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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXVII
INSECTES
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE
(1 partie)
par
À. VILLIERS
O.R.S.T.O.M. C.N.RSS.
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par Renaud PAULIAN
Recteur de l'Université d’Abdijan (Côte-d'Ivoire)
(alors Directeur adjoint de J’I-R.S.M.)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. le Dr Rakoto RATSsIMAMANGA, Ambassadeur extra-
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris. —
M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de
JAcadémie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l'Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du C.N.RS., Paris. —
M. le Directeur général de l'O. R.S. T. O.M., Paris. — M. le Directeur du centre
©. R.S. T. O. M. (anciennement I. R.S.M.), Tananarive.
M. le Ministre des affaires étrangères J. RABEMANANJARA.
M. le Professeur R. Heim, membre de l’Institut, Paris. — M. le Professeur
Dr J. Mizuor, membre de l’Institut, fondateur et ancien directeur de l'I. R. S.M.,
Paris.
MM. les Professeurs A. S. BALACHOWSKY, Paris; A. CHaBAUD, Paris;
C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris; J. GUIBÉ, Paris; P. LEHMAN, Paris;
G. Perir, Paris; J.-M. PÉres, Marseille; M. J. VaDon, Maroantsetra.
Comité de rédaction : M. R. PauzraN, Président; MM. C. DELAMARE
Desourreviize, P. Dracu, P. GRivEAUD, A. GRIEBINE, J.-J. PErter,
G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER, P. VIETrE (Secrétaire).
Les volumes de la « Faune de Madagascar », honorés d'une subven-
tion de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier
du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Office de la
Rechercho!Scientifique et Technique Outre-Mer.
Source: MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XX VII
INSECTES
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE
(1° partie)
par
A. VILLIERS
O.RS.T.O.M. C.N.R.S.
Paris
1968
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SOMMAIRE
AVANT-PROPOS.
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Source : MNHN, Paris
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AVANT-PROPOS
La faune des FHémiptères-Hétéroptères de la région de Madagascar est
encore fort mal connue, à l'exception des Pentatomidae. En ce qui concerne
les Reduviidae, le nombre des espèces actuellement décrites ne représente qu’une
faible partie des formes, le plus souvent très particulières, qui existent en réalité.
Leur étude, la description des nombreux genres et espèces nouveaux, demandent
donc nécessairement d'assez longs délais.
C’est pourquoi nous avons pensé à rédiger cette faune en plusieurs parties,
publiées successivement. La première partie, faisant l’objet du présent travail,
traite de six sous-familles : Piratinae, Triatominae, Reduviinae, Cetherinae,
Physoderinae et Stenopodainae.
En dehors de leur intérêt scientifique, les Reduviidae présentent aussi une
certaine importance : presque tous étant prédateurs, ils jouent un rôle non
négligeable dans la limitation du nombre des autres Insectes ; enfin, en Amérique,
certains Triatominae hématophages transmettent à l'Homme une maladie à
Trypanosomes, la maladie de Chagas qui peut être mortelle.
Source : MNHN, Paris
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INTRODUCTION
I. — MORPHOLOGIE EXTERNE
Comme chez tous les Insectes, les trois parties fondamentales du corps des
Reduviidae sont : la tête, le thorax et l’abdomen.
TÈTE
La tête des Réduviidés est le plus souvent étendue horizontalement en
avant du pronotum. Elle comprend le crâne qui porte les yeux et, généralement,
des ocelles, et les appendices céphaliques, antennes et rostre.
Crâne. — Le crâne (fig. 1 et 2) est de forme très variable selon les genres.
Dans presque tous les genres on distingue à la base une partie plus étroite, le
cou plus ou moins long. La face supérieure du crâne est toujours divisé en deux
lobes, sauf chez les Trialominae et certains Saicinae, par un sillon interoculaire.
La partie préoculaire du crâne est plus ou moins étendue en avant, déprimée
vers le bas devant les antennes et comprimée latéralement. Dans de nombreux
genres, et chez tous les Reduviinae, le crâne est muni, entre les antennes, de
protubérances simples ou doubles affectant les formes les plus variées : bosses,
cornes, fourches, etc. Le clypéus ou épistome est généralement très petit, sub-
triangulaire et limité par des sutures plus ou moins apparentes. Le labre est
toujours très petit, allongé, triangulaire et pubescent; il est toujours accolé à
la base du rostre.
Les yeux sont toujours latéraux, généralement finement facettés et de
forme variable, arrondis ou réniformes. Leur taille est plus ou moins grande et,
dans certaines espèces, ils s'étendent sur la face ventrale de la tête où ils sont
presque contigus (Argolis, Oncocephalus, ete.). Les ocelles font défaut dans
quelques sous-familles { Vesciinae, Emesinae, Saicinae). Quand ils sont présents,
les ocelles sont toujours situés en arrière du sillon interoculaire ; ils sont plus
ou moins gros, placés à la surface même du crâne ou sur des protubérances
d’étendue variable.
Rostre. — Comme chez tous les Hémiptères, le rostre des Réduviidés est
formé par une gaîne constituée aux dépens du labium primitif dans laquelle
coulissent des stylets (mandibules et maxilles modifiées) dont la coaptation
constitue deux canaux, l’un destiné à l’absorption des liquides alimentaires,
l’autre à l’éjection de la salive. Le rostre des Reduviidae est formé de trois articles,
sauf chez les Tegeinae et Phonolibinae chez lesquels il n’en compte que deux.
Il est généralement fortement arqué en dessous de la tête (fig. 1), sa pointe venant
s’appuyer dans le sillon prosternal; dans quelques groupes (Triatominae, Rhaphi-
dosominae...) il est brusquement coudé à la base et plus ou moins étroitement
accolé, sur toute sa longueur, à la face ventrale de la tête. La proportion des
Source : MNHN, Paris
8 A. VILLIERS
divers article du rostre est très variable selon les genres. Toutefois le dernier
article est généralement le plus petit et de forme conique, sauf dans le genre
africain Afrodecius chez lequel il est divisé en deux branches formant pince
(fig. 3).
THoRAx
Les trois segments thoraciques sont toujours bien distincts.
Prothorax. — Le prothorax est de forme extrêmement variable suivant
les groupes : grossièrement trapézoïdal dans la plupart des genres, il est cylin-
drique, très long et étroit chez de nombreux Emesinae et Rhaphidosominae. La
face dorsale du prothorax, le pronotum, est toujours divisé en deux parties ou
lobes, l’un antérieur, l’autre postérieur, par un sillon transversal (fig. 4). Ces deux
Fig. 1 et 2, tête d’un Reduviidae ; 1, vue de profil; 2, vi
L., labre; la., lobe antérieur de la tête; imd., lobe mandibul
postérieur de la tête; nb., nodule basilaire de l'antenne; n. 30., œil; oc.
ocelle; plb., palpe labial; plg., palpigère labial; s., saillie antennaire ou frontale; si, sillon
interoculaire; L., tempe; {a., tubercule antennaire). — 3, apex du rostre d'un A frodeci
4 et 5, pronotum; 4, d’un Harpactorinae ; 5, d'un Emesinae (re., rebord collaire; dh., dépression
humérale; 4s., angle seutellaire; al., angle latéral). — 6, prothorax, vue ventrale (sp., sillon
prosternal). — 7, prothorax, vue latérale (cc., cavité collaire; al., angle latéral). — 8, méso
et métathorax vus de profil (meson., mésonotum; mesos., mésosternum; melas., métasternum;
seut., scutellum). — 9, méso et métasternum, vue ventrale.
ou: el., clypéus;
laire; {p., lobe
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 9
lobes, dont l'antérieur est généralement plus étroit que le postérieur, sont de
longueur variable, mais, le plus souvent, le lobe postérieur est un peu plus long
ou égal au lobe antérieur, sauf chez les Piratinae, les Emesinae aptères, certains
Stenopodainae, etc. (fig. 5). Chez les Rhaphidosominae le lobe postérieur est
indistinct et représenté seulement par une petite aire basale limitée par un léger
sillon transverse. En avant, le lobe antérieur est généralement bordé par un fort
bourrelet (rebord collaire) formant, de part et d'autre du cou, deux tubercules
arrondis ou coniques; sur les côtés, le lobe antérieur est limité par une carène
parfois munie de tubercules ou d’épines. Le disque du lobe antérieur est presque
toujours convexe, lisse ou orné de sculptures formées par des bandes sinueuses,
granuleuses ou pubescentes, faisant saillie et entre lesquelles apparaissent des
plaques, lisses ou microréticulées, déprimées; en outre il est le plus souvent
divisé en deux parties symétriques par un sillon longitudinal médian qui peut
être entier, s'étendant du bord collaire à la dépression transverse séparant les
deux lobes ou interrompu, soit en avant, soit en arrière, ou même à ses deux
extrémités. Dans de nombreux cas, le sillon longitudinal médian est plus ou moins
largement dilaté en fovéole en arrière.
Le lobe postérieur du pronotum est généralement déprimé en avant, relevé
vers le tiers ou le quart basilaire, puis brusquement déprimé à la base. Il n’est
généralement pas limité latéralement par une carène (sauf chez Phonoctonus) et
présente sur les côtés deux angles saillants ou non, aigus, épineux ou arrondis
(angles latéraux ou postérieurs) qui sont le plus souvent séparés du disque par une
courte dépression arquée (dépression humérale). La base du pronotum est égale-
ment très variable : tronquée droit chez les Emesinae et les Raphidosominae, elle
est, dans d'autres groupes, arquée régulièrement d’un angle latéral à l’autre et
parfois échancrée devant l’écusson, cette échancrure souvent limitée par deux
angles (angles sculellaires), d'autant plus marqués que la base est très fréquem-
ment explanée entre ces angles seutellaires et les angles latéraux.
Comme chez la plupart des Hétéroptères la face ventrale du prothorax des
Réduviidés ne présente presque jamais de sutures séparant les pièces prosternales ;
dans la plupart des sous-familles le prosternum est très court; il porte un sillon
médian strié en travers (cf. stridulation, p. 24) souvent flanqué en avant de deux
saillies arrondies ou épineuses (saillies prosternales). Sur les côtés du prothorax
se poursuit la dépression séparant les deux lobes du pronotum (fig. 7). Les cavités
coxales antérieures sont presque toujours largement ouvertes en arrière (fig. 6).
Chez les Emesinae les cavités coxales, au lieu d’être ventrales, sont presque
entièrement situées en avant du prothorax et fermées en arrière. Elles sont
également fermées en arrière chez les Rhaphidosominae, mais, dans cette sous-
famille, elles sont ventrales et situées au milieu de la longueur du prothorax.
Mésothorax. — Chez toutes les formes ailées macroptères la face dorsale
du mésothorax (fig. 8), le mésonotum, est presque complètement caché par le
lobe postérieur du pronotum et la base des ailes, et elle n’est visible qu'entre
celles-ci, sous la forme d’une saillie généralement triangulaire, l’écusson ou
scutellum, qui est ornée de carènes et souvent terminée à l’apex par une pointe
aiguë, obtuse ou foliacée. Chez les Ectrichodiinae le scutellum est parfois subrec-
tangulaire et muni, à l’apex, de deux, trois ou quatre mucrons ou épines.
Comme pour le prothorax les pièces sternales sont intimement soudées et
indistinctes. Les côtés du mésonotum (pleures mésothoraciques) sont, notamment
chez les Reduviinae, munis de rides ou de granulations très caractéristiques pour
Source : MNHN, Paris
10 A. VILLIERS
chaque genre ; chez les Harpactorinae ces pleures sont lisses, mais souvent munies
d'un petit tubereule, contre lequel vient buter le bord postérieur du prothorax,
et dont l'importance est considérable dans la systématique de la sous-famille,
Entre les hanches intermédiaires, qui sont plus ou moins écartées suivant les
genres, s'étend la saillie postérieure du mésosternum qui peut être spiniforme,
tronquée ou lobée, et qui vient s’insérer dans une échancrure du métasternum
auquel elle est très fréquemment soudée (fig. 9). D'ailleurs, dans certains genres
de la sous-famille des Ectrichodiinae le mésosternum et le métasternum sont
intimement soudés, sans qu'aucune suture reste distincte. Chez les Emesinae et
les Rhaphidosominae aptères le mésonotum est entièrement visible et limité par
des carènes latérales.
Métathorax. — La face dorsale du métathorax, le méfanotum, est généra-
lement cachée par la base des élytres et l'écusson. Elle est très courte et représentée
seulement par une étroite bande chitineuse transverse, Chez les Emesinae et les
Rhaphidosominae aptères le métanotum est au contraire visible, généralement
plus long que large, et limité par des carènes latérales. Sur la face ventrale, comme
pour les segments thoraciques précédents, aucune distinction entre les pièces
Sternales. Hanches postérieures plus où moins écartées suivant les genres (fig. 9).
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ig. 10 à 13, types de nervation des ytres. — 10, Harpactorinae; 11, Reduviinae ;
12, Piralinae ; Ectrichodiinae (groupe de Cleptria). — Cd., cellule discale: Cue., cellule
apicale externe; Cai., cellule apicale interne.
AILES
Comme les autres Hétéroptères, les Reduviidae sont munis de deux ailes
supérieures (élyires où hémiélytres) et de deux ailes inférieures membraneuses.
Élytres. — Les élytres des Réduviidés macroptères sont, à l’état de repos,
croisés dans leur région apicale, l'apex de l’un ou de l’autre couvrant indifférem.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 11
ment celui de l'élytre opposé. La nervation est assez compliquée. Elle est très
constante dans certaines sous-familles et variable dans d’autres. De même, la
distinction entre corie (partie basale coriace) et membrane (partie apicale mem-
braneuse) est très nette dans quelques sous-familles (Harpactorinae, Reduviinae),
alors que dans d’autres (Emesinae, Saicinae, Tribelocephalinae) la seule partie
coriace de l’élytre est un épaississement costal. Quant au clavus, toujours mem-
braneux, il est limité par la nervure anale et reste bien distinct dans toutes les
sous-familles.
La nervation alaire est constituée par un épaississement costal formé par les
nervures costale et sous-costale (qui sont parfois distinctes), la nervure anale
limitant le clavus, des nervures médianes, cubitales, posteubitales qui, en se
rejoignant diversement ou en s’anastomosant peuvent constituer 3 cellules : une
cellule apicale interne, une cellule apicale externe et une cellule discale. Celle-ci
est présente chez tous les Harpactorinae, Rhaphidosominae, Tegeinae, Apiomerinae
et la majeure partie des Stenopodainae. La nervure radiale est quelquefois repré-
sentée par un petit rameau distinct unissant la base de la cellule apicale externe
à l'épaississement costal, dont, en outre, elle se détache parfois à l'apex pour
former un autre rameau radial qui se dirige vers l'extrémité de l’élytre et qui
s'unit dans certains cas à la nervure médiane par une nervure transversale
(fig. 10 à 13 et 147 à 150).
Aïles inférieures. — Les ailes inférieures, toujours membraneuses, sont
relativement peu variables. Leur nervation est constituée par une costale, une
radiale et une médiane unies entre elles, ainsi que par une ou plusieurs cubitales
simples ou fourchues, isolées ou réunies entre elles et une nervure anale plus ou
moins étendue.
PATTES
Chaque segment thoracique porte une paire de pattes qui sont composées
chacune des articles suivants : hanche ou coxa, trochanter, fémur, tibia et tarse.
Les pattes des Réduviidés sont généralement très longues, mais les pattes inter-
médiaires sont les plus courtes. Les pattes antérieures sont toujours plus où moins
adaptées à la préhension, pour la capture des proies, par la coaptation du fémur
et du tibia qui sont, en outre, garnis à leur face interne d’épines, de soies raides
où de tubercules qui complètent l’efficacité du dispositif. Cette adaptation est
particulièrement parfaite parmi les Emesinae chez lesquels toutes les parties de la
patte y contribuent (fig. 15).
Hanches. — Les hanches sont généralement courtes. Suivant les genres elles
peuvent être globuleuses, coniques où cylindriques. Les hanches antérieures sont
extrêmement allongées chez les Emesinae et s'étendent bien au delà du sommet de
la tête. Chez les Piratinae elles présentent une face aplatie très caractéristique et
propre à la sous-famille. Généralement inermes, elles sont, dans quelques genres,
notamment chez les Sfenopodainae, munies de tubercules ou d’épines.
Trochanters. — Les trochanters sont toujours très petits, même chez les
Emesinae. Ts sont toujours coudés devant leur articulation sur la hanche et
embrassent obliquement la base du fémur. Les trochanters antérieurs sont très
fréquemment munis de brosses de poils, de granulations ou d’épines.
Fémurs. — Les fémurs antérieurs, toujours beaucoup plus longs que larges
et plus robustes que ceux des autres paires, sont de forme variable : parfois
presque cylindriques, ils sont le plus souvent comprimés latéralement et présen-
Source : MNHN, Paris
12 A. ViLLiers
tent une face inférieure plus ou moins aplatie et garnie de soies, d’épines ou de
tubercules, ces deux dernières formations disposées sur une où plusieurs rangées.
Les fémurs intermédiaires et postérieurs sont toujours cylindriques, parfois
renflés à l’apex, très souvent munis, un peu avant l'apex, d’une nodosité circu_
laire plus où moins développée.
15
Fig. 14, face interne de la patte antérieure droite d’un Rhinocoris. — Fig. 15, patte
antérieure ravisseuse d'un Emesinae (genre Ploearia). — H., hanche; Tr, trochanter; Ti,
tibia; Ta, Larses.
Tibias. — Les tibias antérieurs sont le plus souvent de la longueur du
rémur. Ils sont généralement cylindriques mais peuvent être carénés (certains
Piralinae) où même extraordinairement aplatis en une grande lame frangée de
poils (Salyavatinae). L'insertion du tarse est dans la majorité des cas à l'apex
même du tibia, mais dans certains groupes elle est légèrement excentrique et le
Hibia présente alors une dépression plus ou moins profonde dans laquelle le tarse
vient se replier (Harpactorinae, Salyavatinæe, Apiomerinae). Dans quelques sous-
familles l'extrémité de la face interne du tibia antérieur est muni d’un dispositif
adhésif très particulier qui est étudié plus loin (cf. p. 13). Chez les Emesinae
le tibia antérieur est beaucoup plus court que le fémur. Dans toutes les sous.
familles la face du tibia opposée à celle du fémur est garnie de soies ou d'épines.
Les tibias intermédiaires et postérieurs sont simples et généralement un peu
Plus longs que les fémurs correspondants. Toutefois, dans quelques genres, les
tibias intermédiaires sont munis d’un organe adhésif analogue, quoique moins
développé, à celui des tibias antérieurs.
Tarses. — Les tarses des Réduvidés sont composés chacun de trois
articles dans presque tous les genres. Les deux premiers articles sont plus ou moins
aplatis dorsalement et munis, en dessous, de poils courts formant parfois un
revétement épais; le troisième article est arqué, cylindrique, quelquefois légè-
sement comprimé latéralement et porte à l'apex deux ongles divergents, simples
ou dentés à la base. Les tarses antérieurs sont, dans presque toutes les sous.
familles, composés de trois articles comme les tarses intermédiaires et postérieurs.
Les seules exceptions sont les Salyavatinae, et certains Stenopodainae chez les-
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 13
quels les tarses n'ont que deux articles apparents, et les Emesinæ, chez
lesquels le nombre des articles varie de un à trois. Chez les Emesinae les plus
primitifs (Stenolaemus), les tarses sont aplatis dorsalement, formés de trois arti-
cles et munis de deux ongles divergents comme chez les autres Réduviidés ; dans
les tribus plus évoluées le tarse est formé de trois, deux ou un article, suivant
le degré d'évolution ces articles étant soudés les uns aux autres, comprimés
latéralement et formant une sorte de grande griffe qui complète le dispositif
Fig. 16, coupe de l'extrémité du tibia antérieur de Rhodnius prolivus. — Fig. 17, coupe
montrant la structure de l'organe adhésif (d'après GiLLEr et WiGGLESWORTH).
préhensile de la patte. De plus, toujours suivant le degré évolutif, le tarse est
muni de deux grifles inégales accolées ou même d’une seule griffe.
Organes adhésifs des tibias. — Les divers descripteurs de Réduviidés
ont souvent mentionné ces organes en les désignant sous le terme de /ossula
spongiosa. Ce terme est impropre, car il désigne l'aspect de l'organe tel qu'il se
présente, après dessiceation, sur l’Insecte de collection (1). Cet organe a élé
étudié de façon détaillée, tant au point de vue de sa structure que de son rôle
possible, chez Rhodnius prolixus (°). Chez l'Insecte vivant, l'organe adhésif tibial
se présente sous la forme d’un coussinet couvert de poils denses el gonflé de sang.
1 s'agit d’une expansion tégumentaire plus ou moins saillante et très variable de
forme et de dimension chez les différentes espèces. Elle se rencontre toujours dans
les deux sexes d’une même espèce et est localisée aux pattes antérieures mais se
retrouve parfois aux pattes intermédiaires. Dans ce dernier cas, l'organe adhés
est toujours plus développé aux pattes antérieures qu'aux pattes intermédiaires.
isons avec les descriptions
la partie systé-
(1) Pour plus de commodité et afin de rendre plus faciles les compar:
des anciens auteurs, j'ai continué à employer ce terme de fossette spongieuse dans
matique de ce travail.
€) Grzuer (J. D.) et Wiaauesworra (V. B.), The climbing organ of an Insect Rhodnius prolius.
— Proc. R. ent. Soc. Lond., (B), CXI, 1932, p. 864-376, Ne.
Nhcer (N. C. EJ, Function of the « fossula spongiosa » or spongy furrow in Reduviidae. —
Nature, vol. 141, 1938, p. 749-750.
Wiceneswonra (V. B.), Climbing organs in Insects. — Nature, vol. 141, 1938, p. 974-075.
Source : MNHN, Paris
14 A. VILLIERS
On le rencontre chez de nombreux Reduviinae, Salyavatinae, Triatominae, Pira-
tinae et Ectrichodiinae, parmi les Réduviidés et dans d’autres familles : Nabidae
et Anthocoridae. Chez les Piratinae l'organe présente des formes multiples, depuis
le petit coussinet arrondi de l’apex du tibia jusqu’à une grande poche couvrant
toute la longueur du tibia, de la base à l’apex (cf. p. 28, et fig. 46 à 49).
Chez Rhodnius, qui n'est muni que d’un organe adhésif très petit chez
l'adulte, la larve en est totalement dépourvue à ses divers stades, alors que dans
la majorité des autres Réduviidés les larves sont munies d’un organe qui occupe
sur leurs tibias une étendue égale à celle qu’il occupe sur les tibias des adultes.
Au niveau de l'organe adhésif les téguments sont plus minces (fig. 16) que
dans le reste du tibia et forment une sole ventrale qui est en quelque sorte la
semelle du coussinet et qui porte un très grand nombre de soies (5 à 6.000 chez
Rhodnius), la plupart tronquées à l’apex, et un petit nombre de soies sensorielles
coniques (fig. 17); chacune de ces dernières est en rapport avec un petit organe
sensitif d'où part une fibre nerveuse. Les autres soies jouent le rôle adhésif dévolu
à l'organe; elles sont obliquement tronquées à l’apex, d'avant en arrière, et
légèrement concaves: d'autre part, elles sont tubulaires, mesurent environ 1 y
de diamètre, et semblent être l'issue de glandes unicellulaires produisant une
sécrétion huileuse. C’est cette sécrétion huileuse qui, s’amassant dans la conca-
vité apicale des soies, permet, ainsi que l'ont montré Gizzer et WIGGLESWORTH,
une adhésion considérable, même sur une surface extrêmement lisse et verticale,
L'intérieur du coussinet est constitué d’un tissu conjonctif lâche, entre les mailles
duquel se trouve une importante quantité de sang.
Le rôle exact de cet organe est loin d’être déterminé avec précision et l'on
ne sait encore s’il sert à la progression ou au maintien des proies pendant la
succion. De toute façon les Réduviidés qui en sont pourvus progressent sur des
plans verticaux lisses, alors que ceux qui ne possèdent pas d’organe adhésif en
semblent incapables.
ABDOMEN
On compte chez les Réduviidés adultes huit urites abdominaux visibles qui
sont les urites II à IX (fig. 18 et 19). L’urite I, dont le sternite est involué dans
les cavités cotyloïdes postérieures, n’est représenté que par un tergite très réduit,
le plus souvent membraneux, déprimé et caché par la partie postérieure du
thorax. Les sternites II à VIII inclus portent chacun une paire de stigmates. Les
urites VIII et IX participent à la constitution de l’armure génitale dans les
deux sexes. D'autre part, on retrouve fréquemment chez les mâles des vestiges
des urites X et XI représentés par de petites sclérifications entourant l'anus.
D'une façon générale, la face dorsale de l'abdomen est aplatie et la face ventrale
convexe, carénée ou sillonnée sur la ligne médiane. Dans certains genres la face
ventrale présente une région discale aplatie limitée par des carènes latérales
(Heteropinus, Platymicrus). Le sternite VII est généralement plus long que les
précédents chez les femelles et très fortement échancré chez les mâles, pour rece-
voir l'armure génitale. Le tergite VII est, chez les mâles, arrondi ou ovalaire à
l'apex, rarement échancré (Oncocephalus sordidus) et, chez les Emesinae et les
Rhaphidosominae, prolongé en une longue lame qui couvre la face dorsale du
pygophore. Chez les femelles, au contraire, le tergite VII est échancré et reçoit
un tergite VIII transverse et extrêmement court. Les tergites sont séparés laté-
ralement des sternites par un rebord plus ou moins large, le connexium, qui est
constitué par deux feuillets rigides, dont la segmentation correspond à celle de
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIHDAE 15
l'abdomen, et qui s’articulent l’un à l’autre par leur bord externe, tandis que le
bord interne de chacun d'eux est soudé, le dorsal au tergite et le ventral au
sternite. Ces feuillets, qui sont susceptibles de s’écarter l’un de l’autre comme les
feuillets d’un livre, permettent à l'abdomen une dilatation considérable (cf.
Réplétion, p. 23).
18
Fig. 18 à 21, abdomen d’un Tribelocephalinae mâle. — 18, abdomen vu de profil. —
19, abdomen vu par la face ventrale. — 20, pygophore et sternite VIII vus de profil. —
21, pygophore et sternite VIII vu par la face dorsale. — »., valve génitale; p., apex du pénis;
a, anus.
ARMURE GÉNITO-ANAL
L'armure génitale mâle des Redupioidea a fait récemment l'objet d’une
excellente mise au point de Davis (1).
L'armure comprend l’urite VIII, l’urite IX et l'organe copulateur, différen-
ciation apicale du canal éjaculateur, qui est placé dans une loge génitale.
Urite VIII. — L’urite VIII n’est représenté que par un sternite semi-
cylindrique invaginé partiellement ou totalement, à la base du pygophore qu’il
embrasse, dans l’urite VIL. Son extrémité apicale est, suivant les genres, droite,
arrondie ou bilobée. Le tergite est entièrement membraneux et peu distinct.
Urite IX. — L'urite IX, dernier segment abdominal visible, constitue un
pygophore dans lequel sont renfermés le pénis et le bloc anal. Le pygophore
des Réduviidés est de forme et de taille très variables. Il est généralement ova-
laire, fortement chitinisé dans sa partie visible et beaucoup moins dans sa partie
invaginée enveloppée par le sternite VIII. Sa face dorsale est, suivant les genres,
() Davis (N. T.), 1966. — Contribution to the Morphology and Phyloge
CHemiptera : Heteroptera). Part. XL. The male and female genitali
pp. 911-924, 40 fig.
of the Reduvioidea
:— Ann. ent. Soc. America, 89 (5),
Source : MNHN, Paris
16 À, VILLIERS
entièrement membraneuse ou fermée par une étroite bande chitineuse quil laisse
une large ouverture dans laquelle font saillie le bloc anal et parfois l'apex du
pénis. Cette ouverture est limitée, en arrière, par le bord ventral du pygophore,
lequel est très souvent épaissi et muni d'une apophyse simple ou bifurquée,
aiguë ou lamelleuse qui affecte les formes les plus variées. De chaque côté de
l'ouverture dorsale du pygophore s'étendent les valves génitales (appelées aussi
styles, forcipules, harpagones ou paramères). Elles affectent des formes extrême-
ment variées : cylindriques, anguleuses, spatuliformes ou foliacées. Dans la
plupart des espèces elles sont courbées et se rejoignent en arrière, avec l’apophyse
du bord ventral du pygophore, pour fermer entièrement la surface membraneuse
génito-anale. Touteois chez les Harpactorinae les valves génitales sont courtes,
presque droites et non contiguës en arrière. La fermeture de la surface génito-
anale s'effectue alors par la coaptation du bord ventral du pygophore avec la
face inférieure du tergite VII. Enfin dans certains genres africains (Diaspidius,
Heteropinus, etc.), il n’y a pas de trace de valves génitales.
Loge génitale. — Le pénis se trouve contenu dans une loge limitée ventra-
lement par la paroi du pygophore et dorsalement par la face inférieure du bloc
anal. Celui-ci est entouré par une membrane qui s’insère en éventail sur le bord
dorsal de l'ouverture du pygophore et descend latéralement en dessous de l’arti-
culation des valves génitales, formant ainsi une membrane oblique unissant les
côtés du bloc anal aux côtés internes du pygophore. Dans de nombreux genres
cette membrane est très fortement sclérifiée latéralement. Une autre membrane,
doublant ventralement le pygophore à l'intérieur, se recourbe en avant vers le
haut, pour rejoindre le bloc anal, et en arrière, où elle s’étend contre le pénis.
Ce dernier est donc enveloppé de membranes et doit, pour la copulation, sortir
par l'ouverture laissée libre contre le bloc anal en soulevant et en écartant les
diverses membranes.
Organe copulateur. — L'organe copulateur comprend une partie tubu-
leuse, le pénis ou phallosome, supportée par une armature de soutien (plaque
basale), et un sac interne ou endosome armé de phanères.
La plaque basale est formée par deux épaississements chitineux de la base du
pénis, soudés ou contigus dans leur région proximale, et qui s’écartent vers l'apex,
où ils sont reliés, par des muscles robustes, à la face interne du pygophore, un peu
au-dessous du point d'insertion des valves génitales ; ces deux branches diver-
gentes sont reliées entre elles par une branche transversale chitineuse qui délimite
un espace triangulaire. Dans certains cas cet espace triangulaire est encore
divisé par une tige chitineuse qui, partant du milieu de la tige transversale, se
dirige verticalement vers le point de jonction des branches divergentes et avant
lequel elle se bifurque et délimite ainsi un petit orifice par lequel passe le canal
éjaculateur.
Le pénis proprement dit (phallosome de SiNG-PruTmt) est lui aussi de forme
variable : suivant les genres il peut être cylindrique, ovoïde, aplati dorsalement ou
ventralement. Il est presque toujours membraneux et présente une grande plaque
ventrale chitineuse d’étendue et de forme variable doublée parfois d’un style
mobile (Emesinae); à sa base la plaque ventrale est fortement échancrée et
présente généralement deux tiges qui se courbent pour se replier sous la plaque
basale. Sur sa face dorsale le pénis est muni de sclérifications le plus souvent mal
définies et quelquefois d’expansions latérales plus ou moins étendues (Carcinom-
ma, Myiophanes, Eugubinus). Chez les Réduviidés la structure du pénis est
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 17
très constante dans chaque genre et ne donne que rarement des indications
spécifiques. De même, ainsi que SiNG-Prurut l’a déjà noté, l'étude de l'organe
copulateur ne montre aucune différence fondamentale entre les diverses sous-
familles,
Le sac interne (endosome de SiNG-PruT) est, comme celui des Coléoptères,
évaginable et armé de phanères extrêmement diversifiées : plaques d’écailles, de
poils ou d’épines, lames et stylets droits ou torsadés, qui sont partiellement
visibles à l'état de repos au travers des parois membraneuses du pénis. La struc-
ture et le nombre de ces phanères sont extrêmement constants dans chaque
espèce (fig. 22). A l’état de repos le sac interne forme dans le pénis de très nombreux
plis et repli
ARMURE GÉNITO-ANALE FEMELLE
L'armure génito-anale des Réduviidés femelles est formée par les urites VIII,
IX et X. L'aspect de l'extrémité postérieure de l’abdomen est extrêmement
différent suivant les genres et souvent même suivant les espèces considérées, et
peut fournir d'excellents caractères systématiques.
Fig. 22, pénis d’un Polyloxus (Saicinae), montrant le sac interne évaginé.
Urite VIII. — Le tergite VIII est généralement très petit et logé dans
l’échancrure apicale du tergite VII. Il est arrondi ou tronqué droit en arrière,
parfois lobé ou avec ses angles latéraux saillants et triangulaires. De même il
peut être horizontal ou incliné en arrière. Le sternite VIII est toujours divisé en
deux lames, portant chacune un stigmate, dont la forme et les dimensions sont
extrêmement variables. Sur la face ventrale ces lames sont contiguës sur une
distance plus ou moins grande ou peuvent être complètement séparées. Latéra-
lement ces plaques sont reliées au tergite VIII par une membrane pleurale maïs,
dans certains cas (Sastropadainae, ete.), elles sont décalées en arrière par rapport
au tergite VIII et leur bord supérieur se trouve entièrement en contact avec les
bords latéraux du tergite IX. A la face inférieure, entre les bords divergents des
lames du sternite VIII, on remarque le plus souvent deux petites plaques conti-
guës qui sont les valvules ou gonapophyses de formes et d’étendue très variables
(fig. 26). Dans certains genres (Sastrapada, fig. 191 à 193), les lames du sternite
Source : MNHN, Paris
18 A, VILLIERS
VIII étant accolées sur toute leur longueur, les gonapophyses sont totalement
invaginées et invisibles de l'extérieur. Ces premières valvules sont suivies d'une
seconde paire de valvules coniques, généralement cachées par les précédentes,
puis d’une troisième paire (ou styloides) apparaissant entre les premières gonapo-
physes et le tergite IX-X, le plus souvent sous forme de cônes pubescents.
Urites IX et %. — L'urite IX est représenté par un grand tergite de
forme extrèmement variable qui est, suivant les genres, horizontal, incliné à
450 ou vertical: il est ordinairement divisé en deux parties, l’une proximale,
l'autre distale, par un sillon transverse situé à peu près au quart apical; la partie
distale est généralement saillante et relevée, le plus souvent échancrée à l’apex et
représente le 10° tergite.
Lg. VW
ROSE
23
. 23 à 26, complexe génito-anal d'un Ectomocoris (Piratinae) femelle. — 23, vu par
l'apex. — %4, vu de profil — 25, vu par la face dorsale. — 26, vu par la face ventrale.
Source : MNHN, Paris
IL. — BIOLOGIE (1)
A lexception d’un certain nombre d'espèces américaines, notamment
des grands Triatominae hématophages, on ne connaît que peu de choses de la
biologie des Reduviidæe, et pratiquement rien sur les espèces de la région
malgache,
REPRODUCTION ET DÉVELOPPEMENT
Accouplement. — L'accouplement des Réduviidés n’a été observé que
chez quelques espèces. Il semble que l’accouplement « en opposition » qui est
celui de la plupart des Hétéroptères terrestres est le plus généralement pratiqué.
La copulation est d’une durée très variable, de quelques minutes à plusieurs
heures. Un seul mâle peut féconder plusieurs femelles, jusqu’à sept, qui pondent
des œufs féconds.
Chez certaines espèces, l’accouplement est précédé de mouvements par-
ticuliers : mouvements rythmiques des deux sexes, ou du mâle seul, entrelacement
des pattes, etc.
Ponte, soins donnés à la progéniture. — Le nombre des œufs pondus
par chaque femelle est très variable selon les groupes. Ils sont déposés de façons
très diverses aussi bien dans leur groupement que dans leur mode de fixation.
Chez certains Harpactorinae ils sont pondus en grands amas, groupés en
oothèques très caractéristiques dont la construction demande une véritable
industrie à la mère (fig. 27).
Fig. 27, coupe de l’oothèque de Sycanus croceovitlatus Dohrn (d'après KERSHAW).
Comme chez la plupart des Hémiptères, la femelle abandonne ses œufs
après la ponte. Toutefois on a signalé que, chez certains Rhinocoris, le mâle se
tient sur l’oothèque construite par la femelle et qu’il tente de défendre celle-ci
contre les intrus.
(1) Pour plus de détails sur la biologie, voir Vizrers (A), 1948, Faune de l’Empire français, 9,
Hémiptères Réduviidés de l'Afrique noire.
Source : MNHN, Paris
20 A. VILLIERS
Oeufs. — Les œufs des Reduptidae sont extrêmement variés, tant au point
de vue de leur forme et de leur ornementation qu’au point de vue de la structure
de leur mécanisme d’éclosion.
ï1s sont globuleux, ou allongés, subeylindriques ou fusiformes, mais pré
sentent toujours un pôle postérieur arrondi et un pôle antérieur tronqué droit
et occupé où non par un opereule d’éclosion muni ou non de dispositifs parti-
34
28 à 34, œuts de Reduviidae. — 28, Melaplerus (?) (Emesinae). — 29, Colasiella
. — 30, Emesaya (Emesinae). — 31, Ghilianela (Emesinae). — 32, Pirates
(Piratinae), pôle antérieur. — 33, Colasiella (Emesinae), pôle antérieur. — 34, Oncocephalus
{Stenopodainae). — 28, 30 et 31, d’après Mc Age et MarLocn; 32, d'après Poisson; 4,
d’après READIO.
culiers.
L'ornementation du chorion, extrêmement constante dans chaque
espèce,
est constituée par des épines alignées ou éparses, des côtes longitu-
dinales, une réticulation microscopique ou très grossière, ete. La c
ouleur des œufs
est également très variable (fig. 28 à 34).
Larves. — Les larves des Réduviidés, comme celles de la plupart des
autres Hétéroptères, subissent cinq mues avant de devenir adultes. Elles
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 21
présentent done cinq stades larvaires dont le dernier est souvent appelé « stade
nymphal ». Ces larves se déterminent assez facilement au point de vue générique
par leur ressemblance avec les adultes, au moins dans les derniers stades
(fig. 35 à 38). Elles en diffèrent constamment par la tête plus large, les yeux
plus petits, les antennes plus courtes et plus épaisses, l'absence des ocelles, les
tarses comptant un article de moins, l'absence des ailes, les organe génitaux
indifférenciés.
Chaque stade larvaire présente une coloration qui lui est propre, très dif-
férente d’un stade à l’autre, et souvent très éloignée de celle de l'adulte.
Au dernier stade la « nymphe » présente une ébauche du complexe génito-
anal, des ébauches d'ailes, un plus grand développement oculaire, etc.
Fig. 35 à 38, larves de Reduviidae. — 35 à 37, Tribelocephalinae ; 35, larve, vue dorsale;
36, apex de l’abdomen, vue ventrale; 37, tête vue de profil. — 38, Oncocephalus, larve vue
dorsale.
Néoténie. — De nombreux Réduvidés aptères ou brachyptères peuvent
être considérés comme des formes néoténiques. En effet, alors que certains
individus aptères ou brachyptères sont par ailleurs absolument semblables
aux individus macroptères (à l'exception des caractères corrélatifs normaux
de l’aptérisme : réduction du lobe postérieur du pronotum, etc.), d’autres, au
contraire, présentent, une têle épaisse, des yeux réduits, des antennes courtes
à premier article épaissi, qui sont les caractères distinctifs des larves.
Source : MNHN, Paris
22 A. VILLIERS
COMPORTEMENT
Progression. — D'une façon générale la marche des Réduviidés est assez
lente. Toutefois les diverses espèces de Cetherinae courent assez vite, sur le sol
ou les troncs d'arbres, avec une assez grande agilité qui a pu les faire comparer
aux Cicindèles. La plupart grimpent aisément sur les surfaces rugueuses en
s’accrochant à l’aide des ongles de leurs tarses. De nombreuses espèces sont
mêmes capables de grimper sur une surface lisse en se servant des « fosses spon-
gieuses » de l'extrémité de leurs tibias. Le vol est, dans la plupart des cas, lourd
et de peu d'étendue; les élytres et les ailes inférieures ont un rôle presque égal
et leurs mouvements sont rendus solidaires par divers coaptations unissant les
deux ailes de chaque côté.
Capture des proies. — Dans leur immense majorité les Réduves ne font
preuve d'aucune industrie pour la capture de leurs proies. Certains, comme les
Emesinae restent immobiles, embusqués dans la végétation, et les saisissent
quand elles passent à leur portée, avec leurs longues pattes ravisseuses (fig. 15).
Les autres se contentent de les immobiliser, au hasard de la rencontre, toujours
avec leurs pattes antérieures, et de plonger leur rostre dans leur corps. Chez
presque toutes les espèces, les pattes antérieures, sans être modifiées pour la
préhension avec la même perfection que chez les Emesinae, présentent une
coaptation du fémur et du tibia généralement complétée par la présence d'épines
ou de soies raides, à leur face interne, qui les rend aptes à leur rôle d’immo-
bilisation des proies. La vue ne semble jouer qu'un rôle très restreint dans l’attrac-
tion vers la proie, mais elle leur permet, dans une mesure appréciable, de choisir
l'endroit de leur piqûre ou de les renseigner sur les dangers qu’ils courent.
L'odorat semble, aussi, avoir beaucoup d'importance, surtout par l’action des
sensilla localisées sur les antennes, mêlées à des épines tactiles et à de fines soie
réceptrices de température.
3
Fig. 39 à 41, schémas montrant le dépliement du connexivum (d’après NicoLLE et
ÈS
Pour la piqûre, le rostre normalement replié sous la tête est étendu en
avant. Dès qu'il est plongé dans le corps de sa victime, le Réduve injecte à celle-
ci une forte dose de salive; cette salive possède, chez les prédateurs, des
propriétés venimeuses et elle tue ou paralyse la proie dans un temps très bref.
La piqüre de ces prédateurs est très douloureuse pour l'Homme (piqûre en
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 23
« coup de poignard ») et laisse fréquemment une escarre persistante. Par contre,
la piqûre des espèces hématophages est pratiquement indolore ce qui tient
évidemment à une adaptation favorable à la conservation de ces espèces.
Réplétion. — Tous les Réduviidés, prédateurs comme hématophages,
sont susceptibles de prélever sur leurs proies en une seule fois, des quantités
considérables de liquides nutritifs, et cela aussi bien à l’état larvaire qu’à l'état
adulte. Cette absorption massive entraine, naturellement, une distension
considérable du corps de l'Insecte, cette distension étant rendue possible par
des dispositifs anatomiques spéciaux et différents chez les larves et les adultes.
Chez les larves, la distension est facilitée par une grande élasticité de la
paroi abdominale due au fait que l’exocuticule est très réduite ce qui laisse
toutes ses possibilités de distension à l’endocuticule.
Chez les adultes, les segments abdominaux sont rigides et c’est alors le
rebord latéral de l'abdomen, le connexivum (ef. p. 14), qui, constitué de feuillets
rigides, mais articulés par leur bord externe, est susceptible de s’écarter comme
les feuillets d'un livre (fig. 39 à 41).
Moyens de défense. —— Les Reduviidae ne disposent, pour se défendre,
que de leur rostre qui est très puissant et qui, grâce à la grande mobilité de la
tête, peut infliger des piqûres rendues extrêmement douloureuses par la salive
venimeuse injectée dans la plaie.
On peut également considérer comme un moyen de défense, l'émission
d’une substance odorante analogue à celle émise par les autres « Punaises » et
qui est produite par des glandes métasternales dont l'existence a été reconnue
dans quelques sous-familles.
Homotypie et mimétisme. — Un grand nombre de Réduviidés pré-
sentent une grande ressemblance de forme et de couleur avec le milieu envi-
ronnant. Beaucoup ont l'aspect des feuilles de Graminées ou des branchettes
Fig. 42 à 45, aires stridulatoires prosternales des Reduviidae. — 42, Rhinocoris. — 43,
Pliloenemus. — 44, Westermannia. — 45, Ischnobaena.
Source : MNHN, Paris
24 À, VILLIERS
d’arbustes, parmi lesquelles ils vivent; cette « homomorphie » est généralement
complétée par une « homochromie » presque parfaite : les espèces des savanes
herbues sont le plus souvent d’une couleur jaunâtre, rappelant celle des herbes
sèches, tandis que les formes arboricoles sont noires où brunâtres comme des
brindilles. Dans les formes terricoles on observe également une homochromie
remarquable : couleur jaune pâle des espèces sabulicoles, couleur rougeâtre
des espèces des zones latéritiques.
À ces «imitations » du milieu environnant il convient d'ajouter le « camou-
flage » réalisé par de nombreuses espèces, surtout à l’état larvaire : beaucoup
de larves se recouvrent de poussière ou de débris divers qui restent accrochés
dans la pubescence de l’Insecte, voire même des cadavres des proies dont la larve
s’est nourrie.
Mais beaucoup de Réduviidés sont franchement mimétiques et ressemblent
étrangement à leurs proies habituelles : Phonoctonus ressemblant à des Pyr-
rhocoridae, Emesinae ressemblant à des Diptères, Polyloxus ressemblant à des
Helopellis, ete.
Stridulation. — Presque tous les Reduviidae sont capables d'émettre,
quand on les inquiète, une stridulation assez forte qui est toujours produite
par le frottement de l'extrémité du rostre sur une aire striée du prosternum.
Celle-ci affecte les formes les plus diverses (fig. 42 à 45).
Source : MNHN, Paris
III. — BIOGÉOGRAPHIE
I est naturellement impossible d'analyser le peuplement géographique
de Madagascar alors que des dizaines de genres et des centaines d'espèces restent
encore à décrire.
Presque toutes les sous-familles connues de Madagascar sont cosmopolites
et, seule, la sous-famille des Physoderinae occupe une aire restreinte à la région
malgache et à l’Indo-Malaisie. Par contre un certain nombre de sous-familles
se rencontrant à la fois en Afrique et en Indo-Malaisie semblent faire défaut à
Madagascar (Tribelocephalinae, Phonolibinae, Salyavatinae, Holoptilinae).
Au point de vue générique on peut dire, dès maintenant, qu’on rencontre :
1° des genres cosmopolites;
20 des genres communs à l'Afrique, Madagascar et l'Asie méridionale;
30 des genres, peu nombreux, communs à Madagascar et à l'Asie méridionale ;
40 des genres propres à Madagascar qui sont, de beaucoup, les plus
nombreux
Ges genres semblent appartenir à deux groupes. Les uns ne comptent
qu'une seule espèce, ou, en tous cas un très petit nombre d'espèces tandis que
d’autres comptent de très nombreuses espèces, extrêmement proches les unes
des autres.
Par ailleurs, il faut bien reconnaître que les Reduviidae constituent un
mauvais matériel biogéographique : ailés, donc susceptibles de déplacements
rapides d’une certaine ampleur, prédateurs, done non liés à un végétal parti-
culier, ils présentent un bon nombre d'espèces qui se rencontrent à la fois dans
les divers « domaines » de la grande île, Est et Ouest, Nord et Sud où même
quelquefois partout, tant en plaine qu’en altitude.
Source : MNHN, Paris
RE 4
ne
Ha
SYSTÉMATIQUE
Les Reduviidae sont des Hétéroptères dont la différenciation est très
ancienne et, par bien des caractères, ils peuvent être considérés comme
primitifs. Ils comprennent d'assez nombreuses sous-familles dont certaines
sont propres au continent américain, d’autres à la Papouasie, et d’autres qui,
comme nous l'avons vu précédemment, se rencontrent à la fois en Afrique et
en Indo-Malaisie, mais font défaut à Madagascar.
TABLEAU DES SOUS-FAMILLES
1. Hanches antérieures courtes, moins de quatre fois plus longues que
lanbes rome Sr me etapelide MIN TS SPORE TENUE 2
— Hanches antérieures allongées, filiformes, plus de quatre fois plus
longues quetlarpes: ae M Cr 1 OO DR RU ET Sins
2. Scutellum bien visible. . . … . . see ae Print 3
= Scutellum entièrement invisible, caché sous un lobe du pronotum
D Le et 3 . . . . Diaspidiinae
SMAper duel anodtiaieutlameleux oumanl dune cpine 4
— Apex du scutellum large, portant deux ou trois épines ou mucrons.
Re AN NT CR RS SR PL ECtrichodiinae
LSPASSOCOLÉS PRPR ESP EEE ER . Saicinae
= Ocelleshtoujoursiprésente de 00 meule PU. 0 M 5
5. Hanches antérieures courtes, globuleuses ou coniques. . . . . . . 6
22 been en pee tr EN LE CIE eo En tn
aplatissement externe sur toute leur largeur. . . . . . + Piratinae
Ge CCC crabe arm Go ed LRO) JUN) AU nul
postérieur du prothorax. . . . . . . . : ë Le 7
Ca ne ant euues termes en lama de coelauillenlete
une longue partie postcoxale au prosternum. . . . . Rhaphidosominae
7. Premier article des antennes toujours plus petit que le second. . . 8
— Premier article des antennes toujours plus long que le second.
k platines SEE A Harpactorinae
8! “Tête avec une impression transversale ou une constriction annulaire
en arrière des yeux. Pronotum toujours divisé en deux lobes dis-
CINCES ARR NE PET CU EN 9
— Tête allongée, sans impression transversale ni constriction en
arrière des yeux. Lobe antérieur du pronotum indistinct. . Triatominae
9. Yeux pédonculés. Tête avec, outre les antennes, un processus
tronqué à l’apex . . . Aer L . Getherinae
ae D ee onu lente lee
antennes, parfois avec un processus bilobé ou pointu. . . . . . . 10
10. Angles scutellaires du pronotum formant deux lobes lamelleux sail-
lants en arrière . . . : . . : . . . . . . . . . . . . Physoderinae
Source : MNHN, Paris
28 A. VILLIERS
Angles scutellaires du pronotum effacés, jamais saillants ni lamelleux. 11
11. Lobe antérieur de la tête allongé, cylindrique et antennes insérées
loin en avant des yeux (sauf chez Xylinocoris, fig. 228). . Stenopodainae
— Lobe antérieur de la tête court, les antennes insérées près des yeux.
Reduviinae
Subfam. PIRATINAE Stl, 1859
Tête allongée, fortement déclive en avant, sans saillie interantennaire,
le lobe postérieur très court, les ocelles toujours présents. Premier article des
antennes toujours plus court que le second, les trois derniers articles séparés
des précédents par un petit nodule intercalaire. Rostre robuste à article I très
court. Pronotum à lobe antérieur constamment plus long que le postérieur,
plus large chez les © que chez les 4. Élytres allongés, à nervation simple, peu
distincte sur la corie qui est épaisse et bien séparée de la membrane. Dans
presque tous les genres on rencontre des espèces chez lesquelles les femelles
sont à la fois macroptères et brachyptères ou microp! La nervation alaire
est d’un type simple, la corie n'étant parcourue que par une nervure (fig. 12).
46
Fig. 46 à 49, pattes antérieures des Piratinae; divers types de « fosses spongieuses ».
— 46, genre Phalantus. — 47, genre Cleplocoris. — 48, genre Lestomerus. — 49, genre
Ectomocoris.
Hanches antérieures généralement très longues, présentant toujours un aplatis-
sement au côté externe. Fémurs épais, armés ou inermes en dessous. Tibias
antérieurs munis d’une fosse spongieuse très petite dans les formes primitives
(Phalantus, fig. 46), qui s'étend de plus en plus (Cleptocoris, fig. 47; Lesiomerus,
fig. 48: Sirihenea) pour occuper presque toute la longueur du tibia chez Ectomo-
coris, fig. 49. Tibias intermédiaires avec ou sans fossette spongieuse. Abdomen
à connexivum simple et face ventrale généralement carénée chez les d.
Mâle : sternite VIII toujours muni au milieu d’un lobe saillant, quelquefois
arrondi, mais le plus souvent dentiforme et toujours logé dans une petite dépres-
sion du pygophore (fig. 59). Celui-ci toujours ouvert dorsalement, à apo-
physe ventrale variable, toujours asymétrique et inclinée vers le côté droit.
Valves génitales larges, cachant entièrement l’apophyse ventrale du pygophore,
asymétriques, la valve gauche toujours plus longue mais plus étroite que la droite
(fig. 72). Pénis volumineux, membraneux dorsalement, avec un large sclérite
ventral déversé sur le côté droit (fig. 51). Sac interne avec de petites phanères
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 29
peu différenciées. Branches du connectif longuement soudées à la base (fig. 50).
Bloc anal toujours fortement chitinisé et pubescent, relié aux côtés du pygo-
phore par deux petits sclérites de forme mal définie.
Femelle : tergite VIII horizontal, court et arrondi en arrière. Tergite LX
trapézoïdal, incliné à 459 ou vertical (Sirthenea), sa partie apicale saillante,
51 {
Fig. 50 et 51, Sirthenea flaviceps Signorct, pénis. — 50, profil. — 51, face ventrale, le
connectif non figuré.
simulant un tergite distinct en raison d’un fort sillon (interrompu sur les côtés)
la séparant de la partie proximale. Sternite VIII divisé en deux lames d’étendue
variable, avec ses gonapophyses horizontales formant deux lames allongées et
contiguës (fig. 23 à 26).
Néoténie. — Comme dans la sous-famille précédente, on observe chez les
Piratinae de nombreuses formes aptères À caractères néoténiques, notamment
chez les Phalantus et Lestomerus microptères. Il en est de même chez les
Cleptocoris et Ectomocoris brachyptères, mais chez ceux-ci les caractères néo-
téniques sont moins accusés.
Distribution. — Les Piralinae sont répandus dans le monde entier. La
plupart des genres africains sont communs à l'Afrique et à l'Asie méridionale :
Phalantus, Lestomerus, d’autres occupent toutes les régions chaudès de l'Ancien
Monde et pénètrent dans le bassin méditerranéen : Cleptocoris, Ectomocoris.
Enfin le grand genre Sirthenea est localisé dans les régions tropicales, de
l'Australie à l'Amérique avec un sous-genre, Monogmus, commun à Madagascar
et à l'Australie. Plusieurs genres sont propres à Madagascar : Pseudolestomerus,
Bekilya, Hovacoris, Mutillocoris.
Éthologie. — Ces Insectes sont très agiles et progressent en agitant
constamment leurs antennes. Ils stridulent très distinctement quand on les
saisit. Leur piqûre est très douloureuse.
Source : MNHN, Paris
30 A. VILLIERS
TABLEAU DES GENRES
1. Tibias antérieurs droits, épaissis à l’apex . . . . . . . . . . . . 2
— Tibias antérieurs fortement courbés . . . . . . . Phalantus Stäl
2. Fosse spongieuse des tibias antérieurs tte, au ni la moitié
de la longueur du tibia . . . ; ER 3
— Fosse spongieuse des tibias Gubue an si) de la moitié
(parfois toute la longueur) du tibia . . . . . . . . Ectomocoris Mayr
3. Fémurs antérieurs comprimés. Partie de la tête située en avant des
yeux beaucoup ar De que le reste de la tête
re 4 D Sirthenea Spinola
— Fémurs antérieurs is Partie de la tête située en avant des yeux
au plus aussi longue que latête . . . . . . . . . . . . . . .. 4
4. Tibias antérieurs graduellement épaissis, puis atténués au sommet,
la fosse Hi ca la nise SE du bord ventral . . .
Cleptocoris Stäl
— Tibias antérieurs très dilatés au sommet, la fosse spongieuse occupant
latronciture anal CR NO 7 5
5. Fémurs antérieurs avec, en dessous, de gros tubereules coniques
— Fémurs antérieurs sans gros tubercules coniques
. Pseudolestomerus Villiers
6. Lobe postérieur du pronotum granuleux . . . . . . . . . . . . 7
— Lobe postérieur du pronotum lisse . . . . . . Lestomerus Am. Serv.
7. Tubercules des bandes granuleuses du lobe antérieur du pronotum
régulièrement alignés . . . . . . . . . . . . Hovacoris Villiers
— Tubercules des bandes granuleuses du lobe antérieur du pronotum
CODES MORE de à 04 0 Rene RLE 8
8. Macroptère. Processus apical du scutellum terminé par un bouton
arrondi . . . . . +... +... Bekilya Villiers
— Microptère. Reis RTS sans processus apical .
Mutillocoris Villiers
Genre Phalantus Stäl
Phalantus Stâl, 1863, Ann. Soc. ent. France, p. 57; type du genre : P. genicu-
latus Stäl (Japon, Chine, Inde); 1874, Enum. Hem, 4 p. 56 et 62. — VicLrers,
1948, Faune Emp. fr., 9, p. 228; 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 183.
Phalanthus Jeannel, 1919, Voy. All Jeann. Afr. or., Hem., 8, p. 249, 244. —
ScHouTEDEN, 1931, Ann. Mus. Congo belge, Zool., (3), sect. II, 4, p. 139.
Mâles et femelles macroptères et microptères.
Formes macroptères : tête petite, très large, fortement défléchie en avant, le
lobe postérieur très court avec ses tempes faiblement arrondies, le sillon intero-
culaire très fortement arqué en avant. Veux très gros et saillants, plus larges que
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 31
l'espace qui les sépare. Ocelles inclinés à 459 sur une forte protubérance, aussi
larges que l’espace qui les sépare, situés en avant du niveau du bord postérieur
des yeux. Premier article des antennes court, épais, aussi long que la partie
préoculaire de la tête; deuxième article deux fois et demie aussi long que le
premier; troisième article égal aux trois quarts du deuxième; quatrième article
un peu plus long que le troisième. Rostre court et épais, à deuxième article très
fortement renflé, une fois et demie aussi long que le premier.
Pronotum bien plus long que large, à angles antérieurs obtus, non saillants.
Lobe antérieur de peu plus long que le postérieur, peu convexe, portant un sillon
médian profond mais ne s'étendant que sur sa moitié postérieure. Lobe postérieur
bien plus large que l’antérieur, ses angles latéraux arrondis. Écusson triangulaire,
non rebordé, terminé par une pointe étroite et horizontale. Élytres à cellule
apicale interne étroite à l’apex. Fémurs antérieurs comprimés, très larges au tiers
basal, garnis à leur face interne d’une frange de très petites soies épineuses. Tibias
antérieurs courts, cylindriques, arqués, munis à l’apex d’une petite fosse spon-
gieuse arrondie perpendiculaire à l'axe du tibia (fig. 46). Pattes intermédiaires
et postérieures grêles, les tibias intermédiaires sans fosse spongieuse. Premier
article des tarses très court, articles IL et III subégaux.
Forme microptère : Ocelles beaucoup plus petits et moins fortement surélevés.
Lobe postérieur du pronotum moins large et à peine plus long que la moitié de
l’antérieur. Moignons élytraux n’atteignant que le milieu du tergite II.
Mâle : abdomen caréné ventralement. Pygophore court et très convexe,
n bord ventral armé d’une apophyse lamelleuse munie d’une forte carène pos-
térieure bidentée et arrondie à l’apex (fig. 54 b et c) ; valves génitales assez
étroites, fortement coudées (fig. 54 a). Pénis du type caractéristique de la sous-
famille.
Femelle : tergite IX étroit, trapézoïdal, sa partie apicale saillante et isolée
par un fort sillon situé un peu en arrière du milieu. Lames du sternite VIII suban-
gulées en arrière, à gonapophyses courtes et assez larges.
Distribution. — Le genre ne comprend qu’un petit nombre d'espèces
africaines et asiatiques. Une seule espèce malgache :
Phalantus madecassus Villiers
Phalanthus madecassus Villiers, 1949, Bull. Mus. nat. Hist.
p. 707; type : Beloha (Muséum de Paris).
nat., 2e série,21(6),
Macroptèri
Longueur 12,5 mm. — Figure 52.
Entièrement d'un brun sombre, quelque peu ferrugineux sur le pronotum,
avec les antennes, les pattes et le rostre jaunes.
Tête courte. Yeux gros et saïllants, plus larges vus de dessus, que l’espace
qui les sépare. Premier article des antennes plus court que la tête, épais, légère-
ment courbé; deuxième article deux fois aussi long que le premier. Rostre très
court et épais, à deuxième article presque deux fois aussi long que le pre-
mier.
Lobe antérieur du pronotum transverse, peu convexe, finement chagriné,
portant un fin sillon longitudinal médian enfoncé au tiers basal. Angles antérieurs
rebordés, arrondis. Lobe postérieur court, médiocrement convexe, à angles laté-
raux postérieurs arrondis. Écusson sensiblement aussi large que long, portant une
Source : MNHN, Paris
32 A. VILLIERS
dépression basale transverse et une fovéole discale; pointe apicale courte, robuste,
peu aiguë. Tibia antérieur très épais, courbé vers l’apex.
Microptère :
Longueur 10,5 mm. — Figure 53.
Même coloration que les macroptères.
Tête plus courte et plus robuste, les yeux plus petits, les articles antennaires
plus courts et plus épais. Lobe postérieur du pronotum très court, pas plus large
que la base du lobe antérieur. Moignons alaires un peu moins longs que le double
de l'écusson.
Mapacascar CENTRE : Bekily (A. Seyrig).
Mapagascan Sup : Beloha dans le district de Tsihombe (R. Decary);
Behara (A. Seyrig): Ambovombe (Abadie).
Phalantus madecassus Villiers. — 52, individu macroptère. — 53, pronotum
d'un individu microptère. — 54 a, pygophore vu de profil. — 54 b, apophyse du bord ventral
du pygophore, profil. — 54 e, idem, vue apicale.
Genre Gleptocoris Stäl
Pirates subgen. Cleptocoris Stäl, 1862, Oefo. vet. Ak. Fôrh., p. 251; type du genre:
C. lepturoides Wolff (Indo-Malaisie). — Viuciens, 1948, Faune Emp. fr,, 9,
p. 231.
Cleptocoris : Vizurers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 188.
Espèces macroptères ou brachyptères.
Tête large en arrière, acuminée en avant, le lobe postérieur très court et
arrondi en arrière, séparé du lobe antérieur par un sillon arqué en avant. Yeux
très gros, plus larges que l’espace qui les sépare. Ocelles rapprochés et volumineux,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 33
situés sur une protubérance arrondie (formes macroptères) ou assez petits et à
peine surélevés (brachyptères). Rostre robuste, pubescent, à premier article très
court, deuxième article deux fois plus long que le premier et atteignant en arrière
le niveau du bord postérieur de l’œil. Antennes assez longues, à article I court et
épais, à peu près aussi long que la partie préoculaire de la tête; article II environ
deux fois et demie aussi long que le I; article III un peu plus long que le II,
article IV sensiblement égal au 11. En outre, les articles II et III sont séparés
des précédents par un très petit nodule intercalaire.
Pronotum variable, à lobe antérieur convexe, sillonné au milieu et orné de
bandes de pubescence, rebordé latéralement et en avant, avec ses angles antérieurs
saillants et arrondis. Lobe postérieur plus ou moins large, à angles arrondis.
Écusson triangulaire, terminé par une petite pointe mousse et horizontale. Pattes
antérieures robustes, intermédiaires et postérieures plus longues et plus grêles.
Tibias antérieurs et intermédiaires munis d’une fosse spongieuse d’étendue
variable suivant les espèces (fig. 47). Élytres assez étroits, portant la nervation
caractéristique de la sous-famille. Abdomen caréné en dessous. Connexivum
simple, débordant modérément les élytres.
Mäâle : sternite VIII visible sous la forme d’une étroite bande dentée au
milieu. Pygophore arrondi, entièrement membraneux dorsalement, muni à son
bord ventral d’une longue apophyse triangulaire, comprimée latéralement ou
transverse et carénée en arrière, échancrée à la base (fig. 57) et cachée par
les valves génitales, celles-ci larges et spatuliformes (fig. 56). Pénis robuste, large,
l’apex en forme de bec avec sa face ventrale chitinisée, et sa face dorsale mem-
braneuse, portant à la base et du côté droit un sclérite de forme variable et à
lapex une série de phanères aplaties, peu chitinisées, empilées les unes sur les
autres. Connectif très court.
Femelle : tergite IX fortement rétréci en arrière, à partie apicale occupant
en arrière plus de la moitié et isolée par un fort sillon arqué. Lames du sternite
VIII arrondies en dessous, droites en dessus, à gonapophyses courtes et larges.
Distribution. — Les Cleplocoris, se rencontrent dans la région méditer-
ranéenne et dans toutes les régions chaudes de l’Ancien Monde. Deux espèces
malgaches :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Élytres concolores, noir à brun de poix. . . . . . 1. C. niger (Signoret)
— Élytres tâchés de blanc jaunâtre . . . . . . 2, C. perinetensis (Villiers
1. Cleptocoris niger (Signoret)
Pirates niger Signoret, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., p. 960; type : Madagascar
(Musée de Vienne). — Vizzrers, 1964, Rev. fr. Ent., 8 (3), p. 183.
Pirates lugubris Villiers (nec Stäl), 1960, Bull. Acad. malgache, 86 (1958), p. 23.
Longueur : 10-12 mm. — Figures 55 à 57.
Tête, pronotum, écusson et pattes noirs avec parfois de légers reflets métal-
liques. Elÿtres noirâtres avec, à la base de la cellule interne de la membrane, une
petite tache d'un noir velouté. Tête, pronotum et face ventrale avec une assez
dense pubescence argentée mêlée de longues soies.
Lobe antérieur du pronotum large et convexe; lobe postérieur un peu moins
long que la moitié de l’antérieur, aussi long sur les côtés qu'au milieu.
Source : MNHN, Paris
34 A. VILLIERS
Mâle : Valves génitales relativement étroites. Apophyse du bord ventral du
pygophore courte et comprimée à l'apex, très large et transverse à la base, la
carène postérieure très effacée.
Mapacascar : Très commun partout à Madagascar, du Nord au Sud et de
V'Est à l'Ouest.
ARCHIPEL DES COMORES.
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES : La Réunion.
Fig. 55 à 58, genre Cleplocoris Stäl. — 55 à 57, C. niger Signoret; 55 mâle macropLère:
56, pygophore vu de profil; 57, apophyse du pygophore vue de prof. — 58, C. perinelensis
Villiers, élytre droit.
2. Cleptocoris perinetensis (Villiers)
Pirates perinetensis Villiers, 1960, Bull Acad. malgache, 36 (1958), p. 23,
fig. 9; type : Madagascar (Muséum de Paris); 1964, Rev. fr. Ent, 81 (3),
p. 184, fig. 1.
Longueur 12 mm. — Fig. 58.
Femelle brachyptère :
Noir avec une petite tache jaune dans l'angle proximal de chacun des
segments du commexivum. Corie des élytres avec une petite ligne jaune contre
le clavus se terminant sur la membrane en une large tache blanchâtre, irré-
gulière, subtriangulaire; membrane avec les deux cellules apicales occupées
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 35
par une large tache d’un noir velouté qui déborde, vers l'extérieur, la cellule
apicale externe.
Lobe postérieur de la tête court et large. Lobe postérieur du-pronotumavec
de petites rides granuleuses transverses. Élytres dépassant un peu le milieu de
l'abdomen.
Mapagascar Esr : Perinet (Me Callan); Ivondro (A. Seyrig).
Genre Lestomerus Amyot et Serville
Lestomerus Amyot et Serville, 1843, Hist. nat. Ins., Hém., p. 322; type du
genre : L. spinipes Serville. — SräL, 1865, Hem. afric., 8, p. 114; 1866,
Oejv. Vet. Ak. Forh., p. 250; 1874, Enum. Hem., 4, p. 59 (Pirates subgen.).
— Disranr, 1904, Fn. Brit. India, Rhynch. 2, p. 297 (Pirates, pro parte).
— Jranez, 1919, Voy. All Jeann. Afr. or., Hem. III, p. 243 et 253.
— Vies, 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 237; 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3),
p. 184.
Leplomerus Schouteden, 1931, Ann. Mus. Congo belge, Zool., (3), sect. II, I,
p. 145: 1944, Explor. Pare nat. Albert, 45, p. 21.
Mäles macroptères; femelles macroptères où microptères.
Macroptères : tête aussi longue que large avec les yeux, sa partie préoculaire
plus longue que large, le lobe antérieur trois fois plus long que le postérieur,
celui-ci très court. Tempes très courtes, saillantes. Yeux volumineux, plus larges
que l’espace qui les sépare. Ocelles gros et saillants, plus larges que l’espace
qui les sépare. Sillon interoculaire arqué en avant. Rostre très robuste, à article II
une fois et demie plus long que le L. Premier article des antennes renflé, arqué,
aussi long que la partie préoculaire de la tête; article II deux fois ou deux fois
et demie aussi long que le I; article III à peu près aussi long que le IT; article IV
plus long que le III.
Pronotum large en arrière, étroit en avant, avec ses angles antérieurs tuber-
culés; lobe antérieur sillonné au milieu, fovéolé en arrière, portant des stries
longitudinales plus où moins profondes. Écusson triangulaire, profondément
fovéolé au milieu, terminé par une courte saillie arrondie. Pleures finement
ridées et granuleuses. Fémurs antérieurs et intermédiaires dilatés, surtout les
antérieurs, et armés en dessous de deux rangées de dents inégales. Tibias anté-
rieurs et intermédiaires dilatés à l'extrémité, obliquement tronqués, la troncature
portant une large fosse spongieuse toujours plus courte que la moitié du tibia
(fig. 48). Premier et deuxième articles des tarses réunis plus courts que le
troisième. Élytres un peu plus longs que l'abdomen.
Microptères : yeux plus petits, moins saillants, moins larges que l'espace
qui les sépare, ce qui fait paraître les tempes très saillantes. Ocelles beaucoup
plus petits, moins larges que l’espace qui les sépare. Lobe antérieur du pro-
notum très gros, suborbiculaire. Lobe postérieur étroit, débordant légèrement
le lobe antérieur sur les côtés. Moignons alaires très courts. Abdomen large,
lisse où canaliculé en long et ridé en travers.
Mâle, : pointe ventrale du sternite VITI-longue et aiguë ou large et arrondie
(ig. 59). Pygophore petit, convexe, ouvert dorsalement (fig. 60). Bloc anal for-
tement chitinisé, relié au pygophore par deux petits sclérites mal définis. Apo-
physe ventrale du pygophore assez longue, échancrée à la base, de forme
Source : MNHN, Paris
36 A. VILLIERS
variable (fig. 61 et 62). Pénis comme dans les genres précédents, son sac interne
armé de petites sclérifications finement épineuses.
Femelle : tergite IX très grand, sa partie apicale séparée de la proximale
par un sillon bisinué. Lames du sternite VIII arrondies en dessous, subangulées
au milieu et rectilignes en dessus, à gonapophyses très grandes.
) 62
59 6 Le
63
Fig. 59 à 64, Lestomerus noctis (Distant), mâle. — 59, apex de l'abdomen, vue ventrale.
__ 60, pygophore vue de profil. — 61, apophyse du bord ventral du pygophore vue de profil.
__ 62, idem, vue apicale. — 63, valve génitale gauche. — 64, valve génitale droite.
Distribution. — Genre répandu dans toutes les régions chaudes de
VAncien Monde. Trois espèces malgaches
TABLEAU DES ESPÈCES :
DEMI (UE Mac lphoPeeodt usp,
aude e © co RS 2
2. Premier article des antennes et tibias brun clair. Saillies collaires
du pronotum subarrondies. . . . : : + - - + : 1. L. noctis (Distant)
__ Premier article des antennes et tibias noirs. Saillie collaire du
pronotum subconiques et rejetés latéralement. 2. L. nigrotiblialis Villiers
1. Lestomerus noctis (Distant)
Pirates noctis Distant, 1902, Ann. Mag. nat. Hist., (7) 10, p. 284; type : Tana-
narive (British Museum, N. H.).
Lestomerus piceipes Villiers, 1949, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e série, 2, (6),
p. 708; type : Andrahomana (Muséum de Paris); 1964, Rev. fr. Ent, 81 (3),
p. 184, fig. 2 (nov. syn.).
Longueur : 25 mm. — Figures 59 à 65.
Entièrement sombre, noirâtre avec de légers reflets bruns sur le pronotum
et la poitrine. Fémurs variables, noirâtres, ou brun clair, ou ces deux couleurs
plus ou moins mêlées. Tibias et tarses roussâtres ainsi que les antennes.
Tête très robuste à lobe postérieur très petit. Lobe antérieur avec des
soies raides érigées. Yeux gros et saillants, un peu moins larges, vus de dessus,
que l'espace qui les sépare. Premier article des antennes court et robuste, légè-
rement arqué; deuxième article deux fois et demie plus long que le premier.
Rostre robuste, portant quelques soies raides.
Source : MNHN, Paris
HÉmiprères JREDUVIIDAE 37
Lobe antérieur du pronotum finement ponctué et pubescent, avec un sillon
longitudinal médian superficiel en forme de T renversé; angles ‘antérieurs
arrondis et saillants. Lobe postérieur peu convexe, légèrement déprimé en avant
et en arrière entre les angles scutellaires et latéraux, ceux-ci arrondis.
Écusson plus large que long, terminé à l’apex par une courte nodosité,
largement rebordé.
Élytres un peu plus longs que l’abdomen. Fémurs antérieurs armés de dents
et de soies raides. Fosse spongieuse des tibias antérieurs un peu plus courte que
le tiers de la longueur totale. F
MapaGascar Sup : Andrahomanà (Ch. Alluaud); Amboasary, Marotsiraka
(Randriamany).
MapaGascar EsT : Forêt Isaka (Ch. Alluaud).
MADAGAscAR CENTRE : Tananarive (R. Toy); Massif de l’Ankaratra
(P. Viette); Antsirabe (Bouvet); forêt d’Ankafina (P. Viette); Bekily (A. Seyrig).
Fig. 65 et 66, genre Lestomerus Amyot et Serville, avant-corps. — 65, L. noctis Distant.
— 66, L. nigrolibialis Villiers.
4 2. Lestomerus nigrotibialis Villiers
Lestomerus nigrotibialis Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 185, fig. 3; type :
Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 22-23 mm. — Figure 66.
Noir, les articles II à IV des antennes et les tarses roussâtres.
Très. voisin du! précédent mais espaces interoculaire et interocellaire
plus étroits, côtés du lobe antérieur du pronotum arrondis’én arrière, apex du
Source : MNHN, Paris
38 A. VILLIERS
scutellum plus allongé et plus fortement relevé, épines de la face ventrale des
fémurs antérieurs plus fortes.
Mapacascar Norp : Ambilobe (R. Paulian).
MapacAscar OuEsr : Ankarafantsika, Ampijoroa Œ. Razafimandimby).
3. Lestomerus hoberlandti n, sp.
Femelle microptère :
Longueur : 22 mm.
Tête noirâtre. Premier et deuxième articles des antennes brun très foncé;
article III un peu plus clair, sauf à la base. Rostre noirâtre. Pronotum à lobe
antérieur noir et lobe postérieur brun de poix. Moignons salaires brun de poix.
Abdomen brun très foncé avec des zones un peu plus claires mal définies. Pattes
brun rougeâtre foncé, les tarses un peu plus clairs.
Tête finement granuleuse, hérissée de poils noirs. Les yeux un peu moins
larges, vus de dessus, que l’espace interoculaire. Premier article des antennes
court, épais et arqué; article II un peu moins de deux fois plus long que le
premier.
Lobe antérieur du pronotum transverse, deux fois plus long que le postérieur,
à disque très finement chagriné, les dépressions obliques nettes mais peu profondes.
Angles antérieurs arrondis, rejetés latéralement. Lobe postérieur très court,
irrégulièrement ridé en travers. Scutellum fortement déprimé au centre, terminé
par une saillie en bouton arrondi. Apex des moignons alaires atteignant l’apex
du permier tergite visible.
Pattes hérissées de longues soies noires, les fémurs et les tibias avec une
brosse de soies rousses à leur face interne.
Abdomen ovalaire, les tergites finement granulés, superficiellement et
transversalement ridés en arrière.
MapaGascar : sans localité précise, holotype au Musée de Prague.
Du fait des caractères corrélatifs de la réduction alaire cette espèce ne peut
que difficilement être comparée, morphologiquement, aux deux espèces macrop-
tères déjà connues de Madagascar. Elle s’en distinguera par le second article
des antennes brun foncé, l’écusson fortement déprimé en son centre.
Genre Pseudolestomerus Villiers
Pseudolestomerus Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 183; type du genre
P. gracilis Villiers (Madagascar).
Voisin de Lestomerus, en difière, en outre les caractères indiqués au tableau,
par le lobe postérieur de la tête plus long, semi-arrondi, le lobe antérieur du
pronotum à sculpture formée de bandes ponctuées et ridées en travers, la cel-
lule apicale interne de l’élytre semi-ovalaire à l’apex (tronquée chez Lesto-
merus), etc.
Une seule espèce malgache
Pseudolestomerus gracilis Villiers
Pseudolestomërus gracilis Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 183, su. 4; type :
Perinet (Muséum de Paris). ‘
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 39
Longueur : 14 mm. — Figure 67.
Brun avec les articles III et IV des antennes et les tarses testacés. Pubes-
cence longue et dorée.
Tête allongée, le lobe antérieur convexe, granulé-ridé en travers, sillonné
longitudinalement au milieu en arrière. Yeux assez gros, environ deux fois
moins larges, vus de dessus, que l’espace interoculaire. Lobe postérieur régu-
lièrement arrondi. Ocelles petits, médiocrement élevés, leur diamètre moins
grand que l’espace interocellaire et que l’espace qui les sépare des yeux.
Premier article des antennes arqué; article II robuste, un peu plus de deux
fois plus long que le I. Cou granulé latéralement en avant.
N
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AN
il É
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ELA
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Fig. 67, Pseudolestomerus gracilis Villiers, avant-corps.
Pronotum un peu moins long que large. Lobe antérieur à peu près aussi
long que large, étroit en avant, sillonné longitudinalement en avant. Bord
collaire étroit, les angles coniques, mousses, rejetés latéralement. Marge anté-
rieure granulée, cette granulation se poursuivant en bandes longitudinales
granulées-ridées et pubescentes. Lobe postérieur ample, granulé en avant, pubes-
cent sur sa moitié basale. Scutellum triangulaire, déprimé et granulé en avant
et au milieu, son processus apical comprimé latéralement, courbé vers le haut
et mousse à l’apex. Élytres plus longs que l’abdomen. Pattes assez grêles, les
fémurs antérieurs inermes mais hérissés de longues soies en dessous.
Abdomen fortement caréné.
Mapacascar Esr : Perinet (E. Razafimandimby).
Source : MNHN, Paris
40 A. ViLiers
Genre Bekilya Villiers
Bekilya Villiers 1949, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e série, 21 (6), p. 708; type
du genre: B. mira Villiers (Madagascar); 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 186.
Tête très petite et transverse. Premier article des antennes plus court que
le lobe antérieur de la tête. Deuxième article du rostre de peu plus long que le
premier.
Lobe antérieur du pronotum orné de bandes sinueuses lisses et de bandes
sinueuses granulées. Élytres amples, bien plus longs que l'abdomen. Tibia
antérieur obliquement tronqué à l’apex.
Tout le corps, sauf la membrane des élytres, hérissé de très longues soies.
Une seule espèce malgache actuellement connue :
Bekilya mira Villiers
Bekilya mira Villiers, 1949, Bull. Mus. nat. Hist. nal., 2° série, 21 (6), p. 708;
type : Bekily (Muséum de Paris); 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 187, fig. 5.
Longueur : 13 mm. — Figure 68.
Tête noire, le cou, la face ventrale et la région avoisinant la base du rostre
rougeâtres. Antennes brun de poix. Rostre brun rougeâtre.
Pronotum d’un rouge vermillon vif ainsi que le scutellum, le prosternum
et le mésosternum; métasternum brun rougeâtre. Élytres noirs de poix, la marge
Fig. 68, Bekilya mira Villiers. — Fig. 69, Hovacoris bipunctatus Villiers.
Source : MNHN, Paris
HÉMiPTÈRES REDUVIIDAE ai
interne du clavus brunâtre. Une large bande, courbée en arrière et dentée, d’un
jaune vif, coupe chaque élytre, de l’apex du clavus à l’apex de la corie (dont
l'extrême pointe seule reste noire) en s'étendant partiellement sur la base des
cellules apicales. Apex de la membrane jaune vif.
Abdomen brun de poix, chaque segment avec une petite tache arrondie
jaune pâle près des angles proximaux. Connexivum avec des bandes alternées
brunes et jaune pâle.
Tête courte, à cou bien marqué. Espace interoculaire granulé. Yeux très
gros et saillants, bien plus larges, vus de dessus, que l’espace qui les sépare.
Ocelles gros et fortement surélevés, l'espace qui les sépare concave. Joues gra-
nulées. Face ventrale de la tête convexe en avant des yeux.
Premier article des antennes court et arqué. Deuxième article plus de deux
fois plus long que le premier. Troisième article un peu plus long que le deuxième.
Lobe antérieur du pronotum à angles antérieurs saillants en avant et
arrondis, disque avec une large et profonde fovéole en arrière. Lobe postérieur
légèrement déprimé en avant sur le disque. Base largement arrondie d’un angle
à l’autre.
Écusson granuleux, à disque déprimé et apex en courte saillie arrondie.
Membrane des élytres légèrement ridée en travers.
Mapagascar CENTRE : Bekily (4. Seyrig).
Genre Hovacoris Villiers
Hovacoris Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 187; type du genre : H. bipunc-
tatus Villiers (Madagascar).
Tête assez courte, couverte de fortes granulations. Lobe postérieur très
court et transverse; tempes arrondies. Yeux gros et saillants. Ocelles gros, peu
surélevés. Premier article des antennes plus court que le lobe antérieur de la
tête; articles IT et suivants robustes.
Lobe antérieur du pronotum transverse, orné de bandes longitudinales
de fortes granulations alignées et de bandes lisses. Bord collaire presque droit,
large. Lobe postérieur du pronotum court, fortement granulé en avant. Scutellum
transverse, convexe, fortement excavé en avant et au milieu, son processus
apical étroit, très petit.
Élytres amples, plus longs que l'abdomen, à cellule apicale mterne tronquée
droit à l’apex. Fémurs antérieurs robustes, fortement dentés en dessous. Tibias
antérieurs obliquement tronqués à l’apex.
Tout le corps et les membres, sauf la membrane des élytres, hérissés de
longues soies.
Distribution. — Une seule espèce malgache :
Hovacoris bipunctatus Villiers
Hovacoris bipunctatus Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 84 (3), p. 187, fig. 6; type :
Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 11 mm. — Figure 69.
Tête, pronotum, scutellum et poitrine rouges. Rostre orangé. Premier
article des antennes testacé avec la base et l’apex bruns; articles II et suivants
Source : MNHN, Paris
42 A. VILLIERS
bruns. Élytres bruns, chacun avec une tache testacée subtriangulaire latérale
coupant la corie un peu avant l’apex et atteignant la base de la cellule apicale
interne. Pattes testacées, le fémur antérieur avec une grande tache dorso-
latérale brune s'étendant de la base aux deux tiers apicaux, les fémurs inter-
médiaires et postérieurs avec un anneau subapical brun, les tibias intermédiaires
et postérieurs assombris dorsalement, sauf à la base. Abdomen testacé. Chaque
segment avec une tache latérale triangulaire brune et le complexe génital brun
taché de testacé.
Espace interoculaire beaucoup plus large qu’un œil vu de dessus. Deuxième
article des antennes deux fois et demie plus long que le 1. Espace interocellaire
à peu près égal au diamètre d’un ocelle. Lobe antérieur du pronotum une fois
et demie plus long que le postérieur. Angles collaires petits, peu saillants.
Mapagascan Ouest : Ampijoroa, Ankarafantsika (P. Griveaud).
Genre Ectomocoris Mayr
Ectomocoris Mayr, 1865, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 15, p. 438; type du genre :
E. coloratus Mayr (Inde). — SräL, 1866, Oefo. vet. Ak. Fôrh., p. 251; 1 cit.
1872, p. 46. — Disranr, 1904, Fn. Brit. Ind., Rhyneh. 2, p. 289 et 291. —
JEANNEL, 1919, Voy. AI. Jeann. Afr. or, Hem. 3, p. 242 et 245.
— SenouTeDEn, 1931, Ann. Mus. Congo belge, Zool., (3), sect. LI, 4, p. 139.
— Viens, 1948 Faune Emp. fr., 9, p. 244; 1964, Rev. fr. Ent., 84 (3), p. 188.
Eumerus Klug, 1830, Symb. Phys., 2; type du genre: £. fenestratus Klug (Dongala).
— Sri, 1874, Enum. Hem., 4, p. 56 et 61.
Peirates Serville, 1831, Ann. Sc. nat, 23, p. 215 (proparte).
Rasahus Amyot et Serville, 1843, Hist. nat. Ins., Hém., p. 325 (pro parte).
Forme macroptère. — Tête large en arrière, étroite et fortement défléchie
en avant. Lobe postérieur très court. Cou distinct. Lobe antérieur séparé du
postérieur par un sillon arqué en avant. Yeux très gros, saillants, aussi larges
ou plus larges que l’espace qui les sépare. Ocelles gros et saillants, médiocrement
surélevés. Premier article des antennes épais, arqué, plus court que le lobe
antérieur de la tête; article II deux fois plus long que le premier, épais; article LIT
plus grêle, à peu près aussi long que le second; article IV très fin, un peu plus
court que le III. Rostre très robuste, à article I très court, II une fois et demie
plus long que le I.
Pronotum allongé, avec ses deux lobes séparés par une profonde constriction.
Lobe antérieur à peu près aussi long que large, atténué en avant, à côtés courbes,
à disque convexe et orné de bandes longitudinales mates, couvertes de pubes-
cence, séparées les unes des autres par des bandes luisantes. Lobe postérieur moins
long que la moitié de l’antérieur, se présentant sous la forme d’une bande arquée
en arrière. Angles antérieurs du pronotum en forme de petits tubercules arrondis,
angles postérieurs effacés et arrondis. Écusson très court, triangulaire, terminé
en arrière par une petite pointe mousse.
Élytres allongés, étroits, atteignant à peu près l'extrémité, de l'abdomen
Région apicale avec deux grandes cellules, l’externe bien plus longue et plus
large que l’interne. Pattes très robustes. Hanches antérieures un peu plus courtes
que la tête. Fémurs antérieurs énormes, renflés, garnis de longues soies raides
en dessous. Tibias antérieurs épais, arqués, aplatis en dessous où ils sont garnis,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 43
sur la moitié, parfois sur toute leur longueur, d’une large fosse spongieuse (fig. 49).
Fémurs intermédiaires courts, mais moins épais que les postérieurs. Tibias
intermédiaires avec une fosse spongieuse, comme les antérieurs. Fémurs pos-
térieurs bien plus longs et moins épais que les intermédiaires. Tibias posté-
rieurs simples, longs et grêles. Tarses longs et grêles, le premier article très court,
le second deux fois au moins plus long que le premier et le troisième plus long
que le second.
Abdomen débordant largement les élytres, régulièrement convexe en dessous.
Formes brachyptères et microptères. — Ces formes existent dans un grand
nombre d'espèce, soit l’une, soit l’autre, soit même les deux à la fois. Comme
il est de règle chez les Reduviidae, elles présentent les caractères corrélatifs de la
réduction alaire : moindre développement du lobe postérieur du pronotum,
tant en largeur qu’en longueur, et des caractères néoténiques : yeux plus petits
et antennes plus courtes que les macroptères.
Mâle : Tergite VII semi-ovalaire. Sternite VIII presque entièrement inva-
giné, présentant en arrière une forte pointe médiane qui est le plus souvent
seule visible (fig. 73). Pygophore assez petit, entièrement membraneux dorsa-
lement à bord ventral armé d’une très longue apophyse en forme d'épine
lamelleuse à l’apex, de section triangulaire, au moins à la base (fig. 74). A l’état
de repos cette apophyse ventrale est cachée par les valves génitales qui sont
extrêmementla rges et asymétriques, l'angle supérieur de la valve gauche
étant plus aigu que l'angle supérieur de la valve droite (fig. 72).
Femelle : Tergite IX large, fortement rétréci et saillant à l'apex, à partie
apicale isolée par un fort sillon bisinué. Lames du sternite VIII très grandes,
subangulées au milieu, à gonapophyses bien développées, arrondies à
V’apex.
Distribution. — Genre répandu dans toutes les régions chaudes de l'Ancien
monde et dans la région méditerranéenne. Sept espèces malgaches.
TABLEAU DES ESPÈCES :
1. Fémurs bruns ou roux. . . + ON cube 3
nee ét en U au à RER 2
20 Lobetantétieun at pronctumta -cubuire supericielles é
DS 6. E. 1aeyicollis Villiers
_ Lobe antérieur du pronotum fortement sculpté. 7. E. sculpticollis Villiers
3. Fémurs antérieurs brun foncé avec la base et l’apex roux . .
re Aa ESS TUE lerebne (Distant)
= Fémurs cnene) TOUT RÉBESSETS 4
4. Macroptère. Élytres noirs, aan avec Frots ah
SRiEs URED 9 E: ranthopus ‘(Schaum)
Mia en ae une à Lo LU NU 5
5. Apex du scutellum prolongé en pointe Sin 6
_— Apex du scutellum sans processus apical . ... . 5.E. grandidieri Villiers
6. Lobe antérieur du pronotum légèrement élargi en arrière, à peine plus
long que large. 18 mm . .. ... 8. E. discoloripes (Reuter)
— Lobe antérieur du DELA subparallèle en arrière, nettement plus
long que large, 13-15 mm.. . . . . . . . . . 4. E. pauliani Villiers
Source : MNHN, Paris
44 A. ViLLiers
1. Ectomocoris erebus (Distant)
Pirates erebus Distant, 1903, Ann. South Afr. Mus., III, p. 58; type Antanana-
rivo (British Museum, N. H.).
Ectomocoris erebus : Viuciers, 1960, Bull. Acad. malgache, n.s., 36, (1958), p. 24;
1964, Rev. fr. Ent., 31, (3), p. 189, fig. 7.
Longueur : 20-22 mm. — Figures 70 à 74.
Tête noire, les antennes et le troisième article du rostre brunâtres. Pronotum
noir, les dépressions du lobe antérieur avec des poils brunâtres. Élytres
e
Q
El -
Fig. 70 à 74, Ectomocoris erebus Distant, mâle. — 70, individu macroptère. — 71, apex
de l'abdomen vu de profil. — 72, idem, vue apicale. — 73, idem, vue ventrale. — 74,
apophyse du bord ventral du pygophore, vue apicale.
noirâtres avec une petite tache jaune ovale sur la corie, cette tache cernée de
noir profond. Pattes rousses, l’apex des fémurs plus ou moins rembruni. Abdomen
brunâtre.
Tête allongée; yeux gros, plus larges que l’espace qui les sépare; ocelles
gros et saillants. Lobe antérieur du pronotum fortement élargi d'avant en
arrière; lobe postérieur fortement évasé. Fosse spongieuse des tibias antérieurs
s'étendant sur les cinq sixièmes de ceux-ci. Élytres un peu plus longs que
l'abdomen.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 45
Mâle : Pygophore ovoïde. Valves génitales à angle supérieur étiré.
Apophyse du bord ventral du pygophore dentiforme, carénée en arrière, for-
tement inclinée sur la droite.
Mapagascar SamBirano : District d’Ambanja, vallée d'Antremabe
(P. Soga).
Mapaascar Esr : Ambatondrazaka (Abadie); Réserve naturelle II,
Nosivola, Ambatovositra (P. Soga); Route d’Anosibe, Ampitameloka (P. Gri-
veaud); Route de Lakato, Ankasoka.
Mapaascar CENTRE : Tananarive; Région d’Anjozorobe, Amboasary
(P. Griveaud); Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo (Mc Callan, R. Benoist);
environs d’Ankazobe, tampoketsa d’Ambohitantely (R. Catala, E. Razafi-
mandimby); Forêt d’Ankafina (P. Viette).
2, Ectomocoris xanthopus (Schaum)
Pirates xanthopus Schaum, 1853, S. Ber. Ak. Berl., p. 358; type : Mozambique
(Muséum ?). — Perers, 1862, Reise Mozamb., Ins., p. 47. — Sräz, 1865,
Hem. afric., 8, p.116.— Wazker, 1873, Cat. Hem. Het. Brit. Mus., 7, p. 109.
Eumerus æanthopus : Srâz, 1874, Enum. Hem, 4, p. 61.
Ectomocoris xanthopus : JEANNEL, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem. 8, p. 245.
— Scrourenen, 1931, Ann. Mus. Congo belge, Zool. (3), II, 1, p. 142; 1943,
Rev. Zool. Bot. afr., 87, p. 328. — Vizuiers, 1948, Faune Emp. fr. 9, p. 250;
1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 189.
Longueur : 14,5-17 mm.
Noir, assez densément couvert d’une courte pubescence couchée cendrée.
Partie antérieure de la tête, antennes, pattes, connexivum, extrême bord de la
corie, angle apical et moitié basale de la corie ainsi qu’une bande sur le clavus,
contre la corie, une large tache ovalaire transverse dans la cellule interne de
la membrane et l’apex de celle-ci jaune d’ocre.
Tête assez courte, fortement défléchie en avant. Yeux assez gros, à peu près
aussi larges que l’espace qui les sépare. Ocelles petits et peu saillants. Pronotum
fortement et régulièrement élargi d'avant en arrière, le lobe postérieur à peine
plus large que la base du lobe antérieur, celui-ci un peu plus de deux fois plus
long que le postérieur. Écusson avec une forte impression transverse contre la
base du pronotum. Fosse spongieuse des tibias antérieurs s’étendant sur les
cinq sixièmes de ceux-ci. Pattes hérissées de longues soies raides. Élytres un peu
plus longs que l’abdomen chez les d, aussi longs ou un peu plus courts chez les 9.
Mâle : pygophore comme les espèces précédentes, l’apophyse ventrale
assez longue.
TOUTE L'AFRIQUE INTERTROPICALE : du Sénégal à Madagascar.
Mapagascar NonD : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud).
Mapacascar Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy (P. Soga); forêt de
Mahory et Antanambe (J. Vadon et A. Peyrieras); Fampanambo (J. Vadon).
3. Ectomocoris discoloripes (Reuter)
Eumerus (Eumerus) discoloripes Reuter, 1883, Act. Soc. scient. Fenn., 12,
p. 317; type : Madagascar (Musée de Stockholm).
Source : MNHN, Paris
46 A. VILLIERS
Ectomocoris discoloripes : Leruierry et SÉVERIN, 1806, Cat. Gén. Hém., 3,
p. 122. — Viuciers, 1964, Rev. fr. Ent, 31 (3), p. 189, fig. 8.
Microptère.
Longueur : 16-18 mm. — Figure 75.
Tête noire avec les antennes et le rostre roux. Pronotum noir avec une
pubescence rousse très rase, surtout abondante dans les dépressions. Moignons
alaires roux avec leur bord interne et une tache apicale noirâtre. Pattes rousses.
Abdomen et poitrine noirs avec une pubescence rase et rousse assez dense.
Tête médiocrement allongée. Yeux peu saillants, à peine plus larges, vus
de dessus, que l’espace interoculaire. Pronotum étroit, le lobe antérieur légèrement
élargi en arrière, un peu plus long que large, très finement ponctué, peu pro-
fondément sculpté. Abdomen finement ponctué et ridé en travers. Fémurs anté-
75 76 77
Fig. 75 à 77, genre Eclomocoris Mayr, pronotum. —
Æ. pauliani Villiers. — 77, E. grandidieri Villiers.
5, E. discoloripes Reuter. — 76,
rieurs et intermédiaires avec une brosse interne de soies raides; fosse spongieuse
des tibias antérieurs occupant presque toute la longueur de ceux-ci.
Mapacascar OuEsr : Ankarafantsika, et Andobo, forêt Antsingy
(P. Griveaud).
4. Ectomocoris pauliani Villiers
Ectomocoris pauliani Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 190, fig. 9; type :
bas Fiherena (Muséum de Paris).
Microptère.
Longueur : 13-15 mm. — Figure 76.
Même coloration et aspect général que le précédent, mais plus petit, plus
étroit, plus parallèle, la coloration noire des moignons alaires très étroite et ne
s'étendant pas sur la base du clavus comme chez discoloripes, les ocelles plus gros
et moins écartés.
Pronotum à lobe antérieur 1,20 fois plus long que large, ses côtés sub-
parallèles en arrière.
Mapacascar Sup : Bas Fiherena, province de Tuléar (F. Geay).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 47
5. Ectomocoris grandidieri Villiers
Ectomocoris grandidieri Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 190, fig. 10; type:
Morondava (Muséum de Paris).
Microptère
Longueur : 15 mm, — Figure 77.
Même coloration et aspect général que les précédents mais seutellum dépourvu
de processus apical, lobe antérieur du pronotun nettement plus élargi en arrière,
nettement plus long que large, coloration sombre du clavus des moignons alaires
très réduite.
Mapaascar Ouest : Morondava (G. Grandidier).
6. Ectomocoris laevicollis Villiers
Ectomocoris laevicollis Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 84 (3), p. 190, fig. 11; type :
Montagne des Français (Muséum de Paris).
Microptère.
Longueur : 17-18,5 mm. — Figure 78.
Coloration générale noire. Deuxième article des antennes brun; articles III
et IV testacés, sauf à la base et à l’apex qui sont bruns. Troisième article du rostre,
genoux (très étroitement) et tarses brun jaunâtre. Trochanters et tibias brun
IN
Fig. 78 et 79, genre Ectomocoris Mayr, pronotum, scutellum et moignons alaires. —
78, E. laevicollis Villiers. — 79, E. sculpticolis Villiers.
sombre à noir, Moignons alaires bruns avec la moitié apicale de la corie jaune.
Tête, pronotum et pattes avec une fine pubescence argentée couchée mêlée
de quelques longues soies dressées.
Tète finement granulée. Yeux plus larges, vus de dessus, que l’espace
interoculaire. Ocelles non surélevés, très petits, leur diamètre beaucoup plus
faible que l’espace interocellaire et que l'espace qui les sépare des yeux.
Source : MNHN, Paris
48 A. VILLIERS
Pronotum finement chagriné. Lobe antérieur un peu plus long que large,
nettement élargi d'avant en arrière, fortement convexe, à sculpture très
effacée, les bandes déprimées des autres espèces indiquées, ici, seulement par
leurs marges qui forment une petite ligne lisse. Sillon médian à peine distinct
en avant, enfoncé à la base. Lobe postérieur de peu plus large que l’antérieur,
fortement déprimé à sa base.
Scutellum plus long que large, avec un processus apical occupant la moitié
de sa longueur, et une forte fossette semi-ovalaire. Moignons alaires plus longs
que le scutellum, deux fois plus longs que le lobe postérieur du pronotum.
Abdomen très finement chagriné.
MapaGascar Nonp : Montagne des Français (A. Robinson); Ambilobe
(R. Paulian).
7. Ectomocoris sculpticollis Villiers
Ectomocoris sculpticollis Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 191, fig. 12; type :
Perinet (Muséum de Paris).
Microptère.
Longueur : 14,5 mm. — Figure 79.
Coloration générale noire. Premier article des antennes brun avec la base
rousse ; article II brun avec l'apex testacé ; articles III et IV testacés avec la base
et l’apex bruns, Apex du deuxième article du rostre et le troisième en entier
bruns. Trochanters en partie et extrême base des fémurs roux. Tibias et tarses
bruns. Moignons alaires bruns. Une petite tache testacée à l'angle basal externe de
chacun des segments du connexivum. Pubescence couchée rase et dorée.
Tête fortement granulée-ridée. Yeux aussi larges, vus de dessus, que l’espace
interoculaire. Ocelles non surélevés, petits, elliptiques, leur diamètre beaucoup
plus faible que l’espace interocellaire ou celui qui les sépare des yeux.
Lobe antérieur du pronotum ovoïde, beaucoup plus long que large, très
luisant, à sillon médian effacé en avant et enfoncé en arrière, avec des bandes
longitudinales enfoncées, profondes et ridées. Lobe postérieur à peine plus large
que l’antérieur, déprimé à la base, assez fortement granulé-ridé.
Scutellum très court, fortement transverse, avec une courte saillie apicale
triangulaire et une légère dépression basale. Moignons alaires un peu plus courts
que le scutellum, pas plus longs que le lobe postérieur du pronotum.
MapaGascar Esr : Perinet.
Genre Sirthenea Spinola
Sirthenea Spinola, 1840, Essai Hem., p. 100 ; type du genre : S. carinata Fabricius
(Floride). — Sr, 1865, Hem. afr., 3, p. 113; 1866, Ocfo. vel. Ak, Fôrh.,
p. 250; 1872, Enum. Hem.2 , p. 104; 1874, Enum. Hem.4 , p. 56. ——
Champion, 1898, Biol. centr. Am., Rhynch. 2, p. 220. — Disranr, 1904,
Fn. Brit. India, Rhynch. 2, p. 308.— Honvarn, 1909, Ann. Mus. nal. hungar..
7, p. 856. — JraNNeL, 1919, Voy. AIL. Jeann. Afr. or., Hem. 8, p. 242, 254.
ScnouTEpen, 1931, Ann. Mus. Congo belge, Zool., (3) sect. II, 1, p. 146. —
Vatziers, 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 242 ; 1964, Rev. fr. ent., 31 (3), p. 192.
Rasahus Amyot et Serville, 1843, Hist. Nat. Ins., Hém., p. 325 (pro parte).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 49
Subgen. Monogmus Horväth. 1914, L. cit., p. 357, 366; type du sous-genre:
atrocyanea Horvath (Madagascar). — Vizuiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3),
p. 192.
Tête très allongée, à lobe antérieur plus de trois fois plus long que le posté-
rieur. Yeux gros et saillants, moins larges que l’espace qui les sépare. Ocelles
assez gros, faiblement surélevés, plus éloignés l’un de l’autre qu’ils ne le sont des
yeux. Antennes insérées un peu en arrière du milieu de la partie préoculaire de
la tête, à premier article n’atteignant pas le sommet de la tête (Sirfhenea s. str.)
ou le dépassant (subgen. Monogmus). Rostre très allongé, à article II près de
quatre fois plus long que le I.
Pronotum convexe, progressivement élargi d’avant en arrière, la constriction
entre les deux lobes peu marquée. Lobe antérieur plus de deux fois plus long que
le postérieur, portant un sillon longitudinal médian et trois sillons latéraux bien
marqués (Sirthenea s. str.) ou effacés (subgen. Monogmus). Angles antérieurs
obtus, bord collaire fortement échancré. Base légèrement échancrée devant
l’'écusson. Écusson triangulaire, sans rebord ni pointe bien marquée à l’apex.
Élytres étroits et allongés, à nervation caractéristique de la sous-famille, la cellule
apicale interne très petite. Fémurs antérieurs très larges, comprimés latéralement
et carénés ventralement. Tibias antérieurs courts et épais, obliquement tronqués
et munis à l’apex d’une fosse spongieuse plus courte que la moitié du tibia. Fémurs
intermédiaires et postérieurs asses épais. Tibias intermédiaires sans fosse spon-
gieuse.
Mâle : Pygophore allongé, peu convexe, à apophyse du bord ventral étroite
à la base, globuleuse au milieu et terminée par une petite lame transverse (fig. 82
et 83). Valves génitales allongées, larges à l’apex (fig. 81). Pénis membraneux,
globuleux, à branches du connectif longuement soudées à la base et face ventrale
couverte par un sclérite échancré à la base et déversé sur le côté droit à l’apex
qui est très large. Côté droit avec un autre sclérite peu chitinisé, strié en long et
semblant articulé sur la base du premier (fig. 50 et 51).
Femelle : Tergite IX vertical avec sa partie apicale carénée au milieu,
échancrée en courbe. Lames du sternite VIII larges et arrondies, à gonapophyses
très courtes et larges.
Distribution. — Ce genre est répandu dans toutes les régions tropicales du
globe, le sous-genre Monogmus à Madagascar et en Australie.
Trois espèces malgaches :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Lobe antérieur du pronotum à sillon longitudinal médian et sillon
discaux bien marqués (subgen. Sirthenea s. str.).
Le 1. S. flaviceps (Signoret)
__ Lobe antérieur du pronotum lisse à l'exception du sillon longitudinal
médian (subgen. Monogmus) . . ne 2
2. Corps entièrement noir-bleu, rostre ce pattes sombres. Veriex deux
fois plus large que l'œil . . . . . ... 2. S. atrocyanea Horvath
— Corps, antennes rostre et — Hanna en bad
sombre. Vertex moins de deux fois plus large que l'œil à
PA nt ra 3\S plcescons Router
4
Source : MNHN, Paris
50 A. VILLIERS
1. Sirthenea (s. str.) flaviceps (Signoret)
Rasahus flaviceps Signoret, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., (3) 8, p. 960; type :
Madagascar (Musée de Vienne).
Sirthenea flaviceps : SrAL, 1865, Hem. afric., 8, p. 114. — Reurer, 1909, Ann. Mus.
nat. hungar., 7. p. 356-361. — Vizuiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 193,
fig. 13.
Longueur : 18-23 mm. — Figures 50, 51 et 80 à 83.
Tête noire avec sa partie préantennaire jaunâtre, cette coloration parfois
réduite au seul apex. Pronotum et seutellum noirs ou légèrement brunâtre.
Abdomen brun sombre, entièrement ou maculé de jaune. Pattes jaunes. Premier
article des antennes jaune; article IL brun; les suivants jaunes avec la base et
l'apex plus ou moins assombris. Élytres entièrement noirâtres (var. lugubris
Horväth), ou noirâtres avec la marge costale jaune en avant du milieu (flaviceps
s. str.), ou noirâtres avec la moitié basale jaune, à l'exception d’une petite tache
sombre, allongée sur le bord du elavus, contre le scutellum (var.adelpha Horväth).
Fig. 80 à 83, Sirthenea (s. str.) flaviceps Signoret. — 80, mâle. — 81, pygophore vu de
profil. — 82, apophyse du bord ventral du pygophore vue de profil. — 83, idem, vue par
lapex.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 51
Tête très allongée. Yeux gros et saillants, un peu plus larges que l’espace
interoculaire. Ocelles assez gros, très écartés, leur diamètre plus grand que l’espace
qui les sépare des yeux. Pronotum à lobe antérieur sensiblement aussi long que
large, profondément sillonné. Élytres un peu plus longs (&) ou un peu plus courts
() que l'abdomen.
Mâle : Valves génitales relativement étroites. Bord ventral du pygophore
avec une apophyse assez grande, presque lamelleuse à la base, l’apex globuleux
surmonté d’une petite lame transverse tronquée au sommet.
ManaGascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (E. Raha-
rizonina), Ambatosoratra, 1000 m (P. Soga); Maroantsetra, Ambodivoangy
(J: Vadon), Ivontaka (P. Soga et E. Raharizonina), Fampanambo (E. Raha-
rizonina), Seranambe (J. Vadon et A. Peyrieras), Mont Antampona (id.);
Soanierana, près de Fenerive (A. Mathiau); Pays Benañozano; Perinet; Fort-
Dauphin (A. Gruvel, A. Robinson); Manantenina (Génot).
MADAGASGAR CENTRE : Tananarive; Antsirabe (4. Mathiau); Région
d’Ankazobe, {ampoketsa d’Ambohitantely, 1600 m (P. Griveaud); route
d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1350 m (P. Vielte); Bekily
(A: Seyrig).
MapaGascar Ouest : Ankarafantsika, Ampijoroa (P. Griveaud); Marovoay
(J. Dubois); Tsingy de Namoroka (R. Paulian): Région de Sakataha, forêt de
Lambomakandro (R. Catala).
MapaAGascar Sup : Tongobory, Sept-Lacs (A. Robinson).
2. Sirthenea (Monogmus) atrocyanea Horvath
Sirthenea (Monogmus) atrocyanea Forvath, 1909, Ann. Mus. nat. Hungar., 7,
p. 357, 366 ; type : baie d'Antongil (Musée de Budapest). — Vizrers, 1964,
Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 193.
Longueur : 17-17,5 mm.
Noir-bleu, luisant. Pattes, rostre et antennes noirâtres, le processus apical
des tibias antérieurs jaune sale; élytres noirs, la membrane brunâtre.
Espace interoculaire plus de deux fois plus large qu'un œil. Pronotum plus
long que large. Élytres dépassant légèrement (3) ou atteignant (9) l’apex de
l'abdomen.
MaDaGascar Esr : Baie d’Antongil.
3. Sirthenea (Monogmus) picescens Reuter
Sirthenea picescens Reuter, 1887, Ent. Tidskr., 8, p. 109 ; type : Nosy Be (Musée
de Lübeck, probablement détruit).
Sirthenea (Monogmus) picescens: Horvara, 1909, Ann. Mus. nat. hungar., 7,
p. 358, 367. — Vicrens, 1964, Rev. fr. Ent., 84 (3), p. 193.
Longueur : 16,25 mm.
Brunâtre sombre, luisant ; élytres brun noirâtre, mats à l'exception du bord
costal de la corie. Abdomen brun ferrugineux sombre.
Très voisin du précédent dont il diffère par la coloration, par sa stature
plus petite et l’espace interoculaire seulement de moitié plus large qu’un œil vu
de dessus.
MaADAGAscAR SamBrRANo : Nosy Be.
Source : MNHN, Paris
52 A. VILLIERS
Genre Mutillocoris Villiers
Mutillocoris Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (3), p. 194 ; type du genre : M. tricolor
Villiers (Madagascar).
Microptère.
Tête épaisse. Yeux assez grands, mais peu saillants et beaucoup moins ;
larges que l'espace interoculaire. Saillies antennaires situées près des yeux. Lobe
postérieur de la tête très large, transverse, pas plus long que les yeux. Ocelles
très petits, peu distincts. Premier article des antennes dépassant de peu le sommet
de la tête; articles IT, III et IV subégaux.
Pronotum aussi long que large. Lobe antérieur convexe et arrondi latérale-
ment, un peu plus large que long, à bord collaire large et faiblement échancré,
angles antérieurs en cône mousse. Lobe postérieur à peine plus large que l’anté-
rieur, près de trois fois moins long.
Scutellum court, semi arrondi, avec l'angle apical mousse, légèrement
saillant, la base fortement déprimée. Moignons alaires un peu plus longs que le
scutellum.
Fémurs antérieurs très robustes, armés de fortes épines coniques en dessous.
Tibias antérieurs courts, fortement épaissis et tronqués à l’apex.
Tout le corps hérissé de longues soies, l'avant corps granuleux.
Distribution. — Deux espèces malgaches :
TABLEAU DES ESPÈCES
= néte rouce ee ie 0 el. Mertricolor Villiers
— Tête noire . . 2. M. vadoni n. sp.
Fig. 84, Mutillocoris lricolor Villiers.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 53
Mutillocoris tricolor Villiers
Mutillocoris tricolor Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (3), p. 194; type : entre
Tsihombe et Beloha (Muséum de Paris).
Femelle microptère.
Longueur : 15 mm. — Figure 84.
Tête rouge, fortement granuleuse, hérissée de longues soies sombres.
Antennes brun jaunâtre, l’article I longuement pubescent, les suivants avec
seulement de très petits poils épars et couchés.
Pronotum et scutellum rouges, hérissés de longues soies dorées, fortement
et densément granulés, le lobe antérieur du pronotum avec des bandes obliques,
démunies de granulations et finement réticulées.
Moignons alaires jaune-brun avec une tache noire vers l’apex. Fémurs
antérieurs noirs, tachés de jaune. Fémurs intermédiaires et postérieurs noirs
avec la base jaune. Tibias antérieurs et intermédiaires brun de poix avec des
bandes longitudinales jaunâtres. Tibias postérieurs jaunâtres avec la base et
l'apex sombres.
Tergites abdominaux I et II avec les côtés noirs et le centre rouge, les
parties noires avec un épais revêtement de poils noirs, la partie rouge avec des
poils dorés. Tergite III noir et couvert de poils noirs. Tergites IV et V noirs,
mais couverts d’une longue et épaisse pubescence dorée. Tergite VI noir et cou-
vert de poils noirs. Tergite VII noir et pubescent de doré. Connexivum noir,
chaque segment avec une tache triangulaire jaune dans l'angle proximal
externe.
Poitrine rouge, le métasternum plus sombre. Abdomen brun de poix en
dessous.
Mapacascar Sup : Route de Tsihombe à Beloha.
2. Mutillocoris vadoni n.sp.
Femelle microptère.
Longueur : 10 mm.
Tête noire, hérissée de longues soies noires; antennes roussâtres; rostie
noir avec le dernier article roux. Toute la tête fortement et densément granulée.
Pronotum, scutellum et moignons alaires rouge brique, hérissés de soies
d: même couleur. Pattes antérieures noirâtres avec leur face interne jaune
pâle. Fémurs intermédiaires et postérieurs noirs avec leur base et de vagues
macules sur leur face interne jaunes. Tibias intermédiaires et postérieurs
noirâtres. Tous les tarses jaunâtres avec l’apex de l’onychium sombre.
Tergites abdominaux I et II avec les côtés noirs et le centre rouge brique,
les parties noires hérissées de poils noirs, les parties rouges avec des poils rouges
au centre et des poils dorés à l’apex. Tergites III, IV et V noirs. Tergite VIrouge
brique, sauf dans ses angles latéraux antérieurs qui sont noirs, la partie rouge
couverte de poils dorés. Tergites VII et complexe génito-anal rouge brique
et couvert de poils rouges. Connexivum noir avec une petite tache jaune [dans
l'angle de chaque segment. Face ventrale noire, le dernier sternite taché de rouge.
Structure caractéristique du genre, les angles postérieurs du pronotum
moins saillants que chez le précédent.
Manacascar Esr : Sahafary (J. Vadon el A. Peyrieras), holotype © au
Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
54 A: VILLIERS
Subfam. PHYSODERINAE Miller, 1954
Physoderinae Miller, 1954, Tijds. Ent., 97, p. 82. — Vizurers, 1962, Rev. fr. Ent.,
29 (3), p. 219-234, 22 fig.
Tête et corps tuberculés, les tubercules peu saillants et portant des soies
squamuleuses. Tête allongée, les deux lobes séparés par une dépression trans-
verse. Ocelles présents. Pronotum généralement ample, avec les angles scutel-
laires explanés. Pattes le plus souvent courtes et épaisses, les fémurs armés
d’épines ou de tubercules, les tibias sans fosse spongieuse, les tarses de 2 ou
3 articles visibles. Élytres généralement bien développés et d’un type constant :
membranes avec deux cellules inégales, la cellule interne habituellement tronquée
à l’apex, la corie avec une seule nervure discale, la nervure radiale non coales-
85 86 87
QE
Fig. 85 à 87, élytres gauches de Physoderinae. — 85, Epiroderoides Villiers. — 86,
Physoderoides comorensis Villiers. — 87, Neophysoderes pandanophila Villiers.
Fig. 88 à 90, Pygophores de Physoderinae. — 88, Epiroderoides annulipes (Signoret)
vue dorsale. — 89, idem, profil. — 90, Neophysoderes gigas Villiers.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 55
cente avec l’épaississement costal (Epiroderoides) ou émanant de celui-ci comme
chez les Reduviinae (fig. 85 à 87). Scutellum creusé à la base et prolongé en
arrière par un processus spatuliforme.
Mâle : Pygophore ovoïde, fermé dorsalement par une étroite bande
sclérifiée, son bord ventral avec une courte apophyse transverse sclérifiée
Valves génitales courtes, épaisses, carénées et obliquement tronquées à l’apex.
Le type de pygophore semble être très homogène dans les divers genres exa-
minés (fig. 88 à 90).
Femelle : Complexe génito-anal ventral. Tergite IX trapézoïdal, plus ou
moins bossué.
Distribution. — Régions indo-malaise et malgache, particulièrement diver-
sifiée dans cette dernière région.
La sous-famille des Physoderinae a été créée par Mizcer en 1954 (Tijdsk.
Ent., 97, p. 82) aux dépens des Reduviinae pour le genre Physoderes Westwood
(type du genre : P. nota Westwood de Java).
TABLEAU DES GENRES
1 Tarses de Lo aU Ce RC 3
=) Tarses de deuxienticles D ce Ce Lin 2
2, Stature large; tête trilobée en avant; premier article des antennes
dépassant le sommet de la tête en avant . . . Physoderoides Miller
_— Stature étroite; tête conique en avant; premier article des antennes
ne dépassant pas le sommet de la tête en avant . . . HRodepirea Villiers
3. Partie antéoculaire de la tête très courte, plus courte que la partie
postoculaire. . . . : - . . . . . . . . . Mimoelasmodema Villiers
_— Partie antéoculaire de la tête longue, plus longue que la partie
Bostocuiaire ns NON RER 4
4. Premier article des antennes dépassant le sommet de la tête. . . . 5
_— Premier article des antennes n’atteignant pas le sommet de la tête . 7
5. Fémurs antérieurs au plus trois fois aussi longs que larges. Tibias
antérieurs avec de longs tubercules coniques. . Paraphysoderes Villiers
_— Fémurs antérieurs plus de quatre fois aussi longs que larges. Tibias
antérieurs avec de petits granules . . . - : 6
6. Fémurs antérieurs robustes, armés de grosses épines en dessous
D PR MONO RE ENS Ophysoderes Miller
_— Fémurs antérieurs très grêles, finement granulés . . . . . . . -
FAR PAQE Mer PAR vIES AA SONO 2 Tribelocephaloides Villiers
7. Partie préantennaire de la tête étroite, subconique en avant. 8
_— Partie préantennaire de la tête large, trilobée en avant. . . . . .
TU Un Vale es Paulianocoris Villiers
8. Fémurs antérieurs épais et armés d’épines ou tubercules coniques.
— Fémurs antérieurs grêles, finement granuleux. . . : . . . - à 10
9. Tête allongée avec des granulations peu serrées. Lobe antérieur
du pronotum sans gibbosité médiane distincte. . Epiroderoides Villiers
_— ‘rète plus courte, couverte de grosses granulations serrées. Lobe
antérieur du pronotum avec une gibbosité médiane. . Befotaka Villiers
10. Lobe antérieur du pronotum avec une gibbosité médiane. . . .
RS TRE EP OO Mer centsetrans nom nos
_— Lobe antérieur du pronotum sans gibbosité médiane . . . . . .
MR TUE CII LOTS Henicocephaloides Villiers
Source : MNHN, Paris
56 A. VILLIERS
Genre Paulianocoris Villiers
Paulianocoris Villiers, 1953, Mém. Inst. scient. Madag., série E, 3, p. 37; type
du genre : Epirodera alternata Signoret — spéluncarum Villiers (Madagascar).
— Vizuters, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 220.
Tête allongée à lobe antérieur deux fois et demie plus long que le’ postérieur.
Yeux petits et latéraux. Antennes très courtes, épaissies, à premier article n’attei-
gnant pas le sommet de la tête; article III et IV épais, très courts. Premier article
du rostre épais, atteignant à peu près le niveau de la base des antennes; article II
plus grêle, très long, aminci vers l’apex qui atteint le niveau du bord antérieur
du prosternum et est étendu parallèlèment à la face ventrale de la tête; article
III très court.
Pronotum à lobes antérieur et postérieur subégaux, l’antérieur avec une
profonde dépression longitudinale médiane sur sa moitié postérieure. Base du
lobe postérieur très profondément échancrée devant l’écusson.
Élytres n’atteignant pas l’extrémité de l'abdomen, à cellule apicale interne
tronquée droit à l’apex et étranglée près de la base.
Fémurs portant de nombreux tubercules et deux rangées de tubercules plus
gros en dessous.
Distribution. — Genre propre à Madagascar, une seule espèce :
Paulianocoris alternatum (Signoret)
Epirodera alternata Signoret, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., p. 959; type : Madagascar
(Musée de Vienne). — Srär, 1865, Hem. afric., 3, p. 143.
Paulianocoris speluncarum Villiers, 1953, Mém. Inst. scient. Madag., E, 8, p.37,
figures 9 et 10; type : région de Majunga (Muséum de Paris).
Paulianocoris altérnatum : Viuiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 220, figures 1 et 2.
Longueur : 7,5-9 mm. — Figures 91 et 92.
Tête noire avec la partie préantennaire jaunâtre. Antennes jaunes avec les
articles IIX et IV brunâtres au milieu. Rostre brun. Pronotum noir avec les
angles latéraux postérieurs jaunâtres. Écusson noir. Corie des élytres brunâtre;
membrane brun de poix. Pattes jaunâtres avec la base des fémurs plus sombre.
Segments du connexivum jaunâtres avec la base noire.
Tête allongée, étroite, avec une forte constriction postoculaire. Ocelles gros,
écartés l’un de l’autre et situés sur les côtés d’une élévation du lobe postérieur
de la tête. Premier article des antennes n’atteignant pas l’apex de la tête, courbé,
mince à la base et épaissi à l'extrémité; article II une fois et demie plus long
que le premier, très épais; article III de peu plus long que le I, beaucoup moins
épais que le II dont il est séparé par un petit nodule ; article IV fusiforme, plus
long que le I, séparé du LIT par un petit nodule. Face dorsale de la tête hérissée
de soies rousses et courbes.
Pronotum large, à côtés armés de petits tubercules portant d'épaisses soies
rousses. Bord collaire, large, légèrement concave. Angles antérieurs tuberculés.
Disque du lobe antérieur du pronotum convexe, à surface inégale, orné de bandes
de soies rousses. Lobe postérieur du pronotum beaucoup moins élevé que l'anté-
rieur, granuleux, orné de soies rousses éparses, à disque fortement déprimé
longitudinalement au milieu, base très profondément échancrée devant l'écusson,
Source : MNHN, Paris
HémiprÈères REDUVrIDAE 57
déprimée et explanée entre les angles postérieurs et les angles latéraux. Écusson
grand, subtriangulaire, en large pointe mousse à l’apex, à côtés concaves et base
très profondément déprimée.
Élytres larges, n’atteignant pas l’apex de l'abdomen, à corie finement
pubescente avec de fortes soies sur les nervures. Fémurs antérieurs munis de
rangées de tubercules portant de fortes soies, la face ventrale avec une rangée
externe d’une douzaine de forts tubercules sétigères et une rangée interne de
tubercules encore plus gros. Tibias antérieurs épaissis, avec six rangées de tuber-
cules sétigères formant carènes. Pattes intermédiaires et postérieures armées
comme les antérieures, mais plus grêles, à tubercules plus petits.
Abdomen ovalaire, débordant largement les élytres.
Fig. 91 et 92, Paulianocoris alternatum (Signoret). — 91, adulte. — 92, larve.
MapaGascar SamBirANo : Grotte de Maromandia (J. Millot); Ambanja,
bas Sambirano (A. Robinson); Nosy Be (E. Dorr).
Mapagascar Ouesr : Grotte d’Andranoboka près de Majunga, dans du
guano (R. Paulian).
Genre Epiroderoides Villiers
Epiroderoides Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 220 : type du genre : Epiro-
dera annulipes Signoret (Madagascar).
Tête allongée, subconique en avant, le lobe antérieur deux fois et demie
aussi long que le postérieur, celui-ci transverse. Premier article des antennes
n’atteignant pas le sommet de la tête ; article IV plus long que le III.
Pronotum ample, le lobe postérieur nettement plus large et un peu plus
long que l’antérieur, le rebord basal déprimé et explané entre les angles latéraux et
scutellaires. Angles antérieurs droits, ou saillants. Apex du scutellum médiocre-
Source : MNHN, Paris
58 A. VILLIERS
ment déprimé, étroit et ovalaire. Fémurs armés d’épines assez longues et fortes aux
antérieurs, moins fortes aux intermédiaires, petites aux postérieurs. Tarses de
trois articles
Tête, antennes, pronotum, nervures de la corie des élytres et pattes avec des
tubercules ou des granules pilifères.
Distribution. — Genre propre à Madagascar et aux Mascareignes.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Élytres noirâtres ou brunâtres . . ÉRIC RE D
2° Hlytres ocres avec leur moitié outiers apicaux noirs . . . . . . . 6
2 nurs et tibias bicolores . . . NE : oi PER 3
— Fémurs et tibias uniformément brunâtres . . 2. E. concoloripes Villiers
3: Apex des (ému ORCE 4
— Apex des fémurs testacés. . . . . . . . . 4. E. geniculatus Villiers
Prato menÉnN à à à 20 4 D 5
— Angles antérieurs du pronotum saillants . . 5. E. mauriciensis Villiers
5. Fémurs postérieurs bruns avec la base et un anneau préapical tes-
tacés. Tibias postérieurs avec un anneau testacé près de la base et
un autre près de l’apex . . . . _ 1. E. annulipes (Signoret)
__ Fémurs postérieurs bruns avec seulement la base testacée. Tibias
postérieurs avec un seul anneau testacé près de la base . . .
3. E. bicoloripes Villiers
6. Tiers apical des élytres noir. Connexivum ocre, “ooe 5
: RE drhabie à sp,
vum ocre, ne de noir
7. E. bipartitus n. Sp.
oitié apicale des élytres noire. Connex
1. Epiroderoides annulipes (Signoret)
Epirodera annulipes Signoret, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., p. 959, pl. CIV, fig. 6;
type : Madagascar (Musée de Vienne). — Srâz, 1865, Hem. afric., 8, p. 143.
— Viuuers, 1960, Bull. Acad. malgache, nov. sér., 86, (1958), p. 24.
Epiroderoides annulipes : Viuuiers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (3), p. 222, fig. 3.
Longueur : 7-9 mm. — Figures 88 à 90 et 93.
Noirâtre ou brunâtre avec les parties jaunâtres suivantes : base du premier
article des antennes, moitié apicale du quatrième, base des fémurs, un anneau
préapical aux fémurs, un anneau prébasal et un anneau préapical aux tibias,
tarses, apex de l’écusson et une bande transverse à l’apex de chaque segment du
connexivum jaunes ou jaunâtres.
Tête presque aussi longue que le pronotum, densément couverte de soies
squamuleuses. Yeux nettement moins larges, vus de dessus, que la moitié de
l’espace interoculaire. Base du lobe postérieur du pronotum fortement déprimée,
surtout au milieu; côtés du lobe antérieur avec de forts tubercules sétigères.
Apex de l’écusson relativement étroit et semi-ovalaire.
Mapacascar Nonp : Montagne d’Ambre (R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 59
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy (E. Raharizonina); région de
Maroantsetra (R. Paulian, P. Soga, E. Raharizonina); Fampanambo (J. Vador);
Antanambe (Ch. Alluaud, J. Vadon et A. Peyrieras); Ile Sainte-Marie de Mada-
gascar; Route d’Anosibe forêt de Sandrangato; Perinet (E. MeCallan); District
d’Ifanadiana, Ranomafana; Vallée du Fanjahira (Ch. Alluaud).
Mapacascar CENTRE : Tananarive (R. Decary, Lamberton); La Mandraka
(A. Robinson); Ampasimpotsy (R. Catala); Fianarantsoa (R. Catala).
Mapacascar Sup : Vallée d’Ambolo (Ch. Alluaud).
2. Epiroderoides concoloripes Villiers
Epiroderoides concoloripes Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 222, fig. 4;
type : env. de Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 8-10 mm. — Figure 94.
Très proche d’E. annulipes mais pattes entièrement brunes, lobe postérieur de
la tête un peu plus large, séparé du lobe antérieur par une dépression moins
. 03 à 05, genre Epiroderoides Villiers. — 93, E. annulipes (Signoret). — 94, E. conco-
toripes Villiers, avant-corps. — 95, E. geniculatus Villiers, avant-corps.
profonde, pronotum plus large à lobe antérieur moins fortement élevé, par rapport
au postérieur,
Mapagascar Esr : Région de Maroantsetra, Beanana, Fampanambo
Ambohitsitondroina (J. Vadon).
MapaGascar Sup : Vallée d’Ambolo (Ch. Alluaud).
Source : MNHN, Paris
60 A. VILLIERS
3. Epiroderoides bicoloripes Villiers
ÆEpiroderoides bicoloripes Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 223: type : Perinet
(Muséum de Paris).
Largeur : 8-9 mm.
Très proche E. d’annulipes mais les pattes noirâtres avec seulement l'extrême
base des fémurs postérieurs et un anneau près de la base des tibias testacé;
tête et pronotum comme E. annulipes.
Mapagascar Esr : Brickaville; Perinet; Région de Midongy du Sud, Mont
Papango, 1 200 m (A. Robinson).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka (A. Robinson).
4. Epiroderoides geniculatus Villiers
Epiroderoides geniculatus Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 223, fig. 5; type :
Tananarive (Muséum de Paris).
Longueur : 8,5 mm. — Figure 95.
Difère des précédents par sa tête plus courte et plus large, le pronotum
arge à lobes égaux en hauteur, l'abdomen plus largement arrondi latéralement et la
coloration : fémurs bruns, testacés à la base et à l’apex (très largement aux posté-
rieurs), tibias testacés avec un anneau médian brun.
MaDaGascar CENTRE : Tananarive (A. Robinson); Massif de l’Ankaratra,
Manjakatompo (A. Robinson).
D
{
V7 rNNAUL
en
Fig. 96, Epiroderoides mauriciensis Villiers, avant-corps.
5. Epiroderoides mauriciensis Villiers
Epiroderoides mauriciensis Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (4), p. 308, fig. 4;
type : île Maurice (Muséum de Paris).
Longueur : 7,5-8 mm. — Figure 96.
Tête brun de poix avec sa partie antérieure, le rostre, l’article I des antennes,
la base de l’article II et l’apex des articles LIT et IV roux. Pronotum brun de
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 61
poix avec les angles latéraux postérieurs roux et les angles scutellaires jaunes.
Scutellum brun de poix avec son disque et le processus apical jaunâtres. Élytres
brun de poix, avec l’apex de la corie jaunâtre. Pattes brunes, les fémurs avec un
anneau préapical, les tibias avec un anneau près de la base et un anneau près de
l’apex, roux. Segments du connexivum bruns avec leur moitié apicale jaunâtre.
Très proche de E. annulipes (Signoret), en difière par la tête plus courte, les
yeux plus petits, le pronotum plus ample à angles collaires subaigus et saillants,
le processus apical du scutellum plus large et excavé, etc.
Ie Maurice : Belle Rose (L. Orian); Mapou (R. Mamet).
6. Epiroderoides mirabilis n. sp.
Longueur : 11 mm.
Tête brune, les côtés de la partie préantennaire et le rostre jaunâtres. Premier
article des antennes et moitié apicale de l’article IV jaunes; articles II, III et
moitié basale du IV bruns. Pronotum et écusson entièrement noirâtres. Élytres
ocres avec leur tiers apical noirâtre. Pattes brunes, l’apex des tibias et les tarses
testacés. Abdomen ocre.
Yeux petits, pas plus larges, vus de dessus, que le tiers de l’espace interocu-
laire. Pronotum ample, relativement peu granuleux et squamuleux, les angles
antérieurs saillants, les côtés du lobe antérieur avec de petits granules sétigères,
la dépression médiane du lobe postérieur non ridée.
MapaGascar SAMBIRANO : Vallée d’Antremabe, au Nord de Beangona-
Ambevy (P. Soga), holotype 4 au Muséum de Paris.
7. Epiroderoides bipartitus n. sp.
Longueur : 11 mm.
Extrêmement proche du précédent dont il se différencie par le premier
article des antennes brun, avec seulement l’apex ocre, les angles latéraux et
la base du pronotum rougeâtre, la moitié basale seulement des élytres ocre,
le connexivum ocre avec une tache noire dans l’angle proximal de chaque
segment. Angles scutellaires du pronotum largement arrondis et effacés (sub-
aigus et saillants chez mirabilis).
Manacascar Centre : Massif de l’Ankaratra, 1 800 m, sur le sol de la
prairie (R. Paulian), holotype ? au Muséum de Paris.
Genre Befotaka Villiers
Bejotaka Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 223; type du genre : B. granulosa
Villiers (Madagascar).
Aspect général d’Epiroderoides, mais tête plus courte, couverte de gros
tubercules rapprochés et piligères. Articles I et ILI de antennens subégaux; II une
fois et demie aussi long que le I; IV fusiforme, plus long que II. Lobe antérieur
de la tête une fois et demie aussi long que le postérieur, celui-ci transverse.
Pronotum trapézoïdal, les deux lobes subégaux ou l’antérieur un peu plus
court que le postérieur, les angles collaires non saillants, le lobe antérieur rela-
tivement étroit avec une forte gibbosité médiane, lobe postérieur ridé en travers
avec de petits tubercules épars. Scutellum à pointe déprimée et ovalaire. Pattes
Source : MNHN, Paris
62 A. VILLIERS
grêles, granuleuses et pubescentes, les fémurs antérieurs armés en dessous de
petites protubérances coniques. Tarses de 3 articles.
Abdomen ovalaire, non lobé.
Deux espèces :
Distribution : Genre propre à Madagascar.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Pronotum étroit à lobes antérieur et postérieur égaux, le lobe
postérieur densément grenulé et fortement ridé. 2. B. granulosa Villiers
— Pronotum plus large, à lobe postérieur un peu plus long que l’anté-
rieur, très éparsément granulé et à rides superficielles . . . . . . .
1. B. tumidicollis Villiers
1. Befotaka tumidicollis Villiers
Befotaka tumidicollis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (3), p. 223, fig. 6; type:
Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 7-7,5 mm. — Figure 97.
Noir de poix; antennes brunes avec les deux tiers apicaux du dernier article
testacé; apex du scutellum, une tache ventrale près de la base des fémurs inter-
Fig. 97 et 98, genre Befotaka Villiers. — 97, B. tumidicollis Villiers, avant-corps. —
98, B. granulosa Villiers, avant-corps.
médiaires, un anneau près de la base des fémurs postérieurs, un anneau médian
et un anneau apical à tous les tibias, tous les tarses, testacés; rostre brun avec la
moitié apicale du deuxième article plus claire; connexivum avec une bande
testacée étroite à cheval sur les sutures.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 63
Tête robuste. Pronotum ample, le lobe postérieur à granulations éparses
et stries transverses peu profondes.
Mapagascar Esr : Maroantsetra, Ambodivoangy; Mananara Nord, Mont
Antampona, Fampanambo (J. Vadon et A. Peyrieras); Rogez (A. Robinson).
2. Befotaka granulosa Villiers
Befotaka granulosa Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 224, fig. 7; type : Mont
Papango (Muséum de Paris).
Longueur : 6 mm. — Figure 98.
Même coloration que le précédent mais l’apex des articles II et III des
antennes éclairei et apex du scutellum sombre.
Stature plus élancée, pronotum plus étroit, à lobe postérieur plus court,
plus fortement ridé et plus densément granuleux.
Mapagascar Esr : Région de Midongy du Sud, Mont Papango, 1200 m,
au Sud-Ouest de Befotaka (A. Robinson).
Genre Neophysoderes Miller
Neophysoderes Miller, 1955, Ann. Natur. Mus. Wien, 60, p. 273; type du genre :
N. typica Miller (Madagascar). — Viuziers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 224.
Tête plus courte que le pronotum, les tubercules antennaires situés à peu
près à égale distance entre les yeux et le sommet de la tête, les deux lobes
subégaux. Yeux saillants, un peu plus courts, vus de dessus, que la moitié de
l'espace interoculaire; ocelles petits, largement séparés. Lobe postérieur égal
où un peu plus long que l’antérieur, ses angles collaires effacés ou peu saillants,
le lobe postérieur fortement déprimé en avant, sur le milieu, les angles scu-
tellaires subaigus. Trochanters antérieurs épineux. Fémurs antérieurs et inter-
médiaires épineux en dessous. Apex de l’abdomen largement tronqué.
Distribution. — Madagascar.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Lobe postérieur de la tête à côtés régulièrement arrondis . . . - 2
— Lobe postérieur de la tête à côtés fortement atténués en arrière, la
plus grande largeur nettement en avant du milieu . . . . . . . . 3
2, Lobe postérieur de la tête transverse . . . FD ES 4
2 Lobe postérieur de la tête à péu près aussi long que large .
1. N. typica Miller
3. Pronotum et élytres brun de poix. . . . 4. N. pandanophila Villiers
— Pronotum et élytres bruns, mais les angles postérieurs du pronotum
et les côtés de la corie jaunes . . . . . . . . . . 2. N. vadoni n. sp.
4. Grande taille : 13mm . . . . . . . . . . . . . 5. N. gigas Villiers
— Taille plus petite : 10 mm. . . : 5
5. Tête, pronotum, pattes et connexivum, sf clan, coréen
3. N. cloiaie Villiers
—_ ‘rète, lobe antérieur du pronotum et fémurs brun de poix. Lobe
postérieur du pronotum et tibias brun-rouge. Connexivum jaunâtre
tacheidemona ee de en ae M CN edUbiAin. (sp,
Source : MNHN, Paris
64 A. VILLIERS
1. Neophysoderes typica Miller
Neophysoderes typica Miller, 1955, Ann. Natur. Mus. Wien, 60, p. 273; type :
Madagascar (Musée de Vienne). — Virzrers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3),
p. 225, fig. 8 et 9.
Longueur : 7 mm. — Figures 99 et 100.
Noirâtre, les segments III et IV des antennes et le rostre bruns. Tibias
presqu’entièrement testacés.
Tête à lobe postérieur arrondi, sa plus grande largeur au milieu. Espace
interocellaire plus grand que la distance entre l’ocelle et l'œil. Lobe postérieur
du pronotum un peu plus long que l’antérieur, sa dépression antérieure coupée
par 4 carènes; angles latéraux postérieurs très effacés; angles collaires droits.
Processus apical de l’écusson assez court, ogival à l’apex. Élytres atteignant
l’apex de l'abdomen.
MapaGascar : Sans précision (Sikora).
99 100
Fig. 99 et 100, Neophysoderes typica Miller, avant-corps. — 99, face dorsale. — 100,
profil (d’après N.C.E. MizzEr).
2. Neophysoderes vadoni n. sp.
Longueur : 8 mm.
Tête brune à roussâtre. Antennes brunes avec le premier article et la moitié
apicale du quatrième jaunâtre. Pronotum brun avec les angles latéro-posté-
rieurs, et parfois de vagues marbrures discales, jaunâtres. Scutellum brun.
Élytres bruns avec l'extrême base, et parfois la marge costale, jaunâtres. Pattes
jaunâtres, l’apex des fémurs plus ou moins rembrunis. Abdomen jaunâtre.
Très voisin du précédent, mais tête plus massive, le lobe postérieur plus de
deux fois plus large que long. Pronotum très large, le lobe antérieur à côtés
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 65
convexes, fortement à la base, puis faiblement en avant; lobe postérieur
nettement plus long que l’antérieur. Processus apical du scutellum très long.
à côtés parallèles, l’apex semi-arrondi. Élytres atteignant l’apex de l’abdomen.
MapaGascar Esr : Région de Maroantsetra, Antanambe (J. Vadon et
A. Peyrieras); Fampanambo (J. Vadon), holotype & et allotype 9 au Muséum
de Paris.
3. Neophysoderes elongata Villiers
Neophysoderes elongata Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 226 (fig. 10); type :
Perinet (Muséum de Paris).
Longueur : 10 mm. — Figure 101.
Tête et pronotum brun rouge foncé. Élytres brun de poix avec les nervures
costales brun rouge. Antennes, rostre, pattes et abdomen brun jaunâtre clair.
Même structure que les précédents, mais lobe postérieur de la tête rétréci
en arrière, arrière-corps proportionnellement plus long, angles apicaux des
segments du connexivum à peine saillants. Antennes à article II une fois un tiers
aussi long que le I; articles III et IV très grêles.
MaADAG: AR EsT : Perinet, sur Pandanus (A. Robinson).
4. Neophysoderes pandanophila Villiers
Neophysoderes pandanophila Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 226, fig. 11;
type : Fort-Dauphin (Muséum de Paris).
Longueur : 8,5 mm. — Figure 102.
Noir de poix avec la base de l’article III des antennes, l’apex de l’article IV,
101 102
Fig. 101 à 103, genre Neophysoderes Miller, avant-corps. — 101, N. elongala Villiers. —
109, N. pandanophila Villiers. — 103, N. gigas Villiers.
eu
Source : MNHN, Paris
66 A. VILLIERS
un large anneau médian aux tibias, tous les tarses et l’apex des segments du
connexivum testacés; rostre brun rouge.
Même aspect général que le précédent, mais arrière-corps plus court et plus
large, antennes plus courtes et plus robustes, lobe antérieur du pronotum plus
large, fortement arrondi latéralement, segments du connexivum nettement
lobés à l’apex.
Mapagascar Esr : Fort-Dauphin, sur Pandanus (R. Paulian).
5. Neophysoderes gigas Villiers
Neophysoderes gigas Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 227, fig. 12; type :
col d’Itremo (Muséum de Paris).
Longueur : 13 mm. — Figure 103.
Noir de poix avec seulement les antennes, la moitié apicale du rostre, les
tibias et les tarses légèrement roussâtres.
Lobe antérieur du pronotum large, fortement arrondi latéralement;
constriction séparant les deux lobes coupée, de chaque côté, par deux courtes
carènes, la dépression médiane lisse. Abdomen assez fortement lobé en arrière.
Mapagascar Esr : Perinet, sur Pandanus (Dr J. Doucet).
Mapagascar CENTRE : Col d’Itremo (A. Robinson).
6. Neophysoderes dubia n. sp.
Longueur : 10 mm.
Noir de poix avec les antennes roussâtres, le lobe postérieur du pronotum
et les tibias brun-rouge; connexivum avec des taches jaunâtres.
Lobe antérieur du pronotum très ample, à côtés fortement arrondis en
avant, subparallèles en arrière; lobe postérieur à angles latéraux très marqués
et disque avec une carène sinueuse arquée en arrière.
Mapacascar Esr : Fampanambo (J. Vadon), holotype 4 au Musé
de Pa
Genre Paraphysoderes Villiers
Paraphysoderes Villiers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (3), p. 2
Villiers (Madagascar).
; type du genre : P. crassa
Stature courte et large. Tête épaisse, à lobe postérieur semi-ovalair
Premier article des antennes épais, dépassant un peu, en avant, le sommet de la
tête; article IL épais, un peu plus long que le I: article III très grêle, légèrement
plus court que le III; article IV grêle à la base, légèrement renflé vers l'apex.
Lobe antérieur du pronotum ample, plus ou moins arrondi latéralement,
portant des rangées de poils squamuleux, les angles collaires arrondis; lobe
postérieur aussi long que l’antérieur, granuleux avec une profonde dépression
médiane. Scutellum profondément excavé à la base. Pattes courtes, très
épaisses, portant des rangées de granulations surmontées de poils squamuleu
les fémurs avec des épines en dessous, les tibias sinués et armés de longs tuber-
cules pilifères. Tarses de 3 articles.
Abdomen ovalaire, large, les angles du connexivum très largement saillants.
Distribution : Madagascar, actuellement 2 espèces connues.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 67
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Brun où noir de poix, le connexivum avec des taches alternées noires
et jaunes nn bone 1. P.crassa Villiers
— Entièrement roux, le connexivum concolore PriauE DY ue
: . + 2. P. peyrierasi n. sp.
1. Paraphysoderes crassa Villiers
Paraphysoderes crassa Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 228 ; type : région
de Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 6 mm. — Figure 104.
Brun de poix, l'apex du scutellum, les épines des pattes, les tarses et la
moitié apicale des segments du connexivum jaunâtres. Les tibias roussâtres ou
noirâtres.
Lobe postérieur de la tête deux fois et demie plus long que large ; tubercules
antennaires assez fortement saillants latéralement. Côtés du lobe antérieur du
pronotum fortement arrondis.
Mapagascar Esr : Région de Maroantsetra, Ambodivoangy (P. Cachan) ;
Mananara Nord, Mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras).
2. Paraphysoderes peyrierasi n. sp.
Longueur : 6 mm.
Entièrement roux avec la membrane des élytres très légèrement brunâtre.
Lobe postérieur de la tête moins transverse que chez le précédent, deux fois
plus large que long; tubereules antennaires plus faiblement saillants latéralement.
Côtés du lobe antérieur du pronotum brièvement arrondis en arrière, puis sub-
droits et fortement convergents vers l'avant.
MapaGascar Esr : Mananara Nord, Mont Antampona (J. Vadon et
A. Peyrieras), holotype & au Muséum de Paris.
Genre Maroantsetrana nom. nov.
Maroantsetra Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 228; type du genre
Villiers (Madagascar) n. pr. par Maroantsetra Thérÿ, 1937, Ann. As
Levallois-Perret, 22, p. 102 [BuPRESTIDAE)
. ridula
at.
Tête allongée, fortement et densément granuleuse, les granules portant des
poils squamuleux. Lobe antérieur subconique en avant, une fois et demie aussi
long que le postérieur, celui-ci transverse, arrondi latéralement. Premier article
des antennes n’atteignant pas le sommet de la tête; article II une fois et demie
aussi long que le I ; IT un peu plus long que le I: IV fusiforme, plus long que le IL.
Pronotum trapézoïdal, le lobe antérieur étroit, le lobe postérieur large.
Angles collaires bien marqués. Disque du lobe antérieur à surface irrégulière,
tuberculé, avec une nodosité médiane ridée. Lobe postérieur beaucoup plus
long que l’antérieur, granuleux, portant quatre carènes en avant, les deux laté-
rales très courtes, les deux médianes longues et délimitant une dépression médiane
ridée en travers. Base largement explanée entre les angles latéraux et les angles
seutellaires, ceux-ci subaigus. Pointe apicale du scutellum longue, déprimée,
ovalaire.
Source : MNHN, Paris
68 A. VILLIERS
Elytres longs, élargis en arrière, dépassant légèrement l’apex de l'abdomen.
Pattes longues et grêles, y compris les fémurs qui sont finement granulés. Tarses
de 3 articles.
Abdomen à côtés très faiblement arrondis; angles apicaux des segments du
connexivum légèrement saillants. Tergite VII des 4 très largement tronqué.
Distribution. — Madagascar, une seule espèce connue :
Maroantsetrana ridula Villiers
Maroantsetra ridula Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 228 ; type : route
entre Ambatoloana et La Mandraka (Muséum de Paris).
Longueur : 7-8 mm. — Figure 105.
Noir de poix. Antennes brunes avec l’apex de l’article IV testacé. Fémurs
avec un anneau prémédian testacé. Tibias antérieurs et intermédiaires avec un
Fig. 104, Paraphysoderes crassa Villiers, avant-corps. — Fig. 105, Maroan(setrana ridula
Villiers, avant-corps.
anneau prémédian et l'apex testacés. Tous les tarses testacés. Segments du conne-
xivum testacés avec une partie médiane sombre plus ou moins étendue.
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy-Ouest, 1 140 m (P. Soga); Région
de Maroantsetra, Ambodivoangy.
Manacascar CENTRE : Route de Tamatave, entre Ambatoloana et La Man-
draka (A. Robinson).
Genre Tribelocephaloides Villiers
Tribelocephaloides Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3) p. 229 : type du genre :
T. gracilis Villiers (Madagascar).
Tête très allongée, le lobe antérieur près de deux fois aussi long que le pos-
térieur. Premier article des antennes allongé, dépassant largement le sommet de
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 69
la tête; article II de peu plus long que le I; III très grêle, à peu près égal au I;
IV légèrement fusiforme, égal à III.
Pronotum trapézoïdal, à lobe antérieur étroit, très court, à surface obsolè-
tement sculptée; angles collaires droits. Lobe postérieur très ample, beaucoup
plus long que l’antérieur, le disque bossué avec trois fortes dépressions, une
médiane, large et ridée en travers, et deux latérales; angles latéraux subtronqués
et saillants; angles scutellaires saillants, déprimés et arrondis. Scutellum ridé en
travers, à pointe ovalaire déprimée. Elytres longs. Pattes longues et grêles, les
fémurs très finement granulés. Tarses courts, de 3 articles.
Abdomen long, légèrement lobé latéralement en arrière, le tergite VII des
4 longuement bidenté.
Distribution. — Madagascar, une seule espèce connue :
Tribelocephaloides gracilis Villiers
Tribelocephaloides gracilis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (3) p. 229, fig.
type : Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 6,25 mm. — Figure 106.
Brun foncé ; antennes, pattes et bords de l’abdomen jaunâtres. Membrane
des élytres avec une étroite bande jaunâtre clair cernant l’apex de la corie et la
cellule apicale externe.
Lobe postérieur de la tête arrondi régulièrement, très finement rugueux.
Nervures des élytres lisses.
Mapacascar Est : Maroantsetra, Ambodivoangy.
106 107
Fig. 106, Tribelocephaloides gracilis Villiers, avant-corps. — Fig. 107, Henicocephaloides
fulvescens Villiers, avant-corps.
Source : MNHN, Paris
70 A. Viciers
Genre Henicocephaloides Villiers
Henicocephaloides Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p.
H. fulvescens Villiers (Madagascar).
; type du genre :
Même aspect général que 1e précédent, mais antennes plus robustes, à premier
article n’atteignant pas le sommet de la tête; article II plus long que le 1; III
plus que court le II mais un peu plus long que le I; IV fusiforme, égal au I.
Pronotum comme chez le précédent mais lobe antérieur avec au milieu, de
part et d'autre de la ligne médiane, deux très légères élévations ovalaires. Pattes
et élytres comme chez le précédent.
Distribution. — Madagascar, une seule espèce connue :
Henicocephaloides fulvescens Villiers
Henicocephaloides fulvescens Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 230, fig. 16 ;
type : Rogez (Muséum de Paris).
Longueur : 7,5 mm. — Figure : 107.
Jaunâtre avec la tête, sauf la partie préantennaire, la majeure partie du
disque du pronotum et l’écusson bruns.
Lobe postérieur de la tête transverse. Lobe postérieur du pronotum forte-
ment ridé en travers avec, en avant, 4 carènes, les deux latérales courtes, les deux
médianes longues.
Mapagascar Esr : Marovato, Rogez (Abadie).
Genre Physoderoides Miller
Physoderoides Miller, 1955, Ann. Natur. Mus. Wien, 60, p. 27
Miller (Madaga:
; type P. browni
r). — Vicrens, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 231.
Tête courte et large, obsolètement trilobée en avant. Premier article du
rostre très épais, plus long que le troisième. Premier article des antennes
dépassant le sommet de la tête, très épais; article IT assez épais, droit, caréné
et tuberculé; article III plus court et beaucoup plus grêle que le IT: article LV
de peu plus court que le II, très grêle à la base et renflé vers l’apex. Pronotum
large, à angles collaires saillants, lobe postérieur très déprimé, angles scutellaires
explanés et arrondis. Scutellum très large, son processus apical court et large.
Fémurs antérieurs et intermédiaires épineux en dessous, postérieurs tuberculés.
Tibias antérieurs arqués à l'apex. Élytres n’atteignant pas tout à fait l’apex
de l'abdomen.
Distribution. — Madagascar et Comores, deux espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
d'APattes testacées HET : 1. Ph. browni Miller
— Pattes annelées de noir et de te LENS 2. Ph. comorensis Villiers
1. Physoderoides browni Miller
Physoderoides browni Miller, 1955, Ann. Natur. Mus. W ien, 60, p. 275, fig. 7-12;
type : Madagascar (British Museum, N. H.).— Virzies, 1962, Rev. fr. Ent.
29 (3), p. 232, fig. 16 et 17.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 71
Longueur : 7,5 mm. — Figures 108 et 109.
Antennes, rostre et pattes testacées. Tête et pronotum noir de poix, les
angles latéraux postérieurs du pronotum testacés. Abdomen testacé, les segments
du connexivum tachés de sombre à la base. Abdomen avec une bande médiane
entière et deux bandes latérales interrompues brun sombre.
Yeux petits, peu saillants; ocelles petits, l’espace interocellaire égal à la
distance d’un ocelle à l'œil.
Mapagascar : Ambolikepiky (E. S. Brown).
Mapagascar Esr : Fampanambo (P. Soga et E. Rahariz
nina).
2, Physoderoides comorensis Villiers
Physoderoides comorensis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 232, fig. 19; type :
Comores (Muséum de Paris).
Longueur : 7,5 mm. — Figure 110.
Extrêmement proche du précédent, en diffère essentiellement par la colo-
ration des pattes : fémurs antérieurs brun de poix avec l’extrème base, l'apex
et le dessous testacés; fémurs intermédiaires et postérieurs noirâtres avec
l'extrême base, un anneau postmédian et l’apex testacés.
Fig. 108 à 110, genre Physoderoides Miller. — 108, P. browni Miller, avant-corps, vue
dorsale. — 109, idem, profil (108 et 109 d’après N. C.E. Mizer). — 110, P. comorensis
Villiers.
Source : MNHN, Paris
72 A. VILLIERS
Espace interocellaire nettement plus large que la distance qui sépare un
ocelle de l'œil.
ArGmPEL Des Comores : MAyorrr, Mamoutzou (A. Robinson); MouËza,
lac Iconi (J. Müllot).
Genre Rodepirea Villiers
Rodepirea Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 232; type du genre : R. lobata
Villiers (Madagascar).
Étroit et parallèle. Tête allongée, conique en avant, le lobe antérieur
deux fois aussi long que le postérieur, celui-ci transverse. Yeux latéraux, près
de trois fois moins larges, vus de dessus, que l’espace interoculaire. Ocelles
petits et écartés. Premier article des antennes n’atteignant pas le sommet de la
tête; article II près de deux fois plus long que le I; III plus court que le II,
grêle à la base; IV fusiforme, aussi long que le II. Premier article du rostre
épais et très court; article II mince, droit, appliqué contre la face inférieure
de la tête dans un profond sillon et atteignant le pronotum en arrière.
Pronotum trapézoïdal, le lobe postérieur légèrement plus long que
l’antérieur, celui-ci fortement rebordé en avant, avec les angles collaires saillants:
lobe postérieur du même type que dans les genres précédents. Écusson à sommet
allongé, étroit, non déprimé, ovalaire à l’apex. Nervation alaire comme chez
Pattes grêles, les fémurs antérieurs assez finement tuberculés
en dessous; tarses de deux articles.
Abdomen du mâle lobé latéralement, sa plus grande largeur vers le tiers
apical, le tergite VII très grand, trapézoïdal avec le bord apical légèrement
concave.
Distribution. — Madagascar, une seule espèce connue.
172
Fig. 111 et 112, Rodepirea lobata Villiers, a
ant-corps. — 111, vue dorsale. — 112, profil,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 73
Rodepirea lobata Villiers
Rodepirea lobata Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 232, fig. 20 et 21; type :
Tananarive (Muséum de Paris).
Longueur : 8 mm. — Figures 111 et 112.
Tête brun de poix avec les côtés et le dessous testacés et couverts d’une
pruinosité blanche; antennes et rostre roux-testacé. Pronotum brunâtre avec
les carènes et la partie basilaire testacées. Élytres bruns avec l’épaississement
costal et les nervures testacées. Fémurs et tibias bruns, chacun avec un anneau
prémédian et un anneau postmédian testacés. Abdomen testacé avec une large
bande latérale brune tachée de testacé, le côté de l'abdomen et le connexivum
formant une large bande blanchâtre.
Tête et pronotum fortement et densément granulés, pattes avec des
granules plus fins.
Mapagascar Esr : Mananara Nord, Mont Antampona (J. Vadon et
A. Peyrieras); région de Maroantsetra, Antanambe (J. Vadon et A. Peyrieras).
Mapacascar C Tananarive.
Genre Mimoelasmodema Villiers
Mimoelasmodema Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 233; type du genre :
ÆE. depressa Villiers (Madagascar).
Très déprimé. Tête large, le lobe anté-
rieur subcarré, à peine plus long que les
yeux. Lobe postérieur très court, arrondi
latéralement. Premier article des antennes
robuste, dépassant largement le sommet de
la tête: II un peu moins robuste, près de
deux fois aussi long que le I; III et IV
très grêles, chacun beaucoup plus court
que le IL.
Pronotum trapézoïdal, le lobe anté-
rieur beaucoup plus court que le posté-
rieur, à angles collaires saillants, marge
latérale rugueuse, disque régulièrement et
faiblement convexe avec une dépression
médiane en arrière. Lobe postérieur large,
plat, avec une dépression médiane anté-
rieure et deux dépressions de chaque côté
séparées par une courte carène déprimée et
ovalaire.
Élytres aussi longs que l’abdomen (4) ou
un peu plus courts (9). Pattes très longues,
les fémurs antérieurs et intermédiaires assez
épais vers la base, épineux en dessous,
postérieurs granuleux. Tarses de 3 articles.
Abdomen un peu plus large que les
élyres, les segments V et VI avec les angles
apicaux du connexivum saillants.
113, Mimoelasmodema depressa
Villiers.
Distribution. — Madagascar, une seule espèce connue.
Source : MNHN, Paris
74 A. VILLIERS
Mimoelasmodema depressa Villiers
Mimoelasmodema depressa Villiers, 19
type : Perinet (Muséum de Paris).
Rev. fr. Ent., 29 (3), p. 234, fig. 22;
Longueur : 9-11 mm. — Figure 113.
Coloration assez variable, de brun à noir, antennes et pattes plus où moins
flavescentes, connexivum jaunâtre avec des bandes brunes plus ou moins
étendues.
Mapacascar Esr : Perinet, sur Pandanus et sur Ravenala (A. Robinson);
Antorotorofotsy, sur Pandanus (J. Millot).
Subfam. REDUVIINAE Amyot et Serville, 1843
Réduviides Amyot et Serville, 1843, Hist. nat. Hémipt., p. 34 et ©
Acanthaspidida Stäl, 1866, Hem. afric., 3, p. 44.
Acanthaspidinae Auct.
Cette grande sous-famille groupe de très nombreux genres dont les caractères
sont extrêmement variés. Elle est essentiellement caractérisée par la présence des
ocelles, le deuxième article des antennes toujours plus long que le premier, les
hanches antérieures cylindriques n’atteignant jamais le niveau du sommet de la
tête et un type de nervation alaire très constant : membrane avec deux cellules
inégales et corie à nervation peu distincte constituée par deux nervures longi-
tudinales (un tronc commun radio-médian et un tronc commun médio-cubital).
Mâle : pygophore le plus souvent fermé dorsalement, à bord ventral armé
d'une apophyse en forme d’épine simple. Valves génitales présentes dans la plu-
part des cas, de forme extrêmement variable. Pénis volumineux, à sac interne
inerme dans les formes primitives, armé de phanères dans les genres plus évolués.
Femelle : complexe génito-anal vertical ou incliné à Tergite IX trapé-
zoïdal. Lames du sternite VIII généralement divergentes dès la base. Gonapo-
physes du sternite VIII toujours visibles et contiguës. Gonapophyses de l'urite
IX le plus souvent invaginées.
Néoténie. — Les cas de néoténie sont particulièrement fréquents dans
cette sous-famille et sont le plus souvent doublés, chez les mâles aptères, d’une
hypertrophie du pygophore; ces phénomènes n’ont toutefois pas encore été
observés à Madagascar.
Distribution. — Sous-famille répandue dans le monde entier et comprenant
7 genres malgaches.
TABLEAU DES GENRES
1. Dessous de la tête et du prosternum inermes . . . k
— Dessous de la tête et du Du hérissé de tubercules sétigères
Sphedanovarus Jeannel
2. Lobe antérieur du pronctum avec des épines ou protubérances
coniques -. . De ec Er dt die Mug 3
— Lobe antérieur du pronotum inerme . . . 4
w
Source : MNHN, Paris
IPTÈRES REDUVIIDAE
3. Base du pronotum avec deux épines ou protubérances Lee
Lee TC TONER PiCensorinusiDi tant
—= Base du pronotum inerme . . . . . . . Gargadasma Villiers
2 D none Coco ee DOS à à cet Ale
— Base du pronotum lisse . . . 5
5. Lobe antérieur du pronotum tenons its avec un on re
tudinal médian profond ;
— Lobe antérieur du pronotum à sculpture complètement. effacée et
sillon RG médian très superficiel, indistinct
CNE TRES : Hobeendia Villiers
de AUS CHI ETES can a Eat CRD CE VO DLS HU D
CURSUS : Alloeocranum Reuter
__ Grande taille : 17 mm. Seulement quelques très petits poils épars
Moramanga Villiers
Genre Durevius Villiers
Durevius Villiers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (4), p. 242; type du genre : Reduvius
tuberculatus Villiers (Madagascar).
Tête allongée à lobe postérieur très
court, lobe antérieur étroit avec un sillon en
Y et une saillie interantennaire horizontale
étroite, bilobée à l’apex, sillonnée au milieu;
tubercules antennaires situés très près des
veux, ceux-ci très gros et saillants, toujours
bien plus larges que l’espace qui les sépare.
Ocelles très gros et surélevés. Antennes
grêles, à premier article à peu près aussi
long que la tête, légèrement épaissi; article
II bien moins robuste, près de deux fois
plus long que le I; articles III et IV fili-
formes. Rostre toujours très écarté de la
face ventrale de la tête, à article I court et
épais, IT plus mince et au moins une fois
et demie plus long que le JL. Pronotum
trapézoïdal à lobe antérieur convexe, plus où
moins distinctement sculpté, sillonné au
milieu, toujours bien plus court que le lobe
postérieur. Angles antérieurs saillants. Lobe
postérieur transverse avec deux carènes di-
vergentes plus ou moins distinctes flanquant
une légère dépression médiane et se ter-
minant, devant la base, en deux fortes
protubérances subconiques. Angles posté-
rieurs arrondis ou aigus. Ecusson large, Fig: 114, Durevius tuberculatus (Villiers).
triangulaire, déprimé en avant et au milieu,
prolongé en arrière par une épine robuste plus ou moins longue et dressée obli-
quement. Fémurs antérieurs épaissis, frangés de larges poils en-dessous chez
toutes les espèces. Pattes intermédiaires et postérieures assez grèles, largement
Source : MNHN, Paris
76 A. VILLIERS
pubescentes. Les tibias antérieurs et intermédiaires sont munis d’une fossette
spongieuse assez grande aux antérieurs. Élytres bien développés, aussi longs
que l'abdomen, avec deux cellules apicales, l'externe bien plus large que l’interne
à la base. Abdomen débordant faiblement les élytres, inerme latéralement,
caréné ventralement, au moins sur les deux premiers segments visibles.
Tout le corps est longuement pubescent.
Mâle : tergite VII semi-ovalaire. Sternite VIII très court, invaginé, extrè-
mement réduit, presqu’entièrement membraneux. Pygophore aplati à l’apex.
Valves génitales cachées.
Femelle : tergite VII échancré en arrière. Tergite IX trapézoïdal, oblique-
ment incliné vers le bas, avec des gonapophyses représentées par deux pointes
coniques et pubescentes. Sternite VIII divisé en deux lames.
Répartition. — Genre propre à Madagascar. Trois espèces actuellement
connues.
TABLEAU DES ESPÈ
1. Pattes et élytres jaunâtres maculés de brun foncé . . . . . . . . 2
— Pattes et élytres uniformément brun de poix . . . . 3. D. piceus Villiers
2. Angles latéraux-postérieurs du pronotum saillants en un lobe arrondi
Res in uelpu 1. D. tuberculatus (Villiers)
— Angles latéraux-postérieurs du pronotum en pointe conique . . . .
2. D. usingeri (Villiers)
1. Durevius tuberculatus (Villiers)
Reduvius tubereulatus Niliers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2 sér., 22 (6),
p. 734; type : baie d’Antongil (Muséum de Paris); 1950, Acta ent. Mus.
nat. Prag., 2 (378), p. 3.
Durevius tuberculatus: Nixziers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (4), p. 242, fig. 1.
Longueur : 14-15 mm. — Figure 114.
Jaunâtre varié de noir et de brun. Stature grêle. Tout le corps avec une
longue pubescence dorée.
Tête brun de poix avec le cou et les saillies interantennaires jaunâtres.
Premier article du rostre jaunâtre, les suivants brun foncé. Premier article des
antennes brun avec la base et l’apex jaunâtres; deuxième article et suivants
brun foncé.
Pronotum jaunâtre avec les parties déprimées du lobe antérieur, le sillon
longitudinal médian du lobe postérieur, une bande unissant de chaque côté le
lobe antérieur aux angles latéraux postérieurs, les saillies discales du lobe posté-
rieur et la partie inférieure des côtés des deux lobes noirs ou noirâtres. Ecusson
noir avec les bourrelets latéraux jaunâtres. Poitrine brun de poix, une tache
jaune sur les parties avoisinant les hanches.
Clavus jaunâtre, taché de brun et de blanchâtre. Corie jaunâtre tachée de
blanchâtre et de brun, une grande tache subarrondie un peu avant l’apex de la
corie. Membrane blanchâtre, marbrée de brun et de jaune. Fémurs jaunâtres
avec trois larges anneaux bruns.
Source : MNHN, Paris
HÉMiPrÈRES REDUVIIDAE 77
Abdomen brun avec la ligne médiane jaunâtre. Connexivum jaunâtre avec
la base de chaque segment brune.
Angles antérieurs du pronotum en saillie arrondie. Angles postérieurs peu
saillants, arrondis. Base avec deux tubercules coniques, peu élevés mais larges à
la base. Pointe de l’écusson fortement relevée en courbe. Elytres dépassant net-
tement l’apex de l’abdomen.
pAGAScaR Est : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (E. Raha-
rizonina); district Mananara Nord, Seranambe (J. Vadon el A. Peyrieras);
Baie d’Antongil (Mocquerys); Fampamanbo (J. Vadon); Roger.
2. Durevius usingeri (Villiers)
Reduvius usingeri Villiers, 1960, Bull. Inst. fr. Afr. noire, 12, sér. À, n°4, p. 1 333;
type : Tananarive (Académie des Sciences de Californie).
Longueur : 14 mm.
Extrêmement proche de R. luberculatus Villiers, même coloration, mais les
dessins sombres un peu plus foncés. Même structure générale, mais les angles
latéraux-postérieurs du pronotum saillants en une pointe conique mousse à
V'apex.
Mapagascar CENTRE : Tananarive.
Onsenvarroxs. — Un exemplaire appartenant à cette espèce a été trouvé
dans un fragment de Copal à Zanzibar (Musée de Berlin). Mais on sait que
le Copal de Madagascar a fait l’objet d’un commerce important entre la Grande
lle et la côte orientale de l'Afrique. Il est done très vraisemblable que le
Réduviide fossile provenait de Madagascar et qu'il ne s’agit aucunement d’une
espèce afro-malgache.
3. Durevius piceus Villiers
Durevius piceus Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 243 ; holotype é et allo-
type 9 : Andobo (Muséum de Paris).
Longueur : 16-17 mm.
Brun de poix, avec seulement le bord collaire du pronotum, les parties
saillantes du lobe antérieur et le lobe postérieur en partie rougeâtres; le lobe
postérieur est rougeâtre avec trois bandes longitudinales brun foncé, plus ou
moins réduites selon les individus : une médiane occupant la dépression longitu-
dinale et deux latérales partant de la base entre les angles latéraux et les protu-
bérances basales.
Lobe postérieur du pronotum ridé en travers, à angles latéraux fortement
saillants, en cône émoussé, et protubérances basales très fortes.
Mapacascan OuEsr : Andobo, forêt Antsingy (P. Griveaud).
Genre Alloeocranum Reuter
Alloeocranum BReuter, 1881, Act. Soc. se. fenn., 12, p. 232; type : quadri-
signatus Reuter (Indes boréales). — Cnamp10N, 1898, Biol. centr, Am., Rynch.
2, p. 197. — Vrurers, 1948, Faune Emp. fr., 9, p 1962, Rev. fr. Ent,
29 (4), p. 243.
Source : MNHN, Paris
78 A. ViLLiers
Microcleptes Stäl, 1866, Oefv. vet. Ak. Fôrh., p. 240; type : Opsicoelus biannulipes
Montrouzier et Signoret (Nouvelle Calédonie); 1872, Enum. Hem., 2, p. 109
et 119; 1974, L. c., 4, p. 66 et 79.
Peregrinator Kirkaldy, 1904, Entom., 37, p. 280 (n. nov. pour Microcleples).
Taille faible (6-7 mm). Tout le corps et les membres hérissés de longues soies
denses. Tête courte, de peu plus longue que large, avec le lobe postérieur très
court et globuleux, bien plus court que le lobe antérieur, celui-ci épais, défléchi
en avant, la protubérance interantennaire peu saillante. Yeux médiocres, de peu
plus larges que la moitié de l’espace interoculaire. Ocelles petits, situés plus loin
l’un de l’autre que des yeux. Antennes grêles, le premier article à peu près aussi
long que le lobe antérieur de la tête; article II à peine plus long que le I;
article III une fois et demie plus long que le IT; IV plus court que le III. Rostre
n’atteignant pas les hanches antérieures, épais, les deux premiers articles subégaux.
Pronotum un peu plus large que long; lobe antérieur aussi long que le postérieur,
convexe, superfciellement sculpté, profondément sillonné en long au milieu. Lobe
postérieur plus de deux fois plus large que long avec un profond sillon médian n’attei-
gnant pas la base; angles postérieurs arrondis. Écusson triangulaire, fossulé à la
base, rebordé latéralement, prolongé en arrière en une épaisse pointe horizontale.
Élytres densément pubescents avec la cellule apicale interne très étroite à l’apex.
Fémurs antérieurs légèrement épaissis, inermes. Tibias antérieurs avec une petite
fossette spongieuse occupant à peu près le cinquième de la longueur du tibia.
Premier article des tarses bien plus court que le second à toutes les paires. Abdo-
men débordant largement les élytres latéralement, sans carène ventrale.
Mâle : tergite VII ovalaire à l’apex. Sternite VIII complètement invaginé.
Pygophore très petit, arrondi, convexe ventralement, assez largement fermé en
arrière de la face dorsale, le bord ventral largement arrondi et portant une petite
crête interne dentiforme au milieu. Valves génitales situées en retrait du bord
interne, courbées, pointues à l’apex, non contiguës en arrière (fig. 116). Pénis
court, entièrement chitinisé mais plus fortement ventralement que dorsalement.
Branche proximale du connectif très robuste (fig. 117). Sac interne avec des
replis couverts de fines écailles.
Femelle : tergite VIT tronqué droit en arrière. Tergite VIII arrondi, très
court. Tergite IX trapézoïdal, fortement rétréci en arrière, son bord apical légè-
rement arrondi. Lames constituant le sternite VIII triangulaires.
Distribution. — Genre comptant une espèce subeosmopolite, biannulipes
et une espèce des Indes orientales, quadrisignatus Reuter que l’examen des types
amènera sans doute à considérer comme synonyme de la première.
Alloeocranum biannulipes (Montrouzier et Signoret)
Opsicoetus biannulipes Montrouzier et Signoret, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., p. 69;
Nouvelle Calédonie (Musée ?).
cleptes biannulipes : SrAL, 1866, Oefv. vel. Ak. Fürh., p. 240; 1872, Enum.
Hem., 2, p. 119; 1874, L. e., 4, p. 79.
Alloeocranum biannulipes : LErierRy et SÉVERIN, 1896, Cat. Gén. Hém.
Hétér., 8, p. 96. — CramproN, 1898, Biol. centr. Am., Rynch., 2, p. 197. —
Lepesme, 1944, Encyel. Ent, 22, p. 70 et 269. — Vrzuiers, 1948, Faune
Emp. fr., 9, p. 283, fig. 518-520; 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 244.
Peregrinator biannulipes : PLANK, 1939, Journ. Econ. Ent., 82, p.151. — Mitxer,
1956, Mauritius Inst. Bull, 8 (5), p. 310.
Mia
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 79
Longueur : 7-8 mm. — Figures 115 à 117.
Coloration générale testacée, tout le corps, sauf la membrane des élytres,
hérissé de longues soies blondes. Lobe postérieur de la tête, apex du deuxième
article des antennes, troisième et quatrième articles, côtés et bord antérieur
du pronotum, deux bandes indistinctes et divergentes sur le lobe postérieur,
écusson sauf l'apex, une tache oblongue près de la base du bord interne de la
corie, une tache transverse un peu avant l’apex de la corie et deux anneaux,
un apical et un submédian à tous les fémurs, brun plus ou moins foncé. Membrane
des élytres noire avec une bande oblique blanchâtre et plus ou moins dilatée
le long de l'apex de la corie. Disque de celle-ci avec une tache triangulaire blen-
châtre. Lobe postérieur du pronotum plan, fortement rugueux.
Fig. 115 à 117, Alloeocranum biannulipes (Montrouzier et Signoret). — 115, mâle. —
116, pygophore, vue dorsale. — 117, pénis, profil.
Éthologie. — Espèce répandue dans le monde entier, fréquente dans les
entrepôts, surtout dans les ports, où elle vit en prédatrice de divers Insectes
nuisibles aux denrées emmagasinées, notamment des larves de Dinoderus
minutus F. (Bostrychide).
Mapagascar Est : Baie d’Antongil (Mocquerys); île Sainte-Marie de
Madagascar.
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES : Ile de La Réunion et Ile Maurice.
Cosmopolite. L'espèce est probablement originaire d’Indo-Malaisie et elle a
secondairement été importée dans les autres régions.
Genre Sphedanovarus Jeannel
Sphedanovarus Jeannel, 1919; Voy. AI. Jeann. Afr. or., Hem., 8, p. 189; type
du genre : camerunensis Breddin (Afrique). — Vizurers, 1948, Faune Emp.
fr, 9, p. 284; 1962, Rev. fr. Ent, 29 (4), p. 244.
Source : MNHN, Paris
80 A. VILLIERS
Tête courte et robuste à lobe préoculaire de peu plus long que le postérieur,
celui-ci sillonné en long et largement arrondi en arrière. Espace interantennaire
avec deux mucrons latéraux entourant un lobe médian étroit et déprimé. Cou long
et étroit. Premier article des antennes à peu près aussi long que la moitié du lobe
préoculaire. Deuxième article aussi long que la tête, séparé du premier par un
petit nodule intercalaire. Troisième article plus court et quatrième à peu près aussi
long que le deuxième. Rostre robuste à articles I et II subégaux, le premier attei-
gnant en arrière le niveau du bord postérieur de l'œil. Face ventrale de la tête
avec deux rangées latérales de tubercules sétifères (fig. 118). Yeux réniformes,
assez petits, saillants. Ocelles modérément élevés, petits et divergents.
119 120
Fig. 118 à 122, Sphedanovarus camerunensis (Breddin). — 118, avant-corps vu de profil
— 119, pygophore, vue dorsale. — 120, idem, vu par l'apex. — 121, pénis, profil. —
122, phanère du sac interne.
Pronotum trapézoïdal avec ses deux lobes subégaux, ses angles antérieurs
coniques et saillants, les côtés du lobe antérieur fortement arrondis, une profonde
dépression médiane s'étendant en arrière du lobe antérieur et en avant du lobe
postérieur, quatre petites carènes coupant perpendiculairement le sillon séparant
les deux lobes, les angles postérieurs arrondis, la base droite au milieu, déprimée
et légèrement sinuée latéralement. Saillie prosternale bien marquée et armée de
tubercules sétifères. Écusson triangulaire, prolongé en arrière par une épine hori-
zontale longue et aiguë. Élytres aussi longs que l’abdomen, présentant la nerva-
tion caractéristique de la sous-famille. Pattes robustes, surtout les antérieures.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 81
Fémurs antérieurs armés de quelques dents. Tibias antérieurs et intermédiaires
avec une petite fossette spongieuse à l’apex. Premier article des tarses très petit,
deuxième un peu plus long, troisième bien plus long que les deux premiers réunis.
Abdomen débordant plus ou moins largement les élytres, le connexivum inerme.
Mâle : tergite VII bien plus long que le VI, ovalaire en arrière. Sternite
VIII complètement invaginé, semi-cylindrique, échancré à l'apex en dessous.
Pygophore court, sa partie visible arrondie et convexe, fortement chitinisée et
séparée de la partie invaginée submembraneuse par une forte carène; face dorsale
du pygophore fermée en arrière par une bande chitineuse; ouverture génito-
anale complètement fermée par la juxtaposition des valves génitales; bord
ventral du pygophore avec une crête interne, située en retrait du bord ventral
proprement dit et formant une apophyse lamelleuse transverse tronquée droit à
l'apex. Valves génitales insérées dorsalement, légèrement coudées à la base, puis
aplaties et pubescentes (fig. 119). Pénis robuste avec un connectif grêle et long,
des sclérifications dorsales peu marquées et un style ventral lamelleux étroite-
ment uni au corps du pénis par de fines membranes (fig. 121). Sac interne avec
une phanère peu chitinisée, normalement placée à l'ouverture du pénis, épaisse
et lobée à l'extrémité (fig. 1
Femelle : abdomen plus acuminé en arrière que chez le & ; sternite VIII
divisé en deux courtes lames latérales contiguës en dessous. Autres pièces comme
il est de règle chez les Reduvünae.
Distribution. — Ce genre, proche parent des Sphedanocoris australiens, est
propre à l'Afrique où il compte, trois espèces, une espèce aux Comores et trois
espèces à Madagascar.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Élytres entièrement sombres, bruns et noirs . 2
— Élytres sombres avec la base flave . . . . . . 3. S. flavobasalis Villiers
2. Tête et pronotum fortements granulés RE ET LE 3
— ‘Tête et pronotum presque lisses . . . . . . . . . . . 4. S. vadonin. sp.
3. Face ventrale de l'abdomen brune; connexivum sombre avec une
bande claire à l’apex de chaque segment. . . . {. S. sacalava (Bergroth)
— Face ventrale de l'abdomen rousse, connexivum clair avec une vague
tache brunâtre en avant de chaque segment. . . 2. S. comorensis Villiers
1. Sphedanovarus sacalava (Bergroth)
Sphedanocoris sacalava Bergroth, 1903, Ann. Soc. ent. Belg., 47, p. 296; type :
Nosy Be (Musée de Budapest).
Sphedanovarus sakalava Jeannel, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem. 3, p. 191.
— Viczrers, 1953, Mém. Inst. scient. Madag., série E, 8, p. 37, fig. 8;
1962, Rev. fr. Ent, 29 (4), p. 244, fig. 2.
Longueur : 8-9 mm. — Figure 123.
Brun très foncé, la base du 2e article des antennes, articles III et IV, apex
des tibias et tarses jaunâtres.
Tête, scutellum et pronotum avec de nombreux tubercules portant des soies
squamuleuses; lobe postérieur fortement déprimé entre les ocelles. Pronotum
6
Source : MNHN, Paris
82 A. VILLIERS
très fortement transverse, très fortement sillonné longitudinalement au milieu;
angles collaires coniques et saillants; côtés du lobe postérieur fortement diver-
gents, légèrement convexes. Pattes avec de nombreux tubercules, ceux-ci longs
et coniques sous les fémurs antérieurs et intermédiaires.
MADAGASCAR SAMBIR.
Mapaascar Esr : Maroantsetra, Fampanambo (R. Paulian, J. Vadon),
Ambodivoangy, Fizono (J. Vadon).
MapaGascar CENTRE : Tananarive.
vo : Nosy Be.
Fig. 123, Sphedanovarus sacalava (Bergroth).
2, Sphedanovarus comorensis Villiers
Sphedanovarus comorensis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 245; holotype à
et allotype © : Comores (Muséum de Paris).
Longueur : 6-7,5 mm.
Brun, les articles III et IV des antennes flaves, les pattes et l'abdomen roux,
les segments du connexivum avec une tache brunâtre peu nette.
Même structure que le précédent, mais les côtés du lobe postérieur du pro-
notum moins convexes, presque droits, les granulations de l’ensemble du corps
plus petites.
ArcmPers pres Comores : Mohéli, Fomboni (J. Müillot, holotype 6) et
Kangani (A. Robinson, allotype 9).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 83
3. Sphedanovarus flavobasalis Villiers
Sphedanovarus flavobasalis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 245; holotype 3
et allotype © : Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 7-7,5 mm.
Très proche de S. sacalava, mais coloration plus claire : tête, pronotum et
seutellum brun clair; élytres brun de poix avec la base jaune, cette coloration se
poursuivant sur le clavus au-delà du scutellum; pattes et abdomen roux-jaunâtres,
le connexivum concolore.
Mème structure que sacalava, mais les côtés du lobe postérieur du pronotum
droits, les granulations moins fortes, mais plus denses, sur le pronotum,
MaDAGAScAR OuEsT : Forêt de l'Ankarafantsika (A. Robinson).
4. Sphedanovarus vadoni n. sp.
Longueur : 7 mm.
Très voisin de Sph. comorensis même coloration brun clair, mais le
connexivum sans taches sombres.
Stature un peu plus allongée, tête, pronotum et scutellum presque lisses,
avec de très petites granulations et rides effacées.
Mapacascar Esr : Fampanambo (J. Vadon), holotype $ au Muséum
de Paris.
Genre Censorinus Distant
Censorinus Distant, 1903, Ann. S. Afr. Mus., 8, p. 58; type du genre : C. ferru-
gineus Distant (Madagascar). — ViLiers, 1962, Rev, fr. Ent., 29 (4), p. 215.
Tête allongée, de peu plus courte que le pronotum; lobe antérieur étroit, un
peu plus long que le postérieur, fortement sillonné longitudinalement au milieu;
tubercules antennifères longs ; saillie interantennaire horizontale, faiblement bilo-
bée. Lobe postérieur de la tête subeylindrique, à cou peu distinctement limit
Yeux gros, très saillants, plus larges, vus de dessus, que l’espace interoculair
ocelles gros, saillants, nettement surélevés, un peu plus proches, l’un de l’autre,
qu'ils ne ne le sont des yeux. Premier article des antennes faiblement épaissi, un
peu plus court que la tête; article II plus grèle, plus d’une fois et demie plus
long que le I; III et IV filiformes. Rostre robuste, fortement arqué; article I
atteignant en arrière le niveau du bord antérieur des yeux; IL une fois et demie
plus long que le I.
Pronotum ample. Lobe antérieur transverse, avec un fort sillon longitudinal
médian; angles antérieurs coniques, saillants, fortement rejetés latéralement ;
disque convexe de part et d'autre du sillon, faiblement sculpté, portant, de
chaque côté, une forte saïllie conique. Lobe postérieur deux fois plus large que
l’antérieur, une fois et demie plus long ; base presque régulièrement arrondie;
angles latéraux prolongés en une forte saillie conique ou triangulaire; disque
avec, près de la base, deux protubérances coniques. Scutellum triangulaire, for-
tement rebordé, prolongé par une longue épine fortement relevée.
Élytres allongés, plus longs que l'abdomen, à cellules apicales très étroites,
l'interne plus large que l’externe à la base. Pattes longues et grêles, hérissées de
longues soies. Tibias antérieurs épaissis à l'apex et portant une longue et étroite
fosse spongieuse. Troisième article des tarses postérieurs de peu plus court que
les articles I et II réunis.
Source : MNHN, Paris
84 A. VILLIERS
Abdomen ovalaire, un peu plus large que les élytres, les 6 premiers sternites
fortement carénés. Angles apicaux des segments du connexivum légèrement
saillants.
Mäks : Sternite VIII très court, dépassant à peine le VIT. Tergite VII
semi-ovalaire. Pygophore volumineux, étroitement fermé dorsalement (fig. 126),
à bord ventral large et horizontal portant une épine verticale près de son bord
interne (fig. 125 et 127). Valves génitales contiguës en arri
et tordues sur elles-mêmes (fig. 128).
re, étroites, carénées
RU RS
124
126 127
LS
128
ig. 124 à 198, Censorinus ferrugineus Distant, mâle. — 124
— 125, pygophore, profil (les valves génital
— 127, idem, vu par l'apex (les valves
, apex de l'abdomen, profil.
— 126, pygophore, vue dorsale.
— 198, valve ale gauche.
Femelle : Tergite VII légèrement échancré. Tergite VIII t
apical droit avec un bref lobe médian. Tergite IX grand, trapé
450, Lames du sternite VIII étroites.
s étroit, à bord
ïdal, incliné à
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Dix espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Lobe antérieur du pronotum noirâtre ou brun, concolore ou avec des
marbrures jaunes.
_— Lobe antérieur du pronotum orangé ou jaune pâle
Ed
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 85
2. Genoux largement jaunes . . . . Goe HES pior Fee Een BPeREE LE 5e 2e 5
one au ave le rca re Maure nimanenides
fémurs AN : à è Do ee s 3
3. Angles latéraux ‘du pronotum. en forme de dent triangulaire et
Ablaties eu None à ent 4
a de D oo Me
Da Ba à 6 e 0 Cr dubius Villiers
AI Dee NERO CitO Be Ne, units
aussi longue que large à la base. . . . . . . 5. C. variegatus Villiers
a On cn a triangulaire
moins longue que large à la base . . . 5 ë G. brancsiki Miller
5. Pointes du lobe antérieur du pronotum rejetées ne
angles latéraux du lobe postérieur en dent triangulaire . . . . à 6
—- pointes du lobe antérieur du pronotum presque verticales, angles
latéraux du lobe postérieur en pointe étroite et conique . . . .
sta 7.0 0 00... CG. monticolus Villiers
6. Lobe postérieur du pronotum jaune avec des dessins noirs. . . : -
E .... 9. G. umbrosus Villiers
— Lobe postérieur du pronotum noir avec les angles latéraux et deux
étroites bandes longitudinales jaunes . . . . . 10.C. ES Villiers
Pattes noires à genoux orangés . . . . . . À UE 8
—_ pattes entièrement noires, ou noires avec des anneaux jaunes,
mais les genoux noirs . . . . Ho 9
8. Saillies du lobe antérieur du pronotum courtes et épaisses, moins
longues que l’épine des angles latéraux postérieurs. Moitié basale
des élytres brun clair tachée de noir. . . . . . 1. C. ferrugineus Distant
— Saillies du lobe antérieur du pronotum longues, plus longues que
l’épine des angles latéraux postérieurs. Moitié basale des élytres noire.
REP POSE RE RRE EE RP E NC Re more sin ep
9. Pattes uniformément noires . . . . . . . . . 3. C. nigripes n. sp.
— Pattes noires annelées de jaune. . . . . . . . 4. C. robinsoni n. sp.
1. Censorinus ferrugineus Distant
Censorinus ferrugineus Distant, 1903, Ann. S. Afr. Mus. ,8, p. 58: type : Mada-
gascar (British Museum, N. H.). — VicLiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 246
fig. 3.
Longueur : 25-30 mm. — Figures 124 à 128, 129.
Face dorsale de la tête orangée avec la saillie ocellaire et une étroite ligne
longitudinale médiane sur le cou noires; face ventrale, côtés et partie préanten-
naire de la tête noire ainsi que le rostre. Antennes noires avec la base du pre-
mier article et l’apex du second orangés. Pronotum orangé avec une petite
tache au milieu du bord collaire, le sillon médian postérieur du lobe antérieur,
quatre taches en avant du lobe postérieur une petite tache médiane sur la base
noirs. Scutellum noir. Élytres brunâtres avec des taches noires, une large fascie
grise coupant la membrane: une large tache jaune sur la corie et tout l’apex
de la membrane également jaune (voir fig. 129). Pattes noires avec l’apex des
fémurs et la base des tibias orangés; tarses bruns avec la base des articles
et les ongles jaunâtres. Abdomen noir, les segments du connexivum tachés
d'orangé à l’apex.
Source : MNHN, Paris
86 A. VILLIERS
Tête allongée, le lobe postérieur non séparé du cou, marqué seulement par
des tempes très brèves. Espace interocellaire étroit, égal à la moitié du diamètre
d’un ocelle, Angles collaires du pronotum en cône mousse. Saillies du lobe anté-
rieur du pronotum assez courtes et épaisses, subaiguës. Angles latéraux du lobe
postérieur long et très aigus; saillies basales courtes, épaisses, en cône mousse à
l’apex. Épine terminale du scutellum très longue et aiguë, relevée à 60°.
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud).
Fig. 129 et 130, genre Censorinus Distant. — 129, C. ferrugineus Distant. — 130, C.
dubius Villiers.
Mapagascar Est : Soanirana, près de Fencrive (4. Mathiau); Route
d’Anosibe, Sandrangato et Ampitameloka (P. Griveaud); Perinet; Pays
Bezanozano.
MapaAGascar OuEsr : Région côtière (G. Grandidier).
2. Censorinus peyrierasi n. sp.
Longueur : 28 mm.
Très voisin du précédent dont il ne difière, outre les caractères indiqués au
tableau, que par les saillies disco-basales du pronotum plus longues, plus grèles et
inclinées latéralement, les angles apicaux des segments du connexivum plus
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 87
aigus et plus saillants et l'arrière corps proportionnellement plus court et plus
large.
MapaGascar Esr : District de Mananara Nord, Seranambe (J. Vadon et
A. Peyrieras), holotype $ au Muséum de Paris; Fampanambo (J. Vadon),
allotype © au Musée de l'Afrique centrale, Tervuren.
3. Censorinus nigripes n. sp.
Longueur : 28 mm.
Même coloration que C. ferrugineus Distant, mais scutellum avec deux
petites taches latérales orangées, fascie grise coupant la membrane des élytres
plus large, pattes entièrement noires.
Même structure que C. ferrugineus, mais les pointes des deux lobes du
pronotum plus robustes.
Mapagascar Esr : Maroantsetra, Navana (J. Vadon), holotype © au
Muséum de Paris.
4. Gensorinus robinsoni n. sp.
Largeur : 24 mm.
Face dorsale de la tête jaune pâle avec la saillie ocellaire noire, cette
coloration se prolongeant sur le cou en une étroite bande longitudinale; face
ventrale et côtés de la tête noirs ainsi que le rostre. Antennes noires avec la
base de l’article I et le tiers apical de l’article IT jaune pâle. Pronotum jaune
pâle avec les taches noires suivantes : un petit point au milieu du bord collaire,
la fossette médiane et les épines du lobe antérieur, quatre taches ovalaires
coupant la dépression transverse, deux petites taches latérales en avant des
angles latéraux du lobe postérieur, une tache entre les deux épines de la base
et une tache derrière chacune de celles-ci. Scutellum noir avec ses côtés et
l'extrémité de sa pointe jaunes. Élytres jaunâtres, la corie avec une tache noire
près de la base et une bande irrégulière la coupant au niveau de la base de la
cellule apicale interne; nervures de la corie et l’apex de celle-ci bruns, l’espace
entre la fascie noire et l'apex brun de la corie occupé par une grande tache
jaune pâle. Membrane avec les nervures noirâtres et une tache noire dans chaque
cellule. Fémurs brun-noir avec un anneau préapical jaune; tibias brun-noir
avec 2 anneaux jaunes. Face ventrale brune.
Même structure que les précédents; épines du lobe antérieur du pronotum
longues, grêles et aiguës. Saillies basales du lobe postérieur courtes et coniques.
Angles latéraux avec une grande saillie, large et conique à la base, grêle et aiguë
à l'apex.
Mapacascar Samiraxo : Nosy Be, forêt ‘de Lokobe (A. Robinson),
holotype 3 au Muséum de Paris.
5. Censorinus variegatus Villiers
Censorinus variegatus Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nal., nov. sér., 22 (6),
p. 735: type : Anivorano (Muséum de Paris); 1950, Acta en. Mus. nat.
Prag., 26 (378), p. 3: 1962, Rev.fr. Ent., 29 (4), p. 246.
Longueur : 21,5-24 mm.
Coloration très variable. Tête noire avec des bandes et macules jaunâtres
plus où moins bien définies; semblent toujours jaunâtres : les tubercules interan-
Source : MNHN, Paris
88 A. VILLIERS
tennaires et le dessus des tubercules antennaires. Antennes noirâtres avec la
base du premier article, la base et l’apex du deuxième blanchâtres. Rostre brun de
poix
Écusson noir avec l’apex de la pointe apicale et une petite tache de chaque
côté, sur le bourrelet latéral, blanchâtres. Élytres brunâtre clair, variablement
ornés de bandes, macules et marbrures jaunâtres, brun foncé et noirs ; semblent
constants : apex de la corie brun foncé, une tache jaune d’étendue variable précé-
dant cette partie sombre, une macule noire plus ou moins grande précédant la
tache jaune et se trouvant vers le milieu du bord de la corie, et une petite tache
discale arrondie noire, cernée de jaune, située vers la base de la corie, à proximité
du clavus.
Mapagascar Esr : Anivorano (Lavauden); baie d’Antongil (Mocquerys) ;
Région Antalaha, Andapa (J. Vadon); Fampanambo, Fizono (J. Vadon);
Mananara Nord, Seranambe (J. Vadon et À. Peyrieras); environs de Rogez.
6. Censorinus dubius Villiers
Censorinus variegatus Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat., nov.
p. 735 (pars); holotype 4 et allotype © (Muséum de Paris); 19
Ent., 29 (4), p. 246.
+ 22 (6),
2, Rev. fr.
Longueur : 19-21 mm. — Figure 130.
Extrêmement proche de C. variegatus Villiers, en diffère par les angles
latéraux-postérieurs du pronotum en épine aiguë et conique, les épines du lobe
antérieur du pronotum plus longues et moins fortement rejetées latéralement.
Coloration à peu près identique, mais teinte foncière des élytres un peu plus
claire, tache médiane noire de la corie beaucoup plus large, à bord antérieur en
courbe régulière et bord postérieur simplement échancré (cette tache étroite
et à bords fortement denticulés chez C. variegatus).
Mapacascar Esr : Route d’Anosibe, Sandrengato (holotype g); Pays
Bezanozano (allotype 9); Réserve naturelle III, Ambatovositra, Andranoma-
laza (P. Soga); Fampanambo (J. Vadon).
MapaGascar CENTRE : Mahatsinjo, près Tananarive.
7. Censorinus brancsiki Miller
Censorinus branesiki Miller, 1954, Comment. biol. Helsingfors, 18 (17), p. 11 ;
type : Nosy Be (Musée d’Helsingfors). — Virzrens, 1969, Rev. fr. Ent., 29 (4),
p. 247.
Longueur : 18-20 mm.
Mème type de coloration que C. variegatus, mais beaucoup plus sombre.
Tête noire avec le milieu du dessous du cou et deux bandes longitudinales sur le
dessus, jaunâtres. Rostre noir avec la base des articles I et IT jaunâtre et l’article
III brun. Antennes brunâtres avec la base des articles Let IT jaunâtre et l’apex de
l’article I jaune. Pronotum jaunâtre avec les parties déprimées du lobe antérieur,
les côtés, la base et deux taches en avant du disque du lobe postérieur noirs.
Scutelum noirâtre avec ses côtés, une vague bande médiane et l’épine apicale
jaunes. Élytres bruns, une vague tache latérale sur la corie et les nervures de la
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 89
base de la membrane jaunes, une tache discale vers le quart basal de la corie et
une tache discale sur l’apex de la corie et la base de la membrane d’un noir velouté.
Fémurs noirs avec la base et un anneau préapical jaunes. Tibias noirs avec l’extrème
base, un anneau prébasal et un anneau post-médian jaunes. Tarses jaunes avec
l'apex de l’article III noir. Abdomen noir; connexivum avec des taches alternées
noires et jaunes.
Lobe postérieur de la tête distinct du cou ; celles gros et largement écartés.
Saillies latérales du lobe antérieur du pronotum courtes et épaisses, émoussées à
Vapex. Saillies prébasales du lobe postérieur très petites, subarrondies ; angles
latéraux peu saillants, en triangle large et émoussé. Angles apicaux des segments
du connexivum très faiblement saillants.
Mapagascar Samirano : Nosy Be, forêt de Lokobe (A. Robinson).
8. Censorinus monticolus Villiers
Censorinus monticolus Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 248: holotype & et
allotype © : Montagne d’Ambre (Muséum de Paris).
Longueur : 20-22 mm.
Même type de coloration que C. variegatus Villiers mais rostre entièrement
noir (largement taché de jaune chez C. variegatus), coloration noire très étendue
sur la base et en avant du lobe postérieur du pronotum, coloration foncière des
élytres plus sombre; la tache médiane de la corie grande comme chez C. dubius.
Pattes avec tous les genoux largement jaunes, l’apex des fémurs antérieurs et
intermédiaires avec une petite tache noire arrondie à la face inférieure. Épines du
pronotum longues et aiguës comme chez C. dubius.
Manacascar Norp : Montagne d'Ambre, Les Roussettes, 1100 m
(A. Robinson).
9. Gensorinus umbrosus Villiers
Censorinus brancsiki Villiers, 1960 (nec Miller 1
sér., 86, (1958), p. 24.
Censorinus umbrosus Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 248; holotype 9 :
Ankarafantsika (Muséum de Paris).
), Bull. Acad. malgache, nov.
Longueur : 20-21 mm.
Mème coloration générale que C. variegatus Villiers, mais genoux largement
jaunes, lobe postérieur du pronotum avec des taches noires antérieures plus
longues et base avec les deux taches humérales séparées de la bande basale trans-
versale, celle-ci trilobée, le lobe médian prolongé en avant par une étroite bande
longitudinale rejoignant la tache médiane du lobe antérieur; tache médiane noire
de la corie fortement élargie vers l’intérieur.
Même structure que C. variegatus mais stature plus courte et plus large,
épines du lobe antérieur du pronotum en cône court, angles latéraux-postérieurs
en dent triangulaire aplatie plus courte et plus large, base du pronotum à protu-
bérances indistinctes.
Mapagascar Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, près de Majunga;
Ampijoroa, Tsaramandroso ({McCallan, E. Raharizonina).
Source : MNHN, Paris
90 A. ViLuiers
10. Censorinus geniculatus Villiers
Censorinus geniculatus Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 248; holotype 9
Diégo-Suarez (Muséum de Paris).
Longueur : 24 mm.
Tête jaunâtre avec une large bande latérale et une bande dorsale longitudi-
nale, élargie entre les yeux, noires. Pronotum noir avec des marbrures sur le lobe
antérieur, les épines de celui-ci, les angles latéraux-postérieurs et deux bandes
longitudinales latérales sur le lobe postérieur, jaunes. Scutellum noir avec la
pointe apicale et deux petites taches latérales jaunes. Élytres gris noirâtre;
clavus avec une petite tache jaunâtre allongée près de la base; corie avec une
tache ovalaire d’un noir velouté vers le quart basal et une grande fascie de même
couleur, échancrée en avant et en arrière, vers le milieu; ces deux taches noires
sont séparées par une grande aire jaune et une petite tache de même couleur est
accolée en arrière de la fascie; chaque cellule de la membrane avec une petite
tache noire peu apparente. Fémurs antérieurs et intermédiaires noirs avec la
base et l’apex largement jaunes; fémurs postérieurs jaunes avec un large anneau
préapical noir. Tous les tibias jaunes avec l’apex et un large anneau prébasal noirs.
Chaque segment du connexivum noir à la base et jaune à l’apex.
Même structure que C. variegatus Villiers, mais épines du lobe antérieur du
pronotum coniques, courtes et presque horizontales, angles latéraux-postérieurs
en dent triangulaire plate et aiguë.
Mapagascar Nonp : Environs de Diégo-Suarez, Montagne des Français
(A. Robinson).
Genre Cargadasma Villiers
Cargadasma Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat, 2° sér., 22 (6), p. 738:
type du genre : C. noualhieri Villiers (Magadascar); 1962, Rev. fr. Ent.,
29 (4), p. 249.
Tête allongée, à lobe antérieur un peu plus long que le postérieur et sillonné
sur toute sa longueur. Yeux petits, un peu moins larges, vus de dessus, que la
moitié de l’espace qui les sépare. Ocelles petits, beaucoup moins larges que la
moitié de l’espace qui les sépare. Lobe postérieur de la tête à côtés légèrement
convergents derrière les yeux, puis subparallèles. Premier article des antennes
plus court que le lobe antérieur de la tête. Deuxième article plus de deux fois
aussi long que le premier. Premier article du rostre droit, atteignant, en arrière,
le niveau du bord antérieur de l'œil. Deuxième article plus long que le premier,
légèrement courbé.
Pronotum large, à lobe antérieur convexe, beaucoup plus court que le pos-
térieur et portant, de chaque côté, un gros tubercule mousse légèrement courbé
vers l'arrière. Lobe postérieur du pronotum large, à angles latéraux subaigus et
débordant largement les élytres. Base droite. Tibias antérieurs et intermédiaires
avec une longue fosse spongieuse.
Distribution. — Genre propre à Madagascar; une seule espèce connue :
Cargadasma noualhieri Villiers
Cargadasma noualhieri Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e sér., 22 (6),
p. 738; type : Madagascar (Muséum de Paris); 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4),
p. 249, fig. 5.
Longueur : 22 mm. — Figure 131.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 91
Tête rouge orangé, le lobe postérieur avec une large bande médiane noire, le
lobe antérieur avec une tache noire en forme de V unissant le sillon interoculaire
à la base des antennes. Antennes noires. Premier article du rostre rouge orangé;
deuxième article noir avec une petite tache de chaque côté près de la base et une
bande médiane en dessous rouges; troisième article noir.
Prothorax, dessus et dessous, rouge orangé. Scutellum noir, Méso et métano-
tum noirs. Pattes noires. Clavus, corie et base de la membrane noires. Abdomen
rouge orangé avec le dernier segment et le pygophore noirs.
Tête, antennes, pronotum, scutellum et pattes hérissés de longues soies
noire:
Fig. 131, Cargadasma noualhieri Villiers.
Angles antérieurs du pronotum arrondis. Lobe postérieur du pronotum
fortement ridé en travers, plan sur le disque, déprimé sur les côtés et entre les
angles latéraux et scutellaires. Angles latéraux explanés et saillants. Scutellum
terminé par une courte pointe conique, horizontale et aiguë, son disque déprimé
et vermiculé. Élytres dépassant légèrement l'abdomen, à cellule apicale interne
étroite et longuement prolongée vers le clavus.
Mapagascar : sans localité précise.
Source : MNHN, Paris
92 A. VILLIERS
Genre Hoberlandtia Villiers
Hoberlandtia Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e sér., 22 (6), p. 735:
type du genre : H. rujiventris Villiers (Madagascar); 1962, Rev. fr. Ent.
29 (4), p. 249.
Tête courte et épaisse à lobe antérieur profondément, mais courtement, sil-
lonné au milieu en arrière. Yeux petits, un peu moins larges, vus de dessus, que
la moitié de l’espace qui les sépare. Lobe postérieur à côtés brusquement conver-
gents dès les yeux, puis droits et prolongés en un cou distinct. Ocelles petits à
peine surélevés, à peine aussi larges que la moitié de l’espace qui les sépare.
Premier article des antennes plus court que la tête. Premier article du rostre
droit, court, atteignant à peu près en arrière le niveau du bord antérieur de
l'œil. Deuxième article un peu plus long que le premier.
Pronotum large, trapézoïdal. Lobe antérieur peu convex
en demi-ovale
transverse, rebord collaire large, presque droit, les angles antérieurs arrondis.
Lobe postérieur large, légèrement déprimé au milieu, à angles latéraux non sail-
lants, base presque droite. Tibias antérieurs et intermédiaires avec une fosse
spongieuse ovalaire.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Sept espèces actuellement
connues.
TABLEAU DES ES
1. Lobe postérieur du pronotum en majeure partie sombre. . . . . . 2
— Lobe postérieur du pronotum en majeure partie orangé . . . . . . 8
2. Lobe postérieur du I noir, cerné de AE orangé sur les
côtés et à la base. . . . 6
== Lobe postérieur du pronotum noir avec les) côtés et une bande mé-
diane orangée . . . .. . . 4. H. grandidieri Villiers
3: Pronotüni orangé, Je l0be antérieur unpen rougeâtre e 4
— Lobe antérieur du° pronotm présquelentiérement noir, lobe posté
rieur orangé, parfois taché de noir en avant .
Oo ee eue PE 1. H. ruñventris Villiers
4. Corie des élytres avec une tache discale noire . . . . . . . . . . 5
— Corie des élytres sans tache discale . . . . . 6. H. hoberlandti Villiers
5. Pattes noires . 2. H.cruciata Villiers
- pattes rouges, les tibias et 'apex des fémurs postérieurs brunâtres
3. H. bipunctata Villiers
6. Long. 20 mm. Abdomen en majeure partie noire, Tache noire de la
corie n’atteignant pas le bord costal ; . H. fusca Villiers
— Long. 14 mm. Abdomen rouge. Tache noire de la corie atteignant
lébordicostale . H. vadoni n. sp.
1. Hoberlandtia rufiventris Villiers
Hoberlandtia rujiventris Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° sér., 22 (6).
p. 736: type : Madagascar (Muséum de Paris); 1950, Acta ent. Mus. Prag.,
26 (378), p. 3; 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 251, fig. 6.
Longueur :
Tête rouge sang avec la base du cou, une bande médiane partant de la base
du cou et joignant la base des antennes en se divisant en fourche, les deuxième
et troisième articles du rostre, les antennes en entier, noirs.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 93
Pronotum jaune ou orangé, avec le disque du lobe antérieur noir, cette colo-
ration s'étendant parfois sur la partie antérieure du lobe postérieur. Scutellum
noir. Élytres noirâtres, chacun avec une large tache latérale triangulaire jaune ou
orangée s'étendant sur l'extrémité de la corie et la base de la membrane. Pattes
entièrement noires.
Prosternum jaune avec une petite tache médiane au bord collaire et deux
larges taches latérales noires. Mésosternum et métasternum noirs avec une large
bande apicale jaune. Abdomen rouge sang, y compris le dessus et le dessous du
connexivum.
Tête, antennes, pronotum, scutellum, pattes, clavus et cories des élytres
hérissés de longues soies noires. Lobe antérieur du pronotum peu profondément
sculpté. Lobe postérieur du pronotum superfciellement ponctué, déprimé latéra-
Fig. 132, Hoberlandtia rufiventris Villiers.
lement et plus légèrement au milieu, cette dépression avec quelques stries trans-
versales superficielles. Scutellum fortement rebordé, terminé en une courte pointe
horizontale. Élytres dépassant l'abdomen, à cellules étroites à la base où elles
sont légèrement coudées vers l'intérieur.
MapaGascar : sans localité précise.
2. Hoberlandtia cruciata Villiers
Hoberlandtia cruciata Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 251; holotype © :
Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 19 mm.
Tête rouge foncé avec les antennes et les articles II et LIT du rostre noirs.
Source : MNHN, Paris
94 A. VILLIERS
Pronotum orangé avec le lobe antérieur rougeâtre. Scutellum noir. Élytres oran-
gés avec le clavus, sauf sa base, une étroite bande sur la corie, contre le clavus,
une bande médiane transversale coupant la corie et l'extrême pointe de la mem-
brane noirs. Pattes noires. Face ventrale rouge orangé. Tête et pronotum hérissés
de soies noires.
Même structure que A. rufiventris.
Mapagascar Esr : Forêt de Mahory (J. Vadon et A. Peyrieras).
Mapagascar OuEsr : Forêt de l’Ankarafantsika (E. Raharizonina).
3. Hoberlandtia bipunctata Villiers
Hoberlandtia bipunctata Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e sér., 22 (6),
p. 737; type : Ikongo (Muséum de Paris); 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 251,
fig. 7.
Longueur : 17 mm. — Figure 133.
Stature plus étroite que le précédent. Tête orangée, le lobe postérieur avec
une étroite bande médiane noire, le lobe antérieur avec une tache noire en Y
unissant le sillon interoculaire avec la base des antennes. Rostre orangé avec
l’apex du deuxième article et le troisième noirâtres. Pronotum jaune avec le lobe
antérieur légèrement assombri. Poitrine jaunâtre. Seutellum brun avec une petite
tache jaunâtre latérale près de la base. Fémur et base des tibias antérieurs
orangés, le reste du tibia brun de poix. Pattes postérieures brun de poix avec la
moitié basilaire des fémurs orangée. Clavus brun de poix. Corie jaune avec une
bande brune contre le clavus et une large tache noire subarrondie. Membrane
brune. Abdomen rouge.
Tête, pronotum, scutellum et pattes avec de longues soies. Lobe antérieur du
pronotum convexe, très superficiellement sculpté. Lobe postérieur comme chez
l’espèce précédente. Cellule apicale interne de la membrane subparallèle à la
base. Scutellum déprimé au milieu, fortement rebordé, terminé par une courte
pointe conique, horizontale et aiguë.
Mapacascar Esr : Ikongo (G. Grandidier).
MaDAGAscAR CENTRE : Tananarive.
4. Hoberlandtia grandidieri Villiers
Hoberlandtia grandidieri Villiers, 1950, Bull. Mus. nat. Hist. nat. Paris, 2° sér.,
22 (6), n° 6, p. 737; type : Ikongo (Muséum de Paris); 1962, Rev. fr. Ent.,
29 (4), p. 251.
Longueur : 18 mm.
Même stature que le précédent. Tête jaune, le lobe postérieur avec une large
bande médiane noire, le lobe antérieur avec une tache noire en forme de V unis-
sant le sillon interoculaire à la base des antennes. Rostre noir avec seulement
l'extrême base du premier article jaunâtre. Premier article des antennes
noir.
Pronotum noir avec les côtés, des angles collaires aux angles latéraux, et
une tache médiane longitudinale subovalaire occupant toute la longueur du lobe
postérieur, jaunes. Scutellum jaune avec le milieu des rebords latéraux et la base
noirs. Élytres brun violacé avec une large tache subarrondie sur la corie d’un noir
velouté et l'extrême marge de la corie, en avant de la tache noire, rose. Cette même
couleur constitue une tache triangulaire derrière la tache noire.
Source : MNHN, Paris
HémiprÈREs REDUVIIDAE 95
Prosternum jaune orangé avec une bande noire de chaque côté. Mésoster-
num et métasternum jaune orangé au milieu et noirs sur les côtés. Abdomen, y
compris le connexivum, orangé. Pattes noires.
Tête, antennes, pronotum, scutellum et pattes avec de longues soies dressées.
Lobe antérieur du pronotum distinctement sculpté. Lobe postérieur du pro-
notum striolé, les stries très irrégulières, les angles latéraux subaigus, les côtés
légèrement concaves entre les angles latéraux et les angles postérieurs. Scutellum
fortement concave au milieu, fortement rebordé latéralement, terminé par une
assez longue pointe horizontale et aiguë à l’apex. Cellule apicale interne de la
membrane largement et étroitement prolongée à la base vers le clavus.
Mapagascar Esr : Ikongo (G. Grandidier).
Fig. 133 et 134, genre Hoberlandtia Villiers. — 133, H. bipunclata Villiers. — 134, H.
fusca Villiers.
5. Hoberlandtia fusca Villiers
Hoberlandtia fusca Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 251, fig. 8; type :
Ambatondrazaka (Muséum de Paris).
Longueur : 21 mm. — Figure 134.
Tête noire avec sa moitié antérieure, dessus et dessous, et le premier article
du rostre, rouges, la saillie interantennaire et deux bandes dorsales longitudinales
orangées. Pronotum noir cerné d’un liséré orangé sauf devant le cou. Corie avec
V’épaississement costal jaune, sauf à l’apex, et une tache discale noir velouté.
Pattes noires. Poitrine noire avec une petite tache jaune contre les hanches.
Source : MNHN, Paris
96 A. VILLIERS
Abdomen noir, chaque segment du connexivum taché de rouge contre les hanches.
Même structure que rufiventris.
Mapacascar Esr : Ambatondrazaka (Abadie).
6. Hoberlandtia hoberlandti Villiers
Hoberlandtia hoberlandti Villiers, 1950, Acta ent. Mus. nat. Prag., 26 (378), p. 3,
fig. 2; type : Madagascar (Musée de Prague); 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4),
p 252.
Longueur : 23 mm.
Tête rouge orangé avec les tubercules antennaires et une large bande longi-
tudinale en arrière des ocelles noirs. Antennes noires avec un vague reflet rou-
geâtre. Rostre rouge avec le troisième article et l’apex du deuxième noirs.
Pronotum ocre. Scutellum orangé ou brunâtre. Corie et clavus des élytres
ocre, ou clavus brun et corie ocre avec une bande sombre contre le clavus ;
membrane noire. Pattes orangées avec l’apex des fémurs et les tibias noir
rougeûtre. Fémurs postérieurs parfois entièrement sombres. Face ventrale
orangée.
Tout le corps et les membres hérissés de longues soies noires.
Tête massive, à saillie interantennaire arrondie, lobe antérieur sillonné en
long au milieu. Lobe antérieur du pronotum très court, peu profondément sculpté.
Lobe postérieur finement ponctué, déprimé latéralement et légèrement au milieu,
sans stries transverses. Scutellum profondément fovéolé au milieu, largement
rebordé, terminé par une pointe horizontale petite et aiguë. Élytres dépassant
légèrement l'abdomen.
MADAGASCcAR : sans localité précise.
7. Hoberlandtia vadoni n. sp.
Longueur : 14 mm.
Même type de coloration que fusca, mais liséré clair des marges du pro-
notum interrompu vers les angles latéraux, tache noir velouté des élytres
entière, atteignant la marge costale, précédée d’une bande jaune et suivie d’une
tache triangulaire jaune; abdomen et connexivum rouges, concolores.
Mème structure, mais angles antérieurs du pronotum en bosse arrondie
(non coniques) et angles latéraux plus largement arrondis.
Mapacascar Est : Fampanambo (J. Vadon); holotype $ au Muséum
de Paris, paratype au Musée de l'Afrique centrale, Tervuren.
Genre Moramanga Villiers
Moramanga Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 252; type du genre : M. formosa
Villiers (Madagascar).
Tête assez courte et épaisse, à lobe antérieur profondément sillonné. Yeux
gros, bien plus larges, vus de dessus, que l’espace interoculaire. Lobe postérieur à
côtés brusquement et brièvement convergents derrière les yeux puis prolongés en
un cou distinct. Ocelles gros et fortement surélevés. Premier article des antennes
un peu plus court que la tête. Premier article du rostre droit, atteignant en arrière
le niveau du milieu de l'œil. Deuxième article un peu plus long que le pre-
mier.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 97.
Pronotum large à lobe antérieur petit, distinctement sculpté, entièrement et
profondément sillonné en long au milieu. Angles latéraux-postérieurs saillants en
pointe aiguë, la base régulièrement arrondie d’un angle à l’autre. Scutellum trian-
gulaire avec une pointe apicale longue, aiguë et dressée. Élytres étroits, beaucoup
plus longs que l'abdomen. Pattes longues et grêles.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce connue :
Moramanga formosa Villiers
Moramanga formosa Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (4), p. 253, fig.
4 : Ampitameloka (Muséum de Paris).
holotype
Longueur : 18 mm. — Figure 135.
Tête rouge, antennes noires avec l’apex du deuxième article jaune. Lobe
antérieur du pronotum rouge foncé; lobe postérieur jaune avec une tache discale
noirâtre en ovale transverse. Scutellum brun foncé. Clavus de l’élytre noir avec la
base jaune; corie jaune avec son extrême pointe et une très large bande transverse
noire, membrane noire avec un liséré apical et une bande transverse préapicale
jaunâtre. Pattes brun de poix. Poitrine brune. Abdomen rouge, chaque segment
avec une petite tache noire de chaque côté.
Ocelles gros, plus larges que l’espace qui les sépare et que celui qui le sépare
des yeux. Pronotum à lobe postérieur deux fois aussi large que l’antérieur, une
fois et demie aussi long, peu profondément ridé en travers.
Mapacascar Esr : Route d’Anosibe, au Sud de Moramanga, Ampitameloka
(P. Griveaud).
Fig. 135, Moramanga formosa Villiers.
Source : MNHN, Paris
98 A. VILLIERS
Subfam. CETHERINAE Jeannel, 1919
Cetherini Jeannel, 1919, Voy. AI. Jeann. Afr. or., Hem., 8, p. 177 et 178.
Très voisins des Reduviinæe, les Cetherinae s'en distinguent essentiellement
par leurs yeux gros et saillants, nettement pédonculés, leurs antennes à article II
moins de deux fois plus long que le I. Tête avec un sillon transversal en arrière
des yeux, le front excavé.
Répartition. — Groupe africano-brésilien, mais assez proche des Centrocne-
minae indo-malais.
Genre Cethera Amyot et Serville
Cethera Amyot et Serville, 1843, Hist. nat. Ins., Hém., p. 348; type du genre :
C. musiva Germar (Afrique). — SrâL, 1865, Hem. afric., 8, p. 121 et 135;
1874. Enum. Hem., 4, p. 65 et 71. — JEANNEL, 1919, Voy. AIl. Jeann. Afr.
or., Hem, 8, p. 178.— ViLuiers, 1943, Rev. Zool. Bot. afr., 37, p.230 [Synopsis];
1948, Faune Emp. fr., 9, p. 258.
Forme générale large et aplatie. Tête transverse avec un cou bien distinct en
arrière. Yeux très saillants, lobe antérieur de la tête avec, entre les antennes,
une protubérance saillante, épaisse, bifide, chaque branche se divisant elle-même
en deux branches secondaires, une dorsale et une ventrale. Ocelles généralement
137
Fig. 136 à 139, Cefhera musiva (Germar). — 136, tête vue de profil. — 137, apex de
l'abdomen d’un mâle vu pat l'arrière. —138, pygophore, vue dorsale. — 139, pénis, profil.
— 140, apex de l'abdomen d'une femelle vu par l'arrière.
surélevés et suivis d’une ou deux protubérances coniques plus ou moins aiguës.
Rostre très robuste, à article I plus court que le IL; premier article des antennes
court, plus ou moins renflé; IL assez épais, une fois et demie plus long que le I,
III très grêle, trois fois plus long que le IT, IV un peu plus court que le III.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 99
Lobe antérieur du pronotum transverse, arrondi en avant, portant sur le
disque un nombre variable de protubérances coniques plus ou moins longues.
Angles antérieurs saillants et coniques. Lobe postérieur du pronotum sillonné au
milieu, à surface plus ou moins bossuée et angles postérieurs aigus et légèrement
explanés. Écusson transverse, prolongé en arrière par une longue épine mousse,
ses angles latéraux avec une protubérance conique. Fémurs antérieurs et intermé-
diaires renflés et ornés en dessous de quelques robustes dents et de longues soies
raides. Fémurs postérieurs robustes mais non renflés, pubescents. Tibias assez
courts, les antérieurs et les intermédiaires légèrement épaissis à l’apex et portant
une petite fosse spongieuse ovalaire. Premier et deuxième articles des tarses
courts, subégaux, troisième bien plus long. Hanches des trois paires largement
écartés. Élytres courts et larges, la cellule apicale interne étroite, l’externe beau-
coup plus large. Abdomen débordant largement les élytres, l'apex des segments
du connexivum très légèrement saillant, mais non denté, la face ventrale légère-
ment aplanie sur le disque.
Mâle : tergite VII deux fois plus long que le VI, régulièrement ovalaire à
l’apex. Sternite VIIT entièrement invaginé dans l’urite VII. Pygophore relative-
ment petit, régulièrement convexe, sa face dorsale largement fermée en arrière,
son bord ventral sans apophyse bien marquée. Valves génitales assez courtes,
aplaties, contiguës à l'apex où elles sont terminées par un petit crochet interne
(fig. 138). Pénis entièrement membraneux dorsalement, fortement chitinisé en
dessous, épais à la base et très pointu à l’apex (fig. 139). Sac interne avec une
plaque d’épines.
Femelle : tergite VIT une fois et demie plus long que le VI, légèrement
échancré en courbe au milieu, les deux lobes de part et d’autre de l'échancrure
avec une profonde et très étroite fossette. Complexe génito-anal presque vertical.
Sternite VII fortement ridé en travers à l'apex (fig. 140).
Distribution. — Le genre est répandu dans toute l'Afrique intertropicale
et à Madagascar où il ne compte qu’une seule espèce :
Gethera musiva (Germar)
Macrops musiva Germar, 1837, in SILBERMANN, Rev. Ent., 5, p. 128; type :
Afrique (Musée ?).
Cethera musiva : Amvor et SERVILLE, 1843, Hist. nat. Ins., Hémiptères, p. 348,
p. 348, pl. XII, fig. 4. — Srr ,1865, Hem. afric., 8, p. 135. — GERSTAECKER,
1873, Decken’s Reisen, 3, 2, p. 420. — Wazxer, 1873, Cat. Hem. Het.
Brit. Mus., 8, p. 11. — HAGLUND, 1805, Oefo. vet. Ak. Forh., 82, p. 475. —
SenoureDEn, 1910, Sjüstedt’s Kilim. Meru Exp., 12, p. 146. — JEANNEL,
1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem., 8, p.179.— ScHouTEDEN, 1931, Ann.
Mus. Congo belge, Zool., (3), sect. LI, 1, p. 122. — Vizutes, 1943, Rev. Zool.,
Bot. afr., 87, p. 328; 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 260, fig. 468; 1960, Bull.
Acad. malg., n. s., 36, (1958), p. 24.
Cethera diadema Signoret, 1861, Ann. Soc. ent. Fr., (1860), p. 962; type : Madagas-
car (Musée de Vienne).
Longueur : 8-10 mm. — Figures 136 à 141.
Jaunâtre pâle avec des macules d’un noir-brun, irrégulières. Région basale
des élytres blanchâtre avec des macules brunes, le reste noir-brun avec des mar-
A |
BIEL ul
\AUSEUM)
Source : MNHN, Paris
100 A. VILLIERS
brures blanchâtres. Poîtrine marbrée de brun et de blanchâtre. Abdomen brun
foncé avec une large plaque médiane et les bords testacés. Connexivum testacé,
quelquefois rougeâtre, avec la base de ses segments noire. Hanches, trochanters
et extrême base des fémurs testacés, le reste des fémurs brun avec deux anneaux
testacés, l'un à l'apex, l’autre avant l’apex, ces deux anneaux très larges aux
fémurs postérieurs ; tibias testacés avec trois anneaux bruns, l’un près de la
base, le second au milieu et le troisième à l’apex. Tarses testacés. Premier article
des antennes testacé, les seconds rembrunis.
Fig. 141, Cethera musiva (Germar).
Tête très courte, la saillie interantennaire très robuste, médiocrement
redressée de chaque côté, les branches supérieure et inférieure séparées par une
faible échancrure (fig. 136). Protubérances postocellaires courtes, coniques,
mousses à l’apex. Lobe antérieur du pronotum à peine plus élevé que le lobe
postérieur, sillonné au milieu et en arrière, ses protubérances très courtes et
arrondies, les angles postérieurs triangulaires, très aigus. Épine apicale de l’écus-
son assez fortement comprimée et, vue de profil, avec l'angle intérieur arrondi et
le supérieur aigu.
TOUTE L'AFRIQUE INTERTROPICALE, du Sénégal à Madagascar.
MapaGascar : Très commun partout du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest,
aussi bien en plaine qu'en montagne.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 101
Subfam. TRIATOMINAE Jeannel, 1919
Triatomini Jeannel, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem. 3, p. 176 et 177.
Comme Jeanxez la montré en 1919, les Insectes groupés dans cette coupe
systématique sont nettement caractérisés par l'absence de sillon interoculaire et
même de constriction derrière les yeux. En outre, les antennes sont toujours
insérées loin des yeux, le rostre est très grêle, l'abdomen est plat et large, les
lobes du pronotum ne sont pas très distinctement séparés.
Distribution. — Les Triatominae sont des pan-tropicaux surtout abondants
dans le Nouveau Monde. Dans l'Ancien Monde ils ne sont représentés que par le
seul genre Triatoma qui compte, par ailleurs, d'assez nombreuses espèces
américaines.
Ethologie. — Les Triatominae se rencontrent surtout en plaine, mais
certaines espèces comme le Triatoma infestans d'Amérique peuvent vivre jusqu’à
2000 mètres d'altitude. Vivant normalement aux dépens des animaux sauvages,
surtout hématophages, ils sont à l’occasion prédateurs et entomophages. Ils sont
devenus, sans doute assez récemment, domestiques et habitent les maisons dont
ils piquent les occupants, leur transmettant en Amérique une grave trypanoso-
miase, la maladie de Chagas, qui peut être mortelle. Aucune observation n’a été
faite en Afrique quant à la parasitologie des Triatominae. Contrairement à ce
que l'on observe pour les Réduviidés prédateurs, la piqûre des Triatominae est
très peu douloureuse.
Genre Triatoma Laporte (1)
Triatoma Laporte de Castelnau, 1832, Essai Classif. syst. Hém., ap. GUÉRIN,
Mag. Zool., 2, p. 11; type du genre : Reduvius gigas F. — Cimex rubrofas-
ciatus De Geer (pan-tropical). — JEANNEL, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or.
Hem. 3, p. 177. — UsiNGer, 1939, Univ. Calif., Publ. ent, 7, p. 36. —
Viucrers, 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 255.
Conorhinus Laporte de Castelnau, 1832, op. cit., p. 77. — Srit, 1859, Berlin. Ent.
Zeitschr., p. 106; 1865, Hem. afric., 8, p. 120; 1868, Hem. Fabr., 1, p. 123;
1872, Enum. Hem, 2, p. 108 à 111; 1874, Enum. Hem, 4, p. 64 et 67.
Tête très allongée, légèrement déprimée en avant avec les yeux situés au
tiers basilaire et un cou bien distinct. Tubercules antennaires latéraux, bien
marqués. Partie préantennaire de la tête plus étroite que le reste, trilobée.
Ocelles assez gros, situés bien en arrière des yeux, sur une légère élévation du
crâne. Antennes grêles avec leur premier article un peu plus long que la partie
préantennaire de la tête; article II plus de trois fois plus long que le I; articles
(1) Il existe une très abondante bibliographie concernant les Triatoma, surtout américains.
Une grande partie des articles ont paru dans des revues médicales ou locales introuvables en Europe.
Nous n'indiquons ici que les plus importantes de ces publications et surtout celles concernant les
formes de l'Ancien Monde. On trouvera d'ailleurs l'essentiel de cette bibliographie dans une note
de Roland F. Hussey : À bibliographical notice on the Reduviid genus Triatoma (Hemipt.),
Psuche, XXIX, p. 109-123.
Source : MNHN, Paris
102 A. ViLLiers
III et IV filiformes, le III plus long que le IV, les deux réunis plus longs que le
III. Rostre grêle, à article I un peu plus long que la partie préantennaire de la
tête, article IT une fois et demie plus long que le I, article LIT très court et très
grêle.
Pronotum trapézoïdal avec ses angles antérieurs coniques et saillants, le
disque avec deux carènes peu marquées, divergentes en arrière, une fossette
médiane prolongée par une dépression en avant et une base concave latéralement
et presque droite au milieu. Écusson triangulaire, prolongé par une robuste
pointe horizontale en arrière. Pattes longues et grêles, les fémurs inermes. Premier
article des tarses plus court que le second, les deux premiers réunis aussi longs
que le troisième. Ailes assez larges, avec la nervation caractéristique des
Reduviinae.
Abdomen débordant les élytres sur les côtés et en arrière dans les deux
sexes. Face ventrale très convexe avec un léger aplatissement médian. Connexi-
vum inerme.
Mâle : sternite VIII très visible, tronqué droit en arrière. Pygophore volu-
mineux, convexe avec des valves génitales peu arquées, crochues à leur extrémité
intérieure, parfois fossulées extérieurement, contiguës à l’apex (fig. 144). Pénis
robuste, membraneux avec seulement un large sclérite ventral couvrant deux
Fig. 142 à 146, Trialoma rubrofasciata de Geer. — 142, mâle. — 143, tête vue de profil.
— 144, pygophore, vue dorsale, — 145, pénis, profil. — 146, phanère du sac interne.
tiges fortement chitinisées à la base desquelles s’articule un connectif robuste et
largement ouvert (fig. 145). Sac interne armé, chez rubrofasciata, d'une phanère
volumineuse, creuse, formée d'une lame dorsale carénée et d’une tige ventrale
(fig. 146).
Distribution. — Genre pantropical comportant trois espèces africaines. Une
seule nous intéresse ici.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 103
Triatoma rubrofasciata De Geer
Triatoma rubrojasciala De Geer 1773, Mém. Hist. Ins., 8, p. 349, pl XXXV,
fig. 12; type : Indes (Mus. Stockholm). — Jeanne, 1919, Voy. All. Jeann.
Afr. or., Hem. 8, p. 177. — UsiNGer, 1939, Univ. Calif., Publ. Ent., 7, p.46.
— Viiciers, 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 256. (1). — Mie, 1956, Mauritius
Inst. Bull, 8 (5), p. 310.
Longueur : 18-24 mm. — Figures 142 à 146.
Brun-rouge foncé avec les parties claires suivantes, d’un jaune sale : le cou,
le bord collaire et les côtés du pronotum, les tarses, une bande plus ou moins
large et complète parallèle au bord de l’élytre, une autre bande le long de la
nervure anale, une bande oblique joignant les deux précédentes, à cheval sur la
limite postérieure de la corie, et une ligne longitudinale contre le bord externe de
la cellule apicale externe et les bords latéraux, basilaires et apicaux de chacun
des segments du connexivum.
Tête et pronotum irrégulièrement granulés, les côtés du pronotum fortement
concaves au tiers postérieur, le disque convexe. Élytres plus où moins granuleux
à la base, « gaufrés » en arrière.
Mâle : tergite VII ovalaire à l’apex, transverse, un peu plus long que le
VI. Bord ventral du pygophore avec une petite épine médiane conique insérée un
peu en retrait (fig. 457).
Femelle : Abdomen acuminé en arrière, le tergite IX avec deux impressions
basales latérales.
SIERRA-LEONE. ConGo. SAN-THOMÉ. AÇORES. ANGOLA.
ZANZIBAR. — SEYCHELLES. — TOUTE LA RÉGION INDO-MALAISE. — CHINE. —
FoRMosE. — ANTILLES et côte orientale de l’Amérique, de la Floride à la
République Argentine.
MapaGascar Non : Diégo-Suarez (Coridon); Antsirana (Ardouin):
Montagne d’Ambre (Lavauden).
ARGHIPEL DES MASCAREIGNES : La Réunion : Saint-Denis; Saint-Joseph. —
Ile Maurice (Desjardins, Lafont, Orian, Mamet).
ArcHIPEL DES Comores : Grande Comore, Moroni (Malet).
Subfam. STENOPODAINAE China, 1966
— Stenopodinae Auct., Sastrapadinae Auct., Oncocephalinae Auct.
Tête généralement allongée, cylindrique en avant, à lobe antérieur bien dis-
tinct, toujours beaucoup plus long que le postérieur, armé entre les antennes de
deux tubercules variables, lamelleux ou coniques. Côtés de la face ventrale du
lobe postérieur de la tête portant le plus souvent une rangée de tubercules séti-
fères plus ou moins ramifiés, ces rangées se poursuivant sur les côtés et le dos de
la base de la tête. Cou très distinct. Tubercules antennaires munis, vers l'extérieur,
d’une épine ou d’un tubercule sétifère. Antennes assez longues, à premier article
(1) Même observation que pour le genre Triatoma quant à l'importante bibliographie concernant
cette espèce. Se reporter à la note déjà citée de Roland F. HUssev.
Source : MNHN, Paris
104 A. VILLIERS
normalement étendu horizontalement avec les articles suivants repliés en dessous.
Rostre robuste. Yeux saillants, parfois très développés et se rejoignant presque
sur le dessous de la tête. Ocelles de taille variable.
Pronotum trapézoïdal, caréné latéralement. Épines prosternales toujours
bien marquées. Métasternum faiblement échancré en courbe entre les hanches
postérieures, celles-ci très écartées alors que les intermédiaires et les postérieures
sont subcontiguës. Écusson large, triangulaire, prolongé en arrière par une épine
plus ou moins émoussée, toujours horizontale. Pattes longues et grêles avec les
fémurs antérieurs élargis et comprimés latéralement dans certains genres et munis
en dessous d'une ou deux rangées de dents ou de tubercules. Tarses triarticulés,
leurs articles munis en dessous de longues soies raides. Ongles grands, aigus, munis
d’un fort renflement à la base.
Fig. 147 à 150, nervation alaire des Slenopodainae, — 147, genre Sastrapada. — 148,
genre Oncocephalus. — 149, genre Pseudobaebius. — 150, genre Thodelmus. — Cd., cellule
discale; Cue., cellule apicale externe; Gai., cellule apicale interne.
Presque tous les Stenopodainae sont ailés dans les deux sexes. À Madagascar et
Maurice, seuls les genres Gageus Villiers, Mametocoris Villiers, et quelques espèces
du genre Oncocephalus Klug présentent des femelles microptères. Nervation alaire
d’un type très constant, avec une membrane bien distincte de la corie. Dans la
plupart des genres l’élytre comprend trois cellules : une cellule apicale interne,
une cellule discale et une cellule mal définie appartenant à la corie (fig. 147 et 148).
Chez d’autres genres la nervure transversale fermant proximalement la cellule
discale a disparu (fig. 150). Enfin dans le genre africain Pseudobaebius Villiers,
c’est la nervure qui ferme distalement la cellule discale qui disparaît (fig. 149).
Dans presque tous les genres la nervure cubitale est bifurquée et présente un
petit rameau cubital interne.
Abdomen très grand, toujours plus long que les élytres, souvent lobé latéra-
lement. Tergite VII subtrapézoïdal, échancré en courbe à l’apex avec ses angles
postérieurs saillants.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 105
Mâle : antennes le plus souvent longuement pubescentes. Sternite VIII très
petit, à peine visible. Pygophore petit, arrondi en dessous, complètement fermé
par la juxtaposition des valves génitales, celles-ci arrondies ou ovalaires avec une
petite dépression oblique. Pénis cylindrique plus ou moins chitinisé avec une
fente péniale oblique (fig. 151 et 152). Sac interne inerme.
Femelle : yeux moins gros et moins saillants que chez les mâles. Antennes
généralement plus brièvement et moins densément pubescentes. Extrémité de
l'abdomen pointue et fortement saillante en arrière. Tergite VIII très court,
entièrement enserré entre les pointes apicales du tergite VIL. Sternite VIII divisé
en deux lames triangulaires étroitement accolées l’une à l’autre. Tergite IX très
RE Gon.X
153 155
Fig. 151 et 152, pénis de deux Stenopodainae. — 151, Sastrapada. — 152, Pygolampis.
Fig. 153 à 155, Complexe génito-anal d’une femelle d'Oncocephalus. — 153, vue dorsale.
— 154, profil. — 155, vue ventrale.
grand, convexe en dessus, déprimé en arrière, arrondi à l’apex. Ovipositeur formé
par quatre lames triangulaires accolées (fig. 153 à 155).
Éthologie. — On ne possède aucun renseignement particulier concernant la
biologie des Stenopodaine. Ils semblent se rencontrer dans tous les milieux, tant
Source : MNHN, Paris
106 A. VILLIERS
en en forêt qu’en savane ou même dans les régions désertiques mais paraissent
plus abondants dans les régions de savanes. Il semble que certaines espèces au
moins sont nocturnes et susceptibles de se capturer autour des lumières.
Distribution. — La sous-famille est répandue dans toutes les régions tem-
pérées et intertropicales du Monde.
La plupart des genres malgaches sont des endémiques très caractérisés. Tou-
tefois les genres Pygolampis Germar, Sastrapada Amyot et Serville, Anacanthioc-
nemis Reuter, Argolis Stäl et Thodelmus Stäl se rencontrent également en Afrique
et en Asie.
Le genre Oncocephalus Klug est cosmopolite.
TABLEAU DES GENRES
1. Fémurs antérieurs épineux ou dentés en dessous . . 8
— Fémurs antérieurs inermes en dessous, parfois garnis d’une brosse
désotsraides D PE NP ni er 2
2. Stature large. Veux gros, ovalaires ou rénifonmes vus.de profil,
s'étendant à la face inférieure de la tête (sauf chez Thodelmus) . . 3
— Stature très étroite. Yeux très petits, Rene
£ Pygolampis Germar
3. Disque du lobe antérieur du pronotum avec des épines ou de gros
tubercules . . 4
— Disque du lobe antérieur du pronotum inerme ou avec de fines
granulations . . . an use 6
4. Premier article des antennes plus long que la tête .
— Premier article des antennes beaucoup plus court que la tête . .
: Noualhierella Villiers
DPAbdomentélie si lenemicrelet trtenen ten Premier tidle des
tarses antérieurs à peine plus long que les deux précédents réunis
Perinetocoris Villiers
— Abdomen ovalaire avec l'angle des segments du connexivum épineux.
Dernier article des tarses antérieurs beaucoup plus long que les
ex
deux précédents réunis . . . . . . . . Hendecacentrus Bergroth
6. Élytres avec une cellule discale sexangulaire . . . . . . Argolis SlAl
— Élytres sans cellule discale distincte . . . . 7
7. Lobe postérieur de la tête ps fois aussi long que les yeux
7 Thodelmus Stäl
re postérieur de la tête au plus une fois et demie aussi long que
les yeux re Catala Villiers
8. Tarses antérieurs de 2 articles apparente ed Me #7 9
— Tarses antérieurs de 3 articles apparents + : . . . . . . . . . 16
9. Tête allongée, les antennes insérées loin des yeux. . . . . . 10
— Tête USE les antennes insérées contre les yeux ;
: Xylnocoris Miller
10. Aptères ou macroptères. Fémurs antérieurs à bord inférieur tran-
chant ou arrondi avec une rangée de denticulations rs l'amorce
d’une seconde rangée près de la base) . . . 11
— Microptère. Fémurs antérieurs à bord inférieur avec une aire aplatie
flanquée de deux rangées de denticulations s'étendant presque
jusqu’à l'apex . . . . . . . . . . . . . Pseudomuizonius Villiers
Source : MNHN, Paris
11.
12.
13.
14.
18.
19°
22.
23.
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 107
Aptère. Face dorsale des fémurs antérieurs tuberculée
PE US Lars 2e Mametine Villiers
Macroptères. Fémurs antérieurs sans gros tubercules à la face
dorsale . . .. 12
Élytres avec une cellule discale sexangulaire nettement délimitée par
des nervures apparentes . . . . 13
Élytres sans cellule discale nettement ‘délimitée par des nervures
apparentes, notamment en arrière . . . 14
Pronotum très étroit, le lobe antérieur beaucoup plus long que
le postérieur . . . Pre Pseudobeanana Villiers
Pronotum large, les deux lobes subégaux 6 en longueur
ETC Res érenampens Villiers
Angles postérieurs des segments du connexivum plus ou moins
fortement saillants. . . . . D RER PRNT eu te 15
Angles postérieurs des segments du connexivum non saillants .
Parawatsa Villiers
. Angles latéraux-postérieurs du pronotum subirlangulaires et for-
tement saillants latéralement. Connexivum fortement lobé
Paraghesquierea Villiers
Angles latéraux-postérieurs du pronotum subarrondis, faiblement
saillants. Angles postérieurs des segments du connexivum faiblement
saillants . . .. UE Beanana Villiers
. Stature étroite. Yeux petits, latéraux, hémisphériques - . » = 17
Stature large. Yeux plus gros, réniformes ou ovalaires vus de profil,
s'étendant plus ou moins sur la face ventrale de la tête . . . 18
. Premier article du rostre beaucoup plus long que les deux suivants
réunis. Fémurs antérieurs avec de db épines
Anecanthio nome Reutei
Premier article du rostre à peu près aussi long que les deux suivants
réunis. Fémurs antérieurs avec des denticulations courtes . . .
; Sastrapada Am. Serv.
Abdomen distinctement lobé latéralement . . - 3 19
Abdomen non lobé, au plus les au postérieurs des segments du
connexivum légèrement saillants 22
AnelesUpostérieurs du tlobelentérieurldu pronotum mutiques ou
brièvement tuberculés . 20
Angles postérieurs du lobe antérieur ‘au Rronotnnt avec une > longue
dent triangulaire et tuberculée . . . . . . Griveaudicoris Villiers
" Microptère, ocelles très réduits .. "0 Gageus Villiers
Macroptères, ocelles bien développés . . . . Éralenn 21
. Angles latéraux-postérieurs du cn SARL ER
dentiformes . . pe ta Renaudicoris Villiers
Angles latéraux-postérieurs du pronotum non saillants, arrondis
Descarpentriesius Villiers
Fémurs antérieurs fortement comprimés, aplatis transversalement
ER 23
ému anténeus bai ones PME 27
Deux rangées d’épines à la base des fémurs antérieurs . . Fitana Villiers
Une rangée d’épines aux fémurs antérieurs, plus une robuste épine
à la base de la faceinterne . . . . . . . . . Gallienius Villiers
Source : MNHN, Paris
108 A. VILLIERS
24. Troisième article des tarses postérieurs au moins aussi long que les
deux précédents réunis. Angles postérieurs des segments du conne-
xivum légèrement saillants . . . . . . Ceoncophalus Villiers
— Troisième article des tarses postérieurs beaucoup plus court que les
deux précédents réunis. Angles postérieurs des segments du conne-
xivum non saillants . . . . . . . . . . .. Oncocephalus Klug
Genre Pygolampis Germar
Pygolampis Germar, 1817, Faun. Ins. Eur., 3, p. 8: type du genre : P. bidentata
Germar (Europe). — Burueisrer, 1835, Handb. Ent. 2, p. 243. — Amvor et
SERVILLE, 1843, Hist. nat. Ins., Hém., p. 391. — Fixer, 1861, Europ. Hem.
p. 41 et 150. — Srär, 1865, Hem. afric., 3, p. 149: 1868, Hem. fabr., 1,
p. 126; 1872, Oefo. vel. Ak. Forh, 29, p. 47; 1874, Enum. Hem., 4, p. 84
et 85. — ReuTER, 1872, Oefo. vet. Ak. Frôh., p. 64. — CHamprow, 1898,
Biol. Centr. Am., Rhynch., 2, p. 183. — Disranr, 1903, Fn. Brit. India,
Rhynch. 2, p. 222. — JEANNEL, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem. 8,
p. 167, 168. — Vizrers, 1948, Bull. Soc. ent. Fr. p. 136; 1948, Faune Emp.
fr, 9, p. 365; 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 41-49.
Ochelopus Hahn, 1831, Wanz. Ins., 1, p. 176; type du genre : O. spinicollis
Hahn (Europe).
Stenopoda Brullé, 1835, Hist. Nat. Ins. Hém., p. 324 (pars).
Tête étroite et allongée, divisée en deux lobes par un profond sillon intero-
culaire, Yeux latéraux, gros et saillants. Lobe antérieur de la tête à côtés subpa-
rallèles, le dessous parfois garni, de chaque côté, d’un rang de tubercules piligères ;
front avec une robuste protubérance horizontale, le plus souvent armée, elle-même,
de deux petites protubérances piligères. Ocelles gros, séparés par une dépression
anguleuse. Lobe postérieur de la tête plus ou moins allongé, mais toujours plus
court que le lobe antérieur, toujours garni en dessous, de chaque côté, d’une
frange de tubercules piligères plus ou moins ramifiés entre eux, ces franges remon-
tant le long de la base sur les côtés et le dessus. Rostre très robuste, à premier
article deux fois plus long que les deux suivants réunis, comprimé latéralement,
dépassant en arrière le niveau du bord postérieur de l'œil. Antennes assez courtes,
la longueur relative des divers articles très variable, le premier article parfois
presque couvert de tubercules piligères.
Prothorax trapézoïdal, ses côtés divergents en arrière, droits ou concaves, la
surface dorsale avec plusieurs carènes divergentes plus ou moins masquées par
d’épaisses bandes de soie tomenteuses, la base saillante et sinuée, étroitement
échancrée en courbe au milieu. Épines prothoraciques longues et aiguës, portant
parfois quelques tubercules piligères en dessous. Fémurs antérieurs robustes, sans
denticulation distincte, mais munis d’une épaisse brosse de soies courtes; tarses
antérieurs courts. Pattes intermédiaires et postérieures longues et grêles, les tarses
postérieurs bien plus long que les antérieurs et les intermédiaires. lélytres étroits,
dépassant généralement en arrière la base du tergite VII, avec une cellule discale
allongée, hexagonale, et deux cellules apicales étroites.
Mâle : tergite VII trapézoïdal, étroit en arrière, ses deux angles 'apicaux
saillants de part et d'autre d’une profonde échancrure. Sternite VIII à peine
visible en dessous. Pygophore court, à face ventrale droite ou, quand on la voit de
profil, le bord ventral avec une épine aiguë, inclinée en arrière, entièrement cachée
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE
quand les valves génitales sont contiguës. Valves génitales petites et larges, s
nées longitudinalement. Pénis court, renflé à la base, le connectif court et grêle,
ses branches divergentes légèrement courbées (fig. 152).
Femelle : tergite VIII très court, transverse, enserré entre les angles apicaux
du connexivum, Tergite IX convexe et triangulaire. Sternite VIII divisé en deux
Fig. 156, Pygolampis griveaudi Viliers, mâle.
fortes lames triangulaires contiguës en dessous, à gonapophyses horizontales
contiguës, aiguës à l'apex, courbées latéralement, accolées à la face inférieure des
gonapophyses postérieures.
Distribution. — Ce genre est répandu dans toutes les parties chaudes
du globe et pénètre également dans la région holarctique : Japon, région médi-
terranéenne, Canada.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Mâles RER Re un ones PO EE Ur tone SES 2
DÉS Rome lle en ee te COR LADA NP en PO En ess PRET 10
2, Connexivum sans lobes distincts + + + + + + + + + + + + * * : 3
Source : MNHN, Paris
110 A. VILLIERS
— Connexivum distinctement lobé . . . . . . . . . . . ..... 13
3. Œil, vu de dessus, aussi long ou plus long que les côtés du lobe
DOS dela te EE MS NE ER nn 4
— Œil, vu de dessus, plus court que les côtés du lobe postérieur de la
tête . ep nn SRE ARE tent DD L apro 5
4. Entièrement brun de poix . . . . . . . . . . . . 2. P. bastardi Villiers
Pattes et connexivum en majeure partie flaves . . 3. P. griveaudi Villiers
. Pygophore, vu de profil, droit en arrière (fig. 169) . . . . . .. 7
Pygophore, vu de profil, nettement échancré en arrière (fig. 165) . 6
6. Échancrure du tergite VII une fois et demie aussi large qu’un des
lobes qqun RE PE D dont Villiers
— Échancrure du tergite VII à peine plus large qu'un des lobes qui
TENUE CDS P robinsoni Villiers
7. Lobe postérieur de la tête sensiblement aussi long que large . . . 8
— Lobe postérieur de la tête nettement plus long que large . . . . . 12
8. Échancrure du dernier tergite moins de deux fois aussi large que
dés Obs QuIlA borde 9
— Échancrure du dernier tergite deux fois aussi large que les lobes
qui la bordent . . .. + - « 6. P. stricticephala Villiers
9. Lobe postérieur de la tête légèrement transverse Br Mn
DE picelpennie Villiers
— Lobe postérieur de la tête légèrement plus long que large . ;
8. P. albomaculata Villiers
10. Tergite IX à côtés subangulés 6 FRERE RE 11
— Tergite IX à côtés légèrement concaves . . . . 9. P. madecassa Villiers
11. Lobe postérieur de la tête à côtés à peu près droits derrière les
MEULES LU - 8. P. albomaculata Villiers
— Lobe postérieur de la tête fortement étranglé derrière les yeux
D don) Ville
12. Lobes du tergite VII étroits, plus longs que larges à la base .
NN Ro 11. P. perinetensis Villiers
— Lobes du tergite VII larges, moins longs que larges à la base .
2 con oensis sn
13. Long. 13 mm. Échancrure du tergite VII largement arrondie,
les lobes apicaux grands et larges. . . . . . . . 1. P. lobata Villiers
— Long. 10 mm. Échancrure du tergite VII à fond droit et large,
les lobes apicaux petits - . . . . . .. 13. P. microcephala n. sp.
1. Pygolampis lobata Villiers
Pugolampis lobala Viliers, 1948, Bull. Soc. ent. Fr., 58, p. 136, 137; type :
Tananarive (Muséum de Paris) ; 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), fig. 2.
Brun roussâtre, assez clair. Tibias postérieurs flaves. Fémurs flaves avec
l'apex rembruni. Tibias antérieurs et intermédiaires flaves avec la base, l’apex et
un anneau prébasal bruns. Connexivum, dernier tergite abdominal visible et face
ventrale de l'abdomen variés de brun et de jaune.
Mûle.
Longueur : 13 mm. — Figure 157.
Tête robuste, le lobe antérieur plus long que le postérieur, celui-ci subcarré.
Front avec une courte protubérance conique terminée par deux petits tubereules
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 111
piligères. Base et face ventrale de la tête armées de forts tubercules piligères.
Pronotum allongé à sculpture effacée. Élytres n’atteignant pas tout à fait le
milieu du dernier tergite visible.
Par son abdomen lobé, cette espèce présente une certaine analogie de faciès
avec le genre Collartiella Schouteden. Mais les caractères essentiels de ce genre,
tubercules et épaisseur des fémurs antérieurs, allongement de la tête et du prono-
tum lui font défaut.
Tergite VII profondément échancré, l’échancrure flanquée de deux lobes
larges et fortement saillants.
MADAGASCAR CENTRE :
Tananarive (ex coll. Bergevin).
2, Pygolampis bastardi Villiers
Pygolampis bastardi Villiers, 1948, Bull. Soc. ent. Fr, 83, p. 136; type : Anka-
zoabo (Muséum de Paris); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 44, fig. 5.
Noir de poix, luisant en dessus, mat en dessous, avec la partie membraneuse
des élytres rufescente. Tête, thorax et abdomen avec des bandes sinueuses de
pubescence roussâtre.
Longueur : 12,5 mm. — Figure 158.
Tête robuste, le lobe antérieur bien plus long que le postérieur, celui-ci trans-
verse. Front avec une forte protubérance conique terminée par deux petits
tubercules piligères. Face ventrale de la tête avec, de chaque côté, une rangée de
tubercules piligères plus ou moins ramifés, chaque rangée se poursuivant sur les
côtés et le dessus de la base. Antennes longues, à article I près de deux fois plus
long que le lobe antérieur de la tête, hérissé de longues soies à l’intérieur et por-
tant en dessous une rangée régulière de tubercules piligères; article II une fois et
demie aussi long que le I, grêle.
Pronotum assez long, profondément sillonné et caréné, ses côtés divergents en
arrière et faiblement concaves près de la base, celle-ci échancrée devant l’écusson;
angles latéraux coniques et saillants. Élytres atteignant le milieu du dernier
sternite abdominal visible.
Tergite VII peu profondément échancré en courbe régulière.
Mapagascar OuEsr : Ankazoabo (J. Bastard).
3. Pygolampis griveaudi Villiers
Pygolampis griveaudi Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 45, fig. 1, 4, 5 et 6;
type : Andobo (Muséum de Paris).
Brun de poix, luisant. Premier article des antennes testacé, assombri à
V'apex, les articles suivants brunâtres. Rostre brun. Pattes testacées, les fémurs
intermédiaires et postérieurs et tous les tibias assombris à l’apex; fémurs posté-
rieurs brunâtres, éclaircis à la base. Connexivum testacé, chaque segment avec
une petite tache noire près de la base et une autre à l'angle apical externe. Tergite
VII brun de poix avec ses marges en partie testacées.
Mâle.
Longueur : 11 mm. — Figure 156 et 159 à 161.
Lobe antérieur de la tête bien plus long que le postérieur, celui-ci transverse,
à côtés convergents en arrière et munis, ainsi que la base, de longs tubercules
Source : MNHN, Paris
112 A. VILLIERS
ramifiés, le vertex sillonné longitudinalement au milieu. Yeux très gros et sail-
lants de peu moins larges, vus de dessus, que l'espace qui les sépare. Antennes
longues, à premier article presque deux fois aussi long que le lobe antérieur de la
tête.
Pronotum étroit en avant, régulièrement élargi d'avant en arrière; lobe
antérieur profondément sillonné longitudinalement au milieu sur ses deux tiers
158 159 161
Fig 157 à 161, genre Pygolampis Germar. — 157, P. lobata Villiers, tête, vue dorsale,
— Fig 158, P. bastardi Villiers, tête, vue dorsale. — Fig. 159, P. griveaudi Villiers, mâle,
avant-corps, vue dorsale. — Fig. 160, idem, tête vue de profil. — 161, idem, apex de l’abdo-
men, vue dorsale.
postérieurs ; lobe postérieur fortement caréné latéralement, son disque avec 4
carènes très marquées, les deux médianes délimitant une aire médiane. Élytres
atteignant en arrière le milieu du tergite VII; celui-ci peu profondément échan-
cré en courbe régulière, les lobes latéraux subtriangulaires.
Mapacascar Ouesr : Andobo, forêt Antsingy, dans le district d’Antsalova
(P. Griveaud).
4. Pygolampis vadoni Villiers
Pygolampis vadoni Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 46, fig. 7 à 11; types :
région de Maroantsetra (Muséum de Paris).
Brun de poix. Premier article des antennes jaunâtre, les suivants bruns.
Cellule apicale interne des élytres avec une longue trainée longitudinale blan-
châtre; cellule apicale externe avec une longue trainée longitudinale blanchâtre
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 113
et deux taches blanches. Pattes testacées; moitié apicale des fémurs antérieurs et
apex des fémurs intermédiaires bruns; fémurs postérieurs bruns avec la base
testacée ; tibias antérieurs et intermédiaires avec trois anneaux bruns, un basal,
un submédian et un apical; tibias postérieurs avec la base et l'apex bruns.
Connexivum testacé, chaque segment avec deux grandes taches noires, une près
de la base, l’autre à l’apex.
Mâle.
Longueur : 15 mm. — Figures. 162, 164, 165.
Lobe antérieur de la tête un peu plus long que le postérieur, celui-ci à peu
près aussi large que long, ses côtés légèrement convexes et étranglés derrière les
yeux. Premier article des antennes une fois et demie aussi long que la tête;
article IT une fois un tiers aussi long que le I. Yeux saillants, un peu plus larges,
vus de dessus, que la moitié de l’espace qui les sépare.
sx À
ho
167 168
nn 167
M
ñ
165
CS
VA
163 166 169
Fig. 162 à 166, Pygolampis vadoni Villi — 162, mâle, tête, vue dorsale. — 163,
femelle, tête, vue dorsale. — 164, mâle, apex de 1 bdomen, vue dorsale. — 165, idem,
profil. — 166, femelle, apex de l'abdomen, vue dorsal
g. 167 et 168, Pygolampis stricticephala Villiers, mâl
168, apex de l'abdomen, vue dorsale.
Fig. 169, Pygolampis piceipennis Villiers, mâle, apex de l'abdomen vu de profil.
= 167, tête, vue dorsale. —
Pronotum long, ses côtés divergents vers l'arrière, concaves devant les angles
latéraux; lobe antérieur sillonné longitudinalement au milieu sur sa moitié pos-
térieure: lobe postérieur avec des carènes larges, peu saillantes, mal définies.
8
Source : MNHN, Paris
114 A. VILLIERS
Élytres n’atteignant pas en arrière le milieu du tergite VII, l’angle antérieur de
la cellule discale à côté externe beaucoup plus court que l’interne.
Tergite VII à côtés fortement convergents, l’apex profondément échancré, la
largeur de l’échancre égale à une fois et demie celle d’un des lobe qui la flanquent.
Pygophore, vu de profil, fortement concave en arrière.
Femelle.
Longueur : 17 mm. — Figure 163, 166.
Mème coloration que le $, même structure générale, mais les yeux plus petits,
les élytres ne dépassant pas la base du tergite VII, les côtés de l’angle antérieur
de la cellule discale subégaux. Tergite court, presque quatre fois aussi large que
long. Tergite à côtés subangulairement échancrés.
MapaGascar Esr : Fampanambo, près de Maroantsetra (J. Vadon;
E. Raharizonina et P. Soga) (holotype 5); Ambohitsitondroina, près de Maroant-
setra (allotype 9); Ambodivoangy, près de Maroantsetra.
5. Pygolampis robinsoni Villiers
Pygolampis robinsoni Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 187; type : env.
de Diégo-Suarez (Muséum de Paris).
Même coloration que P. vadoni Villiers.
Mâle.
Longueur : 14 mm.
Très proche de P. vadoni mais lobe postérieur de la tête un peu plus court,
ocelles petits, pas plus larges que l'espace qui les sépare des yeux (bien plus
larges chez P. vadoni).
Tergite VII à côtés fortement convergents, l’apex assez profondément échan-
cré, mais la largeur de l'échancrure à peine plus grande que celle d’un des lobes
qui la flanquent. Pygophore, vu de profil, nettement échancré.
Mapagascar Non : Montagne des Français, près de Diégo-Suarez
(A. Robinson).
6. Pygolampis stricticephala Villiers
Pygolampis stricticephala Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 23 (1), p. 47, fig. 12 et 13;
type : Andobo (Muséum de Paris).
Même coloration que le précédent, la teinte sombre plus étendue aux fémurs
postérieurs et sur le connexivum.
Mâle.
Longueur : 13 mm. — Figures 167 et 168.
Mème structure que le précédent, mais le lobe postérieur de la tête plus court,
plus convexe, fortement étranglé derrière les yeux, le lobe antérieur du prono-
tum plus court, les côtés du lobe postérieur moins concaves devant les angles
latéraux, élytres atteignant le milieu du tergite VII, celui-ci largement échancré à
l'apex; pygophore, vu de profil, sans concavité en arrière.
MapaGascar Ouesr : Andobo, forêt Antsingy, district d’Antsalova
(P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 115
7. Pygolampis piceipennis Villiers
Pygolampis piceipennis Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 48, fig. 14; type:
Perinet (Muséum de Paris).
Même coloration que P. vadoni.
Mâle.
Longueur : 15 mm. — Figure 169.
Même structure que P. vadoni, mais pronotum plus court, à côtés moins
concaves devant les angles latéraux, élytres dépassant le milieu du tergite VII;
pygophore, vu de profil sans concavité en arrière.
Mapagascar Esr : Perinet.
8. Pygolampis albomaculata Villiers
Pygolampis albomaculata Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 48, fig. 15; type
& : Andobo (Muséum de Paris)
Très proche de P. vadoni, même coloration.
Mâle.
Longueur : 15 mm. — Figure 170.
Même structure que P. vadoni, mais lobe postérieur de la tête un peu plus
long, sans étranglement derrière les yeux, ocelles un peu plus gros, angle anté-
rieur de la cellule discale des élytres à côté externe de peu moins long que le
côté interne, pygophore, vu de profil, sans concavité en arrière.
MapaGascar OUEST : Andobo, forêt Antsingy, district d’Antsalova
(P. Griveaud).
9. Pygolampis madecassa Villiers
Pygolampis madecassa Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 49, fig. 16 et 17;
type 9 : Ampitameloka (Muséum de Paris).
Même coloration que les précédents, mais le connexivum brun de poix en
dessus avec seulement deux petites taches claires, une à la base et l’autre vers le
milieu.
Femelle.
Longueur : 16 mm. — Figures 171 et 172.
Même structure que P. vadoni 9, mais lobe antérieur de la tête plus long,
pronotum plus long et plus étroit, élytres dépassant en arrière la base du tergite
VII, tergite IX à côtés légèrement concaves, non angulés.
Mapagascar Esr : Route d’Anosibe, au Sud de Moramanga, Ampitameloka
(P. Griveaud).
10. Pygolampis secreta Villiers
Pygolampis secreta Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (1), p. 49, fig. 18 et 19; type9:
Ampijoroa (Muséum de Paris).
Femelle.
Longueur : 17 mm. — Figures 173 et 174.
Même structure que P. vadoni 9, maïs lobes de la tête plus longs, les côtés du
lobe postérieur à peu près droits, sans étranglement derrière les yeux, pronotum
plus étroit, angle antérieur de la cellule discale des élytres à côté externe bien plus
court que l’interne.
Mapacascar Ouest : Ampijoroa, 170 m, Ankarafantsika (E. Razafiman-
dimby).
Source : MNHN, Paris
116 A. VILLIERS
11. Pygolampis perinetensis Villiers
Pygolampis perinetensis Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 2 (1), p. 49, fig. 20 ; type d :
Perinet (Muséum de Paris).
Même coloration que les précédents.
Mâle.
Longueur : 14,5 mm. — Figure 175.
Bien que de même allure générale que les précédents cette espèce est très
caractérisée par le lobe postérieur de la tête nettement plus long que large.
172 174
Fig. 170 à 175, genre Pygolampis Germar. — 170, P. albomaculala Villiers, mâle, tête,
vue dorsale. — 171, P. madecassa Villiers, femelle, tête, vue dorsale. — 172, idem, apex de
l'abdomen, vue dorsale. — 173, P. secreta Villiers, femelle, tête, vue dorsale. — 174, idem,
apex de l’abdomen, vue dorsale. — 175, P. perinelensis Villiers, mâle, Lète, vue dorsale.
Échancrure apicale du tergite VII très profonde, en courbe régulière. Pygo-
phore, vu de profil, sans échancrure en arrière.
MapAGascar Esr : Perinet.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 117
12. Pygolampis comorensis n. sp.
Même coloration que les précédents, mais les téguments, y compris la corie des
élytres, couverts d’une épaisse pubescence blanchâtre, ne laissant que de petites
aires dénudées qui apparaissent alors en brun.
Mäle.
Longueur : 14,5 mm.
Tête étroite, à lobe postérieur allongé, à côtés plus longs que les yeux, faible-
ment et régulièrement convergents vers l'arrière, sans étranglement derrière les
yeux. Angles latéraux-postérieurs du pronotum, fortement relevés, subdenti-
formes. Élytres atteignant, à peu près, le tiers basal du tergite VII.
Échancrure apicale du tergite VII peu profonde, à fond subdroit ; lobe
apicaux larges, émoussés, moins longs que larges à la base, celle-ci plus large
que l’espace entre les deux lobes.
Granpe Comore : Nioumbadjou, 500 m (E. Raharizonina), holotype
au Muséum de Paris.
13. Pygolampis microcephala n. sp.
Tête brun foncé. Pronotum brun clair sur le disque, brun foncé sur les
tres brun clair, l'épaississement latéral de la corie brun foncé. Fémurs
brun foncé avec la base plus ou moins largement testacée. Tibias bruns avec
deux anneaux testacés. Connexivum testacé, chaque segment avec une bande
brune près de la base et une autre près de l’apex.
Mûle.
Longueur : 10 mm.
Stature grêle. Tête très petite, le lobe antérieur étroit, le postérieur trans-
verse, à côtés subdroits et légèrement convergents d'avant en arrière. Yeux
assez gros mais un peu moins larges, vus de dessus, que l’espace interoculaire.
Pronotum étroit en avant, à angles latéraux-postérieurs coniques et for-
tement saillants: lobe antérieur à disque fortement sillonné et orné de bandes
de pubescence dorée très rase; lobe postérieur avec deux fortes carènes lisses
et divergentes flanquant une dépression assez profonde. Élytres atteignant
l'apex du tergite VII.
Tergite VII à côtés légèrement convexes et fortement convergents en
arrière, l'échancrure apicale large, à fond droit, les angles apicaux avec un lobe
triangulaire petit et subaigu.
Mapaascar CENTRE : Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, 1 700-1800 m
(R. Benoist), holotype $ au Muséum de Paris.
Genre Anacanthiocnemis Reuter
Anacanthiocnemis Reuter, 1882, Oefv. Finska vet. Soc. Fürh., 25, p. 35, type du
genre : A. punctum-nigrum Reuter (Dahomey). — Vizzers 1948, Faune
Emp. fr., 9, p. 365, 370; 1961, Bull. Inst. fr. Afr. noire, 28, À, p. 1212-1228,
39 fig.
Aspect général et coloration des Sastrapada. Tête relativement courte, le lobe
antérieur bien plus long que le postérieur, présentant, entre les antennes, une
courte protubérance horizontale légèrement échancrée à l’apex. Yeux gros, hémi-
sphériques, saillants. Sillon interoeulaire droit. Ocelles assez gros, très écartés,
situés contre les yeux. Lobe postoculaire de la tête transverse, plan en dessus,
Source : MNHN, Paris
118 A. VILLIERS
portant de petits tubercules basilaires. Face ventrale de la tête avec, sur toute sa
longueur, deux rangées latérales de tubercules piligères. Premier article des
antennes un peu plus court que le lobe antérieur de la tête, assez fortement
renflé au milieu ; article II deux fois plus long que le I.
Pronotum trapézoïdal, ses côtés presque droits comme chez les Sastrapada
s. str. Trochanters antérieurs avec une petite épine ventrale. Fémurs antérieurs
deux fois plus longs que la tête, portant deux rangées d’épines, l’une inférieure
de quatre à six longues épines, sans denticules intercalaires, l’autre interne, de 4
ou 5 épines. Pattes intermédiaires et postérieures grêles. Élytres un peu plus
courts que l'abdomen.
Distribution. — Genre comportant jusqu'ici une dizaine d'espèces africaines
et une espèce malgache.
\ fu
*
: À
Fig. 176, Anacanthiocnemis callani Villiers, femelle.
1. Anacanthiocnemis callani Villiers
Anacanthioenemis callani Villiers, 1960, Bull. Acad. malg., nouv. sér., 86 (1958),
p. 24, fig. 10; type : Perinet (Muséum de Paris); 1961, Bull Inst. fr. Afr.
noire, 23, À, p. 1214 et 1218, fig. 8 à 11.
Longueur : 12 mm. — Figures 176 à 180.
Tête brun jaunâtre, les côtés plus sombres, les tubercules interantennaires
jaune pâle. Rostre jaune pâle. Antennes brunes avec la moitié basale du premier
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 119
article claire. Prothorax jaunâtre avec les côtés brun foncé. Scutellum brun.
Élytres jaunâtres avec un point noir à l'apex de la cellule discale, la base du
clavus, celle de la corie et l’épaississement costal bruns. Pattes jaune pâle. Face
ventrale jaune pâle avec le milieu des méso et métasternum brun. Connexivum
jaune pâle avec une petite tache noire à l'apex de chaque segment.
Tête courte; côtés du lobe antérieur, entre les yeux et la base des antennes
moins de deux fois aussi longs que l'œil; saillies interantennaires courtes et larges,
subparallèles; lobe postérieur subearré. Premier article des antennes épais, un
peu moins long que le lobe antérieur de la tête. Face ventrale de la tête tuberculée
latéralement sur toute sa longueur.
178
179
180
Fig. 177 à 180, Anacanthioenemis callani Villiers. — 177, avant-corps xu de profile
_ 1780 témur antérieur, face interne. — 179, pronotum, vue dorsale. — 180, apex de
l'abdomen d’un mâle, vue dorsale.
Angles antérieurs du pronotum coniques mais peu saillants, côtés légèrement
concaves, angles postérieurs arrondis. Cellule discale des élytres plus de deux fois
aussi longue que large. Trochanters antérieurs avec deux épines. Fémurs antérieurs
avec une rangée externe de quatre épines, les trois premières très grandes, la
quatrième petite et rapprochée dela troisième, et une rangée interne de cinq épines.
Source : MNHN, Paris
120 A. VILLIERS
Mâle : Élytres dépassant le fond de l’échancrure du tergite VII, celle-ci
très profonde et flanquée de deux grands lobes arrondis.
Femelle : Élytres atteignant à peine ou dépassant l’apex du tergite VII.
Tergite VIII fortement arrondi en arrière. Tergite IX triangulaire, subaigu à
l’apex, légèrement étranglé vers le milieu.
Mapacascar Esr : Perinet (MeCallan); Ambohimanakana, Manambato
sur l'Anove (A. Robinson).
Genre Sastrapada Amyot et Serville
Sastrapada Amyot et Serville, 1843, Hist. nat. Ins., Hém. p. 388 (pars); type du
genre : Sastrapada flava Amyot Serville (région orientale). — Srâz, 1865,
Hem. afric., 8, p. 152; 1872, Oefo. vet. Ak. Fôrh., p. 47; 1874, Enum. Hem.,
4, p. 84 et 86. — JraneL, 1919, Voy. AI Jeann. Afr. or., Hem, 8, p.167,
168. — Vicciers, 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 374; 1962, Rev. fr. Ent., 29
(2), p. 108.
Clenoenemis Fieber, 1861. Eur. Hem., p. 41 et 450.
Subgen. Harpagochares Stäl, 1858, Oefv. Vet. Ak. Fôrh., p. 258; loc. cit., 1859,
p. 380; 1965, Hem. afric., 8, p. 151; 1874; Enum. Hem, 4, p. 84 et 86. —
Jeannez, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem., 8, p. 168. — ViLuiers,
1945, Rev. fr. Ent., 12, p. 83 [synopsis]; 1948, Faune Emp. fr., 9, p. 374;
1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 108.
Tête très allongée, divisée en deux lobes par un sillon interoculaire ; lobe
antérieur plus long que le postérieur. Yeux hémisphériques, latéraux. Rostre à
premier article aussi long ou un peu plus long que les deux autres réunis. Tuber-
cules antennaires avec une petite épine externe. Lobe antérieur de la tête avec
deux petites épines saillantes en avant, de part et d'autre de la base du rostre.
Front avec deux fortes épines ou tubereules piligères horizontaux entre les an-
tennes. Lobe postérieur de la tête avec, en dessous, deux rangées de tubercules
piligères remontant latéralement et s'étendant sur le bord basal supérieur de la
tête et s'étendant parfois, notamment dans le sous-genre Harpagochares sous le
lobe antérieur. Antennes courtes à article I égal ou un peu plus court que la tête
(Sastrapada s. str.) ou beaucoup plus court (Harpagochares) ; article IT bien plus
long que le I; articles III et IV réunis plus courts que la moitié du II, le III
bien plus court que le IV.
Pronotum allongé et trapézoïdal, divisé en deux lobes par un léger sillon
transverse; lobe antérieur bien plus long que le postérieur, profondément sil-
lonné en long près de la base, ses côtés divergents en arrière (Sastrapada s. str.)
ou subparallèles (subgen. Harpagochares). Épines prothoraciques portant parfois,
en dessous, de petits tubercules piligères. Lobe postérieur du pronotum à côtés
divergents en arrière, ses angles plus ou moins tuberculés, la face dorsale avec
deux carènes arrondies et divergentes. Seutellum triangulaire, inerme. Fémurs an-
térieurs robustes, armés en dessous de deux rangées d’épines courtes mêlées d’un
nombre variable d’épines plus robustes. Hanches antérieures courtes et cylin-
driques. Tibias grêles aussi longs, avec les tarses, que le fémur. Tarses très courts,
égaux au cinquième du tibia; articles I et IL subégaux, III égal aux précédents
réunis dans les deux premières paires, ces trois articles longuement pubescents,
les trois articles plus grêles, plus longs et égaux aux pattes postérieures. Tro-
chanters antérieurs avec plusieurs épines robustes. Élytres étroits, présentant une
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 121
cellule discale hexagonale et deux cellules apicales très étroites et allongées. Dans
toutes les espèces l'angle apical de la cellule discale est marqué d’une tache noire
arrondie. Chez deux espèces microptères africaines, les élytres ne sont représentés
que par deux petits moignons ovalaires plus courts que le pronotum, celui-ci
présentant naturellement un lobe postérieur très réduit. Abdomen allongé dépas-
sant plus où moins l’apex des élytres chez les mâles mais toujours plus longuement
chez les femelles.
Fig. 181, Sastrapada (s. st.) incerla Signoret, mâle.
Mäles : tergite VII échancré à l’apex, ses angles plus où moins saillants et
aigus. Sternite VIII entièrement ou presque entièrement invaginé à la base du
pygophore: tergite VIII membraneux et indistinct. Pygophore subeylindrique
présentant une étroite bande dorsale chitinisée, le bord apical ventral arrondi ou
échancré, portant une apophyse ventrale droite et aiguë insérée en arrière de
l'apex et normalement cachée par les valves génitales. Valves génitales pédon-
culées, largement dilatées à l’apex et sillonnées longitudinalement, fermant
entièrement le pygophore; (au repos, seule la partie apicale dilatée des valves
est visible). Pénis cylindrique, court et gros; connectif très long et étroit, présen-
tant une fourche apicale à branches très divergentes (fig. 151).
Source : MNHN, Paris
122 A. VILLIERS
Femelles : tergite VII fortement échancré. Tergite VIII très court, entière-
ment enfermé dans l’échancrure du VII. Tergite IX triangulaire, convexe, aigu à
l’apex. Sternite VII saillant en pointe au milieu. Sternite VIII divisé en deux
lames triangulaires contiguës en dessous. Gonapophyses du sternite VIII et gona-
pophyses postérieures de l’urite IX en forme de lames allongées, aiguës à l’apex,
formant une sorte de bec saillant en arrière et fermant les voies génitales.
Distribution. — Genre répandu dans toutes les régions intertropicales de
l'Ancien Monde, le sous-genre Sastrapada avec une espèce méditerranéenne.
TABLEAU DES ESPÈC
1. Pronotum beaucoup plus long que la tête; côtés du lobe antérieur
subparallèles; côtés du lobe postérieur divergents en arrière. Pre-
mier article des antennes HER plus court que la tête . Ë
sous-genre Harpagochares, 13
Et ee one ne ae le tiblc nent di Vceents
d'avant en arrière, à peine sinuée derrière le milieu; Premier
article des antennes aussi long, ou presque, que la tête ë
As sous-genre En sdnade, 8
Sous-genre Sastrapada s. str.
2. Côtés du prosternum (à la base de l’épine PH) inermes
(ER EPS SRE 3
Cotés du prosternum tuberculés deschaque côté, à la base de
DéDinenrostemmalel(is 180) RC 6
2 aie be CE tdi te a dem 0 à 4
en de eee de de ee ce cuerancee
de tubercules piligères . . . .... 1.8. (S.) madecassa Villiers
ee ee or de 00
4. S. (S.) pauliani Villiers
= Lobe postérieur de la tête à cotés subparallèles (fig. 185) . . . : . 5
5. Cellule discale des sh | au moins trois fois laussi longue que
large (,9) .... 2. S. (S.) robinsoni Villiers
— Cellule discale des élytres moins de trois fois aussi longue que large
CO .. . . 8. S. (S.) noualhieri Villiers
CA den on à ; 7
— Lobe antérieur de la tête avec en dessous, de chaque côté, une rangée
de tubercules pilifères (fig. 189) . . . . . . 5, S. (S.) stricta Villiers
7. Lobe antérieur du pronotum avec une pubescence assez dense,
formant des bandes nettes . . . . . . Dee 9
— Lobe antérieur du pronotum avec une pubescence très courte peu
serrée formant des bandes à peine distinctes . . . . . . . . . . 8
8. Face dorsale de la tête et base du pronotum brunes . >
: 6.S. (S.) maroantsetrensis Villiers
de ce cn disque du pronotum. . .
7. S. (S.) beieri Villiers
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 123
9. Tête brune, beaucoup plus foncée que le Hé dupronotum .
8. S. (S.) sogai Villiers
_ Face dorsale de la tête claire, à peu près comme celle du pronotum,
avec les côtés bruns . . . 10
10. Cellule apicale externe des élytres environ une fois et demie plus
longue que la cellule apicale interne . . . Le 12
__ Cellule apicale externe des élytres nettement moins d'une fois et
demie plus longue que l'interne RU RER 11
11. Côtés du lobe postérieur de la tête subparallèles .
SR Sea 9. S. &) incerta Signoret
— Lobe HAE de la tête rétréci en arrière .
; 10. S. (S.) comoriana Villiers
12. Di
ance entre l'œil et l'antenne plus de deux fois aussi longue qu'un
œil vu de dessus. . . - ..... 11.8.(S.) punctipennis Villiers
__ Distance entre l'œil et l'antenne deux fois aussi longue qu'un œil
vu de dessus . . : . . . . . . . . . . 12.8. (S.) meridionalis Villiers
Sous-genre Harpagochares
13. Lobe antérieur du pronotum environ une fois et demie aussi long que
le postérieur (fig. 199) . . . . . . . . 13.8. (H.) decaryi Villiers
__ Lobe antérieur du pronotum deux fois aussi long que le HE
(fig. 201) . : . . 14
14. Ocelles:petits, moins longs que la distance qui les! sépare des yeux
(@). Lobe postérieur du pronotum à disque faiblement granulé
(Madagascar). . .... 14. 8. (H.) fusca Villiers
__ Ocelles gros, plus longs que la distance qui les sépare des yeux (9).
Lobe postérieur du pronotum à disque fortement granulé (Comores)
Le eh 15. S. (H.) moheliana Villiers
1. Sastrapada (s. str.) madecassa Villiers
Sastrapada (s. str.) madecassa Villiers, 1948, Bull. Soc. ent. Fr., p. 138; type :
Ambovombe (Muséum de Paris); 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 111.
Longueur : 4, 12,5 ; 9, 14 mm. — Figures 182 et 183.
Jaunâtre, côtés de la tête et du pronotum, apex des fémurs intermédiaires
et postérieurs rembrunis. Tibias antérieurs sans anneaux distincts.
Tête courte, à lobe postérieur plus large que long, ses côtés nettement
convexes. Pronotum allongé, à tubercules basilaires bien marqués, mais arrondis.
Épine prosternale très fine et aiguë, fortement courbée vers le haut. Fémurs
antérieurs à rangée externe de denticulations formée de 4 épines longues et aiguës,
la rangée interne avec des épines inégales.
Mâle : apex des élytres atteignant presque le niveau de l’échancrure du
tergite VII, celle-ci profonde, les angles saillants, aigus.
Femelle : apex des élytres atteignant l'extrémité du tergite VIT
Mapagascar Ouest : Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro
(A. Robinson).
Mapacascar Sup : Ambovombe (R. Decary, R. Paulian); Behara
(R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
124 A. VILLIERS
2. Sastrapada (s. str.) robinsoni Villiers
Sastrapada robinsoni Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 112; type : Fort-
Dauphin (Muséum de Paris).
Longueur : #, 16 mm.; 9, 19 mm. — Figure 184.
Brun jaunâtre, le dessus de la tête et du pronotum avec d’étroites bandes
plus claires, leurs côtés brun-rouge sombre; élytres brun jaunâtre, la costa brun-
rouge, la partie membraneuse vaguement mouchetée de jaunâtre. Fémurs anté-
rieurs marbrés de brun et de jaunâtre; tibias antérieurs brun-rouge avec deux
vagues anneaux jaunâtres, l’un à la base, l'autre au tiers basilaire; fémurs
intermédiaires et postérieurs jaunes à la base, brun-rouge moucheté de clair à
Vapex. Face ventrale de l'abdomen brun-rouge avec de petites taches et des
lignes obliques jaunâtres sur les côtés.
Lobe antérieur de la tête beaucoup plus long que le postérieur, celui-ci
presque aussi large que long, à côtés subparallèles, bien plus long que les yeux;
face ventrale du lobe antérieur inerme. Pronotum allongé, avec des bandes de
pubescence rase ; angles antérieurs en cône court, angles postérieurs à tubercules
bien marqués. Épines prosternales aiguës, inermes en dessous. Cellule discale des
élytres près de trois fois aussi longue que large, le côté interne de l'angle proximal,
une fois et demie aussi long que l’externe. Fémurs antérieurs à rangée externe de
denticulations formée de 6 épines robustes séparées par des épines plus petites, la
rangée interne avec 7 fortes épines.
Mâle : Élytres atteignant le milieu du tergite VII, celui-ci avec les deux
angles apicaux triangulaires séparés par une large échancrure à fond droit.
Femelle : Élytres dépassant un peu le milieu du tergite VII.
MapaGascar Esr : Fort-Dauphin, Vinany Be (A. Robinson).
3. Sastrapada (s. str.) noualhieri Villiers
Sastrapada (s. str.) noualhieri Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 112; type 4 :
Madagascar; allotype 9 : Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 4, 17,5 mm; 9, 21 mm. — Figures 185 et 186.
Très proche du précédent, même structure générale; en diffère par la taille
plus grande, la cellule discale des élytres moins de trois fois plus longue que large,
les fémurs antérieurs avec seulement 4 grandes épines à la rangée externe.
Mâle : Élytres n’atteignant pas tout à fait le milieu du tergite VII, l’échan-
crure apicale peu profonde, à fond légèrement concave.
Femelle : Élytres ne dépassant pas le niveau du tiers basal du tergite VII.
MADAGASCAR : sans localité précise.
MapaGascar Esr : District de Mananara Nord, Antanambe (J. Vadon et
A. Peyrieras) ; Mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras).
Mapagascar Ouest : Ankarafantsika, Ampijoroa (E. Razafimandimby).
4. Sastrapada (s. str.) pauliani Villiers
Sastrapada pauliani Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 113; holotype & :
Perinet; allotype : Andobo (Muséum de Paris).
Longueur : 4, 14-15 mm; 9, 18 mm. — Figures 187 et 188.
Tête brunâtre clair sur le dessus, brun foncé sur les côtés, jaune pâle en
dessous. Pronotum jaunâtre en dessus, brun foncé sur les côtés et la base. Élytres
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVNDAE 125
brunâtres, légèrement mouchetés de jaunâtre. Fémurs antérieurs jaunes, marbrés
de brunâtre en dessous. Tibias des trois paires jaunes avec trois anneaux un peu
plus sombres et peu apparents : un subbasal, un prémédian et un apical. Fémurs
intermédiaires et postérieurs jaunes, marbrés de brun en dessous de l’apex. Face
ventrale de l'abdomen marbrée de brun et de jaune, plus claire sur les côtés.
Lobe antérieur de la tête beaucoup plus long que le postérieur, inerme en
dessous. Lobe postérieur un peu plus long que large, près de deux fois aussi long
que les yeux, nettement rétréci en arrière. Pronotum étroit, avec des bandes de
186
184 188
Fig. 182 à 188, genre Sastrapada Amyot et Serville. — 182, S. (S.) madecassa Villiers,
avant-corps vu de profil. — 183, idem, apex de l'abdomen d’un mâle, vue dorsale. — 184, S.
(S.) robinsoni Villiers, apex de l'abdomen d’un mâle, vue dorsale. — 185, S. .) noualhieri
Villiers, avant-corps, vue dorsale. — 186, idem, apex de l'abdomen d’un mâle. — 187, S.
($.) pauliani Villiers, avant-corps, vue dorsale. — 188, idem, apex de l'abdomen d'un mâle,
vue dorsale.
pubescence peu nettes; épines prosternales inermes en dessous; angles antérieurs
coniques, bien marqués; angles latéraux postérieurs fortement tuberculés. Cellule
discale des élytres environ deux fois et demie aussi longue que large, le côté
interne de l'angle proximal plus de deux fois aussi long que le côté externe.
Fémurs antérieurs avec seulement 2 grandes épines à la rangée interne.
Mate : Élytres atteignant l’apex du tergite VII, celui-ci à échancrure apicale
peu profonde et en courbe régulière.
Femelle : Élytres dépassant légèrement la base du tergite VII.
Mapacascar Est : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (E. Raha-
rizonina) ; District de Maroantsetra, Ambodivoangy, Ivontaka (P. Soga et
ÆE. Rahrizonina); Fampanambo (J. Vadon); District de Mananara Nord,
Mont Antampona (J. Vadon ct A. Peyrieras); Antanambe (R. Decary); Île
Sainte-Marie de Madagascar, forêt de Kalalao (A. Robinson); Perinet.
Source : MNHN, Paris
126 A. VILLIERS
MapDaGascar OuEsT : District d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy
(P. Griveaud); Morondava, forêt de Befasy (R. Paulian).
5. Sastrapada (s. str.) stricta Villiers
Sastrapada stricta Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 113; type : Perinet
(Muséum de Paris).
Longueur : 3, 13 mm; 9, 15 mm. — Figures 189 et 190.
Tète jaune brunâtre clair, les côtés brun foncé. Pronotum jaune blanchâtre
avec ses côtés bruns et trois points noirs sur le lobe postérieur, deux en avant et
un au milieu du disque. Élytres jaunâtre clair, finement mouchetés de brun.
Fémurs jaunâtre pâle, marbrés de brun, légèrement sur la face externe, forte-
ment en dessous et à la face interne. Tibias antérieurs jaunes à la face externe,
bruns à la face interne, cette couleur coupée d’un demi-anneau jaune près de
la base. Fémurs intermédiaires et postérieurs jaunes avec le dessous de l’apex
brun. Tibias intermédiaires et postérieurs jaunes avec le dessous de la base brun.
Tète étroite, fortement granuleuse. Lobe antérieur plus long que le posté-
rieur, armé d’une rangée de tubercules pilifères en dessous; lobe postérieur bien
plus long que large, à côtés légèrement convexes et beaucoup plus longs que les
yeux, disque fortement canaliculé en long au milieu. Pronotum étroit, orné de
bandes de pubescence rase. Épines prosternales très grêles, armées detubercules
pilifères en dessous. Cellule discale des élytres un peu plus de deux fois aussi
longue que large, le côté interne de son angle proximal moins de deux fois auss
long que le côté externe. Fémurs antérieurs avec deux grandes épines à la rangée
externe de denticulations et sept à la rangée interne.
Mâle : Élytres atteignant l'apex du tergite VII, celui-ci étroit avec une
échancrure en courbe régulière et les angles apicaux émoussés.
Femelle : Élytres atteignant le niveau du tiers basal du tergite VII.
Mapagascar Esr : Perinet.
Mapacascar CENTRE : Environs de Tananarive (R. Decary).
6. Sastrapada (s. str.) maroantsetrensis Villiers
Sastrapada maroantsetrensis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 114; type :
Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 9 18 mm. — Figures 191 à 193.
Jaunâtre, le dessus de la tête un peu rougeâtre, les côtés de la tête et du pro-
notum bruns, les élytres vaguement mouchetés de brun. Pattes comme l'espèce
précédente mais les tibias antérieurs avec trois anneaux bruns : un subbasal, un
médian et un apical.
Lobe antérieur de la tête plus long que le postérieur, inerme en dessous;
lobe postérieur plus long que large, deux fois aussi long que les yeux, armé en
dessous de très petites épines, ses côtés légèrement arrondis derrière les yeux,
puis rétrécis vers l'arrière. Pronotum étroit, à bandes de pubescence peu dis-
tinctes; angles antérieurs en cône court et large; épines prosternales fines et
aiguës, portant en dessous des tubercules pilifères. Cellule discale des élytres un
peu plus de deux fois plus longue que large, le côté interne de l'angle proximal
de peu plus long que le côté externe. Fémurs antérieurs avec 4 grandes épines à
la rangée externe de denticulations et 7 à la rangée interne.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIHDAE 127
Femelle : Élytres dépassant de peu la base du tergite VII.
Mapagascar Esr : Ambodivoangy, dans le district de Maroantsetra
(E. Raharizonina et P. Soga); district de Maroantsetra, station forestière de
Farankaraina (P. Viette); district de Mananara Nord, Antanambe et Mont
Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras); île Sainte-Marie de Madagascar
(A. Robinson).
190 194 191
Fig. 189 à 194, genre Sastrapada Amyot et Serville. — 189, S. (S.) stricta Villiers,
avant-corps vu de profil. — 190, idem, apex de l'abdomen d’un mâle, vue dorsale. — 191,
S. (S.) maroantsetrensis Villiers, apex de l'abdomen d'une femelle vu de profil. — 192, idem,
vue dorsale. — 193, idem, vue ventrale. — 194, S. (S.) sogai Villiers, apex de l’abdomen
d’un mâle, vue dorsale.
7. Sastrapada (s. str.) beieri Villiers
Sastrapada beieri Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 114; type : La Réunion
(Musée de Vienne).
Longueur : &, 14 mm.
Jaunâtre clair: côtés de la tête et apex du rostre bruns; côtés du pronotum
bruns; quelques vagues taches brunâtres vers la cellule discale des élytres ; hanches
tachées de brun: fémurs antérieurs avec quelques taches en dessous et l’apex
brunâtre; tibias antérieurs avec trois anneaux bruns, un basal, un submédian et un
apical; extrémité des tibias intermédiaires et postérieurs rousse ainsi que les tarses ;
abdomen avec une bande brune de chaque côté d’une ligne médiane claire.
Lobe antérieur de la tête étroit, inerme en dessous, ses côtés plus de deux
fois aussi longs qu’un œil vu de dessus, saillie interantennaire avec deux longs
tubercules subparallèles. Lobe postérieur de la tête plus long que large, ses côtés
subparallèles, disque du lobe antérieur sans bandes de pubescence distincte. Côtés
du prosternum tuberculés en arrière de la pointe latérale. Pronotum assez court,
environ deux fois plus long que large à la base. Élytres atteignant le milieu du
Source : MNHN, Paris
128 A. VILLIERS
tergite VII; cellule discale un peu plus de deux fois plus longue que large, le
côté externe de l'angle proximal bien plus court que l'interne; cellule apicale
externe bien moins d'une fois et demie plus longue que l'interne. Fémurs anté-
rieurs avec une rangée de petits tubercules et deux tubercules plus longs avant le
milieu; rangée interne de petits tubercules interrompue par 5 tubercules plus
longs.
Mâle : Élytres atteignant le milieu du tergite VII. Tergite VII avec une
échancrure peu profonde, en courbe régulière.
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES : Ile de la Réunion.
8. Sastrapada (s. str.) sogai Villiers
Sastrapada sogai Villiers, 1962, Rev. fr. Ent, 29 (2), p. 115; type : Réserve
naturelle III (Muséum de Paris).
Longueur : 4, 14 mm. — Figure 194.
Tête brun-rouge, les côtés et le dessous brun foncé. Pronotum jaune pâle
moucheté de brun foncé. Élytres jaune pâle mouchetés de brun. Fémurs marbrés
de brun et de jaune. Tibias jaunes avec trois anneaux noirs : un subbasal, un
médian et un apical.
Lobe postérieur de la tête plus long que large, plus long que les yeux, fine-
ment granulé. Lobe antérieur inerme en dessous. Pronotum étroit, fortement
caréné latéralement, orné de bandes de pubescence nettes. Épines prosternales
fines, tuberculées en dessous. Cellule discale des élytres un peu plus de deux fois
aussi longue que large, le côté externe de l'angle proximal un peu plus long que la
moitié du côté interne. Fémurs antérieurs avec 3 grandes épines à la rangée
externe de denticulations et 7 épines à la rangée interne.
Mâte : Élytres atteignant le milieu du tergite VIL; celui-ci échancré en courbe
régulière à l’apex, les angles latéraux émoussés.
MapaGascar Esr : Réserve naturelle III, Ambatovositra (P. Soga).
MapaGascar Ouesr : Ampijoroa, Ankarafantsika (R. Paulian); station
agricole du Bas-Mangoky (R. Vieu).
9. Sastrapada (s. str.) incerta Signoret
Sastrapada incerta Signoret, 1860, Ann. Soc. ent. Fr., p. 968; type Madagascar
(Musée de Vienne). — SräL, 1865, Hem. afric., 3, p. 152; 1874, Enum. Hem.,
4, p. 86. — Viuuers, 1948, Bull. Soc. ent. Fr., p. 138; 1962, Rev. fr. Ent.
29 (2), p. 115.
Sastrapada baerensprungi Lethierry et Séverin (nec Stäl), 1896, Cat. gén. Hém.
8, p. 138 (pars).
Longueur : 4, 15 mm : 9, 17,5-18,5 mm. — Figures 181 et 195.
Jaune roussâtre pâle. Côtés de la tête et du prothorax, hanches, trochanters
et fémurs antérieurs bruns ainsi que la base, l’apex et un anneau peu distincts
aux tibias antérieurs.
Lobe antérieur de la tête bien plus long que le postérieur, ce dernier plus
long que large. Les côtés en arrière des yeux, convexes et bien plus courts que la
distance qui sépare les yeux du sommet du tubercule antennaire. Pronotum
allongé à tubercules basilaires bien marqués. Épines prosternales droites et
aiguës, inermes. Fémurs antérieurs à rangée externe de denticulations formée de
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 129
4 épines assez robustes et d’épines plus petites, la rangée interne avec 6 grosses
épines.
Mâle : Élytres dépassant en arrière le milieu du tergite VII, celui-ci profon-
dément échancré, les angles saillants légèrement arrondis, le fond de l’échancrure
droite.
Femelle : Apex des élytres atteignant le quart basilaire du tergite VII.
MapaGascar Esr : Antanambe (Mocquerys); Fampanambo (J. Vadon);
Perinet.
MADAGASCAR CENTRE : Tananarive.
MapaGascar OuEsr : Maromandia (R. Decary); Majunga (Dr Decorse).
10. Sastrapada (s. str.) comoriana Villiers
Sastrapada comoriana Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 116; type : Comores
(Muséum de Paris).
Longueur : #, 15 mm ; 9, 17 mm. — Figure 196.
Extrêmement proche de l’éspèce précédente, même coloration mais côtés du
lobe postérieur de la tête légèrement plus convexes et rétrécis en arrière, cellule
discale des élytres plus courte et plus large, échancrure apicale du tergite VII aes
& moins profonde, régulièrement arrondie; élytres des ? dépassant à peine la
base du tergite VII.
Arcmrez pes Comores : Monér1 : Fomboni (A. Robinson, R. Legrand),
Djouma Dougna (Pupier).
195 196 197 198
Fig. 195 à 198, genre Sastrapada Amyot et Serville, apex de l'abdomen de mâles, vue
dorsale. — 195, S. (S.) incerta Signoret. — 196, S. (S.) comoriana Villiers. — 197, S. (S.)
punclipennis Villiers. — 198, S. (S.) meridionalis Villiers.
11. Sastrapada (s. str.) punctipennis Villiers
Sastrapada punctipennis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 116; type : Ivontaka
(Muséum de Paris).
Longueur : #, 15 mm. — Figure 197.
Espèce également très proche d’incerta Signoret, présentant la même colora-
tion et les mêmes caractères généraux, mais lobe postérieur de la tête nettement
rétréci en arrière et cellule apicale externe des élytres une fois et demie aussi longue
que la cellule apicale interne (moins d’une fois et demie chez incerta).
Source : MNHN, Paris
130 A. VILLIERS
Mapagascar Esr : Ivontaka, dans le district de Maroantsetra (E. Raha-
rizonina et P. Soga); Moramanga, route d'Anosibe (R. Vieu).
Mapacascar CENTRE : Ambatoftorahana.
12. Sastrapada (s. str.) meridionalis Villiers
Sastrapada meridionalis Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 116; type : Bekily
(Muséum de Paris).
Longueur : 4, 15 mm. — Figure 198.
Extrêmement proche du précédent, même coloration générale, mêmes carac-
tères du lobe postérieur de la tête et de la cellule apicale externe des élytres, mais
lobe antérieur de la tête plus long (distance entre l’œil et l'antenne plus de deux
fois aussi longue que l'œil, à peine deux fois chez punctipennis), échancrure du
tergite VII du g profonde, arrondie, étroite en raison de la largeur basale des
pointes latérales.
Mapacascar CENTRE : Bekily (4. Seyrig).
13. Sastrapada (Harpagochares) decaryi Villiers
Sastrapada (Harpagochares) decaryi Villiers, 1948, Bull. Soc. ent. Fr., p. 138;
type : Ambovombe (Muséum de Paris); 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 116.
Longueur : 4 16,5 mm. — Figures 199 et 200.
Coloration d’un gris jaunâtre avec les côtés de la tête et du pronotum, une
bande médiane à la face inférieure de l'abdomen, de larges marbrures sur les
fémurs antérieurs, 3 larges anneaux aux tibias antérieurs et intermédiaires, l’apex
des fémurs intermédiaires et postérieurs, bruns.
Lobe postérieur de la tête à peine plus long que la moitié du lobe antérieur,
étroit et fortement rétréci près du cou, sa face ventrale avec de chaque côté une
rangée de tubercules piligères longs et grèles. Pronotum très allongé, à tubercules
basilaires coniques, bien marqués.
Épines prosternales longues et grêles, légèrement relevées. Denticulations des
fémurs antérieurs très denses.
Mäte : Tergite VII rétréci vers l’apex où il est peu profondément échancré en
courbe régulière.
Mapacascan Sup : Ambovombe (R. Decary).
14. Sastrapada (Harpagochares) fusca Villiers
Sastrapada (Harpagochares) fusca Villiers, 1962, Rev. fr. Ent., 29 (2), p. 117;
type : Ampijoroa (Muséum de Paris).
Longueur : 9, 19-21 mm. — Figure 201.
Tète et pronotum jaune brunâtre avec les côtés de la tête, les côtés et la
base du pronotum brun sombre. Élytres brun-rouge avec des trainées jaunâtres.
Fémurs antérieurs jaunes marbrés de brun, plus clairs sur la face dorsale. Tibias
antérieurs jaunes avec trois larges anneaux bruns : un subbasal, un médian et un
apical. Fémurs intermédiaires et postérieurs jaunes, légèrement assombris à
l'apex.
Tête granuleuse, le lobe postérieur presque aussi large que long, ses côtés
fortement convergents vers l'arrière; côtés de la face ventrale des deux lobes
avec des tubercules spinifères de taille croissante d'avant en arrière. Lobe anté-
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 131
rieur du pronotum très étroit, deux fois aussi long que le postérieur; angles pos-
térieurs avec une saillie conique. Fémurs antérieurs avec trois fortes épines à la
rangée externe de denticulations.
Femelle : Élytres ne dépassant pas en arrière le niveau du tiers apical du
tergite VI.
MADAGASCAR OUEST
Ampijoroa, Ankarafantsika (E. Razafimandimby).
200
202
Fig. 199 à 202, genre Sasfrapada, subgen. Harpagochares Stäl. — 199, S. (H.) decaryi
Villiers, avant-corps, vue dorsale. -— 200, idem, apex de l'abdomen d’un mâle. — 201, S.
men d’un mâle.
(H.) fusea Villiers, pronotum, vue dorsale. — 202, S. (H.) moheliana Villiers, apex de l’abdo-
15. Sastrapada (Harpagochares) moheliana Villiers
Sastrapada (Harpagochares) moheliana Villiers, 1962, Rev. fr. En., 29 (2), p. 117;
type : Mohéli (Muséum de Paris).
Longueur : 4, 19 mm. — Figure 202.
Extrêmement proche du précédent, mais élytres avec la costa brune et la
partie membraneuse hyaline avec de grandes et larges trainées blanches feston-
nées de brun, lobe postérieur du pronotum plus fortement granulé, ocelles plus
gros, etc.
Source : MNHN, Paris
132 A. VILLIERS
Mâle : Élytres n’atteignant que le niveau du tiers apical du tergite VI.
Apex du tergite VII faiblement échancré en une courbe sinueuse.
ArcHiPez pes Comores : MonéLr : Kangani (A. Robinson).
Genre Oncocephalus Klug
Oncocephalus Klug, 1830, in Enreneere, Symb. phys., Ins., 2, sign. e; type du
genre : O. notatus Klug (Arabie, Inde). ., 1865, Hem. afric., 8, p. 154;
1872, Oefo. vel. Ak. Fôrh, p. 47: 1874, Enum. Hem., 4, p. 84 et 87. — REUTER,
1882, Ac. Soc. scient. fenn., 86 p. (monographie). — JEANNEL, 1919, Voy.
AI. Jeann. Afr. or., Hem. 8, p. 167 et 170. — ScnoureDEn, 1931, Ann. Mus.
Congo belge, Zool., (3), sect. II, 1, p. 114. — DE Sama, 1933, Mem. Mus
Zool. Univ. Coimbra (1), n° 86, p. 8. — Cnina, 1934, Eos, 10, p. 125. —
Viuers, 1948, Bull. Mus. nat. Hist. nat. Paris, (2), 20 (3), p. 263; 1948,
Faune Emp. fr., 9, p. 386
Spilalontus Stäl, 1872, Enum. Hem., 2, p. 123.
Fig. 203, Oncocephalus angulatus Reuter, mâle.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 133
Corps allongé, oblong ou ovalaire. Tête plus ou moins longue, toujours
distinctement divisée en deux lobes, l’antérieur le plus souvent subcylindrique,
toujours plus long que le postérieur; saillie antennaire toujours armée d’un ou
plusieurs tubereules pilifères; espace interantennaire muni de deux tubereules
lamelleux, triangulaires et parallèles. Yeux variables. Lobe postérieur de la tête
toujours transverse, garni, en dessous, sur les côtés, et sur le dessus, en arrière de
petits tubercules piligères. Rostre robuste à articles I et II subégaux et article TI
très petit. Antennes très variables de longueur surtout le premier article.
Pronotum assez grand, plus où moins nettement trapézoïdal, ses deux lobes
toujours bien distinets, le lobe antérieur sillonné au milieu, souvent crénelé sur
les côtés où garni de bandes de petits tubercules, quelquefois armé de deux tuber-
eules latéraux près de sa base. Angles antérieurs et postérieurs très variables.
Prosternum avec deux épines plus où moins aiguës en avant et portant générale-
ment de petits tubercules à son arète ventrale. Écusson triangulaire, toujours
horizontal et terminé en arrière par une pointe mousse médiocrement longue.
Fémurs antérieurs très robustes, renflés, armés en dessous de dents et de
tubereules en nombre variable, généralement alignés en une seule rangée ventrale,
quelquefois en deux rangées, la deuxième à la face interne du fémur. Fémurs
intermédiaires et postérieurs grêles, courbés à la base. Premier article des tarses
antérieurs très court, deuxième article un peu plus long, le troisième très long,
bien plus long que les deux premiers réunis. Tarses intermédiaires de même
type mais troisième article à peu près égal aux deux premiers réunis. Premier et
deuxième articles des tarses postérieurs égaux, le troisième article un peu moins
de deux fois plus long que le second. Tous les tarses sont garnis en dessous de
longues soies raides. Ongles divergents avec à la base de chacun un fort renfle-
ment portant une ou plusieurs soies.
Élytres bien développés dans les deux sexes, à nervation caractéristique de la
sous-famille.
Fig, 204, Oncocephalus sordidus Stäl, pénis vu de profil.
Mäle: Yeux généralement plus gros que chez les 9. Abdomen ne débordant
pas ou à peine les élytres et ne dépassant pas, ou de très peu, ceux-ci en arrière.
Tergite VIT transverse, trapézoïdal, largement bilobé en arrière ou plus rarement
avec une étroite échancrure. Sternite VIII à peine visible, bilobé à l'apex en
dessous. Tergite VIII membraneux. Pygophore généralement petit, sinué en
Source : MNHN, Paris
134 A. VILLIERS
arrière (vu de profil). Ouverture génito-anale très petite. Apophyse ventrale du
pygophore très courte, en forme d’épine, insérée un peu en arrière du bord ven-
tral. Valves génitales très petites, ovalaires, légèrement sillonnées en long. Pénis
cylindrique, plus où moins fortement chitinisé, à fente péniale oblique et dorsale
(fig. 204), sac interne armé, au moins chez quelques espèces, de plaques écail-
leuses et connectif très grand et grêle.
Distribution. — Ce genre, qui comporte de très nombreuses espèces répan-
dues dans le monde entier et très proches les unes des autres, est d’une étude
particulièrement difficile. Il ne compte jusqu'ici, dans la région malgache, que 9
espèces.
TABLEAU DES ESP
CES
1. Fémurs antérieurs avec seulement une rangée ventrale de
denticulations . . . 4
Fémurs antérieurs avec une rangée ventrale de denticulations ou
de tubercules et une rangée interne de tubercules généralement
plus longs mais s’étendant seulement dans la région basilaire . . . 2
Tubercule apical du trochanter grand et conique EEE Ve
Tubercule apical du trochanter court et arrondi . . 1. O. sordidus S
Lobe postérieur de la tête plus long, au milieu, qu’un œil vu de
dessus. Tempes perpendiculaire à l'œil, puis arrondies . en
3. O. emmerizi Villiers
si long au milieu
— Lobe postérieur de la tête plus court, au plus au
Qu'un ŒHSVUIIe dessus Re Re 2. O. aurivillii Reuter
PO O eee D HS NO 5
— Microptère . . . Ne 8. O. lovatas Villiers
Lobe antérieur du D ronotumie avec ÉRUe grands tubercules latéraux
coniques en arrière du milieu . . . Re 6
— Lobe antérieur du pronotum sans grands ete lea ES 8
6. Tibias annelés. Fémurs antérieurs avec 10 fortes épines, chaque
espace entre elles garni avec deux ou trois petits tubercules
piligères . . . . 7
Tibias noirs. Fémurs antérieurs avec 13 fortes épines, chaque espace
entre elles avec un petit tubereule piligère . . 9. O. bastardi Villiers
7. Angles latéraux du pronotum aigus et saillants. Fémurs postérieurs
testacés avec l’apex noir et un anneau submédian sombre, souvent
interrompu ou indistinct . . .. 4. O. angulatus Reuter
ee daloaue du prono Line otus peu cuilleile,
Fémurs postérieurs testacés à la base, progressivement rembrunis
jusqu’à l’apex . . ... 5. O. pseudoangulatus Villiers
8. Lobe antérieur de la tête plus large quelong . . . 7. O. milloti Villiers
— Lobe antérieur de la tête plus long que large . . 6. O. pauliani Villiers
1. Oncocephalus sordidus Stäl
Oncocephalus sordidus Stäl, 1855, Oefv. vel. Ak. Fôrh., p. 44; type : Caffraria
(Musée de Stockholm). 1865, Hem. afric., 3, p. 157. — WALKER, 1873, Cat.
Hem. Het. Brit. Mus., 8, p. 25. — Reurer, 1882, Ac. Soc. scient. fenn.,
22, p. 742, pl. IL, fig. 46. — CARLINT, 1895, Ann. Mus. Genova, p. 118. —
JEANNEL, 1919, Voy. AIL. Jeann. Afr. or. Hem. 8, p. 170. — Viczters, 1948,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 135
Faune Emp. fr, 9, p. 387, 380, fig. 740-745; 1948, Bull. Mus. nat. Hist.
nat. Paris, (2), 20 (3), p. 263. — Miucer, 1956, Mauritius Inst. Bull., 8 (5),
p. 310.
O. iyra Gerstaecker, 1875, Decken’s Reisen, III, 2, p. 4121.
O. contaminatus Miller, 1956, Comment. biol. Helsingfors, 15 (16), p. 3; type :
îles du Cap Vert (Musée d'Helsingfors).
Longueur : 7,5-12 mm. — Figures 204 à 210.
Jaunâtre sale, plus ou moins distinctement maculé de brun. Pronotum avec
des bandes longitudinales brunes. Abdomen avec une large bande latérale et
quelques étroites macules obliques brunes. Fémurs testacés et marbrés de brun.
Fémurs intermédiaires avec deux anneaux bruns, l’un au milieu, l’autre avant
V'apex. Fémurs postérieurs avec trois anneaux bruns, l’un à la base, un autre au
milieu et le troisième avant l’apex. Tibias avec trois anneaux bruns, un basal, un
apical et un médian. Connexivum avec des macules égales et alternées flaves et
brunes. Élytres assez clairs, indistinctement brunâtres, avec le clavus presque en
totalité, la cellule discale et une macule peu nette dans la cellule discale externe
bruns.
Tête très courte, tuberculée en arrière et en dessous. Premier article des
antennes très court, renflé et courbé; deuxième article plus de deux fois plus
208 210
10, Oncocephalus sordidus Stäl. — 205, avant-corps, vue dorsale. — 206,
idem, profil. — 207, apex de l'abdomen d'un mâle, vue dorsale. — 208, idem, profil. —
209, idem, vu par l'extrémité. — 210, valve génitale.
long que le premier. Yeux très gros et saillants, à peu près aussi larges, vus de
dessus, que l'espace qui les sépare. Ocelles très gros situés sur une forte protubé-
rance.
Pronotum très large, portant des lignes de petits tubercules piligères; lobe
antérieur profondément sillonné au milieu, à angles antérieurs coniques et aigus
et bords latéraux faiblement tuberculés en arrière.
Source : MNHN, Paris
136 A. VILLIERS
Cellule discale des élytres une fois et demie plus longue que large, beaucoup
plus large en arrière qu’en avant. Fémurs antérieurs très fortement renflés, por-
tant en dessous neuf ou dix petites épines triangulaires et à l’intérieur une rangée
basale de cinq très forts tubercules.
Mâle : Tergite VII semi-arrondi, avec une très étroite échancrure apicale.
Pygophore petit, sinué en arrière. Valves génitales très petites, à peine visibles.
MADAGASCAR.
ARCHIPEL DES Comores : Monérr : lac Iconi (J. Müillot) et Fomboni
(A. Robinson); Mayorte, Mamoutzou (A. Robinson).
ARCHIPEL DES MASCAREIGNES : LA RÉUNION et ILE MAURICE
ARCHIPEL DES SEYCHELLES.
Toute la zone des savanes africaines, Iles du Cap Vert.
2. Oncocephalus aurivillii Reuter
Oncocephalus aurivillit Reuter, 1882, Act. Soc. se. fenn., 12, p. 754, pl. I,
fig. 48. — Vrcrens, 1948, Bull. Mus. nat. Hist. nat. Paris, (2), 20 (3), p. 263,
264.
Longueur : 8-10 mm. — Figure 211.
Extrêmement proche du précédent, même faciès et même type de coloration
mais s’en distingue, outre les caractères indiqués au tableau, par la plus grande
Fig. 211, Oncocephalus aurivillii Reuter, avant-corps, vue dorsale.
extension des taches noires notamment sur le lobe postérieur du pronotum, le
connexivum et les fémurs, où elles sont coalescentes et forment de larges mar-
brures. Tache de la cellule discale des élytres occupant presque toute la surface de
celle-ci.
Mâle : Tergite VII et pygophore comme chez sordidus.
Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre (E. Drouard); montagne des
Français, près Diégo-Suarez.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 137
Mapaascar SamBirano : Nosy Be (Ch. Alluaud).
MapaGascar Esr : Antanambe (A. Mocquerys); Fampanambo (J. Vadon);
forêt Tanala, région de Ranomafana (Ch. Alluaud); Tamatave (A. Mathiau).
MapaGascar CENTRE : Tananarive (A. Robinson).
Mapacascar Ouesr : Morondava, forêt au Sud de Befasy (R. Paulian);
Bas Mangoky (Tanandava) (A. Robinson); Ambivy (Majunga) vallée de Kamoro
(G. Schmitz).
Mapacascar Sup : Province de Tuléar, bas Fiherena (F. Geay); Ejeda,
dans le district d’Ampanihy; Soalara (4. Robinson); Behara (R. Paulian); Ambo-
vombe (R. Decary).
3. Oncocephalus emmerizi Villiers
Oncocephalus emmerizi Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 186; type : île
Maurice (Muséum de Paris).
Oncocephalus sp. Miller, 1956, Mauritius Inst. Bull., 8 (5), p. 310.
Longueur : 11 mm. — Figure 21.
Très proche du précédent; en diffère, outre les caractères indiqués du tableau,
par le lobe postérieur de la tête plus largement arrondi en arrière, le tubereule,
latéral du lobe antérieur du pronotum plus petit, la cellule discale des élytres
plus courte et plus large, la cellule apicale interne non élargie à l’apex, la cellule
apicale externe sinuée et fortement rétrécie à l’apex.
Mâle : Tergite VII et pygophore comme chez sordidus et aurivillii.
/
O0)
ce
212 213
Fig. 212, Oncocephalus emmerizi Villiers, avant-corps, vue dorsale. — Fig. 213, Onco-
cephalus angulatus Reuter, avant-corps d'un mâle, vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
138 A. VILLIERS
ARCGHIPEL DES MASCAREIGNES : ILE MAURICE, sans localité précise
(D. d'Emmerez, Ch. Alluaud); Grand Port et les Mares (R. F. Lawrence).
4. Oncocephalus angulatus Reuter
Oncocephalus angulatus Reuter, 1882, Act. Soc. se. fenn., 12, p. 696, pl. I. fig. IL.
— Beroror, 1893, Rev. Ent. Fr., p. 199, — Varie, 1948, Bull. Mus.
nat. Hist, nat., 2° série, 20 (3), p. 263, 264. — Mrzrer, 1956, Mauritius
Inst. Bull, 8 (5), p. 310.
Longueur : 14-18 mm. — Figures 203 et 213.
Tête, pronotum, écusson avec des bandes longitudinales brunes et flaves
d’étendue variable. Rostre flave avec l’apex de l’article IT et l'article III en entier,
noirs. Antennes brunâtres, l’article I avec la base, l'apex et un anneau médian peu
distinct, flaves. Fémurs antérieurs et postérieurs avec de larges marbrures noi-
râtres. Tibias antérieurs avec trois anneaux noirs (un sub-basal, un médian, un
apical). Fémurs intermédiaires flaves avec l’apex brunâtre. Tibias intermédiaires
et postérieurs avec trois anneaux sombres (un subbasal, un situé au tiers basal,
un apical). Élytre jaune brunâtre, la cellule discale presque en entier, une petite
tache à la base et une grande à l’apex de la cellule apicale externe, noires.
Lobe antérieur de la tête presque trois fois plus long que le postérieur,
celui-ci transverse. Ocelles fortement surélevés. Yeux, vus de dessus, un peu
plus larges que la moitié de l’espace qui les sépare. Angles antérieurs du pronotum
très saillants et aigus, rejetés latéralement; carène latérale couverte de petits
tubercules piligères. Angles latéraux postérieurs subaigus et très saillants.
Cette espèce est assez variable : coloration noire plus ou moins étendue,
élytres plus ou moins longs, d’un peu plus courts à un peu plus longs que l’ab-
domen avec, en corollaire, le pronotum plus où moins large, à angles plus ou
moins longuement saillants et le premier article des antennes plus ou moins long.
Mapacascar Norp : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud); Sakarami (M. de
Rothschild); Montagne d'Ambre (Drouard).
MapaGascar SamBrrano : Nosy Be (R. Paulian); environs d'Ambanja,
col du Bekaka (P. Viette et P. Soga); Maromandia (R. Decary).
Mapagascar Esr : Vohemar; Andapa (P. Soga); Massif du Marojejy;
région de Maroantsetra Ambodivoangy, Navana, Ankalampona (J. Vadon),
station forestière de Farankaraina (P. Viette); Baie d’Antongil (A. Mocquerys ) ;
Mananara Nord, Mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras), Antanambe
(Ch. Alluaud); Fenerive (F. Genot); Tamatave (G. Petit); Andevorante
(A. Mathiau); Perinet; Route d’Anosibe (R. Vieu); Moramanga (Gruvel);
Forêt Tanala (Ch. Alluaud); Vondrozo (J. Vadon); Région de Farafangana
(R. Decary).
Mapagascar CENTRE : Tananarive (Waterlot); tampoketsa d’Ambohi-
tantely (P. Griveaud); Betroka (Lavauden); Bekily (A. Seyrig).
Mapaascar Ouest : Ankarafantsika; Majunga (J. Baslard); Ambivy
(Majunga), vallée du Kamoro (G. Schmitz); Andobo, forêt Antsingy (P. Gri-
veaud); Bas Mangoky; Ankazoabo (J. Bastard), Banian (A. Robinson).
Mapacascar Sup : Province de Tuléar, Sarodrano (F. Geay); Saint-
Augustin (P. Griveaud); Sept Lacs (A. Robinson); La Sakoa (R. Paulian);
Pays Androy (Ch. Alluaud, R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 139
ARGHIPEL DES MASCAREIGNES : La RÉUNION; ILE Maurice : Curepipe
(Ch. Alluaud); RODRIGUEZ.
ArcmPEL Des Comores : MonËzr (R. Legrand), Kangani (A. Robinson);
Djouma-Dougna (Pupier).
ARCHIPEL DES SEYCHELLES,
5. Oncocephalus subangulatus Villiers
Oncocephalus subangulatus Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 20 (3), p. 187, fig. 3;
type : Lac Ihotry (Muséum de Paris).
Longueur : 17 mm. — Figure 214.
Extrêmement proche d’0. angulatus en forme et en coloration, en diffère par
les caractères indiqués au tableau : fémurs postérieurs presque totalement bruns,
angles postérieurs du pronotum plus ou moins obtus et peu saillants; en outre
les côtés du lobe antérieur du pronotum sont très finement granulés, avec un
tubercule assez fort en arrière du milieu.
RE : Bekily (A. Seyrig).
Mapacascar Sup : Lac Ihotry, 40 km de Morombe (A. Robinson).
MADAGASCAR
214 215
Fig. 214 et 215, genre Oncocephalus Klug, avant-corps, vue dorsale. — 214, O. suban-
gulatus Villiers. — 215, O. pauliani Villiers.
6. Oncocephalus pauliani Villiers
Oncocephalus pauliani Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 187, fig. 4; type :
Ivondro (Muséum de Paris).
Longueur : 12 mm. — Figure 215. \
“Très proche d'O. angulatus, mais plus étroit; même coloration générale, mais
Source : MNHN, Paris
140 A. VicLiers
le lobe antérieur du pronotum plus clair; angles latéraux du pronotum aigus
mais moins saillants; tubercule latéral du lobe antérieur du pronotum très petit,
à peine visible, cellule discale des élytres plus étroite; même spinulation des
fémurs antérieurs.
Mapacascar Esr : Maroantsetra, Beanana; Ivondro (A. Seyrig).
7. Oncocephalus milloti Villiers
Oncocephalus milloti Villiers, 1948, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 20 (3),
p. 263, 265; type : Ankazoabo (Muséum de Paris).
Longueur : 12 mm. — Figure 216.
Très différent des précédents, proche de O. posthi Villiers de l'Ouest africain.
Tête brun sombre avec les tubercules antennaires, une bande devant la’ constric-
tion séparant les deux lobes et une tache devant chaque ocelle, flaves. Rostre
jaunâtre avec le premier article et l’apex du second bruns. Antennes brun sombre
avec la base du premier article flave. Lobe antérieur du pronotum noir, lobe
postérieur brun, les quatre angles et quatre bandes longitudinales plus où moins
interrompues, flaves. Écusson noir, avec une bande médiane flave. Fémurs bruns
marbrés de flave. Tibias bruns avec des anneaux flaves. Abdomen jaunâtre avec
des bandes longitudinales irrégulières brunes. Connexivum noir avec une petite
tache jaune à la base et à l’apex de chaque segment. tres brunâtres avec de
petites macules jaunes peu distinctes.
Tête très courte et massive, le lobe postérieur fortement transverse. Ocelles
très écartés l’un de l’autre et très proches des yeux, ceux-ci très saillants. Premier
article des antennes court et robuste, fortement courbé* Lobe antérieur du
pronotum fortement sillonné, sans granulations distinctes, avec des lignes
d
216 217
Fig. 216-217, genre Oncocephalus Klug, avant-corps, vue dorsale. — 216, O. milloti
Villiers. — 217, O. bastardi Villiers.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 141
sinueuses de poils squamuleux espacés. Angles antérieurs courts, mousses, forte-
ment rejetés latéralement. Angles latéraux-postérieurs subarrondis.
Mapaascan Oursr : Ankazoabo (J. Bastard); réserve naturelle de
Soalala, tsingy de Namoroka (R. Paulian).
Fig. 218, Oncocephalus ovatus Villiers.
8. Oncocephalus ovatus Villiers
Oncocephalus ovatus Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3) p. 185, fig. 1; type :
Andohahelo (Muséum de Paris).
Longueur : 11 mm. — Figure 218.
Microptère.
Tête brun-rouge avec les côtés et le lobe postérieur plus sombres. Premier
article des antennes testacé à la base. Premier article du rostre testacé avec un
large anneau préapical brun: article II avec la moitié basale testacée et la moitié
apicale brune; article III brun. Pronotum brun-rouge clair avec des bandes
longitudinales brun sombre. Moignons alaires jaunâtres. Abdomen brun-rouge.
Fémurs antérieurs jaunâtres marbrés de brun. Fémurs intermédiaires et pos-
térieurs jaunâtre clair avec l’aspex brun. Tibias antérieurs testacés avec la base,
un anneau médian et l’apex bruns. Tibias intermédiaires et postérieurs testacés
avec la base, un anneau prémédian et l’apex bruns.
Source : MNHN, Paris
142 A. VILLIERS
Tête oblongue, le lobe antérieur deux fois et demie plus long que le posté-
rieur, celui-ci fortement transverse. Premier article des antennes plus court que le
lobe antérieur de la tête. Ocelles très petits, non surélevés.
Lobe antérieur du pronotum un peu plus long que large, ses angles antérieurs
avec un assez long tubercule subconique, ses côtés avec une rangée de forts tuber-
cules pilifères et un fort tubercule conique en arrière. Lobe postérieur du prono-
tum très court, quatre fois moins long que l’antérieur, les angles latéraux saillants,
en forme de dent triangulaire.
Fémurs antérieurs robustes, portant à leur bord inférieur une dizaine de
tubercules coniques séparés par un ou deux petits tubercules pilifères.
MapaGascar Esr : Massif de l'Andohahelo, 1 800 m (R. Paulian).
Cette espèce est le seul Oncocephalus microptère actuellement connu de
Madagascar.
9. Oncocephalus bastardi Villiers
Oncocephalus bastardi Villiers, 1948, Bull. Mus. nat. Hist. nat, 2° série, 20 (3),
p. 265 ; type : Ankazoabo (Muséum de Paris).
Longueur : 12 mm. — Figure 217.
Proche d’O. angulatus mais très sombre. Tête et pronotum, dessus et dessous,
ainsi que le rostre et les pattes noires; face supérieure avec les bandes sinueuses
de granulations partiellement masquées par une pubescence argentée couchée,
Abdomen brun avec des mouchetures noires. Élytres chamois, marbrés de brun
avec une large bande latérale, la base, la cellule discale presque en entier, une
petite tache basale et une grande discale dans la cellule apicale externe, noirs.
‘Tête comme chez O. angulatus, mais les tempes beaucoup plus marquées et
saillantes. Angles antérieurs du pronotum coniques. Angles latéraux très aigus et
saillants. Disque du lobe postérieur du pronotum fortement et régulièrement
granulé,
Mapacascar Oursr : Ankazoabo (J. Bastard).
Genre Mametina Villiers
Mametina Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (4), p. 309: type du genre : M. vinsoni
Villiers (ile Maurice).
Tête épaisse, à lobe antérieur subeylindrique. Yeux latéraux, arrondis et
saillants. Ocelles très petits, peu distincts. Premier article du rostre arqué, attei-
gnant en arrière le niveau de l'œil; article IL un peu plus long que la moitié du
premier, Lobe postérieur de la tête semi-arrondi, beaucoup pius court que le lobe
antérieur, portant un sillon dorsal en Y.
Pronotum trapézoïdal, plus large à la base que long au milieu, fortement
échancré en avant avec les angles collaires triangulaires et dirigés vers l'avant, le
disque avec un sillon longitudinal médian s'étendant d’une fossette située au
tiers antérieur à une autre fossette située jusque devant la base, celle-ci avec une
dépression transverse limitant un «lobe » postérieur extrêmement court. Saillies
prosternales grandes, subconiques. Mésonotum très court, lobé en arrière, au
milieu, métanotum encore plus court, fortement échancré en avant et étranglé au
milieu.
Source : MNHN, Paris
HÉMiIPTÈRES REDUVIIDAE 143
Fémurs antérieurs robustes, aplatis, munis en dessous de deux tubercules
coniques à la base, l’interne suivi d’une rangée de petits denticules interrompue
de place en place par cinq tubercules plus grands; face dorsale du fémur avec
quatre ou cinq tubercules arrondis et pilifères. Trochanters antérieurs aplatis en
dessous et portant quatre tubercules coniques. Tibias antérieurs comprimés,
arqués, avec un léger élargissement vers le milieu. Tarses antérieurs comprimés,
de deux articles. Pattes intermédiaires et postérieures grêles, à tarses de trois
articles.
Femelle apière.
Abdomen subovalaire, très large, l'angle apical de chaque segment saillant;
premier tergite visible avec une saillie basale médiane plus ou moins visible,
en forme de pointe de flèche; les quatre premiers tergites avec chacun, en
arrière, une protubérance bifurquée, ces protubérances de plus en plus fortes
de la première à la quatrième : cinquième sternite divisé en deux par une longue
saillie antérieure médiane du sixième sternite.
Distribution. — Genre propre à l’île Maurice. Deux espèces connues :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Lobe postérieur de la tête arrondi, assez long. Cinq tubercules
dorsaux aux fémurs antérieurs. Tibias antérieurs avec un anneau
sombre médian . . . . . . . . . . . . . . M. marmorata Villiers
— Lobe postérieur de la tête subtronqué en arrière, plus court. Quatre
tubercules dorsaux aux fémurs antérieurs. Tibias antérieurs sans
anneau médian sombre . . . . . . . . . . . M. vinsoni Villiers
1. Mametina vinsoni Villiers
Mametina vinsoni Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 31 (4), p. 310 ; type : Plaine Raoul
(Muséum de Paris).
— Mametina pustulata Villiers, 1964, L c., p. 311, fig. 5.
Femelle aplère ;
Longueur : 16,5 mm. — Figure 219.
Tête brune, couverte de petites granulations portant des poils squamuleux.
Rostre brun avec l’apex du premier article et un large anneau au tiers basal
testacé, le second article avec la base testacée. Cou testacé avec quatre bandes
sombres : une dorsale, deux latérales et une ventrale.
Pronotum jaunâtre avec des bandes brunes couvertes de granulations et de
poils squamuleux, ces bandes sinueuses sur le disque et couvrant les marges
latérales et antérieure, les intervalles clairs et microréticulés. Mésonotum avec
le même type de coloration, et, notamment, deux bandes en V de part et d’autre
de l’étroite dépression médiane.
Abdomen brun, marbré de jaunâtre, fortement et sinueusement ridé en tra-
vers avec de petites granulations luisantes éparses.
Fémurs antérieurs jaunâtres, légèrement orangés par places, la face externe
et le dessous brun sombre. Tibias antérieurs jaunâtres, très légèrement assombris
à la base et à l’apex. Fémurs intermédiaires testacés avec l’apex assombri, un
anneau brun, interrompu dorsalement, en dessous. Tibias intermédiaires testacés
avec la base, un anneau au tiers basal et l’apex sombres. Fémurs postérieurs
Source : MNHN, Paris
144 A. VILLIERS
testacés avec l'apex, le dessous et la face externe marbrés de brun. Tibias posté-
rieurs testacés, seulement légèrement assombris à la base.
Lobe antérieur de la tête deux fois et demie plus long que le postérieur.
Yeux assez petits, trois fois et demie moins larges, vus de dessus, que l’espace
interoculaire. Lobe postérieur de la tête 1,45 fois plus large que long.
g. 219, Mamelina vinsoni Villiers, holotype femelle.
Pronotum 1,17 fois plus large à la base que long au milieu, rétréci en avant,
1,8 fois plus large à la base qu’au niveau des angles antérieurs, ses côtés bisinués
avec leur milieu convexe.
Mésonotum court, 3,7 fois plus large que long au milieu, ses côtés élargis en
arrière. Métanotum un peu plus large que le mésonotum. Saillies prosternales
longues et aiguës. Pattes caractéristiques du genre, les fémurs antérieurs avec
quatre tubercules dorsaux.
Abdomen près d’une fois un tiers plus long que large, sa plus grande largeur
au niveau de l’apex du troisième tergite visible, le premier avec une élévation
médiane en forme de pointe de flèche très visible.
ARCHIPEL DES MASCARBIGNES : ILE MAURICE, Plaine Raoul (J. Vinson).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 145
2. Mametina marmorata Villiers
Mametina marmorata Villiers, 1964, Rev. fr. Ent., 81 (4), p. 312; type : Le Pouce
(Muséum de Paris).
Femelle aptère.
Longueur : 12,5 mm.
Coloration plus vive et plus tranchée que chez l'espèce précédente. Tête brun-
rouge avec les granulations testacées. Rostre brun avec l’apex et un large anneau
antémédian testacé au premier article, le second avec la base testacée. Cou testacé
avec quatre bandes sombres comme chez M. vinsoni, mais la bande dorsale div
sée par une ligne claire longitudinale. Premier article des antennes testacé;
article IT noir (III manquant).
Pronotum, mésonotum et métanotum brun-rouge, avec les dépressions tes-
tacées, les bandes de granulations squamuleuses comme chez M. vinsoni. Abdomen
brun-rouge, avec quelques taches plus sombres et les granulations squamuleuses
testacées.
Fémurs antérieurs testacés, densément marbrés de rouge avec la face externe
et la face inférieure brun de poix, à l'exception des 5 grandes dents de la rangée
inférieure qui sont testacées. Tibias antérieurs testacés avec des anneaux inter-
rompus bruns, à la base, au milieu et à l’apex. Fémurs intermédiaires jaunâtres,
marbrés d’orangé en dessus et de brun sur les côtés et en dessous. Tibias intermé-
diaires testacés, assombris à l’apex et près de la base avec un anneau brun prémé-
dian. Fémurs postérieurs jaunâtres, densément marbrés de brun, surtout vers
l’apex et en dessous. Tibias postérieurs testacés.
Structure très voisine de celle de M. vinsoni; en diffère par les caractères
suivants : lobe postérieur de la tête plus long et plus régulièrement arrondi en
angles antérieurs, ceux-ci moins aigus; fémurs antérieurs avec 5 tubercules dor-
arrière où les tubercules pilifères sont plus saillants; Pronotum 2,3 fois plus large
à la base que long au milieu, 1,9 fois plus large qu’au niveau des angles anté-
rieurs, ceux-ci moins aigus; fémurs antérieurs avec cinq tubereules dorsaux; saillie
basale du premier tergite visible, moins élevée, etc.
Premier article des antennes arqué, à peine plus long que la moitié du lobe
antérieur de la tête; article II grêle, droit, une fois et demie plus long que le
premier,
AncnrPEL DES MASCAREIGNES : ILE Maurice, Le Pouce (R. Mamet).
Genre Ceoncophalus Villiers
Ceoncophalus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 33 (3), p. 209;
type du genre : C. funebris Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3),
p. 183.
Aspect général d'Oncocephalus Klug mais angles postérieurs des segments du
connexivum légèrement saillants, troisième article des tarses postérieurs au moins
aussi long que les deux précédents réunis, élytres sans nervure distincte entre la
cellule discale et la cellule apicale interne.
Premier article du rostre n’atteignant pas en arrière le niveau du bord
antérieur de l'œil. Premier article des antennes plus court que le lobe antérieur
de la tête, celui-ci plus de deux fois aussi long que le lobe postérieur. Fémurs
10
Source : MNHN, Paris
146 A. VILLIERS
antérieurs robustes, épais, armés à leur bord ventral d’une rangée de dents trian-
gulaires courtes et inégales. Tarses antérieurs de trois articles.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Deux espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
— Angles latéraux du pronotum subconiques, non saillants. Coloration
générale sombre . . . .. 1. G. funebris Villiers
_ Angles latéraux du pronotum triangulaires, saillants. Antennes,
tibias et moitié basale des élytres clairs . . . . . 2. C. viettei n. sp.
1. Ceoncophalus funebris Villiers
Ceoncophalus funebris Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e série, 33 (3),
p. 299; type : Ambodivoangy (Muséum de Paris).
Longueur : 21-25 mm. — Figure 220.
Brun foncé avec de vagues bandes longitudinales sur le lobe postérieur du
pronotum, des marbrures sur les fémurs et l'abdomen, des taches sur la poitrine,
contre les hanches, jaunâtres. Tibias jaunâtres avec des anneaux noirâtres peu
distincts et incomplets, l’un près de la base, le second un peu avant le milieu et le
troisième à l’apex. Élytres brun clair avec les taches noir velouté suivantes : une
Fig. 220, Ceoncophalus funebris Villiers, mâle.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 147
grande tache oblongue sur le clavus, une tache sur la corie faisant à peu près
suite à la précédente, la quasi-totalité de la cellule discale et une petite tache à la
base de la cellule apicale externe.
Tête allongée, fortement granuleuse. Yeux très gros et saillants presque aussi
larges, vus de dessus, que l’espace interoculaire mais nettement moins longs que
la distance qui les sépare du sommet de la saillie antennaire. Saillie interanten-
naire grande, bifurquée, les deux branches fortement divergentes. Lobe postérieur
de la tête plus de deux fois aussi large que long, à peu près aussi long que les
yeux. Ocelles gros, médiocrement élevés, plus larges que la distance qui les sépare
des yeux.
Pronotum trapézoïdal, sensiblement aussi long que large à la base, ses côtés
légèrement concaves et fortement divergents d’avant en arrière. Lobe antérieur un
peu plus long que le postérieur, orné de bandes sinueuses de fortes granulations
lisses. Angles antérieurs coniques, courts, non saillants. Lobe postérieur avec une
assez forte dépression médiane antérieure, sa surface ridée en travers et fortement
granulée. Angles latéraux postérieurs en cône large et peu saillant.
Écusson large, granulé, terminé par une forte pointe mousse horizontale.
Élytres aussi longs que l'abdomen (3) ou un peu plus courts (9). Trochanters
antérieurs avec de petits tubereules coniques et un grand tubercule apical. Fémurs
antérieurs granulés, leur bord ventral avec une rangée de petites dents coniques
et une dizaine de dents un peu plus grandes que les autres, irrégulièrement
réparties.
Abdomen finement et peu densément granulé, le tergite VII du mâle bilobé.
Mapacascar Esr : District de Maroantsetra, Ambodivoangy (E. Raha-
rizonina et P. Soga), Ankalampona (E. Raharizonina et P. Soga), Ambohitsiton-
droina, 600 m (E. Raharizonina et P. Soga), Fampanambo (J. Vadon).
2. Ceoncophalus viettei n. sp.
Longueur : 25 mm.
Tête noirâtre. Premier article du rostre noirâtre avec sa face interne et
l'apex jaune: articles II et III jaunes. Premier article des antennes jaune; article II
jaune avec l’apex brun ; III et IV brunâtres. Pronotum noirâtre avec une fine
bordure jaunâtre sur les côtés et la base, cette coloration un peu plus étendue sur
les angles latéraux. Scutellum noirâtre à pointe apicale jaune. Corie et clavus des
élytres jaunâtre clair avec une tache sur le clavus et une tache dans la cellule
d’un noir velouté; membrane jaune brunâtre, avec une aire brunâtre, contre la
cellule discale. Fémurs brunâtres marbrés de jaunâtre. Tibias antérieurs jaunes
avec un anneau prébasal incomplet, un anneau prémédian et l’apex noirâtre;
tibias intermédiaires et postérieurs jaunes tachés de brun.
Structure identique au précédent, mais angles latéraux du pronotum plus
aigus et saillants, cellule discale des élytres plus étroite.
Mapacascar Esr : District de Maroantsetra, vallée d'Antoroka, station
forestière de Farankaraina (P. Viette); Fampanambo (J. Vadon), holotype g au
Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
148 A. VILLIERS
Genre Descarpentriesius Villiers
Descarpentriesius Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 88 (3), p. 306;
type du genre : D. depressus Villiers (Madagascar) ; 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3),
p. 183.
Tête médiocrement allongée, à lobe antérieur bien plus long que le postérieur,
celui-ci transverse, échancré à la base au milieu. Yeux assez gros, plus larges, vus
de dessus, que la moitié de l’espace interoculaire. Ocelles non surélevés, aussi
larges que l’espace qui les sépare des yeux. Premier article des antennes arqué,
plus court que le lobe antérieur de la tête. Rostre robuste, le premier article
atteignant en arrière le niveau du milieu de l'œil.
Pronotum déprimé, trapézoïdal, à lobe antérieur nettement plus long que le
postérieur. Angles antérieurs faiblement saillants en avant. Angles latéraux posté-
rieurs arrondis, ne faisant pas saillie latéralement.
Scutellum semi-ovalaire, portant à l’apex une carène oblique portant une
petite nodosité arrondie.
Élytres aussi longs que l'abdomen, sans cellule discale séparée de la cellule
apicale interne par une nervure.
Fémurs antérieurs larges, légèrement comprimés, portant dorsalement trois
rangées de petits granules pubescents et, ventralement, une rangée de dents
coniques assez fortes et inégales; deux fortes dents coniques à la base. Trochan-
ters antérieurs tuberculés. Tibias antérieurs arqués. Tarses antérieurs de 3
articles.
Fig. 221, Descarpentriesius depressus Villiers.
Côtés de l'abdomen fortement lobés en arrière. Tergite VII du é transverse, à
côtés fortement concaves et convergents en arrière, le bord apical légèrement
convexe avec une petite échancrure médiane semi-arrondie.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce :
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 149
Descarpentriesius depressus Villiers
Descarpentriesius depressus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. Nat., 2° série,
38 (3), p. 306; type : Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 15,5-18 mm. — Figure 221.
Antennes et tête brunes, cette dernière avec les côtés noirâtres. Cou jaune
avec deux lignes longitudinales dorsales noires. Pronotum brun avec les angles
antérieurs et latéraux irrégulièrement assombris. Écusson brun, plus sombre à la
base, avec la carène apicale jaune clair. Base de l’élytre et épaississement latéral
brun, le reste couleur chamois, l’ensemble finement moucheté de noir. Face
ventrale de l'abdomen rousse finement marbrée de noir. Fémurs antérieurs et
postérieurs brunâtres marbrés de noir, Fémurs intermédiaires testacés, marbrés de
noir, l’apex très assombri. Tibias jaunâtres avec la base et un anneau prémédian
noir, l’apex assombri.
Yeux assez gros, à peu près aussi longs que la distance qui les sépare du
sommet de la saillie antennaire. Surface de la tête fortement granulée, la base de
la face dorsale et les côtés du dessous du lobe postérieur avec des tubercules pili-
gères coniques. Saillie antennaire petite, robuste, bifurquée, horizontale. Deuxième
article des antennes deux fois aussi long que le premier.
Pronotum à peu près aussi large que long, ses côtés presque droits et fortement
convergents en avant. Face dorsale du pronotum et scutellum fortement granulés.
Mapacascar Esr : District de Maroantsetra, Fampanambo (J. Vadon) ;
district Mananara Nord, Seranambe (J. Vadon et A. Peyrieras).
Genre Renaudicoris Villiers
Renaudicoris Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 207; type du genre :
R. variegatus Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent, 28 (3), p. 183.
Tête courte, le lobe antérieur environ deux fois aussi long que le postérieur
celui-ci avec les tempes fortement obliques et les côtés armés de longs tubercules
cylindriques spinifères. Yeux gros et saillants, beaucoup plus longs que la distance
qui les sépare du sommet du tubercule antennaire. Premier article des antennes
très court, épais, arqué; deuxième article des antennes environ quatre fois
aussi long que le premier. Premier article du rostre atteignant en arrière le niveau
du milieu de l'œil. Ocelles gros fortement surélevés, écartés l’un de l’autre, l’espace
interocellaire fortement sillonné.
Pronotum trapézoïdal, large, fortement granulé, le lobe antérieur aussi long
ou un peu plus long que le lobe postérieur; angles collaires subconiques, portant
de forts tubercules; disque du lobe antérieur généralement avec deux fortes
protubérances arrondies. Angles latéraux postérieurs saillants, en triangle plus où
moins aigu.
Scutellum triangulaire, terminé par une petite nodosité arrondie.
Élytres un peu plus courts que l'abdomen, à cellule discale nettement
fermée par des nervures. Fémurs antérieurs larges, légèrement aplatis, fortement
granuleux, portant quelques tubereules coniques sur la face interne, le bord
ventral armé de dents coniques dont quelques-unes plus grandes que les autres.
Hanches antérieures avec un tubercule spinifère cylindrique en avant. Trochan-
ters antérieurs avec plusieurs dents coniques, la plus grande à l’apex. Tarses
antérieurs triarticulés. Tibias antérieurs arqués. Fémurs intermédiaires et posté-
rieurs granulés et tuberculés ainsi que la base des tibias.
Source : MNHN, Paris
150 A. VILLIERS
Abdomen ovalaire. Angles apicaux des segments du connexivum saillants.
Tergite VII des 4 grand, transverse, concave latéralement, l’apex avec deux lobes
arrondis et une très petite échancrure médiane subcarrée.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Six espèces actuellement
connues.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Brunâtre, plus ou moins varié de jaunâtre . . . 2
No eve HOtiCS aecute de en 0 Con Co Ont
l’apex du scutellum et une très petite tache contre la base de la
cellule apicale externe des élytres blanchâtres. . . . 6. R. niger Villiers
2. Lobe postérieur du pronotum grossièrement et densément granulé
— Lobe postérieur du PRE avec des granulations fines et
espacées . . . 3
3. Dépression médiane au lobe postérieur du pronotum profonde,
atteignant la base où elle est flanquée de deux bosses arrondies
L 5. R. viettei Villiers
— Dépression médiane du lobe postérieur du pronotum peu profonde,
n’atteignant pas la base . . . . . . . . . 4.R. maculipennis Villiers
4. Clavus avec une tache noire . . . . . . . 5
Clavus sans tache noire . . TE 8 R. tiinaculatus Villiers
5. Tache noire du clavus n’atteignant pas la base. Angles latéraux
postérieurs du pronotum dentiformes . . . 1. R. variegatus Villiers
— Tache noire du clavus atteignant la base. Pronotum plus large,
à angles latéraux postérieurs en triangle large 2. R. laticollis Villiers
1. Renaudicoris variegatus Villiers
Renaudicoris variegatus Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 208, fig. 1;
type : Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 14-16 mm. — Figure 222.
Tête brune avec les côtés et la saillie ocellaire noirs. Pronotum brun jaunâtre
avec les côtés et la on médiane irrégulièrement marqués de noir. Scutellum
brun avec la nodosité apicale blanchâtre. Élytres blanchâtres avec une tache
noire sur le clavus, quelques taches irrégulières sur la corie, une petite tache vers
l’apex de la cellule discale noires; membrane brunâtre avec une tache noire
sinueuse dans la cellule apicale externe, cette tache se prolongeant en avant hors
de la cellule, vers l'extérieur. Fémurs antérieurs noirâtres avec la base, l’apex et
un anneau médian mal défini jaunâtres. Tibias antérieurs noirâtres, avec des
taches, la base et un anneau préapical mal définis brunâtre clair. Pattes intermé-
diaires et postérieures noirâtres, tachées de brunâtre, l’apex des fémurs et la base
des tibias jaune blanchâtre.
Tête fortement granulée-tuberculée. Saillie interantennaire grande et élevée.
Ocelles gros, presqu’aussi larges que la distance qui les sépare des yeux. Certains
tubercules des côtés de la tête bifides.
Lobes antérieur et postérieur du pronotum subégaux. Disque du lobe anté-
rieur avec deux fortes protubérances arrondies suivies de deux tubercules plus
petits.
Segments du connexivum fortement lobés.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 151
Mapacascar Esr : Ambodivoangy (E. Raharizonina et P. Soga); île
Sainte-Marie (A. Robinson); Perinet.
MaDAGAscaR OuEsr : Ampijoroa, Ankarafantsika (E. Razafimandimby);
Morondava, forêt au Sud de Befasy (R. Paulian).
2. Renaudicoris laticollis Villiers
Renaudicoris laticollis Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 208; type :
Maroantsetra (Muséum de Paris).
Longueur : 12-13 mm.
Même coloration générale que le précédent mais plus sombre, la corie des
élytres brun jaunâtre, la tache noire du clavus s’étendant jusqu’à la base.
Fig. 222, Renaudicoris variegatus Villiers, holotype mâle.
Même structure que le précédent mais saillie interantennaire plus petite,
ocelles petits, moins larges que l’espace qui les sépare des yeux, Lobe antérieur du
pronotum plus long que le postérieur, protubérances discales du lobe antérieur du
pronotum plus petites, angles latéro-postérieurs du pronotum plus larges, moins
saillants, connexivum moins fortement lobé.
Mapacascar Est : Maroantsetra, Ambodivoangy (Michel).
Source : MNHN, Paris
152 A. VILLIERS
3. Renaudicoris trimaculatus Villiers
Renaudicoris trimaculatus Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 209 ; type :
Marojejy (Muséum de Paris).
Longueur : 15 mm.
Brun ferrugineux avec des marbrures plus sombres. Élytres avec les taches
noirâtres suivantes : une petite tache peu apparente contre le clavus, une tache
triangulaire en avant de la cellule discale, la majeure partie de celle-ci, une tache
dans la cellule apicale externe, contre la nervure externe et prolongée en avant, à
l'extérieur, par un petit trait. Base du deuxième article du rostre jaune. Tibias
jaunes avec la base, l’apex et un anneau prémédian sombres.
Lobe postérieur de la tête très court, transverse, plus court que les yeux.
Ocelles gros et saillants, plus larges que la distance qui les sépare des yeux.
Pronotum plus large que long, le lobe antérieur aussi long que le postérieur
avec des granulations lisses, sans tubercules discaux distincts. Lobe postérieur à
granulations irrégulières. Angles latéro-postérieurs très saillants, en ovale
étroit. Côtés sans grands tubercules.
Segments du connexivum fortement lobé: rgite VII du & fortement trans-
verse, ses côtés fortement convergents à la base, puis subparallèles, l’apex presque
droit avec les angles latéraux légèrement saillants.
Mapagascar Esr : District de Sambava, massif du Marojejy, Andasy II,
1500 m (E. Raharizonina) : district Andapa, Anjanaharibe, 1 600 m (P. Soga).
Fig. 223, Renaudicoris maculipennis Villiers, mâle.
Source : MNHN, Paris
HémiptÈREs REDUVIIDAE 153
4. Renaudicoris maculipennis Villiers
Renaudicoris maculipennis Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 210, fig. 2;
type : Ambatovositra (Muséum de Paris).
Longueur : 14 mm. — Figure 223.
Tête, pronotum et seutellum bruns. Élytres bruns avec l’apex du clavus et la
membrane jaunâtres, une tache brun foncé dans l'angle apical de la cellule discale
et une grande tache oblongue brun foncé dans la cellule apicale externe, cette
tache débordant largement à l'extérieur de la cellule.
Lobe postérieur de la tête semi-ovalaire, plus long que les yeux (plus court
chez les autres espèces). Ocelles très petits, à peine surélevés, beaucoup moins
larges que la distance qui les sépare des yeux.
Pronotum trapézoïdal, à côtés presque droits. Lobe antérieur aussi long que
le postérieur avec quelques protubérances sur les côtés et deux petites protubé-
rances discales. Lobe postérieur à granulations petites et éparses. Angles
latéraux-postérieurs en petite dent triangulaire et aiguë.
Segments du connexivum fortement lobés.
Mapacascar Esr : Réserve naturelle III, Ambatovositra, Andranomalaza
(P. Soga): District de Sambava, massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m
(E. Raharizonina).
5. Renaudicoris viettei Villiers
Renaudicoris viettei Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 210; type : Befotaka
(Muséum de Paris).
Longueur : 13,5 mm.
Extrêmement proche du précédent mais élytres avec les taches noires sui-
vantes : une tache sur le clavus, une tache sur la corie, contre le clavus, une grande
tache ovalaire en avant de la cellule discale, la moitié postérieure de la cellule
discale, une petite tache à la base de la cellule apicale externe et, toujours dans
celle-ci, une grande tache subtriangulaire contre la nervure externe, cette tache
prolongée en avant et à l'extérieur.
Tubereules discaux du lobe antérieur du pronotum plus grands que chez
R. maculipennis. Lobe postérieur avec une dépression médiane profonde, coupant
tout le lobe, flanquée de deux carènes nettes en avant et de deux bosses arrondies
el P. Griveaud).
6. Renaudicoris niger Villiers
Renaudicoris niger Villiers, 1961, Bull. Soc. ent. Fr., 66, p. 210, fig. 3; type :
Perinet (Muséum de Paris).
Longueur : 13,5 mm. — Figure 224.
D'un noir profond, mat, avec les parties suivantes d’un blanc d'ivoire ou
jaunâtre : quelques tubercules de la tête, quelques tubercules sur les côtés du
lobe antérieur du pronotum, l’apex de l’écusson, une petite tache vers la base de
la corie, une petite tache ronde très nette à la base de la cellule apicale externe,
des taches vers les angles du connexivum et sur les pattes.
Lobe postérieur de la tête long, plus long que les yeux, portant des tubercules
inférieurs longs. Ocelles fortement élevés mais bien moins larges que l’espace qui
Source : MNHN, Paris
154 A. VILLIERS
les sépare des yeux. Quelques forts tubercules sur le lobe antérieur de la tête.
Lobes antérieur et postérieur du pronotum subégaux en longueur. Disque du
lobe antérieur avec deux protubérances nettes. Lobe postérieur avec des granula-
tions assez fines, irrégulièrement réparties et deux carènes peu nettes se termi-
nant en arrière, près de la base, en protubérance arrondie.
Abdomen à connexivum fortement lobé.
MapaGascar EsT : Perinet.
Fig. 224, Renaudicoris niger Villiers, mâle.
Genre Gallienius Villiers
Gallienius Villiers, 1948, Rev. Zool. Bot. ajr., 40 (4), p. 83; type du genre
G. bipunctatus Villiers (Madagascar) ; 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 183.
Allongé, déprimé; tête plus courte que le pronotum, à lobe antérieur plus
de deux fois aussi long que le postérieur, portant entre les antennes une saillie
bifide à pointes écartées l’une de l’autre à la base. Yeux gros et saillants aussi
larges, vus de dessus, que l’espace qui les sépare (4) ou un peu moins large (9).
Ocelles assez gros, silués sur une élévation du lobe postérieur de la tête. Celui-ci
avec, en arrière, une petite encoche limitée latéralement par deux petits tuber-
cules; côtés du lobe postérieur avec de petites granulations. Premier article des
antennes assez fort, légèrement courbé, un peu plus long que la moitié du lobe
antérieur de la tête, et que la moitié du deuxième article des antennes. Rostre à
articles I et II comprimés latéralement subégaux en longueur.
Pronotum comme chez Oncocephalus, à lobe antérieur bien plus long que le
postérieur et angles postérieurs arrondis. Épines prosternales coniques, portant
une dent à la base du bord ventral et plusieurs petits tubercules piligères latéraux.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 155
Élytres allongés, à cellule discale plus de deux fois aussi longue que large. Fémurs
antérieurs très larges, comprimés latéralement, garnis au bord ventral d’une
rangée de forts tubercules coniques et de quelques tubercules plus longs; tous
ces tubercules sont de taille décroissante de la base vers l’apex; en outre, un petit
tubercule près de la base externe. Trochanters fortement tuberculés. Écusson plan,
la pointe apicale horizontale mais portant un petit tubercule dorsal médian,
arrondi près de sa base.
Mâle : Tergite VII subcarré. Valves génitales à bords parallèles et tronquées
à l’apex.
Distribution. — Genre propre à Madagascar; une seule espèce :
Fig. 225, Gallienius bipunctatus Villiers.
Gallienius bipunctatus Villiers
Gallienius bipunctatus Villiers, 1948, Rev. Zool. Bot. afr., 40 (4), p. 332; type :
Tanarive (Muséum de Paris).
Longueur : 18-21 mm. — Figure 225.
Flave, avec les côtés de la tête, le milieu du lobe postérieur de la tête, l'apex
du deuxième article des antennes, les côtés du pronotum, les côtés et le milieu de
l’écusson, une tache proximalement à la base de la cellule apicale externe, la face
Source : MNHN, Paris
156 A. VILLIERS
ventrale, à l'exception du bord du connexivum, l’apex des fémurs, la base et l'apex
des tibias brun sombre. Élytres, sauf la moitié externe de la corie, près de la base,
brun clair avec de petites taches blanchâtres.
Face dorsale de la tête, extrême base du pronotum avec de très fines granula-
tions assez densément réparties. Lobe antérieur du pronotum avec une granulation
éparse.
MaADaGascar CENTRE : Tananarive.
Mapagascar Esr : Pays Bezanozano; Perinet (A. Robinson); Forèt au
Nord d’Anosibe (A. Robinson).
Genre Fitana Villiers
Fitana Villiers, 1948, Rev. Zool. Bot. ajr., 40 (4), p. 330; type du genre : F. allu-
audi Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 183.
Allongé, déprimé. Tête de peu plus courte que le pronotum, à lobe antérieur
plus de deux fois plus long que le postérieur, portant entre les antennes une
saillie bifide à lobes rapprochés. Yeux saillants, un peu plus larges, vus de dessus
que la moitié de l’espace qui les sépare. Ocelles assez gros et rapprochés, situés
sur les côtés d’une saillie médiane du lobe postérieur de la tête. Face dorsale de la
tête avec de petites granulations plates, qui deviennent spinuleuses à la base du
lobe postérieur. Côtés du lobe postérieur de la tête avec une bande longitudinale
de petits tubercules pilifères. Premier article des antennes grêle à la base, renflé
à l’apex, fortement courbé, aussi long que les trois quarts du lobe antérieur de la
tête, un peu plus long que la moitié du deuxième article. Articles Let IT du rostre
subégaux.
Pronotum trapézoïdal, allongé, à côtés tuberculés, lobe antérieur aussi long
où plus long que le postérieur et portant des lignes de tubercules arrondis et un
sillon médian, court et situé en arrière. Lobe postérieur à angles subconiques et
saillants, portant 4 carènes longitudinales, Écusson triangulaire, plus long que
large, à pointe horizontale. Élytres allongés, à nervures saillantes et cellules
discale et apicale interne formant une grande cellule étranglée au quart basal par
suite de l’absence de la nervure transversale.
Fémurs antérieurs très épais, portant au bord ventral de petits tubercules
coniques formant une rangée simple à l’apex et double à la base. Abdomen
débordant légèrement les élytres, à connexivum lobé.
Distribution. — Genre propre à Madagascar, Trois espèces :
TABLEAU DE:
1. Gôtés du lobe antérieur du os avec de très fins granules
sétifères Re
— côtés du lobe antérieur du pronotum avec de gros granules sétifères
ia 1. F. alluaudi Villiers
Diane de ea De on, beaucoup plus longue que
alt ne . 2 F. orophila
— Distance de l'œil à l'antenne sensiblement égale à la longueur de
SEE ep en D 3. F. vadoni n. sp.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 157
1. Fitana alluaudi Villiers
Fitana alluaudi Villiers, 1961, Rev. Zool. Bot. afr., 40 (4), p. 331; type : Tampina
(Muséum de Paris); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 184.
Longueur : 18-21 mm. — Figure 226.
Jaunâtre où brunâtre avec des bandes longitudinales plus ou moins inter-
rompues, noires, brunes et testacées. Connexivum testacé avec les angles externes
de chaque segment plus ou moins rembrunis.
Mâle : Sternite VIII visible. Pygophore sinué en dessous (vu de profil), clos
par deux valves génitales aplaties, subtriangulaires. Tergite VIT large à l’apex, à
angles arrondis et formant deux lobes saillants.
Femelle : Apex de l'abdomen saillant en pointe. Tergite VIII court et arrondi
en arrière. Lames du sternite VIII étroitement accolées. Tergite IX long, faible-
ment incliné, presque horizontal à l’apex qui est subovalaire.
Mapagascar Esr: Forêt de Tampina (Lavauden); région de Soanierana
dans la province de Fénérive (A. Maihiau); Perinet (J. Millot); Sandrangato;
Sahafanjana Ambodivoangy (E. Raharizonina el P. Soga); Beanana près
Maroantsetra; île Sainte-Marie, forêt de Kalalao (A. Robinson); Maroantsetra
(G. R.); Mont Antampoma et Antanambe (J. Vadon et A. Peyrieras).
MaDAGaAscaR SuD : Forêt de Fitana dans la vallée d’Ambolo (Ch. Alluaud).
Fig. 226, Fitana alluaudi Villiers, mâle.
Source : MNHN, Paris
158 A. VILLIERS
2. Fitana orophila Villiers
Fitana orophila Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3) p. 184; type : Montagne
d’Ambre (Muséum de Paris).
Longueur : 16 mm.
Très proche de F. alluaudi Villiers, même coloration générale, mais les
fémurs noirs avec seulement quelques petites taches jaunâtres; même structure
générale mais le lobe antérieur du pronotum aussi long que le postérieur (plus
long chez F. alluaudi), avec des granulations plus petites.
Mapaascar Norp : Montagne d’Ambre (Lavauden), Les Roussettes
(A. Robinson).
3. Fitana vadoni n. sp.
Longueur : 16 mm.
Même coloration générale que les précédents, mais fémurs antérieurs testacés
avec des bandes longitudinales brunes, tibias antérieurs testacés avec l’apex et
deux anneaux obliques bruns, tache brune du clavus se poursuivant longitudina-
lement, par une série de taches allongées, jusque sur la membrane. Connexivum
brun, chaque segment avec une tache médiane oblique jaune.
Même structure que le précédent, mais pronotum plus large, moins rétréci en
avant, tête plus épaisse, à lobe antérieur plus court.
MapaGascar Esr : District de Mananara Nord, Mont Antampona (J. Vadon
et A. Peyrieras), holotype 4 au Muséum de Paris.
Genre Gageus Villiers
Gageus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 33 (3), p. 308; type du
genre : G. micropterus Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 23 (3),
p 183.
Aspect général d’un Oncocephalus microptère mais disque du lobe antérieur
du pronotum avec deux tubercules arrondis, luisants, et abdomen distinctement
lobé latéralement.
Distribution. — Madagascar, une seule espèce.
1. Gageus micropterus Villiers
Gageus micropterus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 33 (3),
p. 309; type : massif du Marojejy (Muséum de Paris).
Longueur : 11,5 mm.
Brun sombre, l'abdomen et les fémurs irrégulièrement maculés de brun clair.
Tête courte, fortement granulée. Yeux assez gros, aussi longs que la distance
qui les sépare du sommet du tubercule antennaire. Lobe antérieur de la tête très
convexe, une fois et demie aussi long que le lobe postérieur. Saillie interantennaire
robuste, formée de deux branches courtes et parallèles. Lobe postérieur de la
tête semi-ovalaire, sillonné longitudinalement au milieu, un peu plus large que
long. Ocelles réduits, non saillants. Premier article des antennes fort, arqué, plus
court que le lobe antérieur de la tête; deuxième article deux fois aussi long que le
premier. Premier article du rostre très robuste, atteignant en arrière le niveau du
milieu de l'œil.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIHDAE 159
Lobe antérieur du pronotum transverse, très convexe, fortement granulé,
notamment sur ses marges latérales, le disque avec deux protubérances lisses.
Lobe postérieur très court, quatre fois moins long que l’antérieur, ses angles
latéraux triangulaires et fortement saillants.
Moignons alaires deux fois aussi longs que le scutellum. Trochanters anté-
rieurs tuberculés. Fémurs antérieurs épais, portant à leur bord ventral une rangée
de courtes dents coniques inégales, deux fortes dents coniques à la base, de part
et d'autre de la rangée médiane et une dent sur la face interne, au niveau du
tiers basilaire. Tarses antérieurs courts, de 3 articles.
Abdomen ovalaire, finement ridé transversalement et éparsément granulé.
Segments du connexivum avec une courte expansion arrondie en arrière.
Mapacascar Esr : District de Sambava, Massif du Marojejy, matsabory,
2030 m (P. Griveaud).
Genre Griveaudicoris Villiers
Griveaudicoris Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 33 (3), p. 301;
type du genre : G. pulcher Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3),
p. 183.
Tête courte, le lobe antérieur une fois et demie aussi long que le postérieur.
Yeux gros, très saillants, nettement plus larges, vus de dessus, que la moitié de
l'espace interoculaire. Saillie antennaire avec, à la base, un long tubercule granulé.
Saillie interantennaire formée de deux longs tubercules écartés à la base et accolés
à l’apex. Ocelles gros, portés sur une forte élévation, celle-ci profondément sil-
lonnée au milieu. Premier article des antennes plus long que la tête, hérissé de
tubercules et de longues soies. Premier article du rostre atteignant en arrière le
niveau du milieu de l'œil.
Lobe antérieur du pronotum petit, transverse, sillonné longitudinalement au
milieu, ses angles antérieurs avec un tubercule cylindrique, ses angles postérieurs
avec une longue dent triangulaire aplatie et tuberculée. Lobe postérieur très
large, portant une profonde dépression longitudinale médiane, ses côtés longue-
ment et largement explanés en forme d’une grande dent à bords fortement
convexes en avant et légèrement concaves en arrière,
Écusson triangulaire, terminé par une courte pointe mousse légèrement
courbée vers le haut.
Élytres amples, aussi longs que l'abdomen ($), sans cellule discale limitée
nettement par une nervure en arrière. Fémurs antérieurs cylindriques, assez
grêles, armés en dessous de courtes soies raides et d’une dizaine de petits tuber-
cules coniques. Tarses antérieurs de trois articles. Tarses postérieurs grêles, longs,
le premier article très court, le troisième légèrement plus court que les deux pre-
miers réunis.
Abdomen ovalaire. Segments du connexivum avec une forte dent à l'angle
apical. Tergite VII du & profondément et étroitement échancré.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce :
Griveaudicoris pulcher Villiers
Griveaudicoris pulcher Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 88 (3),
p. 301, fig. 2; type : Ampanihy (Muséum de Paris).
Longueur : 16 mm. — Figure 227.
Source : MNHN, Paris
160 A. VILLIERS
Tête brun foncé avec les tubercules antennaires, les saillies, la base du rostre,
les antennes et de petits tubercules pilifères roux clair. Pronotum roux avec quatre
vagues bandes longitudinales brunes sur le lobe postérieur. Scutellum brun-rouge,
plus clair au milieu. Clavus brun, moucheté de blanchâtre et portant une grande
tache oblongue noir velouté. Corie brune, mouchetée de blanc à l’intérieur.
Membrane blanchâtre avec quelques petites nervures brunes, une grande tache
noir velouté occupant l'emplacement de la cellule discale et une tache subtriangu-
laire de même couleur dans la cellule apicale externe. Fémurs antérieurs et inter-
médiaires bruns. Fémurs postérieurs jaunâtres marbrés de brun et avec l’apex
brun. Tibias antérieurs et intermédiaires bruns avec un large anneau blanchâtre
prébasal, Tibias postérieurs jaunâtres avec la base et l’apex largement bruns.
Face ventrale brun clair.
A
]
-e
Fig. 227, Griveaudicoris pulcher Villiers.
Tête fortement granulée, sa base avec des tubercules spinigères assez longs;
des tubercules analogues irrégulièrement répartis sur le lobe antérieur et en avant,
près de l'insertion du rostre, Deuxième article des antennes de même longueur que
le premier.
Côtés du pronotum avec de petits tubercules spinigères et des tubercules
semblables irrégulièrement répartis sur le disque qui porte, en outre, de denses
granulations donnant naissance à des poils blancs couchés. Scutellum grossière-
ment vermiculé.
MapaGascAr Sup : Ampanihy (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 161
Genre Xylinocoris Miller
Xylinocoris Miller, 1957, Bull. Brit. Mus. (Nat. Hist)., Ent., 5 (2), p. 37; type du
genre : X. depressus Miller (Magadascar). — VizLiers, 1961, Rev. fr. Ent.
28 (3), p. 182.
Soga Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 83 (3), p. 302; type du
genre : S. depressa Villiers (Madagascar).
Tête courte, transverse. Antennes insérées contre les yeux. Lobe postérieur
de la tête très court, les tempes petites mais bien marquées. Saillie interanten-
naire effacée, représentée par deux petits tubercules très écartés. Ocelles gros,
portés sur une forte élévation, celle-ci profondément sillonnée au milieu. Premier
article du rostre atteignant en arrière, le niveau du milieu de l'œil.
Pronotum trapézoïdal, transverse, faiblement sculpté. Lobe antérieur à peu
près aussi long que le postérieur. Angles latéraux postérieurs arrondis, non sail-
lants. Scutellum triangulaire, large, la pointe apicale brusquement tronquée.
Élytres amples, aussi longs que l'abdomen, à cellule discale nette. Fémurs
antérieurs légèrement aplatis, très larges à la base, acuminés vers l’apex, leur bord
ventral armés d’une rangée de petites dents inégales. Tarses antérieurs de deux
articles. Tarses postérieurs de trois articles, le dernier plus long que les deux pré-
cédents réunis.
Abdomen du 4 trilobé à l’apex.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Trois espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Espace interoculaire en rectangle longitudinal . . . . . . . . . 2
— Espace interoculaire en rectangle transverse PRET
RER RE Ten EUR à 0 © 0 1. X. flavomaculatus nom. nov
2. Espace entre les ocelles près de deux fois aussi large qu’un ocelle. .
D ee 3. X. depressus Miller
— Espace entre les ocelles moins large qu’un ocelle . nr
Per. 2. X. latipennis Villiers
1. Xylinocoris flavomaculatus nom. nov.
Soga depressa Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 88 (3), p. 303;
type : Ankalampona (Muséum de Paris).
Longueur : 11 mm.
Tête jaunâtre avec les tempes, une tache en avant de chaque œil et le tuber-
cule ocellaire noirs. Pronotum jaunâtre avec quelques taches et marbrures brunes.
Scutellum brun avec ses marges mousses et le processus apical blanchâtre. Élytres
bruns avec, sur la corie, une large fascie antémédiane mal limitée, de petites gra-
nulations et l’apex blanchâtres. Fémurs antérieurs testacés avec un large anneau
préapical noir. Fémurs intermédiaires et postérieurs testacés avec la base et un
anneau préapical noirs. Tibias testacés avec un anneau médian et l’apex sombres.
Tête très large, l’espace interoculaire aussi large qu’un œil. Premier article
des antennes moins long que la tête; deuxième article un peu plus long que le
premier. Face dorsale de la tête finement et assez densément granulée.
Pronotum avec des granulations irrégulières, les angles collaires marqués par
une petite protubérance arrondie, les angles latéro-postérieurs bossués. Lobe
11
Source : MNHN, Paris
162 A. VILLIERS
antérieur du pronotum légèrement plus long que le postérieur, celui-ci avec une
large dépression médiane limitée par deux carènes obsolètes divergentes.
Cellule discale des élytres plus longue que large, le côté interne de l’angle
proximal plus long que le côté externe. Fémurs antérieurs avec environ 25 petites
dents triangulaires.
Mapagascar Esr : Ankalampona, Navana-Maroantsetra (E. Raharizonina
et P. Soga); Ambohitsitondroina, district de Maroantsetra (E. Raharizonina
et P. Soga).
2, Xylinocoris latipennis (Villiers)
Soga latipennis Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 33 (3), p. 303,
fig. 3; type : Sandrangato (Muséum de Paris).
Longueur : 12 mm. — Figure 228.
Mème coloration générale que le précédent mais plus sombre, la corie sans fascie
claire, les fémurs et les tibias densément marbrés de brun, sans anneaux distincts.
Fig. 228, Xylinocoris lalipennis Villiers.
Même structure que le précédent, mais l’espace interoculaire moins large
que les yeux, le premier article des antennes aussi long que la tête, les élytres plus
larges, leur cellule discale avec le côté interne de l’angle proximal plus court que
le côté externe.
Mapagascar Esr : Route d’Anosibe, km 26, Sandrangato.
3. Xylinocoris depressus Miller
Xylinocoris depressus Miller, 1957, Bull, Brit. Mus. (Nat. Hist.), Ent., 8 (2), p.38,
fig. 5; type : Antananarivo (British Museum, N. H.).
Longueur : 12 mm.
Extrêmement proche du précédent, même coloration générale, même struc-
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 163
ture à l'exception des ocelles qui sont plus écartés, de la base de la cellule interne
de la membrane trois fois moins large que celle de la cellule externe (deux fois et
demie chez Xlatipennis).
MADAGASscaAR CENTRE : Antananarivo (Tananarive).
Genre Pseudomuizonius Villiers
Pseudomuizonius Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nal., 2° série, 88 (3), p. 304;
type du genre : P. milloti Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3),
p. 182.
Microptère, très allongé. Tête cylindrique, le lobe antérieur près de deux
fois aussi long que le postérieur, celui-ci aussi long que large. Premier article des
antennes à peu près aussi long que le lobe antérieur de la tête. Yeux petits, à peu
près aussi larges, vus de dessus, que la moitié de l’espace interoculaire. Ocelles
indistincts. Premier article du rostre plus long que les deux suivants réunis,
atteignant à l’apex le niveau du milieu de l'œil.
Pronotum beaucoup plus long que large, subeylindrique, légèrement élargi en
arrière, le lobe postérieur très court. Moignons alaires un peu plus longs que le
seutellum.
Trochanters antérieurs tuberculés. Fémurs antérieurs épais, leur face ventrale
aplatie flanquée de deux rangées de denticulations coniques inégales. Tibias anté-
rieurs arqués. Tarses antérieurs de deux articles. Tarses postérieurs de trois
articles, l’article III plus court que les deux précédents réunis.
Abdomen ovalaire, élargi en arrière du milieu; connexivum lobé en arrière.
Tergite VII du mâle transverse, à côtés concaves, apex large, légèrement concave,
les angles apicaux arrondis.
Observation. — Par son aspect général ce genre rappelle le genre Muizonius
Villiers du Gabon. Il en diffère par ses fémurs armés de 2 rangées de denticula-
tions et son pronotum à lobe antérieur sans protubérances.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce connue.
Pseudomuizonius milloti Villiers
Pseudomuizonius mülloti Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 88 (3),
p. 305, fig. 4; type : Grande Comore (Muséum de Paris).
4 mm. — Figure 229.
Tète jaunâtre avec les côtés et des lignes dorsales longitudinales brunes.
Antennes jaunâtres à la base, la moitié apicale du deuxième article et les articles
suivants bruns. Rostre brun, le premier article avec un large anneau prébasal et
l'apex jaunâtres. Pronotum brun avec la base et de vagues bandes jaunâtres.
Abdomen jaunâtre dorsalement, brun en dessous, les segments du connexivum
tachés de blanc jaunâtre aux angles. Fémurs antérieurs bruns, tachés de jaunâtre
en dessous et jaunâtres tachés de brun en dessus. Tibias antérieurs et intermé-
diaires jaunâtre pâle avec un anneau prébasal, un anneau submédian, et l'apex
bruns. Fémurs intermédiaires et postérieurs jaunâtres, tachés de brun à la base
et à l'apex. Tibias postérieurs avec la base et l’apex étroitement et incompléte-
ment annelés de brun.
Saillies interantennaires, horizontales, écartées l’une de l’autre, parallèles.
Lobe postérieur de la tête avec, en dessous, de chaque côté, une rangée de tuber-
Source : MNHN, Paris
164 A. VILLIERS
cules spinifères. Deuxième article des antennes un peu plus long que le premier.
Parties élevées du lobe antérieur du pronotum finement granulées et pubes-
centes. Lobe postérieur avec quatre carènes longitudinales effacées en arrière.
Rangée interne d’épines du fémur antérieur avec environ 25 épines parmi lesquelles
9 sont plus grandes que les autres.
Face dorsale de l'abdomen finement et densément striée en travers, l’apex du
tergite VII fortement ridé.
GRANDE CoMORE : sans précision (J. Millot).
9, Pseudomuizonius milloti Villiers.
Genre Pseudobeanana Villiers
Pseudobeanana Villiers, 1960, Bull. Soc. ent. Fr., 65 (9-10), p. 310; type du genre :
P. granulipennis Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 182.
Voisin de Beanana Villiers, comme lui avec seulement deux articles aux
tarses antérieurs, les angles postérieurs des segments du connexivum saillants:
en diffère par la face inférieure de la tête armée de tubercules pilifères, le lobe
antérieur du pronotum très étroit, la corie des élytres granulée, l'abdomen plat en
dessous.
Femelle : Tergite VIII très court, arrondi en arrière. Tergite IX plan avec
Source : MNHN, Paris
Hémiprères REDUVIDAE 165
ses bords rabattus, d’abord trapézoïdal puis brièvement semicylindrique. Lames
du sternite VIII larges, arrondies latéralement.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce :
Pseudobeanana granulipennis Villiers
Pseudobeanana granulipennis Villiers, 1960, Bull. Soc. ent. Fr., 65 (9-10), p. 311,
fig. 6-9; type : Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueu 7 mm. Figures 230 à 233.
Tête blanchâtre avec les côtés noirs et deux lignes longitudinales brunes sur
le dessus du lobe antérieur. Rostre blanchâtre avec une petite tache brune à la
Fig. 230 à 233, Pseudobeanana granulipennis Villiers. —
corps, profil. — 232, patte antérieure. — 233, apex de l’abdome:
, femelle. — 231, avant-
, profil.
face supérieure, près de l’apex du premier article, et le troisième article brun de
poix. Antennes brun de poix avec la base du premier article blanchâtre. Prothorax
brun de poix avec la saillie prosternale, les marges inférieures et la face dorsale
blanchâtre, cette dernière avec une bande longitudinale médiane et des bandes
latéro-discales irrégulières noirâtres. Seutellum blanchâtre avec la base, les côtés
et une ligne médiane noirâtres. Élytres brun clair avec des granulations blanchâ-
tres sur la corie et la base du clavus, l’apex de la corie blane, la presque totalité
Source : MNHN, Paris
166 A. VILLIERS
de la cellule discale et une tache oblongue sur la corie, contre la base de la cellule
discale, noires; membrane mouchetée de blanc. Hanches et trochanters testacés.
Fémurs antérieurs testacés marbrés de noir. Fémurs intermédiaires testacés avec
un vague anneau au tiers basal et l’apex sombres. Fémurs postérieurs tes-
tacés avec la moitié basale et l’apex sombres. Tibias des trois paires testacés avec
un anneau submédian et l’apex noirâtres. Tarses brun de poix avec la base de
ongles testacée. Abdomen brun de poix avec de petites taches jaunâtres; connexi-
vum brun de poix avec la base de chaque segment jaunâtre.
Tête densément granulée en dessus et latéralement, à lobe antérieur environ
deux fois plus long que large; saillie interantennaire formée de deux longs
tubercules coniques écartés et faiblement divergents ; lobe postérieur fortement
tubereulé latéralement, aussi long que les deux tiers du lobe antérieur, les côtés
subparallèles, la base saillante en arrière. Yeux très gros et saillants, presque aussi
larges, vus de dessus, que l’espace qui les sépare. Ocelles gros, situés sur les côtés
d’une assez forte protubérance arrondie et sillonnée au milieu. Premier article du
rostre de peu plus court que les deux suivants réunis, dépassant en arrière le
niveau du bord antérieur de l'œil. Premier article des antennes fortement arqué,
un peu plus court que le lobe antérieur de la tête; article IT deux fois plus long
que le I. Dessous de la tête tuberculé, avec deux tubercules plus grands, accolés,
assez longs, au niveau du bord postérieur des yeux.
Pronotum plus long que large à la base. Lobe antérieur étroit, plus long que
le postérieur, fortement échancré devant le cou, ses angles antérieurs arrondis, ses
côtés faiblement divergents et sinués, son disque avec des bandes de granulations
serrées. Lobe postérieur densément et fortement granulé, ses côtés fortement
concaves, ses angles postérieurs arrondis, sa base assez régulièrement et faible-
ment arrondie, Scutellum granulé, semi-ovalaire, terminé par un court processus
horizontal et arrondi à l’apex.
Fémurs antérieurs robustes, épais à la base, finement granulés, son arête
inférieure avec une rangée régulière de tubercules coniques, l’un d’entre eux plus
grand près de la base, plusieurs grands tubercules à la base de la face interne et un
tubercule isolé, assez grand, près de la base de la face externe. Trochanters anté-
rieurs avec des soies raides et quelques grands tubercules.
Élytres longs et étroits, un peu plus courts que l'abdomen chez la femelle;
cellule discale deux fois et demie aussi longue que large, plus étroite en avant
qu’en arrière; cellules apicales sensiblement aussi larges l’une que l'autre à l'apex,
rétrécies à la base.
MapaGascar Ouest : Ampijoroa, 170 m, Ankarafantsika (E. Razafiman-
dimby); Morondaya, forêt au Sud de Befasy (R. Paulian).
Genre Antanambeus Villiers
Antanambeus Villiers, 1948, Rev. Zool. Bot. afr., 40 (4), p. 329; type du genre :
A. funebris Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 182.
Proche de Walsa Schouteden, dont il se distingue par les segments abdomi-
naux non lobés, la cellule discale de la corie nettement sexangulaire.
Femelle : Tète beaucoup plus courte que le pronotum, fortement granulée,
à lobe antérieur plus de deux fois plus long que le postérieur; espace interanten-
naire surélevé avec deux saillies coniques divergentes et écartées l’une de l’autre.
Lobe postérieur avec une saillie dorsale subarrondie sur les côtés de laquelle se
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 167
trouvent les ocelles. Yeux gros et saillants, presque aussi larges, vus de dessus, que
l’espace qui les sépare. Premier article des antennes aussi long que la moitié du
lobe antérieur de la tête; article II au plus deux fois plus long que le I. Rostre
robuste à article I nettement plus long que le IL.
Pronotum trapézoïdal, à lobe antérieur plus long que le postérieur, fortement
sillonné au milieu en arrière; angles postérieurs du pronotum subtriangulaires, à
peine saillants, toute la surface dorsale du pronotum granuleuse, à l'exception de
quelques bandes sinueuses sur le lobe antérieur; lobe postérieur avec deux plis
longitudinaux, de part et d'autre du milieu, bien marqués en avant, atténués en
arrière.
Écusson subtriangulaire, plan, muni à l’apex d’une courte saillie horizontale
et mousse à l'extrémité.
Fémurs antérieurs très robustes, comprimés latéralement, munis en dessous de
fortes granulations coniques. Élytres aussi longs que l'abdomen, à cellule discale
presque deux fois plus longue que large.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Deux espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Deuxième article des antennes deux fois plus long que le premier.
Angles apicaux des segments du connexivum très faiblement
saillants. 0. M EE ne 1 À funebris Villiers
— Deuxième article des antennes une fois et demie plus long que le
premier. Angles apicaux des segments du connexivum nettement
saillants ee ES 2. A. pusillus Villiers
1. Antanambeus funebris Villiers
Anlanambeus funebris Villiers, 1948, Rev. Zool. Bot. afr., 40 (4) p. 330; type :
Antanambe (Muséum de Paris).
Longueur : 16,5 mm. — Figure 234.
Brun-rouge sombre avec la face dorsale de la tête (sauf quelques bandes et
macules), les côtés du pronotum, des bandes longitudinales sur le lobe antérieur du
pronotum (dont les 2 médianes se poursuivent sur le lobe postérieur), la pointe
apicale de l’écusson, une bande latérale plus ou moins distincte à la base de la
corie, l’apex de celle-ci, des bandes sur les pleures, l'extrême apex des fémurs et
de vagues marbrures sur l'abdomen flaves.
Mapagascar Esr : Antanambe (A. Mocquerys; J. Vadon et A. Peyrieras):
Perinet; Ambatovositra (P. Soga); Sandrangato; vallée d’Antoroka (P. Viette).
2, Antanambeus pusillus Villiers
Antanambeus pusillus Villiers, 1961, Rev. fr. EnL., 28 (3), p. 184; type : Diégo-
Suarez (Muséum de Paris).
Longueur : 11 mm.
Noir avec les côtés du cou, la base du deuxième article des antennes, l’apex
et un anneau médian au premier article du rostre, l’apex du scutellum, l'angle
apical des segments du connexivum, une très petite tache à la base de la cellule
apicale externe des élytres, des taches imprécises à la face ventrale, jaune
rougeâtre.
Source : MNHN, Paris
168 A. VILLIERS
Premier article des antennes bien plus court que le lobe antérieur de la tête,
l’article II une fois et demie aussi long que le second. Saillie interantennaire
s'étendant en avant jusque sur la base du rostre, aplatie, en Y à branches forte-
ment divergentes.
Fig. 234, Antanambeus funebris Villiers, mâle.
Pronotum très fortement et densément granuleux, bossué. Fémurs antérieurs
extrêmement larges au niveau du quart basal, les tibias antérieurs fortement
arqués.
Angle apical des segments du connexivum nettement saillant.
Mapagascar Non : Diégo-Suarez, Montagne des Français (A. Robinson).
Genre Parawatsa Villiers
Parawatsa Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat. 2° série, 83 (3), p. 507;
type du genre : P. rufina Villiers (Madagascar).
Tête médiocrement allongée à lobe antérieur plus de deux fois aussi long que
le postérieur, celui-ci transverse, échancré en arrière au milieu. Yeux gros et
saillants. Premier article des antennes plus court que le lobe antérieur de la tête.
Rostre robuste, apex du premier article atteignant en arrière le niveau du milieu
de l'œil.
Pronotum trapézoïdal, déprimé, à lobe antérieur un peu plus long que le
postérieur, angles latéraux étroitement arrondis, très faiblement saillants. Scutel-
lum rebordé latéralement avec une courte carène apicale effacée.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 169
Élytres aussi longs que l'abdomen, sans nervure nette séparant une cellule
discale de la cellule apicale interne. Fémurs assez forts, armés à leur face ventrale
d’une rangée de courtes dents coniques inégales; deux dents coniques semblables
à la base de la face interne. Tarses antérieurs de deux articles.
Abdomen ovalaire, à bords latéraux légèrement ondulés mais non lobés.
Tergite VII du mâle transverse, ses côtés droits et fortement convergents vers
l'arrière, l’apex formé de deux bords droits, légèrement convergents en avant,
séparés par une petite échancrure arrondie.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce connue :
Parawatsa rufina Villiers
Parawatsa rufina Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 83 (3), p. 308,
fig. 6; type : Sandrangato (Muséum de Paris).
Longueur : 15 mm. — Figure 235.
Tête brune irrégulièrement variée de jaunâtre. Premier article des antennes
brun noirâtre avec la base plus claire. Pronotum, scutellum et élytres jaunâtre
orangé, l’apex du scutellum blanchâtre, les élytres avec une petite tache noire
arrondie dans l'angle proximal et une très petite tache irrégulière noirâtre peu
Fig. 235, Parawalsa rufina Villiers, mâle.
Source : MNHN, Paris
170 A. VILLIERS
nette dans la cellule apicale externe. Fémurs antérieurs bruns variés de jaunâtre.
Fémurs intermédiaires et postérieurs noirs avec la région médiane testacée
Tibias antérieurs et intermédiaires testacés avec là base, l’apex et un anneau prémé-
dian noirs. Tibias postérieurs testacés avec l’apex roux. Poitrine brun de poix.
Abdomen testacé marbré de brun orangé en dessous.
Tête fortement granuleuse. Yeux un peu moins longs que la distance qui les
sépare du sommet du tubercule antennaire, un peu moins larges, vus de dessus,
que l’espace interoculaire. Ocelles médiocrement surélevés, aussi larges que la
distance qui les sépare des yeux. Côtés du lobe postérieur de la tête avec, en
dessous, de longs tubercules spinifères cylindriques. Deuxième article des antennes
deux fois et demie aussi long que le premier.
Pronotum fortement granulé, à côtés droits et fortement divergents d'avant
en arrière puis légèrement coudés avant les angles latéraux. Scutellum fortement
granulé.
MapaGascar Esr : Route d’Anosibe, km 26, Sandrangato.
Genre Paraghesquierea Villiers
Paraghesquierea Villiers, 1948, Rev. Zool. Bot. afr., 40 (4), p. 328: type du genre :
P. lavaudeni Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 182.
Très proche de Ghesquierea Schouteden 1931 et d’Oncocephalus Klug. Difère
du premier par sa tête moins volumineuse, son rostre plus grêle, les antennes
sans franges de longs poils, les angles postérieurs du pronotum moins aigus et
l'absence de tubercules discaux sur le lobe antérieur du pronotum et des deux
genres par ses tarses antérieurs biarticulés.
Mâle: Inconnu.
Femelle : Tète assez allongée, à lobe antérieur un peu plus de deux fois aussi
long que le postérieur, portant un grand tubercule bifide entre les antennes.
Tubereules antennaires portant chacun, à l'extérieur, un petit tubereule piligère.
Ocelles à peine surélevés, très petits. Toute la surface dorsale de la tête avec de
petites granulations, côtés du lobe postérieur avec de petits tubercules piligères
et deux grands, ceux-ci dirigés vers le bas. Premier article des antennes robuste,
fortement courbé, beaucoup plus court que la tête; deuxième article grèle, fine-
ment et courtement pubescent, plus de deux fois plus long que le premier. Rostre
assez grêle, à article I de peu plus long que le second.
Pronotum à côtés droits, convergents en avant, et angles postérieurs triangu-
laires et fortement saillants latéralement. Lobe antérieur plus long que le posté-
rieur, fortement échancré en avant, portant des bandes de granulations luisantes
et un profond sillon longitudinal médian en arrière. Base faiblement échancrée
devant l’écusson et côtés obliques. Écusson granulé, faiblement déprimé au
milieu, à processus terminal mousse et horizontal.
Élytres plus courts que l'abdomen, à cellule discale deux fois et demie plus
longue que large. Fémurs antérieurs très robustes et renflés, portant, en dessous,
une rangée de grands tubercules coniques entre lesquels se trouvent de plus petits
tubercules piligères.
Abdomen débordant largement des élytres, l'angle apical de chacun des
segments du connexivum saillant.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce connue :
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 171
Paraghesquierea lavaudeni Villiers
Paraghesquierea lavaudeni Villièrs, 1948, Rev. Zool. Bot. afr., 40 (4), p. 329;
type : Montagne d'Ambre (Muséum de Paris).
Longueur : 15 mm.
Brun ferrugineux, les antennes, le bord collaire du pronotum, les pleures, la
face ventrale, et l’écusson plus sombres, plus où moins marbrés de brun clair.
Rostre noirâtre avec un anneau rougeâtre au milieu du premier article et une
petite tache flave en dessous de la base du deuxième. Fémurs brun rougeâtre,
tachés ou marbrés de roux clair. Tibias testacés avec un anneau noir submédian
et l'apex progressivement rembruni. Élytres brun rougeâtre clair avec les nervures
et les taches moins distinctes, jaunes. Cellule discale rembrunie ainsi qu’une
petite tache proximale et une grande tache contre la nervure externe de la cellule
apicale. Connexivum brunâtre avec la base de chaque segment plus claire.
MapaGascar Norp : Montagne d’Ambre (Lavauden).
Genre Beanana Villiers
Beanana Villiers, 1960, Bull. Soc. ent. Fr., 65 (9-10), p. 309; type du genre :
B. lineaticollis Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 182.
Très proche d’Oncocephalus Klug, même aspect général, même structure à
ception des tarses antérieurs qui sont biarticulés, le second deux fois aussi
long que le premier; angles apicaux externes des segments du connexivum légè-
rement saillants; abdomen caréné longitudinalement au milieu.
Mâle : Tergite VII échancré. Pygophore, vu de profil, fortement sinu
(fig. 240); valves génitales larges, en cuiller.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce :
Beanana lineaticollis Villiers
Beanana lineaticollis Villiers, 1960, Bull. Soc. ent. Fr., 65 (9-10), p. 309, fig. 1-5:
type : Beanana (Muséum de Paris).
Longueur : 14 mm. — Figures 236 à 240.
Tête noire avec de vagues bandes longitudinales rougeâtres. Rostre noir avec
un anneau interrompu près de la base du premier article, les deux tiers basilaires
de l’article IL et l'extrême base de l’article III jaune orangé. Pronotum et scutel-
lum noirs avec d’étroites bandes longitudinales orangées. Élytres brunâtres
avec les nervures plus claires et les taches noires suivantes : une tache allongée sur
le clavus, la cellule discale presque en entier et une grande tache naviculaire
(liserée de clair à l'intérieur) dans la cellule apicale externe, contre le bord externe.
Fémurs antérieurs marbrés de noir et d’orangé; tibias antérieurs avec trois
anneaux noirs (un basilaire, un médian et un apical) séparés par deux anneaux
jaunes; fémurs intermédiaires noirs, cette couleur mêlée de rougeâtre à l’apex,
avec un anneau submédian jaune; tibias intermédiaires jaunes avec un anneau
prémédian et l’apex noirs; fémurs postérieurs noirs, indistinctement marbrés de
rougeâtre, cette couleur plus étendue vers la base. Poitrine noire avec de vagues
trainées jaunâtres. Abdomen jaunâtre marbré de sombre; segments du connexi-
vum jaunes sur leur moitié antérieure, noirs sur leur moitié postérieure.
Source : MNHN, Paris
172 A. Viciers
z fortement granulée, à lobe antérieur environ deux fois aussi long
que large; saillie interantennaire courte, en Y, lobe postérieur semi-circulaire,
aussi long que la moitié du lobe antérieur, portant latéralement quelques gros
tubercules pilifères. Yeux très gros et saillants, presque aussi larges, vus de dessus,
que l’espace qui les sépare. Premier article du rostre sensiblement égal au second,
atteignant en arrière le niveau du bord antérieur de l'œil. Premier article des
antennes fortement arqué, beaucoup plus court que le lobe antérieur de la tête:
article IT trois fois plus long que le I.
240
Fig. 236 à 240, Beanana lineaticollis Villiers. — 236, mâle. — 237, avant-corps vu de
profil. — 238, patte antérieure. — 239, pygophore vu par l’apex. — 240, idem, profil.
Pronotum ample, plus de deux fois plus large à la base qu’au bord collaire,
ses côtés droits et divergents d'avant en arrière, puis angulés devant les angles
latéraux qui sont saillants et arrondis. Angles antérieurs droits. Lobe antérieur
du pronotum très convexe, portant des rangées de petites granulations luisantes
correspondant aux bandes claires et un fin sillon longitudinal médian s’enfonçant
profondément et brièvement en arrière. Lobe postérieur granulé et irrégulièrement
ridé. Base légèrement échancrée devant le pronotum. Écusson triangulaire, gra-
nulé, terminé par une pointe horizontale.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 173
Fémurs antérieurs granulés, robustes, fortement épaissis, portant en dessous
deux rangées de denticulations, la rangée inférieure entière, formée de tubercules
coniques inégaux avec un tubercule plus grand au niveau du tiers basal; rangée de
la face interne s'étendant sur moins de la moitié basilaire, formée de cinq ou six
tubercules coniques assez forts. Fémurs intermédiaires et postérieurs grêles et
granulés
Élytres atteignant l'apex de l'abdomen, à cellule discale deux fois plus longue
que large, cellule apicale externe fortement dilatée au milieu où elle est presque
deux fois plus large que la cellule apicale interne.
MapaGascar Esr : Beanana, près de Maroantsetra (E. Razafimandimby).
Genre Argolis Stäl
Argolis Stäl 1861, Steit. Ent. Zeit, 22, p. 146; type du genre: A. calabarensis
Stäl (Nigeria); 1865, Hem. afric., 8, p. 151; 1874, Emun. Hem., 4, p. 89.
— Jeannez, 1919, Voy. AÏL. Jeann. Afr. or., Hem. 3, p. 167, 173. — Scnour
DEN, 1931, Ann. Mus. Congo. belge, Zool., (3), sect. II, 1, p. 112. — ViLutERS,
1948, Faune Emp. fr., 9, p. 405.
Caunus Stäl, 1865, Hem. Afr., 8, p. 153; type du genre : C. capensis Stäl (Afrique
australe); 1874, Enum. Hem., 4, p. 84, 87. — Reurer, 1882, Act. Soc. sc.
fenn., 12, p. 78. — Disranr, 1903, Fn. Brit. India, Rhynch., 2, p. 222, 223.
— Jeanne, 1919, Voy. All. Jeann. Afr. or., Hem., 3, p. 167, 174.
Genre remarquable par son dimorphisme considérable qui a trompé divers
auteurs : Argolis décrit le premier sur une femelle, puis Caunus sur un mâle.
Tête assez courte, à lobe antérieur bien plus long et plus étroit que le posté-
rieur, portant, entre les antennes, deux tubercules horizontaux et étroits. Premier
article du rostre à peu près aussi long que le deuxième. Yeux ovalaires vus de
profil. Pronotum trapézoïdal, à lobes peu distincts, angles antérieurs munis
chacun d’une courte protubérance aiguë à l’apex, angles postérieurs variables
suivant les espèces. Nervation alaire du même type que chez Oncocephalus.
Pattes des trois paires très grêles et inermes.
Mâle : Yeux très gros et saillants, s'étendant, en dessous, à la face inférieure
de la tête. Ocelles assez gros et situés sur une forte proéminence. Premier article
des antennes robuste, densément hérissé de longs poils, nettement plus long que
la tête. Pronotum fortement élargi en arrière. Élytres et abdomen d’égale largeur.
Abdomen large à l’apex où le tergite VII est fortement bilobé (fig. 242). Sternite
VIIL très court. Pygophore petit, sinué en arrière (fig. 243), très fortement échancré
à l’apex. Valves génitales relatibement petites et subarrondies. (fig. 244)
Femelle : Yeux beaucoup plus petits que chez les mâles, ne s'étendant pas à
la face ventrale de la tête. Ocelles très petits, situés sur une très légère convexité
du crâne. Antennes très courtes, le premier article plus court que le lobe antérieur
de la tête. Pronotum bien moins large que celui du mâle. Élytres bien plus courts
que chez le mâle, la réduction s’opérant sur la moitié distale et entraînant une
moindre longueur des deux cellules distales et des macules apicales. Abdomen
bien plus long et plus large que les élytres; tergite VIII très court et transverse;
tergite IX subtriangulaire, étroitement arrondi à l’apex; gonapophyses pos-
térieures de lurite IX représentées par deux étroites valves subconiques;
Source : MNHN, Paris
174 A. VILLIERS
sternite VIII divisé en deux lames triangulaires transverses, ses gonapophyses
très étroites et triangulaires.
Distribution. — Genre répandu dans tôute l'Afrique intertropicale et
australe et dans l’Inde. Une seule espèce à Madagascar :
Argolis seyrigi (Villiers)
Baebius seyrigi Villiers, 1951, Mém. Inst. scient. Madag., série A, 5 (1), p. 139;
type : Bekily (Muséum de Paris); 1960, Bull. Acad. malgache, nouv.
série, 36 (1958), p. 25 (Argolis).
Longueur : 11-12 mm. — Figures 241 à 244.
Tête brun foncé, portant une courte et assez dense pubescence blanche cou-
chée qui s’épaissit et forme une étroite bande bordant l'œil et se prolongeant sur
le lobe postérieur. Antennes jaunâtres, le premier article rembruni à l’apex.
244
5 RQ
4 241 Ÿ
Fig. 241 à 244, Argolis seyrigi Villiers. — 241, mâle. — 242, apex de l'abdomen, vue
dorsale. — 243, idem, profil. — 244, idem, vue postérieure.
Pronotum brun foncé, couvert d’une courte et dense pubescence blanche.
Seules restent glabres, et laissent alors paraître la coloration foncière, une bande
longitudinale médiane occupant les deux lobes et d’étroites bandes sur le lobe
antérieur, Écusson uniformément brun foncé.
Élytres d’un brun clair plus ou moins laiteux, la corie éparsément pubescente.
Cellule discale avec une grande tache subtriangulaire d’un brun velouté. Cellule
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 175
apicale externe avec une grande tache de même couleur, allongée et échancrée en
avant. Pattes jaunâtres.
Tête assez courte, le lobe antérieur environ une fois et demie aussi long que
le postérieur, subeylindrique, portant contre la base des antennes un petit tuber-
cule surmonté d’une soie épineuse. Lobe postérieur court, transverse, grossière-
ment granulé sur les côtés. Yeux gros et saillants, plus larges, vus de dessus, que
la moitié de l'espace qui les sépare. Ocelles gros et saillants, plus longs vus de
dessus que la distance qui les sépare de l'œil.
Premier article des antennes un peu plus long que la tête, hérissé de longues
soies raides. Deuxième article un peu plus long que le premier.
Pronotum sensiblement aussi long que large à la base, le bord collaire très
étroit, plus petit que la moitié de la base. Angles antérieurs en courte dent trian-
gulaire. Angles postérieurs saillants, légèrement explanés, triangulaires. Bords
latéraux concaves. Écusson beaucoup plus long que large, terminé par une pointe
conique légèrement élevée.
Cellule discale de l’élytre à côté interne de l'angle proximal plus de deux fois
plus long que le côté externe.
MapaGascar Esr : Perinet.
MapaGascar CENTRE : Tananarive (R. Decary); massif de l'Ankaratra,
(MeCallan); Antsirabe (Bouvet); Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar Ouest : Morondava, forêt au Sud de Befasy (R. Paulian);
Ampijoroa, Ankarafantsika (E. Razafimandimby).
Genre Hendecacentrus Bergroth
Hendecacentrus Bergroth, 1918, Wien. Ent. Zeit. 37, p. 210; type du genre :
H. adulterinus Bergroth (Madagascar). — Vizcrers, 1951, Mém. Inst. scient.
Madag., série À, 5 (2), p. 255 (synopsis); 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat.,
2e série, 33 (2), p. 174.
Tête assez allongée, le lobe antérieur plus de deux fois aussi long que le pos-
térieur. Yeux et ocelles gros et saillants. Saillie antennaire grande, formée de
deux pointes coniques ou de deux lames triangulaires. Cou avec un tubercule
conique de chaque côté. Rostre robuste, l’apex du premier article atteignant le
niveau du bord antérieur ou du milieu de l’œil. Antennes longues et grêles, le
premier article bien plus long que la tête.
Pronotum trapézoïdal à lobe postérieur plus long que l’antérieur. Celui-ci
avec quatre grandes épines aux quatre angles, son disque avec deux tubercules
coniques courts ou deux longues épines. Lobe postérieur avec deux carènes dis-
cales droites ou très fortement sinuées, les angles latéraux avec de longues épines,
la base avec’ou sans deux épines.
Scutellum avec une longue épine apicale.
Élytres sans cellule discale. Pattes longues et grêles, y compris les fémurs
antérieurs qui sont garnis en dessous d’une frange de soies raides. Tarses antérieurs
de trois articles, le troisième plus long que les deux précédents.
Abdomen ovalaire, l'angle apical de chacun des segments du connexivum
dentiforme.
Mâle : Tergite VII transverse, à côtés fortement convergents en arrière et
apex tronqué. Pygophore grand, sinué vu de profil; valves génitales étroites,
Source : MNHN, Paris
176 A. VILLIERS
cylindriques et fortement courbées (fig. 245-246) ou lamelleuses et plus ou moins
larges (fig. 250 et 253). Apophyse du bord ventral du pygophore petite, droite ou
sinuée (fig. 248, 251 et 254).
Femelles : Tergite IX triangulaire et bidenté à l’apex (adulterinus, pau-
liani) ou simplement échancré (ligatus) ou tronqué et bossué (seyrigi) (fig. 249,
259, 255, 256.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Sept espèces :
248 / 251
250
a —
ID
249
| 256
253
252 =
255 254
Fig 245 à 256, genre Hendecacentrus Bergroth, apex de l'abdomen. — 245, H. adulterinus
Bergroth, mâle, vue dorsale. — 246, idem, profil. — 247, idem, vue postérieure. — 248,
idem, apophyse du bord ventral du pygophore, profil. — 249, idem, femelle. — 250, H. seyrigi
Villiers, mâle, vue postérieure. — 251, idem, apophyse du bord ventral du pygophore, profil.
— 252, idem, femelle. — 253, H. ligatus Villiers, mâle, vue postérieure. — 254, idem,
apophyse du bord ventral du pygophore, profil. — 255, idem, femelle. —
Villiers, femelle.
6, H. pauliani
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Base du pronotum avec deux épines en plus des épines latérales 3
— Base du pronotum avec seulement des épines latérales . . . . . . 2
2. Élytres noirâtres avec une fascie transversale jaune . Re
++ eee 5. EH. transversus Villiers
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 177
— Élytres bruns avec les nervures jaunâtres et les dessins sombres
des cellules cernés de blanc nacré . . . . . 4. H. monticolus V
3. Élytres brunâtres avec des petites taches foncées et des lignes
claires. : & Re CRE 4
_ Sie jaune pâte Sec de ne ee
: ë HORS 6. H. mirabilis Villiers
4. Lobe He non dE) CT Ones Cat 5
— Lobe postérieur du pronotum avec des carènes droites .
2. H, ligatus Villiers
A bdomencn majeure partie noir ou brun de poix. Épines interan-
x
tennaire longues et aiguës . . . Fe 6
— Abdomen en majeure pese clair. Epines on L épaisses
et coniques . . . . eur 7. H. seyrigi Villiers
6. Disque du lobe Anteieu du oi avec deux tubercules discaux
longs et subaigus . . - . . . 1. H. adulterinus Bergroth
— Disque du lobe antérieur du Hotte avec deux courtes protubé-
rances arrondies . . . . . . . . . . . . . 3. H. pauliani Villiers
1. Hendecacentrus adulterinus Bergroth
Hendecacentrus adulterinus Bergroth, 1918, Wien. Ent. Zeit, 87, p. 210; type :
Cap d’Ambre (Musée?). — Viuziers, 1951, Mém. Inst. scient. Madag., série À,
5 (2), p. 255; 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 83 (2), p. 174.
Longueur : 18-20 mm. — Figures 245 à 249, 257.
Tête brune avec les épines interantennaires, la carène médiane du lobe anté-
rieur, une bande de chaque côté du lobe antérieur, partant des yeux et convergeant
vers l’échancrure collaire du pronotum, la base et l’apex du deuxième article du
rostre, flaves. Antennes rougeâtres avec la base des deux premiers articles flaves,
le reste du premier article, un anneau un peu avant la base du deuxième article
et son sommet, noirâtres.
Pronotum brun avec les épines des deux lobes, une carène latérale sur les
côtés du lobe postérieur, deux carènes divergentes sur le disque du lobe postérieur
et une bande mal définie, parallèle à la base, jaunâtres. Poitrine brune avec le
sillon prosternal et ses saillies antérieures ainsi que quelques taches sur les pleures
flaves. Écusson brun avec l’épine flave.
Élytres bruns avec les nervures, les parties attenantes à celles-ci, un vague
dessin en forme d’Y couché dans la cellule basale de la corie et des marbrures sur
la membrane flaves. Fémurs bruns, annelés de flave. Tibias clairs annelés de
brun.
Abdomen et connexivum fasciés de brun et de flave.
Tête à lobe antérieur cylindrique, plus long que le postérieur, portant au
milieu une carène longitudinale arrondie partant des épines interantennaires et
s’atténuant en arrière. Lobe postérieur de la tête élevé, puis brusquement déprimé
et formant un cou distinct, celui-ci portant un petit tubercule arrondi de chaque
côté.
Premier article des antennes droit, plus long que la tête; deuxième article
plus de deux fois plus long que le premier. Premier article du rostre atteignant à
12
Source : MNHN, Paris
178 A. VILLIERS
peu près, en arrière, le niveau du bord antérieur de l'œil; deuxième article for-
tement rétréci au niveau du tiers apical.
Lobe antérieur du pronotum avec ses angles antérieurs et postérieurs sur-
montés de longues épines, disque avec deux épines plus petites. Angles latéraux
du lobe postérieur en forme d’épine aiguë et deux longues épines sur la base, longues
et aiguës. Scutellum avec une longue épine.
k ©
Fig. 257, Hendecacentrus adulterinus Bergroth.
MapaGascar Norp : Diégo-Suarez.
Mapacascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon); pays Benanozano; Fénérive
(£. Perrot); Perinet; Sandrangato; île Sainte-Marie (A. Robinson); Marojejy
(Raharizonina); District Mananara Nord, Mont Antampoma (J. Vadon et
A. Peyrieras); district Maroantsetra, Fampanambo (J. Vadon; Raharizonina);
Ivondro (A. Seyrig); Nord-Est de Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Vadon).
MaApAGascaR CENTRE : Tananarive.
Mapacascar Ouesr : Région côtière (G. Grandidier).
MapaGascar Sup : Vallée d’Ambolo (Ch. Alluaud).
2. Hendecacentrus ligatus Villiers
Hendecacentrus ligatus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 83 (2),
p. 172 et 174; type : Andobo (Muséum de Paris).
Longueur : 17 mm. — Figures 253 à 255.
Tête jaune avec les côtés et deux bandes longitudinales brun foncé. Premier
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIHDAE 179
article du rostre jaune avec une tache brune à l’apex de sa face interne; deuxième
article jaune avec sa moitié apicale brune et une tache brune à la base de sa face
interne; troisième article brun. Pronotum jaune avec les côtés bruns, le disque
du lobe antérieur avec une bande médiane et deux bandes latérales brunes
s'étendant en avant des tubercules discaux; disque du lobe postérieur avec cinq
bandes longitudinales brunes. Scutellum brun, avec une bande médiane et l'épine
apicale jaunes ainsi que le pourtour de sa partie élevée. Coloration élytrale à peu
près semblable à celle de H. adulterinus, mais la fascie transverse claire coupant
la corie franchement blanche et perpendiculaire au bord costal. Fémurs antérieurs
jaune rougeâtre avec l’apex blanchâtre, la face inférieure brune et une ligne dor-
sale brune. Fémurs intermédiaires et postérieurs roses avec l’apex blanchâtre et
la face inférieure brune. Tibias des trois paires jaunâtre clair avec un large
anneau prémédian grisâtre, les antérieurs et intermédiaires avec l’apex assombri.
Abdomen jaune rosé, avec de longues macules obliques noires.
Mème structure que H. adulterinus, mais le lobe antérieur de la tête plus
grêle, toutes les épines du pronotum beaucoup plus longues, à l'exception de celles
du disque du lobe antérieur qui sont plus petites et émoussées à l’apex; épines
des angles apicaux du connexivum plus longues et plus aiguës.
Mapacascar CENTRE : Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar OuEsr : Andobo, forêt Antsingy, Antsalova (P. Griveaud);
Ampijoroa, Ankarafantsika (E. Razafimandimby).
3. Hendecacentrus pauliani Villiers
Hendecacentrus pauliant Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 83 (2),
p. 172 et 174; type : Nosy Komba (Muséum de Paris).
Longueur : 19 mm. — Figure 256.
Même coloration générale que H. adulterinus, mais les parties sombres beau-
coup plus foncées, noirâtres, le lobe antérieur de la tête plus clair, jaunâtre pâle,
le lobe postérieur du pronotum avec six bandes longitudinales jaunes, les deux
médianes très courtes.
Même structure que H. adulterinus mais le lobe antérieur de la tête plus
allongé, les épines discales du lobe antérieur du pronotum représentées par deux
courtes protubérances mousses à l’apex.
MapaGascar SamBrRaNo : Nosy Komba, 900 m (A. Robinson).
4. Hendecacentrus monticolus Villiers
Hendecacentrus monticolus Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 184; type :
Massif du Marojejy (Muséum de Paris).
Longueur : 18 mm.
Coloration générale de H. adulterinus Bergroth mais clavus noir à l’apex,
cellule discale avec une bande blanche en U.
Disque du lobe antérieur du pronotum avec deux tubercules coniques, courts
et larges. Lobe postérieur du pronotum avec des carènes légèrement arquées
mais non sinueuses, la base sans épines en plus de celles des angles latéraux
postérieurs.
Source : MNHN, Paris
180 A. ViLLiers
Mapacascar Esr : District Sambava, massif du Marojejy, Ambinanitelo,
500 m (E. Raharizonina).
5. Hendecacentrus transversus Villiers
Hendecacentrus transversus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat. 2° série,
33 (2), p. 172 et 174; type : Sandrangato (Muséum de Paris).
Longueur : 23-25 mm. — Figure 258.
Tête brune avec les côtés noirâtres. Rostre noir. Antennes noires avec
l'extrême base du premier article et la moitié apicale du deuxième article, sauf
l'apex, blanchâtres. Pronotum et scutellum noirs. Élytres grisâtres avec une large
fascie antémédiane jaune pâle, une grande tache basilaire sur le clavus, une petite
tache oblongue contre celui-ci et une grande tache médiane, n’atteignant ni le
bord interne ni le bord externe et s’étendant sur l’apex de la corie et la base de
la membrane, noir velouté. Fémurs noirs avec l’apex jaune pâle. Tibias jaunâtres
avec un large anneau prémédian noir. Face ventrale brun de poix avec la partie
médiane de l'abdomen rougeâtre.
Stature un peu plus ample que chez les espèces précédentes. Lobe antérieur
du pronotum avec une longue épine aiguë à ses quatre angles, le disque avec deux
Fig. 258, Hendecacentrus transversus Villiers.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈR:
S REDUVIIDAE 181
petites protubérances arrondies; lobe postérieur fortement ridé en travers, sans
carènes, ses angles latéraux-postérieurs avec une épine aiguë, la base sans épine
mais seulement deux petites protubérances peu visibles. Épine du scutellum
forte, dressée, courbée à l’apex.
MapaGascar Esr : Perinet; Route d'Anosibe, km 26, Sandrangato et Ampi-
tameloka, 840 m.
6. Hendecacentrus mirabilis Villiers
Hendecacentrus mirabilis Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2° série, 83 (2),
p. 173 et 174; types: Saint-Augustin ($) et Ampanihy (9) (Muséum de
Paris).
Longueur : 19 (3), 22 (9) mm. — Figure 259.
Tête jaune pâle avec de petits traits bruns sur les côtés du lobe antérieur,
deux bandes longitudinales noires, confluentes en arrière, sur le lobe antérieur,
une bande derrière chaque œil et la saillie ocellaire noires. Pronotum jaune avec
le lobe antérieur unicolore (4) ou avec des dessins noirs (9) et le lobe postérieur
avec 5 bandes longitudinales noires très étendues (9) ou très réduites (3)
lum jaune pâle avec les côtés noirs (d), portant en plus deux taches di
Fig. 259, Hendecacentrus mirabilis Villiers.
Source : MNHN, Paris
182 A. VILLIERS
Élytres jaune pâle avec les taches noires suivantes : une tache oblongue sur
le clavus, une grande tache triangulaire sub-basilaire sur la corie, une grande tache
discale à cheval sur la corie et la membrane, une grande tache dans la cellule
apicale interne, deux grandes taches dans la cellule apicale externe, une petite
tache à la base de la membrane, dans l’angle formé par l’apex de la corie et la
base de la cellule externe. Pattes jaune pâle: fémurs antérieurs et intermédiaires
avec un large anneau noir postmédian, fémurs postérieurs avec un anneau pré-
médian et un anneau postmédian; tibias avec un anneau prémédian et l’apex
noirs.
Côtés du prothorax jaune pâle avec trois taches noires. Méso et métanotum
noirs avec leur région médiane jaune clair. Abdomen noir avec la base et une tache
lobée s'étendant en arrière jaune pâle. Connexivum noir avec l'extrême base des
segments et leur moitié apicale jaune.
Lobe antérieur de la tête long et robuste. Saillie interantennaire en forme de
deux lames triangulaires. Protubérances latérales du cou fortes et arrondies.
Lobe antérieur du pronotum avec deux très longues épines aux angles col-
laires, deux épines plus courtes en arrière et deux tubercules discaux coniques,
petits et aigus. Lobe postérieur du pronotum avec deux carènes faiblement arquées
et coupées par les rides transverses qui le couvrent; angles latéraux postérieurs
prolongés par une épine triangulaire longue, forte et aiguë. Base avec deux longues
épines émoussées à l’apex. Épine du scutellum longue et aiguë.
MapaGascar Sup : Ampanihy, 250 m; Saint-Augustin, Tuléar (P. Griveaud).
7. Hendecacentrus seyrigi Villiers
Hendecacentrus seyrigi Villiers, 1951, Mém. Inst. scient. Madag., série À, 5 (2),
p. 256, fig. 1; type : Ivondro (Muséum de Paris); 1961, Bull. Mus. nat.
Hist. nat., 2° série, 83 (2), p. 174.
Longueur : 18 mm. — Figures 250 à 252, 260.
Tête brune avec la partie avoisinant le rostre, les épines interantennaires,
la carène médiane du lobe antérieur, une bande latéro-supérieure mal définie par-
tant du tubercule antennaire et se prolongeant jusqu’au sillon séparant les deux
lobes en longeant le bord supérieur de l’œil, jaunâtres. Lobe postérieur avec, de
chaque côté, une bande partant de l’œil et se prolongeant sur le cou en englobant
le tubercule collaire, et une bande latéro-supérieure partant également de l'œil
et passant contre les ocelles. Antennes jaunâtres, avec un anneau préapical au
premier article et l’apex du second bruns. Premier article du rostre brun avec
la base flave; deuxième article flave avec l’extrême base et le tiers apical
bruns, troisième article brun avec la base flave.
Lobe antérieur du pronotum jaunâtre avec ses côtés, le disque en avant des
épines médianes et le sillon longitudinal bruns, lobe postérieur jaunâtre en arrière,
les carènes divergentes du disque et le bourrelet basal blanc jaunâtre brillant.
Écusson brun avec l’apex de l’épine blanchâtre. Poitrine flave variée de brun.
Clavus blanchâtre avec l’apex, la marge interne et une large tache au niveau
de l’écusson, d’un brun velouté. Corie blanchâtre, la base de la cellule proximale
avec un dessin brunâtre mal défini ; nervure interne de la cellule discale debordée
brun vers l’extrémité; cellule discale avec une tache brun clair, bordée de brun
foncé, qui laisse de couleur claire l'angle proximal et une grande aire triangu-
laire située contre la nervure externe; cette tache brune se poursuit contre la
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 183
nervure apicale de la cellule et, à l'extérieur, occupe l'apex de la corie. Mem-
brane d’un blanc jaunâtre laïteux avec des macules et marbrures brunes,
notamment une grande tache brune bordée de blanc dans la cellule apicale
externe. Fémurs jaunâtres étroitement terminés de blanc à l’apex, cette couleur
précédée d'un anneau noirâtre. Tibias jaunâtres, peu distinctement annelés
de blanc et de brun vers la base.
Abdomen et connexivum flaves, la base des segments de ce dernier obscurcie.
Tête comme Æ.adulterinus, mais les épines interantennaires plus robustes, les
tubercules collaires plus grands.
Premier article des antennes droit, distinctement épaissi à l’apex, deuxième
article près de trois fois plus long que le premier. Rostre comme chez adulterinus.
Fig. 260, Hendecacentrus seyrigi Villiers.
Pronotum comme chez H.adulterinus, armé de la même façon, mais les carènes
divergentes du lobe postérieur plus nettes.
Mapaascar Sammrrano : Nosy be, forêt de Lokobe (A. Robinson).
Mapacascar Esr : Perinet; Marojejy, Ambinanitelo (Raharizonina):
district Mananara Nord, Seranambe (J. Vadon et A. Peyrieras); Ivondro
(A. Seyrig): forêt de Befotaka (P. Viette et P. Griveaud); Fampanambo et
Ambodivoangy (J. Vadon).
Source : MNHN, Paris
184 A. ViLuiers
Genre Noualhierella Villiers
Noualhierella Villiers, 1951, Mém. Inst. scient. Madag., À, 5 (2), p. 257; type du
genre : N. longiceps Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3),
p. 181.
Très proche d’Hendecacentrus Bergroth, mais en diffère à première vue par la
tête beaucoup plus allongée, sans dépression collaire, à lobe postérieur beaucoup
plus long, par l'absence d’épines interantennaires, par le premier article des an-
tennes plus court que le lobe antérieur de la tête par le rostre beaucoup plus
grêle.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Deux espèces connues.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Protubérances de la base du pronotum coniques, subaiguës, aussi
longues que celles des angles latéraux-postérieurs . 1. N. longiceps Villiers
— Protubérances de la base du pronotum épaisses, arrondies à l’ex-
trémité, plus courtes que celles des angles latéraux-postérieurs
Re 2. N. peyrierasi n. sp.
Noualhierella longiceps Villiers
Noualhierella longiceps Villiers 1951, Mém. Inst. scient. Madag., série À, 5 (2),
p. 258, fig. 2; type : Antanambe (Muséum de Paris).
Longueur : 4 : 16,5 mm; © : 18,5 mm. — Figure 261.
Lobe antérieur de la tête jaunâtre avec la face ventrale, une bande brune
joignant le tubercule antennaire à l’œil et une bande de chaque côté de la carène
médiane; lobe postérieur brun avec, de chaque côté, trois bandes jaunâtres
unissant l'œil au cou, l’une dorsale, passant contre l’ocelle, une latérale et une
ventrale. Certains exemplaires ont la tête entièrement brune. Premier article des
antennes brun avec la base flave. Deuxième article brunâtre, plus sombre à la
base et à l’apex. Rostre flave.
Disque du lobe antérieur du pronotum jaunâtre avec quelques macules
brunâtres peu distinctes; épines jaunâtres. Disque du lobe postérieur jaunâtre
en avant, brun foncé devant la base en arrière; épines brunes. Écusson et son
épine bruns. Poitrine variée de brun et de flave.
Élytres à clavus et corie bruns avec les nervures et une large tache s'étendant
le long de la marge latérale jaunâtre clair. Membrane brune avec les nervures
plus claires et, dans la cellule extérieure, une tache d’un brun foncé velouté
subacuminée en arrière, entourée d’une aire plus ou moins laiteuse.
Fémurs antérieurs et intermédiaires brunâtres avec la base et l’apex flaves.
Fémurs postérieurs jaunâtres avec l’apex blanchâtre, cette couleur précédée d’un
anneau brun. Tibias flaves.
Abdomen jaunâtre, ses marges latérales et le connexivum maculés de brun.
Lobe antérieur de la tête subcylindrique, de peu plus long que le postérieur,
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 185
finement granulé, courtement pubescent, avec une carène longitudinale médiane
arrondie, large en avant, atténuée en arrière. Lobe postérieur de la tête allongé,
semi-ovalaire, avec un cou distinct. Ocelles gros, nettement surélevés. Cou avec,
de chaque côté, un fort tubercule mousse à l’apex. Premier article des antennes
robuste, épaissi à l'apex, plus court que le lobe antérieur de la tête. Article II
plus de trois fois aussi long que le premier. Rostre grêle à premier article atteignant
en arrière le niveau du milieu de l'œil. Deuxième article atténué à l’apex, un peu
plus long que la moitié du premier.
Fig. 261, Noualhierella longiceps Villiers.
Lobe antérieur du pronotum avec deux tubercules arrondis sur le disque et
les quatres angles en épines mousses à l’apex. Lobe postérieur avec les angles
latéraux en épines courtes, assez robustes : deux épines semblables près de la
base. Écusson avec une épine robuste obliquement dressée.
Angles apicaux du connexivum subépineux. Fémurs antérieurs assez épais,
armés de soies raides.
Mapagascar Esr : Antanambe (Mocquerys); baie d’Antongil (Mocquerys):
Fampanambo et Ambodivoangy (J. Vadon); vallée d'Antoroka, station
forestière de Farankanaira, district de Maroantsetra (P. Viette); district Mana-
nara Nord, mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras).
13
Source : MNHN, Paris
186 A. VILLIERS
2. Noualhierella peyrierasi n. sp.
Longueur : 16-18,5 mm.
Même type de coloration que le précédent, mais plus jaunâtre, la base du
pronotum teintée de brun clair, cette coloration mal limitée (brun foncé et
formant des dessins nets chez longiceps) et tache noir velouté de la membrane
des élytres largement arrondie en arrière.
Même structure que longiceps, mais le lobe postérieur de la tête un peu
plus court, le pronotum plus large avec les tubercules discaux du lobe antérieur
subaigus et grêles et les tubercules de la base beaucoup plus massifs, plus
courts et mousses à l’apex.
Mapagascan Esr : Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato, holo-
type à et allotype © au Muséum de Paris; Ambodivoangy (J. Vadon); District
Mananara Nord, Seranambe (J. Vadon et A. Peyrieras); vallée d’Antoroka,
station forestière de Farankaraina, district de Maroantsetra (P. Viette):
Marojejy Ouest, 1 600 m, district de Sambava (P. Soga); paratypes au Muséum
de Paris et au Musée de l'Afrique centrale, Tervuren.
Genre Perinetocoris Villiers
Perinetocoris Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e série, 33 (2), p. 174 ;
type du genre : P. lobatus Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3),
p.181.
Aspect général d'Hendecacentrus dont il difière à première vue par la stature
plus grêle, l'abdomen élargi en arrière, le dernier segment du connexivum des &
fortement lobé, les tarses antérieurs plus courts, à dernier article à peine plus
long que les deux précédents réunis (plus long chez Hendecacentrus) et la présence
d’une grande cellule discale sur les élytres.
Distribution. — Genre propre à Madagascar. Une seule espèce.
Perinetocoris lobatus Villiers
Perinetocoris lobatus Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2e série, 83 (2),
p. 174; type : Perinet (Muséum de Paris).
Longueur : 15 mm.
Tête jaune pâle avec les côtés bruns et deux bandes brunes en arrière des
ocelles. Premier article des antennes brun avec l’apex étroitement et la base lar-
gement blanchâtres; deuxième article brun à la base, puis progressivement
éclairci jusqu’auprès de l'apex qui est annelé de noir; articles suivants jaunâtres.
Rostre noir avec une petite tache jaune à la base de la face interne du deuxième
article. Lobe antérieur du pronotum jaunâtre avec une ligne médiane et deux
petites bandes, en avant des tubercules discaux, noires; lobe postérieur noir avec
cinq bandes jaunes, deux bandes très étroites sur la bordure latérale, deux discales
étroites n’occupant que la moitié antérieure, deux centrales, larges et complètes,
séparées par une bande médiane, l’épine apicale et les bords de l'élévation discale
jaunes.
Élytres brun foncé, le clavus coupé transversalement par de petites lignes
sinueuses blanchâtres, l’épaississement costal avec les nervures et de petites taches
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIIDAE 187
ou bandes jaunâtres peu distinctes, la cellule apicale externe et l’apex de la mem-
brane marbrés de grisâtre ; cellule discale en majeure partie, extrême base de la
cellule apicale interne et une grande tache sur la membrane, contre lapex de la
corie d’un noir velouté. Face ventrale noire avec des taches jaunâtres irrégulières.
Fémurs brun de poix avec des taches et anneaux incomplets jaunâtres. Tibias
antérieurs et intermédiaires jaunâtre clair avec la base, l’apex et des anneaux.
incomplets obliques bruns.
Lobe postérieur de la tête court, transverse, à côtés légèrement convergents
et angles postérieurs arrondis. Lobe antérieur une fois et demie aussi long que le
postérieur. Épines interantennaires fortes, triangulaires, comprimées. Premier ar-
ticle des antennes plus long que la tête.
Lobe antérieur du pronotum étroit en avant, bilobé, ses quatre angles avec
des épines aiguës, le disque avec deux petits tubercules coniques, mousses à l’apex.
Lobe postérieur fortement ridé en travers, sans carènes nettes, les angles latéraux
postérieurs épineux, la base sans épines ni tubercules. Scutellum en triangle
allong
Élytres aussi longs que l'abdomen, avec une grande cellule discale quadran-
gulaire, plus longue que large. Fémurs antérieurs légèrement comprimés, leur
bord ventral avec de fins granules donnant naissances à des soies raides.
Abdomen élargi en arrière avec les angles du connexivum finement dentés,
le dernier tergite du 9 transverse, à côtés fortement concaves et angles apicaux en
forme de lobe saillant semi-ovalaire.
MaDaAGascar Esr : Perinet.
Genre Catala Villiers
Gatala Villiers, 1951, Mém. Inst. scient. Mad., série À, 5 (2), p. 259; type du genre :
Gatala roseonigra Villiers (Madagascar); 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 181.
Genre voisin d’Hendecacentrus Bergroth et de Noualhierella Villiers. Tête
comme Hendecacentrus, avec des tubercules interantennaires, un lobe postérieur
court et déprimé à la base, mais pas de tubercules collaires. Lobe antérieur du
pronotum sans tubereules ou épines discaux; lobe postérieur sans épines basales ;
les deux épines des angles collaires, les deux épines des angles latéraux du lobe
antérieur et les deux épines des angles latéraux du lobe postérieur courtes et
coniques. Antennes longues et grêles comme chez Hendecacentrus.
Distribution. — Quatre espèces propres à Madagascar :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Elytres uniformément noirs . . . . . . .. 4. G. flavipes Villiers
— Élytres noirs avec une bande latérale rosâtre LOTS 2
Épines postérieures du lobe antérieur du pronotum courtes et
coniques Per ME EF EDR ME fe Que: 3
— Ges épines longues et grêles . . . . . . . . . 3. CG. armata Villiers
3 Lobe antérieur du pronotum noir bordé de rose, ses côtés avec, en
arrière, deux épines longues et robustes . . . 1. C. roseonigra Villiers
— Lobe antérieur du pronotum uniformément noir, ses côtés avec, en
arrière, deux petits tubercules coniques. . . . 2. G. nigrina Villiers
Source : MNHN, Paris
188 A. VILLIERS
1. Catala roseonigra Villiers
Catala roseonigra Villiers, 1951, Mém. Inst. scient. Mad., série A, 5 (2), p. 259,
fig. 3; type : Bekily (Muséum de Paris); 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat.,
2e série, 88 (2), p. 171.
Longueur : 21-22,5 mm. Figure 262.
Lobe antérieur de la tête rose, avec seulement la région avoisinant le sillon
séparant les deux lobes noirs, les côtés et la face ventrale noirâtres. Lobe posté-
rieur rose, avec une bande médiane passant entre les ocelles, le cou et une large
bande latérale de chaque côté, noirâtres.
Premier article des antennes brun de poix avec l'extrême base jaunâtre;
deuxième article brunâtre avec l'extrême base jaunâtre et l’apex plus clair;
article III et IV jaunâtres. Rostre rougeâtre, les articles II et III ainsi que la
face interne du I, brunâtres.
Fig. 262, Catala roseonigra Villiers.
Pronotum brun de poix, avec les six épines et une bande rose de chaque
côté, partant des épines antérieures, englobant les épines moyennes, joignant
les épines basales, où elle s’élargit, rosâtre; bord collaire de la même couleur.
Écusson noir avec l’épine rose.
Source : MNHN, Paris
HÉMIPTÈRES REDUVHDAE 189
Clavus d’un gris noirâtre avec la base rose. Corie gris noirâtre avec une
bande latérale d’un rose jaunâtre dilatée à la base et échancrée au niveau de la
base de la cellule externe de la membrane. Membrane d’un gris noirâtre, cette
couleur étant plus sombre à la base, ainsi d’ailleurs que dans la partie proche de la
base de la corie. Pattes d’un rose jaunâtre; les fémurs avec un anneau sombre au
tiers apical.
Abdomen brun de poix. Gonnexivum avec des taches alternées roses et
noirâtres.
Lobe antérieur de la tête subeylindrique portant une saillie interantennaire
fourchue, robuste, se poursuivant en arrière par une carène arrondie. Lobe posté-
rieur élevé, brusquement déprimé en arrière en un cou distinct.
Antennes grèles, le premier article de peu plus long que la tête. Deuxième
article deux fois et demie plus long que le premier, Rostre robuste, un peu
comprimé latéralement, le premier article n’atteignant pas en arrière le niveau du
bord antérieur de l'œil. Deuxième article de peu plus long que le premier.
Lobe antérieur du pronotum à disque finement ridé en travers en avant,
profondément sillonné longitudinalement en arrière; ses quatre angles surmontés
d’une robuste épine conique. Lobe postérieur un peu déprimé en avant, grossière-
ment et irrégulièrement ridé en travers, portant en avant deux carènes obsolètes
et divergentes; angles latéraux postérieurs saillants en pointe conique. Écusson
grossièrement ridé, portant une robuste épine inclinée à 450.
Fémurs antérieurs distinctement épaissis à la base, portant, en dessous, une
brosse de poils raides.
Mapacascar Nonp : Diégo-Suarez (Ch. Alluaud).
Mont Ikongo (G. Grandidier).
MapaGascar CENTRE : Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar Es
ADAGAScAR OuEsr : Morondava, forêt Sud de Befasy (R. Paulian)
Lambomakandro, province de Tuléar (R. Catala).
Mapaascar Sup : Behara et Ambovombe dans l'Androy (Ch. Alluaud):
Antanimora (E. Raharizonina); pays Mahafaly (Bastard); Betioky (Clément).
2. Catala nigrina Villiers
Catala nigrina Villiers, 1961, Rev. fr. Ent., 28 (3), p. 181; type : Bas Mangoky
(Muséum de Paris).
Longueur : 22 mm.
Extrémement proche de C. roseonigra Villiers, 1951, mais épines postérieures du
lobe antérieur du pronotum plus courtes, coniques et rejetées latéralement:
angles latéraux-postérieurs du pronotum en épines plus courtes et plus
larges.
Tête noire, le rostre brun de poix. Pronotum noir avec seulement l'extrême
pointe des angles latéraux-postérieurs rosâtres. Scutellum noir. Élytres avec le
même type de coloration que chez roseonigra mais le clavus entièrement noir et
la base de la corie noire avec seulement une étroite bande costale rose. Abdomen
noir, les segments du connexivum tachés de rose.
Mapacascar OuEsr : Bas Mangoky.
Source : MNHN, Paris
190 A. VILLIERS
3. Catala armata Villiers
Catala armata Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat. Paris, 2° série, 83 (2),
p. 171; type : Ankarafantsika (Muséum de Paris).
Longueur : 24 mm.
Très proche de C. roseonigra Villiers, mais stature beaucoup plus étroite,
épines postérieures du lobe antérieur du pronotum longues, grêles et aiguës,
épines du lobe postérieur et du scutellum beaucoup plus longues et plus grêles,
pronotum et scutellum entièrement noirs, fémurs sans anneaux noirs, coloration
claire des élytres réduite à une longue et étroite tache triangulaire n’atteignant
ni la base ni l’apex de la corie.
MaDaGascar OuEsr : Ampijoroa, Ankarafantsika (E. Razafimandimby).
4. Gatala flavipes Villiers
Gatala flavipes Villiers, 1961, Bull. Mus. nat. Hist. nat. Paris, 2° série, 83 (2),
p. 171; type : Andobo (Muséum de Paris).
Longueur : 19-21 mm.
Tête jaune avec l’espace interoculaire, l'espace interocellaire et les côtés de
la tête brun de poix, cette couleur plus ou moins étendue, Rostre et antennes
brunâtres. Pronotum, scutellum, élytres et face ventrale brun de poix, la base
de l'abdomen tachée de jaune en avant, dans la région médiane et sur les côtés.
Pattes jaunes, tous les fémurs avec leur région moyenne plus ou moins distinc-
tement assombrie.
Mème structure que C. roseonigra Villiers, mais le lobe antérieur de la tête
nettement plus allongé et les épines du pronotum beaucoup plus longues et
aiguës.
MapaGascar OuEsr : Andobo, forêt Antsingy, Antsalova (P. Griveaud).
Genre Thodelmus Stäl
Thodelmus Stäl, 1859, Oefo. vel. Ak. Fôrh., p. 377 : type du genre : Gerris quin-
quespinosus Fabricius (Afrique australe); 1865, Hem. afric., 8, p. 150, 159:
1874, Enum. Hem., 4, p. 85, 89. — Disranr, 1903, En. Brit. India, Rhynch.
2, p. 222, 235. — JEANNEL, 1919, Voy. AIL Jeann. Afr. or., Hem. 3, p. 167,
175. — Virzrers, 1944, Rev. fr. Ent., 14, p. 88 (Synopsis): 1948, Faune
Emp. fr., 9, p. 407.
Tête très longue et cylindrique, divisée en deux lobes par un sillon intero-
culaire peu profond. Yeux latéraux, gros et saillants, légèrement réniformes, Lobe
antérieur de la tête beaucoup plus long que le lobe postérieur, portant en avant,
de chaque côté de la base du rostre, une courte et robuste épine légèrement
courbée vers le bas. Lobe postérieur de la tête avec, juste derrière le sillon intero-
culaire, une légère élévation médiane dorsale portant deux ocelles assez petits.
Rostre grêle, très long, à premier article une fois et demie plus long que le second
et atteignant, ou presque, en arrière, le niveau du bord antérieur de l'œil,
Antennes robustes à premier article aussi long que le pronotum et le scutellum
réunis, deuxième article un peu plus long que le premier, troisième et quatrième
articles réunis un peu plus longs que le second, le quatrième une fois et demie
plus long que le troisième, tous ces articles hérissés de longs poils.
Source : MNHN, Paris
HémiPrères REDUVIDAE 191
Pronotum très allongé, trapézoïdal, divisé en deux lobes par un sillon trans-
verse peu marqué, portant une épine plus ou moins longue aux quatre angles et,
parfois, deux épines latérales plus petites vers le milieu ; base largement arquée en
arrière. Élÿtres longs avec une aire discoïdale subtriangulaire près de la base et
deux longues cellules en arrière. Pattes cylindriques, longues et grêles, les anté-
rieures et intermédiaires subégales en longueur, les postérieures une fois et demie
plus longues. Tarses postérieurs longs et grêles, leur article basal une fois et
demie plus long que le second. Tarses intermédiaires et antérieurs plus courts,
leur article basal deux fois moins long que le second. Abdomen plan en
dessus, généralement denté latéralement, élargi en arrière, le plus souvent un
peu plus long et plus large à l’apex que les élytres.
Mâle : tergite VIT largement tronqué droit en arrière, plus étroitement et
obliquement sur les côtés. Sternite VIT largement échancré en courbe à l’apex.
Urite VIII très court presque entièrement invaginé à la base du pygophore,
échancré en dessous à l’apex, membraneux dorsalement. Pygophore volumineux,
arrondi, portant une courte apophyse ventrale triangulaire. Valves génitales
contiguës en arrière, épaisses, robustes, élargies en spatule et cachant entièrement
l'aire membraneuse génito-anale. Pénis très court et très robuste, à connectif
allongé, formé d’une branche droite largement bifurquée à l’apex.
Femelle : tergite VII sensiblement comme chez les mâles. Sternite VII
moins fortement échancré. Tergite VIII transverse, subtrapézoïdal, échancré et
étroit à lapex, presque vertical. Tergite IX très petit. Sternite VIII divisé en
deux lames triangulaires arrondies à leur angle apical ventral. Gonapophyses
des urites VIII et IX bien visibles.
Distribution. — Genre répandu dans toute l'Afrique intertropicale et
australe, dans l’Inde et à Madagascar.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Angles antérieurs du pronotum avec une épine dressée longue et
D 1 TH nigrispinosus Villes
— Angles antérieurs du pronotum coniques et horizontaux ane
2. Th. umbrosus Villiers
1. Thodelmus nigrispinosus Villiers
Thodelmus nigrispinosus Villiers, 1951, Mém. Inst. scient. Madag., série À,
5 (1), p. 140; type : Andrahomana (Muséum de Paris).
Macroptère :
Longueur : 23-24 mm.
Tête brun sombre avec une bande jaunâtre claire de chaque côté de la face
supérieure et s'étendant des tubercules antennaires au cou en passant au bord
interne de l'œil et au bord externe des ocelles. Antennes et rostre d’un brun
jaunâtre.
Pronotum brun clair avec une courte pubescence argentée. Épines du lobe
antérieur jaunâtres. Épines des angles latéraux postérieurs noires. Écusson brun
sombre avec l'épine noire et une courte pubescence argentée.
Source : MNHN, Paris
192 A. VILLIERS
Élytres bruns, le bord costal de la corie jaunâtre clair, la membrane finement
mouchetée de gris laiteux. Pattes flaves avec l’apex des fémurs et l'extrême base
des tibias noirs.
Face ventrale brune, couverte d’une dense pubescence argentée.
Tête subeylindrique à lobe antérieur un peu moins d’une fois et demie aussi
long que le postérieur. Saillie interantennaire en fourche horizontale, Épines de la
base du rostre en pointes coniques. Premier article des antennes un peu plus long
que la tête; deuxième article un peu plus long que le premier. Premier article du
rostre n’atteignant pas tout à fait en arrière le niveau du bord antérieur de
l'œil.
Pronotum un peu plus court que la tête. Épines du bordantérieur très longues,
grêles et aiguës. Angles latéraux postérieurs en épine grêle et aiguë, relevée en
courbe. Lobe postérieur fortement ponctué et vermiculé. Élytres atteignant l’apex
de l'abdomen. Angles apicaux des segments du connexivum dentiformes.
Femelle brachyptère :
Longueur : 26 mm.
Même coloration générale que le 4 macroptère, la face dorsale de l'abdomen
d’un brun foncé masqué par une pubescence argentée.
Pronotum beaucoup plus étroit à la base, celle-ci moins de deux fois aussi
large que le bord antérieur. Premier article des antennes plus court que la tête.
Élytres de peu plus long que la moitié de l'abdomen.
MapaGAscar SAMBrRANo : Maromandia, province d’Analalava (R. Decary).
MapaGascar Ouest : Andobo, forêt Antsingy (P. Griveaud); Lamboma-
kandro dans la région de Tuléar (R. Catala).
Mapacascar Sup : Amboyvombe dans l’Androy (Dr Decorse).
2. Thodelmus umbrosus Villiers
Thodelmus umbrosus Villiers, 1950 (1952) Act. ent. Mus. nat. Pragae, 26 (378),
p. 2, fig. 1 ; type : Rogez (Musée de Prague).
Longueur : & 21-22 mm ; © : 26 mm. — Figure 263.
Jaunâtre sale avec les côtés de la tête et du thorax brunâtres. Premier article
des antennes brun. Extrémité des tubercules situés sur les côtés du pronotum,
marge basale de celui-ci, épines basales, épine verticale de l'écusson et extrème
marge basale de l’élytre noires; en outre un petit point noir sur la corie contre la
base de la cellule apicale interne. Connexivum rougeâtre. Fémurs bruns maculés de
blanc jaunâtre. Tibias blanc jaunâtre, maculés de brun, et portant des anneaux
bruns plus ou moins distincts.
Tète allongée, bien plus longue que le pronotum, subeylindrique, à lobe
antérieur près de deux fois aussi long que le postérieur. Saillie interantennaire
horizontale. Premier article des antennes épaissi à l’apex, à peu près aussi long
que la tête chez le &, beaucoup plus court chez la 9; deuxième article un peu plus
long que le premier. Apex du premier article des antennes situé bien en avant du
niveau du bord antérieur de l'œil.
Pronotum sensiblement aussi large que long. Angles antérieurs avec une
épine subconique. Lobe antérieur légèrement bossué et portant un profond sillon
longitudinal médian en arrière. Lobe postérieur irrégulièrement et superfcielle-
ment ridé, déprimé longitudinalement au milieu. Angles latéraux postérieurs avec
une épine aiguë légèrement relevée et inclinée vers l'arrière, Marges latérales du
Source : MNHN,
Paris
HÉMIPTÈRES REDUVIDAE 193
pronotum avec une rangée de petits tubereules et une épine courte, conique et
horizontale au niveau de la séparation des deux lobes. Scutellum avec une épine
conique courte et verticale. Élytres atteignant à peu près l'extrémité de l’abdomen
chez le 4, le milieu du dernier sternite chez la 9.
Abdomen des s’élargissant d'avant en arrière, sa plus grande largeur à
l'apex du tergite VI. Chaque segment du connexivum finement denté à l'apex,
plus fortement au tergite VI.
Abdomen des © élargi en ovale.
MapaGascar Esr : Rogez; île Sainte-Marie, forêt de Kalalao (A. Robinson) ;
Maroantsetra, Ambodivoangy (P. Soga); Fampanambo (J. Vadon: E. Rahart-
zonina el P. Soga; R. Paulian); Perinet; Ampitameloka, Sud Moramanga
(P. Griveaud); Ranomafana, Ifanadiana; Ankasoka, 1130 m, route Lakato
(E. R.); vallée d'Antoroka, station forestière de Farankaraina (P. Vielle):
district Mananara Nord, mont Antampona (J. Vadon el A. Peyrieras).
Source : MNHN, Paris
RE 4
ne
Ha
INDEX ALPHABÉTIQUE
Seuls figurent ici les noms cités dans la partie systématique.
Les noms des sous-familles sont en PETITES CAPITALES, Ceux des genres et
sous-genres en caractères gras, ceux des espèces en romaines; les synonymes
sont en italiques.
La pagination des figures est indiquée en italiques, celle des descriptions
d'espèces, de genres, etc. en gras.
A
adelpha (Sirthenea flaviceps), 50.
adulterinus (Hendecacentrus),
177, 178.
albomaculata (Pygolampis), 110, 115,
116.
176,
Alloeocranum, 75, 77.
alluaudi (Fitana), 156, 187, 157.
alternatum (Patlianocoris), 56, 57.
Anacanthiocnemis, 107, 117.
anaulatus (Oncocephalus), “sh, 137,
13:
te (Epiroderoïdes), 54, 58, 59.
Antanambeus, 107, 16
Argolis, 106, 473.
armata (Catala), 187, 190.
atrocyanea (Sirthenca), 49, 51.
aurivillii (Oncocephalus), 134, 186,
136.
B
bastardi (Oncocephalus), 134, 140,
bastardi (Pygolampis), 110, 112, 712
Beanana, 107,
Befotaka, 55, ons
beieri (Sastrapada), 122, 127.
Bekilya, 30, 40.
biannulipes (Alloeocranum), 78, 79.
bicoloripes (Epiroderoides), 58, 60.
bipartitus (Epiroderoides), 58, 61.
bipunctata (Hoberlandtia), 92, 84,
95.
bipunetatus (Gallienius), 155, 155.
bipunctatus (Hoyacoris), 40, 41.
brancsiki (Censorinus), 85, 88.
browni (Physoderoides), 70, 70, 71.
@}
callani (Anacanthiocnemis), 118, 118,
119.
camerunensis (Sphedanovarus), 60.
Cargadasma, 75,
Catala, 106, 187.
Caunus, 173.
Gensorinus, 75, 88.
Geoncophalus, 107, 145.
Gethera, 98.
CETHERINAE, 27, 98.
Cleptocoris, 30, 82.
comorensis (Physoderoides), 54, 70,
1,
comorensis (Pygolampis), 110, 117.
comorensis (Sphedanovarus), 81, 82:
comoriana (Sastrapada), 193, 129,
129.
concoloripes (Epiroderoides), 58, 59,
59.
crassa (Paraphysoderes), 67, 67, 68.
cruciata (Hoberlandtia), 92, 93.
D
decaryi (Sastrapada), 123, 124, 125.
depressa (Mimoelasmodema), 73, 7.
depressa (Kylinocoris), 161.
dépressus_ (Descarpentriesius), 149,
es (Kylinocoris), 162.
Descarpentriesius, 107, 148.
diadema (Gethera), 100.
DIASPIDIINAE, 27.
discoloripes (Ectomocoris), 43, 45,
46.
dubius (Censorinus), 85, 86, 88.
dubia (Neophysoderes), 63, 66.
Durevius, 75, 75.
Source : MNHN, Paris
E
Ectomocoris, 30, 42.
ECTRIGHODINAE
elongata RES 63, 65, 65.
emmerizi (Oncocephalus), 134, 187,
137.
Epiroderoides, 55, 57.
erebus ( tomocoris), 43, 4B, 44.
Eumerus, 42.
E
ferrugineus (Censorinus), 84,
86.
Fitana, 107, 156.
flaviceps (Sirthenea), 49, 80, 50.
flavipes (Catala), 187, 190.
flavobasalis (Sphedanovarus), 81, 88.
flavomaculatus (Xylinocoris), 161,
tb
formosa (Moramanga), 97, 97.
funebris (Antanambeus), 167, 167, |
168. |
funebris (Geoncophalus), 146, 146, |
146.
fulvescens (Henicocephaloides), 69,
70.
fusca (Hoberlandtia), 92, 95, 95.
fusca (Sastrapada), 123, 130, 131.
G
Gageus, 107, 158.
Gallienius, 107, 154.
geniculatus (Censorinus), 85
geniculatus (Epiroderoïdes),
60.
58, 59,
gigas (Neophysoderes), 54, 63, 65, 66.
gracilis (Pseudolestomerus), 38, 3
gracilis (Tribelocephaloïdes), 69, 6
grandidieri (Ectomocoris), 43, 46, 47.
grandidieri (Hoberlandtia), 92, 94.
éranulipennis (Pseudobeanana), 165,
ue (Befotaka), 62, 62, 63.
griveaudi (Pygolampis), 110, 111,
112,
Griveaudicoris, 107, 159.
H
HARPAGTORINAE, 27.
Harpagochares, 120, 122.
Hendecacentrus, 106, 175.
Henicocephaloides
hoberlandti (Foberla HU) 92, 96.
hoberlandti (Lestomerus), 86, 38.
Hoberlandtia, 75, 92
Hovacoris, 30, 41.
I
incerta (Sastrapada), 121, 123, 128,
129.
L
laevicollis (Ectomocoris), 43, 47, 47.
latipennis (Xylinocoris), 162, 16
lavaudeni (Paraghesquierea), 171.
Leplomerus, 3
Lestomerus, 30, 35.
ligatus (Hendecacentrus), 176, 177,
17
fineaticollis (Beanana), 171, 172.
lobata (Pygolampis), 110, 410,
lobata (Rodepirea), 72, 73.
lobatus (Perinetocoris), 186.
longiceps (Noualhierella), 184,
185.
lugubris (Sirthenea flaviceps), 50.
112.
184,
M
maculipennis
152, 153.
madecassa (Pygolampis), 110, 115,
116.
madecassa (Sastrapada), 122,
(Renaudicoris), 150,
123,
madecassus (Phalantus), 34, 42.
Mametina, 107, 142.
marmorata (Mametina), 143, 145.
Maroantsetrana, 55, 67.
maroantsetrensis (Sastrapada), 122,
127.
mauriciensis (Epiroderoides), 58, 60,
60.
60.
meridionalis (Sastrapada), 123, 129,
12
microcephala (Pyaolampis), 110, 17.
Microcleptes, 78:
micropterus (Gageus), 158.
milloti (Pseudomuizonius), 163, 164.
Mimoelasmodema, 55, 73.
milloti (Oncocephalus), 134, 140,
140.
mira (Bekilya), 40, 40.
mirabilis (EF piroderoides), 58, 61.
mirabilis Rad et 177,181,
181.
moheliana (Sastrapada), 123, 131,
131.
Monogmus, 49.
monticolus (Censorinus), 85, 89.
monticolus (Hendecacéntrus),
179.
Moramanga, 75, 96.
musiva (Cethera), 98, 99, 100.
Mutillocoris, 30,
177,
Source : MNHN, Paris
Neophysoderes,
niger (Cleptocoris), 83,
niger (Renaudicoris), 150, 183, 154.
nigrina (Catala), 187, 189.
nigripes (Censorinus), 85, 87.
nigrispinosus (Thodelmus), 191, 191.
nigrotibialis (Lestomerus), 36, 87, 37.
noctis (Lestomerus), 36, 36, 36, 27.
Noualhierella, 106, 184.
noualhieri (Cargadasma), 90, 91.
noualhieri (Sastrapada), 192, 124,
125.
63.
Oo
Ochelopus, 108.
Oncocephalinae, 103.
Oncocephalus, 107, 132.
orophila (Fitana), 156, 158.
ovatus (Oncocephalus), 134, 141, 141.
EP,
pandanophila (Neophysoderes), 43,
63, 65, 65.
Paraghesquierea, 107, 170.
Paraphysoderes, 55, 66.
Parawatsa, 107, 168.
pauliani (Ectomocoris), 43, 46,
pauliant (Hendecacentrus), 176,1
179.
paullani (Oncocephalus), 134, 189,
Paula (Sastrapada), 1
Paulianocoris, 55, 86,
Peirates, 42.
Peregrinator, 78.
perinetensis (Cleptocoris), 33, 34, 34.
perinetensis (Pygolampis), 110, 116,
116.
124, 125.
Perinetocoris, 106, 186.
peyrierasi (Censorinus), 85, 86.
ps ierasi (Noualhierella), 184, 186.
eyrierasi (Paraphysoderes), 67, 67.
Phalanthus, 30.
Phalantus, 30.
PHYSODERINAE, 27, 54.
Physoderoides, 55, 70.
piceipennis (Pygolampis), 110, 113,
115.
piceipes (Lestomerus), 36.
picescens (Sirthenea), 49, 51.
piceus (Durevius), 76,
PIRATINAE, 27, 28.
Pseudobeanana, 107, 164.
Pseudolestomerus, 30, 88.
Pseudomuizonius, 106, 168.
197
pulcher (Griveaudicoris), 159, 160.
punctipennis (Sastrapada), 123, 129,
130.
pusillus (Antanambeus), 167, 167.
Pygolampis, 106, 108.
R
Rasahus, 42, 48.
REDUVINAE, 27, 74.
Renaudicoris, 107, 149.
RHAPHIDOSMINAE, 27.
ridula (Maroantsetrana), 68, 68.
robinsoni (Censorinus), 85, 87.
robinsoni (Pygolampis), 110, 114.
robinsoni (Sastrapada), 122, 124, 125.
Rodepirea, 55, 72.
roseonigra (Catala), 187, 188, 188.
rubrofasciata (Triatoma), 102, 103.
rufina (Parawatsa), 169, 169.
rufiventris (Hoberlandtia), 92, 92,
93.
S
sacalava (Sphedanovarus), 80, 84,
2
SAIGINAE, 27.
Sastrapada, 107, 120.
Sastrapadinae, 103.
sculpticollis (Ectomocoris), 43, 47,
48.
secreta (Pygolampis), 110, 115, 116.
rigi (Argolis), 174, 174.
igi (Hendecacentrus), 176, 177,
182, 183.
Sirthenea, 30, 48.
Soga, 161.
sogai (Sastrapada), 123, 127, 128.
sordidus (Oncocephalus), 134, 184,
135.
speluncarum (Paulianocoris), 56.
Sphedanovarus, 74, 79.
Stenopoda, 108.
STENOPODAINAE, 27, 108.
Stenopodinae, 103.
Stricta (Sastrapada), 122, 126, 127.
Stricticephala (Pygolampis), 110,
113, 114.
subangulatus (Oncocephalus), 134,
139, 139.
T
Thodelmus, 106, 190.
transversus (FHendecacentrus), 176,
180, 180.
Source : MNHN, Paris
198
Triatoma, 101.
TRIATOMINAE, 27, 401.
Tribelocephaloides, 55, 68.
tricolor (Mutillocoris), 52, 52, 83.
trimaculatus (Renaudicoris), 150,
152.
tuberculatus (Durevius), 75, 76, 76.
tumidicollis (Befotaka), 62, 62, 62.
typica (Neophysoderes), 63, 64, 64.
U
umbrosus (Censorinus), 85, 89.
umbrosus (Thodelmus), 191, 192,
193.
usingeri (Durevius), 77.
V
vadoni (Fitana), 156, 158.
vadoni (Hoberlandtia), 92, 96.
vadoni (Mutillocoris), 52, 53.
vadoni (Neophysoderes), 63, 64.
vadoni (Pygolampis), 110, 112, 118.
vadoni (Sphedanovarus), 80, 83.
variegatus (Censorinus)
variegatus (Renaudico
151.
viettei (Ceoncophalus), 146, 147.
viettei (Renaudicoris), 150, 158.
vinsoni (Mametina), 143, 148, 144
Ver
s), 150, 150,
X
xanthopus (Ectomocoris), 43, 45.
Xylinocoris, 106, 161.
Source : MNHN, Paris
IMPRIMERIE LAHURE
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62182-5-68
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoolo-
gique. L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
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Tananarive (Madagascar).
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Date de publication de ce volume: 17 juillet 11968
Fascicules publiés =
Fr. malgaches Fr, français
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.-C. Fraser, 1956. 9001. 18fr.
IX. — Lépidoptères Danaidae, Due se par
HA PAULIANS 10008 2e a 5 . 800. 16.
IL — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Vitre, 1956. . . . TOOfr. A&fr.
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. BREUNING,
ADD Re Dee D 1700 Sete.
V. — Mantodea, par R. PAULIAN, 1957 . . . . . .e 600. 121r.
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. BonaDoNA, 1957 . . . O95Ofr. A9tr.
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. VicLiers, 1958. . 700%. A4fr.
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaup, 1959. . . 1.200 fr. 24fr,
IX, — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1959. 800 tr. 16tr.
X. — Poissons des eaux douces, par J. ArNouzr, 1959. . . 1.500 fr. 30fr.
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Fascicules publiés (suite)
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae. Scarabaeina et Fr. malgaches Fr, français
Onthophagini, par R. PAULIAN; HORDE par
E: Lepis, 1960 : : : à or di nl-200ifr. 24 fr.
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1960. 4.200 fr. 241.
XIII. — Zoogéographie de Madagascar et des Îles voisines, par
IR PAUPIAN, 1960 RS Re . PL 000-000 fr: 70 fr.
XIV. — Lépidoptères See et Attacidae, . GRIVEAUD,
AOC RE Ne . à : . 1200 fr. 24 fr.
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumarer, 1962. . . . . . . 1.200 fr. 241.
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. CrosNIER, 1962. 2.400 fr. 4Btr.
XVII. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. GRivEAUD, 1964. 2,500 fr. 50 fr.
XVIII. — Crustacés. Décapodes Éennue à et ue par
A. CRosnIER, 1965 . à... ++, + 28004 50fr.
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Pmrrr, 1965. 1.750 fr. 35tr.
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae ce »
par P. Vierre, 1965: : . . . . . .. 2500fr 60tr.
(2). — Id. Amphipyrinae (pari.) et Méélicleptriinae, 1967. . . 500. TOr.
XXI. — Octocoralliaires, par A. Trxuer-DurivAuET, 1966 . . . 3.500 fr. 70.
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. GRIEBINE,
66 M NS cd 060001: 1201
XXIII. — Insectes. Psocoptères, par A. BADONNEL, 1967. . . . . 3,500 fr. TO.
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. WHALLEY,
ADO Re En NRA" 4,500 fr. 30tr.
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par
DAS SEATER, 1067 à ee ee 1.500 fr. 30tr.
XXVI. — Insectes. Orthoptères Acridoidea, par V. M. Dirsx et
M Descamps 00e UN NO ECSS 3.500 fr. T7Ofr.
XXVIT. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PAuLIAN et
P'Nimnre 1068 man oc 3.000 fr. 6Ofr.
XXVIIT. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (1* partie), par
A VABLIERS LIBRE 8,500 fr. TOfr.
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N° 62182
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