégés des vents rabattants isolaient complètement de faibles zones témoins de
ce qui fut l’ancienne couverture forestière généralisée.
Il est donc possible d'émettre l’hypothèse suivante sur le processus de peu-
plement de l’île en Amatides :
Le peuplement se serait bien effectué par le Nord-Ouest et l'Ouest, région d'où
les souches anciennes auraient peu à peu « colonisé » en direction du versant
oriental, commençant, dès ces temps éloignés, à se pulvériser en un certain nombre
de genres.
Il est possible de vérifier l'hypothèse d’une origine africaine aux souches
anciennes d’Amatides malgaches, si l’on compare divers genres et espèces mal-
gaches avec certains insectes extrémement proches d’Afrique orientale et aus-
trale et, en particulier, dans le genre Pseudonaclia, pour les espèces africaines :
P. fasciata Gaede, P. puella Boisduval.
Sont également à citer plusieurs especes proches des insectes malgaches,
actuellement rangées dans le genre Synlomis, telles que : S. uellenburgensis
Strand ; S. marina Butler, etc.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 135
Les souches, déjà bien établies et adaptées, avant les grands bouleversements
dlimatologiques, auraient continué à se reproduire, sans grande modification, dans
des zones devenant isolées par la suite les unes des autres.
Mais de nombreux genres ou espèces ont dû, depuis, continuer à évoluer
séparément, chacun dans son domaine, les ancêtres ayant pu atteindre la forêt
ombrophile orientale s’y étant multipliés considérablement, tandis que les formes
reléguées dans l'Ouest s’y maintiendraient tout juste et que quelques rares espèces
se seraient progressivement adaptées aux régions à végétation secondaire,
Cette hypothèse, que nous émettons pour ce qu’elle vaut, puisqu'elle n’a
d’abord que la valeur d’une théorie et qu’elle ne se base que sur une étude ento-
mologique limitée à une seule famille, est néanmoins séduisante, car elle expli-
querait alors à peu près tout ce que nous constatons aujourd’hui, en ayant bien
du mal autrement à en déterminer le pourquoi, et entre autres la présence sous
forme raréfiée, dans les forêts de l'Ouest, peu propices à leur multiplication,
d'espèces très banales dans l'Est.
Également la présence d’un même genre, voire d’une même espèce, dans des
régions aussi éloignées les unes des autres que le massif du Manongarivo dans le
Sambirano, la Montagne d’Ambre dans le Nord et Midongy du Sud dans l'Est.
Quoi qu'il en soit, et pour permettre à ceux qui plus lard, nous l’espérons,
pourront reprendre de façon infiniment plus complète l’étude de la famille, nous
croyons indispensable de joindre à ce travail, outre la Carte phytogéographique
d'Humserr, une carte avec carroyage, permettant un repérage des localités
citées (p. 138), et une liste alphabétique de ces localités avec référence à leur alti-
tude et au type de végétation (p. 137).
La liste répertoriée alphabétiquement des différents types de végétation
(p. 136) a été établie grâce à l’amicale collaboration de J. Bosser, Botaniste de
VLR.S.M. Sans prétendre tout citer dans le détail, ce qui est bien impensable, elle
est suffisamment exhaustive pour permettre de situer, avec l’aide de la Carte
phytogéographique, l'emplacement approximatif d’une station de collecte dans
l'une des cases du carroyage. Ce dernier, qui n’est autre que le découpage de
Madagascar en cartes au 1/100000, offrira l'avantage aux chercheurs de pouvoir
approfondir leurs appréciations en se reportant à la feuille au 1/100 000 corres-
pondant au repérage adopté.
10
Source : MNHN, Paris
136
P. GRIVEAUD
LISTE DES PRINCIPAUX TYPES DE VÉGÉTATION DE MADAGASCAR
(D'après J. Bosser.)
A — Mangrove orientale.
B! — Forêt littorale orientale sur sable.
B* — Faciès de dégradation de la forêt orientale sur sable,
—— Formation dégradée à végétation héliophile.
— Forêt ombrophile de basse et moyenne altitude.
— Marais à pandanus.
— Marais à Cypéracées.
c
D
E
F — Steppes à Aristida.
&
H
— Forêt ombrophile d'altitude à sous-bois herbacé.
I — Forêt d'altitude à lichens.
EH — Faciès de dégradation de la forêt à lichens.
J — Buissons éricoïdes des sommets.
K — Savane boisée à Tapias.
L — Bois des pentes occidentales.
Forêt tropophile occidentale :
Mi — a) Sur sols ferrugineux tropicaux.
M? — b) Sur calcaires.
M° — c) Sur alluvions.
Savane arborée occidentale :
Ni — a) A espèces ligneuses.
N3 — 6) À Palmiers.
Fourré xérophite du Sud :
O! — a) A Euphorbiacées et Didierea.
O* — b) A Alluaudia.
P — Mangrove occidentale.
Source
: MNHN, Paris
LISTE ALPHABÉTIQUE DES LOCALITÉS CT
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE
SES DANS LE
137
XTE
Lorsqu'une localité ne comporte pas d'indication de type de végétation, cela veut dire
qu'il ne s'agit que d’une agglomération (préfecture, sous-préfecture où canton) ou d'une
région de culture ne comportant essentiellement qu'une végétation introduite.
De telles localités figurent fr
uemment seules sur les étiquettes des vieilles collections.
Elles ne peuvent être un lieu précis de collecte, mais indiquent seulement que les insectes ont
dû être récoltés aux environs.
LOGALITÉ REPÉRA
OU LIEU-DIT DU GAR-
ROYAGE TATION
ALAKAHATO. Tamatave 20 m D
ALAOTRA (Lac). . Ambatondrazaka 750 m
AMBATONDRAZAKA . Ambatondrazaka S 800 m
AMBATOSORATRA . Andapa W-36 1 700 m EH
AMBILA . Brickaville V-46 0à10m Bt
AMBILOBE. . : . . Ambilobe U-32 5à20m N!
AMBODIVOHANGY Maroantsetra X-38 5à 50m D
AMBOHITANTELY . Ankazobe 0-45 1 550 m H
AMBOVOMBE. Ambovombe K-62 100 m F
AMPIJOROA . Ambato-Boeni N-40 170 m Mi
AMPOLOMITA . Antanifotsy Q-49 1 400 m ni
ANALAMERANA . Diégo-Suarez V-31 400 m Me
ANDOBO . Antsalovo G-46 190 m Me
ANDOHAHELA. . . . Amboasary M-61 1 935 m nm
ANDRANOMANDEVY. Ambatondrazaka 4 1 039 m H
ANDRANOTOBAKA. Antanifotsy Q-49 1 400 m L
ANDRINGITRA. Ambalavao 0-54 |1 500-2650 m|H, E et J
ANGAVOKELY Manjakandriana Q-47 1 400 m H
ANIVORANO . Brickaville T-46 50m D
ANJANAHARIBE. Andapa W-36 1 600 m H
ANKARAFANTSIKA Ambato-Boeni N-40 170 m M:
ANKASOKA Moramanga R-47 1130m H
ANKAZOABO. Ankazoabo 430 m Nt
ANKOBAHINA Andapa 650 m D
BEFASY (Forêt de) . Morondava E-51 53m M:
BEHARA. Amboasary L-61 43m 0:
BEONDROKO. Sambava W-36 1 200 m H
BERATY . Ambanja S-34 600 m D
BRICKAVILL Brickaville U-46/47 15m C
DIDY. . k Ambatondrazaka -44 1 030 m io
DIEGO-SUAREZ Diégo-Suarez 10m
FANOVANDO,. . Moramanga S-46 650 m (o}
FIANARANTSOA . Fianarantsoa N-53 1 450 m
Source : MNHN, Paris
=
<
(ok,
61
162
63
CA
GE aleleo nlilulkfiluinloffefnls(rlu(vwix(viz
138
P. GRIVEAUD
HETEU
Friu vhwxivrz
ï
S'S STSTS TRISTE TESTER TETE
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 139
LOGALITÉ PRÉFECTURE REPÉRAGE LYPE DE
OÙ LIEU DIT ou sous-prérecrune | PU CAR- | ALTITUDE | VÉGÉ-
ROYAGE TATION
ISAKA (Forêt d’). . : . Fort-Dauphin N-61 300 m D
ORTTRA CL Elec Diégo-Suarez
KALALAO (Forêt de) . . Sainte-Marie X-41 125 m D
LAG ALAOTRA 0" Ambatondrazaka s-44 750 m F
LA MANDRAKA . . . . Manjakandriana S-47 1250 m nm
LAMBOMAKANDRO. . . Tuléar E-57 550 m M
LOKOBE (Forêt de). . Nossi-Bé R-33 50m D
MAINTIRANO . . . .. Maintirano D-44/45 10m Mi et Ni
MANAMBATO. . . : .. Mananara X-41 10m B
MANDRAKA (La). . . . Manjakandriana S-47 1250 m u
MANONGARIVO . . . . Ambanja s-34 1150 m H
MAROANTSETRA. . Maroantsetra W-38 3m c
MAROJEJY. . . . . . .| Sambava et Andapa W-36 |600 à 2000 m| D-H-1-J
MAROJEJY (Ouest). . . Andapa W-36 1 850 m H
MIDONGY DU SUD. . . Midongy du Sud N-58 950 m D
METSINJO Ne Mitsinjo J-39 dim F
MONTAGNE D’AMBRE . Diégo-Suarez U-31 1100 m H
MONTAGNE DES FRAN- <a
ÇAIS . QE Diégo-Suarez ES 120 m M
MORAMANGA . . . . Moramanga R-46/47 | 1000m
NAMOROKA . . . . .. Soalala 1-41 85 m Me
NOSSI-BÉ (Ile de). . . . Nossi-Bé R-S-32 | O à 200 m D
et 33
ÉDARINETE Le Moramanga S-47 910 m H
RANOMAFANA . . . . : Ifanadiana 650 m D
RÉSERVE NAT. IL . . Ambatondrazaka 950à1050m| H
ROGEZ Era te Brickaville 550 m D
SAHAMAMY . . . . .. Brickaville T-46 50m D
SAINTE-MARIE (Ile) . Sainte-Marie X-41 et 42] 0 à 150 m D
SANDRANGATO . . . . Moramanga R-47 950 m H
SOAFATA 2 nt a tte Soalala 1-40 15m |Met Ni
TAMATAVE. . . . . .. Tamatave V-45 | 0 à 10 m
HAMPOLO UE te Brickaville V-46 | 0 à 10 m B
TSARAFIDY . . . . .. Ambohimahasoa 0-52 1450 m E
ZOMBITSY . . . . : .. Tuléar E-57 600 m M
Source : MNHN, Paris
140 P. GRIVEAUD
BIBLIOGRAPHIE
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Source : MNHN, Paris
142 P.
GRIVEAUD
INDEX SYSTÉMATIQUE
Les noms de genres sont en pertes CAPITALES,
les synonymes en ifalique.
Les genres et espèces nouvelles sont précédés d'un *.
A
agatha (Stictonaclia), p. 36, pl. I, fig. 12.
AGLAopPr, p. 56.
agnes (Naclia).
albinescens (Naclia maria ab.), p. 27.
alluaudi (Naclia), p. 22.
* altitudina (Maculonaclia), p. 52, pl. I,
fig. 28.
AMATINAE, p. 6.
amplificata (Dubianaclia), p. 116, pl. I,
fig. 80 et 81.
anapera (Stictonaclia), p. 30.
anastasia (Stictonaclia), p. 24, pl. I, fig. 5.
* andapa (Tenuinaclia), p. 65, pl. I, fig. 38.
andriai (Stictonaclia), p. 24, pl. I, fig. 4.
ankaratra (Thyrosticta), p. 87, pl. I,
fig. 55.
ankasoka (Maculonaclia), p. 50, pl. I,
fig. 26.
angustipennis (Thyrosticta), p. 103, pl. I,
fig. 68.
B
bicolor (Micronaclia), p. 56.
bimacula (Thyrosticta), p. 91, pl. I, fig. 58.
blandina (Stictonaclia), p. 2, pl. I, fig. 3.
brevipenis (Maculonaclia), p. 43, pl. I.
fig. 18.
buntzae (Maculonaclia), p. 37, pl. I, fig. 14.
butleri (Dubianaclia), p. 109, pl. I, fig. 73
et 74.
+
C
cambouei (Dysauxes), p. 113.
confluens (Naclia maria ab.), p. 27.
confluens (Naclia quadrimacula var), p. 84.
contigua (Dubianaclia), p. 111, pl. I, Ag. 75.
* cowani (Thyrosticta), p. 93, pl. I, fig. 62.
CreNUcHINAr, p. 6.
D
* decaryi (Fletcherinia), p. 127, pl. I, fg. 87.
delicata (Maculonaclia), p. 53, pl. I, fig. 30.
* dentata (Maculonaclia), p. 47, pl. I, fig, 23.
* dilata (Thyrosticta), p. 92, pl. I, fig. 60.
distinela (Dysauxes), p. 109.
* DumranaczrA, p. 107, fig. 258.
Dysauxes, p. 109.
E
eleonora (Naclia), p. 109.
* elongata (Maculonaclia), p. 44, pl I,
fig. 20.
EucromtA, p. 120, fig. 290.
expallescens (Dysauxes), p. 109.
exlensa (Dysauxes), p. 109.
F
favia (Naclia), p. 34.
* Frercennra, p. 126, fig. 209.
folleti (Euchromia), p. 122, pl. I, fig. 85.
formosa (Glaucopis), p. 122:
G
* grjcbinei (Maculonaclia), p. 46, pl I,
fig. 21.
H
holoxantha (Thyrosticta quadrimacula ab.),
p. 84
hova (Naclia maria var.), p. 26.
Hyprusa, p. 74.
I
* imaitsia (Micronaclia), p. 61, pl. I, fig. 35.
* inauramacula (Tritonaclia), p. 80, pl. 1,
fig. 51.
* incerta (Thyrosticta), p. 93, pl. I, fig. 61.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMITIDAE
K
Kefersteinii (Tritonaclia), p.
fig. 45.
74, pl L
L
lacrimata (Thyrosticta), p. 87, pl. I, fig. 54.
lambertoni (Maculonaclia), p. 51, pl. I,
fig. 27.
leopardina (Maculonaclia), pl. 41, pl. I,
fig. 16.
lokoba (Maculonaclia), p. 38, pl. I, fig. 15.
lucia (Naclia), p. 34.
luctuosa (Melanonaclia),
fig. 39.
lugens (Melanonaclia), p. 69, pl. I, fig. 41.
p. 67, pl L
M
MacuLoNAGLIA, p. 33, fig. 64.
madagascariensis (Euchromia), p.
pl. I, fig. 86.
magdalene (Naclia), p. 19.
marginepuncta (Vadonaclia), p. 81, pl. I,
fig. 52.
124,
maria (Naclia), p. 26.
marietta (Naclia), p. 34.
marojejyensis (Stictonaclia), p. 29, pl. I,
fig. 8
g. 8.
melancholica (Tenuinaclia), p. 63, pl. I,
fg. 37.
melania (Tritonaclia), p. 78, pl. I, fig. 47
et 48.
* MELANONAGLIA, p. 66, fig. 154.
MicroNAGLIA, p. 59, fig. 133.
* milloti (Tsirananaclia), p. 119, pl. L, fig. 83.
mimetica (Micronaclia), p. 61, pl. I, fig. 84.
minuta (Thyrosticta), p. 100, pl. I, fig. 67.
moerens (Melanonaclia), p. 72, pl IL
fig. 43.
muscella (Maculonaclia), p. 34, pl I
îg. 11.
muscellula (Micronaclia muscella ab.),
p.
myodes (Stictonaclia), p. 30, pl. I, fig. 9.
Myorsyone, p. 22.
N
Nacuta, p. 30.
nathalia (Naclia), p. 30.
* nigra (Melanonaclia), p. 68, pl. I, fig. 40.
* nigrita (Maculonaclia), p. 53, pl. I, fig. 29.
(o)
oberthueri (Tenuinaclia), p. 63, pl. I,
fig. 36.
143
* obliqua (Maculonaclia), p. 87, pl. I, fig. 13-
obliquipuncta (Toulgoëtinaclia), p. 57,
pl. I, fig. 32.
octopunctata (Thyrosticta), p. 103, pl. I
fig. 69.
P.
parvifenestrata
pl. I, fig. 22.
pauliani (Thyrosticta), p. 99, pl. I, fig. 66.
perpetua (Naclia), p. 84.
perplexa (Melanonaclia), p. 73, pl. I, fig. 44.
perpusilla (Tsarañdynia), p. 56, pl I,
fig. 31.
perroti (Naclia), p. 113.
(Maculonaclia), p. 47,
PSEUDONACLIA, p. 84.
Q
quadrimacula (Thyrosticta), p. 84, pl. I,
fig. 53.
quinquemacula_(Dubianaclia), p.
112,
pl. I, fig. 76 et 77.
R
raharizonina (Thyrosticta), p. 104, pl. I
fig. 70.
ratovosoni (Thyrosticta), p. 97, pL I
fig. 64.
reducta (Stictonaclia), p. 26, pl. I, fig. 6.
robinsoni (Dubianaclia), p. 114, pl. I,
fig. 78 et 79.
rothschildi (Thyrosticta), p. 105, pl. I,
fig. 71.
S
sanctamaria (Maculonaclia), p. 48, pl. I,
fig. 24.
séguyi (Thyrosticta), p. 97, pl. I, fig. 65.
severina (Naclia), p. 109.
seyrigi (Stictonaclia), p. 31, pl. I, fig. 10.
simplex (Micronaclia), p. 59, pl. I, fig. 33.
SoganacLra, p. 105, fig. 254.
sogai (Vitronaclia), p. 19, pl. I, fig. 2.
stephania (Tritonaclia), p. 79, pl. I, fig. 49
et 50.
Sricronacura, p. 20, fig. 36.
subfenestrata (Dysauxes), p. 84.
+ subflava (Stictonaclia), p. 28, pl. L, fig. 7.
* sucini (Tsirananaclia), p. 120, pl. I, fig. 84.
sylvicolens (Pseudonaclia), p. 84.
Synromis, p. 26.
Source : MNHN, Paris
144 Ps
T
tenera (Maculonaclia), p. 43, pl. L, fig. 19.
* TENUINAGLIA, p. 62, fig. 144.
THYRETIDAE, p. 6.
THvrosricra, p. 83, fig. 192.
tollinii (Tritonaclia), p. 76, pl. I, fig. 46.
* toulgoëti (Melanonaclia), RESTO PUS TL
fig. 42.
* TouL@oëriNacLiA, p. 57, fig. 128.
* triangulifera (Thyrosticta), p. 96, pl. I,
fig. 63.
trimacula (Thyrosticta),
fig. 57.
* tipunctata (Tsirananaclia), p. 119, pl. I,
fig. 82.
TrironAGLrA, p. 74, fig. 172.
p. 90, pl I,
-
+
GRIVEAUD
truncata (Maculonaclia), p. 41, pl 1,
fig. 17.
TSARAFIDYNIA, p. 56, fig. 123.
TSIRANANAGLIA, p. 118, fig. 280.
v
VaDoNacLIA, p. 81, fig. 188.
veronica (Vitronaclia), p. 18, pl. I, fig. 1.
(Thyrosticta), p. 89, pl. I, fig. 56.
viettei (Maculonaclia), p. 49, pl. I, fig. 25.
vieui (Thyrosticta), p. 91, pL I, fig. 59.
viridisparsa (Soganaclia), p. 107, pl. I,
fig. 72.
VirroNAGLrA, p. 17, fig. 28.
Z
zygaenoïdes (Syntomis), p. 26.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES AMATIDAE 145
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES TERMES SCIENTIFIQUES UTILISÉS
Ailes, p. 9, fig. 1 à 10
Antennes, p. 9, fig. 25.
Armure génitale Q, p. 13, fig. 27.
Armure génitale &, p. 13, fig. 26.
Bourse copulatrice, p. 13, fig. 27, Be.
Caecum penis, p. 13, fig. 26, Cae.
Canal copulateur, p. 13, fig. 27, D.
Chenille, p. 6.
Cocon, p. 6, 14, fig. 27
Comutus (i), p. 13, fig. 26, Cor.
Dimorphisme sexuel, p. 7.
Ductus bursae, p. 13, fig. 27, D.
Frein (ou fremulum), p. 8, fig. 2, F.
Mimétisme, p. 14.
Nervation alaire, p. 9, fig. 1 à 10.
Organes tympaniques, p. 5.
Orifice de copulation, p. 13, fig. 27, O.
Ostium bursae, p. 13, fig. 27, O.
Palpes, p. 9, fig. 11 à 24.
Peniculi, p. 13, fig. 26, P.
Pénis, p. 13, fg. 26, Pen.
Plaque vaginale, p. 13, fig. 27, Po.
Saceus, p. 13, fig. 26, Sac.
Signum, p. 13, fig. 27, Ps.
Subunci, p. 13, fig. 26, Sub.
Uneus, p. 13, fig. 26, Un.
Valves, p. 13, fig. 26, Val.
Source : MNHN, Paris
146
Fia.
Fi.
Fia.
Fi.
Fia.
Fic.
Fi.
FIG.
Fic.
Fic.
Fia.
Fic.
Fic.
Fic.
Fic.
Fic.
Fic.
Fic.
Fic.
Fic.
P. GRIVEAUD
LÉGENDES DE LA PLANCHE I
1. — Vitronaclia veronica Oberth. &.
2— — sogain. sp. 9.
3. — Strictonaclia blandina Oberth. à.
4 — andriai n. sp. d.
5. — = anastasia Oberth. &.
6 — — reducta Mabille Q.
7 — = subflava n. sp. $.
es Que marojejyensis n. sp. d.
9. — — myodes Mabille 9.
10.— — seyrigi n. sp. Q.
11. — Maculonaclia muscella Mabille 9.
12. — — agatha Oberth. .
13. — — obliqua n. sp. 9.
14. — _ buntzae n. sp. d.
15. — — lokoba n. sp. 9.
16. — — leopardina Rotsch. &.
17. — — truncata n. sp. g.
18. — — brevipenis n. sp. &.
19. — — tenera Mabille g.
20. — — elongata h. sp. 4.
21. — — griebinei n. sp. .
22, — — parvifenestrata n. sp. 9.
23. — — dentata n. sp.
24, — — sanctamaria n. sp. &.
25 — viettei n. sp. Q.
26. — — ankasoka n. sp. d.
27, = lambertoni n. sp. 4.
28, — — altitudina n. sp. &.
29. — = nigrita n. sp. d.
30, — — delicata n. sp. 8.
31. — Tsarafidynia perpusilla Mabille g.
32. — Toulgoëtinaclia obliquipuncta Rotsch. $.
33. — Micronaclia simplex Butler 4.
34 — — mimelica n. sp. d.
35. — — imaitsia n. sp. d.
36. — Tenuinaclia oberthueri Rotsch. &.
37. — — melancholica Le Cert $.
38. — — andapa n. sp. é.
39. — Melanonaclia luctuosa Oberth. &.
40. — — nigra n. sp. @.
41. — _ lugens Oberth. d.
42. — _ toulgoëti n. sp. 4.
43. — — moerens Oberth. ©.
44. — = perplexa n. sp. 9.
45. — Tritonaclia kejersteinii Butler d.
.— — tolinit Keferst. &.
Source : MNHN, Paris
FPHESTSES FES PTE
FPÉFIBFEEIETT Le
IPRARRIET EE.
PFFFFSFEREFEES
FFFFFEE FRE FEFEEE
FFFFFEBFFFEFFEFF
Vadonaclia
. — Thyrosticla
. — Soganaclia
FIG.
FiG.
Fic.
Fc.
FiG.
Fi.
Fic.
Fic,
83. —
. — Euchromia
P. GRIVEAUD 147
melania Oberth. &.
9
stephania Oberth.
d-
9.
inauramacula n. sp. 9.
marginepuncta n. sp. d.
quadrimacula Mabille $.
lacrimala n. sp. &.
ankaratra n. sp. $.
vestigii n. sp. .
trimacula Mabille 6.
bimacula n. sp. .
vieui n. sp. d.
dilata n. sp. d.
inceria n. sp. d.
cowani n. Sp. d.
triangulifera n. sp. &
ratovosoni n. sp. d.
séguyi n. sp. .
pauliani n. sp. &.
minuta Boisd. 4.
angustipennis Le Cerf 9.
oclopunctata Rotsch. d.
raharizonina n. sp. d.
rolschildi n. sp. $.
viridisparsa n. sp. d.
. — Dubianaclia butleri Mabille &.
9.
contigua Saalm. 8.
quinquemacula Mabille 3.
g.
robinsoni n. sp. 6.
9
amplificata Saalm. &
Le ES ue
. — Tsirananaclia tripunctata n. sp. d.
milloti n. sp. d.
sucini n. sp. d.
folletii Guérin 9.
madagascariensis Boisd. d.
Fletcherinia decaryi n. sp. d:
Source : MNHN, Paris
MADAGASCAR
CARTE DE LA VÉGÉTATION
CŒL-IM À X)
par
le Professeur H.HUMBERT
Membre de l’Institut
RENE
PSS
KR
KITS
RSS
CSSS.
KES
Source : MNHN, Paris