FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXXI
INSECTES LÉPIDOPTÈRES
NOCTUIDAE PLUSIINAE
par
Claude DUFAY
O.R.S.T.O.M. C.N.RSS.
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Professeur à la Faculté des Lettres de Montpellier
(alors Directeur adjoint de l’I.R.S.M.)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. Calvin Tsrxeso, Vice-Président du Gouvernement,
Président du Comité de la Recherche scientifique et technique.
Son Excellence M. le Ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères
J. RABEMANANJARA.
Son Excellence M. le Dr Rakoto RATSIMAMANGA, Ambassadeur extra-
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris. —
M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de
l'Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de Mada-
gascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l’Université de Mada-
gascar, Tananarive. — M. le Directeur général du C.N.R.S., Paris. — M. le
Directeur général de l’O.R.S.T.O.M., Paris. — M. le Directeur du centre
O.R.S.T.O.M. (anciennement I.R.S.M.), Tananarive.
M. le Professeur R. Heim, membre de l’Institut, Paris. — M. le Professeur
Dr J. MizLor, membre de l’Institut, fondateur et ancien directeur de l’I.R.S.M.,
Paris.
MM. les Professeurs A. S. BazacHowsxy, Paris; A. CHABAUD, Paris;
C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris ; J. GUIBÉ, Paris ; P. LEHMAN, Paris;
G. Perir, Paris ; J.-M. PÉRÈS, Marseille ; M. J. VADoN, Maroantsetra.
Comité de rédaction : M. R. PauLran, Président ; MM. C. DELAMARE
DeBoutrTEevizze, P. DrAcH, A. GRIEBINE, J.-J. PETTER, G. RAMANANT-
SOAvINA, P. ROEDERER, P. Vierte (Secrétaire).
Les volumes de la « Faune de Madagascar », honorés d'une sub-
vention de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier
du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Office de la Recher-
che Scientifique et Technique Outre-Mer.
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXXI
INSECTES LÉPIDOPTÈRES
NOCTUIDAE PLUSIINAE
par
Claude DUFAY
O.R.S.T.0.M. C.N.RS.
Paris
1970
BIEL.OÙ
MUSEUM,
Bibliothèque Centrale Muséum
UNE
7
KE
ÉD
NOCTUIDAE PLUSIINAE 1
AVANT-PROPOS
Jusqu’à présent, dix-sept ou dix-huit espèces seulement de Noctuidae
de la sous-famille des Plusiinae étaient signalées de Madagascar ; parmi elles,
cinq étaient décrites d’après des papillons capturés dans la Grande Ile,
dont quatre étaient considérées comme des endémiques.
La comparaison avec les Plusiinae éthiopiens et l'examen des types
conservés dans divers Musées, principalement au British Museum (N.H.),
a montré que parmi ces dix-huit espèces cinq autres, restées confondues
avec des espèces éthiopiennes, étaient aussi des endémiques.
D'autre part, l'étude des nombreux Plusiinae pris à Madagascar,
surtout depuis vingt ans, et conservés dans les collections du Muséum
national d'Histoire naturelle à Paris, a révélé l'existence à Madagascar
d’un bien plus grand nombre d’espèces puisque trente-neuf en tout y sont
actuellement connues. Vingt ont été décrites sommairement dans une note
préliminaire et sont figurées pour la première fois dans cet ouvrage où est
décrite une vingt et unième espèce nouvelle. Deux de celles-ci existant
aussi en Afrique, dix-neuf sont des endémiques, ce qui porte, compte tenu
des quatre espèces confondues antérieurement avec des Plusiinae éthio-
piens et déjà signalées de Madagascar, à vingt-quatre leur nombre total.
#*x
Les spécimens correspondant aux localités citées à propos de chaque
espèce sont conservés au Muséum national d'Histoire naturelle (pour la
plus grande part), au British Museum (N. H.), ou au Centre O.R.S.T.O.M.
de Tananarive.
Source : MNHN, Paris
BE
Gi
ET,
+ He
NOCTUIDAE PLUSIINAE 3
INTRODUCTION
Parmi les Noctuidae, les Plusiinae font partie du groupe des sous-familles
que l’on réunit habituellement sous le nom de « Quadrifides », du fait de la
présence de la nervure 5 (M2) bien développée, sur les ailes postérieures chez
tous ces Noctuidae.
Jusqu’à présent, les Plustinae n’ont fait l'objet d'aucune révision
d'ensemble pour la faune mondiale, mais seulement pour la faune néarctique
(McDunnoucu, 1944), paléarctique (Kosrrowicxr, 1961) ou japonaise
(T. Iemnosé, 1962). Les espèces et les genres de la faune malgache, ainsi,
d’ailleurs, que des faunes éthiopienne et indo-australienne, appartien-
nent pour la plupart à des groupes non représentés dans ces faunes et ont
été très peu étudiés jusqu’à ces dernières années. D'autre part, la classi-
fication pour la faune mondiale établie par Hampson (1913) ne tient compte
que des caractères morphologiques externes à l’exclusion de toute étude
anatomique. Ceci nous a conduit à réviser complètement la classification
des Plusiinae qui, dans le présent travail, n’est donnée que pour la faune
malgache.
Dans cet ouvrage, une espèce est décrite pour la première fois et trente-
neuf sont signalées de Madagascar ; parmi elles, vingt ont été décrites briè-
vement dans une note préliminaire (C. Durav, 1968) et sont figurées ici
pour la première fois. La proportion des espèces endémiques (vingt-quatre
sur trente-neuf) est en effet très élevée et, avant la création de l’Institut
de Recherche Scientifique de Madagascar, les Lépidoptères « Hétérocères »
de la Grande Ile étaient très mal connus. Ces trente-neuf espèces sont placées
dans sept genres différents, dont trois sont nouveaux et décrits plus loin,
l’un d'eux semblant particulier à Madagascar. En effet, l'étude des caractères
anatomiques de la plupart des Plusiinae de la faune mondiale ne nous a
pas permis de conserver un ensemble de plus de 250 espèces dans un même
grand genre Plusia Ochs. (= Phytometra auct.) qui constituait à lui seul
presque toute la sous-famille des Plustinae. Celle-ci paraît très uniforme
par ses caractères morphologiques externes, mais est, en réalité, très diver-
sifiée par la structure des armures génitales des mâles. D'autre part, à l’in-
térieur d’un même genre cette dernière varie en général assez peu suivant
les espèces. Ceci est particulièrement frappant chez les Autographa ou les
Euchalcia, par exemple, dans la faune paléarctique. Cette diversité des ar-
mures génitales mâles trouvée parmi les Plusiinae éthiopiens et malgaches
nous a done amené à créer de nouvelles coupures génériques, ainsi que l’étude
des derniers sclérites abdominaux des mâles.
Source : MNHN, Paris
4 C. DUFAY
PLUSIINAE
(PHYTOMETRINAE auct.)
Description. — Trompe complètement développée ; palpes labiaux
généralement relevés, triarticulés, quelquefois avec des touffes de longs
poils sur les deuxième et troisième articles. Front lisse, généralement couvert
d’une grande touffe de poils ; yeux lisses, couverts de cils plus ou moins
développés, quelquefois petits et elliptiques. Antennes mâles ordinaire-
ment ciliées, rarement bipectinées ou serratiformes. Thorax couvert d’écail-
les et de poils mélangés, ou seulement de poils, le mésothorax et le méta-
thorax généralement avec une grande crête divisée.
Tibias quelquefois avec de grandes touffes de poils présents aussi,
parfois, sur le premier article des tarses ; tibias typiquement sans épine;
chez quelques genres holarctiques ou paléarctiques tous les tibias ou seule-
ment les tibias postérieurs portent une rangée d’épines.
Abdomen généralement avec une crête dorsale sur les segments basi-
laires, constituée d’une touffe de longs poils sur les premier et troisième
segments, quelquefois avec seulement des rangées de longs poils sur le
premier segment ; le mâle a souvent une grande houppe de longs poils de
chaque côté des cinquième et sixième segments.
Aïles antérieures subtriangulaires, l’apex un peu aigu, le bord externe
soit régulièrement convexe, soit quelquefois faiblement concave entre l’apex
et le milieu puis convexe du milieu à l'angle interne, ce dernier avec une
dent formée de longues écailles, plus ou moins développée ; bord interne
souvent sinué, concave entre le milieu et l’angle interne dentiforme.
Nervures (1) : Ailes antérieures avec 1 a faible ou absente, non anasto-
mosée avec 1 b; 1 c absente ; 3, 4 et 5 issues près de l’angle inférieur de la
cellule ; 6 près de l'angle supérieur ; 9 issue de 8, anastomosée avec 10 et
formant l’aréole ; 11 issue de la cellule. Ailes postérieures avec 1 a et 1 b
présentes, 1 c absente ; la cellule est d’une longueur égale à la moitié de
celle de l'aile ; 3 et 4 partent de son angle inférieur, 5 complètement dévelop-
pée, depuis cet angle ; 6 et 7 partent de l’angle supérieur de la cellule ; 8 est
anastomosée avec la cellule seulement près de la base.
Les ailes antérieures sont souvent ornées de taches à reflet métallique
plus où moins accentué, souvent elles ont sous la cellule et sous la nervure 2
deux taches claires le plus souvent blanches, l’interne en dessous de l'orbi-
culaire, dite tache sous-orbiculaire, l’externe en dessous de la réniforme.
(1) Le système de numérotation des nervures suivi ici est, pour des raisons de commo-
dité, celui de Herrica-ScnÂrrer, dit « système anglais ».
Source : MNHN, Paris
CI
NOCTUIDAE PLUSIINAE
Cette tache sous-orbiculaire est formée d’une fine ligne décrivant une
boucle, un U ou un V, l’externe est arrondie, ovalaire, ou de toute autre
forme, ou formée d’une fine ligne arrondie. Les deux sont souvent tangentes
ou réunies et dessinent dans ce dernier cas un gamma dont les branches
internes libres sont plus ou moins relevées vers l'avant.
Armure génitale $. — Elle est assez variable. Vinculum généralement
fin et long, saccus souvent arrondi, quelquefois dilaté à son extrémité.
Tegumen assez large, court ou allongé. Uncus soit court et épais, soit long
> et fin, quelquefois très long. Valves de forme extrêmement variable, clavus
nul, réduit ou très développé en un appendice digitiforme long et grêle.
Harpes presque toujours présentes, réduites ou développées. Corona plus
ou moins différenciée, avec souvent de longs poils spiniformes, quelquefois
indifférenciée. Fultura inférieure parfois dentée au milieu de son bord supé-
rieur. Edéage bulbeux ou cylindrique, droit ou courbé, quelquefois inerme,
ou armé de manières très diverses, assez souvent d’un unique cornutus plus
ou moins grand et plus ou moins long.
Les sclérites du huitième segment abdominal mâle contenant l’armure
génitale sont toujours très différenciés, ceux du septième segment le sont
aussi assez souvent. Sclérification du huitième tergite étroite et réduite,
très souvent les bords latéraux et le bord antérieur étant seuls sclérifiés,
formant ainsi soit une sorte d’éventail, soit un U. Sclérification du huitième
sternite encore plus réduite, le plus souvent les bords seuls sont sclérifiés :
les latéraux très étroitement, l’antérieur plus ou moins largement, le bord
postérieur sclérifié faiblement, quelquefois non sclérifié ; l’ensemble forme
ainsi une sorte d’étrier sclérifié entourant une membrane où, dans de petites
poches différenciées et souvent granulées, s’ouvrant en dessus, est inséré
de chaque côté un pinceau de longues soies très nombreuses, plus ou moins
développé suivant les genres. Le bord postérieur du huitième sternite est
de plus garni assez souvent de longues écailles ou de très longs poils épais
formant généralement de longues houppes touffues sur ses angles postérieurs.
L'ensemble du huitième sternite et du huitième tergite contient l’armure
génitale mâle comme dans un étui où elle repose sur les longues touffes de
soies du huitième sternite.
Sclérification du septième tergite plus ou moins différenciée, son bord
postérieur étant souvent plus ou moins échancré ou concave. Sclérification
du septième sternite le plus souvent différenciée, souvent longue et étroite,
son bord postérieur échancré, son bord antérieur droit, convexe, concave,
crénelé ou denté au milieu. Dans certains genres ou espèces, les quatrième,
cinquième et sixième tergites sont différenciés, étant très rétrécis à mi-
longueur du fait de la profonde échancrure en arc de cercle de leurs bords
latéraux, où s’insèrent les touffes ou houppes latérales de longs poils parti-
culières aux mâles.
Armure génitale 9. — Bursa de formes diverses, souvent longue ou
ovalaire, en majeure partie membraneuse, très souvent entièrement mem-
Source : MNHN, Paris
6 C. DUFAY
braneuse, comportant très rarement des signum ou une lamina dentata.
Ductus seminalis issu soit de l’extrémité antérieure de la bursa, soit de son
extrémité postérieure (cas le plus fréquent), soit latéral, par l'intermédiaire
ou non d’un prolongement appendiculaire de la bursa. Ductus bursae très
variable, membraneux ou sclérifié, partiellement sclérifié le plus souvent.
Ostium bursae protégé ou non par des lamelles antévaginale ou postvaginale.
Gonapophyses toujours, ou presque, longues et fines. Lobes de l’ovipositor
(ou papilles anales) de formes diverses, le plus souvent subtrapézoïdales.
Répartition géographique. — Les Plusitnae sont répandus sur
toute la Terre depuis les régions subpolaires jusqu'aux régions équatoriales,
et présents sur tous les continents. Mais chaque groupe de genre ou chaque
genre a une répartition limitée, les régions tempérées et pantropicales n'étant
pas, en général, habitées par les mêmes genres.
CLASSIFICATION DES Plusiinae
Les Plusiinae étant un groupe fort homogène en ce qui concerne la
nervation, d’autres caractères doivent être recherchés dans la morphologie
externe ou dans l'anatomie pour définir les genres.
Hampson (1931) les a classés suivant la présence ou l'absence d’épines
sur tous les tibias ou seulement sur les tibias postérieurs. Les Plusiinae
dépourvus d’épines tibiales, ce qui est le cas de la majorité d’entre eux,
sont ensuite répartis en divers genres par cet auteur suivant la forme de
leurs palpes labiaux et de leurs différents articles, suivant la forme des ailes
antérieures, celle des tegulae, suivant le développement de la crête abdo-
minale, etc. Plus de cent cinquante espèces sont ainsi réunies dans le genre
Phytometra Hampson (nec Haworrx) où elles sont groupées suivant les
caractères antennaires (filiformes, serratiformes ou pectinées), la présence
ou l’absence de touftes latérales de longs poils sur les côtés des cinquième
et sixième segments abdominaux des mâles, et suivant les épines et poils
des tibias et des tarses postérieurs (en particulier suivant la présence ou
l'absence d'une petite rangée de longues soies perpendiculaires au tarse
formant une sorte de peigne à la base du premier article sur sa face interne).
Ces trois derniers caractères, ainsi que tous ceux résidant dans les phanères,
ne peuvent être retenus comme des caractères génériques car ils abouti-
raient à placer dans des genres séparés des espèces très voisines par leurs
armures génitales mâles. Il en est de même des groupements d'espèces réunis
d’après la forme et les dimensions respectives des articles des palpes labiaux.
Ces caractères de morphologie externe ne peuvent donc pas être utilisés
pour établir une classification aussi naturelle que possible. Seule l'étude des
armures génitales des deux sexes permet de faire des coupures génériques
bien plus naturelles.
McDunnouGx (1944) à ainsi réparti les espèces néarctiques essentielle-
ment d’après leurs armures génitales en dix-sept genres, dont cinq décrits
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 7
par lui. Kosrrowickt (1961) a tenté, pour la faune paléarctique, une classi-
fication analogue en répartissant les espèces de cette faune aussi en dix-sept
genres, dont trois décrits par cet auteur, mais son travail ne conduit pas à une
taxonomie satisfaisante des Plusiinae paléarctiques, car il contient malheu-
reusement certaines erreurs dans le classement générique (en particulier
dans le genre Argyrogramma). T. Icurnos: (1962) a limité à la faune japo-
naise une révision basée à la fois sur les caractères larvaires et imaginaux
qui aboutit à des résultats semblant beaucoup plus naturels, bien que cer-
tains groupements génériques paraissent assez hétérogènes (dans le genre
Chrysodeixis en particulier) et que la nomenclature suivie pour certains
genres par cet auteur doit être révisée.
Mais la majorité des Plusiinae des faunes malgache, éthiopienne et
indo-australienne ne rentre pas dans les genres définis par ces auteurs, de
telle sorte qu’une nouvelle taxonomie doit être proposée pour eux.
Les armures génitales ainsi que les particularités des sclérites des sep-
tième et huitième segments abdominaux des mâles, souvent différentes
selon les espèces malgré une certaine variation individuelle assez faible,
constituent de bons caractères spécifiques et permettent aussi d'établir des
groupements génériques bien plus naturels. Ces faits concernant les derniers
segments abdominaux des mâles semblent n'avoir jamais attiré l'attention
des auteurs, même dans les récents travaux cité précédemment.
La forme des sclérites des septième et huitième segments abdominaux
des mâles, en particulier du septième sternite, a donc été utilisée ici, avec
les armures génitales, pour séparer et définir les différents genres de Plusiinae.
CLÉ DES GENRES DES Plusiinae MALGACHES
1. Edéage très gros, cylindrique, armé d’un court cornutus spini-
forme, clavus réduit ; huitième tergite mâle transversal, sep-
tième tergite et septième sternite peu différenciés, leur bord
postérieur à peine échancré au milieu. Bursa ovi ide, ductus
seminalis issu de son extrémité antérieure. Coloration générale
d’un gris noir violacé, avec deux taches blanches arrondies
sous la cellule, sans autre dessin. Envergure 30-34 mm aus
FR SUR SP ie sl ORNE Eutheiaplusia (p.10)
— Edéage beaucoup moins gros, de forme variée, cylindrique ou
bulbeux à la base, inerme ou différemment armé, clavus bien
développé ou réduit ; huitième tergite non transversal, le plus
souvent en forme d’éventail, septième tergite et septième ster-
nite plus ou moins différenciés, leur bord postérieur concave
ou plus ou moins fortement échancré au milieu ; cinquième
et sixième tergites mâles souvent échancrés sur les côtés,
l'abdomen portant alors de longues houppes latérales de longs
poils. Bursa de forme variée, ductus seminalis antérieur, pos-
Source : MNHN, Paris
go
G. DUFAY
térieur ou latéral, issu ou non d’un prolongement appendicu-
laire. Coloration autre que celle décrite précédemment, sinon
envergure inférieure à 30 mm .
©
Edéage très bulbeux à la base, muni de nombreux cornuti
spiniformes et de spicules, saccus étroit et fin, long, pointu
à l'extrémité ; septième tergite mâle transversal, plus large que
long, son bord antérieur plus ou moins concave, son bord posté-
rieur subrectiligne ; huitième tergite mâle non en éventail, le
plus souvent en U, huitième sternite en forme de flèche. Bursa
ovoïde munie d’un prolongement appendiculaire antérieur ou
latéral plus ou moins long. Coloration d’un brun roux ou brun
violet à reflet métallique assez brillant, avec deux petites
taches argentées sous la cellule, l'interne en forme de boucle .
+ Ramon reeenr rest Chrysodeixis (p. 174)
Edéage cylindrique ou bulbeux à la base, armé différemment
mais sans nombreux cornuti ni spicules spiniformes, saccus
jamais en pointe fine et allongée ; septième tergite mâle non
transversal, son bord antérieur jamais concave mais droit
où convexe ou muni d’une pointe ou d’un lobe semicireulaire
en son milieu, son bord postérieur concave ou échancré ; hui-
tième tergite le plus souvent en forme d’éventail, huitième
sternite non en forme de flèche. Bursa de forme variée, mais
en général sans long prolongement appendiculaire. Coloration
et dessins très variables, avec ou sans les signes argentés sous
la cellule, avec ou sans reflet métallique. . . . . . . . . . . 3
Edéage fin et cylindrique, armé d’un petit cornutus spiniforme,
uncus très court et épais, son bord inférieur muni de deux
lamelles symétriques arrondies ou crescentiformes, saccus
court et fin, pointu à l’extrémité. Coloration d’un brun violet
à reflets dorés ou cuivrés, avec un tout petit point blanc et une
minuscule boucle, sous la cellule, d’un blanc argenté ou doré,
apex des ailes antérieures aigu . . . . . . . Stigmoplusia (p. 165)
Uncus normal, fin ou épais mais sans lamelle arrondie ni crescen-
tiforme à son bord inférieur, saccus ni effilé ni pointu, arrondi
ou plus moins ampuliforme. Autrement colorés, sans reflet
métallique aussi brillant ou étendu si le point blanc sous la
cellule est minuscule. :5 71 22. 7e RM uen. 4
Palpes très développés, le troisième article muni de longs poils
sur ses faces antérieure, interne et postérieure, envergure supé-
rieure ou égale à 35 mm; coloration d’un brun roux ou brun
violet à reflets cuivrés, avec deux vives taches argentées sous
la cellule. Edéage court et cylindrique, sans cornutus, vesica
munie seulement de deux bandes sclérifiées et de granulations ;
uncus peu allongé mais épais, terminé en crochet; saccus
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE
globuleux, ampuliforme ; valves amples, élargies progressive-
ment de la base au sommet. Bursa bilobée, le ductus seminalis
issu latéralement de l'extrémité postérieure repliée en avant en
un court appendice, de son lobe antérieur. . . Plusiopalpa (p. 155)
Palpes bien moins développés, le troisième article sans long
poil sur ses faces antérieure, interne et postérieure ; envergure
inférieure ou égale à 33 mm; colorations très diverses, ainsi
que les dessins. Uncus allongé ou court, saceus de forme variée ë
édéage armé au moins de petits denticules ou de petits spicules,
le plus souvent d’un ou de plusieurs cornuti, exceptionnelle-
ment d’un gros amas d’épines ; valves non élargies progressi-
vement de la base au sommet. Bursa de conformation diffé-
rente sans prolongement appendiculaire à l’extrémité posté-
rieure d’un lobe antérieur
Edéage court et cylindrique armé d’un gros cornutus bulbeux,
vinculum soudé en une large plaque rectangulaire, saccus
large et carré, uncus court et épais. Bursa ovalaire s’ouvrant
à mi-longueur dans le ductus bursae dont la moitié antérieure
a la forme d’une corne d’abondance, ductus seminalis issu de
l'extrémité antérieure de la bursa. Petites espèces dont les ailes
antérieures ont de vifs reflets métalliques avec un point et une
boucle d’un blanc argenté (ou doré) sous la cellule
Argyrogramma (p. 150)
Edéage jamais muni d’un seul très gros cornutus bulbeux et
vinculum jamais soudé en une large plaque rectangulaire, mais
fin, droit et plus ou moins long. Duclus bursae jamais en forme
de corne d’abondance dans sa moitié antérieure avec le ductus
seminalis antérieur. Coloration et dessins variés, avec ou sans
reflet et tache métalliques
Edéage soit bulbeux ou semi-bulbeux, soit cylindrique, armé le
plus souvent d’un petit cornutus spiniforme ou en aiguille,
accompagné ou non d’un amas en ruban de fins spicules, ou
muni d’un gros amas d’épines ou seulement d’une garniture plus
ou moins dense et développée de denticules, rarement presque
inerme ; il existe parfois plusieurs cornuti mais les autres sont
alors bien plus petits et en crochet. Valves de formes variées,
leur bord inférieur non garni d’épines ou de poils spiniformes
formant peigne, le plus souvent allongées et étroites avec le
sommet plus ou moins élargi. Bord antérieur du septième
sternite droit, convexe ou anguleux en son milieu où il peut
être soit fortement denté, soit muni d’un lobe arrondi, son bord
postérieur concave ou plus ou moins fortement échancré en V
ou en arc de cercle. Bord postérieur du septième tergite concave
ou échancré au milieu en arc de cercle ou en V, rarement en U,
en W ou en oméga. Bursa ovalaire ou subsphérique sans pro-
Source : MNHN, Paris
10 C. DUFAY
longement appendiculaire développé, sinon antérieur, ductus
seminalis antérieur ou postérieur, quelquefois latéral ; bursa par-
fois munie de signum et de lamina dentata. Coloration très
variable, parfois grise ou brune sans reflet métallique prononcé,
signes et taches argentés absents ou présents. Cinquième et
sixième tergites mâles échancrés ou non sur leurs côtés, portant
dans le premier cas de longues houppes latérales de longs
poils LB ph OUR ae ICE Gad OR EE Trichoplusia (p. 15)
_— Edéage cylindrique, jamais bulbeux, armé de plusieurs cornuti
ou seulement d’un gros et long cornutus en bâtonnet, jamais
d'un seul fin cornutus spiniforme, parfois de quelques petits
cornuti:; valves munies sur leur bord inférieur d’une rangée
d’épines ou de poils spiniformes ou de soies rigides caduques
formant peigne, souvent élargies ou rétrécies entre la base
et le sommet, celui-ci constituant parfois un cucullus. Bord an-
térieur du septième sternite non denté au milieu, crénelé ou
muni seulement d’un lobe semicirculaire, son bord postérieur
plus où moins profondément échancré en V ; bord postérieur du
septième tergite presque toujours profondément échancréen U,en
V ou en oméga. Bursa ovalaire ou allongée, quelquefois bilobée,
munie parfois d’un long et large prolongement appendiculaire,
ductus seminalis antérieur, postérieur ou latéral ; jamais de sig-
num ni de lamina dentata. Coloration très variée, presque tou-
jours à reflets métalliques, signes et taches argentés présents
ou absents. Tergites mâles presque toujours fortement échan-
crés sur leurs côtés, avec de longues houppes où touftes de longs
poils, sur les côtés de l'abdomen. . : : : - - Ctenoplusia (p. 91)
Ces clés dichotomiques permettant de distinguer les genres des Plu-
sitnae de la faune malgache ne peuvent pas être considérées comme établissant
un groupement naturel des genres qu'il est assez malaisé de suivre tant que
les armures génitales des deux sexes de toutes les espèces ne sont pas connues.
La femelle de huit espèces parmi les vingt décrites précédemment (Duray,
1968) reste en effet encore inconnue.
Eutheiaplusia n. gen.
Espèce type du genre : Plusia pratti Kenrick = Euthetaplusia pratti (Kenrick).
Description. — Antennes du mâle filiformes, densément recouvertes
de longs et fins cils. Palpes allongés, le second article long et courbé, le
troisième deux fois plus court et fin. Tibias sans épine. Premier article des
tarses postérieurs sans peigne de longues soies perpendiculaires au tarse,
à la base sur sa face interne. Crête abdominale réduite, formée de trois
petites touffes de poils semblables sur les trois premiers segments ; côtés
de l'abdomen revêtus de poils ne formant ni touffe ni houppe différenciée
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 11
sur les côtés des cinquième et sixième segments chez le mâle. Cinquième et
sixième tergites abdominaux mâles presque aussi larges que les précédents,
leurs bords latéraux étant subrectilignes et non échancrés. Septième tergite
et septième sternite peu différenciés, leur bord antérieur un peu convexe
au milieu, leur bord postérieur faiblement concave. Huitième tergite mâle
transversal, bien plus large que long, son bord postérieur échancré au milieu
en arc de cercle. Huitième sternite très court, sans long faisceau de longues
soies (fig. 2). Ailes antérieures élancées, l’apex subaigu, le bord externe
convexe, l’interne à peine sinué, l'angle interne fortement denté.
Fig. 1, armure génitale 4 d’Eutheiaplusia pratti (Kenrick).
Armure génitae & (fig. 1). — Clavus très réduit. Édéage cylindrique,
droit et long, armé d’un cornutus spiniforme. Vinculum court et assez large,
en V ; saccus peu étroit et peu profond, son extrémité rétrécie mais ni pointue
ni arrondie. Tegumen court et étroit. Uncus long et fin, régulièrement courbé
de la base à l'extrémité, celle-ci en pointe fine et non en crochet. Valves assez
longues et étroites, leur sommet bien arrondi, non élargi, sans corona diffé-
renciée ; harpes courtes et épaisses.
Armure génitale ® (fig. 3). — Gonapophyses courtes et assez épaisses.
Ostium non protégé. Ductus bursae entouré peu avant l’ostium d’un large
manchon plissé longitudinalement et faiblement sclérifié, évasé d’avant en
arrière. Bursa subsphérique, entièrement membraneuse, à l'exception
d’une poche située en arrière du débouché du ductus bursaæe, poche dont
les parois plissées sont faiblement sclérifiées. Ebauche de prolongement
appendiculaire antérieur conique et rabattue vers l'arrière; de son extrémité
part le ductus seminalis.
Source : MNHN, Paris
12 C. DUFAY
Répartition géographique. — Madagascar.
Une seule espèce : E. pratti.
Eutheiaplusia pratti (Kenrick) n. comb.
(pl. 1, fig. 1)
Phytometra pratti Kenrick, 1917, Trans. ent. Soc. London, 1917, p. 94, pl. 3.
Phytometra pratti Kenrick ; GaëpE, 1937, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 15,
p. 262.
Type. — Holotype : 1 9, « Madagascar Central, 2 500 ft, I/I11-1911 »
[environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra] (F. B. Pratt) (British Museum,
N. H)).
Description. — Envergure :30,5-34mm; longueur des ailes antérieures :
15,5-17,5 mm.
8. — Antennes brunes, le dessus blane, chaque article étroitement annelé
de brun à l'extrémité sur le dessus. Palpes couverts de poils d’un brun
violet grisâtre, l'extrémité plus claire, lilacée. Cuisses et tibias antérieurs
et moyens, tête, extrémité des tegulae et dessous du corps revêtus de poils
de même couleur. Collier, base des tegulae et thorax couverts de poils d’un
marron foncé, l'extrémité lilacée. Tarses antérieurs blanchâtres, tibias pos-
térieurs revêtus de longs poils jaunes sur leur face supérieure. Articles des
tarses non annelés à leur extrémité. Dessus et côtés de l'abdomen couverts
de poils d’un brun jaune clair, plus jaunes près de la base.
Teinte générale des ailes antérieures brune, saupoudrée d’écailles d'un
gris violet, plus denses dans l’espace basilaire, le long du bord interne et
dans l’espace subterminal, ainsi qu'entre la côte et la cellule, laissant un
espace dénudé, plus foncé, brun, dans le champ médian sous les taches
blanches discales et au-dessus d’elles, relié à l’apex par un large trait oblique,
foncé et un peu courbe. Taches blanches à faible reflet argenté, très appa-
rentes, l'interne arrondie en ovale et prolongée vers la base par un fin petit
trait longeant la cellule, l’externe un peu plus grande et à peu près losangique.
Lignes et dessins très peu distincts, sauf l’antémédiane formée d’un fin
trait argenté, droit et oblique, prolongeant le trait interne de la tache sous-
orbiculaire. Postmédiane apparente sous la nervure 3 et fortement dentée
intérieurement sous la tache blanche losangique, dessinant ainsi un V couché
entre les nervures 3 et 1, puis perpendiculaire au bord interne en dessous
de cette dernière. Subterminale peu distincte, marquée par une ombre grise
en zigzags, dentée extérieurement entre les nervures 4 et 3, et entre 3 et 2,
intérieurement sur 3, infléchie sur 2, puis rejoignant le bord interne tout
près de l'angle interne. Franges homochromes, de la teinte générale, sau-
poudrées de violet gris.
Ailes postérieures d’un gris terne, la base un peu éclaircie, d’un blan-
châtre jaunâtre, lunule très peu distincte, le bord antémarginal saupoudré
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 13
de blanchâtre lilacé. Franges étroitement brunes à la base, puis saupoudrées
de gris lilacé, entièrement d’un jaune brun le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris-noir, saupoudré d’écailles d’un gris-
violet le long de la côte et dans l’espace antémarginal, plus clair, blanchâtre
sous les taches argentées. Lunule et postmédiane très peu marquées. Franges
comme en dessus, plus foncées à l’apex.
Fig. 2, septièmes et huitièmes tergites (à droite) et sternites (à gauche) 3 d'Eutheia-
plusia pratti (Kenrick).
Dessous des ailes postérieures d'un gris clair lilacé, la moitié basilaire
plus claire, d’un blanc jaunâtre sous la cellule ; lunule grise, en épais arc
de cercle bien marqué ; postmédiane droite et oblique, bien nette. Franges
comme en dessus.
Armure génitale (fig. 1). — Valves longues et étroites, le bord supérieur
à peine sinué, le bord inférieur assez fortement à mi-longueur où il présente
une convexité marquée ; sommet bien arrondi à peine élargi, sans corona
différenciée ; clavus court, aussi long que large ; harpes courtes et épaisses.
Fultura inférieure large, subpentagonale. Edéage long et épais, subcylin-
drique et droit, armé d’un cornutus basilaire spiniforme, long, mince et
droit, pointu à l'extrémité, et d’un amas très petit, distal, de minuscules
épines ; la vesica porte, de plus, de nombreuses très petites épines analogues
en rangées annulaires.
Q. — Semblable au mâle.
Armure génitale (fig. 3). — Papilles anales subtrapézoïdales. Ductus
bursae très long et étroit, contourné, fortement dilaté à son extrémité
postérieure où, après un bref anneau complètement membraneux, il est
muni d’un manchon aux parois plissées longitudinalement et faiblement
sclérifiées, s’évasant d'avant en arrière jusqu’à l’ostium ; dans toute sa partie
étroite, les parois du ductus bursae sont assez fortement sclérifiées et ridées ;
il débouche dans la paroi ventrale de la bursa en avant de l'extrémité posté-
Source : MNHN, Paris
14 C. DUFAY
rieure de celle-ci. Bursa entièrement membraneuse, à l'exception d’une
poche située en arrière du débouché du ductus bursae, poche dont les parois
sont plissées et très faiblement sclérifiées. En avant la bursa est munie de
l’ébauche d’un prolongement appendiculaire, conique, rabattu vers l’arrière;
le ductus seminalis part de son extrémité.
Fig. 3, armure génitale 9 d'Eutheiaplusia pratti (Kenrick).
Distribution dans l'ile. — MapaGascar Esr : Massif du Maro-
jejy, Andasy II, 1 300 m (P. Griveaud) ; réserve naturelle intégrale n° 12,
Ambatosoratra, 1 000 m et 1700 m (P. Soga), Beondroka, 1 200 m (P.
Soga). — Baie d’Antongil, presqu'île Masoala, Hiaraka, 1000 m (P.
Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette). — Route d’Anosibe, Ampitameloka,
840 m (P. Griveaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m
(P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (F. B.
Pratt, P. Viette). — Italaviana, 6 km Nord-Ouest de Fanovana, 730 m
(P. Griveaud). — Environs de Fort-Dauphin, forêt d’Isaka (R. Catala).
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 15
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, 1 230 m (P. Griveaud). —
Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 300 m (P. Vielte). —
Pays Betsileo, route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambatofitorahana,
1 600 m (P. Vielte). — Ankarampotsy, près de Fianarantsoa, col de Tan-
tamaly (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. —- Espèce récoltée d’octobre à mars et, de plus, dans
l'Est, en juin et juillet.
Trichoplusia McDunnough
Trichoplusia MeDunouen, 1944, Mem. South. Calif. Acad. Se., 2, p. 204 (espèce type :
Plusia ni var. brassicae Riley, par désignation originelle).
McDunnouGn (1944) a décrit ce genre sur une seule espèce : Plusia ni
Hb. IciNosé (1962) considère ce Plusiinae comme un Chrysodeixis Hb.
(espèce type : P. chalcites Esp.) mais cet auteur rassemble dans ce genre
un groupe de Plusiinae japonais dont les armures génitales mâles et femelles
sont très différentes d’une espèce à l’autre, ce qu’il reconnaît d’ailleurs en
écrivant : « Genitalia considerably variing with species both in male and
female». Ce groupement générique est ainsi bien trop hétérogène pour
être naturel et il n’est pas possible de suivre la taxonomie proposée par le
Dr. IcHiNosÉ qui aboutirait ainsi à considérer le genre Trichoplusia McDunn.
comme synonyme du genre Chrysodeixis Hb., ce qui ne peut pas être le
cas, étant donné l’armature très dissemblable de l’édéage dans ces deux
genres et les différences des derniers sclérites abdominaux mâles.
Par contre Plusia orichalcea Esp. et les espèces voisines de celles-ci
peuvent être considérées, étant donné les similitudes de leurs armures
génitales mâles, comme congénériques avec Trichoplusia ni. Or, HAMPSON
(1913) a désigné P. orichalcea (Hübner) comme l'espèce type du genre
Diachrysia Hübner (1821, Verz. bek. Schmett., XVI, p. 252) qui aurait
ainsi priorité sur Trichoplusia McDunn. Mais cette désignation fait que le
genre Diachrysia Hb. n’a pas du tout le sens que lui ont attribué les auteurs
ultérieurs (Kosrrowickt, 1961, IcmiNosé, 1962) puisque parmi les espèces
rangées par HüBNER dans son genre Diachrysia figurent D. aurifera Hb.
(c’est-à-dire P. orichalcea F.) et D. orichalcea F. que HüBNER, d’une manière
erronée, considère comme synonyme de P. chryson Esp. Comme le D.
orichalcea figurant dans la liste des espèces du genre Diachrysia est, au sens
de Hügner, Plusia chryson Esp. c’est ce dernier qui est en réalité l’espèce
type du genre Diachrysia Hb., suivant la désignation faite par HAMPsoN.
En conséquence, le genre considéré par Kosrrowicxt et IcHINoOsé comme
étant Diachrysia Hb., avec pour espèce typele véritable P. orichalcea de FABRI-
cIus, n’a pas de nom valable, puisque Diachrysia Hübner doit être considéré
Source : MNHN, Paris
16 C. DUFAY
comme un synonyme de Plusia Ochsenheimer, 1816, leurs espèces types, P.
chrysilis L. (désignée par DuponcmeL en 1829) et P. chryson Esp. étant
congénériques.
De la sorte, le genre incluant P. orichalcea F. ne peut être nommé que
Trichoplusia McDunnough, si l’on considère P. orichalcea F. congé
avec T. ni Hb.
Description. — Antennes filiformes, finement ciliées. Palpes labiaux
peu allongés, le second article à peine courbé ou un peu allongé et courbé,
le troisième en général petit et court, une fois et demie à trois fois plus court
que le second, quelquefois aussi long. Tibias sans épine, premier article des
Larses postérieurs avec ou sans peigne de longues soies perpendiculaires, à sa
base sur sa face interne. Crête abdominale développée, constituée d’une
touffe assez longue sur le premier segment, d’une moins longue sur le troi-
sième et d’une petite sur le second. Houppes latérales bien développées et
différenciées chez le mâle de la plupart des espèces sur les côtés des cinquiè-
me et sixième segments, remplacées cependant chez certaines espèces par
des touffes de longs poils non individualisées en houppes et peu distinctes
parmi le fort revêtement pileux des côtés de l'abdomen des mâles ; chez
certaines espèces, ces houppes ou touffes latérales sont complètement
absentes. Sclérification des tergites abdominaux mâles des segments 3 à 6
différenciée ou non, côtés des cinquième et sixième tergites soit droits ou
faiblement concaves, soit, le plus souvent, assez fortement échancrés en
arc de cercle. Septième tergite mâle en général peu différencié, son bord
postérieur soit droit ou faiblement concave, soit échancré peu profondément
en arc de cercle, en V ou en oméga, le huitième tergite en forme d’éventail.
Sclérification du septième sternite mâle bien différenciée en général, souvent
allongée et étroite, son bord antérieur soit droit, soit faiblement convexe
ou anguleux au milieu, soit encore fortement et triangulairement denté
ou muni au milieu d’un lobe arrondi ou semicirculaire ; son bord postérieur
échancré plus ou moins profondément en arc de cercle ou en demi-cercle,
ou profondément en V ou en U entre les deux angles postérieurs prolongés
en pointes plus ou moins fines et plus ou moins divergentes. Huitième sternite
pourvu des deux faisceaux de longs poils très développés, très rarement
réduits.
Aïles antérieures plus ou moins longues et étroites, l’apex souvent
subaigu ou aigu, le bord interne sinué ou subsinué, l’angle interne en général
denté plus ou moins fortement. Coloration générale fort variable d’une
espèce à une autre, avec ou sans reflet métallique, avec ou sans signe ou
tache clair à reflet métallique sous la cellule, souvent avec seulement
un fin trait clair, quelquefois peu distinct, en V couché sous la cellule et
traversant longitudinalement l’espace médian.
Armure génitale 4. — Vinculum en général long, large ou étroit, en
forme de V allongé ou d'Y ; saccus en général étroit et arrondi, l'extrémité
Source : MNHN, Paris:
NOCTUIDAE PLUSIINAE 17
plus ou moins élargie en ampoule ou en losange, rarement tronquée et large,
ou arrondie ; tegumen plus ou moins long et étroit ; uncus en général long
et fin, mais assez variable. Valves allongées, assez étroites, souvent plus
étroites à la base, quelquefois dans leur moitié distale, plus ou moins élargies
après leur tiers basilaire dans la plupart des espèces, ou élargies très progres-
sivement de la base au sommet, ou encore amincies avant le sommet qui
est alors faiblement élargi en massue. Clavus en général bien différencié
(inexistant chez quelques espèces), soit court et peu épais, subconique et
réduit, soit très long et grêle. Edéage en général long, soit fortement bulbeux,
soit renflé ou ampuliforme à sa base, soit cylindrique et fin sur toute sa
longueur, soit relativement court et épais ; il est armé en général d’un unique
cornutus spiniforme soit court et épais, soit fin et pointu, plus ou moins
long, le plus souvent assez court, accompagné ou non d’un amas souvent
rubanné de nombreuses et très petites épines ou de quelques plus petits
cornuti en forme de crochet, mais rarement d’un gros amas de fines épines
assez longues sans aucun cornutus, plus souvent d’une rangée de spicules
plus où moins nombreux accompagnés de denticules, ou presque inerme.
Armure génilale $. — Ostium bursae non protégé ou entouré de replis
plus ou moins sclérifiés de la membrane intersegmentaire 6-7 formant une
lamelle postvaginale incomplète, quelquefois précédé d’une très petite
lamelle antévaginale. Ductus bursae très variable suivant les espèces, le
plus souvent long, fin et membraneux, quelquefois extrêmement long et
plusieurs fois replié sur lui-même, parfois muni dans sa moitié postérieure,
d’un manchon bien sclérifié évasé d'avant en arrière ; son extrémité posté-
rieure est souvent évasée en entonnoir membraneux ou entourée d’un étroit
collier plus ou moins sclérifié. Bursa allongée, ovalaire ou ovoïde, membra-
neuse, ductus seminalis issu le plus souvent de son extrémité postérieure.
Répartition géographique. — Genre cosmopolite, tropical et sub-
tropical.
Ce genre comprend de très nombreuses espèces dans les régions tropi-
cales et équatoriales, en particulier en Afrique, où la plupart des Plusiinae
appartiennent à celui-ci et au suivant.
Dix-huit espèces sont connues à Madagascar.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Trichoplusia
1. Coloration générale des ailes antérieures grise ou d’un brun-
gris, sans vif reflet métallique, ni signe ou tache argenté bien
apparent, sinon blanc sans reflet ; abdomen des mâles avec ou
sans houppe latérale de longs poils sur les côtés des cinquième
et sixième segments . 5 ë
— Ailes antérieures autrement colorées, 3 avec ou sans reflet métal.
Source : MNHN, Paris
18 C. DUFAY
ques, avec ou sans tache argentée bien apparente; abdomen
des mâles avec des houppes latérales de longs poils sur les côtés
des cinquième et sixième segments (sauf chez une espèce) . . . 6
2. Aïles postérieures jaunes largement bordées de noir le long du
bord externe ; antérieures d’un brun-gris avec une tache
blanche rondeet nette . . . : . . . T. exquisita (p. 37)
— Ailes postérieures grises ou blanchâtres É
3. Abdomen des mâles avec des houppes latérales de longs poils
jaunâtres sur les côtés des cinquième et sixième segments ;
de petites ou minuscules taches ou points blancs sous la cellule 4
— Abdomen des mâles sans touffe latérale de longs poils sur les
côtés des cinquième et sixième segments ; pas de tache blanche
sous la cellule, ou un gros trait blanc longitudinal . . . . . . 5
4. Aux ailes antérieures, subterminale plus denticulée, précédée
devant l’apex de traits sagittés noirs ; tache blanche sous la
réniforme pleineetnette . . . Dep EnRT enr (p. 20)
— Subterminale ni denticulée ni Fe de is sagittés noirs
devant l’apex ; tache blanche sous la réniforme limitée à son
contour, non pleine, bien moins apparente . T. molybdina (p. 24)
5. Un large trait longitudinal blanc oblique, traversant l’espace
médian sous la cellule ; subterminale peu apparente et denticu-
lée devant l’apex . . . Fe T. transfixa (p. 29)
— Dessins variés, sans ie ai nef blanc à travers
l'espace médian; subterminale blanchâtre et courbée sous
l’apex, très apparente. . . . . . . . . . ‘T. arachnoïdes (p. 33)
6. Ailes antérieures de coloration générale variée, avec ou sans vif
reflet ou tache métallique étendue, mais sans point ni tache
blanche argentée sous la cellule, tout au plus avec une fine ligne
en V couchée sous la cellule, d’un blanc argenté . . . . # 7
— Ailes antérieures avec toujours des signes ou taches nt
(quelquefois punctiformes) nets sous la cellule, leur coloration
générale plus ou moins métallique . . . . . . . . . . . . . 15
7. Ailes antérieures avec une large tache métallique d’un vert
doré sur le bord externe, de l’apex au bordinterne . . . 8
— Ailes antérieures sans grande tache métallique d’un Se doré
SOUS RÉ APE Mec ee Die IPN OU ET rte 9
8. Tache métallique vert doré n’atteignant pas le bord interne.
T. orichalcea (p. 41)
— Tache métallique sen doré sHtegiantie bord interne T. florina (p. 46)
Source : MNHN, Paris:
10.
13.
14.
15.
16.
NOCTUIDAE PLUSIINAE
Ailes antérieures de coloration générale assez uniforme, sans
ligne ni dessin très apparent sous la cellule F8
Ailes antérieures de coloration variée, ou marbrées, avec une
ligne en V couché sous la cellule, d’un blanc d’argent, bien
distincte Ac OU ACIE OP ENIRT PAUCIENN AE
Antérieures d’un brun violacé, sans aucun reflet métallique ni
tache à reflet métallique . . . . . . . . . . . ‘T. homoia
Antérieures avec quelques reflets métalliques localisés, en
particulier avec une tache cuivrée le long du bord externe .
Collier roue SNS PEU ARE QUAT Hienicollis
Collier homochrome ou à peine orangé
. Ligne postmédiane des antérieures fortement dentée intérieu-
rement sous la réniforme . . . . . . . . . ‘T. anargyra
Postmédiane non dentée intérieurement sous la réniforme ;
envergure 20-20enmM-nt eat let - dh-ucr en LUE OIL
Ailes antérieures de coloration rosée avec la moilié apicale
dorée". Se RE CE C0 T. semirosea
Antérieures autrement HAE 5
Antérieures d’un gris noir violacé, avec une ligne en V couché
sous la cellule, d’un blanc argenté, très apparente T. indicator
Antérieures marbrées de brun à reflet mordoré et de rosâtre
T. viettei
Antérieures avec une large tache d'un blanc d'argent, carrée
sous l’orbiculaire . . . . . EN SPORT" lampra
Deux taches argentées ou un fn gamma argenté sous la cellule
Antérieures d’un gris noir violacé, avec une très fine ligne
argentée en gamma sous la cellule . . . . . . . . "T. sogai
Antérieures autrement colorées .
. Antérieures de teinte très métallique, d’un roux doré éclatant
avec deux très nettes taches argentées .
0 JE 10 D Dot T. cupreomicans
Anterieires d’un gris violacé avec une tache d’un rouge feu le
long du bord externe en son milieu, et une autre sur la partie
postérieure de l’espace médian ; lignes et taches argentées .
Hoi D-Mbel-rignescens
@.
@:
@.
@:
@.
19
10
13
49)
11
. 54)
12
59)
67)
63)
14
69)
72)
. 84
16
. 87)
12
73)
. 80)
Source : MNHN, Paris
20 C. DUFAY
Trichoplusia ni (Hübner)
(pl. 1, fig. 10)
Noctua ni Hübner, [1800-1803], Samml. europ. Schmett., vol. 4, Noctuae, pl. 58, fig. 284.
Plusia ni Hübner ; SAALMÜLLER, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 394, n° 713.
Type. — « Europe » (vraisemblablement disparu).
Description. — Envergure : 26-33 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 13-16,5 mm.
4. — Antennes d’un gris brun. Palpes peu allongés, le second article
assez court, le troisième fin et deux fois plus court, couverts de poils gris
brun mélangés de poils blancs, plus denses sur la face antérieure. Tête,
thorax, tegulae, abdomen et pattes couverts de poils d’un brun gris plus ou
moins mêlés de blanc à l'extrémité. Collier d’un brun jaune clair, traversé
par deux lignes d’un brun foncé, l'extrémité brune puis étroitement blan-
châtre. Crête abdominale réduite, brune, formée de deux touffes sur les
premier et troisième segments ; une longue houppe de poils jaunes sur les
côtés des cinquième et sixième segments, quelques touffes de longs poils
jaunâtres, de plus, sur les côtés de l'abdomen à la base. Dessous du corps
blanchâtre.
Fig. 4, armure génitale 4 de Trichoplusia ni (Hübner).
Ailes antérieures assez élancées à l’apex, le bord interne un peu sinué,
l'angle interne denté. Coloration générale d’un gris brun plombé saupoudré
de blanchâtre, les taches sous-cellulaires blanches sans reflet, ressortant
nettement, souvent réunies en une seule, l’interne en U incliné, ses branches
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 21
libres encadrant l'orbiculaire, l’externe petite et punctiforme. Lignes et
dessins bien marqués, blanchâtres ou rosés. Espace basilaire gris, saupoudré
de blanchâtre, la ligne basilaire peu nette. Antémédiane formée d’un minus-
cule trait blanc reliant l’orbiculaire à la côte puis de petits arcs blancs,
convexes extérieurement entre les nervures, depuis la cellule jusqu’au bord
interne. Orbiculaire bien apparente par son contour linéaire blanc, fin, en
ovale allongé longitudinalement. Réniforme peu distincte. Espace médian
plus foncé entre cette dernière, la postmédiane et les taches blanches. Post-
médiane très apparente, blanchâtre et très fine, suivie d’un large saupou-
drement épais, incluse entre deux lignes brunes, ondulée de la côte à la
nervure 4, subrectiligne en dessous de celle-ci jusqu’à la nervure 2, et fai-
blement dentée extérieurement sur la nervure 1. Subterminale en zigzags,
blanchâtre, soulignée intérieurement et par endroits de noir, dentée exté-
rieurement entre les nervures 3 et 4, et entre 2 et 3, intérieurement entre
1 et 2. Une ligne antéterminale blanche, droite et parallèle au bord externe.
Ligne terminale noire, formée de petites lunules internervurales. Franges
étroitement jaunes à leur base, puis d’un brun olive, traversées par une ligne
ondulée blanchâtre formée entre les nervures d’arcs convexes intérieurement,
brunes et mêlées de jaune au delà de cette ligne.
Ailes postérieures d’un jaune blanchâtre dans leur moitié basilaire,
lunule et ligne postmédiane à peine indiquées, nervures et moitié distale
grises. Franges étroitement jaunâtres à leur base, traversées par une ligne
grise discontinue, leur moitié distale blanche, entièrement jaunes le long
du bord interne.
Dessous des ailes antérieures jaunâtre à la base et le long de la côte
et du bord interne, puis gris, réniforme et postmédiane transparaissant
faiblement en plus foncé, une bande antéterminale assez large, saupoudrée
de blanchâtre. Ligne terminale et franges comme au-dessus.
Dessous des postérieures jaunâtre dans leur moitié basilaire, saupoudré
de gris sous la côte et obscurci, gris, au delà d’une postmédiane très peu
marquée, dentée en dedans sur toutes les nervures. Franges comme au
dessus.
Armure génitale (fig. 4). — Vinculum peu allongé et étroit, saccus étroit
et arrondi ; tegumen très allongé et assez étroit ; uncus long et peu épais,
terminé par une petite pointe très fine et courbée. Valves longues et relati-
vement larges, faiblement élargies en leur milieu et au sommet, le bord
supérieur bisinué ; clavus court et assez épais, renflé en massue à son extré-
mité ; harpes issues de l’angle supéro-externe du processus inférieur à mi-
longueur des valves, longues et fortement sclérifiées, dirigées d’abord vers
le sommet, puis coudées à angle droit et dépassant le bord supérieur des
valves, l'extrémité pointue, plus épaisses avant ce coude et plus fines après.
Fultura inférieure très courte, son bord inférieur s’avançant triangulai-
rement au milieu, son bord supérieur fortement échancré en arc de cercle.
Edéage long, fortement renflé et bulbeux dans son tiers antérieur, puis étroit
et subcylindrique, faiblement courbé, armé d’un fin cornutus bulbeux spini-
forme, très pointu, en aiguille.
Source : MNHN, Paris
22 C. DUFAY
Septième sternite peu allongé et peu rétréci en arrière, son bord anté-
rieur anguleux en avant au milieu, les côtés concaves et le bord postérieur
échancré en arc de cercle entre deux pointes latérales étroites et très diver-
gentes. Septième tergite peu différencié, faiblement échancré sur son bord
postérieur (fig. 5).
Fig. 5, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Trichoplusia ni (Hübner).
Q. — Semblable au mâle, avec l'abdomen dépourvu de touffe et de
houppe de longs poils jaunes sur les côtés.
Armure génitale (fig. 6). — Papilles anales semi-circulaires. Ostium
bursae non protégé. Ductus bursae extrêmement long et fin, en ruban sclé-
rifié sur presque toute sa longueur, plus long que l’abdomen où il est replié
plusieurs fois sur lui-même ; en arrière, près de son ouverture dans l'ostium,
il s'élargit et est membraneux, puis rétréci sur une brève longueur, après
laquelle il s’évase en entonnoir avec une étroite et faible sclérification
annulaire précédant l'ostium. En avant, il débouche au tiers postérieur de la
bursa qui présente une très faible sclérification de ses parois dans le prolon-
gement du ductus bursae. Bursa assez courte, rétrécie en arrière de l’ouver-
ture du ductus bursae jusqu'à son extrémité postérieure, d’où part direc-
tement le ductus seminalis.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norn : «Diego-Suarez »
(G. Melou) [en raison des localités indiquées ci-dessous, G. MELou avait
probablement récolté l'espèce à la Montagne des Français].
Mapacascar Sup : Soalary (Dr. Prochaska). — Betioky-Sud (Dr.
Prochaska). — Plateau Mahafaly, Ankalirano (P. Griveaud). — Ambo-
vombe (R. Decary). — Behara (R. Decary).
Répartition géographique. — Espèce cosmopolite, subtropicale et
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 23
tropicale, migratrice dans les régions tempérées, présente dans les régions
paléarctique et néarctique.
Biologie. — Espèce récoltée à Madagascar de novembre à février
dans les régions sèches.
La chenille vit sur des plantes basses très diverses dans les régions
tempérées (Coreopsis, Salvia, Foeniculum, Urtica, etc.) et peut dévorer les
plantes cultivées (choux, choux-fleurs, laitues, etc.).
Fig. 6, armure génitale 9 de Trichoplusia ni (Hübner).
Source : MNHN, Paris
24 C. DUFAY
Trichoplusia molybdina (Dufay) n. comb.
(pl 1, fig. 9)
Plusia (s. L) molybdina Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 198
Phylometra oblusis
(partim).
Phytometra oblusisigna Walker ; Gaer, 1937, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde,
15, p. 261.
Plusia obtusisigna Walker; Paucrax et Vierre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag.,
(E) 6, (1955), p. 233.
gna Walker ; HampsoN, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M., 13, p. 479
L'étude du type de Trichoplusia obtusisigna (Walker) n. comb., de
Ceylan d’une part, et des papillons africains et malgaches considérés comme
appartenant à cette espèce, d’autre part, m'a montré que ces derniers
appartiennent à une espèce distincte de T. obtusisigna, bien différente par
son armure génitale mâle. L'espèce éthiopienne et malgache n'avait pas
encore été nommée ni décrite.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Centre, Manjakandriana, La
Mandraka, 1 260 m, 30-X-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 26-31 mm ; longueur des ailes antérieures :
13,5-16 mm.
d. — Antennes d’un brun gris. Palpes peu allongés, le second article
à peine courbé, le troisième une fois et demie plus court, droit, son extrémité
tronquée carrément. Palpes, cuisses, tibias et thorax revêtus de poils d’un
gris ardoise mêlé de blanchâtre, leur base brune ; tête couverte de poils d’un
jaune brun ; collier beige à la base, traversé par une ligne noire, l'extrémité
étroitement blanchâtre; tegulae blanchâtres, traversés par une ligne
brune, l'extrémité foncée. Crêtes thoraciques brunes, leur extrémité blan-
châtre. Première touffe de la crête abdominale très développée, d’un brun
jaune sur le devant, traversé par une ligne noire, l'extrémité blanchâtre.
Une petite touffe brune sur le troisième segment. Abdomen revêtu de poils
jaunâtres, avec des houppes de longs poils jaunes sur les côtés des cinquième
et sixième segments. Articles des tarses bruns, annelés de blanc à l'extrémité.
Ailes antérieures larges, peu élancées à l’apex, le bord interne sinué,
l’angle interne fortement denté. Coloration générale d’un gris plombé avec
une tache plus foncée, noirâtre et diffuse, à très faibles reflets métalliques,
dans l’espace médian, sur la réniforme et entre celle-ci, la postmédiane et
les taches sous-cellulaires. Ces dernières sont assez peu distinctes, contiguës,
marquées seulement par leur contour très fin, d’un blanc un peu argenté,
l’interne en un petit U, l’externe en forme de petite boucle ovale. Autres
taches et lignes transverses apparentes, sauf la basilaire. Antémédiane très
nette, formant un petit trait blanc joignant l’orbiculaire à la côte, puis,
sous la cellule, une ligne assez régulièrement convexe extérieurement, claire,
blanchâtre, bordée extérieurement par une ligne d’un brun-noir. Orbiculaire
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 25
Fig. 7, armure génitale & de Trichoplusia molybdina (Dufay).
de la teinte générale, ovale, entourée d’une fine ligne blanche. Réniforme
distincte, marquée de noir sur son pourtour, Une ligne médiane brune sous
la tache en U, oblique et continue jusqu’au bord interne. Postmédiane
double, grise, incluant une ligne grisâtre, en zigzags de la côte à la nervure 5,
puis formée d’arcs internervuraux convexes intérieurement de la nervure 5
au bord interne, soulignée de noir depuis la nervure 3 jusqu’à ce dernier.
Subterminale nette, précédée d’une bande grise plus foncée qui la fait
ressortir, en zigzags, droite entre les nervures 7 et 6 où une petite macule
noire la borde intérieurement, puis dentée intérieurement entre les nervures
5 et 6 et sur 2 et 3, extérieurement entre 3 et 4, et entre 2 et 3. Un point
noir marginal au milieu de chaque espace internervural. Franges étroitement
blanches à leur base, puis grises, mêlées de blanchâtre à leur extrémité.
Ailes postérieures d’un gris jaunâtre, éclairci dans leur tiers basilaire
blanchâtre. Franges blanches, traversées par une ligne médiane grise plus
épaisse sur les nervures, entièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, saupoudré de blanchâtre à la base,
le long de la côte et du bord interne ; postmédiane apparente. Franges
comme sur le dessus, mais un peu plus claires.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, fortement saupoudré de
gris sous la côte et dans leur tiers distal, lunule distincte, reliée à la côte par
Source : MNHN, Paris
26 C. DUFAY
l’ébauche d’une ligne médiane ; postmédiane nette grise, subparallèle au
bord externe ; au delà de celle-ci, une large ombre antémarginale grise plus
foncée, parallèle au bord externe. Franges comme sur le dessus, avec l’extré-
mité plus foncée.
NV
Fig. 8, septième sternite, septième et huitième tergites & de Trichoplusia molybdina
(Dufay).
Armure génitale (fig. 7). — Vinculum en V allongé, saccus losangique,
tegumen long et étroit ; uncus court et fin, courbé régulièrement, terminé
par un très petit et très fin crochet courbé. Valves longues et étroites, leur
tiers distal plus mince avant le sommet, ce dernier un peu renflé en massue ;
sacculus large et arrondi ; clavus non différencié ; angle supéro-externe du
processus inférieur prolongé en un long et massif appendice bien sclérifié,
anguleux à son bord supérieur, aminci après cet angle puis fortement dilaté
en massue ; angle inférieur externe du processus inférieur prolongé par une
lame bien sclérifiée, en forme d’ergot, pointue à son extrémité et dépassant
largement le bord inférieur de la valve ; une seconde lame, assez semblable,
plus grande, prolonge le processus inférieur, mais est dirigée vers le haut et
dépasse le bord supérieur de la valve. Fultura inférieure semicirculaire,
son bord inférieur largement arrondi, son bord supérieur concave, et échan-
cré en un petit arc de cercle en son milieu. Edéage assez long et fin, droit,
peu renflé à la base, armé d’un cornutus court et épais, non bulbeux, son
extrémité arrondie ; une large bande peu sclérifiée à la base de la vesica.
Vallum penis terminé antérieurement par une plaque peu sclérifiée, ponctuée,
portant de très petits denticules, puis par une membrane où sont insérées
des rangées de courts poils spiniformes.
Septième tergite rétréci en arrière, mais non différencié ; septième
sternite différencié, son bord antérieur muni en son milieu d’une large
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 27
et forte dent, son bord postérieur échancré peu profondément en U, ses
côtés assez fortement concaves, les angles postérieurs plus sclérifiés et formant
deux processus divergents (fig. 8).
9. — Semblable au mâle ; l'abdomen couvert de poils gris assez courts,
sans houppe de longs poils jaunes sur les côtés des cinquième et sixième
segments.
Armure génitale (fig. 9). — Papilles anales subtriangulaires plus larges
que longues. Des replis sclérifiés de la membrane intersegmentaire 6-7
forment deux rides fortement sclérifiées de part et d’autre de l’ostium bursae,
muni, d'autre part, d’un court manchon incomplètement sclérifié formé de
deux plaques latérales ovales, fortement sclérifiées. Le ductus bursae est
court et étroit, membraneux dans son tiers postérieur et sclérifié fortement
dans ses deux tiers antérieurs en un manchon plissé en rides longitudinales,
puis brièvement membraneux et très étroit en avant, avant son ouverture
près de l’extrémité postérieure de la bursa. Celle-ci est entièrement membra-
neuse, et ovalaire, prolongée en arrière de l'ouverture du ductus bursae
par un court appendice subconique membraneux d’où part le ductus semi-
nalis.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Norp : «Diego-Suarez »
(G. Melou).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1260 m (P. Griveaud). —
Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m (A. Robinson, P. Vielte). — Pays
Betsileo, lambeaux forestiers au Sud d’Ambositra, Ankazomivady, 1 640 m
(P. Griveaud).
Macacascar Ouesr : District d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Ant-
singy, 190 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Afrique et Madagascar.
L’exemplaire conservé au British Museum (N.H.) et venant de Durban
est à l’origine de la citation de Phytometra obtusisigna Walker en Afrique,
faite par Hampson (1913), puis par GAEDE (1937).
Biologie. — Espèce récoltée à Madagascar de décembre à juillet, et,
de plus, en octobre à La Mandraka. A Tananarive, elle se trouve à la fin
de la saison des pluies.
La chenille a été observée sur les feuilles de Mimulus et la nymphose
dure de 8 à 26 jours en mai-juin, selon PauLran et Vrerre (1956).
Discussion. — Par son habitus et son anatomie, cette espèce est
très voisine de Trichoplusia obtusisigna (Walker) de Ceylan et de l'Inde.
Source : MNHN, Paris
28 C. DUFAY
Fig. 9, armure génitale £ de Trichoplusia molybdina (Dufay).
Elle en diffère par sa taille en moyenne plus grande, sa teinte générale d’un
gris plus plombé, sans nuance rose, par l'ombre plus foncée précédant la
ligne subterminale des ailes antérieures qui est moins marquée et plus étroite
devant l'apex. Chez T. obtusisigna l'orbiculaire et la petite tache en U sont
bien moins apparentes, blanches et sans reflet argenté comme chez
T. molybdina; les branches libres de VU y sont plus perpendiculaires à la
cellule et non obliques par rapport à elle comme chez T. molybdina.
La subterminale est plus sinuée chez T. oblusisigna où elle est formée d’arcs
convexes extérieurement entre les nervures 2 et 3, 3 et 4 et entre 4 et 5,
avec des petites macules d’un brun faiblement doré la précédant entre ces
nervures. Maïs les armures génitales 4 de ces deux Trichoplusia sont très
différentes par la forme des valves et celle des gros appendices sclérifiés
des angles externes du processus inférieur.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 29
Trichoplusia transfixa (Walker) n. comb.
(pl 1, fig. 5)
Abrostola transfixa Walker, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B. M., 12, p. 884, n° 8.
Phytometra transfixa Walker ; GAEDE, 1939, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 15,
p. 262, pl. 31 1.
Plusia transfixa (Walker) ; PAULIAN et VieTte, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E)
6, (1955), p. 233, fig. 82, pl. IX, fig. 1.
Plusia ozygramma Hübner ; Pacewsrecner, 1907, in A. Vorrrzxow, Reise in Osta-
frika, Band 2 (System Arb.), Helft 2, p. 123, pl. 6, fig. 24.
Type. — Holotype : 1 &, Afrique australe, Port Natal [Durban]
(Gueinzius) (British Museum, N.H.).
Description. — Envergure : 31-36,5 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 16-19 mm.
4. — Antennes d’un brun gris, le dessus de chaque article blanchâtre,
étroitement annelé de brun à l'extrémité. Palpes longs, le deuxième article
bien courbé, le troisième à peine une fois et demie plus court que le deuxième,
couverts de poils d’un brun gris violacé, l'extrémité blanchâtre ; pointe du
troisième article bien blanche. Tête, tibias antérieurs et moyens, tegulae
revêtus de poils semblables. Collier brun à la base, traversé par une large
ligne noire, puis d’un gris brun violacé, l'extrémité marron puis très étroite-
ment blanchâtre. Thorax et crêtes thoraciques marrons, l'extrémité vio-
lacée. Crête abdominale constituée de deux petites touffes sur les premier
et troisième segments et d’une très courte sur le deuxième, formées de poils
brun jaune, traversées à la base et à mi-longueur par une épaisse ligne noire.
Dessus et côtés de l'abdomen revêtus de longs poils jaunâtres ou d’un jaune
brun, dessous du corps jaunâtre. Articles des tarses bruns, étroitement
annelés de jaune à leur extrémité.
Ailes antérieures assez allongées, l’apex subaigu, le bord interne fai-
blement sinué, l'angle interne fortement denté ; coloration générale assez
uniforme, d’un brun gris ardoise, les lignes bien apparentes, l’espace médian
traversé le long de la nervure 2 par un gros trait longitudinal un peu oblique,
d’un blanc jaunâtre, allant de la cellule à la ligne postmédiane, son extrémité
externe en biseau, son extrémité interne tronquée. Ligne basilaire peu dis-
tincte, noire ; espace basilaire saupoudré plus densément d’écailles lilacées ;
antémédiane double, noire ou brune, incluant une étroite bande rosée, formée
de trois petits arcs convexes extérieurement, de la cellule au bord interne.
Espace médian un peu plus foncé, un peu marbré; orbiculaire rosâtre,
entourée d’une très fine ligne rose en ellipse très allongée longitudinalement ;
réniforme de la teinte générale, marquée par son contour linéaire très fin,
noir ; postmédiane double, noire ou brune, oblique et subparallèle au bord
externe de la nervure 8 à la 2, formée de petits arcs internervuraux convexes
extérieurement, interrompue sur la nervure 2 par le trait blanc en dessous
duquel elle dessine une forte dent interne, rosée, puis perpendiculaire au
Source : MNHN, Paris
30 G. DUFAY
Fig. 10, armure génitale à de Trichoplusia transfixa (Walker)
bord interne au-dessus de la nervure 1. Espace subterminal uniforme, de la
teinte générale. Subterminale noire, très fine et en zigzags, formant des dents
externes sur les nervures 6, 7 et 8, puis entre 4 et 5, entre 3 et 4, et entre 2
et 3, et des dents internes entre les externes. Une très fine ligne noire ter-
minale, formée de petits chevrons internervuraux. Franges concolores,
de la teinte générale.
Ailes postérieures blanchâtres à la base, obscurcies de gris puis entière-
ment grises dans leur tiers distal ; lunule peu marquée ; franges étroitement
jaunes à leur base, traversées par une épaisse ligne grise plus ou moins con-
tinue, leur moitié distale blanchâtre, entièrement jaunes le long du bord
interne.
Dessous des ailes antérieures gris, jaunâtre sous la cellule et le trait
blanc du dessus, lunule et postmédiane peu marquées ; un faible saupou-
drement antémarginal blanchâtre ; un petit point blanc sur la côte à l'apex.
Franges comme sur le dessus, plus claires à leur base entre les nervures.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris, dans leur
moitié basilaire, lunule fine et postmédiane distinctes ; au delà de cette
dernière, entièrement gris. Franges comme sur le dessus.
Armure génitale (fig. 10). — Vinculum assez long et large, en forme d’Y,
saceus assez profond et étroit, son extrémité étroite et arrondie ; tegumen
peu allongé et large ; uncus court et épais, sinué, davantage sur sa face
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 31
Fig. 11, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Trichoplusia transfixa (Walker).
supérieure, son extrémité amincie en pointe courbée. Valves très particu-
lières, larges dans leur moitié basilaire, étroites dans leur moitié distale,
faiblement élargies avant le sommet, très arrondi, où une corona porte de
longues soies spineuses. Le processus inférieur s'élargit et se prolonge vers
l'extérieur en un lobe plus long que large, terminé, à son angle supérieur
externe, par une forte pointe aiguë, fortement sclérifiée ; bord supérieur
du processus supérieur anguleux approximativement au tiers proximal, fai-
blement concave ou subrectiligne jusqu'au sommet. Le bord inférieur du
processus inférieur est bisinué, convexe dans sa moitié basilaire, puis concave
au milieu et de nouveau convexe dans sa moitié distale ; sacculus allongé,
tronqué obliquement à l'extrémité ; clavus très petit et court, en forme de
bouton ; harpes peu allongées, dépassant le bord dorsal des valves, leur
sommet renflé en massue. Fultura inférieure subpentagonale, aussi haute
que large, son bord inférieur arrondi, son bord supérieur assez profondément
échancré en U, ses angles supérieurs prolongés, de part et d'autre de cette
échancrure, par une expansion tronquée obliquement à son extrémité et
portant une douzaine de denticules. Edéage peu allongé, plus court que les
valves, droit et subcylindrique, un peu plus épais à la base qu’à son extré-
mité, armé d’un seul petit cornutus basilaire droit, assez épais et effilé,
vesica munie, de plus, vers l’apex d’une longue bande faiblement sclérifiée.
Sclérification du septième tergite échancrée en oméga au milieu de
son bord postérieur, celle du septième sternite longue et étroite, son bord
antérieur pourvu au milieu d’une expansion arrondie, ses côtés faiblement
concaves, son bord postérieur profondément échancré en V entre deux poin-
tes effilées divergentes (fig. 11).
Q. — Semblable au mâle.
Armure génitale (fig. 12). — Papilles anales plus longues que larges,
Source : MNHN, Paris
32 C. DUFAY
Fig. 12, armure génitale de Trichoplusia transfira (Walker).
ostium bursae sans plaque antévaginale, ni postvaginale, mais la membrane
intersegmentaire 6-7 où s'ouvre l'ostium bursae présente autour de celui-ci
une faible sclérification large et ample, ampuliforme, ridée et sclérifiée en plis
transversaux tout autour de l’ostium. Ductus bursae très long et fin, en forme
de ruban étroit et bien sclérifié, à l'exception de son extrémité postérieure où
il s’élargit faiblement et est entièrement membraneux sur une brève lon-
gueur juste en avant de l’ostium. Bursa ovoïde, entièrement membraneuse,
son ouverture dans le ductus bursae située en avant de l'extrémité postérieure
dans sa paroi ventrale. En arrière et dorsalement, un très court prolongement
appendiculaire subconique, d’où part le ductus seminalis.
Source : MNHN, Paris:
NOCTUIDAE PLUSIINAE 33
Distribution dans l'île. — Mapaascar Norp : Montagne d'Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vieite). — « Diego-Suarez » ( G. Melou).
Mapacascar Esr : Route de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m
(P. Griveaud et R. Vieu). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra,
910 m (P. Viette).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1 230 m (P.
Griveaud). — Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra, 1 380 m
(P. Griveaud, J. Vadon et P. Vielie).— Tananarive (Waterlot), Nanisana
(Mme N. d'Olsoufieff), parc de Tsimbazaza, 1 200 m (R. Paulian, P. Viette).
— Région d’Ambatolampy, Andranotobaka, 1400 m (P. Griveaud).— Pays
Betsileo, lambeaux forestiers au Sud d'Ambositra, Ankazomivady, 1 640 m
(P. Griveaud). — Bekily (A. Seyrig).
MapaGascaR Sup : Behara (A. Seyrig). — Sud-Ouest (A. Voeltzkow).
— Plateau Mahafaly, 5 km Est d’Itampolo, 40 m (P. Vielte et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Afrique au Sud du Sahara, Sainte-
Hélène, Madagascar, Mascareignes (la Réunion et Maurice) ; Sud-Est du
bassin méditerranéen (Libye, Liban) où cette espèce a été confondue avec
Trichoplusia albostriata (Brem. et Grey), espèce orientale et indo-austra-
lienne.
Biologie. — Espèce récoltée à Madagascar de septembre à avril
et, de plus, en juillet à Ankazomivady.
Selon PauzraN et VierTE (1956), elle se trouve pendant toute la saison
des pluies à Tananarive ; la chenille y a été observée sur les feuilles de Sola-
num macranthum et d'Erigeron albidus; la nymphose durerait 8 jours en
février.
Trichoplusia arachnoïdes (Distant) n. comb.
(pl. 1, fig. 4)
Plusia arachnoïdes Distant, 1901, The Ent., 34, p. 285.
Plusia arachnoïides Distant ; PAULIAN et VieTre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag.,
(E) 6, (1955), p. 233.
Type. — Holotype : 1 9, Transvaal, Pretoria (Distant) (British
Museum, N. H.).
Description. — Envergure : 28,5-31 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 14-15,5 mm.
&.— Antennes d’un brun jaune en dessous, chaque article blanchâtre
en dessus avec l'extrémité étroitement annelée de brun. Palpes allongés,
le second article long et courbé, le troisième deux fois plus court, entièrement
couverts de poils d’un gris blanchâtre ainsi que les pattes et le dessous du
Source : MNHN, Paris
34 C. DUFAY
corps. Tête couverte de poils marrons, leur extrémité blanchâtre ; collier
marron, traversé par une large ligne blanchâtre, l'extrémité étroitement
blanchâtre. Thorax, tegulae, crêtes thoraciques et abdominale couverts ou
formées de poils marrons dont l'extrémité est d'un gris blanchâtre. Crête
abdominale développée, constituée d’une longue touffe sur les premier et
troisième segments. Dessus et côtés de l'abdomen revêtus de poils jaune
brun, mêlés de grisâtre clair, avec, à la base de l'abdomen, une petite touffe
de longs poils jaunes de chaque côté.
Ailes antérieures larges et courtes, l'angle interne fortement denté.
Coloration générale d’un brun grisâtre, saupoudré d’écailles noires et bien
plus densément d’écailles d’un gris bleu clair, celles-ci plus denses dans
l’espace basilaire, l'espace médian sous la cellule, et sous la côte avant l’apex,
Jaissant ainsi un espace brun, plus foncé, sous la côte et s'étendant jusqu’à
la nervure 2 et le bord externe. Basilaire indistincte. Antémédiane formée
d’une ligne claire, d’un blanc bleuâtre, droite et oblique vers la base, de la
cellule au bord interne. Une double ligne claire de même couleur part de la
côte obliquement vers l'extérieur, traverse la cellule et se prolonge sur la
nervure 2. Un fin trait analogue forme un angle droit sur la nervure 1 et
atteint obliquement (vers l’intérieur) le bord interne. Côte plus saupoudrée
de gris bleuâtre avant l'apex où trois lignes claires partent de la côte, les
deux premières blanchâtres et rapprochées, délimitant entre elles une fine
ligne brune formant un arc convexe extérieurement entre les nervures 5
et 8, précédée d’un plus dense saupoudrement gris bleu. La troisième,
plus fine et bleutée, forme un arc convexe de la côte à la nervure 4 et est
tangente à une ligne antéterminale entre les nervures 6 et 7. Une fine ligne
coudée semblable forme un petit V ouvert extérieurement sur la nervure 2,
puis rejoint obliquement en ligne droite l'angle interne. Nervures sau-
poudrées de gris bleuâtre dans l'espace subterminal. Une très fine ligne
antéterminale bleutée parallèle au bord externe. Franges brunes, saupoudrées
de bleu, notamment dans leur moitié distale.
Ailes postérieures grises, ternes, un peu plus claires dans leur tiers
basilaire ; franges étroitement jaunes à leur base, puis grises, leur moitié
distale bleutée, entièrement jaunâtres le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris pâle, saupoudré davantage de
bleuté sous la côte et faiblement le long du bord externe, le disque un peu
plus clair. Lunule et postmédiane distinctes seulement sous la côte. Franges
étroitement jaunes à la base, puis grises, bleuâtres dans leur moitié distale,
l'extrémité mêlée de brun.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre saupoudré de gris dans leur
moitié basilaire, obscurci progressivement de gris dans leur moitié distale.
Lunule fine et postmédiane grises peu marquées. Franges comme au dessus.
Armure génitale (fig. 13). — Vinculum long et fin, en forme d’Y ; saccus
assez profond et étroit, avec l'extrémité arrondie ; tegumen court et étroit
uncus assez court et épais, son extrémité amincie en une fine pointe courbée.
Source : MNHN, Paris:
NOGTUIDAE PLUSIINAE 35
Fig. 13, armure génitale à de Trichoplusia arachnoides (Distant).
Valves longues et étroites, leur bord dorsal régulièrement et faiblement
concave, leur bord ventral faiblement bisinué, le sommet à peine élargi,
bien arrondi, Saceulus allongé, assez étroit, tronqué obliquement à l’extré:
mité ; clavus très court et petit, en bouton ; harpes peu distantes de la base,
assez longues et étroites, faiblement renflées en massue à leur extrémité.
Fultura inférieure subtriangulaire, surmontée, sur ses angles supérieurs,
dans la membrane la reliant au vallum penis, de deux expansions ovalaires
sclérifiées revêtues de très petits épines courtes et serrées. Edéage plus court
que les valves et assez épais à sa base, effilé et faiblement courbé ; son arma-
ture consiste en deux petits cornuti basilaires spiniformes assez courts et
très fins, pointus à l'extrémité, et accolés l'un à l’autre, et en deux autres
cornuti plus gros, portés par l'extrémité d’une bande faiblement sclérifiée
située à la base de la vesica ; l’un est spiniforme, droit et effilé, plus épais
et faiblement bulbeux à sa base, pointu à l'extrémité ; l’autre est plus épais
et plus long, en crochet pointu fortement recourbé, à peine bulbeux à sa
base.
Sclérification du septième tergite non différenciée ; septième sternite
large et court, son bord antérieur droit, les côtés faiblement concaves, le
bord postérieur échancré assez profondément en demi-cercle (fig. 14).
Source : MNHN, Paris
36 C: DUFAY
Fig. 14, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Trichoplusia arachnoides
(Distant).
9. — Semblable au mâle.
Armure génitale (Gg. 15). — Papilles anales subtriangulaires, gonapo-
physes postérieures longues et fines, les antérieures aussi longues mais plus
épaisses, spatulées à l’extrémité. Membrane intersegmentaire 6-7 où s’ouvre
l'ostium bursae, sclérifiée faiblement en une petite plaque postvaginale
ampuliforme. Ductus bursae très particulier, muni dans sa partie postérieure,
sur plus de la moitié de sa longueur totale, d’un épais manchon bien sclérifié
s'élargissant d'avant en arrière, présentant, à sa face ventrale, deux replis
parallèles, rapprochés, chacun en forme de gouttière. Ce manchon bien
sclérifié se prolonge en avant en un caecum faiblement sclérifié et replié
sur le dessus, arrondi à l'extrémité, de la paroi ventrale duquel se détache
la partie antérieure, plus courte, du ductus bursae, qui est contournée et
presque entièrement membraneuse, à l'exception de quelques replis longi-
tudinaux près de son ouverture dans ce caecum. Le ductus bursae aboutit
dans la bursa un peu en avant de l'extrémité postérieure de celle-ci, d’où
part le ductus seminalis. Bursa entièrement membraneuse, peu allongée
et assez large.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Esr : Lac Alaotra (R.
Decary).
Mapacascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1200 m
(Inst. Scient. Madag., P. Viette), Nanisana (Mme N. d'Olsoufiejf).
Répartition géographique. — Afrique (Transvaal ; Congo-Kinsha-
sha : Kivu, Nyamunyunye ; Urundi : Kitega) et Madagascar.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 37
Fig. 15, armure génitale 9 de Trichoplusia arachnoïdes (Distant).
Biologie. — Espèce récoltée dans la Grande Ile en septembre et
février. À Tananarive, une chenille capturée le 9 septembre 1950 a donné
l’imago le 28 septembre 1950.
Trichoplusia exquisita (Felder et Rogenhofer) n. comb.
(pl: 1, fig. 3)
Plusia exquisila Felder et Rogenhofer, 1874, Reise üsterr. Fregata Novara, Zool. Th.,
2 Band, 2 Abth., pl. 110, fig. 30.
Type. — Holotype : 1 9, Afrique australe, cap de Bonne Espérance,
Wynberg (Trimen) (ex coll. Felder < ex coll. Tring Museum < British
Museum, N. H.).
Source : MNHN, Paris
38 C. DUFAY
Description. — Envergure : 30,5-35 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 15-17,5 mm.
4. — Antennes annelées de noir et de jaune fauve sur le dessus, entiè-
rement fauves en dessous. Palpes peu allongés, le deuxième article droit,
le troisième une fois et demie plus court et à peine plus étroit que le deuxième,
couverts de poils bruns et blancs mélangés, les blancs plus nombreux sur
la face antérieure. Tête, thorax, tegulae, cuisses et tibias revêtus de manière
semblable, collier varié de brun jaune, de blanc, de noir et de gris bleuté,
extrémité des crêtes métathoraciques d’un jaune foncé. Abdomen couvert
de poils d’un jaune orangé, crête brune, l'extrémité d’un jaune foncé mêlé
de blanc.
Fig. 16, armure génitale à de Trichoplusia exquisita (Felder et Rogenhofer).
Ailes antérieures longues et étroites, l’apex aigu, le bord interne sinué,
l'angle interne denté. Coloration générale d’un brun foncé marbré de blan-
châtre et de gris ardoise, saupoudré par endroits d’écailles blanches; taches
discales d’un blanc pur, sans reflet métallique, se détachant fortement,
toutes deux tangentes ou réunies, l’interne en forme d’U encadrant Porbi-
culaire, l’externe grosse, ronde ou ovale, entièrement blanche. Lignes trans-
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 39
verses blanchâtres, distinctes mais un peu brouillées, la basilaire formée
de deux petits ares convexes extérieurement, situés l’un entre la côte et la
cellule, l’autre entre cette dernière et la nervure 1. Antémédiane constituée
de trois arcs blancs semblables, plus épais, le premier entre la côte et la
cellule, les deux autres sous celle-ci, de part et d’autre de la nervure 1.
Orbiculaire bien apparente, ovale ou arrondie, de la teinte générale, cerclée
d’une ligne assez épaisse, d’un blanc pur, tangente aux branches libres de
la tache en U, celle-ci saupoudrée de brun en son centre. Réniforme peu
distincte, ses bords interne et externe saupoudrés d’écailles blanches. Post-
médiane plus nette et large, suivie, entre la côte et la nervure 8, d’une tache
blanche en forme de virgule, formée, entre les nervures 6 et 7, ainsi qu'entre
5 et 6, de deux petits ares convexes extérieurement, brun rouge, et bordés
de blanc de chaque côté, puis d’un gris ardoise bleuâtre en dessous jusqu'à
la nervure 2, bordée extérieurement par une fine ligne blanche largement
convexe extérieurement de la nervure 2 à la 5, puis constituée de deux petits
arcs d’un brun rouge, convexes intérieurement entre 1 et 2 et entre 1 et le
bord interne, tous deux bordés étroitement de blanc de chaque côté. Sur
toute sa longueur, la postmédiane est précédée intérieurement par une fine
ligne noire. Ligne subterminale blanche, très apparente, rapprochée du bord
externe entre les nervures 3 et 7, formant de petits arcs internervuraux
convexes extérieurement depuis la nervure 5 jusqu’à la 1. Une tache sub-
carrée blanche entre elle et le bord externe, située entre les nervures 1 et 2.
Antéterminale fine et d’un blanc pur un peu rosé, parallèle au bord externe,
de la côte à la nervure 2. Terminale noire et fine. Franges blanches, traver-
sées par une ligne brune moins épaisse entre les nervures, de brun et de noir
sur les nervures, leur moitié distale d’un brun jaune olive.
Ailes postérieures d’un jaune vif, avec une bande subterminale assez
large, d’un gris brun, dont le bord interne est parallèle au bord externe de
l'aile. Franges jaunes, traversées par une ligne brune interrompue sur les
nervures.
Dessous des ailes antérieures d’un jaune orangé dans leur moitié basi-
laire, obscurci de gris dans l’espace subterminal ; réniforme et postmédiane
transparaissant nettement ; sur la côte quelques petites macules rectangu-
laires blanches. Franges comme sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures semblable au dessus, mais plus clair.
Armure génitale (fig. 16). — Vinculum allongé et étroit, saccus long,
étroit, son extrémité arrondie ; tegumen court et large ; uneus long et fin,
aminci et courbé à son extrémité. Valves allongées et étroites, élargies au
niveau du premier tiers, puis subparallèles, le sommet faiblement élargi ;
clavus long, fin, droit, aminei de sa base à son extrémité; harpes longues et
grêles. Fultura inférieure en forme d’écusson, son bord supérieur denté
en son milieu. Edéage long et fin, renflé à sa base, un peu courbé, armé d’un
gros et long cornutus légèrement courbe, faiblement renflé puis effilé en
pointe à son extrémité. Vesica munie, de plus, près de sa base, de trois petites
plaques sclérifiées et denticulées, et d’une quatrième plus petite et distale.
Source : MNHN, Paris
40 G. DUFAY
Fig. 17, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Triehoplusia exquisita
(Felder et Rogenhofer).
Septième tergite non différencié. Septième sternite à peine plus long que
large, son bord antérieur fortement denté triangulairement au milieu, ses
côtés faiblement concaves, son bord postérieur profondément échancré en
arc de cercle entre deux pointes émoussées peu divergentes (fig. 17).
9. — Semblable au mâle.
Armure génitale (fig. 18). — Papilles anales trapézoïdales, plus larges
que longues. Ostium bursae non protégé. Ductus bursae bien sclérifié sur
presque toute sa longueur, sauf une brève partie en avant de l’ostium où
il est entièrement membraneux ; il est long et fin, entouré dans ses deux
tiers postérieurs d’un manchon bien sclérifié présentant ventralement deux
grosses rides longitudinales droites : en avant, ses parois restent membra-
neuses sur une très brève longueur et redeviennent bien selérifiées et ridées
longitudinalement jusqu’à l'ouverture au milieu de la paroi ventrale de la
bursa. Celle-ci est entièrement membraneuse, arrondie, le ductus seminalis
part directement de son extrémité antérieure.
Distribution dans l'ile. — MapaGascar CENTRE : Massif de l’An-
dringitra, plateau Soaindrana, 2 070 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Afrique australe, Madagascar (d'où
l'espèce est citée ici pour la première fois).
Biologie. — Espèce capturée en janvier, en altitude.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE at
Fig. 18, armure génitale 9 de Trichoplusia exquisila (Felder et Rogenhofer).
Trichoplusia orichalcea (Fabricius) n. comb.
CL 1, fig. 11)
Noctua orichaleea Fabricius, 1775, Syst. Ent., p. 607, n° 70.
Noctua Aurifera Hübner, [1809-1813], Samml. europ. Schmett., vol. 4, Noctuae, pl. 98,
fig. 463.
Plusia Aurifera Hübner ; Borspuvaz, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hisl. nat., 2, p. 243. —
Faune ent. Madag., Bourbon et Maurice, Lépid., p. 95.
Plusia aurifera Hübner ; Wazxer, 1857, List Spe
Plusia aurifera Hübner ; Maire, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1870), p. 322.
Plusia Aurifera Hübner ; SaaLmüLLEr, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 800, n° 707.
Phylometra orichalcea Fabricius ; Hameson, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M., 13, p.
Plusia orichalcea Fabricius ; J. Vinson, 1938, Mauritius Inst. Bull, 1 (4), p. 34.
Plusia orichalcea Fabricius ; PAULIAN et Vrerre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag.,
(E) 6, (1955), p. 231.
Plusia orichalcea Fabricius ; CArEseHE et Brenière, 1961, Inst. de Rech. agron. à
Madag., division d’Ent. agric., document ne 23, p. 6, p. 7, p. 12, p. 15 [P. aurichalcea Hb.]
(document ronéotypé).
Plusia orichaleea Fabricius ; Brenière et Duots, [1965], ibid., document n° 43, p. 56
Gbid.).
. Lepid. Ins. coll. B. M., 12, p. 892.
80.
Source : MNHN, Paris
42 C. DUFAY
Types. — orichalcea Fabricius. Décrit des Indes (Koenig); non
retrouvé (ZIMsEN, 1964 : 524, n° 252).
aurifera Hübner. « Europe » (vraisemblablement disparu).
Description. — Envergure : 29-37 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 15-19 mm.
&. — Antennes d’un brun jaune ; palpes peu allongés, le second article
long et épais, un peu courbé à la base, le troisième très court, trois fois moins
long et moins épais. Palpes et tête revêtus de poils oranges, mêlés de blan-
châtre sur les palpes. Collier orange, traversé par une ligne d’un brun clair ;
la moitié distale de cette teinte, l'extrémité étroitement blanchâtre. Thorax
et tegulae ainsi que la poitrine, les cuisses et les tibias antérieurs et moyens,
couverts de poils d’un brun orangé clair, plus clairs sur le milieu du thorax,
l'extrémité étroitement blanchâtre. Face antérieure des crêtes thoraciques
et abdominale orange. Crête abdominale constituée d’une petite touffe
sur les premier et troisième segments et d’une très petite sur le second.
Abdomen couvert de longs poils jaunes, d’un jaune orange sur le dessus,
plus jaunes sur les côtés, sans grande houppe ni touffe différenciée sur les
côtés des cinquième et sixième segments, le dessous revêtu de poils d'un
brun orange clair. Articles des tarses et métatibias d’un brun jaune.
Ailes antérieures étroites et élancées, l’apex aigu et un peu saillant,
le bord interne droit, l'angle interne bien denté. Coloration générale d’un
brun clair avec une nuance un peu rose, sans ligne ni dessin bien apparent,
avec une grande tache métallique d’un vert doré, étendue le long du bord
externe de l’apex au pli médian internervural 1-2 et le long de ce pli jusqu'à
l'antémédiane, son bord interne oblique depuis l’apex jusque sous la réni-
forme, prolongé en dedans jusque sous la cellule entre le pli médian inter-
nervural 1-2 et au dessus de la nervure 2. Lignes très fines et blanchâtr.
basilaire biconvexe extérieurement entre la côte et la cellule puis entre celle-ci
et la nervure 1 ; antémédiane en arc convexe entre la côte et Ja cellule, puis
droite de celle-ci à la nervure 1 où elle s’infléchit vers la base, suivie, dans
l'espace médian, d’une zone un peu plus foncée. Orbiculaire arrondie. Réni-
forme un peu plus foncée, une ombre médiane plus foncée sous la tache
métallique. Postmédiane bordant intérieurement celle-ci, oblique et peu
sinuée de l’apex jusque sous la réniforme, très infléchie en dessous de celle-ci
entre les nervures 1 et 3, puis oblique vers l’angle interne et coudée sous la
nervure 1 d’où elle rejoint perpendiculairement le bord interne. Subtermi-
nale faiblement marquée par quelques très petites macules brunes dans la
tache métallique, sur les nervures. Franges homochromes, de la coloration
générale des ailes.
Ailes postérieures d’un gris jaunâtre, faiblement éclaircies de blan-
châtre dans leur moitié basilaire, avec une fine lunule peu marquée. Franges
étroitement jaunes à la base, puis grises, leur moitié distale blanche, entiè-
rement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris clair, un peu jaunâtre, jaune
orange ochracé tout le long de la côte, jaunâtre sous la cellule et blanchâtre
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 43
au bord interne. Postmédiane peu marquée, distincte depuis la côte jusqu’à
la nervure 5 ; subterminale marquée, précédant une bande antémarginale
plus claire, d’un jaune orange pâle, une fine ligne terminale noire. Franges
d’un jaune orange à nuance rose dans leur moitié basilaire, d’un brun clair
rosé dans leur moitié distale.
Dessous des ailes postérieures clair, d’un jaune orange ochracé, plus
foncé sous la côte, jusqu’à une postmédiane oblique bien marquée, obseurci
de gris en une large bande antéterminale saupoudrée de blanchâtre avant
le bord externe. Franges étroitement d’un jaune orange à leur base, puis
blanchâtres, mêlées de gris sur les nervures, entièrement jaunes le long du
bord interne.
Fig. 19, armure génitale & de Trichoplusia orichalcea (Fabricius).
Armure génitale (fig. 19). — Vinculum assez court et étroit; saccus
ampuliforme, arrondi à son extrémité. Tegumen étroit ; uncus long et fin,
faiblement et régulièrement courbé, sa pointe amincie à peine recourbée
en crochet. Valves très longues, étroites à la base, élargies progressivement
de la base au sommet, ce dernier bien arrondi, le bord supérieur faiblement
concave, l’inférieur droit puis faiblement convexe. Clavus digitiforme mince
et assez court ; sacculus large et arrondi ; harpes assez courtes el fines, leur
sommet faiblement renflé. Fultura inférieure presque deux fois plus haute
que large, pentagonale, son bord supérieur faiblement échancré. Edéage
Source : MNHN, Paris
44 C: DUFAY
fortement renflé et ampuliforme à sa base, puis fin et cylindrique, armé
d’un long et fin cornutus spiniforme pointu, seulement deux fois plus court
que l’édéage, et d’un amas distal d’une demi-douzaine de petites ou très
petites épines, épaisses à la base et pointues, portées par une bande chitineuse
de la base de la vesica.
Septième sternite long et étroit, son bord antérieur tridenté, au milieu
et sur les angles antérieurs, son bord postérieur échancré en arc de cercle
peu profond (fig. 20).
Fig. 20, septièmes tergite et sternite à de Trichoplusia orichalcea (Fabricius).
9. — Semblable au mâle, les poils jaunes des côtés de l’abdomen un
peu moins longs.
Armure génitale (fig. 21). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
faiblement sclérifié en un très court anneau juste devant l’ostium, entiè-
rement membraneux dans sa moitié postérieure, s'élargissant progressive-
ment dans sa moitié antérieure plus ou moins fortement sclérifiée en avant,
courbé en col de cygne bien plus large et plus sclérifié jusqu’à son ouverture
dans la bursa, où sa sclérification est prolongée par une lamina dentala consti-
tuée d’une petite plaque courbée et denticulée. Bursa allongée, membraneuse,
à l'exception de cette lamina dentata et de 2 ou 3 signums, formés de petites
plaques bien sclérifiées et plus ou moins développées, situées dans sa paroi
dorsale, l’un près de l'extrémité antérieure, l’autre presque au milieu. Ouver-
ture du duclus bursae située approximativement aux deux tiers postérieurs.
Ductus seminalis issu directement de l'extrémité postérieure de la bursa.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar NorD : Montagne d’Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vielte). — «Diego-Suarez» (G. Melou).
MapaGascar Esr : Route d’Anosibe, km 52 (P. Griveaud et R. Vieu). —
Route de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m (P. Griveaud et R. Vieu). —
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 45
Fig. 21, armure génitale de Trichoplusia orichalcea (Fabricius).
Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Vielte). —
Tamatave (coll. L. et J. de Joannis). — Vohilava, vallée du Faraony (R.
Catala).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1200 m
(P. Griveaud et R. Vieu). — Région de Manjakandriana (H. Ungemach). —
Tananarive (Waterlot), pare de Tsimbazaza, 1 200 m (P. Vielte), Nanisana
(Mme N. d'Olsoufieff). — Nord d'Ankazobe, tampoketsa d’Ambohitantely,
1400 m (P. Griveaud). — Massif de l'Ankaratra, forêt d’Antarivady,
2130 m (P. Vielte et P. Griveaud). — Ambositra (coll. L. et J. de Joannis).
MapaGascar Sup : Ambovombe (R. Decary).
Répartition géographique. — Espèce pantropicale dans tout l'An-
cien Monde, atteignant le Sud de la région paléarctique. Comores, Madagas-
car, Mascareignes.
Biologie. — Espèce capturée pendant la plus grande partie de
l'année.
Source
: MNHN, Paris
46 C. DUFAY
La chenille est polyphytophage. Elle a été signalée, dansla région de Tana-
narive, sur cosmos, souci, tabac, rosier, Solanum macranthum, Calendula
sp. par PauLIaN et Vierre (1956), mais elle ne cause que de faibles dégâts.
La nymphose durerait, selon ces auteurs, huit jours en mai. Elle a également
été signalée, à Madagascar, sur tabac, pomme de terre, haricot, soja, cro-
tolaire, vohème, Crucifères, vanillier, cosmos, marguerite, rosier, souci et
Légumineuses diverses par BRENIÈRE et DuBois (1965).
Trichoplusia florina (Guenée) n. comb.
(pl: 1, fig. 12)
Plusia Florina Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 6, Noct., 2, p. 336, n° 1 154.
Plusia florina Guenée ; WaukEr, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B. M., 12, p. 925.
Plusia Florina Guenée ; GUENÉE, 1865, in A. Vinsox, Voy. à Madag., annexe F, Lépid.,
p. 31
Plusia florina Guenée ; Mami, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p. 322.
Plusia Florina Guenée ; SaazmüzLer, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 391, n° 708.
Phytometra florina Guenée ; HawpsoN, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M., 13, p. 579, pl.
CEXXXIX [239], fig. 23.
Phytometra orichalcea - florina Guenée ; Gaede, 1937, in A. Srrrz, Gross-Schmelt.
d. Erde, 15, p. 262 (2).
Type. — P. florina a été décrit par GUENÉE sur une femelle de Mada-
gascar appartenant à la collection du Général FeisrHAMEL. Le type n’exis-
tant plus, on désignera ici un néotype : 1 9, Madagascar Centre, massif
de l’Ankaratra, forêt d’Antarivady, 2 130 m, 10/14-1-1967 (P. Vielle et
P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 28-33 mm ; longueur des ailes antérieu-
res : 15-17,5 mm.
&. — Antennes d'un brun roux; palpes courts, le troisième article
trois fois moins long que le deuxième, et plus étroit, bruns, couverts de poils
d’un brun roux orangé sur leur face antérieure. Tête couverte de poils d'un
orange vif. Collier de cette couleur à la base, puis d’un rouge orange, l’extré-
mité très étroitement brune mêlée de blanchâtre. Une ligne médiane sur
le thorax, devant des crêtes thoraciques et des touffes dorsales abdominales
de même couleur, rouge orange ; reste du thorax, tegulae, poitrine, dessous
de l'abdomen et pattes revêtus de poils d’un brun clair un peu rosé. Crête
abdominale formée de trois touffes, celle du premier segment peu fournie,
celle du deuxième très petite, celle du troisième plus longue que la première.
Adbomen couvert, sur le dessus et les côtés, de longs poils jaunes, jaune
orange, ou roux, sans houppe ni touffe différenciée sur les côtés des derniers
segments.
Ailes antérieures larges, l’apex aigu un peu saillant, le bord interne
(2) Plusia Florina Guenée, décrit de Madagascar, n’est pas du tout une « forme »
de P, orichalcea F., comme le considère GAEDE (1937), mais constitue une espèce distincte,
bien différente par son habitus ainsi que par ses caractères morphologiques et anatomiques.
Source : MNHN, Paris.
NOCTUIDAE PLUSIINAE 47
subsinué, l’angle interne faiblement denté. Coloration générale d’un brun
clair avec une nuance un peu rose, avec une grande tache métallique dorée
occupant tout l’espace subterminal de l’apex au bord interne, avançant
dans l’espace médian jusqu’à la cellule et jusqu’à l’antémédiane, débordant
dans la cellule où elle forme un demi-cercle sur l'emplacement de l’orbicu-
laire. Le bord interne de cette tache verte et dorée suit la postmédiane
jusque sous la réniforme où il s’infléchit obliquement vers la côte. Lignes
et dessins à peine distincts, antémédiane brune, plus foncée, formant sous
la cellule une ligne anguleuse extérieurement au dessus de la nervure 1.
Réniforme peu apparente, son angle postérieur interne marqué d’un
minuscule point doré. Subterminale indiquée par quelques macules brunes
sous les nervures dans la grande tache dorée, en zigzags, et par un petit trait
oblique bien apparent de la nervure 1 au bord interne. Franges homochromes
de la teinte générale, un peu plus foncées à leur base.
Fig. 22, armure génitale $ de Trichoplusia florina (Guenée).
Ailes postérieures d’un gris brun, leur moitié basilaire jaunâtreet obscurcie
distalement de gris, avec une lunule bien marquée. Franges étroitement
d’un rose rouge à la base, puis d’un gris brun, leur moitié distale rose, entiè-
rement jaune orangé le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris sous le disque, d’un roux ochracé
le long de la côte jusqu’à l’apex, d’un jaunâtre roux le long du bord externe,
et blanchâtre au bord interne. Postmédiane peu marquée, de la côte à la
nervure 6. Franges comme au-dessus.
Dessous des ailes postérieures clair, d’un jaune orangé ochracé, plus
foncé sous la côte, lunule très fine et peu marquée, une fine ligne postmédiane
bien nette, subparallèle au bord externe. Franges comme au-dessus.
Source : MNHN, Paris
48 G. DUFAY
Armure génitale (fig. 22). — Vinculum court et large, en Ÿ ; saccus large,
peu allongé, son extrémité très élargie et plate. Tegumen court et étroit ;
uncus assez long et fin, régulièrement courbé, pointu à l'extrémité sans
crochet terminal. Valves longues et étroites, faiblement élargies dans leur
milieu et au sommet, ce dernier très arrondi; sacculus large, arrondi ;
clavus court et épais, droit ; harpes courtes et fines, leur extrémité un peu
plus épaisse. Fultura inférieure pentagonale, aussi haute que large. Edéage
fortement renflé, ampuliforme à sa base, puis long et fin, subcylindrique et
droit, armé d’un seul cornutus spiniforme très fin, assez court, sa longueur
égale celle de la base ampuliforme de l’édéage.
Septième tergite différencié, ses côtés et son bord postérieur concaves ;
septième sternite très long et étroit, son bord antérieur denté triangulaire-
ment en son milieu, son bord postérieur profondément échancré en V entre
deux pointes bien sclérifiées faiblement divergentes et obtuses à l'extrémité
(fig. 23).
SD
Fig. 23, septièmes et huitièmes tergites et sternites à de Trichoplusia florina (Guenée)
Q. — Semblable au mâle.
Armure génitale (fig. 24). — Papilles anales subtrapézoïdales, gonapo-
physes longues et fines, les postérieures plus longues, les antérieures un peu
spatulées à l'extrémité. Ductus bursae long et mince, droit, membraneux
sur presque toute sa longueur, muni en avant de l’ostium bursae d’une très
faible et courte sclérification annulaire, un peu élargi à son extrémité anté-
rieure où il se courbe brusquement pour s'ouvrir au milieu de la paroi ven-
trale de la bursa. Celle-ci est ovoïde, entièrement membraneuse, dépourvue
Source : MNHN, Paris:
NOCTUIDAE PLUSIINAE 49
de signum, mais munie d’une lamina dentala située au débouché du ductus
bursae et constituée d’une lame sclérifiée portant de très gros denticules.
Duclus seminalis issu de l’extrémité antérieure de la bursa.
Distribution dans l'île. — Mapacascar SAmBIRANO : Massif du
Tsaratanana, matsabory en dessous de l'Andohanisambirano, 2050 m
(P. Vielte et P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Pourtour de la 3e réserve naturelle intégrale, route
de Manakambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Vielle). —
Environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m (P. Viette).
MapaGascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m
(P. Vielle), Nanisana (Mme N. d'Olsoufieff). — Massif de l’Ankaratra,
Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1700 m (P. Griveaud), 1 850 m (P.
Viette), forêt d'Antarivady, 2 130 m (P. Vieile et P. Griveaud). — Pays
Betsileo (D. Cowan); lambeaux forestiers au Sud d'Ambositra, Ankazo-
mivady, 1 640 m (P. Griveaud) ; route du Sud, km 302 [295], forêt d’Amba-
tofitorahana, 1 600 m (P. Vietle) (3). — Ankarampotsy, près de Fiana-
rantsoa, col de Tantamaly (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar, la Réunion (Muséum,
Paris).
Biologie. — Espèce récoltée d'octobre à mars et, de plus, en juillet
dans l’Ankaratra.
Trichoplusia homoia (Dufay) n. comb.
(pl. 1, fig. 13)
Plusia (s. L.) homoia Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 199.
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Centre, massif de l'Ankaratra,
Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1680 m, 4-VI1-1956 (P. Griveaud)
(genitalia, prép. C. Dufay n° 2 155) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 32,5 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 16 mm.
4. — Antennes jaunes. Palpes assez longs, le deuxième article courbé
et épais, le troisième fin et court, tous couverts de longs poils bruns mélés
de rose violacé sur la face antérieure. Tête, thorax, tegulae, poitrine et pattes
revêtus de poils d’un brun un peu roux, leur extrémité mêlée de blanchâtre
violacé ; collier et crête abdominale de même couleur. Abdomen couvert de
longs poils jaunes, avec de plus longues touffes sur les côtés et une longue
(3) Ankazomivady et Ambatoñtorahana appartiennent au même ensemble de lambeaux
forestiers.
Source : MNHN, Paris
50 G. DUFAY
Fig. 24, armure génitale 9 de Trichoplusia florina (Guenée).
houppe de poils d’un jaune vif de chaque côté des cinquième et sixième
segments.
Ailes antérieures larges et peu allongées, l'apex pointu, le bord externe
convexe, l'interne sinué, l'angle interne faiblement denté. Coloration géné-
rale assez uniforme, sans reflet métallique, d’un brun roux saupoudré de
violacé, davantage sur la moitié distale, les lignes et taches ressortant peu,
mais bien distinctes, claires, d'un jaune blanchâtre, les lignes soulignées
intérieurement par une ligne brune plus foncée. Basilaire peu distincte,
droite de la côte à la nervure 1 ; antémédiane formée d’un petit arc convexe
extérieurement entre la côte et la cellule et d’une ligne droite et oblique de la
cellule au bord interne ; postmédiane faiblement sinuée, parallèle au bord
externe de la côte à la nervure 4, faiblement infléchie en dedans jusqu’à
la nervure 2, puis droite et perpendiculaire au bord interne ; orbiculaire et
réniforme peu apparentes, mais distinctes grâce à leur contour clair, arrondi
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 51
pour l’orbiculaire ; signe sous-orbiculaire en V couché, très peu distinct,
sa pointe contre la postmédiane, sa branche libre postérieure le long de la
nervure 2 et relevée obliquement en avant de telle sorte qu'elle touche
l’orbiculaire, l’antérieure relevée perpendiculairement. Subterminale nette,
sinuée en zigzags, formant un grand arc convexe extérieurement entre les
nervures 5 et 8, des dents internes sur 2, 3 et 5, et externes entre 3 et 4,
et entre 2 et 3. Au delà de la subterminale, entre les nervures 2 et 8, un très
faible reflet cuivré. Ligne marginale formée de lunules brunes entre les
nervures. Franges d’un brun foncé dans leur moitié basilaire, mêlées de
violacé et de blanchâtre dans leur moitié distale, foncées à l’apex.
Fig. 25, armure génitale & de Trichoplusia homoia (Dufay).
Aüles postérieures claires, d’un jaune blanchâtre dans leur moitié basilaire
jusqu’à une ligne médiane grise distincte ; lunule à peine marquée ; au delà
de la postmédiane, d’un gris jaunâtre, éclairci d’un faible saupoudrement
antémarginal d’écailles blanches. Franges étroitement jaunes à la base,
puis grises, leur extrémité distale blanche, entièrement jaunes le long du
bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris clair, éclairci de blanc jaunâtre
à la base et dans l’espace antémarginal ; réniforme et postmédiane trans-
paraissant faiblement. Franges comme sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures d’un jaune blanchâtre, saupoudré de
gris dans leur tiers antérieur et dans leur moitié distale, Lunule et ligne post-
médiane bien nettes. Franges comme au-dessus.
Source : MNHN, Paris
52 C. DUFAY
Armure génitale (fig. 25). — Vinculum allongé et étroit, saccus assez
fortement élargi, losangique ; uncus très long et fin, terminé en pointe fine
courbée. Valves longues et élancées, le bord supérieur régulièrement concave,
le bord inférieur convexe et faiblement dentelé, le sommet faiblement élargi,
avec une corona munie de poils spiniformes ; clavus long et fin, harpes
longues et fines. Fultura inférieure haute, pentagonale. Edéage long et fin,
subcylindrique, son quart basilaire faiblement renflé ; un fort cornutus long
et fin, pointu, avec un amas de nombreux petits spicules faiblement scléri-
fiés.
Septième tergite peu différencié, ses côtés faiblement concaves, son
bord postérieur non échancré, plus sclérifié sur les côtés ; septième sternite
Jong et étroit, son bord antérieur fortement denté au milieu, son bord pos-
térieur fortement échancré en demi-cercle entre deux pointes divergentes
formant fourche (fig. 26).
ET Re
Fig. 26, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Trichoplusia homoia (Dufay).
Q. — Semblable au mâle, mais l'abdomen sans long poil jaune ni grande
houppe sur les côtés des derniers segments.
Armure génitale (fig. 27). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
membraneux, court et étroit, possédant une faible sclérification annulaire
un peu en avant de son élargissement postérieur en entonnoir peu sclérifié ;
en avant il débouche dans une poche cylindrique entièrement membraneuse,
plus large et plus longue, rétrécie antérieurement avec quelques faibles
sclérifications avant l'ouverture dans la partie postérieure de la bursa.
Celle-ci, ovoide et courte, présente un prolongement appendiculaire posté-
Source : MNHN, Paris,
NOCTUIDAE PLUSIINAE 53
Fig. 27, armure génitale 9 de Trichoplusia homoia (Dufay).
rieur près du débouché du ductus bursae, cylindrique et droit d'où est issu,
à l'extrémité, le ductus seminalis.
Distribution dans l'île. — Mapacascar CENTRE : La Mandraka,
station forestière, 1 230 m (P. Griveaud et R. Vieu). — Tananarive (Water-
lot). — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 680 m
(P. Griveaud). — Massif de l’Andringitra, plateau Soaindrana, 2070 m
(P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du domaine du Centre récoltée de janvier à mars,
en juillet dans le massif de l’Ankaratra.
Source
: MNHN, Paris
54 G. DUFAY
Discussion. — T'. homoia est très voisin, par son habitus et son armure
génitale mâle, de T. violascens (Hampson) n. comb., de l'Afrique australe
et orientale. Extérieurement, l’espèce malgache s’en distingue par le tracé
des lignes transverses un peu différent. La postmédiane est plus ondulée
et moins oblique chez T. violascens : alors qu’elle est régulièrement convexe
extérieurement de la côte à la nervure 2 chez T. homoia, elle est plusieurs
fois sinuée chez T. violascens. La subterminale est plus en zigzags chez
T. homoia et moins sinuée chez T. violascens où elle n’est pas aussi profon-
dément dentée intérieurement sur la nervure 5 de telle sorte qu’en cet endroit
l'espace compris entre la subterminale et la postmédiane est nettement
plus large chez T. violascens ; de plus le signe sous-orbiculaire n’a pas exac-
tement la même forme dans ces deux espèces. Les armures génitales mâles
diffèrent par la forme des valves, dont le bord inférieur n’est pas aussi sinué
ni aussi dentelé chez T. violascens où leur sommet est moins élargi, et par
l'armature de l’édéage constituée d'épines plus nombreuses et en moyenne
plus grosses chez T. violascens.
Trichoplusia ignicollis (Dufay) n. comb.
(pl. 1, fig. 14)
Plusia (s. L) ignicollis Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 200.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Sambirano, massif du Tsara-
tanana, matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 1 900 m [2 050 mJ],
111-1965 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 28,5-33 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 15-18 mm.
g. — Antennes d’un brun gris; palpes courts, le second article peu
allongé, le troisième plus de deux fois plus court et moins épais, couverts
de poils brun violacé mêlés de rose blanchâtre à l'extrémité. Tête, thorax
et tegulae revêtus de poils semblables, constituant aussi la crête abdomi-
nale. Collier d’un rouge feu, l'extrémité brune mêlée de blanchâtre rosé ;
une ligne médiane de poils rouges sur le thorax et à l'avant de la crête méta-
thoracique du même rouge feu. Abdomen couvert de poils d'un gris jau-
nâtre, avec des toufles de longs poils jaunes sur les côtés et de grandes
houppes de poils jaune vif sur les côtés des cinquième et sixième segments.
Poitrine revêtue de poils jaunes, dessous de l’abdomen et pattes comme la
tête et le thorax.
Ailes antérieures assez allongées, le bord interne subrectiligne, l’angle
interne faiblement denté. Coloration générale uniforme, d’un brun saupoudré
d'écailles violettes, sans tache ni marque ressortant nettement, à l'exception
d’une tache marginale brune à reflet cuivréintense, rougeâtre, semicirculaire,
comprise entre le bord externe, les nervures 1 et 7 et la ligne subterminale.
Lignes et dessins bruns, non saupoudrés d’écailles violettes. Basilaire peu
Source : MNHN, Paris:
NOCTUIDAE PLUSIINAE 55
distincte ; antémédiane nette de la cellule au bord interne, oblique, faible-
ment sinuée entre la cellule et la nervure 1 ; une ligne médiane assez marquée
sous la cellule ; postmédiane plus distincte, incurvée sous la côte, puis obli-
que et droite de la nervure 7 jusqu’au-dessus de la nervure 2, où elle forme
un angle obtus, puis dirigée vers l'extérieur jusqu’à la nervure 1 où elle
dessine un second angle obtus, dont le sommet est orienté vers l’extérieur,
ensuite perpendiculaire au bord interne. Seule, la réniforme apparaît, sous
forme d’une macule d’un brun plus foncé. Subterminale peu apparente, noyée
dans la tache marginale cuivrée, visible seulement sous l’apex et entre la
nervure 2 et le bord interne, sous forme d’un petit arc faiblement convexe
intérieurement entre les nervures 1 et 2, et d’un petit trait perpendiculaire
au bord interne en dessous de cette dernière. Une très fine ligne antémarginale
jaune, à reflets dorés. Franges d’un gris violacé, mêlées de blanchâtre dans
leur moitié basilaire.
Fig. 28, armure génitale 5 de Trichoplusia ignicollis (Dufay).
Ailes postérieures grises, faiblement éclaircies de blanc jaunâtre dans
leur tiers basilaire, une lunule et une ligne postmédiane très peu marquées ;
franges étroitement jaunâtres à leur base, puis grises, leur moitié distale
d’un blanc jaunâtre mêlé de gris et de rose, entièrement jaunes le long du bord
interne.
Dessous des ailes antérieures uniformément gris, saupoudré de blanchâ-
tre le long de la côte et du bord interne ainsi que dans l’espace antémarginal ;
Source : MNHN, Paris
56 C: DUFAY
postmédiane grise, peu apparente, comme en dessus. Franges comme sur le
dessus.
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre, saupoudré de gris
sous la côte, obscurci progressivement de gris dans leur deux tiers distaux ;
lunule petite et fine, postmédiane grise, bien marquée et sinuée ; une bande
grise antémarginale à bord sinué. Franges comme au dessus.
Armure génitale (fig. 28). — Vinculum assez long et étroit, saccus tron-
qué, à peine élargi ; tegumen court et large ; uneus long et assez fin, courbé
régulièrement, terminé en une toute petite pointe courbée. Valves très lon-
gues et étroites, le bord supérieur concave, l’inférieur bisinué, le sommet
arrondi, à peine élargi ; clavus fin et court ; harpes assez épaisses, peu allon-
gées. Fultura inférieure subpentagonale ; édéage aussi Jong que les valves,
fin et subeylindrique, caecum penis un peu renflé ; un cornutus assez long
et fin, spiniforme, un peu courbe, et un petit amas distal de minuscules
épines.
Septième tergite faiblement échancré en V au milieu de son bord pos-
térieur ; septième sternite long et étroit, denté fortement au milieu de son
bord antérieur et largement échancré à son bord postérieur, ses angles posté-
rieurs prolongés en pointes formant une fourche divergente (fig. 29).
Fig. 29, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Trichoplusia ignicollis
(Dufay).
9. — Semblable au mâle, mais l'abdomen revêtu de poils grisâtres,
jaunâtres sur les côtés, sans touffe ni houppe de longs poils jaune vif sur
les côtés des derniers segments.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 57
Armure génitale (fig. 30). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursat
long et fin, étroit, très faiblement sclérifié dans sa moitié antérieure, membra-
neux et faiblement élargi dans sa moitié postérieure avec, juste en avant de
son élargissement postérieur en entonnoir membraneux, une faible et étroite
sclérification annulaire. Le duclus bursae débouche dans la paroi ventrale
de la bursa très près de son extrémité postérieure, d’où est issu le ductus
seminalis. Bursa entièrement membraneuse, un peu allongée, munie sur
sa paroi ventrale, un peu en avant de l'ouverture du ductus bursae, d’une
poche subconique et courbée, aux parois très faiblement sclérifiées.
30 31
Fig. 30, armure génitale 9 de Trichoplusia ignicollis (Dufay).
Fig. 31, tergites 3 à 8 & de Trichoplusia anargyra (Guenée).
Source : MNHN, Paris
58 C. DUFAY
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre,
les Roussettes, 1 000 m (P. Vielte). —« Diego-Suarez » ( G. Melou).
Mapagascar SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous
de l'Andohanisambirano, 1900 m [2050 m] (P. Soga; P. Viette el tp
Griveaud); piste de Mangindrano au Maromokotra, au Nord du piton
coté 2362 m, 2310 m (P. Viette el P. Griveaud) ; versant ouest, Andilambe,
2400 m (P. Soga). — Région du Tsaratanana, Nord-Ouest de Mangindrano,
Analabana, 1 640 m (P. Soga).
Mapaascar Esr : Massif du Marojejy, Andasy IL, 1 300 m (P.
Griveaud). — Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette) ;
Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud). — Route de Lakato, km 10, Ambodi-
riana, 1 050 m (P. Griveaud et R. Vieu); Ankasoka, km 15, 1 100 m (B:
Viette). — Périnet (Mme N. d'Olsoufieff). — Environs de Périnet, forêt
d'Analamazaotra, 910 m (P. Vielle; P. Griveaud et R. Vieu). — District
de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Vieite et P. Griveaud). —
Forêt d'Isaka, près de Fort-Dauphin (R. Catala).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Vielle). — Nord
d’Ankazobe, tampoketsa d'Ambohitantely, 1 600 m (P. Griveaud et R. Vieu).
__ Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1850 m
(P. Viete). — District d’Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolomita,
1 400 m (P. Griveaud). — Route d'Ambositra à Ambohimangy du Sud,
km 39, 1 350 m (P. Vieite). — Pays Betsileo, lambeaux forestiers au Sud
d'Ambositra, Ankazomivady, 1 640 m (P. Griveaud) ; route du Sud, km
302 [295], forêt d'Ambatoñtorahana, 1 600 m (P. Viette). — Environs
d'Ambohimahasoa, canton de Tsarañdy, forêt d’Ankafina, 1450 m (P.
Viette). — Ankarampotsy, près de Fianarantsoa, col de Tantamaly, 1 040-
1 180 m (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en juillet dans la région de Diego-
Suarez et à Ankazomivady, d'octobre à avril ailleurs.
Discussion. — Parmi les espèces malgaches, cette espèce ne peut
être confondue, à la rigueur, qu'avec T. anargyra et T. homoia, dont
l'habitus est assez voisin. De ces deux Plusiinae, elle diffère par le collier
d’un rouge feu et par la présence de poils plus rouges sur la ligne médiane
du thorax ; en outre, elle se différencie de T. anargyra grâce aux lignes plus
foncées et non plus claires, bien plus droites, et grâce à l’absence de signe
oblique distinct sous la cellule ; elle se distingue aussi de T. homoia grâce au
reflet cuivré prononcé sur l’espace antémarginal, et à sa coloration plus
foncée, plus violette, ainsi qu’à ses ailes postérieures dans l’ensemble plus
foncées.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 59
Trichoplusia anargyra (Guenée) n. comb.
(pl. 1, fig. 15)
Plusia Anargyra Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 6, Noct., 2, p. 351, ne 1 183.
Plusia anargyra Guenée ; Waxer, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B. M., 12, p.
926, ne 81.
Plusia Anargyra Guenée ; GUENÉE, 1865, in A. Vinsow, Voy. à Madag., annexe F,
Lépid., p. 31.
Plusia anargyra Guenée ; Mamrizr, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p. 321.
Plusia Anargyra Guenée ; SaazmüLLER, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 305, n° 717.
Phytometra lunata Fabricius ; Hampson, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M., 13, p. 475
(partim) (4).
Phytometra lunata Fabricius ; GAEDr, 1937, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 15,
p. 260 (partim).
Plusia anargyra Guenée ; PauLtan et Vire, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6,
(1955), p. 232.
Type. — Holotype : 1 © (sans abdomen), Madagascar Est, Fort-
Carnot (ex. coll. Feisthamel < Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 27-33 mm; longueur des ailes antérieures :
13,5-16,5 mm.
g. — Antennes d’un gris jaunâtre ; palpes peu allongés, le second article
long et courbé, le troisième deux fois plus court et moins épais, couverts de
poils d’un brun grisâtre fortement mêlé de blanchâtre. Tête, thorax, tegulae
et pattes revêtus de poils semblables, qui constituent aussi les touffes
dorsales de l'abdomen, peu développées. Collier, devant des crêtes thora-
ciques et abdominales d’un brun jaune orangé, ainsi qu’une ligne médiane
de poils sur le thorax. Abdomen couvert de poils d’un gris jaunâtre, et
d’écailles blanchâtres, avec de longues touffes de poils jaunes sur les côtés,
et de longues houppes de poils d’un jaune vif sur les côtés des cinquième
et sixième segments.
Ailes antérieures allongées, l’apex élancé, pointu, le bord interne peu
sinué, l’angle interne nettement denté. Coloration générale d’un gris ardoise
violacé, saupoudré faiblement d’écailles blanches sous la côte et dans les
taches orbiculaire et sous-orbiculaire, sans tache ni ligne ressortant bien
nettement, ces dernières formées d’écailles blanchâtres sur un fond brun.
Bord externe de l’aile, entre la marge et la subterminale, plus foncée, brun
noir, à reflet cuivré peu intense, ce dernier s'étendant triangulairement
jusqu’à la réniforme, brune. Basilaire à peine distincte. Antémédiane peu
(4) L'examen des types de Plusia anargyra Guenée, de Madagascar, de P. spoliata
Walker, du Congo, et de P. reticulata Moore, du Sikhim, m'a montré que ces trois Plusiinae
sont en réalité des espèces différentes, bien distincte:
particulier de leurs armures génitales femelles. Ces difté
être tous considérés comme synonymes de P. lunala F us, décrit de la région du
comme cela a été fait jusqu'à présent par les auteurs. L'étude des exemplaires afric
malgaches m'a démontré que l'espèce présente à Madagascar ne semble pas exister en Afrique,
et, inversement, que les espèces africaines, P. lunata Fabricius et P. spoliata Walker, ne
semblent pas habiter la Grande Ile. La première et seule dénomination valable de l'espèce ù
malgache est donc Plusia anargyra Guenée.
la structure de leurs genitalia, en
s.L.) ne doivent donc
Ca]
nts Plusia
Source : MNHN, Paris
60 C: DUFAY
nette, oblique et subrectiligne sous la cellule. Postmédiane constituée de
petits ares convexes extérieurement, entre les nervures, depuis la nervure 8
jusqu’à la 5, incurvée en un arc bien ouvert entre les nervures 3 et 5, droite
et parallèle au bord externe entre 2 et 3, fortement dentée intérieurement
en V couché entre les nervures 1 et 2, puis perpendiculaire au bord interne,
au-dessous de 1. Subterminale plus nette, soulignée intérieurement d'une
ombre brune à reflet cuivré, sinuée en arcs de cercle, un largement ouvert
entre les nervures 4 et 6, et deux petits convexes extérieurement, entre les
nervures 3 et 4, et entre 2 et 3, puis en S entre 1 et 2, Antéterminale formée
de fins petits chevrons blancs internervuraux. Réniforme brune à faible
reflet cuivré, entourée par une fine ligne blanche en 8, orbiculaire allongée
longitudinalement, entourée par une fine ligne blanche ; signe sous-orbicu-
laire constitué d’une tache allongée entourée de même manière, prolongeant
l’orbiculaire longitudinalement sous la cellule et la nervure 2, traversant
ainsi l’espace médian et tangent à la dent interne de la postmédiane située
entre les nervures 1 et 2. Franges d’un brun rose violacé, la moitié distale
mêlée de blanchâtre rosé.
Fig. 32, armure génitale à de Trichoplusia anargyra (Guenée).
Ailes postérieures d’un gris jaunâtre, la moitié basilaire plus claire,
d’un jaune blanchâtre, lunule faiblement apparente. Franges jaunes à la
base, puis grises, leur moitié distale mêlée de blanc-jaunâtre, entièrement
jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, éclairci de blanc le long du bord
interne, de blanchâtre au delà de la subterminale ; postmédiane transparais-
sant très faiblement. Franges comme au-dessus, mais, de plus, mêlées de
jaunâtre à leur base.
Source : MNHN, Paris.
NOCTUIDAE PLUSIINAE 61
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre, saupoudré de gris
sous la côte et obscurci de gris au delà d’une ligne postmédiane accentuée ;
lunule fine, grise et nette; un éclaircissement blanchâtre antémarginal.
Franges comme au-dessus.
Armure génitale (fig. 32). — Vinculum long et étroit, saccus bien élargi,
ampuliforme ; tegumen long et assez étroit ; uncus fin et peu allongé, courbé,
terminé en une pointe fine courbée en crochet. Valves étroites à la base,
élargies dans leur quart basilaire, longues et étroites, leurs bords supérieur
etinférieur subparallèles, le sommet arrondi et à peine élargi ; corona portant
de longues soies spineuses ; clavus digitiforme, court, seulement trois fois
plus long que large ; harpes modérément longues et épaisses, un peu ren-
flées à leur extrémité. Fultura inférieure subtriangulaire, son bord supérieur
faiblement échancré. Edéage très bulbeux et renflé à la base, ensuite long
et fin, subcylindrique. Un unique cornutus pointu, long et fin, en aiguille,
avec un paquet rubanné de nombreux spicules minuscules.
Septième tergite non différencié. Septième sternite très étroit et allongé,
son bord antérieur prolongé au milieu en un appendice rectangulaire et
pointu, ses côtés plus sclérifiés et prolongés aux angles postérieurs en 2
pointes formant une longue fourche divergente (fig. 31 et 33).
Fig. 33, septièmes tergite et sternite à de Trichoplusia anargyra (Guenée).
Q. — Semblable au mâle, mais l'abdomen couvert de poils gris, sans
touffe ni houppe de poils jaunes sur les côtés.
Armure génitale (fig. 34). — Ostium bursae non protégé ; ducius bursae
long, plus large et en partie membraneux dans son tiers postérieur, étroit
et entièrement sclérifié dans son tiers médian, s’élargissant progressivement
et moins sclérifié dans son tiers antérieur ; près de l’osfium, ses parois sont
Source : MNHN, Paris
62 C. DUFAY
Fig. 34, armure génitale 8 de Trichoplusia anargyra (Guenée).
ridées en un manchon peu sclérifié, puis s’élargissent et deviennent membra-
neuses avant une dilatation aux parois ridées, en partie sclérifiées, située
aux deux tiers postérieurs ; il débouche à peu près au milieu de la paroi
ventrale de la bursa. Celle-ci est entièrement membraneuse, renflée en avant
et subconique en arrière, donnant directement issue, à son extrémité posté-
rieure, au ducius seminalis.
Distribution dans l'ile. — MADAGAscaR Norp : Montagne d’Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vidite). — «Diego-Suarez» (G. Melou).
Mapacascar Samgrrano : Contreforts du Tsaratanana, Haut Sambi-
rano, vallée de la Besanetribe, 1 200 m (P. Viette).
Mapacascar Esr : Environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m
(P. Viette).— Quest de Mahanoro, Ambinanindrano (G.K. Kestell-Cornish).
__ Fort-Carnot (ex coll. Feisthamel).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1 230 m (P.
Griveaud et R. Vieu). — Tananarive, pare de Tsimbazaza, 1200 m (P.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 63
Viette); Nanisana (Mme N. d'Olsoufieff). — Pays Betsileo, lambeaux
forestiers au Sud d’Ambositra, Ankazomivady, 1 640 (P. Griveaud). —
Betroka (Dr. Diehl).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée de juillet à mai.
Discussion. — Cette espèce est très voisine morphologiquement et
anatomiquement de T. lunata, de l’Afrique australe, de T. spoliata, du Congo,
et de T. reticulata, de l’Inde et de la région indo-australienne. L’habitus
de ces quatre espèces est, en effet, presque semblable. Mais, des différences
existent entre leurs armures génitales mâles, ainsi qu'entre leurs derniers
sclérites abdominaux, en particulier dans la forme du septième sternite.
Par contre, leurs armures génitales femelles présentent de grandes difé-
rences, dans la conformation de la bursa et surtout du ductus bursae, plus
ou moins long et sclérifié suivant les espèces.
Trichoplusia semirosea (Dufay) n. comb.
(PL. 1, fig. 16)
Plusia (s. L.) semirosea Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 201.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, district de Maroantsetra,
station forestière de Farankaraina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Anto-
roka, 100 m, 8/18-1-1964 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 25-27 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 13,5-14,5 mm.
g. — Antennes jaunes ; palpes courts, le troisième article petit et fin,
entièrement couverts de poils gris brun fortement mêlé de blanchâtre ;
pattes, tegulae et une partie du thorax revêtus de poils de même coloration,
constituant aussi les touffes dorsales de l'abdomen, peu développées ; tête,
devant et ligne médiane du thorax couverts de poils d’un jaune orange vif,
formant aussi le collier et le devant de la crête métathoracique. Poitrine
et abdomen revêtus de poils clairs, jaunâtres, avec de longues touffes de
poils jaunes sur les côtés de l’abdomen et une houppe de poils jaune orange
sur les côtés des cinquième et sixième segments.
Ailes antérieures courtes et assez larges, le bord externe convexe,
l’interne rectiligne, l’angle interne très faiblement denté. Coloration carac-
téristique, rose claire entre le bord interne et la nervure 2, brun gris entre
celle-ci et la côte, avec une grande tache triangulaire de l’apex à la nervure 2
et à l’orbiculaire, brune à reflets dorés ou cuivrés (suivant l'incidence de la
lumière) assez vifs, jusqu’à la réniforme. Lignes et taches peu apparentes,
blanchâtres, l’orbiculaire elliptique, allongée obliquement et prolongée par
Source : MNHN, Paris
64 c. DUFAY
un fin trait blanc en V traversant l'espace médian jusqu’à la postmédiane ;
réniforme plus foncée, brune ; postmédiane sinuée en S (sur l'aile gauche)
de la côte à la nervure 2, se rapprochant de la réniforme, puis anguleuse
extérieurement sur la nervure 1, d’où elle rejoint le bord interne perpendicu-
lairement. Subterminale nette, blanchâtre, de la côte à la nervure 5, sinuée,
soulignée intérieurement par une ombre plus foncée dans la tache dorée
apicale où les nervures sont saupoudrées de blanc, ainsi que les plis médians
internervuraux ; une très fine ligne blanche antéterminale, suivie d’un
saupoudrement blanchâtre avant le bord externe. Franges d’un blanc cré-
meux à leur base, puis d’un brun olive mêlé de blanchâtre.
Ailes postérieures d’un gris jaunâtre clair, à peine plus claires à la base ;
franges jaunâtres à leur base, puis grises, leur moitié distale blanchâtre,
entièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures clair, jaunâtre où rosé entre le bord interne
et la nervure 2, ainsi que le long de la côte, le reste gris ; postmédiane grise,
épaisse, très apparente ; subterminale délimitant un éclaircissement blan-
châtre antémarginal ; franges comme au-dessus.
Dessous des ailes postérieures jaunâtre, Junule fine, ressortant peu,
obseurci de gris au delà d’une subterminale nette, parallèle au bord ex-
terne ; une ombre subterminale d’un gris plus foncé. Franges comme Sur le
dessus.
Fig. 35, armure génitale & de Trichoplusia semirosea (Dufay).
Armure génitale (fig. 35). — Vinculum peu allongé, étroit, s’élargissant
progressivement jusqu’au saccus, celui-ci arrondi et élargi ; tegumen long
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 65
Fig. 36, septième tergite, septième et huitième sternites & de Trichoplusia semi-
rosea (Dufay).
et étroit ; uncus assez court et fin, terminé en pointe fine petite et recourbée.
Valves longues et étroites, élargies dans leur tiers basilaire, le bord inférieur
bisinué, le sommet élargi ; clavus très court, subconique ; harpes longues et
grêles, renflées faiblement à leur extrémité. Fultura inférieure subtrian-
gulaire, son bord supérieur échancré largement. Edéage peu allongé, renflé
à la base, puis subcylindrique et courbé, armé d’un cornutus en forme d’ai-
guille et d’un faisceau de trois ou quatre épines trois fois plus courtes.
Septième tergite peu différencié, ses côtés et son bord postérieur fai-
blement concaves ; septième sternite denté au milieu de son bord antérieur,
long et étroit, échancré en demi-cercle à son bord postérieur, les angles
postérieurs formant deux pointes en fourche divergente (fig. 36).
Q. — Semblable au mâle, mais sans touffe ni houppe de poils jaunes
sur les côtés de l’abdomen.
Armure génitale (fig. 37). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
assez long et large, mais presque entièrement membraneux, sauf quelques
rides faiblement sclérifiées dans ses parois près de l’ouverture dans l’osfium.
Bursa petite, ovoïde, s’ouvrant dans le ductus bursae un peu en avant de son
extrémité postérieure qui donne issue directement au ductus seminalis,
et entièrement membraneuse.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar SamBiraNo : Massif du
Tsaratanana, piste de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté
2831 m, 2500 m (P. Viette et P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Baie d’Antongil, 1898 (A. Mocquerys). — Région
de Maroantsetra, station forestière de Farankaraina, route de Navana, km
16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Viete).
MapaGascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m
(P. Viette).
Source : MNHN, Paris
66
C. DUFAY
Fig. 37, armure génitale 2 de Trichoplusia semirosea (Dufay).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en novembre, janvier et février.
Discussion. —- Par son habitus, T. semirosea ressemble superficiel-
lement à Plusia aranea Hampson, décrit du Ruwenzori. Elle en diffère par
sa taille plus grande, sa coloration plus rose sur les ailes antérieures sous la
nervure 2, et non d’un gris lilacé comme chez P. aranea, ainsi que par la
tache métallique, qui a un reflet beaucoup plus vif chez l'espèce malgache.
De plus, chez P. aranea, les lignes sont plus blanches et plus apparentes,
en particulier le signe sous-orbiculaire en V qui traverse l’espace médian ;
en
les
outre le mâle de P. aranea n'a pas de houppe de longs poils jaunes sur
côtés des cinquième et sixième segments de l'abdomen.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 67
Trichoplusia gorilla (Holland) n. comb. (5)
(PL. 1, fig. 17)
Plusia gorilla Holland, 1904, Psyche, 7, p. 9.
Type. — Type unique : 1 © «Benito, Congo » (probablement Benito,
République de Guinée Equatoriale (Carnegie Museum, Pittsburgh, U.S.A.).
Description. — Envergure : 26-30 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 13-15 mm.
g. — Il m'est inconnu.
9. — Antennes brunes ; palpes allongés, le deuxième article long et
courbé, le troisième deux fois plus court, couverts de poils d’un gris brun
violet mêlé de blanchâtre, ainsi que les pattes, la tête, le thorax et les tegulae;
collier marron, ainsi que quelques poils sur la ligne médiane du thorax ;
crête abdominale formée d’une longue touffe de poils d’un brun violet foncé
sur les deux premiers segments et d’une plus petite sur le troisième. Abdomen
revêtu de poils et d’écailles d’un jaune grisâtre ainsi que le dessous du corps.
Ailes antérieures assez étroites, l’apex aigu, faiblement saillant, le bord
externe droit ou très faiblement concave entre l’apex et le milieu, l’interne
sinué, l’angle interne peu denté. Coloration générale brune saupoudrée
densément d’écailles violettes ou d’un gris violet, avec des écailles à reflet
cuivré peu brillant, donnant une coloration d’un gris violet foncé avec
les dessins et les lignes apparents en plus foncé, en brun avec des reflets
cuivrés ; signes argentés complètement absents ; reflet cuivré plus marqué
sur une bande médiane couvrant la réniforme, et dans l’espace subterminal.
Côte marquée de macules brunes ; lignes peu nettes, floues et épaisses,
brunes non saupoudrées de violet. Basilaire oblique et moins distincte ;
antémédiane formant un arc convexe extérieurement entre la cellule et le
bord interne ; une large ligne médiane brune, épaissie dans la cellule, où elle
couvre la réniforme, qui apparaît ainsi en plus foncé ; orbiculaire effacée ;
postmédiane formée de deux lignes brunes parallèles, un peu sinuées, presque
droite entre les nervures 7 et 3, infléchie en dedans sur cette dernière puis
formant un arc faiblement concave de la nervure 3 au bord interne ; sub-
terminale très peu apparente, englobée dans la tache cuivrée antémarginale,
et sinuée, rapprochée du bord externe entre les nervures 6 et 7, très infléchie
en dedans entre les nervures 4 et 6. Une épaisse ligne antémarginale d’un
gris violet plus clair sépare la bande cuivrée subterminale du bord externe,
et est marquée de part et d'autre de la nervure 4 par un petit trait clair à
reflet cuivré. Franges concolores.
(5) Le type unique de cette espèce étant une femelle, ainsi que tous les individus que
j'ai pu examiner, c’est avec doute et tout à fait provisoirement — tant que le mâle ne m'est
Pas connu — que ce Plusiinae est placé dans le genre Trichoplusia MeDunn.
Source : MNHN, Paris
68 C. DUFAY
Fig. 38, armure génitale 9 de Trichoplusia gorilla (Holland).
Ailes postérieures d’un gris uniforme, la base un peu jaunâtre. Franges
jaunâtres, traversées par une large ligne grise continue près de leur base,
leur extrémité plus blanchâtre, entièrement jaunâtres le long du bord
interne.
Dessous des antérieures d’un gris jaunâtre jusqu’au niveau de la ligne
médiane, le bord interne blanchâtre, puis gris au delà, l'espace antémarginal
formant une large bande blanchâtre rétrécie à l’apex ; trois macules blanches
sur la côte avant l’apex. Franges d’un gris blanchâtre dans leur moitié basi-
laire, grises dans leur moitié distale.
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre dans la moitié basi-
Jaire, avec une lunule très faiblement marquée, gris dans leur moitié distale,
saupoudré de blanchâtre en une étroite bande antémarginale rétrécie à
angle interne. Franges entièrement d’un blanc jaunâtre.
Armure génitale (fig. 38). — Caractérisée par un duclus bursae en forme
de ruban étroit démesurément long (au moins 3 à 4 fois plus que l’abdomen),
plusieurs fois replié sur lui même, presque entièrement sclérifié, membraneux
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 69
sur une très petite longueur avant de s’élargir en un petit manchon cylin-
drique très faiblement sclérifié juste en avant de l’ostium bursae; celui-ci
non protégé. Bursa entièrement membraneuse, allongée et subcylindrique,
ridée et plissée en arrière de l'ouverture du ductus bursae où elle est prolongée
par un lobe hémisphérique, dont les parois sont ridées et plissées. Le ductus
seminalis est issu directement de l’extrémité antérieure de la bursa.
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr: Région de Mahanoro
(G. K. Kestell-Cornish) (une unique 9 conservée au British Museum, N. H.).
Répartition géographique. — Afrique tropicale et équatoriale
Rio-Muni (type); Côte d'Ivoire; Sud du Nigéria; Cameroun; Kénya;
Rhodésie du Sud et Madagascar.
Biologie. — Papillon capturé début octobre à Madagascar.
Discussion. — Par son habitus, ce Plusiiné rappelle superficiellement
T. anargyra Guenée et les espèces voisines de celle-ci ; sa taille plus petite
et le reflet cuivré présent dans l’espace médian permet de le distinguer de
ces Trichoplusia. Mais l’armure génitale femelle très particulière l’écarte
de ces espèces.
Trichoplusia indicator (Walker) n. comb. (6)
(pl. 1, fig. 18)
Plusia indicator Walker, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 12, p. 922, n° 74.
Plusia G. roseum Guenée, 1862, in MaiLLarp, Notes sur l'ile de la Réunion (Bourbon),
annexe G, Lépid., p. 42.
Plusia G.-roseum Guenée ; Mamizux, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p. 321,
Plusia G. roseum Guenée; SaazmüLLEeR, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 394, n° 716.
Plusia indicator Walker ; PauLIAN et Vigrre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6.
(955), p. 233, pl. 10, fig. 1.
Types. — indicator Walker. Holotype : 1 Q (et non 1 & comme l’indique
Wazker), Congo (Curror) (British Museum, N. H
g-roseum Guenée. — La Réunion (semble disparu).
Description. — Envergure : 24-30 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 12-15 mm.
4. — Antennes grises ; palpes épais et relevés, deuxième article long
et épais, le troisième trois fois plus court et fin, entièrement couverts de poils
d’un gris brun, mêlés de blanchâtre, l'extrémité des deuxième et troisième
articles étroitement blanche. Tête, thorax et tegulae couverts de poils bruns
(6) Gagne (1937, in A. Serrz, p. 261) suppose que Plusia indicator pourrait être une
forme de l'espèce paléarctique Plusia daubei Boisduval. En fait, l'étude du type de l'espèce de
Wazxer montre qu'il s’agit d'une espèce bien distincte de celle-ci.
Source : MNHN, Paris
70 G. DUFAY
mélés de brun noir et de rosé à l'extrémité ; collier, crêtes thoraciques et
abdominale formés de poils semblables, brun noir; la crête abdominale
constituée d'une houppe très développée sur le premier segment et de deux
petites sur les deuxième et troisième. Abdomen couvert de poils d’un gris
jaunâtre, de longs poils jaunes sur les côtés, avec deux longues houppes
de poils d’un jaune vif sur les côtés des cinquième et sixième segments.
Dessous du corps et pattes entièrement revêtus de poils ou d’écailles d'un
gris brun violacé, les articles des tarses annelés étroitement de blanc à leur
extrémité.
Ailes antérieures larges et courtes, le bord interne subsinué, l'angle
interne denté. Coloration générale d’un gris noir avec une nuance lilacée
sur les parties claires, basilaire et subterminale, et à l’intérieur du signe
blanc d'argent, en forme de V allongé couché sous la nervure 2, qui ressort
vivement et coupe longitudinalement la bande médiane foncée. Basilaire
nette, formée de deux petits traits blancs argentés, le premier sous la côte,
perpendiculaire à celle-ci, le second le prolongeant jusqu’à la nervure de
une petite tache noire sous la cellule au milieu de l’espace basilaire, qui est
gris entre la nervure 1 et le bord interne. Antémédiane constituée d’une
fine ligne blanche à reflet argenté, continuant le signe en V en une ligne
coudée deux fois en S (sur l’aile droite) ; orbiculaire nette, très étirée longi-
tudinalement, son contour formé d’une fine ligne blanche, le centre couvert
d’écailles rosées ; réniforme nette, marquée extérieurement d’un petit arc
argenté épais, soulignée extérieurement d’une tache carrée noire, et inté-
rieurement d’un are plus large et plus fermé, bien plus mince, son centre
rempli d’écailles rosées ; signe en Y couché sur la nervure 2, ses branches
libres s’incurvant vers l’avant et appliquées sur la cellule, de part et d'autre
de l’orbiculaire, soulignées intérieurement d’une ligne brune. Postmédiane
brune, non sinuée, anguleuse seulement sous la côte, puis subparallèle au
bord externe, précédée par une très fine ligne blanche. Subterminale sinuée,
sans dent marquée, soulignée intérieurement par une bande foncée brunâtre
ou noire, et extérieurement par un saupoudrement rose, de l’apex à la ner-
vure 7, autour de la nervure 5 et entre les nervures 1 et 3. Une bande termi-
nale rosée traversée par une fine ligne brune. Terminale brune et épaisse.
Franges étroitement roses à la base, puis d’un brun mêlé de rose, traversées
par de petits arcs d’un brun plus foncé.
Ailes postérieures claires, blanchâtres dans leur moitié basilaire, avec
une lunule faiblement marquée, grises dans leur moitié distale. Franges
étroitement jaunâtres à la base, grises dans leur moitié basilaire, puis d’un
blanc rosé, entièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, faiblement éclairci de blanchâtre
sous la cellule et le long du bord externe ; postmédiane faiblement marquée,
quatre points blancs sur la côte entre elle et l’apex ; ligne terminale et
franges comme sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures comme en dessus, mais la lunule discoïdale
est plus marquée ; franges plus claires, tachées de gris à l’apex.
Source : MNHN, Paris.
NOGTUIDAE PLUSIINAE 71
Fig. 39, armure génitale 5 de Trichoplusia indicator (Walker).
Armure génilale (fig. 39). — Vinculum assez long et étroit, saceus un
peu élargi et arrondi ; uncus relativement long et fin, aminci à l'extrémité
en pointe fine. Valves étroites et longues, s’élargissant après le tiers basilaire
jusqu’au sommet fortement élargi, muni d’une corona portant des soies
spineuses ; clavus assez long et fin ; harpes fines, droites et peu allongées.
Fultura inférieure haute, en forme d’écusson. Edéage long, autant que les
valves, subcylindrique, armé d’un seul long et fin cornutus, de longueur
supérieure à la moitié de celle de l’édéage, et porté par un petit bulbe.
N
Fig. 40, septième tergite, septième et huitième sternites & de Trichoplusia indicator
(Walker).
Source : MNHN, Paris
N
©
CG. DUFAY
41 42
Fig. 41, Tergites 3 à 8 de Trichoplusia indicator (Walker).
Fig, 42, armure génitale de Trichoplusia indicalor (Walker).
Côtés des cinquième et sixième tergites très concaves, mais cinquième
et sixième tergites plus larges que la moitié de la largeur des tergites précé-
dents (fig. 41). Septième tergite faiblement échancré à son bord postérieur
et plus sclérifié à ses angles postérieurs saillants ; septième sternite étroit et
allongé, plus large en avant, son bord antérieur denté au milieu, son bord
postérieur fortement échancré entre deux branches peu sclérifiées diver-
gentes (fig. 40).
9. — Semblable au mâle, sauf l'abdomen, couvert de poils grisâtres,
sans long poil jaune sur les côtés, ni houppe latérale sur les derniers segments.
Armure génitale (fig. 42). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 73
assez court et large, en majeure partie membraneux, un peu évasé en enton-
noir peu sclérifié à son ouverture postérieure, sclérifié en partie dans la paroi
ventrale de sa moitié antérieure, débouchant dans la paroi ventrale de la
bursa, en arrière ; bursa entièrement membraneuse, assez allongée, prolon-
gée en avant en un petit diverticule membraneux replié dorsalement en
arrière, d’où part le ductus seminalis.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norp : « Diego-Suarez » ;
Sakaramy ; Kulau (tous G. Melou).
MaDpaGaAscAR SaMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en des-
sous de l’Andohanisambirano, 2 050 m ; piste de Mangindrano au Maromo-
kotra, au Sud du piton coté 2831 m, 2 500 m (P. Viele et P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Région de Maroantsetra, station forestière de
Farankaraina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (PA
Viette). — Environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m (P. Vielte). —
Région de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Vietle el P.
Griveaud).
MapaGascar CENTRE : Tananarive, pare de Tsimbazaza, 1 200 m
(P. Viette); Nanisana (Mme N. d'Olsoufieff). — Pays Betsileo, route du
Sud, km 203 [295], forêt d'Ambatofitorahana 1 600 m (P. Vielte). — Bekily
(A. Seyrig).
Répartition géographique. — Afrique équatoriale et tropicale, Ma-
dagascar, la Réunion, île Maurice.
Biologie. — Papillons récoltés en mars, avril et mai, ainsi qu’en juillet
à Diego-Suarez et de novembre à mars ailleurs.
Trichoplusia cupreomicans (Hampson) n. comb.
(pl. 1, fig. 19)
Plusia cupreomicans Hampson, 1909, Trans. zool. Soc. London, 19, p. 112, pl. 4, fig. 19.
Type. — Holotype : 1 9, Ouganda, massif du Ruwenzori, Semliki
Valley (Wollaston) (British Museum, N. H.).
Description. — Envergure : 27-31 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 13,5-16 mm.
4. — Antennes fauves ; deuxième article des palpes long et courbé à
la base, le troisième trois fois plus court et fin, entièrement couverts de poils
d’un brun violet mêlé de blanchâtre. Tête, thorax et tegulae revêtus de
poils brun orange et brun violet, l'extrémité mêlée de blanchâtre, crête
métathoracique foncée à l'extrémité. Collier d’un brun violet, orange dans
sa moitié distale, l'extrémité brune puis blanchâtre. Abdomen couvert de
Source : MNHN, Paris
74 C. DUFAY
longs poils d’un jaune clair sur les côtés, avec de longues houppes de longs
poils d’un jaune vif sur les côtés des cinquième et sixième segments. Poitrine
et pattes couvertes de poils ou d’écailles d’un brun violet, articles des
tarses et tibias étroitement annelés de blanc à leur extrémité. Dessous de
l’abdomen gris jaunâtre.
Fig. 43, armure génitale de Trichoplusia cupreomicans (Hampson).
Ailes antérieures larges et courtes, le bord externe bien convexe, l’in-
terne subsinué, denté à l'angle interne. Coloration générale brune à reflet
doré ou cuivré (suivant l'incidence de la lumière) accentué sur presque toute
la surface, mais plus vif dans l’espace basilaire, sur l’antémédiane, sur le
quart interne et postérieur de l’espace médian et surtout entre la côte, la
réniforme et le bord externe dans la moitié antérieure de l'aile. Taches
argentées très vives, orbiculaire à contour argenté non entièrement fermé,
elliptique; signe sous-orbiculaire tangent à l’orbiculaire, en ? couché;
la tache externe, sous la réniforme, arrondie ; à l'intérieur de ces trois taches,
des écailles orangées à reflet doré ou cuivré. Lignes transverses peu dis-
tinctes, brunes, plus ou moins soulignées d'écailles dorées ou argentées,
sur l’antémédiane, entre la cellule et la nervure 1, et entre celle-ci et le bord
interne ; réniforme peu visible, un point doré sur son angle postérieur exter-
ne; subterminale nette, de la forme habituelle, dans la moitié antérieure
de l'aile, soulignée intérieurement par un épais trait noirâtre, bidentée
extérieurement sur les nervures 6 et 7. Franges d’un gris brun uniforme,
traversées par une ligne médiane rosâtre ondulée, l'extrémité d’un blanc
rosé.
Aïles postérieures blanchâtres dans leur moitié basilaire, obscurcies
progressivement de gris dans leur moitié distale, sans lunule; franges
étroitement jaunâtres à leur base, puis grises, leur moitié distale blanche,
entièrement d'un blanc jaunâtre le long du bord interne.
Source : MNHN, Paris.
NOCTUIDAE PLUSIINAE 75
Dessous des ailes antérieures gris, éclairci de blanc entre la nervure 1
et le bord interne, et de jaune sous la cellule, postmédiane peu marquée ;
un faible éclaircissement antémarginal délimité par une subterminale paral-
lèle au bord externe ; franges comme au dessus,
Dessous des ailes postérieures blanchâtre dans leur moitié basilaire,
lunule à peine indiquée ; une bande d’un gris plus foncé délimitée par une
postmédiane et une subterminale subparallèles au bord externe, séparée
de ce dernier par un éclaircissement grisâtre. Franges comme sur le dessus.
Fig. 44, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Trichoplusia cupreo-
micans (Hampson).
Armure génilale (fig. 43). — Vinculum assez allongé, mais large, ses
deux branches écartées dans leur moitié antérieure ; saccus arrondi et large ;
tegumen court ; uncus long et fin, courbé, terminé par une petite pointe
fine recourbée. Valves allongées, leur bord inférieur sinué, élargies à mi-
longueur, puis avant le sommet ; clavus assez long et fin; harpes allongées
et assez épaisses, faiblement renflées à l'extrémité. Fultura inférieure penta-
gonale. Edéage aussi long que les valves, cylindrique, armé d’un long cornu-
tus droit et fin porté par un bulbe court, et d’une petite épine distale portée
par un assez gros bulbe,
Septième tergite faiblement échancré sur son bord postérieur et plus
sclérifié à ses angles postérieurs saillants ; septième sternite long et étroit,
plus large à son bord antérieur qui est fortement denté au milieu, son bord
postérieur fortement échancré entre deux pointes peu sclérifiées et diver-
gentes (fig. 44). Côtés des cinquième et sixième tergites fortement concaves,
de telle sorte que ces sclérites sont deux fois plus étroits que ceux des seg-
ments précédents.
9. — Semblable au mâle, sauf l'abdomen, dépourvu des longues houppes
Source : MNHN, Paris
76 CG. DUFAY
Fig. 45, armure génitale © de Trichoplusia cupreomicans (Hampson).
jaunes latérales, mais couvert d’écailles et de poils blanchâtres avec de longs
poils jaunes seulement à la base sur les côtés.
Armure géniale (fig. 45). — Ostium bursae non protégé. Duclus bursae
long et étroit, entièrement membraneux, très faiblement élargi en un court
manchon peu sclérifié avant son ouverture dans l’ostium; bursa ovoïde,
peu allongée, entièrement membraneuse, s'ouvrant dans le ductus bursae
par sa paroi ventrale à l'extrémité postérieure. Un peu en avant de son
milieu un repli de la paroi dorsale dirigée vers l'arrière ébauche un court
prolongement appendiculaire conique d’où est issu le ductus seminalis.
Distribution dans l'ile. — Un seul exemplaire est connu de Mada-
gascar : une 9, obtenue d'élevage, Bekily, région centrale, septembre 1933
(A. Seyrig) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 77
Répartition géographique. — Afrique tropicale et équatoriale, Ma-
dagascar.
Biologie. — En Afrique, papillons récoltés en janvier, avril-mai-juin
et août-septembre. Le papillon originaire de Madagascar est conservé avec
le cocon dont il a éclos. Le cocon est lâche, soyeux et rose, il mesure 17 mm
de long et 10 mm de plus grand diamètre transversal, et est collé sur un
fragment d’écorce.
Trichoplusia viettei (Dufay) n.comb.
(pl. 1 , fig. 20)
Plusia (s. 1.) viettei Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 202.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Nord, montagne d’Ambre,
les Roussettes, 1 000 m, 23-XI-1958 (P. Vielte) (Muséum, Paris).
Description.
rieures : 12,5-14 mm.
Envergure : 25-27,7 mm; longueur des ailes anté-
g. — Antennes d’un brun jaune clair ; palpes assez courts, le second
article peu allongé, épais et droit, le troisième de très peu plus court que le
second, mais bien plus fin, tous couverts de poils bruns méêlés de jaune,
davantage à l’apex et sur la face antérieure. Tête, thorax et tegulae revêtus
de poils de même coloration, leur extrémité rosée ou mêlée de brun plus
foncé. Touffes de la crête abdominale développées sur les premier et troisième
segments, constituées de poils semblables. Collier d’un brun jaune, traversé
par une ligne noire, l’extrémité étroitement d’un rose blanchâtre. Dessous
du corps et pattes revêtus de poils brun jaune. Abdomen couvert dessus et
dessous de poils d’un brun gris ou blanchâtres, avec de longues touffes
de poils d’un jaune vif sur les côtés, plus longues, plus développées sur les
cinquième et sixième segments.
Ailes antérieures courtes et larges, l’apex non étiré, le bord externe
régulièrement convexe, l'interne sinué, l'angle interne fortement denté.
Coloration générale d’un brun jaune olive à reflet cuivré mêlée de rose lilacé
pâle, les lignes et dessins blanchâtres ou roses, ou d’un brun olive, sans nette
tache argentée sous la cellule. Espace basilaire en majeure partie rose,
saupoudré d’écailles d’un brun olive formant quelques macules de cette
couleur entre la côte et la cellule et dans celle-ci, la plus interne traversée
par la basilaire, très fine et argentée ; deux petites macules noires, une au
milieu, sous la cellule, la seconde au bord interne précédant l’antémédiane.
Celle-ci d’un blanc argenté, constituée d’un petit trait oblique de la côte à
l’orbiculaire, puis d’une ligne oblique et dirigée vers la base entre la cellule
et la nervure 2, formant un petit arc convexe extérieurement entre les ner-
vures 1 et 2, puis droite et oblique de 1 au bord interne; elle est
bordée extérieurement de la cellule au bord interne par une bande d’un
Source : MNHN, Paris
78 c. DUFAY
Fig. 46, armure génitale de Trichoplusia viettei (Dufay).
brun olive foncé. Espace médian d’un brun olive, divisé par le signe argenté
sous-cellulaire, en une partie postérieure plus claire, sauf le long de l’antémé-
diane, comportant un lobe semicirculaire foncé s’avançant sous l’orbiculaire,
délimité par l’antémédiane et le signe argenté ; et en une partie antérieure
plus foncée sous la réniforme et au-dessus du signe argenté, éclaircie sous
la côte par un saupoudrement d’écailles roses, ou jaunes de part et d'autre
de la réniforme. Orbiculaire bien distincte, de la teinte générale, entourée
par une fine ligne rose en ellipse allongée longitudinalement ; réniforme peu
distincte, d’un brun olive doré, plus claire en son centre, avec une très
petite macule noire à chacun de ses angles. Signe argenté constitué d’une
fine ligne blanche en V couché, formant une pointe externe sur la nervure 2,
ses branches libres sous l’orbiculaire, l'antérieure recourbée vers l'avant,
la postérieure rejoignant la ligne antémédiane en entourant le lobe foncé
semicirculaire de l’espace médian ; entre les deux, une ligne d’un brun olive,
en U, encadrant une macule rose. Postmédiane peu distincte jusqu’à la
nervure 2, soulignée extérieurement par une bande rose depuis la nervure 8
jusqu’à la nervure 5, formée entre les nervures 1 et 2 d’une ligne rose en V
couché, ouvert en dehors, et tangente à la pointe du signe argenté, puis
blanche et perpendiculaire au bord interne entre ce dernier et la nervure 1.
A l'intérieur de ce V, une tache rose triangulaire encadrée d’un V brun olive.
Espace subterminal d’un brun olive jaunâtre cuivré, saupoudré d’écailles
blanches entre les nervures 2 et 4. Subterminale blanche, précédée depuis
la côte jusqu’à la nervure 2, par un assombrissement et formée de zigzags
dentés extérieurement entre les nervures. Une ligne antéterminale rose,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE A9!
sinuée, isolant de petites macules terminales foncées. Franges d'un blanc
jaunâtre à la base, puis d’un gris olive, puis blanches, l'extrémité mêlée
d'olive et de blanc.
Ailes postérieures d’un grisâtre uniforme, faiblement éclairci de jaunä-
tre dans leur tiers basilaire. Franges jaunes à la base, puis grises, leur moitié
distale blanche, entièrement jaunâtres le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, sauf sous la côte et au bord interne,
le tiers basilaire jaunâtre, réniforme transparaissant faiblement, postmé-
diane grise peu marquée ; un faible éclaircissement antémarginal ; ligne
terminale et franges comme au dessus.
Dessous des ailes postérieures jaunâtre dans leur moitié basilaire, une
petite lunule discoïdale arquée peu accentuée ; moitié distale au delà d’une
postmédiane peu marquée, grise ; un faible éclaircissement antémarginal
gris-blanchâtre. Franges comme au-dessus.
Fig. 47, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Trichoplusia viettei
(Dufay).
Armure génitale (fig. 46). — Vinculum peu allongé et assez large, saccus
arrondi, faiblement renflé à l’extrémité ; uneus long et fin, fortement courbé,
terminé par un très fin crochet courbé. Valves étroites à la base, élargies
et bisinuées au premier tiers de leur longueur, le sommet élargi et arrondi,
corona portant des soies spineuses ; clavus très court, épais à la base, sub-
conique ; harpes longues et grêles, faiblement renflées à leur extrémité.
Fultura inférieure à peu près triangulaire, son bord inférieur pointu au
milieu, son bord supérieur largement échancré en arc de cercle. Edéage long
et cylindrique, égal aux valves, droit, sans cornutus, muni seulement d’un
gros amas de longs spicules ou de courts poils spiniformes.
Sclérification du septième tergite réduite aux deux branches d’un U
faiblement divergentes ; septième sternite peu sclérifié, son bord antérieur
Source : MNHN, Paris
80 C… DUFAY
muni au milieu d’un lobe semicireulaire s’avançant en avant, ses côtés for-
tement concaves, son bord postérieur fortement échancré en arc de cercle.
(fig. 47).
9. — Inconnue.
Distribution dans l'ile. — Manacascar Norp: Montagne d'Ambre,
les Roussettes, 1 000 m (P. Viette).
Mapagascan Esr : Périnet (N. et G. d'Olsoufieff). — Environs de
Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette).
Managascar CENTRE : Massif de l'Andringitra, plateau Soaindrana,
2 070 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée de novembre à mars.
Trichoplusia ignescens (Dufay) n. comb.
(pl. 1, fig. 8)
lusia chaleedona Hampson ; PauLrAN et Vrerre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag.,
(E) 6, (1955), p. 231.
Dusia (s. L) ignescens Dufay, 1968, Buu. mens. Soc. Linn. Lyon, 87° année, p. 197.
Type. — Holotype : 1 6, Madagascar Centre, Tananarive, parc de
Tsimbazaza, 1 200 m, 9-X-1951 (P. Victte) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 25-27 mm ; longueur des ailes antérieu-
res : 12,5-13,5 mm.
4. — Antennes d’un gris jaunâtre. Palpes courts, le second article peu
allongé, le troisième deux fois plus court et deux fois moins épais que le
second, tous entièrement revêtus de poils bruns mêlés de gris violacé blan-
châtre. Tête, thorax, dessous du corps et pattes couverts de poils sembla-
bles, constituant aussi la crête abdominale, celle-ci formée de trois touffes
assez longues sur les trois premiers segments. Quelques poils d’un brun
rouge sur le vertex. Collier d’un rouge feu, la base brune, l'extrémité brune
puis étroitement d’un gris blanchâtre violacé. Devant des crêtes thoraciques
et abdominales d’un brun rouge. Abdomen couvert de poils d’un jaune
blanchâtre, avec de longs poils jaunâtres sur les côtés et une longue houppe
de poils d’un jaune vif de chaque côté des cinquième et sixième segments.
Aïles antérieures élancées, le bord externe convexe, l’interne sinué,
l'angle interne denté et l'apex subaigu. Coloration générale d’un gris ardoise
violacé avec trois aires rougeâtres à reflet cuivré très vif, rouge feu sous
certaines incidences, la première, petite, à la base de l’aile, carrée, située
sous la cellule et à l'extérieur de la ligne basilaire, indiquée par un très petit
et très fin petit trait argenté, la seconde large et étendue entre le bord interne,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 81
les lignes antémédiane et postmédiane et la cellule ; la troisième, triangu-
laire, située sur le bord externe entre celui-ci et la subterminale, de l’apex à
la nervure 2, et élargie au devant de la cellule, toutes trois saupoudrées
d’écailles à reflet doré. Dessins et lignes argentés très apparents : antémé-
diane constituée d’une ligne argentée assez épaisse oblique et presque droite,
faiblement incurvée sur la nervure 1; postmédiane discontinue, marquée
par un fin trait argenté droit et oblique de la nervure 7 à la nervure 4, moins
nette entre les nervures 7 et 8, et par deux petits traits arqués, semblables,
l’un sur la nervure 2, le second entre la nervure 1 et le bord interne. Subter-
minale indistincte sauf entre les nervures 1 et 2 où elle est marquée par une
fine ligne argentée oblique et dirigée vers l’angle interne, visible sous cer-
taines incidences seulement, grâce aux écailles dorées qui la parsèment.
Ligne terminale faiblement argentée depuis la nervure 3, jusqu’à la 8.
Orbiculaire indistincte. Réniforme peu nette, indiquée par une tache brune
et quelques écailles argentées sur ses angles postérieurs. Tache argentée
sous-orbiculaire en goutte allongée, prolongée par le trait argenté antémé-
dian, pupillée de quelques écailles jaunes à reflet doré ; signe argenté externe
constitué d’une tache pleine en ovale allongé longitudinalement. Franges
brunes, mêlées de gris violet, entièrement brunes à l’apex.
Fig. 48, armure génitale de Trichoplusia ignescens (Dufay).
Ailes postérieures d’un gris clair, la moitié basilaire éclaircie de blan-
châtre où transparaît une lunule peu marquée. Franges étroitement jaunes
à leur base puis grises, leur moitié distale blanche, entièrement jaunes le
long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un grisâtre clair saupoudré d’écailles
blanches, plus denses le long de la côte, du bord interne et dans l’espace
antémarginal ; postmédiane grise, assez distincte. Franges comme sur le
dessus.
Source : MNHN, Paris
82 C. DUFAY
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré d’écailles grises
plus denses sous la côte et dans le tiers distal, lunule discoïdale nette ainsi
qu’une ligne postmédiane grise, subparallèle au bord externe, espace anté-
marginal faiblement éclairci. Franges comme sur le dessus.
Armure génitale (fig. 48). — Vinculum allongé et assez large, saccus
arrondi ; tegumen court et large ; uncus court et épais, son extrémité amin-
cie en crochet courbé. Valves longues et étroites, leur bord inférieur bisinué
ainsi que le bord supérieur, le sommet non élargi et bien arrondi ; clavus
relativement court, et faiblement courbé; harpes droites, rigides, assez
longues, dépassant le bord supérieur des valves. Fultura inférieure subpen-
tagonale. Edéage subcylindrique, faiblement courbé, aminci progressivement
de la base à l'extrémité, sans cornutus, armé seulement d’une rangée de
nombreux petits spicules et denticules.
Fig. 49, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Trichoplusia ignescens
(Dufay).
Septième tergite rétréci d'avant en arrière, son bord postérieur échancré
largement, ses côtés un peu plus sclérifiés ; septième sternite assez allongé,
son bord postérieur largement échancré en arc de cercle, les angles posté-
rieurs formant deux pointes un peu plus sclérifiées faiblement divergentes
(fig. 49).
9. — Semblable au mâle, l'abdomen sans les houppes de longs poils
d’un jaune vif sur les côtés des cinquième et sixième segments, revêtu
seulement de poils jaunâtres courts.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 83
Fig. 50, armure génitale e de Trichoplusia ignescens (Dufay).
Armure génitale (fig. 50). — Papilles anales fortement dentées à leur
angle postérieur inférieur ; oslium bursae protégé par une petite lamelle
antévaginale presque semicirculaire, Ductus bursae peu sclérifié, entière-
ment membraneux dans son quart postérieur, relativement court et large,
brusquement rétréci et membraneux sur une très brève longueur avant de
déboucher dans la partie postérieure de la bursa. Bursa entièrement mem-
braneuse, ovalaire, munie d’un court prolongement appendiculaire subcy-
lindrique partant de la paroi ventrale près de l’ouverture du ductus bursae ;
ductus seminalis issu de l'extrémité de ce prolongement.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : « Diego-Suarez »
(G. Melou).
MapaGascar Esr : District d’Ambatondrazaka, Andranomandevy
(Didy), 1039 m (P. Griveaud). — Route d’Anosibe, km 57 (P. Vielle). —
Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1130 m (P. Griveaud). — Périnet
(Mme N. d'Olsoufieff). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra,
910 m (P. Viette).
Source : MNHN, Paris
84 G. DUFAY
Mapacascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanja-
manitra, 1 380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Vielte). — La Mandraka,
1250 m (P. Griveaud). — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m (P.
Vielte). — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850
m (P. Vielte). — Route d'Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39,
1 350 m (P. Vielte). — Pays Betsileo, lambeaux forestiers au Sud d’Ambo-
sitra, Ankazomivady, 1 640 m (P. Griveaud). — Sahambavy, près de Fia-
narantsoa, 1 040-1 180 m (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Les imagos ont été récoltés en juillet et août, puis d'oc-
tobre à avril.
Discussion. — Par son habitus comme par ses armures génitales,
cette espèce est très voisine de Trichoplusia chalcedona (Hampson) n. comb.,
de l'Afrique australe. Extérieurement, elle ne se différencie de celle-ci que
par des caractères très ténus, résidant dans le tracé des lignes transverses :
l'antémédiane n’est pas aussi rectiligne chez T. chalcedona et comporte
une faible sinuosité entre la cellule et la nervure 1, de telle sorte qu’elle
paraît être moins oblique. Mais les armures génitales de ces deux espèces
sont assez différentes. Chez T. chalcedona, l'uncus est plus long et l’armature
de l’édéage comporte un bien plus grand nombre d'épines sclérifiées plus
petites, avec, en outre, de plus gros spicules n’existant pas chez T. ignescens.
L’armure femelle est encore plus différente : chez T. chalcedona l'ostium
bursae n’est pas protégé par une petite lamelle antévaginale semicireulaire
bien sclérifiée, mais est nu, et le duclus bursae est une fois et demie plus long
et deux fois plus étroit, il débouche au tiers postérieur de la bursa qui donne
issue directement au duclus seminalis à son extrémité postérieure.
Trichoplusia lampra (Dufay) n. comb.
(pl. 1, fig. 6)
plusia (s. L) lampra Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyor, 37° année, p. 196.
Type. — Holotype : 1 é, Madagascar Est, route de Lakato, km 15,
Ankasoka, 1130 m (P. Griveaud) (genitalia, prép. C. Dufay n° 1 903)
(Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 26,5 mm ; longueur des ailes antérieures :
13,5 mm.
&. — Antennes d’un gris brun, blanchâtres par dessus. Palpes courts,
le deuxième article peu allongé et droit, le troisième deux fois plus court
et mince, revêtus de poils noirs, mélangés de poils blancs sur la face inférieure
du premier article et à l’extrémité du deuxième, le troisième couvert d’écail-
les blanches. Tête couverte de poils d’un jaune fauve, une toufte très petite,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 85
blanche, devant la base de chaque antenne et une noire derrière chacune.
Collier brun jaune, l'extrémité très étroitement noire puis blanchâtre.
Tegulae noirs dans leur moitié basilaire, puis blancs dans leur moitié distale.
Thorax revêtu de poils noirs en avant, de poils blancs en arrière, rosâtres
sur les côtés ; crêtes thoraciques noires, l'extrémité étroitement d'un fauve
roussâtre. Abdomen couvert de longs poils jaunes sur le dessus et les côtés,
avec de longues houppes sur les côtés des cinquième et sixième segments,
formés de poils d’un jaune vif. Poitrine couverte de longs poils blancs ;
pattes noires, sauf les tarses antérieurs jaunâtres, extrémité des tibias et de
chacun des articles des tarses largement annelée de blanc ; dessus des tibias
postérieurs revêtus de très longs poils jaunes.
Ailes antérieures larges et courtes, le bord interne droit, l'angle interne
denté. Coloration générale variée de noir et de blanc, avec une bande d’un
vert jaune olive clair à reflet doré ou argenté très brillant. Une large et
unique tache blanche, argentée, quadrangulaire, sous la cellule. Espace
basilaire d’un blanc argenté sous la cellule, à l’exception d’un petit demi-
cercle noir en dessous, et à l'intérieur de la ligne basilaire, celle-ci formée
seulement d’un petit arc argenté entre la côte et la cellule, bordé intérieure-
ment de noir et précédé d’une macule jaune olive, dorée. Une petite tache
triangulaire noire comprise entre la côte, la basilaire et l’antémédiane.
Celle-ci, peu marquée, ne ressort que par les teintes différentes de part et
d’autre. Espace médian en majeure partie noir, blanchâtre à reflet argenté
ou doré entre le bord interne et la nervure 1, le reflet doré s'étendant jusqu’à
la cellule et sous la tache blanche discale. Une tache blanche, quadrangulaire,
entre la côte et la cellule suit l’antémédiane. Orbiculaire noire, entourée d’une
fine ligne rose en ellipse allongée obliquement, s'appuyant sur la tache discale
blanche. Réniforme noire, apparente grâce à la fine ligne argentée qui l’en-
toure incomplètement, surmontée d’une petite tache blanche, carrée, sous
la côte, et suivie extérieurement d’une bande étroite d’un jaune olive, puis
de rose. Postmédiane n’apparaissant que par la teinte différente de part et
d’autre, marquée, en dessous de la nervure 2, par une ligne blanche bordée
extérieurement par une ligne noire, sinuée en arc convexe extérieurement
entre le pli médian internervural 1-2 et le bord interne. Espace subterminal
formé d’une large bande d’un vert jaune olive à reflet doré, entre la postmé-
diane et la subterminale, précédée de blanc étroitement en dessous de la
nervure 4, et d’une large tache blanche triangulaire de la côte à cette dernière,
Subterminale constituée d’une ombre noire épaisse de la côte à la nervure
4, sinuée, dentée extérieurement sur la nervure 7 et intérieurement sur 5.
Espace antémarginal blanc au delà de la subterminale, sauf sous l’apex où
est une tache noire triangulaire, et entre les nervures 3 et 4 où se trouve une
tache noire, prolongée dans les franges, coupée par un fin trait blanc anté-
terminal. Un triangle blanc au bord externe entre la nervure 3 et l’angle
interne. Franges blanches, noires à l’apex et entre les nervures 3 et 4, noires
à l’angle interne.
Ailes postérieures grises, blanchâtres plus ou moins saupoudrées de gris
dans leur moitié basilaire, lunule bien distincte. Franges noires à la base le
Source : MNHN, Paris
86 G. DUFAY
long des deux tiers antérieurs du bord externe, plus ou moins entrecoupées
de blanc, puis entièrement blanches dans le tiers postérieur, leur moitié
distale entièrement blanches tout le long ; entièrement jaunâtres le long du
bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris noir, taché de blanc sous la
grande tache discale argentée du dessus, saupoudré de blanchâtre à la
base, quatre macules blanches sous la côte entre l’apex et la postmédiane
peu marquée. Marge blanche et large entre la nervure 4 et la 8, noire entre
les nervures 3 et 4, étroitement blanche jusqu'à la nervure 1. Franges comme
sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre dans leur moitié basilaire,
saupoudré de gris sous la côte, lunule et postmédiane bien marquées. Au-
delà de cette dernière, dessous gris noir, faiblement saupoudré de blanc le
long du bord externe. Franges comme au dessus.
Fig. 51, armure génitale à de Trichoplusia lampra (Dufay).
Armure génitale (fig. 51). — Tegumen court et étroit, vinculum long et
assez large, en V, saccus très arrondi ; uneus long et fin; valves subparal-
lèles, leur bord supérieur régulièrement concave, l'inférieur convexe après
une forte sinuosité basilaire, le sommet bien arrondi, non élargi, sans corona.
Sacculus étroit et bien arrondi. Clavus court et large, à peine deux fois plus
long que large. Harpes longues et fines, faiblement épaissies au sommet.
Fultura inférieure cordiforme. Edéage court et épais, droit, sans dilatation
basilaire ni cornutus, vesica seulement munie à sa base d’une petite bande
faiblement sclérifiée et d’une petite plaque courbée revêtue de très petits
denticules.
Côtés et bord postérieur du septième tergite faiblement concaves, bord
antérieur du septième sternite fortement convexe au milieu, son bord posté-
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 87
ZA
ser,
FRE
Fig. 52, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Trichoplusia lampra (Dufay).
rieur échancré en arc de cercle ; huitième tergite sclérifié en un large U,
son bord postérieur échancré rectangulairement (ig. 52).
$. — Inconnue.
Distribution dans l'ile. — Seul l’holotype est connu.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée fin octobre.
Trichoplusia sogai (Dufay) n. comb.
(PL. 1, fig. 2)
Plusia (s. 1.) sogai Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37e année, p. 195.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Centre, Tananarive, parc de
Tsimbazaza, 1200 m, 8-1-1952 (P. Vielte) (genitalia, prép. C. Dufay n°
1 890) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 26-27 mm ; longueur des ailes antérieu-
res : 13-13, 5 mm.
8. — Antennes filiformes, finement ciliées, d’un brun jaune; palpes
dépassant le vertex, le second article long et courbé, le troisième à peine
plus court que le second et plus fin. Palpes, poitrine et pattes couverts de
poils d’un gris violacé, leur extrémité d’un rose blanchâtre. Tête, thorax
et tegulae revêtus de poils bruns mélés de gris violet, l'extrémité mélée
de rose. Collier, crêtes thoraciques et abdominales constitués de poils
Source : MNHN, Paris
88 C. DUFAY
semblables. Abdomen et dessous du corps recouverts de poils d'un gris
jaunâtre, la crête abdominale formée d’une longue touffe sur le premier
segment, et de deux petites sur le second et le troisième ; côtés de l’abdo-
men sans revêtement de longs poils, sans houppe ni touffe différenciée.
Ailes antérieures assez larges et courtes, le bord interne peu sinué,
l'angle interne très faiblement denté. Coloration générale d’un brun foncé
saupoudré par endroits d’écailles d’un violet lilacé donnant une teinte géné-
rale d’un gris violet. Signes argentés présents mais réduits, l’interne en un
petit et très fin U allongé, l'externe en un très fin et petit cercle blanc se
détachant sur une zone plus sombre de l’espace médian, comprise entre la
cellule, l'antémédiane et la postmédiane, et Ja nervure 1. Une tache aussi
foncée sous l’apex, précédant la subterminale, entre les nervures 5 et 8;
un petit point noir très net antémarginal de chaque côté de la nervure 4.
Lignes transverses bien nettes : basilaire fine, argentée, droite de la côte
à la nervure 1, encadrée de plus foncé de chaque côté ; antémédiane formée
d’un petit trait argenté oblique joignant l’orbiculaire à la côte, et d’une ligne
argentée oblique et presque droite depuis la cellule jusqu’au bord interne ;
orbiculaire très peu distincte, entourée par une fine ligne rose en ellipse très
allongée longitudinalement et obliquement ; réniforme assez apparente,
brune, plus foncée que le fond ; postmédiane bien marquée, claire, soulignée
intérieurement par une fine ligne brune, droite et parallèle au bord externe
de la nervure 4 à la nervure 8, infléchie et oblique, mais droite, de la nervure 4
à la nervure 2, formant un angle aigu ouvert vers l'extérieur, sur le pli médian
internervural 1-2, puis perpendiculaire au bord interne au-dessus de la
nervure 1. Subterminale claire, blanchâtre, se détachant fortement, bordée
intérieurement par une bande foncée brune, s’amincissant de la côte au bord
interne ; de la côte à la nervure 7, la subterminale est oblique vers l'extérieur,
sur la nervure 7 elle forme un angle obtus puis elle est presque droite depuis
cette nervure jusqu’au bord interne. Une petite tache noire à l'apex ; un
petit point rose antéterminal sur chaque pli médian internervural. Franges
très étroitement roses à leur base, puis brunes, mêlées de violet lilacé dans
leur moitié distale.
Ailes postérieures blanches dans leur moitié basilaire, avec une ligne
postmédiane et une lunule très peu marquées, puis grises. Franges blan-
châtres traversées par une ligne jaune à leur base, puis par une ligne grise
interrompue entre les nervures, entièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d'un gris saupoudré de blanc, plus clair,
blanchâtre, près de la base; postmédiane marquée ; franges comme au
dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris sous la
côte ; lunule fine bien marquée, ainsi qu’une postmédiane épaisse, subparal-
jèle au bord externe, obscurci de gris au delà de celle-ci en une bande anté-
marginale peu nette. Franges comme au dessus.
Armure génitale (fig. 53). — Vinculum assez allongé et large, saccus peu
profond, arrondi à l'extrémité ; tegumen long et assez étroit, uncus assez
Source : MNHN, Paris.
NOCTUIDAE PLUSIINAE 89
Fig. 53, armure génitale 5 de Trichoplusia sogai (Dufay).
court, fin à la base et à son extrémité, un peu élargi à mi-longueur, l’extré-
mité sans crochet ; valves peu allongées et peu étroites, leurs bords supé-
rieur et inférieur subparallèles, le supérieur régulièrement concave, l’infé-
rieur convexe et faiblement sinué, le sommet non élargi, tronqué obliquement
et faiblement dentelé ; le bord inférieur de la valve est, dans son tiers mé-
dian, muni d’une plus forte sclérification longue et étroite, colorée en brun ;
sacculus bien arrondi ; clavus long et fin, son extrémité faiblement ampuli-
forme ; harpes très courtes et un peu épaisses, distantes de la base des val-
ves, dépassant à peine leur bord supérieur. Fultura inférieure pentagonale
aussi haute que large. Edéage assez court et épais, cylindrique, à peine
courbé, armé d’un faisceau de trois ou quatre épais et courts spicules accom-
pagnés de plus nombreuses et plus petites épines courtes, et d’une rangée
de denticules peu nombreux.
Tergites non échancrés sur leurs côtés, cinquième et sixième à peine
moins larges que les précédents. Septième tergite peu différencié, aussi large
que long, son bord postérieur très faiblement concave. Septième sternite
long et étroit, son bord antérieur anguleux au milieu, son bord postérieur
échancré largement. Huitième tergite en forme d’éventail, pinceaux de
soies du huitième sternite réduits (fig. 54 et 55).
9. — Inconnue.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Réserve naturelle
intégrale n° 3, Andranomalaza, Antenina (P. Soga).
MapaGascar CENTRE : Tananarive, pare de Tsimbazaza, 1 200 m
(P. Viette). — Ambatofinandrahana, 1 180 m (LP. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
90 G. DUFAY
Fig. 54, tergites 3 à 8 à de Trichoplusia sogai (Dufay).
Fig. 55, septièmes et huitièmes tergites et sternites à de Trichoplusia sogai (Dufaÿ).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en juillet, novembre et janvier.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 91
Discussion. — Par son habitus et son armure génitale mâle, cette
espèce est très voisine de T. geminipuncia (Hampson) n. comb., de l'Afrique
australe. Elle ne se distingue extérieurement de celle-ci que par le tracé
de la ligne postmédiane sur les ailes antérieures : chez T. sogai, elle dessine
sur le pli médian internervural 1-2 un angle aigu très net, dont le sommet est
dirigé vers la base ; chez T. geminipuncta elle ne forme aucun angle et est
faiblement infléchie en dehors sous la nervure 2 d’où elle rejoint le bord
interne perpendiculairement, ou bien elle forme sous la nervure 2 un angle
obtus dont le sommet est orienté vers la base. Les armures génitales mâles
diffèrent par l’édéage, nettement plus court chez T. geminipuncla où il n’est
armé que de bien plus petits et moins nombreux Spicules.
Gtenoplusia n. gen.
Espèce type : Plusia limbirena Guenée — Ctenoplusia limbirena (Guenée) (7).
Description. — Antennes filiformes ; palpes en général allongés,
quelquefois peu allongés, le troisième article soit presque aussi long que le
second, soit une fois et demie ou deux fois plus court. Tibias sans épine.
Premier article des tarses postérieurs muni, chez les mâles, à la base et sur
le côté interne, d’un peigne de longues soies perpendiculaires au tarse
(absent chez quelques espèces). Crête abdominale développée, formée d’une
longue touffe sur le premier segment, d’une moins longue sur le troisième
et d’une bien plus courte sur le second. Côtés de l'abdomen presque toujours
munis, chez les mâles, de houppes de poils plus ou moins longs, bien distinc-
tes parmi le revêtement pileux de l'abdomen, ou de très grosses touffes sur
les derniers segments. Cinquième et sixième tergites, chez les mâles, le plus
souvent fortement échancrés sur leurs côtés (fig. 66 et 73) et de la sorte bien
plus étroits que les précédents, le sixième parfois très réduit ou subdivisé
suivant sa ligne médiane (fig. 77 et 87). Septième tergite mâle presque tou-
jours bien différencié, son bord postérieur toujours fortement échancré,
plus où moins profondément, soit en U, soit en V, soit en W ou en oméga ;
dans les deux premiers cas la sclérification du septième tergite est plus forte
sur les branches en U ou en V que sépare cette échancrure. Huitième tergite
en éventail. Septième sternite mâle souvent long et étroit, son bord antérieur
le plus souvent crénelé, ou convexe ou un peu anguleux au milieu, excep-
tionnellement denté au milieu en une pointe triangulaire (une seule espèce),
son bord postérieur échancré peu profondément au milieu, en are de cercle,
en demi-cercle, en U ou en V. Pinceaux de poils du huitième sternite très
développés.
CS; Mukænir et K. Krisuxamonray (1055, Proc. 2nd Indian Sci. Congr., Pt, LIT,
Abstr, : 295) proposent de ranger Plusia limbirena dans le genre néarctique Eosphoropterye
Dyar (espèce type : P. fhyatyroïdes Guenée). En réalité, il n’existe aucun caractère commun
dans les armures génitales des deux sexes de P. limbirena et P. thyatyroides permettant de
suivre cette proposition qui ne semble nullement fondée.
Source : MNHN, Paris
92 G. DUFAY
Ailes antérieures soit larges et peu élancées, avec l'apex arrondi, le
bord externe convexe, et l'angle interne peu denté, soit longues et élancées,
avec l’apex faiblement saillant du fait de la faible concavité du bord externe
entre lui et son milieu, et avec le bord interne sinué et l’angle interne forte-
ment denté. Coloration générale très variable suivant les espèces, le plus
souvent avec des reflets métalliques assez vifs, mais diffus, accentués sur-
tout en une bande plus foncée bordée extérieurement par la subterminale.
Signes argentés sous la cellule soit réduits à une ligne en forme de boucle,
soit en V ou en gamma couché sous la nervure 2, soit développés en deux
taches brillantes plus ou moins grandes, ou encore réduits à un seul petit
point argenté bien distinct.
Armure génitale 8. — Valves portant le long de leur bord inférieur,
depuis la base le plus souvent jusqu'avant le sommet, une rangée de poils
spiniformes épais et serrés, assez longs, ou une rangée d’épines plus ou moins
fortement sclérifiées, formant peigne, ou une rangée des deux, les épines
succédant, de la base au sommet des valves, aux poils spiniformes de moins
en moins longs. Vinculum long et fin, ou court et assez large, en Ÿ ; saccus
large et arrondi ou renflé en ampoule, en triangle ou en losange, exception-
nellement en croissant tranversal. Tegumen en général court.et assez large ;
uncus plus ou moins long, le plus souvent fort ou épais, quelquefois subsinué
à mi-longueur. Valves de forme variable suivant les espèces, le plus souvent
un peu renflées dans leur tiers basilaire puis faiblement rétrécies avant le
sommet, ce dernier plus ou moins élargi en un cucullus où une corona porte
de longues soies spineuses. Les valves sont parfois fortement élargies dans
leurs deux tiers basilaires et brusquement rétrécies avant un cucullus bien
différencié. Clavus court et subconique, ou long et grêle. Edéage toujours
cylindrique, long et fin, ou court et plus ou moins épais, armé soit d’un ou
plusieurs gros et longs cornuti droits, en forme de bâton, soit de plusieurs
cornuti de forme variée, bulbeux ou non, mais jamais d’un seul cornutus
spiniforme plus ou moins long, quelquefois sans cornutus, avec seulement
un faisceau de petits spicules.
Armure génitale 9. — Bursa membraneuse, allongée, ovalaire ou subs-
phérique, parfois un peu bilobée, avec quelquefois un prolongement appendi-
culaire latéral ou antérieur ; ductus seminalis issu, le plus souvent, de l’ex-
trémité postérieure de la bursa. Ductus bursae très variable.
Répartition géographique. — Genre cosmopolite, tropical et sub-
tropical.
Ce genre comprend de nombreuses espèces dans les régions tropicales
et équatoriales, où la plupart des Plusiinae sont des Clenoplusia ou des
Trichoplusia. Mais la majorité d’entre elles sont africaines et malgaches :
sur 33 espèces connues dans l’Ancien Monde, 16 sont africaines, 9 purement
malgaches, 4 seulement indo-australiennes et 4 pantropicales.
13 espèces sont connues dans la Grande Ile.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE
93
CLÉ DES ESPÈCES MALGAGHES DU GENRE Clenoplusia
. Aux antérieures, ligne subterminale nette et bien apparente,
coudée sous l’apex puis droite et oblique, un peu concave exté-
rieurement, jusqu’au bord interne ; antéterminale sans ligne
claire un peu plus épaisse au milieu du bord externe . . . . . 2
Subterminale des antérieures jamais droite et oblique depuis
un coude sous l’apex jusqu'au bordinterne . . . . . . . . . 5
. Ailes antérieures d’un brun violacé foncé à reflet cuivré, avec
un minuscule point blanc sous la réniforme . . G. leucostigma (p. 132)
Antérieures autrement colorées . . . . . . . . . . . . .. 3
+ Ailes antérieures avec une grande tache argentée et une boucle
argentée sous l’orbiculaire . . . . . . . . . C. gammaloba (p. 145)
Ailes antérieures sans point ni tache d’un blanc argenté, de
coloration brun-jaune olive à reflets cuivrés . . . . . .... 4
. Ligne subterminale partant du bord externe sur la nervure 6 et
formant de ce point à l’angle interne un arc concave, sans
angle sur la nervure 5 ou sous celle-ci. . . . . . . G. seyrigi (p. 137)
Ligne subterminale sinuée entre la nervure 6 et le bord interne,
formant un angle droit ou un peu aigu, dont le sommet est
dirigé vers l’intérieur, entre les nervures 5 et 4 . . G. griveaudi (p. 141)
. Une grande tache carrée d’un blanc d’argent sous l’orbiculaire,
une seconde ovalaire écartée de la précédente, coloration noire
et blanche mêlée de rose avec des reflets métalliques . ed
A ee te ee G. epargyra (p. 95)
Ailes antérieures autrement colorées, sans large tache argentée
Carrée-SOusila cellule nr En PERDRE = 0 0er 6
+ Ailes antérieures d'un brun jaune olive à reflets dorés ou cui-
vrés, marbrés de plus foncé et de rose, avec un unique signe
argenté sous la cellule en forme de gamma . . . . . . . . . 7
Ailes antérieures de coloration non d’un brun jaune olive à
reflet doré ou cuivré, sans unique signe argenté bien net en
forme de gamma, mais avec des points ou des taches d’un
blanc argenté ou avec seulement une fine ligne en V couché peu
JISLINCLE ATEN ARE ER PP CR er 10
. Aux ailes antérieures, ligne postmédiane dentée intérieurement
en un V large et profond entre les nervures 1 et 2; coloration
plus terne avec un reflet cuivré peu brillant . . . C. pauliani (p. 123)
Ligne postmédiane des ailes antérieures faiblement bidentée en
Source : MNHN, Paris
94
10.
11.
C. DUFAY
dedans en un petit W entre les nervures 1 et 2, ou faiblement
dentée mais jamais en un V large et profond. Coloration à
reflet doré plus ou moins brillant . . + . + + + + + + * +: 8
Envergure 30-32 mm ; lignes transverses nettes et peu sinuées,
subterminale non dentée en dehors sur les nervures 6et7 -
. G. rhodographa (p. 118)
Envergure inférieure à 30 mm; lignes transverses un peu
floues et sinuées, subterminale dentée ou sinuée sur les ner-
rures Bietilenter et. - opmotiaue meute Seidio Inde nt 9
. Antémédiane fortement convexe extérieurement entre la
cellule et la nervure 1, ligne subapicale rose large et rétrécie
au milieu, tachée de jaune olive; branche postérieure du
gamma relevée perpendiculairement, non sinuée en marche
d'escalier ee Mal Bite ers On UE SERGE laqueata (p. 111)
Antémédiane oblique, non convexe extérieurement entre la
cellule et la nervure 1, ligne subapicale rose droite et fine, de
même largeur, sans tache jaune ou brune ; branche posté-
rieure du gamma sinuée en marche d'escalier. . . G. aurisuta (p. 114)
Coloration des ailes antérieures ardoisée, sans tache argentée
sous la cellule, ni point argenté, avec seulement une fine ligne
en V couché sous la nervure 2, peu distincte. . G:. accentifera (p. 98)
Coloration des ailes antérieures noire ou brune, avec au moins
une tache ou un petit point argenté sous la Cellule LM 1BL
Coloration des ailes antérieures brune, marbrée; un petit
point argenté sous la cellule très réduit (parfois absent) avec
une petite boucle argentée en U, peu distincte. CG. porphyrea (p. 106)
Coloration noire ou d’un brun noir, taches argentées sous la
cellule bien nette, l’une en U, l’autre ovalaire et pleine, tan-
gentes réunies, ou séparées . . . + + + + + + + + + * ©: 12
. Envergure 25-27 mm; petit trait antémarginal sur les ailes
antérieures entre les nervures 6 et 7 épais et argenté, taches
argentées sous la cellule séparées, lignes transverses argentées
parrendroits sn ENCIE e-aner ret G. micans (p. 102)
Envergures 28-33 mm; petit trait antémarginal entre les
nervures 6 et 7 rosâtre ; taches argentées sous la cellule tan-
gentes ou réunies . . : + + + + + «+ + + + + G. limbirena (p. 128)
Source : MNHN, Paris:
NOGTUIDAE PLUSIINAE 95
Ctenoplusia epargyra (Dufay) n. comb.
(pl: 1, fig. 7)
Plusia (s. 1.) epargyra Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 196.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt
d’Analamazaotra, 910 m, 15-I11-1955 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 24-26,5 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 12,5-14 mm.
4. — Antennes brunes; palpes courts, le second article allongé et
courbé, le troisième à peine une fois et demie plus court, plus fin. Palpes
noirs, l’extrémité de chaque article blanche, une grosse touffe de poils blancs
sur la face inférieure du second article près de son extrémité. Tête couverte
de poils noirs, avec une très petite touffe blanche entourant la base de chaque
antenne. Collier formé de poils noirs, son extrémité par endroits étroitement
blanche. Thorax revêtu de poils noirs en avant, blancs en arrière, les crêtes
thoraciques noires, blanches à l’extrémité, mélées de blanc sur leur face
antérieure ; tegulae noirs, leur moitié distale blanche. Crête abdominale peu
développée, constituée de deux petites touffes sur les deux premiers segments,
formées de poils blancs, leur extrémité noire. Abdomen couvert de longs poils
d’un gris blanchâtre sur le dessus et les côtés, sans touffe ni houppe de longs
poils différenciée sur les côtés des cinquième et sixième segments. Dessous
du corps noir, avec quelques poils blancs à la base de l'abdomen. Pattes
noires, revêtues de poils noirs, sauf les tarses antérieurs qui sont jaunâtres.
Tibias postérieurs avec de longs poils blancs sur leur face supérieure. Extré-
mité des tibias et de chacun des articles des tarses étroitement annelée
de blanc.
Aïles antérieures larges et courtes, le bord interne sinué, l'angle interne
fortement denté. Coloration générale noire, avec de larges reflets argentés
ou dorés dans l’espace subterminal et dans leur moitié postérieure ; une
grande tache ovale sous-orbiculaire argentée, débordant un peu sur la
cellule, où elle est noire ; une seconde tache argentée petite et oblongue,
extérieure à la précédente et ne la touchant pas. Lignes transverses plus ou
moins distinctes. Espace basilaire blanc à l’intérieur de la ligne basilaire
formée de deux très petits arcs argentés brillants, discontinus, l’un compris
entre la côte et la cellule, l’autre entre cette dernière et la nervure 1 ; base
noire saupoudrée de rose sous la côte entre la basilaire et l’antémédiane,
Une tache rose devant cette dernière au dessus de la nervure 1, surmontée
d’un petit espace faiblement doré, sous la cellule. Antémédiane argentée,
formée d’un petit trait oblique allant de la côte à la cellule, au dessus de la
grande tache argentée sous-orbiculaire, et de trois petits arcs convexes
extérieurement, soulignés intérieurement de noir, de la cellule au bord
interne. Espace médian noir de la côte aux deux taches blanches, blan-
Source : MNHN, Paris
96 C. DUFAY
châtre à reflets métalliques argentés ou dorés suivant les incidences de la
lumière, entre le bord interne et le pli internervural 1-2, parsemé de quelques
petits points noirs ; le reflet doré s'étend jusque sous les taches argentées
discales. Réniforme peu apparente, marquée d’un petit trait argenté sur
ses angles externes, surmontée, SOUS la côte, d’un petit trait blanc suivi
d’un point argenté. Orbiculaire effacée. Postmédiane distincte en dessous
de la nervure 5 seulement, argentée et très fine, ondulée, bordée de noir
extérieurement, formant un arc convexe intérieurement entre les nervures 2
et 1, dans la concavité duquel se trouve une petite tache rose. Espace sub-
terminal noir entre la réniforme et la subterminale en avant de la nervure 4,
avec une grande tache rose sous la côte surmontée de deux macules blanches
sur la côte, et encadrée de chaque côté d’une tache diffuse dorée. Subter-
minale peu marquée, apparente seulement suivant l'incidence de la lumière.
Reste de l’espace subterminal, le long du bord externe, blanc à reflets métal-
liques intenses, argentés, cuivrés ou dorés, avec une petite tache noire à
l'apex de part et d'autre de la nervure 8, et une plus haute, terminale, entre
les nervures 3 et 5. Franges blanches, à l’apex noires mélées de blanc ainsi
qu'à l'angle interne, tachées de noir entre les nervures 3 et 5.
Aïles postérieures grises, éclaircies de blanchâtre dans leur moitié
basilaire, Franges étroitement blanchâtres à leur base, puis grises, leur moi-
tié distale blanche entrecoupée de noir par endroits, grises à l’apex et en-
tièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris noir, blanchâtre au bord interne
et sous la grande tache discale argentée, quatre macules blanches sur la
côte entre l'apex et la postmédiane, cette dernière peu marquée. Franges
comme sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures blanc dans leur moitié basilaire, saupou-
dré de gris sous la côte, lunule et ligne postmédiane grises bien marquées.
Au delà de la postmédiane, dessous obscurci de gris noir jusqu'au bord
externe, un peu saupoudré de blanchâtre avant celui-ci. Franges blanches
entrecoupées de noir devant les nervures, jaunes le long du bord interne.
Armure géniale (fig. 56). — Vinculum court et assez large, en Y,
saccus peu profond, assez large, son extrémité arrondie, non élargie; tegu-
men peu allongé et large ; uncus court et assez épais, courbé près de sa
base, aminci en une fine pointe courbée à son extrémité. Valves peu allongées,
subparallèles dans leur moitié basilaire, puis très rétrécies par la forte conca-
vité du bord inférieur qui est muni, sur toute sa longueur, d’une rangée
serrée de courts poils spiniformes cadues, le sommet bien arrondi et à
peine élargi ; sacculus étroit et arrondi ; clavus à peine plus long que large ;
harpes courtes et épaisses, l'extrémité pointue. Fultura inférieure cordi-
forme. Edéage court, courbé, assez épais, sa base un peu renflée, armé d’un
cornutus basilaire assez fort, très peu courbé, un peu eñilé, l'extrémité peu
pointue, sa base faiblement bulbeuse, et d’une lame chitineuse située à la
base de la vesica, portant une très courte épine accompagnée de quelques
autres petites et de tous petits denticules.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 97
Fig. 56, armure génitale 4 de Ctenoplusia epargyra (Dufay).
Septième tergite plus large que long, son bord postérieur échancré au
milieu peu profondément en U ; huitième tergite en éventail. Septième ster-
nite étroit, assez allongé, son bord antérieur muni au milieu d’une petite
convexité saillante en arc de cercle, son bord postérieur échancré assez
profondément en V, les angles postérieurs formant deux pointes étroites
divergentes un peu plus sclérifiées. Huitième sternite en fin étrier, les pin-
ceaux de soies bien développés (fig. 57).
Fig. 57, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Ctenoplusia epargyra (Dufay).
£. — Inconnue.
Distribution dans l'île. MapaGascar Est : Massif du Marojejy,
Ambinanitelo, 500 m {P. Griveaud). — Route d’Anosibe, km 26, forêt
Source : MNHN, Paris
98 C. DUFAY
de Sandrangato (P. Viette). — Périnet (Mme N. d'Olsoufieff). — Environs
de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Vieille; P. Griveaud et R.
Vieu). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana, 730 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la forêt de l'Est récoltée de novembre à mars
et en juin-juillet.
Discussion. — Par son habitus, cette espèce paraît être assez voisine
de Plusia sestertia Felder et Rogenhofer, d'Afrique australe. Elle en diffère
principalement, extérieurement, par les deux taches argentées discoïdales
jamais tangentes ni réunies, mais toujours distantes l’une de l’autre, par
la côte plus noire dans l’espace médian et la subterminale non apparente,
ainsi que par les franges bien plus blanches, non entrecoupées de gris sur
les nervures. Mais extérieurement, elle est plus semblable à Clenoplusia
mapongua (Holland) comb. n., du Gabon et du Congo, dont elle ne se diffé-
rencie, d’après l’habitus, que grâce aux taches discales argentées non tan-
gentes et écartées l’une de l’autre, et grâce aux franges plus blanches, non
précédées d’une ligne terminale noirâtre formée de petits chevrons interner-
vuraux. Son armure génitale mâle est tout à fait différente de celles de ces
deux espèces.
Ctenoplusia accentifera (Lefebvre) n. comb. (8)
(pl. 2, fig. 25)
Plusia Accentifera Lefebvre, 1827, Mém. Soc. Linn. Paris, 6, p. 96, pl. 5, fig. 2.
Type. — Sicile, bois des monts Madoniers, VIII (A. Lefebvre) (pro-
bablement disparu).
Description. — Envergure : 23-28 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 12,5-14,5 mm.
&. — Antennes d’un gris brun, palpes allongés, le second article long
et courbé, le troisième fin et deux fois plus court, revêtus de poils d’un gris
brun mélé de blanchâtre, l'extrémité de chaque article blanchâtre. Tête,
thorax, tegulae, dessous du corps et pattes couverts de poils bruns plus
ou moins grisâtres, mêlés de blanchâtre à l'extrémité. Collier et crête abdo-
minale constitués de poils semblables ; dessous et côtés de l'abdomen couverts
de longs poils jaunâtres, avec de longues houppes de poils d’un jaune brun
vif sur les côtés des cinquième et sixième segments.
(8) Kosrnowrext (1961) range Plusia accentifera Lefebvre dans le genre Argyrogramma
Hübner (espèce type : A. verruca (Fabricius) désignée par McDuNNouNGn, 1944, sous le nom
d'A. omega Hübner). Ce classement est complètement erroné, la structure des armures géni-
tales mâle et femelle de P. accentifera ne correspond pas du tout, en effet, à celles de ce genre,
décrite par McDunvouen (1944). D'autre part son habitus est très différent de celui des
espèces faisant réellement partie de ce genre.
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 99
Angle interne des ailes antérieures très saillant, fortement denté ;
coloration générale d’un brun gris marbré de plus clair et de plus foncé,
et par endroits de rosâtre, avec des reflets cuivrés peu brillants sur la plu-
part des taches foncées, les lignes et dessins nets, roses, le signe sous-cellulaire
formé d’un fin trait argenté en V couché sur la nervure 2, ses branches libres
infléchies en avant, dirigées vers l’orbiculaire, l'intérieur rose. Un trait
antéterminal blanc argenté, net, entre les nervures 3 et 5. Une zone foncée
au dessus du signe argenté et intérieure à la postmédiane, incluant plus
ou moins la réniforme ; une tache foncée à reflet cuivré, triangulaire, entre
le trait blanc antéterminal et la subterminale. Un épais trait foncé, à reflet
cuivré, traverse obliquement l’espace subterminal de l’apex à la postmé-
diane, rejointe par lui sur la nervure 4. Une tache rectangulaire moins foncée,
à reflet cuivré, précède, au bord interne, la subterminale jusqu’en dessous
de la nervure 2. Une petite tache noire triangulaire bordée extérieurement
par un fin trait argenté en accent circonflexe sépare la tache foncée du bord
interne de celle du bord externe. Ligne basilaire d’un blanc argenté, très
fine, et peu distincte. Antémédiane rose, sinuée, formée de petits arcs roses
internervuraux convexes extérieurement. Orbiculaire entourée par une
fine ligne rose, très allongée longitudinalement ; réniforme apparente grâce
à l'ombre noire de son bord externe. Postmédiane rose et ondulée de la côte
à la nervure 4, très fine et d’un blanc argenté, convexe extérieurement, de
la nervure 4 jusqu’en dessous de la nervure 2, rose et dessinant un V ouvert
vers l'extérieur entre les nervures 1 et 2, puis blanche et perpendiculaire
au bord interne. Subterminale indistincte. Une fine ligne antéterminale
rose ou blanche isole des petits chevrons terminaux internervuraux, bruns.
Franges brunes, à reflet cuivré, traversées à leur base par une fine ligne
jaune, saupoudrées de rose en leur milieu.
Ailes postérieures grises dans le tiers distal, la base claire, jaunâtre,
avec une lunule distincte. Franges jaunes à leur base, puis blanchâtres entre-
coupées de gris sur les nervures, leur moitié distale blanche, entièrement
jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures plus clair, jaune blanchâtre, saupoudré
de gris sous la côte et le long de la nervure 1, une large bande grise subter-
minale entre la postmédiane nette et la ligne subterminale, un obscurcis-
sement gris sous la réniforme. Franges comme au-dessus.
Dessous des ailes postérieures jaunâtre, un peu saupoudré de gris sous
la côte; lunule grise fine et nette ; une bande grise subterminale précédée
d’une postmédiane bien marquée sous la côte, saupoudrée de blanchâtre
le long du bord externe. Franges comme sur le dessus.
Armure génitale (fig. 58). — Vinculum peu allongé et étroit, saccus
arrondi, non élargi ; tegumen assez long et étroit ; uneus long et épais, aminci
à son extrémité en une petite pointe courbée. Valves longues, étroites et
élancées, fortement amincies dans leur moitié distale avant l'élargissement
du sommet ; leur bord supérieur faiblement et régulièrement concave, l’in-
férieur plusieurs fois sinué, muni, depuis le niveau des harpes jusque avant
le sommet, d’une rangée de poils spiniformes épais au nombre d’une tren-
EIBL.OÙ
Source : MNHN, Paris
100 C. DUFAY
Fig. 58, armure génitale 4 de Ctenoplusia accentifera (Lefebvre).
taine ; clavus très long, droit et assez épais ; harpes longues, épaisses, leur
extrémité arrondie, sacculus long et arrondi. Fultura inférieure subpenta-
gonale, munie, au milieu de son bord supérieur d’un court calcar épineux et
pointu. Edéage aussi long que les valves, presque droit et cylindrique, armé
d’un petit cornutus distal, spiniforme et bulbeux, et d’un très gros cornutus,
long, épais et droit, arrondi à l'extrémité, de longueur égale aux deux-
tiers de l’édéage.
Fig. 59, septièmes tergite et sternite 4 de Ctenoplusia accentifera (Lefebvre).
Septième tergite différencié, ses côtés concaves, son bord postérieur
échancré à peu près en oméga ; septième sternite large et peu allongé, une
fois et demie plus étroit en arrière qu’en avant, ses côtés droits, son bord
postérieur échancré presque en demi-cercle, entre deux petites et fines
pointes latérales divergentes (fig. 59).
Q. — Semblable au mâle, l'abdomen sans long poil jaune ni longue
houppe latérale sur les derniers segments.
Armure géniale (fig. 60). — Une petite lamelle antévaginale, subtra-
pézoïdale, faiblement sclérifiée, devant l’osfium bursae. Ductus bursae long
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 101
Fig. 60, armure génitale 9 de Cfenoplusia accentijera (Lefebvre).
et fin, sclérifié sur presque toute sa longueur, sauf dans son tiers antérieur
où il n’est sclérifié que sur sa paroi dorsale, et en arrière où il débouche dans
la paroi dorsale d’un court et large manchon membraneux; en avant il
aboutit dans la paroi ventrale de la bursa à peu près au milieu de celle-ci,
qui est longue, subcylindrique et entièrement membraneuse, et munie, à
son extrémité postérieure, d’un petit prolongement appendiculaire d’où part
le ductus seminalis. En avant de son ouverture dans la bursa, le ductus
bursae se prolonge en avant sous la bursa en un court et large caecum mem-
braneux.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Esr : Route de Lakato,
km 10, Ambodiriana, 1 050 m (P. Griveaud et R. Vieu). — Environs de
Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (R. Vieu).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1200 m
(P. Griveaud et R. Vieu). — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m
(P. Viette).
Répartition géographique. — Bassin méditerranéen, Afrique, Ma-
dagascar.
Source : MNHN, Paris
102 C. DUFAY
Biologie. — Espèce récoltée à Madagascar d'octobre à mars. Dans
le bassin méditerranéen, la chenille vit sur Mentha aquatica et Mentha rotun-
difolia.
Ctenoplusia micans (Dufay) n. comb.
(IL. 2, fig. 26)
Plusia (s. L) micans Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 206.
2 Plusia melanocephala Méschler ; SAALMÜLLER, 1891, Lep. v. Madag., 2, p. 394, n° 715.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Nord, montagne d'Ambre,
les Roussettes, 1000 m, 12-X1-1958 (P. Vielle) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 25-27 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 13-14 mm.
4. — Antennes d’un gris brun; palpes allongés; tro
presque aussi long que le deuxième, un peu plus fin, couverts d’écailles et de
- poils noirs, l'extrémité de chaque article annelée de blanc avec de longs poils
noirs mélés de blanc sur la face inférieure du deuxième article ; tête, collier,
thorax, tegulae, crête abdominale et pattes (sauf les tarses antérieurs)
couverts ou formés de poils semblables ; extrémité du collier et des crêtes
thoraciques ainsi que des tegulae d’un blanc rosé ou un peu argenté ; dessus
de l'abdomen couvert de poils d’un jaune grisâtre, côtés garnis de longs
poils jaunes, avec deux grandes houppes d’un jaune vif sur les côtés des
cinquième et sixième segments. Poitrine et dessous de l'abdomen grisâtre ;
articles des tarses noirs, annelés de blanc à l'extrémité, tarses antérieurs
d’un jaunâtre clair.
Ailes antérieures courtes, le bord externe convexe, l’interne sinué,
l'angle interne fortement denté. Teinte générale d’un brun noir foncé,
parsemé d’écailles dorées et de macules argentées, roses sous la côte, avec
deux grande taches blanches, argentées, se détachant fortement, sous la
cellule, toujours séparées l’une de l’autre : l’interne en U, perpendiculaire à
la cellule, avec des écailles rosâtres en son centre, l’externe en goutte ovale
ou arrondie, pleine. Un large et court petit trait blanc, argenté, antéterminal
entre les nervures 3 et 5, et quelques points blancs, argentés, deux antéter-
minaux entre les nervures 1 et 2, un petit entre le bord interne et la nervure 1
devant la subterminale ; une zone dorée ou cuivrée s'étend entre le bord
interne et les deux taches argentées sous la cellule. Orbiculaire et réniforme
peu distinctes, quelques écailles argentées ou roses sur leur pourtour;
basilaire, antémédiane et postmédiane nettes, marquées par endroits de
petits traits argentés ou d’écailles roses, basilaire marquée par un petit trait
argenté entre la côte et la cellule ; antémédiane marquée par un trait sem-
blable, reliant l'orbiculaire à la côte, et par deux traits argentés obliques,
séparés par une macule rosée au dessus de la nervure 1, l'un sous la cellule,
terminé par un coude, l’autre entre 1 et le bord interne. Postmédiane double,
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 103
sinuée, formant, entre les nervures 5 et 8, un accent circonflexe argenté
dont le sommet, dirigé vers l'extérieur, se trouve sur la nervure 6, puis
d’un brun rose jusqu’à la nervure 1, concave extérieurement entre les ner-
vures 5 et 6 et entre 1 et 2. Subterminale indiquée seulement par quelques
écailles argentées, ainsi qu’une ligne antéterminale formant le trait blanc
entre les nervures 3 et 5, et des chevrons entre 2 et 3 et entre 1 et 2. Termi-
nale noire. Franges entrecoupées de noir et de blanc, sauf près de l’apex
et de l’angle interne, où elles sont noires et mélées de brun et de blanchâtre,
Ailes postérieures presque entièrement grises, un peu éclaircies de jaune
dans leur moitié basilaire. Franges très étroitement jaunes à la base puis
grises, leur moitié distale blanche, entièrement blanchâtres au bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, blanchâtre entre le bord interne
et la nervure 1 et sous les taches argentées du dessus, postmédiane grise
peu apparente, 4 points blancs sur la côte entre celle-ci et l’apex. Franges
comme au dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris, davantage
sous la côte, lunule très fine ; postmédiane nette et sinuée, délimitant une
large bande grise antéterminale subparallèle au bord externe, dont elle est
séparée par un faible éclaircissement blanchâtre ; franges comme au dessus,
sauf la ligne grise qui les traverse, entrecoupée de blanc en dessous.
Fig. 61, armure génitale 5 de Ctenoplusia micans (Dufay).
Armure génilale (fig. 61). — Vinculum court et large, saceus tronqué,
à peine élargi ; tegumen assez long et large ; uncus long et fort, courbé puis
faiblement sinué, aminci en petite pointe courbée à son extrémité. Valves
longues et étroites, s’amincissant de la base jusqu'aux deux tiers, la costa
régulièrement concave, le bord inférieur bisinué, le sommet fortement élargi.
Source : MNHN, Paris
104 G. DUFAY
Bord inférieur des valves muni, dans le tiers médian, d’une rangée d’une
quinzaine de longues épines peu sclérifiées ; clavus très long et grêle ; harpes
longues, mais moins que le clavus, un peu plus épaisses. Fultura inférieure
haute, en forme d’écusson, son bord supérieur muni d’un éperon assez long
en son milieu. Edéage long et subcylindrique, sa base un peu plus épaisse,
faiblement courbé. Vesica armée à sa base d’une bande sclérifiée, d’un petit
cornutus en ergot, porté par un gros bulbe, et d’un long et fort cornutus
subrectiligne, non pointu à l'extrémité, presque aussi long que l’édéage,
Septième tergite plus sclérifié en U sur son bord postérieur ; septième
sternite deux fois plus étroit en arrière qu'en avant, son bord antérieur
crénelé, ses côtés fortement concaves, son bord postérieur fortement échancré
en arc de cercle entre les deux angles postérieurs prolongés en courte fourche
largement divergente (fig. 62).
Fig. 62, septièmes tergite et sternite 5 de Cienoplusia micans (Dufay).
Q. — Semblable au mâle, mais l'abdomen couvert de poils d’un gris
jaunâtre sans houppe de longs poils jaunes sur les côtés.
Armure génitale (fig. 63). — Papilles anales trapézoïdales, gonapophyses
postérieures plus longues que les antérieures. Ostium bursae non protégé,
comportant une petite plaquette antévaginale faiblement sclérifiée, rectan-
gulaire et un peu élargie en arrière. Il s'ouvre dans un vestibulum bursae
large et court, un peu plus long que large, arrondi en avant; le ductus
bursae s'ouvre largement dans la paroi inférieure de ce vestibulum. Ductus
long et fin, ses parois entièrement sclérifiées en fines rides longitudinales
serrées sur toute sa longueur. De son extrémité antérieure s’ouvrant dans
la paroi inférieure de la bursa, à peu près au milieu de celle-ci, se détache un
court appendice membraneux plus étroit arrondie à l'extrémité. Bursa
entièrement membraneuse, elliptique et subovoïde, son extrémité postérieure
repliée vers le haut en l’ébauche d’un très court prolongement appendicu-
laire lui-même replié vers l'avant à son extrémité d’où est issu le ductus
seminalis.
Cette armure est très voisine, par la conformation de l'ostium, du ductus
bursae et de la bursa, de celle de C. accentifera dont elle ne diffère guère que
par le ductus bursae plus complètement et plus fortement sclérifié.
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 105
Fig. 63, armure génitale © de Clenoplusia micans (Dufay).
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norp : Montagne d'Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vielte).
MaDaGascAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Viette et P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (P.
Griveaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). —
Environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m (P. Viele). —
Région de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Vielle et P. Gri-
veaud). — Forêt d’Isaka, près de Fort-Dauphin (R. Catala).
Source : MNHN, Paris
106 C: DUFAY
MapaGascar CENTRE: District d'Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400
m (P. Griveaud). — Massif de l'Ankaratra, forêt d’Antarivady, 2130 m
(P. Viette et P. Griveaud). — Massif de l'Andringitra, Anjavidilava, forêt
Imaitso, 2030 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée d'octobre à avril.
Discussion. — Par son habitus et ses armures génitales, cette espèce
est très voisine de C. aenescens (A. E. Prout) n. comb., de la Zambie et de
Rhodésie, et de C. melanocephala (Müschler) n. comb., du Cap. De celles-ci
elle se distingue extérieurement par sa taille un peu plus petite el par ses
deux taches argentées sous la cellule jamais contiguës ni tangentes, mais
toujours bien séparées et distantes l’une de l’autre, l'externe en général
bien arrondie et non aplatie en ovale comme chez ces deux Plusiinae. Son
armure génitale mâle diffère par la forme des valves, bien moins élargies
près de leur base et munies le long de leur bord inférieur d’épines bien moins
fortes et bien plus nombreuses, et par l’armature de l’édéage, constituée
d’un seul gros cornutus et non de plusieurs gros et longs cornuti comme chez
ces deux Plusiinae.
Ctenoplusia porphyrea n. sp.
(pl. 2, fig. 27)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Centre, Tananarive, parc de
Tsimbazaza, 1 200 m, 28-1-1952 (P. Vielte) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 27-31 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 14-16 mm.
8. — Antennes d’un brun jaune ; palpes peu allongés, le second article
droit, le troisième une fois et demie plus court que le second, plus fin, entiè-
rement couverts de poils d’un brun jaune, l'extrémité apicale du troisième
article blanchâtre. Tête, thorax, tegulae et pattes couverts de poils de
même coloration, d’un brun jaune, l’extrémité blanchâtre. Collier, crêtes
métathoraciques et abdominales formés de poils semblables, l'abdominale
développée, constituée d’une grande touffe sur les premier et troisième
segments et d’une plus petite sur le deuxième. Des touffes de poils jaunes
clairs sur les côtés de l'abdomen, près de la base, et de grosses touffes de poils
d’un brun gris sur les côtés des derniers segments. Dessous du corps jaunâtre,
mêlé de gris sous l'abdomen; articles des tarses annelés de jaune à leur
extrémité.
Ailes antérieures assez larges et courtes, l’angle interne fortement
denté. Coloration générale d’un brun jaune, marbré de plus foncé et de plus
clair, avec des veines roses sur les lignes transverses et les taches, celles-ci
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 107
toutes bien distinctes. Signes argentés réduits : un très petit point blanc
ou trait blanc à peine argenté au-dessus de la nervure 2 et sous la réniforme,
prolongé intérieurement par deux très fines lignes blanches, en U, perpen-
diculaires à la cellule et venant sous l’orbiculaire, Un faible reflet cuivré
au bord interne dans l’espace médian, ainsi que dans les deux tiers antérieurs
de l’espace subterminal. Un petit trait blanc antémarginal bien apparent
entre les nervures 3 et 5. Lignes transverses basilaire, antémédiane et post-
médiane rosées, ondulées, paraissant brouillées par le saupoudrement rose
des ailes, postmédiane double, un peu marquée de blanc sous la côte ;
subterminale en zigzags interrompus, parsemée d’écailles blanches argentées.
Antéterminale formée de quelques traits blancs internervuraux. Orbiculaire
de la teinte générale, entourée par une fine ligne rose, ovale ; réniforme peu
distincte, ombrée de noir sur son côté externe, noyée dans la tache plus
foncée que forme l’espace médian autour d’elle, au-dessus de la nervure 2.
Franges d’un brun jaune, plus foncées au niveau des nervures, à l’apex et
à l'angle interne, traversées par une ligne jaunâtre à leur base et par une
seconde, plus fine, d’un jaune blanchâtre et ondulée, en leur milieu.
Ailes postérieures d’un gris jaunâtre, plus claires, jaunâtres, dans leur
moitié basilaire ; lunule discoïdale assez apparente. Franges jaunes à la
base, blanches à l'extrémité, traversées par une ligne grise, entièrement
jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, éclairci de blanchâtre au bordinterne,
le long de la côte et en dessous de la cellule ; réniforme et postmédiane appa-
Fig. 64, armure génitale à de Ctenoplusia porphyrea n. sp.
Source : MNHN, Paris
108 C. DUFAY
rentes, trois points et un petit trait jaunes sur la côte entre l’apex et cette
dernière; une bande marginale d’un gris blanchâtre, plus étroite sous
l'apex ; terminale formée de lunules grises internervurales. Franges jaunes
à la base, tachées et coupées de brun jaune sur les nervures à leur extrémité.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris sous la
côte, gris au delà d’une postmédiane bien nette et subparallèle au bord
externe ; lunule épaisse et bien nette ; une bande antémarginale d’un gris
blanchâtre tout le long du bord externe ; franges comme sur le dessus.
Armure génitale (fig. 64). — Vinculum court et large, saccus triangulaire
et large ; tegumen assez long et étroit ; uncus court et assez épais, son extré-
mité brusquement amincie en biseau, terminée par un très fin petit crochet
perpendiculaire. Valves longues et étroites, leurs bords supérieur et inférieur
subparallèles, le sommet élargi en un cucullus, avec une corona portant de
longues soies spineuses ; bord inférieur des valves muni, depuis près de
la base jusqu’au cucullus, d’une rangée d’une vingtaine de fortes et courtes
épines épaisses bien sclérifiées, les premières près de la base plus longues et
plus fines; clavus court, assez fin, subconique ; harpes très longues et
fines, faiblement épaissies avant leur extrémité. Fultura inférieure sub-
_pentagonale, un peu plus haute que large. Edéage aussi long que les valves,
étroit et cylindrique, droit. Vesica armée, à sa base, d’une petite bande sclé-
rifiée et d’un gros cornutus long et fort, droit, plus épais dans sa moi
antérieure, arrondi à l'extrémité, de longueur bien supérieure à la moitié
de celle de l’édéage.
Fig. 65, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Clenoplusia porphyrea
n. sp.
Sclérification du septième tergite concave sur ses côtés, échancré en
oméga sur son bord postérieur ; celle du septième sternite trois fois plus
étroite en arrière qu’en avant, son bord antérieur non denté mais COnvexe,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 109
Nes
ES
3
=
66 67
Fig. 66, tergites 3 à 8 5 de Ctenoplusia porphyrea n. sp.
Fig. 67, armure génitale © de Cfenoplusia porphyrea n. sp.
ses côtés très concaves, son bord postérieur échancré en V très ouvert et
profond, entre deux longües pointes presque perpendiculaires l’une à l’autre
(g. 65) ; les tergites plus étroits en arrière qu’en avant, trapézoïdaux, leurs
côtés échancrés, ceux du sixième bien plus que ceux des précédents (fig. 66).
9. — Semblable au mâle, mais sans longue houppe ou touffe de poils
sur les côtés de l'abdomen.
Armure génitale (fig. 67). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
droit, assez court, mince, bien sclérifié sur ses deux tiers antérieurs, entière-
ment membraneux dans son tiers postérieur qui est évasé en entonnoir
avant l’ostium. Bursa courte, ovalaire, entièrement membraneuse, s’ouvrant
dans le ductus bursae bien en avant de son extrémité postérieure, d’où est
issu directement le ductus seminalis.
Source : MNHN, Paris
110 GC. DUFAY
Distribution dans l'île. — Mapacascar NoRp : Sakaramy, 1 © (G.
Melou). — Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1000 m, 2 4 (P. Vielle)-
— «Diego-Suarez », 8 4 1 © (G. Melou).
MapaGascar Esr : Environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m,
1 & (P. Viette).
MapaGascar CENTRE : Tananarive : Ambatobevandza, 1 9, Ankadi-
tapaka, 1 4, Ampamarinana, 1 © (tous R. Decary). — Environs de Tana-
narive, 2 ® (Walerlot); Nanisana, 1 8 (Mme N. d'Olsoufieff): pare de
Tsimbazaza, 1 200 m, 3 4 (P. Vielle). — Massif de l’'Andringitra, plateau
Soaindrana, 2 070 m, 1 4 (P. Griveaud).
MapaGascar Ouesr : District d’Ankazoabo, Banian, 70 m, 1 Q;
(P. Griveaud).
MapaGasCar Sup : Amboasary, 220 m, 2 4 (P. Griveaud).
Tous ces exemplaires sont désignés comme paratypes : Muséum, Paris ;
British Museum, Natural History ; Centre O.R.S.T.O.M. de Tananarive
et collection C. Dufay.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée de décembre à mars, en avril-mai et
juillet-août à Diego-Suarez, en juin-juillet dans le Sud et l'Ouest.
discussion. — Cette nouvelle espèce est très voisine par son habitus
te ses armures génitales, de Clenoplusia furcifera (Walker) n. comb., de
l'Inde, et de Ctenoplusia ogovana (Holland) n. comb., du Gabon, qui ne
sont pas cospécifiques comme l’a considéré Hampson (1913) suivi par GAEDE
(937) et les autres auteurs ultérieurs. En effet, cette synonmie n’est pas
justifiée, les papillons originaires d’Afrique, en particulier du Gabon, ne
sont pas de la même espèce que ceux provenant desrégionsindo-australiennes,
comme le montrent leurs armures génitales mâles, qui présentent de sen-
sibles différences constantes, en particulier dans l’armature de l’édéage ;
Plusia mutans Walker, de Ceylan, dont j'ai étudié les syntypes, est une
autre espèce, distincte de toutes celles-ci.
Clenoplusia porphyrea n. sp. et C. furcifera ont un habitus à peu près
identique et il n’est guère possible de les distinguer seulement par l’examen
externe. L'espèce malgache paraît cependant plus robuste, elle diffère es-
sentiellement par ses armures génitales mâle et femelle. L'édéage est armé
d’un cornutus plus long chez la nouvelle espèce, ses harpes sont sensible-
ment plus longues et le cucullus est nettement plus allongé, son uncus est
aussi relativement plus court et plus épais. Les genitalia femelles diffèrent
par le duclus bursae un peu plus court et plus sclérifié, débouchant dans la
bursa plus en avant, plus loin de l'extrémité postérieure de la bursa qui
paraît plus petite et plus ovoïde chez la nouvelle espèce.
Ces différences qui peuvent sembler assez faibles dans leurs genitalia
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 111
ne sont peut-être significatives que d’une séparation subspécifique, ces trois
Plusiinae ne constitueraient alors que des sous-espèces en voie de différen-
ciation spécifique. Toutefois, d’autres exemples comme celui de T. lunata,
du Cap, T. anargyra de Madagascar et T. reticulata de l’Inde, ainsi que
de C. fracta, du Congo, C. seyrigi, de Madagascar et C. placida de l'Inde, qui
présentent un habitus presque semblable, mais qui ont des armures génitales
sensiblement différentes, en particulier chez les femelles, tendent à montrer
qu’il s'agirait d'espèces distinctes.
Gtenoplusia laqueata (Dufay) n. comb.
(pl. 2, fig. 22).
Plusia (s. 1.) laqueata Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 204.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt
d'Analamazaotra, 910 m, 17-1-1955 (P. Vielte) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 25-27,5 mm ; longueur des ailes anté-
rieures : 12,5-14 mm.
g. — Antennes d’un brun jaune; palpes peu allongés, le troisième
article allongé et fin, une fois et demie plus court que le second, couverts
de poils d’un brun jaune orangé ainsi que la tête, le thorax et les tegulae ;
collier de cette couleur, traversé par une ligne d’un brun un peu plus foncé,
l'extrémité d’un blanchâtre rosé, ainsi que celles des crêtes thoraciques, la
métathoracique blanche à l’extrémité. Crête abdominale constituée de deux
grandes touffes de poils d’un brun jaune sur les premier et troisième seg-
ments, et de deux plus petites sur les deuxième et quatrième. Abdomen
couvert de touffes de longs poils jaunes sur les côtés, avec de larges houppes
plus développées sur les cinquième et sixième segments. Dessous du corps
couvert de poils jaunes, pattes revêtues de poils bruns, l'extrémité des tibias
et des articles des tarses étroitement annelée de blanc.
Ailes antérieures larges et courtes, le bord interne sinué, l’angle interne
denté. Coloration générale bigarrée, d’un brun jaune olive avec un reflet
doré accentué, plus vif sous la cellule dans l’espace médian, les espaces
clairs saupoudrés de rose ; basilaire, antémédiane et signe sous-orbiculaire
d’un jaune argenté, ce dernier, en forme de gamma, se détachant très nette-
ment, ses branches libres courbées vers l'avant, s’appuyant sur la cellule.
Espace basilaire brun olive à la base, traversé par la ligne basilaire formée
par un trait épais, courbé, argentée entre la côte et la cellule, puis rose entre
la cellule et le bord interne. Antémédiane d’un blanc à reflet doré, précédée
par une ligne jaune olive, formée d’un petit trait oblique entre la cellule
et la nervure 2, d’un petit arc net entre la côte et la cellule, d’un large arc
entre les nervures 1 et 2, et d’un petit trait oblique entre 1 et le bord interne.
Espace médian saupoudré de rose entre la côte, l’antémédiane et la réniforme
ainsi qu'entre cette dernière, la côte et la subterminale, plus foncé dans la
8
Source : MNHN, Paris
112 C. DUFAY
réniforme, au-dessus et en dessous de celle-ci, ainsi que le long de l’antémé-
diane, formant un lobe rectangulaire foncé, doré, entre cette dernière, le
bord interne, le gamma et la postmédiane. Celle-ci sinuée, rose, suivie par
une ligne brun olive de la côte à la nervure 5, puis blanchâtre et très fine,
dentée intérieurement entre les nervures 2 et 3, faiblement bidentée inté-
rieurement entre 1 et 2, formant un angle obtus au dessus de 1, puis droite
et perpendiculaire au bord interne. Espace subterminal brun olive, ligne
subterminale blanchâtre, en zigzags, précédée par une bande plus foncée
de la côte à la nervure 4 et suivie par une bande rose assez large de la côte
à la nervure 5, et à l’angle interne par une tache plus claire entre la nervure 1
et le bord interne ; une fine ligne antéterminale interrompue sur les nervures,
rose et fine de la côte à la nervure 5, puis épaisse et blanche, à reflet doré ou
argenté, entre les nervures 3 et 5. Des petits chevrons internervuraux termi-
naux, bruns, précédés de rose entre la côte et la nervure 5. Franges étroi-
tement jaunes à la base, tachées de brun olive, l'extrémité blanchâtre.
Aïles postérieurs grises, un peu éclaircies de jaunâtre dans leur tiers
basilaire. Franges étroitement jaunes à la base, puis grises, la moitié distale
blanche, entièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, éclairci de blanc le long du bord
interne ; réniforme transparaissant faiblement, postmédiane grise et nette,
trois points et un petit trait blancs sur la côte entre elle et l’apex; espace
antéterminal éclairei de blanchâtre suivant des traits sagittés blanchâtres,
internervuraux. Franges comme au dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris sous la
côte, lunule peu marquée, ainsi qu’une postmédiane grise, parallèle au bord
externe, délimitant une bande grise marginale à peine éclaircie de blanchâtre
avant le bord externe. Franges comme au dessus.
Armure génitale (fig. 68). — Vinculum assez court et large, saccus élargi
et tronqué carrément à l'extrémité ; tegumen court et large, uncus assez
long et fin. Valves courtes et assez larges, leur sommet très élargi triangulai-
rement, leur bord inférieur fortement convexe à la base, muni, depuis
celle-ci jusqu’à l'élargissement du sommet, d'une rangée d'épines fortes
et bien sclérifiées (18 à 20) dont les 4 ou 5 premières, près de la base, sont plus
fines et longues, terminées en flagelle ; clavus long et fin, courbé à la base ;
harpes longues, non renflées à leur extrémité. Fultura inférieure développée,
son bord supérieur prolongé au milieu en une sorte de long rostre pointu.
Edéage long et épais, droit, non renflé à la base, armé d’un gros cornutus
basilaire et bulbeux, large à la base, puis en aiguille fortement courbée,
d’un petit cornutus distal bulbeux et d’une rangée de spicules courts et
coniques, assez gros près de la base et de plus en plus petits d'avant en
arrière.
Septième tergite échancré en V à son bord postérieur, septième sternite
large et court, ses côtés fortement concaves, son bord antérieur convexe au
milieu, son bord postérieur fortement échancré en V entre deux pointes en
fourche très divergente. Cinquième et sixième tergites bien plus étroits que
les précédents, leurs côtés étant fortement échancrés (fig. 69).
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 113
Fig. 68, armure génitale 3 de Ctenoplusia lagueata (Dufay).
Q. — Inconnue.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : District de Maroant-
setra, station forestière de Farankaraina, route de Navana, 100 m {P. Vielte).
— Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette); Ampita-
meloka, 840 m (P. Griveaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100
m (P. Victte). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P.
Viette). — 6 km au Nord-Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m (LP.
Griveaud).
MapaGascar CENTRE : Ankarampotsy, près de Fianarantsoa, 1 040-
1180 m (R. Calala).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie — Espèce récoltée d'octobre à avril et, de plus, en août
à Ampitameloka.
Discussion. — Cette espèce est très voisine morphologiquement et
anatomiquement de C. dorfmeisteri (Felder et Rogenhofer) n. comb.,
décrit du Cap. Extérieurement, elle se distingue de cette dernière par sa
taille un peu plus petite, et par la ligne antémédiane, sur les ailes antérieures,
convexe extérieurement entre la cellule et la nervure 1, ce qui rétrécit la
base du lobe foncé de l’espace médian, situé entre elle et le signe en gamma,
ainsi que par le reflet doré plus accentué et la ligne claire antéapicale sur la
postmédiane plus étroite, la bande sombre qui la suit étant plus étroite chez
Source
: MNHN, Paris
114 C. DUFAY
Fig. 69, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Clenoplusia laqueata
(Dufay).
C. dorfmeisteri. Les armures génitales diffèrent par l’armature de l'édéage
et par la forme des valves, dont le sommet est bien plus élargi chez C.
laqueala. Cette dernière rappelle aussi, par son habitus, T. viellei et C.
pauliani, dont elle diffère par sa taille un peu plus petite, son reflet doré
plus vif et plus étendu, par le signe en gamma bien plus apparent, plus
argenté, ses branches libres plus relevées vers l'avant, et par la postmédiane
ne formant pas un large V rose profond, tangent au signe en gamma, entre
les nervures 1 et 2, mais dessinant en cet endroit un petit W couché ne
touchant pas le signe en gamma. C. laqueala se distingue aussi de C. rhodo-
chrysa (J. de Joannis) n. comb., de l’Ile Maurice, par la ligne antémédiane
convexe entre le gamma et la nervure 1.
Ctenoplusia aurisuta (Dufay) n. comb.
(pl. 2, fig. 23)
Plusia (s. L) aurisuta Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 208.
Type. — Holotype : 14, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt
d’Analamazaotra, 910 m, 19-IV-1955 (P. Vielte) (genitalia, prép. C. Dufay
n° 2 233) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 25,5-28,5 mm ; longueur des ailes anté-
rieures : 13-14,5 mm.
4. — Antennes brun jaune; palpes allongés, le deuxième article peu
allongé et courbé, le troisième aussi long mais bien plus fin. Palpes, tête,
tegulae et pattes couverts de poils d’un brun jaune, l'extrémité mêlée de
blanchâtre ; collier marron, noir en plus grande partie dans sa moitié basi-
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 115
laire ; thorax mêlé de brun jaune, de jaune, de marron et de rose, le devant
des crêtes marron, leur sommet blanc argenté, jaune ou rosé. Crête abdo-
minale constituée d’une longue et très large touffe sur le premier segment,
de deux petites sur les deuxième et troisième, marrons sur le devant, mêlée
de noir pour la première, rosée au sommet. Abdomen couvert sur le dessus
et les côtés de longs poils d’un jaune fauve, avec de très grosses touffes sur
les côtés des quatrième, cinquième et sixième segments et avec un grosse
touffe anale en dessous. Poitrine revêtue de poils jaunâtres, dessous de l’ab-
domen de poils brun jaune plus foncé ; des poils brun violet sur les cuisses
et tibias des pattes antérieures ; tarses brun jaunâtre, faiblement annelés
d’un peu plus clair à l’extrémité de chaque article.
Fig. 70, armure génitale 4 de Ctenoplusia aurisuta (Dufay).
Ailes antérieures assez courtes et larges, le bord externe régulièrement
convexe, l’interne peu sinué, l'angle interne faiblement denté. Coloration,
taches et système de dessins très semblables à ceux de C. laqueata, d’un
brun jaune olive à reflets dorés ou cuivrés, les parties claires roses ou d’un
blanc rosé, le reflet doré moins brillant, la tache en gamma plus jaune et à
reflet métallique moins vif. Basilaire argentée, bordée intérieurement de
jaune, et extérieurement de noir, faiblement biconvexe en dehors entre la
côte, la cellule et la nervure 1. Antémédiane formée d’un petit trait argenté
reliant l’orbiculaire à la côte et d’une longue ligne argentée oblique de la
cellule au bord interne, faiblement sinuée, formant un petit arc convexe
extérieurement au-dessus de la nervure 1, bordée en dedans de jaune et de
rose, en dehors de noir. Orbiculaire entourée par une très fine ligne rose,
en ellipse très allongée longitudinalement, quelques écailles argentées sur
son extrémité externe ; réniforme brune, marquée de noir sur ses bordsinterne
et externe. Signe gamma très fin, sa branche antérieure redressée perpendi-
Source : MNHN, Paris
116 G. DUFAY
culairement, sa branche postérieure sinuée, relevée vers l’avant de 600
environ puis dirigée à nouveau vers la base, et atteignant la cellule en formant
avec elle un angle aigu (inférieur à 450), où elle joint l’antémédiane. Postmé-
diane rose ou argentée, bordée intérieurement et extérieurement de jaune
olive ou de brun olive, formant un arc convexe en dehors entre les nervures
5 et 8, dentée intérieurement au-dessus de la nervure 4, entre 8 et 4 ainsi
qu'entre 2 et 3, bidentée intérieurement entre 1 et 2, toutes ces dents
séparées par de petits arcs convexes extérieurement. Subterminale peu dis-
tincte, apparaissant seulement grâce à la couleur différente de chaque côté,
bordée de noir en dedans dans la moitié antérieure ; elle est droite et perpen-
diculaire à la côte au dessus de la nervure 6, puis sinuée en dessous de celle-ci
et atteint le bord interne près de l’angle interne. Terminale noire, constituée
d’arcs internervuraux convexes en dedans, précédée, de l’apex à la nervure 5,
par une ligne rose assez large et continue, et par un petit trait argenté épais
de la nervure 3 à la 5. Franges jaunes à leur base, traversées par une fine
ligne d’un jaune olive clair plus ou moins continue, leur extrémité blanchâ-
tre, plus ou moins mêlée de gris.
Aïles postérieures d’un gris jaunâtre dans leur moîtié distale, jaunâtres
dans leur moitié basilaire, lunule et ligne postmédiane peu distinctes. Franges
étroitement jaunes à leur base, puis grises, leur moitié distale blanche,
entièrement jaunes au bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, saupoudré d’écailles blanches, la base
et le dessous de la cellule plus jaunes, le bord externe précédé par une bande
antémarginale blanchâtre en dessous de la nervure 5 ; postmédiane d’un gris
plus foncé, bien distincte. Quatre macules jaunes sur la côte entre elle et
l’apex ; franges comme au dessus.
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre dans leur moitié
basilaire, jusqu’à une postmédiane peu apparente, gris au delà, le bord
externe précédé par un étroit saupoudrement blanchâtre. Lunule grise
nette et épaisse ; franges comme au dessus.
Armure génitale (fig. 70). — Vinculum assez long et large, en Y ; saccus
bien élargi triangulairement ; tegumen court et étroit; uncus ni très long
ni très fin. Valves allongées, rétrécies de leur base aux deux tiers distaux,
puis élargies en massue au sommet, ce dernier bien arrondi, avec une corona
portant quelques soies spineuses ; leur bord inférieur, fortement convexe
dans le premier tiers, est ensuite bien concave dans le tiers distal ; il est muni
dans sa partie convexe de nombreux longs poils spiniformes ou flagelliformes,
puis d'une rangée de 12 à 14 épines sclérifiées, effilées et assez longues.
Sacculus large et arrondi à son extrémité interne ; clavus long et grêle ;
harpes courtes, un peu épaisses, ne dépassant pas le bord supérieur des
valves. Fultura inférieure haute et étroite, son bord supérieur prolongé en
un rostre assez long et pointu. Edéage plus long que les valves, droit et
cylindrique, armé d’un grand cornutus basilaire plus épais dans sa moitié
basilaire, effilé et deux fois tordu dans sa moitié distale, et d'environ 6 petits
cornuti spiniformes courts et très bulbeux, et d'une douzaine de plus petits
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 117
spicules épais et bulbeux, enfin d’une lame à l'extrémité d'une bande scléri-
fiée située à la base de la vesica, portant de courts spicules dentiformes.
Huitième tergite en large éventail, le septième très échancré sur son
bord postérieur, en profond demi-cercle entre deux bras arrondis plus scléri-
fiés ; troisième, quatrième, cinquième et sixième tergites échancrés sur
leurs côtés, très concaves. Septième sternite sinué sur son bord antérieur,
convexe au milieu et faiblement concave de chaque côté avant les angles
antérieurs ; son bord postérieur profondément échancré en V entre deux
pointes écartées et divergentes, ses côtés très concaves (fig. 71).
Fig. 71, septième sternite, septième et huitième tergites & de Clenoplusia aurisuta
(Dufay).
Q. — Inconnue.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Massif du Marojejy,
Ambinanitelo, 500 m (P. Griveaud). — Environs de Périnet, forêt d’Ana-
lamazaotra, 910 m {P. Vielte).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Vielte).
MapaGascar Ouesr : District d'Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsin-
gy, 190 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en janvier, février, mars, avril et août.
Discussion. — Cette espèce est très voisine, par son habitus et son
anatomie, de C. laqueata dont elle est difficile à distinguer sans recourir à
l'examen de l’armure génitale. Elle en diffère toutefois par les caractères
suivants, un peu variables individuellement : antémédiane non convexe
Source : MNHN, Paris
118 C. DUFAY
extérieurement entre la cellule et la nervure 1, délimitant avec la tache en
gamma, un lobe foncé de l’espace médian plus large et bien arrondi, non
subcarré ; la branche postérieure du gamma n’est pas redressée perpendicu-
lairement et forme avec la cellule un angle plus aigu ; la ligne postmédiane
est plus nette et plus sinuée, bordée extérieurement sous la côte par une
ligne rose ou blanche plus large ; subterminale plus droite devant l’apex,
non sinuée, suivie le long du bord externe par une ligne rose plus étroite à
l’apex, plus fine et plus régulière, non tachée de jaune brun. De plus, l'aspect
général est moins brillant, avec un reflet doré moins vif.
C. aurisula est aussi très voisin de C. dorfmeisteri, mais il s’en distingue
par son armure génitale très différente et, extérieurement, par le tracé de la
postmédiane à peine sinué, mais courbé en arc entre les nervures 5 et 8,
alors que chez C. dorfmeisteri elle forme entre ces nervures plusieurs petits
arcs convexes extérieurement.
De T. vieltei et de C. pauliani, C. aurisuta diffère extérieurement par
les mêmes caractères que C. laqueala.
A la différence de toutes les autres espèces voisines, le septième tergite
est échancré sur son bord postérieur en profond demi cercle et non en V.
L'armure génitale diffère surtout par la forme des valves, plus étroites
et moins élargies au sommet.
Ctenoplusia rhodographa (Dufay) n. comb.
(pl: 2, fig. 24)
Plusia (s. L.) rhodographa Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 205.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Nord, montagne d’Ambre, les
Roussettes, 1 000 m, 5/12-I1-1959 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 30,5-32 mm; longueur des ailes anté-
rieures 15,5-17 mm.
4. — Antennes d’un gris brun; palpes courts, le second article peu
allongé et épais, le troisième fin, deux fois plus court que le deuxième,
entièrement couverts de poils d'un brun jaune, ainsi que la tête, le thorax,
le dessous du corps, l'abdomen et les pattes. Collier brun à la base, traversé
par une ligne noire, la moitié distale brun jaune, l'extrémité rose. Extré-
mités des crêtes thoraciques et abdominales étroitement roses. Tegulae
bruns, traversés par une fine ligne rose, l'extrémité rose. Crête abdominale
constituée d’une longue touffe sur le premier segment, et d’une petite sur
le deuxième. De longs poils jaunes sur les côtés de l’abdomen, avec de larges
touffes sur les côtés des derniers segments et une grosses touffe anale.
Ailes antérieures peu allongées, le bord interne peu sinué, l’angle interne
à peine denté. Coloration générale d’un brun jaune olive foncé à reflet
cuivré ou doré (suivant l’incidence de la lumière), bigarré de rose et de brun
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 119
plus foncé, basilaire, antémédiane et signe en gamma se détachant nette-
ment, d’un blanc argenté. Basilaire droite et perpendiculaire à la côte
jusqu’à la nervure 1 ; espace basilaire marqué d’une tache brune triangulaire
entre elle, la côte et l’antémédiane. Cette dernière formée d’un petit trait
reliant l’orbiculaire à la côte, puis d’une ligne oblique de la cellule au bord
interne, un peu sinuée et précédée par une fine ligne d’un jaune olive, elle-
même précédée par une ligne rose. Espace médian foncé sur la réniforme,
sous celle-ci, et entre le gamma et l’antémédiane où il forme un lobe arrondi
s’avançant jusqu’à la cellule ; plus clair, d’un jaune olive à reflet doré sous
ce lobe et jusqu’au bord interne, éclairci de blanchâtre autour de la réniforme
et sous la côte, avec trois petites macules brunes sur celle-ci. Orbiculaire
allongée longitudinalement, entourée par une ligne rose, d’un blanc argent
à l’angle postérieur externe, plus foncée extérieurement, Réniforme foncée,
son bord externe noir et épais, l’interne noir mais plus fin ; signe en gamma
couché sur la nervure 2, sa pointe atteignant la postmédiane, ses branches
libres courbées en avant et venant sous lorbiculaire, la postérieure plus
ou moins continue avec la ligne antémédiane. Postmédiane d’un brun jaune,
précédée et suivie par une ligne rose de la côte à la nervure 4, où elle est sub-
parallèle au bord externe, puis précédée par une très fine ligne blanche et
ondulée entre les nervures 2 et 4, formant sous celle-ci une petite pointe
dirigée intérieurement, coudée au dessus de la nervure 1, puis atteignant
obliquement le bord interne, bordée intérieurement de blanc au-dessus de la
nervure 1, et de rose au dessus de la 2. Espace subterminal marqué entre la
postmédiane et la subterminale de deux taches foncées entre les nervures 6
et 7 et sur la nervure 2, bord plus foncé entre les nervures 3 et 5. Subter-
minale blanchâtre, peu sinuée, faiblement bidentée extérieurement sur les
nervures 6 et 7, plus fortement mais intérieurement entre 4 et 5 puis presque
droite et épaisse de cette dernière jusqu’au bord interne. Une ligne antéter-
minale parallèle au bord externe de la côte à la nervure 1, rose de la côte
à la nervure 6, puis plus épaisse et blanche. Des petits chevrons bruns ter-
minaux et internervuraux, précédés de rose entre les nervures 5 et 8.
Franges étroitement jaunes à la base, puis d’un gris brun olive, la moitié
distale blanche mêlée de brun jaune.
Aïles postérieures grises, un peu jaunâtres dans leur tiers basilaire
avec une lunule faiblement indiquée ; franges étroitement jaunes à la base,
puis grises, la moitié distale blanche, entièrement jaunes le long du bord
interne.
Dessous des ailes antérieures gris, éclairci de jaunâtre sous la cellule,
postmédiane marquée, noire ; trois petits points jaunes à la côte entre elle
et l’apex ; espace antéterminal faiblement éclairci de blanchâtre. Franges
comme au-dessus, un peu plus foncées.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre dans leur moitié basilaire,
un peu saupoudré de gris sous la côte, lunule petite, bien distincte ; moitié
distale grise, éclaircie de blanchâtre avant le bord externe. Franges comme
en dessus.
Armure géniale (fig. 72). — Vinculum long et assez large, saccus évasé
Source : MNHN, Paris
120 C. DUFAY
et élargi, non arrondi; tegumen court; uncus long et fin, régulièrement
courbé. Valves en forme de massue, leur bord supérieur concave, l’inférieur
bisinué, le sommet régulièrement élargi ; bord inférieur muni d’une rangée
d’une douzaine de gros poils spiniformes, puis d’une douzaine de grosses
épines bien sclérifiées formant peigne; corona portant quelques longs
poils spineux ; clavus long et grêle, droit ; harpes très courtes, n’atteignant
pas le bord supérieur des valves, leur extrémité non renflée. Fultura infé-
rieure haute, subrectangulaire, prolongée en triangle à son bord inférieur.
Edéage long et cylindrique, droit, armé d’un gros et long cornutus basilaire
tordu en manivelle en son tiers postérieur, d’un amas d’épines porté par une
faible sclérification de la vesica, et d’une rangée de gros spicules de plus en
plus petits d'avant en arrière.
Fig. 72, armure géniale à de Clenoplusia rhodographa (Dufay).
Septièmes tergite et sternite comme chez C. laqueata, les tergites échan-
crés sur leurs côtés, le sixième bien plus fortement, trois à quatre fois plus
étroit que les précédents (fig. 73 et 74).
@. — Semblable au mâle, l'abdomen couvert de poils gris plus courts,
sans grande touffe latérale ni anale, ailes postérieures entièrement d’un
gris noir en dessus.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 121
as
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Fig. 73, tergites 3 à 83 de Ctenoplusia rhodographa (Dufay).
Armure génilale (fig. 75). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
très long et étroit, membraneux, muni d’une très faible sclérification annu-
laire autour de son élargissement en entonnoir précédant l'ouverture dans
l'ostium; il présente une dilatation trois fois plus large un peu en arrière
de son milieu, et débouche dans la bursa un peu en avant du milieu de sa
face ventrale. Bursa entièrement membraneuse, allongée et étroite, présen-
tant à son extrémité antérieure un petit et court prolongement appendicu-
laire d’où part le ductus seminalis.
Distribution dans l'île. — Manacascar Norp : Montagne d'Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Viette).
MADAGAScAR SAMBIRANO. — Région du Tsaratanana, Nord-Ouest
de Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga).
Source : MNHN, Paris
122 C. DUFAY
Fig. 74, septième sternite, septième et huitième tergites $ de Ctenoplusia rhodogra-
pha (Dufay).
Mapagascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (P.
Griveaud). — Route d’Anosibe, km 57 (P. Vielle). — Route de Lakato,
km 10, Ambodiriana, 1 050 m (P. Griveaud et R. Vieu); km 15, Ankasoka,
1100 m (P. Griveaud, P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Anala-
mazaotra, 910 m (P. Viette). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana, Itala-
viana, 730 m (P. Griveaud el R. Vieu). — Région de Midongy du Sud,
forêt de Befotaka, 950 m (P. Vielle et P. Griveaud).
MapaGascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d'Anjozorobe, forêt de Vanja-
manitra, 1 380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Vielte). — Route d’Ambosi-
tra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m (P. Vielte).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée d'octobre à avril, également en mai à Périnet
et en juin à Italaviana.
Discussion. — C. rhodographa est voisin, par son habitus et ses
caractères anatomiques, de C. dorfmeisteri (Felder et Rogenhofer) et de
C. edora (A. E. Prout) n. comb., de Sâo Thomé. Du premier, C. rhodogra-
pha diffère par sa taille plus grande, et par la postmédiane, sur les ailes
antérieures, bien nette sur toute sa longueur et moins sinuée ; du second,
qui a la même envergure, il se distingue par l’antémédiane moins oblique,
moins épaisse et moins blanche, ainsi que par le gamma moins épais et un
peu moins apparent. Son armure génitale diffère de celle de C. edora par sa
taille plus grande, par l’édéage plus long d’un cinquième, les harpes plus
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 123
Fig. 75, armure génitale 9 de Clenoplusia rhodographa (Dufay).
courtes, le clavus plus long, l’uncus plus long et plus fin et le gros cornutus
de l’édéage moins courbé,
C. rhodographa a aussi un habitus voisin de celui de C. laqueata, avec
cependant les lignes plus apparentes, la postmédiane distincte sur toute sa
longueur et moins sinuée dans sa partie antérieure. Sa taille permet aussi de
le différencier de C. laqueata, de C. pauliani et de T. viettei, avec ces précé-
dents caractères, et aussi de C. rhodochrysa (J. de Joannis), de l’ile Maurice.
Gtenoplusia pauliani (Dufay) n. comb.
(pl. 1, fig. 21).
Plusia (s. L) pauliani Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 202.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, route de Lakato, km 15,
Ankasoka, 1 100 m, 2/10-1-1959 (P. Vielte) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 26-27 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 13,5-14 mm.
Source : MNHN, Paris
124 GC. DUFAY
8. — Antennes d’un gris brunâtre ; palpes avec le troisième article long
et fin, à peine plus court que le deuxième, tous couverts de poils jaunâtres
un peu mêlés de brun. Tête couverte de poils d’un jaune brun; collier de
cette teinte, traversé près de la base par une bande noire suivie d’une bande
brune, l'extrémité étroitement blanchâtre. Thorax et tegulae revêtus d’un
mélange de poils bruns, jaunâtres et rosés. Crête abdominale brune, noire à
la base, l'extrémité blanchâtre. Abdomen couvert de poils d’un jaune gri-
sâtre avec de longs poils jaunes sur les côtés formant des houppes sur le
sixième segment. Pattes brunes, mêlées de blanchâtre, l'extrémité des arti-
cles des tarses étroitement annelée de blanc.
Ailes antérieures d’une coloration générale variée de brun et de jaune
à reflet cuivré, les espaces clairs saupoudrés de blanchâtre rosé : une large
bande précédant l’antémédiane de la côte au bord interne, prolongée exté-
rieurement par une seconde bande, perpendiculaire à la première, plus
étroite et sinuée, traversant l’espace médian sur l’orbiculaire et dans la
boucle d’un blanc argenté située sous la cellule et la nervure 2 et atteignant
le V que dessine la postmédiane ; une étroite et courte ligne rose borde
extérieurement la postmédiane de la côte à la nervure 4 et le long du bord
. externe. Réniforme plus foncée, entourée par une épaisse ligne discontinue
noirâtre ; espace médian foncé sous la cellule, de part et d'autre du signe
argenté en V couché, dont les branches libres sont sinuées et relevées vers
l'avant, de telle sorte qu’elles viennent sous l'orbiculaire, cette dernière
rose, aplatie, allongée longitudinalement. Basilaire blanchâtre, précédée
et suivie de brun olive, avec quelques petites macules noires de part et
d’autre ; antémédiane blanche et argentée, formée d’un petit trait perpen-
diculaire à la côte de celle-ci à la cellule, et d’une ligne sinuée plus ou moins
oblique, de la cellule au bord interne, s’incurvant vers la base au dessus de la
nervure 1. Postmédiane peu apparente, formée d’une ligne brune traversant
la bande rose postmédiane de la côte à la nervure 4, et d’une ligne rose, en
V couché, entre les nervures 1 et 2. Subterminale en zigzags, bordée intérieu-
rement de noir de la côte à la nervure 5, rapprochée du bord externe entre
les nervures 6 et 7. Terminale formée d’ares internervuraux bruns assez épais,
précédés de rose. Franges blanchâtres à la base, traversées sur les nervures
par des chevrons bruns, leur moitié distale d’un brun olive mêlé de rose.
Aïles postérieures grises, la moitié basilaire éclaircie de jaunâtre, lunule
peu distincte. Franges étroitement jaunâtres à la base, puis tachées de gris
brunâtre, leur moitié distale blanche, entièrement jaunes le long du bord
interne.
Dessous des ailes antérieures gris, blanchâtre entre le bord interne et la
nervure 1, saupoudré de jaune sous la cellule et la côte ; réniforme et post-
médiane transparaissant faiblement ; espace antémarginal saupoudré de
blanchâtre au delà d’une subterminale subparallèle au bord externe.
Franges comme au-dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris sous la
côte, lunule discoïdale fine et nette ; une large et régulière bande grise aux
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 125
Fig. 76, armure génitale 4 de Cenoplusia pauliani (Dufay).
deux tiers distaux, parallèle au bord externe dont elle est séparée par un
saupoudrement blanchâtre. Franges comme au-dessus.
Armure génilale (fig. 76). — Vinculum très court et large, saccus arrondi
et très élargi en un croissant transverse ; tegumen court ; uneus court et
épais, terminé en une fine pointe courbée. Valves allongées et étroites,
courbées, fortement élargies en demi-cercle sur leur bord inférieur entre le
tiers et la moitié de leur longueur, munies, le long de leur bord inférieur et
de cet élargissement, de fortes épines sclérifiées un peu renflées à leur base,
se continuant tout le long du bord inférieur en une rangée de petites épines
analogues mais de plus en plus petites ; sommet arrondi, non élargi, clavus
conique, très court ; harpes peu allongées et fines, leur extrémité non ren-
flée. Fultura inférieure losangique. Edéage peu allongé, subeylindrique et
faiblement courbé, muni d’une bande distale peu sclérifiée dans la base de
la vesica, et d’un paquet d’une vingtaine de fins spicules assez longs.
Septième tergite prolongé au milieu de son bord postérieur par une
petite avancée carrée plus sclérifiée, et deux bras en U plus sclérifiés, à ses
angles postérieurs; septième sternite court et large, son bord antérieur
denté triangulairement au milieu, son bord postérieur très échancré entre
deux pointes en fourche très divergente ; cinquième et sixième tergites très
étroits, 4 fois plus que les précédents, car très échancrés sur leurs côtés
(fig. 77 et 78).
$. — Semblable au mâle, sans long poil ni houppe jaune sur les côtés
des derniers segments abdominaux.
Armure génitale (fig. 79). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
entièrement membraneux, court, étroit dans sa moitié postérieure et
élargi dans sa moitié antérieure recourbée en faucille aux parois très faible-
Source : MNHN, Paris
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Fig. 77, tergites 3 à 8 & de Clenoplusia pauliani (Dufay).
ment sclérifiées, débouchant dans la bursa bien en avant de l'extrémité
postérieure de celle-ci. Bursa entièrement membraneuse, large et courte, sa
paroi gauche dorsale se repliant au milieu en un petit et court prolongement
appendiculaire dirigé vers l’arrière, d’où part le ductus seminalis.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norp : Montagne d'Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m {P. Viette).
MapaGascar Esr : Ile Sainte-Marie, forêt de Kalalao (P. Griveaud). —
Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 {P. Viette).
MapaGascar CENTRE : Massif de l’Andringitra, plateau Soaindrana,
2070 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Papillons récoltés en octobre, décembre, janvier et
mars.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 127
Fig. 78, septième sternite,
septième et huitième tergites & de Ctenoplusia pauliani
(Dufay).
Fig. 79, armure génitale & de Ctenoplusia pauliant (Dufay).
Source : MNHN, Paris
128 C. DUFAY
Discussion. — Par son habitus, C. pauliani rappelle T. viellei ;
il se distingue de celui-ci par sa coloration plus marbrée, la teinte rose claire
plus étendue et surtout par la tache sous-orbiculaire plus ouverte, de forme
différente, sa branche libre antérieure non coudée à angle droit vers la réni-
forme, mais seulement en angle obtus, plus faiblement incurvée vers l’orbi-
culaire, sa branche postérieure joignant l’antémédiane entourant un lobe
foncé de l’espace médian plus arrondi, l’ensemble dessinant un ? (sur l’aile
gauche). Chez ces deux espèces, de plus, le dessous des ailes postérieures est
différent, plus jaunâtre chez T. viettei avec une lunule plus épaisse et marquée
et avec une bande grise antémarginale plus large, plus rapprochée de la
lunule, délimitée par une postmédiane distincte, qui n'existe pas chez
C. pauliani.
Ctenoplusia limbirena (QGuenée) n. comb.
(pl. 2, fig. 28)
Plusia Limbirena Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 6, Noct., 2, p. 350, n° 1 179.
Plusia limbirena Guenée ; Wazxen, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B. M., 12,
p. 921, n° 72.
Plusia Limbirena Guenée ; Guexér, 1865, in A. Vinson, Voy. à Madag., annexe F.,
Lépid., p. 31.
‘Plusia limbirena Guenée ; Masrx, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1955), p. 323.
Plusia limbirena Guenée ; SAALMÜLLER, 1891, Lepid. v. Madag,, 2, p. 394, n° 714.
Plusia limbirena Guenée ; Fnver, 1912, Trans. Linn. Soc. London, 2e sér., Zool.,
15 (1), p. 9.
Phytometra limbirena Guenée ; Hamrsow, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M., 13, p. 742.
Phytometra limbirena Guenée ; GAEDE, in A. SeiTz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 260,
pl. 31 ce.
Plusia limbirena Guenée ; J. Vinson, 1938, Mauritius Inst. Bull., 1 (4), p. 33.
Plusia limbirena Guenée ; PauLIAN et Vrerre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6,
(1955), p. 232, fig. 80, pl. 10, Ng. 2 (désignation du lectotype).
Plusia limbirena Guenée ; D. S. FLerenEn, 1961, Brit. Mus. (N. H.) Ruwenzori Exped.
1952, (1) 7, Noct., p. 230.
Plusia limbirena Guenée ; D. S. FLercuer, 1963, Explor. Parc National Albert, 2e
sér., fase. 15 (2), p. 103.
Plusia limbirena Guenée ; Brenrère et Dumois, [1965], Inst. de Rech. agron. à Madag,,
division d'Ent. agric., document n° 43, p. 56 (document ronéotypé).
Type. — Lectotype : 1 9, Madagascar (ex coll. Feisthamel < Muséum,
Paris) (désigné par PauLran et Vierre, 1956, L. c., p. 232).
Description. — Envergure : 28-33 mm ; longueur des ailes antérieures:
14,5-17 mm.
g. — Antennes d’un brun jaune ; palpes allongés, le second article à
peine courbé, le troisième fin et allongé, à peine plus court que le second,
couverts de poils bruns mêlés de blanc sur leur face antérieure, l'extrémité
des articles blanche. Tête, thorax, tegulae, dessous du corps et pattes revêtus
de poils d’un brun violet mêlé de brun jaune, l'extrémité souvent blanchâtre,
constituant aussi le collier et les crêtes thoraciques et abdominale, celle-ci
formée de quatre touffes, celles des premier et troisième segments plus gran-
des, la troisième dressée. Côtés de l'abdomen avec des touffes de longs poils
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 129
jaunes et avec une houppe de poils d’un jaune brun sur les côtés des cin-
quième et sixième segments. Articles des tarses annelés de blanc à l'extrémité.
Fig. 80, armure génitale $ de Clenoplusia limbirena (Guenée).
Ailes antérieures assez longues, l’apex élancé, le bord interne sinué,
l'angle interne fortement denté. Coloration générale d’un brun noir, faible-
ment marbré de brun jaune ou d’une nuance un peu rose par endroits, sans
aucun reflet marqué, avec un gros signe argenté en forme de gamma couché
sur la nervure 2, ses branches libres en U appuyé sur la cellule sous l’orbicu-
laire, quelquefois ou souvent décomposé en deux taches séparées, une
interne en U, une externe, ronde. Un trait antéterminal rosâtre entre les
nervures 3 et 5, toujours bien apparent. Lignes ressortant très peu : basi-
laire rose, formant un petit arc entre la côte et la cellule ; antémédiane for-
mée d’un petit trait blanc oblique reliant l'orbiculaire à la côte, et d'une
ligne blanche en zigzags entre la cellule et la nervure 1, puis oblique de
celle-ci au bord interne. Orbiculaire distincte grâce à son contour fin et rose,
en ovale allongé longitudinalement, réniforme foncée, ombrée de noir sur
son côté externe, marquée de rose intérieurement. Postmédiane double et
rose de la côte à la nervure 5 où elle est plus distincte, ondulée, formant un W
rose entre les nervures 1 et 2, précédé par un point blanc carré entre la
nervure 1 et le bord interne. Subterminale marquée par quelques écailles
d'un blanc argenté, soulignée intérieurement de noir plus foncé, et suivie
par un saupoudrement rose, en zigzags. Terminale formée de petits chevrons
noirs internervuraux de la côte à la nervure 3, surmontés souvent chacun
d'un minuscule point blanc. Franges brunes dans leur moitié basilaire,
traversées par une fine ligne jaunâtre à leur base, leur moitié distale d’un
brun rosé.
Source : MNHN, Paris
130 C. DUFAY
Ailes postérieures jaunâtres à la base, obscurcies de gris sur leur moitié
distale, lunule peu distincte. Franges étroitement jaunes à la base, puis
jaunâtres, entrecoupées de gris devant les nervures, leur moitié distale
blanche, entièrement jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, éclairci de blanc jaunâtre le long de la
côte et du bord interne, un trait jaune sous le signe en gamma ; postmédiane
faiblement marquée ; un faible saupoudrement blanc antémarginal ; ligne
terminale et franges comme en dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, saupoudré de gris sous la
côte, et obscurci de gris dans leur tiers distal au delà d’une postmédiane
bien marquée seulement sous la côte ; lunule fine, reliée à la côte par un
trait plus épais ; franges comme en dessus.
Fig. 81, septième sternite, septième et huitième tergites 3 de Ctenoplusia limbirena
(Guenée).
Armure génitale (fig. 80). — Vinculum long et large, en Y; saccus ar-
rondi, non élargi ; tegumen long et assez étroit ; uncus plutôt court et épais,
courbé à angle droit en son tiers antérieur, puis faiblement sinué, aminci à
l’extrémité et terminé en une petite pointe courbée. Valves peu allongées,
fortement élargies sur leur bord inférieur dans leur tiers basilaire, puis
s’amincissant régulièrement jusqu'avant le sommet, élargi en cucullus ;
corona portant de longues soies spineuses ; bord inférieur muni, depuis près
de la base jusqu’au cucullus, d’une rangée d'une vingtaine d’épines peu
sclérifiées, renflées à leur base et amincies à l'extrémité, les douze premières
près de la base plus longues, moins sclérifiées et plus fines, flagelliformes ;
clavus extrêmement long et grêle, courbé près de sa base ; harpes longues et
minces, un peu renflées avant leur extrémité. Fultura inférieure pentagonale
et très haute, prolongée au milieu de son bord supérieur en une sorte de
rostre peu allongé. Edéage de la longueur des valves, cylindrique et courbé,
un peu renflé à sa base ; vesica munie à sa base d’une petite bande sclérifiée,
et de deux petits cornuti bulbeux en ergots.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 131
Fig. 82, armure génitale & de Ctenoplusia limbirena (Guenée).
Sclérification du septième tergite faiblement concave sur ses côtés,
échancré en oméga sur son bord postérieur; septième sternite allongé et
peu étroit, son bord antérieur convexe, ses côtés faiblement concaves, son
bord postérieur échancré en demi-cercle, mais peu profondément, entre
deux pointes courtes presque perpendiculaires l’une à l’autre (fig. 81).
8. — Semblable au mâle, l'abdomen sans les longues houppes de poils
sur les côtés des derniers segments.
Armure génilale (fig. 82). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
court et large, entièrement membraneux dans son tiers postérieur, fortement
et brusquement élargi en une sorte de poche latérale près du tiers antérieur,
aux parois ridées et faiblement sclérifiées tout de suite en arrière de cet élar-
gissement, large et membraneux avant son ouverture dans la bursae. Bursa
subsphérique, entièrement membraneuse, pourvue sur le côté d’un long
prolongement appendiculaire membraneux enroulé en spirale sur lui-même
(comme une coquille de Turrita) et dirigé vers l’avant, formant six ou sept
spires de moins en moins grandes ; de la dernière, très petite, est issu le
ductus seminalis.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Norp : Montagne d'Am-
Source : MNHN, Paris
132 C. DUFAY
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vielle). — Kulau (G. Melou). « Diego-
Suarez » (G. Melou).
MADAGaAscAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, piste de Mangin-
drano au Maromokotra, au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 m (P. Vielle
el P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon). — Ambinanindrano, à
l'Ouest de Mahanoro {G. K. Keslell-Cornish). — Périnet (Mme N. d'OI-
soufieff). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m {P. Vietle).
— District d’Ifanadiana, environs de Ranomafana, 700 m (P. Vielte).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1 250 m (P.
Griveaud et R. Vieu). — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m (P.
Vielle) ; Nanisana (Mme N. d'Olsoufieff). — Nord d'Ankazobe, tampoketsa
d’Ambohitantely, 1 400 m (P. Griveaud et R. Vieu). — Massif de l'Ankara-
tra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m (P. Viette). — Pays Bet-
sileo, (D. Cowan); route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambatofitorahana,
1 600 m (P. Vielte). — Ankarampotsy, près de Fianarantsoa (AR. Catala). —
Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar Sup : Behara (R. Paulian).
Répartition géographique. — Canaries, Maroc, Sainte-Hélène, Afri-
que au Sud du Sahara, Madagascar, la Réunion, île Maurice, Aden, Inde,
Ceylan.
Biologie. — La chenille a été observée à Madagascar sur : pomme
de terre, haricot, trèfle, géranium et Légumineuses diverses (BRENIÈRE
et Dugors, [1965]).
Les papillons ont été récoltés dans la Grande Ile d'octobre à mars et
de plus en mai et août dans la région de Périnet.
Ctenoplusia leucostigma (Dufay) n. comb.
(pl. 2, fig. 32)
Plusia (s. l.) leucostigma Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 208.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt
d’Analamazaotra, 910 m, 20-IV-1955 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 25,5-30,5 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 13-15,5 mm.
4. — Antennes brunes ; palpes assez allongés, le deuxième article long
et courbé, atteignant le vertex, le troisième plus de deux fois plus court que
le deuxième et plus fin, entièrement couverts de poils d’un gris violet foncé
ardoisé, ainsi que la tête, le dessous du corps et les pattes. Collier marron
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 133
foncé, l'extrémité étroitement rose blanchâtre. Thorax, tegulae, crêtes tho-
raciques et abdominales revêtus ou formés de poils d’un gris violet foncé,
méêlés de marron dans les crêtes ; crête abdominale constituée d’une longue
touffe sur le premier segment et d’une plus courte sur le troisième, Abdomen
revêtu de longs poils d’un brun gris, avec une petite houppe de chaque côté
des cinquième et sixième segments, plus clairs près de la base. De longs
poils gris bleutés sur les tibias moyens et postérieurs. Tarses bruns, faible-
ment et étroitement annelés de clair à l'extrémité de chaque article.
Ailes antérieures longues et étroites, l’apex aigu, le bord externe droit
ou un peu concave jusqu’au milieu, puis très oblique de la nervure 3 à
l'angle interne, ce dernier faiblement denté ; bord interne sinué, concave
entre le milieu et l’angle interne. Coloration générale foncée, d’un violet
ardoisé avec par endroits des reflets cuivrés ; dessins peu apparents, sauf une
tache foncée à reflet métallique dans l’espace médian sous la cellule, bordée
intérieurement par une très fine ligne faiblement dorée, presque droite et
oblique de la cellule au bord interne, et en avant par une très fine ligne
analogue qui continue la précédente et est en forme de ? couché ; un petit
point blanc argenté surmonte ce ? sous la nervure 2 ; subterminale ressor-
tant très nettement, bordée intérieurement par une bande plus foncée,
à reflet cuivré, descendant obliquement depuis l’apex jusqu’à l'angle interne,
son bord interne droit, son bord externe faiblement concave depuis le bord
externe sur la nervure 7 jusqu’à la nervure 1 sur le bord externe. Basilaire
brune, plus foncée, très peu marquée ; un très fin trait antémédian rejoint
l’orbiculaire obliquement à la côte ; orbiculaire très peu distincte, entourée
par une très fine ligne dorée en ovale allongé longitudinalement ; réniforme
plus nette, plus foncée, marquée de quelques écailles dorées sur son pourtour.
Postmédiane oblique et sinuée, peu apparente en plus foncé, dessinant
un large V couché entre la nervure 3 et le bord interne, sa pointe dirigée
vers la base et située sous le point blanc. Antéterminale formée de petits
traits internervuraux d’un blanc jaunâtre précédant des petits traits noirs
analogues terminaux. Franges concolores, longues de l’apex à la nervure 3,
puis de plus en plus courtes de celle-ci à l'angle interne.
Aïles postérieures grises, un peu plus claires et jaunâtres dans leur tiers
basilaire ; moitié basilaire des franges grises, leur moitié distale blanchâtre,
entièrement jaunâtres le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, faiblement éclairci de blanc le long
du bord interne et du bord externe, saupoudré de jaunâtre sous la côte,
davantage près de l’apex. Postmédiane peu marquée. Franges entièrement
grises, noires à l'angle interne.
Dessous des ailes postérieures jaunâtre dans leur tiers basilaire, gris
sous la côte et dans les deux tiers distaux ; lunule très fine et postmédiane
peu marquées ; un saupoudrement blanchâtre antémarginal le long des bords
externe et interne. Franges comme au-dessus, un peu plus claires.
Armure génilale (fig. 83). — Vinculum long et assez étroit, en Y;
saccus assez profond et étroit, non élargi ni arrondi à l'extrémité ; tegumen
Source : MNHN, Paris
134 C. DUFAY
Fig. 83, armure génitale 5 de Cienoplusia leucostigma (Dufay).
allongé, assez étroit ; uncus fin, régulièrement courbé, terminé en une très
fine pointe courbée. Valves longues et élancées, subparallèles dans leur moitié
basilaire, effilées dans leur moitié distale, le sommet un peu élargi et bien
arrondi, portant une corona munie de soies spineuses ; bord supérieur des
valves faiblement concave dans la moitié distale, le bord inférieur, subrec-
tiligne dans la moitié basilaire, est fortement concave dans la moitié distale
et porte sur presque toute sa longueur une rangée serrée d’assez épais poils
spiniformes caducs; sacculus court et étroit, l'extrémité triangulaire ;
clavus long et grêle, dépassant le bord supérieur de la fultura inférieure ;
harpes courtes et assez épaisses, un peu renflées à leur extrémité, ne dépas-
sant pas le bord supérieur des valves. Fultura inférieure subpentagonale,
plus d’une fois et demie plus haute que large ; édéage moins long que les
valves, subcylindrique, faiblement courbé, armé d’un cornutus basilaire
quatre fois plus court, assez épais, son extrémité non pointue, et, à la base
de la vesica, d’une bande distale peu sclérifiée revêtue de quelques denti-
cules de plus en plus petits d’arrière en avant.
Huitième tergite en large éventail, huitième sternite en étrier portant
des faisceaux de longues soies ; septième tergite sinué sur son bord anté-
rieur, ses côtés concaves, son bord postérieur échancré peu profondément
en W; septième sternite allongé et étroit, une fois et demie plus étroit en
arrière qu’en avant, son bord antérieur crénelé au milieu, ses côtés concaves,
son bord postérieur profondément échancré en V entre deux pointes effilées
et divergentes (fig. 84).
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 135
\ 4
a
tag 38 84 septième sternite, septième et huitième tergites & de Clenoplusia leucostigma
(Dufay).
$. — Semblable au mâle, dessus et côtés de l'abdomen revêtus de poils
moins longs, sans petite houppe latérale sur les derniers segments.
Armure géniale (fig. 85). — Papilles anales trapézoïdales ; gonapophyses
courtes et fines, les antérieures plus fines, spatulées à leur extrémité. Ostium
bursae non protégé. Duclus bursae peu allongé, étroit, contourné, ses parois
plissées et ridées, bien sclérifiées sur la plus grande partie de sa longueur,
membraneuses peu avant l’osfium. A son extrémité antérieure, il s’élargit
et se courbe (en forme de corne d’abondance) et s'ouvre dans la bursa par
l'intermédiaire d’une large poche membraneuse comportant quelques plis
faiblement sclérifiés. Bursa entièrement membraneuse, constituée en avant
d’un lobe subcylindrique et en arrière d’un lobe large et arrondi qui comporte
en avant un petit prolongement appendiculaire recourbé d’où est issu le
ductus seminalis; le ductus bursae s’ouvre à peu près au milieu de la paroi
ventrale de cette partie large et arrondie, postérieure, de la bursa.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Non : Montagne d’Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vielte).
MapaGascar SamBiraNo : Massif du Tsaratanana, piste de Mangin-
drano au Maromokotra, au Sud du piton coté 2831 m, 2500 m (P. Viette
et P. Griveaud). — Région du Tsaratanana, Nord-Ouest de Mangindrano,
Analabana, 1640 m (P. Soga).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Ambodifiakarana, 1 600 m
(P. Griveaud). — Pourtour de la 3° réserve naturelle intégrale, route de
Manakambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Vielle). — Route
d'Anosibe, km 57 (P. Vielte). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100m
(P. Griveaud, P. Viette). Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra,
910 m (P. Vielle). — Forêt d’Isaka, près de Fort-Dauphin (R. Catala).
Source : MNHN, Paris
136 C. DUFAY
Fig. 85, armure génitale 9 de Cienoplusia leucostigma (Dufay).
MapaGaAscar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Griveaud, P. Viette).
— Nord d’Ankazobe, tampoketsa d'Ambohitantely, 1 400 m (P. Griveaud
et R. Vieu). — Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona,
1700 m (P. Griveaud). — District d’Ambatolampy, Andranotobaka,
1400 m (P. Griveaud). — Route d'Ambositra à Ambohimanga du Sud,
km 39, 1 350 m (P. Vielte).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée d’octobre à avril, et, de
plus, en juillet dans l’Ankaratra.
Discussion. — Par son habitus, cette espèce paraît superficiellement
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 137
voisine de C. phocea (Hampson) n. comb., répandue en Afrique orientale
et australe. Extérieurement, elle ne diffère de celle-ci que par le petit point
blanc sous la cellule bien plus gros et plus apparent, la postmédiane dentée
intérieurement entre les nervures 2 et 1, et par la ligne antémédiane sous la
cellule plus oblique et non presque perpendiculaire au bord interne jusqu'à
la nervure 1 comme chez C. phocea. Mais son armure génitale mâle est bien
différente de celle de C. phocea dont les valves ont une forme autre, et portent
le long de leur bord inférieur une rangée de fines épines et non de poils épaissis
spineux comme celles de C. leucostigma.
Gtenoplusia seyrigi (Dufay) n. comb.
(PL. 2, fig. 29)
Plusia (s. L.) seyrigi Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 207.
Plusia fracta Walker ; Bento, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6, (1955), p. 133.
Type. — Holotype : 1 &, Madagascar Centre, Bekily, VI-1936
(A. Seyrig) (genitalia, prép. C. Dufay n° 1899) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 26-31 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 13,5-15 mm.
8. — Antennes d’un gris brun ; palpes peu allongés, le second article
courbé, le troisième un peu plus court et bien plus fin. Palpes, tête, thorax,
tegulae, cuisses et tibias couverts de poils gris brun et blanchâtres. Collier
brun à la base, puis jaune brun, obscurci avant l’extrémité, celle-ci blanchâ-
tre. Crêtes thoraciques d’un brun jaune par devant. Crête abdominale
développée, constituée d’une longue touffe sur le premier segment, d’une
semblable sur le troisième, toutes deux d’un brun orange par devant. Abdo-
men et dessous du corps revêtu de longs poils jaunâtres, avec des touftes
de longs poils jaunes sur les côtés, dont de très grosses touffes sur les côtés
des cinquième et sixième segments, et une touffe anale très développée sous
l'abdomen. Articles des tarses jaunâtres ou bruns, finement annelés de
blanchâtre à l'extrémité.
Ailes antérieures assez longues et étroites, le bord externe sinué, falqué
sous l’apex, ce dernier saillant ; bord interne sinué, angle interne fortement
denté. Coloration générale d’un bistre grisâtre ou d’un brun jaune olive
saupoudré d’écailles à nuance rosée, sans marque ni tache sous la cellule,
avec une large tache foncée dans l’espace médian, sous la cellule et le long
de l’antémédiane, d’un brun olive à reflets cuivrés ou de bronze : une bande
oblique assez large, de même coloration, souligne intérieurement la subter-
minale ; une ligne antéterminale claire, blanchâtre ou rosée, le long de la
partie concave du bord externe, de l’apex à la nervure 4, ressortant nette-
ment. Basilaire peu distincte, blanchâtre, droite, perpendiculaire à la ner-
vure 1. Espace basilaire gris-brun, étroitement rose avant l’antémédiane.
Celle-ci apparente seulement sous la cellule, blanche à reflet argenté, précé-
Source : MNHN, Paris
138 C. DUFAY
dée par une fine ligne d’un brun jaune, subrectiligne et oblique depuis la
cellule jusqu’au bord interne. Espace médian saupoudré de rose, faiblement
le long du bord interne sous la tache foncée et la nervure 1, davantage dans
sa moitié antérieure et sous la côte ; orbiculaire de la teinte générale, arron-
die, entourée par une fine ligne rose, comme la réniforme. Postmédiane
d’un brun jaune, à reflet doré, double, non sinuée, anguleuse extérieurement
sous la côte puis presque droite et oblique jusqu’à la nervure 2, où elle
s’infléchit un peu vers l'extérieur, puis droite et perpendiculaire à la nervure 1
et au bord interne. Espace subterminal en majeure partie gris brun ou brun
jaune à reflet métallique, clair, blanchâtre ou rosé le long de la postmédiane
ainsi qu'entre le bord externe et la subterminale sous la nervure 3. Subter-
minale partant de l’apex, s’écartant du bord externe sur la nervure 6,
d’où elle forme un arc peu concave, très ouvert extérieurement, et régulier
jusqu’à l'angle interne. Une fine ligne terminale brune. Franges concolores,
plus foncées à l’apex et marquées d’une petite macule noire sur la ner-
vure 4.
Fig. 86, armure génitale & de Clenoplusia seyrigi (Dufay).
Ailes postérieures claires, blanchâtres dans leur moitié basilaire, avec
une lunule à peine marquée, grises dans leur moitié distale ; franges étroi-
tement jaunes à la base, puis grises, leur moitié distale d’un blanc jaunâtre,
entièrement jaunes au bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, la base, le bord interne et la côte
faiblement éclaircis de jaunâtre ; postmédiane distincte, trois points et un
petit trait jaunes sur la côte entre elle et l’apex ; espace antémarginal fai-
blement éclairci de blanchâtre. Franges comme au dessus, mais sans la
tache noire sur la nervure 4.
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre, saupoudré de gris
sous la côte, jusqu’à une postmédiane oblique, grise, bien nette, gris au
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 139
re
Le
87 88
Fig. 87, tergites 3 à 8 & de Clenoplusia seyrigi (Dufay).
Fig. 88, armure génitale 2 de Ctenoplusia seyrigi (Dufay).
delà, l’espace antémarginal faiblement saupoudré de blanchâtre. Franges
comme au dessus.
Armure génilale (fig. 86). — Vinculum assez court, en V ; saccus allongé
et étroit, son extrémité arrondie, non élargie ; tegumen assez court et large ;
uncus peu allongé et assez épais, régulièrement courbé, tronqué au sommet,
terminé en fine pointe courbée, Valves peu allongées, fortement élargies
dans leurs deux tiers basilaires par l'expansion du processus inférieur,
brusquement rétrécies dans leur tiers distal, puis élargies en un cucullus
Source : MNHN, Paris
140 C. DUFAY
en massue; bord inférieur muni, depuis la base jusqu'au cucullus, d’une
rangée de nombreux courts et épais poils spiniformes, remplacés, le long de
l’amincissement précédant le cucullus, par six fortes et courtes épines bien
sclérifiées, pointues. Sacculus large, subrectangulaire; clavus long et fin,
droit ; harpes assez courtes et fines, ne dépassant pas le bord supérieur de la
valve ; fultura inférieure subpentagonale assez haute. Edéage long et assez
fin, droit, non renflé à sa base ; son armature est constituée d’un cornutus
basilaire court et épais un peu courbé, bulbeux, pointu à l’extrémité, son
bulbe aussi long que lui, d’un second cornutus plus distal, analogue, mais
plus courbé, son bulbe très petit, et d’une bande peu sclérifiée, à la base de la
vesica, portant une rangée de cinq ou six petites épines coudées à la base,
de plus en plus courtes d’arrière en avant.
Huitième tergite en éventail, mais plus sclérifié en U ; sclérification du
septième tergite prolongée en arrière par deux bras plus sclérifiés, en U,
prolongeant ses côtés ; sclérification du septième sternite une fois et demie
plus étroite en arrière qu’en avant, son bord antérieur convexe, ses côtés
concaves, son bord postérieur profondément échancré en triangle, ses angles
postérieurs prolongés par deux très fines pointes sclérifiées divergentes en V
(fig. 87 et 89).
CDN
& Fig. 89, septième sternite, septième et huitième tergites s de Ctenoplusia seyrigi
ufay).
9. — Semblable au mâle, l'abdomen entièrement couvert de courts
poils d’un brun-gris jaunâtre, sans longue ni grosse touffe latérale ou anale.
Armure génitale (fig. 88). — Papilles anales subtrapézoïdales ; gona-
pophyses antérieures et postérieures longues et fines. Ostium bursae non
protégé. Ductus bursae long et assez étroit, bien sclérifié sur la plus grande
partie de sa longueur en un manchon cylindrique un peu élargi en arrière,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 141
aux parois plissées en rides longitudinales ; en arrière de ce manchon, le
ductus bursae est membraneux et rétréci très brièvement, puis est muni
d'une très étroite et faible sclérification annulaire, en collier, précédant
l'ouverture dans l’ostium. Celle dans la bursa se situe approximativement
au tiers postérieur de cette dernière, qui est longue, entièrement membra-
neuse et rétrécie à son extrémité postérieure d'où part le ductus seminalis.
En avant de son débouché dans la bursa, et sous celle-ci, le ductus bursae
se prolonge par un court caecum membraneux.
Distribution dans l'ile. — Manacascar Norp : Montagne d’Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m {P. Viette). —« Diego-Suarez » (G. Melou).
MapaGascar CENTRE : Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar OuEsr : Région de Sakaraha, route du Sud, km 808,
forêt de Lambomakandro, 500 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en décembre dans la Montagne d’Ambre,
ailleurs d'avril à juillet.
Discussion. — Cette espèce ressemble beaucoup extérieurement à
C. fracta (Walker) n. comb., du Congo, et à C. placida (Moore) n. comb.,
de Ceylan, dont elle est extrêmement voisine par ses caractères anatomi-
ques, à tel point qu’il est très difficile de les distinguer par l'examen des
caractères externes seulement. Mais ses armures génitales mâles présentent
des différences avec celles de ces deux espèces. Le cornutus médian de l’édéa-
ge est plus gros chez C. fracta, dont l’uncus est un peu plus long; chez C.
placida, au contraire, ce cornutus est réduit à une petite et fine épine,
l’uncus est plus long et les harpes plus courtes. Dans les armures génitales
femelles, les différences sont plus accentuées : le ductus bursae de C. seyrigi
est nettement plus long et plus étroit que celui de C. fracta, le manchon
sclérifié de ses parois étant près d’une fois et demie plus long que chez l'espèce
africaine, et presque deux fois plus étroit. Maïs il est semblable à celui de
C. placida, dont les genitalia femelles ne diffèrent que par l'extension en
une petite poche membraneuse dorsale de l'extrémité postérieure du ductus
bursae, immédiatement en arrière de sa sclérification.
L'espèce malgache a donc une armure génitale femelle très voisine de
celle de l’espèce indo-australienne et des genitalia mâles assez semblables
à ceux de l'espèce africaine.
Ctenoplusia griveaudi (Dufay) n. comb.
(pl. 2, fig. 30)
Plusia (s. L.) griveaudi Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 208.
Plusia fracta Walker; PAULIAN et Virre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6,
(1955), p. 231.
Source : MNHN, Paris
142 C. DUFAY
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, Sud de Moramanga,
route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m, 1-VII1-1956 {P. Griveaud) (Muséum,
Paris).
Description. — Envergure : 30-33 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 15-16,5 mm.
g. — Antennes d’un brun jaune; palpes peu allongés, le deuxième
article long et courbé, le troisième deux fois plus court et bien plus fin.
Palpes, cuisses et tibias, tête, thorax et tegulae couverts de poils bruns,
méêlés de gris blanchâtre. Collier brun jaune, l’extrémité blanchâtre. Devant
des crêtes thoraciques et abdominales d’un brun jaune orangé ; crête abdo-
minale formée d’une grosse touffe sur le premier segment et de touffes plus
petites sur le deuxième et le troisième. Dessus et côtés de l'abdomen revêtus
de longs poils bruns grisâtres, ou d’un brun jaune, avec de très grosses
touffes sur les côtés des derniers segments et une très grosse touffe anale
sous l'abdomen. Dessous du corps revêtu de poils grisâtres, foncés.
Ailes antérieures longues et étroites, élancées à l’apex, le bord externe
concave sous l’apex, le bord interne sinué, l’angle interne fortement denté.
Coloration générale et système de dessins identiques à ceux de l'espèce
précédente, C. seyrigi, dont elle ne diffère extérieurement que par les carac-
tères suivants : basilaire infléchie vers la base de l’aile, faiblement anguleuse
intérieurement sur la cellule; ligne blanche limitant antérieurement la
tache foncée de l’espace médian plus nette, argentée, non en arc de cercle
faiblement concave vers l’avant comme chez C. seyrigi, mais dessinant une
boucle argentée en forme de ? couché sous la cellule et continuant l’antémé-
diane, plus fortement concave vers l’avant, bordée de brun foncée plus loin
vers la postmédiane ; subterminale plus marquée, de forme différente, bordée
intérieurement par une bande brune à reflet cuivré plus foncée et plus large,
partant de la côte près de l’apex, faiblement bidentée extérieurement sur
les nervures 6 et 7, tout près du bord externe, puis très oblique et droite de la
nervure 6 jusqu’en dessous de la 5, formant un angle obtus intérieurement
entre 4 et 5, puis subrectiligne et parallèle à la postmédiane, dentée exté-
rieurement entre 2 et 3, puis droite sous 2, rejoignant le bord interne per-
pendiculairement, à l’angle interne. Franges comme chez C. seyrigi, mais la
ligne claire qui traverse leur base est bien plus épaisse.
Aïles postérieures grises, d’un blanc jaunâtre dans leur tiers basilaire,
avec une lunule peu distincte ; franges étroitement jaunes à la base, puis
grises, leur moitié distale blanche, entièrement jaunes le long du bord
interne.
Dessous des ailes antérieures et postérieures comme chez C. seyrigi,
la base des ailes postérieures un peu plus claire.
Armure génitale (fig. 90). — Vinculum court et assez large, en V;
saccus allongé et étroit, l'extrémité arrondie, non élargie ; tegumen court
et large ; uncus long et épais, terminé en une petite pointe courbée. Valves
allongées, élargies de la base jusqu’à mi-longueur par l'expansion du proces-
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 143
Fig. 90, armure génitale & de Ctenoplusia griveaudi (Dufay).
sus inférieur, puis fortement rétrécies avant un cucullus en massue ovalaire.
Bord inférieur des valves muni d’une rangée de nombreux petits poils
spiniformes sclérifiés, remplacés avant le cucullus par de courtes petites
épines effilées, épaisses à leur base et pointues à leur extrémité. Clavus long
et fin, droit; sacculus large et subrectangulaire, harpes longues et fines,
faiblement renflées en massue à leur extrémité. Fultura inférieure haute et
étroite, son bord inférieur en arc de cercle. Edéage aussi long que les valves,
subcylindrique, un peu plus épais à la base, faiblement courbé, armé d’un
gros cornutus basilaire long et épais, courbé, non bulbeux, d’un faisceau
médian comportant un assez long cornutus spiniforme pointu et cinq ou
six longues épines plus courtes, et d’un plus long cornutus distal effilé et
pointu, accompagné à sa base d’une ou deux courtes épines.
Sclérification du huitième tergite fortement élargie sur son bord posté-
rieur qui est, au milieu, profondément échancré en upsilon ; sclérification du
septième tergite prolongée en arrière, sur ses côtés, en deux bras parallèles
bien sclérifiés, en U ; septième sternite moins de une fois et demie plus étroit
en arrière qu’en avant, son bord antérieur crénélé au milieu, ses côtés
concaves ; son bord postérieur profondément échancré en U entre deux
longues pointes étroites très faiblement divergentes (fig. 91).
9. — Semblable au mâle, sans les grosses touffes abdominales latérales
et anale,
Armure génitale (fig. 92). — Papilles anales subtrapézoïdales ; gona-
pophyses fines et longues, les antérieures plus épaisses. Ostium bursae non
10
Source : MNHN, Paris
144 C. DUFAY
protégé ; duclus bursae court et assez large, mais rétréci à ses deux extrémités
où il est membraneux, avec, précédant cet amincissement postérieur, un
court caecum membraneux dirigé en arrière, dorsal, et une faible sclérifi-
cation ridée longitudinalement de ses parois dorsale et ventrale juste avant
l'oslium ; entre ses deux extrémités membraneuses, il est muni d’un manchon
sclérifié plissé en rides longitudinales régulières, renflé au milieu de sa lon-
gueur. Le duclus bursae débouche en avant dans la paroi ventrale droite
de la bursa à l'endroit où celle-ci se subdivisé en deux lobes, un antérieur
long et cylindrique, un postérieur formant une poche courbée en arrière et
prolongée en un appendice subconique d’où part le duclus seminalis ;
les deux lobes de la bursa entièrement membraneux.
CRT
Ba nie. 91, septième sternite, septième et huitième tergites 5 de Cfenoplusia griveaudi
ufay).
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Est : Route d’Anosibe,
Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud).
MapaGascar CENTRE : Tananarive {Waterlot); parc de Tsimbazaza,
1 200 m (P. Vielle); Ampamarinana (R. Decary). — Pays Betsileo, lambeaux
forestiers au Sud d’Ambositra, Ankazomivady, 1640 m (P. Griveaud).
—Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar Ouesr : Région de Sakaraha, forêt de Lambomakandro,
500 m (P. Griveaud) ; réserve spéciale du Zombitsy, 630 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en décembre, janvier, février, mai,
et juillet-août.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 145
Fig: 92, armure génitale 2 de Ctenoplusia griveaudi (Dufay).
Discussion. —— Par son habitus, cette espèce est très voisine de GC.
seyrigi, ainsi que de C. fracta, et de C. placida. De toutes celles-ci elle diffère
extérieurement par les caractères précédemment décrits qui permettent de la
distinguer de C. seyrigi: subterminale plus sinuée, précédée d’une ombre
foncée plus large, signe argenté limitant antérieurement la tache foncée
médiane plus distincte, en ligne plus courbée, plus concave vers l'avant.
Ses armures génitales mâle et femelle, avec l’édéage armé de plusieurs longs
cornuti et la bursa bilobée, l’écartent de toutes ces espèces.
Gtenoplusia gammaloba (Hampson) n. comb,
(pl. 2, fig. 31)
Plusia gammaloba Hampson, 1910, Ann. Mag. Nat. Hist., (8) 5, p. 430.
Phytometra gammaloba Hampson ; Hamesow, 1913, Cat. Lepid. Phal. B, M., 13, p. 463,
pl. CCXXX VII [237], fig. 5.
Phylometra gammaloba Hampson ; GABDE, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 15,
p. 259, pl. 31 b.
Source : MNHN, Paris
146 C. DUFAY
Type. — Holotype : 1 9, Madagascar Centre, pays Betsileo (D.
Cowan) (British Museum, N. H.).
Description. — Envergure : 31-37 mm ; longueur des ailes antérieures :
16,5-19,5 mm.
4. — Antennes d’un brun jaune ; palpes allongés et forts, le deuxième
article un peu courbé et épais, plus étroit à l'extrémité, le troisième deux fois
plus court, couverts de poils d’un brun jaune, mêlé de rose sur le troisième
article. Tête couverte de poils brun jaunes, rosés à l'extrémité. Collier brun,
sa moitié distale d’un brun orange, l'extrémité blanchâtre. Thorax et tegulae
couverts de poils bruns, leur extrémité blanchâtre rosée. Crête thoracique
d’un brun orange par devant, ainsi que les touffes de la crête abdominale,
bien développée, constituée d’une grande touffe sur le premier segment
et d’une un peu plus petite sur le troisième. Abdomen couvert de poils bruns,
avec de très grosses touffes sur les côtés des derniers segments, mêlées de
longs poils jaunes. Cuisses et tibias antérieurs et médians revêtus de poils
bruns, rosés sur le côté externe, les tibias postérieurs de poils jaunâtres ;
tarses bruns;farticles étroitement annelés de blanc à leur extrémité. Dessous
brun, avec une très grosse touffe anale d’un brun jaune.
Aïles antérieures relativement longues et étroites, l’apex aigu, le bord
interne peu sinué, l’angle interne faiblement denté. Coloration générale
brune à reflets cuivrés ou dorés intenses sur les espaces foncés, les parties
claires d’un grisâtre rosé. Taches argentées sous la cellule se détachant très
nettement, l’interne en U, dorée, l’externe blanche, argentée, arrondie et
distante de la précédente, les lignes transverses nettes, la basilaire dorée
ainsi que l’antémédiane, la subterminale cuivrée. Espace basilaire brun, rose
à la base, sous la nervure 1 et le long de l’antémédiane, une tache orange à
reflet doré entre la côte et la cellule ; basilaire en arc convexe doré entre la
côte et la cellule. Antémédiane dorée, formée d’un arc convexe extérieure-
ment entre la cellule et la côte, d’une ligne dorée un peu sinuée et très oblique
de la cellule au bord interne, soulignée d’une fine ligne brune et précédée de
rose. Espace médian brun, saupoudré de rose sous la côte, et entre la réni-
forme et la postmédiane, plus clair dans sa moitié distale et autour de la
nervure 1. Une tache orange à reflet doré entre la postmédiane et la grande
tache blanche arrondie. Orbiculaire très petite, noire, arrondie et entourée
par une fine ligne dorée prolongeant la branche externe de la tache en U.
Réniforme brune, découpée en deux taches, une antérieure à reflet doré,
une postérieure plus noire, toutes deux entourées de quelques écailles
dorées. Postmédiane brune, faiblement marquée et subparallèle au bord
externe de la côte à la nervure 3, dorée et fine, en dessous de 3, dentée inté-
rieurement entre les nervures 1 et 2, et extérieurement sur la nervure 1,
oblique au bord interne. Espace subterminal clair, obscurci de brun entre la
postmédiane et la subterminale en dessous de 2, une étroite tache brune
apicale entre le bord et la subterminale de la côte à la nervure 6, puis une
tache brune, à reflet doré, triangulaire, au bord externe, entre les nervures 3
et 5. Subterminale dorée, précédée par une étroite bande brune cuivrée,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 147
”"
Fig. 93, armure génitale à de Cienoplusia gammaloba (Hampson).
anguleuse extérieurement sur la nervure 8 puis subrectiligne de la nervure 7
au bord interne. Antéterminale claire, dorée, de la côte à la nervure 3. Ter-
minale brune, plus épaisse jusqu’à la nervure 3. Franges étroitement roses
à la base, puis d’un brun mêlé de rose, dorées à l’angle interne.
Ailes postérieures grises, à peine plus claires à la base ; franges grises,
leur base très étroitement jaune, l’extrémité blanchâtre, entièrement jaune
grisâtre le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris jaunâtre, plus clair, jaunâtre,
le long de la côte, du bord interne et en dessous des taches argentées ; post-
médiane faiblement marquée, deux points et un petit trait jaunes sur la côte
entre elle et l’apex ; franges étroitement jaunes à la base puis d’un brun gris,
la moitié distale mêlée de rosé.
Dessous des ailes postérieures jaunâtre, saupoudré de gris sous la côte et
dans leur moitié basilaire, avec une lunule grise fine et assez nette, gris dans
leur moitié distale ; franges comme au dessus.
Armure génitale (fig. 93). — Vinculum long et étroit, saccus élargi en
losange ; tegumen large et court ; uncus assez long et épais, fortement courbé,
aminci à l’extrémité en fine pointe courbée. Valves allongées et très élargies
de la base à leurs deux tiers distaux, le processus inférieur étant très dilaté
dès sa base, son bord inférieur bisinué, puis très rétrécies avant le sommet,
qui est élargi en un cucullus arrondi, avec une corona portant de longues
Source : MNHN, Paris
148 C. DUFAY
soies spineuses. Bord inférieur des valves muni d’une rangée de nombreux
poils spiniformes épais et courts, remplacés, le long du rétrécissement avant
le cucullus par de petites épines longues et pointues à l’extrémité ; sacculus
large, subrectangulaire. Clavus long et assez épais, droit ; harpes peu allon-
gées, assez épaisses, droites. Fultura inférieure haute et subpentagonale.
Edéage un peu allongé et fin, subcylindrique, à peine courbé, son armature
consiste en un petit cornutus spiniforme basilaire, en un gros cornutus
bulbeux épais courbé, rétréci brusquement en pointe à son extrémité, ac-
compagné de quelques très petites épines sur son bulbe, et en une rangée
distale de quatre assez gros et petits cornuti courbés, suivis de quatre autres ñ
plus fins et spiniformes. Vesica munie à sa base d’une bande chitineuse.
Huitième tergite en éventail largement ouvert, septième peu sclérifié,
plus sur ses côtés en deux bras latéraux en U élargis chacun intérieurement
à leur extrémité postérieure. Septième sternite deux fois plus étroit en ar-
rière qu’en avant, son bord antérieur crénelé, ses côtés concaves, son bord
postérieur fortement échancré au milieu, ses angles postérieurs prolongés
chacun en une pointe longue et fine bien sclérifiée, un peu spatulée à l’extré-
mité, et formant une fourche divergente (fig. 94).
Fig. 94, septième sternite, septième et huitième tergites 4 de Clenoplusia gamma-
loba (Hampson).
8. — Semblable au mâle, l'abdomen sans touffe ni houppe latérale ou
anale, très fournie.
Armure génilale (fig. 95). — Papilles anales subtrapézoïdales. Ostium
bursae non protégé. Ductus court et assez large, en plus grande partie mem-
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 149
Fig. 95, armure génitale € de Ctenoplusia gammaloba (Elampson).
braneux, ses parois plissées en rides longitudinales dont quelques-unes sont
très faiblement sclérifiées, rétréci en avant juste au débouché dans la bursa,
assez fortement élargi au milieu puis rétréci avant un très court manchon
faiblement sclérifié et évasé, précédant l'ostium. Bursa longue et ovalaire,
entièrement membraneuse, son ouverture dans le ductus bursae située bien
en avant de son extrémité postérieure, subconique, d’où est issu directement
le ductus seminalis.
Distribution dans l'île. — Manacascar Norp : Montagne d'Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m {P. Vielte).
MapaAGascar SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga; P. Viette el P. Gri-
veaud); piste de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté
2 831 m, 2 500 m (P. Vietteet P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Andasy II, 1 300 m (P. Gri-
veaud) ; réserve intégrale naturelle n° 12, Beondroko, 1 200 m (P. Soga). —
Route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud) ; km 57 (P. Viette).
Source : MNHN, Paris
150 C. DUFAY
— Route de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m (P. Griveaud et R.
Vieu); km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Vielle). — Environs de Périnet,
forêt d'Analamazaotra, 910 m (P. Vielte).
MaDaGascar CENTRE : La Mandraka, 1200 m (P. Griveaud). —
Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m (P.
Viette). — District d'Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400 m (P. Griveaud).
— Pays Betsileo (D. Cowan). — Environs d’Ambohimahasoa, canton de
Tsarañdy, forêt d'Ankafina, 1 450 m (P. Viette). — Ankarampotsy, près de
Fianarantsoa (R. Calala). — Massif de l’Andringitra, Anjavidilava, forêt
Imaitso, 2 030 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée d'octobre à mars.
Argyrogramma Hübner
Argyrogramma Hübner, 1823, Zutr. z. Samml. exot. Schmett., 2, p. 29 (espèce type :
Argyrogramma omega Hübner, 1823, un synonyme de Noctua verruca Fabricius, 1794, fixée
par MeDuxouan, 1944 : 206).
Hügxer (1823) a décrit ce genre d’après deux espèces, À. omega Hübner,
c’est-à-dire N. verruca Fabricius, et N. quaestionis Fabricius. McDun-
NouGx (1944) l’a rétabli en le décrivant d’après la structure très particu-
lière des armures génitales de l'espèce qu’il a fixée comme espèce type :
N. verruca. Le classement que fait Kosrrowicxt (1961) de sept espèces
paléarctiques dans ce genre est erroné (9) et ne peut pas être maintenu, car
aucun de ces sept Plusiinae ne possède en réalité dans leurs armures génitales
mâles et femelles, les caractères particuliers aux Argyrogramma (chezles mâles,
vinculum soudé en une large plaque subrectangulaire, édéage armé d’un
gros cornutus bulbeux).
Description. — Plusiinae de petite taille (envergure : 22,5 à 30 mm),
dont l’habitus est assez constant, par la forme des dessins et la répartition
des parties claires et foncées sur les ailes antérieures ainsi que par les reflets,
avec deux signes argentés petits mais bien nets sous la cellule, l’interne en U,
l’externe plus ou moins punctiforme. Tibias sans épine; premier article
des tarses postérieurs muni ou non à sa base sur son côté interne d’un peigne
de longues soies perpendiculaires. Crête abdominale dorsale bien développée ;
touffes latérales bien développées chez le mâle sur les côtés des cinquième
et sixième segments. Sclérites abdominaux modifiés chez les mâles : cin-
(9) En particulier P. ornatissima Walker et P. rutilifrons Walker y sont visiblement
rangés par suite d'erreurs de détermination, l’auteur n'ayant pas examiné les types de ces
espèces ; en eflet la fig. 36 de la p. 75 du travail de cet auteur ne représente pas l’armure de
P. ornalissima, mais d’un vrai Argyrogramma, A. signata Fabricius probablement ; ce n’est
pas non plus l’armure de P. ruilifrons qui est figurée fig. 38, p. 75; les armures génitales mâles
de ces deux espèces sont reproduites correctement par IciNosé (1962, pl. Ii, fig. 4 et 6),
ce dont je me suis assuré par l'examen des types mêmes de ces espèces.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 151
quième et sixième tergites très échancrés sur les côtés, deux fois plus étroits
que les précédents, le septième plus large et plus allongé (fig.97); sternites
normaux, sauf le septième allongé et étroit, denté au milieu de son bord
antérieur et fortement échancré sur son bord postérieur entre deux pointes
plus sclériflées et divergentes. Huitièmes sternite et tergite modifiés comme
chez tous les Plustinae, le huitième sternite muni de deux faisceaux de
longues soies bien développés (fig. 99).
Fig. 96, armure génitale à d’Argyrogramma signata (Fabricius).
Armure génitale & (fig. 96). — De petite taille, caractérisée essentielle
ment par le vinculum soudé en avant en une large plaque rectangulaire très
particulière aux Argyrogramma ; uncus assez court et épais, terminé par une
très fine pointe courbée. Valves petites, leurs bords régulièrement courbés,
leur sommet bien arrondi ; clavus et harpes peu développés. Edéage cylin-
drique et droit, armé d’un unique cornutus gros et bulbeux.
Armure génitale ® (fig. 98). — Caractérisée par la forme de la bursa,
ovalaire et entièrement membraneuse, sans partie appendiculaire, donnant
issue au duclus seminalis directement à son extrémité antérieure, et s’ou-
vrant dans le duclus bursae approximativement au milieu de sa paroi ven-
trale. Ductus bursae long et cylindrique, différemment sclérifié et en forme
de corne d’abondance dans sa partie antérieure, faiblement élargi postérieu-
rement en entonnoir plus ou moins sclérifié en avant de l’oslium bursae.
Répartition géographique. — Pantropical (Sud des Etats-Unis,
Amérique centrale et méridionale, Afrique, Madagascar, région indo-
australienne).
Une seule espèce dans la Grande Ile : A. signata.
Source : MNHN, Paris
152 C. DUFAY
Argyrogramma signata (Fabricius) n. comb.
(pl. 2, fig. 33)
Noctua signata Fabricius, 1775, Syst. Ent., p. 611, n° 92.
Plusia Signata Fabricius ; Guenér, 1865, in A. Vinson, Voy. à Madag., annexe F,
Lépid., p. 81.
Plusia signata Fabricius ; Mamrizx, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p.323.
Plusia Signata Fabricius ; SAALMÜLLER, 1891, Lepid, v. Madag., 2, p. 391, n° 710.
Plusia signata (Fabricius); Frver, 1912, Trans. Linn. Soc. London, 2e sér., Zool.,
15 (1), p. 9.
Plusia signata Fabricius ; J. Vivsox, 1938, Mauritius Inst. Bull, 1 (4), p. 33.
Plusia signata Fabricius ; Brenrère et Dunors, [1965], Inst. de Rech. agron. à Madag.,
division d'Ent. agric., document n° 43, p. 56 (document ronéotypé).
Type. — Décrit des Indes, perdu (ZIMsEN, 1964, p. 524, n° 259).
Les armures génitales de Noctua signata Fabricius sont extrêmement
voisines de celle d'A. verruca, de telle sorte qu'il doit être considéré comme
un Argyrogramma.
Description. — Envergure : 24,5-28 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 12,5-14,5 mm.
4. — Antennes filiformes, finement ciliées, d’un brun gris ; palpes courts,
le deuxième article long et courbé, le troisième fin et deux fois plus court,
tous couverts de poils bruns mêlés de jaunâtre, davantage sur leur face
antérieure ; tête, collier, thorax et tegulae couverts de poils d’un brun jaune,
mêlés de rose à l’extrémité ; crêtes thoraciques et abdominale développées,
formées de longs poils bruns, une grande touffe sur le premier segment, une
un peu moins grande sur le troisième. Abdomen revêtu sur les côtés de longs
poils jaunâtres avec des houppes individualisées sur les côtés des cinquième
et sixième segments. Dessous du corps clair, couvert de poils d’un jaune
crême, les pattes foncées, les antérieures et moyennes revêtues de longs poils
d’un brun violet, mêlés de blanc, tibias et articles des tarses étroitement
annelés de blanc à leur extrémité.
Aïles antérieures larges et assez courtes, le bord externe convexe ou un
peu falqué sous l’apex, l’interne sinué avec une dent saillante en arrière à
l’angle interne. Coloration générale brune, plus foncée dans l’espace médian,
éclaircie de lilacé dans les espaces basilaire et subterminal. Signes argentés
nets, l'interne en U, l’externe arrondi et plein. Deux points noirs dans
l’espace basilaire, entre la cellule et la nervure 1, un troisième près de la
base de l’aile ; lignes peu marquées, claires, d’un jaune blanchâtre, la basi-
laire peu distincte, visible jusqu’à la nervure 1, subrectiligne ; antémédiane
sinuée sous la côte et dans la cellule, puis presque droite et faiblement
oblique jusqu’au bord interne, bordée extérieurement par la coloration plus
foncée de l’espace médian le long de cette ligne ; postmédiane indistincte de
la côte à la nervure 4, droite et subparallèle au bord externe de celle-ci à la
nervure 2 où, soulignée de part et d’autre par une bordure brune plus
foncée, elle dessine entre les nervures 1 et 2, un angle aigu dont le sommet
est dirigé vers la base, puis coudée sur 1 et perpendiculaire au bord interne
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 153
==
_
98
Fig. 97, tergites 3 à 8 à d’Argyrogramma signala (Fabricius).
Fig. 98, armure génitale 2 d'Argyrogramma signata (Fabricius).
sous cette nervure. Orbiculaire peu apparente, rose, en ellipse étirée longi-
tudinalement ; réniforme bien marquée par trois points noirs, deux plus gros
sur ses angles externes, un plus petit sur son angle postérieur interne, quel-
ques écailles argentés parsèment son contour. Subterminale peu marquée,
coudée extérieurement sur la nervure 8, intérieurement sur 7 où elle se
rapproche du bord externe, bidentée extérieurement entre les nervures 3
et 4 et entre 2 et 3, effacée en dessous de 2, bordée intérieurement, depuis la
côte jusqu’à la nervure 4, par un assombrissement de l’espace subterminal.
Une ligne claire, rosée, assez épaisse, caractéristique, isolée entre la ligne
marginale brune et la couleur brune plus foncée qui la précède, depuis la
nervure 8 jusqu’à la 3. Franges étroitement claires à la base, mélées de rose
et de brun, tachées de noir à l’apex et au milieu du bord externe, devant la
nervure 4.
Ailes postérieures grisâtres, la base à peine éclaircie, lunule peu dis-
tincte. Franges étroitement jaunes à la base, puis grises, leur moitié distale
blanche, entièrement jaunes le long du bord interne.
Source : MNHN, Paris
154 C. DUFAY
Dessous des ailes antérieures gris clair saupoudré de jaunâtre, réni-
forme et postmédiane transparaissant en plus foncé ; une bande plus foncée,
grise, entre cette dernière et la subterminale ; espace antémarginal plus
blanchâtre. Franges comme au dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre dans la moitié basilaire, lunule
discoïdale grise, nette, reliée à la côte par l’ébauche d’une ligne médiane ;
une bande grise entre une postmédiane nette et une subterminale délimitant
un éclaircissement antémarginal gris blanchâtre. Franges comme au dessus.
Fig. 99, septième sternite, septième et huitième tergites & d’Argyrogramma signata
(Fabricius).
Armure génitale (fig. 96). — Vinculum large et allongé, recouvert par
une grande plaque rectangulaire, saccus large et peu arrondi. Tegumen rela-
tivement court et large ; uneus court et épais, terminé par une fine pointe
courbée. Valves étroites, très peu élargies à mi-longueur, clavus fin et peu
allongé, harpes épaisses et courtes. Edéage long et cylindrique un peu courbé,
armé d’un unique gros cornutus épais, pointu à l'extrémité, porté par un
bulbe plus épais et aussi long que lui.
@. — Semblable au mâle, mais sans longue houppe de poils sur les côtés
des derniers segments abdominaux.
Armure génitale (fig. 98). — Oslium bursae non protégé. Bursa ovalaire
et allongée, entièrement membraneuse, son extrémité antérieure rétrécie
et un peu courbée, donnant issue au ductus seminalis. Ductus bursae long,
large dans sa moitié antérieure puis se rétrécissant progressivement, évasé
en un entonnoir aux bords plissés juste avant l’oslium; il est faiblement
sclérifié à son extrémité postérieure, puis entièrement membraneux, et for-
tement sclérifié dans sa partie antérieure élargie en forme de corne d’abon-
dance, dont la paroi ventrale est plus allongée et très convexe.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 155
Distribution dans l'ile. — Mapacascar NorD : « Diego-Suarez »
(G. Melou).
MapaGascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon).
MapaGascar CENTRE : Tananarive (R. Decary). — Miandrivazo,
massif de l’Isalo, ex larva (J. Brenière). — Bekily (A. Seyrig).
MapaGascar OuEsr : Région de Sakaraka, forêt de Lambomakandro,
500 m (P. Griveaud).
MapaGascar Sup : Behara (A. Seyrig).
Répartition géographique. — Afrique au Sud du Sahara, Madagas-
car, île Maurice, Seychelles, région indo-australienne (Indes, Indochine,
Java, Bornéo), Canaries.
Biologie. — La chenille a été signalée sur le tabac par BRENIÈRE
et Dugois, [1965], p. 56.
L’imago a été récolté en février, avril et mai dans la région de Diego-
Suarez, en août, septembre et octobre ailleurs.
Plusiopalpa Holland
Plusiopalpa Holland, 1894, Psyche, 7, (1894-1896), n° 213, p. 9 (espèce type : Plusiopalpa
dichora Holland, désigné par l’auteur et seule espèce citée).
Le genre Plusiopalpa est l’un des plus distincts parmi les Plusiinae,
il a été décrit d’après une seule espèce, P. dichora Holland. HamPson (1913)
y range, en plus, P. camptogramma Hampson, de l’Afrique Orientale, mais
cette espèce, connue seulement en un seul exemplaire, le type, ne me paraît
pas pouvoir y être maintenue.
Description. — Plusiinae de grande taille (envergure : 33 à 44 mm),
caractérisés principalement par le grand développement des palpes, longs
et épais, relevés vers le haut, dépassant largement, du moins chez les mâles,
le vertex ; leur premier article à peine plus long que large, le second long et
fortement courbé à sa base, atteignant le vertex à son extrémité ; troisième
article une fois et demie ou deux fois plus court, son extrémité tronquée
obliquement et pointue au bord inférieur. De longs poils revêtent les faces
antérieure, interne et postérieure des deux articles apicaux. Antennes fili-
formes, finement ciliées chez les mâles. Tibias sans épine. Premier article
des tarses postérieurs, chez le mâle, portant de longues soies sur son bord
interne. Crêtes thoraciques et abdominale très développées, l’abdominale
constituée, chez le mâle, d’une longue touffe sur le premier segment et de
deux autres plus petites, sur les deuxième et troisième, parfois d’une qua-
trième sur le quatrième segment, encore plus petite, la troisième toujours
plus longue que la deuxième. Côtés de l’apdomen revêtus, chez le mâle,
de longs poils, avec de grosses touffes sur les côtés des derniers segments,
Source : MNHN, Paris
156 C. DUFAY
sans houppe bien individualisée. Côtés des troisième, quatrième, cinquième
et sixième tergites et sternites faiblement concaves chez les mâles, les cin-
quième et sixième tergites presque deux fois plus étroits que les précédents,
le septième long et étroit, son bord postérieur échancré entre deux pointes plus
sclérifiées ; septième sternite long et rétréci en arrière, faiblement échancré
sur son bord postérieur ; huitième sternite muni de faisceaux de poils très
développés (fig. 101 et 104).
Ailes antérieures longues et triangulaires, l’apex aigu, la côte faiblement
convexe avant l’apex, le bord externe faiblement convexe, l’interne subrec-
tiligne, l’angle interne fortement denté. Coloration générale et système de
dessins assez semblables d’une espèce à une autre, la coloration d’un brun
violet plus ou moins foncé ou plus ou moins rosé, avec des reflets cuivrés
ou dorés, peu vifs, plus prononcés dans les espaces médian sous les taches
argentées, et subterminal. Taches argentées toujours présentes et dévelop-
pées, l’interne le plus souvent en U, l’externe de forme variée, souvent
arrondie.
Armure génitale & (fig. 100 et 103.) — D'un type très constant dans le
. genre. Vinculum court et étroit, fortement sclérifié, en Y, soudé dans sa
moitié antérieure ; saccus renflé en losange ou ampuliforme ; tegumen large
et court ; uneus fortement sclérifié et courbé, relativement épais et court,
terminé par une très petite pointe fine et recourbée. Valves amples, s’élar-
gissant progressivement et régulièrement de leur base à leur sommet, le bord
supérieur régulièrement concave et l’inférieur régulièrement convexe, le
sommet tronqué, portant une corona munie de longues soies spineuses ;
clavus très long et fin; harpes fines, digitiformes, plus ou moins longues
suivant les espèces. Fultura inférieure subrectangulaire ; édéage court et
cylindrique, droit, peu épais, sans cornutus, armé seulement d’un amas, en
forme de ruban, de nombreuses très petites épines et denticules ; vesica,
munie à sa base, de deux bandes peu sclérifiées assez longues ; vallum penis
garni de longs spicules à son extrémité antérieure.
Armure génitale Q (fig. 102 et 105). — D'un type aussi constant. Ostium
bursae non protégé ; ductus bursae long et étroit, plus ou moins sclérifié
dans son tiers postérieur, membraneux à mi-longueur, plus fortement scléri-
fié et plissé longitudinalement dans sa moitié antérieure, fortement élargi
avant son ouverture dans la bursa. Celle-ci en plus grande partie membra-
neuse, est constituée de deux lobes, un antérieur plus grand et entièrement
membraneux, terminé en arrière en un appendice recourbé plus ou moins
longuement vers l’avant d’où est issu le ductus seminalis ; le lobe postérieur
est subsphérique et présente des stries sclérifiées dans sa paroi ventrale
autour du débouché du ductus bursae.
Répartition géographique. — Afrique (tropicale et équatoriale),
Madagascar, région indo-australienne.
Quatre espèces sont connues, Plusiopalpa dichora Holland, du Gabon,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 157
n'étant pas synonyme de P. adrasta Felder et Rogenhofer, comme le consi-
dèrent Hampson (1913), puis GAEDE (937), mais constituant une espèce
bien distincte de cette dernière, connue de la région indo-australienne,
Les deux autres sont des endémiques malgaches.
CLÉ DES ESPÈGES MALGACHES DU GENRE Plusiopalpa
1. Ailes antérieures d’un brun violet à reflet doré, la tache argen-
tée externe petite et arrondie ; envergure inférieure ou égale
à 39 mm. Harpes courtes, ne dépassant pas le bord supérieur
des valves. Extrémité postérieure du ductus bursae à peine
solérifée ag a PS PET bi Pr hildebranäti|(p 4157)
— Aïles antérieures d'un brun rosé clair, à reflets cuivrés, la
tache argentée externe grande et prolongée extérieurement,
dessinant un chiffre 1 couché ; envergure supérieure où égale à
39 mm. Harpes longues, dépassant le bord supérieur des val-
ves. Extrémité postérieure du ductus bursae sclérifiée faible-
ment et ridée transversalement. . . . . . . P. thaumagsia (p. 161)
Plusiopalpa hildebrandti (Saalmüller) n. comb.
(pl 2, fig. 54)
Plusia Hildebrandti Saalmüller, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 399, no 711.
Plusia hildebranti (sic) Saalmüller ; Hampsow, Cat. Lepid. Phal, B. M., 13, p. 594
(species omitted).
Plusiopalpa adrasta Felder [et Rogenhofer] ; GAëDr, 1937, in A. Srrz, Gross-Schmett.
d. Erde, 15, pp. 257-258 (partim).
Type. — Holotype : 1 9, « Madagascar occidental » (Hüldebrandt)
(Zool. Mus., Humboldt Universität, Berlin).
Description. — Envergure : 34-39 mm ; longueur des ailes antérieu-
res : 17-20 mm.
g+ — Antennes d’un brun jaune clair; palpes couverts de longs poils,
jaunes sur la face antérieure des deux derniers articles, et sur les faces
interne et postérieure du troisième, d’un brun violet foncé avec l’extrémité
mêlée de rose ailleurs, comme sur la tête et le thorax. Collier formé de poils
d’un jaune orange, rose à l'extrémité, ainsi que la crête médiane thoracique
et les tegulae, à reflet dorés. Crête abdominale développée, constituée
sur le pfemier segment d’une grande touffe de poils d’un brun violet
jaune orange par devant, d’une moyenne, semblable, sur le troisième, et
de deux plus petites sur les deuxième et quatrième; une touffe anale très
développée et deux grosses touffes latérales sur les derniers segments, for-
mées de poils brun violet ; reste des côtés de l'abdomen revêtu de longs poils
d’un blanc jaunâtre ou crême. Dessous du corps entièrement revêtu de
poils bruns foncés ainsi que toutes les pattes, sauf les métatibias couverts
de poils jaunâtres ; articles des tarses annelés de clair à leur extrémité.
Source : MNHN, Paris
158 C: DUFAY
Ailes antérieures d’un brun noir violacé, les dessins de même couleur,
marqués en plus foncé; un reflet doré et rougeâtre, distinct sous certaines
incidences, dans l’espace basilaire en une petite tache carrée à la base et
sous la côte et en un petit trait longitudinal, allant de la base à la cellule ;
dans l’espace médian, saupoudrement doré développé sous la nervure 2,
élargi de l’antémédiane à la postmédiane ; dans l’espace subterminal, deux
petites taches sagittées, pointues en dedans, situées entre les nervures 6 et 7,
et 7 et 8; une troisième, plus grande, à l’angle interne entre le bord et la
nervure 1. Un saupoudrement d’écailles dorées dans l’espace médian sous |
la côte et tout le long de la subterminale, à l’intérieur de celle-ci. Taches ar-
gentées très apparentes, la sous-orbiculaire en U, l’externe pleine et arrondie
ou subelliptique ; un minuscule petit point argenté sur l’angle inférieur
interne de la réniforme. Antémédiane peu distincte sous la côte, droite et
oblique depuis la tache en U jusqu’au bord interne ; postmédiane double,
sinuée, apparaissant comme une ligne plus claire incluse entre deux lignes
foncées, et formant un S étiré (sur l'aile gauche) de la côte à la nervure 3,
et un S en sens inverse de la nervure 2 au bord interne ; subterminale très |
apparente grâce à la bande sombre qu’elle borde extérieurement, droite et |
presque perpendiculaire à la côte jusqu’à la nervure 7, bidentée extérieure-
ment sur les nervures 6 et 7, entre lesquelles elle forme un petit arc concave,
puis formant une large concavité externe de la nervure 4 à la 6, faiblement
bidentée en dehors entre 3 et 4, et entre 2 et 3, dentée en dedans sur 2,
puis joignant le bord externe sur la nervure 1. Une ligne antéterminale rose
très fine isole une ligne noire terminale sur la moitié antérieure du bord
externe, bien plus large à l’apex ; réniforme apparente, marquée de noir
sur son bord externe. Franges concolores, plus foncées à l’apex et un peu au
niveau des nervures,
Ailes postérieures grises, d’un blanc jaunâtre dans leur tiers basilaire,
une ligne médiane grise faiblement marquée ; franges précédées par une
étroite ligne d’un blanc jaunâtre, grises puis d’un blanc jaunâtre dans leur
moitié distale, entièrement jaunâtres le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures d’un gris noirâtre, faiblement saupoudré
de clair le long de la côte, plus fortement dans l’espace antémarginal ;
postmédiane bien marquée, quelques taches jaunes sur la côte de part et
d’autre de cette dernière ; franges comme sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, parsemé d’écailles grises le
long de la côte et au bord interne, une lunule discoïdale et une ligne postmé-
diane bien marquée, délimitant une bande grise séparée du bord externe par
un éclaircissement blanchâtre au delà d'une subterminale bien apparente
et sinuée. Franges blanchâtres, entrecoupées de gris sur les nervures.
Armure génitale (fig. 100). — Du type décrit pour le genre, celle de
P. hildebrandli se caractérise par les harpes grêles et de longueur moyenne
(plus courtes que celle de P. adrasta, mais bien plus longues que celles de
P. dichora), n’atteignant pas le bord supérieur des valves, et par l’amas
d’épines de la vesica plus fourni et plus étendu.
Source : MNHN, Paris |
NOCTUIDAE PLUSIINAE 159
100, armure génitale & de Plusiopalpa hildebrandti (Saalmüller).
Fig. 101, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Plusiopalpa hildebrandti
| (Saalmüller).
il
Source : MNHN, Paris
160 G. DUFAY
Fig. 102, armure génitale 9 de Plusiopalpa hildebrandti (Saalmüller).
CR Semblable au mâle, les palpes un peu plus courts et moins épais,
la crête abdominale moins développée, les côtés et l'extrémité de l'abdomen
sans grosse touffe latérale ni anale.
Armure génitale (fig. 102). — Ductus bursae long, élargi dans son tiers
postérieur où il est presque entièrement membraneux, à la différence des
autres espèces, sclérifié en rides longitudinales dans sa moitié antérieure, il
s’élargit assez peu à l'entrée dans la bursa. Lobe postérieur de celle-ci peu
sclérifié dans la paroi ventrale autour de l'ouverture du duclus bursae;
lobe antérieur membraneux, prolongé en arrière par une partie appendicu-
laire recourbée vers l'avant, très courte, subconique, d’où est issu le ductus
seminalis.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : « Diego-Suarez »
(G. Melou).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Andasy II, 1300 m (P. Gri-
veaud); Beondroko, 1 200 m; Andrakata Sud ; Marojejy-Ouest, 1 850 m
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 161
(tous P. Soga). — District d'Andapa, Ambatorano, 830 m (P. Soga). —
Route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud). — 6 km Nord-Ouest
de Fanovana, Italaviana, 750 m (LP. Griveaud). — Anivorano (H. Unge-
mach). — Forêt d’Isaka, près de Fort-Dauphin, 300 m (R. Catala).
MapaGascar CENTRE : Environs d’Ambohimahasoa, canton de Tsara-
fidy, forêt d'Ankafina, 1 450 m (P. Vietle).— Ankarampotsy, près de Fiana-
rantsoa, col de Tantamaly (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en avril, fin juin, juillet et septembre
dans la région de Diego-Suarez; en juillet à Anivorano ; en novembre,
décembre et février partout ailleurs.
Discussion. — Par son habitus, comme par ses caractères anato-
miques, P. hildebrandti est très voisin de P. adrasta Felder et Rogenhofer,
espèce indo-australienne, et de P. dichora Holland, d'Afrique. Les armures
génitales de l'espèce suivante, dont l’habitus est fort différent, sont aussi
semblables à celles de ces trois Plusiopalpa qu’elles le sont entre elles ; il
est donc naturel de les considérer comme des espèces distinctes.
Plusiopalpa thaumasia Dufay
(pl. ?, fig. 35)
Plusiopalpa thaumasia Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 211.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt
d’Analamazaotra, 910 m, 13-111-1955 (P. Vielte) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 35-43 mm; longueur des ailes antérieu-
res : 18-22 mm.
4. — Antennes d’un brun roux clair ; palpes longs et épais, le troisième
article une fois et demie plus court que le deuxième, couverts de poils squa-
miformes d’un brun rose, avec de longs poils dressés à l’extrémité des côtés
postérieur et interne du deuxième article, et sur les côtés antérieur, interne
et postérieur du troisième, jaunâtres et rosés sur le deuxième article, brun
violet sur le côté postérieur du troisième et brun jaune sur son côté interne
où ils forment brosse. Front couvert de deux crêtes longitudinales de longs
poils d’un brun rose et jaunâtres mélangés, ainsi que le vertex. Collier formé
de poils bruns, l’extrémité rose ainsi que les crêtes thoraciques et les tegulae.
Crête abdominale constituée d’une longue et large touffe de même teinte sur
le premier segment, d’une petite, semblable, sur le deuxième, et d’une plus
longue et étroite sur le troisième. Abdomen revêtu de longs poils jaunâtres,
avec deux longues houppes de poils fauves sur les côtés des cinquième et
sixième segments, peu distinctes parmi le revêtement pileux. Dessous du
corps couvert de poils squameux d’un brun violet, la poitrine et la base de
Source : MNHN, Paris
162 C. DUFAY
l’abdomen de poils blanchâtres. Pattes entièrement revêtues de poils foncés,
les articles des mésotarses et des métatarses étroitement annelés de clair à
l'extrémité ainsi que les éperons métatibiaux.
Fig. 103, armure génitale 4 de Plusiopalpa thaumasia Dufay.
Ailes antérieures d’un brun violacé cair, avec une nuance rose, des
reflets cuivrés s'étendant sur tou-e la partie postérieure de l’espace média
etsur presque tout l’espace subterminal, les dessins marqués en plus foncé :
taches argentées sous la cellule très brillantes, l’interne en V, l’externe large
et triangulaire prolongée extérieurement en un trait droit épais et plus on
moins long, l’ensemble formant un 1 couché; un minuscule petit point
argenté sur l'angle inférieur interne de la réniforme, un petit et fin trait
argenté, court, tout près de la base. Ligne basiliaire indistincte. Espace
basiliaire rose brun, traversé par un épais trait noir longitudinal le long du
pli médian avec un petit trait noir au bord interne ; antémédiane peu d
tincte, droite et oblique du signe argenté en V au bord interne, bordée
extérieurement par la couleur plus foncée, à reflet cuivré de l’espace médian
sous la cellule réniforme bien apparente, ses côtés antérieurs et externe
marqués de noir: postmédiane double, peu distincte sous la côte, dessinant
un S étiré (sur l’aile gauche) jusqu’à la nervure 3, bideniée extérieurement
sur les nervures 3 et 2, eutre lesquelles elle forme un axe concave extérieué
rement, puis en S (sur l’aile droite) inversé jusqu’au bord interne : subter-
minale sinuée, bordée intérieurement par une bande foncée à reflets cuivé,
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 163
droite et presque perpendiculaire à la côte jusqu’à la nervure 7, bidentée
extérieurement sur les nervures 6 et 7 tout près du bord externe, et entre les
nervures 3 et 4, ainsi qu'entre 2 et 3, intérieurement sur 2 et 3, et extérieu-
rement sur 1, formant, de 4 à 6, une large concavité externe. La subterminale
isole, à l’apex, une tache claire, rosée, semicirculaire et pupillée d’une petite
tache noire à reflet doré ; à l’angle interne une tache noire carrée, à reflets
métalliques, comprise entre le bord interne et la nervure 1, rose à reflets
cuivré à cet endroit. Bord de l’aile plus clair avant une fine ligne terminale
noire. Franges blanchâtres à leur base puis d’un brun rose, plus foncées à
l’apex, étroitement entrecoupées de noir sur les nervures.
Fig. 104, septièmes et huitièmes tergites et sternites à de Plusiopalpa thaumasia
Dufay.
Aïles postérieures grises, la base étroitement blanchâtre, sans ligne
apparente, Franges grises, l'extrémité rose, traversées par une fine ligne jaune
à leur base, entièrement blanchâtre le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, la côte rosée, le bord interne blan-
châtre, l’apex plus foncé entouré par une fine ligne rose ; espace antémarginal
plus clair au delà de la subterminale ; réniforme apparente, formant une
lunule discoïdale grise étroite, postmédiane distincte de la côte au bord
interne; franges comme au-dessus.
Dessous des ailes postérieures clair, d’un blanc jaunâtre à la base, jus-
Source : MNHN, Paris
164 C. DUFAY
qu’à une postmédiane grise très apparente, gris au delà, jusqu’à une sub-
terminale grise, sinuée et peu distincte, blanchâtre le long du bord externe ;
lunule discoïdale peu nette ; franges comme au-dessus.
Armure génitale (fig. 103). — Valves amples et fort courbées, très élar-
gies régulièrement de la base au sommet ; harpes minces et longues, leur
longueur voisine de la moitié de celle des valves, dont elles dépassent le
bord supérieur; clavus digitiforme, long et mince; uncus très sclériflé,
terminé par une fine pointe en crochet courbé. Edéage inerme, la vesica
munie de deux bandes peu sclérifiées aussi longues, ou presque, que la moitié
de l’édéage, et d’un ruban de toutes petites épines peu fournies. l
?. — Semblable au mâle, les palpes moins gros et un peu plus courts,
leur pubescence moins longue, le troisième article bien plus grêle ; crête
Fig. 105, armure génitale de Plusiopalpa thaumasia Dufay.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 165
abdominale semblable, mais l'extrémité sans longue touffe ni houppe de
poils fauves sur les côtés.
Armure génitale (fig. 105). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
évasé dans son tiers postérieur, sa paroi ventrale faiblement sclérifiée et
ridée transversalement devant l’oslium; en avant de cette sclérification,
ductus complètement membraneux, puis sclérifié dans ses deux tiers antérieurs,
fortement élargi dans son tiers antérieur où il est moins sclérifié en rides
longitudinales. Bursa bilobée, les deux lobes subégaux, l’antérieur prolongé
postérieurement en un court appendice recourbé vers l'avant; lobe postérieur
sclérifié assez largement dans sa paroi ventrale autour de l'ouverture dans le
duclus bursae.
Distribution dans l'ile. — MapaGascar Norp : Montagne d’Am-
bre, les Roussettes, 1 000 m (P. Vielte). —« Diego-Suarez » {G. Melou).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (P.
Griveaud) ; réserve naturelle intégrale n° 12, Beondroko, 1200 m (P. Soga). —
Route d’Anosibe, km 57 (P. Viette). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka,
1100 m (P. Vielle). — Périnet (R. Catala). — Environs de Périnet, forêt
d’Analamazaotra, 910 m (P. Vielte). — Ouest de Mahanoro, Ambinanin-
drano (G. K. Kestell-Cornish). — District d’Ifanadiana, environs de Rano-
mafana, 700 m (P. Vietle). — Forêt d’Isaka, près de Fort-Dauphin (R.
Catala). — Sakavondro, ibid., 400 m (P. Griveaud).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Viette). — Anka-
rampotsy, près de Fianarantsoa, col de Tantamaly (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Papillons récoltés en avril et en juillet-août à Diego-
Suarez, ailleurs de décembre à mars, et, de plus, en juin près de Fort-Dau-
phin.
Discussion. — Ce Plusiinae, par suite de sa grande taille, en général
supérieure à 40 mm d’envergure, et du développement des palpes, ne peut
être confondu avec aucune autre espèce connue à Madagascar.
Il est possible qu'il existe dans les collections sous le nom de Plusia
orbifer Guenée, dont j'ai examiné le type, un exemplaire conservé au British
Museum (N. H.), qui a été décrit, semble-t-il, de Madagascar, Mais le papil-
lon décrit par GUENÉE appartient à une autre espèce et n’est pas un Plu-
siopalpa (voir page 187).
Stigmoplusia n. gen.
Espèce type : Plusia chalcoides Dufay = Stigmoplusia chalcoides (Dufay).
Description. — Plusiinae de taille moyenne (28 à 36 mm d’enver-
gure).
Source : MNHN, Paris
166 C. DUFAY
Antennes filiformes, finement ciliées. Palpes allongés, dépassant
le vertex, le deuxième article long et faiblement courbé, le troisième moins
d’une fois et demie plus court, mais plus fin. Tibias sans épine ; premier
article des tarses postérieurs muni, chez les mâles, à sa base et sur le côté
interne, d’un peigne de longues soies perpendiculaires au tarse. Crête abdo-
minale assez réduite, constituée d’une touffe peu développée sur le premier
segment et d’une petite sur le deuxième. Côtés des cinquième et sixième
segments mâles pourvus de longues houppes de longs poils d’un brun fauve
ou jaunâtres. Ailes antérieures élancées, l’apex aigu, le bord externe soit
droit, soit très faiblement concave entre l’apex et le milieu, puis régulière-
ment arrondi, le bord interne subrectiligne, l'angle interne plus ou moins
fortement denté. Coloration générale foncée, avec des reflets cuivrés ou
dorés dans l’espace médian et l’espace subterminal, signes argentés très
réduits en un minuscule point d’un blanc argenté ou doré, et en une très
fine et très petite ligne argentée en U, cette dernière quelquefois absente.
Septième tergite mâle différent suivant les espèces, huitième tergite en
large éventail ; septième sternite denté au milieu de son bord antérieur, ses
côtés concaves ou droits, son bord postérieur droit ou concave avec les
angles postérieurs prolongés en de courtes pointes dirigées latéralement
(fig. 107 et 110).
Armure génilale & (fig. 106 et 109). — Caractérisée par la forme parti-
culière du vinculum et surtout de l’uncus, ce dernier très court et épais,
muni, sur son bord inférieur, de deux expansions lamelliformes symétriques,
arrondies ou un peu en forme de croissant, ce qui ne s’observe chez aucun
autre Plusiinae; vinculum court, en Y, soudé dans sa moitié antérieure,
saccus court, étroit, son extrémité faiblement pointue. Valves longues et
étroites, de formes variées suivant les espèces ; clavus très court ou très
allongé. Edéage long et fin, cylindrique, armé d’un cornutus spiniforme très
petit et fin, et de quelques denticules.
Répartition géographique. — Pour l'instant, ce genre n’est connu
qu’en Afrique et à Madagascar.
Deux espèces dans la Grande Ile, dont une endémique.
CLÉ DES ESPÈCES MALGACHES DU GENRE Sligmoplusia
1. Coloration d'un brun rouille avec des reflets cuivrés peu accen-
tués; minuscule point discal d’un blanc d'argent. Clavus en
bouton; valves découpées dans leur moitié distale en lobes
digitiformes EE Te 8 chalcoides (P. 167)
— Coloration d’un violet noir, avec des reflets dorés brillants ;
point discoïdal plus gros, à reflet doré. Clavus long et grêle,
valves terminées par un gros cucullus long et large. be
ä Er or S. antsalova (p. 171)
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 167
Stigmoplusia chalcoides (Dufay) n. comb.
(pl ?, fig. 36)
Plusia (5. 1.) chalcoides Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p. 210.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, environs de Sakaraha,
route du Sud, km 808, forêt de Lambomakandro, 500 m, 6/9-IV-1956
(P. Griveaud) (genitalia, prép. C. Dufay n° 1 918) (Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 28,5-35 mm; longueur des ailes anté-
rieures : 15-18,5 mm.
g. — Antennes d’un gris brun; palpes, tête, thorax, cuisses et tibias
revêtus de poils d’un brun violet mélé de jaunâtre et de blanc rosé à leur
extrémité. Collier brun violet gris, l'extrémité blanchâtre, ainsi que le
devant des crêtes thoraciques et une ligne médiane sur le thorax ; abdomen
couvert de longs poils bruns, avec sur les côtés et le dessus, de grandes
touffes de poils fauves, et de longues houppes de poils jaunes ou brun fauve
sur les côtés des cinquième et sixième segments. Dessous du corps grisâtre
clair, tibias et articles des tarses postérieurs portant de longs poils jaunâtres.
Ailes antérieures élancées, le bord externe très faiblement concave entre
l’apex et le milieu, le bord interne sinué, l'angle interne fortement et large-
ment denté. Coloration générale d’un brun gris foncé saupoudré d’écailles
d'un violet pâle, donnant une coloration par endroits brune ou lilacée, avec
des reflets cuivrés peu brillants dans les espaces médian et subterminal,
Lignes transverses ressortant peu, ainsi que les taches, seulement un petit
trait argenté très court sous la cellule et quelquefois, de plus, un petit V
blanc d'argent, prolongeant obliquement l’orbiculaire. Basilaire indistincte,
antémédiane constituée d’une ombre plus foncée oblique et droite de la
cellule au bord interne. Espace médian plus foncé, formant une tache diffuse,
brune et cuivrée, au-dessus du trait blanc et sous la réniforme, celle-ci
distincte, plus foncée ; orbiculaire indiquée par son contour rose et allongée
obliquement ; postmédiane assez apparente, formée d’une ombre plus foncée,
double, ondulée de la côte à la nervure 3 où elle se confond dans la tache
sombre de l’espace médian ; entre les nervures 1 et 2 elle dessine une large
dent interne en V couché, bordée de chaque côté par du rose lilas, dont le
sommet est contigu au point blanc argenté ; en dessous elle est oblique vers
l'angle interne puis perpendiculaire au bord interne. Espace subterminal
marqué le long du bord externe, entre les nervures 3 et 8, d’une large tache
diffuse cuivrée, semicirculaire, séparée du bord externe par un épais arc
clair d’un rose-lilas ressortant nettement le long du bord de l'aile, de la
nervure 3 à la 7. Ligne subterminale constituée d’une épaisse ligne noirâtre,
en zigzags, plus ou moins interrompue, dentée extérieurement sur les ner-
vures 6 et 7, tout près du bord externe, et entre 3 et 4 et sur 1, dentée inté-
rieurement entre 7 et 8, ainsi qu'entre 4 et 5 et sur la nervure 2. Franges très
étroitement roses à la base puis homochromes, d’un rose lilas mêlé de brun,
avec une petite macule plus foncée devant la nervure 4.
Source : MNHN, Paris
168 C. DUFAY
Ailes postérieures d’un jaune blanchâtre dans leur moitié basilaire,
avec une petite lunule bien distincte, grises dans leur moitié distale. Franges
jaunes à la base, traversées ensuite par une ligne grise interrompue entre les
nervures, leur extrémité blanche, entièrement jaunâtres le long du bord
interne,
Dessous des ailes antérieures assez clair, jaunâtre jusqu’à la post-
médiane, obscurci de gris sous la cellule ; une large bande grise subterminale
au delà de la postmédiane, celle-ci bien marquée seulement de la côte à la
cellule ; espace antémarginal d’un gris blanchâtre, obscurci à l’apex, bord
interne blanchâtre ; une fine lunule sous la réniforme ; franges comme au-
dessus.
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre dans leur moitié
basilaire, jusqu’à une postmédiane peu nette, gris au delà en une large bande
antéterminale plus foncée, séparée du bord externe par une bande jaunâtre
plus étroite, rétrécie de la côte à l’angle interne ; franges entièrement d’un
jaune blanchâtre, plus jaunes le long du bord interne, et grises à l’apex.
Fig. 106, armure génitale à de Stigmoplusia chalcoides (Dufay).
Armure génitale (fig. 106). — Tegumen relativement long et étroit ;
uncus très court et épais, terminé par un petit crochet, muni à mi-longueur
de chaque côté de son bord inférieur, d’une expansion latérale et inférieure
subtriangulaire, rétrécie à son extrémité. Valves longues et étroites, leur
processus inférieur long, large dans le premier tiers de sa longueur, puis effilé,
son prolongement effilé terminé en un petit lobe semicirculaire saillant sur
le bord inférieur de la valve, et portant une longue épine très sclérifiée et
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 169
acérée ; dans son tiers distal, le bord inférieur des valves est découpé en
cinq ou six lobes plus ou moins digitiformes et irréguliers faisant suite à
celui muni de cette épine, le dernier un peu plus large constituant un petit
cucullus avec une corona portant quelques poils spineux. Clavus très petit,
à peine plus long que large ; harpes distantes de la base, allongées et minces,
faiblement renflées en massue à leur extrémité. Fultura inférieure subpenta-
gonale, à peine plus haute que large ; édéage long et fin, cylindrique et fai-
blement courbé, armé seulement d’un petit cornutus spiniforme mince et
court, entouré d’une garniture de nombreux petits denticules. Huitième
tergite en large éventail ; septième faiblement concave sur ses côtés et sur
son bord postérieur ; septième sternite très long et étroit, son bord antérieur
muni au milieu d’une large dent triangulaire, ses côtés subparallèles, son
bord postérieur concave, les angles postérieurs prolongés en de courtes
pointes dirigées latéralement (fig. 107).
Fig. 107, septièmes et huitièmes tergites et sternites à de Stigmoplusia chalcoides
(Dufay).
Q. — Semblable au mâle, sans longue houppe de poils jaunes sur les
côtés des derniers segments, premier article des tarses postérieurs sans peigne
de longues soïes à sa base sur son côté interne.
Source : MNHN, Paris
170 C. DUFAY
Fig. 108, armure génitale 9 de Stigmoplusia chalcoides (Dufay).
Armure génitale (fig. 108). — Papilles anales subtrapézoïdales, gona-
pophyses peu allongées, assez épaisses, leur extrémité faiblement élargie
en spatule. Ostium bursae non protégé, mais s’ouvrant dans une très grosse
poche ampuliforme fortement sclérifiée, dans la paroi dorsale de laquelle
débouche le ductus bursae. Celui-ci est assez court et étroit, membraneux
dans sa moitié postérieure, les parois de sa moitié antérieure partiellement
sclérifiées et plissées en rides longitudinales ; avant l'ouverture dans la
bursa, il est entièrement membraneux sur une très brève longueur. Bursa
allongée, entièrement membraneuse dans ses deux tiers antérieurs en avant
de l'ouverture dans le ductus bursae, faiblement mais entièrement sclérifiée
dans son tiers postérieur en arrière du débouché du ductus ; ses parois plis-
sées et ridées assez fortement sclérifiées à l'extrémité postérieure, d’où est
issu le ductus seminalis.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 171
Distribution dans l'île. — Mapacascar Nonp : « Diego-Suarez »
(G. Melou).
Mapacascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon).
MapaGascar OuEsr : Région de Sakaraha, route de Tuléar, km 808,
forêt de Lambomakandro, 500 m (P. Griveaud) ; réserve spéciale du Zom-
bitsy, 640 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Afrique orientale, Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée à Madagascar en avril dans le Sud et
l'Ouest, et en août et octobre dans le Nord et l'Est.
Stigmoplusia antsalova (Dufay) n. comb.
(pl. 2, fig. 37)
Plusia (s. L.) antsalova Dufay, 1968, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 37° année, p, 210.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, district d’Antsalova,
Andobo, forêt de l'Antsingy, 190 m, 11-1957 (P. Griveaud) (Muséum,
Paris).
Description. — Envergure : 34 mm ; longueur des ailes antérieures :
17,5 mm.
g. — Antennes d’un gris brun en dessous, d’un brun jaune par dessus ;
palpes, tête, thorax, tegulae, cuisses et tibias antérieurs et moyens revêtus
de poils d’un gris violet foncé ainsi que le dessous du corps. Collier formé de
poils de même coloration, plus bruns à la base ; quelques poils d’un jaune vif
doré sur la ligne médiane du thorax ainsi que sur le devant des crêtes thora-
ciques et de la première touffe abdominale ; cette dernière constituée seule-
ment d’une grosse touffe sur le premier segment ; dessus et côtés de l’abdo-
men revêtus de très longs poils d’un jaune brun ou bruns, avec de longues
houppes de poils jaunes sur les côtés des derniers segments; métatibias
portant sur leur face supérieure de longs poils jaunes, tarses bruns.
Ailes antérieures larges, le bord externe droit de l’apex à la nervure 4,
puis arrondi jusqu’à l'angle interne, ce dernier faiblement denté. Coloration
générale d’un gris ardoise violacé foncé, avec un point blanc argenté ou
doré sous la cellule, précédé intérieurement d’une fine et très petite ligne
d’un blanc argenté ou doré en U très petit. Une large tache à reflet doré dans
l’espace médian entre elles et la nervure 1, une seconde semblable, triangu-
laire, au bord externe, entre celui-ci et la subterminale de la nervure 3 à
la 7, toutes les deux reliées par une suffusion dorée étendue entre les nervu-
res 2 et 4. Lignes distinctes mais se détachant très peu, plus foncées. Basi-
laire parsemée de quelques écailles dorées, formant un petit arc convexe
extérieurement entre la côte et la cellule et un petit trait droit sous celle-ci.
Antémédiane dorée, formée d’un petit trait oblique reliant l’orbiculaire à la
Source : MNHN, Paris
172 C. DUFAY
côte et d’une ligne très oblique et presque droite, de la cellule au bord
interne. Orbiculaire peu distincte, de la coloration générale, entourée par une
très fine ligne rose en ellipse oblique, entre le trait sous-costal doré de l’anté-
médiane et le petit signe argenté en U. Réniforme foncée, confondue dans
une large ombre sous-costale plus foncée de l’espace médian dans la cellule.
Postmédiane sinuée della côte àlanervure4, fortementinfléchieen dedansentre
les nervures 4 et 2, dessinant ainsi une dent très rapprochée du point argenté,
sous la nervure 2, et un large V entre la nervure 4 et le bord interne. Sub-
terminale nette, fortement sinuée, formant des dents externes sur les ner-
vures 6 et 7 et entre 3 et 4, ainsi qu'entre 2 et 3, et 1 et 2, ces dents séparées
par des petits ou des grands arcs convexes en dedans. Une étroite ligne anté-
terminale d’un gris lilas, plus claire, ressortant assez peu, de l’apex à la
nervure 4. Franges concolores, un peu rosées.
Fig. 109, armure génitale à de Stigmoplusia antsalova (Dufay).
Ailes postérieures blanchâtres dans leur moitié basilaire, grises dans
leur moitié distale, lunule et postmédiane grises apparentes. Franges
étroitement jaunes à leur base, puis grises, leur moitié distale blanchâtre,
jaunes le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, saupoudré de jaunâtre à la base et
sous la côte ; lunule et postmédiane distinctes ; deux points jaunes sur la côte
entre cette dernière et l’apex ; une bande blanchâtre antémarginale. Franges
comme au-dessus, mais plus claires.
Dessous des ailes postérieures d’un blanc jaunâtre dans leur moitié
basilaire, saupoudré de gris sous la côte ; lunule très marquée, ainsi qu’une
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 173
postmédiane bordant intérieurement une large bande grise antémarginale,
séparée du bord externe par une bande blanchâtre plus étroite, rétrécie de
l’apex à l'angle interne. Franges comme au-dessus.
una 110; septième sternite, septième et huitième tergites à de Stigmoplusia antsatova
ufay).
Armure génitale (fig. 109). — Vinculum court, large et épais; saccus
étroit, terminé en pointe fine à son extrémité; tegumen long et large ;
uncus très court et épais, son bord supérieur très sinué, son bord inférieur
prolongé de chaque côté par une lamelle allongée faiblement recourbée et
arrondie à l'extrémité, un peu crescentiforme. Valves longues et étroites,
courbées, leurs bords supérieur et inférieur parallèles, le sommet fortement
élargi en un grand cucullus muni d’une corona porteuse de longs poils
spineux, et, à son extrémité inférieure, d’un lobe arrondi membraneux.
Clavus long et grêle, son extrémité faiblement renflée et séteuse; harpes
longues et grêles, renflées en massue à leur extrémité. Fultura inférieure
hexagonale, échancrée en un petit demi-cercle sur son bord supérieur. Edéage
aussi long que les valves, cylindrique et faiblement courbé, armé à sa base
de deux très fins cornuti spiniformes accolés l’un à l’autre.
Huitième tergite en éventail, profondément échancré en Y sur son bord
postérieur ; septième tergite allongé, ses côtés subparallèles, son bord posté-
rieur plus sclérifié et échancré en arc de cercle au milieu, les angles postérieurs
Source : MNHN, Paris
174 C. DUFAY
prolongés par deux petites pointes obtuses faiblement divergentes ; septième
sternite denté au milieu de son bord antérieur, ses côtés faiblement concaves,
son bord postérieur droit (fig. 110).
9. — Inconnue.
Distribution dans l'ile. — ManaGascar Ouesr : District d’Ant-
salova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190 m {P. Griveaud).
Répartition géographique. -— Madagascar.
Biologie. — Papillons capturés en février.
Chrysodeïixis Hübner
Chrysodeixis Hübner, [1821], Verz. bek. Schmett., (16), p. 252 (espèce type : Noctua
chalcites Esper [orthographié Chalcitis in Hürnen], fixée par HAmPsoN, 1913 : 452).
Neoplusia Okano, 1963, Ins. Matsum., 25 p. 91 (espèce type : Neoplusia furihatai
Okano, désignée par l’auteur et seule espèce citée) (n. syn).
Dans ce genre, répandu principalement dans les régions tropicales et
équatoriales de l’Ancien Monde, Kosrrowicxt (1961) range deux espèces
paléarctiques très voisines, C. chalcites (Esper) et C. eriosoma (Doubleday),
et une néarctique. IcHINOSÉ (1962) y groupe, avec ces deux, un ensemble assez
hétérogène d’espèces de la faune japonaise, dont les « armures génitales des
deux sexes varient considérablement » selon cet auteur ; il y inclut en parti-
culier Trichoplusia ni (Hübner), espèce type du genre Trichoplusia
McDunnough, surtout à cause de ses caractères larvaires. En fait, les caractères
anatomiques et morphologiques des Chrysodeixis, notamment les modifi-
cations des sclérites abdominaux mâles ne se retrouvent nullement chez T. ni
de telle sorte que ce Plusiiné ne peut être pas considéré comme un Chryso-
deixis, et que le genre Trichoplusia McDunnough n’est pas du tout syno-
nyme de Chrysodeixis Hübner. Pour les mêmes raisons, les autres espèces
de la faune japonaise doivent être classées dans d’autres genres.
Ainsi que je l’ai déjà signalé (1965), Neoplusia furihatai Okano, 1963,
est synonyme de Chrysodeixis acuta (Walker, 1857). Le genre Neoplusia
Okano, dont il est l’espèce type, tombe donc en synonymie avec Chrysodeixis
Hübner, Plusia acuta Walker étant congénérique avec C. chalcites.
Description. — Plusiinae de taille moyenne ou petite (27 à 36 mm
d'envergure).
g. — Antennes filiformes, très finement ciliées ; palpes peu allongés,
le deuxième article trois fois plus long que large, le troisième deux ou trois
fois plus court que le deuxième et plus fin. Tibias sans épine, premier article
des tarses postérieurs muni, à sa base sur son côté interne, d’un peigne de
longues soies perpendiculaires. Crête abdominale développée; houppes
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 175
latérales présentes sur les côtés des cinquième et sixième segments abdo-
minaux, une grosse touffe anale, souvent formée de poils foncés, à l’extré-
mité et sous l'abdomen ; pinceaux de longs poils du huitième sternite bien
développés. Sclérifications des derniers tergites et sternites modifiées, le
huitième tergite de forme variée suivant les espèces, rarement en forme
d’éventail, le huitième sternite très variable aussi suivant les espèces, jamais
en forme d’étrier, à la différence des autres Plusitnae. Septièmes tergite et
sternite peu différenciés, le septième tergite plus large que long, transversal,
son bord antérieur faiblement ou nettement concave, son bord postérieur
subrectiligne (fig. 112 et 115); côtés des cinquième et sixième tergites
échancrés.
Aïles antérieures longues et élancées, l’apex aigu, le bord externe
convexe, l’interne subsinué, l’angle interne denté. Coloration variable suivant
les espèces, le plus souvent avec des reflets métalliques diffus et deux taches
argentées bien développées sous la cellule.
8. — Semblable au mâle, sans touffe anale ni houppe latérale sur les
derniers segments abdominaux, le premier article des tarses postérieurs sans
peigne de longues soies à sa base sur le côté interne.
Armure génitale & (fig. 111 et 114). — Caractérisée par le vineulum long
et fin, ses deux branches soudées sur la plus grande partie de leur longueur,
le saccus fin et pointu, l’uncus en général court et épais, terminé en une petite
pointe fine recourbée ; valves de forme variée, souvent étroites et réduites,
les harpes très réduites ou nulles, clavus long et grêle, corona au sommet des
valves peu différenciée portant de longues soies spineuses ; édéage souvent
très bulbeux et très renflé à sa base, son armature constituée d’amas ou de
faisceaux de longues et nombreuses épines ou de petits cornuti spiniformes.
Armure génitale © (fig. 113 et 116). — Bursa ovalaire, muni d’un pro-
longement appendiculaire plus ou moins long, antérieur ou latéral d’où
est issu le ductus seminalis. Ostium bursae non protégé. Duclus bursae très
variable suivant les espèces.
Répartition géographique. —- Sud et Sud-Est de la région paléarc-
tique, Afrique, Madagascar, région indo-australienne,
Ce genre comprend d’assez nombreuses espèces dans la région indo-aus-
tralienne ; en Afrique et à Madagascar, deux seulement sont connues.
CLÉ DES ESPÈGES MALGACHES DU GENRE Chrysodeivis
1. Sur les ailes antérieures, ligne antémédiane argentée peu incli-
née entre la cellule et la nervure 1 et distante des taches
argentées ; coloration plus rougeâtre avec des reflets métalliques
cuivrés ou dorés. Valves réduites, rétrécies de la base au som-
met; ductus bursae membraneux. . . . . . . C. chalcites (p. 176)
12
Source : MNHN, Paris
176 C. DUFAY
— Ligne antémédiane argentée oblique de la cellule à la nervure
1, rapprochée ou tangente à la tache argentée interne, toutes
les lignes plus obliques; coloration assez ardoisée, à reflets
cuivrés atténués ou couleur de laiton. Valves élargies de la
base au sommet. Ductus bursae long et entièrement sclérifié.
.G. acuta (p. 181)
Ghrysodeixis chalcites (Esper)
(pl. 2, fig. 38)
Noctua Chalcites Esper, 1789, Schmett. in Abbild. nach der Natur mit Beschreib.,
4 Th, 2 Bd, p. 447, pl. CXLI [141], Noct. 62, fig. 3.
Noctua Chalsytis Hübner, [1800-1803], Samml. europ. Schmett., 4, Noctuae, pl. 57,
fig. 276.
Plusia Chalsytis Hübner ; Borspuva, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hist. nat., 2, p. 243. —
Faune ent. Madag., Bourbon et Maurice, Lépid., p. 95.
Plusia Chalcites Esper ; GUENÉE, 1852, Spec. génér. Lépid. 2, p. 343, n° 1 167.
Plusia Chalcites Esper ; Gueér, 1865, in À. Vixsow, Voy. à Madag, annexe F.
Lépid., p. 31.
Plusia chateites Esper ; MawtL, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, p. 823.
Plusia Chaleytes Esper ; SAALMGLLER, 1891, Lepid. v. Madag., 2, p. 301, ne 709.
Phylometra chalcytes Esper ; Hawpsow, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M. 13, p.484 (partim).
Phytometra chalcytes Esper ; Garpr, 1937, in A. Serre, Gross-Schmett. d. Erde, 15,
p. 261.
Plusia chalcites Esper ; J. Vixsow, 1938, Mauritius Inst. Bull., 4 (1), p. 33.
Plusia chalcytes (Esper) ; PauLran et Vierre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6,
(1955), p. 232, pl. 9, fig. 2.
L'examen des types fait au British Museum (N. H.) m'a montré que
Plusia verticillata Guenée est bien un synonyme de P. chalcites (et non de
P. eriosoma Doubleday comme l'indique Kosrrowiekr, 1961), mais que
P. eriosoma, P. adjuncta Walker, P. dinawa Bethune-Baker et P. pseudo-
chalcytes Hampson, que Hampson (1913) considère tous comme des syno-
nymes de P. chalcites, ne le sont pas, de même que P. agnata Staudinger.
Type. — Décrit d'Italie moyenne (probablement disparu).
Description. — Envergure : 29-34 mm; longueur des ailes antérieu-
S : 15-19 mm.
4. — Antennes fauves ; palpes, front et vertex couverts de poils d’un
brun jaune clair ; collier de même couleur, plus foncé à l'extrémité où il est
mêlé de rose ; crêtes thoracique et abdominale de même teinte, plus mélées
de rose, avec des poils jaunes plus clairs par devant pour la crête méta-
thoracique ; tegulae d’un brun jaune, traversés par une large ligne transverse
rose, l’extrémité étroitement rose, Abdomen revêtu de poils jaunâtres ou gris
sur le dessus, le dessous et les côtés, avec une crête dorsale constituée d’une
grande touffe sur le premier segment, formée de poils d’un brun violet, d’une
touffe un peu moins longue, semblable, sur le troisième, et d’une minuscule,
analogue, sur le deuxième, De longues houppes de longs poils jaunes de
Source : MNHN, Paris |
NOCTUIDAE PLUSIINAE 177
chaque côté des cinquième et sixième segments, une touffe anale développée
en dessous du septième. Dessous du corps clair, pattes couvertes de poils
gris violet, sauf les postérieures, de poils jaune blanchâtre.
Aïles antérieures d’un brun violacé (tendant au rougeñtre sur les
exemplaires conservés depuis longtemps en collection), les parties plus
claires saupoudrées de rose, les lignes transverses de la coloration générale,
avec des reflets dorés ou cuivrés sur les parties foncées ; taches argentées
très apparentes, l’interne en U incliné sous l’orbiculaire, l’externe en ovale
allongé longitudinalement, toutes deux séparées ou contiguës. Espace
basilaire d’un brun roux mêlé de rose le long de l’antémédiane entre la côte
et la nervure 1, gris entre celle-ci et le bord interne; ligne basilaire claire,
peu distincte, droite, saupoudrée de quelques écailles argentées ; une petite
tache carrée, foncée, à reflet doré, contre la basilaire et la cellule ; antémé-
diane formée d’une ligne blanche à reflet argenté, dessinant un ? entre la
côte et la cellule, d’une ligne presque droite de la cellule à la nervure 1
où elle est peu inclinée, infléchie vers la base et plus oblique en dessous de la
nervure 1. Espace médian plus foncé, brun, dans sa moitié postérieure
entre le bord interne et les taches argentées, avec un reflet doré accentué,
ainsi qu'entre la postmédiane et la réniforme et sur cette dernière, plus clair
et saupoudré de rose le long du bord interne et sous la côte, ainsi qu'entre
la postmédiane et la réniforme, et entre l’antémédiane et la tache en U.
Orbiculaire peu distincte, entourée par une ligne rose en ellipse allongée
longitudinalement ; réniforme indistincte. Tache argentée en U couché sous
l’orbiculaire, remplie d’écailles blanches, l’externe pleine et argentée.
Postmédiane double, constituée de deux lignes foncées parallèles contenant
une fine ligne rose ; sinuée, elle forme un angle obtus sous la côte, un angle
aigu (le sommet vers l’apex) entre les nervures 6 et 7, un arc concave exté-
rieurement depuis cet angle jusqu’à un second, droit, entre les nervures 3
et 4, où elle oblique vers l’intérieur en une ligne sinuée jusqu’au-dessus de la
nervure 1 où elle dessine un angle droit, puis perpendiculaire au bord interne,
Espace subterminal d’un brun violet foncé, éclairci de rose sous la côte, le
long de la postmédiane sur son tiers antérieur et devant l’apex en une petite
ligne courbée, étroitement le long du bord externe ainsi qu’en un demi-cercle
appliqué contre le bord entre les nervures 1 et 2. Subterminale peu distincte,
bidentée extérieurement sur les nervures 6 et 7, ainsi qu'entre 3 et 4, et entre
2 et 3, marquée par la couleur plus foncée qui la borde intérieurement.
Une ligne terminale décomposée en petits ares bruns internervuraux, sur-
monté chacun d’un minuscule point argenté. Franges blanchâtres à leur
base, traversées par une ligne ondulée brune, puis blanches, l'extrémité rosée;
une tache noire à l’apex et une seconde au milieu du bord externe.
Aïles postérieures grises, jaunâtres dans leur moitié basilaire, lunule
discoïdale très peu marquée ; franges étroitement jaunes à leur base, tra-
versées par une ligne brune, leur moitié distale blanche, entièrement blan-
ches le long du bord externe.
Dessous des ailes antérieures gris, blanchâtre au bord interne, jaunâtre
sous la cellule et le long de la côte au delà de la postmédiane, celle-ci bien
Source : MNHN, Paris
178 C. DUFAY
marquée dans le tiers antérieur ; subterminale bien apparente, délimitant
un espace antémarginal plus clair, blanchâtre ; franges jaunes à leur base,
puis mêlées de blanc et de brun, l'extrémité rose.
Dessous des ailes postérieures jaunâtre jusqu'à une postmédiane ondu-
lée délimitant une large bande grise submarginale ; lunule discoïdale bien
marquée, en un étroit arc gris, relié à la côte par l'ébauche d'une ligne média-
ne ; espace antémarginal d’un jaune grisâtre. Franges jaunes dans leur moitié
basilaire, blanches dans leur moitié distale, tachées de brun par endroits,
l'extrémité rose, entièrement jaunes le long du bord interne.
Fig. 111, armure génitale 4 de Chrysodeixis chalcites (E
Armure génilale (fig. 111). Vinculum très long et fin, saccus aigu ;
tegumen large et court ; uncus épais et très court ; valves étroites et amincies
de la base au sommet, corona porteuse de soies spineuses ; clavus allongé et
grêle ; harpes très courtes et ténues ; fultura inférieure subcarrée, son bord
supérieur échancré en arc de cercle. Edéage très bulbeux à la base puis fin et
cylindrique, un peu courbé, armé d’une quinzaine de petits et fins cornuti
spiniformes répartis le long de l'extrémité de la vesica.
Huitième sternite de forme très particulière, sclérifié fortement sur ses
bords latéraux en deux bandes convergentes en arrière, le bord postérieur
très sclérifié en pointe de flèche ; huitième tergite sclérifié sur son bord anté-
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE. PLUSIINAE 179
rieur en W et sur ses côtés en Y ; septième sternite largement échancré en V
sur son bord postérieur, ses angles postérieurs formant deux pointes un peu
plus sclérifiées et divergentes ; septième tergite plus large que long, son bord
antérieur concave, échancré en un V très ouvert, son bord postérieur un peu
convexe (fig. 112).
Fig. 112, septièmes et huitièmes tergites et sternites 5 de Chrysodeixis chalcites (Esper).
. — Semblable au mâle, sans houppe latérale de longs poils jaunes sur
les côtés des derniers segments abdominaux, ni touffe anale en dessous du
septième.
Armure génitale (fig. 113). — Ostium bursae non protégé ; ductus bursae
large, peu allongé, droit et membraneux, faiblement sclérifié seulement en
un collier peu avant l'ostium, et près de son ouverture dans la bursa ; celle-ci
ovoïde, ses parois faiblement sclérifiées près de l’ouverture dans le duclus
bursae ainsi qu’au milieu de sa paroi latérale droite ; un petit appendice
subconique se détache de l'extrémité antérieure et se recourbe vers l'arrière
et dorsalement ; ductus seminalis issu de cet appendice.
Distribution dans l'île. — MapaGascar Norp : Montagne des
Français, vallée Antsoa, 100 m (P. Griveaud). — 50 km au Sud-Est de
Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Vielle). — Sakaramy (G.
Melou). — Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 000 m (P. Viette). —
«Diego-Suarez» (G. Melou).
Source : MNHN, Paris
180 C: DUFAY
MapaGascar SAmBrrANo : Nosy Be (SAALMÜLLER), forêt de Lokobe,
100 m (P. Vielte).
MapaGascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon) ; forêt d'Ambodivoangy
(J. Vadon). — Ile Sainte-Marie, forêt de Kalalao (P. Griveaud). — Ouest
de Mahanoro, Ambinanindrano (G. K. Keslell-Cornish). — Route d'Ano-
sibe, km 57 (P. Vielle). — Route de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m
(P. Griveaud et R. Vieu). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra,
910 m (P. Vielte).— NVohilava, vallée du Faraony (R. Catala).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1 230 m (PB:
Griveaud el R. Vieu). — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m (P.
Vielte) ; Nanisana (Mme N. d'Olsoufieff). — Nord d’Ankazobe, tampoketsa
d'Ambohitantely, 1400 m (P. Griveaud et R. Vieu). — Pays Betsileo,
route du Sud, km 302 [295], forêt d'Ambatoftorahana, 1 600 m (P. Viette).
— Bekily (A. Seyrig).
F Répartition géographique. — Bassin méditerranéen ; Canaries ;
Afrique ; Madagascar ; la Réunion ; Asie antérieure, Indes, Assam, Sikhim,
Siam, Java ; Hawaï (importé, selon ZIMMERMANN, 1958).
Fig. 113, armure génitale 9 de Chrysodeixis chalcites (Esper).
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 181
Les papillons originaires d'autres régions asiatiques etindo-australiennes,
ainsi que des îles du Pacifique, que j’ai examinés appartiennent à d’autres
espèces de Chrysodeixis et non à C. chalcites.
Biologie. — Les imagos ont été récoltés à Madagascar : de mars à
mai et en juillet-août à « Diego-Suarez »; de septembre à novembre, en
février-mars et en juin à Maroantsetra; de septembre à mars partout
ailleurs.
La chenille peut attaquer le basilic, les haricots, betteraves, choux,
cannas, céleris, le blé, le coton, les pommes de terre, la tomate, etc. Elle peut
provoquer de grands dommages aux cultures.
L'incubation dure six jours, la période larvaire trois semaines et celle
de la chrysalide huit à onze jours (Swezey, 1906). Les œufs sont verts,
longs de 2 mm ; la chenille à taille à environ 36 mm de long, elle est d’un vert
brillant, avec une ligne blanche juste au-dessus des stigmates et plusieurs
faibles lignes blanches sinuées en arrière sur le dos, quelques lignes et taches
noires sur les côtés et sur la tête. La chrysalide vit dans un cocon soyeux fait
entre des feuilles reliées ensemble ou dans une feuille repliée.
Ghrysodeixis acuta (Walker)
(pl 2, fig. 39)
Plusia acuta Walker, 1857, List Specim, Lepid. Ins. coll. B. M., 12, p. 922, no 75.
Chrysodeixis acuta (Walker); Duray, 1965, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 34° ann,
p. 196.
(?) Plusia acuta Walker ; Brenièe et Dupois, [1965], Inst. de Rech. agron. à Madag.,
division d'Ent. agric., document n° 43, p. 56 (document ronéotypé).
Ainsi que je l'ai déjà signalé (1965) l'espèce connue au Japon sous le
nom de Neoplusia furihatai Okano et dont les armures génitales ont été
figurées par IciNosé qui l'a décrit sans le nommer (Chrysodeixis «sp.
n° 3»), est en réalité C. acuta (Walker) dont la répartition géographique
est très étendue.
Type. — Holotype : 1 9, Congo (Curror) (British Museum, N. H.).
Description. — Envergure : 31-36 mm ; longueur des ailes antérieu-
res : 15,5-18 mm.
g. — Antennes d’un gris jaunâtre ; palpes couverts de poils d’un brun
violet mêlé de blanc et de jaune, l'extrémité du troisième article étroitement
blanche ; front couvert de poils blancs surmontés d’une houppe de poils
bruns; vertex, thorax et tegulae revêtus de poils bruns, leur extrémité
quelquefois blanchâtre ; collier de même couleur, traversé par une ligne
noire et une blanchâtre. Crête abdominale développée, formée d’une grosse
touffe de poils bruns, l'extrémité blanche, sur le premier segment, d’unemoins
longue semblable sur le troisième et d’une très petite sur le deuxième.
Abdomen revêtu de poils jaunes ou jaune brun, avec de longues houppes de
Source : MNHN, Paris
182 C. DUFAY
poils bruns, plus foncés à l'extrémité, sur les côtés des cinquième et sixième
segments. Touffe anale réduite. Dessous du corps couvert de poils grisâtres,
toutes les pattes revêtus de poils ou d’écailles d’un brun violet mêlé de blanc.
Ailes antérieures d’une coloration générale d’un brun gris violacé ou
ardoisé, plus foncée dans l’espace médian et dans la partie antérieure de l'es-
pace subterminal, avec des reflets cuivrés ou de laiton, assez brillants, entre
les taches argentées et le bord interne, ainsi qu'entre le bord externe et la
postmédiane dans la moitié antérieure de l'aile. Taches argentées dévelop-
pées, l’interne en ? couché, la boucle remplie d’écailles blanches et jaunâtres,
l’externe en goutte allongée longitudinalement et pleine, toutes deux tou-
jours écartées l’une de l’autre. Ligne basilaire distincte, fine, d’un blanc
argenté, en accent circonflexe entre la côte et la cellule, droite ou un peu
courbée entre celle-ci et la nervure 1. Espace basilaire brun à l’intérieur de
cette ligne, mêlé de rose entre elle et l’antémédiane, gris entre la nervure 1
et le bord interne. Une petite tache foncée, noirâtre, sous la cellule contre la
ligne basilaire. Antémédiane nette, formée d’une ligne blanche argentée,
entre la côte et la cellule, en forme de ? (sur l’aile droite), droite et très
oblique de la cellule au bord interne, très faiblement infléchie en dehors
sur la nervure 1. Espace médian en majeure partie brun, parsemé de petits
points noirs, éclairci d’écailles blanchâtres à reflet métallique le long du bord
interne jusqu’au delà de la nervure 1, ainsi qu’entre la réniforme, la côte et la
postmédiane. Orbiculaire distincte, en ellipse très allongée longitudinalement,
rose ; réniforme apparente, entourée par une fine ligne noire, brune dans
son tiers antérieur, noire dans sa moitié postérieure, avec quelques écailles
argentées formant un petit trait oblique sur son angle postérieur externe.
Tache argentée interne presque tangente, du côté interne, à l'antémédiane.
Postmédiane double, constituée de deux lignes brunes assez épaisses enfer-
mant par endroits une fine ligne rose ; indistincte de la côte à la nervure 8,
elle est sinuée, formant des petits arcs roses, convexes en dehors entre les
nervures 7 et 8 et entre 6 et 7, un trait droit, rose, entre 5 et 6, un arc blan-
châtre convexe en dedans entre 4 et 5, puis elle est subrectiligne et parallèle
au bord externe de 4 jusqu’au-dessus de 1, où, rose, elle fait un angle droit
et se dirige vers l’angle interne avec un second angle droit au-dessus de
1 pour rejoindre perpendiculairement le bord interne en un petit trait
argenté. Espace subterminal en plus grande partie ardoisé, à reflet métallique
plus prononcé, rose le long du bord externe, sauf à l’apex, et de la postmé-
diane entre les nervures 8 et 5 ; un épais trait noir, longitudinal et un peu
oblique, entre les nervures 5 et 6 ; une seconde tache foncée subtriangulaire
au bord externe, entre les nervures 4 et 3 ; ligne subterminale brune, ondulée,
subparallèle à la postmédiane ; entre la subterminale et cette dernière, une
tache d’un brun rougeâtre à reflet métallique au bord interne, son milieu
plus clair, jaunâtre. Terminale brune, formée de petits arcs internervuraux.
Franges étroitement jaunes à la base, puis d’un gris-lilacé, traversées par
une ligne blanchâtre ondulée, formée d’arcs concaves extérieurement situés
sur les nervures, plus foncées à l’apex ; un point noir devant la nervure 4.
Aïles postérieures grises, à peine éclaircies à la base, sans lunule ni
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 183
Fig. 114, armure génitale 4 de Chrysodeixis acuta (Walker).
ligne apparente ; franges jaunâtres à leur base, leur moitié basilaire grise,
la distale blanche, entièrement jaunâtres le long du bord interne.
Dessous des ailes antérieures gris, jaunâtre sous la côte et en dessous
de la cellule ; réniforme transparaissant faiblement en plus foncé ; postmé-
diane nette, grise, subparallèle au bord externe ; subterminale délimitant
un éclaircissement antémarginal. Franges grises mêlées de blanc, l'extrémité
d’un rose lilacé.
Dessous des ailes postérieures d’un jaune blanchâtre, parsemé d'écailles
grises dans leurs deux tiers basilaires, lunule discoïdale plus ou moins mar-
quée en un mince arc gris ; postmédiane nette, délimitant un obseurcissement
antémarginal, traversé par une subterminale plus floue. Franges comme
au-dessus.
Armure génitale (fig. 114). — Vinculum très long, soudé en une longue
pointe fine, saccus étroit et aigu ; tegumen allongé et assez large; uncus
assez long, épais, courbé à angle droit dans son tiers basilaire, terminé par
une fine pointe en crochet recourbé ; valves longues, étroites à la base, s'élar-
gissant progressivement de la base au sommet, en forme de palettes ; au
sommet, corona portant de nombreuses soies spineuses ; clavus très long et
grêle ; harpes réduites, courtes et ténues, très rapprochées de la base des
valves. Fultura inférieure pentagonale, formant un petit rostre au milieu
de son bord supérieur ; édéage bulbeux et renflé dans sa moitié basilaire,
13
Source : MNHN, Paris
184 C. DUFAY
DEN ESS
GUN
7
Fig. 115, septièmes et huitièmes tergites et sternites 4 de Chrysodeixis acuta (Walker)
ï
deux fois plus étroit et cylindrique ensuite, armé de très nombreuses épines
assez épaisses, réparties en un ruban allongé, et d’un ruban de nombreux
petits spicules courts et épais.
Sclérification du huitième tergite en forme de U très large, celle du
huitième sternite réduite, son bord antérieur sclérifié en pointe de flèche,
l’ensemble formant un très petit étui où s’insèrent les pinceaux de longues
soies, bien développés. Septièmes tergite et sternite peu différenciés, le bord
postérieur du septième sternite très faiblement concave, son bord antérieur
droit, un peu convexe au milieu. Septième tergite plus large que long, son
bord antérieur droit (fig. 115).
$. — Semblable au mâle, l'abdomen sans houppe latérale de longs poils
sur les côtés des derniers segments.
Armure génitale (fig. 116). — Ostium bursae non protégé. Ductus bursae
long et étroit, sclérifié sur presque toute sa longueur et replié plusieurs fois ;
en avant de son élargissement postérieur en forme d’entonnoir faiblement
sclérifié juste devant l’osfium, il est entièrement membraneux sur une très
brève longueur. Bursa en ovale allongé, ses parois faiblement sclérifiées en.
rides assez étendues, s’ouvrant dans le ductus bursae dans sa paroi ventrale
aux deux tiers postérieurs ; au même niveau, de la paroi dorsale se détache
un prolongement appendiculaire cylindrique recourbé vers l'avant et égal
au tiers de la longueur de la bursa; ductus seminalis issu de l’extrémité de
ce prolongement.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : « Diego-Suarez »
(G. Melou).
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 185
Fig. 116, armure génitale 9 de Chrysodeixis acuta (Walker).
MapaGascar Esr : Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m
(P. Viette).
MaADpAGascarR CENTRE : La Mandraka, station forestière, 1230 m
(P. Griveaud el R. Vieu). — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m
(P. Vielle). — Massif de l’Ankaratra, forêt d’Antarivady, 2130 m (P.
Vietle el P. Griveaud). — Pays Betsileo, route du Sud, km 302 [295], forêt
d’Ambatofitorahana, 1 600 m (P. Viette).
Mapaascar OuEsr : Nord de Morondava, forêt d’'Andranomena
(B. Turlin).
MapaGascar Sup : Tuléar, station I.R.C.T. (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Canaries, Afrique (jusqu'au Sahara,
au Nord : Aoulef), Madagascar, Ouest de l'Afghanistan, Népal, région indo-
australienne et Japon.
Biologie. — Les premiers états ont été décrits au Japon et la chenille
a été figurée par IcHiNosé (1962).
Source : MNHN, Paris
186 C. DUFAY
Les imagos ont été récoltés à Madagascar en novembre et de janvier à
mars et, de plus, en avril-mai dans la région de Diego-Suarez.
Dans la Grande Ile, BRENIÈRE et Dugoris (1. c.) citent comme plantes
hôtes : tabac, bananier, cacaoyer, tomate, pomme de terre, ricin, canna,
géranium et Légumineuses diverses (10).
(10) Etant donnée la difficulté de séparer C. chalcites et C. acuta, il est possible que
ces citations se rapportent en réalité à la chenille de C. chalcites.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 187
ESPÈCE DONT LA PRÉSENCE EST INCERTAINE A MADAGASCAR
Plusia orbifer Guenée
Plusia Orbifer Guenée, 1865, in A. Vinson, Voy. à Madag., annexe F, Lépid., p. 31,
p. 47, pl. 6, fig. 3.
Plusia Orbifer Guenée; SaALMüLLER, 1891, Lepid. v. Madag, 2, p. 394, n° 712.
Phytometra orbifer Guenée ; Hawpsow, 1913, Cat. Lepid. Phal. B. M., 13, p. 550.
Phytometra orbifer Guenée ; GAEDE, 1937, in A. SEerrz, Gross-Schmett. d. Erde, 15,
p. 262.
Type. — Holotype : 1 4, étiqueté : «ex Musaeo Ach. Guenée » —
«PI. orbifera Gn. Voy. à Madag. p. pl. Madagascar Becker » (11) (ex coll.
Ch. Oberthür < British Museum, N. H.).
Discussion. — Plusia orbifer n’est connu que par le type unique,
car aucun papillon identique n’a été retrouvé depuis à Madagascar. A la fin
de sa description, GUENÉE écrit
«J'ai acheté cette belle Plusia il y a fort longtemps, d’un naturaliste
qui l’avait reçue de Madagascar ».
La provenance de cette espèce paraît donc assez incertaine et tant
qu'aucun autre papillon ne sera repris dans la Grande Ile, il ne semble pas
possible de considérer P. orbifer comme une espèce vraiment malgache.
La figure accompagnant la description est tout à fait conforme au type.
Celui-ci paraît, par son habitus, voisin de C. gammaloba, mais il est bien plus
grand (50 mm d’envergure), la subterminale est absente, la postmédiane bien
plus sinuée, l’antémédiane plus brisée, et les reflets argentés sont moins
brillants. Mais sa position taxonomique exacte ne peut pas être connue, par
l’étude de l’armure génitale, car malheureusement l’unique papillon a un
abdomen recollé. Son habitus et sa grande taille sont d’ailleurs assezinhabituels
pour un Plusiiné.
(11) Becker était un marchand naturaliste parisien. BorspuvaL et GUENÉE ont obtenu
de lui Bon nombre d'espèces qui furent généralement décrites par ces auteurs dans les diffé-
rents volumes du Species général des Lépidoptères des Suites à Buffon.
Source : MNHN, Paris
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NOCTUIDAE PLUSIINAE
BIOGEOGRAPHIE
189
Parmi les sept genres de Plusiinae connus à Madagascar, un seul,
le genre Eutheiaplusia, paraît propre à la Grande Ile.
A l'échelon spécifique, les Plusiinae malgaches se répartissent ainsi
suivant le type de leur répartition géographique générale :
1. — Espèces endémiques : 24.
Eutheiaplusia pratti.
Trichoplusia florina.
Trichoplusia homoia.
Trichoplusia ignicollis.
Trichoplusia anargyra.
Trichoplusia semirosea.
Trichoplusia viettei.
Trichoplusia ignescens.
Trichoplusia lampra.
Trichoplusia sogai.
Ctenoplusia epargyra.
Ctenoplusia micans.
Ctenoplusia porphyrea.
Ctenoplusia laqueata.
Ctenoplusia aurisuta.
Ctenoplusia rhodographa.
Ctenoplusia pauliani.
Ctenoplusia leucostigma.
Ctenoplusia seyrigi.
Ctenoplusia griveaudi.
Ctenoplusia gammaloba.
Stigmoplusia antsalova.
Plusiopalpa hildebrandti.
Plusiopalpa thaumasia.
2. — Espèces éthiopiennes et malgaches (* de plus circumméditer-
ranéennes) : 9.
Trichoplusia molybdina (Afrique équatoriale et orientale).
*Trichoplusia transfixa (toute l'Afrique).
Trichoplusia arachnoides (Afrique centrale et australe).
Trichoplusia exquisita (Afrique australe).
Trichoplusia gorilla (Afrique tropicale et équatoriale).
Source : MNHN, Paris
190 C. DUFAY
Trichoplusia indicalor (presque toute l'Afrique).
Trichoplusia cupreomicans (Afrique tropicale et équatoriale).
*Ctenoplusia accentifera (Afrique orientale).
Stigmoplusia chalcoides (Afrique centrale et orientale).
3. — Espèces pantropicales (malgaches, éthiopiennes et indo-australien-
nes ; * de plus, circumméditerranéennes ) : 6.
*Trichoplusia ni.
*Trichoplusia orichalcea.
Ctenoplusia limbirena.
Argyrogramma signata.
*Chrysodeixis chalcites.
Chrysodeiris acuta.
Parmi les 24 espèces endémiques, 4 ont des homologues éthiopiennes et
indo-australiennes, dont l’habitus est très semblable :
MADAGASCAR AFRIQUE RÉGION INDO-AUSTRALIENNE
Trichoplusia anargyra T. lunata T. reliculata
Ctenoplusia porphyrea C. ogovana C. furcifera
Ctenoplusia seyrigi C. fracta G. placida
Plusiopalpa hildebrandti P. dichora P. adrasta
Quatre autres sont très voisines d'espèces de l'Afrique australe dont elles
ne diffèrent guère que par les armures génitales :
MADAGASCAR AFRIQUE AUSTRALE
Trichoplusia homoia T. violascens
Trichoplusia ignescens T. chalcedona
Trichoplusia sogai T. geminipuncta
Clenoplusia aurisuta C. dorfmeisteri
En ce qui concerne la distribution dans l’île, 8 espèces ne sont connues
que d’un seul secteur de Madagascar : 4 du Centre (dont 2 endémiques),
3 de l'Est (dont 2 endémiques) et 1, endémique, de l'Ouest.
Seize autres Plusiinae se trouvent à la fois dans les forêts ombrophiles
du Nord, du Centreet del’Est (dont 13endémiques). Deux espèces, endémiques,
ont été trouvées dans le Centre, l’Est et l'Ouest, et une autre, particulière
à Madagascar, dans les forêts du Centre et de l'Est.
Ce sont donc dans les forêts primitives du Centre et de l'Est et, dans une
moindre proportion, du Nord, que se trouvent la plupart des Plusiinae
endémiques propres à la Grande Ile ; l’un d'eux, Sfigmoplusia antsalova,
est particulier aux forêts tropophiles occidentales sur sol calcaire.
Le tableau ci-après rend compte de la répartition de chacune des
39 espèces de Plusiinae connues à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
NOGTUIDAE PLUSIINAE 191
DISTRIBUTION DANS L'ILE DES ESPÈCES ENDÉMIQUES
Nord Sambirano Centre Est Sud Ouest
Eutheiaplusia pratti + dE
Trichoplusia florina + + fe
Trichoplusia homoia Le
Trichoplusia ignicollis
+
e
+
5
Trichoplusia anargyra
+
2
+
Trichoplusia semirosea + ge _
£
Trichoplusia viettei
+ +
;
+
Trichoplusia ignescens
ne
pu
Trichoplusia lampra
Æ
Trichoplusia sogai 2e
Ctenoplusia epargyra
Ctenoplusia micans + +
+ +
Cenoplusia porphyrea +
Ctenoplusia lagueata
+
Ctenoplusia aurisuta
++++++
&
a
Ctenoplusia rhodographa
23
=
Ctenoplusia pauliani +
Ctenoplusia leucostigma +
Ctenoplusia seyrigi +
Ctenoplusia griveaudi
Ctenoplusia gammaloba + +
si
“A
+H++E+ +++
+
Plusiopalpa hildebrandti +
ds
+?
Plusiopalpa thaumasia
+
.
Stigmoplusia antsalova me
Nombres d’espèces
connues dans chaque
région 15 8 21 20 1 6
Source : MN, Paris
192 C. DUFAY
DISTRIBUTION DANS L'ILE DES ESPÈCES NON ENDÉMIQUES
Nord Sambirano Centre Est Sud Ouest
Trichoplusia ni +: Shi
Trichoplusia molybdina +
Trichoplusia transfixa +
Trichoplusia arachnoides
Trichoplusia exquisita
Trichoplusia orichalcea +
Trichoplusia gorilla
Trichoplusia indicator a DE
Trichoplusia cupreomicans
Ctenoplusia accentifera
Ctenoplusia limbirena
Stigmoplusia chalcoides
Argyrogramma signata
Chrysodeixis chalcites
Chrysodeixis acuta
HET OHHEX +++++
+++ ++
+++++
+H++++
Nombres d’espèces con-
nues dans chaque
région 10 3 12 11 5 3
TOTAL DES ESPÈCES GONNUES DANS CHACUNE DES RÉGIONS
Nord Sambirano Centre Est Sud Ouest
Espèces endémiques 15 8 21 20 1 6
Espèces non endémiques 10 3 12 11 5 3
ToraL 25 11 33 31 6 9
Ce sont les forêts ombrophiles du Centre et de l'Est qui abritent le plus
de Plusiinae, ainsi que celles du Nord. Dans le Sud de l’île, la majorité des
espèces trouvées existe dans toutes les régions tropicales de l'Ancien
Monde.
Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 193
REMERCIEMENTS
Mes sentiments de reconnaissance vont tout particulièrement à mon
ami Pierre Vierre, du Muséum national d'Histoire naturelle, qui m'a
confié aux fins d'étude le riche matériel récolté à Madagascar et rassemblé
dans les collections du Laboratoire d'Entomologie ; la plus grande partie
provient d’ailleurs des captures effectuées par lui-même au cours de ses
missions dans la Grande Ile. Grâce à lui, j'ai pu aussi examiner les types des
espèces dont il a la charge.
J'adresse aussi mes bien vifs remerciements à M. A. Warson, à M.
D. S. FLercuer et au Dr I. W. B. Nvx, qui m'ont apporté toute leur aide
et leur concours pour l'examen des types conservés dans la collection du
British Museum (Natural History) et qui m'ont permis de les étudier au
cours d’un séjour à Londres ; de plus ils m'ont confié de nombreux spécimens
de Madagascar.
C’est grâce au Dr H. J. HANNEMANN, du Musée Zoologique de l'Uni-
versité Humboldt à Berlin, que j'ai pu examiner d’autres types et les
Plusiinae conservés dans cet Institut ; je l’en remercie bien vivement,
Source : MNHN, Paris
fer SAMIR TANIOTIOA
Dasraieurion DA Hiue nes RéPRGRE NONANDÉMIQUES
Trlehoplusia molybdina + : sa Ÿ2
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NOCTUIDAE PLUSIINAE 195
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Source : MNHN, Paris
196 C. DUFAY
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Source : MNHN, Paris
NOCTUIDAE PLUSIINAE 197
INDEX SYSTÉMATIQUE
Les noms des GENRES sont en petites capitales, les synonymes en
italiques.
Les genres et espèces nouveaux sont précédés d’un astérisque.
accentifera, 98.
acuta, 181.
anargyra, 59.
antsalova, 171.
arachnoïdes, 33.
ARGYROGRAMMA, 150.
aurifera, 41.
aurisuta, 114.
chalcoides, 167.
chalcites, 176.
chalcytes, 176.
chalsytis, 176.
CHrysoDEIxIs, 174.
*CrENoPLUSIA, 91.
cupreomicans, 37.
epargyra, 95.
*EUTHEIAPLUSIA, 10.
exquisita, 37.
florina, 46.
furihatai, 174, 181.
gammaloba, 145.
gorilla, 67.
griveaudi, 141.
g-roseum, 69.
hildebrandti, 157.
homoia, 49.
ignescens, 80.
ignicollis, 54.
indicator, 69.
lampra, 84.
laqueata, 111.
leucostigma, 132.
limbirena, 128.
micans, 102.
molybdina, 24.
Neoplusia, 174.
ni, 20.
orbifer, 165, 187.
orichalcea, 41.
oxygramma, 29.
pauliani, 123.
PLusioPaLpA, 155.
*porphyrea, 106.
pratti, 12.
rhodographa, 118.
semirosea, 63.
seyrigi, 137.
signata, 152.
sogai, 87.
*SriGMOPLUSIA, 165.
thaumasia, 161.
transfixa, 20.
TRicHOPLUSIA, 15.
verticillata, 176.
viettei, 77.
Source : MNHN, Paris
198
C. DUFAY
GENRES, ESPÈCES ET FORMES CITÉS N'APPARTENANT PAS
A LA FAUNE DE MADAGASCAR
adjuncta, 176.
adrasta, 157, 161.
aenescens, 106.
agnata, 176.
aranea, 66.
camptogramma, 155.
chalcedona, 80, 84.
chryson, 15.
daubei, 69.
Diachrysia, 15.
dichora, 155, 156, 161.
dinawa, 176.
dorfmeisteri, 113, 118, 122.
edora, 122.
EosPHOROPTERYX, 91.
eriosoma, 174, 176.
fracta, 141, 145.
furcifera, 110.
geminipuncta, 91.
lunata, 59, 63.
mapongua, 98.
melanocephala, 106.
mutans, 110.
obtusisigna, 24, 27.
ogovana, 110.
ornatissima, 150.
phocea, 137.
placida, 141, 145.
pseudochaleytes, 176.
reticulata, 59, 63.
rhodochrysa, 114, 123.
rutilifrons, 150.
sestertia, 98.
spoliata, 59, 63.
thyatyroides, 91.
verruca, 150, 152.
violascens, 54.
PLANCHE 1
Les papillons sont représentés à une échelle de peu inférieure à 1.
1 : Eutheiaplusia pratti (Kenrick), 4. — 2 : Trichoplusia sogai (Dufay),
8, Holotype. — 3 : T. exquisita (Felder et Rogenhofer), 4. — 4 : T. arach-
noides (Distant), 8. — 5: T. transfiva (Walker), 9. — 6 : T. lampra (Dufay),
8, Holotype. — 7 : Clenoplusia epargyra (Dufay), 4, Holotype. — 8: Tri-
choplusia ignescens (Dufay), &, Holotype. — 9 : T. molybdina (Dufay), 6,
Holotype. — 10 : T. ni (Hübner), 4. — 11 : T. orichalcea (Fabricius), d.
12: T. florina (Guenée), 4. — 13 : T. homoia (Dufay), $, Holotype.
T. ignicollis (Dufay), d, Paratype. — 15 : T. anargyra (Guenée), 8. —
16: T. semirosea (Dufay), 4, Holotype. — 17 : T. gorilla (Holland), $. —
18 : T. indicator (Walker), &. — 19 : T. cupreomicans (Hampson), ©. —
20 : T. vietlei (Dufay), 4, Holotype. — 21 : Cenoplusia pauliani (Dufay),
4, Holotype.
Source : MNHN, Paris
C. Duray
Planche 1
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 2
22 : Ctenoplusia laqueata (Dufay), &, Holotype. —23:C.aurisula(Dufay),
&, Holotype. — 24 : C. rhodographa (Dufay), 4, Holotype. — 2
tifera (Lefebvre), 8. — 26 : C. micans (Dufay), 4, Holotype. — 2
-phyrea n. sp., 4, Holotype. — 28 : C. limbirena (Guenée), 4. — 2! . seyrigi
(Dufay), 4 Holotype. — 30 : C. griveaudi (Dufay), 4, Holotype. — 31 :
C. gammaloba (Hampson), d. — :. leucostigma (Dufay), &, Holotype. —
33 : Argyrogramma signala (Fabricius), 9. — 34 : Plusiopalpa hildebrandti
(Saalmüller), 4. — 35 : P. thaumasia Dufay, 4, Holotype. — 36 : Stigmo-
plusia chalcoides (Dufay), 4, Holotype. — 37 : S. antsalova (Dufay), &,
Holotype. — 38 : Chrysodeixis chalciles (Esper), 4. — 39 : C. acuta
(Walker), 3.
Source : MNHN, Paris
C. Duray
Planche 2
Source : MNHN, Paris
Le
5“
x ue
su
LTÈeE
:
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoolo-
gique. L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général,
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune »: P. Vierre, 45 bis, rue de Buffon, Paris (€), ou à :
M. Paul Griveau», Centre O.R.S.T.O.M. (anciennement I.R.S.M.),
B. P. 434, Tananarive (Madagascar).
En vente à la Librairie René THomas
36, rue Geoffroy - Saint-Hilaire, Paris (5°),
et à la Librairie de Madagascar,
avenue de l’Indépendance, Tananarive (Madagascar).
Date de publication de ce volume : 80 avril 1970,
Fascicules publiés
Francs Francs
malgaches français
I. — Odonates Anisoptères, parle D'R.-C. Fraser, 1956... 900 fr. 18 fr.
IT. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae, par
RE PAULIIN 1066 PR ee 800 fr. 16 fr.
IT. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Verre, 1956 .. 700 fr. dÆitre
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Breu-
NING TO SR ee nes 0e 1.700 fr. 84 fr.
V: — Mantodea, par R. PAULIAN, 1957................. 600 fr. 12 fr.
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. BoNADoNA, 1957 ... 950 fr. 49 fr.
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Vicriers, 1958 . 700 fr. 14 fr.
VIIT. — Lépidoptères Sphingidae, par P. GRivEAUD, 1959 ... 4.200fr. 24 fr.
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R:-F. LAWRENCE,
CRM e ed A LE An Ann tac 800 fr. 16 fr.
X. — Poissons des eaux douces, par J. ArNouLr, 1959..... 1.500 fr. 30 fr.
Source ; MNHN, Paris
XI.
XII.
XII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVII.
XIX.
XX (1).
XXI.
XXII.
XXII.
XXIV.
XXV.
XXVI.
XXVIT.
XXVIIT.
XXIX.
XXX.
XXXI.
(2).
Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeina et
Onthophagini, par R. PaurraN; Helictopleurina, par
PF ÉEBIS, J0ODR ee Cou
Myriapodes. Chilopodes, par le DT R.-F. LAWRENCE,
LOG Re en au a eepeine
Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par
R: PAULIAN, 19612... 4...
Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. GRi-
vEAUD, 1961 ;
Aphaniptères, par le Dr Lumarer, 1962... 3e
Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. CROSNIER,
Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. GRIVEAUD,
DOG ee ce ocre
Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par
AMCRDSNIE RM II6D me ec lee eee
Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Paire, 1965
— Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae
(part.), par P. Vierre, 1965 .....................
— Id. Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, 1967.
Octocoralliaires, par À. Tixrer-DurivauLr, 1966....
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NUHAELES RL OO RS nue bus eue
Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A.
SÉATER 007 ER oc cc
Insectes. Orthoptères Acridoidea (Pyrgomorphidae
et Acrididae), par V. M. Dimsu et M. Descamps, 1968
Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PAULIAN
GRAVE TE LOGS Er ere nee nue
Insectes. Hémiptères Reduviidae (1re partie), par
AVTL TRS OS nn nm cer unies
Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G.
Kiriakorr, 1969. :
Insectes. Dermaptères, par A. BriNDLE, 1969 . SE
Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par
CÉDErAS MOUSE RERRRRER RS RER eee
4.200 fr.
4.200 fr.
3.500 fr.
. 1.200 fr.
1.200 fr.
2.400 fr.
2.500 fr.
2.500 fr.
1.750 fr.
2.500 fr.
3.500 fr.
3.500 fr.
6.000 fr.
3.500 fr.
1.500 fr.
1.500 fr.
3.500 fr.
3.000 fr.
3.500 fr.
4.000 fr.
2.000 fr.
24 fr.
24 îr.
70 fr.
24 fr.
24 fr.
48 fr.
50 fr.
50 fr.
35 fr.
50 fr.
70 fr.
70 fr.
120 fr.
70 fr.
30 fr.
30 fr.
70 fr.
60 fr.
70 fr.
80 fr.
40 fr.
80 fr.
Pierre ANDRÉ, Imp. 3, rue Leverrier, Paris (6°). — Dépôt légal :
2e trimestre 1970
INHN, Paris