FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXXIV
INSECTES
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE
par
Yves DE LAJONQUIERE
(Bordeaux)
O.R.S.T.O.M. CNRS.
Tananarive Paris
Source-=MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Recteur de l’Académie d'Amiens
(alors Directeur adjoint de l’I.R.S.M.)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Président de la République Malgache.
Son Excellence M. le Dr RAakoTO RATSIMAMANGA, Ambassadeur extra-
ordinaire et plénipotentiaire de la République Malgache en France, Paris. —
M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Mada-
gascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l'Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du C.N.RS., Paris. —
M. le Directeur général de l’O.R.S.T.O.M., Paris. — M. le Directeur du cen-
tre O.RS.T.O.M. (anciennement I.R.S.M.), Tananarive.
M. le Professeur Dr J. MiLLoT, membre de l’Institut, fondateur et an-
cien directeur de l'I.R.S.M., Paris. — M. le Professeur R. HeIM, membre de
lInstitut, Paris.
MM. les Professeurs A. S. BaracHOwskY, membre de l'Institut, Paris ;
A. CHABAUD, Paris ; C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris ; J. GUIBÉ, Paris ;
P. LEHMAN, Paris ; G. Perir, Paris ; J.-M. PÉRÈS, Marseille.
Comité de rédaction : M. R. PAULIAN, Président ; MM. C. DELAMARE
DEBOUTTEVILLE, P. DRACH, P. GRIVEAUD, A. GRJEBINE, J.-J. Peter, G.
RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER, P. VIETTE (secrétaire).
Les volumes de la « Faune de Madagascar », honorés d’une subvention
de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier du
Centre national de la Recherche scientifique et de l'Office de la Recherche
scientifique et technique Outre-Mer.
Source
: MNFA, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
XXXIV
INSECTES
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE
par
Yves DE LAJONQUIERE
(Bordeaux)
O.RS.T.O.M. C.NRS.
Tananarive Paris
1972
Bibliothèque Cen
|| Il Centrale Muséum
3 3001 (LIL | |
Source : MNHN, Paris |
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DES
SOMMAIRE
ÉNTRODUGTIONS 22e pee Le SEM: Eee ESS ACT Er 2. 000 3
MORPHOLOGIE RM ct lint Me LENULsEe Net SU, Las El oheN-e 4
Armures génitales mâles . . . + + + . + + :+ + . 5
CADEORNS ie RAT LUE JT, 5
Lobesadeslasiuxtamtensn moe. AC 2 ee 5
INC pee D om Ve caca AN Diop CH 5
TeSUMEN ES Cr CT NI Ru CRU OR ET Ne 5
IPénIS RES ST ANR ni Meet ce er ue 7
Epiphyse tibiale des mâles . + + + + + + + + + + . 7
Structures génitales femelles . . . . . . . . . . . . . 7
Bras latéraux de la sterigma . . . . . . . . . 7
Ductusibursuetet Durs ES EEE ON TE EC 9
Apophyses . 9
NERVATION ET CLASSEMENT à + 2 * + + à + + + + 9
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE . . *+ + + + + + + + + + + * . 15
NOMENCÉATURE Fe en COMENT ENS dRIRPLE RE OR En eUe 16
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES SOUS-FAMILLES . . + + + + + + 17,
Sous-famille Malacosomatinae . . . . . . . . . . . . . 17
Sous-familleLasiocampinae.2 4." ur 5 NE + 25
Sous-famille” Gonometinae "0 nn à Se 62
ESPÈCE DONT LA PRÉSENCE A MADAGASCAR EST DOUTEUSE . . . . . + 207
ÉSsPÈCE-NONIDENTIFIÉE 2e) fe ME Net dite Les 0er 200)
AUTEURS CITÉS Me T OR Ne POP EU IC IN ST EN RE 211
INDEX ALPHABÉTIQUE de 210
Source : MNHN, Paris
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LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 3
INTRODUCTION
Lorsque mon ami P. Vigrre me proposa l'étude des Lasiocampides de Mada-
gascar, je dois dire que je fus à la fois très intéressé par ce sujet d'étude, mais
aussi quelque peu hésitant devant la nouveauté d’une faune qui m'était totale-
ment inconnue. Mais il mit tant de complaisance à me faciliter les premiers pas
dans ce domaine que j'aurais eu vraiment mauvaise grâce à ne pas répondre à
son désir.
Au surplus, il avait déjà réuni bien des éléments importants, non seulement
grâce à sa parfaite connaissance de la Grande Ile et des brillantes études qu’il en
avait faites, mais, plus particulièrement aussi, en rassemblant toutes les données
déjà publiées par les auteurs. Au cours de visites au British Museum (N. H.), il
avait même pu faire un premier tri du matériel récolté et recevoir les avis des
éminents spécialistes de ce Musée.
Je suis donc entré de plain-pied dans une voie déjà tracée, et je ne saurais
trop lui en exprimer ici ma très amicale gratitude.
Mes remerciements vont aussi à tous ceux qui ont mis le plus grand empres-
sement à me communiquer les éléments de recherches nécessaires en pareille
matière. Je m'en voudrais de ne pas citer en particulier MM. W.H.T. Tams et
D.S. FzercHer, du British Museum (N.H.) ; le Dr. H.J. HANNEMANN, de l’'Hum-
boldt Universität de Berlin ; le Dr. Heinz ScHRôDper, du Senckenberg Museum,
de Francfort-sur-le-Main ; le Dr. M. BrïER, du Naturhistorisches Museum de Vien-
ne ; ainsi que le Dr. Gunnar HazuIN, du Riksmuseum de Stockholm ; les uns et
les autres, détenteurs de précieux types d'espèces décrites par les anciens auteurs.
La faune de Madagascar n'avait pu être étudiée dans le passé que très frag-
mentairement, par le fait d'un matériel trop restreint. Certes, parmi les Européens
qui y ont effectué, au cours du siècle passé et dès le début de celui que nous vi-
vons, des séjours plus ou moins prolongés, plusieurs s'y sont vivement intéressés
et ont fait de leur mieux pour jeter quelques lueurs dans ce qui n’était alors que
complète obscurité. Dans sa remarquable étude sur les Noctuelles Trifides de Ma-
dagascar, Vierte (1962) a donné sur eux tous des renseignements précis, un
court résumé de leur vie à Madagascar et un aperçu de leur action de naturalis-
tes : tous ceux qu’intéresse l'histoire de l'Entomologie dans ce pays éprouveront
un réel plaisir à la lecture de ces pages, claires et vivantes, qui rendent un juste
hommage à ces pionniers.
Cependant, les procédés de chasse, tout spécialement aux Insectes nocturnes,
étaient à l’époque fort rudimentaires, le pays difficile, et ces premières captures
ne pouvaient qu'être beaucoup trop isolées pour permettre une vue d’ensemble
sur une faune qui s’est révélée, d’ailleurs, très spécialisée.
Tout naturellement, les premiers récolteurs avaient communiqué leurs captures
aux spécialistes réputés qui travaillaient en Europe, et c'est ainsi que des au-
teurs célèbres, tels que Boispuval, GUENÉE, A. ViNsoN, P. MABILLE, BUTLER,
SAALMüLLER, KENRICK, AURIVILLIUS, suivis plus récemment par le Pr. E. M. Hr-
RING et par Vierre lui-même, ont pu décrire un certain nombre de Lasiocampides
malgaches.
Source : MNHN, Paris
4 Y. DE LAJONQUIÈRE
Mais ce n’est, en fait, que depuis le milieu du présent siècle que des explora-
tions systématiques ont pu être menées à bien, grâce aux efforts conjoints du
Gentre national de la Recherche scientifique, en France, et de l'Office de la Re-
cherche scientifique et technique Outre-Mer, à Madagascar. C'est P. Vierre qui
coordonna ces efforts, pour les Lépidoptères, avec le soutien de M. le Professeur
Dr J. Mizuor, Membre de l'Institut, et de M. le Recteur R. PauL1aN, effectuant lui-
même de nombreuses expéditions parfois dans des lieux difficiles d'accès.
En ce qui concerne la famille des Lasiocampidae, les chiffres suivants mon-
treront les résultats obtenus :
sur 93 espèces actuellement identifiées, 29 seulement étaient connues en 1950,
15 ont été nommées par Vigrre depuis lors, et les 49 autres sont décrites dans
la présente étude ou l'ont été par moi dans des notes récentes. Ces chiffres ne
comprennent pas les sous-espèces ou formes, parfois très remarquables, qui
viennent s’y ajouter.
Les particularités topographiques et climatologiques de Madagascar ont été
minutieusement étudiées dans l'ouvrage de Vierre précité, tout autant que la
zoogéographie l'a été dans la savante étude de Renaud PAuLIAN, publiée dans la
série de la « Faune de Madagascar », tome 13. Ces travaux sont du plus haut
intérêt et permettent de comprendre plus aisément la répartition des espèces. Il
serait vain d'y revenir. Toutefois, pour une meilleure compréhension de ce qui
suit, il paraît utile de rappeler ici que l'Ile est schématiquement divisée en quatre
zones principales :
&. — une arête longitudinale de hautes montagnes et de hauts plateaux, à
climat moyennement humide, appelée par les Botanistes « Domaine du Centre ».
b. — une zone orientale de grande pluviosité et de végétation exubérante,
s'étendant sur la pente souvent très raide qui relie la zone précédente à l'Océan
Indien ; zone dite « Domaine de l'Est » ;
c. — une zone plus sèche constituée par le moutonnement dégressif des pen-
tes occidentales de l’arête centrale vers le détroit de Mozambique, dite « Domaine
de l'Ouest > ;
d. — enfin, une zone très sèche, à végétation typiquement xérophile, qui
occupe l'extrémité méridionale de l'Ile, et qui est désignée sous le vocable de
« Domaine du Sud » ;
Bien entendu, ce ne sont là que les grandes lignes d’une division topographi-
que qui comprend, par ailleurs, un certain nombre d’enclaves et de pénétrations
interzones. La principale en est le « Domaine du Sambirano », situé sur la côte
Nord-Ouest, qui, bénéficiant d'une coupure dans l'écran montagneux central, voit
ainsi accrue la quantité d’humidité qui lui vient de l'Est.
On verra plus loin que ces différences climatiques ont eu une influence mar-
quée sur la répartition des divers groupes de Lasiocampides.
MORPHOLOGIE
En dehors des commentaires qui peuvent indiquer la forme, à Madagascar,
des pièces classiques des armures génitales, je crois qu’il est utile de préciser
quelques termes utilisés dans cette étude. Quelle que soit, en effet, la multipli-
cité des dénominations qui ont été données aux structures des Lépidoptères,
on constate à l'usage que certains éléments, plus ou moins particuliers au groupe
Source : MNHN, Paris,
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 5
étudié, n'ont pas reçu de nom précis et ne pourraient être dé
périphrases, trop longues pour être constamment répétées.
gnés que par des
Armures génitales mâles
— Cubile : tel est, par exemple, l'important organe, si fréquent chez les
Lasiocampides, que j'ai nommé cubile (1968 : 69). Très grand développement
du 9° sternite, auquel elle s’articule, cette sclérification ventrale partielle de la
membrane intersegmentaire joue, au moment de la copulation, un rôle vraisem-
blablement aussi important que celui des valves. Sa forme, tout autant que les
accessoires qu’elle porte fréquemment, éperons, spinules, plaques, etc., appor-
tent un précieux concours dans l'étude anatomique d’une famille dont, par
ailleurs, les structures sont assez simplifiées.
Les croquis de la figure 1 indiqueront les noms par lesquels je désigne dans
cette étude divers éléments des genitalia. On trouvera précisément, en 4, une
armure dépourvue de cubile, et, en B, une autre possédant cet organe : ce der-
nier type étant de beaucoup le plus fréquent
— Lobes de la juxta : je désigne ainsi les deux éléments jumelés qui enca-
drent le point d'insertion du pénis. Ce sont des sacs membraneux reliés au dia-
phragme, donc solidaires de l’ensemble pénis, valves et socii. Leur face ventrale
est garnie de quelques soies qui en font probablement des organes sensoriels.
Leur développement est généralement assez peu remarquable, sauf dans quel-
ques Genres, tels par exemple que les Genres Lamprantaugia (fig. 194, 196),
Melopla (fig. 195, 197, 256), ou Anchirithra (fig. 213), pour ne citer que ceux-ci.
— Valves : bien différenciées chez les deux premières sous-familles, elles
atteignent très vite chez les Gonometinae à un type très constant dont les varia-
tions sont minimes. La figure 1 B, est un exemple de cette forme.
La base interne des valves est en liaison directe avec le diaphragme et, par
conséquent, avec les lobes de la juxta, les socii et le pénis ; en position de repos,
les valves sont repliées sur cette membrane ; leur écartement projette le pénis
en avant. D'autre part, leur base est aussi reliée au tegumen par un joint mem-
braneux qui limite leur ouverture vers l'extérieur. On voudra bien noter que,
dans les préparations figurées, afin de donner plus de clarté à celles-ci, j'ai
complètement enlevé le diaphragme et le tube anal, toujours dépourvu de sca-
phium, pour ne laisser paraître que l’armure génitale proprement dite : il a été,
de même, incisé, au-dessus et au-dessous de la base des valves, la membrane
reliant celles-ci au tegumen, afin de permettre leur ouverture complète.
— Ce n’est que dans la sous-famille des Lasiocampinae que l'on trouve, à
Madagascar, une extension plus ou moins importante du sacculus, partie infé-
rieure de la valve, telle que la montre la figure 1, 4.
— Tegumen : sa partie dorsale ne présente guère d'intérêt chez les Lasio-
campides de cette étude, par le fait de l’absence totale d’uncus. Seuls, les
socii peuvent parfois montrer quelques variations, assez rarement d’ailleurs.
Ce sont des organes symétriques, garnis de soies et reliés, comme il a été dit, au
diaphragme, au même titre que les lobes de la juxta. Dans quelques rares Gen-
res, Closterothrix par exemple, ils prennent une amplitude digne d’être
remarquée ; chez d’autres, Apalelopteryx notamment, leur développement est
Source : MNHN, Paris
Y. DE LAJONQUIÈRE
ces
GE)
Fig. 1. Armures génitales G : A, Lechriolepis pratti (Kenrick) ; B, Ochrochroma sey-
rigi Ÿ. de Lajonquiére. — e, cubile ; {, lobes de la juxta ; $, sacculus ; soc, socii ; »,
valves.
Genitalia @ : C, Acosmetoplera phela n. St
de la sterigma ; db, ductus bursae ; 0.b., 0
— b, bursa copulatrix ; bil., bras latéraux
ium bursae ; st, sterigma.
Source : MNHN, Paris.
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 7
poussé jusqu’à la sclérification en forme de crochet de leur extrémité ; mais,
dans la grande généralité des cas, ils se réduisent à de petits sacs membra-
neux sans grand intérêt.
— Pénis : ici encore, il serait impossible de baser une classification de la
présente faune sur le seul caractère des pénis. Chez les Malacosomatinae et
chez les Lasiocampinae, on trouve bien des formes caractéristiques, encore
qu’une large variation puisse être notée à l’intérieur d’un même Genre, tel que
le Genre Closterothrix ; mais, dès que l’on aborde la sous-famille des Gonome-
tinae, la généralisation d’un type analogue à celui de la figure 1, B, ou très voisin,
devient telle que ce n’est que très rarement que l’on rencontre des formes origi-
nales : citons parmi celles-ci, le Genre Sunnepha (fig. 208 à 210) ou le Genre
Malacostola (fig. 220, 221).
Au surplus, l'amplitude de dévaginisation de la vesica est très limitée, et
cette membrane, généralement dépourvue de cornuti, ne présente guère d’inté-
rêt particulier.
Épiphyse tibiale des mâles
L'étude d’une famille, au sein d’une faune restreinte mais autonome comme
celle de Madagascar, m'a incité à étudier quelle pouvait être la variation d’un
organe à développement assez important, tel que l'épiphyse tibiale des mâles.
On trouvera dans les tableaux I et I bis le croquis de cet élément chez la pres-
que totalité des espèces de la Grande Ile.
Sans vouloir en tirer des conclusions excessives, on peut remarquer cepen-
dant que les sous-familles des Malacosomatinae et des Lasiocampinae offrent,
dans l’ensemble, une importante variation de l'épiphyse, soit dans sa forme, soit
dans sa réduction ou même son absence. Par contre, les Gonometinae sont, en-
core à cet égard, beaucoup plus constantes, ainsi qu'elles le sont, d’ailleurs,
en majeure partie, dans leur morphologie interne et souvent externe. Deux
exemples cependant permettront d'estimer que l’épiphyse tibiale n'est pas
un élément de détermination totalement négligeable : le premier ressortant de
son absence totale dans le Genre Eupagopteryx, tableau I, fig. 35, 36 et 37, alors
que tous les autres Genres de la sous-famille en sont largement pourvus ; le
second résidant dans la forme massive, et non effilée, des épiphyses du Genre
Gastromega, tableau I °° fig. 68, 69, très différente de celles des Genres voisins
Structures génitales femelles
— Bras latéraux de la sterigma : parmi les particularités des genitalia ©
(ig. 1, C), je ne commenterai guère que les € bras latéraux », expression par
laquelle je désigne les formations sclérifiées donnant une armature à la mem-
brane qui relie la plaque génitale à la base des apophyses antérieures.
Cette membrane qui, par ailleurs, réunit le 8° sternite au bord antérieur
de la plaque génitale, présente une grande amplitude et forme, entre ces deux
bases d’attache, un large repli, d’une contexture épaissie, dont la double épais-
seur vient faire écran devant la sterigma et l’ostium bursae. Indépendamment
de ce rôle de protection, il semble que cette ample disposition de l'organe femelle
lui permette une importante dévagination pour venir à la rencontre de l'organe
mâle, lui-même relativement fixe.
Source : MNHN, Paris
8 Y. DE LAJONQUIÈRE
Fig. 2, poches ventrales de bursae du Genre Closterothriæ : 1, Clost. gambeyi Mabille ;
2, Clost, bosei (Saalmüller) ; 3, Clost. nigrosparsata Viette ; 4, Clost. sikorae Aurivillius ;
5, Clost. secernenda n. sp. ; 6, Clost. leonina (Butler). (Dans les croquis 1, 2, 3, 4 et 6,
les poches sont représentées rabattues sur le côté gauche de la bursa copulatriæ).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 9
Ce repli membraneux, dépourvu de toute sclérification ou signe particulier,
est absolument sans intérêt chez les Lasiocampides de Madagascar : il a donc
été enlevé afin de permettre une plus grande netteté des images.
La variation de forme des « bras latéraux » est généralement peu importante,
surtout chez les Gonometinae : elle n’est pas nulle cependant et cet élément a,
au moins, le mérite d'avoir une forme constante à l'intérieur d’une même espèce.
Dans l'uniformité décevante de certains groupes, elle apporte parfois, de ce fait,
une indication intéressante.
— Ductus bursae et bursa : les bursae des deux premières sous-familles étu-
diées sont très caractérisées par leur pigmentation, non pas précisément entre
espèces d’un même Genre, mais tout-au-moins entre Genres voisins. Par contre,
là encore, elles ne présentent plus aucune particularité chez les Gonometinae
où elles sont constituées par une membrane incolore, sans marques ni orne-
ments.
Le ductus bursae est généralement très court et ne se distingue guère de la
partie inférieure de la bursa, ou bourse copulatrice, sauf chez quelques rares
espèces où il prend une forme quelque peu spiralée (fig. 1, C). Le plus souvent,
il est coudé dorsalement et n'apparaît pas derrière la sterigma.
— Apophyses : les apophyses, surtout antérieures, ne présentent guère d’in-
térêt que dans le Genre Lechriolepis où elles sont extrêmement réduites, sinon
même totalement absentes. Chez tous les autres Genres, elles n'offrent rien
de particulier.
NERVATION ET CLASSEMENT
Le classement adopté a été, dans ses grandes lignes, celui qu'Aurivrsrius
4927) a proposé pour les Lasiocampides de la faune africaine. Ce classement
est principalement basé sur la nervation. Il ne laisse pas cependant de présenter
ici bien des lacunes, surtout dans la sous-famille des Gonometinae. J'ai donc
cherché, dans cette faune de Madagascar, à apporter un peu de clarté dans la
division de cette sous-famille.
J'ai été ainsi amené à constater que deux éléments très différents s'y con-
jugaient pourtant dans la majorité des espèces, à savoir : la forme des antennes,
et la position de la nervure 8 (R4) des ailes antérieures. On peut définir ces deux
éléments comme suit :
— Antennes : celle
largement bipectinés
1 — un premier type, chez lequel les fasciculations sont de longueur sensi-
blement égale dans les deux rangées, externe et interne ; cette longueur
va en s’allongeant régulièrement, puis en se raccourcissant progressivement de
la base à l’apex, sans transition brusque : jusqu’à l'extrémité de l'antenne, ces
formations restent bien développées. Cette constitution donne des antennes
droites et symétriques telles que le montre la figure 167 de la planche XI, et, à
état naturel, la figure 29 de la planche IT.
2 — un second type, chez lequel on remarque une asymétrie des deux ran-
gées : le rang externe présente alors, dans son premier tiers basal, une dilata-
tion accompagnée d’un allongement très marqué des fasciculations, puis une
diminution brusque de leur longueur ; dans un second secteur, celle-ci reste
i sont, chez les 4, de deux types principaux, tous deux
Source : MNHN, Paris
10
Y. DE LAJONQUIÈRE
TABLEAU I.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 11
TABLEAU I (suite).
Source : MNHN, Paris
12 Y. DE LAJONQUIÈRE
TABLEAU 1 bis,
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 13
72.
TABLEAU Ibis (suite).
TaBLau I. Epiphyses tibiales de Lasiocampidae malgaches, exemplaires mâles (fig. 1
à 50) : 1, Raphipeza turbata (Butler) ; 2, R. graphiptera (Saalmäüller) ; 3, R. orientalis
Viette ; 4, R. perineti Viette ; 5, Lechriolepis stumpffit (Saalmüller) ; 6, L. fapiae Y.
de Lajonquière ; 7, L. ramdimby Viette ; 8, L. pratti (Kenrick) ; 9, L. johannae Y. de
Lajonquière ; 10, Closterothriz gambeyi Mabille ; 11, CI. bosei (Saalmüller) ; 12, CI.
funebris Y. de Lajonquière ; 13, CI. nigrosparsata Viette ; 14, CI. sikorae Aurivillius ;
15, CI. secernenda Y. de Lajonquière ; 16, CI. fulvipuncta (Vielte) ; 17, CL. leonina (Bu
ter) ; 18, CL. diabolus (M. Hering) ; 19, CL. goudoti Viette ; 20, CL. énsularis Victte ;
21, CI. goliath (Viette) ; 22, Odontocheilopteryx malagassy Viette ; 93, O. meridionalis
Viette ; 24, Europtera punctillata (Saalmüller), forme nigraluna Y. de Lajonquière ;
25, Lamprantaugia tamatavae (Guenée) ; 26, L. gueneana (Mabille) ; 27, Melopla ochra-
cea (Viette) ; 28, M. sparsipuncta (Viette) ; 29, Ochrochroma simplex (Aurivillius) ; 30, O.
seyrigi Y. de Lajonquière ; 31, O. aurantiaca (Viette) ; 32, O. cadoreli Y. de Lajonquière ;
33, O. nepos Y. de Lajonquière ; 34, Lerodes fulgurita (Saalmüller) ; 35, Eupagoptergæ
affinis (Aurivillius) ; 36, E. albolunatus (Kenrick) ; 37, E. affinis, forme parvula n. ;
38, Chrysium mesembrinus Y. de Lajonquière ; 39, Sunnepha minuta Y. de Lajonquière
40, Napta serratilinea Guenée ; 41, Anchirithra insignis Butler ; 42, Chionodiptera vil
ginalis (Viette) ; 43, Ch. nivea n. sp. ; 44, Endacantha cleptis (M. Hering) ; 45, E. moka
Y. de Lajonquière ; 46, E. albovirgata Y. de Lajonquière ; 47, Ochanella hova (Butler) ;
48, Malacostola psara n. sp. ; 49, Catlopizoma malgassica (Kenrick) ; 50, C. micans n. sp.
TaBceau Is, Epiphyses tibiales de Lasiocampidae malgaches, exemplaires mâles
(Gg. 51 à 81) : 51, Diaphoromorpha tamsi (Viette) ; 52, D. pumilio n. sp. ; 53 et 54,
Acosmetoptera phela n. sp. ; 55, À. ecpluta n. sp. ; 56, Phoenicladocera merina Y, de
Lajonquière ; 57, Ph. toulgoeti n. sp. ; 58, Ph. herbuloti n. sp. ; 59, Ph. vulpicolor (Ken-
rick) ; 60, Ph. parvinota (M. Hering) ; 61, Acosmetoptera raharizoninai Ÿ. de Lajon-
quière ; 62, Phoenicladocera griveaudi n. sp. ; 63, Ph. viettei Y. de Lajonquière ; 64,
Ph. wintreberti n. sp. ; 65, Ph. nitescens n. sp. ; 66, Ph. æanthogramma n. sp. ; 67, Ph.
turtur n. sp. ; 68, Gastromega badia Saalmüller ; 69, G. robusta n. sp. ; 70, Borocera
nigricornis n. sp. ; 11, B. cajani A. Vinson ; 72, B. madagascariensis Boisduval ; 73,
B. marginepunctata Guérin-Méneville ; 74, B. mimus n. sp. ; 76, B. attenuata (Kenrick) ;
76, Melopla abhorrens n. sp. ; 17, Pseudoborocera legrasi n. sp. ; 78, Apatelopteryx
phenaæ Ÿ. de Lajonquière ; 79, A. deceptrix (Kenrick) ; 80, A. pentheter Y. de Lajon-
quière ; 81, Phoberopsis ferox (Kenrick).
Source : MNHN, Paris
14 Y: DE LAJONQUIÈRE
à peu près constante, puis se raccourcit très vite à l'approche de l’apex ; les
fasciculations se transforment souvent alors en simples écailles coniques et la
pointe de l'antenne prend un aspect très effilé. Ce deuxième type est repré-
senté par la figure 168 de la planche XI : il faut tenir compte cependant de ce
que la préparation qui a donné cette image a « ouvert » et aplati les deux ran-
gées de fasciculations ; dans son état naturel, l'antenne se tord sur elle-même
au niveau de son premier tiers, prenant l’aspect caractéristique que montrent,
par exemple, les figures 86 et 88 de la planche V.
— Nervure 8 des ailes antérieures : en négligeant momentanément la posi-
tion de cette nervure dans les deux derniers Genres du classement des Gonome-
tinae à Madagascar, on s’aperçoit que son point de départ se réduit à deux posi-
tions :
a — l'angle antéro-supérieur de la cellule ;
b — la tige commune aux nervures 6 et 7.
Or on peut constater que, sur 23 Genres que comptent les Gonometinae mal-
gaches :
9 présentent à la fois le caractère noté 1 des antennes régulières et de la posi-
tion a de la nervure 8 : c’est ce que j'appelle « le Groupe I » ;
8 présentent à la fois le caractère 2 des antennes asymétriques et de la posi-
tion b de la nervure 8 ; c’est « le Groupe IL » ;
4 seulement présentent une interversion des facteurs, avec, d’ailleurs, varia-
tion en a ou en b, à l'intérieur d’un même Genre, de la position de la nervure
8 : c’est « le Groupe I bis » qui n’est vraiment, je crois, qu’une modification
accidentelle du Groupe I.
Enfin, les 2 derniers Genres, très particuliers, montrent, l’un, la naissance
de la nervure 8 sur la nervure 7 ; l’autre, sa naissance sur la nervure 9. L’un et
l’autre appartiennent par la forme de leurs antennes au Groupe II : je les ai
réunis en un « Groupe II bis >».
11 paraît probable, au surplus, que le caractère des antennes domine ici celui
de la nervation.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE.
Gonometinae. — Cette séparation des Gonometinae en deux Groupes prin-
cipaux n’a d’autre prétention que d'introduire une méthode de première déter-
mination pratique dans les représentants de cette sous-famille à Madagascar.
Elle s'accorde cependant assez bien, mais non sans exceptions, avec la répar-
tition géographique des deux types ainsi définis, puisque l’on peut constater,
sans tenir compte des débordements marginaux entre régions voisines, que les
Groupes I et I bis affectionnent plus volontiers les régions plus sèches de
l'Ouest et du Sud, tandis que les Groupes II et II bis préfèrent les régions plus
humides de l'Est et du Centre,
Vue sous cet angle, la répartition des Gonometinae s'établit en effet comme
suit :
Est Centre Ouest + Sud Nombre d'espèces
Groupe 1 + I bis 5 7 19 31
Groupe II + Il bis 22 12 5 39
t]
(non comptée l'espèce Phoenicladocera parvinota (Hering) de provenance
exacte inconnue).
Source : MNHN, Paris
RÉPARTITION DES GENRES PAR RÉGIONS
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE
TABLEAU II
15
Les chiffres libres indiquent le nombre d'espèces du Genre trouvées principalement
dans chaque « Domaine » ; les chiffres entre parenthèses, le nombre d’entre elles retrou-
vées dans d’autres régions.
MALACOSOMATINAE
Raphipeza
LASIOGAMPINAE
Lechriolepis .…
Closterothrix
Odontocheilopterix
Gonomerinar
Europtera ............
Lamprantaugia
Ochrochroma .
Lerodes
Eupagopteryx
Sunnepha
Chrysium
Napta
Anchirithra
Gr. I bis
Melopla
Chionodiptera
Ochanella
Endacantha
Gr. I
Malacostola
Callopizoma .
Diaphoromorpha
Acosmetoptera .….
Phoenicladocera ......
Gastromega
Borocera
Pseudoborocera ......
Gr. IT bis
Apatelopteryæ ........
Phoberopsis ..........
CENTRE SAMBIRANO OuEsr Sup
4 @) a)
3 siege) 1 @
8 2 @) @) 2 (2)
ñ
1 LED)
2
1 5
1 a)
1 1 @
3
1 @
u) CD Féurt
(ie
3
1 (eo)
CDS ET
GI ERAET CO) SAEAUEE (1)
4. @) 2 @
3 @)
1 LLC) (2)
Se (D) 1-1) 1
3 (2) 6 Q@) @ a)
2 a)
4 (2) 2 (2) @) @) a)
1
2 @ 1
ï _
(Dans les chiffres ci-dessus ne figure pas l'espèce Phoenicladocera parvinota (Hering)
dont la seule provenance indiquée est « Madagascar »).
Source : MNHN, Paris
16 Y. DE LAJONQUIÈRE
Ensemble des Lasiocampidae. — En dehors de ce point précis de la répar-
tition des Gonometinae, il est intéressant de voir quelle est celle de l’ensemble
de la famille, non plus seulement, cette fois-ci, en ne considérant que les habi-
tats principaux, mais en tenant compte aussi des « débordements marginaux »
qui étendent l'extension d’un même Genre sur plusieurs régions.
Le tableau II montre cette répartition.
On constate ainsi que l’on a trouvé jusqu'à maintenant :
27 espèces propres au Domaine de l'Est,
5 — communes à l'Est et au Sambirano,
ET _ VEst, au Sambirano et au Centre,
13 — à VEst et au Centre ;
9 — propres au Domaine du Centre,
2 — communes au Centre et au Sambirano,
1, — — au Centre, au Sambirano et à l'Ouest,
ue au Centre, à l'Ouest et au Sud ;
15 — propres au Domaine de l'Ouest,
7 — communes à l'Ouest et au Sud ;
3 — propres au Domaine du Sud ;
1 — ubiquiste ;
1 — de provenance indéterminée.
93
Ce qui permet de conclure que la richesse en Lasiocampides de chacune des
régions principales peut s'établir comme suit :
Domaine de l'Est : 52 à 53 espèces
_ du Centre : 35à 36 —
ni de l'Ouest : 271à 28 —
— du Sud 5 15à 16 —
— du Sambirano : 10 à 11 — (dont aucune en exclusivité).
NOMENCLATURE
Parmi les noms de Genres qui avaient été désignés par les auteurs, un cer-
tain nombre avaient été basés, sans doute, sur des considérations morpholo-
giques externes, peut-être aussi par analogie avec des espèces apparemment voisi-
nes de la faune africaine. Mais l'étude systématique des armures génitales m'a
montré que ces ressemblances n'étaient que superficielles, et, qu’en réalité, la fau-
ne des Lasiocampides de Madagascar était, dans sa presque totalité, composée de
Genres endémiques. C’est ainsi que deux Genres africains seulement, les Gen-
res Lechriolepis Butler et Odontocheilopteryx Wall, sont représentés dans la
Grande Ile, et qu’un troisième, le Genre Napta Guenée, décrit sur une espèce
de Madagascar, a peut-être un représentant en Afrique.
Ces particularités n'avaient pas échappé complètement, d’ailleurs, aux an-
ciens auteurs, puisque 8 Genres (dont le Genre Napta) avaient été créés par eux
pour appuyer leurs descriptions d'espèces malgaches.
L'important matériel que les expéditions de ces deux dernières désades a per-
mis de rassembler a évidemment fait apparaître des Genres jusqu'ici inconnus,
et qu’il était nécessaire de nommer. Et ceci, tout particulièrement dans la sous-
famille des Gonometinae dont la complexité est particulièrement remarquable.
Cette complication intéresse surtout les Groupes I et I bis, où l’on découvre
toute une série de formes généralement bien différenciées, mais fragmentées en
groupuscules de faible amplitude qui semblent constituer une sorte « d’échan-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 17
tillonnage » de cette partie de faune. Par contre, le Groupe II présente, dans son
ensemble, une bien plus grande homogénéité, tant dans sa morphologie externe
que dans ses genitalia.
Il existe cependant des < ponts » entre les deux Groupes, sous formes de Gen-
res qui, malgré les différences d'antennes et de nervation signalées, ont des ana-
logies frappantes : je ne veux citer, dans cet ordre d'idées, que les Genres Lam-
prantaugia, Groupe I, et Acosmetoptera, Groupe I, ainsi que les Genres Ochro-
chroma, Groupe I, et Phoenicladocera, Groupe II.
Je m'abstiendrai de tirer de ce qui précède des conclusions hasardées, me
bornant à constater la vitalité apparemment supérieure du Groupe Il, liée peut-
être aux conditions écologiques plus humides dans lesquelles il s'est en majeure
partie développé.
TABLEAU DE DÉ1
ERMINATION DES SOUS-FAMILLES
1. Cellule secondaire des ailes postérieures extrêmement réduite où même
à peine visible . . . . . SES ARE PERS + Malacosomatinae
— Cellule secondaire des ailes postérieures présente et bien visible . . 2
2. Cellule secondaire des ailes postérieures bien inférieure de taille, sur-
tout en longueur, à la cellule médiane . . . . . . . . Lasiocampinae
— Cellule secondaire des ailes postérieures sensiblement égale en longueur
au bord supérieur de la cellule médiane ; ces deux cellules ont à peu
près la même largeur . . . . . . . . . . . . . Gonometinae
Sous-famille MALACOSOMATINAE
Le caractère de nervation propre à la Sous-Famille est la réduction extrê-
me de la cellule secondaire des ailes postérieures, la nervure 8 venant toucher
le bord supérieur de la cellule normale en un point très voisin de la base et
s’en éloignant aussitôt. De ce fait, cette cellule secondaire se trouve très réduite,
souvent même à peine visible.
Cette Sous-Famille n’est représentée à Madagascar que par un seul Genre.
Raphipeza Butler
Raphipeza Butler, 1880, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 5, p. 386 (espèce type : Gogane tur-
bata Butler, 1879, fixée par l’auteur et seule espèce citée).
Description. — Genre composé d’espèces plutôt petites. Antennes des mâles
bipectinées, les fasciculations des deux rangées de longueur sensiblement égale,
assez courte, régulière et ne diminuant qu’à l'approche de l’apex. Antennes des
femelles à fasciculations légèrement plus courtes, plus épaisses, tendant quel-
quefois à un aspect dentiforme. Palpes labiaux fortement velus, dans l'axe de la
tête, et prolongeant celle-ci en museau subconique. Front également garni
d’assez longs poils ainsi que les tibias et les tarses ; épiphyse tibiale assez
petite, généralement présente aux pattes antérieures mais parfois absente. Yeux
glabres. Abdomen mince et très allongé, terminé par une assez longue touffe
anale.
Ailes antérieures courtes, larges et arrondies chez les mâles, un peu plus al-
Source : MNHN, Paris
18 Y. DE LAJONQUIÈRE
longées chez les femelles. Le bord interne porte généralement en son milieu, chez
les deux sexes, une dent garnie de longues écailles filiformes de couleur semblable
à celle de l'aile ou, au contraire, nettement contrastée. AURIVILLIUS in SEITz dé-
finit la nervation comme suit : « cellule des A. ant. fermée ; nervure 6 des A.
ant. partant tout-à-fait librement de l’extrémité de la cellule ou très brièvement
tigée à la nervure 7. Nervures 9 et 10 des ailes antérieures bien plus longues que
leur tige. ».
Armure génitale & (pl. XII, fig. 169 à 172). — Tegumen normalement dévelop-
pé, dépourvu d’uncus, mais portant deux socii latéraux faiblement sclérifiés et
garnis de soies ; valves très simplifiées, étroites et longues ; lobes de la juxta al-
longés et coniques, plus où moins développés, absence de saccus mais présence
d’un cubile assez peu important, généralement divisé en deux branches quoique
parfois soudé en une seule pièce longitudinale (R. graphiptera p. ex.) et dé-
pourvu de formations épineuses quelconques ; pénis très particulier, court et
trapu dans l’endopénis, puis fortement allongé en « bec » mince et pointu dans
l'exopénis, avec une vesica abondamment garnie de petits cornuti spiniformes
lui donnant l'aspect d'un pompon ; ce pénis est tout à fait caractéristique de l’ar-
mure 4 du Genre.
Armure génitale 9 (pl. XXII, fig. 262 à 264). — Lobes de l’oviporus typiques ;
apophyses postérieures très longues et fines ; segment abdominal 8 ample-
ment développé, assorti d’apophyses antérieures également longues et fi-
nes ; sterigma réduite à deux bras latéraux étroits et effilés ; ostium bursae am-
ple, ainsi que le ductus bursae, ce dernier présentant une forte sclérification
punctiforme par particules noires s'étendant généralement sur la moitié distale
de la bursa.
Répartition géographique. — Genre madécasse.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Ailes postérieures, claires, {épi tes 2j ne totem ie 2
— Ailes postérieures noires . . . . . . . . . . . . . HR. perineti
2. Ailes antérieures des mâles sans bande médiane noire ; femelles n’excé-
dant pas 45 mm d'envergure . . . . . . . . . . . .R. turbata
— Ailes antérieures des mâles barrées par une bande médiane noire ; en-
vergure des femelles dépassant 50 mm . . . . . . . . . . 3
3. Ailes antérieures avec la bande médiane très rétrécie au bord interne
(1. I, fig. 2, pl. VL, fig. 101). . . 2 Vs SARA ne . R. graphiptera
— Ailes antérieures avec la bande médiane à peine rétrécie au bord interne
Œl I, fig. 8, pl VI, fig 103) . . . . . . . . . . .R:orientalis
Raphipeza turbata (Butler)
(&, pl. I, fig. 1 ; ©, pl. VI, fig. 100)
Gogane turbata Butler, 1879, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 4, p. 237 (Q).
R. (aphipeza] turbata (Gogane turbata) Butler ; BurLen, 1880, ibid., (5) 5, p. 387
(espèce-type du genre Raphipeza).
Rhaphipeza Turbata Butler ; SaaLmüLuer, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 240.
Raphipeza turbata Butler ; Aumvicurus, 1927, in A. Sewrz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 211, pl. 29 a.
Raphipeza turbata Butler ; Couuen, 1936, in E. Srnan, Lepid. Cat., pars 73, p. 41.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 19
Raphipeza turbata (Butler) ; Visrre, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année,
p. 216, p. 217.
Raphipeza pratti Viette, 1962, ibid., 31e année, p. 216 (d).
Cette espèce se présente dans la Grande île sous forme de deux sous-espèces.
Raphipeza turbata turbata (Butler)
Types. — {urbata Butler. Holotype : 1 ©, Madagascar Centre, « Antanana-
rivo » (Kingdon) (British Museum, N.H.).
pratti Viette. Holotype : 1 G, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d’Ana-
lamazaotra, 910 m, 22-XI1-1954 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — . Il a été décrit sous le nom de R. pratti par P. Vierre,
comme indiqué ci-dessus. On reprendra ici la description originale :
< Envergure : 24-26 mm ; longueur des ailes antérieures : 11-12 mm. Anten-
nes recouvertes dorsalement d’écailles blanc jaunâtre. Palpes labiaux jaune ochra-
cé, avec les parties latérales, sauf l’apex, noires. Tête jaune ochracé. Patagia et
tegulae fauves, abondamment mouchetés de blanc ; moitié interne des seconds
complètement fauve : à leur apex quelques écailles filiformes noires. Abdomen
jaune fauve très clair, avec l’apex de la touffe anale marquée de noir. Dessous
du corps et pattes blanc jaunâtre.
Ailes antérieures de couleur fondamentale blanc jaunâtre, avec des bandes et
lignes transversales d’un fauve clair. Bandes anté- et postmédiane bien marquées,
la seconde intérieurement précédée d’une fine ligne parallèle. Un petit point
noir, plus ou moins développé, sur les discocellulaires. Extérieurement à la ba
de postmédiane, les nervures sont finement marquées de noir. Une ombre no:
râtre entre R 5 [7] et M 2 [5], comportant une tache mieux marquée. Au-dessous
de l’apex, une bande submarginale, festonnée, gris noirâtre. Touffe du bord infé-
rieur de l’aile, avec l’apex des écailles d’un noir brillant. Frange concolore, avec
un liseré proximal fauve clair.
Ailes postérieures de même couleur que l'abdomen, mais un peu plus claire,
avec une vague indication d’une ligne transversale plus foncée. Zone apicale
teintée de gris noirâtre. Frange, comme aux ailes antérieures.
Dessous des quatre ailes blanc jaunâtre, plus foncé dans la moitié proximale,
avec une bande transversale interne brun jaunâtre et une série transversale ex-
terne de lunules gris noirâtre ».
Epiphyse tibiale : voir le tableau I, figure 1.
Armure génitale. — Elle est représentée planche XII, figure 169.
9. Envergure : 42 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 20 mm
env. Semblable au mâle, avec cependant tendance à une moindre accentuation des
lignes et bandes transversales.
Armure génitale. — Elle présente chez cette espèce une bourse copulatrice
longue et oblique, très fortement obscurcie dans sa partie basale par un semis très
serré de points noirs ; semis qui devient moins dense dans sa moitié terminale,
quoique toujours important. Un très court ductus bursae fait la liaison entre la
bourse copulatrice et l'ostium bursae dont l’environnement ne présente guère
d’autre sclérification que deux minces bras latéraux délimitant le bord supérieur
de la plaque génitale. La figure 262 de la planche XXII, bien que reproduisant
l'armure génitale d’une femelle de la sous-espèce R. t. nigrosignata nov., don-
Source : MNHN, Paris
20 Y. DE LAJONQUIÈRE
ne une idée assez exacte de celle armure, mise à part une certaine différence
dans la direction de la bourse copulatrice, qui chez R. L. turbata, est plus oblique
dès sa base, non coudée à angle droit, et se développe en droite ligne jusqu'à son
extrémité,
Distribution dans l'ile. MaDaGascar SamBiRANO : Massif du Tsaratanana,
matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 1 900 m [2 050 m] (P. Soga). —
—Région d’Analalava, poste de Maromandia, massif du Manongarivo, 1 150 m
(P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Route de Sambava à Andapa, Belalona, 100 m (P. Griveaud,
A. Peyrieras et P. Viette). — Région d'Ambatondrazaka, Andranomandevy (Didy),
1039 m (P. Griveaud). — Route de Beparasy, km 25 (B. Turlin). — Route d’Ano-
sibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette) ; Ampitameloka, 800 m (P. Gri-
veaud) ; km 52 (P. Griveaud et R. Vieu) ; km 57 (P. Viette). — Route de Lakato,
km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Griveaud, P. Viette). — Environs de Périnet, forêt
d'Analamazaotra, 910 m (P. Viette).
MaDaGascar CENTRE : € Antananarivo » (Kingdon).
Biologie. — Sous-espèce de la pluvisilva récoltée en VII, X, XI, XII, , I et V.
Raphipeza turbata nigrosignata n. subsp.
Dans la région du Sud-Ouest de l'Ile, on trouve des exemplaires nettement
plus petits et de couleur plus foncée. Malheureusement, aucun mâle de cette sous-
espèce n’a encore été capturé et l’on doit se contenter de la décrire d’après une
petite série de femelles.
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Sud, plateau Mahafaly, Ankalirano,
11966 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Inconnu.
©. Très semblables à celles de R. {. turbata, dont elles diffèrent cependant
par une taille notablement plus petite : envergure 31 mm (chez l’holotype) à
32 mm ; longueur du bord costal de l'aile antérieure 16 mm env.
Ailes antérieures de couleur fondamentale d’un jaune plus foncé, un peu
grisâtre ; un semis, généralement assez lâche, d’écailles noires est répandu sur
toute l'aile, mais se concentre plus spécialement dans l'espace médian qu'il en-
vahit totalement chez quelques exemplaires ; un petit point noir discocellulaire
est toujours bien apparent ; une nébulosité noirâtre précède, avant l'apex, et sur
le bord costal, le départ de la ligne antéterminale qui, formée de points noirs in-
ternervuraux doublés extérieurement de points clairs, court parallèlement au bord
terminal et est toujours bien marquée jusqu’au bord interne.
Ailes postérieures, elles aussi, d’un jaune plus foncé que chez R. £. turbata.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 262). — Elle montre une bourse copulatrice plus
coudée, dont la dense sclérification basale est plus courte que chez les femelles
venant de la pluvisilva.
Distribution dans l'île. — Mapagascar Ouesr : Route nationale 7, 64 km à
VEst de Tuléar, forêt d’Andranovory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud) (9).
MapaGascar Sup : Plateau Mahafaly, Ankalirano (P. Griveaud) (Q).
Source : MNHN, Paris:
LÉPIDOPTÉ LASIOGAMPIDAE 21
(Toutes paratypes : coll. Muséum, Paris, centre O.R.S.T.O.M., Tananarive, et la
mienne).
Biologie. — Sous-espèce récoltée en I.
Remarque. — Il n’est pas impossible que ces exemplaires femelles du Sud-
Ouest de Madagascar appartiennent, en fait, à une espèce très voisine mais
différente. Seul, l'examen de l’armure génitale mâle, quand on aura capturé ce
sexe, permettra de se prononcer à ce sujet.
Raphipeza perineti Viette
CG; pl. I, fig. 4)
Raphipeza perineti Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 217.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d'Anala-
mazaotra, 910 m, 11-11-1955 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Faisant suite à sa description de R. pratti [= R. turbata
(Butler) G], P. Vigrre a décrit comme suit le mâle de R. perineti :
«< Taille et habitus de l’espèce précédente, mais se distinguant facilement des
autres espèces de Raphipeza par une couleur fondamentale des ailes antérieures
d’un brun ochracé foncé et, surtout, par les ailes postérieures qui sont d’un noir
profond, avec les poils et la frange du bord abdominal d’un jaune orange plus ou
moins marqué ; les autres parties de la frange sont de la couleur fondamentale
des ailes antérieures. Ces dernières présentent une tache discale noire et les ner-
vures finement marquées en noir.
Dessous des ailes gris jaunâtre, avec l’aire costale et une bande postmédiane
noires, aux ailes antérieures, et trois bandes transversales médianes gris noirâtre,
aux ailes postérieures.
Abdomen brun bronzé à noirâtre, avec la touffe apicale noire ».
Je me permettrai cependant de préciser, qu’au verso des ailes antérieures, la
< bande noire », très maculaire, est plutôt subterminale que « postmédiane », et
que les « trois bandes transversales médianes.. » sont également maculaires, sauf
peut-être la plus voisine de la base, et sont très également placées à intervalles
égaux dans la surface de l’aile.
Epiphyse tibiale absente, voir tableau I, figure 4.
Armure génitale (pl. XII, fig. 172). — Cette armure est, comme on peut le
voir, très voisine de celle de R. furbata.
Q. Elle m'est inconnue.
Distribution dans l'île. MapaGascar Esr : Réserve naturelle intégrale n° 3,
Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga). — Environs de Périnet, forêt d’Anala-
mazaotra, 910 m (P. Viette). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m
(P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva de moyenne altitude récoltée en XI, I,
I, I, VI.
Source : MNHN, Paris
22 Y. DE LAJONQUIÈRE
Raphipeza graphiptera (Saalmüller)
(, pl I fig. 2 ; ©, pl. VI, fig. 101)
Hydrias Graphiptera Saalmüller, 1880, Ber. über die Senckenb. naturforsch. Ges., VI-
1879-VI-1880, p. 264 (G).
Hydrias Graphiptera Saalmüller ; SaazmüLuer, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, p. 236, pl. 6,
fig. 96 (S).
Hydrias graphiptera Saalmäüller ; Brancsir, 1891, Jahresh. naturw: Ver. Trencsiner
Comitat., 1890/91, 13 u. 14 Jahrg., p. 164.
Euglyphis Graphiptera, Saalmüller ; Kimby, 1892, A syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths),
1, p. 847.
Finaphipeza) graphiptera Saalmüller ; Aumvuus, 1927, in A. Srrz, Gross-Schmett.
d. Erde, 14, p. 211 (comme synonyme de Raphipeza turbata).
[Raphipeza) graphiptera Saalmüller ; Cour, 1936, in E. Srnann, Lepid. Cat, pars
73, p. 41 Gbid.).
Bombyx Echinata Saalmüller, 1880, loc. cit, VI-1879-VI-1880, p. 265 (9).
Bombyæ echinata Saalmüller ; Buren, 1882, Cist. Ent. 3, pars 26, p. 21 (espèce
appartenant probablement au genre sud-américain, Hydrusa).
Bombyx Echinata Saalmüller ; SaamüLren, 1884, loc. cit., 1, p. 237, pl. 4, fig. 47 (Q)
(comme synonyme d’Hydrias graphiptera).
[Raphipeza) echinata Saalmüller ; Aumviuius, 1927, ên A. Særrz, loc. cit., 14, p. 211
(comme synonyme de Raphipeza turbata).
[Raphipeza] echinata Saalmüller ; CoLuier, 1936, in E. Srrann, loc. cit, pars 13,
p. 41 Gbid).
Types. — graphiptera Saalmüller. Holotype : 1 4, Madagascar Sambirano,
Nosy Be, forêt de Lokobe (C. Ebenau) (Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-
Main, Lep. 3957).
echinata Saalmüller, Holotype : 1 9, Madagascar Sambirano, Nosy Be, forêt de
Lokobe (4. Stumpff) (Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main, Lep. 3956).
Description. — &. Envergure : 36-38 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 16-17 mm. Antennes à flagellum brun, à fasciculations de même cou-
leur mais un peu plus claire. Front brun ; palpes labiaux nettement plus foncés ;
touffes de poils blancs à la base des antennes ; ptérygodes. blancs, à bordure
intérieure brun foncé, contrastant fortement avec la couleur brune du thorax ;
celle-ci s'étendant en bande dorsale sur les deux premiers segments de l'abdomen
qui est, lui-même, brun clair et terminé par une touffe anale brun noir. Dessous
du thorax et pattes entièrement garnis de longs poils blancs comme ceux des pté-
rygodes. Epiphyse tibiale normalement développée (tabl. I, fig. 2).
Ailes antérieures courtes, larges et très arrondies au bord externe ; d’une cou-
leur fondamentale gris blanchâtre et finement mouchetées d’écailles rousses ; du
milieu approximatif du bord costal part une bande transversale, large d'environ
3 mm, d’une couleur brune atténuée par des écailles plus claires, émettant un
court prolongement vers l’apex entre les nervures 6 et 8, puis devenant franche-
ment noire dans la moitié externe de la cellule, pour se rétrécir légèrement en-
suite et reprendre la couleur brun atténué de sa partie subcostale ; dans leur
traversée de cette bande, les nervures ressortant très nettement en jaune blanchä-
tre ; avant et après cette bande, une ombre extrabasilaire et une ombre médiane
coudée sont faiblement inscrites en bistre rouille ; des macules internervurales
gris foncé dessinent une ligne antéterminale à peu près parallèle au bord termi-
nal, sauf entre les nervures 4 et 6 où elles sont franchement déportées vers la base
de l'aile ; un fin liseré terminal foncé précède la frange qui, de même couleur
que le fond de l'aile, est à peine entrecoupée par des écailles légèrement plus fon-
cées.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 23
Ailes postérieures d’une tonalité bistre, un peu plus foncée que celle des ailes
antérieures, devenant brun clair à la base de l'aile ; sur ce fond uni, se voient à
peine deux ombres transversales, respectivement placées au premier et au deu-
xième tiers environ de l'aile ; liseré terminal comme aux ailes antérieures.
Envers des quatre ailes gris blanchâtre très clair, légèrement teinté de bistre,
concolore ; sur ce fond, se détachent nettement en gris noir, d’abord au premier
tiers une ombre transversale continue mais denticulée, ensuite une ligne irrégu-
lière antéterminale composée de macules internervurales.
Armure génitale (pl. XII, fig. 170). — Elle n’appelle d'autre remarque que
l'exceptionnelle forme du cubile, soudé en une seule pièce longitudinale.
9. Envergure : 50 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
24-26 mm. Ailes antérieures très différentes de celles du mâle et dépourvues de la
bande transversale foncée si caractéristique de celui-ci ; couleur fondamentale
bistre ; une fine ligne antémédiane brune partant de la côte projette immédiate.
ment sous celle-ci une pointe aiguë vers l’apex, le long des nervures 9 et 10, puis
se rabat à peu près directement vers le bord interne qu'elle atteint à son premier
tiers environ, après avoir donné naissance, approximativement au niveau de la
nervure 2, à une petite ligne anguleuse qui la double jusqu’au bord interne ; gros
point discal à l'extrémité de la cellule, noir et triangulaire ; ligne postmédiane,
fortement et doublement coudée, prenant naissance au deuxième tiers environ de
la côte, puis, après une pointe vers l’apex, sensiblement similaire à celle de la
première ligne précédemment décrite, revient vers l'extrémité de la cellule
sans toutefois l’atteindre, puis dessine une deuxième pointe vers le bord terminal
sur la nervure 4 avant de repartir vers le bord interne qu’elle atteint un peu au
delà de sa moitié ; dans sa partie supérieure, cette ligne est empâtée par un den-
se semis d’écailles noires à l'extérieur de la branche rentrante du premier angle
qu’elle décrit ; enfin, une ligne antéterminale, très marquée en noir et doublée
de clair entre la côte et la nervure 4, puis presque effacée dans sa partie infé-
rieure, part de la côte un peu avant l’apex et s'inscrit à peu près parallèlement
au bord terminal.
Ailes postérieures, avec l’ombre antéterminale très apparente.
Armure génitale. — Noir la figure 263 de la planche XXII.
Distribution dans l'île. — MAbAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe
(C. Ebenau, 4. Stumpff), Pointe à la fièvre (R. Paulian). — Massif du Tsaratanana,
matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 1 900 m [2050 m] (P. Soga) ;
versant Sud, Andohananalila, 1 850 m (P. Soga). — Région du Tsaratanana, Nord-
Ouest de Mangindrano, Anontsy, 1 650 m (P. Soga).
MaDaGascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, An-
janaharibe, 1 600 m (P. Soga). — Route de Beparasy, km 25 (8. Turlin). — Route
d’Anosibe (B. Turlin). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1100 m (P. Viette).
— Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette, R. Vieu). — 6
km Nord-Ouest de Fanovano (P. Griveaud et R. Vieu). — Région de Midongy du
Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Viette et P. Griveaud).
MaDaGascar CENTRE : Ouest du lac Alaotra, route d’Andriamena, forêt d’An-
dranobe, 1250 m (P. Griveaud). — Environs d’Anjozorobe, Analavory, 1420 m
(P. Griveaud). — La Mandraka, 1 200 m (P. Viette, B. Turlin). — Forêt à l'Est du
lac de Mantasoa, Andrangoloaka, 1389 m (P. Griveaud). — Est d’Ambatolampy,
Andranotobaka, 1400 m (P. Griveaud). — Environs d’Ambohimahasoa, canton
de Tsarafidy, forêt d’Ankafina, 1 400 m (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
24 Y. DE LAJONQUIÈRE,
Mapacascar Ouesr : Nouvelle route d’Ambondromany à Port Bergé Vaovao,
km 122, forêt de Sarodrano, 140 m (P. Griveaud). — Au Nord de Morondava,
forêt d’Andranomena (Ratovoson). — Route nationale 7, 64 km Est de Tuléar,
forêt d’Andranovory, 500 m (P. Griveaud et Ratovoson). — Forêt au Nord d’An-
dranovory, 510 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en X et XI, puis en I, II, III, IV et V.
Raphipeza orientalis Viette (n. comb.)
(4, pl I, fig. 3 ; ©, pl. VE, fig. 103)
Raphipeza turbata orientalis Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année,
p.217.
Type. -- Holotype : 1 d, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d'Ana-
lamazaotra, 910 m, 18-IV-1955 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — @. Envergure : 32-34 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 15-16 mm. Légèrement plus petit que le mâle de R. graphiptera ;
celui de cette espèce lui ressemble à un point tel que sa description ne saurait être
différente ; on doit seulement noter les indications suivantes permettant de les
différencier : chez R. orientalis, la couleur fondamentale des quatre ailes est d’un
jaune d’ocre très clair au lieu du gris argenté de R. graphiptera ; la bande foncée
transversale, si caractéristique de ces deux espèces, est proportionnellement un
peu plus large, surtout dans sa partie médiane ; enfin, les ailes postérieures ne
sont pas d’une tonalité plus foncée que celle des ailes antérieures. Epiphyse
tibiale : figure 3 du tableau I.
Armure génitale (pl. XU, fig. 171). — On indiquera les très grandes diffé-
rences qui séparent cette espèce de R. graphiplera : valves plus courtes et plus
larges, très long développement des lobes de la juxta, et surtout du cubile, large-
ment ouvert en deux courts éléments divergents ; le pénis, nettement plus impor-
tant malgré la taille plus petite de l’Insecte, présente un bec plus droit et plus
robuste ainsi qu’une grande abondance de cornuti dans la vesica.
9. Envergure : 67 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 33 mm
env. Tout à fait semblable à celle de l'espèce précédente ; même couleur bistre
marron clair ; coupe de l'aile à l’apex paraissant cependant un peu plus arron-
die : point cellulaire plus gros et moins effilé en triangle ; ligne extrabasilaire
moins tourmentée, la pointe subcostale et celle qui se trouve un peu avant le bord
interne étant moins prononcées.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 264). — Elle montre une légère différence dans
la longueur des bras latéraux de la sterigma, ceux-ci étant plus courts chez R.
orientalis.
Distribution dans l'ile. — Cette espèce n’est actuellement connue que de la
forêt d’Analamazaotra, près de Périnet, 910 m (P. Viette).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce capturée dans la pluvisilva de moyenne altitude en I et
IV.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 25
Remarque. — Très voisine de R. graphiptera par l'aspect des imagos mâles
et femelles, cette espèce doit cependant en être séparée ; elle n'appartient pas non
plus à l'espèce R. {urbata à laquelle elle avait été originellement rattachée à titre
de sous-espèce. En fait, elle est, dans la faune des Lasiocampides de Madagascar,
le premier cas de doublage apparent d’une espèce très voisine, en l’occurrence R.
graphiplera ; d’autres espèces « couplées » seront rencontrées au cours de cette
étude, espèces qui ne présenteront même pas les très importantes différences ren-
contrées ici dans les armures génitales.
Sous-famille LASIOCAMPINAE
Dans sa classification des Lasiocampides éthiopiens, Auivizzius (1927) place
cette Sous-Famille en sixième position. Il la caractérise par le fait que la cellule
basilaire bien que nettement formée par la conjonction de la nervure 7 et de la
nervure 8, reste bien inférieure en taille, et surtout en longueur, à la cellule mé-
diane. Cette dimension réduite, bien apparente, l’oppose à la Sous-Famille des
Gonometinae qui comprend la grande majorité des espèces malgaches.
Les Lasiocampinae sont représentés à Madagascar par trois Genres seulement,
dont un peut être considéré comme endémique. Les deux autres, Lechriolepis et
Odontocheilopteryx, sont les seuls Genres, présents dans la Grande Île, qui aient
des représentants dans une autre faune. En 1968, nous avons exposé en effet
les raisons pour lesquelles il y avait lieu d'éliminer de Madagascar la présence
du Genre Streblote (— Taragama). Il en est de même, d’ailleurs, des Genres
Hydrias, Chrysopsyche, Schaussina, Lasiocampa, etc. auxquels avaient été ratta-
chées un certain nombre d'espèces.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES
1. Ailes antérieures sans touffes écailleuses au bord interne. . . . . 2
— Aïles antérieures avec deux touffes écailleuses au bord interne . . .
NES St Reef ë Odontocheilopteryx
2. Mâles : valves courtes et triangulaires ; pénis en bec de canard. Femel-
les : apophyses antérieures très courtes ou même nulles . . . Lechriolepis
— Mâles : valves longues et étroites. Femelles avec les apophyses anté-
RIEUPESENOEMALES ee D 0 : Le Closterothrix
Lechriolepis Butler
Lechriolepis Butler, 1880, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 5, p. 385 (espèce-type : Lechriolepis
anomala Butler, 1880, désignée par l’auteur et seule espèce citée).
Protogenes Saalmäüller, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 240 (espèce type : Trabala
stumpffii Saalmüller, 1878, seule espèce citée).
Trabaloïdes Kia, 1892, A syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths), 1, p. 818 (x. n. pour Pro-
togenes Saalmüller, 1884, pr. par Protogenes Haeckel, 1865, Prot.).
Description. — Dans l'aspect extérieur des imagos, la particularité frappante
de ce Genre réside à première vue dans le dimorphisme très accentué des sexes
chez la plupart des espèces qui le composent. D'une façon générale, il comprend
des Insectes à ailes plutôt frêles, à abdomen mince chez les mâles, terminé
chez les femelles par une volumineuse touffe de poils rappelant un peu celle des
femelles de Lymantriidae.
Source : MNHN, Paris
26 #. DE LAJONQUIÈRE
La nervation est particularisée par le fait que les nervures 9 et 10 des ailes
antérieures sont beaucoup plus courtes que leur tige et que la nervure 9 aboutit
au bord costal un peu avant l’apex.
Chez les mâles, l’épiphyse tibiale est absente ou réduite à l'état d'indication,
sauf chez une seule espèce.
Armure génitale 4. — Elle est très simplifiée, notamment par l'absence du
cubile. Elle montre un ample tegumen, assorti de deux faibles socii garnis de
soies : deux robustes valves subtriangulaires, courtes et larges, dont les sacculi
s'érigent en lobes bien développés ; un exopénis généralement très élargi et aplati
en forme de bec de canard et une vesica le plus souvent dépourvue de cornuti.
Armure génitale 9. — Celle-ci est très caractérisée par la brièveté des apophy-
ses, relativement courtes dans la paire postérieure, et réduites à des moignons,
ou même tout-à-fait manquantes, dans la paire antérieure ; la sterigma est égale-
ment très diminuée ou, en tout cas, non sclérifiée ; seuls, le ductus bursae et la
bourse copulatrice présentent, chez la plupart des espèces, une sclérification
punctiforme un peu analogue à celle des femelles du Genre Raphipeza, quoique
plus clairsemée.
Répartition géographique. — (Genre africano-malgache.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mâles
1. Ailes postérieures de couleur foncée (pl. I, fig. 7, 8et 9). . . . . 2
_—_ Ailes postérieures de couleur claire (pl. I, fig. 5 et 6) . 4
2. Espèces de petite taille, envergure inférieure à 35 mm . . 3
— Espèce de taille moyenne ; couleur verte et jaune, bandes Hnmeshies
Bris gréent (Di L Bale ce ie oi ch Lou ca moe ele PlAttl
. Ailes antérieures vert mousse ou violacé, tout au moins sur le disque
PL pe) ee . . . L stumpffü
— Ailes antérieures entièrement marron foncé (3 18 fig. 8). ... L. tapiae
4. Ailes antérieures avec les lignes transversales marron clair (pl. I, fig. 5)
5 L. ramdimby
iles antérieures avec les ligues à ansversales très foncées, presque noi-
res et plus denses (pl. L, fig. 6). . . . . . . . . . . L. johannae
Femelles
1. Couleur fondamentale des ailes jaune ou blanc jaunâtre . a 2
— Couleur fondamentale des ailes bistre marron (pl. VIL, fig. 105) : te +
Bron nt BIS, qi Meier Di 18% 28 L. ramdimby
2. Absence presque complète de dessins ; couleur jaune d’or pâle (pl. VI,
fige 102), ue : . . . L. tapiae
— Dessins bien accusés, notamment Ja. Dande antéterminale Has sine 3
3. Couleur fondamentale des ailes jaune foncé ; ts dessins gris ar-
gent (pl. VIL, fig. 107) . . . . IS e,ssflnpratti
2 Cvteurirondementalerdestaiestjanhe pale ourblanc jaunâtre-4/pas de
traces gris ATgENt 20 ne ne ONU 4
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 27
4. Ailes antérieures avec la bande antéterminale violacée et échancrée
entre les nervures 4 et 5 (pl. VI, fig. 104). . . . . . . .L. stumpffi
— Ailes antérieures avec la bande violacée antéterminale non échancrée
et formée de taches internervurales (pl. XI, fig. 165) . . . L. johannae (?)
Lechriolepis stumpffii (Saalmüller)
(@, pl. 1, fig. 9 ; ©, pl. VI, fig. 104)
Trabala Stumpffii Saalmüller, 1878, Ber. über die Senckenb. naturforsch. Ges., VI-1877-
VI-1878, p. 93 (9).
Lasiocampa Stumpffii Saalmüller ; MamLue, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879),
318.
D Proloeens Stef Satailler. SaazmüLuen, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 240,
pl. 4, fig. 48 (0).
Trabaloides Stumpfi, Saalmüller ; Kinsr, 18
1, p. 818.
Chrysopsyche stumpffit Saalmüller ; Aunivizzius, 1927, in A. Setrz, Gross-Schmett.
d. Erde, 14, p. 211, pl. 29 b.
Chrysopsyche Stumpffii Saalmäüller ; Coruwen, 1936, in E. Srrann, Lepid. Cat, pars
73, p. 40.
A syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths),
Lechriolepis anomala Butler, 1880, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 5, p. 386 (Q).
Lechriolepis Anomala Butler ; SaazmüzLen, 1884, loc. cit., 1, p. 240,
Lechriolepis anomala Butler ; Aurivizius, 1997, in A. Serrz, loc: cit, 14, p: 217
(art.).
Lechriolepis anomala Butler ; Couter, 1936, in E. Srran, loc. cit., pars 73, p. 192.
Chrysopsyche pauliani Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31e année, p. 215
a).
Lechriolepis stumpftii stumpffii (Saalmüller)
L. s. stumpffii (Saalmüller) ; Y. pe Lasonquièrr, 1970, Bull, Soc. ent. France, 74,
(969), p. 236.
Types. — stumpffii Saalmüller. Holotype : 1 ©, Madagascar Sambirano, Nosy
Be (4. Stumpff) (Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main, Lep. 3955).
anomala Butler. Lectotype : 1 ©, Madagascar Centre, Fianarantsoa (W. D.
Cowan) (British Museum, N. H.).
pauliani Viette. Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, forêt de Befasy, 45 km au
Sud de Morondava, 1/10-1-1956 (R. Paulian) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Par suite du grand dimorphisme sexuel existant chez cette
espèce, le mâle a été décrit sous le nom de Chr. pauliani par P. ViertE, comme
indiqué ci-dessus. On en reprendra la description
«< Envergure : 30-32 mm ; longueur des ailes antérieures : 16-17 mm.
Antennes noires, le flagellum dorsalement parsemé d'écailles blanches. Pal-
pes labiaux gris vert olivâtre, avec le troisième article plus clair. Tête gris vert
olivâtre, marqué d’un peu de jaune orange sur le front. Patagia, tegulae et thorax
de même couleur que la tête, les premiers et surtout les seconds lavés de jaune
orange. Abdomen gris vert olivâtre, avec la touffe anale orange. Dessous du corps
et pattes gris jaunâtre, la poitrine et les parties latérales du thorax d'un gris plus
foncé.
Ailes antérieures de couleur fondamentale vert olivâtre, avec une tache dis-
cocellulaire blanc jaunâtre et des indications de bandes transversales anté- et
Source : MNHN, Paris
28 Y. DE LAJONQUIÈRE
postmédiane jaune orange plus ou moins bien visibles. La région du tornus et,
chez certains individus, toute la région marginale sont gris clair. Le bord infé-
rieur est de cette dernière couleur. Frange concolore.
Ailes postérieures d'un gris presque uniforme, avec le tiers proximal plus
foncé. Une zone jaune orange plus ou moins bien marquée à l’apex de la côte.
Marge externe et frange gris foncé.
Dessous des ailes gris, les antérieures largement envahies de noir et les posté-
rieures noires seulement dans la région costale où se trouve une grande tache
crème. Une tache discoïdale jaune orange est parfois présente aux ailes anté-
rieures ».
Tibias antérieurs sans épiphyse (tabl. I, fig. 5).
Variation. — Les exemplaires que nous avons pu étudier ne présentent pas
tous la couleur fondamentale g vert olivâtre des ailes antérieures, de la tête
et du thorax avec ses accessoires, mentionnée dans la description donnée ci-des-
sus : ils en constituent même très nettement une faible minorité ; la plupart, au
contraire, sont franchement de couleur bistre ou même violacée. La tache € blanc
crème », signalée au verso des ailes postérieures est, précisons-le, une tache
n’affectant que le bord costal de l’aile à peu de distance de sa base.
La variation de cette espèce peut être importante, jusqu’à produire des exem-
plaires brun marron foncé ; ces derniers seront nommés brunnescens n. form. (1).
Armure génitale (pl. XI, fig. 173). — C’est l'armure de l'holotype de la forme
brunnescens qui est représenté ici ; elle est, bien entendu, strictement sembla-
ble à celle de la forme normale.
Q. Deux types d’imagos femelles semblent constituer des variations sai-
sonnières : l’un, plus grand et plus vivement coloré, apparaissant en janvier, donc
en plein été austral ; l’autre, plus petit et beaucoup plus pâle, semblant repré-
senter la génération printanière.
Les types de la première forme ont une envergure de 68 à 72 mm env. et
une longueur du bord costal des ailes antérieures de 35 à 39 mm ; ceux de la
deuxième, une envergure approximative de 48 à 50 mm, pour une longueur de
la côte des ailes antérieures d'environ 25 à 26 mm. C’est une femelle du premier
type qui est figurée planche VI, figure 104, et il semble que ce soit cette forme qui
soit la plus conforme au type femelle de l'espèce décrite par Burcer sous le nom
de Lechriolepis anomala.
Premier type : Thorax et abdomen jaune clair ; antennes à flagellum jaune,
devenant noir dans son dernier tiers ; fasciculations noirâtres, courtes et fines.
Aïles antérieures de couleur fondamentale jaune d'or, sur laquelle se déta-
chent en brun rouge les lignes transversales habituelles (anté- et postmédiane, sub-
terminale) et la tache discocellulaire ; l’espace basilaire est également envahi par
cette couleur, ainsi qu'une grande partie de l'intervalle qui sépare la ligne post-
(1) Lechriolepis stumpffii forme & brunnescens n. — Forme de même taille que
la forme nominative n'en diffère que par sa couleur brun marron foncé dans toutes ses
parties ; seules se détachent en jaune clair la tache discocellulaire des ailes antérieures
ét, à un degré moindre, la région apicale des ailes postérieures ; les ombres médianes,
précédant les « bandes transversales anté- et postmédiane », alors effacées, restent
visibles en gris foncé aux quatre ailes.
Holotype : 1 g, Madagascar Ouest, Ankarafantsika, Ampijoron, 170 m, 1-1957 (P.
Griveaud) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 29
médiane de la ligne subterminale ; même couleur des nervures dans leur traver-
sée de l’espace terminal ; très courte frange jaune d'or.
Ailes postérieures jaune uni, avec seulement, en brun rouge, le début d’une
bande médiane dans la région subcostale et une tache diffuse sous-apicale, ain-
si que l'extrémité des nervures.
Deuxième type : Couleurs semblables à celles du premier type, mais très con-
sidérablement atténuées, le jaune d’or devenant un blanc jaunâtre et le brun rouge
une teinte faiblement lilacée.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 265). — Elle montre une absence totale d’apo-
physes antérieures.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Environs de Diégo-Suarez,
montagne des Français, vallée Antsoa, 100 m (P. Griveaud). 50 km au Sud-Est
de Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Viette).
AR SamBiRano : Nosy Be (4. Stumpff).
MADAGASCAR CENTRE
Mapa.
: Fianarantsoa (W. D. Cowan).
MapaGascar Ouest : Région de l'Ankarafantsika, Ampijoroa, 170 m (P. Gri-
veaud). — Au Nord de Morondava, forêt d’Andranomena (Ratovoson). — Route
de Belo sur Mer, 3,5 km au Sud de Morondaya, Androvabe (B. Turlin). — 45 km
au Sud de Morondava, forêt de Befasy (R. Paulian). — Nord-Est de Sakaraha, forèt
de Lambomakandro (R. Catala). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar,
forêt d’Andranovory, 500 m (P. Griveaud et Ratovoson). Forêt au Nord d’An-
dranovory, 510 m (P. Griveaud).
MapaGascar SuD : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 40 m
(P. Griveaud ; P. Griveaud et Ratovoson). — Environs de Tranaroa, vallée Maroa-
Koho, 200 m (P. Viette et P. Griveaud). — Beloha (A. Robinson). — 14 km au Sud de
Beloha, piste de Lavanono (P. Griveaud).
Lechriolepis stumpffü totaviridis Y. de Lajonquière
Lechriolepis stumpffit totaviridis Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent, France, 74,
(1969), p. 236.
Type. — Holotype : 14, Madagascar Sud, environs de Tuléar, plateau calcaire
au Sud-Est de Miary, 40 m, 23/27-1-1969 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum,
Paris).
Description originale. — « Sous-espèce nettement plus petite que L. s.
stumpffii (Saalmüller). 4 : envergure 28-29 mm ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 12-13 mm. Tète et thorax vert olive.
Ailes antérieures entièrement vert mousse, à l'exception de quelques faibles
traces de gris dans la partie inférieure de l’espace compris entre la ligne post-
médiane et la ligne subterminale ; cette teinte vert mousse peut être accentuée
en jaune jusqu'à une couleur vieil or ; les lignes transversales jaunes et le point
discocellulaire de même couleur se retrouvent comme chez L. $. stumpffii.
Ailes postérieures entièrement gris de plomb, sauf dans la région subcostale
qui conserve la couleur des ailes antérieures.
Verso identique à celui de la sous-espèce nominative ».
Source : MNHN, Paris
30 Y. DE LAJONQUIÈRE
Distribution dans l'île. — Une petite série de mâles (femelle inconnue) récol-
tés en même temps que l’holotype en I.
Biologie. — L. slumpffii est une espèce malgache appartenant plus particu-
lièrement aux formations végétales de la Région malgache occidentale, capturée
en VII, XI, XII, LU, I et VI.
Lechriolepis tapiae Y. de Lajonquière
(, pl. 1, fig. 8 ; ©, pl. VI, fig. 102)
Lechriolepis tapiae Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969), p. 236.
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Centre, Ambositra, col des Tapias, éle-
vage O.R.S.T.O.M. n° 46, éclos le X-1965 (P. Monsarrat) (genitalia, prép. Y.
de Lajonquière n° Mad. 64) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 31 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 16 mm env. Antennes à flagellum et fasciculations noirs. Tête,
vertex, palpes labiaux, ptérygodes et thorax roux, aussi bien que les pattes ; ab-
domen un peu plus foncé, touffe anale fauve. Tibias antérieurs sans épiphyse
(tabl. I, fig. 6).
Ailes antérieures de couleur générale marron plus ou moins largement varié
de rougeñtre dans la moitié basilaire, puis devenant gris noirâtre dans les aires
terminale et apicale ; la couleur rougeñtre est bien distincte au début de l’inter-
valle des nervures 5 et 6, après le très fin trait vertical blanc doublé de noir qui
souligne l'extrémité de la cellule ; les ombres transversales anté- et postmédiane,
gris foncé, sont à peine discernables.
Aïles postérieures de gris foncé à noir, entièrement unies à l'exception d’un
lavis rougeâtre dans l’aire subcostale.
Verso des quatre ailes semblable au recto ; trait de l'extrémité de la cellule
bien marqué ; aux ailes postérieures, une tache costale blanc jaunâtre couron-
nant l’épaulement voisin de la base.
Armure génitale (pl. XI, fig. 174). — Elle montre un pénis tout à fait confor-
me à celui de L. stumpifi (Saalmüller), mais possède un embryon de cubile.
9. Envergure : 51 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
29 mm env. Antennes très fines à flagellum jaune, devenant progressivement
noir dans son dernier tiers ; à double rangée de fasciculations dentiformes noi-
res, très courtes à la base, progressivement un peu plus longues en allant vers la
pointe. Tête, thorax et ses annexes jaune d’or ; abdomen également jaune, por-
tant à son extrémité une épaisse garniture de poils bruns où bistres.
Les quatre ailes, recto et verso, d’un beau jaune d’or, un peu plus clair dans
les parties discale et interne où elles sont quelque peu transparentes ; des traces
des lignes médianes apparaissent aux ailes antérieures en jaune plus foncé, ainsi
que le point discocellulaire, bien marqué en cette même couleur ; aux ailes posté-
rieures, on voit seulement dans la région subcostale le début, interrompu à sa
rencontre avec la nervure 6, d’une ombre médiane également de même couleur.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 266). — Cette espèce montre des apophyses
postérieures plus longues que celles de L. stumpffii, et de courts embryons d’apo-
physes antérieures.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 31
Distribution dans l'île. — On ne connaît que des exemplaires récoltés à l’é-
tat de chenille au col des Tapias, sur la route d’Antsirabe à Ambositra,
Répartition géographique. -— Madagascar.
Biologie. — Espèce de la zone à Tapias du domaine du Centre : éclôt au mois
d'octobre en élevage.
Remarque. — Cette espèce n’est connue que par deux couples provenant d'un
élevage sur Tapia. Les femelles sont en parfait état et donnent de précieuses cer
titudes sur le dimorphisme considérable susceptible d'être rencontré dans le Gen-
re Lechriolepis. Les deux mâles se sont malheureusement fortement détériorés
contre les parois de la boite d'élevage semble-t-il.
Lechriolepis pratti (Kenrick)
CG, pl L fig. 7 ; 9, pl. VIT, fig. 107)
Chrysopsyche pratti Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 599, pl. 31, fig. 14
)
Lechriolepis pratti Kenrick ; Autvicuus, 1927, in A. Sewz, Gross-Schmelt. d. Erde,
14, p. 220, pl. 29 f.
Lechriolepis Pratti Kenrick ; Coutien, 1936.
Lechriolepis pratti (Kenrick) ; Vie
p. 217 (néallotype 9).
in E. Srnann, Lepid. Cat. pars 73, p. 194.
196%, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année,
Type. — Lectotype : 1 G, « Central Madagascar, 2500 ft, Jan.-March 1911 »
(F: B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forèt d'Analamazaotra] (2)
(British Museum, N. H.).
Description. — G. Envergure : 40-46 mm env. ; longueur du bord costal
des ailes antérieures : 19-22 mm env. Antennes à flagellum jaune et à fascicula-
tions noires. Tête, collier, ptérygodes brun jaune un peu verdâtre ; front un peu
plus clair ; palpes labiaux marrons ; thorax verdâtre ; abdomen jaune sur le des-
sus, un peu teinté de grisâtre en dessous. Epiphyse tibiale : figure 8 du tableau
I ; c’est la seule espèce du Genre où elle présente un volume normal.
Aïles antérieures de couleur fondamentale vert mousse à jaunâtre ; sur ce
fond, se dessinent à peine en un peu plus foncé les lignes transversales habituel-
les, l’antémédiane présentant un angle fortement rentrant entre les nervures 4
et 6 ; cette dernière ligne plus où moins largement doublée intérieurement par
une bande irrégulière gris argent, qui ressort comme le caractère le plus frappant
de l'espèce, et qui est limitée elle-même intérieurement par une nouvelle ombre
transversale à peine marquée ; frange brune.
Aïles postérieures de même couleur générale que les ailes antérieures, plus
jaunes cependant dans leur moitié basale et interne où les lignes transversales
disparaissent au dessous de l'aire subcostale ; même bande gris argent avant la
ligne antéterminale ; frange également d'un brun plus foncé.
Verso des quatre ailes gris jaunâtre uni avec la partie discale et médiane plus
Claire ; les bandes gris argent du recto se traduisent au verso par une tonalité
gris jaunâtre plus foncée que le reste de l'aile,
@) Voir la note infrapaginale 1 de la page 8 du tome XXIV de la « Faune de Mada-
gascar > (1967), traitant des Lépidoptères Thyrididue.
Source : MNHN, Paris
32 Y. DE LAJONQUIÈRE
Armure génitale (pl. XI, fig. 175). — Elle est très caractérisée par la couron-
ne de cornuti qui orne la moitié antérieure de la vesica.
Q. Cette dernière a été décrite par P. Vierre (L. c.) comme suit :
« La femelle diffère du mâle par une large extension des zones jaune orange
au détriment du vert olivâtre, notamment aux ailes postérieures, où la couleur
verte a presque entièrement disparu. Aux ailes antérieures, deux zones jaune
orange : l'une dans la cellule, l'autre entre la nervure anale et le bord inférieur,
absentes chez le mâle. Thorax de même couleur que l'abdomen >.
J'ajouterai à cette description que la femelle reproduite planche VII, figure
107, ne présente plus aucune trace de couleur vert olivâtre et est entièrement
dun beau jaune d'or, plus foncé que celui de la femelle de L. tapiae ; les lignes
transversales sont très accentuées et les bandes gris argent sont, par contre, très
atténuées. Antennes à flagellum brun foncé et à fines fasciculations noires.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 269). — Apophyses antérieures très courtes ;
bourse copulatrice présentant une beaucoup moins grande densité des selérifi-
cations punctiformes que les autres espèces du Genre.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Contreforts du Tsarata-
nana, Haut Sambirano, vallée de la Besanetrikely, 1 100 m (P. Viette).
Mapacascan Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, An-
dasy IT (camp I], 1 500 m (P. Soga). — Route d’Anosibe, km 48, 880 m (P. Gri-
veaud), km 52 (P. Griveaud et R. Vieu), km 57 (P. Viette). — Route de Lakato,
km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazao-
tra, 910 m (F. B. Pratt, P. Viette, R. Vieu, B. Turlin). — Environs de Moramanga,
route de Beparasy (G. Dujardin Delacour). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana
(P. Griveaud et R. Vieu). — Région d’Ifanadiana, environs de Ranomafana, 700 m
(P. Viette). — Région de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Viette et
P. Griveaud).
Mapacascar CENTRE : Ouest du lac Alaotra, route d’Andriamena, forêt d’An-
dranobe, 1 250 m (P. Griveaud). — La Mandraka, 1 200 m (P. Griveaud et R. Vieu,
P. Viette, B. Turlin).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en X, XIT, I, 1, I, IV. Semble
plus abondante à la fin de la saison des pluies.
Lechriolepis ramdimby Viette
(, pl. L fig. 5 : Q, pl. VI, fig. 105)
Lechriolepis ramdimby Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 217.
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Est, au Sud de Midongy du Sud, forêt de
Befotaka, 950 m, 3/7-I11-1959 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — G. P. Vierre a défini cette espèce de la façon suivante :
« Cette nouvelle espèce est voisine de L. pratti (Kenrick). Elle s’en distingue,
outre les caractères indiqués dans le tableau ci-dessous, par la présence d’une
tache discale plus ou moins nette, d’un gris jaunâtre, aux ailes antérieures.
Source : MNHN, Paris:
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 33
1. Pénis, avec un long bec ventral à l'arrière de l’orifice par lequel
sort la vesica ; cette dernière est garnie d’un amas de fins et nombreux
cornuti Istiatds aient rt hititetene Enr pratti
_— Pénis, avec le bec ventral à l'arrière de l’orifice par lequel sort Ja vesi-
ca très court ; vesica sans cornuti . . . + . . . L. ramdimby ».
L. ramdimby a, en effet, une grande ressemblance avec L. pratti. On peut noter
cependant les différences suivantes qui ne permettent vraiment aucune confu-
sion :
Chez L. ramdimby, l'ombre postmédiane est nettement plus accentuée et sur-
tout plus droite ; le point discocellulaire clair est en général très apparent ; l'ab-
sence totale aux quatre ailes des bandes gris argent, si rémarquables chez L.
pralti, suffirait à elle seule à éliminer toute hésitation ; les ailes postérieures sont,
du fait de cette absence, concolores, plus pâles que les ailes antérieures.
Envergure : 39 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures
19 mm env. Antennes avec le flagellum jaune et les fasciculations gris noir plus
longues que chez L. pratti. Tête, thorax et ses annexes vert olive comme la partie
basilaire des ailes antérieures. Abdomen jaune contrastant vivement avec la cou-
leur du thorax. Epiphyse tibiale remarquablement petite (tabl. I, fig. 7).
Les ailes antérieures sont nettement divisées par la ligne postdiscale en deux
parties diversement colorées : l’aire basale d’un beau vert olive chez les exem-
plaires de couleur typique, l'aire postdiscale d’un gris très légèrement malvacé,
rayé par le trajet en clair des nervures, et traversé par l'ombre maculaire subter-
minale.
Les ailes postérieures sont d’un gris jaunâtre, assombri par un léger semis d’é-
cailles grises, surtout dans la région apicale ; aucune trace de lignes ou de dessins
n’est visible.
Verso des quatre ailes uni, de la même couleur que le recto des ailes posté-
rieures
Variation. — Les mâles de cette espèce semblent avoir une assez grande gam-
me de variation, bien qu’il soit difficile d’affirmer, comme on l’a déjà dit pour
L. pratti, que certains exemplaires vert jaunâtre, et non vert olive, ont bien
conservé leur teinte naturelle et que celle-ci n’a pas été modifiée par l’humidité
lors de la préparation ou la vétusté, Toutefois, j'ai vu un exemplaire, capturé
dans le massif du Marojejy, de couleur bistre, qui semble bien avoir gardé sa cou-
leur originaire, sans aucune trace de vert ; la teinte bistre étant naturellement
plus foncée dans la partie basilaire des ailes antérieures et encore plus sur le tho-
rax, la tête, le collier etc.., mais envahissant aussi la totalité des ailes p.
qui ont ainsi exactement la même teinte bistre jaune que la partie terminale des
ailes antérieures. Un autre exemplaire, de taille nettement plus petite (enver-
gure : 34 mm env.), venant de la route de Lakato, est également dépourvu de toute
teinte vert olive, mais est entièrement revêtu, aussi bien les ailes que le thorax,
d’une couleur grise légèrement malvacée, à l'exception de l'aire avoisinant le bord
interne des ailes postérieures qui reste recouvert d’une pilosité jaune, comme
celle de l'abdomen.
Armure génitale (pl. XI, fig. 176). — Elle montre des caractéristiques très
différentes de celles de L. pratti : valve nettement plus courte, et recourbée en
crochet à son extrémité ; sacculus prolongé en pointe plus épaisse. Le pénis, enfin,
est beaucoup plus court et moins large, bien que toujours aplati.
9. Envergure : 45 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
Source : MNHN, Paris
34 Y. DE LAJONQUIÈRE
23 mm env. De coloration générale d’un bistre clair uniformément répandu sur les
quatre ailes, sans autre particularité qu'une légère trace plus foncée indiquant, aux
ailes antérieures, l'emplacement des lignes postdiscale et subterminale. Tête, tho-
rax et touffe anale d’un bistre un peu plus foncé ; abdomen légèrement grisâtre.
Antennes à flagellum d’un blanc jaunâtre et à fasciculations noires bien formées.
Armure génitale (pl. XXIL, fig. 268). — Elle s'apparente à celle de L. praiti par
les caractères des apophyses, mais en diffère par la sclérification de la bourse co-
pulatrice tout à fait conforme à celle généralement rencontrée dans le Genre
Lechriolepis.
Distribution dans l'ile. — Mapagascar Sammirano : Massif du Tsaratanana,
versant sud, Andohananalila, 1 850 m (P. Soga).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Andasy
IL [camp 11] 1 550 m (P. Soga). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka (P. Monsar-
rat). — 6 km Nord-Ouest de Fanovano (P. Griveaud et R. Vieu). — Au Sud de
Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Vielte et P. Griveaud).
MaDacascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Griveaud et R. Vieu, B. Tur-
lin). — Environs d'Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina, 1 400
m (P, Griveaud). — Massif de l'Andringitra, Anjavidilava, forêt Imaitso, 2 030 m
(P. Griveaud).
Répartition géographique. —— Madagascar.
Biologie. — Espèce plus altitudinale que L. prati, avec qui elle cohabite dans
certaines localités, récoltée en I, Il, III, IV et V.
Lechriolepis johannae Y. de Lajonquière
(, pl 1, fig. 6 : (?) ©, pl. XI, fig. 165)
Lechriolepis johannae Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969),
p. 237.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, route d’Anosibe, 24-11-1968 (B. Tur-
lin) (genitalia, prép. Y. de Lajonquière n° Mad. 243) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 40 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 19 mm env. Antennes à flagellum bistre jaune et à fasciculations
noires. Tête et vertex roussâtres ; collier bistre, de même que les pattes ; ptéry-
godes bruns ; thorax bistre ; abdomen un peu plus clair. Epiphyse tibiale absente
(tabl. I, fig. 9).
Ailes antérieures de couleur fondamentale bistre ; l’espace médian est bien
délimité par les deux lignes anté-et postmédiane inscrites en clair, tandis qu’il est
lui-même envahi presque uniformément par une couleur brun foncé ne laissant
apparaître quelques traces de bistre qu'à l'extrémité de la cellule ; le point dis-
cocellulaire noir est assez gros et bien apparent ; on retrouve la couleur brun
foncé, tout d’abord dans une tache à peu près triangulaire occupant, dans l’aire
basilaire, l'espace approximativement compris entre les nervures 2 et 6, ensuite
dans une série de fortes macules internervurales allongées qui constitue la ligne
subterminale. Ces dessins brun foncé contrastent très vigoureusement avec le
fond pâle de l'aile, Frange uniformément bistre jaune.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 35
Ailes postérieures bistre jaune pâle, légèrement éclairci dans l'aire terminale ;
sans aucune marque ni ombres ; frange identique à celle des ailes antérieures.
Verso des quatre ailes de même couleur bistre que le recto, devenant cepen-
dant jaunâtre dans la région subcostale des ailes antérieures ; assez faible trans-
parence des dessins sombres du recto.
Armure génitale (pl. XII, fig. 177). — Voisine de celle de L. tapiae, cette armure
en diffère principalement par la forme de la valve qui est nettement plus massive
et n’a pas ses extrémités recourbées en crochets ; par celle du sacculus, beaucoup
plus arrondi ; par les deux faibles processus supplémentaires émanant du saccu-
lus : enfin, par le bec du pénis nettement plus allongé et plus pointu, bien que
conservant un caractère aplati.
(2) 9. C’est avec beaucoup d’hésitation et de réserves que l’on peut, peut-être,
affecter à L. johannae la femelle figurée sous le numéro 165 de la planche XI. Sa
très grande ressemblance avec les femelles claires de L. stumpffii (deuxième type)
semblerait le déconseiller. Toutefois, un ensemble de différences morphologiques
permettent d'admettre cette possibilité.
On peut constater, en effet, que la bande violacée de l’espace antéterminal est
nettement plus droite chez la femelle supposée de L. johannae et est loin de pré-
senter à un même degré la profonde échancrure qui affecte, chez L. stumpffii, la
ligne antéterminale; cette ligne est en outre composée de macules internervurales
chez L. johannae, tandis que, chez L. stumpffii, elle n’est que la limite externe
du lavis violacé qui remplit tout l’espace subterminal ; aux ailes postérieures,
lamorce, toujours bien visible chez L. stumpffiit, des bandes transversales dans
l'aire subcostale n’existe pas chez cette femelle. Il est à remarquer aussi que cet
exemplaire a été capturé en février, donc en plein été austral, époque à laquelle
les femelles de L. stumpffii sont normalement du premier type (fig: 104).
Par ailleurs, l’armure génitale de la femelle supposée de L. johannae (pl.
XXII, fig. 267) montre des apophyses postérieures nettement plus longues que
celles de la femelle L. stumpffi (pl. XXI, fig. 265) ; ainsi que des embryons d'a-
pophyses antérieures qui n’existent pas chez l’autre espèce : trois préparations
des deux types de cette dernière ont montré la constance de ces caractères des
apophyses. Enfin, on peut constater que la plaque génitale a, chez ladite femelle,
un bord proximal arrondi, alors qu'il est nettement plat et « carré » chez L. stum-
pifit.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Esr : Route d’Anosibe (B. Turlin)
(mâle, holotype).
MADAGASCAR CENTRE : Environs d’Anjozorobe, Analavory, 1420 m (P.
Griveaud) (exemplaire femelle rapporté avec doute à cette espèce).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Le mâle et la femelle ont été capturés dans la pluvisilva en II.
Closterothrix Mabille
lerothrix Mabille, 1878, Bull. Soc. zoo. France, 3, p. 91 (espèce type : Closte-
gambeyi Mabille, seule espèce citée).
Description. — Ce Genre est composé d’Insectes robustes, de taille moyenne
Source : MNHN, Paris
36 Y. DE LAJONQUIÈRE
où mêmé importante : à corps bien développés mais plutôt minces et allongés ; à
antennes bipectinées assez courtes ; à ailes antérieures arrondies chez les mâles
Les femelles accusent, dans un premier groupe, un dimorphisme sexuel accentué
pour, au contraire, devenir assez semblables aux mâles dans un deuxième groupe.
T1 n’a pas été jugé utile cependant de retenir, dans la Nomenclature, cette sépara-
tion qui n’a qu’un intérêt très secondaire.
Aux ailes antérieures, la cellule, plutôt courte, n’est que très partiellement
fermée : les nervures 7 et 8 sont brièvement tigées à leur départ de l'angle supé-
rieur de la cellule ; les nervures 9 et 10 sont beaucoup plus longues que leur tige.
Aux ailes postérieures, la cellule médiane est complètement ouverte et la cellule
secondaire est petite, quoique bien apparente.
Armure génitale (pl. XI, fig. 178 à 182 et pl. XIII, fig. 183 à 190). — Elle
montre un tegumen assez large, accompagné de socii garnis de longues soies ; des
valves étroites assorties d’un sacculus développé en une pointe couronnée de
courtes soies ; un très petit saceus ; une absence de cubile ; un pénis généra-
lement très robuste, se terminant en une pointe parfois très allongée, et une vesica
le plus souvent garnie de fins et abondants cornuti.
Armure génitale Q (pl. XXII, fig. 270 à 277). — Elle présente une plaque
génitale peu importante, surtout constituée par les deux bras latéraux dévelop-
pés de chaque côté de l’ostium bursae : les quatre apophyses sont normalement
développées : le ductus bursae est peu perceptible, très large et se confond avec
la base de la bourse copulatrice. Celle-ci est, par contre, très caractérisée par une
sclérification en points très serrés, d’un noir profond, qui lui donne très exacte-
ment l'aspect d’un tulle noir plissé longitudinalement ; ce n’est que tout-à-fait à
son extrémité proximale que cesse cette sclérification pour faire place, en une
courte terminaison, à une membrane incolore. Ainsi constituée, la bourse copu-
latrice présente en outre une poche ventrale largement ouverte à sa base, qui n’est
pas à proprement parler, un diverticule, mais seulement un élargissement loca-
lisé dont il est difficile de déterminer la fonction ; cette poche n'aboutit à au-
cun organe, le départ du ductus seminalis étant placé intérieurement à la jonc-
tion du ductus bursae et de la bourse copulatrice. Fort heureusement pour la dé-
termination de certaines espèces de ce Genre, ladite poche constitue un carac-
tère spécifique de premier ordre, étant très diversifiée dans sa forme au-
tant que très constante à l’intérieur de chaque espèce. Il est malheureusement
difficile de la montrer en photographies, la coloration noire de la membrane
faisant obstacle à la clarté de celles-ci. On voudra bien se reporter aux dessins
de la figure ?, page 8, qui permettront d'en apprécier les différents aspects.
Répartition géographique. - Ce Genre, qui semble être un endémique de
Madagascar, réunit le plus grand nombre d'espèces appartenant à la Sous-Famille
des Lasiocampinae et est aussi l’un des trois Genres les plus importants de Lasio-
campides malgaches.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mâles
1. Couleur d’ensemble très foncée (pl. I, fig. 15, 16, 17, pl. I, fig. 18, 19,
__ Couleur d'ensemble claire, plus ou moins chargée de lignes transver-
sales ou même avec une large suffusion noire (pl. I, fig. 10, 11,12) . 1)
w
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 37
2. Ailes antérieures avec les marques et lignes peu contrastées et noyées
dans la couleur sombre du fond (pl. I, fig. 15, pl. IL, fig. 18, 20) . . 3
— Aïles antérieures avec les marques et lignes tranchant nettement sur la
couleur du fond (pl. I, fig. 17, pl. I, fig. 19, 21) . . . . . . . 6
3. Aïles de couleur marron foncé (pl. I, fig. 15) . . FAP LA 4
Te testdetcbtient notre nie tanementnone (pans 0) Mere 5
4. Assez grande taille, envergure : 45-47 mm. Ailes antérieures avec une
rangée subterminale de points peu visible (pl. I, fig. 15) . . CL gambeyi
_— Taille un peu plus petite. Ailes antérieures avec une rangée subter-
minale de points bien visible (pl. VI, fig. 99) . . . . . . Cl bosei
5. Taille moyenne, envergure : 44 mm. Abdomen noirâtre (pl. Il, fig.
20) . +. « . CL funebris
— Grande taille, CNorRE ë 63 mm. Abaoncn Œ bord anal des ailes pos-
térieures jaune orange (pl. IL, fig. 18) . . . . . . . . Cl diabolus
6. Ailes antérieures avec une tache discale jaune orange (pl. I, fig.
16) 7 . . . CL fulvipuncta
D Ailes entéricnres sans dohelldiscale ane orne SRE 7
7. Ailes antérieures avec l’espace médian limité par deux lignes claires
bien parallèles. Côtés de l’abdomen peu contrastés ; couleur chocolat
(pl. II, fig. 19) à CL goudoti
Aile eMérietres avec l'espace médiandlonité an deuxhliqnes (claires
tendant à se rapprocher au bord interne. Côtés de l'abdomen contras-
tintensjannesousen plus: Claire ue ee fe Al ee 8
8. Coloration can des ailes brun cuir grisâtre (pl. Il, fig. 21)
» an CL insularis
Coloration générale des eilestbran Chair, à un peu rosée (pl. I, fig. 17)
Se US RE. à E . Cl. leonina
9. Très se envergure : 70-80 mm. ones jaune de 1, fig. 10)
5 CI. goliath
Tee moyennotoutpetite Abdomen ia peu prés Concolorel Lee 20 10
10. Concavité de l'ombre antédiscale du recto des ailes postérieures tour-
née vers l'extérieur ; couleur roussâtre (pl. VI, fig. 14) . Cl. nigrosparsata
— Concavité de l’ombre antédiscale du recto des ailes postérieures tour-
née vers la base de l'aile ou ombre droite ; couleur blanchâtre . . 11
1
. Envergure supérieure à 45 mm. Aire discale des ailes antérieures gé-
néralement envahie par une suffusion noire (pl. I, fig. 12) . . Cl. sikorae
— Envergure inférieure à 40 mm. Aire discale des ailes antérieures à suf-
fusion noire plus rare, moins étendue et, en tout cas, moins diffuse (pl.
tig pl XI is 160) Re ET ni Cl-secennendea
Femelles (connues)
1. Aïles antérieures avec la ligne postmédiane anguleuse formant une
pointe aiguë sur les nervures 6 et 7 (pl. VIL, fig. 106, 108, 109, 110, 111) 2
— Ailes antérieures avec la ligne postmédiane non anguleuse ne formant
pas cette pointe, mais seulement un angle ouvert (pl. VII, fig. 114) . 6
2. Ailes antérieures avec la partie inférieure de l’espace médian à peine
plus claire que la partie subcostale (pl: VII, fig. 106, 108) : . . . 3
Source : MNHN, Paris
38 Y. DE LAJONQUIÈRE
— Ailes antérieures avec la partie inférieure de l’espace médian beau-
coup plus claire que la partie subcostale, sinon décolorée (pl. VIF, fig.
109 10e iarednedtanud-aatail dovnns-r ee MISE 2 4
3. Ailes postérieures avec Re médian entièrement coloré en foncé
(pl. VIL fig. 106). = She CI. gambeyi
Ailes postérieures avec d'espacemédiampes; où très peu: coloré, dans:sa
partie inférieure (pl. VII, fig. 108) . . . . . . . . . . (Cl bosei
4. Ailes postérieures avec une rangée subterminale de taches rondes bien
formées (pl. VII, fig. 109) . . . ten Mau Aude rOL{Bikorae
Ailes postérieures: sans taches snontleseubterminalesuniatat ste 5
5. Envergure 70 mm env. Ailes postérieures blanc jaunâtre (pl. VIL, fig.
dL0)E. 2. on VIS LS . + : . CL nigrosparsata
—° Envergute inférieure à 65:mm, Ailesipostérieures plutôt.grises: (pla VIL
HR), 2 cn ons occulte} éat-mprareGl::secernenda
6. Ailes antérieures avec un point rond discocellulaire de couleur jaune
orange
— Ailes antérieures
ns un tel point ou, s’il existe, d’une autre couleur . 9
7. Envergure supérieure à 100 mm. Apex des ailes antérieures arrondi
lon ons) aan Does RME. SE CI. goliath
— Envergure inférieure à 90 mm. Apex des ailes antérieures pointu 8
8. Coloration générale franchement jaune . . . : . . . Cl. fulvipuncta
— Coloration générale brune (pl. VIL, fig. 114). . . . . . . Cl. leonina
9. Lignes transversales et taches des ailes pyront doublées de blanchâtre
. + : : CL goudoti
= Lignes Éansierales et taches des ailes non doublées de blanchâtre
CI. insularis
Closterothrix gambeyi Mabille
(3, pl L, fig 15 ; ©, pl VIL, fig. 106)
Closterothrix gambeyi Mabille, 1878, Bull. Soc. zool. France, 3, p.
Closterothrix Gambeyi Mabille ; Manirce, 1880, Ann. Soc. ent. RS o 9, (1879),
2
Closterothriæ Gambeyi Mabille ; SaaunüLuer, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 240.
Closterothriæ gambeyi Mabille ; Aurivinuius, 1927, in A. Serrz, Gross- schhetl d, Erde,
14, p. 221, pl. 304.
Closterothrix gambeyi Mabille : Couuen, 1936, in E. Srnann, Lepid: Cat" pars 73,
p. 198.
Costerothrix gambeyi Mabille ; Vigrre et D. S. Fiercnen, 1968, Bull. Br. Mus. nat.
Hist. (Ent), 21 (8), p. 403.
En 1878, P. MABLLE avait nommé cette espèce d’après une femelle capturée
dans l'ile Sainte-Marie, sur la côte orientale de Madagascar ; mais le mâle de cette
espèce n’avait pas encore été déterminé jusqu'à ce jour ; il faut dire, d’ailleurs,
que le dimorphisme sexuel assez accentué faisait obstacle à cette détermination.
Type. — Holotype : 1 9, Madagascar Est, ile Sainte-Marie (Gambey) (ex coll.
Mabille, ex coll. Ch. Oberthür, British Museum, N. H.).
Description. — & (pl. 1, fig. 15). Envergure : 45-47 mm ; longueur du bord
costal des ailes antérieures : 22 mm env. Antennes à flagellum brun et à fascicu-
Source : MNHN, Paris,
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 39
lations brun noirâtre. Tête, vertex et ptérygodes bruns ; collier un peu plus
foncé. Thorax brun jaunâtre : abdomen plus clair et plus jaune en dessus, deve-
nant progressivement plus foncé sur les côtés pour former une bande longitu-
dinale brune qui se prolonge en une touffe anale de même couleur. Epiphyse
tibiale très forte et très large (tabl. I, fig. 10).
Ailes antérieures brun très foncé, seulement éclaircies à la base par une pilo-
sité jaunâtre ; ligne antédiscale, sinueuse, bien apparente en jaunâtre ; lignes
médiane et postmédiane également jaunâtres, mais très peu apparentes : ligne
subterminale, presque indiscernable, seulement indiquée par quelques très petites
macules claires ; espace médian à peine éclairci à l'approche du bord interne ;
point discocellulaire jaunâtre, très petit mais se détachant bien sur le fond brun
foncé de l’espace médian. Frange de la couleur fondamentale de l'aile.
Ailes postérieures de couleur identique à celle des ailes antérieures, à l’ex-
ception des parties basales, discale et interne qui sont recouvertes d’une abondan-
te pilosité brun jaune assez clair. Seules sont visibles une ombre antédiscale, une
ombre médiane et une ombre antéterminale un peu plus sombres que le fond.
Frange légèrement plus claire au tornus.
Verso des ailes antérieures brun largement éclairé par un semis d’écailles
jaunes, sauf dans la moitié basale de l’aire subcostale, puis, à l’état moindre, dans
la région apicale et terminale ; les deux lignes postdiscale et médiane, plus som-
bres, sont bien marquées en ares de cercles assez réguliers. Le verso des ailes pos-
térieures est de couleur générale plus foncée et plus uniforme, bien qu’éclairé
aussi par un semis d’écailles jaunâtres : les deux lignes parallèles postdiscale et
médiane sont très apparentes et très sinuées ; une ligne subterminale, régulière-
ment courbée à peu près parallèlement au bord terminal, est composée de macules
sombres internervurales s’arrêtant à la nervure 3.
Armure génilale (pl. XII, fig. 182). Elle montre bien les caractères qui ont
été détaillés dans les considérations générales sur le Genre Closterothrix ; com-
me on pourra le voir en comparant la figure citée avec celles des autres espèces
du même groupe, ces caractères varient fort peu ; heureusement sont-ils très fixes
à l’intérieur d’une même espèce ; ici, on remarquera surtout le bec du pénis, rela-
tivement plus épais, et la densité assez faible des petits cornuti de la vesica ; on
remarquera aussi, naturellement, la taille relativement grande de l’armure toute
entière.
2 (pl. VIT, fig. 106). La description originale a été rédigée en latin par P.
MAILLE, mais je crois préférable de donner ci-dessous les caractères principaux
de la femelle de cette espèce.
Envergure : 68-82 mm (Manu indique 87 mm) ; longueur du bord costal
des ailes antérieures : 35-42 mm env. Antennes entièrement noires ; fascicula-
tions en dents épaisses. Front et palpes labiaux jaunâtres ; collier, thorax, des-
sous dé l'abdomen et touffe anale brun foncé : dessus et côtés de l'abdomen plus
clairs, brun jaune.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun très clair par suite de la faible
densité apparente des écailles foncées : sur ce fond clair, se détache d’une facon
particulièrement frappante l’espace médian brun foncé, limité à l’intérieur par la
ligne antédiscale noirâtre, faiblement dentée, et, à l'extérieur, par la ligne post-
discale qui, partant approximativement du milieu du bord costal, émet une pointe
aiguë en direction de l’apex le long de la nervure 7, puis vient rejoindre le bord
interne un peu au delà de son milieu, après un trajet plus ou moins anguleux ; cet
Source : MNHN, Paris
40 Y. DE LAJONQUIÈRE
espace médian, plus foncé dans sa partie subcostale que dans sa partie inférieure,
est surtout marqué par le point clair discocellulaire ; une ligne submarginale très
apparente de taches brun noir internervurales, plus ou moins sagittées, suit à peu
près parallèlement le bord externe ; enfin, une ombre médiane, faiblement accu-
sée, parallèle à la ligne postdiscale, et des semis un peu plus denses d’écailles
dans les aires basale et subapicale constituent les seules variations de
tonalité.
Ailes postérieures de couleur fondamentale sensiblement similaire, avec les
parties basale et interne recouvertes d’une abondante pilosité brun jaune : com-
me aux ailes antérieures, l’espace médian ressort en fort contraste par la colora-
tion brun foncé des larges ombres médiane et postdiscale qui l’encadrent ; ces
ombres se rapprochent progressivement pour aboutir au bord anal très près
lune de l’autre : la rangée subterminale de taches brun noir sagittées et inter-
nervurales est aussi nette qu’aux ailes antérieures.
Le verso des quatre ailes est brun jaunâtre pâle et reproduit par transparen-
ce les dessins du recto, Seules, les taches de la ligne subterminale, aux ailes
antérieures comme aux ailes postérieures, sont régulièrement formées à l'envers
d’écailles brun noir.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 270). — Elle est dominée par la forme de
la poche ventrale de la bourse copulatrice, dessinée par ailleurs (fig. 2, 1) ; aussi
bien sur la photographie que sur ce dessin, on pourra remarquer la très large
‘embase de cette poche dans la bourse, et surtout sa profondeur se terminant en
cul-de-sac arrondi.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Non : Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m (P. Viette).
Mapagascar Esr : Environs de Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Vadon), Tsa-
ramainiandro (J. Vadon). — Antanambe, Ambodivoania (4. Peyrieras). — Ile
Sainte-Marie (Gambey).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce ne semblant pas profondément pénétrer à l’intérieur de
l'ile, récoltée en II à la Montagne d’Ambre et en VIII à Ambodivoania.
Closterothrix bosei (Saalmüller)
(a, pl. VE fig. 99 ; ©, pl. VIT, fig. 108)
Lasiocampa Bosei Saalmüller, 1880, Ber. über die Senckenb. naturforsch. Ges., VI-
1879-VI-1880, p. 266 (G).
Hydrias Bosei Saalmüller ; SAALMüLLER, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 238, pl. 6, fig. 87
(a).
Euglyphis Bosei, Saalmüller ; Kay, 1892, 4 syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths), 1, p. 847.
« Euglyphis » bosei Saalmüller ; Aumviumus, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett. d.
Erde, 14, p. 221 (comme synonyme de Closterothrix gambeyi Mabille)
Lasioeampa Bosei Saalmüller ; Couuier, 1936, in E. Srnanr, Lepid. Cat, pars 73,
p. 199 Gbid).
Cette espèce à été mise en synonymie de Closterothrix gambeyi Mabille, une
femelle, par Aurivrzzius (1927, L. c.) comme en représentant le mâle. Nous ne
pensons pas que cette opinion soit fondée, bien qu'une ressemblance très étroite
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 41
existe évidemment entre les deux espèces. Mais, dans l'étude des Lasiocampides
malgaches, on trouve plusieurs autres exemples de ces « espèces couplées », qu'il
ne faut pas, croyons-nous, confondre, de prime abord, avec de simples sous-es-
pèces. Ici, d’ailleurs, la cohabitation des deux formes dans la région de Maroan-
tsetra et dans l’île Sainte Marie élimine toute hésitation à ce sujet.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Sambirano, Nosy Be (récolteur ?)
(Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main, Lep. 3 958).
Description. — & (pl. VI, fig. 99). C’est une reproduction à peu près exacte du
mâle de CL gambeyi, et la description de celui-ci s'applique parfaitement au
mâle de Cl. bosei, à ceci près toutefois que :
le mâle de CI. bosei est généralement un peu plus petit ; pour les exemplaires
examinés, les mensurations indiquent une envergure de 34 à 46 mm et une lon-
gueur du bord costal des ailes antérieures de 17 à 22 mm en
les ailes antérieures sont plus étroites et plus allongées ;
la couleur d’ensemble est plus claire : brun marron, au lieu de brun foncé ;
la ligne antédiscale est moins oblique, plus perpendiculaire au bord interne ;
elle aboutit ainsi un peu plus loin de la base sur le bord costal, et, en conséquen-
ce, la largeur sur la côte de l’espace médian se trouve diminuée ;
la ligne subterminale de petits points est plus régulière, beaucoup plus visi-
ble, et à peu près parfaitement parallèle au bord terminal ; ces points sont de
couleur claire et sont coiffés, en direction de la base de l'aile, par un trait noir
sagitté ;
les fasciculations des antennes sont marron et non brun noir.
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 11) est à peine la moitié de celle de CI. gam-
beyi ; son extrémité est nettement arrondie.
Armure génitale (pl. XIJ, fig. 179). — Elles est beaucoup plus petite que celle
de CL gambeyi ; les valves sont relativement un peu plus courtes et leur extré-
mité moins spatulée ; les processus émanant du sacculus sont plus trapus et le
bec du pénis est plus pointu.
9. Nous pensons pouvoir affecter à cette espèce la femelle représentée plan-
che VIT, figure 108, dont l’envergure est de 74 mm et la longueur du bord costal
des ailes antérieures de 39 mm. En la comparant à la photographie de la femelle
de CI. gambeyi (pl. VIT, fig. 106), on pourra noter des différences tout à fait ana-
logues à celles qui séparent les mâles des deux espèces :
ailes antérieures plus étroites ;
couleur fondamentale beaucoup plus claire et même blanchâtre, y compris
celle de la tête, du thorax et de l'abdomen ; les parties foncées, tel l’espace mé-
dian des ailes atteignant à peine une teinte bistre foncé ; aux ailes postérieures,
ledit espace médian est complètement effacé au dessous de la nervure 5 ;
ligne antédiscale également redressée, produisant le même rétrécissement de
l’espace médian sur la côte.
Notons enfin que les points noirs submarginaux sont beaucoup plus petits
et ont perdu leur forme sagittée.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 272, et fig. 2, 2). — L’attention est surtout atti-
rée par la position très oblique de la bourse copulatrice et par la forme de sa
poche ventrale : celle-ci, dont la base est placée nettement plus haut sur la
Source : MNHN, Paris
42 Y. DE LAJONQUIÈRE
bourse copulatrice que celle de CL gambeyi, est aussi un peu moins profonde,
mais surtout se termine en pointe aiguë et non plus en cul-de-sac arrondi.
Distribution dans l'île. — Mapacascan SamBiRano : Nosy Be (SAALMÜLLER,
R. Paulian).
Mapacascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon) : environs de Maroantsetra, Fam-
panambo, 25 m (P. Griveaud) ; station forestière de Farankaraina, route de Nava-
na, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Viette). — Ile Sainte Marie, forêt de
Kalalao (P. Griveaud). — Pourtour de la 3° réserve naturelle intégrale, route de Ma-
nakambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Viette). — 6 km Nord-Ouest
de Fanovano (P. Griveaud et R. Vieu).
Mapacascar Sup : Beloha (4. Robinson).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, plus particulièrement de basse altitude,
récoltée en X, XI, XII, IL, Il et IL.
La localité de Beloha, dans l'extrême Sud: malgache, semble bien insolite.
Glosterothrix nigrosparsata Viette
(8, pl I, fig. 14 ; ©, pl. VIT, fig. 110)
Closterothrix nigrosparsata Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 81° année, p. 220.
Dans sa description de cette espèce, P, Viwrre s’est surtout attaché à faire
ressortir les caractères qui la différenciaient de CI. leonina (Butler) (9) (= Cl.
ochlera M. Hering, &), et, à cet égard, ses remarques sont parfaitement fondées.
Mais, depuis lors, l'étude des Lasiocampides de la faune de Madagascar a permis
de constater que deux autres espèces étaient encore beaucoup plus voisines de
CL nigrosparsata et d'autant plus susceptibles d'être confondues avec elle qu'elles
cohabitent dans les mêmes lieux ; ce sont CI. sikorae Aurivillius, dont le mâle
était resté jusqu'ici indéterminé, et CI. secernenda Y. de Lajonquière. Nous nous
attacherons donc plus spécialement à faire ressortir les caractères morphologi-
ques qui permettent de séparer ces trois espèces.
Type. — Holotype : 1 Madagascar Ouest, 12 km Nord-Est de Sakaraha,
réserve forestière du Zombitsy, 11/13-IV-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — «4 (pl. I, fig. 14). Envergure : 40 mm ; longueur du bord cos-
tal des ailes antérieures : 20 mm env. Antennes à flagellum brun et à fascicul
tions rousses. Tête et ses annexes, thorax, pattes, abdomen et touffe anale, uni-
formément brun plus où moins clair. Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 13) bien déve-
loppée.
Ailes antérieures courtes et larges, à apex arrondi ; de couleur fondamentale
bistre clair, mais recouvertes, sur la plus grande partie de leur surface, par un
semis d’écailles brunes, notamment dans les espaces basal, médian et terminal,
ainsi que dans les ombres postmédiane et antéterminale ; « au niveau de la ban-
de antémédiane se trouvent, aux mêmes ailes, deux fines lignes noires, distantes
de 2 mm et parallèles, la plus interne est mieux marquée que la plus externe »
€. Verre, d. c.) ; un très petit point discocellulaire est généralement bien visible
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 43
en clair dans l'espace médian ; la ligne postmédiane, très anguleuse, est bien
marquée en noir, présentant deux angles principaux en direction du bord ex-
terne ; une série submarginale de petites taches noires serait à peu près droite
si la tache comprise entre les nervures 3 et 4 n’était fortement déportée vers l’ex-
térieur, Frange brune, comme le bord terminal.
Ailes postérieures de même couleur que les ailes antérieures, seulement tra-
versées par une ombre médiane et une ombre antédiscale, cette dernière légère-
ment concave, sa concavité tournée vers l'extérieur.
Verso des ailes antérieures bistre uni avec deux petites marques sombres à
la base de la côte. Celui des ailes postérieures un peu plus rougeâtre, les deux li-
gnes parallèles, médiane et postmédiane, anguleuses et bien dessinées.
Armure génitale (pl. XI, fig. 178). — Elle est très caractérisée par le bec
du pénis légèrement coudé et par la double masse des très abondants cornuti
de la vesica ; ces caractères sont très constan
Détermination. — Le mâle de CL. nigrosparsata se reconnaît à sa tonalité brune
très également répartie sur un fond plus clair. Il se distingue facilement de CL.
sikorae par sa taille plus petite, par la coupe plus arrondie de ses ailes antérieur
à l’apex, et surtout par le fait que ce dernier a, le plus généralement, ses ailes anté-
rieures envahies par une très large tache diffuse brun noir ou tout-au-moins grise
chez les exemplaires très clairs. De CL. secernenda, il se sépare au contraire par
une taille un peu plus grande, par sa couleur brune et non grise ; enfin, par la con-
cavité tournée vers l'extérieur de l'ombre antédiscale des ailes postérieures ; tous
ces caractères s'appliquant évidemment même aux exemplaires de CL. secernenda
dépourvus de la tache noire diffuse visible sur l’holotype représenté planche I, fig.
11. En tout état de cause, le pénis coudé de Cl. nigrosparsata est un caractère qui
lui est propre et qui mettrait fin à toute hésitation.
© (pl. NII, fig. 110). Envergure : 70 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 35 mm env. Antennes filiformes noires et à très faibles fasciculations
denticulées. Tête, vertex, palpes labiaux et poitrine bistre et très abondamment
velus ; dessus du thorax garni de longs poils bruns ; abdomen jaunâtre clair, touf-
fe anale un peu plus foncée.
Ailes antérieures de couleur fondamentale blanc jaunâtre, parsemées de
quelques écailles brunes, principalement dans la moitié apicale de la région cos-
tale et dans la partie médiane de l’espace subterminal ; les écailles brunes devien-
nent très denses dans l’aire terminale ; espace basilaire limité par une ombre bru-
ne assez épaisse, coudée sous la côte ; espace médian bien délimité, à l’intérieur
par la ligne antédiscale très bien inscrite en noir, à l'extérieur par une ligne,
également bien marquée mais plus diffuse, partant très obliquement du bord cos-
tal et émettant deux pointes en direction du bord terminal, l’une, très aiguë,
à l'extrémité de la cellule, l’autre, plus obtuse, au dessous de la nervure 4, pour
venir ensuite aboutir au milieu du bord interne ; point discocellulaire pâle ;
une ombre médiane très diffuse coupe ensuite l'aile transversalement, mais
est presque complètement effacée dans sa partie inférieure ; enfin, une rangée
subterminale de macules noires internervurales part de la côte, un peu avant l’a-
pex et suit à peu près parallèlement le bord terminal en s'en éloignant un peu ;
ces macules, très petites sous l’apex, deviennent progressivement de plus en plus
grosses ; celle occupant l’espace entre les nervures 3.et 4 est déportée vers l’ex-
térieur et a la forme d’un croissant ; frange bistre, soulignée de brun entre les
nervures,
Source : MNHN, Paris
44 Y. DE LAJONQUIÈRE
Ailes postérieures de même couleur générale que les ailes antérieures ; même
rembrunissement par semis d’écailles brun noir dans les espaces terminal et sub-
apical ; deux ombres, médiane et postdiscale, traversent l'aile, très marquées à
leur début, puis presque complètement effacées ; le début d’une ombre sub-
terminale linéaire, allant du bord costal jusqu’à la nervure 4, est quelquefois bien
marquée, quelquefois absente ; frange bien développée, bistre uni.
Verso des quatre ailes bistre, avec seulement un très clair semis d’écailles brun
noir dans les aires terminale et subterminale ; les macules de la rangée subter-
minale des ailes antérieures et celles des ailes postérieures, parfois invisibles
au recto, se concrétisent au verso par des taches diffuses blanc de craie sur les-
quelles se concentre un semis, également diffus, d’écailles brun noir en taches
de formes très indéterminées ; aux ailes antérieures, légère indication du liseré
brun noir de la frange entre les nervures
Armure qénitale (pl. XXII, fig. 273, et , 3). — C’est la poche ventrale de
la bourse copulatrice qui reste encore la meilleure caractéristique de cette espè-
ce : sa profondeur est relativement faible et son extrémité est franchement arron-
die.
Détermination. — Les femelles des trois espèces voisines, CI. nigrosparsata,
CL sikorae et CL secernenda, sont très proches par leur aspect extérieur. On vou-
dra bien, pour les distinguer, se reporter aux caractères indiqués dans le tableau
de détermination des espèces.
Distribution dans l'île. -- Mapacascar Nonp : « Diego-Suarez » (G. Melou).
Mapacascar Esr : Mananjary (G. Melou).
MapaGascar CENTRE : Environs d'Anjozorobe, Analavory, 1420 m (P.
Griveaud).
Mapacascar OuEsT : Ankarafantsika (P. Griveaud). — Ouest de Ranohira, forêt
de Lambomakandro (R. Catala). — 12 km à
du Zombitsy (P. Griveaud).
ist de Sakaraha, réserve forestière
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en I, I, IV et V.
Closterothrix sikorae Aurivillius
C@, pl. L, fig. 12 ; ©, pl VIL, fig. 109)
Closterothriæ Sikoræ Aurivillius, 1909, Ark. f. Zool., 5 (5), p. 21 (Q)
Closterothrix sikoræ Aurivillius ; Aunivizuius, 1927, in À. Serrz, Gross-Schmett, d.
Erde, 14, p. 22, pl. 30 b.
Closterothrix Sikoræ Aurivillius ; Coruen, 1936, in E. Srnann, Lepid. Cat, pars 73,
p. 199.
Type. — Holotype : 1 9, Madagascar Est, Fort-Dauphin (F. Sikora) (genitalia,
prép. Ÿ. de Lajonquière n° Vi 2-68) (Naturhistorisches Museum, Vienne).
Description. — & (pl. I, fig. 12). Le mâle de cette espèce n'avait pas été dé-
terminé jusqu’à ce jour. Envergure : 45-50 mm, exceptionnellement 40 mm ; lon-
gueur du bord costal des ailes antérieures : 21-24 mm. Très voisin de celui de
C1. nigrosparsata auquel on voudra bien se reporter pour la différenciation.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 45
Tête et thorax de la couleur des parties foncées des ailes antérieures ; abdo-
men légèrement roussâtre. Epiphyse tibiale (tabl. 1, fig. 14) un peu plus grosse
que celle de CI. nigrosparsata.
Ailes antérieures avec la moitié basale généralement envahie, à l'exception
d'une bande plus claire le long du bord interne, par une large tache noirâtre
diffuse qui dépasse l’espace médian ; même chez les exemplaires très clairs,
cette suffusion noirâtre est bien visible ; elle n'existe pas cependant chez la
forme sorex n. (3). La couleur fondamentale des ailes est gris clair, rarement
roussâtre, sur lequel se détachent vigoureusement la large tache noirâtre, ou
tout-au-moins grisâtre, ci-dessus, ainsi que les suffusions internervurales de
l'espace terminal. La ligne subterminale, composée de petites taches noires, plus
ou moins cunéiformes est généralement bien marquée.
Ailes postérieures, de même couleur fondamentale grise avec toute leur moi-
tié basale recouverte d’une longue pilosité rougeâtre ; ombres transversales bien
visibles, la plus voisine de l'abdomen un peu convexe, cette convexité tournée
vers l'extérieur, contrairement à son orientation chez CI. nigrosparsata ; macules
noires de la ligne subterminale bien marquées, surtout dans la partie sous-apicale
de cette ligne jusqu’à la nervure 4.
Verso des ailes bistre clair uniforme, sans rappel de la large suffusion noire
du recto des ailes antérieures mais avec quelques traces pâles des lignes et om-
bres médianes et postdiscales, ainsi que des taches subterminales.
Armure génitale (pl. XII, fig. 180). — Elle diffère de la précédente espèce par
le bec très droit du pénis et le groupement en une seule masse des cornuti de la
vesica.
9 (pl. VIX, fig. 109, holotype). Envergure : 66 mm env. ; longueur du bord
costal des ailes antérieures : 32 mm env.
Extrêmement proche de la femelle de C1. nigrosparsata dont elle semble ne
pouvoir être distinguée que par la présence, au recto des ailes postérieures, d’une
rangée maculaire subterminale bien marquée jusqu’à la nervure 3 et encore visi-
ble au-delà ; la tache ronde de l’espace internervural 3-4 très apparente et dé-
portée vers le bord externe,
Armure génitale (pl. XXII, fig. 277, et fig. 2, 4). — Elle présente une poche
ventrale très ample dont le pli antérieur peut se développer perpendiculaire-
ment à l’axe de la bourse copulatrice.
Distribution dans l’île. — ManaGascar CENrRE : Massif de l’Ankaratra, Man-
jakatompo (G. Cadorel).
MapaGascar Oussr : Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar, forêt d’Andra-
novory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud, P. Griveaud et Ratovoson).
MapaGascar Sup : Tuléar (G. Cadorel). — Bordure occidentale du plateau Ma-
hafaly, 5 km à l'Est d’Itampolo, 40 m (P. Viette et P. Griveaud). — 25 km au Sud-
(3) Closterothrix sikorae forme sorex n. — Il m'a paru intéressant de désigner,
sous le nom de sorex, une forme d'un gris souris uniforme, un peu roussâtre, prise par
M. G. Canorez dans le massif de l'Ankaratra. Cet exemplaire figuré planche [, figure 13,
a d’ailleurs été capturé en même temps qu'un autre mâle de forme normale porteur de
la large suffusion foncée des ailes antérieures. En dehors de cette forme très spéciale, la
capture de ces exemplaires dans l’un des massifs du centre de l’Ile étend, d’une façon
très intéressante, la connaissance de la répartition de cette espèce.
Holotype : 1 4, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, 28-IV-1968
(G. Cadorel) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
46 Y. DE LAJONQUIÈRE
Est d’Antanimoro, vers Ambovombe, Ambaliandro (B. Turlin). — Amboasary, 220
m (P. Griveaud). — Fort-Dauphin (F. Sikora).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en X, XI, XII, IL IV et VI.
Remarque. — Etant donné ce que l’on sait de la distribution de cette espèce
dans l'ile, il est fort vraisemblable que l'exemplaire capturé par Sikora le fut
dans la région à l'Ouest de Fort-Dauphin.
Closterothrix secernenda Y. de Lajonquière
(a, pl. L fig 11, et pl. XI, fig. 166 ; Q, pl. VIL, fig. 111)
Closterothriæ secernenda Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969),
p. 238.
Cette espèce forme le troisième volet du triptyque inauguré par CI. nigrospar-
sata, mais sa taille plus petite permet de la distinguer assez facilement des deux
autres espèces malgré les variations individuelles importantes qu’elle présente.
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Ouest, route nationale 7, 64 km Est
de Tuléar, forêt d'Andranovory, 500 m, 5/13-X1-1967 (P. Griveaud et Ratovoson)
(genitalia, prép. Y. de Lajonquière n° Mad. 204) (Muséum, Paris).
Description. — «4 (pl. I, fig. 11, holotype). Envergure : 35-38 mm ; lon-
gueur du bord costal des ailes antérieures : 16-18 mm. Antennes à flagellum brun
et à fasciculations jaune tabac. Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 15) relativement
grande pour la petite taille de l’Insecte.
Ailes antérieures à apex très arrondi, de couleur fondamentale blanc isabelle,
quelquefois gris clair ou gris souris ; une grande diversité peut exister dans l’af-
firmation des lignes et dessins, d'ailleurs conformes à ceux des deux espèces pré-
cédentes ; certains exemplaires, comme l’holotype, ont les lignes basale, médiane
et postdiscale très vigoureusement marquées ; il en est de même de la suffusion
noire discale qui est présente où absente, mais n'a jamais cependant l'étendue
que l'on peut constater couramment chez les mâles de CI. sikorae ; sous ce rap-
port, les deux espèces ont, d'ailleurs, une variation parallèle : certains exemplaires
de CL secernenda, dépourvus de cette suffusion, sont à peu près complètement
obsolètes, une légère trace des lignes anté- et postmédiane ainsi que la rangée
des taches subterminales venant seule rompre l’uniformité de l'aile. Frange de la
couleur de l'aile, de même que la tête et le thorax ; abdomen un peu roussâtre.
Ailes postérieures de couleur légèrement carnée, traversées par les deux ombres
médiane et postdiscale plus ou moins vigoureusement marquées ; frange concolo-
re.
Verso des quatre ailes uniformément bistre plus ou moins clair, seulement
marqué par les deux lignes parallèles médianes et quelques traces de la rangée
de taches subterminales.
Armure génitale (pl. XI, fig. 181). — Assez petite, elle montre un bec du pénis
très droit et très fin et une masse unique de cornuti sur la vesica.
© (pl. VI, fig. 111). Envergure : 49-54 mm ; longueur du bord costal des ailes
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 47
antérieures : 25-27 mm. Antennes noires, filiformes, avec de très courtes dents.
Tête et thorax, dessus et dessous, gris lilacé.
Les ailes ont un aspect très voisin de celui que montrent les femelles des deux
espèces précédentes : même couleur, mêmes dessins ; on peut noter toutefois une
teinte générale un peu moins contrastée, et surtout la couleur plus foncée et plus
grise des ailes postérieures, malgré leur revêtement, dans toute leur partie dis-
cale et interne, par une pilosité légèrement lilacée. On voudra bien se reporter à la
description de la femelle de C1. nigrosparsata et au tableau de détermination des
espèces pour la différenciation, mais ici, bien que les lignes apparentes sur les
ailes postérieures soient exactement les mêmes, la taille respective des Insectes
ne permet pas de confusion. Par ailleurs, l'absence des taches rondes de la
ligne subterminale, et principalement de celle occupant l’espace entre les ner
vures 3 et 4, sépare facilement la femelle de CI. secernenda de celle de Cl. siko-
rae.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 271, et fig. 2, 5). — La poche ventrale de la
bourse copulatrice est réduite ici à une simple hernie longitudinale, assez courte
et peu proéminente.
Distribution dans l'ile. — Mapacascan Ouest : Environs de Morondava,
forêt de Marofandilia (P. Griveaud). — Au Nord de Morondava, forêt d'Andrano-
mena (Ratovoson). — Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomakandro, Ampan-
drabe II (P. Griveaud). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar, forêt d’An-
dranovory, 500 m (P. Griveaud et Ratovoson, P. Viette et P. Griveaud). — Forêt
au Nord d’Andranovory, 510 m (P. Griveaud).
MADAGascaR SuD : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs (4.
Robinson). — Plateau Mahafaly, Ankalirano (P. Griveaud, P. Monsarrat).
Répartition géographique. Madagascar.
Biologie.
II et III.
Espèce de la région malgache occidentale capturée en X, XI, 1,
Closterothrix leonina (Butler)
(&, pl. I, fig. 17 ; 9, pl. VII, fig. 114)
Lasiocampa leonina Butler, 1882, Cist. Ent. 3, pars 26, p. 21 (Q).
Lasiocampa Leonina Butler ; SAALMüLLER, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 241.
Tagora Leonina, Butler ; Kiev, 1892, A syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths), 1, p. 802.
Closterothrix leonina Butler ; AURIVILLIUS, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett, d. Erde,
14, p. 222.
Closterothriæ leonina Butler; M. Hero, 1928, Mitt. Zool. Mus. in Berlin, 14 (3/4),
p. 488.
Closterothrix leonina Butler ; CoLuten, 1936, in E. Srnan, Lepid. Cat., pars 73, p. 199
(Anhang).
Closterothrix ochlera M. Hering, 1928, Loc. cit., 14 (3/4), p. 488, pl. 2, fig. 16 (&).
Closterothrix ochlera Hering ; CoLuiEr, 1936, in E. SrranD, loc. cit., pars 73, p. 199.
Glosterothriæ ochlera E. M. Hering ; Vigrre, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31°
année, p. 220,
La femelle de cette espèce avait été nommée en 1882 par BUTLER, mais aucun
mâle ne lui a été affecté jusqu’à ce jour ; par contre, M. HeRING a décrit en 1928,
Sous le nom de Closterothrix ochlera, un mâle que nous estimons appartenir à
4
Source : MNHN, Paris
48 Y. DE LAJONQUIÈRE
cette espèce. Aussi pensons-nous devoir réunir ces deux noms Sous le vocable
désigné par BUTLER.
Types. — leonina Butler. Holotype : 1 9, Madagascar Centre, DAYS Betsileo,
« Ankafana » [forêt d’Ankafina] (W. D. Cowan) (British Museum, N. H.).
ochlera M. Hering. Holotype : 1 &, Madagascar Centre, Sud-Betsileo (Hilde-
brandt) (Zool. Mus., Humboldt Univers., Berlin).
Déséription ts pl Li fig. 17). Envergure : 42/47 mm; JONEUENE du bord
costal des ailes antérieures : 20-21 mm.
Antennes à flagellum brun et à fasciculations brun clair. Tète, collier, ptéry-
godes, thorax en dessus et.en dessous, de couleur brique : abdomen un peu plus
Clair et plus rougeâtre ; touffe anale concolore. Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 17)
très arrondie. Ailes antérieures avec l’apex légèrement indiqué ; de couleur fonda-
mentale ocre, largement teintées de rouge brique et parsemées d'un semis assez
régulier de fines écailles noires, leur donnant un aspect granité ; espace médian
un peu plus foncé, et bien délimité par les lignes anté- et postdiscale gris foncé,
légèrement sinuées, la dernière doublée de clair 3 très petit point d
cellulaire, blanchâtre, quelquefois presque invisible ; ligne postmédiane
ressortant légèrement en clair par suite de l'interruption du semis d’écailles
grises : interruption qui se retrouve partiellement dans l'aire subterminale, tra-
Versée par une rangée de petits points noirs parallèles au bord externe : frange
courte, un peu plus foncée.
Aïles postérieures de même couleur, recouvertes dans leurs parties basale et
interne d'une abondante pilosité rouge brique ; les lignes anté- et postmédiane
apparaissent légèrement en plus clair ; une ligne de points subterminaux, sem-
blables à ceux des ailes antérieures, est plus ou moins présente.
Verso des ailes antérieures ochracé, teinté de rouge brique dans l'aire subcos-
tale ét dans l'aire terminale ; les deux lignes postdiscale et postmédiane, ressoi
tant en clair au recto, sont, au contraire, inscrites en gris foncé au verso 3 Ia li-
gme de points subterminaux n’est pas visible, sauf quelquefois au voisinage de l’a-
pex.
Verso des ailes postérieures plus foncé que celui des ailes antérieures, plus
teinté de rouge brique ; les deux lignes parallèles et sinuées anté- et postmédia-
ne sont bien marquées : absence de la rangée de points subterminaux. Frange des
quatre ailes, au verso, concolore mais un peu plus foncée.
Armure génitale (pl. XI, fig. 185). — Très conforme au type des espèces pré-
cédentes : s'en distingue cependant par un saceus un peu plus développé ; le pé-
nis, à bec un peu plus fort, montre une vesica moins garnie de cornuti.
© (pl VIL fig. 119. Envergure : 80 à 00 mm ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 40-45 mm. Antennes noires, à fasciculations denticulées très
courtes. Tête, collier et thorax en dessus et en dessous, brun clair ou brun roux ;
ptérygodes et abdomen un peu plus clairs.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun clair ou brun roux ; plus
claires dans la moitié inférieure de l'espace qui suit la ligne postmédiane ; celle-
ci, partant du milieu de la côte à angle droit, coudée sur la nervure 8, pour venir
rejoindre, en ligne pratiquement droite et également en angle droit, le milieu du
bérd interne, apparaît légèrement plus foncée que son environnement et est dou
blée extérieurement d’une ligne plus claire ; l'espace médian, quelquefois fort
Source : MNHN, Paris.
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 49
peu marqué, n'est guère plus foncé que l’espace basal ; point discocellulaire jaune
clair, quelquefois à peine indiqué où même invisible, quelquefois assez grand :
une rangée assez ondulée de taches gris foncé ou rousses, soulignées extérieu-
rement par quelques écailles blanches, surtout à l’apex, forme la ligne antétermi-
nale ; frange très courte, un peu plus foncée.
Ailes postérieures à peu près uniformément de la même couleur que les par-
ties foncées des ailes antérieures ; légère indication en foncé de la ligne anté-
médiane, très anguleuse ; pilosité concolore à la base et le long du bord anal.
Verso des ailes antérieures un peu plus clair que le recto, avec une très faible
indication des lignes délimitant l’espace médian, mais avec une reproduction
exacte de la rangée de taches subterminales. Celui des ailes postérieures plus fon-
cé ; nette accentuation des lignes anté- et postmédiane, cette dernière très em-
pâtée au-dessous du bord costal ; léger semis d’écailles blanchâtres dans les aires
subcostale, médiane et subterminale.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 275, et fig. 2, 6). — Elle est surtout caractéri-
sée par une poche ventrale à la bourse copulatrice particulièrement ample.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Réserve naturelle intégrale n°
12, Marojejy-Ouest, 1 140 m (P. Soga). — Pourtour de la 3° réserve naturelle inté-
grale, route de Manakambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Vielte). —
Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Mananilazy (P. Soga). — E
virons de Moramanga, nouvelle route de Beparasy, km 25, 800 m (P. Viette).
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, 1200 m (P. Viette). — Forêt à l'Est du
lac de Mantasoa, Andrangoloaka 1 389 m (P. Griveaud). — Nord d’Ankazobe, lam-
beaux forestiers du tampoketsa d'Ambohitantely, 1 500 m env. (P. Griveaud et R.
Vieu). — Environs d’Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina,
1400 m (W. D. Cowan, P. Griveaud). — Sud du pays Betsileo (Hildebrandt).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, principalement d'altitude, capturée en
VIT, IX, X, I, I et II.
Glosterothrix goliath (Viette)
(&, pl. L, fig. 10)
Schausinna goliath Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 221.
Cette espèce est la plus grande des Lasiocampides de Madagascar. Elle a des
caractères d’armures génitales bien conformes à celles du genre Closterothrix,
mais inaugure cependant un groupe où celles-ci sont légèrement modifiées : c’est
ainsi que disparaissent les cornuti de la vesica et que le bec du pénis se modifie,
soit en s’élargissant en étroite spatule, comme chez CI. goliath, soit en s’allon-
geant au contraire en pointe plus où moins courbe.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, forêt de Befotaka, au Sud de Mi-
dongy du Sud, 950 m, 3/7-111-1959 (P. Vielte et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — @. Il a été décrit comme suit par P. VIETTE :
« Envergure : 70-80 mm ; longueur des ailes antérieures : 35-40 mm.
Antennes fauves, dorsalement recouvertes d’écailles gris jaunâtre. Palpes la-
Source : MNHN, Paris
50 Y. DE LAJONQUIÈRE
biaux brun ochracé. Tête de même couleur. Patagia et tegulae de gris jaunâtre
clair à gris jaunâtre légèrement rosacé. Abdomen jaune ochracé plus ou moins
foncé. Dessous du corps brun ochracé, avec la partie apicale de l'abdomen plus
claire. Pattes de même couleur que le thorax, mélangée de gris jaunâtre ; articles
des tarses recouverts d’écailles appliquées d’un noir bleuté.
Ailes antérieures de la même couleur fondamentale que les patagia et les tegu-
lae. Une tache discale brune se trouve au milieu d’une bande transversale plus
foncée que le fond. Les limites interne et externe de cette bande sont sinu-
euses et irrégulières, la limite externe étant généralement bordée d’une étroite
zone plus claire que le fond. Entre M 2 et Cu 1 b, une zone mal définie d’un gris
de plomb ; chez certains individus, cette zone gris de plomb est remplacée par
une zone de la couleur fondamentale plus foncée. Une série submarginale de ta-
ches d’un brun ochracé plus où moins bien indiquées. Frange de la couleur du
fond, mais plus foncée.
Ailes postérieures de la même couleur que les ailes antérieures. Au tiers pro-
ximal, une bande transversale sinueuse plus foncée que le fond, suivie d’une ban-
de plus claire. Une bande médiane, limites mal définies, n’atteignant ni la côte
ni le bord abdominal, légèrement gris ou plus foncée que le fond. Une série sub-
marginale de taches continuant celles des ailes antérieures, mais moins bien in-
diquées. Frange comme aux ailes antérieures
Dessous des ailes antérieures gris jaunâtre à la côte devenant d’un jaune ochra-
cé dans l’aire externe. Tache discale noire.
Dessous des ailes postérieures, avec l’encoche et les poils-écailles raides de
la base de la côte noirs ; au milieu de l’encoche, une tache blanche. Une tache
discale noire. Coloration fondamentale comme celle des ailes antérieures, mais
avec deux bandes médianes festonnées (ou tout au moins l'indication de ci
bandes) et une large zone submarginale brun ochracé clair ».
Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 21) avec la forme élargie en olive des espèces
du Genre Closterothrix.
Armure génitale (pl. XIII, fig. 190). — Ainsi qu’il a été dit plus haut, on pourra
distinguer sur cette figure l'élargissement en spatule du bec du pénis (qui a été
légèrement tordu dans le montage de la préparation pour faire apparaître ce ca-
ractère). Le pénis, cependant, a conservé la forme générale de ceux des espèces
précédentes, malgré l'absence des cornuti dans la vesica.
Q. P. Vire en a donné la description suivante :
< Envergure : 106 mm ; longueur des ailes antérieures : 58 mm.
Palpes labiaux, tête, patagia et la plus grande partie des tegulae d'un brun
chocolat. Abdomen brun légèrement ochracé. Dessous du corps et pattes brun
chocolat ; articles des tarses comme chez le mâle.
Ailes antérieures grises, avec de larges zones costales et les bandes transver-
sales d’un brun rouille. Taches submarginales bien indiquées, bordées d’écailles
blanc bleuté extérieurement. Tache discale blanc jaunâtre.
Ailes postérieures colorées comme les antérieures, avec les mêmes dessins
dans le tiers costal. Seule, la série de taches submarginales se continue par des
indications jusqu’à l'angle abdomninal.
Dessous des ailes antérieures plus clair que sur le d
tache discale.
Dessous des ailes postérieures, avec la partie proximale de la côte non enco-
chée, mais montrant, comme chez le mâle, des poils-écailles raides et une bande
costale noirs ; à l'extrémité de la bande, une tache blanc jaunâtre. Dessins com-
us, sans dessins ni
Source : MNHN, Paris.
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 51
me chez le mâle, mais ici toutes les couleurs sont d’un brun rouille plus ou moins
foncé ».
Armure génilale (pl. XXIN, fig. 276). — Par sa taille même, elle ne prête à
aucune confusion.
Distribution dans l'île. —— Mapacascar Esr : Région d’Ifanadiana, environs
de Ranomafana, 700 m (P. Viette). — Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka,
950 m (P. Viette et P. Griveaud).
Répartition géographique. -— Madagascar.
Biologie. -— Cette espèce, récoltée en mars, ne semble pas avoir été captu-
rée dans des localités de la pluvisilva du domaine de l'Est situées au Nord de la
région d'Ifanadiana.
La femelle, seul exemplaire connu de ce sexe, fut collectée non loin de la
nappe de chasse dans une zone d'ombre, pendant une nuit fort pluvieuse et au
moment d’une baisse considérable de la pression atmosphérique (dépression
cyclonique) (P. Vigrre, L. c., p. 222).
Lors de l'extraction de l'armure génitale de cette femelle, il a pu être préle-
vé un certain nombre d'œufs resté dans le sac ovarien. Ceux-ci ont un diamètre
d'environ 2 mm et sont de couleur bistre jaune, à l’état sec, avec de fins dessins
irréguliers noirs.
Closterothrix fulvipuncta (Viette)
(@, pl. L fig. 16)
Lechriolepis fulvipuncta Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 218.
Type. — Holotype : 1 «4, Madagascar Est, Italaviana, 6 km Nord-Ouest de
Fanovana, 730 m, 6-VI-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. 4 (description originale). « Envergure : 34-36 mm; lon-
gueur des ailes antérieures : 17-18 mm.
Antennes noires, le flagellum légèrement teinté dorsalement de brun rougeä-
tre. Palpes labiaux d’un rouge ochracé, ave la partie dorsale des faces latérales
saupoudrée de brun. Tête, patagia et tegulae brun rouille, l’apex des tegulae plus
jaunâtre. Abdomen dorsalement gris noirâtre. Dessous du corps rouge ochracé,
avec l’abdomen plus clair virant au jaune ochracé. Pattes de la couleur du
thorax, avec les articles des tarses gris noirätre, légèrement annelés de plus clair.
Ailes antérieures de coloration simple. Elles sont presque unicolores brun
rouille, avec la partie proximale plus rougeâtre que l'aire externe ; on passé
insensiblement d’une couleur à l’autre. On distingue : (a) entre les racines de R 5
et de M 3, une tache bien nette jaune orange ; (b) une indication, plus ou moins
visible suivant les individus, d’une bande transversale postmédiane régulière-
ment courbe brune ; enfin (c) une série submarginale de taches blanc bleuté
saupoudré de noir, irrégulières et plus ou moins développées suivant les indi-
vidus. Frange unicolore, plus brune que le fond.
Ailes postérieures brun noirâtre, légèrement plus claires à la base, avec l'aire
apicale de la couleur des ailes antérieures. On distingue parfois, dans l'aire
costale, un début de bande transversale brune. Frange concolore, jaune orange le
long du bord abdominal.
Source : MNHN, Paris
52 Y. DE LAJONQUIÈRE
Dessous des ailes antérieures d’un brun légèrement saupoudré de rouille, no-
tamment sur les nervures, avec l'indication de la bande postmédiane et une série
{moins développée que sur le dessus) de taches blanc bleuté.
Dessous des ailes postérieures brun rouille, avec deux bandes transversales
festonnées, médiane et postmédiane, brunes : la bande médiane est plus nette
que la postmédiane. Une série submarginale de taches blanc bleuté saupoudré
de noir. Côte, surtout à la base, blanche ».
€ Par la couleur des ailes antérieures et la présence de la tache jaune orange,
cette espèce se distingue facilement de toutes les autres espèces de Lasiocam-
pides malgaches récoltées à ce jour ».
Très remarquable, l'absence complète d’épiphyse tibiale, (tabl. I, fig. 16),
qui fait de cette espèce, et sous ce rapport, la seule exception du Genre.
Armure génitale (pl. XI, fig. 183). — Cette armure est très caractérisée par
ses valves naturellement tordues dans le sens proximal et par l'élargissement des
processus du sacculus ; le pénis, le seul des espèces du Genre ayant une telle
forme, est franchement coudé à angle droit, et est dépourvu de cornuti.
Q. Envergure : 57 mm ; longueur du bord costal de l'aile antérieure : 30
mm env. Tête, palpes, thorax et abdomen franchement jaunes ; pattes antérieures
marron, parsemées d’écailles noires. Antennes noires.
Ailes antérieures d’un jaune légèrement orangé dans toute leur partie basale
et centrale, s’éclaircissant en jaune citron dans la partie terminale ; deux lignes
transversales assez épaisses, marron et légèrement cintrées traversent l'aile,
l’une extrabasilaire, l’autre postmédiane ; une rangée de petits points noirs inter-
nervuraux forme une ligne subterminale parallèle au bord externe ; comme chez
le mâle, une assez grosse tache orange, arrondie, se trouve à l'extrémité de la
cellule ; frange concolore.
Ailes postérieures de couleur générale légèrement plus orangée que celle des
ailes antérieures : ligne médiane noirâtre n’atteignant pas le bord anal ; quel-
ques points noirs internervuraux à l'emplacement théorique de la ligne subtermi-
nale.
Verso des quatre ailes uniformément jaune citron aux ailes antérieures, avec
la seule marque noire des points subterminaux ; un peu plus orangé aux ailes
postérieures, avec une ombre médiane grisâtre et la ligne de points subterminaux
très accusée.
Armure génilale. — La bourse copulatrice, fortement chargée de pigments
ñoirs, éommé toutes’ celles du Genre Closterothrix, est assez longue et franche-
ment coudée à angle droit au premier tiers basal.
Distribution dans l’île. — MADAGAsCAR SAMBIRANO : Région d'Analalava, pos-
te de Maromandia, massif du Manongarivo, 1 150 m (P. Griveaud).
Mapacascar Esr : 6 km au Nord-Ouest de Fanovano, Italaviana, 730 m (P.
Griveaud).
Mapacascar CENTRE : Est d’Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolomita, 1 400
m (P. Griveaud).
Répartition géographique. -— Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva capturée en XII, V et VI.
Les œufs extraits de l'abdomen de la femelle sont assez petits, brun noir, à
l'exception des deux pôles plus ou moins jaunes.
Source : MNHN, Paris.
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 53
Closterothrix funebris Y. de Lajonquière
(&, pl. I, fig. 20)
Closterothrix funebris Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, p. 167.
Type. — Holotype : 1 &, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana (ver-
sant sud), Andohananalila, 1 850 m, début 111-1967 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. —— 4 (description originale). « Envergure : 44 mm env. ; lon-
gueur du bord costal de l’aile antérieure : 20 mm env.
Aile antérieure : couleur fondamentale noire très légèrement éclairée d’ocre,
s’assombrissant en noir profond dans la région costale et dans la région discale ;
dans cette dernière on peut quelquefois distinguer une aire transversale en forme
de V limitée d’un côté par une ligne antémédiane presque droite, et, de l’autre
côté, par une ligne postmédiane partant perpendiculairement de la côte puis fai-
sant un angle brusque au niveau de la nervure 6 pour aller aboutir au milieu du
bord interne presque au même point que la ligne antémédiane ; sur cette aire,
se détache faiblement au bout de la cellule un minuscule point blanc en forme de
trait ; une série de taches grisâtres, peu marquées et diffuses, placées dans les
espaces internervuraux, précède immédiatement le bord terminal ; frange noire.
Aile postérieure entièrement noire sans aucun dessin visible ; frange concolore.
Verso des quatre ailes plus clair, gris foncé ; sur cette teinte fondamentale se
détachent bien, surtout aux ailes postérieures, trois bandes d’un noir franc, an-
témédiane, postmédiane et subterminale, composées de taches cunéiformes si-
tuées dans les espaces internervuraux, les nervures se détachant en clair sur
ces bandes. Thorax, tête, palpes et ptérygodes couverts de poils noirs à extré-
mité blanchâtre ; abdomen légèrement plus clair. Flagellum et fasciculations
des antennes noirs. Pattes antérieures avec la face interne du fémur couverte de
longs poils jaunes, le tibia et le tarse étant revêtus de poils noirs à extrémité blan-
che ».
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 12), très petite, conserve pourtant la forme
globulaire commune au Genre Closterothrix.
Armure génitale (pl. XIII, fig. 184). — Très classiquement du type du Genre,
ne s’en singularise que par ses valves très courtes ; pénis à bec très légèrement
courbé.
9. Elle nous est inconnue.
Distribution dans l'île. — MapaGascar SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana
{versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous de l’An-
dohanisambirano, 1 900 m [2050 m] (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva des hautes altitudes fort mal connue et
récoltée en III.
Glosterothrix diabolus (M. Hering)
(&, pl. IL, fig. 18)
Lechriolepis diabolus M. Hering, 1928, Mitt. Zool. Mus. in Berlin, 14 (3/4), p. 487,
pl. 2, fig. 7 (G).
Source : MNHN, Paris W
54 Y. DE LAJONQUIÈRE
Lechriolepis diabolus Hering ; Cour, 1936, in E. Srnax», Lepid. Cat., pars 73, p. 192.
Lechriolepis diabolus E. M. Hering ; Vierre, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31°
année, p. 219 (espèce peut-être mieux placée dans le genre Closterothriæ).
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Nord, « Diégo-Suarez » (sans autre in-
dication) (genitalia, prép. Y. de Lajonquière n° HUB 1-68) (Zool. Mus., Humboldt
Univers., Berlin).
Description. — 4. Envergure : 63 mm env. ; longueur du bord costal de
l'aile antérieure : 30 mm env. Antennes à flagellum noir mat, à fasciculations bru-
nes. Front, collier, ptérygodes et dessus du thorax noir mat avec l'extrémité des
poils blanche, ce qui donne à cet ensemble un aspect granité ; palpes labiaux,
pourtour des yeux, fémurs, tibias, dessus et dessous de l'abdomen d’un beau
jaune un peu orangé ; touffe anale de même couleur ; tarses annelés de blanc
et de noir. Epiphyse tibiale : tableau I, figure 18.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun noir ; deux lignes transver-
sales jaunâtres délimitent un espace médian étroit de même couleur que la moitié
distale de l'aile ; la base de celle-ci, jusqu’à la première de ces lignes a le même
aspect granité que le thorax par suite de la présence de fines marques blanches
à l'extrémité d’une partie des écailles ; ce même aspect se retrouve encore dans
quelques nébulosités de l’espace terminal, plus accentué à l'apex ; la ligne mé-
diane est nettement sinuée ; frange concolore.
Ailes postérieures de couleur identique à celle des ailes antérieures, sauf dans
le premier tiers basal et anal revêtu d’une pilosité jaune orange, de même cou-
leur que l’abdomen ; quelques écailles isolées blanchâtres au voisinage du bord
externe ; frange de la couleur de la partie médiane et terminale de l'aile.
Verso des ailes antérieures brun dans son ensemble, mais jaune pâle le long
du bord interne ; côte et aire terminale saupoudrée de jaune ; taches blanches
allongées et diffuses à l’apex, principalement dans l’espace internervural 8-9 ;
trajet des nervures ressortant en noir plus foncé.
Verso des ailes postérieures entièrement jaune orangé, de même couleur que
l'abdomen ; deux lignes noires, parallèles et fortement sinuées, traversent la
partie médiane de l’aile ; une rangée de points noirs, de forme imprécise, dessine
une ligne subterminale grossièrement parallèle au bord externe ; le premier de
ces points, plus rapproché de l’apex, est doublé de blanchâtre ; frange brune sur
laquelle apparait, près de la base, un autre point noir doublé de blanc, semblable
à celui avoisinant l’apex.
Armure génitale (pl. XIII, fig. 187). —
valves et l'allongement du pénis.
Elle est remarquable par la longueur des
©. Inconnue.
Distribution dans l'île. —— Il semble, qu’en dehors de l’holotype, aucun autre
exemplaire de cette espèce ne soit connu.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Nous ignorons la période d'apparition et le biotope de cette
espèce.
Source : MNHN, Paris.
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 55
Closterothrix goudoti Viette
CG, pl. I, fig. 19)
Closterothrix goudoti Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 218.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, district d'Ifanadiana, environs de
Ranomafana, 700 m, 30-I11-1955 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — S (description originale). « Envergure : 42-48 mm ; longueur
des ailes antérieures : 20-23 mm.
Antennes brun noir, avec le flagellum dorsalement recouvert d’écailles d’un
brun fauve. Palpes labiaux brun jaunâtre. Tête, patagia et tegulae de couleur châ-
taigne, les derniers latéralement plus jaunâtres. Abdomen également de couleur
fondamentale châtaigne, mais plus clair que les tegulae, tirant sur la couleur
rouille, dessous du corps gris jaunâtre. Pattes de même couleur, avec les articles
des tarses gris noirâtre ; les tibias prothoraciques sont nettement plus jaunes.
Aïles antérieures de coloration simple. Elles sont de la même teinte que les te-
gulae, avec deux fines bandes parallèles et légèrement obliques, anté- et postmé-
diane, d’un jaune ochracé. Entre ces deux fines bandes, la couleur de l'aile est
légèrement plus foncée. Une indication d’une série submarginale de taches gris
noirâtre. Frange un peu plus foncée que la couleur fondamentale.
Ailes postérieures de la même couleur que les ailes antérieures, unicolores,
avec seulement quelques indications de taches submarginales dans l’aire apicale.
Dessous des ailes antérieures gris jaunâtre, avec une tache discale et deux
zones transversales brunes. Indication d’une ligne submarginale festonnée brune.
Frange brune.
Dessous des ailes postérieures gris jaunâtre, avec une tache discale brun noir,
deux lignes médianes, parallèles, festonnées, brunes, limitées extérieurement d’une
couleur plus claire que celle du fond. Une série externe, quelques écailles blanc
bleuté. Frange brune ».
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 19) reste dans la norme du Genre.
Armure génitale (pl. XI, fig. 186). — Elle montre une accentuation des carac-
tères particuliers de celle de CL. diabolus : allongement des valves et surtout du
pénis dont le « bec » se recourbe légèrement ; cette modification atteindra son
maximum dans l'espèce suivante, CI. insularis.
9. Envergure : 70 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 36
mm env. Antennes entièrement noires, les pectinations étant réduites à de courtes
écailles triangulaires. Tête, vertex et dessus du thorax brun clair ; dessous du
thorax et abdomen brun jaune.
Ailes antérieures : le dessin est absolument identique à celui du mäle, mais la
couleur générale est beaucoup plus claire et plus variée. L'espace médian, châtain
clair, est limité par les deux mêmes lignes grossièrement parallèles, d’un marron
plus foncé, et doublées extérieurement de couleur isabelle claire ; très petit point
noir discocellulaire doublé intérieurement de jaune clair. La partie basale de l’aile
est gris jaunâtre, ainsi qu'une bande postdiscale se terminant en une ligne post-
médiane dentée, plus foncée, elle-même doublée extérieurement de gris blanchà-
tre. Au-delà de cette ligne, l'espace antéterminal redevient châtain clair, malgré
une nébulosité plus foncée en forme de chevron épais dans la région subcostale.
Une rangée de taches brunes internervurales, doublées extérieurement de taches
blanchâtres, forme une ligne subterminale irrégulière par suite du décalage vers
Source : MNHN, Parisk
56 Y. DE LAJONQUIÈRE
l'extérieur de la tache située entre les nervures 3 et 4. Au delà de cette rangée de
taches, l'espace terminal devient plus foncé, franchement brun, à l'exception de
V'apex qui reste très clair. Frange très courte et foncée, entrecoupée de points
clairs à l'extrémité des nervures.
Ailes postérieures très semblables aux ailes antérieures, mais dans une tonalité
générale plus foncée, semblable à celle de l'espace terminal de celles-ci. Les des-
sins et les lignes sont cependant effacés dans les régions discale et subdiscale. La
rangée de taches subterminales claires reste bien apparente sur tout son parcours.
Frange claire entrecoupée de quelques taches brunes.
Verso des quatre ailes reproduisant les dessins du recto avec une certaine at-
ténuation. Cependant, les rangées de taches bicolores subterminales sont très ac-
centuées, ainsi que les ailes postérieures ; éclaircie blanchâtre dans l'espace mé-
dian subcostal de ces dernières et accentualion de la première tache blanche api-
cale.
Armure génitale. — Elle n’a pas été examinée.
Distribution dans l’île. — Mapagascar Esr : Route d’Anosibe, km 48,800 (P.
Griveaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Griveaud). — Région
d'Ifanadiana, environs de Ranomafana 700 m (P. Viette). —— Au Sud de Midongy
Qu Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Viette et P. Griveaud).
Mapacascar CENTRE : Est d’Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400 m (P. Gri-
veaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en XII, mais plus particulière-
ment en II.
Closterothrix insularis Viette
(&, pl. I, fig. 21)
Closterothrix insularis Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 219.
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Est, route de Lakato, km 15, Ankasoka,
1130 m, 1-X11-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — < (description originale). « Envergure : 45 mm ; longueur
des ailes antérieures : 22 mm.
Même habitus que l'espèce précédente [CI. goudoti], avec laquelle d’ailleurs
elle cohabite. Elle en diffère par : (a) une teinte générale beaucoup plus gris noi-
râtre ; (b) les parties latérales de l'abdomen d’un jaune ochracé ; (c) la présence,
aux ailes antérieures, d’un petit point discal noir ; (d) les deux fines lignes trans-
versales, aux mêmes ailes, qui ne sont pas parallèles, ces deux lignes étant plus
rapprochées au niveau de la nervure anale qu’à la côte ; (e) la ligne postmédiane,
qui forme, entre la nervure anale et le bord inférieur des ailes antérieures, un an-
gle dirigé vers l’extérieur ; enfin (f), la partie marginale des aîles antérieures net-
tement plus claire que la moitié basale.
Aïles postérieures brun noirâtre ».
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 20) reste très voisine de celle de l'ensemble
du Genre.
Source : MNHN, Pariss.
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 57
Armure génitale (pl. XIN, fig. 188). — On retrouve ici des caractères analo-
gues à ceux de l’armure de Cl. goudoti, notamment l’allongement des valves par
rapport à celles des premières espèces du genre. Les processus du sacculus sont
élargis et plus massifs. Quant au pénis, son bec très allongé et courbe caractérise
à lui seul l'espèce d’une façon très remarquable.
Détermination. — L'ensemble des caractères de différenciation entre CI. insu-
laris et CL. goudoti, donnés par l’auteur, sont tout-à-fait frappants quand on a
une série de chaque espèce sous les yeux. Mais, il ne faut pas se dissimuler que
certains d’entre eux peuvent être individuellement modifiés et que des erreurs
pourraient être ainsi commises entre ces deux espèces si voisines. C’est ainsi que
lon ne doit retenir qu'avec réserves les caractères suivants, auxquels nous con-
servons ci-dessous la mention indicatrice donnée dans la description originale :
(c) petit point discal : toujours présent chez CI. insularis, et généralement
absent chez CL goudoti : s’y trouve cependant quelquefois ;
(d) les deux lignes transversales des ailes antérieures : leur parallélisme est,
en effet, généralement inexistant chez Cl. insularis, mais j'ai sous les yeux un
exemplaire de cette espèce où le parallélisme est pratiquement parfait, En ce
qui concerne l’espace médian ainsi délimité, on peut dire qu'il est nettement
plus large chez CI. goudoti que chez CI. insularis.
Par contre, on peut, semble-t-il, considérer comme caractères toujours vala-
bles :
(a) la couleur générale, chocolat chez CL. goudoti et brun cuir chez CI. insu-
laris ;
(b) les côtés jaunes de l’abdomen chez Cl. insularis :
(e) le petit angle formé, chez CL insularis, par la postmédiane sur la nervure
anale, bien que ce caractère soit assez subtil et quelquefois peu visible ;
(f) la coloration relative des aires basale et marginale, bien que soumise aussi
aux incertitudes des coloris individuels.
Q@ (description originale). « Envergure : 84 mm ; longueur des ailes anté-
rieures : 47 mm.
D'une coloration plus claire que celle du mâle. L'abdomen est entièrement
jaune ochracé et des poils de même couleur se trouvent, dorsalement, à la base
des ailes.
Ailes antérieures, avec une tache discale blanc sale. L'espace entre les lignes
anté- et postmédiane est plus foncé que le reste de l’aile. Indications d’une bande
transversale intérieurement à l’antémédiane et extérieurement à la postmédiane.
Traces d’une série submarginale de taches présentant des écailles blanc bleuté
du côté externe.
Ailes postérieures nettement anguleuses, à la marge externe, entre R et M 1.
De même coloration que les ailes antérieures, avec leurs dessins s'y conti-
nuant ».
Armure génilale (pl. XXII, fig. 274, allotype). — La partie sclérifiée de la
bourse copulatrice semble être plus courte et plus élargie que celle de Cl. leo-
nina ; le ductus bursae semble aussi nettement plus développé.
. Détermination. — La femelle de CI. insularis est extrêmement ressemblante
à celle de CI. leonina. On doit cependant noter la couleur brun cuir de CI. insu-
laris, analogue à celle du mâle, tandis que la femelle de CI. leonina est plus où
moins teintée de rougeâtre. Mais on remarquera surtout les caractères suivants :
(1) chez la femelle de CL. insularis, la ligne maculaire subterminale est très
estompée, mais parallèle de bout en bout au bord externe des ailes antérieures,
Source : MNHN, Paris]
58 Y. DE LAIONQUIÈRE
tandis que, chez la femelle de Cl. leonina, cette ligne, formée de taches brun noir
beaucoup plus accusées, n'est plus entièrement parallèle à ce bord dans sa par
tie inférieure par suite du déplacement vers l'extérieur de la tache de l'espace
internervural 3 - 4 ;
(2) enfin, et surtout, la ligne postmédiane des ailes antérieures est pratiquer
iment droite ’chez la femelle de CI. insularis, tandis qu'elle forme un angle pres
que droit chez CI. leonina un peu au dessous de son départ du bord costal.
Distribution dans l'île. — MapAGascaR Esr : Route de Lakato, km 15, Anka-
soka, 1100 m (P. Griveaud).
Manacascar CENTRE : Route d'Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350
m (P. Viette). — Environs d'Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’An-
kafina, 1 450 m (P. Viette).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, plutôt d'altitude, récoltée en XI et XII.
Les œufs extraits de la femelle allotype sont assez semblables à ceux de Cl.
goliath. Ils sont jaune clair, avec des dessins irréguliers noirs, mais sont nette-
ment plus petits : 1,5 mm env.
Odontocheilopteryx Wallengren
Odontocheitoptergæ WaMengren, 1860, Wiener Ent. Monatsehr., 4, p: 165 (espèce Lype :
Odontocheilopterge myxa Wallengren, 1860, seule espèce citée).
Description. — Ce Genre est très bien caractérisé extérieurement par les
touffes de poils écailleux qui ornent le bord interne des ailes antérieures, l’une un
peu avant son milieu, l’autre, double, à son deuxième tiers environ. Les ailes
antérieures sont plutôt étroites et allongées avec un apex arrondi. La nervation
montre une analogie complète avec celle du Genre Streblote Hübner (= Taragama
auct) : aux ailes antérieures, la nervure 8 part de la tige 6 et 7 et les nervures
9 et 10 sont très longuement tigées : ailes postérieures, avec les nervures 4et5
tigées.
Les armures génitales mâles des deux espèces madécasses sont, par contre,
assez dissemblables, l’une franchement conforme au type du Genre, l'autre nette-
ment plus voisine d’une armure de Streblote. C’est l'inverse qui se présente pour
ce qui est des épiphyses tibiales : l'espèce la plus voisine des Streblote possède
lépiphyse si caractérisée des Odontocheilopterur, alors que l'autre espèce, dont
T'armure est tout à fait conforme à celle de l'espèce type du Genre, en est dépour-
Vue, comme en sont dépourvus les Streblote. Tout ceci montre qu'il y a des affi-
nités très proches entre ces deux Genres ; mais ici, le signe facilement visible
des touffes écailleuses du bord interne des ailes antérieures permet de classer
aisément ces espèces dans le Genre créé par WALLENGREN.
Répartition géographique. — Ce genre a été décrit d'après une espèce
africaine habitant le Natal et la région du Kilimandjaro. C’est un des deux seuls
Genres étrangers de Lasiocampides qui aient des représentants à Madagascar.
Encore n'est-il que pauvrement représenté par deux espèces seulement.
Source : MNHN, Paris =
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 59
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Envergure : 32-38 mm chez le mâle, 46 mm env. chez la femelle. Ailes
postérieures blanc jaunâtre ou bistre jaune plus ou moins largement en-
vahies de brun (pl. IL, fig. 22 ; pl. VII, fig. 112) . . . . O. malagassy
— Envergure : 21-22 mm chez le mâle, 35 mm env. chez la femelle. Ailes
postérieures unicolores, jaune paille (pl. Il, fig. 26 ; pl VII, fig.
113) DEEE À SR Te PTT ATEN Re O. meridionalis
Odontocheilopteryx malagassy Viette.
(&, pl D, fig. 22 ; ©, pl. VIL, fig. 112)
Odontocheilopteryx malagassy Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année,
p. 220.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d’Ana-
lamazaotra, 910 m, 19-IV-1955 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — & (description originale). « Envergure : 32-38 mm ; longueur
des ailes antérieures : 15-18 mm.
Antennes recouvertes dorsalement d’écailles jaune paille et mouchetées de
noir ; du côté interne, à la base, une touffe brun à brun noirâtre. Palpes labiaux
jaune ochracé, avec les parties latérales mélangées de noir et les parties dorsales
et apicales abondamment de blanc. Tête d’un blanc légèrement jaunâtre, avec
deux touffes frontales et latérales brunes. Patagia et tegulae de même couleur
que la tête, les seconds abondamment parsemés de jaune ochracé. Abdomen gris
jaunâtre, avec, dorsalement, deux larges bandes latérales d’un noir bleuté bril-
lant. Dessous du corps et pattes brun noir, fortement mouchetés de gris jaunà-
tre.
Ailes antérieures de couleur fondamentale gris ou blanc jaunâtre, avec une
large zone médiane d'un gris bleuté comprenant une tache discocellulaire blan-
che. La base de l'aile, jusqu’à la ligne antémédiane et au-dessus de la nervure
anale, est gris noir. Ligne antémédiane noire, précédée de petites taches bleutées,.
Bande postmédiane faite d’une zone de la couleur du fond limitée des deux
côtés de brun. Lui fait suite, une ligne zigzaguante noire, Les nervures sont
finement marquées de noir, cette couleur étant plus nette sur les radiales et M 1.
Aire costale plus foncée que le fond. Avant le bord externe, de vagues lunules
grises. Frange concolore, avec un liseré proximal brun jaunâtre. Dents écaillées
du bord inférieur, avec des écailles apicales filiformes d’un bleu d’acier.
Ailes postérieures blanc jaunâtre, avec une zone transversale médiane plus où
moins brune. Réduite chez l'holotype, cette bande ou zone transversale brun jau-
ie peut être très grande et envahir l'aile presque toute entière. Frange conco-
ore.
Dessous des ailes blanc jaunâtre, les antérieures largement envahies de noir
et les postérieures lavées de noir dans la région costale. Aux deux paires d'ailes,
une série marginale de taches à reflets nacrés ; taches mieux marquées aux anté-
rieures. Sur ces dernières ailes, des zones à reflets nacrés dans la région de l’an-
gle inférieur de la cellule ».
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 22) est tout-i-fait similaire à celle de l'espèce
type du Genre, 0. myxa Wallengren. C’est une forme très spéciale, mince et très
allongée, évoquant l'idée d’un chaton de noisetier.
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1
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Il
Source : MNHN, Paris
60 Y. DE LAJONQUIÈRE
Armure génitale (pl. XITL fig. 191). — On ne peut qu'être surpris par la gran-
de taille de cette armure, comparativement à Ja taille modeste de l’Insecte. Elle se
sépare quelque peu du type des armures du Genre par la séparation en deux
éléments du cubile, au dessous du faux saccus ; à remarquer surtout le curieux
élargissement des branches latérales du tegumen avant les socii, très petits, et
l'absence de selérification colorée de la partie supérieure de celui-ci. Le pénis,
en forme d'olive, montre un petit et unique cornutus en pointe de la vesica.
Q Gi. VII, fig. 112). Envergure : 46 mm env. longueur du bord costal des
ailes antérieures : 22 mm env. Antennes bistre jaune dans toutes leurs parties.
Vertex gris blanchâtre ainsi que les palpes dans leur partie supérieure, celles-ci
devenant bistre plus bas. Thorax et abdomen bistre à jaune, avec quelques poils
noirs au centre du thorax.
Ailes antérieures de tonalité générale brun clair à ocre, légèrement saupoudrée
d'écailles grises, principalement dans l’espace médian et dans l'aire subapicale ;
la plus frappante est une grande tache très foncée et triangulaire qui remplit
l'espace compris entre la base des nervures radiale et médiane jusqu’à l'extrémité
de la cellule : marron à brun grenat dans sa moitié proximale, cette tache devient
très foncée ou même franchement noire dans sa moitié distale, puis se termine
à l'extrémité de la cellule en une frange de poils blanchâtres ; V'aile est ensuite
traversée par une ligne postmédiane s'inscrivant seulement en un tracé plus clair
que le fond, puis par une ligne subterminale noire, plus où moins marquée, très
fine et très anguleuse, surtout en dessous de l'apex ; frange concolore ; la dent
de poils écailleux du milieu du bord interne est un peu plus claire que l’aile,
mais se termine par quelques longs poils noirs ; celle placée avant le tornus est
double et franchement noire.
Ailes postérieures entièrement bistre jaune avec une très vague indication
d'ombre subterminale plus foncée.
Verso des quatre ailes bistre jaune, unicolore, avec seulement de légers rap-
pels des parties foncées du recto.
Armure génitale (pl. XXII, fig. 278). — Elle est caractérisée par un très gros
antrum attenant à l’ostium bursue.
Distribution dans l'ile. — Mapagascar NonD : 50 km au Sud-Est de Diégo-
Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Viette). — Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m (P. Viette) ; Petit Lac, 1 115 m (P. Griveaud).
Manacascar Esr : Route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud). —
Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Vielte). — 6 km Nord-Ouest
de Fanovana, Italaviana 730 m (P. Viette). — Région d’Ifanadiana, environs de
Ranomafana, 700 m (P. Viette). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befota-
ka, 950 m (P. Viette et P. Griveaud).
Mapagascar CENTRE : Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39,
1350 m (P. Viette).
Mapagascar Ouesr : Région d’Antsalova, Andobo, forêt de VPAntsingy, 190
m (P. Griveaud). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar, forêt d'Andrano-
vory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce capturée en VIH, XI, XII, I, III, V et VI.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 61
Odontocheilopteryx meridionalis Viette
(, pl. I, fig. 26 ; ©, pl. VIL, fig. 113)
Odontocheïloptergx meridionalis Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31e année,
p. 221.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, région de Morombe, station agri-
cole du Bas Mangoky, III- 1955 (4. Robinson) (Muséum, Paris).
Description. — & (description originale). « Envergure : 21-22 mm ; longueur
des ailes antérieures : 11 mm.
Espèce voisine de la précédente [0. malagassy], mais s’en distinguant par :
(a) une taille considérablement plus petite ; (b) une zone proximale, aux ailes
antérieures, jaune ochracé, atteignant la tache discale dans la cellule ; (c) la limi-
te externe de la bande médiane d’un gris bleuté régulièrement courbe aux ailes
antérieures ; (d) les dents écaillées du bord inférieur des mêmes ailes jaune
ochracé ; enfin (e), les ailes postérieures jaune paille, avec une zone transversale
plus foncée à peine indiquée ou absente ».
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 23) est absente.
Armure génitale (pl. XI, fig. 189). — Très conforme au type d’armure du
Genre, en particulier par la soudure des deux éléments du cubile en une seule
pièce.
©. Envergure : 35 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 15
mm env. Antennes bistre jaune clair, à fasciculations assez bien développées ;
quelques écailles blanchâtres sur le dessus du premier tiers du flagellum. Tète,
thorax et abdomen blanc jaunâtre ; palpes un peu plus jaunes.
Ailes antérieures uniformément de couleur blanc jaunâtre très clair, avec, com-
me seules marques sur ce fond : (a) une tache triangulaire jaune foncé couvrant la
cellule mais restant dans ses limites, terminée par une frange gris foncé ; (b) une
fine ligne subterminale gris foncé, festonnée, surtout apparente dans sa moitié
inférieure et aboutissant à la touffe écailleuse distale du bord interne ; cette touffe
écailleuse et celle du milieu du bord interne sont elles-mêmes de couleur gris fon-
cé à noir ainsi que la partie de frange qui se trouve entre elles : le reste de la
frange est concolore à l'aile.
Ailes postérieures uniformément jaune paille très clair ; aucune ligne ni dessin.
Verso des quatres ailes uniformément jaune paille très clair, sans aucune autre
marque qu’une légère mention de la ligne subterminale des ailes antérieures.
: Armure génitale (pl. XXII, fig. 279). — Même chambre démesurément grande
à l'entrée du ductus bursae comme chez 0. malagassy.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Région de Fort-Dauphin, forêt
d'Isaka (R. Catala).
à MaDaGascar CENTRE : Ambalavao (A. Robinson). — Massif de l’Isalo (4. Ro-
inson).
MADAGASGAR OuEsr : Ankarafantsika, 120 m (E. Raharizonina). — Région de Sa-
Kkaraha, Ilaka (4. Robinson). — Route nationale 7, 64 km à l’Est de Tuléar, forêt
d’Andranovory, 640 m (P. Griveaud et Ratovoson). — Région de Morombe, station
agricole du Bas Mangoky (4. Robinson).
(il
(ll
Source : MNHN, Paris!
62 Y. DE LAJONQUIÈRE
Mapacascar Sup : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 50 m
(P. Griveaud ; P. Griveaud et Ratovoson). — Environs de Tranoroa, vallée Maroa-
koho, 200 m (P. Viette el P. Griveaud). — Beloha (4. Robinson). — D’Ambovombe
à Amboasary (4. Robinson).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce, principalement de la région malgache occidentale, ré-
coltée en VII, X, XI, XII, IL, III et VI.
Sous-famille GONOMETINAE
Cette Sous-Famille comprend la plus grande partie des espèces de Madagascar.
D'après Aumvizuius (1927), elle est caractérisée par le fait que la nervure 8 des
ailes postérieures n'est reliée à la nervure 7 que loin ou très loin de sa base,
formant ainsi une cellule secondaire d'une longueur sensiblement égale au côté
supérieur de la cellule médiane ; les deux cellules ayant aussi à peu près la même
largeur.
De nombreux Genres se partagent les espèces qui en font partie, Genres qui
paraissent tous endémiques (à l'exception peut-être du Genre Napta), les affecta-
tions faites de certaines espèces à des Genres étrangers à la Grande Ile n'étant pas
confirmées par l'étude des genitalia.
Dans l'Introduction, j'ai détaillé aux paragraphes « Nervation et Classement »
et « Répartition géographique » les raisons qui m'ont amené à scinder cette Sous-
Famille en plusieurs Groupes basés sur la forme des antennes et la position de la
nervure 8 des ailes antérieures. Je demande donc que l’on veuille bien se reporter
à ces textes pour mieux comprendre le plan qui a présidé à cette étude des Gono-
metinae. On aura, en même temps, une vue plus précise sur le détail de leur im-
plantation à Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES DES
Groures I er 1° (voir Groupes Il et IT" page 118)
Mâles
(Antennes à rangées de pectinations régulières, comme dans la fig 167 de la
planche XI ; ailes antérieures avec la nervure 8 partant (sauf exception) de l'an-
gle antéro-externe de la cellule)
1. Ailes antérieures avec la nervure 8 partant librement de la cellule . . 2
_— Aïles antérieures avec la nervure 8 partant de la tige commune aux ner-
vures 6 et 7, toujours, ou seulement chez quelques espèces des Genres
ut CT ee D te nn 0 13
2, Ailes antérieures avec une touffe écailleuse au milieu du bord inter-
ee OR de Chrysium
_— Aïles antérieures sans touffe écailleuse au milieu du bord interne 3
3. Ailes antérieures normalement élargies (pl. II, fig. 24, 29, pl. IT, fig.
SAS JOUE «D cab oeuf lo Lemaiatr di se Ur vioNon
__ Aïles antérieures étroites et nettement allongées (pl. IT, fig. 23) . it
S Z :
ource : MNHN, Paris]
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 63
4. Couleur fondamentale des ailes antérieures dans la gamme des jaunes
(jaune soufre, jaune orange, jaune olive) . . . . . . Ochrochroma
— Couleur fondamentale des ailes antérieures autre . . . . . … 5
5. Couleur fondamentale des ailes antérieures blanc pur [voir aussi 14]
Re Le de NN CRE * Chionodiptera
— Couleur fondamentale des ailes antérieures autre . .
5 De 6
G:MEnvergure inférieure A28/mme,; fe eh Eupagopteryx
— Envergure supérieure à 28 mm see 20 2 Ut 7
7. Armure génitale avec les extrémités du cubile très élargies et arrondies
enjcollerette, + : . . *. suite letter etes 1 Europtera
— Armure génitale avec les extrémités du cubile non élargies en colle-
NOTONS EE DE Sir ul be que LEA CN ORAN NO fee 8
8. Envergure supérieure à 40 mm. . . . , . . . . Lamprantaugia
— Envergure inférieure à 40 mm no ed HT me MO] À 9
9. Ailes antérieures avec les deux premiers points subapicaux de la li-
gne subterminale doublés de taches blanchâtres. Armure génitale avec
DD ÉSRIONOR E R aR Sunnepha
— Aïles antérieures sans tache claire subapicale. Armure génitale avec le
DénSAYantune autre forme à 0e OR 10
10. Armure génitale avec les éléments du cubile fortement garnis d’épines
et généralement écartés [voir aussi 15]. . . . . . . * Endacantha
— Armure génitale avec les éléments du cubile sans épine mais long et
HRNEITE nt ai ge mp EE JS CON DS VE QU ER
11: Ailes antérieures avec les lignes transversales habituelles . . . Napta
— Ailes antérieures sans les lignes transversales habituelles . : 12
12. Ailes antérieures avec deux épaisses lignes longitudinales plus ou
moins blanc argenté + > 0" M lo MO fi ibAnchrithra
— Aïles antérieures sans ligne continue bien visible, mais parsemées de
taches ou de chevrons sombres. Ailes postérieures parfois tronquées.
Armure génitale avec les pièces fortement sclérifiées et noires [voir
D à à ee ul Mon
13. Ailes antérieures normalement élaigiesrantitrannituutes armutsns à 14
— Ailes antérieures étroites et nettement allongées [voir aussi 12] . * Melopla
14. Ailes antérieures de couleur fondamentale d’un blanc pur [voir
aussi 5] . Pa ne RE EE ee red TE * Chionodiptera
— Ailes antérieures d’une autre couleur fondamentale . . . . 1 0e 15
15. Armure génitale avec la base des éléments du cubile fortement gar-
nis d’épines et généralement écartés [voir aussi 10] . . . * Endacantha
— Armure génitale avec la base des éléments du cubile sans épines . Ochanella
Femelles
N: B. — Le tableau ci-dessous ne peut-être que très fragmentaire, les femelles
du tiers environ des espèces que comptent les groupes I et It étant encore incon-
nues. En outre, les caractères peu différenciés des structures génitales femelles
des Gonometinae ne permettent guère de s’appuyer sur des caractères anatomiques
bien tranchés. On voudra bien noter cependant que toutes les femelles reconnues
de ces deux Sroupes font partie du groupe I (nervure 8 des ailes antérieures par-
5
is
Source : MNHN, Pall
64 Y. DE LAJONQUIÈRE
tant de la cellule), à l'exception de la seule espèce Ochanella hova (Butler) qui
fait partie du groupe 1 5, Enfin, on doit remarquer que, jusqu’à présent, les espè-
ces de ces deux groupes ne présentent pas de dimorphisme sexuel marqué, sauf
Napta serratilinea Guenée, dont la femelle est facilement reconnaissable à sa cou-
leur jaune d’ocre : il en résulte que, dans une grande mesure, le classement des
ède, permettra de déterminer celui des femelles.
mâles, si on les pos
1. Ailes antérieures avec la nervure 8 partant de l'angle antéro-externe de
RS OR Se ee 2
__ Ailes añtérieurés avec/la nervure 8 partant de la tige commune aux AA
vures 6 et 7 ; lignes transversales multiples + + + + * * * Ochanella
2, Ailes antérieures avec la ligne subterminale formée par né double
rangée. de petits points noirs rés nes de 3
Ailes antérieures sans points nets subterminaux, mais avec ne ligne
Un lee se à eee De dde dis nd 7
3, Ailes antérieures avec les lignes antémédiane et surtout postmédiane
nettement doublées par des lignes jumelles + : + + : * : Europtera
= Ales antérieures avec-les lignes anté- et postmédiane non nettement
doublées par des lignes jumelles + + : : * : usine, 4
4. Ailes antérieures avec l'aire apicale tachée de foncé, où se détachent
plus ou moins deux ou trois croissants clairs doublant les premiers
Points supierminauxe. 4; de 0 ut . . . . Sunnepha
_— Aïles antérieures sans rembrunissement ni points subapicaux + : 5
5. Envergure supérieure à SORA Pr EE PR Lamprantaugia
Envergure inférieure à 50 mm + + + °° °° : B'Esies 6
6. Ailes antérieures avec l'aboutissement de la ligne subterminale au bord
interne marqué par un point TES HTOSS etes sad nn AMEN ER Endacantha
__ Ailes antérieures sans point plus gros que les autres au bord interne
neo aie nee CA 21108" 2ROIV ART Lerodes
7. Ailes antérieures avec les lignes transversales habituelles plus ou
AS De MD IGN DESSINÉES PSE ee de ee dd. 0 Fi 3 8
L= Aïles antérieures sans lignes transversales, mais avec deux lignes lon-
gitidinales Jépaisses 4er] AMIE MS SUR SR . . Anchirithra
8. Ailes antérieures avec les lignes transversales finement dessi-
ER RÉ ni en SR ve MERE UE OUR Di Re A 9
Ailes antérieures avec les lignes transversales épa s où macu-
Tee heu er nieanh cmt eoi-queu Ai gars, faite 1
9. Ailes antérieures et ailes postérieures de même couleur + + : : 10
Ailes antérieures de couleur fondamentale d’un blanc pur. Ailes posté-
Tenres de couleur rouille +. : + +... LS Chionodiptera
10, Taille moyenne. Ailes antérieures couleur jaune ochracé, avec la ligne
<nbterminale trés dentées Me die de . Napta
__ Taille très petite. Ailes antérieures de couleur brune, avec la ligne
subterminale .ondulées ss 2 tuant ai) Spin Di Eupagopteryx
11. Antennes nettement fasciculées. Armure fortement colorée en
HoiDiee ArrRE) ADD té AO e JR MONS MOINE BASES Melopla
__ Antennes à fasciculations très courtes. Armure de coloration nor-
maletbireise aire #20 A ON Lu) À SUP ND CRIME SUR Ochrochroma
Source : MNHN, Paris
4
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 65
GROUPE I
(La nervure 8 des ailes antérieures part de l'angle de la cellule ; antennes droi-
tes à fasciculations régulièrement progressives où dégressives, d'égale longueur
dans les deux rangées).
Europtera Y. de Lajonquière
(ebpüc, large, et rrepév, aile)
Europtera Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, p. 169 (espèce type :
Libethra punctillata Saalmüller, 1884, désignée par l’auteur).
Description originale. — « Papillons de taille moyenne à ailes bien dévelop-
pées et assez larges, à apex net et à bord externe faiblement arrondi. Antennnes
avec fasciculations se raccourssissant régulièrement jusqu’à l'extrémité. Les ailes
portent dans l'aire submarginale une double rangée de petits points noirs. Aux
ailes antérieures, la nervure 8 part de l'extrémité de la cellule ; 6 et 7 sont briè-
vement tigées. Aux ailes postérieures, 4 et 5 sont connées ou brièvement tigées ;
la cellule basilaire émet une seule nervure secondaire, faible, quelquefois absente.
L'originalité du Genre réside dans ses génitalia 4 : valves très courtes et trapues,
falquées, avec une forte dent à la base ; cubile formé de deux éléments large-
ment séparés, s’évasant considérablement de la base vers leur extrémité qui se
termine en un long bord arrondi en forme de collerette ».
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Aïles antérieures avec deux taches discales blanc argent (fig. 3 a). .
— Aïles antérieures sans taches discales blanc argent ou seulement avec
un très petit point blanc (pl. I, fig. 24.et 25) . . . . . ÆE punctillata
Europtera punctillata (Saalmüller)
(, pl. IT, fig. 24)
Libetthra punctillata Saalmüller, 1884, Lepid. v, Madag., 1, p. 232, pl. 5, fig. 71.
Libethra punctillata Saalmüller ; Aurivizcius, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett. d.
Erde, 14, p. 266, pl. 37 e.
x Hiethra punetillata Saalmüller ; Corte, 1936, in E. Srrann, Lepid. Cat., pars 73,
: a punctillata (Saalmüller) ; Y. pe Lasonquièrr, 1970, Mém. de l'O.R:S.T.O.M.,
Europtera nigraluna Y. de Lajonquière, 1970, ibid, p. 169 (n. syn).
Europtera nigraluna forme defecta Y. de Lajonquière, 1970, ibid, p. 170.
Cette première espèce des Gonometinae malgaches se présente sous des as-
pects assez variés qui ont pu faire croire à la présence d'au moins deux unités
spécifiques. Mais l'étude d’un matériel plus abondant permet de penser que ces
formes appartiennent toutes à une seule et même espèce. En conséquence, je
dois ramener au rang de simple forme individuelle l'Europtera nigraluna, pré-
Cédemment décrite par moi comme bonne espèce, et supprimer purement et sim-
Plement sa forme defecta. Une autre forme, décrite ci-après sous le nom d'opima,
Source : MNHN, Pañik
66 Y. DE LAJONQUIÈRE
permettra de donner une idée plus complète des différents aspects de l'E. punc-
tillata.
Types. — punctillata Saalmüller. Holotype : 1 g, Madagascar Centre, pays
Betsilco (ex coll. Staudinger) (Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
nigraluna Ÿ. de Lajonquière. Holotype : 1 d, Madagascar Sambirano, massif
du Tsaratanana (versant Sud), Andohananalila, 1 850 m, début 111-1967 (P. Soga).
(Muséum, Paris).
forme defecta Y. de Lajonquière. Holotype : 1 d; Madagascar Centre, massif
de l'Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m, 24-1-1952 (P. Viette)
(Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure : 36-45 mm ; longueur du bord costal. des ailes
antérieures : 16-21 mm. Antennes à flagellum d’un brun plus ou moins clair et
à fasciculations bistre. Tête et thorax de brun acajou à brun noisette ; abdomen
et touffe anale plus clairs.
Ailes antérieures de couleur générale acajou brillant à brun noisette, à peine
moins foncée que celle du thorax : cette couleur ne s’éclaircit un peu que dans
Vespace terminal et dans une étroite bande diffuse prolongeant la cellule. L’aile
est coupée transversalement par un double système de lignes légèrement plus
foncées qui délimitent l'espace médian ; à savoir, du côté interne, deux lignes
zigzaguées, parallèles, écartées de 2 mm environ, dont la plus près de la base
est souvent invisible ; du côté externe, la même combinaison de deux lignes plus
ou moins dentées, également distantes de 2 mm environ, et pratiquement paral-
èles sur toute leur longueur, pouvant s’écarter un peu cependant dans la région
subcostale : la plus externe est souvent moins foncée que sa ligne jumelle, mais
reste cependant bien visible ; à l'extrémité de la cellule existe souvent un très
petit point blanc, mais beaucoup d'exemplaires en sont dépourvus ; enfin, deux
rangées parallèles de petits points noirs disposés en quinconces dans les espaces
internervuraux, et également écartées d'environ 2 mm, font office de ligne sub-
terminale, à 3 ou 4 mm avant le bord externe. Chez quelques exemplaires mélani-
sants, les systèmes de lignes transversales sont fortement accusés en noirâtre
et les points subterminaux plus ou moins reliés entre eux par des traits formant
Shevrons. Frange très courte, un peu plus foncée que l'espace terminal.
Ailes postérieures uniformément acajou ou brunes, plus claires que les ailes
antérieures, parfois traversées par une 6mbre médiane noirâtre, mais souvent
sans aucunes marques ; frange plus claire, de couleur isabelle.
Verso des quatre ailes de couleur sensiblement uniforme, rouge acajou terne
ou brunâtre pour les ailes antérieures, un peu plus jaunâtre pour les ailes pos-
fériegres : une ombre médiane foncée traverse parfois les ailes postérieures,
mais n'est que rarement et partiellement indiquée au verso des ailes antérieures.
Armure génitale (pl. NIV, fig. 192 et 193). — Les valves sont fortes, courtes
et larges, avec une forte dent à leur base ; leur extrémité se redresse presque
à angle droit pour se terminer en pointe. La variation dans la forme de cetlé
pièce réside, tant dans un léger allongement possible que dans une courbe un pei
moins redressée de son extrémité. Les éléments du cubile, bien développés,
sont élargis, étalés et arrondis à leur extrémité. Le pénis, mince et moyennement
allongé, est parfois légèrement relevé à son extrémité distale.
Q. Envergure : 49 mm environ ; longueur du bord costal des ailes anté-
rieures : 23 mm environ.
Source : MNHN, Paris 4
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 67
Antennes à flagellum brun, à fasciculations jaune. Cette femelle est très sem-
blable au mâle dont elle ne diffère, en dehors de la taille, que par une tonalité
légèrement plus claire, avec une atténuation encore plus marquée des lignes trans-
versales.
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 280). — C’est une armure sans grand caractère
particulier, remarquable seulement par la très faible sclérification de la plaque
génitale et la brièveté de ses deux bras latéraux.
Variations. — Ainsi qu’il a été dit plus haut, le taxon nigraluna, décrit com-
me bonne espèce, doit être ramené au rang de simple forme individuelle. Sa
particularité réside uniquement dans l’anneau noir plus où moins large qui en-
toure le point discocellulaire, de telle sorte que l’aile semble marquée, à cet en-
droit, d’une lune noire pupillée de blanc. Tous les autres éléments, taille, cou-
leur et dessin, présentent la même variabilité que la forme nominative.
Un exemplaire femelle, en provenance de l’Ouest de la Grande Ile, revêt un
aspect si particulier qu’il mérite d’être distingué au moins à titre de forme. Je
l'ai nommé E. punctillata forme opima n. (4). Mais il est possible que de futures
captures permettent d'établir qu’il est le représentant d’une sous-espèce habi-
tant la partie occidentale de Madagascar ; ses couleurs plus foncées rendent
vraisemblable cette supposition par analogie avec d’autres espèces de la faune
malgache.
Distribution dans l'île. — MapaGascar SamBiRANO : Massif du Tsaratanana
(versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous de l’An-
dohanisambirano, 2 050 m (P. Soga ; P. Viette et P. Griveaud) ; piste de Mangin-
drano au Maromokotra, au Nord du piton coté 2362 m, 2310 m (P. Viette et
P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Anjanaharibe Sud, Betsakotsako, 1 030
m (P. Soga) ; réserve naturelle intégrale n° 12, Marojejy-Ouest, 1 140 m (P. Soga).
— Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Mananilaza (P. Soga). —
Route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud). — Route de Lakato, km
15, Ankasoka, 1100 m (P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazao-
tra, 910 m (P. Viette). — Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P.
Viette et P. Griveaud). Environs de Fort-Dauphin, forêt d’Isaka (R. Catala).
MaDaGascar CENTRE : La Mandraka (B. Turlin). — Massif de l’Ankaratra, Man-
jakatompo, forêt d'Ambahona, 1 850 m (P. Viette) ; forêt d’Antarivady, 2 130 m (P.
Viette et P. Griveaud). — Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39,
1350 m (P. Viette). — Lambeaux forestiers au Sud d’Ambositra, forêt d'Ankazo-
mivady, 1 640 m (P. Griveaud). — Pays Betsileo (ex. coll. Staudinger).
ManaGascar Ouesr : Région d’Antsalova, Andobo, forêt de JAntsingy, 190
m (P. Griveaud).
. ( Europtera punctillata forme opima n. — Holotype : 1 ©, Madagascar Ouest, ré-
go Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190 m, 11-1957 (P. Griveaud) (Muséum,
un rereure : 52 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 23 mm environ.
jure deinte gris argent brillant occupe la majeure partie des ailes antérieures notamment
Pa espaces terminaux et subterminaux depuis la ligne postdiscale, ainsi que toute
aire interne au-dessous du disque ; la double ligne subterminale de points noirs res-
sort Particulièrement bien sur ce fond uni et se termine au bord interne en une tache
poire. Le reste de l'aile, c'est-à-dire l'aire basale, l'aire subeostale et l'aire discale, reste
run ainsi que les ailes postérieures ; frange des quatre ailes brun clair ; thorax brun
8ris 3 abdomen de la couleur des ailes postérieures.
Source : MNHN, Pal !
68 Y: DE LAJONQUIÈRE
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva de moyenne et haute altitude récoltée
en VII, X, XI, XII, f, LL, HU, IV, V. La localité de la forêt de V'Antsingy semble assez
insolite dans cet ensemble.
Europtera pandani n. Sp. (fig. 3)
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Centre, Nord d’Ankazobe, lambeaux
forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1 600 m, ex pupa 10/12-IV-1971 (P. Gri-
veaud et A. Peyrieras) (Muséum, Paris).
Cette espèce nous parvient au moment même où le manuscrit de cette étude est
remis à l'imprimeur : telle est la raison pour laquelle sa figuration n'est faite que
par de simples dessins et non par des photographies.
Le mâle holotype est très vraisemblablement l'unique exemplaire connu ; sa
chrysalide a été trouvée à l’aisselle d’une feuille de Pandanus, d’où le nom que je
lui donne bien qu'il ne soit évidemment pas certain que la chenille vive sur ce vé-
gétal.
Quoiqu'il en soit, il vient très heureusement s'adjoindre à E. punctillata qui,
jusqu’à présent, représentait à lui seul le Genre Europtera ; on retrouve en effet
Chez lui, d’une façon particulièrement frappante, tous les caractères qui ont
motivé la création de celui-ci.
Description. — d. Envergure, 39 mm ; longueur du bord costal de l'aile an-
térieure, 17 mm env. Antennes droites à flagellum brun-tabac, à fasciculations
un peu plus claires augmentant de longueur progressivement depuis la base, puis
diminuant dé même jusqu'à l'apex. Tête et ses annexes, thorax, collier, ptéry-
godes et dessus de l'abdomen concolores, brun-rougeâtre foncé ; pattes et des-
Sous de l'abdomen un peu plus clairs. Touffe anale jaune.
‘ ie 3, Europlera pandani n. sp. d ‘4, imago, grandeur nature ; b, armure génitale
x k
Source : MNHN, Paris”
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 69
Ailes antérieures : assez courtes et très élargies par une convexité marquee
du milieu du bord interne. Même couleur que le thorax, devenant un peu grisâtre
au delà de la ligne postmédiane ; celle-ci, ainsi que la ligne antémédiane sont
doublées par des lignes parallèles distantes de 2 mm env. comme chez E. punctilla-
ta, et forment ainsi un réseau compliqué de lignes zigzaguées, anguleuses, noirâ-
tres et d’ailleurs à peine visible sur la couleur fondamentale foncée ; la double
rangée de points noirs internervuraux en quinconces formant la ligne subter-
minale est présente comme chez E. punctillata, mais ces points sont tellement
fondus dans la couleur des aires externe et terminale qu’on ne peut les distinguer
qu’à la loupe ; par contre, l'espèce est très facilement reconnaissable aux deux
taches blanc argent brillantes, l’inférieure plus allongée que l’autre et un peu
décalée vers l'extérieur, qui marquent l’extrémité de la cellule. Frange courte,
à peine plus foncée que l'aire terminale.
Ailes postérieures : bord costal droit ; brunes dans leur partie basale, noirà-
tres dans leur moitié distale ; bord anal garni de poils clairs brun-orangé ; aucu-
ne ligne ni dessin. Frange jaunâtre clair, précédée intérieurement d’un filet foncé.
Verso des quatre ailes : sur le fond brun clair, le trajet des nervures ressort
très nettement en plus foncé ; aux ailes antérieures, on distingue en jaunâtre
la transparence des deux taches discales brillantes du recto ; aux postérieures,
une ombre médiane flexueuse très noire tranche tout particulièrement. Franges,
noire aux antérieures, claire après un filet intérieur noir aux postérieures.
Armure génitale (fig. 3 b).— 11 n’est pas besoin de souligner la correspondance
des valves et du cubile de cette armure et de celle dE. punctillata (pl. XIV, fig.
192 et 193). Par contre, E. pandani se singularise nettement par le grand dévelop-
pement des lobes de la juxta, et surtout par l'allongement très remarquable des
socii. Le pénis est plus mince et plus coudé,
9. Inconnue.
Distribution dans l'île. — Seul l’holotype est actuellement connu.
Répartition géographique. —— Madagascar.
Biologie. — Espèce de la forêt d'altitude capturée en IV.
Lamprantaugia Y. de Lajonquière
(de xauxpéc, brillant, et ävrayeus, reflet)
Lamprantaugia Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, p. 168 (espèce
type : Lasiocampa tamatavae Guenée, 1865, désignée par l’auteur).
Description originale. —— « Ailes robustes et larges, bord terminal arrondi,
apex bien marqué ; épiphyse tibiale forte, se terminant en pointe. Antennes
bipectinées, les deux rangées portant des fasciculations de longueur sensiblement
égale, pratiquement constante jusqu'à l’approche de l'extrémité. Palpes dépas-
Sant très légèrement le front. Yeux velus. Nervation : la nervure $ part de l’an-
gle de la cellule des ailes antérieures, librement et souvent légèrement avant cet
angle ; les nervures 6 et 7 sont tigées ; il en est de même des nervures 9 et 10
qui sont plus longues que leur tige ; aux ailes postérieures, la cellule basilaire
émet une nervure secondaire quelque peu bifide à sa base. Genitalia : l’armure
70 Y. DE LAJONQUIÈRE
ga des valves fortes droites ou très. légèrement courbées, un tegumen bien
développé, des socii peu sclérifiés garnis de soies, les lobes de la juxa très arron-
dis, le cubile, important, séparé en deux éléments parallèles dont les bords in-
ternes sont garnis de spinules à leur extrémité, celle-ci se terminant parfois en
un éperon libre fortement sclérifié ; pénis allongé et régulièrement courbé. Chez
la 9, la plaque génitale, subrectangulaire, est prolongée distalement par deux
€ bras » sclérifiés assez larges ; Vostium est très simplifié, le ductus bursae
court et peu marqué, la bursa sans aucune marque ; les apophyses sont fines, les
postérieures un peu plus longues que les antérieures ».
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Lignes transversales des ailes antérieures nettement inscrites, princi-
palement la postmédiane formée de deux fines lignes gris noir jume-
ées. Ailes relativement courtes et amples (pl. IL, fig. 29) . . . IL. gueneana
_— Lignes transversales des ailes antérieures faiblement inscrites en un
seul tracé, où même invisibles ; partie distale de ces ailes de teinte plus
pâle ; ces ailes relativement allongées et plus étroites (pl: IT, fig. 28)
no ane Moeraa nl MR ID ann AEtBUS LanTAtAvES
Lamprantaugia tamatavae (Guenée)
CS, pl I, fig. 28 ; 9, pl XI fig. 158)
Lasiocampa tamatavæ Guenée, 1865, in A. Vinsow, Voy. à Madag. au couron. de Rada-
ma I, annexe F, p. 44 (g).
Lasiocampa lamatavæ Guenée ; Mamie, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879),
p. 313.
Tebeda tamatavæ ? [Guenée] ; Burcen, 1880, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 5, p. 387.
Lasiocampa tamatavæ Guenée ; Bursen, 1882, Cist. Ent, 3, pars 26, p. 22.
Lasiocampa Tamatavæ Guenée : SaazmüLcen, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 241:
DH Tamatavæ, Guenée ; Kinsy, 1892, A. syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths), 1,
p. 816.
Lasiocampa » lamatavæ Guenée ; AumviLuus, 1997, in A. Seirz, Gross-Schmett. d'
Erde, 14, p. 276 (Anhang).
Tusiocompa tamatavæ Guenée ; Couuer, 1936, in E. Srann, Lepid. Cat, pars 73,
p. 269 (Anhang).
Tamprantaugia tamatavae (Guenée) ; Y. Dé Lasonquière, 1970, Mém. de l'O.RS.T.OM
37, p. 168 (espèce type du genre Lamprantaugia).
Type. — d, « Madagascar » (ex coll. G Feisthamel, ex coll. Guenée,
ex coll. Ch. Oberthür).
Le type (holo- ou lectotype) demeurant introuvable, tant au British Museum
(N. H), qui possède la collection Ch. Oberthür comprenant la collection Guenée,
qu'au Naturhistorisches Museum de Vienne qui a acquis les restes de la collec:
tion C. Hôfer, après revente par ce dernier de la collection Ch. Oberthür, doit
être considéré comme perdu : il paraît donc nécessaire de créer un néotype de
cette espèce :
Néotype : 1 4, Madagascar Est, route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato,
16-XI11054 (P. Viette) (donné par le Muséum, Paris, au British Museum (N. H)
où le type de cette espèce devait normalement être conservé).
Source : MNHN, Parisuk
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 71
GuENÉE a décrit sous le nom de Lasiocampa tamatavae, un mâle et une fe-
melle, cette dernière, d’ailleurs, avec réticence. Il s’est avéré par la suite que
cette hésitation était justifiée et que la femelle ainsi décrite appartenait à une au-
tre espèce ; c’est celle que MaBiLe a nommée Lasiocampa gueneana et que l’on
trouvera commentée ci-après, immédiatement après L. tamatavae.
Description. — G. On donnera ici la description du mâle de L. tamatavae
par GUENÉE :
« Le mâle a 45 mm d’envergure. Les premières ailes sont épaisses, entières, à
apex un peu prolongé, d’un brun ferrugineux, lavé de cendré dans la dernière
moitié. Toute la partie basilaire est abondamment garnie de poils laineux. Les
dessins sont très-peu distincts: On voit seulement dans la cellule un petit trait
triangulaire clair, cerclé de noirâtre, et, un peu avant le bord terminal, deux séries
de petits points noirs, dont l’une au-dessus et l’autre au-dessous des nervures.
Quelques groupes d’atomes gris suivent ceux de l'apex. Les secondes ailes sont
d'un ferrugineux uni, avec la frange plus claire: Tout le dessous est uni et sans
dessi Le thorax est très-velu, d’un ferrugineux foncé ; les antennes aussi
pectinées que chez notre Bombyx Quercus, claires, mais marquées de noirâtre
à la base de la hampe. Les palpes dépassent médiocrement le front. L’abdomen
est plus long que les ailes inférieures ».
Ajoutons à cette description, un peu succincte, que les ailes antérieures
paraissent, en fait, bicolores, toute la partie antérieure et discale étant nette-
ment plus foncée que la « dernière moitié », c’est-à-dire la partie terminale :
la transition de ces deux teintes est, après une ligne médiane confuse, une zone
progressivement dégradée, correspondant à l'aire postdiscale depuis la région
préapicale jusqu’au milieu du bord interne ; le long de celui-ci, surtout dans
sa partie avoisinant la base de l'aile, on trouve cette teinte « lavé(e) de cen-
dré » que signale GuexÉe, bien que l’adjectif < cendré » implique l’idée d’un
gris que ne justifient qu'avec beaucoup de bonne volonté les exemplaires que
nous avons sous les yeux ; le point discocellulaire blanc n'est, le plus souvent,
que très peu accompagné de noir, ou même pas du tout. Enfin, le « dessous »
des quatre ailes n’est pas entièrement « uni et sans dessins », mais coupé par
une large ombre transversale, médiane et diffuse, d'intensité d’ailleurs assez
faible et variable selon les exemplaires.
Il est donc probable que GuenéE a eu entre les mains un exemplaire où
certains de ses caractères étaient un peu exceptionnels.
L’épiphyse tibiale est. remarquablement importante (tabl. I, fig. 25).
Armure génitale (pl. XIV, fig. 196). — On signalera les lobes très ronds de
la juxta, les valves élargies à leur base, et surtout les éperons terminaux du
cubile tournés vers l'intérieur.
9. La femelle de cette espèce étant restée inédite jusqu'à ce jour, on voudra
n en trouver ci-dessous la première description :
Fu Envergure : 68 mm env. ; longueur du bord costal de l'aile antérieures
Ë nm env. Antennes à flagellum brun, à fasciculations jaunes. Tête, palpes
abiaux, ptérygodes et thorax brun violet, et non brun chamois comme le mâle.
£ Ailes antérieures très semblables à celles du mâle, bicolores, mais dans
pointe brun violet ; ligne médiane légèrement visible ; points formant la
8ne subterminale à peine discernables : frange très courte et concolore.
Ailes postérieures uniformément brun clair ; frange plus claire.
bie:
Source : MNHN, Pal
72 Y. DE LAJONQUIÈRE
Verso des ailes uniformément bistre, avec une indication très diffuse de
l'ombre médiane.
Armure génitale. — Voir la figure 281 de la planche XXIV.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre, les
Roussettes, 1 000 m (P. Viette).
Manacascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (P. Griveaud) ;
réserve naturelle intégrale n° 12, Beondroko, 1200 m (P. Soga). = Environs de
Maroantetra, station forestière de Farankaraina, route de Navana, km 16,5,
Vallée d'Antoroka, 100 m (P: Viette). — Réserve naturelle intégrale n° 3,
Xndranomalaza, Antenina (P. Soga). — Ambatondrazaka, Mananilay (P- Soga).
Route d'Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette) ; Ampitameloka,
gADve tp rite ba )e st Km@bTQ(PA Vietté) A ARoUte" de "LREROs km
15, Ankasoka, 1100 m (P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Ana-
jamazaotra, 910 m (Mme N. d'Olsoufieff, P. Vielte, P. Griveaud) ; concession R.
rrouard, 1025 m (P. Viette et P. Griveaud). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana,
ltalaviana, 730 m (P. Griveaud). — Vallée du Faraony, Vohilava (R. Catala). —
Région de Midongy du Sud, forèt de Befotaka, 950 m (P. Vielle et P. Griveaud).
= Pnvirons de Fort-Dauphin, Sakavondro, 40 m (P. Griveaud).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1200 m (P. Griveaud et R. Vieu, P.
Viette, B. Turlin). — Ankarampotsy, col de Tantamaly, 1040/1180 m (R: Catale).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée pendant de nombreux mois de
l'année : VIT, VIIT, IX, XI, XIE I, I, UT et VI.
Lamprantaugia gueneana (Mabille)
(&;"pl: I, fig. 29 ; 9, pl. XI, fig. 163)
Lusiocampa tamatavæ Guenée, 1865, in A. Vixsox, Voy. à Madag- au couron: de Rada-
ma Il, annexe F, p. 44 (9).
Lasiocampa Gueneana Mabille, 1880, Ann. Soc. ent. France, () 9, 1879), p. 314.
Tasiocampa Gueneana Mabille ; SaaLmüruer, 1884, Lepid: v. Madag., 1; p. 241.
Opsirhina (?) Gueneana, Mabille ; Kiney, 1892, À Sÿn. Cat. Lepid. Heter. (Moths), 1:
p. 812.
Tasiocampa » gueneana Mabille ; Auriviuuus, 1927, in À. Serrz, Gross-Schmett. d.
Erde, 14, p. 276 (Anhang).
Tusiocumpa queneana Mabille ; Couuer, 1936, in E. SrRaxp, Lepid. Cat, pars 36,
p. 268 (Anhang).
sean quencand Mebilés; Vierre et D,,S. Férrentn, 1968 Bull. Br. Mus. nat.
Hist. (Ent.), 21 (8), p. 403.
Tamprantaugia gueneana (Mabille) ; Y. pe Lasoxquiène, 1970, Mém. de l'O.R.S.T-OM
37, p. 168.
Eutricha nitens Butler, 1882, Cist. Ent., 3, pars 26, p. 22 CG):
EU Nitens Butler ; SaamüLuer, 1884, Lepid. v. Madag. 1, D. 294:
Dendrolimus Nitens, Butler ; Kinev, 1892, À syn. Cat. Lepid, Heter. (Moths), 1, p. 84:
« Eutricha » nitens Butler ; AuniviLzius, 1997, in A. SEITZ, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 276 (Anhang).
Paéoeampa rétens Butler ; Couurn, 1936, in E. Srraxp, Lepid. Cat, Pars 73, p. 269
(Anhang).
Ochanella monticola Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 3le année, p. 223 (6):
Types. — gueneana Mabille. 1 ©, € Madagascar » (ex coll. G*! Feisthamel
in coll. Guenée) ( non retrouvé, voir Virrre et D. S. FLETCHER loc. cit).
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 73
L'holotype décrit par MaBiLe était une femelle, celle même que GuENÉE avait
lui-même décrite comme femelle de Lasiocampa tamatavae, mais, rappelons-le,
en émettant un doute sur son appartenance à cette espèce. Malheureusement,
nous devons aussi constater la disparition du type de l'espèce de Maire,
en même temps que celle du type mâle de L. famatavae, le sort des deux Insec.
tes ayant été vraisemblablement lié. Il paraît donc, là aussi, nécessaire de
créer un néotype pour cette espèce.
Néotype : 1 © (pl. XI, fig. 163), Madagascar Centre, Est d'Ambatolampy, Est
de Belanitra, Ampolomita, 1 400 m, 6-V-1956 (P. Griveaud) (prép. Y. de Lajon-
quière n° Mad. 149) (donné par le Muséum, Paris, au British Museum (N. H)
pour les mêmes raisons que le néotype de L. tamatavae).
nitens Butler. Holotype : 1.4, Madagascar Centre, pays Betsileo, € Anka-
fana » [forêt d'Ankafina] (W. D. Cowan) (British Museum, N. H.).
monticola Viette. Holotype : 1 4, Madagascar Centre, massif de l’Ankaratra,
forêt d’Ambahona, 1680 m, 4-VII-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — &. Envergure : 40-43 mm : longueur de la côte des ailes
antérieures : 20-22 mm.
On voudra bien se reporter à ce qui sera dit au sujet de la femelle, car une
même description peut fort bien dépeindre les deux sexes, mis à part évi-
dement les caractères sexuels propres et la taille.
Epiphyse tibiale comme la figure 26 du tableau I.
Armure génitale (pl. XIV, fig. 194). — Elle diffère de celle de L. tamatavae
par sa taille plus petite, ses valves plus larges, son pénis plus court, et, sur-
tout, par l'orientation des éperons terminaux du cubile qui sont tournés vers
l'extérieur.
9. La description originale de MABILLE de la femelle de L. gueneana est la
suivante :
< Taille et port du Bombyx rubi L. Tête prolongée et palpes connivents en
bec comme dans L. quercifolia L. Aïles supérieures d’un brun de cuir, sablé
d'écailles jaunâtres très fines ; la côte et le milieu du bord externe lavé de rou-
geâtre, le bord interne jusqu'au milieu du disque d’un gris cendré. Deux lignes
transversales jaunes faiblement liserées de noirâtre : la première basilaire si-
nuée ; la deuxième courbe et oblique passant sur les rameaux ; espace terminal
- traversé par une ligne de points noirs très rapprochés, un peu effacés vers
l'apex. Ailes inférieures et abdomen d’un beau rouge clair. Le corselet est de
la couleur des premières ailes ; la tête et le dessus des palpes sont d’un gris
cendré. Les antennes ont la tige blanchâtre, faiblement crénelée ».
L’exemplaire proposé pour néotype, afin de compenser la perte de l’holotype
de MaBizre, diffère quelque peu de celui-ci par sa couleur brun rouge, et non
plus € brun de cuir » ; le € gris cendré » du bord interne ne s'étend pas, non
plus, « jusqu’au milieu du disque », mais est localisé en une zone beaucoup
plus restreinte un peu avant le tornus, à l'endroit où la ligne subterminale
punctiforme vient rejoindre le bord interne. Les « deux lignes transversales
Jaunes faiblement liserées de noirâtre » sont ici beaucoup moins caractérisées :
elles se traduisent en fait Par une double ligne brun rouge foncé au centre de
laquelle se distingue, surtout dans leur moitié inférieure, un filet médian plus
clair mais de même couleur. Une tache discocellulaire blanche, sous forme d’un
petit trait oblique, marque l'extrémité de la cellule. Légère différence aussi dans
Source :
MNHN, Pañs|
74 Y. DE LAMONQUIÈRE
ja couleur indiquée pour l'abdomen et les ailes postérieures qui sont ici brun
rouge, plus clair cependant que les antérieures ; ces dernières traversées par une
ombre médiane diffuse. Enfin, la tête, les ptérygodes et le dessus du thorax sont,
chez le néotype, saupoudrés de gris et rappellent ainsi la zone précitée précé-
dant le tornus.
11 ne faut pas s'étonner de ces différences qui ne sont, en définitive, qu'une
variation de coloris. Si nous ne disposons, en effet, que de l'unique femelle pro-
posée comme néotype, nous avons, PAr contre, sous les yeux, une série de neuf
mâles qui permet de se rendre compte de la variation de l'espèce : chez certains,
la couleur « brun de cuir » de MABILLE est très reconnaissable, variant du brun
jaune au brun sienne ; chez d’autres, elle est remplacée par un brun rouge
pouvant aller jusqu’au rouge violacé. De même, les deux lignes transversales,
formées d’un filet central encadré de foncé, ont ce filet parfois jaunâtre, parfois
rougeâtre, parfois gris cendré, et sont parfois réduites à une simple ligne foncée
épaisse. Quant à la petite tache discocellulaire, elle est très souvent absente, ce
point discal étant d'ailleurs une marque très fugitive chez beaucoup d'espèces de
Madagascar. Enfin, la suffusion grise, le long du bord interne, remonte :quel-
quefois, mais rarement, jusqu’à la base du disque, peut venir doubler les points
de la ligne subterminale ou remonter dans les doubles lignes transversales,
comme il vient d’être dit ; elle peut aussi, mais très exceptionnellement, dis-
paraître complètement et Jaisser place à un simple éclaircissement précédant
le tornus.
Ajoutons enfin que la femelle est, en définitive, très semblable au mâle et
seulement un peu plus grande. GUENÉE indiquait 55 mm d’envergure pour son
exemplaire ; le néotype proposé mesure 53 mm env., avec une longueur du
bord costal des ailes antérieures de 27 mm env.
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 282). — Elle est très voisine de celle de L. ta
malavae dont elle ne diffère que par une taille proportionnellement plus petite.
Distribution dans l'île. — MADAGASGAR Nono : Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m (P. Viette).
Manacascan Sammrnano: : Massif du Tsaratanana (versant Sud), Andohanana-
lila, 1 850 m (P. Soga) ; Andohanambatoafa, 2030 m (P. Soga) ; matsabory en
dessous de l’Andohanisambirano, 1900 m [2050 m] (P. Soga) ; piste de Mangin-
drano au Maromokotra, au Nord du piton coté 29362 m, 2310 m (P. Vielte el
P. Griveaud). — Région d'Analalava, poste de Maromandia, massif du Manon-
garivo, 1 150 m (P. Griveaud).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, Andasy IT, 1 300 m et 1 550 m (P. So
ga) ; matsabory du sommet, 2 160 m (P. Soga) ; réserve naturelle intégrale n°
12, Marojejy Ouest, 1 140 m (P. Griveaud). — Réserve naturelle intégrale n° à
Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga). — Périnet (N. et G. Olsoufieff). — 6
km Nord-Ouest de Fanovana, Jtalaviana, 730 m (P. Griveaud).
Mapacascan CENTRE : Forêt à l'Est du lac de Mantasoa, Andrangoloaka, 1 38)
m (P. Griveaud). — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 680
m (P. Griveaud), 1850 m (P. Viette) ; forèt d'Antarivady, 2 130 m (P. Viette el P:
Griveaud, B. Turlin). — Est d'Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolomita, 1 400 m
(. Griveaud) ; Andranotobaka, 1 400 m (P- Griveaud). — Lambeaux forestiers di
Pays Betsileo, au Sud d’Ambositra, Ankazomivady, 1640 m (P. Griveaui).
= Pays Betsileo, forêt d'Ankafina (W. D. Cowan). — Environs d’Ambohimahaso®
canton de Tsarafidy, forêt de Sahafahy, 1 320 m (P- Soga).
Source : MNHN, Paris,
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 75
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, montant plus en altitude que l'espèce pré-
cédente, parce que probablement davantage liée à la forêt à Mousses et à Lichens.
Exemplaires capturés en VII, XI, XII, I, I, I, IV, V et VI
Ochrochroma Y. de Lajonquière
(de ypôux, couleur, et &ypés, jaune pâle)
Ochrochroma Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969), p. 239 (espèce
type : Pachymeta simpleæ Aurivillius, 1909, fixée par l’auteur).
Description. — Très voisin du Genre Lamprantaugia dont il diffère cependant
par certains caractères de l’armure génitale des mâles, notamment par la forme
des valves. Toutes les espèces actuellement connues restent dans les tons jaunes
ou bistres.
Antennes présentant une augmentation puis une diminution régulière des fas-
ciculations, comme dans le Genre précédent.
Epiphyse tibiale assez forte, mais généralement moins développée que dans le
Genre Lamprantaugia.
Nervation. — Aux ailes antérieures, la nervure 8 part aussi de l’angle antéro-
externe de la cellule. Aux ailes postérieures, 4 et 5 sont tigées ; la cellule basilaire
émet une nervure secondaire.
Armure génitale GS. — Valves généralement plus fines et plus longues que
celles du Genre Lamprantaugia ; cubile en deux éléments un peu divergents s’éva-
sant latéralement à leurs extrémités ; groupements de spinules, rarement absents,
à l’angle interne de chacun des éléments, mais absence d’éperons ; pénis long
et mince, de forme plus où moins courbée.
Armure génitale Q. — Sterigma peu développée ; ductus bursae légèrement
spiralé chez les deux espèces dont les femelles sont connues ; apophyses fines et
normalement développées.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mûles
ne
1: Ailes antérieures avec les lignes et dessins à peine indiqués
— Ailes antérieures avec les lignes et dessins nettement contrastés
2. Ailes antérieures plutôt allongées, avec le bord terminal oblique (pl. II,
fig. 31, pl. IL, fig. 35) RUN T ENORME LE ME TA NIGER)
— Ailes antérieures plutôt larges et courtes, avec le bord terminal arrondi
et moins incliné vers la base (pl. IL, fig. 30, pl. LL, fig. 34). . . . 4
3. Couleur des ailes antérieures orangée. Valves longues, fines et un peu
courbes ; prolongements latéraux du cubile plutôt courts ; spinules peu
abondantes (pl. XV, fig. 204)... 01. + O:-aurentiaca
—— Couleur des ailes antérieures plus pâle, de jaune soufre à brique pâle.
Valves robustes et droites ; prolongements latéraux du cubile impor-
tants ; spinules abondantes (pl XV, fig. 205) Sites | auy. NOseyrigi
ex
16 Y. DE LAJONQUIÈRE
4. Envergure supérieure à 40 mm. Couleur orangé clair. Antennes à fla-
gellum jaune. Cubile avec des spinules + +: + © 0. simplex
_— Envergure supérieure a 40 mm. Couleur roussâtre clair. Antennes à fla-
gellum brun noir. Cubile sans spinule + + + + © ©: 0. cadoreli
ex
Taille moyenne, 40 mm d'envergure env. Couleur jaune foncé ou châ-
tain, avec des dessins brun rouge ou gris aux ailes antérieures LL.
1 fig 192) RONDE. SR oo ON", ©. opulenta
__ aille petite, envergure inférieure à 30 mm. Couleur jaune beige, avec
des dessins marrons aux ailes antérieures (pl. III, fig. 33) . - . O. nepos
Femelles (connues)
1. Ailes antérieures jaune mastic, avec des parties gris cendré (pl. VII,
fig. 117) ep RE PRÉ 256 e O. opulenta
7 Ailes antérieures sans partie gris cendré + + + + + + + + + à
2. Ailes antérieures orangé clair, avec la ligne antémédiane peu angu-
leuses (pl VIE fige LB) CREER Rene ©. aurantiaca
Ailes antérieures variées de bistre et de rougeâtre vif, avec la ligne an-
témédiane montrant une forte dent en son milieu (pl. VI, fig. 116)
. (?) 0. cadoreli
Ochrochroma simplex (Aurivillius)
(@, pl. IL, fig. 30)
Pachymeta simple Aurivillius, 1909, Ark. f. Zool, 5 (), p. 25.
Pachymeta simples Aurivillius ; Aumviirius, 1927, in A. Sewrz, Gross-Sehmell. d.
Erde, 14, p. 270, pl. 38 e (fig. défect
Pachymela simplex Aurivillius ; Couen, 1936, in E. Srraxp, Lepid. Cat, Pars 7,
p. 428.
Ochrochroma simples (Aurivillius) ; Ÿ. De Lasonquière, Bull. Soc. ent. France, 7},
(1969), p. 239.
Type. — Holotype : 1 S (pl. I, fig. 30), Madagascar Nord, Diégo-Suarez, 12-
KI1-1903 (S. M. S. Zenta, Sch. Li. v. Raïsp) (genitalia, prép. Y. de Lajonquière n°
Vi. 1-68) (Naturhistorisches Museum, Vienne).
Cet holotype a été malheureusement très détérioré au cours d'un Voyage
postérieur à la photographie de la planche II.
Description. — 4. Envergure 38 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 17 mm env, Antennes jaunes ; tête, palpes labiaux, ptérygodes et des-
sus du thorax jaune orange ; dessous du thorax, pattes, abdomen et touffe anale
plus clairs. Epiphyse tibiale : voir la figure 29 du tableau I.
Ailes antérieures de couleur uniforme jaune orangé clair, à peine plus foncée
dans la partie basale de l'aile jusqu’à la ligne postmédiane ; une éclaicie jaune
clair occupe la partie inférieure de l'aire basale au dessous de la cellule, jus-
qu'au bord interne, et s’arrêtant elle aussi à la ligne postdiscale ; la partie mé-
diane de l'aile m'est limitée extérieurement que par le dessin très faiblement ae
sé et très confus des deux lignes parallèles postmédianes ; un assez 8705 point
Fond discocellulaire foncé se trouve à l'extrémité de la cellule ; frange un Pé'
plus foncée que l’ensemble de l'aile.
Source : MNHN, Paris. à
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 77
Ailes postérieures de couleur fondamentale jaune paille ; faiblement teintées
de zones nuageuses carminées, très diffuses, dans leur moitié distale et le long
du bord costal ; frange concolore.
Verso des quatre ailes de couleur à peu près semblable à celle du recto des
ailes postérieures, un peu teintées d’orangé, cependant, aux antérieures ; une
bande médiane rougeâtre transversale est bien marquée en leur milieu.
Armure génitale. — Voir la figure 206 de la planche XV.
©. Elle est inconnue.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Nonp : Diégo-Suarez (Sch. Li. v.
Raisp) (1 G).
MapaGascar Ouesr : Est de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy, matsa-
bory, 640 m, 5/7-X11-1966 (P. Viette et P. Griveaud) (2 a):
Répartition géographique. -— Madagascar,
Biologie. — Espèce fort mal connue, récoltée en XII et semblant appartenir
au climax de la région malgache occidentale.
Remarque. — En dehors de l’holotype, il n’est connu de cette espèce que les
deux autres mâles mentionnés ci-dessus. De teinte un peu plus foncée, ils diffèrent
surtout de l'holotype par l'absence quasi complète du point sombre discocel-
lulaire, et aussi par celle de l'éclaircie jaune basale.
Ochrochroma seyrigi Y. de Lajonquière
(&, pl. I, fig. 35)
in Ochrochroma seyrigi Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969), p.
9,
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Centre, Bekily, X-1933 (4. Seyrig) (Mu-
séum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 43 à 48 mm (holotype : 44 mm ) ; longueur
du bord costal des ailes antérieures : 20 à 23 mm env. Antennes à flagellum
‘jaune clair et à fasciculations bistre ; tête, thorax et pattes jaune bistre ; abdo-
men légèrement plus clair ; touffe anale concolore. Epiphyse tibiale (tabl. I, fig.
30) exceptionnellement importante.
Ailes antérieures uniformément jaune ochracé ; aucune ligne transversale
n’est visible sauf, quelquefois, une très faible indication de la ligne postdiscale ;
une petite tache brune marque, parfois, sur le bord interne, l’aboutissement d’une
ligne antéterminale par ailleurs invisible ; le point discocellulaire, souvent man-
quant, est parfois inscrit en brun, mais reste très petit ; frange très courte, brune.
giles postérieures d'un jaune un peu plus pâle que les ailes antérieures, avec
parfois quelques trac
di es diffuses de rougeâtre à l'emplacement des ombres mé-
“iane et antéterminale indiscernables ; frange jaune paille.
Dessous des
médiane rouge
nâtr
quatre ailes conforme à leurs rectos, avec cependant une ombre
ageâtre, diffuse mais bien marquée ; frange également courte et bru-
® aux ailes antérieures, jaune clair aux ailes postérieures.
78 Y. DE LAJONQUIÈRE
Armure génitale (pl. XV, fig. 205). — Tout-à-fait conforme dans son ensemble
à celle de l'espèce type du Genre
Q@. Inconnue.
Distribution dans l'île. — MapaGascar CENTRE (pentes occidentales) : Be-
kily (4: Seyrig).
Mapaascar OuEsr : Route nationale 7, 64 km Est de Tuléar, forêt d’Andrano-
vory, 500 m (P. Griveaud et Ratovoson). — Ancienne route de Tuléar à Tongobory,
Sept-Lacs, 40 m (P. Griveaud et Ratovoson).
MapaGascAR SUD : Bordure occidentale du plateau Mahafaly, 5 km à VEst
d'Itampolo, 40 m (P. Viette et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce encore assez mal connue récoltée hors de la pluvisilva
en X, XI et II.
Ochrochroma opulenta Y. de Lajonquière
(a pl. M, fig. 32 ; ©, pl. VIIL fig. 117)
Ochrochroma opulenta Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 14, (1969), p.
239.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, région d’Antsalova, Andobo,
forêt de l’Antsingy, 190 m, 111957 (P. Griveand) (genitalia, prép. Ÿ. de Lajon-
quière n° Mad. 50) (Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure : 40 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 20 mm env. Antennes flagellum bistre et à fasciculations un pet
plus claires. Tête, palpes Jabiaux. collier et ptérygodes roux ; thorax jaune roux,
un peu plus foncé que l'abdomen.
Ailes antérieures de couleur fondamentale jaune vieil or, uniformément répar-
tie, plus claire cependant dans une aire subrectangulaire occupant la moitié
inférieure de l'aile, le long du bord interne, sur la moitié environ de celui-ci ;
cette aire est limitée par une bande longitudinale marron qui suit la limite infé-
rieure de la cellule et vient rejoindre la ligne transversale postdiscale qu'elle
épaissit dans sa moitié inférieure ; lignes anté- et postdiscale bien marquées
en brun roux ; ligne subterminale, composée de macules angulaires également
brun roux, n’atteignant pas le bord costal, la troisième macule en dessous de
J'apex nettement décalée vers l'intérieur ; point discocellulaire petit, mais bien
marqué en brun roux ; frange brun roux.
Ailes postérieures uniformément jaune clair avec seulement une ombre dif:
fuse rougeâtre dans la région subdiscale : frange légèrement plus foncée que le
fond de l'aile.
Verso des quatre aïles jaune clair, avec une ombre rousse dans la région
costale de l'aile antérieure, une légère marque diffuse de même couleur dans
la région apicale : une large ligne coudée postmédiane jaune roux à l'aile antf-
rieure n’atteint pas le bord interne, et une autre ligne semblable à l'aile posté:
rieure n’atteint pas non plus le bord anal.
Source : MNHN, Paris)
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 79
Variation. — Un individu mâle de cette espèce est remarquable par la dispa-
rition de la couleur fondamentale jaune vieil or et son remplacement par une
couleur générale châtain clair. Cette forme sera nommée exhausta f. nov. (5).
Armure génitale (pl. XV, fig. 202). — Caractérisée par ses valves longues, fines
et légèrement courbes ainsi que par son cubile dont les deux éléments sont un peu
plus divergents que chez les autres espèces du Genre.
9. Envergure 55 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
30 mm env. Antennes jaunes, y compris le flagellum ; thorax jaune roux ; abdo-
men un peu plus clair.
Ailes antérieures de couleur fondamentale plus claire que celle du mâle, jau-
ne mastic ; espace basilaire envahi de gris cendré ; large bande diffuse de ce
même gris cendré dans l’espace subterminal et la région sous-apicale.
Ailes postérieures de même tonalité jaune mastic, un peu plus claire que celle
des ailes antérieures, avec, parfois, un léger rembrüunissement.
Verso des quatre ailes uniformément jaune mastic avec un léger rembrunis-
sement dans la région costale et une ombre médiane peu prononcée, large et dif-
fuse, de même couleur.
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 283). — On remarquera le très net mouvement
de torsion du ductus bursae.
Distribution dans l'ile. —_ Mapacascan Norp : « Diego-Suarez » (G. Melou).
—— Montagne des Français, vallée Antsoa, 100 m (P. Griveaud). — 50 km au Sud-
Est de Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Vieite).
MADAGAScAR OuEsr : Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190
m (P. Griveaud). — Route nationale 7, 64 km Est de Tuléar, forêt d’Andranovo-
ry, 500 m (P. Griveaud et Ratovoson). — Forêt au Nord d’Andranovory, 510 m
(P, Griveaud).
Répartition géographique. -— Madagascar.
Biologie. — Espèce de la région malgache occidentale récoltée en XI, I, Il et
IV. Les exemplaires étiquetés « Diego-Suarez » ont vraisemblablement été cap-
turés par G, MeLow à la Montagne des Français.
Ochrochroma aurantiaca (Viette)
(, pl. IN, fig. 31 ; ©, pl. VIII, fig. 118)
Libethra aurantiaca Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 224.
. TYPe. — Holotype : 1 d, Madagascar Ouest, région de lAnkarafantsika, Am-
Pljoroa, 170 m, 11957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
G) Ochrochrema opulenta forme exhaust. :
a n. — Holotype : 1 G, Madagascar Ouest,
forêt au Nord d’Andranovory, 510 m° 3188 4 2968 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Cette forme, que je décris d'après le seul exemplaire holotype, est remarquable
Le a de couleur fondamentale jaune vieil or et son remplacement par
Me Uleur générale châtain clair ; Pombre longitudinale subeellulaire reste bien indi-
Ducs jioutes les lignes transversales et le point discocellulaire sont de couleur gris
pret Les ailes postérieures sont teintées de roux et le trajet des nervures particulière-
nt bien marqué en cette couleur.
1
Source : MNHN, Païi$|
80 Y: DE LAIONQUIÈRE
Description: — d: P. Vigrre à donné du mäle la description suivante :
< Envergure : 41:43 mm ; longueur des ailes antérieures : 19,5-20,5 mm.
Antennes fauves, le flagellum dorsalement recouvert d’écailles gris jaunâtre.
Palpes labiaux, tête et patagia brun ochracé. Tegulae, thorax et abdomen jaune
orange foncé. Dessous du corps gris jaunâtre, avec les pattes jaune orangé.
Ailes antérieures presque unicolores, de même couleur que le thorax et l’ab-
domen, avec de fines lignes transversales gris ardoise. Une tache de cette dernière
couleur à la base de la cellule. Ligne antémédiane, avec trois festons, mais paral-
jèle à l'axe du corps. Ligne postmédiane anguleuse sous la côte, puis oblique-
ment dirigée vers le bord inférieur ; elle est fortement anguleuse au niveau de
chaque nervure. Bande submarginale ne commençant qu’en dessous de R 4, éga-
lement fortement anguleuse au niveau de chaque nervure et se terminant par une
tache gris noirâtre au bord inférieur. Un point discal brun orangé. Frange conco-
lore, légèrement gris ardoise à l'apex.
Ailes postérieures unicolores, d’un jaune orangé plus clair que celui des ailes
antérieures. Frange plus jaunâtre que J'aile.
Dessous des quatre ailes jaunâtre, légèrement orangé, brillant, avec l'aire cos-
tale des ailes antérieures, l'aire discale des ailes postérieures et une bande
transversale médiane jaune orange ».
Hpiphyse tibiale longue et mince (tabl. I, fig. 31).
Armure génitale (pl. XV, fig. 204). — Très voisine de celle d’O. opulenta ; en
diffère cependant par un allongement général, aussi bien des valves que du cubi-
bile, par un moindre écartement des deux éléments de ce dernier et la forme
plus effilée de leurs extrémités, par une localisation différente des spinules qui
garnissent leur bord interne ; le pénis est, de son côté, plus allongé et plus pro-
gressivement courbé.
. Envergure : 54 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
27 mm env. Elle est très semblable au mâle quoique légèrement plus claire, mais
de même teinte orangée. Cette couleur la sépare nettement de la femelle d0.
opulenta, ainsi que Vabsence complète des suffusions gris cendré que Jon trouve
chez cette dernière.
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 284). — Très voisine également de celle de
espèce précédente ; en diffère néanmoins par la forme plus carrée du bord pro
ximal de la sterigma, par celle des annexes de l’ostium bursae et par les larges
bras latéraux qui prolongent la plaque génitale.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Nonp : Ankarana de Diégo-Suarez
(E. Raharizonina).
Mapacascar Ouesr : Région de V'Ankarafantsika, Ampijoroa, 170 m €. Gri
veaud, G. Cadorel).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce des formations caducifoliées capturée en XI et I.
Ochrochroma nepos Ÿ. de Lajonquière
(@, pl. I, fig. 33)
Ochrochroma nepos Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, 1969), p. 2:
Type. — Holotype : 1 G, Madagascar Ouest, région d'Antsalova, Andobo:
forêt de l’Antsingy, 190 m, 11-1957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 81
Description. — G. Envergure : 27 mm env. : longueur du bord costal des
ailes antérieures : 12 mm env. Antennes jaune bistre, à flagellum un peu plus
foncé. Tête, thorax, pattes et corps concolores, brun clair. Epiphyse tibiale :
tableau I, figure 33.
Ailes antérieures reproduisant très exactement les marques et dessins d’0.
opulenta, dans une tonalité cependant moins rousse, plus brune, alors que la cou-
leur fondamentale de l’aile est elle-même d’un jaune moins doré, plutôt bistre.
Aïles postérieures également d’une tonalité un peu plus foncée, avec une om-
bre postdiscale brune, diffuse, et un rembrunissement de l'aire terminale.
Verso des quatre ailes jaunâtre clair, avec les ombres postdiscales très forte-
ment accusées en brun roux, et une marque de même couleur avoisinant l’apex.
Armure génitale (pl. XV, fig. 203. — Les valves sont proportionnellement
plus courtes, et en tout cas plus droites que celles des autres espèces du Genre,
Le pénis est aussi un peu plus droit. Le cubile, très conforme par ailleurs, se
singularise cependant par l'absence de spinules sur les bords internes de ses
éléments.
Q. Elle n'est inconnue.
Distribution dans l'île. — On ne connaît que des exemplaires mâles capturés
en même temps que l’holotype.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du domaine de l'Ouest récoltée en II.
Remarque. — Cette très petite espèce paraît être par sa taille peu en har-
monie avec les autres espèces du Genre, malgré une analogie certaine avec Q.
opulenta dont elle semble être une réduction. Certaines différences dans l’ar-
mure génitale mâle la mettent aussi dans une position un peu marginale. Cepen-
dant, elle répond aux grandes caractéristiques du Genre, tant par sa nervation
et la forme de ses antennes que par le type de son armure génitale.
Ochrochroma cadoreli Y. de Lajonquière
(G, pl. I, fig. 34)
DUR roma cadoreli Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969), p.
Comme 0. Repos, cette espèce, dédiée à Georges CADOREL, est encore un peu
Et marge du Genre Ochrochroma. En réalité, les caractères des armures génitales,
considérés isolément, devraient la faire intégrer plutôt au Genre Phoenicladocera
qui sera examiné dans le Groupe II où il est en quelque sorte l’homologue du Gen-
re Ochrochroma. Mais les caractères de nervation et d'antennes, propres au Grou-
: u se retrouvent intégralement chez O. cadoreli : nervure 8 partant librement
=. angle antéro-supérieur de la cellule, antennes présentant une progression
ne régression régulières des fasciculations du rang externe ; ces particula-
ités impliquent done son maintie:
n dans le Groupe I et permettent de la: placer
dans le Genre Ochrochroma. . à ;
Elle n° h TR =: À
€ n'est connue, jusqu'à ce Jour, que par deux exemplaires mâles.
Source : MNHN, Pal
82 Y. DE LAJONQUIÈRE
Type: — Holotype : 1 d; Madagascar Centre, Nord d’Ankazobe, lambeaux fo-
restiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1 500 m env. 27-X1-1965 (G. Cadorel)
(genitalia, prép. Y. de Lajonquière n° CAD-6-68) (Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure, 42 mm'env. longueur du bord costal des ailes
antérieures : 20 mm env. Antennes à flagellum brun noir et à fasciculations un
peu plus claires. Tête, thorax et pattes roux foncé ; abdomen et touffe anale
légèrement plus clairs. Epiphyse tibiale (tabl. 1, fig. 32) sans caractère particu-
lier.
Ailes antérieures de couleur uniforme roussâtre clair, un peu plus foncé dans
l'aire médiane ; celle-ci est délimitée par une ligne antédiscale à peine visible
et par une ligne postmédiane un peu plus foncée : elle porte un petit point
discocellulaire noirâtre, bien visible ; au delà de la ligne postmédiane, les es-
paces terminal et subterminal sont uniformes et seulement séparés par la ligne
antéterminale, presque droite, composée de junules internervurales gris brunâ-
tre ; frange très courte, un peu plus foncée.
Ailes postérieures uniformément de la couleur chamois de la moitié terminale
des ailes antérieures ; frange également un peu plus foncée.
Verso des quatre ailes de même couleur, mais légèrement plus clair que le
recto, uniforme à exception de la frange plus foncée, comme sur le dessus.
Armure génitale (pl. XV, fig. 207). — Comme dit plus haut, les genitalia de
cette espèce montrent une très grande analogie avec ceux du Genre Phoenicla-
docera (pl. XVII, fig 231 à 237), tant par la taille plus courte des valves que par
la forme du cubile, l'absence de spinules et la forme nettement coudée du
pénis. À ce titre, il fait figure d’égaré dans le Groupe I où doivent le maintenir
pourtant les caractères de sa nervation et de ses antennes.
Distribution dans l'île. — MaApaGascAR CENTRE : Nord d’Ankazobe, lambeaux
forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1 500 m env. (G. Cadorel).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce fort mal connue des forêts d'altitude du Centre de la
Grande lle, capturée en XI.
N.B. — Faut-il considérer comme étant la femelle d'O. cadoreli le magnifique
Insecte que montre la figure 116 de la planche VIII ?, et qui porte Ia mention
suivante :
Madagascar, région d'Ambositra (G. Petit, 1922), éclos labo. 18 juillet 1923:
— Muséum, Paris.
Les notions que nous possédons sur celte espèce sont beaucoup trop sut
cinctes pour pouvoir l’affirmer. Cependant, un certain nombre de facteurs milk
teraient en faveur de cette hypothèse : tout d'abord, le lieu de la capture qu
comme celui du mâle d’O-cadoreli, se situe dans la-région du Centre; Je fai
ensuite, que cette femelle appartient bien au Groupe I, tant par sa nervation que
par les caractères de ses antennes ; enfin, par son faciès général et notamment
par la similitude de la bande claire, à limites parallèles, qui sépare la ligne post
discale de la subterminale.
Il faut noter, cependant, que la tonalité de cette femelle est beaucoup plis
foncée que celle du mâle d’0. cadoreli, quoique dans une couleur analogue ; to
Source : MNHN, Paris}
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 83
te la partie basilaire et discale varie dans des tons rougeâtre vif ; l'aire termi-
nale est un peu plus claire ; la bande intermédiaire, encore plus claire, et plu-
tôt bistre, sauf dans toute la région sous-costale qui reste de la couleur du dis-
que ; un très petit point clair, doublé extérieurement de noirâtre, marque l’ex-
trémité de la cellule. Ces couleurs, quoique plus foncées, ne seraient pas incom-
patibles avec la teinte roussâtre clair du mâle d’O. cadoreli ; mais, ce qui sé-
pare le plus l'aspect des deux Insectes, c’est l’accentuation très marquée en gris
sombre des diverses lignes transversales, notamment de la subterminale, chez cette
femelle, alors que ces mêmes lignes ne sont que très discrètement indiquées chez
le mâle d’O. cadoreli. Enfin, la différence de taille est importante, sans être pour-
tant prohibitive.
Les genitalia de cette femelle n’ont pu donner, de leur côté, aucune précision
vraiment concluante : en grande partie détruits par la vétusté ou l'attaque d’In-
sectes rongeurs, il n’en reste que la sterigma, très peu caractérisée.
En procédant par éliminations et en passant en revue les espèces actuelle-
ment connues, on peut constater cependant que dans le Groupe I, auquel appar-
tient incontestablement cette femelle, seuls les Genres Europtera, Lamprantaugia
Melopla et Ochrochroma sont, eu égard à sa taille, capables de lui convenir. Or,
dans ces quatre Genres, seules aussi les femelles des espèces M. sparsipuncta, O.
simplex, O. seyrigi, O. nepos et O. cadoreli restent inconnues. Sont à éliminer évi.
demment M. sparsipuncta, O. seyrigi et O! nepos pour différentes raisons dont la
principale est que l'habitat de ces espèces est la partie occidentale de l'Ile, très
différente de la région montagneuse du Centre ; il en est vraisemblablement de mé-
me d’0. simplex, connue seulement de Diégo-Suarez et de la région Sud-Ouest.
Ainsi ne reste-t-il, semble-t-il, comme possibilité, qu'O. cadoreli. À moins évi-
demment que cette femelle n’appartienne à une autre espèce encore inconnue ;
et; bien que nous penchions fortement vers son rattachement à O. cadoreli, cette
éventualité très possible nous empêche de prendre nettement position.
Lerodes Saalmüller
Lerodes Saalmüller, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 233 (espèce type : Clisiocampa ful-
gurita Saalmüller, 1880, seule espèce citée).
Description et remarques. — SAALMÜLLER n’a pas décrit son Genre d'une
manière classique. Il s’est contenté d'en donner les caractères en même temps
que ceux de la seule espèce citée : CL fulgurita espèce décrite par le même auteur
quelques années auparavant. En créant le nom générique Lerodes, SAALMÜLLER a
simplement écrit : « Die Kennzeichen der Gattung ergeben sich aus der Artbe-
schreibung. ».
Ce genre a été repris et décrit par Aurivizrus (1927 : 265) qui y a maintenu les
trois espèces classées comme Lerodes par KENRICK (1914 : 591) et qu’il n’avait pro-
bablement pas eu sous les Yeux. Ces trois espèces classées n’appartiennent nulle-
ment au Genre de SaaLmüLLer, L'une d’entre elles, L. albosparsatus, appartient
même à la famille des Notodontidae (Kirrakorr, 1969 : 24).
Aux détails de nervation que donne Aumvizius (IL. c.), nous opposerons le
fait que les nervures 4 et 5, aux ailes postérieures, n'ont pas une « longue » tige
commune, mais au contraire une courte tige, chez l'espèce type, en réalité,
d'ailleurs, seule représentante du Genre. De même, l'affirmation que la cellule
basilaire, chez la même espèce et toujours aux ailes postérieures, est sans nervure
Source : MNHN, Palis]
84 Y. DE LAIONQUIÈRE
secondaire » nous apparaît également erronée, car cette cellule en émet réellement
une, si faible soit-elle : ainsi devient caduc, pour ce Genre, le caractère noté $ $ en
haut de la page 225 du travail d’AURIVILLIUS (1927). Dans cette page est exposé le
tableau de détermination des Genres de Gonometinae. Quant aux deux espèces de
Kenricx, mentionnées dans ce Genre par Aurivcus, chez l’une, L. albolunatus,
cette même cellule en émet trois, et chez J'autre, L. vulpicolor, on en trouve encore
une : cette dernière espèce faisant partie du Groupe II de notre classification.
L'examen des armures génitales de ces différentes espèces confirme d’ail-
leurs sans discussion possible leur appartenance à des Genres différents.
11 ne reste done, en définitive, que la seule espèce CL fulgurita dans le Genre
Lerodes. Par la forme de ses antennes et par le départ libre de sa nervure 8 depuis
l'angle antéro-supérieure de Ja cellule aux ailes antérieures, elle appartient bien
& notre Groupe IL. Ses armures génitales mâle et femelle, très spéciales, feront
objet des remarques nécessaires dans le commentaire de cette espèce.
Répartition géographique. — Madagascar.
Une seule espèce actuellement connue : L. fulgurita.
Lerodes fulgurita (Saalmüller)
(@, pl. I, fig. 37)
Clisiocampa Fulgurita Saalmüller, 1880, Ber. über die Senckenb. naturforsch. Gess
VI-1879-VI-1880, p. 265 (G).
Pérodes Fulgurita Saalmüller ; Saatmüzuer, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, pe 233, pl: 6
fig. 86.
Lérodes fulgurita Saalmüller ; Aumviicius, 1927, in A. Sewrz, Gross-Schmett. d, Erde,
14, p. 264, pl. 37 d.
Ps falgurita Saalmüller ; Couuten, 1936, in E. STRAND: 1936, Lepid. Cat,, pars
p. 418.
Type. — Lectotype : 1 d, Madagascar Sambirano, Nosy Be (récolteur ?)
(Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main, Lep. 3 954).
Description. — d. Envergure : 32 à 35 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 15 à 17 mm env. Antennes à flagellum brun tabac et à fasci-
culations bistre. Tête, collier, ptérygodes, thorax et pattes acajou foncé ; abdo
men et touffe anale bistre, rougeñtre sur le dessus. Epiphyse tibiale sans carat-
tère particulier (tabl. I, fig. 34).
Ailes antérieures de couleur générale acajou rougeñtre, plus claire dans toute
la partie terminale et subterminale : l'aire médiane est délimitée intérieurement
par la ligne extrabasilaire noirâtre, très diffuse et peu visible, puis extérieure
ment par la ligne postdiscale également noirâtre, assez diffuse mais plus accusée ;
un très petit point blanc cerclé de noir marque généralement l'extrémité de là
cellule ; c’est un peu au delà de la ligne postdiscale que cesse la partie foncée
de l'aile pour faire place progressivement à une teinte unie plus claire et vio:
lacée, sur laquelle se détache faiblement une double ligne subterminale de Dé
tits points noirs disposés en quinconces ; frange concolore.
Ailes postérieures jaune mastic ; plus ou moins teintées de rougeñtre dan
leur partie médiane.
Verso : Ailes antérieures bistre jaune, fortement teintées de rouge acajou da
Source : MNHN, Paris x
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 85
la partie subcostale et parfois terminale ; l'ombre médiane diffuse, de même cou-
leur rougeâtre, n’atteint pas le bord interne. Ailes postérieures entièrement bistre
mastic, à l'exception d’une ombre médiane rougeâtre très bien marquée mais n’at-
teignant pas le bord anal.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 211). — Très remarquable par un certain nombre
de particularités : socii doublés par des excroissances arrondies du tegumen ; élé-
ments du cubile séparés dès leur origine, coudés dans le sens horizontal, légère-
ment spiralés et arrivant ainsi à se croiser très curieusement dans leur position
de repos ; pénis bossué en dessus et en dessous, puis se terminant en pointe aiguë.
Par ailleurs, les valves sont longues et fines mais d’une forme assez courante.
9. Envergure : 49 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 25
mm env. Tout à fait semblable au mâle.
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 285). — Plaque génitale très large et dépourvue
des bras latéraux habituels, pièces annexes de l’ostium bursae en forme de trèfle.
Distribution dans l'île. — MapaGascar SAMBIRANO : Nosy Be (?). —— Route
du Haut Sambirano, 10 km d’Ambanja, col du Bekaka, 140 m (P. Viette et P. So-
ga). — Nord de Beangona-Ambevy, vallée d’Antremabe, 400 m (P. Soga). —— Massif
du Tsaratanana (versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. Soga).
ManaGascar Ouesr : Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (P. Gri-
veaud). — Est de Sakaraha, réserve forestière du Zombitsy (P. Griveaud), matsa-
bory, 640 m (P. Viette el P. Griveaud). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tu-
léar, forêt d’Andranovory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud, P. Griveaud et Rato-
voson).
MapaGascar Sup : Plateau Mabafaly, Ankalirano (P. Griveaud). — Beloha (4.
Robinson).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce, appartenant principalement aux formations végétales de
la région malgache occidentale, capturée en X, XI, XII, I, I, II, IV, V.
Eupagopteryx n. gen.
(de ebroyne, trapu, et rrepév, aile)
os pe : Diplura affinis Aurivillius, 1909 — Eupagopteryx affinis (Aurivillius,
Description. — Très petits Lasiocampidae à ailes courtes et à bord externe
arrondi, avec un apex toutefois nettement marqué. Palpes labiaux dépassant fran-
chement le front. Tête très petite ; yeux velus. Antennes droites, avec des fas-
ciculations égales jusqu’à proximité immédiate de l'apex ; chez les femelles, ces
fasciculations sont réduites à des formations écailleuses. Epiphyse tibiale absente.
L'aspect général des imagos est monochrome, avec une tache discocellulaire blan-
Che plus ou moins accentuée chez les mâles et absente chez les femelles.
Nervation. — Conforme à celle des Genres précédents du Groupe I. Aux ailes
antérieures, la nervure 8 part librement de l'angle antéro-supérieur de la cellule,
Tao même un peu avant ; 6 et 7 sont tigées : 9 et 10 un peu plus longues que
eur tige, 9 aboutissant à lapex de l'aile. Aux ailes postérieures, 4 et 5 connées
Source :
MNHN, Palis||
86 Y. DE LAJONQUIÈRE
ou faiblement tigées ; la cellule basilaire émet une ou plusieurs nervures secon-
daires.
Armure génitale g. — Très petite, montrant des valves courtes et droites,
avec une forte dent à la base de leur face interne. Lobes de la juxta allongés.
Cubile assez court se divisant, à la moitié de son développement, en deux éléments
écartés mais parallèles, sans formations épineuses. Pénis allongé en forme de fau-
cille.
Armure génitale Q. — Peu sclérifiée, à l'exception des deux prolongements
latéraux partant de l’ostium bursae ; ductus bursae pratiquement inexistant ; a
pophyses très fines normalement développées.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES
1. Ailes postérieures d'un brun presque noir (pl. I, fig. 39). E. albolunatus
__ Ailes postérieures variant du gris ochracé foncé au marron fauve fon-
cé (pl. I, fig. 36 ; pl. VIN, fig. A1 aan vindurl-ecçansoil 38") E. affinis
Eupagopteryx affinis (Aurivillius)
(4, pl. IL, fig. 36 ; ©, pl. VII, fig. 119)
Diplura affinis Aurivillius, 1909, 4rk. f: Zoo! 5 6), p. 28 (Q).
Dipluriella affims Aurivillius j AURIVILLIUS, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett. d:
Erde, 14, p. 263, pl. 374 (O):
Dipluriella affinis Aurivillius ; Couuten, 1936, in E. Srrawn, Lepid. Cat, pars 7h
p. 44.
En décrivant cette espèce, AURIVILLIUS émettait lui-même des doutes sur son
appartenance au Genre Dipluriella: Elle en est, en effet, assez éloignée et appar-
tient à un Genre qui parait propre à Madagascar.
Type. — Holotype : 1 9, Madagascar Est, Fort-Dauphin (E. Sikora) (Naturhis-
torisches Museum, Vienne).
Description. — S. Envergure : 22 à 24 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 10 à 11 mm env. Antennes à flagellum bistre et à fasciculations de
mème couleur mais un peu plus claire. Tête, collier, ptérygodes, pattes et thorax
de la couleur des ailes antérieures, couleur d’ailleurs assez variable ; abdomen
un peu plus clair. Tibia antérieur dépourvu d'épiphyse tibiale (tabl. I, fig: 35),
mais porteur de quelques épines à son extrémité.
Ailes antérieures de couleur fondamentale uniformément répartie, variant du
gris ochracé au marron fauve selon les exemplaires ; l’espace médian n'est pas
nettement délimité intérieurement, mais seulement extérieurement par une fine
ligne postmédiane de même couleur que l’aile mais un peu plus foncée où même
noirâtre : une ligne subterminale, plutôt maculaire, de même couleur, est PM
quement parallèle à la précédente ; une large marque blanche, en forme de crtis
Sant ou d’enclume, mais parfois réduite à un petit triangle, prolonge l'extrémité
de la cellule ; frange concolore.
Ailes postérieures de tonalité uniforme un peu plus foncée que celle des ailes
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈ
$ LASIOCAMPIDAE 87
antérieures ; aucune marque ni dessin ; frange concolore précédée, à sa base,
d'un liseré un peu plus clair.
Verso des quatre ailes uniformément d’une teinte sensiblement pareille à celle
du recto, sans marques ni dessins ; frange légèrement plus foncée.
Variation. — E. affinis se reconnaît à première vue à la tache blanche discale
des ailes antérieures. Cependant celle-ci peut être réduite à l’état de traces et l'i-
mago présente alors un aspect très différent. Il m’a paru utilé de nommer cette
forme parvula form. nov. (6).
Armure génitale (pl. XIV, fig. 199). — En dehors des caractères propres au
Genre, on remarquera la forme très cintrée du pénis.
9. Envergure : 30 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
14 mm env. Antennes bistre jaune à fasciculations épaisses, écailleuses, mais as-
sez bien développées. Tête, thorax et pattes de la couleur des ailes ; abdomen
lourd et massif, un peu plus clair.
Ailes antérieures d’un marron clair, plus ou moins grisâtre, à peu près uni-
colores ; seulement traversées par une large ligne claire, doublée extérieurement
de gris, partant de la côte un peu avant l’apex et venant aboutir au milieu du
bord interne après un tracé légèrement en forme d'S ; une fine ligne maculaire
subterminale est parallèle à la précédente ; un fin trait noirâtre souligne l’extré-
mité de la cellule et, chez quelques exemplaires, est précédé d’un trait blanc :
frange un peu plus foncée.
Aïles postérieures comme chez le mâle, légèrement plus foncées que les ailes
antérieures, unicolores avec un fin liseré plus foncé à la base d’une frange conco
lore.
Armure génitale. — Voir la figure 289 de la planche XXIV.
Distribution dans l’île. — Mapacascar Esr : Vondrozo (R. Decary). — Fort-
Dauphin et Ivondro (4. Seyrig).
MaDAGAsCAR CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Viette). — Nord d’Ankazobe,
Station: forestière de Manankazo (R. J. F. — Tananarive, parc de Tsimba-
zaza, 1200 m (P. Viette). — Bekily (4. Seyrig). — Région de Bekily, Ampandran-
dava (E. Diehl).
MapaGascar Ougsr : Environs de Morondava, forêt de Marofandilia (P. Gri-
‘veaud). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar, forêt d'Andranovory, 500
m (P. Viette et P. Griveaud).
MADAGASCAR Sup : Environs de Tranoroa, vallée Maroakoho, 200 m (P. Viette
el P. Griveaud). — Pays Androy, Ambondro (R. Catala).
(6) Eupagopteryx affinis forme la n. ( _ :
f parvula n. (spl. IN, fig. 40). — Holotype : 1 d,
Madagascar Ouest, environs de Morondava, forêt de Marofandilia, 111-1966 (P. Griveaud)
(Muséum, Paris).
éiggs EnYergure : 20 mm. Abstraction faite de la couleur, brun chocolat chez l'holotype,
évidemment sujet
ae te à variation comme celle des exemplaires normaux de l'espèce, la
disceaperle est essentiellement caractérisée par la réduction de la marque blanche
dan aulaire des ailes antérieures à un très mince et filiforme croissant blanc ; il est
eurs possible qu’existent des exemplaires qui en soient complètement dépourvus.
hs ATre génitale (pl. XIV, fig. 200). Tout à fait conforme à la fig. 199, d’un exemplaire
(dont la pointe du pénis était d'ailleurs cassée). Le tibia antérieur (tabl. 1, fig.
37 ne montre pas d'épines à son extrémité.
Source : MNHN, Palis|
88 Y. DE LAJONQUIÈRE
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce principalement liée aux formations botaniques de la
région malgache occidentale et capturée en VII, IX, X, XI, XII, I, I, IV et V.
Cette espèce a été obtenue d'élevage par À. SEYRIG et le Dr E. Den ; la plu-
part des éclosions ont eu lieu en X. La plante nourricière nous reste malheureu-
sement inconnue.
Eupagopteryx albolunatus (Kenrick)
(&, pl. I, fig. 39)
Lerodes albolunatus Kenrick, 1914 Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 591, pl. 32
fig. 19 CG).
Lersdes albotunatus Kenrick ; AutuviLuius, 1927, in A. SBtrz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 265, pl. 37 d.
Perodes atbolunatus Kenrick ; CoLuren, 1986, in E. SrRAND, Lepid. Cat, pars 78, p. 418.
Type: — Lectotype : 1 d, < Central Madagascar, 2 500 ft, Jan.-March 1911 (F.
B. Prat) » (Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra] (Bri-
tish Museum, N.H.).
Description. — d. Envergure : 26 mm env. ; longeur du bord costal des ailes
antérieures : 12 mm env. Antennes à flagellum bistre, à fasciculations brun clair.
‘Tête, palpes labiaux, collier, ptérygodes et thorax, dessus et côtés de l'abdomen
marron, ainsi qu'une longue touffe anale ; pattes et dessous de l'abdomen jaune
pâle. Tibia antérieur sans épiphyse (tabl. I, fig. 36).
Ailes antérieures de couleur brun acajou brillant pour les deux premiers
tiers de l'aile, se dégradant ensuite en marron uni plus clair dans la partie ter-
minale ; le disque est légèrement lavé de noir longitudinalement, et, en travers
de cette suffusion, se détache avec une grande vigueur, au bout de la cellule, un
trait blanc oblique, en réalité composé de deux petites taches rondes accolées ;
une ligne médiane gris noir traverse l'aile depuis le deuxième tiers de la cûte
jusqu’au milieu du bord interne en s'infléchissant pour venir toucher la plus ex
terne des petites taches blanches discales ; dans la partie externe de l'aile, une
rangée de très petites taches foncées internervurales forme une ligne subtermi-
nale qui m’atteint pas la partie apicale ; frange un peu plus claire.
Ailes postérieures plus foncées ; uniformément brun noir ; frange un peu plus
claire.
Verso des quatre ailes gris foncé uni, avec la très vague indication d’une 0m
bre médiane diffuse plus foncée et un certain rembrunissement dans l'aire SOUS
costale des ailes antérieures et le long du bord anal des postérieures ; suffusion
jaune clair, par contre, le long du bord costal de ces dernières et frange de ni
me couleur jaune-paille garnissant leur bord anal.
Armure génitale (pl. XIV, fig. 198). — Valves fortes et élargies ; très longs
lobes de la juxta.
Q. Inconnue.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR Esr : Route d’Anosibe, Ampitameloks,
840 m CP. Griveaud) : km 52 (P. Griveaud et R. Vieu). — Route de Lakato, km 1:
Ambodiriana, 1050 m (P. Griveaud et R. Vieu) ; km 15, Ankasoka, 1 100 m (P
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 89
Griveaud, P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (F.
B. Pratt ; R. Catala ; P. Viette ; P. Griveaud et R. Vieu ; R. Vieu). — 6 km Nord-
Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m (P. Griveaud et R. Vieu).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva de moyenne altitude récoltée en VII, X,
XI, I, IL, II, IV et V.
Chrysium Y. de Lajonquière
(de ypvstov, bijou)
Chrysium Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 14, (1969), p. 241 (espèce
type : Chrysium mesembrinus Y. de Lajonquière, fixée par l’auteur et seule espèce citée). |
Description. — Petits Papillons à ailes courtes et arrondies. Palpes labiaux
s’allongeant en museau. Antennes droites à fasciculations régulières et égales sur
les deux rangées. Aux ailes antérieures, le bord interne porte deux dents for-
mées de longues écailles, l’une plus courte au premier tiers de l'aile, l’autre plus ||
longue après le deuxième tiers. Aux ailes postérieures, le bord anal est prolongé |
en une dent arrondie qui fait saillie en bas du bord externe. Epiphyse tibiale min-
ce et très allongée
Nervation. — Aux ailes antérieures, la nervure 8 part librement de l’extré-
mité de la cellule ; 6 et 7 sont tigées. Aux ailes postérieures, la cellule basi-
laire est très longue, fermée par une très courte nervure, comme chez Anchirithra,
et émet une nervure secondaire ; 4 et 5 sont tigées.
Armure génitale &.— Cette armure, très caractérisée, montre des valves cour-
tes et larges, pointues, légèrement cintrées, avec une dent aiguë sur le bord inter-
ne : cubile assez court, massif, avec une courte séparation des deux éléments à
leurs extrémités et un prolongement digitiforme de celles-ci ; pénis très droit,
pointu et aplati.
Q. Inconnue.
Répartition géographique. — Ce Genre n’est encore connu que par une seu-
le espèce du Sud-Ouest de Madagascar ayant un aspect assez voisin de celui des
espèces du Genre Odontocheilopteryx, mais s'en séparant complètement par la
- nervation et l’armure génitale mâle.
Chrysium mesembrinus Y. de Lajonquière
CG, pl. HE, fig. 38)
> Shrusium mesembrinus Y. de Lajonquière, 1970, Bull. Soc. ent. France, 74, (1969), ll]
Type. — Holotype : 1 & (pl. IL, fig. 38), Madagascar Sud, plateau Mahafaly, (ll |
Ankalirano, 11966 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — «4. Envergure : 26 à 30 mm ; longueur du bord costal : 12 à 14
mm. Antennes à flagellum brun et à fasciculations jaune foncé. Tête, collier et tho-
ra& brun foncé ; très longue touffe anale plus claire, ne subsistant malheureu-
sement que chez les individus très frais. Epiphyse tibiale (tabl. 1, fig. 38) mince
et très allongée.
|
(ll
il)
|
(ll
Source : MNHN, Paris||
90 Y. DE LAJONQUIÈRE
Ailes antérieures courtes et larges, à bord externe arrondi ; apex à peine mar-
qué ; couleur fondamentale brun violacé prune, plus foncée dans la partie média-
ne sous-costale, plus claire dans les aires subterminale et terminale ; à l’extré-
mité de la cellule, ressortent très brillamment deux croissants argentés irrégu-
liers ; ces marques sont placées sur une éclaircie imprécise jaune, commençant
à la base de l'aile et plus ou moins parsemée d'écailles brunes ; à la base de cette
éclaircie se trouve la première dent du bord interne, arrondie et brune ; la par-
tie foncée de l’aile ne s'étend guère au delà d’un ligne oblique noirâtre, presque
indiscernable, qui part de la côte aux deux tiers de l'aile, fait un coude brusque
sur la nervure 8, passe juste en dehors du croissant le plus externe, limite la zone
jaune inférieure et vient aboutir immédiatement après la première dent du bord
interne : la partie externe de l'aile, plus claire, est traversée par une ligne sinu-
euse et anguleuse, doublée extérieurement de quelques points jaunes, partant du
bord costal, très près de l'apex, et aboutissant au bord interne où elle se prolonge
par la seconde dent écailleuse brun foncé, plus longue que la première ; frange
foncée.
Ailes postérieures bistre clair, avec une frange très foncée renforcée à l'apex
et à l'angle anal prolongé ; deux ombres médianes plus foncées et parallèles par-
tagent l'aile.
Verso des quatre ailes gris blanchâtre, avec les lignes du recto marquées très
vigoureusement en ombres brunes, ainsi que le sont les franges ; les marques
argentées transparaissent parfois faiblement.
Armure génitale (pl. XIV, fig. 201). — Voir la description dans celle du genre.
0. Il ne ma pas été donné d'examiner un individu de ce sexe.
Distribution dans l’île. — MADAGASscAR OUEST : Nord de Morondava, forêt
de Marofandilia, 15 m (P. Griveaud). — 12 km au Nord-Est de Sakaraha, réserve
forestière spéciale du Zombitsy (P. Griveaud), matsabory, 640 m (P. Vietle et P.
Griveaud). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar, forêt d’Andranovory,
500 m (P. Viette et P. Griveaud, P. Griveaud et Ratovoson).
Mapagascar Sup : Route nationale 7, km 892, forêt d’Andaromihomaka, 390
m (P. Griveaud et Ratovoson). — Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-
Lacs, 40 m (P. Griveaud et Ratovoson). — Plateau Mahafaly, Ankalirano (P. Gri-
veaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce des climax appartenant à la région malgache occiden-
tale capturée en X, XI, XII, I et IV.
Sunnepha Y. de Lajonquière
(de ouweghes couvert de nuages)
Sunnepha Y. de Lajonquière, 1970. Bull. mens. Soc. Linn: Euoit 39e année, p. 148 (6s-
pèce type : Sunnepha livens Y. de Lajonquière, désignée par l’auteur).
Description. — Papillons de taillle moyenne ou petite, à ailes ovalaires rela-
tivement étroites présentant un angle interne très arrondi et indistinct. Des ban-
des sombres et un apex assombri donnent aux espèces de ce Genre un aspect nua
geux. Thorax et abdomen concolores. Palpes labiaux dépassant légèrement le
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 91
front. Yeux poilus. Antennes portant des fasciculations se raccourcissant réguliè-
rement sur toute leur longueur, bien développées chez les femelles.
Nervation. — Aux ailes antérieures, la nervure 8 part librement de l'angle de
la cellule ; 6 et 7 sont tigées. Ailes postérieures avec 4 et 5 tigées ; la cellule basi-
laire n’émet pas de nervure secondaire, ou seulement une faible indication d’une
telle nervure.
Armure génitale &.— Tegumen bien développé, assorti de deux longs socii de
forme triangulaire allongée. Valves courtes à base très élargie, coudées à angle
presque droit, à pointes fines, portant une dent près de la base sur leur bord in-
terne. Lobes de la juxta assez peu développés. Cubile largement fendu en deux
éléments peu divergents garnis de formations épineuses ou d’éperons sur leur
bord interne. Pénis très massif, à bords supérieurs comprenant deux lobes arron-
dis, à pointe très courte et fine.
Armure génitale Q. — Plaque génitale bien développée, en forme de trèfle à
quatre feuilles par suite de la transformation en lobes arrondis des deux bras
latéraux habituels.
Répartition géographique. — Ce Genre, qui semble propre à Madagascar,
comprend actuellement quatre espèces.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Aïles antérieures de tonalité cuivrée, avec une zone jaune ochracé fon-
cé, plus claire que la couleur fondamentale, à la base de l'aile et au-
dessus du bord inférieur de celle-ci et quelques stries d’un blanc sale
en dessous de l’apex (pl. III, fig. 43) . : . . . . . . . S.aerea
— Ailes antérieures avec ces caractères non réunis . + 4 +. . . 2
2. Ailes antérieures de couleur fondamentale brun foncé, avec l’espace
terminal, en partie, beaucoup plus clair et gris (pl. II, fig. 42 ; pl. VIII,
RE à Cale sauce ue ie ce Ut uen e = AIMIRIRS AUIVENS
—- Ailes antérieures autrement, colorées … . . . . . +... . 3
3. Ailes antérieures brun rouge à brun marron, avec les marques et des-
sins ressortant à peine sur la couleur fondamentale (pl. III, fig 44)
Me res biot, had ur alt à sabot .ch-n0tmSifmidute
— Ailes antérieures brun clair, avec les marques et dessins plus accentués
et ressortant davantage sur la couleur fondamentale (pl. XI, fig. 164).
Antennes très claires . . 1. 4 . . . : 1. 8 8serta
Sunnepha livens Y. de Lajonquière
(é, pl. IT, fig. 42 ; ©, pl. VIII, fig. 122)
Raadenne livens Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 39° année,
Type. — Holotype : 1 S (pl. Il, fig. 42), Madagascar Ouest, 45 km au Sud de
Morondava, forêt de Befasy, 1/10-1-1956 (R. Paulian) (genitalia, prép. Y. de Lajon-
quière n° Mad. 29) (Muséum, Paris).
Description, — G. Envergure : 30 mm env. : longueur du bord costal des ailes
antérieures : 13 mm env. Antennes à flagellum brun et à fasciculations un peu
Source :
MNHN, Paris|||
92 Y. DE LAJONQUIÈRE
plus claires. Tête, palpes labiaux, ptérygodes et collier brun foncé ; abdomen et
touffe anale plus clairs, bistre.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun foncé jusqu’au-delà de la ligne
postdiscale et dans la région apicale, devenant ensuite beaucoup plus claire et
grise dans une large éclaircie à limites imprécises occupant l’espace terminal
Du dessous de la nervure 6 ; une double bande, légèrement plus claire que le
fond, encadre la ligne médiane dès son départ de la côte ; du côté interne, la
limite de l’espace médian n’est pas sible, et celui-ci se fond sans transition dans
Fespace basilaire de même couleur ; un minuscule point clair marque l’extré-
mité de la cellule ; une double ligne subterminale de points sombres en quincon-
ces n’est visible que dans la partie claire de cette région ; une touffe de longs
poils bistre garnit le bord interne à la base de l'aile ; frange très courte brun fon-
cé.
Ailes postérieures uniformément d'un brun un peu plus clair que celui des an-
térieures, avec un revêtement de poils bistre dans la partie basilaire et le, long
du bord anal ; frange plus claire.
Verso des quatre ailes bistre clair uni, avec deux ombres médianes Iransver
sales et parallèles plus foncées.
Armure génitale (pl. XV, fig. 209). — Principalement caractérisée par le cu-
pile très court et la forte épine du bord interne de ses éléments.
Q. Envergure : 38-42 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 18
21 mm. Antennes à flagellum brun et à fasciculations bistre jaune. Tête, thorax et
abdomen de même couleur que chez le mâle.
Ailes antérieures semblables à celles du mâle, mais nettement plus claires,
permettant ainsi de voir la ligne antédiscale et la délimitation de l’espace médian ;
celui-ci conserve une couleur brune qui se rattache franchement sur un fond gris
plombé plus clair ; le très petit point discocellulaire est bien apparent.
Verso des quatre ailes comme chez le mâle, l'ombre extérieure étant cepen-
dant très affaiblie.
Armure génitale. — Noir la figure 290 de la planche XXIV.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR Ouesr : Connue, pour le moment,
de la seule région de Morondava : 45 km au Sud, forêt de Befasy CR. Paulian) ;
forêt de Marofandilia (P. Griveaud) ; forêt de Manamby (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce capturée en XII, I et IT.
Sunnepha aerea Y. de Lajonquière
(@, pl. I, fig. 43)
Sunnepha aerea Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc. Linn. Euon, 39e année,
p. 149.
Très voisine de S. livens par la disposition des lignes et des taches de ses ailes,
cette espèce se reconnaît facilement à sa couleur cuivrée.
Type. — Holotype : 1 & (pl. IT, fig: 43), Madagascar Nord, environs de Diégo-
Source : MNHN, Pari
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 93
Suarez, montagne des Français, vallée Antsoa, 100 m, 6/12-I1-1959 (P. Griveaud)
(Muséum, Paris).
Description. — G. Envergure : 30-39 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 14-18 mm. Antennes à flagellum brun clair et à fasciculations jaunes.
Tête, palpes labiaux et ptérygodes brun cuivré ; thorax de même couleur ; abdo-
men un peu plus clair.
Ailes antérieures de couleur fondamentale cuivrée, largement obscurcie par
des ombres nébuleuses noirâtres dans la partie médiane, le long du bord costal et
dans la région apicale ; ces parties ombrées, plus étendues que les parties claires,
font un vigoureux contraste avec celles-ci, qui demeurent à peu près libres dans
l'espace basilaire et dans une zone médiane submarginale ; dans la partie centrale
de l'aile, on peut distinguer deux lignes transversales parallèles, brunes, anguleu-
ses, limitant la région basilaire plus claire ; puis deux autres lignes semblables,
galement brun gris, au-delà de la région discale, partant presque perpendiculaire-
ment de la côte puis faisant un angle brusque suivi d’un tracé en double courbe
pour venir aboutir vers le milieu du bord anal ; ces quatre lignes sont d’ailleurs re-
liées par une ombre longitudinale diffuse au-dessous de la cellule ; à l’extrémité de
celle-ci, un très petit croissant blanc doublé de noir ; l'aire subterminale est déli-
mitée par une double rangée irrégulière de très petits points noirs, souvent indis-
tincts dans la partie inférieure de l'aile ; dans la partie subapicale fortement tein-
tée de noirâtre, les deux ou trois premiers points sont doublés de taches blanches
qui sont particulièrement visibles ; frange entrecoupée de brun et de cuivré.
Ailes postérieures jaune cuivré plus clair, saupoudrées de noir le long du bord
costal et traversées dans la région postdiscale par une ombre courbe grisâtre ;
frange plus claire.
Verso des quatre ailes reproduisant les ombres principales du recto mais avec
effacement plus ou moins complet des lignes et dessins.
. Armure génitale (pl. XN, fig 208). — Cette armure, très voisine de celle de S.
livens, en diffère principalement par la forme du cubile, dont les deux éléments
sont plus longs et plus effilés, avec une garniture du bord interne composée de
spinules, et non plus d’une forte épine.
9. Elle m'est inconnue,
Distribution dans l'ile. -— Mapacascar Nonp : Environs de Diégo-Suarez,
montagne des Français, vallée Antsoa, 100 m (P. Griveaud).
MabaGascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (P. Griveaud). —
Route de Sambava à Andapa, Belalona, 100 m (P. Griveaud, A. Peyrieras et P.
Viette). — Région d’Ambatondrazaka, Andranomandevy (Didy), 1 039 m (P. Gri-
véaud). — Lac Alaotra, Befody (P. Griveaud).
MaDaGascaR CENTRE : Tananarivo (Stichel) (spécim. au B. M, N. H.).
MADAGASCAR Ouesr : Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190 m
@. Griveand).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en VII, VIII, IX, XI, XII et II.
Source : MNHN, Paris ||
94 Y. DE LAJONQUIÈRE
Sunnepha minuta Y. de Lajonquière
(@, pl. IE, fig. 44)
Sunnepha minuta Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 39° année,
p. 150.
Type. — Holotype : 1 d (pl. IN, fig. 4). Madagascar Ouest, au Nord de Mo-
rondava, forêt d'Andranomena, 11-1966 (Ratouoson) (genitalia, prép. Y. de La-
jonquière n° Mad. 223) (ex coll. G: Dujardin Delacour, Muséum, Paris).
Description. — d- Envergure : 26-30 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 12-13 mm. Antennes à flagellum bistre brun et à fasciculations de
même couleur. Tête, palpes labiaux, collier, ptérygodes et thorax brun rouge ;
pattes, abdomen et touffe anale plus Clairs. Epiphyse tibiale très allongée et poin-
tue (tabl. I, fig. 39).
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun rouge à brun marron ; aire
terminale légèrement surchargée de grisâtre ; les lignes transversales habituelles
apparaissent, sur ce fond uni, très finement dessinées en gris foncé ; notamment,
les deux lignes parallèles médiane et postmédiane, très anguleuses, ainsi que la
ligne subterminale constituée par une double rangée de points sombres disposés
en quinconces ; dans la région subapicale, les deux premiers points de ladite
ligne, placés sur la tache subtriangulaire noirâtre habituelle aux espèces du Gen-
re, sont doublés extérieurement de blanc ; un minuscule point blanc, doublé de
noir, est parfois présent à l'extrémité de la cellule ; frange concolore.
Ailes postérieures uniformément brun marron plus ou moins foncé, avec
une pilosité un peu plus claire à leur base.
Verso des quatre ailes brun noisette, à peine rembruni dans l'aire sous:C05
tale : deux ombres médianes, transversales et parallèles au bord externe, sont
plus ou moins bien marquées en noirâtre selon les exemplaires.
Armure génitale (pl. XV, fig. 210). — Très proche de celle de $. livens, s’en st-
pare néanmoins par la briéveté encore plus accusée des valves et la forme légè-
rement différente des éléments du cubile.
Q. Inconnue.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR Oursr : Ankarafantsika (P. Griveaud,
E. Raharizonina). — Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190 m (P.
Griveaud). — Au Nord de Morondava, forêt d’Andranomena (Ratovoson). — Région
de Morondava, forêt de Marofandilia (P. Griveaud). — 45 km au Sud de Moronda-
va, forêt de Befasy (R. Paulian). — Forêt au Nord d’Andranovory, 510 m (P. Gr
veaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de J'Ouest malgache récoltée en XII, I, I et HI.
Sunnepha serta Y. de Lajonquière
(&, pl. XL, fig. 164)
Sunnepha serta Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc, Linn. Lyon, 39" année, p. 15!
Très voisine de S: minula, cette petite espèce s’en distingue facilement par le
Source : MNHN, Pari
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 95
couleur très claire de ses antennes et les marques plus accentuées de ses lignes
transversales.
Type. — Holotype : 1 G (pl. XI, fig. 164), Madagascar Sud, environs de Trano-
roa, vallée Maroakoho, 200 m, 14/16-I11-1969 (P. Viette et P. Griveaud) (genitalia,
prép. Y. de Lajonquière n° Mad. 264) (Muséum, Paris).
Description. — G. Envergure : 29-30 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 13 mm env. Antennes entièrement bistre jaune clair. Tête, palpes la-
biaux, front, ptérygodes et thorax d’un brun plus ou moins foncé suivant les exem-
plaires ; abdomen à peine plus clair.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun clair, avec parfois des suffu-
sions noirâtres subcostales à la naissance des lignes transversales décrites ci-
après, ainsi que dans l’aire subapicale où se retrouve toujours la suffusion subtri-
angulaire habituelle aux Sunnepha ; l'aire médiane est encadrée, d’une façon par-
ticulièrement remarquable, par des lignes transversales doubles, écartées de 1 à 2
mm et formées de petits croissants gris noir internervuraux dont la concavité est
tournée vers l’extérieur de cette aire : le premier couple de ces lignes occupe la
position antédiscale ; le second, postdiscal, part obliquement du deuxième tiers
environ de la côte, et, après un coude brusque au niveau de la nervure 8, vient re-
joindre l'aboutissement du premier au milieu du bord interne ; un très petit point
blanc, cerclé ou bordé de noir, marque l'extrémité de la cellule ; une double ligne
subterminale de points sombres disposés en quinconces part un peu au dessous de
l'apex et se développe parallèlement au bord externe ; ses deux premiers points
subapicaux sont doublés extérieurement de points clairs qui se détachent ainsi,
comme chez les autres espèces du Genre, sur-la suffusion noirâtre habituelle ;
frange du bord terminal plus claire que l'aile : frange du bord interne, par con-
tre, franchement noire.
Ailes postérieures entièrement brun uniforme, un peu plus clair que les ailes
antérieures.
Verso des quatre ailes analogue au recto mais plus pâle, avec une trace plus ou
moins marquée d'ombre médiane ; aux ailes antérieures, le point discocellulaire
transparaît faiblement.
Armure génitale (pl. XXVIII, fig. 329). — Eléments du cubile pourvus à leurs
extrémité d’une sclérification différente de celle de S. minuta : pas de grosse dent,
mais une série de petites dents ; pénis plus allongé, principalement dans sa pointe,
“et présentant un profil inférieur nettement angulaire.
Q. Elle n'est inconnue.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Su : Environs de Tranoroa, vallée
Maroakoho, 200 m (P. Viette et P. Griveaud). — Ampanibhy, 250 m (P. Griveaud).
Répartition géographique.
Madagascar.
Biologie. — Espèce mal connue capturée dans le domaine du Sud en II.
Napta Guenée
; no ee 1865, in A. Vinson, Voy. à Madag. au couron. de Radama II, annexe F,
2 espèce type : Napta serratilinea Guenée, 1865, seule espèce citée).
Glocia Saalmüller, 1884, Lepi Ê Éd
Seal A6 Rue “ohpéoe en bn Pr De Re RS EnGlpe gp
Source : MNHN, Pañs||
96 Y. DE LAJONQUIÈRE
Description originale. — « Antennes ne dépassant pas Ja longueur du thorax :
celles des & garnies de lames très-serrées, décroissant à peine au sommet, grêles,
un peu en massue et pubescentes ; celles de la Q à lames presque aussi longues,
mais écartées, subspatulées et nues. Palpes ne dépassant pas le front chez le G, et
ne formant pas le bec, Jaineux-hérissés, à articles indistincts, notablement plus
longs chez la 9 ; — {horax laineux, à collier bien fourni. Abdomen dépassant
beaucoup les ailes celui du g terminé par un pinceau aigu et très-long, celui de
la Q gros et obtus ; — pattes courtes 3 — ailes entières : celles du & à apex et à
angle anal prolongés, celles de la Q arrondies ; les inférieures ayant les 1 et 2 dis
tinctes, écartées à la base, puis rapprochées jusqu'à se toucher vers le tiers de
leur longueur, puis écartées de nouveau >-
Une seule espèce dans la Grande Ile : N. serratilinea.
Remarque. — Dans son analyse de ce genre, Aurivizzius (1927 : 266) indi-
que : € … ; nervure 8 partant de la tige des nervures Get 7 ; … ». Nous pensons
que c’est là une erreur, la nervure 8 partant bien de l'angle de la cellule, ce qui
nous a déterminé à inclure ce Genre dans notre Groupe I, le caractère tiré des
antennes se trouvant conforme.
Napta serratilinea Guenée
(, pl. I, fig. 41 ; 9, pl. VIN, fig. 123)
Napta serratilinea Guenée, 1865, in A: ViNsoN, Voy. à Madag. au couron. de Radam
11, annexe F, p. 43 (G: ®):
Napta serratilinea Guenée ; Mamtuur, 1880, AU: Soc. ent. France, (6) 9, p. 313.
Napta Serratilinea Guenée ; SAALMÜLLER, 1884, Lepid. v. Madag, 1, pe 236:
Napta serratilinea Guenée ; AURIVILLIUS, 1927, im A. Semrg, Gross-Sehmett. d. Erde,
14, p. 265.
Napta serratilinea Guenée ; Couxien, 195% in E. Srran, Lepid. Cat, pars 73, p #19.
Napla serratilinea Guenée ; PauztaN, 1950, inséctes utiles et nuisibles de la région
de Tananarive, p. 83, fig. 154.
Napta serratilinea Guenée ; PauLtax el Vierrer 1956, Mém. Inst. Scient. Madag., E)
6, (1955), p. 258, fig. 103.
Glociu Solida Saalmiüller, 1884, Lepid: y. Madags 1, pe 234, pl. 5, fig. 64 (9).
Napla sotida Saalmäller ; Aumivisztus, 1927 FR. Serre, loë. city 149 pe 265, pl: 37e
Nlaptal solida Saalmüller ; M. HERING, 1098, Mitt. Zool. Mus. in Berlin, 14 @/4
p. 497.
Napta solida Saalmäüller; Coczwn, 1936, in E. Saw, loc. cit, pars 13, p. #4
Borocera Madinika Camboué, 1886, Bull. Soc. nat. Acclimat. France, (4) 3, pe 840 [n:
nud.), pp. 508 et suiv.
ra (9) Madinika Camboué ; Kinsv, 1892, À Sn: Cat. Lepid. Heter. (Moths), l
p. 820.
core madinika, Camboué ; Couuten, 1936, in E. Srnan», Lepid. Cat, pars 73, P.
421 Gomme synonyme de Borocera madinylka Cm 1909, espèce fort différente [voir
page 161 du présent travail] et homonyme primaire).
FE cers madinika Camboué; Y. DB LAJONQUIBRE 0 visrre, 1969, Bull. de Madogr
me Dn1278, pp. 540 et suiv. (désignation du lectolype et synonyme de Napta serratiliné®
quenée).
Types. — serratilinea Guenée. Lectotype : 1 g < Madagascar ? (I. Goudol)
(ex coll. Guenée, ex coll. Ch. Oberthür, British Museum, N. H.).
solida Saalmüller. Lectotype : 1,9, Madagascar" Sambirano, Nosy Be, forêt de
Lokobe (4. Stumpff) (Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main, Lep. 3958).
madinika Camboué. Lectotype : 1 d; Madagascar Est, Tamatave, (ex Jarva),
700, & (Père Camboué) (Muséum, Paris), désigné par Ÿ. De LAJONQUIÈRE et P. Viet
8, 1969 (1. c.).
Source : MNHN, Pari
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 97
Description. — La description originale de Guenée a été rédigée en latin
dans un premier alinéa, puis en français. C’est cette seconde partie que nous re-
produisons ci-dessous, le mâle d’abord, la femelle ensuite.
g. « Le mâle n’a que 32 millimètres d'envergure. Ses premières ailes sont pro-
longées à l'apex, droites jusqu'à la cellule, puis fortement obliques jusqu’à
l'angle interne qui est arrondi et à peine sensible ; d’un brun ferrugineux foncé
avec trois lignes noirâtres : la première formant un seul angle sur le pli cellulaire,
la seconde en formant un autre peu après la côte, puis droite et oblique jusqu'au
bord interne, la troisième parallèle au bord et fortement dentée en scie. On voit
un petit trait sur la discocellulaire. Les secondes ailes ont un angle anal
aussi prolongé : elles sont presque noires, avec un teinte ferrugineuse à
la côte, et le bord abdominal largement lavé de jaune ochracé fondu. La
frange est très-courte et ochracée. Le dessous des quatre ailes est noi-
râtre, lavé de brun, avec une ligne commune plus foncée, assez vague. Les supé-
rieures ont une large tache jaune au bord interne. Le thorax et le pinceau abdo-
minal sont de la couleur des premières ailes, avec le collier seulement un peu noi-
râtre postérieurement. L'abdomen, à l'exception de ce pinceau, est de la couleur
des secondes ailes ».
Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 40) de forme très voisine de celle des Sunnepha.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 212). — On remarquera la curieuse modification
de la valve droite qui semble cassée et épointée ; c’est là, cependant, sa forme na-
turelle et un caractère absolument constant comme ont pu nous le montrer di-
verses préparations. De son côté, le pénis reprend la forme « en bec de canard »
que l’on avait déjà trouvé dans le Genre Lechriolepis.
9. € La femelle est plus grande et mesure près de 45 millimètres. Ses pre-
mières ailes sont arrondies au bord terminal, d’un jaune d’ocre foncé, saupoudré
de ferrugineux, avec les mêmes dessins que chez le mâle. Les secondes ailes sont
également arrondies, d’un jaune plus clair, non saupoudré, avec une ligne oblique
médiane, grise, presque droite, et les traces d’une seconde ligne dentée. La frange
est concolore. Le dessous des quatre est d’un jaune d’ocre, avec une ligne com-
mune médiane, brune, un peu ondée et bien détachée ».
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 291). — Elle est bien caractérisée par la forme
en croissant de l’ostium bursae.
Variation & et Q.— Décrite comme bonne espèce et maintenue comme telle
-Par AURIVILLIUS (1927, L. c.), Glocia solida Saalmüller (= madinika Camboué)
n'est cependant qu'une simple forme de Napta serratilinea, caractérisée par la
présence d'un gros point discocellulaire, blanc jaunâtre chez les mâles, franche-
ment blanc et arrondi chez les femelles, On trouve d’ailleurs, chez les deux sexes,
des exemplaires de transition chez lesquels ce point est fortement réduit. A titre
d'anomalie, on peut même citer un mâle capturé par WarERLOT aux environs de
Tananarive chez lequel ce point, d’ailleurs très petit, s’est trouvé être déporté sur
l'aile gauche au-delà de la ligne postmédiane.
Distribution dans l'île. — MapaGascar NonDp : Diégo-Suarez (4. Peyrieras).
— Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 000 m (P. Viette). — 37 km au Sud de Vo-
hémar, forêt d'Analalava, 25 m (P. Viette et P. Griveand).
; pans SamBtRaNo : Nosy Be, forêt de Lokobe, 150 m (4. Stumpff, P. Viet-
e).
MaDaGascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon). — Environs de Maroantsetra, sta-
Source : MNHN, Paris |
98 Y. DE LAIONQUIÈRE
tion forestière de Farankaraina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka,
100 m (P. Viette). — Base de la presqu'île Masoala, Hiaraka, 500 m (P. Griveaud,
A. Peyrieras et P. Viette). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P: Viet-
Le). — Moramanga (Mme Bénétrix). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazao-
tra, 910 m (P. Viette). — Tamatave (Père Camboué).
MapaGascaR CENTRE : Tananarive et environs (Waterlot) ; Tananarive,
parc de Tsimbazaza, 1 200 m (P. Viette, A. Robinson). — Antsirabe (4. Seyrig).
__ Fianarantsoa (4. Seyrig). — Betroka (E. Diehl).
MapaGascaR OUEST : Ankarafantsika, Ampijoroa, 170 m (P. Griveaud). — Est
de Sakaraha, réserve forestière spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m (P. Viette
et P. Griveaud). — Forêt au Nord d’Andranovory, 510 m (P. Griveaud).
Managasear Sun : Route nationale 7, km 892, forêt d'Andaromihomaka, 390
ni (P. Griveaud et Ratovoson). — Nord de uléar, forêt des Mikea, Analabe, piste
Ampasikibo-Salary (P. Griveaud). — Environs de Tuléar, plateau calcaire au Sud:
Eat de Miary, 401m (P. Viette et P: Griveaud)° Ancienne route de Tuléar à Ton-
gobory, Sept-Lacs, 40 m (P- Griveaud el Ratovoson). — Tranoroa, radier de h
Senarandra, 250 m (P. Griveaud). — Environs de Tranoroa, vallée Maroakoho,
200 m (P. Viette et P. Griveaud). — 14 km au Sud de Beloha, piste de Lavanono
(P Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce se trouvant dans tous les domaines végétaux de la Grande
jle, sauf dans celui des hautes montagnes. Elle a été capturée en IX, X, XI, XD,
Il, II, IV et V.
Les chenilles vivent en colonies assez nombreuses sur divers arbres : Prunus,
Enterolobium cyclocarpum, etc. pouvant occasionnellement causer des dégâts, 1
particulier sur les Mimosas, Acacia dealbata. EMes ont été aussi signalées Sur
Thuyas. La nymphose dure de 15 jours à 3 semaines en I et II (PAULIAN et VIETTE,
1956 : 258).
BRENIÈRE et DUBOIS (965 : 50) signalent aussi l'espèce sur le prunier.
Anchirithra Butler
Anchirithra Butler, 1878, ist. Ent. 2, pars 19, p- 297 (espèce type : Anchirithra in:
signis Butler, 1878, désignée par l'auteur et seule espèce citée).
Description. — Antennes des mâles longuement bipectinées, typiquement
du Groupe I ; celles des femelles, avec deux rangées latérales de courtes dents
Palpes labiaux courts et densément poilus. Trompe non développée. Epiphyst
tibiale très réduite.
Ailes antérieures plutôt allongées, avec des bandes longitudinales et L'apex a
rondi ; 4et 5 séparées ; 6 et 7 tigées ; 8 partant de la cellule ; 9 et 10 plus lon
gues que leur tige commune ; 9 aboutissant à l’apex.
Ailes postérieures avec 4 et 5 brièvement tigées ; cellule pasilaire longue €!
grande ne montrant qu'une courte nervure secondaire.
Côte des deux paires d'ailes presque droite et franges larges.
Armure génitale 8. — Elle montre des caractères tout à fait particuliers épi
rant complètement ce Genre. Ce sont, notamment, l'allongement exceptionnel des
deux lobes dela juxta et la forme flexueuse, également très allongée, du pénis
Source : MNHN, Paris )
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 99
Armure génitale 9. — Elle est extrêmement simplifiée, ne présentant aucun
caractère particulier.
Répartition géographique. — Madagascar.
Remarque. — Il nous semble quelque peu excessif de qualifier les ailes anté-
rieures de « courtes mais étroites », comme le fait Aurivizzius (1927 : 264). Ce
second terme ne peut s'appliquer, à la rigueur, qu'aux ailes des femelles. En fait,
les ailes sont normalement développées et, seule, la grosseur exceptionnelle du
thorax peut donner l'impression qu'elles devraient être plus amples.
A l'espèce À. insignis Butler, AURIVILLIUS (1. c.) avait joint, d’ailleurs avec
doute, une espèce décrite par MaBilze sous le nom d’Anchirithra punctuligera.
Celle-ci a été reconnue, depuis lors, comme étant un Lymantriidae (COLLENETTE,
1956 : 171). Par contre, une seconde espèce doit être incorporée à ce Genre.
Les deux espèces qui le composent ainsi présentement montrent une homogé-
néité remarquable dont le caractère externe le plus frappant réside dans l'absence
de lignes transversales aux ailes antérieures, rayées tout-au-contraire longitudina-
lement par deux raies sombres particulièrement apparentes. Les femelles sont sem-
blables aux mâles, bien que plus grandes.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Aïles antérieures avec les deux lignes transversales sombres sensible-
ment de même largeur ; l’espace clair situé entre ces lignes est très
darge (DL VIT EfIRS 120)reter at die MU SH PE TT: —. 8e A. insignis
— Aïles antérieures avec la ligne longitudinale sombre antérieure très
nettement plus large que la postérieure ; l’espace clair argenté situé
entre ces lignes (ou zones) étroit, plus étroit que la ligne (ou zone) lon-
gitudinale antérieure sombre n’est large (pl. III, fig. 48) . . . . A. viettei
Anchirithra insignis Butler
Co, pl. VIN, fig. 120)
Anchirithra insignis Butler, 1878, Cist. Ent. 2, pars 19, p. 297 [O].
Anchirithra insignis Butler ; BurLer, 1879, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) 4, p. 242 (4).
aygtrhirithra insignis Butler; Mavnur, 1880, Ann. Soc. ent. France, (3) 9, (1819), p.
3.
Anchirithra Insignis Butler ; SaamüLuer, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 232.
Anchiritra insignis Butler ; Aurivurius, 1927, in A. Seirz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 264, pl. 38 a.
ruine insignis Butler ; Cozzien, 1936, in E. Srnanp, Lepid. Cat, pars 73, p.
à Anchiritra insignis Butler ; PauLian, 1950, Insectes utiles et nuisibles de la région
le Tananarive, p. 84, fig. 155.
Anchiritra insignis Butler : Vie 56, Mél :
5 Am pr gggeionis Butler ; Pauziax et Vierre, 1956, Mém. Inst. Soient, Madag, (E)
. Type. — Lectotype : 1 4, Madagascar Centre, € in a forest near Antanana-
"vo » (R. Toy) (British Museum, N. H.).
a riPtion. — d. Envergure : 39 mm env. ; longueur du bord costal des
aagantérieures : 17 mm env. Antennes à flagellum brun roux clair et à fasci-
ions de même couleur, Tête, palpes labiaux et collier également brun roux ;
Source : MNHN, Païis]
100 Y. DE LAJONQUIÈRE
ptérygodes, dessus et dessous du thorax éclaireis par de longs poils bistre, ainsi
que les fémurs et les tibias ; abdomen de couleur acajou, à Vexclusion de la touf-
fe anale qui est de la couleur du thorax. Bpiphyse tibiale très petite et allongée
(tabl. L, fig. 41).
Ailes antérieures de couleur fondamentale bistre jaune clair, parfois obscur-
cie de marron clair dans les régions Sous-costale et apicale, ainsi que le long des
bords interne et externe ; deux lignes longitudinales épaisses, de couleur acajou
foncé, traversent l'aile depuis la base jusqu’au bord terminal, l'une suivant à
peu près la limite supérieure de Ja cellule puis la nervure 7, l'autre, la limite
inférieure et s’infléchissant ensuite parallèlement au bord interne et au tornus ;
ces deux lignes délimitent ainsi une zone centrale et longitudinale plus où moins
ovalaire, toujours plus claire que le reste de aile ; aucune ligne transversale
ni dessins ; pas de point discocellulaire ; frange de Ja couleur de la zone centrale.
Ailes postérieures uniformément acajou, à Vexception de la frange qui reste
semblable à celle des ailes antérieures.
Verso des quatre ailes identique au recto des ailes postérieures ; pas d'ombres
médianes.
Armure géritale (pl. XVI, fig. 213). Elle est très remarquable par l’allonge-
ment execeptionnel des lobes de la juxta, et par celui du pénis très mince et le:
xueux.
Q. En tous points semblable au mâle mais plus grande, envergure de 45 à 50
mm et longueur du bord costal des ailes antérieures de 21 à 27 mm.
Armure géniale. — Voir la figure 292 de la planche XXIV:
Variation d et 9. Une forme légèrement plus petite vole conjointement
avec les exemplaires décrits ci-dessus. Tdentique par ses lignes longitudinales,
elle se différencie par l'envahissement de toute Ja surface de ses ailes, Y compris
la zone centrale, par la couleur acajou clair, sur laquelle continuent néanmoins
à se détacher nettement ces deux lignes longitudinales si caractéristiques. J'ai
donné à cette forme le nom de nicagramma n. form. (7).
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR Nonp : 50 km au Sud-Est de Diégor
Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Viette).
MapaGascaR EST : Pourtour de la 3° réserve naturelle intégrale, route de Mani
kambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Viette). — Réserve naturelle
intégrale n° 3, Ambatovositra, Andranomalaza (P. Soga). — Environs de Mor#
manga (R. Decury). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). —
Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette ; P. Griveaud et
Vieu), — 6 km aù Nord-Ouest de Fanovano, Ttalaviana, 730 m (P. Griveaud el R.
Vieu). — Route de Mananjary, km 131,800, au-dessus de Ranomafana, 870 m (P.
Griveaud et J. M. Betsch). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, #1)
m (P. Vietle et P. Griveaud).
(D Anchirithra insignis forme nicagramma D: Holotype : 1 @ Gp. HI, Î
Madagascar Nord, 50 km au Sud-Est de Diègo-Suarez, forêt d'Analameranñ, ar
Lakato,
1/3-111959 (P. Viette) (Muséum, P © paratypes : Madagascar Est, route de A4
Km 15, Ankasoka, 1 100 m, 2/10 9 (@. Victte) @ &); environs de Périnet, fort
analamazaotra, 910 m, 8-X-1955 (R. Vieu) GG et 2 QG): région de Midongy 1 Sud,
forêt de Befotaka, 950 m, 3/7-I11-1959 (P. Viette et D. Griveaud) G d). Madagasenr ln
tre, Te pare de Tsimbazaza, 1 200 m, A7 et 19-X-1951, 5-X11-1961 (+ vielle
G &).
Source : MNHN, Paris }
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 101
Mapacascar CENTRE : Nord de l’Ankaizina, Mangindrano, 1 100 m (P. Viette,
D. Wintrebert). — La Mandraka, 1250 m (P. Griveaud). — Nord d’Ankazobe,
lambeaux forestiers du tampoketsa, forêt d’Ambohitantely, 1 500 m env. (P. Gri-
veaud et R. Vieu, P. Griveaud). — Une forêt près de Tananarive (R. Toy). —
Tananarive et environs (Waterlot, R. Decary) ; Tananarive, parc de Tsimbazaza,
1200 m (4. Robinson, P. Viette). — Mahatsinjo, près de Tananarive, (coll. Muséum,
Paris). — Route de Miarinarivo, km 65,500, forêt de Tapia (?). — Massif de
l'Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m ( P. Viette). — Est d’Am-
batolampy, Andranotobaka, 1 400 m (P. Griveaud). — Environs d’Ambohimahasoa,
canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina, 1450 m (P. Viette). — Fianarantsoa
(Shaw). — Massif de l’Andringitra, plateau d’Andohariana, 2 070 m (Soaindrana)
(P. Griveaud), 2030 m (P. Viette, P. Griveaud et A. Rakotoarisolo) ; Est de la
rivière Antsifotra, formation à Agauria, 2 000 m (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce commune dans les domaines de l'Est et du Centre, ré-
coltée en VIII, X, XI, XII, I, IL, III et IV.
Les chenilles sont urticantes et se nourrissent de diverses Graminées. Une
nymphose, à Tananarive, a duré trois mois, de IX à XII (PAULIAN et Vierrr,
1956 : 258).
Anchirithra viettei Y. de Lajonquière
(&, pl. IX, fig. 48)
Anchirithra viettei Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 39° année,
p. 151.
Type. — Holotype : 1 4, « Madagascar Est, l'amatave », II (genitalia, prép.
W. HT. Tams n° 1938-285) (ex coll. Le Moult, ex coll. Tring Museum, British
Museum, N. H.).
Description. — d. Envergure : 30 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 13 mm env. Antennes jaune foncé. Tête, collier, ptérygodes et tho-
Tax roux clair ; abdomen plus clair.
Ailes antérieures de couleur fondamentale beige jaunâtre, devenant bistre
clair dans la partie centrale de l'aile ; cette dernière teinte laissant tout à fait
nette une liture beige jaunâtre le long du bord costal ; une étroite bande blanc
argent, de largeur irrégulière, traverse l’aile longitudinalement, partant de la base,
suivant le bord inférieur de la cellule, et, à l'extrémité postérieure de celle-ci,
Se dirigeant vers l'apex de l'aile qu’elle atteint presque ; un très petit point, éga-
lement blanc argent, est visible à l'extrémité de la cellule.
Ailes postérieures uniformément brun cannelle ; frange claire.
; Deus des quatre ailes roux clair uniforme aux ailes antérieures ; éclairci
e long des bords costal et anal aux ailes postérieures ; frange plus claire.
Armure génitale. — Extrêmement petite, cette armure a été fortement dété-
rée et ne peut être figurée utilement ; elle présente d’ailleurs des caractères
ù S analogues à ceux de l’armure d’A. insignis, notamment dans l’allongement
es lobes de la juxta et dans celui du pénis.
riol
trè
Source : MNHN, Palis||
102 Y. DE LAJONQUIÈRE
Q. Envergure : 41-43 mm ; longueur du bord. costal des ailes antérieures
:.19-20 mm. Tout-à-fait semblable au mâle.
Armure génitale (pl: XXIV, fig 293). — Très semblable, en plus petite, à
celle d'A. insignis.
Distribution dans l'ile. — MADAGASCAR Esr : « Tamatave » [localité faussel.
Mapacascar CENTRE : Massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona,
1850 m (P. Viette) ; forêt d’Antarivady, 2130 m (P. Viette et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce d'altitude récoltée en XI et L.
Remarque. — Très voisine d'A. insignis, dont elle semblerait à première vue
n'être qu'une petite forme, cette espèce a été dédiée à Pierre Verre par Mr W.
HT. Taws qui l’a reconnue comme bonne espèce, mais n'a pas procédé à sa des-
cription.
11 n’en est connu qu'un seul exemplaire mâle, choisi évidemment comme holo-
type, alors qu'un certain nombre de femelles ont été prises depuis lors. Len
semble de ces captures permet, d'ailleurs, d'émettre quelque doute sur l'exactitude
de la localité mentionnée par Le MourT comme provenance de l’holotype : € Tir
matave ». Toutes les femelles capturées proviennent en effet de hautes altitudes
dans le massif de JAnkaratra. soit par conséquent d’un biotope très différent
du port maritime mentionné.
Groupe I bis
Quatre Genres viennent constituer ici un compromis entre les Groupes I et
II ; ils comprennent des espèces, d’ailleurs peu nombreuses, qui, tout en conser-
vant généralement le caractère des antennes droites et régulièrement fasciculées
du Groupe I, présentent un déplacement de la nervure 8 des ailes antérieures : cel
le-ci prend alors naissance, comme dans Je Groupe IL, sur la tige commune aux
nervures 6 et 7, et non plus à Vangle de la cellule.
Mais ce caractère est rendu quelque peu accessoire par le fait qu'à l'intérieur
des mêmes Genres on trouve à la fois des espèces qui présentent cette variation
et d’autres qui restent dans les normes strictes du Groupe 1, c’est-à-dire avec la
nervure 8 libre.
J1 semble donc qu'en définitive, et tout au moins dans la faune de Madagas
car, le caractère des antennes domine largement celui de la nervation, lequel
peut être soumis à des variations sans grande signification.
Melopla n. gen.
(de pérac, noir, et 6x, armure)
Espèce type : Libethra ochracea Viette, 1962 = Melopla ochracea (Viette, 1962).
Description. — Assez hétéroclite par l'aspect extérieur des espèces qu'il con
prend, ce Genre montre au contraire une remarquable cohésion des caractères
morphologiques internes,
Source : MNHN, Paris: )
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 103
Les antennes restent celles du Groupe I, bien qu'avec une certaine ampleur
des fasciculations à la base du rang externe. La nervure 8 des ailes antérieures
part de l'angle de la cellule, mais son point d’origine peut être décalé par anas-
tomose et se placer sur la tige des nervures 6-7. Ces deux caractères font de ce
Genre un intermédiaire entre les deux Groupes ; ce caractère est encore plus
accusé par la forme tronquée, tout à fait inattendue, des ailes postérieures de M.
abhorrens n. sp. qui ferait prendre volontiers cette espèce, à première vue, pour
une unité du Groupe des Borocera.
Cependant, les trois espèces de ce Genre ont en commun un aspect particu-
lièrement robuste, provenant d’un thorax très développé et de leurs ailes anté-
rieures relativement ou très étroites.
Quant aux armures génitales mâles, elles montrent une remarquable unité,
avec des valves courtes et pointues, légèrement cintrées, les lobes de la juxta
très développés, un pénis long et mince un peu courbé et un cubile largement fen-
du. À ces caractères communs s'ajoute celui, presque unique chez les Lasiocam-
pides malgaches, d’une sclérification mélanisante particulièrement frappante ; ce
même caractère se retrouve dans l’armure de la seule femelle connue.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Ailes postérieures noires et brun noir (pl. VI, fig. 92) . . . M. abhorrens
— Ailes postérieures jaune ochracé pâle où blanc jaunâtre, le plus sou-
vent avec une aire discale’ brune. 44 0 4 24 ou 4, 2
2. Ailes antérieures de couleur fondamentale brun ochracé (pl. LI, fig.
NU RE D lndiaome mouerer 10 cnsmmitl «ob sMcochiacoa
— Ailes antérieures de couleur fondamentale jaune paille (pl. Il, fig.
Re ee . + à M epereipunota
Melopla ochracea (Viette)
C, pl. IL, fig. 27 ; Q, pl. VIT, fig. 115)
Libethra ochracea Viette, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 225.
.… Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, région de l'Ankarafantsika, Ampi-
ioroa, 170 m, 1-1957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — d. Il a été décrit comme suit lors de la description originale :
< Envergure : 45-50 mm ; longueur des ailes antérieures : 22-24 mm.
Antennes fauve clair, avec le flagellum dorsalement recouvert d’écailles jaune
Paille. Palpes labiaux jaune ochracé. Tête, patagia, tegulae, thorax et abdomen
ne paille, le dernier plus clair. Dessous du corps jaune paille brillant ; les pat-
es de même couleur mais plus foncée.
= antérieures de couleur fondamentale brun ochracé, avec, en dessous de
ne de la base de l'aile à la bande postmédiane, une large zone jaune ochra-
: Aire marginale plus ou moins garnie d’écailles gris bleuté. Au milieu de l'aile,
une étroi ee Re TN Tee
étroite bande longitudinale, à limites imprécises, jaune ochracé, contenant
Source : MNHN, Pañis||
104 Y. DE LAJONQUIÈRE
la petite tache discale brun noir. Bandes anté- et postmédiane faites de deux
séries parallèles de chevrons, un peu plus foncée que le fond et surtout bien
visibles dans la zone jaune ochracé, située au-dessous de Cu 1 b. Au-dessus de
cette zone jaune ochracé, une aire longitudinale plus où moins gris noirâtre. Entre
les nervures, une série submarginale et une série marginale de taches gris de
plomb plus où moins marquées suivant les individus. Frange gris de plomb, avec
un liseré proximal jaune paille.
Ailes postérieures jaune paille, avec une large tache submédiane brune, légère-
ment brun ochracé sur les bords. Suivant les individus, cette tache s'étend
plus ou moins et peut envahir une grande partie de l'aire marginale. Frange
jaune paille.
Dessous des ailes jaune paille, teinté de brun ochracé aux ailes antérieures.
Une bande transversale diffuse noire. Aire sous-C! stale des ailes antérieures
noire jusqu'à la bande transversale. Indications, aux mêmes ailes, des taches gris
de plomb ».
Epiphyse tibiale très bien développée (tabl: 1, fig. 27), conforme à celles du
Genre.
Armure génitale (pl. XIV, fig 197). — On remarquera l'exceptionnelle colora-
tion noire des différentes pièces de larmure ; ce mème caractère se retrouve
chez les espèces suivantes, M. sparsipuncta (Viette) et M. abhorrens n. SP.
Q. Elle a été brièvement décrite comme suit :
€ Envergure : 63 mm ; longueur des ailes antérieures : 31 mm.
Coloration générale du mâle, mais envahie de gris foncé, les régions jaune
ochracé fortement réduites et les dessins peu individualisés ».
Armure génitale (pl XXIV, fig. 286) Elle est aussi très caractérisée par là
couleur noire des téguments. On remarquera principalement la grande largeur
des bras latéraux de la sterigma.
Distribution dans l'île. — MADAGASGAR OUEST : Région de J'Ankarafantsika,
Ampijoroa, 170 m (P. Griveaud). — Nord de Morondava, forêt de Marofandilia,
15 m (P. Griveaud). — Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (P. Gri-
veaud). — Est de Sakaraha, réserve forestière spéciale du Zombitsy, matsabory,
640 m (P. Viette el P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du domaine de l'Ouest capturée en XI, 3 et IN.
Melopla sparsipuncta (Viette)
(4, pl. IL, fig. 23)
Livethra sparsipuncta Vielte, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Eyonr gle année, p. 2
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Quest, région d’Antsalova, Andobo, forêt
de l'Antsingy, 190 m, 11-1957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris):
Description. — d. P. Vagrre en a donné la description suivante :
« Envergure : 33-34 mm, longueur des ailes antérieures : 16 mm.
Antennes fauve clair, avec le flagellum recouvert dorsalement d'écailles jaunt
Source : MNHN, Paris}
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 105
paille et noires. Palpes labiaux jaune ochracé, avec les parties latéro-externes
du second article largement noires. Tête, ensemble du thorax et abdomen jaune
paille. Pourtour des yeux, sauf dorsalement, noir. Dessous du corps et pattes jaune
paille.
Ailes antérieures jaune paille, parsemées de taches noires. Moitié anté-
rieure de la base de l’aile jusqu’à la bande antémédiane, noire. Bandes anté- et
postmédiane faites de deux séries parallèles de chevrons noirs, interrompues au
niveau des nervures. Petite tache costale noire. Entre les deux bandes, au-dessous
de la cellule, trois ou quatre stries longitudinales, superposées, gris noirâtre.
Entre les nervures, une série presque marginale de taches noires. Entre R 4 et M1,
une zone gris noirâtre extérieure à la bande postmédiane. Frange gris jaunâtre.
Ailes postérieures et frange entièrement jaune paille.
Dessous des quatre ailes de même couleur que sur le dessus, avec une ban-
de transversale, médiane, diffuse, noire. Aux ailes antérieures, on distingue en
plus, une aire sous-costale noire jusqu'à la bande transversale, une zone noire
entre R 4 et M 1 et une série de taches externes noires ».
L'épiphyse tibiale (tabl. I, fig. 28), un peu plus petite, comme l’Insecte lui-mé-
me, est tout à fait similaire à celle des autres espèces du Genre.
Armure génitale (pl. XIV, fig. 195). — Très voisine de celle de M. ochracea
(Viette), avec la même coloration noire des téguments. On remarquera, cepen-
dant, la forme différente du cubile et le pénis moins coudé.
Q. Inconnue.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Ouesr : Region de l’Ankarafantsika,
Ampijoroa, 170 m (P. Griveaud). — Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Ant-
singy, 190 m (P. Griveaud). Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomankandro
(P. Griveaud).
Répartition géographique. -- Madagascar.
Biologie. — Espèce encore assez mal connue, du domaine de l'Ouest, récol-
tée en I, II et IV.
Melopla abhorrens n. sp.
(3, pl VI, fig 92)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, région de l'Ankarafantsika,
Ampijoroa, 170 m, 1-1957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — gd. Envergure :: 39 mm env. ; longueur du bord costal
des ailes antérieures : 18 mm env. Antennes entièrement de couleur brun tabac :
fasciculations du rang externe un peu plus longues à la base. Tête, collier, pté-
rygodes, devant du thorax, pattes, dessous de l'abdomen et de la touffe anale brun
Jaune ; dessus du thorax et abdomen plus sombres brun noirâtre ainsi que le des-
sus de la touffe anale,
Ailes antéri
5etl
Coule
fonda:
eures très étroites, avec le bord externe tronqué entre la nervure
le tornus, cette partie étant sensiblement droite, voire légèrement concave.
ur identique à celle du dessus du thorax, très sombre : en fait, la couleur
mentale est brun jaunâtre, que viennent assombrir grandement, d’abord les
Source : MNHN, Palis||
106 Y. DE LAJONQUIÈRE
dessins des lignes transversales, d’ailleurs très confuses, puis des aires noirâtre
diffuses au delà de la ligne postmédiane et tout au long de la côte ; le tout et
très confus et donne seulement l'impression d’une aile très sombre à prédo.
minance noirâtre, parsemée assez pauvrement d'écailles brun jaune ; frange trà
courte et brun noir.
Ailes postérieures remarquables par leur bord terminal franchement tronqué
et même concave ; couleur générale noire, un peu mélangée de brun dans la par:
tie proximale ; frange très courte et claire.
Dessous des quatre ailes uniformément noirâtre, sauf dans la partie basale
et subdiscale des ailes antérieures, partie qui reste d’un jaunâtre pâle ; frange
des ailes postérieures très claire et même blanchâtre.
Epiphyse tibiale : voir la figure 76 du tableau I bis.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 256). — Remarquablement voisine de l'a-
mure de M. ochracea (Viette), dont elle diffère cependant par l'absence dé
formations épineuses du cubile ; même coloration noire de la chitine.
Q. Inconnue.
Distribution dans l'île. — Cette espèce n’est connue que de la région de
PAnkarafantsika.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce très mal connue récoltée en I et II.
Remarque. — L'aspect tout à fait inattendu de cette espèce pourrait faire
hésiter grandement à l’inclure dans le Genre Melopla si son armure génitale mà-
le ne venait lever tous les doutes à ce sujet. Il n’en reste pas moins, qu'avec ses
ailes antérieures étroites et ses ailes postérieures tronquées elle ressemble tellt-
ment aux espèces du Genre Borocera qu’elle constitue, dans la faune des Lasio:
campides de Madagascar, le cas de convergence le plus extraordinaire que l'on
puisse trouver. Rappelons néanmoins que, par sa nervation, elle reste tout à fait
conforme aux critères du Groupe I, la nervure 8 des ailes antérieures partant libre-
ment de l’angle antéro-supérieur de la cellule.
Chionodiptera n. gen.
(de yrovwëne, couvert de neige, et xrepov. aile)
Espèce type : Chionodiptera nivea n. sp.
Description. — Ce Genre présente la deuxième transition du Groupe I &
Groupe Il ; non pas intégralement, d’ailleurs, mais partiellement par le fait dû
déplacement de la nervure 8 des ailes antérieures chez une seule des deux 6spË
ces qu’il compte jusqu'à maintenant. L'espèce type du Genre, Ch. nivea n.
conserve les caractères du Groupe I : longueur des fasciculations des antenné
régulièrement progressive puis régressive, nervure 8 partant librement de la cel
lule ; mais chez la seconde espèce, Ch. virginalis (Viette), si les antennes restent
conformes à celles du Groupe I, la nervure 8, par contre, en prenant naissant
sur la tige des nervures 6 et 7 présente déjà un critère du Groupe JI. Ce cart
tère nervural ne saurait permettre cependant de disjoindre les deux espèces qi
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 107
ont, par ailleurs, des affinités extrêmement proches tant dans l'aspect de l’ima-
go que dans celui de leurs armures génitales. Aux ailes postérieures, les nervures 4
et 5 sont connées ou très brièvement anastomosées, la cellule basilaire émet, ou
n'émet pas, une nervure secondaire.
Ailes normalement allongées avec l’apex bien marqué ; les ailes antérieures
ont une couleur fondamentale blanc de neïge et des dessins plus ou moins accu-
sés : les ailes postérieures contrastent avec les précédentes par leur couleur
rouille. Les palpes labiaux dépassent à peine le front. L’épiphyse tibiale est
bien ou très développée, alors qu’elle n'existe pas chez les espèces du Genre
Eupagopteryx qui semble très voisin à première vue.
Les armures génitales mâles diffèrent en particulier de celles du susdit Genre
par l'absence de la dent basale des valves, par l'allongement de celles-ci et celui
du pénis.
Répartition géographique. — Les deux espèces connues sont des, Papil-
lons de petite taille habitant le Sud de la Grande Ile.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Ailes antérieures avec la nervure 8 partant librement de la cellule.
Ailes postérieures de coloration uniforme, non veinées de blanc (pl.
I, fig. 47; pl. VII, fig. 121) + .. . . . . . . . .). Ch nivea
— Ailes antérieures avec la nervure 8 partant de la tige commune aux
nervures 6 et 7. Ailes postérieures veinées de blanc (pl. III, fig. 46)
Re + + + + : Ch. virginalis
Chionodiptera nivea n. sp.
(&, pl. I, fig. 47 ; ©, pl. VIN, fig. 121)
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Sud, bordure occidentale du plateau Ma-
hafaly, 5 km à l'Est d’Itampolo, 40 m, 10/12-I1-1969 (P. Viette et P. Griveaud) (Mu-
séum, Paris).
Description. — &. Envergure : 32 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 14 mm env. Antennes à fasciculations jaune clair et à flagellum blanc
parsemé d’écailles de couleur rouille. Tête, blanche sur le dessus, noire devant les
yeux ; palpes labiaux parfois légèrement teintés de jaune ; thorax et abdomen
blancs avec quelques poils gris, de même couleur que les ailes antérieures ; touffe
TR Epiphyse tibiale assez petite, mais normalement constituée (tabl. I,
_Aïles antérieures de couleur fondamentale blanc de neige brillant, avec par-
one ous teinte pâle jaunâtre à l'extrémité de la cellule ; un semis très
Fe . ines écailles noires et rousses vient atténuer la blancheur de l’aile, sauf
Re Le ne transversale comprise entre les lignes postmédiane et subterminale ;
ar se clair, se détachent avec une grande netteté, quoique très finement ins-
His à Dee lignes suivantes : une ligne transversale antémédiane partant du
a côte pour aboutir, après un tracé légèrement courbe, au premier tiers
Se 4 see 3; une ligne coudée postmédiane, de contexture punctiforme, pa-
aboutisans Précédente, partant au dernier quart du bord costal avant l'apex et
Ssant approximativement au milieu du bord interne ; une ligne subtermi-
Source :
MNHN, Palis
108 Y. DE LAJONQUIÈRE
nale, punctiforme et sinueuse, souvent effacée en partie ou totalement ; le semi
de fines écailles sombres, signalé plus haut, se condense au tornus en un empâte.
ment subtriangulaire noir au dessous de la nervure 2 ; frange blanche ou faible.
ment entrecoupée de noir.
Ailes postérieures presque entièrement couleur rouille, sauf dans l'aire subapi:
cale qui reste blanchâtre ; frange large et blanche.
Verso des quatre ailes blanc crème plus ou moins largement ombré de roux
principalement dans une large bande postmédiane diffuse, dans la région apicale
de l'aile antérieure, ainsi que dans l’aire basale de l’aile postérieure.
Armure génitale. — Voir la figure 215 de la planche XVI.
9. Plus grande, envergure : 40 mm env. ; longueur du bord costal des ai.
les antérieures : 18 mm env. Antennes avec des fasciculations courtes, mais ant
logues à celles du mâle.
Ailes antérieures blanc crème, parsemées uniformément d’un fin semis d'écai
les rouille, avec un point discocellulaire noir ; seule, la ligne postmédiane est fai
blement visible en gris clair, et parfois complètement effacée ; la tache subtrian-
gulaire noirâtre du tornus est précédée d’une suffusion gris pâle sur le tiers in-
férieur de l’espace médian.
Aïles postérieures comme celles du mâle.
Armure génitale. — Noir la figure 330 de la planche XXVIII.
Nervation g et 9. Ainsi qu’il a déjà été mentionné, la nervure 8 des ail
antérieures, chez les deux sexes, part librement de l’angle antéro-supérieur de là
cellule.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Sup : Bordure occidentale du platea
Mahafaly, 5 km à l'Est d’Itampolo, 40 m (P. Viette et P. Griveaud). — 14 kma
Sud de Beloha, piste de Lavanono (P. Griveaud). — Antanimora, 300 m (4. Sey-
rig, E. Raharizonina). — Behara, forêt à Didierea et à Alluaudia (R. Catala). —
Extrême Sud de Madagascar (R. Catala).
( Q allotype, mêmes station et collection que l'holotype ; paratypés :
collections British Museum, Nat. Hist, Centre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de
Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. Espèce du domaine du Sud récoltée en X, XII, Il et IT.
Chionodiptera virginalis (Viette)
(&, pl. IT, fig. 46)
Ochanella virginalis Viette, 1969, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 2%.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Sud, région de Tuléar, forêt près de Me
nombo, 10/11-IV-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — &. On reprendra ici la description originale :
« Envergure : 25 mm ; longueur des ailes antérieures : 13 mm.
Antennes fauve clair, le flagellum, dorsalement, avec des écailles blanc crèmé
Source : MNHN, Pariswk
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 109
et parsemé de quelques atomes brun violacé. Palpes labiaux jaune ochracé, avec,
extérieurement, la partie dorsale brune. Tête blanc crème, avec, en dessous des
antennes, le bord des yeux brun. Patagia, tegulae et thorax d’un gris très clair.
Abdomen gris jaunâtre lavé de brun rosacé ; touffe apicale blanche. Dessous
du corps et pattes gris jaunâtre.
Ailes antérieures d’un blanc brillant, avec les lignes anté- et postmédiane, très
fines, lie de vin. Base de l’aile parsemée d’atomes lie de vin. Ligne antémédiane
en angle droit au niveau du bord antérieur de la cellule, ensuite légèrement sinu-
euse, Ligne postmédiane fortement festonnée. Entre ces deux lignes, la surface
de l'aile présente des radiations lie de vin et, au niveau du disque et sur la ner-
vure anale, deux petites aires d’un jaune légèrement orangé. Apex de la côte sau-
poudré d’écailles lie de vin. Ligne submarginale incomplète, noire. Tache gris
noirâtre au tornus. Marge externe, avec des écailles lie de vin. Frange blanc jau-
nâtre à la base, blanche à l’apex.
Ailes postérieures de couleur lie de vin clair dans les deux tiers proximaux,
devenant gris clair dans le tiers externe, Nervures et liseré marginal gris jaunà-
tre. Frange blanche.
Dessous des ailes gris jaunâtre brillant, avec une bande transversale brun roux,
plus large et diffuse aux ailes antérieures ».
Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 42) remarquablement grande pour la petite tail-
le de l'Insecte.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 214). — Très proche de celle de Ch. nivea, avec
cependant, une forme carrée, et non plus arrondie, de l'extrémité des éléments du
cubile ; pénis en faucille, plus court,
Q- Elle m'est inconnue.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Sup : Région de Tuléar, forêt près de
Manombo (P. Griveaud). — Environs de Tuléar, plateau calcaire au Sud-Est de
Miary, 40 m (P. Viette et Griveaud).
Répartition géographique. —- Madagascar
Biologie. — Espèce mal connue du domaine du Sud récoltée en I et IV.
Remarque. — Ainsi qu’il a été indiqué dans les considérations générales sur
le Genre Chionodiptera, cette espèce se singularise, dans le Groupe I, par le fait
que la nervure 8 des ailes antérieures part de la tige des nervures 6 et 7, et non
plus de l'angle de la cellule. A ce titre, elle pourrait être incluse dans le Genre
Ochanella, mais elle s’en sépare par les caractères de ses genitalia. D’autre part,
ses affinités avec l'espèce précédente, Ch. nivea, sont trop grandes pour qu’elle
Puisse en être génériquement séparée.
Ochanella Aurivillius
Ochanella Aurivillius, 1927,
in A. Srrz, Gross .d E , p. 265 (espè
type à Ocha home Dates, qu Un A: Senrz, Gross-Schmett. d. Erde, 14, p. 265 (espèce
seule espèce citée).
Description originale. (in A. Serrz, L. c., édit. franç.).
densément velus, d
«< Palpes [labiaux]
etlarges : épassant un peu le front. Yeux velus. Ailes antérieures courtes
in de Papex médiocrement arrondi ; nervures 4 et 5 partant presque d'un
des n Point ; nervures 6 et 7 tigées ; nervure 8 partant de la cellule ou de la tige
ervures 6 et 7 ; nervures 9 et 10 plus longues que leur tige ; nervure 9 abou-
Source :
MNHN, Paris
110 Y. DE LAJONQUIÈRE
tissant à l’apex. Ailes postérieures avec le bord antérieur presque droit et la bor-
dure courbe ; nervures 4 et 5 partant de l'angle postérieur de la cellule ; cellule
basilaire grande mais fermée par une très courte nervure transversale (comme
chez les Napta), et avec une nervure secondaire. Le Genre diffère des Anchiritra
par la forme de ses ailes antérieures et de la cellule basilaire de ses ailes posté-
rieures ; des Napta par ses ailes antérieures courtes et par ses nervures 4et5 non
tigées ».
Répartition géographique. — Madagascar.
Une seule espèce : O. hova.
Remarque. — Ce Genre ayant été créé pour la seule espèce 0. hova Butler, et
aucune autre espèce n'étant venu s’y incorporer, On voudra bien trouver les com-
mentaires voulus dans la description de ladite espèce.
Je me bornerai à dire ici que les deux sexes sont semblables avec une légère
différence de taille en faveur de la femelle, et que les antennes sont nettemént
celles du Groupe I.
Quant à la nervation, on verra que je n’ai constaté chez aucun exemplaire le
départ de la nervure 8 à l'angle de la cellule des ailes antérieures. Si AURIVILLIUS
(. c.) mentionne cette particularité occasionnelle, cela ne peut que confirmer la
possibilité de variation nervurale qui m’a amené à grouper quelques espèces dans
le petit Groupe I di.
Ochanella hova (Butler)
Ocha hova Butler, 1882, Cist. Ent., 3, pars 26, p. 23 (G).
Ocha hova Butler ; Sa rer, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, p. 241.
Ocha Hova, Butler ; Kinav, 1892, A syn. Cat, Lepid. Heter, (Moths), 1, P-
Dale hopa Butler; Aurvicuus, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 14,
. 265, pl. 37 e.
Dohonelia hova Butler; Couvre, 1936, in E. Srawp, Lepid. Cat, pars 73, p. #18.
Oéhanella hova Butler : Viërre, 1967, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 223
(néallotype 9).
Cette espèce se présente sous forme de deux sous-espèces.
Ochanella hova hova (Butler)
(, pl. I, fig. 50)
octanelie hova hova Butler; Y. pe Lasonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T-O.M., 37,
p. 171.
Type. — Lectotype : 1 G, Madagascar Centre, pays Betsileo, « Ankafana >»
[forêt d’Ankafina] (W. D. Cowan) (British Museum, N. H).
Description. — &. Envergure : 30-33 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 15 mm env. Antennes brun foncé. Tête, front, dessus et dessous du
thorax, pattes et longue touffe anale, brun foncé légèrement cuivré ; ptérygodes
de même couleur dans leur moitié proximale, puis jaune clair dans leur partie
qe ; abdomen plus clair. Epiphyse tibiale remarquablement petite (tabl. 1, fig.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 111
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun cuivré s’éclaircissant en jaune
paille dans une large zone à limites imprécises et dégradées occupant à peu près
le quart de l'aile, entre la base de la cellule, le bord interne et la ligne postmédia-
ne ; toutes les lignes transversales, de couleur brun rouge, sont doubles et très an-
guleuses : peu ou pas apparentes sur les parties foncées de l'aile, elles ressortent
au contraire avec vigueur sur la zone jaune paille qu’elles raient de zig-zags très
caractéristiques ; une large ombre longitudinale diffuse, de couleur brun foncé,
part de la ligne basilaire, à son point d'impact costal, recouvre la cellule, puis
contourne son extrémité pour remonter vers l’apex dans l'intervalle des bandes
postmédiane et subterminale ; une ombre de même couleur occupe le bord ter-
minal ; à l'extrémité de la cellule, un petit croissant blanchâtre, légèrement sou-
ligné extérieurement de noir, ressort avec une grande netteté ; frange brun cui-
vré.
Ailes postérieures uniformément brun foncé ; frange plus claire.
Verso des ailes antérieures brun clair sauf dans la partie sous-costale et api-
cale ainsi que le long du bord externe, parties qui sont brun foncé ; le croissant
discocellulaire du recto transparaît au verso en un petit point clair ; aucune ligne
ou ombre transversale n’est visible. Verso des ailes postérieures un peu plus fon-
cé que celui des antérieures et traversé par deux ombres médianes parallèles et
diffuses.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 216). — Très proche de l’armure mâle des es-
pèces du Genre Chionodiptera, elle s’en sépare néanmoins par ses valves très
courtes, à pointes émoussées, par son cubile à éléments largement divergents, et
par son pénis plus court et légèrement aplati.
9. P. Vigrte a décrit (1962, 1. c.) comme suit la femelle (néallotype) de cette
espèce :
« Envergure : 40 mm ; longueur des ailes antérieures : 20,5 mm.
Plus grande que le mâle, avec les ailes antérieures légèrement plus allongées,
mais fondamentalement colorées de la même manière. L’aire du bord inférieur,
qui est jaune plus ou moins foncé chez le mâle, est ici de la couleur fondamen-
tale. On distingue une série de taches submarginales brun ochracé, peu marquées
chez le mâle. La couleur fondamentale des ailes postérieures est la même dans les
deux sexes. Petite tache discale blanc jaunâtre des ailes antérieures présente ».
Armure génilale. — Elle n’a pas été examinée.
Distribution dans l’île. — MapaGascar SAMBIRANO ; Région du Tsaratanana,
Nord-Ouest de Mangindrano, Analabana, 1 640 m ; Anontsy, 1 650 m (P. Soga).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, Andasy II, 1 300 m ; Ambodifiakarana,
1600 m ; matsabory du sommet, 2 030 m (P. Griveaud) ; réserve naturelle intégrale
n°12, Ambatosoratra, 1 700 m (P. Soga). — Base de la presqu'île Masoala, Hiaraka,
1000 m (P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette). — Route d’Anosibe, Ampitamelo-
ka, 840 m (P. Griveaud) ; km 57 (P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Ana-
lamazaotra, 910 m (P. Viette ; P. Griveaud et R. Vieu ; R. Vieu). — 6 km au Nord-
Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m (P. Griveaud et R. Vieu, P. Griveaud). —
Région d’Ifanadiana, environs de Ranomafana, 700 m (P. Viette). —- Au Sud de
Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Viette et P. Griveaud).
MapaGascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Viette). Forêt à l'Est du lac de Mantasoa,
Andrangoloaka, 1389 m (P. Griveaud). — Mantasoa, 1 500 m (B. Turlin). — Pays
8
Source : MNHN, Paris
112 Y. DE LAJONQU
E
Betsileo, lambeaux forestiers au Sud d’Ambositra, Ankazomivady, 1 640 m (2. Gri-
veaud) ; route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambatofitorahana, 1 600 m (P. Viet-
te) ; km 298,500 (G. Cadorel). — Environs d’Ambohimahasoa, canton de Tsara-
fidy, forêt d’Ankafina, 1 400 m (W. D. Cowan, P. Viette, P. Griveaud). — Massif de
PAndringitra, Anjavidilava, forêt Imaitso, 2030 m (P. Griveaud), Anjavidilava,
1990 m, 2005 m (P. Griveaud) ; chaîne de l’Andrianony, cirque de Manjarivolo,
1650 m (P. Viette et P. Griveaud).
Biologie. — Sous-espèce des domaines de l'Est et du Centre récoltée en VIT,
VII, X, XI, XUL, I, I, HE, IV et VI.
Ochanella hova tsaratanensis Y. de Lajonquière
(, pl. U, fig 51)
Ochanella hoba tsaratanensis Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M,, 37,
p.171, pl. 14, fig. 1 et 3.
Type. — Holotype : 19, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, piste
de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 m, 13/15-XI-
1966 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — G. Description originale : « Sous-espèce d’altitude caracté-
risée par un assombrissement des parties claires si apparentes chez 0. h. hova ;
en particulier, la large zone jaune clair qui occupe, chez cette espèce, le milieu
du bord interne, a disparu pour faire place à une tonalité sensiblement identique
à celle du reste de l'aile ; celle-ci a, de ce fait, un aspect général sans contraste,
accentué par la diminution de taille du point clair discoïdal. Les lignes et des-
sins, conformes à ceux de l'espèce, restent cependant bien apparents. La taille
est la même que celle de la forme typique ».
9. Je n'ai pas vu de femelle de cette sous-espèce.
La description originale d’O. h. tsaratanensis comprenait celle d’une femelle
capturée au même endroit et le même jour que l’holotype. N'ayant pu, alors, exa-
miner une femelle de la sous-espèce 0. h. hova, j'avais commis l'erreur de consi-
dérer que cette femelle était bien celle de la sous-espèce O. h. tsaratanensis, et je
l'avais désignée comme allotype de cette sous-espèce. Mais, depuis lors, ayant eu
en mains deux femelles d’O. h. hova, dont celle désignée par P. VIETTE comme
néallotype, j'ai pu me rendre compte de mon erreur, et je la rectifie ici.
Non seulement la femelle décrite par moi comme allotype de la sous-espèce
O. h. tsaratanensis n’appartient pas à l'espèce 0. hova, mais elle n'appartient pas
non plus au Genre Ochanella. En l’absence du mâle, qui est encore inconnu, il est
assez hasardé de l’affecter à un Genre déjà connu. Cependant son armure géni-
tale, assez caractérisée, permet de penser que l'on peut la placer, tout-au-moins
provisoirement, dans le Genre Malacostola où on la trouvera décrite sous le nom
de Malacostola mutata n. sp. (p. 126).
Distribution dans l'ile. — Mapacascar SamBrRanO : Massif du Tsaratanana,
matsabory en dessous de l'Andohanisambirano, 1 900 m [2 050 m} (P. Soga) ; piste
de Maugindrano au Maromokotra, au Nord du piton coté 2 362 m, 2 310 m (P. Viet-
te et P. Griveaud ) ; ibid., au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 m Gbid.) ; (versant
Ouest), Andilambe, 2400 m (P. Soga).
Biologie. — Sous-espèce des hautes altitudes récoltée en XI, XII et III.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 113
Endacantha Y. de Lajonquière
(de ëv3ov, à l’intérieur, et #xav0æ, épine)
Endacantha Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, p. 171 (espèce Lype :
Ochanella eleptis M. Hering, 1928, désignée par l’auteur).
Description. — Papillons de petite taille, à l’aspect trapu, aux ailes anté-
rieures souvent courtes et arrondies, l’apex restant néanmoins assez nettement
marqué. Les femelles ont un aspect très voisin de celui des mâles en tant que des-
sins et couleurs, avec naturellement un abdomen beaucoup plus épais. La couleur
générale est, dans l’ensemble, peu contrastée ; les ailes, le thorax et l'abdomen
sont sous ce rapport peu différenciés. Les antennes ont les deux rangées sembla-
bles, avec des fasciculations égales ne diminuant de longueur que tout à fait à
l'approche de l’apex ; chez les femelles, ces fasciculations gardent le même carac-
tère mais sont plus courtes. Palpes labiaux ne dépassant pas le front, ou très peu.
Yeux velus. Epiphyse tibiale relativement très importante.
Nervation. — Généralement semblable à celle du Genre Europtera : aux ailes
antérieures, la nervure 8 part de l'extrémité antérieure de la cellule, mais peut
aussi partir de la tige des nervure 6 et 7, la nervure 9 aboutit à l’apex ; aux ailes
postérieures, 4 et 5 sont tigées, la cellule basilaire émet une nervure secondaire.
Armure génitale &. — Elle présente des caractéristiques très différentes de
celles du Genre Europtera. Les valves sont plus allongées, régulièrement courbées,
de coupe anguleuse et non cylindrique, avec leur arête interne garnie de petites
dents ; les lobes de la juxta sont plus allongés ; le cubile est formé de deux élé-
ments généralement largement séparés et divergents, garnis d’abondantes épines
sclérifiées à l'extrémité de leur bord interne (c’est ce caractère qui a motivé le
nom donné à ce Genre) ; les pénis sont minces, effilés en forme de pic, l’exopé-
nis faisant avec l’endopénis un angle à peine plus ouvert que l’angle droit.
Armure génitale Q.— On remarque une plaque génitale peu sclérifiée se pro-
longeant en deux bras courts et épais, et un ductus bursae en forme de mitre ;
bourse copulatrice sans marque ; apophyses très fines.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Ailes antérieures avec 8 partant de la tige commune aux nervures
Gpet7 2
— Ailes antérieures 2 avec 8 partant Foret de a celle Planche, In,
AIT D Ce mrsen ce Chen = care propane CC Re Sue SR EE MOKA
2. Ailes antérieures de couleur fondamentale roussâtre largement mas-
quée par une suffusion noire (pl. IH, fig. 49) . s + + E. cleptis
— Aïles antérieures beige foncé, avec les lignes anté- et Sostmédiane tran-
chant nettement en blanc jaunâtre sur le fond (pl. II, fig. 53)
A RE ID vante
Endacantha cleptis (M. Hering)
(é, pl. I, fig. 49)
Ochanella cleptis M. Hering, 1928, Mitt. Zool. Mus. in Berlin, 14 (3/4), p. 497.
Ochanella cleptis Hering ; CoLuten, 1936, in E. Srrann, Lepid. Cat, pars 73, p. 419.
Source :
MNHN, Paris
114 Y: DE LAJONQUIÈRE
Endacantha cleptis (Hering) ; Y. DE Lasonquière, 1970, Mém. de VO.R.S.T.O.M., 37, p.
171.
Type. — Holotype : 1 G, € Madagascar » (Zool. Mus., Humboldt Univers., Ber-
lin).
Description. — d. Envergure : 32-36 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 15-17 mm env. Antennes à flagellum brun noir et à fasciculations
bistre. Palpes labiaux front, dessus du thorax et de l’abdomen brun noir ; des-
sous brun marron ; touffe anale concolore. Epiphyse tibiale très développée (tabl.
I, fig. 44).
Ailes antérieures de couleur fondamentale roussâtre, très largement masquée,
en dehors de l'aire basale, par une suffusion noire, particulièrement abondante
dans l’aire médiane ; les lignes transversales habituelles, brun noir, sont ainsi n0-
yées dans cette suffusion et n'apparaissent que faiblement : on distingue assez bien
cependant les deux lignes qui encadrent l’espace médian, à savoir l’antédiscale a-
vec un angle rentrant très marqué, et la postdiscale très sinuée qui, formant au dé-
part un angle obtus avec le bord costal, change brusquement de direction au ni-
veau des nervures 6-7 pour venir aboutir au milieu du bord interne ; un minuscule
point clair marque l’extrémité de la cellule : au delà de l’espace médian, la partie
terminale de l’aile est encore traversée par deux lignes maculaires indistinctes,
brun noir, particulièrement épaisses et diffuses dans la région sous-costale et api-
cale ; le bord terminal apparaît, par contre, en liseré gris clair ; frange brun roux.
Ailes postérieures brun marron à brun noir, uniformément réparti ; frange
roussâtre.
Verso des quatre ailes de couleur fondamentale bistre rougeâtre, saupoudrée de
noirâtre, sauf le long du bord interne des antérieures ; une épaisse suffusion noi-
re marque l'aire subcostale de celles-ci, et dessine aussi de très larges ombres mé-
dianes en travers des quatre ailes ; deux autres ombres transversales, plus ou
moins accentuées. et parallèles aux précédentes, partagent encore la moitié discale
des ailes ; frange rousse.
Nervation. — Chez cette espèce, la nervure 8 des ailes antérieures part de la
tige commune aux nervures 6 et 7:
Armure génitale (pl. XVI, fig. 217). — Valves à coupe transversale fortement
triangulaire ; cubile à éléments très écartés, porteurs d’épines à leurs extrémités ;
pénis pointu, coudé en forme de pic.
Q. 11 ne m’a pas été donné de voir un exemplaire de ce sexe.
Distribution dans l'île. — MapaGascar SamBrRaNo : Contreforts du Tsarata-
nana, Haut Sambirano, vallée de la Besanetribe, 1 200 m (P. Viette). — Massif du
Tsaratanana (versant sud), Andohanalila, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous
de l’Andohanisanbirano, 2 050 m (P. Viette et P. Griveaud).
Mapacascar Esr : Route d’Anosibe, forêt de Sandrangato (J. Deauvergne). —
Environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m (P. Viette, B. Turlin).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Viette). — Nord d’Ankazobe,
lambeaux forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1 500 m env. (P. Griveaud et
R. Vieu, P. Griveaud). — Massif de l’'Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona,
1 850 m (P. Viette). — Est d’Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400 m (P. Griveaud).
_— Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m (P. Viette). — Pays
Betsileo, route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambatofitorahana, 1 600 m (P. Viet-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 115
Le). — Environs d’Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d'Ankafina (P. Viet-
te et P. Griveaud). — Massif de l’Andringitra, forêt Vakoana, Ambalamarovandana,
1 530 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, principalement du domaine du Centre,
récoltée en XI, XII, I, II et II.
Endacantha moka Y. de Lajonquière
(&, pl: I, fig. 52)
Endacantha moka Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 39° année,
p. 151.
Cette espèce endémique se présente sous forme de trois sous-espèces géographi-
ques qui sont définies ci-dessous. La nervure 8 des ailes antérieures part librement
de l’angle supérieur de la cellule.
Endacantha moka moka Y. de Lajonquière
Endacantha m. moka Y. de Lajonquière, 1970, op. cit., 39% année, p. 151.
Type. — Holotype : 1 & (pl. II, fig. 52), Madagascar Centre (domaine des pen-
tes occidentales), Bekily, V-1933 (4. Seyrig) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 33 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 15 mm env. Antennes bistre, avec le flagellum un peu plus foncé.
Tête, thorax et dessus de l’abdomen couleur café-au-lait foncé ; dessous un peu
plus clair. Epiphyse tibiale : figure 45 du tableau I. |
Ailes antérieures avec la partie de l’aile qui va de la base à la ligne postdis-
cale de couleur café-au-lait ; la partie discale est plus claire, quoique de cou-
leur analogue. La ligne antédiscale zigzaguée, souvent peu visible, est inscrite en |
brun ; la ligne postdiscale forme un angle droit au niveau des nervures 6-7 ; elle
est bien marquée en brun, et doublée presque immédiatement d’une autre ligne
brune, parallèle mais plus pâle ; enfin, l’espace subterminal est limité par une dou-
ble rangée de fins points brun foncé disposés en quinconces, se terminant, au bord
interne, par un gros point de même couleur ; à l'extrémité de la cellule, un très pe-
tit croissant blanc pur bordé de noir ressort très nettement ; frange brun roux,
plus foncée que l’aile.
Ailes postérieures uniformément brun fauve, avec une ombre médiane faible-
ment indiquée.
Dessous des quatre ailes uniformément bistre clair ; ombre médiane très accen-
tuée, suivie d’une deuxième ombre parallèle beaucoup moins foncée.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 218). — Très voisine de J'armure d’E. cleptis,
mais avec un seul groupe d’épines à l'extrémité des éléments du cubile.
9. Envergure : 40 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
20 mm env. Tout à fait semblable au mâle ; fasciculations des antennes à peine
plus courtes.
Source : MNHN, Paris
116 Y: DE LAJONQUIÈRE
Armure génitale. — Noir plus loin E. m. syringa:
Distribution dans l'ile. — Mapacascar CENTRE (pentes occidentales) : Bekily
(A. Seyrig).
Manacascar Sup : Environs de Tranoroa, vallée Maroakoho, 200 m (P. Vieite
et P. Griveaud). — Plateau Mahafaly, Ankalirano (P. Griveaud). — Beloha (4. Ro-
binson). — Ampanihy (P. Griveaud).
Biologie. — Spécimens récoltés en 1, I, II, IV et V.
Endacantha moka nicotiana YŸ. de Lajonquière
Endacantha m. nicotiana Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc: Linn. Lyon, 39
année, p. 152.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Ouest, région d’Antsalova, Andobo, forêt
de P'Antsingy, 190 m, 11-1957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris):
Description. — Sous-espèce de la forêt tropophile de l’Ouest de Ja Grande Ile.
Elle ne diffère de la sous-espèce E. m. moka que par sa couleur brun tabac à brun
sienne.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR Oussr : Région d’Antsalova, Andobo,
forêt de l’Antsingy, 190 m (P. Griveaud). — Route de Tuléar, Est de Sakaraha, fo-
rêt de Lambomakandro, 500 m (P. Griveaud).
Biologie. — Exemplaires récoltés en IT et IV
Endacantha moka syringa Y. de Lajonquière
Endacantha m. syringa Y. de Lajonquière, 1970, Bull mens. Soc. Linn. Lyon, 39°
année, p. 152.
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Sambirano, route du Haut Sambirano,
10 km d’Ambanja, col du Bekaka, 140 m, 16/17-XI1-1963 ( P. Viette et P. Soga)
(Muséum, Paris).
Description. — Sous-espèce volant dans différentes régions du Nord de Ma-
dagascar. Les dessins et les marques sont comme chez E. m. moka, mais la cou-
leur est ici lilas.
Armure géritale 9 (pl. XXIV, fig. 287). — C’est chez des exemplaires de cette
sous-espèce que l'armure génitale femelle d'E. moka a été étudiée. Elle est parti-
culièrement remarquable par l’excroissance en forme de mitre du ductus bursae et
de la base de la bourse copulatrice.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Non : Diégo-Suarez (L. Legras). —
Environs de Diégo-Suarez, montagne des Français, vallée Antsoa, 100 m (P. Gri-
veaud). — 50 km au Sud Est de Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Viet-
te). — 37 km au Sud de Vohémar, forêt d’Analalava, 25 m (P. Viette et P. Gri-
veaud).
Mapacascar SamBiRANo : Route du Haut Sambirano, 10 km d’Ambanja, col du
BRekaka, 140 m (P. Viette et P. Soga).
Biologie. — Spécimens capturés en XIT, Jet Il.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 117
Endacantha albovirgata Y. de Lajonquière
(8, pl. IX, fig. 53)
Endacantha albovirgata Y. de Lajonquière, 1970, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 39°
année, p. 152.
Type. — Holotype & (pl. IL, fig. 53), Madagascar Nord, 50 km au Sud-Est de
Diégo-Suarer, forêt d'Analamerana, 80 m, 29-1/3-11-1959 (P. Viette) (genitalia, prep.
Y. de Lajonquière n° Mad. 12) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 35 mm ; longueur du bord costal des ailes anté-
rieures : 15 mm env. Antennes bistre à flagellum légèrement plus clair que les
fasciculations. Tête, palpes labiaux, collier, ptérygodes et dessus du thorax bruns ;
abdomen et dessous du corps bistre. Epiphyse tibiale : voir la figure 46 du ta-
bleau I.
Ailes antérieures franchement divisées en trois zones par les lignes anté- et
postmédiane qui tranchent nettement par leur netteté, leur tracé pratiquement
droit et leur couleur très pâle, presque blanche, encore soulignée du côté touchant
Y'espace médian par un mince filet plus foncé que celui-ci ; la zone basilaire et
la zone médiane sont de couleur beige foncé sans aucune autre marque qu'un mi-
nuscule point blanc à l'extrémité de la cellule ; la partie distale de l’aile, après la
ligne posdiscale est nettement plus claire, évoquant l’idée d’un reflet violacé, et,
parsemée d’écailles de même couleur que celle de l’espace médian, présente un as-
pect granité ; la ligne subterminale est formée par deux rangées parallèles de
fins points noirs disposés en quinconces et peu apparents ; frange concolore.
Ailes postérieures uniformément bistre ; frange de même couleur.
Verso des quatre ailes bistre clair uni, devenant seulement un peu plus foncé
dans les espaces internervuraux précédant le bord externe ; une ombre médiane
brun clair partage les quatre ailes, à peu près droite aux antérieures, légère-
ment sinuée aux postérieures.
Nervation. — Aux ailes antérieures, la nervure 8 part de la tige commune aux
nervures 6 et 7.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 219). — Les valves, à section anguleuse, et le pé-
nis sont très conformes aux mêmes pièces des deux autres espèces du Genre ; mais
le cubile, quoique largement fendu, ne présente pas la même divergence de
ses éléments ; la formation épineuse qui garnit l'extrémité de ceux-ci est abon-
dante, bien que formée de spinules plus courtes.
Q. Elle m'est inconnue.
Distribution dans l'ile. — L'holotype semble être le seul exemplaire actuel-
lement connu de cette espèce.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce fort mal connue récoltée fin janvier/début février dans
les formations végétales du Nord de l’île appartenant à la région malgache occi-
dentale.
Source : MNHN, Paris
118 Y. DE LAJONQUIÈRE
Groups I (voir Groupes I et IV“ page 62)
J'ai rassemblé dans ce second groupe principal les espèces réunissant les deux
caractères suivants :
1° Antennes à rangées de fasciculations franchement inégales, le rang externe
présentant, dans son premier tiers à partir de la base, un très net allongement de
celles-ci, brusquement suivi d’un raccourcissement très marqué : telles en somme
que le montre la figure 168 de la planche XI (Borocera cajani A. Vinson) ; en
outre, les fasciculations voisines de l'apex deviennent progressivement très
courtes, donnant à l'extrémité de l'antenne un aspect effilé, bien différent de
celui du Groupe I.
2e Nervure 8 des ailes antérieures partant de la tige des nervures 6-7,.et non
plus de l'angle antéro-supérieur de Ia cellule.
Cette classification sommaire n’a d'autre but que de faciliter la localisation
d’une espèce.
Comme dans le Groupe I quelques rares espèces échappent à la conjonction
des deux caractères requis. Elles sont, d’ailleurs, tout à fait spéciales et se déta-
‘chent très nettement de l’ensemble homogène que forment les autres : on les trou-
vera réunies dans un Groupe I, page 198.
Le Groupe II montre, dans son ensemble, une plus grande homogénéité que le
Groupe I. Mis à part quelques Genres que l'on trouvera en début de classement,
la grande majorité des espèces qui le composent présentent dans leurs genitalia
une concordance parfois déconcertante ; et ce n’est souvent que sur des modifi-
cations minimes, mais heureusement constantes, qu'il est possible d’étayer la sépa-
ration des espèces ; la morphologie externe rend ici les plus grands services.
Quant aux armures génitales des femelles, à structure d’ailleurs très simplifiée,
elles n’apportent, la plupart du temps, aucune indication déterminante,
En fait, la grande majorité de ces espèces semblent issues de quelques souches
peu nombreuses, à partir desquelles elles se sont développées en rejets vigoureux
et très apparentés.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES DES GROUPES
Ietir te
Mûles
(Antennes dilatées à la base, type : planche XI, figure 168)
1. Ailes antérieures avec la nervure 8 partant de la tige commune aux
nervures 6 et 7 ST ar hr ed rE R EEE SE RTLRRN CR MFLES TIR à 2
Ailes antérieures avec la nervure 8 partant soit de la nervure 7, soit
de la tige commune aux nervures 9 et 10 . + : + + + + + . 9
2! Ailes antérieures avec la ligne postmédiane partant au troisième quart
environ de la côte ; l’axe de cette ligne est sensiblement parallèle au
bord terminal ; la partie terminale de l'aile a ainsi à peu près partout
lasmême largeur . . . JAJSSABNB — SU ANTERSS moIRTRE 3
_— Ailes antérieures avec la ligne postmédiane partant plus près ou très
près de l’apex ; l’axe de cette ligne, très divergent, laisse la partie ter-
minale beaucoup plus large au bord interne que dans l'aire api-
CAE Re a a dan = +. + CGALODIZPIUA
Source : MNHN, Paris
'IDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 119
3. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane plus ou moins droite ou
flexuense, mais ne faisant pas un coude à angle aigu sur les nervures
_— Aïles antérieures avec la ligne postmédiane faisant un coude à angle
aigu sur les nervures 7-8. Envergure inférieure à 30 mm . Diaphoromorpha
4. Ailes à aspect sensiblement monochrome, la partie terminale peut
seule être plus claire où satinée . + + . . . + . : . 5
_— Ailes antérieures à aspect varié par des bandes de couleurs différentes
ou plus foncées ; apparence veloutée. Envergure atteignant 35 mm
environ mnon SERRE Polar 6 mener Mer asrst-MMalacostole
5. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane oblique, droite ou sans cou-
de important au niveau des nervures 7-8 ; point discocellulaire blanc
généralement bien marqué . . : : : PR ZT ENS 6
— Aïles antérieures avec la ligne postmédiane flexueuse décrivant un cou-
de arrondi mais nettement prononcé sur les nervures 7-8 ; ailes lar-
ges ; point discocellulaire blanc inexistant ou très petit. Envergure
supérieure à 38 mm. Armure génitale avec les valves fortes et pointues,
courbées en cornes de taureaux . . . . . . . . . Acosmetoptera
6. Ailes antérieures toujours allongées et étroites ; ligne SERRE
marquée en clair Abo à ES : : g 4
— Aïles antérieures de formes FÉALER LE ou moins étroites ou aion®
gées, toujours moins larges que dans le Genre Acosmetoptera ; ligne
postmédiane souvent droite et de couleur claire, principalement chez
les espèces à ailes étroites et allongées. Armure génitale avec les valves
assez courtes, droites et à extrémité obtuse . . . . . Phoenicladocera
7. Ailes postérieures à bord externe toujours bien arrondi. Ailes anté-
rieures jaune cuir ou olivâtre, allongées, de forme ovalaire et à tornus
très effacé. Armure génitale avec les valves du même type que dans
le Genre Acosmetoptera . . . . . : . . . . . . Gastromega
— Aïles postérieures à bord externe de formes diverses. Armure génitale
avec les valves comme dans le Genre Acosmetoptera ou d'un type
HELENE Dee ee ee TS er ce 8
8 Armure génitale avec les valves courbes du type Acosmeloptera, sou-
vent plus longues, effilées ; exopénis parfois plus épais. Corps robuste.
Ailes antérieures simplement allongées ou très étroites, tornus légère-
ment marqué ; généralement pas de point blanc discocellulaire. Ailes
postérieures à bord concave ou droit chez la plupart des espèces, mais
pouvant être arrondi, droit ou concave à l’intérieur d’une même espèce.
Dimorphisme sexuel généralement très accentué . . . . . Borocera
— Armure génitale mâle avec les valves droites, élargies en palettes ; socii
en crochets ; pénis aplati horizontalement. Ailes antérieures très étroi-
tes. Ailes postérieures à bord externe arrondi. Pas de dimorphisme
SexUElLt. annee» - ofdnon crtetalf el ile al-a0c0 «me SCUODOLOCErA
9. Aïles antérieures avec la nervure 8 partant de la nervure 7 ; étroites et
de couleurs variées. Armure génitale avec les valves droites et progres-
sivement effilées an Home 0e Gran a patelopteryx
— Ailes antérieures avec la nervure 8 partant de la tige commune aux ner-
vures 9 et 10. Armure génitale avec les valves larges et courtes, en oreil-
lésidenchatiese eut. Lee ere: =: PHODOLODSIS
Source : MNHN, Paris
120 Y. DE LAJONQUIÈRE
Femelles (actuellement connues)
Le tableau ci-dessous n’a nullement la prétention de donner les caractères
scientifiques des différents Genres ; il cherche seulement à apporter une aide
dans le classement d’un spécimen. Le très grand enchevêtrement des formes dans
la sous-famille des Gonometinae rend cette tâche difficile, ainsi que le fait que
certaines femelles sont encore inconnues. Cette clé ne concerne donc que les
femelles décrites dans ce travail et il est tout à fait possible qu’elle s'applique
mal à celles qui seront découvertes par la suite.
1. Ailes antérieures avec la nervure 8 partant de la tige commune aux
nervures 6 et 7 ET TR TE A D
_ Ailes antérieures avec la nervure 8 partant de la nervure 7 . Apatelopteryx
9. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane partant au troisième quart
environ de la côte : l'axe de cette ligne est sensiblement parallèle au
Bord terminal ; la partie terminale de l'aile a ainsi sensiblement partout
2
Ja-même.- largeur. cn comen meet Hodiat 3
__ Ailes antérieures avec la ligne postmédiane partant plus près ou très
près de l'apex ; l'axe de cette ligne, très divergent, laisse la partie ter-
minale beaucoup plus large au bord interne que dans l'aire apicale
& 5 PACE Callopizoma
3. Ailes antérieures. avec la ligne postmédiane doublée extérieurement
d’une ligne claire ou invisible sur un fond très clair. Espèces de petite
taille : envergure inférieure à DÉMOS eee Diaphoromorpha
- Ailes antérieures avec la ligne postmédiane non doublée de clair exté-
rieurement ; si elle l’est, espèces de grande taille avec une envergure
SUpérieUre AA 160 mm RE nue er ni ee sus 4
4. Aspect des ailes antérieures sensiblement monochromes, pouvant pré-
Senter seulement la partie terminale plus claire ou satinée * * * à: 5
— Aspect des ailes antérieures varié par des bandes où des nébulosités de
couleurs différentes ou plus foncées . : . . . Malacostola
5. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane fortement marquée, soit
en foncé, soit en clair (sauf chez Borocera attenuata) et le point disco-
cellulaire marqué en blanc ou en HO me does eme et 6
__ Ailes antérieures avec les lignes ou dessin très atténués, effacés ou flous
et le point discocellulaire très petit, souvent manquant . Acosmetoptera
6. Ailes antérieures avec le point discocellulaire blanc (exceptionnelle-
ment noir chez Phoenicladocera nitescens et Ph. apicimacula) + + 7
__. Aïles antérieures avec le point discocellulaire petit et noir (exception-
nellement blanc et de forme ovale sur les ailes uniformément brun café
de PBorocera atienuGta) re RMI RES US UT Borocera
7. Ailes antérieures avec le point discocellulaire simple et blanc (excep-
tionnellement noir chez Phoenicladocera nitescens et Ph. apicima-
COR) Rs te 8
_ Ailes antérieures avec le point discocellulaire double ; chaque tache,
nacrée, cerclée de noir. Envergure : 45 mm . . + :+ : Pseudoborocera
8. Ailes antérieures avec le point discocellulaire blanc cerclé de noir (ex-
ceptionnellement tout noir chez Ph. nifescens et Ph. apicimacula)
FRE AUS POUOMENA REED PAU PP IO TE Pr Phoenicladocera
__ Ailes antérieures avec le point discocellulaire blanc sans cercle noir
Gastromega
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 121
Malacostola Y. de Lajonquière
(de paraos, velouté, et oroxÿ, habit)
Malacostola Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R-S.T.O.M., 37, p. 171 (espèce type :
Malacostola mollis Y. de Lajonquière, 1970, désignée par l'auteur et seule espèce citée).
Description. — Ce Genre comprend des espèces de taille moyenne, d’aspect
trapu, à ailes plutôt courtes et régulièrement courbes à leur bord externe. Les
teintes fondamentales assez ternes sont rehaussées par des bandes et dessins
plus foncés d’aspect velouté. Le thorax est gros, de même couleur que les parties
foncées des ailes. L’abdomen, long et épais, est terminé par une touffe anale am-
ple. Les antennes ont les fasciculations du rang interne un peu plus courtes que
celles du rang externe ; ces dernières sont plus longues vers la base de l'antenne,
puis se raccourcissent brusquement un peu avant le milieu de celle-ci. Palpes
labiaux ne dépassant pas le front. Yeux velus.
Nervation. — Aux ailes antérieures, la nervure 8 part de la tige commune à
6 et 7 ; aux ailes postérieures, la cellule basilaire émet une nervure secondaire.
La caractéristique essentielle du Genre réside dans la constitution des armures
génitales.
Armure génitale g.— Elle comporte un tegumen bien développé, des valves
courtes, élargies à leur base puis devenant souvent très fines et se terminant en
crochets pointus, un cubile largement fendu en deux éléments divergents s’écar-
tant de plus en plus jusqu’à leur extrémité ; pénis courts et gros de forme sub-
conique.
Armure génitale Q.— L'ostium bursae est peu sclérifié et précédé des forma-
tions habituelles réduites à des plaques fragmentaires.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mâles
1. Ailes antérieures d'aspect velouté avec la bande postdiscale foncée. 2
_— Ailes antérieures brun noir, avec un gros point discocellulaire blanc
D G M. torrefacta
2, Franges des quatre ailes plus foncées que celles-ci : couleur des aîles
acajou: Ou die-de-vin Je: R- ACER ES SR SCE Es NS ee M. mollis
— Franges des quatre ailes plus claires que celles ; couleur des ailes
DIS DT perprene detre maple MAÉ LT ASE En ele M. psara
Femelles
1. Aïles antérieures avec la partie terminale des ailes (après la ligne post-
discale) unie PR NE AT TS ER nd 2
— Aïles antérieures avec la partie terminale, extérieurement à la ligne
postdiscale, d'aspect pommelé . : . . . + . . . : M. mollis
2. Ailes antérieures avec la ligne postdiscale droite . . + : : 3
_— Aïles antérieures avec la ligne postdiscale anguleuse . . . . M. mutata
Source : MNHN, Paris
122 Y. DE LAJONQUIÈRE
3. Ailes antérieures avec la bande foncée postdiscale se prolongeant en
pointes aiguës en direction du bord terminal + + + : + M. serrata
__ Aïles antérieures avec la bande foncée n’émettant pas de pointes
aiguës É See SE 4
4. Ailes antérieures avec la ligne subterminale gris noir + + + M. psara
__ Ailes antérieures avec la ligne subterminale blanchâtre . . M. mediodiluta
Malacostola mollis Y. de Lajonquière
(@, pl. I, fig. 54 ; ©, pl. VIN, fig. 124)
Malacostola mollis Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.0.M., 37, p 172 pl 14,
fig. 4.
Type. — Holotype : 1 (pl. UK, fig. 54), Madagascar Sambirano, massif du
TsaréfAnana, matsabory en dessous de l'Andohanisambirano, 1 900 m [2060 m],
début XII-1964 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure : 34 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 16 mm env. Couleur du corps lie-de-vin brunâtre. Antennes à
flagellum brun et à fasciculations jaunes. Longue touffe anale brune.
Ailes antérieures de couleur fondamentale lie-de-vin brunâtre, plus foncée
dans les deux premiers tiers de V'aile, plus claire dans le tiers terminal. Une ligne
transversale sinueuse extrabasilaire, d’une part, et une large bande foncée post-
discale, d'aspect velouté, allant de l'approche de l’apex jusqu’au milieu du bord
interne, d’autre part, délimitent une zone centrale de couleur unie sur laquelle
se détache nettement une petite Junule discale blanche ; une autre ligne trans-
versale de macules brunes irrégulières traverse la zone subterminale. Le verso est
brun uni, avec un rembrunissement marqué dans les régions discale et subcostale,
et tout au contraire un éclaircissement le long du bord interne.
Ailes postérieures uniformément brunes ; frange courte et foncée. Verso barré
transversalement par une large ombre médiane brune.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 220). — A remarquer tout particulièrement
l'écartement des deux éléments du cubile et l'importance des lobes de la juxta.
Q. Envergure : 52 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 27 mm
env. Antennes comme chez le mâle, mais à fasciculations beaucoup plus courtes.
Ailes antérieures de couleur générale brun à brun violâtre et à aspect pomme-
lé dans la partie externe ; tonalité plus claire que chez le mâle, mais avec les
caractéristiques identiques.
Armure génitale (pl. XX, fig. 295). — Plaque génitale comportant un duclus
bursae fortement courbé et très sclérifié, ce qui est très exceptionnel chez les
Gonometinae malgaches ; plaques latérales voisines de l’ostium bursae, de forme
triangulaire et élargies à leur base.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Non», : Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m (P. Viette).
Mapacascar SamBrrANO : Région d’Analalava, poste de Maromandia, massif du
Manongarivo, 1 150 m (P. Griveaud). — Région du Tsaratanana, Nord-Ouest de
Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga). — Massif du Tsaratanana (versant
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 123
Sud), Andohananalila, 1 850 m ; matsabory en dessous de l'Andohanisambirano,
1 900 m [2 050 m] ; (versant Ouest), Andilambe, 2 400 m (tous P. Soga).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Maro-
jejy-Ouest, 1 140 m ; Beondroko, 1 200 m ; Andasy I, 1 300 m ; Anjanaribe Nord,
1 750 m (tous P. Soga). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, An-
tenina ; Ambatovositra (P. Soga). — Ambatondrazaka, Manalilazy (P. Soga). —
Route d’Anosibe, km 52 (P. Griveaud et R. Vieu). — Route de Lakato, km 15, An-
kasoka, 1 100 m (P. Griveaud). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910
m (Mne N. d'Olsoufieff ; P. Viette ; P. Griveaud et R. Vieu). — 6 km Nord-Ouest de
Fanovana, Italaviana, 730 m (P. Griveaud). — Région d'Ifanadiana, environs de
Ranomafana, 700 m (P. Viette). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka,
950 m (P. Viette et P. Griveaud).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Griveaud). — Route d’Ambosi-
tra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1350 m ( P. Viette). — Environs d’Ambohi-
mabasoa, canton de Tsarafidy, forêt de Sahafohy, 1320 m (P. Soga).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva des moyenne et haute altitudes récoltée en
VIT, VI, IX, X, XI, XI, I, I, IV et VI.
Malacostola psara n. Sp.
(g, pl. IX, fig. 55 ; ©, pl. VIIL fig. 125)
Cette espèce est extrêmement voisine de M. mollis avec laquelle elle a des ha-
bitats communs ou, en tout cas, très voisins, notamment dans le massif de l’Anka-
ratra. Certains caractères toutefois permettent d'estimer qu'il y a bien là deux
unités spécifiques différentes.
Type. — Holotype : 1 & (pl. I, fig. 55), Madagascar Centre, massif de J'Anka-
ratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m, 27-X-1951, (P. Viette) (Muséum,
Paris).
Description. — G. Envergure : 35 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures 17 mm env. : Antennes à flagellum brun noir et à fasciculations bistre.
Tête, palpes labiaux, pattes, collier et thorax brun gris ou brun rougeñtre selon la
couleur des ailes antérieures ; abdomen concolore, de même que la touffe anale.
Epiphyse tibiale, figure 48 du tableau I.
Ailes antérieures en général un peu plus élargies au tornus que celles de M.
mollis, elles donnent l’impression d’un Insecte plus massif : mais ce caractère est
assez variable ; la différence qui frappe le plus réside dans la couleur générale
nettement plus contrastée et restant, même chez les exemplaires les plus foncés,
dans des tonalités brun gris ou brun légèrement roux, mais jamais aussi
lie-de-vin ou acajou que chez M. mollis ; le plus généralement, la ligne
postdiscale qui limite extérieurement l'aire médiane, part un peu plus loin
de l’apex et paraît ainsi moins oblique ; la frange des quatre ailes est tou-
jours plus claire chez M. psara que la couleur fondamentale, ou tout-au-plus de
la même tonalité, tandis qu’elle est toujours nettement plus foncée chez M. mollis :
et, sans doute, est-ce là pratiquement le caractère de détermination le plus aisé-
ment visible.
Source :
MNHN, Paris
124 Y. DE LAJONQUIÈRE
Aïles postérieures uniformément brunes, sauf parfois un certain éclaircisse-
ment de l'aire terminale.
Verso des quatre ailes semblable à celui de M. mollis, à ceci près cependant que
Vombre médiane brune qui barre les ailes postérieures est généralement beau-
coup moins accusée, en importance comme en tonalité, chez M. psara.
Armure génitale (pl. XVI, fig. 221). — Très voisine de M. mollis, on ne peut
guère noter, dans l’armure même, qu'un léger élargissement des valves ; mais une
différence très sensible apparaît par contre dans le pénis, et c’est cette modifica-
tion qui m'a principalement amené à séparer les deux espèces : le pénis de M.
psara est, en effet, toujours plus court et moins droit que celui de M. mollis, com-
De le montrent fort bien les deux figures de la planche XVII ; j'ai pu constater la
permanence de ce caractère.
©. Envergure : 35-40 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 18
à 29 mm : done plus petite que la femelle de M. mollis bien que les mâles des deux
espèces aient sensiblement la même taille ; on peut noter comme caractères de
différenciation : a) un contraste beaucoup plus accusé, chez la femelle de M. psara,
entre la moitié proximale de l’aile antérieure et sa moitié externe, la limite sépa-
rant les deux tonalités étant nettement marquée par la ligne postdiscale ; b) un
aspect plus uni et beaucoup moins pommelé de cette même partie externe. Con-
trairement à ce qui a été indiqué chez les mâles, la frange des ailes antérieures est
un peu plus foncée, comme chez M. mollis, tandis qu'aux ailes postérieures elle res-
te plus claire.
Armure génitale (pl. XX, fig. 296). — Très analogue à celle de la femelle de
M. mollis, on peut néanmoins remarquer le rétrécissement très marqué et la for-
me un peu différente des plaques triangulaires qui encadrent l’ostium bursae.
Distribution dans l’île. — MapaGascar NORD : Montagne d’Ambre, les Rousset-
tes, 1000 m (P. Viette).
MaDaGascar SamBIRANO : Massif du Tsaratanana, piste de Mangindrano au Ma-
romokotra, au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 m (P. Viette et P. Griveaud) ; (ver-
sant Ouest), vallée de l'Andavaka, 1 850 m (P. Soga).
Mapagascar Esr : Pourtour de la 3° réserve naturelle intégrale, route de Mana-
kambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Viette). — Région d’Ambaton-
drazaka, Andranomandevy (Didy), 1 039 m (P. Griveaud) ; Mananilazy (P. Soga).
__ Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette). [
Mapacascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Viette). — Station forestière d’Angavokely
(Carion), Angavobe, 1 700 m (P. Soga). — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo
(G. Cadorel), forêt d’Ambahona, 1 700 m (P. Griveaud), 1 850 m (P. Viette). — Est
d'Ambatolampy, Andranotabaka, 1 400 m (P. Griveaud). — Route d’Ambositra à
Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m (P. Viette). — Massif de l’Andringitra, fo-
rêt Vakoana, Ambalamarovandana, 1 500 m ; forêt Imaitso, Anjavidilava, 2 030 m ;
plateau Soaindrana, 2 070 m (tous P. Griveaud), Anjavidilava, 1975 m, 1990 m,
2 005 m (P. Griveaud).
(Q allotype, mêmes station (19-I11-1952) et collection que l'holotype ; para-
types : collections Centre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de Lajonquière, Bordeaux,
et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 125
Biologie. — Comme l'espèce précédente, mais bien plus fréquente dans la
pluvisilva du domaine du Centre ; récoltée en VII, IX, X, XI, I, IL, HIT et V.
Malacostola serrata n. sp.
(9, pl. VIN, fig. 126)
Cette nouvelle espèce n'est actuellement connue que par des femelles.
Type. — Holotype : 1 © (pI.VIII, fig. 126), Madagascar Est, région de Midon-
gy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m, 3/7-I11-1959 (P. Viette et P. Griveaud) (Mu-
séum, Paris).
Description. — 4. Inconnu.
@. Envergure : 48 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 23
mm env. Antennes à flagellum brun et à fasciculations noires, courtes mais bien dé-
veloppées. Tête, palpes labiaux, collier, thorax et abdomen concolores, aussi bien
en dessous qu’en dessus, brun jaune.
Ailes antérieures très nettement bicolores, les deux tonalités étant séparées
par la ligne postdiscale brun foncé, qui part de la côte, un peu au-delà du
milieu de celle-ci, suit d’abord très obliquement un trajet à peu près parallèle au
bord terminal, puis change brusquement de direction au niveau de la nervure 2
pour terminer sa course perpendiculairement au bord interne qu’elle atteint un
peu avant son milieu ; la moitié proximale ainsi délimitée est jaune roux uni, un
peu plus clair que le thorax, et seulement marquée par une fine ligne extrabasi-
laire noirâtre montrant une légère concavité tournée vers l'extérieur, et par un
gros point lunulaire également noirâtr. l'extrémité de la cellule ; au-delà de
la ligne postdiscale, la couleur de la moitié terminale de l’aile est nettement mar-
ron foncé jusqu’à la région subterminale où elle redevient partiellement jaune
roux à peine plus foncé que la teinte de la moitié proximale : le mot « partielle-
ment » est employé ci-dessus pour indiquer que la zone marron foncé postdiscale
se prolonge, jusqu'aux abords du bord terminal, en pointes allongées aiguës le long
de certaines nervures ; toutefois, ce caractère n’est pas toujours aussi frappant
que chez l’exemplaire de la figure 126 ; frange très courte marron foncé.
Ailes postérieures également bicolores, jaune roux à la base, puis marron uni,
plus clair cependant que la teinte similaire des ailes antérieures ; la partie basale
jaune roux se prolonge le long du bord anal en une pointe qui donne à la limite
des deux couleurs un trajet courbe.
Verso des quatre ailes uniformément marron avec des ombres transversales
médianes plus foncées et diffuses ; indication atténuée de la tache discocellulaire
des ailes antérieures.
Armure génitale (pl. XXV, fig. 297). — Ductus bursae coudé et fortement sclé-
rifié ; pièces triangulaires encadrant l’ostium bursae plus allongées que chez
M. mollis et M. psara, mais de caractère analogue.
Distribution dans l'île. — Mapacascan Esr : Route d’Anosibe, forêt de San-
drangato (G. Cadoret). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana (P. Griveaud et R.
Vieu). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Vielte el P.
Griveaud).
Mapacascar Centre : Est d’Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400 m (P. Gri-
veaud).
Source : MNHN, Paris
126 Y. DE LAJONQUIÈRE
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva fort mal connue, capturée en II et IT.
Malacostola torrefacta n. Sp.
(CG, pl: I, fig. 56)
Type. — Holotype : 1 d (pl: IN, fig. 56), Madagascar Est, massif. du Maro-
jejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Ambatosoratra, 1 000 m, VI11-1969 (P. Soga)
(Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure 33 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 15 mm env. Antennes brun foncé. Tête, palpes labiaux et toutes les
parties du corps brun sienne.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun noir, un peu éclaircie dans la
partie terminale et subterminale et dans une zone basale mal définie ; très faible
indication de la ligne postdiscale plus foncée, principalement à son départ du
bord costal ; par contre, contraste très marqué d’un gros point discocellulaire
blanc légèrement teinté de jaune pâle et un peu ovale ; quelques écailles claires
indiquent l'emplacement d’une ligne subterminale maculaire très imprécise ;
frange brun sienne foncé.
Aïles postérieures uniformément brunes. à peu près de même tonalité que la
partie terminale des antérieures ; aucunes lignes ni dessins ne sont visibles ;
frange très courte, blanchâtre.
Verso des quatre ailes brun sans aucune marque ni dessin, en dehors de la
transparence du point blanc discocellulaire, et reproduisant à peu près les masses
très foncées ou plus claires du recto.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 224). — Les valves sont plus courtes et plus
larges que chez les autres espèces du Genre, mais également terminées en cro-
chets ; groupes de spinules à l'intérieur des éléments du cubile ; pénis analogue
à ceux de M. mollis et M. psara.
Q. Inconnue.
Distribution dans l’île. — Il semble que cette espèce ne soit actuellement
connue que par l’holotype cité ci-dessus.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce très mal connue récoltée en VIT.
Malacostola mutata n. Sp.
(9, pl. VIN, fig. 127)
Ochanella hova tsaratanensis Y. de Lajonquière (Q allotype), 1970, Mém. de l'O.RS.
T.O.M,, 87, p. 111.
Comme je l'ai indiqué au chapitre concernant Ochanella hova tsaratanensis,
c’est par erreur que j'avais considéré comme appartenant à la dite espèce la fe-
melle décrite comme allotype. En fait, il s’agit d’une espèce nouvelle dont le mà-
Je est encore inconnu, ce qui rend d'ailleurs son classement assez difficile. En
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 127
Considération de sa nervation et de ses genitalia, je pense qu’elle peut néanmoins,
et jusqu'à plus ample informé, être placée dans le Genre Malacostola.
Type. — Holotype : 1 Q (pl. VIII, fig. 127), Madagascar Sambirano, massif du
Tsaratanana, piste de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté 2 831
im, 2 500 m, 13/15-X1-1966 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — G. Inconnu.
Q. Envergure : 38 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 18 mm
env. Antennes finement fasciculées.
Ailes antérieures de tonalité fondamentale gris mauve, plus foncé dans la moi-
tié basale de l'aile et dans l’aire subterminale ; les lignes transversales, anté- et
postmédiane, anguleuses, sont vigoureusement inscrites en très foncé, la dernière
marquant la limite entre la zone basale et médiane plus foncée et la zone externe
plus claire ; un point discoïdal clair est à l'extrémité de la cellule ; dans la zone
externe claire ressort avec une grande netteté une ligne subterminale sinueuse,
brun marron foncé, formée de taches maculaires : cette ligne part d’un em À
tement noirâtre au bord costal, puis, par un brusque changement de direction,
vient aboutir au milieu du bord interne dans une large tache noire séparée en
deux par la nervure 2.
Ailes postérieures uniformément brunes traversées par une large ombre média-
ne en forme d $.
Armure génitale (pl. XXIV, fig. 288). — La place de cette espèce dans le Genre
Malacostola paraît justifiée par la sclérification du ductus bursae, fortement cou-
dé vers l’intérieur de l'abdomen, et par l'aspect en triangles élargis des bras laté-
raux de la sterigma.
Distribution dans l'île. — Mapagascar SamBiranO : Massif du Tsaratanana,
piste de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 m (Q,
holotype) (1 9, paratype) (les deux P. Viette et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce fort mal connue, récoltée en XI dans le domaine des hautes
montagnes.
Malacostola mediodiluta n. sp. (fig. 4)
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Sambirano, massif du Tsaratanana, mat-
sabory en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m, 5/8-X1-1966 (P. Viette et P.
Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — G. Inconnu.
9. Envergure : 32 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
17 mm env. Antennes à flagellum brun et à fasciculations un peu plus claires, bien
développées dès la base. Tête, palpes labiaux, thorax de même couleur brun cho-
colat ; abdomen un peu plus clair, grisâtre.
Ailes antérieures avec l'espace médian ressortant en gris brunâtre clair sur
la tonalité générale des ailes, plus foncée, brun chocolat ; il est vigoureusement
9
Source : MNHN, Paris
128 Y. DE LAJONQUIÈRE
délimité : d’une part, par la ligne antémédiane grisâtre partant à angle droit du
premier tiers environ de la côte, puis changeant de direction sur la cellule pour
atteindre en droite ligne et perpendiculairement le bord interne ; et, d’autre part,
par la ligne postmédiane, fortement accentuée, marron foncé, qui partant du se-
cond tiers de la côte, traverse l'aile obliquement en un trajet à peine sinueux pour
aboutir à peu près au milieu du bord interne. Un point discocellulaire gris, assez
gros, en forme de croissant, marque l'extrémité de la cellule ; au delà de la ligne
postmédiane, la partie terminale de l'aile, brun chocolat, n'est coupée que par
une ligne antéterminale composée de croissants internervuraux gris très clair et
doublée intérieurement par une bande gris foncé très diffuse ; frange un peu plus
foncée.
a b
Fig. 4, Malacostola mediodiluta n. sp. Q (holotype) ; a, imago, grandeur nature ;
b, armure génitale (X 14,5 env.).
Ailes postérieures entièrement gris plomb, à l'exception de la base, blanchä-
tre ; aucune ligne ni dessin ; frange un peu plus claire.
Verso des quatre ailes uniformément brun clair, sans autre dessin qu’une lé-
gère transparence des lignes et point du recto des ailes antérieures.
Distribution dans l'île. — ManaGascar SaMBIRANO : Ma du Tsaratanana,
matsabory en dessous de l’Andohanisambirano, 2 050 m ; piste de Mangindrano
au Maromokotra, au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 m (tous P. Viette et P. Gri-
veaud).
( Q@ paratypes : collections Centre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de Lajon-
quière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce mal connue, capturée en XI.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 129
Callopizoma n. gen.
(de xaMwrZoue , faire le beau, la belle)
Espèce type : Gastropacha malgassica Kenrick, 1914 — Callopizoma malgassica (Ken-
rick, 1914).
Description. — Ce Genre doit être créé pour classer l'espèce malgassica que
KENRICK avait décrite comme Gastropacha, Genre dont elle ne fait certainement
pas partie. AuRivILLIUS (1927 : 277), qui avait reconnu cette erreur, estimait
qu’elle « rappelle beaucoup au contraire certains Cosmotriche » ; et il est de fait
que son faciès général est très voisin de celui de quelques espèces asiatiques, telles
que Philudoria laeta Walker et Ph. albomaculata Bremer. Mais l'étude des geni-
talia de ces espèces montre des caractères tellement différents qu'il est tout à fait
impossible de la classer dans ces Genres. En fait, malgré ce faciès convergent,
elle appartient à un Genre très particulier et sans doute spécial à Madagascar.
Indépendamment des caractères du Groupe II des Lasiocampides malgaches
dont elle fait partie, elle est caractérisée, chez le mâle, par des valves très larges
qui doivent être considérées comme caractéristiques du Genre à l’intérieur de
ce Groupe : ces valves, ainsi d’ailleurs que les éléments robustes du cubile, sépa-
rent complètement celui-ci du Genre Philudoria dont les pièces correspondantes
sont, tout au contraire, très fines et étirées en longueur.
Les antennes des femelles montrent des fasciculations plus courtes que chez
les mâles mais cependant bien développées qui permettent de les séparer d’autres
Genres du Groupe II, tels que Gastromega et Borocera, chez lesquels ces fascicu-
lations ont la forme d'écailles triangulaires plus où moins allongées.
C'est dans ce même Genre Callopizoma que j'ai cru devoir classer également
une espèce nouvelle, C. micans, à première vue cependant très différente de C.
malgassica, mais s’en rapprochant en fait par des caractères morphologiques
communs tant externes qu’internes, et notamment par la forme primordiale des
valves.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Envergure : 55-84 mm. Ailes antérieures avec deux taches discales plus
ou moins coalescentes (pl. VII, fig. 130) . . . . . . C. malgassica
— Envergure : 38-41 mm. Ailes antérieures sans de telles taches, tout
au plus avec l'indication d’un point discal (pl. IV, fig. 57). . . C.micans
Caïllopizoma malgassica (Kenrick)
(9, pl. VIII ; fig. 130) (8)
à Gastropacha malgassica Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 592, pl. 31,
8. 8 (G).
(8) Le faciès des deux sexes est, chez cette espèce, tellement semblable, à l'exception
de la couleur, qu’il n'a pas été jugé utile de faire figurer le mäle dans les planches qui
illustrent ce travail : on voudra done bien se reporter à l'image de la femelle (pl. VIII,
fig. 130) qui en donnera une très bonne représentation.
Source : MNHN, Paris
130 Y. DE LAJONQUIÈRE
< Gastropacha » malgassica Kenriek; Aumvicius, 1927, in A. Serrz, Gross-Sehmett.
d. Erde, 14, p. 276, pl. 39 e.
Comnotrioue molassica Kenrick; Corter, 1936, in E. Srnann, Lepid. Cat. pars 73,
p. 448 (Anhang).
Gastropacha malgassiea Kenrick ; Vierre, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 81° année,
p. 227 (néallotype Q).
Type. — Holotype : 1 4, « Central Madagascar, 2500 ft, Jan.-March 1911 >
(F. B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Perinet, forêt d’Analamazaotra] (Bri-
tish Museum, N. H.)
Description. — d. Envergure : 55 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 27 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations bistre.
Tête, palpes labiaux, collier et ensemble du thorax roux, quelquefois légèrement
mauve ; abdomen et touffe anale roux. Epiphyse tibiale : voir la figure 49 du ta-
bleau I.
Ailes antérieures séparées très nettement en deux parties par une très fine
ligne noire, doublée extérieurement de blanc argent, qui part de l’apex, décrit
un parcours à peine cintré jusqu’à l'angle inférieur de la cellule, puis rejoint
obliquement le bord interne un peu avant son milieu, après avoir dessiné deux
ou trois petites dents d’inégale importance ; à l’intérieur de cette ligne, compre-
nant, entre autres, les parties basale, médiane et subcostale, la couleur est brun
rougeâtre uniforme ; sur ce fond, se détachent avec netteté : d’abord, à l’articula-
tion de l'aile, une tache blanchâtre assez importante doublée extérieurement d’un
filet noir et traversée par un autre filet également noir, ensuite, une ligne extra-
basilaire très anguleuse, plus discrète, fine, également blanc argent doublé de
noir, enfin une double tache ovalaire discocellulaire blanc argent à centres brun
roux ; à l'extérieur de la ligne de partage décrite plus haut, la partie externe de
l'aile prend brusquement une couleur beaucoup plus pâle, presque rosée, sur la-
quelle se détache faiblement le trajet des nervures, puis une rangée imprécise de
taches claires, intérieurement doublées de croissants plus foncés, qui constitue
en fait la ligne subterminale ; au delà de celle-ci, la couleur chamois colore de
nouveau l’espace terminal en une tonalité cependant plus claire que celle de la
partie basale de l'aile ; frange très courte, plus foncée.
Ailes postérieures uniformément couleur chamois, sans dessins ; frange plus
claire et même blanchâtre.
Verso des quatre ailes de couleur fondamentale chamois clair uni, avec rem-
brunissement des parties subcostales, ainsi que de l'envers de la ligne de partage
et des taches discocellulaires des antérieures ; absence d’ombres médianes.
Armure génitale (pl. XVU, fig. 225). — On remarquera la forme très spéciale
des valves qui caractérise le Genre Callopizoma, ainsi qu’il a été dit dans les con-
sidérations générales sur celui-ci ; à un degré moindre, les lobes de la juxta présen-
tent aussi un aspect très spécial par leur base arrondie se rétrécissant en som-
mets plus étroits. Extrémités du cubile abondamment garnis de spinules.
Q. P. Vigrre (1962, {. c.) a décrit comme suit la femelle néallotype de cette
espèce, dont les marques et dessins sont, rappelons-le, tout à fait semblables à
ceux du mâle.
< Envergure : 68-85 mm ; longueur des ailes : 35-42 mm ; nettement plus
grande que le mâle.
Ailes antérieures plus allongées que chez le mâle, avec les mêmes dessins,
mais la couleur fondamentale est lie de vin et non brun ochracé. Ailes postérieures
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 131
plus claires que les ailes antérieures. Tête, thorax en dessous et poitrine d’un gris
violacé. Dessous des quatre ailes lie de vin, avec l'aire costale des ailes. posté-
rieures gris violacé ».
Armure génitale (pl. XXV, fig. 298). — Cette grande armure est peu caracté-
risée ; le ductus bursae, faiblement sclérifié, est fortement coudé.
Distribution dans l’île. — Mapagascar Norp : Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1000 m (P. Vielte).
MapaGascar Esr : Base de la presqu'île Masoala, Hiaraka, 500 m et 1000 m
(P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette). — Route d’Anosibe, km 26, forêt de San-
drangato (P. Viette) ; km 57 (P. Vietle). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka,
1100 m (P. Griveaud, P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra,
910 m (F. B. Pratt, P. Vielte). — Région d’Ifanadiana, environs de Ranomafana,
700 m (P. Vieite). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P.
Viette et P. Griveaud).
MapaGascar CENTRE : Ouest du lac Alaotra, route d’Andriamena, forêt d’An-
dranobe, 1220 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, principalement de moyenne altitude, ré-
coltée en IX, X, XI, XII, II et III.
GCallopizoma micans n. sp.
(&, pl. IV, fig. 57)
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 57), Madagascar Est, route de Lakato,
km 15, Ankasoka, 1 100 m, 17/21-X-1963 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description d-. Envergure : 38-40 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 17-18 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations bistre.
Tête dans son ensemble et thorax de couleur gris mauve avec l'extrémité des
poils blanche leur donnant un aspect « granité » ; abdomen et touffe anale bistre,
quelquefois légèrement rougeâtre. Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 50) de même type
que celle de C. malgassica, mais plus petite.
Ailes antérieures : comme chez l'espèce précédente C. malgassica, elles sont
séparées en deux parties par une fine ligne oblique plus foncée, doublée extérieu-
rement de clair ; cette ligne suit à peu près le même trajet que chez l’autre espèce,
partant cependant un peu plus loin de l’apex et ayant un parcours un peu éloigné
de la cellule, ce qui lui permet d’être moins coudée dans sa partie inférieure et
d'aboutir plus obliquement au même point, approximativement médian, du bord
interne ; cette ligne ne délimite pas non plus un changement de couleur et l’aile
paraît pratiquement concolore dans son ensemble : cette couleur est d’un rou-
geâtre violacé rendu brillant par le mélange de fines écailles blanches, réguliè-
rement semées, qui lui donnent un aspect « granité » comme celui du thorax ;
une ligne courbe, extrabasilaire, blanchâtre, encadrée par deux filets plus foncés,
mais toujours très peu visible, sépare l’aire basale de l'aire médiane où l'on peut
à peine distinguer un minuscule point discocellulaire blanc cerclé de noir ; la
partie extérieure à la ligne oblique principale, décrite plus haut, est très légère-
ment plus claire que la partie basale : elle permet ainsi de distinguer la double
Source :
MNHN, Paris
132 Y: DE LAJONQUIÈRE
rangée de très petits points noirs disposés en quinconces qui remplace la ligne
subterminale ; frange brun rougeâtre assez large.
Ailes postérieures brun rouge clair, légèrement plus foncées dans leur moitié
basale : celle-ci est limitée, aux quatre ailes, par une ombre assez large, de même
couleur mais de tonalité plus soutenue ; un éclaircissement diffus marque souvent
l'envers du point discocellulaire des antérieures.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 222). — Valves du même type que celles de C.
malgassica, mais cubile très différencié, notamment par labsence des groupes
épineux ; le pénis, quoique trés raccourci, reste du mème type.
Q. Envergure : 41 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 20
mm env, Antennes presque aussi longuement fasciculées que chez le mâle. Aspect
général très semblable à celui du mâle, dont il ne diffère, outre la taille un peu
plus grande, que par une coloration plus brune, moins violâtre ; même apparence
« granitée ».
Armure génitales — Elle n'a pas été examinée.
Distribution dans l'ile. —— ManaGascar Esr : Route d’Anosibe, km 26, forêt
de Sandrangato (P. Viette). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1100 m (P. Gri-
veaud, P. Viette). — Périnet (Mu N. d'Olsoufieff).
Mabacascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Viette). — Nord d’Ankazobe, lambeaux
forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely (G. Cadorel).
(paratypes : collections British Museum, Nat. Hist., Centre O.R:S.T.O.M., Tana-
narive, Y. de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — fadagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva capturée en X, XI, XI et Il.
Diaphoromorpha. n. gen.
(de Srxpopos, divers, et poppñ. forme)
Espèce type : Borocera tamsi Viette, 1962 = Diaphoromorpha tamsi (Viette, 1962).
Description. — Papillons de petite taille, à ailes normalement développées,
à apex et tornus bien marqués. Antennes du Groupe II, avec cependant l’allonge-
ment des fasciculations de base atténué ; la nervure 8 des ailes antérieures part
de la tige commune aux nervures 6 et 7. Les femelles présentent, comme dans
le Genre Callopizoma, des fasciculations bien développées, analogues à celles des
mâles, quoique plus courtes.
Armure génitale _— La caractéristique essentielle du Genre réside dans la
forme des valves, très grandes eu égard à la petite taille des Insectes, robustes,
longues et cintrées en forme de cornes de taureaux avec un fort épaulement à
leur base. Le cubile est largement fendu, quoique relativement court. Les pénis
des deux espèces actuellement connues, bien qu'apparemment dissemblables, ap-
partiennent cependant au même type légèrement coudé si fréquent à Madagascar,
type qui varie surtout par une contraction ou un étirement de l’exopénis.
Armure génitale ®. — Elle est peu caractérisée.
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 133
Répartition géographique. — Ce Genre ne compte jusqu'à maintenant que
deux espèces, propres à Madagascar.
Remarque. — Le Genre Diaphoromorpha inaugure une longue série d'espèces
où les armures génitales, aussi bien mâles que femelles, tendent vers une unifor-
mité particulièrement déconcertante pour étayer une classification rationnelle,
qui ne peut guère s'appuyer souvent, dans ces groupes, que sur la morphologie
externe.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Envergure : 23-24 mm (pl IV, fig. 59 ; pl. VU, fig 128). Coloration
des ailes antérieures n’allant pas du gris fer au brun marron et ailes
postérieures sans trace de roux 4 . : © - : … D. pumilio
— Envergure : 29-36 mm (pl. IV, fig. 58 ; pl. VII, fig. 129). Si l’envergure
est plus petite, la coloration des ailes antérieures va du gris fer au brun
marron et les ailes postérieures sont teintées de roux . . . . D. tamsi
Diaphoromorpha tamsi (Viette)
Borocera n. sp. Tams (n lift) ; PauLian et Vierre, 1956, Mém. Inst. Scient. Madag..
(E). 6, (1955), p. 260.
Borocera tamsi Victte, 1962, Bull. mens. Soc. Linn. Lyon, 31° année, p. 226.
Cette espèce endémique se montre dans la Grande Ile sous forme de deux
sous-espèces.
Diaphoromorpha tamsi tamsi (Viette)
CG, pl. IV, fig. 58 ; Q, pl. VIII, fig. 129)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Centre, plateau de l’Imerina, Tanana-
rive, parc de Tsimbazaza, 1200 m, 7-IX-1951 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — G. Description originale : « Envergure : 29-31 mm ; lon-
gueur des ailes antérieures : 14-15 mm.
Antennes bipectinées, fauves, avec le flagellum dorsalement recouvert.d'écail-
les noires. Palpes labiaux jaune ochracé, avec la partie dorso-latérale externe des
deux premiers articles brun ochracé. Tête ventralement jaune ochracé, devenant
insensiblement blanc jaunâtre sur le dessus. Dessus du thorax, patagia et tegulae
gris clair légèrement parsemé de brun rouille. Abdomen brun rouille, avec la touf-
fe anale plus claire. Dessous du corps et pattes comme le dessus de l'abdomen,
ces dernières avec les tarses noirâtres ; abdomen plus foncé, avec deux bandes
latérales gris jaunâtre.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun rouille, avec une ligne anté-
médiane et une ligne postmédiane, parallèles, anguleuses en dessous de la côte,
blanc jaunâtre. Une tache discale plus foncée que le fond. Extérieurement, la cou-
leur brun rouille est limitée par la ligne submarginale festonnée ; l’espace com-
pris entre cette ligne submarginale et la marge externe est gris clair. Frange blan-
che, légèrement jaunâtre à la base.
Aïles postérieures unicolores, brun rouille. Frange comme aux ailes anté-
rieures, sauf le long du bord abdominal où elle devient brun rouille,
Source : MNHN, Paris
134 Y. DE LAJONQUIÈRE
Dessous des quatre ailes de la même couleur que sur le dessus, avec l'espace
costal, surtout aux ailes postérieures, blanc jaunâtre. Aire marginale teintée de
gris. Frange comme sur le dessus >».
Cette espèce est très variable en ce qui concerne la couleur du fond, qui peut
aller du brun ochracé (exemplaires clairs) au brun rouille légèrement violacé
(exemplaires foncés). Les lignes postmédiane et submarginale sont toujours bien
indiquées, la ligne antémédiane et le point discal le sont quelquefois moins.
Epiphyse tibiale : figure 51 du tableau I ?*.
Armure génitale (pl. XVIL, fig. 226). — Indépendamment des robustes valves
qui sont le caractère essentiel du Genre, D. tamsi montre un étonnant développe-
ment latéral des extrémités du cubile, développement unique chez les Lasiocam-
pides de Madagascar.
9. Description originale : « Envergure : 3 36 mm ; longueur des ailes anté-
rieures : 16,5-17,5 mm.
Antennes comme chez le mâle, mais avec les pectinations moins longues et
brun noir. Palpes labiaux comme chez le mâle. Tête presque entièrement d’un jau-
ne ochracé. Corps dessus et dessous gris jaunâtre, avec la partie antérieure des pa-
tagia plus foncée, la poitrine brune, les pattes prothoraciques et les articles
des tarses des deux autres paires de pattes noirs.
Ailes antérieures gris jaunâtre, de même couleur que le corps, avec une large
bande submarginale brun noirâtre. Une petite aire gris noirâtre se trouve à la
base de la côte. Tache discale jaune orangé. Indication des deux lignes anté- et
postmédiane ; la première en brun jaunâtre de la côte à la nervure anale, la se-
conde par une ligne vaguement jaune orange, tout au moins dans l'aire costale.
Frange concolore.
Aïles postérieures de même couleur fondamentale que les ailes antérieures
mais plus grises avec une bande submarginale gris noirâtre et la cellule large-
ment teintée de noirâtre.
Dessous des quatre ailes de même couleur que sur le dessus, avec une bande
submarginale gris noirâtre. La moitié proximale des ailes antérieures est teintée
de jaune orange et la moitié proximale des ailes postérieures de gris noirâtre.
La couleur du fond est, comme chez le mâle, très variable, allant du blanc sale
au gris jaunâtre, avec les dessins, notamment la bande submarginale, souvent peu
marqués »..
Armure génitale. — Noir la figure 299 de la planche XXV.
Distribution dans l'ile. — Mapagascar SamBiranO : Route du Haut Sambira-
no, col du Bekaka, 140 m (P. Viette et P. Soga).
Mapacascan Esr : Environs de Maroantsetra, station forestière de Faranka-
raina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Viette).
Mapacascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Viette, B. Turlin). — Tanana-
rive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m (P. Viette). — Tananarive-banlieue, Ambohija-
naka (E. Raharizonina). — Fenoarivo (B. Turlin). — Massif de l’Ankaratra, Man-
jakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m (P. Viette) ; forêt d’Antarivady, 2130 m (P.
Viette el P. Griveaud). — Bekily (4. Seyrig).
Mapacascar Ouesr : Région de l’Ankarafantsika, Ampijoroa, 170 m (2: Gri-
veaud). — Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190 m (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 135
— Route de Belo sur Tsiribihina, 15 km au Nord de Morondava, Andranomena
(8. Turlin). — Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (P. Griveaud). —
Est de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m (P. Vieite et P.
Griveaud).
Biologie. — Espèce commune capturée en X, XI, XII, I, I, HIT et IV.
Elle a été élevée à Tananarive sur Acacia dealbata et par A. Sevric, à Bekily,
sur « fandrihosy »
Diaphoromorpha tamsi australis n. subsp.
€, pl. XI, fig. 162)
Type. — Holotype : 1 g (pl. XI, fig. 162), Madagascar Sud, 14 km au Sud de
Beloha, piste de Lavanono, 3/5-I11-1968 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — &. Envergure : 23-25 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 12 mm env. Très petite sous-espèce de l’extrème Sud de l’île diffé-
rant de la sous-espèce nominative, en dehors de sa taille, par une coloration très
foncée allant du gris fer au brun marron ; cependant, les lignes claires encadrant
l’espace médian restent toujours bien visibles.
9. Un peu plus grande que le mâle ; envergure : 30-36 mm ; longueur des
ailes antérieures : 16-19 mm. Elle montre les mêmes couleurs, mais celles-ci sont
beaucoup plus claires et les dessins moins accentués,
Distribution dans l'île. — Mapacascar Sup : Bordure occidentale du plateau
Mahafaly, 5 km à l'Est d’Itampolo, 40 m (P. Viette et P. Griveaud) (2 &, 1 Q,
paratypes). — 14 km au Sud de Beloha, piste de Lavanono (P. Griveaud) (g, holo-
type, ©, allotype, 3 G, 1 Q, paratypes).
{allotype : Muséum, Paris ; paratypes : collections Centre O.R.S.T.O.M.,
Tananarive, Y. de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Biologie. — Sous-espèce du Sud de la Grande Ile, capturée en Il et III.
Diaphoromorpha pumilio n. sp.
(3, pl. IV, fig: 59 ; ©, pl. VIII, fig. 128)
Espèce facilement reconnaissable à sa taille réduite qui en fait la plus petite
des Lasiocampides de Madagascar connues jusqu’à ce jour.
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 59), Madagascar Ouest, route nationale 7,
64 km Est de Tuléar, forêt d’Andranovory, 500 m, 5/13-X1-1967 (P. Griveaud et
Ratovoson) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 23 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 11 mm env. Antennes à flagellum gris brun et à fasciculations bis-
tre foncé. Tête, collier, ptérygodes et thorax gris foncé, abdomen un peu plus
clair. Epiphyse tibiale remarquablement développée pour la très petite taille de
insecte (tabl. Ir, fig. 52).
Source : MNHN, Paris
136 Y. DE LAJONQUIÈRE
Ailes antérieures séparées en deux parties par une ligne oblique partant au
troisième quart environ de la nervure 7, venant aboutir en droite ligne au milieu
du bord interne ; cette ligne oblique est doublée, sur toute sa longueur, par une
ligne claire de même épaisseur qui est, d’ailleurs, la mieux apparente ; la partie
proximale de l'aile, ainsi délimitée, est de couleur gris bistre foncé uni, à peine
marquée par l'indication d’un petit point blanc à l'extrémité de la cellule ; la
partie discale est de même couleur, mais nettement plus claire ; la frange est brun
foncé.
Ailes postérieures uniformément grises, sans dessins ni marques ; frange plus
foncée.
Verso des quatre ailes uniformément gris, sauf une zone médiacostale et la
frange un peu plus foncées.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 223). — Cubile séparé en deux éléments distincts
seulement dans sa partie inférieure. Exopénis très étiré (légèrement épointé dans
la préparation de la fig 223).
Q. De taille sensiblement égale à celle du mâle, mais d'aspect assez diffé-
rent.
Ailes antérieures successivement traversées par les lignes suivantes : une
ligne extrabasilaire, irrégulière, noirâtre et bien marquée, doublée intérieurement
d’une ligne claire de même épaisseur ; une ligne postmédiane, partant presque
perpendiculairement de la côte pour aboutir, après un trajet parfois légèrement
sinueux, au milieu du bord interne : cette ligne est surtout visible par la ligne
claire qui la double extérieurement ; une ligne subterminale maculaire formée de
lunules noirâtres alignées dans les espaces internervuraux. Couleur générale des
ailes antérieures brun faiblement rougeâtre dans la partie proximale, plus claire
dans la partie discale.
Ailes postérieures gris foncé, sans dessins ni marques.
Verso des quatre ailes avec une indication plus ou moins nette d’ombres mé-
dianes.
Armure génitale (pl. XXV, fig. 300). — Sans caractère marquant.
Distribution dans l'île. — MADaAGascaR OUEST : Route nationale 7, 64 km à
L'Est de Tuléar, forêt d’Andranovory, 500 m (P. Griveaud et Ratovoson) (4, holo-
type). — Région de Morombe, lac Ihotry, 40 m (P. Griveaud) ( 1 , paratype).
Manacascar Sup : Environs de Tuléar, Ifoto (G. Cadorel) (1 ©, paratype).
__ 14 km au Sud de Beloha, piste de Lavanono (P. Griveaud). — Amboasary, 220
m (P. Griveaud) (Q allotype).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du Sud et du Sud-Ouest de l'ile capturée en VIF, XI, DT,
IV et VI.
Acosmetoptera n. gen.
(de axosuyroc, non orné, et rrepov, aile)
Espèce type : Acosmetoptera phela n. sp.
Malgré des affinités très proches avec le Genre Phoenicladocera, qui va sui-
vre, je crois qu'il y a lieu de séparer les espèces incluses dans ce nouveau Genre
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 137
Acosmetoplera, par le fait des variations sensibles qu'elles présentent, tant dans
leur morphologie externe que dans leurs structures génitales. On peut estimer, en
effet, que, dans une suite suffisamment longue d'espèces, l’homogénéité de chaque
Genre exige un caractère encore plus impératif que dans une série réduite. Or, la
majeure partie des Gonometinae malgaches du Groupe Il est incluse dans les qua-
tre Genres qui vont être passés en revue et qui commencent avec celui-ci : ces es-
pèces présentent des différenciations progressives, sans transitions très marquées,
pour aboutir à des formes plus différenciées, en fait, par leur morphologie externe
que par les caractères de leurs genitalia : le clivage de ces différentes variations
est difficile à établir et pourra paraître à certains plus soumis à une impression
personnelle du classificateur qu’à des données indiscutables. On doit constater
d’ailleurs qu’AuriviLLius, dans son tableau des Genres des Gonometinae (in A.
Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 14, p. 255), s’est heurté à la même difficulté, puis-
qu’il n’a pu nettement séparer les trois Genres Libethra, Borocera et Gastromega.
En ce qui concerne l'aspect des imagos, on peut constater que cette longue sé-
rie d’Insectes, partant des formes à ailes larges et arrondies du Genre Acosme-
toptera (pl. V, fig. 76 à 79), aboutit aux ailes étroites et dolabriformes des Borocera
{même pl., fig. 88 à 90), après être passée par tous les intermédiaires représentés
planches IV et V. Il paraît assurément difficile de classer dans une même unité
générique les Insectes représentés par les figures 76 et 88.
Les genitalia cependant n’apportent pas de données incontestables facilitant
ces séparations : si l’on compare, en effet, les armures mâles correspondant aux
deux imagos précités, soit pl. XVIII, fig. 227, et pl. XX, fig. 247, on peut déceler
certes quelques différences minimes, mais certainement rien qui soit le signe d’un
changement de Genre incontestable.
La nervation, de son côté, reste absolument stable, dans la définition du Groupe
IL, tout autant que le type d'antennes, conforme à celui du dit Groupe.
D'autre part, les femelles n’apportent pas non plus de données bien certaines :
d’abord plus ou moins ressemblantes aux imagos mâles, elles finissent par accu-
ser un dimorphisme sexuel très marqué, sans que, pour autant, soient modifiés les
caractères de leurs genitalia qui restent d’une banalité déconcertante : il n’est,
pour s’en rendre compte, que de jeter un simple coup d’œil sur les planches XXVI
et XXVII (les deux dernières figures, 320 et 321, étant étrangères à la série présen-
tement examinée). Leurs antennes ne donnent pas davantage d'indications certai-
nes : elles portent à leur base des fasciculations courtes et épaisses, en forme d’é-
cailles triangulaires, qui s’allongent progressivement en allant vers l’apex pour
prendre la forme de pectinations plus normales. Rares sont les espèces qui é-
chappent à ce conformisme.
11 n’est donc possible de baser une classification de cet ensemble que sur des
détails, apparemment chacun de minime importance, mais qui, par leur réunion
et leur permanence, permettent de constituer des groupes homogènes. C’est ce que
j'ai tenté de faire.
Description. — Le Genre Acosmetoptera se différencie, en tant qu'imagos, par
ses ailes larges, arrondies, à dessins très atténués ; la ligne postdiscale est nette-
ment moins oblique que chez les espèces du Genre Phoenicladocera, chez lequel
elle part très généralement plus près de l’apex et barre l’aile d’une façon particu-
lièrement frappante. Les femelles, plus grandes que les mâles, sont de couleur ter-
ne, plus claire que chez ceux-ci, et à dessins encore plus atténués.
Armure génitale &. — Les armures génitales mâles présentent des valves ro-
Source : MNHN, Paris
138 Y. DE LAJONQUIÈRE
bustes, moyennement longues et un peu cintrées, alors que, dans le Genre Phoeni-
cladocera, elles sont plus courtes et plus droites. Le cubile ne se sépare en deux
éléments que très près de son extrémité et s’épanouit alors en deux prolongements
latéraux : ce caractère étant d’ailleurs commun aux deux Genres comparés ici,
de même que celui des pénis, plus ou moins coudés, mais toujours minces et effi-
lés.
Armure génitale 9.— On peut retenir la forme du ductus bursae, faiblement
sclérifié, mais assez allongé et tordu sur lui-même : ce caractère semble parti-
culier à ce Genre.
Répartition géographique. — Madagascar.
Remarque. — Par leur faciès, les espèces du Genre Acosmeloptera ressemblent
beaucoup à celles du Genre Lamprantaugia du Groupe I. Elles en sont toutefois
nettement séparées, non seulement par les caractères d'antennes et de nervation
propres à chacun des deux Groupes, mais aussi par leurs armures génitales com-
plètement différentes.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mâles
1. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane nettement marquée. . : 2
__ Ailes antérieures avec la ligne postmédiane presque effacée dans la
couleur du fond EN er ee ES «
3. Antennes avec les fasciculations du rang interne marron clair. Aïles an-
térieures avec un petit point discocellulaire blanc cerclé de noir . A. phela
_— Antennes avec les fasciculations du rang interne noirâtres. Ailes an-
térieures avec un petit point discocellulaire entièrement noir 3
RUN TT RAS PE à ns se OR A. raharizoninai
3. Ailes antérieures avec une double ligne subterminale de petits points
SO SE D en A Dee tn ne NUS
__ Ailes antérieures sans ligne subterminale de petits points noirs. . À. sogai
4. Ailes antérieures montrant une dégradation importante de la couleur
marron rouge dans la partie terminale de l’aile, après la ligne postdis-
cale ; pas de nébulosité foncée subapicale . ae nt DE A. ecpluta
__ Ailes antérieures montrant seulement une légère dégradation de la cou-
leur fauve après la ligne postdiscale ; nébulosité noirâtre importante
Ca NEC à A. apicimacula
Femelles
w
1. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane nettement marquée
__ Ailes antérieures avec la ligne postmédiane pratiquement effacée dans
couleur dufond ie EN MES, ES RO NIRNR AIRE AIRE 3
9, Aïles antérieures avec le point discocellulaire petit et noir. Couleur
RSA DIDO ee à ee n raharizoninai
__ Ailes antérieures avec le point discocellulaire noir et très gros ; nébulo-
sité noirâtre subapicale. Ailes jaunes . +. + + + + + A. apicimacula
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 139
3. Ailes antérieures avec une large bande claire diffuse postdiscale et une
ligne maculaire très pâle . . . . . . . . . . . . A.nubenda
_— Ailes antérieures sans dessin à l'exception d’un très petit point disco-
Cellulaire. 2 . = - . enuosrari) Mon us fe al Seat 4h 4
4. Aïles antérieures avec le point discocellulaire pâle et extrêmement
réduitesuseun shltroibes.maue email Hu nie : 81.0 SAriphela
— Aïles antérieures avec le point discocellulaire blanc et petit, mais
bieniapparentwsntis: ni 2% Mimi à anti DURE he A. sogai
Acosmetoptera phela n. sp. (Tams n. man.) (9)
(& pl. V, fig. 77 ; ©, pl. XI, fig. 153)
Type. — Holotype : 1 & (pl. V fig. 77), Madagascar Est, environs de Périnet,
forêt d’Analamazaotra, 910 m, 23-X11-1954 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — &. Envergure : 50 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 23 mm env. Antennes à flagellum brun foncé et à fasciculations
jaunes. Tête et ses annexes, thorax et corps tout entier monochromes, marron
clair. Epiphyse tibiale : voir les figures 53 et 54 du tableau I
Aïles antérieures couleur générale marron, un peu plus foncée dans la moitié
proximale de l’aile ; cette moitié est délimitée par la ligne postdiscale brun plus
foncé, qui part perpendiculairement au deuxième tiers environ du bord costal,
puis s’infléchit bientôt au niveau des nervures 6-7 pour se diriger en décrivant
une très légère courbe, dont la convexité est tournée vers le thorax, en direction
du bord interne qu’elle atteint un peu obliquement vers son milieu ; entre cette
ligne et la ligne antémédiane, plus faiblement indiquée, l’espace médian n’est mar-
qué que par un très petit croissant blanc à l'extrémité de la cellule ; toute la
moitié discale est sensiblement monochrome et ne comporte qu’une faible indi-
cation d'une ligne subterminale formée par des taches maculaires imprécises ;
frange très courte, concolore.
Ailes postérieures sensiblement de même couleur que la moitié distale des
ailes antérieures, sans lignes ni dessins ; frange à peine plus claire.
Verso des quatre ailes brun clair, traversées par une ombre médiane légère-
ment courbe.
Variation. — Une forme, que je nomme anacardia n. (10), semble appa-
raître pendant les mois de mars et d'avril et pourrait bien représenter la
génération de l'automne austral. Elle ne diffère de la forme nominative que par
sa couleur plus foncée à tendance rouge acajou et vole dans les mêmes lieux. Je
n’ai pas eu connaissance de la femelle.
Armure génitale. — Voir la figure 227 de la planche XVIII. Chez la forme
anacardia (pl. XVII, fig. 228), la seule modification réelle, d'ailleurs confirmée
par plusieurs préparations, réside dans la forme plus effilée des prolongements
latéraux du cubile.
(2) Le nom de phela a été donné au mâle de la présente espèce par Mr, W.H.T. Tams
dans une note manuscrite. Je suis très heureux de conserver ce nom, donné par l’émi-
nent spécialiste.
(10) Acosmetoptera phela forme anacardia n. — Holotype : 1 d, Madagascar Est,
environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m, 14-IV-1955 (P. Viette) (Muséum,
Paris). Paratypes : 4 d, du même lieu que l’holotype, III et IV-1955 (P. Viette).
Source : MNHN, Paris
140 Y. DE LAJONQUIÈRE
Q. Envergure : 57 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
28 mm env. Antennes très fines, entièrement noires, de même que les tarses des
trois paires de pattes. Tête, thorax et abdomen monochromes, jaune roux, à l’ex-
ception des palpes labiaux qui sont très noirâtres.
Ailes antérieures marron ochracé clair, légèrement plus foncé dans la partie
proximale de l'aile : celle-ci n'étant d’ailleurs guère délimitée que par ce faible
changement de tonalité, par suite de la non indication de la ligne postdiscale ; un
très petit point pâle cerclé de brunâtre à l'extrémité de la cellule ; la partie distale
de l'aile est entièrement unie et sans marques ; frange concolore.
les postérieures bistre jaune, légèrement brunâtre dans l'aire sous-costale ;
aucune marque ; frange concolore.
Verso des quatre ailes uniformément bistre jaune sans aucune ombre ni
marque, à l'exception d'un filet blanchâtre le long du bord costal des posté-
rieures.
Armure génilale. — Noir la figure 301 de la planche XXV.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Esr : Base de la presqu'île Masoala,
Hiaraka, 500 m (2. Griveaud et A. Peyrieras) ; 1000 m (P. Griveaud, A. Peyrie-
ras et P. Vielte). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Ambatovo-
sitra ; Mananilaza ; Antenina ; vallée l’Ivelona (© allotype) ; Ampangalam-
bolosy (tous P. Soga). — Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viet-
te) ; Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka,
1100 m (P. Viette). — Périnet (N. & G. Olsoufieff, M" N. d'Olsoufieff) ; forêt
d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette ; P. Griveaud et R. Vieu ; R. Vieu).
(allotype : Muséum, Paris ; paratypes : collections British Museum, Nat. Hist.,
Gentre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du domaine de l'Est capturée tous les mois de l’année,
sauf en XI et VI.
Acosmetoptera sogai (Y. de Lajonquière)
(&, pl V, fig. 78 ; ©, pl. XI, fig. 154)
net sogai Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, pe 173,
pl. 14, fig. 5.
Type. — Holotype : 1 & (pl. V, fig. 78), Madagascar Sambirano, massif du Tsa-
ratanana (versant Ouest), vallée de l’Andavaka, 1 850 m, 11/13-X-1966 (P. Soga)
(Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 45 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 21 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jau-
ne clair. Tête, collier, ptérygodes et thorax de la même couleur que les ailes
antérieures ; abdomen plus clair sur le dessus avec une touffe anale de même
couleur.
Ailes antérieures de couleur rouge violâtre foncé, d'aspect monochrome, un peu
plus claire cependant dans la partie terminale, Deux lignes transversales sont gé-
néralement bien visibles quoiqu’assez peu marquées en plus foncé : l’une antédis-
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 141
cale de forme cintrée, non angulaire, l’autre postmédiane partant de la côte aux
trois quarts environ de sa base et aboutissant approximativement au milieu du
bord interne ; entre ces deux lignes, l’espace ainsi délimité est un peu plus clair
dans la région discale où se voit, à l'extrémité de la cellule, un petit point blanc
cerclé très légèrement de noir. Au delà de la ligne postmédiane, l'espace terminal
est pratiquement sans marques ou dessins, si ce n’est parfois l'indication très peu
apparente d’une ligne subterminale grisâtre formée de chevrons successifs : cet
espace terminal est un peu plus clair que le reste de l'aile ; frange très courte un
peu plus foncée.
Ailes postérieures bistre, unies et sans dessin ; frange très claire, blanchâtre,
doublée intérieurement d’un liseré acajou plus foncé que l'aile.
Verso des quatre ailes marron clair se teintant de rouge acajou dans les régions
disco-costales sur lesquelles ressortent, surtout aux ailes antérieures, les points
blancs discaux ; pas d'ombres médianes au verso des ailes antérieures ; ces om-
bres, élargies et diffuses, sont par contre très apparentes au verso des ailes posté
rieures.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 229). — Les valves ont une courbure un peu
moins prononcée que celles d'A. phela, et, par contre, le pénis est nettement plus
cintré et aussi plus court.
9. Envergure : 54 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 27
mm env. Antennes très fines, entièrement noires. Tête, collier, ptérygodes, thorax
et abdomen brun ochracé clair ; palpes labiaux et tarses noirâtres.
Ailes antérieures brun jaune clair, légèrement plus foncées que le thorax, con-
colores avec une très faible trace des limites de l’espace médian et un petit point
blanc discocellulaire ; frange concolore.
Ailes postérieures légèrement plus claires et plus jaunes que les ailes anté-
rieures dont elles ne prennent la couleur que dans l'aire sous-costale ; aucune
marque ni dessins ; frange un peu plus claire.
Verso des quatre ailes jaune foncé uniforme à part une certaine tonalité plus
foncée dans l’aire sous-costale des ailes antérieures et un liseré blanc le long de
la côte des ailes postérieures.
Armure génitale (pl. XXV, fig. 802). — Elle est très semblable à celle d’A. phe-
la, avec cependant, semble-t-il, une légère différence dans les bras latéraux de la
sterigma plus courts et plus élargis.
Détermination. — Cette espèce se différencie principalement d'A. phela
par la forme plus élancée de ses ailes antérieures, par sa couleur plus rouge chez
le mâle et plus jaune chez la femelle. Un bon élément de différenciation réside
aussi dans la frange blanche du recto des ailes postérieures du mâle, qui con-
traste franchement avec la couleur de ces ailes, alors que cette même frange est
concolore, ou à peine plus claire, chez A. phela et sa forme anacardia : enfin, le
point blanc discocellulaire des ailes antérieures est généralement plus net chez
À. sogai.
Distribution dans l’île. —— Mapacascar SamBiraNo : Massif du Tsaratanana
(versant Ouest), vallée de l'Andavaka, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous
de lAndohanisambirano, 2050 m ; piste de Mangindrano au Maromokotra, au
Nord du piton coté 2 362 m, 2310 m ; ibid., au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500
m (P. Viette et P. Griveaud).
Mapacascar Esr : Réserve naturelle intégrale n° 12, massif du Maroje;
y-Ouest,
Source : MNHN, Paris
142 Y. DE LAJONQUIÈRE
1850 m (P. Soga). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Ambato-
vositra ; Antenina (P. Soga). — Région d'Ambatondrazaka, Andranomandevy
(Didy), 1039 m (P. Griveaud). — Est de la route d’Ambatondrazaka, Ankoron-
gambe, 800 m (P. Griveaud et J.-M. Betsch). — Route de Lakato, km 10, Ambodi-
riana, 1 050 m (P. Griveaud et R. Vieu) ; km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). —
Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette ; P. Griveaud et R.
Vieu ; R. Vieu).
MapaGascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1380 m (P Griveaud, J. Vadon et P. Viette). — La Mandraka, 1250 m @. Gri-
veaud). — Station forestière d’Angavokely (Carion), Angavobe, 1 700 m (P. Soga).
_— Est d’Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolomita, 1 400 m (P. Griveaud). —
Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1350 m (P. Viette). — Lam-
beaux forestiers du pays Betsileo au Sud d'Ambositra, Ankazomivady, 1640 m
(P. Griveaud) ; route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambat. fitorahana, 1 600 m (P.
Viette). — Environs d’Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina,
1450 m (P. Vielle).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce, principalement de la pluvisilva d'altitude, récoltée en
VII, VII, IX, X, XI, I, I, I, IV et V.
Acosmetoptera ecpluta n. sp.
(&, pl. V, fig. 79)
Type. — Holotype : 1 d (pl: V, fig. 79), Madagascar Nord, 50 km au Sud-Est
de Diégo-Suarez, forêt d'Analamerana, 80 m, 29-1/3-11-1959 (P. Viette) (Muséum,
Paris).
Description. — &. Envergure : 45 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 23 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaunes.
Tête et thorax brun rouge ; abdomen et touffe anale un peu plus clairs. Epiphyse
tibiale : figure 55 du tableau I
Ailes antérieures marron rouge pour toute leur partie proximale, à peine déli-
mitée par la ligne postdiscale très peu visible ; puis de même couleur, mais
beaucoup plus claire, pour leur partie terminale, la succession des deux tonalités
se faisant progressivement, sans séparation nette ; une ligne subterminale, for-
mée par une double rangée de petits points noirs disposés en quinconces, ressort
très nettement sur la partie claire, tandis qu’un très petit croissant blanc, cerclé
de noirâtre, est aussi très apparent sur la partie foncée, à l'extrémité de la cel-
lule ; frange très courte, de la couleur de la partie foncée de l'aile.
Ailes postérieures beige clair un peu teinté de rougeâtre, cette dernière tein-
te étant plus accentuée dans la partie médiane.
Verso des quatre ailes beige jaunâtre ; teinté de rougeûtre dans l'aire sous-
costale des antérieures ; ombres médianes rougeñtres, sinuées aux antérieures,
droites aux postérieures.
Armure génitale (pl. XVIN, fig. 230). — Pénis coudé à angle presque droit.
Q. Inconnue.
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 143
Détermination. — Cette espèce ressemble beaucoup à Europtera punctillata
(Saalmüller) du Groupe I, dont la séparent pourtant tous les caractères d’antennes
et de nervation du Groupe II, ainsi que la forme absolument différente des organes
génitaux. On la reconnaîtra cependant à l'absence complète de lignes transyer-
sales et à la grande opposition de tonalités des deux moitiés des ailes antérieures.
Distribution dans l'ile. — On ne connait que la localité de l'holotype, où
quatre exemplaires (4 paratypes) ont été capturés avec celui-ci.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce fort mal connue du Nord de la Grande Ile, capturée en I
et IL.
Acosmetoptera raharizoninai (Y. de Lajonquière)
Ca, pl. IV, fig. 67 : 9, pl. IX, fig. 136)
Phoenicladocera raharizoninai Y. de Lajonquière, 1969, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37,
p. 175, pl. 14, fig. 7.
Type. — Holotype : 1 G (pl. IV fig. 67), Madagascar Nord, massif du Tsara-
tanana (versant sud), Andohananalila, 1 850 m, début 111-1967 (P. Soga) (Muséum,
Paris).
Description. — 4. Envergure : 37-45 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 18-31 mm env. Cette espèce est facile à reconnaitre grâce aux
caractères suivants : le point discal noir est dépourvu de centre blanc, les fascicu-
lations du rang interne des antennes sont noires comme le flagellum, et non jau-
nâtres comme celles du rang externe (ce caractère semble être, dans ce Genre,
spécial à cette espèce). La figure 61 du tableau I "* représente l’épiphyse tibiale.
Ailes antérieures de couleur générale marron châtaigne uniforme, un peu plus
clair cependant chez les exemplaires en provenance de la région centrale de Ma-
dagascar ; sur ce fond uniforme, se détachent très nettement la ligne extrabasi-
laire dentée, le petit point noir discal, la ligne postmédiane extérieurement dou-
blée d’une ligne plus claire, enfin, une ligne subterminale formée d'une rangée de
macules gris foncé situées dans les espaces internervuraux : frange plus foncée
avec un liseré clair à la base.
Ailes postérieures de couleur uniforme à peine plus claire que celle des ailes
antérieures ; aucune marque n'est visible.
Verso des quatre ailes d’un fauve jaunâtre, plus clair que le recto ; aucune
marque en dehors des ombres médianes qui sont très apparentes.
Armure génitale (pl. XVIII, fig 236). — Cette armure répond tout à fait aux
critères du Genre, notamment par ses valves effilées ; pénis très coudé, en forme
de « boomerang ».
9. Plus grande que le mâle. Envergure 56-60 mm env. ; longueur du bord
costal des ailes antérieures : 27-30 mm. Ailes antérieures présentant le même
caractère d’uniformité générale dans la couleur qui est beaucoup plus claire que
chez le mâle, d’un bistre jaune, un peu plus pâle dans la bande transversale déli-
mitée par les lignes postmédiane et subterminale. Mêmes dessins et marques.
me particularité dans la couleur des fasciculations des antennes.
Armure génitale. — Voir la figure 309 de la planche XXVI.
10
Source : MNHN, Paris
144 Y: DE LAJONQUIÈRE
Distribution dans l'île. —— Mapacascar Samgirano : Massif du Tsaratanana
(versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. Soga) ; Andohanambatoafo, 2 080 m €.
Soga) : matsabory en dessous de l'Andohanisambirano, 1 900 m [2 050 m] (P. So-
ga).
Manacascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Anda
sy IL, 1 550 m (P. Soga) ; Marojejy-Ouest, 1 140 m et 1 600 m (P. Soga). — Région
SAmbatondrazaka, Manalilazy et Bemanavy (P. Soga). — Réserve naturelle inté-
grale n° 3, Andranomalaza, Ampangalambolosy (P. Soga).
Manacascar CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1 380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Viette ). — Nord d’Ankazobe, lambeaux fores-
tiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 100 m (P. Griveaud et R. Vieu). — Est
Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolomita, 1400 m (P. Griveaud). — Lame
beaux forestiers du pays Betsileo au Sud d’Ambositra, Ankazomivady, 1 640 m (P.
Griveaud). — Environs d'Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina,
1450 m (P. Griveaud, P. Viette).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva d'altitude capturée en VIE, IX
II et V.
Acosmetoptera apicimacula (Y. de Lajonquière)
(a, pli IV, fig: 60 ; (2) Q, pl. IX, fig: 139)
Phoenicladocera apicimacula Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, p.
174.
Bien qu'elle soit assez à part, tant par le faciès de l'imago que par la forme de
ses armures génitales, il semble que l'on doive placer cette espèce dans le Genre
Acosmetoptera qui paraît, mieux qu'aucun autre, convenir à l'ensemble de ses
caractères, La femelle qui lui est ici adjointe ne doit l'être cependant qu'avec ré-
serve, aucune donnée certaine ne permettant d'affirmer l'exactitude de cette dé-
fermination. 11 y a pourtant de fortes raisons de l'estimer ainsi. Par ailleurs, la
capture de l'un et l’autre sexe dans le massif du Tsaratanana, à des époques Cor
respondantes bien que d'années différentes et en des points, il est vrai, également
différents, ne vient pas infirmer cette probabilité.
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 60), Madagascar Centre, Est d’Ambatolam-
py, Andranotobaka, 1400 m, 111-1957 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure : 35-43 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 15-19 mm. Antennes à flagellum brun et à fasciculations jaune
foncé. Tête, thorax, ptérygodes et abdomen fauves ; touffe anale assez longue, un
peu plus claire.
Ailes antérieures traversées par deux lignes obliques : l’une, postdiscale, part
de la côte à peu de distance de l’apex et vient aboutir au tiers proximal environ
du bord interne, étant ainsi assez oblique, d’ailleurs peu marquée et souvent mê-
me invisible : l'autre, antéterminale, est une double ligne punctiforme gris foncé
qui va de l'apex, où elle s’étend extérieurement en une diffusion noirâtre, jusqu'au
deuxième tiers environ du bord interne ; toute la partie de l'aile comprise entre
la base et cette ligne terminale est fauve ; l'aire terminale apparaît légèrement
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 145
plus claire, plus lisse, avec une teinte un peu rosée : elle est tachée dans la ré-
gion subapicale par la diffusion noirâtre dont il a été parlé ; un très petit point
blanc cerclé de noir est faiblement visible à l'extrémité de la cellule ; frange fauve,
Ailes postérieures jaune foncé s'éclairant de rougeâtre dans la partie termi-
nale, sans aucune marque ; frange jaune,
Verso des ailes antérieures fauve rougeâtre, plus foncé dans les aires costale
et terminale, sans dessin visible ; verso des ailes postérieures jaune foncé avec
une ombre médiane rougeâtre, diffuse et peu distincte.
Armure génitale (pl. XIX, fig. 243). — Présente une étonnante forme du cubile,
largement fendu, avec ses extrémités tournées vers l’intérieur ; le pénis, de son
côté, est exceptionnellement petit et grêle ; par contre, les valves sont bien déve-
loppées dans le type du Genre Acosmetoptera.
(?) Q. Envergure : 58-64 mm ; longueur du bord costal des ailes anté-
rieures : 30-32 mm env. Antennes entièrement noires avec les fasciculations de
leur moitié basale réduites à de courtes écailles triangulaires. Tête, thorax, dessus
de l'abdomen et touffe anale, jaune paille à jaune d’or ; dessous de l'abdomen un
peu plus foncé ; tarses noirs.
Ailes antérieures de même couleur que le thorax, uniformément répartie sur
toute la surface de l'aile ; l'espace médian, concolore, est délimité par une ligne
brune, courbe, extrabasilaire, et par une ligne postmédiane assez oblique et légè-
rement sinuée, brun noir ; un point rond et brun noir, assez gros, marque l’ex-
trémité de la cellule ; l'aire terminale est précédée d’une ligne brun noirâtre assez
floue formée de macules imprécises, s'étendant dans la zone sous-apicale en
une large diffusion noirâtre analogue à celle rencontrée chez le mâle : frange très
courte, brun foncée.
Ailes postérieures un peu plus claires que les antérieures, mais de même
couleur ; l'aile est barrée par une première ombre médiane brune très diffuse,
puis par une seconde, semblable mais sinuée, surtout visibles chez les exem-
plaires foncés ; frange concolore, avec un mince filet plus foncé à sa base.
Verso des quatre ailes de même couleur que le recto ; aux antérieures, on dis-
tingue une faible transparence des dessins du dessus ; aux postérieures, seule
est visible une ombre médiane assez foncée et sinuée.
Armure génitale (pl. XXVI, fig. 311). — Sans caractère marquant, si ce n’est la
forme particulièrement rectiligne des branches latérales de la sterigma.
Distribution dans l'île. — ManaGascar SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana,
matsabory en dessous de l’'Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga) (1 &), (P. Viet-
le el P. Griveaud) (1 ©) ; piste de Mangindrano au Maromokotra, au Nord du pi-
ton coté 2 362 m, 2 310 m (P. Viette et P. Griveaud) (2) ibid., au Sud du piton co-
té 2 831 m, 2 500 m (id.) (9).
MapaGascar Esr : Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette).
— Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). — Environs de Périnet,
forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette ; P. Griveaud et R. Vieu) (tous 4).
MaDaGascar CENTRE : Est d’Ambatolampy, Est de Belanitra, Andranotobaka
et Ampolomita, 1400 m (P. Griveaud) (4). — Massif de l'Andringitra, Anjavidi-
lava, 2 005 m (P. Griveand) (9).
Répartition géographique. —- Madagascar.
Espèce de la pluvisilva récoltée en VIII, XI, XII, I, III, IV et V.
Biologie.
Source : MNHN, Paris
146 Y. DE LAJONQUIÈRE
Acosmetoptera nubenda n. sp.
(Q, pl. VI, fig. 131, comme Callopizoma)
En l'absence du mâle, encore inconnu, cette espèce pose un problème de clas-
sification assez embarrassant. Son faciès très particulier et la configuration assez
spéciale de ses genitalia, avec un ductus bursae important et recourbé vers l'inté-
rieur de l'abdomen, n’en facilite pas la solution. Néanmoins, il semble que Jon
puisse la placer, tout-au-moins provisoirement, dans le Genre Acosmetoptera qui
convient mieux que tout autre à ses caractères généraux et à la conformation de
ses antennes.
Une assez bonne série de femelles semble montrer que cette espèce n’est pas
rare et que sa répartition est assez étendue ; mais le mâle reste encore à décou-
vrir ou à déterminer comme tel.
Type. — Holotype : 1 Q (pl. VII, fig. 131), Madagascar Centre, plateaux de
YImerina, Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1200 m, 26-IX-1951 (P. Viette) (Mu-
séum, Paris).
Description. — &. Inconnu.
Q. Envergure : 53-67 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 26-
32 mm. Antennes entièrement noires, à pectinations courtes mais normalement
développées. Ensemble de la tête et du thorax beige clair ; abdomen et touffe ana-
le de même couleur.
Ailes antérieures de couleur fondamentale beige un peu plus foncé que celle
du corps, avec une très légère teinte lilacée ; l'espace médian est délimité par
deux lignes transversales légèrement plus foncées, l’une antémédiane sinueuse,
l’autre postmédiane présentant une sinuosité plus allongée ; à l'extrémité de la
cellule, un petit point sombre est bien apparent ; la couleur fondamentale est
assez nettement éclaircie dans la moitié de l’aile proche du bord interne et dans
la bande transversale qui sépare la ligne postdiscale de la ligne subterminale ;
celle-ci, composée de macules internervurales plus foncées, assez diffuses, irré-
gulièrement disposées, limite intérieurement la zone terminale, à nouveau plus fon-
cée et uniforme ; frange encore plus foncée.
Ailes postérieures uniformément bistre, plus claires que les antérieures ; om-
bre médiane diffuse peu accentuée et léger rembrunissement de la zone termi-
nale ; frange claire.
Verso des quatre ailes bistre, avec une très légère indication d’ombres mé-
dianes diffuses : frange plus foncée aux antérieures, plus claire aux postérieures.
Armure génitale (pl. XX, fig. 294). — A remarquer surtout le développement
du ductus bursae.
Distribution dans l'île. — Mapagascar Esr : Maroantsetra (J. Vadon) (1 Q,
paratype). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Mananilaza (P.
Soga) (1 9, paratype).
MapaGascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m (P. Vielte)
(Q, holotype, 3 9, paratypes).
Mapacascar Ouesr : Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190 m
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 147
(P. Griveaud) (1 Q, paratype). — Est de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy,
matsabory, 640 m (P. Viette et P. Griveaud) (1 @, paratype).
(paratypes : collections Centre O.R.S.T-O.M., Tananarive, Y. de Lajonquière,
Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. —— Madagascar.
Biologie. — Espèce mal connue récoltée en VII, X, XII, II et IL.
Phoenicladocera Y. de Lajonquière.
(de : po, palmier ; x6300, feuille de palmier ; xeçæx antenne)
Phoenicladocera Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M, 37, p. 173 (espèce
type : Phoenicladocera merina Y. de Lajonquière, 1970, désignée par l’auteur).
Description. — A ce Genre appartiennent des espèces de taille moyenne, à
ailes bien développées, jamais tronquées, d'aspect monochrome. Antennes à fasci-
culations diminuant régulièrement de longueur ; mais ces fasciculations sont
nettement plus courtes dans la rangée interne que dans la rangée externe où les
premières, proches de la base, montrent d’ailleurs un certain allongement. Yeux
velus. Palpes labiaux ne dépassant pas le front. Epiphyse tibiale très développée
et pointue. Griffes terminales du tarse de la paire prothoracique courtes et fortes.
Les femelles présentent souvent un dimorphisme accentué.
Nervation. — Aux ailes antérieures, la nervure 8 part de la tige commune aux
nervures 6 et 7 ; aux ailes postérieures 4 et 5 sont tigées et la cellule basale émet
une ou plusieurs nervures secondaires.
Armure géritale . alves allongées et pointues, assez fortes, courbées en
cornes de taureaux. Cubile bien développé, massif, les deux éléments ne se sépa-
rant qu’à l’approche de leur extrémité pour s’étendre un peu latéralement. Pénis
long et effilé, courbé ou formant un angle prononcé.
Armure génitale Q.— D'un type très simplifié et très constant ; bras latéraux
de la sterigma très minces et allongés :; ostium bursae et ductus bursae sans
caractères spéciaux ; bourse copulatrice dépourvue de signes particuliers ; apo-
physes antérieures et postérieures longues et fines.
Répartition géographique. — Madagascar.
Remarques. — Ce Genre compte, dans le Groupe II, le plus grand nombre
d'espèces. Celles-ci conservent presque toujours la forme d'ailes du Genre Acos-
meloptera, mais elles s’en différencient par des dessins plus accentués, et notam-
ment par une longue ligne oblique postmédiane, généralement bien accusée, Dans
leur ensemble, elles restent dans une gamme de tons fauves à rougeûtres.
Cependant, la séparation du Genre Phoenicladocera est principalement basée
sur la nature des valves, plus courtes, moins effilées et de section moins plate.
Les antennes des mâles sont bien celles du Groupe IT, avec toutefois une dimi-
nution de longueur moins accusée des fasciculations de base du rang externe, et
un port plus redressé.
Quant aux femelles, assez différentes des mâles, elles montrent des antennes
dont les fasciculations de base sont, en général, moins réduites que dans le Gen-
re précédent.
Source :
MNHN, Paris
148 Y. DE LAJONQUIÈRE
‘TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mâles
1. Ailes antérieures avec la ligne postdiscale non doublée de clair + 2
__ Ailes antérieures avec la ligne postdiscale claire ou doublée de clair. 9
2. Ailes antérieures avec un point blanc di: “ocellulaire bien apparent . Ë
_ Ailes antérieures avec un point discocellulaire extrêmement petit,
OUs DEN, OU MANQUANT ee RE eue d'A 4 Co h
3. Antennes à flagellum brun ou noir . + + + + + + + + + : 4
©! Antennes à flagellum de jaune foncé à fauve. . : . . : Ph. toulgoeti
4. Couleur des ailes antérieures fauve. + + + + : fs ramasse 5
— Couleur des ailes antérieures brun rouge où brun violacé oc 6
5. Taille moyenne : envergure inférieure à 45 mm. . + + + : Ph. merina
— Grande taille : envergure supérieure à 50 mm : : + : : Ph. griveaudi
6. Taille très petite : envergure inférieure à 25 mm. Point discocellulaire
des ailes antérieures parfois absent . + + + : + : Ph. vulpicolor
__ Taille moyenne : envergure de 40 mm env. Ailes antérieures avec le
point discocellulaire le plus souvent très grand et ovale . . . Ph. viettei
7. Antennes à flagellum de brun noir à noir . . . PER TSU SELS 8
_— Antennes à flagellum roux. Ailes étroites, étirées en longueur . Ph. parvinota
8. Ailes antérieures plutôt allongées, avec la partie distale à reflet sati-
nÉMSER ES NON Er RULES Es Done Ph. nitescens
— Ailes antérieures assez larges, uniformément châtain et sans reflet sa-
Ciné ei scene Sicukiiec do-2sbunis- vais - isa Phaherpuloti
9. Aïles antérieures étirées en longueur . + 4 + + + + + + 10
_— Ailes antérieures larges et arrondies . : . . . . . Ph. wintreberti
10. Ailes de couleur fauve ; ailes antérieures, avec la ligne postdiscale
jaune et le point discocellulaire petit . . : + + Ph. xanthogramma
_ Ailes de couleur gris jaune, gris lilas ou brique ; ailes antérieures, avec
la ligne postdiscale de même couleur, mais plus pâle . : : : Pb. turtur
Femelles
Ailes antérieures avec la ligne postdiscale non doublée de clair . . 2
__ Ailes antérieures avec la ligne postdiscale claire ou doublée de clair . 8
2. Aïles antérieures avec un point discocellulaire blanc et bien marqué . 3
__ Aïles antérieures avec le point discocellulaire soit blanc, mais minus-
cule, soit manquant, soit brun noir . . . + + + + + + + : ÿÉ
3. Ailes antérieures de couleur brun café-au-lait . . + + + + +
_ Ailes antérieures autrement colorées . . + + : + + + + : : 5
4. Recto des ailes postérieures avec une ombre médiane. Ailes antérieures
avec le point discocellulaire bien marqué . . : . . . Ph. merina
_ Recto des ailes postérieures sans ombre médiane. Ailes antérieures avec
le point discocellulaire très petit, souvent manquant . . . Ph. vulpicolor
Gr
Ailes antérieures de couleur fauve, avec la partie terminale à reflet sa-
tiné. Grande taille : envergure supérieure à 70 mm. . . . Ph. griveaudi
_— Ailes antérieures de couleur brun rougeâtre . ER TM be Enr 6
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 149
6. Ailes antérieures brun foncé Re, avec le point discocellulaire
blanc, grand et ovale . . . : . Ph. viettei
— Ailes antérieures brun fauve, avec ile point discocellulaire blanc, rond
Et petite TEE ER 2e + + + + + + Ph. toulgoeti
7. Ailes antérieures châtain, avec le point discocellulaire blanc minuscule,
ou gris, ou absent . . . . . . Ph. herbuloti
TE “iles antérieures "et postérieures jaune foncé ans tdessiniautre quan
croissant discocellulaire foncé . . . . . . . . . . Ph. nitescens
8. Aïles antérieures étirées en longueur, avec la ligne postdiscale droite . 9
-— Ailes antérieures plutôt mess avec la Anse postdiscale un peu sinu-
euse 4. 4. . LB + + + + + Ph: wintreberti
9. Ailes antérieures de jaune brun à acajou, avec la ligne postdiscale jau-
ner + + : Ph. xanthogramma
— Ailes torrent ta is bleuté ou roûge brique, : avec la ligne postdiscale
BTIS jaune L 1 AMEN RARES NET Les LAS UMP Ph. turtur
Phoenicladocera merina Y. de Lajonquière
(&, pl. IV, fig. 61 ; ©, pl. IX, fig. 132)
à Honcaiees merina Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R.S.T.O.M., 37, p. 174,
pl. 14, fig. 6.
Phoenicladocera merina forme celsivolans Y. de Lajonquière, 1970, ibid., 37 p. 175.
Types. — merina. Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 61), Madagascar Sambirano, mas-
sif du Tsaratanana, piste de Mangindrano au Maromokotra, au Nord du piton
coté 2362 m, 2310 m, 9/12-X1-1966 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
merina forme celsivolans. Holotype : 1 4, Madagascar Centre, massif de l’An-
karatra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m, 19-11-1952 (P. Vietle) (Mu-
séum, Paris).
Description. — 4. Envergure 43 mm env. : longueur du bord costal des ailes
antérieures : 19 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaune fon-
cé. Tête, thorax, collier et ptérygodes de la couleur des ailes antérieures. Epi-
physe tibiale : figure 56 du tableau [vi
Ailes antérieures de couleur fauve rougeâtre, légèrement plus foncée dans la
moitié basale avec un léger reflet violacé ; deux lignes transversales plus foncées,
l’une antédiscale plus ou moins apparente, l'autre postmédiane fortement marquée
et partant aux deux tiers environ du bord costal pour aboutir approximativement
au milieu du bord interne, délimitant une aire centrale grossièrement triangulaire
sur laquelle se détache, d’une façon particulièrement frappante, un gros point d’un
blanc pur, cerclé de noir, situé à l'extrémité de la cellule ; la ligne postmédiane
ci-dessus mentionnée est très légèrement en forme d’S ou presque droite ; la partie
de l'aile qui lui est extérieure est elle-même partagée en deux bandes transversales
de largeur sensiblement égale par une double rangée de points assez diffus mais
généralement bien apparents qui délimitent à leur tour, d’abord une bande post-
discale où le reflet violacé est particulièrement accentué, ensuite un espace ter-
minal plus clair et concolore : frange très courte et foncée.
Aïles postérieures fauve clair uni, pratiquement sans marque avec une frange
nettement plus claire.
Source : MNHN, Paris
150 Y. DE LAJONQUIÈRE
Verso des quatre ailes uniformément bistre chamois, avec le point discal blanc
bien marqué, ainsi que les ombres médianes.
Forme celsivolans. — Nettement plus petite, à couleur fondamentale plus jaune
et non rougeâtre, à dessins noirs plus accusés et à aspect plus contrasté.
Armure génitale (pl. XVIII, fig. 231) . — La figure est celle d’un exemplaire
appartenant à la forme celsivolans. Elle est identique en tous points à l’armure de
la forme nominative.
Q. Envergure : 45-53 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
22-27 mm env. Antennes à flagellum noir, à fasciculations jaunes, très courtes
à la base, puis assez longues en approchant de l’apex. Tête, collier, ptérygodes,
thorax et abdomen du roux au brun ; palpes labiaux et pattes plus foncés, d’un
brun roux.
Ailes antérieures de la couleur du thorax dans leur moitié basale, légèrement
plus claires dans leur partie externe ; ligne extrabasilaire très peu ou pas in-
diquée ; point blanc discocellulaire très apparent, comme chez le mâle, cerclé
de noir : ligne postmédiane noire, assez épaisse, ressortant très nettement et
pratiquement droite, barrant l'aile obliquement depuis un peu avant l’apex jus-
qu’au milieu du bord interne ; faible ligne subterminale fortement dentée, frange
à peine plus claire.
Ailes postérieures uniformément de la même couleur que la partie terminale
des ailes antérieures ; ombre médiane noirâtre, imprécise ; frange plus claire.
Verso des quatre ailes de même couleur, uniformément répandue, que la partie
foncée des ailes antérieures : ombres médianes nettes et généralement bien appa-
rentes, légèrement sinuées aux ailes antérieures et un peu courbes aux ailes posté-
rieures.
Forme celsivolans. — Plus petite que la forme nominative, mesurant 42 mm
d'envergure pour une longueur du bord costal des ailes antérieures de 21 mm. Sa
couleur est nettement plus claire que celle des femelles normales et est d’un fauve
clair jaunâtre ; par ailleurs, toutes les autres marques ou dessins sont identiques.
Armure génitale (pl. XXVI, fig. 303). — Les genitalia représentés sont ceux de
la femelle allotype dont l’imago est figuré planche IX, figure 132.
Distribution dans l'île. — Mapacascar SAmgirano : Région du Tsaratanana,
Nord-Ouest de Mangindrano, Analabana, 1 640 m (P. Soga). — Massif du Tsarata-
nana (versant Ouest), vallée de l’Andavaka, 1 850 m (P. Soga) ; (versant Sud),
Andohananalila, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous de lAndohanisam-
birano 2050 m (P. Soga, P. Viette et P. Griveaud) ; piste de Mangindrano au
Maromokotra, au Nord du piton coté 2 362 m, 2 310 m (P. Viette et P. Griveaud) ;
ibid., au Sud du piton coté 2 831 m, 2 500 (id.).
MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, An-
dasy IT, 1 300 m (P. Griveaud), 1 550 m (P. Soga) ; Anjanaharibe Sud, 1 600 m ; Am-
batosoratra, sommet, 1 700 m ; Anjanaharibe Nord, 1750 m ; Marojejy-Ouest,
1140 met 1850 m (tous P. Soga). — Pourtour de la 3° réserve naturelle
intégrale, route de Manakambabhi Est, environs de Nosivola, 1000, m (P.
Viette). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalazy, Ambatovositra (P. So-
ga). — Région d’Ambatondrazaka, Bemanavy et Mananilazy (P. Soga). — Route
de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m (P. Griveaud et R. Vieu). — 6 km au
Nord-Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 151
MapaGascar CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Viette). — Nord d’Ankazobe,
lambeaux forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1 500 m env. (P. Griveaud et
R. Vieu). — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m (P.
Viette) ; forêt d’Antarivady, 2 130 m (P. Vielte et P. Griveaud). — Est d'Ambato-
lampy, Est de Belanitra, Andranotobaka et Ampolomita, 1 400 m (P. Griveaud). —
Pays Betsileo, route du Sud, km 302 [2951, 1 600 m (P. Viette). Environs d’Am-
bohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina, 1 400 m (P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de Ia pluvisilva, principalement d'altitude, récoltée en VII,
XL, XI, I, I, TU, IV et V.
Remarque. — Il est intéressant de constater que les exemplaires que j'ai pu
voir appartenant à la forme celsivolans ont tous été capturés à l'altitude intermé-
diaire de 1 850 m - 1 900 m. Il serait important de voir si des conditions écologi-
ques particulières et des localisations bien déterminées ne permettraient pas d'éle-
ver cette forme au rang de sous-espèce.
Phoenicladocera nitescens n. Sp.
C&, pl. IV, fig. 72 ; ©, pl. IX, fig. 142)
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 72), Madagascar Sambirano, route du Haut
Sambirano, 10 km d’Ambanja, col du Bekaka, 140 m, 16/17-X11-1963 (P. Vielte et P.
Soga) (Muséum, Paris).
Description: — «4. Envergure : 42-45 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 21 à 23 mm env. Antennes à flagellum brun noir et à fasciculations
jaune foncé. Tête, palpes labiaux, collier, ptérygodes et dessus du thorax fauve
vif ; dessous du thorax et abdomen plus clairs. Epiphyse tibiale (tabl. Ii, fig.
65) très grande et épaisse.
Ailes antérieures bien conformes au type du Genre, l'aile étant coupée obli-
quement par une ligne postmédiane brun noir, très légèrement flexueuse, partant
de la zone voisine de l’apex, un peu au-dessous de la côte, et venant aboutir au mi-
lieu du bord interne ; en decà de cette ligne, les aires basale et médiane sont fauve
vif comme le thorax, quelquefois un peu plus jaunâtres, monochromes, sans autres
marques qu'un léger croissant noirâtre, non pupillé de blanc, à l'extrémité de la
cellule, et, parfois, la faible trace d’une ligne extrabasilaire également noirâtre ;
au-delà de la ligne postmédiane, on trouve d’abord une bande transversale
brillante, avec un reflet lilacé, qui se perd, sans limite précise, dans la
zone terminale, de nouveau fauve quoique dans une tonalité plus claire que
celle de la partie proximale de l'aile : en fait, cette bande lilacée brillante devrait
être limitée par la double ligne punctiforme subterminale habituelle, mais chez
cette espèce, celle-ci est quasi complètement effacée ne se laissant quelquefois de-
viner chez certains exemplaires que par quelques afomes plus foncés épars ; frange
très courte plus foncée.
Ailes postérieures de couleur analogue à celle des ailes antérieures, mais un peu
plus claire ; la teinte fauve prend une couleur légèrement rougeâtre dans la moitié
basale de l'aile, et un peu plus claire dans la moitié distale, sans que la limite, d'ail-
leurs imprécise, de ces deux teintes soit marquée par une ligne ou ombre médiane
quelconque ; frange d'un fauve jaunâtre clair.
Source : MNHN, Paris
152 Y. DE LAJONQUIÈRE
Verso des quatre ailes uniformément fauve rougeâtre, avec cependant les z0nes
terminales un peu plus claires, après la marque assez pâle d'ombres médianes
brun rougeâtre.
Armure génitale (pl. XI, fig. 240). — Ne se différencie guère, en dehors de sa
grande taille que par la courbure à angle droit du pénis, dont la pointe est, par
ailleurs, relevée.
Q. Bien qu'étant d'un dimorphisme assez accentué et qu'ayant été capturées
dans un lieu assez éloigné de ceux où ont été pris les mâles décrits ci-dessus,
rois que l'on peut considérer comme étant des femelles de Ph. nitescens plusieurs
exemplaires, dont l'un est représenté planche IX, figure 142.
Envergure : 72 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 85
mm env, Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaunes bien développées
dès la base dans le rang externe, mais en forme d'écailles triangulaires dans la
partie proximale du rang interne, Tête, palpes labiaux, thorax, pattes et abdomen
monochromes, jaune foncé.
Ailes antérieures uniformément jaune foncé, absolument sans marques ou des-
sins quelconques à l'exception d'un croissant brun noir à l'extrémité de la cellule ;
frange un peu plus claire.
Ailes postérieures de couleur identique à celle des ailes antérieures, sans
aucune marque ni dessin ; franges plus clair
Verso des quatre ailes d’une même couleur jaune uniformément répartie ; légè-
re transparence du croissant discocellulaire ; franges plus claires.
Armure génitale. — Voir la figure 310 de la planche XXVI.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Route du Haut Sambirano,
10 km d’Ambanja, col du Bekaka, 140 m (P. Viette et P. Soga). — District
d’Ambanja, Nord de Beangona-Ambevy, vallée d’Antremabe, 400 m (P. Soga).
= Massif du Tsaratanana (versant Sud), ‘Andohananalila, 1 850 m (P. Soga) (2 9).
Manacascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m (P. Griveaud) ;
réserve naturelle intégrale n° 12, Andrakata (P. Soga). — Route de Sambava à An-
dapa, Belalona, 100 m (P. Griveaud, À. Peyrieras et P. Viette).— Route d’Anosibe,
Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud) (2 ©).
Mapagascar CENTRE : Ouest du lac Alaotra, route d’Andriamena, forêt d’Andra-
nobe, 1 220 m, 1 250 m (P. Griveaud) G 9).
(paratypes (4 seulement) : collections Centre O.R.S.T.O-M,, Tananarive, Y.
de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en VIII, TX, XE, XI, II et TT.
Phoenicladocera vulpicolor (Kenrick)
(a, pl. IV, fig. 66 ; ©, pl. IX, fig. 133)
Lerodes vutpicolor Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 591, pl: 32, fig.
18 (G).
Srodes vulpicolor Kenrick; Aumuvizus, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 265, pl. 37 d.
Lerodes vulpicolor Kenrick; Couuwn, 1936, in E. Srnanp, Lepid. Cat, pars 73, P.
418 (Anhang).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 153
Cette espèce est extrêmement voisine de Ph. merina, dont elle semble être, à
première vue, une simple réduction ; sa détermination présente parfois quelque
difficulté. D'autre part, elle peut varier de taille assez considérablement, surtout
les femelles dont certaines sont aussi grandes, où même plus grandes que celles de
Ph. merina bien que les mâles soient nettement plus petits.
Type. — Lectotype : 1 &, « Central Madagascar, 2500 ft, Jan.-March 1911 »
(F. B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forèt d’Analamazaotra] (British
Museum, N. H.).
Description. — &. Envergure : 17-22 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 14 à 15 mm env. Antennes de couleur tabac et à flagellum brun :
différentes ainsi des antennes de Ph. merina dont le flagellum est noir et les fas-
ciculations jaunes. Tête, thorax, et abdomen brun rouge. Epiphyse tibiale : voir
la figure 59 du tableau Ii.
Ailes antérieures de couleur générale brun rouge foncé, un peu plus brunâtre
et plus terne que celle de Ph. merina ; les dessins sont pratiquement les mêmes, à
quelques détails près : c’est ainsi que la ligne postmédiane, très fortement marquée
chez Ph. merina, ressort moins vigoureusement chez Ph. vulpicolor, étant plus
pâle et moins droite par le fait qu’elle part perpendiculairement et non oblique-
ment de la côte, plus loin de l’apex, et décrit très vite un coude au niveau des ner-
vures 6-7 pour reprendre sa direction rectiligne vers le bord interne ; le point
blanc discocellulaire est plus petit et généralement plus terne ; par contre, la
ligne subterminale est presque toujours très bien marquée par une double ran-
gée de petits points noirs en quinconces, remplaçant la ligne anguleuse de Ph.
merina ; frange plus foncée.
Aïles postérieures entièrement brun rougeâtre, plus foncées que chez Ph.
merina, sans marques.
Verso des quatre ailes brun rougeâtre, un peu plus foncé dans l'aire sous-cos-
tale aux ailes antérieures, et plus clair dans l’aire terminale ; les quatre ailes sont
traversées par des ombres médianes peu accusées et diffuses, généralement moins
nettes que chez Ph. merina.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 233). — Par rapport à l'armure de Ph. merina,
les valves accusent la forme moins aiguë de leurs extrémités, le cubile a une for-
me quelque peu différente et le pénis est beaucoup plus courbé.
9. Envergure : 37-60 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
19-30 mm env. Antennes à flagellum brun noir ou noir et à fasciculations jaunes,
très courtes dans la première moitié. Tête, thorax et pattes bruns, abdomen légè-
rement plus clair.
Ailes antérieures de couleur fondamentale d’un brun plus ou moins clair, la
moitié basale étant légèrement plus foncée ainsi que la frange ; très ressemblantes
à celles de Ph. merina, elles s’en différencient cependant : (a) comme chez les
mâles, par la ligne postmédiane coudée un peu au dessous de la côte, et moins
accusée, (b) par le point discocellulaire plus petit, et (c) par Ja ligne subtermi-
nale punctiforme, identique à celle des mâles, alors que cette même ligne est des-
sinée en zig-zags irréguliers chez les femelles de Ph. merina.
Ailes postérieures : entièrement brunes, de même tonalité que l'aire terminale
des antérieures ; sans marques ni dessins : frange concolore.
Verso des quatre ailes : uniformément bistre, sans dessins ni ombres médianes,
alors que chez les femelles de Ph. merina, celles-ci sont bien apparentes.
Armure génitale. — Voir la figure 306 de la planche XXVI.
Source : MNHN, Paris
154 Y. DE LAJONQUIÈRE
Distribution dans l’île. — MapaGascar EST : Massif du Marojejy, réserve na-
turelle intégrale n° 12, Anjanaharibe Nord, 1750 m (P. Soga). — Pourtour de la
3° réserve naturelle intégrale, route de Manakambahiny Est, environs de Nosivola,
1000 m (P. Viette). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Ambato-
vositra (P. Soga) ; Mananilazy (P. Soga). — Région d’Ambatondrazaka, Andrano-
mandevy (Didy), 1039 m (P. Griveaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka,
1100 m (P. Vielte). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (F. B.
Pratt, P. Viette) ; concession R. Izouard, 1 025 m (P. Viette et P. Griveaud).
Manacascar CenrRe : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1380 m CP. Griveaud, J. Vadon et P. Viete). — La Mandraka, 1200 m (P- Vielle,
B, Türlin). — Forèt à l'Est du lac de Mantasoa. Andrangoloaka, 1 389 m (P. Gri-
veaud). — Mantasoa, 1 500 m (B. Turlin). — Station forestière d'Angavokely (Ca-
rion), Angavobe, 1 700 m (P. Soga). — Nord d'Ankazobe, lambeaux forestiers du
tampoketsa d’Ambohitantely, 1 600 m (P. Griveaud). — Massif de PAnkaratra, Man-
jakatompo (G. Cadorel) ; forèt d'Ambahona, 1 850 m (P. Viette) ; forêt d’Antari-
Vady, 2130 m (P. Viette el P. Griveaud). — Est d'Ambatolampy, Est de Belanitra,
Ampolomita et Andranotobaka, 1 400 m (P. Griveaud). — Pays Betsileo, route du
Sud, km 302 [295], forèt d'Ambatofitorahana, 1 600 m (P. Viette). — Environs
d'Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d'Ankafina, 1 400 m (P. Griveaud).
© Massif de l'Andringitra, forêt Vakoana, Ambalamarovandana, 1 530 m ; forêt
Imaitso, Anjavidalava, 2 030 m ; plateau Soaindrana, 2 070 m ; cirque Boby, 2 500
m (tous P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, plus fréquente dans le domaine du Cen-
tre, capturée en VII, X, XI, XI, L, IE, II, IV et V.
Phoenicladocera griveaudi n. sp.
(a, pl. IV, fig. 68 ; ©, pl. IX, fig. 137)
Une des plus grandes espèces du Genre, ressemblant beaucoup à Ph. merina,
mais dont la détermination est rendue très facile par sa grande taille et par ses
ailes aliongées.
Type. — Holotype : 1 & (pli IV. fig. 68), Madagascar Est, route d’Anosibe, Am-
pitameloka, 840 m, 6-VIII-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure : 54 mm ; longueur du bord costal des ailes an-
térieures : 24 mm env. Antennes à flagellum brun foncé et à fasciculations jaunes.
ête, palpes labiaux, collier, ptérygodes et dessus du thorax, fauve vif ; pattes
et abdomen plus clairs. Epiphyse tibiale : tabl. I vi, fig. 62.
Ailes antérieures : même type de dessin que Ph. merina, avec une forte ligne
postmédiane noirâtre, à peine sinuée, barrant l'aile obliquement depuis la région
préapicale jusqu’au milieu du bord interne ; en deçà de cette ligne, toute la par-
tie basale est de couleur fauve vif, comme le thorax, avec, comme seule marque,
un point discocellulaire blanc cerclé de noir ; au-delà de la ligne postmédiane
la partie externe de l'aile est uniformément d’un fauve plus clair, sans dessins ;
frange très courte, plus foncée.
Aïles postérieures d'un fauve jaunâtre uniforme, plus claires que les anté-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 155
rieures, sans dessins, mais avec la vague indication d’une ombre médiane rou-
geâtre ; frange plus claire, avec un liseré fauve plus foncé à sa base.
Verso des quatre ailes uniformément roux fauve, seulement barré par des
ombres médianes rougeâtres, celle des ailes antérieures étant l’envers de la ligne
postdiscale,
Armure génilale (pl. XIX, fig. 238). — Ne présente de particularités, en dehors
de sa grande taille, que par la forme du pénis dont la pointe est relevée en for-
me de sahot.
9. Envergure : 72-80 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
35 à 39 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaunes très courtes
à leur base. Tête, thorax, pattes et dessous de l'abdomen fauves : dessus de l’abdo-
men et touffe anale un peu plus clairs.
Ailes antérieures avec les mêmes dessins que chez le mâle et la même dis-
tribution des teintes fauves ; on distingue cependant, dans la partie basale, une
faible indication d’une ligne très fine, noirâtre, extrabasilaire, puis, dans la par-
tie externe, le dessin très net d’une ligne subterminale formée par une double
rangée de petits points noirs disposés en quinconces, mais reliés par groupes de
trois et formant ainsi une succession de chevrons internervuraux : l'aire subter-
minale a un reflet soyeux et rosé, qui fait place de nouveau à la couleur fauve
le long du bord terminal ; frange concolore,
Verso des quatre ailes uniformément marron clair, à peine éclairci dans les
zones discales ; ombres médianes plus foncées, bien apparentes ; frange plus fon-
cée.
Armure génitale. — Voir la figure 307 de la planche XXVI.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Non» : Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m (P. Viette).
MaDaGascar Esr : Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Manani-
laza (P. Soga). — Route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud) (1 9, allo-
type).
(allotype : Muséum, Paris ; paratypes : collections Y. de Lajonquière, Bor-
deaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, à distribution mal connue et capturée en
VI, VIII et XII.
Phoenicladocera herbuloti n. sp.
CG, pl. IV, fig. 64 ; ©, pl. IX, fig. 138)
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 64), Madagascar Est, réserve naturelle
intégrale II, Andranomalaza, Ambatovositra, III-1957 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 37 à 39 mm ; longueur du bord costal des ai-
les antérieures : 17 à 18 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jau-
nes. Tét2, palpes labiaux, thorax, collier, ptérygodes et pattes, châtain clair : ab-
domen et touffe anale un peu plus pâles. Epiphyse tibiale (tabl. I dr, fig. 58) re-
marquablement importante pour la petite taille de l’Insecte.
Ailes antérieures uniformément de la couleur du thorax, châtain, avec un très
Source : MNHN, Paris
156 Y. DE LAJONQUIÈRE
léger éclaircissement dans la zone terminale ; l’espace médian, de même couleur
que le reste de l'aile, est bien délimité, d'abord par une ligne extrabasilaire plus
foncée, pratiquement droite et perpendiculaire à la côte, ensuite par une ligne
pestdiscale, de même couleur que la précédente, droite, mais un peu moins obli-
que que chez Ph. merina et Ph. griveaudi par suite de son départ de la côte légè-
rement plus loin de l’apex ; très petit point blanc discocellulaire, le plus souvent
inexistant ; frange très courte, un peu plus foncée.
Ailes postérieures de même couleur que les ailes antérieures, mais avec une
ombre médiane diffuse, assez pâle et peu marquée ; frange blanchâtre.
Verso des quatre ailes uniformément châtain ; ombres médianes obliques,
rectilignes, larges et bien apparentes, brun foncé.
Armure génitale (pi. VIN, fig. 232). — Très voisine des précédentes, elle se
rapproche davantage encore de l'armure de Ph. griveaudi par la forme du pénis,
à l'extrémité relevée en sabot.
Q. Envergure : 54 mm env. ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 27
mm env. Antennes à flagellum brun noir et à fasciculations jaunes. Tête et corps
de la couleur des ailes.
Ailes antérieures uniformément couleur châtain, plus ou moins clair ; ligne
postmédiane identique à celle du mâle ; point blanc discocellulaire minuscule où
même inexistant ; chez les exemplaires foncés, on peut distinguer une très faible
indication de la ligne extrabasilaire, ainsi qu'une ligne subterminale anguleuse,
un peu plus foncée que le fond de l'aile ; chez les exemplaires clairs, ces marques
sont inexistantes ; frange un peu plus foncée.
Ailes postérieures uniformément de même couleur que les ailes antérieures.
Verso des quatre ailes de même couleur uniforme que le recto : ombres mé-
dianes légèrement sinuées, bien visibles.
Armure génitale. — On voudra bien se reporter à la figure 305 de la planche
XXVI.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana,
matsabory en dessous de l'Andohanisambirano, 1 900 m [2 050 m] (P. Soga).
Mapacascan Esr : Réserve naturelle intégrale II!, Andranomalaza, Ambatovo-
sitra (P. Sogu) (1 9, allotype).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Comme la précédente espèce, récoltée en III et IV.
Phoenicladocera parvinota (M. Hering)
(&, pl. IV, fig. 65)
Napta parvinota (Mabille MS.) M. Hering, 1928, Mitt. Zool. Mus. in Berlin, 14 (8/4), p
497.
Napta parvinota Hering; Coruier, 1936, in E. Si
Le mâle de cette espèce a été figuré par AURIVI
d. Erde, 14, pl. 37 e, sous le nom de solida G.
nan, Lepid. Cat. pars 73, p. 419.
us, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett
Par la forme de ses ailes antérieures, étroites et allongées, cette petite espèce
évoque assurément le Genre Napta dans lequel E. M. HERING l'avait classée, mais
l'examen des antennes, de la nervation et de l’armure génitale mâle ne laisse au-
cun doute sur son appartenance au Genre Phoenicladocera ; elle y fait cependant
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 157
figure assez insolite par suite de ses ailes étirées en longueur, ainsi que par l’atté-
nuation de la ligne oblique postdiscale, présente mais peu accentuée.
Type. — Lectotype :1 , « Madagascar » (d'après la description originale)
(genitalia, prép. Y. de Lajonquière n°nvs 1-68) (Zool. Mus., Humboldt Univers.
Berlin).
Description. — S (lectotype, pl. IV, fig. 65). Envergure : 35 mm ; longueur
du bord costal des ailes antérieures : 17 mm env. Antennes rousses. Tête et thorax
de la couleur des ailes antérieures ; abdomen un peu plus grisâtre. Epiphyse
tibiale : voir la figure 60 du tableau I bis,
Ailes antérieures de couleur fondamentale d’un roux ochracé, légèrement
éclairé de jaunâtre à l'extérieur de la ligne dentée brune précédent l’espace ter-
minal ; les marques suivantes apparaissent très nettement en jaune franc : (@)
une bande longitudinale étroite partant de l'extrémité de la cellule, limitée par
les nervures 5 et 6, et se perdant dans la couleur du fond après avoir été coupée
par la ligne postmédiane brun pâle rectiligne, (b) une tache subtriangulaire basa-
le, coupée en son milieu par la ligne extrabasilaire brun roux ; petit point disco-
cellulaire brun, non pupillé ; la ligne subterminale, assez pâle, est composée de
chevrons successifs lui donnant un aspect denté : frange très courte, jaune,
Ailes postérieures uniformément bistre jaunâtre ; frange jaune.
Verso des quatre ailes uniformément roux,
Armure génitale (pl. XVII, fig. 235). — Malgré la destruction par un Anthrè-
ne d’une partie du cubile, la similitude de cette armure et de ses voisines est
frappante.
&. Inconnue.
Répartition géographique. — Madagascar.
Remarque. — Je crois savoir qu’il existe deux autres exemplaires mâles de
cette espèce dans la série originaire, mais je ne les ai pas examinés.
Phenicladocera toulgoeti n. sp.
(a, pl. IV, fig. 63 ; ©, pl. IX, fig. 135)
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Est, région de Sambava, réserve natu-
relle intégrale XIT, Marojejy-Ouest, 1 600 m, X1-1959 (P. Soga) (Muséum, Paris).
Description. — &. Envergure : 38 mm env. ; longueur du bord costal des ai-
les antérieures : 18 mm env. Antennes à flagellum jaune foncé et à fasciculations
jaune un peu plus clair. Tête, palpes labiaux, collier et ptérygodes couleur aca-
jou : thorax concolore ou jaune vieil or ; abdomen légèrement plus clair, Epiphy-
se tibiale : tabl. I vi, fig. 57.
Ailes antérieures de couleur fondamentale jaune vieil or, parfois fauve, ressor-
taut d’une façon particulièrement frappante dans la partie médiane de l'aile ;
cette partie est délimitée Par une ligne extrabasilaire brun rouge, très oblique,
d'une part, et par une ligne postmédiane de même couleur, d'autre part, qui, par-
tant de la côte au dernier quart avant l'apex, est d’abord parallèle au bord exler-
ne, puis s’infléchit vers la base de l'aile ; Ce qui caractérise essentiellement cette
espèce, c’est que la jonction de ces deux lignes se situe un peu au dessus du bord
Source : MNHN, Paris
158 Y. DE LAJONQUIÈRE
interne, au premier tiers environ de celui-ci ; une large aire subtriangulaire
jaune foncé, on fauve, est ainsi délimitée, sur laquelle se détache seulement un
petit point blanc discocellulaire, ovoïde et cerclé finement de noirâtre ; à mi-
distance environ du bord externe et de la ligne postmédiane, une double rangée
de points noirâtres, disposés en quinconces parallèlement à cette dernière, forme
la ligne subterminale ; elle détermine ainsi une bande transversale postmédiane
dont la moitié inférieure envahie de brun rouge est régulièrement interrompue
sur le trajet de chaque nervure qui reste inscrit en jaune foncé ou en fauve ; la
couleur brun rouge s'étend le long du bord interne, en direction de la base de l’ai-
le, et, passant sous le point de jonction des lignes postmédiane et extrabasilaire,
vient envahir la base de l'aile, de telle sorte que aire subtriangulaire médiane
jaune foncé ou fauve est presque entièrement encerclée de brun rouge sur ses
deux côtés autres que le bord costal ; l'aire subterminale, au delà de la ligne
punctiforme, est de même couleur que l'aire médiane avec, parfois cependant,
des taches internervurales de la coloration brun rouge pâle ; frange brun rouge
foncé.
Ailes postérieures brun rougeâtre, avec le trajet des nervures inscrit en jaune
dans la partie externe de l'aile ; frange concolore.
Verso des quatre ailes jaune foncé, teinté de rougeñtre dans les espaces inter-
nervuraux ainsi que le long des bords costaux et à la base des ailes ; transparence
des points discocellulaires à peine visible.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 234). — Très voisine de celle des précédentes
espèces.
Q. Plus grande que le mâle, envergure : 50 mm et longueur du bord costal
des ailes antérieures : 24 mm. Dessins et marques des ailes antérieures identi-
ques à ceux du mâle, mais dans une teinte générale plus assombrie, d’un brun
rougeûtre.
Armure génitale. — Noir la figure 304 de la planche XXVI.
Distribution dans l'île. — Mapagascar SamBirano : Contreforts du ‘Psarata-
nana, Haut Sambirano, vallée de la Besanetrikely, 1 100 m (P. Vielte). — Massif
du Tsaratanana, piste de Mangindrano au Maromokotra, au Nord du piton coté
2362 m, 2310 m (P. Viette el P. Griveaud).
Mapacascan Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Be-
ondroka, 1200 m (P. Soga) ; Andasy Il, 1300 m (P. Griveaud) ; matsabory du
sommet, 2030 m (P. Griveaud, P. Soga) ; Marojejy-Ouest, 1 600 m et 1850 m
(1 9, allotype) (P. Soga).
(allotype : Muséum, Paris ; paratypes : collections Centre O.R.S.T.O.M., Tana-
narive, Ÿ. de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. —— Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva des massifs montagneux du Nord de Ma-
dagascar, capturée en VII, XI, XH, et II.
Détermination. Cette espèce est très voisine de P. merina et surtout de sa
forme celsivolans. Elle s’en distingue cependant par l’obliquité nettement plus
accentuée de sa ligne postmédiane qui permet à l'aire triangulaire médiane
d’avoir son sommet inférieur, régulièrement formé, au dessus du bord interne,
tandis qu’il est tronqué chez Ph. merina où les lignes postmédiane et éxtrabasi-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 159
laire ne se rejoindraient idéalement qu’en dehors de l'aile ; enfin, par la taille
beaucoup plus petite et l'aspect moins apparent du point blanc discocellulaire,
ainsi que par l’absence de tout reflet satiné.
Phoenicladocera viettei Y. de Lajonquière
(a, pl. IV, fig. 69 ; ©, pl. IX, fig. 134)
Phoenicladocera viettei Y. de Lajonquière, 1970, Mém. de l'O.R-S.T.O.M., 37, p. 116,
pl. 14, fig. 8.
Par son apparence première cette belle espèce rompt quelque peu avec l’as-
pect assez unifié de celles qui composent ce Genre. Volant dans le massif du Tsa.
ratanana, dans un des sites les plus difficilement accessibles des monts malga-
ches, elle porte sur ses ailes l’assombrissement et, tout à la fois, l’éclat des coloris
des faunes de hautes montagnes.
Type. — Holotype : 1 G (pl. IV, fig. 69), Madagascar Sambirano, massif du
Tsaratanana, piste de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté
2831 m, 2500 m, 13/15-X1-1966 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — G. Envergure : 40 mm ; longueur du bord costal des ailes an-
térieures : 19 mm env. Antennes à flagellum brun et à fasciculations jaune foncé.
Tête, thorax et collier brun chocolat foncé 3 ptérygodes parfois de couleur fauve
foncé ; abdomen plus clair. Epiphyse tibiale : tabl. I vs, fig. 63.
Aux ailes antérieures, comme chez les autres espèces du Genre, en majeure
partie tout au moins, les deux lignes anté- et postmédiane, ici d’un noir franc,
délimitent une aire centrale subtriangulaire appuyant largement sa base sur la
côte et son sommet, quelque peu tronqué, sur le milieu du bord interne ; cette
aire varie, chez Ph. viettei, d’un beau brun fauve brillant à un brun chocolat 8
c’est sur elle que se détache chez certains exemplaires, avec une exception-
nelle netteté, une très grande tache ovale d’un blanc pur, cerclée de noir, qui com-
mence un peu avant l'extrémité de la cellule et s’étend dans l’espace internervu-
ral 5-6 pour ne s'arrêter qu’à 1 ou 2 mm de la ligne postmédiane ; cette tache,
il est vrai, n’est pas absolument constante dans son développement et peut se ré-
duire à un gros point discoïdal. En deçà de la ligne antémédiane, l’espace basi-
laire est de même couleur que l'aire subtriangulaire décrite ci-dessus ; après
la ligne postmédiane, l'espace terminal présente d’abord une éclaircie très mar-
quée avant une ligne subterminale noire très complète, formée d’une série conti-
nue de lunules situées dans les espaces infernervuraux ; au-delà de cette ligne,
l'aire terminale redevient presque aussi foncée que l’aire centrale ; frange très
foncée, à base plus claire.
Aïles postérieures concolores, plus claires que les ailes antérieures, d’un rou-
geûtre légèrement vineux.
Verso des quatre ailes brun rougeâtre clair sans autres dessins que les om-
bres médianes bien marquées.
Armure génitale (pl. XVII, fig. 237). — Particulièrement proche de celle de
Ph. toulgoeti dont elle ne se différencie que par de légères modifications dans
les formes du cubile, et par le pénis à angle un peu plus ouvert.
Q. Plus grande que le mâle. Envergure : 50 mm ; longueur du bord costal
des ailes antérieures : 24 mm env. Antennes à flagellum gris noirâtre et à fasci-
AL
Source : MNHN, Paris
160 Y. DE LAJONQUIÈRE
culations jaunes, plus courtes que chez le mâle mais cependant bien développées.
Thorax brun foncé ; abdomen plus clair.
Ailes antérieures de couleur générale très assombrie, brun foncé légèrement
rougeâtre avec les mêmes dessins et marques que le mâle, et spécialement la lon-
gue tache discale, celle-ci étant cependant d’un blanc moins pur.
Ailes postérieures gris foncé, plus clair dans la partie basale.
Armure génitale (pl. XXVI, fig. 308). — Beaucoup plus petite que celle de la
femelle de Ph. toulgoeti et portant de fins bras latéraux sclérifiés bordant la ste-
rigma.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar SamBiranO : Massif du Tsaratanana
(versant Sud), Andohanambatoafo, 2 030 m (P. Soga) ; piste de Mangindrano au
Maromokotra, au Sud du piton coté 2831 m, 2500 m (P. Vietle el P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce du domaine des hautes montagnes récoltée en XI et XII.
Phoenicladocera wintreberti n. sp.
(a, pl. I, fig. 70 ; Q, pl. IX, fig. 141)
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 70), Madagascar Centre, Est d'Ambato-
lampy, Est de Belanitra, Ampolomita, 1 400 m env., 8-V-1956 (P. Griveaud) (Musé-
um, Paris).
Description. — &. Envergure : 44-48 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 21-23 mm. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaune fon-
cé. Tête et ses annexes, thorax et pattes concolores, d’un marron clair ; abdomen
et touffe anale légèrement plus pâles. Epiphyse tibiale : figure 64 du
tableau I ?#.
Ailes antérieures de couleur fondamentale brun chamois clair ; barrées trans-
versalement par une longue ligne oblique postmédiane, à peine flexueuse, qui
prend naissance sur la côte, à peu de distance de l’apex, et vient aboutir au milieu
du bord interne ; cette ligne est de même couleur que l’aile, mais d’une tonalité
plus claire, et elle est doublée intérieurement par un fin filet brunâtre ; une ligne
extrabasilaire, de même aspect mais avec le filet sombre externe, n’est visible
qu’à son départ du bord costal ; l’espace médian, ainsi délimité, est concolore et
ne porte, comme marque, qu’un petit point sombre discocellulaire, quelquefois
pupillé de blanc ; la partie externe de l'aile, au delà de la ligne postmédiane,
est partagée transversalement en deux bandes d’égale largeur par une double li-
gne subterminale de très petits points noirs disposés en quinconces, le plus sou-
vent effacés ; cependant, l’aile est parfois localement assombrie par des suffusions
foncées, où même noirâtres, qui apparaissent sous l’aspect de nuages longitudi-
naux dans la région sous-apicale et dans la partie centrale de l'aile en dessous de
la nervure 5, mais sont toujours interrompus par le tracé clair de la ligne post- |
médiane ; frange très courte, plus foncée.
Ailes pos
foncé à sa base.
eures uniformément jaune grisâtre ; frange claire avec un filet plus
Verso des quatre ailes de couleur fondamentale marron jaunâtre clair éclairé de
rougeâtre dans l'aire sous-costale des ailes antérieures ; un fin filet blanc marque
Source : MNHN, |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 161
le bord costal des ailes postérieures ; une large ligne transversale claire, encadrée
de filets plus foncés, marque l'envers de la ligne postmédiane des antérieures : une
Courte ombre médiane ne traverse que très partiellement l’envers des postérieures.
Variations. — Deux formes ont été capturées dans les mêmes lieux et temps que
l'holotype de la forme nominative. La première s’en distingue uniquement et d’une
façon très tranchée par sa couleur d’un rouge cannelle ; je l'ai nommé cinnantomea
form. n. (11). La seconde s’en différencie par son très grand point blanc disco-
cellulaire, cerclé de quelques écailles noires ; elle a été nommée lunigera form. n.
(12). Le seul mâle de lunigera que j'ai pu examiner est de la même couleur rouge
cannelle que la forme cinnamomea, mais il est à présumer que le gros point blanc
caractérisant la forme lunigera doit se trouver aussi chez des exemplaires de la
forme nominative,
Armure génitale. — Voir la figure 239 de la planche XIX (forme lunigera).
?: Plus grande que le mâle. Envergure : 60-65 mm ; longueur du bord costal
des ailes antérieures : 28-30 mm. Antennes à flagellum noir et à pectinations jaunes
bien développées dès la base, Tête, palpes labiaux, collier, ptérygodes, thorax et
pattes concolores, d’un brun clair ; tarses noirs ; abdomen plus clair,
Ailes antérieures reproduisant très exactement les dessins et coloris du mâle,
avec une accentuation de la ligne punctiforme subterminale qui ressort avec une
grande netteté,
Ailes postérieures et verso des quatre ailes comme chez le mâle.
Armure génitale. — Noir la figure 313 de la planche XXVI.
Distribution dans l'île. — On ne connaît que des exemplaires capturés en mê-
me temps que l'holotype (allotype : 1 ©, Muséum, Paris ; paratypes : 1 en
2 9, Muséum, Paris, et coll. Y. de Lajonquière, Bordeaux).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce à distribution fort mal connue capturée en V dans une
forêt à Mousses et à Lichens.
Remarque. — La femelle de cette espèce pourrait être considérée comme étant
la femelle figurée par ConrE (1909, pl. XII, fig. 9) sous le nom de Borocera Madi-
nyka Camboué ; mais il est étrange que, dans la description de cette femelle (1909 :
51), CONTE n'ait pas signalé la large ligne postmédiane qui traverse l’aile antérieure
très spectaculairement. Cette description, d’ailleurs, ne correspond qu'assez mal
à la femelle figurée et s’appliquerait plutôt à la femelle de Ph. æanthogrammu n. sp.
qui sera décrite plus loin.
Malgré leurs recherches, la femelle étudiée par Core n'a pas pu être retrou-
vée par MM. C. Duray et C. LEMAIRE dans l’ancienne collection de la Condition
des Soies, aujourd’hui conservée au Musée de la Ville de Lyon.
Quoiqu'il en soit, le nom de Borocera madinika Camboué (avec un i et non un
y) n’est pas valable, étant un synonyme de Napta serratilinea Guenée, comme
nous l’avons récemment (1969) montré P. Vierre et moi.
(1 Phoenieladocera wintreberti forme cinnamomea n. — Holotype : 1 g, Mada-
gosear Centre, Est d’Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolomita, 1 400 m env 6-V-
1966 (P. Griveaud) (Muséum, Paris). Je n'ai vu aucune femelle de cette formes
(2) Phoenicladocera wintreberti forme lunigera n. — Holotype : 1 & pl. IV, fg.
7D, Madagascar Centre, Est d’Ambatolampy, Est de Belanitra, Ampolonsitas 1 400 2
env. 7-V-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
162 Y. DE LAJONQUIÈRE
Quant au nom de madinyka attribué par Conre au Père CamBoué, et désignant
la femelle figurée par lui dans son iravail de 1909, il ne l'est évidemment pas
davantage, quelle que soit la véritable identité de ladite femelle.
Phoenicladocera xanthogramma n. Sp.
(a, pl: IV, fig. 73 ; 9, pl IX, fig. 140)
Malgré sa grande affinité avec les autres espèces du Genre, notamment avec
Bh. griveaudi, dont elle a la taille, le port et la couleur générale, PR. xanthogram-
ma se reconnaît aisément à sa ligne postmédiane, absolument droite chez la pres-
que totalité des exemplaires et surtout franchement jaune.
Type. — Holotype : 1 & (pl. IV, fig. 73), Madagascar Est, route de Lakato, km
15, Ankasoka, 1 100 m, 2/10-1-1959 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 48-52 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 22-25 mm. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaunes. Tête
et corps dans leur entier monochromes et d'un châtain fauve. Epiphyse tibiale
(tabl. L, fig. 66), l'une des plus grandes de tous les Lasiocampides malgaches.
Ailes antérieures également unicolores, châtain fauve, quelquefois légerement
rougeâtre ; avec seulement un très léger éclaircissement du coloris dans la région
terminale : l'espace médian s'étend entre une ligne extrabasilaire jaunâtre, géné-
ralement peu apparente, et une ligne postmédiane qui, franchement jaune et pra-
tiquement rectiligne, le limite d’une manière particulièrement remarquable ; cette
ligne est très différente de la ligne correspondante, noirâtre et légèrement flexu-
euse, que l’on trouve chez Ph. griveaudi ; enfin, chez Ph. xanthogramma, le point
blanc cerclé de noir, qui se voit à l'extrémité de la cellule, est beaucoup plus petit
que chez l’autre espèce ; par contre, la double ligne punctiforme subterminale est
le plus souvent visible, quoique peu accentuée ; frange très courte et concolore.
Aïles postérieures de même couleur, mais plus claire, que celle des ailes an-
térieures ; une très légère trace de coloration rougeâtre dans leur moitié basale.
Verso des quatre ailes de couleur chamois un peu rougeâtre ; aux ailes anté-
rieures, on voit la correspondance de la ligne claire postmédiane, encadrée de
deux filets plus foncés ; aux ailes postérieures, dessin un peu sinué d’une ombre
médiane, fine en dessous de la côte, puis très élargie en dessous du disque.
Armure génitale (pl. XIX, fig. 241). — On pourra remarquer la taille exception-
nellement grande de cette armure ; la forme du pénis est assez différente de celle
du pénis de Ph. griveaudi.
9. Plus grande que le mâle. Envergure : 76 mm ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 38 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaunes
bien développées dès la base. Tête, thorax et abdomen, dans leur ensemble, conco-
lores, marron légèrement mauve.
Ailes antérieures avec les mêmes dessins et marques que le mâle ; couleur plus
foncée, brun acajou ; ligne postmédiane jaune, aussi nette que chez le mâle, bien
que très légèrement flexueuse, doublée intérieurement d’un filet plus foncé ; point
discocellulaire bien marqué ; frange très courte, plus foncée.
Source : MNHN, = |
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 163
Aïles postérieures un peu plus claires que les ailes antérieures ; ombre médiane
grisâtre, pâle, mais bien visible.
Verso des quatre ailes uniformément châtain ; trace claire de la ligne postmé-
diane à l’envers des ailes antérieures ; ombre médiane bien nette, gris noirâtre,
aux ailes postérieures.
Armure génitale (pl. XXNI, fig. 312). — La plaque génitale est développée en
hauteur et ses bras latéraux sont particulièrement élargis.
Distribution dans l'île. — Mapacascar SamBrRANO : District d’Ambanja, Bean-
gona-Ambevy, 135 m (P. Viette). — Contreforts du Tsaratanana, vallée de la Besa-
netribe, 1 200 m (P. Viette). — Massif du Tsaratanana (versant Sud), Andohanana-
lila, 1 850 m (P. Soga) ; matsabory en dessous de VAndohanisambirano, [1 900 mj
2 050 m (P. Soga) ; piste de Mangindrano au Maromokotra, au Nord du piton co-
té 2 362 m, 2 310 m (P. Viette et P. Griveaud).
MapaGascar Esr : 42 km au Nord de Sambava, forêt d'Analabe, 50 m (P. Gri-
veaud, À. Peyrieras et P. Viette). — Route de Sambava à Andapa, Belalona, 100 m
(Gd.). — Piste d'Andapa à Ambalapaiso, 25 km à l'Ouest d’Andapa, 725 m (id.).
— Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Ambinanitelo, 500 m
(P. Griveaud) ; Anjanaharibe Sud, Betsakotsako, 1030 m (P. Soga) : Beondroka,
1 200 m (P. Soga) ; Ambodifiakarana, 1 600 m (P. Griveaud). — Maroantsetra (J.
Vadon).— Environs de Maroantsetra, station forestière de Farankaraina, route de
Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Vielte). —Base de la presqu'île Ma-
soala, Hiaraka, 500 m (P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette) ; 1000 m (P. Gri-
veaud et A. Peyrieras). — Baie d’Antongil, Nosy Mangabe, littoral (id).
Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Ambatovositra (P. Soga).
— Ile Sainte Marie, forêt de Kalalao (P. Griveaud). — Route d’Anosibe,
km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette) ; km 52 (P. Griveaud et R. Vieu). —
Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1100 m (P. Viette). — Environs de Périnet,
forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette ; P. Griveaud et R. Vieu). — 6 km au Nord-
Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m (P. Griveaud et R. Vieu). — Vatomandry
(P. Brunck).
MADAGASGAR CENTRE : Mantasoa, 1 500 m (B. Turlin). — Tananarive, parc de
Tsimbazaza, 1 200 m (P. Viette). — Est d’Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400 m
(P. Griveaud). — Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m (P.
Viette). — Pays Betsileo, route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambatofitorahana,
1600 m (P. Viette). — Environs d'Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt
d’Ankafina, 1 450 m (P. Viette). — Betroka (E. Diehl).
(allotype : 1 Q d’Andranotobaka, Muséum, Paris : paratypes : collections Cen-
tre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce des climax appartenant à la région malgache orientale
capturée en VIIT, X, XI, XIL, I II, IT et IV.
Des chenilles ont été récoltées sur le tronc de Copalier à Vatomandry par M.
BRuNCx en VIII.
Remarque. — Voir celle indiquée à propos de Ph, wintreberti et concernant
la femelle figurée par Conre (1909, pl. XI, fig. 9).
Source : MNHN, Paris
164 Y. DE LAJONQUIÈRE
Phoenicladocera turtur n. sp.
(é, pl. V, fig. 80 ; Q, pl. X, fig. 147)
Type. — Holotype : 1 d, Madagascar Sud, plateau Mahafaly, Ankalirano, 1-1966
(P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 47 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 23 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaune foncé
vif, Tête, palpes labiaux, patagia, ptérygodes, pattes et dessus de l'abdomen, gris
mauve : dessous de l'abdomen et du thorax, beige clair. Epiphyse tibiale (tabl.
D, fig. 67) très allongée et presque aussi grande que celle de Ph. æanthogramma.
Ailes antérieures de couleur fondamentale gris lilacé ou gris tourterelle, lé-
gèrement teintée de jaunâtre dans l'aire discale ; l'aile est très nettement divisée
en deux parties par une ligne oblique postmédiane, claire, doublée intérieurement
d’un filet noirâtre, partant un peu avant l’apex pour aboutir à peu près au milieu
du bord interne, après un trajet sensiblement rectiligne : la partie proximale é-
tant nettement plus foncée que la partie distale ; l'aire basale est limitée par une
ligne claire transversale extrabasilaire, assez droite ; la partie distale, après un
léger rembrunissement diffus qui double extérieurement la ligne claire postmé-
diane, est elle-même d’un gris lilacé ou d’un gris tourterelle uniforme et clair,
sur lequel se détache nettement en noirâtre la double rangée de points en quincon-
ces formant la ligne subterminale ; un point blanc cerclé de noir ressort très
visiblement au bout de la cellule ; les ailes antérieures sont, chez cette espèce,
un peu plus étroites et allongées que chez la plupart des autres espèces du Genre ;
frange très courte, un peu plus foncée.
Aïles postérieures de couleur générale beige, parfois rougeâtre, un peu accen-
tuée dans l'aire sous-costale, au tornus et dans une ombre médiane diffuse ; frange
blanc jaunâtre.
Verso des quatre ailes gris beige, avec un rembrunissement rougeâtre dans la
partie sous-costale et distale des ailes antérieures ; à ces mêmes ailes, le point
blanc discocellulaire du recto transparaît faiblement ; aux quatre ailes, des
ombres médianes transversales sont bien visibles.
Armure génitale (pl. XIX, fig 242). -— Les valves font avec leur partie basale un
angle très aigu et le pénis se termine par une pointe effilée, légèrement relevée.
©. Plus grande que le mâle. Envergure 68 mm env. ; longueur du bord cos-
tal des ailes antérieures : 35 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations
jaune foncé vif bien développées dès la base. Tête, thorax et abdomen de même
couleur que chez le mâle.
Ailes antérieures gris tourterelle ; mêmes dessins et marques que chez le mâle,
avec cependant un trajet un peu moins rectiligne de la ligne oblique postmédiane
et l’évasement en forme de taches zigzaguées des points noirs de la ligne subtermi-
nale.
Ailes postérieures beige clair, plus foncées dans la zone sous-costale ; frange
blanc jaunâtre, précédée d'un filet plus foncé.
Verso des quatre ailes beige rougeâtre pour les ailes antérieures qui compor-
tent, en légèrement plus foncé, la marque correspondant aux lignes postmédiane
et subterminale du recto ; même couleur pour la partie basale des ailes posté-
rieures, puis beige jaunâtre pour leur moitié distale, ces deux parties étant sépa-
rées par une ombre médiane rougeâtre très pâle ; frange claire.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 165
Armure génitale. — Noir la figure 314 de la planche XXVI.
Variation G et ®.— Dans une forme, que j'ai nommée terranea form. n. (13),
de même taille que la forme nominative, la couleur gris tourterelle ou gris bleu
est remplacée par une couleur franchement rouge brique répartie sur toute la
surface des ailes antérieures : les ailes postérieures étant d’une couleur sembla-
ble mais de tonalité plus claire. Il en est de même, naturellement, du verso des
quatre aïles.
Cette même couleur rouge brique se trouve aussi, d’une façon tout aussi nette,
chez la femelle.
Distribution dans l'ile. __ Mapacascar OuEsr : Région de l’Ankarafantsika,
Ampijoroa, 120 m (P. Griveaud). — Route de Belo sur Mer, 3 km au Sud de Mo-
rondava, Androvabe (B. Turlin).
MapaGascar Sup : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 40 m
(P. Griveaud et Ralovoson). — Plateau Mahafaly, Ankalirano (P. Griveaud). —
Environs de Tranoroa, vallée Maroakoho, 200 m (P. Viette et P. Griveaud). — Be-
loha (4. Robinson). — 14 km au Sud de Beloha, piste de Lavanono (P. Griveaud).
— 25 km au Sud-Est d’Antanimora, route d’Ambovombe, Ambaliandro (B. Turlin).
— Amboasary (4. Robinson).
(@ allotype, mêmes station et collection que l'holotype ; paratypes
collections Centre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de Lajonquière, Bordeaux, et
Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce des formations botaniques occidentales récoltée en VIII,
IX, XI, XII, I, I et IL.
Remarque. — Je n'ai malheureusement eu sous les yeux qu'un couple de la
forme terranea, ce qui ne permet pas de savoir si elle remplace ou non, dans la
région de l’Ankaranfantsika, la forme nominative de Ph. turtur qui vole dans le
Sud de l'Ile, où même si elle serait une forme propre à la génération de l'hiver
austral.
Gastromega Saalmüller
Gastromega Saalmüller, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 226 (espèce type : Lebeda badia
Saalmüller, 1878, désignée par Kinpy, 1892 : 820).
Avec ce Genre, on entre dans la partie incertaine et la plus compliquée de la
systématique des Lasiocampidae malgaches. Ses affinités avec le Genre Borocera
sont tellement étroites qu’on serait tenté de réunir ces deux Genres : la nerva-
tion, en particulier, est la même. Au surplus, AURIVILLIUS (1927, in A. SErTz) y a
introduit deux « espèces », G. cervicolora Saalmüller et G. cowani Butler, qui ne
sont autre chose que des formes d’espèces du Genre Borocera ; quant à l’« es-
pèce » G. sordida Mabille, également mentionnée, le type en est perdu, et sa des-
cription par trop sommaire ne permet pas de l'identifier : sans doute est-ce une
des nombreuses formes du Borocera cajani A. Vinson ?
(13) Phoenicladocera turtur forme terranea n. — Holotype : 1 G, Madagascar Ouest,
Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m, 31-VIII-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris) ; allo-
pe : 1 ©, mêmes localité, récolteur et collection que l’holotype, 2-IX-1966.
Source : MNHN, Paris
166 Y. DE LAJONQUIÈRE
La dernière espèce mentionnée dans ce Genre, ou plutôt la première dans
l’ordre typographique, est G. badia Saalmüller, d’ailleurs également basée sur une
demie erreur, le mâle attribué à cette espèce étant lui aussi un Borocera cajani ;
mais la femelle, décrite antérieurement au mâle, est, elle, bien valable et valide
le nom de SaaLmüLLER. On verra au chapitre qui la concerne quel est, à mon avis,
le véritable mâle qui doit lui être affecté.
Pourquoi maintenir ce Genre au lieu de le confondre dans le Genre Borocera ?
Uniquement en considération de la forme des ailes, à bords toujours normalement
arrondis, principalement en ce qui concerne les ailes postérieures, alors que les
espèces du Genre Borocera ont des ailes antérieures à bord terminal flexueux ou
à tendance flexueuse, et des ailes postérieures à bord terminal tronqué, droit ou
même concave, ou tout au moins à tendance, dans l'espèce, à en être ainsi.
En fait, j’ai tenté d’apporter quelque clarté dans cette suite d’espèces trop peu
différenciées du Groupe II, à nervation identique et à armures génitales similaires,
en les séparant en quatre Genres dont on pourrait résumer les caractéristiques
comme suit :
Genre Acosmetoptera : ailes des mâles larges, à bords normalement arrondis ;
valves de l’armure fortes et courbées en cornes de taureaux ;
Genre Phoenicladocera : ailes des mâles un peu ou nettement plus étroites,
mais à bords externes normalement arrondis ; valves courtes, moins effilées et
plus droites ;
Genre Gastromega : ailes des mâles assez étroites, franchement plus étroites
et plus allongées que celles du Genre Acosmetoptera, à bords terminaux nette-
ment arrondis, aussi bien aux ailes antérieures que postérieures ; valves sembla-
bles à celle du Genre Acosmetoptera ;
Genre Borocera : ailes étroites et allongées, à bord externe flexueux ou à ten-
dance flexueuse aux ailes antérieures, ce caractère s’accusant, ou tendant à s’ac-
cuser, aux ailes postérieures dont le bord externe devient droit ou concave, ou
marque, dans l'espèce, une tendance à le devenir ; valves assez semblables à cel-
les du Genre Acosmetoptera, mais plutôt plus longues.
Ainsi défini, le Genre Gastromega ne compte actuellement que deux espèces,
d’ailleurs extrêmement voisines. Mais il m’a paru devoir être la transition néces-
saire entre les Genres qui le précèdent et le Genre Borocera ; au surplus, ces deux
espèces ont un aspect vraiment particulier qui retient l'attention dès l’abord. Les
femelles sont assez différentes des mâles ; leurs armures génitales ne sont mal-
heureusement d’aucun secours dans la classification étant, dans les quatres Genres
précités, d’une désespérante similitude.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Antennes à pectinations entièrement jaune orangé . . «+ + G. badia
— Antennes à pectinations jaune orangé dans le tiers proximal seulement
: G. robusta
Gastromega badia (Saalmüller)
CG, pl. IV, fig. 74 ; 9, pl. X, fig. 143 et fig. 145)
Lebeda Badia Saalmüller, 1878, Ber. über die Senckenb. naturforsch. Ges., V1-1817-VI-
1878, p. 94 (Q).
Lebeda badia Saalmüller ; Mars, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p. 313.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 167
Gastromega Badia Saalmüller ; Saazmüzuer, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 227, pl. 4,
fig. 45 (0).
RTE badia Saalmüller ; Aurivizcrus, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 269.
Gastromega badia Saalmüller ; Cozrrer, 1936, in E. Srrann, Lepid. Cat. pars 78. p.
422 (Q).
Taragama olivacea Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 592, pl. 32, fig.
15 (3).
SnLE olivaceum Kenrick ; Aumvizus, 1927, in A. Servz, loc. cit. 14, p, 241, pl. 35 f.
Taragama olivaceum Kenrick ; CoLuier, 1936, in E. Srranp, loc. cit, pars 73, p. 313
‘Anhang).
Taragama olivaceum Kenrick ; Lasonquiène, 1968, Bull. Soc. ent. France, 13, p. 72
{espèce à placer dans le Genre Borocera).
Types. — badia Saalmüller. Holotype : 1 Q, Madagascar Sambirano, Nosy Be,
Lokobe (4. Stumpff) (Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main).
olivacea Kenrick. Lectotype : 1 &, « Central Madagascar, 2500 ft, Jan.-March
1911 » (F. B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d’Analamazoa-
tra] (British Museum, N. H.).
Comme il est indiqué ci-dessus, c’est la femelle capturée par A. STUMPFF à
Nosy Be qui est le support du nom de l'espèce, décrite par SaLLMüLLer en 1878.
Mais l'identité de cette espèce a été quelque peu masquée quand SaALMüLLER, quel-
ques années plus tard, a publié son très beau travail d'ensemble sur les Lépidoptè-
res de Madagascar, travail dans lequel il a malheureusement commis l'erreur d’af-
fecter à cette femelle, et de représenter par la figure 44 de sa planche 4, un mâle
qui lui était étranger, et qui est, en fait, sans aucun doute, un mâle de Borocera
cajani A. Vinson.
Par la suite, KeNRICK publiait en 1914 la description de son Taragama oliva-
cea d’après quelques mâles non assortis de femelles, et Auriviczius (1927, in A.
Serrz) mentionnait, à juste titre, que le Genre Taragama ne semblait pas convenir
à cette espèce. J'ai, de mon côté, commis également une erreur dans ma note pré-
citée de 1968 en indiquant que l'espèce de KENRICK appartenait au Genre Boro-
cera.
Entre le mâle ainsi décrit par KeNRicx et la femelle nommée par SAALMÜLLER,
on relève des affinités évidentes qui m’ont amené à considérer qu’il s’agit bien
d’une seule et même espèce. Si l’on veut bien comparer, en effet, la figure 74 de la
planche IV (@, olivacea) et la figure 145 de la planche X (9, badia), on sera frap-
pé, outre la correspondance normale des tailles respectives, par la similitude du
dessin de l’espace médian, et surtout par le fin croissant blanc discocellulaire,
suffisamment accentué pour rester un caractère qui n’a aucun autre exemple com-
Parable, dans toute la série d'espèces similaires, à l’exception de la très voisine
espèce G. robusta. Par ailleurs, les couleurs brun cuir de l’un et l’autre sexe se
correspondent parfaitement. J’ajouterai enfin qu'un exemplaire de chacun d’eux
a été capturé le même jour, au même lieu, et que tous les autres exemplaires que
j'ai pu examiner proviennent de régions à biotopes similaires.
Je n’aurai garde d'oublier d'adresser ici mes très sincères remerciements au
Dr. Heinz ScurôDer, du Senckenberg Museum, qui a bien voulu me communiquer
les exemplaires qui ont été figurés par SAALMüLLER dans son travail de 1884 Sol
m'a ainsi permis de reconnaître la parfaite identité de la femelle dont je publie
l’image dans la présente étude avec la précieuse femelle de Nosy Be.
Description. — G. Description originale de KenriCK : « Head, legs, and pal-
pi smoky olive ; shaft of antennae black, pectinations orange ; thorax olive-grey.
Source : MNHN, Paris
168 Y. DE LAJONQUIÈRE
F.-w. olive-grey dusted with paler shining scales ; a faint oblique angulate ante-
median line darker. An irregular white dot at end of cell ; a fine dark oblique
line extending from costa before apex to middle of inner margin. H. w. dark grey
with a faintly defined darker transverse line. Fringes of h. w. edged with white.
Underside uniformly smoky with transverse shade. Some specimens are of a
browner tint ».
Cette description, traduite par AURIVILLIUS (1927 in Serrz) répond bien à la
série d’Insectes que j'ai examinés et qui ont été comparés avec le type, à l'excep-
tion peut-être de la couleur qui serait plutôt brun cuir que € gris olivâtre » : mais
il est possible que la teinte un peu verte vue par KenRiK, et souvent si fugitive,
ait disparu avec le vieillissement des Insectes. Quant à l’envergure, elle varie de
35 à 44 mm, pour une longueur du bord costal des ailes antérieures de 17 à 20 m-
m. Or, AuRiviccius, et non KENRICK, indique une envergure de 46 mm : ceci per-
mettrait de penser qu'il a peut-être ajouté cette précision de taille d’après une
simple figure, plus ou moins à la véritable échelle.
Quoi qu’il en soit, deux éléments permettent, je crois, d'affirmer que le Tara-
gama olivacea de Kenricx est bien l’Insecte représenté planche IV, figure 74, à
savoir :
(a) — le détail de couleur donné dans la description : « les pectinations jaune
orangé », ce qui est vrai pour ledit insecte, mais ne le serait que très partielle-
ment pour un mâle de l'espèce voisine G. robusta n. sp., dont seules les pectina-
tions du premier tiers des antennes sont jaune orangé, celles des deux autres tiers
étant noires : il paraît difficile d'admettre qu'un caractère aussi frappant ait pu
échapper à l'œil averti de KENRIGK ;
(b) — le lieu de capture du lectotype de Kewriex, € environs de Périnet, forêt
d'Analamazoatra », qui est le lieu même d’où provient la majeure partie de la
série que j'ai sous les veux, alors que G. robusta vole beaucoup plus au Nord dans
la région de la Montagne d'Ambre.
Pour compléter la description de Kenick, il me parait nécessaire d'ajouter
qu'un rembrunissement très marqué occupe toute la moitié subcostale de l'aile
antérieure, ainsi qu’une partie de la zone basale, le long du bord interne, ne lais-
sant subsister en clair que l'espace terminal et la partie inférieure du disque.
Quant aux ailes postérieures, je les vois plutôt brun marron que « gris foncé ».
Enfin le verso des ailes est effectivement traversé, dans les quatre ailes, par une
ombre transversale très accusée, flexueuse, et un peu épaissie au-dessous du dis-
que des ailes postérieures.
Epiphyse tibiale (tabl. I %, fig. 68) de forme oblongue, totalement différente
de celle des espèces du Genre Acosmeloptera.
Armure génitale (pl. XIX, fig. 244). — Comme il a été dit dans l'exposé géné-
ral concernant le Genre Gastromega, cette armure est tout à fait analogue à celle
des espèces du Genre Acosmetoptera, à exception, cependant, de la curieuse
forme de sclérification des prolongements latéraux du cubile.
Q. Envergure : 63-82 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 32-
42 mm. Antennes à flagellum noir et à fasciculations jaune enfumé, très courtes
et en forme d’écailles triangulaires dans la première moitié de l'antenne, plus
longues mais toujours un peu triangulaires dans la seconde moitié. Tête, palpes
labiaux, collier, thorax, pattes et abdomen, concolores, marron clair.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 169
Ailes antérieures de couleur générale marron, quelquefois légèrement enfumé,
surtout dans la région subapicale ; l'espace médian est nettement délimité, d'une
part, par une ligne extrabasilaire plus foncée, un peu sinuée, qui n’atteint pas
le bord interne, et, d'autre part, par la ligne postmédiane foncée, oblique, partant
de la côte à 1 cm environ avant l’apex et venant aboutir au milieu du bord in-
terne ; cette ligne est doublée extérieurement d’une étroite bande plus claire que
le fond de l'aile; un croissant blanc et bien apparent, avec quelques écailles noi-
râtres dans sa face concave externe, occupe l'extrémité de la cellule ; une ligne
subterminale dentée, à peu près parallèle à la ligne postmédiane, assez diffuse et
faiblement accentuée, précède l’espace terminal ; frange très courte et foncée.
Ailes postérieures uniformément brun enfumé, sauf dans la partie basale et
le long du bord interne qui sont d'un blanc sale ; aucune marque précise : frange
jaune clair, précédée d’un filet plus foncé, marron roux.
Verso des quatre ailes d’un brun clair uni, sans aucun dessin ; très légère
transparence du croissant clair discocellulaire ; frange des ailes antérieures brun
très foncé ; frange des ailes postérieures jaunâtre clair, précédée à la base d’un
filet brun rouge vif.
Armure génitale. —- Voir les figures 316 et 318 de la planche XXVII.
Distribution dans l'île. __ Mapacascar NorD : Montagne d'Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m (P. Viette).
MADAGASCAR SAMBIRANO :
Viette).
sy Be, forêt de Lokobe (4. Stumpff), 150 m (P.
MADAGAscaR Esr : 42 km au Nord de Sambava, forêt d’Analabe, 50 m (P. Gri-
veaud. A. Peyrieras et P. Viette). — Piste d'Andapa à Ambalapaiso, 25 km à
l'Ouest d’Andapa, 725 m (id). — Massif du Marojejy, réserve naturelle inté-
grale n° 12, Ambinanitelo, 500 m (P. Griveaud) ; Ambatosoratra, 1000 m
Beondroka, 1 200 m : Anjanaharibe Sud, 1 600 m ; Andrakata (tous P. Soga). —
Environs de Maroantsetra, station forestière de Farankaraina, route de Navana,
km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Vielte). — Manambato, sur l'Anove
(4: Robinson). — Région d'Ambatondrazaka, Mananilazy (P. Soga). — Envi-
rons de Moramanga, nouvelle route de Bepar. km 25, 800 m (P. Viette). —
Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette) ; Ampitameloka,
840 m (P. Griveaud) ; km 57 (P. Viette). — Route de Lakato, km 15, Anka-
soka, 1 100 m (P. Griveaud, P. Viette). — Périnet (N. et G. Olsoufieff). — Environs
de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m (F. B. Pratt : P. Viette ; P. Griveaud et R.
View). — 6 km au Nord-Ouest de Fanovana, Jtalaviana, 730 m (P. Griveaud). —
Région d’Ifanadiana, environs de Ranomafana, 700 m (P. Vielte). — Route de Ma-
nanjary, km 131,800, au dessus de Ranomafana, 870 m (P. Griveaud et J.-M. Bet-
sch).
MADAGASCAR CENTRE : La Mandraka, 1 200 m (P. Griveaud). — Nord d'Anka-
zobe, lambeaux forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1500 m env. (P, Gri-
veaud et R. Vieu). — Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m
(P. Viette).
Répartition géographique. — Madagas
Biologie. — Espèce de la pluvisilva capturée en VIII, X, XI, XII, 1, I, II et IV.
Source : MNHN, Paris
170 Y. DE LAJONQUIÈRE
Gastromega robusta n. sp.
(&, pl. IV, fig. 75)
Type. — Holotype : 1 & (pl: IV, fig. 75), Madagascar Nord, montagne d’Ambre,
les Roussettes, 1 000 m, 16-X1-1958 (P. Viette) (Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 40-47 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 21-22 mm. Antennes à flagellum brun noir ; les fasciculations de la
base, correspondant à la partie dilatée du rang externe, sont jaune orangé dans les
deux rangs ; il en est parfois de même de la face interne des autres fasciculations
jusqu’à l’apex, mais celles-ci ont, toujours, au moins leur face externe brun noir,
dans les deux rangées. Tête et palpes labiaux brun jaune, légèrement plus foncés
que le thorax et l'abdomen ; longue touffe anale noirâtre.
Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 69) plus grosse mais de même forme en olive que
celle de G: badia.
Ailes antérieures ressemblant beaucoup à celles de G. badia, dont elles ont le
même effacement très prononcé de l’angle interne qui leur donne une forme ova-
laire ; couleur fondamentale moins jaune, plus olivâtre, avec les mêmes parties
rembrunies ; petit croissant blanc discocellulaire, identique ; cependant, il semble
qu’il y ait une différence à peu près constante dans le dessin de la fine ligne post-
médiane : celle-ci, en effet, au lieu d’être pratiquement droite dans sa partie infé-
rieure, comme chez G. badia, se coude au niveau de la nervure 2, chez G. robusta,
pour venir atteindre le bord interne beaucoup plus perpendiculairement ; frange
très courte brun foncé.
Ailes postérieures de couleur fondamentale sensiblement identique à celle des
parties claires des ailes antérieures, avec de larges rembrunissements noirâtres im-
précis, dans la région sous-costale et sous forme d’ombres diffuses médiane et sub-
terminale ; frange claire.
Verso des quatre ailes de même couleur que les parties claires du recto ; rem-
brunissement noirâtre dans l’aire sous-costale des ailes antérieures ; à ces mêmes
ailes, une ligne noirâtre correspond à la ligne postmédiane du dessus, mais n’at-
teint pas le bord interne, tout en marquant une double dilatation diffuse, sous la
côte et dans l’espace internervural 3-4 ; aux ailes postérieures, l'ombre médiane,
noirâtre et sinuée, s’étale en une tache diffuse au niveau des nervures cubitales.
Détermination. — On séparera facilement cette espèce de la précédente, malgré
leur grande ressemblance, en considérant les caractères suivants : taille un peu
plus grande de G. robusta, couleur plus olivâtre, dessin coudé de la ligne
postmédiane, et surtout couleur des fasciculations antennaires. Il semble enfin que
les régions de vol ne soient pas les mêmes.
Armure génitale (pl. XIX, fig. 245). — Plus grande que celle de G. badia,
mais très voisine, avec cependant des valves légèrement plus courbées et un pénis
plus allongé.
(?) 9. Plus grande. Envergure : 82 mm env. ; longueur du bord costal des ailes
antérieures ! 40 mm env. Antennes très fines, à flagellum noir, à fasciculations jau-
nes, très courtes dans le premier tiers où elles sont en forme d’écailles triangu-
laires, puis devenant progressivement bien développées. Tête, palpes labiaux, tho-
rax, abdomen et pattes pratiquement concolores, brun jaune clair.
Ailes antérieures uniformément jaune nankin, seulement teintées très faible-
ment de grisâtre dans la région sous-apicale ; une ligne extrabasilaire, brunâtre
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 171
et sinuée, en grande partie effacée ; une ligne postmédiane, brune, oblique, bien
marquée ; un léger croissant discocellulaire brunâtre est faiblement inscrit, sans
aucune trace de blanc ; frange très courte, brun foncé.
Ailes postérieures de même couleur fondamentale que celle des ailes antérieu-
res, mais quelque peu enfumées hors de leur partie basale ; frange claire.
Verso des quatre ailes uniformément jaune nankin, sans marques ni dessins.
Détermination. — Sur le vu d’un seul exemplaire, ne provenant pas au surplus
du même lieu que les mâles, il est difficile d'affirmer que la femelle ci-dessus dé-
crite est bien celle de G. robusta, et non une femelle un peu aberrante de G. badia :
la seule différence notable étant, en effet, l'absence du croissant blanc des ailes
antérieures, ce qui peut être accidentel. Cependant, si cette absence était confirmée
par la capture d’autres exemplaires, il y aurait bien des chances, étant donnée aus-
Si la similitude des deux espèces, pour que ce soit là le signe particulier permettant
d’en séparer les femelles.
Distribution dans l’île. — Manacascar Norp : Montagne d’Ambre, les Rousset-
tes, 1000 m (P. Vieite) ; Petit Lac, 1115 m, et Grand Lac, 1325 m (P. Griveaud).
MADAGAscAR Esr : Environs de Maroantsetra, station forestière de Faranka-
raina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Viette) (1 Q décrite
ci dessus).
(aratypes : collections Centre O.R.S.T.O.M., Tananariye, Y. de Lajonquière,
Bordeaux, et Muséum, Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Comme la précédente espèce, G. robusta habite la pluvisilva. Les
mâles ont été capturés en XI, XII, Il et V à la montagne d’Ambre et l'unique femelle
en I à la station de Farankaraina,
Borocera Boisduval
Borocera Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hist. nat. Paris, 2, p. 235 — Faune ent.
Madag, Bourbon et Maurice, Lépid., p. 87 (espèce type : Borocera madagascariensis Bols.
duval, 1833, seule espèce citée).
Hibethra Saalmüller, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 230 (espèce type : Libethra jejuna
Saalmüller, 1884, désignée par Kiney, 1892 : 820) (n. syn.).
Description originale. — « Tête très petite ; trompe nulle ; yeux petits, peu
saillants ; antennes assez minces, peu pectinées, courbées extérieurement dans leur
milieu et un peu tordues ; corselet velu, arrondi ; abdomen plus long que les ai-
les inférieures ; ailes reverses ; pattes très velues ; femelle, trois fois plus gran-
de que le mâle ».
Remarques. — Le Genre Borocera est le plus ancien Genre de Lasiocampi-
dae décrit de Madagascar, dont la faune était évidemment peu connue à cette é-
Poque lointaine. Aussi ne doit-on pas s'étonner de ce que de multiples erreurs
aient été commises en l'absence d’un matériel d’étude suffisamment important
mis à la disposition des anciens auteurs. Ce Genre ne représente d’ailleurs, com-
me j'ai eu l’occasion de le montrer, qu’une partie seulement d’un ensemble d’espè-
ces à caractères extrêmement voisins ; l'étude même des structures génitales, alors
inconnue, n'apporte que d'assez partielles indications, par suite de leur étonnan-
Source : MNHN, Paris
172 Y. DE LAJONQUIÈRE
te similitude. Si on ajoute à cela le dimorphisme sexuel considérable que présen-
tent certaines espèces, on comprendra facilement les confusions qui ont été com-
mises.
nmoins, nous devons relever ici certaines inexactitudes dans la descrip-
tion de Boispuvar, inexactitudes qui ont d'ailleurs été déjà signalées par M. À.
Conre (1909 : 39) et concernant les antennes, décrites comme < peu pecti-
nées … » ; c’est là une erreur évidente, les antennes des mâles étant, au contrai-
re, fortement pectinées, avec un important renflement basal du rang externe, com-
me le montre la figure 168 de la planche XI, B. cajani À. Vinson ; il en est exac-
tement de même des antennes du B. madagascariensis.
Les espèces du Genre Borocera sont, dans leur ensemble, bien caractérisées
par la forme d'ailes des mâles, étroites, allongées et à bords externes droits, voi-
re concaves, surtout aux ailes postérieures. Malheureusement, il n’en est pas tou-
jours ainsi et les deux premières espèces, B. nigricornis n. sp. et B. cajani A. Vin
son, montrent des exemplaires dont le: ailes ont un bord externe parfaitement
arrondi ; ce sont des espèces de transition qui doivent cependant être incor-
porées au Genre Borocera parce qu’on trouve chez elles des individus, plus ou
moins en majorité, qui évoluent nettement vers la forme d’ailes typique du Gen-
re : c'est ce que j'ai tenté d'exprimer en disant, p. 166, que « les espèces du Genre
Borocera ont des ailes térieures à bord terminal flexueux ou à tendance
flexueuse et des ailes postérieures à bord terminal tronqué, droit ou même con-
cave, où tout au moins à tendance, dans l'espèce, à en être ainsi ».
Répartition géographique. — Madagascar.
Utilité des Borocera comme producteurs de soie (14). — La présence de
chenilles tissant des cocons dont la soie était ou pourrait être utilisée a été signa-
lée à Madagascar depuis plus d'un siècle.
Un bon nombre d’études et d'observations a été publié au cours des ans. On
signalera ici principalement celles de Ch. Coquerez, d'A. VINsoN, du Père CaM-
goué, d'Ed. FLEUTIAUX, de PELLERAY, d'Em. PRUDHOMME, de GRANGEON, d'A.
Faucaère, de R. CaRTAL, de LaANDANSKI et R. PAULIAN.
Les problèmes concernant l'élevage des Borocera n'étant pas nouveaux, on au-
ra grand intérêt à consulter les ouvrages très documentés de PRUDHOMME (1905
1906) et GRaNGEoN (1906). On y trouvera des études sérieuses et de très utiles
renseignements.
Les cocons des Borocera sont récoltés dans la nature par les habitants des
Hauts Plateaux. Il ne semble pas que des élevages vraiment rationnels aient
jamais été effectués.
Les chenilles ont le corps recouvert de poils très urticants. Elles sont fréquem-
ment grégaires, principalement dans leur jeune âge. Lorsqu’elles tissent leur co-
con avant de se nymphoser, les chenilles se débarrassent de leurs poils, dont les
cocons se trouvent alors plus ou moins hérissés, ce qui rend leur manipulation fort
désagréable.
Malgré cela, les femmes des Hauts Plateaux ont acquis l'habitude de travail-
ler ces cocons pour en tirer une soie assez grossière, rugueuse, de médiocre pré-
(14) Ces quelques notes ont été empruntées à une étude effectuée en 1966 par M.
P. Gmveaup, entomologiste au Centre O.R.S.T.O.M. de Tananarive, à la demande du Se-
crétariat d’État à l'Agriculture, à l'Expansion rurale et au Ravitaillement, chargé du
développement des Hants Plateaux, de la République Malgache. Ce rapport dactylogra-
phié, à diffusion interne, ne fut jamais publié.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 173
sentation, mais très solide. Cette soie était et est encore partiellement utilisée
pour la fabrication des lambamenas en particulier.
Le Betsileo, avec les régions d’Ambositra, Ambatofinandrahana et Ambala-
vao, s'est spécialisé dans cette production qui n'a jamais dépassé un stade arti.
sanal, malgré une tentative sans suite intéressante effectuée par un Français,
M. GrrauD-Viner.
Les chenilles des Borocera vivent généralement dans la région des Hauts Pla-
teaux sur les Tapias (Uapaca bojeri). 11 s’agit d'un petit arbre à croissance très
lente, donc impensable à multiplier. Seuls, les peuplements naturels peuvent
Mais ces chenilles paraissent très polyphages, vivant notamment sur deux
plantes de culture facile et rapide : l’Ambrévade (Cajanus indicus) et le Tsitoa-
vina (Dodonaea madagascariensis). Pauttan (1953 : 78) cite également. d’autres
végétaux.
TABLEAUX DE D
MINATION DES ESPÈ
Mâles
1. Ailes antérieures allongées mais non étroites. Ailes postérieures à
bord terminal arrondi (pouvant être parfois droit ou concave chez
HNCOIANT) Re as et OR DT re nec; 2
— Ailes antérieures nettement étroites. Ailes postérieures à bord termi-
Mal eCONCRVe PONT CC PE PR Es ape 3
2. Antennes à fasciculations brun noir à noir . . . . . B. nigricornis
— Antennes à fasciculations JAUNES APrOux NE. cajani
3. Ailes antérieures avec une ligne double subterminale de petits
points noirs al 25 sopettiher Bibi sl emesontaté Eyes 4
— Ailes antérieures sans ligne subterminale de points noirs . . . 5
4. Aïles antérieures de couleur rouge grenat (pl. VI, fig. 91) (ligne sub-
terminale de points absente dans la forme impunctata) . . . B. mimus
— Aïles antérieures de couleur fauve roux (pl. V, fig. 88) Para
Étdns ner pie MU te eo (ee NB. ANareinepunc tete
5. Ailes antérieures de couleur rouge grenat, pas de point blanc disco-
Colulaire, 20e RARE SPA EE +: + + + B. madagascariensis
— Ailes antérieures de couleur brun café, avec un point blanc discocel-
TUAITENPIRENP ETIENNE PR Re RS
Femelles
1. Aïles antérieures avec une ligne double subterminale de points noirs
HÉEXEfieupi4d)nes sien Bislédn 3e. + + + : B. marginepunctata
— Aïles antérieures sans ligne subterminale de points noirs . . . 2
2. Ailes antérieures avec un point discocellulaire noir 3
Ailes antérieures avec un point discocellulaire blanc (pl. XI, fig. 160),
couleur brun café . . . ÉAE B. attenuata
3. Aïles antérieures avec la ligne postmédiane droite et rougeâtre (pl
X, fig. 146 et 148) . . . . . . . + + + B. madagascariensis
— Ailes antérieures avec la ligne postmédiane un peu sintée . . 4
Source : MNHN, Paris
174 Y. DE LAJONQUIÈRE
4. Ailes antérieures avec la ligne postmédiane nettement sinuée ; de cou
leur brun ochracé avec la bande postmédiane un peu plus claire que
lestond (Late) het care -Anclsèr el onvs LB: nigricornis
_— Ailes antérieures avec la ligne postmédiane très. faiblement sinuée ;
de couleur gris clair, plus ou moins enfumé ou teinté de brun, bande
postmédiane de même tonalité que le fond (pl. X, fig. 150 et 152)
EE ee on tube malien ton AIR nt
Borocera nigricornis n. Sp.
(@, pl. V, fig. 81 ; 9, pl. X, fig. 149)
Espèce de transition entre les Genres précédents et les Borocera typiques :
les antennes amorcent un pliage latéral, mais sont encore à peu près droites ; le
bord externe des ailes postérieures devient droit chez la plupart des mâles de la
forme typique, mais reste franchement arrondi chez la forme imerinensis n.
Type. — Holotype : 1 & (pl. V, fig. 81), Madagascar Centre, massif de P'Anka-
ratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1 850 m, 26-XI-1951 (P. Viette) (Muséum,
Paris).
Description. -— G. Envergure : 45-56 mm ; longueur du bord costal des ai-
les antérieures : 21 à 26 mm. Antennes entièrement noires, ou tout-au-moins
brun tabac, à flagellum plus foncé. Tête, palpes labiaux, thorax, pattes et abdo-
men tout entier, concolores, brun marron à brun chocolat. Epiphyse tibiale,
figure 70 du tableau I l*.
Aïles antérieures étroites, allongées, à bord terminal légèrement flexueux ;
couleur générale variant du brun marron au brun foncé violâtre, avec parfois
des éclaircies châtain dans la moitié inférieure de l'aile ; le dessin de l’espace
médian est assez bien marqué par la ligne extrabasilaire sinuée et la ligne post-
médiane légèrement flexueuse, l’une et l’autre plus foncées que le fond de l'aile,
ou mêmes noirâtres ; un minuscule point blanchâtre discocellulaire, doublé exté-
rieurement de quelques écailles sombres ou noires, n’est que très peu visible ;
au delà de la ligne postmédiane, la deuxième partie de V'aile est parfois parta-
gée en deux bandes d’égale largeur par une ligne maculaire noirâtre subtermi-
nale, très souvent manquante : dans les deux cas, la bande terminale est un
peu plus foncée que la bande subterminale : il n’en reste pas moins que laile
toute entière présente toujours un aspect terne, sombre et sans contrastes parti-
culièrement frappants ; frange très courte, plus foncée.
Ailes postérieures de couleur uniformément semblable à celle des ailes anté-
rieures ; frange plus claire, parfois même blanchâtre.
Verso des quatre ailes nettement contrasté par ses coloris, mais sans aucu-
nes lignes ni dessins. Aux ailes antérieures, la zone se trouvant le long du bord
interne, en dessous de la nervure 2, est châtain clair, tandis que toute la zone
sous-costale et le disque sont brun noirâtre vif ; les parties subterminales et ter-
minales étant de couleur intermédiaire, fondues l’une dans l’autre. Aux ailes
postérieures, c’est la moitié proximale de l'aile, depuis le milieu du bord, cos-
tal jusqu'au tornus, qui est brun noirâtre, le reste étant semblable à la partie
terminale des ailes antérieures : les deux teintes se fondent aussi l’une dans
l’autre sans limite précise. Frange foncée aux ailes antérieures ; blanche avec
un filet foncé à sa base, aux ailes postérieures.
Source : MNHN, Paris|
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 175
Armure génitale (pl. XX, fig. 246). — La différence qui séparé-cètte armure
de celle de B. cajani réside dans la forme des valves qui sont ici plus courtes
et plus robustes et aussi dans la forme plus effilée et étroite du pénis.
@. Envergure : 66-80 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
34-41 mm. Antennes très fines, à flagellum noir et à fasciculations bistre jau-
nâtre très courtes, en forme d’écailles triangulaires à la base, puis normale
ment développées par la suite. Tête, thorax et abdomen concolores, gris jaune
à brun selon les exemplaires ; tarses noirs.
Aïles antérieures de couleur fondamentale assortie à celle du thorax et va-
riant de l’ochracé clair au brun ; comme il est habituel chez toutes ces espèces,
Ja bande transversale entre les lignes postmédiane et subterminale est plus clai-
re ; l’espace médian est assez bien délimité bien que la ligne extrabasilaire soit
très peu accentuée ; le point discocellulaire, rond, assez gros, brun noir ou
noir, en est toujours le détail le plus frappant ; la ligne subterminale est_com-
posée de taches internervurales imprécises, diluées, toujours présentes mais
rarement aussi étendues, toutefois, que dans la figure 149 de la planche X
frange plus foncée,
Ailes postérieures de couleur un peu plus claire que celle des ailes anté-
rieures, uniformément répartie, à l'exception parfois d'une diffusion grisâtre
médiane et transversale peu prononcée ; frange claire.
Verso des quatre ailes approximativement de la couleur du recto des ailes
postérieures ; des ombres médianes peu accentuées sont parfois présentes et plus
souvent absentes.
Armure génitale (pl. XXVII, fig. 315), — 1 faut remarquer le très petit duc-
lus bursae faiblement sclérifié, très différent du gros ductus bursae en forme
de Casque de B. cajani, tel que le montrent les figures 324 à 327 de la planche
XXVIIL.
Détermination. — Le mâle de cette espèce ne peuf guère être ‘Conféndu
qu'avec celui de la forme castanea de B. cajani qui sera décrite plus loin ;
on l'en séparera facilement par la couleur de ses antennes dont les pectinations
sont noires, où tout-au-moins brun tabac, alors que, chez la forme préci-
tée, elles restent dans les tons jaunes. Au surplus, l'aspect du B ajani forme casta-
net Aurivillius est plus net, la ligne postmédiane, en particulier, étant plus fine-
ment dessinée et délimitant un brusque changement de tonalité entre la partie pro-
ximale et la zone subterminale de l'aile. Enfin, il semble que cette forme soit
confinée aux régions Ouest et Sud de l'Ile, tandis que B. nigricornis habite les
massifs montagneux et les hauts plateaux du Centre.
Les femelles des deux espèces ont également un aspect très voisin ; mais cel-
les de B. nigricornis ont toujours une couleur ochracée ou marron, assez diffé-
pente des teintes grisâtre, blanchâtre, gris violacé on gris enfumé de celles de
B. cajani A. Vinson, On peut noter aussi que le point discocellulaire attire par-
ticulièrement l'attention chez la femelle de B. nigricornis par sa taille nettement
plus grande et sa forme plus arrondie. Enfin, la ligne postmédiane est plus si-
nuée et moins oblique que chez les femelles de B. cajani
Variation. — J'ai nommé imerinensis form. n. (15) une forme nettement plus
(5) Borocera nigricornis forme imerinensis n. — Holotype : 1 @, et paratypes :
2 G2 Madagascar Centre, Nord d'Ankazobe, lambeaux foresiers da tampoketsa d'Am-
bohitantely, 1 600 m env., IV-1967 (P. Griveaud) : paratype : 1 G, environs d'Anjozorobe,
forêt de Vanjamanitra, 1 380 m, V-1967 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
12
Source : MNHN, Paris
176 Y. DE LAJONQUIÈRE
grande et à ailes plus larges que la forme nominative. Envergure : 55-58 mm ;
longueur du bord costal des ailes antérieures : 25-27 mm. Fasciculations des an-
tennes moins noires, plutôt bistre tabac, quelquefois un peu ochracées à la base
de l'antenne ; flagellum brun foncé ou noir.
Les ailes, aussi bien les antérieures que les postérieures, ont un bord termi-
nal régulièrement arrondi. Dessin des ailes antérieures plus pâle et plus terne.
Cette forme mâle constitue une évolution parallèle à celle que montre B. ca-
jani dans sa forme cowani Butler, c’est-à-dire l'élargissement des ailes et le dé-
veloppement arrondi de leurs bords terminaux. Les individus qui présentent
ces caractères sont mélangés à ceux de la forme nominative. On ne constate
aucune modification de l’armure génitale.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar Esr : Massif du Marojeiy, Ambinani-
tel, 500 m (P. Griveaud) ; réserve naturelle intégrale n° 12, Marojejy-Ouest, 1 140
m (P. Soga). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Mananilaza
(P. Soga). — Route d'Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato (P. Viette). — En-
virons de Périnet, forêt d'Analamazaotra, 910 m (P. Viette).
Mapacascar CENTRE : Environs d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra, 1 380
m (P. Griveaud). — Nord d’Ankazobe, lambeaux forestiers du tampoketsa d’Am-
bohitantely, 1600 m (P. Griveaud). — Massif de V'Ankaratra, Manjakatompo,
forêt d'Ambahono, 1 850 m (P. Vielte) ; forêt d’Antarivady, 2130 m (P. Viette et
P. Griveaud). — Pays Betsileo, route du Sud, km 302 [295], forêt d’Ambatofito-
rahana, 1 600 m ( P. Viette). — Massif de VAndringitra, forêt Vakoana, Ambala-
marovandana, 1 530 m (P. Griveaud).
(Q allotype : mêmes station et collection que l'holotype : paratypes : collec-
tions Centre O.R.S.T.O.M., Tananarive, Y. de Lajonquière, Bordeaux, et Muséum,
Paris).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva d'altitude récoltée en VII, XIE, I, TU, IV
et V.
Borocera cajani A. Vinson
CS, pl V, fig. 82, 84 à 87, pl. XI, fig. 159 ; ©, pl. X, fig. 150, 152)
Borocera cajani A. Vinson, 1863, in Coguenez et A. Vinson, Bull. Soc. Aclimat. ct
0e ta Réunion, 1 (D), p. 20, pl. 1, 18. 1 Cd), 2 (Q), 3 et 4 (chenilles) et 5 (cocon).
Bortera cajant Vinson ; GUENÉE, 1865, ên À. Vixsox, Voy. à Madag. au couron. de
Radama I, annexe F, p. 30, p. 45, pl. 4, fig. 1 et 2.
Pomaeera madagascariensis var loc. Cajani Coquerel et A. Vinson : Coquenez, 1865,
Ann. Soc. ent. France, (4) 6, p. 342, pl. 5, fig. 2 et 2a.
"Borocera Cajani Guenée ; Mariue, 1880, ibid, (5) 9, (1879), p. 31.
B, Coroceral cajani Vinson ; Burien, 1882, Cist. Ent, 3, pars 26, p. 28 (early allied
to my Lebeda cowani).
Tébethra Cajani Vinson ; Saazmüzuen, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, p. 231.
pose Cajanns D° Vinson ; Cawnouf, 1886, Bull. Soc. nat. Acclimat. France, (4) 3,
p. 508.
D ethra Cajani, Vinson ; Kmuy, 1892, A syn. Cat. Lepid. Heter. (Moths), 1, p. 820:
ea mudagascariensis, var. Cajani, Vinson ; Conrr, 1909, Rapp. Labor. Etud.
Soie, Lyon, 13, (1906-1907), p. 49, pl. 12, fig. 4 et 5.
Live eajant Vinson ; AuRiviuius, 1927, in A. Sewrz, Gross-Sehmett. d. Erde, 14,
p. 266.
Fe Livethra Cajani Coquerel et Vinson ; CoLuien, 1936, in E. Srrawp, Lepid. Cat, pars
, p. 420.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 177
Doroceras madagascariensis Subsp. cajañt Vinson: ; PAULIAN, 1953, Le Natural. malg.,
5 (1), p. 78, fig. 1 a, 3 et 5.
Borocera madagascariensis subsp. cajani Vinson : PauLtAN et Vierre, 1956, Mém. Inst.
Seient. Madag., (E) 6, (1955), p. 258, fig. 104 ct 105 (ka du lectotype).
Gasiromega Badia Saalmüller : SaaLnüLLer, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 297, pl. 4
fig. 44 (G) (nee ©).
Gaslromega badia Saalmüller ; Aumvixius, 1997, in A. Serrz, loc. cit, 14, p. 268,
pl. 37 £ (G).
Gastromega badia Saalmüller ; Coruwen, 1936, in E. STRaND, loe. cit., pars 73, p. 499
(&).
Jebeda cowani Butler, 1882, Cist. Ent, 3, pars 26, p. 21 (d, ©).
nebeda Cowani Butler ; SaauMüLten, 1884, Lepld. v. Madag., 1, p. 235.
Gasromega Cowani, Butler ; Kimsy, 1899, À syn. Cat Lepid. Heter, (Moths), 1, p. 820.
Gastromega cowani Butler ; Aurviuuus, 192 In À. Sa z, loc. cit., 14, p. 268
Gastromega Cowani Butler ; Couuer, 1936, in E, SrRann, loc. cil
pars 73, p. 422.
Fibelhra Jejuna Saalmüller, 1884, Lepid. v, Madag,, 1, p. 230, pl. 5, fig. 55 (G).
Libetlra jejuna Saalmäüller ; Aurviuuus, 1927. fn À. Serrz, loc. cit. 14, p. 266, pl. 37e.
Libethra jejuna Saalmüller ; Couuer, 1936, in E. SrRaND, loc. cit, pars 74, p. 420.
Libethra Jejuna var. Brunnea Saalmüller, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 231, pl, 5, fig. 56.
Libethra jejuna [var.] brunnea Saalmüller : Aumviuius, 1927, ên A, Ste, loc, cit.
p. 266, pl. 37 e.
Libethra jJejuna var. brunnea Saalmüller ; Coutier, 1936, in E. Stran, loc. cit,
pars 73, p. 420.
Borocera madagascariensis var. ceroina Aurivillius, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett.
d: Erde, 14, p. 267 (g).
Borocera madagascariensis var. cervina Aurivillius 3 Cortier; 1936
, in E, Srraxn,
Loc. cit., pars 73, p. 421,
Borocera madagascariensis var. signata Auri
p. 267 (g).
Borocera madagascariensis var. signata Aurivillius : Coztier, 1936, in E. Srnawp, loc.
cit, pars 73, p. 491.
llius, 1927, in A. Serrz, loc. cit., 14,
Borocera madagascariensis var. cinerascens Aurivillius, 1927, in A. Serrz, loc. cit, 14,
P. 267, pl. 38 b (3).
Borocera madagasriensis var. cinerascens Aurivillius 5 Coruer, 1936, ir E. Srranr,
Loc. cit., pars 73, p. 421.
Porocera castanea Aurivillius, 1997, in A. Srrrz, Gross-Schmett. d. Erde, 14, p. 267
{&).
Borocera castanea Aurivillins ; Couuer, 1936, in E. Srnann, Lepid. Cat, pars 73,
p. 421.
[Borocera madagascariensis] Subsp, castanea Aurivillius 3 PauLrAN, 1953, Le Natural.
malg., 5 (1), p. 74.
Types. — cajani A. Vinson. Lectotype : 1 ©, « Madagascar », 1863 (4. Vin
son) (Muséum, Paris).
cowani Butler. Lectotype : 1 &, Madagascar Centre, pays Betsileo, Ankafana
[iorèt d’Ankafina] (W. D. Cowan) (British Museum, N. H.).
jejuna Saalmüller. Holotype : 1 4, Madagascar Centre, pays Betsileo (ex coll.
Staudinger, Zool. Mus., Humboldt Univers., Berlin).
jejuna var brunnea Saalmüller. Holotype : 1 G, Madagascar Centre, pays
Betsileo (ex coll. Staudinger, ibid.).
madagascariensis var, cervina Aurivillius Holotype : 1 &, Madag. [ascar] »
(sans autre indication) (Naturhistorika Riksmuseum, Stockholm).
madagascariensis var. signata Aurivillius. Holotype : 1 4, « Madag. [ascar] »
(sans autre indication) (F. Sikora) (Naturhistoriska Riksmuseum, Stockholm).
madagascariensis var. cinerascens. Aurivillius. Holotype : 1 &, « Madag.
Source : MNHN, Paris
178 Y. DE LAJONQUIÈRE
[ascar] » (sans autre indication) (ex coll. Staudinger) (Naturhistoriska Riksmu-
seum, Stockholm).
cajani forme monsarrati nov. Holotype : 1 d, Madagascar Sud, environs de Tra-
noroa, vallée Maroakoho, 14/16-11-1969 (P. Viette et P. Griveaud) (Muséum, Paris).
cajani forme gigas nov. Holotype : 1 &, Madagascar Centre, région d’Anjo-
zorobe, Analavory, « élevage de cocon », 27-VI1-1966 (P. Griveaud) (Muséum,
Paris).
castanea Aurivillius. Holotype : 1 &, Madagascar Ouest, Majunga (Kaudern)
(Naturhistoriska Riksmuseum, Stockholm).
Considérations générales. — Comme le montre la longue liste des publica-
tions qui ont traité de cette espèce, c’est évidemment elle qui a attiré, avec le
B. madagascariensis de BO1ISDUVAL, J'attention première des auteurs. Il ne pou-
vait en être autrement, du fait qu'elle était partout et abondamment répandue
dans l'Ile où les Malgaches recueillaient ses chenilles pour les élever et obtenir
la soie destinée à la fabrication de leurs magnifiques étoffes de luxe, dites lam-
bas.
Le Père Camsoué et M. A. CONTE ont donné sur ces élevages des détails très
intéressants, quelles que soient les confusions que le premier a pu faire concer-
nant le B. cajani avec son « Bor. bibindandy (race de l'Intérieur) » (voir, à ce
sujet, le travail de Cammoué, loc. cit. ainsi que celui d'Y. de LAJONQUIÈRE et VIET-
Ts, 1969). Par ailleurs, R. PAULIAN (1953) a, de son côté, apporté des précisions
sur la biologie des deux espèces qui permettent d'avancer dans la solution de cet-
te difficile question.
Pour l'instant, constatons simplement :
que le B. cajani est une des espèces les plus largement répandues à Madagascar ;
et sans doute l’une des plus abondantes ;
qu'elle présente de nombreuses formes ou races locales ;
que les deux sexes font montre d’ur dimorphisme très accentué ;
qu'une évolution parallèle à celle du B. nigricornis Y. de Lajonquière fait que la
forme mème des ailes n’est pas stable, comme ne Vest pas, bien entendu, leur cou-
leur ;
que, néanmoins, les caractères des genitalia restent pratiquement constants
quelle que soit la provenance des sujets examinés.
La diversité de ses formes, son adaptation à des végétaux variés, en même
temps que son utilisation pour l'artisanat de la soie, ont amené un certain nom-
bre d'auteurs à étendre encore ce polymorphisme jusqu’à considérer que le
B. cajani n’était qu'une race de Vespèce très voisine B. madagascariensis, dé-
crite antérieurement par BoispuvaL. Ch. Coquerez, notamment, MABILLE, le
P. Camsoué et, à leur suite, M. A. CONTE et R. PauLIaN ont conclu dans ce sens.
Que faut-il en penser ?
Disons tout de suite, qu'après l'étude d’un important matériel en prove-
nance des régions les plus diverses de Madagascar, et compte tenu des enseigne-
ments généraux qu'a pu m'apporter l'examen des espèces voisines, je ne suis
pas d'accord avec cette conclusion de mes éminents prédécesseurs et que je
crois, au contraire, à la séparation réelle des deux espèces.
I. — Arguments pouvant faire conclure à la cospécificité du B. cajani et du
B. madagascariensis :
Ils se réduisent en fait à deux.
a. — La concordance, pour ne pas dire la similitude, des armures génitales :
Source : MNHN, Paris|
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 179
c’est là, de toute évidence, un élément très important ; mais il est fortement
minimisé quand on le place dans le contexte de la faune malgache en général
et dans celui, en particulier, des représentants à Madagascar de la sous-famille
des Gonometinae.
D'une façon générale, la faune de la Grande Ile, développée en vase clos, a
produit des phénomènes de convergence tout à fait remarquables que j'ai déjà
signalés sous le nom imagé « d'espèces couplées », telles par exemple que Raphi-
peza graphiptera Saalmüller et R. orientalis Niette ; Malacostola mollis Y. de
Lajonquière et M. psara Y. de Lajonquière ; Gastromega badia Saalmüller et G.
robusta Y. de Lajonquière, etc.….; ces ressemblances portent tantôt sur le faciès
des imagos, tantôt sur les caractères de leurs armures génitales qui deviennent
ainsi presque indiscernables. En dehors de ces cas extrêmes, un Genre tout
entier, tel que le Genre Phoenicladocera, composé pourtant d'espèces incontes-
tablement différentes, montre une étonnante convergence des structures géni-
tales des deux sexes. Comment nier, dans ces conditions, la possibilité de sépa-
ration spécifique entre deux espèces voisines qui font précisément partie d’un
groupe de Genres où les armures tendent visiblement à l’uniformité ?
b. — La facilité de croisements en captivité : c’est là un fait de pratique cou-
rante chez bon nombre d'espèces de Lasiocampides, de Saturnides et de Sphin-
gides. Dans le cas présent, il eût été toutefois intéressant d'observer la perma-
nence de la fécondité des hybrides au delà de la seconde génération, ce qui ne
semble pas avoir été fait.
Sur ce sujet des produits d'élevages, il est intéressant de relire la relation
que M. A. CoNre a faite (loc. cil.). d’une visite qu’il rendit à Ch. OBERTHüR, à Ren-
nes. Il s'exprimait en ces termes :
€. C’est le Cajani tel que l’a décrit le Dr Vinson dans le Bulletin de la Soc,
d'Acclimatation de la Réunion, en 1863. Nul doute qu’il ne diffère considérable-
ment, surtout en ce qui concerne les mâles, du Borocera madagascariensis, Boi-
sd., et je n’aurais pas hésité à en faire une espèce distincte si je n’avais eu sous
les yeux, à Rennes, les résultats d'éducation de Borocera faites à Madagascar par
le R. P. Camboué. Je figure, pl. XII, trois mâles choisis parmi cette série. Le type
a se rapporte à Cajani par la coupe des ailes antérieures et postérieures, les ra-
yures des aïles antérieures.
Le type b montre déjà une coupe d’aile tronquée qui aboutit finalement au
type c, lequel coïncide tout à fait avec B. madagascariensis.
Cette constatation m’a conduit à considérer ces trois formes comme des va-
riétés d’une même espèce Borocera madagascariensis, Boisd. … ».
Je pense pour ma part, que la conclusion de Conte a été un peu rapide :
il est certain, en effet que les élevages en captivité donnent fréquemment des
exemplaires de plus petite taille que la normale ; n'oublions pas, d'autre
part, que cette espèce, quelle qu'elle soit, fait partie d'un Genre chez lequel il y'a
au moins tendance à la troncature des ailes postérieures ; or, cette tendance est
accentuée par le rapetissement des individus, pour quelque cause que ce soit,
ainsi que j'ai pu le constater, tant sur des exemplaires capturés dans les régions
sèches du Sud que sur des produits d’élevages en provenance des hauts plateaux.
Quant à la forme des ailes antérieures des trois exemplaires figurés par CONTE,
aucun d’eux n’a vraiment le bord externe aussi sinué que les exemplaires authen-
tiques de B. madagascariensis, si ce n’est peut-être celui de la fig. « qui est pré-
Cisément, par ailleurs, celui qui ressemble le plus à un B. cajani !
Il y a donc de bonnes raisons de croire que ces trois exemplaires ont été anor-
Source : MNHN, Paris
180 Y: DE LAJONQUIÉ
malement modifiés par les conditions d'élevage. Il faudrait aussi s'assurer qu’ils
ne sont pas les produits d’un des essais de croisements effectués par le P. Ca-
BOUÉ, croisement dont, pour une cause quelconque, mention aurait été égarée.
IT, — Arguments en faveur de la séparation des deux espèces :
1 — Variations biologiques : soigneusement décrites par le P. CaMBOUÉ, leur
exactitude ne saurait être mise en doute. Seule est à rejeter la création de son
< Borocera bibindandy », dans lequel il a cru voir l’espèce synthétisant les deux
« races » qu’il dénommait :
« race du littoral » (Bor. madagascariensis Boisduval)
« race de l’intérieur » (Bor. cajani A. Vinson).
Le R. P. CAmMBOuÉ avait donc constaté que :
« Le Borocera Bibindandy provenant de l'intérieur de l'ile produit un œuf
plus petit que celui donné par Vinsecte du littoral. La durée de nymphose du
Borocera Bibindandy, d’une trentaine de jours environ chez l’insecte du littoral,
est plus longue chez l’insecte de l’intérieur. La race du littoral donne un papl
lon généralement plus foncé en couleur que celui provenant de la race de l'inté-
rieur. Les papillons © de cette dernière race sont généralement de plus petite tail-
le que ceux provenant de la race du littoral. C’est le contraire pour les pap
lons d »,
Je n'insisterai pas sur ces constations, tout de même assez troublantes, que
c'est l'insecte le plus petit qui a les oeufs les plus gros, et aussi qu’il y a, entre
les deux entités, une curieuse interversion de la taille respectives des séxés.
2 — Différences de forme et d'aspect des imagos : en ce qui concerne les ai-
les antérieures des mâles, je n'ai jamais trouvé, malgré l'examen d’une quaran
taine d'imagos, un seul exemplaire de B. cajani ayant des ailes aussi allongées et
étroites que le B. madagascariensis, et présentant un bord terminal aussi nette-
ment flexueux que celui-ci : c’est à peine si, dans le Sud de l’île, donc en région
très sèche, deux ou trois exemplaires, tout en conservant la largeur d’aile norma-
le, peuvent présenter une très légère flexuosité de ce bord, alors que ce carac-
tère est beaucoup plus généralisé et accentué chez l'espèce voisine B. nigricornis
mihi, qui habite les hauts plateaux et les montagnes du Centre. Les auteurs sem-
blent d’ailleurs s'être accordés sur ce point. M. A. ConTE écrit «.… bord externe
légèrement convexe » ; R. PAULIAN, qui a fait de nombreux élevages expérimen-
taux, mentionne pour «€ la forme de Tananarive » : « ailes plus larges, les anté-
rieures à peine $inuées en dehors … ».
Quant aux ailes postérieures, constatons Qu'AURIVILLIUS avait classé caiani
Vinson dans le Genre Libethra Saalmüller par suite de « la bordure régulièrement
courbée des A. post de ses g » (« ses » s'appliquant au Genre Libethra) ; que
M.A. Conre décrit ces ailes de la « var. Cajani, Vinson » comme ayant € un bord
externe bien convexe », et qu'enfin R. PauLIAN précise : « Bord externe des ailes
postérieures très variable : rectiligne, en courbe ou subsinué, jamais cependant
très fortement concave. », tandis qu’il écrit au sujet du B. madagascariensis : €
ailes postérieures à bord externe fortement concave. ». D'après le matériel que
j'ai examiné, les constations de R. PauLran me paraissent donner la conclusion
cherchée quand il écrit : « … en particulier la forme des ailes postérieures du d
varie dans une même ponte, … ».
Je n'insisterai pas sur le dessin des ailes antérieures : inexistant, à part un
point discocellulaire, chez B. madagascariensis ; très nettement caractérisé, au
Source : MNHN, Paris |
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 181
contraire, chez B. cajani par la ligne postmédiane oblique, toujours bien appa-
rente, et par la ligne anguleuse subterminale, souvent présente.
Je n’insisterai pas non plus, ni sur la taille respective des deux Insectes, ni
sur les différences d'aspect des femelles, chez lesquelles la ligne postmédiane o-
blique est très légèrement sinuée chez B. cajani, au lieu d'être pratiquement droi-
te chez l’autre espèce.
3 — Zones d'habitat : le B. madagascariensis est un Insecte du littoral, sem-
blant faire le tour de la partie Nord de l'ile depuis Nosy Be jusqu'à Tamatave,
mais ne quittant guère la zone du bord de mer et ne se trouvant pas sur les hauts
plateaux ni dans les parties plus sèches de l'Ouest et du Sud. J'ai sous les yeux
un exemplaire mâle en provenance d’Italaviana, donc de la pluvisilva de l'Est :
cet exemplaire est nettement plus grand que tous les autres, d’un rouge grenat,
mais conserve intégralement, peut-être même en les accentuant, {ous les carac-
tères de son espèce, ce qui est un test que les formes sinuées ou franchement con-
caves des ailes, tout autant que l’absence de dessin, ne sont pas modifiées par un
développement plus poussé de l’Insecte, développement lié à des conditions éco-
logiques déterminantes, mais sont, le plus vraisemblablement, des caractères
spécifiques.
De son côté, le B. cajani vole dans toute l'Ile et dans tous les biotopes ; j'ai
pu examiner, en particulier, des exemplaires venant de Diégo Suarez et de sa ré-
gion qui répondent d’un façon parfaite au type normal de l'espèce. Bien qu’il ne
m'ait pas été donné de trouver des exemplaires de l’une et l’autre espèce en pro-
venance du même endroit, il semble probable qu’elles cohabitent.
Description (forme nominative du B. cajani À. Vinson). — 4. Envergure : 38-52
mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 20-25 mm. Antennes à fla-
gellum brun noirâtre et à fasciculations jaune foncé. Tête, thorax et pattes de la
couleur des ailes antérieures ; abdomen légèrement plus clair. Epiphyse tibiale :
tabl. Ibis, fig. 71.
Ailes antérieures oblongues mais bien développées en largeur, avec un bord
externe très légèrement sinué ou normalement arrondi. Couleur générale brun rou-
ge, variant du rouge ochracé au brun selon les exemplaires, avec prédominance
des tons acajou ; l’espace médian, généralement un peu plus foncé, n’est que fai-
blement, où même pas du tout, délimité proximalement par une ligne extrabasilaire
sinuée, souvent absente ; par contre la ligne postmédiane oblique, qui le borne
distalement, est toujours bien visible : inscrite dans une tonalité plus foncée et à
peine sinuée, elle sépare l’espace médian de l’espace subterminal plus clair et très
souvent agrémenté d’un reflet soyeux ; cette bande subterminale peut se fondre in-
distinctement dans l’espace terminal concolore, ou en être séparée par une ligne
subterminale faiblement accentuée, formée par une succession de petits chevrons
grisâtres ; un faible point discocellulaire grisâtre, rarement pupillé de blanc,
n'apparaît que très discrètement et est souvent même invisible ; frange conco-
lore ou un peu plus foncée.
Ailes postérieures à bord interne normalement arrondi ou droit ou très faible-
ment sinué dans quelques cas extrêmes ; couleur fondamentale assez semblable
à celle des ailes antérieures, quoique très souvent assombrie, partiellement ou
même en totalité, par des suffusions noirâtres diffuses ; frange plus claire, sou-
vent même blanchâtre.
Verso des quatre ailes d'une couleur générale semblable à celle du recto :
quelquefois barrées transversalement par des ombres médianes rougeâtres bien
Source : MNHN, Paris
182 Y. DE LAJONQUIÈRE
apparentes, quelquefois au contraire obsolètes mais avec la partie proximale de
Vaile plus foncée ; frange claire, particulièrement à l’aile postérieure qu’elle en-
toure d’un liseré blanc
Armure génitale (pl. XX, fig: 249). — On remarquera surtout, en comparaison
avec l’armure de B. nigricornis, les valves plus fines et le pénis très épaissi.
©. Envergure : 70-75 mm, pour les exemplaires pris dans la Nature ; longueur
du bord costal des ailes antérieures : 35 mm env. Antennes très fines, à flagellum
noir, à fasciculations jaune en forme de courtes écailles triangulaires dans le pre-
mier tiers, puis normalement développées. Tête, thorax et pattes de la couleur
des ailes antérieures ; tarses noirs ; abdomen légèrement plus clair que le thorax.
Ailes antérieures de couleur générale blanc sale à gris pâle très légèrement
ochracé ou rougeâtre ; l’espace médian, concolore, est mieux délimité que
chez le mâle par la ligne extrabasilaire, rougeâtre ou brunâtre, plus apparente ;
mais c’est toujours la ligne postmédiane, de même couleur que la précédente mais
fortement accusée, qui attire l'attention : elle est toujours légèrement sinuée, tant
au départ de la côte qu’au dessous de la nervure 2 ou 3 ; un point lunulaire som-
bre apparaît généralement à l’extrémité de la cellule ; une rangée de taches en
chevrons, diffuses, internervurales, forme le plus souvent une ligne subtermi-
nale plus ou moins apparente ; frange concolore.
Aïles postérieures d’une teinte uniforme à peu près semblable à celle des ai-
les antérieures ; frange plus claire, après un filet plus foncé à sa base.
Verso des quatre ailes bistre jaunâtre uniforme avec de très faibles ombres
médianes grisâtres ; franges plus claires, avec un filet foncé à leur base.
Armure génitale (pl. XXVIII, fig. 324). — Elle se différencie de celle de B. ni-
gricornis par le ductus bursae bien développé en forme de casque.
VARIATIONS DE L'ESPÈCE
Etant donné l'importance de ces dernières on leur consacrera un chapitre
spécial.
1°) B. cajani forme cervina Aurivillius, 1927 (4, pl. V, fig. 86). — Forme mâle
absolument obsolète dont le spécimen type du taxon nommé par AURIVILLIUS est
rouge pâle ; toutefois, la partie proximale de l'aile antérieure, jusqu'à lemplace-
ment habituel de la ligne oblique postmédiane, est légèrement plus foncée que la
partie discale ; la ligne postmédiane n’est absolument pas marquée, si ce n’est |
par ce léger changement de teinte.
Cette forme obsolète se retrouve accidentellement partout.
Exemplaires examinés, en plus du spécimen étudié par AURIVILLIUS :
Mapacascar Norp : Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 000 m, 5/12-I1-1959
(P. Viette) À &).
Mapacascar Ouesr : Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m, 1-1957 (P. Griveaud)
(a).
Mapacascar Sup : Environs de Tuléar, plateau au Sud-Est de Miary, 40 m, 23/
27-1-1969 (P. Viette et P. Griveaud) (14).
OBTENUS D'ÉLEVAGE : Madagascar Centre, Tananarive, 25-II1-1968 (P. Monsar-
rat) (2 &).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 183
2°) B. cajani forme signata Aurivillius, 1927. — Cette forme ne se différencie
de la forme nominative que par l’accentuation du point discocellulaire en taille
et en couleur.
Je n'ai pas vu d'autre exemplaire de cette forme que l'individu décrit par
AURIVILLIUS.
3°) B. cajani forme cinerascens Aurivillius, 1927 (G, pl. V, fig. 87). — Cette
forme n’est remarquable que par sa couleur d’un rougeâtre très fortement enfu-
mé ; les dessins sont normaux.
Là aussi, il ne m’a pas été donné de voir d’autres exemplaires que celui nom-
mé par AURIVILLIUS.
4°) B. cajani forme cowani Butler, 1882 (— brunnea Saalmüller, 1884) (&, pl.
V. fig. 82). — Cette forme est de couleur rouge brique clair, avec tous les dessins
bien marqués, ce qui est évidemment exceptionnel chez les exemplaires peu fon-
cés ; son originalité réside aussi dans le bord externe parfaitement arrondi de
ses ailes postérieures ainsi que dans l'élargissement de ses ailes antérieures : en
cela, elle est vraiment l’homologue de la forme imerinensis du B. nigricornis.
C’est elle qui a été décrite par SaaLMüLLER sous le nom de Libethra jejuna var.
brunnea, ainsi que j'ai pu m'en rendre compte par la comparaison du Type de
SAALMüLLER avec l’exemplaire figuré ici planche V, figure 82. J'ai pu constater
aussi que ce même exemplaire est tout à fait conforme au « type » & de Gastro-
mega badia Saalmüller, dans lequel cet auteur avait cru voir le mâle de la femelle
valablement décrite antérieurement par lui sous ce nom.
On peut aussi penser, malgré l’imperfection de sa représentation, que c’est la
même forme qui a été décrite par A. Conre (loc. cit.) sous le nom de Borocera
madagascariensis var. striata.
Enfin, un exemplaire très semblable à celui de la figure 82 a été comparé par
P. Verre au British Museum (N. H.) avec le type de Lebeda cowani Butler, et re-
Connu conforme. C’est donc ce dernier nom qui doit être maintenu par suite de
son antériorité sur tous les autres.
Il semble que cette forme n’intéresse que les mâles ; elle doit se rencontrer
individuellement un peu partout dans la zone Nord et Centrale de l'Ile ; sa pré-
sence dans la zone Ouest, où volent les formes foncées, paraît plus improbable.
Armure génitale & (pl. XX, fig. 251). — Absolument conforme à celle de la
forme nominative.
Exemplaires examinés. —— Mapacascar CENTRE : Tananarive, parc de Tsim-
bazaza, 1 200 m, 5-1-1952 (P. Viette) (1 4). — Route de Fianarantsoa, km 334, III-
1956 (4. Robinson) (2 4). — Pays Betsileo (type de brunnea Saalm.). — Massif
de l’Andringitra, Ambalamarovandana, forêt Vakoana, 1530 m, 23-1-1958 (P. Gri-
veaud) (1 &).
MADAGAsCar Sup : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 111-1956
(4. Robinson) (1 G).
5°) B. cajani forme monsarrati n. — Forme très voisine de B. cajani forme
cowani Butler, notamment en ce qui concerne la forme et la largeur des ailes.
Elle en diffère cependant par sa couleur jaune argileux, par la forte accentua-
tion de la ligne noirâtre postmédiane, et, chez les femelles, du point discocellu-
laire.
Source : MNHN, Paris
184 Y. DE LAJONQUIÈRE
Armure génitale 9. — Noir la figure 326 de la planche XXVII-
Exemplaires evaminés. — Mapacascan Oursr : Est de Sakaraha, réserve spé-
ciale du Zombitsy, 11-1965 (P. Monsarrat) (1 Q, paratype).
Manacascar Sup : Plateau Mahafaly, Ankalirano, 1-1966 (P. Griveaud) (1 @;
paratype). — Environs de Tranoroa, vallée Maroakoho, 14/16- 11-1969 (P. Vielle et
P. Griveaud ) (1 &, holotype).
6°) B. cajani forme gigas n. (d, pl. XI, fig. 159). — d. Envergure : 62 mm :
longueur du bord costal des ailes antérieures : 29 mm. Cette forme n’est remar-
quable que par sa très grande taille, la largeur de ses ailes et leurs bords termi-
naux parfaitement arrondis. Avant de la décrire, je me suis assuré qu’il ne s’agi
sait pas de produits d'élevage, mais d'exemplaires récoltés dans la Nature à l’état
de cocons, comme il est d’ailleurs mentionné sur l'étiquette qu’ils portent : ce
sont donc bien des Insectes librement développés.
Armure génitale (pl. XX, fig. 250). — Courbure des valves très légèrement ac-
centuée ; mais la conformité du pénis avec ceux des exemplaires typiques ne lais-
se aucun doute sur l'appartenance de cette forme à l'espèce B. cajani.
Q. Envergure : 75-86 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 38-
40 mm. Couleur générale gris ochracé plus ou moins fortement enfumé ; dessins
normaux.
Exemplaires examinés. — MADAGASCAR CENTRE : Région d’Ankazobe, Anala-
vory, « élevage de cocon », 27-VI1-1966 (P. Griveaud) (1 S, holotype, et 7 ©, pa-
ratypes).
7°) B. cajani forme castanea Aurivillius (d, pl. V, fig. 83 et 84 ; ©, pl. X, fig.
151). — Si, seuls, des exemplaires provenant de l'Ouest malgache étaient exami-
nés, on pourrait conclure que le taxon nommé castanea par AURIVILLIUS repré-
sente, en ces régions, une sous espèce de B. cajani. C’est vraisemblablement le
cas : mais des individus castanea se trouvent mélangés à des cajani typiques dans
certaines localités du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de la Grande Ile : Nosy Be,
forêt d’Andranovory, plateau Mahafaly et environs de Tranoroa, par exemple.
Le matériel récolté dans chacune des stations visitées (16) ne permettant pas une
étude approfondie, on se contentera ici de signaler le problème et de traiter cas-
tanea comme une forme de B. cajani.
4. Taille semblable à celle de B. cajani. Bien caractérisée par sa couleur som-
bre, rouge grenat foncé souvent légèrement enfumé, cette forme ne produit qu’
exceptionnellement des exemplaires plus clairs, tels que celui de la figure 84.
L’exemplaire de la figure 83 est très proche, notamment par sa taille, du type
d'AURIVILLIUS, mais celui-ci a le bord externe des ailes postérieures droit, et non
légèrement arrondi. C’est chez les exemplaires du Sud-Ouest de l'île que l’on cons-
tate la tendance la plus marquée de l'espèce à présenter un bord terminal droit,
ou même très légèrement flexueux, des ailes postérieures : ce caractère, toutefois
n'est jamais plus accentué qu'il ne l’est, par ailleurs, dans l’exemplaire type de la
forme cinerascens, représenté figure 87. Ce dernier, malheureusement sans indi-
cation de provenance, pourrait être un exemplaire occidental, tant par suite de
sa couleur très foncée que par la forme tronquée de ses ailes postérieures.
(16) Les exemplaires capturés dans une station donnée sont peu nombreux et, de
plus, ne l'ont généralement été que durant une courte période d’une unique année.
Source : MNHN, Paris!
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 185
Armure génilale (pl. XX, fig. 252, type du taxon nommé par AURIVILLIUS). —
Dans cette armure, les valves paraissent également un peu plus courbées que chez
les cajani typiques, mais ce n’est là qu’un caractère individuel, non constant.
Q- Taille également semblable à celle des cajani typiques. La couleur géné-
rale des ailes antérieures est plus foncée, variant du gris ochracé au gris foncé
rougeâtre ; mais jamais aussi claire que celle de la forme monsarrali ; le dessin
est inchangé et la ligne oblique postmédiane bien marquée en brun plus ou
moins rougeâtre.
Armure génitale. — Voir les figures 325 et 327 de la planche XXVIIT.
Exemplaires examinés, en plus du spécimen étudié par AURIVILLIUS
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be (ex coll. Dumont).
MapaGascar Ousr : Région de l’Ankarafantsika, Ampijoroa, 170 m (P. Gri-
veaud). — Région d’Antsalova, Andobo, forêt de lVAntsingy, 190 m (P. Griveaud).
— Au Nord de Morondava, forêt d’Andranomena (Ratovoson). — 45 km au Sud
de Morondava, forêt de Befasy (R. Paulian). — Nord-Est de Sakaraha, forêt de
Lambomankandro, Ampandrabe II (P. Griveaud). — Est de Sakaraha, forêt du
Zombitsy (P. Monsarrat). — Route nationale 7, 64 km Est de Tuléar, forêt d’An-
dranovory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud).
MaDaGaScar Sup : Environs de Tuléar (ex coll. Praviel). — Ibid., plateau cal-
caire au Sud-Est de Miary, 40 m (P. Viette et P. Griveaud). — Plateau Mabafaly,
Ankalirano (P. Griveaud). — Environs de Tranoroa, vallée Maroakoho, 200 m
(. Viette et P. Griveaud).
Distribution de l'espèce dans l'île. —— Mapacascan NonD : Cap Diégo (R.
Decary). — Diégo-Suarez (L. Legras). — Montagne des Français, vallée Antsoa,
100 m (P. Griveaud). — 50 km au Sud-Est de Diégo-Suarez, forêt d’Analamera-
na, 800 m (P. Viette). — Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 000 m (P. Viette). —
« Diego-Suarez » (G. Melou).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be (ex coll. Dumont, R. Paulian), forêt de Lo-
kobe (P. Viette).
MaDpaGascar Esr : Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Amba-
tovositra (P..Soga). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). —
Chemin de fer Fianarantsoa - Côte-Est, Ankarampotsy (R. Catala).
MaADaGascaR CENTRE : 8 km au Sud-Est d’Anjozorobe, forêt de Vanjamanitra,
1380 m (P. Griveaud, J. Vadon et P. Viette). — Région d’Ankazobe, Analavory (P.
Griveaud). — La Mandraka, 1200 m (P. Viette). — Tananarive (Père Camboué,
F. Sikora, Waterlot, B. Turlin), Ambatobevanza (R. Decary, e. 1. sur Mimosas),
Tsimbazaza, 1200 m (P. Viette, P. Monsarrat, e. 1. sur Eucalyptus. — Massif de
PAnkaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona, 1850 m (P. Viette). — Pays Bet-
sileo, Ambositra (R. Paulian, e. 1. sur Goyaviers). — Route de Fianarantsoa [rou-
te du Sud], km 334 (4. Robinson). — Pays Betsileo (ex coll. Staudinger), canton
de Tsarafidy, Ankafana [forêt d’Ankafina] (W. D. Cowan). — Massif de l’Andrin-
gitra, Ambalamarovandana, forêt Vakoana, 1 530 m (P. Griveaud). — Bekily (4.
Seyrig).
MabaGascar Ours : Majunga (Kaudern). —- Région de l'Ankarafantsika, Am-
pijoroa, 120 m (P. Griveaud), Tsaramandroso (?). — Région d’Antsalova, Ando-
bo, forêt de l’Antsingy, 190 m (P. Griveaud). — Au Nord de Morondava, forêt
Andranomena (Ratovoson). -— 45 km au Sud de Morondava, forêt de Befasy (R.
Source : MNHN, Paris
186 Y. DE LAJONQUIÈRE
Paulian). — Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomakandro, Ampandrabe II
(P. Griveaud). — Est de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy, 640 m (P. Viet-
te et P. Griveaud, P. Monsarrat). — Route nationale 7, 64 km à l'Est de Tuléar,
forêt d’Andranovory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud). — Forêt au Nord d’An-
dranovory, 510 m (P. Griveaud).
Fig. 5, chenille de Borocera cajani A. Vinson (d’après R. PauLtaw, 1953).
Mapacascar Sup : Environs de Tuléar (ex coll. Praviel). — Ibid., plateau cal-
caire au Sud-Est de Miary, 40 m (P. Viette et P. Griveaud). — Ancienne route de
Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 40 m (P. Griveaud et Ratovoson). — Plateau
Mahafaly, Ankalirano (P. Griveaud). — Bordure occidentale du plateau Mahafa-
ly, 5 km à l'Est d’Itampolo, 40 m (P. Viette et P. Griveaud). — Environs de Tra-
noroa, vallée Maroakoho, 200 m (P. Viette et P. Griveaud). — Antanimora (E.
Raharizonina).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — L'étude des premiers états de cette espèce séricigène a donné
lieu à plusieurs publications. On citera plus particulièrement celles de COQUEREL
et A. Vison (1863), PRuDHOMME (1905-1906), GRANGEON (1906) et PauLIAN (1953)
Gig. 5).
Borocera madagascariensis Boisduval
(4, pL V, fig. 88 ; ©, pl. X, fig. 146 et 148)
Borocera Madagascariensis Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hist. nat, 2, p. 236 —
Faune ent. Madag., Bourbon et Maurice, Lépid., p. 88, pl. 12, fig. 5 (g) et 6 (Q).
|
Source : MNHN, Paris|
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 187
Borocera Madagascariensis [Boisduval] ; Guexér, 1865, Voy. à Madag. au couron, de
Radama II, annexe F, p. 45.
Borocera madagascariensis Boisduval ; Burcen, 1878, Ann. Mag. Nat. Hist, (5) 2, p.
295.
pu vera Madagascariensis Boisduval ; Maiuxe, 1860, Ann. Soc: ent. France, G) 9,
(1879), p. 313.
porocera Madagascariensis Boisduval ; SaamüLuer, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 224.
Borocera Madagascariensis [Boisduval] ; Camnoué, 1885, Bull, Soc. nu done
France, (4) 2, p. 369.
Porocera Madagascariensis Boisduval ; Cammoué, 1886, ébid., (4) 3, p. 508.
Borocera madagascariensis [Boisduval] ; Sixona, 1892, Societus entomologica, 6,
IV-1891 - V-1892, p. 179.
Borocera madagascariensis Boisduval ; Conte, 1909, Rapp. Labor. Etud. Soie, Lyon,
13, (1906-1907), p. 48, pl. 12, fig. 1 et 2,
Borocera madagascariensis Boisduval ; AumviLutUS, 1997, in À. Serre, Gross-Schmett.
d. Erde, 14, p. 267, pl. 37f.
Borocera madagaseariensis Boisduval ; Couuer, 1936, in E. Srmann, Lepid. Cat.
pars 73, p. 421.
Borocéras mudagascartensis Boisduval ; PauLtan, 1950, Insectes utiles et nuisibles
de la région de Tananarive, p. 81, ? fig.
Boroceras madagascariensis Boisduval ; PauLIAN, 1951, Papill. comm, de Madag, p.
77, pl. XXXIIL.
Boroceras madagascariensis Subsp. madagascariensis Boisduval ; PaULIAN, 1953, Le
Natural. malg., (5) 1, p. 72, fig. 2.
Lebeda Cervicolora Saalmüller, 1878, Ber. über die Senckenb. naturforseh. Ges., VI-
1877-VI-1878, p. 94 (0).
Lebeda cervicolora Saalmüller ; Mastixr, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879),
p. 313.
Gaslromega Cervicolora Saalmüller ; Saaumüruen, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 229.
Gastromega cervicolora Saalmüller ; Bnancsik, 1891, Jahresh nature Ve: Trencsiner
Comitat., 1890/91, 13 u. 14 Jahrg, p. 164
Gaslromega cervicolora Saalmüller ; Aumviztius, 1927, in À. Srrvz, Gross-Sehmett. d.
Erde, 14, p. 269, pl. 37f.
Gastromega cervicolora Saalmüller ; Couuter in E. Srrann, Lepid. Cat, pars 73, p. 422.
gorocera Bibindandy Camboué, 1886, Bull. Soc. nat. Acclimat, France, @) 3, p. 341,
p: 509 om pour chenilles et cocons décrits en 1885, ibid, (4) 2, p. 969).
Borocera Bibindandy Camboué ; Core, 1909, Rapp. Labor. Etud, Soie, Lyon, 13,
(906-1907), p. 50, pl. 13, fig. 7 (a) et 8 (O).
Porocera bibindandy (Camb.) Conte ; Aumvitzrus, 1927, in Srwvz, loc. eit., 14 p. 267.
Borocera bibindandy Conte ; Couuen, 1936, in E. SrRann, loc. sit pars 73, p. 420.
Jr (orocera] bibindandy (Camb Conte ; PauLta, 1953, Le Natural. molg. 5 QD), pp. 70
et 71 (comme synonyme de B, madagascariensis).
Borocera bibindandy Camboué ; Luonquiène et Vierre, 1969, Bull. de Madag., n°s 277-
278, pp. 540 et suiv. (ibid.).
Le B. madagascariensis est la plus ancienne espèce décrite de Madagascar,
où elle était également utilisée dans l'artisanat de la soie. C’est avec elle que plu-
sieurs auteurs ont cru voir une cospécificité du B. cajani. On voudra bien se re-
porter au chapitre concernant ce dernier, où sont détaillées les raisons qui nous
font opter pour la séparation des deux espèces : au surplus, les fig. 88, d’une
part, et 82 à 87, d’autre part, sont sans doute encore plus expressives.
Types. — madagascariensis Boisduval. Lectotype : 1 9, Madagascar Est, en-
virons de Tamatave (J. Goudot)
cervicolora Saalmüller. Holotype : 1 9, Madagascar Sambirano, Nosy Be, Lo-
kobe (4. Stumpff) (Senckenberg Museum, Francfort-sur-le-Main, Lep. 3959).
bibindandy Camboué. Lectotype : 1 ©, Madagascar Est, Tamatave, ex larva
n° 701 (Père Camboué) (Muséum, Paris).
Description. — 4. De la description originale de BolsDuvaL, qui n'a con-
nu que cette seule espèce de Borocera, il ya lieu de retenir ce qui suit :
Source : MNHN, Paris
188 Y. DE LAJONQUIÈRE
< Le mâle de l’insecte à l’état parfait ressemble, pour la teinte, au Bombyx
Franconica d'Europe. Ses ailes sont un peu dolabriformes, comme celles du mâ-
le du Megasoma repandum. Elles sont d’un roux cannelle foncé, sans aucun des-
sin. Le corselet, la tête et l'abdomen sont de la même couleur ».
Mais nous pensons qu'il y a lieu dy apporter les précisions complémentaires
suivantes :
Envergure : 33-48 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 15 à
22 mm. Antennes à flagellum brun-noirâtre et à fasciculations brun tabac. Epi-
physe tibiale, figure 72 du tableau I
Aïles antérieures très étirées en longueur, avec le bord externe nettement
nué. Aucune ligne ni dessin, à l’exception d’un point discocellulaire noirâtre,
peu accentué, souvent même invisible, mais quelquefois aussi rayé en son mi-
lieu d’un très fin trait vertical blanchâtre ; très léger éclaircissement de la cou-
leur dans la moitié terminale de l'aile ; frange très courte, un peu plus foncée.
Fig. 6, cocon, imago femelle en vue latérale et chenille de Borocera madagascariensis
Boisduval (d’après R, PauLian, 1953).
Ailes postérieures tout à fait remarquables par la concavité très nette de leur
bord externe, souvent plus accentuée que chez l’exemplaire de la figure 88 ; cou-
leur générale brun noirâtre, légèrement plus foncée que celle des ailes anté-
rieures : frange également très courte et plus foncée.
Verso des quatre ailes de même couleur que le recto, avec rermbrunissement
de la zone sous-costale des ailes antérieures et de la zone basale des ailes posté-
rieures ; quelquefois, transparence du point discocellulaire.
Armure génitale (pl. XX, fig. 79 et 80). — Pratiquement identique à celle
du B. cajani ; la seule différence, très légère, résidant dans la forme générale-
ment plus massive des extrémités du cubile.
9. Envergure : 65-80 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 189
30-39 mm. Antennes à flagellum noir, à fasciculations jaunes ou jaunâtres, en
forme de courtes écailles triangulaires à la base, mieux développées ensuite.
Tête, thorax et abdomen de la couleur des ailes ; tarses brun noir.
Ailes antérieures légèrement plus allongées et étroites que celles de la femel-
le de B. cajani A. Vinson. Boispuvaz les décrit comme <« tantôt d’un roux can-
nelle et tantôt d’un brun tanné très clair » on peut ajouter à ces teintes, celle,
jaune très clair faiblement orangé, de la forme cervicolora Saalmüller ; de
toutes façons, on ne retrouve pas les tons grisâtres de la femelle du 8. cajani :
mais la principale différence entre les deux espèces ressort de la ligne oblique
postmédiane du B. madagascariensis qui est sensiblement rectiligne, un peu plus
inclinée, et non sinuée ; elle est, en outre, d’une teinte rougeâtre, et non brunà-
tre ; l’espace médian, à peine plus foncé, est bien délimité par ladite ligne post-
médiane et une ligne extrabasilaire très sinuée, de même couleur ; point disco-
cellulaire, bien apparent quoique petit, et de couleur semblable à celle des deux
lignes précédentes ; frange courte, un peu plus foncée,
Ailes postérieures de couleur uniforme semblable à celle des ailes anté-
rieures, parfois un peu plus claire ; une ombre médiane, large et diffuse, les
barre quelquefois transversalement ; frange concolore après un filet plus foncé
à sa base.
Verso des quatre ailes sensiblement de même couleur que le recto des ailes
antérieures ; ombres médianes diffuses et peu accentuées ; frange concolore
avec filet basal plus foncé.
Armure génitale. — Planche XXVII, figures 322 et 323.
Distribution dans l’île. — Mapacascar NonD : 37 km au Sud de Vohémar,
forêt d’Analalava, 25 m (P. Viette et P. Griveaud).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Nosy Be, forêt de Lokobe (4. Stumpff). — Maroman-
dia (R. Decary).
MaDaGascar Esr : 42 km au nord de Sambava, forêt d’Analabe, 50 m (P.
Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette). — Piste d'Andapa à Ambalapaiso, 25 km
à lOuest d’Andapa, 725 m (id.). — Maroantsetra (J. Vador). — Environs de
Maroantsetra, Ambodivoangy (J. Vadon) ; station forestière de Farankaraina,
route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m (P. Viette). — Ambila-Lemai-
tso (chen. sur Badamier) (R. Paulian). — Tamatave (Père Camboué). — Environs
de Tamatave (J. Goudot). — 6 km Nord-Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m
(P. Griveaud). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Vieite).
— Mananjary (G. Melou). — Midongy du Sud (R. Decary).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie (fig. 6). — Les chenilles ont été trouvées sur feuilles de Badamier.
Les imagos ont été récoltés en VIII, IX, XI, XII, I, IV et VI.
Borocera mimus n. sp.
(@, pl. VE, fig. 91 ; ©, pl. XI, fig. 155)
Extrêmement voisine du B. madagascariensis par son aspect extérieur, cette
espèce s’en sépare très nettement par ses genitalia. En dehors de l'examen de
ceux-ci, on pourra cependant la reconnaître, malgré la similitude de couleur,
à la forme encore plus étroite de ses ailes antérieures dont le tornus est quasi
Source : MNHN, Paris
190 Y. DE LAJONQUIÈRE
complètement effacé dans la courbe régulière et continue que forment, pour
ainsi dire sans soudure, les bords interne et externe. En outre, ces mêmes ailes
portent généralement, bien visible, la ligne subterminale de points noirs en
quinconces si fréquente chez les espèces malgaches ; cette ligne est cependant
absente chez la forme impunctata n., ce qui réduit alors à la forme de l'aile la
possibilité de reconnaître l'espèce à première vue. La couleur des antennes, to-
talement ou partiellement jaune orangé, peut aussi aider à celte détermination.
Les exemplaires, à la vérité très peu nombreux, qui ont été récoltés provien-
nent des domaines du Centre et de l'Ouest ou des zones de contact entre ceux-
ci.
Type. — Holotype : 1 S (pl. VI, fig. 91), Madagascar Nord, Montagne d’Am-
bre, les Roussettes, 1000 m, 28-X1-1958 (P. Vieite) (Muséum, Paris).
Description. — d. Envergure : 35 mm env. ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 17 mm env. Antennes à flagellum noir, à fasciculations jaune
orangé tout-au-long de l'antenne ou seulement dans la partie dilatée de la base,
puis noires par la suite. Tête, devant du thorax et pattes jaune orangé vif ; des-
sus du thorax plus sombre ou grenat ; abdomen et touffe anale très foncés, brun
noirâtre. Epiphyse tibiale extrêmement petite (tabl. Pis, fig. 74).
Ailes antérieures très étroites et effilées, avec un bord externe très peu si-
nué, ou même pas du tout ; couleur générale rouge grenat, parfois éclairci dans
la région terminale, parfois aussi plus orangé dans la partie voisine de la base
et du bord interne : une ligne extrabasilaire noirâtre apparaît très faiblement,
mais aucune mention n'existe de la ligne postmédiane ; par contre, la double
ligne subterminale de points noirs en quinconces est nettement inscrite (sauf
chez la forme impunctata n. (17)), ainsi qu'un faible point discocellulaire de
même couleur ; frange concolore.
Aïles postérieures à bords externes très fortement concaves comme chez B.
madagascariensis ; couleur générale plus ou moins franchement noire, sauf la
zone subcostale qui reste de la couleur des ailes antérieures ; frange plus ou
moins concolore.
Verso des quatre ailes brunâtre ou noirâtre, s’éclaircissant dans la zone avoi-
sinant le bord interne et la base des ailes antérieures.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 254). — Les différences avec l'armure de B.
madagascariensis sont évidentes : valves plus minces et plus courbées, forme
tout à fait particulière des extrémités du cubile, et surtout pénis mince fran-
chement coudé à angle droit.
©. Envergure : 45 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 22
mm env, Antennes entièrement noires. Tête, thorax, pattes et abdomen, conco-
lores ; tarses noirs.
(7) Borocera mimus forme impunctata n. (&, pl. V, fig. 90). — Diffère extérieure-
ment de la forme nominative par l'absence de la ligne subterminale punctiforme ; point
cellulaire un peu plus gros et pupillé de clair. L’envergure de l'holotype, seul exemplaire
connu, est un peu plus grande, 40 mm ; ses ailes postérieures sont de la même couleur
que eclle des ailes antérieures, et non noirâtres ; leur bord terminal n’est pas concave ;
antennes et fasciculations brun tabac. Pénis moins coudé. Epiphyse tibiale presque trois
fois plus grande. Il est possible que cette forme soit une sous-espèce du B. mimus, voire
une autre espèce de Borocera.
Holotype : 1 d Madagascar Ouest, région de l’Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m,
2-IX-1956 (P. Griveaud) (Muséum, Paris).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 191
Ailes antérieures bien développées en largeur ; couleur uniforme brun
jaune cuir ; lignes transversales extrabasilaire et postmédiane faiblement ins-
crites en grisâtre, la dernière nettement sinuée ; petit point discocellulaire gris
foncé ; ligne punctiforme subterminale comme chez le mâle, elle aussi peu
accentuée ; frange brunâtre très courte.
Ailes postérieures bien développées ; bord externe arrondi ; couleur géné-
rale gris noirâtre, s’éclairant de brun cuir dans la zone subcostale et à la base
de l'aile ; frange concolore.
Armure génitale. — Noir la figure 319 de la planche XXVII.
Distribution dans l’île. — Mapacascar NomD : Montagne d’Ambre, les Rous-
settes, 1 000 m, 28-X1-1958 (P. Vieite) (G holotype et © allotype (pl. XI, fig. 155)
trouvés in copula sur le tronc d’un arbre).
MaDaGascaR CENTRE (pentes occidentales) : Betroka, 18-VIII-1954 (Dr E.
Dieht) (1 & paratype).
MapaGascar OuEsr : Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m, 2-IX-1956 (P. Gri-
veaud) (S holotype de la forme impunctata).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce mal connue capturée en VIN, IX et XI dans les domaines
du Centre et de l'Ouest ou dans la zone de contact.
Borocera marginepunctata Guérin-Méneville
Cd; pl. V, fig. 89 ; ©, pL X, fig. 144)
Borocera margine punctata Guérin-Méneville, 1844, Iconogr. Règne anim. de G. Cuvier,
| 3 (texte explic.), p. 508 (G).
Borocera Marginepunctata Guérin ; Saazmüruen, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 224,
pl. 5, fig. 74.
Rosa marginepunctata Guen. [?] ; Cowre, 1909, Rapp. Labor. Etud. Soie, Lyon,
13, (1906-1907), p. 52, pl. 13, fig. 4 (G) et 5 (9).
| Borocera marginepunctata Guérin ; AumviLuius, 1927, in A. Se, Gross-Schmett. d.
Erde, 14, p. 268, pl. 37 e.
Borocera marginepunctata Guérin ; Cozuier, 1936, in E. Srrann, Lepid. Cat, pars 73,
p. 421.
Boroceras marginepunctatus Guén. [?] ; PauLtan, 1950, Insectes utiles et nuisibles
de la région de Tananarive, p. 83, fig. 153.
Boroceras marginepunctatus Guén. [?] ; PauLaN, Le Natural. malg, G) 1, p. 71.
Borocera marginepunctata Guérin-Méneville ; Paurax et Virrre, 1956, Mém. ?nst.
Scient. Madag., ) 6, (1955), p. 259.
Borocera Pelias Mabille, 1879, Bull. Soc. philomat. Paris, (1) 3, p. 138 (d, ©).
Borocera Pelias Mabille ; MamiLe, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p. 313.
Bor. [ocera] Pelia Mabille ; Masrur, 1880, C. R. Séanc. Soc. ent. Belg, 23, p. XVIL.
Borocera Pelias Mabille ; Saazmüzuer, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, p. 226.
Borocera Pelias Mabille ; Cowre, 1909, loc. cit, 13, (1906-1907), p. 53, pl. 13, fig. 6
(Q) et 7 (&).
: Rue pelias Mabille ; Aumvicuus, 1927, in A. Sewz, loc. cit., 14, p. 268.
Borocera pelias Mabille ; Cour, 1936, loc. cit, pars 73, p. 421.
B. [orocera] pelias Mabille ; Pauzraw, 1953, Le Natural. malg, 5 (1), p. 71 (variat.
ind. de B. marginepunctata).
Borocera pelias [Mabille] ; Vigrre et D. S. Fuerouen, 1968, Bull. Br. Mus. nat. Hist.
Ent., 21 (8), p. 403.
Borocera punctifera Mabille, 1880, C. R. Séanc. Soc. ent. Belg., 23, p. XVII (0).
Borocera Punctifera Mabille ; SaaLüzLer, 1884, Lepid. v. Madag,, 1, p. 236.
13
Source : MNHN, Paris
192 Y. DE LAJONQUIÈRE
Borocera punctifera Mabille ; Cowrr, 1909, Loc. cit., 13, p- ©
Borocera punctifera Mabille ; Aumvizuius, 1927, in A. Serrz, 14, loc. cit., p. 268.
Borocera punctifera Mabille ; CoLuwn, 1936, loc. cit., pars 73, p. 422.
B. [orocera] punctifera Mabille ; PauLtaN, 1953, loc. cit., 5 (1), p. 71 (variat. ind: de
B. marginepunctata).
“Borocera punctifera [Mabille] ; Vierre et D. S. Fuerouen, 1968, loc. cit., 21 (8), p. 403.
Borocera arenicoloris Butler, 1882, Cist. Ent., 3, pars 26, p. 22 (g, Q).
Borocera Arenicoloris Butler ; SaamüLuer, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 226.
_Borocera arenicoloris Bull. [2] ; Conre, 1909, Loc. cit., (1906-1907), p. 54, pl. 13, fig. 8
(G) et 9 (9).
Borocera arenicoloris Butler ; Aumviuius, 1927, in A. Sevrz, loc. cit., 14, p. 268.
Borocera arenicoloris Butler ; Couuien, 1936, loc. cit, pars 73, p. 420.
B. Lorocera] arenicoloris Mabille [?] ; PauLtAN, 1953, loc. cit., 5 (1), p. 71 (variat. ind.
de B. marginepunctata).
Types. — marginepunctata Guérin-Méneville. 4 de « Madagascar » (nombre
de spécimens et lieu de conservation inconnus).
pelias Mabille. Lectotype : 1 d, « Madagascar » (ex coll. Boisduval in British
Museum, N. H.) (spécimen figuré par Core, 1909, L. c., pl. 18, fig. 7).
punctifera Mabille. Holotype : 1 9, « Madagascar » (ex coll. H. Grose Smith
in coll. Mabille, ex coll. Ch. Oberthür, British Museum, N. H.).
arenicoloris Butler. Lectotype : 1 d, Madagascar Centre, pays Betsileo, An-
kafana [forêt d’Ankafina] (W. D. Cowan) (British Museum, N. H
Cette espèce a été, elle aussi, l’objet de plusieurs descriptions sous des
noms divers, comme on le voit par la bibliographie ci-dessus. Les types de
GuÉRI evie sont pour l'instant introuvables et le lieu exact de leur
capture, inconnu ; mais, fort heureusement, il ne subsiste aucun doute sur
l'identité de l'espèce qu’il a décrite.
Facile à identifier par son aspect extérieur, elle est surtout très voisine du
B. mimus par ses organes génitaux, mais en est cependant nettement séparée.
Par ailleurs, R. Pauzian (1953) indique qu'il n’a jamais pu obtenir de croise-
ments entre elle et le B. madagascariensis.
Description. — 4. Envergure : 40 à 46 mm ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 21 mm env. Antennes à flagellum noir et à fasciculations en-
tièrement fauves. Tête, thorax et pattes fauves ; abdomen et touffe anale roux
grisâtre. Epiphyse tibiale : tabl. I», fig. 73.
Ailes antérieures très analogues par leur forme à celles du B. madagasca-
riensis, quoique légèrement plus allongées, mais avec, également, le bord ex-
terne un peu flexueux ; couleur uniforme roux fauve, avec une petite zone plus
vive à la base de l'aile, dans sa partie longeant le bord interne ; l’espace mé-
dian, concolore, est faiblement délimité, intérieurement par une ligne extraba-
silaire dentée un peu plus foncée ou grisâtre, extérieuremient par une ligne post-
médiane de même tonalité partant de la côte à peu près perpendiculairement,
puis amorçant une sinuosité au niveau des nervures 6-7, pour venir aboutir
au bord interne assez près du tornus ; un petit point noirâtre discocellulaire
est bien apparent ; très apparente surtout est la double ligne subterminale de
petits points noirs en quinconces, finement mais très nettement inscrits, qui a
valu son nom à cette espèce ; frange concolore.
Ailes postérieures à bord externe légèrement, mais nettement, concave ; la
majeure partie de l'aile est gris plomb, à l'exception de l'aire sous-costale et d'une
étroite bande le long du bord anal qui sont roux fauve comme les ailes anté-
rieures ; courte frange fauve.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 193
Verso des quatre ailes de couleur générale analogue à celle du recto ; rembru-
nissement souvent assez accentué des zones sous-costales ; éclaircissement, par
contre, à l'envers de la zone basale plus vivement colorée de l’aile antérieure ; lé-
| gère transparence des dessins ; frange concolore aux ailes antérieures, très claire
aux ailes postérieures.
Armure géritale (pl. XXI, fig. 253). — Très proche de celle de B. mimus ; on
peut noter cependant la plus grande robustesse des valves, l'allègement des sclé.
rifications du cubile, et surtout l'allongement du pénis.
Fig. 7, chenille de Borocera marginepunctata Gui
-Méneville (d'après R. PAuLIAN,
1953),
9- Envergure : 60 à 62 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
29 à 30 mm. Antennes à flagellum noir et à fasciculations fauves. Tête, thorax et
abdomen de même couleur que les ailes antérieures ; tarses brun noirâtre.
Ailes antérieures très voisines de celles du B, mimus ; même couleur brun jau-
ne ; l’espace médian est pareillement délimité par les deux lignes extrabasilaire
| et postmédiane plus foncées ou grisâtres : toutefois, cette dernière prononce une
sinuosité plus accentuée que chez l’autre espèce, de telle sorte que la base de
l’espace médian sur le bord interne est relativement plus étroit ; elle est, en outre,
doublée extérieurement, à 2 mm de distance environ, par une autre ligne paral-
lèle, seulement visible dans la moitié inférieure de l'aile ; la double ligne subter-
minale punctiforme est très apparente ; petit point discocellulaire fongé ; frange
très courte brun foncé.
Aïles postérieures plus ou moins entièrement de couleur gris plomb, à l’excep-
tion de la zone sous-costale et d’une bande diffuse le long du bord anal qui con-
servent la couleur des ailes antérieures ; frange plus claire.
Verso des quatre ailes uniformément brun jaune un peu enfumé avec léger
noircissement dans la zone sous-apicale des ailes antérieures et faible transpa-
rence des dessins.
Armure génitale (pl. XXVI, fig. 317). — Ductus bursae beaucoup plus impor-
tant que celui de B. mimus et bras latéraux de la sterigma plus élargis.
Source : MNHN, Paris
194 Y. DE LAJONQUIÈRE
Distribution dans l'île. — MapaGascar Esr : Massif du Marojejy, Ambina-
nitelo, 500 m (P. Griveaud). — Réserve naturelle intégrale n°3, Andranomalaza,
Ambatovositra (P. Soga). — Route d’Anosibe, Ampitameloka, 840 m (@. Gri-
veaud). — Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). — Ambila-Lemai-
tso (R. PauLraN, 1953). — Mananjary (G. Melou).
Mapacascar CENTRE : Tananarive et environs (Père Camboué, R. Decary, Wa-
terlot, B. Turlin) ; parc de Tsimbazaza, 1 200 m (4. Robinson, P. Viette). — Mas-
sif de l’Ankaratra, forêt d’Antarivady, 2 130 m (P. Viette et P. Griveaud). — Ant-
sirabe (4. Seyrig). — Environs d’Ambohimahasoa, canton de Tsaradidy, forêt
d’Ankafina, 1 450 m (W. D. Cowan, P. Viette).
Mapacascar Ouesr : Nord-Est de Sakaraha, forêt de Lambomakandro (R. Ca-
tata). — Est de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m (P:
Viette et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Les imagos ont été capturés en VIE, X, XI, XII, I.
Les chenilles (fig. 7) ont été élevées à Tananarive sur Pêcher et Goyavier. Une
ponte a été trouvée à Ambila-Lemaitso, sur la côte Est, sur Badamier (voir R.
PauLian, 1953 : 80 et 81).
Borocera attenuata (Kenrick)
(a, pl. VE fig. 93 ; ©, pl. XK, fig. 160)
Gonometa attenuata Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 591, pl. 31, fig. 13
Gonometa attenuata Kenrick ; Aurivizuius, 1927, in A. SEITz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 258, pl. 37b.
Gonometa attenuata Kenrick ; CouLrenr, 1936, in E. SrraND, Lepid. Cat., pars 73, p. 406.
Cette espèce ne peut être maintenue dans le Genre Gonometa dont l’armure
est complètement différente tant par la forme des valves que par l'absence de cu”
bile. Bien que, par ailleurs, elle présente quelques différences avec les espèces
du Genre Borocera, je crois qu'elle peut néanmoins lui être incorporée, la majori-
té de ses caractères étant conformes à ceux de ce Genre.
Type. — Holotype : 1 d, e Central Madagascar, 2500 ft, Jan-March,
1911 » (F. B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d'Analamazoatra]
(British Museum, N.H.).
Description. — d. Envergure : 36 à 40 mm ; longueur du bord costal des ai-
les antérieures : 20 mm env. Antennes à flagellum noir ; à fasciculations, d’abord
brun jaune à extrémités noires dans la partie dilatée de la base, puis entière
ment noires. Tête, vertex et devant du thorax, jaune foncé ; thorax et abdomen
brun jaunâtre : touffe anale de même couleur, mélangée de poils jaunes. Epiphyse
tibiale : voir tableau Jr, fig. 75.
Ailes antérieures de même forme que celle du B. mimus ; couleur fondamen-
tale brun jaunâtre ; sur ce fond foncé, ressort avec une grande vigueur un point
ovale à contours très nets, d’un blanc éclatant, situé à l'extrémité de la cellule
et entouré d’un très large halo noir qui se fond progressivement dans la couleur
brune de l'aile ; aucun autre dessin ni marque ; frange concolore.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 195
Aïles postérieures à bords externes concaves comme ceux du B. mimus ; cou-
leur brun noirâtre, éclaircie par la pilosité brune qui recouvre la zone voisine du
Bord anal : le bord costal est orné, un peu avant l'angle apical, par une tache
allongée d’un blanc pur, à contours nets ; frange concolore.
Verso des quatre ailes uniformément brun noirâtre, à l'exception de zones
claires avoisinant le bord interne des ailes antérieures et le bord anal des ailes
postérieures ; transparence du point blanc discocellulaire des premières et de
la tache blanche préapicale des secondes ; franges concolores.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 255). — Diffère des autres Borocera par ses val-
ves droites, mais leur est apparenté par tous ses autres éléments.
9 Envergure : 60 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 30
mm env. Antennes analogues à celles du mâle, assez longuement pectinées dès la
base, mais entièrement noires. Tête et vertex jaunes ; dessous du thorax et pattes
brun jaunâtre ; collier, ptérygodes, dessus du thorax et dessous de l'abdomen
bruns ; dessus et côtés de l'abdomen jaune foncé.
Aïles antérieures uniformément brun café, avec seulement une large tache
discocellulaire blanc pur, ovale, cernée d’un liseré noir ; frange concolore.
Aïles postérieures à bord externe arrondi ; couleur fondamentale à peine plus
noirâtre que celle des ailes antérieures ; zone jaunâtre clair le long du bord anal ;
tache blanche allongée au milieu du bord costal ; aucune autre marque : frange
concolore.
Verso des quatre ailes uniformément brun café ; légère transparence des mar-
ques blanches ; franges concolores.
Armure géniale. — Noir la figure 328 de la planche XX VIII.
Distribution dans l'île. — Manacascar Esr : Massif du Marojejy, Ambinani-
telo, 500 m (P. Griveaud). — Route d’Anosibe, km 57 (P. Viette). — Route de La-
kato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette, P. Griveaud)., — Environs de Périnet,
forêt d’Analamazoatra, 910 m (F.B. Pratt, P. Viette, P. Griveaud). — 6 km au Nord-
Ouest de Fanovano (P. Griveaud et R. Vieu). — Au sud de Midongy du Sud, forêt
de Befotaka, 950 m (P. Viette et P. Griveaud).
Forêt à l'Est du lac de Mantasoa, Andrangoloaka, 1 389 m
MADAGASCAR CENTER
(P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva de moyenne altitude récoltée en VIT, XII,
I, I, HI et IV.
Pseudoborocera n. gen.
Espèce type : Pseudoborocera legrasi n. sp.
Description. — Ce Genre ne comprend, jusqu'à maintenant, qu’une seule es-
pèce. Par l’étroitesse de ses ailes antérieures, elle ressemblerait à première vue
aux espèces du Genre Borocera ; mais les bords externes de ses ailes postérieures
sont normalement arrondis, et les particularités des armures génitales mâle et
femelle ne permettent absolument pas de l’inclure dans ledit Genre. En fait, les
caractères de l’armure mâle la rapprocheraient beaucoup plus du Genre Apatelop-
Source : MNHN, Paris
196 Y. DE LAJONQUIÈRE
teryx qui va suivre : les valves et le pénis sont pourtant tout à fait différents, et,
par dessus tout, elle s’en sépare par sa nervation qui reste conforme à celle du
Groupe IL, c’est-à-dire avec la nervure 8 des ailes antérieures prenant naissance
sur la tige commune aux nervures 6 et 7.
Ce dernier Genre du Groupe II, très caractérisé, amorce le passage aux quel-
ques espèces restantes qui sont complètement séparées des autres Lasiocampidae
malgaches.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Une seule espèce : Ps. legrasi.
Pseudoborocera legrasi n. sp.
CS, pl VL fig. 97 ; ©, pl. XI, fig. 156)
Cette espèce, qui constitue une véritable transition entre les Genres Borocera
et Apatelopleryx, est déjà commentée sous cet angle dans les considérations gé-
nérales du Genre : on voudra bien s’y reporter.
Type. — Holotype : 1 & (pl. VI, fig. 97), Madagascar Sud, ancienne route de
Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 40 m, 1/4-X1-1967 (P. Griveaud et Ratovoson)
(Muséum, Paris).
Description. — 4. Envergure : 30 à 34 mm ; longueur du bord costal des ai-
les antérieures : 15 mm env. Antennes recourbées comme celles des Borocera, à
flagellum noir, à fasciculations jaunes. Tête, collier, devant et dessous du thorax,
pattes, violâtres ; ptérygodes et dessus du thorax, orange plus ou moins mélan-
gé de violâtre ; abdomen mauve clair ; touffe anale, longue, orangée et mauve.
Epiphyse tibiale (tabl. 1°, fig. 77) plus proche, par sa forme allongée et poin-
tue, des épiphyses de Borocera que de celles, arrondies et massives, d’Apatelop-
Leryx.
Ailes antérieures étroites mais bien développées, avec le bord externe à peine
sinué ; couleur fondamentale gris violet, à l'exception d’une zone longeant le
bord interne, franchement orangée, que limite très nettement la nervure 2 ; cette
zone orangé est ponctuée en plus foncé par le passage des lignes transversales ;
la couleur gris violet s’éclaircit, presque tout-au-long du bord costal, en une ban-
de mauve à aspect granité, puis, au delà de la ligne postmédiane, en une autre
bande, transversale celle-ci, unie et de couleur mauve clair ; cette dernière pré-
cède la ligne subterminale, ondulée, formée d’une succession de petits croissants
gris internervuraux ; enfin, l’espace terminal est, soit de la même couleur mau-
ve que la bande précédant la ligne subterminale, soit mauve orangé légèrement
plus foncé ; les lignes transversales, extrabasilaire, postmédiane, subterminale, et
parfois une autre ligne intermédiaire entre ces deux dernières, toutes parallèles
entre elles et au bord terminal, sont très fines, sauf au dessous de la côte, et ins-
crites en gris pâle ; un double point vertical de même couleur marque l'extrémité
de la cellule ; frange concolore.
Ailes postérieures à bords externes normalement arrondis ; couleur fondamen-
tale blanc jaunâtre, plus ou moins envahie de rougeâtre dans leur partie distale ;
ombre médiane rougeâtre bien apparente, suivie quelquefois d’une autre ombre
transversale de même couleur à mi-distance entre elle et le bord terminal.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 197
Verso des ailes antérieures entièrement rougeâtre, un peu plus foncé sous
la côte, à l'exception de l’envers de la bande orangée du recto qui est blanc ;
l'envers des deux points gris discocellulaires apparaît également en blanc au ver.
so ; frange concolore.
Verso des ailes postérieures couleur blanc jaunâtre, plus où moins envahie de
rougeâtre, principalement sous la côte et dans la région terminale ; l'ombre média-
ne est fortement marquée en rougeâtre ; frange concolore après un filet rouge à la
base.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 257). —- Cette armure est très voisine de celle des
espèces du Genre Apatelopteryx, notamment par la forme très allongée des socii
et leur terminaison en crochet ; les valves, larges et aplaties, ont un caractère très
spécial ; mais, en dehors des particularités de nervation déjà signalées, c’est sur-
tout par son pénis droit, effilé aplati horizontalement que cette armure se sépare
de celles dudit Genre.
9. Envergure : 45 mm env ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 20
mm env. Antennes analogues à celles du mâle, très pectinées dès la base, avec la
dilatation basale du rang externe à peine moins prononcée ; flagellum noir, pec-
tinations jaunes. Tête, vertex et devant du thorax, violâtres ; collier composé d’un
mélange de poils violâtres et de poils blanchâtres : ptérygodes et dessus du thorax
rouge orangé ; abdomen plus jaunâtre ; touffe anale rougeñtre.
Aïles antérieures très semblables à celles du mâle, la seule différence étant
dans le remplacement du double point noir discocellulaire par une double tache
d'un blanc nacré, également verticale, chaque macule étant finement cerclée de
noir ; la macule supérieure, à peu près ronde, l'inférieure, allongée longitudinale-
ment. Par analogie avec ce que l'on voit chez Napta serratilinea Guenée et sa
forme solida Saalmüller, il ne semble d’ailleurs pas impossible qu’il existe des
exemplaires mâles de Ps. legrasi porteurs des taches blanches discocellulaires, et
parallèlement des femelles qui en soient dépourvues.
Aïles postérieures avec un fort épaulement basal du bord costal : couleur entiè-
rement rougeâtre, avec des nébulosités noirâtres très vagues au dessous du disque
et à l’apex ; frange un peu plus claire.
Verso des quatre ailes uniformément rougeâtre terne, un peu plus foncé dans
les régions subcostales ; aux ailes antérieures, zone blanche correspondant à la
zone basale orange vif du recto et légère transparence des taches blanches disco-
cellulaires ; frange plus foncée aux ailes antérieures, plus claire aux ailes posté.
rieures.
Armure génitale (pl. XXVII, fig. 321). — Très différente également de celles des
Genres Borocera et Apatelopteryx, cette armure est surtout remarquable par la
forme exceptionnelle et la forte sclérification des bras latéraux de la stérigma:
Distribution dans l'île. — Mapacascar Non : Diégo-Suarez, 1914 (L. Legras)
(@ allotype, pl. XI, fig. 156, Muséum Paris).
MaDaGascar Sun : Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept-Lacs, 40
m, 1/4-X1-1967 (P. Griveaud) (& holotype). — Environs de Tranoroa, vallée de
Maroakoho, 200 m, 14/16-11-1969 (P. Viette et P. Griveaud) (1 & paratype).
Répartition géographique. —— Madagascar.
Biologie. — Espèce très mal connue, récoltée dans des formations botaniques
appartenant à la région malgache occidentale.
Source : MNHN, Paris
198 Y. DE LAJONQUIÈRE
GROUPE IT?
On ne trouvera que deux Genres dans cette annexe du Groupe I, Genres
cemptant d’ailleurs peu d'espèces et, par eux-mêmes, très spéciaux.
A vrai dire, ils ne constituent même pas un groupement, n'ayant en commun
que le caractère des antennes du Groupe II. Quant au caractère de nervation
il varie grandement ici de l’un à l’autre, ainsi qu’on pourra le constater. Je ne
les réunis done que dans le seul but de simplifier le classement de la faune de
Madagascar et de permettre, dès l’'abord, une orientation dans la détermination
des espèces.
Apatelopteryx Y. de Lajonquière
(de ärarmée, trompeur, et rrepév, aile)
Apatelopteryx Y. de Lajonquière, 1968, Bull. Soc. ent. France, T3, p. 71 (espèce type :
Apatelopteryx phenax Y. de Lajonquière, 1968, désignée par l’auteur).
Description originale. — Ce Genre « est composé d’Insectes robustes, de tail-
le moyenne, à abdomens longs et épais, à ailes antérieures allongées comportant
une partie centrale foncée subtriangulaire dont le sommet repose sur l’articula-
tion tandis que la base atteint pratiquement l'angle apical et l'angle interne ; cet-
te aire foncée est entourée par trois zones claires dont l'une suit le bord costal,
une autre, plus diffuse, le bord externe, et la troisième, très nette, le bord inter-
ne : cette dernière, particulièrement contrastée, présente une limite supérieure
convexe, de telle sorte que, chez les exemplaires étalés, elle semble appar-
tenir à la partie costale de l'aile postérieure. Aile postérieure à bord costal pré-
sentant un lobe prononcé à la base, à bord externe arrondi. Thorax, collier, pté-
rygodes et abdomen de couleur uniforme ; longue touffe anale ; front inerme
recouvert de poils de même couleur que celle du thorax. Gros yeux velus. Palpes
épais, redressés, ne dépassant pas le front, avec un article terminal très court
en forme de bouton. Tibias recouverts de poils longs et abondants ; tarses velus
jusqu'aux griffes terminales ; épiphyse grosse, en forme de massue. Antennes
coudées et bipectinées ; le rang externe composé de fasciculations très longues
dans le tiers basal et diminuant brusquement ensuite ; rang interne plus régulier.
La nervation montre aux ailes postérieures une grande cellule basilaire, ren-
flée, dont la longueur est égale à celle du bord supérieur de la cellule médiane ;
cette cellule basilaire émet une ou plusieurs nervures secondaires, généralement
ramifiées, qui irriguent le lobe costal : les nervures 4 et 5 et la nervure 3 sont
pratiquement connées. Aux ailes supérieures, 4 et 5 sont séparées à leur nais-
sance ; 6 et 7 sont tigées et 8 part de la nervure 7, ce qui constitue la particu-
larité nervurale la plus remarquable du Genre ; 9 et 10 sont beaucoup plus
courtes que leur tige : 9 aboutit à l’apex. Les genitalia (….) montrent un am-
ple tegumen porteur de gros socii en crochets, de courtes valves, une juxta aux
lobes bien développés, un cubile assez peu sclérifié ; le pénis, court et massif, est
coudé en angle presque droit, sa vesica plus ou moins ornée de spinules ».
A cette description j'avais ajouté que ce Genre devait être placé « immédia-
tement avant le Genre Borocera Boisduval ». Mais une étude plus approfondie
m'a montré que ce placement était erroné et qu’il devait être classé après les
espèces du Groupe II.
Répartition géographique. — Madagascar.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 199
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Mûles
1. Abdomen avec un manchon noir sur les segments 4, 5 et 6 Cl. VI,
fig. 96) : a Ap. pentheter
— Abdomen sans aucun anneau noir eo 2
2. Couleur générale des ailes violâtre clair et beige (pl. VI, fig. 94)
res HR rase is de PSN AD AINNENAX
— Couleur générale des ailes nettement plus ambrée (pl VI, fig. 95)
Mo RESen ne 42 à Sunmoints om ce ce AD. deceptrix
Femelles (connues)
1. Palpes labiaux et tarses des pattes prothoraciques brun clair et
NON NOÏTS de PNR Ru Re : + + Ap. deceptrix
= Palpes labiaux et tarses des pattes prothoraciques noirs . . Ap. phenax
Apatelopteryx phenax Y. de Lajonquière
(&, pl. VI, fig. 94 ; ©, pl. XI, fig. 157)
Apalelopteryæ phenaæ Y. de Lajonquière (Taws n. ms), 1968, Bull. Soc. ent. France,
78, p. 72, fig. le, 4 b, pl. 1, fig.
“patélopterux phenax Lajonquière ; Y. DE Lasonquiène, 1970, Mém. de l'OR.S.T-OM.,
37, p. 177.
Type. — Holotype : 1 & (pl. VI, fig. 94), Madagascar Centre, environs d’Am-
bohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina, 1 450 m, 12/18-X1-1963 (P.
Viette) (Muséum, Paris).
Description. — S (description originale). « Envergure : 40 mm environ :
longueur du bord costal de l'aile antérieure : 20 mm. Aile antérieure allongée,
bord costal droit jusqu'à l'approche de l'apex qui est net, bord externe à peine
excavé en son milieu, bord interne légèrement arrondi. Couleur fondamentale
des ailes antérieures brun terne violacé ; le centre de l'aile, ainsi coloré, forme
un triangle dont le sommet atteint l'articulation et dont la base limite l'aire ex-
terne qui est de même couleur, mais plus claire : les trois côtés de cette zone
triangulaire sont soulignés par une teinte plus foncée, particulièrement dans la
Partie inférieure nettement Concave. Le point discoïdal se détache en blanc
sous forme d'un petit trait allongé un peu ovale et perpendiculaire à l'axe de
l'aile. Le bord costal est marqué par une zone de couleur jaunâtre clair, conco-
lore, allant en s’évasant légèrement jusqu'à l'approche de l’apex qu’elle rejoint :
lle est seulement coupée par les deux lignes anté- et postmédiane finement
inscrites en noir ; la zone clair du bord interne, assez large, est de même cou-
leur que celle du bord costal et n’est coupée que par le tracé inférieur de la
ligne antémédiane : elle contraste vivement avec le centre sombre de l'aile et,
par le fait de sa limite supérieure convexe, semble appartenir à l'aile posté-
rieure. Cette dernière brun jaunâtre clair, plus foncée dans sa moitié externe,
franchement délimitée par l'ombre médiane ; bord externe régulièrement ar-
rondi, assez allongé pour former avec le bord interne un angle presque droit.
Dessous des quatre ailes brun jaune clair à leur base, plus foncé dans leur par-
\x/
Source : MNNM Paris
200 Y. DE LAIONQUIÈRE
tie externe et le long du bord costal de l'aile antérieure ; ombres médianes
bien marquées en brun foncé ; même teinte à l’intérieur du lobe basilaire de
l'aile postérieure ; points discoïdaux invisibles. Vertex, ptérygodes, thorax,
abdomen concolores brun clair ; longue touffe anale de même couleur. Anten-
nes bipectinées jaune clair, flagellum noirâtre. Très gros yeux poilus. Tibias
abondamment garnis de longs poils de même couleur que l'abdomen ; tarses cou-
verts de poils bruns et brun violet descendant jusqu'aux griffes terminales ».
Epiphyse tibiale : tabl. I t, fig. 78.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 260.) — Très remarquable par le double cou-
ronnement de fines spinules de la vesica.
©. La femelle, mentionnée comme «€ inconnue » dans la description origi-
nale de l'espèce, a pu être déterminée depuis lors :
Envergure : 54 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 25 mm
env. Antennes à flagellum noir ; à pectinations jaunes, bien développées dès la
base quoique plus courtes que celles du mâle. Palpes labiaux et tarses noirs, ain-
si que les longs poils couvrant les tibias de la première paire de pattes ; vertex,
collier et ptérygodes d’un beige légèrement violacé ; thorax et abdomer brun
clair.
Ailes antérieures beaucoup plus élargies que celles du mâle ; séparées en
deux parties bien distinctes et très contrastées par une limite courbe dont la
concavité est tournée vers l'extérieur ; cette limite est un simple changement
de couleur, et non une ligne ; elle part de la côte à son dernier tiers, passe un
peu au delà de la cellule et accentue sa courbure au niveau de la nervure 3
pour venir atteindre le bord interne à son deuxième tiers ; en deçà de cette
limite, la couleur de la partie proximale de l'aile est chamois clair uniforme,
légèrement plus grisâtre dans la zone basilaire jusqu'à une ligne extrabasilaire
un peu sinuée et un peu plus foncée ; au delà de la susdite limite, la partie dis-
tale de l'aile est d’un violâtre très foncé, légèrement éclairci dans les zones
subapicale et terminale ; aucun autre dessin et absence de point discocellu-
aire : frange de la couleur de la partie distale de l'aile après un large filet
chamoïis à sa base.
Ailes postérieures avec le bord costal montrant un épaulement basal bien
marqué : les ailes sont également partagées en deux parties par une limite à
peu près médiane, mais de couleurs beaucoup moins contrastées qu'aux ailes
antérieures ; la partie proximale est de la couleur de la zone basilaire de celles-
ci : la partie distale est gris foncé terne ; frange plus claire.
Verso des quatre ailes reproduisant les mêmes zones claires et foncées que
celles du recto dans des teintes atténuées et sensiblement semblables à celles
des ailes postérieures ; les limites de couleurs sont marquées, aux quatre ailes,
par des ombres médianes plus foncées ; franges identiques à celles du recto.
Armure génitale (pl. XXVIL, fig. 320). — On y voit une grande dilatation du {
ductus bursae, rappelant celle des espèces du Genre Odontocheilopteryx.
Distribution dans l'île. — Mapacascar SamBiRANO : Région du Tsaratana-
na, Nord-Ouest de Mangindrano, Analabana, 1640 m, et Anontsy, 1650 m (P.
Soga). — Massif du Tsaratanana (versant Sud), Andohananalila, 1 850 m (P. So-
ga) ; matsabory en dessous de J'Andohanisambirano, 2 050 m (P. Soga ; P. Viette
et P. Griveaud) ; piste de Mangindrano au Maromokotra, au Sud du piton coté
2831 m, 2500 m (P. Vielte et P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 201
MabaGascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Am-
batosoratra, 1 000 m ; Anjanaharibe Nord, 1 750 m ; Marojejy-Ouest, 1 140 m (tous
P. Soga). — Baie d’Antongil, base de la presqu'ile Masoala, Hiaraka, 500 m (P.
Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andra-
nomalaza, Ambatovositra et Ampangalambolosy (P. Soga). — Route de Lakato,
km 15, Ankasoka, 1100 m (P. Griveaud). — Périnet (N. et G. d'Olsoufieff). —
Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra, 910 m (P. Viette). — Vallée du
Faraony, Vohilava (R. Catala).
MADAGascaR CENTRE : Est d’Ambatolampy, Andranotobaka, 1 400 m (P. Gri-
veaud). — Environs d'Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt d’Ankafina,
1450 m (P. Griveaud, P. Vielle), — Ankarampotsy, près de Fianarantsoa, col de
Tantamaly (R. Catala).
Répartition géographique. — Madagascar,
Biologie. — Espèce de la pluvisilva récoltée en VIII, IX, X, XI, XII, I, TI, III
et IV ; plus fréquente en altitude que l'espèce suivante.
Apatelopteryx deceptrix (Kenrick)
(&, pl. VI, fig. 95)
Taragama deceptriæ Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 592, pl. 32, fig. 16
)
Taragama deceptrix Kenrick ; Auntvurus, 1997, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde,
14, p. 240, pl. 33 8.
T'aragama deceptriæ Kenrick ; CoLLten, 1936, in E, Srnawn, Lepid, Cat, pars 73, p. 306.
Apatelopteryæ deceptrix (Kenrick) ; Y. de Lasonquiène, 1968, Bull. Sos. ent. France,
73, p. 71, fig. 1f, pl. 1, fig. 6.
Très voisine de l’Ap. phenax, cette espèce n'en diffère guère, à première vue,
que par sa taille un peu plus petite et sa couleur franchement ambrée, non viola.
Cée. Quant aux dessins et à la disposition respective des teintes, ils sont exacte.
ment les mêmes et l'on pourra se reporter utilement, pour leur détail, à la des-
cription de ladite espèce.
Type. — Lectotype : 1 4, « Central Madagascar, 2500 ft, Jan-March 1911 »
(F. B: Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d'Analamazaotra] (Bri.
tish Museum, N. H).
Description. Envergure : 35 à 41 mm ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 19 à 20 mm env. Antennes à flagellum noir et à fascicula-
tions jaunes. Tête, palpes labiaux, pattes et thorax brun acajou ; abdomen et
touffe anale de même couleur. Epiphyse tibiale : voir figure 79 du tableau
J bis,
Ailes antérieures ne montrant aucune différence dans le dessin avec Ap.
phenax, si ce n’est une très légère modification du point discocellulaire ; celui-
ci est, en réalité, formé par deux très petites taches juxtaposées dans le sens
vertical : or, par suite d’un léger décalage de la tache inférieure chez Ap. decep-
rix, l'axe de cet ensemble est, dans cette espèce, plus perpendiculaire au bord
Costal que chez Ap. phenax : mais la différence essentielle entre les deux espè-
ces ressort de la couleur qui est, chez Ap. deceptrix, marron clair ambré pour
les parties claires, et acajou pour les parties foncées : ces couleurs, à domi-
Source : MNHN, Paris
202 Y. DE LAJONQUIÈRE
nante brun jaune, diffèrent tout à fait des teintes froides, en majeure partie violà-
tres, d'Ap. phenax.
Ailes postérieures également teintées de marron clair, et nettement plus
jaunâtres que celles d'Ap. phenax.
Verso des quatre ailes avec le même caractère que ci-dessus.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 258). — Très voisine de celle d’Ap. phenax,
avec cependant des valves plus fines et des modifications importantes du cubile,
moins profondément fendu, avec des garnitures épineuses différentes. Le pénis,
coudé à angle droit, montre un bord inférieur redressé et la garniture de la
vesica est moins fournie en spinules.
Q. Envergure : 49 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures : 25
mm env. Antennes à flagellum marron et à fasciculations plus claires mais de
même couleur. Tête, vertex et pattes marron clair ; palpes labiaux et tarses des
pattes prothoraciques brun clair, mais non noirs comme chez la femelle d’Ap.
phenax ; thorax et abdomen marron.
Ailes antérieures avec le dessin analogue à celui de la femelle d’Ap. phenax :
cependant, la limite médiane des deux couleurs est nettement plus droite et la
courbure de sa partie inférieure, ne commençant qu'au niveau de la nervure
1 b, est moins prononcée ; les couleurs des deux parties de l'aile sont très sem-
blables à celles de la femelle d’Ap. phenax, avec pourtant, dans l’ensemble, une
teinte légèrement plus jaunâtre, surtout perceptible dans la partie foncée dis-
tale.
Ailes postérieures et verso des quatre ailes : même remarque que ci-dessus.
Armure génitale. — Ces genitalia ne sont pas figurés dans la présente étude ;
très analogues à ceux de la femelle d’Ap. phenax, notamment par la forme carrée
de la sterigma, ils en diffèrent surtout par une grande diminution du volume du
ductus bursae.
Distribution dans l'ile. — Mapacascar No : 37 km au Sud de Vohémar,
forêt d’Analalava, 25 m (P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Vieite).
Mapacascar SamBrrANO : Route du Haut Sambirano, 10 km d’Ambanja, col
du Bekaka, 140 m (P. Viette et P. Soga).
Mapacascar Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Am-
batosoratra, 1 000 m ; Anjanaharibe Nord, 1 750 m ; Marojejy-Ouest, 1.140 m (tous
P. Soga). — Piste d’Andapa à Ambalapaiso, 25 km à l'Ouest d’Andapa, 725 m
(P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette). — Baie d’Antongil, base de la presqu'île
Masoala, Hiaraka, 500 m et 1000 m (id.). — Pourtour de la 3° réserve naturelle
intégrale, route de Manakambahiny Est, environs de Nosivola, 1 000 m (P. Viet-
te). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Antenina (P. Soga). —
Région d’Ambatondrazaka, Andranomandevy (Didy), 1039 m (P. Griveaud). — |
Environs de Moramanga, nouvelle route de Beparasy, km 25, 800 m (P. Viette).
__ Route d’Anosibe (P. Griveaud et R. Vieu), km 26, forêt de Sandrangato (P.
Viette) ; km 57 (P. Viette). — Route de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m (P.
Griveaud et R. Vieu) ; km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Viette). — Environs de Péri-
net, forêt d’Analamazaotra, 910 m (F. B. Pratt ; P. Viette ; P. Griveaud et R.
Vieu ; R. Vieu) ; concession Izouard, 1 025 m (P. Vieile el P. Griveaud). — 6 km
au Nord-Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m (P. Griveaud). — Région d’Ifa-
nadiana, environs de Ranomafana, 700 m (P. Viette). — Vallée du Faraony, Vo-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOGAMPIDAE 203
hilava (R. Catala). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m
(P. Viette et P. Griveaud).
MaDaGascaR CENTRE : Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39,
1350 m (P. Viette).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva, principalement dans les zones de
moyenne altitude du domaine de l'Est, recueillie en VIII, IX, X, XI, XI, 1, IL, III,
IV, VI.
Apatelopteryx pentheter Y. de Lajonquière
(&, pl VI, fig 96)
Taragama Meloui Ch. Oberthür, 1923, Et. Lépid. comp, 21 (2), p. 147, pl. DLXVI,
fig. 4892 (G).
Jaragama meloui Oberthür ; Aunviuius, in A. Serrz, Gross-Schmett. d. Erde, 14,
p. 277.
Taragama Meloui Oberthür ; CoLuER, 1936, in E. Srranp, Lepid. Cat. pars 73, p. 308.
Apatelopteryx pentheter Y. de Lajonquière (Tams n. ms.), 1968, Bull. Soc. ent. France,
73, p. 71, fig. 1 d, pl. 1, fig. 4 (n. nov. pour Taragama meloui Ch. Oberthür, 19%, homo!
nyme primaire de Taragama méloui Riel, 1909, du Sénégal).
Cette troisième espèce du Genre Apatelopteryx, bien que proche des deux
précédentes, est cependant facile à reconnaître, ne serait-ce que par le glacis
lisse qui couvre la majeure partie de la cellule des ailes antérieures, et par sa
ligne punctiforme subterminale.
Holotype : 1 d, Madagascar Est, Mananjary (G. Melou) (ex coll.
ir, British Museum, N. H.).
Description. — &. Envergure : 40 à 46 mm ; longueur du bord costal des
ailes antérieures : 21°à 22 mm. Antennes à flagellum noir et à fasciculations
jaunes. Côtés de la tête, palpes labiaux, vertex, collier et tarses des pattes pro-
thoraciques, noirs ; centre du front, pattes, thorax et dessous de l'abdomen,
marron clair ; large manchon noir recouvrant le dessus et la première moitié
latérale des segments abdominaux médians ; premiers et derniers segments,
ainsi que la longue touffe anale, marron clair, Epiphyse tibiale : tableau I v»,
fig. 80.
Ailes antérieures avec le même dessin général que celui des deux espèces pré-
cédentes ; cependant, le triangle horizontal foncé qui occupe la majeure partie
de l'aile est bien entouré, chez Ap. pentheter, des trois zones claires habituelles,
mais celles-ci sont plus contrastées et, dans l’ensemble, plus nettement délimi-
tées : ceci s'applique tout spécialement à la zone terminale, bornée intérieu-
rement, presque sans débordement de la couleur foncée du centre de l'aile, par
une ligne noire, très légèrement concave ou même tout à fait droite, qui part de
la côte près de l’apex et vient aboutir au tornus ; le triangle central est de cou-
leur générale brun rouge foncé : il est partiellement échancré par une petite
z0ne rectangulaire gris pâle uni qui couvre la moitié distale de la cellule et se
termine à la tache discocellulaire, composée ici d’un unique et fin croissant
blanc, souligné extérieurement de noir ; les trois zones périphériques sont de
couleur rouge brique clair ; la zone terminale porte en son milieu, transversa-
Source : MNHN, Paris
204 Y. DE LAJONQUIÈRE
lement, la double ligne subterminale de points noirs en quinconces si com-
mune dans la faune malgache ; franges concolores.
Ailes postérieures d’un ovale allongé, avec un épaulement à la base du hord
costal ; couleur fondamentale brique clair, un peu plus bistre dans la partie sub-
costale, et tachée de gris foncé près de la base ; une ligne transversale noire,
concave et souvent diffuse, part du bord costal un peu avant l’apex et aboutit
au bord interne à peu de distance également avant l'angle anal ; les parties mé-
diane et distale de l'aile sont plus ou moins lavées de noirâtre.
Verso des quatre ailes d’une couleur générale rouge brique uni ; aux ailes
antérieures, transparence du croissant blanc discocellulaire et reproduction
de l'ombre concave noire antéterminale ; aux ailes postérieures, reproduction
de l'ombre concave homologue et fort noircissement de l’intérieur du lobe cos-
tal à la base de l'aile ; franges très courtes, noirâtres.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 259). — Très grosse armure avec de fortes
valves et des socii particulièrement développés ; le cubile, très largement fendu,
est très caractérisé par la forme « en gigots » de ses deux éléments.
Q. Inconnue.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Norp : Environs de Diégo-Suarez,
montagne des Français, vallée Antsoa, 100 m (P. Griveaud). — 50 km au Sud-
Est de Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Viette). — « Diégo-Suarez »
(G. Melou).
Mapacascar Ouesr : Région d’Antsalova, Andobo, forêt de l’Antsingy, 190
m (P. Griveaud). — Est de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy (P. Griveaud).
— Route nationale 7, 64 km Est de Tuléar, forêt d’Andranovory, 500 m (P. Viette
et P. Griveaud).
MapaGascar Esr : Mananjary (G. Melou).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce récoltée en XIT, I, IT, et IV.
Remarque. — Etant donné ce que l’on sait de la distribution de cette espèce
dans l’île, qui semble liée aux formations botaniques appartenant à la région mal-
gache occidentale, la localité de Mananjary, localité typique, semble assez dou-
teuse. Les exemplaires étiquetés « Diégo-Suarez », proviennent de la montagne des
Français. On peut se demander si MELOU n’a pas vendu à Ch. OBErTrHüR, comme
provenant de Mananjary, des exemplaires récoltés précédemment par lui à la mon-
tagne des Français. Il est connu que MeLou vécut d’abord à Diégo-Suarez et à Ma-
nanjary ensuite.
Phoberopsis n. gen.
(de pogepoc, effrayant, et ëque. aspect)
Espèce type : Gonometa ferox Kenrick, 1914 — Phoberopsis ferox (Kenrick, 1914).
Je me vois obligé de créer ce nouveau Genre pour la seule espèce Phoberopsis
ferox qui avait été classée par KeNRIcx dans le Genre Gonometa, lequel comprend
plusieurs espèces africaines.
Si les caractères extérieurs de l’imago correspondent, en effet, assez bien aux
définitions de celui-ci, il n’en est pas de même des structures anatomiques.
Source : MNHN, Paris
ÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 205
Fig. 8, armure génitale © de Phoberopsis ferox (Kenrick) CxX 11).
AURIVILLIUS (1927) faisait très justement remarquer que la position de la ner-
vure 8 des ailes antérieures, partant chez Ph. ferox de la tige des nervures 9-10,
et non de l’angle de la cellule, empêchait cette espèce d’être intégrée dans les Go-
nometa. Par ailleurs, elle est pourvue d’un cubile important, terminé par des pla-
ques sclérifiées très particulières, alors que G. postica Walker, espèce type du Gen-
re Gonometa, est complètement dépourvue de cet organe.
La description de l'espèce malgache et les deux caractères ci-dessus définis
permettront de fixer les caractéristiques de ce Genre
Répartition géographique. — Madagascar,
Une seule espèce : Ph. ferox
Phoberopsis ferox (Kenrick)
(, pl. VI, fig. 98)
Gonometa ferox Kenrick, 1914, Trans. ent. Soc. London, 1913, p. 591, pl. 31, fig. 12 (G).
Gonometa ferox Kenrick ; Aumivizzius, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett, d. Erde, 14,
p. 258, pl. 37 a.
Gonometa ferox Kenrick ; Cozuten, 1936, ên E. Srnaxp, Lepid. Cat. pars 73, p. 406.
Source : MNHN, Paris
206 Y. DE LAJONQUIÈRE
Type. — Holotype : 1 d, € Central Madagascar, 2 500 ft, Jan.-March 1911 » (F.
B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra] (British
Museum, N. H.).
Description. — 4. Envergure : 57 à 58 mm ; longueur du bord costal des ailes
antérieures : 28 à 30 mm. Antennes entièrement marron. Tête, vertex, palpes la-
biaux, collier et devant du thorax, jaune d’or ; dessus et dessous du thorax, pté-
rygodes et pattes, noirs ; abdomen annelé de noir et de jaune clair ; touffe anale,
jaune clair, Epiphyse tibiale (tabl. I, fig. 81) très petite pour la grande taille de
l’Insecte.
Ailes antérieures longues et étroites, avec le tornus parfois effacé dans la cour-
bure de l'aile, Couleur uniforme gris noir, les nervures apparaissant en plus fon-
cé ; aucune marque ni dessin ; frange concolore.
Ailes postérieures courtes, à bord costal régulièrement arrondi, à bord externe
droit ou légèrement concave, formant des angles pratiquement droits, malgré leurs
sommets arrondis, avec le bord costal et le bord anal ; même couleur que les ailes
antérieures ; aucun dessin.
Verso des quatre ailes entièrement noir de suie, également sans aucun dessin.
Armure génitale (pl. XXI, fig. 261). — Grande ampleur du tegumen et des lo-
bes de la juxta ; valves courtes et coniques ; plaques sclérifiées à l'extrémité des
éléments du cubile, lequel est relativement court ; pénis sans caractère spécial.
Q. Très récemment trouvée, cette femelle parvient au moment où la présen-
te étude est mise sous presses : d’où la figuration de son armure génitale par un
simple dessin. Envergure : 78 mm ; longueur du bord costal des ailes antérieures :
40 mm env. Très semblable au mâle, elle en diffère cependant, outre sa taille plus
grande, par ses antennes moins longuement pectinées, par son abdomen entière-
ment couvert de longs poils jaunes où les anneaux noirs du mâle sont devenus in-
visibles, et par la coupe un peu plus arrondie de ses ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 8). — L’ostium bursae s'ouvre entre les replis légèrement
sclérifiés, et surtout épaissis, de la face interne de la membrane qui le recouvre,
et une pièce lisse, allongée, piriforme qui est la caractéristique principale de cette
armure. Le ductus bursae, très coudé dorsalement, s'ouvre dans une bursa sans
particularités.
Distribution dans l'île. — Mapacascar Est : Route d’Anosibe (G. Dujardin De-
lacour) ; km 54,900, Ampitameloka, 840 m (P. Griveaud) ; km 57 (P. Viette). —
Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m (P. Griveaud ; G. Dujardin Delacour,
R. Viossat et Ratovoson ; M. Remillet). — Environs de Périnet, forêt d’Analama-
zaotra, 910 m (F. B. Pratt, P. Viette) ; concession R. Izouard, 1 025 m (P. Viette
et P. Griveaud). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Viette
et P. Griveaud).
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Espèce de la pluvisilva de moyenne altitude, assez commune à
certaines périodes de l’année, capturées en VIT, VIII et X puis en IT, II et IV.
Source : MNHN, Paris|
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 207
ESPÈCE DONT LA PRÉSENCE à MADAGASCAR EST DOUTEUSE.
Braure truncata Walker
Lasiocampa plagiogramma Mabille)
(6
Megasoma truncatum Walker, 1855, List. Spec. Lep. Ins. Brit. Mus, 6, p. 1451, n. 9
)
Taragama truncata Walker ; Kinny, 1892, À syn, Cat. Lep. Het, 1, p. 855.
Pachypasa truncata Walker ; Janse, 1917, Check List of S.-Afric. Lep. Het, Pretoria,
p. 190.
Braura truncata Walker ; Aurvizutus 1927, in A. Serrz, Gross-Schmeti. d. Erde, 14,
p. 246, t. 34b (g).
Braura truncata Walker ; Cour, 1936, in E. Srnanp, Lepid, Cat, pars 73, p. 327.
Cd: 9
Lasiocampa Plagiogramma Mabille ; SaaLmüzzen, 1884, Lepid. v. Madag., 1, p. 241.
Pachypasa plagiogramme Mabille ; Aumvicrus, 1927, in A. Serrz, Gross-Schmett, d.
Erde, 14, p. 246.
Pachypasa plagiogramma Mabille ; Cour, 1936, in E. Srran», Lepid. Cat., pars 73,
p. 321 (Anhang).
Lasiocampa plagiogramma Mabille ; Vigrre et D. S. FLercnen, 1968, Bull. Br. Mus.
nat. Hist. (Ent.), 21 (8), p. 403.
Lasiocampa plagiogramma Mabille, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (1879), p. 314
)
Types. — {runcatum Walker. Holotype : « Afrique du Sud » (British Museum,
N.H).
plagiogramma Mabille. Lectotype : 1 4, « Madagascar » (ex coll. Ch. Oberthür,
British Museum, N.H.), choisi par Vierre et D. S. FLETCHER, 1968, L c.
Grâce à la grande obligeance du British Museum (N.H.), j'ai pu examiner le
lectotype mâle du Lasiocampa plagiogramma Mabille, ainsi que la femelle qui l’ac-
compagnait, D'autre part, j'ai eu communication d’une femelle provenant du Mu-
séum national de Paris, et portant une étiquette de provenance ainsi libellée :
« Bloemfontein 18-I-28 Heiring », ainsi que la mention « Braura truncata Walker,
AT. Janse det. ».
J'ai pu ainsi constater qu’il y avait complète identité entre la femelle nommée
par MaBiire et celle de l'Afrique du Sud. De toutes facons, Lasiocampa plagio-
gramma Mabille est donc un synonyme de Braura truncata Walker (n. syn.).
Les deux exemplaires de la collection Mabille portent, comme seule indication
de provenance, la mention « Madagascar ». Or cette espèce n’a jamais été re-
prise dans la Grande Ile, malgré les puissants moyens de chasse utilisés au cours
des dernières quinze années, et en dépit, également, de ce que les espèces de
ce Groupe sont particulièrement bien attirées par les lampes à vapeur de mercure.
I serait quelque peu étonnant, d'autre part, que la capture de cette espèce à Ma-
dagascar se soit justement limitée à un mâle et à une femelle,
Enfin, Br. truncata est une espèce africaine, très voisine du Genre Sfreblote
Hübner (= Taragama Moore), groupe dont nous n'avons trouvé aucun représen-
tant à Madagascar.
Il paraît donc assez plausible que l'étiquette « Madagascar » fixée aux exem-
plaires de MamiLze soit une erreur, et que ces exemplaires proviennent. en fait,
d'Afrique du Sud.
En tout cas, il ne me paraît pas possible d'inclure cette espèce dans la faune
de Madagascar.
14
Source : MNHN, Paris
208 Y. DE LAJONQUIÈRE
Voici cependant quelle est la description originale de MABILLE :
« Les ailes supérieures du mâle sont étroites, avec le bord externe très oblique
et arrondi ; elles sont d’un gris brun, traversées au-delà du milieu sur les nervures
par une bande un peu plus foncée que la couleur générale, et rayée par les nervu-
res qui sont épaisses et noires ; cette bande naît à la côte un peu avant l’apex, pas-
se devant l'angle interne pour devenir longitudinale et remonter jusqu'à l’attache
de l'aile. L'espace terminal est gris cendré et divisé par une ligne noirâtre, dentée,
éclairée de blanchâtre et s’arrêtant au bord interne près de l'angle. La frange est
noirâtre, coupée d’une série de petites taches d’un roux clair, les ailes inférieures
sont du même roux clair, uniforme en dessus et en dessous ; le disque des supé-
rieures est noirâtre en dessous. La tête, le prothorax et les ptérygodes sont d’un
gris cendré, le reste du corps est noirâtre, avec une forte touffe de poils noirs sur
le métathorax. Le dessous du corps est d’un brun noirâtre. Les antennes sont pec-
tinées, jusqu’à la moitié, de très-longues lames grises, diminuant brusquement, en
sorte que l'antenne se contourne et ressemble un peu à une corne de bélier.
La 9 est plus grande que le g ; ses ailes sont plus larges, mais elle ne diffère
pas notablement. La bande des ailes supérieures est limitée de chaque côté par une
ligne fine, cendrée et dentée. Les antennes sont courtes, minces et brièvement cré-
nelées.
Cette espèce est très voisine de lotus d'Europe, et doit vivre sur des arbres
verts. Nous possèdons le & et la © qui proviennent du voyage de Goudot, et sem-
blent avoir été obtenus de la chenille.
Madagascar (coll. P. Mabille) ».
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 209
ESPÈCE NON IDENTIFIÉE
Bombyx sordida Mabille
Bombux sordida Mabille, 1879, Bull. Soc. philomat. Paris, (1) 3, p. 138 (&, Q).
Rgnbux sordida Mabille ; Masiuze, 1880, Ann. Soc. ent. France, (5) 9, (187$), p. 312
(« Madagascar, Côte Sud-Ouest, décrit d’après quatre exemplaires rapportés par M.
Grandidier »).
Bombyx sordida Mabille ; Burn, 1882, Cist. En. 3, pars 26, p. 22.
Bombyx Sordida Mabille ; SaaLmüLuen, 1884, Lepid. v. Madag, 1, p. 236.
Gaslromega sordida Mabille ; Aumviurius, 1927, in A. Srrrz, Gross-Schmett, d. Erde,
14, p. 269.
Gastromega sordida Mabille ; Coutwn, 1936, in E. Srrax, Lepid. Cat, pars 73,
p. 422 (Anhang).
Bombuæ sordida Mabille ; Vierre et D. S. FLerouen, 1968, Bull. Br. Mus. nat. Hist.
(Œnt.), 21 (8), p. 403 (types non retrouvés).
Type. — Syntypes : 4 exempl. et Q, Madagascar Sud-Ouest (4. Grandidier)
(lieu de conservation inconnu, ou détruits ?).
Description originale. — « G 70 millim. — © 80 millim.
Mas sordide cervinus ; alae squamis crassis consitae et quasi farinosae. Linea
subrufa vix conspicienda e costa procedit margini externo parallela. Alae posticae
Pallidiores immaculatae ; fimbria pallidior ; subtus alae magis rufae, posticae pal-
lidiores ; earumque discus lineam confusam, rufam semicircularem offert. Corpus
concolor. Antennae desunt,
Foemina major, griseo-cervina, linea alarum parum distincta, magis obliqua,
antennae filiformes, nigrae.
Madagascar, a CI. Grandidier, reperta ».
Cette description ne permet pas d’identifier l’espèce de MaBizze. Très proba-
blement, il doit s'agir d’une des nombreuses formes ou races locales de Boroce-
ra cajani À. Vinson, mais rien ne permet de l’affirmer, En particulier, la taille de
70 mm d'envergure, indiquée pour le mâle, est tout à fait déroutante, les plus
grands exemplaires connus (forme gigas Laj.) dépassant à peine 60 mm : encore
s'agit-il d’une forme des hauts plateaux du Centre, alors que les exemplaires du
B. sordida sont venus du Sud-Ouest de l'Ile. En ce qui concerne les coloris indi-
qués, c’est la forme cowani Butler qui s’en rapprocherait le plus ; c’est aussi
| celle qui peut se trouver à la rigueur dans la région indiquée ; mais cette forme
est bien loin d’atteindre une aussi grande taille.
Par ailleurs, trop de Lasiocampides malgaches portent la ligne oblique trans-
versale pour qu’elle puisse constituer un caractère vraiment distinctif,
Enfin, les « antennes filiformes » des femelles ne correspondent à rien de con-
nu chez les Lasiocampides.
En conséquence, et en l'absence des syntypes non retrouvés, on ne peut que
classer le Bombyx sordida Mabille comme espèce non identifiée.
À la suite de la description de son Lebeda cowani (voir page 177), BUTLER
(882 : 22) écrit : « Apparently allied to Bombyx sordida, of Mabille. »
14 *
Source : MNHN, Paris
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LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 211
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212 Y. DE LAJONQUIÈRE
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pp. 204-229, fig. et phot. : n° 25, pp. 311-325, 1 fig. ; n° 26, pp. 389-402, 1 phot. ;
n° 27, pp. 480-490, 4 phot. ; 2° sem., n° 28, pp. 50-65, 8 fig. ; n° 29, pp. 109-127,
fig. et phot. ; n° 30, pp. 212-229 ; n° 31, pp. 327-840 ;n° 32, pp. 305-408, 1
phot. : n° 33, pp. 478-491 ; 6° année, 1 sem., n° 34, pp. 52-60. [Ce travail a été
publié en un tout s le titre : La sériculture aux colonies, Etude faite à Mada-
gascar, 219 p., 43 fig., in Bibliothèque d'Agriculture coloniale, A. Challamel
Edit. Paris 1906. Cinq parties annexes y ont été ajoutées].
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Nievre (P.), 1962. — Nouveaux Lasiocampidae de Madagascar (Lep.). (Bull. mens.
Soc. Linn. Lyon, 31° année, pp. 215-227).
__ 1963. — Noctuelles Trifides de Madagascar, écologie, biogéographie, morpholo-
gie et taxonomie (Lep.) [1" partie]. (4nn. Soc. ent. France, 131, (1962), pp.
1-294, fig. 1-183, cartes 1-19, 16 tabl., 9 graph., pl. phot. h.t. I-X).
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Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES LASIOCAMPIDAE 213
INDEX ALPHABETIQUE
Les noms des nouveaux taxa décri
risque (*). Les synonymes sont en ital:
* abhorrens, 105.
* Acosmetoptera, 136.
aerea, 92.
affinis, 86.
albolunatus, 88.
albovirgata, 117.
‘gnacardia (4cosm. phela forme),
9.
Anchirithra, 98.
anomala, 27.
Apatelopterix, 198.
apicimacula, 144,
arenicoloris, 192.
attenuata, 194.
aurantiaca, 79.
* australis, 135.
badia, 166 (Q), 177 (&).
bibindandy, 187.
Borocera, 171.
bosei, 40.
brunnea (Lib. jejuna var.), 177, 183.
‘ brunnescens (Lechr. stumpffit for.
me), 28.
cadoreli, 81.
cajani, 176, 181.
* Callopizoma, 129.
castanea, 177, 184.
coPre (Phoen. merina forme),
50.
cervicolora, 187.
cervina (Bor. madagascariensis for-
me), 177, 182.
Chrysium, 89.
* Chionodiptera, 106.
cinerascens_ (Bor. madagascariensis
forme), 177. 183.
* cinnamomea (Phoen. wintreberti
forme), 161.
cleptis, 113.
Closterothrix, 35.
cowani, 177, 183.
deceptrix, 201.
defecta (Eur. nigraluna forme), 65.
diabolus, 53.
* Diaphoromorpha, 132.
echinata, 22.
ts dans ce volume sont précédés d'un asté-
‘ ecpluta, 142.
Endacantha, 113.
* Eupagopteryx, 85.
Europtera, 65.
© Sxhausta (Ochr. opulenta forme),
ferox, 205.
fulgurita, 84.
fuivipuncta, 51,
funebris, 53.
gambeyi, 38.
Gastromega, 165.
* gigas (Bor. cajani forme), 178, 184.
Glocia, 95.
goliath, 49.
GONOMETINAE, 62.
goudoti, 55.
graphiptera, 22.
* griveaudi, 154.
GROUPE I, 65.
GROUPE I bis, 102.
GRouPrE II, 118.
GROUPE II bis, 198.
gueneana, 72.
© herbuloti, 155.
hova, 110.
* imerinensis (Bor. nigricornis for-
me), 17
“ impunctata (Bor. mimus forme),
190.
insignis, 99.
insularis, 56.
jejuna, 177.
johannae, 34.
Lamprantaugia, 69.
LASIOCAMPINAE, 25.
Lechriolepis, 25.
* legrasi, 196.
leonina, 47.
Lerodes, 83.
Libethra, 171.
livens, 91.
“ lunigera (Phoen. wintreberti for-
me), 161.
Source : MNHN, Paris
214 Y. DE LAJONQUIÈRE
madagascariensis, 186.
madinika, 96.
MALACOSOMATINAE, 17.
Malacostola, 121.
malagassy, 59.
malgassica, 129.
marginepunctata, 191.
* mediodiluta, 127.
+ Melopla, 102.
meloui, 203.
meridionalis, 61.
merina, 149.
mesembrinus, 89.
* micans, 131.
+ mimus, 189.
minuta, 94.
moka, 115.
mollis, 122.
: monsarrati (Bor. cajani forme), 178,
183.
monticola, 72.
+ mutata, 126.
Napta, 95.
nepos, 80.
4 HSE (Anch. insignis forme),
100.
nicotiana, 116.
nigraluna, 65.
* nigricornis, 174.
+ nigrosignata, 20.
nigrosparsata, 42.
nitens, 12.
+ nitescens, 151.
+ nivea, 107.
* nubenda, 146.
Ochanella, 109.
ochlera, 41.
ochracea, 103.
Ochrochroma, 75.
Odontocheilopteryx, 58.
olivacea, 167.
* opima (Eur. punctillata forme), 67.
opulenta, 78.
orientalis, 24.
+ pandani, 68.
parvinota, 156.
* parvula (Eup. affinis forme), 87.
pauliani, 21.
pelias, 191.
pentheter, 203.
perineti, 21.
* phela, 139.
phenax, 199.
+ Phoberopsis, 204.
Phoenicladocera, 147.
plagiogramma, 207.
pratti (Lechriolepis), 31.
pratti (Raphipeza), 19.
Protogenes, 25.
+ psara, 123.
+ Pseudoborocera, 195.
+ pumilio, 135.
punctifera, 191.
punctillata, 65.
raharizoninai, 143.
ramdimby, 32.
Raphipeza, 17.
* robusta, 170.
secernenda, 46.
* serrata, 125.
serratilinea, 96.
serta, 94.
seyrigi, 77.
signala (Bor. madagascariensis_ for-
me), 177, 183.
sikorae, 44.
simplex, 76.
sogai, 140.
solida, 96.
sordida, 209.
+ sorex (Clost. sikorae forme), 45.
sparsipuncta, 104.
stumpffii, 27.
Sunnepha, 90.
syringa, 116.
tamatavae, 70.
tamsi, 133.
tapiae, 30.
+ terranea (Phoen. turtur forme), 165.
+ torrefacta, 126.
totaviridis, 29.
+ toulgoeti, 157.
Trabaloides, 25.
truncata, 207.
tsaratanensis, 112.
turbata, 18.
+ turtur, 164.
viettei (Anchirithra), 101.
viettei (Phoenicladocera), 159.
virginalis, 108.
vulpicolor, 152.
* wintreberti, 160.
+ xanthogramma, 162.
Source : MNHN, Paris
PLANCHES
Source : MNHN, Paris
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PLANCHES
INDICATIONS
CONCERNANT LES PLANCHES PHOTOUGRAPHIQUES
Par le fait des nécessités de mise en page, la représentation des imagos est
légèrement inférieure (de 3,5 à 6,5 %) à la grandeur réelle des sujets.
Les genitalia G sont grossis d'environ 11,5 fois, les genitalia © environ 7
fois.
Les initiales E., C., O., S. correspondent aux zones nommées par les bota-
nistes : « Domaine de l’Est », « Domaine du Centre », « Domaine de l'Ouest »,
«< Domaine du Sud ».
Quand l'imago et les genitalia d’un même exemplaire sont reproduits, une
indication « genit. fig. ….» et € imago fig. ….» renvoie de l’un à l’autre, — Si
ce sont deux exemplaires différents qui ont fourni les deux images, ces mentions
n'existent pas.
Les indications de provenance ne sont données que d'une façon succincte
dans les légendes des planches : on retrouvera facilement les données complé-
mentaires dans le texte correspondant à l'espèce.
Les microphotographies des armures génitales d et @ (planches XII à
XXVIID) ont été exécutées au Laboratoire de Biologie animale B de l’Université
de Bordeaux I.
Source : MNHN, Paris
Planche I
Imacos : 3,44 %
Genre Raphipeza Butler
1- g Raph. turbata Butler, Sambirano.
2-œ —. ægraphiptera (Saalmiüller), N., massif du Tsaratanana.
3-g — orientalis Viette, E., environs de Périnet (genit. fig. 171).
4-g — perineti Viette, E., environs de Périnet.
Genre Lechriolepis Butler
G' Lechr. ramdimby Viette, E., Fanovano.
g — johannae Y. de Lajonquière, holotype, E., route d’Anosibe
(genit. fig. 177).
7-g — prati (Kenrick), E., environs de Périnet.
8-œ — tapiaæ Y. de Lajonquière, holotype, C., Ambositra (genit.
fig. 174).
Ce stumpffii (Saalmüller), O., forêt de Befasy.
Genre Closterothrix Mabille
10 - g' Clost. goliath (Viette), holotype, E., Midongy du Sud.
11- gt — secernenda Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt d’Andrano-
VOry.
EG sikorae Aurivillius, O., forêt d’Andranovory (genit. fig. 180).
| ere sikorae forme sorex nov., C., massif de J'Ankaratra.
14- g — nigrosparsata Viette, N., Diégo-Suarez.
15-œ — gambeÿi Mabille, N., montagne d'Ambre.
166 — fulvipuncta Viette, E., Italaviana (genit. fig. 183).
17-œ — leonina Butler, C., Ankazobe (genit. fig. 185).
Source : MNHN, Paris |
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE I
Source : MNHN, Paris
18-65
19-54
20-48
21-43
22-
24 -
25)=
23-
27
280
09
30 -
31-
32-
$
Planche II
ImaGos : réduction 3,44 %
Gznre Closterothryx Mabille
Clost. diabolus E.M. Hering, type, N., Diégo-Suarez (genit. fig. 187).
goudoti Viette, E., district d’Ifanadiana.
— funebris Y. de Lajonquière, N., massif du Tsaratanana.
__ insularis Viette, C., forêt d’Ankafina.
Genre Odontocheilopterix Mabille
Odont. malagassy Viette, E., Ampitameloka (genit. fig. 191).
meridionalis Viette, S., Sept-Lacs, Tuléar.
Genre Europtera Y. de Lajonquière
Europt. punctillata (Saalmüller), E., environs de Périnet.
— — forme nigraluna Y. de Lajonquière, holotype, N.,
massif du Tsaratanana.
Genre Melopla nov.
Mel. sparsipuncta (Viette), O., forêt d’Antsingy.
_— ochracea (Viette), O., Ankarafantsika.
Genre Lamprantaugia Y. de Lajonquière
Lampr. tamatavae (Guenée), E., Ampitameloka, route d’Anosibe.
— gueneana (Mabille), C., massif de l’Ankaratra.
Genre Ochrochroma Y. de Lajonquière
Ochr. simplex (Aurivillius), type, N., Diégo-Suarez (genit. fig. 206).
aurantiaca (Viette), O., Ankarafantsika (genit. fig. 204).
— opulenta Y. de Lajonquière, N., Diégo-Suarez.
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE
PLANCHE II
Source : MNHN, Paris
33 -
34-
BsE
36-
40 -
39 -
37.
38 -
41-<
42-53
43 -
44-
45-
48 -
46-
47 -
49 -
52-
53-
50 -
51-
54 -
55-
56-
(s
Planche TT
Imaos : réduction 3,44 %
Genre Ochrochroma Y. de Lajonquière
Ochr. nepos Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt Antsingy.
cadoreli Y. de Lajonquière, holotype, C., Ambohitantely (genit.
fig. 207).
— seyrigi Y. de Lajonquière, holotyps, S., Bekily.
Genre Eupagopteryx nov.
Eupag. affinis (Aurivillius), S., Bekily.
— affinis forme parvula nov. holotype, O., Morondava (genit.
fig. 200).
albolunatus (Kenrick), E., environs de Périnet.
Genre Lerodes Saalmüller
Ler. fulgurita Saalmüller, O., Lambomakandro.
Genre Chrysium Y. de Lajonquière
Chrys. mesembrinus Y. de Lajonquière, holotype, S., plateau Mahafaly
(genit. fig. 201).
Genre Napta Guenée
Napta serratilinea Guenée, forme solida (Saalmäüller,) C., Fianarantsoa.
Genre Sunnepha Y. de Lajonquière
Sunn. livens Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt de Befasy (genit.
fig. 209).
aerea YŸ. de Lajonquière, holotype, N., montagne des Français.
minuta Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt d’Andranomena
(genit. fig. 210).
Sunn. serta Y. de Lajonquière, holotype : voir pl. XI, fig. 164.)
Genre Anchirithra Butler
Anch. insignis Butler, forme nicagramma nov., holotype, N., forêt
d’Analamerana.
viettei Y. de Lajonquière, holotype [E.. Tamatave].
Genre Chionodiptera nov.
Chion. virginalis (Viette), S., district de Tuléar (genit. fig. 214).
— nivea n. sp, S., Behara.
Genre Endacantha Y. de Lajonquière
Endac. cleptis (E.M. Hering), C., Ankazobe.
__ moka Y. de Lajonquière, holotype, C., Bekily (genit. fig. 218).
albovirgata Y. de Lajonquière, jholotype, N. district Diégo-
Suarez (genit. fig. 219).
Genre Ochanella Aurivillius
Ochan. hova (Butler), E., massif du Marojejy.
__ hova tsaratanensis Y. de Lajonquière, holotype, N., massif du
Tsaratanana.
Genre Malacostola Y. de Lajonquière
Malac. mollis Y. de Lajonquière, holotype, N., massif du Tsaratanana.
— psara n. sp., holotype, C., massif de l’Ankaratra.
— torrefacta n. sp., holotype, E., massif du Marojejy (genit. fig. 224).
(Pour mémoire : ? Malac. serrata n. Sp. holotype, imago fig. 126.)
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE III
BIEL. OU |
MUSEUM
D'HIST,
AT UR,
%
Source : MNHN, Paris
Planche IV
ImAGos : réduction 6,66 %
Genre Callopizoma nov.
57- 5 Callop. micans n. sp., E., route de Lakato.
Genre Diaphoromorpha nov.
58-3 Diaph. tamsi (Viette), C., Tananarive.
59-53 — pumilio n.sp., holotype, O., forêt d’Andranovory (genit. fig. 223).
Genre Acosmetoptera nov.
60-43 Acosm. apicimacula (Y. de Lajonquière), holotype, C., Andranotobaka.
67-53 raharizoninai (Y. de Lajonquière), holotype, N., massif du
Tsaratanana.
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
61- 3 Phoen. merina Y. de Lajonquière, holotype, N., massif du Tsaratanana.
62-56 m. celsivolans Y. de Lajonquière, C., massif de l’Ankaratra.
63-58 toulgoeti n. sp., N., massif du Tsaratanana (genit. fig. 234).
64-3 — herbuloti n. sp. holotype, E., Andranomalaza.
65-3 — parvinota(E.M. Hering), lectotype, € Madagascar » (genit. fig. 235).
66-3 — vulpicolor (Kenrick), C., massif de l’Ankaratra.
68-3 — griveaudi n. sp., holotype, E., Ampitameloka (genit. fig. 238).
69-3 — viettei Y. de Lajonquière, holotype, N., massif du Tsaratanana.
70-53 — wintreberti n. sp. holotype, C., Ampolomita.
71-53 — wintreberti forme lunigera nov., holotype, C., Ampolomita (genit.
fig. 239).
72-3 — nitescens n. sp., holotype, N., col du Bekaka.
73-3 — xanthogramma n. sp., holotype, E. Ankasoka.
Genre Gastromega Saalmüller
74-53 Gastr. badia Saalmäüller, E., environs de Périnet.
15-3 — robusta n. sp., holotype, N., montagne d’Ambre (genit. fig. 245).
Source : MNHN, Paris,
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE IV
Source : MNHN, Paris
Planche V
ImAGos : réduction 6,66 %
Genre Acosmetoptera nov.
76- 3 Acosmet. phela n. sp., holotype, E., environs de Périnet (genit. fig. 227).
77-6 — — __ E., environs de Périnet (genit. fig. 228).
78-5 — sogai n. sp., C., environs d’Ambohimahasoa.
79-56
ecpluta n. sp., holotype, N., forêt d’Analamerana (genit. fig. 230).
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
80 - 3 Phoen. turtur n. sp., S., plateau Mahafaly (genit. fig. 242).
Genre Borocera Boisduval
81-
82 -
Bor. nigricornis n. sp., holotype, C., massif de l’Ankaratra.
— cajani forme cowani Butler, S., Tongobory (genit. fig. 251).
__ — forme castanea Aurivillius, O., Ankarafantsika.
S., environs de Tuléar.
— cajani A. Vinson, C., Tananarive (genit. fig. 249).
_— — forme cervina Aurivillius, type, « Madagascar ».
— — forme cinerascens Aurivillius, type, € Madagascar ».
— madagascariensis Boisduval, E., Maroantsetra (genit. fig. 248).
— marginepunctata Guérin, C., environs de Tananarive (genit. fig. 253).
_— mimus forme impunctata nov., holotyps, O., Ankarafantsika.
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE
PLANCHE V
Source : MNHN, Paris
Planche VI
ImaGos : réduction 6,66 %
Genre Borocera Boisduval
91-34 Bor. mimus n. sp., holotype, N., montagne d’Ambre (genit. fig. 254).
93-4 — attenuata (Kenrick), E., route d’Anosibe.
Genre Melopla nov.
92 - s Mel. abhorrens n. Sp., holotype, O., Ankarafanisika (genit. fig. 256).
Genre Apatelopteryx Y. de Lajonquière
94 - 3 Apat. phenax Y. de Lajonquière, holotype C., forêt d’Ankafina.
95-3 — deceptrix (Kenrick), E., rouie de Lakato.
96-3 — pentheter Y. de Lajonquière, N., Diégo-Suarez (genit. fig. 259).
Genre Pseudoborocera nov. |
97 - & Pseudob. legrasi n. SP, holotype, S., Tongobory (genit. fig. 257). |
Genre Phoberopsis nov. |
98 - 3 Phob. ferox (Kenrick), E., route d’Anosib2. |
enre Closterothryx Mabille
99 - 3 Clost. bosei (Saalmüller), E., Ile Sainte-Marie.
Gznre Raphipeza Butler
100 -% Raph. turbata Butler, E., route d’Anosibe.
101-2 — graphiptera (Saalmüller), O., forêt d’Andranomena.
103-2 — orientalis Viette, E., environs de Périnet (genit. fig. 264).
Genre Lechriolepis Butler
102 - Lechr. tapiae n. sp, allotype, C., Ambositra (genit. fig. 266).
104-2 — stumpffi (Saalmüller), O., Ankarafantsika.
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE
PLANCHE VI
Source : MNHN, Paris
Planche VII
ImaGos : réduction 3,44 %
Genre Lechriolepis Butler
105-2 Lechr. ramdimby Viette, E.. Réserve naturelle intégrale XIL.
107-2 — pratti (Kenrick). C., route d’Anosibe (genit. fig. 269).
Genre Closterothryx Mabille
106 - ? Clost. gambeyi Mabille, C., Tsaramainiandro.
108-2 — bosei (Saalmüller), E., Nosivola (genit. fig. 272).
109-2 — sikorae Aurivillius, type, E., Fort-Dauphin (genit. fig. 277).
110-® — nigrosparsata Viette, O., Ankarafantsika (genit. fig. 273).
111 - __ secernenda Y. de Lajonquière, allotype, ©. forêt d’Andranovory.
114-% — leonina Butler, C., Imerina (genit. fig. 275).
Genre Odontocheilopterix Mabille
112-9 Odont. malagassy Viette, N., montagne d’Ambre (genit. fig. 278).
113-2 — meridionalis Viette, O., Ankarafantsika (genit. fig. 279).
Genre Melopla nov.
115-2 Mel. ochracea (Viette), O., forêt de Lambomakandro (genit. fig. 286).
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
YVES DE LAJONQUIÈRE
Source : MNHN, Paris
Planche VII |
ImAGos : réduction 6,66 % ]
Genre Ochrochroma nov.
116 - (?) Ochr. cadoreli Y. de Lajonquière, C., Ambositra. |
117-9 Ochr. opulenta Y. de Lajonquière, O., forêt d’Andranovory (genit. 3
fig. 283). |
118-9 — aurantiaca (Viette), C., Ankarafantsika (genit. fig. 284).
Genre Eupagopteryx nov.
119 - © Eupag. affinis (Aurivillius), C., Bekily.
Genre Anchirithra Butler
120 - ® Anch. insignis Butler, C., Tananarive.
Genre Chionodiptera nov.
121 -2 Chion. nivea n. sp. allotype, S., plateau Mahafaly (genit. fig. 330).
Genre Sunnepha Y. de Lajonquière
122 - © Sunn. livens Y. de Lajonquière, allotype, O.. forêt de Befasy.
Genre Napta Guenée
123 -® Napta serratilinea Guenée, C., Tananarive.
Genre Malacostola Y. de Lajonquière
124-° Malac. mollis Y. de Lajonquière, allotype, N., montagne d’Ambre
(genit. fig. 295).
125-9 psara n. sp. allotype, C., massif de l’Ankaratra.
126-2 — serratan.sp., holotype, E.. Midongy du Sud (genit. fig. 297).
127-2 — mutata n. sp. holotype, N., massif du Tsaratanana (genit.
fig. 288).
Genre Diaphoromorpha nov.
128-° Diaph. pumilio n. Sp., S., Amboasary.
129 -$ tamsi (Viette), C., Bekily.
Genre Callopizoma nov.
130 - © Callop. malgassica (Kenrick), E., route d’Anosibe.
131-2 — nubenda n.sp., holotype, C., Tananarive.
Source : MNHN, Paris |
YVES DE LAJONOUIÈRE PLANCHE VIII
121
Source : MNHN, Paris
Planche IX
ImAGos : réduction 5,33 %
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
132 - © Phoen. merina Y. de Lajonquière, allotype, C., La Mandraka.
— vulpicolor (Kenrick), E., Ankasoka.
viettei Y. de Lajonquière, allotype, N., massif du Tsaratanana
(genit. fig. 308).
135-9 — toulgoetti n. sp. allotype, E., Marojejy-Ouest (genit. fig. 304).
137-9 — griveaudi n. sp., allotype, E., Ampitameloka.
138-° herbuloti n. sp., allotype, E., Andranomalaza (genit. fig. 305).
140 - xanthogramma n. sp., allotype, C., Andranotobaka (genit. fig. 312)
141 - wintreberti n. sp., allotype, C., Ampolomita.
142-9 — nitescens n. sp., E., Ampitameloka.
Genre Acosmetoptera nov.
136-° Acosm. raharizoninai (Y. de Lajonquière), allotype, N., massif du
Tsaratanana.
139-2 —— apicimacula (Y. de Lajonquière), N., massif du Tsaratanana
(genit. fig. 311).
Source : MNHN, Paris
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YVES DE LAJONQUIÈRE
133 134
PLANCHE IX
Source : MNHN, Paris
Planche X
ImaGos : réduction 5,33 %
Genre Gastromega Saalmüller
143 -© Gastr. badia Saalmüller, E.. route d’Anosibe (genit. fig. 318).
LAS — — E., Ampitameloka (genit. fig. 316).
Genre Borocera Boisduval
144-% Bor. marginepunctata Guérin, E., Ampitameloka.
146-2 — madagascariensis Boisduval, E., Maroanisetra (genit. fig. 323).
148 -° — — (lectotype de Bor. bibindandy Cam.
boué), E., race du lottoral ».
149 -2 nigricornis n. SP., E., environs de Périnet.
150 - cajani À. Vinson, C., Ambositra (genit. fig. 324).
IE — = forme castanea Aurivillius, O., Ankarafantsika.
152 ee 3, (No 701 (1), B. bibindandy de l'Intérieur »
R.P. Camboué), C., Tananarive.
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
147- © Phoen. turtur n. Sp., allotype, S., plateau Mahafaly (genit. fig. 314).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE X
Source : MNHN, Paris
153-°
154 -
155 =
159 -
160 -
Planche XI
IMAGos : réduction 6,04 % ANTENNES, gross X 8
Genre Acosmetoptera nov.
Acosm. phela n. sp., E., Andranomalaza (genit fig. 301).
& — sogai (Y. de Lajonquière), C., environs d’Ambohimahasoa
(genit. fig. 302).
Genre Borocera Boisduval
® Bor. mimus n. sp., allotype, N., montagne d’Ambre (genit. fig. 319).
$ — cajani A. Vin. forme gigas nov. holotype, C., Analavory (genit.
fig. 250).
© — attenuata (Kenrick), E., Périnet (genit. fig. 328).
168 - Antenne droite de Bor. cajani A. Vinson 5, N., Nosy Be.
156 -
157 -
158 -
163 -
Genre Pseudoborocera nov.
2 Pseudob. legrasi n. sp., allotype, N., Diégo-Suarez (genit. fig. 321).
Genre Apatelopteryx Y. de Lajonquière
2 Apat. phenax Y. de Lajonquière, C., forêt Tsafaridy (genit. fig. 320).
Gznre Lamprantaugia Y. de Lajonquière
Lampr. tamatavae (Guenée), E., Périnet (genit. fig. 281).
— gueneana (Mabille), néotype, C., Ampolomita (genit. fig. 282).
167 - Antenne droite de Lampr. gueneana (Mabille) 5, E., massif du Marojejy.
161 -
165 -
162 -
164 -
166 -
Gznre Lechriolepis Butler
3 Lechr. stumpffii Saalmüller, forme totaviridis nov., holotype, S., environs
de Tuléar.
(2) — johannae Y. de Lajonquière, C., Analavory (genit. fig. 267).
Gznre Diaphoromorpha nov.
3 Diaph. tamsi australis n. Subsp., holotype, S., 14 km sud de Beloha.
Genre Sunnepha Y. de Lajonquière
3 Sunn. serta Y. de Lajonquière, holotype, S., environs de Tranoroa
(gsnit. fig. 329).
Genre Closterothryx Mabille
3 Clost. secernenda Y. de Lajonquière, O., forêt d’Andranovory.
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XI
Source : MNHN, Paris
169 -5 Raph.
170 -6
17e —
USE
173 - 5 Lechr.
178 - 5 Clost.
HORS =
180-8 —
II
182-4 —
Planche XII
GENITALIA 4, gross. env. X 11,5
Genre Raphipeza Butler
turbata Butler, E. route d’Anosibe.
graphiptera (Saalmüller), N., massif du Tsaratanana.
orientalis Viette, E., environs de Périnet (imago fig. 3).
perineti Viette, E., Italaviana.
Genre Lechriolepis Butler
stumpffii (Saalmüller), forme brunescens nov., O., Ankarafantsika.
tapiae Y. de Lajonquière, holotype, C., Ambositra (imago fig. 8).
pratti (Kenrick), C., La Mandraka.
ramdimby Viette, E., Midongy du Sud.
johannae Y. de Lajonquière, holotype, E., route d’Anosibe
(imago fig. 6).
Genre Closterothryx Mabille
nigrosparsata Viette, N., Diégo-Suarez.
bosei (Saalmäüller), O., Nosy Be.
sikorae Aurivillius, O., forêt d’Andranovory (imago fig. 12).
secernenda Y. de Lajonquière, O., forêt d’Andranovory.
gambeyi Mabille, N., montagne d’Ambre.
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONOUIÈRE PLANCHE XII
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
183 -
184 -
185 -
186 -
187 -
188 -
199 -
189 -
191 -5
Planche XIIL
GENITALIA 5, gross. env. X 11,5
Genre Closterothryx Mabille
Clost. fulvipuncta Vieite, E., Italaviana (imago fig. 16).
funebris Y. de Lajonquière, N., massif du Tsaratanana.
leonina Butler, C., Ankasobe (imago fig. 17).
goudoti Viette, E. Ankasoka.
diabolus E.M. Hering, type, N., Diégo Suarez (imago fig. 18).
insularis NViette, C., Ambositra.
goliath (Viette), E., Midongy du Sud.
Genre Odontocheilopterix Mabille
Odont. meridionalis Viette, S., Tuléar.
malagassy Viette, E., Ampitameloka (imago fig. 22).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE
PLANCHE XIII
BIBL.DU CLEA
AUS CUM
D'HIST, À
LATLR, Clichés Leboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XIV
GENITALIA 6, gross. env. X 11,5
Genre Europtera Y. de Lajonquière
192 - 5 Europt. punctillata (Saalmüller), C., Ambositra.
193-8 — — forme nigraluna Y. de Lajonquière, E., environs
de Périnet.
Genre Lamprantaugia Y. de Lajonquière
194- 5 Lampr. gueneana (Mabille), C., massif de l’Ankaratra.
196-3 — tamatavae (Guenée), C., environs de Fianarantsoa.
Genre Melopla nov.
195 - 3 Mel. sparsipuncta (Viette), O., Ankarafantsika.
— ochracea (Viette), O., Ankarafantsika.
Genre Eupagopteryx nov.
198 - s Eupag. albolunatus (Kenrick), E., environs de Périnet.
199-3 — affinis (Aurivillius), C., Bekily.
200-3 — affinis forme parvula nov., holotype, O., Morondava (imago
fig. 40).
Genre Chrysium nov.
201 - 3 Chrys. mesembrinus n. sp., holotype, S., plateau Mahafaly (imago fig. 38).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XIV
|
198 199 200
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
202 -
203 -
204 -
205 -
206 -
207 -
208 -5
209 -
210 -
3
Sunn.
Planche XV
GENITALIA 4, gross. env. X 11,5
Genre Ochrochroma Y. de Lajonquière
opulenta Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt Antsingy.
nepos Y. de Lajonquière, O., forêt Antsingy.
aurantiaca (Viette), O., Ankarafantsika (imago fig. 31).
seyrigi Y. de Lajonquière, O., environs de Tuléar.
simplex (Aurivillius), holotype, N., Diégo-Suarez (imago fig. 30).
cadoreli Y. de Lajonquière, holotype, C., Ambohitantely (imago
fig. 34).
Genre Sunnepha Y. de Lajonquière
aerea Y. de Lajonquière, E., massif du Marojejy.
livens Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt de Befasy (imago
fig. 42).
minuta Y. de Lajonquière, holotype, O., forêt d’Andranomena
(imago fig. 44).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XV
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XVI
GENITALIA 4, gross. env. X 11,5
Genre Lerodes Saalmüller
211-5 Ler. fulgurita Saalmüller, S., environs de Tuléar.
Genre Napta Guenée
212 - 3 Napta serratilinea Guenée, C., Antsirabe.
Genre Anchirithra Butler
213-5 Anch. insignis Butler forme nicagramma nov., E., Ankasoka.
Genre Chionodiptera nov.
214- 4 Chion. virginalis (Viette), S., environs de Tuléar (imago fig. 46).
215-3 — nivea n. sp., S., Behara.
Genre Ochanella Aurivillius
216 - 3 Ochan. hova (Butler), E., environs de Périnet.
Genre Endacantha Y. de Lajonquière
217- 3 Endac. cleptis (E.M. Hering), C., route d’Ambositra.
218-3 — moka Y. de Lajonquière, holotype, C., Bekily (imago fig. 52).
219-353 — albovirgata Y. de Lajonquière, holotype, N., environs de Diégo-
Suarez (imago fig. 53).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONOUIÈRE PLANCHE XVI
217 218 219
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XVII £
GENITALIA 5, gross. env. X 11,5 |
Genre Malacostola Y. de Lajonquière
220 -5 Malac. mollis Y. de Lajonquière, N., montagne d’Ambre.
221-353 — psara n.sp., C., massif de l’Ankaratra.
224-5 — torrefactan.sp., holotype, E., massif du Marojejy (imago fig. 56).
Genre Callopizoma nov.
222 - 3 Callop. micans n. sp., E., Ankasoka.
225 — malgassica (Kenrick), E., Midongy du Sud.
Genre Diaphoromorpha nov. }
223 - 5 Diaph. pumilio n. sp., holotype, O., forêt d’Andranovory (imago fig. 59).
226-353 — tamsi (Viette), C., Tananarive.
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XVII
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XVIII
GENITALIA $, gross. env. X 11,5
Genre Acosmetoptera nov.
227-5 Acosm. phela n. sp., holotype, E., environs de Périnet (imago fig. 76).
228 - — phela n. sp., E., environs de Périnet (imago fig. 77).
E)
229-3 — sogai(Y. de Lajonquière), C., forêt d’Ankafina.
230-53 — ecpluran. sp., holotype, N., forêt d’Analamerana (imago fig. 79).
236-535 — yaharizoninai (Y. de Lajonquière), C., Ankazobe.
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
231 - 5 Phoen. merina Laj. célsivolans n. subsp., holotype, C., massif de l’Anka-
ratra.
232-5 — herbulbotin. sp., E., Andranomalaza.
— vulpicolor (Kenrick), E., environs de Périnet.
— toulgoeti n. sp., N., massif du Tsaratanana (imago fig. 63).
— barvinota (E.M. Hering), lectotype, « Madagascar » (imago fig. 65).
— viettei Y. de Lajonquière, N., massif du Tsaratanana.
235
237
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XVIII
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XIX
GENITALIA 5, gross. env. X 11,5
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
238 - 5 Phoen. griveaudi n. sp., holotype, E., Ampitameloka (imago fig. 68).
239-5 — wintreberti forme lunigera nov., holotype, C. Ampolomita
(imago fig. 71).
240-5 — nitescens n. sp., N., col du Bekaka.
241-5 — xanthogramma n. Sp, E., Andranomalaza.
242-5 — turtur n. sp., S., plateau Mahafaly (imago fig. 80).
Genre Acosmetoptera nov.
243 - 5 Acosm. apicimacula (Y. de Lajonquière), E., Ankasoka.
Genre Gastromega Saalmüller
244 - 5 Gastr. badia Saalmäüller, E., environs de Périnet.
— robusta n. sp., holotype, N., montagne d’Ambre (imago fig. 75).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XIX
230 ’ 239 240 1 |
241 | 242
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
246 - & Bor.
Planche XX
GENITALIA 4, gross. env. X 11,5
Genre Borocera Boisduval
nigricornis forme imerinensis nov., holotype, C., Ankazobe.
madagascariensis Boisduval, E., Maroantsetra.
cajani A. Vinson, C., Tananarive (imago fig. 85).
forme gigas nov., holotyps, C., Analavory (imago fig. 159).
cowani Butler, S., Tongobory (imago fig. 82).
castanea Aurivillius, type, O., Majunga.
= (imago fig. 88). |
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Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE
BIEL SU)
MUSEUM,
D'HIST
TUR,
#7
PLANCHE XX
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
253 -
254 -
255 -
256 -
257 -
258 -
259 -
Es)
$
Ci)
$
E)
g
É)
Planche XXI
GENITALIA 4, gross. env. X 11,5
Genre Borocera Boisduval
Bor. marginepunctata Guérin, environs de Tananarive (imago fig. 89).
— Mimus n. sp., holotype, N., montagne d’Ambre (imago fig. 91).
— attenuata (Kenrick), E., environs de Périnet.
Genre Melopla nov.
Mel. abhorrens n. sp., holotype, O., Ankarafantsika (imago fig. 92).
Genre Pseudoborocera nov.
Pseudob. legrasi n. sp., holotype, S., Tongobory (imago fig. 97).
Genre Apatelopteryx Y. de Lajonquière
Apat. deceptrix (Kenrick), E., environs de Périnet.
— pentheter Y. de Lajonquière, N., Diégo-Suarez (imago fig. 96).
om
Source : MNHN, Pari:
RE —_————]—_——_————
YVES DE LAJONQUIÈRE
PLANCHE XXI
259
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XXIF
GENITALIA 5, gross. env. X 11,5: GENITALIA ?, gross. X 7
Genre Apatelopteryx Y. de Lajonquière
260 - 5 Apat. phenax Y. de Lajonquière, E., Périnet.
Genre Phoberopsis nov.
261 - 5 Phob. ferox (Kenrick), E., environs de Périnet.
Genre Raphipeza Butler
262 - © Raph. turbata nigrosignata n. subsp., S., plateau Mahafaly.
263-% — graphiptera (Saalmüller), N., Nosy Be.
264-9® — orientalis Viette, E., environs de Périnet (imago fig. 103).
Genre Lechriolepis Butler
265 - ® Lechr. stumpffii (Saalmüller), O., Ankarafantsika.
266 - — tapiae Y. de Lajonquière, allotype, C., Ambositra (imago fig. 102).
267-?(?)— johannae Y. de Lajonquière, C., Analovory (imago fig. 165).
268-2 — ramdimby Viette, C., massif de l’Andringitra.
269-2 — pratti (Kenrick), E., route d’Anosibe (imago fig. 107).
Source : MNHN, Paris!
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XXII
262 265 264 ï 265
268
EL.oÙ
SCA)
ÿ Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XXIII
GENITALIA 9%, gross. env. X 7
Genre Closterothryx Mabille
270 - ? Clost. gambeyi Mabille, N., montagne d’Ambre.
271-% — secernenda Y. de Lajonquière, O., forêt de Lambomakandro.
272-% — bosei (Saalmüller), E., Nosivola (imago fig. 108).
273 - — nigrosparsata Viette, O., Ankarafantsika (imago fig. 110).
274-2 — insularis Viette, allotype, E., Ankasoka.
275-% — leonina (Butler), C., Imerina (imago fig. 114).
276-% — goliath (Viette), E., Midongy du Sud.
277-% — sikorae Aurivillius, holotype, E., Fort-Dauphin (imago fig. 109).
Genre Odontocheilopterix Mabille
278 - ? Odont. malagassy Viette, N., montagne d’Ambre (imago fig. 112).
219-% — meridionalis Viette, O., Ankarafantsika (imago fig. 113).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XXIII
276
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
jersité de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XXIV
GENITALIA ?, gross. env. X 7
Genre Europtera Y. de Lajonquière
280 - © Europt. punctillata forme nigraluna Y. de Lajonquière, E., Ankasoka.
Genre Lamprantaugia Y. de Lajonquière
281 - ® Lampr. tamatavae (Guenée), E., Périnet (imago fig. 158).
282-? — gueneana (Mabille), néotype, C., Ampolomita (imago fig. 163).
Genre Ochrochroma Y. de Lajonquière
283 - © Ochr. opulenta Y. de Lajonquière, O., forêt d’Andranovory (imago
fig. 117).
284-9 — aurantiaca (Viette), C., Ankarafantsika (imago fig. 118).
Genre Lerodes Saalmüller
285 - © Ler. fulgurita (Saalmüller), O., forêt du Zombitsy.
Genre Melopla nov.
286 - © Mel. ochracea (Viette), O., forêt de Lambomakandro (imago fig. 115).
Genre Endacantha Y. de Lajonquière
287 - © Endac. moka syringa Y. de Lajonquière, N., Haut-Sambirano.
Genre Malacostola Y. de Lajonquière
288 - © Malac. mutatan.sp., holotype, N., massif du Tsaratanana (imago fig. 127).
Genre Eupagopteryx nov.
289 - © Eupag. affinis (Aurivillius), C., Bekily.
Genre Sunnepha Y. de Lajonquière
290 - ? Sunn. livens Y. de Lajonquière, O., forêt de Befasy.
Genre Napta Guenée _
291-2 Napta serratilinea Guenée forme solida (Saalmüller), N., montagne
d’Ambre.
Genre Anchirithra Butler
292 - & Anchir. insignis Butler, C., Tananarive.
293-2 — viettei Y. de Lajonquière, C., massif de l’Ankaratra.
Source : MNHN, Paris
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YVES DE LAJONQUIÈRE
291
|
|
|
MB)
72 80
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FLH:
PLANCHE XXIV
292 293
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
Université de Bordeaux |
Source : MNHN, Paris
Planche XXV
GENITALIA ?, gross. env. X 7
Genre Callopizoma nov.
294 - ® Callop. nubenda n. sp., E., Andranomalaza.
298-% — malgassica (Kenrick), E., route d’Anosibe.
Genre Malacostola Y. de Lajonquière
295 - * Malac. mollis Y. de Lajonquière, allotypz, N., montagne d’Ambre
(imago fig. 124).
296-% — psara n.sp., C., massif de l’Ankaratra.
297-% — serrata n. sp., holotype, E., Midongy du Sud (imago fig. 126).
|
Genre Diaphoromorpha nov.
299 - © Diaph. tamsi (Viette), C., Tananarive.
300-® — pumilio n. sp., O., Morombe, lac Jotry.
Genre Acosmetoptera nov.
301
302 -
phela n. sp., allotype, Andranomalaza (imago fig. 153).
sogai (Y. de Lajonquière), C., environs d’Ambohimahasoa
(imago fig. 154).
Source : MNHN, Paris]
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XXV
294 295 296 297
/ s 00
301 302
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Source : MNHN, Paris
Planche XXVI
GENITALIA 2, gross. env. X 7
Genre Phoenicladocera Y. de Lajonquière
303 - © Phoen. merina Y. de Lajonquière, C., La Mandraka.
304-% — roulgoeti n. sp., allotype, E., Marojejy-Ouest (imago fig. 135).
305-? — herbuloti n. sp., allotype, E., Andranomalaza (imago fig. 138).
306-% — vulpicolor (Kenrick), C., massif de l’Ankaratra.
307-% — griveaudin.sp., E., Ampitameloka.
308-? — viettei Y. de Lajonquière, allotype, C., massif du Tsaratanana
(imago fig. 134).
310-2 — nitescens n.sp., E., Ampitameloka.
312-9 — xanthogramman.sp., allotype, C., Andranotobaka (imago fig. 140).
313-? — wintreberti n. sp, allotype, C., Ampolomita.
314-2 — turtur n.sp., allotype, S., plateau Mahafaly (imago fig. 147).
Genre Acosmetoptera nov.
309 -
311 -
Acosm. raharizoninai (Y. de Lajonquière), E., Marojejy-Ouest.
— apicimacula (Y. de Lajonquière), N., massif du Tsaratanana
(imago fig. 139).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XXVI
344
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Source : MNHN, Paris
Planche XXVII
GENITALIA ?, gross. env. X 7
Gznre Borocera Boisduval
315 - © Bor. nigricornis n. sp., E., Andranomalaza.
317 — marginepunctata Guérin, E., Andranomalaza.
319-% — mimus n. sp., allotype, N., montagne d’Ambre (imago fig. 155).
Genre Gastromega Saalmüller
316 - © Gastr. badia Saalmüller, E., Ampitameloka (imago fig. 145).
— — — E., route d’Anosibe, km 57 (imago fig. 143).
Genre Apatelopteryx Y. de Lajonquière
320 - * Apat. phenax Y. de Lajonquière, C., forêt de Tsarafidy (imago fig. 157).
Genre Pseudoborocera nov.
321 - ? Pseudob. legrasi n. sp., allotype, N., Diégo-Suarez (imago fig. 156).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONOUIÈRE PLANCHE XXVII
321
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Source : MNHN, Paris
Planche XXVII
GENITALIA 5, gross. env. X 11,5; GENITALIA 2, gross. env. X 7
Genre Borocera Boisduval
322 - ? Bor. madagascariensis Boisduval f. cervicolora Saalmüller, E., Tamatave.
323-9 — —_ N.E., Maroantsetra (imago fig. 146).
324-% — cajani A. Vinson, C., Ambositra (imago fig. 150).
325-% — — forme castanea Aurivillius, N., Nosy Be.
327 - — — — — — O., Ankarafantsika.
326-292 — — — monsarrati nov., O., forêt du Zombitsy.
328-°® — artenuata (Kenrick), E., Périnet (imago fig. 160).
Genre Chionodiptera nov.
330 - ? Chion. nivea n. sp., allotype, S., plateau Mahafaly (imago fig. 121).
Genre Sunnepha nov.
329 - 5 Sunn. serta n. sp., holotype, S., environs de Tranoroa (imago fig. 164).
Source : MNHN, Paris
YVES DE LAJONQUIÈRE PLANCHE XXVIII
329
Clichés Laboratoire de Biologie Animale B
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Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe
zoologique. L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique
général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Mada-
gascar » au Secrétaire de la « Faune » : P. VieTTE, 45 bis, rue de Buffon,
Paris (5°), ou à :
M. Paul GRIvEAUD, Centre O.R.S.T.O.M. (anciennement L.R.S.M.), B. P.
434 Tananarive (Madagascar).
En vente à la Librairie René Tomas
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5°),
et à la Librairie de Madagascar,
avenue de l'Indépendance, Tananarive (Madagascar).
Date de publication de ce volume : 20 octobre 1972
Fascicules publiés
Francs Francs
malgaches français
I. — Odonates Anisoptères, par le D' F.-C. FRAsER, 1956 1.750 fr. 35 fr.
II. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae,
par R. PAULIAN, 1956 .. 2.000 fr. 40 fr.
IT. — Lépidoptères Hesperidae, par P. Verte, 1956 .... 1.500 fr. 30 fr.
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. BREu-
INING 067 3.500 fr. 70 fr.
V.— Mantodea, par R. PAULIAN, 1957 ................ 1.500 fr. 30 fr.
VI.— Coléoptères Anthicidae, par P. BONADONA, 1957 .. 2.000 fr. 40 fr.
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Vizciers, 1958. 1.500 fr. 30 fr.
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. GrivEAUD, 1959 .. 2,500 fr. 50 fr.
IX. — Arachnides. Opilions, par le D° R.-F. LAWRENCE,
1959 1.500 fr. 30 fr.
X.— Poissons des eaux douces, par J. ARNOULT, 1959 .. 3.000 fr. 60 fr.
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeïna et
Onthophagini, par R. PAuLIAN; Helictopleurina,
DATE LEBTS, 1960 ee 2.500 fr. 50 fr.
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le D' R.-F. LAWRENCE,
1960 2.500 fr. 50 fr.
XIII. — Zoogéographie de Madagas et des îles voisines,
par R. PAULIAN, 1961 . 100 fr.
Source : MNHN, Paris
XIV.— Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P.
GRIVEAUD, 1961 ...... 2.500 fr. 50 fr.
XV.— Aphaniptères, par le D' Lumarer, 1962 2.500 fr. 50 fr.
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Cost
LOGO ER Re an ue 2.500 fr. 50 fr.
XVII. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. GRIVEAUD,
LOG PRET ne ne ao et re 2.500 fr. 50 fr.
XVIII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae,
par A. CROSNIER, 1965 “02.500 fr. 50 fr.
XIX.— Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. PHILIPP,
1965 . 1350 fr. 35 fr.
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrins ae
(part.), par P. Vrerre, 1965 ............... 2.500 fr. 50 fr.
(2). i ae (part) et Melicleptr:
de de er ne .. 3.500 fr. 70 fr.
XXL — res, par A. Tixter-DurivauLT, 1966 3.500 fr. 70 fr.
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A.
GRTOBINE O0 0 nn enr ee 6.000 fr. 120 fr.
XXIIL. — Insectes. Psocoptères, par A. BADONNEL, 19 3.500 fr. 70 fr.
XXIV.— Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P. :
WHALLEY, 1967 5 1.500 fr. 20
XXV.— Insectes. Hétéroptères Lys
ASLATER, O0 1.500 fr. 30 fr.
XXVI. — Insectes. Orthoptères Acridoidea (Pyrgomorphidae
et Acrididae), par V. M. Dirsx et M. Descamps,
1968 3.500 fr. 70 fr.
XXVIL. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Pau-
LIAN et P. VIETTE, 1968 3.000 fr. 60 fr.
XXVIII. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (1° partie), par A:
VizLiers, 1968 .. 3.500 fr. 70 fr.
XXIX.— Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G
KIRIAKOFF, 1969 4.000 fr. 80 fr.
XXX.— Insectes. Dermapières, par A. BRINDLE, 19 2.000 fr. 40 fr.
XXXI.— Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par
(Can Dr ee RES ENSS RRRe 4.000 fr. 80 fr.
XXXII. — Arachnides. Araignées Archaeïdae, par R: LEGEN-
DRE O0 en Pen mn ue OR De 2.500 fr. 50 fr.
XXXIII. — Reptiles. Sauriens (Chamaeleonidae, le genre
Chamaeleo, par E.-R. BRYGOO) 1971 -..-........ 6.000 fr. 120 fr.
XXXIV.— Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de
ÉATONODIERE MO) RU TR ee ee ouetre 6.000 fr. 120 fr.
Pierre Anpré, Imp. 3, rue Leverrier, Paris (6°). — Dépôt légal : 3me trimestre 1972
Source : MNHN, Paris