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/ FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Haut-Commissariat de Madagascar
# INSECTES
Odonates Anisoptères
par
le DEF C:FRASER
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE-FSIMBAZAZA
MN
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Haut-Commissariat de Madagascar
INSECTES
Odonates Anisoptères
par
le D' F. C. FRASER
PUBLICATIONS
DE
L'INSTITUT DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE
TANANARIVE-TSIMBAZAZA
1956
Source : MNHN, Parise
AVANT-PROPOS
Avec ce travail, l'Institut scientifique de Madagascar entreprend
la publication d'une Faune Générale de Madagascar. Une telle œuvre
n’a pu être envisagée que grâce à la bienveillante compréhension
que son projet a rencontré auprès des Hautes Autorités du Terri-
toire ; elle nécessitera, avant d'être achevée, de très nombreuses années.
Pour trop de groupes encore nos connaissances de la faune mal-
gache ne sont que fragmentaires ou presque inexistantes. Aussi les
fascicules qui, peu à peu, constitueront la faune, seront-ils publiés
sans ordre systématique ; leur regroupement ne pourra se réaliser
que lorsqu'un ordre ou une famille, selon les cas, sera achevé.
Naturellement, et de par leur simple prépondérance numérique,
les Insectes représenteront à eux seuls, et de très loin, le plus important
en volume, de cette Faune.
Malgré notre désir de donner à l'ensemble une homogénéité par-
faite, les différences considérables qui séparent les divers groupes
zoologiques, comme aussi les habitudes de travail des divers systéma-
ticiens, limiteront cette homogénéité à un plan commun.
Le texte de ce premier travail a été établi en anglais par le Dr
F. C. FRASER, spécialiste éminent, à qui est due aussi la totalité de
l'illustration ; nous l'avons traduit, nous l'avons complété par les listes
de localités d'où les diverses espèces étaient connues et, par endroits,
par des notes infrapaginales complétant le lexte original. Nous rappel-
lerons enfin que l'essentiel des captures sur lesquelles le Dr FRASER a
basé son travail, a été effectué par nos soins ou sous notre direction au
cours des sept dernières années.
R: PAULIAN.
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
Dans ce qui suit, l'ordre adopté pour l'étude des familles diffère
quelque peu de la disposition habituelle en ce que les AesAnidae pré-
cèdent les Gomphidae. Nous nous appuyons pour cela sur le fait que
les Aeshnidae ont conservé un ovipositeur fonctionnel adapté à la ponte
endophyle, tandis que les Gomphidae ont perdu toute trace de ce
dispositif et pondent librement comme la plus récente de toutes les
familles, celle des Libellulidae. L'écartement des yeux des Gomphidae,
considéré comme archaïque, est un caractère très variable et même
chez les Libellulidae on peut opposer des genres à yeux largement
confluents à d’autres chez lesquels les yeux ne se touchent qu'en un
point ; je considère donc ce caractère comme d'importance très secon-
daire.
Les Anisoplères malgaches comptent 76 espèces appartenant à 36
genres ; ils l'emportent donc légèrement sur les Zygoptères, bien que
ceux-ci soient bien plus abondants. Il est extrêmement intéressant de
comparer l'endémisme des deux sous-ordres : tandis que 8 espèces
de Zygoptères malgaches seulement se rencontrent en dehors de Mada-
gascar, les autres étant endémiques, 39 espèces d'Anisoptères se retrou-
vent en Afrique ou ont une vaste distribution tropicale. Plusieurs
facteurs doivent intervenir, parmi lesquels nous devons citer la plus
grande puissance de vol des Anisoptères et la tendance intrinsèque
de certaines de leurs espèces à effectuer des vols migrateurs impor-
tanis. Les Zygoptères, plus petits et plus faibles, sont probablement
distribués plutôt par les courants aériens en une sorte de dispersion
passive, mais la distribution de deux espèces malgaches (Ischnura
senegalensis Rambur, du Sénégal aux Philippines et Ceriagrion gla-
brum Burm., de Palestine à travers toute l'Afrique, Madagascar et jus-
qu'à l’île Maurice) doit tenir à quelque instinct migrateur propre. Parmi
les Anisoptères malgaches, les tendances migratrices des espèces sui-
vantes sont bien connues : Tramea basilaris et limbata, Tholymis
lillarga, Pantala flavescens, Macrodiplax cora, Trithemis annulata et
arieriosa, Diplacodes Lefebvrei, Orthetrüm brachiale, stemmale, Pal-
popleura lucia, Crocothemis erythraea, Hermianax ephippiger, Anar
Source : MNHN, Paris
F. C. FRASER
imperator (1). Cette liste pourrait sans doute s'allonger considérable-
ment. Ainsi tandis que la faune de Zygoptères malgaches esi essen-
tiellement endémique, la faune d’Anisoptères tire son origine d'une
immigration.
Les espèces endémiques d'Anisoptères malgaches sont d'origines
diverses. À un élément dominant africain, s'ajoutent des éléments
orientaux et peut-être néotropicaux. Les genres Paragomphus, Phyl-
Fig. L. — Aile postérieure d'Aeshna avec la lerminologie adoplée (sys-
ième de Tizzyarb modifié par . — A, Anale : Aa, Angle anal où
tonus ; A1, Boucle anale ; Ans, nervures anténodales ; Are, Arculus : Af,
Champ anal ; Af, lriangle anal. B, pont ; Ca, Costa (costale antérieure) : Cp,
Subcosla (costale postérieure) : Cup, Cubitale (4e : eubilale postérieure) :
D, Cellule discale ou triangle ; Df, Champ discal ; 1 RIT, 1 RIIT, Nervures
intercalaires (L RITI = Rs où secteur radial) : MA, Médiane (médiane anté-
rieure) :; Mspl, Médiane supplémentaire Membrane : N, Nodus
Pns, Postnodales ; Prs, Anténodales primaires : PI, Plerosligma : R (RA),
Radius (Radiale antérieure) : RP, Radius postérieur (= Rs, radiale posté.
rieure) : Rj, Fourche radiale ; À + M, Radius plus médiane : R II, R III,
R IV Branches du radius : Répl, Radiale éupplémentaire.
b
lomacromia, Orthetrum, Tri hemis, Zygonyx et Tetrathemis et les
genres voisins, sont tous bien représentés par des espèces africaines :
Hemicordulia est un genre oriental et néo-guinéen tandis que Neso-
cordulia et Libellulosoma sont si affines des genres Sud-américains
Neocordulia et Aeschnosoma que l'on ne pent écarter la possibilité
qu’ils soient tous deux d'origine néotropicale.
(1) Le rôle des migrations dans le peuplement: de la région malgache,
est particulièrement nel si l'on examine la faune de l'ile Europa (une seule
espèce : Panlala flavescens, aucun point d'eau permettant la reproduction de
l'espèce) et des Comores (sur 14 Anisoplères comoriens, 8 espèces figurent
dans la liste ci-dessus, les points d'eau sont rares et peu constants). R.P:
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 5
Les importantes collections de l'ILR.S.M. n'ont fourni que peu
d'individus des espèces endémiques d'Anisoptères ; ceci ne s'explique
guère que par leur rareté ; mais celle-ci peut être plus apparente que
réelle si l'on pense au temps nécessaire pour pister un insecte bon
voilier et prudent comme le sont la majorité des Cordulines, Gom-
phines et Libellulines. J'ai personnellement consacré bien souvent
plus d’une heure à essayer de capturer un individu donné, et souvent
échoué. L'entomologiste prospectant, avec peu de temps disponible,
une localité, ne peut guère perdre son temps à courir après un Insecte
donné et ne le fait que lorsqu'il appartient à son groupe de prédilec-
tion, Aussi beaucoup d'espèces endémiques supposées rares peuvent
avoir été vues et non capturées, et les rares individus capturés l'ont
été au hasard de récoltes de caractère général.
CLEF DES FAMILLES MALGACHES D'ANISOPTÈRES
1. Yeux bien séparés d'au-dessus . Gomphidae
EUX ESC ATOUCIANUNQU ESS SRE RS EN EEATERERE ES PENE TIRER 2°
Triangles des deux paires d'ailes de même: forme et de même taille
(fe SEA) HAE Aeshnidae
— Triangles différents dans les deux paires d ailes (fig. 11, 15, 16,
18), celui des ailes antérieures avec son grand axe perpendiculaire
à l'axe de l'aile ; sur les ailes postérieures avec le grand axe
Parallèle A CelIPIeMALIGREE RARE RES RES CNRC ECC 8.
3. Tibias des mâles avec une longue crête membraneuse sur la face
repliée ; base des ailes postérieures du mâle en général échancrée
et angulée (sauf chez Hemicordulia) ; anténodales primaires (deux
forles nervures anténodales près dela base des ailes) distinc-
tes ....... so. Corduliidae
Tibias des mâ al ans crête membraneuse ; base des ailes pos-
lérieures régulièrement arrondie dans les deux sexes : anténoda-
les primaires rudimentaires ou absentes 4.
4. Anténodales primaires présentes mais rudimentaires ; les ailes pos-
térieures avec seulement 5 anténodales :; secteurs de l'arculus nais-
sant d'un même point mais n’y formant pas une tige .
sa Macrodiplactidae
— Anténodales primaires {oujours absentes : les ailes postérieures
avec plus de 5 anténodales ; secteurs de l’arculus naissant d’un
même point et formant une tige brève ou longue .. Libellulidae
Source : MNHN, ‘Paris
6 F, C. FRASER
Famille AESHNIDAE
Comme on pouvait s'y attendre, peu d’Aeshnides sont connus de
Madagascar et, à l'exception des Gynacantha, ils sont africains. Nous
décrivons ci-dessous trois espèces d'Anax, une d'Anaciaeschna, une
d'Hermianax et trois de Gynacantha ; deux de ces dernières sont nou-
velles et j'ai repris, pour l’une d'elles, le vieux nom selysien de
radama. Ce nomen nudum fut placé par erreur en synonymie de bis-
pina Rambur (selon les Règles internationales de nomenclature, un
nom considéré à tort comme synonyme, peut être utilisé de nouveau).
OLEF DES GENRES MALGACHES D'A
HNIDAE
1. Bord anal des ailes postérieures arrondi dans les deux sexes. R3
avec une brusque courbure antérieure vers l'extrémité du ptéros-
tigma. Plaque dentigère subanale de la femelle plane, recouverte
de nombreuses petites épines, non saillante en fourche Fe 2e
— Bord anal des ailes postérieures arrondi chez la femelle, plus ou
moins profondément échancrée chez le mâle. R3 régulièrement
courbé vers son extrémité distale. Rs à deux branches enfermant
plusieurs rangées de cellules. Plaque subanale de la femelle sail-
lante et terminée en deux fourches en épines incurvées vers le
bas Gynacantha Rambur
2. Rs à deux branches enfermant plusieurs rangées de cellules : lobes
des côtés du 2° segment abdominal en oreilles terminées par deux
LONLES DITES en TE MINS Anaciaeshna Selys
— Rs simple ; lobes du 2° segment avec une bordure de plusieurs
petites épines .......
3. Deux carènes parallèles sur les côtés des segments abdominaux
REP Rs Re one le er ee dec e ::..... Anax Leach
— Une seule carène sur les segments 4 à 9 Hemianax Selys
Genre Gynacantha Rambur
Trois espèces existent à Madagascar, mais l'une de celles-ci, bis-
pina Rambur, n’en était connue jusqu'ici que de façon très incer-
taine. SELys (1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins., 24 : 10) la
signale de Madagascar et Maurice, mais plus tard (Rev. Mag. Zool.,
(2) 23 : 183) conclut qu'elle est propre à Maurice, et que l'espèce qu'il
avait signalée sous le nom de radama comme venant de Madagascar,
n'était que la femelle de bispina. MARTIN (1909, Cat. Coll. Selys (Aes-
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES
“
chnines), 20 : 180) cite l'espèce D ra de Madagascar et de Maurice,
suivant semble-t-il SELYs. Il décrit bispina comme très variable de
taille, confondant ainsi radama el bispina. D'après le riche matériel
à ma disposition les espèces de Gynacantha ne semblent pas du tout
variables de taille. G. bispina paraîtrait donc localisée à Maurice. Les
identifications de Ris, rattachant deux femelles de là Grande Comore
et les exemplaires rapportés par Grünberg de la baie de Delagoa, à
bispina, sont inexactes ainsi que le prouve son affirmation qu'ils sont
très proches de G. villosa Grünberg ; d'après des exemplaires locoty-
piques de cette dernière espèce dans ma collection, les deux sont au
contraire très différentes.
Fig. 2. — Ailes de Gynacantha radama, n. Sp, d'
Les dimensions de bispina sont : Mâle : abdomen, 50 mm ; aile
postérieure, 45 mm. Femelle : abdomen, 45 mm ; aile postérieure, 51
mm.
Celles de radama sont : Mâle : abdomen, 60 mm : aile postérieure,
52 mm.
Ainsi l'opinion de SELys relative à radama doit être reconsidérée.
Un exemplaire mâle, qui me fut donné par le Dr Laidlaw qui l'aurait
reçu du regretté Dr Forster, distinct de bispina, peut sans doute cor-
respondre au radama de SELYS ; en l'absence de description de cette
espèce, il ne peut s'agir là que d’une hypothèse, mais je considérerai
ici cet exemplaire comme appartenant à radama Selys mss. Les par-
ticularités des appendices anaux d’une troisième forme malgache me
la font décrire ci-après comme hova, n.sp.
Source : MNHN, Paris
8 F. C. FRASER
CLEF DES ESPÈCES MALGACHES DE GYNACANTHA
1. Espèce de très grande taille, l'abdomen du mâle dépassant 50 mm
et l'aile postérieure ayant au moins 48 mm ; triangle anal des
ailes postérieures à 4 cellules .................... radama n.Sp.
— Espèces dont l'abdomen ne dépasse pas 50 mm de long, et l'aile
postérieure n'atteignant pas 48 mm ; triangle anal des ailes pos-
térieures à 3 cellules 2e
2. Abdomen du mâle de 44 mm, l'aile postérieure de 41 mm ; appen-
dices à côtés presque parallèles hova n.5p.
— Abdomen du mâle de 50 mm; appendices anaux à bord externe droit,
l'interne s'élargissant peu à peu vers le milieu bispina Rambur
Gynacantha radama n.sp. (fig. 2 et 13 n)
G. radama Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins.,
24 : 10 (nomen nudum) 9. — SeLys, 1872, Rev. Mag. Zool., (2) 23 :
183 (synonyme de bispina).
Mâle. — Abdomen 60 mm. Aile postérieure 52 mm. Ptérostigma
5,5 mm.
Le seul exemplaire dont je dispose est en mauvais état, en partie
parce qu'immature, en partie parce qu'il a été écrasé en papillotte :
la tête est écrasée, l'abdomen comprimé et les appendices anaux brisés
Les ailes sont cepeñdant en bon élat et montrent bien l'allongement
inhabituel du ptérostigma.
Tête brun foncé uniforme, la crête (dans la mesure où elle est
visible) noire et formant un dessin en T sur la surface supérieure du
front (ceci correspond à un dessin semblable sur le front de la femelle
type ; thorax brun terne, rembruni sur le dos et le Stigmate marqué
nettement en noir. Pattes brunes, tibias ocres. Ailes hyalines, ner-
vures noires y Compris la costa ; ptérosti’ÿma brun pâle entre des
nervures brun foncé, très étroit et allongé, couvrant 4 à 5 cellules ;
24 à 25 anténodales et 17 postnodales à l'aile antérieure, 48 à 20 anté-
nodales et 20 postnodales à l'aile postérieure ; 6 à T Cellules dans le
triangle ; 7 à 8 nervures transverses dans le Supra-triangle des àiles
antérieures et 5 à 6 dans celui des postérieures : 7 fransverses cubi-
lales ; 4 cellules dans le triangle anal ; 13 à 14 cellules dans la boucle
anale ; 4 rangées de cellules dans la fourche de Rs (J R3) et 4 à 5
rangées entre lui et Rspl et Mspl respectivement ; membrane blan-
che, limitée au pédoncule des ailes, très étroite. Abdomen brun oli-
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 9
vâtre, les sutures soulignées en noir et les segments 3 à 7 avec de
pâles lunules apicales mal définies. Appendices anaux (brisés, l'infé-
rieur est en triangle allongé, brun pâle, de 2 mm de long).
Femelle. — Abdomen 56 mm. Aile postérieure 50 mm.
Couleur et dessins du mâle, appendices anaux longs et grêles.
MADAGASCAR CENTRE : Mandritsara, 1899 (ALLOTYPE).
MapaGascar Esr : Tamatave, Ranomafana : Andevoranto.
Distinct des autres espèces africaines par la grande longueur du
ptérostigma.
Gynacantha bispina Rambur
G. bispina Rambur, 1842, Ins. Névropt., 211 (Maurice). — Seuys,
1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins., 24, 10 ; 1872, Rev. Mag
en (2) 23, 183. — GERSTAECKER, 1891, Jahrb. Hamb. Wüiss. Anst.,
9, — GRÜNBERG, 1903, Zoo. Jahrb. Se 18, 708. — KIRBY, 1890,
cu Odon. 95. — MARTIN, 1909, Cat. Coll. Selys, Aeschnines, 180. —
Ris, 1915, Ent. Mitt., 4, 141 (Grande Comore).
Mâle. — Abdomen 50-56 mm. Aile postérieure 45-48 mm. Ptéros-
tigma 4-4,5 mm.
Tête : labium et labre ocre brillant, le reste de la face et le front
olivâtre terne, la surface supérieure du front avec l'indication assez
vague d'un épais T brun noirâtre, occiput jaune. Thorax brun oli-
vâtre sombre sur le dos, plus pâle (sans doute vert olivâtre sur le
vivant) sur les côtés et en-dessus. Pattes d'ocre à jaune pâle. Ailes
hyalines ou, chez les adultes très usés, plus où moins uniformément
brunes. 22 à 26 anténodales et 17 à 20 postnodales aux ailes antérieu-
res ; 16 à 17 anténodales et 19 à 20 postnodales aux ailes postérieures.
Triangle anal à trois cellules ; boucle anale avec 11 à 12 cellules :
5 à 7 cubitales transverses ; 3 rangées de cellules entre les branches
de Rs el 4 à 5 rangées entre Rs et Rspl. Plérostigma brun pâle entre
des nervures brun foncé. Membrane grise. Abdomen brun rougeâtre
foncé avec les articulations à intersegmentaires étroitement noires :
segments 3.à 7 avec de petites taches dorsales paires, coniques. Appen-
dices anaux bruns, les supérieurs à peu près trois fois plus longs que
le segment 10, leur bord externe presque droit, l’interne convexe vers
l'apex, l'appéndice s'élargissant progressivement distalement du pre-
mier tiers (la figure de MARTIN ne montre cet élargissement qu'à partir
du second tiers, mais est inexacte tandis que sa description est cor-
recte) ; la partie apicale à à peu près deux fois la largeur de la base
Source : MNHN, Paris
410 F. CG. FRASER
et se rétrécit graduellement en une pointe qui ne continue pas tout
à fait le bord externe de l'appendice ; les bords internes sont frangés
de longs poils qui s'emmêlent le long de la ligne médiane. Appendi-
ces inférieurs triangulaires, étroits, pas tout à fait moitié des supé-
rieurs.
Femelle. — Abdomen 50 mm (sans les appendices). Aïle posté-
rieure 52 mm. Exactement semblable au‘ mâle sauf les genitalias et
l'extrémité plus épaisse de l'abdomen. Nervalion (dans mon spécimen
de l'île Maurice} un peu plus ouverte. Appendices anaux très longs
et grêles, presque filiformes.
MASCAREIGNES (TYPE de Maurice).
MapaGascaR EST : Maroantsetra : Ambodivoangy, III 49.
C'est le premier exemplaire authentiquement récolté à Madagas-
car ; avec les ailes brun foncé, il est nettement plus grand que nova
mais bien plus petit que radama qui se distingue des deux autres
espèces par son triangle anal à quatre cellules.
Gynacantha hova n.sp.
Mâle. — Abdomen 44 mm. Aile postérieure 41 mm. Ptérostigma
4 mm.
Tête : face jaune olivâtre y compris les lèvres, devenant progres-
sivement vert pâle, puis bleuâtre, sur le front qui porte sur sa sur-
face supérieure une épaisse marque noire en T flanquée de chaque
côté d’une tache bleue ; occiput très petit, jaune blanchâtre pâle :
yeux bruns. Prothorax et thorax uniformément brun pâle, devenant
quelque peu plus foncé sur le dos et avec une vague ligne plus foncée
sur la suture postéro-latérale. Pattes noires, une ligne jaunâtre sur la
surface interne des fémurs antérieurs et une teinte rougeàtre sur le
bord externe de la base des fémurs postérieurs. Aïles hyalines, bases
teintées de jaune dans l'aire cubitale et la base du triangle anal :
une étroite bordure assombrie à toutes les ailes, surtout vers les
apex, la nervure marginale noire comme la costa ; ptérostigma brun
noir, couvrant trois cellules, très oblique aux deux extrémités : 19 à
21 anténodales et 14 postnodales aux ailes antérieures : 13 à 15 anté-
nodales et 16 postnodales aux postérieures : 7 cubitales transverse:
aux ailes antérieures et 5 à 6 aux postérieures ; 11 à 12 cellules dans
la boucle anale ; triangle anal à trois cellules : membrane blanche,
étroite, limilée presque entièrement au pédoncule des ailes ; trois
rangées de cellules dans la fourche de Rs et 3 à 4 rangées entre lui et
Rspl, Mspl et MA ; 5 cellules dans les cellules discoïdales : base de
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES ii
l'aile droite. Abdomen noir sur le dos à partir du segment 2 ; seg-
ment 1 olivâtre, taches du 2 assombries après la mort ; segments 3
à 9 avec un étroit anneau jaune linéaire postjugal et des lunules api-
cales dorsales jaunes qui sont très petites sur les segments 8 et 9.
Segments 1 et 2 el base du 3 élargis, lobes auriculés grands, segment
3 très rétréci, les suivants cylindriques et de largeur constante. Appen-
dices anaux brun-noirâtres, l'inférieur rouge jaunâtre vif à apex noir ;
les supérieurs un peu plus longs que les segments 9 et 10 réunis, longs
et étroits à bord externe presque droit avec une trace de concavité à
l'apex qui est étiré en pointe fine ; bord interne concave à la base,
puis presque droit et avec seulement une trace de concavité : appen-
dices étroits au tiers basal ou plus courtement, puis élargis et à côtés
subparallèles, les bords internes frangés d'assez longs poils noirs.
L'inférieur très étroitement triangulaire, un peu moins de moitié des
supérieurs. Lobes auriculés frangés d'épines noires sur une étroite
bordure noire ; lamina avec une rangée anguleuse de petites épines
noires sur la marge externe, d’abord convergente, puis divergente sur
à peu près les deux cinquièmes de sa longueur.
MADAGASCAR OUEST : Ambilobe (R. Paulian), 1 &. Cet exemplaire
HOLOTYPE, sera déposé au laboïatoire d'Entomologie du Muséum
d'Histoire Naturelle de Paris.
Diffère de G. bispina par la forme de ses appendices anaux, ete.
et de radama par sa taille bien plus faible, son ptérostigma plus court,
son triangle anal à trois cellules et d’autres détails de nervation.
Genre Anaciaeshna Selys
Anaciaeshna triangulifera McLachlan (fig. 5 4 - b, 3 et 6 })
A. triangulifera McLachlan, 1895, Ann. Mag. nat. Hist., (6) 17,
409 (baie de Delagoa, 2 o‘). — KirBy, 1900, Ann. Mag. nat. Hist., (7
6, T8 (Afrique occidentale). — Ris, 1908, Jenaische Denkschr., 13, 325.
— MARTIN, Cat. Coll. Selys, Aeschnines, 32, fig. 24 {ailes), 26 (appen-
dices anaux). — LE ROr, 1945, Zentr. Afrik. Exp. Zool., 345 (Angola).
— SiôsrepT, 1917, Ark. f. Zool., (2) 13, 3 (Madagascar). — Ris, 1921,
Ann. S. Afric. Mus., 18, 3, 866, pl. 8, fig. 9. — FRASER, 1949, Mém.
Madag., À III, 19, 27.
. — Abdomen 50 mm. Aile postérieure 42-44 mm.
A. triangulifera est largement répandu en Afrique et à Mada-
gascar. Il est aisément reconnaissable à sa face blanchâtre, la mem-
brane alaire noire et les forts lobes auriculés qui ne portent chacun
Source : MNHN, Paris
12 F. C. FRASER
que deux grandes épines marginales. Il ne paraît exister aucune dif-
férence entre les exemplaires malgaches et ceux du Mt Elgon (Ougan-
da) et de Limbe (Afrique Gentrale).
MADAGASCAR CENTRE : environs de Tananarive : Nanisana, Tsim-
bazaza (29-I-1948), Ambohimanga (4-XI1-1946,) ; lac Ilasy : Ampefy
(I 1929).
MapaGascar EST : Ambila Lemaitso.
Fig. 3. — Ailes d'Anaciaeshna triangulifera McLachlan.
Anazx goliath Selys qui à aussi une membrane alaire noire, a une
{aille double de celle de triangulifera ; les deux épines des lobes auri-
culés, qui caractérisent de façon absolue le genre Anaciaeshna, per-
mettent d'identifier sans aucune difficulté les mâles de la seule espèce
malgache de ce genre.
Genre Anax Leach
Trois espèces d'Anax, dont une endémique, sont connues de Mada-
gascar. Des deux autres espèces, l’une est largement répandue en Afri-
que intertropicale, l'autre, A. imperator Leach, va de l'Europe méri-
dionale à Madagascar, Maurice et le Nord de l'Inde. J'ai étudié avec
grand soin la synonymie de Anax goliath Selys et de A. mauritianus
Rambur et suis arrivé à la conclusion que ces deux noms sont sans
doute sans valeur. Le premier est synonyme de /ristis Hagen et le
second d'imperator Leach. Ris accordait un rang subspécifique à #au-
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 13
rilianus. Mais je n'ai pu trouver aucun caractère de race ou même de
variété entre des individus de Maurice, locotypiques, et ceux du Sud
de l'Angleterre. Les incertitudes concernant goliath et maurilianus
tiennent, semble-t-il, à ce que habituellement, les exemplaires sont déco-
lorés. Des individus reçus récemment en parfait élat de coloration de
Moka (île Maurice) m'ont permis une comparaison précise avec #1pe-
rator.
La rareté apparente de certaines espèces peut être due à la diffi-
culté de capturer au-dessus des marais ces Insectes au vol rapide :
peut-êlre sont-ils aussi rares (1).
Fig. 4. — Ailes d'Anax tumorifer McLachlan.
Il peut être intéressant de signaler ici que M. E. Pinhey, ento-
mologiste du Coryndon Muséum de Nairobi apprit d'un de ses collè-
gues qu'il avait observé à Tanga une énorme Libellule de 30 cm. d’'en-
vergure qu'il n'avait pu capturer. Ne peut-il s'agir là d'un goliath
{tristis) dont la taille a été exagérée par l'observateur ?
CLEF DES ESPÈCES MALGACHES D'ANAX
1. Espèce de grande faille, abdomen du mâle de plus de 80 mm,
celui de la femelle de plus de 70 mm ; face jaune verdâtre pâle ;
ailes postérieures avec une tache basale brun noirâtre près de la
membrane noire ; appendices anaux de la femelle en ovale court et
TAPER Eee NE Rene AE tristis Hagen
— Espèces plus petites ; abdomen de 55 à 60 mm ; face verte ou
bleuâtre ; ailes postérieures sans tache basale .. ne
(1) Les Anar ne paraissent pas rares à Madagascar mais semblenl occuper
isolément des lerritoires de chasse assez étendus : du moins ne les y
rencontre-t-on que par unités. — R.P.
Source : MNHN, Paris
14 F. C. FRASER
2. Appendices anaux supérieurs du mâle brusquement élargis sur le
second tiers ; apex dirigés vérs le bas el terminés par une pointe
vu de profil ; sinus alaire vert non souligné de noir ; crête du
front verte comme le reste de la face tumorifer Mc Lachlan
— pose anaux supérieurs progress ement élargis à partir de
la base puis rétrécis vers l’apex qui est dirigé droit vers l'arrière
et à pointe obtuse ; crête du front jaune crème au-de: rebordée
en avant d’une ligne bleue pâle et d'un trait noir étroit ; sinus
alaire bleu très pâle finement cerné de noir .. imperator Leach
Anax tristis Hagen (fig. 5c-4,6Ge)
A. tristis Hagen, 1867, Zool!. Bot. Ver. Wien.,
Kirgy, 1898, Ann. Mag. nat. Hist., (1) 2, 243 (Ny
1898, Ent. Nachr., 24, 344 (Togo). — GRÜNBERG, 1903, Zool. HE Su .
18, TO8 ( ssa). — Ris, 1911, Ann. Soc. 55, 220 (Côte d'Or,
Bulawayo, Kinchas — CAMPION, 1943, Trans. linn. Soc. Lond., 15,
4, 440 (Aldabra). — Ris, 1921, Ann. S. Afr. Mus., 18, 3, 370 (Rhodesia,
Congo, Kitta, Afrique occidentale). — SGHOUTEDEN, 1934, Ann. Mus.
Congo Belge, Zool., (3) 2, 3, 48 (Congo).
A. goliath Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Mada ar Ins., 23
{nom. nud.) ; 1872, Rev. Mag. Zool., 9 (&') (Madagascar). — McLacHi
1883, Ent. month. Mag., 20, 130 (suggère la synonymie Got trSt
— KirBy, 1890, Cat. Odon., 84 (goliath distinct de /r >
1908, Cat. Coll. Selys, Aeschnines, 15, fig. 9. — SJüsTEDT, 1947,
. Zool., (2) 13, 3 (Madagascar). — Fraser, 1949, Mém. Inst. s
dag., À IT, 27 (Madagascar).
Mäle — Abdomen 86-88 mm. Aile postérieure 65 mm.
Femelle. — Abdomen 74 mm. Aile postérieure 60-65 mm.
Je n'ai devant moi qu'un couple de cette espèce, dont la taille
suffit à la distinguer des autres espèces du genre à Madagascar ; la
tache brun noire à la base des ailes postérieures des deux sexes four-
nit un caractère distinctif de plus. Les appendices anaux de la femelle
sont exceptionnels dans le genre, mais très proches de ceux de la
femelle de l'espèce orientale Aeshna petalura Martin et permettent de
reconnaître ce sexe. La synonymie relevée plus haut indique que les
exemplaires malgaches ont tous été rapportés à goliath Selys et ceux
d'Afrique orientale à tristis Hagen. Ceci doit tenir à ce que la femelle
se HE avait été décrite d'Afrique et le mâle de SeLys de Madagas-
J'ai vu un mâle d'Afrique occidentale envoyé par A. Villiers ;
qu'en mauvais état par suite de la décomposition, il m'a permis
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 15
d'établir l'identité de goliath et de tristis. Il est remarquable qu'un
Odonate de cette taille n'ait pas été plus souvent observé el je suis
obligé de considérer qu'il s’agit là réellement d’une espère rare.
Labium ocre bordé de brun noir ; labre ocre vif bordé de noir :
le reste de la tête et le front vert olivâtre avec une étroite bordure
noire à la base du front au-dessus, avec une courte saillie dirigée vers
l'avant au milieu. Thorax vert olivâtre mais sans doute vert vif sur
— ab, Anacieshna triangulifera McL. : ed, Anaz tristis Hagen :
e,f, Anax imperator Leach.
le vivant ; une tache noire en coin très nette, à la partie inférieure
des mésépimères ; stigmale finement cerné de noir. Pattes noires,
fémurs ferrugineux à la base ; fémurs postérieurs très longs et attei-
gnant le milieu du segment 2. Ailes hyalines, régulièrement teintées
de jaune pâle et avec la tache basale brun noir, caractéristique de
l'aile postérieure, dépassant la nervure cubitale basale, atteignant 5
cellules de la base de l'aile mais pas l’apex de la membrane qui est
noire avec une base blanc opaque ; 20 à 21 anténodales et 9 postno-
dales aux ailes antérieures ; 15 anténodales et .9 à 13 postnodales aux
postérieures ; 5 à 6 cubitales aux antérieures, 4 aux postérieures, la
basale très oblique (révélant le croisement anal primitif Ac), 13 à 15
cellules dans la boucle anale ; ptérostigma brun-noir, couvrant trois
Source : MNHN, Paris
16 F. C. FRASER
cellules. Costa jaune. Abdomen fortement renflé sur les deux premiers
segments, cylindrique ensuite jusqu'au 7°, les segments 8 à 9 un peu
renfiés ; les-dessins sont bleu ciel (fig. 5 « et d). Appendices anaux
supérieurs volumineux (fig. 6 b) ayant un peu la forme de ceux d'A.
iMmperator mais avec les apex nettement échancrés sur le côté externe ;
appendices de la femelle remarquables par leur forme largement ellip-
tique, sans doute adaptés à un type particulier de ponte (fig. 6 e).
Deux autres espèces d'An
: Walsinghami Me Lachlan d'Améri-
que Centrale et Mac Lachlani Selys de Nouvelle Guinée alteignent la
taille d'A istis, mais elles n’ont pas de dessin noirâtre à la base des
ailes postérieures.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive-Tsimbazaza, 7 I 1948 (R. Pau-
lian).
Anax imperator Leach (fig. 5 e - /, et 6 c)
A. imperator Leach, 1815, Edinburgh Encycl., IX, 137.
Aeschna formosa Lind, 1823, Opusc. Sci. IVSME8, pl eNfe
-— SELYs, 1840, Mon. Libell. Europe, 117.
Anax formosus Rambur, 1842, Ins. Névropt., 117. — SELYS, 1850
Rev. Odon., 110.
Anaz mauricianus Ramibur, 1842, Ins. Névropt., 184. — SeLys,
1862, in MAILLARD, Réunion, 2, K, 34 ; — 1869, Pollen et Van Dam,
Madagascar Ins., 23. — Krrey, 1890, Cat. Odon., 85. — Syüsrenr, Kili-
mandjaro, 30. — CAMPION, 1923, Ann. Mag. nat. Hist., (9) IT, 23. —
FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À III, 27.
Anax Lunata Kolenati, 1856, Bull. Moscou, XXIX, 299.
Anax formosus race mauritianus Martin. 1908, Cat. Coll. Selys,
Aeschnines, XVIII, 10, fig. 3 (appendices anaux).
Anaz imperator mauritianus Ris, 1921, Ann. S. Afric. Mus., XVIII,
p. 368.
Anax imperator est lrop bien connu pour qu'il y ait à compléter
sa description ; l'espèce a élé citée plus de 150 fois dans la littérature
et nous n'avons relevé que les citations les plus importantes, y compris
toutes celles où il a été cité sous le nom de Mauritianus Rambur. Celui-
ci à été considéré tantôt comme une espèce, lantôt comme une sous-
espèce où une simple race. Ris Y voyait une sous-espèce : imperator
Mauritianus ; MARTIN une simple race : formosus race maurilianus,
en figurant les appendices anaux de formosus (imperator) et de mau-
rilianus, avec des différences plus fortes que celles que j'ai pu obser-
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 17
Fig. 6. — Appendices anaux. — @ Anax lumorijer MeL. : b, Anar
iristis Hagen : c, Anax imperator Leach ; d, Hemianaz ephippiger (Burm.) :
e, Anar trislis Hagen, © : f, Anaciaeshna lriangulifera Mel
ser en comparant des imperator d'Angleterre, d'Europe et du Nord
de l'Inde (Quetta et Kashmir) avec des mauritianus d'Afrique, de Mada-
gascar el de la localité typique Maurice. Il y a cependant des diffé-
rences légères selon les individus et MARTIN à sans doute figuré les
types extrêmes. Que l'on ait vu là deux espèces distinctes tient sans
doute à ce que les mauritianus étudiés étaient des exemplaires déco-
lorés ou passés chez qui les taches bleues si remarquables avaient
Source : MNHN, Paris
+ FRASER
disparu après la mort ; M. J. Vinson m'a envoyé deux individus ayant
remarquablement conservé leur coloration et leurs dessins et il est
possible de dire qu'ils correspondent exactement à des exemplaires
frais d'imperator. J'ai reçu des imperator — considérés comme #4u-
rülianus — de Maurice, Moka (2 mâles, XII 47, J. Vinson) ; ceux-ci sont
identiques à imperalor aussi bien par la couleur et le dessin que par la
forme des appendices anaux que MARTIN, à tort, considérait comme plus
long chez #mnauricianus
OUGaND Aringa, Nil Blanc, (1 X ; Afrique Cenlrale ; Zomba
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive (3 &, 1 9, 23 XII 47. R. Paulian):
Périnet, Sahamaloto (1 &, 1 9, I 49 P. Cachan).
MapaGascaR SuD : Tranomaro ; Amboasary.
Anax tumorifer McLachlan (fig. 4 el 6 «)
Anax tumorifer McLachlan, 1885, Ent. month. Mag., XXI, 250.
fig. (appendices anaux du mâle; — KirBy, 1890, Cat. Odon., 85.
MARTIN, 1908, Cat. Coll. Selys, Aeschnines, XVIII, 19, fig. 13 (appen-
dices anaux du mâle). — WRASER, 1949, Mém. Inst. i. Madag., À
III, 27.
Mâle. — Abdomen 58-62 mm. Aile postérieure 51-53 mm. Pléro-
stigma 4 mm.
Tête : labium jaune de chrome vif ; labre vert pâle étroi-
tement bordé de brun ; le reste de la face et le front vert-pois pâle :
crête du front teintée de brun olivâtre pâle, la base avec une tache
noire en couronne entourée de vert jaunâtre pâle ; occiput pelit, brun :
arrière de la tête ocre vif, étroitement rebordé en-dessus, contre les
yeux, de brun sombre net. Thorax vert-pois pâle uniforme, les han-
ches, les trochanters et la partie voisine du thorax brun olivâtre, la
partie brune étendue jusqu'au stigmate qui est noir. Pattes noires,
fa interne des fémurs jaune. Ailes hyalines mais très faiblement
teintées de bleu d'outre-mer et aux ailes postérieures, dans l'aire pos-
térieure à MA avec une ombre jaune d’ambre pâle. Costa bleue à la
base devenant vert pâle puis jaune vif au niveau du ptérostigma qui
est ferrugineux sombre ; étroit, couvrant 2,5 à 3 cellules. Abdomen
brun rougeâtre sombre à noir, marqué de bleu azur fort : segment I
vert pâle, sa base richement marquée au-dessus de brun rougeâtre,
son bord apical dorsal vert de sulfate de cuivre : segment 2 bleu ciel
très pâle en-dessus (bleu verdâtre pâle), suivi d'une ligne noire trans-
verse un peu interrompue au milieu et accompagnée de brun vif à
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 19
la base, cette ligne suivie d'une large bande transverse bleu ciel vif
renfermant deux grandes lunules apicales de la couleur du fond
sur les côtés le bleu passe brusquement à un jaune verdâtre extrè-
mement pâle. Segment 3 bleu à la base, faiblement interrompu au
milieu du disque mais élargi vers les côtés ; deux grands points post-
jugaux et deux points apicaux séparés par d'étroites lignes et sutures
noires. Segments 4 à 7 semblables à 3, la plus grande partie du dos
bleue. Segments 8 à 10 largement bleu sur le dos, les côtés et le
milieu du dos brun noirâtre, l'aire noirâtre s'élargissant de 8 à 10 au
point que ce dernier ne présente plus que deux taches triangulaires
bleues. Appendices anaux (fig. 6 4) supérieurs brun noir, inférieur
blanc à pointe noire. La figure 12 de MARTIN figure ces appendices
trop courts, ils sont plus de deux fois et demi aussi longs que le
segment 10.
Femelle. — Abdomen 58-60 mm. Aile postérieure 52 mm.
Semblable au mâle sauf les caractères sexuels. La face est cepen-
dant plus jaunâtre que verte et la couleur de l'abdomen — sauf en
ce qui concerne la bande dorsale bleue du segment 2 — plus bleue
verdâtre ou vert olivâtre. Moins brillamment colorée que le mâle qui,
vivant, doit être très beau. La description de MARTIN, 1908, ne signale
pas de taches bleues mais cette coloration est très développée chez les
mâles, d’après les exemplaires reçus de M. R. Paulian ayant conservé
leur coloration en tout ou en partie.
MADAGASCAR CENTRE ; Tananarive ; Angavokely ; Ankaratra
Mapacascar Esr : Périnet : Marovato.
MApAGaAscaR OUEST : Namoroka.
MapAGAscar SUD : lac Tsimanampetsotsa.
Genre Hemianax
Hemianax ephippiger Burmeister (fig. 6 d)
Aeschna ephippiger Burmeister, 1839, Handb. Ent. II, 840
(Madras).
Aeschna (Anax) mediterranea Selys, 1839, Bull. Acad. Belg., VI
(2), 391 ; — 1840, Mon. Libell. Europ., 120. — SELYS-HAGEN, 1850, Rev.
Cdon., 109, 323, 329.
Cyrlosoma ephippigera Selys, 1871, Ann. Soc. ent. Belg., XIV,
16 ; -- SELys, 1877, Ann. Soc. ent. Belg., XXXI, 66 (Proanax). — Mar-
THEWS, 1882, Ent. month. Mag, XNIII, 258 (Anax). — BENTIVOGrI0, 1907,
Atti S. N.M. Modena, (4) 9 (Cyrthosoma). — MARTIN, 1908, Cat. Coll.
Source : MNHN, Paris
20 F. C. FRASER
Selys, Aeschnines, XVIII, 28, fig. 22 (appendices anaux &'). — Ris,
1921, Ann. S. Afric. Mus., XVIII, 3, 273. — Fraser, 1921, Ann. J. Bom-
bay Nat. Hist. Soc., XXNIII, 127 ; — 1949, Mém. Inst. sci. Madag., A
MENT
H. ephippiger est la plus petite des espèces de la série Anex vivant
à Madagascar mais, au vol, ne doit pas se distinguer d'imperator ;
la présence d’une seule carène saillante sur les côtés de l'abdomen
suffit à la distinguer des Anax vrais ; elle est répandue de la Méditer-
ranée à travers toute l'Afrique, vers l'Est sur toute l'Inde au Sud de
l'Himalaya, mais pénètre en Perse par le Golfe Persique. Elle n'est
connue de Madagascar que par une unique femelle communiquée par
le Dr Clarence Kennedy. Elle existe aux Séchelles mais n'a pas été
récoltée à Maurice et à la Réunion où, pourtant elle doit exister. Il
existe près d'une centaine de citations dans la littérature, nous n'avons
relevé ici que les plus importantes.
Famille des GOMPHIDAE
Madagascar est très pauvre en Gomphides, en partie parce que l’île
est située à l'extrême frontière Sud de leur répartition, en partie parce
que les habilats convenables font défaut. Cinq espèces sont connues
appartenant à trois genres, un seul est endémique. Des autres, Onycho-
gomphus Selys est représenté par une espèce proche de 0. supinus
Selys d'Afrique et Paragomphus Gowley, avec trois espèci st lar-
gement répandu à travers l'Afrique et l'Orient, Ainsi, en faisant abs-
traction du genre endémique /somma Selys, tous les Gomphidés mal-
gaches sont d'origine éthiopienne. L'origine et les affinités d'Zsomma
ne sont pas claires ; je l'ai comparé à tous les genres connus de la
famille et n'ai pu lui trouver aucun parent certain : le plus proche
paraît être le genre Sieboldius Selys, petit genre à répartition très dis-
continue en Amérique du Nord, Japon, Chine et Malaisie. Si cette
parenté se vérifiait, Zsomma serait un Insecte très archaïque, l’un des.
derniers survivants d’un genre jadis à très vaste répartition.
CLEF DES GOMPHIDES MALGACHES
4 Triangles discoïdaux divisés en totalité ou en partie ; segments
terminaux de l'abdomen sans dilatations latérales ; appendices
anaux supérieurs du mâle largement séparés ... Isomma Selys.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 21
Fig. 7. — Isomma hieroglyphicum Selys. — 1, Ailes du gf ; 2, Appendices
anaux en vue dorsale et latérale droite : 3, Abdomen montrant les dessins.
Triangles discoïidaux entiers, jamais divisés ; segments abdominaux
8 el 9 avec de nettes dilatations latérales ; appendices anaux supé-
rieurs du mâle étroitement parallèles ...................... 2
Appendices anaux du mâle subégaux ; une boucle anale nette sur
les ailes postérieures, de 2 à 3 cellules .... Onychogomphus Selys
Appendices anaux du mâle inégaux ; les supérieurs bien plus longs
que l'inférieur ; pas de boucle anale ...... Paragomphus Cowley
Source : MNHN, Paris
22 F. C. FRASER
Genre Isomma Selys
Genre monotypique, l'espèce lype assez grande et robuste, noir
et ferrugineux marqué de jaune vif. Ailes longues et étroites, ptéros-
tigma allongé et fortement encadré ; nervation du type Gomphinae
mais spécialisée en ce que les cellules discoïdales sont en général
(toujours sur les ailes postérieures) coupées par une nervure allant du
bord basal au bord distal comme chez les Libellulidae ; la boucle
anale est absente mais il y a un triangle anal bien développé de 4 à
5 cellules, et l'espace cubital présente quelques transverses accessoi-
res ; la base des ailes postérieures du mâle est très oblique, profon-
dément mais étroitement échancrée et le tornus est saillant, Pattes
courtes et fortes, fémurs armés seulement de courtes épines. Abdomen
long et entièrement cylindrique, sans dilatation des segments distaux.
Appendices anaux mâle (décrits et figurés à la description de l'espèce)
de forme exceptionnelle et présentant une courte et forte épine basale
subventrale courbée. Femelle à segments 7 is mais
T et 8 un peu élar
ns lobes foliacés comme chez Paragomphus ei quelques autres genres
africains de Gomphidae. Genitalia simples.
La bifurcation symétrique du secteur supérieur de l’arculus et la
limitation des nervures transverses entre les secteurs 1 et 2 place ce
genre dans les Gomphinæ. Mais la majorité de ses caractères S'Oppo-
sent à cette parenté et le problème des affinités d'Isomma est l'un
de ces problèmes déconcertants trop fréquents parmi les Odonates.
La nervation est très variable dans ses détails et la nervure recou-
pant les cellules discoïdales tompa SELYS au point qu'il plaçga ce
genre auprès de Diastatoma. L'examen ultérieur d’un mâle envoyé
par Martin lui montra que ce caractère était vari able, les cellules
étant parfois entières et il fut ainsi amené à revoir son opinion el
à placer ce genre correctement parmi les Gomphines et sans doute
près d'Onychogomphus. L'examen ultérieur que je fis, en 1946, d'un
mâle me montra que les cellules discoïdales peuvent être coupées dans
toutes les ailes ou seulement sur les postérieures et que les sous-
triangles sont normalement entiers (divisés en 2 cellules dans l'unique
femelle connue). De plus le nombre de transverses cubitales varie mais
est en général de 3 aux ailes antérieures et de 2 aux ailes postérieures.
L'absence d'une boucle anale sépare ce genre aussitôt d'Onycho-
gomphus comme aussi la forme des appendices anaux supérieurs.
Espèce rypE du genre : Zsomma hieroglyphicum.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 23
Isomma hieroglyphicum Selys (fg. 7 4 à 5, 10 B, c)
Isomma hieroglyphicum Selys, 1892, Ann. Soc. ent. Belg., XXXVI,
105 (9) ; — 1898, id., XLIT, 334 (mâle revision). — Fraser, 1946, Proc.
R. ent. Soc. London, (B) XV, 155 (second mâle, diagnose générique
revue).
Mâle. — Abdomen 47 mm. Aile postérieure 35 mm. Ptérostigma
4 mm.
Tête : labium ocracé ; labre ferrugineux, noir à la base, le noir
bordé de jaune vif ; antéclypéus jaune, postelypéus noir avec une
grande tache jaune de chaque côté ; front jaune verdâtre avec le bord
inférieur noir en avant et la base étroitement noire au-dessus, les
deux zones noires réunies par un isthme étroit dans le sillon médian ;
le reste de la tête noir, occiput simple. Prothorax noir, avec une petite
tache ronde médiane sur le lobe postérieur confluente avec une tache
semblable sur le lobe médian, et une tache ronde de chaque côté de
ce dernier. Thorax bleu sur le dos, jaune vif sur les côtés el avec les
taches citron suivantes : un collier mésothoracique légèrement inter-
rompu, une bande antéhumérale ovale oblique largement séparée du
collier mésothoracique en-dessous et du sinus antéalaire en-dessus, se
terminant en angle obtus en avant mais s'élargissant d'abord vers
le bas, puis se rétrécissant en pointe ; une bande humérale largement
interrompue, comprenant un grand triangle supérieur et une bande
inférieure sur la moitié inférieure du tergite ; sur les côtés le noir
entame le jaune et il y a deux grandes aires noires irrégulières (fig.
10 c). Pattes noires, les fémurs antérieurs jaune citron en dedans.
Ailes hyalines, ptérostigma noir couvrant cinq cellules ; indice nodal
17 à 18 anténodales et 12 posinodales aux ailes antérieures, 13 à 14
anténodales et 12 postnodales aux ailes postérieures ; cellules discoï-
dales traversées par une nervure horizontale aux ailes postérieures
et parfois aussi aux antérieures ; 3 nervures transverses dans l'espace
cubital des ailes antérieures, 2 aux postérieures ; triangle anal en
éral à 4 cellules. Abdomen noir sur les segments I à VII, ferru-
gineux de VIII à X, à taches jaune vif ; segment 1 avec une grande
tache triangulaire de chaque côté ; segment 2 avec une raie longitu-
dinale médiodorsale et une plus large de chaque côté englobant les
lobes auriculés ; segments 3 et 4 avec deux bandes dorsales eb basales
dont les extrémités apicales s'incurvent vers le milieu (type de colo-
ration unique chez les Gomphides mais qu'il est surprenant de retrou-
ver chez les Cordulines malgaches du genre Nesocordulia), deux autres
taches triangulaires à base sur les sutures jugales ; segments V et VI
avec une tache triangulaire allongée médio-dorsale et un point plus
petit sur la suture jugale, qui peut être absent sur le VI ; segment
Source : MNHN, Paris
24 F. G. FRASER
VII ayant un peu plus de la moitié basale jaune :; segment VIII avec
deux triangles apicaux sombres recouvrant à peu près le tiers de la
longueur du segment. Appendices anaux supérieurs noirs sur la moitié
basale, jaune ensuite ; la moitié basale cylindrique épaisse et avec
une forte épine fortement courbée, dirigée en dedans et vers le bas
sur le bord interne el une saillie mucronée et courte sur le bord ex-
terne ; la moitié apicale comprimée, rétrécie en pointe et recourbée
vers le haut et l'extérieur (les appendices de mon spécimen ont ma-
nifestement été quelque peu comprimés dans la papillotte et sont
déformés ; mais SELYS indique que les deux appendices sont courbés
l'un vers l’autre et vers le haut). Appendice inférieur un peu plus
court que la moitié des supérieurs, noir, large à branches fortement
divergentes, terminées par de courtes et fortes épines relevées.
ZI
TZ
Se ee
Fig. 8. — Ailes de Paragomphus oblitératus (Selys).
Femelle. Abdomen 44 mm. Aile postérieure 39 mm.
Coloration et dessins du mâle mais segment VII ferrugineux. Ap-
pendices anaux courtement coniques, aigus, jaunes. Gonapophyses
en deux lamelles étroites, droites, légèrement séparées. Nervation un
peu plus serrée et indice nodal un peu plus fort.
HABITAT. — La femelle TryPE provient de Nosy Be ; le mâle ALLO-
rvPe de Madagascar sans autre précision ; autrefois dans là collection
Martin il doit se trouver au Muséum de Paris : je possède un troi-
sième exemplaire, mâle, provenant de Tamalave et offert par le Dr
Laidlaw et j'ai vu un autre mâle de Maroantsetra, Ankatokato, V.
1949, plutôt plus mélanisant et à nervation plus ouverte ce qui pourrait
indiquer une différence raciale.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 25
Genre Onychogomphus Selys
Genre important localisé à l'Ancien Monde et surtout répandu
dans les régions tempérées. Plusieurs espèces sont connues d'Afrique
du Nord et deux au moins d'Afrique du Sud. Le secteur supérieur de
l'arculus présente deux branches symétriques et seulement une ou deux
nervures transverses entre les secteurs proximalement à la bifurca-
tion, caractère qui place le genre dans la sous-famille Gomphinae.
Tous les triangles sans nervure ; une seule nervure cubitale ; en géné-
ral une boucle anale avec trois cellules ; base de l’aile postérieure des
inâles excavée sans membrane ; plérostigma fortement encadré
champ discal des ailes antérieures avec deux rangées de cellules. Abdo-
men dilaté sur les segments 7 à 9, la marge latérale de ces segments
souvent foliacée ; appendices anaux du mâle égaux ou subégaux, les
supérieurs souvent en pince.
Espèce Type du genre : Libellula forcipata L.
Une seule espèce est connue de Madagascar.
Onychogomphus aequistylus Selys (fig. 10 A el 10 B. d)
Onychogomphus aequistylus Selys, 1892, Compte Rendu Soc. ent.
Belg., III, 88. — KRASER, 1953, Proc. R. ent. Soc. Lond. (B), 22 : 191.
Mâle. — Abdomen 42 mm. Aile postérieure 30 mm. Plérostigma
3,5 mm.
Tête : labium jaune, labre jaune cerné et largement traversé de
noir, épistome noir ; front jaune, noir à la base, le noir s'étendant
largement en avant et finement continué le long de la crête ; reste
de la tête noir mais deux taches jaunes derrière le bord supérieur
contre les yeux. Prothorax noir, le collier antérieur el une tache de
chaque côté jaune, Thorax noir sur le tergite, marqué de jaune ; un
collier mésothoracique interrompu au milieu, une tache antéhumérale
oblique, fusiforme, de chaque côté du dos, non confluente avec le
collier, enfin une Eande humérale interrompue comprenant une tache
supérieure et une bande inférieure. SELyYs n'indique pas la couleur
des côtés mais ils sont très probablement jaunes el avec ou sans
d'étroites bandes noires sur les deux sutures. SELYS dans sa descrip-
tion d'Isomma hieroglyphicum indique que la couleur et les taches
de celui-ci sont absolument identiques à celles de aequistylus. S'il en
est bien ainsi, les côtés du thorax devraient avoir des taches noires,
Dans ma figure, basée sur la description de SELYS, j'ai laissé les côtés
du thorax sans indications comme’ il y a doute. Ailes hyalines, ner-
Source : MNHN, Paris
26 F. C. FRASER
vation, y compris la costa, noire. Ptérostigma noir, allongé, couvrant
six cellules. Indice nodal : 15 anténodales et 11 postnodales aux ailes
antérieures, 11 anténodales et 12 postnodales aux postérieures ; mem-
brane presque absente (une anténodale basale incomplète dans une
des ailes de l'holotype). Abdomen grêle, dilaté à la base et vers l'apex,
noir, marqué de jaune jusqu'au segment 7 après quoi les segments
sont ferrugineux. Segment I avec une tache de chaque côlé ; segment
Fig. 9. — Segments abdominaux VIII - X et appendices anaux. —
Paragomphus fritillarius (Selys) : be, Paragomphus obliteratus (Sels
dorsale el latérale droite.
Il avec des bandes, médio-dorsale plus étroite et les latérales limitées
à la base ; segment VII avec sa base à moitié jaune ; segments VIII
à X noirs sur le dos. Côtés des segments VIII et IX dilatés en expan-
sions elliptiques noirâtres. Appendices anaux de longueur égale, à
peu près deux fois aussi longs que le segment X, les supérieurs fer-
rugineux, épais à la base, se rétrécissant vers l'apex qui est en biseau,
noir et courbé vers le bas, vu de dos ils sont presque droits el assez
rapprochés ; inférieur noir bifide sur ses deux tiers distaux, les bran-
ches grêles et presque contiguës ; de profil il est d'abord courbé vers
le bas, puis relevé jusqu'à l’apex des supérieurs. Pattes robustes,
irès courtes, noires, les fémurs brun sombre, finement denticulés.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 27
HaBirat. — Le type, mâle est décrit de la vallée de la Rumena,
Mayemga (1), dans la collection Selys. J'ai vu l'espèce de la forêt de
l'Ankarafantsika (1 1950) et de l’Andohahelo, Beroanga, (1 1954) et
de Marohotra. La coloration noire, les dessins jaunes peu développés,
la forme des appendices anaux et la nervation claire font nettement
de cette espèce un Onychogomphus comme SeLys le pensait ; elle
ble particulièrement proche de l'O. supinus Hagen du continent vois
Fig. 10 À. — Onychogomphus aequistylüs Selys. — a, Dessins thoraciques
hématiques :; b, Tête : e, Appendices anaux du mâle, vue laté
(Andohahelo, Beroanga, R. Paulian).
Genre Paragomphus Cowley
Genre très proche et jadis inclus dans le genre Onychogomphus,
dont il partage les caractères, si ce n'est que l’appendice inférieur est
bien plus court que le supérieur et curieusement contourné et qu'il
n'y a jamais de boucle anale aux ailes postérieures. Les appendices
(1) S'agit-il de la Ramena dans la province de Majunga ? Si par contre
l'orthographe Mayemga est exacte, il doit s'agir d'une localité d'Afrique
Centrale. — R. P.
Source : MNHN, Paris
28 F. C. FRASER
anaux supérieurs des mâles sont étroitement semblables dans loutes
les espèces, larges à la base, se rétrécissant en pointe et progressi-
vement courbés vers le bas, se rejoignant à l'apex et peu séparés à
la base. La plupart des espèces sont jaune sable à dessins brunâtres
plus ou moins distincts, devenant plus foncés et plus nets en vieil-
lissant et dans les espèces de la pluvisilva. L'on peut considérer que
plus l'habitat de l'espèce est sec plus celle-ci aura un thorax pâle et
à dessins indistincis. Beaucoup d'espèces ont une vaste aire de dis-
persion, habitant des régions sèches ou humides, de telle sorte qu'une
vaste gamme de couleurs et de dessins peut être observée dans la
même espèce ce qui à provoqué pas mal de synonymies. Dans ces
conditions les descriptions sont difficiles et on ne peut guère faire
état, pour baser des espèces, que sur la forme des appendices anaux.
Trois espèces, dont une seule est bien caractérisée, ont été décrites
de Madagascar.
CLEF DES ESPÈCES MALGACHES DE PARAGOMPHUS
1. Face, y compris le labre, nettement marquée de noir ......
— Face, y compris le labre, à dessins noirs nuls ou très faibles, es
tiellement jaune ÿ :
n-
obliteratus Selys
2. Dos du thorax avec deux bandes fusiformes isolées jaune citron,
une bande humérale interrompue vers le haut où elle s'élargit en
triangle ; deux taches jaunes sur le premier espace latéral, trois
sur le second el une bande sur le métépimère : petite espèce
sombre (fig. 9 a)... La fritillarius Selys
-— Dos du thorax avec un large espace triangulaire médian brunâtre
divisé par une carène médio-dorsale, bandes antéhumérales lar-
gement confluentes en-dessous avec le collier mésothor cique ;
une bande humérale absente en-dessous, le noir de son bord interne
confluant avec celui de son, bord externe où il s’incurve vers l'ar-
rière jusque sur le mésépimère de facon à former une longue
bande brun noirâtre en S madegassus Karsch
Paragomphus fritillarius (Selys) (fig. 9 4 et 10 B, «)
Onychogomphus fritillarius Selys, 1
C. R. Soc. ent. Belg., XII,
89.
Mâle. — Abdomen 31 à 38 mm. Aile postérieure 23 à 28 mm. Plé-
rostigma 3 mm.
Tête : labium jaune, labre ocre vif bordé et t aversé de noir où
avec un triangle basal noir central dont l'apex atteint juste la bordure
antérieure noire du labre ; antéclypéus jaune, postelypéus noir : front
jaune, sa crête et sa base au-dessus noir aussi bien qu'un point noir
de chaque côté contre les yeux. Prothorax noir avec une tache de jaune
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 29
de chaque côté et une bande médiodorsale qui s’élargit sur le lobe
postérieur. Thorax noir marqué de jaune citron comme suit : des
bandes antéhumérales allongées isolées d’un collier mésothoracique
faiblement interrompu, obliques et convergeant vers le haut ; une
tache humérale supérieure lriangulaire suivie d’une courte bande,
faiblement séparées. Sur les côtés, les trois espaces sont occupés par
deux grandes taches jaunes superposées sur le premier, trois en
ligne sur le second et deux largement confluentes sur le métépi-
mère ; dessous du thorax jaune. Pattes courtes, robustes, jaunes avec
une large bande brun noirâtre sur la surface.de flexion du fémur et
les tibias et tarses noirs. Ailes hyalines, ptérostigma noir, non enca-
dré, couvrant 3 à 6 cellules ; ailes antérieures avec 10 à 15 anténo-
dales et 7 à 10 postnodales ;’ailes postérieures avec 7 à 11 anténodales
et 6 à 11 posinodales ; nervures noires, la costa étroitement jaune,
triangle anal à 4 cellules & trois rangées de cellules dans le champ
anal des postérieures, deux rangées dans le champ discal des anté-
rieures. Abdomen noir marqué de jaune citron comme suit : segment
I avec une grande tache baso-latérale, deux taches linéaires, parallè-
les, médiodorsales, suivies après la suture jugale par deux taches
triangulaires dont les bases reposent sur la suture eb sont séparées
par la carène médiodoïsale étroitement noire ; sègments IV et V sem-
blables à III mais à taches se réduisant ; segment VI avec seulement
un très étroit anneau basal fandis que VII à un anneau semblable
mais bien plus large occupant près de la moitié de la longueur du
segment ; segments VIIL et X ferrugineux, le VIIT avec un étroit
anneau basal jaune et. ainsi que le segment IX avec les côtés large-
ment dilatés en expansions foliacées, en lames, ferrugineux devenant
noir le long des marges. Appendices anaux ferrugineux, les supérieurs
aussi longs que les segments IX et X réunis, épaissis à la base où
ils sont séparés, puis convergeant et se rétrécissant en pointe fine à
l'apex, progressivement et régulièrement courbés vers lé bas. Infé-
rieur un peu plus de moitié en longueur des supérieurs, large et
incliné vers le bas dans sa moitié basale, puis bifide sur le reste de
sa longueur -où il se relève vers le haut, chaque branche subcylindri-
que, épaissie à l’apex et avec une petite épine ou. une dent au bord
externe de l'apex. Hamuli postérieurs saillants hors de la cavité géni-
tale à angle droit, très robustes (le reste des genitalia endommagé).
Femelle. — Inconnue.
Hapirar. — Le Type est décrit de la vallée de la Rumena, Majanga
(1) ; un mâle dans ma collection, sans indication, est très petit, com-
paré au type, mais lui correspond pour tout le reste. Je le tiens du
(1) Voir note, p. 27.
Source : MNHN, Paris
30 F. C. FRASER
Dr F. F. Laidlaw qui l'avait recu je crois du Dr Forster, il viendrait
donc sans doute de Mandritsara ou de Tamatave. TYPE dans la col-
lection Sel
En dehors de la dilatation des segments VIII et IX, cette espèce
par sa faible taille, sa coloration noire et ses dessins jaune citron
violemment marqués, ressemble beaucoup plus à Microgomphus qu'à
Paragomphus.
Fig. 10 B. — Dessins {horaciques schématiques. — a, Paragomphus fritil-
larius (Selys) ; b, Paragomphus obliteratus (Selys) ; e, Isomma hieroglyphicum
Selys ; d, Onychogomphus aequistylus Selys.
Paragomphus madagassus (K arsch)
Onychogomphus madagassus Karsch, 1890, Ent. Nachr., XVI, 377
(clef), 388 (femelle). — SELys, 1892, Ann. Soc. ent. Belg., XXXVI, 94
(un mâle supposé est comparé au TYPE).
Femelle. — Abdomen 30 mm. Aile postérieure 25 mm. Ptérostig-
ma 3,5 mm
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 3
Tête : labium jaune, labre jaune bordé de noir et traversé par
une bande noire ondulée ; le reste de la face jaune, sauf une bande
noire au milieu de la crête du front. Thorax jaunâtre, marqué de
jaune brunâtre foncé à brun noirâtre ; une large bande jaune brunà-
tre sur la ligne médiodorsale, coupée par la carène médiodorsale jaune:
une bande brun noirâtre sur la région humérale, courbée en-dessus
en un dessin en S et confluant avec une large bande oblique sur le
mésépimère. Une bande noirâtre médiolatérale interrompue au stig-
mate ; enfin une bande noirâtre sur le métépimère qui envoie un pro-
longement vers l'avant et le haut à partir du milieu de son bord anté-
rieur. Abdomen jaune avec le classique dessin alterné de noir, les
segments largement noir brunâtre à l’apex ; d'étroits anneaux noirs
sur les sutures jugales de chaque côté d'une bande longitudinale noire.
Pattes jaunes, surface de flexion des fémurs, tibias et tarses en entier,
noirs. Ailes teintées de jaune, nervation noire, ptérostigma noir sur
sa moitié costale, jaune derrière, encadré d’épaisses nervures noires
couvrant à peu près 4 cellules ; indice nodal : 12 à.13 anténodales et
7 postnodales aux antérieures, 9 anténodales et 8 postnodales aux
postérieures ; champ discal commençant par une rangée de trois cel-
lules, puis continué par des rangées de deux cellules s’élargissant
régulièrement vers le bord. Une seule cubitale (deux, par anomalie,
dans l'aile droite). Membrane présente, étroite, pâle.
HABITAT. — 1 femelle récoltée par J. M. Hildebrandt, VI 80, ryee
au Musée de Berlin. Ce fut le premier Gomphine connu de Mada-
gascar. SELYS a décrit ce qu'il considérait comme un mâle de cette
espèce, mais il présente exactement la coloration et le dessin de P.
obliteraius auquel SELYs l'avait d'abord rattaché. La seule différence
entre les deux était que les apex des appendices anaux supérieurs
étaient acuminés. On ne voit guère pourquoi SELYS a voulu y voir
le mâle de madagassus plutôt que celui d’une troisième espèce. J'ai
devant moi quatre mâles d'obliteratus ; l'apex des appendices anaux
supérieurs de deux d'entre eux est nettement échancré, avec un petit
tubercule noir de chaque côté de l’échancrure ; les deux autres, même
sous le microscope, semblaient acuminés, mais après un nettoyage
minutieux à la brosse avec de l'alcool j'ai pu constater que l'échan-
crure était bourrée de débris ; les apex une fois nettoyés avaient
exactement le type normal. Je suis convaincu que cet artefact existe
sur le spécimen de SELYS et qu'une fois nettoyé on verrait disparaître
le seul caractère le séparant de obliteratus.
MapAGascaR SUD : Anadabolava ; La Sakoa,
Source : MNHN, Paris
32 F. C. FRASER
Paragomphus obliteratus (Selys) (fig. 8, 9 b-c, 10 B, b)
Onychogomphus oblileratus Selys, 1892, Ann. Soc. ent. Belg.
XXXVI, 92.
Mâle. — Abdomen 30 mm. Aile postérieure 23 mm. Ptérostigma
3 mm. Espèce très variable et sur les quatre mâles devant moi tous
les intermédiaires s’observent du jaune sable à dessins brun jaunâtre
mal définis, jusqu'au jaune verdâtre à dessins brun sombre, chocolat
ou noirâtre.
Tête : labium, labre et le reste de la face et du front jaune oli-
re ; parfois deux petits points sombres à la base du labre et une
Bande linéaire transverse brun noirâtre sur le postelypéus ; front avec
une étroite ligne noire ou brun noir le long de la crète et la base
plus largement noire au-dessus ; vertex sombre, occiput jaune, fai-
blement concave et frangé de poils pâles. Prothorax brun noirâtre
thorax, veiné de jaune verdâtre et de brun chaud plus où moins foncé,
parfois presque acajou. Un collier mésothoracique confluant avec la
fine crêle médiodorsale jaune et une large bande antéhumérale jaune
oblique confluente avec une tache humérale supérieure triangulaire,
l'ensemble formant de chaque côté du tergite un dessin en Z et enfer-
mant un triangle brun. La tache supérieure humérale triangulaire
suivie en-dessous par une étroite bande jaune et, au bord externe
de celle-ci, le brun sombre descend en une forte courbe en $ pour
se relever et envelopper le stigmate, comme chez #radegassus : sur
le mélépimère une bande brun sombre plus ou moins bien déliuie
d'où part une prolongation oblique dirigée vers le haut et l'avant en
formant un dessin en Y. Aïles hyalines, ptérostigma noir, ocre foncé
en son centre, couvrant 3 à 5 cellules, fortement encadré. Indice nodal :
11 à 13 anténodales et 5 à 9 postnodales aux antérieures ; 9 anténo-
dales et 6 à 7 posinodales aux postérieures ; nervation noire. Abdo-
men jaune, marqué de brun noirâtre ou de noir selon âge ; segment
I avec des bandes subdorsales enfermant une bande jaune médiodor-
sale ; IT avec une bande jaune médiodorsale et une tache apicale sub-
dorsale jaune, ou presque tout le segment jaune à bandes subdor-
sales noires effacées à la base ; segments III à VI noirs, enfermant
deux taches basilaires dorsales allongées atteignant la suture jugale
et suivies par une seconde paire de taches séparées des premières
par la suture étroitement noire et l'une de l'autre par la carène médio-
dorsale également étroite ; enfin une petite tache apicale latérale (dans
les formes plus pâles, le noir est plus ou moins limité et la disposi-
tion des deux couleurs ressemble beaucoup à ce que SELYS a décrit
pour le type qui est un individu très pâle. Dans l'ensemble le dessin
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 33
contrasté se développe avec l’âge) ; segment VII jaune sur sa moitié
basale ; VIII à X noir, ce dernier avec une pelite tache dorso-apicale
géminée jaune ou toul le tergite jaune dans la forme pâle. Côtés des
segments VIII et IX fortement dilalés en expansions foliacées lami-
nées uniformément ocre ou ocre foncé devenant noirâtre sur les mar-
ges. Appendices anaux jaune terne à apex étroitement noirs. Supé-
rieurs épais à la base, rétrécis progressivement et courbés vers le bas
au voisinage des apex, assez proches l’un de l’autre, surtout, à l'apex
qui, vu de profil, est légèrement échancré ; inférieur large à la base
qui est incliné vers le bas puis relevé vers le haut après s'être divisé
en deux fortes branches étroitement parallèles se terminant sous le
milieu des appendices supérieurs, sur le côté externe de chaque bran-
che une courte dent obtuse. Pattes courtes, fortes, jaunes avec une
bande noire sur la moitié distale de la face externe du fémur et toute
la surface interne du tibia, ainsi que les tarses noirs.
Femelle. — Abdomen 31 mm. Aile postérieure 27 mm. Ptéros-
tigma 3,5 mm.
Coloration et dessins du mâle, présentant sans doute les mêmes
variations avec l’âge el l'habitat. Abdomen plus fort, cylindrique,
sans expansions foliacées sur les sesments VII à IX ; brun jaunâtre
pâle, à anneaux apicaux et basilaires noirs plus où moins confluents
sur les segments II à VI avec une bande latérale noire qui fait en géné-
ral défaut à la base des segments ; segment X jaune pâle, appendices
anaux légèrement plus longs que le segment X, grêles, acuminés à
l'apex. Gonapophyses ft: courtes, bossues et échancrées au milieu.
Pattes comme chez le mâle. SELYS indique les libias comme noirs en
dehors, il doit s'agir au contraire de leur face interne.
Type dans la collection SELYS.
MADAGASCAR SAMPIRANO : Nosy
birano 1. m. II 51.
MADAGASCAR CENTRE : lac Ilasy, Ampefy, XI 1930.
MapAGAscaR OUEST : km 530, route de Majunga.
Bé (TYPE et ALLOTYPE) : Haut Sam-
Source : MNHN, Paris
34 F. C. FRASER
Famille CORDULIIDAE
Les Corduliidae, comme les Gomphines, sont mal représentés à
Madagascar mais, bien que peu nombreux, ils sont d'un réel intérêt.
Huit espèces, réparties en quatre genres, sont connues ; elles sont
toutes endémiques. Les affini des quatre genres semblent indiquer
une origine triple pour les Corduliidue malgaches ; Hernicordulia
Selys est certainement venu de la région orientale où il élait parvenu
à partir de la Nouvelle Guinée ; Wacromia Rambur, représenté par
Fig. 11. — Aïles de Vesocordulit mascarenica Fraser, ge
une seule espèce, vient d'Afrique où plusieurs espèces sont con-
nues ; l’origine des genres Nesocordulia Mclachlan et Libellulosoma
Martin est plus incertaine, mais leur nervation alaire s'apparente
étroitement à celle des deux genres Sud-américains Neocordultia Selys
et Aeschnosoma Selys respectivement, de sorte que leurs affinités pour
ces genres est certaine, ils pourraient même y êlre intégrés. Neo et
Nesocordulia peuvent remonter à l'Eocène, mais Libellulosoma et
Aeschnosoma datent certainement d'une période bien plus récente,
du Tertiaire, tandis qu'Hemicordulia est encore plus récent. A con-
sidérer ces affinités, il difficile de ne pas conclure à une ancienne
union des diverses m S continentales de l'hémisphère Sud.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 35
CLEF DES GENRES ET DES ESPÈCES DE CORDULIIDAE MALG
de de l'aile ar'ondie dans les deux sexes et sans triangle
ä ee RATE Hemicordulia similis (Rambur)
— Base de l'aile posté ieure du mâle anguleuse ou plus où moins
échancrée ; triangle anal de deux cellules toujours présent .. 2
2. Boucle anale massive, presque carrée et ne comprenant en général
pas plus de 6 cellules ; triangle discal des ailes postérieures éloi-
gné du niveau de l’arculus de sa longueur au moins ; segment
abdominal VIII fortement dilaté et à expansions lalérales folia-
cées ; espèce de grande taille -.. Macromia trifasciata Rambur
Boucle anale étroite et allongée, de 15 ou plus de 15 cellules
base de la cellule discale des ailes postérieures au niveau de l'ar-
culus où à peine au delà ; segment abdominal VIII non ou à peine
dilaté el.sans expansions latérales foliacées 3
3. Triangle discal et sous-triangle des ailes antérieures divisé en trois
cellules : espèces de petite taille Libellulosoma minuta Martin
— Triangle al et sous-triangle des ailes antérieures entier .... 4
4. Bandes antéhumérales larges el jaunes sur la moitié inférieure. du
tergite du thorax ;: appendices anaux J
qués sans épine ou saillie 'nale ; car
prolongée en épine en arrière ; appendice anal Re Séulenent
d’un tiers plus court que les supérieurs
ee Nesocordulia mascarenica Fras
— Pas de bandes antéhumérales thoraciques tergales jaunes ; carène
dorsale du segment dressée en une forte épine droite ë 5
5. Appendices anaux supérieurs avec une épine sternale à la jonction
des deux premiers tiers, ie nettement divariqué appendice
anal inférieur n'ayant que la moilié de la longueur des supérieurs ;
ous les segments avec des dessins jaunes
Nesocordulia flavicauda MeLachlan
ë épine sternale mais légèrement
pendice anal inférieur un peu
segments VII à X ferrugineu
— Appendices anaux
divariqués, rement sinueux
plus de moitié des supérieur:
vaguement marqués de jaune .. Nesocordulia malgassica n.Sp.
— Appendices anaux supérieurs avec deux ou trois protubérances
sternales ne devenant pas des épines .................... 06.
6. Appendices anaux supérieurs en pinces, avec deux saillies obtuses
ou tubercules sur la face sternale ; appendice anal inférieur n'étant
que la moitié du supérieur Nesocordulia spinicauda Marlin
— Appendices anaux supérieurs avec trois bosses où saillies large-
ment obtuses sur la face sternale : segments terminaux de l’abdo-
men eb processus anaux ferrugineux
Nesocordulia rubricauda
artin
Les Corduliidue dérivent sans doute de la même souche que les
Libellulidae, si même ils ne sont pas plus anciens : ils sont en effet
nettement plus archaïques ainsi que le prouve la persistance des anté-
nodaux primitifs, atténuée cependant par rapport aux Aeshnidae,
Source : MNHN, Paris
+ FR:
R
etc. Ils sont caractérisés par la présence de carènes sur la surface de
flexion des tibias chez le mâle, par la base des ailes postérieures du
mâle anguleux ou plus où moins échancrée, sauf chez Hemicordulia,
et en général par leur couleur de fond métallique. Macromia se dév
loppe dans les eaux courantes, Hemicordulia dans les eaux stagnantes
des lacs ou des cuveltes profondes et calmes dans les rivières. On ne
sait où se développent les deux autres genres malgaches, me
doute dans les mêmes habitats que les Hemicordulia.
Genre Nesocordulia McLachlan (fig. 11)
De nouvelles espèces ayant été ajoutées à ce genre depuis la des-
cription du génotype N. flavicauda Melachlan, la diagnose généri-
que originale doit être quelque peu modifiée, Cordulines de taille
forte où moyenne à coloration de fond verte ou bleue métallique el
dessins jaune citron. Triangle discal en général entier, parfois divisé :
Super-triangles en général entiers mais redivisés à toutes les ailes de
Mmascarenica ; sous-triangles toujours entiers. Arculus au niveau de
la 2° anténodale où un peu décalée de part ou d'autre de celle-ci ;
1 nervure cubitale aux antérieures, deux aux postérieures ; deux ran-
ées de cellules sur la presque totalité de la longueur du champ discal ;
triangle discal des ailes antérieures de forme très variée : équilatéral,
ou avec le bord costal un peu plus court que les autres côtés, le bord
distal en général plus long que les autres. Pattes longues et grêles.
Abdomen du mâle cylindrique jusqu'aux segments VII où VIII qui
sont en général nettement plus larges que les segments précédents,
segment X fortement caréné sur la face tergale, soil comme une
forte épine verticale soit en épine saillante vers l'arrière. Appendices
en général simples, mais souvent avec une épine ou des saillies irré-
gulières sur la face slernale, en général jaune vif. Ecailles vulvaires
de la femelle petites et peu visibles.
Espèce TYPE du genre : N. flavicauda MeLachlan.
Nesocordulia flavicauda Melachlan (fig. 134, 146
Nesocordulia flavicauda MeLachlan, €. R. Soc. ent. belg., XXNV
GLXX. — MARTIN, 1900, Bull. Mus. Hist. nat. Paris. 100, 108 ; - 1904
Cat. Coll. Selys, Cordulines, XVII, 50. — FRAseR. 1948, Proc. R.
ent. Soc. London, B XVIL, 6, fig. 2a-c.
Jâle. — Abdomen 35 mm. Aile postérieure 34 mm.
J'ai examiné au British Muséum, le type qui à été quelque peu
endommagé depuis sa description : l'un des appendici
änaux supé-
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES
ment X
rieurs manque el une partie du seg
tant assez pour pouvoir le fi
t brisée ; il en reste pour-
ion et je dois à M. D. E.
é mes figures. La figure
Fig. 12. — Corduliidae, g
vue lalérale droile du Ihorax)
cordulia similés (Rambur).
a, Nesocordulia mascarenica Fraser (et
Macromia trifasciata Selys x ce, Hemi-
de MARTIN dans le Cat. Coll. Selys, n° 65, ne montre pas la fine mais
nette épine ventrale des appendices anaux supérieurs et il n'en parle
pas dans son lexte bien que McLaAcH£an l'ait décrit. Cela fait que je
pense que MARTIN n'a pas vu le vrai //avicauda mais une espèce trè
Source : MNHN, Paris
38 F. C. FRASER
proche. Ses dessins d'aile et d'appendices anaux rappelle plus #ias-
carenica que flavicauda ; j'ai vu deux femelles au Muséum de Paris,
étiquetées par MARTIN comme #avicauda ; l'une paraît presque cer-
tainement bien nommée, l'autre est tout aussi sûrement #4scarenica.
Les dimensions de la première sont : abdomen à peu près 35 mm
(le dernier segment manque) ; aile postérieure 34 mm. Tous les trian-
gles sont entiers comme chez le mâle, le ptérostigma est plus petit et
jaune (exemplaire un peu immature), et les boucles anales ont respecti-
vament 7 À 8 cellules. Les ailes sont faiblement enfumées et leintées de
jaune ambré à la base jusque vers la première nervure anténodale.
Indice nodal : 10 à 12 anténodales et 9 à 10 posinodales aux anté-
rieures ; 7 anténoaales et 10 à 12 postnodales aux postérieures. La
face est testacée dans les deux sexes avec la partie supérieure du front
seulemeni ainsi qu’une bande transverse sur l’épistome vert métalli-
que ; l’épistome bordé de jaune citron. Les taches jaunes de l'abdo-
men peraissent absolument constantes et caractéristiques du genre
car on les retrouve presque identiques dans la plupart des espèces.
Les segments IT à VIII ont des bandes latérobasales atteignant la sutu-
re jugale et s'incurvant de la base à l'apex sur le tergite dans l'espace
jugal. Dans les deux sexes de flavicauda ces bandes sont suivies dans
l'espace postjugal par des laches apicales subdorsales mais dans la
plupart des autres espèces elles se continuent par une seconde bande
qui est parallèle à sa symétrique et atteint le bord apical du segment
(fig. 14 a-}). N. flavicauda mâle se distingue aisément des autres espè-
ces du genre par l’épine sternale des appendices anaux supérieurs
la femelle est caractérisée par la coloration et le dessin de la face et
par l'absence de dessins jaunes postjugaux sur les segments II à VI :
segments VIT et VIII à larges dessins basilaires jaunes.
Nesocordulia rubricauda Martin (fig. 124)
Nesocordulia rubricauda Martin, 1900, Bull. Mus. Hist. nat. Paris,
108 ; - 1906, Cat. Coll. Selys, Cordulines, XVII, 51.
Mûle. — Abdomen 36 mm. Aile postérieure 32 mm.
11 est regrettable que les types de N. rubricauda Martin et N. spi
nicauda Martin ne puissent être retrouvés au Muséum de Paris ; peut-
être MARTIN les a-t-il emportés avec lui quand il s'est retiré au Chili.
Notre connaissance de ces deux espèces ne peut, par suite s'appuyer que
sur les descriptions de MARTIN. Celle du type mâle de N. rubricauda
semble indiquer qu'il n'était pas parfaitement mature, ce qui expli-
querait le faible développement de la coloration métallique et les
dessins jaunes. La face est dite rougeâtre et la coloration métallique
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 39
est limitée à la surface supérieure du front. Le thorax est teslacé avec
le tergite et quelques bandes latérales vert métallique. L’abdomen
est également rougeâtre tendant vers le brun à l'angle apical des
ments. Les appendices anaux sont rougeâtres, les supérieurs sans
épine sternale mais à contour inférieur, vu de profil (fig. 66 de Mar-
TN), profondément crénelé, les crénulations dessinant trois saillies
obtuses ou de courtes épines un peu aplaties. L'appendice inférieur
est presque aussi long que les supérieurs, différant ainsi de la plupart
des espèces du genre. L'épine dorsale du segment X est de grande
taille et est presque verticale. Enfin les quatre ailes portent une tache
brune à la base alleignant la 2° anténodale des ailes antérieures et
presque aussi loin et jusqu'à la membrane sur les postérieures.
Femelle. — Abdomen 34 mm. Aile postérieure 33 mm.
Très proche de la femelle de /lavicauda ; je note les différences
suivantes : face sans bande transversale vert métallique sur l'épis-
tome qui serait vaguement traversé de noir. Les dessins abdominaux
sont du type banal avec des bandes basales courbées suivies de ban-
des droites après la suture jugale ; les bandes courbées atteignent le
segment VII, mais chez flavicauda et mascarenica la bande courbée
est remplacée par un anneau basal jaune profond sur le segment VIT.
Reconnaissable à l'appendice anal inférieur subégal aux supérieurs
et par les taches basales brunes des ailes ; la femelle est reconnais-
sables aux dessins du segment VII semblables à ceux des segments
précédents.
Made
rascar, sans précisions.
Nesocordulia spinicauda Mariin (fig. 13/, g, 14c)
Nesocordulia spinicauda Martin, 1903, Bull. Mus. His
p. 514 ; - 1906, Cat. Coll. Selys, Cordulines, XVII, 50.
Mäle. — Abdomen 33 mm. Aile postérieure 30 mm.
La description de MARTIN n'est pas très complète mais elle montre
la parenté de cette espèce avec 7#ascarenica par sa petite taille, son
corps svelte et la dilatation des segments VII à IX. Thorax avec deux
bandes jaunes sur les côtés, au lieu des grandes taches éparses de
mascarenica. Abdomen noir, grêle, cylindrique et dilaté du segment
VII au segment IX, avec les taches jaune-citron suivantes : quatre
taches sur le segment II, la partie basale est oblique et convergente
en arrière : deux bandes basales courhbées suivies par deux bandes
droites après la suture jugale sur les segments III à VI ; segments
VII et VIII avec d'étroits anneaux basilaires assez fortement entail-
Source : MNHN, Paris
Fig. 13. — Appendices anaux, — 4, Nesocordulia flavicanda MeLachlan,
vue dorsale el latérale gauche : b,e, Nesocordulin malgassicu, n. sp. Vue
dorsale el latérale gauche : d,e, Nesocordulia mascareniea © , vue dorsale
et latérale droite ; /,g, Nesocordulia spinicauda Marlin, vue dorsale et latérale
gauche : h, esocordulia rubricauda Martin, vue latérale gauche : k,m,
Macromia lrifasciala, vue dorsale et latérale droite : n, Gynacantha radama,
n. Sp., vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES at
lés sur la ligne médiane et faiblement interrompus par la crête dor-
sale noire ; segments IX et X sans taches. Appendices anaux supé-
rieurs très différents de ceux de toutes les autres espèces et permettant
de reconnaître aussitôt l'espèce ; vus de dos ils sont régulièrement et
fortement courbés en dedans de l'apex, évoquant les pinces d'un Der-
maptère ; sur la face sternale vue de profil, ils portent deux petits
tubercules ou deux épines obtuses ; l'appendice inférieur est égal
à la moitié des supérieurs, l'épine dorsale du segment X ressemble
à celle de rubricauda : elle est verticale et de grande faille,
Femelle. — Abdomen 33 mm. Aile postérieure 33 mm.
Couleur et dessins semblables à ceux des mâles ; ailes largement
teintées de jaune d'ambre à la base ; appendices anaux plus longs
que dans les autres espèces, en forme de lame de couteau.
MapaGascar Sup-Esr : Fort-Dauphin, sans autre précision.
Nesocordulia mascarenica Fraser (fig. 11, 124, 134 - e, 14b)
Nesocordulia mascarenica Fraser, 1948, Proc. R. ent. Soc. London,
B XVII, 5, fig. 1 et 2 à, e, f, a).
Mâle. — Abdomen 34 mm. Aile postérieure 31 mm.
L'espèce a été décrite en détail dans le travail cité, nous résumons
ici les caractères les plus frappants. Labre noir, épistome jaune vif
flanqué d’une tache vert métallique ; front vert émeraude métallique,
en avant el au-dessus. Thorax de la même couleur, avec les dessins
jaune citron suivants : une courte bande antéhumérale absente dans
la moitié supérieure, quatre ndes taches de chaque côté : une post-
humérale, 2 sur le mésépimère et une sur le métépimère. Abdomen
ayant la forme de spinicauda mais avec l’épine tergale du segment
X basse et dirigée vers l'arrière ; noir avec des dessins jaunes très
semblables à ceux de spinicauda : segment II avec la paire basale de
taches courbées comme sur les segments suivants et suivie d’une paire
de grande taches largement ovales, segments III et IV avec la paire
typique de taches basales courbées, suivies par deux lignes droites ;
segments V et VI avec seulement les taches basales ; segment VII avec
un anneau basal entier et assez large, les autres segments sans taches.
Appendices anaux très simples, cylindriques, faiblement divariqués,
sans épines ou tubercules sternaux, arrondis à l'apex, jaune pâle.
Appendice anal inférieur seulement de peu plus court que les supé-
rieur:
Femelle. — Abdomen 35,5 mm. Aile postérieure 34,5 mm.
La seule femelle connue est un exemplaire du Muséum de Paris
déterminée par MARTIN comme #/avicauda, qui a les taches abdomi-
Source : MNHN, Paris
42 F. CG. FRASER
nales et thoraciques tout à fait semblables à celles du mâle. Les ailes
sont teintées de brun rougeâtre formant une auréole autour de chaque
cellule ; apex brun plus foncé ; membrane blanche. Tous les trian-
gles entiers ; indice nodal : 13 anténodales et 8 postnodales aux anté-
rieures (aile antérieure gauche manquant) ; huit anténodales et 10 à
12 postnodales aux postérieures ; ptérostigma presque noir, ayant 2,75
et 2,50 mm de long dans les ailes antérieures et postérieures respec-
tivement ; arculus légèrement distal à la £* anténodale ; une seule
transverse accessoire au pont dans toutes les ailes {dans le lype mâle
une des ailes à 2 transverses accessoires mais une seule aux autres
ailes). Comme je n'ai normalement noté qu'une accessoire au pont
de toutes les espèces, il semble y avoir là un caractère générique).
Appendices anaux et valve anale conique jaune pâle.
MaDAGASCAR CENTRE : Mandritsara (Type mâle) ; l'ALLOTyPk femelle
est de Madagascar sans précision.
Nesocordulia malgassica D. Sp. (fig. 134 - c et 140, j)
Mäle. —— Abdomen 35 mm. Aile p
anaux 2,5 mm
Tête : labium ocre vif, labre noir portant à la base un croissant
très marqué jaune vif ; épistome jaune vif, la couleur débordant légè-
rement sur la marge inférieure du front. Extrémités externes du pos
clypéus vert émeraude métallique, côtés du front doré métallique bril-
lant, le reste du front vert émeraude ou bleu métallique en avant et
au-dessus ; occiput noir luisant ; yeux bruns (presque certainement
vert émeraude sur le vivant). Prothorax brun. Thorax vert émeraude
métallique brillant où bleu paon marqué de jaune citron, une tache
brun jaunâtre mal définie sur la partie inférieure du dos de chaque
côté ; deux bandes latérales incomplètes, une posthumérale, l’autre
placée obliquement sur les 2/3 supérieurs du mésépimère : en-dessous
une ligne de trois grandes taches bordant le sternite. Paltes assez
longues et grêles : noir luisant, les fémurs antérieu. jaune r les
2/3 basilaires.' Carènes libiales des libias antérieurs de peu plus lon-
gues que la moitié du tibia, celles des tibias postérieurs ayant presque
la longueur du tibia. Epines tibiales nombreuses et très fines ; fémurs
postérieurs avec un champ de nombreuses et très courtes épines. Ailes
hyalines, nervation noire, y compris la costa el le court ptérostigma
(2 mm) qui n'est pas encadré et couvre 1,5 cellule. Treize à quatorze
anténodales aux ailes antérieures, neuf à dix postnodales : huit anté-
nodales et dix à onze postnodales aux ailes postérieures : une cubitale
aux antérieures, deux aux postérieures, tous les triangles entiers (mais
érieure 33 mm. Appendices
Source : MNHN, Paris
ODONA ANISOPTÈRES 13
b € 4 e
14. — Dessins abdominaux. — 4, Mesocordulia malgassicu, n. sp.,
© : e, Nesocordulia spinicanda
aser, of: e, Nesocordulia flavicuu-
icd, n Sp. ge
Fig
© : b, Nesocordulia mascarenica Fraser
Marlin, ot : d, Nesocordulia mascarenica F
da Me Lachl, gt : f, Nesocordulia malgus
le triangle discal de l'aile antérieure droite avec une nervure hori-
zontale, parallèle à son bord costal, aberrante), une nervure trans-
verse accessoire au pont (deux sur l'une des ailes postérieures) 5
boucle anale d'environ 15 cellules, disposée selon le grand axe de l'aile
Source : MNHN, Paris
F. C. FRAS
et avec des cellules ouvertes adjacentes au triangle discal ; une rangée
de cellules discales aux antérieures ; réticulalion as: rrée. Abdo-
men noir, dévenant ocre sombre à parlir du segment VII et marqué
de jaune citron comme suit : segment IT avec des bandes basales sub-
dorsales sinueuses et une grande lache subdorsale postjugale irrés
lièrement carrée de chaque côté : segments III et IV avec des bandes
sub-dorsales interrompues par la suture jugale, la moitié basale cour-
bée dorsalement à son extrémité ; segments V et VI avec seulement
la bande basale, la postjugale absente ou réduite à une simple tache
adjacente à la suture jugale ; segments VII à X ocre sombre ou fer-
rugineux. Appendices anaux jaune pâle, rembrunis à la base ; supé-
rieurs allong lindriques, leur moitié distale assez brusquement
épaissie et angulée vers le bas à la jonction des parties grêle el épais-
se ; apex plutôt obtus mais un peu arrondi, couvert de longs poils ;
appendice inférieur à peu près les 3/5 des supérieu plutôt large-
ment triangulaire. Segment X avec une épine dorsale robuste et
presque verticale rappelant rubricauda. Genilalia : lamina déprimée
ou même concave, profondément mais étroitement entaillée, les côtés
de l'entaille légèrement saillants et portant un pinceau de soies raides
qui, s'inclinant obliquement en dedans, se mêlent au-dessus de l’échan-
crure ; hamulus antérieurs cachés derrière les postérieurs qui sont
très volumineux et ont la forme d'une oreille épaissie, faisant
gement saillie hors de la cavité génitale ; lobe saillant et tronqué
recouvert de longs poils raides ; différent d'avec mascarenica où les
hamulus postérieurs sont aussi volumineux mais font plus saillie et se
rétrécissent vers l'arrière et sont assez profondément fendus en vue
de profil : le lobe est plus oblique et plus arrondi que tronqué à
l'apex.
gu-
Femelle. — Abdomen 40 mm. Aïle pos
Insecte sensiblement plus id et pl fort à ailes fortement
enfumées sur toute leur surface et teintées de jaune d'ambre jusqu'à
l'extrémité distale du triangle discal, avec une raie ambrée plus fon-
cée dans les espèces sous-coslal et cubital ; à la base des ailes la cou-
leur sombre forme une auréole autour de toutes les cellules, celles-ci
ont un centre incolore. Ailes antérieures avec douze anténocales et
huit à neuf postnodales ; les postérieures avec sept à huit anténo-
dales et neuf à onze postnodales ; nervation semblable à celle du
mâle mais la boucle anale avec plus de cellules. Plérostigma mesu-
rant £,75 mm aux ailes antérieures el 2 mm aux postérieures, noir ;
membrane blanche à grisâtre. Couleur et dessins semblables à ceux
du mâle si ce n'est que les bandes du segment V sont semblables à
celles du IV et qu'il y a une bande basale sur le VI ; segments VII
érieure 37 mm.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 45
à X ferrugineux. Appendices anaux jaune de chrome, allongés et
subégaux aux segments IX et X réunis. Ecailles valvaires réduites à
deux petites épines saillantes vers le côté et le bas.
Cette espèce est particulièrement proche de rubricauda et a com-
me elle les segments terminaux de l'abdomen ferrugineux. Le mâle
diffère par la forme des appendices anaux, la femelle par la couleur
et les dessins de la face.
MapaGascaR Esr : Ambila-Lemaitso, III 1951 (HOLOTYPE el ALLO-
TYPE).
Libellulosoma minuta Martin (fig. 15)
Libellulosoma minuta Maïtin, 1906, Cat. Coll. Selys (Gordulines).
XVII, 60, pl. Il, fig. 2, fig. 76, 17
Le Type, seul exemplaire connu de cette intéressante es figu-
rait dans les collections du Muséum de Paris, mais n'a pu être retrouvé
et a sans doute été perdu. Les indications qui suivent sont tirées de
la description originale de MARTIN ; une comparaison des ailes de
celte espèce {fis. 76 de MARTIN) et de celles de Aeschnosoma rusticæ
Hagen (fig. 75, id.) montre d'étonnantes analogies jusque dans les petits
détails des transverses des super-triangles et de l’espace cubital, ainsi
que celles qui réunissent Rs et Rspl, etc. Les appendices anaux supé-
rieurs semblent également très semblables. Plusieurs espèces d'Aeschno-
soma, toutes sud-américaines, ont été décrites et l'une d'elles peut
même être plus proche de L. minuta que ne l'est A. rustica. L'habitat
de »inula est donné comme « Madagascar » autre précision de
sorle que l’on peut se demander s'il n’y a pas là une erreur.
Source : MNHN, Paris
C. FRASER
Cependant l'étroite ressemblance entre Nesocordulia (genre cer-
tainement malgache) et Neocordulia (genre également sud-américain)
est en faveur de l'origine malgache de Libellulosoma minuta Martin.
Mâle. — Abdomen 27 mm. Aile postérieure 27 mm.
Labre et épistome noir, le premier jaune à la base, le dernier
bordé de chaque côté de jaune continué à partir du front : surface
supérieure du front et vésicule vert ou bleu métalique. Le thorax est
dit brun luisant, mais la figure en couleur le montre vert el il doit
sans doute être vert chez l'adulte. Une bande jaune latérale sur le
mésépimère el sans doute une côte semblable sur le métépimère
(Marti dit « ces côtes variées de brun jaune et de noir luisant, Pattes
grêles et de longueur moyenne, noires. Ailes hyalines, faiblement
enfumées »); neuf à dix anténodales et cinq posinodales aux antérieure
six anténodales el sept postnodales aux postérieures : triangles discaux
et sous-triangles à trois cellules, super-triangles traversés par Loi
nervures aux ailes antérieures et une aux postérieures : une seule
nervure transverse accessoire au pont, Asp! et Mspl bien marqués
champ discal des ailes antérieures de deux rangées sur 3 ou 4 cellu-
les ; trois nervures cubitales aux ailes antérieures : une aux posté-
rieu ; boucle anale allongée comme chez Hemicordulia, d'à peu
près 16 cellules ; ptérostigma étroit et allongé (plutôt plus long que
chez 4. rustica), sans cadre, couvrant deux cellules : membrane petite,
étroite, noire, pâle à la base : triangle anal traversé, comme il est
fréquent dans le groupe, par une seule nervure. Abdomen grêle,
indrique, noir marqué de jaune : une tache basale jaune et les
parties inférieures des côtés du segment I, une petite tache basale
latérale et une tache centro-latérale de chaque côté d gments [I
à VI et un anneau basal interrompu sur la carène dorsale sur le VII :
derniers segments sans taches. Appendices anaux gr
légèrement courbés vers le bas, faiblement divariqués à la b pui
courbés à nouveau en dedans, les apex subaigus et faiblement diva-
riqués. Appendice inférieur presque égal aux supérieurs, large à la
base, se rélrécissant en une pointe étroitement tronquée.
Femelle. — Inconnue.
MARTIN note que cette espèce a plus l'aspect d'un Libelluline que
d'un Corduline, mais la forme el la nervation des ailes, ne parlent
pas en ce sens et la figure en couleur qu'il donne, avec le corps vert
métallique et les yeux largement confluents, est typique d’un Cordu-
line.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 47
Hemicordulia similis (Rambur) (fig. 12c, 16, 17e, d, f)
Cordulia sinilis Rambur, 1842, Ins. Névropt., 147 (9).
Hemicordulia similis Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar
23 ; - 1871, Bull. Acad. Belg., (2) XXXI, 2 - KirBy, Cal. Odon.,
TARTIN (pars), 1906, Cat. Coll. Selys, Cordulines, 14. — FRASER,
Proc. R. ent. Soc. London, B XVIII, 130, fig. 1e.
Hemicordulia delicata Martin, 1896, Mém. Soc. Zool. France, IX,
In
AT
105.
Fig. 16. Ailes d'Hemicordulia similis (Rambur), g.
Mäle. — Abdomen 32 à 36 mm. Aile postérieure 30 à 32 mm.
Tête : labium olivâtre, labre et épistome jaune brunâtre ; front
jaune citron en avant et sur les côtés, bleu paon métallique brillant
au-dessus, comme la vésicule ; occiput brun ; yeux bruns, mais sans
doute bleu sombre ou vert émeraude sur le vivant. Prothorax brun
pâle ; thorax brun rougeâtre, la moitié supérieure du dos bleu paon
métallique ; mésépimère jaune citron vif cerné du même bleu, le mélé-
pinère semblable mais la couleur métallique disparaissant en arrière
et au-dessus ; l’espace entre les ovales métalliques étroitement jaune
citron au-dessus, brun en-dessous ; dessous jaune traversé par une
bande sombre en arrière, Pattes longues et grêles, noires, les fémurs
antérieurs seuls ferrugineux. Ailes hyalines ; ptérostigma court, à
peine 1,25 mm de long, brun sombre à noir ; membrane blanche ;
indice nodal : sept anténodales et cinq à six postnodales aux ailes
antérieures, cinq anténodales et sept postnodales aux postérieures ;
boucle anale allongée, d'environ seize cellules : cellule discale du
Source : MNHN, Paris
48
FRASER
triangle en général légèrement proximale à l’arculus. Abdomen noir
d'acier avec un reflet violacé sur le tergite marqué d'ocre vif : segments
T et II largement jaunes sur les côlés et segments IIT à IX avec des
bandes sternolatérales, celles des segments III à V coupées par les
sutures jugales noir ppendices anaux et la totalité du segment X
noir ; supérieurs à peu près le triple de ce segment, cylindriques, leur
moitié basilaire convexe en dehors après quoi l'appendice est dirigé
droit vers l'arrière et est rigoureusement parallèle à son symétrique ;
inférieur de même longueur ou de peu plus court, en triangle allongé,
l'apex relevé et terminé en courte épine.
Femelle. — Abdomen 35 mm. Aile postérieure 31 mm.
Même couleur et mêmes dessins que le mâle. Ailes hyalines, des
rayons ambrés à la base atleignent le premier anténodal et la mem-
brane. Valves génitales à peu près les 3/4 du segment , leur base
saillante vers l'arrière, leur apex étroitement bifide et à peu près le
cinquième de la largeur de la valve ; bord apical du segment IX con-
vexe, non saillant ; appendices anaux cylindriques, fusiformes, de peu
plus longs que les segments IX el réunis
MarTiN signale des formes de grande et de petite laille, les plus
€ ins abdominaux bien marqués, les plus petits à dessins
mal définis ou limités aux segments antérieurs. Le H. delicata Martin
des Séchelles est de ce dernier type. Je ne peux m'empêcher de penser
que MATIN à confondu les grandes formes avec A. virens qu'il ne
connaissait que par la description.
MADAGASCAR CENTRE : Ambohimanga, 4 XII 46, tous plutôt imma-
tures. Femelle HoLoTyPE et 4 mâles dans la collection de SELYS sans
autre provenance que « Madagascar ».
Hemicordulia virens (Rambur) (fig. 174, b, e)
Cordulia virens Rambur, 1846, Ins. Névrop., 147 (9).
Hemicordulia ? virens Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar
Ins., 23 : - 1871, Bull. Acad. Belg., (2) XXXI, 253 ; - 1874, Bull. Acad.
Belg., (2) XXXVII, 18. — KirBy, 1890, Cat. Odon., 47. — MARTIN, 1906,
Cat. Coll. Selys, Cordulines, 14 — Fra: , 1940, Proc. R. ent. Soc.
London, B XVIII, 133.
Mäûle. — Abdomen 36 à 38 mm. Aile postérieure 35 mm.
Tête : labium jaune terne, labre ocre vif, épistome jaune brunà-
tre, front et vertex vert émeraude métallique brillant, le bord infé-
rieur du front étroitement bordé d'ocre ; occiput brun ; yeux certaine-
Source : MNHN, Paris
Appendices anaux gd: — à, Hemicordulin virens (Rambur).
b, le même profil : ce, Hemicordulit similis (Rambur), vue
d, Genitalia d'Hemicordulia similis (Rambur) Q, vue ventrale : e,
le mème d'Hemicordulia virens (Rambur) Q@ : j, appendices anaux gf, vue
latérale droite, d'A, similis (Rambur).
vue dor:
dorsale :
ment vert émeraude sur le vivant. Prothorax brun, le lobe postérieur
déprimé et régulièrement arrondi. Synthorax brun jaunâtre pâle ou
ocre terne, le tiers supérieur du dos, avec aire diffuse sur la moitié
supérieure de la suture humérale et la moitié antérieure du mété-
pimère vert émeraude métallique brillant ; le mésépimère à aussi des
reflets dorés ou cuivreux sur sa moitié inférieure sous certains éclai-
rages. Tout le thorax couvert d'une fine pubescence courte en, duvet,
Source : MNHN, Paris
particulièrement épaisse sur le dos. Pattes très longues et grêles,
noires, les fémurs antérieurs, la surface externe des fémurs moyens
et les genoux des fémurs postérieurs ferrugineux vif. Ailes hyalines,
l'extrême base des ailes postérieures teintée d'ambre, membrane brune,
sa base blanche ; ptérostigma brun noi S court, couvrant
moins d’une cellule ; huit anténodales et six postnodales aux anté-
rieures ; six anténodales et huit à neuf posinodales aux postérieures ;
dix-huit à dix-neuf cellules dans la boucle anale, trois cellules dans
le sous-lriangle ; le reste de la nervation proche de celle de H.
asiatica Selys. Abdomen noir d'acier ou bronzé, parfois à reflet violacé
sombre sur le dos, la partie inférieure des cètés ocre vif, mais le
noir du dos des segments IV à VIII atteignant assez largement les
côtés aux extrémités apicales de façon à interrompre ce qui serait
sans cela une bande jaune lalérale continue ; dessous ocre, le noir
äpical s'étendant de façon diffuse sur le sternite des segments IV à
VIT. Segments IX et X entièrement noirs. Appendices anaux noirs
les supérieurs au moins trois fois plus longs que le segment X, cylin-
driques et lrès sinués, avec une double concavité externe, les apex
progressivement rélrécis el un peu obus ; l'inférieur d'un cinquième
plus court, en triangle allongé à extrême apex brusquement relevé.
Femelle. — Abdomen 38 mm. Aile postérieure 34 mm.
Coloration et dessins identiques à ceux du mâle. Ailes fortement
teinfées d’ambre sur toute la surface, plus fortement dans les espa-
ces sous-costaux et cubitaux des ailes antérieures el vers l'arrière jus-
qu'à l'extrémité de la membrane, dans les ailes postérieures jusqu'à
peu près le niveau de la première anténodale et le milieu de la dis
tance d'avec la cellule discale. Appendices anaux noirs, à peu près
i longs que les segments IX et X réunis, cylindriques et fusifor-
mes, rétrécis vers la base et vers l’apex, les apex faiblement obtus.
Valves génitales courtes et fortement bifides mais pas jusqu'à la
base ; à peu près moitié du segment IX, le bord apical de celui-ci est
nettement crénelé et saillant au milieu.
MapaGas
R
Macromia trifasciata (Rambur) (fig.
RD, 13 X, m, 18).
Macromia trijasciata Rambur, 1842, Ins. Névropt., 138, pl. III
8. 5. — SELYS, 1871, Bull. Acad. Belg., (2) XXXI, 549.
Phyllomacromia trijasciatu Selys, 1874, DC) ER TIS 21,
KiRBY, 1800, Cal. Odon., 56. — MarTN, 1906, Cat. Coll. Selys, Cordu-
lines, XVII, 75. k
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 51
Mâle. Abdomen 43 mm. Aile postérieure 35 mm. Ptérostigma
2,5 mm.
Tête : labium à lobe médian, base et une tache ovale près du
bord libre jaune citron, couleur de fond brun noir à noir : labre fer-
rugineux sombre avec une tache jaune médiobasale peu visible
face noir luisant, front et vésicule bleu noir d'acier marqué de jaune
citron : deux laches ovales au milieu du postelypéus et une tache
carrée de chaque côté, une large tache en demi-lune de chaque côté
du front el une lache ovale de chaque côté de la profonde échancrure
de sa surface supérieure. Occiput noir, relevé et à frange de poils
[TI TITI T
Fig. 18. — Ailes de Macromia lrifasciala Rambur, gt.
noirs. Veux bruns mais certainement vert émeraude sur le vivant
comme dans les autres espèces du genre. Prothorax brun. Thorax bleu
métallique sombre marqué de jaune citron, le sinus antéalaire, une
bande antéhumérale entière, une bande médiolatérale au-dessus du
Siiginate qui s'avance entre les ailes jusqu'à rejoindre sa symétrique
et enfin une bande sur le milieu du métépimère. Dessous jaune citron
marqué d'un large V bleu métallique. Pattes grêles et longues, les
fémurs postérieurs atteignant presque le bord apical du segment Il,
la moitié basale du côté interne des fémurs antérieurs jaune pâle.
Ailes hyalines, leur extrême base teintée de jaune d’ambre dans les
espi subcostaux et cubitaux des ailes antérieures mais sur toute
la base des ailes postérieures jusqu'au milieu de la distance de la
première nervure anténodale et de la transverse cubitale : indice nodal.
quatorze à seize anténodales et sept à huit postnodales aux antérieu-
Source : MNHN, Paris
52 F. C. FRASER
dix anténodales et postnodales aux postérieures : quatre tra
rses dans l'espace cubital ; trois dans les super-triangles des ailes
antérieures, deux sur les postérieures, seulement deux transverses
accessoires au pont, six à neuf cellules dans la boucle anale (norma-
lement six) ptérostigma très petit couvrant 1 2 celluies, noir’;
membrane blanche ; champ discal avec deux rangées de cellules et
parfois seulement une rangée sur une partie de la longueur. Abdo-
men noir passant au ferrugineux sombre à parlir du milieu du se
ment VI et jusqu’à l'apex, avec des taches jaune citron ; segment II
avec les expansions auriculées, une petite lache basale sous elles, une
ache médiodorsale basale double, une tache subdorsale de chaque
cêlé du bord apical et deux taches allongées sur les marges de la fosse
et du lobe génital ; segments III à VI avec des anneaux basilaires
entiers étroitement interrompus sur le milieu du tergite et deux taches
dorsales lriangulaires à base accolée à la suture jugale, ces anneaux
et laches devenant progressivement plus petits vers l'arrière : seg-
ment VII avec un large anneau basal occupant le tiers du segment
qui est ferrugineux au delà, devenant ferrugineux vif à l’apex du
segment ments VIII à X ferrugineux, celte couleur s'assombris-
sant presque jusqu'au noir vers la base des segments. Appendices
anaux jaune pâle mais l’apex el les cû des supérieurs noir et le:
pointes extrêmes de l'inférieur lerminées en deux épines noires sépa-
rées par une pelite échancrure, noir. Appendi supérieurs e
à la base, progressivement courbés en deho six ou sept petites
épines sur la surface ventrale de la face externe de la base, et une
rangée d'épines plus petites sur la même surface le long de la moitié
apicale de l'appendice. Appendice inférieur presque aussi long que
les supérieurs ; en rectangle allongé mais un peu rétréci vers l'apex
qui est échancré. Genilalia : lamina largement arquée, très déprimée,
hamulus antérieurs en tubercules noir luisant à peine saillants au delà
de leur large base ; postérieurs très larges en plaques arrondies en
disque (pénis abîimé dans le seul individu examiné) ; lobe très saillant,
un peu tronqué à l’apex, et son bord libre fendu pour enfermer un
profond sillon allongé tapissé d'une membrane blanche : quelques
soies noires courtes et dressées à l'apex de cette fissure.
Femelle. — Abdomen : 47 mm. Aile postérieure : 43 mm.
Coloration et dessins identiques à ceux du mâle, les trois derniers
segments ferrugineux, Ailes plutôt plus largement teintées de jaune
d'ambre que chez le mâle. Appendices anaux courtement coniques,
jaunes. Gonapophyses très courtes, fortement divariquées, suivies sur
le segment IX par deux courtes saillies digitées.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive-Tsimbazaza, 10 I 1950 : ALLo-
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 53
TYPE femelle au British Muséum ; le mâle TYPE de la collection Selys
est celui qui a servi à l'excellente description de RAMBUR.
Les espèces de ce genre volent haut, décrivant des cercles pendant
de longues périodes avant de se poser et se posant souvent tout à fait
hors de portée du récollteur. La nymphe est inconnue mais sans doute
semblable à celle des autres Macromia et vit dans les rivières à eau
limpide et cours rapide.
Famille des MACRODIPLACTIDAE
Dès 1897, SELYS, après avoir consulté Ris, séparait les quatre gen-
res Urothemis Brauer, Macrodiplar Brauer, Aethriamanta Kirby et
Selysiothernis Ris du reste des Libellulidae en un groupe, ou grand
genre, distinct. F1 le caractérisait comme suit
Triangle discal des ailes entier ; champ discal des antérieures
avec seulement deux rangées de cellules ; seulement 6 ou 7 anténo-
dales aux antérieures el 5 aux postérieures, l'anténodale distale des
antérieures complète ; secteurs de l'arculus divergents dès l'origine
yeux avec une petite protubérance temporale en arr abdomen
plus court que les ailes postérieures et celles-ci plutôt larges à la base :
genitalia mâles plutôt saillantes.
A ces caraclères on peut ajouter :
Genilalia femelles également suillantes ; anténodales primaires
présentes bien que vestigiales.
Sans fixer la place exacte de ces quatre genres dans la famille
des Libellulidae SELYs soulignait l’analogie de certains de leurs carac-
tères avec les Corduliidae et pensait que leur nervation se rappro-
chail du genre Brachydiplar. BRAUER sans doute parce qu'il considé-
rait les Corduliidae comme plus récents que les Libellulidae, plaçait
le groupe à la fin de ceux-ci ; Ris suivait cet exemple admettant ainsi
qu'il groupait les plus récents des Odonates. Rs donnait comme carac-
tères
Dernière anténodale entière ; en général seulement 5 à 7 anté-
nodales ; nervation très ouverte : côté costal du triangle discal plus
long que la moitié du côté proximal ; triangles discaux entiers :
distinct de tous les Libellulidae par la petite protubérance temporale
(caractère de Corduliidue). Ris omettait de dire que les secteurs n'étaient
pas confondus à la base et que les deux anténodales basales étaient
nettement plus épaisses que les suivantes, caractères qui les rendent
Source : MNHN, Paris
F. C. FRAS
R
au
plus archaïques que les Libellulidae et les placent au voisinage étroit
des Corduliidae, surtout du groupe Hemäcordulia chez qui les ailes
sont arrondies à la base dans les deux s comme chez les Libel-
lulidae. Ts constituent donc un groupe de transition entre Corduliidae
— dont ils diffèrent par leur coloration non métallique, l'absence
d'éla ements sur les côtés du segment II el l'absence de carènes
tibiales chez le mâle — et les Libellulidae dont ils diffèrent par leurs
deux anténodales primaires, l'absence de toute fusion des secteurs
de l'arculus (divergents dès la base), par la présence de la saillie
temporale, etc... Comme le premier genre décrit dans le groupe est
le genre Macrodiplax la famille à pris le nom de Macrodiplactidue (cf.
FRASER, 1950, Proc. R. ent. Soc. London, B. 19
Pour des raisons de simplicité les espèces de WMacrodiplactidae sont
groupées avec les Libellulidae (1) en un même tableau de détermina-
tion.
CLEF DES MACRODIPLACTIDES ET LIBELLULIDES MALGACHES
1. Anténodale distale des ailes antérieures complète ; arculus en géné-
ral au niveau de la seconde anténodale ou entre 1" et 2 anté-
nodale ... : Nes
— Anténodale distale des ail
2. Triangle discal des ailes antérieures à côté costal nettement angulé
24
de sorte que le triangle paraît quadrangulaire (fi 2 3
— Triangle discal des ailes antérieures à côté costal droit 10
3. Base du triangle discal des ailes postérieures prolongeant l'ar-
culus DE bo Dep
-- Base du triangle discal des ail al par rap-
port au niveau de l’arculus ; la plus grande partie des ailes brun
noir (fig. 22) Tetrathemis Polleni Selys
. Boucle anale des ailes postérieures aksente (fig. 24) (Calophle-
ù à
6
ia)
— Boucle anale de 3
5. Ailes du mâle brun noirâtre du nœud à l’apex, incolores chez la
femelle (fig. 24) .. Calophlebia Karschi Sely
— Ailes byalines, incolor Calophlebia interposita Ris
6. Au moins 12 anténodales aux ailes antérieures (fig. 26
LATE) RER AE Rs ;
— Jamais plus de 10 anténodales aux
ntérieures
(1) L'essentiel des références données par Ris (1910-19
Libellulines) n'est pas repris ici, d'aulant qu'elles
à très vaste répartition
importantes et les plus récentes.
Coll. Selys,
appliquent à des espèces
Nous ne reproduisons que les références les plus
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 55
Pleurites thoraciques avec 3 stries jaunes : une médiane et deux
stries humérales sinueuses .. Neodythemis Hildebrandti Karsch
— Pleurites thoraciques avec seulement une strie jaune médiane S
8. Boucle anale de 4 cellules rie jaune antérolatérale du thorax
interrompue et formant deux taches superposées ............ a
5 . Neodythemis Pauliani Fraser
— Boucle anale de 6 cellules : deux larges stries jaunes entières sur
les côtés du thorax, la postérieure recouvrant tout le métépimère
: Neodythemis trinervulata Martin
;: deux larges stries jaunes entières sur
les côtés du thorax, lantérieure sinueuse, la post ure large-
ment en arc sur la moitié inférieure du métépimère .
ÉRE rod node etre Neodythemis Arnoulti F
ser
9. Abdomen du mâle à épais revêtement de poils en dessous : seg-
ments 8 à 10 à large anneau jaune vif. Femelle semblable mais
à abdomen nu ere à Archaeophlebia Martini Selys
— Abdomen du mâle en dessous nu : segments terminaux noirs, où
le 8 à poinis jaunes .......... Malgassophlebia mayanga (Ris)
10. Espèce de très grande faille, ailes postérieures de 44 mm : mâle
à ailes fachées de noir ou de brun noir jusqu'au nœud : femelle
à apex largement noir et base hyaline. Champ discal des ailes
antérieures avec 4 rangées de cellules
ee Thermorthemis madagascariensis (Rambur)
— Espèces de taille plus faible à ailes postérieures ne dépassant pas
40 mm ; ailes jamais largement noires et au plus avec une teinte
brun noir ou dorée à la base des ailes postérieures ... il
11. Segments abdominaux 1 à 5 très dilatés, 6 à 10 très grêles el cylin-
driques ; nervure anténodale distale parfois incomplète 3
-. Âcisoma panorpoiïdes ascalaphoides Rambur
bdominaux différents, en général d'épaisseur constante
du régulièrement réduite vers l'apex ........................ 12
12. Ailes antérieures à 10 ou plus de 10 anténodales ; secteurs de l’ar-
culus confondus à la base ; arculus au niveau de la 2 anténo-
dale ou entre les anténodales 2 et 3 (fig. 28) (Orthetrum) ..…. 13
— Ailes antérieures avec au plus 7 anténodales ; secteurs de l’arcu-
lus divergents dès l’origine ; arculus entre les deux premiè
nodales (Macrodiplactidue) à : :
13. Be des ailes largement jaune jusqu'au triangle discal chez le
mâle, sur toute l'aile chez la femelle. Orthetrum azureum (Rambur)
-. Base des ailes incolore ou, au plus, une petite zone noir brunâtre
à l'extrême base des postérieures
14. Nervures anténodales noirâtres dans l’espace subcostal ….
DR DC croit er ul ... Orthetrum stemmale (Burm.) (1)
— Nervures anténodales jaune vif dans l’espace subcostal ...... 15
: Les Orlhetrum ne se délerminent de façon certaine qu'avec les
genilalia. Cf. fig. 29 7-8.
Source : MNHN, Paris
. Une seule rar
. Bandes pâles des côtés du thorax bien visibles
. Seulement 6 anténodä
. Ba:
. Mâle avec une large fa
C. FRA
. Espèce grande et erêle à abdomen plus long que l’aile postérieure,
AUNÉMMATQUE elMOINE Re. eu ee. Orthetrum trinacria Selys
Espèces plus petites, à abdomen plus court que l'aile postérieure 16
e de cellules entre les longues nervures Rs et
Rspl ; Cu P séparée de l'angle inférieur du triangle discal ...
CUÈS Orthetrum Abbotti Calveri
Deux angées de seules entre Rs et Rspl ; Cu P naissant en géné-
ral directement de 1 ‘angle inférieur du triangle CISCO 2 17
. Deux bandes jaune-blanchâtre brillant de chaque côté du thorax :
18
une bande noire de chaque côté de l'abdomen ee
Pas de bandes pâles sur les côtés de l'abdomen mais plusieurs
lignes et bandes noires sur le dos .. Orthetrum icteromelas Ris
el étroitement
bordées de noir ; parfois une autre bande pâle sur le dos ; tibias
et tarses noirs Orthetrum caffrum (Burm.)
Bandes pâles de: x peu marquées ; libias el Lars
- Orthetrum brachiale (Beauv.
côtés du thor:
er
rès petile es abdomen de 18 mm, aile postérieure de 20 mm;
abdomen du m :........ Aethriamanta rezia Kirby
Espèces plus grandes à abdomen n'ayant pas moins de 25 mm
etRaile postérieure au moins 30 mm ........2...."...:.....
äiles antérieures ; de
pas la nervure Cu P ; champ dis
ailes postérieures ne dé
de l'aile antérieure avec deux
plus (fig. 19) + Macrodiplax cora (Brauer)
Pas moins de 7 anténodales el 7 7 postnodales aux ailes antérieu-
dessin basal des ailes nos ones atteignant le triangle
discal ; champ discal des ailes antérieures avec deux rangées “de
cellules j jusqu'au delà du nœud (fig. 21) Urothemis assignata Selys
al
rangées de cellules jusqu’au nœud au
. La plus grande partie des ailes largement noir mat ou jaune So
noir
Ailes hyalines
le, en génér:
incolores où avec seulement une petile lache basa
IStinitée aux postérieures"...
. Grande espèce à corps mélallique foncé et aile postérieure me-
surant 25 à 30 mm de long (Rhyothemis) .................. 23
Espèce plus petite, à corps non métallique et aile postérieure ne
dépassant pas, 20 mm {Pa/popleura)n....................... 24
des ailes postérieures noire jusqu'au niveau du nœud : ; aile
antérieure incolore (fig. 40 b) .. Rhyothemis semihyalina (1)
Toutes les ailes noires jusqu'au ptérostigma (fig. 40 4)
de Rhyothemis cognata (Rambur)
ale
cie sombre, oblique, sur la moitié ba
des ailes, brun sombre chez les subadultes, argentée chez les adul-
tes ; femelle avec de larges dessins brun noirâtr la base et au
nœud, étroitement réunis le long de l'espace subcostal (fig. 3
a] Palpopleura vestita Rambur
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈ
âle avec toute l'aile antérieure, sauf l'apex, et toute l'aile po:
térieure, sauf le Lord postérieur, brun noir à noir d'acier (hétéro-
morphe) ; femelle à dessins semblables à ceux de vestita mai
dépassant largement le nœud ; dessin nodal étendu vers l'arrière.
la base de loutes les ailes en général jaune d'or jusqu'au del
du nœud ; mâle andromorphe avec la coloration de la femelle ma:
sans la zone jaune doré (fig. 34 4, d) .. Palpopleura lucia (Dru
Champ di
(fig. 38) .
— Champ dis
antérieur
deux rangées de cellules aux ailes antérieures
26
aux ailes
de cellule.
chez les femelles, deux
1 avec trois
souvent,
s avec
rangées chez Zygont 28
26. Espèces de taille petite ou moyenne à front non métallique .. 27
-- Espèce de grande taille à front bleu ou vert métallique vif et face
OCT OU OTAN SEMI E ene Chalcostephia coronata (Selys)
Espèce de très pelite taille à ailes hyalines ; abdomen de 16 mm
et aile postérieure ne dépassant pas 26 mm | triangle discal entier:
sous-triangle entier ou de deux cités (Aero) ë
..… Diplacodes exilis Ri
— Espèce plus g rande apex ‘el bord ‘costs 1 des ailes des mâles adul-
les ombrés de noir ; abdomen de 20 à 25 mm et aile postérieure
de 24 à 30 mm Diplacodes Lefebvrei (Rambur)
ou plus longs que les griffes de
28. Crochets des griffes aussi |
sorte que celles-ci paraissent bifides (Zygonyr) 29,
Crochels des griffes courts et situés à la base des g 31
a
29. Thorax et base de l'abdomen vert mélallique très sombre sans
dessins visil face noire chez le mâle et jaune coupée de noir
chez la femelle ; 11,5 à 12,5 anténodales ; espèce très grande et forte
5 3 Zygonyx viridescens (Mar in)
pèces plus petites ab domen et aile postérieure mesurant envi-
ron 20 à 40 mm ; face plus pâle : 9,5 à 10,5 anténodales .... 30
Abdomen et aile postérieure de 40 mm : seaments abdominaux
1 à 3 à taches latérales jaunes : mâles adultes bleu par suite
de leur pruinosité ; femelles à petites tache basale jaune aux aile
postérieures Zygonyx hova (Rambur)
—- Abdomen et aile postérieure ‘de 0 mm ; segments abdominaux 2
à 4 et 7 à 8 à dessins jaunes ; femelles à base des ailes postérieures
et bord coslal des antérieures du nœud au ptérostigma, jaune d'or
Zygonyx ranavalonae Fraser
21. Thorax vert métallique sombre, à taches jaunes bien visibles
abdomen dilaté à la pee tréci du segment 3 au segment
puis dilaté en fuseau, les derniers segments déprimés
I - Olpogastra lachesis Karsch
allique, de couleur variable È 22
32. Ailes postérieures des mâles à large aire brun rougeâtre diffus
proximalement au nœud, suivie distalement par une grande tache
blanche opalescente : boucle anale ouverte à l'apex à
Pre . Tholymis tillarga (F.)
— Thorax non mé
Source : MNHN,: Paris
33.
39.
40.
. Tache basale des ailes postérieures mate :
. Segments abdominaux
PC
F. C: FRASER
Ailes postérieures sans cette tache brun rouge et blanc : boucle anale
ferme ra LADen dE A MNEEUEnNT enr à 33
abkdomen de 30 mm et aile postérieure
de 40 mm ; ailes larges à la base, très aiguës à l’apex ; ptérostigma
très petit e anale des ailes postérieures couverte de rangt
serrées de petites cellules ;: boucle anale longue et étroite : 13,5
anténodales aux antérieures et 7 aux postérieures .......... 34
HÉDOCES AN LUSADE LES RU AN pme ee Lena e ru 36
Espèces de grande taille
. Côte médiane de la boucle anale sinueuse, non angulée : tache
basale des ailes postérieures jaune, hyaline ; apex des ailes posté-
rieures du mâle avec une petite lache jaune ; abdomen jaune,
rougeâlre à la base du dos ne Pantala flavescens (F.)
Côte médiane de la boucle anale fortement anguleuse ; tache basale
des ailes p ieures brun rouge mal ; abdomén brun rouge som-
bre (fig. 42) (Tramea) 35
l'aire mate souvent avec
une échancrure sur son bord basal, étroite et atteignant l'angle
postérieur de l'aile (fig. 42 4) ...:.. Tramea limbata (Desjardins)
l'ache basale des ailes postérieures jaune d'or, enfermant deux
bandes brun rouge mat (fig. 42 b) ...... Tramea basilaris (Burm.)
9 à 10 égaux au 8 .. Lokia modesta (Ris)
Sezments abdominaux 9 à 10 progressivement plus courts que
1 EU abondante : D ee 37
37
T7. Espèces de taille moyenne, ferrugineux vif ou rougeâtre, nervures
des ailes jaune ; pas de de: s sombres sur le corps 38
Espèces de taille moyenne à coloration variable mais en général
tachées de sombre sur le thorax et l'abdomen 39
angées de cellules entre ZR 3 et Rspl : Cu P
ne naissant pas de l'angle postérieur de la
CARE ù Crocothemis divisa Karsch
Rouge où ferrugineux plus vif à abdomen plus large ; une rangée
de cellules entre ZR 3 et Rspl ; Cu P naissant de l’angle postérieur
du triangle discal ; bords latéraux des segments abdominaux 4 et
5 avec environ 20 épines serrées .… Crocothemis erythraea (Brullé)
Lobe postérieur du prothorax agrandi, bilobé, frangé de longs
poils 8 40
Lobe post. A
Bord costal des ailes jaune d’ambre vif avec une strie noire dans
l'espace sous-costal de l’une au moins des ailes (HE) ne
dénatnee -.. Hemistigma affinis (Rambur)
Bord costal des ailes incolore .. Sympetrum Fonscolombei (Selys)
vâtre terne : deu:
des ailes postérieur
cellule distale
rieur du prothorax pebit (Trithemis)
- Espèces noires où à pruinosité bleue à nervures noires ... 42
Espèc
en par
jaunes ou rouges à dessins noirs limités : nervation souvent
ie rougeâtre ou ocre 44
- Base des ailes sans dessins noirs nets : abdomen plus court que les
ailes et rétréci vers l’apex ‘fig. 26) Trithemis Risi Longfield
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 59
— Base des ailes à petit dessin brun noirâtre ou jaune doré sur la
membrane ; abdomen aussi long ou plus long que les ailes et
en général entièrement grêle 43
ailes postérieures
Trithemis hecate Ris
, à la base des ailes pos-
Trithemis aureola Ris
43. Dessin triangulaire noir brunâtre à la base d
contre la membrane (fig. 36,8) .........
— Dessin, en général peu visible, brun doré
térieures sur la membrane
44. Espèce rouge vif ou orange à face et front rouge sang ; ptéros-
tigma et abdomen vermillon ; toutes les ailes avec une large fascie
jaune doré à la base, atteignant près de la moitié de la distance
au nœud (fig. 36,5) Trithemis ardens Gerstaecker
— Dessins jaunes basilaires des ailes ne dépassant pas la cellule dis-
cale aux postérieures EST 45
. Ailes antérieures avec 9,5 à 11,5 anténodales : ptérostigma de cou-
leur vive, bordé de larges nervures noires : dessins basilaires des
ailes jaunes mais sans trainées sombres dans les aires cubitale
et subcostale ; abdomen écarlate à bande médiodcrsale noire sur
les segments 7 et 8 ; nervation rouge jusqu'au ptérostigma (fig 36.3
: £ ; à -........ Trithemis annulata (Beauv.)
- Ailes antérieures avec 11,5 à 12,5 anténodal é
pelit, brun rougeâtre ; nervation rouge jusqu'au pt
tache basale jaune des ailes postérieures de dimensions très
bles ; abdomen rouge sang ; segments abdominaux 3 à 7
noires apico-latérales ; 8 à anneau apical noir : 9 et 40 noirs
36,2)
(fig.
D oumnuot -...... Trithemis arteriosa (Burm.)
s antérieures avec 12,5 à 13,5 anténodales : ptérostigma brun
rougeâtre sombre ; un point jaune profond à la base des ailes
postérieures avec une lraînée noirâlre dans l'espace cubital : ner-
vation rouge jusqu'au nœud (fig. 35, 36.4) Trithemis selika (Selys)
— Ailes antérieures avec 13,5 à 15,5 anténodales : ptérostigma brun
rougeâtre sombre bordé de noir ; une petite tache jaune doré à
la base des postérieures, sans traînées sombres dans les paces
subcostal et cubital ; abdomen écarlate terne (HS 2606 1) ere
De Trithemis haematina {Ramb.)
à 15,5 anténodales ; plérostigma noi
râtre ; base des ailes postérieures avec un petit point brun roug
tre et deux traînées noires dans les espaces subcostal et cubital
nervation rouge au moins jusqu'au nœud (fig: 36,6)
2 à er Trithemis persephone Ris
Genre Macrodiplax Brauer
Un petit genre de deux espèces : une largement répandue à tra-
vers les régions paléotropicales, l’autre couvrant la région néotro-
picale. Les caractères du genre sont ceux de la famille : triangle
discal entier ; champ discal des ailes antérieures commençant par
deux rangs de cellules et avec une nervure Mspl bien dé loppée
ses marges, MA et Cu P, sont fourchues distalement ; une rangée de
Source : MNHN, Paris
60 F. C. FRASER
cellules entre ZR 3 et Rspl. Tète g
thorax fort ; abdomen moyennement épais, déprimé et plus court que
les ailes. Genitalias petits el sans caractères marquants.
Espèce ryPe du genre : Diplax cora Brauer.
rande, yeux largement contigus,
Macrodiplax cora Brauer (fig. 1
Diplax cora Brauer, 1867, Verh. zoo!. bot. Ges. Wien, 17 : 20,
289. — Macrodiplax cora Brauer, 1868, Verh. 2001. bot. Ges. Wien, 18:
737. — Ris, 1913, Cat. Goll. Selys, Libellulines, 16 : 1038, avec
les références antérieures à 1913). — Fraser, 1950, Proc. R. ent. Soc.
London, 19 : 77. — Libellula lycoris Selys, 1869, Pollen et Van Dam,
Madagascar Ins. : 22.
Fig. 19. — Aïles de Macrodiplar cora Brauer.
Cette espèce n'est citée de Madagascar que sur la foi dé SELYs
qui la cite de « Madagascar ou Maurice ». J'en ai reçu un grand nom-
bre d'exemplaires de cette seconde île et ne l'ai jamais vue de Mada-
gascar. Fortement migratrice, l'espèce n'est pourtant pas citée non
plus d'Afrique. En période de migration je lai rencontrée en abon-
dance à Madras et dans l'Ouest de l'Inde, mais elle est très rare
ou totalement absente en d'autres moments de sorte qu'elle à pu
échapper aux recherches en Afrique orientale. Son abondance à Mau-
rice montre que sa migration pénètre profondément l'Océan Indien
et devrait par suite atteindre l'Afrique comme c’est le cas des Pantala
et Tramea également migrateurs.
Mäle el Femelle. — Abdomen 23 à 28 mm : aile postérieure 31
à 35 mm.
Labre noir, face et front ocre brillant avec une ligne basale noire
en haut du front devant les yeux qui sont rouges sur le vivant. Thorax
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 61
able à jaune brunâtre avec une courte li
supérieure de la suture humérale, une autre sous le stigmate et une
troisième lraversant toute la longueur de la suture postérolatérale.
jaune e noire sur la partie
Pattes noires stries jaunes. Abdomen ferrugineux à bande noire
tout du long de la carène médiodorsale des segments 1 à 10. Femelle
semblable mais à coloration un peu plus terne, l'abdomen olivâtre
à un peu vert jaunâtre à la base. Bande dorsale noire un peu plus
étroite ; labre jaune étroitement bordé de noir. Ailes hyalines dans
les deux sex à nervation très ouverte ; ptérostigma court, jaune
vif : 6 à T7 anténodales seulement aux ailes antérieures, lriangle discal
entier, champ discal des ailes antérieures avec deux rangées de cel-
lules seulement : ailes postérieures avec une tache basale jaune dorée
atteignant la première anténodale, la transverse cubitale ou un peu
au delà de celle-ci et, vers l'arrière, le lornus au bord de l'aile ; une
faible trace seulement de cette coloration dans l'aile antérieure sur
les espaces subcostal et cubital.
Cbservé à travers toutes les ré s tropicales de l'Asie du Sud-
Est et de la Nouvelle-Guinée, du Pacifique à l'Océan Indien.
Pendant ses migralions, j'en ai vu des exemplaires sur le haut
des buissons ou des arb bas, {ous les buissons ayant un occupant,
à perle de vue.
00 Ailes de Aelhriamanta r
Kirby.
Genre Aethriamanta Kirby
Un genre de très petites Libellules à nervation très ouverte, peu
d'anténodales, le champ discal des ailes antérieures avec seulement
deux où même un seul rang de cellules ; tous les triangles entiers :
ptérostigma relalivement grand ; anténodales primaires présentes et
anténodale terminale entière. Les autres caractères sont ceux de la
famille.
èce Type du genre : Libelluia brevipennis Rambur.
Une seule espèce connue de Madagascar.
Source : MNHN, Paris
62 F. C. FRASER
Aethriamanta rezia Kirby (fig. 20)
Aethriamanta rezia Kixby, 1889, Trans. z0ol. Soc. London, 12
298. — SELYS, 1897, Ann. Soc. ent. Belg., 41 : 86. — Ris, 1908, Jena ische
245 1913, Cat. Coll. Selys, Libellulines, 1
a mundula Karsch, 1890, Berl. ent. Zeit. 33
Urothemis mundula Martin, 1912, Feuille jeunes Nat.
Petite espèce décrite sur un exemplaire de Madagascar mais qui
est commune en Afrique et dont je n'ai pas vu d'exemplaire malgache ;
elle rappelle un très petit Wacrodiplar cor par sa coloration et s
nervation.
Mûle ei Femelle. —- Abdomen 16 à 18 mm ; aile postérieure 20
mm.
Mâle. -— Labium jaune, noir en son centre, labre noir avec deux
taches Pasales jaune, face et front ferrugineux, rouge vif vers le haut ë
front avec une étroite ligne Basale noire en haut. Thorax brun rou-
seâtre sur le dos, jaune sur les côtés, sans dessins no: sauf deux
bandes transverses noires sur la poitrine. Pattes noires. Abdomen
écarlate, les sutures entre segments étroitement noires et tendant à
former de petits points triangulaires dorso-apicaux noirs sur chaque
segment à partir du 3. Appendices anaux rouge jaunâtre. Genitalia
très saillants ; hamuli saillant en longue épine obliquement vers l’ar-
rière (fig. 43 k).
Femelle. — Plutôt plus robuste, à abdomen plus épais (rétréci de
la base à l'apex chez le mâle). Labium noir, thorax vert olive avec
une large bande médiane brun rougeñtre sur le dos et une bande
semblable dans la région humérale. Akdomen olive avec une ligne
médiodorsale noire à partir du segment 3, s'élargissant, de segment
en segment, à l'apex de chaque segment : bords des segments étroi-
tement noirs. Terebra grande, noire, saillant largement en arrière
Ailes hyalines dans les deux sexes avec, Sur toutes les ailes une tache
salé dorée alteignant la première anténodale aux antérieures. et la
dépassant légèrement aux postérieures ; la tache s'étendant jusqu'au
bord de l'aile vers l'arrière sur toutes les ailes et avec des rayons brun
rougeätre sombre dans les espaces subcostal et, cubilal. Une tache
brun sombre variable sur ie champ anal des postérieures ; le jaune
tendant parfois jusqu'au triangle discal. Seulement six anténodales
aux antérieures el cinq aux postérieures ; champ discal des antérieu-
res débutant par deux cellules, puis se continuant comme des cellu-
les simples sur deux rangées, puis de nouveau par un double rang
de cellules. Boucle anale étroite, oblique à nervure mé
bord externe très sinué
iane droite,
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 63
Je n'ai pas vu d'exemplaires malgaches mais l'espèce est abon-
dante par places en Afrique continentale d'où j'en ai vu de nombreux
spécimens. Indiquée par PINHEY comme rare en Afrique du Sud où
il l'a vue posée sur les roseaux au bord des mar Son abdomen
rouge vif la rend visible même à distance. J'ai fait les mêmes obser-
vations pour l'espèce orientale brevipennis qui est une espèce timide,
difficile à capturer car elle reste à distance au-dessus de l'eau
— Ailes de Urolhemis assignala Selys.
Genre Urothemis Brauer
Genre de grande taille, robuste, à vol fort, avec les caractères
Aethriamanta sauf la laille qui est bien plus forte. Tête et yeux
grands ; prothorax à petit lobe postérieur : caractères de nervulation
de la famille : triangle discal entier : champ discal des antérieures
à bords parallèles ou seulement légèrement convergents : 2 rangées.
de cellules dans ce champ el une rangée entre ZR 3 et Rspl ; boucle
anale bien développée ; base des ailes postérieures occupée par 6 à
T rangées régulières de cellules en échelon. Genitalias des deux sexes
Saillants et très proches de ceux d'Ae/hriamanta.
èce TYPE du genre : Urothemis bisignata Brauer.
Une seule espèce à Madagascar.
Urothemis assignata (Selys) (fig. 21)
Libellula sanguinea Rambur, 1842, Ins.. Névropl., 112 (nom.
preocc.).
Libellula assignata Selys, 1872, Rev. Zool.,
Pollen et Van Dam, Madagascar Ins. : 22.
Urothemis assignata Ris, 1913, Cat. Coll. Selys, Libellulines, 1017,
) 28 : 176 ; — 1869,
Source : MNHN, Paris
61 F. C. FRASER
1919 (pour toutes les références antérieures à 1913). — FRase
Hém. Inst. sci. Madag., À VIT : 26, 40. — PintreY, 1951, Men.
vaal Museun, 5 : 287.
Mâle. — Abdomen 25 à 27 mm : aile postérieure 36 à 37 mm.
Tête : lèvres ocre : épistome, front et vésicule passant progressi-
vement de l'orange vif au ferrugineux vif ou à l'écarlate : front avec
une étroite ligne basale noire. Prothorax et thorax brun rougeûtre
sombre sur le dos, passant à un ocre plus pâle ou à l’olive sur les
côtés. Pattes noires. Abdomen rouge sang avec le milieu du dos étroi-
tement noir sur les segments 8 à 9 ; appendices anaux ferrugineux.
Aïles hyalines, nervation ouverte, rouge où jaune selon e ; apex
étroitement el faiblement rembrunis ; bases avec une zone rougeà-
tre sombre, très faible aux ailes antérieures, large aux postérieures
où elle atteint la première anténodale ; base du triangle discal et sur
une étendue variable vers l'arrière — en général sur plus de la moitié
de la distance de la cubilale au bord de l'aile — rembrunies. La tache
sombre est profondément échancrée sous le triangle et se lrouve dans
une zone jaune d'or tandis que sa nervation est écarlate vif.
Sur un exemplaire de l'Guest : Miandrivazo, l'aire sombre est
très réduite, limitée à l'aire cubitale jusqu'au triangle discal et à un
petit espace entre la membrane et la base de la boucle anale ; l'aire
rouge sombre. Un autre mâle de Tananarive-Tsimbazaza montre l'ex-
trême de celte évolution, il y a des traînées brun rougeâtre sombre
dans les espaces subcostal et cubital de l'aile antérieure, atteignant
la seconde nervure anténodale et l'arculus : dans les ailes postérieu-
res une lraînée sombre atteint troisième anténodale dans les espa-
ces costal el subcostal jusqu'à l'apex du tr angle et sur les trois quarts
de la distance entre la nervure anale el le bord de l'aile.
Femelle. — Taille du
e mais abdomen plus fort et un peu
plus court. Coloration plus pâle, la face olive, {horax ocre foncé,
abdomen jaune olive à dessins sombres plus sombres, la ligne sur la
carène médiodorsale se développant vers l'apex de chaque segment
8 où il y à seulement une tache jaune baso-latérale : segments 9 et
10 entièrement noirs. Dessins alaires semblables à ceux du mé
aussi variables que lui. Terebra saillante fortement en oblique.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive : Mandritsara.
MabaGascar Ouest : Miandrivazo.
MapaG. R ESr : Ambila Lemailso.
BTRANO : Nosy Be.
le et
Toute l'Afrique. L'espèce n'est connue que de peu d'exemplaires
de Madagascar sans doute parce que très difficile à capturer, comme
j'ai pu le constater pour l'espèce orientale proche signata (Rambur).
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 65
Famille des LIBELLULIDAE
Les Libellulidae sont caractérisés par la base des ailes postérieu-
res arrondie dans les deux sexes, par l'absence d'expansions sur les
côtés du segment abdominal 2 du mâle ; les yeux sont plus ou moins
confluents, parfois simplement tangents ; corps rarement métallique :
forme de l'abdomen lrès variable, long ou court, cylindrique, épais
et déprimé ou fusiforme ; ailes en général hyalines mais parfois colo-
rées en tout où en partie el partiellement opaques : ailes de forme
et de nervation variables, réticulation écartée ou serrée : en général
plus de 7 anténodales, les distales de l'aile antérieure entières ou
non ; triangle discal de forme variable, large ou très étroit et allongé
transversalement, partagé ou entier ; secteurs de l'arculus soudés à
l'origine (rarement, et cela jamais dans les espèces malgaches, diver-
gents dès l'origine) ; champ discal des ailes antérieures comprenant
de 1 à 4 rangs de cellules dans la région proximale ; Cu P des ailes
postérieures naissant à l'angle inférieur de la cellule discale ou sépa-
rée de cet angle ; boucle anale de forme variable, très rarement ab-
sente, en général allongée et dépassant le niveau du triangle discal.
Appendices anaux du mâle très homogènes ; ovipositeur de la femelle
obsolète.
Genre Tvre : Libellula Linné.
C'est la famille dominante à Madagascar où elle est représentée
par 22 genres et 51 espèces dont 5 genres et 23 espèces endémiques,
les autres connues d'Afrique. Certaines de ces espèces ne sont citées
de Madagascar qu'avec doute.
Genre Tetrathemis Brauer
Tetrathemis Brauer, 1868, Verh. z001. bot. Ges. Wien, 18 : 18
369, 727. — Ris, 1909, Cat. Coll. Selys, Libellulines, 9 : AT, 44. —
PINHEY, 1951, Mer. Transoaal Museum, 5 : 197, 201.
Neophlebia Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins., (5) 1:
18.
Une seule espèce, Polleni Selys, est connue de Madagascar ; elle
se distingue de toutes les autres espèces par les ailes du mâle, et plus
rarement de la femelle, fortement marquées de noir. Le genre se
reconnaît à la forme du triangle discal des ailes antérieures dans
lequel le côté costal est fortement angulé ou courbé, ce qui lui donne
l'aspect quadrangulaire.
Espèce Type du genre : 7. irregularis Br.
Source : MNHN, Paris
66 F. C. FRASER
Tetrathemis Polleni (Sely
22)
Neophlebia Polleni Selys, 1869, Le
Tetrathemis Polleni Ris, 18 Le
201.
Tetrathemis Carpenteri Fraser, 1941, Proc. R. ent. Soc
10 : 140 (forme hyaline du mâle).
— PINHEY, 1951, L.c. :
London,
Fig. 22. — Aïles de Zetrathemis Polleni (
RIS ne connaissait que le mâle à ailes colorées et c’est PINHEY qui,
le premier, ayant capturé ensemble les deux formes de mâles en re-
connut l'identité. 11 a décrit des formes dans lesquelles la teinte noire
apparaît comme un léger nuage dans la partie apicale des ailes, et
tous les stades aboutissant aux formes dont l'aile est presque entiè-
rement noircie. La forme hyaline (andromorphe) ne présente jamais
cette teinte noire, même à l'état adulte. J'ai vu récemment une femelle
présentant une large aire noire dans les deux ailes, le bord externe
de la tache étant en ligne avec l'extrémité proximale du ptérostigma,
et la tache des ailes postérieures n'étant que les deux tiers de celle
des ailes antérieures. Cette forme est une femelle andromorphe, et la
forme hyaline du mâle est la forme Carpenteri.
ans précision, TYPE de Polleni.
MADAGASCAR OUEST : Ambilobe, V. ; Morondava, forêt Befasy.
MADAGA R Esr : Maroantsetra : Ankatokalo, V.
Mapa: R SUD : Behara.
Considérée comme commune au Zoulouland par Pnney, récoltée
en Ouganda par le Professeur Carpenter ; j'en ai vu quelques exem
plaires du Congo belge : Kasenyi et lac Albert : l'espèce semble done
largement répandue.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 67
Genre Archaeophlebia Ris
Neophlebia Selys, 1896, Ann. Soc. ent. Belg., 40 : 83.
Archaeophlebia Ris, 1909, L INR
5.
Le genre est monotypique avec Neophlebia Martini Selys comme
espèce type. Il possède le triangle discal quadrangulaire de Tetrathe-
mis mais diffère de ce genre par Cu P des ailes postérieures naissant
du milieu du bord externe du triangle discal. Le champ discal des
antérieures est aussi plus large, commençant avec une seule rangée
de cellules, mais s'élargissant en deux rangs au niveau de l'extrémité
proximale du pont. Il diffère de toutes les autres Libellules par l'épais
revêtement de longs poils de la surface ventrale de l'abdomen du
mâle, caraclère sexuel qui n’a été relevé ni par SELYS, ni par RIS,
bien qu'il ait été partiellement figuré dans le Catalogue des Collec-
tions de SeLvs, Libellulines, fig. 20, où l'importante pubescence est
figurée étendue au dos du segment 10 et à toutes les parties figurées.
Fig. 23. — Ailes de Archacophlebia Marlini Selys.
Archeeophlebia Martini Selys (fig, 23)
Le mâle peut se distinguer de tous les autres Odonates par la
dense pubescence qui couvre la surface ventrale de l'abdomen et les
deux sexes par la brillante coloration jaune doré des trois derniers
segments de l'abdomen, le segment 8 ayant seul un large anneau
apical noir {la description originale donnait des dessins apicaux noirs
aux trois derniers segments, mais cela sans doute par suite de chan-
gements post-mortem). La femelle à ces trois segments noirs sur le
dos, sauf une petite lache lriangulaire jaune à la base du segment
8. Les deux sexes ont la face jaune citron avec une tache noire en T
renversé sur le front, Au vol l'espèce pourrait facilement se confondre
avec une femelle de Trithemis auquel elle ressemble beaucoup ; la
place prise par la coloration jaune diffère beaucoup de la disposition
habituelle chez les Tetratheminae.
Source : MNHN, Paris
68 F. C. FRASER
La femelle ne diffère du mâle que par la coloration sombre de
l'apex de l'abdomen et par l'absence des poils infra abdominaux si
visibles chez le mâle. Abdomen 21 à 23 mm ; aile postérieure 29 à
31 mm ; ptérostigma mâle 2 mm, femelle 3 mm. Le triangle discal
des ailes postérieures a son bord costal repoussé vers l'arrière et non
‘dans le prolongement de WA ; la boucle anale est très irrégulière,
comptant 6 à 8 cellules chez le mâle et 4 seulement chez la femelle.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Vallée de la Ramena, Mayanga, 5 mâles
TYPES.
MapaGascaR CENTRE-EST : Périnet, un couple.
MapaGascar Sup-Esr : Andohahelo, Beroanga, un couple (R.P.).
Fig. 2. — Ailes de Calophlebia Karschi Selys
Genre Calophlebia Selys
Calophlebia Selys, 1896, Ann. Soc. ent. Belg., 40 : 80. — Ris, 1909.
lcEu66.
Ce genre de Tetratheminae diffère des deux précédents par l'ab-
sence totale de boucle anale aux ailes postérieures ; il diffère aussi
de Tetrathemis par la grande séparation, aux ailes postérieures, entre
Cu P et l'angle postérieur du triangle discal, mais le bord costal de
ce triangle est fortement angulé comme dans ce genre
Espèce type du genre : C. Karschi Selys.
Calophlebia Karschi Selys (fig. 24)
Calophlebia Karschi Selys, 1896, L.c. : 80. — Ris, 1909, L.c. : 67.
Je n'ai vu qu'un exemplaire de cette belle espèce qui est aisément
reconnaissable à sa grande ressemblance avec T. Polleni, mais avec
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 69
une faille bien plus avantageuse et sans la boucle anale des ailes
postérieures. En outre T. Polleni a l'extrême apex des ailes marqué
de hyalin, tandis que dans cette espèce la totalité de l'aile est brun
noirâtre foncé, de l’apex jusque bien en dedans du nœud. Elle res-
semble beaucoup, en particulier par la coloration des ailes, à Agrion
splendens et spécialement à sa var. persica.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be ; vallée de la Ramena, Types et
COTYPES (1).
Sans doute très localisée car elle à échappée aux récolles de
Calophlebia interposita Selys in Ris
Calophlebia interposita Ris, 1909, Z.c. : 66, 68.
Espèce connue par 1 mâle et 2 femelles étiquetées Madagascar,
sans plus. Elle diffère de Karschi par ses ailes entièrement hyalines
mais à faible teinte jaune, un peu plus foncé à la base jusqu'au niveau
de la première anténodale. J'ai comparé les genitalia et la description
d'interposila données par Ris avec ceux du seul exemplaire mâle de
Karschi que j'ai pu étudier et lrouve les deux espèces parfaitement
identiques en ce qui concerne la couleur, les dessins, la taille et la
nervation. En ce qui concerne les genitalia, ceux de l'exemplaire de
Karschi diffèrent légèrement des figures 33 el 34 données par Ris de
telle sorte que les deux figures pourraient s'y appliquer. Je doute par
suite de la valeur spécifique d'interposita et crois qu'il ne s’agit peut-
être là que d'une forme hyaliné de Karschi comme il s'en trouve chez
T. Polleni. Ris n'évoque pas cette possibilité et ne donne d'autres
caractères différentiels que la couleur des ailes. Un matériel abondant
serait nécessaire pour résoudre ce problème. Malheureusement la
femelle de Karschi est encore inconnue, de telle sorte que nous ne
pouvons comparer ce sexe à la femelle d'interposita qui a les apex
des ailes brun noir jusqu'au milieu du ptérostigma.
Genre Malgassophlebia nov.
Ris à décrit un troisième Calophlebia qui diffère par tant de ca-
ractères des autres que je ne comprends pas pourquoi il ne les en à
pas séparé, étant donné qu'il indiquait qu'il faudrait peut-être créer
pour lui un genre spécial. C. mayanga Ris diffère de Karschi et inter-
toujours là de l'énigmatique localité de Rumena, Mayanga.
R.P. — Sans doute une méprise pour Majunga. — F.C.F.
Source : MNHN, Paris
70 F. C. FR
posila par les caractères suivants : réticulation alaire plus ouverte
moins d'anténodales (7 aux postérieures contre 14 chez Karschi) : aile
postérieure à base plus large ; boucle anale présente ; triangle discal
des ailes postérieures pas en ligne avec l’arculus ; secteurs longitudi-
naux principaux avec seulement une faible courbure à l'extrémité
distale ; His des ailes antérieures entière : épines des pattes et geni-
talia mâles complètement différents.
Fig. 25. — Ailes de Halgassophlebia mayanga (Ris).
Sur ces bases, je propose de créer le genre Malgassophlebia pour
Calophlebia mayanga Ris, avec la définition suivante :
Tête comme chez Calophlebia ; lobe postérieur du prothorax plu-
tôt étroit, en demi-lune, frangé de longs poils, saillant vers l'arrière Le
thorax métallique à dessins jaunes : ailes hyalines à nervation très
ouverte, dix anténodales aux antérieures et sept aux postérieures
tous les triangles entiers, celui des antérieures à bord costal angeulé
comme chez Tetrathemis, celui des postérieures à base située distale-
ment à l'arculus ; champ discal à une rangée de cellules pour la plus
rande partie de sa longueur ; { A et Cu P faiblement convexes ; bou-
cle anale de quatre cellules : Cu P partant de l'angle inférieur du
triangle discal des antérieures mais très loin de lui aux postérieures :
une seule Cug à loutes les ailes ; arculus au niveau de la 2e anténodale,
ses secteurs soudés sur une grande longueur : pas de nervures aces-
soires lransverses au pont ; pattes : fémurs postérieurs avec environ
trente petites épines triangulaires et trois ou quatre plus longues à
l'extrémité distale ; épines tibiales nombreuses, moyennement longues
et grêles ; crochets des griffes petits après le milieu de celles-ci.
Espèce TYPE du genre : Calophlebia mayanga Ris.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES el
Malgassophlebia mayanga Ris (fig. 25, 29 9) (1)
Calophlebia mayanga Ris, 1909, Z.c., 69 : 1051.
Mâle (Femelle inconnue) : Abdomen 25 mm. Aile postérieure 25
mm.
Coloration bleu métallique sombre à stries et points jaunes très
marqués. Labium jaune, lobe médian et bord des lobes latéraux noir ;
labre noir ; face jaune, front et vertex bleu métallique ; prothorax
noir, lobes antérieur et postérieur jaunes ; thorax bleu métallique
marqué de Jaune citron : la carène médiodorsale, une large strie anté-
humérale, une tache humérale supérieure et une large strie le long
de la suture postérolatérale. Abdomen noir à taches jaunes allongées
sur les côtés des segments 1 à 3 et de fines lignes sur les segments 4
à 8. Appendices anaux égaux, noirs. Genitalia (fig. 29 9).
SAMBIRANO : Nosy Be (HOLOTYPE dans la collection Selys).
Genre Neodythemis Karsch
Neodythemis Karsch, 1889, Ent. Nachr., 15 : 252. - Ris, 1909, Cat.
Coll. Selys, Libellulines, 76.
Oreoxenia Forster, 1899, Ent. Nachr., 25 : 189.
Pseudophlebia Martin, 1908, Ann. Mus. civ. Genova, 43 : 652.
Les quatre espèces de ce genre sont bleu foncé ou gris métallique
à taches jaunes citron. Elles diffèrent des autres Tetratheminae mal-
gaches par le triangle discal des ailes postérieures traversé par une
nervure et par Cu P séparée de l'angle inférieur du triangle discal
aux deux paires d'ailes. Ces deux caractères suffisent à définir le genre.
Espèce TYPE du genre : Neodythemis Hildebrandti Karsch.
Neodythemis Hildebrandti Karsch (fig. 26 « el 43 4)
Neodythemis Hildebrandti Karsch, 1889, Z.c. ; 252. — FORSTER, 1906,
Jahrb. Mannheim, TA : 22. — Ris, 1909, L.c. : 77.78. — SJôsTEDT, 1917,
Ar 7001 III, 432.
Oreoxenia ouvirandrae Forster, 1899, L.c. : 190.
Pseudophlebia minima Needham, 1903, Proc. U. S. nat. Mus., 26,
Pl. 45, fig. 1 (rninima sans doute err. mimica ?).
ÿ Pseudophlebia nrimica Martin, 1908, Le. : 652.
C'est l'espèce la plus commune du genre ; elle est largement ré-
pandue dans toute l'ile et diffère des autres par la présence d'une
(1) Mayanga sans doute err. Majunga? — FC.
Source : MNHN, Paris
72 F. C. FRASER
bande irrégulière et saillante, jaune, sur chaque épaule en plus de
celle de la carène médiodorsale. Les deux sexes ne diffèrent que par
les genitalias.
Fig. 26. — Ailes de : a, Neodythemis Hildebrandii Karsch : b, N. Paulia-
ni Fraser ; ce, N. trinervulata Martin.
SAMBIRANO : Nosy Be, Lokobe, IX ; Mt. Tsaralanana : vallée de la
Rumena, Mayanga.
MADAGASCAR OUEST : Antsingy de Maintirano ; Ambilobe.
MADAGAScAR Sun : Andohahelo : Beroanga.
; Périnet ;
MADAGASCAR EST : Maroantsetra, Ambohitsitondroina à
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES
et
&
Jfanadiana : Sandrakely.
Ma CAR CENTRE : Tananarive ; La Mandraka ; S. O. d'Am-
bositra : Soavina.
Neodythemis trinervulata (Martin) (fig. 26 b)
Pseudophlebia trinervulata Martin, 1902, Bull. Mus. Hist. nat.
Paris, T : 506.
Neodythemis trinervulata Ris, 1909, Lc. : T1.
Décrite sur un seul mâle de Madagascar Est : col de Sakavalona
(Ch. Alluaud, 1900) au Muséum de Paris, l'espèce m'est inconnue et
n’a pas été retrouvée depuis sa description.
Abdomen 19 mm. Aile postérieure 21 mm.
C'est la plus petite espèce du genre ; elle se reconnaît à l'absence
de strie humérale jaune et par deux larges stries latérales jaunes
dont la postérieure couvre la totalité du métépimère.
Neodythemis Pauliani Fraser (fig. 26 c)
Neodythemis Pauliani Fraser, 1952, Mém. Inst. sci. Madag.. E I :
140, fig. 3 (aile de l'HOLOTYPE mâle).
Décrite sur un seul mâle de MApaGascaR CENTRE : forêt au Nord
d'Anosibé, I (ryPE au Muséum de Paris).
Très belle espèce reconnaissable à sa strie thoracique antéro-
latérale jaune interrompue et par la très large strie jaune postérieure
qui recouvre tout le métépimère et déborde sur le mésépimère. La
boucle anale rudimentaire, de quatre cellules seulement, est également
caractéristique.
Neodythemis Arnoulti Fraser
Neodythemis Arnoulti Fraser, 1955, Nat. malg., T : 40.
Basée sur un seul mâle récolté à Madagascar Est : Mt. Andoha-
helo, 1.800 m, I (R.P.) (Type à l’Institut Scientifique de Madagascar).
Tête : labium jaune doré vif, le lobe médian et les bords adja-
cents des lobes latéraux noirs ; labre, antéclypéus et milieu du post-
clypéus noir ; front, partie latérale du postclypéus, joues et bases
des mandibules jaune doré vif ; front bleu métallique sombre en-
dessus, cette zone s'étendant le long des côtés du front et le recou-
Source : MNHN, Paris
74 F. C. FRASER
vrant légèrement en son milieu ; vésicule jaune pâle, mélallique som
bre en arrière ; occiput brun au-dessus mais jaune doré vif en arrière:
derrière les yeux noir luisant avec deux grandes taches latérales jaune
doré vif. Prothorax noir, le lobe postérieur et une strie sur le lobe
médian crême. Thorax noir sur le dos, bordé de rouge acajou foncé
jusqu'à la suture humérale, la carène médiodorsale crème, continuant
en avant le jaune du prothorax et se prolongeant en arrière, à travers
les sinus antéalaires, sur le tergite entre les bases des ailes en for-
mant une ligne longitudinale dorsale continue qui se termine sur les
segments basilaires de l'abdomen. Sur les côtés le thorax d'un
beau bleu métallique avec une strie relativement large, jaune crême,
sur le mésépimère, suivie en arrière d'une seconde strie de même
couleur mais plutôt foncée, le long du bord inférieur du métépimère ;
enfin une petite tache arrondie derrière la partie supérieure de la
suture postérolatérale. Poitrine brun terne avec une petite zone jaune
en avant. Ailes hyalines, une trace de teinte ambre doré à l'extrême
base des deux paires et une courte ligne noire dans l’espace subcos-
tal ; ptérostigma noir, couvrant trois cellules ; indice nodal
8-11 12-8 ie 22
SCHES ; Cugs
9-10 10-9 12 23
boucle anale de 7 à 8 cellules ; deux nervures transverses accessoires
au pont. Abdomen noir, à dessins jaune doré : segment 1 avec une
tache dorsale ; 2 avec une strie médiodorsale et deux points ronds
faiblement séparés de chaque côté près du lobe avec deux taches
rondes subdorsales, la basale préjugale, la distale à mi-distance entre
le bord apical et la suture jugale, le bord ventral également jaune ;
% et 5 semblables à 3 mais la tache antérieure touche la base des
segments et la bordure ventrale est réduite à un point médian ; 6 à 8
avec seulement une tache allongée, subdorsale, médiane, de chaque
côté, le reste noir comme les appendices anaux dont les supérieur:
sont du type Libellulinien typique à pointe ventrale subapicale ; infé-
rieurs presque aussi longs à apex pointu. Genitalia à peine différents
de ceux de Hildebrandti (fig. 26, d). Pattes noires, face interne des
fémurs antérieurs jaune citron, longues et grêles.
Gette espèce répond à /rinervulata par l'absence de strie humé-
rale jaune mais est plus petite et les caractères remarquables des
dessins latéraux du thorax l'isolent des autres espèces.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES
Genre Lokia Ris
Apatelia Karsch, 1893, Berlin. ent. Zeits.. 28 : 25 (nom. preoce.).
Lokia Ris, 1916, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 1071. — FRASER,
, Rev. Zool. Bot. afr., 48 : 246.
19
Genre africain avec une espèce malgache. Les espèces de Lokia
ressemblent beaucoup aux Orthetrum mais l'areulus est situé entre
les 2° et anténodales, VYanténodale finale (distale) est en général
incomplète (mais parfois complète au moins dans une ou les deux
ailes antérieures) et les segments abdominaux 8 et 9 de la femelle sont
en général allongés donnant à l'abdomen une forme longuement coni-
que. Lobe postérieur du prothorax peu marqué, vaguement rectan-
gulaire et légèrement échancré. Anténodales nombreuses, triangle
27. — Ailes. de Lokix modesta (Ris).
discal des ailes antérieures plutôt étroit et traversé par une nervure ,
sous-lriangle des antérieures à trois cellules ; champ discal à trois
rangées de cellules (mais parfois, brièvement, à deux cellules) ; bou-
cle anale allongée, avec une côte médiane bien marquée, son extré-
imité dépassant le niveau du triangle discal aux ailes postérieures
Espèce TYPE du genre : Apatelia incongruens Karsch.
Bien qu'ayant vu toutes les espèces africaines je n'ai étudié qu'une
seule femelle de modesta.
Lokia modesta (Ris) (fie. 27 et 29 10)
ipatelia modesta Ris, 1909, L.c. : 159, 161, fig. 117, 118.
Male. — Abdomen 25 mm. Aile postérieure 29 mm. Ptérostigma
3 mm.
Source : MNHN, Paris
76 F. C. FRASER
Lèvres et face jaune, front faiblement violet métallique. Protho-
rax et thorax noir à carène médiodorsale finement jaune et une étroite
strie antéhumérale jaunâtre ; côtés et tout le dos de l'abdomen à prui-
nosité bleue : ventre brun rougeâtre. Pattes noires. Ailes hyalines, am-
brées à l'extrême base ; ptérostigma brun noirâtre.
Mâles subadultes à coloration de femelle.
Femelle. — Abdomen 25 mm. Aile postérieure 31 mm. Ptérostig-
ma 3 mm.
Ocre, thorax à marbrures brun pâle indistinctes ; abdomen ocre
terne avec les sutures et les nœuds intersegmentaires étroitement
noirs : segments 7 à 9 à bords latéraux el apex noir, 10 entièrement
noir, Nervation ocre terne, ptérostigma un peu plus pâle que chez
le mâle, bordé de noir. Treize anténodales et demie à antérieures,
onze aux postérieures mais la distale parfois entière, dans les deux
sexes.
MADAGASCAR (TYPE el ALLOTYPE au Muséum de-Paris).
MADAGASCAR EST.
Genre Thermorthemis Kirby
Thermorthemis Kirby, 1889, Trans. Zool. Soc. London, 12 : 261.
289. — Kanscx, 4800, Bert. ent. Zeits., 33 : 871. — 1891, Ent. Nachr.,
17 : 58. — Forster. 1906, Jahrsb. Mannheim, 71-72 : 16. — Ris, 1909,
CL A6
Genre monotypique pour madagascariensis (Rambur).
Thermorthemis madagascariensis (Rambur)
Cette grande espèce est aisément reconnaissable, le mâle a la base
des ailes jusqu'au nœud, noir mat : la femelle a l’apex des ailes noir.
Les mâles adultes ont tout le corps et l'abdomen à pruinosité bleue.
les femelles sont brun terne. C'est la seule espèce malgache de Libellu-
line, sauf Tramea, à posséder quatre rangées de cellules au champ
discal des ailes antérieures ; boucle anale avec la nervure limitante
proximale dirigée droit vers le bord de l’aile comme dans Zyromma
et Tholymis, de telle sorte que l’apex de la boucle est ouvert et défor-
me.
Abdomen 36-34 mm ; aile postérieure 44 mm.
TyPs femelle dans la collection Selys.
Source : MNHN, Paris
a
ODONATES ANISOPTÈRES
SAMBIRANO : Nosy Be.
MADAGASCAR EST : Ifanadiana : Sandrakely.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive ; Nan ; Périnet.
MapaGascaR NORD.
Genre Orthetrum Newman
Orthetrun Newman, 1833, Ent. Mag., 1 : 511. — Ris, 1909, L.c.
176 (avec bibliographie et synonymies).
Fig. 28. — Ailes de Orthetrum azureum (Rambur).
Le genre, très riche en espèces, a son centre en Afrique et ren-
ferme des espèces très dissemblables de forme et de taille. Il existe
six espèces et deux sous-espèces à Madagascar.
Têle très petite par rapport au reste du corps dans la plupart des
espèces ; lobe postérieur du prothorax très grand et frangé de longs
poils ; abdomen très variable mais dilaté dorsoventralement à la base.
i ou un peu élranglé au niveau des segments 3 et 4, puis soit
soit étroit et allongé, dans les espèces malgaches ; chez les fe-
melles le segment 8 est pourvu d'expansions lamelleuses latérales.
Arculus en général entre les 2 et 8° anténodales, l'anténodale distale
toujours entière.
Espèce ryre du genre : Libellula caerulescens K.
Orthetrum azureum (Rambur) (fig. 28, 29 5)
Libellula azurea Rambur, 1842, Ins. Nevropt. : 68. — BRAUER.
1868, Verh. zool. bot. Ges. Wien, 18 : 732.
Orthetrum azureum Kirby, 1890, Cat. Odon. : 38. — Ris, 1909,
Source : MNHN, Paris
78 F. C. FRASER
Gat. Coll. Selys, Libellulines : 179, 221. FRASER, 1949, Mérm. Inst.
sci. Madag., À 3 : 16, 25, 35.
Abdomen 26 à 28 mm ; aile postérieure 30 à 34 mm.
Espèce aisément reconnaissable dans le genre par les ailes
largement leintées de jaune d’or à la base. Le mâle adulte à une prui-
nosité bleue et avec ses ailes dorées, est une des plus belles espèces
du genre.
Endémique, paraît répandu dans toute l'ile mais surlout en zone
boisée.
SAMBIRANO : Nosy Be, Lokobe ; vallée de la Rumena, Mayanga.
MapaGascar CENTRE : Tananarive ; Nanisana ; Angavokely ; Am-
bohimanga ; Ambatofotsy ; Antsirabe : La Mandra ; Mandoto
Ambohiby près Tsiraonomandidy ; S. O0. Ambositra : Soavina : Iho
Betroka.
ManaGascaR Esr : Maroantsetra : Périnet ; Tamatave, Ranomafana:
Fort Dauphin.
MADAGASCAR SUD : Behara.
Orthetrum caffrum (Burmeisler) (fig. 29 2)
Orthetrum caffrum Ris, 1909, Le. (avec bibliographie). — PINHEY,
1954, Mem. Transvaal Museum, 5 : 206, 210.
Abdomen 26 à 27 mm ; aile postérieure 29 à 33 mm.
Bien caractérisée par la strie noire antéhumérale et pa
Slries saillantes blanc verdâtre de chaque côté du thorax
les deux
SAMBIRANO : Nosy Be (Alluaud 1903-04, selon MARTIN)
Je n'ai jamais vu l'espèce dans les nombreux matériaux malga-
ches reçus pour étude. L'espèce est commune en Afrique Continentale
et j'en ai vu de nombreux individus de l'Ouganda et du Congo Belge.
Orthetrum brachiale (Pal. de Beauvois) (fig. 29 4)
Libellula brachiale Pal. de Beauv
Orthetrum brachiale Ris, 1909, Le
antérieure). — PiNHey, 1951, Z.c. : 206,
1805, Ins. Afr. Amer. : 171.
179, 198 (et bibliographie
09.
Ale et Femelle. — Abdomen 31 à 33 mm : aile postérieure 31 à
3% mm.
Les mâles pleinement adultes sont largement pruineux de bleu,
surtout sur l'abdomen ; les exemplaires plus jeunes sont olive ver
tre avec six stries noires sur les côtés du thorax, la première sur le
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 79
dos, la seconde sur la suture humérale et les quatre suivantes sur
les côtés. Les anténodales de l'espace subcostal sont jaunes sauf chez
les très vieux individus. Les genilalias, caractéristiques, séparent aisé-
ment cette espèce des formes voisines telles stemmale el icteromelas.
No : Nosy Be ; vallée de la Rumena, Mayanga.
CAR OUEST : Ambilobe.
MapaGascaR Esr : Ambila-Lermait
MapaGascar SUD : Andohahelo, Beroanga,
J'ai vu de nombreux exemplaires de cette espèce de Maurice,
La Réunion et l'Afrique tropicale.
Orthetrum icteromelas Ris (fig. 29 )
Orthetrum icteromelas Ris, 1909, lc. : 179, 197. — Pinney, 1951,
1:6:206%216"
Mäle el Femelle. — Abdomen 28 mm ; aile postérieure 30 mm.
Sauf chez de très vieux individus mélanisants et pruineux, l'espèce
est vert bouteille pâle à stries noires, rappelant O. /rinacria Selys en
beaucoup plus petit. Le ptérostigma est jaune vif comme chez bra-
chiale, mais plus grand (3,5 à 5 mm). L'abdomen a une strie médio-
dorsale noire entière. L'identification se fait au mieux par les geni-
talias.
Espèce largement répandue à travers l'Afrique tropicale.
Orthetrum trinacria (Selys) (fig. 29 7)
Orthetrum trinacria Ris, 1909, L.
antérieure). — PINHEY, 1951, L.c. : 206, 219.
178, 196 (el bibliographie
Abdomen 36 mm ; aile postérieure 34 mm (l'abdomen atteint
parfois 40 mm chez la femelle).
Reconnaissable à sa grande taille, sa coloration verdâtre pâle à
dessins noirs étroits et bien définis, son long abdomen étroit dilaté
seulement sur les deux premiers segments. Ptérostigma très grand
(4 à 4,5 mm) et très pâle, presque blanc parfois, encadré de nervu-
res élroites noires : Cu P des postérieures très séparé de l'angle pos-
{érieur de la cellule discale. Les très vieux individus peuvent être
imélanisants et avoir une pruinescence un peu bleuâtre.
Source : MNHN, Paris
Fig. 29. — Genitalia mâle de : 1, Orihetrum icleromelas Ris : 2, O. caf-
frum (Burm.) ; 8, O. stemmale capense Calvert ; 4, O. brachiale (Pal. de
Beauv.) : 5. O. azureum (Rambur) ; 6, O, stemmale lemur Ris ; 7, O. trinacria
Selys : 8 0. Abbott Calv. : 9, Malgassophlebia mayanga (Ris) : 10, Lokia
modesta (Bis).
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 81
MADAGASCAR OUEST : Antsingy de Bekopaka ; Namoroka.
Comores : Mohéli.
Rare à Madagascar, l'espèce me semble être un immigrant venant
du Nord ; j'en ai vu des milliers migrer à travers le golfe Persique,
et son centre paraît être la vallée de l'Euphrate ; elle se rencontre
sporadiquement en de nombreux points d'Afrique.
Orthetrum stemmale (Burmeister) (fig. 29 3)
Libellula stemmalis Burmeister, 1829, Handb. Ent., 2 : 857.
Orthetrum stemrmale Ris, 1909, L.c 214.
La forme type est basée sur un exemplaire de l'ile Maurice
l'espèce y semble rare car tous les Orthetrum que j'ai reçu de Mau-
rice étaient des brachiale. Cependant PINHEY a reçu récemment du
Col. Rawlins, quelques individus de stenunale stemmale pris aux Va-
coas. Ris à établi plusieurs sous-espèces : stemmale stemmale (Burm.),
stemmale lemur Ris, stenvnale Wrighti (Selys) et stemmale capense
Calvert ; les trois premiers sont insulaires, le dernier continental
j'y ai ajouté stemmale Milloti qui diffère de la sous-espèce type par
la coloration de la tête et la forme des genitalias. Je considère Wrighti.
des Séchelles, comme constituant une bonne espèce, tandis que les
autres formes ne seraient que des races.
O. stemmale stemmale (Burmeister)
Abdomen 33 à 36 mm ; aile postérieure 37 à 39 mm.
Le front du mâle est noir, enfermant deux points jaunes brillants
qui, chez la femelle, confluent en une tache rectangulaire, Le ptéros
tigma est brun ou brun foncé encadré de nervures noires : il y à (com-
me dans toutes les formes insulaires) deux rangées de cellules entre
IR 3 el Rspl. Les exemplaires âgés sont en général pruineux de bleu,
la coloration de fond jaune et les raies noires s'effaçant.
Les genitalia ne diffèrent guère de ceux de stemmale capense.
O. stemmale lemur Ris (fig. 29 6)
Orthetrum stemmale lemur Ris, 1909, L.c. : 219.
Abdomen 34 à 36 mm : aile postérieure 36 à 39 mm.
Ris en décrit deux formes extrêmes : l’une à tête largement olive,
avec le labium jaune et sans taches jaunes sur le front (ceci constitue
la forme que je considère comme une sous-espèce spéciale, O. stem-
Source : MNHN, Paris
82 F. C. FRASER
male Milloti) et l'autre avec le front noir portant des taches jaunes et
le labium noir en tout ou en partie. Le ptérostigma est brun rou-
geûtre vif encadré de minces nervures noires. Les exemplaires âgés
sont à pruinosité bleue avec les dessins clairs effaci
MADAGASCAR CENTRE : Anjiro.
MADAGASCAR Est : Tampolo ; Tamatave, Ranomafana.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Haut Sambirano, de Marotolana à Bean-
gony.
MADAGASCAR OUEST : Miandrivazo ; Antsingy du Manambolo
Anisiney de Maintirano ; Soalala ; Anosikely ; Ankirihitra : forêt de
l’Ankarafantsika ; Ambilobe.
©. stemmale Milloti Fraser
Orihetrum stemmale Mitloti Fraser, 1949, Mém. Inst. sci. Madag..
A3:
bdomen 30 mm : aile postérieure 35 à 36 mm.
Toute la face, le labium et le front pâles avec seule l'extrême base
du front contre les yeux noire. Ptérostigma ocre vif à bord costal
épaissi et noir el bord postérieur étroitement noir. Deux rangées de
cellules entre ZR 3 et Rspl, Cu P pas séparé de l'angle post
la cellule discale aux postérieures.
MADAGASCAR CENTRE : T'ananarive,
MADAGASCAR SUD : Behara ; Tranomaro ; lac Tsimanampetsotsa.
‘O. stemmale capense Calvert (fig. 29 3)
Orthetrum stenvmale capense Ris, 1909, Le. : 214.
Abdomen 29 à 35 mm ; aile postérieure 32 à 37 mm.
Front largement noir à la base sans taches jaunes. Une seule
rangée de cellules entre ZR 3 et Rspl à loutes les ailes Plérostigma
brun foncé à noir, à peine distinct de ses épaisses nervures noires
Taille très variable mais en général bien plus petit que les formes
insulaires (sauf stemmmule Wrighti des Séchelles qui est bien plus petit :
abdomen 26 mm ; aile postérieure 27 mm).
Je n'ai vu qu'un mâle de Madagascar, que je ne puis séparer de
la forme continentale capense.
Toutes les sous-espèces, sauf lorsqu'il s'agit de très vieux indivi-
dus pruineux, sont vert olive à dessins noirs, le thorax avec six étroi-
tes lignes noires de chaque côté. Cette coloration rappelle tout à fait
brachiale, mais les genitalia sont très différénts et les nervures anté-
nodales sont noires et non jaunes.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES
se
Orthetrum Abbotti Calvert (fig. 29 8)
Orthetrum Abbotti Galvert, 1892, Trans. Amer. ent. Soc., 19
— PINHEY, 1951, L.c. : 208.
Orthetrum chrysostigma Abbotti Ris, 1908, Jenaische Denkschr.,
13 : 329, 330 (Afrique du Sud) ; — 1909, L.c. : 209 (bibliographie).
Abdomen 23 à 27 mm ; aile pos
3 mm.
Je suis PINHEY en considérant Abbotti comme une espèce valable.
C'est le plus petit des Or/hetrum malgaches et il est facilement
reconnaissable à sa coloration jaune citron pâle à dessins très limités
Le dos et le haut des côtés du thorax devient pruineux de bleu chez
des individus encore jeunes, le bas des côtés formant un superbe
contraste avec leur coloration jaune verdâtre. Les individus plus âgés
montrent une extension de la pruinosité bleue, mais des taches jaune
verdâtre restent loujours visibles sur les côtés du thorax. Genitalia
très caractéristiques, l'hamulus antérieur dépassant largement le pos-
térieur (fig. 29 8).
érieure 26 à 29 ; ptérostigma
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive
Ankazobé, forêt d'Ambohitantely.
MapaGascar EST : Périnet : Brickaville ;: Tamalave, Ranomafa-
na ; Fort-Dauphin ; Ifanadiana, Sandrakely.
Comores : Mohéli.
; Ambatofotsy ; La Mandraka
Fig, 30. — Ailes de Acésoma panorpoides ascalaphoides Rambur.
Genre Acisoma Rambur (fig. 30, 43 e)
Ris plaçait ce genre assez haut parmi les Libellulidae, miais com-
me l’anténodale distale des ailes antérieures est entière dans l'espèce
type, je crois plus correct de le situer avant Chalcostephia el Hemis-
ligma chez qui cette nervure est incomplète.
Espèce Typs du genre : Acisoma panorpoides Rambur.
Source : MNHN, Paris
84 F. C. FRASER
Acisoma panorpoides ascalaphoides Rambur (fig. 30, 43 e)
Acisoma ascalaphoïides Rambur, 1842, Ins. Névropl. : 29, pl. 2,
fig. 38°C:
Acisoma panorpoïdes ascalaphoïdes Ris, 1941, L.c 438. — Pin-
HEY, 1951, L.c. : 232.
Mâle et Femelle. —— Abdomen 16 à 20 mm ; aile postérieure 19
à 25 mm.
Cette petite espèce noire et bleue est très facile à reconnaître.
L'abdomen présente une structure unique dans l’ordre. Dans les deux
sexes il est en haltère, avec les segments 1 à 4 très renflés, le 5 brus-
quement rétréci et, à partir du 6 très étroits. Coloration bleue ou vert
bleuâtre avec un dessin hiéroglyphique noir. Sur le vivant les yeux
sont vert bouteille ou bleus.
MapagascaR Esr : Ambila-Lemaitso ; Maroantselra ; Ambodivoangy ;
Tamatave, Ranomafana, III.
L'espèce vit dans les marais ou les étangs herbeux, elle vole bas
et se pose sur les roseaux bas ou les feuilles flottantes, Elle paraît plus
rare à Madagascar qu'ailleurs.
Fig. 31. — Ailes de Diplacodes Lejeburei (Rambur).
Genre Diplacodes Kirby
Espèces de taille moyenne ou faible, répandues d'Afrique Occi-
dentale jusqu'en Australie et en Océanie : deux espèces sont commu-
nes à Madagascar et à l'Afrique, l'une des deux : Lefebvrei (Rambur)
atteignant au Nord, l'Irak et l'Inde occidentale.
Espèce TYPE du genre : Libellula Lefebvrei Rambur.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 85
Diplacodes Lefebvrei (Rambur) (fig. 31)
Libellula Lefebvrei Rambur, 1842, Ins. Névropt. : 112.
Libellula tetra Rambur, 1842, Le. : 119.
Diplacodes Lefebvrei Ris, 1909, Z.c. : 465 (et bibliographie anté-
rieure). — PINHEY, 1951, L.c. : 233.
Abdomen 15 à 21 mm ; aile postérieure 18 à 25 mm.
Les exemplaires malgaches sont en général plus grands que ceux
d'Afrique el rappellent ceux de Maurice où l’on rencontre les plus
grands individus de l'espèce (Les exemplaires de l'Irak et de l'Inde
sont les plus petits). Les mâles subadultes et les femelles sont jaune
pâle à dessins noirs plutôt étendus ; les mâles adultes tendent à foncer
jusqu'à êlre entièrement noirs et souvent recouverts en partie de prui-
nosité ; les femelles conservent toujours beaucoup de leur coloration
de fond jaune. Les mâles très âgés développent une tache noire à
l'apex des ailes en nuage sous le plérostigma, s'étendant le long du
tiers antérieur des ailes jusqu'au nodus près duquel peut apparaître
une teinte brun dorée. La base des ailes postérieures présente alors
une tache brun noirâtre foncé développée extérieurement jusqu'au
niveau de la 1" anténodale. Les femelles ont toujours les ailes hyalines
el les dessins de la base brun doré clair.
L'espèce est surtout reconnaissable à la nervation alaire et à l'om-
bre noire des ailes chez les mâles adultes.
MapaGascar OuEsT : Miandrivazo ; Antsingy de Bekopaka ; Namo-
roka ; Anosikely ; Ankirihitra : Ambilobé.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive ; 26 km Est de Tananarive
Mandraka ; Ambositra ; Betroka.
MapaGascAR Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy ; Tamatave, Rano-
mafana ; Ambila-Lemaitso ; Ifanadiana ; Fort Dauphin.
MapaGascAR SUD : Behara ; Tranomaro ; lac Tsimanampelsotsa.
SAMBIRANO : Nosy Bé.
C'est probablement l'espèce de Libellule malgache la plus com-
mune.
Elle se développe dans les marais et les étangs herbeux. Aux Indes
et en Irak j'ai constaté que le 6‘ adulte noir avait l'habitude de se
poser sur de petites plages nues du sol au milieu des herbes ou des
buissons ; il est alors remarquablement peu visible. Par cette attitude
il rappelle le banal Sympetrum scoticum Donovan d'Europe.
La
Diplacodes exilis Ris
Diplacodes exilis Ris, 1911, Cat. Coll. Selys, Libellulines, 12 : 462,
464 (et bibliographie antérieure). — PINHEY, 19514, L.c. : 233.
Source : MNHN, Paris
86 F C. FRASER
Abdomen 15 à 18 mm ; aile postérieure 20 mm.
Les plus grands exemplaires de celte espèce peuvent ai
confondre avec de petits Lefebvrei. Les caractères distinctifs de celte
espèce sont la face jaune pâle, parfois blanche et la petite tache basale
des ailes postérieures, bien moins étendue que chez Lefebvrei. Les mà-
les adultes noircissent comme ceux de cette espèce, mais ont toujours
la face jaune pâle. Les femelles sont plus difficiles à distinguer puisque
les deux espèces ont la face jaune, mais la tache basale des élytres
est bien plus limitée chez Lefebvre.
T : Ambilobe.
NTRE : Tananarive ;
Ambila-Lemaitso
MADAGASCAR OÙ
MapAGascar C
MADAGASCAR EST
Ambatofotsy.
; Andevoranto ; Fort-Dauphin:
L'espèce paraït plus rare que Lefebvrei mi est peut être sim-
pleinent négligée par les collecteurs : elle a sans doute mêmes mœurs.
Genre Chalcostephia Kirby
Genre monolypique de Libellules de taille moyenne : deux sous-
espèces, l'une malgache, l'autre africaine et exceptionnellement com-
mune. Très proche du genre oriental Brachydiplar et dérivant sans
doute de l'ubiquiste B. sobrina dont il a les mœurs.
Espèce Tyrr du genre : Chalcostephia coronata Selys:
Chalcostephia coronata (Selys) (fig. 32, 43 b)
Libellula coronata Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar
INSP#D M ELT. 2
Chalcosiephia coronata coronata Ris, LOIOE PC Res 314
SER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À III : 35.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES
Facilement reconnaissable au curieux processus saillant sur le
sternite { de l'abdomen du mâle (fig. 44 b). Face ocre brillant, front
couronné d’un point vert métallique brillant auquel l'Insecte doit son
nom. La couleur de fond est jaune verdâtre pâle à bandes noires, mais
ce dessin peut s'effacer sous une pruinosité bleue chez l'adulte. La
femelle a même coloration que le mâle subadulte et la même cou-
ronne brillante vert métallique qui identifie l'espèce au premier coup
d'œil.
MADAGASCAR OU
lirano.
Antsingy de Bekopaka ; Antsingy de Main-
Se développe dans les élangs et les marais, parfois en colonies
très importantes ; les femelles se réunissent en général en très grand
nombre à proximite des lieux de reproduction, se perchant à l’extré-
imité des rameaux des buissons bas.
Genre Hemistigma Kirby
Genre de taille moyenne, comprenant deux espèces dont une est
localisée à Madagascar et l’autre à l'Afrique. Caractérisées par leur
ptérostigma Eicolore et par la ligne subcostale noir intense des ailes.
Espèce Type du genre : Libellula albipuncta Rambur.
Hemistigma affinis (Rambur) (fig. 33)
Lihellula affinis Rambur, 1842, Ins. Névropt. : 94.
Hemistigma affinis Kixhy, 1890, Cat. Odon. : 32, 181. — Ris, 1911,
Le. : 318. — FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 : 18, 25, 35.
Source : MNHN, Paris
88 F. C. FRASER
Bien reconnaissable à la traînée noire de l’espace subcostal des
antérieures atteignant presque le nodus et prolongé au delà jusqu'à
l'apex en une fascie jaune d'or. Aux ailes postérieures la traînée est
plus courte mais la fascie jaune est semblable ; le ptérostigma est
noir sur les deux tiers externes au plus et jaune crême vif proxima-
lement. Les femelles ont la même coloration, avec l'apex des ailes tein-
té de noir.
MADAGASGAR OUEST : Miandrivazo ; Ankavandra ; Antsingy de Be-
kopaka ; Ambalo-Boeni ; forêt de l'Ankarafantsika.
MADAGAsCAR CENTRE : Tl'ananarive ; Périnet ; La Mandraka,
Mapacascar Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy ; Tamatave ; Ta-
matave, Ranomafana ; lantara.
SamBrRano : Nosy Be, Lokobe ; Bas Sambirano ; Haut Sambirano,
de Marotolana à Beangony.
L'espèce est commune. PINHEY indique que l'espèce voisine albi-
puncta vole au-dessus des étangs et des rivières, se posant souvent :
la femelle, plus prudente, se maintient près de l'eau entre les roseaux.
Genre Palpopleura Rambur (fig. 34 a-f)
Genre de pélites Libellules au corps épais à ailes colorées ; rap-
pelant et suivant des Hyménoptères au vol. Bord costal des ailes
sinueux en deça du nœud.
Espèce Type du genre : Palpopleura vestita Rambur.
Deux espèces sont présentes à Madagascar, vestita Rambur, endé-
mique et Zucia (Drury) largement répandue en Afrique et qui pré-
sente des mâles polychromes. Le genre s'observe en Asie méridio-
nale.
Palpopleura vestita Rambur (fig. 34 e-f)
Palpopleura vestita Rambur, 14842, L.c. : 132, pl. 3, fig. 2 b.
Palpopleura confusa Rambur, 1842, Lc. : 133, pl. 8, fisc,
Abdomen 13 à 16 mm ; aile postérieure 20 mm.
RAMeUR décrit les deux sexes comme deux espèces différentes par
suite de la grande différence de coloration des ailes. Les mâles se
reconnaissent aisément à la coloration demi-métallique du dessin som-
bre de l'aile qui évoque une peinture à l'aluminium et est unique dans
l'ordre. Ge dessin de l’aile antérieure s'étend à travers toute l'aile de
la base jusque distalement au nodus et, de là, étroitement le long
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 89
du bord costal ; à partir du nodus il s'étend obliquement vers l'ar-
rière en direction du bord postérieur. Dans l'aile postérieure le dessin
est très semblable et n’atteint pas en arrière le bord de l'aile. Le des
alaire de la femelle est bien plus étroit, profondément échancré et
très loin d'atteindre le bord postérieur des ailes soit antérieure,
2. 2068
Sie,
|
ses Hi)
à
34. — Ailes de Palpopleura. — a à d, lucia Drury : a,b, femelles :
e andromorphe : d, mâle héléromorphe : e, vestita Rambur femelle
Î, veslita, mâle.
postérieure ; il est brun rougeâtre foncé (comme chez le mâle suba-
dulte) et toute la partie de l'aile dans la région de la bande sombre
peut être envahie de jaune pâle. Les mâles âgés ont le dos du thorax
el tout l'abdomen à pâle pruinosité bleue.
L'espèce est assez commune.
Source : MNHN, Paris
90 F. C. FRASER
MADAGAsCAR OUEST : Ankavandra ; Ankirihitra ; Forêt de l'Ankara-
fantsika.
MADAGAS. CENTRE : Tananarive ; Ambohimanga ; Mandoto
$S. O. Ambosilra, Soavina : Betroka.
MapaGascAR EST : Maroantsetra ; Ambodivoangy : Périnet ; Tama-
tave, Ranomafana : Brickaville ;: Ambila-Lemaitso ; Andevoranto ;
Forl-Dauphin.
ManaGascar Sun : Behara ; Betioky : Tranomaro ; Anadabolava :
Befandriana Sud.
Palpopleura lucia (Drury) (fig. 34 a-d)
Libellula Lucia Drury, 1773, Il. nat. Hist. exot. Ins., II : 82 (9).
Libellula portia Drury, 1773, Le. : 86 (o‘).
Palpopleura portia Rambur, 1 CC 180*
Palpopleura Lucia Rambur, 1842, L. 131. — Ris, 1910, L.c. : 318,
319, pl. I fig. 174 (et bibliographie antérieure). — PINHEY, 1951, 1.c. :
224.
Le mâle présente deux formes, une hétéromorphe très différente
de la femelle et une andromorphe très proche de la femelle par ses
dessins alaires. Les exemplaires hétéromorphes ont les ailes presque
complètement noires (brun pâle avec une tâche posinodale plus claire,
chez les immatures, se remkrunissant chez les adultes jusqu'à être
noir intense à reflets bleu d'acier ou métallique pourpre), les apex à
partir de l'extrémité proximale du ptérostigma et le bord postérieur
des postérieures, hyalins el incolores. Le bord des zones sombres esl
très déchiqueté et irrégulier, plus ou moins échancré au niveau du
nœud. Chez les mâles s, l'abdomen devient blanc bleuâtre pâle
par la dense pruinosité.
Les individus andromorphes sont plus variables mais toujours
à dessins de type femelle ; l'échancrure subnodale est présente aux
deux paires d'ailes et très profonde, s'étendant à travers le milieu de
la cellule discale en général jusqu'à 174. Ghez la femelle la coloration
est encore plus variable, la partie basale des dessins étant très rédui-
te ; chez beaucoup de femelles loute l'aile est teintée de jaune doré
jusqu'au delà du niveau du nœud.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive ; Ambohimanga : S. O. Ambo-
sitra, Soavina.
MaDAGasCAR EST : Maroantsetra, Ambodivoaney : Ifanadiana, San-
-drakely.
SAMRIRANO : Nosy Be.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 91
Genre Crocothemis Brauer
Espèces de taille moyenne, fortes; à coloralion générale rouge sans
dessi sombres marqués. Nervation des ailes très serrée, ferrugi-
neus nombreuses anténodales, la distale des antérieures incomplète ;
champ discal des ailes antérieures commençant par trois rangs de
cellules ; une où deux rangées de cellules entre 1R 3 et Rspl ;: Cu P
des postérieures naissant de l’angle postérieur du triangle discal ou
séparée de cet angle ; boucle anale à angle distal saillant et carène
médiane fourchue ; champ anal des postérieures formé de plusieurs
rangées de cellules étroites, comprimées ; MA et Cu P des antérieures
bifurquées. Femelles très semblables aux mâles mais plus ocres que
rouge ; terebra saillante à angle droit sur l’abdomen.
Espèce Type du genre : Libellula erythraea Brullé.
Deux ou peut-être trois espèces sont connues de Madagascar et se
retrouvent sur le continent africain.
Crocothemis erythraea (Brullé)
Libellula erythraea Brullé, 1832, Expéd. Sci. Morée, III, 1 : 102.
Crocothemis erythraea Ris, 1911, Cat. Coll. Selys, Libellulines
13 : 536 (et bibliographie antérieure). — PINHEY, 1951, 5 : 238. — FRa-
SER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À TI : 18, 25 et 36.
Mâle. — Abdomen 21 à 28 mm. Aile postérieure 27 à 33 mm.
La tête, y compris le: , varie de l'ocre vif au rouge vif, selon
l'âge ; thorax brun roug rouge foncé ; abdomen écarlate vif avec
une ligne médiodorsale noire sur les segments 9 à 10. Bords latéraux
des seements à nombreuses petites épines, 20 sur le segment 4. Aïles à
pointe faiblement brune, ptérostigma jaune sable encadré de nervures
plus sombres ; nervation jaune avec une lache basale jaune d'ambre
sur les ailes postérieures, atteisnant presque le bord postérieur.
Femelle de même taille mais avec la couleur de fond jaune ; thorax
olivâtre à brun ocre et avec parfois une strie antéhumérale jaune plus
pâle suivie d'une strie humérale brune. Aire basale des ailes postérieu-
res jaune plus e. Terebra saillante à angle droit.
Gette espèce banale se sépare de sanguinolenta par les épines
latérales de l'abdomen sur le segment 4 plus nombreuses (pas plus de
12 épines chez sanguinolenta) et de divisa par sa coloration plus rouge
et son abdomen conique plus large.
MADAGASCAR CENTRE : Tananariv
sy ; Betroka.
Ambatofotsy ; Ambositra ; Iho-
Source : MNHN, Paris
R F. C. FRASER
MaADAGAscAR EsT : Périnet, Sahamaloto ; Maroantsetra, Ambodi-
voangy ; Tamatave, Ranomafana ; Fort-Dauphin.
MapaGascar Ouest . Manambolo, Betsingi
tra ; Ankarafantsika ; Maevatanana ; Namorokc
MapaGascar Sup : Behara ; Tranomaro.
Comores : Mohéli.
Kamoro ; Ankiriki-
Vilanandro.
Crocothemis sanguinolenta (Burmeister)
Libellula sanguinolenta Burmeister, 1839, Handb. Ent., II : 859
Libelluia ferruginea Rambur, 1842, Ins. Névropt. : 82.
Crocothemis sanguinolenta Ris, 1911, Cat. Coll. Selys, Libellulines,
13 : 534 (et bibliographie antérieure) ; — 1921, Ann. S. Afr. Mus., 18 :
443. — PiNHEY, 1951, Transvaal Museum Mem., 5 : 240.
Très proche d'erythraea bien qu'en général plus petite et d’un
rouge plus vif ; bien distincte par les 10 à 12 épines seulement dis-
posées sur les côtés des segments abdominaux 4 et 5.
MADAGASCAR SUD : Behara.
L'espèce ne m'est connue de Madagascar que par un seul mâle
mais doit être répandue à travers toule l’île, tout en étant plus rare
qu'erythraea.
Crocothemis divisa
Crocothernis divisa Karsch, 1898, Ent. Nachr., 24 : 242. Ris,
1911, Cat. Goll. Selys, Libellulines, 13 : 536 (et bibliographie anté-
rieure) ; — 1921, Ann. S. Afric. Mus., 18 : 412. — PINHEY, 1951, Trans-
vaal Museum Men., 5 : 237. — FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag.,
AU3 1: 18, 25,86.
Mäle et Femelle. — Abdomen 21 à 24 mm ; aile postérieure 27 à
32 mm.
Espèce plus élégante qu'erythraea, à abdomen étroit et coloration
bien plus pâle. Face jaune et non rouge chez le mâle : ailes sans
tache basale jaune d'ambre ; abdomen rouge terne sur le dos et sou-
vent avec des lignes noires indistinctes sur le dos et les côtés des seg-
ments 3 à 7. Ailes avec deux rangées de cellules entre ZR 3 et Rspl et
nervure Cu P nettement séparée de l'angle postérieur du champ dis-
cal des ailes postérieures. © plus jaune olive, l'abdomen brun olive.
Les deux sexes avec une faible pruinosité sur les côtés et sous le
thorax.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 93
Bien plus rare qu'erythraea mais aussi largement répandu en
Afrique. L'espèce n’était pas signalée de Madagascar par Ris en 1911.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive ; Betroka, 1 VIII 1948.
Mapacascar OUEST : Maevatanana, 4 VIII 1947.
MapaGascar EsTt : Tamatave, Ranomafana.
Genre Sympetrum Newman
Je ne cite ce genre qu'avec doute car aucun exemplaire n'en à
été trouvé à Madagascar depuis la citation de SELyS relative à S. Fons-
colombei (Selys) en 1869. Ris reprend la citation de SELYS avec doute ;
cependant ce migrateur puissant s'est répandu à travers tout l’ancien
monde et jusqu'en Afrique à un point tel que l'on peut s'attendre à
ce qu'il ait atteint Madagascar.
Espèces de taille moyenne, de coloration jaune ou rouge à dessins
noirs plus ou moins limités, le lobe postérieur du prothorax agrandi
et frangé de longs poils ; nervation alaire plutôt ouverte, avec peu
d’anténodales (jusqu'à 6, différant par là du genre suivant et relati-
vement proche Trithemis) ; champ discal des antérieures avec trois
rangées de cellules ; ses limites (1/4 et Cu P) convergentes distalement;
l’arculus est situé entre les deux premières anténodales ; Cu P naissant
de l'angle postérieur de la cellule discale des postérieures et boucle
anale bien développée. Femelle sans dilatation sur les côtés des seg-
ments abdominaux 8 et 9.
Espèce rvre du genre Libellula vulgata L.
Sympetrum Fonscolombei (Selys) (fig. 36, 9;
Libellula Fonscolombei Selys, 1840, Mon. Libell. Europe : 29, 49,
208. — Ris, 1911, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 637 {et bibliographie
antérieure). — SELYS, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins. : 28. —
PINHEY, 1951, L.c. : 251. — WRASER, 1936, Fauna Brit. India, 3 : 377.
Mâle. Abdomen 20 à 26 mm ; aile postérieure 26 à 31 mm.
Les individus subadultes sont jaunes mais les adultes sont écar-
late ou rougeâtre vif à dessins jaunes et noirs limités. Face écarlate
vif, le front avec une large ligne basale au-dessus ; prothorax marqué
de noir en avant, en arrière et sur le dos avec du jaune ou du brun
rouge ; thorax rouge ou brun olive sur le dos, vert pâle sur les côtés
avec les sutures soulignées de noir, le jaune verdâtre apparaissant
sous forme de deux larges stries. Pattes noires à lignes écarlates. Abdo-
Source : MNHN, Paris
94 F. C. FRASER
men écarlate vif ; segment { noir, segment 2 avec une ligne basale
noire, segments 8 et 9 à ligne noire médiodorsale et de plus courtes
lignes noires sur |
l'apex ; ailes postérieures avec une lache basale jaune d’amb
dimensions variables ; ptérostigma jaune entre des nervures noir
seulement six anténodales el demie aux ailes antérieures.
es côtés. Ailes hyalines, nervation rouge sauf à
de
Femelle de même taille ; jaune de sable à brun olivâtre pâle
face pâle, presque blanche, thorax brun sur le dos, vert jaunâtre sur
les côtés avec les lignes noires interrompues ; pattes sans lignes rou-
ges ; abdomen olive sur le dos, devenant un peu rougeàtre chez les
vieux exemplaires seulement, vert jaune pâle en-dessous et avec la
ligne latérale noire mieux définie et s'élendant sur presque toute la
longueur de l'abdomen. Nervation jaune, la tache jaune basale des
ailes postérieures plus petite. 2
Répandue à travers tout l’ancien monde, mais en altitude dans
la région tropicale (2.000 à 2.500 m en Inde du Sud). PINHEY dit que
cette espèce est abondante presque toute l'année, près ou loin de l'eau
en Afrique du Sud.
Genre Trithemis Brauer (fig. 35)
Espèces de laille moyenne, dominantes, avec les Orthetrum, à
Madagascar, où l’on rencontre neuf espèces dont trois endémiques.
Elles appartiennent à deux groupes naturels, l’un où les espèces sont
noires avec où sans dessins jaunes limités, el l’autre à espèces rouges
à nervation rouge et avec dessins jaunes et noirs limités. Les ailes
sont un peu pointues avec le nœud plus près de l’apex que la base
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 95
des ail bamp discal des antérieures avec trois rangs de cellules,
ses limites (WA et Cu P) convergentes distalement ; anténodales plus
nombreuses que chez Sympetrum, la distale incomplète ; arculus entre
les deux premières anténodales ; lobe postérieur du prothorax non
distinctement agrandi ; abdomen de forme variable, soit large à la
base et aduellement rétréci vers l'apex, soit étroit, cylindrique et
de largeur constante.
Espèce ryre du genre : Libellula aurora Burmeister.
Genre éthiopien et, plus faiblement, oriental, avec vingt espèces
de la région africano-malgache el quatre espèces asiatiques.
Trithemis annulata (Pal. de Beauvois) (fig. 36 3)
Libellula annulata Pal. de Beauvois, 1805, Ins. Afr. Amer. : 69.
Libellula obsoleta Rambur, 1842, Ins. Névropt. : 83 (9).
Libellula haematina Rambur, : 84 {pro parte).
Trithemis annulata Ris, 1912, Cat. Coll. Selys, Libellulines (el la
bibliographie antérieure). — FRas 249, Méin. Inst. sci. Madag.,
A 3: 18, 26, 36. — Pinney, 1954, le 256.
Mâle et Femelle. — Abdomen 22 à 24 mm ; aile postérieure 26
à 32 mm.
Espèce rouge séparée des autres espèces de même couleur par sa
robuste, sa laille et son faible indice anténodal (9,5 à 10,5
aux antérieures), comme aussi par la forme de l'abdomen, large à la
base et progressivement rétréci vers l'apex.
Face olive à ferrugineux où même rouge plus vif selon l'âge ;
front cuivreux à violet métallique au-dessus. Thorax et ensemble de
l'abdomen rouge à mince pruinosité qui lui donne une coloration vio-
lette d'ensemble ; sur les côtés les parties inférolatérales du thorax
et les côtés des segments abdominaux 1 à 3 sont jaune vif ; les lignes
suturales du thorax sont soulignées de noir, la coloration noire tend à
s'étendre et à se confondre pour former une bande oblique irrégulière
sur les côtés. Pattes noires marquées de jaune. Abdomen rouge mais
à pruinosité bleuâtre chez les adultes, les côtés des segments 1 à 3
avec une étroite slrie noire ; une large bande noire sur le dos des
segments 8 à 9 ; 10 noir sauf sur les côtés. Appendices anaux ocre.
forme plu:
Femelle surtout jaune, le front avec une ligne basale sombre
en dessus où il peut avoir un reflet bleu faiblement métallique ; tho-
rax el abdomen brun jaunâtre en-dessus, le thorax plus pâle sur les
côtés et avec les mêmes dessins noiïs que chez le mâle. Aïles à nerva-
tion pâle dans les deux sexes, rouge chez le mâle, jaune chez la
Source : MNHN, Paris
96 F. C. FRASER
femelle ; ptérostigma allant du jaune terne au brunâtre, la moitié
antérieure plus foncée et les bords noir sauf le proximal qui est rouge :
plus pâle mais avec le même cadre sombre chez le mâle. Une tache
jaune ambrée à la base des ailes, très peu étendue aux antérieures
mais plus grande et de taille variable aux postérieures. Pattes surtout
noires.
Manacascar CENTRE : Tananarive, Ambohimitsimbina ; La Mandra-
ka ; Isalo.
Manacascar Ouest : Miandrivazo ; Ankirihitra ; Antsi
kopaka.
SAMBIRANO : Vallée de la Rumena, Mayanga.
MapAGAscaR Esr : Tamatave, Ranomafana ; Ambila-Lemaitso ; Fort-
Dauphin.
Mapacascar Norp : Montagne d'Ambre.
y de Be-
Espèce abondante dans toute l'Afrique et pénétrant en Méditer-
ranée et en Asie Mineure jusqu'à l'Irak, je l'ai observée sur les rives
de l'Euphrate et au bord du canal d'eau douce à Suez et Ismailia :
elle paraît plus rare que les autres espèces du genre à Madagascar,
peut-être parce que les grands fleuves dans lesquels elle se développe
sont rares.
Trithemis arteriosa (Burmeister) (fig. 36,2)
Libellula arteriosa Burmeister, 1839, Handb. Ent., 2 : 850.
Libellula distincta Rambur, 1842, Ins. Névropt. : 85.
Trithemis arteriosa Ris, 1912, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 762
(et bibliographie antérieure). — Fraser, 1949, Mém. Inst. sci. Madag.,
À 3 : 26. — PINHEY, (.c. : 253, 256, 258.
Mâle et Femelle. — Abdomen 20 à 25 mm ; aile postérieure 25
à 30 mm.
Autre espèce rouge, à indice nodal supérieur à celui de l'espèce
précédente (11,5 à 12,5 anténodales aux antérieures) et avec une ner-
vation plus serrée.
Abdomen de forme très différente, rétréci au niveau des segments
3 à 5, puis légèrement dilaté en fuseau.
Labre olive, face rouge-orangé devenant plus rouge sur le front
où elle présente un reflet submétallique cuivreux ou violet. Yeux bleu
pâle coiffé de brun rouge, sur le vivant, d’après PINHEY. Prothorax
noir ; synthorax brun rougeâtre, avec une teinte pourpre due à une
faible couche pruineuse ; côtés plus pâles, à sutures soulignées de
noir, le noir souvent élargi et formant une seule large bande oblique
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 97
noire sur les côtés. Pattes noires. Ailes à nervation rouge vif : ptéros-
tigma ferrugineux à bords costal et postérieur noir et latéraux jaune.
Une tache jaune d’ambre sur toutes les ailes, faible aux antérieures
où elle est présente en rayons noirs dans l’espace subcostal et cubital ss
plus large et variable aux postérieures, n’atteignant que la première
anténodale chez certains individus mais la troisième et le triangle
discal chez d'autres et presque l'apex. La tache tend à se réduire avec
ze car chez les immatures une très grande partie de la base des
les postérieures peut être teintée de jaune d'or. Abdomen passant
du ferrugineux au rouge ou à l'écarlate marqué de noir, segment 1
noir sauf un triangle apical dorsal jaune ; segments 2 et 3 avec une
ligne latérale noire ; bords des segments 4 à 10 également noirs, le
noir s'étendant dorsalement vers l'apex sur chaque segment jusqu'à
ce qu'il se rejoigne sur le dos en enveloppant une petite tache jaune
basale triangulaire de chaque côté. Appendices anaux brun noir ou
rouge très foncé.
Femelle jaune plus terne mais avec les mêmes dessins. Face olive,
thorax brun olive sur le dos, vert jaunâtre latéralement ; abdomen
jaune brun sur le dos, plus pâle sur les côtés. Ailes à nervation jaune
à la base et non rouge, noir à l’apex.
MADAGASCAR OUEST : Ambilobe.
Mapacascar Est : Ambila-Lemaitso.
MapaGascar Sup : Behara, VIII ; lac Tsimanampetsotsa.
Comor Mohéli, route de Kangani, cascade, VI : Anjouan
Mayotte.
L'espèce paraît rare à Madagascar, Facile à distinguer d'annu-
lata, qui est plus grande, par sa nervation plus serrée et le plus grand
nombre d’anténodales aux antérieures. La forme des genitalia mâle
de profil (fig. 36, 2) la sépare des autres espèces de Madagascar, sauf
selika, cette dernière a, en outre une strie brun foncé sur Cu aux pos-
térieures.
Trithemis haematina (Rambur) (fig. 36 4)
Libellula haeratina Rambur, 1842, Ins. Névropt. :\84. — SELYS
Pollen et Van Dam, Madagasc. Ins. : 24
Trithemis haematina Brauer, 1868, Verh. z00l. bot. Ges Wien,
18 : 736. — Ris, 1912, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 774. — FRASER,
1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 : 26.
Is
Mâle et Femelle, — Abdomen 24 mm ; aile postérieure 31 mm.
Très proche d'annulata avec laquelle elle a été confondue ; elle
Source : MNHN, Paris
3
italia mâle de Prithemis : 1, haematina (Rämbur) : 2,
arteriosa (Burm.) : 3, annulala (Pal. de Beauv) : 4, selika (Selys) : 5, Kirby
ardens Gerstaeker : 6, persephone Ris : 7, Risi Longfield : 8, hecale aureola
Ris ; 9, Sympetrum Fonscolombei (Selys).
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 99
en diffère cependant par l'indice nodal élevé (12,5 à 15,5 aux anté-
rieures contre 9,5 à 10,5 chez annulula) : de façon tout à fait acci-
dentelle, les mâles ont trois rangées de cellules entre ZR 3 et Rspl.
Tête et thorax à même coloration qu'annulata mais labre plus
foncé el souvent noir : dessins noirs des côtés du thorax semblables
mais rarement confluents ; abdomen rouge en-dessus, moins pruineux
qu'annulata (Ris affirme le contraire mais les nombreux exemplaires
que j'ai examiné de l'île Maurice, où Aemalina est la seule espèce
connue de Trithemis, montrent peu ou pas de pruinosité bien que le
thorax soit nettement violet). Ailes à nervation rouge jusqu'à l'apex ;
tache basale absente aux antérieures, limitée aux postérieures où elle
est d’un brun doré enfumé terne plutôt que jaune ambre clair. Geni-
talia du mâle (fig. 36 /) ne différant pas sensiblement de celles d'en-
nulata. Femelle semblable à celle d'annulata mais à nervation plus
serrée et indice nodal plus élevé. Segments abdominaux 8 à 10 à taches
latér: noires envahissant le dos et enfermant des taches baso-laté-
rales jaunes.
MADAGASCAR OUEST : Antsohihy.
MADAGASCAR CENTRE : S. O. Ambositra, Soavina.
L'espèce est dominante à l'ile Maurice (localité typique) et se
retrouve à la Réunion et plus rarement à Madagascar. Les seules
espèces malgaches avec lesquelles on peut la confondre sont annulatæ
et selika, dont la sépare l'indice nodal plus élevé.
Trithemis selika selika Selys (fig. 36 4)
Libellula selika Selys, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins. :
16.
Trithernis selika Kirby, 1890, Cat. Odon. : 179. — Ris, 1912. Cat.
Coll. Selys, Libellulines : . — FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag.,
27920036)
? Libellula lateralis Burmeisler, 1889, Handb. Ent., II : 850.
Décrite sur une femelle d’Anjouan aux Comores, L. lateralis
Burm, est peut être se/ika bien que la seule espèce de Trithemis
connue de cette île soit arteriosa Burm.
Mâle. -— Abdomen 23 mm ; aile postérieure 2S mm.
Labium jaune à lobe médian noir : labre et face brun olivâtre
passant à l'écarlate sur le front, la surface supérieure rouge Cuivreux
à reflet métallique ; thorax brun rougeûtre avec, chez les adultes,
une pruinosité ; partie inférieure des côtés jaune, lignes suturales
noires et: confluentes avec deux lignes diffuses de brun rougeâtre
Source : MNHI
LS
100 F. C. FRASER
convergeant vers l'arrière et dirigées obliquement de l'avant à l'ar-
rière des côtés. Pattes noires, seule la face interne des fémurs anté-
rieurs jaune. Ailes à nervation écarlate dans les régions antérieure
et anténodale, la costa rouge presque jusqu'au plérostigma, le reste
de la nervation noir : plérostigma noir avec une ligne rougeâtre tra-
versant son bord postérieur ; une petite aire jaune doré à la base
des ailes postérieures ne dépassant pas la cubitale transverse et
n'atteignant pas le tornus et marquée d'une strie brun foncé dans
l'espace cubital {parfois l'aire jaune atteint le tornus el il y a alors
une seconde strie plus pâle à la base de l’espace subcostal) ; 12,5
anténodales aux antérieur Abdomen rouge sang sombre à teinte
violac due au revêtement de pruinosité bleuâtre egments 8 à
4C noi mais avec sur 8 une tache basale subdorsale jaune ; côtés
des segments 1 à 3 jaunes avec une prolongation de la strie latérale
sombre du thorax. Genitalia pas différents de ceux d'annulala (
36 4).
Femelle.
Très différente du mâle par sa coloration jaune pâle. Face et front
jaune vif, le front avec une ligne bronzée foncé à sa base en dessus ;
thorax jaune vif avec une strie brune diffuse le long de sa carène
médiodorsale, recoupée par l'arête jaune vif de la carène ; deux stries
humérales sombres confluentes en-dessus el en-desso enfermant
une tache jaune ovale ; suture postérolatérale noire, la sirie oblique
du mâle à peine marquée mais devenant bien visible sur les côtés
des segments abdominaux 1 à 4. Ailes à dessin basal jaune doré bien
plus étendu, couvrant toute la largeur de l'aile sur les deux paires
jusqu'à l'extrémité distale du triangle discal et les 3° ou 4° anténo-
dales aux postérieures, jusqu'à l'arculus seulement aux antérieures
Abdomen ocre, avec toutes les sutures, les aires intersegmentaires el
les carènes dorsales noir ; segments 8 à 10 noirs mais le premier avec
une pelite tache jaune dorsoapicale. 11,5 anténodales seulement, ner-
vation un peu plus ouverte que chez le mâle, noire et non pas rouge,
dans l'aire costale.
— Abdomen 21 mm ; aile postérieure 26 mm.
ASCAR CENTRE : Mandoto ; S. O. Ambositra, Soavina ; Betro-
MApAGAscaR SUD : Tranomaro ; Maroholro ; Andohahelo, Bero-
anga.
DAGASCAR OUEST : Miandrivazo ; Antsi
valanana ; forêt de l’'Ankarafantsi
ÿ de Maintirano
à ; Ambilobe ; Morondava.
MapaGascar EST : Tamatave, Ranomafana ; Ambila-Lemaitso
Fort Dauphin.
Source : MNHN, Paris
ODONATE SOPTÈRES 101
Espèce endémique à Madagascar, bien
pèces de l'île par les taches basales des ailes dans les deux sexes
une strie courte, sombre, isolée dans l’espace cubital des p: eures
chez le mâle et la grande extension du jaune doré chez la femelle.
caractérisée parmi les es
Trithemis persephone Ris 6 6)
Trithemis persephone Ris, 1912, Cat. Coll. Selys, Libellulines
768. FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 : 26, 18.
Espèce endémique et, comme toutes les précédentes, à couleur
de fond rouge.
Mâle.
3 mm.
Labium jaune, lobe médian et bords des latéraux parfois brunà-
tres ; labre et reste de la face ocre, front et vésicule violet métallique
en-dessus : prothorax brun sombre à lobe médian marqué de jaune ;
thorax violet sur le dos, avec une strie humérale sombre diffuse à
peine distincte, côtés jaunes avec une slrie brun noir, oblique, lon-
gitudinale, confluente avec une courte strie noire sur le stigmate tho-
racique et une seconde slrie, peu marquée, sur la suture postérola-
térale. Pattes noires, hanches, trochanters el face interne des fémurs
i iles hyaline: ptérostigma presque noir, 14,5 anté-
nodales aux antérieur nervation serrée, rouge sombre dans les pa
ties basale et costale des ailes, noir ailleurs ; ailes antérieures sans
taches basales ; postérieures avec deux rayons sombres dans les espa-
ces subcostal et cubital, alteignant l'arculus et à mi-chemin entre la
cubitale transverse et le triangle discal ; l'aire portant ces stries est
ambre pâle mais rembrunie dans quelques cellules situées derrière la
cubitale. Abdomen rouge sang foncé : non distinctement pruineux,
côtés des segments 1 à 3 jaunes avec une strie longitudinale sombre
située p du dos : segments 8 à 10 noir mais le premier roug la
base. Appendices anaux noi Genitalia (fig. 36 6) très caractéristi-
ques par leur petit tubercule saillant sur le bord apical de la lame
vue de profil.
- Abdomen 25 mm ; aile postérieure 31 mm ; ptérostigma
Femelle. — Abdomen 22 mm : aile postérieure 29 mm.
Coloration et dessins de selika femelle, mais avec les dessins de
la base des ailes postérieures limités à l'aire située proximalement
au triangle discal et avec 12,5 anténodales aux antérieures,
Endémique et en apparence rare. Les mâles sont reconnaissables
aux deux stries sombres nettes de la base des postérieures et à l'ombre
sur quelques cellules de la membrane derrière la cubitale ; chez selika
Source : MNHN, Paris
102 C. FRASER
il n'y à qu'une seule strie sombre, celle de l'espace cubital. Les fe-
melles diffèrent de celles de selika par la moindre extension du dessin
basal jaune doré.
; Mi. Tsaratanana
SAMBIRANO : Vallée de la Rumena, Mayang
Nosy Be.
Mapacascar Nonp : Joffreville, XII.
Mapacascar Sup : Befandriana Sud, VI.
Trithemis Kirbyi ardens Gerstaecker (fig. 36,5)
Trithemis marnois Brauer, 1868, Verk. z00!. bot. Ges. Wien, 18 :
135 (nom. nud.).
Trithemis ardens Gerstaecker, 1891, Jahrb. Hamburg wiss. Anst. :
9, —— CALVERT, 1899, Proc. Acad. Philad. : 253. — FORSTER, 1906, Jar
Nassau, 59 : 312. — MARTIN, Ann. Mus. civ. Genova, 43 : 655.
Triüthemis Kirbyi ardens Ris, Jenaische Denkschr., 13 : 337, 338.
Mâle et Femelle. — Abdomen 20 à 23 mm ; aile postérieure 23
à 28 mm.
Mâle. — Tout le corps, y compris la tête, le thorax et l'abdomen
rouge vermillon vif à dessins noirs très limité une courte strie
basale au bord externe de la base du front, de petits points à l'extré-
mité supérieure des sutures latérales du thorax, une courte strie sous
le stigmate thoracique, l'apex de la carène dorsale du segment 9 et
étroitement la base du 10, enfin une strie sur le fémur. Ailes à ner-
vation rouge jusqu'au nœud, el jusqu'au plérostigma dans le champ
costal ; base des ailes jusqu’à moitié ou aux deux tiers du nœud jaune
d'or vif avec deux stries hyalines dans l'espace médian et derrière
l'espace cubital ; ptérostigma rouge sang encadré d'épaisses nervures
noires, extrémité distale plus pâle ; 11,5 à 12,5 anténodales aux anté-
rieures ; très rarement deux cubitales transverses.
Femelle. — Souvent sensiblement différente du mâle ; couleur
de fond du corps ocre, devenant plus pâle et presque blanc sur les
côtés du thorax et la face ; dessins sombres semblables à ceux du
mâle mais avec parfois une slrie médiodorsale brun sombre au thorax
et d'habitude une étroite strie interrompue subdorsale, noire, le long
de l'abdomen. Dessins de la base des ailes très variables ; dans l’un
des exemplaires vus il n’y avait qu'une trace de jaune dans l'espace
subcostal des postérieures, atteignant l'extrémité distale du triangle
discal ; dans un autre la tache a mêmes dimensions mais est plus
foncée et il existe en outre une petite tache semblable dans le champ
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 103
anal ; dans la majorilé des femelles malgaches, cependant, il a sen-
siblement même aspect que chez le mâle avec les lignes hyalines plus
marquées. Plus rarement l'aire dorée est aussi couverte d'une teinte
brune uniforme. 10,5 à 12,5 anténodales aux antérieures ; ptérostigma
jaune et non rouge
ManaGascar OuEsr : Morondava, forêt Befasy.
MaDaGascaR CENTRE : Mandritsara ; Belroka.
SAMBIRANO : Nosy Be ; vallée de la Rumena, Mayang
MapaGascar SUD : Bekily ; Tranomaro ; Behara.
Répandu dans toute l'Afrique surtout en zone sèche, parait plus
rare à Madagascar, à moins qu’elle ne soit difficile à capturer, ce que
j'ai pu constater pour Kirbyi Kirbyi Selys en Asie. Très aisée à recon-
naître, cette espèce rouge vif a l'habitude de se poser sur le sol nu
ou des blocs de rocher près des rivières ; la femelle est plus rare,
timide et reste à l'abri des buissons sauf au moment de la ponte. Le
mâle est la Libellule la plus rouge que Je connaisse.
a.
Trithemis hecate hecate Ris (fig. 36 8)
Trithemis hecate Ris, 1912, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 787. —
FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 : 19, 26.
Hecate est la première des formes noires de Trithemis que nous
décrivons ici ; c'est un endémique malgache de grande taille, à corps
svelte, abdomen long et grêle, très distinct de toutes les autres espè-
ces.
Mäle et Femelle. — Abdomen 30 mm ; aile postérieure 33 mm.
Mâle. -- Labium noir, lobes latéraux étroitement bordés de jaune ;
labre noir, le reste de la face brun sombre traversé par un postcly-
péus noir ; front en-dessus et vésicule violet métallique très sombre :
thorax bleu pourpre foncé par suite de la pruinosité recouvrant du
noir ; seules les parties inférieures des côtés sont brun foncé. Abdo-
men noir, les segments de la base à pruinosité bleue. Pattes noires.
Aïles faiblement rembrunies, sauf dans la région située vers la base
du triangle discal : ptérostigma ocre entre nervures épaisses noires :
un dessin brun noir à la base des postérieures atteignant la cubitale
transverse et l'extrémité de la membrane ; 9,5 à 10 anténodales aux
antérieures. Ailes très larges à la base, rapidement rétrécies vers les
apex qui sont pointus. Genitalia (fig. 36 8).
Femelle. — Couleur de fond jaune verdâtre pâle marqué de noir.
Labium jaune avec looe médian et bases des lobes latéraux noir
Source : MNHN, Paris
104 F. C. FRASER
labre noir avec deux taches jaune pâle à la base ; face crème pâle,
presque blanc ; front en-des bleu métallique, la vésicule sembl
ble mais avec une tache jaune vert sur la surface antérieure ; occiput
bleu métallique. Prothorax noir avec une fleur de lis jaune sur le
lobe médian ; tre marqué de noir sur les côt Carène
médio-dorsale étroitement jaune, les stries jaunes antéhumérales an-
gulées à leur extrémité supérieure, fortement vers le milieu, ou cette
région isolée comme une tache allongée. Sur les côtés une strie humé-
rale noire, une strie semblable sur le mésépimère descendant seule-
ment jusqu'au stigmate, une étroite strie noire sur la suture posté-
rolatérale et une quatrième strie sur le métépimère ; les trois stri
postérieures sont confluentes en points, les deux dernières réunies en
haut en une boucle qui se continue par une ligne épaisse vers l'ar-
rière le long du bord supérieur du mélépimè Pailes noires sauf
les fémurs antérieurs qui sont jaune sauf à l’apex. Ailes hyalines,
non rembrunies, la tache basale noire des ailes postérieures rempla-
cée par une tache jaune d'or de même surface. Abdomen noir avec
tous les segments portant une strie jaune verdâtre bdorsale, sauf
sur 8 à 10. Segments 1 à 3 avec en outre une strie jaune latéro-ven-
trale interrompue par les lignes suturales noires. Appendices anaux
noirs.
Endémique à Madagascar ; Ris doutait de sa séparation d'avec
aureola qui à aussi été capturée à Mada, ar. J'ai comparé attenti-
vement hecate et aureola :provenant d'Afrique et j'estime qu'elles
distinguent par des caractères mineurs ; la nervation d'hecate esi
neltement plus serrée et les taches basales des ailes postérieure
brun noirâtres et non brun doré ou jaune ; les genitalia (fig
sont identiques dans les deux formes que je considère comme des
sous-espèces.
Mar AR CENTRE : Tananarive.
MapaGascaR EST : Ambila Lemaitso ; Fort-Dauphin.
Les deux mâles de la collection Martin sont étiquelés « Mada-
gascar ».
Trithemis hecate aureola (fig. 36 8)
Trithemis aureola Ris, 1912, Cat. Goll. Sel
788. — FRASER, 1949, Mém. Ins Hi, Madag., A3
254, 256, 259.
Couleur et dimensions de hecate hecate, en différant seulement
par la nervation plus ouverte et la coloration jaune d'or plus pâle
Libellulines, 14
6: — PINHEY, /
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 105
sur la b des ailes postérieures. La description du mâle par Ris
évoque une femelle de hecate, sans doute avait-il affaire à un suba-
dulte ; les exemplaires reçus d'Afrique de PHey sont plus proches
des adultes d'Aecate.
Ris place Libellula hova Selys, avec doute, comme synonyme de
cette espèce (SELYS, 1869, Pollen et Van Dam, Madagascar Ins. : 17)
mais il s'agit là de hova Rambur, qui est un Zygonyx.
Le type d'aureola de Ris est de Madagascar mais il cile aussi
Dakar et la baie Delagoa, de sorte que sa série renfermait peut-être
deux sous-espèc.
Trithemis Risi Longfield (fig. 36 7)
Trithemis Distanti Distanti Ris, 1912. Cat. Coll. Selys, Libelluli-
nes, le r0
Tritheris Risi Longfield, 1936, Trans. ». Ent. Soc. London, &
490. — PINHEY, 1951, L.c. : 254, 256, 267.
Mâle. -- Abdomen 25 à 35 mm ; aile postérieure 26 à 34 mm.
Labium jaune bordé de noir ; labre noir ; face et front en avant
jaune terne ou olive avec le postelypéus noir le traversant en arc mé-
dian : front au-dessus et vésicule violet métallique foncé. Thorax et
abdomen noir mais avec un fin revêtement de pruinosité le faisant
paraître gris violacé. Ailes hyalines et en général avec un court trait
jaune d’or dans les espaces subcostal et cubital des postérieures ; pté-
rostigma noir avec une ligne jaune le long du bord postérieur ; 10,5
à 12,5 anténodales aux antérieures. Mâles subadultes à coloration et
dessin des femelles. Genitalia (fig. 36 7).
Femelle. — Labre et face jaune pâle ou jaune verdâtre, le front
orange en-dessus avec une ligne basale bleu d'acier. Thorax jaune,
plus pâle sur les côtés ; une strie brun noirâtre au milieu du dos, en
forme de coin, large en bas, S'amincissant en haut ; une strie humé-
rale noire élargie au-dessus et en-dessous mais très étroite au milieu :
côtés avec quatre stries noires, une posthumérale, la seconde au niveau
du stigmate, la troisième sur la suture postérolatérale et la dernière
sur le milieu du métépimère, toutes confluentes en leur milieu en une
stie horizontale coupant le côté. Abdomen noir, marqué de jaune vif ë
segments { à 3 surtout jaunes avec des stries noires dorsale et latérale
et des lignes suturales ; segments 4 à 9 avec des taches subdorsales
jaunes allongées devenant de plus en plus petites de segment en seg-
ment jusqu'à ne plus être que de petits points sur 8 et 9. Ailes avec
une petite fache basale jaune à peine visible aux antérieures mais
Source : MNHN, Paris
106 F. C. FRASER
couvrant environ quatre cellules près de la membrane aux postérieu-
res : certains exemplaires montrent une trace de jaune au nœud des
antérieures ou une plus grande extension de la couleur à la base et
le long du bord costal jusqu'au nœud.
MapaGascar OUEST : Miandrivazo.
Mapacascar Nonp : Diéso-Suarez.
MapaGascar CENTRE : Tananarive.
IBIRANO : Nosy Be.
Largement répandu en Afrique du Sud et en Afrique orientale :
l'espèce se reconnaît aisément à ses genitalias et à la ligne jaune du
bord postérieur du ptérostigma.
. — Ailes de Z
gonux ranavalonae Fraser.
Genre Zygonyx Selys
Espèces de grande taille à coloration au moins en partie métalli-
que et à griffes très développées. Tête grande à front saillant : thorax
fort et plus ou moins vert métallique ; abdomen long et étroit, noir
mat ou partiellement métallique ; ailes plutôt aiguës, ptérostigma
relativement petit ; nervation au moins assez serrée ; 10,5 à 18,5 anté-
nodales aux antérieures : triangle discal des antérieures étroit, tra-
versé ou entier ; entier aux postérieures ou parfois traversé ; une ou
deux rangées de cellules entre IR 3 et Rspl ; boucle anale allongée
et coudée à angle droit ; champ anal des postérieures large, avec au
moins trois rangées de cellules en largeur.
Espèce TYPE du genre : Zygonyx iris Selys.
Le genre peuple l'Asie méridionale et l'Afrique.
Zygonyx viridescens (Martin) (fig. 38 a)
Pseudomacromia viridescens Martin, 1900, Bull.
Paris : 106 (Types de Diégo-Suarez).
Mus. Hist. nat.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 107
Zygonyx viridescens Fraser, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3
26.
Mâle. — Abdomen et aile postérieure 44 mm. — Femelle. — id.
AT mm.
Mâle. — Lèvre brun noirâtre, face et partie inférieure du front
jaune olive avec une lache plus foncée de chaque côté et une autre
au milieu de l'épistome ; front en-dessus et vésicule bleu métallique
brillant ou vert bleu ; thorax vert métallique foncé avec quelques
taches jaune sombre au-di des hanches el au stigmate ; ailes
hyalines, à teinte jaune pâle plus foncée vers les apex : ptérostigma
court, noir ; membrane brun foncé. 11,5 anténodales et 9 postnodales
aux antérieures ; 9 anténodales et 10 postnodales aux postérieures
une rangée de cellules entre ZR 3 et Rspl ; lobe anal en S ; deux ran-
gées de cellules dans le champ discal des antérieures sur 5 à 6 cel-
lules. Pattes noires ; griffes bifides, à éléments de même longueur.
Abdomen noir, segments 1 et 2 avec quelques dessins jaunes sur le bas
des côtés et 3 à 7 avec une carène dorsale très étroitement jaune.
Appendices anaux de grande longueur et fortement angulés en
leur milieu, la moitié distale renflée, finement dentée en-dessous et à
apex aigus. Genitalia saillants (fig. 88 «).
Femelle. — Semblable au mâle par la couleur et le dessin mais
plutôt plus forte et à ailes plus colorées. Côtés du thorax tachés de
jaune citron en trois lignes très interrompues, la postérieure, sur le
mélépimère, réduite à une lache au bord sternal. Abdomen noir
d'acier, plus luisant que dans le mâle. Ailes de l'adulte à teinte jaune
d’ambre assez forte, surtout dans la région postnodale. Une teinte
jaune d’or plus foncée à la base, sur les espaces cubital et subcostal
des antérieures à peu près jusqu'à l’arculus, et sur les postérieures
en un triangle atteignant l’apex de la membrane et dépassant la cubi-
tale transverse. Dans les subadultes l'aire colorée postnodale est limi-
tée à l'aire costale et forme une strie jaune postnodale, apicale, dis-
tincte.
Dans l'ALLOrvPE de Diégo-Suarez la tache basale est brun rou-
geâtre sombre ; dans la femelle de l'Imerina, jaune brun plus clair.
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez (TYPES au Muséum de Paris).
MADAGASCAR CENTRE : Imerina.
Cette belle espèce se reconnaît à sa coloration métallique et ses
dessins très réduits, à sa taille supérieure à celle des autres espèces
malgaches du genre ; elle a le faciés d'un Corduline proche des Ma-
cromia mais s'en distingue facilement par la nervation et les geni-
talia.
Source : MNHN, Paris
+ FRASER
108 Es
Zygonyx hova (Rambur\ (fig. 38 b)
Libellula hova Rambur, 1842, Ins. Névropt. : 92.
Onychothemis hova Brauer, 1868, Verk. zool. bot. Ges. Wien, 18 :
733
Pseudoinacromia hova Ris, 1912. Cat. Coll. Selys, Libellulines
809 (et bibliographie antérieure).
Zygonyx hova Fraser, 1949, Mém. Inst. sci. Madug., À 3 : 26, 36.
Fig. 38, — Genilalia mâle de Zygonyx : a, viridescens (Marlin) ; b, hova
(Rambur) ; €, ranavalone Fraser.
Mâle et Femelle. -— Abdomen 37 à 40 mm ; aile postérieure 39 à
42 min.
Espèce très voisine de la précédente mais nettement moins métal-
lique et à dessins jaunes plutôt plus développés tandis que le thorax
des adultes tend à devenir pruineux de bleu sur le dos. Les deux sexes
ont les mêmes dessins jaunes : labium jaune, avec le lobe médian et
les bords des lobes latéraux marginés de jaune ; labre noir avec deux
taches basales jaunes ; face et front jaune verdâtre en avant ; front
au dessus et vésicule violet métallique foncé ; cette teinte moins éten-
due sur le front que chez viridescens dans lequel elle dépasse la crête ;
thorax noir mat, à pruinosité blanc sur le dos chez le mâle mais avec
une strie humérale jaune chez la femelle, une lache latérale au-dessus
des hanches, une autre au-dessus du stigmate et deux autres derrière
elle ; enfin presque tout le métépimère. Abdomen noir avec de gran-
des taches jaunes sur les côtés des segments 4 à 3, le reste sans taches
sauf chez la femelle qui a la carène dorsale finement jaune. Ailes du
mâle incolores ; chez la femelle ailes teintées de jaune surtout depuis
les deux cellules proximales au nœud jusqu'aux apex, et à la base où
Source : MNHN, Paris \
ODONATES ANISOPTÈRES 109
une tache triangulaire dorée va de la première anténodale jusqu'au
bout de la membrane ; 10,5 anténodales aux ailes antérieures dans
les deux sexes ; trois rangées de cellules dans le champ discal des
ailes antérieures dans les deux sexes.
MapacascaR CENTRE : Tananarive ; Ambatomanga, II.
Espèce plus commune que la précédente, s'en distingue par trois
es de cellules au lieu de deux dans le champ discal des ailes anté-
rieures, et par la pruinosité du dos du thorax chez le &.
r (fig. 37, 38 c)
Zygonyx ranavalonae Fri
Zygonyx ranavalonae Fraser, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 :
26
Depuis que j'ai décrit cette espèce, E. PINHEY m'a envoyé un couple
de Z. luctifera Selys des Séchelles et je constate que les deux espèces
se ressemblent beaucoup et sont très proches, bien que très séparée:
par leur nervation, bien plus serrée dans l'espèce malgache qui à trois
rangs de cellules dans le champ discal des ailes antérieures, au lieu
de deux rangs chez luctifera.
Müle et Femelle. — Abdomen 30 mm ; aile postérieure mâle 32
mm ; femelle 36 mm.
Les deux sexes ont été décrits en détail dans la description ori-
ginale, il reste uligner les différences d'avec lucti
L'abdomen mäle montre une nette dilatation dorsoventrale suivie
d’un rétrécissement des segments suivants et d'un élargissement des
segments 7 à 9, tandis que luctifera est grêle en lotalité et plutôt cy
lindrique que triquètre ; le thorax à une pruinosité bleue sur le dos
et les côtés des adultes, et il n’en existe aucune trace chez luctifera :
la tache basale jaune dorée des ailes postérieures n'atteint que l'arcu-
lus chez ranavaionae et l'extrémité distale du triangle discal de la
femelle de luctifera, chez qui la teinte est plus sombre et plus vive :
le ptérostigma du mâle de ranavalonae est deux fois plus long que
Chez luctifera chez qui il est très court ; enfin il y a trois rangées de
cellules dans le champ discal au lieu de deux seulement chez luctifera.
Chez la femelle de cette dernière espèce, devant moi, je remarque
qu'il ny à trace d'une strie costale jaune d’ambre allant du nœud
au plérostigma, caractère si marquant de la femelle de ranavalonar
et qui n'a pas été mentionné dans la description de luctifera ; il y a
peut-être là un caractère de plus pour séparer les deux espèces.
MADAGASCA GEST : Mandoto, XII (TYPES) : forêt de l'Ankarafan-
tsika, Be
Source : MNHN, Paris
110 F. C. FRASER
Genre Olpogastra Karsch
Olpogastra Kaxsch, 1895, Ent. Nachr., 21 : 201.
Libellulines de grande taille et robustes ; trois espèces ne diffèrant
que par leur nervation alaire ; une seule espèce, endémique, à Mada-
gascar.
L'espèce diffère par la forme de l'abdomen, des genitalias et des
appendices anaux ; les caractères génériques sont tirés ici de la seule
espèce malgache, lachesis Ris.
Fig. 39, — Ailes de Olpogaslra lachesis Ris.
rande, front arrondi mais sail-
avec, un lobe
Aspect général de Zygonyr. Tête
lant avec un profond sillon, occiput très petit. Prothort
postérieur bien saillant et frangé de longs poils. Thorax robuste, vert
mélallique sombre. Pattes robustes, très longues, fémurs postérieurs
atteignant l’apex du segment 2, crochets des griffes courts mais ro-
bustes. Abdomen dilaté latéralement et dorsoventralement à la base,
très rétréci sur 3 et 4, se dilatant à nouveau à partir du milieu du 5,
puis fusiforme vers l'apex. Appendices anaux longs, très sinueux
genitalia (fig. 43 c). Aïles larges et longues et plutôt aiguës, nerva-
tion serrée, 13,5 anténodales aux antérieures, lrois rangées de cellu-
les dans le champ discal des antérieures, 3 à 4 rangées de cellules
dans le champ anal des postérieures, deux rangées de cellules entre
IR 3 et Rspl sur toutes les ailes et entre 14 et Mspl aux antérieures,
triangle discal des antérieures très étroit et allongé dans le sens de
la largeur des ailes, traversé une fois ou parfois deux, boucle anale
très développée, deux cellules à la base et l'angle externe, carène mé-
diane (2 A} bifide à l'apex. Ptérostigma allongé (bien plus long que
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES ait
chez Zygonyx). Femelle avec un abdomen plus long et plus parallèle,
dilaté seulement à la base.
Espèce Type du genre : Olpogastra lugubris Karsch.
Réparti en Afrique el à Madag
Olpogastra lachesis Ris (fig. 39 el 43 c)
Olpoqastra lachesis Ris, 1912, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 828.
— FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 : 38.
Mâle. —- Abdomen 32 mm ; aile postérieure 4 mm.
Labium jaune, lobe médian laché de noir au centre, lobes laté-
raux bordés de noir ; labre jaune étroitement bordé de noir et avec
une lache noire au centre ; face jaune verdâtre, avec une tache noire
au milieu-el une de chaque côté du front, celui-ci vert métallique vif
au-dessus comme la vésicule, celle-ci à apex jaune. Prothorax noir,
frangé de poils jaunes. Thorax vert métallique sombre, l'adulte à
pruinosité bleue sur le dos, m subadultes métallique luisant, mar-
qué de jaune cilron sur les côté une tache ronde au-dessus des
hanches médianes, une strie sur la suture humérale, interrompue en
haut, une strie oblique au-dessus du stigmate et continuée au-dessus
sous la base de l'aile, une grande tache centrée sur le mélasternum
et finalement les bords ventral et postérieur du métépimère. Pattes
noires. Abdomen noir, les côlés des segments 1 à 3 el une tache ovale
à la base et sur le dos du segment 7 ocre vif ; parfois une petite tache
basolalérale sur le dernier segment, confluente avec la tache dorsale.
Appendices anaux noirs, les supérieurs égaux au segment 9, rétrécis
au milieu, épineux sous l'apex qui est acuminé et légèrement relevé
vers le haut et l'extérieur ; dessous avec quelques petites épines.
Ferelle. — Abdomen 34 à 37 mm ; aile postérieure 40 à 42 mm.
Plus grande et plus robuste que le mâle mais de la même couleur
el avec les mêmes dessins, la tache dorsale du segment 7 bien plus
grande et plus largement confluente avec une grande tache laterale,
la tache dorsale cordiforme ou en écusson et couvrant toute la lon-
gueur du segment. En outre la carène médiodorsale des segments 1
à 8 est étroitement jaune mais s'élargit sur le segment 2 en une petite
tache pyriforme et également en une tache cordée sur le segment 7.
Ailes très faiblement enfumées dans les deux sexes et avec une petite
tache imangulaire jaune d'ambre à la base des ailes postérieures occu-
pant la base de l'espace cubital et la zone adjacente à la membrane
Source : MNHN, Paris
112 F. C. FRASER
mais il est dans
(Ris dit que cette tache manque chez la femeil
l'erreur) ; pté igma noir, très long et étroit ; nervation typique du
;enre.
SAMPIRANO : Nosy Be (ALLOTYPE) ; vallée de la Rumena, Mayanga
YPE).
: Mandritsara ; Mandolo, XII.
10. — Ailes de Rhyolhemis : «, cognala (Rambur) : b, semihyalina
Genre Rhyothemis Hagen
Libellulines de laille moyenne à corps peu sclérifié, abdomen
court, avec une ou les deux paires d'ailes marquées de noir d'acier
mat ou de jaune d'or (seule la forme à taches noires existe à Mada-
gascar). Aile postérieure en général très large à la se, se rélrécis
sant en pointe ; nervation serrée ; 8 à 9 anténodales, la distale incom-
plète (les anténodales sont plus abondantes dans les formes orienta-
les et papoues) ; triangle discal des ailes antérieures as: large, tra-
versé une ou deux fois ; bords du champ discal aux antérieures (WA
et Cu P) parallèles.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 113
Espèce TYPE du genre : Libellula cognata Rambur.
Deux espèces sont connues à Madagascar : une endémique et une
à vaste distribution transafricaine.
Rhyothemis cognata (Rambur) (fig. 40 a)
Libelluta cognata Rambur, 1842, Ins. opt. : 41 (Madagascar).
— SELYS, 1869, Pollen el Van Dam, Ins. Madagascar : 22,
ee is cognata Brauer, 1868, Verh. :0ol. bot. Ges. Wien, 18 :
— Ris, 1913, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 957, pl. 7. — FR
, Mém. Inst. sci. Madag 3; 26.
Compsothemis regalis Ka»sch, 1889, Ent. Nachr., 15 : 276.
Rhyothermis regalis Ki 1890, Cat. Odon. :
Male et Femelle. — Abdomen 16 à {8 mm ; aile postérieure
27 mm.
Bien reconnaissable parmi toutes les autres Libellules malgaches
deux paires d'ailes noir mat où brun noirâtre de là base jusque
bien au delà du nœud, l'aire opaque couvrant des 2/4 aux 4/5 de l'aile
ét étant un peu plus réduite aux antérieures chez la femelle. Corps
vert métallique foncé.
MADAGASCAR QUEST : Ambilobe.
MADAGASCAR CENTRE.
MapaGascaR EST : Tamatave (1 mâle coll. Morton et 1 mâle coll.
Musée de Hambourg) : Ambila Lemailso.
L'espèce est soit très rare soit très localisée, sans doute plutot
localisée car les espèces du genre sont presque toujours grégaires.
Rhyothemis semihyalina (Desjardins) (fig. 40 D)
Libellula semihyalina Desjardins, 1835
Bull. : IN.
Rhyothemis semihyalina Ris, 193, Cat. Coll. Selys, Libellulines :
963 (et bibliographie antérieure). — FRASER, 1949, Mém. Inst. sci.
Madag., À 3 : 26, 19, 39. — Pinmev, 1951, Le. 0.
Ann. Soc. ent. France,
Espèce bien reconnaissable à ses ailes postérieures noir d'acier,
larges (bleu noir métallique chez les vieux adulles), l'aire sombre
couvrant l'aile de la base jusqu'à 2 anténodales du nœud. Il y a en
général une petite ligne hyaline au-dessus de l'arculus et de l'origine
de ses secteurs et le bord externe de l'aire sombre est très déchiqueté ;
Source : MNHN, Paris
114
+ FRASER
l'aile postérieure est bien plus large que chez cognata et a un aspect
triangulaire. Les côtés du thorax el les trois premiers segments abdo-
minaux sont brun clair, ailleurs le corps est uniformément vert mé-
tallique sombre. Les deux sexes, comme chez cognata, sont identiques.
R CENTRE : Tananarive.
T : Ankirihitra.
MADAG:
MaADAGAsCAR OÙ:
L'espèce ne paraît pas commune à Madagascar mais comme elle
vole haut et souvent au-dessus de marais inaccessibles elle à pu
déjouer les captures. PNHEY parle d'un vol hésitant, et dit qu'elle se
pose souvent sur les roseaux au-dessus de l'eau, ce qui concorde avec
ce que j'ai pu observer sur une espèce indienne voisine
Commune et largement répandue en Afrique et jusqu'en Asie
Mineure ;: Maurice, La Réunion, Séchelles. La forme mauritienne à
l'aire noire des ailes atteignant presque le nœud, mais la forme de
la Réunion est identique à la forme africaine et malgache. Les vieux
individus ont une teinte uniformément brune de la partie claire des
ailes
Genre Tholymis Hagen
taille moyenne, de mœurs crépusculaires, à habitudes
migratrices et à migrations très étendues. Le mâle est caractérisé par
la grande fache des ailes postérieures qui esk très visible au crépus-
cule lorsque l'insecte vole à faible hauteur au-dessus de l’eau.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 115
Yeux de grande taille, largement confluents ; prothoras
postérieur réduit ; thorax fort ; abdomen large à la base, se rétrécis-
sant vers l’apex. Ailes larges à la base, nervation serrée : 10,5 anté-
nodales aux ailes antérieures ; lriangle discal des antérieures long el
étroit, en ligne avec celui des postérieures ; champ discal des anté-
rieures à limites (1/4 el Cu P) convergeant distalement ; boucle anale
allongée, son apex ouvert au niveau du bord de l'aile : deux rangées
de cellules entre ZR 3 et Rspl ; Mspl bien développée.
Espèce rype du genre : Libellula tillarga F.
Répandu à travers l'Asie, l'Afrique, la Nouvelle Guinée et l'Océa-
nie.
Une seule espèce connue de l'ancien monde, Madagascar marque
la limite Sud de sa distribution.
Tholymis tillarga (F.) (fig. 41)
Libellula tillarga Fabricius, 1798, Suppl. Ent. Syst. : 285.
Tholymis tillarga Hagen, 1867, Stett. Ent. Zeit., 28 : 220. — Ris.
1913, Gal. Coll. Selys, Libellulines : 913 (et bibliographie antérieure).
— FRASER, 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À III : 26, 39.
Mâle el Femelle. — Abdomen 29 à 33 mm ; aile postérieure 25
à 37 imm.
Lèvre et face ocre vif passant chez le mâle à un rouge orange ou
rouge vif sur le front et le vertex ; yeux rouge au-dessus, bleuâtre
essous. Thorax brun rougeâtre sur le dos du mâle mais devenant
olive sur les côtés ; femelle d’un brun olivâtre plus terne. Pattes
brun rougeâtre. Abdomen olive sur le dos, ocre pâle en-dessous, teinté
de ferrugineux vif sur le dos du mâle ; appendices anaux longs,
brun rouge chez le mâle, olive, plus courls et largement sépa
chez la femelle. Ailes hyalines, à feinte uniforme jaune très
pâle ou grisâtre chez la femelle, mais avec chez le mâle, aux pos-
térieures une grande tache diffuse brun rougeàtre dans la région
nodale et anténodale allant du nœud jusqu'au triangle discal, le bord
dislal de la tache presque droit, le bord proximal découpé et toute la
zone colorée à raies alternées sombres et jaune doré pâle ; le long de
la tache, distalement, avec une grande lache de blanc bleuâtre opa-
lescent (par transparence, mais gris pâle en éclairage direct). Dans
la femelle cette zone est absente ou réduite à une trace entre MA et
R 5, la tache blanche manque complètement. Ptérostigma ferrugineux
entre les bords costal et postérieur et de la même taille aux deux pai-
res d'ailes.
Source : MNHN, Paris
116 F. C. FRASER
MADAGAScAR OUEST : Forêt d'Ankarafantsika, VIII ; Ambilobe.
MapacascaR Est : Fort Dauphin.
Espèce migratrice typique répandue des iles du Pacifique jusqu'à
l'Afrique Occidentale, le Natal et Madagascar. Par suite de ses mœurs
crépusculaires elle est vue au vol plus rarement que les autres mi-
grateurs tels Tramea el Pantala et doit ètre recherchée au crépuscule
volant bas au-dessus des eaux stagnantes. Au crépuscule ou au clair
de lune la lache opalescente des ailes postérieures du mâle semble
lumineuse el se déplace rapidement comme un fantôme.
Fig. 42, — Ailes de Tramea : a, basilaris (Burn) : b, limbala (Desjardins).
Genre Tramea Hagen
Espèces de grande laille à envergure forte, rouge ou jaune à des-
sins noirs réduits. Tête très grande, yeux largement contigus ; lobe
postérieur du pronotum petit ; thorax fort, pubescent ; pattes longues
et grêles. Abdomen étroit, seulement un peu dilaté à la base, rétréci
au segment 3, puis se rétrécissant vers l'apex ; appendices anaux longs
et grêles, atteignant près de 5 mm chez certaines espèces. Ailes lon-
gues et aiguës à l'apex, la base des postérieures la et occupée par
des gées serrées de cellules comprimées. Triangle discal des anté-
rieures très étroite et longue ; champ discal de la même aile avec qua-
tre à cinq rangées de cellules, MA et Cu P parallèles ; deux rangées
entre IR 3 et Rspl, et aux antérieures entre MA et Mspl ; anténodales
nombreuse, la distale des antérieures incomplète. Hamuli du mâle
très grands, en cône allongé, saillant obliquement.
Espèce Type du genre : Libellula carolina Joh.
Genre circumtropical, toutes les espèces effectuent des migrations
annuelles.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 117
Tramea basilaris basilaris (Pal. de Beauvois) (fig
Libellula basilaris Pal. de Beauvois, 1805, Ins. Afr. Amér. : 171.
—— RaMBUR, 1842, Ins. Névropt. : 35 (Madagascar). — SELys, 1869,
Pollen et Van Dam, Madagascar Ins. : 22.
Tramea basilaris basilaris Ris, 1913, Cat. Coll. Selys, Libelluli-
nes : 973 (el références antérieures). — FRASER, 1949, Mém. Inst. sci.
Madag., À 3 : 26. — PINHEY, 1951, L.c. : 284.
Mâle et Femelle. — Abdomen 28 à 32 mm ; aile postérieure 40 à
45 mm.
Les deux sexes sont semblables. Tête : labium ocre, le lobe mé-
dian noir ; labre brun bordé de noir ; face olive passant au ferru-
gineux puis au rouge vif sur le front chez le mâle, front avec une
ligne basale noir-bleu au-dessus, à reflets un peu métalliques. Pro-
thorax et thorax brun ou ocre foncé à sutures faiblement marqué
de noir. Pattes noires. Abdomen rouge vif sur le dos, à nœuds intel
sezmentaires étroitement noirs ; segments 8 à 10 à plus grande partie
noire ; le segment 10 avec seulement une tache latérobasale rouge de
chaque côté. Genitalia (fig. 44 /). Aile hyalines à nervation rouge ou
jaune ; ptérostigma rouge clair entre d'étroites nervures noires, celui
des antérieures mesurant 2,5 mm, celui des postérieures, plus court,
de 1,5 mm. Ailes postérieures à grande tache basale formée de deux
bandes brun rouge foncé dans une zone jaune doré ; nervation dans
les bandes sombres jaune vif ; la bande supérieure atteignant l'extri
mité distale du triangle discal dans les espaces subcostal, basal et
cubital ; la bande postérieure, réunie ou non à la supérieure, va de la
côte médiane de la boucle anale près de sa base, obliquement, vers
le tornus, elle est en rectangle irrégulier ; lorsque les deux bandes se
réunissent elles enferment une tache hyaline à la base de l'aile. Forme
-et surface de cette tache très variable.
FemeLrx de teinte plus sombre à nervation ocre terne. Les dessin:
basilaires sombres des ailes postérieures sont en général plus foncés
et moins étendus, les deux barres étant plus écartées.
SAMBIRANO : Nosy Be.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive ; Belroka.
Mapacascar Est : Maroantsetra.
MapaGascar OUEST : Morondava, forêt Befasy.
Iles Glorieuses.
Largement répandue en Afrique continentale.
Source : MNHN, Paris
118 F. C. FRASER
Tramea limbata (Desjardins) (fig. 42 b et 43 d)
ent. France, Bull.
; — 1868, Pollen
Libellula limbata Desjardins, 1835, Ann. Soc
4 : III. — SELys, 1862, Maillard, Réunion, IT
et Van Dam, Madagascar Ins. : 22.
Fig. 43. — Genilalia mâle de : a, Neodythemis Hildebrandti Karsch : 0.
rame limbata
iltes de Zygonyx
ethriamanta rezia
Chalcostephia coronata (Selys) : c, Olpogastra lachesis Ris : d,
€
(D. e, Abdomen de Acisoma asealaphoides Rambur : j,
Sp. : g, Genilalia de Tramea basilaris (Burm.) : h, Id. de
Kirby.
Tramea limbata Kirby, 1889, Trans. Zool. Soc. London. 12 : 318.
-- Ris, 1913, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 979 (et bibliographie anté-
rieure). — FRASER, 1986, Fauna Brit. India, Odonata, 3 : 436 : = Mém.
Inst. sci. Madag., À 3 : 26. — Pinmey, 1951, L.c. : 286.
Mâle et Femelle. — Abdomen 29 à 32 mm : aile postérieure 40
à 43 mm.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 119
Semblable à basilaris mais d'un rouge plus foncé et avec les taches
basales des ailes postérieures non enfermées dans une zone jaune
doré. Tête : labium orange ; labre ferrugineux étroitement bordé de
noir face et front rouge vif, le front avec une bande noir-bleu
métallique à sa base. Yeux rouges en-dessus sur le vivant, plus pâles
ou bleuâtres en-dessous. Prothorax et thorax brun rougeàtre foncé à
suture faiblement marquée de noir. Pattes noires. Abdomen rouge
foncé à strie dorsale noire sur les segments 8 à 10. Appendices anaux
de nde longueur, brun rougeâtre, 45 mm de long. Ailes hyalines,
nervalion rouge sauf près des apex ; 10,5 à 12,5 anténodales aux anté-
rieures : plérostigma rouille encadré de nervures noires étroites, long
de 2,5 mm aux antérieures, 1,5 aux postérieures ; ailes postérieures
avec üne étroite tache brun rougeûtre foncé le long de sa base sur
une épaisseur variable : dans les exemplaires malgaches le dessin
qui n’est pas enfermé dans une teinte jaune d'or, s'étend sur une fa
ble distance sur la cubitale transverse et vers l'arrière jusqu'au bord
de l'aile ou presque, Deux femelles de Fort-Dauphin montrent les
trêmes de la variation dans cette tache : dans l’une la tache s'étend
régulièrement du niveau des transverses cubitales jusqu'au tornus de
l'aile, dans l'autre la tache est presque effacée et limitée à quelques
cellules de l'angle entre la nervure anale et la base de l'aile ; derrière
ce dessin il y a une petite aire teintée de jaune et allant jusqu'à mi-
chemin du tornus avec deux petites taches sombres.
Dans les exemplaires de Maurice, locotypiques, reçus de M. Vin-
son, le dessin est bien plus développé, atteignant presque l'extrémité
distale de la cellule discale. Les exemplaires de Madagascar cons
lituent donc des variétés distinctes.
Mapacascar CENTRE : Betsileo (localité typique de madagasca-
sis Kirby, simple synonyme de limbata).
SaMBIRANO : Nosy Be ; vallée de la Rumena, Mayanga.
Mapacascar EsT : Fort-Dauphin.
Les deux sexes sont si semblables qu'ils ne peuvent souvent se
reconnaître qu'aux genitalias qui sont très saillants chez le o'.
Genre Pantala Hagen
Genre de Libellulines de grande taille à ailes fortes, ressemblant
beaucoup au précédent, mais en différant par l'absence de dessin
basal aux ailes postérieures et par la présence de deux cubitales trans-
verses à ces ailes. Tête grande, yeux longuement confluents, front
Source : MNHN, Paris
120 F. C. FRASER
arrondi. Lobe postérieur du pronotum petit ; thorax robuste, pubes-
cent, Pattes longues et grêles. Abdomen ayant la forme de celui des
Tramea, progressivement rétréci vers l'apex ; appendices anaux longs
Ailes rétrécies en pointe, base des postérieures très large ; nervalion
serrée, en général à peu près 13,5 anténodales ; champ discal des ailes
antérieures avec quatre rangées de cellules, ses bords (WA et Cu P)
légèrement convergent: triangle discal des ailes antérieures long et
étroit ; Ac unique aux antérieures, double aux postérieures ; boucle
anale longue, grêle et sinueuse ; champ anal des postérieures formée
d'un champ externe à grande réliculation ouverte et un champ interne
à rangées de petites cellules comprimées. Plérostigma petit, celui des
antérieures d'à peu près un liers plus long que celui des postérieures.
Espèce Type du genre : Libellula flavescens Fabricius.
Genre circumtropical avec deux espèces, l'une mondiale, l’autre
néotropicale.
Pantala flavescens (F.) (fig. 44)
Libellula flavescens Fabricius, 1798, Suppl. Ent. Syst. : 285.
Pantala flavescens Ris, 1913, Cat. Coll. Selys, Libellulines : 917
{et bibliographie antérieure. — Fraser, 1936, Fauna Brit. India, Odo-
nata, 3 : 414 ; — 1949, Mém. Inst. sci. Madag., À 3 : 26. — PINHEY,
195170
Mâle et Femelle. — Abdomen 30 à 35 mm ; aile postérieure 38
à 40 mm.
Gette espèce, une des rares à avoir une répartition mondiale, est
si connue qu'elle ne mérite qu'une brève description.
Face jaune doré vif, parfois orange ou envahi en-dessus de rouge ;
thorax olive ou ferrugineux sur le dos et plus pâle, vert bleuâtre ou
blanc verdâtre sur les côtés à épais revêtement de poils duveteux.
Pattes noires, b et face interne des fémurs jaunes. Ailes hyalines,
base des postérieures jaune doré s'étendant jusqu'à la boucle anale
mâle avec une tache brun pâle, apicale, postérieure, sur les ailes,
souvent absente aux antérieures ; 13,5 anténodales aux antérieures
ptérostigma petit mais plus long aux antérieures, ocre vif ou brun
rougeâtre plus foncé. Abdomen ocre vif, le dos teinté de rouge brique
les côtés des segments 1 à 4 jaune t pâle, segments 8 à 10 avec
des taches dorsales noires piriformes à extrémité élargie située sur
le bord distal des segments. Appendices anaux allongés, aussi longs
que la longueur réunie des segments 9 et 10, ocre, à apex noir. Geni-
talia du mâle peu visibles — très différents par là des Trameu.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
122 F. C. FRASER
Femelle. — Très proche du mâle mais sans la teinte rouge du
front et de l'abdomen et sans l'extrémité brune des ailes ; abdomen
non rétréci au segment 3, nettement en cône allongé mais avec les
mêmes appendices allongés que chez le mâle.
Mapacascar CENTRE : Tananarive.
MapaGasGaR SUD : Marobotra.
: Tamatave ; Périnet, II.
MapaGascar OuEsT : Morondava, forêt Befasy.
ILE EUROPA.
COMORES.
Espèce pantropicale.
Source : MNHN, Paris
ODONATES ANISOPTÈRES 123
INDEX ©
EMATIQUE
Les noms des groupes supérieurs au genre sont en gras : les genres el
sous-genres en PETITES CAPITA
des figures est indiquée en gras.
; les synonymes en éfaliques. La pagination
Les espèces el genres nouveaux sont précédés d’un *.
Abbolti (Orthetrum), 56, 80, 83.
Acisoma, 83.
aëquistylus (Onychogomphus), 95,
26, 30.
Aeshnidae, 5, 6.
AETHRIAMANTA, 61.
affinis (Hemistigma), 58, 87, 87.
affinis (Libellula), 87.
ANAGIAESENA, 6, IL
Anax, 6, 12, 13
annulata (
annulala (
APATELI,
AncHaropurEA, 67.
ardens (Trithemis), 59, 98, 102.
Arnoulti (Neodylhemis), 55, 73.
arteriosa (Libellula), 96
arteriosa (Trilhemis), 59, 96, 98.
ascalaphoides (Acisoma), 55, 83, 84,
118.
assignala (Libellula), 63.
assignala (Urothemis), 56, 63, 63.
aureola (Trithemis), 59, 98, 104.
azurea (Libellula), 77.
azureum (Orthelrum), 55, 77, 77.
80.
rilhemis), 5, 98.
basilaris (Libellula), 117.
basilaris (Tramea), 58, 116, 117,
118. ù
bispina (Gynacantha), 8, 9,
brachiale (Libellula), 78.
brachiale (Orthetrum), 56, 78, 80.
caffrum (Orthetrum), 56, 78, 80.
CaLoPuLEBtA, 54, 68.
capense (Orthetrum), 80, 81, 82.
carpenteri (Tetrathemis), 66.
CHarcosrepHia, 86.
chrysostigma (Orthetrum), 83.
cognata (Libellula), 113
cognala (Rhyolhemis), 56, 112, 113.
conjusa (Palpopleura), 88.
cora (Diplax), 60.
cora (Macrodiplax), 56, 60, 60.
Corduliidae, 5, 34, 37.
coronala (Chalcostephia), 57, 86, 86,
118
coronala (Libelluta), 86.
Crocoruemis, 91.
delicaia (Hemicordulia), 47.
DirLaconEs, 84.
Distanti (Trithemis), 105.
distinta (Libellula), 96.
divisa (Crocothemis), 58, 92.
ephippiger (Hemianax), 17, 19.
S rocothemis), 58, 91. *
ythraca (Libellula), 9.
exilis (Diplacodes), 57, 85.
ferruginea (Libellula), 9.
flavescens (Libellula), 120.
flavescens (Pantala), 58, 120, 121.
flavicauda (Nesocordulia), 35, 36,
40, 43.
Fonscolombei (Libellula), 93.
Fonscolombei (Sympetrum), 58, 93,
98.
formosa (Aeschna), 16.
ormosus (Anar), 16.
fritillarius (Onychogomphus), 2
fritillarius (Paragomphus), 27, 28,
30.
Goliath (Anar), M.
Gomphidae, 5, 20.
Gxacanrua, 6, 8.
haematina (Libellula), 95, 97.
haemalina (Trithemis), 59, 97, 98.
Source : MNHN, Paris
124 F. ©
hecale (Trithemis), 59, 103.
HemraNax, 6, 19.
HEMSTIGMA, 87.
hieroglyphicum (Isomma), 21, 23,
30.
Hildebrandti (Neodythemis), 55, 71,
72, 118
#hova (Gynacantha), 8, 10.
hova (Libellula), 108.
nova (Onychothemis), 108.
hova (Psendomacromia), 108.
hova (Zygonyx), 57, 108, 108.
icteromelas (Orthetrum), 56, 79, 80.
interposita (Calophlebia), 54, 69.
imperator (Anax), 14, 15, 16, 17.
Isomma, 20, 22
Karschi (Calophlebia), 54, 68, 68.
lachesis (Olpogastra), 57, 110, 111,
118.
lateralis (Libellula), 99.
Lefebvrei (Diplacodes),
Lefebvrei (Libellula), 85.
lemur (Orthetrum), 55, 80. 81.
Libellulidae, 5, 65.
limbata (Tramea), 58, 116, 118, 118.
Lokia, 75.
lucia (Libellula), 9.
lucia (Palpopleura), 57, 89, 90.
lunata (Anax), 16:
lycoris (Libellula), 60.
, 84, 85.
Macrodiplactidae,
MAGRODIPLAX, 59
madagascariensis (Thermorthemis
55, 76.
madegassus (Paragomphus),
madegassus (Onychogomph
*malgassica (Nesocordulia),
42, 43.
MarcassopnLenta, 69.
Martini (Archacophlebia), 55, 67,
67.
marnois (Trithemis), 102.
mascarenica (Nesocordulia), 34, 35,
37, 40, 41, 43.
mauricianus (Anax), 16.
mayanga (Calophlebia, 71.
mayanga (Malgassophlebia), 55, 70,
71, 80.
mediterranea (Aeschna), 19.
Milloti (Orthetrum), 55, 82.
. FRASER
mimica (Pseudophlebia), 71.
minima (Pseudophlebia), 71.
iminula (Libellulosoma), 35, 45, 45.
modesla (Apatelia), 75.
modesla (Lokia), 58, 75, 75, 80.
mundula (Dicranopyga)
mundula (Urothemis),
NEODYTHEMIS,
NEOPHLEBIA,
NESOcORDULIA, 36.
obliteralus (Onychogomphus), 32.
oblileralus (Paragomphus), 24, 27,
Olpogas!
OxYcHoGoMPHUS, 21, 25.
OnroxENI, 71.
ORTHETRUM, >
ouvirandrae (Oreoxenia), 71.
Parrorzeurs, 36, 88.
panorpoïdes (Acisoma), 84.
Parara, 119.
Par«comPnus, 21, 27, 28.
Pauliani (Neodythemis), 55, 72, 73.
persephone {Trithemis), 59, 98, 101.
Polleni (Neophlebia), 66.
Polleni (Telrathemis), 54, 66, 66.
portia (Libellula), 90
porlia (Palpopleur«), 90.
PseupopuLema, 71.
*radama (Gynacantha), 7, 8, 40.
ranavalonae (Zygonyx), 57, 106,
108, 109.
regalis (Compsothemis), 13.
regalis (Rhyothemis), 113.
rezia (Aethriamanta), 56, 61, 62,
118.
Ruvornems, 56, 112.
Risi (Trithemis), 58, 105.
rubricauda (Nesocordulia), 35, 38,
40.
sanguinea (Libellula), 6%
sanguinolenta (Grocothemis
elika (Livellula), 99.
elika (Trithemis), 59, 94, 98, 99.
semihyalina (Libellula), 113.
semihyalina (Rhyothemis), 56, 112,
113.
similis (Cordulia), 47.
Source : MNHN, Paris
ODONATES
similis (Hemicordulia), 35,
47, 49.
spinicauda
40, 43.
stemmalis (Libellula), 81.
stemmale (Orthetrum), 81.
SYMPETRUM, 93.
letra (Libe AA 85.
TETRATHEMIS,
THERMORTH: 76.
Tuozyms, 11
dillarga (Libelluta), 15.
lillarga (Tholymis), 57,
TRAME 116.
114, 115.
triangulifera (Anaciaeschna), 11, 12,
15, 17.
trifasciala (Macromia)
50, 51.
ANISOPTÈRES
37, 47,
(Nesocordulia), 35, 39,
37, 40,
185
lrifasciata (Phyllomacromia), 50.
Lrinacria (Orthetrum), 56, 79, 80.
Lrinervulala (Neodythemis), 55. 72,
78.
reroulala (Pseudophlebit), 73
Primes, 58, 9.
lrislis (Anax), 13, 14, 15, 17.
tumorifer (Anax), 13, 14, 17, 18.
Unoruems, 63.
veslita (Palpopleura), 56, 88, 89.
virens (Cordulia), 48.
virens (Hemicordulia), 48, 49.
viridescens En 106.
viridescens (Zygonyx), 57, 106, 107,
108.
ZXGOxYX, 56, 106, 118.
Source : MNHN, Paris