S 6074
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
® XXII
INSECTES PSOCOPTÈRES
par
A. BADONNEL
O.R.S.T.O.M. C.N.RS.
Paris
1967
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par Renaud PAULIAN
Recteur de l'Université d’Abdijan (Côte-d'Ivoire)
(alors Directeur adjoint de l'I.R.S.M.)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. le Dr Rakoto RATSIMAMANGA, Ambassadeur extra-
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris. —
M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de
JAcadémie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du C.N.R.S., Paris. —
M. le Directeur général de l'O. R. S. T. O. M., Paris. — M. le Directeur du centre
0. R.S. T. O. M. (anciennement I. R. S. M.), Tananarive.
M. le Ministre d’État J. RABEMANANIARA.
M: le Professeur H. HumBenr, membre de l’Institut, Paris. — M. le Profes-
seur R. HEIM, membre de l’Institut, Paris. — M. le Professeur Dr J. Mirror,
membre de l’Institut, fondateur et ancien directeur de l'I. R.S. M., Paris.
MM. les Professeurs A. S. BaLAcHOWSky, Paris; A. CHABAUD, Paris:
C. DELAMARE DEBOUTTEvVILLE, Paris; J. Guisé, Paris; P. LEHMAN, Paris;
G. Peut, Paris; J.-M. PÉres, Marseille; M. J. VADON, Maroantsetra.
Comité de rédaction : M. R. PAULIAN, Président; MM. C. DELAMARE
DEBOUTTEVILLE, P. DrAcH, A. GRIEBINE, J.-J. Pere, G. RAMANANTSOAVINA,
P. ROEDERER, P. Vietre (Secrétaire).
Les volumes de la « Faune de Madagascar », honorés d'une subven-
tion de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier
du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Office de la
Récherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXII
INSECTES PSOCOPTÈRES
par
A. BADONNEL
O.RS.T.O.M. CNRS.
Bibliothèque Centrale Muséum
LLC
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INTRODUCTION
Jusqu'à 1947, les Psoques malgaches n’ont guère été récoltés qu'acci-
dentellement. Les 4 premières espèces signalées ont été recueillies par H1iznr-
BRANDT en 1882, et furent décrites par Kozse en 1885 (elles avaient été
placées par hasard dans des tubes contenant des araignées !); ce sont Thylax
madagascariensis, Caecilius amicus, Amphipsocus hildebrandti et Xenopsocus
hageni. En 1900, Marxrau envoyait au Muséum de Paris un & d’Ectopsocus
bicaudatus trouvé dans des cabosses de cacao, et ALLUAUD découvrait sur la
côte Est, à Vatomandry (1900) puis à Ivondro (1901), 2 & du curieux genre
Pentathyrsus décrit par EnberLeiN (1912), puis dans le pays Androy (sud
de l’île), 1 $ et 1 © de Blaste (Euclismia) alluaudi. Au cours de son voyage
en Afrique orientale et à Madagascar, Vorrzxow a récolté à Fénérive
(juillet 1904) un 4 d’Amphipsocus attribué par ENDERLEIN (1908) à l’espèce
hildebrandti. GRANDIDIER à pris sur la côte Ouest (localité et date non précisées)
Diplacanthoda bouvieri Enderlein (1909), remarquable par le développement
hypertélique en cornes des scutellums du ptérothorax, et retrouvé en 1932
par DEcary à Ambovombe. En 1921, WarerLor prenait de nombreuses ©
de Lepinolus inquilinus sur du guano de chauve-souris à Tananarive. Enfin,
en 1932, Frappa envoyait au Muséum 1 $ de Ptycta (— Maheella) tachardiae
et24et3 © de Peripsocus coccophagus, mentionnés comme parasites de T'achardia
du mimosa (BADONNEL, 1935).
La première série de captures faites systématiquement est due au regretté
A. SEvRiG, et a enrichi la liste de 12 noms nouveaux, le nombre total d'espèces
alors recensées s’élevant à 24 (2 de celles-ci sont mises en synonymie dans le
présent travail).
Mais c’est grâce aux recherches entreprises à partir de 1946 sur l'initiative
de M. le Professeur J. Mizcor, Fondateur et Directeur de l’Institut de Recher-
ches scientifiques de Madagascar (I.R.S.M.), et conduites avec enthousiasme
sur le plan entomologique par le Dr R. Paurran, Directeur-adjoint, et ses
collaborateurs, qu’une collection valable a pu être constituée (1). On en trouvera
l’analyse dans ce mémoire, dont la mise au point a été retardée bien au-delà
des délais prévus pour des raisons variées. Dans l’intervalle, Mr. B. R. STUCKEN-
BERG, du Natal Museum, avait fait en 1955-56 une petite collection étudiée
par SurrHers (1957); quelques exemplaires en sont revus dans le présent travail;
d’autre part, le même auteur, ayant repris l'étude du matériel recueilli par
les prospecteurs de l’I.R.S.M. depuis 1952, décrivait en 1964 35 nouvelles
espèces.
Avec le mémoire actuel, le nombre total d'espèces recensées dans la Grande
Ile, compte tenu des synonymies révélées, s'élève à 169, dont 88 inédites;
on peut donc admettre que la faune de Psocoptères de Madagascar est
aujourd’hui une des mieux connues. Néanmoins, il faut observer qu'un certain
nombre de récoltes paraissent n'avoir été qu'occasionnelles; 69 espèces ne
(1) Le lecteur pourra trouver des précisions sur les collecteurs dans le mémoire de
P. Vierre (1963), et sur les stations les plus importantes prospectées dans la note du même
auteur de 1964.
Source : MNHN, Paris
2 A. BADONNEL
sont connues en effet que par un seul exemplaire (40 par la ?, 29 par le 6),
et 12 par 2 exemplaires seulement, tandis que sur les quelque 500 adultes
qui ont pu être déterminés, 170, répartis entre 32 espèces, proviennent du
massif du Tsaratanana, où les récoltes ont été faites systématiquement par
R. PAULIAN; ils représentent 34 % des adultes recueillis. D'autre part, la faune
du sol n’a été explorée que par le regretté Professeur P. Remy, dont les récoltes
dans 19 stations ont fourni seulement 6 adultes pour de nombreuses larves
indéterminables (ces larves ne seront pas mentionnées ici). Enfin, une petite
collection très intéressante, recueillie par M. le Professeur J. Mirror dans
la forêt du col d’Ivohibe, n’a pu être que partiellement étudiée, les insectes
ayant été presque entièrement perdus par suite de l’évaporation de l'alcool
du tube; cette station paraît très originale, et mériterait une nouvelle
prospection.
L'insuffisance de certaines récoltes pose le délicat problème de la validité
des espèces fondées sur elles; on reproche souvent au taxonomiste de créer de
nouveaux noms pour des exemplaires isolés, sans tenir compte des possibilités
de variations intraspécifiques; mais on ne peut négliger ces exemplaires si
l'on veut dresser un inventaire aussi complet que possible d’une faune prati-
quement inconnue, et j'estime préférable à un bilan tronqué le risque de mises
en synonymies ultérieures; les cas douteux sont d’ailleurs rares, et, après tout,
nos connaissances ne progressent que par approximations successives. Cette
remarque est valable pour les essais de classification proposés dans les tableaux
de détermination et pour les précisions apportées à la définition des genres,
qui ne sauraient évidemment s'appliquer qu'à la faune étudiée.
Remarque. — Une espèce de Phlotodes rapportée par Smrrmers à liche-
nosa Enderlein (Seychelles) n’est pas incluse dans ce mémoire parce que la
détermination n’est pas sûre, et que je n’ai pas vu l’exemplaire. En outre,
quelques espèces prises à la Réunion par P. Remy et dans l’île Maurice par
R. PauLIAN feront l’objet de notes séparées; il suffit de dire ici qu’elles n’ont
aucun rapport avec les espèces malgaches, à l'exception d’Ectopsocus vilhenai.
NOMENCLATURE
La nomenclature utilisée dans les diagnoses est celle de mes travaux anté-
rieurs, avec la réserve suivante : abandonnant les désignations d'ENDERLEIN,
j'ai adopté pour les ailes celles qui paraissent actuellement admises par la
majorité des auteurs, et qu'on trouvera in BADoNNEL, 1951, p.1 307 et fig. 1, p. 146;
pour le lecteur qui utiliserait mes figures 2, pl. I (1935) ou 9 (1943), il suffit
de savoir que la nervure cu de ces figures est la 1r cubitale {cu,) avec ses
2 branches cu (distale) et cu,» (proximale); la nervure an devient la 2€ cubitale
(cu) et ax l'anale (an) ; pour le pédoncule de la fourche radiale, rs remplace rr.
Quant au terme clunium, créé par PEARMAN, il désigne le complexe des derniers
segments abdominaux.
MENSURATIONS
Les mesures ont été faites à l’oculaire micromètre étalonné avec un micro-
mètre objectif gravé sur verre à la machine à diviser, et soigneusement vérifié;
leur approximation est donnée dans mon mémoire de 1955. La longueur des
ailes est la distance de leur apex à la tangente (parallèle au plan sagittal) au
condyle de la costale antérieure; les articles des tarses sont mesurés de condyle
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 3
à condyle; les valeurs de { (et de { pour les tarses trimères) sont donc plus
faibles que celles données par la plupart des auteurs, en particulier par SMITHERS;
mais la somme des longueurs permet de connaître la longueur réelle du tarse;
pour les antennes, les articles sont mesurés d’articulation à articulation;
toutefois, dans le cas où la zone membraneuse est importante et peut être
considérablement distendue, les limites choisies sont celles de la partie nettement
c'est le cas en particulier pour les Liposcelidae et le genre Archipsocus
(chez ce dernier, le pédicelle pouvant être mesuré, soit d’articulation à arti-
culation, soit sur toute sa longueur, les 2 valeurs sont indiquées). Quant aux
rapports oculaires, ils sont toujours mesurés en vue dorsale, (cf. Barr, 1943,
p. 27, et Baponnez, 1946, p. 138).
Il importe d'observer qu'on ne doit pas attacher aux nombres donnés
une signification absolue, car dans la plupart des cas un seul exemplaire a
été étudié, et la variabilité des dimensions est généralement notable; de même,
les rapports d’articles n’ont qu'une valeur indicative.
Remarque importante. — En principe, les mesures sont données en microns
(millième de mm); pour simplifier, cette unité n'est pas indiquée dans les
tableaux. Lorsque l'unité utilisée est le millimètre, elle est par contre expli-
citée dans le texte (mm).
ILLUSTRATIONS
J'ai dessiné à la chambre claire toutes les figures, à l'exception de celles
de 5 ailes, indiquées dans les légendes, et exécutées par calque de photogra-
phies que je dois à l’habileté de M. Gaizrarp, du Laboratoire de Zoologie
(Arthropodes) du Muséum; je suis heureux de lui exprimer à cette occasion
mes remerciements pour sa complaisance.
Les habitus ont été reconstitués par combinaison de leurs éléments.
ABRÉVIATIONS
La nécessité de simplifier la rédaction des diagnoses et des tableaux de
mesures a entraîné l'emploi d’abréviations. Lorsqu'il n’y avait pas de risque
d’équivoque, le terme post-clypeus a été remplacé par clypeus. Pour les divers
articles des antennes : sc = scape; p — pédicelle; f, — premier article du
flagelle, etc. Les segments thoraciques sont désignés par les symboles I, II
et IUT, les pattes par la lettre P, affectée de l'indice du segment correspondant;
pour leurs articles : fr — trochanter; F — fémur; T = tibia; 4 — premier
article du tarse, etc. Enfin, {g remplace tergite abdominal.
Dans les tableaux de mesures, le nombre donné entre parenthèses après
l et £ est celui des cténidiobothries, et L = longueur.
Dans les listes de stations, les collecteurs sont en général désignés par les
initiales de leur nom : J. Mirror (J. M.); R. PAuLIAN (R. P.); J. VaDoN (J. V.);
Andria ROBINSON (A. R.); P. Soc (P.S.).
Avant d’aborber la partie taxonomique de ce travail, il me reste à rem-
plir l’agréable devoir de remercier tous ceux à qui je dois d’avoir pu étudier
ce matériel de grand intérêt, ou qui ont permis la publication des résultats :
M. le Professeur Mizcor, membre de l’Institut, initiateur des recherches,
auxquelles il a en outre participé personnellement.
Source : MNHN, Paris
4 A. BADONNEL
Le Dr R. PauLtan, actuellement Recteur de l'Université d’Abidjan,
dont j'ai mis la patience à rude épreuve, a effectué la plupart des récoltes.
Tous ses collaborateurs.
Le Dr P. Vierre, secrétaire de la « Faune de Madagascar », m'a aidé de
ses conseils pour la préparation du mémoire, et m’a permis de prendre contact
avec le Zoologisches Museum der Humboldt-Universisät de Berlin où sont
conservés les types de KoLBE.
Le Dr GôLLNEr-ScHElpiG, de ce Muséum, m'a fort aimablement commu-
niqué ces types.
Le Dr Smrrmers, du Musée de Sydney, a considérablement facilité ma
tâche en m’envoyant avant leur impression le manuscrit et les figures de son
mémoire de 1964, me donnant ainsi une marque de confiance à laquelle j'ai
été très sensible; ses préparations ont eu par la suite une importance primor-
diale pour la rédaction définitive.
Mes collègues Mr. PEarMan et le Dr THORNTON m'ont fourni des rensei-
gnements précieux pour l'étude de plusieurs genres.
Les membres de la commission de publications du C.N.R.S., pour l’auto-
risation de l'impression de ce mémoire.
Je dois rendre un hommage particulier au regretté Professeur P. REMY,
que le retard de ce travail aura privé du plaisir de voir publiés les résultats
de ses récoltes de Psoques terricoles, et enfin je ne saurais oublier M. le Pro-
fesseur VAcHon, Directeur du Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du
Muséum, où ce travail a été mené à bonne fin; c’est grâce à lui que je peux
consacrer les loisirs de la retraite à des recherches qu’il m'aurait fallu aban-
donner sans le soutien matériel que m'assure son laboratoire.
Les types des nouvelles espèces et ceux des espèces de Smrrners font
partie intégrante des collections du Muséum national d'Histoire naturelle
de Paris.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE DES ESPÈCES
TABLE DES SOUS-ORDRES (1)
1. Antennes à nombreux articles (plus de 15); tarses des adultes toujours
trimères; palpes labiaux biarticulés; stigmapophyse et crochet du nodulus
en forme de herse; gonapophyses réduites (valves externes seules bien
développées); paraproctes avec un éperon marginal (fig. 12). . .
ue ne roots re RTE CE CR Trogiomorpha
__ Antennes de 15 articles au plus; tarses dimères ou trimères; stigma-
pophyse et crochet du nodulus non en herse; gonapophyses plus ou moins
développées; pas d'éperon marginal sur les paraproctes. . . . . 2
2, Antennes typiquement de 15 articles, annelés au moins partiellement;
palpes labiaux uni ou biarticulés; tarses trimères (exceptionnellement
dimères); PS non épaissi; plaque subgénitale avec un sclérite en T, qui
peut être réduit à une petite plaque ou absent. . . . Troctomorpha
__ Antennes de 13 articles; palpes labiaux toujours uniarticulés et réduits;
tarses dimères où trimères; PS épaissi; 3 ocelles groupés chez les formes
ALES ee ES Psocomorpha
Sous-ordre TROGIOMORPHA Roesler
TABLE DES GROUPES
__ Dans l'aile antérieure, pas de nodulus (jonction apicale de cu, et an),
et AP en cellule très allongée, avec cu, très court (fig. 1); un sensille
claviforme aigu sur le deuxième article du palpe maxillaire (fig. 9); valve
externe des gonapophyses en lobe allongé, plus ou moins acuminé (fig. 6).
RENAN ENER Er EN EAR E ATEN RER EC ECM AUTRES ATROPETAE
__ Dans l'aile antérieure, AP réduite ou absente; un nodulus; pas de
sensille claviforme sur le deuxième article du palpe maxillaire; valve
externe des gonapophyses en lobe membraneux élargi . PSOCATROPETAE
Groupe ATROPETAE Pearman
TABLE DES FAMILLES
1. Pas d’ocelles; aptères, ou ailes réduites à des coupelles velues; segments
thoraciques distincts, sans trace de lobulation . . . . . TROGIDAE
(1) Les tables sont destinées exclusivement à permettre la détermination des espèces
malgaches actuellement recensées; les caractères choisis pour définir les différents taxa
ne constituent qu'une partie des eritères correspondant à la diagnose complète de ces taxa.
Ti n'est pas donné de table pour un groupe représenté par une seule famille, ni pour une
famille représentée par un seul genre, etc.
Source : MNHN, Paris
6 A. BADONNEL
__ Des ailes à nervation généralement complète; 3 ocelles non groupés
(parfois ocelles/absents)..5.. +. + 2 + - + + + +» + - + 2
2. Aïles plus où moins acuminées (parfois arrondies apicalement), couvertes
d’écailles réparties aussi sur le corps et les pattes, ou de poils longs et
fragiles; leur bord toujours frangé de longues soies . . LEPIDOPSOCIDAE
_— Ailes arrondies apicalement; pilosité de l'aile antérieure simple, sans
frange marginale de longues soies; pas d’écailles; lacinia très étroite,
à 2 dents aiguës; très petits insectes . . . . . . . : . PSOQUILLIDAE
Famille LepipopsocrpaE Enderlein
Cette famille a été subdivisée en de nombreux genres, basés à peu près
exclusivement sur la nervation alaire et le degré de développement des ailes.
Or, la nervation peut présenter des variations, non seulement à l’intérieur d'un
genre, mais aussi à l’intérieur d’une même espèce (on en trouvera des exemples
plus loin); d'autre part, la néoténie peut, dans un genre donné, aboutir à des
formes brachyptères, parfois sans ailes postérieures, dont la séparation géné-
rique n’est pas justifiée. Sans négliger les critères fournis par les ailes, il faut
donc s'adresser aussi à d’autres caractères morphologiques : lacinias maxil-
laires, griffes, et surtout genitalia; mais les gonapophyses des 9 étant cons-
truites ici selon un plan à peu près invariable, ce sont les phallosomes qui, on
le verra, fournissent les meilleurs critères. Malheureusement, le nombre d’es-
pèces actuellement analysées est trop faible pour permettre une synthèse
d'ensemble; on retiendra donc seulement le nom des genres principaux, types
des sous-familles, à l'exclusion des autres.
Tous les exemplaires examinés possèdent une râpe coxale aux hanches
des Pnr et un organe de coaptation à celles des Pn; on trouve aussi 2 gros
éperons, encadrés par 2 petits, à l’apex des Tu, qui portent en outre de nom-
breux éperons sur toute leur longueur; les yeux sont également finement
velus; enfin les paraproctes portent, chez toutes les espèces étudiées, 5 tricho-
bothries et une petite soie sensorielle dont la disposition est constante (fig. 12
et 46); seul le nombre de soies normales varie selon les espèces. Ces caractères
ne seront pas rappelés dans les diagnoses.
TABLE DES GENRES DE MADAGASCAR
1. Aïles et corps couverts d’écailles colorées. . . . . . . . . . . . 2
_— Pas d'écailles, seulement de longs poils, parfois lancéolés; une cellule
fermée très étroite à la base de l’aile postérieure . . . . . Thylacella
2. Antennes ayant au plus 24 articles allongés; une cellule fermée à la base
de l'aile postérieure; aile antérieure à apex arrondi . . . . . . . Soa
— Antennes de 30 à 50 articles courts; pas de cellule fermée à la base de
l'aile postérieure; ailes généralement acuminées . . . . Echmepteryx
Source : MNHN, Paris
ECTES PSOCOPTÈRES 7
Genre Soa Enderlein
Soa flaviterminata Enderlein
Stations. — Nosy Be, forêt de Lokobe, 7-X-1948, 2 ©; Ankavandra,
V11-1949, 1 © (R. P.). La première localité a déjà été indiquée par Smrruers
(1964, p. 213). L'espèce est pantropicale.
Genre Echmepteryx Aaron
(Thylacopsis Enderlein, in SMITHERS)
TABLE DES ESPÈCES DE MADAGASCAR
1. Tête, thorax et pattes brun de poix brillant; ailes brun marron sombre;
abdomen recouvert de poils écailleux à reflets mordorés. ATOS
AE Ra le ee E. pauliani n. sp.
D D COIOMAHON GENE Al DATE ER NT NT ON PRE PS RE
2. Une tache brune en arrière de chaque ocelle latéral; une bande brune
imitant un épervier en vol sur le front. . . . . . . Æ. falco Badonnel
Er Paskdértachesssunlenvertex MN ERNEST PE UPPER TES
3. Corps brun ocre pâle; aile antérieure avec une large bande longitudi-
nale médiane très sombre atteignant l’apex, et séparée des bords par deux
bandes étroites jaune d'or; ailes très aiguës, leur bord apical concave
en avant et en arrière . . . . . . . E. madagascariensis (Kolbe)
— Tête à fond ivoire; yeux largement bordés de brun du côté interne; fond
(écailles tombées) incolore; bord apical des ailes convexe en avant,
CONCAVC NN AALTETE Re RE Vluridain Sp:
Echmepteryx madagascariensis (Kolbe)
Thylax madagascariensis Kolbe, 1885, p. 184, fig. 1 a-c, Taf. IV; id.,
ENDERLEIN, 1908, p. 255, fig. 1, Taf. IL, fig. 13-14; Thylacopsis madagas-
cariensis (K.), ENDERLEIN, 1911, p. 348; ENDERLEIN, 1931, p. 237, fig. 45-46;
Taf. XVI, fig. 85; id., Surrmers, 1964, p. 216.
Thylacopsis albidus, Badonnel, 1949, p. 25-27, fig. 13-17, &, 9; —
Echmepteryx albidus (Bad.), Banonnez, 1962, p. 186, 9.
L'espèce n’est pas présente dans le matériel étudié, et Smrrners ne l’a
pas trouvée non plus dans celui qui lui a été confié. D’un échange de corres-
pondance avec le Dr THorNron, il résulte qu'on doit considérer albidus comme
synonyme de madagascariensis. Le type de Kozsr, réétudié par ENDERLEIN
(1908), n’a pas été retrouvé.
Source : MNHN, Paris
8 A. BADONNEL
Echmepteryx falco Badonnel
Thylacopsis falco, Badonnel, 1949, p. 24, fig. 8-12; id, SMITHERS,
1964, p. 216.
Station. — Ambanja (sans date), 1 9, sur fleur de frangipanier.
Exemplaire un peu plus petit que le type, et dont les dessins céphaliques
sont plus étendus; mais les caractères morphologiques concordent, mise à
part une origine différente de m, et m, dans l'aile postérieure. L'espèce est
indiquée de Maroantsetra (19, J. V.) par SmirHErs.
Echmepteryx pauliani n. sp. ($, 9)
Coloration. — Tête, thorax et pattes brun marron à brun de poix brillant,
presque noir; yeux du même brun, mats; antennes brun marron; abdomen
à fond pâle, mais avec revêtement d’écailles brun sombre à reflets mordorés;
apex brun marron foncé. Aile antérieure (fig. 1) brun marron, la cellule costale
plus sombre; une petite zone proximale, celle du nodulus, et apex un peu
éclaircis; nervures sombres : tronc commun à r et m, puis rs, r, et fourche radiale;
autres nervures un peu plus sombres que le fond (contrastes plus accentués
chez la 9); aile postérieure brunâtre pâle, avec des taches brun sombre dans la
partie proximale des cellules anales; nervures brunes, à l'exception de la plus
grande partie de r,, de la moitié distale de sc et de l’apex de cu, et an.
Morphologie. — Tête et thorax à pilosité hirsute, assez dense; vertex à
bord postérieur en arête vive; lacinia (fig. 2) tridentée, la dent externe longue,
forte et bifide; quatrième article du palpe maxillaire (fig. 3) modérément
dilaté, à profil en fer de hache. Aïles (toutes les écailles tombées) : la fig. 1
reproduit les caractères de la nervation; remarquer dans l’aile antérieure le
très court pédoncule de la médiane; rs et r,, jusqu’à la transversale qui réunit
le PS à rs, et la partie basale de m + cu,, ne sont reconnaissables que par les
pore: igères, et an par les stries trachéennes. Griffe (fig. 4) : 1 dent préapicale,
précédée par un rang de très fines denticulations; pulvillus en forme de soie
courbe, et une soie basale semblable.
Genitalia 4 : hypandrium bilobé, entièrement brun marron; phallosome
en tube faisant saillie par l’échancrure de l’hypandrium; après montage,
l'aplatissement donne l'aspect représenté fig. 5 : 2 paramères en gouttières (pa),
portés chacun par une baguette basale b, et 2 pièces axiales; l’une ({) paraît
être un tube (écrasé sur la préparation, et reconnaissable seulement en contraste
interférentiel); l’autre (ax) est constituée par 2 sclérites symétriques qui sou-
tiennent probablement la partie terminale du spermiducte, et sont percés de
pores dans leur région apicale,
Genitalia © : plaque subgénitale en lobe simple, à membrane incolore
à l’exception d’une tache médiane brune triangulaire; gonapophyses (fig. 6)
étroites et allongées, brun marron sombre, à pilosité dense, plus courte dans
la partie médiane.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 9
Fig. 1 à 6. — Echmepteryx pauliani n. sp., à et Q.
1. Ailes droites (X 32). — 2. Lacinias (x 320). — 3. Apex du palpe maxillaire
(% 120). — 4. Griffe postérieure (%X 720). — 5. Phallosome, très aplati (explications
dans le texte, X 120). — 6. Gonapophyse droite (x 120).
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 4 = 2,22 (1) — 2,27 (1) —
2,33 (3) mm; 9 — 2,45 mm (1 ex.).
Antenne : @.f — 52, f. — 42; © .f. — 58, f, — 50. Aile antérieure : 2,6 mm.
Patte postérieure : Æ TA LA jé IF
CS 660 1104 468 101 95
g 640 1 024 452 97 97
Origine. — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, VIII. 1949, 1 9,
allotype; Massif du Tsaratanana, X. 1949, 1 500 m, 3 4, holotype et para-
types; id., entre 1 500 et 1 800 m, 4 4 (R.P.).
Source : MNHN, Paris
10 A. BADONNEL
Discussion. — Echmepteryx (Loxopholia) nigra ENDERLEIN (1931, p. 226,
fig. 15-16), des Seychelles, a une coloration presque identique; les caractères
des ailes sont concordants; mais la taille de nigra est de beaucoup inférieure
(longueur de l'aile antérieure 1,6 mm) et ENDERLEIN ne mentionne pas
les taches brunes de la base de l’aile postérieure, qui attirent pourtant l’atten-
tion au premier examen. Encore que les différences de dimensions ne constituent
pas un critère de valeur absolue, l’espèce sera provisoirement considérée comme
valable, l'étude morphologique de nigra n'ayant pas été faite.
Echmepteryx lurida n. sp.
Coloration. — Exemplaire en mauvais état. Teinte générale ocre jaune
sale, avec quelques restes de marbrures brunes ne formant pas de dessins nets.
Tête : fond ivoire; vertex avec une large bande brune le long du bord interne
de chaque œil, la teinte s’étalant en arrière le long du bord postérieur de la
tête en formant une bande plus large médialement; une ligne brun chocolat
foncé entre le bord antérieur de chaque œil et l'orbite antennaire; ocelles bruns;
antennes brun marron clair; 4€ article du palpe maxillaire faiblement brunâtre.
Aïles (fig. 7) hyalines, la postérieure incolore à nervures brunes, l’antérieure
avec des zones brunâtre très pâle, nuageuses, correspondant aux parties teintées
des nervures; les autres nervures incolores; pattes très pâles; un anneau brun
à la base de T'et de {, de Pr; moitié proximale des 4 de Pi et Pnr brun dégradé.
Morphologie. — Veux grands, clypeus assez bombé; lacinia (fig. 8)
bidentée, la dent externe longue, bifide, à base large; 4 article du
palpe maxillaire fortement dilaté (fig. 9); ailes très aiguës, à bord antérieur
convexe; dans l’aile antérieure, rameaux des fourches radiale et médiane
très courts, m, recoupant le bord postérieur près de l’apex; transversale entre
rs + r, à peu près médiane; patte postérieure : 12 éperons courts à base pec-
tinée sur £, 1 éperon préapical décalé et 3 apicaux (2 forts et un court); 2 éperons
à l’apex de £,, dont un petit; griffe (fig. 10) avec une dent préapicale et un rang
de denticulations fines; pulvillus large, à apex fortement dilaté; pas de soie
basale visible,
Genitalia (fig. 11) : gonapophyses réduites aux valves externes, à apex
faiblement rembruni; paraproctes : fig. 12.
Dimensions. — Antenne : f, — 42, — f, — 47.
Aïle antérieure : 1,86 mm; aile postérieure : 1,53 mm.
Patte postérieure : F Te & IF ts
440 828 278 53 57
Origine. — Nosy Be, forêt de Lokobe, sans date, 1 9, holotype, sur
Pandanus (R. P.).
Discussion. — Espèce singularisée par la dilatation du 4 article des
palpes et le caractère du pulvillus des griffes; se distingue en outre par la
forme typique de l’apex des ailes. Ne paraît pouvoir être rapprochée que de
Thylacopsis fastigatus (ENDerLEIN, 1931, p. 236, fig. 41-42 et Taf. 16, fig. 83)
dont la taille est la même. Mais les bords de l'aile antérieure de fastigatus sont
moins parallèles, et les zones sombres indiquées sur la figure 16 ne corres-
pondent pas à celles dont on pourrait supposer l'existence chez lurida.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 11
Fig. 7 à 12. — Echmepteryx lurida n. sp., @.
7. Ailes droites (x 48). — 8. Apex de la lacinia (x 480). — 9. Palpe maxillaire (x 120).
—10. Griffe (x 720). — 11. Gonapophyse gauche (X 190). — 12. Paraprocte gauche (X 190).
Genre Thylacella Enderlein
TABLE DES ESPÈCES DE MADAGASCAR
1. Corps brun sombre uniforme; aile antérieure à apex arrondi, avec dans
la zone apicale 3 taches incolores disposées en triangle et ressortant sur
le fond brun de l'aile . . . . . . . . . . Th. fenestrata Smithers
— Caractères différents; ailes antérieures nettement acuminées; coloration
defond#blanchjaunatre 2 DrUnyOCreRpAle M ee 12
2. Tête avec des dessins bruns sur le front, en avant de chaque ocelle latéral;
dans l'aile antérieure, au moins une bande transversale sombre vers
TESTIETS VA piCA LEARN: POSE GEO to Lo le)
= cLéte Sans dessins DrUNS SUDAIG {TON EL
3. Vertex nettement ensellé; entre chaque ocelle latéral et le bord dorsal
du clypeus, une bande brune rectiligne; pas de taches sur le vertex;
abdomen annelé de brun sombre. . . . . . . Th. fasciifrons n.sp.
Source : MNHN, Paris
12 A. BADONNEL
— Vertex plat ou légèrement bombé; en avant de chaque ocelle latéral,
un dessin en forme d'angle aigu à sommet dirigé vers le plan sagittal,
et une tache brune sur chaque lobe du vertex. . Th. angulifrons n. sp.
4. Yeux bordés sur le vertex par une bande brune prolongée sur le bord
postérieur de la tête. . . . . DRE EL Core
_— Pas de bande brune le long du bord interne des yeux; ailes hyalines,
très aiguës, à nervures pâles; l’antérieure à base large et apex brusquement
rétréci, la postérieure très étroite . . . . . . Th. vitripennis n.sp.
5.Abdomen annelé de brun foncé. ne 0 0. "LE
— Abdomen à peu près incolore, sauf son apex brun foncé; une bande
flexueuse transversale sur le front. . . . . . ‘Th. acutipennis n.sp.
6. Teinte générale blanc presque pur; ailes hyalines, l’antérieure avec
une bande préapicale transverse brune, arquée, son sommet coupant m
et m,; seulement une ébauche de bande médiane. Th. similis n. sp.
— Teinte générale brun ocre; bande brune postérieure du vertex prolongée
médialement de part et d'autre de la suture épicrânienne. 384
7. Aile antérieure brunâtre pâle; 2 bandes sombres transversales très estom-
pées chez la 9; 1 seule bande complète chez le & (préapicale), la bande
médiane étant interrompue dans la cellule M; phallosome avec un seul
pont transversal. . . . . . . . . Th. madagascariensis Smithers
— Aïle antérieure brun marron, avec 2 larges bandes transversales plus
sombres, estompées chez la 9, fusionnées en une seule chez le 4, leur
apex brun pâle; phallosome avec 2 ponts transversaux superposés presque
identiques nt Ci CC Th montanapnsp:
Thylacella fenestrata Smithers
(1964, p. 213, fig. 14)
L'espèce a été décrite de Nosy Be, 3 9, 9-23-X1-1957 (R. Stuckenberg).
Thylacella fasciifrons n. sp. (4,9)
Coloration. — 9. Teinte de fond ivoire. Tête à dessin conforme à la
nnes brunâtres; ocelles brun noir très foncé; intervalles entre
s blancs, avec quelques marbrures brunes, surtout ventro-
latéralement; apex du 4? article du palpe maxillaire rembruni. Thorax avec
une bande latérale brun noir de chaque côté; 3 bandes longitudinales brun
pâle sur le dorsum IT, la médiane plus étroite; mésothorax entièrement du
même brun; aile antérieure (fig. 14) hyaline, à fond à peu près incolore, avec
bandes brun estompé formant en se rencontrant un V oblique peu net; présence
probable de touffes de longues soies marginales sombres alternant avec des
soies claires sur les zones du bord de l’aile indiquées en grisé; aile postérieure
presque incolore, à l'exception de la zone anale, brunâtre; pattes pâles; apex
des fémurs marbré de brun noir; tibias I et IT avec 2 anneaux bruns; Tu
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 13
avec seulement une zone proximale brune et un anneau préapical peu net.
Abdomen décoloré, les gonapophyses et le bord de la plaque subgénitale encore
bruns.
8. Tête à dessins semblables à ceux de la 9, mais les deux bandes frontales
non prolongées sur le clypeus; dans l'aile antérieure (fig. 15) la bande brune
Fig. 13 à 19. — Thylacella fasciifrons n. sp., d et 9.
13. Tête de la 9 vue de face (x 31). — 14. Ailes droites de la 9 (X 48). — 15. Id., 9. —
16. Lacinia (x 290). — 17. Griffe (x 720). — 18. Phallosome, déformé par aplatissement
(x 190). — 19. Gonapophyse gauche (X 190).
Source : MNHN, Paris
14 A. BADONNEL
préapicale est incurvée et son sommet COUPE Fat lat CL la base de la fourche
m, — m,; en outre, la bande médiane n’atteint pas le bord de l’aile. Abdomen
nettement annelé de brun sombre.
Morphologie. — Yeux grands, couvrant une grande partie des joues,
mais peu saillants; leur développement équivalent dans les deux sexes; lacinia
(fig. 16) à bords subparallèles, bidentée, la dent externe bifide; 4e article du
palpe maxillaire en fer de hache, non exagérément dilaté; sensille du 2e article
long. Ailes (fig. 14 et 15) à apex aigu, surtout chez la 9; aile antérieure de la
caractérisée par une AP dilatée, avec cu, flexueuse; AP du 4 plus étroite,
à limites subparallèles; griffes (fig. 17) : une dent médiane et une préapicale
fortes; pulvillus assez large, coudé, à apex évasé; une soie basale rigide.
Genitalia 4 : hypandrium en lobe simple, brun chocolat; phallosome
(fig. 18) à squelette constitué par deux baguettes proximales (b) auxquelles
s’articulent 2 paramères en larges cornets (pa), reliés basalement par un sclé-
rite transversal peu distinct, unique; leur sommet percé de pores; en outre,
dans chacun d’eux, un cordon chitineux (c).
Genitalia Q : gonapophyses (fig. 19) réduites aux valves externes, sans
sclérifications visibles.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 4 — 1,6 mm; — 9 — 1,95
à 2,2 mm.
Antenne : & fi —41, fi —44; $ fi—53, f, = 64.
Aile antérieure : 4 —1,98 mm; 9—=2,3 mm.
Patte postérieure : F 1h ti b l
4 388 804 249 A4 57.
o 440 880 290 64 64
Origine. — Imerimanjaka, XII-1948, 11 9 (dont la 9 allotype), 1 larve,
dans un nid d’Ardeola ralloides; Antsingy N., Ambina, VII-1949, 1 & (holo-
type); Tananarive, parc de Tsimbazaza, 28 XI1-1950, 3 © dans un nid d’Ardeola
ralloides ; massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, X11-1950, 2 & (R. P..)
Discussion. — Espèce caractérisée par les deux bandes brunes parallèles
du front. Il existe entre le & et la © allotype quelques différences notables :
absence des anneaux bruns sur l’abdomen de la © (interprétée provisoirement
comme résultant d’une décoloration dans l'alcool); formes des AP; position
de la bande brune préapicale des ailes antérieures, qui coupe chez la & le tronc
de la médiane avant sa division en m, et m, (généralement au milieu du pédoncule
de la fourche); bande médiane incomplète chez le 4. Ces différences sont peut-être
liées au sexe. }
Thylacella angulifrons n. sp. (9)
Coloration. — Teinte de fond très pâle. Tête avec dessins conformes à
la figure 20; ocelles brun chocolat foncé; partie ventrale des yeux brune (pro-
longement de la bande joignant l’œil à l'orbite antennaire), le reste gris-bleu;
palpe maxillaire brunâtre, son apex plus sombre. Thorax ivoire; une bande
latérale brun chocolat le long des pleures; ailes (fig. 21) hyalines, l’antérieure
très faiblement brunâtre, avec une bande brune estompée fortement arquée
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 15
partant de l’extrémité de r, et coupant m à peu près à mi-distance de m, et m,
pour atteindre le bord postérieur entre m, et cu; traces de brun vers le milieu
de l'aile (fourche rs-m) et à la bifurcation de m + cu (nervures plus sombres
dans ces régions); aile postérieure incolore, ses nervures brunes, sauf se, le
tronc radial et cu,; pattes, les 4 brunâtres. Abdomen presque incolore, à tégu-
ment transparent; paraproctes brun chocolat.
Morphologie. — Oeil assez grand mais moins développé que chez l'espèce
24 25
Fig. 20 à 23, — Thylacella angulifrons n. sp., ?.
20. Tête vue de face (X 31). — 21. Ailes droites (x 48). — 22. Lacinia (X 320). —
22 bis. Griffe (X 720). — 23. Gonapophyse gauche (x 190).
Fig. 24 à 26. — Thylacella similis n. sp., 9.
— 24. Ailes droites (X 48). — 25. Lacinia (x 320). — 96. Grille (x 720).
n
Source : MNHN, Paris
16 A. BADONNEL
précédente; bord postérieur du vertex non tranchant; lacinia (fig. 22) bidentée, la
dent externe élargie, bifide; 42 article du palpe en fer de hache, non exagé-
rément dilaté; sensille du 2e article long. Aile antérieure très aiguë, son bord
antérieur apical convexe, le postérieur faiblement concave; pédoncules des
fourches radiale et médiane très longs; m, coupe le bord de l’aile en arrière
de l’apex; AP en triangle à sommet très aigu; transversale de rs à m coupant
m en son milieu; an reconnaissable seulement à un fort grossissement par les
stries trachéennes (parties proximale et distale invisibles); aile postérieure
également très aiguë; m, et m, reliées à rs par un court pédoncule; griffes
(fig. 22) : dent médiane plus petite que l’apicale; les autres caractères comme
l'espèce précédente.
Genitalia : gonapophyses (fig. 23) réduites aux valves externes très fai-
blement sclérifiées.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,86 mm.
Antenne : f. = 44; f: = Aile antérieure : 1,9 mm.
Patte postérieure : F T 14 b 1
392 736 224 51 57
Origine. — Antsingy N., Ambina, VII-1949, 1 © (R. P.).
Discussion. — Espèce caractérisée suffisamment par les dessins de la
tête et les particularités de la nervation.
Thylacella similis n.sp. (©)
Coloration. — Teinte générale blanc presque pur. Vertex légèrement
rembruni le long des yeux et en arrière; apex du labre, des mandibules et du
labium presque noirs; yeux et ocelles noir franc, tranchant sur le blanc du
front. Tergite prothoracique presque incolore; lobes dorsaux ptérothoraciques
brun sépia, celui du mésothorax bordé de clair en arrière (dessin en V), avec
suture médiane brun-noir; ailes hyalines, à fond presque incolore, avec zones
brunes conformes à la figure 24; nervures presque incolores, à l’exception de
celles qui correspondent aux zones brunes; aile postérieure incolore; seules
les nervures noires de la figure 24 sont pigmentées; pattes très pâles, les &
un peu rembrunis proximalement. Abdomen taché de brun chocolat dorsa-
lement dans sa région médiane et postérieure (restes d'anneaux bruns?),
l’apex (paraproctes et gonapophyses) brun-noir.
Morphologie. — Yeux très grands; clypeus fortement bombé; lacinia
(fig. 25) à deux dents subégales, l’externe un peu plus forte; aile antérieure
à bord rectiligne jusqu’à r,, puis incurvé jusqu’à l’apex; PS long; transversale
entre rs + r, et m + rs très près de la bifurcation de m + cu (caractère vari-
able); AP en triangle aigu; aile postérieure à apex acuminé, le bord arrière seul
concave ; rx, coupe le bord de l'aile après cet apex; m, et m, naissent sépa-
rément sur rs; griffe (fig. 26) à dent médiane forte et pulvillus assez large,
coudé, dilaté distalement; soie basale rigide.
Genitalia : plaque subgénitale incolore; gonapophyses trop écrasées sur
la préparation pour être dessinées, mais semblables à celles des autres espèces;
leur apex reste brun estompé après éclaircissement au chloral.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 17
Dimensions (holotype). — Longueur du corps (en alcool) : 1,7 mm.
Antennes absentes.
Aile antérieure : 2 mm; — aile postérieure : 1,57 mm.
Patte postérieure : F p é dh b
384 852 256 54 54
Origine. — Antsingy S., Bekopaka, VII-1949, 1 9, holotype (R. P.):
assif de l’Ankaratra, Manjakatompo, V-1951, 8 © (paratypes).
Discussion. Se distingue des deux espèces précédentes, à ailes hyalines
et fasciées, par sa coloration très pâle, l’absence de d s sur la tête, la répar-
tition des zones brunes de l'aile antérieure, et les détails de nervation (peut-
être variables) indiqués dans la diagnose.
Thylacella acutipennis n. sp. (©)
Coloration. — Teinte générale pâle. Tête ivoire; vertex avec deux assez
larges taches brun clair le long du bord interne des yeux, et une bande médiane
assez étroite le long de la suture médiane, qui est fine et nette; yeux gris;
ocelles brun chocolat foncé; sur le front, une bande transversale brune, stompée,
flexueuse; une bande latérale brune du bord antérieur de chaque œil à l'orbite
antennaire, prolongée jusqu’au post-clypeus sur lequel elle se termine par un
réseau polygonal; 4€ article du palpe maxillaire brun, plus foncé apicalement.
Lobes dorsaux ptérothoraciques dorsaux brun pâle, cerclés de clair; une ligne
brune longitudinale sur chaque pleure; ailes (fig. 27) hyalines brunâtre très
pâle, la postérieure un peu plus claire; dans l’aile antérieure, une bande bru-
nâtre pâle estompée, légèrement arquée, du sommet du PS à l’extrémité dis-
tale de la cellule M; une zone également brunâtre en arrière du PS et une le long
de la moitié apicale de ew,,; nervures brun clair, un peu plus sombres dans les
zones les plus colorées; pattes pâles, les éperons colorés des tibias indiquant
l'existence possible d’une zone médiane brune; {4 brun marron clair s’atté-
nuant distalement. Abdomen à peu près incolore, excepté le tergite 9 + 10,
les paraproctes, l'épiprocte et les gonapophyses, brun chocolat (après disparition
du pigment hypodermique, ces régions restent brun-marron).
Morphologie. — Lacinia (fig. 28) caractérisée par une dilatation préapi-
cale; 2 dents inégales, l’externe plus forte, bifide; 4e article du palpe maxil-
laire comme celui des espèces précédentes; sensille du 26 article long. Ailes
à apex très aigu; dans l’antérieure, m, atteint presque exactement la pointe;
m, se détache à peu près au niveau de r,4,; AP étroite, en triangle aigu; dans
l'aile postérieure, r,, touche le bord un peu en arrière de l'apex:
mi et m, se détachent séparément de rs, mais très près l’une de l’autre ;
rs + r, nettement visible; griffe (fig. 29) : une dent préapicale nette; 2e dent
très près de la base du pulvillus et réduite; pulvillus et soie basale comme
chez les espèces précédentes.
Gonapophyses du type habituel, mais plus nettement sclérifiées.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,95 mm (@ holotype), —
1,88 mm (© paratype).
Source : MNHN, Paris
18 A. BADONNEL
Antenne : f, = 50; — f, — 50.
Aile antérieure : 1,86 mm; — aile postérieure : 1,51 mm.
Patte postérieure : F 3h ne LA jé
448 828 300 57 64
Origine. — Antsingy S., Bekopaka, 2 © (holotype et paratype) (R. P.).
Discussion. — Espèce nettement séparée des autres formes malgaches
par ses ailes à apex rétréci et aigu, la discrétion de sa bande transversale préapi-
cale, et l’imprégnation du tégument de l’extrémité de l’abdomen par un pigment
qui ne disparaît pas dans la gomme au chloral.
Thylacella vitripennis n. sp. (©)
Coloralion. Exemplaire en très mauvais état, qui a été écrasé et a dû
être éclairci à la potasse, regonflé au lacto-phénol, puis disséqué. — Teinte
générale jaune sale; tête paraissant avoir été brun rouille; 4€ article du palpe
maxillaire rembruni vers l’apex. Ailes hyalines, incolores; aucune trace de
bandes brunes sur l'aile antérieure; nervures à peine teintées de brunâtre;
pattes jaunâtre sale. Abdomen ?
Morphologie. — Lacinia (fig. 31) progressivement élargie vers l’apex,
bidentée, la dent interne petite, l’externe à large base, bifide à l'extrémité;
palpe maxillaire : 4 article en fer de hache modérément élargi; sensille du
2e article long et assez fin. Ailes : moitié basale de l’antérieure (fig. 30) large,
puis rétrécissement assez brusque par incurvation du bord postérieur; apex
aigu; stigmapophyse occupant toute la longueur de sc (5 épines longues plus
3 cônes aigus); m, atteint le bord de l’aile très peu en arrière de l’apex; nervures
bles seulement aux pores sétigères ou à la trachéation; cu, ne porte
les 2 an ne sont indiquées que par un reste de trachéation visible
seulement à un fort grossissement; aile postérieure très étroite et très aiguë,
r,+, touchant le bord de l’aile en arrière de l’apex; nervure antérieure de la cel-
lule basale fermée à peine visible, de même que cu, et, plus encore, an; griffe
(fig. 32) délicate, à 2 dents nettes; pulvillus et soie basale comme chez les espèces
précédentes. L’abdomen n’a pu être étudié.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable, antennes absentes.
Aile antérieure : 1,9 mm; — aile postérieure : 0,85 mm.
Patte postérieure : F r) # k be
400 664 242 53 64
Origine. — Nosy Be, forêt de Lokobe, 4-IX-1948, 1 9, holotype (R. P.).
Discussion. — Cette espèce se distingue des autres espèces malgaches
par la forme particulière de l’aile antérieure et l’absence de bandes brunes
sur cette aile; elle paraît par contre difficile à séparer de T. immaculala Bad.,
décrite de l’Angola; la forme de l’aile antérieure de cette espèce est néanmoins
différente, et, pour des dimensions comparables des pattes postérieures, cette
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 19
aile est nettement plus courte chez immaculala (1,6 mm contre 1,9); en outre
la lacinia d’immaculala a une dent externe trifide. Dans les deux cas, il s’agit
d'exemplaires uniques, mal conservés; il est donc prudent de réserver la conclu-
sion définitive jusqu'à ce que l’on dispose d’un matériel plus abondant et
en meilleur état.
34
Fig. 27 à 29. — Thylacella aculipennis n. sp., Q.
27. Aïles droites (X 48). — 28. Lacinia (x 320). — 29. Griffe (x 720).
Fig. 30 à 32. — Thylacella vitripennis n. sp., ©.
30. Aïle antérieure droite (X 48). — 31. Lacinia (x 200). — 32. Griffe (x 720).
Fig. 33 et 34. — Thylacella montana n. sp., d.
33. Ailes droites (x 48). — 34. Lacinia (x 320).
Source : MNHN, Paris
20 A. BADONNEL
Thylacella montana n, Sp, (3, ©)
Coloration. — Teinte de fond brun ocre pâle. Tête : zones brunes conformes
à la figure 36; le clypeus est rement rembruni, la teinte se prolongeant
sur le milieu du front; ocelles brun rouge ; yeux gris noir; 4€ article du palpe
maxillaire brun, son apex plus foncé. Lobes dorsaux thoraciques brun marron
clair, plus pâles latéralement; une bande pleurale longitudinale brun rouge
assez large (pigment hypodermique); aile antérieure de la © (fig. 35) à fond
brun-marron avec une large bande plus sombre, à bords estompés, du sommet
du PS à l'extrémité de la cellule M; une seconde zone sombre, moins nette,
dans la région médiane, de la transversale entre r, et rs au bord distal de l'AP;
zone anale également plus sombre; aile postérieure (même fig.) brun marron
très clair, bordée de brun plus foncé entre le sommet de r, et celui de r,+,; ses
nervures brunes, plus pâles à la base et à l’apex; — aile antérieure du 4 (fig. 33)
d’un brun plus uniforme dans toute la partie médiane, le quart apical parais-
sant ainsi nettement plus clair; — pattes brun pâle, les tarses plus foncés,
surtout les 4. Abdomen annelé de brun chocolat dorsalement; paraproctes
de même teinte; hypandrium brun; plaque subgénitale incolore; apex des
gonapophyses brun marron.
Morphologie. — Yeux relativement petits; bord postérieur du vertex
arrondi; lacinia (fig. 34, 4, et 37, ©) bidentée, la dent externe large, bifide,
avec l'indication d’une bosse basale interne; 4e article du palpe maxillaire
en fer de hache (fig. 36); sensille du 2e long, très aigu. Aile antérieure (fig. 33
et 35) à bords subparallèles jusqu'au niveau de l’apex du PS, puis régulière-
ment incur usqu’à l’apex; m, touche le bord de l’aile nettement en arrière
de cet apex; tronc médian (m après sa séparation de rs) très court, surtout chez
la ©; transversale entre rs + r, et rs + m submédiane; AP longue, à sommet
aigu; aile postérieure (mêmes fig.) : apex plus aigu que celui de l'aile antérieure;
Ta+, touche le bord un peu en arrière de cet apex; m, et m, naissent séparé-
ment sur rs + m chez les 4, presque au même point chez la 9; griffe (fig. 38) :
dent médiane discrète; pulvillus et soie basale comme chez les autres espèces.
Genitalia 4. Phallosome (fig. 39 et 41) construit sur le plan de celui de
T. fasciifrons; l’aspect des paramères dépend du degré d’écrasement de la pré-
paration; celui-ci est maximum sur la figure 41, qui montre les 2 ponts trans-
versaux p, et p, superposés à peu près semblables; en avant de ceux-ci, orifice
probable du spermiducte encadré de mamelons couverts de papilles aiguës.
Genitalia ©. Gonapophyses (fig. 40) faiblement sclérifiées basalement,
sans valve dorsale reconnaissable,
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2 mm, 4 et 2.
Antenne: d'fis— 62,1fa — 66: Of 53, f — 66.
Aile antérieure : & — 2,07 mm; 9 — 2,3 mm.
Aile postérieure : & — 1,78 mm; © — 1,95 mm.
Patte postérieure : F an. tk UE ls
g holotype 480 884 326 68 77
g paratype 480 832 298 66 77
allotype 488 920 335 69 77
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 21
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 500 m, 1 à (holotype),
1 9 (allotype); — 1 900 m, 1 4; 2 200 m, 1 © (paratypes); massif de l’Anka-
ratra, Manjakatompo, V-1951, 7 © (R. L.).
Discussion. — La coloration brune des ailes, plus sombre que celle de
madagascariensis, ne permet pas de confusion avec cette espèce, dont les ailes
38
Fig. 35 à 40. — Thylacella montana n. sp., & et ©.
35. Ailes droites de la © (X 48). — 36. Tête de la Q vue de face. — 37. Lacinia, Q(x 320).
— 38. Griffe, (x 720). — 39. Phallosome, déformé par aplatissement (x 120). —— 40. Gona-
pophyse droite (x 190).
Source : MNHN, Paris
22 A+ BADONNEL
Fig. 41. — Thylacella montana n. sp., à.
Partie antérieure du phallosome, dissocié par aplatissement (x 190).
Fig. 42 à 46. — Thylacella madagascariensis Smithers, 4.
42. Aïles gauches (x 48). — 43. Lacinia (x 320). — 44. Grifle (x 720). — 45. Partie
antérieure du phallosome dissocié par aplatissement (x 190). — 46. Paraprocte droit (x 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 54
ont cependant la même forme, avec zone apicale plus claire dans l’aile anté-
rieure; les caractères du phallosome du 4 constituent des critères très valables.
Thylacella madagascariensis Smithers
(1964, p. 215, fig. 5-8)
DraGNose pu 4. — Coloration. — Teinte de fond brun ocre clair. Tête
comme celle de montana. Tergites thoraciques brun marron avec sutures brun
sombre, fines; une bande longitudinale pleurale brun chocolat; ailes hyalines,
brunâtre très pâle, l'antérieure avec une bande à peine plus sombre fortement
arquée de l’apex du PS au bord distal de cellule M, le sommet coupant la base
de r;+, et ri+, et touchant la séparation de m, et m,; d’autres zones un peu plus
sombres correspondent à des portions de nervures plus fonc à la partie
distale de l’'AP et à la zone anale (fig. 42); pattes très pâles à tarses brunâtres,
les { plus foncés. Abdomen annelé de brun chocolat dorsalement et latérale-
ment; paraproctes de même teinte.
Morphologie. — Lacinia (fig. 43) tri mblable à celle de l'espèce précé-
dente; palpe maxillaire de même. Aïle antérieure un peu plus acuminée et
relativement plus étroite que celle de montana, les rapports entre les nervures
à peu près identiques; dans l'aile postérieure, m, et m, naissent d’un court
tronc commun (caractère variable?); griffe (fig. 44) à dent médiane discrète,
pulvillus et soie basale comme chez les espèces précédentes.
Genitalia. Phallosome (fig. 45) construit sur le même plan que celui de
montana, avec les différences suivantes : paramères pa plus longs, pont trans-
versal faiblement arqué et dilaté médialement; pas de second pont, mais un
sclérite imitant un test de Brachiopode soutient l’orifice du spermiducte.
Paraprocte : fig. 46.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,83 mm.
Antenne hf 161; 7j, 58:
Aile antérieure : L — 2,15 mm; aile postérieure : L = 1,82 mm.
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m, X-1949, 1 &, allotype (R. P.).
La © holotype est décrite de Perinet (sans autre indication).
Discussion. — L'espèce est très voisine de montana; elle s’en distingue
par la pigmentation plus faible des ailes antérieures, relativement plus
étroites, et surtout par les caractères du phallosome.
Famille PsoquiLLipAE Pearman
TABLE DES GENRES
— Aile antérieure non élytriforme, à nervation nette, sa surface non velue:
r, présent dans l’aile postérieure. . . . . . . . . . . . . Rhyopsocus
— Aüle antérieure élytriforme, à nervures difficilement visibles, sa surface
velue ou couverte de courtes soies épaissies; r, absent dans l’aile posté-
TIBUTE ;° PARAIT RSR RE EURE ERNEST En EILUE, Eosilla
Source : MNHN, Paris
24 A. BADONNEL
Genre Rhyopsocus Hagen
Rhyopsocus madagascariensis n. Sp. (9)
Coloration. — Tête brun de poix foncé, les ocelles ressortant sur le fond
comme des cercles clairs; yeux noirs; palpes brun marron, le 4€ article sombre.
Thorax un peu moins foncé, excepté le lobe dorsal II et les sutures, du même
brun que la tête; ailes (fig. 47) hyalines, brunâtre très pâle, à nervures brun
marron clair dans l’aile antérieure, un peu plus pâle dans la postérieure; pattes
brun marron, les tibias un peu plus sombres. Abdomen brun pâle, l’apex brun
marron.
Morphologie. — Semblable à celle des autres espèces du genre, en parti-
culier à celle de RA. afer Bad.; mais chacune des 2 glandes annexes de la sper-
mathèque, à paroi brun marron finement si reliée à la spermathèque
par un canalicule incolore, comme chez Rh. disparilis Pearman; ces canalicules
sont bruns chez Rh. afer. Yeux relativement grands à bords nettement conver-
gents vers l'avant; palpe maxillaire à 4° article élargi en fer de hache; sensille
du 2e article long, fin, aigu. Lobe anal de l’aile antérieure assez nettement angu-
leux; gonapophyses comme celles de Rh. afer.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,55 mm.
Aile antérieure : L — 1,15 mm.
Patte postérieure : F 4e et A 15
264 336 154 42 51
Origine. — Imerimanjaka, XI1-1948, dans un nid d ’Ardeola ralloides,
2 9, dont l’holotype.
Discussion. — 4 espèces de Rhyopsocus à tête et thorax très foncés ont été
décrites antérieurement : ecliplicus Hagen, peregrinus Pearman, bentonae et
phillipsae Sommerman; le lobe anal de l’aile antérieure de peregrinus est brun
sombre dans ses trois-quarts postérieurs, alors qu'il est entièrement incolore
chez madagascariensis; la coloration générale et la forme des ailes des espèces
de K. SommermaN sont différentes (thorax plus sombre, abdomen et pattes
plus pâles), et d’après les renseignements donnés par l’auteur, on peut admettre
que lespèce malgache, dont les dimensions sont du même ordre que celles
de bentonae, est différente; reste le cas d’eclipticus, qui ne peut être résolu,
dans l'impossibilité de voir le type. Quant à disparilis et afer, ils sont d’un
brun plus clair, et ne semblent pas pouvoir être identifiés à madagascariensis.
Genre Eosilla Ribaga
(Empheriella Enderlein)
Eosilla denervosa (Enderlein)
Empherieila denervosa, ENDERLEIN 1931, p. 219, fig. 3-5, et Taf. 15, fig. 66.
Station. — Antsingy N
caena, 1 d.
Le sexe du type, décrit des Seychelles, n’a pas été précisé.
., VI1-1949 (sans indication de localité), sur Dra-
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 25
DraGnose pu 4. — Coloration. — Tête, tergites pro et mésothoraciques
brun de poix foncé, brillant; pattes du même brun, excepté les Pin, dont
l’apex du tibia et le tarse sont brunâtre pâle (4 un peu plus sombre); antennes
Fig. 47. — Rhyopsocus madagascariensis n. sp., Q. Aïles droites (x 48).
Fig. 48 à 52. — Empheriella denervosa (Enderleïn), d.
48. Ailes droites (x 48). — 49. Lacinia (x 480). — 50. Phallosome, dissocié par apla-
tissement (x 190). — 52. Épiprocte et paraprocte droit (x 320).
Fig, 53, — Psocatropos microps (Enderlein), 3. Apex de la lacinia (x 480).
Fig. 54 et 55. — Psocatropos pilipennis (Enderlein), d.
54, Apex de la lacinia (X 480). — 55. 2/3 distaux de Trrx (X 190).
Source : MNHN, Paris
26 A. BADONNEL
brun-marron clair; palpes comme la tête. Aile antérieure (fig. 48) brun sombre,
sauf un arc incolore en arrière de sc et de la trace de cu,; aile postérieure inco-
lore, sauf une petite zone brune entre se et le tronc radial. Abdomen brun
mat, plus pâle que le thorax.
Morphologie. — Semblable à celle de l'exemplaire des Seychelles, avec
une variation de la nervation des ailes postérieures (fig. 48); la fourche radiale
est très courte, et absente dans l’aile gauche. ENDERLEIN indique en outre :
yeux non velus; il y a ici un poil dorso-latéral, raide et fort, sur chaque œil.
Lacinia : fig. 49; griffe (fig. 50) sans dent préapicale, avec pulvillus assez large,
coudé, évasé à l’apex, et soie basale.
Genitalia. Hypandrium en lobe simple, brun-marron; phallosome (fig. 51)
à paramères élargis apicalement, et complété par deux sclérites en co:
nets couverts de fortes granulations passant latéralement à des papilles
aiguës; un sclérite médian en V à branches larges.
Apex abdominal : fig. 52.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool, forte extension) : 1,4 mm.
Antenne : L—0,7 mm. — Aile antérieure : L = 0,87 mm.
Patte postérieure : F x bi le {3
212 304 117 37 46
Discussion. — Les quelques différences signalées avec les caractères
décrits par ENDERLEIN ne paraissent pas suffisantes pour justifier une sépa-
ration spécifique; l’écart important entre les longueurs des tibias postérieurs
(304 & contre 210), alors que les autres dimensions sont comparables, est
peut-être due à une différence de sexe; il demande néanmoins une confrontation
avec les exemplaires des Seychelles.
Famille TroGrrbar Enderlein
Genre Lepinotus Heyden
Lepinotus inquilinus Heyden
(850, Ent. Zeit. Slell., 12, p. 84)
Tananarive : toits de maisons, sur guano de Chauve-souris (Waferlot,
1921).
Groupe PSOCATROPETAE Pearman
Famille PsyccrPsocipaE Enderlein
Genre Psocatropos Ribaga
(Azxinopsocus Enderlein, Gambrella Enderlein)
Psocatropos microps (Enderlein)
Axinopsocus microps, ENDERLEIN, 1903 b, p. 2-3, Taf. 1; — Psoquilla
microps (End.), ENDERLEIN, 1908 a, p. 776, 779-782, 12 fig; — Psocalropos
lesnei BADONNEL, 1931, p. 254-257, fig. 30-35; — Psocalropos microps (End.),
BaDponnez, 1944, p. 59; id, 1946, p. 142, fig. 6 (@).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOP'
27
Station. — Soalara, 1-1949, maison, 2 &.
Pour faciliter une reconnaissance éventuelle, je donne quelques figures
de caractères morphologiques. Lacinia : fig. 53; aile antérieure : fig. 56; phal-
losome : fig. 57; son aspect varie selon le degré d’écrasement de la préparation;
la figure montre un phallosome très écrasé, les paramères étant écartés api-
calement, tandis que leurs bras antérieurs se sont trouvés rapprochés; en
comparant avec la figure 6, 1946, on retrouve aisément les correspondances;
— apex abdominal : fig. 58.
Psocatropos pilipennis (Enderlein)
Gambrella pilipennis, ENDERLEIN, 1931, p. 221, fig. 6.
Station. — Soalara, I-1949, maison, 3 4, avec l'espèce précédente.
L'espèce a été décrite des Seychelles d’après une 9.
Fig. 56 et 57. — Psocalropos microps, d.
56. Aile antérieure droite (X 48). — 57. Hypandrium et phallosome fortement aplatis
(x 190).
Fig. 58 à 60. — Psocatropos pilipennis, d.
58. Épiprocte et paraprocte droit (X 190). — 59. Ailes droites (X 48). — 60. Hypan-
drium et phallosome aplatis (X 190).
Source : MNHN, Paris
28 A. BADONNEL
Dranose pu 4. — Coloration. — Très pâle, avec marbrures brun rouge
sur le front et le clypeus, les pleures et les lobes dorsaux thoraciques; abdomen
annelé de brun-rouge vineux dorsalement; pattes pâles, légèrement teintées
de brun sépia; yeux rouge-noir, ocelles rougeâtres. Aïles hyalines, brunâtre
très pâle, la postérieure presque incolore; champ anal de l’antérieure un peu
plus sombre.
Morphologie. — Yeux petits; 4e article du palpe maxillaire très long,
à apex un peu élargi; 2€ article sans sensille; lacinia (fig. 54) tridentée, typique
du genre Psocatropos. Aile antérieure (fig. 59) à nervation construite sur le
plan du type d'ENDERLEIN (@), mais m n’a que 2 rameaux, et cu, n’est pas
bifurqué (pas d’AP); ces caractères sont liés à la réduction un peu plus poussé
de l’aile; aile postérieure un peu différente de celle du type, qui paraît d’ailleurs
très réduite; cellule fermée de la base plus longue et radiale bifurquée; patte
postérieure : hanche avec une ébauche de râpe sous forme d’un petit disque
finement granuleux; 2 sensilles en éperons aigus, dont un très petit, à l’apex
du fémur; tibia avec 4 rangs d’éperons de dimensi s (fig. 55); 4 avec
2 rangs, l’un de 8 éperons assez forts, plus 1 apical flanqué de 2 petits, l’autre
de 7 plus petits; 4 avec 2 éperons apicaux et 1 préapical; griffe avec une dent
préapicale, et un peigne basal de petites épines parallèles paraissant insérées
latéraeæent.
Genitalia (fig. 60) : hypandrium en forme de gouttière à très longues soies
rigides, enserrant un cône ventral percé de pores apicaux; ce cône contient
l'extrémité distale, en forme de spatule allongée également percée de pores,
de 2 paramères en forme de baguettes adjacentes dans le plan sagittal; on
reconnaît en outre une lame circulaire sclérifiée qui semble représenter la base
du cône axial.
Paraproctes avec un champ sensoriel de 5 à 6 soies à rosette basale mal
différenciée (seulement des granules disposés en cercle autour de la fossette),
et 1 soie centrale plus forte, sans rosette; pas d’éperon visible.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,42 mm.
Antenne : f 1287 125: ile antérieure : L = 1,02 mm.
Patte postérieure : F 48 mn
328 616 315 50
Discussion. — L'analyse des caractères du 4 permet de préciser la valeur
du genre Gambrella; elle montre, comme l’a établi MENON, qu'il s’agit en
fait d’une espèce de Psocatropos différente de microps et de lachlani, de ce
dernier en particulier par la longueur du 4 article du palpe maxillaire. La ©
des Seychelles est plus colorée que le 4 étudié ici; et son abdomen n’est pas
indiqué comme étant annelé; il est possible que ces différences soient liées à
l'habitat, la © ayant été prise en pleine nature.
Sous-ordre TROCTOMORPHA Roesler
TABLE DES GROUPE:
— Tarses trimères; antennes de 15 articles (exceptionnellement 14); 3,
2, ou O ocelles séparés: aile antérieure couverte d’écailles réparties aussi
sur le corps et les pattes, la moitié distale de son bord postérieur souvent
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 29
flexueux; stigmapophyse formée par un simple épaississement de 1;
gonapophyses bien développées, la valve externe bilobée (fig. 64); organe
coxal des hanches III réduit au miroir (pas de râpe); paraproctes à tricho-
DOtbries CE CN A MPHIENTOMENE
— Tarses généralement trimères, exceptionnellement dimères; antennes
typiquement de 15 articles (rarement moins); ailes réduites où absentes;
gonapophyses complètes, mais réduites; pas d’organe coxal; pas de
trichobothries; 4 toujours, ® souvent aptères . . . . . NANOPSOCETAE
Groupe AMPHIENTOMETAE Pearman
Famille AMPHIENTOMIDAE Enderlein
Les remarques relatives à la famille des Lepidopsocidae sont valables ici:
on ne retiendra qu’un seul genre, Amphientomum; toutes les espèces sauf
une, pourraient être rattachées au sous-genre Palaeoseopsis, l'espèce faisant
ption étant un Seopsis; en réalité, l’utilisation d’autres caractères que
de la nervation entraînerait une répartition différente, qui varierait d’ail-
leurs avec le critère utilisé. Les lacinias maxillaires semblent fournir un carac-
tère commun, avec un des bords apicaux présentant 2 dents aplaties; l’autre
bord est subdivisé en denticulations plus complexes, de valeur spécifique;
la forme incurvée n'apparaît pas dans toutes les préparations, probablement
par suite d’une mauvaise orientation; néanmoins, chez annulicornis n.sp.,
qui présente par ailleurs d’autres caractères singuliers, les 2 lacinias paraissent
réellement rectilignes; les griffes, avec leurs 2 dents préapicales et lépine
intermédiaire, donnent aussi un bon critère du genre; les épines basales peuvent
être remplacées par des dents, et sont utilisables comme critères spécifiques;
les genitalia (phallosome des 4, gonapophyses des ©) sont construits selon un
plan invariable, mais le développement de la lame basale commune aux para-
mères, pour les 4, et le sclérite du spermapore, pour les 9, sont de bons carac-
tères spécifiques. La coloration de la tête est des plus utiles, d'où les figures
qui éviteront de longues descriptions. Les caractères fournis par les ailes ne
peuvent être négligés: malheureusement, avec les insectes conservés en alcool,
les écailles sont presque toujours tombées, partiellement ou totalement;
cependant, les zones d'insertion ont une coloration en rapport avec celle des
écailles, et donnent une idée de la couleur réelle, l’éclat des teintes mis à part;
la forme des ailes, très variable, peut aussi être employée comme critère Spé-
cifique, mais avec prudence, car si le dimorphisme sexuel est nul chez mimulum
n. sp. et acuminalum Sm., il existe atténué chez hieroglyphicum n. sp. (fig. 79
et 80), et extrêmement développé chez dimorphis n. sp. (fig. 108 et 109), dont
le 4 et la 9, pris séparément, auraient pu être attribués à 2 espèces différentes ;
ce sont alors les critères fournis par la coloration (tête et pattes en particulier),
les lacinias et les griffes qui sont significatifs.
Nora. — Toutes les écailles larges des espèces nouvelles ont un apex
tronqué et des stries simples longitudinales, sans striation transversale secon-
daire; de même, tous les palpes maxillaires possèdent un sensille conique
Source : MNHN, Paris
30 A. BADONNEL
aigu sur le 2€ article; les dents de la herse des T' sont implantées directement
sur le tégument, sans aréole basale; enfin, les éperons apicaux des articles
des P,, se répartissent ainsi :
F : 2 forts génuaux et un petit latéral;
T : 3 forts, plus un petit ( à peine basal) sur le bord interne, et 2 petit
opposés chez les © (3 chez les 4; le 4 de dimorphum est seul aberrant à ce point
de vue; il n’a que 2 éperons internes et 1 externe).
Ces caractères ne seront pas rappelés dans les diagnoses.
Genre Amphientomum Pictet
s
TABLE DES ESPÈ!
1. Moitié proximale du flagelle antennaire avec 4 anneaux blancs séparés
par 3 anneaux brun noir; les 2/3 proximaux des fémurs brun marron
sombre; tibias avec 3 anneaux du même brun; aile antérieure très large
par rapport à sa longueur, son bord postérieur fortement festonné dans
sa moitié apicale (fig. 61). . . . . . . . . . À. annulicornis n. sp.
_—— Flagelle antennaire presque uniformément brun, sans anneaux alter-
nativementiblancs set SOUMIS ee ee RU RU 2
2. Bord dorsal du vertex (tête vue de sl rectiligne ou RÉener bombé,
non relevé latéralement . . . . d'un roc el
— Bord dorsal du vertex nettement LL (ns. ‘96), es yeux étant fortement
lvE Materalement NN EE RE SN
3. Vertex et front coupés transversalement par 3 ou 4 bandes brunes paral-
lèles prolongées sur les yeux; pattes pâles. . . . . . . . . . . . 4
— Pas de bandes brunes transversales sur la tête; pattes ram. ue 0
4. Aile antérieure fortement convexe au niveau de PAP, qui est petite;
griffes avec un rang de petites épines avant la 1re dent préapicale .
me dc spears A. striaticeps n. sp.
— Aile antérieure bienent convexe au niveau de l’AP, qui est grande;
griffe avec un rang de dents nettes avant la 1re dent préapicale .
A. similis n. sp.
Ci
Aile antérieure à peu près uniformément brune, le tiers apical plus pâle;
teinte de fond du corps brun chocolat. . : . : +. . : . . . . . 6
— Aile antérieure avec des zones claires et sombres Donne contrastées
formant des dessins caractéristiques... 2 MIO NT
6. Aile antérieure à apex arrondi, son bord postérieur à peine flexueux
dans sa tie distale; fémurs entièrement brun sombre; écailles à double
striation; base commune aux paramères large . A. pauliani Smithers
Aïle antérieure à apex en pointe, le bord postérieur nettement flexueux;
tête à dessins caractéristiques (fig. 66); fémurs brun sombre sur les 2/3
ou 3/4 proximaux, leur apex brun jaune; écailles à striation simple;
base commune aux paramères très étroite . . A. punctatum n. sp.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 31
7. Dans l'aile postérieure, r, prolongé jusqu’à la costale; aile antérieure à
pointe apicale; tibias avec des anneaux d’écailles brunes. . . . . - 8
_— Dans l'aile postérieure, r, interrompu un peu avant la costale; dessins
de l'aile antérieure caractéristiques (fig. 111); tibias uniformément bruns.
À mimulum n. sp.
8. Fémurs entièrement bruns; une large zone à écailles sombres depuis le
1/3 distal de m + cu jusqu’au bord de la zone anale; base commune aux
paramères large et assez longue . . . . . A. acuminatum Smithers
_— Fémurs incomplétement bruns; aile antérieure : pas de grande tache
brune couvrant presque toute la zone anale; une lunule claire nettement
limitée de brun un peu avant l’apex, antérieurement; base commune
aux paramères large et courte. . . . . . À. hieroglyphicum n. sp.
9. Pattes pâles; Æ, et F, bruns proximalement, sauf le long du bord externe,
pâle comme la moitié distale; F,, avec seulement une tache brune médiane;
i pâles, à anneaux peu nets; palpes brun pâle, progressivement plus
foncés: taches latéro-dorsales du vertex non résolues en points. . .
CRÉES CRE A. montanum n. sp.
_— Moitié proximale de tous les fémurs brun marron, le reste jaune, sauf
l'apex brun; 3 anneaux bruns nets sur les tibias; palpes brun marron
sombre; taches latéro-dorsales du vertex résolues en points. at
A. dimorphum n. sp.
Amphientomum pauliani Smithers
(1964, p. 217, fig. 9-13)
Le 4 holotype est décrit de la forêt de Befasy, 45 km au Sud de Morondava,
1-1955 (R.P.).
Amphientomum annulicornis n.sp. (£)
Entièrement brun marron sombre. Tête brillante; une
tache jaune clair sur chaque moitié antéro-ventrale du vertex, la face posté-
rieure de celui-ci, claire maculée de brun; chaque côté du front un peu éclairci;
joues pâlies de jaune postérieurement; palpes brun marron sombre; antennes :
sc brun-marron sombre, p de même puis progressivement incolore; fi et base
de f, incolores; 1/3 basal de f, brun noir, 1/2 distale incolore; id. pour fs: 2/3
proximaux de f, brun noir, 1/3 distal incolore; reste du flagelle brun noir;
yeux : moitié dorsale divisée en une calotte gris-bleu, puis #
presque horizontales (la médiane plus large) séparées par 2 bandes blanches;
moitié ventrale gris très clair, avec 3 bandes horizontales plus sombres, un peu
arquées. Aile antérieure : fig. 61; patte: hanches, trochanter et fémurs brun
marron sombre: tibias à fond clair mais à écailles brunes (2 anneaux plus sombres
sur Ti); les 4 brun pâle avec petite zone proximale plus sombre; £ et t, brun
marron.
Morphologie. — Antenne flagelle de 12 articles seulement; lacinia
(fig. 62) : les deux sont rectilignes sur la préparation. Aile antérieure (fig. 61)
à apex un peu acuminé et à bord postérieur festonné distalement, le bord
de l'AP nettement convexe; m, et m, flexueuses, AP grande; moitié basale
Coloration
Source : MNHN, Paris
32 A. BADONNEL
Fig. 61 à 65. — Amphientomum annulicornis n. sp., ©.
61. Ailes droites (x 20). — 62, Lacinia (x 190). — 63. Griffe (x 480). — 64. Gona-
pophyses droites (X 120). — 65. Sclérite du spermapore (x 190).
nettement plus développée que la partie distale, qui paraît raccourcie, d’où
la forme exagérément large de l'aile; aile postérieure (même fig.) : rs avec un
angle net au point où devrait se détacher l’anastomose avec r,; bord distal
faiblement sinueux; pattes : herse de F, avec 44 dents: l de Pin avec 2 éperons
apicaux dont 1 petit; 26 ctn sur 4,; griffe (fig. 63) avec épines basales.
Genitalia : sclérite de la plaque subgénitale visible seulement à un fort
grossissement : petit bourrelet en ogive, sans zone plus pigmentée: gonapo-
physes (fig. 64) assez fortement slérifiées, surtout l'axe des valves ventrales;
sclérite du spermapore (fig. 65) en arc simple.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 33
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3,3 mm.
Antenne : 2,35 mm; f. — 280; f, — 304; fs — 376; f, — 352.
Aile antérieure : 3,94 mm.
Patte postérieure : 15 di (1 LA Le
837 1 402 941 130 188
gine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1500 m, 1 9, holotype,
2 larves (R.P.)
Discussion. — La position particulière de cette espèce est précisée dans
le tableau; on doit ajouter le flagelle antennaire de 12 articles seulement,
ce qui demande confirmation par l'examen d’autres individus.
Amphientomum punctatum n. sp. ($ et ©)
Coloralion. — Teinte générale brun chocolat foncé, la face ventrale
plus sombre. Tête : vertex à fond ocre foncé, avec taches brunes caractéris-
tiques disposées selon la figure 66; en particulier, sur chaque lobe, 3 taches
circulaires alignées formant un V avec les 3 ocelles; clypeus brun à lignes paral-
lèles très serrées; labre brun noir. Aile antérieure (fig. 67 et 72) entièrement
brune, le tiers distal plus clair, ainsi que la moitié apicale de la cellule An
chez le 4; chez la 9, une zone basale de cette cellule est en outre éclaircie;
aile postérieure brun marron, étroitement bordée de sombre antérieurement;
pattes : toutes les hanches brun marron, les postérieures plus claires, mais
striées longitudinalement de sombre; trochanters plus clairs; fémurs avec
les 2/3 ou 3/4 proximaux brun marron, le reste jaune ocre; tibias à fond ocre,
avec 3 anneaux bruns (moins nets sur Tin), le proximal étroit, le distal le plus
large; 4 de P, et P\ brun, le milieu éclairci, celui de Py brun clair, plus
sombre proximalement; tous les £ et {; brun-marron, ceux de Pn plus clairs.
Morphologie. — Lacinia (fig. 68) nettement incurvée; dent externe avec
2 denticulations principales; dent interne réduite. Aile antérieure : © (fig. 71),
aile relativement large pour sa longueur, à bord postérieur festonné dans
son 1/3 distal, mais sans que la limite de l’AP soit incurvée; apex aigu; rameaux
de rs et m presque rectilignes; PS et AP très aigus; d : (fig. 67) : ces caractères
se retrouvent dans la partie conservée de l’aile du 4; aile postérieure sans trace
de nervule de liaison entre r, et rs, mais rs nettement coudé chez le 4; pattes :
herse de F, avec 48 dents chez le 4, 41 chez la 9; & de Pm avec 2 éperons
inégaux (4 et 9); 4 avec 25 (4) et 24 (©) ctn; grifte (fig. 69) : 17€ dent préapicale
petite, et un rang basal de 4 à 5 épines. Genitalia. 4. Phallosome (fig. 70) :
base commune aux paramères étroite; ces paramères légèrement incurvés;
e gonapophyses (fig. 72) à zones sclérifiées étendues; un talon discret à la
base des valves dorsales; sclérite du spermapore : fig. 73; sclérite de la plaque
subgénitale : bourrelet en étrier brun sombre, avec une tache brune triangulaire.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 4, 3 mm; 9, non mesu-
rable (l'insecte a été desséché).
Antenne : ki fa : À fs
Es) 216 22. 240 240 268
© 184 216 216 264 168
Source : MNHN, Paris
34 A. BADONNEL
Aile antérieure : © L — 3,28 mm.
Patte postérieure : F Hal kb fs ta
Ci 784 1465 784 101 146
g 688 1172 712 93 139
Origine. — Nosy Be, forêt de Lokobe, 10- X-1949, 1 9, holotype;
Antsingy S., Bekopaka, VI1-1949, 1 &, allotype; Morafenobe, forêt de Mahajeby,
V-1952, 1 4, paratype (R. P.).
Discussion. — La coloration de la tête et les caractères de l'aile anté-
rieure placent cette espèce tout à fait à part, et permettent de la reconnaitre
sans ambiguïté.
Fig. 66 à 70. —
66. Tête vue de face (x 31).
CX 20). — 68. Lacinia (x 190). —
mphientomum punclalum n. sp., d.
Ailes droites, l'aile antérieure déchirée apicalement
Grifte (X 480). — 70. Phallosome (X 120).
Amphientomum acuminatum (Smithers)
(964, p. 217, fig. 9-13, 9)
Slalions. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 28-X-1948, 2 3 (dont l’allo-
type), capturés sur un versant de rocaille; — Soavina, S. W. Ambositra,
11951, 1 & (R. P.).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 35
Fig. 71 à 73. — Amphientomum punclalum n. sp., ©.
71. Aïles droites (x 20). — 72. Gonapophyses gauches (X 120). — 73. Sclérite du
spermapore (X 190).
Fig. 74 à 77 bis : Amphientomum acuminalum Smithers, d.
74. Tête vue de face (X 31). — 75. Aile antérieure droite (x 20). — 76. Lacinia (X 190).
— 77. Griffe (x 480). — 77 bis. Phallosome (x 120).
L'espèce a été prise la première fois dans le massif de l’Ankaratra, à Man-
jakatompo, à 1 700 m, par B. R. SruekENBERG (9 holotype).
DrAGNosE pu $. — Tête blanc jaunâtre, avec zones brunes selon la figure 74
(& de Soavina); 3 ocelles brun foncé; yeux gris, striés horizontalement par
Source : MNHN, Paris
36 A. BADONNEL
3 bandes brunes assez larges (1 dorsale, 1 au tiers dorsal et 1 subéquatoriale);
reste du corps pâle, les caractères de détail comme ceux de la 9. Ailes très
semblables à celles de la 9, avec écailles mieux conservées, confirmant les
zones sombres de la description de Smithers (fig. 75).
Morphologie. — Lacinia : fig. 76. Aile antérieure : nervation variable;
chez le & allotype, rs et m réunis par une courte nervule dans les deux ailes,
et m, nettement séparée de l’origine de m, et m; chez le 4 de Soavina, carac-
tères identiques à ceux de la © pour les rapports entre rs et m, confluents en un
point, et ceux des rameaux de m dans l’aile gauche (mais pas dans la droite,
m, se détachant avant l’origine de m, et m,); griffe : fig. 77 (Smithers a bien
précisé que la 1r dent préapicale est difficilement visible); phallosome :
fig. 77 bis. Herse de F, : dents inégalement espacées aux extrémités; ctn
de 4 (Pi) : 22-21; 2 éperons apicaux inégaux à £, précédés par 3 autres non
alignés.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,1 mm.
Antenne (très incomplète) : fi, — 199; f, = 272; fa — 184.
Aïle antérieure : L = 2,75 mm.
Patte postérieure : F Me tA ts (A
d allotype 670 1150 728 134 165
4 de Soavina = 1130 688 119 157
Amphientomum hieroglyphicum n. sp. (3 et ©)
Coloration ($ et 9). — Tète : fond ocre très finement piqueté de brun
chocolat, avec dessins conformes à la figure 78; arrière du vertex brun; yeux
gris avec bandes brunes; clypeus gris brun; labre brun; antenne brun marron
clair (se, p, fi f: et base de f;) puis teinte plus foncée jusqu’à brun sombre:
palpes progressivement rembrunis, l’apex du 4 article brun marron. Thorax :
lobes mésonotaux clairs, largement bordés de brun dégradé en avant et latéra-
lement; ceux du métanotum brun chocolat; pleures claires, avec bande laté-
rale brun-noir; aile antérieure : © (fig. 79), caractérisée par 2 larges zones
claires semi-circulaires contre la costale antérieure dans la moitié apicale, la
zone la plus distale nettement limitée de brun, et bordée apicalement par un
petit croissant pâle; une large bande claire médiane, ainsi que la zone anale,
2 plages préapicales postérieures et une petite tache dans la pointe; le reste
d'un brun plus où moins estompé; 4 (fig. 80) : mêmes caractères que la 9,
mais zones claires plus réduites; pattes : hanches brun marron avec apex
jaune (pas pour Pi); trochanters jaun fémurs à zone basale jaune, puis
une large bande brun marron (réduite à une tache au milieu de la face interne
pour P,), et région distale jaune; tibias à fond jaune avec 2 anneaux d’écailles
brunes; 4 bruns proximalement, puis jaunes et enfin bruns; & et {, brun clair.
Abdomen : tergites étroitement bordés postérieurement de brun chocolat:
3 larges bandes longitudinales discontinues du même brun, séparées par 2 bandes
pâles; face ventrale pâle, les sternites finement soulignés de brun latérale-
ment; apex brun chocolat (plaque subgénitale 9 incolore).
Source : MNHN, Paris
INSEGTES PSOCOPTÈRES 37
Fig. 78 à 85. — Amphientomum hieroglyphicum n. sp., à et 9.
78. Tète vue de face. 9 (X 31). — 79. Aile antérieure gauche, © (x 20). — 80. 1d., d. —
81. Lacinia (x 190). — 82. Grille (x 480). — 83. Phallosome (x 120). — 84. Gonapophyses
gauches (X 120). — 85. Sclérite du spermapore, déformé par compression (x 190).
Source : MNHN, Paris
38 A. BADONNEL
Morphologie. — Antennes : flagelle de 13 articles; lacinia (fig. 81) forte-
ment incurvée, les 2 denticulations de la dent externe assez saillantes. Aile
antérieure : 9 (fig. 79), apex en pointe nette; bord postérieur légèrement fes-
tonné dans la partie distale, avec AP grande et lobulée; m, nettement flexueuse;
4 (fig. 80) : mêmes caractères généraux, mais la pointe apicale est peu marquée;
aile postérieure : une amorce, chez le &, de l’anastomose entre rs et r,; pattes :
herse de F, avec 56 ($) — 57 (9) dents; 4 de Pin avec un seul éperon; 35 (4)
— 33 (9) ctn sur 4; griffe (fig. 82) : un rang de petites dents nettes avant la
1re dent préapicale, qui est peu saillante. Genitalia : 4 (fig. 83), base commune
aux paramères courte et large, ces paramères en V à bras rectilignes; 9, sclé-
rite de la plaque subgénitale en étrier prolongé distalement par une tache
brune triangulaire; gonapophyses (fig. 84) assez nettement sclérifiées, la valve
dorsale avec un talon net; sclérite du spermapore : fig. 85.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 4, 3,2 mm; 9, 3,6 mm.
Antenne : 9, L = 3,25 mm.
fi fe fs fi fs
é 320 384 532 536 360
9 288 360 464 500 320
Aïle antérieure : 4, 4,67 mm; ©, 4,46 mm.
Patte postérieure : F 4h de ré [A
GC 900 1 674 1 067 114 197
Q 880 1 570 1110 135 201
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1500 m, X-1949, 1 à (allotype),
1 © (holotype), 1 9 (paratype) (R. P.); — Morafenobe, forêt de Mahajeby,
V-1952, 1 & (R. P.); — forêt du col d’Ivohibe, 1 ® (J. M.).
Amphientomum striaticeps n. sp. (®)
Coloration. — Tête; vertex et front blanc argent, avec bandes brunes
transversales selon la figure 86; clypeus blanchâtre, avec une large bande
brune transverse prolongée jusqu'au bord antéro-ventral des yeux; ceux-ci
gris argent, avec 4 bandes transverses, les deux dorsales prolongeant celles
du vertex; joues blanches, traversées par une ligne brune qui se continue en
s’élargissant sur la pleure thoracique; labre brun noir médialement; mandi-
bules blanches, sauf la pointe, brun noir. Thorax : tergites brun marron clair,
le milieu des lobes dorsaux un peu plus foncé; pleures blanches, sauf la bande
brune signalée : aile antérieure (apex déchiré) : voir fig. 87; le caractère le plus
remarquable est la bande transversale incolore étroite, flexueuse, qui joint le
milieu du PS au bord postérieur entre les extrémités de cu et ms; pattes :
pâles des hanches aux tibias inclus, les fémurs avec une tache brunâtre médiane
sur F et Fi, au tiers proximal sur Fin; traces d’anneaux bruns sur Ti: tarses :
les 4 bruns proximalement, puis pâles; les £, et {, bruns, plus clairs sur Pin.
Abdomen pâle, marbré de brun.
Morphologie. Antenne (incomplète) à pilosité espacée, longue, inclinée
à 45° sur la moitié distale; vertex à bord postérieur assez nettement anguleux,
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 39
débordé en arrière par les yeux; lacinia (fig. 88) à dent externe avec 3 denti-
culations marginales (fait unique dans la série étudiée et peut-être accidentel ?).
Aile antérieure (fig. 87) : forte inflexion du bord postérieur après l’AP, laissant
prévoir un prolongement festonné et une pointe apicale; pédoncule commun
à met m, long, m, fortement coudé à son origine, PS étroit et long; AP courte;
Fig. 86 à 90. — Amphientomum strialiceps n. Sp., 9.
86. Tète vue de face (X 31). — 87. Ailes droites, l’antérieure déchirée apicalement
Cx 20). — 88. Lacinia (x 190). — 88 bis. Grille (x 480). — 89. Gonapophyses droites
(* 120). — 90. Sclérite du spermapore (X 190).
Fig. O1 et 91 bis. — Amphientomum Similis n. sp., 9.
91. Ailes droites (x 20). — 91 bis. Gonapophyses droites (X 120).
Source : MNHN, Paris
40 A. BADONNEL
aile postérieure avec amorce de l’anastomose entre r, et rs indiquée par une
très courte nervule; pattes : herse de F, avec 43 dents; {, de Pi avec un seul
éperon; 35 ctn sur 4; grifte (fig. 88) : 1re dent préapicale petite, précédée par
un rang d’expansions chitineuses. Genitalia : pas de sclérite reconnaissable sur
la plaque subgénitale, qui est incolore; gonapophyses : fig. 89; sclérite du sper-
mapore (fig. 90) paraissant dissymétrique, ce qui est peut-être dû à une incli-
naison dans la préparation.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3 mm.
Antenne : f, — 280; f, — 392; f, — 500; f, — 484; f, = 308.
Patte postérieure : F Te b di
691 1 256 86 130
&, courbé, n’est pas mesurable.
Origine. — Antsingy N., Ambina, VII-1949, 1 ©, holotype (R. P.).
Amphientomum similis n. sp. (©)
Coloralion. — Tête (fig. 92) à fond ocre avec bandes transversales brun
rouille; bandes sombres des yeux grises, les claires blanc jaunâtre; palpe
maxillaire : base incolore, 2e article brunâtre pâle, 3° un peu plus sombre,
4° brun-marron. Lobes dorsaux ptérothoraciques brun rouille, bordés de jau-
nâtre; pleures claires, avec une bande latérale brune assez large le long du
bord dorsal, et une plus étroite au-dessus des hanches, prolongée sur le pro-
thorax et le collum jusqu'aux yeux; aile antérieure (fig. 91) : rappelle un peu
celle de hieroglyphicum par la zone claire préapicale correspondant à la lunule
de cette espèce, mais moins étendue et brunâtre; une bande transversale
sinueuse entre cette « lunule » et l’apex, qui contient une autre tache claire
irrégulière; une autre bande pâle transversale très oblique vers le milieu de
l'aile, encadrée par des zones sombres, brun estompé; aile postérieure trans-
parente, brunâtre; pattes : hanches pâles, celle de P; brunâtre apicalement
sur la face externe, celle de P,, sur toute cette face; tous les trochanters pâles;
fémurs pâles, avec une zone brunâtre très estompée sur la face interne, proxi-
male sur Fu, médiane sur Ain; tibias très pâles avec indication de 2 anneaux
d’écailles brunes, très larges sur Fin; tous les 4 bruns proximalement, puis
pâles; 4 de P, et PA pâles, ceux de Ps, brunâtres. Abdomen largement annelé de
brun chocolat, les tergites en outre finement encadrés de brun; paraproctes bruns.
Morphologie. — Antenne (incomplète) : semblable à celle de l’espèce
précédente, les grandes soies plus longues du côté externe et plus hérissées;
lacinia (fig. 93) à dent externe avec deux denticulations fortes. Aile antérieure
(fig. 93) : AP assez convexe, puis bord postérieur festonné jusqu’à l’apex,
modérément aigu; PS long et large; AP assez grande; rameaux de rs et m rec-
tilignes ou peu flexueux; aile postérieure avec indication assez nette de l’anas-
tomose entre r, et rs; pattes : herse de F avec 39 dents; & de Pin avec 1 éperon
apical et 2 préapicaux forts, décalés; 29 ctn sur 4; griffe (fig. 94) caractérisée
par le remplacement des épines habituelles par des dents fortes. Genitalia :
sclérite de la plaque subgénitale (qui est brun pâle) en forme de cheville courte,
avec une petite tache brune basale; gonapophyses très peu sclérifiées, le talon
de la valve dorsale net; sclérite du spermapore : fig. 95.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3,15 mm.
Antenne : fi. — 232; f, — 256; fs — 320; fs = 296; fs — 192.
Aile antérieure : L = 3,8 mm.
Patte postérieure : 15 1 lb .
816 1 380 890 150 174
Fig. 92 à 95. — Amphientomum similis n. sp. &.
92. Tête vue de face (x 31). — 93. Lacinias (x 190). — 94. Griffe (x 480). — 95. Sclérite
du spermapore (x 190).
Fig. 96 à 100. — Amphientomum monlanum n. Sp., 2
96. Tête vue de face (X 31). — 97. Aile antérieure droite (x 20). — 98. Lacinia (X 190).
__ 99, Griffe (x 480). — 100. Sclérite du spermapore (X 190).
Source : MNHN, Paris
42 A. BADONNEL
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m, X-1949, 1 9, holotype, et
4 paratypes (R. P.).
Discussion. — Cette espèce pourrait se confondre au premier examen
avec s{rialiceps à cause de la similitude des dessins de la tête; mais les cara
tères alaires sont nettement différents, de même que les structures des lacinias
des griffes, des sclérites de la plaque subgénitale et du s permapore; il y a au:
entre les dimensions des différences probablement significatives. Il est possible
que l'abdomen du type de strialiceps ait été partiellement décoloré par l’alcool;
sinon, c’est un caractère pratique aisément utilisable pour la distinction des
2 espèces, similis ayant un abdomen nettement annelé.
Amphientomum montanum n.
Coloralion. — Tête ocre avec dessins brun chocolat foncé selon la figure 96;
yeux gris très clair avec bandes brunes; joues jaunes marbrées de brun; palpes :
1 article pâle, puis coloration brunâtre pâle d’abord très atténuée, la teinte
fonçant progressivement, et l’apex du 4€ article étant brun marron. Lobes
ptérothoraciques brun chocolat, avec ligne médiane claire, et bord des lobes
du mésothorax jaunâtre, sauf une bande brune à la base des ailes pleures
pâles tachées de brun; aile antérieure (fig. 97) : 2 zones d’un brun assez sombre,
une proximale entre la costale et m + cu, et une médiane antérieure grossière-
ment en demi-cercle; région apicale avec brun estompé plus pâle : une bande
préapicale arquée et une tache terminale; aile postérieure brunâtre pâle, le
bord antérieur rembruni après l’apex de r,; pattes : P, et Py avec hanches
brun-marron, la face interne claire: trochanters pâles, fémurs brun marron
dans leur moitié proximale, le reste jaune; tibias à fond pâle, quelques écailles
brunes montrant l'existence probable de 2 anneaux sombres; tarses : 1/4 proxi-
mal et 1/2 distale des { bruns, le reste pâle; & et 4, brun marron; Pin : hanche
marbrée de brun et de jaune: trochanter très pâle; F pâle avec tache brune
estompée au milieu du bord interne; 4 brun proximalement, le reste clair:
t, et {, brun marron clair. Abdomen annelé dorsalement du même brun que le
thorax, incolore ventralement; apex et plaque subgénitale brun chocolat.
Morphologie. — Vertex nettement ensellé (fig. 96); ocelles très petits;
lacinia (fig. 98) à dent interne réduite, la dent externe fortement incurvée,
avec denticulations très aplaties semblables sur les deux bords. Aile antérieure
(ig. 97) : bord postérieur faiblement festonné, le bord de l'AP incurv ; apex
arrondi; PS petit, AP grande, rameaux de rs et m faiblement incurvés; dans
l'aile postérieure, pas de trace de l’anastomose entre r,etrs, mais cette dernière
nettement coudée au point où l'anastomose devrait aboutir; apex un peu
acuminé, mais arrondi; pattes : herse de F, avec 54 dents; apex de & de Py
avec 2 éperons inégaux; 30 ctn sur 4; griffe (fig. 99) : 1re dent préapicale discrète;
un rang basal de fortes épines. Genitalia : sclérite de la plaque subgénitale
très petit, sa base bordée par un bourrelet brun sombre en are réduit, adjacent
à une tache brune à bords subparallèles très irréguliers; gonapophyses (fig. 101)
faiblement sclérifiées, le talon des valves dorsales peu net; sclérite du sper-
mapore (fig. 100) peu développé et simple, mais canal de la spermathèque
très long, à nombreuses circonvolutions.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 43
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3,35 mm.
Antenne (incomplète) : f. = 312: f — 360; f, — 464; f, = 264.
Aile antérieure : L — 4,65 mm.
Patte postérieure : F 1} à, le dy
911 1 570 1 004 128 197
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m, X-1949, 1 9, holotype (R.P.).
Amphientomum dimorphum n.sp. (4 et ©)
Coloration. — & : tête à dessins caractéristiques (fig. 102); taches latérales
et médio-dorsales du vertex nettement ponctuées de brun-noir sur fond plus
clair, et ocelles cerclés de brun; yeux gris bleu en dehors des bandes sombres;
palpes entièrement brun marron sombre, l’apex des 3 premiers articles éclairci;
joues claires marbrées de brun. Lobes dorsaux thoraciques du même brun,
jaunes latéralement; aile antérieure presque entièrement à fond brun marron,
avec zones plus sombres estompées conformes à la figure 108; quelques régions
plus claires, en particulier une lunule antérieure vers le 1/4 distal et le milieu
de la cellule M, et quelques plages dans la moitié proximale; aile postérieure
brunâtre pâle; pattes : hanches brun marron; trochanter de même pour Pi,
un peu plus clair pour P,\ et jaune pour Pi; F :les 2/3 proximaux brun marron
pour P,, la moitié seulement pour Pa et Pi, le reste jaune (apex brun pour
P, et Pn); tibias avec 3 anneaux bruns de largeur progre:
tarse entièrement brun très sombre pour P,; { avec 1/4 proximal et moitié
distale brun noir pour Pi et Pin, le reste jaune; les 4 et £, brun très sombre.
Abdomen brun marron dorsalement, clair ventralement, sauf hypandrium;
les sternites soulignés de brun.
9 : même coloration générale, en particulier pour les palpes et les pattes;
mais aile antérieure très différente (fig. 109), les zones brunes du fond étant
considérablement réduites, et les seuls points communs avec l’aile du 4 étant
les suivants : région proximale jusqu’au 1/3 environ, où l’on retrouve la bande
claire transversale beaucoup plus développée en arrière chez la 9; bande trans-
versale dégradée le long des nervures, de la stigmapophyse à V'AP (plus accentuée
dans l'AP que chez le 3); zones sombres dégradées au sommet de l’'APet à
l’apex de l’aile.
Morphologie. — Nertex fortement ensellé; antenne : flagelle de 13 articles
chez le 4, de 12 seulement chez la 9; lacinia (fig. 103 et 104) à denticulations
latérales de la dent externe nombreuses sur un des bords, les 2 denticulations
de l’autre bord nettes (même caractère dans les 2 sexes). Aile antérieure : 4,
bord postérieur faiblement festonné distalement, avec apex acuminé mais
arrondi; bord de l'AP peu convexe; PS étroit avec r, un peu incurvé, AP
longue, cu, rectiligne; rameaux de rs et m très peu incurvés; 9 : différences
avec l'aile du & : apex plus aigu, et bord de AP fortement convexe; en outre
aile beaucoup plus courte; aile postérieure à bord très faiblement festonné
apicalement; reste de l’anastomose entre r, et rs indiqué par une ébauche de
nervule; pattes : herse de F, avec 58 dents (5) et 41 (2); & avec 2 éperons
apicaux inégaux; Th du & avec seulement 2 éperons apicaux de taille moyenne
Source : MNHN, Paris
44 A. BADONNEL
du côté externe et 1 très fort du côté interne, alors que chez la @ la disposition
est normale; 4 de Pin avec 34 ctn chez le 4, 32 chez la 9; griffe (fig. 104) avec
1re dent préapicale nette et un rang basal de fortes épines.
Genitalia. 4 : phallosome (fig. 105), base commune aux paramères assez
étroite, le V formé par les paramères à sommet arrondi; © : sclérite de la plaque
Fig. 101. — Amphientomum montanum n. sp., 9, gonapophyses gauches (x 120).
Fig. 102 à 107. — Amphientomum dimorphum n. sp., d et ©.
102. Tête vue de face (X 31). — 103 et 103 bis. Lacinias (x 190). — 104. Griffe (x 290).
— 105. Phallosome (x 120). — 106. Gonapophyses droites (X 120). — 107. Sclérite du
spermapore (x 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 45
subgénitale comme chez l'espèce précédente, la tache brune adjacente plus
étroite proximalement; gonapophyses (fig. 106) également peu sclérifiées,
le talon de la valve dorsale réduit; sclérite du spermapore : figure 107.
Dimensions. — Longueurs du corps non mesurées.
Antenne : 1 ñ Fa A fs F
6) 3,33 mm 388 408 520 440 280
& 3,18 mm 34 408 528 464 272
Aile antérieure : & = 5,34 mm; 9 = 4,23 mm.
Patte postérieure : F 4h b L le
o) 1 004 1612 1,172: 150 233
9 963 1 528 1 036 145 232
108
Fig. 108 et 109. — Amphientomum dimorphum n. Sp.
108. Ailes droites du & (x 20). — 109. Zd., Q.
Source : MNHN, Paris
46 A: BADONNEL
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 4 & (dont l'holo-
type), 1 (allotype); — 2 200 m, 1 & (sans autre indication), 3 4, 2 © (brouss.
éricoides) (R.P.).
Discus.
aisément par les c:
on. — Espèce très voisine de la précédente, dont elle se sépare
ractères de coloration des pattes et des palpes maxillaires,
ment par les différences entre les lacinias, les griffes et
tes du spermapore des 9, Le dimorphisme sexuel porte essentiellement
sur la forme et la pigmentation des ailes antérieures, et montre combien serait
aléatoire une taxonomie basée exclusivement sur ces critères; il n’y a par
contre aucune différence valable entre les colorations des pattes et des palpes,
et les structures des lacinias et des griffes chez le 4 et la © de montanum.
Amphientomum mimulum n. sp. (3 et 9)
Coloralion ($ et ©). — Tête brun marron, avec sur le vertex et le front
des taches disposées selon la figure 110 (les plus remarquables sont les 2 taches
qui surmontent les ocelles latéraux et ressemblent à des sourcils épais); yeux
blanc argent, avec 3 bandes gris noir, la médiane bifurquée; joues marbrées
de brun; palpes brun marron, un peu plus clair à la base. Thorax à fond ivoire,
avec lobes dorsaux bruns; pleures marbrées de brun; aile antérieure (fig. 111);
fond blanc, avec zones brunes rappelant presqu'exactement celles de Stigma-
lopathus horvathi ENDErLEIN, les taches de la 1/2 apicale un peu plus claires
chez la ©; pattes entièrement brun marron, sauf les trochanters pâles, de même
que la face interne des fémurs, l’apex des tibias et la 1/2 distale des 4, pro-
gressivement éclaircie. Abdomen taché de brun chocolat latéralement, son apex
et l'hypandrium (ou la plaque subgénitale) brun marron.
Morphologie. — Antenne de 13 articles chez le 4, incomplètes chez la 9;
3 ocelles bien développés; lacinia (fig. 112) à dent externe fortement incurvée,
bords avec 4 ou 5 denticulations aplaties; dent interne très courte. Aile
antérieure (fig. 111) semblable dans les deux sexes, légèrement acuminée
mais à apex arrondi, avec une légère inflexion du bord postérieur; nervation
normale, le PS en particulier bien formé, sc’ et r, nettement séparés; AP petite;
nervures de la 1/2 distale peu incurvées; aile postérieure : pas de trace de nervule
entre r, et rs, et r, interrompu un peu avant de recouper la costale; pattes :
herse de F, avec 40 dents (3) et 41 (9); 2 éperons apicaux sur 4 de Pin: l, avec
24 (5) — 22 (9) ctn; griffe (fig. 113) : 1re dent préapicale petite, 3 à 4 fortes
épines basales.
Genitalia. 4 : phallosome (fig. 114), base commune aux paramères très
étroite et courte; paramères faiblement incurvés; © : sclérite de la plaque
subgénitale en étrier brun; une très petite tache brune adjacente; gonapophyses
(fig. 115) : bien slérifiées, le talon des valves dorsales très net: sclérite du sper-
mapore : fig. 116.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 4, 2,7 mm; 9, 3,2 mm.
Antenne : L hi fe fs fa fe
& 2,18 mm 176 240 264 304 180
$ — 156 196 224 — =
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 47
Fig. 110 à 116. — Amphientomum mimulum n. sp., & et Q.
110. Tête vue de face, S (x 31).— 111. Ailes droites, & (X 20). — 112. Lacinia (x 190).
— 113. Griffe (x 480). —114. Phallosome (x 120).— 115. Gonapophyses gauches (x 120).
— 116. Sclérite du spermapore (x 190).
Aile antérieure : 4 — 3,25 mm; 9 — 2,75 mm.
Patte postérieure : F 40 (A LA ts
Ci 648 1151 728 99 146
e 648 1 077 656 101 141
Origine. — Antsingy S., Bekopaka, VI1-1949, 2 &, holotype et paratype;
2 9, allotype et paratype (R.P.).
Discussion. — Espèce se distinguant sans difficulté des autres espèces
malgaches, par la coloration caractéristique de la tête et des ailes antérieures,
mais que cette dernière pourrait faire confondre avec le Stigmatopathus
horvathi (ENDERLEIN, 1903, fig. 57, Taf. IX-XII); cependant les ailes de cette
espèce n’ont pas un bord postérieur distal sinueux, et leur PS est virtuel,
3
Source : MNHN, Paris
48 A. BADONNEL
sc’ et r, étant presque fusionnés; en outre, dans l’aile postérieure, r; est inter-
rompu très tôt, avant son anastomose avec rs (anastomose presque complète);
enfin, la tête de S. horvathi est presque triangulaire et n ’a pas d’ocelles, et
les écailles sont fortement échancrées apicalement. L” interruption de r, avant
la costale dans l'aile postérieure de mimulum conduirait à attribuer l'espèce
au « genre » Syllisis; il est évident que tous les caractères morphologiques
décrits la placent dans le même genre que les espèces précédentes; si Syllisis
est vraiment justifié, il faudra le définir avec d’autres critères que celui fourni
par la nervation de l'aile postérieure; le matériel fourni par Madagascar ne
permet pas de trouver cette définition, son homogénéité morphologique étant
remarquable, mise à part la variabilité de la forme des ailes, qui ne paraît
pas avoir de valeur en dehors du niveau spécifique.
Groupe NANOPSOCETAE Pearman
TABLE DES FAMIL
s.
— Corps très aplati, à sternites thoraciques larges; prothorax trilobé;
méso et métathorax fusionnés; ailes rudimentaires, à nervation très
joue ou absentes; fémurs ARSRENE plus ou moins élargis
Liposcr
IDAE
ee Cons à Dour ue sternites thoraciques très réduits; fémurs IT
non dilatés; tergites thoraciques séparés; nervation alaire simplifiée,
mais nette chez les © ailées . . . . . . . . . . . PACHYTROCTIDAE
Famille Lrposc
1DAE Enderlein
TABLE DES GENRES
1. Formes ailées à ailes réduites (seulement r et m bien développées dans
l’aile antérieure); ocelles présents; yeux à ommatidies nombreus!
— Formesaptères, sans ocelles et à yeux réduits . . . . . . . . . . 2
2. Fin très élargis proximalement, avec une petite saillie externe (fig. 117);
8 ommatidies au maximum; plaque Re avec un sclérite en T
A DTAS DANS VE AICOUT ON NN. Liposcelis
— Fin modérément élargis, sans saillie Due externe; 2 ommatidies. 3
3. 48 article du palpe maxillaire fusiforme, non dilaté. . Embidopsocus
— Ce 4° article ovoide Ge sphere) ps ou moins fortement dilaté.
DÉTOUR Da ë Lee : ë Belaphotroctes
Genre Liposcelis Motschulky
(Troctes auct.)
Liposcelis bostrychophilus Badonnel
(1935, p. 250, fig. 22-23, ©)
L. divergens Badonnel, 1943; — L. granicola Broadhead et Hobby,19#1.
Source : MNHN, Paris
PSOCOPTÈRES 49
INSEC
Slalions. — Sakahara, bord de rigole, 6-I1-1947, 1 © (P. Remy);
Tuléar, jardin de l’École régionale, 14-11-1947, 1 © (P. Remy); Tananarive,
parc de Tsimbazaza, 2-X11-1950, 4 © (A.R., cf. Surruers, 1964, p. 220).
Espèce cosmopolite.
Liposcelis pauliani n. sp. (2)
Coloration. — Tête brun marron très sombre, le reste du corps du même
brun mais moins foncé, à l'exception du 2 tergite abdominal, blanc pur;
une étroite bande transversale un peu plus pâle à l’arrière des tg 3 à 7; 4e article
du palpe maxillaire progressivement éclair
Morphologie. — Espèce appartenant au groupe II (Banonner, 1962,
1963), par les caractères de la segmentation abdominale (abdomen du type
annelé), et au groupe C par ceux de la chaetotaxie prosternale thoracique
(toutes les soies antérieures).
Sculpture du tégument : rappelle celle de L. pubescens Broadhead; vertex
avec aréoles imbriquées en écailles, limitées antérieurement par une ligne
nettement convexe, estompée, sans granulations même latéralement; front
et clypeus seulement chagrinés; lobes latéraux du prothorax avec quelques
granulations gr es formant postérieurement la limite d’aréoles incomplètes;
lobe médian avec aréoles un peu plus étroites que celles de la tête; synthorax :
antérieurement et latéralement, granulations espacées comme sur les lobes
latéraux du prothorax, la région métathoracique à aréoles du type de la tête
(plus étroites); aréoles semblables sur les tg abdominaux jusqu’au 8e inclus,
mais devenant progressivement moins visibles; apex seulement chagriné.
Chaetotaxie. Vertex à pilosi sez dense et modérément longue (poils
de 14 à 16 y, intervalles de 16 à 22 y); une forte soie post-antennaire (37 y)
et une latéro-oculaire (26 y). Tergite prothoracique (fig. 117 et 118) : soie
humérale S, forte et longue; 1 ou 2 poils plus postérieurs; lobe médian : poils
antéro-externes longs, les autres en nombre variable, également bien développés:
sternite (déformé sur la préparation) : probablement 4 soies, 2 latérales longues
un peu en retrait, et 2 antérieures plus courtes et plus fines. Tergite synthora-
cique (fig. 117) : soie humérale Si forte, mais plus courte que $,; 2 à 4 poils
parapsidaux (3 et 4 chez une 9, 2 et 3 chez l’autre); mésosternum : 7 soies
subégales chez les 2 9. Abdomen : 1 rang transversal de poils sur tg 1, id. sur
tg 2, mais avec en plus 2 poils postérieurs de chaque côté; 2 rangs irréguliers
sur les tg suivants jusqu'au 7€ inclus; ensuite disposition plus irrégulière,
assez dense, les poils devenant progressivement plus longs (10 u sur tg 3, 22 au
milieu du tg 10); soies remarquables du clunium (fig. 119) : marginale M et
poststigmale P inégales (MP) sur le 8° segment; 9€ segment : marginale
ventrale Mv longue, marginale dorsale non différenciée, mais latérale L longue;
10° segment : les 2 marginales Md (Sa) et Mo longues, mais pas de latérale
dorsale; 2 discales D longues (68 u), 6 apicales A; entre discales et apicales,
1 ou 2 rangs de poils longs; épiprocte : fig. 119.
Autres caractères. Yeux à 7 ommatidies; lacinia (fig. 120) à dents courtes
et fortes; sensilles du palpe maxillaire (fig. 121) complexes; suture médiane
du vertex indistincte; tg abdominaux 1 et 2 non subdivisés en sclérites secon-
daires; tronc commun aux gonapophyses (fig. 122) long et grêle, bifurqué;
sclérite de la plaque subgénitale indistinct.
Source : MNHN, Paris
50 A. BADONNEL
Dimensions. — Longueur du corps : 0,95 — 1,02 mm.
Si Si S& S
VOP NT RENERTE) EG) ERNENENNE LANE EE
218 0 010 CLIS M AURUISS ET PL) EUR, 57 ET T0
42 46 31 79 66
240 79 47 66 248 148 192 77 37
Fig. 117 à 192. — Liposcelis pauliani n. sp, 9.
117. Habitus (x 58). — 118. Tergites thoraciques (x 190) : A. Holotype; B. Paratype
(pronotum). — 119. Apex abdominal (x 190). — 120. Lacinias, vue ventrale (x 480). —
191. 4e article du palpe maxillaire (x 480). — 122. Tronc commun aux gonapophyses
plications : voir texte.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 51
Origine. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, VI-1949, 2 © (syntypes)
dans un nid de Nyclicorax (R. P.).
Discussion. — Espèce très voisine de L. pubescens Broadhead; s’en dis-
tingue par la pigmentation plus sombre de la tête, et surtout par la coloration
blanc pur du 2 tg abdominal, les aréoles moins étroites que celles de pubescens,
la présence de longues discales et la pilosité générale plus longue et moins régu-
lière, et enfin l’absence de division des tg abdominaux 1 et 2 en sclérites secon-
daires; ce caractère constitue d’ailleurs une particularité remarquable. Les 2 ®
étudiées sont plus petites que les pubescens de BROADHEAD, mais les dimensions
absolues ne sont pas significati dans le genre Liposcelis. Les autres espèces
du groupe II C sont nettement différentes.
Genre Belaphotroctres Roesler
(Eutroctes Ribaga)
Belaphotroctes ghesquièrei Badonnel
(1949, p. 20-22, fig. 25-30, 4)
REDESGRIPTION DU $ ET DIAGNO: LA Q. — Coloralion. — 9. Tête brun
chamois clair; antennes de même teinte jusqu'à f,, puis progressivement déco-
lorées; palpes très pâles. Thorax, y compris les pattes, brunâtre pâle. Abdomen
à tergites largement teintés du même brun, sans trace de bandes transversales
plus sombres.
4. Brunâtre très pâle, presque incolore.
Morphologie. — Sculpture du tégument. vertex à aréoles sans granu-
lations, en écailles imbriquées, et limitées antérieurement par une ligne
convexe; ces aréoles surtout visibles dans la région postérieure et latéralement;
aréoles du même type sur les tergites abdominaux, difficilement visibles après
éclaircissement.
g. Même sculpture, mais plus discrète, surtout sur l'abdomen.
Chaetotaxie. Pilosité générale dense, longue (poils du vertex : 4, 28 u;
9, 27; poils des tg abdominaux : 4, 24 à 31 u; 9, 35 à 63); tous les poils aigus
et souples. Tergites thoraciques (fig. 123, 4 et 124, 9) : lobes latéraux du pro-
thorax avec 2 grandes soies latérales (dont S;) et 1 dans l'angle postéro-interne,
et 6 à 8 poils longs, dont certains forment un rang postérieur assez régulier;
lobe notal avec une grande soie à chaque angle antéro-externe et un rang
de poils entre ces 2 soies; 2 poils médians longs (1 de chaque côté) et 2 plus
courts postérieurs; mésothorax : 1 ou 2 soies latéro-externes (4) ou 2 ou 3 (9);
1 grande soie au milieu de chaque lobe tergal (elles sont plus antérieures chez
le 4, mais c’est peut-être une apparence due à une compression différente des
préparations) et un rang postérieur, en avant du bourrelet sclérifié transversal;
une grande plus latérale à droite et à gauche de ce bourrelet; métathorax :
1 longue soie à chaque angle antéro-externe, et un rang transversal très irré-
gulier. Sternites thoraciques (fig. 124, 4 et 127, ©) : dans les 2 sexes, pilosité
abondante et longue, répartie selon la règle habituelle dans le genre, mais trop
complexe pour être définie autrement que par les figures. Segments abdominaux
Source : MNHN, Paris
52 A. BADONNEL
Fig. 123 à 195. — Belaphotrocl sl de
123. Tergites q 124. Sternites thoraciques. — Apex abdominal, vue
dorsale (en grisé, masses stercorales de l'intestin). Toutes les figures x 190. Explications
dans le texte.
s ghesquièrei Bador
(fig. 125, & et 128, ©) : les tg 7 et 8 donnent une idée suffisante de la chaeto-
taxie des tg antérieurs; soies remarquables du clunium : segment 9. une latérale
Ld et une marginale Md très longue sur la face tergale; ventralement, une
marginale Mv et une latéro ventrale Lo (l'interprétation de ces soies est délicate,
car leur position apparente dépend du degré d’écrasement de la préparation
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 53
et de la déformation latérale des segments qui en résulte; l’interprétation
proposée résulte de la confrontation de plusieurs préparations); segment 10 :
interprétation rendue difficile par la masse stercorale qui cache une partie de la
pilosité; 4 : il ne semble y avoir qu'une Md, pour 1 Mv et 1 Lo; il y a 2 discales
probables D et 2 apicales A; © : même disposition des marginales, avec une
Fig. 126 à 130. — Belaphotroctes ghesquièrei Badonnel, 9.
126. Tergites thoraciques. — 127. Sternites {horaciques. — 128. Apex abdominal (les 3
fig. X 190). — 129. 4e article du palpe maxillaire (x 480). — 130. Grife postérieure (x 720).
Explications : voir texte.
Source : MNHN, Paris
54 A. BADONNEL
latérale dorsale Ld plus évidente que chez le 4; on peut onnaître aussi
une distale D et les gros pores d'insertion de 2 apicales (les positions réelles ne
peuvent être reproduites, l’apex abdominal présentant sur la préparation
un enroulement vers la face ventrale).
Autres caractères. 2 ommatidies; antennes de 14 articles, avec une sen-
silla chaetica longue, en corne, sur fi, fo fes fe fe io (8 €t ©); palpe maxillaire
à 4e article fortement dilaté (fig. 129), portant sur la face dorsale 7 sensilles :
1 basale en massue, 5 en cornes longues et une en baguette très courte et très
fine; griffe (fig. 130) avec une très petite dent vers le tiers proximal et une soie
rigide basale (très difficilement visible). Genitalia : phallosome du 4 caché
par la masse stercorale; la faible partie visible est identique à celle du type
congolais; plaque subgénitale & et spermapore non observables avec précision.
Dimensions. — Longueur du corps (sur préparation, en extension) :
4, 1,01 mm; 9, 1,53 mm.
Largeur du vertex : 4, 256; 9, 320.
Longueur de l'antenne : 3, 512; 9, 600.
Rae De oi Ci Robe bed der de
DU En Bee CET EU SIN CIN ON PT 29 38
Gi CB DAT ED NA) 67 PO ST RES SEM
P;
Patte postérieure : EF (L) F (1) 10 h le b
4 256 100 216 27 24 38
Q 320 112 264 42 42 48
Soies remarquables :
S, (latérale) $, (médiane) S, (postérieure) Sa Se
é 60 = 46 128 91
o 57 66 58 143 108
Origine. — Nosy Be, Hellville, près de la côte, 10-IX-1947, 2 4,6 larves
(LP. Remy); — entre Ambarimanitra et Andranovory : en forêt près d’une mare,
10-X1-1947, 1 9, allotype (P. Remy).
Discussion. — En dépit de l'éloignement des stations où 4 et & ont été
trouvés séparément, il ne semble pas douteux qu’on soit en présence d’une seule
espèce, étant donné la concordance des caractères morphologiques (sculpture,
chaetotaxie, répartition des sensilles, griffes); les diagrammes antennaires
sont en outre suffisamment semblables. La comparaison des 4 malgaches
avec 2 4 de ghesquièrei de la Côte-d'Ivoire ne laisse aucun doute sur l’iden-
tité spécifique, malgré les quelques différences de dimensions avec le & type.
Belaphotroctes remyi n. sp. (9)
Coloration. — Tête, thorax antérieur, hanches et fémurs brun chamois
clair, synthorax un peu plus sombre; tergites abdominaux avec une large
bande transversale du même brun que le prothorax, le clunium un peu plus
foncé; pas de lignes plus sombres sur l'abdomen; antenne : sc et p brun marron,
fiet fe plus sombres, puis teinte diminuant progressivement jusqu’à f,, brunâtre
pâle; reste du flagelle incolore; palpes pâles; tibias progressivement éclaircis
vers l’apex, puis tarses presque incolores.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 55
Morphologie. — Sculpture. Tête très finement chagrinée, l'arrière du vertex
avec des aréoles allongées transversalement, à limites peu visibles; reste du
corps sans sculpture reconnaissable.
Fig. 131 à 135. — Belaphotroctes remyi n. sp., 9.
131. Tergites thoraciques. — 132. Sternites thoraciques. — 133. Apex abdominal,
vue dorsale (les 3 fig. x 190). — 134. 4e article du palpe maxillaire (x 480). — 135. Griffe
C& 720).
Source : MNHN, Paris
56 A+ BADONNEL
Chaetotaxie. Poils du vertex très fins, très courts (13 u), très espacés;
une soie post-antennaire assez longue, une postéro-interne très longue (77 u)
et 2 antéro-internes courtes. Tergites thoraciques (fig. 131) à poils ras à réparti-
tion régulière; une seule soie humérale prothoracique, une antéro-externe à
chaque angle du pronotum, très longue (70 y), celle de l’angle postéro-interne
du lobe latéral courte (18 y); synthorax : 1 soie humérale, 1 en arrière de chaque
baguette latérale mésothoracique, aucune sur la baguette métathoracique;
sternites : fig. 131. Abdomen : un rang de poils espacés en arrière de chaque tg
jusqu’au 8e inclus, avec de chaque côté 1 soie latérale longue, et médialement 2
poils plus longs que les autres, qui sont très courts; soies remarquables de l’apex
(fig. 133) : segment 8, 1 marginale en arrière du stigmate, et une latérale plus
interne; segment 9 : dorsalement, de chaque côté, 1 latérale La (il ne reste que
les pores d'insertion), 1 marginale Md; ventralement, 1 marginale Mo et une
latérale Lo; segment 10 : 1 marginale dorsale Md (Sa = 104 y) et une ventrale
Mv longues; 2 discales D avec 2 soies plus courtes intercalaires; 2 apicales
longues A; longue soie de l’épiprocte : Se — 113 y.
Autres caractères. 2 ommatidies peu saillantes; lacinia caractéristique
du genre: palpe maxillaire à 4 article faiblement dilaté (fig. 134) avec 8 sen-
silles : 1 en corne courte, 6 en cornes longues, courbes, la 8° en baguette fine;
sensilles trichoïdes de la face ventrale localisées à l’apex, peu nombreuses;
antennes de 14 articles, avec sensilles en cornes à l’apex de fi, fs, fo» fs fes 1 Sen-
sille trichoïde très fine à l’apex de fs, fs fo; griffe (fig. 135) : une petite dent
préapicale, et un pulvillus basal flexueux, à apex légèrement dilaté; scléri-
fication du synthorax nettement interrompue par 2 plages claires aux extré-
mités du bourrelet transversal séparant méso et métathorax (fig. 131); gona-
pophyses du type du genre; plaque subgénitale et spermapore cachés par la
masse stercorale de l'intestin.
Dimensions. — Longueur du corps (sur préparation) : 1,32 mm.
Largeur du vertex : 288.
Antenne : L = 640.
ee ae de
6 Mie Ole D TRS 0 RS bn ot
Patte postérieure : F 10 tre te ls
284 244 40 29 48
Origine. — Andranofotsykely, 30 km N. de Tuléar, 13-11-1947, 1 ©, holo-
type (P. Remy).
Discussion. — Cette espèce forme avec B. hermosus Mockford, des U.S.A.
(Texas et New Mexico), un petit groupe caractérisé par la dilatation peu impor-
tante du 4° article du palpe maxillaire et l'existence d’une dent préapicale
aux griffes (peut-être aussi par la présence d'un pulvillus basal). B. remyi
diffère de hermosus par sa coloration plus accentuée, ses antennes sombres
dans leur moitié proximale, quelques détails de la chaetotaxie (en particulier
la grande longueur des soies pronotales antéro-externes), la répartition diffé-
rente des sensilles du palpe maxillaire; sa pilosité courte et rare la rapproche
aussi de B. angolensis Bad., mais cette espèce a un 4® article du palpe maxillaire
dilaté, et la soie antéro-externe du lobe médian protergal est courte.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 57
Famille PACHYTROGTIDAE Pearman
TABLE DES GENRES
— Plaque subgénitale avec un sclérite en T à bras transversal long
(fig. 146); bord postérieur du 10° tg abdominal des 4 avec 2 lobules
SRSUE CE 144); aile antérieure (9 6) à AP longue et basse.
SR en Tapinella
— Plaques <a tale sans sclérite en Tr; apex Abdel des 4 sans lobules
postérieurs; aile antérieure (9 ailées) à AP relativement courte et un peu
DOME (RS EL) RENE EE RC RE PAChytroctes
Genre Pachytroctes Enderlein
Pachytroctes enigmaticus Badonnel
(1955, p. 104, fig. 209-211 et IV, G)
Station. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 28-X11-1950; dans un nid
d’Ardeola ralloides, 6 ©.
Remarque. — Les exemplaires étudiés sont plus sombres que les types
angolais:; en particulier, le palpe maxillaire est brun foncé, les tarses brun-
marron, et chez les © les plus pigmentées, il y a dans l’aile antérieure des plages
sombres à l’intérieur des cellules (fig. 141); mais les autres caractères sont
concordants, surtout la sculpture du tégument, et les dimensions sont presque
identiques (un peu plus grandes).
Longueur de l’aile antérieure : 1,48 — 1,53 mm (2 ©).
Œil : diamètre antéro-postérieur : 137; — transversal : 73.
V LE 4) di (A b
412 556 636 256 60 81
— 548 632 256 58 80
Pachytroctes velutinus n. sp. (9)
Coloration. — Tête brun orangé clair; antennes : sc et p brun marron
clair; f. à f, plus sombres, la teinte éclaircie sur f, se prolongeant sur la 1/2
proximale de /,; le reste du flagelle pâle; palpes : base comme la tête, puis déco-
loration progressive; thorax comme la tête, de même que les fémurs et les
tibias; tarses pâles; tg abdominaux 1 et 2, une bande sclérifiée du tg 8, clunium
et plaque subgénitale comme le thorax; partie membraneuse de l’abdomen
pâle,
Morphologie. — Sculpture du tégument: vertex et front couverts de gra-
nulations presque adjacentes semblables à celles de P. granulosus (BADONNEL,
1955, p. 101, fig. IV C), celles qui correspondent aux zones latérales d’inser-
tions musculaires du vertex plus petites, délimitant des aréoles circulaires;
Source : MNHN, Paris
58 A. BADONNEL
Fig. 136 et 138 à 140. — Pachyfroctes velutinus n. Sp., 9.
136. Soies et microtriches du 3° tergite abdominal (x 190). — 138. Lacinias, vue
ventrale (x 480). — 139. Gonapophyses droites (X 190). — 140. Épiprocte et paraprocte
droit (x 190).
Fig. 137. — Pachytroctes granulosus Badonnel, 9.
Soies et microtriches du 3e tergite abdominal (x 190).
Fig. 141. — Pachytroctes enigmaticus Badonnel, ©.
Ailes droites à pigmentation aréolée (x 32).
granulations du clypeus petites et denses; tergites thoraciques à grosses granu-
lations plus espacées prolongées par de très fins microtriches, et absentes aux
lacunes d’insertions musculaires; tous les tg abdominaux à microtriches très
denses.
Pilosité longue; poils inégaux et fins sur la tête, entremêlés de soies plus
longues; soies fortes sur le thorax et l'abdomen (fig. 136).
Autres caractères. Aptère, sans ocelles; yeux peu saillants; antennes
annelées à partir de f,; suture médiane du vertex marquée seulement en arrière
par une interruption de la sculpture; lacinias : fig. 138; 4° article du palpe
maxillaire avec 6 sensilles latérales (1 antéro-dorsale en cône et 1 latérale sem-
blable submédiane, encadrée par 3 plus longues en corne aiguë; une 6€ longue
postéro-latérale; la répartition est un peu différente à droite). Plaque subgéni-
tale sans sclérite en T'; gonapophyses : fig. 139; apex abdominal : fig. 140.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,6 mm.
Largeur du vertex : 448.
Antenne (incomplète) : f. = 99; f — 110; fs = 110.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 59
Patte postérieure : F at ti (4 LA
432 472 224 51 65
Origine. — Antsingy S., Bekopaka, VII-1949, 1 ©, holotype (R.P.).
Discussion. — Espèce très voisine de P. granulosus; s'en distingue par
sa coloration plus claire, des yeux moins saillants, un abdomen à pilosité plus
longue (cf. fig. 136 et 137), et des valves dorsales des gonapophyses plus courtes,
qui n’atteignent pas l’apex des valves externes.
Genre Tapinella Enderlein
Tapinella madagascariensis n. sp. (4, ©)
Coloration. — © (fig. 142). Teinte de fond ivoire pâle; sur la tête, un Y
brun rouge dorsal, une bande longitudinale brune entre le bord interne de
chaque œil et la suture épicrânienne médiane, qui est très nette; une bande
latérale brune du bord antérieur de chaque œil à l’apex du clypeus; yeux
bruns; 4® article du palpe maxillaire brun chocolat sombre, éclairei du côté
externe, le reste presque incolore; antennes brun marron clair, progressivement
plus pâles à partir de f, inclus. Sur le thorax et l’abdomen, de chaque côté,
2 bandes longitudinales brun chocolat, la plus dorsale soulignant le bord des
tergites, la plus ventrale longeant la base des hanches; sur l’abdomen, ces
bandes sont formées de taches alignées (1 par anneau); à partir du 8e segment
inclus, une seule bande latérale; sur la face dorsale de l’abdomen, des bandes
transversales brun rouille sur les tg 1 à 9, atteignant les bandes latérales chez
les individus bien pigmentés; chaque bande s'élargit médialement, d’où l’im-
pression d’une bande longitudinale médiane continue.
& (fig. 143). Même coloration, mais Y de la tête moins net; une bande
transversale sclérifiée à l’avant des tg abdominaux 3-9 (très courte en avant
et en arrière).
Morphologie. — Sculpture du tégument. © : vertex, front et thorax
couverts de filets courts, très denses, groupés en aréoles polygonales séparées
par des intervalles trés étroits; clypeus à petites granulations très denses;
abdomen très finement chagriné jusqu’au tg 8 inclus; 9€ tg à aréoles très étroites,
allongées transversalement, finement granuleuses; 109 avec aréoles polygonales
du type de la tête, mais à granulations; 4 : tête et thorax comme la © (filets
plus courts); abdomen : tg 3 à 9 à aréoles imbriquées en écailles, chagrinées,
à limites peu nettes et séparées par des intervalles clairs; ces aréoles de plus
en plus étroites de l'avant vers l'arrière; 10° tg comme la ©, mais sculpture
peu distincte.
Pilosité. Tête à poils assez longs, fins, peu denses (soies antennaires pas
beaucoup plus longues que les poils voisins); un rang transversal de poils
longs, espacés, sur chaque tg du thorax et de l'abdomen; en outre 3 poils anté-
rieurs de chaque côté sur le protergum, et 2 sur le méta; plusieurs rangs irré-
guliers sur le 102 tg abdominal.
Autres caractères. Aptères, sans ocelles; pas de granulations entre les
ommatidies; antennes de 15 articles, annelées à partir de f, inclus. 10° tg
Source : MNHN, Paris
60 A. BADONNEL
abdominal du 4 avec les apophyses caractéristiques, sans soie apicale (fig. 144);
phallosome sans pont transversal entre les paramères (fi 145); sclérite de
la plaque subgénitale © (fig. 146) en accent circonflexe (4 ible seulement en
contraste interférentiel sur la préparation éclaircie, mais du type habituel);
gonapophyses non disséquées.
Fig. 142 à 146. — Tapinella madagascariensis n. sp., d et ©.
142. Habitus, Q (x 50). — 143. Habitus, & (x 50). — 144. Épiprocte et bord postérieur
du dernier tergite abdominal, & (x 480). — 145. Phallosome (x 290). — 146. Bord postérieur
de la plaque subgénitale et selérite en T, vue en contraste interférentiel (X 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 61
Dimensions. — Longueur du corps (sur préparation) : 3 — 0,96 mm;
9 = 1,42 mm.
Antenne : î fi fa 7
é 848 73 73 70
9 1136 106 91 93
Largeur du vertex : & = 244; 9 = 324.
Patte postérieure : Eh Ti: di b ts
é 272 312 170 39 60
? 352 412 224 49 54
Origine. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, XI1-1948, dans un nid de
Rat, 1 4, holotype; 3 9, dont une allotype et 2 paratypes (R.P.).
Discussion. — L'espèce se distingue des Tapinella africains par sa colo-
ration caractéristique, sa sculpture, et le phallosome du 4. On ne connaissait
jusqu’à présent que celui de curvata, qui possède un pont transversal entre
les paramères; des structures semblables existent chez Nanopsocus oceanicus
Pearman, mais ne permettent aucune confusion avec madagascariensis. Enfin,
le sclérite en T de la plaque subgénitale est remarquable par sa forme particulière.
Sous-ordre PSOCOMORPHA Weber
TABLE DES GROUPES (1)
1. Dans l'aile antérieure, AP libre, ou absente, ou bien reliée par son sommet
à m (dans ce cas, m n’a que 2 branches). . 4. 0. . 2
— AP rattachée à m, soit par une très courte nervule ou en un point,
soit sur une longueur notable; m toujours à 3 branches. . PSOCETAE
©
Dans l’aile antérieure, rs et m reliés par une longue nervure transverse;
AP libre, généralement basse et à base allongée; nervures et marge de
l'aile pubescentes (fig. 148); EAP ny es réduites; moitié distale des
paramères du phallosome élargie. . . . : « + . ÉPIPSOGETAE
— rs et m confluents sur une certaine Yongaeue ou en un point, ou reliés
parsune-très courte-nervule transverse. 5 ee pret Et; 50.003)
3. Gonapophyses réduites aux valves ventrale et dorsale (fig. 166); plaque
subgénitale en lobe simple ou avec 2 petites saillies latérales; hypandrium
des 4 en lobe simple; phallosome à radula divisée en zones densément
ornées de papilles aiguës et de petites taches sclérifiées (fig. 174); poils
non croisés sur le bord distal des ailes. + CAECILIAETAE
— Caractères des genitalia différents . . . . . . . . . HomrLopsociDEA
(1) Dans les définitions qui suivront, il faut comprendre le terme « glabre » dans le sens
de pilosité invisible à un faible grossissement, et « pubescent » dans celui de pilosité visible
à ce même grossissement.
Source : MNHN, Paris
62 A. BADONNEL
Groupe EPIPSOCETAE Pearman
Une seule famille de ce groupe est présente à Madagascar (Epipsocidae,
à tarses dimères), avec un seul genre (Epipsocopsis).
Famille EpræsocipaE Pearman
Genre Epipsocopsis Badonnel
TABLE DES ESPÈCES AFRO-MALGAC
1. Le long du bord apical de l’aile antérieure, une bande brune plus ou
moins nette et plus ou moins étendue. . . . . . EN
__ Pas de bande brune apicale; une petite tache à l’apex des nervures
depuis r, jusqu’au nodulus; une plus grande tache au 1/3 basal du PS,
celle de la base de l'AP débordant en nuage diffus jusqu'à m. :
ë BB dE de E. truncatulus n. sp.
9. Bande brune de l'aile antérieure large, laissant une lunule incolore apicale
dans les cellules marginales; 4 bandes brunes lon. itudinales plus ou moins
nettes sur le vertex; dent externe de la lacinia prolongée en pointe
ÉIQUE CR RAP EE RES 3
__ Caractères de la bande brune de l'aile antérieure différents; pas de bandes
brunes longitudinales sur le vertex; dent externe de la lacinia non pro-
longée en pointe aiguë. . . . . . « + + : BE DONNE Re
3. Bande brune apicale de l'aile antérieure allant du PS à m,; au sommet
de l'AP, une large tache brune débordant dans la cellule M; bandes
du vertex très nettes, les 2 médianes n’atteignant pas le bord postérieur.
DR RE machadoi Bedonnel
__ Bande brune de l'aile antérieure atteignant seulement mm; pas de
tache brune au sommet de l'AP; bandes du vertex peu accentuées, large-
ment fusionnées en arrière. . . . . . . . . . Æ. vilhenai Badonnel
4. Bande brune apicale de l'aile antérieure très nette, marginale, avec
2 zones plus pâles circulaires dans les cellules R, et M; vertex jaune
avec une tache ovale brun pâle de chaque côté de la suture médiane.
à CE . . . . . .« « . « E. stuckenbergi Smithers
_— Bande sombre de l'aile antérieure diffuse, brunâtre, éloignée du bord
apical; vertex irrégulièrement parsemé de taches OTISeS
D TR Re PCR Eds E. spatulatus Smithers
Il faudrait ajouter à cette liste Epipsocopsis angolensis Bad., dont on
connaît seulement la © microptère, qui avait été placée dans un sous-genre
particulier, Epipsocidus, à cause de sa lacinia; mais les lacinias des espèces
malgaches montrent une variabilité qui contraste avec la stabilité de celles
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 63
du genre Epipsocus, au moins dans l’état actuel de nos connaissances; Epip-
socidus doit donc être considéré comme synonyme d’Epipsocopsis; les 4 espèces
à ? macroptères ont le front barré transversalement par 2 bandes brun chocolat,
la bande dorsale recouvrant les ocelles; angolensis n’a pas de taches dorsales
sur le vertex ni sur le front; le 4 n'étant pas connu, l’espèce ne peut être intégrée
dans le tableau.
Epipsocopsis machadoi Badonnel
(1955, p. 118-120, fig. 237-240)
Stations. — Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 1 & (R.P.);
Col d’Ivohibe (battage), XI-1950, 1 exemplaire probablement (J.M.).
L'espèce a été décrite de l’Angola (Dundo), d’après 3 4 et 1 9; c'est la
première fois qu'elle est retrouvée.
Epipsocopsis stuckenbergi Smithers
(957, p. 274-277, fig. 1-3 et 5)
Station. — Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 1 & (R.P.).
L'espèce n’était connue jusqu’à présent que par le 4 type, décrit du massif
de l’Ankaratra (Manjakatompo), 1-1956.
Epipsocopsis spatulatus Smithers
(1964, p. 221-222, fig. 18-20)
Station. — Environs de Maroantsetra Ambodivohangy, 2 &, 3 © (J.V.).
L'espèce a été décrite d’après une & de même origine, prise également
par J. VADoN.
Pigmentation des 4 semblable à celle des 9, autant qu'on en puisse juger
après un séjour prolongé dans l'alcool; scape et pédicelle antennaires brun
marron assez sombre, ainsi qu'une faible partie basale de f,, puis flagelle
(incomplet) brun clair.
Morphologie (#). — Lacinia (fig. 147) identique à celle de la 9, avec
le lobe spatulé caractéristique de la dent externe; phallosome semblable à
celui des 4 des autres espèces.
Dimensions. — Antenne (8) : f. — 1172; f, = 1214.
Aile antérieure : 4 — 3,14 mm; 9 — 3,47 mm; (9 holotype — 3,8 mm).
Patte postérieure : F 40 kb dr
é 837 1465 720 (35 ctn) 181 (5 ctn)
a 879 1517 732 (34 ctn) 187 (5 ctn)
9 holotype 1087 1587 725 (34 ctn) 156 (3 ctn)
Source : MNHN, Paris
64 A. BADONNEL
147 149
153
Fig. 147. — Epipsocopsis spalulatus Smithers , apex de la lacinia (x 190).
Fig. 148 à 150. — Epipsocopsis truncalutus n. sp., d.
148. Aïles droites (X 35). — 149. Lacinia (x 190). — 150. Apex du phallosome (x 190).
Fig. 151. — Caecilius hemipsocoides Badonnel, 9.
Aile antérieure droite à nervures limbées de brun plus sombre (x 20).
Fig. 152 et 153. — Caccilius albimaeulatus n. sp., 9.
152. Aïle antérieure droite (X 35). — 153. Lacinia (x 190).
Epipsocopsis truncaiulus n. sp. ($)
Coloralion. — Teinte de fond blanchâtre. Tête : sur le front, 2 larges
bandes transversales brun chocolat joignant le bord des yeux antérieurement,
la bande postérieure passant par le tubercule oculaire, du même brun; région
post-ocellaire enfumée de brunâtre; bord ventral de l’ante-clypeus et du bord
Source : MNHN, Paris
IN: S PSOCOPTÈRES 65
dorsal du labre avec une bande brune; côtés du labre soulignés de brun; partie
ventrale des joues brun chocolat, la couleur se prolongeant sur la base de la
maxille et sur les pleures thoraciques en une large bande qui fusionne avec
une bande dorsale plus étroite partant de l'arrière des yeux; antennes brun
marron; palpes pâles, l’apex du 4e article rembruni. Lobes dorsaux thoraciques
brun chocolat foncé; ailes (fig. 148) hyalines, l’antérieure sans bande brune
distale, avec seulement une petite tache à l’apex des nervures depuis ri jusqu’au
nodulus: une tache assez étendue au 1/3 basal du PS, et une tache à la base
de l'AP débordant en nuage diffus jusqu'à m; apex des nervures de l'aile
postérieure bordé de brun, plus important pour m et Cu; pattes : hanches,
trochanters et fémurs très pâles, les fémurs un peu rembrunis apicalement
du côté externe; tibias brunâtres, tarses brun marron (4 un peu éclairci dista-
lement). Abdomen taché de brun granuleux, même ventralement.
Morphologie. — Clypeus et palpes comme chez les autres espèces du
genre; antennes grèles et très longues; lacinia (fig. 149) à dent externe fortement
proéminente latéralement et à apex tronqué, laissant reconnaître quelques
denticulations aplaties. Ailes typiques (l'aile antérieure droite, représentée
figure 148, montre une anomalie : anastomose entre m, et cüa); PS assez
fortement arrondi vers l'arrière; pédoncule de la fourche radiale très long;
AP haute. Genitalia : hypandrium nettement bilobé, les lobes très velus,
brunâtres, séparés par une échancrure limitée par une membrane hyaline;
phallosome (fig. 150) du type du genre; épiprocte et paraproctes sans parti-
cularités; 27/28 trichobothries par disque sensoriel.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,7 mm.
Antenne (incomplète) : f. = 785; f = 774.
Aile antérieure : 2,4 mm.
Patte postérieure : F = 656; T — 1109; # — 560; {, non mesurable.
Origine. — Antsingy S., Bekopaka, VII-1949, 1 4, holotype (R.P.).
Discussion. — Cette espèce se distingue des autres formes afro-malgaches
par ses ailes presque incolores et par la troncature accentuée de ses lacinias;
elle ne peut non plus être confondue avec les espèces asiatiques mentionnées
par ENDERLEIN (1903, p. 253-258), dont certaines paraissent être des Pseudo-
ca des; par contre, l’aile antérieure ressemble beaucoup à celle d’Epipsocus
serenus Roesler, décrite du Brésil, encore qu'elle en diffère par les taches
nuageuses entre Cüia €t m, et que RorsLer ne représente pas de paramères
sur sa figure du phallosome, qui serait réduit à l'arc interne; on n’a pas non
plus de renseignements sur la lacinia; même ressemblance avec l’aile antérieure
d’E. fasciicornis Okamoto (1910, p. 191, fig. 4, Taf. III); mais la coloration
du corps est très différente, en particulier, l'espèce d’Okamoro n’a pas de
dessins sur la tête.
Groupe CAECILIETAE Pearman
TABLE DES FAMILLES
__ Pubescence alaire généralement courte et fine, les nervures à poils sur
un seul rang; costale antérieure très modérément épaissie dans sa moitié
ae D NC en TG NECLONDAE
Source : MNHN, Paris
66 A. BADONNEL
— Pubescence alaire généralement longue et forte, au moins dans la moitié
proximale de l’aile antérieure; nervures (sauf cu,) à poils sur 2 ou plusieurs
rangs; costale épaissie dans sa moitié distale. . . . . . AMPHIPSOCIDAE
Famille CArcILHDAE Enderlein
Sous-famille Caeciliinae Enderlein
Cette sous-famille est représentée à Madagascar par les 2 genres Caecilius
et Paracaecilius, dont la détermination précise exige une dissection préalable;
leurs caractères externes sont en effet à peu près identiques ou, tout au moins,
certains caractères de la nervation des espèces de Paracaecilius peuvent se
retrouver chez des espèces de Caecilius. La clé suivante permet leur séparation.
— à: phallosome en cadre fermé antérieurement, avec «radula» comportant
3 champs de sclérifications; épiprocte et paraproctes ornés en général de champs
de granulations plus où moins étendus.
9 : valve ventrale des gonapophyses toujours en lame aiguë et étroite;
valve dorsale semblable mais plus développée, avec une base élargie articulée
au 9e tg et prolongée par un talon plus ou moins long, portant une soie (parfois 2);
spermathèque à paroi sans expansions chitineuses au voisinage de l’origine
du canal, celui-ci non invaginé à l’intérieur de la cavité; canal plus où moins
long, entouré d’une glande extérieure à la spermathèque . Gaecilius Curtis
— 4 : phallosome non fermé antérieurement, avec « radula » comportant
seulement 2 champs de sclérifications ou de papilles filiformes; épiprocte et
paraproctes sans granulations.
® : gonapophyses réduites aux valves ventrale et dorsale en lobes charnus,
non acuminés; pas de soie à la base de la valve dorsale; paroi de la spermathèque
avec expansions sclérifiées plus ou moins développées au voisinage de l’origine
du canal; celui-ci invaginé en forme de valvule à l’intérieur de la poche; canal
court, à glande débutant dans l’invagination. . Paracaecilius Badonnel
Genre Caecilius Curtis
Ce chapitre était rédigé et les figures numérotées lorsque j’ai reçu le travail
de MocxrorD (1965), qui propose une classification rationnelle des espèces du
genre; l’ordre de présentation ne correspond donc pas à cette classification,
mais chaque fois qu’il a été possible dele faire j'ai indiqué le groupe de MockForD
auquel appartient l'espèce étudiée.
TABLE DES ESPÈCES MALGACHES
1. Aïle antérieure totalement ou partiellement brun sombre, réduite api-
calement, avec AP anormale (cu,, incomplète ou rattachée à m). . 2
— Aile antérieure de forme normale, avec AP en cellule fermée, non reliée
ARR AMETIANC rer ee de ce ce De NS
Source : MNHN, Paris
o
ai
INSECTES PSOCOPTÈRES 67
Corps et ailes entièrement brun foncé . . G:. hemipsocoides Badonnel
Au tiers proximal de l’aile antérieure, une grande zone triangulaire inco-
lore, transversale, n’atteignant pas la costale antérieure. . . . . : .
DR 2 NC 2ibinaculetusin
Aile antérieure avec zones brun sombre se détachant sur le fond hyalin
en formant des bandes caractéristiques plus ou moins larges
Aile antérieure de teinte uniforme, ou présentant seulement des varia-
tions d'intensité ne formant pas de dessins fortement contrastés. . . 9
Pas de tache brune vers le milieu du PS; AP très petite, parfois indis-
tincte, sa hauteur nettement inférieure à la distance de son sommet à
la médiane; rs très long. et ne SIA 5
Une tache brune vers le milieu du PS; AP bien développée, sa hauteur
supérieure à la distance de son sommet à limediaie EAN
Dans l’aile antérieure, m fortement incurvée vers l'AP; cellule M, très
SP ON Re
m faiblement incurvée, presque parallèle à rs; aile parcourue dans sa
longueur par une bande brune sinueuse traversant le sommet des cel-
lules M, et M,; rameaux de la fourche radiale non bordés de brun
NC EC G. sinuofasciatus Badonnel
Cellules M, et M, brunes, avec une lunule hyaline vers le sommet; rts
et r,+, bordés de brun 7
Cellules M, et M, incolores, sauf leur bord antérieur; re+s non bordé
de brun: une large bande brune longitudinale médiane, reliée à l’apex
du PSSpar un diverticule ENS EN G. milloti n. sp.
Une bande transversale incolore entre l’AP et la zone de confluence de
r et m; lunules hyalines des cellules M, et M, également développées
et très nettes: antennes délicates. . . . . . G. longistylus Badonnel
Pas de bande incolore entre l'AP et la fusion de r et m; lunule hyaline
de la cellule M, peu développée ou à peine visible; antennes hypertro-
phiées en ee PO CG. similipennis n. sp.
Zones brunes de l'aile antérieure très étendues; cellules M, et M, entiè-
rement brunes, leur centre plus clair; tache du 1/3 distal du PS reliée
à rs par une bande brune; r+3 €t rats très divergents; antenne pâle, fai-
blement rembrunie à partir de f,; apex de la lacinia avec 2 lob arrondis.
S DE ac G. signatipennis Enderlein
Zones brunes beaucoup moins étendues; cellules M, et M, incolores;
pas de bande brune entre PS et rs; lex, et r1+, peu divergents; antenne
avec seulement f, brunâtre pâle, le reste brun marron (au moins jusqu’à
f:); lacinia tronquée denticulée. . . + + + + + - : G. pauliani n. sp.
Corps brun sombre brillant; aile antérieure brun-marron foncé brillant,
avec quelques zones plus sombres, fondues, dans la partie médiane, et
des aires hyalines : lunule englobant la base du PS, base de l'AP; pattes
jaunâtres; antenne pâle jusqu'au milieu de f puis progressivement
TeMbEUIEs ae C. seyrigi Badonnel
Source : MNHN, Paris
68
10.
Le
12.
13.
dre
A: BADONNEL
Ailes brun pâle, jaunâtres ou presque incolores. . . . . . . . . . 10
Aile antérieure étroite, le rapport de sa longueur à sa largeur (L/l) supé-
rieur à 3,5; convexité du bord postérieur dans sa moitié distale très atté-
nuée; antenne jaune pi te à nAper de f,, puis progressivement
FEMDEUNIES ee TE . . G. elongatus Smithers
Aile antérieure de forme normale : L/l inférieur à 3,5, et bord postérieur
convexe dansila moitié distale. ae Eee CN. 11
Dans l’aile antérieure, nervure eu, velue. . . . . . . . . . . . . 12
INÉRVITE CURE LIA DIE Ur De Re Ce inLd:
Corps entièrement blanc jaunâtre, sans zone plus sombre sur la tête;
aile antérieure de 2,3 à 2,6 mm, incolore en avant de m + cu et m, y
compris le PS; reste de l'aile à peine teinté; cw velu sur toute sa
JONGUCUR ER NE nee CG déecolor En "sp
Caractères de coloration différents; aile antérieure de plus de 3 mm,
uniformément colorée; cu, velu seulement sur sa moitié distale. . . 13
Clypeus avec au moins 4 chevrons bruns (incomplets); PS à angle postérieur
très accentué; une dizaine de poils sur cu,; cellule An incolore. “
Do. 0 à Sex GC. amicus Kolbe
Pas de chevron sur le clypeus; PS à angle postérieur largement arrondi;
de rares poils sur cu,; cellule An brunâtre. . . . G. montanus n. sp.
Fond de l’aile antérieure ocracé à brun, les nervures avec une étroite
bordure incolore au moins dans la moitié proximale. . . . . . . . 15
Aile antérieure à coloration uniforme, ou presque, sans bordure incolore
GÉRRRARE RL 0 RE ee En ER CR ET Èe
Nervures de la moitié basale seule bordées de clair, plus, dans la moitié
distale, r, dont la bande claire présente un angle vif en arrière de l’angle
du PS; rameaux de la fourche radiale très courts; lacinia à apex non
ÉCHANCTÉ Un 0 CC. granulosushn sp.
En plus des nervures de la moitié basale, rs et m bordés de clair, la bor-
dure s’élargissant plus ou moins à l’origine de m4. . . . . . . . . 16
Moitié antérieure du vertex pâle; front avec 2 bandes longitudinales
brunes; PS plus PA WE le reste de l'aile; lacinia du type tronqué
denticulé #0 . . .. . GC. brunneoflavus Badonnel
Moitié antérieure dé vertex bine médialement; front brun estompé;
bande latérale brune partant de chaque œil prolongée jusqu’au bord
vental du clypeus; PS de la même teinte que le reste de l’aile; apex de
la lacinia à 2 lobes arrondis. . . . . . . . . . C. insidiosus n. sp.
Lacinia du type tronqué denticulé (2 dents nettes); au moins une partie
de la cellule An plus sombre que le reste de l’aile. . . . . . . . . 18
Lacinia terminée par 2 lobes largement arrondis; cellule An de même
teinte que le reste-de-l'aile antérieure... "Eee 0019
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 69
18. Aile antérieure à coloration uniforme, à l'exception de la cellule An
plus sombre; rs et r4, subégaux; PS à angle postérieur largement
arrondi. Ve CR. IR GC. congolensis Badonnel
_— Aïle antérieure avec quelques zones plus pigmentées, dont la partie
proximale de la cellule An; nervures brun sombre suivant une ligne
longitudinale médiane, à l'exception de l'extrémité du tronc commun
à rs et m, de l’origine de rs et d’un segment plus long de m; PS à angle
postérieur très net; rs nettement plus long que rar. + + - - -
ES PART ne G. tsaratananensis n.
pe
19. PS allongé, étroit; rs presque rectiligne, et m sans sinuosité accentuée
vers l'arrière; transversale de la fourche radiale coupant m à l’origine
CIRAD LR ENS ONE ON 0 D Lu ofio GC. stuckenbergi n. sp.
__ PS fortement élargi vers son tiers apical, la courbure postérieure très
accentuée: rs nettement flexueux et m assez fortement courbé; trans-
versale de la fourche radiale coupant m entre m, et m, (plus près de m3).
ë ee GC. ankaratrensis n. Sp.
Caecilius hemipsocoides Badonnel
(935, p. 110, fig. 9-10)
Station. — Forèt du col d'Ivohibe (battage), X1-1950, 2 © (J. M.).
èce décrite de l'Ankaratra; un des exemplaires est typique; l'autre
a des ailes moins colorées, avec une large bordure brune autour des nervures
de la moitié distale (fig. 151); rs et m sont en outre reliées par une nervule
transverse plus longue.
Caecilius albimaculatus n. Sp. (%)
Coloration. — Tête : moitié postérieure du vertex brun rouille, résultant
de la confluence des taches habituelles; moitié antérieure blanc pur, sur lequel
tranche le tubercule ocellaire, noir; front, clypeus et joues ocracé très pâle;
une tache brunâtre au milieu du front; labre brun; les 3 premiers articles du
palpe pâles, le 4€ brun sombre; antenne (incomplète) incolore jusqu’à f, inclus,
puis flagelle très progressivement rembruni (f, brun clair). Lobes dorsaux et
pleures thoraciques brun sombre; pattes antérieures blanches, sauf le tarse
brunâtre; pattes médianes : hanche et fémur bruns, tibia incolore, tarse bru-
nâtre; pattes postérieures brun marron; aile antérieure (fig. 152) : brun foncé
(PS plus sombre) à l'exception d’une grande zone incolore grossièrement
triangulaire couvrant la moitié distale des cellules An et Cu, et s'étendant
à travers la cellule Cu, jusqu'aux cellules M et R dans lesquelles elle déborde;
en outre, une bande claire en arrière de la partie proximale du tronc radial,
une autre en arrière de la stigmapophyse, le long de r;, et une entre lapex
de cu, et celui de cu; nervures de la moitié distale brun pâle finement bordé
de clair; costale incolore entre rx, et m3 aile postérieure plus pâle que l’anté-
rieure, avec zone hyaline semblable, mais fondue; cellule costale plus sombre.
Abdomen absent.
Source : MNHN, Paris
70 A. BADONNEL
Morphologie. — Yeux latéraux, très écartés (10/D) = 1,8), assez saillants
(PO = 0,6); antennes délicates, à pilosité fine, oblique, assez dense; lacinia
(fig. 153) paraissant mal orientée sur la préparation, probablement tronquée,
mais sans denticulations visibles. Aile antérieure légèrement réduite; PS bien
arrondi postérieurement; rs et m confluents en un point; cu, incomplète,
d’où pas d’AP; cu, glabre; aile postérieure aussi légèrement réduite, mais à
nervation normale; an courte, fortement infléchie.
Dimensions. — Antenne : f, — 392; f, — 296; f, — 256; f, — 224.
Aile antérieure : L = 2,1 mm; ! = 0,88 mm; LI — 2,4.
Fig. 154 à 159. — Cccilius signatipennis Enderlein, 9.
154. Aile antérieure droite, exemplaire très pigmenté (X 34).— 156. Lacinia (x 320). —
— 157. Gonapophyses gauches (x 320). — 158. Canal de la spermathèque (X 320) —
159. Apex du paraprocte (x 720).
Fig. 160 à 163. — Caecilius sinuofasciatus Badonnel, 9.
160, Aile antérieure droite (X 20). — 161. Lacinia (x 190). — 162. Gonapophyses
gauches, (X 190). — 153. Canal de la spermathèque (x 190).
Source : MNHN, Paris
TES PSOCOPTÈRES 71
Patte postérieure : F 1 h (A rl
432 748 232 92 2,52
Origine. — Nosy Be, forêt de Lokobe, 7-IX-1948, 1 © (R. P.).
Discussion. — Espèce voisine de C. hemipsocoides, dont elle se distingue
par sa coloration, où les zones blanches contrastent brutalement avec le fond
brun sombre; parmi les espèces à ailes normales, seul C. seyrigi peut en être
rapproché par la couleur des ailes et des antennes, et aussi par la forme de la
nervure an dans l'aile postérieure; mais les pattes postérieures de seyrigi sont
pâles, et il n’y a pas de contrastes de coloration.
Caecilius signatipennis Enderlein
(1907, p. 34-35, 9)
Caecilius signatipennis Enderlein, PEARMAN, 1932, p. 92, fes Quid.
BaDonnez, 1935, p. 106, à; id., 1949, p. 30, 9; id. Surrners, 1957, p. 278, d.
Station. — Montagne d’Ambre, X11-1948, 2 © (R. TE)
2 & ont été signalés de l’Ankaratra en 1935, et un autre par SMITHERS
de la même région. Pour faciliter la reconnaissance de l'espèce, je donne la
figure (154) de l'aile antérieure d’une ? très pigmentée de la Montagne d’Ambre,
avec la représentation des caractères morphologiques importants : lacinia
(fig. 156) à apex à dents arrondies; gonapophyses : fig. 157; canal de la sper-
mathèque : fig. 158; bord d’un paraprocte : fig. 1EGE
Dimensions. — ® étudiée. — Longueur du corps (en alcool) : 1,9 mm.
Antenne : L — 2,03 mm; f, — 408; f, — 288; fs — 260; f, = 208.
Aile antérieure : 2,43 mm.
Patte postérieure : F 1 ik B rl
448 744 240 (19) 93 2,58
Caecilius sinuofasciatus Badonnel
(1935, p. 108-109, fig. 6, pl. II)
Stations. — Ambohiby, 25-V-1948, 1 4, 2 © (R. P.); massif du Tsara-
tanana, X-1949 : 1 500 m, 1 4, 5 9; entre 1 500 et 1 800 m, 2 4, 1 9; massif
de l’Ankaratra, Manjakatompo, V-1951, 2 4, 5 9 (station également mentionnée
par Smrrmers, 1957); Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 1 9.
Cette espèce, signalée aussi par Surrners (1964) de 4 autres stations,
apparaît comme une des plus caractéristiques de la faune de Psocoptères mal-
gaches; les caractères essentiels de la ? ont été mentionnés par Smirers (1957,
p- 277), mais les ailes n'ont pas encore été représentées; la figure 160 corres-
pond à un exemplaire bien pigmenté; on remarquera que la partie postérieure
des cellules M, et M, ainsi que l'aire comprise entre les 2 bandes sombres
proximales sont légèrement teintées, alors qu’elles sont incolores chez le &,
dont l'aile antérieure est toujours beaucoup moins pigmentée. Lacinia (fig. 161)
du type tronqué denticulé. Caractères sexuels : 4 — hypandrium sans rangée
Source : MNHN, Paris
72 A. BADONNEL
de soies sur le bord libre; paraproctes avec un grand champ de grosses granu-
lations; tubercule de l’épiprocte avec granulations semblables; 9 — gona-
pophyses (fig. 162) : valve ventrale réduite; valve dorsale longue, mais le sc
rite correspondant à la valve externe relativement court; spermapore entouré
d’un sclérite brun circulaire; glande de la spermathèque très longue (fig. 163);
paraproctes sans tubercule marginal, mais avec sur la face ventrale interne une
véritable brosse d’expansions piliformes incolores; 16 trichobothries par disque
sensoriel (25/28 chez le &).
Dimensions. — (2 exemplaires d’Ambohiby).
Longueur du corps (en alcool) : 2,2 mm (9).
Antenne (incomplète) : ha fe fs fa
Es) 672 560 440 388
® 560 436 336 272
Rapports oculaires : 4 & Ankaratra : 10/D = 0,56-0,59; PO = 0,72-0,76
9 10/D = 1,82; PO = 0,45.
Aile antérieure : $ = 3,56 mm; @ — 3,47 mm. Le 4 type a une aile antérieure
de 2,6 mm seulement.
Patte postérieure : F T2 b ti rl
Gi) 696 1162 368 183 2
9 624 1 058 320 121 2,65
Les écarts importants entre les dimensions du 4 d’Ambohiby et celles
du 4 type posent le problème de la possibilité de l'existence de 2 espèces.
Caecilius pauliani n. sp. (9)
Coloration. — Teinte générale blanc jaunâtre. Sur la tête sont colorés
en brun chocolat : l'arrière du vertex (avec un amincissement médian), le
tubercule ocellaire (petit), le tour des orbites antennaires (très largement),
et le clypeus latéralement; antenne : sc brun marron, p et f, pâles, f, rembruni,
fa et f, comme sc. Lobes dorsaux thoraciques brun légèrement estompé sur les
bords, avec sur le mésonotum une zone claire médiane prolongée sur l’antédorsum
par une fine ligne claire; aile antérieure (fig. 164) à fond hyalin incolore,
avec zones brunes selon la figure; aile postérieure presque incolore, la moitié
proximale de la zone anale seule faiblement rembrunie; m + cu, cu, et m
seules d’un brun franc; pattes à peu près incolores. Abdomen très pâle, son
apex rembruni.
Morphologie. — Antenne (incomplète) assez forte, à pilosité fine, oblique,
dense; rapports oculaires non mesurés; lacinia (fig. 165) du type tronqué
denticulé. Aile antérieure : PS anguleux; fourche radiale peu divergente,
son pédoncule un peu plus long que r:,; m et m, également peu divergents;
AP haute, cua très oblique; rs et m fusionnés sur une assez grande longueur;
cu, glabre; dans l’aile postérieure, an non flexueuse et très près de la costale.
Plaque subgénitale incolore, sans apophyses latérales nettes: gonapophyses
(fig. 166) : valve ventrale longue, soie de la base de la valve dorsale très près
du condyle articulaire; sclérite basal long, mais à talon peu accentué; para-
proctes sans tubercule marginal; 15/16 trichobothries par disque sensoriel.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 73
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,6 mm.
Antenne : fi = 528; fe — 384; fs — 320; f, = 272.
Aile antérieure : 3,2 mm.
168
169
fl
Fig. 164 à 166. — Cuecilius pauliani n. sp, @.
164. Aïle antérieure droite (X 20). — 165. Apex de la lacinia, tourné de 90° (x 320).
— 166. Gonapophyses gauches (X 190).
Fig. 167 à 169 et 173. — Cacilius longistylus Badonnel, d.
167, Aile antérieure droite (X 20). — 168. Soies lancéolées des paraproctes (x 720). —
169. Soie bifñide d’un paraprocte (x 720). — 173. Lacinia (X 190).
Fig. 170 à 172 et 174. — Caccilius similipennis n. sp., d et 9.
170. Aile antérieure droite, d (X 20). 171. Lacinia, g. — 172. Id, 9 (X 190). — 174:
Phallosome (x 120).
Source : MNHN, Paris
74 A. BADONNEL
Patte postérieure : Æ 4 1h [A rl
568 1 067 356 128 2,78
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500-1 800 m, X-1949, 1 9, holo-
type (R. P.).
Discussion. — Espèce caractérisée par la pigmentation de l’aile antérieure,
qu'on ne peut confondre avec aucune autre, sinon avec celle d'exemplaires
incomplètement colorés de signalipennis; dans ce cas exceptionnel, les carac-
tères morphologiques permettent une détermination sûre.
Caecilius longistylus Badonnel
(1935, p. 109, fig. 7 et 8, PL III)
Slalion. — Tananarive (sans date), 1 4 (R. L.).
L'espèce, décrite d’après une © de l’Ankaratra, n'avait pas été signalée
depuis.
CARAGTÈRES DU à, Dans l’aile antérieure droite, rs et m sont confluents
en un point; une anomalie, la fourche radiale étant absente (fig. 167); hypan-
drium avec seulement quelques poils espacés sur le bord libre; phallosome
semblable à celui de l'espèce suivante, mais avec un petit sclérite irrégulier,
brun pâle, sur la membrane de la radula; paraproctes avec chacun une longue
soie lancéolée entre un très grand champ de granulations et le bord interne
(fig. 168), plus une soie bifide (fig. 169) à droite seulement; 25/27 tricho-
bothries par disque sensoriel; tubercule de l'épiprocte très développé, avec
au moins 80 granulations.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,16 mm.
Rapports oculaires : I0/D — 1,13; PO — 0,66.
Antenne : f, — 672; f, — 424; f, — 360.
Longueur de l’aile antérieure : 3,7 mm.
Patte postérieure : F #4} b te, rl
680 1 130 328 (20) 148 2,2
Caecilius similipennis n. sp. (4 et $)
Coloration. — Tête brun marron clair; milieu du front et clypeus plus
sombres; antenne : 4, scape brun pâle, pédicelle plus sombre, puis flagelle
brun noir, pâlissant légèrement jusqu’à f, inclus, les 4 derniers articles blancs;
9, articles du flagelle brun foncé; palpes pâles. Prothorax et collum incolores;
ptérothorax, y compris les pleures, brun marron mat; aile antérieure (fig. 170)
semblable à celle de longislylus, mais sans bande continue de l’'AP au point
de liaison entre rs et m, et avec partie proximale d’un brun uniforme sur les
2/3 de sa largeur; en outre, lunules hyalines des cellules et M, plus petites;
aile postérieure du $ presque incolore, à l'exception de la région basale, brun
estompé; celle de la 9 en grande partie brun clair; pattes très pâles, sauf la
partie dorsale des hanches, brune. Abdomen brunâtre.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 75
Morphologie. — Antennes hypertrophiées, surtout chez la 9, où f, et fe
sont plus épais que chez le &, et où elles ont une pilosité très dense (fig. 175):
yeux relativement petits, latéraux (rapports non mesurés); lacinia (fig. 171,
4 et 172, $) du type tronqué denticulé, très semblable à celle de longistylus
(fig. 173). Aile antérieure : rs et m fusionnés sur une assez grande longueur
dans les deux sexes: fourche radiale nettement plus courte que son pédoncule;
m fortement courbée avant m,; AP petite.
Genitalia, — 4 : hypandrium avec un rang de poils sur le bord libre;
phallosome (fig. 174), pas de sclérite visible sur la membrane radulaire; © :
gonapophyses (fig. 176) semblables à celles de longistylus, mais le talon des
Valves dorsales est moins longuement sclérifié; canal de la spermathèque :
fig. 177.
Apex abdominal. 4 : paraproctes avec la même soie lancéolée que longi-
stylus (pas de soie bifide); un grand champ de granulations ; 31/27 trichobothries;
épiprocte à tubercule moins développé que chez longistylus : 43 granulations
seulement (ce caractère semble variable à l’intérieur d’une même espèce;
les limites de la variation doivent être controlées sur de nombreux exemplaires);
9 : paraproctes avec 23 trichobothries par disque; face ventrale garnie de
barbelures hyalines qui se transforment vers les grandes soies marginales en
véritables dents aiguës (une dizaine).
Dimensions. — Antenne (complète seulement chez le &) : L = 3,85 mm.
hi fa fs fa
6) 880 620 472 388
9 963 600 456 392
Aile antérieure : 4 mm.
Patte postérieure : b lb rl
à 768 1 308 468 (22) 145 2,8
£ 800 1 360 368 (25) 154 2,4
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m : 1 4, allotype; 1 9, holo-
type (RP!
Discussion. — Constitue avec longistylus une paire remarquable; s’en
distingue par la pigmentation différente de l'aile antérieure, l'hypertrophie
des antennes de la © (comparer les fig. 175 et 178, exécutées au même gros-
sissement), et par des différences de dimensions qui ne peuvent être attribuées
à une allométrie de taille, étant donné les différences morphologiques.
Caecilius milloti n. sp. ($ et 9)
Coloration. — 9 : vertex ivoire, avec bande brun marron le long du bord
interne des yeux et du bord postérieur, et une large tache du même brun en
arrière des ocelles; milieu du front, clypeus et labre brun marron très sombre,
brillant; joues plus pâles; antennes : sc et p incolores, 1/4 proximal de f, pâle,
puis flagelle presque noir jusqu’à f, inclus (extrémités des articles étroitement
éclaircies), f, et f, plus clairs, f, brun pâle, puis apex incolore; palpes presque
incolores sauf la pointe du 4® article. Partie visible du prothorax blanche;
Source : MNHN, Paris
76 A: BADONNEL
sclérites dorsaux et pleuraux ptérothoraciques brun marron brillant; aile
antérieure (fig. 182) à fond hyalin, incolore, avec une bande longitudinale
médiane de la largeur approximative de la cellule R,, rectiligne de l’apex au
1/4 proximal de l’aile, puis s’incurvant vers l'arrière pour rejoindre le bord
basal; cette bande reliée à l’apex du PS par une bande oblique; r,+, non bordé
de brun; aile postérieure également hyaline, avec même bande longitudinale
brunâtre, très estompée; pattes presque incolores, excepté le 1/3 dorsal des
Fig. 175 à 177. — Caccilius similipennis n. sp., 9.
175. Base de l'antenne (x 48). — 176. Gonapophyses droites (x 190). — 177. Canal
de la spermathèque (x 190).
Fig. 178. — Caecilius longistylus Badonnel, 9, base de l'antenne (X 48).
179 à 181. — Cuecilius milloli n. sp., g et ©.
179. Aïle droite du g (X 20). — 180. Lobe latéral de la plaque subgénitale (X 480).
181. Canal de la spermathèque (X 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 77
hanches et le 2€ article des tarses, bruns. Abdomen jaunâtre sale, apex brun
pâle.
& : coloration générale semblable à celle de la 9, mais aile antérieure
sans la partie proximale oblique de la bande brune longitudinale, qui se termine
en pointe vers la base (fig. 179).
Morphologie. — Yeux relativement petits et écartés dans les deux sexes;
rapports oculaires : 10/D = 1,17 (4) — 2,27 (9); PO = 0,65 (6) — 0,58 (9):
antennes à flagelle épaissi, rappelant celles de longistylus, à pilosité raide,
oblique, très dense; lacinia (fig. 183) du type tronqué denticulé, à corps élargi
médialement. Aile antérieure à PS nettement anguleux chez la ©, plus long
chez le 4; pédoncule de la fourche radiale très long, presque rectiligne; m assez
fortement incurvée, d’où m, long; AP déprimée, sa hauteur nettement inférieure
à la distance de son sommet à m; cu, glabre; pilosité fine et courte; aile pos-
térieure : an très rapprochée de la costale et faiblement incurvée apicalement.
Genitalia. — & : hypandrium avec rang de poils sur le bord libre; phal-
losome semblable à celui des 2 espèces précédentes, les barbelures des lobes
latéraux un peu plus longues; un petit sclérite peu distinct sur la membrane
radulai 9 : plaque subgénitale avec angles latéraux lobés, couverts de
microtriches (fig. 180), le bord apical membraneux médialement; gonapoph:
(fig. 184) : valve dorsale plus longue que la valve ventrale, sa soie basale ins
exactement à l'angle du sclérite transversal; canal de la spermathèque (fig. 181)
avec zone glandulaire sur toute sa longueur; sclérite du spermapore à peine
visible.
Apex abdominal. 8 : champs de granulations des paraproctes très
développés: 1 soie lancéolée sur chaque paraprocte, mais pas de soie bifide;
un tubercule hyalin à 2 petites pointes sur le bord interne; 36/38 trichobothries
par disque sensoriel; épiprocte avec un tubercule portant environ 55 granu-
lations: © : bord postérieur des paraproctes avec un tubercule hyalin très
aplati à 2 petites pointes encadrant la sensille trichode; une brosse ventrale
de nombreuses barbelures aiguës, incolores, passant progressivement à de
véritables dents: 27/28 trichobothries par disque sensoriel; épiprocte : les 2
grandes soies apicales sont légèrement lancéolées à leur extrémité distale.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3,15 mm (9).
Antenne : L h fa fs fa
cs) — 942 632 504
9 3,66 mm 818 588 456 368
Aile antérieure : 3 = 5,1 mm; © = 4,8 mm.
Patte postérieure : Al ‘ mn b rl
812 1 454 408 164 2,5
837 1 402 392 168 2,34
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 2 9, dont l'holotype;
2200 m, 1 6, allotype, 1 9.
40
Discussion. — Cette belle espèce appartient au même groupe que longis-
tylus et similipennis ; elle se distingue par la coloration caractéristique de l'aile
antérieure, qui offre quelque ressemblance avec celle de C. müggenburgi
Enderlein, décrite de Singapour, mais la bande brune de cette espèce est
Source : MNHN, Paris
78 A: BADONNEL
plus large, non infléchie proximalement, et n'est pas reliée au PS; il y a aussi
quelque ressemblance avec C. fuscoplerus Latr., d'Europe, dont la bande
couvre toutefois presque toute la moitié proximale de l'aile. Les 3 espèces
malgaches constituent une section du groupe fuscopterus de Mockford, carac-
térisée par la réduction de l’AP et les soies lancéolées des paraproctes.
Gaecilius seyrigi Badonnel
(935, p. 106, fig. 2-4, PI. III)
Fig. 182 à 184. — Caecilius mülloti n. sp., ©.
182. Aile droite (X 20). — 183. Lacinia (x 190). — 184. Gonapophyses gauches (x 190).
Fig. 1 yrigi Badonnel, é.
185. Lacinia (x 480). — 186. Phallosome, cadre disloqué par écrasement (X 120).
Fig. 187 à 189. — Caccilius decolor n. sp., ©.
187. Lacinia (x 480). — 188. Aile antérieure droite (x 20). — 189. Bord droit de la
plaque subgénitale (x 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 79
Stations. — Montagne d'Ambre, XI1-1948, 3 4, 2 9 (R. P.); massif
du Tsaratanana, X-1949, 1 500 m, 7 &, 4 9; id., entre 1 500 et 1 800 m,
1 9 (R. P.); massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, V-1951, 1 © (R. P.);
Mandraka (sans date), 3 © (R. P.); Morafenobe, forêt de Mahajeby,
V-1952, 3 3, 6 © (R. P:):
L'espèce, décrite de Perinet (1 4, 4 9), a été signalée par SMITHERS
(1964, p. 224) de 3 stations, dont une de la Montagne d’Ambre; elle est donc
aussi un élément très important de la faune de Psocoptères malgaches.
Quelques caractères morphologiques iné sont précisés ci-dessous.
Lacinia (fig. 185) du type tronqué denticulé; canal de la spermathèque
assez long, entouré par la glande sur toute sa longueur; grandes soies apicales
de l’épiprocte de la © non lancéolées; bord du paraprocte avec un tubercule
hyalin très aplati au niveau de la sensille trichode fine (n'avait pas été vu
lors de la première étude); 4 : hypandrium avec 2 touffes de soies latérales;
pas de rang de poils sur le bord libre; phallosome : fig. 186 (l’écrasement de
la préparation a brisé la liaison antérieure des paramères); paraproctes lon-
guement velus, sans macrochètes particuliers (2 ont l’apex coudé); champs
de granulations assez étendus; tubercule de l’épiprocte important, les granules
postérieurs en dents de peigne courtes.
Dimensions de 2 exemplaires de la Montagne d’Ambre :
Antenne : L f fe fs fa
4 = 648 = ne,
e 2,85 mm 612 464 340 280
Aile antérieure : 4 — 2,97 mm; © — 3,45 mm.
Patte postérieure : F 48 ea fr rl
d 648 1 088 416 (31) 143 2,9
ce) 720 1 214 456 (31) 148 3,1
Gaecilius congolensis Badonnel
(1946, p. 149-151, fig.)
Station. — Massif du Tsaratanana, 2200 m, 1 & (R. P.).
L’espèce a été indiquée de la région malgache pour la première fois par
Smrrners (1964, p. 223) : 2 & pris à Fomboni (Moheli, archipel des Comores).
Le 4 actuel est un peu plus grand que les exemplaires africains, mais les carac-
tères morphologiques et la coloration concordent de façon très satisfaisante.
Caecilius decolor n. sp. (4 et ©)
Coloration. — Corps entièrement blanc jaunâtre, sans taches; antennes
très pâles; palpes incolores; aile antérieure hyaline, jaunâtre très pâle, la
zone antérieure à m + cu et m, ainsi que le PS, incolores, et les cellules Cu
et An un peu plus teintées que le reste; nervures à peine visibles; aile posté-
rieure presque incolore, de même que les pattes et l’apex abdominal.
Morphologie. — Yeux du & grands et rapprochés : I0/D — 0,65, PO — 0,67;
ceux des 9 petits et latéraux (rapports non mesurés); lacinia (fig. 187) du
4
Source : MNHN, Paris
80 A. BADONNEL
ratée d"
\
ere
ss
Fig. 190 à 192. — Gaccilius decolor n. sp:, à et 9.
190. Phallosome (X 190). — 191. Gonapophyses (x 290). — 192: Canal de la sper-
mathèque (X 290).
Fig. 193 à 196. — Caecilius montanus n. sp., ®.
193. Lacinin (x 480). — 194. Aile antérieure droite (x 24). — 195. Gonapophyses
droites (x 190). — 196. Spermathèque (x 190).
Fig. 197. — Caecilius amicus Kolbe, aile gauche du type (x 20).
Fig. 198. — Caecilius granulosus n. sp., d, aile droite (x 24).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOGOPTÈRES 81
type tronqué denticulé; aile antérieure (fig. 188) : PS à bord postérieur large-
ment arrondi, transversale de la fourche radiale passant entre m, et m, (plus
près de m,); AP en dôme semi-circulaire, un peu plus haute que la distance
de son sommet à la médiane; cu, velu sur presque toute sa longueur; pilosité
des nervures hyaline et dense, assez longue dans la moitié proximale. *
Nora : chez le &, cu, ne porte que 4 poils.
Genitalia. $ : phallosome, fig. 190; © : plaque subgénitale avec 2 apo-
ses érales nettes (fig. 189); gonapophyses (fig. 191) : valve ventrale
longue; sclérite basal de la valve dorsale avec 1 soie très fine, insérée près du
condyle d’articulation; canal de la spermathèque à portion glandulaire courte
(fig. 192).
Apex abdominal. 4 : paraproctes avec un champ de granulations incolores
assez important et un petit cône marginal hyalin; 21/22 trichobothries par
disque sensoriel; épiprocte : un tubercule couvert d’une quarantaine de granu-
lations incolores; © : paraprocte sans cône marginal; 15/16 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : $ = 2 mm; 9 = 2,2 mm.
Antenne : L ik fi Bb fe ff
Ci 2,6 mm 504 384 320 272 1,31
eo — 504 384 312 260 1,31
Aile antérieure : 4 — 2,3 mm; © — 2,6 mm.
Patte postérieure : F a & # ri
C) 560 879 336 112 3
a 520 921 376 106 3,55,
Origine. — Montagne d’Ambre, XII-1918, 1 4, allotype, 2 9, dont l’holo-
type, disséqué.
Caecilius montanus n. sp. (9)
Coloration. — Entièrement jaunâtre pâle, sans taches, sauf l'indication
d'une bande transverse sur le vertex, entre les yeux; palpes incolores; antennes
brun pâle à partir de f, inclus, les 4 premiers articles incolores; yeux noi
Aïles hyalines, incolores, sauf indication d’une teinte brunâtre de la cellule An
de l'aile antérieure, débordant un peu vers l’avant en s’estompant; nervures
incolores, excepté celles de la moitié distale de la même aile, brunâtres; pattes
incolores, de même que l'abdomen, apex compris.
Morphologie. — Yeux petits, latéraux : 10/D = 1,42, PO — 0,66; antenne :
f, assez fort, puis flagelle grêle, à pilosité fine, oblique, dense; lacinia (fig. 193)
du type tronqué denticulé, l’apex assez étroit. Aile antérieure (fig. 194) : PS à
angle postérieur atténué; rs long, la transversale de la fourche radiale coupant
m un peu avant l’origine de m,; AP un peu déprimée, sa hauteur légèrement
inférieure à la distance de son sommet à la médiane; cu, atteint la costale
obliquement; cu, avec 3 poils espacés sur sa moitié distale,
Plaque subgénitale : pas d’apophyses latérales sur le bord distal; gonapo-
physes (fig. 195) : sclérite basal de la valve dorsale allongé transversalement,
avec un talon important, sa soie insérée loin du condyle articulaire; canal de
la spermathèque : fig. 196.
Source : MNHN, Paris
82 A. BADONNEL
Apex abdominal. Paraproctes : pas de tubercule hyalin marginal; un champ
latéral d’une dizaine de très fines granulations; 14/16 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,1 mm.
Antenne : L = 2,8 mm; f, — 528; fa — 400; fs =
Aile antérieure : L — 3,14 mm.
Patte postérieure : LE Ta b L rl
528 953 352 (24) 114 3,1
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949. entre 1 500 et 1 800 m, 1 ®,
holotype (R. P.).
Discussion. — Si l'on se contente d’un examen superficiel, decolor et mon-
lanus peuvent être confondus; mais la nervure cu, velue de decolor permet
d'éviter cette confusion: il en est de même pour les 3 espèces à corps blanc de
l'Angola, dont la nervure cu, est glabre, et qui ont d’ailleurs au moins un article
du flagelle antennaire brun sombre; enfin, plaque subgénitale et gonapophyses
sont nettement différentes.
Gaecilius amicus Kolbe
(1885, p. 191)
REDESGRIPTION D'APRÈS LE Type. — Coloration. — Celle qui est donnée
par Kouse, avec les précisions suivantes : sur chaque moitié du clypeus, 4 bandes
obliques brunes, formant des chevrons incomplets; de part et d’autre des
ocelles, une assez grande tache brune sur le front; restes de brun sur le vertex
et le labre; tubercule ocellaire brun marron, peu développé. Aile antérieure
très pâle, uniformément colorée; nervures incolores, Apex des tibias faiblement
plus sombre, ainsi que les tarses.
Morphologie. — Yeux assez volumineux; 10/D au moins égal à 1,6 (la
mesure de 10 est vraisemblablement trop faible, à cause de la contraction
du tégument sur l’insecte desséché); PO — 0,54. Aile antérieure (fig. 197) :
angle postérieur du PS très accentué; rs et m fusionnés sur une très courte
longueur; fourche radiale plus courte que son pédoncule, la transversale pas-
sant au milieu du segment m,—m,; m incurvé avant M4, mais sans CONV xité
marquée vers l’AP (1); celle-ci assez grande, un peu plus haute que la distance
de son sommet à la médiane; partie distale de cu,, très oblique; eu flexueux ;
moitié distale de cu, avec une dizaine de poils.
Abdomen absent; d’après les rapports oculaires, il s'agit très vraisembla-
blement d’une ©.
Dimensions. — Mesurées à la loupe binoculaire; incertitude des mesures :
+ Qu. — Antenne : f, — 460. Aile antérieure : L — 3,18 mm (Kolbe indique
(1) La diagnose est accompagnée d’un commentaire qui, indique une ressemblance
étroite avec C. obsoletus Stephens; en réalité, il semble que l'espèce européenne évoquée
par l'auteur soit plutôt C. burmeisteri Brauer, car KozBe oppose l'absence d’un sinus accentué
de m en avant de l'A P chez son espèce à la présence de ce sinus chez obsoletus. Or, c’est chez
burmeisteri que la courbure existe, alors que chez obsoletus m est presque rectiligne.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 83
3 1/4 mm). Patte postérieure : T = 1 030; 4 = 320; { — 107 (on retrouve le
rapport rl = 3 déjà indiqué par Kolbe).
Nora. — L'espèce, dont l’origine est imprécise (Madagascar int. austr.),
n’a pas encore été retrouvée; aucune des formes étudiées ici ne semble pou-
voir s’y rapporter.
Caecilius granulosus n. sp. (d)
Coloration. — Corps blanc jaunâtre; yeux noirs; front avec un V brun dont
le sommet touche le tubercule ocellaire, les extrémités des branches, élargies,
atteignant les orbites antennaires; bords du clypeus brun estompé; antenne :
sc brun marron clair, p un peu plus pâle, f, ocre, puis flagelle se fonçant progres-
sivement pour devenir brun clair; palpe pâle, le 4e article ocre. Lobes dorsaux
mésothoraciques brun noir antérieurement; aile antérieure brunâtre très pâle,
avec indication d’une étroite bande incolore en arrière du PS et du tronc radial,
et d’une lunule incolore en arrière de la stigmapophyse; cellule An à peine
plus colorée; nervures de la moitié proximale incolores, celles de la moitié dis-
tale brunâtres (plus foncées à l’apex de l'aile); aile postérieure incolore, y compris
ses nervures; pattes presque incolores, de même que l'abdomen.
Morphologie. — Yeux volumineux, rapprochés et saillants : 10/D — 0,45;
PO = 0,65; antenne forte, mais sans articles dilatés, à pilosité fine, oblique
et dense; lacinia (fig. 199) du type à apex étroit et arrondi (les 2 lacinias sont
mal orientées sur la préparation, mais les divers plans de mise au point ne per-
mettent pas de reconnaître 2 dents). Aile antérieure (fig. 198) : PS à angle
postérieur bien marqué, rs très long et fourche radiale réduite, avec r:+, rec-
tiligne et rs+, fortement incurvé; AP en dôme, avec cu. atteignant la costale
obliquement; cu, glabre; dans l'aile postérieure, an très près de la costale.
Genitalia : hypandrium avec 2 touffes de soies latérales; pas de rang de
poils sur le bord libre; phallosome (fig. 200) fermé proximalement; le bulbe
pénien, extroversé, ne peut être dessiné, mais présente 4 zones sclérifiées
réduites (2 médianes, 2 latérales), à aréoles brunes, les 2 zones latérales pro-
longées chacune par une aire incolore couverte de barbelures aiguës.
Apex abdominal : paraproctes (fig. 201) : face ventrale interne presque
entièrement couverte par un champ de granulations denses; tubercule de l'épi-
procte également garni de nombreuses granulations; 18 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2 mm.
Antenne : L hi Û fs fa
2,66 mm 508 376 320 280
Aile antérieure : 2,5 mm.
Patte postérieure : 1H 1 & b rl
472 900 296 (21) 107 2,75
Origine. — Montagne d’Ambre, XI1-1948, 1 4, holotype (R. P.).
Discussion. — Les caractères morphologiques ne permettent pas de
confondre l'espèce avec les formes très pâles dont le g est connu; il ne semble
pas non plus qu'un rapprochement soit possible avec des & incolores, la fourche
radiale, en admettant qu'il s'agisse d’un caractère stable, étant très particulière.
Source : MNHN, Paris
841 A. BADONNEL
Caecilius insidiosus n. sp. (9)
Coloration. — Tête vieil ivoire avec arrière du vertex progressivement
rembruni; cette zone brune prolongée médialement jusqu'aux ocelles; front
brun estompé; une bande latérale brune également estompée du bord antérieur
de l’œil jusqu’à l’apex du clypeus; antenne (incomplète) : base brun marron
Fig. 199 à 201. — Caccilius granulosus n. sp., d-
199. Lacinia (X 480). — 200. Phallosome, radula non représentée (x 120). — 201. Para-
procte droit (x 190).
Fig. 202 à 205. — Cuccilius insidiosus n. sp, &:
202. Aile antérieure droite (x 24). — 203. Lacinia (X 320). — 204. Bord de la plaque
subgénitale (x 190). — 205. Gonapophyses (x 290).
Fig. 206 et 207. — Caccilius brunneoflavus Badonnel, 9.
206. Lacinia (% 480). — 207. Gonapophyses (x 190).
Fig. 208. — Caccilius fsaratananensis n. sp., d, lacinia (X 480).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 85
clair se fonçant à partir de f, pour donner un flagelle brun franc jusqu’à f,,
dernier article conservé; palpe brunâtre à la base, progressivement plus
foncé, l’apex du 4® article étant brun marron. Lobes dorsaux mésothora-
ciques avec 2 bandes brunes séparées par une large bande longitudinale
médiane ivoire; aile antérieure (fig. 202) brun rouille, rappelant celle de
brunneoflavus, mais avec une bordure brune soulignant le bord postérieur
du PS, et la zone pâle en arrière de la stigmapophyse et du tronc radial moins
importante; aire éclaircie à l’origine de m, de même; moitié proximale de rs
(entre r et m) brune; aile postérieure brun pâle uniforme, sauf la cellule costale
un peu plus sombre antérieurement; patte postérieure brun ocre clair. Abdo-
men comme celui de brunneoflavus.
Morphologie. — Lacinia (fig. 203) à apex à dents arrondies, celle de brun-
neoflavus étant du type tronqué denticulé (fig. 206). Aïle antérieure : PS à
angle postérieur en angle prononcé, un peu arrondi; rs nettement plus long
que ri+,, la transversale de la fourche passant entre m, et m, (plus près de m);
AP assez déprimée, sa hauteur inférieure à la distance de son sommet à m;
cu, glabre; dans l’aile postérieure, an flexueuse, très rapprochée de la costale.
Genitalia. Gonapophyses (fig. 205) : soie du sclérite basal de la valve
dorsale assez rapprochée du condyle, le talon de ce sclérite long.
Apex abdominal : paraproctes sans tubercule hyalin; 19/20 trichobothries
chez les deux © disséquées (14/15 chez brunneoflavus).
Dimensions comparées des deux espèces.
Antenne : fa fa fs fa
brunneoflavus 464 348 280 232
insidiosus 320 236 200 168 (holotype)
400 312 _ — (Ankaratra)
Aile antérieure : br., 2,85 mm; ins., 2,43 mm (holotype).
Patte postérieure : El de k& b rl
br. 488 900 272 123 2,2
ins. (holotype) 420 778 240 99 2,4
(Ankaratra) 504 880 272 117 2,3
Origine. — Montagne d’Ambre, XII-1948, 1 9, holotype (R.P.);
massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, V-1951, 2 © (R. P.).
Discussion. — Espèce du groupe /lavidus de Mockror», alors que brun-
neoflavus (Ankaratra) appartient d’après sa lacinia à un groupe différent, de
même que luachimensis Bad., de l’Angola. La plaque subgénitale de cette
espèce possède 2 lobules latéraux, tandis que celle de brunneoflavus, comme
celle d’insidiosus (fig. 204), n’en a pas. Il n’est pas certain que les 2 © de l’Anka-
ratra soient vraiment des insidiosus, leurs dimensions étant beaucoup plus
grandes (aile antérieure = 3,1 mm).
Gaecilius elongatus Smithers
(1964, p. 224, fig. 21-27)
Stations. — Ambohiby, 25-V-1948, 1 9 (R. P.) ; Soavina, S. W. Ambositra,
1-1951, 1 © (R. P.).
Source : MNHN, Paris
86 A. BADONNEL
Espèce décrite d'après 2 $ du petit massif de l’Analavenola, région de
Sakahara.
Chez la Q de Soavina, le PS est jaune paille; les 2 exemplaires sont un peu
plus petits que le type : longueur du corps — 1,8 mm, contre 2,2 pour le type.
Aile antérieure : 9 d’Ambohiby — 2,03 mm; Q de Soavina = 2,13 mm
{type : 2,2 mm).
PA 0 re AE on En
g type 270 220 | — © — 12 425 825 200 100 2
9 d'Ambohiby 280 220 224 200 1,27 408 736 200 115 1,74
Q de Soavina 236 192 196 180 1,23 384 704 183 115 1,6
Caecilius stuckenbergi n. sp. (d)
Coloration. — Teinte générale ocre pâle, l'abdomen presque incolore.
Antennes brunâtres à partir de l’apex de fi, cet article jaunâtre pâle; palpes
très pâles, le 4® article brunâtre. Ailes très faiblement teintées de jaunâtre,
le PS à peine plus coloré; pattes presque incolores.
Nora : la zone du vertex située entre les yeux parait brune jusqu’au bord
postérieur, mais il est possible qu’il s'agisse seulement de la région d'insertion
des muscles mandibulaires, dont la base est vue par transparence.
Morphologie. — Antennes délicates, à pilosité oblique, peu dense; tuber-
cule ocellaire petit, brun; yeux relativement petits et écartés pour un &
10/D = 1,33; PO — 0,64; lacinia (fig. 209) à apex large, bilobé; suture épi-
crâniale médiane fine, brune, seule visible. Tibias antérieurs non dilatés; aile
antérieure (fig. 210) : PS allongé, à angle postérieur largement arrondi, peu
proéminent vers l'arrière; rs et m fusionnés sur une assez grande longueur;
r,+, et rs subégaux, la transversale de la fourche coupant m à peu près à l’ori-
gine de m,; cu, flexueux; AP assez basse, cu oblique distalement; cu; glabre.
Genitalia : hypandrium à touffes de soies latérales notables; pas de rang
de poils sur le bord libre; reste de la surface avec quelques poils isolés; phal-
losome (fig. 211) : lobes de la radula relativement peu développés, les latéraux
à sclérifications discrètes.
Apex abdominal : épiprocte avec un très petit tubercule, dont la zone
sclérifiée, en U, ne porte qu’une bordure de 5 ou 6 petites denticulations, le
reste de l'ornementation étant constitué par des épines peu denses; paraproctes
à champ de petites granulations très réduit; un tubercule marginal hyalin
bifide; 16 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,5 mm.
Antenne : L fi fe fa fa
2,3 mm 416 336 288 244
Aile antérieure : L = 2,5 mm; rapport LJl = 3.
Patte postérieure : F 42 th b rl
420 728 192 117 1,64
4, a 15 ctn, dont 2 à peigne basal incomplet.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 87
Origine. — Massif de l’Andringitra, Pic Boby, 2500 m, 11 -14-I-1958,
1 &, holotype (B. R. Stuckenberg); mentionné par Surrners, 1964 : Caecilius sp.,
. 224.
P
215
Fig. 209 à 211. — Gaccilius stuckenbergi n. Sp., d.
209. Lacinia (x 320). — 210. Aile antérieure droite (X 20). — 211. Phallosome (x 190).
Fig. 212 à 215. — Cuecilius ankaratrensis n. Sp., 9.
212. Lacinia (x 320). — 213. Aile antérieure gauche (x 20). — 214. Gonapophyses
gauches (X 290). — 215. Canal de la spermathèque (x 290).
Caecilius ankaratrensis n. sp. (©)
Coloration. — Entièrement ocre orange pâle; ailes ocracé très pâle, y
compris la cellule An de l'aile antérieure.
Morphologie. — Antennes absentes; yeux petits et latéraux : 10/D — 1,75,
PO = 0,66; lacinia (fig. 212) à apex avec 2 lobes arrondis. Aïle antérieure
(fig. 213) : PS à angle postérieur largement arrondi et proéminent vers l'arrière;
rs et m fusionnés sur une assez grande longueur, rs très flexueux et nettement
plus long que r,+,, la transversale de la fourche radiale passant entre m, et ms
(plus près de m,); m assez fortement incurvé vers l'AP, qui est en forme de demi-
cercle, et dont la hauteur est à peu près égale à la distance de son sommet à m;
cu, flexueux; cu, glabre.
Source : MNHN, Paris
88 A. BADONNEL
Genitalia : gonapophyses (fig. 214) à valves très aiguës et barbelées;
glande du canal de la spermathèque courte, à paroi épaisse (fig. 215).
Paraprocte longuement et densément velu sous le disque sensoriel
(17 trichobothries), puis orné ventralement de fines barbelures; pas de tuber-
cule marginal.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool, fortement rétracté) : 1,7 mm.
Aile antérieure : L — 3,27 mm.
Patte postérieure (F déformé, non mesurable) :
TE fe ee rl
880 256 (19/21) 115 222)
Origine. — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, X11-1950, 1 & (holo-
type) (R. P.).
Discussion. — L'exemplaire étudié n’avait pas atteint la maturité sexuelle,
les ovaires ne contenant que de petits ovules en chapelets; il est donc possible
que la coloration réelle soit plus accentuée. Néanmoins, les caractères de la
Jacinia, de l'aile antérieure et des gonapophyses ne permettent pas de rappro-
chement avec les autres espèces malgaches connues. Il est probable que les
2 espèces appartiennent au groupe flwidus de MockFoRD.
Caecilius tsaratananensis n. Sp. (4)
Coloration. — Vertex brun marron clair, plus foncé en arrière, le long
de la suture médiane et du bord interne des yeux; tubercule ocellaire brun-
noir; front ivoire latéralement; une bande brun marron part des ocelles
en s’élargissant et se prolonge sur le clypeus qu’elle couvre presque entièrement,
sauf sur les bords; joues brunâtre pâle; antenne (incomplète) : base comme
les joues, l’apex de f, progressivement rembruni, puis flagelle brun clair. Ter-
gites thoraciques brun marron sombre brillant; pleures du même brun, mais
clair; aile antérieure brun marron clair presque uniforme (cf. fig. 216); nervures
brun plus sombre, à l'exception du tronc radial, r,, cu, et an, qui sont pâles,
ainsi que la moitié proximale de rs avant sa jonction avec m, et de la partie
proximale de m après la fusion m et rs; les nervures brunes de la moitié proxi-
male sont plus largement colorées; aile postérieure plus pâle que l'aile
antérieure, ses nervures brunâtres; pattes très pâles. Abdomen pâle, son
apex rembruni.
Morphologie. — Yeux relativement très écartés (10/D = 1,15), mais
saillants (PO — 0,73); antenne sans article dilaté, f, un peu arqué; leur pilo-
sité fine, assez longue, oblique et dense; lacinia (fig. 208) bicuspide, la dent
interne secondairement denticulée, l’externe aiguë. Aile antérieure (fig. 216) :
PS à angle postérieur très fortement accusé; rs très long, presque rectiligne,
d’où fourche radiale courte (une anomalie au point de séparation de ro+s Et
rx); AP un peu plus haute que la distance de son sommet à m; cu, glabre.
Genitalia : hypandrium avec touffes de soies latérales; un rang de poils
égaux, espacés, le long du bord libre; de longues soies médianes antérieures;
phallosome (fig. 217) : cadre typique du genre, les paramères externes
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 89
Fig. 216 à 219. — Cuecilius lsaralananensis n. Sp, d-
216. Aile antérieure droite (X 24). — 217. Phallosome (X 120). — 218. Paraprocte
gauche (x 190). — 219. Cône marginal du paraprocte (x 480).
assez dilatés; radula à 3 lobes fortement sclérifiés, le médian avec une dépres-
sion sagittale, les latéraux prolongés par de longues barbelures; pas de sclérite
visible sur la face interne.
Apex abdominal : paraproctes (fig. 218) avec champ de granulations rela-
tivement réduit; un fort cône hyalin à apex bifide (fig. 219); 1 grande soie
à apex lancéolé; 28 trichobothries; épiprocte avec seulement 5 petites granu-
lations sur un tubercule très peu saillant.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,2 mm.
Antenne : fi ke fs fa flfa
680 552 440 364 1,23
Aile antérieure : L — 3,9 mm.
Patte postérieure : 19, 1 b k rl
696 1 277 392 (25) 148 2,3
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 2 200 m, 1 &, holotype (R. P.).
Source : MNHN, Paris
90 A. BADONNEL
Discussion. Les caractères morphologiques de cette espèce conduisent à
l'attribuer à la division 1 de Mocxron», et peut-être (?) au groupe fuscoplerus;
la présence de soies lancéolées sur les paraproctes la rapproche du trio longistylus-
similipennis-milloti, mais les ailes sont trop différentes pour qu’on puisse pousser
plus loin la comparaison.
Genre Paracaecilius Badonnel
(Caecilioidus Badonnel)
La découverte de nouvelles espèces pouvant être rapportées à ce genre
a conduit à réétudier le type, P. berlandi, décrit du Mozambique; or, la sperma-
thèque présente, en plus discret, les caractères du genre Caecilioidus (c£. fig. 220-
299); la nervation est d'autre part semblable, et le grand développement des
yeux se retrouve chez les autres espèces. Il en résulte qu'il faut considérer
Caecilioidus comme synonyme de Paracaecilius, encore que le 4 de berlandi
soit inconnu.
TABLE DES ESPÈCES AFRO-MALGACHES
1. Ailes incolores ou jaunâtre très pâle, sans zones brunâtres. . . . . 2
__ Aïjle antérieure brunâtre très pâle à brun ocre pâle, avec au moins la
Cellule Ans plus sombre CR CNE à 5
2. Corps blanc pur; digitations de la paroi de la spermathèque très
visibles . PL Be Vo ANEE Tir DNA DR ER SN ENTER ES
— Corps jaunâtre très pâle; aspérités de la paroi de la spermathèque pili-
formes, difficilement visibles (fig. 220); 4 taches longitudinales brunâtres
sur le vertex . . . . . . . . . . . . . . . P. berlandi Badonnel
3. Nervure cu, de l'aile antérieure plus ou moins velue; digitations de la
spermathèque nombreuses et denses (fig. 222) P. oxystigma (Badonnel)
=. GATE a ue de dos 0 MOT EME ETATS NPMOT COTON ÉNERR EP 4
4. Yeux du 4 extrêmement volumineux, touchant presque la suture médiane
du vertex (10/D — 0,16); ceux de la @ également très développés
(10/D = 0,92); digitations de la spermathèque peu nombreuses (fig. 221).
TR ne PR CE here PE T6egOops n;/Sp-
_— Yeux du & moins développés : (10/D = 0,35 à 0,45) . . . . . . :
ne CO en de Lo le CEE P. pallicornis (Badonnel)
5. Nervure cu, glabre; cu, largement bordé de brun estompé; lobes dor-
saux thoraciques brun pâle estompé . . . . . . P. cyanops n. Sp.
— Quelques poils (1 à 4) sur la moitié distale de cw; F1, m + cu et cu, légè-
rement bordés de brun . . . . . . . . P. mokotensis (Badonnel)
Paracaecilius megops n. sp. (4 et ©)
Coloration. — Corps vraisemblablement blanc pur sur le vivant; ailes
hyalines, très pâles, à nervures à peine visibles.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 91
Fig. 220 . —— Région distale de la spermathèque et début du canal (x 480)
des 9 de Paracaecilius berlandi Badonnel.
221. — Id. de P. megops n. sp. — 222. Id. de P. oxystigma (Badonnel).
Fig. 223 à 227. — Paracaecilius megops n. sp., & et ©.
293. Tête du &, vue dorsale. — 224. Id., 9. — 225. Lacinias, d et 9. — 226. Aile anté-
rieure droite, ® (x 23). — 227. Phallosome (X 190).
Fig. 228 à 230. — Paracaecilius cyanops n. Sp., 8.
228. Aile antérieure droite (X 24). — 229. Lacinia (x 480). — 230. Phallosome vu de
profil, avec pénis dévaginé (x 190).
Source : MNHN, Paris
92 A. BADONNEL
Morphologie. — Antenne à pilosité oblique, raide, modérément dense;
yeux hypertrophiés, surtout chez le 4, où ils sont séparés par un intervalle
très court (fig. 223, &, et 224, 9); rapports oculaires : 10/D = 0,16 (2 8) —
0,91-0,92 (9); PO — 0,82-0,86 (5) — 0,66 (9); lacinia à apex étroit, bidenté
(fig. 225). Aïle antérieure (fig. 226) : PS oblong, progressivement élargi, puis
terminé en angle aigu; rs et m fusionnés sur une assez grande longueur, puis
presque rectilignes et parallèles après leur séparation; transversale de la
fourche radiale coupant m un peu après m, ou au milieu de l'intervalle m,-ms;
cu, rectiligne, AP très basse, courte chez la ?, plus longue chez le 4; cu, glabre.
Genitalia. à : phallosome (fig. 227) ouvert antérieurement; radula à scléri-
fications très discrètes, apparaissant sous forme de stries transversales sur la
face externe et de petites granulations groupées en deux lobes du côté interne;
9 : les gonapophyses n’ont pu être étalées convenablement dans aucune des
préparations, mais ce qu’on en voit révèle une forme semblable à celle des
autres espèces, et les spermathèques ont toutes la même structure caracté-
ristique (fig. 221), les digitations de la paroi étant peu nombreuses.
Apex abdominal : paraproctes à pilosité courte et peu dense chez le 4,
plus longue et plus dense chez la 9; 20 (4) et 15/16 (9) trichobothries; pas de
tubercule hyalin marginal; aucun champ de granulations ni de tubercule sur
l’épiprocte.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable.
Antenne : fi fe fa
Ci 520 464 —
@ 496 436 376
Aile antérieure : 4 — 3 mm; & — 3,25 mm.
Patte postérieure : F Ti b (5 rl
Ci) 528 962 332 (26) 97 3,4
(ei 536 963 320 (26) 97 3,3
Origine. — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, XI1-1950, 2 & (dissé-
quées); id, V-1951, 2 & (dont l’allotype), 2 9 (dont l'holotype) (R. P.).
Discussion. — Le développement énorme des yeux des g, et la structure
de la spermathèque des © distinguent sans ambiguité P. megops des autres
espèces du genre.
Paracaecilius cyanops n. sp. ($)
Coloration. — Teinte générale très pâle, ivoire, avec une zone brunâtre
sur le vertex, entre les yeux; séparations des ommatidies bleuâtres, d’où œil
d’un gris bleuté; antenne (incomplète) : sc, p, fi et la moitié proximale de f
brun clair, puis flagelle progressivement rembruni, f, et f, étant brun marron;
palpes brun pâle, le 4 article un peu plus foncé. Lobes dorsaux ptérothora-
ciques brun pâle estompé, largement séparés par des bandes ivoire; toutes les
sutures pleurales nettes, bordées de brun estompé; aile antérieure (fig. 228)
brunâtre très pâle, avec cellule An plus sombre; nervures de la moitié proximale
comme le fond de l’aile, celles de la moitié distale brunes, cu,, largement bordé
de brunâtre très estompé; aile postérieure très pâle, presque incolore, de même
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 93
que ses nervures; patte postérieure très pâle, la région dorsale de la hanche
rembrunie, ainsi que le quart proximal du tibia et 4. Abdomen, y compris
l'apex, non coloré.
Morphologie. — Veux volumineux et saillants : 10/D = 0,83, PO = 0,58;
antenne sans articles dilatés, à pilosité fine, oblique, dense; lacinia (fig. 229)
bidentée, la dent la plus courte un peu échancrée. Aïle antérieure : PS oblong,
à apex aigu; rs et m fusionnés sur une certaine longueur, puis subparallèles ;
fourche radiale égale à son pédoncule, la transversale passant par l’origine
de m,; cu, rectiligne; AP petite, en 1/2 cercle, sa hauteur égale à la distance
de son sommet à m; cu, glabre.
Genitalia : phallosome (fig. 230, vue latérale, pénis dévaginé) non fermé
proximalement, le bulbe avec une radula présentant 2 touffes de longues
barbelures rigides, hyalines, peu denses et généralement très aiguës.
Apex abdominal : paraproctes et épiprocte sans granulations; pas de
tubercule marginal; 9/10 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : environ 2 mm.
Antenne : f, — 536; f. = 456; f; — 368; f, — 296.
Aile antérieure : L = 2,35 mm; L/l = 3,1.
Patte postérieure : EF 41 & b rl
448 816 276 (21) 97 2,85
Origine. — Montagne d’Ambre, XII-1948, 1 4, holotype (R. P.).
Discussion. — Les caractères particuliers des papilles sclérifiées du
phallosome, ainsi que l'existence de zones brunes dans l'aile antérieure, placent
cette espèce un peu à part dans le genre, et il faudrait connaître la © pour être
absolument certain de sa position systématique. Mais le phallosome ouvert
antérieurement et la nervation justifient son attribution au genre Paracaecilius,
au moins dans l’état actuel de nos connaissances.
Famille AmPHIPSOCIDAE Pearman
TABLE DES SOUS-FAMILLES
— Pas de nervule post-stigmale; nervures non flexueuses, leur pilosité
MOdéTEMENt ANSE Eee LOIDEUTUC
— Une nervule post-stigmale plus ou moins développée (exceptionnellement
absente; nervures le plus souvent fortement flexueuses, leur pilosité
généralement très longue, avec fréquemment des touffes de poils sur
celles de la moitié proximale (sauf cw) . . . . . . . . Amphipsocinae
Sous-famille Kolbeinae Roesler (part.)
Genre Kolbea (Bertkau)
(Kolbia Bertkau, nom émendé par ENDERLEIN)
Source : MNHN, Paris
94 A. BADONNEL
Kolbea madagascariensis n. sp. (5)
Coloration. — Tête, y compris les yeux, et thorax brun noir brillant;
clypeus pâle; antennes brun sombre; palpes brun clair à la base, puis brun
marron. Aile antérieure (fig. 231) hyaline, très faiblement brunâtre, avec
zone sombre estompée en arrière du tiers distal de cu,, et l'indication d’une
bordure brune estompée des nervures transversales au tiers proximal; cun
tout à fait incolore; bord postérieur du PS légèrement enfumé; nervures brunes,
celles de la moitié proximale plus pâles; aile postérieure hyaline, à peine
brunâtre, les nervures de la zone médiane du tiers proximal brunes; pattes
brun chamois clair (trochanter pâle), l’apex des tibias et les tarses plus sombres.
Abdomen brun chocolat foncé dorsalement et latéralement (pigment hypoder-
mique altéré en plusieurs endroits); apex brun foncé brillant.
Morphologie. — Clypeus très bombé, labre nettement bilobé; antenne
plus courte que l’aile antérieure, à flagelle assez fin; f. non incurvé; pilosité
fine, oblique, assez dense et longue; 1 sensille placoïde à la base devfi, et 1
à l’apex de f fe fa et fo lacinia (fig. 232) à apex tronqué, probablement bicus-
Fig. 231 à 233. — Kolbea madagascariensis n. sp., d.
231. Aile antérieure droite (x 48).— 232. Lacinia, tournée de 90v (x 320). — 233. Région
distale de l'hypandrium (x 120). — 234. Phallosome (x 120)
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 95
pide, une dent ayant de très fines denticulations. Aile antérieure : costale
épaissie, avec 4 rangs irréguliers de poils raides; tronc radial, m + cu, an,
cu, avec 2 rangs de poils fins, les autres nervures avec un seul rang; cu, avec
5 poils plus longs que ceux des autres nervures; PS peu velu; surface de l’aile
très lisse, portant des ponctuations extrêmement fines ayant l'apparence de
petits pores, et manquant dans les zones plus pigmentées; PS aigu, à angle
postérieur arrondi; rs presque rectiligne, plus court que ri+ (la transversale
de la fourche passe par l'origine de m,); AP en dôme, très haute, abrupte;
aile postérieure à ponctuations semblables à celles de l’aile antérieure, mais
plus denses et sur les deux faces; des poils sur la fourche radiale, r, et m, et 1
à l'apex de rs; an presque confondue avec la costale,
Genitalia : hypandrium (fig. 233) brun, avec 2 lunules incolores symétriques
au bord distal: 2 touffes de soies latérales et un champ de poils médians;
phallosome (fig. 234) : paramères internes formant un bec étroit; cadre fermé
antérieurement; radula complexe.
Apex abdominal : paraproctes et épiprocte sans granulations; pas de
tubercule hyalin marginal; 17 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,42 mm.
Antenne : L LA Re fs fa
1,63 mm 240 196 168 146
Aile antérieure : 1,84 mm.
Patte postérieure : EF TL & b rt
400 688 228 (16) 93 2,45
Origine. — Antsingy S., Bekopaka, VII-1949, 1 4, holotype (R.P.).
Discussion. — Espèce remarquable par sa petite taille et la réduction
relative de la pilosité de l'aile antérieure; son rs presque rectiligne en fait
une Kolbea s. str.; K. solox (Enderlein 1903, p. 278, Taf. V, fig. 32) s’en
rapproche par la coloration des ailes, mais la pilosité de celles-ci est beaucoup
plus longue, et eu, y est glabre; la coloration de la tête et du thorax est en outre
beaucoup plus claire; K. quisquiliarum, espèce européenne, à les ailes sans
taches, un PS plus oblong, et une taille supérieure; les espèces africaines de
la sous-famille sont nettement différentes.
Sous-famille Amphipsocinae Roesler
TABLE DES GENRES
1. Dans l’aile postérieure, fourche radiale à 2 branches . . . : : - : 2
__ Dans cette aile, fourche radiale à plus de deux branches . . . : : 3
2. Dans l'aile antérieure, m à 3 branches; lacinia bifide, à dents égales ou
SUDÉPAIES RE RE CC dc Amphipsocus
— m à plus de 3 branches (typiquement 5); lacinia bifide, avec une dent
très longue et aiguë Sao SRE LEE Amphipsocopsis
Source : MNHN, Paris
96 A. BADONNEL
3. Dans l'aile antérieure, r,+, divisé une seule fois, et m à 4 branches (typi-
QUEMENT) ARR RIE EE Xenopsocus
— M4, plusieurs fois divisé, et m à plus de 4 branches . . . . . . . 4
4. Tête normale, sans dilatation dorsale du vertex; nervule post-stigmale
n’atteignant qu’exceptionnellement la fourche radiale. Harpezoneura
— Vertex avec deux dilatations dorsales proéminentes couvertes d’une
ilosité extrêmement longue et fine, existant aussi sur les lobes thora-
ciques; nervule post-stigmale soudée à la fourche radiale. . . . . . .
BE RES So : Pentathyrsus
Genre Amphipsocus Mac Lachlan
Les nombreuses espèces de ce genre, qui a subi à Madagascar une sp:
ciation explosive, sont parfois difficiles à déterminer. Après plusieurs essais,
j'ai adopté la division en groupes suivante; elle ne correspond peut-être pas
à un classement rationnel, les limites des groupes pouvant varier selon le critère
considéré; mais elle a l’avantage de permettre un premier tri. La spermathèque
de toutes les 9 montre de petites aspérités, qui apparaissent comme de fines
granulations, à l’origine du canal (cf. fig. 274); le dernier tergite abdominal
des 4 est bordé postérieurement par plusieurs rangs de granulations, et on
trouve des granulations plus petites à l'arrière de l’épiprocte; leur nombre
et leur densité ont peut-être une valeur taxonomique, mais il faudrait pour
l’établir un nombre suffisant d'exemplaires.
TABLEAU DES GROUPES
1. Espèces ayant à la fois le 1er article du flagelle antennaire dilaté, une
large tache post-stigmale brune ou orangée et la cellule An totalement
ou partiellement brune dans l’aile antérieure. . . . . . . . Groupe I
mi SDECEs ANCATACICTES AUTRES re cl 2
D
Aile antérieure avec AP en triangle isocèle à base étroite, cu, presque
perpendiculaire au bord de l’aile (1 exception); nervule post-stigmale
longue; rs peu ou pas flexueux; moitié basale avec de grandes zones
sombres, brunes, parfois fusionnées en une seule (2 exceptions). . .
Dons ARRET CR RE GROUPE IT
— Ces caractères non réunis; base de l’AP large, et au moins r,:, flexueux.
3. Au moins l’AP et rs et m (avant leur réunion), nettement bordés de
DUT Et ee ee D Grourrilll
— Pas de nervures bordées de brun (un fin liseré n’est pas considéré comme
une véritable bordure); la totalité de l'aile antérieure incolore, hyaline;
tout au plus, parfois de petites taches brunes au nodulus et une étroite
bordure brune autour de la nervule post-stigmale. . . . . GrouPrr IV
Source : MNHN, Paris
TES PSOCOPTÈRES 97
GROUPE I
_— Post-clypeus et joues plus sombres que le reste désla télé Re
ERA POUR TE SL LS D Re LCA SE LUE A. erythrostigma Badonnel
_— Post-clypeus et joues pas plus sombres que la tête dl oi ee
rence er Te RE A. amplus Smithers
Amphipsocus erythrostigma Badonnel
(935, p. 111, fig. 1 et 2)
Slations. —— Tananarive (sans date), 1 4 (R. P.); id, parc de Tsim-
bazaza, 16. VI-1952, 1 4, 2 9, 3 larves, sur Plectroma humberti (A. R.);
Ambohiby, 25-V-1948, 2 © (R. P.); Morafenobe, forêt de Mahajeby, 5-1952,
Re).
L'espèce, décrite de Perinet (2 Q), a été aussi indiquée par SMITHERS
(1964, p. 229) du petit massif de l’Analavelona (3 9, 1 300 m). Elle semble donc
assez largement répandue.
Amphipsocus amplus Smithers
(1964, p. 230, fig. 30)
La ® holotype a été décrite des environs de Maroantsetra, Ambodivo-
hangy (J. V.).
Groure I
1. Moitié basale de l'aile antérieure avec des zones brunes généralement
très développées, exceptionnellement réduites (1 éspèce) ES ER
__ Pas de zones brunes dans la moitié basale; seulement une tache au milieu
du tronc radial et de m + cu, et une certaine longueur d’an brune au
tiers basal et à l’apex . . . . . . . . . . . . À. rectivenis n. sp.
2. Moitié proximale de l'aile antérieure brune, sans zones hyalines notables.
Des zones hyalines importantes dans la 1/2 proximale de l'aile... 5
3. AP à base large, avec cu, nettement convexe du côté apical; une étroite
bande brune très nette le long du bord postérieur de l'aile depuis le
sommet de l'AP jusqu'à l’apex de cette aile (bande postéro-apicale ).
RENE NE te NS NOIRE PSE ONE A artus n. Sp.
AP en triangle équilatéral, avec segment distal de cu, abrupt et non
flexueux: aile postérieure : moitié basale brune, moiti distale incolore
ou à peine teintée. F on
4. Base de l'aile antérieure d’un brun à peu près uniforme, sans taches
étalées nettement plus sombres . è A. bicoloripennis n. sp.
_— Base de l'aile avec une bande longitudinale brune dans la cellule costale,
en avant du radius; des taches nettement plus sombres au milieu du tronc
radial, de m + cu (ces taches tendant à se rejoindre), au tiers proximal
d’an et à l'extrémité de la cellule Cw. . : . . A orophilus n. sp.
Source : MNHN, Paris
98 A. BADONNEL
5. Zones hyalines de la moitié basale moins développées que les zones brunes;
une large bande brune postéro-apicale. . . . . . . . . . . . . . 6
— Zones hyalines beaucoup plus importantes que les zones brunes; pas
denlarge bande brune POSTÉTO-APiCALE. EE EE NS
6-MUnestache-brune asllapexide set debit ne Me 2 7
— Pas de tache brune à l’apex de ces nervures; bande brune transversale
entre PS et AP fortement infléchie, et une bande brune transversale
arquée longeant rs, la moitié basale de m et rejoignant la costale posté-
rieure avant AP UN ED D A-tmendax nSp.
Bande brune transversale entre PS et AP aussi large que la bande postéro-
apicale; zones brunes de la moitié basale n’atteignant pas la médiane
distalément RE MENU EU SE PA tacetussSmithers
— Bande brune entre PS et AP très élargie médialement; zones brunes et
hyalines de la moitié basale d'importance à peu près égale, la bande
brune la plus distale longeant rs et m du côté de l’apex de l'aile.
26 Lo de LAS Me db ibest O1 0 A. maculipennis n. sp.
8. Dessins de l'aile semblables à ceux d’orophilus (cf. 4), mais coloration
brune du fond de la moitié basale non développée, sauf une bande trans-
versale très estompée sur sa face proximale, et passant par le point de
confluence de rs et m. . . . . . . . . . . . A. attenuatus n. sp.
— Pas de bande brune transversale médiane; taches brunes de l'extrémité
des nervures de la moitié distale larges. . . . . . A dubius n. sp.
Amphipsocus facetus Smithers
(1964, p. 242, fig. 36-40)
Slation. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m, X-1949, 2 © (R. P.).
La © type, décrite de la montagne d’Ambre, diffère par quelques carac-
tères de l’aile antérieure : longueur de 4 mm seulement (4,5 mm ici), et présence
de taches brunes dans la cellule Cu.,, entre cu, et cu,; pour permettre la compa-
raison, l’aile antérieure d’une © du Tsaratanana est représentée figure 235,
ainsi que la lacinia (fig. 236) et les gonapophyses (fig. 237); il n’est pas possible
de conclure actuellement à l'existence de 2 sous-espèces, encore que cette
hypothèse soit vraisemblable.
Amphipsocus mendax n. sp. (9)
Coloration. — Tête : vertex taché de brun marron éclairci au milieu de
chaque lobe; tubercule ocellaire brun noir brillant; front brun marron sombre
au milieu, la teinte dégradée latéralement, puis disparaissant; clypeus et
labre de même; toutes les régions de la tête où manque le brun fortement
carminées (coloration artificielle?); antennes pâles jusqu’à f, inclus, puis brun
marron clair; palpes pâles, la moitié distale du 4 article progressivement
rembrunie, Prothorax presque incolore; lobes dorsaux et sclérites pleuraux
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 99
ptérothoraciques brun marron brillant; pattes antérieures presque incolores,
sauf £, brun; les autres brun marron, avec tibia plus clair, { presque incolore
et {, brun; aile antérieure : voir fig. 238 et la table. Abdomen carminé, l’apex
brun marron.
Fig. 235 à 237. — Amphipsocus facetus Smithers, 9.
235. Aile antérieure droîte (x 20); taches de l’apex de r,+, et ra, omises. — 236. Lacinia
(% 190). — 237. Gonapophyses droites (x 190).
Fig. 238 à 240. — Amphipsoeus mendat n. Sp. ©.
238. Aïle antérieure droite (x 20). — 239. Lacinia (x 190). — 240. Gonapophyses
droites (x 190).
Source : MNHN, Paris
100 A. BADONNEL
Morphologie. — Antenne à pilosité longue et hirsute, peu dense; rapports
oculaires non mesurés; lacinia (fig. 239) bicuspide, plus étroite que celle de
facetus (cf. fig. 236), et à dents aiguës. Aile antérieure à pilosité très longue
dans la moitié apicale; poils sur 3 rangs sur le tronc radial et an, sur 2 rangs
sur les autres nervures, sauf cu, (1 seul rang); nervule post-stigmale longue,
touchant presque l’origine de la fourche radiale; AP à sommet aigu, la moitié
distale de cu, presque perpendiculaire à la costale; aile postérieure relativement
très large par rapport à sa longueur, la partie apicale paraissant réduite.
Genitalia : plaque subgénitale à bord libre bilobé, chaque moitié brun
marron foncé; une zone hyaline médiane, plus étroite distalement, les bases
des soies y étant entourées de brun; gonapophyses (fig. 240) : remarquer la
longueur du sclérite basal de la valve dorsale et sa petite tache brune distale.
Apex abdominal : paraproctes avec un tubercule marginal hyalin simple;
23/24 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3,33 mm
Antenne : L hi fe Es fa
2,36 mm 360 280 236 224
Aile antérieure : 3,28 mm.
Patte postérieure : F 4 6 fx rl
656 1 088 312 (17) 139 2,24
Origine. — Antsingy N., Ambina, VI1-1949, 1 9, holotype (R. P.).
Discussion. — Espèce très voisine de facelus ; s’en distingue par sa taille
plus faible, la lacinia moins robuste, les dessins différents de l’aile antérieure,
et par les caractères de la base des valves dorsales des gonapophyses.
Amphipsocus bicoloripennis n. sp. (9)
Coloration. — Exemplaires altérés. Tête brun marron, avec sutures
plus sombres, de même que le tubercule ocellaire; antennes (incomplètes)
très pâles; palpes brun clair, le 4e article plus foncé apicalement. Thorax
brun marron, plus sombre que la tête, surtout la partie antérieure de l’ante-
dorsum Il; pattes : hanches, trochanters et fémurs brun marron chez la 9
la plus pigmentée, plus pâles chez les autres; tibias progressivement éclaircis;
4 pâle, & brunâtre; aile antérieure (fig. 241) : moitié basale brun marron presque
uniforme chez une 9, ou avec une petite plage éclaircie vers l’apex du tronc
radial et de m + cu, et au tiers proximal d’an; ses nervures brun très sombre
en dehors de ces plages; zone brune limitée distalement par une ligne irrégulière
allant de la stigmapophyse à l’origine de l’'AP; moitié distale hyaline, faiblement
teintée de brunâtre à l'extérieur de la bande transversale pâle allant du PS
à l’AP et prolongée en s’estompant le long du bord postéro-apical; aile posté-
rieure : moitié basale brun pâle, moitié distale incolore. Abdomen annelé de
brun chocolat, son apex brun marron brillant.
Morphologie. — Veux petits, latéraux : 10/D = 2,25; PO — 0,69 (1 9);
lacinia : fig. 242. Aïle antérieure : PS à angle postérieur très accusé, r,
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 101
incurvé après cet angle; rs et m reliés par une nervule transverse (assez
longue chez une 9, courte chez 2 autres) ou confluents en un point (19); tronc
radial très large, avec 3 ou 4 rangs de poils longs et dressés; costale antérieure
avec au moins 6 rangs jusqu'au PS, davantage après; 3 rangs sur m + cu
et an, puis 2 rangs sur les autres nervures, sauf cu, (1 seul rang).
244
Fig. 241 à 243. — Amphipsocus bicoloripennis n. sp., S.
941. Aile antérieure droite (X 20). — 242. Lacinia (X 190). — 243. Gonapophyses
gauches (x 190).
Fig. 244. — Amphipsocus arlus n. sp. Aile antérieure droite (x 20).
Source : MNHN, Paris
102 A. BADONNEL
Genitalia : gonapophyses, fig. 243.
Apex abdominal : épiprocte à pilosité rappelant celle de facelus, mais
les 2 soies flexueuses préapicales sont moins longues; paraprocte : un tubercule
marginal hyalin bifide, à dents aiguës chez une 9, un mamelon non divisé
chez une autre; 27 trichobothries chez une 9, 21 chez une autre.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable : abdomens rétractés.
Antenne : fi fe [s
496-515-570 376-408 304-355
Aïle antérieure : 4,2 mm (2 @); 4,4 mm (1 ©); 4,75 mm (1 ©).
Patte postérieure (1 ©) : F Ti (A b rl
795 1340 368 (20) 161 2,3
(longueur de T chez deux autres 9 : 1 420-1 440).
Origine. — Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 4 9, syntypes (R. P.).
Discussion. — Noter la variabilité notable des dimensions absolues,
celle de la nervation et, dans une moindre mesure, de la coloration de l’aile
antérieure. L'absence de zones hyalines importantes dans la moitié proximale
de l'aile antérieure permet de séparer l'espèce des autres formes du groupe,
à l’exception d’artus et d’orophilus. Mais chez artus l'AP a une forme différente,
la bande brune transversale est interrompue médialement, et la bordure postéro-
apicale est très nette et très étroite; en outre, la zone brune proximale s’étend
plus loin vers l’apex de l’aile; orophilus est plus grand, et a des taches plus
sombres sans la moitié proximale de l'aile antérieure.
Amphipsocus artus n. sp. ($)
Espèce dont les seuls éléments utilisables sont les 4 ailes, caractéristiques.
Coloration. — Aile antérieure (fig. 244) : moitié basale entièrement brun
marron, la teinte débordant largement dans la cellule R,, presque jusqu’au
niveau du sommet de l’AP ; quelques zones plus claires, dont la bordure anté-
rieure du cu,; moitié distale hyaline, presque incolore, avec la moitié apicale
du PS brun clair, sauf la pointe, une bordure brun marron de la nervule post-
stigmale (la teinte atteignant l’origine de r,:,), et une bande brune raccordée
à la zone basale, longeant la moitié distale du cu, et se continuant le long du
bord postéro-apical en une bordure très étroite (d’où le nom spécifique) qui
atteint l’apex de r,:,; celui de r,+, entouré de brun; aile postérieure brun marron
pâle progressivement dégradé de la base vers l’apex, le tiers distal presque
incolore,
Morphologie. — Pilosité (en partie disparue) : longue et hérissée dans
la moitié basale, plus courte et plus fine dans la moitié distale, fine et courte
sur le PS ; nombre de rangs de poils comme chez mendax (il y a jusqu’à 4rangs
sur le tronc radial); angle postérieur du PS assez nettement marqué, mais
pas très proéminent; nervule post-stigmale assez courte; AP à base large;
cu nettement convexe vers l’apex; pédoncule de la fourche radiale nettement
sinueux, mais rameaux de la fourche peu flexueux.
Source : MNHN, Paris
INSEGTES PSOCOPTÈRES 103
Dimensions. — Aile antérieure : 3,9 mm.
Origine. — Forèt du col d’Ivohibe (battage), XI-1950, 1 exemplaire
de sexe inconnu (J. M.).
Discussion. — La forme particulière de l'AP (s'il ne s’agit pas d’une
anomalie individuelle) et l'interruption de la bande transversale entre le PS
et l'AP placent cette espèce à part dans le groupe, et empêchent toute confusion
avec bicoloripennis.
Amphipsocus orophilus n. Sp. (%)
Coloration. — Tête à fond vieil ivoire; au milieu du vertex, en avant
du bord postérieur, une tache circulaire formée de petits points brun marron
plus ou moins fusionnés; une tache analogue le long du bord interne de chaque
œil; tubereule ocellaire brun sombre; front rembruni; moitié dorsale du clypeus
claire, avec lignes en chevrons emboités assez denses; moitié ventrale progres-
sivement rembrunie: labre et joues bruns; antennes très pâles, palpes brun
clair. Lobes dorsaux du thorax brun marron, éclaircis latéralement; pleures
et hanches entièrement du même brun; pattes : brun marron clair, sauf tibias
et 4, pâles; aile antérieure (fig. 245) : moitié basale entièrement brun marron
clair, la teinte débordant peu dans la cellule R;; une bande plus sombre entre
le tronc radial et la costale, jusqu’à la stigmapophyse (avec une courte inter-
ruption avant celle-ci); une large tache sombre coupant le milieu du tronc
radial, une autre celui de m + cu, une 3° au tiers proximal de an; apex de la
cellule Cu, également brun sombre, ainsi que les nervures rs, m dans la zone
brune, plus le 1/4 proximal de cu; autres nervures pâles; moitié distale du PS
brunâtre pâle, sauf l’apex, incolore, la teinte plus accentuée prolongée le long
de la nervule post-stigmale en se rétrécissant; une zone nuageuse peu distincte
en arrière, dans la cellule R,, puis une large tache diffuse couvrant le sommet
de l'AP; pas de bordure postéro-apicale, mais apex de tous les rameaux de
rs et m avec une tache brune diffuse; aile postérieure : moitié basale brun
pâle, avec nervures brunes; moitié distale et ses nervures presque incolores,
la couleur dégradée progressivement entre les deux zones. Abdomen à pigment
hypodermique brun violet paraissant disposé en anneaux; apex et U de la
plaque subgénitale brun marron.
Morphologie. — Suture du vertex nette; antennes à pilosité longue, rigide,
assez dense et oblique; rapports oculaires : I0/D — D 4) P0 10
lacinia (fig. 246) à apex large, la dent externe très forte et arrondie. Aile anté-
rieure : PS à angle postérieur vif, mais modérément accentué; nervule post-
stigmale longue; rs en arc régulièrement convexe vers l'avant, m fortement
convexe vers l'arrière; AP haute, la moitié distale de ca légèrement convexe
vers l'extérieur, et presque perpendiculaire à la costale; rs et m confluents
en un point; pilosité du type des espèces précédentes.
Genitalia : plaque subgénitale semblable à celle de mendax, mais pas de
cercles bruns à la base des poils de la zone hyaline médiane; gonapophyses
(fig. 247) : lobe basal de la valve dorsale assez long, arrondi, sans tache apicale;
partie sclérifiée de la valve flexueuse, d’abord large, à bords parallèles jusqu’au
milieu, puis rétrécie en pointe.
Source : MNHN, Paris
104 A. BADONNEL
Fig. 245 à 247. — Amphipsocus vrophilus n. sp, 9.
245. Aile antérieure droite (x 20). — 246. Lacinia (x 190). — Gonapophyses droites
Cx 190).
Fig. 248 à 250. — Amphipsocus attenualus n. sp., 9.
248, Aile antérieure droite (X 20). — 249. Lacinia (X 190). — 250. Gonapophyses
droites (X 190)
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 105
Apex abdominal : paraproctes sans tubercule hyalin marginal nettement
différencié; 24/24 trichobothries; épiprocte à pilosité longue et très dense,
même dans sa moitié antérieure.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3,75 mm.
Antenne : L (mm) fi fe à fi
3,46 544 416 360 360
Aïle antérieure : 5,1 mm.
Patte postérieure : F 302 6 kb rl
879 1 528 428 (28) 183 2,34
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1500 m, X-1949, 1 9, holotype
(RAP):
Discussion. — Cette belle espèce constitue avec la suivante une paire
remarquable; elle se sépare aisément des autres formes de son groupe par la
coloration des ailes antérieures (cf. table).
Amphipsocus attenuatus n. Sp. (%)
Coloration. — Fond du vertex ivoire dessinant un X à branches assez
larges, délimitées par des zones brun marron; front du même brun, plus pâle
latéralement, avec un V foncé médian; clypeus brun clair, passant latérale-
ment à une teinte ivoire, avec chevrons bruns emboîtés assez denses; labre
brun marron, avec un dessin médian en U assez large; joues ivoire. Tergites
ptérothoraciques brun de poix brillant, légèrement atténué sur les bords;
pleures brun marron sombre; pattes très pâles, sauf les hanches, brun dégradé
vers l’apex, et les £ brunâtres; aile antérieure (fig. 248) : ressemble par les
dessins à celle d’orophilus, mais la coloration de fond de la moitié basale n’est
pas développée, sauf dans sa partie distale, où elle est limitée par une ligne
transversale brune estompée passant par le point de confluence de rs et m
(chez orophilus, la zone brune dépasse ce point et s'étend jusqu'à la stigma-
pophyse): aile postérieure presque incolore. Abdomen annelé de brun chocolat.
Morphologie. — Rapports oculaires : 10/D — 2,55; PO = 0,6; lacinia
(fig. 249) à dent externe non arrondie. Aile antérieure : fig. 248.
Gonapophyses (fig. 250) : bord externe de la valve dorsale faiblement
flexueux.
Apex abdominal : épiprocte sans poils dans sa moitié antérieure; para-
procte : un tubercule hyalin marginal en cône aigu; 24/26 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,65 mm.
Antenne : L (mm) fr JE fs fa
2,93 512 37 320 304
Aile antérieure : 4,6 mm.
Patte postérieure : Je ga tF4 b rl
800 1 350 368 (19) 171 2,15
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 2200 m, brous. éricoïde,
1 9, holotype (R. P.).
Source : MNHN, Paris
106 A. BADONNEL
Discussion. — Se distingue d’orophilus par des différences de coloration
qui ne peuvent être attribuées à un état immature, car les dessins visibles
sur l'aile antérieure sont nettement pigmentés, et le thorax est d’un brun
plus sombre que celui d’orophilus; d'autre part, il existe des différences mor-
phologiques notables : yeux relativement plus petits et plus écartés, lacinia
à dent externe non arrondie, valve dorsale des gonapophyses plus rectiligne,
et pilosité de l’épiprocte réduite. Il est donc vraisemblable qu’altenuatus repré-
sente une forme vicariante altitudinale.
Amphipsocus maculipennis n. sp. (9)
Coloration (très altérée). — Tête brun ocre clair, sans taches discernables
sur le vertex; tubercule ocellaire brun sombre; antennes et palpes très pâles,
lapex du 4e article de ceux-ci légèrement rembruni; elypeus à chevrons bruns
emboîtés. Lobes tergaux thoraciques brun sombre, estompé sur leur pourtour;
pleures brun clair; pattes très pâles; aile antérieure (fig. 251) caractérisée
par l'importance à peu près égale des zones hyalines et brunes dans la moitié
basale, par l'élargissement médian de la bande brune entre PS et AP, et par
la largeur de la bande postéro-apicale; aile postérieure incolore. Abdomen :
coloration non définissable, sauf pour l’apex et la plaque subgénitale, brun-
marron.
Morphologie. — Yeux petits, latéraux : 10/D = 2,60; PO = 0,73;
lacinia (fig. 252) à apex assez étroit, la dent externe légèrement acuminée.
Aile antérieure : PS à angle postérieur très net, l’apex de r, rectiligne; rs et
m confluents en un point (3 ailes) ou sur une très faible longueur (1 aile);
partie distale de cux très abrupte, rectiligne.
Gonapophyses (fig. 253) : valve ventrale nettement plus longue que la
dorsale; celle-ci avec une lame basale relativement très développée.
Apex abdominal : épiprocte à très longues soies latérales et distales courbes;
paraproctes sans tubercule hyalin marginal (un petit mamelon aplati sur
un seul des 4 paraproctes); 20/21 (1 9) et 21 (1 ©) trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable.
Antenne (holotype) : L (mm) fa ha rs fa
2,12 416 296 25 24.
Aile antérieure : 3,56 mm (holotype); 3,45 mm (paratype).
Patte postérieure (holotype) : Ja T' l k rl
696 1172 258 (5) 114 "25
Origine. — Maroantsetra, X-1951, dans des fleurs de Manguier, 2 9,
holotype et paratype, disséquées (A. R.).
Discussion. — Les dessins de l'aile antérieure séparent sans ambiguité
maculipennis des autres espèces du groupe, le cas de l'espèce suivante étant
réservé.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 107
Amphipsocus dubius n. sp. (?), d
Coloration. — Semblable à celle de maculipennis, à l'exception de celle
de l'aile antérieure (fig. 254) : fond hyalin faiblement enfumé dans la moitié
basale; une bande brune dans la cellule costale en avant du tronc radial, une
tache brune débordant sur la surface alaire au milieu de ce tronc et au milieu
de m + cu; une bordure brune autour de rs et de m, en avant de la costale
entre le nodulus et l’AP, une tache vers l’apex de la cellule Cu, en avant de
cu, une au quart basal d'an, et une large bordure autour de la moitié distale
d’an, couvrant l’apex de la cellule Cu,; PS brun, sauf son quart basal et sa pointe;
nervule post-stigmale largement bordée de brun prolongé jusqu'à l'AP par une
Fig. 251 à 253. — Amphipsocus maculipennis n. Sp, ?.
251. Aile antérieure droite (x 20). — 252. Lacinia (X 190). — 253. Gonapophyses
droites (x 190).
Fig. 254. — Amphipsocus dubius n. sp., d. Aile antérieure droite (x 20).
Fig. 255. — Amphipsocus reclivenis n. sp., d. Aile antérieure droite (x 20).
Source : MNHN, Paris
108 A. BADONNEL
bande arquée qui se continue le long du segment distal de cu, puis sur la cos-
tale postéro-apicale, envoyant un diverticule sur l’apex de ms, M: et mu:
une tache à l’apex de r:+, (ces dessins sont visibles, mais atténués, chez le
2e 4, moins pigmenté); nervures brunes, sauf quelques segments (cf. fig.);
aile postérieure incolore; pattes : hanches brunes, les autres articles brun clair
à brun pâle. Abdomen : apex brun marron sombre.
Morphologie. — N'a pu être étudiée que partiellement. Aile antérieure :
nervule post-stigmale atteignant presque rs à sa bifurcation, r; légèrement
incurvé après cette nervule; rs et m reliés par une très courte nervule transverse;
segment apical de cu, rectiligne, atteignant le bord postérieur un peu oblique-
ment; m, et m, Courts.
Paraprocte : 24 trichobothries; peut-être un petit tubercule marginal
hyalin, masqué par une soie.
Dimensions. — Aile antérieure : 3,1 mm.
Patte postérieure : F 1 ëü b ri
640 983 272 (14) 98 (1) 2,9
Origine. — Maroantsetra, X-1951, dans des fleurs de Manguier, 2 4, holo-
type et paratype, disséqués (A. R.).
Discussion. — Il est surprenant qu’on ait trouvé au même moment, dans
un biotope aussi restreint que des fleurs de Manguier, 2 4 d’une espèce et
2 © d’une espèce différente du même groupe; la première hypothèse qui se
présente à l'esprit est donc celle qu’il s’agit des 2 sexes d’un même taxon;
mais il faudrait admettre un dimorphisme dont on n’a aucun autre exemple
dans le genre Amphipsocus; provisoirement, il paraît donc préférable, jusqu’à
plus ample informé, de considérer 2 espèces distinctes; le nom spécifique
indique le doute qui subsiste.
Amphipsocus rectivenis n. sp. (3)
Coloralion. — Tête et lobes dorsaux thoraciques brun marron clair, le
vertex un peu plus sombre et rouille chez l’holotype (plus pâle, avec indic.
tion d’un X clair chez le paratype, moins fortement pigmenté); palpes pâles:
antennes pâles jusqu’à f, inclus, le reste du flagelle brunâtre clair. Aile anté-
rieure (fig. 255) très faiblement enfumée de brun, le PS brunâtre dans sa
moitié distale, sauf à l’apex; nervures brunes, à l'exception des segments repré-
sentés en pointillé sur la figure; aile postérieure incolore; pattes pâles. Abdomen
largement annelé de brun rougeâtre (8 bandes) sauf ventralement; apex pâle.
Morphologie. — Antenne à pilosité très dense et relativement courte;
yeux grands, assez écartés, presque sphériques (10/D = 1; PO — 0,9); lacinia :
fig. 256. Aïle antérieure : nervule post-stigmale très longue, touchant presque
Ta+ss Ts et m reliés par une très courte nervule transverse, leurs rameaux
peu ou pas flexueux; AP en triangle équilatéral.
Apex abdominal : épiprocte à soies marginales et apicales courtes et raides:
paraprocte : 24/24 et 28/30 trichobothries; pas de tubercule marginal
décelable.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 109
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,7 mm (2 6).
Antenne : L(mm) fi f Ë fs
3,87 584 488 440 400 (holotype)
— 560 472 384 376 (paratype)
Aile antérieure : holotype — 4,83 mm; paratype = 4,6 mm.
Patte postérieure : F T (7 (a rl
holotype 800 1444 424 (23) 165 (2) 2,57
paratype 760 1 360 444 (22) 170 (2) 2,60
Remarquer l’anomalie des tarses plus courts du 1 g, alors que F et
T sont plus longs; d'autre part, c’est le plus petit 4 qui possède le plus grand
nombre de trichobothries.
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 500 m, 1 &, holotype;
1 500-1 800 m, 1 4, paratype (R. P.).
Discussion. — L'aile antérieure montre une nervation qui range l'espèce
dans le groupe II : longueur de la nervure post-stigmale, liaison entre rs et m,
forme de l’AP, nervures de la moitié distale peu ou pas flexueuses; l'absence
des zones brunes dans cette aile montre que ce caractère ne suffit pas à lui
seul pour définir le groupe.
Nora. —— 2 espèces africaines appartiennent au même groupe : piclus
(Navas) du Congo, et fasciatus Badonnel (Congo - Angola).
Groure III
Une seule espè
runus Badonnel (afr
malgache : limbatus; mais montanus Enderlein et came-
ains) doivent aussi y être placés.
Amphipsocus limbatus Badonnel
(1935, p. 112, fig. 11)
Amphipsocus similis, Badonnel, 1935, p. 112, fig. 12.
L'analyse d’un matériel assez important m’a conduit à réétudier les types
de limbalus et de similis, et à les comparer aux captures mentionnées par
Smithers et à celles que j'avais sous les yeux; une variabilité importante
(signalée par Smithers pour les dimensions), et aussi la présence de deux espèces
aussi voisines dans les mêmes stations, laissaient un doute sur l'exactitude
des identifications initiales. Or, j'ai constaté que j'avais pris pour un 6 de
«similis » une © déformée par la dessication : yeux rapprochés, abdomen rétracté
et relevé dorsalement, comme le fait s’observe fréquemment chez les 4; la
dissection de l'abdomen n’ayant pas été faite, l'erreur n’avait pu être décelée;
la seconde © de « similis » étant immature, sa coloration pâle avait aggravé
la confusion. En réalité, il n’y a très probablement qu'une seule espèce, dont
la pigmentation alaire est très variable en intensité.
Source : MNHN, Paris
110 A. BADONNEL
REDESCRIPTION. — Coloration. — 9 : tête à fond jaune ocre, dessinant sur
le vertex un X délimité par des zones brunes formées de points confluents
plus ou moins visibles, le vertex étant pâle en arrière de la tache médiane:
tubercule ocellaire brun marron sombre; antennes très pâles; front avec une
tache brune médiane en V renversé; clypeus rayé de bandes parallèles dis-
crètes; labre brun clair; palpes pâles, le 4€ article presque incolore. Thorax :
antedorsum II brun sombre brillant, éclairci en arrière; lobes dorsaux sem-
blables, éclaircis postéro-latéralement; scutellum et cordes axillaires finement
256 bis
256. Aile antérieure, ? Mne d'Ambre (X 18,5). — 256 bis. Lacinia, (X 190)
Fig. 257. — Amphipsocus maculiceps n. sp., Q. Aile antérieure droite (x 20).
limités de brun; tergites III et pleures brun marron; pattes très pâles; aile
antérieure (fig. 256, exemplaire très pigmenté) : moitié distale du PS brun
rouille, sauf l’apex, la teinte prolongée en arrière de part et d’autre de la nervure
post-stigmale, presque jusqu'à rs; son angle proximal avec une tache brune,
et stigmapophyse plus sombre; nervures de la moitié distale limbées de brun
sur presque toute leur longueur, y compris le segment terminal de cu, la
teinte prolongée jusqu’à rs en une bande incurvée, diffuse en son milieu (cette
bande manque chez les exemplaires moins colorés, ou n’est représentée que par
sa partie antérieure); rs et m très largement bordés de brun (bordure moins
large chez la plupart des 9); tronc radial avec 3 zones brunes : une basale,
une médiane, une après rs; m + cu avec une tache médiane prolongée en avant
et en arrière; an avec une tache au quart proximal, et avec une assez grande
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 111
tache brune à l’apex des cellules Cu, et An, plus ou moins prolongée antérieu-
rement dans la cellule Cu; enfin cu,, bordé de brun; la fig. 12, pl. III, BaDoN-
Nez, 1935, donne une idée de la coloration minimale observée; aile postérieure très
faiblement brunâtre; nervures brunes à l'exception de celles du quart basal,
de l’apex de r, et de la base de la fourche radiale; costale brune depuis l’apex
de r; jusqu’après celui de r,+,. Abdomen largement annelé de brun latérale-
ment; dorsalement, anneaux prolongés en fusionnant sur les tg 3-4 et 6-7;
interruption sur tg 5, d’où zone médiane incolore prolongée en avant et en
arrière par une ligne médiane; sur le tg 8, seulement 2 taches médio-
latérales; apex très pâle.
4 : tête et thorax plus foncés que chez la ©; coloration de la face dorsale
de l’abdomen moins complète (zone incolore plus étendue).
Nora. Chez les adultes jeunes des 2 sexes, teinte de fond jaune ivoire,
taches du vertex discrètes mais visibles; thorax brunâtre, les cordes axillaires
à peine marquées de brun; dessins de l’abdomen moins développés dorsa-
lement.
Morphologie. — Paraît assez variable. Rapports oculaires : 9 — 10/D —
1,74-1,78 (2 ©, incertitude + 0,09), 1,85-1,86 (2 9, incertitude + 0,11);
PO = 0,71 (1 9)-0,74 (1 9)- 0,75 (2 9); pour 3 &, écarts plus importants :
10/D = 0,70 - 0,85 - 0,87; PO 0,78 - 0,82; mais il faut tenir compte des
erreurs absolues indiquées. Lacinia (fig. 256 bis) à dent externe forte, son
apex arrondi. Aile antérieure à nervation variable : les exemplaires de la Mon-
tagne d’Ambre et le 4 d’Anosibé ont r,+4, et r;+, plus flexueux que chez les
autres, et m, et m, plus courts et plus écartés; AP de forme variable d’un
individu à l’autre.
Genitalia 4 : radulas des phallosomes des 4 disséqués identiques; @ : plaque
subgénitale brunâtre, éclaircie médialement; gonapophyses membraneuses,
non colorées, sans particularités.
Apex abdominal : épiprocte des 4 avec seulement de petites épines; para-
proctes sans tubercule marginal dans les deux sexes.
Dimensions. — Antenne : L (mm) fi ke fs fa
g holotype Le 600 496 =
3 Mne d’Ambre 4,07 648 512 432 400
4 Andramasina — 608 476 392
g Anosibe — 568 460 400 —
2 Mne d'Ambre -- 720 512 448 416
? Andramasina — 576 408 328 ==
9 (« & similis ») — 640 472 360 —
2 Nosivola — 528 — a —
Aile antérieure : dans l’ordre précédent, en mm. — & : 3,4-3,6-3,24-3,5;
9 : 4,27 - 3,45 - 3,58 - 3,41.
Patte postérieure : F Ta {ke 15 rl
4 holotype 680 1 214 404 (24) 163 (2) 2,48
4 Mne d’Ambre 720 1 298 424 (24) 161 (0) 2,63
4 Andramasina 680 1214 400 (20) 147 (2) 2,72)
à
Source : MNHN, Paris
112 A. BADONNEL
£ Anosibe 680 1193 392 (22) 150 (2) 2,61
£ Mne d’Ambre 837 1 444 456 (24) 172 (0) 2,65
9 Andramasina 720 1235 364 (19) 145 (2) 2,50
9 (« & similis ») 640 1151 384 (22) 167 (2) 2,30
9 Nosivola 728 1 277 376 (21) 146 (0) 2,58
Nora. — Pour les { avec l'indication (0), les soies existent, mais sans
peigne basal.
Stations (nouveau matériel). — Montagne d’Ambre, XI1-1948, 1 & (R.P.);
localité déjà indiquée par Smrrmers (1964, p. 229); forêt d’Ambohitantely,
XI1-1947, 1 Q (R. P.); forêt de la route d'Anosibe, 1-1951, 1 & (R. P.);
forêt de Mahajeby, Morafenobe, V-1952, 2 4, 3 © (R. P.).
Autres localités (Smrrers, 1964). — Montagne d'Ambre, station fores-
tière des Roussettes, 3 4, 6 9, 23-XI -4-XI1-1957 (B. R. Stuckenberg) ; environs
de Maroantsetra, Ambodivohangy, 1 &, 2 9 (J. V.), Ambobhitsitondrona,
X1-1955, 2 9 (J. V.); Andramasina, 1-1954, 1 &, 1 © (R. P.).
D'autre part, l’exemplaire de Nosivola, route de Manankambahiny Est,
cité par SmITHERS comme probablement similis, ne peut être pour le moment
séparé de l'espèce, encore que, dans l’aile antérieure, le milieu d’an soit taché
de brun, et que ses dimensions soient nettement plus petites.
GrouPe IV
Peut être divisé en deux sous-groupes.
— Sur chaque face latérale du collum, une large bande brun chocolat géné-
ralement prolongée en avant jusqu’au clypeus. . . . sous-groupe À
— Pas de bandes latérales brunes sur le collum. . . . . sous-groupe B
Sous-groupe À
1. Coloration blanche; sur chaque lobe du vertex, une étroite bande longi-
tudinale brune entre l’œil et la suture médiane, et un V étroit et allongé
sur le front; une tache brun chocolat foncé sur chaque lobe dorsal IT
ie sur Penn et à la base de chaque aile; nofa : abdomen absent.
A. maculidorsum n. sp.
— Coloration de là tête et du res CHÉREN TEA RE e2)
2 bUoMmendlareenentantelAde DIU AE ee ES
— Abdomen avec seulement les deux premiers ie ue de brun
DOI SP EE Ce D LENS AD HIOTICONMEAN SD;
3. Des zones alternativement brunes et incolores sur le tronc radial et m + cu
dans l'aile antérieure #10 20 2" Adispar Sinithers
— Nervures de la base de l'aile uniformément colorées. . . . . . . . 4
4. Coloration générale blanche; 6 taches disposées en hexagone régulier
sur la tête et 2 taches brunes sur l’antedorsum Il; cordes axillaires noires;
PS sans bordure antérieure brun estompé. . . A. maculiceps n. sp.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 113
— Coloration plus sombre; pas de taches en hexagone sur la tête; une seule
tache brune médiane sur l'antedorsum II; cordes axillaires brun clair;
PS étroitement bordé antérieurement de brun estompé. . . . . . .
A. confusus Smithers
Amphipsocus dispar Smithers
(1964, p. 232, fig. 27-928, 4, ©)
Station. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m; X-1949, 1 3 (R. P.).
L'espèce est citée par SurrHeRrs de 4 localités : Andranomandevy, 1 039 m;
Antenina, Andapa et La Mandraka.
Amphipsocus confusus Smithers
(1964, p. 237, fig. 33, a, 9).
Stations. — Col d’Ivohibe (battage), XI-1950, 1 exemplaire de sexe indé-
terminé (J. M.); forêt de la route d’Anosibe, 1-1951, 1 © (R. P.).
Le 4 et la © types ont été déc d’Andranomalaza, Manakambahiny-
Est, réserve naturelle intégrale 3, 19-IX-1956 (P. S.).
Longueur des ailes antérieures : Ivohibe, 4,3 mm; Anosibe, 4 mm.
Amphipsocus maculiceps n. sp. (®)
Coloration. — Blanc presque pur pour tout le corps, à l’exception de taches
ou zones brun chocolat foncé disposées comme suit :
Tubercule ocellaire entouré de 6 taches rayonnantes subtriangu-
laires, à sommet tourné vers les ocelles et disposées selon un hexagone régulier;
2 taches plus claires sur le vertex, en arrière des deux taches postérieures;
2 — Une petite tache à la base de chaque antenne, du côté interne;
3 — Une tache latéro-dorsale assez grande sur chaque moitié du clypeus;
4 — Une branche latéro-dorsale sur chaque face du collum;
5 — Deux taches symétriques sur l’antedorsum IT; lobes dorsaux bruns
latéralement et bordés de brunâtre estompé en arrière; scutellum bordé de
brun, sauf postérieurement;
6 — Lobes métatergaux bruns;
7 — Toutes les cordes axillaires noires;
8 — Abdomen annelé de brun sur les tg 3 à 8; une tache sur chaque
paraprocte.
Antenne brunâtre à partir de f, inclus, ainsi que sc et p. Aile antérieure
(fig. 257) hyaline, incolore; les nervures de la moitié basale pâles, sauf la plus
grande partie de rs et m avant et après leur fusion; nervures de la moitié
distale brun clair, la base de la fourche radiale pâle; moitié distale de r, et
nervule post-stigmale finement bordées de brun.
Source : MNHN, Paris
114 A: BADONNEL
_— Antenne (incomplète) à pilosité assez dense, oblique et
raide; yeux latéraux, assez petits : 10/D — 2,2; PO — 0,65. Aile antérieure :
nervule post-stigmale plus courte que la moitié de la distance entre le PS et
rs: rex, nettement flexueux; ri+;, M, Ma € partie distale de cu, moins for-
tement; rs et m confluents sur une assez grande longueur. Abdomen non
disséqué.
Dimensions. — Antenne : L (mm) fa fe fs #
3,8 696 520 424 384
Aile antérieure : 4,7 mm.
Patte postérieure : Æ ui & le rl
858 1423 460(22) 174 2,65
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 500 m, 1 9, holotype (AR. P.).
Discussion. Parmi les espèces à ailes hyalines et à abdomen annelé de
brun, c'est la seule qui présente la pigmentation caractéristique de la tête.
Amphipsocus maculidorsum n. Sp.
Coloration. — Compléments aux caractères de la table : antenne presque
incolore jusqu'à f, inclus, puis progressivement très faiblement brunâtre;
tubercule ocellaire brun; une tache brun chocolat entre l'œil et l'orbite
antennaire. Une bande latérale du même brun du bord de l'œil jusqu'à
l'arrière du prothorax; sur chaque lobe dorsal II, en plus de la zone brune,
une tache à la base de l'aile antérieure; celle-ci hyaline, incolore, de même
que les nervures de la moitié basale, sauf rs et m, bruns avant et après leur
fusion; moitié proximale de r; incolore; moitié distale (y compris l'angle
postérieur du PS), nervule post-stigmale et nervules de la moitié distale brun
clair; la nervule post-stigmale bordée du même brun; aile postérieure et la
presque totalité des pattes incolores (£ faiblement brunâtre à l’apex). Abdomen
absent.
Morphologie. — Antennes très longues, à pilosité fine, raide, oblique,
assez dense, relativement courte; yeux grands (rapports non mesurés). Ner-
vation de l'aile antérieure semblable à celle des autres espèces du groupe :
nervule post-stigmale atteignant le milieu de l'intervalle PS— rs; res et
r,-, nettement flexueux, m, et m, modérément; fusion de rs et m assez longue;
AP à base large; poils sur 3 rangs sur r, m + cu et an, sur 2 rangs sur les
autres nervures, sauf cu, ( 1 seul rang).
Dimensions. — Antennes : L(mm) fi fe fa a
5,23 942755 2607 575
Aile antérieure : 5,4 mm.
Patte postérieure : F 4p [A 4 rt
942 1695 584(34) 183 (2) 3,22
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1500 m, 1 exemplaire,
holotype (R. P.).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 115
Discussion. La coloration caractéristique distingue l’espèce des autres
taxons du groupe; d’après la grosseur des yeux et la longueur des antennes,
il s’agit vraisemblablement d’un 4, qui ne semble pas pouvoir être rapporté
à maculiceps, les différences entre les dessins étant trop importantes.
Amphipsocus nigricollis n. sp. ($, 9)
Coloration. — 9 : teinte générale ocre pâle à ivoire; de chaque côté de
la tête, une bande latérale brun noir partant du bord du clypeus, entourant
l'orbite antennaire et se prolongeant sur le collum jusqu'à l'arrière du
prothorax (chez la © holotype, mieux pigmentée, bord du vertex également
brun en arrière des yeux); antenne : sc et p brun très clair (® holotype), f, et
la plus grande partie de f, pâles, puis flagelle progressivement rembruni. Lobes
mésothoraciques brun marron estompé, pâles médialement; cordes axillaires
brun noir; pattes très pâles; ailes hyalines, incolores; nervures comme chez
l'espèce précédente, mais pas de bordure brune à la nervule post-stigmale.
Abdomen incolore, à l'exception de 2 taches brun chocolat antéro-dorsales,
symétriques.
& : coloration semblable, mais plus pâle : tache de l'orbite antennaire
moins étendue, lobes dorsaux thoraciques presque incolores; seules les
antennes, brun marron clair, sont plus sombres et la nervule post-stigmale
est finement bordée de brun, de même que la partie sombre de r..
Morphologie. — Antenne à pilosité dense, fine, oblique, raide et relati-
vement courte dans les deux sexes; f, un peu plus épais chez le 4, mais non
dilaté; yeux du 4 très grands, à bords internes convergents vers l'avant
(10/D — 0,8; PO — 0,55); ceux des $ latéraux (10/D — 1,6 — 2 9 —; PO — 0,55
—0,59);1 ia semblable à celle d’hildebrandti et des autres espèces du groupe.
Aile antérieure : nervule post-stigmale courte à très courte, un peu plus longue
chez le 4; rx, nettement flexueux, r,+, un peu moins, ainsi que m, et ms;
AP généralement à base large, sa forme se rapprochant davantage de celle
d’un triangle équilatéral chez quelques 9; pilosité comme celle de maculidorsum,
mais nervures de la base de l’aile à poils sur 2 rangs seulement.
Gonapophyses membraneuses, les zones habituellement bien sclérifiées peu
distinctes.
Apex abdominal : paraproctes des © avec un très petit tubercule marginal
portant une pointe aiguë (absent sur un paraprocte d’une © paratype); 22 tri-
chobothries chez le 4 et 2 9, 18 chez une 3° (1 seul côté étudié).
Dimensions. — Antenne : fi Re fs fa filfe
9 holotype 816 720 576 480 1,13
Q paratype 960 728 552 — 1,32 (1)
Q paratype 784 712 552 — 1,10
4 allotype 856 696 568 476 1,23
Aile antérieure (dans l'ordre précédent) : 9.5 mm—5,2— 4,7; 4. 4,9.
Patte postérieure : F Ta E, b rl
@ holotype 897 1591 560 (30) _ _
Q paratype 962 1654 526(28) 178(1) 2,95
9 paratype 816 1465 568(25) 203(4) 2,80
g'allotype 879 1611 572(26) 183(2) 3,15
Source : MNHN, Paris
116 A. BADON
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1500 m, 1 4 (allotype),
39, dont l'holotype et 2 paratypes (R. P.).
Discussion. — La pigmentation hypodermique latérale de la tête, du
collum et du prothorax et celle des tg antérieurs de l'abdomen séparent l’espèce
de toutes celles du groupe IV; biométriquement, il semble e rtaine
hétérogénéité, surtout si l’on considère l’antenne de la 1re © RARE >, mais
il est possible que, dans ce cas, il s’agisse d’une antenne anormale (le cas est
assez fréquent chez les Psoques). D'autre part, HD te provisoirement
à cette espèce une série d'exemplaires de même origine (3 4, 4 ©) chez lesquels
les bandes latérales du collum sont absentes, mais dont les autres caractères
(taches noires antérieures de l’abdomen en particulier) sont ceux de nigricollis ;
il est possible que le pigment hypodermique collaire se soit altéré dans l'alcool.
Sous-groupe B
Espèces de détermination souvent diffici car les ailes antérieures sont
pratiquement identiques, aux dimensions près (la nervalion présente des
variations individuelles qui ne sont pas significatives). La table de détermi-
nation ne pouvait être établie qu'après une définition de l'A. hildebrandti
de Kozr, qui appartient au sous-groupe; j’ai pu en examiner les types, dont
on trouvera plus loin une redescription.
TABLE DES ESPÈCES
1. Antennes brun sombre soit totalement, soit sur une grande longueur à
partir de la base. re TU DT 2 ei ui DA
mn Hactenns Douala AéDEUN ttes DA Re co cl
1er article du flagelle antennaire (f,) dilaté . . A. cognatus Smithers
RMOSMA IEEE RRRE RRREESE n PORNTSREEMEEES
3. Antedorsum IT brun, avec une bande longitudinale médiane pâle; cordes
axillaires : IT noires, III brunes. . . À madagascariensis Smithers
— Antedorsum IT brun, sans bande médiane pâle; cordes axillaires pâles,
té en PS en AM Seyrigien. Sp.
4. Antedorsum II brun sombre, estompé ou non latéralement eten arrière. 5
— Antedorsum II de brun clair à presque incolore . . . . . . . . . 8
5. Une bande médiane pâle sur l’antedorsum IL; une zone brun noir en arrière
de chaque lobe dorsal IT, de part et d'autre du scutellum; cordes axillaires :
IT noires, III avec seulement une bordure noire antèrieure distalement
Re Da RFO ES A. callani Smithers
— Pas de bande médiane pâle sur l’antedorsum II .
6. Longueur de l’aile antérieure nettement inférieure à 4 mm; cordes axil-
laires noires . . . ee Re NC PArvUS 0: SD:
— Longueur Ho supérieure à aa Gore axillaires incolores . . 7
7. Sur la tête, une large bande médiane brun rouge du tubercule ocellaire
au bord ventral du labre. . . . . . . . . . . A. vittatus Smithers
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 117
— Front avec un V brun à branches s’étalant largement vers le clypeus; sur
le vertex, une bande brune médiane allant du tubercule ocellaire au bord
postérieur en s'élargissant. . . . . . . . . . . A. oppositus n. sp.
8. Antedorsum II nettement plus pâle que les lobes dorsaux IT . . . 9
— Antedorsum et dorsum IT également colorés; moitié interne des cordes
axillaires II noire, la partie externe incolore. A. hildebrandti Kolbe
9. Cordes axillaires incolores. . . . . . . . . . . A. flavidus Smithers
— Cordes axillaires IT noires, sauf apicalement . . . A. magnus n. sp.
Amphipsocus hildebrandti Kolbe
(1885, p. 189, fig. 3a-c)
Amphipsocus hyalinus Smithers, 1964, p. 234, fig. 31-32.
Révision DES TYPES DE KOLBE. — 2 9, l’une (n° 1) à abdomen à peu près
normal, l’autre (n° 2) à abdomen rétracté; d’abord conservés dans l'alcool,
ces spécimens ont été montés à sec par KoLBE.
Coloration. — 9 1 : sur le vertex, restes de brun qui semblent correspondre
aux zones encadrant l’X pâle indiqué chez Ayalinus ; tubercule ocellaire nette-
ment brun; clypeus (Kozse dit front) strié de bandes brunes en chevrons;
Fig. 258 et 259. — Amphipsocus hildebrandti Kolbe, ©.
258. Aile antérieure gauche, 9 type de Kolbe (x 19). — 259. Id., © type de « Ayalinus »
Smithers (X 19). — 258 d’après une photographie, les bords de l'aile légèrement repliés
dans le 1/3 basal.
Source : MNHN, Paris
118 A. BADONNEL
palpes pâles. Thorax : aucune trace de pigment noir sur le collum; lobes dorsaux
ptérothoraciques brun ocre pâle, pleures de même; cordes axillaires : II noires
dans leur moitié basale, la moitié externe incolore; III incolores; ailes anté-
rieures faiblement teintées d’ocre, le PS à peine plus coloré; nervures brun
ocre pâle; ailes postérieures incolores; pattes pâles (il ne reste que les 2 Pr,
entière à gauche, avec F seulement à droite, les 2 Pn jusqu’à 4 inclus à gauche
et F à droite et F de Pm à droite). Abdomen noir, mais la coloration correspond
aux œufs décomposés.
@ 2 : coloration plus altérée; seuls restent nets le brun marron brillant
de la face interne des ocelles et le noir des cordes axillaires; chitine de la tête
et du ptérothorax brun ocre clair; l'antenne paraît un peu plus colorée que
celle de Ayalinus; ailes, pattes et abdomen comme ® 1e
Morphologie. — Antennes fines; yeux petits, latéraux, saillants
IO/D — 1,9 (9 1) —2 (2 2); PO = 0,78 (® 1) —0,87 (9 2); palpes semblables
à ceux des autres espèces : KozBe s'étend longuement sur la description de
3 types de poils, représentant (fig. 3 b) des « soies tactiles » particulières sur le
4e article; il s’agit bien de sensilles trichodes, mais leur diamètre est très
inférieur à celui de la figure et l’apex n’est pas tronqué; il semble que KorB
ait été trompé par la diffusion de la lumière autour de ces poils très fins obser
à sec. Aile antérieure (fig. 258) : r°+, et r,1, nettement flexueux; mu rectiligne
apicalement (contrairement à la figure de KoLBE), m, et m, faiblement incurvés;
AP avec segment proximal de eu, presque rectiligne et segment distal faible-
ment flexueux dans l'aile droite (9 1), plus nettement dans l'aile gauche et
dans les 2 ailes de la 9 2; sc n’est reconnaissable dans aucune aile,
Dimensions. — Mesures à la loupe binoculaire pour les types de KoLBr :
1 division du micromètre oculaire — 25 u.
je HE Aa) em ë
es 950 5,2 1 000 — _
9 2 1 000 1,35 5 925 1 650 540 (27)
o hyalinus 1 040 1,30 5,1 1 130 1 860 562 (27)
$ Ts’nana 1 172, 1,24 5,6 non mesurables
Discussion. Malgré quelques différences entre la © type de hyalinus
et les types de Kozer, il ne semble pas possible de séparer les 2 formes, qui
se retrouvent confondues dans les tables de détermination, quelle que soit
la manière dont on les construit; la table donnée par SurrErs (1964) ne peut
convenir pour hidebrandti, dont l'aile antérieure mesure au moins 5 mm;
Ja détermination incorrecte par ENDERLEIN d’un petit 4 pris par VOELTZKOW
à Fénérive (cf. infra) a probablement abusé SurrHErs, et peut-être au:
figure 2, pl. 1 de 1936, donnée sans indication d'échelle (il s’agit d’ailleurs
aussi d’une identification inexacte). La comparaison des figures 258 et 259
montre que les ailes ont une nervation identique, et les quelques différences
qu'on peut relever ne paraissent pas significatives : hyalinus n’a pas de che-
vrons bruns sur le clypeus d’après la diagnose (la préparation du type ne permet
plus de voir si elles existaient ou non), mais la © 2 n’en possède pas non plus,
et chez la 9 1 on ne peut voir s’il s’agit de la base noircie des muscles clypéaux
ou d’une pigmentation réelle de la chitine; la différence de coloration des
antennes peut aussi être due à l’accentuation de la couleur par la dessication.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 119
D'autre part, toute une série de formes constituent avec hildebrandli
un ensemble qui répond à la définition d’un clade, car la distribution des
caractères semble bien s’être faite au hasard; ces formes sont considérées
ici comme des espèces; un matériel abondant, provenant de stations plus
nombreuses permettrait seul de fixer la valeur réelle des taxons, qu’il ne fau-
drait peut-être considérer que comme des sous-espèces.
Nouvelle station. — Massif du Tsaratanana, 1 800 m, 11-1951 (R. P.).
Autres localités (Smrrners 1964). — Environs de Maroantsetra, Ambo-
divoangy, 2 © (J. V.);: Manakambahiny - Est, Andranomalaza, R.N. 3,
IX-1956, 1 4 (P. S.); La Mandraka, X-1956, 1 © (A. R.); Montagne
d’Ambre, station forestière des Roussettes, 23-XT - 4-X11-1957, 1 4 (B. R. Stuc-
kenberg).
Amphipsocus cognatus Smithers
(1964, p. 231, fig. 29)
pèce a été décrite d’Andapa (2 ©).
Amphipsocus callani Smithers
(964, p. 236, fig. 35)
La © holotype a été décrite du massif de l’Ankaratra, Manjakatompo.
Amphipsocus flavidus Smithers
(1964, p. 239, fig. 34)
Les types (1 4, 3 9) ont été décrits d'Ampitameloka, 840 m, Sud de Mora-
manga, route d’Anosibe, VITI-1 (P. Griveaud).
Amphipsocus vittatus Smithers
(1964, p. 240, fig. 41 -42)
Les 2 © types ont été décrites d’Andapa, X-1955.
Amphipsocus madagascariensis Smithers
(1964, p. 241)
La 9 type a été décrite de la Montagne d’Ambre, station forestière des
Roussettes, 23-XI - 4-X11-1957 (B. R. Stuckenberg).
Amphipsocus seyrigi n. sp. (4, ®
A. hildebrandti, Badonnel, 1935, p. 110, fig. 2, pl. 1, nec Kozer, 1885.
Source : MNHN, Paris
120 A. BADONNEL
Coloration. — 9 : tête (fig. 260) à dessins bruns caractéristiques sur fond
jaune brunâtre, en particulier la plus grande partie du front, le post-clypeus
et le labre de cette teinte; antennes (incomplètes) brun sombre; pal
pâle. Lobes mésothoraciques brun sombre atténué du côté interne, les zones
des sutures pâles: partie postérieure des lobes dorsaux brun cerclé de clair;
scutellum limité antérieurement et postérieurement de brun noir; cordes
axillaires incolores, mais limitées en avant et en arrière par des lignes brunes
nettes; métathorax semblable, mais plus clair, le scutellum non bordé de brun
en avant; pleures et pattes pâles, avec le tarse des Pr brunâtre, de même que les
1, de Pr et Pins aile antérieure hyaline, à peu près incolore; costale brun assez
sombre dans la moitié basale, plus clair dans l’autre moitié; an du même brun,
ainsi qu'une faible longueur de la base du tronc radial, la teinte diffusant
légèrement dans la cellule costale; autres nervures comme celles des espèces
du sous-groupe A; pas de bordure à la nervule pos igmale; aile postérieure
incolore, sauf une bordure brune estompée de la cellule costale. Abdomen :
tg antérieurs avec une bande transversale brun clair interrompue médialement;
le reste pâle, y compris l’apex.
4 : coloration semblable, avec de faibles différences; chez le & allo-
type, front nettement encadré de brun et, dans l’aile antérieure, la zone brune
de la base de la cellule costale s’étend parallèlement au tronc radial en imitant
une nervure sc (caractère absent chez les autres 6, moins pigmentés).
Morphologie. — Antenne fine dans les 2 sexes; yeux latéraux chez la 9,
grands, rapprochés antérieurement chez le 4 10/D = 1,85 (2 9); 0,83 (1 6)-
0,95 (2 a): PO — 0,65 (2 9): 0,76 (1 à) - 0,85 ( allotype); lacinia (fig. 261 A =
C) : apex brun noir, dents courtes chez les & (4 et B), plus longues chez les
& (C). Aile antérieure : nervule post-stigmale courte à très courte; nervures
comme chez hildebrandti, mais chez les 4 la forme de l'AP est un peu variable,
ainsi que l’inflexion de ms.
Gonapophyses : fig. 262; remarquer l'élargissement basal de la zone sclé-
rifiée de la valve dorsale; aspérités du col de la spermathèque nettement visibles
en coupe optique, et disposées en rangs réguliers.
Apex abdominal. £ : paraproctes avec tubercule marginal à base large,
son sommet bilobé (9 holotype), ou difficilement visible (& paratype); 23-25 tri-
chobothries; 4 : épiprocte à granulations apicales nettes, el soies marginales
assez courtes; pas de tubercule marginal sur les paraproctes; 22-23-26 tricho-
bothries (3 G).
Dimensions. — Antenne : fi fs fe fill
© holotype 942 736 584 1,28
9 paratype 888 696 552 1,28
4 allotype 968 776 656 1,24
é paratype 857 a — Es
& » 889 696 — 1,28
Aile antérieure (dans l’ordre précédent); 8: 4,9 mm-4,8; 4. 5,3-5,5-5,2.
Patte postérieure : F 7} tn Le)
© holotype 921 1 590 560 (30) 201 (2)
9 paratype 837 1 444 520 (28) 183 (1)
4 allotype 920 1675 576 (29) 183 (3)
d paratype 921 1 694 576 (28) 183 (3)
C) » 921 1 653 == = =
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 121
Origine. — Massif de l’Ankaratra, 11-1932, 1 9, holotype (A. Seyrig);
id., Manjakatompo, VIII-1949, 1 4, paratype (R. P.); id., XI1-1950, 1 4,
paratype (R. P.); id, V-1951, 1 &, allotype, 1 9, paratype (R. P.).
Fig 260 à 262. — Amphipsocus seyrigi n. sp., & et ©.
260. Tête de la 9 holotype, vue de face. — 261. 4 et B, lacinias de 2 9 (A, holotype),
C, id, & (x 190). — 262. Gonapophyses gauches (x 165).
Fig. 265. — Amphipsocus oppositus n. sp, 9. Tête et thorax en vue dorsale.
Fig. 264. — Amphipsocus magnus n. sp, 9. Aile antérieure droite (X 20).
Source : MNHN, Paris
122 A. BADONNEL
Nora. — Le tube qui contenait les autres exemplaires de SEvRIG (BADON-
NEL, 1935) n’a pas été retrouvé, mais ils étaient identiques à l’holotype.
Discussion. — Cette espèce, aisément reconnaissable par ses antennes
sombres non dilatées, les dessins de la tête, l’antedorsum IT sans bande médiane
pâle et les nervures brun marron de l’aile antérieure, se distingue sans confu-
sion possible de l’hildebrandti de Korrr; elle paraît caracté ique du massif
de l'Ankaratra, d’où aucune autre espèce du genre n’a été trouvée jusqu'à
présent.
Amphipsocus oppositus n. sp. (©)
Coloration, — Fig. 263; tête : teinte de fond jaune ivoire; dessins du vertex
et du front conformes à la figure; clypeus brun strié de bandes parallèles plus
sombres: antennes (incomplètes) brun clair; joues pâles. Lobes dorsaux thora-
ciques brun marron, les zones des sutures pâles ainsi que le seutellum; cordes
axillaires pâles, leurs limites nettes; pattes très pâles, les L faiblement rem-
brunis; aile antérieure comme celle de seyrigi, sauf la moitié basale de la costale
antérieure, qui est pâle, et une faible bordure de la nervule post-stigmale.
Abdomen pâle.
Morphologie. — Pilosité des antennes oblique, raide, assez longue et forte;
yeux latéraux, saillants : 10/D = 1,6; PO = 0,76. Aile antérieure : nervule
post-stigmale très courte, r,1, très fortement flexueux, ri: courbé apicale-
ment vers l'arrière dans l'aile gauche, interrompu avant l’apex dans l'aile droite,
où m, est bifurqué (annexion de la partie distale de r4, ?); me et ms infléchis
distalement; apex de cu recourbé vers l'AP.
Plaque subgénitale faiblement bilobée, mais il s’agit peut-être d’un artefact
dû à un plissement médian de la préparation; gonapophyses avec base (très
faiblement sclérifiée) assez importante de la valve dorsale.
Paraprocte sans tubercule marginal visible; 23 trichobothries.
Dimensions. — Antenne : fi fe fs fille
921 696 0 1,32
Aile antérieure : 4,9 mm.
Patte postérieure : F 17° 1 b rl
942 1 600 552 (30) 181 (1) 3
Origine. — Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 1 9, holotype (R. BE)
Discussion. — A. vittatus Sm. se distingue par la bande médiane brun
rouge allant du tubercule ocellaire au bord ventral du labre; la bande médiane
de l'espèce actuelle se trouve sur le vertex, en direction opposée (d'où le nom
attribué). A. seyrigi est également voisin, mais ses antennes brun sombre
et les dessins de la tête ne permettent aucune confusion.
Amphipsocus magnus n. Sp. (2)
Coloration. — Tête pâle, sans dessins reconnaissables; antennes (très
incomplètes) : se, p et fi. brun très pâle. Antedorsum IT jaunâtre, les lobes
dorsaux brun marron estompé, largement bordés de clair; scutellum incolore,
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 123
cordes axillaires noires; lobes dorsaux III brunâtres du côté externe, cordes
axillaires incolores; pattes très pâles, le tarse de P, et seulement les {, de Py
et Pa brunâtres; aile antérieure hyaline, incolore; nervures de la moitié basale
incolores, sauf rs et une partie de m avant et après leur intersection; nervures de
la moitié distale brun pâle (r, et nervule post-stigmale plus clairs, sans bordure
brune); aile postérieure incolore. Abdomen pâle.
Morphologie. — Yeux petits, très écartés, latéraux, presque hémisphé-
riques : 10/D = 2; PO — 0,66. Aïle antérieure (fig. 264) : nervule post-stigmale
assez courte; r,+, beaucoup plus long que le pédoncule de la fourche, m, et m
longs (caractères vraisemblablement en rapport avec l’allongement de l’aile);
moitié distale de cu,, légèrement flexueuse.
Plaque subgénitale à bord libre paraissant faiblement bilobé (même
remarque que pour l'espèce précédente); gonapophyses incolores, le lobe basal
de la valve dorsale indistinct sur la préparation.
Apex abdominal : paraproctes avec mamelon hyalin marginal très aplati;
27 trichobothries.
Dimensions. — Antenne : f, — 1 130.
Aile antérieure : 5,82 mm.
Patte postérieure : F 4) té b rl
1151 2010 624 (32) 209 3
Origine. — Ambanja, 11-1951, 1 9, holotype (R. P.).
Discussion. — Cette espèce, remarquable par sa taille, se place près de
flavidus Sm. par son antedorsum II pâle, mais s’en distingue par ses cordes
axillaires noires et par ses dimensions. A. pilosus Mac Lachlan, du nord de
l'Inde, a aussi une fourche radiale plus longue que son pédoncule (Korer,
1882), mais ses ailes sont beaucoup plus courtes (envergure 9 mm), le PS est
rougeâtre, et d’après la diagnose les 3 lobes dorsaux mésothoraciques paraissent
bruns.
Amphipsocus parvus n. sp. (é)
Coloration. — Teinte générale pâle; antenne (incomplète) : base très pâle
jusqu'à f, inclus, l’apex de f, et f, un peu rembruni, puis flagelle brunâtre
(jusqu’à f, inclus, dernier article conservé); clypeus jaune ocre; palpes très
pâles, la moitié distale du 42 article rembrunie. Antedorsum IT brun sombre,
comme les lobes dorsaux qui sont éclaircis en arrière; cordes axillaires noires;
pattes très pâles; aile antérieure incolore, les nervures de la moitié distale
brun pâle; une trace brunâtre marque l'emplacement de sc. Abdomen pâle.
Morphologie. — Yeux très volumineux, leurs bords internes fortement
convergents vers l'avant : 10/D — 0,73; PO = 0,72 (chez les 2 4); lacinia :
fig. 265. Aile antérieure (fig. 266, holotype) : base de l’AP longue; nervule
post-stigmale très courte, non développée chez le paratype, dont l'angle du PS
est arrondi (fig. 267).
Apex abdominal (paratype) : granulations du bord postérieur du dernier
tg abdominal et de l’épiprocte bien développées; paraproctes avec un cône
hyalin marginal très déprimé; 19/16 trichobothries.
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124 A: BADONX
Dimensions. — Antenne (holotype) : fr fe fs fille
696 536 440 1,3
Aile antérieure : holotype — 3,75 mm; paratype — 5,5.
Patte postérieure : Hi dY £ b rl
hi h
holotype 720 1270 424(27) 14102) 3
paratype 640 1046 408(23) 134(1) 3,2
Origine. — Antsingy Sud, Bekopaka, VII-1949, 2 5 (R. P.).
Discussion. — La taille réduite sépare cette forme des autres espèces,
car chez celles-ci les ailes des 4 sont du même ordre de grandeur que celles
des ®, le plus souvent même plus longues. Une réduction des dimensions, due
à des conditions de développement défavorables, ne peut toutefois être
complètement écartée, surtout si l’on considère les ailes antérieures du paratype:
il faudrait alors comparer à callani, qui a une bande médiane pâle sur J’ante-
dorsum II, où à ildebrandli, dont les lobes dorsaux sont moins sombres et les
cordes axillaires II seules noires, d’ailleurs incomplètement; aucune de ces
espèces ne correspond donc exactement à parvus.
Amphipsocus voeltzkowi n. sp. (5)
A. hildebrandti K., Enderlein 1908, p. 249, fig. 3, Taf. IL, nec KozBr, 1882.
L'exemplaire, conservé dans l'alcool, est très mutilé; il a subi un trai-
tement qui a provoqué la chute de tous les poils et une loration quasi
totale (les griffes sont incolores, ainsi que le ‘tubercule ocellaire); seuls les yeux
ont conservé une teinte brun marron et la chitine de la tête et du ptérothorax
est ocre jaunâtre pâle, ce qui laisse supposer une coloration réelle plus sombre.
Pas d'antenne droite, celle de gauche réduite à la base plus fi. L’aile droite
était détachée, ainsi qu'une Pr; une Pr, une P;ï et les 2 P, restent attachées
au corps. L’abdomen, écrasé, laisse cependant reconnaître par transparence
le phallosome et sa radula; il s’agit donc bien d’un é.
Morphologie. — Antenne : f, relativement épais; yeux petits, latéraux,
n’atteignant pas le bord postérieur du vertex, et donnant à l’insecte un faciès
de © : 10/D — 1,85; PO — 0,61; clypeus peu bombé. Aile antérieure (fig. 268) :
nervule post-stigmale assez longue; r::, relativement peu flexueux; AP en
triangle équilatéral, le segment distal de eu, rectiligne; fusion de rs et m longue.
Dimensions. — Antenne : f, — 725.
Aile antérieure : 3,6 mm.
Patte postérieure : F sh & tx rl
750 1200 375 (19) 115.,3,26.
Origine. — Fénérive, VII-1904, 14 (Voellzkow) (Muséum de Berlin).
Discussion. — Ne peut être confondu avec parvus, dont la taille est
comparable, à cause des différences considérables entre les yeux; ne peut
d'autre part être attribué à l'espèce hildebrandti, dont le 4 a des rapports
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 125
oculaires très différents et est beaucoup plus grand (cf. Ayalinus 4, Surrners,
1964, p. 135). Malgré l'insuffisance des données morphologiques, qui n’a pas
permis de l’introduire dans la table de détermination, je considère qu'il s’agit
d’une espèce inédite et la dédie à son inventeur.
Fig. 265 à 267. — Amphipsocus parbus n. Sp., de
265. Lacinia (x 190). — 266. Aile antérieure droite de l'holotype (X 20). — 267. Id.
paratype, partie proximale non représentée.
Fig. 268. — Amphipsocus voellzkowi n. sp., d. Aile antérieure droite (X 25).
Fig. 269, — Harpezoneura montana n. Sp., 9. Aïle antérieure droite (X 22).
Source : MNHN, Paris
126 A. BADONNEL
Genre Amphipsocopsis Smithers
(1964, p. 225-227, fig. 25-26)
Amphipsocopsis surculosus Smithers
(1964, p. 226, fig. 25-26)
Distribution (Smrrmers). — Andohahelo, pluvisylva, 1 800 m, 1-1956, 1 9,
holotype (R. P.) ; Massif de l’Andringitra, Anjavidilava, 2 020 m, 17-21-1-1958,
19 (B. R. Stuckenberg).
Genre Xenopsocus Kolbe
Xenopsocus hageni Kolbe
(1885, p. 188, fig. 2)
X. affinis Badonnel 1935, p. 113, fig. 3, PI. IV; id., Surraers 196 4, p. 244.
L'étude du type, incomplet, sans abdomen et à coloration pratiquement
disparue, sauf celle des ailes, a montré que les taches brun noir des nervures
basales de l’aile antérieure existent; dans l’aile droite, rs et m sont reliées par
une nervure (fig. de Kozse) qui est très réduite dans l’aile gauche. Lacinia
à pointe noire, tronquée: IO/D — 2,3/24; PO — 0,7; f. — 900 y; aile anté-
rieure : 4,2 mm.
La présence des taches brunes sur les nervures basales entraîne la mise
en synonymie d’affinis. L'espèce montre une assez forte variabilité dans les
rapports de rs et m, dans la forme de l'AP et dans les dimensions. D'après la
valeur du rapport 10/D, le type doit être une 9.
Nouvelles captures. — Maroantsetra, X-1951, dans des fleurs de Manguier,
12 (A. R.). La station a déjà été indiquée par Surrmers (1 4, 1 9, J. V.),
ainsi que 2 autres : La Mandraka (1 ©) et Massif de l’Andringitra (6
Caractères de la nouvelle Q. Dans l’aile antérieure, rs et m confluents sur
une certaine longueur; segments de cu, assez fortement convexes vers l’inté-
rieur de l'AP; r,+, bifurqué près de son apex à droite, très près de l’origine
de la fourche radiale à gauche; r,4, simple à droite, bifurqué apicalement à
gauche; gonapophyses semblables à celles d’Amphipsocus; spermathèque
aussi; paraproctes : un très petit cône marginal aplati, difficilement visible;
25 trichobothries; épiprocte avec de longues soies latéro-apicales comme chez les
? d’Amphipsocus, doublées par un rang plus interne.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3 mm.
Rapports oculaires : 10/D = 2; PO = 0,71.
Antenne : fi ë fs fa lle
736 592 448 400 1,24
Aile antérieure : 3,97 mm.
Patte postérieure : E} 48e & lb rl
840 1400 480 (28) 152 (1) 3,15
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INSECTES PSOCOPTÈRES 127
Genre Harpezoneura Enderlein
TABLE DES ESPÈCES
1. Tête et thorax brun sombre; pas de taches brunes étendues sur la moitié
DasaletdetLale anteuenre PR CR EU PERS
_— ‘Tête et thorax à fond ivoire; moitié basale de l'aile antérieure avec
une tache brune assez étendue de part et d’autre du milieu de m + cu,
une autre prolongeant la zone brune du 1/4 proximal d’an, une 3° à
l'apex de la cellule Cu,, prolongée dans la cellule Cu, par une zone bru-
nâtre; région médiane de la cellule An brunâtre. H. montana n. sp.
D
Longueur de l'aile antérieure nettement inférieure à 5 mm; 10/D égal
ou supérieur à 2,15 (9) et à 1,5 (5). H. madagascariensis Badonnel
_— Aile antérieure d'environ 5 mm; 10/D au plus égal à 2 (9) et à 1 (d). +
CRT CR DEP MHedistinctaiBadonnel
Harpezoneura madagascariensis Badonnel
(935, p. 114-116, fig. 4, PL. IV)
Station. — Tananarive (sans date), 1 ©.
C'est la localité des types; l'espèce est aussi connue de Tsinjoarivo et de
l'Ankaratra (Babonnez, 1936), et Surrers l'indique de la Montagne d’Ambre.
Des mesures plus précises, effectuées sur les types, donnent comme rapports
oculaires : 10/D = 2,15 (9) et 1,5 (8); PO — 0,67 (9) et 0,78 (s).
Harpezoneura distincta Badonnel
(935, p. 116, fig. 5, PL IV)
Stations. Ambohiby, 2
N-1951, 1 4, 39 (R.P.).
L'espèce a été décrite de l’Ankaratra; SMITHERS (1964, p. 243) la men-
tionne de Manjakatompo (2 4), de la Montagne d’Ambre (3 4, 3 9) et du mas sil
de l’Andringitra, forêt d’Ambalamarovandana (1 6).
1948, 1 9; Ankaratra, XII-1950, 1 9; id.,
Rapports oculaires mesurés sur 3 exemplaires de PAnkaratra (V-1951) :
IO/D. 9. = 1,93 —1,94: 3 =1
PO. 9 = 0,71 — 0,73; g = 0,72.
Harpezoneura montana n. Sp. (©)
Coloration. — Tête : teinte de fond ivoire; vertex et front marbrés de
brun marron clair formant des bandes rayonnantes conformes à la figure 269;
clypeus pâle, avec quelques stries parallèles brunâtres et à chaque angle pos-
térieur une tache brun rouge reliée à un cercle péri-antennaire du même brun
Source : MNHN, Paris
128 A: BADONNEL
prolongé jusqu'à l'œil; antenne brunâtre très pâle, se fonçant faiblement
vers l’apex: palpes de même; labre taché de brun. Thorax à fond ivoire; une
bande brun chocolat sur chaque face latérale du collum et du prothorax;
chaque moitié de l’antedorsum IT brun marron clair; les lobes dorsaux brun
plus ou moins estompé, avec large bande médiane pâle; arrière des lobes
< IIT brun sombre; pleures brun marron clair; pattes presque incolores;
aile antérieure (fig. 269) : en plus des taches caractéristiques de la moitié
basale (cf. table), base du PS brun estompé, ainsi que sa moitié distale; une
bande brunâtre en arrière de r, jusqu’à l’angle postérieur; nervures colorées
selon la figure; aile postérieure incolore, cu,, fourche radiale et m (après la
séparation de rs et m) brun sombre, la teinte s’étalant sur la costale à l’apex
de chaque rameau. Abdomen blanc, largement annelé de brun chocolat foncé,
les anneaux accentués latéralement.
Morphologie. — Rapports oculaires : 10/D = 2,4 (holotype) — 2,3 (para-
type); PO — 0,75 (holotype). Aile antérieure : nervule posi-stigmale longue,
atteignant presque le point de bifurcation de rs; rex, à 3 branches dans
les 4 ailes, 4; simple; m à 7 branches (holotype) ou 5 (paratype, m, bifurqué
seulement dans l'aile droite); AP très haute, à sommet arrondi; aile posté-
rieure : r à 3 branches (1,4, bifurqué dans l'aile droite, r,:, dans la gauche —
$ holotype — et dans les 2 ailes du paratype), m à 3 branches.
Plaque subgénitale à bord libre avec une légère dépression médiane;
gonapophyses du type Amphipsocus, la base sclérifiée de la valve dorsale
développée en triangle; spermathèque avec asp dans la zone d’origine
du canal.
Paraproctes : tubercule hyalin marginal à 2 dents aiguës chez l’holotype,
à peine visible chez le paratype; trichobothries : 24 (holotype) — 19 (paratype).
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 3 mm (paratype).
Antenne : Fi a jè fs file
holotype 600 464 368 328 1,29
paratype 672 520 416 368 1,29
Aile antérieure : 4,69 mm (holotype) — 4,56 (paratype).
Patte postérieure : F 4h) 4 te rl
holotype 816 1360 400 (22) 169 2,36
paratype 857 1433 432(23) 183(2) 2,36
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1500 m, 19, holotype;
Montagne d'Ambre, X11-1948, 1 @, paratype (R. P.).
Discussion. — Les différences de coloration séparent montana des 2 autres
espèces; celles qu’on observe entre les rapports oculaires paraissent également
significatives; par contre, les autres caractères biométriques, de même que les
caractères morphologiques, indiquent une étroite parenté. L'existence de 2 des
3 espèces dans les mêmes régions (Ankaratra et Montagne d’Ambre) demande
une étude complémentaire, qui nécessite la collection de nombreux individus.
D'autre part, il y a quelques différences entre les colorations du corps
(pas celles des ailes) de l’holotype et du paratype de montana; elles peuvent
être dues, soit à l’état de conservation, soit à l’âge des individus; il n’y a pas
lieu d’en tenir compte actuellement, puisqu'on ne possède que 2 exemplaires.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 129
Genre Pentathyrsus Enderlein
(1912, p. 300, ©
Pentathyrsus vespertilio Enderlein
(1912, loc. cit.)
D =
_— Pentathyrsus vesperlilio Enderlein, ©.
20). — 272. Aile postérieure
274. Spermathèque (x 120).
Fig. 270 à 2
270. Tête vue de face. — 271. Aile antérieure droite (X
droite (X 20). — 273. Bord de la plaque subgénitale (X 120). —
— 275. Gonapophyses gauches (x 190).
Source : MNHN, Paris
130 A. BADONNEL
ENDERLEIN a décrit le genre et l’espèce d’après 2 exemplaires © pris
respectivement à Vatomandry et Ivondro par Ch. ArLuauD. Surruers (1964,
p. 244) la signale de Hera, district d'Ankazoabo (1 9).
Les caractères morphologiques du genre n'ayant pas été étudiés, je donne
ici les plus importants, d’après l’exemplaire de Smrrners. La figure 270
représente la tête vue de face, avec les 2 vésicules prolongeant le vertex et
leur pilosité longue, fine et dense, qu’on retrouve sur les lobes antérieurs du
vertex et ceux du ptérothorax; remarquer le dessin du milieu du front, non
indiqué par ENDERLEIN; les antennes portent des poils fins, très longs, non
flexueux et peu denses (différence avec Harpezoneura). L’aile antérieure
(fig. 271) montre la liaison entre PS et r,+, et l’absence de jonction de m au
sommet de l’'AP, déjà indiquées par Surraers; mais on observe en outre dans
la moitié basale des taches brunâtres que ne mentionne pas ENDERLEIN;
l'aile postérieure (fig. 272) est identique à celle des espèces de Harpezoneura,
de même que la plaque subgénitale (fig. 273), la spermathèque (fig. 274), avec les
petites aspérités à l’origine du canal, et les gonapophyses (fig. 275) : la seule
différence à noter est la tendance à la soudure de la valve dorsale au 9e tg.
Il y a un tubercule hyalin aplati sur le bord de chaque paraprocte et les disques
sensoriels, brun marron sombre, portent 21 trichobothr à droite et 19 à
gauche; la pilosité des paraproctes et de l'épiprocte est semblable à celle de
Harpezoneura.
Dimensions. — Antennes : fi fe 1e fe fille
632 472 376 328 1,34
Aile antérieure : 4,35 mm.
Patte postérieure : Æ ti hi kb rl
780 1320 368 (18) 176 2,1
Discussion. — La © étudiée paraît plus pigmentée que ne l'indique
ENDERLEIN dans sa diagnose de vespertilio ; il est malheureusement impossible
de comparer aux types, l’un ayant été conservé par l’auteur, l’autre, qui devait
être renvoyé au Muséum national de Paris, y étant introuvable.
Groupe HOMILOPSODIDEA Pearman
TABLE DES FAMILLES
1. Tarses trimèr nervures et marge de l'aile antérieure pubescentes,
les poils croisés sur le bord apical; AP libre (fig. 317); gonapophyses
complètes et bien développées; eue ASE prolongée par une
languette étroite. ee D PHITOTARSIDAE)
RE TATSES COTES EE RS 2
2211 -préesenterdans l'alerantérieure 0 PAP IRS
— HAle antérieure sans APM EN PP PERICSOCIDAE
3. AP.libre (non rattachée àla-médiane) "Mu nn A 4
— Sommet de l’AP relié à la médiane par une nervure assez longue; m à
DADIENCTE PSP ES ART ENT ESOCIDAE
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 131
4. Aïles glabres (fig. 368); gonapophyses réduites aux valves externes
(üg. 365), et squelette du phallosome à un sclérite axial en T ou en Y.
sen o tt ae Ab De ti er MEL CHESICDIDRE
_— Nervures et bord de l'aile antérieure pubescents. : . + + + + + + : 5.
5. Surface des ailes velue; nervation réduite, souvent peu visible dans
l'aile antérieure; 4 aptères où microptères; © souvent brachy ou microp-
tères; insectes de petite taille, vivant sous de grandes toiles en colonies
a Dretses M D De ARC OCIOE
Surface des ailes glabre (une exception : Trichocaecilius); nervation
complète, nettement distincte: poils croisés sur le bord postéro-distal de
l'aile antérieure (fig. 287); gonapophyses complètes, bien développées
(fig. 286); plaque subgénitale en général prolongée par 2 lobes (parfois
fusionnés) ornés de soies raides (fig. 285 PSEUDOCAECILIDAE
Famille PseupocarGLrpArE Pearman
Plusieurs genres de cette famille, prise au sens de PEARMAN, sont insufli-
samment définis. La table de détermination de ROESLER (1946) est basée
essentiellement sur la présence ou l’absence d’une dent préapicale aux griffes;
la valeur de ce critère demande à être précisée, d'autant plus qu’il ne s’accorde
pas nécessairement avec ceux que fournissent les pièces génitales; celles-ci
sont construites selon un plan uniforme chez les 9, et chez les 4, on observe
aussi bien dans la structure de la radula que dans l’ornementation de l’hypan-
drium des variations dont la signification reste obscure actuellement. Il en est
de même en ce qui concerne la présence ou l'absence de cônes sensoriels dans le
champ anal de l'aile antérieure des . Une étude importante étant actuelle-
ment en cours sur les espèces des régions orientale et pacifique, il est prudent
d'attendre ses résultats avant de prendre position. Les espèces malgaches,
sauf une, seront donc attribuées au genre Pseudocaecilius s.l., celle qui fait
exception étant le type d’un nouveau genre, Trichocaecilius.
Genre Pseudocaecilius Enderlein (s. L)
TABLE DES ESPÈCES
1. Dans l'aile antérieure, rs et m fusionnés sur une assez grande longueur. 2
__ rs et m confluents en un point ou reliés par une courte nervure trans-
FN CURE CON ET CES ICS IOHIe D AGE rt Len dE DE ONCE Dies 5
2, Aile antérieure largement tachée de brun sur fondiclat- 7 FE 0
__ Aïle antérieure uniformément ocre clair. . . . . Ps. ocraceus n: Sp.
3. Une grosse tache brune circulaire au 1/3 proximal de l'aile antérieure;
celle-ci à bords subparallèles . . . : + : + Ps. unimaculatus n. Sp.
_— Dessins bruns beaucoup plus étendus. . + + + : + + + + + + + - : 4
Source : MNHN, Paris
132 A. BADONNEL
4. Un large V brun coupant l'extrémité distale de l’aile; une bande trans-
versale médiane du même brun, et 4 taches brun plus sombre, séparées
par 3 zones hyalines, alignées dans la moitié proximale. . . . . . .
RS CN Cu et LPS. n0rnatushEnderlein
— Apex de l'aile antérieure bordé par une très large bande incolore;
une grande zone brune couvrant presque toute la surface restante, à
l'exception du 1/4 proximal, d’une zone incolore en avant de rs + m
jusqu'au bord antérieur, et de 2 taches incolores postérieures.
RU LT UT EU Ce D NUE LES MONANUS D.:Sp.
cr
Aïle antérieure uniformément colorée. . ..: :. . . . ., . . . . 6
— Aile antérieure à fond incolore, avec taches brunâtres : vers le 1/3 apical
du PS, au point de confluence de rs et m, à l’apex des cellules Cu, Cu
et An, et une traversant l'AP et pouvant s'étendre jusqu'à m. ë
do Meae : Ps. elutus Enderlein
6. Tête et thorax brun de poix brillant; ailes brun-marron Ps. piceus n. sp.
— Coloration brun ocre clair; ailes pâles. . . . Ps. madecassus n. sp.
Pseudocaecilius elutus Enderlein
(1903, p. 261, 4, ©
Ps. elutus End.,
142.
Ps. elutus var. africanus Badonnel 1931, p. 230, fig. 1, 9: id, 1946,
D. 168, fig. 60-62, 9; id., 1955, p. 200, fig. 465-467, 4: id, Surruers 1964,
D. 253. — Trichopsocus indicatus Navas 1934, p. 45, fig.
NDERLEIN, 1926, p. 58; — id., Tnornrow, 1961, pp. 141-
Slalion. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, X-1951, 1 9 (A. R.).
L'espèce, décrite de Singapour, a été signalée depuis de Java, Hong-Kong,
Inde, Comores, Mozambique, Angola, Congo, et vient d’être retrouvée aux îles
du Cap Vert (MEINANDEN); elle a donc une large répartition afro-orientale.
Encore que les nombreux exemplaires étudiés biométriquement par THoRNTON
soient plus petits que les autres, il ne fait guère de doute qu'on se trouve en
présence d’une seule espèce.
Pseudocaecilius montanus n. Sp. (s)
Coloration. — Tête à fond clair, avec dessins brun sombre un peu estompé :
une large bande médiane sur le vertex, continuée sur le front par 3 branches
de fourche; bord postérieur du vertex brun; une bande étroite entre chaque
œil et la bande médiane; orbite antennaire entouré de brun; antennes pâles;
yeux bleuâtres (intervalle des ommatidies bleu clair); clypeus paraissant avoir
été orné de chevrons bruns; joues, mandibules, maxilles et leurs palpes, labium
incolores; labre brunâtre. Thorax brun sombre, sauf la zone séparant les lobes
dorsaux IT des pleures; aile antérieure : voir fig. 276 et table; aile postérieure
brunâtre, nervures brunes, sauf à la base et à la pointe; pattes incolores, excepté
les hanches. Abdomen largement annelé de brun marron sombre.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 133
Morphoiogie. — Antenne (incomplète) à pilosité longue et hirsute; f, arqué;
yeux relativement petits pour un $ (rapports non mesurés); lacinia : fig. 277.
Aile antérieure : PS nettement élargi apicalement (caractère exceptionnel
283
ig. 276 à 281. — Pseudocaecilius montanus n. Sp.,
976. Aile antérieure droite (X 29). — 277. Lacinia (x 320). — 278. Cônes sensoriels du
champ anal de l'aile (x 320). — 279, Griffe, pulvillus et soie basale brisés (X 480). —
280. Hypandrium, vue postérieure (X 190). — 281. Phallosome (x 120).
Fig. 282 à 286. — Pseudocaccilius unimaculalus n. Sp. ©.
282. Aile antérieure droite (X 30). -— 283. Lacinia (x 480). — 284. Grifes (X 480).
285. Plaque subgénitale, partie droite déchirée (x 120). — 286. Gonapophyses (x 190).
Source : MNHN, Paris
134 A. BADONNEL
dans le genre); rs et m fusionnés sur une grande longueur; pédoncule de la
fourche radiale plus long que r+,, la fourche nettement divergente; AP à
base assez large; champ anal avec d’assez nombreuses sensilles fusiformes
(ig. 278); grifles asymétriques : la fig. 279 représente une griffe denticulée
bien orientée, dont le pulvillus et la soie proximale sont brisés à la base,
l’autre griffe n'étant pas dentée.
Hyÿpandrium (fig. 280) coudé à angle droit et fortement redressé dorsa-
lement, divisé en 2 lobes symétriques ornés chacun d’une rangée de cônes aigus;
phallosome (fig. 281) assez large, à paramères non soudés proximalement
et incurvés préapicalement; radula avec 2 sclérites antérieurs spatulés, leur base
prolongée en crochet recourbé, plus 2 crochets proximaux à base large (sur
la figure, ces sclérites sont déplacés par suite de l'aplatissement de la prépa-
ration).
Apex abdominal : épiprocte et paraproctes sans particularit.
chobothries.
és; 10/11 tri-
Dimensions. — Antenne : fi 2 fa fa
520 328 264 212
Aile antérieure : 2,55 mm.
Patte postérieure : F Ts | k
568 983 324 (14) 128
Origine. — Montagne d'Ambre, XII-1948, 1 3, holotype (R. YeEh
Pseudocaecilius unimaculatus n. sp. (©)
Coloration. — Tête brun de poix foncé brillant, avec sur le front une large
tache jaune en V très ouvert; antenne (incomplète) jaune citron pâle; yeux à
ommatidies noires, séparées par des intervalles brun pâle; palpes incolores.
Thorax : lobes dorsaux brun sombre, séparés par de larges bandes jaune citron
correspondant aux sutures; pleures brunes; pattes (y compris les hanches)
presque incolores, les fémurs légèrement teintés de jaune citron: aile antérieure
(fig. 282) : hyaline, avec une large tache circulaire brun marron au 1/3 proximal;
PS bordé antérieurement de brunâtre, la base du tronc radial et de la cellule An
de même teinte; aile postérieure également hyaline, avec une tache brun pâle
au 1/3 proximal. Abdomen annelé de brun rouille latéralement, la face dorsale
progressivement plus pâle vers la ligne médiane, jaune; face ventrale jaune
citron; apex brun marron foncé.
Morphologie. — Antenne : pilosité peu dense: celle de fi très longue sur la
face externe, courte sur l’autre face; longue, avec contrastes moins accentués,
sur les autres articles (jusqu’à f,, dernier article conserve ); rapports oculaires
non mesurés; lacinia (fig. 283) à dent externe très longue et effilée, la dent
interne réduite. Aile antérieure : bords subparallèles: PS oblong, rs et m
fusionnés sur une grande longueur; fourche radiale plus courte que son pédon-
cule; AP petite, demi-circulaire; griffes asymétriques (fig. 284).
Genitalia : plaque subgénitale à 2 lobes bordés latéralement de brun très
sombre (fig. 285), leur corps brun marron clair prolongé par une large bande
à bords crénelés sur la plaque; les 2 bandes reliées par une transversale étroite,
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 135
brunâtre, portant de longues soies inégales, incolores; gonapophyses (fig. 286) :
valve ventrale en pointe aiguë finement barbelée; valve dorsale en lobe
arrondi distalement, avec un lobe préapical arqué, très aigu, hérissé d’épines
courtes sur la face interne; valve externe en lobe allongé, relativement étroit,
arrondi apicalement et portant de longues soies é r le bord externe.
Apex abdominal : épiprocte et paraproc ement brun marron,
comme le dernier tergite, sans particularités; 11/11 trichobothries.
Dimensions. — Antenne : F 7 Fe ñ
296 192 148 132
Aile antérieure : 2,2 mm.
Patte postérieure : FR T} (A 1
416 664 196 (10) 101 (1)
Origine. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, sur Avocatier, 1 9, holo-
type (R P.).
Discussion. — Espèce très intéressante, que quelques caractères semblent
écarter du genre Pseudocaecilius : forme de l'aile et de l'AP, lacinia, soies
rigides des lobes de la plaque subgén ile, présence d’une ctn sur £,; en l'absence
de 4, elle ne sera pas néanmoins séparée de ce genre.
Pseudocaecilius ornatus Enderlein
(1903 a, p. 262, fig. 29, Taf. V, à
ENDERLEIN a donné du 4, décrit de Singapour, une très bonne figure;
les dessins de l’aile antérieure s'accordent presque parfaitement avec ceux
de l’exemplaire malgache, mis à part le débordement du brun en avant du seg-
ment = m chez ce dernier (fig. 287); d'autre part, l'aile de la © de Meso-
caccilius quadrimaculatus Okamoto (1910, p. 198, fig. 6, Taf. III) est presque
identique, mais la bande brune en V du 1/3 apical est beaucoup moins large
et l'AP est haute et étroite; il faudrait connaître le 4 de cette espèce pour
décider s’il y a ou non synonymie.
Les caractères morphologiques n’ont pas été dé
ne diffère pas du type fondamental du genre; les grifles sont asymétriques;
la figure 289 représente une griffe non denticulée, V ble sur Pr et Pr, la
seconde étant trop mal orientée pour permettre un examen précis; mais
sur Pu, il y à une griffe avec une petite dent préapicale, l’autre étant inerme.
Hypandrium (fig. 290) en lobe simple, en forme d'ogive bordée latéralement
par 2 bourrelets, et à pilosité peu dense; pas de crochets ni d’apophyses; une
large bande brune transversale à bord incu phallosome (fig. 291) large,
à paramères forts, subparallèles, réunis proximalement; radula à 2 crochels
aigus, à base large, plus 2 sclérites bifides.
Apex abdominal : dernier Lergite bordé par un peigne de 16 dents inégales,
avec quelques granulations antérieures (fig. 292); épiprocte et paraproctes
sans particularités.
La lacinia (fig. 288)
Dimensions. — Antenne : fe fe fs
380 264 208
Aile antérieure : 1,95 mm (g type : 2 mm).
Source : MNHN, Paris
136 A. BADONNEL
Patte postérieure : F To b ê
416 800 250 (16) 102
Origine. — Maroantsetra, 1 4, dans des fleurs de Manguier (R. P.).
Pseudocaecilius ocraceus n. sp. (5)
Coloration. — Exemplaire en mauvais état : tête et thorax brun marron
clair; abdomen plus pâle: antenne brun ocre clair; aile antérieure brun ocre,
uniforme; aile postérieure plus pâle; pattes comme les antennes.
ig. 287 à 202, — Pseudocaccilius ornatus Enderlein, d.
287. Aile antérieure droite (X 39). — 288. Lacinia (x 320). — 289. Griffe inerme
Cx 480). — 290. Hypandrium (x 190). — 291. Phallosome (x 190). — 292. Bord postérieur
du 10e tg abdominal (x 320).
Fig. 293 à 295. — Pseudocaccilius ocraceus n. Sp., de
293. Cônes sensoriels du champ anal de l'aile antérieure (x 480). — 294. Griffes (x 480).
— 295. Phallosome, vue latérale (x 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 137
Morphologie. — Antennes incomplètes, f, presque rectiligne; yeux dépas-
sant beaucoup en arrière le bord postérieur du vertex, peu convergents vers
l'avant; I10/D = 1; PO = 0,77; lacinia non disséquée. Aile antérieure (fig. 296) :
PS oblong, rs et m fusionnés sur une assez grande longueur; pédoncule de la
fourche et r,+, Subégaux; AP basse, à base assez large; des sensilles fusiformes,
à apex aigu (fig. 293) dans le champ anal; aile postérieure à fourche radiale
très longue (une anomalie dans l’aile droite : r2+9 et ry+, réunis préapicale-
ment par une nervure transverse); griffes : fig. 294.
Genitalia : hypandrium (fig. 297) coudé, fortement redressé vers la face
dorsale, divisé en 2 lobes symétriques; chaque lobe comprend un corps externe,
orné de 3 cônes aigus subapicaux et 1 submédian, et une longue apophyse
interne, terminée en pointe et portant un cône préapical; seulement quelques
longues soies basales; phallosome (fig. 295) : paramères non soudés proxima-
lement, dilatés au milieu et coudés; édéage étroit, son apex finement crénelé;
radula à 2 crochets à base large, le reste membraneux, garni d’épines peu denses
(sur la préparation, la radula est soulevée au-dessus du phallosome, et l’orien-
tation des crochets est modifiée).
Apex abdominal : dernier tergite sans particularités; épiprocte (fig. 306)
couvert de granulations petites postérieurement, plus grosses, à bord crénelé
et moins serrées en avant; paraproctes avec une bordure sclérifiée en arc pro-
longé en éperon, la membrane ornée ventralement de fines granulations aiguë
11/11 trichobothries.
Dimensions.
Antenne : f, = 54
Aile antérieure : 3 mm.
ure : 7 del 4 te
Patte postéri
512 963 296 (15) 124
Origine. — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, V-1951, 1 4, holotype
(R. P.).
Pseudocaecilius piceus n. Sp. (2)
Coloration. — Tête et thorax brun de poix foncé brillant, le front plus
pâle; antennes brun pâle, les 2 premiers articles plus sombres; palpes brun
marron foncé. Aile antérieure brun marron, les nervures plus sombres, le tronc
radial bordé de brun antérieurement, et cu, par une fine ligne incolore prolongée
par une zone un peu plus pâle que le fond; origine de l'AP presque incolore;
aile postérieure du même brun que l’antérieure, un peu plus clair; pattes :
fémurs clairs pour P;, plus sombres pour P::, bruns comme la tête pour Pur,
les tibias et tarses brunâtres. Abdomen du même brun que la tête, mais mat
et un peu moins foncé.
Morphologie. — Antenne nettement plus courte que l'aile antérieure
(rapport : 0,7/1), à pilosité très longue, raide, oblique; dernier article rétréci
à partir du milieu; rapports oculaires non mesurés; lacinia (fig. 299) : dent
externe forte, à base très large; dent interne courte. Aïle antérieure (fig. 298) :
PS oblong; rs et m confluents en un point; fourche radiale beaucoup plus
courte que son pédoncule; AP à base large; aile postérieure : costale velue à
Source : MNHN, Paris
138 A. BADONNEL
partir de l’apex de r,, cette nervure avec quelques poils sur sa moitié distale;
fourche radiale velue à partir du milieu de rs, et m sur presque toute sa lon-
gueur; griffes asymétriques.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 300) avec un V brun à branches très
larges prolongées dans les lobes apicaux; ceux-ci avec 1 ou 2 soies fines, courbes,
et étroitement bordés de brun sombre latéralement; gonapophyses (fig. 301) :
valve dorsale en lobe charnu membraneux, à apex arrondi, avec une apophyse
préapicale à extrémité arrondie; valve externe en lobe largement arrondi,
avec de grandes soies implantées assez régulièrement (pas de soies marginales
denses); valve ventrale restée soudée à la plaque subgénitale lors de la dissec-
tion; son apex arrondi, et la base dilatée, soutenue par 2 axes sclérifiés, dont
Fig. 296 et 297. — Pseudocaecilius ocraceus n. Sp., de.
296. Aile antérieure droite (X 22). — 297. Moitié gauche de l'hypandrium, vue pos-
térieure (x 190).
Fig. 298 à 301. — Pseudocaecilius piceus n. sp., ?.
298. Aile antérieure droite (X 22). — 299. Lacinia (x 320). — 300. Plaque subgénitale,
partiellement déchirée (x 120). — 301. Gonapophyses gauches, valve ventrale détachée
C< 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 139
l'un parait raccordé au lobe correspondant de la plaque subgénitale, ce qui
expliquerait le fait qu’on ne peut séparer les valves ventrales de la plaque.
Apex abdominal : dernier tergite avec 2 mamelons symétriques; épiprocte
sans particularités; chaque paraprocte avec une saillie du bord interne en très
large cône arrondi; 10/9 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 2,2 mm.
Antenne : L (mm) fi fe Ë fa
1,99 420 288 216 184
Aïle antérieure : 2,82 mm.
Patte postérieure : F da tr {
528 920 288 (15) 120 (1)
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1500 m, X-1949, 1 &, holotype
(R. P.).
Pseudocaecilius madecassus n. Sp. (5)
Coloration. — Entièrement brun ocre assez clair, brillant pour la tête
et le thorax, plus pâle pour l'abdomen, dont l’apex est incolore; antenne bru-
nâtre pâle jusqu’à l’apex de f, puis brun clair; yeux noirs; palpes : base presque
incolore, 4 article brun. Aile antérieure brun ocre clair, avec large bordure
Fig. 302 à 305. — Pseudocaecilius madecassus n. Sp., ©.
302. Aïle antérieure droite (x 30). — 303. Apex de la lacinia (x 320). — 304. Apex
de la plaque subgénitale (x 190). — 305. Gonapophyses droites (x 190).
Fig. 306. — Pseudocaecilius ocraceus n. Sp., d- Épiprocte (x 190).
Source : MNHN, Paris
140 A. BADONNEL
plus pâle des nervures de la moitié proximale; aile postérieure très pâle; pattes
ocre pâle.
Morphologie. — Antenne plus courte que l'aile antérieure (rapport :
0,65/1), à pilosité très longue, raide, oblique; fh à tiers distal très étroit, raccordé
en tronc de cône net à la base de l’article; rapports oculaires non mesu
lacinia (fig. 303) à dent externe forte, la dent interne assez longue. Aile anté-
rieure (fig. 302) : PS oblong: rs et m reliés par une très courte nervule tran
verse; fourche radiale beaucoup plus courte que son pédoncule; AP en demi-
cercle, relativement petite; griffes mal orientées, non observables.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 304) à lobes apicaux triangulaires,
chacun avec 2 soies raides; gonapophyses (fig. 305) : valve ventrale rappelant
la structure de la valve dorsale, en plus étroit, le « corps » charnu soutenu par
une lame sclérifiée, et détachant préapicalement une apophyse aiguë hérissée
de barbelures, qui est homologue à la pointe apicale des valves ventrales des
autres espèces et à l’apophyse courbe des valves dorsales; celles-ci en lobes
charnus assez étroits, arrondis distalement, avec une apophyse courbe préapi-
cale très aiguë, ornée de petites épines; valve externe en lobe arrondi, avec de
longues soies groupées vers l’apex, et 2 soies basales.
Apex abdominal : dernier tergite et épiprocte sans particularités; para-
proctes avec la même proéminence, en large cône arrondi, que chez l'espèce
précédente; 9/9 trichobothries.
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool) : 1,8 mm environ.
Antenne : L (mm) fi fe fe fi
1,47 280 176 156 134
Aile antérieure : 2,30 mm.
Patte postérieure : F Le lb de
436 760 236 (13) 126
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1500 m, X-1949, 1 9, holotype
(R. P.).
Discussion. — Cette espèce se distingue aisément de la précédente par la
différence de coloration et les caractères morphologiques; elle est par contre
voisine de maculifrons Thornton (Hong-Kong) par la nervation alaire, les geni-
talia et presque tous les caractères biométriques; elle s'en distingue par la
coloration plus pâle, surtout celle des pattes, l’absence de dessins bruns sur
la tête, et l’existence de bordures pâles le long des nervures de la moitié
proximale de l'aile antérieure; en outre, pour une antenne de 1,47 mm, fi
et f, mesurent respectivement 280 et 176 y, alors que chez maculifrons, dont
l'antenne varie de 1,29 à 1,41 mm (moyenne 1,329 + 0,045), f; varie de 290
à 420, et f, de 190 à 270 p. P. madecassus ne semble pas pouvoir être rapproché
d’ochraceus n. sp., dont l’aile antérieure, de coloration analogue, montre rs et m
longuement fusionnés; ce caractère est variable, mais pas dans de telles propor-
tions à l’intérieur du genre.
Genre Trichocaecilius nov.
(Espèce type du genre : T. delicatus n. sp.)
Définition. — Tête et thorax à pilosité longue et hirsute; lacinia à 2 dents
inégales, la dent externe assez forte; flagelle antennaire de 11 articles à poils
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 141
longs, raides, obliques, peu denses (9), plus longs et serrés chez le 4; sensilles
placoïdes comme chez Pseudocaecilius : 2 à la base et 1 au tiers distal sur JA
1 apical sur f,, 1 apical ou préapical sur f, (ce dernier avec filament central),
1 médian sur f,; dernier article rétréci apicalement. Aile antérieure : costale
épaissie antérieurement, PS oblong, rs et m fusionnés sur une certaine lon-
gueur (caractère peut-être variable), fourche radiale plus courte que son pédon-
eule, m à 3 branches, AP libre à base large, 2 rangs de poils longs et fins sur le
tronc radial et an, courts sur r;, 1 seul rang sur les autres nervures; poils croisés
sur le bord apical; membrane alaire assez densément velue ; des sensilles en fuseau
sur le champ anal des 4 (fig. 308 et 309); aile postérieure à nervation comme
Pseudocaecilius, les poils croisés sur le bord apical; membrane alaire avec
quelques poils dans les cellules apicales; griffes dissymétriques, l’une avec une
petite dent préapicale, l’autre inerme (fig. 311).
Genitalia. 4 : hypandrium en lobe armé de crochets (apicaux et latéraux
chez le type); phallosome étroit, à paramères simplement jointifs proxima-
lement, édéage aigu, radula sans sclérites en crochets; 9 : plaque subgénitale
avec les 2 lobes caractéristiques de la famille, chaque lobe attaché par sa
face interne à la base de la valve ventrale correspondante, dont il semble
représenter l’homologue d’une valve externe de gonapophyse du 9€ segment;
gonapophyses : voir diagnose de l'espèce.
Trichocaecilius delicatus n. sp. (3 et ©)
Coloralion. — Corps entièrement très
les traces d’une bande brun chocolat très étroite le long des pleures thoraciques:
eux gris bleuté pâle; antennes presque incolores à brunâtre très pâle; palpes
incolores. Aile antérieure (fig. 307) à fond incolore, avec taches brun pâle,
estompées sur leur bord, dans les cellules du tiers distal; une bordure sem-
blable le long des nervures apicales, et une zone de même teinte à la base de
la cellule An et à l’apex de Cu, aile postérieure entièrement incolore; nervures
des 2 ailes de même, à l'exception de celles qui sont bordées de brun dans l'aile
antérieure; pattes incolores, ainsi que l’apex abdominal.
pâle, presque blanc; seulement
Morphologie. — Antenne : voir diagnose du genre; lacinia : fig. 310. Ailes :
ractères du genre pour l’antérieure; compléments pour la postérieure :
r, velu sur sa moitié distale, la fourche radiale à partir du milieu de son pédon-
cule, m à partir du 1/4 proximal; bord postérieur de la cellule An à poils très
fins, alternativement longs et courts, puis poils beaucoup plus longs et forts.
Genitalia. 4 : hypandrium (fig. 314) bordé latéralement par 2 bandes
sclérifiées: bord distal faiblement lobé; pilosité peu dense, inégale; crochets
apicaux (fig. 312) avec une large base portant une 1e apophyse latéro-interne
à bord crénelé, et une apophyse distale plus longue, dont l’apex aigu contient
une baguette très sombre (sensille ?); phallosome (fig. 315) étroit, à para-
mères courbes et édéage aigu; radula inerme, avec quelques aspérités proximales
et le long d’une ligne médiane; © : plaque subgénitale : fig. 316 et diagnose
du genre; gonapophyses (fig. 313) : valve ventrale en lobe membra-
neux dilaté, prolongé latéralement par une apophyse aiguë, barbelée, légère-
ment arquée, et dont la base a retenu lors de la dissection le lobe correspon-
dant de la plaque subgénitale, qui apparaît ainsi comme la pièce homologue
Source : MNHN, Paris
142 A: BADONNEL
de la valve externe des gonapophyses du 9e segment; valve dorsale du type
habituel de la famille, son apophyse préapicale très aiguë, arquée, barbelée;
valve externe en lobe elliptique, à longues soies disposées approximativement
sur 2 rangs parallèles.
Apex abdominal. 4 : dernier tergite sans ornementation caractéristique;
épiprocte avec de très fines granulations apicales passant rapidement à de
petits groupes de 2 ou 3 microtriches alignés transversalement; 3 poils raides
apicaux, encadrés par 2 soies plus longues, puis 2 soies fines latérales plus
antérieures et enfin, de chaque côté, 2 poils latéraux plus internes; para-
proctes : disque sensoriel de 10 trichobothries plus 1 soie fine sans rosette basale,
porté par un mamelon hémisphérique; un second mamelon marginal moins
développé, avec un champ de très fines granulations passant à des groupes
ms
Dm
E——
D
je
= à
pee
Fig. 307 à 313. — Trichocaecilius delicatus n.g., n. sp., & et 9.
307. Ailes droites, 9 (x 26). — 308. Champ anal de l'aile antérieure droite, g, montrant
la répartition des cônes sensoriels (X 80). — 309. Cônes sensoriels grossis (X 480). —
310. Lacinia (x 320). — 311. Grifres (X 480). — 312. Crochets de l’hypandrium (x 190). —
313. Gonapophyses gauches (x 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 143
de microtriches, et portant quelques soies, dont une longue; bord avec un
sensille trichode très fin, encadré par un poil et une soie plus forte; © : épi-
procte plus long que celui du 4, avec une pilosité analogue, mais à s beau-
coup plus longues et plus nombreuses; mamelon du disque sensoriel (10 tricho-
bothries + 1 soie fine) beaucoup moins proéminent que celui du d; soies
marginales plus longues et plus nombreuses.
Fig. 314 à 316. — Trichocaccilius delicatus n. g., n. sp., d et 9.
314. Hypandrium (x 120). — 315. Phallosome (x 190). — 316. Plaque subgénitale
Cx 190).
Dimensions. — Longueur du corps (en alcool): 3 — 1,83mm; — 1,95 mm.
Antenne : L (mm) fi fe fs fa
d' 2,28 464 336 276 228
g = 388 268 228 192
Aile antérieure : 4 — 3,45-3 (allotype) mm; © = 2,93 mm.
Patte postérieure : 1 qe li lb rt
£ holotype 520 963 300 (15) 121 2,48
4 allotype 488 911 304 (15) 110 2,76
g paratype 544 1 046 336 (18) 133 2,52
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m, X-1949, 1 & (paratype),
2 9 (dont l’holotype); 1 500-1 800 m, 1 & (allotype), 2 & (R. P.).
Source : MNHN, Paris
144 A: BADONNEL
Discussion. — La création d’un nouveau genre pour cette espèce peut se
justifier par la pilosité des membranes alaires, encore qu’un caract semblable
se retrouve chez certaines espèces des genres Harpezoneura et Dasypsocus,
où la membrane alaire est généralement glabre; mais on observe alors des
degrés variés dans la pilosité, tandis qu'on ne connaît jusqu’à présent aucune
espèce de Pseudocaecilius qui montre une transition avec Trichocæecilius par
l'existence de quelques poils, de sorte que tout se passe ici comme si la loi
du tout ou rien intervenait dans la distribution du caractère; d’autre part,
les gonapophyses réalisent un type qui semble primitif, les valves ventrales
paraissant construites selon le même plan que les valves dorsales, et permet-
tant de supposer que les lobes de la plaque subgénitale ne sont rien d’autre
que les homologues des valves externes des gonapophyses du 9° segment.
Trichocaecilius delicatus apparaîtrait ainsi comme une relique d’un type
ancestral, dont on retrouve aussi des caractères chez Scyphopsocus Roœsler,
du Brésil, à membrane alaire également velue; mais dans ce genre, rs et m
sont reliés par une nervure transverse importante, el la fourche radiale est ti
longue, avec rs anormalement court; il y a entre ce genre et Trichocaeci
les mêmes rapports de nervation qu'entre Polypsocus et Caecilius; les 4 de
Scyphopsocus ont en outre une radula armée de crochets; enfin, l'isolement
géographique justifierait à lui seul une séparation. Le genre Pseudocaecilius
montre des combinaisons variées des deux caractères «rapports entre rs etm»
et « radula armée où non », indiquant qu’il s'agit d’un complexe à tendances
évolutives du type « mosaïque »; parmi les espèces actuellement décrites,
seules maculifrons et madecassus possèdent des gonapophyses à valves ventrales
encore assez proches du type primitif hypothétique, c’est-à-dire construites
sur le plan de celles du 9° segment, mais les lobes de la plaque subgénitale
semblent y avoir acquis une autonomie plus grande que chez Tr. delicalus.
Famille PaiLorarsIDaE Pearman
Genre Aaroniella Mockford
Aaroniella montana n. Sp. (5)
Coloration. — Tête : fond ocre pâle; vertex avec les gros: ches brunes
caractéristiques, formant médialement 3 arcs transversaux parallèles, Parc
antérieur prolongé de chaque côté par des taches plus claires; ocelles largement
cernés de brun; chaque moitié du front entourée de brun; yeux gris bleu,
sauf l'arrière, brun chocolat; antenne : scape brun marron, pédicelle brun
dégradé; f, et f, brun pâle avec zones presque incolores formant des anneaux
estompés, autres articles brun marron; tous les articles du flagelle, excepté fn,
à apex incolore; post-clypeus avec 6 larges bandes brunes; ante-clypeus ocre;
labre brun sombre; joues de même, avec une tache jaune antérieure et une
postérieure; palpes bruns. Thorax brun marron dorsalement, avec une ligne
longitudinale médiane claire, élargie sur le scutellum mésothoracique; pleures
entièrement brunes; aile antérieure à dessins disposés selon la figure 317 :
une tache sombre caractéristique au confluent de rs et m; pas de taches au
centre de l'AP; aile postérieure (même fig.) presque incolore, à l'exception
de la cellule costale brunâtre sur presque toute sa longueur, puis à l’apex;
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 145
extrémité de r,+,, m et cu, faiblement bordée de brun estompé (plus important
pour cu); nervures brunes, à l'exception de celles qui sont figurées en pointillé
et de cu, et an; pattes brun marron, les tibias plus clairs, sauf distalement, et
Japex des fémurs incolore. Abdomen ocre, sans taches brunes dorsalement
(décoloré ?), annelé largement de brun ventralement; apex brun clair.
Morphologie. — Antenne à pilosité hirsute, très longue, peu dense;
fn (fig. 318) court, son sensille terminal hyalin; pas d’épines sur fs et fn5
Fig. 317 à 320. — Aaroniella montana n. Sp., d.
317. Aïles droites (x 24). — 318. Apex de l'antenne (x 190). — 319. Lacinia (X 190).
— 320. Phallosome (x 120).
Fig. 321 à 324. — Agroniella madecassa n. S., 9.
321. Ailes droites (x 24). — 322. Apex de l'antenne (X 190). — 323. Lacinia (X 190).
— 324. Gonapophyses droites (x 120).
Source : MNHN, Paris
146 A. BADONNEL
sensilles placoïdes typiques absents, mais sensilles basiconiques à disque basal
réduit et filament hyalin cônique, avec formes de passage aux sensilles
trichodes : nombreux sur f, et 1 ou 2 à l’apex des articles de f, à f,, puis fo:
yeux relativement petits et écartés : 10/D = 2,2; PO = 0,64; lacinia : fig. 319.
Aile antérieure : PS grand, r, atteignant très obliquement la costale; confluence
de rs et m longue, pédoncule de la fourche fortement convexe vers l'avant;
AP grande; aile postérieure (fig. 317) : moitié distale de r, velue, ainsi que la
fourche radiale et la moitié distale de rs; m velue sur toute sa longueur.
Genitalia : hypandrium en lobe simple, brun, avec une incisure incolore
étroite de chaque côté, antérieurement (un lobule hyalin apical visible sur la
préparation peut correspondre à une déchirure de la membrane interne);
phallosome (fig. 320) en cadre ovale, les paramères externes à apex dilaté et
terminé en bec aigu du côté interne; édéage large, arrondi; radula non sclérifiée.
Apex abdominal : épiprocte sans particularités; paraproctes à disque
sensoriel très volumineux; 37/38 trichobothries et 2 soi ss r
basale; partie ventrale arrondie, son bord interne hérissé de tri $ épines
serrées ; seulement quelques soies latérales, dont une grande et 3 poils postérieurs,
l’interne plus court et plus fin.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,4 mm.
Antenne : L (mm) fi fa fa fi
2,47 524 296 268 244
Aile antérieure : 3,3 mm.
Patte postérieure : F 4 ë lb (5
576 1 225 416 (18) 66 79
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 900 m, X-1949; 1 4, holotype (R. P.).
Aaroniella madecassa n. sp. (©)
Coloration. — Tête à fond jaune pâle; vertex moucheté de grosses taches
brunes, plus denses médialement, transformées en arc en avant; tubercule
ocellaire brun; front avec des taches brunes, s’étalant transversalement et
obliquement; yeux gris bleu, avec une bande brune irrégulière le long de leur
grand axe; antennes : semblables à celles de montana, mais sans trace d’anneaux
pâles sur f, et f,, et zone hyaline apicale des articles beaucoup plus longue que
chez montana (elle atteint le 1/4 ou le 1/3 de l’article de f, à f,; chaque moitié
du post-clypeus avec 5 bandes brunes obliques, parallèles dans la partie dorsale;
la région ventrale blanc jaunâtre, sans taches; labre pâle encadré de brun,
avec une large bande brune médiane; joues pâles, striées d’une ligne brune
oblique bifurquée postérieurement; palpes pâles à la base, les 2 derniers articles
brun très sombre. Thorax : lobes dorsaux brun chocolat sombre, excepté leur
bord postérieur et une ligne longitudinale médiane, pâles; pleures ocre pâle, avec
une bande longitudinale brune et une bande verticale en avant du mésothorax;
aile antérieure (fig. 321) caractérisée par la réduction de la tache brune autour
de rs avant sa confluence avec m, par l’absence de taches dans la cellule Cu
et par l'existence d’une grande tache au sommet de l’AP, prolongée jusqu’à
la costale postérieure par une étroite bande brune (caractère présent aussi
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 147
dans l'aile gauche); aile postérieure presque incolore, l’apex des nervures
nettement bordé de brun de r, à cu,; nervures brunes, à l'exception de celles
qui sont représentées en pointillé et de cu, et an; pattes très pales, avec seu-
lement un anneau brunâtre estompé avant l’apex du tibia et le tarse brun.
Abdomen : des restes de pigment noir hypodermique, l’apex pâle.
Morphologie. — Tête et thorax à longs poils courbes, espacés et hirsutes;
antenne à pilosité très longue, raide, oblique, peu dense, les poils de la face
externe plus longs; sensilles placoïdes du même type que chez montana, mais
un seul à la base même de f, et un à l’apex de f,, f, et fo; fn (fig. 322) assez long,
avec un sensille apical hyalin long et effilé; face interne de f,, et de la base de
fu ornée de petites épines; rapports oculaires non mesurés; lacinia : fig. 323.
Aile antérieure : PS fortement bombé vers l'arrière, r, atteignant presque
perpendiculairement la costale; rs et m fusionnés sur une assez grande longueur,
puis rs fortement convexe vers l'avant; AP haute, à base étroite, le segment
distal de cu,, perpendiculaire à la costale; aile pos ure (fig. 321) : r, entiè-
rement velu, pédoncule de la fourche radiale avec 4 ou 5 poils, le premier près
de l’origine; m velue sur un peu plus de sa moitié distale.
Genitalia : plaque subgénitale perdue au cours de la dissection; gona-
pophyses (fig. 324) : valve externe en lobe triangulaire très développé; valve
dorsale en lobe conique à base très large, l’apex arrondi orné d’une petite
apophyse crénelée.
Apex abdominal : épiprocte pâle, avec un Y brun médian à branches très
divergentes et 2 groupes symétriques de très longues soies denses; para-
procte à disque sensoriel modérément développé; 21/18 trichobothries et
une seule soie sans rosette basale; surface avec de très longues soies entre-
mêlées de soies plus courtes.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,65 mm.
Antenne : L (mm) fa fa fs fi
1,88 360 196 192 160
Nora. — L mesurée sans le sensille apical.
Aile antérieure : 2,85 mm.
Patte postéri FE 41, na L l
576 1090 34 (15) 64 92
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 m, X-1949, 1 ?, holotype (R. P.).
Discussion. — A. montana et A. madecassa correspondent-elles à deux
espèces différentes, ou s’agit-il du 4 et de la © d’une même espèce ? L'exemple
de Lachesilla annulata et bicolor (cf. infra) montre qu’il est difficile d’éviter
une synonymie de cette nature lorsque l’on ne dispose que de 2 individus
de sexe opposé et provenant de 2 stations différentes; cependant, MocxForD
(1951) ne mentionne pas de différences de coloration entre les ailes du 4 et dela ©
d'A. maculosa (espèce type du genre); on peut donc considérer comme valable
les suivantes :
montana madecassa
grande tache au confluent de rset m; seulement une bordure brune de rs;
pas de tache au milieu de l'AP; une bande brune médiane dans l'AP
+ une tache pâle;
Source : MNHN, Paris
148 A. BADONNEL
des taches brunes dans la cellule Cw,; pas de taches dans la cellule Cu,;
fo et fn sans épines; fo et fn ornés d’épines;
segment distal rétréci de f\ court; segment distal de f, long;
pattes brun marron. pattes très pâles.
A. montana diffère aussi de pulchra Thornton (Hong-Kong) par la grande
tache brune du confluent de rs et m et le double rang de taches brunes le
long du tronc radial et de m, quelques autres détails de la pigmentation alaire
et par la coloration des pattes; madecassa par les caractères de l'AP, la longue
bande brune de la cellule R, l'absence de taches dans la cellule Cu,, le double
rang de taches brunes le long du tronc radial, de m + cu et d’an, par les taches
plus grandes de la base des poils et enfin par la pigmentation des pattes; les
gonapophyses sont en outre différentes; maculosa Aaron a des ailes beaucoup
moins pigmentées; enfin badonneli Danks (9), dont les taches des ailes ont un
développement comparable à celui des 2 espèces malgaches, montre aussi une
disposition différente de celles-ci (pas de bande médiane brune dans VAP,
en particulier).
Famille PerrpsocIDAE Pearman
TABLE DES GENRES
— Dans l'aile postérieure, rs et m confluents sur une certaine longueur
F à, Fe LL: -Peripsocus
— Dans l’aile postérieure, rs el m reliés par une nervure transverse . des
Ectopsocus
Genre Peripsocus Hagen
TABLE DES ESPÈCES
1. Aile antérieure à fond incolore parsemé de nombreuses petites taches
HEURES cc “E: Buttulatus ne Sp:
— Coloration de l’aile antérieure différente . . . : . . . . . . . . . 2
D De terMINATONITeS EN ee Ci A CE DO)
D éterminalion des ME le ee ee A EE Re
3. Dans l’aile antérieure, une bande transversale plus pâle entre 2 zones
plus sombres que le fond de l'aile; apex des paramères prolongé laté-
ralement en lobes triangulaires; édéage aigu, fortement granuleux.
DRM RS Et me DE ro ns P. intricatus Smithers
— Aile antérieure avec auréoles brun estompé entourant des zones plus
pâles (individus bien pigmentés) dans les cellules R,, M, et M,; paramères
non prolongés latéralement, leurs bras internes larges et courts; « édéage »
ouvert apicalement. . . . . . . . . . . P. coccophagus Badonnel
4. Languette distale de la plaque subgénitale simple. . . . . . . . . 9
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 149
— Languette à 2 lobes arrondis; valve externe des gonapophyses très déve-
loppée, valve dorsale à nombreuses soies apicales sur 2 rangs; aile anté-
rieure avec d'importantes zones plus sombres estompées. . . . . . . .
FU DIT 0e TO AR metre P. annulatus n. sp.
5. Languette de la plaque subgénitale avec 2 lobules basaux; fond de l’aile
AILLÉFIGULE DEUST UUEE PAPAS RC
— Languette sans lobules latéraux à la base; fond de l’aile jaunâtre pâle,
avec larges zones brun estompé, plus sombre à l’apex des nervures.
: P. pauliani n. sp.
6. Aïle antérieure avec une tache hyaline médiane bordée par une zone
estompée plus sombre du côté basal; pas de taches brun foncé dans la
plaque subgénitale; valve externe des gonapophyses courte, subtriangu-
JAI ER EN RER RE MP HMmadecassusen sp
Fig. 325 à 327. — Peripsocus pauliani n. sp., @.
325. Aile antérieure droite (X 25). — 326. Plaque subgénitale (x 128).— 327. À, gona-
pophyses gauches, valve dorsale déformée (x 200). — B, extrémité de la valve dorsale droite,
non déformée.
Source : MNHN, Paris
150 A. BADONNEL
— (Coloration de l'aile antérieure différente (cf. coccophagus &); 2 taches
brunes symétriques dans le corps de la plaque subgénitale et une bande
transverse du même brun dans la languette apicale. .
6 P. coccophagus Badonnel
Peripsocus pauliani n. sp. (9)
Coloration. — Teinte générale brun ocre pâle, les lobes dorsaux ptéro-
thoraciques un peu plus sombres, estompés latéralement; antennes et pattes
presque incolores, les tarses brunâtres, de même que les palpes maxillaires
Aile antérieure (fig. 325) : fond presque incolore, avec zones brunâtres
conformes à la figure, la teinte un peu plus marquée à l’apex des nervures,
sauf cu; aile postérieure : fond et nervures très pâles. Abdomen avec restes
d’anneaux de pigment brun hypodermique; apex pâle.
Morphologie. — Antennes courtes, à pilosité peu dense, oblique et
raide; rapports oculaires non mesurés. Aile antérieure : voir fig. 325.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 326) à languette apicale peu développée,
simple, paraissant insérée sur la face interne, mais il s’agit peut-être d’une
déformation accidentelle; gonapophyses (fig. 327) : valve ventrale dilatée
apicalement, puis terminée en pointe aiguë; la zone dilatée ornée d’aréoles
en écailles passant à des barbelures; valve dorsale à base très large, progres-
sivement rétrécie et à apex arrondi, portant 8 longues soies (sur la fig. 327 À,
cet apex est tordu; la fig. 327 B donne la forme exacte); valve externe en lobe
subrectangulaire très développé, fortement velu.
Apex abdominal : épiprocte en lobe largement arrondi; un groupe médian
d’une dizaine de poils, 4 grandes soies latéro-apicales encadrées de soies plus
courtes; paraproctes : disque sensoriel porté par un mamelon fortement
proéminent; environ 16 trichobothries.
Dimensions. — Antenne: L(mm) f £ à fn
1,67 264 240 216 184
Aile antérieure : 2,87 mm.
Patte postérieure : F Il ti k
408 776 212 (14) 114
Origine. — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, V-1951, 1 9, holotype
(RP?)
Peripsocus guttulatus n. Sp. (S)
Coloration. — Tête ocre; arrière du vertex brun marron prolongé média-
lement vers l'avant sans atteindre le tubercule ocellaire; celui-ci largement
taché du même brun; suture épistomale nettement soulignée de brun; une
tache triangulaire brune à sommet antérieur sur le front, jusqu’au clypeus
dont le bord ventral est brun dégradé; orbites antennaires bruns, antennes
brun marron clair; labre brun; palpes brun pâle, le 4° article plus sombre;
joues pâles encadrées de brun. Lobes dorsaux thoraciques et sclérites pleuraux
brun marron; aile antérieure (fig. 328) à fond hyalin, presque incolore, parsemé
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 151
de nombreuses petites taches brunes circulaires, confluentes par places et
réparties selon la figure; apex des nervures entouré de brun; une large tache
brune en arrière de la stigmapophyse, jusqu’à m et m + rs; aile postérieure
hyaline, presque incolore, l’apex des nervures bordé de brun: pattes brunâtre
pâle. Abdomen décoloré, son apex brun marron clair.
Morphologie. — Yeux très grands, presque sphériques, couvrant une
grande partie des joues (rapports non mesurés); lacinia (fig. 329) à apex étroit,
terminé par 2 dents courtes, subégales. Aile antérieure très élargie dans sa
moitié distale; PS à angle postérieur fortement arrondi, r, perpendiculaire
à la costale; rs et m fusionnés sur une courte longueur, m, et m, flexueux, m,
nettement incurvé.
Genitalia : hypandrium en lobe simple, avec un U brun large, à bras
fortement divergents; phallosome (fig. 330) à structure simplifiée : paramères
fusionnés en un bec apical, chacun détachant vers son milieu un bras interne
qui, d’après les pores visibles, paraît n’être qu'une sclérification d’une mem-
brane continue; pas de sclérites radulaires.
Apex abdominal : dernier tergite (fig. 331) bordé par un peigne d’une
dizaine de dents irrégulières, espacées (l’une d’elles paraît résulter de la fusion
de 3 dents); épiprocte presque semi-circulaire, largement bordé de brun, sans
dents marginales; paraproctes simples, à disque sensoriel important (23/26 tri-
chobothries).
Dimensions. — Longueur du corps : 1,8 mm.
Antenne : L (mm) fs fs fa fa
1,8 296 240 216 200
Aile antérieure : 2,4 mm.
Patte postérieure : 17 4h & b
372 728 208 (16) 106
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1500 m, X-1949, 1 4, holotype
(RP).
Discussion. — La pigmentation de l'aile antérieure ne permet aucune
confusion avec les autres espèces malgaches, ni avec aucune autre espèce
décrite jusqu'à présent, à ma connaissance. Le phallosome est un peu aberrant
par sa simplification (absence des sclérites radulaires en particulier).
Peripsocus coccophagus Badonnel
(935, p. 21, fig. 7-11, PI. IV)
L'espèce, décrite de Tananarive (C. Frappa), a été reprise par
B.R. SruckeNBErG à Perinet (1 &), en forêt ombrophile d'altitude (Smr-
THERS, 1957).
Elle ne figure pas dans les espèces actuelles, ni dans celles qu'a étudiées
Surruers (1964). L'interprétation donnée en 1936 du phallosome du 4 demande
une rectification : les paramères externes correspondent en réalité aux sclérites
notés a (fig. 8 et 9), et ils sont fusionnés apicalement en une pointe aiguë;
Source : MNHN, Paris
152 A. BADONNEL
ils ne sont pas rattachés aux paraproctes; les branches notées pm sont homo-
logues aux bras internes qu’on retrouve chez toutes les espèces de Peripsocus,
et qui sont bifurqués ici pour donner la pièce nommée édéage (aed des figures).
Peripsocus intricatus Smithers
(1964, p. 251, fig. 65-69)
Le 4 type a été pris dans le Massif de l’Andringitra, Soaindrana, 2 060 m,
par B.R. STUCKENBERG.
L'espèce n'existe pas dans le matériel étudié. L'absence de peigne au
bord apical du dernier tergite abdominal et la présence de tubercules sur
celui de l'épiprocte constituent des caractères aberrants. Le phallosome e:
caractéristique, mais il est déformé sur la préparation, et son analyse de détail
demanderait à être reprise sur un meilleur matériel.
Peripsocus annulatus n. Sp. ($)
Coloration. — Tête : un H ivoire, limité sur le vertex par des zones brun
marron plus où moins confluentes, et en avant par le tubercule ocellaire plus
sombre et les sutures épicraniennes antérieures; antennes brun marron; joues
ivoire, légèrement brunâtre; partie ventrale du front et clypeus brun marron;
labre brun noir; palpes brun sombre. Lobes dorsaux ptérothoraciques brun
marron largement bordé de clair, la bande médiane se prolongeant étroitement
sur l’antedorsum 11; pleures du même brun; aile antérieure (fig. 232) à fond
brun, avec zones plus sombres, estompées, disposées selon la figure; nervures
brunâtre pâle dans les régions claires, brun foncé dans les zones sombres;
aile postérieure brun marron clair uniforme; pattes brun marron, à l'exception
des trochanters et de la partie distale des hanches, très pâles; tibias et tarses
de P; et P;: plus foncés que les fémurs, inverse pour Pix. Abdomen largement
annelé de brun marron dorsalement, brun chocolat ventralement; apex brun
marron.
Morphologie. — Rapports oculaires non mesurés; lacinia à 2 dents courtes
(fig. 333). Aïle antérieure à bord post rieur largement arrondi; PS subrec-
tangulaire, son angle postérieur peu accentué, et r. presque perpendiculaire
à la costale: rs et m fusionnés sur une assez grande longueur, puis fortement
divergents et incurvés en sens inverse; rameaux de la fourche radiale paral-
lèles; m, flexueux, m, beaucoup moins et ms rectiligne; aile postérieure : rs
et m fusionnés sur une courte longueur.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 334) à languette apicale divisée en
2 lobes arrondis (ils se chevauchent sur la figure par suite de l’aplatissement
exagéré de la préparation), chacun terminé par 2 épines raides et 1 ou 2 petits
poils, et bordé de brun sombre s’élargissant basalement; corps de la plaque
avec un U brun largement ouvert, sa pilosité relativement peu dense, sauf
suivant une bande transverse préapicale; gonapophyses (fig. 335) : valve
ventrale acuminée, densément garnie de barbelures aiguës sur la partie mem-
braneuse apicale; valve dorsale avec 2 rangs distaux de fortes soies; valve
externe très développée, densément velue sur tout son pourtour et portant
en outre quelques longues soies sur sa surface.
Apex abdominal : épiprocte en large lobe semi-circulaire orné seulement
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 153
de microtriches, sauf 2 rangs de soies : 1 préapical et 1 apical, celui-ci avec
de très longues soies; paraproctes avec une dilatation hémisphérique velue
sous le disque sensoriel, qui porte 23/26 trichobothries.
Fig. 328 à 531. — Peripsocus gullulatus n. Sp. à.
328. Aile antérieure droite (X 32). — 329. Lacinia (x 480). — 330. Phallosome(X 190).
— 331. Bord du 10e tg abdominal (x 320).
Fig. 332 à 335. — Peripsocus annulalus n. sp., ©.
332. Aile antérieure droite (X 20). — 333. Lacinia (x 290). — 334. Plaque subgénitale
Cx 120). — 335. Gonapophyses gauches (x 190).
Source : MNHN, Paris
154 A. BADONNEL
Dimensions. — Longueur du corps : 2 mm.
Antenne : L (mm) fi fe fs fs
1,82 304 24 208 176
Aile antérieure : 2,9 mm.
Patte postérieure : 1 T in la
392 800 197 (15) 115
Origine. — Massif du Tsaratanana, 29200 m, X-1949, 1 9, holotype
(RARES
Discussion, — La coloration de l'aile antérieure, les caractères de la
plaque subgénitale et des gonapophyses séparent sans ambiguité annulalus
des autres espèces malgaches à ailes brunes; les zones plus foncées de l'aile
suggèrent un rapprochement avec similis Enderlein, de Singapour, mais
elles ne sont pas aussi nettement délimitées et leur position n’est pas identique.
Peripsocus madecassus n. Sp. (©)
Coloration. — Tête ocre brunâtre; vertex rembruni, surtout en arrière,
sauf une zone pâle derrière les ocelles, prolongée de chaque côté le long des
sutures épicraniennes antérieures et du bord interne des yeux composés;
antennes brun clair; sur le clypeus, chevrons brun rouge assez denses; ante-
clypeus et labre brun marron, assez foncé pour le labre; palpes brun clair;
yeux brun chocolat. Thorax comme la tête, les lobes dorsaux brun marron
dégradé latéralement; sclérites collaires brun sombre; sutures pleurales nettes;
aile antérieure (fig. 336) brun marron clair presque uniforme, à l'exception
d'une zone hyaline presque incolore au point de bifurcation de rs et m, et d’une
bande un peu plus sombre de la stigmapophyse vers le nodulus; une bordure
apicale également plus sombre; nervures brunes, sauf le tronc radial, r, et
rs et m dans la zone hyaline; aile postérieure brun pâle uniforme; patt
hanches, trochanters et fémurs pâles, le reste brun clair. Abdomen ocre assez
pâle; son apex brun marron.
Morphologie. — Rapports oculaires non mesurés; lacinia (fig. 337) à
bord externe incurvé, la dent externe aiguë et bifide, la dent interne large
et tronqué! le antérieure : relativement plus effilée que chez gullulatus et
annulatus ; PS bien arrondi vers l'arrière mais peu saillant, r, atteignant assez
obliquement la costale; rs et m confluents sur une courte longueur dans l’aile
droite, en un point dans la gauche; pédoncule de la fourche radiale presque
rectiligne, la fourche divergente; mu et m, faiblement flexueux, m, un peu
incurvé; aile postérieure : rs et m réunis en un point dans l'aile droite, confluents
sur une certaine longueur dans la gauche.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 338) du même type que celle de cocco-
phagus, la languette apicale étant flanquée basalement par 2 protubérances
coniques, mais sa pigmentation est différente (cf. discussion); gonapophyses
(fig. 339) : valve ventrale à apex brusquement acuminé et bordé par quelques
longues barbelures; valve dorsale longue, portant apicalement un rang de
longues soies et de nombreuses épines; valve externe réduite, en lobe sub-
triangulaire longuement velu.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 155
Apex abdominal : épiprocte plissé sur la préparation, mais à pilosité
semblable à celle d’annulatus; paraproctes à bord postéro-interne prolongé
par un mamelon saillant (fig. 240) portant une soie raide, quelques sensilles
trichodes et un petit cône hyalin; 19/20 trichobothries.
ig. 336 à 340. — Peripsocus madecassus n. sp., Q.
5. Aile antérieure droite (X 26). — 337. Lacinia (x 480). — 338. Plaque subgénitale
C% 120). — 339. Gonapophyses gauches (x 135). — 340. Paraprocte droit, bord interne
CX 190).
Fig. 341 et 342. — Ectopsocus maculatus Smithers, $.
341. Aile antérieure droite (x 48). — 342. Phallosome, en partie dissocié (x 190).
Dimensions. — Longueur du corps : 2,2 mm.
Antenne : L (mm) fi fe fa; fa
1,9 340 260 228 192
Aile antérieure : 2,65 mm.
Source : MNHN, Paris
156 A. BADONNEL
Patte postérieure : F 48 Te (A
464 900 240 (14) 128
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1500 m, X-1949, 1 9, holotype
(R. P.).
Discussion. — Espèce très voisine de coccophagus, elle s'en distingue
par sa coloration générale plus pâle, la zone hyaline de l'aile antérieure, les
formes différentes des valves externes des gonapophyses; les plaques sub-
génitales, analogues par les protubérances basales de la languette, sont séparées
par les 2 taches brunes ovales du corps de la plaque et la bande brune qui
traverse la languette chez coccophagus: cette languette est en outre presque
entièrement brune chez madecassus, tandis qu’elle est traversée dans sa longueur
par une bande hyaline chez coccophagus. D'autre part, l'aile antérieure et les
genitalia rapprochent aussi madecassus et spinosus Thornton (Hong-Kong);
mais la présence d’épines sur la plaque subgénitale de spinosus suffit pour
empêcher toute confusion.
Genre Ectopsocus Mac Lachlan
TABLE DES ESPÈCES
1. Aile antérieure à fond brun, avec une large bordure incolore autour des
nervures, et des taches incolores à l’intérieur des cellules ou en bordure
dela UE en NARETmaculatusionibners
_— Pas de zones incolores: coloration de l’aile antérieure uniforme ou presque
(la variabilité de la pigmentation ne permet pas l’utilisation de celle-ci
dans a table) ee D A een Sen eS, 12
2. Au moins l’apex des nervures m4, M; €t Cu nettement bordé de brun. 3
_— Pas de tache brune nette à l'extrémité des nervures . . . . . . . 9
3. Pas de poils visibles à un grossissement faible sur la marge de la cellule
R: dedlaile POStétiEUTEs CAD CR RS ER 4
_— Poils nettement visibles à un faible grossissement sur cette marge. 5
4. Des poils visibles à un fort grossissement; apophyses de la plaque sub-
génitale longues, étroites, rectilignes. . . . ÆE. meridionalis (Ribaga)
— Pas de poils; apophyses de la plaque subgénitale courtes, obliques, à
base rec MEME EEE CREER ES E. pearmani Ball
5 Exemplaire 4.
©
— Exemplaire 9.
6. Edéage en arc, avec un assez large sinus médian; radula membraneuse
à nombreuses ponctuations ordonnées en rangées denses et régulières et
seulement 2 apophyses; dernier tergite abdominal avec un peigne de 37/39
dents ou plus; en avant de l’hypandrium, un champ de sensilles particu-
lièrs (fe. 356) Der UE" "7"2LEPbicaudatus Badonnel
Source : MNHN, Paris
11.
13.
PSOCOPTÈRES 157
Edéage en angle aigu; radula sans rangs de ponctuations denses, avec
3 forts crochets et des lobes sclérifiés complexes; dernier tergite abdominal
avec 6 à 7 rangs de granulations et un peigne de 2 groupes de 11 dents
séparés par 2 dents larges et espacées. . . . ÆE. pectinatus Smithers
Plaque subgénitale avec un large lobe médian portant 2 groupes de 4 à
5 fortes soies, et recouvrant 2 lobes latéraux triangulaires; membrane
des valves ventrale et dorsale à sculpture en écailles très nettes; para-
proctes avec un seul tubercule conique brun, long et fort à
Hat E. pectinatus Smither.
Plaque Subestitale simple, à 12 Wie à peine ou pes marqués ; RÉRpESES
à 2 tubercules hyalins inégaux . . . . . . . SE 4 db
Lobes de la plaque subgénitale non pigmentés, à peine distincts, avec
{ou 5 fortes soies; gonapophyses membraneuses, très délicates, les valves
ventrales reliées à la base des valves externes par un bourrelet très court
en angle droit avec leur axe . . . . . . . ÆE. bicaudatus Badonnel
Plaque subgénitale avec 2 longues bandes brunes marginales, les 2 lobes
distaux soulignés de brun, et portant 3 ou 4 soies fortes; toutes les valves
des gonapophyses fusionnées à leur base en un sclérite lui-même soudé au
9 tg, et prolongé vers l'avant par une forte lame sclérifiée; corps des
valves externes étroit, puis apex dilaté . . . . . . ÆE. mirus n. sp.
NN RC re 4, +2)
Éxernplaire die Re EE
Plaque subgénitale à 2 lobes courts, obliques, avec un ensemble de sclé-
cations internes brunes, complexes, entourant médialement un ensemble
de bourrelets hyalins concentriqu Hat s ventrales des one
fortement dilatées, à revêtement de barbelures hyalines
E: pilosus n. ‘sp
Plaque Subgénitale sans Ériehires es COMPIEXES. ee LL
Apex de la plaque subgénitale avec des granulations brunes internes;
lobes apicaux en cônes aigus, terminés par un long sensille fusiforme
hyalin. . . . +. .« .« «+ E. vilhenai Badonnel
Caractères de la plaie subgénitale da 2 cônes iae adjacents
SUTÉCHAQUERPATAPTOCLE RSR >
Lobes apicaux de la plaque subgénitale bien développés, chacun avec
une bande brune marginale; gonapophyses normales; spermapore entouré
partiellement d’un croissant brun . . . . . E. maindroni Badonnel
Lobes apicaux peu marqués, avec 3 fortes soies; base des valves dorsales
des gonapophyses prolongées antérieurement par une lame sn
valves ventrales réduites; cônes des paraproctes égaux
E. pauliani n. sp.
Peigne porté par l’épiprocte, et divisé en 2 rangs de 10 à 11 dents séparés
par un espace médian; 4 à 5 rangs de petits mamelons en avant de chaque
1/2 peigne; édéage en forme de chapeau bicorne E. maindroni Badonnel
Peigne du & continu, de 27 dents, porté par le dernier tg abdominal,
et précédé de 2 mamelons fortement granuleux; édéage en arc aplati
avec 2 lobes latéraux arrondis. . . . . . . . ÆE. vilhenai Badonnel
Source : MNHN, Paris
158 A. BADONNEL
Ectopsocus maculatus Smithers
(1964, p. 249, fig. 60-64, ©)
Station. — Maroantsetra, nid de Foudia (sans date), 1 4, 1 & (J. V.).
La @ holotype provient de la même localité.
DescriPrIoN pu &. — Coloration générale semblable à celle de la ©.
Aile antérieure (fig. 341) : les taches incolores ont une disposition un peu
différente de celle du type, mais il y a aussi quelques variations chez la © qui
accompagne le 4: phallosome (fig. 342) : édéage terminé en bec allongé en gout-
tière; paramères non effilés en pointe aiguë; sclérites radulaires complexes,
conformes à la figure qui correspond à un aplatissement important; membrane
couverte de petites taches sclérifiées ordonnées en lignes parallèles et passant
à des épines courtes. Apex abdomina iprocte avec un peigne de 41 dents,
et sans autre ornementation que des microtriches courts et denses; chaque para-
procte avec un très petit cône marginal aigu (chez les 2 8, le cône est bifide à
gauche; il est simple et à peine visible à droite chez l’holotype, absent chez
l'autre; il y a donc une variabilité notable dans cette espèce); 8 trichobothries
et une soie fine par disque sensoriel.
Dimensions. — Antenne Aile Patte postérieure
Lmm) f À Ga) JD LT d ë
d 1,02 183 121 11 268 468 183(14) 88
Q 1,09 187 n 114 1,24 304 480 174(12) 91
£ holotype _ 166 100 1,1 258 450 161(11) 79
Nora. — Pour la ® holotype, nombres de Smithers, sauf pour 4 et £, (avec
la méthode de Smithers, on trouve respectivement 176 et 79).
Ectopsocus meridionalis (Ribaga)
(1904, pp. 294-298; 1905, p. 33-36)
Ectopsocus meridionalis (Ribaga), ENDerLEIN, 1907, p. 91, 101-102;
id., Oxamoro, 1910, p. 189; id., Jenrscn, 1939, p. 119, fig. 1, 6, 8, 10; id.,
BaponweL, 1943, p. 152, fig. 250; 1955, p. 185; 1963, p. 335; id., Barr, 1943,
p. 4-6, fig. 2; id. Mockrorp, 1963, p. 262, fig. 5-7, et carte; id, OBR,
1954, p. 271, fig. 1-7. — Ectopsocus parvulus, Weëer, 1931, p. 486, fig., nec
Peripsocus parvulus KoLBe; Eclopsocus briggsi, Banoner, 1936, p. 101,
fig. 1; id, Weger, 1936 (nec briggsi Mac Lachlan).
Stations. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 30-VII-1947, 1 9; id., 4 9,
à partir de fruits de Pandanus du 1-X-1948 (éclosion le 16-XI); id., 19 © à
partir de tiges pourries d'Euphorbia resinifera du 12-V-1949 (éclosion le
9-VIII-1949); id., 6 9, 10 larves, obtenues d'élevage à partir de gousses vertes
de Gleditschia lriacanthos, 3-11-1950 (éclosion en mars).
Espèce cosmopolite, peut-être d'importation récente, mais parfaitement
acclimatée d’après les origines indiquées.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 159
Ectopsocus pearmani Ball
(943, p. 8-11, fig. 3-5)
Stations. — Tuléar, 20-IV-1947, 1 9, nid de Foudia (R. P.); Tsalo,
VII-1948, 1 © (R. P.).
L'espèce, décrite du Congo, a été depuis indiquée de Nigeria par Sur-
ruers (1958).
Ectopsocus maindroni Badonnel
(1935 a, p. 81, fig. 11-15, 9)
Ectopsoous cryplomeriae, Takahashi, 1938, Jenrscm, 1939, p. 125, fig. 11
(nec cryplomeriae Enderlein). — Eclopsocus maindroni Badonnel : BaLr,
1943, p. 2, 6-8; Banonner, 1946, p. 180, fig. 93-94 (&); id., 1948, p. 316, 9;
id., 1949, p. 43, 4, id., 1955, p. 185, d, 9; — Broapean, 1954, p. 103;
THonnron, 1962 a, p. 453, 9; id., 1962 b, p. 299, 311, 313, fig. 26-29, 4.
Station. — Maroantsetra (sans date), nid de Foudia, 1 &, 2 (J. V.).
L'espèce est connue d'Arabie, du Congo, de la Côte-d'Ivoire, de l’Angola,
de Malaisie (grottes), de Hong-Kong, et de Grande-Bretagne (entrepôts). Elle
peut être d'importation relativement récente, mais cela n’est pas certain.
Ectopsocus vilhenai Badonnel
(1955, p. 189-191, fig. 422-431, d, 9)
Station. — Antsingy Sud, Bekopaka, VII-1949, 1 © (REROE
Depuis sa description de l’Angola, l'espèce n’a été signalée qu'une fois
(Surrners, 1958, Nigeria); la station de Madagascar parle en faveur d’un
indigénat ancien.
Ectopsocus pectinatus Smithers
(1964, p. 248, fig. 53-59, à et ©)
Station. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, VI-1949, 1 ©, à partir de
fruits de piment.
Les types sont de la même localité. La © étudiée ici présente une pigmen-
tation plus intense que ces types, avec en particulier des zones assez fortement
contrastées dans l'aile antérieure (fig. 343), dans laquelle rs et m sont fusionnés
sur une assez grande longueur; la plaque subgénitale présente aussi quelques
différences (fig. 344) : lobe médian moins large, ne recouvrant pas complète-
ment les 2 lobes latéraux triangulaires; 1 soie marginale supplémentaire;
gonapophyses (fig. 345) caractérisées par la structure en écailles imbriquées
très nettes des parties membraneuses des valves ventrale et dorsale.
REMARQUE. — SmrrHERrs a attiré l’attention sur la particularité du dernier
tergite ahdominal du 4, dont l’ornementation rappelle celle des 4 du genre
Source : MNHN, Paris
160 A. BADONNEL
Ectopsocopsis ; la plaque subgénitale des © est également très aberrante, mais
les gonapophyses complètes constituent un caractère typique d’Eclopsocus ;
pectinalus pourrait donc être isolé dans un sous-genre d’Eclopsocus, mono-
typique jusqu'à présent.
Ectopsocus mirus n. sp. (2)
Coloration (exemplaire en mauvais état). — Teinte générale orange clair;
yeux brun rouge. Aile antérieure (fig. 346) brun pâle, avec apex de m,, ms
Fig. 343 à — Eclopsocus peclinalus Smithers, 9.
343. Aile antérieure droite (x 48). — 344. Apex de la plaque subgénitale (X 190). —
345. Gonapophyses gauches (X 190).
Fig. 346 et 347. — Eclopsocus mirus n. sp., ©.
346. A, aile antérieure droite (X 48). — B, apex de l'aile postérieure droite (x 48). —
347. Plaque subgénitale (x 120).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 161
et cu, largement bordé de brun; quelques cellules (M, moitié distale de M
surtout, R;, et M, plus discrètement) avec zones plus sombres, limitées par
des bordures plus claires des nervures; aile postérieure brunâtre très pâle,
uniforme; pattes pâles; apex abdominal brun pâle.
350
Fig. 348 et 349. — Eclopsocus mirus n. sp, 9.
348. Gonapophyses (X 190). — 349. Cônes du paraprocte gauche (x 720).
Fig. 350 à 854. — Eclopsocus pilosus n. Sp., ©.
350. Lacinta (x 290). — 351. Aile antérieure droite (x 55). — 352. Plaque subgénitale
(x 120), — 353. Gonapophyses droites (x 190). — 354. Cône du paraprocte droit (x 480).
Source : MNHN, Paris
162 A. BADONNEL
Morphologie. — Antennes absentes; rapports oculaires non mesurés; aile
antérieure : rs et m confluents en un point; fourche radiale et son pédoncule
subégaux; pilosité longue sur le tronc radial, assez longue sur r, et an, courte
sur les autres nervures; aile postérieure glabre, à l'exception de la bordure
de la cellule R, (fig. 346 B).
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 347) avec 2 bandes brunes marginales
assez longues, les 2 lobes apicaux peu accentués, à 3 ou 4 soies; gonapophyses
complètes, mais aberrantes (fig. 348) : les 3 valves sont soudées à leur base et
au 9% tergite par une zone fortement sclérifiée, avec un prolongement de la
valve dorsale vers l'avant par une lame également sclérifiée; valve ventrale
rigide; valve dorsale très membraneuse, semblant en continuité avec le
9 sternite (la limite réelle de la valve est difficilement décelable); valve externe
à corps étroit, puis à apex dilaté portant 4 longues soies et 2 plus courtes.
Apex abdominal : épiprocte avec un rang transversal médian de 5 soies,
un autre un peu postérieur de 4 plus longues, et 2 fortes soies apicales enca-
drant une soie médiane plus courte; paraproctes : 8 trichobothries et un poil
sans rosette basale; un rang plus ventral de 3 soies, et 2 cônes hyalins inégaux
(fig. 349).
Dimensions. — Aile antérieu 1,49 mm.
Patte postérieure : F “hi TE (A
344 536 158 (10) 90
Origine. — Maroantsetra (sans date), nid de Foudia, 1 9, holotype (J. V.).
Ectopsocus pilosus n. sp. (4)
Coloration. — Exemplaire en mauvais état, Teinte générale brun ocre:
antennes presque incolores, palpes brunâtres, le 42 article un peu plus sombre;
Aile antérieure brunâtre clair uniforme, le PS faiblement plus
yeux noir.
sombre, ainsi que les nervures; pas de tache brune à l’apex de celles. aile
postérieure plus pâle; pattes päles. Apex abdominal un peu plus sombre que
le reste du corps.
Morphologie. — Pilosité de la tête et du thorax longue, hirsute, brune;
lacinia (fig. 350) à dent externe très large, son apex denticulé. Aile antérieure
(fig. 351) à pilosité très longue, sauf sur les nervures du tiers apical; rs et m
reliés par une courte nervule transverse; pédoncule de la fourche radiale plus
court que r+,; aile postérieure glabre, à l'exception de la marge depuis l'extré-
mité de r;, jusqu’à ri4,.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 352) largement colorée en brun, avec
une échancrure antérieure entre 2 lobes apicaux courts, convergents, à base très
large et portant chacun 3 soies fortes; sur la face interne, des sclérifications
brunes formant 2 sortes de gouttières latérales transverses raccordées à une
dépression hémisphérique médiane; celle-ci est limitée du côté apical par une
paroi fortement sclérifiée, tandis que le fond est plissé en bourrelets prolongés
vers l’avant par des striations serrées; cette structure constitue avec le 9e ter-
gite un organe de coaptation permettant locclusion complète de l’atrium.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 163
génital; gonapophyses (fig. 353) complètes, caractérisées par l’hypertrophie
de la valve ventrale, fortement renflée et hérissée de nombreuses barbelures
assez longues et très aiguës; son apex avec quelques saillies coniques hyalines;
valve dorsale relativement réduite, peu sclérifiée, à apex en cône portant
quelques papilles courtes; valve externe subcylindrique, terminée par 5 fortes
soies, et 3 plus courtes; 9e sternite complexe; spermapore entouré par une
membrane sculptée de stries concentriques passant latéralement à un réseau
de mailles polygonales, puis en écailles imbriquées; en avant du spermapore,
un bourrelet transversal dissymétrique à sculpture en écailles paraît corres-
pondre aux gouttières de la plaque subgénitale, les stries concentriques du sper-
mapore pouvant coapter avec celles de la dépression semi-circulaire de la
plaque (coaptation du type bouton pression, mais plus complexe).
Apex abdominal : épiprocte avec un rang transversal médian de 8 poils
inégaux, puis 2 très fortes soies latérales en arrière, et 2 soies plus petites api-
cales; paraproctes : 8 trichobothries et 1 poil sans rosette basale par disque
sensoriel; un rang de 4 fortes soies (l’externe plus fine); un gros cône marginal
(fig. 354).
Dimensions. — Longueur du corps : 1,5 mm.
Antenne (incomplète) : fi fe fs
280 120 104
Aile antérieure : 1,65 mm.
Patte postérieure : F T 14 LA
392 632 201 (10) 98
Nora. — /, porte en réalité 12 soies marginales, mais les 2 dernières n’ont
pas de peigne basal.
Origine. — Maroantsetra (sans date), nid de Foudia, 1 9, holotype (J. V.).
Discussion. — Espèce aisément reconnaissable par les caractères parti-
culiers de la plaque subgénitale et du 9e sternite abdominal, et par la dilata-
tion inhabituelle des valves ventrales des gonapophyses; ne peut être confondue
avec aucune des autres espèces à ailes analogues complètement étudiées mor-
phologiquement.
Epipsocus bicaudatus Badonnel
(935, p. 118, fig. 12-14, 6)
Station. — La Mandraka, 1-IV-1950, 1 4 (A. R.).
L'espèce a été décrite d’Andevorante, et Smrrers la signale de Maroant-
setra (2 4, 3 9, 2 larves).
La coloration des 4 de Maroantsetra ne diffère pas de celle du 4 holo-
type; par contre, le & de La Mandraka est beaucoup plus fortement pigmenté;
il y a dans l’aile antérieure des zones sombres qui rappellent l’ailede mirus
(cf. fig. 346 A), mais tous les caractères morphologiques concordent. Phallo-
some avec seulement 2 sclérites radulaires réduits, contrastant avec l'extension
de la zone membraneuse couverte de taches sclérifiées disposées en rangées
comme chez maculatus (cf. fig. 342); l'orientation de l'organe dans les prépara-
tions n’a pas permis l'exécution de dessins précis.
Source : MNHN, Paris
164 A. BADONNEL
@ (non décrite) : lacinia, fig. 355; genitalia : plaque subgénitale (fig. 357)
non pigmentée, à lobes apicaux presque complètement effacés, mais reconnais-
sables à un rang de 4 grandes soies rigides (5 soies sur un lobe chez une des 2 9
disséquées); gonapophyses (fig. 358) membraneuses, très fragiles, et carac-
térisées par la liaison des valves ventrales au tergite assurée par un bourrelet
très court, fusionné à la base des valves externes, elles-mêmes soudées à ce
tergite; ce bourrelet se prolonge à angle droit par le sclérite axial de la valve,
qui recouvre ainsi la valve dorsale (observé sur les 4 gonapophyses des 2 @
disséquées).
Dimensions. — $ 1 : La Mandraka; 4 2, et 9 9 : Maroantsetra.
Antenne Aile Patte postérieure
fi fa L (mm) ch, T. hi le
4 1 288 176 1,63 384 584 188 (11) 95
g 2 256 152 1,53
9 288 168 1,67 400 624 190 (13) 96
? = = 1,59 392 512 185 (12) 99
Longueur de l’antenne (mm) : & 1 = 1,45; 8 2 = 1,3; © — 1,38.
Addendum. — 4 : en avant de l'hypandrium, tégument abdominal avec
une bande longitudinale médiane de sensilles en massue courbes, à stries héli-
coïdales (fig. 356 A); de part et d’autre de cette bande, une zone de sensilles
hyalins, en forme de petits flacons terminés en pointe aiguë (fig. 356 B);
peigne du dernier tergite abdominal : 38 dents (& 2)-37 (4 1); 27 seulement
chez le type.
£ : épiprocte avec seulement 2 grandes soies apicales; paraproctes :
8 trichobothries comme chez le 4; 3 grandes soies alignées et une plus petite,
dorsale; 2 cônes hyalins inégaux.
Ectopsocus pauliani n. Sp. (&)
Coloration. — Entièrement brun jaune à brun rouille clair, avec sur le
vertex et le front de l’exemplaire le plus coloré un X plus pâle à branches
assez larges, les ocelles, limités par des croissants rouges, placés au centre
de l’X; antennes brun pâle; palpes un peu plus sombres, surtout le 4€ article.
Lobes dorsaux thoraciques un peu plus foncés que la tête; aile antérieure
brunâtre pâle uniforme, à nervures brunes, sans tache sombre apicale nette;
aile postérieure un peu plus pâle; pattes comme l’aile antérieure. Abdomen
largement annelé de brun plus clair que celui du thorax, presque incolore ven-
tralement dans la région génitale; apex brunâtre.
Morphologie. — Pilosité générale forte, hirsute, espacée, brun foncé:
antenne nettement plus courte que l’aile antérieure; lacinia (fig. 359) à dent
externe longue et forte. Aïle antérieure (fig. 360) : rs et m réunis en un point;
poils longs sur le tronc radial, m + cu, rs et m avant leur confluence, assez
longs sur la costale antérieure et postérieure, courts sur les autres nervures:
aile postérieure glabre, sauf la marge de la cellule R, (poils visibles à un faible
grossissement).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 165
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 361) avec 2 bandes brunes marginales,
et 2 lobes brun clair très courts, à base large, séparés par un sinus peu pro-
fond: 3 fortes soies sur chaque lobe, et un rang de soies préapicales; gonapo-
physes (fig. 362) : valves ventrales très réduites; valves dorsales prolongées
Fig. 355 à 358. — Eclopsoeus bicaudalus Badonnel, & et ©.
355. Lacinia (x 480). — 356. A, cône sensoriel du champ médian de l’hypandrium
(4 720). — B, sensilla basiconica des champs latéraux (x 720). — 357. Bord de la plaque
subgénitale (X 190). — 358. Gonapophyses gauches (x 190).
Fig. 359 à 363. — Ectopsocus pauliani n. Sp. ©.
359. Lacinia (X 480). — 360. Aile antérieure droite (x 32). — 361. Bord de la plaque
subgénitale (x 290). — 362. Gonapophyses et 9e sternite abdominal (x 190). — 363. Para-
procte gauche (x 190).
Source : MNHN, Paris
166 A. BADONNEL
vers l'avant par une lame basale sclérifiée, et présentant un lobe submédian
également sclérifié, et un apex garni de courtes épines aiguës; valves externes
avec 5 ou 6 longues soies apicales; 9e sternite membraneux, incolore, finement
plissé, avec bourrelets limitant des aires ovales: celle du centre, lisse, porte
le spermapore simple.
Apex abdominal : épiprocte à 2 soies apicales encadrant une courte soie
médiane, 2 fortes soies latéro-médianes et 7/8 poils inégaux; paraproctes
(ig. 363) : 7/8 trichobothries, un rang transversal de 3 ou 4 soies, et 2 cônes
hyalins égaux ou subégaux.
Dimensions. — Longueur du corps : 1,5 mm.
Antennes : L (mm) fñ fe
2 holotype 1,04 192 112
9 paratype 1 192 108
Aile antérieure : © holotype — 1,43 mm; @ paratype = 1,45.
Patte postérieure : F ÿul 1 té
9 holotype 304 488 166 (13) 88
2 paratype 304 512 165 (13) 86
Origine. — Antsingy Sud, Bekopaka, VII-1949, 1 9, holotype (R. P.);
Antsingy Nord, VII-1949, 1 9, paratype, sur Dracaena (R. P);
Discussion. — L'espèce est suffisamment définie par sa région génitale
pour éviter toute confusion; l’atrophie des valves ventrales est un caractère
particulier; on ne le retrouve pas chez pearmani, qui s’en rapproche par les
caractères des ailes et, dans une moindre mesure, par la forme des lobes de la
plaque subgénitale.
Famille LAGHESILLIDAE
Genre Lachesilla Westwood
(Pterodela Kolbe)
TABLE DES ESPÈCES
— Ailes hyalines, presque incolores ou à peine teintées de brunâtre; abdomen
annelé dorsalement de brun rouge. . . . . . . L. annulata Smithers
— Aile antérieure nettement enfumée de brun, avec des zones plus sombres
dans la moitié proximale, à la base du PS, autour de r, et de l’apex de
cu; tête et thorax brun de poix foncé, brillant; abdomen un peu plus
pâle, son apex comme le thorax. . . . . . . . L. madecassa n. sp.
Lachesilla annulata Smithers
(Lachesilla bicolor Smithers, 4)
(964, p. 245-247, fig. 43-52)
Slalion. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 28-XI1-1950, 30219,
1 larve, dans un nid d’Ardeola ralloides.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 167
La © type provient aussi du parc de Tsimbazaza et le 4 décrit sous le
nom de bicolor d'Andranomalaza, Manakambahiny-Est, réserve naturelle inté-
grale 3 (P. S.).
Fig. 364 à 367. — Lachesilla annulata Smithers, ©.
. Plaque subgénitale (x 90). — 365. Gonapophyse droite (x 190). — 366. 9° sternite
abdominal (x 190). — 367. Paraprocte gauche (x 190).
Fig. 368 à 372. — Lachesilla madecassa n. Sp., ©.
368. Aile antérieure droite (x 27). — 369. Lacinia (x 480). — 370. Gonapophyse
gauche el sclérite du spermapore (x 190). — 371. Gonapophyse droite, très aplatie (x 190).
— 372. Épiprocte et paraprocte droit (x 190).
Source : MNHN, Paris
168 A. BADONNEL
Les exemplaires de Tsimbazaza, à l'exception d’un & qui venait de muer,
ont un abdomen nettement annelé de brun rouge, pigment hypodermique
facilement altérable, qui avait vraisemblablement disparu sur le 4 type de
bicolor décrit par Smrruers; les caractères morphologiques des $ sont iden-
tiques à ceux du type; il n’y a donc aucun doute sur l'identification.
L'examen de la préparation de Surrers, relative à annulala ©, montre
qu'il s’agit d’un exemplaire identique aux 2 9 actuelles; il semble avoir été
peu pigmenté, de sorte que les figures de SmrrEers relatives aux genitalia
ne sont pas significatives; la fig. 43, en particulier, correspond à un 9€ sternite
qui s’est plissé au cours du montage et son dessin caractéristique n’a pu être
représenté; mais on retrouve les 2 zones hyalines internes, masquées partiel-
lement par les bandes latérales repl L. annulala ayant été décrite avant
bicolor, son nom a la priorité et bicolor tombe en synonymie. Le 4 décrit par
Suirmers devient l’allotype d’annulala et les exemplaires mentionnés ci-
dessus sont des paratypes.
COMPLÉMENTS A LA DESCRIPTION. — Coloralion. — Tête brun marron;
clypeus plus sombre; thorax un peu plus clair; abdomen pâle, nettement
annelé de brun rouge; antennes et pattes brun pâle (ces caractères n’excluent
pas la validité de ceux mentionnés par Surrners, la pigmentation pouvant
varier); nervures m,, M, et cu, bordées de brun dans leur moitié apicale.
Morphologie. — Plaque subgénitale (fig. 364) : brune, limitée anté-
rieurement par une ligne en V largement ouverte, et avec 2 lobes brun spos-
térieurs arrondis; 2 taches demi-circulaires plus sombres, symétriques, sont
visibles par transparence, chacune prolongée vers l'extérieur par une aire
triangulaire de même teinte; pilosité longue et dense sur les 2 lobes apicaux,
fine et plus courte sur le reste de la plaque; 4 grandes soies alignées sur un
arc transversal médian (le lobe médian de la figure 47 de Surrners correspond
à une déformation accidentelle; la zone hyaline médiane est également pré:
sente chez le type); gonapophyses (fig. 365) : conformes à la diagnose, mais
fusionnées au 9 tergite par une bandelette étroite, visible également chez le
type; sclérite du 9e sternite (fig. 366) avec un dessin caractéristique formé
par une grande tache brune antérieure (bas de la figure; la ligne transversale
sombre correspond en réalité à un pli artificiel; l'orientation de la figure est
inverse de celle de Smrrners par erreur); moitié postérieure avec 2 zones
hyalines incolores bordées latéralement par 2 larges bandes brunes, pos
rieurement par une bande transversale plus étroite et médialement par une
bande assez large portant le spermapore.
Apex abdominal : paraprocte (fig. 367) : 8 trichobothries et une petite
soie excentrique sans rosetle basale par disque sensoriel; une petite saillie
hyaline du bord interne au voisinage de ce disque.
Lachesilla madecassa n. sp. (9)
Coloralion. — Tête (y compris les yeux) et thorax brun de poix brillant très
sombre; ocelles clairs sur fond sombre. Aïle antérieure (fig. 368) brun marron,
avec zones plus sombres dans les 2 cellules principales de la moitié proximale,
le nodulus, la bordure de r, et de l’AP; aile postérieure brun pâle, avec la
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 169
cellule costale, la base et l’apex de la cellule An plus sombres; pattes brun
marron sombre, les trochanters plus pâles. Abdomen brun marron, un peu
plus pâle que le thorax; son apex comme celui-ci.
Morphologie. — Pilosité de la tête hirsute; antennes (incomplètes) avec
quelques trè
ès longues soies dressées sur la face externe des 2 articles restants
du flagelle et des poils raides, obliques, peu denses sur le pourtour; rapports
oculaires non mesurés; tubercule ocellaire assez proéminent; lacinia (fig. )
à 2 dents inégales. Aile antérieure : PS largement arrondi vers l'arrière,
pédoncule de la fourche radiale et r4+, subégaux; rs et m réunis par une très
courte nervule transverse; AP petite, en dôme.
Genitalia : plaque subgénitale brune, non échancrée, avec l'indication
de 2 petites saillies latéro-apicales; gonapophyses (fig. 370 et 371) en lobe brun
sombre, large, articulé (et non soudé) au 9€ tg, avec un bourrelet externe basal,
de longues soies sur la face externe de la moitié distale, un apex aigu orné
d’épines; face interne pâle avec quelques denticulations (la forme varie avec
l'orientation; la fig. 371 correspond à une gonapophyse vue à plat par toute
sa surface; sur l’autre figure, elle est légèrement tournée); 9€ sternite mem-
braneux et plissé, avec une large tache brune en U, postérieure (fig. 370).
Apex abdominal (fig. 372) : épiprocte brun, à l'exception d’une zone
hyaline médiane très élargie antérieurement et s’arrêtant vers le milieu;
2 grandes soies latérales et probablement 2 postérieures encadrant 3 sensilles
trichodes; paraproctes bruns avec une tache centrale et le bord ventral incolores;
9 trichobothries et une petite soie médiane sans rosette basale par disque
sensoriel: sensille trichode marginal encadré par une soie dorsale courte et
une plus forte, ventrale; zone hyaline ventrale avec de petites épines.
Dimensions. — Longueur du corps : 1,65 mm.
Antenne : f, = 248; f, — 232.
Aile antérieure : 2,17 mm.
Patte postérieure : FE 3h & 14
424 784 240 (14) 110
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500-1 800 m, X-1949, 1 &, holotype
CRYPHS
Discussion. — Cette espèce ne peut se confondre avec aucune des espèces
afro-malgaches actuellement connues; la coloration des ailes antérieures et les
genitalia sont tout à fait originaux.
Famille Hemipsocipar Pearman
Genre Hemipsocus Selys-Longchamps
TABLE DES ESPÈCES
1. Aile antérieure entièrement hyaline, brunâtre pâle, les cercles bruns des
insertions des poils sur les nervures très discrets. H. selysianus Enderlein
Aile antérieure à coloration non uniforme; cercles bruns de la base des
poils des nervures très nets. ë LASER 2
Source : MNHN, Paris
170 A. BADONNEL
2. Dans chaque cellule de l’aile antérieure, une bande brune séparée des
nervures par un large espace incolore . . . . . H. pardus Smithers
— Une large bande brune sinueuse et ramifiée dans la longueur de l'aile
antérieure 0 UC 0, H. fasciatusin Sp.
Hemipsocus pardus Smithers
(1964, p. 252, fig. 70-72)
Stations. — Imerimanjaka, X11-1948, 1 ©, dans un nid d’Ardeola ralloides
(R. P.); Montagne d’Ambre, XII-1948, 1 larve (R. P.); Antsingy Sud,
Bekopaka, VII-1949, 1 © (R. P.); Maroantsetra, X-1951, 1 ?, dans des fleurs
de manguier (A. R.)
L'espèce est décrite de Moramanga; elle paraît caractéristique de la faune
de Psocoptères de la région Nord et Nord-Est de Madagascar; le nombre de
poils, donc de taches brunes correspondantes, est variable d’un individu à
l'autre et d’une aile à l’autre chez le même individu.
Hemipsocus fasciatus n. Sp.
Coloration. — Tète brun marron foncé, presque noir, brillant, avec un X
pâle sur le vertex et le front; ocelles (au croisement des branches de VX)
; antennes : scape et pédicelle ocres, f, de même, avec une zone rembrunie
au tiers distal et l’apex incolore, f, brun, sauf l’apex clair, f, brun (autres
articles manquants); palpes brun clair, l’apex du 4® article plus foncé. Thorax :
sclérites dorsaux et pleuraux brun marron sombre; aile antérieure (fig. 373)
à fond hyalin, incolore, avec une large bande longitudinale sinueuse et ramifiée
et les points d'insertion des poils des nervures entourés par une large tache
brune; nervures brun sombre dans la bande brune à l'exception de la fourche
de cu, incolore comme les nervures des zones hyalines; aile postérieure presque
incolore, sans taches; pattes I et IT ocre pâle, sauf la moitié dorsale des hanches,
brune et les tarses rembrunis; Pr à fémurs brun marron, sauf la partie pro-
ximale pâle; le reste comme les autres pattes. Abdomen carminé (coloration
artificielle ?) sauf l’apex, brun marron.
Morphologie. — Antennes à pilosité fine, raide, oblique, peu dense (mais
des pores d'insertion montrent l’existence de quelques fortes soies sur la face
externe des articles restants du flagelle); 1 petit sensille placoïde proximal
et 1 au 1/3 distal sur f;; rapports oculaires non mesurés; lacinia (fig. 374) à
dent externe épaisse, tronquée et denticulée, la dentinterne courte et &
aiguë. Aïle antérieure : rs et m réunis en un point; AP subtriangulai
segment distal de ct étant presque rectiligne (très faiblement convexe vers
l'arrière).
Genitalia : plaque subgénitale en lobe simple, avec un V brun à branches
élargies antérieurement et reliées vers le sommet par des stries transversales
correspondant à une sculpture en cellules très étroites, contenant un rang de
microtriches irrégulièrement espacés; gonapophyses (fig. 375) du type du
Source : MNHN, Paris
ES PSOCOPTÈRES 171
Fig. 373 à 376. — Hemipsocus fasciatus n. sp, ©.
373. Aile antérieure droite (X 30). — 374. Lacinia (x 190). — 375. Gonapophyses
gauches (x 190). — 376. Paraprocte gauche (x 190).
Fig. 377 à 381. — Hemipsocus selysianus Enderlein, d.
377. Lacinia (X 190). — 378. Aile antérieure droite (x 30). — 379. Phallosome (x 120).
— 380. Épiprocte (x 190). — 381. Paraprocte droit (X 190).
Source : MNHN, Paris
172 A. BADONNEL
genre, avec la valve dorsale prolongée antérieurment en un lobe soutenu par
une longue apophyse arquée et aiguë; 3 soies latérales sur la valve externe.
Apex abdominal : épiprocte en trapèze à base large antérieure, coloré en
brun estompé latéralement dans sa moitié proximale, la zone brune limitée
en arrière par un arc et ornée d’une sculpture en écailles disposées en lignes
parallèles à cet arc; partie postérieure incolore, avec une rangée transversale
irrégulière de soies inégales (au milieu de l’épiprocte) et en arrière un rang de
4 grandes soies encadrant 3 poils fins, hyalins, très aigus; paraproctes (fig. 376)
à corps brun, avec un lobe postéro-interne membraneux soutenu par 2 bandes
selérifiées, portant sur sa face externe des sensilles trichodes très courts et
un rang de poils hyalins à apex recourbé; sa face interne couverte de longues
microtriches denses, sétiformes; 8 trichobothries et 2 petites soies sans rosette
basale par disque sensoriel.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,5 mm.
Antenne : fi fe fs
568 472 344
Aile antérieure : 2,35 mm.
Patte postérieure : F se l LA
664 1015 458 (22) 132 (2)
Origine. — Tsalo, VIII-1949, 1 9, holotype (R. P.).
Hemipsocus selysianus Enderlein
(915, p. 40)
H. chlorolicus (Hagen), ENDERLEIN 1903, p. 234, Taf. IV, fig. 17 a-c;
Taf. VI, fig. 17 d-f, nec HAGEN 1858.
Station. — Nosy Be, forêt de Lokobe, 7-IX-1948, 4 4, 1 larve (R. P.).
L'espèce a été citée par ENDERLEIN sous le nom de chlorolicus Hagen
pour 19 exemplaires de Singapour et sous le nom de chloroticus, var. luridus
pour 15 exemplaires de Nouvelle-Guinée. L'examen du type de HAGEN dans
la collection de Sécys-Lonccmamps lui a faitreconnaître son erreur et il à
créé en 1915 le nom selysianus. Les exemplaires de Madagascar s'accordent
assez bien avec la description de 1903 pour la coloration du corps et desailes:
les taches de la base des poils des nervures sont discrètes; les différences :
nombre de poils des nervures différent, pédoncule de la fourche radiale plus
court chez l’exemplaire représenté fig. 17 a, ne sont pas décisives; la lacinia
(fig. 376) est intermédiaire à celles qu'a figurées ENDERLEIN (fig. 17 c-d);
seul le rapport r{ permettrait de considérer les exemplaires malgaches comme
appartenant à une espèce différente : en considérant la valeur la plus grande
possible, on trouve à peine 4 à 5, alors qu'ENDERLEIN indique 2 fois la valeur 6;
il n'indique cependant pas si la mesure a été faite sur un 4 ou une 9. Provi-
soirement, il semble donc prudent de ne pas créer un nouveau nom. Voici
néanmoins les caractères essentiels.
Coloration. — Teinte générale ocracé très pâle, sans dessins nets; sur le
vertex, taches brun ocre à disposition habituelle, mais ressortant à peine sur
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 173
le fond; ocelles limités du côté interne par des croissants noirs; yeux noirs.
Aile antérieure ocre pâle uniforme, nervures brunes, les taches de la base des
poils débordant faiblement de part et d'autre; aile postérieure presque incolore;
pattes très pâles. Abdomen plus pâle que le reste du corps.
Morphologie. — Antenne (incomplète) à pilosité raide, oblique, assez
longue et peu dense; 1 sens placoïde proximal sur f,, 1 au 1/4 basal et 1 pré-
apical; yeux petits actère mentionné par ENDERLEIN) : I0/D = 2,1,
PO = 0,64; lacinia : fig. 3 Aile antérieure (fig. 378) : rs et m confluents
en un point; pédoncule de la fourche radiale plus court que r,+, (rapport 2/3):
AP aplatie, le 2° segment de cu incurvé distalement.
Genitalia : phallosome (fig. 379) à paramères grèles fusionnés proximale-
ment, recourbés à angle droit à leur extrémité distale effilée, leur branche
interne terminée en pointe sans former un édéage; radula entièrement mem-
braneuse, formée de 2 lobes fusionnés distalement et couverts de fines aspérités.
Apex abdominal : épiprocte (fig. 380) subtriangulaire, sculpté de granu-
lations réparties en 3 groupes; 3 fortes soies apicales et quelques poils courts
en avant de celles-ci; paraprocte (fig. 381) avec un éperon arrondi portant
une forte soie; surface sculptée de petits mamelons régulièrement alignés;
8 trichobothries par disque sensoriel, plus 2 petites soies fines sans rosette
basale.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,45 mm.
Antenne : fé Bi à
608 496 340
Aile antérieure : 2,45 mm (2,5 - 3 d’après Enderlein).
Patte postérieure : EH) 1e n il
664 974 456 (23) 135 (2)
616 942 432 (22) 129 (2)
592 900 418 (22) 135 (2)
Famille ARGHIPSOCIDAE Pearman
TABLE DE:
ENRES
— $ pourvues de BONRPOP NYSE ovipares (pas d’embryons dans l’abdomen);
phallosome des $ ovale, assez large; sensilles placoïdes de f, et fi, avec
un long filament central . . . . . +. . . . Archipsocus
— Q sans gonapophyses, pares Co dans l'abdomen); phallo-
some des & étroit, allongé; sensilles placoïdes de le et f sans long filament
Centrale FU EN RRRERStATCHIDECCODELS
Genre Archipsocus Hagen
Archipsocus fuscopalpus Badonnel
(1955, p. 216, fig. 501 C)
Station. — Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy, sans autre indi-
cation; 9 macroptères et microptères (J. V.).
Source : MNHN, Paris
174 A. BADONNEL
Les exemplaires s'accordent par la pigmentation, la pilosité de l'aile
postérieure et le diagramme antennaire avec les types, décrits de l’Angola;
les gonapophyses ont 14/15 soies marginales.
Dimensions des pattes postérieures :
F +ir m ïh th rl
2M 376 384 62 79 0,79
om 320 336 51 71 0,72
Elles indiquent une taille un peu plus grande pour les deux exemplaires
mesurés, comparativement aux types angolais.
Genre Archipsocopsis
(cf. Banownez, 1966)
TABLE DES ESPECES
Femelles
LRO A CIO DUÉRS RE SU
— 9% microptères; tête, Chorax et apex abdominal brun noir; abdomen
rougeâtre, avec 2 taches brunes antérieures, symétriques. . . . . . .
A. biguttatus Pearman
Aile antérieure brune, avec costale parfois largement bordée de brun
plus sombre et une zone incolore basale prolongée le long de cu,; aile
postérieure brun marron clair. . . . . . . . . A. aneura Badonnel
— Aile antérieure brune, avec base et apex incolores; aile postérieure bru-
nätientres pale Nc PE. Afernandi Pearman
Mâles
— Coloration enti
— Tête et thorax
antérieures su
ement brun rouge . . . . . . A. fernandi Pearman
brun noir; abdomen rougeâtre, avec 2 grandes taches
chacune d’une ligne de 5 points bruns. . T'uR6
SR PE A. biguttatus Pearman
Archipsocopsis fernandi (Pearman)
(1934, p. 112, fig. 1-7, 9)
Station. —— Tuléar, 20-IV-1947, nid de Foudia, 1 4, 16 9, larves (R. P.).
L'espèce, décrite de Ceylan, n’a pas encore été mentionnée d’une autre
région. Sa présence sur la côte peut laisser supposer une importation relati-
vement récente; mais le biotope indique une adaptation complète, et d’autre
part l'existence de poils dans la moitié apicale de la cellule M peut faire penser
à une sous-espèce géographique isolée depuis longtemps (M est entièrement
glabre chez le type, d’après la figure de PEARMAN).
Le & n’a pas encore été décrit. Sa coloration est la même que celle de la 9,
mais l'abdomen est du même brun rouge que le reste du corps (celui de la 9
est plus pâle).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 175
Morphologie. — Totalement aptère, sans ocelles.
Phallosome très semblable à celui du & d’aneura (cf. Banonnez, 1955,
fig. 502, p. 219), l’apex de l’édéage un peu moins large.
Dimensions. — Longueur du corps : 4 = 1,07 mm; ? — 1,5 à 1,65 mm.
Antenne : L = 520 ($).
sc p POS e fe NET CRRETe SON CO CR eo
$& 33 57/64 55 39 40 47 31 47 29 37 27 35 66
O7 3800/68/75 00073 ME 55 NS NCA SR ME 55 ES GA GS 10 42 M0)
Patte postérieure : F +ir IE te de
ê 280 296 37 67
o 376 108 49
L'étroite parenté avec aneura, que laisse supposer la ressemblance des
phallosomes des 4, est confirmée par le parallélisme des diagrammes des
flagelles antennaires; seuls le scape et le pédicelle montrent des différences
importantes.
Archipsocopsis aneura (Badonnel)
(1948, p. 308, fig. 73-75, 87, 88, 95B, ©)
Station. — Tananarive, parc Tsimbazaza, X-1951, 16 © macroptères
(AR).
Espèce connue du Congo et de l’Angola; les caractères biométriques
concordent parfaitement; seule l'aile antérieure présente une bordure un peu
plus sombre, rappelant celle de machadoi, chez quelques exemplaires.
Archipsocopsis biguttatus (Pearman)
(1936, p. 1-4, fig. 1-6, PL I, 4 et 9)
Station. Col d’Ivohibe, XI-1950, 9 © microptères, 1 larve (J. M.).
Espèce décrite de Ceylan, non signalée depuis. Le 4 est absent ici. Aucune
2 macroptère n’a été trouvée jusqu’à présent.
Groupe PSOCETAE Pearman
Famille Mvorsocrpar Enderlein
Myopsocus, genre type de la famille fondé sur l’espèce unduosus Hagen,
de Geylan, n’a pas été étudié morphologiquement; RorsLer (1944, p. 142),
vraisemblablement selon ENDERLEIN (1910), le définit comme ayant rs et m
reliés par une nervure transverse dans l'aile postérieure, et confluents sur une
certaine longueur dans l’aile antérieure. Surrners (19644, p. 133) fait un exposé
critique des positions adoptées par divers auteurs, et se résout à n'utiliser
que le nom Myopsocus, en attendant que le statut des genres créés par ENDER-
LEIN soit précisé. En fait, on peut en premier lieu écarter les distinctions basées
Source : MNHN, Paris
176 A. BADONNEL
sur les rapports de rs et m d’une part, et de l'AP et m d'autre part, dans l'aile
antérieure; ces rapports présentent une variabilité qui leur enlève toute valeur
générique, si on ne peut les associer aux critères fournis par les genitalia.
Par contre, le premier est remarquablement constant dans l'aile postérieure
chez les espèces actuellement bien connues, et il est possible de retenir dans
la famille deux genres principaux : Myopsocus (rs et m reliés par une nervure
transverse) et Phlolodes (rs et m confluents sur une certaine longueur); on
retrouverait ce qui est déjà connu chez les Peripsocidae, avec les genres Perip-
socus et Eclopsocus ; provisoirement, le genre Lophopterygella peut être conservé,
tandis que Lichenomima et Rhaptoneura seront considérés respectivement
comme synonymes de Myopsocus et Phlotodes, jusqu'à ce qu’on puisse étudier
leurs types. La solution adoptée n'a pas un caractère définitif, mais conduit
à attribuer toutes les espèces malgaches au genre Phlotodes ; on verra d’ailleurs
qu'elles peuvent être réparties entre 2 groupements naturels.
Genre Phlotodes Enderlein
TABLE DES ESPÈCES
Gette table est basée sur la coloration ; elle ne correspond pas à un classe-
ment naturel, dont on trouvera un essai à la fin du chapitre.
1. Au moins la moitié proximale des fémurs brun sombre. . . . . . 2
— Fémurs III pâles, avec au plus quelques taches brunes en anneau incomplet,
où la base faiblement rémbrünie . à... . . . ©. . - . 8
DnPalpes entierement brun SOMbre ne - e 0
— Les 3 premiers articles des palpes pâles, le 4e () ou seulement le 1/3
distal du 4 (9), brun foncé . . . . . . . . Ph. speciosa Smithers
3. Tibias IIL pâles, sauf l’apex brun sombre; des plages incolores plus ou
moins importantes dans l'aile antérieure. . . . . . . . . . . . . 4
Tibias IIT bruns au moins en grande partie; aile antérieure à mouchetures
brunes denses, sans plages incolores importantes . . . . . . . . . 7
4. Fur brun jusqu’à la moitié environ de sa longueur. . . . . . . . 5
— Fur brun sur une longueur nettement supérieure. . . . . . . . . 6
5. Un anneau incolore à la base de tous les fémurs DH RES STE
RMS RER RTE CR: DPhopersonatansp:
— Pas d’anneau incolore à la base des fémurs IT et III . . . . . . . .
Ph. ambigua n. sp.
6. Cellules M,, M, et M, presque entièrement couvertes de taches brunes;
une large plage brun noir de part et d’autre de l’apex de cu, au contact
AeRAPIE ENT TE Cr APR ObsCurA>niSp)
Une grande partie des ces cellules incolore, avec des taches en arc che-
vauchant les nervures m, et m, . . . . . . Ph. corticosa Smithers
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 177
7. Tux entièrement brun sombre; {, entièrement pâle.
Haas eee ...... Ph. lyrifera Smithers
— Tux avec un he anneau rs Die au 1/3 distal; { avec moitié distale
Prune ER EE PE ePhangolensissBadonnel
Sub'etiibrunsombres 0 pes Le bte 2 RME
— et { pâles, {, seul brun sombre; % article du ee entièrement brun,
le reste du palpe pâle; une bande brune ondulée parallèle au bord apical
de l’aile antérieure, bordée du côté interne par une étroite bande incolore
de la cellule R, à la cellule M, . . . . . . Ph. ciliifera (Smithers)
9‘E entièrement pale. NP ER Re PR CR cI0
— Apex de { brun; moitié distale des fémurs ponctuée de petites taches
brunes dispersées. . . + à: .. .." Ph. pallida (Smithers)
10. Une ligne brune discontinue du milieu de m, à celui de m,, avec un arc
coupant m, et un autre au milieu de M,; segment apical de cu, largement
bordé de brun; apex du 4€ article du palpe seul brun.
RS De EE RE torse (Cunithers)
— Mu, m et m, Coupés en leur milieu par une bande brune irrégulière pro-
longée jusqu'au bord de l'aile par des mouchetures confluentes . . 11
11. Aïle antérieure de 4,5 mm () et de je de 5 mm (9); f, et f, pâles, leur
apex seulbrun (0) ee ve Ca-Phsplendidasn sp.
— Aile antérieure de 3,5 mm; f, brun cts son apex plus sombre, les autres
articles de l'antenne brun marron . . . . . . Ph. aenula n. sp. (©)
Phlotodes speciosa (Smithers)
(1957, p. 279, fig. 4, 6, 9: 1964, p. 268, fig. 106-109, 5)
Slalions. — Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 1 © (R. P.).
La © type est décrite de Tananarive, et le 4 (3 exemplaires) de Beloha
(pays Androy).
Exemplaire un peu plus grand que le type (aile antérieure — 4,33 mm),
mais la pigmentation de l'aile et la plaque subgénitale correspondent bien
au type.
Phlotodes setosa (Smithers)
Rhaptloneura selosa Smithers, 1964, p. 271, fig. 116-119.
La © holotype a été décrite de la Montagne d’Ambre, station forestière
des Roussettes.
Phlotodes aenula n. sp. (©)
Coloration. — Très altérée par suite du séjour prolongé dans l'alcool,
mais utilisable pour les antennes, les pattes, les ailes et l’apex abdominal;
dessins de la tête non représentables; thorax brun marron; abdomen décoloré.
Source : MNHN, Paris
178 A. BADONNEL
Antennes (incomplètes) : sc et p brun clair, f. pâle basalement puis progres-
sivement rembruni, f, à f, brun marron; l’apex de tous les articles du flagelle
hyalin. Pattes : région dorsale des hanches brune, le reste pâle, comme les
trochanters; fémurs pâles, avec Fr brun estompé basalement, ainsi que sa
face externe; Fir de même sans les marbrures latérales; Fr sans taches;
tibias pâles à l'exception de leur apex brun; & entièrement pâles, les £& et ds
brun sombre; aile antérieure (fig. 382) à dessins rappelant ceux de speciosa,
Fig. 382 à 385. — Phlolodes aenula n. sp., 9.
382. Aile antérieure droite (X 23). — 383. Plaque subgénitale (X 48). — 381. Gona-
pophyses droites (x 80). — 385. Sclérite du spermapore (X 215
mais avec la bande brune du 1/3 basal prolongée jusqu’à la radiale qu’elle
déborde antérieurement; tache médiane plus dense, avec pointes plus saillantes
dans la cellule R,; des taches sur cu, avant l’AP, et surtout existence d’une
tache brune au milieu de la cellule R, (elle manque chez speciosa); aile postérieure
pâle uniforme, sauf la base de la cellule costale. Apex abdominal marbré de
brun marron estompé.
Morphologie. — Antennes à pilosité courte, oblique, raide; rapports
oculaires non mesurables. Aile antérieure à apex régulièrement arrondi, sans
convexité importante vers l'arrière; PS à courbure préapicale assez forte,
mais non proéminente vers l’arrière; rs et m confluents sur une assez grande
longueur; sommet de l'AP touchant m en un point.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 383) à languette relativement courte,
brun marron, avec à la base, de chaque côté, une tache brun noir allongée,
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 179
et 4 soies apicales; corps de la plaque brunâtre pâle auréolé de brun, sans zones
internes plus sombres; entre le corps et la languette, 2 lignes brunes obliques
en chevron; gonapophyses (fig. 384) : valve externe large; valve ventrale
semblable à celle de splendida (la flexion n’est pas visible sur la figure, par suite
d'une orientation défectueuse, mais elle existe chez la © paratype, de même
que la large partie membraneuse); sclérite du 9e sternite (fig. 385) simple,
en bande transversale étroite (il semble exister aussi, moins coloré, chez spe-
ciosa).
Apex abdominal : 4 grandes soies subdistales en are, sur l’épiprocte.
Dimensions. — Antenne : fi IA 1 ñ 1h
704 540 496 420 25
Aile antérieure : 3,4 mm (les 2 ).
Patte postérieure : F de ii (A ds
& holotype 921 1 653 544 (19) 74 (1) 143 (1)
$ paratype 921 1 622 536 (20) 73 (1) 143 (1)
Origine. — Itremo, sur un rocher, 2 9 (J. M.).
spèce très voisine de speciosa ; s'en distingue par la forme
antérieure, et la pigmentation caractéristique de la plaque
et les dessins de l'
subgénitale,
Phlotodes splendida n. sp. (&, ©)
Goloralion. — Tète : fond blanc, avec dessins brun noir caractéristiques
(fig. 386, &, et 387, d); joues blanches (©) ou blanches tachées de brun (3);
antennes : se et p bruns, f, clair sauf apicalement dans les 2 sexes; f, de même
chez la 9, brun clair avec apex plus sombre chez le &, puis flagelle brun; palpes
bruns chez le &, différents chez la 9 : 12r article brun sombre, 2e brun clair,
3e pâle, 42 pâle basalement et moitié distale progressivement brun sombre,
Thorax : lobes dorsaux IT bruns postérieurement; antedorsum encadré de brun,
le reste jaune piqueté de petites taches brunes; sclérites pleuraux IT brun
sombre; pattes : @ — hanche III brun sombre, les autres pâles; fémurs presque
incolores, à l'exception d’un anneau subapical, tibias de même sauf l’apex
brun sombre, {, pâle, t, et {, brun noir; 4 — coloration semblable, mais toutes
les hanches brunes, fémurs brunâtre estompé dans la moitié proximale et une
tache brune médiane sur la face externe; aile antérieure (fig. 392, ©, et 393, &) :
pigmentation sombre plus étendue que chez speciosa, surtout dans la cellule R;,
et plus étendue chez le 4 que chez la 9, mais avec d'assez grandes variations
individuelles (la fig. 393 correspond à un à très pigmenté, chez lequel les zones
hyalines sont réduites au maximum). Abdomen : annelé de brun latéralement,
blanc ventralement, sauf de fines lignes brunes continuant les anneaux laté-
raux; face dorsale finement mouchetée de brun.
Morphologie. — Dimensions relatives des yeux visibles sur les figures 386
et 387. Aile antérieure : PS à angle postérieur modérément accentué (r, non
flexueux avant cet angle); rs et m confluents sur une assez grande longueur;
AP touchant m en un point; cu, rectiligne ou à peine infléchi; aile postérieure :
rs et m confluents sur une assez grande longueur.
Source : MNHN, Paris
180 A. BADONNEL
Genitalia : 9 — plaque subgénitale (fig. 395) : languette apicale très étroite,
prolongée par 2 longues soies (exceptionnellement 3 chez une £); gonapo-
physes (fig. 396) à valve externe large; valve ventrale assez largement mem-
braneuse, à apex infléchi et brusquement rétréci; sclérification du 9e sternite
paraissant formée de 2 plages brunes symétriques, dont une seule est repré-
sentée fig. 397, l’autre étant mal orientée sur la préparation (ce caractère
demande à être confirmé). $ — hypandrium du type speciosa (fig. 398 À), mais
à bourrelets transversaux antérieurs presque adjacents, el à bras latéraux
élargis distalement, leur apex non recourbé vers la face dorsale (comme chez
speciosa) et orné d’épines (fig. 398 B); phallosome (fig. 399) à paramères étroits,
non soudés proximalement, coudés vers le 1/3 distal et rapprochés en formant
un bec.
Apex abdominal : 9 — épiprocte avec 2 paires de grandes soies latérales;
4 — bord postérieur du 10e tg abdominal avec 2 lobes symétriques larges et
courts; épiprocte à bord antérieur bilobé (fig. 400); paraproctes (fig. 401) :
trichobothries presque adjacentes; éperon subapical à bords parallèles et pro-
longé par un lobule excentré.
Dimensions. — Longueur du corps : $ = 2,8 mm; 9 — 3,65 à 3,75 mm.
Antennes (toutes incomplètes) : h fa
ê 1,25 1,05 (nm)
9 1,21 1,05 (mm)
Aile antérieure : & = 4,44 mm; © = 5,21 mm.
Patte postérieure : F Te & É ee
6 837 1 779 676 (29) () 140 (1)
73
g 1 046 2 009 744 (26) 75 (1) 156 (1)
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949 : 1 500 m, 2 4 (dont l’holo-
type), 6 9 (dont l’allotype): 1 500 - 1 800 m, 1 9; 1 900 m, d &, 1 9; 2200 m
(br. éricoïde), 6 4, 6 © (R.P.).
Discussion. — Espèce voisine de speciosa; s’en distingue par sa taille plus
grande, la coloration plus accentuée, les caractères de détail de l'hypandrium
et du phallosome, l’épiprocte bilobé du 4, et par la pigmentation de la plaque
subgénitale, qui ne porte en outre que 2 soies apicales, au lieu de 4 chez speciosa ;
aenula, du même groupe, se sépare aisément par les dessins des ailes anté-
rieures et de la plaque subgénitale, qui porte 4 soies apicales; sa taille est éga-
lement réduite.
Phlotodes angolensis Badonnel
(955, p. 224, fig. 509-515, d)
P. angolensis Badonnel, Surrners, 1963, p. 187, fig. 1-2, 9.
Station. — Ambovombe, 25. 1948, 1 4 (R. P.).
Le phallosome présente quelques différences de détail avec ceux des types,
mais elles ne sont aucunement significatives.
Phlotodes lyrifera (Smithers)
(1964, p. 264, fig. 100-102)
Le 4 type a été décrit de Nosy Be.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 181
Phlotodes corticosa (Smithers)
(1964, p. 266, fig. 103-105)
La & holotype a été décrite du massif de l’Ankaratra, station forestière
de Manjakatompo, 1 700 m.
387
390 ñ 391
Fig. 386 à 391. — Têtes (X 36) vues de face, de : Phlotodes splendida n. sp., 9 (386) et
(387). — Phlolodes obscura n. sp., 9 (388) et S (389). — Phlotodes personala n. sp., 9 (390) et
4 (891).
Source : MNHN, Paris
182 A. BADONNEL
Phlotodes pallida (Smithers)
Rhaploneura pallida Smithers, 1964, p. 269, fig. 110-113.
Le 4 holotype a été décrit du massif de l’Andohahelo, 1 500 m (R. P.).
Phlotodes ciliifera (Smithers)
Rhaploneura ciliifera Suxrners, 1964, p. 270, fig. 114-115.
La © holotype a été décrite de Nosy Be.
Phlotodes obscura n. Sp. (é, ©)
Coloration. Tête : dessins brun noir sur fond pâle conformes aux
figures 388 (9) et 389 (s), celle-ci correspondant à un 4 incomplètement
pigmenté; le + du milieu du front est caractéristique; joues presque entièrement
brun sombre (©), leur moitié antérieure pâle chez le 4; antennes : ® — sc et
p brun marron, f, pâle à apex un peu rembruni, f, à peine plus coloré, f, brunâtre,
leurs apex un peu plus sombres; palpes entièrement brun noir. Lobes dorsaux
thoraciques à fond ocre taché de brun; 2 bandes obliques sur les lobes méso-
dorsaux; pleures brun sombre; pattes : toutes les hanches brun sombre,
trochanters de même, sauf leur apex, ainsi que les fémurs (fig. 402) à l'exception
d’un anneau incolore subterminal, et de l’apex; tibias pâles sauf l’apex, brun;
t, de même, la pointe un peu teintée de brun; £ et {, brun noir; aile antérieure :
dessins très denses, conformes à la figure 394 (@), la partie médiane de l’aile
éclaircie; caractéristiques : bandes sombres anguleuses au milieu des cellules M;
et M, et 2 taches brun sombre entourant l’apex de cu, avant V'AP; dessins
comparables chez le 3, mais plus compacts, les zones hyalines étant plus ou
moins réduites; variabilité notable : chez un $ immature, la large bande sombre
du 1/3 basal est formée de lignes parallèles dans sa moitié postérieure; aile
postérieure incolore, sauf la base de la cellule costale et une faible bordure
brune estompée entre l’apex de r, et celui de m. Abdomen annelé de brun laté-
ralement, blanc ventralement, sauf de fines lignes brunes continuant Îles
anneaux latéraux; face dorsale finement mouchetée de brun; apex pâle chez
la 9, un peu plus sombre chez le 4, à l'exception du telson.
Morphologie. — Antennes fines, à pilosité très longue et hirsute chez le 5,
plus fine mais assez longue et particulièrement hérissée chez la © (différence
avec les espèces précédentes); yeux latéraux et relativement petits chez la
9, très grands, saillants dorsalement chez le 4; rapports visibles sur les figures
des têtes. Aile antérieure : PS fortement bombé vers l'arrière, son angle pos-
térieur bien arrondi: RS et m confluents sur une courte longueur; sommet
de l'AP et m soudés sur une très courte longueur, parfois réduite à un point.
Genitalia & : hypandrium (fig. 403) à zone distale fortement sclérifiée
et recourbée en lobe terminal vers la face dorsale, la limite entre les deux
régions étant marquée par un bourrelet de chaque côté duquel se trouve une
apophyse en oreille; un petit lobule de part et d’autre du lobe terminal
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 183
(Nota : celui-ci n’est visible que sur les préparations très comprimées par la
lamelle; c’est le cas pour la figure); phallosome (fig. 404) en lame dont les
bords parallèles sont fusionnés proximalement en large plaque, et reliés distale-
ment par un arc, chaque paramère portant en outre vers son 1/4 distal une
apophyse redressée dorsalement; un second arc sclérifié interne sous-tend une
dépression en cuvette à convexité ventrale. Genitalia © : plaque subgénitale
(fig. 405) à languette apicale longue et très étroite, terminée par 2 soies; sa base
élargie en forme de demi cercle et limitée par 2 lignes brunes en chevron; corps
Fig. 392 à 394, — Ailes antérieures droites (X 22), d'après photographies, de : PAlotodes
splendida n. sp., @ (392) et 4 (393). — Phlotodes obscura n. sp., 9 (394).
Source : MNHN, Paris
184 A BADONNEL
de la plaque avec une grande tache brune divisée en 2 ailes par une profonde
échancrure antérieure; gonapophyses (fig. 406) : valve externe étroite, valve
ventrale réduite en largeur dans sa partie membraneuse, et sans inflexion
subdistale,
Apex abdominal 4 (fig. 407) : 108 tg à bord postérieur bilobé (lobes courts,
arrondis, finement crénelés); épiprocte semi-cireulaire, à granulations postéro-
médianes passant antérieurement à une sculpture en écailles qu'on retrouve
sur 2 champs latéraux; paraproctes à fort éperon apical peu sclérifié; tricho-
bothries séparées par de larges espaces à sculpture réticulée formée de petites
cellules polygonales.
Dimensions. — Longueur du corps : # = 2,7 mm; $ = 3,1 mm.
Antenne (incomplète) : A fe fs
Es) 1 256 1130 1 046
eo) 1 067 942 837
Aile antérieure : 4 — 5 mm; 9 — 4,9 mm.
Patte postérieure : FE T b LA L
;
holotype 4 837 1779 632 (26) 64 (1) 123 (1)
paratype d 816 1705 628 (26) 64 (1) 124 (1)
allotype © 858 1695 536 (25) 68 (1) 132 (1)
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949 : 1 500 m, 15 & (dont l’holo-
type), À 9 (dont l’allotype); 1 500 - 1 800 m, 4 & (dont le paratype mesuré),
4 9; 2 200 m, br. éricoïde, 2 d; Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 3 ©;
massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, X11-1950, 1 4. (R. P.). :
Discussion. — Le phallosome du 4 donne à cette espèce une position
particulière, mais la forme de la plaque subgénitale et des valves externes des
gonapophyses, la pigmentation des ailes et des pattes, la rapprochent des
deux espèces suivantes.
Phlotodes personata n. sp. (3, co)
Coloration. — Tête à fond jaune citron, avec dessins brun chocolat conformes
aux figures 390 (9) et 391 (d), la teinte masquant les ocelles; antenne (incom-
plète) : 9 sc et p brun dégradé, l’apex pâle; f, presque entièrement pâle, brun
un peu avant l’apex, qui est hyalin; f, brun clair, plus pâle au milieu; 4 :
antenne plus sombre, p brun, f, et f, brun marron clair; palpes entièrement
brun sombre; joues jaunes avec une large tache brune médiane, rectangulaire,
Lobes tergaux thoraciques jaunes, mouchetés de brun, J’antedorsum IT brun
en avant, dégradé en arrière, sans bande jaune médiane; pleures brunes, avec
quelques bandes jaunes; pattes : hanches et trochanters bruns, fémurs (fig. 408)
caractérisés par un large anneau basal incolore (plus étroit sur Fri), puis un
anneau brun atteignant à peu près le milieu de l’article, et un anneau brun
incomplet préapical; le reste incolore sauf une petite tache brune sur la face
externe; tibias pâles avec apex brun; & pâle, & et brun sombre; aile anté-
rieure (fig. 409) avec dessins denses, conformes à la figure; caractéristiques :
une tache plus sombre au 1/3 basal de la cellule M, coloration brune couvrant
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 185
presque entièrement la moitié apicale de la cellule R,, et ares en accents cir-
conflexes coupant les cellules M, et M, en leur milieu; aile postérieure comme
celle d’obscura. Abdomen brun chocolat ventralement, les anneaux soulignés
Fig. 395 à 401. — Phlotodes splendida n. sp., d et ©.
395. Plaque subgénitale (x 48). — 396. Gonapophyses gauches (x 90). — 397. Demi-
sclérite du spermapore (X 215). — 398. À, vue ventrale de l’hypandrium (x 48). — B, détail
du lobe latéral droit (X 190). — 399. Phallosome (x 80). — 400. Épiprocte, (x 80). —
401. Paraprocte droit, 4 (X 80).
Source : MNHN, Paris
186 A. BADONNEL
de jaune ; jaune dorsalement, avec anneaux soulignés par des lignes de points
bruns dont les médianes dessinent 2 lignes longitudinales: paraproctes et
épiprocte jaunes.
Morphologie. — Antennes : mêmes caractères que celles d'obscura, la
pilosité cependant un peu moins développée chez la 9; yeux relativement
Fig. 402 à 407. — Phlotodes obscura n. sp., à et ©.
402. Fémurs antérieur (1), médian (11) et postérieur (III), (X 32). — 403. Hypandrium,
vue ventrale (x 57). — 404. Phallosome (X 95). — 405. Plaque subgénitale (x 57). —
406. Gonapophyses (x 90). — 407. Épiprocte et paraprocte droit, (X 95).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 187
petits et presque sphériques chez la ©, plus grands chez le 4, où ils atteignent
dorsalement le niveau du vertex (cf. figures de la tête). Aile antérieure : PS à
angle postérieur proéminent et bien arrondi; rs et m fusionnés sur une certaine
longueur; AP touchant m en un point (4), ou reliée à m par une très courte
nervule (®).
Genitalia 5 : hypandrium en arc sclérifié, rappelant celui de {yrifera (une
déchirure de son bord dorsal ne permet pas d'exécuter un dessin valable, mais
les granulations latérales de lyrifera manquent); phallosome (fig. 410) en forme
de lyre, différent de celui de {yrifera par l’apex des paramères, sans « papilles ».
£ : plaque subgénitale (fig. 411) à languette courte, étroite, portée par une
base élargie à bords légèrement convexes; 2 soies apicales raides; coloration
brune du corps de la plaque avec large échancrure antérieure à bords irréguliers
déterminant 2 ailes également échancrées latéro-postérieurement; gonapophyses
(fig. 412) : valve externe étroite, peu velue, et valve ventrale rectiligne, progres-
sivement acuminée comme la valve dorsale.
Apex abdominal 3 : bord postérieur du 10ème tg sans apophyses; épiprocte
en large lobe arrondi, sans particularités sculpturales; paraprocte (fig. 413)
avec une apophyse apicale mamelliforme, et un sclérite transversal peu coloré;
trichobothries disposées irrégulièrement, les intervalles ornés d’un réseau de
petites cellules polygonales (les paraproctes de lyrifera sont plus fortement
sclérifiés, et le mamelon apical est remplacé par une apophyse à bords subpa-
rallèles et à pointe arrondie).
Dimensions. — Longueur du corps : & = 2,5 mm; 9 — 2,8 mm.
Antenne : fa fa fa
8 879 743 728
9 772 648 —
Aile antérieure : 4 — 4,1 mm; 9 — 4,35 mm.
Patte postérieure : F fe h L
2 le
ë 712 1 340 504 (22) 64 (1) 100 (1)
753 1 402 512 (24) 61 (1) 115 (1)
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1 500 - 1 800 m, 1 4, holotype, 2 9,
dont l’allotype, 1 larve (R. P.).
Discussion. — Espèce très voisine de lyrifera par le phallosome du 4:
s’en sépare aisément, en plus de la différence considérable de taille (aile du &
de lyrifera : 2,5 mm), par la coloration de l'aile antérieure, sans zones hyalines
importantes chez lyrifera, et celle des fémurs. La © de lyrifera est inconnue,
Phlotodes ambigua n. sp. (2)
Coloration. — Tête à fond jaune, avec dessins brun sombre : taches du
vertex formant 3 bandes le long du bord interne de chaque œil, la plus intérieure
fortement arquée, et reliée au tubercule ocellaire par une petite anastomose:
suture frontale soulignée de brun, et entre l’ocelle antérieur et le clypeus,
une courte bande brune transverse; clypeus bordé dorsalement et latéralement
de brun, les bandes en chevrons formées de taches brunes confluentes, sans
Source : MNHN, Paris
188 A+ BADONNEL
Fig. 408 à 413. — Phlolodes personata n. sp., & et .
408. Fémurs antérieur (D), médian (II) et postérieur (111), (x 54). — 409. Aïle anté-
rieure droite, 9, d’après photographie (x 21). — 410. Phallosome (x 135). — 411. Plaque
subgénitale (X 67). — 412. Gonapophyses droites (X 112). — 413, Paraprocte droit, &
C<2160).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 189
points plus sombres; moitié dorsale de l’ante-clypeus brune, l'autre moitié
pâle; labre et palpes brun sombre; joues pâles, sauf une tache brune le long
du bord ventral de l’œil, et une zone brune ventrale; yeux marbrés de brun
comme chez les autres espèces; antennes colorées comme celles du 4 de per-
sonala. Thorax : antedorsum II brun sombre, avec une étroite bande jaune
médiane; lobes dorsaux IT bruns (leur milieu éclairci), et séparés par une bande
médiane jaune prolongée sur le scutellum, qu’elle couvre entièrement; zone
postéro-externe des lobes jaune; lobes dorsaux III bruns avec une étroite
bande médiane pâle; sclérites pleuraux bruns; pattes : hanches et trochanters
bruns; fémurs (fig. 414) : 1 avec un anneau proximal pâle, puis un large anneau
brun atteignant le milieu de l’article; I et III sans anneau basal pâle, entiè-
rement bruns jusqu’au milieu; dans les 3 pattes, moitié distale pâle, à l'excep-
tion d’un anneau brun incomplet (surtout sur Fin), subapical; tibias brunâtre
pâle, sauf l’apex brun; 4 pâles, £ et {, brun sombre; aile antérieure : dessins
conformes à la figure 415, très semblables comme disposition et densité à ceux
de personala, avec les différences suivantes : bande sombre du 1/3 basal
continue jusqu’au radius, zone brune de la moitié distale de la cellule R,
débordant plus largement sur R,, et surtout réduction à une étroite bande
hyaline en zigzags de la zone incolore située du côté interne des bandes brunes
médianes des cellules M, et M, (ces bandes sont en outre en pointes très aiguës).
Abdomen paraissant avoir été marbré de brun.
Morphologie. — Tête vue de face semblable à celle du 4 de personala,
le bord dorsal des yeux arrivant au niveau du vertex, mais les yeux sont un
peu plus petits (rapports non mesurés); antennes (incomplètes) très grêles,
à pilosité comme chez l'espèce précédente. Aile antérieure : PS très fortement
convexe vers l'arrière (davantage que chez les autres espèces); rs et m réunis
en un point (caractère variable ?); sommet de l'AP touchant m en un point.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 416) à lobe apical très large, ses bords
assez fortement convexes; languette terminale très courte, ainsi que ses
2 soies; zone brune du corps de la plaque avec une très large échancrure anté-
rieure, le bord proximal de chaque aile prolongé vers le plan sagittal par une
fine bande brune; 2 échancrures postéro-latérales discrètes; limite antérieure
du lobe apical marqué par 2 bandes brun sombre; gonapophyses (fig. 417) à
caractères semblables à ceux de personala, mais valve externe plus velue;
sclérite du 9e sternite : fig. 418 (déplacé sur la préparation par rapport à la
spermathèque, mais il est vraisemblablement situé en avant du spermapore).
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable,
Antenne : fe fe 15 fa 1Ë
65 512 416 344 268
Aile antérieure : 3,8 mm.
Patte postérieure : F TA IA (ee Es
680 1256 444(21) 53(1) 101 (1)
Origine. — Ivato, sud d’Ambositra, 1 9, holotype, sur Tapia, 1-1951
(RCE);
Discussion. — Espèce très voisine de personala par la coloration de l'aile
antérieure; s’en distingue par la coloration différente des fémurs II et III,
Source : MNHN, Paris
190 A. BADONNEL
et par la languette distale de la plaque subgénitale; ne semble pas pouvoir
être rattachée à Iyrifera, dont les fémurs I n’ont pas d'anneau clair proximal,
et dont les tibias sont brun sombre.
DISCUSSION GÉNÉRALE
En utilisant 4 caractères qu’on trouve identiquement associés chez les 9,
on peut répartir les espèces de Myopsocides malgaches entre 2 groupements
naturels :
I. — 10 r, faiblement incurvé avant l'angle postérieur du PS, cet angle
peu saillant vers l'arrière;
20 languette distale de la plaque subgénitale triangulaire et à bords
plus ou moins concaves;
30 valve ventrale à zone membraneuse large et à apex nettement infléchi;
4° valve externe large.
Espèces : selosa Sm., speciosa Sm., aenula n. sp., splendida n. sp.
IL. — 10 r, fortement incurvé avant l'angle postérieur du PS, cet angle très
proéminent vers l'arrière;
20 base de la languette distale de la plaque subgénitale élargie, ses
bords plus ou moins convexes lui donnant une forme plus ou moins
demi-circulaire ;
30 valve ventrale à membrane étroite, progressivement acuminée et
sans inflexion de son apex:
49 valve externe étroite.
Espèces : angolensis Bad. (cf. fig. de Surrr
obscura n. sp, personala n. sp, ambigua n. 5
s, 1963, p. 188), ciliifera Sm.,
p., corlicosa Sm.
Si, en l'absence de ©, on extrapole aux g le critère fourni par le PS,
lyrifera Sm. et pallida Sm. appartiennent au même groupe II : cela ne fait
aucun doute pour lyrifera, dont le phallosome est presque identique à celui
de personala, ce qui justifie le classement de pallida.
La pigmentation des ailes fournit un critère moins sûr. Chez les & du
groupe I, les nervures m, et m, sont coupées en leur milieu par une bande
brune prolongée vers le bord de l'aile par un nuage de taches plus ou moins
confluentes, tandis que chez celles du groupe IT, c’est le milieu des cellules M,
et M, qui est marqué par une tache angulaire à sommet tourné vers l’intérieur.
Mais, outre que ce critère n’est pas utilisable pour lyrifera et angolensis, à
cause d’une coloration dense presque uniforme, il n’est pas valable pour
corlicosa et pallida, dont les ailes ont des dessins du groupe I, ni pour selosa,
du groupe I, qui présente un type mixte.
Enfin, la variabilité observée dans les structures de l’apex abdominal
des 4 montre que ceux-ci ne peuvent être utilisés, chez les Myopsocides, pour
la définition des genres; et il n’est pas sans intérêt de rapprocher cette remarque
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 191
des conclusions identiques de L. Scuucer (1965), relatives aux Coléoptères
Carabiques. Mais cela n’est pas valable pour toutes les familles, comme le
montre l'exemple du genre Blaslopsocidus (cf. infra).
Fig. 414 à 418. — Phlolodes ambigua n.sp., ©.
414. Fémurs antérieur (1), médian (II) et postérieur (ID), (X 54). — 415. Aile anté-
rieure droite (x 22). — 416. Plaque subgénitale (x 60). — 417. Gonapophyses droites
(C4 152). — 418. Sclérite du spermapore (x 215).
Famille Psocipar Pearman
TABLE DES SOUS-FAMILLES
— Hypandrium des 4 formé seulement par le 9e sternite abdominal, articulé
au 8e et souvent recourbé apicalement vers la face dorsale (fig. 420);
phallosome en cadre fermé (fig. 422). . . . . . . . . . . Psocinae
Source : MNHN, Paris
192 A. BADONNEL
— Hypandrium : 9e sternite soudé au 8e également sclérifié (fig. 476); phal-
losome formé par 2 paramères disposés comme les bras d’une lyre
(ie HDI OMAN En Amphigerontiinae
Sous-famille Psocinae
TABLE DES GENRES
— Scutellums ptérothoraciques non prolongés en cornes; nervures glabres. 2
— Ces scutellums prolongés en cornes; nervures pubescentes Diplacanthoda
2 — Dans l'aile antérieure, les 2 premiers segments de cw4 en ligne droite,
d’où AP subtriangulaire; des dessins bruns très nets, soit sous forme
de mouchetures, soit de taches (parfois ocellées) dans les cellules de la
moitié apicale (1 par cellule); jamais de nervule post-stigmale . Le
en Ce ECM A DE Det ee Trichadenotecnum (1)
— Dans l'aile antérieure, les 2 premiers segments de cu, en angle obtus;
seulement quelques taches brunes peu étendues; rapports de rs et m
variables; assez souvent une nervule post-stigmale plus ou moins développée
. Ptycta
Genre Trichadenotecnum Enderlein
Trichadenotecnum pardus Badonnel
(1955, p. 231, fig. 535-537, 9)
Station. — Bekopaka, Antsingy Sud, VII-1949, 1 9 (R. P.).
Dimensions. — Longueur du corps : 1,95 mm.
Antenne (incomplète) : f, — 428.
Aile antérieure : 2,38 mm.
Patte postérieure : F 1} A IA rl
424 879 276 (20) 102 (2) 2,11
Nombre de trichobothries sur les paraproctes : 19/17.
Encore qu’elles soient un peu supérieures (aile antérieure exceptée),
ces dimensions s'accordent à celles de pardus type; en particulier, les rapports rl
sont pratiquement égaux (chez pardidum Thornton, de Hong-Kong, rf atteint
la valeur 3,4, mais cela peut provenir d’une mesure différente de b). D'autre
part, malgré de faibles différences dans la pigmentation de l'aile antérieure,
il ne semble pas qu’on puisse séparer l’exemplaire actuel de l'espèce pardus,
la concordance entre les genitalia étant des plus satisfaisantes; il n'y à pas
d’épines le long du bord antérieur des valves externes, comme chez l’exemplaire
de la Réunion cité par THornrox (1961, p. 18) d'après les notes et dessins que
(1) Le statut de ce genre est probablement à réviser (cf. THonnron, 1961 b), mais la
définition sufit pour l'espèce malgache, à ailes mouchetées; toutefois, en l’absence de 4, elle
peut conduire à une espèce de Blaslopsocidus; un contrôle avec les diagnoses est donc
indispensable.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 193
lui a envoyés PrarMan (elles existent, masquées par la pigmentation, chez
le type angolais). Les différentiations hyalines internes de la plaque subgénitale
que j'ai indiquées comme « d’aspect spiralé » et figurées ainsi chez le type de
pardus, sont en réalité en anneaux concentriques irréguliers (l'éclaircissement
insuffisant de la préparation n’avait pas permis de reconnaître la disposition
exacte), comme l'a représenté Taornron pour pardidum et il en est de même
pour la ? malgache. Il semble donc qu'on se trouve en présence d’une seule
espèce, répartie de l'Angola à Hong-Kong en passant par Madagascar et la
Réunion; le problème de sa subdivision en sous-espèces géographiques reste
posé, ainsi que celui on attribution au genre Trichadenotecnum (cf. THORNTON
loc. cit.).
Genre Ptycta Enderlein
ENDERLEIN donne de ses genres Piycla et Maheella des définitions iden-
tiques et RorsLer (1944) ne les sépare qu’en indiquant la présence de poils
fins sur le bord externe de l'aile antérieure et à l'apex de l'aile postérieure
de Plycla, tandis qu'il place Maheella dans un groupe à ailes entièrement
glabres; il fait aussi intervenir la réduction de la nervule post-stigmale chez
Plycta, en admettant son développement notable chez Maheella.
Or, les exemplaires malgaches de Maheella ont aussi des ailes finement
velues (même sur les nervures, mais cela n’est visible qu'à un fort grossis-
sement), et le développement de la nervule post-stigmale y est très variable.
On ne pourrait donc séparer les 2 genres (en admettant que cette séparation
soit justifiée) qu'avec des critères fournis par les genitalia et l'on ne dispose
pas encore de documents suffisants pour arriver à une solution satisfaisante.
En attendant la publication par Taonnron des résultats de son analyse des
très nombreuses espèces hawaïennes de Plycta, je choisis d'attribuer les espèces
malgaches à ce genre, dont le nom est prioritaire. Il existe d’ailleurs un complexe
Copostigma - Clemalostigma - Plycta - Maheella dont la signification est loin
d’être élucidée.
TABLE DES d
1. Aile antérieure avec une tache brune à la bifurcation de m+cu. 2
=* -Cette-tacheibrune absente: : lat 0 de SD Em he #
2. Une autre tache brune à l’origine de la cellule R, contre rs; paraproctes
avec une longue apophyse terminale aiguë; apophyse distale du phallosome
longue, non flanquée basalement par 2lobes. Pt. longispinosa (Smithers)
__ Pas de tache brune à l’origne de R; apophyse des paraproctes courte;
apophyse distale du phallosome bordée basalement par PILES LES)
3. PS presque entièrement brun clair; cellule An brune, et marge de l’aile
rembrunie entre l’apex du PS et la pointe de l'aile; hypandrium avec
une très large gouttière médiane; paramères du phallosome sans bras
internes . . . . + + « « . . « . . . . . . . Pt. anacantha n. sp.
__ PS avec seulement une tache brun sombre apicale; cellule An presque
entièrement incolore; hypandrium orné de 6 apophyses aiguës (2 médio-
latérales et 4 basales); paramère avec un bras interne Pt. pauliani n. sp.
Source : MNHN, Paris
194 A. BADONNEL
4. Une petite tache au 1/4 proximal de la cellule An, celle-ci de même teinte
que Bt reste de l'aile; hypandrium symétrique, à lobe médian en gouttière,
avec 2 lobes fortement crénelés et 3 apophyses basales; phallosome à
paramères sans bras interne, son APE distale flanquée de 2 larges
JODES ER SR EE EE PEt-YseyrigiBadonnel
— Cellule An brune, sans tache plus sombre; hypandrium à lobes latéraux
ornés de fortes apophyses aiguës, le lobe principal avec 2 apophyses
émoussées divergentes; phallosome : paramères avec bras interne, apo-
physe distale sans lobes basaux. . . . . . . . Pt. polyacantha n. sp.
TABLE DES ©
— rs et m confluents sur une certaine longueur (1); plaque subgénitale
assez brusquement rétrécie en languette courte, avec dessin en Y à bras
larges et divergents; valve dorsale prolongée par une apophyse à base
large progressivement acuminée; lobe distal de la valve externe très
court; plaque du spermapore entièrement membraneuse, . GROUPE I
— rs et m réunis en un point ou reliés par une nervule transverse; plaque
subgénitale progressivement rétrécie en languette généralement assez
longue, sans Y à branches larges, mais avec une bande brune médiane
plus ou moins développée; valve dorsale brusquement rétrécie en apo-
physe distale aiguë à base étroite; lobe distal de la valve externe long;
plaque du spermapore fortement sclérifiée. GrouPE H
Nora. — On retrouve ici la possibilité d'établir des groupements naturels
avec les 9, comme chez les Myopsocides; il est malheureusement impossible
d'établir actuellement un rapport entre ces groupes et les 4 connus. Les carac-
tères utilisés ci-dessus ne seront pas rappelés dans les diagnoses.
Groupe I
- Une tache brune à l’apex de m + cu, et une autre dans la cellule R,, à
l'angle formé par m et le 1er segment de cu. Pt. tachardiae Badonnel
— Une large tache brune sur rs avant sa jonction avec m, prolongée par une
bordure brune de rs + m et de la 1' moitié de m; une autre tache sur
la bifurcation de m + cu, prolongée vers l'arrière en s’estompant; apex
de la cellule Cu, brun sombre, et une zone brune vers le milieu de la
COLOR EE RO SEEN allidaUn sp.
Groure IT
1. Aile antérieure avec au 1/3 basal une bande brune incomplète, exactement
transversale; le reste à peu près incolore, sauf le PS et sa bordure. . 2
— Aïle avec une large bande brune oblique, interrompue, de la bifurcation
de m + cu à An; un semis de petites taches en avant de m + cu, et
(1) Etant donné la possibilité de variation de ce caractère, il ne peut être utilisé sans le
contrôle fourni par les autres.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 195
de part et d’autre de m avant sa liaison avec rs, qui est largement bordé
de brun de part et d'autre de cette liaison; tache post-stigmale très
étendue en arrière; une large tache aux 2/3 de m après sa liaison avec rs:
moitié distale de cu, bordée de brun; une large tache au nodulus.
ne Pt. maculosa n. sp.
2. Une tache brune au milieu de m entre sa liaison avec rs et AP; bande
médiane de la prie “een en Y à branches courtes.
: 2 VE EU Pt. quadrimaculata Smithers
Pas de! telle tache brune; save médiane de la plaque subgénitale réduite
à sa partie distale, en triangle. . . . . . . Pt. lemniscata Smithers
Nora. Tachardiae, émendation de Zachardiae 1935, orthographe incor-
recte; l’insecte pa > une Tachardia (et non Zachardia).
Ptycta seyrigi (Badonnel)
Maheella seyrigi Badonnel, 1935, p. 101, fig. 1, 3-5, pl. IL.
Espèce décrite d’après un 4 pris à Bekily (Sud de Madagascar) par
A. SEvriG (1932).
Ptycta tachardiae (Badonnel)
Maheella lachardiae Badonnel, 1935, p. 102, fig. 2, 6, 7, pl. II.
Espèce décrite d’après une © prise à Tananarive par Frappa, et indiquée
comme parasite de Tachardia du Mimosa (1932).
Ptycta lemniscata (Smithers)
Maheella lemniscata Smithers, 1964, p. 261, fig. 93-96.
Espèce décrite de 4 9, 3 prises au km 729 sur la route de Sakahara,
111-1956 (A. R.) et 1 à Ampanihy, 1-1958.
Ptycta quadrimaculata (Smithers)
Maheella quadrimaculata Smithers, 1964, p. 263, fig. 97-99.
Espèce connue par 4 © prises à Ampahiny, 1-1958.
Ptycta Jongispinosa (Smithers)
(1964, p. 260; fig. 89-92)
Station. — Région d'Ankazobe, forêt du tampoketsa d’Ambohitantely,
X11-1947, 1 4.
Source : MNHN, Paris
196 A: BADONNEL
L'espèce est connue de La Mandraka ($ holotype) et d'Ankasoka (km 15,
route de Lakato). Les caractères du 4 actuel concordent avec ceux du type;
le phallosome (fig. 419 B) est néanmoins plus large et son apophyse distale
relativement plus longue; les 2 lames basales des paramères existent aussi
chez le type, mais sont presque transparentes; l’hypandrium représenté par
Suiruers (fig. 89) a été complètement étalé; en réalité, il est coudé presque
à angle droit, et il est très difficile d’en obtenir une préparation convenable;
la figure 419 À représente celui du & actuel, dont la partie proximale est repliée
sur le lobe distal; à la base de la gouttière de ce lobe, il y a une apophyse aiguë,
Fig. 419. — Plycla longispinosa (Smithers), à
A. Hypandrium, vue postérieure du lobe distal replié sur l'are basal (x 90). — B. Phal-
losome (%X 90).
Fig. 420 à 423. — Plycta pauliani n. sp., d.
420. Aïle antérieure droite (x 28). — 421. Hypandrium, vue postérieure (x 90). —
A, granulations aiguës du lobe distal. — B, épines des aires latérales. — 422, Phallosome
C% 90). — 423. Paraprocte droit (x 190).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 197
qui existe aussi chez le type. Les petites différences relevées dans la forme
du phallosome ne semblent pas justifier une séparation.
Ptycta pauliani n. sp. (é)
Coloration. — Tête à fond jaune citron; vertex avec taches brunes formant
les dessins en M habituels, et une tache plus pâle au milieu de chaque lobe:
tubercule ocellaire entièrement jaune, les ocelles brun chocolat; front avec
une tache médiane demi-circulaire et 2 taches latérales; orbite antennaire
bordée de brun; antenne (incomplète) : base pâle, ainsi que les 2/3 proximaux
de fi, dont l’apex se fonce progressivement jusqu’au brun marron; f, brun très
sombre; post-clypeus : chaque moitié avec 5 bandes parallèles séparées par
une ligne médiane sombre, ces bandes assez pâles dorsalement, plus foncées
ventralement, et prolongées latéralement par quelques taches brun clair; ante-
clypeus encadré de brun, avec une tache médiane brune; labre rembruni en
avant, surtout médialement; joues avec 2 larges bandes brunes superposées;
yeux avec intervalles des ommatidies jaunes. Sclérites prothoraciques brun
chocolat sombre, les zones membraneuses jaune citron; lobes mésotergaux
teintés de brun fondu, plus sombre en avant, latéralement et surtout postérieu-
rement, avec encadrement jaune; métatergite plus foncé, sauf au milieu et en
arrière (fond jaune); pattes I et II (III absentes) : hanche brune, sauf l’apex
jaune comme le trochanter, le fémur et le tibia; celui-ci légèrement rembruni
apicalement; tarse brun; aile antérieure : figure 420 et table; aile postérieure
hyaline, entièrement incolore. Abdomen jaune (peut-être maculé de brun sur
le vivant?), hypandrium brun noir; tergite clunial avec un trèfle brun médian,
le milieu de chaque moitié jaune; paraproctes bruns dorsalement, pâles ventra-
lement.
Morphologie. — Antenne relativement peu épaisse, à pilosité courte, fine,
oblique; yeux volumineux, saillants, leur bord interne divergeant vers
l'arrière (10/D — 1,26; PO — 0,6); sur l'œil droit, une anomalie : une ommatidie
remplacée par une soie rigide. Aile antérieure : rs et m confluents sur une courte
longueur; cellule M subrectangulaire, avec m assez fortement convexe vers
l'intérieur; AP à base large.
Genitalia : hypandrium (fig. 421) coudé à angle droit, le lobe médian très
faiblement creusé en gouttière, avec 2 mamelons latéraux; 2 lobes latéraux
terminés chacun en large pointe, elle-même denticulée, et basalement 4 fortes
épines aiguës à base large; pas de languette apicale visible; surface du lobe
médian fortement granuleuse (A ), celle des lobes latéraux couverte d’épines (B):
phallosome (fig. 422) à base allongée, élargi distalement et prolongé par 2 apo-
physes latérales encadrant l’apophyse distale; paramères avec bras internes
faiblement sclérifiés.
Paraprocte (fig. 423) : apex avec une apophyse en forme de cheville et un
petit mamelon; pas de bandelette sclérifiée visible à la base de l’apophyse.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,2 mm.
Antenne : f, — 576; f, — 614. (1° exemple d’un 2 article plus long que
le 1e).
Aïle antérieure : 3,12 mm.
Origine. — Ambina, Antsingy Nord, VII-1949, 1 4, holotype (R. P.).
Source : MNHN, Paris
198 A. BADONNEL
Ptycta anacantha n. sp. (£)
Coloration. — Tète à fond ivoire, presque blanc; taches brun marron
du vertex confluentes médialement en une bande assez large, grosses et di
tinctes le long des yeux; tubercule ocellaire brun sombre; yeux gris noir;
sutures épicraniennes antérieures soulignées de brun clair; une tache du même
brun au milieu du front; orbite antennaire cerclée de brun sombre; antennes
brun marron sombre; post-clypeus avec 6 bandes brun clair parallèles, légère-
ment arquées, n’atteignant pas le bord ventral, et des ébauches de bandes
latérales disposées transversalement (3 à 4 de chaque côté); ante-clypeus
pâle; labre brun noir; joues avec seulement une petite tache brune contre le
bord ventral de l'œil; palpes : 1° article brunâtre pâle, 2e incolore, 3° brun
marron, 4 plus sombre. Lobes dorsaux thoraciques entièrement brun marron
mat; sclérites pleuraux du même brun, un peu plus clair, les zones membra-
neuses blanches; pattes : hanches brun marron clair (plus pâle sur Pt); tro-
chanters plus pâles; fémurs brun marron clair sur leur moitié externe, l’autre
moitié presque incolore; tibias très pâles, l’apex rembruni (surtout ceux de
Pret Pr), tarses brun marron; aile antérieure : figure 424 et table; aile postérieure
hyaline, à peu près incolore. Abdomen brun, très pâle, avec sur chaque tergite
de fines bandes longitudinales très rapprochées; apex un peu plus sombre;
hypandrium brun noir.
Morphologie. — Antennes comme l'espèce précédente, f\ très court;
yeux très volumineux et très saillants (rapports non mesurés). Aile antérieure :
rs et m réunis en un point à droite, reliés par une courte nervure à gauche;
cellule M rectangulaire (m faiblement courbée à l’origine); AP à base très
large; aile postérieure : rs réunis en un point à droite, confluents sur une assez
grande longueur à gauche.
Genitalia : hypandrium (fig. 425) coudé; lobe médian à très large gouttière
dissymétrique, ses bords finement crénelés; une apophyse distale hyaline,
ornée de petites papilles aiguës (non figurées); pas de véritables lobes latéraux;
phallosome (fig. 426) en cadre fermé, avec une large liaison proximale et distale
des paramères; apophyse apicale déjetée latéralement, flanquée à sa base par
2 lobes peu accentués.
Paraproctes (fig. 427) avec un bourrelet antérieur au disque sensoriel:
apophyse distale assez courte, à apex émoussé, et prolongée latéralement par
une lame sclérifiée, qui existe aussi chez longispinosa (mal orientée sur la
préparation, elle ne pouvait être dessinée).
Dimensions. — Longueur du corps : 2,9 mm.
Antenne : L(mm) fi jË fa fo fa
4,2 837 640 488 136 64
Aile antérieure : 4,8 mm.
Patte postérieure : F Ti k th
800 1 632 448 (20) 220 (4)
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 1 4, holotype (R. P.).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 199
Fig. 424 à 427. — Plycta anacantha n. sp., d.
424, Aïle antérieure droite (X 19,5). — 425. Hypandrium, vue postérieure (x 80). —
426. Phallosome (x 90). — 427. Paraprocte droit (X 170).
Fig. 428 à 431. — Pycla polyacantha n.sp., d.
498. Aile antérieure droite (X 19,5). — 429. Hypandrium, vue postérieure (x 80). —
430. Phallosome (x 80). — 431. Paraprocte droit (X 120).
Source :
200 A. BADONNEL
Ptycta polyacantha n. sp. (5)
Coloration (exemplaire altéré). — Teinte de fond de la tête ocre pâle;
vertex avec taches brun marron sombre confluentes formant l'M habituel;
suture médiane très nette, en ligne noire prolongée en cercle autour dutubercule
ocellaire; antennes brun marron jusqu’au 1/3 distal de f;, dont l’apex passe
au brun sombre; f, de ce même brun; palpes semblables, le 4e article plus
sombre; clypeus avec environ 8 bandes brunes parall Thorax : lobes dor-
saux brun marron, séparés par des zones claires; sclérites brun marron; pattes
de même teinte, les tibias un peu plus clairs sauf à l'apex; aile antérieure
(fig. 428) faiblement et uniformément enfumée de brun, avec PS, bordure
post-stigmale et cellule An plus sombres; aile postérieure hyaline, faiblement
brunâtre, le bord antérieur de la cellule costale un peu plus sombre. Abdomen
pâle, avec restes d’une bande pleurale brun chocolat de chaque côté; apex brun
sombre.
Morphologie. — Antenne un peu plus épaisse que celle des espèces préc
dentes, mais pas d'article renflé; f, à courbure proximale assez forte; pilosité
dense, assez longue, dressée et courbe sur la face interne, plus courte, oblique
et raide sur l’autre face (f et f.); yeux très saillants et très grands, débordant
en arrière le vertex, leurs bords internes fortement divergents vers l'arrière;
tubercule ocellaire très grand, son diamètre transversal supérieur à la moitié
de l'intervalle oculaire (rapport — 0,56). Aïle antérieure : une ébauche très
discrète de nervule post-stigmale à droite, absente à gauche: rs et m confluents
sur une assez grande longueur; cellule M plus large proximalement que distale-
ment; AP haute; aile postérieure : se longue et nette; rs et m fusionnés sur une
grande longueur.
Genitalia : hypandrium (fig. 429) coudé à angle droit, le lobe distal ter-
miné par 2 apophyses émoussées divergentes, et portant 2 lobes latéraux ornés
d’apophyses aiguës non symétriques, leur face latérale à nombreuses granula-
tions épineuses; une languette apicale hyaline; phallosome (fig. 430) à base
allongée, non élargie distalement et sans lobules apicaux latéraux, terminé
par une assez longue apophyse; paramères avec bras internes bien sclérifiés.
Paraprocte (fig. 431) terminé par une apophyse en crochet, les tricho-
bothries presque adjacentes, sans lacunes importantes.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable.
Antenne : f, = 942; f, — 858.
Aile antérieure : 3,77 mm.
Patte postérieure : F D b LA
816 1 700 640 (29) 192 (3)
Origine. — Bas Sambirano (sans date), 1 &, holotype (J. M.).
Discussion. — Il n’est pas certain que l'attribution de cette espèce au
genre Piycta soit correcte; les caractères de l'antenne, le développement hyper-
télique des ocelles, la forme de l’AP, celle de l’apophyse des paraproctes, la
dissymétrie accusée des épines de l’hypandrium sont autant d'éléments de doute;
mais il y a aussi des caractères qui incitent au rapprochement : similitude de
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 201
pigmentation des ailes antérieures d’anacantha, courbure distale de m avant
T’'AP, avec un petit segment incolore, analogies avec le phallosome de pauliani
(à l'absence des lobes latéraux distaux près), fortes épines de l’hypandrium
dans les 2 espèces. Provisoirement, polyacantha peut donc être maintenu dans le
genre Plycla.
Remarque : Chez Melylophorus lobalus Badonnel, l'aile antérieure pré-
sente des caractères de Péycla; l'hypandrium, plus dissymétrique, a des apo-
physes plus développées; le phallosome, par sa forme et ses 2 bandes brunes
internes, se rapproche de celui de polyacantha; il est donc logique d’envisager
aussi son attribution au même genre. i
Fig. 432 à 435. — Piycla pallida n. sp., 9.
432. Aïle antérieure droite (x 27). — 433. Plaque subgénitale (x 120). — 434. Gona-
pophyses gauches (x 215). — 435. Plaque du spermapore (x 190).
Ptycta pallida n. sp. (9)
Coloration. — Teinte générale pâle. Tête : vertex avec les taches habituelles
brun très pâle: tubercule ocellaire brun chocolat, la même teinte soulignant
les 2 sutures épicraniennes antérieures (suture médiane invisible); milieu du
front maculé de brun noir, et une tache brun chocolat étalée de chaque côté;
antenne (incomplète) : se et p presque incolores, f, brunâtre, fe- f, progressi-
vement plus foncés, jusqu'au brun marron clair; clypeus brun clair avec une
dizaine de bandes parallèles plus foncées; labre encadré de brun; joues : moitié
dorsale pâle, moitié ventrale brun sombre; palpes : les 3 premiers articles pâles,
le 4€ brun foncé. Lobes dorsaux ptérothoraciques brun marron estompé sur les
Source : MNHN, Paris
202 A. BADONNEL
bords; pleures largement tachées de brun chocolat; pattes très pâles, sauf la
moitié dorsale des hanches et le 2e article des tarses, qui sont bruns; aile anté-
rieure : cf. figure 432 et table (le fond incolore); aile postérieure hyaline, incolore.
Abdomen paraissant avoir été annelé de brun chocolat, elunium et apex très
pâles.
Morphologie. Antennes grêles, à pilosité oblique, raide, peu dense;
yeux petits, latéraux (rapports non mesurés). Aile antérieure : rs et m confluents
sur une assez grande longueur; base proximale de la cellule M plus large que
l’apex, avec m fortement convexe vers l’intérieur; AP à base très large; aile
postérieure : rs et m assez longuement confluents.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 433) à pigmentation peu accusée,
mais formant l’Y typique du 12° groupe; 2 longues soies à la base de la lan-
guette distale (comme chez fachardiae); gonapophyses (fig. 434) : valve ventrale
relativement courte, son apex finement barbelé; valves dorsale et externe :
cf. caractères du groupe I; base de la pointe apicale densément barbelée, ainsi
que le bord interne jusqu'à la pointe; plaque du spermapore : figure 435.
Dimensions. — Longueur du corps (très déformé) : 1,8 mm.
Antenne : hi he fs fi
320 232 216 184
Aile antérieure : 2,55 mm.
Patte postérieure : El Ti li ls
456 942 304 (21) 101 (2)
Origine. — Bekopaka, Antsingy Sud, VII-1949, 1 9, holotype (R. P.).
Ptycta maculosa n. sp. (9)
Coloration. — ‘Tête à fond crème; taches de l’M du vertex brun marron
clair, et sur chaque lobe, entre les taches de l'M, une tache gris brun; tubercule
ocellaire de la teinte du fond; front : un anneau brun sombre au milieu ets
et part et d'autre, une bande transversale gris brun; yeux gris; antenne
(incomplète) : les 2 premiers articles et les 2/3 proximaux de fi très pâles,
puis f faiblement rembruni; f, brun marron clair se fonçant progressivement
vers l’apex; /; brun noir; post-clypeus avec les bandes brunes habituelles;
moitié dorsale de l’ante-clypeus brun marron clair; labre taché médialement.
du même brun estompé palpe : les 3 premiers articles très pâles, le 4€ brun
noir; joues avec une tache grise sous l'orbite antennaire et une zone posté-
rieure brunâtre; foramen occipital entouré de brun noir. Thorax : sclérites
collaires et prothoraciques du même brun; lobes dorsaux ptérothoraciques
brun marron sombre estompé latéralement, largement bordés de clair, et
une bande crème longitudinale dorsale; pleures pâles, sauf quelques taches
brunes; pattes : moitié dorsale des hanches brune, leur apex très pâle, ainsi
que les trochanters; fémurs, tibias (sauf l'apex de ceux-ci) et tarses brun
sombre; aile antérieure : cf. figure 436 et table; fond incolore; aile postérieure
hyaline, presque incolore; seulement une bordure brune étroite des nervures
fa+ et ce. Abdomen largement annelé de brun dorsalement (les bandes s’effi-
lant latéralement), puis sur les côtés, où la bande brune est presque continue;
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 203
face ventrale pâle, avec sternites limités par des lignes brunes s’élargissant
latéralement; apex brun marron taché de clair.
Morphologie. — Antenne très grêle, à pilosité courte, oblique, dense;
rapports oculaires non mesurés. Aile antérieure : rs et m reliés dans les 2 ailes
Fig. 436 à 439. — Piycla maculosa n.sp., 9.
436. Aile antérieure droite (X 19). — 437. Plaque subgénitale, déchirée partiellement
80). -— 438. Gonapophyses droites (x 120). — 439. Plaque du spermapore (X 120).
par une nervule transverse assez longue; base antérieure de la cellule M beau-
coup plus large que l’apex, m très fortement convexe vers l’intérieur; AP à
base large; aile postérieure : rs et m confluents sur une courte longueur; poils
bordant la cellule R, très courts, mais visibles à un faible grossissement (x 30).
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 437) du type du groupe IT, avec bande
brune longitudinale médiane non bifurquée antérieurement, mais postérieure-
Source : MNHN, Paris
204 A. BADONNEL
ment: de chaque côté, une tache brunâtre estompée antérieure, et une bande
brune latérale prolongée dans la languette distale; gonapophyses (fig. 438) :
valve ventrale longue, sa pointe apicale à barbelures récurrentes; valve dorsale
typique du groupe IT et également épineuse latéralement et apicalement;
plaque du spermapore (fig. 439) fortement sclérifiée, avec une faible indication
de dissymétrie.
Dimensions. — Longueur du corps (cou en extension) : 3,1 mm.
Antenne : hi fe fs
1 025 1151 962
Nora. — f, est plus grand que fi.
Aïle antérieure : 4,52 mm.
Patte postérieure : Fr ar! LA ë
837 1 779 504 (30) 220 (5)
Origine. — Massif du Tsaratanana, 1900 m, { 9, holotype (R. P.).
Genre Diplacanthoda Enderlein
Diplacanthoda bouvieri Enderlein
(1909, p. 448, figure)
Distribution. — Côte Ouest (sans précision), © holotype (Grandidier);
Ambovombe, 22-1-1932, 1 3, 11 © (R. Decary).
Sous-famille Amphigerontiinae
Sumrrners (1964) a placé dans le genre Blaste, pris au sens large, toutes
les espèces malgaches de cette sous-famille, délaissant les subdivisions établies
antérieurement. En fait, on se trouve en présence de 2 groupes d'espèces,
dont l’un justifie l’élévation au rang de genre du sous-genre Blastopsocidus,
l’autre pouvant provisoirement être maintenu dans le genre Blaste.
Genre Blaste Kolbe
J'y range les espèces malgaches présentant les caractères suivants :
19 Dans l'aile antérieure, AP nettement pentagonale avec 1er segment
de cu, et cu, Subégaux et en angle obtus, et 2e segment de ct égal au 1er
ou plus grand.
2° Hypandrium du $ terminé par un lobe présentant une forte incisure
médiane (sous-genre Euclismia) ou par 2 lobes symétriques en oreilles enca-
drant une incisure au fond de laquelle on trouve une apophyse médiane aiguë,
plus ou moins saillante (sous-genre Blaste s. str.).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 205
39 Plaque subgénitale 9 avec une courte languette distale à pilosité
exclusivement apicale et un dessin en V dont la pointe est formée par 2 bras
très foncés et étroits, l’apex des bras étant fortement dilaté.
Le dimorphisme sexuel étant très accusé chez certaines espèces, une table
est nécessaire pour chaque sexe; d’autre part, afin d'éviter des confusions
au cas de nouvelles découvertes, les ailes des espèces connues sont figurées.
TaBL
DES 9 (1)
— Pas de zones brunes importantes dans la 1/2 apicale de l'aile antérieure,
à l'exception de la tache de la de distale du PS, prolongée en arrière
decelui-chee . + « . . B. alluaudi Badonnel
— En plus de la ac Dre # 13 Dieu du PS, une tache entre rs et
l'AP, et une autre oblique du sommet de l'AP à la base de la cellule AZ,.
EE AUS PRE MR B. pauliani n. sp.
TABLE DES g
1. Des taches brun clair estompé formant au 1/3 proximal de l’aile antérieure
une”banderobliquesdiscontique "ere EE ER RER
— Pas de bande brune au 1/3 proximal de l’aile antérieure; seulement une
tache brunâtre plus ou moins nette au milieu de m+cu. . . . . 3
2. Dans l’aile antérieure, cu« et cu» subégaux; paramères reliés par une
membrane faiblement sclérifiée; leur crochet interne plus petit que
l’externe, et l’apodème latéral long et grêle. B. stuckenbergi Smithers
— Dans l’aile antérieure, cu, nettement plus long que cu; paramères
reliés proximalement par une lame fortement sclérifiée, le crochet interne
plus développé que le crochet externe, et l’apodème latéral court et très
ÉlATRT ER Ce ND VA dODIN SD,
3. Aile antérieure avec des zones brunes en ne de la tache brunâtre du
milieu de m + cu. . . . : Rae es taie VE
— Pas d’autre pigmentation Done (Ps nn) que la tache as du milieu
de m + cu (fig. 449); crochets apicaux des paramères fortement divergents,
se détachant d’un corps très élargi apicalement. B. bicuspis Smithers
4. Dans l'aile antérieure (fig. 448), rs et m bordés de brun avant et après
leur jonction, et zone brunâtre estompée dans la cellule R, entre rs et
l’'AP; paramères peu eee terminés par 2 crochets assez courts, l'externe
plus forte 2 . . . . . . « B. polioptera Smithers
— Pas de bordure brune autour + rs et m; paramères larges, avec un fort
crochet interne et un lobe latéral large à apex acuminé (fig. 451)...
Pen 2. B'elluaudi Badonnel
(1) Toutes ont de grandes zones brunes dans la 1/2 basale de l'aile antérieure.
Source : MNHN, Paris
206 A. BADONNEL
Blaste alluaudi (Badonnel)
(1935, p. 100, fig. 3-7, 4, 9)
Stalion. — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 23-X-1947, 5 9, sur Pachina
aquatica.
La coloration des types, pris dans le sud de Madagascar, n'a pu être étudiée:
d’autre part, la © n’avait pas d’abdomen; une redescription est donc nécessaire.
Coloration. — © : vertex très pâle, avec mouchetures brunes dessinant
VM habituel; tubercule ocellaire brun sombre; antennes (toutes brisées) à
base brun clair, f, brun noir; front avec une tache demi-circulaire brune en
avant des ocelles; post-clypeus à fond pâle, avec 8 bandes brunes parallèles
(les latérales incurvées) et 2 ou 3 bandes courtes marginales transverses:
moitié dorsale de l’ante-clypeus et labre brun sombre; joues pâles, avec une
large tache brune entre l’œil et le bord postérieur du vertex. Tous les sclérites
thoraciques brun de poix; pattes : hanche brune, sauf sur sa face interne;
trochanter très pâle; fémur pâle moucheté de taches brunes estompées, le
1/3 apical de Fur progressivement rembruni; tibia brun pâle, les extrémités
plus sombres; tarse brun foncé; aile antérieure (fig. 440) différant de celle du
type par une pigmentation plus accentuée et plus étendue, et surtout par une
bordure du pédoncule de la fourche radiale, de la moitié proximale de m après
sa jonction à rs, de l’apex de 4 et de m;, qui manquent chez le type (1):
aile postérieure presque incolore, excepté la partie apicale de la cellule Cu,,
de la cellule costale et une faible bordure des nervures m + cu, m, m+rs
et rameaux de la fourche radiale, qui sont brun pâle plus ou moins estompé.
Abdomen paraissant avoir été annelé (restes de pigment hypodermique brun);
apex brun sombre brillant.
Morphologie. — © : dans l'aile antérieure, rs et m fusionnés en un point:
aile postérieure : m fortement flexueux. Genitalia : plaque subgénitale (fig. 441)
typique; gonapophyses (fig. 442) caractérisées par l'élargissement de l’apophyse
des valves dorsales; sclérite du spermapore (rattaché aux valves ventrales) :
fig. 443.
8 : l’hypandrium du type avait été monté in {olo, ce qui avait empêché
une étude précise des paramères; la figure 7 (loc. cil.) ne donne qu'une repro-
duction imparfaite, et une dissection était nécessaire; elle a permis d'exécuter
la figure 451 : paramères soudés proximalement sur une assez grande longueur,
leurs bras assez larges; crochet interne court et fort; un lobe externe large,
à apex tronqué, acuminé; apodème d'attache des muscles peu développé.
Dimensions (©). — Longueur du corps : 3,7 mm.
Rapports oculaires : 10/D — 2,25; PO — 0,58.
Antenne : f, = 480.
Aile antérieure : 3,2 mm.
Patte postérieure : F ii di, b
672 1256 372 (18) 156
() 1 faut remarquer que les types, conservés à sec, ont dû être ramollis, et le traitement
subi a atténué les couleurs.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 207
Discussion. — Malgré les différences avec la Q type : pigmentation de l’aile
antérieure plus accentuée, union de rs et m en un point au lieu d’une fusion
sur une grande longueur chez le type, profil des ailes antérieures différent,
il n’est pas possible actuellement de considérer qu’il s’agit d’une autre espèce
(les rapports oculaires parlent contre une séparation, et les longueurs des ailes
Fig. 440 à 443. — Blaste alluaudi (Badonnel), 9.
440. Aïle antérieure droite (x 20). — 441. Plaque subgénitale (x 80). — 442. Gona-
pophyses gauches (x 120). — 443. Plaque du spermapore (x 120).
Fig. 444 à 447. — Blaste vadoni n. sp. d.
444. Aile antérieure droite (x 20). — 445. Apex de l’hypandrium, très aplati (X 120).
— 446. Paramère droit (x 190). — 447. Angle antérieur gauche de l’épiprocte (x 190).
8
Source : MNHN, Paris
208 A. BADONNEL
sont sensiblement égales), encore qu’une vicariance ne soit pas impossible.
Il faudrait connaître le 4 de la forme de Tsimbazaza et les genitalia des ©
de l'espèce type pour résoudre le problème.
Blaste polioptera Smithers
(1964, p. 256, fig. 80-82)
L'espèce est connue du Massif de l’Andringitra par 4 4 (3 du Pic Boby,
1 du plateau intérieur), 1-1958 (R. P.
La figure 448 représente l'aile antérieure droite du & holotype, exécutée
d’après la préparation de Smrrners (bord antérieur rectifié).
Blaste bicuspis Smithers
(1964, p. 258, fig. 86-88)
Espèce connue par 2 4 originaires de Beloha (pays Androy).
La figure 449 représente l'aile antérieure droite de l’holotype, exécutée
comme la précédente.
Blaste stuckenbergi Smithers
(1964, p. 254, fig. 73-79)
Les 3 4 et la © types ont été décrits de la Montagne d’Ambre, station
forestière des Roussettes.
La figure 450 représente l’aile antérieure droite d’un 4 paratype.
Blaste vadoni n. sp. (4)
Coloration. — Tête à fond ivoire; sur le vertex, une bande médiane brun
marron formée de taches confluentes s’étalant postérieurement jusqu’à l’arrière
des veux; quelques taches brunes le long du bord interne de ceux-ci; tubercule
ocellaire brun noir brillant; yeux brun noir; antennes brun marron, l’apex
du dernier article (en forme de mucron) plus pâle; post-clypeus orné de bandes
brunes denses, parallèles, avec de chaque côté des bandes obliques très courtes;
ante-clypeus pâle, labre brun noir; joues et mandibules pâles, leurs limites
brun noir; palpes brun marron clair, le 4e article plus sombre. Thorax : lobes
dorsaux brun marron, estompé sur les bords; zones suturales jaune pâle;
pleures brunes; aile antérieure (fig. 444) presque identique à celle de stuckenbergi
Gig. 450); aile postérieure de même; pattes : trochanter et moitié proximale
du fémur très pâle, le fémur se fonçant progressivement vers l’apex; tibia
brun pâle, les extrémités plus foncées; tarse brun marron. Abdomen annelé
de brun dorsalement, blanc pur ventralement:; l'apex brun noir brillant.
Morphologie. — Yeux très volumineux et saillants : 10/D = 1,26;
PO = 0,66. Aile antérieure : rs et m fusionnés sur une très courte longueur;
2e segment de cu, égal à environ 2 fois le 1€r; aile postérieure : rs et m fusionnés
sur une grande longueur, et secteur terminal de m à peine incurvé.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 209
Genitalia : hypandrium terminé par 2 lobes encadrant une échancrure
limitée antérieurement par une zone sclérifiée très foncée qui porte à sa base
un épaississement transversal en accent circonflexe prolongé médialement en
pointe aiguë (fig. 445); normalement, cette zone n’est pas visible; il faut une
préparation très écrasée pour mettre ses détails en évidence; chez stuckenbergi,
elle existe également, mais malgré une dissection d’un paratype exécutée sous
la loupe binoculaire à un fort grossissement, je n’ai pu voir de pointe médiane
au sclérite transversal; paramères (fig. 446) réunis proximalement par une
zone fortement sclérifiée, débordant largement latéralement; chacun d’eux
à corps large, terminé par 2 crochets (l’interne plus fort) et un apodème d’inser-
tion musculaire épais et court.
Apex abdominal : épiprocte (fig. 447) avec angles antérieurs ornés de
granulations; paraprocte terminé par un crochet creusé en gouttière et parais-
sant articulé (ces caractères se retrouvent chez stuckenbergi).
Dimensions. — Longueur du corps (contracté) : 1,85 mm.
Antenne :
fi Ê fa
488 376 312
451
448. — Blaste polioptera Smithers, 4. Aile antérieure droite (X 20).
Fig. 449, — Blaste bicuspis Smithers, &. Id. (X 20).
Fig. 450. — Blaste stuckenbergi Smithers, $. Paratype, id. (x 20).
Fig. 451. — Blaste alluaudi (Badonnel), &. Phallosome (x 190).
Source : MNHN, Paris
210 A. BADONNEL
Aile antérieure : 3 mm.
Patte postérieure : F T ë à
496 1046 242 (15) 137
Origine. — Tananarive, pare de Tsimbazaza, sans autre indication, 1 d,
holotype.
Discussion. — Les 3 exemplaires de stuckenbergi ne présentent aucune
variation dans la morphologie des paramères et de l’hypandrium, et si les 2 &
que j'ai vus montrent quelques différences dans la pigmentation de l'aile anté-
rieure, celle-ci a toujours les 2 premiers segments de cu4 subégaux; les carac-
tères des exemplaires types ne sont donc pas fluctuants et l’on peut admettre
Fig. 452 à 455. — Blaste pauliani n. sp., 9.
452. Aile antérieure droite (x 20). — 453. Plaque subgénitale (x 80). — 454. Gona-
pophyses droites (X 120). — 455. Plaque du spermapore (x 120).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 211
que ceux de vadoni sont également fixés; on se trouve ainsi en présence de
2 espèces disjointes, constituant un cas typique de vicariance. L'espèce est
dédiée à M. J. VaDoN, à qui l’on doit des récoltes très intéressantes.
Blaste pauliani n. sp. (2)
Coloration. — Tète à fond blanc presque pur; taches du vertex très nettes,
assez allongées; sur le front, un V brun dont la pointe couvre le tubercule
ocellaire; orbites antennaires cerclées de brun; antennes (incomplètes) : les
3 premiers articles du flagelle brun noir, sc et p plus clairs; yeux brun chocolat
foncé; post-clypeus avec 6 bandes parallèles n’atteignant pas le bord ventral,
les 2 médianes interrompues et dessinant une sorte de V; de chaque côté,
4 bandes latérales courtes, transversales; moitié dorsale de l’ante-clypeus
brun noir, labre entièrement du même brun; joues blanches, à l'exception
de 1 ou 2 petites taches grises sous chaque œil; palpe : les 2 premiers articles
pâles, le 3° brun clair, le 4€ brun noir, surtout apicalement. Lobes thoraciques
dorsaux brun chocolat foncé, dégradé latéralement; pleures entièrement brun
marron brillant, avec sutures nettes; pattes : hanche brun sombre dans la
moitié dorsale, la partie distale, le trochanter et le fémur très pâles (apex du
fémur taché de brun estompé); tibia pâle avec les extrémités brunes: tarse
brun sombre (Pr est un peu plus coloré); aile antérieure (fig. 452) et table;
aile postérieure semblable à celle d’alluaudi, mais la bordure brune des nervures
est limitée à la région médiane de l'aile, et la bordure de la cellule costale est
plus sombre dans la moitié proximale, sauf à la base. Abdomen annelé de brun
chocolat, avec de chaque côté 2 bandes longitudinales brunes presque continues,
la dorsale plus foncée; apex brun très sombre,
Morphologie. — Dans l’aile antérieure, rs et m confluents en un point ou
sur une très courte longueur; 22 segment de cu, un peu plus long que le premier;
dans l'aile postérieure, m flexueux normalement.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 453) à dessin caractéristique du genre;
gonapophyses (fig. 454) : valve ventrale brusquement rétrécie, son apophyse
non élargie à la base; sclérite de la spermathèque : figure 455.
Dimensions. — Longueur du corps : 3,27 mm.
Antenne : fi fe fo
664 512 440
Aile antérieure : 4 mm.
Patte postérieure : FE Te 1 1À
752 1570 460 (20) 176
Origine. — Massif du Tsaratanana, 2 200 m, X-1949, 1 9, holotype (R. P.).
Discussion. — La coloration de l'aile antérieure est extrêmement voisine
de celle de Blaste (Euclismia) quadrimaculala et conspurcata, espèces euro-
péennes, mais les sclérites des spermapores sont très différents et les dessins
des plaques subgénitales ne sont pas identiques; il y a aussi une ressemblance
avec l'aile du & de Blaste (Euclismia) simillima, du Cap, mais le dimorphisme
sexuel ne permet pas de conclusion, et il faut attendre la découverte du 4 de
pauliani pour décider.
Source : MNHN, Paris
212 A. BADONNEL
Genre Blastopsocidus Badonnel
(955, p. 261, fig. 617-625)
Désigné d’abord comme sous-genre, Blastopsocidus doit être élevé au rang
supérieur; il est représenté à Madagascar par 8 espèces, qui permettent d'en
préciser les caractères généraux : hypandrium des & avec 2 apophyses laté-
rales prolongées par 2 claspers internes à bord postérieur ou distal fortement
denté, et croisés dans le plan de symétrie sans se chevaucher; paramères en
général peu épais, toujours terminés par une apophyse latérale externe et réunis
proximalement par un pont sclérifié (espèce angolaise) ou par une membrane
(espèce malgaches); plaque subgénitale & à lobe apical généralement court,
exceptionnellement allongé (hypertélie), avec un dessin en Y très ouvert
à branches très élargies, la partie postérieure de ces bandes renforcée par
2 bandes plus sombres presque en ligne en droite; sclérite du spermapore
terminé en pointe postérieurement, avec généralement une petite languette
sclérifiée. Chez toutes les espèces actuellement connues, rs et m confluents sur
une longueur variable dans l’aile antérieure; rapports des 2 premiers segments
de cu Variables, de même que la courbure du 3 segment; ailes généralement
maculées de brun, avec en particulier une bande transversale oblique plus ou
moins continue au quart basal.
Nora. — La figure 619 (Loc. cil.), relative à l’hypandrium du 4 type,
a été exécutée d’après une préparation insuffisamment éclaircie, de sorte que la
forme des claspers n’y est qu'ébauchée, les 2 dents latérales étant mal dis-
cernables; la figure 456 corrige cette insuffisance.
TABLE DES ESP
Mâles
1. Fond de l’aile antérieure presque incolore, la moitié distale sans zones
nettement brunes (PS et sa bordure exceptés); paramères terminés par
UDIDÉC ANTON Er Sr ee D BlAINOntanUus in: Sp.
— Fond de l’aile antérieure nettement brun, au moins partiellement; para-
INÉTESMLCTHUNÉS PATAUADECE AQU cp
D
Cellules M,, M, et M, avec une zone pâle dans leur moitié postérieure,
et une seconde zone pâle à l’apex de M,; cellule R, entièrement brunâtre;
apophyses latérales de l’hypandrium peu saillantes, courtes . . . . 3
— Cellules R, et R, avec une aréole plus sombre allongée, apex de M, avec
une tache plus sombre, ceux de M, et M, avec une tache claire limitée
en arrière par une zone plus sombre en arc; apophyses latérales de
l’hypandrium longues; paramères à bec court, avec 2 petites dents
DASAES EE RE EN BL. areolatus n
3. Paramères grèles, à bec long, sa base faiblement crénelée; claspers non
renflés après le mamelon basal, leur lobe terminal plus développé que la
ENT PrÉAPICAle se RE EE blastnictusiStnitners
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 213
— Paramères élargis avant l'apex, qui est nettement crénelé; bec court;
claspers fortement dilatés après le mamelon basal, leur lobe terminal
moins développé que la dent préapicale . . . . BL cristatus n. Sp.
Femelles
1. Pas de zones fortement assombries dans la moitié distale de l'aile anté-
rieure (PS et bordure post-stigmale exceptés); bandes plus sombres de la
plaque subgénitale prolongées médialement vers l’avant par une petite
expansion triangulaire . . . . . . . . . . . . BL montanus n. Sp.
— Dans la moitié distale de l’aile antérieure, des zones sombres contrastant
fortementavéc leondsclir PR Rem ee DANS
2. Lobe apical de la plaque subgénitale court; une petite tache au milieu
GONE ONE ES MORE ee en nn
— Ce lobe apical en languette très allongée; gonapophyses également très
longues; cellules R; avec une tache brune allongée . BRs 5e Ge pi D
Does tes ee: + 4e + + +. + BL caudatus n. sp.
3. Cellules M, et M, de l’aile antérieure divisées en 2 zones hyalines, incolores,
séparées par une bande sombre; milieu de la cellule M, éclairci; bande
sombre de la plaque subgénitale prolongée vers l'avant par une bande
mMédiane-assez JOngue. =. NU. 2 SANS De
— Cellule M, presque entièrement hyaline, sans division en 2 zones par une
bande brune transverse; une seule zone pâle dans la moitié distale de la
cellule M; pas de bande brune médiane longitudinale dans la plaque
Subgénital em RE EN Et 2 Blracutus n. Sp.
4. m largement bordée de brun sur sa moitié proximale entre sa séparation
ENS CAPE ER TN TP Elimarsinals n Sp.
— Seulement une tache brune assez large au milieu de ce segment de m
Ne PAS Ce cn CR UR Dl ainis np:
Blastopsocidus strictus (Smithers)
(Blaste stricta Smithers 1964, p. 257, fig. 83-85)
L'espèce décrite d’après un 4 de Maroantsetra, n’a pas été trouvée dans
le matériel étudié ici. D'après la coloration de l'aile, il ne semble pas qu’on
puisse lui rapporter une des 9 actuelles; le dimorphisme sexuel est assez marqué
dans le genre (cf. maculalus et montanus), mais les dessins des ailes du d
rappellent, en plus clair et avec une extension différente, ceux de la 9; or, chez
aucune des © inédites, la cellule R, n’est entièrement d’un brun uniforme.
L’hypandrium du & type, déformé sur la préparation originale par une
déchirure, n’a pas permis à Smrrmers une représentation correcte des apophyses
latérales; la figure 459 du présent travail donne l’image du seul clasper vu
en plan; sur l’autre clasper, vu de champ, une mise au point sur différents
plans permet de reconnaître les 2 crochets latéraux et le lobe distal; d'autre
part, il est utile de donner une représentation de l’épiprocte (fig. 457) et du
paraprocte (fig. 457).
Source : MNHN, Paris
214 A. BADONNEL
457 e
HANARANEE
Fig. 456. Blastopsocidus maculatus Badonnel, g.
Claspers de l'hypandrium, face interne et apophyses latérales (X 166).
Fig. 457 à 459. — Blastopsocidus strictus (Smithers), 4.
457. Bord postérieur du 10e tg abdominal et épiprocte (x 120). — 458. Apex du para-
procte droit (x 190). — 459. Clasper droit de l’hypandrium, face interne et apophyse latérale
190).
a) Fig. 460 et 461. — Blastopsocidus montanus n. sp., d.
460. Clasper gauche, face interne et apophyse latérale (X 190). — 461. Bord postérieur
du 10e tg abdominal et épiprocte (x 120).
Blastopsocidus cristatus n. sp. (4)
Coloration. — Semblable à celle de sfrictus; aile antérieure (fig. 462)
avec des zones sombres presque identiques à celles de strictus, les cellules M,, M,
et M, à zones pâles plus étendues et sans area plus claire à l’apex de M.
Morphologie. — Antennes absentes; yeux très volumineux, comme ceux
de strictus. Nervation de l’aile antérieure semblable, sauf les 2 premiers segments
de Ca, qui sont subégaux (le 1er est plus long chez strictus, mais le caractère
pouvant être variable, il n’a pas été utilisé dans la table).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 215
Genitalia : hypandrium avec une petite languette distale semblable à
celle de sfriclus; apophyses latérales en mamelons un peu plus saillants, à
fortes papilles sclérifiées (fig. 463); claspers (même figure) à forte dilatation
basale, terminés par une apophyse bilobée précédée par une dent plus forte;
une petite dent à la base de celle-ci; paramères (fig. 464) élargis dans leur moitié
distale, qui est terminée en tête d'oiseau avec une crête nette et un bec court;
quelques papilles discrètes, aiguës, à la base de cette tête; la figure 466, rela-
tive à sfriclus, montre la différence entre les 2 espèces (les pores indiqués par
SurrHers sont en réalité des granulations).
Apex abdominal : épiprocte froissé sur la préparation; bord postérieur
du 10 tergite échancré comme celui de sriclus ; crochet du paraprocte (fig. 465)
en lame brune, assez aiguë, nettement moins large que celle de strictus, dont
l’apex est arrondi.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable.
Aïle antérieure : 3,3 mm (sfrictus : 2,85 mm).
Patte postérieure : df (Ti ’k [A
544 1214 328 (17) 132 (2)
Fig. 462 à 465. — Blastopsocidus cristalus n. sp., 4.
462. Aile antérieure droite (x 20). — 463. Claspers de l’hypandrium, face interne et
apophyses latérales (x 190). — 464. Paramères (xX 190). — 465. Apex du paraprocte gauche
CX 190).
Fig. 466. — Blastopsocidus strictus (Smithers), &, paramère droit (x 190).
Source : MNHN, Paris
216 A. BADONNEL
Origine. — Morafenobe, forêt de Mahajeby, V-1952, 1 4, holotype (R. P.).
Discussion. — Forme avec sfrictus une paire remarquable; les différences
sont suffisamment mises en évidence par la table, la diagnose et les figures.
Blastopsocidus montanus n. sp. (& et ©)
Coloration. — 9 : tête à fond jaune avec les dessins suivants : M du
vertex formé de taches non confluentes, soit 4 rangs médians (les 2 internes
contre la suture) de taches brun foncé et 2 latéraux (taches brun clair), l’interne
incurvé vers l'avant de l'œil; au milieu de chaque lobe, une tache gris brun;
tubercule ocellaire sur un triangle brun relié aux orbites antennaires par une
large bande brune sur la suture frontale; sur le front, un large V brun à sommet
touchant la pointe du triangle; orbites antennaires cerclées de brun; antenne :
sc brun marron sombre, p plus clair, f, brun pâle, puis flagelle progressivement
foncé jusqu’à brun sombre; clypeus à lignes brunes parallèles fusionnées dans
la région médiane en formant une bande brune; palpes : les 2 premiers articles
pâles, le 3° brun marron, le 4 brun noir, Lobes dorsaux ptérothoraciques brun
de poix très foncé brillant, encadrés de blanc (la bande blanche médiane ne se
prolonge pas sur l’antedorsum II); toute la moitié pleurale antérieure du méso-
thorax blanche, le reste brun noir; aile antérieure (fig. 468) : fond presque
incolore, les cellules de la moitié distale brunâtre pâle: dessins conformes à la
figure; aile postérieure hyaline, incolore sauf l’apex de la cellule Cu, brun
sépia pâle; pattes : hanche brun noir, sauf l’apex, pâle comme le trochanter;
fémur pâle marbré de brun; tibia jaunâtre, rembruni apicalement; tarse brun
noir. Abdomen entièrement annelé de brun rouille, les anneaux élargis laté-
ralement de manière à former une bande brune de chaque côté; apex brun,
le tergite clunial taché de blanc jaunâtre.
g : mêmes caractères de coloration que la 9, mais plus foncés, les taches
du vertex tendant à être confluentes; aile antérieure (fig. 467) à pigmentation
par contre moins accentuée que chez la 9, mais avec les mêmes dessins; dif-
férence : les taches du 1/3 basal de la 9 forment chez le 4 une bande continue;
aile postérieure : zone brune de Cu, à peine marquée. Abdomen : la partie sclé-
rifiée brune occupe plus du tiers de la longueur.
Morphologie. — Antennes du 4 (incomplètes) assez fortes, à pilosité
longue, hérissée et flexueuse; celles de la 9 fines, à pilosité courte, oblique,
raide; fu très court; yeux du 4 relativement petits, mais très globuleux et
latéraux (rapports oculaires non mesurés). Aile antérieure : dans les 2 sexes,
confluence de rs et m assez longue; cu, peu flexueux; m, régulièrement convexe
vers la pointe de l’aile.
Genitalia : g : hypandrium (fig. 469) à apophyses latérales bombées,
granuleuses; claspers à pointe aiguë, avec 4 dents latérales sur le bord pos-
térieur (fig. 460); languette apicale courte, subtriangulaire; paramères (fig. 470)
à corps assez étroit, le bec apical arrondi.
Genitalia 9 : plaque subgénitale (fig. 471), voir table; gonapophyses
(fig. 472) à valve ventrale relativement courte, leur apex aigu, sans barbelures;
valve dorsale longue, fortement barbelée; sclérite du gonopore (fig. 473) fai-
blement chitinisé, sa languette prolongée par un petit lobe.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 217
Fig. 467 à 473. — Blastopsocidus montanus n. sp., d et 9.
467. Aile antérieure droite, d (X 18,5). — 468. Id., 9. — 469. Hypandrium, face interne
C+ 120). — 470. Paramère droit (X 190). — 471. Plaque subgénitale (x 75). — 472. Gona-
pophyses gauches (X 110). — 473. Plaque du spermapore (X 110). — 474. Paraprocte gauche
Cx 120).
Source : MNHN, Paris
218
A. BADONNEL
Apex abdominal du 4 : bord postérieur du 10€ tergite et épiprocte : fig. 461;
paraprocte (fig. 474) à crochet terminal aigu.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,6 mm, & et ©.
Antenne : L (mm) f fe fs fo fu
é — 942 712 636 _ —
9 4,15 864 664 540 136 48
Aile antérieure : & = 4,33 mm; © — 4,3 mm.
Patte postérieure : F Fi hi (A
4 760 1 674 520 (23) 158 (2)
9 760 1 590 456 (21) 165 (2)
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 1 9 (allotype);
2200 m, 2 4 (dont l’holotype), 4 9 (R. P.).
Blastopsocidus areolatus n. sp. ($)
Coloration. — Semblable à celle de l’espèce précédente, avec les diffé-
rences suivantes : sur la tête, taches du vertex confluentes: bandes parallèles
du clypeus non fusionnées médialement; encadrement des lobes dorsaux thora-
ciques jaune citron; pleures brun marron sombre brillant, sauf les parties
membraneuses jaune pâle; pattes : hanches et fémurs brun marron (apex des
fémurs plus pâle); trochanters pâles; tibias brunâtre clair, plus sombres seu-
lement à l’apex; aile antérieure (fig. 475) caractérisée par une large bande
brun clair parallèle au bord apical, avec les zones plus sombres et hyalines
indiquées dans la table; PS presque entièrement brun, sa teinte à peine plus
foncée que les autres zones colorées; aile postérieure : apex de la cellule Cu,
rembruni, ainsi que le bord de la cellule costale; le fond faiblement enfumé,
la teinte se fonçant progressivement dans le 1/3 distal. Abdomen annelé de
brun rouille, l’apex brun noir.
Morphologie. — Yeux latéraux, pas très volumineux mais très saillants,
leurs bords internes fortement divergents vers l'arrière : 10/D = 2; PO = 0,64;
antenne (incomplète) comme celle du 4 de montanus. Aile antérieure : confluence
de rs et m assez courte, d'où cellule M à bords subparallèles; 1er et 3e segments
de cu, assez flexueux.
Genitalia : hypandrium (fig. 476) avec apophyses latérales prolongées
antérieurement en pointe, et ornées de papilles aiguës; clasper gauche (fig. 477)
à 3 fortes dents apicales et une saillie crénelée basale; clasper droit à 3 dents
latérales et 2 distales, la 1re à apex échancré faiblement (non représenté sur la
figure 476); paramères (fig. 478) : base étroite, puis corps élargi et terminé
par un bec latéral aigu, à la base duquel on observe deux petites dents.
Apex abdominal : bord postérieur du 10e tergite et épiprocte : fig. 479;
paraprocte (fig. 480) à crochet terminal aigu; trichobothries irrégulièrement
réparties.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,7 mm.
Antenne : f, — 942; f, — 776; f, — 672.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 219
Aile antérieure : 4,65 mm.
Patte postérieure : F Vi (Al lb
696 1 570 432 (29) 119 (2)
Origine, — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 1 &, holotype (R. P.).
Blastopsocidus acutus n. sp. (©)
Coloration. — Tète : semblable à celle de marginalis (cf. infra), avec les
différences suivantes : teinte de fond blanc presque pur; taches du vertex plus
allongées et plus larges; cercle de l'orbite antennaire très net, relié à l'œil
Fig. 475 à 480. — Blastopsocidus areolatus n. sp., .
475. Aile antérieure droite (X 18,5). — 476. Hypandrium, face externe, claspers vus
par transparence (X 110). — 477. Clasper droit, face externe, et apophyse latérale (x 175).
— 478. Paramère droit, avec base du gauche (X 175). — 479. Bord du 10e tg abdominal et
épiprocte (X 120). — 480. Paraprocte droit (x 120).
Source : MNHN, Paris
220 A: BADONNEL
par une bande brun noir; joues presque entièrement blanches, sauf une bordure
brune sous chaque œil; les 3 premiers articles du palpe pâles, surtout le 2e,
et 4e presque noir. Thorax : sclérites dorsaux brun noir brillant, encadrés
de blanc, avec une bande longitudinale médiane blanche; pleures à sclérites
partiellement brun marron foncé, partiellement blancs; pattes : hanches brun
Fig. 481 à 484. — Blastopsocidus acutus n. sp., ©.
481. Aile antérieure droite (X 18,5). — 482. Plaque subgénitale (x 75). — 483. Gona-
pophyses droites (x 110). — 484. Sclérite du spermapore (X 110).
marron, sauf apicalement; trochanters pâles, fémurs de même, Fr et Fit marbrés
de brun, et tiers distal de Fur progressivement rembruni; tibias brun clair,
avec l’apex brun marron; tarses du même brun; aile antérieure (fig. 481) :
caractères essentiels précisés dans la table; autres taches conformes à la
figure; aile postérieure : presque incolore, l’apex des nervures r:43, lats €t M
largement bordé de brunâtre, la teinte s'étendant le long du bord de l’aile;
apex de la cellule Cu, à peine brunâtre et cellule costale incolore. Abdomen
brun marron dorsalement, les tergites séparés par de fines lignes claires; une
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 221
bande blanche de chaque côté, avec stigmates bruns: face ventrale partielle-
ment blanche, avec limites des sternites brunes, les sternites antérieurs et le 7e
(sauf son milieu) bruns; apex brun marron sombre.
Morphologie. — Antenne semblable à celle de montanus 9; rapports ocu-
laires non mesurés. Aile antérieure : rs et m confluents sur une courte longueur;
base de la cellule M large, et apex étroit; 1er segment de ct presque rectiligne,
2 segment long, 3° assez fortement flexueux, la courbure opposée à celle de ms.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 489) : pas de bande médiane entre les
branches de l’Y, mais une assez large zone triangulaire un peu plus sombre;
coloration de la languette divisée en 2 zones séparées par une aire incolore
triangulaire; gonapophyses (fig. 483) : caractérisées par la longueur anormale
des valves ventrales, terminées par une longue pointe très aiguë (d’où le nom
spécifique) et barbelée, la zone lobée préapicale couverte sur sa face interne
de fines épines (non visibles sur la figure): sclérite du spermapore : cf. figure
484, sur laquelle la languette paraît replié
Dimensions. — Longueur du corps (cou en extension) : 3,4 mm.
Antenne (incomplète) : f, = 1 025; f, = 736; f, — 624.
Aile antérieure : 4,82 mm.
Patte postérieure : F T ü k
837 1 780 484 (22) 210 (3)
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 1 ©, holotype
(RP)?
Blastopsocidus marginalis n. sp. (9)
Coloration. — Tête : fond blanchâtre; taches brunes du vertex avec la
disposition habituelle; front limité dorsalement par une bande brun pâle, et
portant une tache médiane brune en V; post-clypeus avec les bandes parallèles
non fusionnées médialement; ante-clypeus brun noir dorsalement, incolore
ventralement; labre brun noir; joues pâles, sauf sous les yeux; antennes
(incomplètes) : base brun marron clair, f, brun pâle, la teinte fonçant vers
l'apex et passant au brun marron clair sur f, et f,; yeux gris noir; palpes : les
2 premiers articles brun clair, le 3° brun marron, le 4e très sombre. Thorax :
lobes dorsaux brun noir brillant, cerclés de blanc; sclérites pleuraux entièrement
brun marron, les sutures plus sombres; pattes : comme celles d’areolatus (cf.
supra); aile antérieure (fig. 485) : voir table pour les caractères essentiels, les
autres conformes à la figure (le nom spécifique vient de la large marge brune
des nervures m et rs après leur séparation); aile postérieure presque incolore,
lapex de la cellule Cu, faiblement brunâtre.
Morphologie. — Antennes comme celles des espèces précédentes; yeux petits,
très latéraux; rapports non mesurés. Aile antérieure : confluence de rs et m
assez courte; cellule M presque en parallélogramme, le 12° segment de cux
étant plus long que le 2e; 3e segment fortement convexe vers l’apex de l'aile,
non flexueux.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 486) : partie plus sombre des bras de
V'Y très large, et entre les bras une bande longitudinale médiane de même
Source : MNHN, Paris
222 A. BADONNEL
teinte; gonapophyses (fig. 487) : valve ventrale de longueur réduite, sa pointe
non barbelée; sclérite du spermapore (fig. 488) à languette apicale aiguë.
Dimensions. — Longueur du corps (abdomen un peu rétracté) : 2,75 mm.
Antenne : f, — 837; f, — 720; f, — 668.
Aile antérieure : 4,4 mm.
Patte postérieure : F a & b
760 1 570 488 (27) 178 (2)
Origine. — Massif du Tsaratanana, X-1949, 1 900 m, 19, holotype (R. P.).
Fig. 485 à 488, — Blastopsocidus marginalis n. sp., 9.
485. Aile antérieure droite (x 18,5). — 486. Plaque subgénitale (x 75). — 487. Gona-
pophyses gauches (x 110). — 488. Sclérite du spermapore (x 110).
Fig. 489 et 490. — Blasopsocidus affinis n. sp., ©.
489. Aile antérieure droite (x 18,5). — 490. Sclérite du spermapore (x 120).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 223
Blastopsocidus affinis n. sp. (9)
Coloration. — Tête : fond pâle; vertex à mouchetures brunes assez denses,
formant l'M habituel; front avec une tache brune en demi-cercle en avant
des ocelles; post-clypeus à 8 bandes brunes parallèles; moitié dorsale de l’ante-
clypeus et labre brun noir; yeux gris noir (intervalles entre les ommatidies
incolores). Thorax : lobes dorsaux bruns, séparés par des zones claires; pleures
brun marron très sombre, brillant; pattes comme l'espèce précédente; aile
antérieure (fig. 489) : diffère essentiellement de celle de marginalis par la plus
grande extension de la teinte brune dans les cellules R;, M, et M,, et par
l'absence d’une large bordure brune autour de rs et m après leur séparation,
tandis qu’il y à une large tache brune au milieu de m entre cette séparation et
V'AP; aile postérieure enfumée de brunâtre dans sa région distale entre
l'extrémité de r, et l’apex; zone brune de l'extrémité de la cellule Cu, nette.
Abdomen pâle, sauf son apex, brun marron sombre.
Morphologie. — Antennes absentes; yeux petits, très latéraux : 10/D — 1,8;
PO — 0,68. Aile antérieure : cellule M presque en parallélogramme, le 127 seg-
ment de ca étant beaucoup plus grand que le 2€, mais le bord formé par m
est fortement incurvé; 3° segment de cu, très flexueux, d’où une forme carac-
téristique de la cellule M,.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 491) semblable à celle de marginalis,
mais pigmentation plus accentuée, surtout celle des bandes sombres des bras
de l’Y; gonapophyses (fig. 492) : valve ventrale de longueur réduite et à pointe
terminale peu ou pas barbe comme celle de marginalis; zone membra-
neuse apicale moins dilatée; sclérite du spermapore (fig. 490) avec languette
apicale bilobée.
Dimensions. — Longueur du corps : 2,75 mm.
Antenne : f, = 837; f, — 720; f, — 668.
Aile antérieure : 4 mm.
Patte postérieure : F Ge ü k
648 1 402 400 (20) 147 (2)
Origine. — Ambohiby, 25-V-1948, 1 9, holotype (R. P.).
Blastopsocidus caudatus n. sp. (9)
Coloration. — Tête et thorax très semblables à ceux d’afjinis; antenne
(il ne reste que la base et f, d’une seule antenne) : sc et base de p brun sombre;
apex de p pâle; f brun clair, se fonçant vers l’apex qui est brun noir; palpe :
base du 2 article brunâtre, le reste pâle, 3 article brun marron, le 4€ brun noir.
Pattes : hanches brunes, leur apex et les trochanters pâles; fémurs : F1 clair
marbré de brun le long du bord externe et sur la 1re moitié de la partie distale;
Fu et Fur presque entièrement bruns (Fur plus foncé); tibias très pâles sauf
l'apex, brun sombre comme les tarses; aile antérieure (fig. 493) : coloration
voisine de celle d’afinis; s’en distingue surtout par la tache brune allongée
Source : MNHN, Paris
224 A: BADONNEL
Fig. 491 et 492. — Blastopsocidus afinis n. sp., 9.
491. Plaque subgénitale (x 80). — 492. Gonapophyses gauches (x 120).
Fig. 493 à 406. — Blastopsocidus caudatus n. sp., 9.
495. Alle antérieure droite (x 20). — 494. Plaque subgénitale (x 54). — 495. Gonapo-
physes gauches, valve ventrale déviée (x 54). — 496. Sclérite du spermapore, avec membrane
Sternale rattachée à la valve ventrale droite (x 54).
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 225
de la cellule R;, l'absence de tache vers l’apex de la cellule M et la liaison diffé-
rente entre le PS et la fourche radiale et son pédoncule; aile postérieure :
cellule costale brunâtre, une petite tache à l’apex des rameaux de la fourche
radiale, et zone brune habituelle à l’apex de la cellule Cu. Abdomen large-
ment annelé de brun, son apex brun sombre.
Morphologie. — Ce qui reste de l’antenne et les yeux n’indiquent aucune
différence avec les autres espèces (rapports oculaires non mesurés). Aile anté-
rieure : confluence de rs et m courte; les 2 premiers segments de Cu SUbégaux;
cellule M presque rectangulaire (sa base antérieure un peu plus grande);
3e segment de cu faiblement convexe vers l’apex de l'aile, non flexueux;
angle postérieur du PS bien arrondi, et ez accentué.
Genitalia : plaque subgénitale (fig. 494) : dessin du corps de la plaque
comme chez les autres espèces, mais languette apicale très allongée et bordée
de soies raides; gonapophyses (fig. 495) : valves ventrale et dorsale également
ès allongées, d’où ovipositor hypertrophié en longueur, mais leurs caractères
stent identiques à ceux des autres espèces; sclérite du spermapore (fig. 496) :
même forme que chez les autres 9, mais pas de languette apicale.
Dimensions. — Longueur du corps non mesurable.
Antenne : f =
Aïle antérieure : 2
Patte postérieure : F Te b IP,
680 1 486 440 (22) 176 (2)
Origine. — Région d’Ankazobe, forêt du tampoketsa d’Ambohitantely,
XI1-1947, 1 9, holotype (R. P.).
Discussion. — Alors que toutes les espèces précédentes se rangent sans
difficulté dans le genre Blastopsocidus, l'espèce actuelle pose un problème à
cause des caractères particuliers de ses genitalia; mais si l’on tient compte
de la nervation, de la coloration des ailes et du corps de la plaque subgénitale,
ainsi que du plan structural des gonapophyses et du spermapore, on retrouve
tous les critères fondamentaux du genre, ou tout au moins de ses représentants
malgaches; j'interprète donc le développement exagéré de la languette de la
plaque subgénitale et des valves ventrales et dorsales des gonapophyses comme
un cas d’hypertélie qui, à lui seul, ne justifie pas la création d’un nouveau genre.
DISCUSSION GÉNÉRALE
Blastopsocidus n’était connu jusqu’à présent que par une espèce angolaise
(maculatus) et une espèce malgache (striclus) que SuirHERS avait placée
dans le genre Blaste s.l. Il existe entre la forme angolaise et les formes malgaches
(qui constituent un ensemble très homogène) des caractères communs définis-
sant les caractères du genre (cf. supra), mais aussi des différences qui conduisent
à ne pas attacher une importance exagérée aux rapports de position et de lon-
gueur des nervures ou de divers segments; ces rapports n’ont pas de valeur
générique, et l’abus de leur utilisation a encombré la nomenclature de taxons
sans aucune signification, qui non seulement gênent l'établissement d’une
classification naturelle, mais aussi entraînent des erreurs dans la distribution
des espèces.
Source : MNHN, Paris
226 A. BADONNEL
On peut reconnaître les différences essentielles suivantes :
a) Rapports des 2 premiers segments de cu dans l’aile antérieure : macu-
lalus : en angle obtus; espèces malgaches : en ligne droite (ou presque).
b) Apex de l'hypandrium : maculatus, non prolongé par une languette;
espèces malgaches : prolongé par une languette.
c) Rapports des paramères (&) : maculalus, reliés par un pont sclérifié;
espèces malgaches : reliés par une lame membraneuse,
d) Bord postérieur du 10° tergite abdominal du & : maculalus, avec une
dépression médiane peu accentuée; espèces malgaches : avec un lobe médian
profondément échancré.
€) Forme des valves dorsales des gonapophyses : maculalus, acuminées
progressivement et assez courtes; espèces malgaches : longues, subcylindriques,
à apex arrondi, leur axe sclérifié tordu en hélice,
Les ressemblances étroites entre les espèces malgaches peuvent s’inter-
préter en supposant qu’elles dérivent toutes d’une même espèce initiale, isolée
dans l’île à une époque indéterminée; les localisations géographiques parlent
en faveur de cette hypothèse; on pourrait ainsi songer à créer un sous-genre
pour ces espèces, mais cela semble prématuré, car la faune africaine est loin
d’être suffisamment connue.
Source : MNHN, Paris
ESSAI BIOGÉOGRAPHIQUE
À. — Caractères de la faune
L'étude d’une faune insulaire pose immédiatement les problèmes de l’endé-
misme et de la spéciation, magistralement traités pour Madagascar par R. Pau-
LIAN (1961). Il n’est guère possible d'utiliser ici les divers indices mentionnés
par PAuULIAN, et je me limiterai à des remarques particulières.
Sur les 169 espèces recensées, 26 sont connues d’autres régions, ce qui
correspond à un endémisme global de 85 %,; ce rapport n’a évidemment qu’une
valeur très relative, et une analyse plus détaillée est nécessaire.
1° II n’existe aucune famille ou sous-famille endémique.
2° Par contre, 5 genres, tous monotypiques au moins jusqu’à présent,
doivent être considérés comme mégaendémiques; 3 appartiennent aux Amphi-
psocidae : Amphipsocopsis Smithers, Xenopsocus Kolbe et Pentathyrsus Enderlein,
un aux Pseudocaeciliidae : Trichocaecilius n. g., et un aux Psocidae : Dipla-
canthoda Enderlein.
3° Plusieurs genres montrent une spéciation endémique absolue ou
presque : Thylacella, avec 8 espèces autochtones sur 8; Amphientomum, 10/10;
ÆEpipsocopsis, 3/4; Caecilius, 18/20; Paracaecilius, 2/2; Amphipsocus, 28/28;
Peripsocus, 6/6; Phlotodes, 11/12; Piycta, 10/10; Blaste, 6/6, et Blastopso-
cidus, 8/8.
Thylacella, Amphientomum et Blastopsocidus offrent une homogénéité
remarquable et paraissent dériver chacun d’une espèce fondatrice unique; par
contre, d’après les caractères des 9, Phlotodes et Plycta peuvent être divisés
en deux lignées, ce qui laisse supposer l’existence de deux espèces d’origine
pour chacun d’eux, tandis qu'on trouve chez Caecilius et Amphipsocus des
groupements plus variés, avec pour Caecilius l’apparition d’une subdivision
originale du groupe fuscoplerus de MockroRD, caractérisée par les soies lan-
céolées des paraproctes des & (sous réserve que ces soies n'aient pas échappé
à l'observation chez d’autres espèces du groupe).
40 Ces mêmes genres révèlent une spéciation explosive qui, pour ne pas
atteindre l’importance de celle du genre Ptycla aux Hawaï, où THoRNTON (1965)
a récolté 47 espèces réparties en 10 groupes, n’en est pas moins frappante chez
Amphipsocus et Caecilius.
50 Il ne semble pas d’après les données actuelles qu’on puisse parler de
clines, les variations à l’intérieur d’un genre paraissant plutôt correspondre à un
type en « mosaïque » qu’à une évolution selon une direction continue. Par
contre, les doublets sont fréquents et la plupart peuvent s’interpréter comme
des cas de vicariance : Caecilius longistylus (décrit de l’Ankaratra et retrouvé
Source : MNHN, Paris
228 A. BADONNEL
à Tananarive) et similipennis (Tsaratanana) constituent une paire où simi-
lipennis paraît dérivé de la première espèce (hypertélie des antennes, taille
plus grande); Amphipsocus attenuatus (pris à 2200 m au Tsaratanana) est
très vraisemblablement un vicariant altitudinal d’orophilus (pris à 1 500 m),
adapté à la broussaille éricoïde d'altitude On peut encore citer Amphientomum
strialiceps (Antsingy N.) et similis (Tsaratanana), Blaslopsocidus marginalis
(Ankaratra) et similis (Ambohiby), Blastopsocidus strictus (Maroantsetra)
et crislalus (Morafenobe), Phlotodes personata (Tsaratanana) et lyrifera (Nosy Be),
Phlotodes speciosa (pays Androy, Morafenobe et Tananarive) et splendida
(Tsaratanana); dans chacune de ces deux dernières paires, les phallosomes
des 4 sont presque identiques et cette similitude ne peut guère s’expliquer
par une convergence.
6° D’autres doublets paraissent correspondre à une disjonction récente,
représentant un cas particulier du sympatrisme; c’est le cas pour Amphien-
lomum montanum et dimorphum, Harpezoneura madagascariensis et distincta,
Aaroniella montana et distincta. Car l'existence d'espèces sympatriques semble
indubitable et le massif du Tsaratanana en fournit les meilleures exemples,
avec 5 espèces d’Amphientomum, 9 d’Amphipsocus (dont 4 du groupe facelus
et 4 du groupe dispar), 2 de Phlotodes et 4 de Blaslopsocidus, ce genre étant
particulièrement démonstratif, car ses espèces, nettement séparées, constituent
cependant un clade très homogène. Or, il est peu vraisemblable que les exigences
écologiques de ces espèces soient très différentes, et leur coexistence peut
s'expliquer par une séparation relativement récente (voir à ce sujet le chapitre
consacré par PAULTAN aux espèces sympatriques, loc. cit., p. 364 el seq.).
7° Enfin, l’hypertélie se manifeste à Madagascar sous diverses modalités :
hypertrophie de f, (Amphipsocus erythrosligma, amplus et cognatus, Caecilius
similipennis), tendance à la multiplication des nervures de l'aile antérieure
(Amphipsocopsis et Xenopsocus), développement de gibbosités sur les lobes
du vertex, avec pilosité exceptionnellement longue (Pentathyrsus), allon-
gement en cornes des scutellums du ptérothorax (Diplacanthoda), longueur
anormale du lobe distal de la plaque subgénitale et des gonapophyses (Blas-
lopsocidus caudalus); or, les exemples d’hypertélie sont relativement rares
chez les Psoques, surtout dans un domaine restreint.
Tous ces caractères sont ceux d’une faune insulaire typique.
B. — Les affinités
« Il n’est pas sérieusement contestable que les documents dont nous
disposons soient beaucoup trop rudimentaires et disparates pour ce qui est
des formes actuelles et au-dessous du minimum utilisable en ce qui concerne
la plupart des groupes. » (J. Mizcor, 1953, p. 205).
Cette observation s'applique remarquablement au problème actuel. Les
réserves présentées dans l'introduction, relativement à la valeur de la collec-
tion étudiée, ne doivent pas être perdues de vue. D'autre part, nos connais-
Sances sur la faune des régions voisines sont très inégales et souvent insuf-
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 229
fisantes. Seuls la cuvette congolaise et ses bordures orientale et méridionale,
avec 120 espèces et l’Angola, avec 181 espèces (dont 120 de la Lunda), peuvent
être considérés comme valables; pour le Mozambique et l'Afrique du Sud,
les données sont encore embryonnaires et plus encore pour l'Afrique
orientale s. 1.; les Comores n’ont fourni jusqu’à présent que 4 espèces; les
Mascareignes n’ont pratiquement pas été étudiées; 38 espèces sont par contre
connues des Seychelles et une soixantaine de Ceylan (mais la plupart demandent
une redescription, sauf les Lépidopsocides, les Amphientomides et les
Archipsocus).
Il importe aussi d'apprécier les Psoques comme tests zoogéographiques.
Par suite de leur petite taille, de leurs modes d’alimentation et de leurs biotopes,
leur transport passif par les voies les plus diverses est extrêmement facile,
qu'il s'agisse de courants aériens, de la terre attachée aux racines des végétaux
importés par l’homme ou flottés, de l’écorce, des feuilles ou des fruits et graines
de ces végétaux; les espèces devenues inquilines sont aisément disséminées
par l’homme; d’autres, fréquentes dans les nids d’Oiseaux ou de Mammifères,
peuvent être transportées lors des migrations de ces animaux.
Il est donc difficile de préciser la signification des 26 espèces connues
d’autres régions. 10 de celles-ci sont, soit cosmopolites (Lepinolus inquilinus,
Liposcelis bostrychophilus, Eclopsocus meridionalis), soit pan-tropicales (Soa
flavilerminata, Echmepleryx madagascariensis, Psocalropos microps, Pseudo-
caecilius elutus, Hemipsocus selysianus, Eclopsocus maindroni, et probablement
Trichadenolecnum pardus); leur transport passif, vraisemblablement par
l’homme, peut-être aussi par les Oiseaux (E. maindroni a été trouvé dans un
nid de Foudia) et par les courants aériens, est des plus probables et leur intérêt
est négligeable si l’on veut expliquer l’origine du fond même de la faune.
Des 16 autres espèces, 11 sont africaines et plus précisément centrafri-
caines; ce sont : Echmepleryx falco, Belaphotroctes ghesquièrei, Pachytroctes
enigmalicus, Epipsocopsis machadoi, Caecilius signatipennis et congolensis,
Eclopsocus pearmani et vilhenai (1), Archipsocus fuscopalpus et aneura et Phlo-
lodes angolensis. 2 espèces ont été décrites de Ceylan (Archipsocus fernandi
et biguilalus) ; 2 des Seychelles (Eosilla denervosa et Psocalropos pilipennis),
et 1 de Singapour (Pseudocaecilius ornalus), mais elle existe probablement
aussi au Japon (Mesocaecilius quadrimaculatus ?). Ici encore, il est très vrai-
semblable qu'il s’agit d’importations plus ou moins récentes, en tout cas pos-
térieures au peuplement initial de la Grande Ile.
En fait, on peut penser que les véritables affinités ne sont révélées que
par les genres, le degré de leur spéciation et de l’endémisme de celle-ci donnant
une idée de l’ancienneté de leur installation dans l’île. Dans ce qui suit, on
retiendra seulement ceux dont la répartition n’est pas universelle.
AFFINITÉS AFRICAINES
Les espèces du genre Amphipsocus offrent des analogies très étroites
avec celles d'Afrique; en écartant le premier groupe, à antennes hypertéliques,
tous les autres ont des représentants africains; les espèces d’Amphientomum
se rattachent au sous-genre Paleoseopsis, décrit de l’ambre de la Baltique et
(1) Gette espèce existe aussi dans l'Ile de la Réunion.
Source : MNHN, Paris
230 A. BADONNEL
connu seulement de l’Angola par une espèce; Paracaecilius, Epipsocopsis,
Harpezoneura et Blastopsocidus ne sont connus, jusqu’à présent que de l'Afrique
et de Madagascar et Phlolodes, au sens qui lui est donné par les espèces mal-
gaches, possède plusieurs formes africaines affines.
PauLrAN a insisté sur l'importance des lacunes; celles-ci ne sont pas
négligeables; les genres Belapha, Fülleborniella, Ectopsocopsis, Myopsocus
(sous le nom Lichenomima) et la sous-famille des Ceraslipsocinae, bien repré-
sentés en Afrique, manquent à Madagascar (les 2 premiers existent à la Réunion,
mais y sont probablement d'importation récente). Un cas particulier mérite
de retenir l'attention : il n’y a pas à Madagascar de représentants des Eli-
psocidae ni des Mesopsocidae ; or, ces familles sont bien représentées en Afrique
du Nord et du Sud, mais, à part 2 espèces de Nepiomorpha angolaises, elles
manquent aussi en Afrique centrale et occidentale et P. LESNE n’en à pas
trouvé en Mozambique (il est vrai que sa collection est peu importante).
En rapprochant ces faits des affinités étroites des faunes centrafricaine
et malgache, on arrive à l’idée que la première a dû fournir les éléments de base
de la seconde, à une époque où, si l’on admet l'hypothèse de J. Mizcor (1953)
sur l’origine paléarctique de la faune australe, la première vague qui aurait
fourni les représentants sud-africains avait dépassé la région centrale sans S'y
fixer (elle aurait pu suivre un axe oriental nord-sud, car Mesopsocus compte
2 espèces au Tanganyika), ou après s’y être éteinte, au moins en ce qui concerne
ces familles.
Quelques affinités plus septentrionales peuvent être signalées. Blaste
(Euclismia) pauliani est très voisine des 2 espèces d’Euclismia européennes ;
parmi les espèces d’Aaroniella connues, c’est A. badonneli Danks (950) qui
se rapproche le plus, par les dessins des ailes, des formes malgaches et elle a
été décrite du Caucase; enfin, les caractères alaires de Kolbea quisquiliarum,
européenne, sont les mêmes que ceux de X. madagascariensis, tandis que les
formes africaines appartiennent au genre (ou sous-genre) Dasypsocus. Mais
n'y a-t-il pas là seulement des convergences ?
Quoi qu’il en soit, le peuplement initial de Madagascar par des apports
africains ne fait guère de doute. En fixer la date est par contre plus délicat.
Les documents paléontologiques relatifs aux Psocoptères sont à peu près
inexistants entre le Permien et l'Oligocène, de sorte qu'on ne sait à quel
moment se sont différenciés les genres actuels, déjà présents dans l'ambre
de la Baltique pour la plupart. L'idée de migrations avant le Crétacé ne peut
donc s'appuyer sur aucun argument paléontologique. L'existence des lacunes
permet de supposer une filtration notable et par suite un transport passif
plutôt que des déplacements actifs; on pourrait alors penser aux liaisons
admises au Lutétien par les paléogéographes (cf. PauLIAN, loc. cit), ou au
pont hypothétique oligocène indiqué dans l’atlas de H. et G. Termrer, entre la
côte du Tanganyika et le nord de Madagascar. Mais il s’agit là de spéculations
pouvant tout au plus servir d’hypothèse de travail.
AFFINITÉS AVEC LES ARCHIPELS PÉRIPHÉRIQUES ET LA RÉGION ORIENTALE
D’après les données actuelles, elles sont pratiquement nulles en ce qui
concerne les Comores, où la présence de Pseudocaecilius elutus n’a pas plus
de valeur qu'à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
INSECTES PSOCOPTÈRES 231
Dans les Mascareignes, l'ile Maurice et la Réunion possèdent en commun
un genre d’Eclopsocinae absent de la Grande Ile; Mr. PEARMAN m'a récemment
communiqué une liste de Psoques de la Réunion dont l’étude est en cours; on
y trouve des représentants des genres Soa, Echmepleryx, Caecilius, Aaroniella,
Æctopsocus, Plycta et Trichadenotecnum pardus, qui existent à Madagascar,
mais aussi des genres qui y sont absents : Nepliculomima, Ptenocorium,Belapha,
Fülleborniella, Epipsocus; et nombre de genres malgaches manquent. La
filtration n’a donc pas fonctionné de la même façon pour les deux îles.
La faune de Ceylan est riche en Lépidopsocides (19 espèces), mais on n'y
trouve que 2 espèces d’Echmepleryx, et sur 8 espèces d’Amphientomides,
aucune n'appartient au sous-genre Paleoseopsis; en outre, les genres Taenio-
stigma, Calopsocus, Dypsocus, Slenopsocus, Graphopsocus et Psococerastis,
absents à Madagascar, y sont représentés. Les deux faunes sont donc très
dissemblables.
Quant aux Seychelles, elles présentent en commun avec Madagascar
les genres Echmepleryx s.1. (18 espèces, dont madagascariensis K., les autres
nettement différentes des formes malgaches, nigra mis à part), Phlotodes
et Plycla; mais on y trouve 4 genres inconnus de la Grande Ile : Haplophallus,
oriental et confondu par ENDERLEN avec Kolbea (THornroN, 1959), Anopis-
toscena, Scoltiella et Plenocorium. Amphipsocus en serait absent, à moins que
le Caecilius voov Enderlein ne lui appartienne, comme le suggèrent les dessins
des ailes et la forme du PS.
Le cas du genre Piycta est particulier : il est connu des Hawaï, de Hong-
Kong, d'Australie, d'îles du Pacifique, des Seychelles et de Madagascar avec
certitude; on vient de le trouver aux Iles du Cap Vert (MEINANDER, in lit),
et il existe aussi très probablement en Afrique, où ses espèces ont pu être décrites
sous d’autres noms génériques (Amphigerontia voellzkowi Enderlein, Mely-
lophorus lobatus Badonnel, par exemple); comme on ignore s’il est présent en
Asie continentale, on ne peut faire aucune hypothèse sur son origine, mais
sa répartition actuelle laisse supposer une grande ancienneté.
En résumé, on retrouve les conclusions déjà formulées par J. Mrcror et
R. PauLIAN : les faunes sont trop dissemblables pour qu'on puisse rattacher
les îles de l'Océan Indien à une même unité paléogéographique.
Source : MNHN, Paris
CONCLUSION
Dans ma première note (1935), j'avais déjà conclu à l'existence d’affinités
très nettes de la faune de Psocoptères malgaches avec la faune africaine et
d’autres moins étroites avec celle des Iles Seychelles. Cette opinion avait été
modifiée au début de l'analyse du matériel actuel, d'abord parce que je
ne connaissais pas encore la faune angolaise et aussi à cause d’analogies super-
ficielles avec certains éléments de la faune asiatique; PAULIAN a rapporté
cette impression en écrivant (p. 215, Loc. cit.) : « les affinités paraissent surtout
asiatiques »; mais il ajoute que rien ne pouvait être dit tant que mes études
ne seraient pas terminées.
En réalité, les Psoques de Madagascar ne font que confirmer les idées
imposées par les Ordres d’Insectes les mieux connus : pauvreté relative en
genres (32 pour 167 espèces), lacunes notables, endémisme très fort, spéciation
explosive de nombreux genres, on retrouve les caractéristiques de toute faune
insulaire.
Les affinités étroites avec la faune centrafricaine parlent en faveur d’un
peuplement initial à partir du continent africain; ce peuplement a été assuré
par des espèces relativement peu nombreuses, ce qui laisse supposer l'existence
d’une filtration importante, donc d’une voie de passage discontinue, qu'on
peut placer au plus tard au Lutétien ou à l’Oligocène, ou à l’une et l’autre de
ces périodes. Ces espèces fondatrices correspondent vraisemblablement aux
genres présentant actuellement l’endémisme le plus accentué et la plus forte
spéciation, en relation d’ailleurs avec une distribution généralisée et ses consé-
quences logiques : formation de clades et vicariance, À partir de quelques-uns
des genres immigrés se sont différenciés les genres mégaendémiques : Amphi-
psocus à donné Amphipsocopsis et Xenopsocus, lhypertélie d’une espèce de
Harpezoneura a abouti à Pentathyrsus et Trichocaecilius dérive probablement
d’une espèce de Pseudocaecilius à caractères archaïques (l'origine de Dipla-
canthoda restant énigmatique).
À ce peuplement initial, qui a pu se faire en plusieurs vagues, ont dû
s'ajouter d’autres apports expliquant les affinités plus faibles avec la région
orientale et avec les archipels de l'Océan Indien; ces affinités se limitent
d’ailleurs aux genres, car les espèces actuelles communes sont, ou bien cos-
mopolites, ou bien pan-tropicales et leur introduction récente et passive par
l’homme est des plus vraisemblables. Jusqu'à présent, les Psoques malgaches
n'apportent donc aucun argument en faveur de l’hypothèse d’une unité paléo-
géographique initiale des groupes d’iles de l'Océan Indien, au moins au moment
de leur peuplement.
Naturellement, ces réflexions ne sont présentées qu'à titre d’hypothèses,
car on ne saurait se départir de la prudence indispensable dans les interpré-
tations d’études qui ne sont jamais définitives.
Source : MNHN, Paris
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Vierre P., 1963. — Noctuelles Trifides de Madagascar, écologie, biogéographie,
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131 (1), (1962), pp. 1-294, 183 fig, 10 pl. hors texte.
—— 1964. — Compte-rendu de ma 4° mission à Madagascar, — Bull.
Soc. ent. France, 69, pp. 215-223.
Source : MNHN, Paris
INDEX
Aaroniella, 144.
acuminatum, 3
acutipennis, 17.
* acutus, 219.
* aenula, 177.
affinis (Xenopsocus), 126
* afinis (Blastopsocidus),
albidus, 7
* albimaculati
alluaudi, 206.
* ambigua, 18
amicus, 82.
AMPHIENTOMETAE, 29.
AMPHIENTOMIDAE,
Amphientomum, 30.
AMPHIGERONTIINA
AMPHIPSOCIDAE, 9
AMPHIPSOGINAE, 9.
‘Amphipsocopsis, 1
Amphipsocus, 96.
amplus, 97.
* anacantha, 198.
aneura, 175.
angolensis, 180.
* angulifrons, 14.
ankaratrensis, 87.
annulata, 166.
* annulatus, 152.
annulicornis, 31.
ARGHIPSOCIDAE, 173.
Archipsocopsis, 174.
Archipsocus, 173.
* areolatus, 218.
* artus, 102.
ATROPETAE, 5.
* attenuatus, 105.
Axinopsocus, À
Belaphotroctes, 51.
bicaudatus, 163.
bicolor, 166.
* bicoloripennis, 100.
bicuspis, 208.
biguttatus, 175.
Blaste, 204.
Blastopsocidus, 212.
bostrychophilus, 48.
bouvieri, 204.
brunneoflavus, 85.
69.
cILIETAE, 65.
ciLnDAE, 66.
LUNA, 66.
Caecilioidus, 90.
Caecilius, 66.
callani, 119.
* caudatus,
ciliifera, 182.
coccophagus, 151
cognatus, 119.
confusus, 115
congole b
corticosa, 181.
* cristatus, 214.
* cyanops, 92.
ALPHABÉTIQUE (1)
decolor, 79.
delicatus, 141.
denervosa, 24.
dimorphum, 43.
Diplacanthoda, 204.
dispar, 113.
distincta, 127.
divergens, 48.
dubius, 107.
Echmepteryx, 7.
Ectopsocus, 156.
elongatus, 85.
elutus, 13
enigmati
Empheriella, 24.
silla, 24.
EPISPOGETAE, 62.
Errpsocpar, 62.
Epipsocidus, 62
Epipsocopsis, 6
erythrostigma, 9
Euclismia, 204.
Eutroctes, 51.
facetus, 98.
falco, 8.
fasciatus, 170.
fasciifrons,
fenestrata, 12.
fernandi, 174.
flavidus, 119.
flaviterminata, 7.
fuscopalpus, 173.
Gambrella, 26.
ghesquièrei, 51.
granicola, À8.
granulosus, 83.
guttulatus, 150.
hageni, 126.
Harpezoneura, 127.
HEMIPSOCIDAE, 16
hemipsocoides, 6
Hemipsocus, 169.
hildebrandti, 117.
HomrLoPsociprA, 130.
hyalinus, 117.
hyeroglyphicum, 36.
indicatus, 132.
inquilinus, 26.
insidiosus, 84.
intricatus, 152.
Kolbea, 93.
KOLBEINAE, 93.
Lachesilla, 166.
LAGHESILLIDAE, 166.
lemniscata, 195.
LEPIDOPSOCIDAE, 6.
Lepinotus, 26.
(1) Les noms des sous-ordres, groupes, familles et sous-familles sont en PETITES CAPITALES ;
ceux des genres, sous-genres et espèces en romain; les synonymes sont en ifalique, et les taxa
nouveaux indiqués par un astérisque (*).
Source : MNHN, Paris
+ ess
entree
Mesa
esnei, 26.
limbatus, 109. *
Lipos E, 48.
Liposc: 48. #
longispinosa, 195.
longistylus, 74.
lurida, 10.
machadoi, 63
maculatus, 15:
maculiceps, 113.
maculidorsum, 114.
maculipennis, 106.
maculosa, 2
madagascariensis (Amphipsocus), 119.
madagascariensis (Harpezoneura), 127.
madagascariensis (Kolbea), 94.
madagascariensis (Rhyopsocus),
madagascariensis ( Tapinella), 5
madagascariensis (Thylacella),
madagascariensis (Echmepte
madecassa (Aaroniella), 146.
madecassa (Lachesilla), 168.
madecassus (Peripsocus), 139. *
madecassus (Pseudocaecilius), 154. +
magnus, 122.
aheella, 193.
maindroni, 159.
marginalis, 221.
megops, 90. NisI
mendax, 98.
meridionalis, 158. |
rops, 26.
milloti, 75. *
mimulum, 46. +
mirus, 160. *
montana (Aaroniella), 144.
montana (Harpezoneura), 127.
montana (Thylacella), 20.
montanum (Amphientomum), 42.
montanus (Blastopsocidus), 216.
montanus (Caccilius), 81. *
montanus (Pseudocaecilius), 132. +
MYoPsOGIDAE, 175.
NANOPSOGETAE, 48. x
nigricollis, 115.
obseura, 182.
ocraceus, 136.
oppositus, 122.
ornatus, 135
orophilus, 103.
Pachytroctes, 57. +
PACHYTROGTIDAE, 57.
pallida (Phlotodes), 182.
pallida (Ptycta), 201.
Paracaecilius, 90.
pardus (Hemipsocus), 170. +
pardus (Trichadenoteenum), 192. +
parvus, 123.
pauliani (Amphientomum), 31. *
pauliani (Blaste), 211.
pauliani (Caecilius), 72. *
pauliani (Echmepteryx), 8. +
pauliani (Ectopsocus), 164:
pauliani (Liposcelis), 49.
pauliani (Peripsocus), 150. *
pauliani (Ptycta), 197.
pearmani, 159. +
pectinatus, 159.
Pentathyrsus, 129.
Peripsocus, 148.
personata, 184.
Phlotodes, 176.
piceus, 1
pilipennis.
Pc
pilosu
polioptera, 208.
polyacantha, 200.
PSEUDOCAEGILIDAE, 131.
Pseudocaecilius, 131.
PsocarRoPeTAr, 26.
Psocatropo:
Psocerar, 175.
PsocIpar, 191.
PSOGINAE, 192.
PsocomorPHA, 61.
PSoQuILLIDAR, 23.
PSYLLIPSOCIDAE, 26.
Plerodela, 166.
Ptycta, 193.
punetatum, 33.
quadrimaculata, 195.
rectivenis, 108.
remyi, 54.
Rhyopsocus, 24.
selysianus.
Rat
gi (Amphipsocus), 119.
i (Caccilius), 78
similis (Amphientomum), 40.
similis (Thylacella), 16.
similis (Kenopsocus), 126.
sinuofasciatus, 71.
Soa, 7.
spatulatus, 63.
striaticeps, 38.
strictus, 213.
stuckenbergi (Blaste), 208.
stuckenbergi ilius), 86.
stuckenbergi (Epi ï
sureulosus, 126.
tachardiae, 195.
Tapinella, 59.
Thylacella, 11.
Thylacopsis, 7.
‘Trichadenoteenum, 1
Trichocaecilius, 140.
Trocles, 48.
TRocrOMORPHA, 28.
TROGIDAE, 96.
TROGIOMORPHA, 5.
truncatulus, 64.
tsaratananensis,
88.
unimaculatus, 134.
vadoni, 208.
velutinus, 57.
vespertilio, 129.
vilhenai, 159.
vitripennis, 18.
vittatus, 119.
voeltzkowi, 124.
Xenopsocus, 126.
luerrmerie LAHURE, 9, rue de Fleurus, Paris-6e
BIBL.oU
MUSEUM)
D'HIST,
(ATUR,
+
©
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoolo-
gique. L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune » : P. VIerre, 45 bis, rue de Buffon, Paris (5€), ou à :
M. Paul GrivEAUD, centre O.R.S.T.O.M. (anciennement LR:S.M:), BP. 434,
Tananarive (Madagascar).
En vente à la Librairie René THomas
86, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5°).
Date de publication-de ce volume: 10 avril 1967.
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Fascicules publiés
| Fr, malgaches Fr. français
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.-C. Fraser, 1956. 900 fr. 18 fr.
II. — Lépidoptères Danaidae, Re Acraeidae, par
RAR RAULIAN 1056 re nu 800 fr. 16 tr.
III. — Lépidoptères Hesperlidae, par P. Vistre, 1956. . . . 7OOfr. 14 tr.
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. BREUNING,
107 RE DRE Re nu ci 11007 34 1r.
V. — Mantodea, par R. PAULIAN, 1957 . . . . . Se 600 fr. 12 tr.
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. BONADONA, 1957 . . . 960 fr. 49 fr.
VIL — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Vicziers, 1958. . 700 tr. 44 fr.
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. GriVEAUD, 1959. . . 1.200 fr. 24 fr.
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1959. 800 fr. 16 fr.
X. — Poissons des eaux douces, par J. ARNOULT, 1959. . . 1.500 tr. 30 fr.
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae. Scarabaeina et
Onthophagini, par R. re ne: par
E- Pen 1960". Ho . 1:200 tr. 24 tr.
XII — Myriapodes. Chilipodes, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1960. 41.200 fr. 24 tr.
XIII. — Zoogéographie de han et des îles voisines, par
R: PAULIAN, 1961 - .. :: : - 3.500 tr. 70 tr.
XIV. — Lépidoptères Rs et Attacidae, ue GRIVEAUD,
1960 à 12001. 24 tr.
XV. — Aphaniptères, par le Dr a. 1962 + 1200 tr 24 tr.
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosn1ER, 1962. 2.400 fr. 48 fr.
XVIL — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. GR1vEAUD, 1964. 2.500 fr. 50 tr.
XVIII. — Crustacés. Décapodes se et Re par
A, CROSNIER, 1965 . . . 2.500 fr. 50 fr.
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Paiipp, 1965. 1.780 tr. 35 tr.
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae a (part.),
DATPVIETTE, 1005 ee 2.500 tr. 50 fr.
XXI. — Octocoralliaires, par A. TixtER-DuRIVAULT, 1966 . . . 3.500 fr. ‘70 fr.
XXII. — Insectes. D Culicidae np par À. GRIEBINE,
1964 SRE Re ee . 6.000 fr. 120 fr.
XXIITI. — Insectes. Donnée par A. BADONNEL, 1967 . . . . . 3.500 fr. 70 tr.
IMPRIMERIE L'AHURE
9, rue de Fleurus, Paris 6°
N°\60130
Dépôt Légal : 1°" trimestre 187