FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXX
INSECTES DERMAPTÈRES
par
A. BRINDLE
Musée de Manchester (Grande-Bretagne )
ORSTOM. C.N.RSS,
S.6072
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par Renaud PAULIAN
Recteur de l’Université d'Abidjan (Côte-d'Ivoire)
(alors Directeur adjoint de VILR.S.M.)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. le Dr Rakoto RarsrmamanGa, Ambassadeur extra-
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris. —
M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de
l'Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université
Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l'Universi
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du C-N-R.S., Paris. —
M. le Directeur général de l'O. R. S.T. O. M., Paris. — M. le Directeur du centre
O. B.S. T. O. M. (anciennement I. R.S. M.), Tananarive.
M. le Ministre des Affaires Étrangères J. RABEMANANJARA.
M. le Professeur R. Herm, membre de l'Institut, Paris. — M. le Profes-
seur Dr J. Mzzor, membre de l’Institut, fondateur et ancien directeur de
VI. R.S.M., Paris.
MM. les Professeurs A. S. BaracHowsxy, Paris; A. CHABAUD, Paris;
C. Deraware Desourrevinte, Paris: J. GuiBé, Paris; P. LEnman, Paris;
G. Pen, Paris; J.-M. Péres, Marseille; M. J. VADoN, Maroantsetra.
Comité de rédaction : M. R. PAULIAN, Président; MM. C. DELAMARE
DesourTEvizze, P. Dracm, P. GRIVEAUD, A. GRIEBINE, J.-J. PETTER,
G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER, P. Vrerre (Secrétaire).
Les volumes de la « Faune de Madagascar », honorés d'une subven-
tion de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier
du Gentre National de la Recherche Scientifique et de l'Office de la
Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
Source : MNHN, Paris
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7 Ô (e) T<€
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
—
XXX
INSECTES DERMAPTÈRES
par
À. BRINDLE
Musée de Manchester (Grande-Bretagne)
O.R.S.T.0.M. C.N.RS.
IL.
Les Dermaptères ou Forficules forment un Ordre d’Insectes relativement
petit dont la répartition géographique est principalement tropicale et subtro-
picale. Le seul travail d'ensemble sur la taxonomie de l'Ordre est le volume
du Genera Inseclorum (Burr, 1911 a), qui reste toujours la base de travail
indispensable, bien que de nombreux changements aient été apportés à la
classification et que de nouveaux genres et de nouvelles espèces aient été décrits
depuis la publication de cet ouvrage. Le regretté Dr W. D. Hincxs (1955, 1959)
avait commencé une monographie entièrement révisée de l’Ordre. Deux parties
seulement furent publiées traitant des familles les plus primitives : à savoir les
Diplatyidae (Diplatyinae de Hincks, 1955) et les Pygidicranidae (Pygidicranidae
sauf les Diplatyinae de Hincxs, 1959). Une brève revision de la famille
des Labiduridae a été récemment publiée (Brinpze, 1966 a, 1966 b, 1966 c).
Antérieurement au travail de Hincks (1953), les indications de captures
de Dermaptères malgaches étaient dispersées dans diverses publications et
deux travaux seulement semblent avoir été uniquement consacrés aux
Dermaptères de Madagascar. Ces deux publications sont courtes et ne
contiennent que relativement peu d'espèces. Burr (1914 b) en cite dix-sept,
dont une nouvelle, et Borezzr (1932 a) sept, dont une également nouvelle.
Burr (1907 a) a aussi indiqué quelques captures d'espèces malgaches parmi
d’autres provenant de l'Archipel des Comores et de l'Afrique continentale.
Les spécimens de Dermaptères madécasses se trouvant dans les collections
du Muséum de Paris ont été étudiés par le même auteur en 1904, 1907 #,
1908 a et a.
Le premier travail d'ensemble sur les Forficules de la Grande Ile est celui
du Dr W. D. Hixcxs (1953), qui reprend tout ce qui avait été publié avant
lui. Bien que cette étude soit avant tout une mise au point, l’auteur y signale
de nouvelles localités de captures grâce à une collection faite par l’Institut de
Recherches scientifiques de Madagascar (I.R.S.M.). Quarante-quatre espèces
sont, au total, citées, parmi lesquelles cinq nouvelles décrites et figurées.
Intentionnellement, cette publication n’était qu’une étude préliminaire des
Dermaptères de Madagascar en attendant celle d’une collection plus importante
de ces Insectes constituée par l’Institut de Recherches scientifiques de Mada-
gascar. La mort prématurée du Dr Hincxs, en 1961, obligea l’auteur de
ces lignes à terminer le travail et les résultats ont été publiés récemment
(Brinpre, 1966 d). Cinquante sept espèces, dont onze nouvelles, sont signalées.
Comme dans le travail de Hincks (1953), on y trouve les indications des
citations antérieures ainsi que l'étude d’un abondant matériel et des consi-
dérations sur les améliorations qui pourraient être apportées à la classification
adoptée par Hincxs (1953). Ce mémoire sur les Dermaptères de Madagascar
(Brio, 1966 d) constitue la base de la présente étude élargie à l’ensemble
Source : MNHN, Paris
4 A. BRINDLE
de la faune de la Grande Ile. Un matériel supplémentaire, appartenant au
Muséum de Paris, a été examiné. Une nouvelle espèce a été trouvée dans
les récoltes faites par le Dr F. Keiser, du Muséum de Bâle. Le total des
espèces malgaches de Dermaptères actuellement connues est de cinquante-huit.
*
+
Les Dermaptères ont une tête prognathe, avec ou sans sutures épicraniales
distinctes; les ocelles sont absents, mais les yeux sont presque toujours
présents. Les antennes sont formées de 10 à 50 articles; le scape est plus large,
et généralement plus long, que les articles suivants; le pédicelle est toujours
petit, et carré ou transverse; Les articles du flagelle sont plus longs; les longueurs
relatives de certains des articles proximaux ont une importance taxonomique.
Le pronotum est fait d’une plaque sclérifiée postérieure à la tête; il peut
être transverse, carré ou plus long que large. Les méso- et métanotums sont
habituellement transverses et cachés par les élytres et les ailes lorsque ceux-ci
sont présents. La forme des pro-, méso- et métasternums est également utilisée
comme caractères taxonomiques dans certaines familles. Chez les adultes,
les élytres et les ailes peuvent être entièrement absents; ils le sont toujours
ou seulement développés d’une façon partielle dans les stades immatures.
Si les élytres sont présents, ils peuvent n’être représentés que par des moignons
latéraux au mésonotum, mais généralement les élytres sont plus grands,
chacun rencontrant son homologue sur la ligne médiane pour former la suture
élytrale. Si les élytres sont normalement développés, ils sont plus longs que
le pronotum, mais peuvent cependant être plus courts chez certaines espèces;
des carènes peuvent être présentes le long des bords. Les ailes peuvent être
entièrement cachées par les élytres ou absentes, mais souvent leur partie
distale est visible. Dans la description des espèces, Ja partie relative aux ailes
se réfère toujours à cette portion visible.
L'abdomen est constitué de 11 segments; le tergite abd. 1 est fusionné avec
le métanotum, mais est cependant distinct, tandis que le tergite abd. 11 est
représenté par le pygidium; ainsi, chez les mâles, 10 segments sont dorsalement
visibles. Chez les femelles, les segments abd. 8 et abd. 9 ne sont pas visibles
dorsalement; on ne voit, ainsi, que 8 segments dans ce sexe. Le sternite abd. 1
est toujours absent, les sternites abd. 2-9, chez les mâles, et abd. 2-7, chez
les femelles, sont visibles. Le sternite abd. 9 du mâle et le sternite abd. 7 de
la femelle sont les derniers segments transverses; la marge postérieure de
ces sternites est libre. Ce sternite est utile dans la taxonomie des individus
mâles car sa structure a tendance à varier dans différentes espèces, mais celui
des femelles est moins utile à cet égard.
Le pygidium est situé entre la base des branches de la pince, ou des forceps,
et varie de forme et de taille chez plusieurs espèces, variant même parfois
au sein d’une même espèce suivant le sexe. La pince ou forceps constitue le
caractère taxonomique externe le plus important, car cette structure est souvent
caractéristique d’un genre où même parfois d’une espèce. A quelques excep-
Source : MNHN, Paris:
INSECTES DERMAPTÈRES 5
tions près, ce caractère est aussi propre aux mâles, car chez les femelles la
forme et la taille de la pince sont beaucoup plus uniformes. Il s’ensuit que
les mâles sont plus facilement déterminables que les femelles et que souvent
la détermination de ces dernières est impossible si on ne possède pas le mâle.
En dessous du pénultième sternite des mâles se trouvent les genitalia.
La structure de ces derniers est d’une grande importance pour séparer les
genres et les espèces et forme la base de la présente classification de l'Ordre.
Les genitalia des femelles n'ont pas encore été étudiés d’une façon systématique,
mais ils devraient aussi fournir certains caractères qui pourraient être utilisés
à des fins taxonomiques. L'identification des espèces est présentement basée,
à quelques exceptions près, sur la structure des genitalia mâles. C’est là un
point faible dans l’état actuel de nos connaissances, qui devra être amélioré
dans l'avenir.
Utilisant la terminologie de Hincks (1956), les genitalia mâles des familles
les plus primitives sont faits de deux bras ou penes, au moins unis à la base
(fig. 7-13, 16, 23, 27-29, 35, 37-40, 42, 44). De l'extrémité distale de chaque
bras naît un lobe (fig. 16, 28, D L) dans lequel se trouve une virga plus ou
moins tubulaire (fig. 16, V). Des sclérites ou des aires denticulées peuvent
être associés à la virga. Chez les Diplatyidae et Pygidicranidae (fig. 7-13, 16,
23), les deux lobes distaux sont dirigés vers l’arrière au repos, tandis que chez
les Carcinophoridae et Labiduridae (fig. 27-29, 35, 37-40, 42, 44) l’un des lobes
est dirigé vers l’avant et l’autre vers l'arrière. Chez quelques espèces, l’un
des lobes est plus court que l’autre et peut même être avorté.
Dans les familles supérieures, les Labiidae, Chelisochidae et Forficulidae,
il n’y a qu’un simple bras ou penis (fig. 46, 48, 61, 65, 68, 77-80, 82, 87, 88,
94-98) ainsi qu’un seul lobe distal médian. Ce lobe peut ne pas être visible,
mais la présence d’une unique virga est caractéristique de ces trois familles.
Ghez certaines familles primitives, la virga n’est pas visible (fig. 28) et
la présence ou l'absence de cette structure a été utilisée dans le passé comme
caractère taxonomique. Cependant, il semble préférable, avant d'utiliser ce
caractère, qu'une étude plus détaillée des genitalia ait été faite, car il est
possible que la virga soit dans certaines espèces si faiblement sclérifiée qu’elle
n'est pas visible. Savoir si elle est réellement absente est un programme de
recherches pour l'avenir.
Bien que les caractères externes aient été utilisés pour séparer les familles,
dans le travail de Burr (1911 a) par exemple, leur emploi n'est pas toujours
satisfaisant. C’est pour cette raison que le regretté Dr Hincxs (1959) a été
conduit à utiliser les genitalia mâles pour séparer les groupes supérieurs à
l'intérieur de l'Ordre.
La plupart des familles ont une allure caractéristique si bien que l’appa-
rence externe est souvent suffisante pour les déterminer d’une façon satisfai-
sante, mais il existe un certain nombre d'espèces aberrantes qui ne peuvent
être classées avec certitude qu'après examen des genitalia mâles. Cette impor-
tance donnée aux genitalia mâles est regrettable et de nouvelles recherches sont
nécessaires, car nommer une femelle isolée est souvent difficile sinon impossible.
Source : MNHN, Paris
6 A. BRINDLE
La clé des familles est, de ce fait, basée, tout au moins dans les grandes
lignes, sur la structure des genitalia mâles; les familles supérieures peuvent être
facilement séparées par les caractères tirés des articles des tarses.
*
#74
Comme les Dermaptères ont une distribution géographique principalement
tropicale et subtropicale, les plus riches faunes de ces Insectes se trouvent
dans les régions néotropicale, éthiopienne, orientale et australienne. Ils sont
relativement mal représentés dans la région paléarctique. La région néarctique
est très pauvre : 18 espèces y sont signalées, réparties en cinq familles ou
sous-familles (tableau 1). Un cinquième des espèces de Dermaptères actuel-
lement connues se trouve dans la région éthiopienne et plus d’un quart dans
la région orientale. Il existe des affinités entre les faunes orientale et éthiopienne,
mais l'importance réelle de ces affinités n’est pas encore nettement établie
car certaines incertitudes subsistent dans la systématique de l'Ordre, incer-
titudes qui ne rendent pas claires les véritables relations entre les genres.
Un des traits les plus frappants de la faune des Dermaptères de Mada-
gascar est son haut taux d’endémicité, la majorité des espèces connues étant
propres à l'île. Les taxa endémiques comprennent une sous-famille
(Isopyginae), deux genres (Isopyge et Parablandex) et 45 des 58 espèces
étudiées ici. Cette grande proportion d'espèces endémiques est sans doute
trompeuse car la faune de la partie orientale de l'Afrique la plus proche de
Madagascar n’a pas encore été pleinement inventoriée et cette région peut
être habitée par certaines espèces actuellement connues que de Madagascar.
Trois espèces éthiopiennes communes sont connues de Madagascar, deux
d’entre elles (Diaperasticus erythrocephalus (Olivier) et Hypurgus ova (Bormans))
sont fréquentes dans l'ile, tandis que la troisième (Chaetospania pütarellii
Borelli) semble y être relativement rare. Une seule espèce orientale : Euborellia
plebeja (Dohrn) est connue de la Grande Île. La faune malgache semble être,
ainsi, plus proche de la faune éthiopienne que de la faune orientale. On remar-
quera, cependant, que le genre Emboros, avec six espèces madécasses, semble
être très proche du genre oriental Cosmiella. De futures recherches pourraient
montrer que la faune des Dermaptères malgaches a d'égales affinités avec les
faunes éthiopienne et orientale. Emboros dubia (Bormans) fut originellement
décrit de Birmanie et l'identité des spécimens birmans avec ceux provenant
de Diégo-Suarez, devra être confirmée dans l'avenir.
Il est possible que le haut taux d’espèces endémiques reflète l'isolement
de Madagascar. Des phénomènes de spéciation ont certainement eu lieu,
notamment chez les Labiidae qui groupent presque la moitié des espèces
malgaches. La spéciation semble aussi avoir eu lieu dans les genres Diplatys
(DrLarvipar) et Emboros (FORFICULIDAE). En dépit de cet isolement, on
trouve, parmi les espèces signalées de Madagascar, huit espèces cosmopolites
ou ayant une très vaste distribution géographique. Ce sont : Anisolabis
maritima (Genè), Euvborellia annulipes (H. Lucas), Labidura riparia (Pallas),
Source : MNHN, Paris.
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INSECTES DERMAPTÈRES
TABLEAU I
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DIPLATYIDAE
Cylindrogastrinae . . . . . . . . x
Diplatyinae. X X X X
PYGIDICRANIDAE
Pygidicraninae . . . . . . . . . x x > x
Karschiellinae. X
Anataelinae. . . . . . . . . . .| X
Echinosomatinae X X x X
Blandicinae. Sen AOC x x
Pyragrinnet ere 0 Nir Pen se
Esphalmeninae . . . . . . . . . se
CARCINOPHORIDAE
Carcinophorinae. . . : . . . . | X < x x X x
Platylabiinae . X
Parisolabiinae. X x X
Brachylabiinae X x X x X
LABIDURIDAE
Apachyinae Cr RNA p x x x
Allostethinae . . . . . . . . . . X X
Labidurinae ee X x x X X
ILABIIDAE
Pericominae "En Er
Vandicinne en" NER x
Strongylopsalinae . . . . . . . . x
Nesogastrinae:h. + 21.22. x
Labiinae ire Rte eh 2e X x X x X
Isopyginae . >
ICHELISOCHIDAE . X X X X
FORFICULIDAE
Anechuringe 0500000 nn x X X
Forfculinaes. ef Sele-X x X x X x X
Diaperasticinae . . Se X
Opisthocosmiinae . . . . . . . . X X X X X
Ancistrogastrinae . . . . . . . . x
BEL,
USEUN)
NOTE. — La sous-famille des Sphongiphorinae est classée avec les Labiinae et celles
des Eudohrninae et Neolobophorinae de Burr (1911 a) dans les Opisthocosmiinae.
Source : MNHN, Paris
8 A. BRINDLE
Nala lividipes (Dufour), Labia minor (Linné), Labia curvicauda (Motschulsky),
Marava arachidis (Yersin) et Chelisoches morio (Fabricius). La répartition
mondiale actuelle de ces espèces est due, par suite d'échanges commerciaux,
à des introductions accidentelles dans de nombreux pays où elles peuvent
entrer en compétition avec les espèces endémiques. Des huit espèces indiquées
plus haut, Euboriella annulipes, Nala lividipes et Labidura riparia semblent
être communes à Madagascar, la troisième notamment se trouvant dans
toute l’île. Il n'existe aucune indication récente de capture du commun Forficule
européen (Forficula auricularia Linné) bien que cette espèce soit indubita-
blement commensale de l'Homme.
*
#x
La biologie et l'écologie des Dermaptères ont été peu étudiées et ce qui
est connu l’est d’après le commun Forficule européen (Forficula auricularia)
et d'autres espèces européennes. La biologie des espèces tropicales ou sub-
tropicales est inconnue. Il semble que les Forficules aient un cycle annuel
dans les pays tempérés, mais il est possible que ce cycle soit plus court sous
les tropiques. La période d’accouplement peut s’étendre de deux mois, comme
chez F. auricularia, à six mois, comme chez Labidura riparia (Pallas). Les
œufs sont pondus dans des endroits obscurs et humides. Les soins apportés
aux œufs et aux jeunes de la part de la femelle est un des traits caractéris-
tiques de l'Ordre. Dans les régions tempérées, le stade adulte peut être atteint
en quelques mois. Les Dermaptères adultes sont nocturnes, se cachant pendant
le jour sous les pierres, les écorces ou dans quelques autres endroits sombres
et couverts, sortant la nuit pour se nourrir. Les Dermaptères apparaissent
comme étant généralement omnivores, bien que quelques espèces semblent
être plus particulièrement carnivores, mais nous n'avons que fort peu d’indi-
cations sur ce que peut être la nourriture de la plupart des espèces.
L'écologie des Dermaptères tropicaux est un sujet qui offre un champ
illimité à de futures recherches, car nous ne connaissons que fort peu de choses
sur cette question. Il existe certainement des différences dans l’habitat des
espèces. Certaines ne se trouvent que sur les berges des rivières ou des fleuves,
tandis que d’autres vivent sous les écorces, parmi la végétation dans le
feuillage des arbustes ou des arbres et même dans certaines fleurs. L'habitat
typique de la plupart des espèces semble généralement être les forêts tropicales
ou subtropicales humides et relativement peu d’entre elles habitent les pays
découverts ou plus secs. L'essentiel de leur besoin apparaît être la chaleur et
l'humidité. Très peu d'indications nous ont été fournies sur l'habitat précis
dans lequel les spécimens ont été récoltés et de nombreuses informations de
ce genre sont nécessaires avant que l'on puisse éclaircir les grandes lignes
de l'écologie des Dermaptères.
A Madagascar, la plupart des espèces, pour lesquelles nous connaissons
la date de récolte, ont été capturées durant les mois du printemps et de l'été,
d'octobre à mars. Ceci indique seulement que les Forficules sont plus abondants
à ces époques de l’année, mais ne nous renseigne guère sur leur biologie.
Source : MNHN, Paris:
INSECTES DERMAPTÈRES 9
CLÉ DES FAMILLES MALGACHES DE DERMAPTÈRES
1. Genitalia mâles avec des lobes distaux pairs (fig. 7-13, 16, 23, 27-29,
35,°37-40,,42, 41) 0 MR TT dire 2
— Genitalia mâles avec un unique lobe distal (fig. 46. 48, 61, 65, 68,
77-80, 82, 87, 88, 94-98) Be 6
2. Les deux lobes distaux dirigés vers l'arrière au repos (g. 7-13,
23) 3
— L'un des lobes distaux est dirigé vers l'arrière et l’autre vers l'avant
(Üe2720 05 3710 4) D) De 2e IPN EPRnEE PARENT Eu 4
3. Fémurs comprimés et avec des carènes longitudinales; articles des
antennes 4-6 jamais transverses; bord postérieur du métasternum
concave. Forficules petits et graciles . . . . . . Diplatyidae (p. 9)
—\Ces) caractères, non réunis... .... Pygidicranidae (p. 21)
4. Bord postérieur du mésosternum arrondi; élytres et ailes souvent
absents . . . . . . Carcinophoridae (Carcinophorinae) (p. 33)
— Bord postérieur du mésosternum tronqué; élytres et ailes absents ou
‘présents nr ni ne SES robe re as. 5
5. Elytres toujours et ailes généralement présents; élytres se touchant
toujours sur toute la longueur de la suture; antennes plus slongue
CLpluS préles EEE RT . + . . Labiduridae (p. 46)
— Elÿtres et ailes généralement absents; si les élytres sont présents, ils
ne se touchent pas le long de la suture; antennes plus courtes à
larges articles. . . . . Carcinophoridae (Brachylabiinae) (p. 40)
6. Second article des tarses simple; espèces généralement petites
RSR CUT RS RS Re nb tite Labiidae (p. 52)
— Second article des tarses différencié; espèces plus grandes, parfois
trés POraTnAES Ds. ME ARE MORE LES RAR EN ANR Le RIRES 7
7. Tarses à second article présentant un lobe étroit se prolongeant
sous le troisième (distal) . . . . . . . . . . Chelisochidae (p. 84)
— Tarses à second article dilaté sur chaque côté, en forme de cœur,
sans lobe étroit ventral . . . . . . . . . . . . Forficulidae (p. 90)
DIPLATYIDAE
Forficules petits et graciles. Tête large, occiput parfois déprimé, crêtes
postoculaires parfois présentes, s'étendant du bord dorsal de l'œil au bord
postérieur de la tête; yeux de taille variable; antennes grêles. Elytres toujours
présents, ainsi que, généralement, les ailes. Pattes grêles, mais à fémurs
élargis. Abdomen grêle, parfois élargi postérieurement chez les mâles. Pince
des mâles soit simple et ressemblant à celle des femelles, soit fortement courbée.
Genitalia mâles d’un type primitif avec deux pénis et une paire de virga.
Trois genres, un seul étant présent à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
10 A. BRINDLE
Diplatys Serville
Diplatys Serville, 1831, Ann. Sei. nat., 22, p. 33 (espèce Lype : Forficula macrocephala
Beauvois, seule espèce citée).
Nannopygia Dohrn, 1863, Stell. Ent. Ztg, 24, p. 60 (espèce type : Nannopygia gers-
taeckeri Dohrn, seule espèce citée).
Dyscritina Westwood, 1881, Trans. ent. Soc. Lond., 1881, P. 601 (espèce type : Dys-
critina longiselosa Westwood, seule espèce citée).
Description. — Yeux habituellement plus grands chez les mâles que chez
les femelles, mais de forme variable suivant les espèces. Elytres et ailes entière-
ment développés chez toutes les espèces malgaches, ceux de D. nanus étant
exceptionnellement longs. L'abdomen des mâles est généralement grêle et la
pince simple (fig. 2), mais le type de D. major est macrolabique. Ces mâles
| macrolabiques ont l'abdomen élargi postérieurement, ce caractère semblant
être associé au bien plus grand développement de la pince; cette dernière
| est large, fortement courbée et parfois asymétrique. Pince de la femelle tou-
| jours plus grêle, presque droite, à branches plus ou moins contiguës et de même
| forme que chez les mâles microlabiques. Genitalia mâles avec des paramères
à bord externe droit et à bord interne concave, avec ou sans saillie ou dent
(fig. 7-13); la virga peut être très courte, comme chez D mucronatus (fig. 9),
ou extrêmement longue, comme chez D. longicornis (fig. 10).
Répartition géographique. — Région néotropicale, éthiopienne, mal-
gache, orientale et australienne.
Discussion. — Ce genre existe dans les régions éthiopienne, orientale
et australienne, ainsi qu'à Madagascar, mais toutes les espèces malgaches
sont endémiques. La forme des paramères des genitalia mâles de ces der-
nières est différente de celle des espèces d'autres régions. Les espèces madécasses
sont très voisines les unes des autres et forment ainsi un groupe assez isolé.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Diplatys
1. Petites espèces, 10 mm ou moins de longueur totale .
— Espèce plus grandes, 12 mm ou plus de longueur totale "0." 6
2. Veux petits, le diamètre longitudinal étant moindre que la longueur
de la tête en arrière des yeux; espèce largement noir brillant avec
des aires jaunes sur les pattes. . + + + + + : * : D. olsufiewi (p. 11)
__ Veux plus grands, aussi longs où plus longs que la longueur de la
tête en arrière des yeux; espèces non noir brillant . . . + : - : 3
3. Espèce très grêle, brun foncé, avec une aire discale jaune sur chaque
its (Ut Lo Den EE D. gracillimus (p. 15)
— Espèces plus grandes, élytres plus ou moins unicolores : . + + + : 4
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 11
4. Longueur 7-8 mm; élytres et ailes grands en comparaison de la lon-
gueur du corps et plus longs que la partie nue de l'abdomen (fig. 2);
uniformément brun ou avec la tête et l'abdomen plus foncés.
D. nanus (p. 13)
— A tn 10 mm; Het et is dk ES leur longueur étant
moindre que la partie nue de l'abdomen. . . . . . . . . . . . 5)
5. Brun ou brun jaunâtre; corps et pattes presque uniformément
DEUST RER AE ESC Fe RDeviAtOnn(D. #11)
— Noirâtre ou brun noir; pattes jaunes, avec de nettes bandes noires;
pronotum et ailes jaunes (fig. 4). . . . . D. mucronatus (p. 17)
6. Yeux presque deux fois la longueur de la tête en arrière des yeux;
uniformément brun ou jaunâtre . . . . . . . D. insularis (p. 17)
— Yeux plus petits, à peine plus longs que la longueur de la tête en
arrière AdES YEUX. Sea
a
7. Pronotum très étroit et long (fig. 6). . . . . D. longicornis (p. 18)
— Pronotumpluslargel(fig, 1et5) "NN 8
8. Espèce gracile, presque uniformément brune; pronotum plus long
que large SE 2 tergites abdominaux brillants et lisses .
D. Tahanironinai (. 19)
— Ep Se grosse, brune avec les élytres brun foncé; pronotum carré
(fig. 1); tergites abdominaux rugueux. . . . . . . D. major (p. 20)
Diplatys olsufiewi Borelli (fig. 8)
Diplalys olsufiewi Borelli, 1932, Soc. Nat. Luxemb., Bull. mens., (N.S.) 26, p. 57.
Diplatys Olsufiewi Borelli; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 361.
Diplalys olsufiewi Borelli; Hiexs, 1955, Syst. Monogr. Dermapt., 1, p. 36.
Diplatys olsofewi Borelli; Bvpue, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 224.
Diplatys olsofewi Borelli; Brixpue, 1966, Entomologist's month. Mag, 102, p. 73
(désignation d’un néotype).
Types. — Holotype 4, Madagascar Est, Perinet, forêt d’Analamazaotra,
X11-1930 (N. Olsoufieff) (Deutsches Ent. Inst. Berlin-Dahlem, détruit :
Hincxs, 1955 : 36).
Néotype : 1 4, Madagascar Est, district de Sambava, réserve naturelle
intégrale n° 12, Marojejy-Ouest, 1 300 m, IX/X-1959 (P. Soga) (Muséum,
Paris) (désigné par Brie, 1966 : 73).
Description. — 4. Presque entièrement noir brillant, avec les antennes
et les pattes partiellement jaunes. Tête plus longue que large, avec les bords
latéraux convergeant postérieurement; bord postérieur droit; angles postérieurs
arrondis. Yeux un peu plus courts que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci.
Source : MNHN, Paris
Fis. 1 à 6, Diplatys, m
limus Hincks; tête, pronotu
élytres et ailes. — 5, D. rahar
tête et pronotum.
A+ BRINDLE
ales. — 1, D. major Brindle. — 2, D.
m et élytres. — 4, D. mucronalu
izoninai Brindle; tête et pronotum.
nanus Burr. — 3, D. gracil-
s Hincks; tête, pronotum,
__ 6, D. longicornis Hincks;
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 13
Antennes en grande partie jaunes, mais avec les articles 9-10 brun sombre.
Pronotum noir, carré, à marges latérales droites et à angles postérieurs arrondis.
Scutellum petit, en triangle équilatéral et noir. Élytres longs, lisses et brillants;
ailes longues plus ternes que les élytres. Fémurs brun sombre; tibias et tarses
jaunes. Abdomen court; dernier tergite grand, rétréci distalement, à bord
postérieur tronqué et avec une dépression médiane, Pince noire avec les extré-
mités jaunes, grêle, presque droite et courbe seulement à l’apex.
Genitalia (fig. 8). — Paramères avec une saillie interne, apex de chaque
paramère avec un petit tubercule, virga relativement longue, distalement
élargie pour former une courte vésicule.
$. — Longueur du corps : 6, 4 mm; de la pince : 1, 4 mm. Semblable au
mâle, mais avec les yeux plus petits; articles 1-6 des antennes jaunes, articles
7-9 jaunes avec l’apex sombre, articles 10-11 entièrement sombres. Dernier
tergite avec une dépression médiane peu profonde près du bord postérieur
et avec trois crêtes longitudinales faiblement marquées. Pince comme chez
le mâle.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Esr : District de Sambava,
réserve naturelle intégrale n° 12, Marojejy-Ouest, 1300 m (P. Soga). — Réserve
naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, vallée d’Ivelona (P. Soga). — Envi-
rons de Perinet, forêt d’Analamazaotra (N. Olsoufieff).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en IX et X.
Discussion. — Depuis la destruction de l’holotype mâle, cette espèce
n’est connue que par le néotype mâle et la femelle qui lui correspond, tous
deux conservés au Muséum, Paris. C'est une espèce très distincte par suite
de sa coloration foncée.
Diplatys nanus Burr (fig. 2 et 13).
Diplatys nana Burr, 1914, Ann. Mag. nat. Hist., (8) 14, p. 420.
Diplatys nanus Burr; Hivcxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 361.
Diplatys nanus Burr; Hivcxs, 1955, Syst. Monogr. Dermapt., 1, p. 34.
Diplatys nanus Burr; BuNDLE, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 224 (désignation
du lectotype).
Type. — Lectotype 4, Madagascar Nord, Montagne d'Ambre (ex. coll.
H. Gadeau de Kerville in coll. M. Burr) (British Museum, N. H.).
Description. — 4. Longueur du corps : 5 mm; de la pince : 1,25 mm.
D'un brun jaunâtre terne, avec la tête, le pronotum et l'abdomen plus foncés,
Antennes brunes, pattes jaunâtres, Tête large, marges latérales convergeant
postérieurement, bord postérieur concave, angles postérieurs arrondis. Yeux
grands, plus longs que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Antennes
grêles. Pronotum petit, presque carré, légèrement plus large au bord antérieur.
bord postérieur convexe. Élytres proportionnellement très longs et ternes;
Source : MNHN, Paris
14 A+ BRINDLE
ailes grandes. Abdomen étroit, court et brillant; dernier tergite étroit, à bord
postérieur tronqué. Pince grêle, simple, à bord interne des branches crénelé.
Genitalia (fig. 13). — Paramères avec une petite saillie distale, bord interne
sans saillie; virga relativement longue, associée à une grande aire sclérifiée et
avec une dilatation arrondie.
Q. — Longueur du Corps : 6,5 mm; de la pince : 0,75 mm. Semblable au
mâle, mais avec la tête, le pronotum et l'abdomen de coloration plus claire.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Cette espèce n'est connue que par la seule série originale
composée de 6 get de 49, qui furent tous désignés «cotype » par BURR (1914 a).
Un lectotype a été choisi parmi les individus mâles (BriNDLE, 1966 d).
Diplatys viator Burr
Diplays viater Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p« 281.
Diplatys viator Burr; Burn, 1907, Bull. Mus. nat. Hist. ral, 13, p. 509 (indication des
« Types » au Muséum de Paris).
Diplatys hova Burr, 1914, Ann. Mag. nat. Hisl., (8) 14, p. 421.
Diplatys vialor Burr; Hicxs, 1953, Mém. Inst. Seient. Madag., (E) 4, p. 361.
Diplatys viator Burr; Hinexs, 1955, Syst. Monogr. Dermapi, 1, p. 35.
Diplatys viator Burr; Bruno, 1966, Trans. R. enl. Soc. Lond., 118, p. 224.
Types. — viator Burr. Lectotype 9, Madagascar Ouest, Ankazoabo,
1902 (E. Bastard) (Muséum, Paris).
hova Burr. Holotype &, Madagascar Nord, Montagne d’Ambre (ex coll.
H. Gadeau de Kerville in coll. M. Burr) (type non retrouvé).
Description. — d. Longueur du corps : 8 mm; de la pince : 2 mm. Tête
noire, occiput déprimé, crêtes postoculaires présentes; antennes jaunes et
faibles. Pronotum plus long que large, bords latéraux parallèles, brun rougeâtre.
Élytres et ailes orange, ombrés de brun foncé. Pattes jaunes. Abdomen orange
avec des ombres plus foncées; marge postérieure sinueuse; angles latéraux
en forme de pointes visibles dorsalement. Pince simple, à branches contiguës.
Genitalia. — Non connus.
9. — Longueur du corps : 12 mm; de la pince : 1,2 mm. Tête avec des
crêtes postoculaires. Pronotum brun foncé, de même forme que chez le mâle.
Élytres et ailes noirâtres, teintés de violet. Abdomen brun foncé. Pince comme
chez le mâle.
Distribution dans l’île. — MAaDAGAscaAR Non» : Montagne d’Ambre.
Mapacascar Esr : Route d’Anosibe, forêt de Sandrangato.
Mapagascar Ouesr : Ankazoabo (E. Bastard).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 15
Discussion. — Cette espèce n’est connue que par quatre spécimens qui
sont tous des femelles. Le type de D. hova, qui devrait être au British Museum
(N. H.), n’y a pas encore été retrouvé. D. viator fut décrit d’après un mâle
provenant de Fernando Po et une femelle de Madagascar. Cette dernière
est maintenant endommagée et décolorée. Le mâle de Fernando Po, décrit
comme 1). viator, s'est montré être le mâle d’une espèce africaine commune :
D. macrocephalus (Beauvois) (Hincxs, 1955 : 36). D. hova fut décrit d’après un
unique mâle, avec mention d’une femelle mutilée, provenant tous les deux de
Madagascar. Hincxs (1955 : 35) signale avoir retrouvé une femelle de D. hova
de la Montagne d’Ambre dans les collections du British Museum (Natural
History), femelle qui est probablement celle mentionnée par Burr comme
étant mutilée. Hincxs (1 c.) indique aussi qu’il existe une seconde femelle
de la Montagne d’Ambre au Muséum britannique. Le quatrième spécimen est
une femelle provenant de la forêt de Sandrangato et conservée au Muséum
de Paris. D. hova a été mis en synonymie de D. viator par Hincxs (1955: 35),
mais il est intéressant de noter les différences de longueur, de coloration et de
localités entre le mâle de D. hova et la femelle de D. viator. La présente descrip-
tion est faite d'après celles originales de Burr. Le seul spécimen en bon état
que j'ai examiné est la femelle de la forêt de Sandrangato qui correspond
bien à la description de D. hova quant à la coloration et à la taille.
Diplatys gracillimus Hincks (fig. 3 et 11)
Diplatys gracillimus Hincks, 1957, Proc. R. ent. Soc. Lond., (B) 26, p. 150.
Diplatys gracillimus Hincks; BriNpzæ, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 225.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, environs de Maroantsetra, Ambo-
divoangy (J. Vadon) (Muséum, Paris).
Description. — 3. Longueur du corps : 5,5 mm; de la pince : 1 mm.
D'un brun noirâtre, avec les pièces buccales, le scape, les côtés du pronotum,
le scutellum et les épaules jaunes. Élytres avec les parties latérales et une tache
discale jaunes (fig. 3). Pince jaune rougeâtre et pattes presque blanches. Tête
plus longue que large, occiput non déprimé, crêtes postoculaires absentes.
Yeux grands, un peu plus longs que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci.
Pronotum plus long que large et s’élargissant près du bord antérieur, marges
latérales légèrement arrondies, bord postérieur convexe. Élytres et ailes nor-
malement développés. Abdomen très grêle, dernier tergite à bord postérieur
concave et avec une petite saillie au-dessus de la base de chaque branche de la
pince; pénultième sternite allongé, à bord postérieur tronqué avec une petite
sinuosité médiane.
Genitalia (fig. 11). — Paramères étroits, bord interne sans saillie; virga
assez allongées, chacune d'elles dilatée et apparaissant comme rugueuse,
Distribution dans l'île.
Espèce connue par le seul holotype.
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
16 A. BRINDLE
Fic. 7 à 13, Diplatys, genitalia &. — 7, D. raharizoninai Brindle. — 8, D. olsufiewi
Borelli, — 9, D. mucronatus Hincks. — 10, D. longicornis Hincks. — 11, D. gracillimus
Hincks. — 12, D. major Brindle. — 13, D. nanus Burr.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 17
Discussion. — Le type a perdu ses antennes, sauf les articles proximaux,
et les deux paires de pattes antérieures sont absentes. Un des tarses métatho-
raciques ne montre que deux articles au lieu des trois normaux. Les genitalia
sont montés sur une petite plaque de celluloïde fixée à l’épingle portant le
spécimen. C’est là une espèce reconnaissable par sa coloration.
Diplatys mucronatus Hincks (fig. 4 et 9)
Diplarys mucronatus Hincks, 1957, Proc. R. ent. Soc. Lond., (B) 26, p. 149.
Diplatys mucronatus Hincks; BmNoze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 225.
Type. — Holotype 4, Madagascar Ouest, 40 km au Sud de Morondava,
forêt de Befasy, 1/10-1-1956 (R. Paulian) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 8-8,5 mm; de la pince : 1 mm.
D'un brun foncé ou noirâtre, avec les articles proximaux des antennes, les
pièces buccales, le pronotum, les épaules et la plus grande partie des ailes
jaunes (fig. 4), Segments abdominaux pouvant aussi être plus clairs. Pattes
jaunes et pince brune. Tête aussi large que longue, occiput déprimé et rugueux,
crêtes postoculaires présentes. Yeux un peu plus longs que la longueur de la
tête en arrière de ceux-ci. Pronotum allongé, s’élargissant vers le bord antérieur;
bord postérieur convexe. Élytres et ailes normalement développés. Abdomen
cylindrique et grêle; dernier tergite étroit, à bord postérieur concave en son
milieu, et avec une saillie au-dessus de la base de chaque branche de la pince.
Pince longue et grêle, droite, conique et simple. Pénultième sternite allongé,
à marge postérieure tronquée.
Genitalia (fig. 9). — Paramères larges, bord interne avec une saillie; virga
courte, bifide, avec une partie dilatée et rugueuse.
9. — Longueur du corps : 9-9,5 mm; de la pince : 1,5 mm. Semblable
au mâle sous tous les rapports, sauf pour la taille.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Ouesr : District d'Antsalova,
Andobo, forêt de l'Antsingy, 190 m (P. Griveaud). — 40 km au Sud de Moron-
dava, forêt de Befasy (R. Paulian).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du domaine de l'Ouest, récoltée en I et II.
Discussion. — Le type mâle, décrit par Hincxs (1957 a), est plus terne
que les spécimens de la forêt de l’Antsingy, qui sont plus contrastés (fig. 4).
L'aspect général de la coloration reste cependant plus où moins constant, cette
espèce est ainsi reconnaissable par sa coloration.
Diplatys insularis Borelli
Diplatys insularis Borelli, 1932, Konowia, 11, p. 87.
Diplatys insularis Borelli; Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E)4, p. 361.
Diplatys insularis Borelli; HuNos, 1955, Syst, Monogr. Dermapt., 2, p. 33.
Diplatys insularis Borelli; Bnixoze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 226.
Source : MNHN, Paris
18 A+ BRINDLE
Types. — Syntypes d et 9, Madagascar Sambirano, Nosy Be (0'Svvaldu)
(Musée de Hambourg) (probablement détruit durant la seconde guerre
mondiale) (1).
Description. — 4. Longueur du corps : 13 mm; de la pince : 2,2 mm.
Presque entièrement jaune, avec l'abdomen ombré de gris. Tête large,
occiput déprimé, crêtes postoculaires présentes. Yeux très grands, leur
diamètre atteignant presque deux fois la longueur de la tête en arrière
de ceux-ci. Pronotum plus étroit que la tête, un peu plus long que large,
bord postérieur convexe. Élytres et ailes normalement développés. Abdomen
cylindrique, grêle; dernier tergite plus long, bord postérieur concave. Pénul-
tième sternite rectangulaire, plus long que large, bords latéraux sinueux,
marge postérieure arrondie avec une petite incision médiane. Pince simple,
droite et fuselée.
Genitalia. — Non examinés.
Q. — Longueur du corps : 12 mm; de la pince : 2 mm. Semblable au mâle,
mais avec le pénultième sternite fortement convexe au bord postérieur et
sans petite incision médiane, Pince comme chez le mâle.
Distribution dans l'île. — On ne connaît que le couple original capturé
à Nosy Be, dans le domaine du Sambirano.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Cette espèce devrait pouvoir se reconnaître par les très
grands yeux des mâles, car sa coloration est la même que celle des espèces
suivantes. Les syntypes n’ont pas été examinés.
Diplatys longicornis Hincks (fig. 6 et 10)
Diplatys longicornis Hincks, 1955, Syst. Monogr. Dermapt., 1, p. 32.
Diplatys longicornis Hincks; BrinpLe, 1966,. Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 226.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, Maroantsetra, XII-1897 (ex.
coll. A. Finot) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 15 mm; de la pince : 2 mm.
Presque entièrement brun jaunâtre. Tête allongée. Yeux presque aussi longs
que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci; occiput déprimé, crêtes
postoculaires présentes. Pronotum étroit, beaucoup plus long que large
(fig. 6), à côtés parallèles, bord postérieur plus ou moins tronqué, avec
l'indication d’une ligne longitudinale et médiane. Élytres et ailes normalement
développés. Abdomen long, grêle, cylindrique; dernier tergite long, bord posté-
rieur concave. Pénultième sternite plus long que large, s'élargissant posté-
(1) Nachrichten Über Museen, Sammler und Sammlungen (1946, Zeitschr. Wiener
Ent. Ges., 30 Jahrg., (1945), p. 150).
Source : MNHN, Paris,
INSECTES DERMAPTÈRES 19
rieurement, avec la marge postérieure plus ou moins tronquée montrant une
incision médiane.
Genitalia (fig. 10). — Paramères assez grêles, légèrement recourbés, bord
interne sans saillie; virga très longue et associée à de petites aires sclérifiées.
9. — Elle nous est inconnue.
Distribution dans l'île. — L'holotype seul est connu.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Cette espèce est caractérisée par son pronotum excep-
tionnellement étroit, ses antennes et pattes très longues et les genitalia mâles.
La femelle devrait être facilement reconnaissable par la forme du pronotum.
Diplatys raharizoninai Brindle (fig. 5 et 7)
Diplatys raharizoninai Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 227.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, district de Sambava, massif du
Marojejy, Ambinanitelo, 500 m, X11-1958 (E. Raharizonina) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 12 mm; de la pince : 2 mm.
Brun, avec les élytres plus clairs et les pattes jaunes. Tête avec l’occiput
déprimé; crêtes postoculaires non saillantes; yeux grands, un peu plus longs
que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum plus long que large
(fig. 5); angles et marge antérieurs arrondis; côtés presque parallèles mais se
rapprochant légèrement en arrière, ils montrent sur toute leur longueur une
série de petites protubérances portant chacune une courte soie. Élytres et
ailes normalement développés, avec les bords de la suture de coloration plus
foncée. Abdomen à côtés parallèles, avec la surface coriacée et brillante;
dernier tergite long, se rétrécissant en arrière et plutôt déprimé. Pince droite,
postérieurement fuselée et simple.
Genitalia (fig. 7). — Paramères avec une petite saillie distale, bord interne
également avec une saillie; virga relativement longue, avec la partie distale
dilatée en forme de corne.
Q. — Inconnue.
Distribution dans l'île. — Seul le type mâle est connu.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Cette espèce semble être la plus proche de D. insularis
et il serait peut-être préférable de la placer auprès de cette dernière. D. rahari-
zoninai se distingue de D. insularis principalement par la taille des yeux :
chez D. raharizoninai, ceux-ci ne sont pas beaucoup plus longs que la longueur
de la tête en arrière de ces derniers, tandis que chez D. insularis, ils sont donnés
comme étant presque deux fois aussi longs.
Source : MNHN, Paris
20 A. BRINDLE
Diplatys major Brindle (fig. 1 et 12)
Diplatys major Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 228.
Type. — Holotype à, Madagascar Est, réserve naturelle intégrale n° 3,
Ambatovositra, Andranomalaza, 111-1957 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. — d. Longueur du corps : 15 mm; de la pince : 3,5 mm.
De coloration brun foncé, avec les élytres d’un brun noirâtre. Tête large,
occiput déprimé et crêtes postoculaires non saillantes; yeux grands, un peu
plus longs que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum ample,
avec les côtés largement explanés latéralement et postérieurement. Élytres
et ailes normalement développés, assez longs. Abdomen plus large que chez la
plupart des espèces, avec les segments s’élargissant postérieurement ; segments
6-9 montrant de petits tubercules le long du bord postérieur, de chacun d’eux
naît une courte soie jaune; dernier tergite presque arrondi (fig. 1), mais avec
une saillie dorsale et rectangulaire au bord postérieur. Pince asymétrique,
courbe, plus large à la base et à profil transversal rectangulaire.
Genitalia (fig. 12). — Paramères larges, à bord interne avec une petite
saillie; virga assez longue, bifide et avec une petite partie distale dilatée.
9. — Longueur du corps : 14,5 mm; de la pince : 2,5 mm. Semblable au
mâle, mais de coloration plus foncée. Yeux plus petits. Abdomen à côtés
parallèles; dernier tergite allongé, rétréci postérieurement et à bord postérieur
concave. Pince longue, gracile, fuselée et simple.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Environs de Maroant-
setra, Ambodivoangy. — Réserve naturelle intégrale n° 3, Ambatovositra,
Andranomalaza (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — L’holotype mâle est macrolabique, la pince étant chez
ce spécimen beaucoup plus fortement développée. Chez la plupart des Diplatys
malgaches, les mâles connus sont de type microlabique et leur pince ressemble
alors à celle des femelles. Il s'ensuit que le seul caractère externe utilisable
pour séparer les sexes se trouve dans le nombre de segments abdominaux
visibles. Chez les mâles macrolabiques des autres Diplatys, le développement
de la pince est associé à un élargissement des segments postérieurs de l'abdomen;
c'est ce qui existe chez D. major. Étant donné que l’on connaît des mâles de
type macrolabique et microlabique chez plusieurs espèces de Diplatys d'autres
régions, il n’est pas impossible que l’on trouve des mâles microlabiques chez
D. major. Cette espèce devrait toujours être reconnaissable par la forme du
pronotum, la coloration générale et la taille. Chez la plupart des espèces
malgaches où nous connaissons les deux sexes, la femelle est plus grande que
le mâle, cependant chez D. major la femelle est un peu plus petite que le mâle.
Il est possible que la plus grande taille du mâle soit associée au type
macrolabique.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 21
PYGIDICRANIDAE
C'est là une famille assez variée quant aux apparences externes mais
comprenant des sous-familles bien définies. Elle est caractérisée par la présence
de deux lobes distaux dans les genitalia mâles, ces deux lobes étant, au
repos, dirigés vers l'arrière, et par les traits distinctifs indiqués dans la clé des
familles. Un des lobes distaux est avorté dans la sous-famille éthiopienne des
Karschiellinae. Les cerques nymphaux sont parfois segmentés, comme chez
les Diplatyidae.
CLÉ DES SOUS-FAMILLES MALGACHES
1. Fémurs comprimés, avec des crêtes longitudinales. Articles anten-
naires 4-6 courts, mais non transverses. Insectes de taille grande ou
moyenne. Pince généralement symétrique . . . . Pygidicraninae (p. 21)
—Fémurs sans crête longitudinale 2
2. Articles antennaires 4-6 courts, carrés ou transverses. Insectes larges
et de coloration foncée, avec le tégument montrant de nombreuses
fortes soies. Pince gracile, avec les deux parties largement séparées
A IH DASC ee men + . . . . . Echinosomatinae (p. 23)
— Articles antennaires 4-6 id us Rates beaucoup plus
longs que larges. Insectes graciles, de coloration plus claire et sans
de nombreuses soies. Forceps plus large, à branches contiguës ou
presque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Blandicinae (p. 28)
Pygidicraninae
Insectes de taille grande ou moyenne, occasionnellement petite, mais
dépassant généralement 20 mm de longueur chez les adultes; tégument habi-
tuellement mat, dû à la présence d'une micro-sculpture et d’une courte pubes-
cence, mélangés à des poils plus gros, courts et forts. Segments abdominaux
parfois brillants et glabres. Coloration, le plus souvent, relativement assez
Stable pour chaque espèce et généralement faite de dessins distincts constitués
de raies ou de bandes claires et foncées. Élytres et ailes rarement absents,
mais quelquefois de taille réduite. Pinces des mâles plus ou moins droites,
comme chez les femelles, ou fortement courbes. Pygidium généralement caché.
Paramères des genitalia mâles habituellement avec des dents ou saillies internes.
Un seul genre et une seule espèce à Madagascar.
Dacnodes Burr
Dacnodes Burr, 1907, Entomologist's month. Mag, (2) 18, p. 60 (espèce type : Dacnodes
wellmani Burr, fixée par l’auteur).
Picrania Burr, 1908, Ann. Mag. nat. Hist., (8) 2, p. 384 (espèce type : Forficesila
liturata Stäl, fixée par l'auteur).
Acnodes Burr, 1911, Stellin. Ent. Zig, 1911, p. 328 (changement de nom pour
Dacnodes).
Source : MNHN, Paris
22 A. BRINDLE
Description. — Insectes généralement jaunâtres, avec l'abdomen plus
sombre, parfois noirâtre. Tête large; antennes robustes, à articles courts.
Pronotum large, carré ou plus long que large. Élytres et ailes normalement
développés ou de taille réduite. Abdomen plus ou moins cylindrique, parfois
postérieurement élargi. Pinces des mâles fortement courbes ou plus où moins
droites; celles des femelles, droites et contiguës.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne, malgache et
australienne.
Discussion. — Ce genre est très proche de Cranopygia et ne s’en diffé-
rencie guère que par la seule forme des genitalia mâles.
Dacnodes sp. (fig. 14)
Picrania liturala (Stäl); Burr, 1908, Ann. Mag. nal. Hist., (8) 2, p. 390 (partim).
(2) Picrania liturata (Stä); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 862.
Dacnodes sp.; Hnnexs, 1959, Syst. Monogr. Dermapt., 2, p. 42.
Dacnodes sp.; BrinoLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 229.
Description. — Nymphe (fig. 14). Longueur du corps : 12 mm; de la
pince : 1,5 mm. Insecte long et gracile, d’un brun pâle, avec des raies ou autres
dessins plus pâles et plus foncés. Tête aussi large que longue; front bombé;
bords latéraux se recourbant faiblement vers la marge interne, qui est droite.
Yeux plus petits que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Antennes
larges; premier article dilaté; second transverse; troisième environ une fois
et demie plus large que long; les autres articles transverses ou carrés. Pronotum
plus long que large, à côtés parallèles, jaune avec deux larges raies foncées.
Mésonotum aussi large que long, avec les bords latéraux fortement arrondis.
Métanotum étroit, avec des rudiments d'ailes visibles. Pattes avec les fémurs
élargis, jaune pâle et des raies foncées. Abdomen long, étroit, recouvert de
poils jaunes épars et avec un dessin tranché (voir fig. 14). Dernier tergite
fort, à bords latéraux se terminant en une petite dent et à bord postérieur
sinueux. Pince droite, sauf à l’apex, large à la base, uniformément rétrécie
distalement et à bords internes crénelés.
Genitalia. — Inconnus.
9. — (non examinée, description d'après Hinexs, 1959). Longueur totale :
14 mm. Semblable à la nymphe, sauf pour ce qui suit : élytres présents, légè-
rement plus longs que le pronotum, brun sombre, aire discale de coloration
plus claire. Ailes absentes. Abdomen proximalement jaune, brun sombre
distalement, les quatre tergites proximaux avec de larges dessins latéraux
noirs et une paire d’étroites raies basales; dernier tergite subcarré, granuleux,
avec des crêtes longitudinales presque droites nettement marquées, une de
chaque côté du tergite.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Non : Diégo-Suarez, 1V-1896
(Ch. Alluaud).
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 23
Mapagascar CENTRE : Massif de l’Andringitra, plateau Soaindrana,
2 090 m, 1-1958 (R. Paulian).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Burr (1908 b) a signalé le spécimen indiqué ci-dessus
de Diégo-Suarez sous le nom de Picrania liturata (Stäl), mais plus tard (1911 b)
il a montré que P. liturata, qui est rare dans les collections, est confiné à
l'Afrique du Sud et que l'individu de Diégo-Suarez appartenait probablement
à une espèce nouvelle. Hincxs (1959) considère le Dacnodes malgache comme
nettement distinct de D. lifurata, mais aucun mâle de cette espèce n’est actuel-
lement connu et il n'a pas voulu la nommer. L'espèce de Madagascar est évi-
demment rare bien qu’apparemment largement répartie dans l’île.
Echinosomatinae
Un genre seulement : Echinosoma Serville.
Echinosoma Serville
Echinosoma Serville, 1839, Hist. nat. Ins., Orth., p. 34 (espèce type : Forficula afra
Beauvois, seule espèce citée).
Description. — Insectes larges et robustes, de coloration foncée, avec
le tégument fortement sétuleux. Tête large, plus ou moins transverse, tronquée
postérieurement ou presque; yeux relativement petits; antennes courtes,
avec les articles, sauf les premier et troisième, larges et courts. Pronotum
plus ou moins rectangulaire, carré ou transverse. Pattes robustes, relativement
courtes. Abdomen large, souvent élargi en son milieu; pince simple, assez
grêle et avec les branches bien séparées à la base, celles du mâle courbées,
celles de la femelle sinueuses. Pygidium du mâle habituellement caché, celui
de la femelle court mais visible.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne, malgache, orientale
et australienne,
Discussion. — C'est un genre très distinct apparaissant être fortement
voisin des genres Echinopsalis et Pyragropsis (PYGIDIGRANIDAE PYRAGRINAE)
d'Amérique centrale et australe.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Echinosoma
1. Longueur totale : 15-20 mm. Tergites abdominaux 5-7 du mâle avec
des carènes longitudinales latérales; pygidium de la femelle dista-
lement arrondi (fig. 18); élytres unicolores; paramères mâles avec
une dent apicale distincte (fig. 19). . . . . . . . E. bolivari (p: 24)
— Longueur totale : 10-15 mm. Tergites abdominaux 5-7 du mâle
sans carène ou avec seulement des carènes indistinctes; pygidium de
la femelle distalement pointu (fig. 17); élytres unicolores ou avec
des zones plus claires; paramères mâles sans dent apicale distincte 2
Source : MNHN, Paris
24 A. BRINDLE
2. Élytres et ailes entièrement développés, chaque élytre avec une tache
jaune nette (fig. 15); ailes en grande partie jaunes; paramères des
genitalia mâles plus grêles (fig. 16) . - . . . - E. sekalavum (p. 26)
— Élytres courts, ailes cachées ou absentes; élytres unicolores ou
presque; paramères des genitalia mâles plus larges (fig. 20) . . .
= 5 re EE ee . . E. insulanum (p. 27)
Echinosoma bolivari Rodzianko (fig. 18 et 19)
Echinosoma bolivari Rodzianko, 1897, Wiener Ent. Zeitg, 16, p. 154.
Echinosoma bolivarii Rodsjk.; Boreuu1, 1906, Boll. Mus. Zool. Anal. comp. Univ.
Torino, 21, n° 533, p. 2.
Echinosoma bolivari Rodzianko; Burn, 1907, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 13, p. 510.
Echinosoma bolivari Rods.; Burn, 1912, Ann. k. k. Naturhist. Hofmus., 26, p. 70.
Echinosoma bolivari Rodzianko; BURR, 1912, Sitz. Ges. Naturf. Fr. Berlin, 1912,
p. 315.
Echinosoma bolivari Rodzianko; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Echinosoma bolivari Rodzianko; BoreLtt, 1932, Soc. Na. Luremb., Bull. mens.,
(N:S.) 26, p. 58.
GEnssoe bolivari Rodzianko; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4,
p. 363.
Echinosoma bolivari Rodzianko; Hinexs, 1959, Syst. Monogr. Dermapt., 2, p. 151.
Echinosoma bolivari Rodzianko; Brixpue, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 229.
Types. — Syntypes : «Madagascar » (coll. Rodzianko et coll. Ign.
Bolivar).
Description. — d. Longueur du corps : 13-17,5 mm; de la pince :
2-2,5 mm. Noirâtre; pièces buccales, articles antennaires distaux, parties
distales des tibias et tous les tarses, brun jaunâtre; ailes, lorsqu'elles sont
présentes, jaunes. Tête large, à bords latéraux droits et à bord postérieur
presque droit; yeux petits. Pronotum large, rectangulaire, plus large que long.
Élytres et ailes de développement très variable, entièrement développés ou
courts. Tête, pronotum, élytres et ailes recouverts de fortes et courtes soies
éparses. Abdomen élargi dans sa partie médiane, mat proximalement, plus
brillant distalement, sétuleux sauf sur le dernier tergite. Côtés des
tergites 5-7 avec des carènes longitudinales courbées. Pygidium caché. Pince
fortement courbée. Pénultième sternite légèrement sinueux latéralement,
bord postérieur tronqué.
Genitalia. — Semblables à ceux d'E. sekalavum (fig. 16) mais les para-
mères avec une dent apicale distincte (fig. 19).
9. — Longueur du corps : 13-17 mm; de la pince : 2-2,5 mm. Semblable
au mâle; abdomen plus fortement ponctué distalement; pygidium saillant
et arrondi distalement (fig. 18); pince grêle, moins nettement courbée que chez
le mâle.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Nonp : Cap d'Ambre. —
Diégo-Suarez (Ch. Alluaud).
Source : MNHN, Paris.
17
19 20 D
Lu
F16. 14 à 20, Dacnodes et Echinosoma. — 14, Dacnodes sp.; nymphe. — 15, E. sekalarum
Bormans; d. — 16, ibid.; genitalia $. — 17, ibid; pince @. — 18, E. bolivari Rodzianko;
pince . — 19, ibid.; paramère des genitalia g. — 20, E. insulanum Karsch; paramère des
genitalia &. (PE : penes. — P : paramère. — DL : lobe distal. — V : virga.)
Source : MNHN, Paris
26 A. BRINDLE
Mapacascar Est : Baie d'Antongil (A. Mocquerys). — Environs de
Maroantsetra, Fampanambo (R. Paulian). — Tamatave et forêt d'Alahakato
(. Perrot). — Brickaville. — Rogez (A. Seyrig). — Perinet (A. Seyrig); forêt
d'Analamazaotra (N. Olsoufiefÿ). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian);
Sandrangato. — Moramanga (G. Pittarelli). — Ifanadiana, dans le district
de Ranomafana; Sandrakely, 25 km au Nord d'Ifanadiana (G. Vincent). —
Fort-Dauphin, forêt d’Isaka (Ch. Alluaud). — Ampasimposy, Sahasinaka
(R. Catala). — Vallée d'Ambolo, forêt de Sakavalana (Ch. Alluaud). — Environs
de Fort-Dauphin, vallée du Fanjahira, forêt d’Isaka (Ch. Alluaud).
Mapacascar CENTRE : Tananarive (Sikora). — Andrangoloaka (Sikora).
Mapacascar Sup : Tuléar (R. Catala). — Androy septentrional, Imanombo
(Decorse).
Répartition géographique. — Madagascar, archipels des Comores et
des Seychelles.
Biologie. — Espèce récoltée en I, Il et VII.
Discussion. — C'est la plus grande espèce du genre à Madagascar et
généralement reconnaissable par la coloration jaune ou orange des ailes,
cependant, chez certains spécimens, celles-ci sont plus foncées. Commun et
largement distribué dans la Grande Ile.
Echinosoma sekalavum Bormans (fig. 15, 16 et 17)
Echinosoma sekalavum Bormans, 1900, Ann. Mus. Civ. Stor. nat. Genova, (2) 20, p. 441.
Echinosoma sekalavum Bormans; Burr, 1907, in A. Vorcrzxow, Reise in Ostafrika
in den Jahren 1903-1905, 2, p. 55.
Echinosoma sakalavum Bormans; Burm, 1907, Bull. Mus. nal. Hist. nat., 13, p. 510.
Echinosoma sekalavum Bormans; Burr, 1912, Ann. k. k. Naturhistor. Hofmus., 26, p. 71.
Echinosoma sakalavum Bormans; HiNcks, 1953, Mém. Inst. Scient, Madag., (E) 4,
p. 362.
Echinosoma sekalaoum Bormans; Hincks, 1959, Syst. Monogr. Dermapt., 2, p. 132.
Echinosoma sekalavum Bormans; BRINDLE, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118,
p. 229.
Types. — Syntypes et 9, Madagascar Sambirano, Nosy Be (H. Pierron)
(Musée de Gênes).
Description. — 4 (fig. 15). Longueur du corps : 8-12 mm; de la pince :
2-2,5 mm. D'un brun sombre; articles 1-2 des antennes et quelques autres
distaux jaunes; une tache latérale triangulaire sur le pronotum, une tache
discale sur les élytres et la plus grande partie des ailes jaunes ou blanc jaunâtre;
pattes en partie jaunes. Tête large, marges latérales presque parallèles, bord
postérieur légèrement concave; yeux petits. Élytres et ailes entièrement
développés. Tête, pronotum, élytres et ailes avec de fortes et courtes soies.
Abdomen élargi médialement, modérément ponctué, moins fortement sétuleux
que chez E. bolivari. Pince à branches grêles, courbées et bien séparées proxi-
malement; pygidium caché. Pénultième sternite à marges latérales droites
et à bord postérieur tronqué.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 27
Genitalia (fig. 16). — Paramères courbés, élargis à la base, grêles distale-
ment; virga longue, dilatée dans sa partie apicale.
Q. — Longueur du corps : 8-12 mm; de la pince : 2 mm. Semblable au
mâle, avec l'abdomen mat et fortement sétuleux, sauf sur une aire médiane
et triangulaire située au bord postérieur du dernier tergite. Pince à branches
grêles (fig. 17), moins fortement courbées que chez le mâle; pygidium pointu.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norn : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud). — Joffreville (P. Cachan). — Montagne d'Ambre (R. Paulian);
les Roussettes (J. Millot).
MapaGascaR SamBirANo : Nosy Be (H. Pierron) — Nosy Mitsio
(R. Paulian).
MapaGascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy. — Rogez,
forêt de la côte Est (A. Seyrig). — Perinet (R. Paulian). — Fort Dauphin
(Ch. Alluaud).
MapaGascar CENTRE : Andrangoloaka (Sikora). — Pays Betsileo.
Mapaascar Ouesr : Côte Ouest (Lanz). — 40 km au Sud de Morondava,
forêt de Befasy (R. Paulian). — Morombe, station agricole du Bas Mangoky
(A. Robinson). — Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (A. Robinson).
— Ankazoabo, Banian, 70 m (A. Robinson).
Mapacascar Sup : Tuléar; environs de Tuléar, Andranohinalahy
(A. Voeltzkow). — Androy septentrional, Imanombo (Ch. Alluaud, J. Decorse).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, X, XIL, I, VI.
Discussion. — Cette espèce est plus petite qu'E. bolivari et s’en distingue
par la présence d’ailes et d’une tache jaune sur les élytres.
Echinosoma insulanum Karsch (fig. 20)
Echinosoma insulanum Karsch, 1885, Ent. Nachr., 11, p. 323.
Echinosoma insulanum Karsch; Karscn, 1886, Berliner Ent. Zeitschr., 80, p. 90.
Echinosoma insulanum Karsch; Burr, 1907. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 13, p. 511.
Echinosoma insulanum Karsch; Borezi, 1932, Soc, Nat. Luxemb., Bull. mens., (N.S.)
26, p. 58.
Echinosoma insulanum Karsch; EuNcxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 363.
Echinosoma insulanum Karsch; Hivcxs, 1959, Syst. Monogr. Dermapt., 2, p. 134.
Echinosoma insulanum Karsch; Brivoue, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 230.
Types. — Syntypes 4 et 9 : «Madagascar » (Zool. Mus., Humboldt Univ.,
Berlin).
Description. — 4. Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince: 1,75-2 mm.
Noir ou brun noir. Premier et deuxième articles des antennes, ou seulement
le second, jaunes, ainsi que quelques articles distaux; tache latérale jaune
située sur le pronotum plus petite que chez E. sekalavum ou presque absente;
Source
: MNHN, Paris
28 A. BRINDLE
pattes partiellement jaunes. Tête large, bords latéraux droits, marge posté-
rieure presque droite; yeux petits. Pronotum large, rectangulaire, plus large
que long. Élytres courts, environ aussi longs que le pronotum; ailes absentes
ou cachées. Tête, pronotum, élytres et ailes avec de fortes et courtes soies;
abdomen élargi médialement, modérément ponctué. Pince à branches grêles,
courbées et bien séparées proximalement; pygidium caché; pénultième sternite
comme chez E. sekalavum.
Genitalia. — Semblables à ceux de E. sekalavum (fig. 16) mais les paramères
ne sont pas aussi longs (fig. 20).
$. — Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince : 1,7-2 mm. Semblable
au mâle, mais avec l'abdomen plus mat et plus sétuleux. Branches de la pince
(comme dans la fig. 17) moins fortement courbées que chez le mâle; pygidium
distalement pointu (comme dans la fig. 17).
Distribution dans l'île. — Manacascar Nonp : Joffreville (J. Millot).
— Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 100 m (A. Robinson).
MapaGascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy; Fampa-
nambo (R. Paulian). — Forêt au Nord d’Anosibe (R. Paulian); forêt de San-
drangato. — Perinet, forêt d’Analamazoatra (N. Olsoufieff). — Fort Dauphin
(Sikora).
MapaGascar Ouesr : Côte Ouest (Lanz) (détermination douteuse). —
Ampijoroa, Tsaramandroso. — Morombe, station agricole du Bas Mangoky
(4. Robinson).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, IX, X, XI, XII, I.
Discussion. — Cette espèce est très proche d'E. sekalavum. Elle s'en
distingue par sa coloration plus foncée et par l'absence des ailes. Les localités
citées sembleraient indiquer que cette espèce est moins largement répandue
qu'E. bolivari ou E. sekalavum; en fait, le nombre d’exemplaires examinés
montre qu’elle est aussi commune que les deux autres.
Blandicinae
Tête relativement large, sutures distinctes, carènes postoculaires présentes
ou absentes; yeux de taille petite ou moyenne. Articles proximaux des antennes,
sauf le second, allongés. Pronotum carré ou plus long que large. Aptères ou
avec les élytres et les ailes réduits. Abdomen cylindrique ou déprimé. Genitalia
mâles avec des lobes distaux appariés dirigés vers l'arrière; paramères mucronés
ou simples.
La sous-famille est composée de trois genres; deux d’entre eux, Blander
Burr et Alloblandex Hincks, se trouvent en Afrique du Sud, le troisième,
Parablandex Brindle, est propre à Madagascar. Ces trois genres peuvent être
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 29
séparés par la forme du pronotum, celui de Blandex se rétrécissant vers la
tête. Alloblandex et Parablandex montrent tous deux un pronotum ayant
les bords antérieur et postérieur de largeur égale. Le pronotum d’Alloblandez
est beaucoup plus long que large, avec les marges latérales sinuées, tandis
que celui de Parablandex est presque carré avec les bords latéraux droits.
Un seul genre à Madagascar : Parablandex.
Parablandex Brindle
Parablander Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 231 (espèce type :
Parablandez albocincta Brindle, par désignation originelle).
Description. — Petites espèces. Tête avec le front et l'occiput bombés;
sutures absentes; yeux petits. Pronotum presque carré, avec le bord antérieur
convexe et le bord postérieur tronqué. Élytres courts ou absents. Ailes présentes
ou rudimentaires. Pattes avec les fémurs fortement dilatés. Abdomen long,
plus ou moins cylindrique, à côtés parallèles; dernier tergite grand et carré.
Pince à branches larges, en trigone, courtes et contiguës. Genitalia mâles
avec de longs paramères courbés à l’apex.
Répartition géographique. — Madagascar.
CLÉ DES ESPÈCES DU GENRE Parablandex
1. Pronotum avec de larges bordures postérolatérales blanches (fig. 25);
élytres absents; ailes rudimentaires; abdomen uniformément sombre;
pénultième sternite simple (fig. 26) . . . . . . P. albovittata (p. 31)
— Pronotum étroitement bordé de blanc (fig. 21); élytres et ailes
présents; abdomen avec des bandes transversales jaunes; pénultième
sternite avec des dépressions elliptiques et une carène longitudinale
médiane (fig. 24) . . . . . . .. . ...... P. albocincta (p. 29),
Parablandex albocincta Brindle (fig. 21, 22, 23 et 24)
Prolabia albovittata (Burr); Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 118 (partim).
Prolabia albovittata (Burr); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 376
(partim).
Parablandez albocineta Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 232.
Type. — Holotype 4, « Madagascar » (ex coll. M. Burr, British Museum,
N.H)).
Description. — & (fig. 21). Longueur du corps : 5,5 mm; de la pince :
1 mm. Tête et pronotum noirs, ce dernier avec d’étroites bordures postéro-
latérales blanches. Antennes jaunes, avec les articles basilaires blancs. Élytres
bruns et translucides. Ailes blanches. Pattes avec les fémurs antérieurs noirs,
ceux des deux autres paires de pattes seulement noirs proximalement; tibias
et tarses jaunes ou brun jaunâtre. Abdomen brun jaunâtre, segments proximaux
Source
: MNHN, Paris
30 A+ BRINDLE
22
29
27
ic. 21 à 20, Parablandex et Euborellia. — 21, P. albocincta Brindle; partie antérieure,
4. — 92, ibid.; pince 4. — 23, ibid.; genitalia d. — 24, ibid.; pénultième sternite, d. —
25, P. albovittata (Burr); partie antérieure g. — 26, ibid.; pénultième sternite, . — 27,
Æ. annulipes (H. Lucas); genitalia g, moitié gauche retournée. — 28, E. malgacha Brindle;
genitalia 4. — 29, E. plebeja (Dohrn); genitalia , moitié gauche.
(den. p. : papille denticulée. — PE : penes. — P : paramère. — DL : lobe distal).
Source : MNHN, Paris:
INSECTES DERMAPTÈRES 31
à bords antérieur et postérieur jaunes, segments distaux plus sombres, unico-
lores, dernier tergite noir; pince brune. Tête aussi longue que large, dorsalement
bombée, bords latéraux se recourbant régulièrement vers le bord postérieur,
sutures absentes. Antennes avec le scape long et plus large distalement,
pédicelle transverse, les autres articles plus longs que larges. Pronotum carré,
à marge antérieure convexe et à bords latéraux et postérieur droits. Tête
et pronotum brillants et non ponctués. Élytres courts; ailes elliptiques, la
partie des ailes située en dessous des élytres en partie visible à travers ceux-ci.
Pattes avec les fémurs fortement élargis. Abdomen à côtés parallèles, brillant,
segments proximaux non ponctués, segments distaux ponctués, la ponctuation
augmentant de l'avant vers l'arrière, dernier tergite fortement ponctué et
postérieurement rugueux. Branches de la pince courtes, larges, contiguës et
courbées à l’apex (fig. 22). Pénultième sternite (fig. 24) avec une large crête
médiane et longitudinale et une dépression elliptique de chaque côté.
Genitalia (fig. 23). — Pénis étroitement unis avec de courtes virga
appariées; chaque virga étant dilatée vers le milieu; paramères courts et larges,
élargis à l'extrême base, à apex incurvés et avec un court processus distal
conique.
$. — Non examinée, mais probablement semblable au mâle pour la
plupart des caractères.
Distribution dans l'ile. — Connu seulement par le matériel typique
étiqueté «Madagascar », sans autre précision.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Burr (1914 b) a signalé, du Musée de Genève, comme
Prolabia albovittata (Burr), 3 mâles, 1 femelle et 1 nymphe. Deux de ces mâles
sont maintenant au British Museum (Natural History). Ces deux exemplaires
se différencient par certains caractères du spécimen original type de P. albo-
vitlata et leur examen a montré, bien qu'ils soient apparemment congéné-
riques avec P. albovittata, qu'ils représentaient une espèce distincte. Les
principales différences entre les deux espèces sont indiquées dans la clé. Le
second mâle conservé au British Museum (Natural History) est un peu plus
grand que l’holotype et mesure 6 mm de long.
Le troisième mâle, la femelle et la nymphe sont vraisemblablement
conservés au Muséum de Genève.
Parablandex albovittata Burr (fig. 25 et 26)
Anisolabis albovittata Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 291.
Anisolaris albovittata Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 31 (indication
du « Type » au Muséum de Paris).
Prolabia albovittata (Burr); Hinoks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 376
(partim).
Parablandex albovittata (Burr); BRINDLE, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 233.
Type. — Holotype $, Madagascar Est, région Sud-Est, vallée du Fanja-
hira, forêt d'Isaka, X11-1901 (Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
32 A. BRINDLE
Description. — 4. Longueur du corps : 6 mm; de la pince : 1 mm. Très
semblable dans les traits généraux à P. albocincta et s’en différenciant comme
suit : antennes unicolores, brun jaunâtre. Pronotum avec des bordures posté-
rolatérales blanches (fig. 25); mésonotum transverse et sans élytre; méta-
notum transverse et avec des rudiments d'ailes. Abdomen uniformément
assombri. Branches de la pince courtes, larges et contiguës. Pénultième sternite
(fig. 26) simple, sans dépression ou carène.
Genitalia. — Inconnus.
9. — Nous n'avons pas vu d'exemplaire de ce sexe.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : environs de Fort-
Dauphin, vallée du Fanjahira, forêt d’Isaka (Ch. Alluaud).
Mapacascar CENTRE : forêt du col d’Ivohibe (A. Robinson).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en XI et XII.
Discussion. — Cette espèce n’est actuellement connue que par l’holotype
et un second mâle trouvé dans les récoltes de l’Institut de Recherches scienti-
fiques à Madagascar. Elle fut décrite par Burr en 1904. L’holotype étant
presque aptère, l'auteur plaça l'espèce dans le genre Anisolabis (CarcINo-
PHORIDAE). Plus tard, cependant, Burr examinant les spécimens du Musée
de Genève considéra qu'ils étaient conspécifiques avec son albovittata. Les
exemplaires du Musée de Genève ayant des élytres et de courtes ailes, l'espèce
fut transférée des Anisolabis aux Prolabia (Lasrpar). Bien qu'adulte, les
genitalia du type sont absents ayant été retirés à un moment donné. Le
spécimen type n'apparaît pas, par conséquent, être une forme immature
d’albocincta. Le deuxième mâle, du col d’Ivohibe, s’identifie entièrement avec
l'holotype de P. albovittata.
CARCINOPHORIDAE
Très grande famille, typiquement aptère et de coloration sombre. Des
rudiments d'élytres peuvent être présents et parfois les élytres et les ailes
sont complètement développés. La famille comprend le plus grand Forficule
connu, Tüitanolabis colossea (Dohrn), d'Australie, qui peut atteindre une
longueur totale de 65 mm. Branches de la pince habituellement courtes,
symétriques ou asymétriques chez les mâles, mais généralement symétriques
chez les femelles. Genitalia mâles avec deux pénis proximaux, qui peuvent
être largement séparés distalement, et deux lobes distaux, l’un étant, au repos,
dirigé vers l'avant et l’autre vers l'arrière. Sur les lobes distaux, des bourrelets
ou sclérites denticulés peuvent exister, mais la virga est souvent indistincte.
Deux sous-familles seulement sont représentées à Madagascar.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 33
CLÉ DES SOUS-FAMILLES MALGACHES
1. Mésosternum postérieurement tronqué; pronotum très allongé;
antennes larges et robustes; yeux grands ou très grands; pattes
longues, l’apex des tarses métathoraciques atteignant l’apex de
l'abdomen ou le dépassant; espèces d’un noir mat ou d’un brun
sombre légèrement brillant . . . . . . . . . Brachylabiinae (p. 40)
— Mésosternum postérieurement arrondi; pronotum moins allongé;
antennes plus graciles; yeux plus petits; pattes courtes, l'apex des
tarses métathoraciques dépassant à peine le milieu de l'abdomen;
espèces de brun brillant à noir. . . . . . . Carcinophorinae (p. 33)
Carcinophorinae
Sous-famille très importante comprenant la majorité des espèces de
Carcinophoridae. Elle est pauvrement représentée à Madagascar; quatre
espèces seulement ont été signalées de la Grande Ile, dont deux sont cosmo-
polites. Une troisième est largement répandue dans la région orientale et la
quatrième est endémique. Ces espèces appartiennent à deux genres.
CLÉ DES GENRES MALGACHES
1. Pronotum carré ou transverse (fig. 33); tête élargie postérieurement
aux yeux, ceux-ci de petite taille; espèce plus grande, 18 mm de
longueur du corps; paramères mâles à côtés presque parallèles sur
la plus grande pate de leur ne et beaucoup plus longs que
larges (fig. 35) . Sn tu mie AMSOIADIS:(p-.99)
— Pronotum carré ou Elus long que large, souvent élargi postérieu-
rement (fig. 30, 31, 32); tête non élargie postérieurement aux yeux;
ceux-ci de taille plus grande; espèce plus petite, 13 mm ou moins
de longueur totale; paramères mâles plus courts, aussi larges que
longs (fig. 27, 28, 29) . . . . . . . . . . . . . . Euborellia (p. 36)
Anisolabis Fieber
Anisolabis Fieber, 1853, Lotos, 3, p. 257 (espèce type : Forficula maritima Bonelli,
par désignation originelle).
Description. — Forfcules de taille moyenne ou petite, de coloration
noire ou brun foncé, brillants, à tégument coriacé, non fortement ponctué.
Tête large, yeux petits, antennes relativement longues. Pronotum grand,
plus ou moins carré ou rectangulaire, avec tous les angles arrondis; méso-
notum et métanotum transverses, ce dernier avec la marge postérieure concave.
Pattes relativement courtes. Abdomen large, élargi médialement, légèrement
rétréci postérieurement, côtés des segments abdominaux 6-7 avec des carènes
3
Source : MNHN, Paris
34 A. BRINDLE
longitudinales. Branches de la pince des mâles largement séparées à la base
soit très fortement courbées et asymétriques, soit moins fortement courbées
et plus ou moins asymétriques; chez les femelles, presque contiguës, droites
sauf à l’apex, régulièrement rétrécies, symétriques. Paramères des genitalia
mâles beaucoup plus longs que larges, arrondis à l’apex.
Répartition géographique. — Cosmopolite.
Discussion. — Le genre Anisolabis a été trop largement interprété
dans le passé et très certainement des espèces placées dans ce genre par
Burr (1911 a et 1915) ne sont pas congénériques. La description donnée,
ci-dessus se rapporte au genre utilisé dans un sens restreint.
Une seule espèce a été signalée de Madagascar : A. maritima.
Anisolabis maritima (Bonelli) (fig. 33, 34 et 35)
Forfeula maritima Bonelli in Genë, 1832, Ann. Sci. Regno lombardo-venelo, 2, p. 221.
Anisolabis maritima Bonelli; Karscn, 1886, Berliner Ent. Zeilschr., 30, p. 90.
Anisolabis maritima Bonelli; Burr, 1912, Ann. k. k. Naturhist. Hofmus., 26, p. 79.
Anisolabis maritima Bonelli; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 115.
Anisolabis maritima (Géné); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag, (E) 4, p. 363.
Anisolabis maritima (Géné); Brave, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 236.
Types. — Syntypes : « Frequente in primavera avanzata lungo il Medi-
terraneo a Genova, a Nizza, nella Toscana, sotto ai sassi, alle immondizie
bovine, ec.» (nombre d'exemplaires, sexes et lieu de conservation inconnus).
Description. — 4 (fig. 33, 34). Longueur du corps 16-18 mm; de la
pince : 3-3,5 mm. Presque entièrement noirâtre ou brun foncé, brillant, coriacé,
segments abdominaux postérieurs légèrement ponctués; antennes et pattes
jaunes ou brun jaunâtre. Tête large, plus large postérieurement en arrière
des yeux, bord postérieur droit, angles postérieurs arrondis; antennes rela-
tivement longues, à articles plus ou moins allongés, sauf le pédicelle; yeux
petits, beaucoup plus petits que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci.
Pronotum approximativement carré, élargi postérieurement, bords latéraux
sinués, avec tous les angles arrondis et une impression linéaire médiane et
longitudinale (fig. 33). Mésonotum transverse, large; métanotum avec le bord
postérieur concave. Abdomen large, plus ample au niveau des segments 7-8,
puis se rétrécissant; dernier tergite transverse, avec une impression linéaire
médiane et longitudinale et une ponctuation clairsemée; partie médiane du
bord postérieur déprimée, marge postérieure plus ou moins droite. Branches
de la pince triquètres proximalement, cylindrique distalement, larges près de
la base puis se rétrécissant; branche droite beaucoup plus fortement incurvée
que la gauche, bord interne des branches crénelé.
Genitalia (fig. 35). — Pénis proximaux ou bras longs et unis basalement;
paramères longs, beaucoup plus longs que larges, de largeur uniforme jusqu’à
l'apex qui est rétréci et arrondi; virga peu évidente, non clairement visible.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 35
D
LE
31
à
30 32
©
F6. 30 à 35, Euborellia et Anisolabis. — 30, E. malgacha; g, vue dorsale. — 31, E. plebeja
(Dohrn); tête, pro-, méso- et métanotum. — 32, E. annulipes (H. Lucas); tête, pro-, méso-
et métanotum. — 33, A. maritima (Bonelli); tête et pronotum. — 34, ibid.; pince d. —
35, ibid.; genitalia de
Source : MNHN, Paris
36 A. BRINDLE
9. — Longueur du corps : 14-17 mm; de la pince : 2,5-3 mm. Comme
le mâle, mais un peu plus petite; dernier tergite plus étroit. Branches de la
pince proximalement en trigone et cylindrique distalement, droites et larges
à la base, fuselées dans la partie distale, plus ou moins contiguës, recourbées
à l’apex et crénelées au bord interne.
Distribution dans l'île. — Managascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon).
MapaGascar Sup : Tuléar (J. Picard).
Répartition géographique. — Cosmopolite.
Discussion. — Six spécimens seulement de cette espèce ont été signalés
de Madagascar, spécimens qui sont tous des femelles. Burr (1912 a et 1914 b)
a mentionné, les deux fois, deux exemplaires de « Madagascar », sans autre
précision. Les deux femelles capturées à Maroantsetra et à Tuléar ont été
examinées. Il ne semble y avoir aucun doute sur leur appartenace à l'espèce
A. maritima, mais l'examen d’un mâle serait souhaitable afin qu’un contrôle
puisse être fait par l'étude des genitalia. Probablement accidentelle dans l’île.
Euborellia Burr
Euborellia Burr, 1910, Proc. U. S. nat. Mus., 38, p. 448 (espèce type : Anisolabis
moesta Genè, par désignation originelle).
Borellia Burr, 1909, Deutsch. Ent. Zeitschr., 1909, p. 325 (nom. pr. par Borellia Rehn,
1906 — Orthoptères).
Description. — Espèces de taille un peu plus petite que les Anisolabis,
de coloration noire ou brun foncé, brillantes et non fortement ponctuées.
Pattes jaunes, avec souvent des dessins sombres; antennes souvent avec
un ou plusieurs articles distaux blancs. Tête large; antennes relativement
longues; yeux souvent plus grands que chez les Anisolabis. Pronotum plus
long que large, souvent élargi postérieurement. Élytres normaux, réduits
ou absents; ailes présentes ou absentes. Abdomen élargi médialement. Branches
de la pince des mâles proximalement triquètres, distalement cylindriques,
séparées à la base, recourbées distalement mais non fortement et plus ou
moins symétriques; branches de la pince des femelles semblables mais plus
droites et contiguës ou presque. Genitalia mâles avec de larges et courts
paramères (fig. 27, 28, 29).
Discussion. — Ce genre fut originellement établi pour des espèces de
Carcinophorinae ayant des élytres rudimentaires (comme dans la fig. 31).
Burr (1915) remarqua que ce caractère était instable chez certaines espèces
et, d’après l'étude des genitalia mâles, modifia les caractères génériques
d’Euborellia. La caractéristique essentielle de ce genre est maintenant trouvée
dans les paramères des genitalia mâles qui sont presque aussi larges que longs.
Par ce caractère, Euborellia contient actuellement des espèces à élytres et
ailes bien développés (fig. 30), des espèces à élytres rudimentaires (fig. 31)
et des espèces à élytres et ailes complètement absents (fig. 32). En dépit de
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 37
ces différences morphologiques, il ne fait aucun doute que l'étude des genitalia
mâles constitue un moyen sûr pour établir correctement les filiations.
Répartition géographique. — Cosmopolite.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Euborellia
1. Élytres et ailes bien développés (fig. 30); paramères mâles sinués
près de l’apex; un bourrelet denticulé (den. p) sur le lobe distal
elliptique, plus long que large (fig. 28). Endémique. . E.malgacha (p. 39)
— Élytres absents ou rudimentaires; ailes absentes; paramères mâles
non sinués à l’apex; bourrelets denticulés sur les lobes distaux non
(CTIPÉQUES ES 2
2. Élytres entièrement absents (fig. 32); espèce plus grande, longueur
du corps 9-11 mm; paramères mâles plus courts, des bourrelets
denticulés arrondis (fig. 27). Cosmopolite . . . . E. annulipes (p. 37)
— Élytres rudimentaires, représentés par des lobes latéraux sur le
mésonotum (fig. 31); plus petite, longueur du corps 8-9 mm; para-
mères mâles plus longs, des bourrelets denticulés plus larges que
longs (fig. 29). Espèce orientale . . . . . . . . . . . E. stali (p. 38)
Euborellia annulipes (H. Lucas) (fig. 27 et 32)
Forfcesila annulipes H. Lucas, 1847, Ann. Soc. ent. France, (2) 5, Bull., p. Lxxx1v [84].
Anisolabis annulipes (H. Lucas); BoreLzr, 1906, Boll. Mus. Zool. Anat. compt. Univ.
Torino, 21, n° 533, p. 8.
Anisolabis annulipes Lucas; Burr, 1907, in A. Vorcrzxow, Reise in Ost-Afrika in
den Jahren 1903-1905, 2, p. 56.
Anisolaris annulipes Lucas; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 31.
Anisolabis annulipes Lucas; Burn, 1912, Sitz. Ges. naturf. Fr. Berlin, 1912, p. 319.
Anisolabis annulipes Lucas; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 115.
Euborellia annulipes (Lucas): Enncxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 364.
Euborellia annulipes (Lucas); Brivpze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 236.
Type. — Holotype 9, décrit des serres du Jardin des Plantes [Muséum]
de Paris (espèce accidentellement introduite). (Type non retrouvè au Muséum
de Paris. Dèja en 1908, Burn (1. c. : 31) ne fait pas état de l’existence du
«Type» dans le catalogue de la collection de Dermaptères du Muséum).
Description. — 4. Longueur du corps : 9-11 mm; de la pince: 1,5-2 mm.
Presque entièrement brun sombre ou noir; brillant, lisse, avec quelques
segments abdominaux légèrement ponctués. Antennes brunes, un ou plusieurs
articles distaux blancs; pattes jaunes, fémurs avec des bandes brun foncé ou
noir. Tête large, non élargie postérieurement, à bords latéraux recourbés
vers le bord postérieur, ce dernier légèrement concave en son milieu. Yeux
un peu moins longs que la longueur de la tête en arrière des yeux. Pronotum
plus long que large, élargi postérieurement et à bords latéraux sinueux (fig. 32);
mésonotum transverse, métanotum plus étroit à marge postérieure concave.
Source : MNHN, Paris
38 A. BRINDLE
Abdomen large, plus étendu en son milieu, rétréci distalement; dernier tergite
transverse, avec une impression linéaire médiane et longitudinale et des ponc-
tuations clairsemées, bord postérieur plus ou moins droit. Branches de la pince
triquètres et élargies proximalement, cylindriques et fuselées distalement ;
bords internes de chaque branche crénelés, branches symétriques ou presque.
Genitalia (fig. 27). — Bras proximaux ou pénis bien séparés distalement ;
paramères courts et larges, bord externe arrondi.
Q. — Longueur du corps : 9-11 mm; de la pince : 1-1,5 mm. Semblable
au mâle. Branches de la pince plus contiguës et presque droites, sauf à l’apex
qui est incurvé.
Distribution dans l'île. — Mapacascar SamBrrAno : Nosy Be (A. Pier-
ron).
Mapagascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy. — District
d'Ambatondrazaka, Bemanavy (P. Soga). — Lac Alaotra (A. Voeltzkow). —
Moramanga. — Région d’Ikongo, Ankarimbelo (A. Voeltzkow).
Mapagascar CENTRE : Tananarive (Grandidier); parc de Tsimbazaza,
nid de Nycticorax (R. Paulian). — Massif de l’Ankaratra. — Fianarantsoa
(A. Voeltzkow).
Mapacascar OuEsr : Majunga (A. Voeltzkow). — Antsingy de Bekopaka
(R. Paulian).
Mapagascar Sup : Andrahomena (Ch. Alluaud).
Répartition géographique. —- Cosmopolite.
Biologie. — Espèce probablement introduite; certains exemplaires
récoltés en V, VI et VII.
Discussion. — E. annulipes semble être largement répandu et commun
à Madagascar. En 1906, BoreLzt en signalait déjà la capture de nombreux
spécimens. Bien que cette espèce soit presque cosmopolite et établie dans
de nombreux pays, elle est propre aux régions tropicales, semi-tropicales ou
tempérées méridionales, ne pouvant pas survivre sous des climats plus froids.
Euborellia stali (Dohrn) (fig. 29 et 31)
Forcinella Stali Dohrn, 1864, Stelrin. ent. Zeitg, 25, p. 286.
Anisolabis stali Dohrn; Burn, 1907, in Vorcrzxow, Reise in Ostafrika in den
Jahren 1903-1905, 2, p. 56.
Anisolabis Stali Dohrn; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat, 14, p. 30.
Euborellia stali Dohrn; Burr, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Euborellia plebeja (Dohrn); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 864.
Euborellia plebeja (Dohrn); Brive, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 236.
Type. — Holotype ©, Java (Melleborg) (Muséum de Stockholm).
Description. — 4. Longueur du corps : 8-9 mm; de la pince : 1-1,5 mm.
Noir, brillant et lisse, avec quelques segments abdominaux ponctués. Antennes
brunes où brun sombre, articles proximaux jaunes. Pronotum avec des bords
latéraux étroitement jaunes. Pattes jaunes, avec des bandes brunes sur les
Source : MNHN, Paris,
INSECTES DERMAPTÈRES 39
fémurs. Tête large. Yeux un peu plus petits que la longueur de la tête en
arrière de ceux-ci. Pronotum plus long que large, élargi postérieurement et
à bords latéraux légèrement sinueux (fig. 31); mésonotum et métanotum
transverses, le deuxième à bord postérieur tronqué. Abdomen un peu élargi
dans sa partie médiane; dernier tergite transverse avec une impression linéaire
longitudinale et médiane et des ponctuations clairsemées, marge postérieure
droite. Branches de la pince en trigone et larges à la base, cylindriques et
rétrécies distalement; bords internes de chaque branche crénelés; symétriques
et recourbées à l’apex.
Genitalia (fig. 29). — Bras proximaux bien séparés, paramères courts
et larges, bords externes arrondis.
9. — Longueur du corps : 8-9 mm; de la pince : 1 mm. Semblable au
mâle, mais avec les branches de la pince contiguës et plus droites.
Distribution dans l'île. — MapaGascar SamBrrano : Nosy Mitsio
(R. Paulian). — Ambanja (R. Paulian).
MapaGascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy, — Ile
Sainte-Marie, Ambatoroa (E. Razafimandimby). — Tamatave (Ch. Alluaud).
— Fort-Dauphin.
MapaGascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza, nid de Nycti-
corax (R. Paulian).
MapaGascar Ouesr : Majunga (A. Voeltzkow). — Suberbieville [Maeva-
tanana] (Dorr). — Antsingy de Bekopaka (R. Paulian). —Maevarana (Bastard).
Répartition géographique. — Madagascar et région orientale.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, IX, I, II, IV (nymphe).
Discussion. — Bien qu'Hesarp (1927) ait considéré Æ. stali comme un
synonyme d’E. plebeja (Dohrn), les deux espèces semblent être distinctes car
E. slali montre toujours des élytres rudimentaires sur l’ensemble de son aire
de répartition. Il est probable qu’E. plebeja, à ailes entièrement développées, est
beaucoup plus proche d’E. femoralis (Dohrn) que d'E. stali. Cette dernière
espèce est un peu plus petite et beaucoup plus grêle qu'E. annulipes. La
présence d’élytres rudimentaires apparaît être un caractère constant, tout
au moins d’après les individus examinés. Cette espèce est apparemment
largement répandue à Madagascar, mais elle y semble cependant moins
commune qu'E. annulipes.
Euborellia malgacha Brindle
Euborellia malgacha Brindle, 1966, Trans. R. ent Soc. Lond., 118, p. 236.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, environs de Maroantsetra, Ambo-
divoangy (Muséum, Paris).
Description. — & (fig. 30). Longueur du corps : 9,5 mm; de la pince :
1,5 mm. Tête et pronotum noirs et brillants, le second avec les bords latéraux
étroitement jaunes. Antennes avec le scape jaune, le pédicelle brun et les
Source : MNHN, Paris
40 A. BRINDLE
autres articles brun foncé. Élytres et ailes brun foncé, brillant. Pattes jaunes.
Abdomen noirâtre, brillant; pince brun foncé. Tête large, un peu rétrécie en
arrière, bord postérieur légèrement concave, angles postérieurs arrondis. Yeux
assez grands, de même longueur que celle de la tête en arrière de ceux-ci.
Pronotum carré, un peu plus large postérieurement et à bords latéraux sinueux.
Élytres longs, ailes environ la moitié de la longueur des élytres. Pattes rela-
tivement courtes, à fémurs larges. Abdomen un peu élargi en son milieu;
dernier tergite transverse, postérieurement rugueux, avec deux petits tuber-
eules au bord postérieur, un au-dessus de chaque branche de la pince. Ces
dernières courtes proximalement et cylindriques distalement; partie apicale
rétrécie et recourbée.
Genitalia (fig. 28). — Pénis proximalement unis et largement séparés
distalement; paramères courts et larges, marge externe arrondie.
Q. — Inconnue.
Distribution dans l'île. — MapaGascar EST : Environs de Maroant-
setra, Ambodivoangy. — Sahafanjana, Manambato, sur l’Anove (A. Robinson).
_— Soanierana-Ivongo (F. Keiser). — Région de Tamatave, Manopana
récoltée en (F. Keiser).
Distribution géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce connue seulement de la province de Tamatave,
XI et Il.
Discussion. — Cette espèce ressemble à E. femoralis (Dohrn), espèce
orientale, par les élytres et les ailes entièrement développés, mais elle est
plus foncée et beaucoup plus courte et plus large. Les paramères dE. femoralis
sont également courts et aussi larges, mais montrent un angle externe; de
ce fait, la marge externe n’est pas arrondie comme chez E. malgacha.
Brachylabiinae
De taille très petite ou moyenne; espèce de coloration foncée, presque
toujours sans élytres ni ailes, mais parfois avec des rudiments d’élytres.
Tégument soit fortement ponctué, ou moins ponctué, où même coriacé, soit
brillant ou terne. Tête large; antennes souvent robustes; yeux de taille variable.
Pronotum de forme variable. Pattes longues, relativement grêles. Abdomen
cylindrique, élargi dans sa partie médiane. Branches de la pince graciles,
cylindriques, séparées à la base, celles des mâles plus cintrées que celles des
femelles.
Un seul genre est présent à Madagascar.
Metisolabis Burr
yretisolabis Burr, 1910, Fauna Brit. India, Dermapt., p. 108 (espèce type : Brachylabis
voellzkowi Burr, par désignation originelle).
Source : MNHN, Paris:
INSECTES DERMAPTÈRES 41
Description. — Noir ou brun foncé, à tégument coriacé ou légèrement,
mais densément, ponctué; terne ou brillant. Tête transverse; antennes courtes
et robustes; yeux très grands, peu variables. Pronotum grand, plus long que
large, élargi postérieurement; mésonotum avec ou sans pli ou carène latéral
et longitudinal. Élytres nuls ou rudimentaires; ailes absentes; pattes
allongées, à fémurs seuls légèrement élargis, tarses postérieurs atteignant
ou dépassant l’apex de l’abdomen. Celui-ci cylindrique, élargi dans sa partie
médiane. Branches de la pince graciles dans les deux sexes, plus fortement
cintrées chez le mâle.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Ce genre est pris ici dans un sens plus restreint que celui
de la description originale et est ainsi très proche de certains genres africains
de Brachylabiinae. Il est sans doute préférable de considérer Metisolabis
comme comprenant tout un groupe d’espèces uniquement malgaches.
CLÉ DES ESPÈCES
1. Mésonotum sans carènes latérales et longitudinales; genitalia mâles
avec des rs. courts et larges, sclérite génital court et étroit
(fig. 40). ee. Fu M paulani (De {)
= tan avec des carènes Le et longitudinales; genitalia
mâle avec des paramères plus longs et plus étroits . . . . . . . 2
2. Rudiments d’élytres présents sur le mésonotum; espèce plus bril-
Jante; sclérite génital court et large (fig. 38) . . . M. milloti (p. 43)
— Élytres totalement absents; espèces plus ternes. . . . . . . . . 3
3. Carènes latérales et longitudinales du mésonotum nettement définies;
paramères mâles plus acuminés (fig. 39). . . . M. voeltzkowi (p. 44)
— Carènes latérales et longitudinales du mésonotum obtuses, consis-
tant seulement en un pli de la cuticule; paramères mâle moins
acuminés (fig. 37) . . . . . . . . . . . . . . M. malgacha (p. 45)
Metisolabis pauliani (Hincks) (fig. 40)
Antisolabis Pauliani Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 367.
Metisolabis pauliani (Hincks); Bminpce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 234.
Type. — Holotype 4, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, Tsiafa-
javona, X1-1946 (J. Millot) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 6,5 mm; de la pince : 1 mm.
Brun sombre, brillant, articles proximaux des antennes de coloration plus
claire; pattes brun jaunâtre. Tête large, gonflée, transverse; antennes robustes,
articles, sauf le second, plus longs que larges; yeux relativement petits pour
le genre, à peine plus longs que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci.
Tête, pronotum et abdomen plus ou moins uniformément lisses, légèrement
Source : MNHN, Paris
42
A. BRINDLE
40
F16. 36 à 40, Melisolabis. — 36, M. malgacha (Burr); d. — 37, ibid.; genitalia d. —
38, M. milloti (Hincks); genitalia &. — 39, M. voelt:kowi (Burr); genitalia S. — 40, M. pau-
liani (Hincks); genitalia d.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 43
ponctués; mésonotum et métanotum plus fortement ponctués. Pronotum plus
long que large, élargi postérieurement; élytres et ailes absents; mésonotum
sans aucune trace de carènes latérales et longitudinales; métanotum transverse,
à marge postérieure concave. Abdomen élargi dans sa partie médiane; dernier
tergite transverse, bord postérieur sinué. Branches de la pince graciles, séparées
à la base, assez courbes.
Genitalia (fig. 40). — Paramères courts et larges, sclérite génital grêle
et petit.
9. — Longueur du corps : 7,5 mm; de la pince : 1 mm. Semblable au
mâle; dernier tergite plus étroit, marge postérieure tronquée, pince à branches
moins courbes.
Distribution dans l'île. — Manacascar CENTRE : massif de l’Ankaratra,
Manjakatompo (R. Paulian), Tsiafajavona (J. Millot).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce connue par le couple original capturé en VIII
et XI.
Discussion. — Espèce assez petite et brillante, caractérisée par l'absence
de carènes longitudinales et latérales sur le mésonotum.
Metisolabis milloti (Hincks) (fig. 38)
Antisolabis Milloti Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 865.
Metisolabis milloti (Hincks); BriNoLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 234.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, Perinet, VII1-1946 (J. Millot)
(Muséum, Paris).
Description. — 3. Longueur du corps : 8 mm; de la pince : 1 mm. Brun
sombre, pièces buccales, parties latérales du pronotum et pattes jaunâtres;
articles proximaux des antennes partiellement jaunes, article 11 et 12 enti
rement jaunes. Tête large, bombée, assez terne; front avec deux impressions
longitudinales bien indiquées; antennes robustes, pédicelle transverse, les
autres articles plus longs que larges; yeux plus grands que la longueur de
la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum beaucoup plus long que large, élargi
postérieurement, plus brillant que la tête; mésonotum transverse, avec des
élytres rudimentaires, chaque élytre de forme triangulaire avec les angles
arrondis et se rejoignant sur la ligne médiane, bords postérieurs des élytres
alignés suivant le bord postérieur du mésonotum, de ce fait la partie anté-
rieure du mésonotum est visible. Élytres ternes, fortement ponctués et pubes-
cents, avec une longue soie à chaque angle antérieur; une carène longitudi-
nale, assez large, non nettement définie, sur la partie latérale de chaque élytre.
Abdomen cylindrique élargi dans sa partie médiane, finement pubescent;
dernier tergite transverse, plus lisse que le reste de l'abdomen. Pince à branches
simples et cylindriques, chaque branche à peine courbée.
Source : MNHN, Paris
44 A. BRINDLE
Genitalia (fig. 38). — Paramères assez longs et plus larges, sclérite génital
court mais large.
Q. — Longueur du corps : 8 mm; de la pince : 1 mm. Semblable au mâle
pour presque tous les caractères, dernier tergite plutôt plus étroit et branches
de la pince moins courbes.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Rogez, forêt de la côte
Est. — Perinet (J. Millot). — Massif de l'Andohahelo, 1 500 m (R. Paulian).
Mapagascar CENTRE : La Mandraka (R. Paulian).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en VII, X, Le
Discussion. — Espèce assez brillante, apparemment peu commune dans
l'île et caractérisée par ses élytres rudimentaires. Le pronotum de M. milloti
est relativement plus long que celui des autres espèces du genre.
Metisolabis voeltzkowi (Burr) (fig. 39)
Brachylabis voeltzkowi Burr, 1908, Ann. Mag. nat. Hist., (8) 2, p. 249.
Metisolabis voelizkowi Burr; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Matisolabis Voeltzkowi (Burr); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 564.
Melisolabis voeltckowi (Burr); Brinpue, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 235.
Type. — Holotype 4, Madagascar Sambirano, Nosy Be (A. Voelizkow)
(British Museum, N. H)).
Description. — d. Longueur du corps 9-11 mm; de la pince : 1,5 mm.
Brun noirâtre ou rouge noirâtre; pièces buccales jaunes; antennes brun sombre;
pattes jaunes, fémurs brun foncé sur les deux tiers proximaux, tibias foncés
dans la moitié basale. Tête moins transverse que chez M. malgacha (fig. 36);
antennes robustes, pubescentes; yeux très grands, beaucoup plus longs que
la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum plus long que large,
élargi postérieurement, avec une impression linéaire médiane et longitudi-
nale: mésonotum transverse, ponctué, avec une carène latérale et longitu-
dinale nettement définie mais étroite de chaque côté, la carène antérieurement
placée près du bord latéral devient plus médiane postérieurement; métanotum
transverse, à marge postérieure concave. Abdomen cylindrique, élargi dans
sa partie médiane, dernier tergite transverse, petit, à bord postérieur sinué.
Pénultième sternite relativement grand, marge postérieure avec une grande
incision médiane. Branches de la pince cylindriques, grêles, légèrement courbes.
Genitalia (fig. 39). — Paramères larges et acuminés, sclérite génital long
et large.
Q. — Longueur du corps : 9-11 mm; de la pince : 1,25 mm. Semblable
au mâle, dernier tergite plutôt plus étroit et branches de la pince moins
courbes.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be (A. Voel-
{zkow).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 45
Mapagascar Esr : Réserve intégrale n° 12, Marojejy-Ouest 1 140 m
(P. Soga). — Environs de Maroantsetra, forêt d’Ambodivoangy (J. Millot).
— Pourtour de la réserve naturelle n° 3, Nosivola (P. Viette). — Perinet.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en X, XI et XII.
Discussion. — Un total de quatre mâles et cinq femelles a jusqu'ici
été signalé depuis la description originale de Burk, l'espèce ne semblant pas
commune. Les carènes latérales du mésonotum, étroites et nettement définies
sont totalement différentes de celles larges, obtuses et en forme de pli trouvées
chez M. malgacha et M. milloti.
Motisolabis malgacha (Burr) (fig. 36 et 37)
Brachylabis malgacha Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 292.
Brachylabis malgacha Burr; BoreLur, 1906, Boll. Mus. Zool. Anat. comp. Univ.
Torino, 21, n° 538, p. 3.
Brachylabis malgacha Bormans; Burm, 1907, in Vorrzxow, Reise in Ostafrika in
den Jahren 1903-1905, 2, p. 55.
Brachylabis malgacha Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 32.
Brachylabis malgacha Burr; Bunn, 1908, Ann. Mag. nat. Hist., (8) 2, p. 249.
Metisolabis malgacha Burr; Burm, 1912, Ann. k. k. Naturhist. Hofmus., 26, p. 81.
Metisolabis malgachus Burr; Burr, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Metisolabis malgacha Burr; Boreuur, 1932, Soc. Nat. Luremb., Bull. mens., (N. S.)
26, p. 58.
Metisolabis malgacha (Burr); FuNcxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 365.
Metisolabis malgacha (Burr); BriNDæ, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 235.
Type. — Lectotype 4, Madagascar Nord, Diégo-Suarez, IV-1896
(Ch. Alluaud, Muséum, Paris) (ex coll. M. Burr, British Museum, N. H.),
choisi par BriNpLr, 1966, L. c. : 235 (1).
Description. — & (fig. 36). Longueur du corps : 11-13 mm; de la
pince : 2-2,5 mm. Noirâtre, terne, pièces buccales jaunes; pattes brun jaunâtre,
les deux tiers proximaux des fémurs noirs, tibias avec ou sans traces noires.
Tête transverse, lisse, gonflée; antennes robustes avec tous les articles, sauf
le second, plus longs que larges; yeux très grands, beaucoup plus longs que
la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum plus long que large,
élargi postérieurement, avec les bords latéraux étroitement relevés et une
impression linéaire, longitudinale et médiane, mieux marquée antérieurement.
(1) Bmwpce (1966 : 235) a désigné, comme lectotype de Brachylabis malgacha Burr,
le mâle récolté par Ch. AzLuAuD en IV-1896 à Diégo-Suarez et indiqué qu'il se trouvait
dans les collections du British Museum (Natural History).
La description originale de Burn (1904 : 292) fait état de femelles (99) du « centre de
lle » (in coll. Dohrn et coll. Brunner n° 1530) et d’un mâle de Diégo-Suarez, récolté par
Ch. ALLau» et provenant des collections du Muséum de Paris.
Cet unique mâle est indiqué comme se trouvant dans cette dernière institution par
Burn (1908 a : 32), toutefois, sans mention du mot « Type » comme cet auteur l’a fait pour
les espèces nouvelles trouvées dans les matériaux du Muséum de Paris, qui lui avaient été
communiqués, et décrites par lui dans son travail de 1904 [P. VIerTE].
Source : MNHN, Paris
46 A+ BRINDLE
Mésonotum transverse, avec un large pli ou carène longitudinal de chaque
côté, ce pli se rapprochant de la ligne médiane vers la marge postérieure.
Métanotum transverse, à bord postérieur concave. Abdomen cylindrique,
élargi dans sa partie médiane, pubescent, poils très courts; dernier tergite
transverse, bord postérieur presque droit, mais avec deux tubercules hori-
zontaux en forme d’épine, un au-dessus de chaque branche de la pince. Pénul-
tième sternite avec une large incision au bord postérieur.
Genitalia (fig. 37). — Paramères plus longs et plus étroits que dans les
autres espèces du genre, sclérite génital long et large.
9. — Longueur du corps : 11-13 mm; de la pince : 2-2,5 mm. Semblable
au mâle; dernier tergite plutôt plus étroit mais avec les mêmes tubercules
en forme d'épine; branches de la pince moins courbes.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Diégo-Suarez
(Ch. Aluaud).
MapaGascar SamBirANo : Massif du Tsaratanana, 1 500-1 800 m, forêts
à mousses (R. Paulian).
Mapacascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Müllot);
Fampanambo (R. Paulian). — Ambila-Lemaitso (R. Paulian). — Lac Alaotra
(4. Voeltzkow). — Région d'Ambatondrazaka, Andranomandevy (Didy),
1 309 m (P. Griveaud). — Rogez, forêt de la côte Est (A. Seyrig). — Perinet
(J. Dedieu); forêt d'Analamazaotra (N. Olsoufief}). — Forêt de la route
d’Anosibe (R. Paulian). — Moramanga (G. Püttarelli). — Ampasimpotsy
(R. Catala). — Région de Fort-Carnot, Ampenetra, Nord-Ouest de la forêt
de Tsianovoha (R. Heim).
Mapacascar Ouesr : Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro
(R. Catala).
MapaGascar Sup : Tuléar (Gruvel).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, VIIL X, I, I, III, IV.
Discussion. — C'est de loin l'espèce la plus commune dans la Grande
Ile et la plus largement répandue. Elle est beaucoup plus grande que les autres
espèces et, en comparaison, très terne.
LABIDURIDAE
Famille relativement petite, comprenant des Forficules de petite ou très
grande taille, apparemment proche des Carcinophoridae, mais s’en distinguant
par les caractères indiqués dans la clé. Les élytres sont toujours présents et
les ailes souvent. Il existe trois sous-familles : les Apachyinae, Allostethinae
et Labidurinae. Cette dernière est seule présente à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 47
Labidurinae
Cette sous-famille comprend les espèces qui sont le plus largement
répandues, les deux autres sous-familles ayant une répartition géographique
beaucoup plus restreinte. Les Labidurinae sont caractérisés par un corps
peu déprimé et par un mésosternum non rétréci postérieurement.
Elle est composée de trois genres, mais deux seulement se trouvent à
Madagascar.
CLÉ DES GENRES MALGACHES
1. Espèces plus grandes, la longueur du corps étant de 10 mm ou
plus; brun sombre ou jaunâtre, panaché de jaune; pattes relati-
vement longues, fémurs postérieurs beaucoup plus longs que le
pronotum, article proximal des tarses postérieurs plus long que
Particle distal . . . . . . . . . . . . . . . . . . Labidura (p. 47)
— Espèces plus petites, la longueur du corps étant inférieure à 10 mm:
brun foncé ou noir; pattes relativement courtes, fémurs postérieurs
pas plus longs que le pronotum, articles proximal et distal des tarses
postérieurs de longueur égale . . . . . . . . . . . . . Nala (p. 49)
Labidura Leach
Labidura Leach, 1815, Edinburg Encycl., 9, p. 118 (espèce type : Forficula gigantea
Fabricius 1793 — Forficula riparia Pallas 1773, seule espèce citée).
Description. — Tête large; antennes de 20 à 36 articles, ceux-ci assez
larges. Pronotum plus ou moins large, carré, à bord postérieur légèrement
convexe. Élytres toujours présents, de taille réduite ou bien développés. Aïles
présentes ou non visibles. Pattes allongées. Abdomen un peu déprimé et
large; dernier tergite du mâle grand et large, celui de la femelle plus étroit.
Pénultième sternite du mâle postérieurement rétréci et avec l’apex tronqué,
celui de la femelle brusquement triangulaire. Pygidium caché. Pince des mâles
à branches largement séparées à la base, allongées et arquées; celle des
femelles à branches contiguës et droites, sauf à l’apex qui est courbe.
Espèces grandes et robustes, brun foncé ou jaunâtre, de couleur assez
variable. L. riparia, cosmopolite, est l’espèce la plus importante du genre.
Répartition géographique. — Cosmopolite.
Une seule espèce dans la Grande Ile : L. riparia.
Labidura riparia (Pallas) (fig. 41 et 42)
Forficula riparia Pallas, 1773, Reise durch verschiedene Provinzen des russischen
Reichs, 2, p. 727.
Labidura riparia Pallas; Kanson, 1886, Berliner Ent. Zeitschr., 30, p. 90.
Labidura riparia erythrocephala (Fabricius); Boreuur, Boll. Mus. Zool. Anal. comp.
Univ. Torino, 21, n° 533, p. 3.
Labidura riparia Pallas; Burn, 1907, Bull. Mus. nat. His. nat., 13, p. 511.
Source : MNHN, Paris
48 A. BRINDLE
Labidura riparia Pallas; Burr, 1907, in A. VorLrzxow, Reise in Ostafrika in den
Jahren 1903-1905, 2, p. 55.
Labidura riparia Pallas; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Labidura riparia Pallas; Hesarp, 1917, Proc. Acad. nat. Sci. Philad., 1917, p. 284.
Labidura riparia Pallas var. crenala Olivier; Boreuui, 1932, Soc. Nat. Luxemb., Bull.
mens., (N. S.) 26, p. 58.
Labidura riparia (Pallas); Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 364.
Labidura riparia (Pallas); Brunpue, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 287.
Type. — Décrit de la rivière Irtysch, en Sibérie occidentale. Sexe et
lieu de conservation du type inconnus.
Description. — & (fig. 41). Longueur du corps : 14-26 mm; de la pince :
5-10 mm. Brun sombre; tête rougeâtre ou plus foncé; antennes brunes; pattes
jaunes, ainsi que les bords latéraux du pronotum; suture des élytres brun
jaunâtre; bord externe des ailes jaune ou d’un jaune plus clair et plus restreint;
abdomen brun sombre, pince brune. Tète large; yeux grands, de longueur
égale à celle de la tête en arrière de ceux-ci; antennes longues. Pronotum
large, carré, à bord postérieur légèrement arrondi. Élytres allongés, avec une
carène longitudinale et latérale. Ailes courtes. Pattes longues. Abdomen
allongé, brillant, déprimé, large; dernier tergite transverse, grand, avec une
grande dépression triangulaire médiane, la base du triangle formant la partie
médiane du bord postérieur et les côtés du triangle formant des tubercules,
un au-dessus de la base de chaque branche de la pince. Branches de cette
dernière allongées, mais de longueur variable, largement séparées à la base,
arquées, marge interne parfois crénelée basalement, chaque branche avec
une dent interne (fig. 41). Tête lisse; pronotum un peu plus rugueux; élytres,
ailes et abdomen assez rugueux.
Genitalia (fig. 42). — Paramères longs, à côtés parallèles, avec un pro-
cessus apical; virga large, avec un tube interne sinueux.
9. — Longueur du corps : 12-22 mm; de la pince : 3,5-5 mm. Semblable
au mâle; dernier tergite étroit, branches de la pince contiguës et larges à la
base, régulièrement fuselées distalement, presque droites, avec l’apex courbe.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Nonp : 50 km Sud-Est de
Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (A. Robinson).
Mapacascar SamBrrANo : Région d’Analalava, Maromandia (R. Decary).
Mapacascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy. — Réserve
naturelle intégrale n° 3 (Zahamena). — Tamatave. — Rogez, forêt de la côte
Est (A. Seyrig). — Perinet, forêt d’Analamazaotra (N. Olsoufiefÿ). — Forêt
de la route d'Anosibe (R. Paulian). — Moramanga (G. Pittarelli). — Forêt
Tanala, région d’Ikongo, Ankarimbelo (Ch. Alluaud). — Fort-Dauphin
(R. Paulian), Vinany Be (A. Robinson). — Vallée du Fanjahira, Soanirano
(Ch. Alluaud).
Mapacascar CENTRE : Tananarive (Grandidier); parc de Tsimbazaza
(P. Vieite). — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo (P. Cachan). — Massif
de l’Isalo (4. Robinson). — Bekily.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 49
MapaGascar OueEsr : Boeni, Maevatanana (J. Decorse). — Ampijoroa,
forêt de l’Ankarafantsika 120 m (E. Raharizonina); Tsaramandroso. —
Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (P. Griveaud, A. Robinson).
— Région de Morombe, lac Ihotry, 40 m.
MapaGascar Sun : Tuléar. — Saint-Augustin (A. Robinson). — Sept
Lacs (R. Paulian). — Soalara (R. Paulian). — Lac Tsimanampetsotsa, Andra-
nomby (R. Paulian). — Itampolo (R. Paulian). — Tsivory (R. Paulian). —
Pays Androy, haut Manamboro, Ambatomaiky (J. Decorse).
Répartition géographique. — Cosmopolite, se trouve dans toutes les
régions faunistiques.
Biologie. — Espèce commune et largement répandue à l’intérieur de
Madagascar, aussi bien dans le bush sec du Sud que dans la pluvisilva du
Centre et de l'Est. Récoltée en VIII, XI, I, II, III, IV, V et VI.
Discussion. — L. riparia est de coloration variable à l’intérieur de son
aire de répartition quasi-mondiale, allant du brun pâle presque uniforme
ou jaunâtre au brun noirâtre, ces derniers spécimens généralement panachés
de jaune. La coloration semble être en rapport avec l'habitat, les individus
les plus pâles sont caractéristiques des habitats sablonneux et secs, tandis
que les exemplaires plus foncés se trouvent dans les forêts ou autres habitats
abrités. Tous les spécimens de Madagascar qui ont été examinés sont de
coloration assez foncée.
Nala Zacher
Nala Zacher, 1910, Ent. Rundsch., 27, p. 29 (espèce type : Forficula lividipes Dufour,
par désignation originelle).
Paralabidura Burr, 1910, Trans. ent. Soc. Lond., 1910, p. 184 (espèce type : Forficula
lividipes Dufour, par désignation originelle).
Description. — Tête large; antennes longues, à articles relativement
larges. Pronotum carré ou plus long que large, petit, à bord postérieur souvent
fortement convexe. Élytres toujours présents, de longueur réduite ou courts.
Ailes présentes ou absentes. Pattes courtes. Abodmen allongé, un peu déprimé.
Branches de la pince des mâles largement séparées à la base, simples, arquées,
avec ou sans dent basale ou apicale; celles des femelles simples, contiguës, plus
ou moins droites.
Insectes de petite taille, à pattes beaucoup plus courtes que chez la
plupart des Labidurinae, mais les genitalia mâles sont très semblables à
ceux des Labidura. Comme dans ce dernier genre, une seule espèce de Nala
est largement répandue, les autres sont beaucoup plus localisées.
Répartition géographique. — Régions paléarctique, éthiopienne,
malgache, orientale et australienne.
Une seule espèce présente dans la Grande Ile : N. lividipes.
Source : MNHN, Paris
50 A. BRINDLE
al 44
Fic. 41 à 44, Labidura et Nala. — 41, L. riparia (Pallas); 8. — 42, ibid.; genitalia d.
— 43, N. lividipes (Dufour); d. — 44, ibid.; genitalia d.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 51
Nala lividipes (Dufour) (fig. 43 et 44)
Forficula (pallipes) Dufour, 1820, Ann. génér. Sci. phys., Bruxelles, 6, p. 316.
pl. XCVI, fig. 7.
Forficula lividipes Dufour, 1829, Ann. Sci. nat., 13, p. 340 (nom. no». pour F. pallipes
Dufour nom. pr. par F. pallipes Fabricius).
Labidura lividipes Dufour; Burn, 1907, Bull. Mus. nat. Hist. nat, 13, p. 512.
Nala lividipes Dufour; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Nala lividipes (Dufour); Hixcxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4. p. 364.
Nala lividipes (Dufour); BrinDLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 237.
Types. — Syntypes : «J'ai rencontré assez fréquemment cette espèce
sous les pierres dans la Basse-Catalogne » (coll. Latreille (1), nombre d’exem-
plaires, sexes et lieu de conservation inconnus).
Description. — S (fig. 43). Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince :
1,5-2 mm. Tête et pronotum noirs, ce dernier avec les bords latéraux et posté-
rieur largement blancs; élytres et ailes brun terne et rugueux; pattes brun
jaunâtre, quelquefois rembrunies; abdomen noir ou brun sombre, coriacé,
finement pubescent, à poils jaunes; pince brun foncé. Tête épaissie; yeux
de même longueur que celle de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum petit,
carré, où un peu plus long que large, bords latéraux arrondis et se recourbant
faiblement vers la marge postérieure. Élytres et ailes bien developpés, les
premiers avec une Carène longitudinale et latérale. Pattes courtes. Abdomen
allongé, à côtés presque parallèles; dernier tergite transverse, bord postérieur.
avec deux renflements, un au-dessus de la base de chaque branche de la pince.
Ces dernières séparées à la base, triquètres proximalement et cylindriques
distalement, marge interne un peu crénélée et avec une dent médiane dirigée
vers l’apex.
Genitalia (fig. 44). — Paramères allongés, acuminés; virga relativement
longue et large, avec un tube interne sinueux.
$. — Longueur du corps : 7-10 mm; de la pince : 1,25-1,75 mm. Semblable
au mâle; dernier tergite plus étroit, branches de la pince contiguës, presque
droites, fuselées distalement, bords internes crénelés.
Distribution dans l'île. — Mapacascar CENTRE : Tananarive, parc
de Tsimbazaza (J. Millot). — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, sol de
forêt à mousses (R. Paulian).
MapaGascar Ouesr : Ampijoroa, Ankarafantsika, 170 m (E. Razafi-
mandimby). — 45 km au Sud de Morondava, forêt de Befasy (R. Paulian).
— Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (P. Griveaud). — Région
de Morombe, lac Ihotry, 40 m (A. Robinson). — Région d’Ankazoabo, Banian,
70 m (4. Robinson). — Andromafana. — Vallée de l'Ihosy (Ch. Alluaud). —
Entre Ambakoba et Bekopaka, sur le Manambolo (R. Paulian).
MapaGascar Sup : Tuléar (P. Griveaud); forêt de Manombo (E. Razafi-
mandimby).
() Voir la note infrapaginale 1 de la page 307 du travail de Durour (1820).
Source : MNHN, Paris
52 A. BRINDLE
Répartition géographique. — Régions paléarctique, éthiopienne,
malgache, orientale et australienne.
Biologie. — Cette espèce semble être largement répandue à Madagascar,
et, à l'exception de la station du massif de l’Ankaratra, absente de la forêt
de la région malgache orientale, ce qui indiquerait une préférence pour des
habitats plus secs. Récoltée en VII, VIII, XI, I et V.
Discussion. — N. lividipes est une petite espèce terne, généralement
reconnaissable par les élytres et les ailes bruns ou jaunâtres et l'abdomen
noirâtre. Elle n’est pas très variable à l'intérieur de son aire de répartition,
mais il y a néanmoins quelques légères variations dans la forme de la pince
des mâles.
LABIIDAE
Grande famille principalement constituée de petites espèces de Dermap-
tères supérieurs et caractérisée par le deuxième article des tarses simple. Pince
montrant généralement un dimorphisme sexuel. Pince et pygidium souvent
caractéristiques chez les mâles, ceux des femelles étant de structure plus
uniforme. Genitalia mâles avec un unique pénis et avec un lobe distal; para-
mères de formes variées, mais l'unique virga est habituellement associée à
des sclérites ou des aires denticulées, le tout souvent assez complexe.
Six sous-familles sont actuellement reconnues chez les Labiidae, trois
d’entre elles ont des représentants à Madagascar.
CLÉ DES SOUS-FAMILLES MALGACHES
1. Articles antennaires distaux très longs et cylindriques, scape allongé,
non dilaté distalement; corps fortement aplati. . . Sparattinae (p. 52)
__ Articles antennaires distaux plus courts et plus monoliformes, scape
court et dilaté distalement; corps non fortement aplati. © - - . : 2
2. Articles antennaires 2-8 transverses où carrés. . . Isopyginae (p. 54)
_— Articles antennaires 2-8 non transverses ou carrés, quelques-uns, au
moins, étant beaucoup plus longs que larges. . : - : Labiinae (p. 57)
Sparattinae
Sous-famille très distincte, caractérisée par un Corps fortement aplati; la
tête est également aplatie et non convexe dorsalement; le pronotum est
généralement étroit et s’effile antérieurement vers le cou; élytres et ailes
habituellement bien développés. La sous-famille est presque entièrement
néotropicale, avec un seul genre dans le Vieux Monde.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 53
Auchenomus Karsch
Auchenomus Karsch, 1886, Berliner Ent. Zeitschr., 20, p. 89 (espèce type : Auchenomus
tongiforceps Karsch, seule espèce citée).
Description. — Tête dorsalement plate; corps fortement aplati; yeux
relativement petits; antennes allongées, avec le premier article très long et
relativement étroit, le second carré, les troisième, quatrième et cinquième
assez courts mais plus longs que larges, articles distaux devenant très longs,
grêles et cylindriques. Pronotum long, étroit, généralement rétréci antérieu-
rement et se continuant par le cou sans division marquée. Élytres et ailes
bien développés. Pattes courtes. Abdomen aplati et à côtés parallèles.
Branches des pinces longues et graciles ou courtes et plus larges dans les
deux sexes.
Répartition géographique. — Régions malgache et orientale.
Discussion. — Le genre Auchenomus est un genre assez petit qui a été,
dans le passé, confondu avec Chaetospania (LABIINAE) avec lequel, apparem-
ment, il n'a pas de proche parenté.
Une seule espèce présente à Madagascar : A. longiforceps.
Auchenomus longiforceps Karsch (fig. 47 et 48)
Auchenomus longiforceps Karsch, 1886, Berliner Ent. Zeilschr., 30, p. 89.
Auchenomus longiforceps Karsch; Burn, 1907, in Voëzrzxow, Reise in Ostafrika in
den Jahren 1903-1905, 2, p. 57.
Auchenomus longiforceps Karsch; Burn, 1912, Ann. k. k. Naturhist. Hofmus,
26, p. 91.
Auchenomus longiforceps Karsch; Burn, 1912, Sitr. Ges. naturf. Fr. Berlin, 1912,
p. 325.
Auchenomus longiforceps Karsch; Burr, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 119.
Auckenomus longiforceps Karsch; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4,
p. 376.
Auchenomus longiforceps Karsch; BriNpe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118,
p. 237.
Auchenomus pandanicola Chopard, 1951, Mém. Inst. Scient. Madag., (A) 5, p. 146.
Types. — longiforceps Karsch. Holotype 4, « Süd-Central Madagascar »
(J. M. Hildebrandt) (Zool. Mus., Humboldt Universität, Berlin).
pandanicola Chopard. Lectotype 4, Madagascar Est, Perinet, sur feuilles
de Pandanus (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 15 mm; de la pince : 6-8 mm.
Jaune; antennes noires ou brun noir; bords latéraux et sutures des élytres
noirs, marges externes des ailes noires; parties latérales de l'abdomen noires
ou brun noir; pygidium noir; branches de la pince brun foncé. Tête large,
aplatie, bords latéraux courbés vers la marge postérieure, angles postérieurs
à peine marqués; une large zone relevée sur les bords latéraux et postérieur
formant une carène arrondie; yeux très petits, presque aussi longs que la
moitié de la longueur de la tête en arrière de ceux-ci; antennes caractéris-
Source : MNHN, Paris
54 A. BRINDLE
tiques du genre. Pronotum beaucoup plus long que large, élargi antérieure-
ment puis se rétrécissant vers le cou. Élytres allongés. Ailes relativement
longues. Tête, pronotum, élytres et ailes brillants et lisses. Pattes typiques
du genre. Abdomen allongé, à côtés parallèles, aplati; dernier tergite très
grand, presque carré, à marge postérieure sinueuse et avec plusieurs petites
dents noires: pygidium large et court. Branches de la pince longues et
grèles (fig. 47), triquètres à la base, distalement cylindriques, à peine courbées
et avec une dent interne sur chacune d'elles, la position de cette dent interne
étant assez variable.
Genitalia (fig. 48). — Paramères allongés et graciles; virga relativement
longue, avec deux sclérites triangulaires.
9. — Longueur du corps : 15 mm; de la pince : 6-8 mm. Semblable au
mâle sous presque tous les rapports; branches de la pince quelquefois sans dent
interne.
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : Baie d’Antongil
(A. Mocquerys). — Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy, sur Pandanus
(P. Cachan). — Sahafanjana, Manambato, sur l’Anove (A. Robinson). — Ile
Sainte-Marie, forêt de Kalalao (4. Robinson). — Perinet, sur Pandanus.
_— Vallée de l’'Iantara (A. Robinson). — Fort-Dauphin, sur Pandanus
(R. Paulian). — Sakana (forêt primitive) (A. Voeltzkow).
Mapacascar CENTRE : « Madagascar Centre Sud » (J. M. Hildebrandt).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VIIT, IX, XI, II, II et IV, à l’aiselle
des feuilles de Pandanus.
Discussion. — Les branches des pinces de cette espèce sont de forme
légèrement variable, mais semblables dans les deux sexes, ce qui est un
caractère peu fréquent chez les Labiidae. C’est peut-être cette similitude qui
a conduit Burn (1914 b) à se demander si l'espèce n’était pas parthénogéné-
tique, car le mâle est apparemment très rare. Hincxs (1953) émet quelques
doutes quant à l'identité de la figure du mâle de cette espèce donnée par
Burr (1911 a, pl. 5, fig. 10) et indique que les sexes sont représentés d’une
manière égale dans la collection Burr au Muséum britannique.
Isopyginae
Cette sous-famille a été créée par Hincxs, en 1951, pour y placer une
espèce de Forficule : /sopyge madagascariensis Borelli. Lors de la description
originale de cette dernière, son auteur (1931) pensait qu’elle représentait
probablement une nouvelle famille appartenant au sous-ordre des Protoder-
maptera (— Labiduroidea de Hincxs, 1955, 1959). En revisant les sous-
familles de Pygidicranidae (Labiduroidea), Hincks (1951) a proposé qu’une
nouvelle sous-famille : Isopyginae, soit créée pour cette espèce qui ne pouvait
trouver place dans aucune des sous-familles déjà existantes. L'insertion des
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 55
Isopyginae dans les Pygidicranidae par Hincxs faisait suite à la suggestion
de BorezLi mentionnée ci-dessus. Cependant, en poursuivant sa révision des
Pygidicranidae — révision publiée en 1959 — Hivcxs examina le type
d’Isopyge madagascariensis et trouva alors que cette espèce ne pouvait pas
être placée dans cette famille, surtout si la figure des genitalia mâles donnée
par Borezzt (1931) est exacte. Les genitalia des trois mâles de la série
originale ont été retirés par BorELLI et montés vraisemblablement entre
lames et lamelles. Ces préparations semblent aujourd’hui perdues. De ce fait,
notre seule connaissance des genitalia mâles de cette espèce est la figure
publiée par Borerzt en 1931. Celle-ci montre, comme Hincxs (1957 b) l'a
indiqué, que le genre Jsopyge est à ranger dans les Labiidae. Une nouvelle
définition de la sous-famille des Jsopyginae, dans le cadre des Labiidae, a
alors été donnée par cet auteur.
Isopyge Borelli
Isopyge Borelli, 1931, Bull. Mus. nat. Hist. nat., (2) 3, p. 492 (espèce type : Isopyge
madagascariensis Borelli, seule espèce citée).
Description. — Tête triangulaire, plus large que longue, bord postérieur
concave; sutures indistinctes; yeux grands; antennes de 15 articles, les proxi-
maux (excepté le premier) courts et transverses, les distaux plus longs.
Pronotum rectangulaire. Élytres et ailes entièrement développés. Pattes
modérément longues, à fémurs larges. Abdomen presque cylindrique, un peu
déprimé, assez élargi vers le milieu, tubercules latéraux sur les segments
abd. 3 et abd. 4 non proéminents, dernier tergite court; branches de la pince
courtes et larges dans les deux sexes.
Répartition géographique. — Madagascar.
Une seule espèce connue : I. madagascariensis.
Isopyge madagascariensis Borelli (fig. 45 et 46)
Isopyge madagascariensis Borelli, 1931, Bull. Mus. nat. Hist. nat., (2) 3, p. 493.
Isopyge madagascariensis Borelli; Hancxs, 1951, Ann. Mus. Congo belge, (Zool.)
8, p. 12.
Isopyge madagascariensis Borelli; Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4,
62.
Isopyge madagascariensis Borelli; Huncxs, 1957, Entomologists month. Mag., 93, p. 6.
Isopyge madagascariensis Borelli; BmNoze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118,
p. 238 (désignation d’un lectotype).
Type. — Lectotype 4, Madagascar Centre, Tananarive (C. Waterlot)
(Muséum, Paris), choisi par Hincxs (1957 : 6), préparation des genitalia mâles
au Musée de Turin, puis perdue.
Description. — & (fig. 45). Longueur du corps : 9 mm; de la pince :
132 mm. Tête et antennes d'un brun rougeâtre brillant. Pronotum brun
rougeâtre, plus clair le long des marges latérales et postérieure. Élytres bruns,
Source : MNHN, Paris
56
A. BRINDLE
Fi. 45 à 50, Isopyge, Auchenomus et Chaelospania. — 45, 1. madagascariensis Borelli;
4. — 46, ibid.; genitalia d. — 47, A. longiforceps Karsch; pince 4. — 48, ibid.; genitalia
4. — 49, Ch. nossibiana Chopard; pinces d et ® (moitié gauche). — 50, Ch. Keiseri n. Sp.;
pince d.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 57
avec une bande longitudinale et médiane plus claire. Ailes brunes. Pattes
brunes, avec les articles des tarses jaunes; abdomen brun brillant. Tête large;
yeux très grands; antennes avec le premier article plus long et plus large, second,
troisième et quatrième transverses, sixième carré, septième et les autres
articles distaux plus longs que larges. Pronotum grand. Élytres longs, à
contour convexe. Ailes allongées. Pattes, avec la face ventrale des tibias
garnie de nombreuses épines courtes et fortes; articles des tarses avec latéra-
lement des séries de soies en forme d’épines. Abdomen finement et fortement
ponctué, élargi en son milieu, dernier tergite court, bord postérieur concave;
pénultième sternite rectangulaire, un peu plus large que long, bord postérieur
fortement concave (d’après la figure de Borezri, 1931). Pygidium triangu-
laire, glanduleux en dessus, et avec un court processus rectangulaire distal,
qui se termine par deux épines larges, pointues et divergentes.
Genitalia (fig. 46). — Paramères longs, acuminés vers leur apex; virga
relativement longue, associée à une étroite bande sclérifiée et rembrunie.
$. — Longueur du corps : 10 mm; de la pince : 1,4 mm. Semblable au
mâle, sauf le pénultième sternite qui est tronqué au bord postérieur; pygidium
semblable à celui du mâle, mais avec les épines distales non divergentes.
Distribution dans l'île. — Mapagascar CENTRE : Tananarive
(C. Waterlot).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Cette espèce n’est connue que par la seule série originale
composé de trois mâles et deux femelles provenant de Tananarive. Ces spécimens
sont au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris, sauf un mâle dans la
collection Borelli maintenant à l’Institut zoologique de Turin.
Labiinae
Les différences entre la sous-famille des Labiinae et celle des Spongipho-
rinae étaient basées, d’après Burr (1911 a), sur la forme de la tête et la taille
des yeux, mais la valeur de ces caractères différentiels a été récemment mise
en doute. Boseman (1954) a montré que Marava grandis (Dubrony) (Spongi-
Phorinae) était identique à Prolabia arachidis (Yersin) (Labiinae) et que
la taille des yeux avait tendance à varier, Cette variation et la synonymie
établie, nous amènent à penser que la distinction entre ces deux sous-familles
n'est pas très satisfaisante. Dans le but de stabiliser la nomenclature, une
révision de ces sous-familles est actuellement entreprise par l’auteur. Il
semble que Burr ait eu raison d'établir deux sous-familles, mais un nouvel
arrangement des genres et des espèces doit être envisagé. En attendant
la fin de cette révision, on proposera ici de considérer ces deux sous-familles
comme une seule : celle des Labiinae.
Des représentants de trois genres se trouvent à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
58 A. BRINDLE
CLÉ DES GENRES MALGACHES
1. Articles antennaires 4 et 5 courts et souvent coniques, chacun
d'entre eux plus court que le troisième article. . . . Marava (p. 75)
Articles antennaires 4 et 5 aussi longs que le troisième article ou
Plus AlOnes eur une de oi ENOR: ele Dm RER 2
2. Premier article antennaire généralement plus long que la distance
séparant la base de chaque antenne; corps déprimé; des soies
apparentes sur les bords latéraux de l'abdomen et les branches de
TAPPINCe AN SRE FER EEE Chaetospania (p. 58)
__ Premier article antennaire à peu près aussi long que la distance
séparant la base des antennes; corps non déprimé; pas de soies
apparentes sur les bords latéraux de l'abdomen et les branches de
RTC dE RMS ONE 0. SMS RROT ETES) Labia (p. 70)
Chaetospania Karsch
Chaetospania Karsch, 1886, Berliner Ent. Zeitschr., 30, p. 87 (espèce type : Chaelos-
pania inornata Karsch, seule espèce citée).
Description. — Tête lisse, large, un peu déprimée, bord postérieur
concave; yeux généralement petits; pronotum légèrement transverse, carré
où un peu plus long que large; élytres toujours bien développés, généralement
longs, mais parfois de taille réduite; ailes habituellement visibles. Pattes
relativement courtes. Abdomen déprimé, à côtés parallèles. Branches de la
pince déprimées, bien séparées à la base, généralement avec une dent ou un
rebord interne à chacune d'elles; pygidium habituellement proéminent dans
les deux sexes: branches de la pince et pygidium sexuellement dimorphes.
Tête, pronotum (tout au moins latéralement), élytres et ailes avec de longs
poils, quelques-uns forts; abdomen pubescent, à poils jaunes, bords latéraux
et postérieur avec de forts poils supplémentaires. Chez certaines espèces, les
poils dorsaux sont moins saillants. Branches de la pince pubescentes à la
base.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne, malgache, orientale
et australienne.
On notera que Burr (1907 a : 57) a signalé Plalylabia thoracica Dohrn
de Madagascar, mais c’est probablement là une erreur (Œincxs, 1953 : 369)
Cette citation se rapporte sans doute à une des espèces du genre Chaelos-
pania, mais il est cependant impossible de dire laquelle.
Burr (1908 a : 33) a également cité Chaetospania feae Bormans de
Madagascar, mais c’est là une erreur due à Bormans et la citation doit se
rapporter à Ch. pittarellii Borelli.
Discussion. — Par la forme générale du corps, Chaelospania occupe une
position intermédiaire entre les genres Labia (Labiinae) et Sparatta (Sparat-
tinae), mais il montre plus de points communs avec Labia qu'avec Sparatta.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 59
Chez Chaelospania, le corps est déprimé, mais moins fortement que chez
Sparatta; le pronotum n’est généralement pas fortement rétréci en arrière et
la tête, bien que moins convexe que chez Labia, n’est pas aplatie dorsalement
comme chez Sparatta.
Seuls, les genitalia mâles de quelques espèces ont jusqu'ici été examinés.
Une étude de ces structures est actuellement en cours en vue d’une révision
mondiale, mais nous ne sommes pas encore au stade où il serait utile de
donner les figures des genitalia mâles des espèces madécasses dans ce travail,
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Chaelospania
1. Pronotum glabre ou sans poils discaux. . . . . . . . . . . . . 2
— Pronotum avec des poils discaux longs et visibles. . . . . . . . 6
2. Pronotum élargi RSR pe plus où moins uniformé-
ment brun jaunâtre. . . . . PE ne me de rc 3
— Pronotum à côtés parallèles; espèces brun sombre ou noires, souvent
avec l'abdomen en partie rougeâtre.
ex
3. Longueur du corps : 7 mm; dernier tergite du mâle sans petit
tubercule au bord postérieur; pygidium du mâle triangulaire (fig. 55)
s’il n’est pas entièrement visible, pentagonal s’il l’est.
HUE Re Et : Ch. triangulata (p. 66)
— Longueur du COTPS : 9 mm; (aerièe tergite du mâle avec de petits
tubercules au bord postérieur; pygidium du mâle non triangulaire
OU DEN TALONALE. 2 gene net 270 6e EN Ne 4
4. Dernier tergite du mâle avec deux petits tubercules au bord posté-
rieur; pygidium du mâle rectangulaire, non fortement rétréci en
arrière (fig. 52); espèce brun jaunâtre. . . . . . . Gh. capella (p. 63)
— Dernier tergite du mâle avec six petits tubercules au bord posté-
rieur; pygidium du mâle rétréci en arrière (fig. 49); espèce brun
LOC RS ee ho Me ee Ch. nossibiana (p. 65)
5. Espèce noire ou presque noire; pattes de coloration foncée; pygi-
dium du mâle distalement nr (fig. 56), celui de la femelle
concave (fig. 56). or ee ri GH-AVOLCANANE (D/F07)
— Espèce foncée avec Tarn a ou moins rougeâtre; pattes
jaunes; pygidium du mâle distalement tronqué (fig. 57), celui de
la femelle concave (fig. 57) (comme dans l'espèce précédente).
HE RE PU LE Ch. inornata (p. 68)
GHPTONOQUM Jaune ele déni D th
= Rronotumébrunsfoncé:t - 2-8 2h ce ONE rene 8
7. Espèce entièrement brun jaunâtre; pygidium du mâle transverse
te 53), celui de la femelle distalement concave (fig. 53) . ?
0 rien falvescens (p. 62)
Source : MNHN, Paris
60 A. BRINDLE
— Espèce à élytres et ailes noirs; tête souvent plus foncée que le prono-
tum; pygidium du mâle long et pointu (fig. 58), celui de la femelle
(fig. 59) transverse, non concave distalement. . . Ch. ochracea (p. 63)
8. Articles distaux des antennes courts, moniliformes; longueur du
corps : 6,5 mm; élytres et ailes fortement mais éparsément ponc-
tués; branches de la pince des mâles courbes (fig. 50). Gh. keiseri (p. 69)
_— Articles distaux des antennes longs et cylindriques; longueur du
corps : 8 mm ou plus; élytres et ailes fortement ou finement
DONOEUIES eee mean CU 9
9. Pronotum rétréci postérieurement; élytres et ailes fortement mais
éparsément ponctués; pygidium du mâle transverse, distalement
élargi (fig. 54), celui de la femelle grand, distalement élargi. . . .
HERPÈS Tone Ch. tibialis (p. 61)
__ Pronotum non rétréci en arrière; élytres et ailes densément et fine-
ment ponctués; pygidium du mâle long (fig. 51) ou plus court,
mais rétréci distalement, celui de la femelle large et rétréci distale-
ment (fig. 51). . . . . . . . . . . . . . . . Ch. pittarellii (p. 60)
Chaetospania pittarellii Borelli
Chaetospania Pittarellit Borelli, 1906, Boll. Mus. Zool. Anat. comp. Univ. Torino, 21,
ne 533, p. 1.
Chaetospania pittarellii Borelli; Burr, 1912, Ann. k. k. nalurhistor. Hofmus. Wien,
26, p. 87.
Chaetospania pittarellit Borelli; Burn, 1912, Sitz. Ges. naturf. Fr. Berlin, 1912, p. 323.
Chaetospania pittarellii Borelli; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Chaetospania Pittarellit Borelli; Hincs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 370.
Chaetospania pittarelli Borelli; Bwpce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 240.
Type. — Holotype g, Madagascar Est, Moramanga (G. Pittarelli)
(Institut zoologique, Turin).
Description. — 4. Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince : 3-4 mm.
Brun rougeâtre, avec les bords latéraux du pronotum jaunes; élytres et ailes
brun foncé ou noirs; pattes jaunes. Tête large, transverse, pubescente, légè-
rement ponctuée, bords latéraux courts, marge postérieure concave; yeux
petits; pronotum pubescent, carré ou légèrement plus long que large, bord
postérieur convexe. Élytres une fois et demie la longueur du pronotum; ailes
aussi longues que le pronotum; les deux finement et densément ponctués,
pubescents. Pattes avec les fémurs fortement élargis. Abdomen finement
pubescent; dernier tergite transverse, marge postérieure avec de petits renfle-
ments au-dessus de la base de chaque branche de la pince. Ces dernières
basalement triangulaires, avec une crête dorsale qui se continue sur la plus
grande partie de la longueur de chaque branche; pygidium long (fig. 51) ou
plus court, mais avec l’apex rétréci et la base élargie dans les deux cas.
Genitalia. — Paramères longs, relativement droits, avec une projection
apicale; virga courte, associée à des sclérites ou aires denticulées.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 61
8. — Longueur du corps : 9-12 mm; de la pince : 1,5-2 mm. Semblable au
mâle; branches de la pince plus courtes, rétrécies de la dent à l’apex, chacune
avec une grande dent interne; pygidium court, large, rétréci à l’apex, qui est
tronqué (fig. 51).
Distribution dans l'île. — Mapacascar Nonp : Montagne d’Ambre,
les Roussettes, 1 100 m (A. Robinson).
MapaGascar Esr : Région de Maroantsetra, Fampanambo (R. Paulian);
forêt d’Ambodivoangy; Ambohitsitondrona (P. Soga). — Moramanga (G. Pit-
tarelli). — Route d’Anosibe (R. Paulian), km 26, forêt de Sandrangato. —
Perinet (J. Millot). — Forêt au Nord de Fort-Dauphin.
MaDAGascaR CENTRE : Tananarive (Sikora).
Répartition géographique. — Afrique orientale et Madagascar.
Biologie. — Grande espèce assez foncée, qui ne semble pas fréquente
à Madagascar. Récoltée en VII, VIII, IX, X, XII, I.
Ghaetospania tibialis Hincks (fig. 54)
Ghaelospania tibialis Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 371.
Chaetospania libialis Hincks; BriNoue, 1966, Trans. R, ent. Soc. Lond., 118, p. 240.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, Perinet, VIII-1946 (J. Millot)
(Muséum, Paris).
Description. — &. Longueur du corps : 9-12 mm; de la pince : 3,5-4 mm.
Grande espèce relativement robuste. Tête, pronotum, élytres et ailes brun
foncé; pattes jaunes; abdomen brun. Tête large, pubescente, transverse, à
bord postérieur concave; articles antennaires distaux un peu plus courts et
un peu plus larges que chez Ch. pitfarellii; yeux petits; pronotum carré,
pubescent, rétréci en arrière, à bord postérieur convexe: élytres et ailes avec
les ponctuations plus profondes que chez Ch. pittarellii et plus largement
espacées. Élytres plus longs que ceux de Ch. pütlarellii; ailes aussi longues
que le pronotum, les uns et les autres pubescents. Pattes avec les fémurs
fortement élargis. Abdomen densément et plus fortement ponctué que les
élytres et les ailes; dernier tergite transverse, à marge postérieure légèrement
concave et ondulée au-dessus de la base de chaque branche de la pince. Ces
dernières proximalement triquètres, distalement cylindriques, longues, presque
droites et avec une petite dent interne; pygidium court et large (fig. 54).
Genitalia. — Non examinés.
$. — Longueur du corps : 10-11 mm; de la pince : 2-3 mm. Semblable au
mâle; branches de la pince plus courtes, plus larges et avec un rebord interne;
pygidium grand, rectangulaire, mais élargi distalement (fig. 54).
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Forêt au Nord d'Ano-
sibe (R. Paulian). — Perinet (J. Miüllot).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
62 A+ BRINDLE
Biologie. — Espèce récoltée en VIII et I.
Discussion. — Assez semblable, pour ce qui est de l'allure générale,
à Ch. püttarellit, mais s'en distinguant par la forme des branches de la pince
et du pygidium dans les deux sexes et par les autres caractères indiqués dans
la clé et la description. Espèce apparemment peu commune et très localisée.
Chaetospania fulvescens Hincks (fig. 53)
E) 4, p. 373.
Lond., 118, p. 241.
Chaetospania fulvescens Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (
Ghaelospania fulvescens Hincks; BrNDLE, 1966, Trans. R. ent. Su
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, Perinet, XI-1946 (J. Millot)
(Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 8,5-11 mm; de la pince :
2-2,25 mm. Entièrement jaunâtre ou brun jaunâtre, segments postérieurs de
l'abdomen et pince parfois plus foncés. Tête large, pubescente, transverse, à
bord postérieur concave; articles des antennes comme chez Ch. tibialis; yeux
petits. Pronotum légèrement transverse, pubescent, marge postérieure forte-
ment convexe. Élytres courts, moins d’une fois et demi la longueur du prono-
tum; ailes courtes, environ la moitié de la longueur du pronotum. Élytres
et ailes à ponctuations profondes, ces dernières étant largement espacées,
pubescentes. Abdomen plus fortement ponctué que les ailes et les élytres;
dernier tergite transverse, bord postérieur ondulé au-dessus de la base de
chaque branche de la pince. Ces dernières relativement courtes, avec un rebord
interne qui s’élargit pour former une dent à peu près vers le milieu;
pygidium petit, transverse, avec deux petits tubercules dorsaux et quatre
petits ventraux (fig. 53).
Genitalia. — Non examinés.
9. Longueur du corps : 8,5-11 mm; de la pince : 2,25 mm. Semblable
au mâle; branches de la pince aussi longues que celles du mâle ou un peu plus
longues, mais avec le rebord interne sinué ne s’élargissant pas pour former
une dent; pygidium court, large, à apex concave (fig. 53).
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Perinet (J. Müillot);
forêt de la côte Est (A. Seyrig).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Les spécimens examinés de cette espèce semblent à
première vue être immatures par suite de la coloration claire et de la ressem-
blance superficielle aux jeunes individus de Ch. pittarellti. C'est, cependant,
une espèce distincte qui semble avoir une aire de répartition restreinte, Outre
le matériel original, signalé comme types, une série de 4 g et 4 ® et une
nymphe a été examinée dans la collection du Muséum de Paris, provenant
de la même localité que la série originale avec l'indication supplémentaire :
forêt de la côte Est.
Source : MNHN, Paris]
INSECTES DERMAPTÈRES 63
Ghaetospania ochracea Brindle (fig. 58 et 59)
Chaelospania ochracea Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 241.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, district de Sambava, Réserve
naturelle intégrale XIT, massif du Marojejy-Ouest, 1 600 m, X1-1959 (P. Soga)
(Muséum, Paris).
Description. — S. Longueur du corps : 8 mm; de la pince : 2 mm.
Tête jaunâtre ou brune; pronotum jaune; élytres et ailes noirs; pattes jaunes;
abdomen jaune foncé ou brun. Tête large, transverse, pubescente, à bord
postérieur concave; pronotum carré, légèrement rétréci en arrière, bord posté-
rieur légèrement convexe, pubescent. Élytres deux fois aussi longs que le
pronotum, assez profondément mais éparsément ponctués; ailes semblables,
environ moitié moins longues que les élytres. Abdomen profondément et
éparsément ponctué; dernier tergite transverse, à marge postérieure ondulée
au-dessus de la base de chaque branche de la pince, chaque branche allongée,
avec l'apex nettement courbe, bord interne avec un rebord médian qui
s'élargit pour former une grande dent avant le milieu; pygidium allongé, à
apex pointu (fig. 58).
Genitalia. — Non examinés.
9. Longueur du corps : 8 mm; de la pince : 1,25 mm. Semblable au mâle;
branches de la pince plus courtes et plus larges; rebord interne avec le bord
sinué; pygidium presque carré (fig. 59).
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : District de Sambava,
Réserve naturelle intégrale XII, massif du Marojejy-Ouest, 1 600 m (P. Soga).
— Manambato, sur l’Anove (A. Robinson). — Perinet, forêt de la côte Est
(A. Seyrig). — Madagascar Centre-Est (J. Millot).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en XI et XII.
Discussion. — En dehors de la série originale, un spécimen mâle a été
examiné. Cette espèce se distingue aussi bien par la coloration que par la
forme de la pince et du pygidium dans les deux sexes.
Ghaetospania capella Burr (fig. 52)
Chaetospania capella Burr, 1905, Entomologis’s month. Mag., 41, p. 84.
Chaelospania capella Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 33 (indication
du « Type » au Muséum de Paris).
Chaelospania capella Burr; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 116.
Chaelospania capella Burr; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 374.
Chaetosoma capella Burr; BriNnæ, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 241.
Type. — Holotype 3, Madagascar Est, Fort-Dauphin, 1-1901
(Ch. Aluaud) (théoriquement au Muséum de Paris, mais non retrouvé).
Source : MNHN, Paris
64 A+ BRINDLE
SI 53
52
Ca ?
&
57 58 59
Fic. 51 à 59, Chaelospania; pinces. — 51, Ch. pittarellii Borelli. — 52, Ch. capella Burr.
— 53, Ch. fulvescens Hincks. — 54, Ch. fibialis Hincks. — 55, Ch. friangulata (Burt). —
56, Ch. volcana Burr. — 57, Ch. inornala Karsch. — 58 et 59, Ch. ochracea Brindle.
(Dans les figures 51, 53, 54, 56 et 57, la moitié gauche a seule été représentée.)
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 65
Description. — 4. Longueur du corps : 8-9 mm; de la pince 2,5-3 mm.
Espèce assez grande, brillante et uniformément brun jaunâtre. Tête large,
presque imponctuée, marge postérieure concave; yeux un peu plus grands que
dans les autres espèces du genre, de longueur égale à celle de la tête en arrière
des yeux. Pronotum large, carré, un peu rétréci antérieurement; lisse, Élytres
et ailes allongés, lisses et brillants, éparsément pubescents. Abdomen allongé,
à côtés parallèles, plus fortement ponctué que les ailes ou les élytres, pubes-
cent, à dernier tergite transverse, déprimé au milieu du bord postérieur, la
dépression avec deux petits tubercules. Branches de la pince allongées, larges,
légèrement courbes; bord interne de chaque branche crénelé et avec une dent
plus grande à l'extrémité distale des crêtes atteignant environ les deux tiers
de la longueur de la branche; pygidium bien développé, dorsalement semi-
circulaire, presque carré ventralement, légèrement rétréci distalement, les
angles postérieurs formant de petites dents (fig. 52).
Genitalia. — Non examinés.
. Nous n’avons pas examiné d’exemplaire de ce sexe. Elle est, vraisembla-
blement, semblable au mâle pour la plupart des caractères, les branches de
la pince et le pygidium étant de forme différente.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Fort Dauphin
(Ch. Alluaud).
MapaGascar Ouesr : Région d'Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy,
190 m (P. Griveaud). — Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro,
500 m (A. Robinson).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, I et II.
Discussion. — La femelle de cette espèce est beaucoup plus rare que
le mâle dans les collections. Depuis la description originale, faite d’après un
unique mâle, 28 4 et 4 © ont été signalés, dont 4 & et 4 © par Burr (1914 6)
avec la seule indication « Madagascar ». Les 24 spécimens restants sont tous
des mâles capturés par les chercheurs de l’Institut de Recherches scienti-
fiques de Madagascar et cités par Brie en 1966.
Ghaetospania nossibiana Chopard
Chaelospania nossibiana Chopard, 1951, Mém. Inst. Scient. Madag., (A) 5, p. 145.
Chaelospania nossibiana Chopard; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4,
4.
p. 37
Chaetospania nossibiana Chopard; Bmoce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118,
241.
Type. — Lectotype 4, Madagascar Sambirano, Nosy Be, forêt de
Lokobe, sous feuilles de Ravenala (J. Millot) (Muséum, Paris).
Description. — &. Longueur du corps : 10 mm; de la pince : 3 mm.
Presque uniformément brun ou brun foncé. Tête aussi longue que large, bord
5
Source : MNHN, Paris
66 A. BRINDLE
postérieur concave, ponctuée; yeux petits; pronotum un peu plus long que
large, à côtés parallèles, bord postérieur convexe, lisse. Élytres deux fois aussi
longs que le pronotum, obliquement tronqués distalement, à surface pubes-
cente, finement ponctués; ailes un peu allongées, pubescentes, finement ponc-
tuées; pattes relativement longues. Abdomen à côtés parallèles, pubescent et
finement ponctué; branches de la pince larges, allongées, presque droites à
l'apex, chaque branche avec une très petite dent interne vers les deux tiers
de la longueur à partir de la base; pygidium conique, apex concave, angles
distaux formant deux dents (fig. 49).
Genitalia. — Non examinés.
Q. Longueur du corps : 10,5 mm; de la pince : 3 mm. Semblable au mâle;
branches de la pince comme chez le mâle, mais avec la petite dent interne
située plus près de la base; pygidium comme chez le mâle mais plus large.
Distribution dans l'île. — Espèce connue par le seul couple ayant
servi à la description originale.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Par la coloration générale, cette espèce ressemble à de
grands spécimens plus pâles de Ch. volcana, mais elle est, en fait, proche de
Ch. capella. Elle se distingue de cette espèce par la coloration foncée et la
forme des branches de la pince et du pygidium.
Chaetospania triangulata (Burr) (fig. 55)
Labia triangulata Buvr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 297.
Labia triangulata Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nal. Hist. nat, 14, p. 32 (indication
du « Type » au Muséum de Paris).
Labia triangulata Burr; Bunr, 1912, Ann. k. k. nalurhistor. Hofmus. Wien, 26, p. 88.
Labia triangulata Burr; Hunoxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 375.
Chaetospania triangulata (Burt); BunoLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 242.
Type. — Lectotype 4, Madagascar Nord, Diégo-Suarez, IV-1896
(Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
Description. — g. Longueur du corps : 7 mm; de la pince : 1,75 mm.
Brun rougeâtre, tête, pronotum et élytres de coloration plus foncée; pattes
jaunes; antennes brune. Tête large, transverse, à bord postérieur concave;
yeux petits; articles des antennes moniliformes. Pronotum légèrement plus
long que large, élargi postérieurement; élytres courts, à peu près aussi longs
que le pronotum, densément ponctués et pubescents; ailes absentes ou cachées.
Abdomen allongé, légèrement élargi postérieurement; dernier tergite trans-
verse, à marge postérieure un peu sinuée. Branches de la pince longues,
triquètres à la base, cylindriques distalement, bord interne de chaque branche
élargi vers le milieu pour former une grande dent; pygidium bien développé,
pentagonal quand il est entièrement visible, triangulaire lorsqu'il ne l’est pas
(ig. 55).
Genitalia. — Non examinés.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 67
Q. La seule femelle signalée, qui se trouve au Muséum de Paris, n’a pas
été étudiée.
Distribution dans l'ile. — Manacascar NorD : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud). — Montagne d’Ambre (ex coll. Gadeau de Kerville, coll. Brit.
Mus., N. H.).
MapaGascar Esr : Perinet, Sahamaloto (P. Cachan).
MapaGaAscaR (Sikora).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce peu connue, rare dans les collections.
Ghaetospania volcana Burr (fig. 56)
Chaetospania volcana Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 301.
Chaelospania voleana Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 33 (indication
des « Types » au Muséum de Paris).
Chaetospania volcana Burr; Burn, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 117.
Chaetospania volcana Burr; Cnopar», 1951, Mém. Inst. Scient. Madag., (A) 5, p. 145.
Chaelospania volcana Burr; HiNcCKs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 374.
Chaelospania volcana Burr; BriNDLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 243.
Type. — Lectotype 4, Madagascar Nord, Diégo-Suarez, 1896
(Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 7 mm; de la pince : 1,5-2 mm.
Espèce assez petite et étroite, presque entièrement d’un noir brillant, tarses
jaunes et parfois aussi l’apex des fémurs et des tibias. Tête large, transverse,
avec un large bord latéral et postérieur, en arrière des yeux, rehaussant une
large crête basse et arrondie; yeux petits. Pronotum petit, un peu plus long
que large, brillant, imponctué et non pubescent; élytres allongés, brillants,
éparsément pubescents; ailes allongées, semblables aux élytres. Abdomen à
côtés parallèles, brillant, finement ponctué, pubescent, noir ou noir rougeâtre;
dernier tergite transverse, à bord postérieur renflé au-dessus de la base de
chaque branche de la pince; ces dernières assez courtes, larges, bord interne
de chacune d'elles basalement sinué, la sinuosité se terminant dans une dent
située aux deux tiers à partir de la base et dirigée vers l'arrière; pygidium
court, quelquefois plus long et à apex pointu (fig. 56).
Genitalia. — Non examinés.
9. — Longueur du corps : 7 mm; de la pince : 1,5 mm. Semblable au mâle;
bord interne sinué des branches de la pince ne se terminant pas dans une
dent; pygidium court, distalement concave (fig. 56); bordure postérieure de
la tête non redressée.
Distribution dans l'île. — Mapacascar NonD : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud). — Joftreville (J. Millot). — Montagne d'Ambre (R. Paulian).
MaDaGascar SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, 1 500-1 800 m, forêt
à Mousses (R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
68 A. BRINDLE
Mapagascar Esr : Maroantsetra, forêt d’Ambodivoangy (J. Millot). —
Fenerive, Tampolo, gaine de feuilles de Viha (J. Millot). — Ile Sainte-Marie,
forêt de Kalalao (A. Robinson). — Rogez. — Perinet, base de feuilles de
Ravenala et Pandanus (J. Millot).
Mapacascar CEnrre : Nord d'Ankazobe, forêt du tampoketsa d'Ambohi-
tantely (R. Paulian). — Massif de l’Andringitra, forêt Imaitso, Anjavidilava,
2030 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, VI, IX, XI, I, M, HI.
Discussion. — Petite espèce assez bien caractérisée, souvent presque
entièrement noire, commune et largement répandue dans les climax appar-
tenant à la Région malgache orientale.
Chaetospania inornata Karsch (fig. 57)
Chaetospania inornata Karsch, 1886, Berliner Ent. Zeitschr., 30, p. 88.
Chaetospania inornata Karsch; BOrMANS, 1900, Forficulidae, in Das Tierreich,
11, p. 75.
Ghactospania inornata Karsch; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hisl. nat., 14, p. 33.
Chaetospania inornata Karsch; Burm, 1914, Rev. suisse Zoo!., 22, p. 117.
Chactospania inornata Karsch; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 372.
Chaetospania inornata Karsch; Brivpue, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 243.
Type. — Holotype 4, « Süd Central Madagaskar » (J. M. Hildebrand!i)
(Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
Description. — d. Longueur du corps : 6-7 mm; de la pince : 1,5 mm.
Espèce petite et assez grêle; antérieurement d'un noir brillant, abdomen
rougeñtre, plus foncé proximalement et latéralement; antennes et pattes
jaunes. Tête large, transverse, occiput légèrement redressé comme chez
Ch. volcana; yeux petits; pronotum lisse, carré ou légèrement plus long que
large. Élytres et ailes allongés, brillants, très finement ponctués et assez épar-
sément pubescents. Abdomen à côtés parallèles, allongé, densément mais non
profondément ponctué, pubescent. Branches de la pince plus grêles que chez
Ch. volcana, chaque branche avec la marge interne presque droite et se termi-
nant dans une dent dirigée postérieurement, située aux deux tiers de la
longueur; pygidium court, large et s'élargissant distalement (fig. 57).
Genitalia. — Non examinés.
Q. — Longueur du corps : 6,5-7 mm; de la pince : 1 mm. Semblable au
mâle, mais avec l’occiput à peine relevé; branches de la pince plus courtes,
plus gréles, presque simples, avec une petite projection au bord interne de
chaque branche; pygidium court, large, à apex concave (ig. 57).
Distribution dans l'île. — Manacascar NorD : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud).
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 69
MapaGascar CENTRE : Nord d’Ankazobe, forêt du tampoketsy d'Ambohi-
tantely, 1 600 m (R. Paulian, P. Griveaud). — Région d'Ambositra, Ankazo-
mivady, 1 640 m (P. Griveaud). — Massif de l'Andringitra, forêt Vakoana,
2100 m (J. Millof). — Madagascar Centre Sud (J. M. Hildebrandt).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva d'altitude capturée en VII, IX,
XII et IV.
Discussion. — Petite espèce semblable à Ch. volcana, par la taille et
la structure, mais s’en distinguant par son abdomen rougeâtre et la constitution
des branches de la pince et du pygidium dans les deux sexes. Elle est moins
largement répandue que Ch. volcana et moins commune dans les collections.
Ghaetospania keiseri n. sp.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, province de Tamatave, Mora-
manga, 20-XI1-1957 (F. Keiser) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 6,5 mm; de la pince : 1,75 mm.
Tête, pronotum, élytres et ailes noirâtres; antennes brunes; pronotum avec
les bords latéraux jaunes; pattes brunes; abdomen d’un rougeâtre très foncé;
branches de la pince brunes; brillant. Tête et corps, ainsi que les branches
de la pince, éparsément recouverts de poils jaunes; de longs poils à la marge
postérieure des tergites abdominaux et latéralement sur la tête, le pronotum,
les élytres, les ailes et l'abdomen. Pattes avec de longs poils. Tête aussi large
que longue, cordiforme, à bord postérieur concave, éparsément ponctuée;
antennes de 11 articles chez l'holotype, premier article un peu plus court que
la distance entre les bases des antennes, second article petit et carré, troisième,
quatrième et cinquième articles de longueur subégale mais le troisième plus
étroit que les autres, articles distaux entre deux et trois fois aussi longs que
larges, moniliformes. Pronotum carré, à côtés parallèles, marge postérieure
convexe, éparsément ponctué. Élytres deux fois aussi longs que le pronotum
latéralement, profondément mais éparsément ponctués; ailes comme les
élytres, environ aussi longues que le pronotum. Abdomen élargi dans sa partie
médiane, assez allongé, finement et éparsément ponctué; dernier tergite trans-
verse, bord postérieur presque droit, mais avec deux larges tubercules au-dessus
de la base de chaque branche de la pince. Ces dernières (fig. 50) élargies à la
base, avec une crête ventrale se terminant en une dent, puis se rétrécissant,
presque cylindriques, et devenant à nouveau plus larges dans leur moitié
distale, courbes; pygidium large, arrondi dorsalement, aplati ventralement,
marge postérieure ventrale arrondie, assez rugueuse (fig. 50). Pénultième
sternite transverse, bords latéraux arrondis, se recourbant faiblement vers la
marge postérieure qui est tronquée en son milieu.
Genitalia. — Non examinés.
$. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
70 A. BRINDLE
Distribution dans l'île. — Seulement connu par deux exemplaires
mâles de Moramanga : l’holotype (au Muséum, à Paris) et un paratype (au
Musée de l’Université de Manchester).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — J'ai le grand plaisir de dédier cette espèce à son récol-
teur, le Dr F. Keiser, du Muséum de Bâle.
Petite espèce foncée, avec les branches de la pince des mâles courtes et
courbes, semblant avoir quelques caractères communs avec des genres de
Labiinae tels que Labia et Marava, comme, par exemple, les articles moni-
liformes des antennes, mais elle est évidemment plus étroitement apparentée
à Chaetospania, genre dans lequel elle a été décrite en conformité avec les
caractères génériques donnés précédemment.
Labia Leach
Labia Leach, 1815, Edinburgh Encycl., 9, p. 118 (espèce type : Forficula minor
Linné, seule espèce citée).
Description. — Espèces larges et petites; tête lisse, bombée, souvent
étroite, sutures absentes ou presque, bord postérieur presque ou entièrement
tronqué; yeux petits, beaucoup plus courts que la longueur de la tête en
arrière de ceux-ci. Pronotum plus ou moins carré, à marge postérieure convexe,
parfois faiblement. Élytres le plus souvent entièrement développés et ailes
ordinairement visibles. Pattes relativement courtes. Abdomen à côtés plus ou
moins parallèles, quelquefois élargi dans sa partie médiane et seulement à
peine déprimé. Branches de la pince bien séparées à la base chez les mâles,
contiguës chez les femelles. Pygidium saillant chez les mâles, mais caché ou
à peine visible chez les femelles.
Répartition géographique. — Cosmopolite.
Discussion. — La présente composition de ce genre est hétérogène, un
grand nombre d'espèces qui y sont actuellement placées ne semblent pas être
toutes congénériques. Il est à noter que l'espèce type du genre montre, dans
les genitalia mâles, des paramères de forme inhabituelle, ceux-ci étant bifides
(fig. 65). C'est là un caractère qui n’a pas été retrouvé dans l’armure génitale
mâle des autres espèces de Labia examinées. Les paramères de L. curvi-
cauda (fig. 68) et de L. malgacha (fig. 61) ne sont pas bifides et il est possible
que le genre Labia soit considérablement restreint dans sa compréhension à
l'avenir.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Labia
1. Ailes absentes; élytres courts et très fortement ponctués; pygidium
du mâle uniformément arrondi, bord distal avec sept petits tuber-
QUIRS (ee 60) re ec «la malgachai(l 73)
— Aïles présentes; élytres entièrement développés et non fortement
ponctués; pygidium du mâle non uniformément arrondi. . . . . 2
Source : MNHN, Paris (1
INSECTES DERMAPTÈRES 71
2. Espèce d’un brun jaunâtre uniformément terne; pénultième ster-
nite mâle avec une pee médiane Pur visible en vue
dorsale (fig. 67) . TERRES + + . L. minor (p. 71)
— Espèces de éiora tions d'un brun foncé ou DS variée et brillante;
pénultième sternite des mâles sans un tel processus. . . . . . . 3
3. Espèces entièrement brun foncé, y compris les pattes; pronotum
bien développé et carré . . . . . . . . . . . . . L. forceps (p. 73
— Tête, élytres et ailes FRCaete noirâtres, pronotum jaune ou
noir; abdomen rougeâtre; pattes jaunes, quelquefois partiellement
rembrunies; pronotum petit et non carré. . .: . L. curvicauda (p. 72)
Labia minor (Linné) (fig. 65, 66 et 67)
Forficula minor Linné, 1758, Syst. nat., édit. 10, 1, p. 423.
Labia minor (Linné); Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nal., 14, p. 33.
Labia minor (Linné); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 374.
Labia minor (Linnaeus); Brnoce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 244.
Type. — © « Europe » (dans la collection Linné, à Londres).
Description. — 4. Longueur du corps : 3,5-5 mm; de la pince
1,25-1,5 mm. Très petite espèce, large, uniformément brun jaunâtre ou gris
jaunâtre, abdomen et tête parfois plus foncés; pattes jaunes; antennes brunes.
Le pronotum est quelquefois jaune. Tête convexe, étroite, aussi large que
longue, bords latéraux droits, marge postérieure presque droite, angles posté-
rieurs arrondis. Pronotum petit, plus étroit que la tête, aussi large que long,
mais légèrement élargi en arrière, bord postérieur convexe. Élytres une fois
et demie aussi longs que le pronotum, pubescents, à poils courts et jaunes;
ailes bien développées, aussi longues que le pronotum. Abdomen à côtés plus
ou moins parallèles, un peu élargi parfois dans sa partie médiane; dernier
tergite transverse, à bord postérieur légèrement convexe. Branches de la
pince presque droites, largement séparées à la base, chaque branche partout
d’égale largeur sauf à l’apex, bord centro-médian un peu crénelé; pygidium
non visible (fig. 67). Pénultième sternite avec une projection postérieure, sail-
lante et rectangulaire, qui est visible dorsalement (fig. 67).
Genitalia (fig. 65). — Paramères bifides, la branche externe parfois en
massue, la branche interne acuminée; virga courte et associée à des aires
sclérifiées et denticulées.
9. Longueur du corps : 3,5-5,5 mm; de la pince : 1-1,25 mm. Semblable
au mâle, mais avec les branches de la pince courtes, larges, contiguës à la
base et à bord interne crénelé (fig. 66).
Distribution dans l'île. — MapaGascar SamBrRANo : Région d’Anala-
lava, Maromandia (R. Decorse).
MapaGascar OuEsr : Ampijoroa, près de Tsaramandrosa (R. Paulian).
Répartition géographique. — Presque cosmopolite.
Source : MNHN, Paris
72 A+ BRINDLE
Discussion. — Antérieurement à Hincxs (1953), un seul exemplaire
femelle de cette espèce avait été signalé de Madagascar. Il se trouve dans la
collection Fairmaire au Muséum de Paris et est simplement étiqueté « Mada-
gascar ». La citation d’un mâle par Hincxs (1953) fut très utile pour confirmer
l'identification de l'individu conservé au Muséum de Paris, car le mâle est
bien plus caractérisé que la femelle. Une série de quatre exemplaires (mâles
et femelles) provenant d'Ampijoroa est également conservée au Muséum de
Paris. L'espèce semble se propager dans de nombreuses régions du Monde
et est maintenant presque cosmopolite. Il est possible qu’elle s'établisse actuel-
lement dans la Grande Ile, car les indications de captures sont largement
espacées et le nombre d'individus récoltés toujours petit.
Labia curvicauda (Motschulsky) (fig. 68, 69 et 70)
Forfiscelia curvieauda Motschoulsky, 1863, Bull. Soc. Impér. Natural. Moscou, 36
p. 2, pl. IL, fig. 1.
Labia curvicauda Motschulsky; Burr, 1912, Ann. k. k. naturhist. Hofmuseum, Wien,
26, p. 89.
Labia curvicauda (Motschulsky); Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4,
p. 375.
Labia curvicauda (Motschulsky); Brinoze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 245.
Types. — Syntypes 4 et 9, « Iles Ceylan, Des Montagnes de Nura-Ellia »
(nombre de spécimens et lieu de conservation inconnus).
Description. — 4. Longueur du corps : 4-5 mm; de la pince : 0,75-
1,25 mm. Noirâtre, avec l'abdomen rougeâtre; pattes jaunes, à fémurs parfois
rembrunis; antennes jaunes ou brunes. Pronotum quelquefois jaune. Tête
large, légèrement transverse, bords latéraux droits, marge postérieure concave,
angles postérieurs arrondis; yeux petits. Pronotum petit, plus étroit que la
tête, légèrement plus long que large, à côtés parallèles, bord postérieur légère-
ment convexe, lisse. Élytres allongés, une fois et demie aussi longs que le
pronotum, fortement pubescents; ailes aussi longues que le pronotum, pubes-
centes. Pattes relativement courtes, avec les fémurs fortement élargis. Abdo-
men à côtés parallèles, un peu déprimé, généralement avec les segments
proximaux plus étroits que les autres; dernier tergite transverse, lisse, avec
une petite dépression longitudinale et médiane. Branches de la pince larges
à la base, rétrécies distalement et fortement recourbées; pygidium court et
large (fig. 70).
Genitalia (fig. 68). — Paramères étroits et acuminés; virga courte, associée
à des sclérites et des aires denticulées.
9. Longueur du corps : 4-5 mm; de la pince : 0,75 mm. Semblable au
mâle; branches de la pince courtes, larges à la base, fuselées distalement et
contiguës, à bord interne crénelé (fig. 69).
Distribution dans l’île, — Madagascar Centre Est, X1-1946 (J. Millot).
Répartition géographique. — Presque cosmopolite.
Source : MNHN, Paris.
INSECTES DERMAPTÈRES 73
Discussion. — Cette espèce est évidemment assez rare à Madagascar
où elle a été probablement introduite. Peu de spécimens ont été signalés, la
plupart d’entre eux (deux mâles et trois femelles) l'ayant été par Burr (1912)
d’après les collections du Muséum de Vienne.
Labia forceps Burr
Labia forceps Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 299.
Labia forceps Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat, 14, p. 32 (indication du
« Type » au Muséum de Paris).
Labia forceps Burr; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 375.
Labia forceps Burr; BRINDLE, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 245.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, région du Sud-Est, vallée
d’Ambolo, col de Sakavalana, 1-1901 (Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
Description. — Longueur du corps : 5,5 mm; de la pince : 2 mm. Brun
sombre, épaules des élytres de coloration plus claire; abdomen brun rougeâtre;
antennes brunes. Tête dorsalement convexe, occiput redressé en arrière des
yeux, mais déprimé le long de la suture coronale, si bien que la partie élevée
forme deux aires séparées. Antennes de 12 articles; pronotum large et carré;
élytres courts, finement ponctués; ailes allongées, finement ponctuées. Abdo-
men large, avec les tubercules situés sur les segments abd. 3 et abd. 4
indistincts; dernier tergite transverse, lisse; pygidium rectangulaire, à côtés
parallèles, apex tronqué et avec un tubercule médian. Branches de la pince
largement séparées à la base, droites, déprimées et parallèles, avec l'apex
incurvé; bord interne de chaque branche avec une dent acérée près de l'apex.
Genitalia. — Non examinés.
9. Inconnue.
Distribution dans l'île. — Seul, l’exemplaire holotype est connu.
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — La description donnée ci-dessus est faite d'après la
description originale, le type n’ayant pas été examiné. L'espèce semble être
très proche de Labia malgacha, mais chez celle-ci les ailes ne sont pas visibl
Les branches des pinces des deux espèces sont droites ou seulement lé
rement courbes, mais celles de L. malgacha n’ont pas de dent interne. La
forme du pygidium des mâles est également différente chez les deux espèces.
Labia malgacha Brindle (fig. 60, 61 et 62)
Labia malgacha Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 245.
Type. — Holotype &, Madagascar Est, route d'Anosibe, au Sud de Mora-
manga, Ampitameloka, 840 m, VIII-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — & (fig. 60). Longueur du corps : 4,5 mm; de la pince :
1,25 mm. Tête jaune rougeâtre; antennes brunes, avec les trois derniers
articles blancs; pronotum noirâtre; pattes jaunes; élytres et abdomen brun
Source : MNHN, Paris
74
A. BRINDLE
67 70
70, Labia et Marava. — 60, L. malgacha Brindle; g. — 61, ibid.; genitalia
S. — 69, ibid; pince 9. — 63, M. arachidis (Yersin); pince d.— 64, ibid.; pince ©. — 65,
L. minor (Linné); genitalia g. — 66, ibid.; pince Q. — 67, ibi ince 4. — 68, L. curvi-
cauda (Motschulsky); genitalia d. — 69, ibid.; pince 9. — 70, ibid.; pince d.
Fic. 60 à
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 75
rougeâtre. Tête grande, aussi large que longue, bords latéraux presque paral-
lèles, marge postérieure sinuée, angles postérieurs arrondis; articles anten-
naires légèrement moniliformes; yeux petits; pronotum carré, marges latérales
parallèles, bord postérieur légèrement convexe. Élytres courts, aussi longs que
le pronotum, surface avec de courts poils noirs, ceux-ci plus saillants latéra-
lement; ailes non visibles. Pattes relativement courtes, fémurs fortement
élargis, notamment ceux de la paire prothoracique. Abdomen large, un peu
déprimé, fortement ponctué et avec des poils jaunes épars; dernier tergite
transverse, à bord postérieur droit. Branches de la pince proximalement
triquètres, distalement cylindriques, larges, grandement séparées à la base,
fuselées et légèrement courbes distalement; pygidium arrondi au bord posté-
rieur et avec sept petits tubercules distaux.
Genitalia (fig. 61). — Paramères allongés, acuminés, à bord externe épaissi
proximalement; virga courte, associée à des aires denticulées et à des sclérites.
2. Longueur du corps : 5 mm; de la pince : 1 mm. Semblable au mâle,
sauf pour les branches de la pince, celles-ci sont courtes, larges à la base,
rétrécies distalement, contiguës et à bord interne crénelé.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Route d’Anosibe, Ampi-
tameloka, 840 m (P. Griveaud). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana, Itala-
viana, 730 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva fort peu connue, récoltée en VIII
et VI.
Discussion. — Espèce bien caractérisée par la forme du pygidium des
mâles.
Marava Burr
Marava Burr, 1911, Dt. ent. natn Biblthk, 1911, p. 60 (espèce type : Forfcula grandis
Dubrony, par désignation originelle).
Prolabia Burr, 1911, Di. ent. natn Biblthk, 1911, p. 60 (espèce type : Forficula arachidis
Yersin, par désignation originelle).
Description. — Tête lisse, parfois plus large et moins convexe chez
certaines espèces que dans le genre Labia, mais chez d’autres la tête est convexe
comme dans ce dernier genre. Antennes avec le premier article court, plus court
que la distance séparant à la base les antennes; deuxième article court, petit,
transverse ou carré; troisième article plus long, trois fois aussi long que large
ou plus long et beaucoup plus long que les articles quatre et cinq; quatrième
article environ une fois et demie aussi long que large; cinquième article plus
long que le quatrième; ce dernier et le cinquième plus larges que le troisième;
articles distaux larges et un peu moniliformes. Yeux de taille petite ou moyenne,
moindre ou environ égale à la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Prono-
tum carré ou presque, quelquefois élargi postérieurement, bord postérieur
droit ou convexe. Élytres présents, entièrement développés ou courts; ailes
Source : MNHN, Paris
76 A. BRINDLE
présentes ou absentes. Pattes avec les fémurs larges, notamment ceux de
la paire prothoracique, ceux des autres paires étant moins larges. Abdomen
parfois déprimé, souvent élargi dans sa partie médiane. Branches des pinces
bien séparées à la base chez les mâles et pygidium habituellement proéminent;
chez les femelles, les branches des pinces plus rapprochées, parfois contiguës,
avec le pygidium caché ou non proéminent.
Répartition géographique. — Cosmopolite, existant dans toutes les
régions faunistiques.
Discussion. — Comme on l’a déjà indiqué, l'espèce type du genre Marava
a été mise en synonymie de celle du genre Prolabia par BoEsEMAN (1954),
Prolabia devenant ainsi un synonyme de Marava qui a priorité. HeBaRD (1927)
avait, antérieurement, considéré que le genre Marava (placé dans la sous-
famille des Spongiphorinae par Burr, 1911 a) était très proche du genre
Prolabia (placé dans la sous-famille des Labiinae par Burr 1911 a) et il avait
transféré Marava des Spongiphorinae aux Labiinae. La nomenclature adoptée
par Borseman (1954) fut modifiée par Hincxs (1954 b), qui a donné la syno-
nymie complète de l’espèce. Mais, dans cette synonymie, Hincxs indiquait
que Labia nigroflavida était synonyme de Forficula arachidis. Des recherches
récentes effectuées sur une série de L. nigroflavida ont montré que cette espèce
est tout à fait distincte de F. arachidis.
Des trois espèces placées par Hincxs (1953) dans le genre Prolabia, deux
ont été transféreés dans le genre Marava par suite de la synonymie indiquée
ci-dessus, mais Prolabia albovittata (Burr) s’est montré appartenir à la sous-
famille des Blandicinae (Pygidicranidae) et est placé dans le genre Parablandex
dans la présente étude.
Un examen des espèces considérées comme Labia par Hincxs (1953) a
montré que, d’après les caractères antennaires utilisés pour séparer les genres
Labia et Marava par Burr (1911 a), BriNLe (1966 d) et dans la présente étude,
quelques espèces jusqu'ici considérées comme Labia devaient être placées
dans le genre Marava. Ce transfert a été effectué par Brin (1966 d), mais
il doit être considéré comme provisoire en attendant une révision des Labiidae
mondiaux.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Marava
1. Espèce rougeâtre ou brun rougeâtre; élytres, lorsqu'ils sont bien
développés, brun foncé, presque noirâtres, et souvent avec une
tache apicale jaune. Cosmopolite. . . . . . . . M. arachidis (p. 7?)
— Espèces brunes ou noirâtres, généralement avec des dessins jaunes
ou blancs sur les élytres. Endémiques . : . . . . . . . . . . . 2
2. Petite espèce, 6 mm ou moins de longueur totale; noire avec des
dessins jaune obscur sur les élytres; ailes souvent non visibles. .
. M. hildebrandti (p. 78)
— Espèces plus grandes, 9 mm ou plus de longueur totale. . . . . 3
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 77
3. Entièrement noire ou avec les pattes partiellement jaunes; ailes
souvent absentes. . . . . . . . . . M. nitidus (forme noire) (p. 81)
— Des taches jaunes ou blanches sur les élytres et les ailes , . . . 4
4. Dessins plus clairs, blancs; segments abdominaux avec les marges
latéralement blanches . . . . . . . . . . . . . M. alluaudi (p. 79)
— Dessins plus clairs, jaunes; segments abdominaux sans marge laté-
TAC DIANCRES ee eee ee Ce
ex
5. Tache jaune des ailes s'étendant antérieurement sur les élytres;
élytres avec une tache jaune; pénultième sternite du mâle avec de
longs poils jaunes courbes (fig. 74); branches de la pince presque uni-
formément brun foncé et avec une dent proximale chez le mâle
(fig. 78) . . . . . . . . . . . . M. nitidus (forme insularis) (p. 81)
— Tache jaune des ailes ne s'étendant pas sur les élytres; élytres avec
une tache jaune; pénultième sternite du mâle sans longs poils
jaunes (fig. 72); pygidium du mâle allongé (fig. 71); branches de la
pince jaunes à la base, brun foncé distalement et sans dent proximale
chez le mâle (fig. 71). . . . . . . . . . . . . M. griveaudi (p. 83)
Marava arachidis (Yersin) (fig. 63 et 64)
Forficula arachidis Yersin, 1860, Ann. Soc. ent. France, (3) 8, p. 509.
Apterygida arachidis Yersin; Bongzur, 1906, Bol. Mus. Zool. Anal. comp. Univ.
Torino, 21, n° 533, p. 3.
Prolabia arachidis Yersin; Bunr, 1912, Ann. kK. k. nalurhistor. Hofmuseum. Wien,
26, p. 90.
Prolabia arachidis (Yersin); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 375.
Marava arachidis (Yersin); Brive, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 247-
Type. — Syntypes d et © : France méridionale, Marseille, sur le port
dans les arachides, X (Raymond) (introduit) (nombre d'exemplaires, sexes et
lieux de conservation inconnus).
Description. — 4. Longueur du corps : 5-9 mm; de la pince : 1,5-2,75 mm.
Rougeâtre ou brun rougeâtre, bords latéraux de l'abdomen souvent plus foncés,
même noirâtres; tête, pronotum ou élytres parfois plus sombres. Tête large,
un peu plus aplatie que chez les Labia; yeux petits, moins longs que la longueur
de la tête en arrière de ceux-ci; pronotum large, rectangulaire, transverse;
élytres courts, environ aussi longs que le pronotum et moins brillants; ailes
absentes ou cachées. Abdomen assez large, élargi dans sa partie médiane et
un peu déprimé; dernier tergite transverse, à marge postérieure presque droite
et ondulée au-dessus de la base de chacune des branches de la pince. Ces
dernières allongées, assez grèles, un peu courbées; pygidium large, transverse,
à bord postérieur rugueux (fig. 63).
Genitalia. Paramères longs, étroits et acuminés; virga relativement
courte et associée à des sclérites et à des aires denticulées.
Source : MNHN, Paris
78 A. BRINDLE
Q. — Longueur du corps : 5-9 mm; de la pince : 0,75-1,25 mm. Comme
le mâle, mais les branches de la pince sont larges à la base, fuselées dista-
lement, contiguës, avec un bord interne crénelé; pygidium non proéminent
(fig. 64).
Distribution dans l'île. — Madagascar (sans autre précision) Burr,
1912, 1 G).
MapaGascar : Ankarahara (Borezcr, 1906, 1 9).
Répartition géographique. — Cosmopolite.
Discussion. — La description donnée ci-dessus est celle de la forme
arachidis, cette espèce étant apparemment variable. Dans cette forme, qui
est la seule signalée de Madagascar, les élytres sont courts et les ailes in-
visibles. Les deux spécimens indiqués ici semblent être les seuls individus
de cette espèce à avoir été capturés à Madagascar où elle a été probablement
introduite. M. arachidis a été signalé comme une introduction en de nom-
breuses régions du globe. Dans quelques-unes d’entre elles, l'espèce apparaît
s'être bien établie.
Marava hildebrandti (Burr) (fig. 76 et 80)
Prolabia hildebrandti Burr, 1912, Sitz. Ges. naturf. Fr. Berlin, 1912, p. 324, fig. 5.
Prolabia Hildebrandti Burr; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 376.
Marava hildebrandti (Burr); BRinpce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 247.
Type. — Lectotype & « Central Madagaskar » (Hildebrandt) (Zool. Mus.
Humboldt Univ., Berlin).
Description. — 4. Longueur du corps : 3,5 mm; de la pince : 1,75 mm.
Noirâtre, avec une petite tache jaune obscur sur chaque élytre; pronotum
étroitement bordé de jaune; antennes avec les deux articles proximaux jaunes,
le reste brun foncé; pattes jaunes, sauf les fémurs en grande partie noirs.
Tête bombée; pronotum carré; élytres courts, marge distale tronquée, surface
pubescente, poils relativement longs; ailes absentes. Abdomen brillant, noïr,
sauf au bord postérieur des tergites qui est brun jaunâtre. Branches de la
pince allongées, arquées, simples, largement séparées à la base; pygidium
très long (fig. 76).
Genitalia. — Paramères courts, triangulaires, avec la marge externe
arrondie et une projection triangulaire à l'apex. Sclérites et aires denticulées
du lobe distal compliqués ( fig. 80).
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : Perinet. — Rogez, forêt
de la côte Est (4. Seyrig).
Mapacascar CENTRE (Hildebrandi).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Excepté le matériel original, un mâle et une femelle de
Perinet ne furent postérieurement signalés que par Brinpce en 1966 @& c).
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 79
Une belle série de cette espèce, comprenant 9 mâles et 12 femelles récoltés à
Rogez, a été trouvée dans les collections du Muséum de Paris. Elle semble
apparemment assez localisée.
Marava alluaudi (Burr) (fig. 75 et 78)
Labia alluaudi Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 297.
Labia Alluaudi Burr; Bunr, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 33 (indication
des « Types » au Muséum de Paris).
Spongovostoz alluaudi Burr; Burn, 1911, Genera Insectorum, 122, p. 52.
Spongovostoz Alluaudi (Burr); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 368.
Marava alluaudi (Burr); Brinoze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 247.
Labia tigrina Burr, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 117.
Labia tigrina Burr; Hincxs, 1953, Le., (E) 4, p. 375.
Labia tigrina Burr; BriNDue, 1966, Le., 118, p. 247 (n. syn.).
Types. — alluaudi Burr. Lectotype 4, Madagascar Nord, Diégo-Suarez,
IV-1896 (Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
tigrina Burr. Holotype 4, « Madagascar » (ex-coll. H. de Saussure) (Musée
de Genève).
Description. — G. Longueur du corps : 7-8 mm; de la pince
2,25-3 mm. Tête et pronotum noirs, ce dernier avec de larges bordures laté-
rales blanches; articles antennaires noirs et blancs. Chaque élytre brun foncé
ou noirâtre, avec une tache discale blanche allongée et le bord postérieur
blanc; ailes avec l’apex et les bords latéraux blancs; fémurs brun foncé, sauf
à l’apex; tibias bruns dans leur moitié proximale; tarses jaunes. Abdomen
brun noirâtre, bord postérieur des tergites abd. 4 - abd. 9 largement blanc
latéralement; pygidium noir. Branches de la pince noirâtre, blanche à la base.
Tête aussi large que longue, dorsalement convexe, à bords latéraux se recour-
bant faiblement vers la marge postérieure, angles postérieurs bien arrondis.
Premier article antennaire court; deuxième petit et transverse; troisième plus
long mais plus étroit que le quatrième ou le cinquième. Pronotum un peu
transverse, fortement élargi postérieurement, à angles postérieurs bien arrondis
se continuant par le bord caudal convexe. Élytres deux fois environ aussi
longs que le pronotum, mesuré latéralement; ailes aussi longues que le prono-
tum. Tête, pronotum, élytres et ailes lisses, coriacés, imponctués. Pattes rela-
tivement longues, avec les fémurs fortement élargis. Abdomen un peu déprimé,
large, coriacé, presque imponctué; tubercules du segment abd. 4 représentés
par de petits renflements cuticulaires; dernier tergite transverse, à marge
postérieure presque droite. Pygidium ventralement rectangulaire, apex
concave, se rétrécissant dorsalement pour donner une aire dorso-postérieure
triangulaire. Branches de la pince proximalement triquètres et distalement
cylindriques, presque simples (fig. 75). Pénultième sternite transverse, simple,
à bords latéraux et postérieur arrondis.
Genitalia (fig. 78). — Paramères étroits s’élargissant graduellement vers
leur base; virga allongée, associée à des aires denticulées et à des sclérites.
Source : MNHN, Paris
80 A. BRINDLE
Fi6. 71 à 80, Marava. — 71, M. griveaudi Brindle; pince &. — 72, ibid.; pénultième
sternite, &. — 73, M. nitidus (Burr); pince d. — 74, ibid.; pénultième sternite, d. — 75,
M. alluaudi (Burr); pince d. — 76, M. hildebrandti (Burt); pince d. — 77, M. nitidus (Burt);
genitalia 4. — 78, M. aluaudi (Burr); genitalia 4. — 79, M. griveaudi Brindle; genitalia
8: — 80, M. hildebrandti (Burr); genitalia g.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 81
9. Longueur du corps : 6-8 mm; de la pince : 1,25-2 mm. Semblable au
mâle; branches de la pince presque droites et contiguës, larges à la base,
effilées distalement, bords internes proximalement crénelés.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud).
MapaGascar SAMBIRANO : Nosy Be (H. Pierron), forêt de Lokobe
(A. Robinson).
Mapacascar Esr : Environs de Maroantsetra, forêt d'Ambodivoangy;
Fampanambo (R. Paulian). — Sahanfanjana, Manambato, sur l'Anove
(4. Robinson). — Soanierana-Ivongo (F. Keïser). — Ile Sainte-Marie, forêt
de Kalalao (A. Robinson). — Forêt près de Tamatave (E. Razafimandimby).
— Fort-Dauphin (Ch. Alluaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en VII, XI, XII, III, IV
et VI.
Discussion. — Le matériel original signalé et décrit par Burr comme
Labia alluaudi en 1904 consiste en 3 mâles de Fort-Dauphin, 1 mâle de Nosy
Be, 1 mâle et 4 femelles de Diégo-Suarez conservés au Muséum, Paris. Le
mâle de Diégo-Suarez a été étiqueté comme étant le type. L’indication subsé-
quente de cette espèce, antérieurement à BriNpce (1966 d), semble être
l'unique mâle décrit par Burr (1914 b) sous le nom de Labia ligrina, provenant
de « Madagascar » et conservé au Musée de Genève. 10 mâles et 11 femelles ont
été signalés par BriNDce (1966 d). Cette série montre que l'espèce est distincte
et de coloration constante.
Marava nitidus (Burr) (fig. 73, 74 et 77)
Labidurodes nitidus Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 290.
Labidurodes nitidus Burr; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 29 (indication
du « Type » au Muséum de Paris).
Labidurodes nitidus Burr; Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 363.
Marava nitidus (Burr); BriNpze, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 247.
Labia insularis Burr, 1904, Trans. ent. Soc. Lond., 1904, p. 298.
Labia_insularis Burr; Burn, 1907, in A. Vorrrzxow, Reise in Ostafrika in den
Jahren 1903-1905, 2, p. 56.
Labia insularis Burr; Bur, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 33 (indications
des « Types » au Muséum de Paris).
Labia insularis Burr; Burn, 1912, Ann. k. k. naturhistor. Hofmuseum Wien, 26, p. 88.
Labia insularis Burr; Borezut, 1932, Soc. Nat. Luxemb., Bull. mens. (N. S.) 26, p. 58.
Labia insularis Burr; Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 375.
Labia insularis Burr; Brinoce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 247 (n. syn.).
Types. — nilidus Burr. Holotype 9, Madagascar Est, région du Sud-Est,
vallée d’Ambolo, forêt de Fitana, 1901 (Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
insularis Burr. Lectotype 4, Madagascar Nord : Diégo-Suarez, IV-1896
(Ch. Alluaud) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
82 A. BRINDLE
Description. — 4. Longueur du corps : 7-8 mm; de la pince : 1,75-2 mm.
Il existe deux formes de coloration, l’une principalement noire (nitidus),
l’autre variée de jaune (insularis). Forme nitidus : noir, brillant, antennes en
partie jaunes, fémurs jaunes à l’apex, tibias jaunes dans leur moitié distale,
tarses jaunes. Forme insularis : noir, brillant, antennes en partie jaunes,
pronotum avec des bordures latérales jaunes; chaque élytre avec une tache
discale allongée jaune et une de même couleur au bord postérieur, cette
dernière pouvant être réunie à la tache antérieure; ailes basalement jaunes.
Chaque forme peut avoir les élytres et les ailes entièrement développés ou les
élytres courts et les ailes non visibles. Tête aussi large que longue, dorsale-
ment convexe, à angles postérieurs arrondis mais plus marqués que chez
M. alluaudi. Pronotum aussi large que long, élargi postérieurement, à angles
postérieurs arrondis et à marge caudale moins convexe que chez M. alluaudi.
Élytres allongés, environ deux fois la longueur du pronotum, ou une fois et
demie cette longueur ou plus courte; ailes comme les élytres, absentes, ou
cachées lorsque les élytres sont courts. Tête, pronotum, élytres et ailes lisses,
coriacés, imponctués. Pattes avec les fémurs fortement élargis, particulière-
ment les prothoraciques. Abdomen élargi dans sa partie médiane, finement
et assez éparsément ponctué et pubescent; tubercules du tergite abd. 4 petits;
dernier tergite transverse, bord postérieur droit; branches de la pince arquées,
chacune d’entre elles large à la base et avec une dent médiane, cylindriques
sur la plus grande partie de leur longueur; pygidium petit, ventralement
carré, dorsalement triangulaire, partie ventrale (indiquée en pointillé sur la
fig. 73) cachée par les dents basales des branches de la pince lorsque celles-ci
sont rapprochées. Pénultième sternite (fig. 74) transverse, se rétrécissant dista-
lement, bord postérieur court, légèrement concave; bords latéraux avec une
rangée dense de longs poils jaunes courbes, ceux-ci étant visibles en vue
dorsale.
Genitalia (fig. 77). — Paramères larges et acuminés; virga longue, associée
à des aires denticulées et à des sclérites assez complexes.
9. Longueur du corps : 6-7,5 mm; de la pince : 1-1,5 mm. Comme le
mâle, mais avec les branches de la pince plus courtes, plus larges à la base,
presque contiguës, presque droites, courbes à lapex et effilées distalement.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud).
Mapacascar Esr : Environs de Maroantsetra, Fampanambo (R. Pau-
lian). — Perinet (F. Keïser), forêt d'Analamazaotra (N. Olsoufieff). — Route
de Lakato, km 15, Ankasoka, 1130 m (P. Griveaud). — Route d’Anosibe,
km 26, forêt de Sandrangato. — Vallée d'Ambolo, forêt de Fitana
(Ch. Alluaud).
Mapacascar Sup : Tuléar (A. Voeltzkow). — Pays Androy, Imanombo
(Ch. Alluaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 83
Biologie. — Espèce récoltée en VII, IX, X, IV.
Discussion. — Le trait caractéristique des mâles de cette espèce est la
présence de longs poils jaunes aux bords latéraux du pénultième sternite
visibles en vue dorsale. Burr (1908 a) et Borezi (1932 a) ont tous les
deux signalés les formes ailées et aptères de cette espèce. Celle-ci est assez
largement répandue dans la Grande Ile, mais ne semble pas y être commune.
La forme insularis apparaît être plus souvent capturée que la forme foncée
nitidus.
Marava griveaudi Brindle (fig. 71, 72 et 79)
Marava griveaudi Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 248, fig. 47, 48
et 55.
Type. — Holotype 4, Madagascar Ouest, 45 km au Sud de Morondava,
forêt de Befasy, 1-1956 (R. Paulian) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Longueur du corps : 8-8,5 mm; de la pince : 2,5-3 mm.
Noirâtre, brillant, antennes proximalement brunes, distalement noires et
jaunes; pronotum latéralement blanc; une tache jaune elliptique sur chaque
élytre; fémurs jaunes à l’apex; tibias basalement bruns et distalement jaunes;
tarses jaunes. Tête aussi longue que large, convexe dorsalement; pronotum
aussi large que long, élargi en arrière, angles postérieurs arrondis et bord
postérieur convexe; élytres presque deux fois aussi longs que le pronotum;
ailes environ la moitié de la longueur des élytres. Tête, pronotum, élytres et
ailes coriacées, lisses, imponctués. Abdomen élargi dans sa partie médiane,
segment abd. 4 avec de petits tubercules latéraux; dernier tergite transverse,
à bord postérieur légèrement boursouflé au-dessus de la base des branches
de la pince. Ces dernières proximalement triquètres et distalement cylin-
driques, presque simples, sauf avec une petite dent interne sur chacune d’elles;
pygidium très long, ventralement rectangulaire, à surface dorsale triangu-
laire (fig. 71). Pénultième sternite (fig. 72) transverse, à bords latéraux paral-
lèles et à marge postérieure légèrement concave.
Genitalia (fig. 79). — Paramères relativement larges et courts, acuminés;
virga allongée, associée à des aires sclérifiées.
9. Longueur du corps : 7-8 mm; de la pince : 1,5-2 mm. Comme le mâle,
mais avec les branches de la pince larges à la base, rétrécies distalement,
presque contiguës, le bord interne légèrement crénelé proximalement; apex
non recourbés.
Distribution dans l'île. — Mapacascar CENTRE : Environs d'Ambohi-
mahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina, 1 450 m (P. Griveaud).
MapaGascar Ouesr : Morondava, forêt au Sud de Befasy (R. Paulian).
— Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (4. Robinson).
MapaGascar Sup : Tongobory, Sept Lacs (A. Robinson). — Ambovombe,
220 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
84 A+ BRINDLE
Discussion. — Cette espèce ressemble superficiellement à la forme
insularis de Marava nitidus, mais le pénultième sternite des mâles de M. gri-
veaudi ne montre pas de longs poils jaunes marginaux. Le pygidium mâle
est de même forme que celui de M. alluaudi, mais beaucoup plus long.
M. griveaudi est largement répandu à l’intérieur de la Grande Ile, mais
ne semble pas commun.
CHELISOCHIDAE
Famille assez petite, entièrement rèpartie dans l'Ancien Monde, excepté
Chelisoches morio (F.) qui a été signalé, comme probablement introduit, en
Amérique du Nord.
Elle est caractérisée par la forme du second article des tarses, qui se
prolonge par un lobe étroit en dessous du troisième ou dernier article. Les
genitalia mâles montrent un unique lobe médian distal; les paramères sont
de forme variée, mais la virga, qui peut être courte ou longue, est toujours associée
à deux sclérites foncés qui peuvent avoir des longueurs différentes suivant
les genres.
Seul le genre Ghelisoches est présent à Madagascar.
Chelisoches Scudder
Chelisoches Seudder, 1876, Proc. Boston Soc. nat. Hist., 28, p. 292 (espèce type par
désignation subséquente; Forficula morio Fabricius).
Lobophora Serville, 1839, Hist. nat. Ins. Orth., p. 32 (espèce type par désignation
subséquente : Lophora rufitarsis Serville) (nom préoccupé par Lobophora Curtis, 1828,
LePiD.).
Kleiduchus Burr, 1911, Genera Insectorum, 122, p. 64 (espèce type par désignation
originelle : Forficesila australicus Le Guillou).
Enkrates Burr, 1907, Trans. ent. Soc. Lond., 1907, p. 131 (espèce type par désignation
originelle : Forfeula flavipennis Fabricius).
Description. — Insectes généralement grands et robustes, le plus sou-
vent de coloration foncée; articles des antennes relativement larges. Tête
dorsalement convexe, mais moins que dans le genre Labia, transverse, à
sutures distinctes; pronotum large, transverse, carré ou plus long que large;
bords latéraux parallèles ou postérieurement divergents. Élytres et ailes habi-
tuellement bien développés, mais les élytres sont parfois de taille réduite
et les ailes non visibles. Pattes relativement courtes, larges. Abdomen large,
un peu déprimé, dernier tergite des mâles souvent avec de petits tubercules
en forme d'épine à la marge postérieure. Branches de la pince des mâles
robustes, larges, séparées à la base, plus ou moins arquées, avec le bord interne
généralement finement denté ou avec des dents plus grandes; chez les femelles, les
branches de la pince sont graciles, moins dentées et quelquefois plus longues
que celles des mâles; pygidium généralement sexuellement dimorphe.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 85
Répartition géographique. — Régions éthiopienne, malgache, orien-
tale et australienne y compris la Polynésie. Une seule espèce, Chelisoches
morio (Fabricius), est plus ou moins cosmopolite bien qu’absente de la région
néotropicale.
Discussion. — Le seul caractère séparant les genres Kleiduchus Burr
et Chelisoches Scudder se trouve dans les articles des tarses qui sont plus
larges chez le second. HeBarp (1933) a trouvé que ce caractère était variable
chez les espèces du genre Chelisoches et a, de ce fait, placé Kleiduchus en syno-
nymie de Chelisoches. Cette synonymie semble se justifier et est acceptée
depuis des années. REHN (1924) a montré qu’Enkrates flawipennis (Fabricius)
au sens de Burn (1907 c, 1911 a) était identique à Chelisoches plagiatus (Fair-
maire) de Burn (1907 c, 1911 a), le nom de flavipennis ayant la priorité. En
conséquence, REHN (1924) place Enkrates en synonymie de Chelisoches. La
liste des synonymes de flavipennis Fabricius donnée par Burr (1911 a) est
inexacte car variegata Kirby n’est pas synonyme de flavipennis mais une espèce
distincte comme REuN (1924) l’a indiqué. En 1927, cet auteur a créé le nouveau
genre Euenkrates pour variegata Kirby, cette espèce étant maintenant connue
sous le nom d’Euenkrates variegatum (Kirby).
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Chelisoches
1. Espèce presque entièrement noire, sans trace jaune le long des
élytres; subcosmopolite . . . . . . + + + . . Gh. morio (p. 85)
— Espèces noires ou brunes, avec des stries jaunes le long des élytres;
ÉNAÉMIQUESS + eh à ete «ee «se le 2
2. Coloration générale le plus souvent brune, pronotum grand, large,
transverse, à bords latéraux presque parallèles. Ch. malgachus (p. 88)
— Coloration générale brun foncé ou noirâtre; pronotum plus petit,
élargi postérieurement, plus long que large. . . Ch. chopardi (p. 89)
Ghelisoches morio (Fabricius) (fig. 82 et 83)
Forficula morio Fabricius, 1775, Syst. Ent., p. 270.
Chelisoches morio Fabricius; Burr, 1907, in A. VorLrzxow, Reise in Ostafrika in den
Jahren 1903-1905, 2, p. 57.
Chelisoches morio (Fabricius); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 377.
Chelisoches morio (Fabricius); Bripz, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 249.
Types. — Syntypes d et 9, « Otaheite » (Tahiti) (British Museum, N. H.).
Description. — 4. Longueur du corps : 15-18 mm; de la pince : 4-6,5 mm.
Presque entièrement noir brillant; un ou deux articles terminaux des antennes
blancs ou jaunes, tarses et apex des tibias jaunes. Tête large, à bords latéraux
se recourbant faiblement vers le bord postérieur, angles postérieurs arrondis,
marge postérieure assez concave, les parties latérales et postérieure de
l’occiput légèrement redressées; yeux petits, plus courts que la longueur de
la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum un peu transverse, postérieurement
Source : MNHN, Paris
86 A. BRINDLE
83
84 ss
Fic. 81 à 85, Chelisoches. — 81, Ch. chopardi Hincks; 9. — 82, Ch. morio (Fabricius);
genitalia g. — 83, ibid.; pince &. — 84, Ch. malgachus Bormans; pince d. — 85, Ch. chopardi
Hincks; pince d.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 87
élargi, à bords latéraux se recourbant faiblement vers le bord postérieur,
qui est convexe. Élytres une fois et demie aussi longs que le pronotum, à
marge distale concave; ailes courtes, environ la moitié de la longueur du
pronotum. Tête, pronotum, élytres et ailes lisses, coriacés, imponctués ou
presque. Pattes relativement longues, à fémurs un peu dilatés. Abdomen
allongé, à côtés parallèles, finement mais profondément ponctué; tubercules
du quatrième segment proéminents, ceux du troisième absents ou à peine
marqués; dernier tergite transverse, lisse, à bord postérieur droit, mais déprimé
entre les branches de la pince, la dépression est semi-circulaire, le diamètre
forme la marge postérieure et quatre petits tubercules en forme d'épine sont
placés dans la partie antérieure arrondie de la dépression. Pygidium transverse,
court, avec l’apex concave. Branches de la pince larges, assez déprimées,
chaque branche avec le bord interne élargi pour former une crête, se terminant
distalement en deux dents et avec une dent supplémentaire située dorso-
médialement (fig. 83).
Genitalia (fig. 82). — Paramères fortement arrondis, acuminés; virga
allongée et associée à deux processus longs et sclérifiés.
9. — Longueur du corps : 14-17 mm; de la pince : 4-7 mm. Semblable
au mâle, occiput moins relevé; dernier tergite lisse avec une dépression
plus petite entre les branches de la pince et des tubercules plus petits. Branches
de la pince plus étroites, cylindriques ou presque, larges à la base, effilées
distalement, avec l’apex non courbe, bord interne de chaque branche proxi-
malement denté; pygidium court et large, mais avec l’apex montrant deux
petits tubercules divergents en forme d’épine.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Non : Joffreville (P. Cachan).
Mapagascar Esr : Sahafanjana, Manambato, sur l’Anove (A. Robinson).
— Ile Sainte-Marie (A. Voeltzkow). — Fenerive (A. Voelizkow). — Ambila-
Lemaitso (R. Paulian). — Andevoranto.
Répartition géographique. — Presque cosmopolite, mais non signalé
de la région néotropicale.
Biologie. — Espèce récoltée en X, XII, III.
Il est possible que cette espèce ait été introduite et qu’elle soit mainte-
nant établie dans l’île.
Discussion. — Les syntypes de Forficula morio ont été examinés. Il
s'agit d’un mâle et d’une femelle, encore en assez bonne condition et étiquetés
« Otaheite », l’ancien nom de Tahiti. Les types de Forficula pallipes Fabricius
sont presque identiques à ceux de F. morio et sont nettement conspécifiques.
Les syntypes de F. pallipes, également composès d’un mâle et d’une femelle,
ne possèdent pas d’étiquette de localité. Il existe quelques variations dans la
forme des branches de la pince des mâles, mais les limites exactes de ces varia-
tions ne sont pas connues étant donné la confusion régnant entre F. morio
et d’autres espèces noires de Chelisoches.
Source : MNHN, Paris
88 A. BRINDLE
Chelisoches malgachus Bormans (fig. 84)
Chelisoches malgachus Bormans in Burr, 1903, Ann. Mag. Nat. Hist., (7) 11, p. 265,
Kleiduchus malgachus Bormans; Bur, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 119.
Chelisoches malgachus Bormans; Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4,
p. 377.
Chelisoches malgachus Bormans; BrINDLE, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118,
p. 249.
Types. — Syntypes : un & (le type), une ® au Muséum de Gênes et
une © (coll. Bormans) aujourd’hui au Muséum britannique.
Description. — G. Longueur du corps : 22-24 mm; de la pince :
7-8 mm. Brun ou brun rougeâtre; pronotum latéralement jaune; une large
strie jaune sur les élytres et les ailes. Tête large, un peu déprimée, à bords
latéraux droits et à marge postérieure concave; articles des antennes, excepté
le second, allongés, premier article plus long que la distance entre les bases
des antennes. Pronotum bien développé, plus large que la tête, fortement
transverse, élargi postérieurement mais non fortement, bords latéraux se
recourbant faiblement vers la marge postérieure, qui est convexe. Élytres
lisses, allongés, presque deux fois aussi longs que le pronotum; ailes courtes,
environ la moitié de la longueur du pronotum. Abdomen allongé, large, un
peu déprimé; dernier article transverse, à bord postérieur droit. Abdomen
assez fortement ponctué. Branches de la pince longues, chaque branche proxi-
malement triquètre, distalement cylindrique, se rétrécissant graduellement et
recourbée seulement à l'apex; bord interne avec une dent avant le milieu et
crénelé de cette dent jusqu'aux trois quarts de la longueur de la pince,
dernier quart lisse; pygidium large, transverse, rétréci vers l’apex, qui est
tronqué mais un peu rugueux (fig. 84).
Genitalia. — Non examinés.
9. Longueur du corps : 19-20 mm; de la pince : 6-6,5 mm. Semblable
au mâle; branches de la pince allongées, plus élancées que chez le mâle,
droites, recourbées seulement à l’apex; bord interne de chaque branche lisse
dans son tiers proximal, puis avec de petites crénelures dans le tiers médian,
le reste lisse.
Distribution dans l'île. — ManaGascar Esr : Route d’Anosibe, km 57
(R. Vieu).
MapaGascar Ouest : « West Madagaskar » (A. Voeltzkow).
MapaGascar Sup : Sept Lacs (R. Paulian).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — La description originale de Ch. malgachus fait état d’une
coloration brune. Bien qu'effectivement les spécimens de la collection Burr,
conservée au British Museum (N. H.), soient de cette couleur, on n'avait pas
pensé que ce caractère soit significatif. Cependant il l'est, car les spécimens
noirs semblent être référables à Ch. chopardi et non à Ch. malgachus.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 89
Ch. malgachus ressemble étroitement à l'espèce suivante, Ch. chopardi,
mais est facilement reconnaissable à sa ponctuation plus forte, son pronotum
plus court et aux branches de la pince des mâles bidentées et non unidentées.
Ghelisoches chopardi Hincks (fig. 81 et 85)
Chelisoches australieus Burr, nec Le GuizLou, Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat.
1908, p. 116.
Kleiduchus flavipennis Chopard, 1951, Mém. Inst. Scient. Madag., (A) 5, p. 148
[homonyme de Kleiduchus flavipennis (Fabricius)].
Chelisoches Chopardi Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag.. (E) 4, p. 377 (nom.
nov. pour KI. flavipennis Chopard).
Chelisoches chopardi Hincks; BRiNDLE, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 249.
Type. — Lectotype 4, Madagascar Est, Perinet, VILI-1946 (J. Millot)
(Muséum, Paris).
Description. — 3. Longueur du corps : 18-20 mm; de la pince :
6-7,5 mm. D’un noir ou brun noir brillant, côtés du pronotum jaunes; une
large strie longitudinale brun jaunâtre sur les élytres et les ailes; tarses et
apex des tibias jaunes. Tête large, partie latérale de l'occiput légèrement
redressée, bords latéraux se recourbant vers la marge postérieure avec un
angle postérieur marqué de chaque côté; bord postérieur légèrement concave;
pronotum plus long que large, fortement élargi caudalement, à bord posté-
rieur convexe. Élytres deux fois aussi longs que le pronotum, bords distaux
obliquement tronqués, bords de la suture plus longs que les latéraux; ailes
plus courtes que le pronotum. Tête, pronotum, élytres et ailes coriacés, presque
imponctués. Abdomen allongé, large, fortement mais non densément ponctué,
à côtés plus ou moins parallèles; tubercules du quatrième segment petits;
dernier tergite transverse, marge postérieure avec une rangée de petits tuber-
cules; pygidium court, transverse, apex avec une saillie arrondie de chaque
côté; branches de la pince allongées, larges, à bord interne élargi et avec une
petite dent vers le milieu (fig. 85).
Genitalia. — Non examinés.
® (fig. 81). Longueur du corps : 15-19 mm; de la pince : 6-8 mm.
Semblable au mâle, mais avec l’occiput moins redressé; branches de la
pince allongées, grêles, presque droites, effilées distalement: bord interne
légèrement crénelé; pygidium allongé, rétréci distalement, apex binodulé.
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : Route d'Anosibe, San-
drangato. — Perinet (J. Müllot), sur Pandanus (A. Robinson). — Tamatave.
Mapacascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza (P. Viette).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Par suite de la synonymie des genres Chelisoches et
Kleiduchus, le nom original de cette espèce est homonyme de Ch. flavipennis
(Fabricius). C’est pour cette raison que Hincxs (1953) a proposé le nom de
CR. chopardi. Hinoxs (1953) considère aussi que c'est cette espèce qui a été
citée de Madagascar par Burr (1908 a’ : 116) comme Ch. australicus (Le Guillou).
Source : MNHN, Paris
90 A. BRINDLE
FORFICULIDAE
Famille importante de Forficules de taille moyenne généralement recon-
naissables par le deuxième article des tarses dilaté qui est habituellement plus
ou moins bilobé ou cordiforme. Élytres généralement présents, ailes souvent
présentes; branches de la pince des mâles le plus souvent caractéristiques,
celles des femelles de structure plus uniforme. Genitalia avec des paramères
légèrement sclérifiés et avec un unique lobe médian distal; la virga peut être
longue ou courte, souvent associée à une vésicule réniforme, mais qui peut
être absente.
La famille est mal représentée à Madagascar, mais les neuf espèces actuel-
lement connues appartiennent à trois sous-familles différentes.
CLÉ DES SOUS-FAMILLES MALGACHES
1. Premier article des antennes allongé, un peu gracile beaucoup plus
long que la distance séparant les bases des antennes; articles distaux
des antennes longs et graciles; corps cylindrique, souvent fortement
élargi dans sa partie médiane (fig. 89). . . Opisthocosmiinae (p. 90)
— Premier article des antennes plus court, aussi long que la distance
séparant la base des antennes ou plus court; articles distaux des
antennes assez larges; corps un peu déprimé, à côtés plus ou moins
DATA ÈS ESS EE cn OR Te Or. 2
2. Premier article des antennes aussi long que la distance séparant la
base des antennes; pygidium mâle fortement transverse, branches
de la pince des mâles non aplaties proximalement. . . . . . . . . . .
en UE. de 0e) Diaperasticinae (p10))
— Premier article des antennes plus court que la distance séparant la
base des antennes, pygidium mâle non transverse, branches de la
pince des mâles aplaties proximalement. . . . . Forficulinae (p. 103)
Opisthocosmiinae
Cette sous-famille, à l'heure actuelle, comprend pratiquement les mêmes
genres que ceux cités par Burn (1911 a), mais les relations exactes de certains
genres de cette sous-famille avec d’autres appartenant aux Forficulinae et
Ancistrogastrinae sont assez confuses et il semble que des transferts de genres
d'une sous-famille à une autre soient à effectuer. Brive (1967) a transféré
le genre Hypurgus Burr des Forficulinae aux Opisthocosmiinae et a montré
que Thalperus Burr était un synonyme de Hypurgus Burr par l'examen de
l'espèce type de ces deux genres.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 91
Les Opisthocosmiinae typiques sont reconnaissables par leur abdomen
cylindrique, souvent élargi médialement, par le dernier segment abdominal
habituellement étroit et leurs antennes longues et graciles. Les branches des
pinces peuvent être semblables et simples dans les deux sexes ou montrer un
dimorphisme sexuel.
Deux genres seulement sont présents à Madagascar.
CLÉ DES GENRES MALGACHES
1. Chaque élytre avec une carène longitudinale et latérale; branches
de la pince plus ou moins simples dans les deux sexes. Emboros (p. 91)
— Élytres sans carène longitudinale et latérale; branches de la pince
des mâles dilatées proximalement et beaucoup plus fortement
recourbées que celles des femelles. . . . . . . . . Hypurgus (p. 100)
Emboros Burr
Emboros Burr, 1907, Trans. ent. Soc. Lond., 1907, p. 103 (espèce type par désignation
originelle : Opisthocosmia dubia Bormans).
Description. — Gracile; tête large; antennes longues et grêles, premier
article allongé, non fortement dilaté dans sa partie distale, beaucoup plus
long que la distance séparant la base des antennes, articles distaux très longs
et cylindriques; yeux petits. Pronotum carré, transverse ou légèrement plus
long que large, à marge postérieure non fortement convexe. Élytres norma-
lement développés ou réduits à deux petits pans situés de chaque côté du
mésonotum; ailes généralement absentes ou cachées, visibles seulement dans
quelques espèces. Pattes relativement longues et grêles, fémurs à peine dilatés.
Abdomen cylindrique, élargi médialement, tubercules du troisième segment
proéminents, ceux du quatrième plus grands. Branches de la pince des mâles
basalement séparées, graciles, presque droites ou légèrement courbes, simples,
celles des femelles semblables mais rapprochées à la base; pygidium non saillant
dans les deux sexes.
Répartition géographique. — Régions malgache et peut-être aussi
orientale.
Discussion. — Burr après avoir désigné en 1907 c Opisthocosmia dubia,
de Birmanie, comme espèce type du genre Emboros, a indiqué en 1910 que
sa description de 1907 était basée sur un couple de Diégo-Suarez qu’il avait
rapporté à l'espèce birmane. Il pensait que les individus de Birmanie et
ceux de Madagascar appartenaient sans doute à deux espèces différentes,
mais qu'ils étaient congénériques. L'unique type femelle d'O. dubia n’a pas
été examiné, mais un spécimen de Diégo-Suarez déterminé par Burr comme
ÆEmboros dubia — évidemment l’un de ceux cités par Burr en 1910 — a
été étudié. On peut penser que le genre Emboros, tel qu'il est interprété dans le
présent travail, est entièrement malgache car l'individu de Birmanie peut être
génériquement distinct. Les relations d’Emboros avec les autres genres orientaux
Source : MNHN, Paris,
92 A. BRINDLE
89
90 |
86 à 90, Diaperasticus et Hypurgus. — 86, D. erythrocephalus (Olivier); d. —
87, ibid.; genitalia d. — 88, H. ova (Bormans); genitalia d. — 89, ibid.; d.— 90, ibid.; |
pince &, en vue latérale.
Source : MNHN, Paris |
INSECTES DERMAPTÈRES 93
sont obscures. Ce genre semble être, par certains de ses caractères, remar-
quablement proche du genre Cosmiella et cela laisse à penser qu'Emboros
pendleburyi Borelli, de Bornéo, peut, en réalité, appartenir au genre Cosmiella.
Par certains aspects, Emboros apparaît également être voisin du genre africain
montagnard Archidur. L'étude de ces différents genres doit être entreprise.
A l'heure actuelle, Emboros est considéré comme un genre principalement
malgache. Il semble s'être diversifié dans la Grande Ile où six espèces ont
été décrites. Une caractéristique de ce genre est de montrer, pour les espèces
qui sont apparemment les plus communes (E. unicolor et E. brunneus), une
proportion de femelles remarquablement élevée chez les exemplaires examinés.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Emboros
1. Pronotum transverse ou carré, presque aussi large que les élytres
et les segments proximaux (fig. 91 et 92) . BF 2
— Pronotum un peu plus long que large et plus étroit que fe étre
et les segments abdominaux proximaux (fig. 93, 99 et 101) . . 3
2. Pronotum carré, avec une impression linéaire médiane et dongitu-
dinale distincte et une dépression peu profonde de chaque côté de
cette dernière non loin de la marge rostrale (fig. 92); élytres rudi-
mentaires ne se rencontrant pas sur la ligne médiane (fig. 92);
pygidium du mâle distalement arrondi . . . . . . . E. sogai (p. 93)
— Pronotum transverse, sans impression linéaire médiane et longitu-
dinale (fig. 91); élytres petits, mais se rencontrant médialement
(g. 91); pygidium du mâle court terminé par deux tubercules
CORIQUES EE cr eo ro ci HE Idivereus (D 00)
3. Élytres entièrement ternes; espèce noire, excepté la tête, une partie
des pattes et la partie basale de la pince qui sont rougeâtres;
branches de la pince des mâles très longues, plus longues que le
corps Ge. ne celles des femelles relativement allongées (fig. 103)
. E. longiforceps (p. 95)
— bu assez brillants mais pas utant que le pronotum; espèce
différemment colorée; branches de la pince Pen plus courtes
dans les deux sexes . . . . 4
4. Espèce entièrement noire, sauf pattes et les ES de la pince;
élytres bien développés et larges (fig. 93). . . . E. dubia (p. 97)
— Espèces brunes; élytres bien développés où non . . . . . . . . 5
5. Élytres bien développés; ailes visibles (fig. 101) . E. brunneus (p. 98)
— Élytres courts; ailes absentes ou cachées (fig. 99). E. unicolor (p. 99)
Emboros sogai Brindle (fig. 92 et 98)
ÆEmboros sogai Brindle, 1966, Trans. R. ent Soc. Lond., 118, p. 252.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, 50 km Ouest d'Andapa, Anja-
naharibe, 1 600 m, IV-1960 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
94 A+ BRINDLE
Description. — & (fig. 92). Longueur du corps : 8 mm; de la pince :
3,5 mm. Presque entièrement noir, à bords latéraux et Pronotum jaunes;
paties jaunes, avec les fémurs rembrunis. Tête large, à marges latérales se
recourbant légèrement vers le bord postérieur, ce dernier droit. Pronotum
carré, tous les bords presque droits, angles latéro-antérieurs nets; méso- et
métanotum transverses, le premier avec des élytres rudimentaires ne dépas-
sant guère le métanotum latéralement. Abdomen assez grêle, élargi dans sa
partie médiane, presque imponctué, brillant; dernier tergite étroit; pygidium
distalement arrondi; branches de la pince longues et graciles, contiguës,
sauf à la base.
Genitalia (fig. 98). — Paramères allongés, droits, sauf vers l’apex où ils
sont incurvés, et de largeur uniforme. Virga longue, associée à des aires
allongées et partiellement sclérifiées.
$. — Longueur du corps : 8-9 mm; de la pince : 3,5 mm. Semblable au
mâle, mais avec l'abdomen plus dilaté: branches de la pince contiguës et
grêles; pygidium caché.
Distribution dans l'île. — Seule la série originale, récoltée en même
temps que l’holotype, nous est connue,
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en IV.
Discussion. — Cette espèce ressemble beaucoup à Æ. dubia, mais peut
en être bien séparée par son pronotum plus large et les élytres réduits.
Emboros diversus Hincks (fig. 91 et 94)
ÆEmboros diversus Hincks, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 378.
Æmboros diversus Hincks; BrinDLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 252.
Type. — Holotype 4, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana,
1 500-1 800 m, forêt à mousses, X-1949 (R. Paulian) (Muséum, Paris).
Description. — 4 (fig. 91). Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince :
4-5 mm. De coloration variable. Dans la forme originellement décrite, l'espèce
est brune, les deux premiers articles antennaires et le tiers distal de tous les
fémurs brun foncé; la coloration peut être, cependant, presque entièrement
noire. Tête large, à bords latéraux se recourbant légèrement vers la marge
postérieure, cette dernière légèrement concave: yeux petits, plus courts que
les joues. Pronotum un peu transverse, lisse. Élytres triangulaires, à angles
arrondis se touchant à peine au milieu, à surface terne; ailes absentes.
Abdomen allongé, cylindrique, tubercules des troisième et quatrième segments
modérément proéminents; dernier tergite étroit, marge postérieure presque
droite; pygidium court, transverse, terminé par deux tubercules coniques.
Branches de la pince allongées, avec une dent interne postmédiane, recourbées
à l'apex.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 95
Genitalia (fig. 94). — Paramères assez longs et droits; virga allongée,
avec une portion proximale dilatée de laquelle naît une formation longue,
étroite et tubulaire.
9. — Longueur du corps : 9-10 mm; de la pince : 3,5-4 mm. Semblable
au mâle; abdomen un peu plus large; pygidium distalement tronqué; branches
de la pince allongées, grêles, simples, presque contiguës, sauf à la base.
Distribution dans l'île. — MapaGascar SamBiRANo : Massif du Tsara-
tanana, 1 500-1 800 m, forêt à mousses (R. Paulian); matsabory en dessous
de l'Andohanisambirano, 1 900 m [2050 m] (P. Soga).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale XII,
Ambatosoratra, 1 000 m (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VIII, X et III.
Discussion. — Les spécimens de la série typique appartiennent tous à
la forme la plus claire, ce qui constitue une différence remarquable de colo-
ration par rapport à la plupart des autres espèces d’Emboros, qui sont de
coloration uniforme. Les exemplaires du massif du Tsaratanana récoltés en
dessous de l'Andohanisambirano sont tous de la forme noire. Les genitalia
des mâles de chaque série ne montrent aucune différence significative et les
branches de la pince des mâles ont toutes une forme identique. Le pygidium
de tous les individus mâles est émarginé. Il n’y a vraisemblablement aucun
doute que tous les spécimens sont conspécifiques et il est possible que les
différentes formes de coloration représentent des races locales. La forme la
plus claire n’est manifestement pas immature.
Emboros longiforceps Brindle (fig. 95, 100 et 102)
Emboros longiforceps Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 252.
Type. — Holotype 4, Madagascar Sambirano, Nosy Be, forêt de
Lokobe, 1-1960 (A. Robinson) (Muséum, Paris).
Description. — & (fig. 100). Longueur du corps : 9 mm; de la pince
10 mm. Noir; tête rougeâtre; pronotum avec les bords latéraux rougetre:
fémurs rougeâtres; tibias rouge brunâtre et tarses bruns. Tête large, terne,
à marges latérales se recourbant faiblement vers le bord postérieur; yeux
petits, plus courts que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum
carré ou un peu plus long que large; angles antérieurs bien marqués; bords
latéraux étroitement explanés et légèrement redressés; bord postérieur large-
ment explané, d’abord redressé, ensuite recourbé horizontalement au-dessus
de la base des élytres; ces derniers ternes, plus longs que le pronotum, à bords
postérieurs obliquement tronqués et avec une crête latérale et longitudinale
marquée; ailes absentes; pattes allongées. Abdomen brillant, strié transver-
salement: tubercules des troisième et quatrième segments proéminents;
Source : MNHN, Paris
96 A. BRINDLE
95 96 97 98
F1G. 91 à 98, Emboros. — 91, E. diversus Hincks; tête, pronotum et élytres. —
92, E. sogai Brindle; tête, pronotum et élytres. — 93, E. dubius (Bormans); tête, pronotum
et élytres. — 94, E. diversus Hincks; genitalia g. — 95, E. longiforceps Brindle; genitalia
: — 96, E. unicolor Brindie; genitalia 9. — 97, E. brunneus Brindle; genitalia 4. — 98,
Æ£. sogai Brindle; genitalia $.
Source : MNHN, Paris!
INSECTES DERMAPTÈRES 97
dernier tergite rétréci; pygidium transverse; branches de la pince largement
séparées à la base, très longues et grêles, régulièrement courbes.
Genitalia (fig. 95). — Paramères élargis, plus courts que chez E. sogai;
virga allongée avec une portion proximale dilatée.
@. — Longueur du corps : 7,5 mm; de la pince : 5 mm. Semblable au
mâle, mais avec les antennes plus rougeâtres, noires seulement à l’apex du
premier article; dernier tergite plus étroit; pygidium caché; branches de la
pince plus courtes que chez le mâle, grêles, légèrement recourbées (fig. 102).
| Distribution dans l'île. — Manacascar SamBrrano : Nosy Be, forêt
| de Lokobe, X1-1957 (B. Stuckenberg) (1 9), 1-1960 (A. Robinson) (holotype a).
Répartition géographique. — Madagascar.
Discussion. — Cette espèce, qui n’est connue que par le couple original,
est très bien caractérisée par le grand développement des branches de la pince
du mâle et de la femelle; chez aucune autre espèce, les femelles ne montrent
des pinces aussi allongées. Les élytres sont développés comme chez E. dubia
| mais leur surface est ici coriacée et non granuleuse; dans les deux espèces,
| ils sont ternes, beaucoup plus ternes que le pronotum ou l'abdomen.
Emboros dubia (Bormans) (fig. 93)
Upisthocosmia ? dubia Bormans, 1894, Ann. Mus. civ. Stor. nat. Genova, (2) 14, p. 399.
Opisthocosmia dubia Bormans; Burn, 1907, Trans. ent. Soc. Lond., 1907, p. 104 (espèce
type du genre Emboros Burr).
Opisthocosmia dubia Bormans; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 117.
Emboros dubia Bormans; Burr, 1910, Fauna Brit, India includ. Burma and Ceylon,
| Dermaptera, p. 108.
| Opisthocosmia dubia Bormans; Hinexs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 378
(espèce citée dans le genre Emboros).
Emboros dubia (Bormans); Brinuæ, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 255.
Type. — Holotype 9, Birmanie, Carin Ghecü, 1300-1400 m, II-III
(L. Fea).
Description. — & (fig. 93). Longueur du corps : 6,5 mm; de la pince :
2,5 mm. Noir brillant, élytres plus ternes; antennes brunes: pattes jaunes,
rembrunies vers l’apex des fémurs. Tête large, à bords latéraux se recourbant
vers la marge postérieure qui est légèrement concave; yeux petits, plus courts
que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci. Pronotum un peu plus long
que large, avec les bords latéraux étroitement explanés et la marge posté-
rieure largement explanée. Élytres plus longs que le pronotum, extérieurement
convexes, granuleux, plus ternes que le pronotum, à bord postérieur tronqué
un peu obliquement. Scutellum en triangle équilatéral, petit. Ailes non visibles.
Abdomen grêle, postérieurement élargi, presque imponctué; pygidium petit,
arrondi distalement; branches de la pince graciles, simples et contiguës, sauf
à la base.
Genitalia. — Inconnus.
Source : MNHN, Paris
98 A. BRINDLE
Q. — Longueur du corps : 6,5 mm; de la pince : 2,25 mm. Semblable
au mâle sous presque tous les rapports, branches de la pince et pygidium
des deux sexes pratiquement identiques.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud). — Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1100 m (P. Soga).
Répartition géographique. — Birmanie et Madagascar.
Biologie. — Récolté en II à la Montagne d’Ambre.
Discussion. — Cette espèce n’est actuellement connue de Madagascar
que par le mâle de Diégo-Suarez conservé au British Museum (N. H.) et par
la femelle de la Montagne d'Ambre, au Muséum de Paris. J'ignore ce qu'est
devenue la femelle de Diégo-Suarez citée par Burr en 1907. Le mâle, étiqueté
comme étant le type (probablement dans le sens actuel de « néallotype ») ne
possède apparemment plus ses genitalia, qui ont dû être examinés.
Emboros brunneus Brindle (fig. 97 et 101)
Æmboros brunneus Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 255.
Type. — Holotype 4, Madagascar Est, Perinet (chasseurs de l'I.R.S.M.)
(Muséum, Paris).
Description. — S (fig. 101). Longueur du corps : 7-8 mm; de la pince :
2,5-3 mm. Tête brun foncé; antennes brunes, sauf la moitié distale du huitième
article et l'ensemble du neuvième qui sont blancs; pronotum noir; élytres,
ailes et branches de la pince brun sombre; pattes jaunes. Tête large, sutures
distinctes; bords latéraux presque droits; marge postérieure droite; yeux
modérément grands, plus longs que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci;
articles antennaires longs, sauf l'article 2. Pronotum un peu plus long que
large, brillant et lisse, bord postérieur assez convexe; scutellum petit, en
triangle équilatéral. Élytres environ une fois et demie aussi longs que le
pronotum, assez ternes, bord postérieur tronqué, avec une marge étroitement
explanée le long de la suture et une crête longitudinale et latérale distincte;
ailes allongées, colorées comme les élytres, atteignant le quatrième segment
abdominal et avec une impression proximale triangulaire. Abdomen allongé,
brillant, lisse, à surface plus ou moins striée, dernier tergite postérieurement
rétréci, épaissi au-dessus de chacune des branches de la pince et avec une
dépression médiane au bord postérieur. Pygidium caché. Branches de la pince
séparées à la base, graciles, à bords internes crénelés et avec une petite dent
interne vers l’apex.
Genitalia (fig. 97). — Paramères recourbés; virga allongée et avec une
portion proximale élargie.
8. — Longueur du corps : 7-8 mm; de la pince : 2,5-3 mm. Semblable
au mâle, mais avec le dernier tergite plus étroit; branches de la pince plus
grêles et sans dent ventrale, droites proximalement et recourbées apicalement.
Source : MNHN, Paris!
INSECTES DERMAPTÈRES 99
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Massif du Marojejy,
Ambinanitelo, 500 m (Æ. Raharizonina). — Environs de Maroantsetra, Ambo-
divoangy. — Brickaville, rivière Ranomena, Ambadikala (4. Robinson);
rivière Ivoay, piste d'Ambodimanga, Anivoranokely (4. Robinson). — Réserve
naturelle intégrale III, Andranomalaza, Antenina (P. Soga). — Route d'Ano-
sibe (R. Paulian); km 26, forêt de Sandrangato. — Perinet (chasseurs de
L'LR.S.M.). — Forêt du col d’Ivohibe (4. Robinson). — Région d’Ifanadiana,
Ranomafana.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva du domaine de l'Est récoltée en IX,
XI, XI, I.
Discussion. — 8 mâles et 33 femelles de cette espèce furent examinés
lors de sa description originale et 12 femelles postérieurement.
Emboros unicolor Brindle (fig. 96, 99 et 103)
Emboros unicolor Brindle, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 255.
Type. — Holotype d, Madagascar Est, réserve naturelle intégrale XII
massif du Marojejy-Ouest, 1 140 m, X1-1959 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. — 4 (fig. 99). Longueur du corps : 6-7 mm; de la pince :
2 mm. De brun à brun jaunâtre, moitié distale du neuvième article anten-
naire et tout le dixième blancs; pattes jaunâtres. Tête large; yeux de même
taille que ceux dE. brunneus. Pronotum un peu plus long que large, avec
Jes bords latéraux étroitement et la marge postérieure largement émarginés.
Élytres un peu plus longs et plus ternes que le pronotum, à marge distale
obliquement tronquée et avec une forte crête longitudinale latérale, qui se
recourbe postérieurement vers le milieu. Scutellum petit, en triangle équila-
téral. Ailes absentes ou cachées. Abdomen brillant, moitié basilaire des
segments abd. 3 et 4 ponctuée; dernier tergite comme chez E. brunneus;
pygidium petit et arrondi; branches de la pince longues et graciles, simples,
crénelées dans la moitié proximale du bord interne.
Genitalia (fig. 96). — Paramères allongés, larges avec les bords externes
sinueux; virga longue, avec une vésicule dilatée.
9. — Longueur du corps : 6-7 mm; de la pince : 1,75-2 mm. Semblable
au mâle: abdomen un peu plus large; branches de la pince un peu plus courtes
(fig. 103).
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : Réserve naturelle inté-
grale XII, massif du Marojejy-Ouest, 1 140 m (P. Soga); massif du Marojejy,
col central, 1 700 m (P. Soga). — Ambatondrazaka, Andranomandevy (Didyÿ),
1039 m (E. Razafimandimby); Andranomalaza (P. Soga). — Route d’Anosibe
(R. Paulian); km 26, forêt de Sandrangato.
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1 250 m (4. Robinson).
Source : MNHN, Paris
100 A+ BRINDLE
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en X, XI I, V.
Discussion. — 52 spécimens de cette espèce furent étudiés parmi lesquels
on ne comptait que 5 mâles. Cette grande différence de nombre entre les sexes
est peut-être, comme chez E. brunneus, significative.
Hypurgus Burr
Hypurgus Burr, 1907, Trans. ent. Soc. London, 1907, p. 101 (espèce type : Opistho-
cosmia humeralis Kirby, par désignation originelle).
Thalperus Burr, 1911, Genera Insectorum, 122, p. 92 (espèce type : Hypurgus kuhlgatzi
Burr, par désignation originelle).
Description. — Antennes grêles, à articles allongés et cylindriques;
tête lisse, légèrement déprimée; pronotum à peu près aussi long que la tête,
carré ou un peu plus long que large. Élytres longs ou courts, jamais réduits
à des pans latéraux au mésonotum et sans crêtes latérale et longitudinale bien
définies; ailes visibles ou cachées. Pattes graciles, à tarses assez courts. Abdo-
men fortement élargi dans sa partie médiane, côtés des tergites abdominaux
6-9 des mâles postérieurement aigus; dernier tergite mâle petit, un peu plus
étroit chez les femelles; branches de la pince des mâles élargies à la base et
- plus ou moins contiguës, quelquefois largement séparées, droites où arquées;
branches de la pince des femelles contiguës, presque droites, simples.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne, malgache et orien-
tale.
Discussion. — L'examen des espèces types des genres Hypurgus et Thal-
perus a montré que ces deux genres ne pouvaient pas être génériquement
distincts. Hypurgus semble être voisin de certains genres orientaux d'Opistho-
cosmiinae, tels que Narberia et Opisthocosmia, et contient quelques-unes des
espèces de Forficulidae les plus communes en Afrique et aux Indes. |
Une seule espèce est présente dans la Grande Ile : H. ova.
Hypurgus ova (Bormans) (fig. 88, 89 et 90)
Neolobophora ova Bormans, 1883, Ann. Soc. ent. Belg., 27, p. 80.
Opisthocosmia hova (Bormans); Borezzt, 1906, Boll. Mus. Zool. Anat. comp. Univ.
Torino, 21, n° 533, p. 3.
Opisthocosmia hova Bormans; Burr, 1907, in Vorrrzxow, Reise in Ostafrika in den
Jahren 1903-1905, 2, p. 56.
[Hypurgus] hova Bormans; Burm, 1907, Trans. ent. Soc. Lond., 1907, p. 102. |
Opisthocosmia hova Bormans; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 117.
Thalperus hova Bormans; BurR, 1912, Ann. k. K. naturhist. Hofmuseum, 26, p. 106.
Thalperus hova Bormans; Bun, 1914, Rev. suisse Zool., 22, p. 120.
Thalperus hova Bormans; Borezrr, 1932, Soc. Nal. Luxemb., Bull. mens., (N. S.)
26, p. 58.
Thalperus hova (Bormans); Hivexs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 378.
Thalperus hova (Bormans); BrinLe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 250.
Hypurgus hova (Bormans); Brinnze, 1967, Ark. f. Zool. (2) 20, p. 162.
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 101
Type. — Holotype &, «Madagascar » (Muséum de Vienne) («1 9, Dr Baden,
coll. Br. [ünner], Nr 11981, Typus von de Bormans » Burr, 1912 : 106).
Description. — & (fig. 89). Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince :
2,5-4 mm. Rougeâtre ou brun sombre, généralement avec des stries longitu-
dinales jaunâtres sur les élytres; antennes brun jaunâtre; pattes jaunes. Tête
large, à marges latérales droites et à bord postérieur légèrement concave;
yeux petits, plus courts que la longueur de la tête en arrière de ceux-ci;
antennes longues, à articles, sauf le second, allongés et grêles. Pronotum trans-
verse, bords latéraux et postérieur arrondis mais non fortement convexes.
Élytres plus longs que le pronotum, avec le bord postérieur concave; ailes
courtes; pattes allongées et grêles, fémurs seuls à peine dilatés. Abdomen
élargi médialement, tubercules des segments abd. 3 et 4 proéminents; côtés
des tergites abdominaux distaux aigus; dernier tergite étroit, bord postérieur
droit, épaissi au-dessus de la base des branches de la pince; pygidium caché;
branches de la pince larges, aplaties et contiguës sur la moitié proximale
ou plus, bord interne de chaque branche crénelé, partie basale se terminant
par une dent interne, partie distale plus gracile, cylindrique et fortement
recourbée, à la fois latéralement (fig. 89) et dorsalement (fig. 90).
Genitalia (fig. 88). — Paramères élargis, courbes et bien arrondis apica-
lement; virga longue, grêle, basalement associée à une vésicule sclérifiée.
@. — Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince : 2-3,75 mm. Semblable
au mâle, mais à branches de la pince plus où moins cylindriques, contiguës,
bords internes de chaque branche proximalement crénelés, apex incurvés.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norp : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud).
Mapacascar SamBmmano : Nosy Be, forêt de Lokobe (R. Paulian). —
Nosy Komba. — Massif du Tsaratanana, 1 400-1 800 m (R. Paulian).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale XII,
Beondroka, 1 200 m (P. Soga). — Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy
(P. Cachan); Fampanambo (R. Paulian); Navana, Ankalampona, 130 m (P. Soga
et E. Raharizonina). — Anivorano, Sahamamy (P. Griveaud). — Lac Alaotra
(A. Voettzkow). — Moramanga (G. Pittarelli). — Route d’Anosibe (R. Vieu). —
Perinet (A. Robinson), forêt d'Analamazaotra (N. Olsoufieff). — Région d’Ifana-
diana, Ranomafana. — Sandrakely, 25 km au Nord d’Ifanadiana. —Mananjary
(Ch. Alluaud). — Vallée d’Ambolo, col de Sakalavana (Ch. Alluaud).
Mapacascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza, nid de Nycti-
corax (R. Paulian, À. Robinson). — Massif de J'Ankaratra. — Imerimanjaka,
nid d'Ardeola ralloides (R. Paulian).
Mapacascar Ouesr : Ankazoabo.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne et malgache. L'espèce
est présente dans l'archipel des Comores : Mayotte, Chingoni, 70 m, X-1958
(£. Raharizonina) (Brie, 1966 d : 250).
Source : MNHN, Paris
102
A+ BRINDLE
102
Fi. 99 à 103, Emboros. —
d. — 101, E. brunneus Brindle;
color Brindle; pince 9.
99, E. unicolor Brindle; d. — 100, E. longiforceps Brindle;
8: — 102, E. longiforceps Brindle; pince 9. — 103, E. uni-
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 103
Biologie. — Espèce récoltée en VII, IX, XI, XILAU, TILIVNVE
Discussion. — Cette espèce était considérée comme propre à Mada-
gascar, mais Hincks (1953, 1954 a) a montré que les espèces africaines,
T. roccattii (Borelli) et T. inermis Borelli, en étaient des synonymes. Hypurgus
ova est commun en Afrique ainsi qu'une autre espèce H. micheli (Burr)
(= kuhlgatzi Burr), non présente à Madagascar. H. ova est commun dans la
Grande Ile, 180 spécimens environ ont été examinés dans les collections
étudiées. D’après les localités citées, il semble que cette espèce soit plus com-
mune dans la région malgache orientale que dans la région malgache occiden-
tale. Il n’y a pas de différence remarquable dans le nombre d'individus de
chaque sexe, comme c’est le cas pour les espèces communes d'Emboros.
Forficulinae
On caractérise habituellement cette sous-famille par les courts articles
des antennes, les distaux n'étant pas fortement allongés et cylindriques, mais
plus courts et moniliformes, et par l'abdomen déprimé. Les branches de la
pince des mâles sont généralement plus où moins élargies à la base, montrant
souvent soit des crêtes internes aplaties, soit de grandes projections en forme
de dent, tandis que la partie distale est cylindrique et courbe; celles des
femelles sont contiguës, plus grêles et simples. La sous-famille est particu-
lièrement bien représentée dans le Vieux Monde et l'est pauvrement dans
les régions néotropicale et néarctique.
Un seul genre est présent à Madagascar.
Forficula Linné
Forficula Linné, 1758, Syst. nat., 10° édit. (1), p. 243 (espèce type : Forficula
auricularia Linné, par désignation subséquente).
Description. — Tête large, à sutures distinctes; premier article des
antennes plus court que la distance séparant la base de celles-ci; articles
distaux relativement courts et moniliformes; yeux petits. Pronotum trans-
verse ou carré, souvent fortement convexe postérieurement. Élytres norma-
lement développés ou courts; ailes visibles ou cachées. Pattes relativement
courtes, assez grêles. Abdomen un peu déprimé, à côtés parallèles ou légè-
rement élargi en son milieu; dernier tergite large et transverse chez les mâles,
moins chez les femelles. Pygidium généralement petit dans les deux sexes;
branches de la pince des mâles souvent fortement élargies dans leur partie
basale, bord interne formant une crête dentée ou une dent; pince des femelles
à branches contiguës, grêles et simples. Genitalia mâles, avec un unique pénis
et un unique lobe distal, paramères allongés, arrondis apicalement; virga
longue ou courte, associée à une vésicule réniforme.
Répartition géographique. — Genre principalement paléarctique et
moins bien représenté dans les régions éthiopienne et orientale où les espèces
sont souvent montagnardes.
Source : MNHN, Paris
104 A: BRINDLE
Prédominant dans les zones tempérées ou semi-tropicales, il atteint son
maximum de développement le long de la frontière méridionale de la région
paléarctique.
Une seule espèce à Madagascar : F. auricularia.
Forficula auricularia Linné
Forfeula auricularia Linné, 1758, Syst. nat., 10° édit. (1), p. 423.
Forfeula auricularia Linné; Burn, 1908, Bull. Mus. nat. His. nal., 14, p. 120.
Forfeula auricularia Linné; Huncxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 4, p. 381.
Forfieula auricularia Linné; Bmnpce, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118, p. 256.
Type. — $ « Europe » (dans la collection de Linné à Londres).
Description. — 4. Longueur du corps : 9-12 mm; de la pince : 3-5 mm.
Tête brun rougeâtre; pronotum plus foncé, à bords latéraux jaunes; élytres
et ailes du jaune au brun, quelquefois plus foncés; pattes jaunes; abdomen
brun sombre ou noirâtre; branches de la pince jaunes. Tête transverse, un
peu déprimée dorsalement; antennes avec le premier article plus court que
la distance comprise entre la base de celles-ci; second article petit, trans-
verse; troisième environ deux fois aussi long que large; quatrième presque
carré; cinquième à peu près aussi long que le troisième; articles distaux plus
longs et moniliformes; yeux petits. Pronotum transverse, à bord postérieur
tronqué. Élytres relativement courts, une fois et demie la longueur du prono-
tum; ailes courtes, un peu plus de la moitié de la longueur du pronotum.
Tête, pronotum, élytres et ailes lisses, coriacés. Pattes relativement courtes;
fémurs élargis, ceux des pattes prothoraciques plus larges que ceux des deux
autres paires. Abdomen un peu déprimé, légèrement élargi en son milieu:
dernier tergite transverse; branches de la pince larges à la base, bord interne
aplati et denté, moitié distale gracile et courbe; pygidium petit et transverse.
Genitalia. Paramères allongés, courbes et arrondis apicalement; virga
longue et associée à une vésicule réniforme,
9. — Longueur du corps : 9-12 mm; de la pince : 2,5-3,5 mm. Comme le
mâle, mais avec les branches de la pince gréles, un peu élargies seulement
à la base, se rétrécissant graduellement distalement, presque droites, crénelées
à la face interne.
Distribution dans l'île. — « Madagascar » (Boivin, 1853).
Répartition géographique. — Région paléarctique, introduit en Afrique,
Madagascar, Amérique, ainsi qu’en Tasmanie, Australie et Nouvelle-Zélande.
Discussion. — Le seul spécimen malgache connu de cette espèce est
celui signalé par Burr (1908 a). Il est étiqueté « Madagascar » et a été récolté
par Borvin en 1853. Il est conservé au Muséum national à Paris. Il semble
avoir été introduit et l'espèce n’est certainement pas bien établie dans la
Grande Ile, car elle est caractéristique de régions à climat plus froid,
Source : MNHN, Paris
INSECTES DERMAPTÈRES 105
Diaperasticinae
Cette sous-famille fut créée par Burr (1907 c) pour l'unique genre Diape-
rasticus Burr. Sous de nombreux rapports, elle est très proche des Forficu-
linae, les espèces de Diaperasticinae s'en séparant par le grand pronotum
transverse des mâles et par les articles des antennes un peu plus longs dans
les deux sexes.
Diaperasticus Burr
Diaperasticus Burr, 1907, Trans. ent. Soc. Lond., 1907, p. 98 (espèce type : Sphingo-
labis sansibarica Karsch, par désignation originelle).
Description. — Tête aussi longue que large, à parties latérales de
l’occiput, en arrière des yeux, relevées chez les mâles, mais normales chez les
femelles; articles des antennes relativement longs, premier article variant en
longueur suivant les espèces; yeux petits. Pronotum plus ou moins carré;
élytres normalement développés ou courts, mais se rencontrant toujours le
long de la suture; ailes présentes ou absentes. Abdomen déprimé, tubercules
du troisième tergite assez petits, ceux du quatrième grands; dernier tergite
transverse, marge postérieure souvent rugueuse et avec deux tubercules chez
les mâles, chacun d’eux situé au-dessus de la base des branches de la pince.
Ces dernières largement séparées à la base chez les mâles; pygidium grand et
transverse; branches de la pince des femelles contiguës, mais en retrait à la
base pour laisser voir un pygidium triangulaire.
Répartition géographique. — Régions éthiopienne et malgache.
Une seule espèce présente à Madagascar : D. erythrocephalus.
Diaperasticus erythrocephalus (Olivier) (fig. 86 et 87)
Forficula erythrocephalus Olivier, 1791, Encycl. méthod., 6, p. 468.
Apterygida erythrocephalus Olivier; Burr, 1907, in A. Vorcrzxow, Reise in Ostafrika
in den Jahren 1903-1905, 2, p. 58.
Apterygida erythrocephala Olivier; Burr, 1908, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 14, p. 119.
Diaperasticus ergthrocephalus Olivier; Burn, 1912, Ann. k. k. Naturhist. Hofmuseum,
26, p. 108.
Diaperasticus ergthrocephalus (Olivier); Hincxs, 1953, Mém. Inst. Scient. Madag.,
€) 4, p. 381.
Diaperasticus erythrocephalus (Olivier); BriNpe, 1966, Trans. R. ent. Soc. Lond., 118,
p 256.
Type. — 9. « Il se trouve au Cap de Bonne-Espérance, et m'a été commu-
niqué par M. John Latham » (lieu de conservation inconnu ou détruit).
Description. — & (fig. 86). Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince :
2-3,5 mm. Tête, pronotum, antennes et pattes brun rougeâtre, le pronotum
avec les bords latéraux jaunes; élytres jaunes, largement noirâtres au niveau
de la suture; abdomen rouge très foncé; branches de la pince brunes, avec la
base généralement de couleur plus claire. Tête large, aires occipitales, latéra-
lement et en arrière des yeux, relevées ou épaissies; yeux petits; antennes
avec les articles relativement longs, premier article égal à la distance sapé-
Source : MNHN, Paris
106 A. BRINDLE
rant les bases des antennes. Pronotum carré, à bord postérieur légèrement
convexe; élytres allongés, deux fois aussi longs que le pronotum; ailes un peu
plus longues que le pronotum. Tête, pronotum, élytres et ailes coriacés,
lisses et un peu brillants. Pattes avec les fémurs élargis; tibias relativement
courts; tarses avec l’article proximal cylindrique et large. le second aplati et
cordiforme en vue dorsale, les distaux rétrécis basalement et élargis dista-
lement. Abdomen à côtés parallèles, un peu déprimé, densément mais non
fortement ponctué; dernier tergite transverse, marge postérieure avec un
tubercule au-dessus de la base de chacune des branches de la pince. Ces
dernières largement séparées à la base, chaque branche avec une dent interne
et basale, cylindrique distalement, bord interne crénelé au moins dans sa moitié
proximale; pygidium grand, transverse et noirâtre.
Genitalia (fig. 87). — Paramères allongés, graciles, arrondis à l’apex;
virga assez courte.
$. — Longueur du corps : 8-10 mm; de la pince : 1,5-2 mm. Semblable au
mâle; aires occipitales non redressées; branches de la pince de même coloration,
mais chaque branche plus grêle, un peu élargie à la base, graduellement fuselée
dans la partie distale, contiguë et à bord interne crénelé dans sa moitié basale.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Non : Diégo-Suarez
(Ch. Alluaud). ï
MaDACAsGaR SamBiRANO : Nosy Komba.
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale XII,
Beondroka, 1200 m (P. Soga). — Andapa (R. Capuron). — Environs de
Maroantsetra, Ambodivoangy; route de Navana, Ankalampona, 130 m;
Fampanambo, 25 m (P. Soga et E. Raharizonina). — Fenerive (A. Voeltzkow).
— lle Sainte-Marie (4. Voelizkow). — Brickaville, Anivorano, Sahamamy
(P. Griveaud). — Tamatave (A. Mathiau). — Andevoranto (4. Mathiau). —
Lac Alaotra (4. Voelizkow). — Route d'Anosibe (R. Vieu). — Forêt Tanala,
région de Ranomafana, entre Savondro et Andranomafana (Ch. Alluaud). —
Mananjary (Ch. Alluaud).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka (4. Robinson).
ManaGascar Ouesr : Route de Majunga, km 510, gaines de Typhono-
dorum (R. Paulian). — Boeni, Maevatanana (J. Decorse).
Répartition géographique. — Régions éthiopienne et malgache.
Biologie. — Cette espèce est commune à Madagascar, mais semble être
particulièrement orientale et de la pluvisilva. Récoltée en VHVITI XL :X,
IL AIT IV, VI.
Discussion. — Espèce distincte, largement répandue dans la région éthio-
pienne mais certainement plus abondante dans la pluvisilva équatoriale africaine.
Bien que les élytres soient généralement développés d'une façon normale
chez les exemplaires malgaches, on connaît cependant quelques individus chez
lesquels ils sont réduits. Cette variation fut signalée par Burr (1907 a) sous
le nom de variété dietzi Bormans.
Source : MNHN, Paris
REMERCIEMENTS
L'auteur désire exprimer ses sincères remerciements aux autorités de
l'Institut de Recherches scientifiques de Madagascar (aujourd’hui le centre
O.R.S.T.O.M. de Tananarive) et à celles du Muséum national d'Histoire
naturelle, à Paris, qui, par le prêt du matériel, ont permis la présente étude.
Des sentiments de reconnaissance devraient aussi être adressés aux chasseurs
qui ont récolté ce matériel si intéressant. J'aimerais aussi remercier
M. M. Doxsxorr, Laboratoire d’Entomologie, pour l'envoi des matériaux et
de la liste des types des espèces malgaches se trouvant au Muséum de Paris.
Mes remerciements iront ensuite au Dr D. R. Racer, Department of
Entomology, British Museum (Natural History), qui m’a permis d'examiner
les spécimens se trouvant dans la collection Malcolm Burr, et à Mr J. HuxrEy,
de la même Institution, qui, en de nombreuses occasions, m’a fourni son
assistance. Je suis redevable à la Royal entomological Society of London
d’avoir pu utiliser des extraits de mon article sur les Dermaptères de
Madagascar publié dans ses Transactions, ainsi que certaines figures. Celles-ci
sont les figures 21 à 29, 51 à 59 et 91 à 103. Les autres ont été dessinées à
nouveau ou sont originales. Le Dr F. Keiser, Musée d'Histoire naturelle de
Bâle, m’a fort aimablement confié pour étude ses espèces madécasses, l’une
d’entre elles était nouvelle. Enfin, j'aimerais exprimer ma gratitude au
Dr P. Vitre, qui m'a donné de précieuses indications sur différentes
localités et qui a bien voulu traduire en français, pour la « Faune de
Madagascar », le texte anglais original.
Source : MNHN, Paris
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duridac) (ibid., (13) 8, (1965), pp. 575-596).
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Source : MNHN, Paris
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1912, pp. 311-380, 5 fig).
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Mag. nat. Hist., (8) 14, pp. 420-428).
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RAR
BIEL.DU
Source : MNHN, Paris
Acnodes, 21.
albocincta, 29.
albovittata, 31.
alluaudi, 79.
Anisolabis, 33.
annulipes, 37.
Antisolabis, 43.
Apterygida, 77.
arachidis, 77.
Auchenomus, 53.
auricularia, 104.
australicus, 89.
BLANDICINA
bolivari, 24.
Borellia, 36.
Brachylabis, 45.
BRACHYLABTINAE, 40.
brunneus, 98.
capella, 63.
CARCINOPHORIDAE, 32.
CARCINOPHORINAE, 33.
Chactospania, 58.
Chelisoches, 84.
CHELISOGHIDAE, 84,
chopardi, 89.
curvicauda, 72.
Dacnodes, 21.
DIAPERASTICINAE, 105.
Diaperasticus, 105.
dietzi, 106.
DiPLATYIDAE, 9.
Diplatys, 10.
diversus, 94.
dubia, 97.
Dyscritina, 10.
Echinosoma, 23.
ECHINOSOMATINAE, 23.
Emboros, 91.
INDEX ()
erythrocephalus, 105.
ÆEnkrates, 84.
Euborellia, 36.
feae, 58.
flavipennis, 89.
forceps, 73.
Forcinella, 38.
Forfiscelia, 72.
Forficula, 103.
FORFICULIDAE, 90.
FORFICULINAE, 103.
fulvescens, 62.
gracillimus, 15.
griveaudi, 83.
hildebrandti, 78.
Rova, 14.
Hypurgus, 100.
inornata, 68.
insulanum, 27.
insularis, 17.
insularis, 81
Isopyge,
ISOPYGINAE, 54.
* keiseri 60.
Kleiduchus, 84.
Labia, 70.
Labidura, 47.
Labidura, 51.
LABIDURIDAE, 46.
LABIDURINAE, 47.
Labidurodes, 81.
LABHDAE, 52.
LABHINAE, 57.
liturata, 22.
lividipes, 51.
G) Les synonymes sont en italique et les taxa nouveaux précédés d’un
astérisque (*).
Source : MNHN, Paris
112
longicornis, 18.
longiforceps (Auchenomus), 53.
longiforceps (Emboros), 95.
Lobophora, 84.
madagascariensis, 55.
major, 20.
malgacha (Metisolabis), 45.
malgacha (Euborellia), 39.
malgacha (Labia), 73.
malgachus, 88.
Marava, 75.
maritima, 34.
Metisolabis, 40.
milloti, 43.
minor, 71.
morio, 85.
mucronatus, 17.
Nala, 49.
Nannopygia, 10.
nanus, 13.
nitidus, 81.
nossibiana, 65.
ochracea, 63.
olsufiewi, 11.
Opisthocosmia, 97.
OPISTHOCOSMIINAE, 90.
ova, 100.
pallipes, 87.
Paralabidura, 49.
A: BRINDLE
Parablandex, 29.
pandanicola, 53.
pauliani, 41.
Picrania, 21.
pittarellii, 60.
Platylabia, 58.
plebeja, 38.
Prolabia, 75.
PYGIDICRANIDAE, 21.
PYGIDICRANINAE, 91.
raharizoninai, 19.
riparia, 47.
rufitarsis, 84.
sekalavum, 26.
sogai, 93.
SPARATTINAE, 52.
Spongovostox, 79.
stali, 38.
Thalperus, 100.
thoracica, 58.
tibialis, 61.
tigrina, 79.
triangulata, 66.
unicolor, 99.
viator, 14.
vocltzkowi, 44.
volcana, 67.
IMPRIMERIE KAPP & LAHURE, 92-Vanves. N° 444 — 2 trimestre 1969.
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe z0010-
gique. L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune » : P. Vigrre, 45 bis, rue de Buffon, Paris (5°), ou à :
M. Paul Grmveau», Centre O.R.S.T.O.M., B. P. 434, Tananarive
(Madagascar).
En vente à la librairie René Tomas
36, rue Geoffroy - Saint-Hilaire, Paris (5°),
et à la librairie de Madagascar
avenue de l’Indépendance, Tananarive (Madagascar).
Date de publication de ce volume : 17 juin 1969.
Fascicules publiés
Fr. malgaches Fr. français
_— Odonates Anisoptères, par le Dr F.-C. Fraser, 1956. 9004. 18 fr.
II. — Lépidoptères Danaidae, None Acraeidae, par
R. PAULIAN, 1956 . . . + . . . . : Den 800 fr. 16 tr.
III. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Vigrre, 1956. 700 fr. A4fr.
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. BREUNING,
LT RE NE TU nn CE 00 . . 4:700 fr. 34 tr.
V. — Mantodea, par R. PAULIAN, 1957 . . . . . . Us 600 fr. 12 fr.
950 fr. 19 fr.
‘700 fr. 14 fr.
1.200 fr. 24 fr.
800 tr. 16 fr.
1.500 tr. 30 fr.
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. BONADONA, 1957
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Viviers, 1958.
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. GriveauD, 1959 . . .
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1959:
X. — Poissons des eaux douces, par J. ArNouLT, 1959. .
Source: MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Fascicules publiés (suite)
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae. Scarabaeina et Fr. malgaches © ÎFr. français
Onthophagini, par R. PAULIAN:; ns. par
Er Lepis; 19600" # AE 4.200 fr. 24 tr.
XII. — Myriapodes Chilopodes, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1960. 4.200 fr. 24fr.
XIII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par
RO PAUSE LOUE ee Re . 8500 Tor.
XIV. — Lépidoptères Fee et Attacidae, Se Ge
LOIR ETES : SERA € 1.200 tr. 24 tr.
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumargr, 1962. . . . . . . 1.200 fr. ?24fr.
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. CROSNIER, 1962. 2.400 fr. 48 ir.
XVII. Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. GriveauD, 1964. 2.500 fr. 50 fr.
XVIII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et “Go par.
A. Crosnier, 1965 . . . . .. 5; ... 28007 650tr.
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Panar, 1965. 4.760 fr. 35tr.
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae Ge
par P. Verre, 1965. . . . 2.500 fr. 50.
CR eee at) cc debuin ee 1007 2800 D TUE,
XXI. — Octocoralliaires, par A. Truier-DurivauLr, 1966 . . . 3.500 £r. 7Ofr.
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. GRJEBINE,
1066 600017 -120.#-
XXIIT. — insectes. Psocoptères, par A. BADONNEL, 1967. . . . . 3.600 fr. TO fr.
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. WaLLey,
AOBAN a db ra Dom hi 1.500 fr. 30 tr.
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par
DAS ERER 10670 AN ARE = Set 4.500 fr. 30 fr.
XXVI. — Insectes. Orthoptères Acridoidea, par V. M. Dinsx et
Me Descamps, 1068 ce ee eu ee 3.500 fr. TOfr.
XXVIT. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PAULIAN et
PAVIEDtE 1068 mea de de Le os 3.000 fr. 60.
XXVIIL. — Insectes. Hémiptères Reduviidae ({* partit), par
A Nicens 1068 0e OU Le 3.600. T7Otr.
XXIX. — Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. KIRIAKOFF,
TIR Re a 2.000 fr. 80.
XXX. — Insectes. Dermaptères, par A. BRINDLE, 1969 . . . . . 2.000 fr. 40 fr.
IMPRIMERIE KAPP & LAHURE
92-Vanves
N° 444 2° trimestre 1969
Source : MNHN, Paris