FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XIX
. INSECTES
Coléoptères Erotylidae
par
Hans PHILIPP
(Berlin)
O.R.S.T.O.M.
Paris
1965
C.N.R.S.
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par Renaud Paulian
Inspecteur général de recherches O.R.S.T.O.M.
(alors Directeur adjoint de PI.R.S.M.)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. le Dr Rakoto Ratsimamanga, Ambassadeur extra¬
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris. —
M. le Ministre de l’Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du C.N.R.S., Paris. —
M. le Directeur général de l’O.R. S.T. O.M., Paris. — M. le Directeur du centre
O.R. S.T. O.M., Tananarive.
M. le Ministre d’État J. Rabemananjara.
M. le Professeur H. Humbert, membre de l’Institut, Paris. — M. le Profes¬
seur R. Heim, membre de l’Institut, Paris. — M. le Professeur Dr J. Millot,
membre de l’Institut, fondateur et ancien directeur de l'I.R. S.M., Paris.
MM. les Professeurs A. S. Balachowsky, Paris; A. Chabaud, Paris;
C. Delamare Deboutteville, Paris; J. Guibé, Paris; P. Lehman, Paris;
G. Petit, Paris; J.-M. Pères, Marseille; M. J. Vadon, Maroantsetra.
Comité de rédaction : M. R. Paulian, Président ; MM. C. Delamare
Deboutteville, P. Drach, A. Grjebine, J.-J. Petter, G. Ramanantsoavina,
P. Roederer, P. Viette (Secrétaire).
Les volumes de la «Faune de Madagascar», honorés d’une subven¬
tion de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier
du Centre National de la Recherche Scientifique et de l’Office de la
Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
Source : MNHN, Paris
" WTûfi
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XIX
INSECTES
Coléoptères Erotylidae
par
Hans PHILIPP
(Berlin)
O.R.S.T.O.M. C.N.R.S.
Paris
1965
BfBL.Btff
\museum;
OMiST./
Source : MNHN, Paris
INSECTES
Coléoptères Erotylidae
par
Hans PHILIPP
SOMMAIRE
Introduction. . .
Systématique . . .
Conclusions ....
Bibliographie . . .
Index alphabétique
Pages
1
8
97
99
101
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
Les seuls travaux étendus sur les Érotylides de Madagascar sont constitués
par les descriptions d’espèces nouvelles et un catalogue des espèces connues
établis par Fairmaire en 1898-99. Avant et après cette époque les publications
se limitent aux descriptions isolées d’espèces de la famille. Environ 90 % des
espèces malgaches sont classées, selon Je catalogue des Coléoptères de Junk
et Schenkling dans le genre paléarctique Triplax Herbst. Étant donné l’absence
jusqu ici de ce genre en Afrique et dans la région indo-australienne il paraissait
vraisemblable que cette attribution était erronée. Le but de la présente étude
est donc à la fois l’éclaircissement de ce point et l’étude systématique d’ensemble
de la faune des Érotylides malgaches.
J ai 1 agréable devoir d’exprimer ici au Docteur Delkeskamp mes remer¬
ciements les plus sincères pour m’avoir suggéré ce sujet, m’avoir donné de nombreux
conseils éclairés et avoir réussi à réunir le riche matériel nécessaire à cette étude,
grâce à ses relations avec les établissements nationaux et étrangers.
Je dois aussi des remerciements, pour la communication d’exemplaires, de
types et de renseignements sur leur matériel à Mlle C.M.F. von Hayek du British
Muséum (N.H.) (Londres) et à MM. le Docteur R. Paulian, alors Directeur adjoint
de l’Institut de Recherche scientifique de Madagascar (I.R.S.M.), A. Villiers
et A. Descarpentries, du Muséum national d’Histoire naturelle de
Paris, E. Lebis, Domfront (Orne) (aujourd’hui décédé) qui m’a communiqué
une très riche collection personnelle d’Érotylides malgaches, Je Consul D* G. Frey,
propriétaire du Musée G. Frey (Institut d’Entomologie) à Tützing par Münich,
le D r E. Haaf du même Musée, qui m’a aidé à étudier le matériel du Musée
G. Frey, les Docteurs Maran et P. Riha (Narodniho musea, Prague), le Docteur Z.
Kaszab, Directeur de la section zoologique du Musée national hongrois, Budapest, le
Professeur L. Pardi, Directeur de l’Institut et du Musée zoologique de l’Uni¬
versité de Turin, R. L. Wenzel, Conservateur d’Entomologie au Chicago Natural
History Muséum, le Docteur M. Mroczkowski, Académie des Sciences de Pologne,
Institut zoologique de Varsovie et P. Basilewsky, Chef de la section d’Ento¬
mologie du Musée Royal d’Afrique centrale à Tervuren.
Enfin des remerciements particuliers vont au Docteur R. Paulian qui a bien
voulu accepter cette étude pour la Faune de Madagascar et a pris la peine d’en
assurer la traduction en français.
Matériel et Méthodes
J’ai disposé pour cette étude de 1 119 exemplaires, y compris les types,
provenant des sources indiquées ci-dessus et du Musée zoologique de Berlin.
Pour assurer la séparation entre les espèces, les genitalia mâles, qui donnent
ici, contrairement aux genitalia femelles, d’excellents caractères, ont été examinés.
A cette fin, les abdomens étaient détachés, placés de 2 à 15 minutes (selon leur
Source : MNHN, Paris
2
HANS PIIILIPP
taille) dans une solution chaude de potasse, puis fendus sur un côté au niveau
des pleures. Les tergites étaient alors repliés sur le côté, découvrant les genitalia
que Ton disséquait à l’aide de minuties montées. Les pièces buccales ont été
disséquées sous l’eau avec des minuties.
Les dessins ont été exécutés au miroir à projection. L’examen général des
Insectes a été fait sous le stéréomicroscope avec des grossissements de 40 ou de
100 fois.
Les références sont indiquées dans le texte par un double chiffre entre paren¬
thèses; le premier (en gras) renvoie à la liste bibliographique et le second au
numéro de page de l’article considéré.
Histoire de l’étude des Érotylides malgaches
La première description d’Érotylide malgache est due à Guérin-Méneville
en 1841 (21/159). Il s’agit cYEpiscapha mouati connu en un exemplaire dans un
envoi de Madagascar dû à Mouat et Gheude.
Un an après, en 1842, Lacordaire reprend, dans son importante mono¬
graphie des Érotylides, l’espèce de Guérin (27/54) et décrit cinq nouvelles espèces
dans le genre Triplax Herbst auquel il donne Paykull comme auteur : goudoti,
omogera , pauxilla, rubicunda et haematosoma (27/205-208), ainsi qu’une espèce
nouvelle du genre Dacne Latreille : D. sponsa (27/69). Il sépare les cinq espèces
malgaches et une espèce brésilienne (Triplax cruentipennis Lacordaire) des
espèces holarctiques sur la base de la forme de la massue antennaire. Chez les
premières la massue est « en triangle renversé, non perfoliée », chez les secondes
elle est « plus ou moins allongée, distinctement perfoliée ».
Trente-et-un ans plus tard, en 1873, Crotch divise le genre Dacne (8/352)
et établit pour une partie de ses espèces le genre Megalodacne. En 1876, il divise
le genre Episcapha , où il ne conserve que les espèces pubescentes, et transfère
l’espèce glabre mouati dans le nouveau genre Episcaphula (9/414'38'). Il place
Triplax rubicunda Lac. dans le genre Thallis Er. en se basant sur les caractères
suivants : « Abdomen with the coxal line distinct, mcsosternum depressed;
prosternum with the coxal process rather narrow, parallel, margined; eyes some-
what coarsely granulated; legs long» (9/402'26'). En ce qui concerne les quatre
autres espèces décrites par Lacordaire comme Triplax , Crotch écrit : «< Les
espèces européennes et américaines sont typiques, celles de Madagascar et du
Brésil ne le sont pas et nécessiteront sans doute la création d’au moins deux
nouveaux genres; l’insuffisance du matériel devant moi ne me permet pas d’étu¬
dier ce point de façon satisfaisante pour le moment (9/463'87'). Le Dacne sponsa
Lac. est rangé, par lui, dans le genre Megalodacne Crotch (9/416'40'). Il donne
également, avec doute, Madagascar (9/399'23', 416 , 40') comme provenance
pour l’espèce australienne Thallis compta Er. (14/238) et pour le Megalodacne
grandis F. (15/511) du Natal.
En 1893, Brancsik décrit une nouvelle espèce de Triplax de Nosy Be (T. fas-
ciata) et cite de la même provenance les espèces Episcaphula mouati Guérin,
Triplax haematosoma Lac. et omogera Lac. (6/246). En 1897 il décrit, dans le
même périodique, Triplax quadricollis , aussi de Nosy Be (7/331).
En 1898, l’essentiel des Erotylides malgaches se voit décrit. Fairmaire
dans ses « Matériaux pour la Faune coléoptérologique de la Région malgache,
6 e Note », décrit 14 espèces nouvelles et reprend les espèces déjà décrites par
Source : MNHN , Paris
INTRODUCTION
3
Lacordaire et Branczik, à l’exception de Megalodacne sponsa Lac. Il s’agit
des espèces nouvelles Triplax coquereli, perricri, latecincta, uslulata, /orticornis,
lalitarsis, terminalis, iripartila, libialis, caligala, fuscitarsis, allernipes, apicata
et Thallis convexiuscula (16/430-435). 11 signale que cette dernière est la seule
espèce malgache du genre Thallis. Fairmaire répartit ses nouvelles espèces de
Iriplax, ainsi que les espèces antérieurement connues, en deux sections dont
la première (antennes épaisses à troisième article pas plus long que le second
et le quatrième) est divisée en deux groupes basés sur la forme de l’écusson.
Le premier groupe (écusson un peu transversal, presque arrondi en arrière)
comprend les espèces T. fasciata Brancs., goudoti Lac., omogera Lac., pauxilla
Lac. et rubicunda Lac. En ce qui concerne ce dernier, il signale qu’il n’a vu aucun
Triplax auquel la description puisse s’appliquer et qu’il ne peut pas comprendre
sur quoi Crotch s’est basé pour en faire un Thallis. Le second groupe (écusson
court, tronqué) groupe les espèces T. coquereli, perrieri, latecincta, ustulata et
forticornis. Les autres espèces du genre sont classées dans la seconde section
(antennes grêles, le troisième article nettement plus long que le second et le
quatrième).
En 1898, Reitter décrit Triplax nigritarsis des Alpes-Maritimes. Il s’agit
d’un insecte récolte par Sikora et dont Reitter remarque qu’il est totalement
isolé parmi les espèces européennes (31/340).
En 1899, Fairmaire décrit quatre nouvelles espèces : Triplax scutellaris ,
lugubrina, pectoralis, Thallis scapulala et la variété Triplax ustulata v. diffusa
(17/516-517).
La même année Ganglbauer se penche sur le Triplax nigritarsis décrit par
Reitter en 1898 et écrit :
« Reitter a décrit comme Triplax nigritarsis ( Dcuts . Ent. Zeits ., 1898,
p. 340), une espèce donnée comme récoltée par Sikora dans les Alpes-Maritimes.
Elle diffère de toutes les espèces européennes par la coloration (cinabre sauf les
yeux, la massue des antennes et les tarses noirs) et par la massue antennaire
élargie vers l’apex. Il est invraisemblable que cette espèce remarquable soit
demeurée inconnue dans les Alpes-Maritimes si bien étudiées du point de vue
coléoptérologique, et il est très probable qu’elle provient des matériaux malgaches
de Sikora. Parmi les Triplax malgaches de Sikora au Musée de Vienne figure
une espèce à laquelle la description du nigritarsis Reitt. s’accorde, jusqu’à la
coloration des tibias et des tarses (20/645) ».
En 1901, Reitter dans sa Révision des espèces de Coléoptères du genre
Triplax Payk. (Herbst, selon l’auteur) d’Europe et des pays voisins indique
que l’espèce nigritarsis Reitt. est considérée par Ganglbauer comme sans doute
d’origine malgache (32/74).
Un an plus tard, en 1902, Fairmaire décrit Triplax basalis (18/325) des
environs de Suberbieville et, en 1903, Triplax azurina et picescens (19/184-185).
Dans le même travail il transfère au genre Triplax les Thallis convexiuscula et
scapulala décrits en 1898 et 1899.
En 1909, Kuhnt ( Généra Insectorum de Wytsman) (24/85) transforme
Triplax scutellaris Fairm. en T. madagascariensis nom. nov. par suite de l’exis¬
tence de Triplax scutellaris Charpentier ( Ilor. Ent., p. 244, 1825) et Triplax
apicata Fairm. en T. fairmairci nom. nov. pour tenir compte du T. apicata Crotch
(Rev. Fam. Erotyl., p. 91, 1876). 11 ne relève pas le Triplax basalis décrit par
Fairmaire en 1902 (18/325) et donne comme origine au Triplax fairmairci
l’indication « patria ? » bien que Fairmaire ait cité Diégo-Suarez dans sa
Source : MNHN , Paris
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HANS PHILIPP
description de 1898. Tout comme le faisait Fairmaire, Kuhnt conserve la
division du genre Triplax en deux groupes basés sur la longueur du troisième
article des antennes. II reprend Triplax nigritarsis Reitter parmi les espèces
européennes avec la mention « Alpes-Maritimes ». Le Thallis compta Erichson,
indiqué de Madagascar avec doute par Crotch en 1876 (9/399'23') n'est cité
par Kuhnt que de Sydney et de Tasmanie (24/102). Il ne cite de même que du
Sénégal et du Natal (24/115) le Megalodacne grandis Fabricius, cité par Crotch
avec doute de Madagascar (9/416'40').
En 1910, Kuhnt décrit Triplax carminea reçu de M. Andrewes de Londres
(25/247).
Un an plus tard, en 1911, paraît son étude des Érotylides pour le Coleopte -
rorum Catalogus de Junk-Schenkling. Dans ce travail il cite nigritarsis Reitt.
des Alpes-Maritimes et de Madagascar, avec double point d'interrogation (26/58);
Triplax basalis Fairmaire n'est pas repris et Triplax fairmairei n'est toujours
indiqué que « Patria? ». Enfin, il donne comme localités pour Megalodacne grandis
Fabr., la Sénégambie, le Natal, la Somalie et, avec point d'interrogation, Mada¬
gascar (26/80).
En 1917, Arrow indique (1/138-139) qu'il n'a pu trouver aucun caractère
générique pour séparer Megalodacne et Episcaphula et range par suite le second
genre en synonymie de Megalodacne Crotch.
En 1918, Heller, dans sa « Contribution à la classification de quelques
Érotylides africains » signale Episcaphula mouati Guérin et indique qu’il se trouve
deux exemplaires semblables, au Musée zoologique de Hambourg, nommés
mouati par Schenkling en 1904 et qu’il décrit comme E. tripunctata (22/144).
En ce qui concerne les membres africains de ce genre il indique qu’ils sont telle¬
ment proches des espèces africaines de Megalodacne (22/137-138), en particulier
par la présence de trois lignes tangentielles à chacune des trois paires de hanches,
ainsi que, pour quelques espèces, par le bord latéral du pronotum rétréci en
arrière, et le mésosternum pas très large (non transverse), qu’il est nécessaire
de rechercher des caractères distinctifs très précis. La même année (23/51) il
rectifie l'indication erronée de provenance de Triplax fairmairei dont la des¬
cription portait, comme indiqué, Diégo-Suarez.
En même temps, Bedel en 1918, décrit une seconde espèce malgache du
genre Megalodacne Crotch, M. dominula, et donne en même temps une clef de
séparation des espèces sponsa Lacordaire et dominula (2/193).
Un an plus tard il décrit un Triplax sicardi du Nord de Madagascar, distinct
de tous les autres Triplax par sa coloration (3/104).
En 1937, Delkeskamp, dans sa « Septième Contribution à la connaissance
des Érotylides africains » (10/42 § 99) traite de la distribution de l’espèce mouati
Guérin que, suivant Arrow (1918), il place dans le genre Megalodacne. Tandis
que les races africaines se distinguent par le pattern et la coloration des élytrcs,
les formes malgaches montrent des différences plus profondes (ponctuation des
côtés du thorax, longueur des articles antennaires et forme du corps). Comme
tous les autres caractères se retrouvent dans les formes africaines, Delkeskamp
divise le « Rassenkreis » de mouati Guérin en deux groupes et considère les formes
malgaches comme un rameau isolé de ce « Rassenkreis ». Il place dans le groupe
ouest-africain (dessins élytraux jaunes) les sous-espèces colini Delkeskamp,
diplasia Delkeskamp et parataeniata Delkeskamp; dans le groupe est-africain
et malgache (dessins élytraux rouges) les sous-espèces mouati Guérin, lunulala
Heller et tripunctata Heller. Dans le genre Megalodacne il crée le sous-genre
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
5
Fig. 1. — A, lobe postmandibulaire en plaque des Triplacinac. — B, lobe postman-
dibulaire bombé fortement ou en lame dressée des Dacninae. — C, lobe postmandibulaire
en lame très étirée des Encauslinae.
Source : MNHN, Paris
6
HANS P1IILIPP
Romodacne (espèce-type du sous-genre : grandis Fabricius) cpii comprend l’espèce
ouest-africaine à vaste distribution et ses proches parents. Il caractérise le sous-
genre par la faible dilatation du dernier article des palpes maxillaires et par la
largeur du pronotum dont la base est aussi large que celle des élytres ou à peine
plus étroite. Il place dans ce sous-genre, en dehors des diverses espèces africaines,
les espèces sponsa Lacordaire et dominula Bedel et décrit une troisième espèce
malgache, Megalodacne nesiotes de Majunga (10/52). Il termine son travail,
page 53, par une clé de détermination du nouveau sous-genre.
En 1943 (11/32), Delkeskamp indique que, tout comme Arrow, il ne trouve
pas de caractères génériques permettant de séparer les Megalodacne Crotch et
les Episcaphula Crotch, mais conserve à ces derniers la position d’un sous-genre.
Il place dans Megalodacne toutes les espèces de plus de 13 mm et dans Epis¬
caphula toutes celles qui ont moins de 12 mm. Ceci place l’espèce mou ali Guérin
dans les Episcaphula. En même temps, il décrit deux nouvelles formes de mouali ,
différant de la forme type par l’apex des élytres noir (f. nigroapicalis), ou par
le thorax noir (f. nigricollis ).
En 1952 (12/64-65), Delkeskamp place son sous-genre Romodacne en
synonymie du sous-genre Psephodacne Heller 1918 (22/141 et 23/57). Heller
avait fondé ce sous-genre sur des Megalodacne néotropicaux à dernier article
des palpes maxillaires dilaté, cupuliforme. L’identité de ce caractère amène
Delkeskamp à réunir ces deux sous-genres en un seul.
Enfin, en 1959, j’ai décrit en Pscudamblyscetis rhomboidalis à l’occasion
d’un travail sur les Érotylides africains et signalé que sur 430 exemplaires deux
provenaient de Madagascar (Ankaratra, 1 700-1 800 m, Manjakatompo) (30/44).
L’état de nos connaissances sur les Érotylides malgaches était alors le
suivant :
Genre Triplax Herbst
1)
T.
2)
T.
3)
T.
4)
T.
5)
T.
6)
T.
7)
T.
8)
T.
9)
r.
10)
T.
11)
r.
12)
T.
13)
T.
14)
T.
15)
T.
16)
T.
17)
T.
18)
T.
19)
T.
20)
T.
allernipes Fairmaire
azurina Fairmaire
basalis Fairmaire
caligata Fairmaire
c.arminea Kuhnt
convexiuscula Fairmaire (in Thallis)
coquereli Fairmaire
fairmairei Kuhnt (= apicata Fairmaire)
fasciala Brancsik
forticornis Fairmaire
fuscitarsis Fairmaire
goudoti Lacordaire
liaematosoma Lacordaire
latecincta Fairmaire
latitarsis Fairmaire
lugubrina Fairmaire
madagascariensis Kuhnt (= scutellaris Fairmaire)
omogera Lacordaire
pauxilla Lacordaire
pecloralis Fairmaire
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
7
21) T. perrieri Fairmaire
22) T. picescens Fairmaire
23) T. quadricollis Brancsik
24) T. rubicunda Lacordaire
25) T. scapulata Fairmaire (in Thallis )
26) T. sicardi Bedel
27) T. terminalis Fairmaire
28) T. tibialis Fairmaire
29) T. tripartita Fairmaire
30) T. ustulata Fairmaire
31) T. ustulata var. diffusa Fairmaire
Provenance incertaine
32) T. nigritarsis Reitter
Genre Pseudamblyscelis Philipp
1) P. rhomboidalis Philipp (provenance incertaine)
Genre Megalodacne sbg. Episcaphula Crotch
1) E. mouati mouati Guérin
2) E. mouati mouati f. nigroapicalis Delkeskamp
3) E. mouati mouati f. nigricollis Delkeskamp
Genre Megalodacne sbg. Psephodacne Heller
1 ) P. dominula Bedel
2) P. nesiotes Delkeskamp
3) P. sponsa Lacordaire
Provenance incertaine
4) P. grandis Fabricius
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE
Généralités
L’étude des types et du matériel que j’ai eu l’occasion d’examiner, m’a
montré que les espèces décrites comme Triplax appartenaient non seulement
à plusieurs genres, mais même à deux sous-familles distinctes, les Triplacinae
et les Dacninae que Kuhnt sépare dans le Généra Insectorum , 1909, des Erotijlinae
et Encaustinae par les lacinias inermes.
Les deux sous-familles se distinguent selon lui comme suit :
1. Dernier article des palpes maxillaire cupuliforme, trasverse, triangulaire
ou en demi-lune; premier article au moins égal aux deux suivants réunis.
. Triplacinae
— Dernier article des palpes maxillaires aigu ou ovalaire, le premier article
p e tp-. Dacninae
La forme du dernier article des palpes maxillaires n’est cependant pas très
favorable pour une identification car certains Dacninae (Megalodacne subg.
Psephodacnc Heller) ont un dernier article tronqué, et certains Triplacinae ,
par exemple Pseudamblyscelis panganis Philipp et longipalpus Philipp (30/46) ont
un dernier article cylindrique, ce qui peut aboutir à une confusion. Les proportions
des articles sont en règle générale utilisables, mais peu pratiques en fait. Enfin
il existe des Dacninae et des Triplacinae dont les lacinia sont armées ce qui les
rapproche des Erotijlinae et des Encaustinae. Ces caractères ont valeur de
caractère de genre, mais pas de sous-familles.
J’emploie, pour distinguer les deux sous-familles des Triplacinae et des
Dacninae un caractère utilisé par Boyle (1954) et Delkeskamp (1956) pour
séparer les genres Triplax Herbst et Tritoma Fabricius. Il s’agit du lobe postman-
dibulaire situé latéralement derrière les mandibules.
Chez les Triplacinae ce lobe est toujours en plaque horizontale (lig. 1 a)
tandis que l’article terminal des palpes maxillaire est plus ou moins fortement
élargi. Chez les Dacninae le bord de la capsule céphalique porte en ce point un
fort renflement, non une plaque plane (fig. lb) et le dernier article des palpes
maxillaires est aigu, ou ovalaire, ou parfois tronqué. Les Encaustinae ont aussi
il est vrai, un fort renflement, mais celui-ci est élevé en lame et recouvre complè¬
tement la base des mandibules. Le dernier article des palpes maxillaires est ici,
contrairement à ce qui se passe chez les Dacninae, toujours fortement élargi (fig. 1 c).
Je ne sais comment définir les Erotylinae, mais ceci sort de notre propos et ne
peut être établi que par une révision de la sous-famille entière, qui est exclusi¬
vement néo tropicale.
Les espèces de Triplax suivantes, décrites par Fairmaire, doivent, sur la
base de ces caractères être transférées des Triplacinae aux Dacninae: azurina,
basalis , convexiuscula , coquereli, jorticornis , latccincta , lugubrina , perrieri,
Source : MNHN, Paris
Fig. 2, maxille de Megalodacne sponsa (Lac.). Le dernier article du palpe est fortement
tronqué et très inhabituel pour un Dacninae.
Ca, cardo. — Ga, galea. — La, lacinia. — Pf, palpigère. — Prnx, palpe maxillaire. —
SI, stipe.
Fig. 3, maxille de Maclaaacne perrieri (Fairm.). Dernier article du palpe maxillaire
oviforme; lacinia avec deux petites dents.
Source : MNHN, Paris
10
HANS PHILIPP
Fig. 4, maxille de Madadacne nigroapicalis n. sp. Dernier article du palpe maxillaire
légèrement tronqué; lacinia avec deux petites dents.
Fig. 5, maxille de Cardiodacne glabra n. sp. Dernier article du palpe maxillaire ovi-
forme; lacinia avec deux fortes dents.
Source : MNHN , Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
11
Fig. 6, maxille et palpe labial de Laurenticola fasciata (Brancs.). Palpe labial large:
dernier article du palpe maxillaire très élargi; lacinia typique du genre Laurenticola, toujours
avec deux petites dents.
Fig. 7, maxille et palpe labial de Laurenticola scapulata (Fairm.). Dernier article du
palpe labial large; dernier article du palpe maxillaire également élargi.
Source : MNHN, Paris
Fig. 8, maxille et palpe labial de Laurenlicola terminalis (Fairm.). Dernier article des
palpes labiaux étroitement spatulé; dernier article du palpe maxillaire fortement dilaté
d’un côté.
Fig. 9, maxille et palpe labial de Laurenlicola rubicunda (Lac.). Dernier article des
palpes labiaux étroitement spatulé; dernier article des palpes maxillaires en étroite demi-lune.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
13
aslulala var. d,/]usa ainsi que quadricollis Brancs. Elles se répartissent en deux
groupes morphologiquement bien tranchés pour lesquels deux nouveaux genres
doivent etre créés; le genre Madadacne n. a des yeux à facettes très grossières
et le genre Cardiodacne n. à yeux à fines facettes.
Les autres espèces classées jusque-là dans le genre Triplax doivent être
tirées de ce genre et placées dans un nouveau genre, étant donné qu’elles n'ont
Ji\ S /lrs C orm m T? n <le caractères ( ' ui lui est attribuée par Delkeskamp en 1956
(13/268-_6.)) . lobe postmandibulaire formant, vu de côté, par son arête externe,
la Prolongation directe de la carène externe ventrale de la mandibule, et lacinia
armee de deux crochets ou dents apicales.
Fig ; 1 I 0, antennes. — A, Madadacne perrieri quadrimaculala n. sbsp. — B, Madadacne
mgroapicah 8 n. sp. — C, Madadacne ustulata (Fairmaire). — D, Cardiodacne glabra n. sp. —
t, Cardiodacne nigrotibialis n. sp.
En reprenant un ancien nom de Madagascar, île Saint-Laurent, nous nommons
ce nouveau genre Laurenticola.
Pour appuyer le groupement systématique ci-dessus, basé sur des caractères
purement morphologiques, nous avons employé les organes génitaux mâles,
dans la mesure où nous connaissons des mâles.
Nous donnons ci-dessous une description générale de ces organes (fig. 24)
où nous reprenons la terminologie proposée par Lindroth en 1957 (29/241).
L ’édéage, formé du pénis et du tegmen, est ventral dans l’abdomen de l’in¬
secte (fig. 24). Dans les figures suivantes j’ai fait subir une torsion de 180° de
telle sorte que le tegmen est figuré dorsalement au-dessus du pénis.
Source : MNHN, Paris
14
HANS PIIILIPP
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
15
• Le le< i men cst forme de deux Parties, la pièce basale et les paramères, ces
derniers désignés par Boyle en 195G comme lobes latéraux. La pièce basale
excaYee, concave, comprend deux paires de tiges, les tiges dorsales, qui partent
de deux zones fortement sclérifiées devant les paramères et établissent une liaison
avec les parties terminales sclérifiées, et les tiges latérales qui se prolongent vers
e corps en deux longs bras réunis à l’apex et enfermant le pénis proprement dit.
celui-ci est uni par la première membrane connective, développée entre ces
lu as et la paroi interne du tegmen, de façon souple. Il est formé de deux moitiés
reunies en valves en un cylindre aplati qui montre sur sa face concave un fort
épaississement. Le pénis s’ouvre à l’apex par un ostium par lequel fait saillie un
sac interne (sac préputial) au moment de la copulation. Le sac interne pénètre
dans le peins par le foramen basal et renferme un flagelle et un ou deux sclérites
qui sont renfermes dans des évaginations sacciformes du sac étroitement accolées
; ~ ' ? < C C '"' d "" ,acne 'luadricollis (Brancs.), à yeux coniques. — B, écar-
temenl des hanches intermediaires égal à la largeur d’une hanche. — C, écartement des
hanches intermédiaires égal a peu près à la moitié de la largeur d’une hanche. — D, prosternum
ignés episternales de Megalodacne (Psephodacne) indien (L.) (groupe de indien ). — E pro¬
sternum et lignes episternales de Megalodacne (Psephodacne) sponsa ( 1 ..) (groupe de
giandis). — F, scutellum de Madadacne. — G, scutellum de Cardiodacne. ' P
a lui. Le tube pénien envoie vers le corps un processus allongé, la tige médiane,
qui est formée de deux baguettes plus ou moins soudées entre elles, qui se ter¬
minent par un renflement arrondi. Cette tige médiane est articulée sur le tube
pemen et peut atteindre le prothorax. Le ductus éjaculatorius pénètre dans le
sac interne par le pore génital; le flagelle est formé de deux baguettes enfermant
entre elles une gouttière plus ou moins fortement ciliée. En avant du pore
Source : MNHN, Paris
HANS PHILIPP
IG
génital ces baguettes forment deux processus arqués, en joug, terminés par des
saillies de formes diverses. On n’a pas déterminé si ces saillies terminales servent
de point d’insertion aux muscles (elles font défaut chez Psephodacne indica),
ni si le ductus est prolongé à travers ces phanères pour déboucher sur le flagelle,
ou si il se termine à son entrée dans le saccus. Ces points ne pourront être éclaircis
que par l’étude anatomique sur le vivant. Les deux jougs et le sclérite terminal
peuvent aussi être absents; les deux baguettes du flagelle ont alors des extrémités
diversement formées. Le flagelle passe par l’orifice pénial lors de la copulation
et de l’évagination du sac interne et conduit sans doute le sperme jusque dans
la bourse copulatrice de la femelle.
Boyle a nommé flagelle en 1956, une gouttière de la paroi du sac interne
(genre Microsternus ) qui devrait plutôt être nommée gouttière spermatique. Ce
que nous appelons ici flagelle est ce que Boyle considère comme une partie
libre, fortement sclérifiée du ductus qui pénètre librement dans le sac interne
(par exemple chez Triplax macro).
Les pièces terminales du sac interne ont une grosse importante taxonomique.
Je réunis dans le même groupe, les espèces ayant les mêmes pièces terminales,
en les considérant comme phylogénétiquement très proches. Un genre fondé sui¬
des caractères morphologiques déterminés peut correspondre à un seul groupe
d’espèces (genre Madadacnc n., Cardiodacne n.) mais peut aussi réunir plusieurs
groupes d’espèces (genre Laurcnticola n.). Il sera nécessaire d’étudier les organes
génitaux pour établir les relations de parenté existant entre les différents groupes
systématiques de rang supérieur.
Clé des sous-familles
1. Lobe postmandibulaire derrière la base de la mandibule jamais en plaque,
mais bombé ou caréné (fig. 1 b). Dernier article des palpes maxillaires
jamais fortement élargi, mais ovalaire ou acuminé, parfois tronqué (fig. 2-5)
.Dacninae, p. 16
2. Lobe postmandibulaire derrière la base de la mandibule, en plaque (fig. 1 a).
Dernier article des palpes maxillaires plus ou moins dilaté (fig. 6-9). .
.Triplacinae, p. 43
Sous-famille Dacninae
Clé des genres malgaches
1. Base du pronotum toujours non rebordée en son milieu; taille forte (9 à
26 mm), yeux à facettes fines . 1- Megalodacne, p. 20
_ Base du pronotum toujours entièrement rebordée; taille faible, de 4
à 7 mm. 2 *
2. Yeux à facettes grossières; écusson court et large (fig. 13/).•
.2. Madadacne, p. 28
— Yeux à facettes fines; écusson cordiforme (fig. 13 g) .•
.3. Cardiodacne, p. 37
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
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E F
Fig. 14. — A, pronotum de Laurenticola orbitalis n. sp. — B, métasternum, id. _
C, pronotum de L. flavicollis n. sp. — D, métasternum, id. — E, L. compacta n. sp., tête très
fortement ponctuée sous la ligne orbitale. — F, L. rubicunda (Lac.), tête à peine ponctuée
sous la ligne orbitale.
Source : MNHN, Paris
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HANS PHILIP P
Fig. 15. — A, mésosternum entre les hanches intermédiaires, plus haut que le niétas-
ternum sur lequel il tombe verticalement. — B, mésosternum bombé entre les hanches. —
C, mésosternum caréné entre les hanches. — D, mésosternum plan entre les hanches et au
niveau du métasternum.
MA'-;.
Fig. 16, Megalodacne sponsa (Lac.). — A à C, variations de la forme du corps, du dessin
transverse postérieur et de l’impression basale du pronotum.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
19
Fig. 17. — A, Madadacne p. perrieri (Fairm.). — B, M. p. quadrimaculcita n. subsp. —
C, M. lalecinta (Fairm.); la tache scutcllaire est presque rectangulaire et les taches apicales
de l’élytre sont plus grandes que chez M. perrieri.
Source : MNHN, Paris
20
HANS PHILIPP
1. — Genre Megalodacne Crotch
Espèce type du genre : Ips fasciata Fabricius.
Les représentants malgaches de ce genre s’opposent aux deux autres genres
de la sous-famille par les caractères du tableau. Il s’agit d’un genre très hété¬
rogène, divisé en plusieurs sous-genres, les deux espèces malgaches appartiennent
à deux sous-genres différents.
Clé des espèces malgaches de Megalodacne
1. Taille de 9 à 13 mm. Base du pronotum toujours sans impression. . . 2
— Taille de 17 à 26 mm. Base du pronotum avec, de chaque côté, une forte
impression basale (fig. 16). La bande élytrale rouge enferme, sur chaque
élytre, une petite tache noire.2. M. sponsa
2. Deux bandes élytrales rouges; les grosses taches humérales, formant la
bande antérieure, atteignent le bord de l’élytre et envoient une saillie
atteignant en leur milieu la base de chaque élytre. Madagascar.
. la. M. mouati mouati
— Bandes élytrales réduites à des taches humérales et élytrales; les taches
humérales n’atteignent ni la base ni le bord des élytres. Comores.
. 1 b. M. mouati comorensis
1. Megalodacne (Episcaphula) mouati Guérin-Méneville.
a) M. (E.) m. mouati Guérin-Méneville.
Guéiun-Méneville, Revue Zool., 1841, p. 159 (terra tvpica : Madagascar;
holotype au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
nigricollis Delkeskamp; nigroapicatis Delkeskamp.
Espèce bien connue, de 9 à 13 mm de long, noire, avec deux bandes élytrales
rouges. La grande macule humérale qui forme la bande antérieure atteint le bord
de l’élytre; une saillie atteint le milieu de la base. Les deux formes décrites en
1943 par Delkeskamp doivent être ramenées en synonymie car, avec un matériel
suffisant, il apparaît clairement qu’il ne s’agit que des diverses étapes d’une
série continue. Un individu à coloration parfaite (f. nigricollis Delk.) est noir
sauf les bandes élytrales et l'abdomen à faible teinte rougeâtre. Les individus
non complètement développés ont un rellet rougeâtre sur le dessus, la tête, le
thorax et l’apex des élytres.
Delkeskamp ne parvient pas, en 1943, pas plus que les autres auteurs, à
trouver de différences entre les genres Episcaphula et Megalodacne mais met
le premier en synonymie du second, lui donne le rang de sous-genre et, pour des
raisons de commodité, y regroupe toutes les espèces de moins de 12 mm (10/32).
Une étude comparative des organes génitaux mâles de M. mouati et de ceux
de l’espèce type du sous-genre Megalodacne (M. fasciata F.) montre bien que
l’espèce mouati Guérin et ses sous-espèces se placent bien dans le sous-genre
Megalodacne. En attendant une révision d’ensemble du genre, nous laissons
l’espèce dans le sous-genre Episcaphula.
Dans l’appareil génital mâle de Megalodacne fasciata F. (fig. 25) le flagelle
du sac interne ne montre pas de pièce en joug, à sclérite terminal. Les deux
baguettes du flagelle sont un peu incurvées vers le bas avant le pore terminal
Source : MNHN , Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
21
et entre elles on observe un processus aliforme. Dans une évagination du sac
interne, qui lui est étroitement accolée, se trouve un sclérite en flèche. A l’examen
microscopique on peut à peine distinguer cette évagination et il semble que le
sclérite est contenu à même le sac interne, comme, pour raison de simplicité,
nous le figurons.
Dans 1 appareil génital mâle de Megalodacne mouati nioiiati Guérin (fig. 26)
le joug et les sclérites terminaux font défaut, comme chez fasciata F., les baguettes
du fi âge 11 uni montrent également les saillies courbées vers le bas avec un sclérite
aliforme. A côté du sclérite en flèche, qui est semblable à celui de M. fasciata,
existe une autre tige garnie de très fortes soies. La moitié proximale du sac interne
montre dans sa paroi un processus à soies plumeuses. Comme chez M. fasciata,
la tige médiane est près du double de la longueur du pénis.
Madagascar Est : Maroantsetra , Ambodivoangy (III, VII à XI, XII,
J. Vaclon ), Ampandrano, (XI, J. Vadon), Andranofotsy (J. Vadon ); Sambava,
réserve naturelle intégrale XII, Marojejy, Masiaposa (II, P. Soga); Fénérive
(Perrot), Ambodihatafana (X, Razafunandimbij); Tamaicwe (Lamberton); Mora -
manga , Fanovana (J. Vadon), forêt d’Anamalazoatra, 900-1 000 m (J. Vadon);
Jfanadiana (Perrot).
Madagascar Centre : Pays Sihanaka et lac Alaotra (Perrot); Manjakan-
driana, La Mandraka (J. Vadon); Tananarive (Lamberton), Mahatsinjo(J. Vadon).
Les 108 exemplaires étudiés occupent le Nord-Est de Madagascar, jusque
vers le 47° E et, au Sud, jusque près de Manakara.
Source : MNHN , Paris
22
HANS PHILIPP
Fig. 20. — L. fasciata (Brancs.) —. A à D, variations chromatiques sans relations avec
la répartition géographique.
Source : MNHN , Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
23
b) M. (E.) m. comorensis n. subsp.
(Terra lypica : Grande Comore, Nioumbadjou, 505 m, VIII-1958 (E. Raha-
nzonina ); holotype au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
•J’ai vu, en dehors du type, six exemplaires de la Grande Comore, dont
cinq de Nioumbadjou (VIII, XI) et un sans autre précision. Ils diffèrent de la
forme type à dessins en bandes transverses, par la réduction des taches humé*
raies et apicales. Les taches humérales n’atteignent ni le bord des élytres ni
leur base.
2. Megalodacne (Psephodacne) sponsa Lacordaire (fig. 16).
Lacordaire, Mon. Erotyl., 1842, p. 69 (terra! tvpica : Madagascar; holotype
au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
dominula Bedel, Bull. Soc. ent. France, 1918, p. 193. — nesioles Delkeskamp,
Deuls. ent. Zeit., 1937, p. 52.
Le sous-genre Psephodacne Heller ( Romodacne Delkesk.) se distingue par
1 extrémité tronquée du palpe maxillaire qui est presque élargi et très inhabituel
pour les Dacninae (fig. 2). Mais la forme fortement bombée et non en lame du
lobe postmandibulaire le rattache très nettement à cette sous-famille, ce qui
ressort aussi de son habitus.
Fig. 21, forme du corps et coloration de Laurenticola. — A, L. sicardi (Bedel). _
B, L. pulchra n. sp. — C, L. pauliani n. sp.
Dans son tableau de détermination, Delkeskamp, en 1937 (9/53), pour
séparer sponsa des deux espèces mises ici en synonymie fait appel aux caractères
suivants : fossette basale du prothorax dirigée vers le dedans ou vers le dehors;
corps rétréci en avant et en arrière ou corps parallèle; prothorax uniformément
Source : MNHN, Paris
24
HANS PHILIPP
Fig. 22, forme du corps de Laurenticola. — A, L. nigra n. sp. — B, L. glabra n. sp.
Fig. 23, forme du corps de Laurenticola. — A, L. lalitarsis (Fairm.). — B, L. nigro-
clavata n. sp.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
25
Fig. 24, position de l’organe copulateur dans l’abdomen. — D. e., ductus ejacula-
torius. — Ds., tiges dorsales du tegmen. — F. b., foramen basale, point d’entrée du sac interne
dans le pénis. — Fl., flagelle. — J., arcs reliant le flagelle à la tige terminale. — Ls., tiges
latérales du tegmen. — M. c. p., première membrane connectante. — O., ostium, point de
sortie du sac interne. — Pa., paramères du tegmen. — Pc., pénis. — P. g., pore génital. —
S. b., sclérite pubescent du sac interne. — S. /., sac interne. — S. p., sclérite glabre, en flèche,
du sac interne.— 5. K., face très sclérifiéc, concave, du pénis. — Tg., tegmen.— Ts., Lige
terminale. — V. d. I., prolongements des tiges latérales. —
Fig. 25, Megalodacne fasciala (Fabricius), organe copulateur q.
Source : MNHN, Paris
2G
HANS PHILIP P
mat ou luisant au milieu, taille 19 ou 15 mm. Une longue série d’individus montre
que ces caractères passent tous l’un dans l’autre. Dans une même localité on
trouve à côté d’individus rétrécis en avant et en arrière, tous les intermédiaires
menant à des individus à élytres parallèles. Il en va de même de la forme des
fossettes basales et du caractère mat du thorax. La comparaison des organes
génitaux d’individus montrant divers stades de variation des caractères externes
ne permet pas non plus de trouver de différences. Le type lui-même montre un
développement incomplet de la bande élytrale postérieure, mais ici aussi on trouve
des intermédiaires (fig. 16). Nous donnons, fig. 16, les modifications de forme
des fossettes basales et de la forme du corps; les trois caractères se combinent
librement.
Organe génital mâle (fig. 27) : les deux baguettes du flagelle donnent deux
saillies en joug qui portent un sclérite transverse légèrement arqué. Deux sclérites
dans le sac interne (un gros en (lèche et un petit en tige fortement pourvu de
soies).
En comparant cet organe avec celui de l’espèce type du sous-genre, indica L.,
il apparaît qu’il s’agit de deux groupes d’espèces distincts. Chez indica L. le
diamètre des baguettes du flagelle diminue très fortement vers le pore génital
et chaque baguette se termine en une petite saillie qui est nettement plus petite
que le diamètre normal de la baguette; il n’y a ni joug, ni saillie terminale.
Les espèces malgaches et africaines de Psephodacnc diffèrent des espèces
néotropicales par le tracé de la suture épisternale du prothorax (fig. 13).
Delkeskamp plaça tout d’abord les espèces africaines et malgaches dans
le sous-genre Romodacnc (10/49) dont il fit plus tard, un synonyme de Psepho -
dacne (12/64). Il en vint à cette réunion pour tenir compte des remarquables
ressemblances dans la forme des palpes maxillaires, et de la systématique de
l’époque.
Sur la base des caractères des organes sexuels mâles, je place M. sponsa
Lacordaire et les espèces africaines de ce sous-genre dans le groupe d’espèces
grandis F., et les espèces néotropicales dans le groupe indica L. Le groupe d’espèces
grandis F. correspond à l’ancien sous-genre Romodacnc Delkeskamp.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre ( Sicard ); Diégo-Suarez, Montagne
des Français (II, A. Robinson ); Vohémar (coll. Le Moult).
Madagascar Centre : Tananarive (Schauer ), Mahatsinjo près Tananarive
(I, C. Koch).
Madagascar Est : Maroantselra, Mahalevona (VIII, J. Vadon ); Mora-
manga, Périnet (I, B. Kreczmcn).
Madagascar Ouest : Macvatanana, Suberbieville ( Perrier ), Ampijoroa,
forêt de l’Ankarafantsika (I, Razafimandimlnj ) ; Majunga (A. Voeltzkow ); Moron-
dava, forêt au Sud de Befasy (I, R. Panlian).
Madagascar Sud : Ankazoabo ; Tuléar , forêt de Lambomakandro (I,
C. Koch); Betiokij , Efoetsy (I, C. Koch), Vohibory (Abadie).
En tout 69 exemplaires de 17 à 26 mm. L’espèce paraît répandue dans
toute l’île.
Megalodacne grandis F., connu sur la plus grande partie de la région éthio¬
pienne, n’a pas été trouvé à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
27
Fig. 26, Megalodacne mouati mouati (Guérin-Méneville), organe copuiateur <J.
Source : MNHN, Paris
28
HANS PHILIPP
2. — Genre Madadacne n. gen.
Espèce type du genre : Triplax perrieri Fairmaire
Les espèces de ce genre se distinguent des espèces de Megalodacne Crotch,
comme les suivantes, par leur petite taille (4 à 7 mm) ainsi que par la base de leur
pronotum complètement rebordée.
Les caractères génériques sont fournis par les yeux à très grossières facettes
et récusson transverse (fig. 13 /). Les lacinia maxillaires sont pourvues de deux
fortes dents soudées à leur base (fig. 3, 4). Les articles terminaux des palpes
maxillaires sont acuminés ou légèrement tronqués.
L’organe génital mâle (fig. 28 à 33) est remarquable par l’absence de joug
et de sclérites terminaux au flagelle. Les deux baguettes du flagelle sont étirées
en plume à l’extrémité.
Les caractères sexuels secondaires sont portés par les tarses qui sont faible¬
ment dilatés chez le <$.
Genre très homogène et ne comprenant qu’un groupe d’espèces, celui de
perrieri Fairm., choisi comme espèce type car il est représenté dans plusieurs
Musées.
Clé des espèces
1. Corps allongé à élytres parallèles.2
— Corps fortement ovalaire; pattes et antennes brun foncé et corps noir chez
les individus complètement colorés. 8. M. lugubrina
2. Thorax rouge brunâtre.3
— Thorax noir.G
3. Élytres noirs à l’apex.4
— Élytres brun unicolore.5
4. La zone noire de l’apex des élytres ne s’étend pas le long de la suture et du
bord des élytres. Pronotum chagriné entre les points.
. 6. M. nigroapicalis
— La zone noire de l’apex des élytres s’étend le long de la suture et du bord
des élytres. Pronotum très fortement chagriné entre les points.
. 3. M. coquereli
5. Massue des antennes peu marquée (cf. fig. 10 a). Articles 4 à 7 de l’antenne
arrondis. Tibias noirs. 5. M. forticornis
— Massue des antennes très marquée. Articles 4 à 7 des antennes allongés
(cf. fig. 10 b). Tibias bruns. 7. M. nigroclavata
(5. Élytres sans dessins nettement délimités, brunâtres à noirs, rougeâtres
vers la base. 4. M. ustulata var. diffusa
— Élytres à dessins nettement délimités.7
7. Apex des élytres avec chacun une tache rougeâtre ou jaunâtre.8
— Apex des élytres noirs, sans taches; la moitié antérieure à bande humérale
jaunâtre à rougeâtre. 4. M. ustulata
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
29
8. Angle huméral avec une grosse tache rouge (fig. 17 b) .
.. M. perrieri quadrimaculata
I aches humérales réunies en une large bande qui enferme une tache scutel-
laire noire. g
9. Tache scutellaire presque triangulaire (fig. 17 a). Mésosternum entre les
hanches médianes plus élevé que le métasternum et grossièrement ponctué
.. a. M. perrieri perrieri
Tache scutellaire rectangulaire (fig. 17 c). Mésosternum entre les hanches
médianes au niveau du métasternum et imponctué ... 2. M. latecincta
1. Madadacne perrieri (Fairmaire).
a) M. p. perrieri Fairmaire.
FAiRMAmE, Ann Soc. enl. Bel,,., XLII, 1898, p. 431 (Triplât) (terra typica :
Subeibieville ( Berner ), lectotype au Muséum national d’Histoire naturelle Paris)
basalis Fairmaire, Ann. Soc. enl. France, LXXI, 1902, p. 325.
Fairmaire ayant basé sa description sur plusieurs individus, j’ai désigné
1 exemplaire qui m’a été communiqué comme lectotype.
Cette sous-espèce se caractérise par sa bande humérale rouge enfermant
une tache scutellaire à peu près triangulaire et par ses deux taches apicales
rouges sur des élytres noirs (fig. 17 a). Tête, thorax, antennes également noirs,
dessous brun fonce. Troisième article des antennes un peu plus long que le second
Fig. 28, Madadacne perrieri perrieri (Fairmaire), organe copulateur
et que le quatrième. Articles quatre à huit arrondis, massue très petite et à peine
distincte du funicule (fig. 10 a). Dernier article des palpes maxillaires légèrement
tronqué (fig. 3). Mésosternum entre les hanches intermédiaires un peu plus élevé
que le métasternum. Hanches postérieures avec de nettes lignes tangentielles,
celles-ci à peine marquées sur les hanches intermédiaires.
L’exemplaire lectotype n’est pas parfaitement mature, tête et thorax sont
légèrement brunâtres.
3
Source : MNHN, Paris
30
HANS PHILIPP
Eu 1902, Fairmaire décrit le basalis , et le distingue de perrieri comme
suit : un peu plus petit, bleu noirâtre; pronotum plus fortement ponctué, un
peu plus long et un peu plus rétréci en arrière; troisième article des antennes
pas plus long que le quatrième. Mais la comparaison des deux types établit que
la ponctuation du pronotum et la longueur du troisième article des antennes
(nettement supérieure à celle du quatrième) correspondent parfaitement aux
caractères de perrieri. Ces erreurs d’observation sont sans doute dues à la plus
faible taille des individus décrits comme basalis (à peine 5 mm contre près de
7 mm). Le pronotum est un peu plus long mais la différence relève des variations
individuelles. La coloration n’est pas noir bleuâtre mais bien noir pur, ce qui
correspond à la coloration normale d’un individu pleinement mature.
J’ai devant moi trois exemplaires que Fairmaire a apparemment eu en mains
pour la description de perrieri. Deux d’entre eux proviennent de la Section
zoologique du Musée national hongrois de Budapest; le troisième (étiqueté type !)
provient du Musée zoologique de l’Université Humboldt à Berlin. Comme les
étiquettes de ces trois exemplaires sont identiques, par le papier et par l’écriture,
à celles du type et que deux d’entre eux proviennent de la localité typique,
Suberbievillc, je les désigne comme paratypes.
L’organe génital mâle (fig. 28) est caractérisé par un pénis très fortement
courbé, avec une échancrure préapicale et une forte sclérification le long de
son arête concave. La tige médiane est d’environ une fois et demie la longueur
du pénis. Le sac interne est pourvu de soies sur toute sa longueur et dépourvu
de sclérites. Les deux baguettes du flagelle se terminent proximalement par
deux ailes très petites comparées aux structures des autres espèces. Les tiges
latérales du tegmen, qui encadrent le pénis, sont très fortes et développées en
lames. Les paramères sont très petits.
Madagascar Ouest : Maevatanana , Suberbieville (Perrier).
J’ai pu étudier 5 exemplaires de 4,5 à 7 mm de long.
b) M. p. quadrimaculata n. subsp.
(Terra typica : Morondava, forêt au Sud de Befasy, 1-1956 ( R . Paulian);
holotype <$ au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Cette sous-espèce se distingue extérieurement de la forme type par l'absence
de bande basale sur les élytres. Chaque élytre porte dans la région humérale une
grosse tache rouge qui atteint à peu près la quatrième série de points (fig. 17 b).
Taches apicales des élytres un peu plus grosses que dans la forme type.
Un exemplaire du Musée zoologique de Berlin est étiqueté par Schenkling
comme « perrieri ? ».
L’organe génital mâle (fig. 29) montre un pénis identique à celui de la forme
type mais moins sclérifié. Le sac interne n’est pourvu de soies que par places;
il n’y a pas de sclérites; les ailes des baguettes du flagellum sont un peu plus
grosses. Paramères du tegmen un peu plus larges et processus des tiges latérales
un peu moins arqués.
Madagascar Ouest : Morondava , forêt au Sud de Befasy (I, R. Paulian).
Madagascar Sud : Ankazoabo , Analavelona, 1 300 m (V, A. Robinson);
Tuléar (Gruvel ), Andranohinaly ( Voellzkow ), route de Tuléar, km 855 (III,
J. Elie); Amboasary , Ifotaka (J. Elie).
19 exemplaires de 5,5 à 7 mm de long ont été étudiés.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
31
Fig. 29, Madadacne perrieri quadrimaculala n. sbsp., organe copulateur <J.
Source : MNHN, Paris
32
HANS PHILIPP
2. Madadacne latecincta (Fairmaire).
Faihmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XLII, 1898, p. 432 ( Triplai) (terra typica :
Suberbieville ( Perrier ); holotype Ç au Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris).
L’holotype de cette espèce est très proche du perrieri. Mais la tache scutel-
lairc est à peu près rectangulaire (fig. 17 c) et le mésosternum est, entre les
hanches intermédiaires, au niveau du métasternum. La bande postérieure (telle
que Fairmaire la décrit) n’est pas développée, tout au plus chaque élytre
porte-t-il à l’apex une grosse tache jaune qui n’atteint pas la suture. Le funicule
des antennes est un peu plus grêle que chez perrieri et la massue est bien marquée
(fig. 10 b). Le dernier article des palpes maxillaires est acuminé (fig. 3). Les hanches
postérieures montrent de courtes lignes tangentielles qui sont à peine indiquées
sur les hanches intermédiaires.
Le type mesure 6 mm de long et n’est pas totalement mature, montrant
mie coloration brunâtre. De deux exemplaires des environs de Moramanga, un
est presque mature et noir. Le dessin élytral est jaune, contrairement à ce que
l’on observe pour perrieri.
L’organe génital mâle (fig. 30) montre un pénis court et compact, bien plus
large que chez perrieri et plus faiblement sclérifié sur la face concave. La tige
médiane est presque deux fois plus longue que le pénis. Le sac interne est plus
étroit, entièrement pourvu de soies et renfermant un sclérite en flèche. Les ailes
des deux baguettes du flagelle sont très grosses. Les paramères du tegrnen sont
à peu près cylindriques; élargis vers la pointe, vu de dessus ou de dessous. Les
prolongements des tiges latérales enfermant le pénis sont très étroits et fortement
courbés.
Madagascar Ouest : Maevatanana, Suberbieville (Perrier).
Madagascar Est : Moramanga , route d’Anosibe (1957, Gruvel).
3. Madadacne coquereli (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. eut. Belg., XLII, 1898, p. 431 ( Triplax) (terra typica :
Côte Nord-Ouest de Madagascar ( Coquerel ); lectotype ? au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Couleur du dessus brun rougeâtre sombre. Antennes noires avec un faible
reflet rougeâtre sur le funicule. Dessous plus foncé, tibias et apex des fémurs
noirs; apex des élvtres également noir avec le noir étendu le long de la suture
et des marges et enfermant une zone un peu plus claire. Funicule des antennes
comme chez perrieri, mais article huit un peu élargi et la massue très renflée
(fig. 10c). Dernier article des palpes maxillaires acuminé (fig. 3). Hanches inter¬
médiaires et postérieures avec de courtes lignes tangentielles.
Fairmaire, qui, avec les exemplaires de la localité typique, avait devant
lui des exemplaires de Diégo-Suarez, décrit une forme non parfaitement mature
avec l’apex des élytres brun enfermant une tache jaune rougeâtre. Un des exem¬
plaires dont il a disposé est parfaitement mature, mais endommagé par un trou
d’épingle dans l’élytre droit et sans antenne et patte antérieure gauches. Afin
de faciliter le travail des chercheurs je l’ai désigné comme lectotype Ç. Malheu¬
reusement les trois autres exemplaires que j'ai pu étudier sont aussi des $ ce
qui ne permet pas de décrire l’organe copulateur <$.
Trois exemplaires de 6 à 6,5 mm.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
33
Madagascar Nord : Diégo-Suarez ( Dontemps et Alluaud).
Madagascar Nord-Ouest : côte ( Coquerel).
Madagascar Est : Maroantsetra (XI-1935, J. Vadon), Antakotako (XI-1935
J. Vadon).
4. Madadacne ustulata (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. eut. Belg., XLII, 1898, p. 432 ( Triplax ) (terra typica :
Suberbicville (Parier); holotype $ au Muséum national d’IIistoire naturelle,
Paris).
Fairmaire ne disposait que d’un unique exemplaire qui m’a été communiqué
pour étude. C’est un individu de 4,5 mm de long, à tête et thorax brunâtres. Les
antennes sont noires, mais les premiers articles du funicule ont un reflet brunâtre.
La moitié antérieure des élytres est rouge jaunâtre y compris l’écusson; la moitié
postérieure est brun foncé avec l’apex un peu plus clair. Des deux côtés de
l’écusson existe une zone légèrement rembrunie. Les antennes rappellent celles
de coquereli (fig. 10 c); le dernier article des palpes maxillaires est tronqué (fig. 4).
Les hanches postérieures portent des lignes tangentielles bien marquées, celles
des hanches intermédiaires sont à peine indiquées.
Le type n’est pas complètement coloré. Sur des exemplaires complètement
colorés, la tête, le thorax et la moitié postérieure des élytres sont noircis. Le
dessous est brun foncé, les tibias et l’apex des fémurs sont noirs.
Nous avons pu voir 6 exemplaires du Nord et de l’Ouest qui se rattachent à
cette espèce bien qu’ils en diffèrent un peu par la coloration. Mais le petit nombre
d’individus et l’absence de mâle ne nous permet pas de décider s’il s’agit de deux
espèces ou de deux races différentes, ou s'il ne s’agit que de variations individuelles.
Trois exemplaires de Diégo-Suarez sont conformes au type sauf par l’écusson,
et par une tache scutellaire, déjà annoncée chez le type, noirs. Un exemplaire
d’Andobo montre également un écusson et une tache scutellaire noirs, mais la
bande humérale des élytres n’atteint que le tiers de la longueur de l’élytre. Deux
autres exemplaires d’Andobo ont une bande rouge et une simple trace de tache
scutellaire; l’écusson est rouge. Longueur 4,5 à 6,5 mm.
Madagascar Ouest : Antsalova, Antsingy, Andobo, 190 m (11-1957,
P. Griveaud ); Maevatanana , Suberbieville (Perrier).
Madagascar Nord : Diégo-Suarez.
Madadacne ustulata var. diffusa (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XLIII, 1899, p. 516 (Triplax) (terra typica :
Suberbieville (Perrier); holotype $ au Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris).
Le type seul est connu et il ne peut par suite être établi s’il s’agit là d’une
variation méritant d’être nommée. Il ne se distingue d 'ustulata que par la colo¬
ration. La moitié postérieure des élytres est brun foncé, la moitié antérieure
montre un reflet rougeâtre à tache scutellaire marquée. Le passage d’une couleur
à l’autre se fait progressivement. Le reste de l’animal est brun foncé. Il s’agit
certainement d’un animal immature mais cela ne permet pas d’établir s’il ne
s’agit que d’une phase d’un individu normalement noir ou si les limites de la
bande humérale sont normalement effacées.
Source : MNHN , Paris
34
HANS PHILIPP
5. Madadacne forticornis (Fairmaire).
Fairmaire. Ann. Soc. ent. Belg., XLII, 1898, p. 432 (Triplax) (terra typica :
Suberbieville ( Verrier ); lectotype $ au Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris).
Fairmaire disposait de plusieurs individus de cette espèce pour sa des¬
cription, comme l’indique la taille donnée : 4,5 à 5,5 mm. C’est pourquoi je
désigne l’exemplaire devant moi comme lectotype. C’est un individu brun rou¬
geâtre à tibias noirs et apex des fémurs un peu noirci. Le funicule des antennes
est brunâtre, la massue noire. Le troisième article des antennes est allongé; les
articles quatre à sept arrondis, le huitième un peu élargi; la massue est bien
tranchée (fig. 10 c). Le dernier article des palpes maxillaires est aigu (fig. 3). Les
hanches postérieures montrent des lignes tangentielles bien marquées, les médianes
sont sans ces lignes.
L’organe copulateur $ n’a pu être étudié car nous n’avons vu qu’un exem¬
plaire % en dehors du type.
Madagascar Ouest : Antsalova , Antsingy, Andobo, 190 m (11-1957, P. Gri-
veaud ); Maevatanana , Suberbieville ( Perrier ).
6. Madadacne nigroapicalis n. sp.
(Terra typica : Montagne d’Ambre, lac Maudit, IX-1957 (J. Elie); holotype
au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
L’holotype est un individu de 6 mm de long, brun rougeâtre à antennes
noires, tibias et apex des fémurs noirs. Cette espèce ressemble beaucoup à coquereli
Fairmaire, mais se distingue par le non-rembrunissement de l’apex des élytres
le long de la suture et des marges latérales. Les articles 4 à 7 du funicule, qui chez
coquereli sont arrondis, sont ici allongés et la massue est nettement délimitée
(fig. 10 b). Le dernier article des palpes maxillaires est tronqué (fig. 4). Les hanches
postérieures montrent de très courtes lignes tangentielles qui manquent sur les
hanches intermédiaires.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
35
Organe copulateur (fig. 31) : Le pénis est légèrement courbé et montre un
angle net à son arête ventrale (figurée dorsale sur le dessin). La tige médiane
est environ deux fois aussi longue que le pénis. Le sac interne est finement pourvu
de soies dans sa région médiane et ne renferme pas de sclérite. Les baguettes
du flagelle sont étirées devant le pore génital en deux assez grandes ailes. Les
paramères du tegmen sont presque cylindriques, élargis en dedans en vue dorsale
ou ventrale. Les prolongements des tiges latérales sont étroits et seulement un
peu courbés.
Nous avons pu étudier 58 exemplaires matures de 4 à 7 mm de long, prove¬
nant du Nord de Madagascar.
Madagascar Nord : Montagne d-Ambre, lac Maudit (IX-1957, J Elie)
Les Roussettes, 1 000 m (XI et XII-1958, P. Viette et A. Robinson).
7. Madadacne nigroclavata n. sp.
(Terra typica : Brickaville, piste d’Ambodimanga, Anivoranokely, rivière
Ivoay, IX-1954 (A. Robinson); holotype g au Muséum national cfHistoire
naturelle, Paris.)
Cette espèce est uniformément brun rougeâtre sauf la massue des antennes
qui est noire. Elle ressemble beaucoup à nigroapicalis et s’en distingue extérieu¬
rement seulement par l’absence de noir sur l’apex des élytres et des fémurs et
les tibias. Par contre, il existe d’importantes différences dans l’organe copulateur <J.
Organe copulateur (fig. 32) : Le pénis est dans toute sa longueur unifor¬
mément courbé et faiblement sclérifié sur sa face ventrale. La tige" médiane est
un peu plus de deux fois plus longue que le pénis et fortement épaissie à l’apex.
Le sac interne est pourvu de soies sur presque toute sa longueur et renferme
Fig. ,32, Madadacne nigroclavata n. sp., organe copulateur q.
deux sclérites fortement pourvus de soies. Les ailes des baguettes du flagelle
sont faiblement courbées. Les paramères sont plus courts et plus ramassés que
chez nigroapicalis. Les prolongements des tiges latérales sont étroits et à peine
courbés.
Source : MNHN, Paris
36
HANS PHILIPP
Nous disposons de 42 exemplaires de 5 à 7 mm de long, provenant de l’Est
de Madagascar au Nord de Tananarive.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 100 m (XI et
X1I-1958, P. Viette et A. Robinson ), Joffreville, (15-XII-1947, P. Cachan).
Madagascar Est : Antalciha; Maroantsetra , Andranofotsy, (IX-1937,
J. Vadon); île Sainte-Marie , (X et XII 1896, Perrot frères); Brickaville (terra
typica).
Madagascar Centre : Antsianaka (Perrot frères); Tananarive (.7. Vadon);
Manjakandriana , La Mandraka (J. Vadon); Ankazobe , forêt d’Ambohitantely,
station forestière de Manankazo, (I 1958, P. Griveaud); (VII 1957, J. Elie);
(XII 1947, R. Paulian).
8. Madadacne lugubrina (Farmaire).
Fairmaire. Ann. Soc. eut. Belg ., XLIII, 1899, p. 516 ( Triplax) (terra typica :
Suberbieville ( Perrier); lectotype au Muséum national d’Histoirc naturelle,
Paris).
Cette espèce se distingue de toutes les autres espèces du genre par sa forme
en ovale léger. Le type est brun noirâtre en dessus, mais les élytres présentent
un reflet rougeâtre sur les angles huméraux et à l’apex. Les antennes sont entiè¬
rement brun-rouge et ressemblent fort à celles de perrieri (fig. 10 a). L’article
terminal des palpes maxillaires est un peu tronqué (fig. 4). Les hanches postérieures
montrent de nettes lignes tangentielles, celles des hanches intermédiaires sont
à peine indiquées. Ce type est un immature. Les exemplaires pleinement colorés
ont les pattes et les antennes brun-noir et le reste du corps noir.
Fig. 33, Madadacne lugubrina (Fairmaire), organe copulateur <$.
Organe copulateur $ (fig. 33) : Pénis fortement courbé et faiblement sclérifié
sur sa face concave; tige médiane juste deux fois plus longue que le pénis. Sac
interne à soies écartées et sans sclérites. Baguettes du flagelle portant des saillies
aliformes comme dans les autres représentants du genre. Les prolongements des
tiges latérales du tegmen sont très faibles et moyennement courbés. Paramères
vus de côté presque cylindriques, vus de dessous ou de dessus un peu élargis
vers l’apex.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
37
Nous avons vu 7 exemplaires de 4,5 à 5,5 mm de long, de l’Ouest.
Madagascar Ouest : Maevalcmana, Suberbieville (. Perrier ); Morondctva,
foret au Sud de Befasy (I 1956, R. Paulian).
3. — Genre Cardiodacne n. gen.
Espèce type du genre : Cardiodacne glabra n. sp.
Les espèces de ce genre se reconnaissent aux yeux à fines facettes et à
1 écusson en général cordiforme (d’où est tire le nom du genre) (fîg. 13 g).
La lacinia des maxilles est terminée par deux très fortes dents soudées à
eur base, comme dans le genre Madadacne. Le dernier article des palpes maxil-
aires est toujours acuminé ( 6 g. 5). La base des élytres est fortement rebordée.
L organe copulateur £ (fig. 34 à 36) est caractérisé par la présence de jougs
et de saillies terminales qui manquent dans le genre Madadacne. Les saillies
terminales sont en V et portent à leur base deux petites saillies comme point
d insertion des jougs.
Comme dans le genre Madadacne. on trouve chez les Cardiodacne des individus
parallèles et d’autres ovales, appartenant sans doute au même groupe d’espèces
Les caractères sexuels secondaires sont fournis par les tarses antérieurs!
quelque peu élargis chez les mâles.
Clé des espèces
1 . Thorax brun-noir à noir. 9
— Thorax brun à brun-rouge. 3
2. Corps en ovale allongé, noir à brun-noir. Élytres avec chacun une tache
humérale et une tache apicale rouges. 6. C. convexiuscula
— Corps presque parallèle, noir, à reflet bleuâtre. Élytres à bande élvtrale
rouge enfermant une tache scutellaire noire; pas de taches apicales!
. 2. G. azurina
3. Corps fortement oval, brun rougeâtre sauf la massue des antennes noire
à reflets métalliques luisants. 5 . G. metallica
— Corps allongé, parallèle. 4
4. Yeux saillants, coniques (fig. 13 d) . 5
— Yeux normalement convexes.g
5. Funicule des antennes rougeâtre, massue noire; genoux et tarses noircis,
le reste du corps brun. 1 a. G. quadricollis quadricollis
— Antennes uniformément noires; tarses, tibias et genoux noircis.
. 1 !>■ G. quadricollis nigrotibialis
6 . Antennes noires; tarses, tibias et apex des fémurs noircis; thorax densément
ponctué et très finement chagriné. Hanches postérieures sans lignes tangen-
tielles . 4. C. parallela
Antennes rougeâtres, les genoux seuls noircis; thorax à ponctuation éparse,
non chagriné. Hanches postérieures avec des lignes tangentielles.
.3. G. glabra
Source : MNHN, Paris
38
HANS PHILIPP
1. Gardiodacne quadricollis (Brancsik).
L’espèce est reconnaissable à ses yeux très coniques (fig. 13 a) et comprend
deux sous-espèces distinctes.
a) C. q. quadricollis (Brancsik).
Brancsik, Jahrb. Ver. Trencs XX, 1897, p. 331 ( Triplax ) (terra typica :
insula Nosy Be; K. Brancsik col!., ex H. Knirsch; holotype £ in Natural History
Muséum, Chicago).
J’ai devant moi le type, étiqueté comme tel, et un second exemplaire non
mature, à apex des élytres sombre, qui initialement était piqué avec le type
mais sans indication de provenance, puis qui a été étiqueté comme le type. Il
doit s’agir d’un paratype car les dimensions de ces deux individus correspondent
bien aux indications données dans la description originale.
Corps allongé, parallèle, à prolhorax un peu carré. Corps brun foncé uni-
colore, sauf la massue des antennes noire. Antennes épaisses, l'article trois du
funicule égal au second et un peu plus long que le quatrième ; articles cinq à sept un
peu allongés, huit un peu élargi. Massue nettement élargie (fig. 10 e). Pas de lignes
tangentielles aux hanches.
L’espèce ne m’est connue que par le type et le paratype de sorte que je n’ai
pu étudier l’organe copulateur
Longueur 5,5 à 6 mm.
Madagascar Sambirano : Nosy Be.
b) C. q. nigrotibialis n. subsp.
(Terra typica : Fénérive ( E . Perrot); holotype au Muséum national d’His-
toire naturelle, Paris).
Cette sous-espèce se distingue de la précédente par sa coloration comme
par sa distribution. Les antennes sont entièrement noires, comme les tarses,
les tibias et l’apex des fémurs. Le reste du corps est brun foncé, comme dans la
forme type, mais l’apex des élytres peut être légèrement rembruni.
Le noircissement de l’apex des élytres, qui s’observe aussi sur le paratype
de quadricollis type, se développe du Sud vers le Nord. Un exemplaire de Tana-
narive, et un autre d’Ambatondrazaka ne sont pas noircis. Sur neuf exemplaires
de Tamatave, trois montrent un noircissement de l’extrême apex des élytres;
sur les exemplaires de Fénérive la proportion d’individus foncés augmente :
10 sur 15 montrent ce noircissement. Les exemplaires du Nord de l’aire de la sous-
espèce : Sainte-Marie et Maroantsetra et un exemplaire de provenance illisible,
montrent tous le noircissement apical qui, pour 4 sur 5 des exemplaires, atteint
le 6 e ou le 7 e de la longueur de l’élytre. L’exemplaire type a l’apex des élytres
noirci.
Appareil copulateur çj (fig. 34) : Pénis court et compact, à peine arqué
et fortement sclérifié sur sa face concave. Tige médiane juste 2,5 fois plus longue
que le pénis. Sac interne avec des soies sur toute sa longueur et avec un sclérite
à fortes soies. La prolongation des tiges latérales du tegmen est très faible et
seulement peu courbée; paramères fortement coniques.
Nous avons examiné 31 exemplaires de 5,5 à 7 mm de long, de l’Est de
Madagascar, entre Tananarive et Maroantsetra à l’Est du 47 e .
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
39
Fig. 34, Cardiodacne quadricollis nirjrotibialis n. sbsp., organe copulateur
Fig. 35, Cardiodacne glabra n. sp., organe copulateur çj.
Source : MNHN, Paris
40
HANS PHILIPP
Madagascar Est : Tamatave , forêt d’Alahakato (1888, E. Perrot), Fanan-
drana (IX 1943, Abadie ); Fénerive (Perrot frères ); Sainte-Marie (X et XII, Perrot
frères ); Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Vadon ), Mahakiry (X 1938, J. Vadon),
Antongonivitsika (XII 1947, Michel).
Madagascar Centre : Tananarive; Ambalondrazaka.
2. Cardiodacne azurina (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. ent. France, LXXII, 1903, p. 184 ( Triplax) (terra
typica : Ankarahitra ( Perrier); holotype <$ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Je n’ai vu que le type de cette espèce de Fairmaire. Il s’agit d’une petite
espèce de 4,5 mm de long. La couleur de fond du dessus est un noir à reflet brillant
bleuâtre. Les élytres montrent une bande basale rouge enfermant une tache
scutellaire noire et qui s’étend sur les épipleures. Le dessous est brun-noir à noir,
les pattes y compris les hanches sont brunâtres. Les trois derniers segments abdo¬
minaux portent de chaque côté une tache rougeâtre. Les yeux de cette espèce
et des suivantes sont normalement bombés. Les antennes sont semblables à celles
de Madadacne nigroapicatis n. sp. Le troisième article du funicule rouge des antennes
est un peu plus long que le second et que le quatrième. Les articles cinq à sept
sont un peu allongés, le huitième un peu élargi. La massue antennâire noire est
étroite. Les hanches postérieures seules montrent une indication des lignes tangen-
elles. Le prothorax est plus large que long.
Le type seul étant connu, nous n’avons pu étudier l’organe copulateur mâle.
Madagascar Ouest : Ambato-Boeni , Ankarahitra (Perrier).
3. Cardiodacne glabra n. sp.
(Terra typica : Tananarive (Lamberton) (1); holotype <$ au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Il s’agit là d’une espèce brun rougeâtre à apex des fémurs légèrement noircis.
Le prothorax est plus 'large que long, à ponctuation éparse et surface non cha¬
grinée. Le troisième article du funicule rougeâtre des antennes est un peu plus long
que le second et que le quatrième. Les articles cinq à sept sont un peu allongés, le
huitième est élargi. La massue noire des antennes est un peu plus étroite que
celle de quadricollis (fig. 10 d). Les hanches postérieures montrent seules des
traces de lignes tangentielles.
Organe copulateur (fig. 35) : Pénis court et compact, assez fortement
sclérifié sur son arête concave. Tige médiane à peu près 2,5 fois plus longue que
le pénis. Sac interne faiblement pubescent, avec un sclérite à fortes soies. La pro¬
longation des tiges latérales du tegmen est large et assez fortement courbée. Les
paramères sont étroits, fortement élargis en vue dorsale et ventrale.
1. L’indication Tananarive portée par certaines chasses commerciales de Lamberton est très
discutable et s’applique souvent à du matériel de la région de la Mandraka ou de Périnet, parfois à
des récoltes d’origines plus lointaines. — r.p.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
41
J ai devant moi 12 exemplaires de 5,5 à 6,5 mm de long, du Centre
de Madagascar.
Madagascar Centre : Tananarive (?) ( Lamberlon); Manjakcmdriana,
La Mandraka (J. Vadon).
4. Cardiodacne parallela n. sp.
(Terra typica : Tananarive {Lamberlon)-, holotype au Muséum national
d’PIistoire naturelle, Paris).
L espèce est brun rougeâtre à antennes, tarses, tibias et apex des fémurs
noircis. Par contraste avec l’espèce précédente, le thorax est densément ponctué
et finement chagriné. Les antennes correspondent à celles de glabra (fig. 10 d).
Les hanches postérieures n’ont pas trace de lignes tangentielles.
Organe copulateur (fig. 36) : le pénis est très court, faiblement courbé,
et assez fortement sclérifié sur l’arête concave. La tige médiane est à peu près
trois fois aussi longue que le pénis et se termine par un assez fort épaississement.
Le sac interne est pourvu sur toute sa longueur de soies et renferme un sclérite
à fortes soies. Le flagelle est très court, à peine plus long que le pénis. La prolon¬
gation des tiges latérales du tegmen est large et faiblement courbée. Les para-
mères sont, en vue latérale, légèrement coniques, en vue dorsale ou ventrale
ils sont fortement élargis.
J’ai étudié 11 exemplaires de 4,5 à 6 mm, de l’Est et du Centre de Madagascar.
Madagascar Est : Ifanadiana , Ranomafana (II 1959, R. Legendre).
Madagascar Centre : Tananarive (?) ( Lamberlon ); Manjakandriana , La
Mandraka, dans du bois mort (II 1960, A. Robinson); (XI 1951, N. Krauss );
Ankazobe , pointe Sud-Ouest de la forêt d’Amboliitantely (5 11 1948, P. Cachan).
Source : MNHN, Paris
42
HANS PHILIPP
5. Gardiodacne metallica n. sp.
(Terra typica : Fénérive ( E. Perrot); liolotype $ au Muséum national d’His-
toire naturelle, Paris.)
Cette espèce, qui n’est connue que par le type, se distingue des autres espèces
du genre par sa forme courte et en ovale. Avec une longueur de 4,5 mm, elle est
rouge foncé brunâtre à reflet métallique, massue des antennes noircie. Thorax
une fois et demie plus large que long et à ponctuation éparse. Le fond du tégument
n’est pas chagriné. Les antennes rappellent celles de Madadacne nigroapicalis.
Le troisième article est un peu plus long que le second et que le quatrième. Les
articles cinq à sept sont allongés, le huitième un peu élargi. La massue est bien
tranchée (fig. 10b). Les hanches postérieures montrent seules des lignes
tangentielles distinctes.
Madagascar Est : Fénérive ( E. Perrot).
6 . Gardiodacne convexiuscula (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. eut. Belg., XLII, 1898, p. 435 ( Triplax) (terra typica :
Mayotte (Ch. Altuaud); lieu de conservation du type inconnu).
La position de cette espèce est difficile à fixer car aucune des espèces devant
nous ne correspond à la description. Fairmaire parle des palpes allongés, mais
pas des facettes des yeux. Comme sa description mentionne le scutellum à peu
près cordiforme, je la place dans le genre Cardiodacne. D’après la description
originale il s’agit d’un insecte ovale, brun-noir, de 3 à 4 mm de long, à articles du
funicule rouge foncé, la massue noire; l’article trois est un peu allongé. Les élytres
présentent chacun une tache humérale rouge et une tache apicale.
Fairmaire a placé tout d’abord cette espèce dans le genre Thallis Er.,
puis, cinq ans plus tard en 1893, dans le genre Triplax (19/185). Une comparaison
des genres Madadacne et Cardiodacne avec les genres Thallis Er. (espèce type
Th. janthina Er., espèce étudiée Th. compta Er.) et Neotliallis Fauvel (espèce
type N. bedeli Fauvel) aboutit aux conclusions suivantes :
Fig. 37, Thallis compta (Erichson), organe copulateur <$.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
43
Thallis compta Er. possède bien, comme Madadacne, des yeux à facettes
grossières, mais la base du prothorax y est plus étroite que la base des élytres.
Tandis que, chez Madadacne, les baguettes du flagelle du sac interne sont étirées
en ailes, chez compta Er. elles présentent deux saillies fortement ciliées qui
portent une tige terminale en V (fig. 37).
Neolhallis bedeli Fauvel présente des yeux à facettes grossières et une base
du prothorax rebordée, comme chez Madadacne, mais s’en distingue par les
tibias extérieurs fortement courbés chez le J et par la base du prothorax qui,
comme chez Thallis compta Er., est plus étroite que celle des élytres. Le pros¬
ternum et le métasternum, qui sont très fortement ponctués chez Madadacne,
sont ici à très faible ponctuation. Les baguettes du flagelle du sac interne ne portent
pas de pièce en joug; elles divergent en avant du pore génital et portent chacune,
à son extrémité, une grosses plaque dirigée vers le bas. En avant de cette plaque,
les baguettes du ilagelle sont réunies par une baguette transverse et envoient
du point de réunion de ces baguettes deux longues dents dirigées vers le bas.
La baguette transverse envoie vers l’apex un long sclérite en aiguille (fig. 38).
Archipel des Comores : Mayotte (Ch. Alluaud).
Sous-famille Triplacinae
Genre Laurenticola n. gen.
Espèce type du genre : Triplax terminalis Fairinaire (1).
Nous rangeons ici les 21 autres espèces malgaches qui jusqu’ici ont été
placées clans le genre Triplax : allernipes (Fairmaire), caligata (Fairinaire),
carminea (Kulint), fairmairei (ICuhnt), fasciata (Brancsik), juscitarsis (Fairmaire),
goudoti (Lac.), liaematosoma (Lac.), lalilarsis (Fairm.), madagascariensis (Kulint),
nigritarsis (Reitter), omogera (Lac.), pauxilla (Lac.), pecloralis (Fairm.), picescens
(Fairm.), rubicimda (Lac.), scapulala (Fairm.), sicardi (Bedel), terminalis (Fairm.),
tibialis (Fairm.), et tripartila (Fairm.).
Toutes ces espèces se distinguent des espèces de Triplax Herbst, par le
lobe postmandibulairc non fortement relevé, laissant la base des mandibules
libre et à arête externe (en vue latérale) ne prolongeant pas directement l’arête
externe de la mandibule.
Tandis que dans l’espèce type du genre Triplax , T. russica L., les deux
baguettes du ilagelle de l’organe copulateur ne possèdent pas de processus en
joug, ceux-ci sont toujours présents dans le genre Laurenticola (fig. 40-73). Chez
Triplax russica existe une tige terminale en plaque directement sur les baguettes
soudées du ilagelle à leur extrémité (fig. 39).
D’autres caractères du genre Laurenticola sont fournis par les yeux à facettes
fines et la présence constante de deux petites dents sur les lacinias maxillaires.
Le montre des caractères sexuels secondaires. Le milieu du premier
sternite abdominal visible porte une nette tache de tomentosité et le premier
article des tarses antérieurs est plus ou moins dilaté.
(1) Choisie parce qu'elle est très reconnaissable et représentée dans plusieurs Musées.
Source : MNHN, Paris
44
HANS PHILIPP
Le genre Laurcnlicola est fort hétérogène et peut être divisé en plusieurs
groupes d’espèces basés sur les divers aspects des tiges terminales de l’appareil
copulateur Le genre ne se confond donc pas avec un groupe d’espèces.
Clé des espèces
1. Dessus finement tomenteux. 2
— Dessus sans tomentosité.10
2. Hanches postérieures sans lignes tangentielles. Pronotum jaune avec trois
taches noires. Élytres noirs à dessins jaunes (fig. 18 b) .
.45. L. collaris
— Hanches postérieures avec des lignes tangentielles.3
3. Pronotum noir.4
— Pronotum brun.6
4. Les dessins jaunes des élytres noirs ne débordent pas sur les épipleures.
Dessin en forme d’une bande basale jaune qui se prolonge un peu vers
l’arrière le long de la suture et entoure une tache scutellaire noire. . . .
.1. L. comoriensis
— Les dessins jaunes des élytres débordent sur les épipleures.5
5. Dessin en large bande basale rouge qui s’étend aussi sur le méso- et le
métathorax.37. L. pectoralis
— Dessin en deux taches humérales rougeâtres.5. L. scapulata
6 . Tibias et tarses noirs.4. L. limbata
— Tibias et tarses jaune-rougeâtres à bruns.7
7. Corps uniformément brun-rouge sauf la massue des antennes noire. . .
.35. L. goudoti
— Élytres en partie noirs. 8
8 . Épipleures en partie noirs. Élytres noirs à taches humérales rouge-jaunâtres
et une très fine bordure rouge à l’apex. Épipleures rougeâtres au niveau de
l’angle huméral et de l’apex.2 a. L. picescens picescens
— Épipleures rougeâtres, sans noircissement.9
9. Élytres noirs à angle huméral rouge jaunâtre. Apex des élytres rougeâtres
sur à peu près le 6 e de la longueur de l’élytre (fig. 19 b). Métasternum noir
de chaque côté du milieu.2 b. L. picescens brunnipes
— Élytres noirs à angle huméral rougeâtre, mais les apex rougeâtres jusqu’à
la moitié de l’élytre (fig. 19 a). Le métasternum n’est pas noirci.
.30. L. tomentosa
10. Pronotum noir.11
— Pronotum rouge, brun ou jaunâtre.23
11. Élytres uniformément rouges ou rouges à apex noirs.12
— Élytres uniformément noirs ou noirs à dessins jaunes ou rouges. ... 14
12. Écusson rouge; élytres uniformément rouges. . . 32. L. bipartita
— Écusson noir.13
Source : MNHN, Paris
45
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20 .
21 .
22 .
23.
24.
COLÉOPTÈRES ÉROLYTIDES
Hanches postérieures avec des lignes tangentielles ; mésosternum entre les
hanches au meme niveau que le métasternum. 48 l mira
Handms postérieures sans i ignes tangentielles, mésosternum plus élevé
que le metasternum sur lequel il tombe verticalement. 47 . L. delLskampi
Ëlytres uniformément noirs.
Ëlytres noirs à dessins jaunes ou rouges. 16
de —«•
SŒ&rjSW 3,5 à 4 mra de 10 ” 8 - vr”>” -
Ëlytres noirs avec l’angle huméral seul jaune ou rouge. .
Ëlytres avec une large bande rouge dans la première moitié. ’ 18
é L lytÎes ChC ^ . 1,angle hUméral S ’ étend SUF et atteint la base des
rj, , , , .. L. mare±nata
Hanches postérieures à lignes tangentielles. 19
Hanches postérieures sans lignes tangentielles. . . ’ ' 20
Lignes orbitales présentes (cf. fig. 14 e f) Ëlvirpc a,.*,. „ 1
basale rouge, écusson rouge, abdomen noir . . . 33. L. descarpLtrieli
4arge tanae
0 .ou. lu. sicardi
**“- ‘ ,e *“» >* jfr de
*: une de 4 d, “ ïir “ ■*
paipes maxiiudra iarge <æ fl «- 7 >- =* p'»™*™
A .. , . - , , .40. L. bimaculata
Article terminal des palpes maxillaires très fortement élargi (fig 6 ) Tête
s p =rrss p r P r- La fis ™ 20 -**
Ëlytres fortement rétrécis en arrière (fig. 21c). Mésosternum entre les
hanches intermédiaires plus élevé que le métasternum et tombant verti¬
calement sur lui (fig. 15 a). Fémurs à peine épaissis. . . 29. L. pauliani
Ëlytres non rétrécis en arrière, normalement arrondis. Mésosternum au
épaissis metas ‘ ernum entre Ies Anches intermédiaires. Fémurs très
.28. L. tripartita
Ëlytres rouges, en partie noircis. ‘ 24
Ëlytres uniformément rouges. 29
Hanches postérieures avec des lignes tangentielles. Dernier article des palpes
maxillaires étroitement en demi-lune, celui des palpes labiaux en spaluS
tt .38. L. fairmairei
Planches postérieures sans lignes tangentielles. 95
4
Source : MNHN , Paris
4G
HANS PHILIPP
25.
26.
27.
28.
29.
30 .
31.
32.
33.
34.
35.
Élytres rouges, noircis seulement à l’apex.26
Ëlytres à dessins différents..28
Tête noire; la zone noire de l’apex des élytres ne s’étend pas sur l’abdomen.
.20. L. nigriceps
Tête rouge; la zone noire de l’apex des élytres s’étend sur le dernier segment
abdominal..
Longueur 8 à 9 mm; massue des antennes large; pas de lignes orbitales. Tête
très fortement ponctuée sous les yeux. 15 a. L. terminalis terminalis
Longueur 6 à 6,5 mm; massue des antennes étroite ; lignes orbitales présentes.
Tête très finement ponctuée sous ces lignes. ... 27. L. nigroapicalis
Mésosternum très fortement caréné entre les hanches intermédiaires (fig. 15 c).
Élytres brun noirâtre, un peu plus clair, rouge foncé à l’apex, sur les angles
huméraux et les marges. Pas de dessins tranchés. . 36. L. pauxilla
Mésosternum renflé entre les hanches intermédiaires (fig. 15 b). Apex des
élytres rouge; la moitié antérieure des élytres noire, laissant libres, et rouges,
les angles huméraux et l’écusson. La zone noire s’étend quelque peu le long
de la suture (fig. 21 b) .41. L. pulchra
blanches postérieures avec des lignes tangentielles au moins indiquées. 30
Hanches postérieures sans lignes tangentielles.39
Dernier article des palpes maxillaires et labiaux très élargi (fig. 6). Corps
uniformément rouge sauf la massue des antennes noire . . 9. L. palpalis
Dernier article des palpes maxillaires étroitement en demi-lune ou fortement
étiré d’un côté; dernier article des palpes labiaux toujours en spatule (fig. 8, 9)
.31
Tibias et tarses rouges (chez L. rubicunda Lac. les tarses sont brunâtres
mais pas noirs).32
Tibias et (ou) tarses noirs.34
Mésosternum bombé entre les hanches intermédiaires (fig. 15 b) .
.25. L. chagrinata
Mésosternum entre les hanches intermédiaires plan ou caréné (fig. 15 c, d).
.33
Tête fortement ponctuée sous les lignes orbitales (fig. 14 e). Dernier article
des palpes maxillaires large, plus fortement étiré d’un côté (fig. 8). Long. 4,5
à 6 mm.14. L. compacta
Tête à peine ponctuée sous les lignes orbitales (fig. 14 /). Dernier article des
palpes maxillaires étroitement en demi-lune (fig. 9). Longueur 3,5 à 5 mm .
.12. L. rubicunda
Tibias rouges, tarses noircis.35
Tibias et tarses noirs.38
Apex des fémurs noirci, tête et pronotum jaunâtres, élytres rouges. . . .
. 10. L. tangentialis
x\pex des fémurs non noirci.36
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDKS
47
Fig. 38, Neothallis bedeli (Fauvel), organe copulateur
Source : MNHN, Paris
5 m cd
48
HANS PHILIPP
36.
37.
Tête, pronotum et élytrès rouges.
Tête et pronotum jaunâtres; élytres rouges
3. L. fuscitarsis
.37
Lignes orbitales présentes (fig. 14 e, /). Mésosternum entre les hanches
intermédiaires au niveau du métasternum (fig. 15 d). . . 21. L. orbitalis
Lignes orbitales absentes. Mésosternum entre les hanches intermédiaires
plus haut que le métasternum sur lequel il tombe verticalement (fig. 15 a).
.22. L. flavicollis
38. Base des élytres non rebordée; lignes orbitales présentes; mésosternum
entre les hanches intermédiaires bombé (fig. 15 b). ... 19. L. carminea
— Base des élytres rebordée; lignes orbitales absentes; mésosternum caréné
entre les hanches intermédiaires (fig. 15 c).44. L. gracilis
39. Dernier article des palpes maxillaires et labiaux fortement élargi (fig. 7). 40
_ Dernier article des palpes maxillaires étroitement en demi-lune ou étiré
plus fortement d’un côté; dernier article des palpes labiaux toujours en
spatule (fig. 8, 9). 41
40. Tibias et tarses noirs.
— Tibias et tarses rouges
31. L. tibialis
7. L. ovalis
41. Tarses ou tarses et tibias noirs. 4 -
— Tarses et tibias rouges. 4 ^
42. Dernier article des palpes maxillaires étroitement en demi-lune (fig. 9). 43
— Dernier article des palpes maxillaires étiré d’un côté (fig. 8.45
43. Tibias rouges, tarses noirs
— Tibias et tarses noirs. .
46. L. vadoni
.44
44. Base des élytres non rebordée.23. L. nigrotibialis
— Base des élytres nettement rebordée.11. L. griveaudi
45. Tarses noirs, tibias rouges. Mésosternum entre les hanches intermédiaires
plus haut que le métasternum et tombant verticalement sur lui (fig. 15 a).
.• • • 26. L. mesosternalis
— Tarses noirs, tibias plus ou moins noircis. 4 ^
46. Tibias noircis jusqu’à environ leur milieu.13. L. caligata
— Tibias entièrement noirs. 4 ^
47. Lignes orbitales présentes (fig. 14 e, /). Longueur 7 à 9 mm.
.15 à. L. terminalis uniformis
— Lignes orbitales absentes. Longueur 4,5 à 6,5 mm..
. 24. L. femoralis
48. Mésosternum plan entre les hanches intermédiaires, un peu plus haut que
le métasternum sur lequel il tombe verticalement (fig. 15 a).
.18. L. haematosoma
— Mésosternum bombé entre les hanches intermédiaires (fig. 15 b). . . . 49
49. Corps allongé (fig. 23 a); $ à tarses antérieurs fortement élargis (fig. 12 a, b)
et antennes très grêles (fig. 11 a). Antennes $ un peu plus épaisses (fig. 11
.16. L. latitarsis
— Corps large et compact (fig. 23 b) ; tarses antérieurs <$ non fortement élargis
(fig. 12 c , d ) et antennes un peu plus épaisses dans les deux sexes (fig. 11 c, d)
. 17. L. nigroclavata
Source : MNHN, Paris
49
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
l rt section. Groupe de L. comoriensis n. sp.
Les espèces de ce groupe sont caractérisées par les tiges terminales de
1 appareil copulateur $ qui comprend 3 à 5 plaques dont les deux latérales
sont allongées. Les plaques latérales sont réunies centralement ou ventralement
et dorsalement par d’autres plaques (fig. 40, 41). Les deux espèces de ce groupe
sont finement tomenteuses au-dessus et montrent un rebord basilaire aux élytres.
1. Laurenticola comoriensis n. sp.
(lerra typica : Comores (L. Humblot, 1885-1886); holotype $ au Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Corps légèrement ovale. Tête et pronotum noirs, pièces buccales brunâtres.
Élytres noirs à dessins rouge jaunâtre formant des taches humérales n’atteignant
pas le bord des élytres; ces taches se réunissent derrière l’écusson qui est noir
et entouré d’une tache élytrale noire, et se prolongent un peu vers l’arrière le
long de la suture (fig. 18 a). Pro-, méso- et métasternum noircis, abdomen et
pattes jaunâtres. Les antennes sont grêles, le funicule brunâtre, la massue noire.
L’article 3 est plus long que le 2 et que le 4. Les articles 5 à 7 sont allongés, le
8 est arrondi. La massue n’est pas largement isolée. Tête et pronotum à dense
ponctuation et fine chagrination. Le dernier article des palpes maxillaires est
Fig. 40, Laurenticola comoriensis n. sp., organe copulateur d'¬
très fortement élargi, comme celui des palpes labiaux (cf. fig. 6). Les hanches
intermédiaires sont écartées d’un peu plus de la moitié de la largeur d’une hanche.
Le mésosternum est plan entre les hanches intermédiaires et au niveau du
métasternum (fig. 15 d). Les fémurs sont fortement épaissis; les hanches pos¬
térieures montrent de nettes lignes tangentielles. Les tarses antérieurs $ sont
seulement un peu plus larges que ceux de la $. La massue des antennes est
semblable dans les deux sexes.
Organe copulateur $ (fig. 40) : Pénis légèrement courbé. Sac interne sans
soies, avec un sclérite à fortes soies. La tige terminale se présente en deux plaques
fortement allongées qui sont réunies ventralement (au-dessus dans le dessin)
par une troisième plaque. Les paramères du tegmen sont cylindriques et assez
Source : MNHN, Paris
50
IIANS PHILIPP
longs (en vue latérale; en vue dorsale ou ventrale les paramères sont fortement
élargis dans toutes les espèces). Les prolongements des tiges latérales sont
étroits et à peine courbés. La tige médiane a 2,5 fois la longueur du pénis.
J’ai vu 4 exemplaires de 4,5 mm de long.
Archipel des Comores (L. Humblot , 1885-1886).
2. Laurenticola picescens (Fairmaire).
a) L. p. picescens (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. enl. France , XLYII, 1903, p. 185 ( Triplax ) (terra
typica : Ankarahitra ( Perrier ) ; holotype $ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
L’exemplaire typique est un Insecte ovale de 5 mm de long dont le dessus
est finement tomenteux. Tête, prosternum, pronotum et écusson bruns, disque
du pronotum légèrement noirci. Les élytres sont noirs à tache humérale brune
qui déborde sur les épipleures. Dessous, y compris les pattes, brun; métasternum
et abdomen en partie noircis. Troisième article du funicule brun des antennes
plus long que le second et un peu plus long que le quatrième. Articles cinq à
sept peu allongés, le huitième un peu élargi. Massue noire peu distincte. Tête
et pronotum à dense ponctuation et chagrination à peine reconnaissable. Article
terminal des palpes maxillaires un peu plus étroit que dans l’espèce précédente
et également élargi des deux côtés (cf. fig. 7). Le dernier article des palpes
labiaux est également très élargi. Les hanches intermédiaires sont à peu près
écartées de la largeur d’une hanche. Le mésosternum est plan entre les hanches
intermédiaires et au niveau du métasternum (fig. 15 d). Les fémurs sont très
épaissis, les hanches postérieures avec de nettes lignes tangentielles.
Connu seulement par l’holotype.
Madagascar Ouest : Ambato-Boeni , Ankarahitra (Perrier).
b) L. p. brunnipes n. subsp.
(Terra typica : Tananarive ( Sikora ) ; holotype $ au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Très proche de la précédente. Élytres noirs à tache humérale et apex bruns.
Épipleures, pattes et dessous bruns à l’exception du métasternum noirci. Antennes
un peu compactes, article 3 un peu plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 et 6
allongés; article 7 arrondi; article 8 un peu élargi. Massue pas très isolée. Tarses
antérieurs un peu plus larges que ceux de la $, comme dans l’espèce précédente;
massue antennaire un peu plus étroite.
Pour tout le reste conforme à la forme type.
Organe copulateur £ (fig. 41) : Pénis faiblement courbé et un peu rétréci
vers l’apex. Sac interne sans soies mais avec un sclérite à fortes soies. Jougs
presque plats et fixés sur un sclérite en plaque de la tige terminale. Ce sclérite
réunit deux longues plaques latérales qui sont également réunies dorsalement
(en dessous sur la figure) par un petit sclérite en plaque. Paramères du tegmen
coniques. Les prolongements des tiges latérales sont étroits et peu arqués. La
tige médiane est courte, environ 1,6 fois plus longue que le pénis.
Deux exemplaires de 4,5 mm.
Madagascar Centre : Tananarive (Sikora); Moramanga, Lakato (L. Molet ,
1952).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
51
Fig. 41, Laurenticola picescens brunnipes n. sbsp., organe copulateur <$.
Fig. 42, Laurenticola fuscitarsis (Fairmaire),
organe copulateur
Source : MNHN, Paris
52
HANS PHILIPP
2 e section. Groupe de L. fuscitarsis (Fairmaire).
Ce groupe se distingue du groupe comoricnsis par la perte du sclérite ventral
de la tige terminale de l’organe copulateur <$. Le sclérite ventral en plaque est
présent (fuscitarsis) ou réduit à deux petits sclérites ( limbata).
3. Laurenticola fuscitarsis (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. eut. Belg., XL II, 1898, p. 434 ( Triplax ) (terra typica :
Fianarantsoa ( Janson , coll. Ch. Alluaud); lectotype Ç au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
nigritarsis Rcittcr, Dents, eut. Zeits., 1898, p. 340.
Le type est un Insecte rouge de 6 mm de long. Tarses et massue des antennes
noirs. Antennes épaisses; article 3 plus long que le 2 et à peine plus long que
le 4. Article 5 et 6 à peine allongés; article 7 arrondi et article 8 un peu élargi.
Massue pas très isolée. Tête et pronotum finement ponctués et finement chagrinés.
Dernier article des palpes maxillaires en demi-lune, celui des palpes labiaux en
spatule. Hanches intermédiaires écartées d’environ la moitié de la largeur d’une
hanche. Mésosternum légèrement caréné entre les hanches et au même niveau
que le métasternum (fig. 15 c). Lignes tangcnticlles des hanches postérieures
présentes. Tarses antérieurs un peu plus larges que ceux de la $; massue des
antennes par contre un peu plus étroite.
Organe copulateur (fig. 42) : Pénis court, fortement courbé sur son tiers
proximal. Sac interne à soies très écartées et en partie absentes; avec un sclérite
fortement sétigère. Pièces en jougs en deux baguettes droites, faiblement sclé-
rifiées qui unissent le llagelle à la pièce terminale. Celle-ci en deux plaques
courbées, superposées. Paramères du tegmen fortement coniques; prolongement
des tiges latérales étroit et fortement courbé. Tige médiane juste 2,5 fois aussi
longue que le pénis.
Nous avons étudié 66 exemplaires de 3,5 à 6 mm de long, provenant du Nord
et de l’Est de Madagascar.
L. nigritarsis (Reitter), qui est identique à L. fuscitarsis (Fairm.), a été
décrit en décembre 1898. L’espèce de Fairmaire, publiée en octobre-novembre
a donc la priorité.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, de 1 500 à 1 800 m,
dans la forêt à mousses (X 1949, R. Paulian).
Madagascar Centre : Morafenobe, forêt Mahajeby (V-VI 1952, R. Paulian);
Ankazobe , forêt d’Ambohitantely, 1 600 m. (XII 1956, Razafimandimbg);
Tananarivc (Sikora) ; Manjakandriana. La Mandraka (IV 1950, A. Robinson);
Ambalondrazaka , Didy, 1 039 m, Andranomandevy (IX-X, Razafimandimbg),
Andranomalaza, réserve naturelle (III 1956, P. Soga); Ambatolampg , Andra-
notobaka, 1 400 m (IV 1957, P. Griveaud), Ampolomita, Est Belanitra (V 1956,
P. Griveaud); Fianarantsoa (Janson, coll. Alluaud).
Madagascar Est : Antalaha , R. N. XII, massif du Marojejy, Bcondroka,
1 200 m (VI 1960, P. Soga); Andapa , massif de l’Anjanaharibe, 1 600 m (IV 1960,
P. Soga); Maroantsetra , Andranofotsy (VIII 1938, J. Vadon), Mahakiry (X 1938,
J. Vadon), Nandihizina (XII 1938, J. Vadon); Tamatave, Fito (V-VII 1897,
Perrot); Vatomandry' (J. Vadon); Moramanga, Périnet (I, IX, XII Kreczmer,
F. Keiser , J. Vadon), route d’Anosibe (Gruvel).
Madagascar Ouest : Ambato-Boeni , Tsaramandroso, Ampijoroa.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
53
4. Laurenticola limbata n. sp.
(Terra typica : Montagne d’Ambre (XII 1948, R. Paulian ); holotype J au
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Se distingue de L. fuscitarsis (Fairm.) par le très fort élargissement de
1 arlicle terminal des palpes maxillaires et labiaux. Base des élytres rebordée
et dessus du corps finement tomenteux.
L’unique exemplaire connu, de 4 mm de long, est jaunâtre, en ovale peu
marque, tibias et tarses noirs, antennes compactes, noires à partir du 4 e article.
L’article 3 est plus long que le 2 et un peu plus long que le 4. Articles 5 à 7 presque
arrondis, le 8 un peu élargi. Massue pas fortement distincte. Tête et pronotum
à fine ponctuation et chagrination à peine perceptible. Hanches intermédiaires
distantes de la largeur d’une hanche. Mésosternum plan entre les hanches et au
niveau du mésosternum (fig. 15 d). Fémurs très épaissis; hanches postérieurs
avec des lignes tangentielles distinctes.
Il s’agit d’un exemplaire pas encore complètement mature; la couleur défi¬
nitive doit être rouge brunâtre.
Fig. 43, Laurenticola limbata n. sp., organe cupulateur g.
Organe copulateur £ (fig. 43) : Pénis fortement courbé, un peu rétréci vers
la pointe. Sac interne sans soies mais avec un sclérite fortement sétigère. Baguettes
du flagelle fortement élargies à l’apex et passant à une pièce articulaire en languette
faiblement sclérifiée sur laquelle s’attache la tige terminale. Celle-ci est un peu
en anneau et est formée de deux grandes pièces latérales et deux plus petites
Pièces articulaires. Les paramères du tegmen sont allongés, presque cylindriques.
Les prolongements des tiges latérales sont étroits et assez fortement courbés.
Tige médiane plus de 2,5 fois plus longue que le pénis.
3 e section. Groupe L. ferminolis (Fairmaire)
Je rattache à ce groupe les espèces qui ont dans le sac interne de l’organe
copulateur £ une pièce terminale un peu en anneau, pas complètement fermé
et parfois en U (fig. 44 à 69). Les tiges terminales en U ressemblent à celles des
Cardiodacne (fig. 34 à 36) mais les jambes des jougs ne sont pas contiguës à leurs
bases mais largement espacées.
Source : MNHN, Paris
54
HANS PHILIPP
Ce groupe se répartit en plusieurs sous-groupes (flg. 74 et page 94 de ce
travail) sur la base des caractères particuliers (tomentosité du dessus, rebord
de la base des élytres, largeur de l’article terminal des palpes maxillaires et labiaux).
l tT sous-groupe
Ce sous-groupe ne contient qu’une seule espèce qui se reconnaît à son dessus
tomenteux, la base des élytres rebordée et le dernier article des palpes très
fortement élargi. Le dernier article des palpes maxillaires n’est cependant pas
aussi élargi que dans l’espèce suivante du second sous-groupe (fasciciia Brancs.,
fig. 6); il se distingue cependant de celui des espèces du 4 e groupe par son aspect
symétrique (fig. 8).
5. Laurenticola scapulata (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Bclg. f XLIII, 1899, p. 517 ( Thallis ) (terra typica :
Suberbieville ( Pcrrier ); lectotype $ au Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris).
Le type, qui faisait sans doute partie d’une série de svntypes est une $
désignée par nous comme lectotype. L’espèce a été décrite dans le genre Thallis.
Insecte noir à reflet bleuâtre; l’angle des élytres est brun rougeâtre. Dessus
à fine tomentosité. Dessous en partie brunâtre. Corps court et ramassé, légèrement
en ovale. Article 3 des antennes courtes un peu plus long que le 2 et que le 4.
Articles 5 à 8 arrondis, la massue assez fortement différenciée. Tête et pronotum
à très dense et forte ponctuation et fine chagrination entre les points. L’écartement
Fig. 44, Laurenticola scapulata (Fairmaire), organe copulateur
des hanches intermédiaires est exactement égal à la largeur d'une hanche.
Mésosternum presque plan entre les hanches et au niveau du métasternum.
Fémurs très épaissis. Flanches postérieures avec de nettes lignes tangentielles.
Tarses antérieurs $ à peine plus larges que ceux des $; massue des antennes un
peu plus étroite.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
55
Organe copulateur (fig. 44) : Pénis court, compact et faiblement courbé.
Sac interne sans soies et avec un sclérite fortement sétigère. Tige terminale
en anneau non complètement fermé. Paramères coniques. Prolongements des
tiges latérales très étroits et peu courbés. Tige médiane environ 2 fois 3/4 de la
longueur du pénis.
En dehors du t3*pe, nous avons examiné 7 exemplaires de cette espèce
mesurant de 3,5 à 4,5 mm et venant de l’Ouest de Madagascar.
Madagascar Ouest : Maevatanana , Suberbieville ( Perrier ); Morondava,
forêt au Sud de Befasy (I 1956, R. Paulian).
2 e sous-groupe
Les espèces de ce sous-groupe ont la base des élytres rebordée et le dernier
article des palpes très élargi; le dessus n’est pas tomenteux.
a) Tige terminale en U.
6. Laurenticola fasciata (Brancsik).
Brancsik, Jcihrb. Ver. Trensc ., 1893, 15, p. 246 ( Triplax ) (terra typica :
Nosy Be; holotype $ au Chicago Natural History Muséum).
scutcllaris Fairmaire, Ann. Soc. ent. Bclg. f XLIII, 1899, p. 516 ( nec sculetlaris
Charp., 1825).
madagascariensis Kuhnt, in Wytsmann, Généra Insectorum, 88, Erotvl.,
1909, p. 85.
Le type est un Insecte ovale, de 6 mm de long, brun de poix à moitié antérieure
des élytres jaune. La coloration jaune s’étend aux épipleures et entoure un écusson
brun de poix. Funicule des antennes compact, article 3 un peu plus long que le 2
et que le 4. Massue des antennes très tranchée. Tête et pronotum à fine ponc¬
tuation et fine chagrination. Dernier article des palpes très élargi (fig. 6). Hanches
intermédiaires distantes d’à peu près la largeur d’une hanche. Mésosternum plan
entre les hanches et au niveau du métasternum (fig. 15 d). Fémurs très épaissis;
lignes tangentielles des hanches postérieures absentes. Tarses antérieurs $ un
peu plus larges que ceux de la Ç : massue des antennes un peu plus étroite.
Un paratype de la localité typique présente de chaque côté, à côté de
l’écusson, sombre, une petite tache noirâtre.
En 1899, donc six ans après la description du fasciata Brancs., Fairmaire
décrit un scutcllaris que Kuhnt, en 1909, renomme madagascariensis pour cause
d’homonymie avec Triptax scutcllaris Charp. (1825, p. 61). Cette espèce correspond
parfaitement au fasciata , sauf la large bande. Dans le scutcllaris les élytres sont
noirs autour de l’écusson, la suture est noire, ce qui sépare la bande basale en
deux grosses taches basales.
Mais la comparaison des deux types et des exemplaires examinés montre
que les deux sont synonymes. On trouve les intermédiaires entre une bande
basale enfermant l’écusson noir et des taches basales séparées, sans que des
races locales puissent être reconnues (fig. 20). Le jaune peut passer au rougeâtre.
L’examen des organes copulateurs des différents types de coloration ne montre
pas non plus de différences.
Source : MNHN , Paris
HANS PH1LIPP
56
Organe copulateur (fig. 45) : Pénis légèrement courbé et rétréci vers l'apex.
Sac interne sétigère sur toute sa longueur et avec un sclérite fortement sétigère.
Tige terminale en U dont les jambes sont un peu relevées.
Paramères du tegmen cylindriques. Prolongements des tiges latérales for¬
tement courbés et moyennement élargis. Tige médiane mesurant environ 1 fois 3/4
la longueur du pénis.
Nous avons étudié 52 exemplaires, y compris les types de Brancsik et de
Fairmaire, mesurant de 4,5 à 6 mm, du Nord de Madagascar.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez, Montagne des Français (II 1959,
A. Robinson).
Madagascar Est : Antalaha, Antsahanoro (XII 1937, J. Vadon ); Sambava,
Réserve naturelle intégrale XII, massif du Marojejy, crête Ouest, 1 600 m
(XI 1959, P. Soga); Fatahalana (XII 1936, J. Vadon); Maroantsetra (XII-I,
J. Vadon), Antakotako (I, III, J. Vadon), Andranofotsy (II, J. Vadon), Mahakiry
(XI 1934, J. Vadon), Ambodivoangy (II 1949, P. Cachan; XII 1945, J. Vadon),
Ambohitsitondrona (I 1942, J. Vadon), Beanana (XII 1945, J. Vadon), Nosy
Marosy (II 1936, J. Vadon), Fampanambo (XI 1957, F. Keiser); Fénérive
(Perrot), Antanambe (Mocquerys); île Sainte-Marie (X-XII 1896, Perrot Frères),
forêt de Kalalao (III 1960, A. Robinson); Tamatave, forêt d’Alahakato
(E. Perrot).
Madagascar Centre : Ambatondrazaka ; Antsianaka et lac Alaotra; forêt
de Fito ( Perrot Frères).
Madagascar Sambirano : Nosy Be, Hellville (II 1952, N. Krauss), Nosy
Komba, 900 m, id. flanc Nord, id. sommet (V 1956, A. Robinson).
Madagascar Ouest : Antsohihy, basse Anjingo et basse Maevarano (1909,
J. j Descarpenlries); Antsalova, Antsingy, Andobo, 190 m (II 1957, P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
57
7. Laurenticola ovalis n. sp.
(Terra typica : Montagne d’Ambre (ex. coll. Rolle), holotype au Musée
zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Insecte en ovale fort, rouge foncé, à funicule des antennes noir, compact
Article 3 du funicule plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 à 7 presque ronds,
8 un peu élargi ; massue très tranchée. Tête et thorax à assez forte ponctuation
et chagrination à peine perceptible. Dernier article des palpes maxillaires (fig. 7)
un peu plus étroit que chez fasciata; dernier article des palpes labiaux très élargi.
Hanches intermédiaires écartées d’environ la largeur d’une hanche. Mésosternum
plan entre les hanches et au niveau du métasternum. Fémurs très épaissis.
Hanches postérieures sans lignes tangentielles. Tarses antérieurs $ un peu plus
larges que ceux de la $, massue des antennes un peu plus étroite.
Organe copulateur (fig. 46) : Pénis grêle et légèrement courbé, un peu
rétréci vers l’apex. Sac interne entièrement sétigère et avec un sclérite fortement
sétigère. Tige terminale en U. Paramères du tegmen cylindriques. Prolongements
des tiges latérales un peu élargis et assez courbés. Tige médiane égale à environ
I, 7 fois la longueur du pénis.
Nous avons étudié 21 exemplaires de 4,5 à 6 mm de long, du Nord et du l’Est
de Madagascar.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre (XI-XII, Rolle); Diego Suarez ,
Isokitra (V-X 1891, E. et B. Perrot).
Madagascare Centre : Ambatondrazaka, forêt de Didy, 1 039 m, Andra-
nomandevy (X 1956, Razafimandimby), Antsianaka (Perrot); Tananarive
(Lamberton); Ambositra f station forestière d’Antanifosty, Ambodirina (I 1958,
J. Élie).
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, 1 400 m (II 1951,
R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
58
HANS PHILIPP
Madagascar Est : Maroantsetra (IV 1935, J. Vadon), Ambohitsitondrona
(III 1949, J. Vadon), Ankatokato (XI 1938, J. Vadon); Sambava , RN XII,
massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (XII 1958, Raharizonina); Morarnanga
(XII 1957, F. Keiser), Périnet (J. Vadon).
b) Tige terminale en anneau.
8. Laurenticola glabra n. sp.
(Terra typica : Maroantsetra (XII 1934, J. Vadon); holotype ex. coll.
E. Lebis, au Muséum national dTIistoire naturelle, Paris).
Espèce de petite taille, uniformément noire à tarses et pièces buccales un
peu plus clairs. Antennes grêles. Article 3 plus long que le 2 et que le 4. Articles 5
à 7 allongés, 8 un peu élargi; massue pas très tranchée. Tête et prothorax
finement ponctués, pas chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires et
labiaux très élargis (fig. 6). Hanches intermédiaires distantes hune de l’autre
de la largeur d’une hanche; mésosternum entre les hanches plan et de même
niveau que le métasternum (fig. 15 d). Fémurs très épaissis; hanches postérieures
sans lignes tangentielles. Tarses antérieurs $ à peine plus épais que ceux de la $;
massue des antennes identique dans les deux sexes.
Organe copulateur (fig. 47) : Pénis grêle et très faiblement courbé. Sac
interne avec des soies sur toute sa longueur et avec un sclérite à fortes soies.
Tige terminale en un anneau pas complètement fermé. Paramères du tegmen
très grêles, cylindriques, les prolongements des tiges latérales étroits et faiblement
courbés. Tige médiane environ 1 fois 3/4 aussi longue que le pénis.
Nous avons étudié sept exemplaires de 3,5 à 4 mm de long, du Nord-Est de
Madagascar.
Madagascar Est : Maroantsetra, Antakotako (XI 1935, J. Vadon), Sahantaha
(J. Vadon), Ambodisaina (VI 1946, ./. Vadon), Ambodivoangy (XII, J. Vadon),
Nosy Marosy (I 1936, J. Vadon).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
59
9. Laurenticola palpalis n. sp.
(Terra typica : Manjakatompo (IX 1948, R. Paulian ); holotype £ au
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Espèce courte et large comme la précédente, uniformément rouge à l'exception
de la massue des antennes, noire; funicule des antennes court, l’article 3 nettement
plus long que le 2 et à peine plus long que le 4. Articles 5 à 7 presque arrondis,
le 8 élargi. Massue très marquée. Pronotum densément ponctué; tête un peu
moins densément; tous deux finement chagrinés. Dernier article des palpes
maxillaires très élargi, celui des palpes labiaux également large (fig. 6). Distance
des hanches intermédiaires l’une de l’autre égale à environ les 3/4 de la largeur
d’une hanche; mésosternum presque plan entre les hanches et au même niveau
que le métasternûm. Fémurs très épais; hanches postérieures avec une ligne
tangentielle nette. Tarses antérieurs £ à peine plus larges que ceux de la 2;
massue des antennes identique dans les deux sexes.
Organe copulateur (fig. 48) : Pénis légèrement courbé. Sac interne dista-
lement avec un peu moins de soies que proximalement, avec un sclérit.e à fortes
soies. Tige terminale en anneau non complètement fermé. Paramères du tegmen
arrondis. Prolongements des tiges latérales fortement courbés et fortement
élargis au milieu. Tige médiane exactement 1 fois 2/3 aussi longue que le pénis.
Nous avons examiné 46 exemplaires de 4 à 6,5 mm de long, de l’Est et du
Centre de Madagascar.
Madagascar Est : Anlalaha (1913, Perrier); Androna; Sarnbava, Massif
du Marojejy, Andasy II, 1 300 m (XII 1958, E. Raharizoni.no ); Maroantsetra ;
Moramanga, Périnet (IX 1958, F. Keiser); Ifanadiana, Ranomafana (I 1958,
F. Keiser).
Madagascar Centre : Antsianaka (Perrot); Manjakandriana , La Mandraka
(J. Vadon ); Tananariue ; Ankazobe , forêt d’Ambohitantely (XII 1947,
R. Paulian); Ambatolampy, massif de l’Ankaratra, Manjakatompo (IX 1948,
R. Paulian; I 1956, R. Damase; I 1958, F. Kaiser); Ambositra , forêt d’Anka-
zomivady (IV 1949, R. Paulian); Ambalavao y massif de l’Andringitra, forêt
Imaitso, Anjavidilava, 2 030 m (I 1958, P. Griveaud).
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, forêt à mousses, 1 500 m
(X 1949, R. Paulian).
3 e sous-groupe
Les deux espèces de ce sous-groupe sont caractérisées par le fin rebord de
la base des élytres. Le dessus n’est pas tomenteux et le dernier article des palpes
maxillaires et labiaux n’est pas très élargi. La tige terminale de l’appareil copu¬
lateur du est en anneau.
10. Laurenticola tangentialis n. sp.
(Terra typica : Ambatofitorahana, km 303, route de Mananjary (III 1955,
F. Viette); holotype $ au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Tête, pronotum et prosternum jaunes, le reste du corps est rouge foncé
sauf les tarses et l’apex des fémurs noirs. Le funicule est court, l’article 3 seulement
un peu plus long que le 2 et que le 4; les articles 5 à 7 sont presque arrondis, le 8
Source : MNHN, Paris
60
HA.NS PHILIPP
Fig. 48, Laurcnticnla palpalis n. sp., organe copulaleur g.
Source : MNHN , Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
61
un peu élargi. La massue est peu marquée. Tête et pronotum ont une ponctuation
écartée et une fine chagrination. L’article terminal des palpes maxillaires est
très petit et en demi-lune, celui des palpes labiaux en spatule (fig. 9). Les hanches
intermédiaires sont distantes de juste 3/4 de la largeur d’une hanche; le mésos¬
ternum est plan entre les hanches et au niveau du métasternum. Les fémurs sont
très épaissis; les hanches postérieures ont des lignes tangentielles marquées.
Les tarses antérieurs sont un peu plus larges que ceux de la <j>; les massues
des antennes sont identiques dans les deux sexes.
Organe copulateur (fig. 49) : Pénis légèrement courbe, rétréci vers l’apex.
Sac interne pubescent seulement dans les deux tiers proximaux et avec un
sclérite pubescent. Tige terminale en un anneau presque fermé. Paramères légè¬
rement coniques et prolongements des tiges latérales étroits et légèrement
courbés. Tige médiane à peu près 1 fois 2/3 de la longueur du pénis.
Nous n'avons vu que trois exemplaires de 4,5 mm de long.
Madagascar Centre : Ambositra , forêt d’Ambatofitorahana (III, P. Viette),
11. Laurenticola griveaudi n. sp.
(Terra typica : Andobo, 150 m, forêt de l’Antsingy, Antsalova (II 1952,
P. Griveaud ); holotype au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Je dédie cette espèce à M. P. Griveaud qui a récolté une partie importante
des Erotylides malgaches devant moi. C’est une espèce rouge foncé à massue
noire et tibias ou tarses plus ou moins noircis. Corps allongé. Antennes grêles,
article 3 plus long que le 2 et que le 4; articles 5 à 7 allongés, le 8 un peu élargi.
Massue pas très élargie. Tête et pronotum à ponctuation dense et chagrination
fine. Dernier article des palpes maxillaires petit et en demi-lune, celui des palpes
labiaux spatulé (fig. 9). Hanches intermédiaires écartées d’un peu plus de la
moitié de la largeur d’une hanche; mésosternum plan entre les hanches et au niveau
du métasternum. Fémurs très épaissis; pas de lignes tangentielles aux hanches
postérieures. Tarses antérieurs £ un peu plus larges que ceux de la $; massue
des antennes sans nettes différences sexuelles.
5
Source : MNHN, Paris
62
HANS P1IILIPP
Organe copulateur <£ (fig. 50) : Pénis fortement courbé dans la moitié
proximale. Sac interne entièrement pubescent et avec un sclérite fortement
pubescent. Tige terminale en anneau pas complètement fermé. Paramères du
tegmen cylindriques; prolongements des tiges latérales faibles et à peine courbés.
Tige médiane juste deux fois plus longue que le pénis.
Nous avons devant nous dix exemplaires de 4 à 6,5 mm de long, de l’Ouest
et du Sud malgaches.
Madagascar Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, Ampijoroa (I 1957,
Razafimandimbij ); Antsalova , forêt de PAntsingy, Andobo, 190 m (II 1957,
P. Griveaud ); Ankazoabo, Hera (A. Robinson).
Madagascar Sud-Est : massif de l’Andohahelo, 1 800 m (I 1954,
R. Paulian).
4 e sous-groupe
Les especes de ce sous-groupe sont caractérisées par l’absence de rebord à
la base de Pélytre, par l’absence de tomentosité dorsale et par le dernier article
des palpes labiaux toujours très étroit. Le dernier article des palpes maxillaires
est soit en demi-lune (fig. 9) soit élargi (fig. 8) mais alors jamais symétrique
(comme sur les fig. 6 et 7), mais très fortement étiré d’un côté.
a) Tige terminale en U.
12. Laurenticola rubicunda (Lacordaire).
Lacordaire, Mon. Fam. Erotyl., 1842, p. 207 ( Triplax ) (terra typica :
Madagascar (coll. Reiche); type inconnu).
Espèce de petite taille, à corps allongé, rouge foncé. Massue des antennes
noire; tarses brunâtres. Troisième article du funicule des antennes un peu plus
long que le second et que le quatrième. Articles 5 à 7 allongés; 8 un peu élargi.
Massue pas très marquée. Tête et pronotum à fine ponctuation et chagrination
distincte. Dernier article des palpes maxillaires en demi-lune étroite (fig. 9). Tête à
peine ponctuée sous la ligne orbitale (fig. 14 /). Hanches intermédiaires distantes
d’un peu plus de la moitié de la largeur d’une hanche; mésosternum entre les
hanches faiblement caréné (fig. 15 c). Tarses antérieurs $ à peine élargis; massue
des antennes un peu plus étroite chez le que chez la $.
D’après la description originale le pronotum est environ 1 fois 1/2 plus
large que long et Fairmaire, en 1898, a indiqué qu’il n’a pas vu d’individu auquel
cette description s’applique. Parmi les 27 individus que je rattache à cette espèce
il n’y en a que 2 dont le pronotum réponde à la description. Chez les autres
individus le rapport longueur/largeur est égal à 1/2.
J’ai reçu du Muséum de Paris un individu étiqueté « type » qui a ses deux
massues antennaires; comme dans la description originale les massues sont
absentes il ne peut s’agir du type. Le type n’est pas non plus dans la collection
du Musée de Turin où est conservée la collection Lacordaire.
Organe copulateur (J (fig. 51) : Pénis faiblement courbé et le sac interne
faiblement pubescent dans sa partie moyenne. Jambe de la tige terminale en U
un peu recourbée. Paramères du tegmen fortement coniques; tige médiane un
peu moins de deux fois de la longueur du pénis.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
63
J ai examiné 27 exemplaires de 3 à 5,5 mm de longueur, du Nord et du
Centre de Madagascar.
Madagascar Sambirano : Nosy Be , foret de Lokobe, Antsaravy (IX 1947
R. Paulian); Nosy Komba , sommet (V 1956, A. Robinson); Massif du Tsara-
tanana, 1 500 m, forêt à mousses (X 1949, R. Paulian).
Fig. 51, Laurenlicoia rubicunda (Lacordaire), organe copulateur
Madagascar Est : Andapa , massif de rAnjanaharibe, 1 600 m (IV 1960,
P. Soga); Sambava , massif du Marojejy, Marojejy Ouest, 1 300 m; 1 600 m
(IX-XI, P. Soga); Maroantsetra, Ambohitsitondrona (III 1941, Vadon)
Ambodivoangy (II 1949, P. Cachan), Andranofotsy (I 1938, J. Vadon), Nandi-
hizina (XII 1938, J. Vadon); Moramanga, Péri net (J. Vadon).
Madagascar Centre : Tananarive (J. Vadon); Manjakandriana , La
Mandraka (XII 1951, N. Krauss); Ambatolampy; Andranotobaka (III 1957,
P. Griveaud); Ambatondrazaka, Andranoinalaza (III 1956, P. Soga).
13. Laurenticola caligata (Fairmaire).
I'airmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XLII, 1898, p. 434 ( Triplax ) (terra typica :
Nosy Be; lectotype Ç au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Je désigne comme lectotype l’un des individus $ utilisés par Fairmaire
pour décrire l'espèce. Il est rouge foncé à tarses, à peu près la moitié des tibias
et la massue des antennes noir. Corps allongé. Antennes grêles, article 3 des
antennes pas très tranché. Tête et pronotum très finement ponctués et chagrinés.
Dernier arLicle des palpes maxillaires large, dilate d’un côté (fig. 8); celui des
palpes labiaux spatule. Écartement des hanches intermédiaires égal à la moitié
de la largeur d’une hanche; mésosternum bombé entre les hanches (fig. 15 b).
Fémurs épaissis. Hanches postérieures sans lignes tangentielles. Premier article
des tarses antérieurs du ^ dilaté; l’ensemble du tarse plus large que chez la O.
Antennes du plus grêles que celles de la $.
Source : MNHN , Paris
64
HANS PHILIPP
Organe copulateur (fig. 52) : Pénis faiblement courbé et rétréci vers
l'apex. Sac interne sans soies, avec un fort sclérite pubescent. Tige terminale
en U. Paramères du tegmen cylindriques, les bras des tiges latérales étroits et
faiblement courbés. Tige médiane environ deux fois aussi longue que le pénis.
J'ai examiné 59 exemplaires de 5 à 8 mm de long, du Centre et du Nord
de Madagascar.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre, Les Roussettes, 1 100 m (XII 1958,
A. Robinson); Montagne des Français (II 1959, A. Robinson).
Madagascar Est : Maroanlsetra, Amparafara (IV-V 1937, .7. Vadon ),
Andrakidrakivato (XII 1934, J. Vadon), Antakotako (I 1938, J. Vadon),
Ivontaka (III 1958 P. Soga ), Nandihizina (XII 1938, J. Vadon); Fénérive ,
Manambato sur l’Anove, Sahafanjana (A. Robinson ); Tamalave, Ivoloina
(A. Fauchère), forêt Alahakato (Perrot), Fanandrana (Abadie); Antsianaka,
Ambatondrazaka, forêt de Didy, 1 039 m, Andranomandevy (XI 1957,
P. Griveaud); Morarnanga, Périnet (J. Vadon), forêt au Nord d’Anosibe
(VIII 1953, A. Robinson); route d’Anosibe (Gruvel).
Madagascar Centre : Tananariue; Manjakandriana , La Mandraka
(II 1953, A. Robinson); Ambalolampy, Andranotobaka, 1 400 m (III-IV 1957,
P. Griveaud).
Madagascar Sambirano : Nosy Be; Massif du Tsaratanana, 1 500 m,
forêt à mousses (X 1949, R. Paulian).
14. Laurenticola compacta n. sp.
(Terra typica : Montagne d’Ambre; holotype $ au Musée zoologique de
l’Université ITumboldt à Berlin).
Espèce à corps court, large, uniformément rouge, sauf la massue noire des
antennes. Funicule des antennes court, article 3 aussi long que le 4 et seulement
un peu moins long que le 2. Massue très tranchée. Tête et pronotum très densément
ponctués et nettement chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires large,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
65
étiré d’un côté (fig. 8); celui des tarses labiaux spatulé. Hanches intermédiaires
distantes l’une de l’autre d’un peu plus de la moitié de la largeur d’une hanche;
mesosternum plan entre les hanches et au niveau du métasternum. Fémurs
très épaissis; hanches postérieures cà nettes lignes tangentielles. Tarses antérieurs
c5 un peu plus larges que ceux de la Ç; massue des antennes identique dans les
deux sexes.
Organe copulateur $ (fig. 53) : Pénis faiblement courbé; sac interne pubescent
sur toute la longueur. Un sclérite en flèche, non pubescent, dans le sac interne,
l ige terminale en U, les jambes très épaissies. Paramères du tegmen légèrement
rétrécis vers l’apex; prolongements des tiges latérales étroits et moyennement
courbés. Tige médiane environ 1 fois 2/3 aussi longue que le pénis.
J’ai étudié 16 exemplaires de 5 à 7 mm de long du Nord, du Centre et de
l'Est de Madagascar.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre.
Madagascar Centre : Tananarive ; Ankazobe , forêt d’Ambohitantely
(I 1958, P. Griveaud ); Mahatsinjo.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, 1 800 m, forêt à mousses
(X 1949, R. Paulian).
Madagascar Est : Sambava , massif du Marojejy, Ambatosoratra 1 000 m
(VIII 1960, P. Soga ); Maroanlsetra, Amparafara (IV-V 1937, J. Vadon );
Fenerive (E. Perrot ); Antsianaka (Perrot ), forêts de Fito (Perrot).
b) Tige terminale en anneau.
15. Laurenticola terminalis (Fairmaire).
a) L. t. terminalis (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Bclg., XIII, 1898, p. 433 ( Triplax ) (terra typica :
Diégo-Suarez (Ch. Alliiand) ; holotype $ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
66
HANS PHIL1PP
Fig. 54, Laurenticola Lerminalis terminais (Fairmaire), organe copulateur
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
67
Fairmaire a basé sa description sur un unique exemplaire que j'ai pu
examiner. Il s'agit d'un Insecte de 7 mm de long, allongé, rouge clair (encore
immature, les individus pleinement colorés sont rouge sombre). Tibias, tarses,
massue des antennes et apex des ély très noirs. La zone foncée de l'apex des ély très
s’étend sur le dernier segment abdominal. Antennes grêles; article 3 plus long
que le 2 et que le 4. Articles 5 à 7 allongés, le 8 un peu élargi. Massue pas nettement
marquée. Tête et pronotum à forte ponctuation écartée et fine chagrination entre
les points. Dernier article des palpes maxillaires large, dilaté d’un côté; celui
des palpes labiaux spatuliforme (fig. 8). Distance des hanches intermédiaires à
peu près moitié de la largeur d’une hanche. Mésosternum légèrement bombé
entre les hanches (fig. 15 b). Fémurs fortement épaissis; pas de lignes tangentielles
aux hanches postérieures. Tarses antérieurs £ fortement élargis (cf. fig. 12 a, b ),
massue des antennes plus étroite chez le $ que chez la $.
Organe copulateur $ (fig. 54) : Pénis régulièrement courbé. Sac interne
pubescent sur toute sa longueur et avec une tige chitineuse fortement pubes-
cente. T ige terminale un peu en anneau, mais pas complètement fermé. Paramères
du tegmen cylindriques; les processus des tiges latérales entourant le pénis étroits
et assez fortement courbés. Tige médiane un peu plus de deux fois plus longue
que le pénis.
En dehors du type, j'ai vu 13 exemplaires de 7 à 9 mm de long, du Nord de
Madagascar.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez , Gap d’Ambre, Montagne d’Ambre
(XII 1947, P. Cachan ), Joffreville.
Madagascar Est : Maroantsetra (XII 1936, J. Vadon ); Baie d’Antongil,
Antanambe ( Mocquerys ).
b) L. t. uniformis n. subsp.
(Terra typica : Madag. int. austr. ( HUdebrandl ); holotype ^ au Musée
zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Cette sous-espèce diffère de la précédente par l’absence de zone noire à
l’apex des élytres et de l’abdomen et par la ponctuation un peu plus faible de
la tête et du pronotum. Elle occupe l’Est malgache, se superposant à la forme
type dans la région de Sambava et de Maroantsetra, et dépasse Tananarive vers
le Sud.
Organe copulateur (fig. 55) légèrement différent de celui de la sous-espèce
terminalis. Le pénis est un peu moins fortement courbé, les paramères du tegmen
ne sont pas cylindriques mais légèrement coniques et les pièces en joug entre les
baguettes du flagelle et la tige terminale sont un peu plus courtes.
J’ai pu voir 16 exemplaires, y compris le type.
Madagascar Est : Sambava , massif du Marojejy, Marojejy Ouest, 1 140 m
(IX-X 1959, P. Soga), 1 600 m (XI 1959, P. Soga ); Maroantsetra , Ambodivoangy
(P. Soga), Ambatofandrana (III 1943, J. Vadon), Antakotako (I 1939, J. Vadon);
Fênérive ( Perrot) ; Tamatave , forêt Alahakato ( Perrot ) ; Anlsianaka (Perrot) ;
Moramanga , Rogez, Marovato (XI, Abadie ), Périnet, sur Ravenala (VIII 1949,
A. Robinson).
16. Laurenticola latitarsis (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. eut. Bclg., XLII, 1898, p. 433 ( Triplax ); (terra
typica : Madagascar; holotype $ au Muséum national d’FIistoirenaturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
68
HANS PHILIPP
Le type ne porte pas d’indication précise de provenance; c’est un individu
de 7 mm de long. Espèce à corps allongé, brun rougeâtre à massue antennaire
noire. Antennes (fig. lia, b) grêles, article 3 plus long que le 2 et aussi long
que le 4. Articles 5 à 7 allongés. Article 8 allongé chez le <J, un peu élargi chez
la $. Massue des antennes non nettement élargie.
Tête et pronotum à forte ponctuation et forte chagrination. Dernier article
des palpes maxillaires large, dilaté d’un côté; dernier article des palpes labiaux
en spatule (fig. 8). Hanches intermédiaires distantes d’un peu moins de la moitié
de la largeur d’une hanche. Mésosternum bombé entre les hanches. Fémurs
fortement épaissis. Hanches postérieures sans lignes tangentielles. Premier
article des tarses antérieurs $ très élargi (fig. 12 a, b). Massue des antennes
du <$ plus étroite que celle de la $.
Organe copulateur $ (fig. 56) montrant un pénis grêle, légèrement courbé.
Sac interne à fine pubescence sur toute sa longueur et renfermant un sclérite
fortement pubesccnt. Tige terminale un peu en fer à cheval. Paramères du tegmen
courts, un peu coniques; processus des tiges latérales très étroits et seulement
à peine courbés. Tige médiane deux fois plus longue que le pénis.
J’ai examiné 61 exemplaires de 5,5 à 7 mm de long, provenant généralement
du Nord-Est de Madagascar.
Fig. 56, Laurenticola lalitarsis (Fairmaire), organe copulateur
Madagascar Est : Maroantsetra (II, XII, J. Vadon ), Ambodivoangy
(XI 1957, F. Keiser ), Andrakidrakivato (XII 1934, J. Vadon), Androna
(J. Vadon), Antakotako (II, IV, IX 1939, J. Vadon), Antongonivitsika (II 1949,
P. Cachan), Fampanambo (VIII, R. Paulian), Sahantaha (IX 1938, J. Vadon),
Nandihizina (III 1938, J. Vadon); baie d’Antongil, Antanambe ( Mocquerys );
Fénérive ( E. Perrot); Tamatave, Fanandrana (IX 1943, Abadie).
Madagascar Centre : Manjakandriana, La Mandraka (IV 1950,
A. Robinson); Ambositra (XII 1934, coll. Le Moult); Ihosy, forêt au Col d’Ivohibe
(IX 1950, A. Robinson).
Madagascar Sambirano : Nosy Be ( Brancsik).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
69
17. Laurenticola nigroclavata n. sp.
(Terra typica : Nosy Komba, crête Nord (V 1956, A. Robinson ); holotype
au Muséum national d’PIistoire naturelle, Paris).
Cette espèce diffère de la précédente par un corps un peu plus large (fig. 23),
les antennes noires, grêles (fig. 11c, d ), et le premier article des tarses antérieurs
du £ moins élargi (fig. 12 c, d). Par la coloration et les autres caractères elle
correspond à latitarsis.
Fig. 57, Laurenticola nigroclavata n. sp., organe copulateur <$.
Organe copulateur g (fig. 57) avec un pénis un peu plus courbé, légèrement
rétréci vers la pointe. Sac interne pas pubescent mais avec un sclérite fortement
pubescent. Tige terminale un peu en anneau. Paramères du tegmen un peu
coniques; prolongements des tiges latérales plus larges et plus fortement courbés
que chez latitarsis. Tige médiane à peu près 1 fois 1/2 aussi longue que le pénis.
J’ai étudié 24 exemplaires de 5,5 à 7,5 mm de long, provenant du Nord-Est
de Madagascar.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez.
Madagascar Est : Maroantsetra, Ampanefena; Moramanga , Périnet
(XII 1937 - II 1938, B. Krecszmer; IV 1958, F. Keiser ); Rogez.
Madagascar Centre : Tananarive.
Madagascar Sambirano : Haute vallée du Sambirano (R. Paulian ); Nosy Be ,
forêt de Lokobe (I 1960, A. Robinson ); Nosy Komba, crête Nord (V 1956,
A. Robinson).
18. Laurenticola haematosoma (Lacordaire).
Lacordaire, Mon. Erotyl., 1842, p. 208 ( Triplax ); (terra typica : Mada¬
gascar (coll. Dupont < Reiche); type inconnu, vraisemblablement récolté par
J. Goudot).
Source : MNHN, Paris
70
HANS PHILIPP
Cette espèce demeure douteuse. Elle doit être rouge sang vif à pronotum
presque carré, à pattes de la couleur du corps. Les proportions des articles des
antennes ne sont pas précisées. Fairmaire en 1898 en parle comme d’une espèce
très connue mais très variable, facile à reconnaître à sa coloration d’un beau
rouge, à antennes très grêles et à troisième article nettement plus long que le
quatrième.
J’ai reçu du Musée de Turin un individu désigné comme type, qui n’est pas
pleinement mature bien qu’il laisse reconnaître le noircissement des tarses et
des tibias. J’ai, par la suite, reçu du Muséum de Paris un second exemplaire
désigné comme type, à tarses et tibias noirs. Un troisième exemplaire, déterminé
haemaiosoma se trouve dans la « collection historique » du Musée zoologique de
Berlin; il est également à tarses et tibias noirs. Ces trois exemplaires ont un
pronotum deux fois plus large que long. La coloration noire des tarses et des tibias
ne permet pas de classer ces individus comme haematoSoma ; les deux exemplaires
de Berlin et de Paris montrent une couleur rouge vif, base sans doute de l’erreur
de détermination. Ces trois individus sont des /emoralis n. sp.
L’examen de tout mon matériel de ce genre ne m’a montré aucune espèce
à pronotum carré. Mais comme la largeur du pronotum varie à l’intérieur de
l’espèce, il est possible que Lacordaire ait examiné par hasard un exemplaire
à pronotum presque carré. Il est aussi possible qu’il s’agisse là d’un lapsus calami,
ce qui ne serait pas invraisemblable et très excusable si l’on pense qu il a décrit
dans sa Monographie de la famille 250 nouvelles espèces et plusieurs centaines
d’espèces déjà connues.
Fig. 58, Laurenticola haemaiosoma (Lacordaire), organe copulateur <J.
J’ai examiné 83 exemplaires d’une espèce que je rattache à haematosoma
(Lac.). Il s’agit d’une espèce de 3,5 à 6,5 mm de long, rouge à massue des antennes
noire. Le corps est allongé; les antennes sont grêles à article 3 nettement plus
long que le 2 et que le 4; articles 5 à 8 allongés, massue pas très marquée. Tête
et pronotum à fine ponctuation et chagrination à peine reconnaissable. Dernier
article des palpes maxillaires large, étiré d’un côté (fig. 8); dernier article des
palpes labiaux spatuliforme. Écartement des hanches intermédiaires égal à
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
71
environ la moitié de la largeur d’une hanche; mésosternum un peu plus haut
que le métasternum sur lequel il tombe presque verticalement (fig. 15 a). Fémurs
moyennement élargis. Pas de lignes tangentielles sur les hanches postérieures.
Tarses antérieurs du $ à peine plus larges que ceux de la $; massue des antennes
plus étroite chez le que chez la $. Pronotum parfois 1 fois 1/2 plus large que
long, en général 2 fois plus large que long.
Organe copulateur £ (fig. 58) : Pénis assez fortement courbé, légèrement
rétréci vers l’apex. Sac interne entièrement pubescent et avec un sclérite for¬
tement pubescent. Tige terminale un peu en anneau. Paramères du tegmen cylin¬
driques, prolongement des tiges latérales assez large et fortement courbé. Tige
médiane environ 1 fois 2/3 aussi longue que le pénis.
Madagascar Est : Andapa , massif du Marojejy, Anjanaharibe, 1 600 m
(IV 1960, P. Soga); Sambava, massif du Marojejy, Marojejy Ouest 1 140 m;
1 600 m (IX -XI 1959, P. Soga), Masiaposa (II 1959, P. Soga ); Maroantselra
Ambohitsitondrona (II 1949, J. Vadon), Navana (XI 1937, J. Vadon), Nandi-
hizina (XII 1938, J. Vadon), Amparafara (IV-V, J. Vadon), Andranofotsy
(I 1938, .7. Vadon), Andrakidrakivato (XII 1934, J. Vadon), Antakotako (II-VI
1939, J. Vadon); Soanierana (1905, A. Mathiau); Fénérive, forêt de Tampolo
(VII 1949, .7. M illot); Tamatave, forêt d’Alahakato (E. Perrot), Fanandrana
(Abadie); Ambatondrazaka, forêt de Didy, Andranomandevy, 1 039 m (X 1956,
Razafimandimby), Andranomalaza (III 1956, X 1957, P. Soga), forêt de Fito
(VI-VII Perrot); Moramanga, Périnet (I 1949, P. Cachan), route d’Anosibe, San-
drangato (P. Griveaud), route de Lakato, Ankasoka, 1 130 m (X 1957,
P. Griveaud).
Madagascar Sud-Est : Massif de l’Andohahelo, 1 800 m (1 1954, R. Paulian).
Madagascar Centre : Manjakandriana. La Mandraka (.7. Vadon);
Tananarive; Ankazobe, lisière de la forêt d’Ambohitantely (II 1948, P. Cachan);
Ambatolampy, Ampolomita, Est de Belanitra (V 1956, P. Griveaud), Andra-
notobaka, 1 400 m (IV 1957, P. Griveaud).
Madagascar Samrirano : Massif du Tsaratanana, de 1 400 à 1 800 m,
forêt à mousses (II 1951, X 1949, R. Paulian).
19. Laurenticola carminea (Kulmt).
Kuhnt, Deuts. ent. Zcits., 1910, p. 247 (Triplax); (terra typica : Madagascar
(J. Pearse, Andrewes Bequest, BM 1922), holotvpe au British Muséum (N. H.),
Londres).
En dehors du type j’ai examiné dix autres exemplaires. Matures ils sont
rouge brunâtre à tibias, tarses et massue des antennes noirs. Corps allongé.
Funicule des antennes grêle, article 3 plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 à 7
allongés, le 8 un peu élargi. Massue peu marquée. Tête et thorax à assez
forte ponctuation et fine chagrination. Dernier article des palpes maxillaires en
étroite demi-lune; celui des palpes labiaux en spatule (cf. fig. 9). L’espace entre
les hanches intermédiaires est d’à peu près la moitié de la largeur d’une hanche;
mésosternum faiblement caréné entre les hanches (fig. 15 c). Fémurs fortement
élargis. Hanches postérieures à nettes lignes tangentielles. Tarses antérieurs <$
un peu plus larges que ceux de la Ç; massue des antennes un peu plus
étroite que celle de la $.
Source : MNHN, Paris
72
HANS PHILIPP
Organe copulateur $ (fig. 59) : Pénis courtement arqué, à peine rétréci
vers l’apex. Sac interne allongé, entièrement pubescent et sans sclérite. Tige
terminale un peu en anneau. Paramères du tegmen coniques; prolongements
des tiges latérales très larges et assez fortement courbés. Tige médiane un peu plus
de double du pénis.
Nous avons devant nous dix exemplaires de 3,5 à 5 mm de long, provenant
du Nord-Est de Madagascar.
Fig. 59, Laurenticola carminea (Kuhnt), organe copulateur <J.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez.
Madagascar Centre : Tcinanarive; Ambatolampy , Ampolomita à l’Est
de Belanitra (V 1956, P. Griveaud).
Madagascar Est : Maroantsetra , Antakotako (IX 1936, J. Vadon ), Ampa-
rafara (IV-V 1937, J. Vadon); Antsianaka.
20. Laurenticola nigriceps n. sp.
(Terra typica : Massif du Tsaratanana, 1 500 m, forêt à mousses (X 1949,
R. Paulian); holotype <J au Muséum national d’IIistoire naturelle, Paris).
Cette espèce paraît localisée, dans la zone Nord bien chassée de Madagascar,
au Massif du Tsaratanana. Il s’agit d’un insecte rouge foncé à tête, apex des
élytres et massue des antennes noirs. Les pièces buccales sont rougeâtre clair
sauf les mandibules noires. Corps très grêle, élytres légèrement rétrécis de la base
à l’apex. Funicule des antennes grêle, article 3 aussi long que le 2 et que le 4;
articles 5 à 7 allongés, 8 un peu dilaté. Massue très tranchée. Tête et pronotum
à ponctuation éparse et chagrination fine. Dernier article des palpes maxillaires
plus large que dans l’espèce précédente et dilaté d’un côté; dernier article des
palpes labiaux en spatule (fig. 8). Hanches postérieures écartées d’exactement
la moitié de la largeur d’une hanche. Mésosternum plan entre les hanches et au
niveau du métasternum. Fémurs peu épaissis; hanches postérieures sans lignes
tangentielles. Tarses antérieurs du $ seulement de peu plus larges que ceux de
la $, massue des antennes plus étroite que celle de la $.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
73
Organe copulateur (fig. 60) peu distinct de celui de l’espèce précédente.
Pénis un peu plus courbé; sac interne avec un sclérite fortement pubescent.
Baguettes du flagelle un peu plus ciliées que celles de carminea. Tegmen, paramères
et prolongements des tiges latérales sans différences. Tige médiane à peu près
2,3 fois plus longue que le pénis.
Comme la structure de l’organe copulateur le montre, cette espèce est très
proche de la précédente; elle a dû former, par isolement géographique sur le
Mont 1 saratanana, au-dessus de 1 500 m, une espèce distincte.
J’ai devant moi 32 exemplaires de 5,5 à 7 mm de long.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, diverses stations de 1 500
à 2 200 m, dans la forêt à mousses, la forêt de bambou et les broussailles éricoïdes
(X 1949, R. Paulian).
21. Laurenticola orbitalis n. sp.
(Terra typica : Madagascar Centre, massif de l’Andringitra, plateau Soain-
drana, 2 090 m (I 1958 R. Paulian ); holotype £ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Tarses et massue des antennes noirs; tête, pronotum et prosternum, tibias
et fémurs jaunes. Élytres et le reste du corps rouge foncé. Corps allongé. Antennes
grêles, article 3 plus long que le 2 et que le 4; articles 5 à 7 allongés, le 8 un peu
élargi. Massue nettement élargie. Tête et pronotum à assez forte ponctuation et
fine chagrination. Dernier article des palpes maxillaires en étroite demi-lune,
celui des palpes labiaux en spatule (fig. 9). Écartement des hanches intermédiaires
égal à environ la moitié de la largeur d’une hanche; mésosternum légèrement
caréné entre les hanches (fig. 15 c). Fémurs très épaissis; hanches postérieures à
nettes lignes tangentielles. Tarses antérieurs du un peu plus larges que ceux
de la $; massue des antennes du $ un peu plus étroite que celle de la $. Lignes
orbitales présentes (fig. 14 e , /).
Source : MNHN, Paris
74
HANS PHILIPP
Indiscernable de carmineci (Kuhnt) sauf par la coloration et par la forme
de l’organe copulateur $. Ce dernier est si distinct que l’espèce doit être considérée
comme valable. En opposition avec carmineci, l’espèce habite le Sud du Centre
de Madagascar.
Organe copulateur (fig. 61) : Pénis légèrement courbé; sac interne
pubescent sur toute sa longueur, avec un sclérite fortement pubescent. Baguettes
du flagelle très fortement ciliées. Tige terminale en anneau pas complètement
fermé. Paramères du tegmen presque cylindriques, les prolongements des tiges
latérales étroits et très fortement courbés. Tige médiane à peu près double de
la longueur du pénis.
J’ai examiné douze exemplaires de 4 à 5 mm de long.
Madagascar Centre : Ambositra, Ankazomivady, 1 640 m (VII 1957,
P. Griveaud ), Ambatolitorahana, Ambohimaitsoa (VII 1948, A. Robinson);
Ambalavao, Andringitra, plateau Soaindrana, 2 090 m (I 1958, R. Paulian);
Ihosij , vallée de l’Iantara (XI 1950, A. Robinson).
Madagascar Sud-Est : massif de l’Andohahelo, 1 800 m (1 1954, R. Paulian).
22. Laurenticola flavicollis n. sp.
(Terra typica : Madagascar Centre, massif de P Andringitra, plateau Soain¬
drana, 1 090 m (I 1958, R. Paulian); holotype $ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Cette espèce a la même distribution et la même couleur que orbilalis: tarses
et massue des antennes noirs; tête, pronotum, prosternum, tibias et fémurs
jaunes; le reste du corps rouge foncé. Ces deux espèces se distinguent par les
caractères suivants :
1) Pronotum rétréci de la base au bord antérieur chez orbilalis (fig. 14 a);
arrondi sur les côtés et à plus grande largeur submédiane (fig. 14 c) chez flavicollis.
2) Corps allongé chez orbilalis, court avec raccourcissement du métasternum
(fig. 14 b, d) chez flavicollis.
3) Lignes orbitales présentes chez orbitalis, absentes chez flavicollis.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
75
4) Bord postérieur du mésosternum au niveau du métasternum chez
orbitalis , plus haut que lui chez flavicollis et tombant verticalement sur lui.
5) Organe copulateur différent.
Organe copulateur (fig. 62) : Pénis assez fortement courbé, faiblement
rétréci vers l’apex. Sac interne pubescent seulement au milieu et à l’extrémité
avec un sclérite fortement pubescent. Tige terminale en forme d’un anneau non
complètement fermé. Paramères du tcgmen presque cylindriques, les prolon¬
gements des tiges latérales étroits et fortements courbés. Tige médiane environ
1,2 fois plus longue que le pénis.
J’ai pu voir 9 exemplaires de 3,5 à 4,5 mm de long.
Madagascar Est : Moramanga , Ankasoka, 1 130 m, route de Lakato
(X 1957, P. Griveaud).
Madagascar Centre : Fianarantsoa, Ambalamanankana (11958, F. Keiser );
Ambalcwao , massif de l’Andringitra, plateau Soaindrana, 2 090 m (I 1958,
R. Paulian), Andringitra, forêt Imaitso, Anjavidilava (I 1958, P. Griueaud).
Madagascar Sud-Ouest : Tnléar , Sept Lacs, 50 m (VI-VII, A. Robinson).
23. Laurenticola nigrotibialis n. sp.
(Terra tvpica : La Mandraka (II 1953, A. Robinson); holotype au Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Espèce allongée, rouge foncé à tibias, tarses et massue des antennes noirs.
Antennes grêles, article 3 nettement plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 à 7
allongés, 8 un peu élargi. Massue pas très tranchée. Tête et thorax assez fortement
ponctués et nettement chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires étroi¬
tement en demi-lune; dernier article des palpes labiaux spatulé (fig. 9). Hanches
intermédiaires à peine distantes de la moitié de la largeur d’une hanche. Mésos¬
ternum légèrement caréné et au niveau du métasternum. Fémurs très épaissis;
Source : MNHN, Paris
76
HANS PHILIPP
hanches postérieures sans lignes tangentielles. Tarses antérieurs $ un peu plus
larges que ceux de la Ç; massue antennaire du $ plus étroite que celle de la Ç.
Un de Rogez montre non seulement les tibias et les tarses noirs mais
aussi un léger noircissement de l’apex des fémurs.
Organe copulateur g (fig. 63) : Pénis grêle, fortement courbé et réguliè¬
rement rétréci vers l’apex. Sac interne long, pubescent, avec un sclérite fortement
pubescent. Tige terminale en anneau presque fermé. Paramères du tegmen courts
et légèrement coniques, prolongements des tiges latérales étroits et assez for¬
tement courbés. Tige médiane juste double du pénis.
J’ai devant moi 30 individus de 4,5 à 6 mm de long, du Nord de Madagascar.
Madagascar Est : Andapa, massif du Marojejy, Ambatosoratra, 1 700 m
(XI 1960, P. Soga); Maroantselra , Amparafara (IV-V 1937, J. Vadon ), Andra-
kidrakivato (XII 1934, J. Vadon), Androna (J. Vadon), Antakotako (II, VI,
J. Vadon), Mahakiry (X 1938, J. Vadon); Nandihizina (XII 1938, J. Vadon);
Brickaville, Anivoranokely, riv. Ivoay (IX 1954, A. Robinson); Moramanga,
forêt au nord d’Anosibe (VIII, A. Robinson), Moramanga (XII 1957, F. Keiser),
Périnet (J. Vadon), Rogez (Abadie).
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, 1 400 à 1 800 m (II 1951,
R. Paulian).
Madagascar Ouest : forêt de l’Ankarafantsika, Ampijoroa, 170 m (I 1957,
Razafimandimby).
Madagascar Centre : Tananarive; Manjakandriana. La Mandraka (II 1953,
A. Robinson), entre Ambatoloana et la Mandraka (XI 1954, A. Robinson);
Ankazobe, forêt d’Ambohitantely, 1 600 m (XII 1956, Razafimandimby).
24. Laurenticola femoralis n. sp.
(Terra typica : Amparafara (IV-V 1937, J. Vadon); holotype £ au Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Très proche de nigrotibialis. Corps rouge foncé à tibias, tarses et massue
des antennes noirs. Corps allongé. Antennes grêles, article 3 un peu plus long
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
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J ® 4; artlcles 0 à 7 a l |on §cs, le 8 un peu élargi. Massue pas très
marquée. Tete et pronotum a très fine ponctuation et chagrination à peine
econnaissabie. Dernier article des palpes maxillaires très large, fortement dilaté
d un cote; dernier article des palpes labiaux en spatule (fig. S). Écartement des
hanches intermediaires égal à environ la moitié de la largeur d’une hanche.
Meso sternum legerement caréné entre les hanches et au niveau du métasternum.
imurs très épaissis; hanches postérieures sans lignes tangentielles. Tarses
anterieurs du d un peu plus larges que ceux de la $; massue des antennes un
peu plus étroite chez le çj que chez la Ç.
Organe copulateur (fig. 64) : Pénis très long, légèrement rétréci vers
1 apex. Sac interne pubescent seulement clans sa moitié proximale et avec un
sclente fortement pubescent. Tige terminale en anneau pas complètement fermé.
1 arameres du tegmen légèrement coniques; prolongements des tiges latérales
un peu élargis et faiblement courbés. Tige médiane environ 1 fois 1/4 aussi longue
que le pénis. °
J ai examiné 18 exemplaires de 4,5 à 6 mm de long, du Nord-Est de Mada¬
gascar.
Madagascar Nord : Diégo-Suctrez. Andranofanjava (J. Descarpenlries);
Montagne d'Ambre, les Roussettes (XII 1958, A. Robinson).
Madagascar Est : Sambava , massif du Marojejy, Beondroka, 1 200 m
!ïrîno°’ P ‘ S ° CJa); Maroantsetra > Amparafara (IV-V 1937, J. Vadon), Antakotako
(11 1939, J. Vadon), Amboclivoangy (J. Vadon), Nandihizina (XII 1938, J. Vadon);
Tamatave ( Rolle), foret Alahakato (E. Perrot); Moramanga, Périnet (I, II, XII
B. Kreczmer).
Madagascar Centre : Tananarive.
25. Laurenticola chagrinata n. sp.
(Terra typica : Nosy Be (Brancsik) ; liolotype $ à la section zoologique
du Musée national Hongrois, Budapest).
6
Source : MNHN, Paris
78
HANS PHILIPP
Corps rouge foncé à dessus brunâtre et massue des antennes noire; allongé.
Antennes grêles, article 3 bien plus long que le 2 et aussi long que le 4. Articles
5 à 7 allongés, le 8 un peu élargi. Massue pas très tranchée. Tête et pronotum
à dense ponctuation et forte chagrination. Dernier article des palpes maxillaires
large, dilaté d’un côté; dernier article des palpes labiaux spatulé (fig. 8). Écar¬
tement des hanches intermédiaires égal à environ la moitié de la largeur d’une
hanche; mésosternum bombé entre les hanches (fig. 15 b). Fémurs très épaissis;
hanches postérieures avec une trace de lignes tangentielles. Tarses antérieures $
un peu plus larges que ceux de la Ç; pas de différences sexuelles dans les massues
des antennes.
Organe copulateur (fig. 65) : Pénis très grêle et à peine courbé. Sac interne
long, entièrement pubescent et avec un sclérite fortement pubescent. Tige
terminale en anneau. Paramères du tegmen faiblement coniques; prolongements
des tiges latérales très étroits et peu courbés. Tige médiane environ 1 fois 2/3 la
longueur du pénis.
J’ai pu voir 5 exemplaires de 5,5 à 6,5 mm de long, du Nord de Madagascar.
Madagascar Sambirano : Nosy Be (B ran.es ik) ; Haute vallée du Sambirano
( R . Paulian).
Madagascar Est : Maroantselra (IV 1935, J. Vadon ); île Sainte-Marie
(X-XII 1896, Perrot jrères).
26. Laurenticola mesosternalis n. sp.
(Terra typica : Massif du Tsaratanana, 2 000 m, forêt de Bambous à la limite
supérieure de la forêt à mousses (X 1949, R. Paulian); holotype au Muséum
national d’PIistoire naturelle, Paris).
Les individus matures ont les tarses, la massue des antennes et le dernier
article des palpes maxillaires noirs; le reste du corps est rouge sombre. Corps
allongé. Antennes grêles, article 3 plus long que le 2, et plus long que le 4. Articles
5 à 7 allongés. Tête et pronotum très finement ponctués et finement chagrinés.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
79
Dernier article des palpes maxillaires large, dilaté d’un seul côté; dernier article
des palpes labiaux spatule (fig. 8). Écartement des hanches intermédiaires égal
à la moitié de la largeur d’une hanche; mésosternum plan entre les hanches,
plus élevé que le métasternum sur lequel il tombe verticalement (fig. 15 a).
Fémurs très épaissis; hanches postérieures sans lignes tangentielles. Tarses
antérieurs çj plus larges que ceux de la $, la massue des antennes plus étroite.
Organe copulateur (fig. 66) : Pénis très courbé et un peu épaissi à l’apex.
Sac interne très court, seulement moitié de la longueur du pénis, non pubescent,
mais avec un sclérite fortement pubescent. Tige terminale en anneau pas complè¬
tement fermé. Tegmen très étroit, allongé; paramères petits et cylindriques.
Prolongements des tiges très longs, peu courbés et fortement dilatés dans leur
premier tiers. Tige médiane courte, à peu près égale au pénis.
J’ai examiné 6 exemplaires de 5,5 à 6,5 mm de long, du Nord de Mada¬
gascar.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, de 1 500 à 1 600 m
(X 1949, R. Pauli an ), 2 000 m, à la limite de la forêt à mousses et de la forêt de
Bambous (X 1949, R. Paulian).
Madagascar Est : Andapa , massif du Marojejy, Anjanaharibe, 1 600 m
(IV 1960, P. Soga); Antsianaka (Perrot frères).
27. Laurenticola nigroapicalis n. sp.
(Terra typica : Amparafara (XII 1937, J. Vadon); holotype au Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Corps rouge foncé, à massue des antennes et tarses noirs, tibias plus ou
moins fortement noircis; apex des élytres et dernier segment abdominal noirs.
Antennes <$ très grêles, article 3 bien plus long que le 2 et que le 4; articles 5 à 8
allongés, la massue faiblement marquée. Tête et pronotum à fine ponctuation
6 *
Source : MNHN, Paris
80
HANS PHILIPP
et forte chagrination. Dernier article des palpes maxillaires large, dilaté d’un
côté; dernier article des palpes labiaux en spatule (fig. 8). Écartement des hanches
intermédiaires égal à juste la moitié de la largeur d’une hanche; mésosternum
bombé entre les hanches (fig. 15 b). Fémurs fortement épaissis; pas de lignes
tangentielles sur les hanches postérieures. Tarses antérieurs (J bien plus larges
que ceux de la $. Nous n’avons pu comparer les massues des antennes dans les
deux sexes car nous n’avons qu’un exemplaire $ sans antennes.
Organe copulateur £ (fig. 67) : Pénis court et très courbé. Sac interne
pubescent sur toute sa longueur, avec 2 sclérites, un pubescent et un glabre.
Tige terminale en anneau ouvert. Paramères du tegmen longs et coniques, prolon¬
gements des tiges terminales très étroits et à peine courbés. Tige médiane environ
2,5 fois aussi longue que le pénis.
J’ai vu 4 exemplaires de 6 à 7 mm de long, de l’Est de Madagascar.
Madagascar Est : Maroantsetra , Amparafara (XII 1937, J. Vadon ); île
Sainte-Marie (III 1959, Razafimandimby); Tamatave , Ambila Lemaitso (III 1951,
A. Robinson ); Vatomandry (J. Vadon).
28. Laurenticola tripartita (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg. y XLII, 1898, p. 433 ( Triplax) (terra typica :
SuberbievUle(Pem'e7*) ; lectotype Ç au Muséum national d’FIistoire naturelle, Paris).
Corps noir à moitié antérieure des élytres rouge. Écusson noir, funicule
des antennes brunâtre. Corps allongé. Antennes grêles, article 3 plus long que
le 2 et que le 4; articles 5 à 7 allongés, le 8 arrondi. Massue pas très tranchée.
Tête et pronotum densément ponctués et fortement chagrinés. Dernier article
des palpes maxillaires large, dilaté d’un côté; dernier article des palpes labiaux
spatulé (fig. 8). Écartement des hanches intermédiaires à peu près égal à la moitié
de la largeur d’une hanche. Mésoternum plan entre les hanches et au niveau
du métasternum. Fémurs très épaissis; hanches postérieures sans lignes tangen¬
tielles. Tarses antérieurs J un peu plus larges que ceux de la $; massue des
antennes par contre, plus étroite chez le que chez la $.
Organe copulateur (fig. 68) : Pénis assez fortement courbé et un peu épaissi
sur son arête concave. Sac interne pubescent seulement à son entrée dans le pénis
et avec un sclcrite fortement pubescent. Tige terminale en forme d’anneau ouvert.
Paramères du tegmen faiblement coniques, prolongements des tiges latérales
assez fortement courbés et élargis au premier tiers. Tige médiane à peu près
deux fois plus longue que le pénis.
J’ai examiné 5 exemplaires de 5,5 à 6,5 mm de long, de l’Ouest malgache.
Madagascar Ouest : Maevatanana , forêt de l’Ankarafantsika (XII 1959,
E. Raharizonina ), Suberbieville ( Perrier ); Antsaloua , Ambereny (I 1959), forêt
de l’Antsingy, Andobo (II 1957, P. Griveaud).
29. Laurenticola pauliani n. sp.
(Terra typica : Massif du Tsaratanana, lisière supérieure de la forêt à mousses,
2 000 m (X 1949, R. Paulian ); holotype $ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Je dédie cette espèce au Docteur R. Paulian, ancien Directeur Adjoint de
l’Institut de Recherche scientifique de Madagascar (I. R. S. M.), qui en a récolté
4 exemplaires au Tsaratanana.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
81
Fig. 67, Laurenticola nigfoapicalis n. sp., organe copulateur <J.
Fig. 68, Laurenticola triparlita (Fairmaire), organe copulateur
Source : MNHN, Paris
82
IIANS PHILIPP
Noir, la moitié antérieure des élytres rouge sombre, la coloration débordant
sur les épi pleures. Écusson noir. Forme du corps très remarquable (fig. 21 c).
Pronotum courbé sur les côtés et pas rétréci vers l’apex. Élytres à plus grande
largeur au milieu et très fortement rétrécis vers l’apex. Antennes grêles; article 3
nettement plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 à 7 un peu allongés, 8 arrondi.
Massue pas très tranchée. Tête et pronotum à ponctuation à peine perceptible
et très fine chagrination. Dernier article des palpes maxillaires large, dilaté
d’un côté; dernier article des palpes labiaux spatulé (fig. 8). Écartement des
hanches intermédiaires égal à environ la moitié de la largeur d’une hanche.
Mésosternum plan entre les hanches, plus élevé que le métasternum sur lequel
il tombe verticalement (fig. 15 a). Fémurs pas très épaissis. Pas de lignes tangen-
tielles sur les fémurs. Seul les sont connus, ce qui ne permet pas de préciser
les caractères sexuels secondaires portés par les tarses antérieurs et par la massue
des antennes.
Fig. 69, Laurenticola pauliani n. sp., organe copulateur
Organe copulateur^ (fig. 69) : pénis régulièrement courbé; sac interne
pubescent seulement à son entrée dans le pénis et à son extrémité proximale;
avec un sclérite fortement pubescent. Tige terminale en anneau ouvert. Paramères
du tegmen faiblement coniques, prolongements des tiges latérales assez larges
et fortement courbés. Tige médiane un peu plus du double de la longueur du pénis.
J’ai examiné quatre exemplaires de 5 à 6 mm de long.
Madagascar Sambirano : Massif du Tsaratanana, lisière supérieure de
la forêt à mousses et de la forêt de Bambous, 2 000 m (X 1949, R. Paulian ),
forêt à mousses, 1 800 m (X 1949, R. Paulian).
4 e section. Groupe de L. libialis (Fairmaire).
Les espèces de ce groupe se distinguent de celles du groupe précédent par
la forme de la tige terminale de l’appareil copulateur <$. Les points d'insertion
des pièces en joug (qui dans le groupe de terminalis forment deux dents) sont
confondus. Il existe des transitions entre une fusion parallèle et de fortes
expansions latérales aboutissant à la fusion (cf. fig. 70 à 73).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
83
30. Laurenticola tomentosa n. sp.
(Terra typica : Sandrakely (II 1950, R. Paulian ); holotype au Muséum
national cTHistoire naturelle, Paris).
1res proche de picescens (Fairrn.) cette espèce est en ovale, tomenteuse,
à base des élytres finement rebordée. Élytres noirs à angle huméral brun et
apex largement brun; le reste du corps brun (fig. 19 a). La coloration noire des
élytres ne déborde pas sur les épipleures. Antennes grêles, article 3 plus long
que le 2 et que le 4. Articles 5 à 7 un peu allongés, 8 un peu dilaté. Massue assez
fortement tranchée. Tête et pronotum densément ponctués et à peine distinc¬
tement chagrinés. Derniers articles des palpes maxillaires et labiaux fortement
élargis (fig. 6). Écartement des hanches intermédiaires égal à la largeur d’une
hanche. Mésosternum plan entre les hanches intermédiaires et au niveau du
métasternum (fig. 15 d). Fémurs très épaissis; hanches postérieures à nettes
lignes tangentielles.
Organe copulatcur $ (fig. 70) : Pénis fortement courbé, sac interne glabre sur
toute sa longueur, avec sclérite fortement pubescent. Baguettes du llagelle très
fortement ciliées. Tige terminale en anneau ouvert; processus fusionnés supportant
les pièces en joug, parallèles. Paramères du tegmen presque cylindriques. Pro¬
longements des tiges latérales un peu élargis et peu courbés. Tige médiane un
peu plus de trois fois plus longue que le pénis.
J’ai examiné trois exemplaires de 5 à 6,5 mm de long, de l’Est de Madagascar.
Madagascar Est : Ijanadiana, Sandrakely (II 1950, R. Paulian ); Mora-
manga , Périnet.
31. Laurenticola tibialis (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg.y XLII, 1898, p. 434 ( Triplax ) (terra typica :
Diégo-Suarez (Ch. Alliiaud, 1893); lectotype $ au Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
alternipes Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg.y XLII, 1898, p. 434.
Source : MNHN, Paris
84
HANS PHILIPP
Corps brun-rouge à tibias, tarses et massue des antennes noirs. Funicule
des antennes brun; apex des fémurs légèrement noirci. Corps allongé, élytres
parallèles sur environ leur première moitié. Antennes un peu compactes, article 3
plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 et 6 seulement un peu allongés, 7 arrondi
et 8 un peu élargi. Massue pas très tranchée. Tête et pronotum finement ponctués,
à peine chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires un peu moins élargis
que chez tomentosa. Palpes labiaux larges (fig. 7). Écartement des hanches inter¬
médiaires à peu près égal à la largeur d’une hanche. Mésosternum plan entre
les hanches et au niveau du métasternum. Fémurs très épaissis. Pas de lignes
tangentielles sur les hanches postérieures. Tarses antérieurs à peine plus larges
que ceux de la $. Massue antennaire du plus étroite que celle de la $.
Fairmaire décrit alternipes à la suite de tibialis et la caractérise par la
coloration des tarses identique à celle du corps. Il n’en a vu qu’un exemplaire
que j’ai pu examiner. Il s’agit d’un immature dont les tarses montrent une trace
à peine reconnaissable de noircissement. Je considère ces deux espèces comme
synonymes.
Organe copulateur (fig. 71) : Pénis relativement peu courbé. Long sac
interne pubescent sur toute sa longueur et avec un sclérite fortement pubescent.
Anneau de la tige terminale ouvert; processus fusionnés sur lesquels s’attachent
les pièces en joug presque parallèles. Paramères cylindriques. Prolongements
des tiges latérales étroits et à peine courbés. Tige médiane environ 2,5 fois plus
longue que le pénis.
J’ai examiné 20 exemplaires de 3,5 à 5 mm de long, y compris les types,
provenant surtout du Centre et de l’Est de Madagascar.
Madagascar Nord : Diégo-Sucirez (1893, Ch. Alluaud), Joffreville (XII 1947,
P. Ccichan).
Madagascar Est : Tamatave , Fanandrana (IX 1943, Abadie); Antsianaka
(Perrot); Moramanga , route d’Anosibe, Sandrangato (XII1954, Razafimandimbij).
Madagascar Centre : Tananarive; Ambositra , forêt d’Ankazomivady
(IV 1949, R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
85
32. Laurenticola bipartita n. sp.
(Terra typica : Ampijoroa, Tsaramandroso (Razafîmandimby) ; holotype 9
au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
lôte et pronotum noirs, élytres et écusson rouges. Le type montre une tache
noire sur la moitié postérieure des élytres qui fait défaut dans les autres exem¬
plaires; je l’ai cependant désigné comme type car c’est le seul exemplaire intact.
Dessous rouge, pattes noires. Funicule des antennes, qui sont grêles, brunâtres,
la massue noire. Article 3 plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 et 6 un peu
allongés, 7 et 8 arrondis. Massue assez tranchée. Tête et pronotum fortement
ponctués et nettement chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires étroitement
en demi-lune; dernier article des palpes labiaux spatulé (fig. 9). Écartement des
hanches intermédiaires égal aux trois quarts de la largeur d’une hanche. Mésos¬
ternum entre les hanches un peu caréné et au niveau du métasternum (fig. 15 c).
Fémurs fortement élargis; hanches postérieures à nettes lignes tangentielles
Base des élytres non rebordée. Tarses antérieurs <? un peu plus larges que ceux
de la $; massue des antennes plus étroite.
Fig. 72, Laurenticola bipartita n. sp., organe copulateur
Organe copulateur (fig. 72) : Pénis faiblement courbé, rétréci vers l’apex.
Sac interne pubescent jusqu’à son extrémité proximale et avec un sclérite for¬
tement pubescent. Tige terminale en anneau non complètement fermé. Processus
fusionnés d’insertion des pièces en joug un peu écartés à l’apex. Paramères du
tegmen très coniques; prolongements des tiges latérales assez fortement courbés
et un peu élargis. Tige médiane à peu près des 2/3 de la longueur du pénis.
J’ai devant moi trois exemplaires de 3,5 à 5 mm de long, de l’Ouest malgache.
Madagascar Ouest : Maevatanana, forêt de l’Ankarafantsika, Ampijoroa,
170 m (I 1957, Razafîmandimby); Antsalova , forêt de PAntsingy, Andobo, 190 m
(Il 1957, P. Grive and).
33. Laurenticola descarpentriesi n. sp.
(Terra typica : Ampijoroa, 170 m, Ankarafanstika (I 1957, Razafiman-
dimby); holotype au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
86
IIANS PHILIPP
Je dédie cette espèce à M. A. Descarpentries, du Muséum national
d’Histoire naturelle de Paris, dont le père a récolté une partie du matériel d’Éro-
tylides malgaches.
Tête et pronotum noirs. Élytres également noirs, leur tiers antérieur et
l'écusson rouges. Dessous rougeâtre. Abdomen et poitrine en partie noirs. Pattes
et antennes noires. Le type n’est pas complètement mature et montre une tête
rougeâtre. Hase des élytres finement rebordée. Article 3 des antennes plus long
que le 2 et que le 4. Articles 5 et 6 également un peu allongés; 7 et 8 arrondis.
Massue assez élargie. Tête et pronotum fortement ponctués et nettement
chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires étroitement en demi-lune,
celui des palpes labiaux spatulé (fig. 9). Écartement des hanches intermédiaires
égal aux 3/4 de la largeur d’une hanche. Mésosternum légèrement caréné entre
les hanches et au niveau du métasternum (fig. 15 c). Fémurs très épaissis; hanches
postérieures à nettes lignes tangentielles. Tarses antérieurs un peu plus larges
que ceux de la $; massue des antennes un peu plus étroite.
Fig. 73, Laurenlicola descarpentriesi n. sp., organe copulateur <3*.
Organe copulateur $ (fig. 73) : Pénis grêle et légèrement courbé. Sac interne
pubesccnt jusqu’à son extrémité proximale et avec un sclérite fortement
pubescent. Tige terminale en anneau non complètement fermé. Processus
fusionnés sur lesquels s’insèrent les pièces en joug, assez divergents à l’apex.
Paramères du tegmen coniques, prolongements des tiges latérales faiblement
courbés et peu élargis. Tige médiane à peu près deux fois plus longue que le pénis.
J’ai examiné 7 exemplaires de 4,5 à 5 mm de long, de l’Ouest malgache.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
87
Madagascar Ouest : Maeuatananci, foret de l’Ankarafant-sika, Ampijoroa,
170 m (I 1957, Razafimandimby ); Antsalova, forêt de l'Antsingy, Andobo, 190 m
(II 1957, P. Griveaud ); Morondava , forêt au Sud de Befasy (L 1956, R. Paulian );
Sakaraha , forêt de Lambomakandro, 550 m (II 1958, P. Griveaud).
Espèces à position incertaine
Nous n’avons vu que des femelles des espèces suivantes, de sorte que nous
n’avons pu en étudier les organes génitaux ce qui ne permet pas de les classer
dans les groupes définis ci-dessus par la forme de la tige terminale de l’organe
copulateur C J.
34. Laurenticola omogera (Lacordaire).
Lacordairf., Mon. Érotyl, 1842, p. 206 ( Triplax) (terra typica : Madagascar,
lectotype $ à l’Institut et Musée zoologique de l’Université de Turin).
Corps de petite taille, oval, noir avec une tache rouge à la base de chaque
élytre. Ces taches ne s’étendent pas sur les épipleures et s’arrêtent à quelque
distance de la suture. L’angle antérieur interne des taches est entaillé. Selon
Lacordaire, la base des élytres ne devrait pas être rebordée, mais à un fort
grossissement on peut reconnaître un fin rebord. Antennes compactes, article 3
plus long que le 2 et un peu plus long que le 4. Articles 5 à 7 arrondis, le 8 un peu
élargi. Massue des antennes pas très tranchée, 'fête et pronotum finement ponctués
et finement chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires fortement élargi;
celui des palpes labiaux également large (fig. 7). Écartement des hanches inter¬
médiaires égal à la hauteur d’une hanche. Mésosternum plan entre les hanches
et au niveau du métasternum. Fémurs très épaissis: pas de lignes tangentielles
aux hanches postérieures.
J’ai vu 5 exemplaires $ de 4 à 5 mm de long, du Nord-Est malgache.
Madagascar Est : Maroantsetra , Ambodivoangy (XII 1945, J. Vadon),
Ambohitsitondrona (J. Vadon), Andranofotsy (II 1938, J. Vadon), Antakotako,
(III 1938, J. Vadon).
35. Laurenticola goudoti (Lacordaire).
Lacordaire, Mon. Érotyl., 1842, p. 206 ( Triplax) (terra typica : Mada¬
gascar, lectotype $ à l’Institut et Musée zoologique de l’Université de Turin).
Corps en oval large, brun rougeâtre, finement to ment eux, massue des
antennes noircie. Antennes courtes, article 3 plus long que le 2 et un peu plus
long que le 4. Article 5 peu allongé. Articles 6 et 7 arrondis, le 8 un peu élargi.
Massue des antennes pas très tranchée. Tête et pronotum densément ponctués
et à chagrination à peine reconnaissable. Dernier article des palpes maxillaires
très élargi, celui des palpes labiaux large (fig. 6). Écartement des hanches inter¬
médiaires égal à la largeur d’une hanche. Le mésosternum entre les hanches
est plan et au niveau du métasternum. Fémurs très épaissis. Hanches posté¬
rieures à courtes lignes tangentielles.
Source : MNHN, Paris
88
HANS PHILIPP
Y compris le type, je connais 9 individus de cette espèce, de 4,5 à 6,5 mm
de long.
Madagascar Est : Tamatave.
Madagascar Sambirano : Nosij Be, forêt de Lokobe (I 1960, A. Robinson).
36. Laurenticola pauxilla (Lacordaire).
Lacordaire, Mon. Érotyl., 1842, p. 207 ( Triplax) (terra typica, Mada¬
gascar; type inconnu).
Le type de cette espèce n’est pas à Turin où est conservée la collection de
Lacordaire. J’ai reçu du Muséum de Paris un individu marqué type mais qui
ne porte pas une étiquette historique, mais une étiquette de la main de
M. A. Milliers avec la mention « A. Milliers det. 195 ». Comme sa coloration
ne répond pas à la description originale je ne pense pas qu’il s’agisse du type.
Dans la collection historique du Musée zoologiquc de Berlin, se trouvent 3 individus
$ avec l’indication « Madagascar, Goudot » auxquels la description s’applique.
Corps long de 4 à 4,5 mm, brun rougeâtre. Massue des antennes et élytres
noirs, ces derniers plus clairs et de la couleur du corps à l’apex, à l’épaule et sur
les côtés; pattes un peu plus claires que le corps. Antennes assez compactes;
article 3 nettement plus long que le 2 et un peu plus long que le 4. Articles 5 et 6
un peu allongés, le 7 arrondi et le 8 un peu élargi. Massue pas très tranchée.
Tête et pronotum à très fine ponctuation et chagrination à peine reconnaissable.
Base des élytres finement rebordée. Dernier article des palpes maxillaires très
élargi, celui des palpes labiaux également large (fig. 6). Écartement des hanches
légèrement caréné, au niveau du métasternum. Fémurs un peu épaissis; hanches
postérieures sans lignes tangentielles.
37. Laurenticola pectoralis (Fairmaire).
Fairmaire, Ann. Soc. cnl. Bclg., XLII, 1899, p. 517 ( Triplax) (terra typica :
Suberbieville ( Perrier ); lectotype $ au Muséum national dTIistoire naturelle,
Paris).
Le type est un Insecte noir, de 5 mm de long, à corps ramassé en ovale léger.
Dessus finement tomenteux. Base des élytres finement rebordée. Premier tiers
des élytres, méso- et métathorax avec une large bande rouge. Scutellum noir,
pattes et angles antérieurs du pronotum à légère coloration brune. Funicule des
courtes antennes brun; massue pas très tranchée. Article 3 plus long que le 2
et que le 4. Articles 5 et 6 un peu allongés, le 7 arrondi, le 8 un peu élargi. Tête
et pronotum très densément ponctués et très finement chagrinés. Dernier article
des palpes maxillaires très élargi, celui des palpes labiaux également large (fig. 6).
Écartement des hanches intermédiaires égal à la largeur d’une hanche. Mésos¬
ternum plan entre les hanches et au niveau du métasternum. Fémurs fortement
élargis. Hanches postérieures sans lignes tangentielles.
En dehors du type, je ne connais qu’une seconde 9 de 4,5 mm de long, du
Nord de Madagascar, à bande rouge occupant la moitié de la longueur des élytres.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre, JolTreville (XII 1947, P. Cachan).
Madagascar Ouest : Maevatanana, Suberbieville (Perrier).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
89
38. Laurenticola fairmairei (Kuhnt).
Kuhnt, in Wytsman, Généra Insectorum, 1909, p. 85 ( Triplax) (nom.
nou.) = apicala Fairmaire (nec apicata Crotch, 1876), Ann. Soc. enl. Belg.,
XLII, 1898, p. 135 (terra typica : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud); leclotype au
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Le nom d ’apicatct employé par Fairmaire en 1898 étant préoccupé par
Triplax apicata Crotch (Réu. Fam. Erotijl., 1876, p. 91) a été remplacé par celui
de fairmairei Kuhnt, 1909.
Je désigne un de 5 mm de long comme type, Fairmaire ayant indiqué
de la sorte toute la série des exemplaires servant à sa description.
Corps rouge foncé à tibias, tarses eL massue des antennes noirs. Apex des
élylres et dernier segment abdominal également noirs. Corps allongé, les antennes
courtes. Article 3 du funicule des antennes plus long que le second et que le
quatrième. Article 5 allongé. Articles 6 et 7 arrondis, 8 un peu dilaté. Massue pas
très tranchée. Tête et pronotum à flne ponctuation et très fine chagrination.
Dernier article des palpes maxillaires en étroite demi-lune; celui des palpes
labiaux spatulé (flg. 9). Écartement des hanches intermédiaires égal à la largeur
d’une hanche. MésosLernum entre les hanches légèrement caréné et au niveau
du métasternum (fig. 15 c). Fémurs épaissis. Lignes tangentielles visibles sur
les hanches postérieures.
En dehors du type, j’ai examiné deux individus de 4 à 5 mm de long.
Madagascar Nord : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud).
Madagascar Est : Sambava, massif du Marojejy, Ambatosoratra, 1 000 m
(VIII 1960, P. Soga ).
39. Laurenticola sicardi (Bedel).
Bedel, Ann. Soc. enl. France, 88, 1919, p. 104 (Triplax) (terra typica :
Montagne d’Ambre ( Sicard ); holotype Ç au Muséum national d’IIistoire
naturelle, Paris).
Je ne connais que le type de cette espèce, un exemplaire cle 4,5 mm de long à
coloration remarquable. Corps large et compact. Tête et pronotum brun rougeâtre;
élytres avec une tache jaune de chaque côté de l’écusson, à laquelle est accolée
une bande rouge qui occupe environ 1/3 de la longueur des élytres et qui s’allonge
le long de la suture jusqu’au milieu des élytres. Des deux côtés de cette colo¬
ration de la suture, les élytres montrent deux taches jaunes confluentes. La moitié
postérieure des élytres est brun rougeâtre sombre comme le dessus du corps
(fig. 21 a). Tibias et tarses noirs, les fémurs légèrement noircis. Funicule des
courtes antennes brun foncé, la massue noire. Article 3 du funicule plus long
que le 2 et que le 4; article 5 également un peu allongé. Articles 6 et 7 arrondis,
le 8 un peu élargi. Tête et pronotum à fine ponctuation et chagrination à peine
reconnaissable. Dernier article des palpes maxillaires étroitement en demi-lune;
celui du palpe labial en spatule (fig. 9). Écartement des hanches intermédiaires
égal aux 3/4 de la largeur d’une hanche. Mésosternum entre les hanches plan,
plus haut que le métasternum sur lequel il tombe verticalement (fig. 15 a).
Fémurs fortement épaissis. Hanches postérieures à nettes lignes tangentielles.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre (Sicard).
7
Source : MNHN, Paris
90
HANS PHILIPP
40. Laurenticola bimaculata n. sp.
(Terra typica : station agricole du bas Magoky (A. Robinson ); holotype $
au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Corps en ovale allongé. Tête, pronotum et élytres noirs, ces derniers avec
deux grandes taches humérales rouges qui s'étendent le long de la base finement
rebordée jusqu’à l’écusson, et s'étendent en triangle vers l’arrière; elles débordent
sur les épipleures. Dessous noir brunâtre y compris les pattes (le type est cependant
un peu rougeâtre en dessous). Antennes un peu compactes; funicule brun foncé,
massue assez tranchée et noire. Article 3 plus long que le 2 et un peu plus long
que le 4. Articles 5 et 6 un peu allongés; le 7 arrondi; le 8 un peu élargi. Tête
et pronotum fortement ponctués; pronotum plus chagriné que la tête. Dernier
article des palpes maxillaires élargi; celui des palpes labiaux également large
(fig. 7). Écartement des hanches intermédiaires égal à une fois un quart la largeur
d’une hanche. Mésosternum un peu caréné entre les hanches et au niveau du
métasternum (fig. 15 c). Fémurs fortement épaissis. Hanches postérieures sans
lignes tangentielles.
Je n’ai vu que 2 $ de 4,5 mm de long, de l’Ouest malgache.
Madagascar Ouest : Morondaoa , forêt au Sud de Befasy (1 1956, R. Paulian );
Morombc , station agricole du bas Mangoky (A. Robinson).
41. Laurenticola pulchra n. sp.
(Terra typica : Antsianaka ( Perrot /rères ); holotype Ç au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Le type de cette espèce est seul connu. Corps ovale, de 5,5 mm de long. Tête,
pronotum et tout le dessous rouge brunâtre; clytres rouges, noirs dans la moitié
antérieure; la zone noire entoure l’écusson, laisse l’angle huméral rouge libre,
et s’étend sur les marges latérales sur 1/3, le long de la suture sur un peu plus
de la moitié de la longueur (fig. 21 b). Antennes courtes, article 3 très peu plus
long que le 2 et que le 4; article 5 à peine allongé; les 6 et 7 arrondis, le 8 un
peu élargi. Massue noire bien tranchée. Tête et pronotum à très fine ponctuation
écartée et fine chagrination. Dernier article des palpes maxillaires très élargi;
celui des palpes labiaux également large (fig. 6). Écartement des hanches inter¬
médiaires égal à la largeur d’une hanche. Mésosternum entre les hanches bombé
et au niveau du métasternum (fig. 15 b). Fémurs très élargis. Hanches postérieures
sans lignes tangentielles.
Madagascar Est : Antsianaka ( Perrot /rères).
42. Laurenticola nigra n. sp.
(Terra typica : Morondava, forêt au Sud de Befasy (l 1956, R. Paulian );
holotype $ au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Le type de cette espèce est seul connu. Corps ovale de 5,5 mm de long.
Massue et tarses brun foncé; tibias brun-noir; le reste du corps noir. Antennes
courtes; article 3 un peu allongé, légèrement plus long que le 2 et que le 4.
Articles 6 et 7 arrondis, le 8 un peu élargi. Massue pas très élargie. Tête et thorax
à très fine ponctuation écartée et forte chagrination. Dernier article des palpes
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
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maxillaires assez élargi; celui des palpes labiaux également large (fig. 7 ) Écar-
tement <ics hanches intermédiaires égal à la largeur d’une hanche. Mésosternum
entre les hanches légèrement caréné et au niveau du métasternum (fig. 15 c ).
remurs très épaissis. Hanches postérieures sans lignes tangcntielles.
Madagascar Ouest : Morondava , forêt au Sud de Befasy (I 1956
R. Paulian). ’
43. Laurenticola marginata n. sp.
(Terra typica : Morondava, forêt au Sud de Befasy (1 1956, II. Paulian):
holotype $ au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Corps en ovale allongé. Tête, pronotum et élytres noirs, ces derniers à base
rebordee, avec chacun une tache humérale rouge jaunâtre qui déborde sur
les épipleures. Dessous noir. Article 3 du funiculc des antennes plus long que
e 2 et un peu plus long que le 4. Articles 5 et 6 un peu allongés. Le 7 arrondi,
le 8 un peu élargi. La massue noire n’est pas très tranchée. Tête et pronotum
finement ponctués et finement chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires
assez fortement élargi; celui des palpes labiaux également large (fig. 7). Écar-
tement des hanches intermédiaires supérieur à la largeur d’une hanche. Mésos¬
ternum plan entre les hanches et au niveau du métasternum. Fémurs fortement
épaissis. Lignes tangentielles des hanches postérieures absentes.
J’ai vu trois exemplaires Ç de 4,5 à 5,5 mm de long, de l’Ouest malgache.
Madagascar Ouest : Morondava, forêt au Sud de Befasy (1 1956, R. Paulian).
44. Laurenticola gracilis n. sp.
(Terra typica : Ampijoroa, Tsaramandroso ( Raza/imandimby ); holotype Ç
au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Je n’ai vu que le type.
Corps allongé, long de 5,5 mm, rouge sombre à massue des antennes noire.
Dessus un peu plus foncé. Tarses, tibias et fémurs légèrement noircis. Métas¬
ternum de chaque côté du milieu avec une grosse tache noire. Antennes grêles,
article 3 bien plus long que le 2 et que le 4; articles 6 et 7 allongés, 8 un peu
élargi. Massue pas très tranchée. Tête et thorax fortement ponctués et très net¬
tement chagrinés. Dernier article des palpes maxillaires en demi-lune étroite,
celui des palpes labiaux spatulé (fig. 9). Écartement des hanches intermédiaires
un peu plus de la moitié de la largeur d’une hanche. Mésosternum très légèrement
caréné entre les hanches, un peu plus haut que le métasternum sur lequel il tombe
verticalement (fig. 15 a). Fémurs un peu épaissis; hanches postérieures avec un
début de lignes tangentielles.
Madagascar Ouest : Maevatanana, forêt de l’Ankarafantsika, Ampijoroa.
45. Laurenticola collaris n. sp.
(Terra typica : Moliéli, Fomboni (VI, .7. Millot); holotype Ç au Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
92
HANS PHILIP!»
Cette espèce ressemble beaucoup à comoricnsis n. sp. et appartient sans
doute au meme groupe. Pronotum jaune à disque noir et deux taches latérales
noires qui sont reliées au disque noir. Tache noire autour de Y écusson nettement
plus grande que chez comoricnsis (fig. 18 b). Dessous, y compris les pattes, rouge
jaunâtre à l'exception du mésosternum et du prosternum près des hanches, noirs.
Lignes tangentielles des hanches postérieurs absentes. Tous les autres caractères
correspondent à ceux de comoricnsis.
Le type seul est connu.
Archipel des Comores : Mohéli , Fomboni (VI, J. Millot).
46. Laurenticola vadoni n. sp.
(Terra typica : Tananarive (J. Vadon ); hojotype Ç, ex coll. E. Lebis; Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Corps allongé et grêle, rouge foncé. Massue des antennes et tarses noirs.
Antennes grêles à article 3 plus long que le 2 et que le 4. Articles 5 et 6 allongés,
7 arrondi, 8 un peu élargi. Massue nettement distincte. Tête plus densément
ponctuée que le pronotum; tous deux finement chagrinés. Dernier article des
palpes maxillaires en demi-lune étroite, celui des palpes labiaux en spatule
(fig. 9). Écartement des hanches intermédiaires égal à peu près à la moitié de la
largeur d’une hanche; mésosternum plan entre les hanches et au niveau du
métasternum. Fémurs pas épaissis. Lignes tangentielles absentes aux hanches
postérieures.
Madagascar Centre : Tananarive (J. Vadon); Moramanga, Périnet
(J. Vadon).
47. Laurenticola delkeskampi n. sp.
(Terra typica : Madagascar Est, massif du Marojejy, Rés. nat. intégr. XII,
Andasy II, 1 550 m (VII 1959, P. Soga); holotype Ç au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Je dédie cette espèce, dont je ne connais que le type, à mon éminent Maître
le Docteur Delkeskamp.
Corps grêle, de 5 mm de long. Tête, pronotum et scutellum noirs; élytres
rouges avec un léger noircissement apical. Épipleures également rouges. Dessous
et pattes noirs. Antennes grêles, articles 1 et 8 noirs comme la massue, les autres
articles bruns. Article 3 du funicule allongé, nettement plus long que le 2 et
que le 4. Articles 5 à 7 un peu allongés, le 8 élargi. Massue des antennes pas
très tranchée. Tête et pronotum à ponctuation écartée et fine chagrination.
Dernier article des palpes maxillaires large, étiré d’un côté, celui des palpes labiaux
spatulé (fig. 8). Écartement des hanches intermédiaires égal à exactement la
moitié de la largeur d'une hanche. Mésosternum plan entre les hanches, un peu
plus haut que le métasternum sur lequel il tombe verticalement (fig. 15 a).
Fémurs assez épaissis. Hanches postérieures sans lignes tangentielles.
Madagascar Est : Sambaua, massif du Marojejy, Andasy 11, 1 550 m
(VII 1959, P. Soga).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
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48. Laurenticola mira n. sp.
(Terra typica : Madagascar Est, massif du Marojejy, 2 030 m (VI 1959,
P. Soga); holotype Ç au Muséum national clTIistoire naturelle, Paris).
Je ne connais que le type de celte espèce.
Corps allongé, long de 4 mm. Tète, pronotum et écusson noirs; élytres
rouges à apex noirs; la teinte noire de l’apex s’étend sur le dernier sternite
abdominal, le reste de l'abdomen est noir. Prosternum et pattes noirs; môso-,
métasternum et épipleures rouges. Antennes courtes, article 1 noir comme la
massue qui est très tranchée, le reste de la massue brunâtre. Article 3 du funicule
nettement plus long que le 2, mais peu plus long que le 4. Articles 5 et 8 ronds.
Tête et pronotum à ponctuation écartée et chagrination fine. Dernier article des
palpes maxillaires en demi-lune étroite; celui des palpes labiaux en spatule (fig. 9).
Écartement des hanches intermédiaires égal à environ la moitié de la largeui
d’une hanche. Mésosternum plan entre les hanches et au niveau du métasternum.
Fémurs assez épaissis. Hanches postérieures à nettes lignes tangentielles.
Madagascar Est : Sambava , massif du Marojejy, réserve naturelle inté¬
grale XII, 2 030 m (VI 1959, P. Soga).
Source : MNHN, Paris
94
HANS PHILIPP
Essai d’un groupement naturel des espèces de Laurcnticola n. gen.
Nous voudrions essayer de dégager les affinités entre les divers groupes
de Laurenticola fondés sur les structures de la tige terminale de l’organe copu-
lateur (J. La figure 74 donne les divers aspects de cette tige et schématise les
relations possibles.
En prenant le groupe comoriensis comme point de départ, nous voyons que
la tige terminale de comoriensis présente des affinités avec celle de terminalis
d’une part et de / uscilarsis d’autre part. Le passage du groupe comoriensis au
groupe / uscilarsis est réalisable par la réduction du sclérite impair qui, chez
comoriensis, réunit les deux plaques latérales, ainsi que par une réduction et un
allongement de ces plaques latérales. La parenté entre les groupes comoriensis
et terminalis peut s’imaginer par la fusion du sclérite impair et des plaques
latérales, la transformation de celles-ci en jambes étroites et la formation de
deux saillies comme point d’insertion des pièces en jougs. A l’intérieur du groupe
terminalis on rencontre côte à côte des tiges terminales en U et en anneau. De
ces derniers à ceux du groupe libialis , le passage est facile : une fusion des deux
saillies en une plaque d’insertion unique pour les jougs. A l’intérieur du groupe
libialis existent les intermédiaires entre une fusion parallèle de ces saillies jusqu’à
l’existence de saillies très divergentes à l’apex ( bipartita , descarpentriesi).
Ces groupements s’appuient sur la présence ou l’absence de quelques carac¬
tères remarquables : la tomentosité du dessus; la grande largeur du dernier
article des palpes maxillaires et labiaux; le rebord de la base des élytres. Dans
la figure 74 ces caractères sont désignés par les lettres T, Y et G. L’absence de
ces caractères est indiqué par l’absence de toute indication sur le tableau.
Les deux espèces du groupe comoriensis (comoriensis et picescens ) ont un
corps tomenteux en dessus, la base des élvlres rebordée et un large article terminal
des palpes (T. V. G.).
Dans le groupe fuscitarsis , l’espèce limbata présente la combinaison T. V. G.,
tandis que ces caractères manquent chez fuscitarsis.
Le groupe terminalis se subdivise en quatre sous-groupes entre lesquels
on assiste à une perte progressive de ces trois caractères.
Dans le sous-groupe I (qui ne comprend que le seul scapulata Fairm.)
on trouve, comme dans le groupe comoriensis , les caractères T. V. G. Le
sous-groupe II, qui réunit quatre espèces (2 avec tige terminale en U et deux avec
tige terminale en anneau) montre les caractères Y. G.; la tomentosité est excep¬
tionnellement présente. Le sous-groupe III, qui comprend deux espèces à lige
terminale en anneau, n’a plus que le caractère G. Le sous-groupe IY, avec ses
18 espèces, ne présente plus aucun de ces caractères. Le dessus est glabre, la base
des élytres n’est pas rebordée et le dernier article des palpes labiaux est étroi¬
tement en spatule. Trois espèces de ce groupe montrent des tiges terminales en U
et quinze d’entre elles les ont en anneau.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES ÉROTYLIDES
95
Groupe d'espèces comoriensis
A O
^ 4 .
limbata T.G.V.
biparti ta descarpentriesi G.
^bïblN
(Ml SEjvy
Vi<l 74, schéma des affinités probables «les groupes d’espèces du genre Laurenticola nN^-'
T , dessus à fine tomentosilé. — C ,, base des élytres rebordée.— V, dernier article des palpes
labiaux el des palpes maxillaires très large.
Source : MNHN, Paris
96
HANS PHILIPP
Le L. tomentosa du groupe libialis présente, comme le L. scapulata du
groupe terminalis (1 er sous-groupe) la combinaison T. V. G.; chez libiatis le
caractère T manque; chez descarpentriesi les caractères T. et V. manquent;
chez bipartita les trois caractères manquent.
Ces relations paraissent aussi retracer le développement phylogénétique
de ce genre.
Si l’on veut considérer les groupes comoriensis ou fuscitarsis comme plus
jeunes que le groupe terminalis, alors, par suite du très faible nombre d’espèces
(2 par groupe seulement) nous devrions admettre que ces groupes sont en voie
d’apparition actuelle. Dans ce cas on devrait trouver des intermédiaires dans
la forme des tiges terminales et l’apparition de variations de caractère racial,
puisque la formation de nouvelles espèces débute en général par une variation
au niveau racial. Mais comme nous l’avons indiqué plus haut, il n’y a (pie deux
espèces ( L . terminalis et L. picescens) qui forment chacune deux sous-groupes.
Comme cependant à ce jour nous ne connaissons pas de $ de l’une des deux
sous-espèces nous ne pouvons être certains de leur rang subspécifique ou spécifique.
Le groupe terminalis me paraît être à la dernière phase de développement
et de spéciation du genre; il comprend 25 espèces et montre deux directions
évolutives marquées dans la forme de la tige terminale (en U, 5 espèces, ou en
anneau, 20 espèces). L’évolution en anneau de la tige terminale montre la plus
grande fréquence dans le IV e sous-groupe (dessus glabre, base des élytres non
rebordée, dernier article des palpes labiaux étroitement spatulé) avec 15 espèces.
Je fais dériver le groupe libialis, en me fondant sur la combinaison T. Y. G.
de L. tomentosa, du 1 er sous-groupe de terminalis. Une dérivation à partir du
sous-groupe II est moins vraisemblable car elle suppose la réapparition du carac¬
tère T après sa disparition, celle-ci marquant un progrès évolutif.
Les caractères T. Y. G. doivent, selon ce schéma, être considérés comme
des caractères paléogénétiques pour le genre Laurenticola.
Source : MNHN, Paris
CONCLUSIONS
1. Aux caractères employés jusqu’ici pour distinguer les sous-familles
des Dacninae et des Triplacinae nous ajoutons comme nouveau caractère, la
forme du lobe postmandibulaire derrière Ja base des mandibules. Chez les
Triplacinae il forme une plaque élevée qui recouvre au repos le dernier article
des palpes maxillaires (fig. 1 a). Chez les Dacninae elle est bombée ou en lame
dressée (fig. 1 /;).
2. Le genre Megalodacne Crotch n’est représenté à Madagascar que par
deux espèces : M. ( Psephodacne ) sponsa Lacordaire et M. (Episcaphula) mouati
Guérin.
3. Les espèces Megalodacne dominula Bedel et M. nesiotes Delkeskamp
sont des synonymes de M. sponsa Lac. M. sponsa est rattachée, sur la base de
la forme de la tige terminale de l’organe copulateur 3, avec les espèces africaines
du sous-genre Psephodacne, au groupe de grandis F.; les représentants néotro¬
picaux de ce sous-genre se rattachent au groupe d ’indica. Le groupe de grandis
correspond au sous-genre Romodacne Delkeskamp et le groupe indica au sous-genre
Psephodacne Heller.
4. M. (Episcaphula) mouati Guérin doit être placé, par les caractères de
la tige terminale de l’organe copulateur <J, dans le sous-genre Megalodacne
Crotch. Jusqu’à révision complète du genre Megalodacne, cette espèce peut
rester dans le genre Episcaphula. Les lï. nigroapicalis Delk. et nigricollis Delk.
sont des synonymes de mouati mouati Guérin.
5. L’espèce Megalodacne grandis F. connue de toute la région éthiopienne
n’est pas représentée à Madagascar.
6. Le genre Triplax Herbst, de la région paléarctique, n’est pas présent à
Madagascar. Les espèces classées jusqu’ici dans ce genre doivent être classées
en trois genres répartis en deux sous-familles.
7. Deux nouveaux genres, Madadacne et Cardiodacne sont établis pour
des Dacninae.
8. Dans le genre Madadacne, on doit classer les espèces de Fairmaire :
coquereli, forlicornis, latecincta, lugubrina, perrieri et ustulata ; perrieri est choisie
comme espèce type du genre. Deux nouvelles espèces et une nouvelle sous-espèce
sont créées dans ce genre.
9. Les espèces azurina et convexiuscula de Fairmaire et quadricollis
Brancsik se placent dans le genre Cardiodacne, dans lequel se placent trois nou¬
velles espèces et une nouvelle sous-espèce. L’espèce type du genre est glabra. n. sp.
10. Le genre Laurenticola est créé dans la sous-famille des Triplacinae
pour recevoir les 18 autres espèces classées jusqu’ici dans le genre Triplax. Trente
nouvelles espèces y sont décrites ainsi que deux nouvelles sous-espèces. L’espèce
type du genre est terminalis (Fairmaire).
Source : MNHN, Paris
98
HANS PHILIPP
11. L’espèce nigritarsis décrite par Reitter des Alpes-Maritimes est
d’origine malgache et synonyme de Laurenticola fnscilarsis (Fairmaire).
12. Madagascariensis Kuhnt est synonyme de Laurenticola jasciata (Brancs.)
et alternipes Fairm. synonyme de Laurenticola tibialis (Fairmaire).
13. Pseudamblijscelis rhomboidalis Philipp n’a pas été retrouvé dans notre
riche matériel. Nous n’y avons pas non plus trouvé de représentant des genres
africains voisins Amblyopus Dej., Amblyscelis Gorh. et Pseudamblyscelis Phil.
La citation de Pseudamblyscelis rhomboidalis Philipp, du Nord de Madagascar
dans mon travail (30/45) doit donc être supprimée.
14. Des quatre genres malgaches d’Érotylides, trois ( Madadacne nov.,
Cardiodacne nov. et Laurenticola nov.) avec ensemble 62 espèces, sont endémiques.
Le genre Megalodacne avec deux espèces se retrouve en Afrique et dans la région
néotropicale. M. mouati Guérin comprend, en dehors de la sous-espèce typique
de Madagascar, une sous-espèce des Comores et cinq sous-espèces africaines.
Il est à noter que M . mouati mouati est localisée au Nord et à l’Est de Mada¬
gascar et ne se trouve pas dans l’Ouest, en face de la côte africaine.
15. Le très faible nombre de sous-espèces (sur 64 espèces, 5 seulement
montrent une fragmentation en chacune deux sous-espèces) est caractéristique
de la faune d’Érotylides malgaches.
16. Le 47 e degré de longitude Est marque une limite séparant en deux les
zones de distribution des Érotylides malgaches. Deux espèces seulement tra¬
versent cette limite : Megalodacne sponsa y connue de toute l’île, et Laurenticola
/asciata qui occupe le Nord jusque vers le 20° de latitude Sud. Toutes les autres
espèces se tiennent à l’Est ou à l’Ouest de cette ligne.
17. Il a été tenté d’établir des groupes d'espèces, basés sur la forme de
la tige terminale de l’organe copulateur à l’intérieur du genre Laurenticola.
Source : MNHN, Paris
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30. Piiilipp (I-I.), 1959. — Révision der afrikanischen Vertreter der Gattungen Arnblyopus
Dejean und Ambtyscclis Gorham (Col. Erotyl.). (Ann. Mus. Congo, Tervuren,
sér. in-8°, Zool., 77, pp. 7-59, 87 fig).
31. Reitter (E.), 1898. — Neue Coleopleren aus Europa und den angrenzenden Lândern.
(Deuts. Ent. Zeit., 1898, pp. 337-360).
32. Id., 1901. — Übersicht der Arten der Coleopteren-Gatlung Triplax Payk. aus Europa
und den angrenzenden Landern. (Wiener Ent. Zeit., 20, pp. 73-76).
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les genres nouveaux et les espèces ou sous-espèces nouvelles sont précédés d’un *,
les synonymes en italique.
alternipesy 83
apicata , 89
azurina, 40
basalis , 29
bimaculata, 90
bipartita, 85
brunnipes, 50
caligata, 03
Cardiodacne, 37
carminea, 71
chagrinata, 77
collaris, 91
comorensis, 23
comoriensis, 49
compacta, 64
convcxiuscula, 42
coquereli, 32
Dacninae, 16
delkeskainpi, 92
descarpentriesi, 85
dominula , 23
fairmairei, 89
fasciata, 55
femoralis, 76
flavicollis, 74
forticornis, 34
fuscitarsis, 52
glabra (Cardiodacne), 40
glabra (Laurenticola), 58
goudoti, 87
gracilis, 91
grandis, 26
griveaudi, 61
haematosoma, 69
latecincta, 32
latitarsis, 67
Laurenticola, 43
limbata, 53
lugubrina, 36
Madadacne, 28
madagascariensis , 55
marginata, 91
Megalodacnc, 20
* mesosternalis. 78
* metallica, 42
* mira, 93
mouati, 20
* nigra, 90
* nigriceps, 72
nigricollis , 20
nigritarsis , 52
* nigroapicalis (Madadacne), 34
* nigroapicalis (Laurenticola), 79
nigroapicalis , 20
* nigroclavata (Madadacne), 35
* nigroclavata (Laurenticola), 69
* nigrotibialis (Cardiodacne), 38
* nigrotibialis (Laurenticola), 75
omogera, 87
* orbitalis, 73
* ovalis, 57
* palpalis, 59
* parallela, 41
* pauliani, 80
pauxilla, 88
pectoralis, 88
perrieri, 29
picescens, 50
* pulchra, 90
quadricollis, 38
* quadrimaculata, 30
rubicunda, 62
scapulata, 54
scutellaris , 55
sicardi, 89
sponsa, 23
* tangentialis, 59
terminalis, 65
tibialis, 83
* tomentosa, 83
tripartita, 80
Triplacinae, 43
uniformis, 67
ustulàta, 33
* vadoni, 92
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Source : MNHN , Paris
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