FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la Républioue Malgache
40
INSECTES
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
PARANDRINAE ET PRIONINAE
par
R. M. QUENTIN et A. VILLIERS
Volume honoré d’une subvention du GERDAT
(Groupement d'Études et de Recherches
pour le Développement de l'Agriculture tropicale)
ORSTOM CNRS
Paris K ñ
1975 1}
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Source : MNHN, Paris/?
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Recteur de l’Académie de Bordeaux
(alors Directeur adjoint de l’'IRSM)
Comité de patronage
Son Excellence M. le Dr Rakoro RATSIMAMANGA, membre correspondant
de l’Institut, Paris. — M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. —
M. le Président de l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de
l’Université de Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de
l’Université de Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS,
Paris. — M. le Directeur général de lORSTOM, Paris.
M. le Professeur Dr J. Mizcor, membre de l’Institut, fondateur et ancien
directeur de l'IRSM, Paris. — M. le Professeur R. Heim, membre de l’Institut,
Paris.
MM. les Professeurs A. S. BaLachowsky, membre de l’Institut, Paris;
A. CHABAUD, Paris; C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris; J. GuiBé, Paris;
P. LeHMAN, Paris; J.-M. PÉRÈs, Marseille; M. RaxoromarrA, Tananarive.
Comité de rédaction : M. R. Pauzran, Président; MM. C. DELAMARE
Desourrevice, P. Dracn, P. Griveaun, A. GRJIEBINE, J.-J. PETTER,
G. RAMANANTSOAvINA, P. Rorperer, P. Vierre (secrétaire).
Les volumes de la « Faune de Madagascar », honorés d’une subvention
de la République Malgache, sont publiés avec le concours financier du Centre
National de la Recherche Scientifique et de l'Office de la Recherche Scienti-
fique et Technique Outre-Mer.
Source : MNHN, Paris
Bibliothèque Centrale Muséum
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FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
40
INSECTES
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
PARANDRINAE ET PRIONINAE
par
R. M. QUENTIN et A. VILLIERS
Volume honoré d’une subvention du GERDAT
(Groupement d'Études et de Recherches
pour le Développement de l'Agriculture tropicale)
ORSTOM CNRS
Paris re
1975
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
AVANT PROPOS Rene ee ne eee ee 5
INTRODUCTIONE. cer recense à 7
Position systématique des Cerambycidae. . 7
Notes sommaires sur la biologie des Cerambycidae.. té
Remarques biogéographiques .................... 9
Le genre Cantharocnemis à Madagascar 10
Remerciements 10
Liste des abréviations 11
Mensurations ee PRO RER EN nn ee 12
BIBLIOGRAPHIE. ent en ene 12
Famizre DEs CERAMBYCIDAE 13
Tableau des sous-familles 14
Sous-famille des Parandrinae.. 17
Tableau des genres .. 17
Gen. Parandra (p. 18). Gen. Stenandra (p. 20).
Sous-famille des Prioninae ... 28
Tableau des tribus . 24
Tribu des Platygnathini .. 25
Gen. Platygnathus (p. 25).
DUR TES EMA IOONAN TERRE eee eee ce ere 29
Gen. Mallodon (p. 29).
TA CCS OUT Sncbctoscoc one loto oo not 83
ableatides pentes Re nn. en -ner 34
Gen. Macrotoma (p. 85). Gen. Anoplotoma (p. 40).
Gen. Aulacotoma (p. 42). Gen. Hovatoma (p. 47). Gen.
Tropidoprion (p. 55). Gen. Glyphosoma (p. 62). Gen.
Ochroptera (p. 64). Gen. Leontiprionus (p. 66). Gen.
Trichophysis (p. 69). Gen. Phlyctenosis (p. 72). Gen.
Leiophysis (p. 96). Gen. Nesopriona (p. 98). Gen. Rodri-
guezius (p. 100).
Tribu des Hopliderini.. 103
Tableau des genres .. 104
Gen. Derelophis (p. 104). Gen. Hoplidosterus (p. 107).
Gen. Hoplideres (p. 110).
Source : MNHN, Paris
4 SOMMAIRE
MrIDU dés LerÉICENt EE de de encore 129
Gen. T'ereticus (p. 129).
Tribu des Closterini 142
Tableau des genre: 142
Gen. Closterus (p. 143). Gen. Clesotrus (p. 220). Gen. Schi-
zodontus (p. 223). Gen. Talupes (p. 225). Gen. Élaptoides
(p. 230). Gen. Parelaptus (p. 232).
Tribu des Aegosomatini ........:....................... 236
Gen. Megopis (p. 236).
INDEX DES NOMS SCIENTIFIQUES .............................. 245
LISTE DES LOCALITÉS CITÉES .....: 2.4. soie oesleroise 249
CARTE DES LOCALITÉS.................................. face p. 252
Source : MNHN, Paris
AVANT-PROPOS
Les Coléoptères Cerambycidae, où Longicornes, de Madagascar ont
déjà fait l’objet d’un volume publié en 1957 dans la même série, rédigé
par S. BREUNING, et traitant de la seule sous-famille des Lamiinae. Cet
ouvrage ne comportant pas d'introduction générale sur l’ensemble de la
famille, nous avons cru bon de donner, au début du présent volume, une
courte diagnose des Cerambycidae, un tableau des sous-familles, et quelques
considérations générales. Toutefois, nous n'avons donné à celles-ci que peu
d’étendue car la famille est extrêmement nombreuse (au moins 50 000 espèces
connues); de ce fait, elle présente une si grande diversité, tant en ce qui
concerne la morphologie que la biologie, qu’une vaste « introduction »
aurait risqué de se trouver quelque peu disproportionnée en regard de la
seule faune malgache.
Parmi les Cerambycidae, les Prioninae ne réunissent qu'un nombre
relativement faible d'espèces et ont fait de 1902 à 1912 l’objet d’une vaste
révision publiée par A. LAMEERE; dans ce travail, la faune malgache ne
comptait qu’une quarantaine d'espèces. Pour ces raisons, nous pensions
que la rédaction de la présente faune ne présenterait que peu de difficultés
et serait très rapide. Il en a été tout autrement, et cela pour plusieurs motifs :
D'une part, le travail de LAMEERE est, à notre époque, difficilement
utilisable, car il apparaît que cet auteur n’a disposé que d’un matériel
numériquement restreint et que, d'autre part, ce matériel lui a été soumis
d’une façon fractionnée et non globalement. Dans ces conditions, il lui
était évidemment difficile d’avoir une interprétation constante des espèces
dont il ne voyait des échantillons que par lots séparés et, à fortiori, de
constituer des couples naturels dans les espèces à dimorphisme sexuel
accusé. Enfin, les conceptions très personnelles de LAMEERE en ce qui
concerne la phylogénie (espèces « primitives » et « évoluées ») ont certai-
nement nui de façon considérable à la clarté de son œuvre.
En ce qui nous concerne, nous avons pu disposer de matériaux très
considérables : près de dix mille Prioniens. Ceci nous a permis de mieux
définir la variabilité des espèces et de réunir les couples lorsque nous dispo-
sions de longues séries d’une même localité.
Cette variabilité des Prioniens, qui est une de leurs caractéristiques
les plus marquées, n’a pas été sans nous poser de nombreux problèmes
dont certains ne sont pas résolus de façon entièrement satisfaisante. D'autant
plus que la faune malgache présente, en ce qui concerne la spéciation, des
aspects très particuliers car on se trouve très souvent en présence de formes
très voisines, ne différant que par de petits détails morphologiques. La
constance de ceux-ci permet, certes, d'isoler des groupes plus ou moins
Source : MNHN, Paris
6 AVANT-PROPOS
importants d'individus, sans que l’on soit pour autant assuré d’avoir affaire
à une « bonne espèce » ou à des populations. Il s’agit évidemment de « clades »
dont PAULIAN, dans sa « Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines »
(Faune de Madagascar, 13, 1961, p. 349) souligne la fréquence dans la
Grande Ile.
« Les clades correspondent à la plus fréquente des formes de la spécia-
tion à Madagascar. L’éclatement d’un type spécifique en nombreuses formes
dérivées, à l'échelon spécifique ou à l'échelon subspécifique, sans que ces
formes s’excluent géographiquement paraît en effet la règle dans la Grande
Ile. L’ampleur du cladisme est considérable : que l’on songe aux Polybo-
thris Des. qui comptent plus de deux cents espèces, dont certaines elles-
mêmes redivisées en très nombreuses formes distinctes. Il se retrouve dans
la plupart des groupes d’Invertébrés, mais il ne semble exister, chez les
Vertébrés, que parmi les Batraciens du groupe Mantella Bout.
Il est remarquable que, dans les groupes présentant des clades, ceux-ci
n'apparaissent que sporadiquement : un genre ou un groupe d’espèces seul
montrant une spéciation explosive, au milieu de genres à variation bien
plus faible. Statistiquement, malgré ces réserves, on constate que bien
près de la majorité des espèces malgaches sont dues au jeu du cladisme,
sans qu’intervienne une spéciation par vicariance. D’autre part, c’est surtout
dans le cas des clades que les distinctions entre formes sont subtiles. Pour
les Nematopeza CHauD., petit groupe polyphylétique très diversifié, JEANNEL
souligne ainsi que les distinctions ne peuvent guère se fonder que sur les
genitalia. Pour d’autres, les distinctions portent sur un détail du dessin,
ou de la sculpture, sans affecter, de façon sensible, les genitalia.
Les clades affectent aussi bien les formes disparues que les formes
actuelles. Rappelons que des quatre genres fossiles de Propithecini un seul
a survécu; que plusieurs familles de Lémuriens ont disparu à la même
époque. »
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
POSITION SYSTÉMATIQUE DES CERAMBYCIDAE
Les Coléoptères Cerambycidae appartiennent à la super-famille des
Phytophagoidea (sensu JEANNEL et Paurran) qui renferme les formes à
tarses cryptopentamères dans les deux sexes ou, en tous cas, à quatrième
article réduit et soudé au cinquième; édéage à tegmen en cavalier; segment
génital en spiculum gastrale.
Outre les Cerambycidae, la superfamille comprend les Chrysomelidae,
extrêmement proches, les Bruchidae, les Anthribidae, les Curculionidae,
les Brenthidae, les Tpidae et les Platypodidae.
NOTES SOMMAIRES SUR LA BIOLOGIE DES CERAMBYCIDAE
Les ADULTES. — La vie des Longicornes adultes peut varier, selon
les espèces, de quelques semaines à quelques mois. D’une façon générale,
ils vivent environ une dizaine de jours à partir de leur sortie du bois.
Certains Cérambycidés se nourrissent du nectar des fleurs (Lepturinae),
d’autres exploitent les fruits très mûrs tombés à terre, quelques-uns les
écorces tendres, mais la plupart ne mangent pas à l’état adulte.
L'’accouplement a lieu, le plus souvent, sur le végétal où doit être déposée
la ponte, quelquefois, chez les espèces floricoles, sur les fleurs. Il semble
que plusieurs accouplements soient nécessaires pour que l’ensemble des
œufs d’une femelle soit fécondé, des pontes partielles intervenant entre
chaque accouplement.
La plupart des espèces pondent exclusivement sur du bois portant
son écorce. La femelle tâte la surface de celle-ci avec son oviscapte, avant
de déposer son œuf qui est plus ou moins soigneusement inséré dans les
fentes de l’écorce, caché sous des Lichens ou introduit dans le trou de sortie
d’un Insecte xylophage quelconque. Chez un certain nombre de Lamüinae
la femelle utilise ses mandibules pour préparer un trou dans lequel elle
dépose ensuite son œuf. Quelques espèces, acceptant de pondre sur le bois
écorcé, collent leur œuf à la surface de celui-ci, puis le recouvrent d’une
sorte de coupole faite de petits débris de bois agglutinés par de la salive.
Dans certains groupes la femelle porte à la face ventrale de son abdomen,
une brosse de poils dont elle se sert pour réunir les débris ligneux néces-
saires à la construction de l'enveloppe protectrice de l’œuf. Les femelles
de divers Saperdini creusent sur les branches tendres de certains arbres
Source : MNHN, Paris
8 INTRODUCTION
un sillon en fer à cheval, avec un trou profond, dans lequel l'œuf est insinué;
cette blessure de l’arbre se cicatrise et forme une sorte de « galle » dans
laquelle la larve se développe.
Dans tous les cas les œufs sont déposés un à un, mais chez les Vesperus
(Lepturinae paléarctiques) et chez divers Prioniens (Dorysthenes, etc.) les
œufs sont placés en tas dans le sol ou sous les pierres et les jeunes larves
doivent, à leur naissance, parcourir une certaine distance sous terre pour
rejoindre leur végétal nourricier.
Les Cérambycidés sont rarement inféodés à un végétal et un grand
nombre sont susceptibles d'attaquer de nombreuses essences; cette poly-
phagie reste toutefois incomplète, les espèces attaquant les arbres à feuilles
caduques ne se retrouvant que rarement sur les Conifères. Bien entendu,
les espèces se développant dans le bois en décomposition, notamment beau-
coup de Prioniens, sont très largement polyphages.
PREMIERS ÉTATS. — Les œufs sont de forme ovalaire, atténués aux
deux extrémités, blanchâtres, verdâtres ou jaunâtres, lisses ou ornés de
sculptures géométriques. Le développement embryonnaire s'effectue assez
rapidement, en 12 à 15 jours, mais, chez certaines espèces pondant en fin
de saison, l’œuf passe l'hiver ou la saison sèche.
Dès leur naissance, les jeunes larves s’enfoncent dans le végétal ou
le sol, sur lequel l'œuf a été pondu. Toutes les larves des Cérambycidés
sont phytophages, la plupart étant xylophages et s’attaquant de préférence
aux arbres dépérissants, plus rarement au bois mort ou aux arbres en bonne
santé. Ces larves sont allongées, souvent cylindriques ou légèrement déprimées
avec le segment prothoracique fortement élargi. Elles sont blanchâtres ou
ambrées, avec la tête brune, et portent sur le reste du corps des plaques
sclérifiées, lisses ou épineuses, dont la forme et la disposition sont carac-
téristiques de chaque espèce; les mandibules sont saillantes en avant, les
pattes très petites et l’abdomen dépourvu d’urogomphes.
Elles rongent le bois pour se nourrir et creusent de ce fait des galeries
dont les parcours sont toujours d’un type identique pour chaque espèce.
Cette alimentation à base de cellulose ne peut s'effectuer directement;
comme pour beaucoup d’autres herbivores, la cellulose ingérée par la larve
de l’Insecte doit, pour être assimilée, être réduite aux sucres qui la constituent.
C’est là qu’interviennent, d’une part des ferments du tube digestif digérant
la cellulose, des amylases transformant les amidons et, au moins chez
certaines espèces, des micro-organismes particuliers, notamment des Bacté-
ries, qui digèrent en quelque sorte la cellulose au bénéfice de la larve. Ces
symbiontes constituent parfois, des amas, les mycétomes, qui sont intra-
cellulaires, les organes transformés étant en relation directe avec le tube
digestif.
La durée de la vie larvaire a donné lieu à de vives controverses entre
spécialistes. En réalité, le cycle s’effectue le plus souvent en un an; mais
les espèces de grande taille évoluent en deux ou trois ans, cette durée pouvant
parfois être prolongée du fait d’une nourriture insuffisante ou de conditions
météorologiques particulièrement défavorables, notamment par suite d’une
sécheresse excessive,
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION 9
La nymphose s’effectue dans le végétal dans lequel s’est développée
la larve (exceptionnellement dans le sol) à l'extrémité de la galerie larvaire
élargie en une logette ovalaire. Les larves vivant dans l’écorce se nymphosent
dans celle-ci ou dans l’aubier; celles qui vivent en plein bois se rapprochent
de la surface. Dans certains cas, avant de se nymphoser, les larves se déve-
loppant dans un végétal vivant, creusent une galerie circulaire dans l’aubier,
au dessous de l’emplacement de la loge nymphale; la circulation de la sève
est ainsi coupée et la nymphe se trouve protégée. Enfin, les espèces des
plantes herbacées établissent le plus souvent leur loge nymphale dans la
région du collet de leur plante-hôte. Certaines nymphes sont abritées dans
une coque nymphale de terre, de fibres de bois ou même formée d’un calcaire
secrété par la larve.
La durée de la nymphose est généralement assez brève, mais, dans
certains cas, les nymphes formées à la fin de la belle saison hivernent où
estivent jusqu'au retour de celle-ci.
Nous regrettons de ne pouvoir donner ici aucune précision sur la biologie
des Cerambycidue de Madagascar qui reste pratiquement inconnue. En ce
qui concerne les Prioninae l'immense majorité des captures d'adultes ont
été faites aux pièges lumineux et aucune larve utilisable n’a été récoltée
ou élevée.
REMARQUES BIOGÉOGRAPHIQUES
Les Prioniens constituent un groupe d’Insectes particulièrement diffi-
cile à utiliser en biogéographie. En effet, ce sont des Phytophaga très anciens,
dont les représentants actuels ne donnent sans doute qu’un faible aperçu
de la richesse originelle du groupe. Nous nous trouvons done dans une large
mesure, en présence de fins de lignées, souvent très difficilement reliables
entre elles, beaucoup pouvant être considérées comme des reliques.
La systématique du groupe à l’échelle mondiale, telle qu’elle a été
établie par LAMEERE est pratiquement inutilisable et doit être entièrement
révisée. C’est dire qu'à partir de la sous-région malgache, il serait vain de
tenter de vastes synthèses et qu’actuellement toute conclusion ne peut être
tirée qu’à l’échelon local.
Ajoutons que, d’une façon générale, beaucoup de Prioniens se déve-
loppent à l’état larvaire dans le bois mort, voire même décomposé, et que,
de ce fait, ils sont souvent polyphages. Cette absence de lien avec des espèces
végétales particulières, explique, sans doute, dans une large mesure, que
la répartition de nombreuses espèces malgaches ne cadre que très impar-
faitement avec les domaines phytogéographiques classiques.
C’est ainsi que la plupart des espèces du « domaine de l’Est » se retrou-
vent dans le « domaine du Centre » (où elle sont en fait des reliques fores-
tières), mais aussi dans la Montagne d’Ambre (domaine du Nord), voire
dans les galeries forestières de l'Ouest et même du Sud (par exemple à
lOuest de Fort Dauphin).
Source : MNHN, Paris
10 INTRODUCTION
De même des espèces des savanes de l'Ouest où du Sud peuvent se
rencontrer dans les régions déboisées du plateau central ou de la région de
Diégo-Suarez.
Pourtant, certaines espèces ont des répartitions nettement tranchées,
par exemple Macrotoma androyana (tiers méridional de l’île) et sa sous-
espèce plicicollis (deux-tiers septentrionaux de l’île), ou Hovatoma bothri-
dera (espèce méridionale) et sa forme jumelle H. impressicollis (au Nord
de la précédente). Un autre exemple de répartition assez nette est offert
par Closterus flabellicornis (qui occupe tout l’Est et le Centre) et son espèce-
jumelle C. leyi (qui occupe le Nord et le Sambirano).
Bien entendu, dans tous les cas, il existe des zones de contact : dans
le premier exemple, la région d’Ambositra unit les deux sous-espèces de
Macrotoma et voit la remontée de bon nombre d'espèces méridionales,
tandis que dans le dernier exemple, c’est la région de Vohémar-Sambava
qui fait la transition entre l’Est et le Nord.
Statistiquement, le domaine de l'Ouest parait assez pauvre mais il
faut bien reconnaître, qu’en raison des difficultés de son accès en « bonne
saison entomologique », il n’a jusqu'ici été prospecté que de façon discon-
tinue et très insuffisante.
LE GENRE CANTHAROCNEMIS A MADAGASCAR
Ce genre, actuellement rangé en tête de la tribu des Anacolini de
LAMBERE, tribu dont on connaît le caractère artificiel, a été cité de Mada-
gascar, sans autre précision, pour un unique exemplaire qui a été décrit par
LAMEERE (1912, Mém. soc. ent. Belg., 21, p. 124 (Révision p. 988)) sous le
nom de grandidieri.
L'examen du type unique nous montre que cette espèce est un simple
synonyme de C. spondyloides SERVILLE, Insecte répandu dans toute la
zone aride africaine, du Sénégal à l’Erythrée, à l'Afrique crientale et au
Sud Ouest africain.
Par ailleurs, depuis un siècle, C. grandidieri n’a jamais été retrouvé
à Madagascar et on est en droit de supposer qu’il s’est agi, en l'occurence,
d’une erreur d’étiquetage.
REMERCIEMENTS
Il nous est agréable d’adresser ici nos plus vifs remerciements à tous
ceux qui ont bien voulu nous communiquer les précieux matériaux étudiés
pour ce travail : Mmes L. Scuzze (Pretoria) et E. Vanon (Maroantsetra);
MM. P.H. ARNAUD jr. (San Francisco); P. BasiLEwsky (Tervuren); Cl. Bé-
SUCHET (Genève); J. BRENIÈRE (Nogent-sur-Marne); F. Bruxcx (Nogent-
sur-Marne); R. Damoiseau (Bruxelles); R. DarGe (Thervay); G. Duyar-
DiN-DELACOUR (Tananarive); H. FReuDE (Munich); G. Frey (Tutzing);
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION 11
R. GarpiKke (Eberswalde); P. GrivEauD (Tananarive); A.J. Hesse (Le
Cap); F. Hrexe (Berlin); F. Jaxczvk (Vienne); R. Krause (Dresde);
J. KriKKEN (Leyde); J.-P. Lacrorx (Paris); S.J. Larsson (Copenhague);
C. LeoNarpt (Milan); T. NyHoLm (Stockholm); A. PEYRIERAS (Tananarive);
E.C.G. PINHEY (Bulawayo); R.D. Pore (Londres); M. Rorx (Bondy);
P. Skinmore (Doncaster); R. zur STRASSEN (Francfort); R.T. THomPsoN
(Londres); E. TORTONESE (Gênes); R. VrEu (La Ciotat); R. Viossar (Tana-
narive); G.B. Vocr (Washington); J.T. WieBes (Leyde); W. WITrMER
(Bâle).
Nous devons aussi une particulière reconnaissance à nos collègues et
amis qui nous ont apporté le concours de leurs talents, voire de leur patience,
Mme M. Fraxey et M. J.-J. MENIER à qui nous devons les photographies
qui illustrent notre travail, Mmes M. Bonora et F. Dieu qui l’ont dacty-
lographié, les membres du service de cartographie de l’'O.R.S.T.O.M.,
notamment MM. ComBroux, DAUTELOUP, DIENGUE, GAUTIER, et Mme Rorx.
LISTE DES ABRÉVIATIONS
Dans le texte suivant, les énumérations d'exemplaires comportent,
outre la localité et la date de capture, le nom du collecteur et celui du Musée
où est conservé l’Insecte cité; ces Musées sont désignés à l’aide des abré-
viations suivantes :
B.M. British Museum of Natural History (Londres)
C.A.S. California Academy of Sciences (San Francisco)
C.D. Collection R. Darge (Thervay)
C.V. Collection Vieu (La Ciotat)
C.T.F.T. Centre technique forestier tropical (Nogent-sur-Marne)
D.D.V. collection G. Dujardin-Delacour et R. Viossat (Tananarive)
D.E.I. Deutsches Entomologisches Institut (Eberswalde)
LS.N.B. Institut Royal des Sciences naturelles (Bruxelles)
J.B. Collection J. Brenière (Nogent-sur-Marne)
M.A.G.D. Museum and Art Gallery (Doncaster)
M.B. Muséum d'Histoire naturelle (Bâle)
M.C.G. Museo Civico di Storia Naturale (Gênes)
M.F. Museum G. Frey (Tutzing)
MH.N.G. Muséum d'Histoire naturelle (Genève)
ML. Rijskmuseum van Natuurlijke Historie (Leyde)
MM. Museo Civico di Storia Naturale (Milan)
MP. Muséum national d'Histoire naturelle (Paris)
M.R.A.C. Musée Royal de l'Afrique centrale (Tervuren)
N.HM.V. Naturhistorisches Museum (Vienne)
N.M.B. National Museum of Rhodesia (Bulawayo)
N.RS. Naturhistoriska Riksmuseet (Stockholm)
O.RS.T.O.M.-B., Office de la Recherche scientifique et technique Outre-
Mer (Bondy)
Source : MNHN, Paris
12 INTRODUCTION
O.R.S.T.O.M.-T., Office de la Recherche scientifique et technique Outre-
Mer (Tananarive)
South African Museum (Le Cap)
S.M. Natur Museum Senckenberg (Frankfort-sur-le-Main)
S.M.T.D. Staatlisches Museum für Tierkunde (Dresde)
T.M. Transvaal Museum (Pretoria)
U.S.N.M. United States National Museum (Washington)
U.Z.C. Universitetets Zoologiske Museum (Copenhague)
U.Z.M.B. Museum für Naturkunde der Humboldt Universität, Zoologisches
Museum (Berlin)
Z.M.B.S. Zoologische Sammlung des Bayerischen Staates (Munich)
MENSURATIONS
Toutes les longueurs d’Insectes données ici sont les longueurs totales,
c’est-à-dire du front à l’apex des élytres; on ne s'étonnera pas des diffé-
rences que l’on pourra trouver entre les mesures que nous donnons et celles
de certaines descriptions (notamment de FArRMAIRE qui donnait la longueur
prise entre le bord antérieur du pronotum et l’apex élytral).
BIBLIOGRAPHIE
2 complète. Toutefois,
La bibliographie citée pour les tribu
et pour des raisons différentes, deux r
Bnaxesix (K.), 1890-1891. — B4
dungen und Mittheilungen des Her
siner Comilates 1890/91, XXI. u.
)
und dessen Fauna nach Sen-
. Jahreshefte des naturw. V des Trene-
, p+ 12367, pl. ht VII (Cerambycidae,
de Madagascar (Coloeptera-Ceramb}
Académie malgache, (ns) XH, ann
Source : MNHN, Paris
FAMILLE DES CERAMBYCIDAE LATREILLE
Cerambicins; cerambycini Larrenuur, 1804, Hist. nat. Crust. Ins., 11, p. 259.
Taille très variable (de 2,5 mm chez Philotoceracoides multilineatus
BREUNING de Madagascar à près de 20 em chez Titanus giganteus LINNÉ)
mais généralement assez forte.
Tête de forme très variable, parfois prolongée en un museau. Submen-
tum avec un processus, souvent distinct, portant le labium. Mentum trans-
verse, généralement arrondi aux angles et sinué au milieu du bord antérieur.
Labium typique des Phytophagoidea, la ligula pourvue ou non de paraglosses.
Palpes labiaux de trois articles, palpes maxillaires de quatre articles. Maxilles
avec deux lobes, l’interne parfois absent. Mandibules très variables. Labre
parfois soudé au clypéus. Antennes souvent beaucoup plus longues que le
corps, généralement insérées dans une échancrure des yeux. Ceux-ci grands,
rarement entiers.
Prothorax généralement en cône tronqué, le pronotum trapézoïdal
à côtés rebordés ou non. Scutellum toujours distinct. Cavités cotyloïdes
antérieures et intermédiaires closes ou ouvertes, les postérieures fortement
transverses. Pattes bien développées, les tibias munis de deux éperons
apicaux rarement obsolètes. Tarses cryptopentamères (sauf les Paran-
drinae, chez lesquels le quatrième article, très petit et soudé au cinquième,
reste visible, le troisième article étant peu profondément échancré), les
articles I et II jamais bilobés. Élytres débordant la base du pronotum.
La définition ci-dessus est largement empruntée à LacoRDAIRE (1869)
car, après un siècle de travaux, bien peu d'éléments valables peuvent lui
être ajoutés. Elle est, bien sûr, très imparfaite, mais l’extrême variabilité
des Cérambycidés multiplie les exceptions et confirme le jugement de
LacorDaIRE lui-même :
«La seule idée nette qu'elle apporte à l'esprit est celle d’une extrême variabilité
de tous les organes. Telle est, en effet, la condition particulière dans laquelle se trouvent
les Longicornes et qui fait de leur arrangement systématique la tâche la plus ardue et
la plus ingrate. »
Source : MNHN, Paris
14 R. M. QUENTIN & A. VILLIE
TABLEAU DES SOUS-FAMILLES (1)
1. Tarses nettement pentamères. Antennes courtes, dépassant
rarement la base du pronotum, les articles avec des aires sen-
sorielles déprimées, le second plus long que la moitié du troi-
sième, les suivants subégaux en longueur...................... 2
— Tarses cryptopentamères. Antennes dépassant le plus souvent
la base du pronotum, généralement très longues, munies
d’aires sensorielles diffuses, le second article rarement aussi
long que la moitié du troisième, les suivants inégaux en lon-
BUEUT sense seen sesssessessces 3
2. Pronotum avec une marge latérale élevée; labre fusionné
avec le clypéus. Tibias antérieurs sans lamelle apicale.
Troisième article des tarses entier ou faiblement échancré.
Aïles avec la cellule radiale ouverte, la nervure transverse
cubito-anale présente Subfam. Parandrinae
— Pronotum sans rebord latéral. Labs libre. Tibias antérieurs
avec une large lamelle terminale. Troisième article des tarses
profondément bilobé. Aïles avec la cellule radiale close, sans
nervure transversale cubito-anale ........... Subfam. Spondylinae
8. Tibias antérieurs avec un sillon interne oblique et un sillon
oblique externe aux tibias intermédiaires
— Tibias antérieurs et intermédiaires sans sillons ................. 5
4. Tête verticale ou rétractée. Clypéus dans le prolongement du
front. Dernier article des palpes maxillaires fusiforme, aciculé
à l’apex . Subfam. Lamiinae
— Tête subhorizontale ou faiblement inclinée. Clypéus presque
perpendiculaire au front. Dernier article des palpes maxil-
laires tronqué . Subfam. Disteniinae (2)
5. Pronotum avec une marge latérale relevée. Labre fusionné
avec le clypéus. Lobe interne des maxilles obsolète. Hanches
antérieures fortement transverses. Mésonotum sans aire striée
De ee Subfam. Prioninae
— Pronotum sans marge latérale relevée. Lobe interne des
maxilles généralement bien développé. Hanches antérieures
(1) Adapté de Linscey (1962).
(2) Considérés comme formant une famille distincte des Cerambycidae par certains
auteurs.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRIN PRIONINAE 15
rarement transverses, généralement arrondies ou coniques.
Mésonotum le plus souvent avec une aire stridulatoire finement
SCT) er NN ee Rome LA ee RU MAR ee 6
. Plaque stridulatoire du mésonotum divisée par une ligne médiane
lisse. Aïles postérieures fréquemment avec une cellule fermée
dans la région anale 7
Plaque stridulatoire du mésonotum entière, sans ligne médiane
lisse. Aïles postérieures sans cellule fermée dans la région
AA PE ee ec ces Subfam. Cerambycinae
l'ête allongée, rétrécie derrière les yeux. Hanches antérieures
coniques. Submentum avec un processus intermaxillaire.
Mandibules généralement avec une mola développée et densé-
ment frangées de pubescence à leur bord interne. Subfam. Lepturinae
Tête courte, non rétrécie derrière les yeux. Hanches anté-
rieures subglobuleuses. Submentum sans processus intermaxil-
laire. Mandibules sans mola ni frange de poils. .... Subfam. Aseminae
(1) Absente chez Tetropium, Molorchus et quelques autres genres.
Source : MNHN, Paris
SOUS-FAMILLE DES PARANDRINAE BLANCHARD
Parandrites BLANCHARD, 1845, Histoire Naturelle des Insectes, 2, p. 134.
Parandridae TnomsoN, 1858, Arch. ent., 2, p. 145.
Parandridae : THOMSON, 1860, Classif. Céramb., tableau, p. VIII et 262 (Parandrides).
Parandrides THomsoN, 1860 (1861), Musée scient., p. 73-87 [monographie].
Parandrites : LAMEERE, 1901, Mém. Soc. ent. Belg., 45, p. 315.
Parandrines Lammere, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 46, p. 59 (Révision, p. 1).
Parandrini LAMEERE, 1912, Ann. Soc. ent. Belg., 21, p. 180.
Parandritae PAULIAN et Vizurers, 1941, Rev. fr. Ent., 8 (4), p. 206.
Parandrina Leresme et BREUNING, 1952, Trans. IX th intern. Congr. Ent. Amsterdam,
1, p. 189, 141.
Parandrinae LansLey, 1962, Ceramb. N. Am., 2, p. 1 et 2.
Tête inclinée obliquement ou horizontale; antennes insérées en avant
des yeux, près de la base des mandibules, ne dépassant pas, en arrière, le
niveau du bord postérieur du pronotum, semblables dans les deux sexes,
glabres mais avec des aires sensorielles profondes, l’article IT égal à la moitié
de la longueur du ITT, les suivants de longueur progressivement décroissante.
Yeux petits, convexes, faiblement échancrés, à facettes grossières. Labre
triangulaire, soudé au clypéus; mandibules dentées, sans mola ni frange
de poils, lobes des maxilles petits, l’interne obsolète; dernier article des palpes
tronqué à l’apex; ligule très transverse, cornée; mentum transverse ; sub-
mentum sans processus intermaxillaire.
Pronotum avec une marge latérale relevée, les côtés entiers, ni dentés,
ni épineux. Hanches antérieures transverses, les cavités coxales ouvertes
ou fermées postérieurement. Mésonotum sans aire stridulatoire. Cavités
coxales intermédiaires ouvertes à l'extérieur. Métépisternes étroits, à
côtés parallèles.
Pattes courtes. Fémurs et tibias comprimés. Tarses grêles, de cinq
articles sans coussin ventral de poils, l’article IIT entier ou faiblement
émarginé, non dilaté, le paronychium petit, grêle, parfois réduit ou obsolète.
Élytres à côtés subparallèles, arrondis à l’apex. Ailes sans cellule fermée
dans le secteur anal, la cellule radiale ouverte, la nervure 2A, absente ou
vestigiale (1).
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : cette sous-famille primitive est abon-
damment répandue dans la zone néotropicale, mais se rencontre dans presque
toutes les régions tropicales et subtropicales du globe. Deux genres nous
intéressent ici :
TABLEAU DES GENRES
1. Articles III à XI des antennes avec une grande fossette
porifère simple. Cavités cotyloïdes antérieures largement
OUVERTES EE me mec eee Parandra Larr.
(1) Gette diagnose de la sous-famille ainsi que celle du genre ci-après, sont adaptées
de Lixszev (1962).
Source : MNHN, Paris
18 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
— Articles III à XI des antennes avec une grande fossette porifère
divisée en deux par une forte carène longitudinale. Cavités
cotyloïdes antérieures presque fermées ............ Stenandra Lan.
GENRE PARANDRA LATREILLE
Parandra Larmeizre, 1804, Hist. nat. Crust. Ins., 11, p. 262; espèce-type du genre :
P. lacvis LATREILLE (Haïti).
Parandra : Tromson, 1860 (1861), Musée scient., p. 73-87 et 95 [monographie].
Parandra : TnomsoN, 1867, Physis, 1, p. 106 [révision].
Parandra : Lamexre, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 46, p. 60 (Révision, p. 2).
Parandra : Lamwere, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 114 (Révision, p. 978).
Corps court, déprimé, à côtés parallèles. Tête large, mandibules hori-
zontales, triangulaires ou falciformes, carénées, plus courtes que la tête
chez les femelles et les mâles « minor », plus longues que la tête chez les
mâles « major »; yeux faiblement sinués à leur bord interne. Antennes de
one articles, les articles plus ou moins moniliformes, dentés à l’angle apical
rostral.
Pronotum transverse, généralement avec une impression subapicale.
Saillie intercoxale du prosternum large, échancrée en arrière. Saillie méso-
sternale droite. Métépisternes linéaires.
Pattes courtes, les tibias aplatis et dentés à l’apex. Élytres subparal-
lèles, inermes à l’apex.
MÂze : cinquième sternite à peu près aussi long que le quatrième,
subtronqué ou échancré à l’apex.
FEMELLE : cinquième sternite près de deux fois aussi long que le qua-
trième et arrondi à l’apex.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : répartition de la sous-famille, avec
plusieurs sous-genres. Seul le sous-genre typique nous intéresse ici avec
une espèce africaine rencontrée dans l'archipel des Comores.
1. Parandra (s. str.) gabonica THomsox
Parandra gabonica Tromson, 1858, Arch. ent., 2, p. 145; types : Gabon (Muséum de
Paris).
Parandra comoriana FatrmaIRE, 1895, Bull. Soc. ent. Fr., p. CCV; types d'et 9 : Comores
(Muséum de Paris).
Parandra gabonica : LAm£Ere, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 46, p. 97 et 104 (Révision,
p. 39 et 46.)
TYPES :
a) P. gabonica THomsox est représenté dans la collection de cet auteur
par trois exemplaires du Gabon et quelques exemplaires de Côte d'Ivoire
(Bassam); dans sa description il cite également des exemplaires de Ben-
Source : MNHN, Paris
CE PRIONINAE 19
AMBYCIDAE PARANDRINAE
guella (coll. Mniszech). Nous désignons comme lectotype & un exemplaire
de 17 mm de longueur et comme lectotype © un exemplaire de 20 mm de
longueur.
1 : | Does 2
Fic. 1 et 2, Parandra gabonica Tnomson. — 1, mâle. — 2, femelle.
b) P. comoriana FarrmaïRe. Le seul exemplaire étiqueté de la main
de FAIRMAIRE est un 4 de 21 mm de longueur (holotype). Nous désignons
comme allotype © un exemplaire de même dimension et de même prove-
nance venant de la collection Oberthür et d’ailleurs cité par FArRMAIRE
lui-même.
Longueur : 10-24 mm. — Figures 1 et 2.
Brun jaunâtre, brun-rouge plus ou moins foncé à noir de poix, cette
dernière coloration la plus fréquente.
Espèce très variable. Tête avec un bourrelet supraoculaire rejoignant
d’une part l'insertion antennaire, et d'autre part le clypéus; front avec
deux forts tubercules entre les yeux, séparés par une fossette triangulaire
élargie en avant, se rétrécissant en arrière en un sillon longitudinal médian,
Pronotum transverse, à côtés subdroits ou arrondis, plus ou moins
rétréci à la base, les angles antérieurs effacés, parfois fortement saillants
et même divergents et embrassant les côtés de la tête; disque subconvexe,
à ponctuation identique à celle de la tête, des mandibules et du scape
des antennes, superficielle, assez fine et assez serrée.
Élytres environ une fois trois quarts aussi longs que larges ensemble
aux épaules, à ponctuation plus forte et plus espacée que sur l’avant-corps.
Source : MNHN, Paris
20 R. FIN & A. VILLIERS
Côtés externes des tibias avec une dépression longitudinale, parfois
représentée par une simple fossette apicale; certains mâles « major » à tibias
complètement comprimés.
Arcmpez pes Comores : Grande Comore (ex. coll. Fairmaire, Oberthür, Argod
et Sicard, M.P.); idem (Prost, M.P.).
Toute l'Afrique intertropicale et australe.
GENRE STENANDRA LAMEERE
Parandra subgen. Stenandra Lawmert, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 114 (Révision,
p. 978): espèce-type du sous-genre : Parandra kolbei Lameerx (Afrique centrale).
Parandra subgen. Stenandra : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 15 et 18.
Parandra subgen. Stenandra : Gumour, 1956, Longicornia, 3, p. 8.
Stenandra : Quexrin et Vizxiers, 1972, Bull. Soc. ent. Fr., 11, p. 208.
Voisin de Parandra LATReILLE, en diffère par un certain nombre de
caractères importants justifiant amplement son élévation au rang de genre
distinct :
__ mandibules du mâle falciformes, écartées l’une de l’autre à la base,
dentées au bord interne, bidentées à l’apex, concaves dessus et dessous;
_— articles III à XI des antennes avec une grande fossette porifère
divisée en deux par une forte carène longitudinale ;
_— cavités cotyloïdes antérieures fermées en arrière (proépimères
subcontigus à la saillie prosternale);
— pas de bourrelet entre la gula et le mentum.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Afrique intertropicale et Madagascar.
Une espèce malgache :
1. Stenandra vadoni QUENTIN et VILLIERS
Stenandra vadoni QuenrTiN et Virriers, 1972, Bull.
Soc. ent. Fr, T1, p. 208 et 209.
TYPE :
L'holotype & correspond à l’unique exem-
plaire décrit ci-après.
Longueur : 17 mm (y compris les mandi-
bules). — Figure 3.
MÂLE :
Brun-rouge, luisant; antennes, mandibules,
genoux, marges du pronotum et suture élytrale
brun de poix.
Tête subcarrée, peu convexe; lobe supérieur
des yeux large, nettement séparé de la base de
l'antenne; saillie antennaire presque nulle; dent
médiane du labre forte. Antennes courtes, n’attei-
gnant pas la base du pronotum; scape cylindro-
Fic. 3, Stenandra vadoni : : :
Quenrn et Vizzirns, conique, aussi long que large; pédicelle plus de
holotype ‘mâle. deux fois plus large que long; III aussi long que le
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRIN.
PRIONINAE 21
scape, subconvexe; articles III à X s’aplatissant et croissant progres-
sivement; un peu plus larges à l’apex qu'à la base, leur angle apical-rostral
bien marqué, tendant à devenir dentiforme vers l’apex, XI acuminé à l’apex,
environ une fois et demie plus long que le X, assez déprimé longitudinalement.
Pronotum très légèrement transverse, un peu plus étroit à la base
qu’au bord collaire, avec les marges basale et latérales finement rebordées;
angles antérieurs en dent obtuse surbaissée; côtés sinueux juste après le
milieu.
Élytres subparallèles, étroitement rebordés, à angle huméral net;
disque avec deux côtes très obsolètes, effacées au tiers apical. Angles sutu-
raux arrondis séparément.
Mapacascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Maroantsetra, 26-x11-1966 (J. Vadon,
M.P., holotype 4).
Source : MNHN, Paris
Sous-FAMILLE DES PRIONINAE LATREILLE (1)
Prioniens; prionii Larrerzzr, 1804, Hist. nat. Crust. Ins., 11, p. 264.
Prionida LEACu, 1815, Edinburg Encyclopaedia, 7, p. 701.
Prionidae SamoueLLr, 1819, The entomologist’s useful compendium, p. 208.
Prionüi : SERVILLE, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 12
Prioniens : Muzsanr, 1839, Hist. nat. Col. Fr., Longic., p. 19.
Prionitae THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 281.
Prionitae : TomsON, 1864, Syst. Ceramb., p. >
Prionides Lacorpairr, 1869, Gen. Col., 8, p. 16.
Prionini GANGLBAUER, 1881, Besl ., 7, p. 684.
Prionides : LAmkERE, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 46, p. 59.
1903, Ann. Mus. Congo, Zool., sér. 8, 2, p. 3.
r, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 1.
Prioninae : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 1.
Prioninae : PAULIAN et ViLLiers, 1941, Rev. fr. ent., 8, p. 208.
Prionina Lxpksme et BREUNING, 1952, Trans IXth inter. Congr. Ent. Amsterdam,
1, p. 139 et 141.
Prioninae : Durry, 1957, Monogr. immat. Stages Afr. Timber Beetles, p. 50.
Prioninae : LaNSLEY, 1962, Ceramb. N. Am., 2, p. 2 et 10.
Prioninae :
Tête oblique ou subverticale; antennes insérées en avant des yeux,
le plus souvent près de la base des mandibules, de longueur variable selon
les espèces et le sexe, simples, dentées, épineuses ou flabellées, l’article IT
généralement petit, beaucoup plus court que le scape (sauf chez Platy-
gnathus, seul cas connu dans la famille), le III normalement le plus grand,
les suivants de taille décroissante, tantôt régulièrement, tantôt par groupes
d'articles. Yeux variables, le plus souvent de taille moyenne, à facettes
grossières (espèces nocturnes), faiblement échancrés; dans quelques cas
(Closterus), les yeux sont saillants, voire même globuleux, et paraissent
alors relativement grands. Labre soudé au clypéus; mandibules souvent
grandes et fortement arquées, la térébra presque toujours bien développée
tandis que la mola est faible ou absente; dernier article des palpes tronqué
à l’apex; ligule transverse et cornée; mentum transverse, submentum sans
processus intermaxillaire.
Pronotum avec un bord latéral marqué, parfois explané, parfois réduit
à une fine carène abaissée, où même effacé en avant (Megopis). Mésonotum
sans plage stridulatoire. Épisternes métathoraciques longs, parallèles,
acuminés ou tronqués en arrière. Cavités coxales antérieures et intermé-
diaires ouvertes.
Hanches antérieures fortement transverses. Pattes en général modé-
rément développées, parfois les postérieures nettement plus longues, les
fémurs et tibias comprimés, épineux ou non. Tarses de développement
variable, toujours cryptopentamères et avec un coussin ventral de poils.
Ailes postérieures presque toujours présentes, avec une cellule radiale
et une cellule anale fermées, la nervure 2A, vestigiale ou absente.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : sous-famille cosmopolite, représentée
à Madagascar par seulement 7 tribus.
(1) La bibliographie ci-dessus est naturellement très incomplète; nous l'avons volon-
tairement limitée aux citations de désinences taxonomiques originales, aux ouvrages mono-
graphiques importants ou à ceux traitant récemment de biologie.
Source : MNHN, Paris
24 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TABLEAU DES TRIBUS
Nora : dans l'attente d’une révision générale de la sous-famille des Prioninae, le présent
tableau nest, en tout état de cause, valable que pour la seule région malgache.
1. Deuxième article des antennes beaucoup plus court que le
— Deuxième article des antennes de même longueur que le scape
Tribu : Platygnathini, nov.
2. Pronotum plan à côtés explanés, bords latéraux crénelés et
disque portant des reliefs aliformes luisants occupant la quasi-
totalité de sa surface, surtout chez les & (fig. 5 et 6)........
DR OGADRTTeU UNE ................. Tribu : Mallodontini Tuoms.
— Pronotum toujours convexe, à côtés déclives, avec les marges
exceptionnellement explanées, le disque sans reliefs aliformes
occupant la presque totalité de sa surface, parfois avec des
reliefs petits et mal délimités................................. 3
3. Bords latéraux du pronotum largement explanés et portant
cinq grandes épines; bord antérieur avec une touffe de soies
de chaque côté du « cou » Tribu : Hopliderini THoms.
— Bords latéraux du pronotum parfois rebordés mais jamais
largement explanés et munis de cinq grandes épines; bord
antérieur sans touffes de soies .............................. Hu
4. Côtés du pronotum avec de nombreuses petites épines, dents
OU CTÉDEIUTÉS ce eet Tribu : Macrotomini
— Côtés du pronotum inermes, au plus avec une dent médiane,
une dent antérieure et une dent basale........................ 5
5. Côtés du pronotum à rebord latéral effacé en avant, sans angle
antérieur .
— Côtés du pronotum à rebord parfois abaissé mais toujours
distinct, portant un angle antérieur marqué. Tribu : Closterini Lac.
6. Antennes courtes, dépassant de peu la base des élytres, lon-
guement flabellées chez les mâles et fortement dentées chez les
LEMElÉS Se LL Lente Tribu : Tereticini Lam.
— Antennes atteignant au moins le milieu des élytres (femelles),
non flabellées chez les mâles chez lesquels elles sont au plus
faiblement dentées ........44.4:4...4. Tribu : Aegosomatini Taoms.
Source : MNHN, Paris
TriBu : PLATYGNATHINI, Nov.
Genre-type de la tribu : Platygnathus Senvrrzr.
Deuxième article des antennes aussi long que le scape. Mandibules
carénées dorsalement, cette carène prenant un développement hyper-
télique chez les mâles. Pronotum à bords tranchants et quadriangulés,
présentant des reliefs discaux lisses et brillants, comme chez les Mallo-
dontini. Pattes courtes à tarses larges. Épisternes métathoraciques larges,
à côtés subparallèles sur presque toute leur longueur, puis brièvement
à l’apex où ils sont très obliquement tronqués avec un angle apical
supérieur aigu.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : île Maurice, un seul genre.
GENRE PLATYGNATHUS SERVILLE
Platygnathus Service, 1832, Ann. Soc. ent. Fr. 1, p. 150; espèce-type du genre :
Prionus octangularis Oivier (ile Maurice).
Platygnathus : THOMSON, 1860, Essai Classi. Céramb., p. 293.
Platygnathus : TuomsoN, 1864, Syst. Ceramb., p. 480.
Platygnathus : Lacorpatrr, 1869, Gen Col., 8, p. 141.
Platygnathus : 1904, Ann. Soc. ent. Belg., 48, p. 15 (Révision, p. 483).
Platygnathus : 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 37.
Platygnathus : 5, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 112, p. 67.
Platygnathus : Vixsow, 1962, Maurit. Inst. Bull., 4 (4), p. 204.
Corps déprimé, finement pubescent. Tête inclinée, légèrement trans-
verse. Front déprimé, de même que l’espace interantennaire dont la dépres-
sion se poursuit triangulairement sur le vertex. Front limité en avant par
un fort bourrelet clypéal particulièrement accentué chez le mâle en raison
du développement des mandibules. Veux très écartés, relativement étroits
et faiblement échancrés, laissant des joues larges (fig. 4). Mandibules du
mâle aussi longues ou plus longues que la tête, portant une crête dorsale
très élevée chez les grands exemplaires (fig. 4) chez lesquels les mandibules
deviennent verticales, le bord interne tridenté à l’apex; mandibules de la
femelle normalement horizontales avec une légère crête dorsale, à peine
plus longues que la moitié de la tête.
Antennes plus courtes que le corps dans les deux sexes, avec le deuxième
article exceptionnellement très développé, aussi long que le scape.
Pronotum transverse, subplan sur le disque, avec ses marges latérales
brusquement déclives, le bord tranchant et quadrianguleux.
Élytres subparallèles, arrondis en commun à l’apex. Pattes assez
courtes, les tarses très larges.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : île Maurice, une seule espèce (1).
(1) Une autre espèce, P. sechellarum Aumvirus, 1922, n'est connue que par un exem-
plaire © en mauva . Du fait de ses antennes à deuxième article nettement plus court
que le scape et de son corps très convexe, cette espèce s'éloigne complètement du genre Platy-
gnathus.
Source : MNHN, Paris
& A. VILLIERS
1. Platygnathus octangularis (OLIVIER)
,1795, Ent., IV, 66, p. 88, pl. 6, fig. 19 (S) et pl. 13, fig. 54a
sans localité (types disparus).
Senvizze, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 151. [première
Prionus octangularis Otivie
(8) b (0); syntypes
Platygnathus octangularis
citation de localité : île de France].
Platygnathus paralleus SERvIr Ann. Soc. ent. Fr. 1, p. 151: syntypes d et 9 :
île de France (3 : Muséum de Paris: © : disparue).
Platygnathus octangularis : THOMSON, 1864, Syst. Ceramb., p. 808.
Platygnathus octangularis : LacorDamx, 1869, Gen. Col., 8, p. 142.
Platygnathus octangularis : KÜNCK in GranDinrer, Hist. nat. Madag., 22, Col.
2e part., Atlas 2e part., pl. 45, fig. 5.
AUD, 1900, in GraNDiIDIER, Hist. nat. Madag,, 1 (3),
Platygnathus octangularis : Ax
p. 337.
Platygnathus parallelus : AxLUAUD, 1900, in GranDinier, Hist, nat. Madag., 1 (3),
p. 338.
Platygnathus octangularis :, 1904, Ann. Soc. ent. Belg.. 48,
p. 17 (Révision, p. 435).
Platygnathus octangularis : LAN:
Megopis (Aegosoma) parallela (3)
(Révision, p. 557).
Platygnathus octangularis : LAN
Megopis (Aegosoma) parallela (5)
Platygnathus octangularis : V
parallelus (9) : Lame
Col. Cat. Junk, 52, p. 37.
RE, 1909, Ann. Soc. ent. Belg., 53, p. 143
1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 68.
terre, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. T4.
, Maurit. Inst. Bull, 4 (4), p. 204.
Megopis (Aegosoma) parallela : VixSON, 1962, Maurit. Inst. Bull, 4 (4), p. 204.
Platygnathus octangularis : ViNSON, 1967, Maurit. Inst. Bull., 4 (5), p. 339.
Megopis parallela : ViNSON, 1967, Maurit. Inst. Bull., 4 (5), p. 339.
TYPES
a) octangularis Orivrer. Les syntypes (ex. coll. Valenciennes) ayant
disparu, nous désignons comme lectotypes 4 et © les fig. 54a (3) et 54b (9)
de la pl. XIII d'Orrvrer.
Source : MNHN, Paris
PARANDRINAE ET PRIONINAE 27
b) parallelus SERVILLE. La femelle, décrite la première par SERVILLE,
n’a pas été retrouvée dans les restes de la collection Dupont. D’après les
mensurations de la description originale, il s’agit d’un grand exemplaire
que LAMEERE a eu parfaitement raison de mettre en synonymie d’octan-
gularis.
Par contre, nous avons eu la chance de retrouver le « mâle » décrit
par SERVII et qui, comme l’avait fort bien supposé LAMEERE (1904)
est en fait le résultat d’un montage (d’ailleurs excellent!) d’un corps de
Platygnathus octangularis avec une tête munie de ses antennes d’un Macro-
tomini que nous pensons être Trichophysis obscura (WATERHOUSE).
Rappelons qu’en 1909, LAME ur l'examen d’une femelle (proba-
blement de Megopis vinsoni, n. sp.?) avait cru pouvoir lui rapporter le &
de parallela (qu’il n’a jamais vu) et classer son couple dans le sous-genre
Aegosoma chez lequel, en effet, le 3° article des antennes des mâles est
scabre en dessous (voir Megopis vinsoni, p. 242).
5 6
Fc. 5 et 6, Platygnathus octangularis (Orxvien). — 5, mâle. — 6, femelle.
Longueur : 19-35 mm (sans les mandibules). — Figures 5 et 6.
Brun roussâtre à brun noirâtre. Pubescence relativement courte,
oblique, généralement très dense sur les mandibules et le labre.
Tête à ponctuation forte, assez profonde, peu dense. Antennes du
mâle atteignant les quatre cinquièmes apicaux des élytres: articles I et IT
subégaux, III un peu moins de deux fois plus long que le IT, IV de très peu
plus long que le IT, les suivants de longueur insensiblement croissante, le XI
Source : MNHN, Paris
28 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
à peine une fois et demie plus long que le X. Antennes de la femelle dépassant
de peu le niveau du milieu des élytres, articles L et II subégaux, IT une
fois deux tiers plus long que le II, IV à XI subégaux au Il.
Pronotum du mâle avec une ponctuation très fine et très dense donnant
un aspect mat dans ses parties déprimées; les parties élevées luisantes,
à ponctuation simple comme la tête, et distribuées comme suit : deux grandes
plages discales, une plage médiane postérieure (plus ou moins reliée aux
deux plages discales par un mince filet arqué vers l'extérieur), et deux
tubercules de chaque côté, situés en avant du milieu, et pouvant s’étirer
en plages étroites vers l’arrière. Pronotum de la femelle du même type,
mais entièrement luisant, du fait d’une ponctuation simple couvrant aussi
bien les dépressions que les zones élevées. Épisternes prothoraciques glabres
et très finement chagrinés.
Élytres environ deux fois plus longs que larges ensemble, finement
épineux à l’angle sutural. Surface élytrale avec une ponctuation assez
grosse, peu serrée, uniforme, chaque point donnant naissance à une soie.
Base des élytres avec une dépression préhumérale, et disque avec des côtes
plus ou moins obsolètes; côte humérale très marquée, délimitant une zone
latérale presque verticale.
ILE MaURI « Ie de France » (M.P.; S.M.; M.F.; U.Z.C.; MH.N.G.); île Maurice
OLP.; MHN.G. B.): idem (D'Emmerez de Charmoy, M.P.;
Desjardins, M.P.); Beau Bassin, 1911 (Drenning, M.P.), baie du Cap, 1911 (Drenning,
M.P.); Curepipe, 1897-1912 (P. Carié, M.P.), 1921, 11-1922, 111-1922 (Mauritius Institute).
1x DE LA RÉUNION er Mapacasear : localités parfois citées et très probablement
fausses.
OBsERvATIONS : d’après J. VINsox (1962) l’espèce semble maintenant
assez rare à l’île Maurice et localisée aux zones de plus de 500 m d’altitude.
Source : MNHN, Paris
Tribu : MALLODONTINI THomsoN
Mallodonitae THOMSON, 1860, Essai Classi. Céramb., p. 318.
Mallodonitae : THOMSON, 1864, Syst. Ceramb., p. 305.
Mallodonites Tuomson, 1867, Physis, 1, p. 85.
Mallodontides Laconparr, 1869, Gen. Col., 8, p. 56 et 122.
Mallodontini LxConrr, 1873, Smüthsonian Mise. Coll, 11 (265), p. 286.
Stenodontines LAmEErr, 1902, Mém. Soc. ent. Belg., 9, p. 63 et 104. (Révision,
p. 123 et 164).
Stenodontes LAM&ERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 180 (Révision, p. 1044).
Macrotomini subtrib. Stenodontina Gizmour, 1956, Longicornia, 3, p. 10.
Stature générale large et déprimée. Yeux non ou à peine échancrés,
à facettes grossières, peu saillants, ne surplombant pas les tubercules anten-
nifères. Antennes de 11 articles, filiformes, dépassant rarement le milieu
des élytres; scape au moins aussi long que l’article III. Prothorax transverse,
explané latéralement, présentant sur le disque, en particulier chez les mâles,
des plages ou des callosités aplaties et luisantes. Épisternes prothoraciques
très larges. Pattes généralement courtes, toujours inermes.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : tribu largement répandue dans toutes les
régions chaudes du globe.
GENRE MALLODON SERVILLE
Mallodon Service, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 128 et 176; espèce-type du genre :
C. spinibarbis LaNNÉ — P. maæillosus Orvier, 1795, et Service, 1832, nec FABRr-
crus, 1775, nec Drury, 1773 (1).
Mallodon : THomsON, 1860, Essai Class. Céramb., p. 298 et 320.
Mallodon : TaomsoN, 1864, Syst. Ceramb., p. 307 et 480.
Mallodon : LACORDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 125.
Stenodontes subgen. Mallodon : Lameerr, 1902, Mém. Soc. ent. Belg., 9, p. 71 et 104
(Révision, p. 131 et 164).
Stenodontes subgen. Mallodon : Gurmour, 1956, Longicornia, 3, p. 11.
(1) En créant son genre Mallodon, Servize désigne pour type : « Prionus maxillosus,
FAB., Syst. Eleut., tom. 2, pag. 274, n° 31. — Or. Entom., Tom. 4. Prion., pag. 16, n°13.
PL. I, fig. 3. Mâle. De l'Amérique méridionale ».
En 1902, Lawrene écrit : « Le Prionus maxillosus de Fasnicrus, indiqué comme type
par Senvizze, est le Prionus maxillosus de Drurv, mais non le Prionus mazillosus d'Orivien
que Senvizze a eu entre les mains, c’est-à-dire le vulgaire spinibarbis de Linné, du Brésil
et non le rarissime maxillosus Drunx des Petites Antilles. Je considère donc le Cerambyx
spinibarbis Lanné comme le type du genre Mallodon ».
Or les différents auteurs ont commis une série d'erreurs :
19 Fasmervs n'a jamais décrit de macillosus mais a simplement cité le mazillosus
de Drunv (Syst. Entom., 1775, n° 15, p. 163, et dans ses ouvrages ultérieurs où il ajoute la
référence d'Orivier).
20 Ouvre en 1795 (Entom., 4, n° 66, p. 167, n° 13) cite également mazillosus Drunx
et Fammcrus, mais dans sa pl. 1, fig. 3, représente manifestement Cerambyx spinibarbis
Linné.
En conclusion, malgré ces erreurs, LAMEERE a sans doute raison dans son interprétation
et c'est bien l'espèce spinibarbis Linxé qui est le véritable type de Mallodon SErvitxr.
Source : MNHN, Paris
30 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Tête très large, déclive et concave sur le front. Mandibules grandes,
étendues horizontalement, carénées dorsalement, arquées latéralement,
tomenteuses et pluridentées en dedans. Scape des antennes en massue
arquée, plus long que l’article III, celui-ci à peine plus long que IV, V à
XI subégaux.
Prothorax transverse, subquadrangulaire, les angles antérieurs larges
et saillants en avant, les côtés finement crénelés, parfois subépineux, les
angles postérieurs indiqués par une dent plus où moins développée.
Élytres déprimés, subparallèles, larges, l'angle sutural faiblement
épineux, les épaules bien marquées mais à peine plus larges que le pronotum,
le disque avec l'indication de trois côtes, surtout distinctes chez les femelles.
Pattes robustes, courtes, déprimées.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Zones néarctique méridionale, néo-
tropicale, éthiopienne et malgache. Une seule espèce à Madagascar.
1. Mallodon downesi Hope (1)
Mallodon miles Dean, 1886 [1837], Catal, 3e édit., p. 342 [nom. nud. cité du Sénégal
sans description].
Mallodon doxnesi Hovx, 1843, Ann. Mag. nat. Hist., 11, p. 366; type d : Fernando-Poo
(British Museum, N. H.).
Mallodon laevipenne Wurrx, 1853, Cat. Col. Brit. Mus., VIT, Longic., p. 45; type Q :
Congo (British Museum, N. H.).
Mallodon costipenne Wavre, 1853, Cat. Col. Brit. Mus., VII, Longic., p. 45, type : Ghana
(British Museum, N. H.).
Mallodon proæimum Tuomsox, 1867, Physis, 1, p. 97: type d : Madagascar (Muséum
de Paris).
Mallodon progimum : LaconDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 126 (Madagascar).
Mallodon dorenesi : Famwate, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 31, p. 525 (Grande Comore).
Mallodon doxnesi : ALLUAUD, in GRANDIDIER, 1900, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 337
(Madagascar et Comores).
Mallodon proimus : ALHUAUD, in GraNDipier, 1900, Hist. nat. Madag., 1 (3), p.337
(Madagascar).
Mallodon downesi : Lam£erE, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 9, p. 73 et 104 (Révision, p. 188
et 164).
Mallodon downesi : Grzmour, 1956, Longicornia, 8, p. 12, fig. 6-11.
Mallodon downesi : Durry, 1957, Mon. imm. stages Afr. timber Beetles, p. 51, fig. 18-25
[premiers état:
TYPE :
M. proximum THomsox. Le type unique est un & de forme trapue de
58 mm de longueur, à mandibules tridentées à l’apex, ponctuation de la
tête dense et ponctuation du pronotum relativement faible.
(1) La bibliographie concernant cette espèce est si considérable que nous avons dû
nous limiter ici, en ce qui concerne la systématique, à donner seulement, outre les références
originales, les seules références concernant des citations de Madagascar; pour la biologie on
trouvera dans Durrv (1957) le détail des divers travaux traitant des larves, plantes-hôtes, etc.
Source : MNHN, Paris
F PRIONINAE 31
AMBYCIDAE
PARANDRINAE
Longueur
Brun plus ou moins clair à noir, lisse et luisant. Pubescence interne
des mandibules orangée, pubescence de la face ventrale jaunâtre clair.
MÂLE :
Tête fortement et régulièrement ponctuée, à tubercules antennaires
légèrement saillants et triangulaires. Yeux peu saillants, à peine échancrés
en arrière du tubercule antennifère, à côtés subparallèles, près de cinq fois
plus hauts que larges. Mandibules plus larges que la tête, tridentées à l’apex
avec leur bord interne fortement tomenteux et muni de faibles indenta-
tions; carène dorsale interrompue brusquement avant l’apex, formant
parfois une dent à son extrémité. Antennes atteignant au plus le niveau
du tiers basal des élytres.
-70 mm. —- Figures 7 et 8.
Fi. 7 et 8, Mallodon downesi Hope. — 7, mâle. — 8, femelle,
Côtés du pronotum subparallèles ou divergents vers l’avant, les angles
antérieurs plus ou moins saillants. Plage saillante bilobée, chaque lobe avec
une aire basale ovalaire ponctuée et une expansion latérale linéaire plus
ou moins étendue. Élytres avec une ponctuation très superficielle, peu
visible, un étroit rebord latéral explané, une courte dépression suturale
postscutellaire et un bourrelet sutural sur le tiers apical; angle sutural
apical finement denté.
Prosternum très fortement et densément ponctué.
FEMELLE
Diffère du mâle par les caractères suivants : tête bien moins large:
yeux modérément convexes, environ quatre fois plus hauts que larges;
mandibules plus courtes, tout au plus de la longueur de la tête, bidentées
à l’apex, à bord interne tranchant et dentelé, à pubescence longue mais
Source : MNHN, Paris
32 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
clairsemée et carène dorsale moins tranchante; antennes un peu plus courtes;
pronotum à côtés convergents vers l’avant et plage lisse discale entière;
prosternum à ponctuation éparse principalement localisée en avant des
cavités cotyloïdes.
VARIATIONS :
Les mâles de forte taille présentent parfois, notamment en Afrique
Australe et à Madagascar, des pattes proportionnellement plus courtes
et plus renflées.
Les femelles sont assez variables : plage lisse du pronotum plus ou
moins étendue, élytres parfois munis de côtes longitudinales.
ArcmrEL pes Comores : Grande Comore, 1884 (Humblot, M.P.); idem, 1899
(Pobéguin, M.P.); Mayotte, 1884 (Humblot, M.P.); Combani, Mayotte, 1895 (B. Mogent,
M.P.).
Manacascar Nonp : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez, 11-1893 (Ch. Alluaud,
M.P.); idem, 1939-1941 (Joff, M.P.); Montagne d’Ambre (coll. Sicard, M.P.).
Manacascar SamBirANo : $.-P. Nosy-Be : Nosy-Be (M.P.); idem, 1898 (Ebenau,
S.M.); idem (coll. Kraatz, D.E.L.); idem, vi-vu-1895 (A. Voeltzkoxw, U.Z.M.B.); idem,
xu-1964 (R. Viossat, M.P.; D.D.V.); idem (Z.M.B.S.); forêt de Lokobe, 1878 (Stumpf,
; SM); idem, 1891 (K. Bosse, SM). — S.-P. Ambanja : Grande Terre (coll.
Sicard. M.P.); Nosy Berafa (M.P.); Ambanja, vi-vu-1948 (A. Robinson, O.R.S.T.O.M.-B.;
L idem, 1x-1951 (Gaschet, O.R.S.T.O.M.-T.)
Mapagascar Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar (coll. Le Moult, I.S.M.B.; M.P.);
Antalaha, vi1-1936 (J. Vadon, M.P.); idem, x1-1955 (M.H.N.G.). — S.-P. Maroantsetra :
Maroantsetra (Ch. Alluaud, M.P.); idem (J. Vadon, M.P.); Andranofotsy, 11-1937 (J.
Vador, M.P.); Ambodivoangy, x1-1945 (J. Vadon, M.P.); Farankaraina, 1-1946 (J. Vadon,
M.P.); Fampanambo, vi-x1-1958, 1960 (A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Mananara : Anta-
nambe, n1-1v-1897 (A. Mocquerys M.P.). — S.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie, 1847
(Cloué, M.P.); idem (coll. Fairmaire, M.P.). — S.-P. Tamatave : forêt d’Alahakato, 1888
(E. Perrot, M.P.); forêt de Fito, vi-vu-1897 (Perrot frères, M.P.); l'amatave (M.F.). —
S.-P. Fénérive : Fénérive, 1896 (Perrot frères, M.P.); idem, 1904 (F. Genot, M.P.). —
SP. Moramanga : Marovoay, vi-1957 (R. Vieu, C.V.; MP.) — S.-P. Midongy du
Sud : Midongy, x-1922 (R. Vitalis de Salvaza, L.S.N.B.); idem (S.-M.T.D.).
Manacascar CE : lac Alaotra, pays Antsianaka, 1889-1802 (Perrot Frères,
MP). — SP. Bekily : Bekily (coll. Oberthür, M.P.).
Mapacascar Ouest : S.-P. Majunga : Majunga (A. Voeltzkow, U.Z.M.B.). —
S.-P. Ambao-Boeni : Bevazaha, x-1947 (M.P.); forêt de l’Ankarafantsika, virr-1947
(A. Robinson, O.R.S.T.O.M.-B; O.R.S.T.O.M.-T; M.P.); idem, lac Ampijoroa, 1-1957
(E. Raharizonina, M.P.); idem, x1-1970 (R. Viossat, M.P.). — S.-P. Macoatanana :
Maevatanana — Suberbieville (H. Perrier, M.P.); T'amangidina, vu-1941 (Abadie,
O.R.S.T.O.M — SP. Port-Bergé : Ankorika (coll. Oberthür, M.P.). — S.-P.
Maintirano : Maintirano (M.P.); idem (Olsufieff, D.E.L.). — S.-P. Anlsalova : Antsalova
(SMT.D.). — S.-P. Tuléar : Lambomakandro (R. Catala, M.P.); forêts du Fiherenana,
1905 (F. Geay, M.P.).
Mapagascar Sup : $.-P. Ambovombe : Beloha (coll. Oberthür, M.P.); Ambovombe,
1x-x11-1900 (Dr. J. Decorse, M.P.). — S.-P. Ampanihy : Androka, 1911 (Lt. Gaudron,
M.P.). — Pays Mahafaly, côte Tuléar, 1899 (G. Grandidier, M.P.). — S.-P. Betioky :
Betioky, vin-1949 (J. Brenière, J.B.). Tuléar n-1957 (R.P. Canonne, M.P.).
MADAGAscaR : sans précision (ex. coll. Le Moult, I.S.N.B.; Goudot, B.M.; U.Z.M.B.;
M.P.; ex. coll. Mniszech, N.R.S.; G. Schauer, U.Z.M.B.; coll. Kraatz, D.E.L.; ex. coll.
Mniszech, ex. coll. Thomson, holotype & de provimum TaomsonN; Humblot, 1885, ex.
coll. Oberthür et ex. coll. Argod; G. Grandidier; H. Perrot; ex. coll. Sicard; M.P.).
Source : MNHN, Paris
Tribu : MACROTOMINI THomsoN
Macrotomitae THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 200 et 312.
Macrotomitae : THomsoN, 1864, Syst. Ceramb., p. 298 et 477.
Macrotomades LacorDaIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 96.
Macrotomiens LAMEERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 89 (Révision, p. 283).
Macrotomaria Disranr, 1904, Ins. Transv., p. 102.
Macrotomini GAHAN, 1906, Fauna Brit. India, Col. Ceramb., 1, p. 4 et 29.
Macrotomae LaMx 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 181 (Révision, p. 1045).
Re, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 21.
RE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 41.
Macrotomini rr, 1951, Longicornia, 2, p. 9 et 10.
Macrotomina Gnmour, 1956, Longicornia, 3, p. 10 et 15.
Macrotomini : Quenrix et Vizurers, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 5.
Taille moyenne ou forte, le corps le plus souvent convexe (sauf dans
les genres africains Aulacopus SERVILLE et Æudianodes Pascor). Tête
subcarrée, inclinée vers le bas. Yeux non ou faiblement échancrés. Mandibules
courtes, convexes en dessus, sans arête tranchante. Antennes à troisième
article cylindrique ou aplati, dans la majorité des cas plus long que le .scape
(sauf chez les © de Leiophysis QUENTIN et ViLLiERs); articles antennaires
le plus souvent fortement ponctués à la base, cette ponctuation s’effaçant
progressivement, les articles apicaux (en nombre variable) réticulés.
Pronotum nettement transverse, trapézoïdal, denté ou crénelé latéra-
lement, parfois faiblement, à côtés non explanés, les angles postérieurs
dentés ou épineux, une échancrure plus ou moins marquée entre ces angles
et la base.
Élytres généralement subparallèles, plus courts chez les mâles que chez
les femelles. Pattes souvent plus fortes et scabres. chez le mâle, surtout
les antérieures, fréquemment épineuses.
OBSERVATIONS :
L'étude des Macrotomini, comme celle de nombreux autres Prioniens,
est rendue particulièrement difficile par l’extrême plasticité de ces Insectes.
En effet, non seulement la taille varie, dans une même espèce, du simple
au double, avec tous les caractères corrélatifs qu’implique ce phénomène,
mais la coloration, la sculpture et la morphologie elle-même présentent
d'énormes variations, au point que la définition d’espèces tropicales pose
souvent, lorsqu'on ne dispose que d’un matériel restreint, provenant de
localités dispersées, des problèmes délicats.
La proportion des articles antennaires par exemple varie considéra-
blement; c’est ainsi que chez le Prinobius scutellaris (GERMAR) de la région
méditerranéenne, espèce sans ambiguïté, on peut constater que la longueur
du troisième article des antennes du mâle varie entre une fois un quart
et une fois et demie la longueur du scape. Il en est de même chez les Macro-
tomini de la région malgache, non seulement pour les antennes, mais pour
la plupart des caractères susceptibles d’être utilisés pour définir les espèces :
ponctuation plus ou moins forte et plus ou moins sérrée, coupée de plages
lisses plus ou moins étendues, pronotum plus ou moins large, armé de denti-
Source : MNHN, Paris
34 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
culations irrégulières, proportions des élytres qui peuvent présenter des
côtes plus ou moins apparentes, pubescence dense ou réduite, pattes épi-
neuses ou non, etc. En fait, dans bien des cas, seul l'examen de longues
séries permet de définir des caractères moyens, relativement constants
dans une espèce donnée.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : tribu cosmopolite, abondamment repré-
sentée dans les régions chaudes d'Afrique et d'Asie.
TABLEAU DES GENRES
1. Chaque élytre avec quatre côtes saillantes, la tro
ment apparente dans la région apicale, parfois nulle ........... 2
— Élytres sans côtes saillantes avec, tout au plus, l'indication
de nervures ou de côtes obsolètes ........................... 3
2. Disque du pronotum plan, les côtés brusquement déclives. .….
Cac (p. 47), Hovatoma Law.
— Disque du pronotum convexe et plus ou moins bossué, les côtés
progressivement déclives ..... (p- 55), Tropidoprion QuexT. Vire
8. Pronotum à peu près semblable dans les deux sexes, générale-
ment entièrement rugueux ou occasionnellement granuleux
(sauf chez Macrotoma où le pronotum est lisse au milieu; mais
dans ce cas l’article III des antennes fortement aplati)......... 4
__ Pronotum du g renflé, à disque couvert d’une ponctuation
fine, dense et réticulée avec des aires luisantes portant de gros
points enfoncés. Pronotum de la 9 non renflé, grossièrement
et rugueusement ponctué avec une aire médiane lisse et lui-
sante. Article III des antennes subeylindrique et généralement
scabre en dessous .......... (p. 42), Aulacotoma QUENT. Vire
4, Pronotum rugueux ou granuleux, sans large plage lisse mé-
diane =
_— Pronotum fortement ponctué avec une large plage lisse mé-
diane .
5. Troisième article des antennes fortement aplati dessus et
dessous. Pattes épineuses .......... (p. 35), Macrotoma SERV.
__ ‘Troisième article des antennes aplati en dessous seulement.
Pattes inermes (p.40), Anoplotoma QUENT. Vic.
6. Troisième article des antennes des & très grand, se rétrécis-
sant nettement de la base vers l’apex, atteignant ou dépassant
le niveau du sixième basilaire des élytres, celui de la ® dépas-
sant faiblement la base des élytres AS 7
_— Troisième article des antennes sans rétrécissement notable,
dépassant de peu la base des élytres chez le g, celui des ne
9
V'atteignant pas
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 35
T. Élytres avec des soies dressées assez longues jusque dans la
régiontapicale 4.21. (p. 69), Trichophysis QuENT. VILL.
— Élytres sans longues soies dressées, au plus avec quelques
rares et courtes soies éparses dans la déclivité basilaire......... 8
8. Élytres luisants, d'aspect vernissé, très clairs avec un fin
liséré sombre. Fémurs sans denticulations dorsales........
(p. 64), Ochroptera QuENT. Vizz.
— Élytres mats, entièrement sombres, les fémurs fortement
épineux dessus et dessous ..... (p. 66), Leontiprionus QUENT. ViLz.
9. Élytres grossièrement et profondément ponctués sur la totalité
de leur surface, les points séparés par une vermiculation lisse
ASSCZ LEQUIIE ER ee nee (p. 62), Glyphosoma QUENT. ViLL.
— Élytres autrement ornementés .............................. 10
10. Élytres entièrement couverts par une fine pubescence couchée
donnant un aspect pruineux ..... (p. 98), Nesopriona QUENT. ViLL.
— Élytres sans une telle pubescence ........................... Bot
11. Pronotum très large. Élytres avec la zone suturale (délimitée
par la première nervure discale) surélevée au même niveau
quescelle- Ch Tr (p. 100), Rodriguezius QUENT. Vizz.
— Pronotum moins large. Élytres sans zone suturale surélevée.... 12
12. Base des élytres à ponctuation simple, sans granulations;
article III des antennes de la © à peine plus long que le scape
(8:inconnu) eee RE eee (p. 96). Leiophysis QUENT. Vizz.
— Base des élytres avec, en plus de la ponctuation, des granules
dentiformes plus ou moins couchés. Article III des antennes
bien plus long que le scape, même chez la 9...............
Se PE PET Dec (p. 72), Phlyctenosis QUENT. Vi.
SENRE MACROTOMA SERVILLE
Macrotoma Senvirxx, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 137.
Macrotoma : THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 201 et 314; espèce-type du genre :
Prionus serripes Fagricius (Afrique).
Macrotoma : LacORDAIRE, 1869, Gen. Col, 8, p. 97.
Macrotoma : Lawmerx, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 99 (Révision, p. 293).
Macrotoma : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 143 et 145 (Révision, p. 1007
et 1009).
Macrotoma : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 41 ct 46.
Macrotoma : Grzmour, 1956, Longicornia, 3, p. 16 et 45.
Macrotoma : QUENTIN et Viuuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9, p. 6 et 7.
Tête relativement longue, à tubercules antennifères peu saillants,
séparés par une dépression plus ou moins profonde se poursuivant par un
sillon s'étendant sur tout le vertex. Mandibules fortes, régulièrement cour-
Source : MNHN, Paris
36 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
bées. Yeux fortement échancrés en arrière de l'antenne, le lobe inférieur
distinctement rétréci vers le bas. Antennes du mâle atteignant presque ou
dépassant l’apex des élytres, celles de la femelle dépassant plus où moins
largement le milieu; scape robuste, aplati, plus ou moins scabre au bord
rostral; article IT très grand, fortement aplati dessus et dessous, nettement
moins large à l’apex qu'à la base, le dessous de scabre à nettement épineux
chez les mâles; articles suivants subégaux, puis de taille décroissante à
partir du huitième, le XI un peu plus long que le X.
Pronotum de même type dans les deux sexes, transverse, légèrement
plus étroit en avant qu’en arrière, le disque subplan, généralement luisant,
plus ou moins largement, avec de chaque côté une saillie conique plus où
moins marquée, parfois dentiforme; marges latérales fortement déclives,
fortement et rugueusement ponctuées, les bords latéraux munis d’épines
aiguës et serrées s'étendant parfois sur l’échancrure basilaire, en arrière
de l’angle postérieur, qui est étiré, légèrement relevé, uni ou multiépineux.
Élytres longs, dentés à l’angle sutural-apical, la surface ponctuée
avec quatre côtes plus ou moins obsolètes. Pattes longues et robustes,
fortement comprimées, les pattes antérieures des mâles très longues, avec
les fémurs renflés surtout à la base; toutes les pattes fortement épineuses,
au moins en dessous; fémurs et tibias antérieurs des mâles plus où moins
scabres: tibias antérieurs avec deux épines, plus ou moins développées
à l'angle apical interne, et deux dents à l'angle externe. Tarses très longs.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Afrique intertropicale et australe,
Égypte, Madagascar. Une seule espèce malgache :
1. Macrotoma androyana FAITRMAIRE
Macrotoma androyana : Quexrin et Viuuers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 8.
Cette grande espèce est divisée en deux sous-espèces extrêmement
proches l’une de l’autre.
TABLEAU DES SOUS-ESPÈC
1. Disque du pronotum avec une grande plage médiane luisante;
sculpture élytrale peu profonde (moitié Nord de Madagascar)
Te Lt 1.2. M. androyana plicicollis Farrm.
— Disque du pronotum plus ou moins envahi par la ponctuation,
la plage luisante fortement réduite; sculpture élytrale profonde,
bien marquée (moitié Sud de Madagascar). ..........-.-...
ne topo .. 1.1. M. androyana androyana FAIRM.
1.1. Macrotoma androyana androyana FAIRMAIRE
Macrotoma palmata : Künoxer, 1890 (nec Fapricrus, 1792); in GranDipier, Hist.
nat. Madag., 22, Col. 2 part., Atlas 2e part., pl. 47, fig. 1 et 2.
Macrotoma androyana Farrararre, 1901, Notes Leyd. Mus., 28, p. T7; syntypes d et ®:
plateau de l'Androy (Muséum de Paris).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 37
10
12
F1G. 9 à 12, gen. Macrotoma Serviur g
40, idem, femelle. — 11, M. androyana plic
collis FAIRMAIRE, le. — 12, idem, femelle.
Source : MNHN, Paris
38 R. M. TIN & A. VILL
Macrotoma androyana : LAMGERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 184 et 201 (Révision,
p. 378 et 395).
Macrotoma androyana androyana : Quenrix et Viccrers, 1973, Ann. Soc. ent., Fr., n.s.,
9 (1), p. 9, fig. 1 et 2 (lectotypes S et © désignés).
TYPES :
FAIRMAIRE a décrit son espèce sur deux exemplaires, un g de 51 mm
de longueur et une femelle de 49 mm de longueur que nous avons
désignés comme lectotypes d et 9.
Longueur : 35-64 mm. — Figures 9, 10 et 18.
Noir avec les élytres brun-rouge à brun de poix, la base généralement
plus sombre.
Antennes du mâle n’atteignant pas tout à fait l’apex élytral, celles
des femelles atteignant le niveau des trois-cinquièmes apicaux; article III
du mâle fortement épineux en dessous, celui de la femelle grossièrement
ponctué.
Pronotum à disque luisant mais plus où moins largement envahi par
une ponctuation forte et irrégulière continuant une ponctuation latérale
très forte et grossière. Élytres à ponctuation superficielle, s'étendant sur
toute la surface, mélée de spinules dans la zone scutellaire, et masquée par
une très forte vermiculation sur tout le reste de la surface.
Fémurs inermes dorsalement, armés en dessous de dents relativement
courtes et espacées; tibias avec deux rangées d’épines, sauf les postérieurs
qui ne portent qu’une rangée interne d’épines.
Mapacascar Esr : S.-P. Fort-Dauphin : Fort-Dauphin, 18-11-1958 (F. Keiser,
MB).
Mapacascar Ouesr : S.-P. Merondava : région de Morondava, 1901 (Dr. Petit,
M.P.); Befasy, 1-1956 (R. Paulian, O.R.S.T.O.M.-T). — S.-P. Tuléar : Sakaraha, forêt
du Zombitsy, 650 m, x11-1959 (E.S. Ross, C.A.S.). — S.-P. Ankazoabo : région d’Anka-
zoabo, 1920 (C. Le Barbier, M.P.); idem, 1902 (J. Bastard, M.P., exemplaire déterminé
M. plicicollis par LAMEERE, en fait intermédiaire entre les deux sous-espèces).
MapaGascar Sup : S.-P. Ambovombe : plateau de l'Androy (M.P., lectotypes d
etQ); idem (coll. Oberthür, M.P.); idem, 1901 (Docteur J. Decorse, M.P.; L.S.N.B.); idem,
1900 (Ch. Alluaud, LS.N.B.). — S.-P. Ampanihy : 5 km Est d’'Itampolo, 10.12-11-1969
(P. Vite et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Ejeda : Ankalirano, 1-1974 (A. Peyrieras et
P. Vielte). — S.-P. Betioky : Tongobory, 1-1956 (C. Koch, M.F.); Manasoa, T'anosy,
9--1912 (Afzelius, NR.S). — S.-P. Tuléar : Tuléar, 2-xn-1951 (U.S.N.M.); idem,
25-x1-1912 (Afzelius, N.R.S.); bas Fiherenana, 1911 (F. Geay, M.P.); — Sans localité
précise (Sikora, L.S.N.B.); Sud-Ouest (M.P.).
« Mapagascar » : Localité paraissant fausse : « (Antakares) Isokitra à Diego-
Suarez, v-x-1891 » (E. et B. Perrot, M.F., exemplaire unique déterminé « androyensis »
par S. BREUNING).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDA
PARANDRINAE
ET PRIONINAE 39
= couoRe
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(e]
MANDRIVAZQ ;
ee
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WU
Nr
ANEARAFANTSUA
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Konorozo
ms)
k
ghanaxara
efFararancana
Fic. 13, gen. Macrotoma SEnvirur.
® M. androyana androyana Fainane.
SERGE CARTOGRAPMQUE DE LORS ON 74
Répartition géographique de :
© M. androyana plicicollis Farmaamme.
Source : MNHN, Paris
40 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
1.2. Macrotoma androyana plicicollis FATRMAIRE
Macrotoma plicicollis Fammamr, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 46, p. 248; holotype 3 :
Ankarahitra (Muséum de Paris).
Macrotoma plicicollis : LAMEERE, 1903, Mém. Soc.
p. 380 et 395).
Macrotoma androyana plicicollis : Quexrix et Vicuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s.,
9 (1), p. 8 et 10, fig. 3 et 4; allotype 9 : Ampijoron (Muséum de Paris).
nt. Belg., 11, p. 186 et 201 (Révision,
TYPES :
L'holotype 4 de FarrmaIRE est un exemplaire étiqueté de la main
de cet auteur, de 55 mm de longueur (et non 48 comme il est indiqué dans
la description originale); l’allotype © est un exemplaire de 59 mm de longueur
provenant du lac d’Ampijoroa, dans l’Ankarafantsika.
Longueur : 30-71 mm. — Kigures 11, 12 et 18,
Extrêmement proche du précédent dont il diffère, outre les caractères
indiqués au tableau, par les antennes atteignant nettement l’apex des
élytres chez le mâle.
La plage luisante du disque du pronotum. porte une ponctuation fine,
superficielle et peu serrée. L’effacement de la sculpture élytrale, par compa-
raison avec androyana, donne à cet Insecte un aspect beaucoup plus lisse
et luisant.
Mapacascar NonD
M.B.); Diégo-Suarez (M.P.) ;
OLP.; UZMB.).
Mapacascar SAMBIRANO : S.-P. Ambanja : Nord de Beangona-Ambevy, vallée
d’Antremabe, 400 m, 11-1964 (P. Soga, M.P.); Grande-Terre (Dr Sicard, M.P.).
Manacascar Esr : .-P. Vohemar : Vohemar (LS-N.B.; M.F.; U.Z-M.B.; M.P.);
forêt d’Analalava, 10.18-xu-1968 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Maromnt-
setra : Maroantsctra (LS.N.B.). — S.-P. Ambatondrazakn : pays Antsianaka, 1888
(L. Humblot, M.P.). — S.-P. Tamatave : Tamatave (U.S.N-M.).
Manacascan Crvrre : massif de l'Ankaratra, forêt d’Antarivady, 2130 m, 10.14-
1-1967 (P. Vielle et P. Griveaud, M.P.).
Mapacascar Ouesr : route Ambondromamy-Port-Bergé-Vaovao, km 122, forêt
de Sarodrano, 11.13-1-1970 (P. Griveaud et J.M. Betsch, M.P.). — S.-P. Majunga :
Majunga, 1886 (LS.N.B.). — S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa,
3.10-xn-1969 (R. Viossat et Ratovoson, D.D.V.: M.P., allotype Q); idem, x1-1970 (R. Vios-
sat, D.D.V.; M.P.); Ankarabitra (H. Perrier, M.P., holotype ).
| Mapacascar : sans précision, 1875 (G. Grandidier, M.P.); idem (coll. Oberthür,
M.P.; coll. Ancey >> Touzalin, M.P.; coll. Nonfried, LS.N.B.; coll. Le Moult,I.S.N.B.).
-P. Diégo-Suarez : cap d’Ambre (coll. F. Schneider, U-Z.
dem (Dr Martin, M.P.), idem (U-S.N.M.); Montagne d’Ambre
Genre’ ANOPLOTOMA QUENTIN et VILLIERS
Anoplotoma Quexrix et VrcLrers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 6 et 11; espèce-
type du genre : Hovatoma subnigricans Guumour (Madagascar).
Très voisin de Macrotoma SERVILLE, présentant comme celui-ci, des
élytres sans fortes côtes saillantes, un pronotum de même type dans les
deux sexes et lisse au milieu. En diffère par les caractères suivants :
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PAR > ET PRIONINAE al
NDRIN
— antennes du mâle ne dépassant pas le sixième apical des élytres
(atteignant au moins l’apex chez Macrotoma), à troisième article de largeur
constante et aplati en dessous seulement (atténué à l’apex et aplati dessus
chez Macrotoma);
— élytres fortement convexes, avec un méplat sutural mettant en
relief la première nervure (faiblement convexe et à première nervure
non surélev
chez Macrotoma);
— pattes courtes, sans grandes épines (longues, surtout les antérieures,
chez les mâles et munies de longues épines chez Macrotoma).
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar Est, une seule espèce
connue.
1. Anoplotoma subnigricans (GiLMour)
Hovatoma subnigricans Gizmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 4 et 9,
pl. L fig. 2; holotype 4 : Ambalarondra (Musée de Doncaster).
Anoplotoma subnigricans : QUENTIN et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.8., 9 (1),
p. 11, fig. 5 (allotype © désigné).
Aya:
Le type unique de Grzmour est un mâle de 40 mm de longueur à antenne
gauche sommairement recollée et patte postérieure droite mutilée; l’allo-
type femelle est un exemplaire de 44 mm de longueur provenant de l’Ivoloina.
Longueur : 40-44 mm. — Figure 14.
Noir, les élytres légèrement brunâtres.
j Mi
Corps glabre dorsalement, le pro-
notum avec une frange de poils jaune
orangé, dense et courte, en avant et
en arrière, le métasternum avec une
pilosité gris jaunâtre, longue, dense
mais fine, les pattes avec des soies
raides sur la moitié apicale de la face
interne des tibias antérieurs, sur l’arête
interne des tibias moyens et postérieurs
et sur la totalité des tarses.
Tête courte, très fortement mais
peu profondément ponctuée; tuber-
cules antennifères très larges, forte-
| ment aplatis, le vertex largement mais
| peu profondément déprimé posté-
| rieurement avec un sillon distinct en
j arrière. Yeux très faiblement échan-
* crés. Antennes atteignant environ le
Fic.14, Anoplotéma subnigricans (Gnmoux), Sixième apical des élytres; scape légè-
allotype femelle. rement aplati; article III deux fois
Source : MNHN, Paris
42 R. M. IN & A. VILLIERS
plus long que le scape, subégal à IV et V ensemble, ponctué comme la tête; arti-
cles IV à X de taille insensiblement décroissante; XI très long, presque
deux fois plus long que le X, avec une légère constriction vers le milieu.
Pronotum transverse, légèrement aplati dorsalement, à côtés faible-
ment divergents vers l'arrière et munis de dents courtes, serrées et régu-
lières; dent apicale dirigée vers l'arrière, faiblement oblique et nettement
relevée. Pronotum entièrement luisant avec une ponctuation très éparse
sur le disque, très profonde, très grossière et très dense sur les marges laté-
rales; ligne longitudinale médiane avec un sillon peu profond.
Élytres très légèrement élargis à partir du milieu, un peu moins de
deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux épaules, quatre fois
trois quarts plus longs que le pronotum au milieu; base des élytres avec
une forte dépression préhumérale, une autre dépression en arrière de l’écus-
son et une ponctuation râpeuse dans la zone périscutellaire allant en s’effa-
çant vers l’apex; nervure discale interne bien marquée, les autres obsolètes;
angle sutural avec une courte dent. Pattes robustes, assez courtes.
FEMELLE :
Diffère seulement du mâle par les caractères suivants : antennes dépas-
sant à peine le milieu des élytres, l’article II plus long que IV et V ensemble;
pronotum un peu moins large en avant et plus convexe dorsalement, avec
l'épine basilaire plus fortement oblique et la frange basilaire de poils large-
ment interrompue au milieu; élytres à sculpture basale plus effacée, plus
de deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux épaules, plus de
cinq fois plus longs que le pronotum au milieu; pattes beaucoup plus grêles.
Mapacascan Esr : SP. Tamatave : station de l'Ivoloina, x1-1962 (B. Sigæalt,
ex. O.RS.T.OM.-B. > MP. allotype 9). — S.-P. Brickaville : Ambalarondra (M.A.G.D:,
holotype 4).
MaDaG:
car : sans précision, 1883 (L. Humblot, M.P.. paratype ©
GExre AULACOTOMA QUENTIN ct VILLIERS
Prionus, Auct. [pro parte].
Macrotoma, Auct. [pro parte].
Hovatoma Lawxenx, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 142 (Révision, p. 1006) [pro parte].
Hovatoma : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22 [pro parte].
Hovatoma : LAM 21919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 41 et 43 [pro partel.
Hovatoma : GMOUR, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 1 [pro parte].
Aulacotoma QUENTIN et VILLIERS, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.., 9 (1), p 6 et 13; espèce-
type du genre: Macrotoma tenuelimbata NoxrrirD (Madagascar).
MÂLE
Tête peu allongée, les tubercules antennifères fortement saillants,
séparés en arrière par une fossette marquée se prolongeant en sillon sur
le vertex. Antennes robustes, scabres én avant, natteignant pas tout à
fait ou dépassant légèrement l’apex des élytres; article III long, convexe
en dessus, avec une faible dépression longitudinale en dessous.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 43
Pronotum ample, fortement transverse, finement épineux latéralement,
les angles postérieurs saillants; disque renflé, finement et densément ponctué,
portant une légère crête longitudinale médiane et les aires luisantes et alvéo-
lées suivantes : deux plaques triangulaires antérieures, de part et d’autre
du milieu, atteignant presque le bord collaire; deux taches latérales en Y
renversé, les deux branches embrassant la base de l’épine posté:
une étroite bande en forme d’accolade le long de la base. Élytres
ponctués, portant deux côtes discales. Pattes longues et robustes,
rement épineuses; tibias profondément déprimés sur leurs deux faces;
tarses à troisième article très large.
FEMELLE
Diffère du mâle par ses antennes plus grêles atteignant, tout au plus,
le niveau du quart apical des élytres et par le pronotum qui n’est pas renflé,
est un peu moins transverse et porte une ponctuation forte, vermiculée
sur les côtés, avec un sillon longitudinal médian peu profond coupant une
aire médiane lisse d’étendue variable. Tibias antérieurs beaucoup plus
grêles que chez le mâle.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : une seule espèce avec deux sous-espèces,
l'une de Madagascar, l’autre des Comores.
1. Aulacotoma tenuelimbata (NONFRIED)
Aulacotoma tenuelimbata : Qu
p. 18.
mix et Vicuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr. ns. 9 (1),
TABLE DES SOUS-ESPÈCES
1. Élytres jaunâtres, distinctement cernés de noir; aire médiane
luisante du pronotum des femelles très large (Madagascar)...
DE ppeo os Eee 1.1. À. tenuelimbata tenuelimbata (Noxr.)
s à noirâtres, le cerne sombre peu distinct;
aire médiane luisante du pronotum des femelles réduite
(Comores) Mer 1.2. A. tenuelimbata perfusca QUENT. ViLr.
1.1. Aulacotoma tenuelimbata tenuelimbata (NoNFRIED)
Prionus cinnamomeus Orxvier, 1795, Ent., IV, pl. 5, fig. 18 (nec LINN
1795, loc. cit., 66, p. 20).
Prionus corticinus Scuônuenr, 1817, Syn. Ins., 1 (3), p. 345 [nom. n0.].
Prionus corticinus : KiuG, 1832, Abhandl. Akad. Berl., [1833?], p. 204.
Macrotoma jejuna DEJEAN, 1837, Cat. (3° éd.), p. 343 (nec KLuG, 1832).
Macrotoma corticina : Coquerez, 1862, Ann. Soc. ent. Fr., (4) 2, p. 107, pl. 8, fig. 42
[Biologie].
Macrotoma jejunum : FatmmaiRe, 1869, Ann. Soc. ent. Fr., (4) 8, (1868), p. 819 (nec
KiuG, 1832).
Macrotoma corticinum : FaïRMAIRE, 1869, Ann. Soc. ent. Fr. (4), 8, (1868), p. 819.
Macrotoma jejuna : KüNCKEL, 1890, in GraANDiDiER, Hlist. nat. Madag., 22, Col. 2e part.,
Atlas, 2 part., pl. 45, fig. 1 et 2 (nec KiuG, 18:
1758, nec Ouiviun,
Source : MNHN, Paris
dde R. 1)
QUENTIN & A. VILLIERS
Macrotoma tenuelimbata NoxrnieD, 1892, Entom. Nachr., p. 139: type S : Antanarivo
[type disparu].
Macrotoma cinnamomea : AxxvaUD, 1900, in GranDinrer, Hist. nat. Madag., 1 (3),
p. 336.
Macrotoma cinnamomea : LAME
p. 316 et 387) [pro part
Hovatoma cinnamomea : LAMr 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 24 [pro parte].
Hovatoma cinnamomea : Lammene, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45 [pro parte].
Hovatoma cinnamomea : ViNsON, 1962, Bull. Maurit. Inst., 4 (4), p. 201.
Hovatoma cinnamomea : Gnmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (87), p. 8 [pro
parte].
Hovatoma cinnamomea : ViNsoN, 1967, Bull. Maurit. Inst. 4 (5), p- 389.
Aulacotoma tenuelimbata tenuelimbata : QueNriN et Viuuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr.,
n.s., 9 (1), p. 13, fig. 6 et 7 (néotype G et allotype Q désignés).
RE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 122 et 193 (Révision,
15 16
Fic. 15 et 16, Aulacotoma tenuelimbata (NoxrrieD).
— 15, mâle. — 16, femelle.
TYPES :
a) cinnamomea Ovivier. On sait que le texte d'Orxvier (loc. cit., p. 20),
est la reproduction de celui de FABRICIUS et concerne l’Orthomegas cinna-
momeus (LINNÉ) d'Amérique méridionale. Par contre la figure donnée
par OLrvier représente bien notre Insecte malgache. Nous avons done
désigné cette figure comme type de Prionus cinnamomeus OLIVIER (nec
Linxé), bien qu'un exemplaire femelle, appartenant au Musée de Genève,
corresponde parfaitement à la figure d'Orrvier; malheureusement cet
Insecte est dépourvu de toute indication d’origine et l'on peut tout au
plus supposer qu’il provient de la collection Gigot d’Arcy qui a été, comme
on le sait, utilisée par OLiviEr pour la rédaction de son ouvrage.
b) tenuelimbata Nonrrren. La collection de cet auteur ayant été
dispersée le type mâle à disparu. Toutefois, LAMEERE avait pu l’examiner
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 45
et établir la synonymie entre les deux espèces. Nous avons désigné comme
néotype 4 de tenuelimbata un exemplaire du Musée de Paris, provenant
de Tananarive (ex. coll. Touzalin) et mesurant 65 mm de longueur.
c) Nous avons désigné comme allotype 9 un exemplaire de la même
localité et mesurant 58 mm de longueur.
Longueur : 25-75 mm. — Figures 15 et 16.
Corps et pattes brun rougeâtre à brun noirâtre, les tarses légèrement
plus clairs ainsi que la moitié apicale des antennes; élytres jaunâtres, étroi-
tement cernés de noirâtre.
Troisième article des antennes du mâle dépassant largement les épaules,
les atteignant sans les dépasser chez la femelle. Tête avec une ponctuation
grossière et plus ou moins vermiculée.
Élytres deux fois deux tiers à deux fois trois quarts plus longs que larges
ensemble aux épaules, très finement et densément ponctués, la ponctuation
un peu plus grossière dans la région périscutellaire où l’on peut en outre
distinguer, surtout chez les grands mâles, de très fins granules.
MapaGascan Non : 8.-P. Diégo-Suarez : cap d’Ambre (M.F.); Ampamaherana
(Rouxéville, M.P.); Diégo-Suarez, 1989-1941 (J. Primot, M.P.); idem (U.Z.M.B.; L.S.N.B.);
montagne d’Ambre (M.P.; D LS.N.B.); idem, xu-1948 (R. Paulian, M.P.); idem,
m1-1949 (Rouxéoille, O.R.S.T.O.M.-T.); idem, 1000 m, n1-1953 (M.P.).
Manacascar SammaNo : S.-P. Nosy Be : Nosy Be, forêt de Lokobe, x11-1958
(A. Robinson, M.P.); idem (Ebenau et Stumpf, SM.; SM.T.D.); Nosy Be (S.M.; D.E.L.;
MP). — SP. Ambanja : Ampasimena (M.P.; D.E.L.); îles Radama, Nosy Berafia,
1934 (M.P.).
Manacascan Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar (M.P.; U.S.N.M.; S-M.T.D.; LS.N.B.;
C.D.). — S.-P. Sambava : Marojejy, Ambinanitelo, 500 m, xu-1958 (E. Raharizonina
MP, O.R.S.T.O.M.-T.); Marojejy, Andasy II, 1300 m, x1-1958 (Z. Raharizonina,
M.P.); Marojejy, réserve naturelle XII, Ambatosoratra, 1000 m, vin-1960 (P. Soga,
M.P.); idem, Beondroka, 1200 m, v1-1960 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Andapa : Beanana,
x1-1945 (Michel, M.P.; M.R.A.C.); Anjanaharibe, 1600 m, 1v-1960 (P. Soga, M.P.). —
SP. Antalaha : Antalaha, xn-1955 (Coll. Pictet, M.H.N.G.); Maromandia, x11-1936
(J. Vadon, MR.A.C.). — S.-P. Maroantsetra : Ankalampona près Navana, 130 m, 117
1958 (P. Soga et E. Raharizonina, M.P.); station forestière de Farankaraina, route de
Navana, km 16, vallée d’Antoroka, 100 m, 8.18-1-1964 (P. Vielte, M.P.); Maroantsetra
(coll. Touzalin, M.P.; M.B.); idem, 1935 (R. Heim, M.P.); idem, vnr-1938 (J. Vadon,
M.P.); idem, xu (J. Vadon, M.P.); idem, x1-xu-1955 (M.HLN.G.); idem, 1-1935, vur-1959,
xr-1960 (M.R.A.C.); Ambodivoangy (O.R.S.T.O.M.-T.); idem, v et x-1945 (J. Vadon,
M.P.); idem, vu et x1-1961 (J. Vadon, M.R.A.C.); Fampanambo, 1-1958 (J. Vadon et
A. Peyrieras, M.P.); idem, 11-1958 (P. Soga et E. Raharizonina, M.P., O.R.S.T.O.M.-T.);
idem, xn-1960 (J. Vador, M.R.A.C.); Antakotako, x-1935 (J. Vadon, M.P.); Voloina,
x-1970 (A. Villiers, M.P.); Mahalevona, viu-1946 (J. Vadon, MR.A.C). — SP.
Mananara : Mananara (J. Vadon, M.P.); idem, 1963 (J. Vadon, M.R.A.C.); Antanambe,
mr1v-1897 (A. Mocquerys, M.P.); « baie d’Antongil » (A. Mocquerys, M.P. ; U.Z.C.; M.M.;
DEL; U.S.N.M.; LS.N.B.). — $.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie, forêt de Kalalaho,
10-1960 (A. Robinson, MP. -P. Soanierana-Tvongo : Manompana, 13-x1-1957
(F. Keiser, M.B.). — S.-P. Fénérive : Fénérive, r-11-1896 (Perrot frères, M.P.). — S.-P.
Ambatondrazaka : région Antsianaka, 1888 (L. Humblot, M.P.); idem, 1889-1892 (Perrot
frères, M.P.); idem (Lamberton, M.P.); Didy (LS-N.B.); Ambatondrazaka, 1v-v-1966
(coll. J.P. Lacroix, M.P.). — S.-P. Tamalave : Tamatave (Z.M.B.S.; M.F.; U.S.N.M.);
forêt d’Alahakato, 1888 (£. Perrot, M.P.; M.H.N.G.); forêt de Fito, vi-vr-1897 (Perrot
Source : MNHN, Paris
46 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
frères, M.P.); Ivoloina, 16-x-1962 (B. Sigreali, O-RS OM.-B.); Fanandrana, vri-1941
(Abadie, MP). — SP. Brickaville : Ambalarondra, X1L1931 (Dr Denso, S-M.T-D.;
MP); Brickaville, Anivorano, 11-1960 (P. Griveaud, M.P-): Ranomafana, xn-1964
(R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — S.-P. Moramanga : Ankasokne L 11 et xn-1969 (R. Viossat,
D D.V: MP): route de Lakato, xu-1972 (4. Peyrieras, M-P.); route d’Anosibe, 1000
mm 1v-1065, 101-1966 et 11-1970 (R. Viossat, D.D.V.: M.P-); Moramangn 1 et xu-1951
(J, Vadon, M.P.); Périnet (O-RS-T.O-M-T.; O S.T.O.M.-B.; M.P.); idem, 11-1962
CE. Brunch, CTT.); idem, Xt-xn-1055 (MHLN-G.); région d’Andrangoloaka (C.D.);
Sandrangato (O.R.S.T.O.M.-T.; M.P.). — SP. Mahanoro : Ambinanindrano, 1915 (G.K.
estell-Cornish, BM.). — S.-P. Fort-Carnot : T'antamaly, Ankarampotsye -1100 m
(R. Cutala, M.P.); Pays Tanala, Ivohimanitra, x-xr-180 (E. Major, M.P.). — S.-P.
Fargangana : Farafangana (M.F.). — S.-P. Midongy-du-Sud: Midongy-du-Sud (S.M-T.D).
FD ort-Dauphin : Vinany-Be (4. Robinson, M.P.); Fort-Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud,
M.P.; LS-N.B.).
Manacascan Cexrre : S.-P. Macvatanana : Suberbiéville (H- Perrier, M.P.);
Mahatsinjo (M.HLN.G.). — S.-P. Tsaratanana : route d’Andriamena, forêt d’Andra-
nobe, 1250 m, 29-1 à 6-n-1970 (P. Griveaud, MP.). — S.-P. Ankazobe : Ambohitantely,
11956 (R. Vieu et P. Griveaud, M.P.); idem, tampoketsy, 1600 nn, xn-1956 (E. Raha-
Faonine, MP). — SP. Manjakandriana : La Mandraka (Olsujiefr. M.P.; J. Vadon,
NCP.); 01-1966, 1180 m (R. Viossat, M.P.); idem, 11968 et 11970 (C.D.; M.P.); forêt de
la Mandraka, v-vr-1967 (ex. coll. J.-P. Lacroix, MP.) — 5:P: Tananarive : Tanana-
rive (M.P.. ex. coll. Tousalin, néotypes d'et 9); idem, 1912 (Lamberton, M.P.); idem (ex.
FL Baudon, M.P.): idem (coll. Tippmann, U.S.N.M.); idem, 1v-1940 (C.A.S.); idem
(ŒSNB). — SP. Fianarantsoa : Fianarantson, 1892 (Perrot frères, M.P.); idem (SM.
TD). — SP. Bekily : Bekily (M.P.).
Manacascar Oursr : .-P. Antsalova : Antsalova, forêt Antsingy, 190 m, 11-1957
(P. Griveaud, M.P.).
1.2. Aulacotoma tenuelimbata perfusca QUENTIN et VILLIERS
Macrotoma cinnamomea : LAMÉERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p- 122 et 193 (Révision,
p. 316 et 387) [pro parte].
Hovatoma cinnamomea : LAMsERE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 24 [pro parte].
Hovatoma cinnamomea : Lameer, 1919, Gen. Jns. Wylsman, 172, p. 45 [pro parte].
Hovaioma cinnamomea : GrLMOUR, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (87), p. 3 [pro
parte].
Aulacotoma tenuelimbata perfusca QuenriN et Viuxters, 1078, Ann. Soc. ent. Fr., ns.
9 (1), p. 13 et 16; holotype d et allotype & : Nioumbadjou (Muséum de Paris).
TYPES :
L’holotype d est un exemplaire de 70 mm de longueur et l’allotype
un exemplaire de 73 mm de longueur à patte antérieure droite absente.
Longueur : 32-77 mm.
Diffère de la forme typique par sa coloration beaucoup plus sombre
avec le limbe foncé des élytres peu distinct; pronotum des femelles à aire
médiane luisante beaucoup plus réduite.
Ancmwez pes Comores : Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m., vrur-1058 (E- Ra-
narizonina, M.P., holotype 4, allotype © et un paratype 9); Grande Comore (L. Humblot,
MP). — Iles Comores, 1885-1886 (L. Humblot, MP.)
À MaDAGASCAR » : sans précision, 1875 (Grandidier, M.P.); idem, 1885 (L. Humblot,
LS.N.B.); indications probablement erronées.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 47
GENRE HOVATOMA LAMEERE
Macrotoma Auct. [pro parte]
Hovatoma LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 142 (Révision, p. 1006); espèce-
type du genre : non désignée.
Hovatoma : LAMEERE, 1918, Col. Cot. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma : LAMEERK, 1919, Gen. Inst. Wytsman, 172, p. 41 et 43.
Hovatoma : GILMOUR, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 1.
Hovatoma : QUENTIN et VILLIERS, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 6 et 17; espèce-
type du genre : Macrotoma impressicollis FAIRMAIR
Tête courte, fortement transverse, la face fortement inclinée; tuber-
cules antennifères très écartés. Antennes n’atteignant pas tout à fait ou
dépassant légèrement l’extrémité des élytres chez le mâle, à troisième
article subcylindrique, légèrement concave en dessous; antennes de la
femelle plus courtes, le scape, le pédicelle et le troisième article moins larges,
ce dernier moins nettement concave en dessous.
Pronotum subcarré, à disque plan marqué de deux fossettes en arrière
du milieu, et côtés brusquement déclives et crénelés.
Élytres subparallèles, s’élargissant progressivement après le milieu,
surtout chez la femelle, portant quatre côtes saillantes, la troisième appa-
rente seulement en arrière, disparaissant chez certains exemplaires.
Pattes relativement courtes, robustes, surtout les antérieures chez le
mâle, généralement inermes ou tout au plus les fémurs scabres en dessous;
tarses relativement courts et larges.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : quatre espèces propres à Madagascar.
TABLEAU DES ESPÈCES
1° /Hlytres à ponctuation simple 22e D Ce 2
— Élytres granuleux avec la base à ponctuation spinuleuse.
notons ere de enter) 4. H. perrieri (FArRm.)
2. Stature trapue, côtes élytrales en arêtes tranchantes. Antennes
des mâles n’atteignant pas l’apex des élytres ................ 3
— Stature étroite. Côtes élytrales à sommet arrondi. Antennes
des mâles atteignant ou dépa: ant l’apex des élytres.
OV: laevis (FaIRM.)
3. Élytres avec une ponctuation marquée à la base et le long des
COLE RE nn 2. H. impressicollis (Farrm.)
— Élytres avec une profonde ponctuation marquée sur toute la
SULTACO A eee le 3. H. bothridera (Lam.)
1. Hovatoma laevis (KAIRMAIRE).
Macrotoma loeve Fanmamr, 1869, Ann. Soc. ent. Fr., (4) 8, (1868), p. 820; Syntypes &
et Q : Sainte-Marie [île Sainte-Marie] (Muséum de Paris).
Macrotoma loevis : KüNCKEL, in GRaNDIDIER, 1890, Hlist. nat. Madag., 22, Col. 2 part.,
Atlas 2e part., pl. 45, fig. 4.
Macrotoma loevis : ALLUAUD, in GRANDIDIER, 1900, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Source : MNHN, Paris
48 R. M. & A. VILLIERS
Macrotoma inermis Fammammx, 1901, Rev. Ent., 20, p. 206, syntypes d et Q : Sainte-
Marie de Madagascar [ile Sainte-Marie] (Muséum de Paris).
Macrotoma laevis : LAMRERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 105 et 191 (Révision,
p. 209 et 385).
Hovatoma laevis : LAN
1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma laevis 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 43.
Hovatoma laevis : Gumour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p- 2 et 8.
Hovatoma laevis : Quenrin et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 17 et 18,
fig. 8 et 9 (lectotype © et allotype désignés).
18
Fic. 47 et 18, Hovatoma laevis (FatmmaRE). — 17, mâle. — 18, femelle.
TYPES :
a) HI. laevis. FAIRMAIRE a décrit son espèce sur des exempl
CoquErEz provenant de l’île Sainte-Marie. La collection Faïrmaire ne
renferme aujourd’hui qu'un seul exemplaire femelle de cette provenance,
mesurant 25 mm de longueur et étiqueté « Macrotoma lævis Coquerel »
de la main de Coquerer. C’est cet exemplaire que nous avons désigné
comme lectotype 9.
b) Nous avons désigné comme allotype $ un exemplaire de l’île Sainte-
Marie, de la collection Fairmaire, et mesurant 29 mm de longueur.
c) H. imermis Farrmarre. Cette espèce à également été décrite sur un
nombre indéterminé d'exemplaires de l'ile Sainte-Marie. Or la collection
Fairmaire ne renferme que deux exemplaires de cette espèce, provenant
de Ste-Marie, un mâle de 18 mm et une femelle de 19 mm que nous avons
désignés, le 4 comme lectotype (d’ailleurs étiqueté « type » par LAMEERE)
et la © comme allotype.
Longueur : 16-32 mm. — Figures 17 et 18.
Stature étroite. Tégument d’aspect très lisse et luisant. Coloration
variant du brun-roux au brun-noir.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 49
Tête à ponctuation relativement fine et éparse, plus dense sur les côtés.
Antennes atteignant ou dépassant l’apex des élytres chez les mâles et le
milieu des élytres chez les femelles, les premiers articles ponctués comme
la tête; article IIT environ deux fois plus long que le scape.
Pronotum à fossettes tendant à devenir obsolètes chez les mâles
« minores » et chez les femelles; ponctuation à peine plus marquée que sur
la tête. Élytres environ trois fois plus longs que larges ensemble aux épaules
dans les deux sexes; côtes élytrales arrondies au sommet, parfois presque
effacées, mais les intervalles toujours très concaves et un peu plus fortement
ponctués que le pronotum.
Mapagascar SamBiRANo : S.-P. Ambanja : Grande-Terre (M.P.); Ampasimena,
presqu'ile d’Ampasindava (M.P.
Mapacascar Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar (M.P.; U.S-N.M.; M.F.; U.Z.M.B.;
LS.N.B.). — S.-P. Sambava : route de Vohemar, km 42 (J. Wadon et A. Peyrieras, M.P.);
Belalona (J. Vadon et ieras, MP). — S.-P. Antalaha : Antalaha, xu-1950
(J. Vadon, M.P.): idem, 56 (Mussard, M.P.; MH.N.G.). — S.-P. Maroan-
isetra : Maroantsetra, x1 (J. Vadon, M.P.); idem, x1-xu-1955 (Mussard, MH.N.G.); idem
(Zamberton, ex. coll. Breuning, M.R.A.C.); Ambodivoangy, xu-1945 (J. Vadon, M.P.);
Ampandrana, x1-1945 (J. Vadon, M.P.); Fampanambo, xu (A. Peyrieras, M.P.). —
S.-P. Mananara : baie d’Antongil (A. Mocquerys, M.P.; B.M. ; U.Z.M.B.:; N.R.S.; I.S.N.B.);
Mananara, xu (J. Vadon, M.P.); Seranambe (J. Vadon, M.P.); Antanambe (J. Vadon
et A. Peyrieras, M.P.); Mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P.
Sainte-Marie : île Sainte-Marie (Coquerel, M.P., lectotypes à et © de læeis, lectotypes &
et © de inermis); idem (U.S.N.M.; B.M., un exemplaire étiqueté macilentus Chevrolat). —
S.-P. Fénérive : Fénérive (E. Perrot, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : région Antsia-
naka, 1892 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Tamatave : Tamatave (M.F.).
Mapacascar Ouest : S.-P. Morondava : Morondava, forêt de Marofandilia, xxr-
1969 (P. Griveaud, M.P.).- S.-P. Tuléar : Sakaraha, réserve du Zombitsy, matsabory,
640 m, xn-1966, 1-1969 (P. Viette et P. Griveaud, O.R.S.T.O.M.-T.: M.P.).
MapaGascar : sans précision (Goudot, M.P.; U.Z.M.B.); idem (A. Deyrolle; Hum-
dlot; I. Perrot; coll. Mniszech > Thomson; M.P.); idem (coll La Ferté > Fry, B.M.);
idem (Pipitz, coll. E. Witte, S.M.).
2. Hovatoma impressicollis (FAIRMAIRE)
Macrotoma impressicollis KarrmaAïRE, 1901, Bull. Soc. ent. Fr., p. 97; holotype & :
« Hukaru » (— Ankara) (Muséum de Paris).
Macrotoma impressicollis : Lamæere, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 101 et 190 (Révi-
sion, p. 295 et 384).
Macrotoma impressicollis : LAM&ERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma impressicollis : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 45.
Hovatoma impressicollis : Gimour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 2et8.
Hovatoma nitida Gizmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 2 et 7, pl. 1,
fig. 1; holotype © : Central Madagascar (Musée de Doncaster).
Hovatoma impressicollis + nitida : Quenrix et VizLiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s.,
9 (1), p. 17 et 19, fig. 10 et 11 (allotype Q désigné).
TYPES :
a) H. impressicollis FarrmaIRE : le type unique de FAIRMAIRE est
un mâle de 19 mm de longueur. La localité « plateau calcaire d’Hukaru »,
citée un certain nombre de fois par cet auteur est manifestement une erreur
Source : MNHN, Paris
IN & A. VILLIERS
Pie. 49 à 22, gen. Hovatoma Laweene. — 19, H. impressicollis (Famatamæ), mâle. — 20, idem,
femelle. — 2, H. bothridera (Lameene), mâle. — 22, idem, femelle.
et correspond au plateau, effectivement calcaire, de l’Ankara, au Sud-Ouest
de Maevatanana.
b) H. nitida Grzmour; le type unique est une femelle de 20,5 mm de
longueur. Les caractères de faciès et de ponctuation donnés pour séparer
cette forme entrent largement dans la variation normale de l'espèce.
ec) Nous avons désigné comme allotype Q un exemplaire de 20 mm
récolté par H. PERRIER à Ankarahitra.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 51
Longueur : 14-30 mm. — Figures 19, 20 et 23.
Stature généralement courte, les mâles beaucoup plus trapus que les
femelles. Brun-roux à brun-noir. Tégument plus ou moins luisant.
Tête à ponctuation forte, profonde et très serrée, les intervalles formant
presque des vermiculations chez les grands exemplaires. Antennes courtes,
atteignant au plus le quart apical des élytres chez les mâles, le milieu chez
les femelles; scape ponctué comme la tête, plus court que chez l'espèce
précédente; article IT large chez les mâles, environ une fois et demie plus
long que le scape dans les deux sexes.
Pronotum à fossettes généralement bien marquées; ponctuation du
disque un peu moins forte que sur la tête, au moins aussi forte sur les côtés,
avec parfois des vermiculations nettes. Élytres environ deux fois un quart
plus longs que larges ensemble chez les mâles et deux fois et demie chez
les femelles; côtes élytrales fortement marquées et tranchantes au sommet,
les intervalles fortement concaves; ponctuation des intervalles beaucoup
plus faible que sur la tête, les points superficiels, allongés, surtout autour
du scutellum, et s'étendant parfois jusque sur les côtés.
Ancurpex Ds Comores : Un exemplaire de la collection du Muséum de Paris
porte l'étiquette « Komboni, G. Comore, E. DH. vn-48 ». Or Comboni est une localité
de Mayotte et non de la Grande Comore... De toute façon la présence de cette espèce
dans larchipel reste à confirmer.
MaDaGascar SamBmRano : S.-P. Ambanja : Nord de Beangona-Ambevy, vallée
d’Antremabe, 400 m, n-1964 (P. Soga, M.P
Mapacascar Esr : S.-P. Moramanga : Périnet (Thiel, C.T.F.T.); Lakato, 7-xr-
1964 (R. Viossat, D.D.V.); route de Lakato, x1-1968 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); route
de Beparasy, 15-x11-1964 et n-1968 (R. Viossat, M.P.); Anosibe, 11-1968 (R. Viossat,
M.P.); route d’Anosibe, 1-1970, x1-1971 (R. Viossat, M.P.). — .-P. Fort-Carnot : forêt
de la côte Est (R. Catala, MP.)
MapaGascan Cenrre Sup-Esr : S.-P. ? (M.A.G.D., holotype © de nitida Grrmour).
Mapacascar CEnTRE : S.-P. Tananarive : Ambatofotsy, xu-1970 (R. Viossat,
MP). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka, xu-1936 (J. Vadon, P.M.); 21-x-1964
R. Viossat, D.D.V.); xn-1965 (R. Vieu, M.P.; C.V.); 1-1970 (C.D.). — S.-P. Ambositra :
route d’Ambositra à Ambohimanga-du-Sud, km 39, 1350 m, 6-x1-1963 (P. Viette, M.P.);
Ambositra (IL.S.N.B.).
MapaGascan Ouxsr : S.-P. Soalala : Bekomanga, 1x-1952 (R. Paulian, M.P.).
S.-P. Ambato-Boeni : Ankarahitra (H. Perrier, M.P.. allotype ©). — S.-P. Maevatanana :
plateau de Ankara (Z. Perrier, M.P., holotype 4).
Mapaascar : sans précision (coll. Oberthür, M.P.); idem (coll. Pascoe; Cowan,
coll. Fry; B.M.); idem (coll. Le Moult, L.S.N.B.); idem (coll. Tippmann, U.S.N-M.).
3. Hovatoma bothridera (LAMEERE)
Macrotoma bothridera Faimmatre (in litteris).
Macrotoma bothridera LAMRERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 103 et 190 (Révision,
p. 297 et 384); syntypes G et Q : Androy, Mahabo et Andrahomana (Muséum de
Paris).
Hovatoma bothridera : LameeRE, 1913, Col. Cat. J'unk, 52, p. 22.
Hovatoma bothridera : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 43.
Hovatoma bothridera : Grrmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (3T), p. 3.
Hovatoma bothridera : QuenniN et Viuuers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., ns., 9 (1), p. 17
et 21, fig. 12 et 18 (lectotypes G et © désignés).
Source : MNHN, Paris
R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
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Tic. 23, gen. Hovatoma Lamerne. Répartition géographique de :
© H. impressivollis (Famaamx). © H. bothridera (Lameene).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 53
TYPES :
a) Parmi les syntypes nommés par LAMEERE nous avons désigné
comme lectotype & un exemplaire de la collection Fairmaire (étiqueté
Macrotoma bothridera Krm. de la main de FAIRMAIRE) mesurant 35 mm
de longueur et provenant de la région d’Ambovombe, plateau de l’Androy.
b) Nous avons désigné comme allotype © un exemplaire de la même
provenance que le mâle et mesurant 31 mm de longueur.
Longueur : 15-35 mm. — Figures 21, 22 et 23.
Très voisin du précédent, même stature, mais arrière-corps plus rou-
geâtre, tégument beaucoup moins luisant, ce qui résulte d’une ponctuation
plus marquée. Celle-ci est formée de gros points enfoncés sur la tête, de
points identiques sur le pronotum mais plus espacés sur le disque et plus
denses sur les côtés; sur les élytres la ponctuation est très nette, plus dense
et plus régulièrement répartie que chez impressicollis. Structure morpho-
logique, y compris les caractères antennaires, identique à celle d’impressi-
collis : seules les pattes, notamment chez les mâles, sont proportionnelle-
ment un peu plus longues.
Mapacascar Esr : entre Ikongo et Fort-Dauphin, 1902 (G. Grandidier, M.P.). —
S.-P. Midongy-du-Sud : Midongy-du-Sud, x-1922 (R. Vitalis de Salvaza, I.S.N.B.); idem
(SM.T.D.; U.S.N.M.).
Mapacascan Ouesr : S.-P. Mahabo : Mahabo (Last, LS.N.B., paratype). —
SP. Tuléar : Sakaraha, 1v-1972 (R. Viossat, M.P.); plaines du Fiherenana, 1905
(Æ. Geay, M.P.).
Mapagascar Sup : 8.-P. Ambovombe : plateau de l'Androy (M.P., lectotype d,
allotype ©, paratype; LS.N.B., paratypes : U.Z.M.B., paratypes (déterminés coquereli
Famane); B.M., paratype; ME L., paratypes; D.E.I., paratypes;
SM, paratype): idem, 1901 (Dr. J. Decorse, M.P., paratype; LS.N.B., paratypes);
idem, 1901 (Ch. Alluaud, M.P.; L.S.N.B.); Beloha (M.P.); Imanombo, 1901 (Cap. Vachet,
M.P.); Lavanono, 8-1v-1968 (K.M. Guichard, B.M.; M.P.). — S.-P. Amboasary : Andra-
homana, 1900 (Ch. Alluaud, M.P., paratypes); Anjahantelo, 11-1969 (J. Vadon et
A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Betioky : Betioky, xrr-1948 (P. Clément, M.F.); idem x-1949
(J.B.); idem 1v-1968 (K.M. Guichard, B.M.); Tongobory, 12-1v-1953 (A. Robinson,
M.P.); Vohibory, x1-1940 (Abadie, O.R.S.T. O.M. - T.; M.P.). — S.P. Ampanihy : Androka,
1913 (Lt. Gaudron, M.P.); Itampolo, 10.12-u-1969 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.).
S-P. Tuléar : Tuléar, 26-xu-1912 (Afzelius, N.R.D.); idem, 11904 (Voclizkow,
U.Z.M.B.); idem, 1907 (J. Descarpentries, M.P.). — S.-P. Ejeda : Ankalirano, 1-1974
(A. Peyrieras et P. Viette, M.P.). — Pays Mahafaly, 11-1904 (Voclzkow, U.Z.M.B.;
LS.N.B.). — Sud Madagascar (coll. E. Witte, S.M.).
Managascar : sans précision (coll. Le Moult, I.S.N.B.; coll. Pascoe, B.M.; S.M.;
MP).
Mapacascar : localités paraissant fausses : T'amatave (coll. Itzinger, M.F.); Tana-
narive (M.F.); cap d’Ambre (coll. Schneider, Le Moult, L.S.N.B.); Maroantsetra, x1-1938
(J. Vadon, M..), étiquetage probablement faux, aucun autre exemplaire n'ayant été
capturé par ce collecteur en 30 ans de présence dans la localité.
4. Hovatoma perrieri (FAIRMAIRE)
Macrotoma Perrieri FatRmaIRe, 1901, Bull. Soc. ent. Fr., p. 96; holotype & : « Hukaru »
(= Ankara) (Muséum de Paris).
Macrotoma Perrieri : LAMEERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 107 et 191 (Révision,
p. 301 et 385).
Source : MNHN, Paris
54 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Hovatoma Perrier : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22-
Hovatoma Perrieri : LameERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma perrieri : GnzmouR, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (87), p. 2.
Hovatoma perrieri : Quenrix et Vizumens, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 17 et 22,
fig. 14 et 15 (allotype © désigné).
TYPES :
a) Le type unique de FAIRMAIRE est un exemplaire mâle de 23 mm de
longueur provenant de l'Ankara.
b) Nous avons désigné comme allotype © un exemplaire de 20 mm de
longueur et provenant de la forêt d’Ankarafantsika.
Longueur : 20-40 mm. — figures 24 et 25.
Stature relativement allongée. Coloration brune, le plus souvent brun-
noir sur l’avant-corps et rougeâtre en arrière.
Tête à ponctuation formée de points très larges sur le vertex, plus
fins et plus serrés sur les tubereules antennifères et sur la face. Antennes
n’atteignant pas l’apex des élytres chez le mâle, dépassant le milieu chez
la femelle; scape ponctué comme le vertex; article IIT environ deux fois
plus long que le scape.
Fc. 24 et 25, Hovatoma perrieri (Fammame). — 24, mâle. — 25, femelle
Pronotum à fossettes bien marquées; disque à zone médiane lisse,
avec une microponctuation et de gros points analogues à ceux du vertex,
beaucoup plus profonds et plus denses sur les côtés, les intervalles formant
des crêtes vermiculées. Élytres environ de deux fois un quart à deux fois
et demie plus longs que larges ensemble aux épaules; côtes à crêtes très
marquées, intervalles concaves, portant une ponctuation peu profonde,
serrée, en nid d’Abeille, s’effaçant vers l'apex à partir du milieu; cette
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 55
ponctuation est mêlée de fins granules, plus marqués à la base, qui présente
de ce fait un aspect spinuleux. Pattes comme chez bothridera, entièrement
scabres chez les mâles, seulement ponctuées chez les femelles.
Mapacascar NorD
U.S.N.M.). — Sans localité précise (M.P.: M.F.).
Mapagascar SamBIRANO : S.-P. Ambanja : Grande-Terre (coll. Sicard, M.P.);
Nosy Berafia, 1934 (coll. Oberthür, M.P.).
Manaascar Ouxsr : S.-P. Analalava : Analalava (L.S-N.B.; M.P.). — S.-P. Ma-
junga : Majunga (A. Voeltzkow, U.Z.M.B.; LS.N.B.; MP.) — S.-P. Ambato-Boeni :
Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa, x1-1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); forêt de l’Anka-
rafantsika, x11-1959 (E. Raharizonina, M.P., allotype ©); Ambato, 1901 (Dr. J. Decorse,
M.P.). — S.-P. Maevatanana : plateau de l'Ankara (H. Perrier, M.P., lectotype 4). —
S.-P. Morondava : forêt de Marofandilia, 4.9-x11-1969 (P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Ma-
habo : Mahabo (Last, M.P.). — S.-P. Soalala : région de l'Ambongo, 1927 (G. Petit,
MP.
P. Diégo-Suarez : montagne d’Ambre (coll. Hammerstein,
MaDaGascar : sans précision (Kaudern, N.R.S.).
GENRE TROPIDOPRION QUENTIN et VILLIERS
Hovatoma LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 142 (Révision, p. 1006) [pro
parte].
Hovatoma : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22 [pro parte].
Hovatoma : LAMeERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 41 et 43 [pro parte].
Hovatoma : Guzmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 1 [pro parte].
Tropidoprion Quexrx et Vrcrters, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 6 et 24; espèce-
type du genre : Macrotoma coquereli FarrMAIRE (Madagascar).
Tête relativement allongée, la face plus ou moins fortement inclinée,
les tubercules antennifères médiocrement écartés. Antennes du mâle n’attei-
gnant pas tout à fait où dépassant légèrement l’apex des élytres, n’attei-
gnant pas celui-ci chez les femelles; article IIT subcylindrique, parfois
légèrement aplati en dessous.
Pronotum convexe, plus ou moins bossué, les côtés progressivement
décliv sonvergents vers l’avant, fortement denticulés, les angles posté-
rieurs obliquement étiré
Élytres nettement carénés, bossués de part et d’autre de l’écusson
(sauf chez costulatus), l'angle apical sutural avec une dent plus où moins
développée. Pattes relativement courtes; tarses courts et larges, surtout
les antérieurs.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar et archipel des Comores.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Dépression humérale très profonde, séparée de l’écusson par
une forte bosse (MalADASCAT) ee ere eecedeeccenne 2
— Dépression humérale faible, la base des élytres sans forte
bosse, troisième article des antennes du mâle subcylindrique
(COMOLES) PRE MAT ENEnS 5. T. costulatus (FAIRM.)
Source : MNHN, Paris
56 R. M. QUENTIN & A. VILLIEF
2. Pronotum densément ponctué, sans plage lisse, au plus les
crêtes séparant les points luisantes. Article III des antennes
du mâle aplati en dessous ........-...-:+-++++++t+°°?
__ Pronotum à surface luisante, ponctué, avec une plage lisse
irrégulière de part et d'autre du milieu 1. T. coquereli (FAIRM.)
8. Écusson surplombé par les bosses basales des élytres et suivi
d’une courte dépression suturale 4
_— Écusson presque au niveau de la base des élytres, non suivi d’une
dépression suturale .......:--+-::----: 4. T. grandidieri (LAM.)
4. Pronotum fortement transverse (mâle), à base portant quelques
poils courts et espacés ......... 2. T. gibbosus QUENT. ViLL.
__ Pronotum au plus une fois et demie plus large que long, portant
sur toute sa surface une pubescence longue et dense........
SHtasdones RE nc ao Le pfeifferae (WATERH.)
1. Tropidoprion coquereli (FAIRMAIRE)
Macrotoma rudis (Q) Fanvtame, 1869, Ann. Soc. ent. Fr. (4) 8, (1868), D. 820.
Macrotoma Coquerelii Farmaaïre, 1901, Rev. Ent. 20, p. 205; holotype @ : Nosy Be
(Muséum de Paris).
Macrotoma Coquereli : LAN
p. 300 et 385).
Hovatoma Coquereli :
Re, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 106 et 191 (Révision,
Re, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma Coquereli : Lameere, 1919, Gen. Ins. Wylsman, 172, p. 44.
Hovatoma coquereli + Grrarour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (7), -
Tropidoprion coquereli : Quentin et Viurters, 1973, Ann. Soc. ent. Fr, n. 8, 9 (1),
p. 24 et 25, fig. 16 (allotype S désigné).
TYPES :
a) L’holotype 9 de Nosy Be est un exemplaire de 29 mm de longueur
étiqueté de la main même de FammarrEe et portant une étiquette « Macro-
toma rudis » de la main de CoquereL. Tous les autres exemplaires que nous
avons pu examiner proviennent de la côte Est, de sorte que l’on est en droit
de douter de la localité du type. Peut-être y a-t-il eu confusion avec les
récoltes effectuées à l’île Sainte-Marie par CoQuEREL?
b) Nous avons désigné comme allotype d un exemplaire étiqueté « Baie
d’Antongil, Mocquerys 1898 » et mesurant 21 mm de longueur. C’est d’ail-
leurs le seul mâle connu.
Longueur : 19-37 mm. — Figure 26.
Entièrement brun de poix, les élytres et les tarses un peu plus clairs.
Tête, thorax et base des antennes avec une courte soie dans chaque point
enfoncé.
Tête subcarrée, à tubercules antennifères peu marqués, ponctuation
peu profonde, sauf sur les tubereules antennifères; yeux très écartés, même
chez le mâle. Antennes atteignant le niveau des trois-quarts apicaux chez
Source : MNHN, Paris
a
ÈS]
CERAMBYCIDAE PARANDRINA
> ET PRIONIN
le mâle, dépassant le milieu chez la femelle; scape allongé, deux fois et demie
plus long que large, le troisième article deux fois plus long que le scape;
articles I et III ponctués comme la tête, les suivants plus éparsément et
superficiellement ponctués.
26
Fi. 26 et 27, gen. Tropidoprion Quexrix et Varrens.
— 27, T. gibbosus Que
27
T. coquereli (Farmataine), femelle.
mix et Viuuiers, holotype mâle.
Pronotum avec les dépressions du disque bien marquées et une ponc-
tuation semblable à celle de la tête, plus serrée sur les côtés, plus espacée
sur le disque. Élytres de deux fois un tiers à deux fois et demie plus longs
que larges ensemble à la base chez la femelle, un peu plus longs chez le
mâle, légèrement luisants, entièrement et uniformément ponctués, la ponc-
tuation plus grosse et râpeuse dans la région périscutellaire; première côte
interne toujours bien marquée dès la base, la première discale effacée sur
la base et la seconde discale souvent peu marquée. Pattes assez grêles,
même chez le mâle.
Mapacascar SamBrmawo : Nosy Be (Coquerel, M.P., holotype ©). Localité douteuse.
Mapacascar Esr : 5.-P. Mananara : « baie d’Antongil », 1898 (A. Mocquerys,
P., allotype 4; L.S-N.B.); Andratambe (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P.
Moramanga : Périnet (O.R.S.T.O.M.-T.); Sandrangato (O.R.S.T.O.M.-B).
2. Tropidoprion gibbosus QUENTIN et VILLIERS
Tropidoprion gibbosus Quennix et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p.
et 26, fig. 17; holotype d : Vondrozo (Muséum de Paris).
TYPEL:
L'holotype & est un exemplaire de 23 mm de longueur provenant
de Vondrozo.
Source : MNHN, Paris
58 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Longueur : 19-31 mm. — igure 27.
Stature allongée. Brun-rouge, l’écusson, la face ventrale, la suture
élytrale, les fémurs, les bords antérieur et postérieur du pronotum parfois
plus sombres.
Tête un peu plus longue que large, à tubercules antennifères assez
marqués, ponctuation réticulée, serrée derrière les yeux; yeux relativement
écartés, comme chez le précédent. Antennes du mâle (femelle inconnue)
dépassant nettement l’apex élytral; scape subparallèle, à peine plus de
deux fois plus long que large, le troisième article près de trois fois plus long
que le scape, légèrement aplati en dessus: moitié basale du scape à ponc-
tuation serrée, semi-râpeuse, sa moitié distale et la presque totalité de
l'article III à ponctuation plus large.
Pronotum avec les dépressions du disque à peine marquées, la surface
à ponctuation réticulée du même type que celle de la tête, plus large et
plus profonde sur les côtés; marges latérales légèrement renflées, la dent
apicale large. Élytres rétrécis vers l'arrière, fortement renflés près de l’écus-
son, un peu plus de deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux
épaules; ponctuation élytrale du type réticulé, mais effacée sur toute la
surface, avec de fins granules luisants dans la région périscutellaire; toutes
les côtes bien marquées, sauf la troisième qui prend naissance vers le milieu
de l'élytre. Pattes relativement robustes, entièrement scabres, plus faible-
ment sur les tibias.
Manacascan Esr : S.-P. Vondrozo : Vondrozo, x (J. Vadon, M.P., holotype d
et paratype d).
Manacascan Genre : Tananarive (Lamberton, M.P., paratype d); localité à
confirmer.
3. Tropidoprion pfeifferae (WATERHOUS
; holotype 9 :
Macrotoma Pfeifferae Ware 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 5, p. 4
Madagascar (British Museum, N. H.).
Macrotoma Pfeifferae : AULVAUD, 1900, in Grsxipter, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 897.
Macrotoma Grandidieri LameenE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 118 (Révision,
p. 307) [pro parte].
Macrotoma crassa : LAW
[pro parte].
Hovatoma crassa : LAMEER
1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 118 (Révision, p. 312)
, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 23 [pro parte].
Hovatoma erassa : LAM 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44 [pro parte].
Tropidoprion pfeifferae : Quenrin et Vizuens, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., ns. 9 (1),
p. 25 et 27, fig. 18 et 19 (allotype S désigné).
TYPES :
a) Le type unique de pfeifjerae WaTERHOUSE est une © de 33 mm de
longueur, portant, outre l'étiquette de détermination de l’auteur, une éti-
quette ronde « Madagascar ». On comprend mal la synonymie établie par
LamEERE entre cette espèce et erassa (Phlyctenosis, p. 74), les deux espèces
étant très différentes.
Source : MNHN, Paris
T PRIONINAE 59
ERAMBYCIDAE PARANDRINAE
b) Nous avons désigné comme allotype 4 un exemplaire de 26 mm de
longueur provenant de Fénérive.
Longueur : 21-38 mm. — Figures 28 et 29.
Très voisin du précédent, mêmes coloration et structure générale.
En diffère par les yeux nettement plus rapprochés, le pronotum moins
massif, entièrement et longuement pubescent et à dent postérieure beaucoup
plus grêle, les élytres un peu plus longs à bosses basales moins saillantes;
antennes de la femelle atteignant le niveau du sixième apical des élytres.
Mapagascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Maroantsetra (coll. de Touzalin, M.P.). —
S.-P. Mananara : mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P., paratype ). —
S.-P. Fénérive : Fénérive (E. Perrot, M.P., allotype 3). — S.-P. Ambatondrazaka : pays
Antsianaka, 1889 (Perrot frères, M.P., paratype S); idem, 1893 (Perrot frères, M.P.). —
S.-P. Tamatave : Tamatave (coll. Tippmann, U-S.N.M., paratype S). — S.-P. Mora-
manga : Lakato, 1x-1968 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — S.-P. Pondrozo : Vondrozo, 1x
(J. Vadon, M.P., paratype d).
MADAGASCaR CENT!
-P. Tananarive : Tananarive (coll. Le Moult, L.S.N.B.).
MaDaGascar : sans précision, 1885 (Humblot, un $ paratyp
toma crassa Fairm. »); idem (Mme Ida Pfeiffer, B.M., holotype ©).
étiqueté « Macro-
4. Tropidoprion grandidieri (LAMEERE)
Macrotoma Grandidieri LAMEERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 11®
p. 307 et 386); syntypes 4 et © : Madagascar (Muséum de Pa
Hovatoma Grandidieri : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 28.
Hovatoma Grandidieri : LAmwenx, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma grandidieri : Grimour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 4.
Tropidoprion grandidieri : Quenrix et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr. n.s., 9 (1),
p. 25 et 27, fig. 20; lectotype 4 désigné).
et 192 (Révision,
s, femelle disparue).
TYPE
LAMEERE citait l'espèce de Madagascar, sans précision d’après un
exemplaire & récolté par GRANDIDIER, un d récolté par HumBLor et une ®
de la collection Argod-Vallon; cette dernière n’a pu être retrouvée et l’exem-
plaire d'HumBLor appartient à l'espèce précédente. Nous avons désigné
comme lectotype 4 l’exemplaire de GRANDIDIER, étiqueté « Grandidieri »
de la main de LAMEERE.
Longueur : 38 mm. — Figure 30.
Brun noirâtre, avec les antennes et les élytres brun rougeâtre, €
derniers avec les côtes et une étroite bordure latérale sombres. Tête, prono-
tum et base des élytres avec une très courte pubescence.
Tête subcarrée, à tubercules antennifères peu marqués, ponctuation
réticulée, plus dense derrière les yeux; yeux assez rapprochés. Antennes
du mâle (femelle inconnue) atteignant nettement l’apex des élytres; scape
subparallèle, un peu plus de deux fois plus long que large, le troisième
article trois fois plus long que le scape, légèrement aplati en dessus; scape
ponctué comme la tête, sauf au bord distal; l’article III chagriné avec de
gros points épars.
Source : MNHN, Paris
60 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
28
30 «
Fc. 28 à 31, gen. Tropidoprion QuExTIN et Vinutens. —
allotype mâle. — 29, idem, femelle. — 30, T°. grandidie
31, T. coshlatus (Fammamr), allotype mâle.
Pronotum à ponctuation réticulée, avec une fossette très marquée
devant le renflement latéral postérieur, la dent apicale large à la base.
Élytres modérément rétrécis vers l'arrière, un peu moins de deux fois et
demie plus longs que larges ensemble aux épaules, à ponctuation réticulée
à la base et de fines granulations répandues sur toute la surface; côtes bien
marquées, sauf la troisième qui n’est nette que sur à peu près le tiers apical.
Pattes robustes, subscabres, surtout les antérieures, les tibias davantage
que les fémurs; tarses postérieurs nettement plus grêles que les antérieurs.
MapaGascar : sans précision, 1875 (G. Grandidier, M.P., lectotype d).
Source : MNHN, Paris
T 61
ERAMBYCIDAE PARANDRINAE
5. Tropidoprion costulatus (FAIRMAIRE)
Macrotoma costulata FAtRMAIRE, 1901, Rev. Ent., 20, p. 204; holotype ® : Grande-
Comore (Muséum de Paris).
Macrotoma costulata : LAMkERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 112 et 192 (Révision,
p. 306 et 386).
Hovatoma costulata : Lameerr, 1913, Col. cat. Junk., 52, p. 23.
Hovatoma costulata : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma costulate : Grrmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 4.
Tropidoprion costulatus : Quenrix et Viicters, 1973, Ann. Soc. ent. Fr, ns., 9 (1)
p. 24 et 29, fig. 21 (allotype 4 désigné).
TYPE:
a) Le type unique de FAIRMAIRE est une femelle de 29 mm de longueur
étiquetée de la main de l’auteur.
b) Nous avons désigné comme allotype d un exemplaire récolté par
HumgLor à la Grande-Comore et mesurant 34 mm de longueur.
Longueur : 28-34 mm. — Figure 31.
Brun de poix, les élytres brun jaunâtre avec la base et les bords suturaux
et latéraux brun de poix, et la zone apicale jaunâtre clair.
Tête subcarrée, à tubercules antennifères assez bien marqués et ponc-
tuation réticulée à mailles larges, plus serrée derrière les yeux; ceux-ci
assez rapprochés. Antennes du mâle atteignant le niveau du sixième apical
des élytres (le seul exemplaire femelle connu est mutilé); scape environ
deux fois plus long que large, le troisième article environ deux fois et demie
plus long que le scape; le troisième article subscabre chez le mâle, épar-
sément ponctué chez la femelle.
Pronotum ponctué comme la tête, à surface irrégulière avec une petite
plage lisse médiane devant l’écusson et deux zones latérales luisantes ;
côtés avec une étroite dépression transversale étranglée au milieu; dent
des angles postérieurs obtuse. Élytres subparallèles, deux fois et demie
(mâle) à deux fois trois quarts (femelle) plus longs que larges ensemble
aux épaules, sans bosses basilaires, à ponctuation subréticulée sur toute la
surface, mêlée à des granulations qui sont plus fortes dans la région basi-
laire; côtes bien marquées, un peu atténuées sur la base, la troisième n’oceu-
pant que le troisième quart apical. Pattes relativement grêles chez la femelle,
assez robustes chez le mâle, subscabres, surtout chez le mâle, les tibias
davantage que les fémurs; tarses postérieurs nettement plus grêles que les
antérieurs chez le mâle.
Ancmper pEs Comores : Grande-Comore, 1884 (L. Humblot M.P., holotype 9,
allotype & et paratype d). — Mayotte, 1884 (L. Humblot, M.P.).
Ozservarions : l’exemplaire de Mayotte, un mâle, ne présente pas
d’éclaircissement apical aux élytres et a une stature un peu plus trapue et
une sculpture un peu plus forte.
Source : MNHN, Paris
62 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
GExre GLYPHOSOMA QUENTIN et VILLIERS
Macroloma : Lame, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 99 (Révision, p. 208) [pro
parte].
Hovatoma : Lameenxr, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22 [pro parte].
Hovatoma : LAMGERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 11 et 43 [pro parte].
Hovatoma : GITMOUR, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (87), p. 3 [pro parte].
Glyphosoma Quentin et Vizutens, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), pe 7 et 80; espèce-
type du genre : Macrotoma cariosa FaïnmattE (Madagascar).
Voisin de Tropidoprion QuexTiN et VILLIERS, en diffère par : l’effa-
cement relatif des côtés élytrales qui ne sont pas saillantes, mais restent
bien visibles; les antennes plus courtes n’atteignant que les quatre cinquiè-
mes des élytres chez le mâle, le milieu chez la femelle; le disque du pronotum
aplati avec les trois fossettes typiques d’Hovatoma; la ponctuation ély-
trale grossière et séparée par une forte vermiculation lisse.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Moitié Sud de Madagascar, une seule
espèce.
1. Glyphosoma cariosum (FAIRMAIRE)
Macrotoma cariosa FatmaAIRE, 1901, Notes Leyden Mus., 28, p. 78: syntypes d et 9 :
Androy (Muséum de Paris).
Macrotoma cariosa : Lameer, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 104 et 190 (Révision,
p. 298 et 384).
Hovatoma cariosa : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma cariosa : LamkeRrE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 43.
Hovatoma cariosa : Grimour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 8.
Glyphosoma cariosum : Quenrix et VizLtes, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., ns. 9 (1), p. 30,
fig. 22 et 23 (lectotypes S et Q désignés).
TyPEs :
L'espèce a été décrite par FarrMaIRE sur une série d’exemplaires
récoltés par le Dr DEcorse. Nous avons désigné comme lectotype d un
exemplaire de 33 mm de longueur et comme lectotype 9 un exemplaire
de 47 mm. Tous deux portent, outre leur étiquette de localité, une étiquette
de la main de FarrMaIRE « Macrotoma scabrosa, n. sp. » et une étiquette
de la main de LAMEERE « Macrotoma cariosa A. Lameere vid., 1903 ».
Longueur : 26-57 mm. — Figures 32 et 33.
Brun de poix à brun rougeâtre. Pubescence très éparse, surtout visible
sur le pronotum et les côtés des élytres, formée de poils dressés et courbes.
Tête subcarrée, grossièrement ponctuée sur le vertex, avec un sillon
médian lisse plus où moins dilaté latéralement entre les tubercules anten-
nifères, ceux-ci plus finement ponctués et rendus fortement saillants par
une profonde dépression transversale du front et deux fossettes posté-
rieures du vertex. Scape des antennes environ deux fois plus long que large
à l’apex chez le mâle, une fois trois quarts chez la femelle; article IIT une
fois deux tiers plus long que le scape (mâle) ou une fois et demie (femelle);
articles suivants diminuant progressivement de longueur, le XI à peine
plus long que le X, même chez le mâle.
Source : MNHN, Paris
CERA F PRIONINAE 63
MBYCIDAE PARANDRINAE
Pronotum ample, transverse, à ponctuation identique à celle du vertex,
nettement vermiculé sur les côtés, le disque avec trois fossettes (deux subba-
sales, une médiane antérieure); côtés fortement déclives, marge latérale
avec des dents nombreuses, aiguës; angles postérieurs avec une dent seu-
lement un peu plus forte que les précédentes; base avec le plus souvent
une petite dépression longitudinale médiane, se prolongeant parfois en
avant en un sillon plus ou moins long et plus ou moins apparent.
Élytres environ deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux
épaules, plus allongés chez les grandes femelles où ils peuvent être deux
fois deux tiers plus longs que larges; apex subtronqué, largement arrondi
à l'extérieur, plus ou moins nettement denté à l’angle sutural. Pattes longues
et robustes chez les mâles, les antérieures scabres, plus courtes et plus
grêles chez les femelles.
32 33
et 33, Glyphosoma cariosum (Fammame). — 32, mâle. — 33, femelle.
Rec : ne 1
Mapacascan Esr : S.-P. Tamalave : Tamatave (coll. Itzinger, M.F.); forêt Alaha-
kato, 1888 (coll. Breuning, M.R.A.C.). Localités probablement fausses.
Mapacascan Centre : S.-P. Ambositra : Ambositra (J. Vadon et 4. Peyrieras,
M.P.); Ambatoñtorahana, km 207, x11-1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — S.-P. Tana-
narive : Tananarive (Dr. Ronchetti, M.M.); idem (M.F.; L.S.N.B.); localité à confirmer.
Mapacascar Où P, Morombe : station agricole du bas Mangoky (M.P.). —
S.-P. Morondava : environs de Morondava, 111-1966 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.).
MapaGascar Sup : S.-P. Ambovombe : plateau de l’Androy (M.P., lectotypes g
et Q, paratypes; U-Z.M.B., paratypes: D.E.I., paratypes; M.F., paratypes; LS.N.B.,
paratypes); Ambovombe, 1901 (Dr. J. Decorse, M.P. paratypes; B.M. paratype,
‘ ., paratypes); idem, 1925 (R. Decary, M.P.); idem, x11-1969 (R. Viossat, D.D.V.);
embouchure du Manambovo, 1901 (Dr. J. Decorse, M.P.); Beloha, 1919 (Lt Decary,
M.P.); Imanombo, 1901 (Cap. Vacher, M.P.). — S.-P. Amboasary : Andrahomana,
1900 (Ch. Alluaud, M.P.); Amboasary, 11-1969 (A. Peyrieras, M.P.); Anjahantelo,
10-1969 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Ampanihy : Androka, 1911-1918
(Lt Gaudron, M.P.); idem, 1-1956 (C. Koch, MF). — S.-P. Betioky : Betioky, 1v-1969
Source : MNHN, Paris
64 R. M. Q N & A. VILLIERS
(R. Viossat, D.D.V.); idem (J. Brenière, J.B.); Besilany, 300 m, 1v-1968 (K.M. Gui
B.M.); lac Tsimanampetsots 1-1969 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Tuléar :
Tuléar, 1-1904 (Voclzhow, LB.); idem, 11-1965 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Saint-
Augustin, 11-1956 (4. Robinson, O-R.S-T.O.M.-T.); idem, 11-1958 (P. Griveaud, M.P.);
Anakao, 1v-1958 (A. Robinson, O.R.S.T.O.M.-T.: O.R:S-T OM.-B.; MP). — S.-P.
Ejeda : Ankalirano, 1-1974 (A. Peyrieras et P. Vielle, M.P.). — Pays Mahafaly, 1900
(J. Bastard, M.P.); idem (Janson, coll. Alluaud, M-P.; MF); Sud-Ouest Madagascar
(MP. LS-N.B.); sans localité (Sikora, SM).
Genre OCHROPTERA QUENTIN et VILLIERS
Macrotoma : Auct. [pro parte].
Hovatoma : LAMeERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22 [pro parte]:
ooatoma : Laweenx, 1919, Gen. Col. Wytsman, 172, p. 41 et 43 [pro partel.
Hovaloma : Grimour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nal. Belg., 41 (87), p. 3 [pro parte].
Ockroptera Quenmn et ViuLiers, 1973, Ann. Soc. ent. Pr. ns, 9 (D, 6 et 82: espèce-
type du genre : Prionus (Macroloma) ieiunus Kuue (Madagas ar).
Tête subearrée, avec un sillon longitudinal médian étroit rejoignant
en avant la faible dépression frontale transverse; tubercules antennifères
faiblement saillants ce qui les fait paraître très écartés. Antennes très longues,
dépassant longuement l’apex élytral chez le mâle, relativement courtes
chez la femelle, n’atteignant pas l’apex élytral; article III subcylindrique,
légèrement aplati en dessous, dépassant nettement en arrière l’angle huméral
des élytres, nettement rétréci de la base vers l’apex.
Pronotum semblable dans les deux sexes, les côtés fortement déclives
vers l'avant avec, en général, de courtes dents irrégulières peu nombreuses.
Élytres d'aspect vernissé, modérément convexes. Pattes assez robustes
chez le mâle, très grêles chez la femelle; tarses postérieurs très longs, aussi
longs que les deux tiers du tibia.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, une seule espèce.
1. Ochroptera jejuna (KLUG)
Prionus (Macrotoma) ieiunus Kiu6, 1832, Abhandl. Akad. Berl., [1833?], p. 204, pl. 5,
fig. 5; holotype © : Madagascar (Musée de Berlin).
Macrotoma jejuna : LACORDAIRE, 1869, Gen. Col, 8, p. 98 et 99.
Macrotoma jejuna : AzLUAUD, 1900, in GranDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Macrotoma jejuna : Laser, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 119 et 193 (Révision,
p. 313 et 387).
Hovatoma jejuna : Lameerr, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p-
Hovatoma jejuna : Lammerr, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma jejuna : Grimour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (87), p- 5.
Ochroptera jejuna : Quenrix et Viczrers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr, ns, 9 (1), p. 38,
fig. 24 et 25 (allotype S désigné).
TYPES :
a) L'holotype © de KiuG est un exemplaire de 32 mm de longueur,
portant une étiquette avec le n° 17947, et une grande étiquette rectangu-
laire verte avec l'inscription « jejuna KI Madag Goud ».
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 65
b) Nous avons désigné comme allotype 4 un exemplaire de 31 mm de
longueur provenant de la baie d’Antongil.
Longueur : 18-39 mm. — Figures 34 et 85.
Fi. 34 et 35, Ochroptera jejuna (Kive). — 34, mâle. — 35, femelle.
Brun-rouge à brun de poix, les élytres ivoirins, finement lisérés de noir,
les antennes avec parfois le scape et l’apex plus clairs; tarses roux.
Tête à ponctuation assez fine, superficielle, les crêtes entre les points
formant une vermiculation arasée. Antennes à scape large, subparallèle,
environ deux fois plus long que large, un peu plus fortement ponctué que
la tête; article IIT environ trois fois plus long que le scape (mâle) ou deux
fois et demie (femelle), scabre en dessous; article IV un peu plus long que
le scape, les suivants de taille progressivement décroissante, le XI une
fois et demie à une fois trois quarts plus long que le X (mâle) ou seulement
un peu plus long (femelle).
Pronotum un peu plus fortement ponctué que la tête avec, en général,
une dépression longitudinale médiane s’ouvrant largement du milieu au
bord antérieur, mettant ainsi en relief deux intumescences discales soulignées,
chez certains exemplaires, par deux légères dépressions postérieures.
Élytres environ deux fois trois quarts (mâle) à trois fois (femelle)
plus longs que larges ensemble aux épaules, chacun avec une zone triangu-
laire basale, s'étendant des épaules en arrière de l’écusson, couverte de
petits tubercules coniques, le reste de l’élytre lisse, avec une ponctuation
obsolète, nette seulement le long de la suture; nervures obsolètes, à peine
indiquées sur le tiers basal; angle sutural apical fortement épineux. Pattes
larges, le dessous des fémurs avec des épines très courtes et espacées, les
pattes antérieures des mâles entièrement scabres.
Source : MNHN, Paris
66 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Manacascar Esr : S.-P. Sambava : Belalona, u-1968 (J. Vadon et À. Peyrieras,
MP). — S.-P. Maroantsetra : Hiaraka, presqu'île Masoala (J. Padon et A. Peyrieras,
AP.); Maroantsetra, x à xn (J. Vadon, M.P.); Ambodivoangy (J. Padon, M.P.); Fampa-
nambo, vi1-1956 (O.R.S.T.O.M.-T.); station forestière de Farankaraina, route de Navana,
iette, M.P. SP. Mananara : Antanambe, x1-1965 (Monsarrat,
T): « baie d’Antongil », 1898 (4. Mocquerys, M.P., allotype &). — S.-P.
Soanierana-Ivongo : Manambato, sur l’Anove, Sahafanjana (4. Robinson, M.P. :
Fénérice : Fénérive, 11-1896 (Perrot frères, M.P.); idem (E. Perrot, N.RS-). — S.-P.
Ambatondrazaka : Andranomalaza, 57 (P. Soga, M.P.); pays Antsianaka et lac
Alaotra, 1v-vi-1889 (Perrot frères, M.P.; MF.
— S.-P. Tamatave : Tamatave, 1907
(4. Fauchère, M.P.); forêt d’Alahakato, 1888 (E. Perrot, M-P.); forêt de Fito, vi-vir-1897
(Perrot frères, MP). — S.-P. Moramanga : Périnet, xrx1-1955 (P- Griveaud, coll.
Viussard, MÉLN.G.): route de Lakato, 17-1964 (R. Vieu, C.V.); Ankasoka, route de
Lakato (R. Viossat, D.D.V.). — S.-P. Brickaville : Ambalarondra, x1-1931 (Dr. Denso,
S-M.T.D.).
Mapagascar : sans localité précis
(Goudot, M.P.); idem (H. Perrot, M-P.);
(Goudot, U-Z.M.B., holotype ); idem, 1834
idem (coll. Lacordaire, L.S.N.B.).
Gexre LEONTIPRIONUS QUENTIN et VILLIERS
Macrotoma : Auct. [pro parte].
Hovatoma : Auct. [pro partel.
Leontiprionus Quexrn et Viuzæns, 1073, Ann. Soc. ent. Fr., ns. 9 (1), p. 6 et 34;
espèce-type du genre : Macrotoma rude FatatRe. (Madagascar).
Tête et pronotum avec une pubescence longue mais très clairsemée;
surface élytrale glabre.
Tête carrée, à tubereules antennifères peu saillants, larges, légèrement
angulés en arrière, soulignés en avant par un sillon frontal transverse.
Antennes atteignant l’apex des élytres chez le mâle et le niveau des quatre
cinquièmes apicaux chez la femelle; article III très long, rétréci d’avant
en arrière, convexe en dessus, légèrement aplati en dessous.
Pronotum transverse, rétréci en avant, les côtés fortement déclives,
la base à peine saillante en arrière et sinuée avant les angles postérieurs,
ceux-ci avec une dent épineuse courbée.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, une seule espèce.
1. Leontiprionus rudis (FAIRMAIRE)
Macrotoma rude & FAIRMAIRE, 1868, Ann. Soc. ent. Fr, (4) 8, p. 820; holotype d :
Sainte-Marie [ile Sainte-Marie] (Muséum de Paris).
Macrotoma Cowani Wareruouse, 1884, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 14, p. 884; holotype d :
Fianarantsoa (British Museum).
Macrotoma Watersi Waremmouse, 1884, Ann. Mag. nai. Hist., (5) 14, p. 885; holotype d:
pays Betsileo (British Museum).
Macrotoma Cowani : AuzuauD, 1900, in GranDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3) p. 386.
Macrotoma rudis : ALLUAUD, 1900, in GranDinier, Hist. nat. Madag., 1 (3), p- 557.
Macrotoma Watersi : AuzuaUD, 1900, in Gmanninier, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 887.
Macrotoma rudis : LAMEERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 110 et 192 (Révision,
p. 304 et 386).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE PRIONINAE 67
Hovatoma rudis : Lamwere, 1913, Col. Ca. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma rudis : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 44.
Hovatoma rudis : Giimour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 4.
Leontiprionus rudis Quenrix et Viciters, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., ns. 9 (1), p. 35,
fig. 26 et 27; (allotype © désigné).
TyPEs
a) rudis FATRMAIRE (— rudis COQUEREL, in litt.). Décrit sur un mâle
et une femelle (la femelle a secondairement été redécrite comme espèce
distincte, coquereli FAIRMAIRE, aujourd'hui rangée dans le genre Tropi-
doprion). L’holotype & est un exemplaire de 28 mm de longueur, portant,
outre les étiquettes de localité et de collection, une étiquette « rudis Coq. »
de la main de FarrMAIRE et une étiquette « Hovatoma rudis A. Lameere
vid. 1914. »
36
CODEN Lit
Fic. 36 et 37, Leontiprionus rudis (FarrmatrE). — 36, mâle. — 37, femelle.
b) cowani WATERHOUSE est un g de 52 mm de longueur portant, outre
Pétiquette de détermination de l’auteur, une étiquette « Madag. 82 14 ».
c) watersi WATERHOUSE est un d de 61 mm de longueur portant, lui
aussi, une étiquette de détermination de WATERHOUSE et une étiquette de
localité « Madag. 84. 31 ».
d) FarRMAIRE a décrit successivement (1868 et 1901) deux ® comme
appartenant à cette espèce; l’une est Tropidoprion coquereli, l'autre est
Trichophysis obscura.
e) Nous avons désigné comme allotype © de rudis FATRMATRE un exem-
plaire provenant de Fénérive et mesurant 41 mm de longueur.
Longueur : 28-61 mm. — Figures 86 et 37.
Source : MNHN, Paris
68 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Brun-noir à brunâtre clair, les tarses brun-rouge.
Tête à ponctuation grossière sur le disque, presque vermiculée, le
vertex avec un sillon médian rejoignant le sillon frontal, celui-ci très pro-
fond; tubercules antennifères et côtés de la tête plus finement ponctués.
Scape des antennes aplati, un peu plus de deux fois plus long que large,
grossièrement ponctué chez le mâle, avec quelques dents au bord rostral
et à la face inférieure, chez le mâle comme chez la femelle; article HI de
deux fois et demie à trois fois plus long que le scape dans les deux sexes,
portant quelques épines chez le mâle, des points épars et quelques très
petites et rares épines chez la femelle.
Pronotum à ponctuation grossière avec une légère tendance à la vermi-
culation, le disque bossué avec une aire très luisante, en forme d’'X dont
parfois la partie centrale est indistincte; milieu de la base avec un court
sillon longitudinal luisant, parfois prolongé jusqu'au bord antérieur par
un sillon obsolète; bords latéraux avec quelques dents très irrégulières.
Élytres deux fois et demie à deux fois trois quarts plus longs que larges
ensemble à la base dans les deux sexes; surface élytrale entièrement gra-
nulée, très finement en arrière, avec des granules dentiformes obliques
dans la région basilaire. Pattes fortement épineuses dessus et dessous, les
antérieures très scabres chez les mâles.
Mapacascar Nonp : S.-P. Diégo-Suarez : Sukaramy, 1906 (coll. M. de Rothschild,
MP.).
Aapacascar Samsrrano : S.-P. Ambanja : Ampasimena (M-P.).
Manacascar Er : S.-P. Sambava : route de Vohemar, km 42 (J. Vadon et 4: Pey-
rieras, MLP.). — S.-P. Antalaha : Antalaha, x1-1950 (J. Vadon, MeP). = S.-P. Maro-
antsetra : Fampanambo, 1x-1956 (A. Peyrieras, M-P.). — S.-P, Mananara : baie d’An-
tongil », 1898 (4. Mocquerys, M.P.; MH-N.G.); Andratambe (J. Tadon et A. Peyrieras,
MLP.); Mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, MP.) — SP Sainte-Marie : île
Sainte-Marie (MP. holotype d de rudis). — S.-P. Fénérive : Fénérive (E. Perrot, MP.
allotype Q). — S.-P. Ambatondraaha : Réserve naturelle TIL, Andranomalaza, Amba-
Lovoreras H-m-1957 (P. Soga, M.P.); pays Antsianaka ct lac Alnotra, 1889, 1892
(Perrot frères, MLP.). — S.-P. Tamalae : Tamatave (M-P-); forêt d’Alahakato, 1888
(coll. Breuning, MR-AC). — S.-P. Moramanga : Moramanga (LS-N.B.); Périnet,
(LB.; O.R.S-T-O.M.-T.); idem, xu-1957 (F. Keiser, M.B.); Sandrangato (M.P.); Lakato,
T1066, rx et xn-1968 (R. Viossat, D.D.V. ; M.P.); route de Lakato, 1 et m-1969 (I. Viossat,
MP; D.D.V.); Anosibe, 1 et x-1968 (R. Viossat, M.P.: D-D.V.): route d’Anosibe,
1068, r'et xm-1970 (R. Vüossat, MP). — S.-P. Ifanadiana : Ranomafans. 1971
(R. Viossat, MP). — SP. Fort-Carnol : Tantamaly, Ankarampotsy, 950-1100 m
(, Catala, MP). — S.-P. Fort-Dauphin : Fort-Dauphin, 1900 (Ch- Alluaud, LS-N.B.).
Manacascar Cevrne : SP. Manjakandriana : La Mandraka, v-vr-1967 (coll.
JP. Lacroix, MP). — $.-P. Fianaraniso : Fianarantsoa (ID. Coan, B-M., holo
type à de coani); idem (coll. Thomson, M.P.); idem, 1892 (Perrot frères, M.P.). — Pays
Betsileo (Th. Waters, B.M., holotype d de watersi).
Manacascar Oursr : S.-P. Ambato-Boeni : entre Boeni et Maevatanana, 1901
(Dr. J. Decorse, MP.)
Mapacascan Sup : plateau de l'Androy (I.S.N.B.) . — S.-P. Tuléar : Tuléar,
xn-1951 (coll. Tippmann, U.S.N.M.).
Source : MNHN, Paris
69
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONI
GENRE TRICHOPHYSIS QUENTIN et VILLIERS
Macrotoma : Auct. [pro parte].
Hovatoma : Auct. [pro parte].
Trichophysis Quexrix et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 6 et 37; espèce-
type du genre : Macrotoma obscura WATERHOUSE (Madagascar).
Tête, thorax et élytres avec une longue pubescence dressée, celle-ci
plus dense sur l’avant-corps.
Tête subcarrée, à tubercules antennifères peu saillants, mais larges
et soulignés en avant par un sillon frontal transverse. Antennes n’attei-
gnant pas l’apex des élytres, même chez les mâles; article IIT fortement
convexe en dessus, excavé en arrière en dessous, la dépression limitée par
deux carènes (mâle) ou le dessous aplati et limité par deux légères côtes
(femelle).
Pronotum transverse, rétréci en avant, les côtés fortement déclives,
la base largement et régulièrement arrondie d’un angle postérieur à l’autre,
ceux-ci avec une épine aiguë et courbe.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar et archipel des Comores.
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Élytres finement ponctués avec des granulations coniques plus
fortes dans la région basilaire et disparaissant bien avant l’apex.
Pattes épineuses dessus et dessous, très fortement chez les
mâles (Madagascar) 1. T. obscura (War.)
Élytres à ponctuation tes formant une vermiculation
superficielle avec seulement quelques petits tubercules trian-
gulaires écrasés dans la région juxta-scutellaire. Pattes très
faiblement épineuses en dessous, presque inermes en dessus dans
les Sdeuxe sexes P (Comores) 22-72 20000 2. T. humbloti (Lam.)
1. Trichophysis obscura (WATERHOUSE)
Macrotoma obseura Warernouse, 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 5, p. 410; holotype d :
Antananarivo (British Museum, N. H.).
Macrotoma sodalis WaxeruoUsE, 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 5, p. 413; holotype © :
Fianarantsoa (British Museum).
Macrotoma obscura : ALLUAUD, 1900, in Granpioter, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Macrotoma sodalis : ALLUAUD, 1900, in GraNDiprer, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 337.
Macrotoma rudis : FamMaIRE, 1901 (nec FamaAIRE, 1868), Rev. Ent., 20, p. 205 [descrip-
tion d’une femelle de Nosy Be].
Macrotoma obscura : Lameerr, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 120 et 193 (Révision,
p. 814 et 387).
Hovatoma obscura : LAMEERE, 1913, Col. Cat., Junk, 52, p. 23 et 24.
Hovatoma obscura : LAM 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Hovatoma obscura : Grzmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 3.
Trichophysis obseura : Quentin et Vizurers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 87,
fig. 28 et 29; (allotype © désigné).
Source : MNHN, Paris
70 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TYPES :
a) Le type unique d’obscura WarerHousE est un mâle de 46 mm de
longueur, provenant d’Antananarivo (e descriptione) mais portant seulement
une étiquette « Madag. 79 18 ». Il est de coloration brune très foncée et les
articles X et XI de l’antenne gauche manquent.
b) Le type unique de sodalis WarerHouse est une femelle de 30 mm
de longueur, provenant de Fianarantsoa (e descriptione) mais portant seule-
ment une étiquette « Madag. 80 22 ». Sa coloration est d’un brun-rouge
foncé avec la moitié postérieure des élytres, sauf les bords, brun jaunâtre.
Nous l'avons désigné comme allotype © d’obscura WATERHOUSE.
c) La femelle décrite par FAIRMAIRE comme étant celle de rudis (1901,
Rev. Ent., 20, p. 205) et étiquetée « Type, rudis ® Fai. » de la main de La-
MEERE en plus de l'étiquette de FAIRMAIRE « Macrotoma rudis Frm Nossi
Bé » est un exemplaire de coloration foncée, de 34 mm de longueur.
38 |. 1 39
Fac. 38 et 39, Trichophysis obscura (Warennouse). — 38, mâle. — 39, femelle.
Longueur : 25-53 mm. — Nigures 38 et 39.
Brun jaunâtre, brun-rouge ou brun très foncé, les élytres fréquemment
plus clairs que l'avant-corps, en tout ou en partie, mais avec le limbe géné-
ralement plus foncé.
Tête à ponctuation grossière sur le disque, presque vermiculée, le
vertex avec un sillon médian rejoignant le sillon frontal; tubercules anten-
nifères et côtés de la tête plus finement ponctués, granuleux derrière les
yeux. Scape des antennes aplati, environ deux fois et demie plus long que
large, très fortement scabre chez le mâle, finement ponctué dans sa moitié
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 71
basale, plus grossièrement et éparsément chez la femelle; scape du mâle
excavé en dessous, surtout vers la base, seulement aplati chez la femelle;
article III environ deux fois plus long que le scape, scabre chez le mâle,
avec quelques points chez la femelle chez qui il est plus grêle.
Pronotum à disque luisant avec une forte ponctuation, plus grossière
chez le mâle avec une tendance à la vermiculation; bords latéraux avec
quelques fortes dents. Élytres de deux fois et demie à deux fois trois quarts
plus longs que larges ensemble à la base, très variables; subparallèles à
subarrondis latéralement, l’apex avec une dent plus ou moins épineuse.
OBSERVATIONS :
La petite série d’exemplaires citée plus loin et provenant des chaines
Anosyennes est remarquable par la coloration des élytres particulièrement
claire, brun jaunâtre, et le développement de la pubescence qui est rela-
tivement épaisse et dense.
Mapagascan Nonn : SP. Diégo-Suarez : cap d'Ambre (coll. Schneider,
U.Z.M.B.): Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud, M.P.; IL.S.N.B.; M.F.); idem (M.P.; LS.N.B.;
U.ZM.B.): montagne d’Ambre (coll. Sicard, M.P.); idem, 11-1949 (Rouxéville,
O.RS.T.O.M.-T.).
Mapacascar SamBrmano : S.-P. Nosy Be : Nosy Be (M. rudis Q FAIRMAIRE,
1901); forêt de Lokobe, x11-1958 (4. Robinson, M.P.); Nosy Be (M.F.). — Tsaratanana
Sud, 2030 m, Andohanambatoafo, x11-1966 (P. Soga, M.P.).
Mapagascan Es : S.-P. Vohemar : Vohemar (I.S.N.B.). — S.-P. Sambava : Sam-
bava, route de Vohemar, km 42 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.); Antsahovy (J. Vadon,
M.P.); Marojejy, réserve naturelle XII, 600 m, x11-1972 (A. Peyrieras, M.P.). — S.-P.
Andapa : Beanana, x1-1945 (Michel, M.P.); piste Andapa Ambalapaiso, 25 km Ouest
d’Andapa, 725 m, 11-1967 (M.P.). — S.-P. Antalaha : Antalaha (J. Vadon, M.P.). —
SP. Maroantsetra : Maroantsetra (U.S.N.M.; S.M.); Ambohitsitondrona, xr1-1952
(Michel, M.P.); Antongonivitsika, x1-1951 (Michel, M.P.); Ampandrana, x1-1945
(J. Vadon, M.P.); Fampanambo, xn (4. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Mananara : « baie
d’Antongil » (Coll. Argod, M.P.); mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.);
Antanambe (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.); Andratambe (J. Vadon et A. Peyrieras,
M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : réserve naturelle IIT, Nosivola (M.P.); idem, Andra-
nomalaza, Ambatovositra, 11-1957 (P. Soga, M.P.); Ambatondrazaka, forêt primaire,
1v-v-1966 (coll. J.-P. Lacroix, M.P.); pays Antsianaka, 1888 (L. Humbloi, M.P.); idem,
1889-1892 (Perrot frères, M.P.). — 5.-P. Tamatave : Tamatave (coll. Itzinger, M.F.);
forêt de Fito, vi-vi-1897 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Moramanga : Périnet (Olsufieff,
O.RS-T.O.M.-T.); idem. (M.P.; O.R.S-T.O.M-T.; O.R-S.T.O.M.-B.); idem (Thiel,
C.TF.T.); idem, X1-1971 (M.P.); Fanovana T. C. E. (M.P.); Ankasoka, 1130 m, x11-1956
(. Raharizonina, M.P.); idem, 11-1969, 1-1972 (R. Väossat, D.D.V.; M.P.); route de
Lakato, 1-1 et x1-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Lakato, 1-1966, 1x et x11-1968, xII-
1969 (A. Viossat, D.D.V.; M.P.); Beparasy, x11-1965 (R. Viossat, M.P.); route d’Ano-
sibe, 1-1968, x11-1969, 1-1970, x1-1970 (R. Viossat, D.D.V., M.P.); région d’Andrangoloaka
(Sikora, U.S.-N-M.). — S.-P. Midongy-du-Sud : Midongy-du-Sud, x-1922 (R. Vitalis
de Sakaza, L.S-N.B.); Befotaka (M.P.). — S.-P. Fort-Dauphin : chaînes anosyennes,
S.0. du Trafonahomby, plateau Andohahelo, 1770-1950 m, 23.25-1-1974 (A. Peyricras
et Morat, M.P.).
Mapacascar CENTRE : S.-P. Anjozorobe : Anjozorobe, x1-1936 (R. Vieu, C.V.);
idem, forêt d’Analavory, Est de Betatao, 1-1966 (E. Raharizonina, M.P.); Anjozorobe-
Amboasary, x1-1957 (P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Ankazobe : Ambohitantely, tampo-
ketsy 1600 m, x11-1956 (2. Raharizonina, M.P.; O.R.S.T.O.M.-T.). — S.-P. Tananarive :
Antananarivo (B.M., holotype 4 d’obscura); idem (Kingdon, M.P.); Tananarive (coll.
Le Moult, LS.N.B. S.-P. Manjakandriana : La Mandraka (Olsufieff, M.P.); idem,
x1-1986 (J. Vadon, M.P.); idem, 11-1966 (R. Viossat, D.D.V.); idem, 1-1970 (C.D.);
idem, 1-1972 (Turlin, M.P.). — S.-P. Fianarantsoa : Fianarantsoa (W.D. Cowan, B.M.,
Source : MNHN, Paris
72 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
holotype © de sodalis
frères, M.P.).
Mapacascar Ouesr : S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika,
11-1970 (R. Viossat, M.P.).
Mapacascar : sans précision (M.P.; LS.N.B.; SM; U.ZMB.; MF
U.S.N.M.).
allotype © d'obscura); idem (Shaw, M.P.); idem, 1892 (Perrot
d’Ampijoroa,
NMS.;
2. Trichophysis humbloti (LAMEERE)
Macrotoma Humbloti Lameere, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p.120 et 193 (Révision,
p. 314 et 887); holotype © : Grande Comore (Muséum de Paris).
Hovatoma Humbloti : LamgerE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma Humbloti : LameeRE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Hovatoma humbloti : Grimour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat., 41 (37), p. 8
Trichophysis humbloti : Quenrix et Vicures, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n. s., 9 (1), p- 87
et 39.
TYPES :
a) L'holotype © est un exemplaire de 35 mm de longueur, à avant-
corps brun foncé et élytres légèrement plus clairs, étiqueté de la main de
LAMEERE.
b) Nous avons désigné comme allotype un exemplaire de 32 mm de
longueur, de même type de coloration que la ® mais à élytres plus rougeä-
tres; c’est un spécimen frotté, à pubescence partiellement détruite, notam-
ment sur les élytres.
Longueur : 27-43 mm.
Très voisin et aussi variable que le précédent, n’en diffère que par les
caractères indiqués au tableau.
Arcmeer, pes Comores : Grande Comore : 1898 (Prost, M.P., holotype ©); Nioum-
badjou, 505 m, vi1-1958 (E. Raharizonina, M.P.; O.R.S-F.O.M.-T.). — Anjouan : WRe-
mani, 800 m, Ix-1958 (£. Raharizonina, M.P.). — Iles Como
1886 (L. Humblot, M.P., allotype S).
Genre PHLYCTENOSIS Que
Macrotoma : Auct. [pro parte].
Hovatoma : Auct. [pro parte].
Phlyctenosis Quenrix et VILLIERS, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), pe 7 et 40; espèce-
type du genre : Macrotomu crassa FAIRMAIRE (Madagascar).
IN et VILLIERS
Tête subcarrée, fortement ou grossièrement ponctuée; yeux relati-
vement étroits. Antennes dépassant rarement l’apex des élytres, à troisième
article généralement de longueur médiocre, subcylindrique, jamais nette-
ment rétréci à l’apex.
Pronotum semblable dans les deux sexes, fortement ou grossièrement
ponctué, sans larges zones lisses mais parfois de petites aires brillantes,
le disque avec ou sans sillon longitudinal médian et généralement faiblement
bossué; côtés crénelés ou dentés, le plus souvent nettement convergents
vers l’avant.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 73
Élytres portant des granulations plus où moins denses, pouvant couvrir
la totalité de la surface élytrale, coniques et brillantes, souvent denti-
formes et plus ou moins couchées dans la région basilaire; côtes obsolètes
ou peu saillantes; apex dentiformes.
Pattes plus ou moins robustes, inermes à épineuses, ce caractère pou-
vant beaucoup varier à l’intérieur d’une même espèce.
RÉPARTITION
quatorze espèc
OGRAPHIQUE : Madagascar et archipel des Comores,
TABLEA
1. Articles antennaires subcylindriques, légèrement dilatés à
l’apex, l’angle apical rostral à peine saillant, les articles de
largeur décroissante du III au X
— Articles antennaires V à XI aplatis: IV étroit, V à X fortement
élargis à l’apex, l’angle apical rostral en dent distincte.....
Has cu dates Doebt 14. P. denticornis QUENT. Vizz.
2. Élytres avec une bordure sombre nettement définie, parfois
très étroite, contrastant avec la couleur claire du disque... 3
— Élytres sans bordure sombre ou avec une bande latérale assom-
brie, mal limitée, ne contrastant pas avec la couleur du disque.... 8
3. Tibias constamment inermes, au plus faiblement denticulé 4
— Tibias généralement fortement épineux, au moins sur une de
leurs arêtes 3. P. laeta (WATERx.)
4. Pattes rouges ou rougeâtres. Pronotum sans plage lisse médiane... 6
— Pattes noires. Sillon médian du pronotum s’élargissant en une
plage lisse en avant du milieu du disque 5)
5. Avant-corps brun de poix, élytres brun-rouge clair, tarses
TOURS Rene ee eee ei 4. P. rubra QUENT. Vis.
— Avant-corps brun-rouge, élytres testacés, tarses noirs.....
5. P. bryanti (Gri1m.)
+
6. Pronotum mat, sans fossette médiane. Élytres mats ............
— Pronotum luisant avec une fossette médiane en avant du
milieu. Élytres d'aspect vitrifié .....
7. Scape et pédicelle des antennes rouges, articles III et IV, au
moins, noirâtres. Pronotum finement ponctué, à angles posté-
rieurs généralement obtus ............ 1. P. crassa (FaïrM.)
— Antennes uniformément rougeâtres. Pronotum grossièrement
ponctué, à angles postérieurs généralement en épine grêle
DD ee CD OT OS Se dE 2. P. vicina (WATERH.)
Source : MNHN, Paris
NTIN & A. VILLIERS
74 R. M. QU
8. Pronotum avec, au milieu du disque, une aire ou une bande
longitudinale luisantes 13
__ Pronotum sans zone discale luisante individualisée. ........... 9
9. Élytres avec, dans la région basilaire, une granulation donnant
mpression de spinules écrasées, le reste de la surface avec
des granulations de même type, moins éparses et moins
saillantes Re Fee Er Ce 10
— Élytres avec de fins granules coniques densément répartis
sur toute la surface ......................... 8. P. alluaudi (LA
10. Granulations élytrales brillantes s'étendant sur la base et
le long de la suture. Pronotum avec, le plus souvent, une plage
luisante devant l’écusson. Élytres généralement brun-rouge dans
la moitié basilaire et jaunâtres vers l’apex...............
A eee 9. P. danielae QUENT. ViLt.
—— Granulations élytrales ne déterminant pas de zone brillante
bien définie. Pronotum généralement sans plage luisante
devant l’écusson. Élytres normalement concolores.... 11
11. Tête, pronotum, écusson et au moins la région basilaire des
élytres foncés. ............................. 5 12
jaunâtre
— Tête, pronotum et écusson brun-rouge,
10. P. prosti (LaM.)
pâle
12. Stature très étroite, élytres trois fois plus longs que larges
ensemble aux épaules ............ 11. P. gracilicornis (WATERH.)
— Stature plus large, élytres au plus deux fois trois quarts plus
longs que larges ensemble aux épaules ... 7. P. asperata (WATERH.)
18. Élytres environ deux fois trois quarts plus longs que larges
ensemble aux épaules ................... 12. P. fairmairei (LaM.)
— Élytres environ deux fois et demie plus longs que larges
mble aux épaules ............. 13. P. robinsoni QUENT. VILL.
1. Phlyctenosis crassa (FAIRMAIRE)
Macrotoma crassum Farrmaime, 1869, Ann. Soc. ent. Fr., (4) 8, (1868), p. 820; syntypes d
et : Madagascar (Muséum de Paris).
Macrotoma crassa : KÜNCKEL, 1890, in GraNpiprer, Hist. nat. Madag., 22, Col. 2 part.,
Atlas 2e part., pl. 45, fig. 3.
Macrotoma crassa : ALLUAUD, 1900, in GranDipier, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Macrotoma crassa : Lamerx, 1903, Ann. Soc. ent. Belg., 11, p. 118 et 193 (Révision,
p. 312 et 387).
Hovatoma crassa : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 28.
Hovatoma crassa : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma crassa : Grzmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat., 41 (2 j
Phlyctenosis crassa : QueNTIX et VILLERS, 1973, Ann. Soc. ent. Fr.,n.s., 9 (1), p. 41, fig. 30
(lectotypes 4 et 9 désignés
TyPEs :
M. crassa FarrmatRe a été décrit sur un mâle ct une femelle de
« Madagascar » récoltés par Coquerel. Ces deux exemplaires figurent
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 75
dans la collection du Muséum de Paris. Celui que nous avons désigné comme
lectotype & est un exemplaire de 29 mm de longueur, de coloration brun-
rouge, avec les élytres brun jaunâtre, sauf la base et les bords latéraux et
suturaux qui sont étroitement noirâtres ainsi que les articles IIT et IV
des antennes; ce spécimen porte seulement une étiquette manuscrite, non
signée, de la main de FATRMAIRE « Macrotoma crassus ». Le second exemplaire,
lectotype ©, mesure 34 mm de longueur, est d’une coloration identique
à celle du mâle, mais les élytres sont légèrement plus sombres; il porte
une étiquette manuscrite de la main de CoqQuEREL « Macrotoma crassus
Coquerel, Mayotte ».
Longueur : 15-34 mm. — Figure 40.
Fauve clair à brun clair, l’avant-corps souvent plus sombre que les
élytres, ces derniers étroitement bordés de noirâtre. Scape des antennes,
et fréquemment le pédicelle, rouges, les articles III et IV, au moins, noirâtres.
Tête à ponctuation régulière, assez fine, peu profonde, les intervalles
étroits, plans, lisses. Yeux relativement étroits, le lobe inférieur à peine
plus large que le supérieur. Antennes atteignant à peine l’apex des élytres
chez le mâle, le niveau des deux tiers chez la femelle; scape à ponctuation
un peu plus serrée que celle de la tête, légèrement scabre sur sa moitié
basale, large chez le mâle (deux fois et demie plus long que large), plus
étroit chez la femelle (près de trois fois plus long que large); article III
à peine aplati en dessous, environ deux fois et demie plus long que le scape;
tous les articles antennaires ponctués.
Pronotum transverse, généralement glabre (parfois brièvement pubes-
cent), au moins deux fois plus large que long, ponctué comme la tête, mais
les crêtes un peu plus accusées; côtés faiblement crénelés, les angles posté-
rieurs généralement obtus; disque peu convexe, dépourvu de fossette mé-
diane, mais avec deux dépressions latérales en arrière du milieu et souvent
une dépression oblique devant chaque angle postérieur.
Élytres environ deux fois et demie (mâle) à trois fois (femelle) plus
longs que larges ensemble aux épaul urface uniformément couverte
de petits granules coniques; apex généralement brièvement épineux. Pattes
antérieures et intermédiaires scabres chez le mâle (surtout les fémurs),
plus ou moins fortement ponctuées chez la femelle, le dessous des fémurs
faiblement denticulé dans les deux sexes, ainsi que le côté interne des tibias
chez le mâle.
ArcurreL pes Comores : Mayotte (Coquerel, M.P., lectotype 9), localité proba-
blement fau
MapaGascar Norp : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez, 1893 (Ch. Alluaud, M.P.;
M.F.; LS.N.B.); Antakares, Isokitra à Diégo-Suarez, v-x-1891 (Perrot frères, M.P.);
Montagne d’Ambre (M.P.; M.A.G.D.).
Mapagascar Esr : $.-P. Vohemar : Vohemar (L.S.N.B.); forêt d’Analalava, 37 km
Sud de Vohemar, 10.18-xu-1968 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Sambava :
Marojejy, Ambinanitelo, 500 m, xu-1958 (E. Raharizonina, M.P.); route de Vohemar,
km 42 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Andapa : piste Andapa-Ambalapaiso,
25 km Ouest d’Andapa, 725 m, x1-1968 (P. Viette, M.P.). — S.-P. Maroantsetra : Maroant-
setra, 11, x, x11 (J. Vadon, M.P.); Fampanambo (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). —
S-P. Mananara : Antanambe, 1n-1v-1897 (4. Mocquerys, M.P.); « baie d’Antongil »
Source : MNHN, Paris
76 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
(A. Mocquerys, M.P.; LS-N-B.; U.S.N.M.); Andratambe (J. Padon et A. Peyrieras,
M.P.); Mananara, x11-1963 (J. Vadon, M.R.A.C.); mont Antampona (J- Vadon et A. Pey-
rieras, M.P.). — S.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie, x-x11 1896 (Perrot frères, M.P.). —
SP. Fénérive : Fénérive (E. Perrot, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : pays Antsianaka
et lac Alaotra, 1881, 1890, 1893 (Perrot frères, M.P.); Didy (LS-N-B.); réserve naturelle
III, Ambatovositra, Andranomalaza, -1957 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Tamatave; Tama-
tave (LS.N.B.; M.F.); idem (Dr Martin, MP.) — S.-P. Brickaville : Ambalarondra,
x1-1931 (Dr Denso, SM.T.D.). — S.-P. Moramanga Périnet (O-R.S.T.O.M.-T.;
-B.; M.P.); idem, 1-1938 (G. Olsufieff, M.P.); idem, xi-x11-1955 (Mussard,
tem (Thiel, C.T.F.T.); Sandrangato (M.P.); Beparasy, x11-1965 (R. Piossai,
M.P.); Ankasoka, 111-1969 (R. Viossat, M.P.; D.D.V.); route de Lakato, x1-1969 (R. Viossat,
: route d’Anosibe, m1-1967, x11-1968, 1 et xu1-1970 (R. Viossat, D-D-V.; MP.) —
SP. Midongy-du-Sud : Midongÿ (N.R.S.: M). — S.-P. Fort-Dauphin : Fort-
Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud, M.P.); idem (L.S-N-B.); Ampasimena (Cotta, M.P.; U.S.N.M.).
Mapagascar CENTRE : S.-P. Ankazobe : Manerinerina, 1900 (Cap. Meunier, M.P.).
Manacascar SuD : SP. Ampanihy : Itampolo, 10.12-1-1969 (P. Pieitc et P. Gri-
veaud, M.P.).
MapaGascar : sans précision (M.P., lectotype d).
40 i 4
$. — 40, P. crassa (Fammane), mâle.
Pic. 40 et 41, gen. Phlycten
— M1, P. vicina (Wa
Quexnix et Virr
nousr), femelle.
2. Phlyctenosis vicina (WATERHOUSE)
Macrotoma vicina Warernouse, 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5), 5, p. 411; syntypes d
et Q : Antananarivo (British Museum).
Macrotoma vicina : ALLUAUD, 1900, in GraNDiren, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 887.
Macrotoma vicina : LAMEERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 115 et 192 (Révision,
p. 309 et 386).
Hovatoma vicina : Lameee, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma vicina : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Hovatoma vicina : Gumour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p- 5.
Phiyctenosis vicina : Quenrix et Vicurens, 1973, Ann. Soc. ent. Fr. n. s., 9 (1), p.41
et 48, fig. 31 (lectotypes 4 et © désignés).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 7
TYPES :
M. vicina WATERHO Espèce décrite sur un mâle et une femelle
que nous avons désignés comme lectotypes (British Museum, N'H.); chacun
porte une étiquette de détermination de la main de WarernousE et une
étiquette de localité « Madag. 79 19 ». La description précise « Hab. Anta-
nanarivo (M.R. Kingdon) ». Le lectotype 4 mesure 32 mm; sa coloration
est rouge foncé, les élytres étant testacés avec la base très légèrement
rougeâtre et des lisérés suturaux et latéraux rouge foncé. Le lectotype ©
mesure 31 mm de longueur; il est uniformément brunâtre ce qui laisse
à penser qu'il s’agit d’un Insecte fermenté ou ayant séjourné dans l'alcool.
Longueur : 21-33 mm. — Figure 41.
Très voisin de crassa, en diffère par les caractères suivants :
— stature plus courte;
_— antennes uniformément brun rougeâtre, ainsi que les marges élytrales;
pronotum nettement plus foncé que les élytres;
— antennes un peu plus courtes, notamment le troisième article (environ
deux fois plus long que le scape chez le mâle, deux fois et demie chez
la femelle), tous les articles presque lisses;
— pronotum longuement pubescent, à ponctuation grossière, angles pos-
térieurs généralement en épine grêle.
ArcmPEr pes Comores : sans précision (M.F., déterminé prosti), localité proba-
blement fausse.
-P. Sambava : Marojejy, Andasy II, 1300 m, xn-1958 (E. Ra-
“T.; M.P.); idem, xu-1972 (A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Amba-
tondrazaka : pays Antsianaka et lac Alaotra, 1889 (Perrot frères, M.P. P. Bricka-
ville : Ranomafana, r-x11-1964 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — S.-P. Moramanga : Périnet
(M.P.); Ankasoka, 1 130 m, x1-1956 (E. Raharizonina, M.P.); route d'Anosibe, 11-1971
(R: Viossat, M.P.). — S.-P. Fort-Carnot : col de T'antamaly, Ankarampotsy, 950-1 100 m
(R. Catala, MP).
Mapacascar CE : SP. Anjozorobe : Amboasary, x1-1957 (P. Griveaud,
MP). — $.-P. Tananarive : Antananarivo (M.R. Kingdon, B.M., lectotypes & et 9). —
SP, Fianarantsoa : Fianarantsoa, 1892 (Perrot frères, M.P.).
MapaGascan : sans précision : 1931 (Lasère, M.P.); sans date ni collecteur (I.S.N.B.).
MaDaGascar EST :
harizonina, O.R.S.T.O.
3. Phlyctenosis laeta (WATERHOUSE).
Macrotoma laela : Auct.
Hovatoma laeta : Auct.
Phlyctenosis laeta : QuexTix et Vicuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.8., 9 (1), p. 41 et 44.
Espèce complexe, comportant des formes de plaine et de montagne.
L’ensemble de ces formes présente une stature assez robuste avec un prono-
tum relativement petit; la coloration est en général contrastée, avec un
avant-corps et le scutellum sombre et des élytres clairs à très clairs
avec une bordure sombre, étroite, parfois linéaire, mais nettement définie;
tibias généralement épineux, au moins sur l’une de leurs arêtes.
Source : MNHN, Paris
78 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TABLEAU DES SOUS-ESPÈCES
1. Ponctuation du disque du pronotum très profonde, les crêtes
saillantes entre les points, irrégulières et partiellement vermi-
culées 3
— Ponctuation du disque du pronotum peu profonde, régulière, les
crêtes entre les points larges et peu saillantes, sans vermicu-
lations importantes 2
2. Pronotum avec, de chaque côté de la région basilaire, une aire
où la ponctuation est effacée, les crêtes représentées seulement
par de faibles vermiculations dissociées (Tsaratanana)
A 0 3.4. P. laeta viettei QUENT. ViLr.
_— Pronotum à ponctuation régulière, sans aires basales à sculpture
dissociée (Montagne d’Ambre, Marojejy).................
Gone Aie Do RSR np ten le 8.5. P. laeta villosicollis (Farrm.)
3. Pronotum avec, de chaque côté de la région basilaire, une aire
où la ponctuation est effacée, les crêtes représentées seulement
par des vermiculations dissociées (formes alutUde). rc... rt
__ Pronotum à ponctuation plus ou moins régulière, mais sans
aires basales à sculpture dissociée (plateau central et ses pentes
Orientales) So ec 8.1. P. laeta laeta (WATERKH.)
4. Tubercules antennifères écartés, peu saillants, l’espace inter-
antennaire faiblement creusé (Ankaratra).................
3.8. P. laeta basilewskyi (GrLM.)
aillants, l’espace
interantennaire profondément creusé (Andringitra).........
Rae ee tn tu 3.2. P. laeta descarpentriesi QUENT. VILL.
8.1. Phlyctenosis laeta laeta (WATERHOUSE)
Macrotoma lacta Warennouse, 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 5, p. 410; holotype © :
Fianarantsoa (British Museum, N. H.).
Macrotoma mutica Warerirouse, 1880, Ann. Mag. nat. Hist. (5) 5, p. 414; holotype © :
Fianarantsoa (British Museum, N. H.).
Macrotoma laeta : ALLUAUD, 1900, in GraNpiprer, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Macrotoma mutica : ALLUAUD, 1900, in GranDipier, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Macrotoma obseura (— laeta) : LAM£ERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 120 (Révision,
p. 314).
Macrotoma obscura (= mutica) : LAm&ERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 120 (Révi-
sion, p. 314).
Hovatoma obscur var. laeta (— laeta) : LAmeerr, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 24.
Hovatoma laeta : LAMEERE, 1915, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 21, p. 58.
Hovatoma mutica : LAMEERE, 1915, Bull. Mus. nat. Hist. nat. 21, p. 58.
Hovatoma laeta : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Hovatoma mutica : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Hovatoma mutica : Gizmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41, (37), p. 5.
Hovatoma laeta : Gizmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 5.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRI) ET PRIONINAE 79
Hovatoma collarti Guimour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 6 et 18, pL I,
fig. 4; holotype 4, allotype 9 : localité inconnue (Institut royal des Sciences natu-
elles de Belgique).
Phlyctenosis laeta laeta : QUENTIN et VILLERS, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 45,
fig. 32 et 53 (allotype S désigné).
TYPES :
a) laeta Wareruouse. L’holotype © unique est un exemplaire de 40 mm
de longueur portant, outre l'étiquette de détermination de l’auteur, une
étiquette « Madag 79 19 »; c’est par erreur que LAMEERE a ultérieurement
signalé cet exemplaire comme étant un mâle.
b) mutica Warernouse. L’holotype ® unique est un exemplaire de
29 mm de longueur portant, outre l’étiquette de détermination de l’auteur,
une étiquette « Madag. 79 19 ». Cette espèce, après avoir été mise en syno-
nymie de la précédente par LAMEERE en 1903 à été rétablie par ce même
auteur en 1915. En fait, elle ne diffère de laeta que par sa taille plus faible,
son pronotum un peu plus étroit, ses antennes un peu plus grêles et l’angle
apical des élytres avec une faible saillie dentiforme en place d’épine; comme
on le sait, ces caractères sont peu stables et ceux des antennes et du pronotum,
notamment, varient en fonction de la taille. (Notons en passant qu’en réta-
blissant l’espèce en 1915, LAMEERE a inversé les caractères antennaires
des deux formes).
c) collarti Girmour. L'espèce a été décrite sur cinq exemplaires sans
localité d’origine connue : un holotype g, un allotype © et un paratype 4
à l’Institut des Sciences naturelles de Belgique et deux paratypes 4 dans
la coll. Gilmour au Musée de Doncaster.
Nous avons pu voir les trois exemplaires du Musée de Bruxelles, éti-
quetés de la main de Gizmour. L’holotype 4 (35 mm de longueur) et l’allo-
type © (35 mm de longueur) sont parfaitement identiques aux laeta WATER-
HOUSE de la sous-espèce typique; le paratype & présente un pronotum
rappelant celui de la subsp. basilewskyi. mais il diffère de cette dernière
par ses tibias fortement épineux en dessous comme en dessus. On peut
supposer que ce dernier exemplaire provient du centre de Madagascar.
Nous avons désigné l’holotype & de collarti comme allotype & de laeta.
Longueur : 25-41 mm. — Figures 42, 43 et 44.
Brun-rouge sombre, les antennes souvent plus claires à partir du qua-
trième article ainsi que les pattes; élytres brun clair à jaunâtre, très étroi-
tement lisérés de brun. Tête, pronotum, scutellum et dessous du corps
avec une longue et dense pubescence.
Tête à ponctuation assez grossière, les crêtes saillantes entre les points
très brillantes, irrégulières et partiellement vermiculées. Yeux relativement
étroits, le lobe inférieur de peu plus large que le supérieur. Tubercules
antennifères surplombant la face et, en arrière, le canthus oculaire. Antennes
atteignant le niveau des trois quarts des élytres chez le mâle, rarement
l'extrémité, à peine plus courtes chez la femelle; scape s’élargissant progres-
sivement de la base au sommet, un peu plus de deux fois plus long que large
Source : MNHN, Paris
80 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
à l’apex, subscabre chez le mâle, légèrement ponctué chez la femelle; arti-
cle III environ deux fois la longueur du scape.
Pronotum transverse, à base saillante en arrière des angles postérieurs ;
côtés irrégulièrement dentés et crénelés; disque à fossette médio-basale
bien marquée et ponctuation profonde, plus ou moins régulière, mais sans
aires latéro-basales à sculpture dissociée; angles postérieurs obtus, s’étirant
parfois en une épine grêle.
4 | 43
). — 49, mâle. — 43, femelle.
ie. 42 et 43, Phlyctenosis laeta lala (Watennou
Élytres deux fois un tiers à deux fois deux tiers plus longs que larges
ensemble aux épaules; surface élytrale avec des points obsolètes et des
granules coniques surtout visibles dans la zone périscutellaire; angle apical
en dent pouvant s’étirer en courte épine. Pattes épineuses dessus et dessous,
les tibias moyens et postérieurs parfois inermes en dessous.
Mapacascan Esr : SP. Tamalave : Tamatave (MF.). — S.-P. Moramanga :
Périnet, xex11-1955 (P. Griveaud, M.H.N.G.; M.P.); route de Lakato, 111-1969 (R. Vios-
sat, D.D. M.P.); Lakato, 1130 m, 1-1966 (R. Viossat, M.P.); route d’Anosibe, x11-
ssat, MP). — S.-P. Midongy-du-Sud : Midongy (S-M.T.D.).
Mabacascar Cevra : $.-P. Ankazobe : Mancrinerina, 1900 (Cap. Meunier, M.P.). —
S.-P. Tananarive : Tananarive (Dr. Sicard, M.P.; U.S.N.M.). — S.-P. Manjakandriana :
La Mandraka (O-R-S-T.O.M.T.; MP.) — S.-P. Faraisiho : Ambatofotsy, xn-1970
(R. Viossat, MP). — S.-P. Ambaiolampy : Ambatolampy, x11-1964 (C-D-); idem. 151
1965 (R. Viossat, M.P.; D.D.V.). — S.-P. Ambositra : Ambatoñtorahana (O-R.S-T-O-M.
Ts M.P.); idem, x1r1970 (R. Vüossat, MP.) — S-P. Fianarantsoa : Fianarantson
(Shaw, B.M., holotypes © de lala et de mutica). — S.-P. Ambalaao : Andringitra Est,
Ambalamarovandana, 1 500-1600 m, 1-1971 (Mission C.N.R.S.-R.C.P. 225, MP).
s précision (Hildebrandt, U.Z.M.B.); idem, 1891 (G. Grandidier,
(coll. Hye de Crom., LS.N.B., holotype, allotype et paratypes de
MaDAGASCAR
M.P.). — Sans locali
collarti).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONIN. 81
3.2. Phlyctenosis laeta descarpentriesi QUENTIN et VILLIERS
Phlyctenosis laela descarpentriesi QUENTIN et Vizrers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s.,
9 (1), p. 45 et 47; holotype © : Anjavidilava (Muséum de Paris).
TYPE :
Nous avons désigné comme holotype ® un exemplaire de 39 mm de
longueur.
Longueur : 26-40 mm. — Figure 44.
Très voisin du précédent, tubercules antennifères à peu près semblables,
mais canthus oculaire nul, pronotum avec, de chaque côté de la base, une
aire à ponctuation effacée, les crêtes représentées seulement par des vermi-
culations dissociées.
MapaGascar CENTRE :
1970 au 15-1-71 (Mission C.N
forêt Imaïitso, 2030 m, 1-
massif de l’Andringitra, Anjavidilava, 2000 m, 18-xrr-
RS. - R.C.P. 225, M.P., holotype et paratypes ©); idem,
8 (P. Griveaud, M.P.; O.R.S.T.O.M.-T., paratypes 9).
3.3. Phlyctenosis laeta basilewskyi (Grzmour)
Hovatoma basilewskyi Grzmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 6 et 11,
pl. L fig. 8; holotype 4 : Manjakatompo (Muséum de Paris); allotype © : Man-
jakatompo (Musée royal de l'Afrique centrale).
Phiyctenosis laela basilewskyi : QuenriN et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., ns.,
9 (1), p. 45 et 48.
TYPES :
L’holotype & est un exemplaire de 28 mm de longueur et l’allotype 9
mesure 25 mm.
Longueur : 25-40 mm. — Figure 44.
Très voisin des précédents, n’en diffère que par les caractères indiqués
au tableau, par les tibias généralement inermes en dessous et par l’avant-
corps le plus souvent plus rougeâtre.
Mapacascar CENTRE : massif de l’Ankaratra, Manjakatompo, 1700-1800 m,
xu-1951 (R. Benoist, M.P., holotype 4; M.R.A.C., allotype ©); idem, forêt d’Ambahona,
1850 m, 20-xn-1951 (P. Viette, M.P.); idem, 11952 (Rakotovao, O.R.S.T.O.M.-T.);
forêt d’Antarivady, 2 130 m, 1-1967 (P. Vietle et P. Griveaud, M.P.); forêt d’Antsao-
bazana, 1970 m, 1-1972 (P. Griveaud, M.P.).
8.4. Phlyctenosis laeta viettei QUENTIN et VILLIERS
Phiyctenosis laela viettei Quenrix et Viuumers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.5., 9 (1), p. 45
et 48; holotype 4 et allotype 9 : Tsaratanana (Muséum de Paris).
Types :
L’holotype & est un exemplaire de 84 mm de longueur et l’allotype @
mesure 36 mm.
Source : MNHN, Paris
82
R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
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Tic. 44, répartition géographique de Phlyctenosis laela (Warennouse) :
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À ss
tacta (Warernouse). I ssp. basilewskyi (Grimour).
| descarpentriesi Quentin et Viriiers. À sp. vieltei Quentin et Vizuiens.
© ssp. villosicollis (FairmAIRE).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 83
Longueur : 28-36 mm. — Figure 44.
Très voisin des précédents, mais ponctuation du disque du pronotum
peu profonde, régulière, les crêtes entre les points larges et peu saillantes,
sans vermiculations importantes, avec seulement de faibles vermiculations
dissociées de chaque côté de la base.
MaDaGascaR SAMBIRANO : massif du Tsaratanana, versant Sud, Andohanam-
batoafo, 2 030 m, x11-1966 (P. Soga, M.P. holotype &): idem, piste de Mangindrano au
Maromokotra, au Nord du piton coté 2362 m, 2310 m, 9.12-x1-1966 (P. Griveaud,
P. Soga, P. Viette ct D. Wintrebert, M.P., allotype 9, paratypes Q); idem, matsabory,
en dessous de l’Andohanisambirano, 1900 m, xn-1964 (P. Soga, M.P., paratypes ©).
3.5. Phlyctenosis laeta villosicollis (FAIRMAIRE)
Macrotoma villosicollis Fatrmaire, 1905, Ann. Soc. ent. Bulg., 49, p. 132; holotype © :
Diégo-Suarez (Muséum de Paris).
Hovatoma obscura Uosicollis) : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 145.
Hovatoma obseura (— villosicollis) : Lamwere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 24.
Hovatoma laeta (— villosicollis) : LameRE, 1915, Bull. Mus. nat. Iist. nat., 21, p. 58.
Hovatoma lacta (— villosicollis) : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 47.
Phüyctenosis laeta villosicollis : Quentin et VizLiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr, ns.
9 (1), p. 45 et 48.
TYPE :
L'holotype unique de FAIRMAIRE est une ® de 29 mm de longueur,
muni de deux étiquettes de la main de FarrMarRE : « Diego-Suares »,
« Macrotoma villosicollis Fm. Madag. »
Longueur : 19-40 mm. — Figure 44.
Extrêmement proche des précédents, même coloration, même sculp-
ture générale, mais pronotum sans aires basales à ponctuation dissociée,
Mapacascar NonD : $.-P. Diégo-Suarez : cap d’Ambre (U.Z.M.B.), localité dou-
teuse; Diégo-Suarez (M.P., holotype 9); montagne d’Ambre (M.P.; O.R.S.T.O.M.-T.).
MapaGascan Esr : S.-P. Sambava : réserve naturelle XIT, Marojejy Ouest, 1 600 m,
x1-1959 (P. Soga, M.P.).
4. Phlyctenosis rubra QUENTIN et VILLIERS
Phlyctenosis rubra Quenn et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 41 et
49; holotype © : Lambomakandro (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype © unique répond à la description ci-après :
Longueur : 35 mm.
Brun de poix, les élytres brun-rouge clair étroitement et nettement
bordés de brun sombre, les tarses ainsi que la moitié apicale des antennes
brun-rouge clair.
Source : MNHN, Paris
84 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Tête à ponctuation grossière et régulière, avec une nette tendance
à la vermiculation; vertex avec un sillon médian rejoignant le sillon frontal
transverse qui est fortement arqué; tubercules antennifères peu saillants;
zone interoculaire profondément déprimée. Antennes courtes, atteignant
à peine le niveau du tiers apical des élytres : scape plus finement sculpté
que le vertex, mais encore très fortement, environ deux fois plus long que
large à l’apex, aplati en dessus; article III subcylindrique, une fois deux
tiers plus long que le scape, ponctué comme celui-ci, son angle apical-rostral
déjà marqué; IV à X de taille progressivement décroissante, leur angle
apical-rostral bien marqué, le X égal à environ les deux tiers du IV; XI une
fois un tiers plus long que le X.
Pronotum sculpté comme le vertex de la tête, les crêtes plus larges,
la tendance à la vermiculation bien marquée sur les côtés; disque avec
un sillon longitudinal médian dilaté en plage luisante au milieu, cette plage
finement et éparsément ponctuée; côtés crénelés, les angles postérieurs
avec une dent obtuse et courte.
Élytres subparallèles environ deux fois et demie plus longs que larges
‘ensemble aux épaules; surface avec des granulations serrées plus fortes
dans la région basilaire; côtes peu visibles. Pattes avec les fémurs dentés
en dessous, les tibias avec quelques dents au côté externe, plus nombreuses
sur les antérieures.
Mapacascan Ousr : S.-P. Sakaraha : forêt de Lambomakandro (P. Griveaud,
M.P., holotype 9).
5. Phlyctenosis bryanti (GrrmouRr).
Hovatoma bryanti Garour, 1956, Longicornia, 3, p. 83; holotype Q : Kisube, Uganda
(Musée de Doncaster).
Hovaloma bryanti : Garon, 1957, East African agrie. Journ., 28 (1), pe 49, pl. L, fig. 1.
Hovatoma bryanti : Guarour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (87), p. 5.
Phlyctenosis bryanti : Quexri et Vizciens, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., ns 9 (1), p. 41
et 49, fig. #4.
TYPE :
Le type unique est une ® de 33 mm de longueur (et non de 85,5 comme
l'indique Grmour). Son étiquette de localité porte « Uganda, Kisube,
1930, H. Hargreaves ». Nous avons pu établir que cette espèce est propre
à Madagascar et que l’holotype a été victime d’une erreur d’étiquetage.
Dans ses descriptions (identiques) de 1956 et 1957, Grzmour décrit effec-
tivement une femelle mais il désigne (lapsus évident) un holotype mâle !
MÂLE : inconnu.
FEMELLE :
Longueur : 24-44 mm. — Figure 45.
Tête, prothorax et scutellum brun-rouge vif; antennes et pattes noires,
parfois le scape et les fémurs à reflets rougeâtres; élytres jaunes, largement
bordés de noir; face ventrale de l’abdomen fauve. Tête et pronotum presque
entièrement glabres.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 85
Tête à ponctuation grossière (avec une tendance à une vermiculation
arasée) et avec une étroite plage lisse et mate en arrière de l'œil; tubercules
antennifères modérément saillants, soulignés en avant par un sillon frontal
transverse s'étendant jusqu’à la base des mandibules; vertex avec un
profond sillon médian, lequel, entre les tubercules antennifères, est flanqué
par une étroite plage lisse. Antennes atteignant entre les trois cinquièmes
et les deux tiers de la longueur des élytres; scape une fois deux tiers plus
long que large, aplati dessus et dessous, à ponctuation espacée et superfi-
cielle et pubescence courte et peu dense; article JIT subcylindrique, deux
fois un quart plus long que le scape, s’élargissant très légèrement vers lapex;
articles suivants sensiblement égaux entre eux, avec leur angle apical-
rostral légèrement saillant, bien marqué à partir du milieu de l’antenne;
article XI une fois et demie plus long que le X.
45 F 46
Fc. 45 et 46, gen. Phlyctenosis Quexnn et Vizuiens. — 45, P. bryanti (Grzmoun), femelle. —
46, P. peyrierasi Quenrix et Vaxiens, allotype femelle.
Pronotum transverse, à côtés fortement arrondis, faiblement crénelés,
fortement convergents vers l'avant; angles antérieurs légèrement saillants;
angles postérieurs étirés en une courte dent subverticale; marge collaire
étroitement aplanie au milieu; ponctuation du même type que sur la tête,
la vermiculation plus forte sur les côtés; sillon médian s’élargissant en une
plage lisse en avant du milieu du disque.
Élytres environ deux fois et demie plus longs que larges ensemble
aux épaules; surface élytrale avec des points obsolètes et des granules
coniques surtout visibles dans la région périscutellaire; angle apical marqué
par une courte dent; côtes discales visibles, mais peu marquées; déclivité
latérale avec une dépression longitudinale assez nette. Pattes légèrement
ponctuées, un peu plus fortement sur le dessous des tibias antérieurs, pra-
tiquement inermes.
Source : MNHN, Paris
86 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
« UcanDa : Kisube, 1930 (A1. Hargreaves, B.M., holotype $) ». Localité certaine-
ment fausse.
Mapacascar Esr : S.-P. Sambava : route de Vohemar, km 42 (J. Vadon et 4. Pey-
rieras, M.P.). — S.-P. Ambalondræzaka; Ambatondrazaka, 1v-v-1966 (coll. JP: Lacroix,
MP). — SP. Moramanga : Périnet (M.P.; O.R.S-T.O.M.-T.); Lakato, 1 130 M 11966
CE. Viossat, M.P.); route de Lakato, 111-1964 (R. Vieu, C-V.); idem, x1-1969 (R. Viossat,
ML. P.); route d’Anosibe, 1-1968, 1 et x11-1970. (R. Viossal, D.D-V.; M-P.); idem, Ampi-
tameloka, 840 m, 81-xn-1956 (P. Griveaud, M.P.); Moramanga (M.P.).
La Mandraka, 1 180 m, 24-11-1966.
Mapacascar CENTRE : S.-P. Manjakandriana
(R. Viossat, M.P.).
6. Phlyctenosis peyrierasi QUENTIN ET VILLIERS
Phiyctenosis peyrierasi Quexmix et Vizzxens, 1973, Ann. Soc. ent. Fr, ns 9 (1), p. #1
et 51, fig. 35: holotype d : Befotaka; allotype © : Vondrozo (Muséum de Paris)
TYPES :
L’holotype à
mesure 42 mm.
est un exemplaire de 36 mm de longueur et l'allotype Q
Longueur : 34-42 mm. — Figure 46.
Très voisin du précédent, mais l’avant-corps, l’écusson et les pattes
brun fauve clair, les élytres jaune clair, d'aspect vitrifié, très finement
lisérés de brun, le pronotum sans plage lisse médiane, mais avec une fossette
en avant du milieu, et les côtés fortement crénelés.
Mäe : court, trapu; antennes dépassant de peu le milieu des élytres,
à troisième article cylindrique; élytres deux fois un quart plus longs que
larges ensemble aux épaules.
FEMELLE : plus allongée; antennes atteignant à peine le niveau du
milieu des élytres; l’article XI à peine plus long que le X:; élytres un peu
moins de deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux épaules.
Mapacascan Esr : SP. Midongy-du-Sud : Befotaka (MP. holotype d) —
S.-P. Vondrozo : Vondrozo, 1x-1968 (A. Peyrieras, M.P. allotype 9). — S.-P. Maroant-
Setra : Maroantsetra (J. Vadon, M.P., paratype 9); Hiaraka, presqu'île Masoala, 1 000 m
(J. Vadon et A. Peyrieras, M.P., paratype ©).
7. Phlyctenosis asperata (WATERHOUSE)
Macrotoma asperata Warermousr, 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 5, p.411; syntypes d
et © : Antananarivo (British Museum, N. H.).
Macrotoma asperata : ALLUAUD, 1900, in Granpinier, Hist. nat. Madag., 1 (9), p. 336.
Macrotoma asperata : Lameer®, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 114 et 192 (Révision,
p- 308 et 386).
Macrotoma Waterhousei Laweenx, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 116 et 192 (Révision,
p. 810 et 386).
Hovatoma asperata : LamEeRE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 28-
Hovatoma Waterhousei : LamerE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma asperata : Lameerr, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma Waterhousei : LamEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 87
Hovatoma asperata : Grimour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p
Hovatoma waterhousei : GiLmoUr, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 Gp 5
Phlyctenosis asperata : QueNTiN et Viziers, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 EN p. 41
et 51, fig. 36 (lectotypes 3 et © désignés).
TYPES :
a) asperata WAreRHoUsE. Espèce décrite sur un mâle et une femelle
que nous avons désignés comme lectotypes; chacun porte une étiquette
de détermination de la main de l’auteur et une étiquette de localité « Madag.
78 18 ». Le lectotype & mesure 34 mm de longueur; sa coloration est bru-
nâtre avec les élytres un peu plus clairs ainsi que la majeure partie des
antennes. Le lectotype ® mesure 36 mm de longueur et ss coloration est
identique à celle du mâle.
b) waterhousei LAM£ERE. Décrit sur des exemplaires de la baie d’Anton-
gil appartenant au Muséum de Paris, au Musée de Tring et à la collection
Argod-Vallon; seuls deux exemplaires de Tring et un exemplaire de la
collection Argod ont été retrouvés; nous désignons donc comme lectotype &
un exemplaire de 27 mm de longueur et comme lectotype ® un exemplaire
de 34 mm.
Longueur : 21-42 mm. — Figure 47.
Brun-rouge sombre à fauve, les élytres plus ou moins éclaircis dans
leur moitié postérieure, les marges restant plus sombres. Tête et pronotum
avec une assez longue pubescence, très fine et dressée blanchâtre; face
ventrale entièrement pubescente.
Tête à ponctuation moyenne sur le front, devenant plus fine sur les
tubercules antenni et plus grossière, avec tendance à la vermiculation
sur le vertex, en arrière des yeux; tubercules antennifères modérément
saillants, soulignés en avant par un faible sillon frontal transverse et en
arrière par une légère dépression; vertex avec un sillon longitudinal médian
étroit. Antennes atteignant l’apex des élytres chez le mâle, et le niveau du
cinquième apical chez la femelle; scape légèrement aplati, une fois et demie
plus long que large chez le mâle, près de deux fois chez la femelle, à ponc-
tuation du même type que sur les tubercules antennifères, mais un peu
plus superficielle; article III subeylindrique chez le mâle, légèrement
épaissi à l’apex chez la femelle, environ deux fois plus long que le scape
dans les deux sexe: ticles IV à X de taille progressivement décroissante,
leur angle apical-rostral bien marqué; article XI variable allant d’une fois
et demie (femelle) à deux fois (mâle) plus long que le X.
Pronotum transverse, à surface plus ou moins régulière, ponctuée
comme le vertex de la tête, sans aires à ponctuation dissociée nettes sur
la base; angles antérieurs généralement marqués par une dent épineuse,
analogue aux dents des côtés; angles postérieurs étirés en épine oblique;
disque avec un sillon médian souvent obsolète.
Élytres subparallèles, environ deux fois et demie (mâle) à deux fois
deux tiers (femelle) plus longs que larges ensemble aux épaules; surface
élytrale portant uniformément de petits tubercules donnant l'impression
Source : MNHN, Paris
88 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
de spinules écrasées, un peu plus fortes dans la région seutellaire: les deux
côtes discales seules assez nettement distinctes. Pattes légèrement scabres
chez les mâles (les postérieures presque lisses avec quelques denticules
sous les fémurs), lisses avec seulement quelques denticules fémoraux chez
les femelles.
Mapacascan Samsrmano : S.-P. Nosy Be : Nosy Be (I.S.N:B.). — « Nord-Ouest »
Gitdebrandt, U-Z-M.B.).
Mapacascan Esr : SP. Vohemar : Analalava, 11-1966 (J. Vadon ct A. Peyrieras,
MP). — S.-P. Sambava : Belalona, n1-1968 (J. Vadon et A. Peyrieras, M. — S.-P. An-
dapa : piste Andapa-Ambalapaiso, 725 m, x1-1968 (P. Pictte, M-P). $.-P. Maroant-
Sera : Fampanambo (J. Vadon et A. Peyrieras, M. P.); Maroanisetra, x (- Vador,
M.P.). — S.-P. Mandritsara : Mandritsara, 1 (Michel, M.P.). — S.-P. Mananara :
4 Bale d'Antongil », 1898 (4. Mocquerys, MP. lectotypes d et Q de waierhousei); idem
(LSNB.; M.P.); Antanambe, m-1v-1897 (4. Mocquerys, B-M.. paratype 4 de swater-
house). — S.-P. Sainte Marie: île Sainte-Marie, x-xn-1896 (Perrot ‘frères, M.P.). —
SP. Fénérive : Fénérive (E. Perrot, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : réserve natur
rale III, Nosivola (M.P.); idem, Ambatovositra, Andranomalaza, 111-1957 (P- Soga,
M.P.); pays Antsianaka et lac Alnotra, 1889 (Perrot frères, M-P.). — SP. Tamatave :
Foret ABihakato, 1888 (MLR.A.C.). — S.-P. Brickaville : entre Andevoranto et Befo-
rona, 1905 (6. Bout, M.P.); Ranomafana, xir-1964 (R. Viossat, M.P.). — SP. Mora-
manga + Périnet (M.P.; O.R.S.T.O.M.-T.); idem, mn-1964 (R. Preus CV; M.P.): idem,
21161968 (F. Brunck, C.T.F.T.); idem, xi-xu-1955 (P. Griveaud, MLH-N.G-) Sandran-
gato (ALP.; O.R.ST.OM.-T.; O.R.S.T-O.M-B.); Lakato, rx-1968 CR. Viossat, M.P.);
Pate de Lakato, 1x-1969 (R. Viossat, D.D.V.); région d'Andrangoloaka, 1891 (Sékora:
MP. US.NML): Moramanga (LS-N-B.); Marovoay, v1-1957 (R. Pieus C-V:): route
dAnsibe, xrx1-1970, xn-1972 (R. Viossat, M.P.; D.D.V.); Ankasokn, 1190 1,
<n-1956 (E. Raharizonina, M.P.). — S.-P. Fort-Curnot : col de Tantamaly (R. Catala,
MP). — SP. Madongy-du-Sud : Befotaka (M-P.).
Manacascar Cenree : $.-P. Anjozorobe : Anjozorobe, xur-1957 (R. Vieu, MP.) =
SP. Tananarive : Antananarivo (Kingdon, B.M., lectotypes G et © d'asperata); idem
(coll. Thomson, M.P. étiqueté « madagascariensis »). — 5. Manjakandriana : La
andraka, 80-x-1936 (A. Robinson, M.P., O.R.S-T.O.M.-T.); idem, 1-1966 (R. Piossat,
MP). — SP, Faraisiho : Ambatofotsy, xu-1970 (R. Viossat, MP). © S.-P. Amba-
tolampy : Ambatolampy, 11-1965 (R. Viossat, M.P.). — S.-P. Ambosilra : route d’Ambo-
Stra à Ambohimanga-du-Sud, km 89, 1 850 m, xr-1068 (P. Wiette, M.P.). — S--P. Fiana-
rantsoa : Fianarantsoa, 1892 (Perrot frères, M.P.).
Manacasca : sans localité précise (Goudot, U-Z.M.B.; 1883, L. Humblot, MP.
1834, Bernier, I.S.N.B.).
8. Phlyctenosis alluaudi (LAMEERE)
Macrotoma Aluaudi Lawxerr, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 108 et 191 (Révision,
p. 302 et 385); syntypes d et @ : Nosy Be et île Sainte-Marie (Muséum de Paris).
Hovatoma Alluaudi : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 22
Hovatoma Alluaudi : LAMRERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma alluaudi : Grmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg, 41 (87), p. 8-
Phlyctenosis alluaudi : Quexnn et VILLIERS, 1973, Ann. Soc. ent. Fr. ns. 9 (2) p. 41
et 53, fig. 87 (lectotypes d et ? désignés).
TYPES :
Dans sa description LAMEERE cite des exemplaires de Nosy Be et de
Sainte-Marie, mais, dans la collection du Muséum de Paris (ex Tring Museum)
Source : MNHN, Paris
89
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRION
47
49
Fc. 47 à 50, gen. Phlyctenosis Quexrix et Viens. — 47, P. asperata (Warernousr), femelle—
g {l ? AL
48, P. alluaudi (Lameene), mâle. — 49, P. danielae Quexmix et Vixcrens, paratype
femelle. — 50, P. robinsoni robinsoni Quentin et Vinmers, holotype mâle.
seuls 1 & et 1 9 de Nosy Be sont étiquetés « type ». Nous les avons désignés
comme lectotypes & et 9.
Longueur : 19-38 mm. — Figure 48.
Brun-rouge à brun de poix, parfois les élytres plus clairs que l’avant-
corps, avec une bordure sombre mal délimitée, souvent peu apparente.
Source : MNHN, Paris
90 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Tête à ponctuation assez grossière mais régulière, vertex à sillon médian
généralement bien marqué; tubercules antennifères modérément saillants,
soulignés en avant par un faible sillon frontal et en arrière par une légère
dépression. Antennes atteignant ou dépassant légèrement l’apex des élytres
chez le mâle, atteignant presque l’apex chez la femelle; scape aplati en
dessus, déprimé en dessous, deux fois plus long que large à l’apex chez le
mâle, un peu plus allongé chez la femelle, ponctué comme la tête chez le
mâle, à sculpture plus faible chez la femelle; article III long, dépassant
nettement le bord postérieur du pronotum dans les deux sexes, un peu
plus de deux fois et demie plus long que le scape chez le mâle, de deux fois
un tiers chez la femelle; articles IV à X de taille progressivement décroissante,
leur angle apical rostral arrondi, l’article X à peu près égal aux deux tiers
du IV; article XI une fois et demie à deux fois plus long que le X chez le &,
environ une fois un quart chez la femelle.
Pronotum fortement transverse, à surface légèrement bossuée, ponctué
comme le vertex de la tête, avec une tendance à la vermiculation sur les
côtés, sans aires à ponctuation dissociée; angles antérieurs simplement
dentés, les côtés à dents étroites et mousses, les angles postérieurs en dent
relevée; disque sans sillon longitudinal net, mais parfois avec une vague
dépression longitudinale.
Élytres subparallèles chez le mâle, s’élargissant sensiblement après le
milieu chez la femelle, plus de deux fois trois quarts plus longs que larges
ensemble aux épaules chez le mâle, deux fois deux tiers à deux fois trois
quarts chez la femelle; surface élytrale portant des granules coniques uni-
formément répartis, plus forts dans la région scutellaire; les deux côtes
discales distinctes, séparées par un vallonnement bien marqué; un vallon-
nement semblable, prémarginal, et une forte dépression préhumérale sur
la base, ces caractères moins nets chez la femelle qui est moins convexe.
Pattes inermes, sauf quelques dents sous les fémurs.
Mapagascar Norp : $.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez (LS.N.B.: M.P.:; MH.N.G.);
Montagne d’Ambre (M.P.).
Mapacascar SamBiRANO : S.-P. Ambanja : Grande-Terre (M.P.). — S.-P. Nosy
Be : Nosy Be (M.P., lectotypes G et ©): idem (U.S.N.M.); forêt de Lokobe, x11-1958
(4. Robinson, O.R.S.T.O.M.-T.).
Mapacascar Esr : SP. Vohemar : Vohemar (L.S-N.B.;: M.F.; MP.) — S.-P.
Sainte-Marie : île Sainte-Marie, 1847 (Clouet, M.P., paratypes).
9. Phlyctenosis danielae QUENTIN et VILLIERS
Phlyctenosis danielae QueNrix et Viuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 41
et 55, fig. 38; holotype & et allotype 9 : Montagne d’Ambre (Muséum de Paris).
TyPEs :
L'holotype & est un exemplaire de 30 mm de longueur et l’allotype ®
mesure 31 mm.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYC:
DAE
PARANDRINAE ET PRIONINAE 91
Longueur : 21-45 mm. — Figure 49.
Brun-rouge, généralement avec la moitié apicale des élytres jaunâtre
et un fin liséré plus sombre.
Tête à ponctuation forte et assez irrégulière avec une tendance à la
vermiculation sur le vertex; tubercules antennifères presque plans, sans
dépressions notables, sauf en arrière; vertex avec un fin sillon médian
superficiel, sauf entre les tubercules antennifères. Antennes grêles, attei-
gnant à peine l’apex des élytres chez le mâle, de peu plus courtes chez la
femelle; scape deux fois plus long que large chez le mâle, un peu plus long
chez la femelle; article III à peine renflé chez le mâle, environ deux fois
plus long que le scape dans les deux sexes, à ponctuation de même type
que celle de la tête chez le mâle, un peu plus faible chez la femelle; articles IV
à IX subégaux chez le mâle, de taille faiblement décroissante chez la femelle;
X plus court que le IX; XI une fois et demie plus long que le X chez le
mâle, une fois un quart chez la femelle.
Pronotum à surface très faiblement bossuée, ponctué comme la tête,
le milieu de la base avec une petite plage lisse et luisante, parfois légèrement
déprimée en son centre; côtés crénelés, les angles antérieurs souvent dentés,
les angles postérieurs étirés en épine oblique.
Élytres subparallèles dans les deux sexes, deux fois trois quarts à
trois fois plus longs que larges ensemble aux épaules; surface élytrale avec
deux types de granulations, les unes fortes et brillantes, densément répar-
ties sur la base et le long de la suture, les autres petites et éparsément répar-
ties; côtes élytrales obsolètes, sauf la côte suturale qui est forte de l’apex
au cinquième basal; base des élytres avec une forte dépression humérale
et une courte dépression suturale légèrement brillante, en arrière de l’écusson.
Mapacascar NonD : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez (M.P.; U.Z.M.B.; S.M.,
paratypes); montagne d’Ambre (M.P., holotype 4, allotype ©, paratypes).
-P. Nosy Be y Be, 1885 (Stumpff, S.M., paratype);
8 (A. Robinson, M.P.; O. O.M.-T., paratypes).
SP. Vohemar : Vohemar (LS.N.B., paratypel. — S.-P.
.B., paratype):; idem, 1907 (4. Fauchère, M.P., paratype);
MADAGASCAR SAMBIRANO :
forêt de Lokobe, x11-
MaDaGascar Es
Tamatave : Tamatave (1.
entre Andevoranto et Beforona, 1905 (G. Bouet, M.P., paratype).
-P. Bekily : Bekily (2
MaDaGascar CE:
. Seyrig, M.P., paratype).
yrig P.
Macrotoma Prosti Lameerx, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 117 et 193 (Révision, p. 311
et 387); holotype © : Grande Comore (Muséum de Paris).
Hovatoma Prosti : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p.
Hovatoma Prosti : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma prosti : Grmour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (37), p. 6.
Phlyctenosis prosti : QUENTIN et ViLLiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 41
et 56.
TYPE :
L’holotype ©, de 25 mm de longueur, est muni, outre l'étiquette de
localité, d’une étiquette de la main de LAMEERE portant « Hovatoma Prosti
A. Lameere vid. 1914 »; cette espèce ayant été décrite dans le genre Macro-
Source : MNHN, Paris
92 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
toma, il est probable que l'étiquette de détermination originale a été rem-
placée par LAMEERE lui-même.
MÂLe : inconnu.
FEMELLE : (un seul exemplaire connu).
LONGUEUR : 25 mm.
Avant-corps brun jaunâtre, élytres jaunâtre clair, à marge légèrement
assombrie, antennes et pattes jaunâtre sombre.
Tête à ponctuation grossière, assez irrégulière, le vertex avec un fin
sillon longitudinal médian; tubercules antennifères saillants, surtout en
avant des yeux. Antennes grêles, dépassant un peu le milieu des élytres;
scape environ deux fois un quart plus long que large à l’apex, assez superfi-
ciellement ponctué; article III une fois trois quarts plus long que le scape;
articles IV à X de taille progressivement décroissante avec leur angle apical
rostral brièvement denté; article XI un peu plus long que le X.
Pronotum transverse, à côtés fortement crénelés, faiblement conver-
gents en avant; angles antérieurs effacés, angles postérieurs armés d’une
dent aiguë et relevée; ponctuation plus forte et plus grossière que celle de
la tête avec les crêtes du disque larges, luisantes et arasées; disque avec,
en avant du milieu, deux intumescences et, juste avant la déclivité latérale,
une ligne longitudinale sinuée formée par les crêtes séparant la ponctuation.
Élytres bien plus larges que le pronotum à la base, deux fois trois
quarts plus longs que larges ensemble aux épaules; surface couverte de
granulations, celles-ci plus fortes et plus serrées dans la région périscutel-
laire; côtes discales distinctes, dépression humérale faible; apex brièvement
épineux. Pattes courtes mais grêles, inermes, sauf quelques dents sous les
fémurs.
ArcmPEeL pes Comores : Grande (omore, 1898 (Prost, M.P., holotype 9).
11. Phlyctenosis gracilicornis (WATERHOUSE)
g
Macrotoma gracilicornis : ALLUAUD, 1900, in Guanpinier, Hist. nat. Madag., 1 (3),
p. 336.
Macrotoma gracilicornis : LAmEERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 115 et 192 (Révi-
3, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Giimour, 1965, Bull. Inst. r. Se. nat. Belg., 41 (3T), p. 5.
Quexrix et Vizcrers, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1),
Hovatoma gracilicornis
Hovatoma gra
Phlyctenosis gracilicorni
p. 41 et 57.
TYPE :
L'holotype d est un exemplaire de 29 mm de longueur, à antenne gauche
mutilée à partir du quatrième article et pattes antérieure et postéricure
gauches manquantes. Il porte, outre l'étiquette de détermination de l’auteur,
une étiquette « Madag. 81 57 ».
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 93
MÂLE :
Longueur : 29 mm.
Brun-rouge, les antennes et la région apicale des élytres un peu plus
claires. Bords antérieur et postérieur du pronotum et bords de l’écusson
noirâtres. Tête, prothorax, méso et métanotum, hanches et abdomen pu-
bescents.
Tête avec de gros points irrégulièrement répartis, très denses, plus
larges sur le vertex. Espace interoculaire presque deux fois plus large que
le lobe supérieur de l’œil. Antennes n’atteignant pas tout à fait l'extrémité
des élytres, très grêles, l’article III très légèrement rétréci un peu après
le milieu, environ deux fois plus long que le scape; les articles V à X avec
l'angle apical-rostral légèrement saillant; XI presque deux fois plus long
que le X, présentant un renflement après le milieu et qui précède un brusque
rétrécissement s'étendant jusqu’à l’apex
Pronotum fortement transverse, un peu plus d’une fois et demie plus
large que long au milieu, ponctué comme la tête; côtés légèrement arrondis,
avec de fortes et courtes dents, base subhorizontale; disque avec un sillon
longitudinal médian sur le tiers basilaire. Élytres étroits, trois fois plus
longs que larges ensemble aux épaules, épineux à l'angle apical sutural;
élytres entièrement couverts de fins granules, plus forts et légèrement
spinuleux sur la base; celle-ci sans bosse appréciable près de l’écusson
et avec une faible dépression humérale; pattes comprimées, inermes (sauf
le dessous des fémurs qui portent de courtes épines), avec une ponctuation
striolée et quelques granules sur les fémurs antérieurs.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar CENTRE : S.-P. Fianarantsoa : Fianarantsoa (B.M., holotype 4).
12. Phlyctenosis fairmairei (LAMEERE)
Macrotoma Faïrmairei Laweerr, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 109 ct 193 (Révision,
p. 303 et 387); holotype & : « Hukaru » (— Ankara) (Muséum de Paris).
Hovatoma Fairmairei : LAMEERE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 22.
Hovatoma Fairmairei : Lameere, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 44.
Hovatoma faïrmairei : Gizmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nai. Belg., 41 (3T), p. 4.
Phiyctenosis fairmairei : Quenrix et Vriuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.., 9 (1), p. 41
et 58 (allotype © désigné).
TYPES :
a) L'holotype & est un exemplaire de 36 mm de longueur, décrit de
Ankara; il est muni, outre l'étiquette de localité, d’une étiquette de la
main de LAM&ERE portant « Hovaloma fairmairei A. Lameere vid. 1914 »;
cette espèce ayant été décrite dans le genre Macrotoma, il est probable que
l'étiquette de détermination originale a été remplacée par LaAmeerE lui-
même.
b) L’allotype ® est un exemplaire du Muséum de Paris, mesurant 38 mm
de longueur, provenant de Bealanana et portant une étiquette « M. fair-
mairei, 4, A. Lameere vid., 26 ».
Source : MNHN, Paris
94 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Longueur : 23-50 mm.
Brun-noir avec les élytres d’un brun-marron obseur à bordure plus
sombre.
Tête grossièrement ponctuée avec une tendance à la vermiculation
sur le vertex; tubercules antennifères beaucoup plus finement ponctués,
surtout saillants en avant des yeux; vertex avec un étroit sillon longitu-
dinal médian, marqué entre les yeux par une étroite plage lisse. Antennes
atteignant l’apex des élytres chez le mâle, le niveau des deux tiers chez la
femelle; scape aplati en dessus, environ deux fois plus long que large chez
le mâle, un peu plus étroit chez la femelle, denticulé au bord rostral, à
ponctuation irrégulière, subscabre en dessous chez le mâle; article IIT
robuste, sans rétrécissement notable à l’apex, un peu plus de deux fois plus
long que le scape, scabre en dessus et denticulé en dessous chez le mâle;
article IV du mâle assez épais, les suivants un peu plus grêles, subégaux
en longueur, le XI près de deux fois plus long que le X; chez la femelle
antennes plus grêles, article IIT une fois deux tiers plus long que le scape,
les suivants de taille progressivement décroissante, le XI une fois un tiers
plus long que le X.
Pronotum transverse, à disque subplan, les côtés fortement déclives;
surface à ponctuation semblable à celle de la tête, avec un sillon longitu-
dinal médian, parfois obsolète, et une aire médiane lisse et luisante dissociée,
située sur la base et pouvant s'étendre vers l'avant sur le disque; bords
latéraux régulièrement dentés, les angles antérieurs marqués par une dent,
les angles postérieurs étirés en épine plus ou moins aiguë et relevée.
Élytres subparallèles, environ deux fois trois quarts (mâle) à trois
fois (femelle) plus longs que larges ensemble aux épaules; surface avec
des granulations plus fortes et plus denses dans la région périscutellaire;
côtes discales distinctes. Pattes assez robustes, les fémurs antérieurs scabres
chez le mâle, les pattes, dans les deux sexes, dentées sous les fémurs; les
tibias, sauf les postérieurs, épineux des deux côtés.
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, 1922 (C. Lamberton, M.P.
allotype 9).
Mapacascar Esr : 5.-P. Maroantsetra : Maroantsetra (S.M.). — S.-P. Midongy-
du-Sud : Midongy-du-Sud, x-1922 (R. Vitahs de Salvaza, L.S.N.B.).
Mapacascar C: S.-P. Tananarive : Tananarive (M.F.; M.P.).
Manacascar Ouesr : $.-P. Ambato-Boeni : Ampijoroa, 1-1957 (E. Raharizonina,
ORS.T.O.M.-T.). — S.-P. Maevatanana : Hukaru = Ankara (H. Perrier, M.P., holo-
type d).
TRE
18. Phlyctenosis robinsoni QUENTIN ET VILLIERS
Phüyctenosis robinsoni Quenrin et Vizuxers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr, n.s., 9 (1), p. 41
et 59.
Très voisin du précédent, les élytres au plus deux fois et demie plus
longs que larges ensemble aux épaules, la coloration plus rougeâtre, les
antennes du mâle non scabres.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINA
Deux sous-espèces :
13.1. Phlyctenosis robinsoni robinsoni QUENTIN et VILLIERS
IN et Viiuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., ns.
Analamerana; allotype © : Montagne des Fran-
Phlyctenosis robinsoni robinsoni QUE
9 (1), p. 59, fig. 80; holotype S
çais (Muséum de Paris).
TYPES :
L'holotype S est un exemplaire de 30 mm de longueur et l’allotype Q
mesure 33 mm.
Longueur : 30-39 mm. — Figure 50.
Antennes n’atteignant pas l’apex des élytres chez le mâle, dépassant
à peine le niveau des deux tiers chez la femelle; article IIT nettement moins
de deux fois plus long que le scape dans les deux sexes. Pattes antérieures
scabres chez le mâle, les fémurs dentés en dessous aux trois paires, les
tibias antérieurs épineux de chaque côté; pattes antérieures lisses chez la
femelle, les autres caractères identiques à ceux du mâle, mais moins accusés.
Managascar Non : S.P. Diégo-Suarez : forêt d’Analamerana, 1-1959 (A. Robinson,
M.P., holotype 4; O.R.S.T.O.M.-T., paratype SG); idem, 1-1959 (P. Griveaud, M.P.,
paratype 4); montagne des Français, u-1959 (A. Robinson, M.P., allotype ©).
13.2. Phlyctenosis robinsoni antennata QUENTIN et VILLIERS
Phlyctenosis robinsoni antennata QUENTIN et Viziers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr. ns.,
9 (1), p. 59; holotype & : Lambomakandro (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 40 mm de longueur.
Mie :
Longueur : 31-40 mm.
Antennes dépassant légèrement l’apex des élytres, l’article IT environ
deux fois un quart plus long que le scape, atteignant le niveau de l’épaule.
Pattes antérieures scabres, les fémurs dentés dessus et dessous aux trois
paires, ainsi que les tibias, mais ceux-ci plus fortement au côté externe.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Ouesr : 5.-P. Sakaraha : forêt de Lambomakandro, 550 m, 4-1-1958
(P. Griveaud, M.P., holotype 4; O.R.S.T.O.M.-T., paratype d).
OgsErvarions : cette forme ne se distingue pas de robinsoni s. str.,
hormis les caractères énoncés; sachant l'instabilité des caractères présentés
par les épines des pattes, il nous a paru, faute d’un matériel suffisant, pré-
maturé de considérer antennata comme une espèce distincte de robinsoni.
Source : MNHN, Paris
96 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
IN et VILLIERS
14. Phlyctenosis denticornis Qu
N et VILLIERS, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., ns, 9 (1), p. 40
sans localité (Muséum G. Frey).
Phiyctenosis denticornis Qu
et 60; holotype & :
TYPE :
L'holotype & unique est décrit ci-dessous.
MÂLe :
Longueur : 23 mm.
Brun-rouge sombre, moitié apicale des antennes et élytres jaune rou-
geâtre, ces derniers lisérés de brun-rouge.
Tête à ponctuation forte, ez régulière, avec une tendance à la vermi-
culation sur le vertex, celui-ci avec un sillon longitudinal médian rejoignant
en avant une profonde et large fossette frontale transversale remplaçant
le sillon habituel; tubercules antennifères médiocrement saillants en avant
du lobe oculaire supérieur. Antennes atteignant le niveau du cinquième
apical des élytres; scape subconvexe en dessus, sculpté comme la tête,
mais un peu plus finement, le bord rostral légèrement crénelé, environ deux
fois plus long que large; article III cylindrique, à peine aplati en dessous,
légèrement renflé à l’apex, un peu plus d’une fois et demie plus long que
le scape; article IV également cylindrique, court, environ égal à la moitié
du III; V triangulaire avec l’angle apical-rostral bien marqué, environ
une fois un tiers plus long que le IV; VI et suivants de taille décroissante,
dentés à l’angle apical-rostral; XI sensiblement plus étroit que le X et
environ une fois un tiers plus long.
Pronotum à disque ponctué comme la tête, les côtés fortement vermi-
culés, étroitement rebordé en avant et en arrière, les angles antérieurs en
dent obtuse, les côtés crénelés, les angles postérieurs étirés en une dent
aiguë et obliquement relevée.
Élytres subparallèles, 2,4 fois plus longs que larges ensemble aux
épaules; surface entièrement recouverte de fins granules serrés et brillants,
à peine plus gros dans la région basilaire; dépression humérale modérément
marquée; côtes discales et côte prémarginale bien visibles; côte suturale
en fort bourrelet à partir du quart basal; apex avec une large épine. Pattes
inermes à l'exception de courtes dents épineuses sous tous les fémurs, les
pattes antérieures fortement scabres; tarses relativement longs et étroits,
même les antérieurs.
MapaGascar : sans localité précise (Muséum Frey, holotype g).
GENRE LEIOPHYSIS QUENTIN et VILLIERS
Leiophysis Quenmin et Vizuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 7 et 61; espèce-
type du genre : L. dujardini QuenriN et Virriens (Madagascar).
FEMELLE :
Stature massive. Tête subcarrée; tubercules antennifères faiblement
convexes, unis sur la ligne médiane par un bourrelet transverse, soulignés
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 97
en avant par une profonde dépression frontale. Yeux relativement petits.
Antennes courtes, atteignant ou dépassant légèrement le niveau du milieu
des élytres, à article IIT à peine plus long que le scape; articles IV à X
subégaux; XI une fois et demie plus long que le X, arrondi à l’apex.
Pronotum faiblement transverse, subplan; côtés régulièrement conver-
gents vers l'avant, irrégulièrement dentés; angles postérieurs nettement
étirés en une courte épine oblique. Élytres régulièrement convexes avec
seulement un méplat postscutellaire s’étendant au plus sur le quart basal;
côtes obsolètes. Pattes relativement fortes, avec le dessous des fémurs
brièvement épineux et quelques rares épines sur les tibias antérieurs et
intermédiaires; tarses très longs, l’onychium au moins aussi long que les
trois articles précédents réunis.
MÂLE : inconnu.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, une seule espèce.
1. Leiophysis dujardini QUENTIN et VILLIERS
Leiophysis dujardini Quenrin et Viuzirs, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.8., 9 (1), p. 61,
fig. 40; holotype © : Périnet (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype © est un exemplaire de 45 mm
de longueur.
Longueur : 38-62 mm. — Figure 51.
Brun-rouge concolore à brun noirâtre
concolore, où avant-corps plus sombre que
les élytres.
Ponctuation céphalique très tourmentée,
alvéolaire, mettant en relief une forte vermi-
culation; vertex avec un sillon longitudinal
médian s'étendant en avant jusqu’à la dépres-
sion frontale transverse et deux petites fossettes
à la base du bourrelet interantennaire. Espace
interoculaire environ une fois et demie plus
large que le lobe supérieur des yeux. Sommet
des tubercules antennifères et majeure partie
| du scape à ponctuation relativement fine et
- simple. Scape deux fois plus long que sa plus
# s = grande largeur, aplati sur le dessus; article
Fic. 51, Leiophysis dujardini III légèrement élargi vers le sommet.
Quexrix et Vizrtens, paratype Pronotum à ponctuation analogue à celle
Rte du vertex de la tête, la vermiculation n’appa-
raissant que sur les côtés, le disque avec de
larges espaces lisses; bord postérieur marqué par un très léger sillon. Élytres
de 2,4 fois à 2,6 fois plus longs que larges ensemble, à tégument luisant;
ponctuation élytrale très superficielle, dense, assez nette dans la région
suturale, disparaissant ailleurs dans un réseau chagriné irrégulier.
Source : MNHN, Paris
98 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Mapacascan Esr : SP. Moramanga : Périnet (M.P., holotype 9); route d’Ano-
sibe, xu1-1970 (R. Viossat, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : Ambatondrazaka, 1V-v-
1966 (coll. J.-P. Lacroix, M.P.). — S.-P. Soanierana - Ivongo : Sohania, 1x-1904 (Voeltz-
kow, U.Z.M.B.). Tous ces exemplaires paratypes Q.
MaApaGascar CENTRE : 5.-P. Manjakandriana : La Mandraka, 1v-1965 (R. Viossot,
D.D.V., paratype ©).
GENRE NESOPRIONA QUENTIN et VILLIERS
Macrotoma : Auct. [pro parte].
Hovatoma : Auct. [pro parte].
Nesopriona Quexn et Viuuiers, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 7 et 62; espèce-
type du genre : Prionus castaneus Orivier (île Maurice).
Tête subcarrée, à front profondément déprimé en avant des tubercules
antennifères, en une impression triangulaire rejoignant le sillon médian
du vertex. Antennes dépassant nettement l'extrémité des élytres chez le
mâle, atteignant environ le niveau des trois quarts chez la femelle; troisième
article du mâle cylindrique, faiblement aplati en dessous, environ trois
fois plus long que le scape; article IIT de la femelle deux fois plus long que
le scape.
Pronotum semblable dans les deux sexes, à disque bossué, sans fossette
nette mais avec une dépression centrale et un court sillon basilaire. Élytres
finement granulés sur toute leur surface, plus fortement et densément dans
la région basilaire, entièrement couverts par une fine pubescence couchée
leur donnant un aspect pruineux (1). Pattes assez longues et robustes, les
antérieures fortement scabres avec toutes les paires portant des épines
sous les fémurs et sur l’arête externe des tibias, chez le mâle, presque inermes
chez la femelle.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : île Maurice, une seule espèce
1. Nesopriona castanea (OLIVIER)
Prionus castaneus OLivier, 1795, Ent. 1v, 66, p. 28, pl. 8, fig. 28; type d': sans provenance
(Musée de Genève).
Macrotoma castanea : Serviux, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 138.
Macrotoma castaneus : LacORDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 98.
Macrotoma castanea : ALLUAUD, 1900, in GRANDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 336.
Macrotoma castanea : LAM&ERE, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 116 et 193 (Révision,
p. 310 et 887).
Hovatoma castanea : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma castanea : Lameerx, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 45.
Hovatoma castanea : Ferreira et VriGa-FErreIRA, 1959, Mem. Inst. Investig. cient.
Moçambique, 1, p. 1l.
(1) Ge caractère est si marquant que l'espèce figure dans diverses collections sous le
nom de velutina DEJEAN (in litt.).
Source : MNHN, Paris
c PRIONINAE 99
MBYCIDAE PARANDRINA
Hovatoma castanea : ViNSON, 1962, Bull. Maurit. Inst., 4 (4), p. 200.
Hovatoma castanea : Gizmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 5.
Hovatoma castanea : ViNSON, 1967, Bull. Maurit. Inst., 4 (5), p. 389.
Nesopriona castanea : QUENTIN et Viens, 1978, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 62,
fig. 41-42 (lectotype & et allotype désignés).
TYPES :
a) Bien qu’il n’en dise rien dans son texte, OLIVIER a disposé de deux
exemplaires mâles sans localité qu’il figure sous le nom de castaneus (fig. 28
et 29 de la pl. 8). Ces Insectes appartenant à la collection Gigot d’Orcy,
sont maintenant au Muséum d'Histoire naturelle de Genève après être passés
dans la collection Boi: . L'un de ces exemplaires (fig. 29) est manifestement
un Strongylaspis américain. L'autre, correspondant à la figure 28 d'OLIvIER
et qui montre encore à peu près la présentation des appendices de la figure,
est un mâle de 45 mm de longueur, muni d’une étiquette carrée à cadre
noir portant les chiffres 578/71 et une grande étiquette rectangulaire cernée
de rouge avec « castanea Oliv. Mauritius ». Nous avons désigné cet exem-
plaire comme lectotype d.
Fic. 52 et 53, Nesopriona castanea (Orxvier). — 52, mâle. — 53, femelle.
b) L’allotype © est un exemplaire de 45 mm de longueur.
Longueur : 82-45 mm. — Figures 52 et 58.
Brun rougeâtre, la moitié basale des antennes des mâles noirâtre;
élytres châtain, couverts d’une pubescence beige, bords latéral et sutural,
ainsi que les granulations dénudées, brun-rouge.
Tête à ponctuation assez forte et dense, les crêtes entre les points
arasées et luisantes. Espace interoculaire moins large que le lobe supérieur
des yeux. Scape antennaire et article III du mâle entièrement scabres,
les suivants portant quelques granulations plus ou moins dentiformes;
Source : MNHN, Paris
100 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
scape de la femelle avec seulement une ponctuation étirée, cette ponctuation
se poursuivant en s’atténuant progressivement sur les articles suivants.
Pronotum transverse, plus fortement chez les femelles, ponctué comme
la tête, mais plus grossièrement sur le disque et sur les côtés; base avec,
au milieu, un court et étroit sillon longitudinal lisse. Côtés fortement déclives
vers l'avant, leur bord avec quelques courtes et larges dents, l'angle posté-
rieur avec une épine relevée obliquement.
Élytres deux fois et demie (mâle) à deux fois tr is quarts (femelle)
plus longs que larges ensemble aux épaules; côtes discales obsolètes; angle
apical sutural brièvement denté.
11e Maurrce : Curepipe, 3-xn-1912 (P. Carié, M.P.); sans précision, 1887 (Desjar-
dins, M.P.); idem (coll. Tippmann, U.S.N.M.); idem (de Robillerd, L-S-N-B:); idem (coll.
Thomson, M.P., allotype 9); île de France (Sieb., U.Z-M-B.); idem (coll. Chevrolat,
B.M); sans précision (coll. Gigot d'Orcy, MHN.G., lectotype 6); (coll. Mniszech,
MP).
Locauré poureuse : Bourbon [La Réunion] (coll. Fry, B-M).
OBSERVATIONS : d’après J. VINSON (1962, loc. cit, p. 201) cette espèce
serait maintenant éteinte à Maurice alors qu'elle était abondante au xIX® Sie-
cle; elle vivait dans le « Bois d'Olive » (Elaeodendron orientale) et le « Bois
d'Ébène ». Les habitants de Maurice étaient très friands de ses larves
qu'ils mangeaient frites comme du Poisson.
Genre RODRIGUEZIUS QUENTIN et VILLIERS
Macrotoma : Auct. [pro parte].
Hovatoma : Auct. [pro parte.
Rodriguezius Quexmin et Viuxrens, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1), p. 7 et 64; espèce-type
du genre : Macrotoma simpleë Waremousx (ile Rodriguez).
Tête courte, transverse, enfoncée dans le prothorax; tubercules anten-
nifères faiblement convexes, le vertex déprimé avec un sillon longitudinal
médian faiblement marqué; espace interoculaire inférieur à la largeur du
lobe supérieur des yeux dans les deux sexes. Antennes courtes attei-
gnant le niveau des quatre cinquièmes apicaux des élytres chez le mâle,
celui des trois cinquièmes chez la femelle.
Pronotum fortement transverse, environ deux fois plus large que
long; angles antérieurs embrassant la base de la tête; angles postérieurs
en large dent; côtés fortement convergents vers l'avant, faiblement et
irréguhièrement crénelés; disque à surface bossuée, un fort renflement devant
les angles apicaux souligné par une gouttière latérale. Élytres fortement
convexes, faiblement vallonnés, avec la zone suturale, délimitée par la
première nervure discale, surélevée au même niveau que celle-ci (transition.
vers le type Zooblax Taomsox). Pattes fortes, relativement courtes, avec
quelques épines sous les fémurs et les antérieures légèrement scabres chez
le mâle, ces caractères très atténués chez la femelle. Tarses relativement
courts, les antérieurs élargis chez le mâle.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : île Rodriguez, une seule espèce.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 101
1. Rodriguezxius simplex (WATERHOUSE)
Macrotoma simple WaArERHOUSE, 1876, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 28, p. 121; syntypes 9:
Rodriguez (British Museum, N. H.).
Macrotoma simpleæ : W. 1879, Phil. Trans. r. Soc., 168, p. 531.
Macrotoma simplex , Hist, nat. Madag., 1 (3), p. 837.
Macrotoma simplex : Lameerr, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 117 et 193 (Révision,
p. 311 et 387).
Hovatoma simple: 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 28.
Hovatoma simple : 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 45.
Macrotoma (Hovatoma) simpleæ (?) : AuRIvVIETIUS, 1922, Ann. Mag. nat. Hist. (9), 10,
p. 424 (S).
Hovatoma simplex : Ferremma et VeiGa-Ferremma, 1959, Mem. Inst. Investig. cient.
Mogçambique, 1, p. 15.
Hovatoma simpleæ : ViNsON, 1962, Bull. Maurit. Inst., 4 (4), p. 201.
Hovatoma simplex : GizmouR, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 5.
Hovatoma simplex : VinsoN, 1967, Bull. Maurit. Inst., 4 (5), p. 339.
Rodriguezius simplex : QUENTIN et Vizuiens, 1973, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 9 (1),
, fig. 48 et 44 (lectotype © et allotype S désignés).
1 55
54 5, femelle.
TYPES :
a) Le lectotype © est un exemplaire de 32 mm de longueur, le seul
de la récolte originale existant au British Museum (N. H.
b) L’allotype & mesure 41 mm de longueur.
Longueur : 32-41 mm. — Figures 54 et 55.
Brun-rouge à brunâtre, les élytres avec le disque plus clair ainsi que la
majeure partie des tarses. Tête et pronotum avec de longues soies dressées
clairsemées.
Source : MNHN, Paris
102 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Tête avec une faible dépression frontale transverse, le vertex avec une
ponctuation grossière, peu profonde, les points largement séparés, cette
ponctuation devenant plus fine et plus serrée au sommet des tubercules
antennifères, sur l’occiput et en arrière des yeux. Antennes à scape aplati
en dessus, à peine deux fois plus long que sa plus grande largeur, à ponctua-
tion analogue à celle du vertex; article III légèrement comprimé, 2,6 fois
plus long que le scape chez le mâle, un peu plus court chez la femelle; articles
suivants subégaux, de largeur progressivement décroissante, avec l'angle
apical-rostral obtusément saillant à partir du cinquième article; article XI
une fois et demie plus long que le X et légèrement acuminé chez le mâle,
un peu plus long que le X et arrondi chez la femelle. Yeux assez volumineux
pas plus développés chez le mâle que chez la femelle et faiblement échancrés,
le lobe inférieur à peine plus large que le supérieur.
Pronotum faiblement rebordé en avant, le bord postérieur marqué par
un étroit sillon plus net chez la femelle, envahi par la ponctuation chez le
mâle; celle-ci comme sur le vertex, plus fine et plus serrée sur le bord pos-
térieur et notamment avant l’angle postérieur. Disque avec un sillon médian
plus ou moins obsolète autour duquel peut se développer une étroite plage
lisse.
Élytres deux fois un quart plus longs que larges ensemble aux épaules
chez le mâle, deux fois et demie chez la femelle, à ponctuation forte et sub-
rugueuse dans la région basilaire, avec les intervalles luisants, ce type
d’ornementation s'étendant, d’une part, le long de la suture, au-delà du
milieu (entre la côte suturale et la première discale), d'autre part étroite-
ment sur la deuxième côte discale, et enfin, formant une étroite bande
partant de l'épaule et s'étendant presque jusqu’à l’apex; le reste du disque
élytral avec une ponctuation plus fine, plus obsolète, donnant un aspect
mat.
ze Roprieuez : île Rodriguez (H.H. Slater, B.M., lectotype ©); idem, 1918 (Snell
et Thomasset, B.M., allotype d); idem, 1905 (F. Muir, B.M.); idem, Oyster Bay, 14-vn1-1980
(J. Vinson, M.P.; Mauritius Institute); idem (coll. Tippmann, U.S.N.M.); idem (Mau-
ritius Institute).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 103
TriBU : HOPLIDERINI THOMSON
Hoplideritae Tuomson, 1864, Syst. Ceramb., p. 290 et 474.
Hoplidérides Lacorpamr, 1869, Gen. Col., 8, p. 56 et 66.
Callipogonini LAMEERE, 1903, Ann. Mus. Congo, Zool., sér. 3, 2, p. 95 [pro parte].
Hoplideridaria Disranr, 1904, Ins. Transv., 5, p. 100.
Callipogonines LAMEERE, 1904, Mém. Soc. ent. Belg., 48, p. T (Révision p. 425 [pro
parte].
Hoploderes La
Hoploderes : LAMEERE
1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 181 (Révision, p. 1045).
1913, Col. Cat. Junk, 52, p. AT.
Hoploderes : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 64 et 89.
Hopliderina Gizmour, 1956, Longicornia, 3, p. 111 et 119.
Hopliderina : FerReRa, 1964, Rev. Ent. Moçambique, T (2) p. 529.
Hopliderina : QUENTIN et Vizrers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 8 (2), p. 257.
Tête transverse, fortement déclive en avant, les mandibules non visibles
du dessus. Yeux fortement écartés en dessus. Antennes grêles, atteignant
ou dépassant l’apex du corps chez les mâles, s’amincissant fortement de la
base vers l’apex, à articles généralement bidentés ou épineux.
Pronotum fortement transverse, à marges latérales largement explanées,
le bord muni normalement de 5 fortes dents ou épines, le bord collaire avec
une touffe de poils de chaque côté de la base de la tête. Épisternes métatho-
raciques peu rétrécis et tronqués en arrière.
Élytres larges, calus huméral saillant, caréné ou épineux, les apex lar-
gement arrondis ensemble, l'angle sutural plus ou moins nettement épineux.
Pattes normalement développées, les tibias épineux à l’apex.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQU
et Madagascar.
: Afrique orientale, archipel des Comores
OgservarTions : l’étude de ces Prioniens est rendue particulièrement
délicate en raison de l'extrême variabilité de nombreux caractères. C’est
ainsi que, dans une même espèce :
— le sillon longitudinal médian de la tête est tantôt profond, tantôt
superficiel, presque obsolète, et de longueur très variable. Corrélativement
la sculpture de la tête est plus ou moins accentuée;
— la longueur des antennes peut varier dans un même sexe, indépen-
damment de la taille des individus, et les épines ou dents peuvent être plus
ou moins marquées, être sur un nombre d'articles variable et même parfois
de façon asymétrique;
— les proportions longueur-largeur du pronotum peuvent varier dans
un même sexe, la sculpture discale être plus ou moins forte, les dents des
côtés, typiquement au nombre de cinq et de développement à peu près
semblable, varier quant à leur taille respective, varier en nombre (soit par
disparition, soit par coalescence), varier dans leur orientation; et tout cela
d’une façon fréquemment asymétrique (voir figures, p. 112);
— l'épine humérale des élytres peut être plus ou moins développée,
suivie d’un nombre très variable de denticulations ou de crénelures, elles-
mêmes plus ou moins marquées;
Source : MNHN, Paris
104 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
— Ja pubescence de la face ventrale peut être plus où moins développée
de même que la brosse de poils des tibias antérieurs des mâles.
I1 convient d’insister ici sur le fait que ces variations s’observent dans
tous les genres et toutes les espèces.
TABLEAU DES GENRES
1. Antennes toujours fortement dentées ou spinulées, soit au côté
interne, soit au côté externe (Madagascar et Comores
_— Antennes dépourvues de dents ou d’épines (Afrique)........
Den o PR AN EN PR ETAT (Pi LOUGNUSMEATRMe)"
2. Angle huméral des élytres denté dans les deux sexes .........
Role e nano DA SUR HO RHIOR 0 00 (p- 110), Hoplideres SERY.
— Angle huméral des élytres non denté dans les deux sexes.
8. Stature allongée. Élytres avec au moins leur moitié postérieure
granuleuse, sans ponctuation distincte, et portant une ou deux
dépressions longitudinales (l’externe toujours apparente) limitées
par des côtes obsolètes ............ (p.104), Derelophis Qux
— Stature trapue. Moitié postérieure des élytres à ponctuation
superficielle avec les intervalles unis; pas de dépression lon-
gitudinale (p: 107), Hoplidosterus Grim.
GENRE DERELOPHIS QUENTIN et VILLIERS
9:
Derelophis Quenrin et Vizuiers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 8 (2), p.
type du genre : Hoploderes reticulatus LAMEERE (Madagascar).
espèce-
Stature étroite et allongée, semblable dans les deux sexes.
Front très court, déprimé, profondément séparé du clypéus. Articles
antennaires dentés des deux côtés dans les deux sexes, plus longuement
à l’angle apical-rostral, le pédicelle avec quelques longues soies sensorielles.
Pronotum fortement transverse, glabre ou faiblement pubescent, à côtés
faiblement explanés, typiquement munis de dents aiguës; bord antérieur
avec une frange de soies raides, très courtes au milieu, longues sur les côtés,
en avant de la première dent. Élytres allongés, finement crénelés en arrière
de l'angle huméral, à peine élargis vers le tiers postérieur, deux fois (femelle)
à plus de deux fois (mâle) plus longs que larges ensemble. Pattes relative-
ment grêles dans les deux sexes.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, deux espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Pronotum du mâle à pubescence discale dorée bien distincte.
Base des élytres avec une zone ponctuée luisante ne dépassant
pas le tiers proximal ....... PO dane seb . 2. D. viettei QUENT. VILL.
Source : MNHN, Paris
105
CE
AMBYCIDAE PARANDRINAE PRIONINAE
— Pronotum du mâle à pubescence dis se, plus courte, peu d
tincte. Base des élytres avec une zone ponctuée luisante attei-
gnant ou dépe 1. D. reticulatus (LAM.)
sale g
1. Derelophis reticulatus (LAME
p. 542 et 546); holot;
Hoploderes reticulatus : LAN
scription d’un 3 de Diégo-Suarez].
: RE, 1919, Gen. Ins. Wylsman, 172, p. 90, pl. 5, fig.
Hoploderes reticulatu 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 60, p. 13
Hoplideres reticulatus : GLmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p
Derelophis reticulatus : Quexrix et Viziers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 8
fig. 1 et 2 (allotype 4 désigné).
56 57
Fc. 56 et 57, Derelophis reticulatus (Laweene). — 56, mâle. — 57, femelle
Tyre:
L'holotype © mesure 30 mm de longueur mais est dépouvu d’abdomen.
L’allotype & est un exemplaire de 27 mm de longueur.
Longueur : 19-30 mm. — Figures 56 et 57.
Brun de poix, les élytres
progressivement plus clairs vers l’apex.
Tête avec un sillon médian plus ou moins marqué, s’arrêtant au niveau
du bord postérieur des yeux, les tubercules antennifères nettement émar-
cinés, le lobe supérieur le plus grand, saillant en une dent obtuse; ponctuation
géphalique large, assez profonde avec une vermiculation li et luisante.
Source : MNHN, Paris
106 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Pronotum ponctué comme la tête, presque deux fois plus large (sans les
épines) que long au milieu, rebordé en avant jusqu’à lépine antérieure et,
en arrière, nettement seulement sur le disque.
Élytres grossièrement ponctués à la base, avec les intervalles lisses, ce
qui détermine une zone luisante triangulaire s'étendant au moins jusqu'à la
moitié de la suture; le reste de l’élytre finement et densément granuleux ;
surface de l’élytre avec trois élévations longitudinales, une suturale, une
latérale et une discale partant de l'épaule et séparées par des dépressions,
les deux premières côtes se rejoignant à l’apex; celui-ci avec une dent à
l'angle sutural. Pattes avec une ponctuation assez serrée donnant naissance
à une courte pubescence couchée.
MÂce : antennes dépassant l’apex des élytres d’un article et demi à
deux articles; scape volumineux, subcylindrique, à peine élargi au sommet,
très grossièrement ponctué; article III à peine plus long que le scape, avec
une fine ponctuation, sauf sur sa base; articles suivants à ponctuation fine,
sensiblement égaux en longueur, le XI une fois et demie plus long que le x
Yeux à lobes supérieurs très rapprochés, séparés par le sillon. Élytres plus
de deux fois plus longs que larges ensemble.
FEMELLE : antennes dépassant nettement le milieu des élytres; scape
un peu moins robuste que chez le mâle, la ponctuation fine n’apparaissant
qu’à partir de la moitié terminale des antennes, les articles antérieurs ponctués
comme le scape. Yeux un peu moins gros et un peu plus écartés sur le vertex.
Élytres deux fois plus longs que larges ensemble.
apacascar Non» : S.-P. Diégo-Suarez : montagne d’Ambre (teste A. LAMEERE,
1912, mâle décrit mais non retrouvé).
Mapacascar SamBtmANo : $.-P. Ambanja : 80 km au Nord d’Ambanja, 11-1973
(A. Peyrieras, M.P.).
car Esr : S.-P. Vohemar : Analalava, 35 km au Sud de Vohemar,
on et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Moramanga : route d’Anosibe, nt et
ssat, D.D.V.: MP). — SP. Fort-Dauphin : Fort-Dauphin, x-1964
D.D.V.: M.P.).
sCcaAR CENTI -P. Antsirabe, Antsirabe 1950 (J. Brenière,
>, Ambositra : Ambatofitorahana, xn-1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.F
Mapacascar Oursr : SP. Tuléar : forêt d’Andranovory, 500 m, 26-28-x- et
5-13-x1-1967 (P. Griveaud et Ratovoson, D.D.V.; M.P.).
Managascar : sans localité précise (G. Grandidier, M.P. holotype 9).
JB.) —
2. Derelophis viettei Qi IN et VILLIERS
Derelophis viettei QUENTIN et Vinr 1972, Ann. Soc. ent. Fr., ns. 8 (2), p. 260 et
262, fig. 3; holotype $ : Zombitsy (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype 4 est un exemplaire de 27 mm de longueur.
Mûe :
Longueur : 24-29 mm. — Figure 58.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRIN E 107
PRION
Très voisin du précédent mais brun rougeâtre, le pronotum du mâle
avec une pubescence un peu plus longue et dorée, l’aire ponctuée luisante
de la base des élytres plus courte, ne
dépassant pas le tiers de la longueur le
long de la suture; côtes élytrales indis-
tinctes, seule la dépression longitudinale
externe visible.
FEMEI inconnue.
Mapacascar Où P._ Sakaraha
réserve spéciale du Zombitsy, Est de Sakaraha,
matsabor: 640 m, 11-1966 (P. Vüette et
P. Griveaud, holotype et paratype 4, M.P.);
idem, 11.15-1-1969 (P. Viette et P. Griveaud,
pe 4, M.P.); idem, xn-1959 (E.S. Ross,
et M.P. paratypes S).
GENRE HOPLIDOSTERUS Grrmour
Hoplidosterus Gizmour, 1962, Mém. Inst. scient.
| Madag., E, 13, p. 164; espèce-type du
L ni genre : H. pubicollis Grimour (Mada-
gascar).
Hoplidoster
So
58, Derelophis vielle Quexrix et
Visriers, holotype mâle.
Qu
. ent. Fr.,n
Voisin d’Hoplider RVILLE, stature plus courte et plus large, angle
huméral des élytres dépourvu d’épines et de denticulations : pronotum du
mâle avec une pilosité discale généralement bien développée; dans les deux
sexes le bord antérieur du pronotum porte une frange de poils courts et,
de chaque côté, la touffe de poils caractéristique du groupe; en outre, chez
le mâle, une touffe de poils semblable s’observe aux angles postérieurs, alors
qu’elle est très réduite ou nulle chez la femelle. Antennes du mâle un peu
plus longues que le corps, les articles III à X carénés des deux côtés, leur
angle apical-rostral s'étirant en une dent aiguë et oblique; article XI très
allongé, parfois avec l'extrémité simulant un douzième article, ce dernier
pouvant même s’individualiser, sans que ce caractère soit nécessairement
apparent sur les deux antennes; scape, pédicelle et base de l’article IIT
généralement luisants avec de gros points enfoncés, le reste des antennes
très finement et densément ponctué, présentant un aspect mat. Antennes
de la femelle courtes, présentant la même structure que chez Hoplider
spinipenni.
Ré
ARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, deux espèces.
TABLEAU DES
1. Mâles
— Femelles
Source : MNHN, Paris
IN & A. VILLIERS
108 R. M. QU
2. Disque du pronotum à ponctuation très fine et superficielle.
Ponctuation circa-scutellaire des élytres relativement peu serrée,
les intervalles ne et luisants (Madagascar Est) ...........
8 : & à 1. H. laevicollis (PAScoE)
— Disque di Het avec di ver! aber brillantes. Ponc-
tuation circa-scutellaire des élytres très serrée, les intervalles
caréniformes (Madagascar Sambirano) ...... 2. H. confectus (Lam.)
8. Pronotum luisant. Ponctuation circa-seutellaire des élytres
peu serrée, les intervalles presque aussi larges que le diamètre
des points, le tiers basal des nu s très ne (Madagascar
Est) . . H. laevicollis (PAscoE)
— oies mat. Ponctuation circa- os des élytres très
serrée, les intervalles bien plus étroits que le diamètre des
points, le tiers basal des élytres à peine luisant, ne contrastant
pas avec le reste de la surface (Madagascar Sambirano)....
2. H. confectus (Lam.)
1. Hoplidosterus laevicollis (PAscor)
holotype © :
Hoplideres laevicollis Pascor, 1867, Ann. Mag. nat. Hist., (3) 19, p. 412
Madagascar (British Museum, N. H.).
Hoplideres laevicollis : LAcoRDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 68 (note 1).
Hoploderes laev ALLUAUD, 1900, ie GraxDDrER, Hist. nat. Madag., 1 (3)
pes la æ, 1904, Ann. Soc. ent. Belg., 48, p. 38 et 40 (Révision,
1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 365 et 367 (Révision,
1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 48.
0 Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 90.
à 920, Ann. Soc. ent. Belg., 60, P, 139.
Hoplideres luevicollis : GiLmour, . © Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 162.
Hoplidosterus pubicollis Gimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag.. ë 13, p. 164, pl I
fi, holotype 3 : entre Brickaville et Manjakandriana (Musée de Doncaster).
Hoplidosterus luevicollis : Quexrix et Viziers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr. ns. 8 (2),
, fig. 4 et 5 (allotype 3 désigné).
Hoploderes laevicollis :
Hoploderes lacvicolli
Hoploderes laevicollis
TYPES :
a) laevicollis. L'holotype $ unique de PAscoE est un exemplaire de
31,5 mm de longueur.
b) pubicollis. L’holotype 4 de Gizmour est un exemplaire de 27,5 mm
de longueur. C’est cet exemplaire que nous avons désigné comme allotype 4
de laevicollis.
Longueur : 19,5-36,5 mm. — Figures 59 et 60.
Brun noirâtre, brun rougeâtre à brun jaunâtre, concolore ou avec
lavant-corps plus sombre que les élytres.
Source : MNHN, Paris
PRIONINAE 109
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE
MÂLE :
Scape des antennes près de deux fois plus long que large à l’apex;
articles III à X avec, au bord rostral, une dent étirée très développée, au
moins aussi longue que le tiers du corps de l’article. Élytres bossués sur la
ligne médiane en ar
re de l’écusson.
59 ; 60
Fire. 59 et 60, Hoplidosterus laevicollis (Pascor). — 59, mâle. — 60, femelle.
FEMELLE :
Scape des antennes plus de deux fois plus long que large à l’apex;
article III avec une épine aiguë à l’angle apical externe, l’article IV avec un
petit tubercule. Élytres très fortement bossués sur la ligne médiane en
arrière de l’écusson.
Mapagascar Non» : S.-P. Diégo-Suare forêt d’Analamerana, vin-1973
(4. Peyrieras, M.P.).
Mapacascar Esr : S.-P. Vohemar nalalav: 5 km Sud de Vohemar, 11-1966
(J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Sambava : Marojejy, réserve naturelle intégrale
XII, Beondroka, 1200 m, xx-1960 (P. Soga, M.P.); Sambava, x1-1951 (J. Padon,
M.P.); Antsahovy (M.P.). — S.-P. Maroantsetra : Maroantsetra, 1 (coll. Sicard, M.P.);
idem, x-1935, xn-1938, x1-1947, 1-1949 (J. Vadon, M.P.); idem (coll. Tippmann, U.S.N.M.);
R.S.); Ambodivoangy, x1-1944, 1-1946 (J. Vadon, M.P.); Fampanambo,
(A. Peyrieras, MP). — S.-P. Mananara : Andratambe (J. Vadon et A. Pey-
rieras, M.P.); Seranambe, 11-1962 (J. Vadon, et A. Peyrieras, M.P.); Mananara, x-1963
(J. Vadon, M.R.A.C.): Sud de la baie d’Antongil (4. Mocquerys, M.P.); Antanambe,
x1-1957 (F, Keiser, M.B.). — S.-P. Soanierana-Ivongo : Manompana, x1-1957 (F. Keiser,
MB. P. Tamatave : Tamatave (coll. Tippmann, U.S.N.M.). — S.-P. Brickaville :
entre Brickaville et Manj g
andriana (coll. Gilmour, M.A.G.D., holotype g de pubi-
Source : MNHN, Paris
110 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
collis Guxour). — S.-P. Moramanga : Périnct (M.P.; O.R.S.T.O.M.-T.); idem (Thiel,
CT-F-T.); entre Périnet et Anosibe, x1-x1-1959 (B.M.); idem, xu-1959 (R. Vieu et
P. Griveaud, M.P.); Ankasoka, 1130 m, xu-1956 (2. Raharixonina, M.P.); idem, -
1969 (R. Viossat, M.P.); route de Lakato, 1-1966 et 1-1969 (R. Viossat, M.P.; D.D.V.);
Sandrangato (M.P.; O.R.S.T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.); route d’Anosibe, 11-1968
et 11-1970 (R. Viossat, D.D.V.); idem, 1-1970 (R. Viossat, M.P.); idem, x11-1968 (R. Vio:
sat, MP. et D.D.V.). — S.-P. Fort-Carnot : col de Tantamaly, Ankarampotsy, 950-
1100 m (A. Catala, M.P.).
MapaGascaR : sans localité précise (B.M., holotype © de laevicollis Pascor
(coll. Fairmaire, M.P.); idem (B.M.).
2. Hoplidosterus confectus (LAMEERE)
Hoploderes confectus LAmxEre, 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 365 et 367 (Révision,
p. et 547); type ® : Madagascar, Antananarivo (Musée de Vienne).
Hoploderes confectus : LAMEERE, 1913, Col. Cal. Junk, 52, p. 48.
Hoploderes confectus : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 90.
Hoploderes confectus : LAMEERE, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 60, p. 139.
Hoplideres confectus : Gumour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 162.
Hoplidosterus confectus : QuenriN et Viiurers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr, n
p. 263 et 264 (allotype S désigné).
8 (2),
TYPES : À
L’holotype © du Musée de Vienne mesure 30 mm de longueur; il porte
une étiquette manuscrite de LAMEERE : « Hoploderes confusus Lmr, type 9 »
et une étiquette de localité portant simplement : «Madagascar, Sikora,
1896 »: l'indication « Antananarivo » donnée par LAMEERE dans sa descrip-
tion provient du fait que SIKORA, marchand d’Insectes, vivait dans cette
localité; en réalité, on ignore totalement la provenance des matériaux
vendus au Musée de Vienne.
Nous avons désigné comme allotype $ un exemplaire de 21 mm de
longueur.
Longueur : 21-31 mm.
Très voisin du précédent, en diffère essentiellement par les caractères
de sculpture donnés au tableau.
Mapagascar SamBrmano : S.P. Nosy Be : Nosy Be, forêt de Lokobe, x1-1958
(A. Robinson, M.P.); Nosy Be, 1885 (A. Stumpff, S.M.); Loucoubé (C. Ebenau, S-M.);
ces deux derniers exemplaires avec une étiquette manuscrite de Lam£ErE portant
« Hoploderus confectus Lmr ».
Manacascar : sans précision (Sikora, N.H.M.V., holotype ©).
GENRE HOPLIDERES SERVILLE
Hoplidère SERvILLE, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 126, synopsi:
Hoplideres Servrixe, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 147; espèce-type du genre : H. spi-
nipennis Dupont in lit. (Madagascar).
Hoplideres : THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 290.
Hoplideres : TnomsoN, 1864, Syst. Ceramb., p. 474.
Hoplideres : LacorDamx, 1869, Gen. Col., 8, p. 67.
Source : MNHN, Paris
ET PRIONI) 111
CERAMBYCIDAE PARANDRIN
Hoploderes G: sr et HAroLD, 1872, Cat. Col., 9, p. 2759.
Hoploderes : Kü :, 1890, in Granpipien, Hist. nat. Madag., 22, Col. 2 part., Atlas
2e part. pl 46.
Hoploderes : ALLUAUD, 1900, in GraNpipren, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 385.
:, 1904, Ann. Soc. ent. Belg., 48, p. 33 et 75 (Révision, p. 451 et 493).
; 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 361 (Révision, p. 541).
1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 48.
ERE, 1919, Gen. Col. Wytsman, 172, p. 88 et 89.
Gnimour, 1956, Longicornia, 3, p. 119.
rimour, 1962, Mém. Inst. Scient. Madag., #, 13, p. 161.
x et Vinuiers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 8 (2), p. 259 et 265.
Tête inclinée, généralement avec un profond sillon longitudinal médian,
la surface dorsale grossièrement vermiculée. Mandibules courtes et puis-
santes. Yeux gros et saillants, fortement échancrés. Antennes à articles, à
partir du IIT, bidentés, uni- ou biépineux, plus longuement au côté interne.
Pronotum rebordé en avant et en arrière, fortement transverse, les côtés
explanés et munis normalement de cinq épines, l’antérieure à l’angle col-
laire, la postérieure nettement en avant de l’angle postérieur, celui-ci plus
ou moins anguleux; disque un peu moins fortement vermiculé que la tête,
parfois avec une aire médiane lisse; bord collaire avec une frange serrée et
de longueur régulière de poils clair: Élytres allongés, portant une dent
humérale, plus où moins acérée, suivie d’une série de petites denticulations
ou de crénelures; apex avec l’angle sutural sinué et épineux. Tibias à tron-
cature apicale sinuée, avec une épine à l’angle externe, surtout bien marquée
aux antérieurs.
Me :
Antennes plus longues que le corps, dépassant celui-ci d’un ou de
plusieurs articles; scape robuste; pédicelle transverse; article IIT environ
une fois et demie plus long que le IV; IV et V subégaux; les suivants légè-
rement plus longs que le V; XI long, étroit et aigu à l’apex; expansion
latérale du pronotum large et épaisse. Parties élevées du relief du pronotum
et de la base des élytres avec une fine et dense ponctuation. Pattes anté-
rieures longues, avec une brosse apicale de soies claires aux tibias antérieurs.
FE
Antennes dépassant le milieu des élytres, pouvant atteindre le quart
apical, l’article XI subégal au X, large et arrondi à l'extrémité. Expansion
latérale du pronotum sensiblement moins large et moins épaisse que chez
le mâle. Parties élevées du relief du pronotum et de la base des élytres
lisses. Pattes antérieures plus courtes, les tibias antérieurs avec seulement
une pilosité un peu plus développée dans la moitié apicale.
OBSERVATIONS :
Ayant pu examiner tous les types des espèces décrites nous avons été
amenés à établir de nombreuses synonymies, dues pour la plupart au fait
que LAMRERE n'avait à sa disposition que quelques exemplaires et qu'il
n'a pu ainsi apprécier l'extrême variabilité des caractères de ces Insectes
(fig. 61 à 72); il nous paraît évident que cet auteur, décrivant diverses
Source : MNHN, Paris
R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Fc. 61 à 72, Hoplideres spinipennis spinipennis Servizue, variation du pronotum. 61, exem-
plaire de Marovoay (M.P.). — 62, exemplaire sans localité (M.P.). — 63, exemplaire
sans localité (U.S.N.M.). — 64, holotype mâle de boppei Lameene (LS.N.B.). — 65,
allotype femelle de boppei Lameere (LS.N.B.). — 66. holotype femelle de rugicollis
Waremrouse (B.M.). — 67, exemplaire d'Andranovolo (M.P.). — 68, holotype mâle
de neclarus Gizmour (M.A.G.D.). — 69, exemplaire sans localité (M.P.). — 70, exemplaire
sans localité (M.P.) — 71, exemplaire de Fianarantsoa (M.P.). — 72, exemplaire de la
forêt de la côte Est (M.P.).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 113
espèces en 1920, n'avait plus sous les yeux le matériel qu'il avait étudié
quinze ans plus tôt!
Dans l’étude qui suit nous reconnaissons seulement cinq espèces qui
peuvent se répartir en deux groupes.
a) Groupe spinipennis à antennes présentant des articles basilaires
subcylindriques et frangés de longues soies en dessous ainsi que des élytres
à bord latéral nettement explané; une seule espèce divisée en trois sous-
espèces : spinipennis spinipennis SERVILLE, s. parallelus LAMEERE et
s. nitidior LAMEERE.
b) Groupe aquilus à antennes présentant des articles aplatis, non
frangés de soies en dessous et scabres chez les mâles; élytres à bord latéral
non explané; quatre espèces : laevipennis LAMEERE, punctatus QUENTIN et
VizLiers, aquilus COQUEREL et curtipes QUENTIN et VILLIERS.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar et archipel des Comores,
cinq espèces :
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Élytres avec une aire basale (embrassant les épaules et se pro-
longeant en pointe le long de la suture) distinctement ponctuée
ou granuleuse, faisant nettement contraste avec le reste de
eue Ada eu au
— Élytres sans aire basale ponctuée ou granuleuse faisant contraste
avec le reste de l’élytre, tout au plus avec une zone circum-
scutellaire ponctuée 7. Me CT HcHRS Space 50e 4
2. Aire basale des élytres avec des reliefs accentués, irréguliers,
séparés par des strioles sinueuses (4) ou avec de très gros points
enfoncés séparés par des vermiculations élevées (9).. à
— Aire basale des élytres avec une ponctuation très en
les points séparés par des espaces plans beaucoup plus larges
que le diamètre des points (&) ou avec une ponctuation plus forte,
les points séparés par des espaces plans (9).................
aa + se à 3. H. punctatus QUENT. Vizz.
8. Tibia antérieur du 4 arqué et près de 6 fois plus long que large
à l’apex. Tibia antérieur de la Q à pilosité de la face inférieure
très courte et clairsemée ..................... 4. H. aquilus Coau.
— Tibia antérieur du 4 droit et seulement quatre fois plus long que
large à l’apex. Tibia antérieur de la © à pilosité plus longue,
très dense et formant un revêtement continu....
5. H. curtipes QUENT. Vizz.
4. Antennes du 4 glabres, comprimées et fortement scabres..
PHOSAUES 2. H: laevipennis Lam.
= Atanne ct & frangées en dessous et faiblement scabres...
A en de cl ClL Ti ...... JL. H. spinipennis SERv.
Source : MNHN, Paris
114 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
1. Hoplideres spinipennis SERVILLE
Cette grande espèce, largement répandue, est divisée en trois sous-espèces :
TABLEAU DES SOUS-ESPÈCES
1. Disque du pronotum avec au moins l'aire médiane lisse et luisante... 2
— Disque du pronotum entièrement granulé-vermiculé, sans aire
médiane lisse et luisante (tout Madagascar sauf le Nord et le
Sambirano) ............... 1.1. H. spinipennis spinipennis SERV.
2. Aire médiane lisse du pronotum petite, élytres peu luisants,
arrière-corps plus généralement étroit (Madagascar Nord et
Sambirano) ................ 1.2. H. spinipennis parallelus Lam.
__ Aire médiane lisse du pronotum grande, élytres luisants, arrière-
corps un peu élargi (îles Comores) ...........:...-:-:-:-:-
et ob Re Ci 1.8. H. spinipennis nitidior Lam.
1.1. Hoplideres spinipennis spinipennis SERVILLE
Hoplideres spinipennis Senviuur, 1882, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 148; holotype d : Mada-
gascar (Muséum de Paris).
Prionus (Hoplideres) spinipennis : Kuue, 1882 [1833], Abhandl. Berl. Akad., p. 205
[description d’une 9].
Hoplideres spinipennis : Coquener, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., 3 (T), p. 254.
Hoplideres spinipennis : Tomsox, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 812.
Hoplideres spinipennis : Tuomson, 1864, Syst. Ceramb., p. 290.
Hoplideres spinipennis : Pascor, 1867, Ann. Mag. nai. Hist., (3) 19, p. 412.
Hoplideres spinicollis [lapsus!] Laconpatne, 1869, Gen. Col, 8, p. 68.
Hoplideres spinipennis : Fammare, 1871, Ann. Soc. ent. Fr., (5) 1, p
Hoplideres rugicollis Wareruousr, 1878, Cist. ent., 2 (19), p. 280; type ©
(British Museum).
Hoplideres spinicollis [lapsus] : Warmrouse, 1878, Cist. ent. 2 (19), p. 289.
Hoploderes spinipennis : KüNCKkEL, 1890, in GranDibien, Hist. nat. Madag., 22, Col.
2e part., Atlas 2 part., pl. 46 fig. 1.
Hoploderes rugicollis : KÜncxer, 1890, in Gnanpibier, Hist. nat. Madag., 22, Col.
Atlas, 2€ part., pl. 53, fig. 6.
Hoplideres spinipennis : Famemaine, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 87, p. 525 [pro parte].
Hoploderes spinipennis : ALLUAUD, 1900, in Granpinien, Hist, nat. Madag., 1 (3),
p. 835.
Hoploderes rugicollis : ALLAUD, 1900, in GnanDiDrER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 835.
Hoploderes spinipennis : Lameere, 1904, Ann. Soc. ent. Belg., 48, p. 87 et 40 (Révision,
455 et 458).
Hoploderes rugicollis : LamkEr, 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 364 et 367 (Révision,
p. 544 et 547).
Hoploderes spinipenni
p. 545 et 547).
Hoploderes spinipennis : Have et TascmunBene, 1906, Exot. Küfer, p. 237, pl. 33»
fig. 7
Antanarivo
: Lameere, 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 365 et 867 (Révision,
Hoplodéres rugicollis : Lammenx, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 48.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 115
Hoploderes spinipennis : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 48.
Hoploderes rugicollis : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 90.
Hoploderes spinipennis : Lameerk, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 90.
Hoploderes boppei Lameere, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 60, p. 141; syntypes @ et Q :
Tamatave et Andrangoloaka (Musée de Bruxelles).
Hoplideres spinipennis : Grzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 162.
Hoplideres rugicollis : Grzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 162.
Hoplideres boppei : Gnmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 162.
Hoplideres neclarus Gnmour, 1962, Mém. Inst. scient., Madag., E, 13, p. 162, pL. I,
fig. 1; holotype d : Antanarivo district (Musée de Doncaster).
Hoplideres spinipennis spinipennis : Quenmn et Vizrers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr.,
n.s., 8 (2), p. 268, fig. 6 à 19 et 22 (allotype © désigné).
TYPES :
a) H. spinipennis ServiLre; l’holotype & est un exemplaire à pronotum
normalement muni de cinq épines de chaque côté. La femelle décrite par
KiuG (1833) sur les récoltes de GouporT n’a pu être retrouvée au Musée de
Berlin. Nous avons désigné comme allotype ® un exemplaire de la collection
Thomson, sans localité précise.
b) H. rugicollis WarernousE; le type © est un exemplaire à pronotum
armé seulement de quatre épines de chaque côté (fig. 66). Sa stature est
assez parallèle, mais ce caractère apparaît aussi chez des femelles à pro-
notum normal. Nous n’avons pas jugé bon de choisir cet exemplaire comme
allotype ® en raison de ses caractères aberrants.
c) H. boppei LAMEERE; la série typique comprend quatre exemplaires.
La description mentionne, à part les élytres « presque parallèles » le point
essentiel suivant : «un caractère très saillant est un rétrécissement du
prothorax dans sa seconde moitié, l’épine postérieure étant ramenée en
avant, à peu près au milieu du rebord latéral ». Or sur les quatre ex-typis
un seul exemplaire Q, sans localité (coll. Boucard) correspond à la description
avec seulement trois épines (les deux de l’angle antérieur du pronotum et
la grande épine postérieure); or, ce caractère est celui de rugicollis WATER-
HOUSE (cf. ci-dessus).
d) H. neclarus Grimour; le type & de cette espèce est un individu
particulièrement anormal avec les côtés fortement explanés, ce qui a entraîné
la réduction des quatre épines antérieures (fig. 68).
Longueur : 80-55 mm. — Figures 61 à 74 et 77.
Brun-rouge clair à brun de poix, l’avant-corps généralement plus sombre,
parfois franchement noir, de même que le dessous (holotype d).
Antennes relativement minces, avec les articles de la moitié basilaire
subcylindriques, les épines du bord externe diminuant progressivement de
la base vers l’apex, la dent ou l’épine du bord rostral s’étirant progressive-
ment des articles basilaires aux articles apicaux. Disque du pronotum
entièrement vermiculé, avec deux élévations obtuses séparées par un étroit
méplat, parfois lisse chez certains exemplaires. Élytres à épaules bien
marquées, puis s’élargissant progressivement jusqu'aux deux tiers apicaux;
cet élargissement, plus ou moins marqué selon les individus, correspond à
des épipleures particulièrement larges qui entraînent une légère explanation
Source : MNHN, Paris
& A. VILLIERS
73È 74
|
75 - 76
Fc. 73 à 76, Hoplideres spinipennis Senvuze. — 73, ssp. spinipennis SERVILLE, mâle. —
74, idem, femelle. — 75, ssp. parallelus LAMEERE, femelle. — 76, ssp. nitidior LAMEERE,
femelle.
du bord élytral; surface élytrale assez luisante, finement et densément
ponctuée, souvent plus fortement dans la région cireumscutellaire. Pattes
relativement grêles.
Source : MNHN, Paris
AMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 117
MÂLE :
Antennes dépassant l’apex des élytres d’un article et demi à deux articles
et demi. Pattes antérieures avec une brosse interne peu dense de soies claires,
s'étendant sur près de la moitié apicale du tibia.
FEMELL
Antennes atteignant presque le quart apical des élytres; les articles
s’épaississant progressivement, mais légèrement, vers l'apex, les articles
apicaux avec une légère carène dorsale longitudinale médiane. Frange
tibiale des pattes antérieures formée de soies très courtes et clairsemées.
Managascar Esr : S.-P. Sambava : Marojejy Ouest, 1 600 m, x1-1959 (P. Soga,
M.P.); Belalona, 11-1968 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.); Antsahovy (M.P.). — S--P.
Andapa : Beanana, x1-1945 (Michel, M.P.). — S.-P. Antalaha : Andranovolo, xn-1938
(J. Vadon, M.P.); Antalaha, x1-1950 (J. Vadon, M.P.). — S.-P. Maroantsetra : Maroant-
setra, 11935, x-x11-1936 (J. Vadon, M.P.); Ambanivolotra, haute Andranofotsy, 22-x-
1937 (J. Vadon, M.P.); Nosy Mangabe, x1-1970 (A. Villiers, M.P.); Antakotako, xr-
1935 (J. Vadon, M.P.); Ambohitsitondrona, 11-1948 (Michel, M.R.A.C.) et x11-1952,
(Michel, M.P.); Ambodivoangy, x (J. Vadon, M.P.) et x-1947 (J. Vadon, M P.); Anton-
gonivitsika, x1-1947 (J. Padon, M.R.A.C.); Voloina, x-1970 (A. Villiers, M.P.); Ambo-
digavo (M.P.). — 5.-P. Mandritsara : Antsirabe (J. Vadon, M.P.). — S.-P. Mananara :
Mananara, 1963 (J. Vadon, M.R.A.C.); Andratambe (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.);
Antanambe, 1897-1898 (A. Mocquerys, M.P.; M.A.G.D.; S.M.; LS.N.B.); Soavinarivo,
943 (G. Olsuficif, O.R-S.T.O.M.-T.). — S.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie, 1847
(Clouet, M.P.); idem (coll. Fairmaire, M.P.). — S.-P. Soanierana-Tvongo : Soanierana,
Fénérive (E. Perrot, C.A.S.). — S.-P. Amba-
naka et lac Alaotra, 1889, 1892, 1893 (Perrot frères, M.P.;
U.Z.M.B.); Nosivola, réserve naturelle IIL (M.P.); Didy (LS.
à : Tamatave (LS-N.B., holotype 3 de boppei; coll. Tippmann,
oll. Itzinger, M.F.). — $.-P. Brickaville : Ranomafana, 1-x11-1964 (R. Viossat,
D.D.V.: M.P.). — SP. Moramanga: forêt d’Anamalazaotra, 1912 (H. Humbert, M.P.);
Périnet, 1 000 m, 1-xu-1957 (F. Keiser, M.B.); idem, 11937 (B. Kreczmer, M.A.G.D.);
idem, CF. Brunch, CT-E.T.): idem, x1-1959 (E.S. Ross, C.A.S.);
idem, 1 (R. 7): idem, xi-xn-1955 (Castaigne et P. Griveaud, MHN.G.);
idem (O.R.S.T.O-M.-B., O.R.S.T.O.M.-T., M.P.); Sahamaloto, près Périnet, 13-17-1-1949
(P. Cachan, OR.S.T-OM.-T°); Moramanga (L.S-N.B.; M.F.); région de Marovoay, 1911
(J. Descarpentries, M.P.); Sandrangato (O.R.S-T-O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.; M-P.);
Ankasoka, route Lakato, 1 130 m., Xu-1956 (O.R.S.T.O.M.-T.; M.P.); route d’Anosibe,
1-1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Beparasy, 10-r-1965 (R. Viossat, M.P.); Andran-
goloaka, Imerina Est (I. ., allotype © de boppei). — S.-P. Fort-Carnot : Fort-
Carnot, vn-1968 (M.P.): col de Tantamaly, 900-950 m (R. Catala, M.P.); idem, Anka-
rampotsy, 950-1 100 m (R. Catala, M.P.); forêt de la côte Est (R. Catala, M-P.). —
S.-P. Midongy du Sud : Befotaka, 1921 (M.P.). — S.-P. Fori-Dauphin : Fort-Dauphin,
1900 (Ch. Alluaud, M.P.); Ampasimena (Cotta, M.P.; D.E.I.); forêt d’Isaka (R. Catala,
M.P.): chaînes anosyennes, plateau Andohahelo, 1-1974 (A. Peyrieras et Morat, M.P.).
MaDAGAsCAR : S.-P. Macvatanana : Mahatsinjo (LS.N.B.). — S.-P. Anka-
zobe : Ambohitantely, tampoketsy, 1600 m, 25-x11-1956 (O.R.S.T.O.M M.P.);
Ankazobe (G. Grandidier, M.P.). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka, 1 250 m,
x-1956 (A. Robinson et E. Raharizonina, O.R-S.T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.; M-P.);
idem, xu-1964 et 1-1965 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); idem, 1-1968 et 1-1969 (C.D.). —
S.-P. T'ananarive : région de T'ananarive (R. Toy, B.M., holotype © de rugicollis); Tana-
narive, 1900 (M. Barrier, I.S-N.B.); idem, 1912 (Lamberton, M.P.); idem, r1-1951 (C.A.S.);
Antananarivo distr. (coll. Gilmour, M.A.G.D., holotype 4 de neclarus); Tananarivo
(MA.G.D.). — S.-P. Miarinarivo : Miarinarivo (coll. Le Moult, L.S.N.B.); Manazary,
x1-1956 (R. Vieu, C.NV.). — S.-P. Ambositra : Ambositra (L.S.N.B.; G. Skibiski, U.S.N.M.;
Source : MNHN, Paris
118 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
M.P.); Ambohimitombo, forêt, 1 200 m, 1905 (C.J.F. Major, B.M.); route d’Ambositra
à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m, 6-x1-1963 (P. Viette, M.P.). — S.-P. Fiana-
rantsoa : Fianarantsoa, 1892 (Perrot frères, M.P.); idem (coll. Bates, M.P.; ex Tring
Museum, M.P.; U.Z.M.B.).
Mapacascar Ouesr : S.-P. Majunga : Majunga (M.A.G.D.). — $.-P. Maintirano. :
Maintirano, x1-1969 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.).
Mapacascar Sup : S.-P. Ambovombe : plateau de l'Androy (M.P.).
MapaGascan (1): sans localité précise (coll. Tippmann, coll. Wickham, U.S.N.M:;.
coll. C. Schuchardt, coll. Lange-Schwanzer, Sikora, coll. E. Witte, S.M.; Humblot, coll.
Kraatz, D.E.L.; Goudot, Hildebrandt, U.Z.M.B.; Keerv. v.d. Poll, Ch. H. Martin, Petit,
M.L.: coll. Westermann, U.Z.C.; Shaw, coll. Fry, coll. Pascoe; Goudot, B.M.; coll. C.
Felsche Geschenk, S.M.T.D.; G. Junod, MH.N.G.; coll. Boucard, I.S.N.B., paratype ®
de boppei LS.N.B., paratype @ de boppei; coll. Thomson, coll. Mniszech, coll. Bates,
coll. van Lansberge, coll. Oberthür, coll. Quedenfeldt, ex Tring Museum, coll. Alluaud,
coll. Fairmaire, coll. de Marseul, coll. Sicard, Ch. H. Martin, H. Perrot, Goudot, L. Hum-
blot, A. Mathiau, G. Grandidier, Lasère, Bernier, Raffray, M.P.; coll. Candèze, coll.
J. Lafontaine, coll. Rothschild, coll. Boucard, coll. Schramm, coll. de Moffarts, coll.
Le Moult, L.S.N.B.).
1.2. Hoplideres spinipennis parallelus LAMEERE
Hoploderes nitidior LameEre, 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 364 (Révision, p. 544)
[pro parte : exemplaire de Diégo-Suarez].
Hoploderes nitidior : Lameer, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 48 [pro parte].
Hoploderes nitidior : LameEeRx, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 90 [pro parte].
Hoploderes parallelus LAmeeRE, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 59, p. 139; holotype G et
allotype Q : Sud de la baie d'Antongil (Musée de Bruxelles).
Hoploderes vermicularis Lameerx, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 59, p. 139; syntypes d
et Q : Diégo-Suarez (Musée de Bruxelles).
Hoploderes intermedius LAM&ERE, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 59, p. 140; holotype $
et allotype © : Vohemar et Madagascar? (Musée de Bruxelles).
Hoplideres vermicularis : Grumour, 1962, Mém. Inst. scient. Mad., E, 13, p. 162.
Hoplideres parallelus : Gmour, 1962, Mém. Inst. scient. Mad., B, 13, p. 162.
Hoplideres intermedius : GrLmour, 1962, Mém. Inst. scient. Mad., E, 13, p. 162.
Hoplideres spinipennis parallelus : QUENTIN et Vizuxers, 1972, Ann. Soc. ent. Fr. n.s.,
8 (2), p. 268 et 272, fig. 20 et 22 (désignation de types).
TYPES :
a) H. parallelus LAMEERE. Un d et une 9 sont cités, par LAMEERE,
que nous avons désignés comme holotype g et allotype 9. Ce sont des exem-
plaires à pronotum normalement armé de cinq épines de chaque côté mais
effectivement très étroits comme on en trouve toujours dans toutes les séries
d’Hoplideres de quelque espèce que ce soit. Ils présentent bien la callosité
lisse médiane du pronotum caractéristique de la sous-espèce; ce sont les
seuls exemplaires présentant ce caractère sur plus d’une centaine d’H. spi-
nipennis examinés provenant de la région de la baie d’Antongil; nous pen-
sons pouvoir affirmer que cette localité est fausse, comme malheureusement
c’est le cas pour de nombreux Insectes acquis chez E. LE Mourr.
= (4) Ne sont pas cités ici les exemplaires ne comportant ni indication de récolteur, ni
indication de collection d'origine.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 119
b) H. vermicularis LAMEERE. La série typique comprenait d’après la
description un couple de Diégo-Suarez (ex coll. Boppe) et une sans localité
du Musée de Bruxelles. En fait LAMEERE a commis une erreur car les deux
exemplaires de Diégo-Suarez sont des Q et le troisième, un mâle sans localité
(ex coll. Caulle). Nous désignons ce d comme lectotype & et la femelle de
43 mm de longueur comme lectotype 9. LAMEERE ne distinguait son espèce
que par sa ponctuation plus forte et une disposition différente des denti-
culations antennaires, caractères éminemment variables.
c) H. intermedius Lameere. La série typique comprend un couple de
la collection Boppe, le & portant une étiquette « Madagascar », sans précision
et la Q une étiquette manuscrite au crayon portant « Vohemar ». Nous avons
désigné ces deux exemplaires comme holotype 4 et allotype @. En fait,
ces Insectes ne diffèrent des deux précédents que par leur stature un peu
moins parallèle. Le nom d’intermedius donné par LAMEERE était particuliè-
rement heureux et soulignait bien la position de cette forme entre nitidior
et spinipennis.
Longueur : 27-50 mm. — Figures 75 et 77.
Même coloration que le précédent, même structure, élytres un peu
moins élargis en arrière, tégument généralement moins luisant, pronotum
avec une aire lisse et luisante, plus ou moins en forme d’Y, à branches étroites
et arquées, et reliant la base aux intumescences discales.
Mapacascar Norp : S.-P. Diégo-Suarez : montagne d’Ambre (coll. Sicard, M.P.);
Diégo-Suarez (coll. E. White, S.M.; U.Z.M.B.; ex Tring Museum, M.P., étiqueté « nitidior.
type g » de la main de LAMEr LS.N.B., lectotype © et paratype © de vermicularis).
MaDaGascAR SAMBIRANO : sans précision, 29-1v-1948 (O.R.S.T.O.M. — S.-P-
Ambanja : Grande-Terre (coll. Sicard, M.P.; Stumpff, S.M.); Ambanja, 3-vn-1948
(A. Robinson, O.R.S.T.O.M-T Berafia (M.P.); Ambodimadiro (M.P.). — S.-P.
Nosy Be : Hellville, 15-v-1958 (F. Keïser, M.B.); Nosÿ Be (coll. Sicard, B.M.; U.Z-M.B.;
ex Tring Museum, M.P.; coll. de Touzalin, M.P.; M.F.; coll. Le Moult, I.-S.N.B.); Lokobe
(Stumplf, S-M.). — Région du Tsaratanana, Nord-Ouest de Mangindrano, Anontsy,
1 650 m, 17.21-x-1966 (P. Soga, M.P.); massif du Tsaratanana, versant Sud, 2 030 m,
Andohanambatoafo, 16.18-x11-1966 (P. Soga, M.P.).
Manacascar Esr : $.-P. Vohemar : Vohemar (I.S-N.B., allotype © de intermedius). —
S.-P. Mananara : Sud de la baie d’Antongil (LS.N.B., holotype d et allotype © de H. paral-
lelus, localité très vraisemblablement fausse).
Mapacascar : sans précision (L.S.N.B., holotype S d'intermedius); idem (coll.
Caulle, LS.N.B., lectotype 4 de vermicularis); idem (coll. de Moffarts, I.S.N.B.).
1.3. Hoplideres spinipennis nitidior LAMEERE
Hoplideres spinipennis Famame (nec SERVILLE), 1893, Ann. Soc. ent. Belg. 37, p. 525
[pro parte].
Hoploderes spinipennis ALLUAUD (nec SeRviLux), 1900, in GraNDIDIER, Hist. nat. Madag.,
1 (8), p. 835 [pro parte].
Hoploderes nitidior Lameere, 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 864 et 367 (Révision,
p. 544 et 547); syntypes 4 et © : Grande Comore et Mayotte (Muséum de Paris
et Institut des Sciences naturelles de Bruxelles).
Source : MNHN, Paris
120
R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
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Fe. 77, répartition géographique d’Hoplideres spinipennis Senviure :
MZ. sp. spinipennis Senvuze. @ H. sp. parallelus Lawrerr. À H. sp. nitidior Lameere.
Source : MNHN, Paris
IT PRIONINAE 121
CERAMBYCIDAE PARANDRINAT
Hoploderes nitidio MEERE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 48 [pro parte].
Hoploderes nitidior sman, 172, p. 90 [pro parte].
dior E, 13, p. 162 [pro parte].
Hoplideres spinipennis nitidior : , Ann. Soc. ent. Fr, ns.
8 (2). p. 268 et 274, fig. 21 et 2 © désignés).
(lectotypes 3 e
TyprE
La série typique comprend plusieurs exemplaires de la Grande-Comore
et de Mayotte. Nous avons désigné un lectotype & et un lectotype © de
la Grande-Comore.
Longueur : 30-60 mm. — Figures 76 et 77.
proche de parallelus, même coloration et même stature, mais tégu-
ment luisant, pronotum avec une aire luisante beaucoup plus étendue, plus
ou moins en forme d’X à branches épaisses.
Grande Comore, 1898 (Prost, M.P., lectotype S et lecto-
: x1-1954 (J. Millot, O.RS.T.O.M.-T.). — Mohe
Fomboni (4. Rs Se P.). — Mayotte : 1884 (L. Humblot M.P., paratypes; L.S.N.B.
paratype); idem (Ed. Marie, M.P.); idem, 1885 (L. Humblot, col. Wickham, U.S.N.M.
idem (coll. J.B.); Sada, 1v (G. Olsufief, O.RS: F). — Anjouan : forêt de
M'Remani, x (A. Robinson, M.P.). Iles Comores : sans précision, 1885-1886
(Z. Humblot, M.P.).
se
2. Hoplideres laevipennis
LAMEERE
Hoploderes rugicollis Law
1904 (nec rugicollis W
HOUSE, 1878), Ann. Soc
Belg., 48, p. 37 et 40 (RM
sion, p. 455 et 458).
Hoploderes_ lacvipennis LAMEERE,
1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49,
et 366 (Révision, p. 543
; holotype 4 : baie
gil (Muséum de Paris).
es laevipennis : LAM
1913, Col. Cat. J'unk, 52, p.
Hoploderes lacvipennis :
1919, Gen. Ins. Wytsman, 172,
p. 90.
res laevipennis :
Ann. Soc. ent. Bel,
p. 141 [notes sur
pro parte].
Hoplideres laevipennis : Grimour,
1962, Inst. scient.
Madag., E, 13, p. 161.
is : QUENTIN
TYPE :
Fc. 78, Hoplideres laevipennis Lameenr, holotype … L'holotype unique est un
mâle, mâle. LAMEERE a cité, ulté-
Source : MNHN, Paris
122 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
rieurement, deux couples, l’un sans localité, l’autre de Vohémar. Tous
deux, que nous avons pu voir, appartiennent à A. punctatus.
MÂLE
Longueur : 66-80 mm. — Figures 78 et 89.
Noir, à reflets rougeâtres sur les élytres, la moitié apicale des antennes,
l'extrémité des tibias et les tarses brun rougeâtre.
Antennes relativement robustes, les articles III à XI aplatis et scabres,
surtout sur les côtés et en dessous, dépassant le corps d’environ deux articles
et demi; bord rostral des articles sans épines, au plus avec une petite saillie
angulaire, bord externe avec une petite épine aiguë aux articles IIT à VI
ou VII. Disque du pronotum à reliefs très écrasés latéralement, presque
effacés au milieu, les intumescences à peine marquées. Élytres à épaules
peu marquées, plus d’une fois trois quarts plus longs que larges ensemble
à la base, à côtés subparallèles, sans rebord explané, tégument luisant,
ponctuation foncière très superficielle, éparse, à peine distincte. Tibias
relativement grêles, à brosse apicale très large, très dense et très longue,
s'étendant triangulairement sur environ le tiers de la longueur du tibia,
en débordant sur la marge interne.
FEMELLE : inconnue.
MApagascar Esr : S.-P. Mananara : « Baie d’Antongil », 1898 (4. Mocquerys,
P., holotype G).
MapaGascar : sans précision (coll. E. Witte, S.M.).
3. Hoplideres punctatus QUENTIN et VILLIERS
Hoploderes lacvipennis 1906), Ann. Soc. ent. Belg., 60,
p- 141 [pro parte].
Hoplideres punctatus Q E
et 277, fig. 24, 25 et 84: holotype
Suarez (Muséum de Paris).
TYPES:
L'holotype 4 est un exemplaire de 50 mm de longueur et l’allotype 9
mesure 48 mm.
Longueur : 43-75 mm. — Figures 79, 80 et 89.
Tête, pronotum et face ventrale noirs. Antennes noires à la base, deve-
nant rougeâtres vers l’extrémité. Élytres rougeâtres avec la marge latérale
et la suture très étroitement noires (types); cette coloration tend à s’étendre
chez certains exemplaires, d’abord à la suture, puis à la base des élytres
et peut même, chez les femelles, envahir la totalité des élytres. Pattes noires
avec l’extrême apex des tibias rougeâtre et les tarses (sauf les ongles) roux.
Antennes robustes. Disque du pronotum fortement vermiculé, à intu-
mescences peu marquées. Élytres à épaules peu marquées, une fois trois
quarts plus longs que larges ensemble à la base, à côtés subparallèles, sans
rebord explané, le tégument faiblement luisant, la ponctuation fine en arrière,
Source : MNHN, Paris
CE
AMBYCIDA
: PARANDRIN
E ET PRIONINAE 123
assez large mais superficielle sur une zone subtriangulaire englobant les
épaules et se prolongeant le long de la suture. Tibias assez forts.
MÂLE :
Antennes dépassant l’apex des élytres d’un article et demi à deux articles;
bord rostral des articles généralement sans épine, bord externe avec une
épine aux articles III à VI ou VII. Ponctuation foncière de la base des
élytres superficielle, les points peu serrés, mais souvent unis sur le disque
par de très fines strioles; ponctuation sexuelle très fine et très dense. Tibias
antérieurs à brosse apicale très large, dense et longue, s'étendant triangulai-
rement sur les deux cinquièmes de la longueur du tibia.
80
79 et 80, Hoplideres punetatus Quexrix et Virrrens. — 79, holotype mâle. — 80, allotype
femelle.
FEMELLE :
Antennes atteignant au plus le quart apical des élytres, les articles
’amincissant progressivement vers l’apex comme chez le mâle, mais moins
fortement; côté externe des articles III à X avec une épine, devenant pro-
gressivement de plus en plus petite, le côté rostral avec une dent ou une
épine devenant progressivement de plus en plus marquée.
Mapacascar Nonb : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez,
M.P.); idem, 1939-
Montagne des F
11.1939 (R. Jeannel,
1941 (coll. J. Primot, M.P.); idem (coll. Sicard, M.P., allotype 9);
rançais (coll. Sicard, M.P., holotype 4).
Mapacascar Esr : S.P. Vohemar : Vohemar (U.Z.M.B,., « rugicollis Waterhouse »,
Hivrz det.); idem (I.S.N.B. et M.P. « laevipennis », LAMEERE det.). — S.P. Maroantsetra :
Varingohitra, x1-1961 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.); Maroantsetra (coll. Sicard,
M.P.); Antongonivitsika, 600 m, 5-1v-1948 (Michel et J. Vadon, M.P.).
Source : MNHN, Paris
124 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
fapacascar Cenrre : Tananarive (C.A.S.); cette localité est probablement
fausse.
MapaGascar : sans précision (coll. Rolle, U.Z.M.B.); idem (coll. G. Junod, M.H.N.G.,
« reticulatus Lameere »); idem (coll. Plason, M.F., « laevipennis Lameere »); idem (coll.
Boppe, L.S.N.B., «laevipennis Lameere det. »); idem (coll. Bates, M.P. «aquilus Coquerel »);
idem (LS-N.B.; M.P.).
4. Hoplideres aquilus COQUEREL
Hoplideres aquilus Coquerez, 1859, Ann. Soc. ent. Fr., (3) 7, p. 254, pl. vu, fig. 2
holotype © : Nosy Be (Muséum de Paris).
Hoplideres aquilus : FairmaIRE, 1871, Ann. Soc. ent. Fr., (5) 1, p. 57.
Hoploderes grandidieri Kü , 1890, in GraxDIDiER, Hist. nat. Madag., 22, Col. 2°
part, Atlas 2e part., 53, fig. 6.
Hoplideres grandidieri FaimmaRE, 1894, Ann. Soc. ent. Belg., 88, p. 146; holotype 9 :
Madagascar, sans ts (Muséum de Paris).
Hoploderes aquilus , 1900, in GraxDiier, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 33
Hoploderes grandidieri AUD, 1900, in Graxmini, Hist. nat. Madag., 1 (3), p.
Hoploderes aquilus : Lamwerr, 1904, Ann. Soc. ent. Belg., 48, p. 86 et 44 (Révision,
p. et 458).
Hoploderes aquilus : L
p. 542 et 546).
Hoploderes aquilus : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 48.
Hoploderes aquilus : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 90.
Hoplideres aquilus : GumouR, 1962, Mém. Inst. scient. Madag.. E, 13, D. 162.
Hoplideres aquilus nn. Soc. ent. Fr. ns. 8 (2), p. 268
et 278, fig.
seRE, 1906, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 862 et 866 (Révision,
TYPES :
a) aquilus CoquereL:; l'holotype © est un exemplaire à élytres rou-
geâtres avec le bord marginal et la suture noirs; il mesure 55 mm de longueur.
b) grandidieri (KÜNCKEL) FAIRMAIRE; l'espèce a été figurée, sans
ription par KÜNCKEL (1890) puis décrite par FarRMATRE (1894). L? holo-
uniformément rougeâtre foncé de 58 mm de
des
type est une femelle à élytres
longueur.
Dans sa diagnose du genre Hoploderes, LAMEERE (1904, P- 33) pré
«le type de grandidieri FAIRMAIRE offre au pion quatre épines à droite
et six à gauche ». Cet exemplaire est en réalité un & de la coll. Fairmaire,
récolté par PERRIER à Ankarahitra (et non pas la © récoltée par GRANDIDIER
et qui est le véritable type). Nous avons désigné cet exemplaire g de 67 mm
de longueur comme allotype d’aquilus COQUEREL.
Longueur : 35-85 mm. — Figures 81, 82, 85, 87 et 89.
Coloration comme chez punctatus, aussi variable. Stature et morphologie
générale semblables.
MÂre :
Aire basale des élytres avec de forts reliefs, très irréguliers, séparés par
des strioles sinueuses. Pattes plus longues et plus grêles que chez punctatus,
Source : MNHN, Paris
T PRIONIN
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE
Fc. 81 et 89, Hoplideres aquilus Goquerer. — 81, mâle. — 82, femelle.
— 84, allotype
. 83 et 84, Hoplideres curtipes Quexrix et Vizuiers. — 83, holotype mâle
femelle.
Source : MNHN, Paris
126 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
la brosse de poils des tibias antérieurs s'étendant sur le tiers ou les deux
cinquièmes de la longueur du tibia.
FEMELLE :
Aire basale des élytres avec de très gros points enfoncés séparés par des
vermiculations élevées et lisses
OBSERVATIONS : dans cette espèce, le disque des élytres est normalement
glabre tandis que les marges latérales portent quelques soies éparses. Chez
certains individus apparaît, sans que cela semble lié à une région ou à une
altitude particulière, une pilosité discale, généralement extrêmement courte,
mais qui, dans quelques cas, peut devenir suffisamment longue pour
former un léger duvet; un exemplaire sans localité précise et récolté par
SrxorA (Senckenberg Museum), présente même une pubescence longue et
couchée, parfaitement visible à l'œil nu.
Mapacascar Nonp : $.-P. Diégo-Suarez : forêt d’Analamerana, 1-1959 (A. Robinson,
M.P.): Diégo-Suarez (M.P.; M.C.G.; LS.N.B.); montagne des Français, 1-1959 (4. Ro-
vinson, O.R.S.T.O.M.-B.); idem (coll. de Touzalin, M.P.); montagne d’Ambre (M.P.);
Sahafary (A. Peyrieras P.); massif de l’Ankarana, 1 (4. Peyrieras, MP.)
MapaGascar SammiRano : S.P. Nosy Be : Nosy Be (R. Leroy, M.P., holotype ©
d'aguilus) ; idem, 1910 (coll. Sicard, M.P.); idem (U.S.N.M.). — S.P. Ambanja : Ambanja,
11-1956 (O.R.S.T.O.M.-T.); Grande-Terre (coll. Sicard, M.P.); Nosy Berafa (Olsufieff,
M.P.); Anorotsangana (M.P.).
Manacascar Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar, 1v (coll. Sicard, M.P.; U-Z.M.B.;
LS.N.B.); Analalava (LS.N.B.). — S.-P. Mananara : Antanambe, Sud de la Baie d’An-
tongil (MM). — S.-P. Ambatondrazaka : Lac Alaotra, Didy (L.S.N.B.; MP.) — S--P.
Tamatave : Tamatave (LS.N.B.). — S.-P. Moramanga. : route d’Anosibe, xn-1959,
1v-1965 (Dujardin-Delacour et Viossat, M.P.; D.D.V.
Mapacascar Centre : S.-P. Miarinarivo : Miarinarivo (coll. Le Moult, I.S.N.B.).
_ Massif de l’Ankaratra, forêt Antarivady, 10.14-1-1967, 2130 m (P. Viette et
P. Griveaud, M.P.). — Sud-Est du pays Betsileo_ (B.M.).
Mapacascar OuEsr : S.-P. Ambato-Boeni: Ankarahitra (H. Perrier, M.P.,
allotype 4). — Entre Maevatanana et Boeni, xr1-1899 (Dr J. Decorse, M.P.). — S.-P.
Macvatanana : Bemarivo (Lt Camuset, M.P.); Mahatsinjo (coll. Tippmann, U.S-N-M.);
nouvelle route d’Ambondromamy à Port-Bergé-Vaovao, km 122, forêt de Sarodrano,
11-13-1970 (P. Griveaud et J.M. Betsch, M.P.); Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa, 3.10-
11-1969 (R. Viossat et Ratovoson, M.P.). — S.-P. Belo-sur-Tsiribihina : Belo, x1-1968
(B. Turlin, MP). — S.-P. Morondava : Morondava, n1-1967, 1-1968 (R. Viossat,
D.D.V.; MP). — S.-P. Tuléar : réserve spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m,
1115-1969 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.).
Mapacascar Sup : S.-P. Tuléar: environs de Tuléar, xr-1957 (R.P. Canonne,
MP). — S.-P. Betioky : Betioky (J.B.). — S.-P. Amboasary : Amboasary, 1 et nt
(A. Peyrieras, M.P.). — Madagascar Sud (Dr. Ronchetti, MM). — S.-P. Ejeda : Anka-
lirano, 1-1974 (A. Peyrieras et P. Viette, M.P.).
Mapacasca : sans précision (coll. Le Moult, I.S.N.B.; M.P.); idem, 1875 (G. Gran.
didier, M.P., holotype © de grandidieri); idem (Dr. Henry, coll. Bonhoure, M.P.; coll-
Tippmann, U.S.N.M.; coll. Sicard, B.M., M.F. et M.P.; Junod, MH.N.G. ; Dr Ch. Martin,
M.P.; coll de Moffarts, L.S.N.B., déterminé « H. spinipennis » par AURIVILLIUS).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 12
Ÿ
5. Hoplideres curtipes QUENTIN et VILLIERS
Hophages curtipes Quenrix et Viucies, 1972, Ann. Soc. ent. Fr., 8 (2), p. 268 et 281,
, 29, 81, 88 et 34; holotype 3 : Betioky ; allotype © : Androka (Muséum de
TYPES :
L'holotype & est un exemplaire de 57 mm de longueur et l’allotype 9
mesure 55 mm.
Fic. 85 à 88, gen. Hoplideres Senviuur, pattes antérieures droites. — 85, H. aquilus CoquEREL,
mâle. — 86, H. eurtipes Quexrix et Vauziens, mâle. — 87, H. aquilus Coquene,
femelle. — 88, H. curtipes Quexrix et Viziers, femelle.
Longueur : 36-61 mm. — Figures 83, 84, 86, 88 ct 89.
Très voisin d’aquilus, même coloration générale, mais le pronotum
tendant à être plus rougeâtre; même structure générale, même ponctuation,
mais stature plus trapue (pour une même longueur des élytres de 45 mm,
la largeur aux épaules est de 22 mm chez curtipes et de 19 mm chez aquilus);
antennes plus courtes, dépassant à peine l’apex des élytres chez le mâle,
ou même ne l’atteignant pas chez les petits exemplaires (article III — 10 mm,
IV et V — 7,5 mm chez curtipes, article III — 11 mm, IV et V, 8,5 mm
chez aquilus); pattes nettement plus courtes, le tibia antérieur est droit et
seulement quatre fois plus long que large à l’apex chez curtipes mâle, alors
qu'il est arqué en dedans à l'extrémité et près de six fois plus long que large
à l’apex chez aquilus. Brosse de poils des tibias antérieurs des mâles s’éten-
dant sur plus de la moitié distale du tibia, parfois sur toute sa longueur
(exemplaire minor).
Mapagascar Sup : SP. Betioky : Betioky Sud, 1v-1969 (Dujardin-Delacour et
Viossat, M.P., holotype 4; M.P. et D.D.V., paratypes &). — S.P. Ampanihy : Androka,
1918 (Lt. Gaudron, M.P., « Aquilus Coquerel, Lameere det. », allotype ©). — S.P. Tuléar :
Tuléar, 1-1904 (Voelizkow, U.Z.M.B., paratype d et paratype 9; M.P., paratype G).
Source : MNHN, Paris
128 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
fe couore.
= nou
moneuTS
DIEGO-SUAREZ
rararav ina
ED
SZ
samgaVA
danratana
50040 vs 700 20m
RRQ DE FOR ELOM AMIÉ
Fac. 89, gen. Hoplideres Senviuue, répartition géographique de :
D H. lacvipennis Lamere. [M H. punclatus Quentin et Virrtens.
@ A. aquilus Coquenxz. À H. curtipes Quenrin et Virztens.
Source : MNHN, Paris
TriBU TERETICINI LAMEERE
Téréticiens Lameere, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 3, 72 et 79 (Révision, p. 867,
1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 87.
:, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 140 et 162.
Tête très courte, faiblement inclinée, les mandibules en partie visibles
du dessus. Antennes courtes, dépassant de peu la base des élytres, celles
du mâle pectinées à longuement flabellées (Tereticus), celles de la femelle,
dentées et carénées sur un nombre variable d’articles.
Pronotum en cône tronqué, à rebord latéral fortement abaissé et peu
visible en avant. Épisternes métathoraciques non rétrécis au côté interne,
fortement au côté externe, la troncature postérieure peu étendue.
Élytres plus longs chez les femelles que chez les mâles, dans les deux
sexes proportionnellement très longs par rapport à l’avant-corps.
Abdomen dépassant l’apex des élytres, faiblement chez les mâles, lon-
guement chez les femelles.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar et région australienne. Un
seul genre à Madagascar.
GENRE TERETICUS WATERHOUSE
Tereticus WATERHOUSE, 1879, Cist. Ent., 2, p. 534; espèce-type du genre : T. pectinicornis
Warernouse (Madagascar).
Sorocerus FatRmatRE, 1899, Ann. Soc. ent. Belg., 43, p. 547; espèce-type du genre :
S. pubicollis Farrmatme (Madagascar).
Sorocerus : ALLUAUD, 1900, in GRANDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 335.
Tereticus : ALLUAUD, 1900, in GRanDiprer, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 889.
Tereticus : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 73, T7 et 79 (Révision, p. 987,
941 et 943).
Tereticus : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 88.
Tereticus : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 162.
MÂces :
Tête inclinée, à front fortement excavé, vertex plus ou moins nettement
sillonné, tubercules antennifères saillants; clypéus concave, largement
échancré en avant, séparé des joues par une carène. Mandibules très larges,
coudées à angle droit à l’extérieur (l'angle souvent marqué par un bourrelet
explané), l’apex unidenté, le bord interne luisant, bisinué, beaucoup plus
fortement à droite. Yeux fortement échancrés, le lobe inférieur gros, le lobe
supérieur plus étroit, l’espace interoculaire supérieur égal au moins à la
largeur du lobe supérieur de l’œil. Ponctuation céphalique très forte, régu-
lière, en nid d’Abeille; pubescence longue, fine, dressée et serrée, avec, en
général, une touffe de soies légèrement plus épaisses occupant le canthus
oculaire.
Antennes courtes, dépassant d'assez peu le niveau de la base des élytres.
Scape gros, subconique, déprimé sur la face rostrale; article II en cupule;
Source : MNHN, Paris
130 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
articles III à X munis d’un flabelle plus ou moins long selon les espèces;
article XI entièrement lamelleux. Face rostrale de tous les articles avec
deux carènes se réunissant à l’apex de chaque article et délimitant une aire
déprimée et ponctuée comme la tête, mais un peu plus finement.
Pronotum trapézoïdal, à rebord latéral abaissé plus où moins indistinct
en avant, s'étendant en arrière, de l’angle postérieur qui est aillant jusqu’à
l'angle de la cavité cotyloïde où il peut offrir une légère saillie. Épisternes
métathoraciques à bord supérieur oblique, la troncature apicale étroite.
Seutellum bien développé. Pronotum et seutellum ponctués comme la tête,
hérissés de soies longues, fines et denses.
Élytres courts et larges à la base, subparallèles, puis assez brusquement
rétrécis en arrière, les apex arrondis séparément. Ponctuation élytrale serrée
et régulière, moins forte que sur l’avant-corps, les points obliques avec leur
bord antérieur légèrement saillant. Pubescence fine, courte et semi-couchée.
Pattes relativement courtes, légèrement comprimées; fémurs assez
larges et subparallèles, le bord inférieur généralement arrondi aux pattes
antérieures et présentant deux fines carènes longitudinales délimitant la
zone d'insertion d’une brosse courte et dense aux pattes intermédiaires et
postérieures. Tibias inermes, graduellement élargis de la base vers l’apex.
Tarses étroits. Pattes avec la même ponctuation et la même pubescence
que les élytres.
Dessous de la tête et du thorax pubescents comme la face dorsale.
Abdomen avec des soies couchées fines.
FEMELLES :
Diffèrent des mâles par leur pubescence plus courte, leur ponctuation
moins forte (quoique aussi dense), les élytres plus longuement subparallèles,
plus graduellement arrondis à l’apex, leurs fémurs intermédiaires et posté-
rieurs sans brosse de poils ni carènes, l'abdomen dépassant beaucoup plus
longuement les élytres (d’au moins la longueur du dernier tergite visible),
et essentiellement par la structure des antennes.
Antennes dépassant légèrement en arrière le niveau de la base des
élytres; scape comme chez les mâles; article II cylindrique; III cylindrique,
caréné ou non, denté ou non à l’apex, les articles IV à X toujours dentés,
la dent de taille plus ou moins nettement croissante; article XI généralement
de peu plus long que le X.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : genre propre à Madagascar. Sept espèces
actuellement identifiables.
TABLEAU DES ESPÈCES
A. Mäâles
1. Processus apicaux des articles III à X des antennes nettement
plus courts que la moitié de la longueur de l’antenne....... sant Guat)
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 181
— Processus apicaux des articles antennaires III à X beaucoup
plus longs que la moitié de la longueur de l’antenne.........
RE ee ee Ce mo. 7. T. antennalis GAHAN
2. Processus apical des articles antennaires III à X au moins
trois fois plus longs que le corps de l’article qui le porte.......... 3
— Processus apical des articles antennaires III à X deux fois
plus long que l’article qui le porte........ 1. T. pubicollis (FAïRM.)
8. Processus apical des articles antennaires III à VI trois fois
plus long que le corps de l’article qui le porte. 4
— Processus apical des articles antennaires III à VI cinq fois plus
long que le corps de l’article qui le porte....................... 6
4. Fémurs concolores. Pubescence élytrale rase. Ponctuation ély-
trale relativement faible et peu serrée. ......................... 0
— Fémurs testacés avec l’apex sombre. Pubescence élytrale longue.
Ponctuation élytrale forte et serrée ......... 4. T. peyrierasi, n. sp.
5. Scape aussi long que les articles IT et III réunis............
Dane Bo Re RE Ab T SAT Gr 2. T. pectinicornis WATERH.
— Scape presque aussi long que les articles IT, IT et IV ensemble...
D cr A Ne nn 5 Gt Ees o ooet) 8. T. frater,n.sp.
6. Fémurs testacés avec l’apex sombre. Antennes sombres, à
premier article clair, trois fois plus longues que le pronotum
BUREAU eN PENSER TRE 5. T. alluaudi Lam.
— Fémurs et antennes noirs, concolores, ces dernières deux fois
et demie plus longues que le pronotumau milieu. 6. T. carinatus,n.sp.
B. Femelles (1)
1. Troisième article des antennes sensiblement aussi long que les
articles IV et V réunis. Fémurs concolores ....................... 2
— Troisième article des antennes nettement plus long que les
articles IV et V réunis. Fémurs clairs à la base et foncés à
Papers ec RPM ne LE Le 4. T. peyrierasi, n. sp.
2. Antennes avec un nombre variable d'articles (au moins ceux
de la moitié apicale) présentant une seule carène sur la face
rostrale ne RME RAP 7. T. antennalis GAHAN
— Antennes avec les articles antennaires présentant deux carènes
parallèles sur la face rostrale 6. T. carinatus, n. sp.
(1) Les femelles de T. pubicollis, T. pectinicornis, T. frater, T. alluaudi ct T. rufuli-
pennis sont inconnues. L'holotype femelle de T. semirugosus n'a pas été retrouvé.
Source : MNHN, Paris
132 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
1. Tereticus pubicollis (FAIRMAIRE)
Sorocerus pubicollis FammaIRE, 1809, Ann. Soc. ent. Belg., 43, p. 547; deux syntypes :
baie d’Antongil (Muséum de Paris).
Sorocerus pubicollis : ALLUAUD, 1900, in GranDire, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 335.
Tereticus pubicollis : LamæEer, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. T4 et T8 (Révision,
p. 938 et 942) [pubicollis & + semirugosa ©].
Tereticus pubicollis : LameErE, 1913, Col. Cai. Junk, 52, p. 88 [pubicollis & + semiru-
gosa Q].
Tereticus pubicolis : Lameere, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 168 [pubicollis & +
semirugosa Q].
TYPE DÉSIGNÉ :
Nous désignons comme lectotype & un exemplaire de 21 mm de lon-
gueur, portant deux étiquettes bleues, l’une avec «Baie d’Antongil Mada-
gascar », l’autre « Muséum Paris Coll. A. Argod 1931 » et une étiquette blanche
Fac. 90 à 92, gen. Tereticus Warennousr, antennes des mâles. — 90, T. pubicollis (FAIRMAIRE).—
91, T. peyrierasi, n.sp. — 92, T. antennalis Gamax.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 133
portant, de la main de FArRMAIRE «Sorocerus pubicollis n.g. n. sp.»
L’antenne droite est mutilée.
OBSERVATIONS :
LAMEERE a rapporté à pubicollis la femelle décrite par FATRMATRE sous
le nom de semirugosa: le type unique de cette espèce, examiné par LAMEERE
avant 1912 n’a pu être retrouvé au Muséum de Paris. Nous traiterons donc
cette espèce en incertae sedis (cf. p. 141).
D'autre part LAMEERE citait également une femelle de la baie d’Antongil
du Musée de Tring, aujourd’hui au Muséum de Paris, et qui, nous semble-t-il,
est la femelle de T. peyrierasi, n. sp.
Fi. 93 à 96, gen. Tereticus WA
ousk, antennes des mâles. — 93, T. pectinicornis Waen-
mouse. — 94, T. frater, n. sp. — 95, T. alluaudi Lameere. — 96, T. carinatus, n. sp.
MÂLE :
Longueur : 20-23 mm. — Figure 90.
Brun rougeâtre, la moitié apicale des antennes, le disque des élytres,
le dessous et les tarses brun-jaunâtre. Pubescence générale jaunâtre.
Espace interoculaire supérieur une fois et demie plus large que le lobe
supérieur des yeux, la largeur de celui-ci égale aux trois cinquièmes de celle
du lobe inférieur, la partie étroite peu rétrécie.
Scape une fois et demie plus long que l’article III, quatre fois et demie
plus long que le II. Articles III à X, vus par la face rostrale, progressivement
et très faiblement décroissants jusqu’au VIII, IX et X de taille faiblement
Source : MNHN, Paris
134 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
croissante, le XI un peu plus de deux fois plus long que le X; vus par la
face externe (fig. 90), flabelle des articles III à X, environ deux fois plus
long que le corps de l’article qui les porte.
Pronotum 1,6 fois plus large que long au milieu, le bord antérieur avec
un fort bourrelet, le bord postérieur finement caréné, de même que les côtés;
angles postérieurs aigus, fortement saillants. Élytres deux fois un tiers plus
longs que larges ensemble aux épaules. Tarses postérieurs très étroits;
article I égale II et III ensemble, onychium aussi long que les autres articles
ensemble.
FEMELLE : inconnue.
Mapagascar Esr : S.-P. Mananara : « Baie d’Antongil » (— Antanambe), (4. Moc-
querys, M.P. lectotype et paratype G); idem (U.S.N.M.). — S.-P. Fénérive : Fénérive,
1896 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : forêt de Fito, vi-vur-1897 (Perrot
frères, M.P.); lac Alaotra, 1880 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Moramanga : Périnet
(MP).
2. Tereticus pectinicornis WATERHOUSE
Tereticus pectinicornis WATERHOUSE, 1879, Cist. Ent., 2, p.
narivo (British Museum, N. H.).
Tereticus pectinicornis : ALLUAUD, 1900, in GranDiDieR, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 839.
Tereticus pectinicornis : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. T5 et 78 (Révision,
p. 939 et 942).
Tereticus pectinicornis : LAMEERx, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 88.
Tereticus pectinicornis : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 163.
holotype & : Antana-
TYPE :
L’holotype & de cette espèce est un exemplaire de 18 mm de longueur,
à antenne droite manquante, portant une étiquette rectangulaire « Madag.
79.18 » et une étiquette manuscrite « Tereticus pectinicornis, C. Waterh. »
et, dans l’angle, « (Type) ».
MÂLE :
Longueur : 18-19 mm. — Figure 93.
Avant-corps, antennes, pattes (sauf les tarses) noirs, élytres et tarses
fauves ainsi que l’abdomen. Pubescence générale jaune-roussâtre.
Espace interoculaire supérieur environ une fois trois quarts plus large
que le lobe supérieur des yeux, la largeur de celui-ci égale à la moitié de
celle du lobe inférieur, l’échancrure entre les deux lobes anguleuse.
Scape aussi long que les articles II et III ensemble. Articles, vus par
la face rostrale, avec le IV plus court que le III et les suivants de taille
insensiblement croissante, le XI près de trois fois plus long que le X. Flabelle
des articles III à X, environ trois fois plus long que le corps de l’article
qui le porte.
Pronotum 1,6 fois plus large que long au milieu, le bord antérieur avec
un fort bourrelet s’effaçant sur la ligne médiane, les angles postérieurs très
obtus. Élytres un peu plus de deux fois plus longs que larges ensemble
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 135
aux épaules. Tarses postérieurs moins étroits que chez le précédent, l’article I
égal aux deux tiers de II et IIT ensemble, onychium plus court que les
articles précédents réunis.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Centre : S.-P. Tananarive : Antananarivo (Kingdon, B.M., holoty-
pe d).
MaDaGascan CEN massif de l’Andringitra, plateau Andohariana, 2000 m,
xExn-1970 (Mission C.N.R.S., R.C.P. 225, MP.).
3. Tereticus frater, n. sp.
TYPE DÉSIGNÉ :
Nous désignons comme holotype & l’unique exemplaire décrit ci-après.
MÂLE :
Longueur : 13 mm. — Figure 94.
Avant-corps, scape, pattes (sauf les tarses) brun de poix, antennes
(sauf le scape et la base des articles IT et III) et tarses jaunâtres, élytres
jaunâtres à la base et enfumés sur le reste de la surface.
Même structure générale que le précédent, mais espace interoculaire
deux fois plus large que le lobe supérieur des yeux, ceux-ci largement échan-
crés (la partie étranglée presque aussi longue que le lobe supérieur), antennes
à articles plus courts (le scape presque aussi long que IT, IIT et IV ensemble),
le premier article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants
ensemble.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Esr : S.-P. Ambatondrazaka : pays Antsianaka, 1890 (Perrot frères,
M.P., holotype 4).
4. Tereticus peyrierasi, n. sp.
Tereticus pubicollis 9, Lamkerx, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 74 (Révision, p. 938)
[pro parte : exemplaire de la baie d’Antongil].
TYPES DÉSIGN
a) Nous désignons comme holotype & un exemplaire de 21 mm pro-
venant de la région de Sambava.
b) Nous désignons comme allotype 9 l’exemplaire de 22 mm de lon-
gueur précédemment décrit par LAMEERE comme femelle de pectinicornis
et provenant de la baie d’Antongil. L’antenne droite manque, l'antenne
gauche a perdu ses cinq derniers articles.
Me :
Longueur : 19-22 mm. — Figure 91.
Source : MNHN, Paris
136 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Avant-corps, antennes, pattes (sauf la moitié basale des fémurs), et la
face inférieure (sauf la zone sternale médiane) brun de poix; élytres brun-
rouge, très enfumés, surtout sur les côtés et à l’apex; moitié basale des
fémurs et région sternale médiane jaune rougeâtre. Pubescence générale
jaunâtre.
38. 100.
97 99. 101.
Fic. 97 à 101, gen. Tereticus Warennousr, antennes des femelles. — 97 à 99, T. antennalis
Gaman, variations. — 100, T. carinatus, n. sp. — 101, T. peyrierasi, n. sp.
Espace interoculaire supérieur égal à la largeur du lobe supérieur des
yeux, la largeur de celui-ci égale aux deux tiers de celle du lobe inférieur,
léchancrure arrondie.
Scape à peine plus court que les articles IT et IIT des antennes ensemble.
Articles IT, IX et X subégaux, IV à VIII plus petits que les précédents,
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 137
subégaux entre eux; XI deux fois plus long que X; flabelle des articles III
à X environ trois fois plus long que le corps de l’article qui le porte.
Pronotum une fois et demie plus large que long au milieu, à bourrelet
du bord antérieur entier, abrupt en arrière, et angles postérieurs saillants,
obtus et nettement relevés. Élytres deux fois et demie plus longs que larges
ensemble aux épaules. Tarses postérieurs longs et étroits, à article I un peu
plus long que IT et III ensemble, onychium légèrement plus court que les
trois premiers articles réunis.
FEMELLE :
Longueur : 22 mm. — Figure 101.
Même coloration que le mâle, même structure. Article III des antennes
nettement plus long que IV et V réunis, sans dent apicale, portant une indi-
cation de carène sur la face rostrale; article IV légèrement épaissi et denté
à l’apex, un peu plus court que la moitié du III, et déjà assez nettement
caréné; articles V, VI (et suivants?) nettement carénés, progressivement
moins longs mais plus fortement dentés.
MapaGascar Esr : S.-P. Sambava : Sambava, route de Vohémar, km 42, 11-1968
(J. Vadon et A. Peyrieras, M.P., holotype et paratype &). — S.-P. Mananara : « baie
d’Antongil » (— Antanambe), 1898 (A. Mocquerys, M.P., allotype ©, décrit comme
pubicollis ® par Law k
5. Tereticus alluaudi LAMEERE
Tereticus Alluaudi Lam
et 942); holotype
allotype 9 : baie d
Tereticus Alluaudi : LAN
Tereticus Aluaudi : LAMx
1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 76 et 78 (Révision, p. 940
‘amatave (Institut royal des Sciences naturelles de Belgique):
ntongil (Muséum de Paris).
1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 88.
1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 163.
TYPES :
a) L’holotype S est un exemplaire de 13 mm de longueur provenant
de Tamatave.
b) L’allotype © décrit par LAMEERE n'appartient pas à cette espèce,
mais nous semble devoir être rapporté à T. carinatus, n. sp., décrite ci-après.
MÂLE :
Longueur : 13-16 mm. — Figure 95.
Fauve avec les antennes (sauf les deux premiers articles), l'apex des
fémurs, les tibias et les tarses noirâtres, les élytres largement enfumés sur
les côtés et vers l’apex. Pubescence générale jaune-roussâtre.
Espace interoculaire supérieur deux fois plus large que le lobe supérieur
des yeux, celui-ci de moitié moins large que le lobe inférieur, la zone rétrécie
peu étendue, l’échancrure très large.
Scape presque aussi long que les articles IT, II et IV réunis; articles III
à V subégaux; VI à X un peu plus longs et de taille croissante; XI presque
Source : MNHN, Paris
138 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
trois fois plus long que le X. Flabelle des articles III à VI cinq fois plus
long que le corps de l’article qui le porte, cette proportion devenant ensuite
de plus en plus petite.
Pronotum environ une fois un quart plus large que long au milieu, à
bourrelet antérieur large et effacé, les angles postérieurs largement obtus,
peu saillants. Élytres deux fois un tiers plus longs que larges ensemble aux
épaules. Tarses postérieurs assez courts, l’article I légèrement plus long
que II et III ensemble, l’onychium un peu plus court que les articles pré-
cédents réunis.
FEMELLE : inconnue,
Mapagascar NorD : SP. Diégo-Suarez : montagne d’Ambre (M.P.).
Mapacascar Esr : S.-P. Tamalave : Tamatave (IL.S.N.B., holotype d).
6. Tereticus carinatus, n. sp.
Tereticus Alluaudi : LamERr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 76 (Révision, p. 940)
[pro parte, allotype © : baie d'Antongil (Muséum de Paris)].
TYPES DÉSIGN:
a) Holotype & : nous désignons comme holotype & l'unique exemplaire
de 11 mm de longueur décrit ci-après.
b) Allotype © : nous désignons comme allotype © l’exemplaire décrit
par LAMEERE comme alluaudi ©.
MÂLE :
Longueur : 11 mm. — Figure 96.
Entièrement brun de poix avec l’extrême base des élytres jaunâtre.
Pubescence générale blanchâtre.
Espace interoculaire supérieur 1,6 fois plus large que le lobe supérieur
des yeux, celui-ci de largeur égale à la moitié de celle du lobe inférieur;
échancrure entre les deux lobes large.
Scape à peine aussi long que II, III et IV ensemble; III à X de taille
insensiblement croissante (vus par la face rostrale); flabelle des articles IIT
à VI cinq fois plus long que le corps de l’article qui le porte, cette proportion
diminuant ensuite progressivement; article XI deux fois deux tiers plus
long que le X.
Pronotum une fois un tiers plus large que long au milieu, à bourrelet
antérieur bien marqué, étroit, abrupt en arrière, les angles postérieurs très
largement obtus, faiblement saillants. Élytres environ deux fois plus longs
que larges ensemble aux épaules. Tarses postérieurs assez étroits, à premier
article nettement plus long que les deux suivants réunis, l’onychium nette-
ment plus court que les articles précédents réunis.
FEMELLE :
Longueur : 15-29 mm. — Figure 100.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 139
Entièrement brun de poix.
Articles III à X des antennes fortement bicarénés sur la face rostrale,
tous fortement dentés. la dent aiguë. Article IIT des antennes deux fois
plus long que le scape, aussi long que IV et V réunis; articles VI et VII
égaux à IV ou à V; VIII à X nettement plus courts.
Mapagascar Esr : S.-P. Mananara : Seranambe, x1-1962 (J. Vadon et A. Pey-
rieras, M.P., holotype $): « baie d’Antongil » (— Antanambe), 1898 (A. Mocquerys,
M.P., allotype ©, décrit comme alluaudi © P. Ambatondrazaka :
lac Alaotra, 1889 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. amatave (U.S.N.M.).
102 : 103
Fic. 102 et 103, Tereticus antennalis Gawax. — 102, mâle. 103, femelle.
7. Tereticus antennalis GAmaAx
Tereticus antennalis GAHAN, 1890, Ann.
Mis de l’Imerina (British Museum
Tereticus antennalis : ALLUAUD, 1900, x GraNDIDIER, Hist. Nat. Madag., 1, (3), p.
Tereticus antennalis : LAM&ERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. T7 et 78 (Rév
p. 941 et 942); description des © : forêt Tanala (coll. Alluaud et Tring Museum).
Tereticus antennalis : LAMkERr, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 88.
Tereticus antennali: 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 163, pl. 8, fig. 3 et 4.
ag. nat. Hist., (6) 6. p. 459; holotype S :
H.).
TYPES :
a) L’holotype 4 est un exemplaire du type brunâtre, en bon état, de
19 mm de longueur portant une petite étiquette carrée avec « Madag. 90.78 »
et une étiquette de détermination manuscrite «Tereticus antennalis,
Gahan » et dans un angle « Type ».
Source : MNHN, Paris
140 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
b) LAMEERE, sans désigner de type, cite et décrit deux exemplaires de
la forêt Tanala, l’un de la collection Alluaud, qui n’a pas été retrouvé,
l’autre de même provenance, de la collection du Musée de Tring, aujourd’hui
à Paris. C’est cet exemplaire que nous désignons comme lectotype © consti-
tuant l’allotype © d’antennalis, de 26 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 14-21 mm. — Figures 92 et 102.
Coloration variable : avant-corps brun et élytres brun-jaunâtre, avant-
corps noirâtre et élytres bruns, ou entièrement noir. Pubescence générale
jaunâtre à noire.
Espace interoculaire supérieur deux fois plus large que le lobe supérieur
des yeux, la largeur de celui-ci un peu supérieure à celle de la moitié du
lobe inférieur, échancrure largement circulaire, la partie étranglée des yeux
assez longuement étirée.
Scape des antennes aussi long que les articles II à V réunis; II à IV
subégaux; V un peu plus long, les suivants de taille sensiblement croissante
jusqu’au X, celui-ci égal à la moitié du scape.
Pronotum 1,6 fois plus large que long au milieu, le bord antérieur avec
un bourrelet entier; angles postérieurs subaigus, médiocrement saillants.
Élytres une fois trois quarts à deux fois aussi longs que larges ensemble
aux épaules. Tarses postérieurs assez étroits, le premier article aussi long
que les deux suivants réunis, l’onychium égal aux trois premiers articles
ensemble.
FEMELLE :
Longueur : 13-26 mm. — Figures 97 à 99 et 108.
Même coloration que le mâle, la base des élytres largement luisante et
presque imponctuée.
Antennes assez variables avec les articles ne portant qu'une seule carène
à partir de l’article III, IV, V ou VI, l’article III plus où moins denté à
l’apex, mais toujours très faiblement; article III toujours plus court que IV
et V ensemble, à peine plus long que le scape; article IV de faiblement à
nettement denté, les suivants avec une dent devenant de plus en plus forte;
articles IV à X de taille décroissante.
Mapacascar Non : S.-P. Diégo-Suarez : montagne d'Ambre (I.S.N-B.; U.S.N.M.);
idem, 1932 (E. Drouard, M.P.); Diégo-Suarez (I.S.N.B.;: M.P.).
Manacascar Esr P. Sambava : massif du Marojejy, Ambinanitelo, 500 m,
x1-1958 (E. Raharizonina, M.P. P. Maroantsetra : Maroantsetra (M.P.); idem
(J. Vadon, M.R.A.C.); Ambodivoangy, m1-1948, xn-1951 (J. Vadon, M.P.); Ambohitsi-
tondrona, 11-1948 (Michel, M.P.); Fampanambo, x11 (A. Peyrieras, M.P.); presqu'île
Masoala, 1 000 m, 11-1969 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Mananara : Sera-
nambe, 11 et xn1-1962 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.); mont Antampona (J. Vadon
et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Ambotondrazaka : pays Antsianaka et lac Alaotra,
1889-1892 (Perrot frères, M.P.); forêt de Fito, vi-vu-1897 (Perrot frères, M.P.). — S.-P.
Fénérive : Fénérive, 1896 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Tamatave : Tamatave (U. S.N.M.
MF). — S.P. Moramanga : Moramanga, xn-1957 (F. Keiser, M.B.); route d’Anosibe,
x11-1969, m1, 1v, xu-1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — 5.-P. Fort-Carnot : Fort-Carnot
(MF); col de Tantamaly, Ankarampotsy, 950-1100 m, 1934 (R. Catala, M.P.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 141
Mapaascar CENTRE : S.-P. Macvatanana : Mahatsinjo (LS.N.B.). — S.-P. Tana-
narive : monts de l’Imerina (B.M., holotype 4). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka,
x1-1936 (J. Vadon, M.P.). — S.-P. Ambositra : Ambohimitombo, forêt T'anala, 1-1895
(F. Major, M.P., allotype ©). — S.-P. Ambalavao : massif de l'Andringitra, Anjavidilava,
1 800-2 000 m, x11-1970 à 1971 (Mission C.N.R.S., R.C.P. 225, M.P.).
MapaGascar Sup : #S.-P. Ambovombe : Beloha (M.P.).
Tere:
a) Tereticus rufulipennis FAIRMAIRE
s incertae sedis
Tereticus rufulipennis Famamne, 1889, Ann. Soc. ent. Belg., 33, Bull. p. XCIIT; holotype:
Madagascar, sans précision (type disparu).
Tereticus rufulipennis : Lamxere, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. T6 (Révision, p. 940)
[espèce douteuse].
Tereticus rufulipennis : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 88.
Tereticus rufulipennis : LaMgerE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 163.
DESCRIPTION ORIGINALE :
«Long de 28 millimètres. — T. pectinicorni WaTERx. affinis sed major,
elytris rufis, subopacis, antennis pallidius rufulis, prothorax lateribus
postice haud marginato, tibiis tarsisque rufis sat distinctus ».
MaDaGascar : sans précision.
b) Tereticus semirugosus (FATRMAIRE)
Macrotoma semirugosa FaiRmaIRE, 1905, Ann. Soc. ent. Belg., 49, p. 133; holotype Q :
Diégo Suarez [Type disparu].
Tereticus pubicollis : LamEerr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. T4 (Révision, p. 938)
[pro parte : semirugosa considéré comme © de pubicollis].
DESCRIPTION ORIGINALE :
« Macrotoma semirugosa. — Long. 28 milll — Sat elongata, supra
planiuscula, fusca, supraopaca, subtus cum ventre pedibusque nitida ; capitesat
parvo, rugoso, oculis parum convexis, antennis brevibus, corporis medium
haud attingentibus, crassiusculis, articulo 1° crassiore, apice fere truncato,
3° quarto et quinto conjunctis fere aequali, 6 ultimis dilutioribus, fulvis,
ultimis flavidis; prothorace valde transverso, elytris parum angustiore,
rugoso, lateribus haud dentatis, antice angustato; scutello fere ovato, apice
rotundato, punctis grossis impresso, elytris paulo elongatis, abdomine valde
brevioribus, basi rugosis, rugis ante medium obsolescentibus, dein sat
subtiliter coriaceis, utrinque nervulis 2 postice obliteratis, apice rotundato,
angulo suturali inermi; subtus punctulata prosterno grosse punctato, inter
coxas sat lato, apice arcuato, coxis globosis, rufescentibus, tibiis inermibus,
tarsis sat elongatis, rufis, articulo 40 ceteris conjunctis aequali, 3° apice
haud dilatato, vix et anguste bilobo. — Diégo-Suarez; 1 9, ma collection ».
Ogservarions : le type ayant disparu, il nous est impossible de confirmer
la synonymie établie par LAMEERE, qui ne disposait pas d’un matériel de
comparaison suffisant. C’est pourquoi nous avons été contraints de traiter
cette espèce en incertae sedis.
Source : MNHN, Paris
142 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TriBu : CLOSTERINI LACORDAIRE
Aegosomitae THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 308 et 310 [pro parte].
Orthosomitae THOMSON, 1964, Syst. Ceramb., p. 284 [pro parte].
Clostérides LacorDaIRE, 1869, Gen. Col. 8, p. 149 [pro parte].
Clostériens LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 5 (Révision, p. 869) [pro parte].
Closteri LamEERr, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 81 [pro parte].
Closteri : Lameerr, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 140 et 145 [pro parte].
Closterina Gizmour, 1956, Longicornia, 8, p. 181 et 211 [pro parte].
Closterina : Giimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 166.
Closterini Quexrix et Viciiens, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., ns., 10 (2), p. 250.
Corps robuste, plus ou moins large, déprimé à subconvexe. Tête sub-
horizontale. Yeux fortement granulés, fortement échancrés. Mandibules
courtes et larges. Antennes de onze articles à articles III à XI aplatis, la
plupart dentés où flabellés à leur angle apical-rostral.
Pronotum trapézoïdal, étroitement et entièrement rebordé, avec les
angles antérieurs et postérieurs plus ou moins marqués, les bords latéraux
avec une dent médiane le plus souvent bien indiquée. Épisternes méta-
thoraciques tronqués en arrière, sans fort rétrécissement.
Élytres subparallèles, plus courts chez le mâle que chez la femelle, à
côtes plus ou moins bien marquées, les deux discales toujours visibles.
Pattes généralement courtes (sauf chez Parelaptus), parfois fortement
comprimées (T'alupes).
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Australie, Madagascar, Amérique du
Sud. Six genres à Madagascar.
TABLEAU DES GENRES
1. Terebra des mandibules nettement bifide dans les deux sexes.
(p.223), Schizodontus QUENT. Vizr.
— Terebra des mandibules simple dans les deux sexes.. 2
2. Corps entièrement couvert d’une fine pubescence génér:
dense . JELOOITE 00 De CDR Can EL 3
— Face dorsale du corps généralement glabre, où au moins les
élytres glabres avec tout au plus quelques soies éparses............ 4
3. Premier article des tarses postérieurs du mâle sensiblement égal
aux deux suivants réunis. Stature large......................
Re (p. 230), Elaptoides QUENT. Vizz.
— Premier article des tarses postérieurs du mâle près de deux
fois plus long que les deux suivants réunis. Stature étroite. .
(p. 232), Parelaptus Lam.
4. Corps déprimé. Pattes aplaties, les tibias, notamment les pos-
térieurs, lamelliformes, avec une arête dorsale.............
(p.225), Talupes QUENT. Vi.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRIN4 T PRIONINAE 143
— Corps convexe. Pattes normales, ou avec les tibias faiblement
comprimés, sans arête dorsale
&
x
Antennes du mâle dentées ou flabellées, atteignant ou dépassant
le niveau de l’apex des élytres, les articles I et II seuls luisants,
les suivants mats, uniformément chagrinés, et, à partir du IV,
de largeur sensiblement égale. Chez les Closterus © les antennes
n’atteignent pas l’apex des élytres, leurs articles terminaux ne
sont pas de taille décroissante en largeur et peuvent être
pubescents (p. 148), Closterus SERv.
— Antennes du mâle dentées, dépassant un peu le niveau du milieu
des élytres, les articles I et IT entièrement luisants, III et les
suivants portant (de partiellement à totalement) une fine ponc-
tuation serrée et de largeur rapidement décroissante vers
l’apex. Femelle inconnue .......... (p. 220), Clesotrus QUENT. Viur.
GENRE CLOSTERUS SERVILLE
Closterus ServiLrx, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 193: espèce-type du genre : C. flabel-
licornis Servizze (Madagascar).
Closterus : THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 289.
Closterus : Tuomson, 1864, Syst. Ceramb., p. 470.
Closterus : LACORDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 151.
Closterus : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 10 (Révision, p. 874).
Closterus : LAM&ERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 81.
Closterus : Borrx, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 48.
Closterus : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 146 et 148.
Closterus : Gizmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 166.
Closterus : QUENTIN et Vicziers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 251.
MÂLe :
Tête courte, faiblement inclinée, sillonnée en dessus, le front plus ou
moins excavé en avant. Yeux subcontigus en dessus, le plus souvent médio-
crement rapprochés en dessous, très fortement échancrés, le lobe inférieur
s'étendant jusqu’au niveau de la partie antérieure de l’insertion antennaire
de sorte que les joues sont très étroites. Labre très court, arrondi ou faible-
ment sinué en avant. Mandibules courtes, robustes, subhorizontales, brus-
quement arquées vers l’apex qui est unidenté, inermes au bord interne.
Palpes très courts, leur dernier article à peine dilaté, fortement tronqué
à l’apex.
Antennes toujours glabres à partir de l’article III, le plus souvent plus
longues que le corps, généralement robustes, à articles III à XI aplatis;
scape obconique, luisant, avec une ponctuation grossière; article III mutique
ou denté, parfois flabelliforme; IV à X dentés à longuement flabelliformes;
III à XI à surface très finement chagrinée et reflets soyeux; XI lamelliforme,
bien plus long que le X.
Ces antennes appartiennent à deux types. Dans le premier type, les
articles IV à X portent à leur angle apical-rostral, un processus dentiforme
ou digitiforme, de structure et de dimension sensiblement identiques, pou-
vant parfois s’infléchir mais en tous cas toujours latéral (fig. 106 et 107);
Source : MNHN, Paris
144 R. M. QU & A. VILL
dans le second type, les articles sont progressivement flabelliformes de la
base à l’apex de l’antenne, le processus apical-rostral, des articles terminaux
au moins, s’aplatissant, se courbant vers le bas et s’élargissant vers le côté
externe pour prendre une position semi-ventrale; en outre, le corps même
de ces derniers articles est arqué, ce qui entraîne une torsion générale de
l'extrémité de l’antenne (fig. 108 et 109).
104.
105. 106. 107. 108. 109.
Fc. 10% à 109, gen. Closterus Senvrzze. — 10%, C. denticollis Fatrwaink, avant-corps. — 105,
C. jlabellicornis Senviiur, avant-corps. — 106, C. jordani Borrr, mâle, antenne gauche.
407, C. lameerei Quennn et Viruens, mâle, antenne gauche. — 108, C. flabelli-
cornis Senvizze, mâle, antenne gauche. — 109, C. longiramis Gahan, mâle, antenne
gauche.
Pronotum peu convexe, subcarré à rectangulaire où trapézoïdal, à
bords latéraux fortement carénés, les angles antérieurs et postérieurs plus
ou moins nettement marqués, la dent médiane toujours nette (fig. 104 et
105). Scutellum court, arrondi en arrière.
Le pronotum porte le plus souvent, sur les côtés, une pubescence assez
courte et dense tandis que le disque est soit glabre soit « subglabre », c'est-à-
dire portant dans chaque point enfoncé une très courte soie. Dans quelques
espèces, le pronotum dans sa totalité, y compris le disque, porte une pubes-
cence plus ou moins longue, très fine, généralement très serrée, et qui s’insère
indifféremment sur la surface ou dans les points enfoncés.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 145
Face ventrale du thorax portant toujours une pubescence fine, plus
ou moins longue et plus où moins dense, dont la coloration est souvent
spécifique.
Élytres courts, généralement peu convexes, subparallèles, arrondis à
l’apex, mais avec l’angle apical-sutural faiblement marqué.
Pattes courtes, assez robustes, subégales mais les postérieures un peu
plus longues; tibias graduellement élargis, les antérieurs avec leur angle
apical externe dentiforme; tarses larges, articles I à III subégaux.
FEMELLE :
La femelle présente l'aspect général du mâle, bien qu'ayant, comme
dans la majorité des Prioniens, des yeux un peu moins développés et plus
écartés dessus et dessous et un arrière-corps un peu plus allongé et moins
parallèle que chez le mâle, ainsi que des pattes un peu plus grêles.
Les différences essentielles entre les deux sexes portent sur la structure
et l’ornementation des antennes ainsi que sur la pubescence, en particulier
du pronotum.
Pubescence de la face inférieure du thorax généralement plus courte
et sensiblement moins fournie. Les deux types de pubescence pronotale
observés chez le mâle se retrouvent chez la femelle, mais, mises à part
quelques exceptions où l'identité de la pubescence est incontestable, la
grande réduction de cette pubescence constatée chez la femelle rend délicate
la définition des couples; ceci est d'autant plus regrettable que, comme on
le verra ci-après, les antennes du mâle et de la femelle sont de types si
différents qu’elles ne peuvent être utilisées pour rapprocher les sexes d’une
même espèce.
D'une façon générale les antennes sont très nettement plus courtes que
le corps et, le plus souvent, ne dépassent pas le niveau du milieu des élytres;
elles sont étroites à la base avec les articles III et IV subcylindriques, dilatés
ou non à leur angle apical-rostral, les articles suivants de taille généralement
fortement décroissante (souvent deux par deux) tandis que le processus
apical-rostral tend à croître en longueur. Tous ces articles sont luisants
bien que, à partir du II, ils portent une ponctuation fine et serrée qui
occupe de façon variable seulement le bord rostral de l’article IIT puis, à
partir du IV, selon les espèces, gagne plus ou moins rapidement la totalité
de la surface supérieure des articles. Enfin, chez certaines espèces, apparaît
une pubescence courte, semi-couchée qui occupe un nombre variable des
articles terminaux.
OBSERVATIONS :
Ayant disposé de longues séries d'exemplaires capturés ensemble, nous
avons pu nous convaincre que les diverses espèces de Closterus sont extrême-
ment variables; c’est ainsi que certains caractères utilisés par les anciens
auteurs se sont avérés inconstants :
— L’écartement supérieur des yeux du mâle paraît essentiellement
fonction de la profondeur du sillon médian qui les sépare. Lorsque ce sillon
est peu profond, apparaît un liséré plus ou moins large, pouvant porter une
Source : MNHN, Paris
146 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
rangée de points, chez les individus de grande taille. Par contre l’écartement
des yeux à la face inférieure, sans être absolument constant fournit, dans
certains cas, un caractère d'appoint utilisable.
_— La coloration, qui a servi à LAMEERE et à GizmouR pour distinguer
des groupes d’espèces, reste une indication très vague dès que l’on a une série
importante d'individus où tous les intermédiaires apparaissent entre le
«brun de poix» et le «brun marron rougeâtre ». On peut, bien entendu,
observer des tendances assez caractéristiques de certaines espèces vers le
«fauve», le «rougeâtre» ou le «brun chocolat», mais ces caractères ne
peuvent entrer utilement dans un tableau.
__ En décrivant le dimorphisme sexuel nous avons précédemment
souligné la difficulté que l’on rencontre à former des couples. Dans sa récente
révision Gizmour, interprétant LAMEERE, traitait de 27 espèces de Closterus
décrites sur des mâles et auxquelles il rapportait 5 femelles. Il est bien
évident que LAMEERE, étudiant des femelles ne pouvait que tenter de les
rapprocher des mâles des espèces connues à ce moment. Il avait d’ailleurs
nettement conscience de la précarité de ses décisions puisqu’à propos de la
femelle supposée de C. acutiramis il écrivait :
« Si la femelle que M. Bopre a rattachée au mâle du C. elongatus est réellement
la femelle de cette espèce, il est probable alors qu’un Closterus femelle de la collection
de M. Argod-Vallon et provenant de la baie d’Antongil est la femelle de C. acutiramis,
car elle diffère de la femelle supposée du C. elongatus comme le mâle du C. acutiramis
diffère du mâle du C. elongatus et elle diffère du C. acutiramis mâle à peu près de la même
manière que la femelle rapportée à C. elongatus diffère du mâle.
« Voici la description de cette femelle, qui est d’ailleurs peut-être celle d’une espèce
dont le mâle est encore inconnu. » (sic).
Nous nous sommes évidemment trouvés devant le même problème, si
ce n’est que disposant d’un matériel considérable (3 000 exemplaires) nous
avons pu effectuer un plus grand nombre de rapprochements tout en modi-
fiant certains couples formés par LAMEERE.
La définition des espèces elle-même est souvent très malaisée car on
se trouve en présence de formes très voisines, ne différant que par de petits
détails morphologiques. La constance de ceux-ci permet, certes, d'isoler des
groupes plus où moins importants d'individus, sans que Von soit pour autant
assuré d’avoir affaire à une « bonne espèce » ou à des populations. Il s’agit
évidemment des « clades » que nous avons évoqués précédemment (voir p. 6).
SYNONYMIES :
Un certain nombre de synonymies entre les espèces décrites par BoPPE
en 1912 (diagnoses latines) et par LAMEERE, également en 1912, s'expliquent
par une certaine confusion.
Il semble que, pour la majorité des espèces, les deux auteurs aient
disposé de matériel provenant des mêmes sources (Musée de Tring, collec-
tion Fairmaire, Muséum de Paris et Insectes acquis personnellement par
BoprE).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 147
Les diagnoses préliminaires de BopPe ont paru au Bull. Soc. ent. Fr. en
mars 1912, l’auteur précisant que les descriptions paraîtraient dans les
Annales. Ceci est exact, à cela près que cette publication n’a eu lieu qu’en
1914! (avec la mention «manuscrit déposé en 1912 »).
Il paraît manifeste que Boppe a communiqué son manuscrit et ses
types à LAMEERE, qui préparait alors sa Révision, et avait vu préalablement
de son côté une autre partie du même matériel. La preuve nous en est
fournie : 1° par la citation de « Closterus rothschildi Borpre » dont la diagnose
ne figure pas dans l’article de mars 1912 de Boppe mais a été publiée par
cet auteur le 29 août 1912, la révision de LAMEERE faisant état de cette
espèce ayant paru le 10 août 1912; 20 le type in litteris de Closterus jordani
LamEErE, du Musée de Tring, qui n’a jamais été décrit sous ce nom (puisque
préoccupé par une espèce différente mais homonyme de BoppE), mais qui
correspond exactement au Closterus mixtus de LAMEERE; celui-ci a donc
changé in extremis le nom de son espèce sur son manuscrit, mais n’a pu
changer son étiquette de détermination, ayant vraisemblablement déjà
renvoyé le matériel au Musée de Tring.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : genre strictement malgache, absent des
Mascareignes et des Comores. La pauvreté en espèces du domaine du Sam-
birano est d’ailleurs remarquable.
TABLEAU DES ESPÈCES
A. Môâles
1. Pronotum à côtés plus ou moins convergents vers l'avant, la
base plus large que le sommet, le rebord latéral faiblement
Abaisse (110105) PAST RSR Cl 3
— Pronotum à côtés subparallèles, la base et le sommet sensible-
ment de même largeur, le rebord latéral fortement abaissé
CAL ELOA) SR ne ee Ur 2
2. Pronotum grossièrement et irrégulièrement ponctué, les crêtes
formant un réseau vermiculé, le disque inégal mais sans bosses
APPATENTES ne me Je ee 44. C. denticollis FaïrM.
— Pronotum fortement et densément ponctué, mais non vermi-
culé, le disque avec trois bosses distinctes
Re en a ST BONE 45. GC. gibbicollis QUENT. Vi.
3. Antennes simples, les articles IV à X avec un processus apical-
rostral dentiforme ou digitiforme, de structure et de dimension
sensiblement identiques, pouvant s’infléchir parfois, mais en.
tous cas toujours latéral et court, ne dépassant jamais la moitié
de la longueur de l’article qui le porte, au moins pour les
articlesiterminauxi(fig. 106164,107)22,42.2 20 20e RTE RE 4
Source : MNHN, Paris
148
10.
LL
R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Antennes à articles devenant progressivement flabelliformes,
le processus apical-rostral des articles terminaux au moins,
s’aplatissant, tendant le plus souvent à se courber vers le bas
et à s’élargir vers le côté externe pour prendre une position
semi-ventrale, et dépassant toujours la moitié de la longueur
de l’article qui le porte, au moins pour les articles terminaux
(HE 108 le 100) MEME ERREUR er RERCS 27
. Disque du pronotum très luisant, portant de petits points
superficiels très écartés les uns des autres. Côtés du pronotum
ponctués comme le disque, seulement les points un peu plus
profonds et légèrement plus serrés............. 5
Disque du pronotum à ponctuation fine et contiguë, ou grosse
et plus ou moins serrée 6
Processus apical des articles antennaires moins long que le
tiers du corps de l’article qui le porte (fig. 114).. 1. C. jordani BoPrE
Processus apical des articles antennaires plus long que le tiers
du corps de l’article qui le porte (fig. 115).... 2. C. elongatus BOPPE
. Disque du pronotum à ponctuation très fine et contiguë, les
intervalles en crêtes formant des vermiculations................ 22
Disque du pronotum à ponctuation grossière ou forte............ ri
. Pronotum à ponctuation grossière et confluente sur toute la
surface. 8
Pronotum à ponctuation forte, le plus souvent confluente sur
les côtés et plus ou moins régulièrement dispersée sur le disque. .... 12
. Stature courte et large, les élytres au plus deux fois plus longs
que larges ensemble aux épaules. .......................:..... 9
Stature longue et étroite, les élytres au moins deux fois et demie
plus longs que larges ensemble aux épaules.................... 10
. Processus apical de l’article VIII des antennes plus long que le
tiers du IX (fig. 117)....................... 3. C. mixtus Lam.
Processus apical de l’article VIII des antennes plus court que
le tiers du IX (fig. 128)................ 4. C. latior QUENT. VILL.
Sept côtes visibles, également développées, sur le disque des
élytres ............................ss.... 5. C. longior Law.
Quatre côtes seulement visibles sur le disque des élytres......... il
Élytres deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux
épaules. Articles antennaires relativement étroits (fig. 125)..
no 20 nn 000000 C0 0 CE ne DU 6. C. breviramis Lam.
Élytres trois fois plus longs que larges ensemble aux épaules.
Articles antennaires relativement plus courts (fig. 126)....
7. C. ratovosoni QUENT. ViLx.
Source : MNHN, Paris
12.
13.
14.
15.
16.
17°
18.
19.
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 149
Processus apical des articles terminaux des antennes court,
jamais plus long que le sixième du corps de l’article qui le porte... 18
Processus apical des articles terminaux des antennes long, au
moins aussi long que le quart du corps de l’article qui le porte.... 16
Disque du pronotum longuement pubescent, au moins en avant
et en arrière, la PORERANDR tendant à se resserrer sur la moitié
postérieure Ê 12. C. orientalis QUENT. ViLz.
Disque du tn glabre, ou rarement avec quelques poils
très courts en avant et en arrière, la ponctuation ne formant
pas d’aire de condensation particulière sur la moitié postérieure... 14
Stature moyenne, les élytres deux fois à deux fois un quart
plus longs que larges ensemble aux épaules. RS
Stature étroite, les élytres au moins deux fois deux tiers plus
longs que larges ensemble aux épaules. Articles antennaires
faiblement dentés (fig. 134) ........ 9. C. australis QUENT. Virr.
15
Articles antennaires faiblement dentés, étroits, leur corps trois
trois fois et demie plus long que large (fig. 133)......
One me Peer do A De 8. C. simplicicornis BoPre
Articles antennaires brièvement mais assez fortement dentés,
leur corps deux fois et demie à deux fois trois quarts plus long
que large (fig: 189)..." F0 7 13. C. castaneus QUENT. VILL.
Processus apical du troisième article antennaire insensible-
ment plus court que le tiers du corps de l’article (fig. 149)........ 17
Processus apical du troisième article antennaire nettement
plus long que le tiers du corps de l’article (fig. 145)............. 19
Élytres entièrement ponctués, non ou faiblement ridulés........ 18
Élytres entièrement ridulés, les ridules absorbant en grande
partie la ponctuation initiale ...... 18. C. giganteus QUENT. VILL.
Ponctuation du pronotum profonde, régulièrement répartie
(Nosy Be) 10. C. insularis QUENT. Virr.
Ponctuation du pronotum normalement superficielle, irrégu-
lière, laissant généralement deux plages lisses de part et d’autre
du disque (Sud) 11. C. plagiatus QUENT. VILz.
Processus apical du troisième article antennaire inférieur à la
moitié de la longueur de l’article (fig. 148)..................... 20
Processus apical du troisième article antennaire supérieur à la
moitié de la longueur de l’article (fig. 147)...................... 21
20. Stature courte et large. Pronotum pubescent..............
DR en Cort 0 Gone Dodo 000 17. C. lameerei QUENT. Vi.
Stature moyenne. Pronotum subglabre............
LR CLECE re teree Perree Ra l4 Cr perplezus QUENT. Vice.
Source : MNHN, Paris
150 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
21. Disque du pronotum à ponctuation grossière et peu dense.
Processus apical-rostral des articles antennaires fortement
Acicule (Nolan) en te ee uen 16. C. boppei Lam.
— Disque du pronotum à ponctuation forte et serrée. Processus
apical-rostral des articles antennaires en pointe mousse (fig. 146)
RP Ses e 15. C. viettei QUENT. VILL.
22. Processus apical des articles antennaires court, pas plus long
que le quart de l’article qui le porte.......................... 23
— Processus apical des articles antennaires long, entre le tiers et
la moitié de l’article qui le porte.............................. 25
28. Articles IV à X des antennes étroits, entre trois et quatre fois
plus longs que larges (fig. 157). Pronotum entièrement couvert
d’une longue pilosité dressée ................................ 24
— Articles IV à X des antennes larges, environ deux fois trois
quarts plus longs que larges, et nettement déprimés dessus
(fig.150). Pronotum à courte pilosité discale...............
DUMAS 6 9 UD DÉS AS Co MER 19. C. depressicornis BoPre
24. Stature allongée, les élytres deux fois un tiers à deux fois et
demie plus longs que larges ensemble. Pubescence rousse... ..
Re Cine ee ee ce 20. C. serraticornis GAHAN
— Stature courte, les élytres deux fois à deux fois un quart plus
longs que larges ensemble. Pubescence dorée KE
ne te Cent de dei PEetS 21. C. concisiramis Girm.
25. Majeure partie de la surface élytrale unie, à ponctuation simple. ... 26
— Majeure partie de la surface élytrale avec des ridules mêlées
de points entre 28. C. rugosus QUENT. ViLr.
26. Stature trapue, les élytres entre deux fois et deux fois un tiers
plus longs que larges ensemble aux épaules. Processus apical
des articles antennaires égal au tiers du corps de l’article qui le
porte (fig. 162). Coloration brun-rouge vif.. 24. C. laticornis GiLm.
— Stature plus allongée, les élytres environ deux fois et demie
plus longs que larges ensemble aux épaules. Processus apical
des articles antennaires atteignant presque la moitié de la lon-
gueur du corps de l’article qui le porte (fig. 159). Coloration
brun-jaunAtre ee MAS Re 22, C. wittmeri QUENT. VILL.
27. Processus apical du troisième article des antennes plus court
ou pas plus long que le corps de l’article qui le porte (ex. fig. 167
à 182), nettement plus court que le corps du quatrième article
(au plus, et rarement, les trois quarts de sa longueur). . 28
— Processus apical du troisième article des antennes plus long
que le corps de l’article qui le porte, presque ou aussi long que
le corps du quatrième article (ex. fig. 191 et 192)............... al
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 151
28. Pronotum portant sur toute sa surface une pubescence longue,
plus ou moins dressée, souvent très fine (1)..................... 29
— Pronotum avec le disque glabre ou subglabre, les côtés avec
une pubescence généralement courte.......................... 83
29. Yeux subcontigus en dessous ............. 37. C. oculatus GAHAN
— Yeux nettement séparés en dessous par un espace au moins
égal au quart de la largeur du labium........................ 30
30. Ponctuation du pronotum très grossière, fovéolée, très serrée,
les intervalles formant des vermiculations...................... 32
— Ponctuation du pronotum plus ou moins forte, jamais fovéolée,
les intervalles ne formant pas de vermiculations................ 31
31. Troisième et quatrième articles antennaires avec le processus
apical plus court que la moitié du corps de l’article suivant
(fig. 203) : 38. C. extensiramis Girm.
— Troisième et quatrième articles antennaires avec le processus
apical atteignant ou dépassant la moitié du corps de l’article
suivant (fig. 204) 39. C. grandidieri Lam.
32. Ponctuation des élytres fine, espacée, le tégument uni......
42. C. laevis QUENT. Vizz.
— Ponctuation des élytres masquée par un réseau vermiculé à
Surface striolée net net 43. C. striolatus QUENT. VILL.
33. Troisième article des antennes à processus apical brièvement
dentiforme, la dent toujours moins longue que large à la base
(fig. 167 à 169) .... HE 25. C. flabellicornis SERV.
— Troisième article des antennes avec un processus apical plus
ou moins développé, mais toujours plus long qu’il n’est large
dla base (Age 77 ALTO) A ne che con 34
34. Quatrième article des antennes subégal au troisième, au plus
1,15 fois plus long que le troisième (50 : 45; 52 : 45; 62 : 55;
HLTON ete) A Re A Re relie 35
— Quatrième article des antennes nettement plus long que le
troisième, au moins 1,25 fois plus long......................... 37
35. Antennes dépassant largement le niveau de l’apex des élytres.
Processus apical des articles III, IV et V des antennes de taille
nettement croissante (fig. 177 et 178)........................... 36
— Antennes dépassant à peine le niveau de l’apex des élytres.
Processus apical des articles III, IV et V des antennes sensi-
blement de même taille (fig. 179)........ 28. C. popei QUENT. Vi.
(1) Gette pubescence, même chez les individus frottés, subsiste sous la forme de quelques
touffes ou poils isolés, sur les bords ou sur la ligne médiane du disque du pronotum.
Source : MNHN, Paris
152 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
86. Ponctuation élytrale grossière, de fort diamètre, très profonde
De D ES ne ON NC MO h OS 26. C. leyi Borre
— Ponctuation élytrale de faible diamètre et assez superficielle.
Re 27. C. skidmorei QUENT. ViLx.
37. Processus apical du troisième article des antennes court, nette-
ment plus court que le corps de l’article (fig. 191).............. 38
— Processus apical du troisième article des antennes long, presque
aussi long que le corps de l’article (fig. 194)
DR dd ne Ou A EE ARE 35. C. isakensis QUENT. ViLL.
88. Ponctuation élytrale de faible diamètre, superficielle et rela-
tivement espacée. Processus apical des articles antennaires
toujours plus court que le corps de l’article suivant (fig. 180).... 39
-— Ponctuation élytrale grossière, de fort diamètre, profonde et
serrée. Processus apical des articles antennaires plus long que
le corps de l’article suivant, dans la moitié terminale de
Fantenne (fr alOIEE SR e 32. C. sogai QUENT. VILr.
39. Processus apical du quatrième article des antennes beaucoup
plus court que la moitié du corps de l’article (fig. 180)......
DRE Dre En Re 29. C. damoïiseaui QUENT
— Processus apical du quatrième article des antenn!
ou plus long que la moitié du corps de l’article. ...
aussi long
40. Ponctuation du disque du pronotum plutôt petite, peu pro-
fonde, régulièrement répartie. Articles antennaires relative-
ment étroits (fig. 181). Unicolore, généralement noirâtre à
brunâtre . 30. C. sikorai La.
— Ponctuation du disque du pronotum plutôt forte, large, pro-
fonde, concentrée sur le milieu du disque, les côtés de celui-ci
avec une ponctuation plus éparse et irrégulière. Articles
antennaires relativement larges (fig. 182). Bicolore, brun-
rougeâtre à pronotum noirâtre... 31. C. ankaranensis QUENT. VILL.
41. Disque du pronotum avec une pubescence longue, fine et dense.... 42
— Disque du pronotum glabre, ou subglabre avec de très courtes
soies éparses 43
42. Côtes élytrales obsolètes. Article III des antennes large, un peu
plus de deux fois plus long que large au milieu (fig. 207)....
DR DU Pet 0 0 OU OUR DT 41. C. fossides QUENT. ViLr.
— Côtes élytrales bien marquées. Article III des antennes assez
étroit, environ trois fois plus long que large au milieu (fig. 206)
ce à 40. C. promissiramis GILM.
43.
Espace interoculaire inférieur subégal à la largeur du labium.
Élytres généralement entièrement chagrinés, la ponctuation
plus ou moins enfoncée ................ 36. C. rothschildi Lam.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 153
— Espace interoculaire inférieur à peine égal à la moitié de la
largeur du labium. Élytres jamais chagrinés................
ER DU ot PU pe RU ou So oO 33. C. longiramis GAHAN
REMARQUE. — C. godeli LAM. ne figure pas dans ce tableau, la raison s’en trouve
exposée plus loin (voir p. 202).
B. Femelles
1. Derniers articles antennaires nettement et densément pubes
CODE een ar ce lasse eine ele 5 2
— Derniers articles antennaires glabres ou portant au plus quelques
BOIS É PATES en ne Te ee Re 4
2. Antennes n’atteignant pas tout à fait le niveau du milieu des
élytres. Bord rostral de l’article III des antennes entièrement
couvert/de ponctuation fine,et dense... 2..." 3
— Antennes atteignant le niveau du tiers apical des élytres.
Article III des antennes avec une aire de ponctuation fine
et serrée seulement sur les deux cinquièmes apicaux de son
bord rostral 48. C. striolatus QUENT. VILL.
3. Article III des antennes une fois un quart à une fois un tiers
plus long que le IV, son angle apical-rostral légèrement saillant,
SUDACNLEME E-2202) ES PP PE RER EPA 37. C. oculatus GAHAN
— Article III des antennes une fois et demie plus long que le IV,
son angle apical-rostral non saillant (fig. 205) 39. C. grandidieri La.
4. Article III des antennes une fois un quart à une fois un tiers
Plus 16n9 QUE MINE EE RE PE PER en 6
— Article IIT des antennes à peine plus long que le IV (fig. 127
CE BD) PO 2 no MT RE RE ÉAR à 5
ex
. Antennes atteignant à peine le milieu des élytres, dentées à
partir de l’article III (fig. 127), celui-ci avec une ponctuation
fine et serrée sur toute la longueur de son bord rostral....
ee 7. C. ratovosoni Q
nt le niveau du milieu des élytres, nettement
dentées seulement à partir de l’article V (fig. 135), le III avec
une ponctuation fine, serrée sur le bord rostral, sauf à la base
NT. VILL.
Fa ne An on pe ac obe 9. C. australis QUENT. ViLr.
6. Antennes courtes, atteignant au plus le niveau du milieu des
ÉIVÈRES ÉRBN TE Le PRE CT PEAR RE IRC RE déc 7
—— Antennes longues à très longues, dépassant nettement le
niveau du) milieusdes ÉlyEreS 2eme ce een eco 9
Antennes nettement dentées à partir de l’article IV (fig. 170).
Bord rostral des articles IT et IV avec une ponctuation fine
etiserréessaufisurila base dus. 2e M Re Re tre 8
Source : MNHN, Paris
VILLIERS
_—— Antennes nettement dentées à partir de l’article IT (fig. 116).
Articles III et IV avec une ponctuation fine et serrée seulement
sur la dent de l’angle apical-rostral........ 2. C. elongatus BoPre
8. Articles antennaires IV, V, et VI avec une ponctuation fine
et serrée seulement sur le bord rostral; articles suivants entiè-
TEMENTÉDONCUES= 20 een leeshnee 4. C. latior QUENT. VILL.
— Articles IV et V avec une aire finement et densément ponctuée,
occupant presque toute la largeur de l’article du côté proximal;
article VI entièrement ponctué ainsi que les suivants.
PURÉE Do RONDE DID 00 TAPER DS 25. C. flabellicornis SERV.
9. Articles antennaires à ponctuation fine et serrée occupant au
moins la totalité du bord rostral à partir du IV................. 10
— Articles antennaires IV à VI avec une ponctuation fine et
serrée occupant le bord rostral sauf à sa base; article VII avec la
ponctuation oceupant la totalité du bord rostral; article VIIT
et suivants entièrement ponctués.. C. wittmeri QUENT. ViLL.
10. Antennes glabres, dentées à partir de l’article IIL............... 11
— Antennes avec quelques petites soies alignées sur le bord
rostral et quelques soies éparses à la surface des derniers
articles, ceux-ci dentés à partir du IV (fig. 218).............
Se re ee ee ee cord l 42, C. laevis QUENT. VILL.
11. Article III des antennes une fois un quart plus long que le IV,
son bord rostral avec une bande de ponctuation fine et serrée
entière (fig. 196) Fee 36. C. rothschildi Lam.
— Article III des antennes une fois un tiers plus long que le IV,
son bord rostral avec une bande de ponctuation fine et serrée
interrompue sur la base (fig. 193). 33. C. longiramis GAHAN
Remarque. — La femelle décrite sous le nom d’elongatus par Borrr, n'appartient
pas à cette espèce et ne peut semble-t-il être rattachée à aucun mâle actuellement connu.
Voir p. 156.
1. Closterus jordani BorPe
Closterus Jordani Bovvr, 1912, Bull. Soc. ent. Fr. p. 94: holotype 3 « Loalala » (sic!)
(Muséum de Paris).
Closterus Jordani : LAMKERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 13 et 28 (Révision, p. 877
et 892).
Ctosterus Jordani :
Closterus Jordani
Closterus Jordani :
Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Bovrr, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 49 et 57, fig. I.
ne, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 148.
Closterus jordani : Grimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167.
Closterus jordani : Quenrix et ViLiers, 1974, Ann. Soc. ent., Fr, n.s., 10 (2), p. 256
et 260, fig. 3, 7 et 11.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 155
110 113
111 112
Fic. 110 à 113, gen. Closterus Senvizze. — 110, C. jordani Borrr, mâle. — 111, C. elongatis
Borre, mâle. — 112, idem, femelle. — 113, C. mixtus Lameere, mâle
TYPE :
Le type unique de BorrE est un exemplaire 4 de 39 mm de longueur,
à antenne gauche mutilée, provenant de Soalala (et non « Loalala »), portant
l'étiquette de détermination de la main de l’auteur.
Mie :
Longueur : 34-39 mm. — Figures 106, 110 et 114.
l'ête, prothorax, antennes et pattes rouge-brun, élytres jaune-brun,
légèrement rembrunis aux épaules. Pubescence ferrugineuse.
Source : MNHN, Paris
156 R. M. QU N & A. VILLIERS
ENT
Espace interoculaire inférieur au plus de la largeur du labium. Antennes
à peine plus longues que le corps; article III un peu plus de deux fois et
demie plus long que large, à bord externe arrondi à la base et processus
apical très court; articles suivants un peu plus longs que le IIT, subégaux
entre eux, identiquement armés d’une courte dent apicale; article XI une
fois et demie plus long que le X.
Pronotum subglabre, luisant; disque du pronotum avec de petits points
superficiels très écartés les uns des autres, un peu plus profonds et plus
serrés sur les côtés.
Élytres deux fois un tiers plus longs que larges ensemble, luisants,
finement et régulièrement ponctués, portant quatre côtes dont les deux
discales sont les plus fortes, et l'indication de côtes intermédiair.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Ouesr : S.-P. Majunga : Majunga (M.P.). — 5.-P. Soalala : Soalala
(EH. Perrier, M.P., holotype 4). — S.-P. Tuléar : Lambomakandro, 11-1958 (P. Griveaud,
M.P.).
MAD:
scar : sans localité (I.S.N.B. et C.D.).
Closterus elongatus BOPPE
Closterus elongatus Borrr, 1912, Bull. Soc. ent. Fr., p. 95: syntypes 4 et © : Vohemar
(Musée de Bruxelles).
Closterus elongatus : LaMErRr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 16 et 29 (Révision,
p. 880 et 893).
Closterus acutiramis LAM
p. 881 et 893); holotype 3 : Diégo-Suarez (Musée de Bruxelles);
d’'Antongil (Muséum de Paris).
Closterus elongatus : LAM&ERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus acutiramis : LAME 1913, Col. Cat. Junk, 52, p.
Closterus elongatus : Borrx, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 53 et 57, fig. VI.
Closterus elongatus : LAW 1915, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 21 (1), p. 61.
Closterus elongatus : Lam , 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus acutiramis : LaMx 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus Boppei © : LAMEER 20, Ann. Soc. ent. Belg., 60, p. 145; syntype © : sans
localité (Musée de Bruxelles).
Closterus elongatus : Guimour, 1962, Mém. Inst.
Closterus acutiramis : Gizmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168 et 170.
Closterus elongatus + acutiramis Quenrix et Virriers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., ns.
10 (2), p. 256, 259 et 262, fig. 8 et 12 [lectotype 4 et allotype © désignés].
RE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 97 et 29 (Révision,
allotype © : baie
nt. Madag., E, 13, p. 168 et 170.
TYPES :
a) elongatus & : décrit sur deux exemplaires. Nous avons désigné
comme lectotype un exemplaire intact de 35 mm de longueur et comme
paratype le second exemplaire de 32 mm de longueur et mutilé de l’antenne
droite.
b) elongatus 9 : la © décrite par Borrr présente d'importantes diffé-
fences avec le 4 et nous la considérons, ainsi d’ailleurs que LAMEERE (1912,
p- 17) comme appartenant à une espèce différente; il nous a malheureusement
été impossible de la rapporter avec certitude à une espèce connue.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINA
E ET PRIONINAE 157
c) acutiramis & : cet exemplaire de 33 mm de longueur ne nous paraît
différer du & d’elongatus que par des caractères insignifiants, certains de
ceux avancés par LAMEERE (lisérés oculaires lisses, forme plus large, pro-
portion des articles antennaires) étant fallacieux.
d) acutiramis ® : cette ® ne se rapporte évidemment pas au mâle et
nous l’avons attribuée à C. latior QUENTIN et VILLIERS (voir p. 160).
e) boppei ® : l'exemplaire syntype de 50 mm de longueur, rapporté à
cette espèce par LAMEERE nous paraît être, plus vraisemblablement, la @
d’elongatus Borrr. Nous l'avons désignée comme allotype © d’elongatus.
MÂLE :
Longueur : 21-38 mm. — Figures 111 et 115.
Tête, antennes, prothorax et pattes brun-rouge à noir rougeâtre, les
élytres et l'abdomen plus clairs, roux à brun jaunâtre. Pubescence rousse,
Espace interoculaire inférieur égal à environ la moitié de la largeur
du labium. Antennes dépassant le corps d’un ou deux articles; article III
environ deux fois trois quarts plus long que large, le bord externe réguliè-
rement convexe, le processus apical un peu plus long que le tiers du corps
de l’article; IV sensiblement plus long que III, les suivants de taille légère-
ment décroissante, assez fortement rétrécis à la base au côté rostral, le pro-
cessus apical également développé; article XI une fois et demie plus long
que le X.
Pronotum subglabre, luisant; disque du pronotum avec des points
superficiels et espacés, parfois un peu enfoncés et moins écartés, la ponc-
tuation sur les côtés toujours comparativement plus profonde et plus serrée.
Élytres deux fois à deux fois un quart plus longs que larges ensemble,
luisants, généralement finement ponctués, la base plus superficiellement et
plus éparsement; les côtes bien visibles sur le milieu du disque, les impaires
bien marquées, les paires plus faiblement, la première côte paire visible
seulement à l’apex.
FEMELLE :
Longueur : 47 mm. — Figures 112 et 116.
Même aspect général, même coloration et même ponctuation que le
mâle, antennes glabres atteignant le niveau du milieu des élytres; articles III
à X dentés, la dent obtuse et s’allongeant progressivement jusqu'au hui-
tième article, puis régressant légèrement, l’article lui-même étroit à la base
et concave à son bord rostral; article IIT une fois un tiers plus long que le
IV, les articles suivants diminuant progressivement, l’article X égal à la
moitié du IT; article III et IV avec, en plus de la ponctuation foncière, une
zone étroite occupant environ le tiers apical-rostral (y compris la dent) à
ponctuation serrée très fine mais très nette; cette ponctuation devient très
évanescente et mal limitée dès l’article V.
Mapacascar-Norp : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez (Joff, M.P.); montagne
des Français (M.P.); forêt d'Analamerana, 1-1959 (A. Robinson, M.P.); « territoire de
Diégo-Suarez » (LS.N.B., Type d d’acutiramis).
Source : MNHN, Paris
158 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
MADAGASCAR SaMBIRANO : S.-P. Ambanja : vallée d’Antremabe, Nord de Beangona-
Ambevy, 400 m, 11-1964 (P. Soga, M.P.).
Mapacascar Centre : Mt Poroka (I-S.N.B., allotype ©).
MapaGascar Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar (I.S.N.B. lectotype d d'elongatus) ;
forêt d’Analalava, xn-1968 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Moramanga :
Périnet (M.P.); Ankasoka, route de Lakato, 11-1969 (R. Viossat, M.P.).
E Ë
il us.| A\ u6. ne
Fic. 114 à 117, gen. Closterus Servir, antennes. — 114, C. jordani BOPPE, mâle. — 115,
C. elongatus BOPPE, mâle. — 116, idem, femelle. — 117, C. mitus Lameerr, mâle.
Mapagascar Ouesr : S.-P. Ambato-Boeni : lac d’Ampijoroa, région de l’Ankara-
fantsika, 1-1957 (E. Raharizonina, M.P.); Ankarafantsika, km 464, 11-1972 (R. Turlin,
M.P.; D.D.V.). — S.-P. Morondava : forêt de Befasy, 1-1956 (R. Paulian, M.P.). —
S.-P. Ankazoabo : Ankazoabo, 1920 (C. Le Barbier, M. — 8.-P. Sakaraha : réserve
du Zombitsy, 640 m, 1-1969 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Tuléar : forêt
d’Andranovory, 11-1968 (K.M. Guichard et P.D., B.M.).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDA
PARANDRINA T PRIONINAE 159
MapaGascan Sup : S.-P. Amboasary : route de Fort-Dauphin, xu-1969 (R. Viossat,
D.D.V.; MP). — S.-P. Ambovombe : Antanimora, 11-1958 (F. Keiser, M.B.); idem,
11-1959 (E. Raharizonina, M.P.); idem, xu-1959 (E.S. Ross, C.A.S.); plateau de l'Androy
(Dr. J. Decorse, M.P.); Tranoroa, radier Menarandra, 11-1958 (P. Griveaud, M.P.); haut
Manambovo, Ambatomahiky, 11-1901 (Dr. J. Decorse, M.P.); Beloha, 11-1958 (P. Gri-
veaud, MP). — S.-P. Ampanihy : Ampanihy, 11-1958 (P. Griveaud, M.P.; O.R.S.-
O.RS.T.O.M.-B.); Itampolo, 11-1969 (P. Vielte ctP. Griveaud, M.P.).
P. Ejeda : Ankalirano, 1-1974 (A. Peyrieras et P. Viette, M.P.).
3. Closterus mixtus LAMEERE
Closterus Jordani LAMEERE (in litteris).
Closterus miatus LAME) 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 23 et 30 (Révision, p. 887
et 894); holotype : baie d’Antongil (Muséum de Paris).
Closterus mivtus : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus miatus : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus mixtus : GiLMOUR, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 1
Closterus mixtus : QUENTIN et VizLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.
et 264, fig. 10 et 14.
p. 169.
; 10 (2), p. 256
TYPE :
L’holotype & de cette espèce est un exemplaire de 35 mm de longueur,
étiqueté «Closterus Jordani Lameere type» (voir chapitre «synonymies »,
p-. 147).
MÂLE :
Longueur : 34-35 mm. — Figures 113 et 117.
Brun-rouge, parfois l’avant-corps et la base des élytres plus sombres,
noirâtres. Pubescence ferrugineuse.
Espace interoculaire inférieur à peine aussi large que la moitié de la
largeur du labium. Antennes à peine plus longues que le corps; article III
à côtés droits, environ trois fois plus long que large au milieu, une fois
et demie plus large à l’apex qu’à la base, le processus apical en dent très
courte; articles suivants nettement plus courts à partir du VII et pro-
gressivement décroissants, mais leur processus apical de plus en plus long,
celui de l’article VIIT plus long que le tiers de l’article IX; article XI plus
de deux fois plus long que l’article X.
Pronotum finement pubescent, peu luisant; disque du pronotum à
ponctuation grossière, confluente sur toute la surface, les intervalles irré-
guliers mais sans tendance nette à la vermiculation.
Stature trapue, les élytres au plus deux fois plus longs que larges
ensemble; peu luisants, avec une ponctuation assez forte sur la base, plus
superficielle et plus espacée sur le reste de la surface, les intervalles entre les
points finement ridulés. Côtes impaires bien marquées, côtes paires obsolètes.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Fampanambo, x1 (A. Peyrieras, M.P.). —
S.-P. Mananara : « baie d’Antongil » (— Antanambe), 1898 (4. Mocquerys, M.P., holo-
type &). — S.-P. Tamatave : Tamatave, forêt d’Alahakato, 1888 (E. Perrot, M.P.).
Source : MNHN, Paris
160 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
118 119
120
F £ É 421
Fire. 118 à 121, gen. Closterus SERvILL
mâle. — 119, idem, allotype femell
19, idem, allotype femelle.
. — 418, C. latior Quenmix et Viens, holotype
— 120, C. ratovosoni Quexnn et Vizuiers, mâle. —
4. Closterus latior QUENTIN et VILLIERS
Closterus acutiramis Lamæere, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 18 (Révision, p. 882);
syntype © : baie d’Antongil (Muséum de Paris).
Closterus latior Quenmix et Vizuiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 256, 259
et 265, fig. 15, 16, 20 et 21; holotype d : presqu'île Masoala; allotype © : baie
d’Antongil (Muséum de Paris).
Source : MNHN, Paris
RAMBYCIDAE PARANDRINAE 161
TyPEs :
L'holotype 4 est un exemplaire de 33 mm de longueur et l’allotype &
mesure 27 mm.
MÂLE :
Longueur :
33 mm. — Figures 118 et 123.
Brun-rouge, les élytres brun-jaune, sauf parfois un large triangle basi-
laire rembruni. Pubescence ferrugineuse.
Espèce très voisine du C. mixtus LAMEERE, en diffère par son aspect
plus luisant, l’article IIT des antennes subégal à l’article IV, le processus
apical en dent très courte, celui de l’article VIII étant à peine égal au quart
de la longueur de l’article IX, l’article XI une fois et demie la longueur
du X, les côtes paires des élytres à peine moins marquées que les côtes
impair la surface élytrale presque lisse, la ponctuation moins serrée.
FEMELI
Longueur : 27 mm. — Figures 119 et 124.
Très semblable au mâle, en diffère par les antennes qui atteignent le
niveau du milieu des élytres; article III non denté, avec l'angle apical-
rostral émoussé, une fois un quart plus long que le IV, deux fois plus long
que le X; articles IV à X de taille progressivement décroissante, surtout les
derniers, leur angle apical-rostral avec une dent aiguë de taille croissante
vers l’apex; article IIT avec, sur les trois cinquièmes apicaux de son bord
rostral, une ponctuation fine et serrée; une ponctuation semblable, mais
s'étendant sur toute la longueur du bord rostral sur les articles IV à VI;
articles VII à X entièrement envahis par cette ponctuation, glabres.
ManaGascar Esr
Vadon et A. Peyrieras
>. Maroantsetra : presqu'ile Masoala, Hiaraka, 570 m (J.
M.P.. holotype et paratypes 3). — S.-P. Mananara : Antanambe
(J. Vadon et rieras, M.P., paratype G); «baie d’Antongil » (coll. Argod-Vallon,
M.P. allotype ©). — S.-P. Vohemar : forêt d’Analalava, xu1-1968 (P. Viette ct P. Gri-
veaud, M.P., paratype d).
5. Closterus longior LAMEERE
1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 19 et 29 (Révision, p. 883
go-Suarez (Type disparu).
, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
LameERE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 149.
Closterus longior : Gizmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168.
Closterus longior : Quenrix et Vizurs, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p.
et 267, fig. 19.
Closterus longior LAM&ERE,
et 893); type d : Di
Closterus longior
Closterus longior
TYPE :
Le type &, dont LAMEERE n’a pas indiqué le propriétaire, n’a pu être
retrouvé. Aucun exemplaire, parmi le matériel que nous avons examiné, ne
correspond exactement à la description de LAMEERE qu’on trouvera plus
loin.
Source : MNHN, Paris
R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
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Fc. 122, gen. Closterus Senvizzr. Répartition géographique de :
M C. bongior Lauzene. @ C. breviramis Lameenr.
À C: ratovosoni Quexrix et Virziens.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 163
La femelle décrite par LAMEERE en 1915 et provenant de l’Androy
appartient en réalité à C. ratovosoni QUENTIN et VILLIERS (p. 165).
MÂe :
«Long de 35 mm, allongé et étroit, d’un brun marron clair, avec la
tête, les antennes et le pronotum d’un brun de poix, les élytres d’un brun
rougeâtre assez foncé, limbées de noir; la pubescence du dessous du corps
est ferrugineuse.
Diffère du C. elongatus par le pronotum rugueux, entièrement couvert
de très gros points confluents, d’où sortent des poils jaunes courts peu
apparents.
Les yeux offrent le même rapprochement en dessus, une ligne de points
les séparant du sillon céphalique médian, mais ils sont plus rapprochés en
dessous, leur écartement étant à peu près égal à la moitié de la largeur du
menton.
Les élytres sont moins luisantes, à ponctuation plus serrée, étoilée;
elles montrent chacune sept côtes, les côtes intermédiaires étant aussi
développées que les côtes principales.
Les tarses sont plus grêles, à dernier article plus long que les autres
réunis.
Les antennes sont constituées à peu près comme chez C. elongatus,
mais le 3° article est très distinctement plus court que le 4€, tout en ayant
conservé la même forme; l’antenne est encore plus robuste, et elle est bien
moins déprimée que chez C. acutiramis: les articles sont peu atténués à la
base; ce n’est qu'à partir du 7° que le sommet externe est denté; les pro-
cessus internes sont aussi aigus que chez C. acutiramis et encore un peu plus
développés, celui du 8e étant égal à la moitié du 9€ article.
Cette espèce, qui se rattache au C. elongatus, montre une légère tendance
à se rapprocher de l’espèce suivante, par la sculpture de ses élytres et par
le peu de dépression des articles des antennes » (1).
FEMELLE : inconnue.
Mapacascan NonD : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez.
6. Closterus breviramis LAMEERE
Ciosterus breviramis Lameerx, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 60, p. 145. holotype d : Mada-
gascar, sans précision (Musée de Bruxelles).
Ciosierus breviramis : Guxmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168.
Closterus breviramis : QUENTIN et Vicrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 256
et 269, fig. 19 et 22.
(1) Dans l'ouvrage de Laweenr, l'espèce suivante est C. rothschildi.
Source : MNHN, Paris
164 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 35 mm de longueur portant une
étiquette de détermination de la main de LAMEERE.
MÂLE :
Longueur : 35-39 mm. — Migures 122 et 125.
ÉT
123. 124 ! 125// 1267700) 0127. A]
Fi. 193 à 197, gen. Closterus Senvizzx, antennes. — 123, C. latior Quenmin et Viiziens,
holotype mâle. — 124, idem, allotype femelle. — 125, C. breviramis Lameenr, mâle.
— 1%, C. ratovosoni Quenrix et Vizziers, mâle. — 127, idem, allotype femelle.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE 165
Brun-rouge, tête et pronotum sombres, élytres clairs, entièrement
bordés par un fin liséré sombre. Pubescence roux-doré.
Espace interoculaire inférieur égal au tiers de la largeur du labium.
Antennes dépassant le corps d’un à deux articles; article III étroit, environ
deux fois trois quarts plus long que large, ses côtés subparallèles; les sui-
vants un peu plus longs, subégaux entre eux; article XI environ deux fois
plus long que le X; le processus apical-rostral seul développé, jusqu’au
6€ article, où apparaît une petite dent apicale externe.
Pronotum subglabre, un peu luisant; disque du pronotum à ponctua-
tion grossière et profonde, confluente sur toute la surface, très serrée, avec
une nette tendance à la vermiculation.
Élytres deux fois et demie plus longs que larges ensemble, assez lui-
sants, régulièrement ponctués, avec quatre côtes discales peu visibles.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar OuEsr : S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa,
X1-1970 (R. Viossat, M.P.).
MaDAGAScAR : sans pré
on (L.S.N.B., holotype 4).
7. Closterus ratovosoni QUENTIN et VILLIERS
Closterus longior : LAMEERE, 1915, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 21 (1), p. 61; type ® : Ambo-
vombe (Muséum de Paris) nec LAMEERE, 1912 (S).
Closterus ratovosoni QueNrix et Vicrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 256,
et 271, fig. 17, 18, 19, 23 et 24; holotype 3 : Amboasary: allotype © : Ambo-
vombe (Muséum de Paris).
TYPES :
L'holotype 4 est un exemplaire de 42 mm de longueur et l’allotype &
mesure 47 mm.
MÂLE :
Longueur : 37-47 mm. — Figures 120, 122 et 126.
Espèce très voisine de C. breviramis LAMEERE; en diffère par la stature
générale plus longue, l’article III des antennes plus allongé, au moins
deux fois trois quarts plus long que large au milieu, les suivants subégaux
entre eux et à l’article III, la dent apicale externe très nette dès l’article IT,
les élytres trois fois plus longs que larges ensemble.
FEMELLE :
Longueur : 47 mm. — Figures 121, 122 et 127.
Diffère du mâle par les antennes qui n’atteignent qu’à peine le niveau
du milieu des élytres; article III nettement plus court que le IV, l’angle
apical-rostral assez longuement denté; articles IV à X de taille faiblement
décroissante, leur bord rostral très légèrement concave vers l’apex, celui-ci
avec une dent subaiguë, de développement à peu près constant; article XI
Source : MNHN, Paris
166 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
long avec un lobe apical simulant un douzième article séparé de la partie
basale par une forte échancrure délimitant une dent, comme aux articles
précédents; article IT avec, sur toute sa longueur et presque la moitié de
sa largeur une ponctuation serrée fine mais très nette; articles IV, V et VI
avec cette même ponctuation qui envahit la base de l’article, puis la moitié,
puis les trois quarts de la largeur du côté externe; articles suivants uni-
formément ponctués.
Mapacascar Cenre : SP. Ambositra : Ambatofitorahana, km 297 (R. Viossat,
MP. paratype G).
MapaGascar Sup : $.-P. Amboasary : Amboasary, route de Fort-Dauphin, xrr-1969
(R. Viossat, D.D.V., paratype d); Anjahantelo (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P., holo-
type 4). — S.-P. Ambovombe : Ambovombe, 1-1901 (Dr J. Decorse, M.P., allotype Q):
Tranoroa, radier Menarandra, 11-1958 (P. Griveaud, M.P. paratypes d).
8. Closterus simplicicornis BoPrE
Closterus simplicicornis Borrx, 1912, Bull. Soc. ent. Fr. p
ville (Muséum de Paris).
Closterus simplicicornis : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 15 et 28 (Révision,
p. 879 et 892).
Closterus simplicicornis : LameerE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus simplicicornis : Borrr, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 50, fig. II.
Closterus simplicicornis : Lagenr, 1915, Bull. Mus. nal. Hist. nal., 21 (1), p. 61.
Closterus simplicicornis : LAM&ERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 148.
Closterus c Giimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167.
Closterus simplicicornis : QUENTIN et Vizrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., ns., 10 (2),
p. 256 et 272, fig. 25, 29, 30.
; holotype & : Suberbié-
TYPE :
Le type unique de Boprg est un exemplaire 4 de 32 mm de longueur,
portant, outre l'étiquette de localité, l'étiquette de détermination de la main
de l’auteur.
MÂLE :
Longueur : 21-32 mm. — Figures 128, 132 et 133.
Brun chocolat à brun noirâtre, parfois les élytres bien plus clairs (brun-
rouge) que le reste du corps. Pubescence roussâtre.
Espace interoculaire inférieur au plus égal à la moitié de la largeur
du labium. Antennes dépassant la longueur du corps généralement d’un
seul article; article III entre trois fois et trois fois et demie plus long que
large au milieu, le processus apical-rostral court; les articles suivants sub-
égaux entre eux et à l’article III, le processus apical-rostral faiblement et
progressivement plus développé, mais n’atteignant pas en longueur le
sixième de l’article qui le porte; la dent apicale externe souvent nette dès
Varticle III; article XI une fois et demie à deux fois plus long que le X.
Pronotum subglabre, le disque à ponctuation forte et assez irrégulière.
Source : MNHN, Paris
SRAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 167
128
130 131
Pic. 128 à 131, gen. Closterus Senvize. — 128, C. simplicicornis Bovvr, mâle. — 199, C. aus-
tralis Quexnx et Vicuiers, holotype mâle. — 130, C. insularis QuenriN et Vizurens,
holotype mâle. — 131, C. plagiatus Quexnix et Vizzrers, holotype mâle.
Stature moyenne, les élytres entre deux fois et deux fois un quart
plus longs que I ez finement et régulièrement ponctués,
sauf à la base, où la ponctuation est très espacée; les côtes impaires, surtout
les deux discales, seules nettement marquées, les côtes paires obsolètes ou
nulles.
FEMELL inconnue.
Source : MNHN, Paris
168 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Mapacascar Nonn : S.P. Diégo-Suarez : montagne des Français, 11-1959 (A. Ro-
binson, M.P.).
Mapacascar Ouesr : S.-P. Maevatanana : « Suberbiéville » (Æ. Perrier, M.P.,
holotype d). — S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa, x11-1969, x
1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); idem, 11-1972 (B. Turlin, P. Antsalova :
Andobo, 1 900 m, forêt Antsingy, 1-1957 (P. Griveaud, OR. -B.; O.R.S..T.O.M.-
T3 MP). — S.-P. Sakaraha ? Lambomakandro, (A. Robinson, M.P.);
idem, 11957 et 11958, 1-1966 (P. Griveaud, M.P.); Sakaraha, 1v-1972 (R. Viossat,
M.P.); forét du Zombitsy, 650 m, xu-1959 (E.S. Ross, C.A.S.).
Mapacascar Sup : 8.-P. Betioky : réserve naturelle intégrale X du lac Tsima-
nampetsotsa, 11-1969 (P. Viette, M.P.). — S.-P. Ampanihy : Ampanihy, 11-1958 (P. Gri-
veaud, M.P.). — S.-P. Ambovomb tanimora, 300 m, xu-1959 (E.S. Ross, C.A.S.:
M.P.); Beloha, 11-1958 (P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Amboasary : Bhara, 1901 (Dr.
J. Decorse, M.P.); idem, 11-1954 (R. Paulian, M.P.); Amboasary, x1-1969 (A. Viossat,
M.P.).
9. Closterus australis QUENTIN et VILLIERS
Closterus australis Quexnix et Viczrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr, ns. 10 (2), p. 256,
259 et 273, fig. 26, 29, 81 et 32; holotype S : Itampolo; allotype © : Beloha (Mu-
séum de Paris).
TyPEs \:
L’holotype & est un exemplaire de 20 mm de longueur et l’allotype ©
un exemplaire de 25 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 20-27 mm. — Figures 129, 132 et 134.
Tête, prothorax, antennes et pattes brun rougeâtre, les élytres brun
jaunâtre, sauf la base, rembrunie.
Très voisin de C. simplicicornis Borps, en diffère par la stature générale
plus étroite (élytres deux fois deux tiers à trois fois plus longs que larges
ensemble); par l’aspect plus grêle des pattes et des antennes, celles-ci avec
leurs articles plus faiblement dentés au côté rostral, sans dent bien nette
avant le 6€ article, au côté externe; par la ponctuation, plus irrégulière
et souvent espacée sur le disque du pronotum, mais mieux marquée et plus
dense sur la base des élytres.
FEMELLE :
Longueur : 25 mm. — Figures 132 et 135.
Diffère du mâle par les antennes qui dépassent légèrement le niveau
du milieu des élytres; article III de peu plus long que le IV, à angle apical-
rostral arrondi; article IV à angle apical droit émoussé; articles V à X de
tailles décroissantes, plus nettement à partir du VIII, leur angle apical-
rostral faiblement denté, à peu près identique du VII au X; XI très allongé;
ponctuation fine, peu serrée, dispersée sur toute la surface des articles,
toutefois un peu plus dense vers le bord rostral des premiers, la base du
III seule sans cette ponctuation.
Mapacascar Sup : S.-P. Ampanihy : Itampolo, u-1969 (P. Vietie et P. Griveaud,
M.P., holotype 9). — S.-P. Ambovombe : Beloha, 1919 (Lt Decary, M.P., allotype Q). —
Madagascar Sud, 1-1965 (C.D.; M.P., paratypes ).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 169
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Fic. 139, gen. Closterus Senvizue. Répartition géographique de :
@ C. simplicicornis Borrr. MC. insularis Quentin et Vanne
© C. plagiatus Quennix et Vizuiers. À C. australis Qu
orientalis Quexnix et Vizuiens.
NTI et VILLIERS.
Source : MNHN, Paris
170 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
10. Closterus insularis QUENTIN et VILLIERS
Closterus insularis Quenrin et ViLuiërs, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., ns., 10 (2), p. 257
et 274, fig. 27, 29 et 33; holotype S : Lokobe (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype & unique est décrit ci-dessous.
Mâre :
Longueur : 26 mm. — Figures 130, 132 et 136.
Brun chocolat, la tête et le pronotum plus sombres. Pubescence roux
doré.
Très voisin de C. simplicicornis, en diffère par la longueur du processus
apical-rostral des articles antennaires qui atteint presque le tiers de la lon-
gueur du corps de l’article, dès l’article III; par la ponctuation du pronotum,
profonde et bien répartie, donnant un aspect beaucoup moins luisant; par la
ponctuation des élytres, forte dès la base et nettement plus marquée, ainsi
que les côtes, les impaires bien visibles.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Sawmrrano : S.-P. Nosy Be : Nosy Be, forêt de Lokobe, x11-1958
(A. Robinson, M.P., holotype 4).
11. Closterus plagiatus QUENTIN et VILLIERS
Closterus plagiatus Quenrix et Viciiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257
et 276, fig. 28, 29 et 84; holotype S : Tranoroa (Muséum de Paris
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire de 25 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 25-28 mm. — Figures 131, 132 et 137.
Brun rougeâtre un peu sombre, parfois l’avant-corps un peu rembruni.
Pubescence roux doré.
Voisin du précédent, dont il diffère essentiellement par la ponctuation
plus fine, plus superficielle, ménageant sur le disque du pronotum deux
petites aires luisantes presque imponctuées et donnant un aspect général
qui le rapproche davantage de C. simplicicornis que de C. insularis, si ce
n’était la morphologie antennaire.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Su : SP. Ampanihy : Ampanihy, 11-1958 (P. Griveaud, M.P..
paratype 4). — S.-P. Ambovombe : environs de Tranoroa, vallée Marohakoho, 11-1969
(2. Viette et P. Griveaud, M.P., holotype S); idem, radier de la Menarandra, 11-1958 (P.
Griveaud, M.P., paratype 4); Antanimora, x11-1959 (E. Raharizonina, M.P., paratype d);
Ambovombe, 11-1958 (#. Keiser, M.B., paratype G). — S.-P. Amboasary : Amboasary,
route de Fort-Dauphin, x11-1959 (R.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 171
12. Closterus orientalis Quexrix et ViLriers
Closterus orientalis Que:
et 277, fig. 29,
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fl
[|
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NN et Vicziers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 256
et 37; holotype $ : Andranomalaza (Muséum de Paris).
Ho nues.
2 Si OR
135.
PL: D nue
133. 134. 187. 138. 189.
+ 133 à 139, gen. Closterus Senviiue, antennes. — 133, C. simplicicornis Boprx, mâle. —
134, C. australis Quexrix et Vizzers, holotype mâle. — 135, idem, allotype femelle, —
136, C. insularis Quenrix et Vizuiers, holotype mâle. — 137, C. plagiatus Quentin
et Virriens, holotype mâle. — 138, C. orientalis Qu t Vizurens, holotype mû
139, C. castaneus Quexrix et Vizuiers, holotype mâle.
Source : MNHN, Paris
172 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 28 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 21-30 mm. — Figures 140, 132 et 138.
Tête, prothorax, antennes et pattes rouge-brun, élytres jaune-brun,
légèrement rembrunis aux épaules. Pubescence jaune-brun.
Espace interoculaire inférieur au plus égal à la moit de la largeur
du labium. Antennes dépassant la longueur du corps d’un à deux articles;
article III environ trois fois et demie plus long que large au milieu, à pro-
cessus apical-rostral très court; articles suivants, à partir du V, un peu plus
courts que le III, subégaux entre eux, le processus apical-rostral à peine
plus développé, atteignant au plus le sixième de l’article qui le porte, la
dent apicale externe nette seulement à partir du 6e ou du 7° article: article XI
environ une fois et demie plus long que le X.
Pronotum à pubescence semi-dressée, longue et fine, visible sur le disque
au moins en avant et en arrière; ponctuation relativement forte, irrégulière
sur le disque où elle a tendance à se resserrer sur la moitié postérieure quoique
moins fortement que sur les côtés.
Élytres deux fois un quart plus longs que larges ensemble, assez luisants,
à ponctuation fine, régulière, seulement un peu plus espacée sur la base,
aux épaules; toutes les côtes visibles, les deux côtes discales impaires (3 et 5)
plus fortement marquée
FEMELLE : inconnue.
MaDaGascaR S.-P. Ambatondrazaka : réserve naturelle IT, Ambatovositra,
3 et paratypes 4).
Andranomalaza, 11-1957 (P. Soga, MP. holotype $
13. Closterus castaneus QUENTIN et VILLIERS
Closterus
mix et Viens, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p
38 et 41; holotype 3 : forêt Antsingy (Muséum de Paris).
TYPE |
L'holotype 4 est un exemplaire de 37 mm de longueur.
Mir
Longueur :
40 mm. — Figures 139, 141 et 144.
Brun chocolat à brun noirâtre, les élytres un peu plus clairs que le reste
du corps. Pubescence jaune rougeâtre à roussâtre.
Très voisin de C. simplicicornis Borrr, en diffère par les antennes à peine
plus longues que le corps, dont les premiers articles sont larges, seulement
deux fois et demie à deux fois trois quarts plus longs que larges, les ter-
minaux devenant progressivement plus étroits, avec développement du
processus apical-rostral dès l’article III; par la ponctuation généralement
plus dense et plus régulière sur le pronotum et les élytres.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 173
140 141
142 143
Fic. 140 à 143, gen. CL ERVILLE ualis Qu
x et Viens, hôlotype
rs, holot
mâle. — 141, C. pe mâle. — 142, C. perplerus
Quenrix et Vizriens, paratype mâle. — 143, C. vieltei Quenrin et Vizuiens, paratype
mâle.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Nonp : S.-P. Diégo-Suarez : forêt d’Analamerana, 1-1959 (P. Gri-
veaud, MP. paratype G).
MapaGascar Esr : S.-P. Maroantsétra : Ambodivoangy, 11-1950 (J. Vadon, M.P.);
station forestière de Farankaraina, route-de Navana, km 16, 1-1964 (P. Viette, M.P.).
Mapagascar Ouest : S.-P. Ambalo-Boeni : Ankarafantsika, km 464, 11-1972,
. Turlin, M.P., paratype g); Tsaramandroso, lac Ampijoroa (M.P., paratype S). —
S.-P. Antsalova: forêt Antsingy, Andobo, 1-1957 (P. Griveaud, M.P., holotype & et
Source : MNHN, Paris
174 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
paratype & : O.R.S.T.O.M.-T., paratype d; O.R.S.T.O.M.-B., paratype d). — S.-P.
Belo-sur-Tsiribihina : Belo-sur-Tiribihina, xu1-1968 (B. Turlin, M.P.; D.D.V.; para-
types d). — S.-P. Morondava : environs de Morondava, m1-1966 (R. Viossat, M.P.,
paratype 4). — S.-P. Tuléar : Sakaraha, forêt de Lambomakandro, 1935 (R. Catala,
M.P., paratype g); idem, 11-1958 (P. Griveaud, M.P. paratype 4).
MapaGascan Sup : S.-P. Amboasary : Amboasary, route de Fort-Dauphin, xn-
1969 (R. Viossat, M.P., paratype G).
14. Closterus perplexus QUENTIN et VILLIERS
Closterus perpleaus Quenrin et Vizuurs, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257
et 279, fig. 39, 41 et 42; holotype d : Hiaraka (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 35 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 35-39 mm. — Figures 142, 144 et 145.
Brun chocolat, l’avant-corps faiblement rembruni. Pubescence roux
doré.
Rappelle C. castaneus, mais en diffère par les antennes dont le processus
apical-rostral est au moins égal au tiers du corps de l’article, dès le TIT.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Esr : S.-P. Maroantsetra : presqu'ile Masoala, Hiaraka, 570 m
(J. Vadon et A. Peyrieras, M.P., holotype & et paratypes G).
15. Closterus viettei QUENTIN et VILLIERS
Closterus viettei Quenrin et ViLLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257 et
281, fig. 40, 41 et 43; holotype 4 : Tranoroa (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 39 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 31-39 mm. — Figures 143, 144 et 146.
Brun chocolat, l’avant-corps très faiblement rembruni. Pubescence
roux-doré.
Rappelle C. castaneus, et de ce fait est très voisin de C. perpleæus, dont
il diffère par la stature générale plus élancée, les élytres étant près de deux
fois et demie plus longs que larges ensemble (deux fois seulement chez
C. perpleæus), par les antennes dont le processus apical-rostral de l’article TIT
dépasse la moitié de la longueur du corps de l’article, rappelant en cela
C. boppei.
FEMELLE : inconnue,
Source : MNHN, Paris
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Fic. 144, gen. Closterus Senviisr. Répartition géographique de :
@ C. castaneus Quexnx et Virziens. À C. perplerus Quenrix et Vizuiens.
MC. victtei Quexnix et Vizzters.
Source : MNHN, Paris
175
176 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Mapagascar OÙ
sat, M.P., paratype J). —
M.P., paratype 5).
-P. Morondava : environs de Morondava, 11-1966 (R. Vios-
P. Betioky : Tongobory, Sept Lacs, 111-1956 (A. Robinson,
Mapagascar Sup : S.-P. Ambovombe : Tranoroa, vallée Maroakoho, 11-1969
(P. Viette et P. Griveaud, MP. holotype d).
1
i
Fuc. 145 à 150, gen. Closterus Senvizx, antennes. — 145, C. perplezus Quentin et Viztiers
paratype mâle. — 146, C. viettei Quentin et Vizziens, paratype mâle. — 147, C. boppei
Laweene, holotype mâle. — 148, C. lameerei Quexrix et Vizziers, holotype mâle. —
449, C. giganteus Quenrix et Vizztes, holotype mâle. — 150, C. depressicornis Borrx,
mâle.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 177
16. Closterus boppei LAMEERE
Closterus Boppei LAmeERE, 1920, Ann. Soc. ent. Belg., 60, p. 145; syntypes d et Q :
sans localité (Musée de Bruxelles).
Closterus boppei : GiLmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168 et 169.
Costerus boppei : Quexrix et Viuxiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257
et 281, fig. 44 et 48 [lectotype 4 désigné].
TYPES :
a) Nous avons désigné comme lectotype & le syntype & de 38 mm de
longueur portant une étiquette de détermination manuscrite de LAMEERE.
b) Le syntype © nous paraît appartenir à une espèce différente, C. elon-
gatus Borre (cf. p. 156).
MÂLE :
Longueur : 38 mm. — Figures 147 et 151.
Brun rougeâtre, les élytres insensiblement plus clairs de la base à l’apex.
Pubescence ferrugineuse.
Espace interoculaire inférieur égal environ au tiers de la largeur du
labium. Antennes à peine plus longues que le corps; article III un peu plus
de deux fois plus long que large au milieu, le processus apical-rostral dépas-
sant la moitié de la longueur de l’article; les articles suivants subégaux
entre eux, un peu plus longs que le III, leur processus apical-rostral légè-
rement décroissant et pointu, la dent apicale externe nette dès l’article IV.
Pronotum subglabre (frotté?) assez luisant; disque du pronotum avec
une ponctuation forte, irrégulière mais assez serrée.
Élytres deux fois et demie plus longs que larges ensemble, assez luisants,
finement et régulièrement ponctués, toutes les côtes présentes mais également
obsolètes.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar : sans précision (L.S.N.B., lectotype d).
17. Closterus lameerei QUENTIN et VILLIERS
Costerus lameerei QUENTIN et Viczxrs, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257
et 288, fig. 45 et 49; holotype 3 : Ankasoka (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype & est l’exemplaire dont la description est donnée ci-après.
Me :
Longueur : 30 mm. — Figures 148 et 152.
Brun rougeâtre, les élytres plus clairs. Pubescence ferrugineuse.
Voisin de C. boppei, dont il diffère par la stature nettement plus courte,
les élytres n’étant pas plus de deux fois plus longs que larges ensemble; par
Source : MNHN, Paris
178 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
152
153 Les His :
Fc. 151 à 154, gen. Clo
C. lameerei Quenris et Vinurs, holotype m
Viiaens, holotype mâle. — 154, C. depressicorni
, C. boppei Laweenr, lectotype
— 153, C.
Borrr, mâle.
iganteus Que
les antennes, dont le processus apical-rostral n’égale que le tiers de la longueur
du corps de l’article pour le II, puis s’allonge progressivement pour atteindre
presque la*moitié de la longueur du corps des derniers articles; il rappelle
C. giganteus par les élytres dont la base, seule, présente une surface nette-
ment ridulée, en plus de la ponctuation. Enfin, le pronotum est nettement
pubescent.
FEMELLE : inconnue.
“Mapacascar Es: S.-P. Moramanga : Ankasoka, route de Lakato, xr-1969
(R. Vüossat, M.P.; holotype &).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 179
18. Closterus giganteus QUENTIN et VILLIERS
Closterus giganteus QUENTIN et Viuers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257
et 283, fig. 46 et 50; holotype $ : Périnet (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype est un exemplaire & de Périnet de 45 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 45-47 mm. — Figures 149 et 158.
Brun-rouge, l’avant-corps plus sombre. Pubescence ferrugineuse.
Espace interoculaire inférieur égal au moins à la moitié de la largeur
du labium. Antennes nettement plus courtes que le corps; article IIT environ
deux fois et demie plus long que large au milieu, le processus apical-rostral
à peine égal au tiers de la longueur de l’article, les articles suivants subégaux
entre eux et à l’article III, leur processus apical-rostral dans le même rapport,
la dent apicale externe à peine marquée.
Pronotum finement pubescent; disque du pronotum fortement bossué,
la ponctuation forte plus dense en avant du milieu, sur la ligne médiane,
et en arrière du milieu, sur les côtés, où elle a tendance à la vermiculation.
Élytres près de trois fois plus longs que larges ensemble, leur surface
entièrement ridulée, la ponctuation initiale disparaissant en grande partie
dans les replis. Côtes faiblement indiquées, les impaires à peine plus que les
paires.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascan Esr : S.-P. Moramanga : Périnet (M.P., holotype 4). — S.-P. Maro-
antsetra : Maroantsetra, xI-xu-1955 (R. Mussard, M.H.N.G., paratype G).
19. Closterus depressicornis BoPre
Closterus depressicornis Borrx, 1912, Bull. Soc. ent. Fr., p. 94; holotype 4 : Vohemar
(Musée de Bruxelles).
Closterus depressicornis : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 14 et 28 (Révision,
p. 878 et 892).
Closterus depressicornis : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus depressicornis : Borre, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 48 ct 57.
Closterus depressicornis : Lameere, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 148.
Closterus depressicornis : Guzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167.
Closterus depressicornis : QUENTIN et VicLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2),
p. 257 et 284, fig. 47 et 51.
TYPE :
L’holotype &, de 44 mm de longueur, porte les étiquettes de localité
et de détermination manuscrites de l’auteur.
Mûie :
Longueur : 37-46 mm. — Figures 150 et 154.
Source : MNHN, Paris
180 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Brun noirâtre, les élytres brun rougeâtre généralement cernés de noi-
râtre. Pubescence blonde, rase.
Espace interoculaire inférieur généralement égal à la moitié de la
largeur du labium. Antennes dépassant rarement l’apex élytral, les articles
relativement larges (en moyenne deux fois trois quarts plus longs que larges
au milieu), sensiblement décroissants du IIT au X, la dent apicale externe
bien développée, surtout à partir du V, la face supérieure de chaque article
aussi aplatie que la face inférieure; article XI près de deux fois plus long
que le X.
Pronotum à ponctuation variable, généralement fine et contiguë sur
tout le disque, parfois un peu plus forte, donnant un aspect beaucoup plus
rugueux; la pubescence, quand elle est visible sur le disque, est courte,
espacée, les poils recourbés vers l’arrière.
Stature plutôt courte, les élytres entre deux fois et deux fois un tiers
plus longs que larges ensemble, finement et superficiellement ponctués, la
surface très finement striolée, d’où un aspect généralement peu luisant; les
côtes obsolètes ou effacées sur le quart basal, même les impaires, bien
marquées sur le reste du disque.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar (LS.N.B., holotype g). — S.-P.
Maroantsetra : Maroantsetra (I.S.N.B.); idem, 1v-1947 (J. Vadon, M.P.); Ambodivoangy,
1 (P. Vieite, M.P.); station forestière de Farankaraina, route de Navana, km 16, 1-1964
(P. Viette, M.P.); presqu'île Masoala, Hiaraka, 570 m (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.
S.-P. Ambatondrazaka : Ambatondrazaka, 1v-v-1966 (coll. J.P. Lacroix, M.P.).
Mapacascar Ouxsr : 5S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa,
x1-1970 (R. Viossat, D.D.V.); idem, km 464, 14-11-1972 (B. Turlin, M.P.).
Mapacascar : sans localité, 1834 (J. Goudot, M.P. et U.Z.M.B.).
20. Closterus serraticornis GAHAN
Costerus serraticornis GAtAN, 1890, Trans. ent. Soc. Lond., p. 298; syntypes d : Mada-
gascar, sans localité précise (British Museum, N. H.).
Ctosterus serraticornis : ALLUAUD, 1900, ir Graxpiprer, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Ctosterus serraticornis : Lammere, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 21 et 29 (Révision,
p. 885 et 893).
Ciosierus serraticornis : Lammerx, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus serraticornis : Borrr, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 57.
Ctosterus serraticornis : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 149.
Costerus humiliramis Guuwour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., &, 13, p. 167 et 170,
pl. 1, fig. 8; holotype & : Antananarivo (Musée de Doncaster).
Ctosterus serraticornis : Grimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168.
Costerus serraticornis + humiliramis : Quenrin et Vizurens, 1974, Ann. Soc. ent. Fr.,
n.s., 10 (2), p. 257 et 285, fig. 52 et 54 (lectotype S désigné).
TYPES :
a) serraticornis &. Nous avons désigné comme lectotype g un exemplaire
de 33 mm de longueur, sans localité précise, mais avec une étiquette
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 181
«Madag. 79-18 » et l’étiquette manuscrite de Gaxan «Closterus serrati-
cornis Gahan type ».
b) serraticornis 9. L’exemplaire cité et décrit par LAMEERE dans sa
révision de 1912 appartient à une autre espèce, C. wittmeri QUENTIN et
VILLIERS (voir p. 188).
c) humiliramis 4. Le type est un exemplaire de 36 mm de longueur
à antenne droite et pattes gauches mutilées, portant les étiquettes d’origine
et de détermination de la main de GrLMour.
£
155 156
Fire. 155 et 156, gen. Closter: RVILLE. — 155, C. serraticornis Gaman, mâle. — 156, C. conci-
siramis Guimour, m
MÂLE :
Longueur : 25-40 mm. — Figures 155 et 157.
Brun-rouge clair à brun-rouge sombre, parfois les élytres moins foncés
sur le disque. Pubescence rousse.
Espace interoculaire inférieur au plus égal à la moitié de la largeur du
labium. Antennes dépassant l’apex élytral d’un article au maximum;
article IIT plus de trois fois plus long que large au milieu, les suivants sub-
égaux entre eux et à l’article III, entre trois et quatre fois plus longs que
larges selon les exemplaires, le processus apical-rostral court, insensiblement
croissant du III au X, où il atteint à peine le quart de la longueur de l’article;
dent apicale externe souvent nette dès l’article IV; article XI une fois et
demie à une fois trois quarts plus long que le X.
Pronotum à ponctuation fine et contiguë sur tout le disque, les inter-
valles en crêtes formant çà et là des vermiculations; pubescence longue et
fine, dense et dressée.
Source : MNHN, Paris
182 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Stature relativement allongée, élytres entre deux fois un tiers et deux
fois et demie plus longs que larges ensemble, assez finement et régulièrement
ponctués, la surface plus ou moins fortement ridulée, la ponctuation pou-
vant disparaître presque entièrement chez certains exemplaires; les côtes
bien marquées dès la base, même les paires (sauf la sixième, plus ou moins
obsolète).
FEMELLE : inconnue.
Mapaçascar SamBmano : S.-P. Ambanja : région du Tsaratanana, Nord de
Beangona-Ambevy, vallée d’Antremabe, 400 m, 11-1964 (P. Soga, M.P.).
Mapacascar Esr : S.-P. Sambava : réserve naturelle intégrale XII, Marojcjy,
600 et 1 300 m (A. Peyrieras, M.P.); idem, Andasy II, 1 300 m, x1r-1958 (E. Raharizonina,
M.P.); idem, Ambodifiakarana, 1 600 m, x11-1958 (E. Raharizonina, M.P.); Marojejy-
Ouest, 1 600 m, x11-1959 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Moramanga : Périnet (O.R.S.T.O.M.-B.;
O.RST.O.M.-T.; MH.N.G.; M.P.); Sandrangato (M.P.): Ankasoka, route de Lakato,
xn-1956 (M.P.); idem, 1, 11, 11, x1-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); route d’Anosibe,
1, Xu-1968 (R. Viossat, M.P.). — S.-P. Brickaville : Ranomafana, xt1-1964 (R. Viossat,
M.P.). — 5S.-P. Fort-Carnot : Tantamaly, Ankarampotsy, 950-1 100 m, 1931 (R. Catala,
MP).
Mapagascar CEnrue : S.-P. Tananarive : Antananarivo (B.M.; M.A.G.D., holo-
type & de humiliramis); idem (Kingdon, M.P.). — S.-P. Ambatolampy : Mts Ankaratra
(US-N.M). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka (G. Olsoufieff, M.P.).
MaDaGascaR : sans précision (B.M., lectotype 4 de serralicornis).
21. Closterus concisiramis GILMOUR
Closterus concisiramis GrzmouR, 1961, Ann. Zool., Warsawa, 20 (2), p. 7, fig. 1: holotype d:
Périnet (Musée de Varsovie).
Closterus concisiramis : GrLmouRr, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167 et 171,
pl L fig 4
Closterus concisiramis : Quexrix et Vizrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2),
p. 257 et 287, fig. 58 et 55.
TYPE :
L’holotype 4 est un exemplaire de 30 mm de longueur, en bon état,
portant, outre une étiquette rouge « holotype 4 », trois étiquettes rectangu-
laires blanches « holotype &, Closterus concisiramis mihi, Det.-E.F. Gilmour »,
«Mus. Zool. Polonicum Warszawa 100/50 » et « Madagascar-Centr., prov.
Moramanga, Périnet, 27-1-1938, forêt, leg B. Kreczmer ».
Mie :
Longueur : 18-32 mm. — Figures 156 et 158.
Brun-rouge sombre, les élytres fauves souvent rembrunis à la base.
Pubescence jaunâtre.
Proche de C. serraticornis, dont il diffère par la stature sensiblement
plus courte, les élytres entre deux fois et deux fois un quart plus longs
que larges ensemble aux épaules, par la ponctuation élytrale toujours appa-
rente et les côtes élytrales paires obsolètes ou effacées à la base.
FEMELLE : inconnue.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 183
MapaGascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Maroantsetra, x1-xn-1955 (R. Mussard,
MH.N.G.); Ambodivoangy (J. Vadon, M.P.); Ampandrana, xr-1945 (J. Vadon, M.P.);
Ambohitsitondrona, x1-1948 (Michel, M.P.); station forestière de Farankaraina, route
de Navana, km 16, vallée d’Antoroka, 1.1964 (P. Viette, M.P.); Fampanambo, x1-1957
(F. Keiser, M.B.); idem, x1-xn (A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : Réserve
naturelle intégrale III, Ambatovositra, Andranomalaza, 111-1957 (P. Soga, M.P.). —
S.-P. Moramanga : Sandrangato (M.P.); Périnet (O.R.S.T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.;
M.P.); idem, 18-1, 27-1, 28-1, 1-11-1988 (B. Kreczmer, Mus. zool. pol. de Varsovie, holotype
& et paratypes 4; M.A.G.D., paratype S); idem, 1-1964 (F. Brunck, C.T.F.T.); forêt
d’Analamazaotra, 910 m, env. de Périnet, 1-1955 (P. Viette, M.P.); Moramanga (M.F.). —
S.-P. Ifanadiana : Ranomafana, 1-1958 (F. Keiser, M.B.; M.P.); idem, xx1-1971 (R. Vios-
sat, D.D.V.; M.P.).
22. Closterus wittmeri QUENTIN et VILLIERS
Closterus serraticornis : LAM&ERE, 1912 (nec GAHAN, 1890), Mém. Soc. ent. Belg., 21,
p- 21 (Révision, p. 885) [couple du Muséum de Paris provenant des récoltes de
GRANDIDIER].
Closterus wittmeri QUENTIN et VizLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257,
260 et 288, fig. 57, 60 et 61; holotype 3 et allotype : Madagascar, sans préci-
sion (Muséum de Paris).
TYPES :
a) L’holotype 4 est un exemplaire de 39 mm de longueur et l’allotype ®
mesure 37 mm.
Mie :
Longueur : 25-42 mm. — Figures 159 et 163.
Brun jaunâtre, les antennes brun rougeâtre. Pubescence dorée à rous-
sâtre.
Espace interoculaire inférieur, égal à près de la moitié de la largeur
du labium. Antennes longues dépassant de un à deux articles l’apex élytral;
article IIT environ trois fois plus long que large au milieu, le: processus
apical-rostral allant du tiers à la moitié de la longueur du corps de l’article,
selon les exemplaires; les articles suivants sensiblement plus longs que le III
et subégaux entre eux, le rétrécissement prébasal moins brusquement
marqué que chez C. laticornis; article XI deux fois plus long que le X.
Pronotum à ponctuation fine et contiguë, assez uniformément répartie,
rarement espacée sur le milieu du disque, qui est parfois déprimé mésiale-
ment. Pubescence fine, longue et dressée, sur toute la surface.
Stature allongée, les élytres deux fois et demie à deux fois trois quarts
plus longs que larges ensemble, à ponctuation fine et régulière, la surface
unie, ou plutôt très finement chagrinée, plus finement que les antennes,
ce qui donne le plus souvent un aspect peu brillant ou même franchement
mat.
FEMELLE
Longueur : 37 mm. — Figures 160 et 164.
Source : MNHN, Paris
184 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Diffère du mâle par ses antennes grêles atteignant le niveau des trois-
cinquièmes apicaux des élytres; article III subparallèle, dilaté sur son quart
apical, à angle apical-rostral en dent subaiguë; article III une fois un quart
plus long que le IV; IV à X allongés, épaissis de la base à l’apex, leur bord
rostral sinué; V à VII égaux en longueur; VIII à X plus courts, mais égale-
i
4]
7)
157. TA 158. 159. 160. "161. 162.
Fc. 157 à 162, gen. Closterus Serviuue, antennes. — 157, C. serraticornis Gama, mâle. —
158, C. concisiramis Grzmour, mâle. — 159, C. wittmeri Quenrix et Vruurers, holotype
mâle. — 160, idem, allotype femelle. — 161, C. rugosus Quenrix et Vizrrens, holotype
mâle. — 162, C. laticornis Gizmour, mâle.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE
185
163 164
165 166
, paratype
s, holotype
— 164, idem allotype femell
2. rugosus Quexrix et Vizrir
mâle. — 166, C. laticornis Giimour,
ment égaux en longueur; dent de l’article IV triangulaire; dent des articles V
à IX de taille croissante et de forme efilée; article XI bien plus long que
le X; la ponctuation fine et serrée se réduit à une petite plage apicale-
rostrale sur l’article III, cette plage s’étirant progressivement le long du
bord rostral sur les articles IV à VII, ce dernier ayant son bord rostral
entièrement ponctué; enfin cette ponctuation envahit totalement le corps
de l’article seulement à partir du VIII.
Source : MNHN, Paris
186 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
MaDaGascaR : sans précision (holotype & et allotype 9, M.P.).
Mapacascar SamBiraNo : S.-P. Ambanja : vallée d’Antremabe, Nord de Bean-
gona-Ambevy, 400 m, n-1964 (P. Soga, M.P.).
Mapaascar Esr : SP. Sambava : massif du Marojejy, 600 et 1 300 m, Réserve
naturelle XIT, xn-1972 (A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Brickaville : Ranomafana, x11-1964
(R. Viossat, D.D.V.; MP). — S.-P. Moramanga : Périnet, xn-1957 (F. Keiser, M.B.);
Sandrangato (M.P.; O.R.S.T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.); Ankasoka, route de Lakato,
x0-1956 (E. Raharizonina, M.P.); route de Lakato, 1-1969 (R. Viossat, M.P.); idem,
km 15, xn-1972 (A. Peyrieras, M.P.); Fanovana (M.P.).
Mapacascar Ouest : 8.-P. Antsalova : forêt Antsingy, Andobo, 11-1957 (P. Gri-
veaud, M.P.).
23. Closterus rugosus QUENTIN et VILLIERS
Closterus rugosus QUENTIN et VILLIERS, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 257 et
290, fig. 58 et 62; holotype 4 : Périnet (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 30 mm de longueur.
MâLe :
Longueur : 27-31 mm. — Figures 161 et 165.
Brun rougeâtre à brun jaunâtre; avant-corps, y compris les antennes,
un peu plus sombre; les élytres très finement lisérés de noir. Pubescence
jaunâtre.
Assez voisin du C. wittmeri, s’en distingue par les articles antennaires
moins larges, graduellement rétrécis de l’apex vers la base, par la ponctua-
tion du milieu du disque plus forte, comme chez C. laticornis; diffère aussi
des deux espèces citées par la sculpture élytrale, la majeure partie de la
ponctuation étant plus ou moins dissimulée par là forte ridulation de la
surface, sauf sur la base.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Non : $.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suar
U.S.N.M.), localité demandant confirmation.
Mapacascar Esr : S.-P. Moramanga : Périnct (M.P., holotype S et paratype d );
Lakato, 20-x-1962 (R. Vieu, M.P., paratype ).
2, 10-x1-1951 (coll. Tippmann,
24. Closterus laticornis Grimour
Closterus laticornis Grzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E., 13, p. 168 et 172,
pl. L, fig. 5, holotype : Antananarivo (Musée de Doncaster).
Closterus laticornis : QUENTIN et Vr s, 1974, Ann. Soc. ent. Fr. n.s., 10 (2), p. 257
et 291, fig. 59 et 63.
DYPE |:
L’holotype d est un exemplaire de 32 mm, en mauvais état, portant
des étiquettes de localité et de détermination de la main de Gr1:MoUR.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 187
MÂLE :
Longueur :
35 mm. — Figures 162 et 166.
Brun-rouge vif. Pubescence roux doré.
Espace interoculaire inférieur au plus égal à la moitié de la largeur
du labium. Antennes dépassant parfois d’un article l’apex élytral; article III
large, environ deux fois plus long que large au milieu, le processus apical-
rostral atteignant presque la moitié de la longueur du corps de l’article;
articles suivants subégaux entre eux, légèrement plus longs que le III,
également larges, surtout les articles basilaires, fortement et brusquement
rétrécis juste avant leur insertion sur l’article précédent: article XI près
de deux fois plus long que le X.
Pronotum à ponctuation fine et contiguë, parfois un peu forte et espacée
sur le milieu du disque, qui est de ce fait plus luisant (surtout si la pubescence,
longue et dressée, manque aussi sur le milieu du disque), souvent une fossette
médiane juste en avant du bord postérieur.
Stature plutôt courte, les élytres environ deux fois un tiers plus longs
que larges ensemble, régulièrement ponctués, les points à peine plus gros
et plus espacés sur la base, la surface unie et brillante, les côtes impaires
assez bien marquées, les deux discales dès la base, les côtes paires visibles
sur le disque, effacées vers la base.
FEMELLE : inconnue.
Mapagascar Esr : S.-P. Sambava : Marojejy, réserve naturelle intégrale XII,
Anjanaharibe Sud, 1 600 m, 111-1961 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Maroantsetra : Ambo-
hitsitondrona, 1 200 m, 11-1948 (Michel, M.P.). — S.-P. Mananara : Antanambe, 11-1965
(P. Monsarrat, M.P.). — S.-P. Moramanga : Périnet, concession Izouard, 1 025 m, x1-1967
(P. Victte et P. Griveaud, M.P.); Périnet (M.P.); route de Lakato, 1-1969 (R. Viossat,
D.D.V.; M.P.); Ankasoka, route de Lakato, 11-1969 (Dujardin et Ratovoson, M.P.),
110-1969, x1-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); route d'Anosibe, 1-1968 (R. Viossat,
M.P.).
Mapacascan Centre : S-P. Tananarive : district d’Antananarivo (M.A.G.D.,
holotype S).
25. Closterus flabellicornis SERvILLE
Closterus flabellicornis Senvirce, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 194; holotype 3 : Mada-
gascar (British Museum, N. H.).
Prionus (Closterus) flabellicornis : KLUG, 1882, Abhandl. Berl. Acad., [1833], p. 2
Ctosterus flabellicornis : THomsoN, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 310.
Closterus flabellicorr 1OMSON, 1864, Syst. Ceramb., p. 284.
Closterus Gerrardi Pascor, 1867, Ann. Mag. nat. Hist., (3) 19, p. 411; holotype Q :
Madagascar (British Museum, N. H.).
Ctosterus flabellicornis : Lacorpatrr, 1869, Gen. Col., 8, p. 152, Atlas, pl. 82, fig.
Closterus major WATERHOUSE, 1875, Ann. Mag. nat. Hist., (4) 15, p. 413; holotype Q :
Madagascar (British Museum, N. H.).
Closterus flabellicornis : KüNCKEL, 1890, in GraNDipier, Hist. nat. Madag., 22, Col.
2e part., Atlas 2 part., pl. 45, fig. 7 et 8.
Closterus flabellicornis : ALLUAUD, 1900, in GrANDIDIER, Hist. Nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Closterus major : ALLUAUD, 1900, in GrANDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Ciosterus flabellicornis : Hevwx-TascmeNserG, 1906, Exot. Käfer, p. 288, pl. 38, fig. 12.
Source : MNHN, Paris
188 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Ciosterus flabellicornis : LAmEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 24 et 30 (Révision,
p. 888 et 894).
Costerus flabellicornis : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus flabellicornis : 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 52 et 57, fig. IV.
Closterus flabellicornis : LAM&ERE, 1919, Gen. Col. Wyisman, 172, p. 149.
Ciosterus flabellicornis : Grimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 169 et 170.
Ctosterus flabellicornis : Qui et Vizuiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., ns. 10 (2),
p. 258, 260 et 292, fig. 2, 5, 64, 65, 67, 68, 69, 70 et 73; allotype © : Madagascar
(British Museum).
TYPES :
a) flabellicornis & : SERVILLE a décrit l'espèce sur un exemplaire mâle
de la collection Chevrolat et cite un exemplaire de la collection Dupont.
L'exemplaire de CHEVROLAT, aujourd’hui au British Museum est donc l’holo-
type de l'espèce. Ce spécimen qui mesure 26 mm de longueur a l’antenne
droite mutilée de même que le tarse postérieur gauche; il porte deux éti-
quettes, l’une de la main de CHEvroLaT, mentionnant « Aegoprosopus fla-
bellicornis Chev. 4 Mad. ». L'exemplaire de la collection Dupont n’a pas été
retrouvé.
b) gerrardi 9. Cet holotype de 37 mm de longueur, porte, outre léti-
quette de détermination de la main de PAscor, une étiquette jaune, oblongue,
avec l'indication manuscrite « Madagascar ». C’est cet exemplaire que nous
avons désigné comme allotype © de flabellicornis.
c) major 9. Exemplaire de 44 mm de longueur portant, outre l'étiquette
de détermination de l’auteur, une étiquette manuscrite avec, au recto
«Madagascar » et au verso «75.6». Cet Insecte ne diffère du précédent que
par la taille, un aspect un peu plus luisant et l’article IIT des antennes
légèrement plus long et plus anguleux à l’apex, tous caractères restant dans
les limites des variations connues des Closterus.
MÂre
Longueur : 21-37 mm. — Figures 105, 108, 167 à 169, 172 et 176.
Brun rougeâtre à noirâtre. Pubescence roux doré.
Espace interoculaire inférieur grand, d’au moins les trois-quarts de la
largeur du labium. Antennes longues, dépassant le corps d’un article et demi
à deux articles et demi: article III relativement large, environ deux fois et
demie plus long que large au milieu, le processus apical-rostral en dent
plus où moins accentuée, atteignant rarement le quart de la longueur du
corps de l’article, et toujours moins longue que large à la base; article IV
sensiblement aussi long et aussi large que le III, le processus apical attei-
gnant rarement la moitié du corps de l’article suivant; articles V à X nette-
ment plus étroits, mais subégaux en longueur, le processus apical s’allon-
geant progressivement, sans jamais atteindre la longueur de l’article suivant;
article XI environ deux fois plus long que le X, élargi dans sa moitié médiane
du côté rostral.
Pronotum subglabre, avec de gros points assez espacés sur le disque,
souvent un peu plus serrés en avant sur la ligne médiane et en arrière, de
part et d’autre de cette ligne; points nettement contigus sur les côtés.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 189
Élytres luisants, deux fois à deux fois un quart plus longs que larges
ensemble, à ponctuation assez grosse, régulière, le quart basal superficielle-
ment ridé, le reste progressivement ridé-strié, plus grossièrement vers l’apex,
mais la ponctuation en général toujours nette: côtes élytrales peu saillantes,
les impaires seules bien visibles, surtout les deux discales.
167. 168. 169. 170. 171.
Fac. 167 à 171, Closterus flabelhcornis Senvizrr, antennes. — 167 à 169, variation des premiers
artiel eschez le mâle. — 170, allotype femelle (ex. holotype de gerrardi Pascor). — 171,
une autre femelle (holotype de major Warrnnousr).
Source : MNHN, Paris
190 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
172 173
174 : , 175
ic. 172 à 175, g
idem, femelle
holotype 7
. Closterus Senviu
174, C. leyi Bori
172, C. flabellicornis Service, mâle.
mâle. — 175, C. skidmorei Que:
— 178,
et Vins,
FEMELLE :
Longueur : 26-44 mm. — Figures 170, 171, 173 et 176.
Aspect général de /labellicornis mâle. Antennes glabres, atteignant
presque le niveau du milieu des élytres. Article III un peu plus d’une fois
un quart à une fois un tiers plus long que le IV, celui-ci égal au V; VI à X
de taille progressivement décroissante; III avec l’angle apical-rostral arrondi
à légèrement saillant; IV avec l’angle apical-rostral subaigu, saillant, la
troncature apicale de l’article droite; V à X plus larges à l’apex, l’angle
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINA
ET PRIONINAE 191
apical-rostral en dent progressivement allongée, aussi longue que large à
la base à l’article V, deux fois plus longue au X. Ponctuation fine et serrée
s’étendant sur le bord rostral du III, sauf à la base, occupant une aire étroite
dans la région proximale puis s’élargissant pour occuper presque la moitié
de la largeur externe de l’article; cette ponctuation se prolonge en s’élar-
gissant sur l’article IV, le V étant presque entièrement, les VI à XI entière-
ment, recouverts.
Ar E: S.-P. Sambava : Belalona, 11-1968 (J. Vadon et A. Peyrieras,
M.P.); Marojejy, Ambinanitelo, 500 m, xu-1958 (£. Raharizonina, O.R.S.T.O.M.-B.:
O.R.S-T.O.M.-T.: M.P.); idem, Andasy IT, 1 300 m, xt1-1958 (E. Raharizonina, M.P.);
idem. réserve naturelle intégrale XIT, Anjanaharibe Sud, 1 600 m, 11-1961 (P. Soga,
MP.) — S.-P. Andapa : Beanana, xu-1945, 1-1946, 1-1v-1947, 11-1950 (Michel, M.P.). —
S.-P. Antalaha : Antalaha, x1-19: -1951 (J. Vadon, M.P.); idem, x-1940 (Abadie,
M.P.); Maromandia, xn-1938 (J. Vadon, M.P.). — S.-P. Maroantsetra Maroantsetra,
1910 (Lamberton, M.P.); xn-1934, 1 , X1-1936 (J. Vadon, M.P.; M.R.A.C.);
idem, Xi-X1-1955 (Mussard, M.H.N. date (coll. Le Moult, I.S.N.B.); Anta-
Kotako, vi-1935 (J. Fadon, M.P.); Marofotatra, vu-1938, xrr-1938 (J. Vadon, M.P.);
Ambohitsitondrona, 11-1948, x1-1949, 1-1950 (Michel, M.P.); Fampanambo, 1, XI, XI.
1958 (A. Peyrieras, M.P.); idem, xu-1957 (F. Keiser, M.B.); idem, 11-1958 (P. Soga
et E. Raharizonina, M.P.); Ambodivoan, 1-1945, 1-1948, 11-1950 (J. Vadon, M.P.);
Antongonivitsika, x1-1951 (Michel, M.P.); Anjahanambe, 1100 m, x11-1949 (Michel,
M.P.); Ivontaka, n1-1958 (P. Soga et E. Raharizonina, M.P.); T'enina, 1-1953 (J. Vadon,
M.P.); presqu'ile Masoala, Hiaraka, 570 m (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.): forêt Tam.
polo, vinr-1949 (J. Millot, M.P.); Anandrivola (J. Vadon ct A. Peyrieras, M.P.); Anka-
lampona, 11-1958 (P. Soga et E. Raharizonina, M.P.). — S.-P. Mananara : « baie d’An-
tongil », 1898 (4. Mocquerys, M.P.; LS.N.B.; U.Z.-M.B.; S.M.); Antanambe (U.S.N.M.);
idem, x1-1957 (F. Keiser, M.B.); Andratambe (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.); Mananara,
x-1963 (J. Vadon, M.R.A.C.); mont Antampona (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). —
S.-P. Soanierana-Ivongo : Soanierana, 1905 (A. Mathiau, M.P.); idem, x1-1957 (F. Keiser,
M.B.); Manambato-sur-Anove (M.P.). — S.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie (Coquerel,
M.P.); idem, x-xn1-1896 (Perrot frères, M.P.); idem, forêt de Kalalao, 111-1960 (A. Robin
son, M.P.). — S.-P. Fénérive : Fénérive, 11-1896 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Amba-
tondrazaka : Ambatondrazaka, 1v-v-1966 (coll. J.-P. Lacroix, M.P.); réserve naturelle III,
Zahamena (M.P.); idem, Didy (LS-N.B.; M.P.); pays Antsianaka et lac Alaotra, 1v à
v1-1889 (Perrot frères, M.P., U.Z.M.B., LS.N.B.), vi à x11-1892 et 1893 (Perrot frères,
MP). — S.-P. Tamatave : Tamatave (M.P.; LS.N.B.; M.F,; S.M.); idem, 1v-1920 (F. R.
Mason, N.R.S.); forêt d’Alahakato, 1-1v-1888 (Æ. Perrot, M.P.: N.R.S.); forêt de Fito,
VI-VU-1897 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Brickaville : Brickaville, Sahamany, 11-1960
(P. Griveaud, M.P.); Rogez, Marovato, 11-1941 (Abadie, M.P.); Andevoranto, 1899
(4. Mathiau, MP.) — S.-P. Moramanga : Moramanga (LS.N.B P.); Périnet
(O-R.S.T.O.M.-T.; O.R.S.T.O.M.-B.; M.P.); idem (G. Olsufieff, M.P.): idem, 1-1949
(P. Cachan, M.P.), 111-1950 (J. Doucet, M.P.), 1-1952 (J. Abadie, M.P.), x1-Xn-1955
(P. Griveaud, MH.N.G.); idem, forêt d'Analamazoatra, vi-1935 (P. Decary, M.P.),
1-1955 (P. Viette, M.P.); idem, concession Izouard, x1-1967, 1 0 m (P. Viette et
P. Griveaud, M.P.); Ankasoka, route de Lakato, 1, 1, 11, X1, xi1-1969 (R. Viossat,
D.D.V.; M.P.); route de Lakato, 11-1964 (AR. Vieu, C.V.), 1, nm, 11-1969, 1-1972
(R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Lakato, 1x-1950, m1-1952, xu-1952 (J. Vadon, M.P.); route
d'Anosibe, 11-1955 (P. Viele, M.P.), xrxn-1959 (B.M.), 11957 (RJ.E, MP.)
11-1958 (R. Vieu, M.P.), u-1959 (R. Vieu, C.V.), xu-1967, 1-n-xn-1968, mr-1969, 1 et
xn-1970, m-1970, 1-117-1971, 1-1972 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.), 1-1972 (4. Peyrieras,
M.P.); Sandrangato (O.R.S.T.O. 3 O.R.S.T.O.M.-B.; M.P.); Beparasy, 11965,
u-1967, 11 et x11-1968, 1-1970 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — S.P. Mahanoro : Ambi-
nanindrano, v-1912 (G. K. Kestelle-Cornisch, B.M. P. Tfanadiane : Ambohimanga-
du-Sud, xu-1935 (R. Vieu, C.V.); Ranomafana, x1r-1971 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.);
idem (O.R-S.T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.; M.P.) — S.-P. Mananjary : Mananjary
(4. Mathiau, M.P.); idem, (Voelzkow, U.Z.M.B.). — $S.-P. Fort-Carnot : Tantamaly,
Ankarampotsy, 950-1100 m (A. Caïala, M.P.); idem, Ambodikimba, 850-1000 m,
Source : MNHN, Paris
192
R. M. QUENTIN &
VILLIERS
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Fe. 176, gen.
@ C. flabellicornis Srvizzr.
Closterus Service. Répartition géographique de :
© C. leyi Borrr.
Source : MNHN,
Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 193
x1-1981 à 1-1932 (R. Catala, S.M.). — S.-P. Manakara : Vohilava-sur-Faraony (R. Catala,
M.P.). — S.-P. Vohipeno : Vohipeno, Sahalanona (M.P.). — S.-P. Farafangana : Fara-
fangana (MF). — S.-P. Vondrozo : Vondrozo, 1921 (M.P.); Pays Tanala, 1901 (Ch.
Alluaud, LS-N.B.). — S.-P. Midongy-du-Sud : Midongy-du-Sud (S.M.T.D.); Befotaka,
1921 (M-P.); idem, 950 m, 11-1959 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Fort-Dauphin :
Ampasimena (Coïta, M.P.); Sainte-Luce, 11-1958 (P. Griveaud, M.P.); Fort-Dauphin,
1900 (Ch. Alluaud, M.P.); idem, station forestière de Mandena, n1-1956 (A. Robinson,
MP.) 1v-1968 (K.M. Guichard, B.M.); idem, forêt Isaka, Sakavondro, 11-1958 (P. Gri.
veaud, M.P.).
Mapacascar CExTRE : SP. Macvatanana : Suberbiéville (H. Perrier, M.P.);
rivière Ankalamilotra (Abadie, M.P.); Mahatsinjo (LS.N.B.; M.P.). — $.-P. Anjozorobe :
Anjozorobe, x1-1937 (R. Vieu, C.V.). — S.-P. Tananarive : Tananarive (U.S.N.M.:
S-MT.D.; LS.N.B.; C.A.S.); idem, 1912 (Lamberton, M.P.), 1931 (Lasère, M.P.), x-1958
(coll. Rondon, M.P.). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka, 1-1966, x11-1968, 11-1970
(&. Viossat, D.D.V.; M.P.), 1-1970 (C.D.). — S.-P. Tsiroanomandidy : claims d’Anki-
ranomena (I.S.N.B.). — S.-P. Ambositra : Ambositra (M.P.). — S.-P. Fianarantsoa :
Fianarantsoa, vr-x11-1892 (Perrot frères, M.P.; I.S.N.B.).
Mapagascau Sup : S.-P. Ambovombe : Ambovombe (M.P.). — Pays Androy
(coll. Sicard, M.P.). — S.-P. Amboasary : Tsivory, 1901 (Cap. Vacher, M.P.).
26. Closterus leyi BoPre
Closterus Layi Borrr, 1912, Bull. Soc. ent. Fr., p. 95; holotype 4 : Vohemar (Musée
de Bruxelles).
Closterus intermedius Bovrr, 1912, Bull. Soc. ent. Fr., p. 95; holotype 4 : Diégo-Suarez
(Musée de Bruxelles).
Closterus Leyi : LAM&ERr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 25 et 30 (Révision, p. 889
et 894).
Closterus intermedius : Lamxer, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 26 et 80 (Révision,
p. 890 et 894).
Closterus Leyi : LAMEERE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus intermedius : Lameere, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus intermedius : Borrr, 1914, Ann. Soc. ent. Fr. 83, p. 51 et 56, fig. III.
Closterus Leyi : Bovrr, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 52 et 57, fig. V.
Closterus Leyi : Lamerre, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus intermedius : Lameerr, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus layi : Grimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 169.
Closterus intermedius : Gizmour, 1962, Mém. Inst. scient. Mad., E, 13, p. 169.
Closterus leyi + intermedius : Quenrix et Viziers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr, n.s., 10
(2), p. 258 et 207, fig. 71, 73 et 74.
TYPES :
a) leyi : l'holotype 4 unique est un exemplaire de 30 mm de longueur;
il porte une étiquette de localité manuscrite « Vohemar, G. Baer » et une
étiquette de détermination de la main de l’auteur.
b) intermedius : lholotype $ unique est un exemplaire de 25 mm de
longueur portant une étiquette de localité imprimée « Diégo-Suarez» et
létiquette de détermination manuscrite de l’auteur.
Me :
Longueur : 23 mm. — Figures 174, 176 et 177.
Brun rougeâtre à noirâtre. Pubescence rousse.
Source : MNHN, Paris
194 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Espèce très proche de C. flabellicornis, en diffère par le processus apical-
rostral de l’article III nettement développé, plus long qu’il n’est large à la
base, et atteignant presque la moitié de la longueur du corps de l’article,
par le processus apical des derniers articles, souvent aussi ou plus long que
Varticle suivant, par la ponctuation du pronotum et des élytres, plus forte
et relativement plus serrée, par les côtes élytrales également plus marquées.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascan Norp : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez (I.S-N.B., holotype d
&'intermedius; M.P.): Montagne d'Ambre, les Roussettes, 1100 m, 11-1959 (P. Soga,
MP).
Mapacascar SamBIRANO : S.-P. Ambanja : Tsaratanana, Nord de Beangona-Ambevy,
vallée d’Antremabe, 400 m, n-1964 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Bealanana : Tsaratanana,
Nord-Ouest de Mangindrano, Anontsy, 1 650 m, x-1966 (P. Soga, M.P.). —.-P. Nosy Be:
Nosy Be (LE; DEL; S.M.; M.P.: U.S-N.ML); forêt de Lokobe, 1872 (Stumpf, SM.;
SM.T.D.), 1879 (Stumpf, S.M.); idem (Ebenau, S.M.)
Manacascar Esr : S.-P. Vohemar : Vohemar (G. Baer, I.S.N.B., holotype d de
teyi); forêt d'Analalava, xn-1968 (P. Vietle ct P. Griveaud, M.P.).
27. Closterus skidmorei QUENTIN et VILLIERS
Closterus skidmorei Quentin et Viziers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258
et 299, fig. 72 et 75; holotype g : Antanambe (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype à est un exemplaire de 38 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 32-38 mm. — Figures 175 et 178.
Brun-rouge, l’avant-corps, y compris les antennes et les pattes, plus
sombre. Pubescence rousse.
Espace interoculaire inférieur au moins égal à la largeur du labium.
Antennes modérément longues, ne dépassant guère l’apex élytral de plus
d’un article; article III long, plus de trois fois plus long que large au milieu,
le processus apical atteignant les deux cinquièmes de l’article qui le porte;
article IV à peine plus long que le III, les suivants subégaux au IV, mais
le processus apical croissant nettement de taille dès l’article IV, atteignant
à l’article V la moitié de la longueur du corps de l’article, aux derniers
articles presque la longueur du corps de l’article; article XI long, environ
deux fois plus long que le corps de l’article X.
Pronotum subglabre, à ponctuation relativement régulière, serrée, bien
marquée, d’assez fort diamètre.
Élytres luisants, environ deux fois et demie plus longs que larges
ensemble aux épaules, à ponctuation assez superficielle, régulière, de faible
diamètre, les côtes élytrales bien marquées sur le disque, seules les impaires
visibles à la base.
FEMELLE : inconnue.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 195
MapaGascar Esr : $.-P. Mananara : Antanambe (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.,
holotype et paratype G).
28. Closterus popei QUENTIN et Viriiers
Closterus popei QUENTIN et Vizciers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258 et
300, fig. 76 et 80; holotype G : lac Ampijoroa (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype G est un exemplaire de 35 mm de longueur.
MÂLe :
Longueur : 32-40 mm. — Figures 179 et 183.
Brun-rouge, l’avant-corps, y compris les antennes et les pattes, plus
sombre. Pubescence rousse.
Voisin de C. skidmorei, en diffère par les antennes plus courtes, attei-
gnant ou dépassant à peine l’apex des élytres; l’article III environ deux fois
trois quarts plus long que large au milieu, son processus apical court, à
peine plus du quart de la longueur du corps de l’article, les articles suivants
subégaux au III, y compris le processus apical; ce dernier atteignant seule-
ment les deux tiers de la longueur du corps de l’article qui le porte pour les
articles apicaux; article XI à peine deux fois plus long que le corps du X.
Pronotum subglabre, la ponctuation sur le disque irrégulière, assez
superficielle et peu serrée.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Ouest : S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa,
x1-1970 (R. Viossat, M.P., holotype 3; D.D.V.; M.P.; paratypes G).
29. Closterus damoïiseaui QUENTIN et Vicrers
Closterus damoiseaui QUENTIN et ViiLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.8., 10 (2), p. 258
et 300, fig. 77 et 81; holotype 4 : Amboasary (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype Gest un exemplaire de 40 mm de longueur.
MâLe :
Longueur : 32-42 mm. — Figures 180 et 184.
Brun-rouge, antennes et pattes un peu plus sombres, avant-corps le
plus souvent brun noirâtre. Pubescence dorée.
Assez voisin de C. popei, en diffère par les antennes dépassant l’apex
des élytres d’au moins un article, l’article IV nettement plus long que
Particle III, celui-ci à peine plus de deux fois plus long que large au milieu;
le processus apical de taille croissante dès la base de l'antenne; par le pro-
Source : MNHN, Paris
196 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
notum plus luisant, la ponctuation plus marquée et plus serrée surtout sur
le milieu du disque; par la ponctuation élytrale beaucoup plus dense sur
le disque, et les côtes plus faiblement marquées, même les impaires.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Sup : S.-P. Amboasary : Amboasary, route de Fort-Dauphin, xn1-
1969 (R. Vüossat, M.P., holotype 4; D.D.V.; MP. paratypes d).
177.| 178.
Fic. 177 à 182, gen. Closterus Senvizr, antennes. — 177, C. leyi Bovvr, holotype mâle. —
178, C. skidmorei Quenrix et Vizzers, holotype mâle. — 179, C. popei QuenriIN et
Yizuens, holotype mâle. — 180, C. damoiseaui, Quenrix et Vizxens, holotype mâle. —
181, C. sikorai Lameenx, néotype mâle. — 182, C. ankaranensis Quenrix et Viziiers,
holotype mâle.
180. 181. 182.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 197
30. Closterus sikorai LAMEERE
Ctosterus Sikorai Lameerr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 22 et 29 (Révision, p. 886
et 893); holotype $ : Ambositra (type disparu).
Closterus Sikorai æ, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus Sikorai EnE, 1919, Gen. Ins. Wylsman, 172, p. 149.
Closterus sikorai toUR, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167.
Costerus sikorai : Quenrin et Viens, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258
et 802, fig. 78 et 82; néotype G : Ambatoñtorahana (Muséum de Paris).
TYPE :
Le type de LAMEERE, dont le propriétaire n’est pas mentionné, n’ayant
pu être retrouvé, nous avons désigné comme néotype 4 un exemplaire de
27 mm de longueur.
MâLe :
Longueur : 22-31 mm. — Figures 181 et 185.
Brun noirâtre à brun rougeâtre uniforme. Pubescence jaunâtre, à reflets
plus où moins dorés.
Espace interoculaire inférieur au plus égal à la moitié de la largeur
du labium. Antennes modérément longues, dépassant l’apex élytral d’un
article et demi, article III environ deux fois et demie plus long que large
au milieu, le processus apical dépassant la moitié de la longueur du corps
de l’article; article IV une fois un quart plus long que III, les suivants
subégaux, le processus apical augmentant progressivement de longueur,
sans dépasser ni même atteindre la longueur de l’article suivant (sauf parfois
le processus apical du IX); article XI un peu plus de deux fois plus long
que le X.
Pronotum subglabre, luisant, à ponctuation assez fine et peu profonde,
régulière sur le disque.
Élytres luisants à mats, deux fois un quart plus longs que larges ensemble,
la ponctuation, de faible diamètre, peu profonde, espacée, pouvant dispa-
raître chez certains exemplaires par l’excessif développement de la surface
chagrinée (sauf à la base). Côtes impaires discales seules bien marquées, les
autres côtes obsolètes.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar CENTRE : S.-P. Ambositra : Ambatofitorahana, km 297, x11-1970
(R. Viossat, M.P., néotype $); idem (D.D.V.). — S.-P. Ihosy : massif de l’Isalo, n1-1956
(4. Robinson, M.P.).
Mapacascar Oursr : S.-P. Morombe : Tanandava, v1-1964 (G. Schmitz, M.R.A.C.)-
MapaGascar SUD : S.-P. Amboasary : Amboasary, route de Fort-Dauphin, xn-
1969 (R. Viossat, M.P.); idem, Anjahantelo (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P.
Ambovombe : Antanimora, n1-1956 (A. Robinson, M.P.). — S.-P. Betioky : lac Tsima-
nampetsotsa, réserve naturelle intégrale X, 11-1969 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.).
S.-P. Ejeda : plateau Mahafaly, Ankalirano, 1-1974 (A. Peyrieras et P. Viette, M.P.).
Source : MNHN, Paris
198
183 | 184
185 |.
Fire. 183 à 186, gen. Closterus Senvizue. — 183, C. popei Quexrix et Vi holotype
mâle. — 184, C. damoiseaui Quenrix et Vauuns, holotype mâle. — 185, C. sikorai
Lameenr, néotype mâle. — 186, C. ankaranensis Quexrix et Viziiens, holotype mâle.
186
81. Closterus ankaranensis QUENTIN et VILLIERS
Closterus ankaranensis QuexTin et Vizzters, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 259
et 304, fig. 79 et 83; holotype S : Ankarana (Muséum de Paris
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire de 25 mm de longueur.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 199
MÂLE :
Longueur : 25-31 mm. — Figures 182 et 186.
Brun rougeâtre, le pronotum nettement noirâtre. Pubescence roux doré.
Assez voisin de C. sikoraï, en diffère par la stature générale plus massive,
articles antennaires larges, élytres pas plus de deux fois plus longs que
larges ensemble; par la ponctuation du disque du pronotum plus forte et
concentrée sur le milieu, par la ponctuation des élytres plus régulière, nette
et enfoncée.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascan Nonp : $.-P. Diégo-Suarez : montagne des Français, xu-1916 à 1-1917
(A. Bourgoin, paratype 4, M.P.). — S.-P. Ambilobe : Ankarana, 1 (J. Vadon et A. Pey-
rieras, M.P., holotype et paratypes S).
MapaGascar : sans précision (LS.N.B., paratype).
32. Closterus sogai QUENTIN et VILLIERS
Closterus sogai Quenrix et Viciiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258 et
304, fig. 84 et 88; holotype $ : Antremabe (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 26 mm de longueur.
Me :
Longueur : 26-27 mm. — Figures 187 et 191.
Brun de poix, les antennes, les fémurs et le dessous de l’arrière-corps
brun rougeâtre. Pubescence roux doré.
Espace interoculaire inférieur au moins égal à la moitié de la largeur
du labium. Antennes assez longues, dépassant l’apex élytral d’au moins
un article, le corps des articles, à partir du V., étroit, parfois moins large
que le processus apical lui-même; article IIT large au sommet, environ
deux fois un quart plus long que large au milieu, le processus apical un
peu plus long que la moitié du corps de l’article; article IV et suivants
subégaux, une fois un quart plus longs que l’article II; le processus apical
croissant très vite de longueur, atteignant et même dépassant la longueur
du corps de l’article suivant dès l’article V; article XI long, deux fois et
demie plus long que le corps de l’article X.
Pronotum subglabre, à ponctuation assez forte et profonde, mais irré-
gulière sur le disque, serrée latéralement.
Élytres luisants, environ deux fois plus longs que larges ensemble, à
ponctuation assez grossière, de fort diamètre, profonde sur le quart basal,
moins enfoncée, mais serrée, sur le disque. Côtes impaires assez saillantes,
côtes paires faibles, base élytrale sans trace de côtes.
FEMELLE : inconnue,
MADAGASCAR SAMBIRANO : S.-P. Ambanja : vallée d’Antremabe, Nord de Bean-
gona-Ambevy, 400 m, 11-1964 (P. Soga, M.P., holotype et paratype G).
MapaGascar : sans localité (Musée de Milan). Fr
HUS
Source : M
BEL 00)
EUM)
PARIS
NE, aris
200 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
33. Closterus longiramis GAHAN (1)
Closterus longiramis GAmAN, 1890, Ann. Mag. nat. Hist., (6), 6, p. 458; holotype d :
Sud Madagascar (British Museum, N. H.).
Costerus longiramis : ALLUAUD, 1900, in GraANDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 388.
Closterus longiramis : LAMEERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 18 et 29 (Révision,
p- 882 et 893) [description de la 9].
Closterus longiramis : Lamgerr, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Ctosterus longiramis : Borrx, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 55 et 57, fig. VII [description
de la 9].
Closterus longiramis : Lameere, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Costerus longiramis : Grzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168 et 170.
Closterus longiramis : QuENTX et Vicuies, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 259.
260 et 305, fig. 6, 86, 87, 89 et 90; allotype © : Fort-Dauphin (Musée de Bruxelles),
TYPES :
a) L’holotype & est un exemplaire de 30 mm de longueur, sans localité
précise mais avec une étiquette «S. Madag. 90-23 » et l'étiquette manuscrite
«Closterus longiramis Gahan type».
b) Nous avons désigné comme allotype 9 l’exemplaire cité par Boppe
en 1914 et qui mesure 30 mm de longueur.
MÂie :
Longueur : 21-82 mm. — Figures 109, 189 et 192.
Fauve à brun sombre, l’avant-corps et la base des élytres souvent plus
foncés. Pubescence jaune plus ou moins dorée.
Espace interoculaire inférieur relativement étroit, d'environ le tiers
de la largeur du labium. Antennes moyennement longues, dépassant l’apex
élytral d’un article au plus; article III court et large, le processus apical
près de deux fois plus long que le corps de l’article, et plus long que l’article IV;
article IV environ une fois trois quarts plus long que l’article III, son pro-
cessus apical plus long que l’article V; articles suivants de structure et
dimension comparables; article XI long, près de trois fois plus long que
l’article X.
Pronotum subglabre, luisant, à ponctuation assez profonde mais peu
serrée sur le disque où elle est surtout localisée sur la ligne médiane et en
arrière du milieu.
Élytres luisants, deux fois à deux fois un quart plus longs que larges
ensemble, à ponctuation généralement nette, profonde surtout sur la base,
un peu plus superficielle et un peu plus dense sur le disque et vers l’apex,
parfois légèrement fondue dans la surface élytrale lorsque celle-ci est ridulée.
FEMELLE:
Longueur : 22-40 mm. — Figures 190 et 193.
Antennes glabres, dépassant nettement le niveau du milieu des élytres;
article III une fois un tiers plus long que le IV, nettement denté à l'angle
apical-rostral; articles V et VI un peu plus courts que le IV, subégaux;
(1). 11 nous paraît vraisemblable que C. godeli Lamrenx est synonyme de cette espèce.
Voir p. 202.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 201
187 188
189 190
Fi. 187 à 190, gen. Closterus Senvizze. — 187, C. sogai Quenrix et Vizuiers, paratype
mâle. — 188, C. isakensis Quexrix et Viuiens, holotype mâle. — 189, C. longiramis
Ganax, mâle. — 190, idem, allotype femelle.
VII à X de taille progressivement décroissante. Dents apicales des articles IV
à X subégales. Ponctuation fine et serrée occupant la moitié apicale du bord
rostral de l’article III, tout le bord rostral de l’article IV et s’étendant
progressivement sur le corps de l’article, le VI et les suivants étant entière-
ment ponctués.
Mapac
LE; MH
R : sans précision : Sud-Madagascar (B.M., holotype $); sans indication
3; M.P.).
Source : MNHN, Paris
202 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Mapacascar Esr : S.-P. Fort-Dauphin : Fort-Dauphin, 1900 (Ch. Alluaud, I.S-N.B
allotype 9: M.P.); idem (R. Paulian, ; idem (M.F.; M.P.); idem, x1-1959 (Randri
masy, O.RS.T.O.M.-T.; O.R.S.T.O.M-B.; M.P.): idem, 1v-1968 (K-M. Guichard, B-
MP). — 8.-P. Fort-Carnot : Tolongoina, Arabinanindrano, 11-1955 (K.R. Koch, SM). —
oramanga : Ankasoka, route de Lakato, 11-1969 (R. Viossat, D.D.V.; MP),
à confirmer.
Mapacascar Oursr : S.-P. Sakaraha : réserve du Zombitsy, xn-1966 et 1-1969
(P. Viette et P. Griveaud, M.P.); idem, 959 (E.S. Ross, C.AS.). — S.-P. Tuléar :
forêt de Lambomakandro, 1-1966 (P. Griveaud, M.P.).
Mapacascar Sup : pays Androy, 1900 (Ch. Alluaud, I.S.N.B.).
34. Closterus godeli LAMEERE
Ctosterus Godeli Lamwerr, 1917, Bull. Soc ent. Fr., p. 147; holotype d : Fort-Dauphin
(type disparu).
Closterus Godeli : LAmeErE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Costerus godeli : GuuMOUR, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167.
Closterus godeli : Quenrix et Vizurers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr. nss., 10 (2), p. 807
TYPE :
Le type de cette espèce n’a pas été retrouvé au Muséum et n’a d’ailleurs
jamais été incorporé dans la collection générale, aucun emplacement n'ayant
été réservé pour lui, alors que toutes les espèces de LAMEERE, mêmes pos-
térieures, étaient normalement classées. Par contre les Insectes récoltés par
Paul Goper à Madagascar sont bien entrés au Muséum le 11 janvier et le
14 juin 1915 par l'intermédiaire de E. R. WaGxer.
On trouvera ci-dessous la description originale de LAMEERE :
« Closterus Godeli, n. sp. — d. Long de 35 mm, d’un brun de poix,
noirâtre en dessus, avec la pubescence du dessous du corps très fournie et
jaune. Angles postérieurs du prothorax légèrement saillants et arrondis,
angles médians peu saillants, angles postérieurs arrondis. Pronotum glabre,
couvert de gros points peu serrés, sauf sur les côtés. Yeux séparés en dessus
du sillon céphalique médian par un simple liséré; en dessous, très rapprochés,
la distance qui les sépare étant moindre que la moitié de la largeur du menton.
Antennes dépassant l'extrémité du corps de leur dernier article; 3 article
notablement plus court que le 4e et plus renflé, mais non atténué à la base;
son processus terminal aussi long que le 4° article et aigu, de même que le
processus des articles suivants qui augmente progr vement de longueur
de manière à être plus long que l’article subséquent; à partir du 4°, les
articles sont rétrécis régulièrement dans leur partie basilaire; 11° article
près de trois fois aussi long que le 102; sommet externe des articles faible-
ment denté à partir du 7€. Élytres assez luisants, offrant des côtes assez
saillantes et couverts de points assez gros et médiocrement serrés, un peu
rugueux en arrière. Dernier article des tarses presque égal aux précédents
réunis.
Madagascar : Fort-Dauphin (Godel, 1914, Muséum de Paris
Espèce voisine des C. Sikorai LAMEERE et C. Grandidieri LAMEERE,
mais ayant les processus antennaires bien plus développés, au moins autant
, un mâle.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET
PRIONINAE 203
que chez C. Rothschildi Borrr, qui en diffère par le pronotum poilu et les
antennes plus longues. »
OBSERVATIONS : d’après la description, cette espèce correspond aux
exemplaires sombres de longiramis GAHAN, espèce qui semble commune à
Fort-Dauphin (voir p. 200).
35. Closterus isakensis QUENTIN et ViLrers
Closterus isakensis QUENTIN et Vizcrens, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.., 10 (2), p. 258,
et 308, fig. 85 et 91; holotype 3 : forêt Isaka (Muséum de Paris).
191.
ie
196.
192. 193. 194. 195.| | 121]
fic. 191 à 196, gen. Closterus Senvitrr, antennes. — 191, C. sogai Quexrix et Viriaens,
holotype — 192, C. longiramis Gauan, mâle. — 193, idem, allotype femelle. —
19%, C. isakensis Quexrix et Vizuiens, holotype mâle. — 195, C. rothschildi Lameenr,
mâle. — 196, idem, allotype femelle.
Source : MNHN, Paris
204 R. M. QUENTIN & 4. VILLIERS
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 33 mm de longueur.
Me :
Longueur : 29-83 mm. — Figures 188 et 194.
Brun rougeâtre, avant-corps et base des élytres plus sombres. Pubes-
cence jaunâtre pâle.
Très voisin de C. longiramis, dont il diffère par les antennes, le pro-
cessus apical des articles III et IV à peine plus long que le corps de l'article
qui le porte et nettement plus court que le corps de l’article suivant; par
l’espace interoculaire inférieur plus grand que la moitié de la largeur du
labium.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Esr : $.-P. Fort-Dauphin : forêt Isaka, Sakavondro, 11-1958 (P. Gri-
veaud, M.P., holotype et paratype d).
36. Closterus rothschildi LAMEERE
Closterus Rothschildi Law
p. 884 et 893).
Closterus Rothschildi : Boprr, 29-vn-1912, Bull. Soc. ent. Fr., p. 261; syntypes d : cap
d'Ambre (Musée de Bruxelles et Muséum de Paris).
Closterus Rothschildi : LAM&ERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus Rothschildi : Borrr, 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 88, p. 54, pl. IL, fig. 5.
Closterus Rothschildi : LamgEerE, 1919, Gen. Ins. Wylsman, 172, p. 149.
Closterus kreczmeri Gumour, 1961, Ann. Zool., Warsawa, 20 (2), p. 9, fig. 2; holotype d :
Périnet (Musée de Varsovie).
Closterus rothschildi : Grumour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 168.
Closterus kreczmeri : Grimour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 169 et 174,
pl. IL, fig. 2
Closterus rothschildi + kreczmeri : Qu
10 (2), p. 259, 260 et 308, fig.
Paris); [lectotype 3 désigné].
,10-vrn-1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 20 et 29 (Révision,
Ann. Soc. ent. Fr. ns.
go-Suarez (Muséum de
TYPES :
a) rothschildi. Cette espèce figure dans la littérature et dans les collec-
tions avec, comme nom d'auteur, celui de Boppr et non pas celui de LAMEERE
qui, lui-même croyant apparemment que la description de BoprE paraîtrait
avant la sienne (voir paragraphe « Synonymies », p. 147), mentionnait ainsi
l'espèce, et citait entre autre «le mâle type de M. Borre ». Cet exemplaire
devait mesurer 34 mm de longueur (Boppr, 1912 et 1914); or, il ne figure
pas dans les matériaux de la collection Boppe conservés au Musée de Bruxelles.
Par ailleurs, BoPre, dans sa diagnose de 1912, citait «un exemplaire 4
étiqueté sous ce nom dans la collection du Muséum de Paris, par
M. Laweere ». Cet exemplaire provenant de la même localité que celui de
la collection Boppe, est maintenant, via Le Mouzr, au Musée de Bruxelles !
Le plus surprenant, c’est que, dans sa révision, LAMEERE citait un exemplaire
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET 205
197 à 198
200
200, gen. Closterus Senvizre. — 197, C. rothschildi Lamerne, mâle. — 198, idem,
femelle. — 199, C. oculatus Gaman, mâle. — idem, allotype femelle.
de Tring (que nous avons retrouvé), un exemplaire de la collection Fry au
British Museum, l’exemplaire de la collection Boppe, mais pas celui du
Muséum de Paris (aujourd’hui à Bruxelles) étiqueté par ses soins !
C’est cet exemplaire, qui mesure 39 mm de longueur, que nous avons
désigné comme lectotype d.
b) Nous avons désigné comme allotype 9 un exemplaire du Muséum
de Paris, provenant de Diégo-Suarez, mesurant 44 mm de longueur et
présentant une antenne droite amputée de ses huit derniers articles.
Source : MNHN, Paris
206 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
c) kreczmeri. L'holotype est un mâle de 39 mm de longueur dépourvu
de tibia et tarse postérieurs droits. Il porte, outre une étiquette rouge
«holotype & », trois étiquettes rectangulaires blanches « Holotype d, Clos-
terus kreezmeri, Det.-E.F. Gilmour», «Mus. Zool. Polonicum Warszawa
100/50 » et « Madagascar-Centr., prov. Moramanga, Périnet, 4-1-1938 forêt,
leg. B. Kreczmer ».
Me :
Longueur : 31-45 mm. — Figures 195 et 197.
Brun-rouge clair à brun-rouge foncé, l’avant-corps et les antennes plus
sombres, parfois noirâtres. Pubescence rousse.
Espace interoculaire inférieur très large, d’au moins les trois-quarts de
la largeur du labium. Antennes longues dépassant l’apex élytral de près de
deux articles; article III large, environ deux fois un quart plus long que
large au milieu, le processus apical généralement volumineux, égal et, le
plus souvent, supérieur à la longueur du corps de l’article, et atteignant
presque parfois la longueur du corps de l’article IV; celui-ci, ainsi que les
suivants, près d’un tiers plus long que le II, le processus apical égalant
en général la longueur du corps de l’article suivant, rarement plus long,
souvent sinueux, avec une forte angulosité à sa base, du côté rostral;
article XI long, près de trois fois plus long que l’article X.
Pronotum assez luisant, à pilosité courte et espacée, quoiqu’un peu
plus longue qu'il n’est habituel dans le type subglabre, mais jamais aussi
fine et dense que dans le type pubescent; ponctuation du disque nette,
profonde, plutôt forte, mais en général irrégulière.
Élytres luisants, entre deux fois et demie et trois fois plus longs que
larges ensemble, la surface lisse à la base, parfois aussi sur le disque, mais
celui-ci le plus souvent fortement chagriné, avec une ponctuation de faible
diamètre, serrée, mais profonde. Côtes élytrales distinctes, les paires moins
marquées, les impaires parfois visibles dès la base, surtout les deux discales.
FEMELLE :
Longueur : 44-45 mm. — Figures 196 et 198.
Antennes grêles, glabres, dépassant nettement le niveau du milieu des
élytres; article III une fois un quart plus long que le IV; V égal au IV;
VI et VII légèrement plus courts que les précédents; VIII à X subégaux,
nettement plus courts que VII; XI égal au IV; articles III à V à corps
étroit et subparallèle, VI à XI à corps progressivement élargi vers l’apex;
l'angle apical-rostral de tous ces articles fortement denté; ponctuation fine
et serrée occupant tout le bord rostral dès l’article III, cette zone s’étendant
progressivement sur le corps de l’article, pour le recouvrir presque entière-
ment dès le VI. Pronotum à pubescence plus courte que chez le mâle, corres-
pondant à peu près au type subglabre.
Mapacascar Nonp : S.-P. Diégo-Suarez : cap d’Ambre (I.S.N.B., lectotype d);
Diégo-Suarez (M.P., paratype à et allotype 9; U.Z.M.B.); baie de Rigny, 1-1912 (J. Des-
carpentries, M.P.); montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 100 m, x11-1958 (4. Robinson,
M.P.); forét d’Analamerana, 1-1959 (4. Robinson, M.P.).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 207
MaDaGascar SAmBiRANO : S.-P. Nosy Be : Nosy Be (US. .).
MapaGascar Esr : 5.-P. Sambava : Antsahovy (J. Vadon, M.P., para
S.-P. Maroantsetra : Ambodivoangy, 111-1958 (P. Soga et E. Raharizonina, À
T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M.-T.); Ankalampona, route de Mahalevona, 11-1958 (P. Soga
et E. Raharizonina, MP). — S.-P. Mananara : Antanambe, 11965 (J. Monsarrat,
M.P.). — S.P. Ambatondrazaka : réserve naturelle III mbatovositra, Andranomalaza,
10-1957 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Moramanga : Périnet, 1-11-1938 (B. Kreczmer, Musée
de Varsovie, holotype & de kreczmeri; M.A.G.D., paratype S de kreczmeri); idem,
11-1955 (H. de Toulgoët, M.P.); route de Lakato, 1, 11, m1, x1-1969 (R. Viossat, D.D.V.;
M.P.); Ankasoka, 1-1972 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Anosibe, 1v-1965 (R. Viossat,
M.P.; D.D.V.); Sandrangato (M.P.). — S.-P. Ifanadiana : Ranomafana, 11-1v-1955
(. de Toulgoët, M.P.); idem (M.P., paratype ©). — S.-P. Fort-Carnot : forêt Tantamaly,
x1-1981 à 1-1982 (R. Catala, M.P.; SM.). — S.-P. Midongy-du-Sud : Midongy (U.S.N.M.).
— $.-P. Fort-Dauphin : Sainte-Luce, 11-1958 (P. Griveaud, M.P.).
Mapacascar CENTRE : S.-P. Tananarive : Tananarive (S.M.T.D.); idem, 1958
(M.R.A.C.); idem (Dr. Ronchetti, MM.). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka
(G. Olsufieff, M.P.); idem, 11 et xu1-1970 (R. Viossat, M.P.); idem, 1-1972 (B. Turlin,
M.P.).
Mapacascar Ouesr : S.-P. Belo-sur-Tsiribihina : Belo, x11-1968 (R. Viossat,
M.P.; D.D.V.); localisation douteuse, demandant confirmation (voir C. promissiramis,
p. 218).
MaDaGascaR : sans précision : 1883 (L. Humblot, M.P., paratype Q); idem (M.H.N.G.
paratype 9; S.M.T.D., paratype 9; U.S.N.M.; S.M.).
37. Closterus oculatus GAHAN
Ctosterus oculatus GAWAN, 1890, Trans. ent. Soc. Lond., p. 297; holotype $ : Madagascar,
sans précision (British Museum, N. H.).
Closterus oculatus : ALLUAUD, 1900, in GRANDIDIER, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Closterus oculatus : LamgEerr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 26 et 80 (Révision, p. 890
et 894).
Closterus oculatus : LAMEERE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus oculatus : Borex, 1914, Ann. Soc. ent. Fr. 83, p. 56, fig. VIII.
Closterus oculatus : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wyisman, 172, p. 149.
Closterus oculatus : Grzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 169.
Closterus crassiramis Guxmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 169 et 175,
pl. IL, fig. 3; holotype S : entre Antananarivo et les Mts Ankaratra (Musée de
Doncaster).
Closterus oculatus + crassiramis : QUENTIN et VizLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n8.,
10 (2), p. 258, 259 et 312, fig. 96 à 99; allotype 9 : La Mandraka (Muséum de Paris).
TYPE:
a) oculatus. L’holotype S est un exemplaire de 28 mm de longueur,
sans localité précise mais avec une étiquette « Madag. 7918 » et l’étiquette
manuscrite de l’auteur « Closterus oculatus Gahan type ».
b) crassiramis. L’holotype 4 est un exemplaire de 32 mm de longueur
portant les étiquettes de localité et de détermination de la main de GizMouR.
Ce spécimen ne diffère du type d’oculatus que par sa coloration rousse.
c) L’allotype Q est un exemplaire du Muséum de Paris, mesurant
37 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 26-36 mm. — Figures 199 et 201.
Source : MNHN, Paris
208 R. QUENTIN & A. VILLIERS
Roussâtre à noirâtre. Pubescence jaunâtre.
Yeux subcontigus dessous comme dessus. Antennes à peine plus longues
que le corps, le dépassant, au plus, du dernier article; article III étroit, environ
quatre fois plus long que large au milieu, s’élargissant graduellement de la
base vers l’apex au côté rostral, le processus apical relativement court,
entre le tiers et la moitié de la longueur du corps de l’article; articles suivants
subégaux entre eux et à l’article III (en réalité, IV un peu plus court que IT,
les suivants progressivement un peu plus longs); processus apical-rostral
s’aplatissant et s’allongeant très vite, pour être égal dès article VI, au
corps de l’article qui le porte et au corps de l’article suivant, puis dépassant
nettement cette longueur aux articles terminaux : les derniers articles
arqués comme le processus; article XI long, entre deux et trois fois plus
long que le corps de l’article X, lamelleux, élargi, assez fortement bisinué
au côté rostral.
Pronotum avec une pubescence semi-dressée, fine, dense, et particu-
lièrement longue; de même, la frange, habituellement réduite et surtout
indiquée aux bords antérieur et postérieur, est très fournie, même sur les
marges latérales; enfin, l’écusson porte de très longues soies, très serrées, ne
laissant visible que l’apex. Disque du pronotum à ponctuation fine, régu-
lière, sans être très serrée.
Élytres deux fois et demie à deux fois trois quarts plus longs que larges
ensemble, moins larges à l’apex qu'aux épaules, luisants, le tiers basal à
ponctuation assez fine et régulière, le reste à surface progressivement ridée
et striée, beaucoup plus grossièrement vers l’apex où la ponctuation apparaît
à peine; côtes élytrales effacées à la base, visibles sur le disque, où les
impaires sont très fortement marquées.
FEMELLE :
Longueur : 29-41 mm. — Figures 200 et 202.
Antennes n’atteignant pas le niveau du milieu des élytre ticle TIT
une fois un quart à une fois un tiers plus long que le IV; les articles suivants
de taille progressivement et faiblement décroissante. Article TIT légère-
ment épaissi à l’apex, l'angle apical-rostral faiblement saillant (1), IV à X
de plus en plus fortement élargis à l’apex, avec la dent de l’angle apical-
rostral progressivement développée, les dents terminales atteignant de la
moitié aux deux tiers de la longueur du corps de l’article; ponctuation fine
et serrée, occupant la totalité du bord rostral dès l’article III, plus étendue
sur le IV, puis occupant toute la surface de l’article à partir du V; articles
terminaux portant une pubescence courte et couchée, dense et bien visible
sur les articles IX à XI, mais apparaissant parfois, sous une forme très éparse,
à partir du VII. Pronotum du type subglabre mais certains exemplaires
montrant quelques longues soies éparses.
Mapacascar Nono : $.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez (L.S.N.B.; U.S.N.M.; M.P.).
(1) Nous avons observé certains exemplaires chez lesquels cet angle est denté sur une
antenne et arrondi sur l’autre.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 209
MaDaGascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Sahamadio (J. Vadon, M.P.): presqu'ile
Masoala, Hiaraka, 1000 m, x1-1970 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Amba-
tondrazaka : Didy (I-S-N.B.); réserve naturelle III, Ambatovositra, Andranomalaza,
x1-1956, n-1957 (P. Soga, M.P., S et paratype ; O.R.S.T.O.M.-B.; O.R.S.T.O.M..T.):
Ambatondrazaka, 1v-v-1966 (coll. J.P. Lacroix, M.P., $ et paratype 9): lac Alaotra,
11-1955 (MHN.G.). — S.-P. Moramanga : Moramanga, 900 m (LS.N.B.; U.Z.M.B.);
idem, Xu-1957 (F. Keiser, M.B.; M.P.); Périnct, x1-x11-1955 (P. Griveaud, M.H.N.G.
M.P.); idem, xu-1957 (F. Keiser, M.B.); idem (J. Vadon, M.P.); Sandrangato (M.P.
route d’Anosibe, 1957 (J. Gruvel, M.P.); idem, im-1966 (R. Viossat, M.P., paratype ©);
201. 202. 203. 204. 205. 206. [| 207.
Fic. 201 à 207, gen. Closterus Senvizux, antennes. — 201, C. oculatus GAmaN, paratype mâle
du British Museum. — 209, idem, allotype femelle. — 203, C. extensiramis Guzmour,
mâle. — 20%, C. grandidieri Laweene, holotype mâle. — 205, idem, allotype femelle. —
206, C. promissiramis Grzmour, mâle. — 207, C. fossides QuexriN et Vizzrers, holo-
type mâle.
Source : MNHN, Paris
210 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
route de Lakato, 1, 1, im, xur-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.), 11-1964 (R. Pieu, M-P.,
paratype 9); route de Beparasy, xu-1968 (R. Viossat, MP.) — S.-P. Ifanadiana :
Ambohimanga-du-Sud, xu-1935 (R. Vieu, C.V.); haut Mananjary (A. Catala, M.P.
Ranomafana, xr1-1971 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); 1-1958 (F. Keïser, MB.) — $.-P.
Fort-Dauphin : Fort-Dauphin, 1v-1965 (J. Monsarrat, M.P.).
P. Maevatanana : Mahatsinjo, 1915 (ÆL. Donckier, M.P.). —
SP. Ankazobe : Ambohitantely, 1-1956 (R. Vieu et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Anjo-
zorobe : Anjozorobe, x11-1987 (R. Vieu, C.V., paratype 9); Amboasary, x1-1957 (P. Gri-
veaud, MP). — S.-P. Tananarive : Antananarivo (M.P.); Tananarive, x-1958 (MLP.);
idem, 1-1962 (J. Dubois, M.R.A.C.); Ambatofotsy, xr1-1970 (R. Véossat, D.D.V.; MP). —
S-P. Miarinarivo : Miarinarivo (LS.N.B.). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka,
11-1964 (R. Viossat, M.P., allotype et paratypes 9); idem (G. Olsufieff, M.P.); idem,
1, 5, 1, 1V, x, xt (Re. Viossat, D.D.V.; M.P.; et paratypes @); idem, 1-1972 (B. Turlin,
M.P.); idem, 11970 (C.D.); Ambatoloana, xn-1940 (Abadie, MP); région d’Andran-
goloaka (T-S-N.B.): idem, forêt à l'Est du lac Mantasoa, 1 889 m, n-1-1970 (P. Griveaud,
M.P.); idem, 1 840 m, 19-viu-1978 (A. Peyrieras, M.P.). — S.-P: Ambatolampy : entre
Tananarive et l'Ankaratra (M.A.G.D., holotype S de crassiramis); Ankaratra, Manja-
katompo, 11958 (F. Keiser, M.B.); idem, xu-1951 (R. Benoist, M-R-A.C.); T9 2 (Rako-
tovao, M.P. 4 et paratypes ©); idem, forêt d'Ambahona, 1850 m, x1-1951 à 11-1952
(P. Viette, M.P., & et paratype 9); forêt d’Antarivady, 1-1967, 2130 m (P. Vieite et
P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Betafo : Betafo (MP). — S.-P. Ambositra : Ambositra
(R.P. Leurent, C.D., paratype 9: M.P.; G. Shibisky, MP: J. Vadon et A. Peyrieras,
M.P.); idem, 1907 (J. Descarpentries, M-P.); Ambatoñtorahana, xu-1970 (R. Viossat,
MP); Ambalamanakana, 1-1958 (F. Keiser, M.B.); Ambohimitombo, 1-1895 (F. Major,
MP) — SP. Ambatofinandrahana : massif de l'Itremo, 1 600 m, 1-1978 (A. Peyrieras,
MP. P. Ambohimahasoa : forêt de Tsarafidy, 1450 m, x1-1959 à 1-1960
(P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Fianaranisoa : Fianarantsoa (Shae, M.P.; coll. Thomson,
M.P.; M.F.); Sahambava, 1 250 m (R. Catala, M.P.); Ampamaherana (M-P:). = S.-P.
Anbalavao : massif de l'Andringitra, Ambalamarovandana, 1 530 m, 1-1958 (P. Griveaud,
M.P.); idem, 1 600 m, 11971 (Mission C.N.R.S., R.C.P. 225, M-P.); Anjavidilava,
2 000 m, xr1-1970 à r-1971 (Mission C.N.R.S., R.C.P. 225, MP.)
Mapagascar : sans précision (B.M., holotype S d'oculatus; MN.H.G.; LS.-N.B.;
ZMBS; UZMB.: NRS; M.P.; SMT-D.; SM.) — Mt Poroka? (U.S-N.M.).
MapaGascar CENTRE :
38. Closterus extensiramis GILMOUR
Closterus extensiramis Guzmour, 1962, Mém. Inst.
scient. Madag., M, 13, p. 169 et 176, pl. IT,
fig. IV; holotype d : district de Tamatave
(Musée de Doncaster).
Ctosterus eatensiramis : Quennix et Vizuiers, 1974,
Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258 et 315,
fig. 100 et 105.
TYPE :
L'holotype & est un exemplaire de 37 mm
de longueur à antenne et pattes droites
légèrement mutilées; il porte des étiquettes
de localité et de détermination de la main
de GILMOUR.
MÂLE : Î |
Longueur : 28-39 mm. — Migures 203 pic. 208, Closterus extensiramis
et 208. Gizmoun, mâle.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 211
Brun-rouge, avant-corps et base des élytres assombris. Pubescence
rousse.
Espèce très voisine de C. oculatus, mais s’en distingue aisément par sa
coloration, par sa pubescence moins dense, surtout sur l’écusson, par l’espace
interoculaire inférieur égal au quart de la largeur du labium, par la ponctua-
tion du disque du pronotum, plus forte et plus serrée.
FEMELLE : inconnue.
Mapagascar Esr : S.P. Sambava : réserve naturelle intégrale XII, Marojejy
Ouest, 1 850 m, 11-1960 (P. Soga, M.P.). — S.P. Tamatave : Tamatave district (M.A.G.D.,
holotype g). — S.P. Moramanga : Périnet (M.P.); idem, concession Izouard, 1 025 m,
x1-1967 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.); Sandrangato (M.P.); route de Lakato, 11969
(R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Ankasoka, route de Lakato, 11-11-1969, 1-1970 (R. Viossat,
M.P.); route d’Anosibe, xn-1959, 1-11-1968, 1-1970 (A. Viossat, M.P.).
Mapacascar Cenrne : S.-P. Manjakandriana : La Mandraka, 1-1972 (B. Turlin,
M.P.); idem (G. Olsufieff, M.P.). — S.-P. Tananarive : Tananarive (coll. J. Rondon,
M.P.).
39. Closterus grandidieri LAMEERE
Closterus Grandidieri LAMRERE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 22 et 30 (Révision,
p. 886 et 894); holotype 4 : Madagascar, sans localité précise (Muséum de Paris).
Closterus Grandidieri : LameeRE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus Grandidieri : Lameerx, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus grandidieri : Giumour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 167.
Closterus grandidieri : QuenTIN et VrLiiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258,
259 et 316, fig. 101, 102, 106 et 107; allotype Q : Anjanaharibe (Muséum de Paris).
TYPES :
a) L’holotype 4 unique est un exemplaire de 32 mm de longueur
portant une étiquette bleue «Muséum de Paris, Madagascar, Grandidier
1851-1891» et une étiquette de détermination de la main de LAMEERE
«Closterus grandidieri, A. Lameere vid. 1915 ».
b) Nous avons désigné comme allotype $ un exemplaire de 36 mm
de longueur provenant d’Anjanaharibe.
MÂLE :
Longueur : 27-35 mm. — Figures 204 et 209.
Brun-rouge à noirâtre. Pubescence roux doré.
Espèce voisine de C. oculatus, en diffère par les antennes dont les
articles III et IV offrent un processus apical atteignant ou dépassant nette-
ment la moitié du corps de l’article suivant, par l’espace interoculaire infé-
rieur, égal au moins au tiers de la largeur du labium.
FEMELLE :
Longueur : 36-44 mm. — Figures 205 et 210.
Diffère du mâle par la pilosité du pronotum qui est très éparse et
seulement visible à la périphérie du disque. Antennes n’atteignant pas le
Source : MNHN, Paris
212 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
niveau du milieu des élytres; article III subeylindrique, près d’une fois et
demie plus long que le IV; V et VI un peu plus courts que le IV, subégaux;
VIL et VIII encore plus courts, également subégaux; IX et X moins longs
que les précédents, subégaux; IV légèrement épaissi au sommet, l'angle
apical-rostral faiblement saillant, droit; V avec une dent aussi longue que
large; VI avec la dent légèrement plus longue que large à la base; VII à X
à dent de plus en plus grande; ponctuation fine et serrée s'étendant sur toute
la longueur du bord rostral de l’article IIT et sur les suivants en s’élargissant
très progressivement pour n’occuper la totalité de la surface d'un article
qu'à partir du VI; articles VI et VII avec une ligne de soies très courtes
sur le bord rostral: VIII avec des soies couvrant seulement la dent apicale;
IX à XI entièrement pubescents.
209 | | 210
Fc. 209 et 210, Closterus grandidieri Lamekre. — 209, mâle kazobe. — 210, femelle
d’Anjanaharibe.
Mapagascar Esr : S.-P. Andapa : Anjanaharibe, 1600 m, 1v-1960 (P. Soga, M.P.,
& et allotype 9). — S.-P. Ambatondrazaka : réserve naturelle III, Ambatovositra,
Andranomalaza, 11-1957 (P. Soga, M.P.). — S.-P. Moramanga : route de Lakato, 11-1964
(R. Vieu, C.N.); idem, 1 et x1-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Anosibe, 11-1968 (R. Vios-
sat, M.P., paratype ©). — S.-P. Ifanadiana : Ranomafana, 1-1958 (F. Keiser, M. B.);
idem, xu-1971 (R. Viossat, M.P.); idem (O.R.S.T.O.M.-T.; M.P.).
Mapacascan Cewrne : SP. Tsaralanana : Ouest du lac Alaotra, route d’Andria-
mena, forêt d’Andranobe, 1 250 m, 11-1970 (P. Griveaud, M. P.). — S. P. Ankazobe:
Ankazobe, tampoketsy d’Ambohitantely, x11-1956 (Z. Raharizonina, M. P.); idem, 1v-1972
(R. Viossat, D.D.V.; M.P.). — S.-P. Ambositra : Ambatofitorahana (M. P., 1 © sans
antennes).
MaDAGascan : sans précision (G. Grandidier, M. P., holotype &) ; idem (Hildebrandt,
; Sud-Madagascar (B.M., © sans antennes).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 213
40. Closterus promissiramis Girmour
ent. Madag., E, 13, p. 168 et 173°
ster).
Closterus promissiramis Gxmour, 1962, Mém. Inst.
pl. IT, fig. 1; holotype : près du lac Alaotra (Musée de Donc
Closterus promissiramis : Qu N et VILLIERS, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2),
p. 259 et 318, fig. 103 et 108.
TYPE :
L’holotype 4 est un exemplaire de 26 mm de longueur portant des
étiquettes manuscrites de localité et de détermination de la main de l’auteur.
211 | 22
Fic. 211, Closti promissiramis Gizmour, mâle. — Fig. 212, Closterus fossides Quenrix
et Virx holotype mâle.
Mâre
Longueur : 5 mm. — Figures 206 et 211.
Brun rougeâtre à brun noirâtre, les antennes rougeâtres. Pubescence
rousse, parfois à reflets dorés.
Espace interoculaire inférieur subégal à la moitié de la largeur du labium.
Antennes dépassant l’apex élytral tout au plus d’un article; article III peu
élargi, environ trois fois plus long que large au milieu, le processus apical
de longueur variable, entre les deux tiers et la totalité de la longueur du
corps de l’article, mais toujours plus court que le corps de l’article IV;
celui-ci, comme les suivants, légèrement plus long et à peine plus étroit
que l’article III; processus apical plus long que l’article suivant dès
l’article IV ou V; article XI près de trois fois plus long que l’article X.
Pronotum faiblement luisant, avec une pubescence dressée fine et
généralement dense, même sur le milieu du disque, la ponctuation peu
forte, confluente sans plus.
Source : MNHN, Paris
214 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Élytres luisants, près de deux fois et demie plus longs que larges
ensemble, la ponctuation assez fine et serrée, peu profonde sur le quart
basal lisse, peu à peu fondue dans les ridules de la surface élytrale, les côtes
impaires seules bien visibles sur le disque.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Maroantsetra, x1-x11-1955 (Mussard,
MHLN.G.); presqu'ile Masoala, Hiaraka, 1 000 m (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). —
SP. Ambatondrazaka : pays Antsianaka et lac Alaotra, 1v à vr-1889 (Perrot frères,
M.P.; MA.G.D., holotype 4). — S.P. Moramanga : Fanovana (M.P.); Périnet (O.R.S.
T.O.M.-B.: O.R.S.T.O.M.-T.; M.P.), x-xn-1955 (Mussard, MH.N.G.), 1v-1958 (F. Kei-
ser, M.B.): Périnet, concession Izouard, 1025 m, x1-1967. (P. Viette et P. Griveaud,
M.P.); Moramanga (U.S-N.M.); route de Lakato, 1, 11, m1, x1-1969, 1-1972 (R. Viossat,
D.D.V.; M.P.); route d’Anosibe, 117-1969, x11-1969, xn1-1970 (R. Viossat, M.P.); Sandran-
gato (M.P.); route de Beparasy, x11-1968 (A. Viossat, M.P.).
Mapacascar CENTRE : S.-P. Manjakandriana : La Mandraka, x1-1971 (R. Vios-
sat, MP.).
Mapacascar Ouesr : $.-P. Belo-sur-Tsiribihina : Belo-sur-Tsiribihina, xn-1968
(R. Viossat, D.D.V.; M.P.). Cette localité est surprenante et provient peut-être d’une
erreur d’étiquetage (à la même date, le même collecteur récolta dans l'Est) et demande
confirmation.
41. Closterus fossides QUENTIN et VILLIERS
Closterus fossides Quexnx et Vicuers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 259 et
319, fig. 104 et 109; holotype : Amboditavolo (Muséum de Paris).
TYPE :
Nous avons désigné comme holotype & l’unique spécimen décrit ci-après.
MÂLE :
Longueur : 41 mm. — Figures 207 et 212.
Brun rougeâtre, l’avant-corps et les tibias noirâtres. Pubescence
jaunâtre.
Espace interoculaire inférieur étroit, égal au tiers environ de la largeur
du labium. Antennes modérément longues, dépassant l’apex élytral d’un
article; article III large, à peine plus de deux fois plus long que large au
milieu, le processus apical sensiblement aussi long que le corps de l’article,
nettement plus court que l’article IV; celui-ci, comme les suivants, plus
étroit et plus long de moitié que l’article IIT, le processus apical légèrement
plus court que le corps de l’article qui le porte et que le corps de l’article
suivant; article XI long, plus de deux fois et demie plus long que l’article X.
Pronotum peu luisant, avec une pubescence longue et fine, plus dense
sur le pourtour du disque qu’en son milieu, avec une ponctuation assez forte,
profonde et confluente, presque vermiculée.
Élytres luisants, deux fois et demie plus longs que larges ensemble,
à ponctuation fine et serrée sur toute la surface, lisses seulement sur le
sixième basal, et à côtes très obsolètes.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 215
FEMELLE : inconnue.
Mapacascan Esr : S.-P. Maroantsetra : Amboditavolo, 1-1953 (J. Vadon, M.P.,
holotype d).
42. Closterus laevis QUENTIN et VILLIERS
Closterus laevis Quexrin et Vizuiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258, 260
et 320, fig. 110, 111, 114 et 115; holotype 4 : Ambodivoangy; allotype © : Fampa-
nambo (Muséum de Paris).
TYPES :
L’holotype 4 est un exemplaire de 46 mm et l’allotype ® un exemplaire
de 42 mm.
MÂre :
Longueur : 46 mm. — Figures 213 et 217.
Brun-rouge, les élytres un peu plus clairs. Pubescence jaune.
Espace interoculaire inférieur égal à la moitié de la largeur du labium.
Antennes à peine plus longues que le corps; article III large, environ deux
fois plus long que large au milieu, nettement plus court que l’article IV,
son processus apical long, presque aussi long que le corps de l’article III
et nettement plus long que la moitié du corps de l’article IV; article IV
et suivants subégaux, de taille très faiblement décroissante, leur processus
apical très faiblement croissant, n’atteignant pas la longueur du corps de
l'article suivant; article XI long, environ deux fois et demie plus long que
le X, fortement rétréci aux quatre cinquièmes de sa longueur, du côté rostral.
Pronotum subglabre, avec une ponctuation discale très forte, fovéolée
(une soie courte insérée dans chaque point), les intervalles formant de
fortes vermiculations.
Élytres luisants, deux fois deux tiers plus longs que larges ensemble,
à ponctuation fine, espacée, régulière, le tégument uni (en fait très super-
ficiellement ridé), toutes les côtes effacées sur la moitié basale, très obsolètes
sur la moitié apicale.
FEMELLE :
Longueur : 42-43 mm. — Figures 214 et 218.
Diffère du mâle par ses antennes grêles, glabres, dépassant nettement
le niveau du milieu des élytres. Article III à côtés subparallèles, à angle
apical-rostral très légèrement saillant, une fois et demie plus long que le IV;
articles IV à VII égaux, légèrement épaissis de la base à l’apex; articles VIIT
à X égaux, plus courts que les précédents, plus étroits à la base; dent de
l'angle apical-rostral des articles V à IX de taille croissante; article XI
plus long que le X, à bord rostral fortement émarginé sur le quart apical;
article III à ponctuation fine et serrée sur les trois-cinquièmes apicaux du
bord rostral; cette ponctuation occupe la totalité du bord rostral de
l’article IV et tend à envahir entièrement les articles V et suivants.
Source : MNHN, Paris
FIN & A. VILLIERS
216 R. M. QUEX
Manacascar Esr : S.-P. Maroantsetra : Ambodivoangy, 1-1947 (J. Vadon, M.P.
holotype g); Fampanambo (J. Vadon, M.P., allotype 9); Antakotako, 11-1936 (J. Fadon,
M.P. paratype 9).
214
215 216
Fc. 213 à 216, gen. Closterus Senvizze. — 213, C. laevis Qui et Vizuiers, holotype
mâle. — 214, idem, allotype femelle. — 215, C. striolatus Quentin et Vizuiers, paratype
mâle. — 216, idem, allotype femelle
43. Closterus striolatus QUENTIN et VILLIERS
Closterus striolatus QUENTIN et Vizzaers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 258,
259 et 322, fig. 112, 118, 116 et 117; holotype d : Andratambe; allotype 9 : Fampa-
nambo (Muséum de Paris).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET
217
TYPES :
L’holotype 4 est un exemplaire de 50 mm de longueur et l’allotype ©
un exemplaire mesurant 40 mm.
MÂLE :
Longueur : 43-50 mm. — Figures 215 et 219.
Brun fauve à noirâtre. Pubescence blanc jaunâtre.
|
JT T
| 218.
|
;/
219. 220. 221
Fic. 217 à 222, gen. Closterus Senvirur, antennes. — 217, C. laevis Quentin et Viens,
holotype mâle. — 218, idem, allotype femelle. — 219, C. striolatus Quenrix et ViLLens,
paratype mâle. — 220, idem, allotype femelle. — 221, C. denticollis Fammame, mâle. —
229, C. gibbicoliis Quenrix et Vizziens, holotype mâle.
Source : MNHN, Paris
218 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Espèce proche de C. laevis, en diffère par l’article TIT des antennes
plus étroit, près de trois fois plus long que large au milieu, par la matité
élytrale, due à une ponctuation serrée en étoile, le tégument étant lui-même
très fortement et profondément ridé.
FEMELLE :
Longueur : 40 mm. — Figures 216 et 220.
Antennes très grêles atteignant le niveau du tiers apical des élytres;
article III plus de cinq fois plus long que large, 1,2 fois plus long que le IV,
légèrement épaissi à l’apex avec l'angle apical-rostral brièvement denté;
articles IV à VIL, progressivement mais légèrement décroissants ; articles VIII
à X un peu plus courts que les précédents et, comme eux, légèrement décrois-
sants; article XI très long et étroit; IV à X faiblement épaissis à l’apex
et dentés à l’angle apical-rostral; article III à ponctuation fine et serrée
sur les deux-cinquièmes apicaux du bord rostral; cette ponctuation occupe
la totalité du bord rostral du IV et tend à envahir entièrement les articles V
et suivants; articles IX à XI couverts d’une pubescence courte, couchée,
dense et à reflets dorés.
Mapagascar Esr : SP. Mananara : Andratambe (J. Vadon et A. Peyrieras,
M.P.. holotype g). — S.-P. Maroantsetra : Fampanambo, x11-1958 (J. Vadon et A. Pey-
rieras, M.P. allotype ©); Maroantsetra, 1 (J. Vadon, M.P. paratype d).
44. Closterus denticollis FAIRMAIRE
Ctosterus denticollis Famame, 1806, Ann. Soc. ent. Belg., 40, p. 866; syntypes d :
Fianarantsoa (Muséum de Pari
Closterus denticollis : ALLUAUD, 1900, in Granprnie, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Closterus denticollis : RE, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 27 et 30 (R
p. 891 et 894).
Closterus denticollis :
RE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 83.
Closterus denticollis 1914, Ann. Soc. ent. Fr., 83, p. 57, fig. IX.
Closterus denticollis RE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 149.
Closterus denticollis : Grzmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 169.
Closterus denticollis : Quenrin et VILLIERS, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p-
et 322, fig. 1, 118 et 120 [lectotype 3
TYPE :
La série typique comprend 10 exemplaires récoltés par les frères Perror
à Fianarantsoa. Nous avons désigné comme lectotype 4 un exemplaire de
25 mm de longueur portant l'étiquette de détermination manuscrite de
FATRMAIRE.
MALE :
Longueur : 17-25 mm. — Figures 104, 221 et 228.
Brun-rouge à brun noirâtre, l’avant-corps plus sombre. Pubescence
gris jaunâtre.
Tête à ponctuation forte et grossière ainsi que le scape antennaire.
Yeux modérément développés, l’espace interoculaire supérieur sensiblement
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE PRIONINAE 219
égal à la largeur du lobe supérieur, l’espace interoculaire inférieur nettement
plus large que le labium. Antennes très longues, d’un tiers plus longues
que le corps; article III avec une dent très courte, mais bien marquée; les
articles suivants plus courts que le III, de taille décroissante, avec une
dent de taille progressivement croissante, la dent de l’article X légèrement
plus longue que la moitié de la longueur de l’article.
223 : 224
Frc. 223 et 224
gen. Closteru
Senvinte. — 223, C. denticollis Famsaie, mâl
gibbicollis Quexnn et Vizziens, holotype mâle.
Pronotum à pubescence dense, longue et semi-dressée; côtés subparal-
lèles, les angles antérieurs formant une dent rejetée latéralement: surface
un peu plus fortement ponctuée que la tête, les points formant un réseau
vermiculé; disque avec une dépression très élargie en arrière.
Élytres 2,4 fois plus longs que larges ensemble, finement chagrinés
très fortement ponctués sur le quart basal, les points s’atténuant progres-
sivement en arrière; disque avec quatre côtes obsolètes et l'indication de
côtes intermédiair
Tarses assez robustes, le dernier article très développé.
FEMELLE : inconnue.
Mapacascar CexTRe : S.-P. Fianarantsoa : Fianarantsoa, vi-xn-1892 (Perrot
frères, M.P., lectotype S et paratypes). — S.-P. Ambositra : Ambositra (L.S.N.B.).
IN et VILLIERS
45. Closterus gibbicollis Qt
Closterus gibbicollis QUENTIN et Viriers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p.
et 324, fig. 119 et 121; holotype S : Andranomalaza (Muséum de Paris).
Source : MNHN, Paris
& A. VILLIERS
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire de 22 mm de longueur.
MÂe :
Longueur
22-23 mm. — Figures 222 et 224.
Très voisin du précédent, même coloration et structure générale, en
diffère par les yeux moins écartés en dessous, l’article III des antennes
angulé mais non denté à l’apex, les articles suivants à processus apical
nettement denté, mais toujours faiblement développé, celui de l’article X
à peu près égal au cinquième du corps de l’article, le pronotum fortement
et densément ponctué, mais non vermiculé, le disque avec deux intumes-
cences antérieures et une intumescence médiane postérieure, les tarses plus
grêles.
FEMELLE : inconnue.
S.-P. Ambatondrazaka : réserve naturelle IIT, Andranomalaza,
7 (P. Soga, M.P., holotype 3 et paratype S).
MapaGascar E
vallée d’Ivelona, x-195
GExre CLESOTRUS QUENTIN et VILLIERS
Clesotrus QUENTIN et VILLIERS, 1974, Ann. So
type du genre : Closterus janus Tnom
nt. Er., n.s., 10 (2), p. 251 et 325:
x (Madagascar).
MALE :
Très voisin de Closterus, en diffère par les yeux nettement séparés en
dessus et très écartés en dessous, par les antennes ne dépassant pas en
arrière le niveau du tiers postérieur des élytres, avec l’article III non denté
et les articles IV à X seulement faiblement dentés, ainsi que par les tarses
très étroits. En outre les articles antennaires ne sont nettement chagrinés
et d’aspect soyeux qu'à partir de l’article IV.
FEMELLE : inconnue.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, une seule espèce.
1. Clesotrus janus (THomsox)
Closterus Janus Tnomsox, 1877, Rev. Mag. Zool., p. ?
(Muséum de Paris).
Closterus Janus : ALLUAUD, 1900, in GRaNDiDiER, Hist. nat. Madag.. 1 (3), p. 888.
Closterus Janus : LAMEERr, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 11 et 28 (Révision, p. 875
et 892).
Closterus Janus : Lameerr, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 82.
Closterus Janus : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 148.
Closterus janus : Grzmour, 1961, Ann. Zool., Warszaw1, 20 (2), p. 10.
Closterus janus : Gizmour, 1962, Mém. Inst. scient. Madag., E, 13, p. 166.
Clesotrus janus : QUENTIN et Viiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 325,
fig. 122 et 128.
; holotype 3 : Madagascar
Source : MNHN, Paris
[ PRIONINAE 221
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE
TYPE :
Le type unique de THomsox (ex collection Buquet) est un mâle de
27 mm de longueur (sans les mandibules) et non une femelle comme l’a dit
THomsox, trompé par les caractères particuliers de cet Insecte.
MÂLE :
Longueur : 27-42 mm. — Figures 225 et 226.
Brun-rouge, l’avant-corps et les premiers articles antennaires plus
sombres, ainsi que la suture élytrale.
Tête subcarrée, avec un fort sillon
sur le front et le vertex; espace interoculaire
nettement moins large que le lobe supérieur
eux. Antennes épaisses; scape court et
large, une fois un tiers plus long que large;
article III aussi long ou à peine plus long
que le scape, subcylindrique; IV large et
déjà fortement déprimé, les suivants for-
tement déprimés, étroits, et de taille insensi-
blement décroissante; XI une fois et demie
à une fois deux tiers plus long que le X.
Ponctuation de la tête et du scape antennaire
grossière, peu dense, sauf sur le milieu du
front et du vertex où elle est un peu plus
serrée; article III des antennes à ponc-
tuation identique mais plus faible; articles
IV à XI finement chagrinés avec encore
quelques gros points sur le IV.
Fic
mâle
- Clesotrus janus (Tuomsox), Pronotum entièrement rebordé, trans-
verse, presque deux fois plus large que
long, ponctué comme la tête, les points un peu plus serrés latéralement,
avec deux zones un peu plus lisses de part et d'autre du milieu;
angle antérieur arrondi; côtés avec une courte dent, unie à l’angle antérieur
par un pan coupé, une large dent médiane et une dent basilaire effacée,
les côtés proprement dits concaves entre ces dents. Bord antérieur entière-
ment, ainsi que les sinuosités du bord postérieur, avec une très courte frange
de soies raides; quelques courtes soies dans la ponctuation.
Élytres peu convexes, un peu plus de deux fois plus longs que larges
ensemble aux épaules; côtés subparallèles, rebordés, cet ourlet continuant
sur la suture sur les deux tiers apicaux; ponctuation semblable à celle du
disque du pronotum, les côtes très obsolètes, visibles seulement sur le disque.
Angles apicaux suturaux arrondis séparément, le bord apical avec une
courte frange de soies dorées.
Mapacascar NorD : S.-P. Diégo-Suarez : montagne d’Ambre (teste Lam:
1912, exemplaire non retrouvé).
Mapacascar Esr : S.-P. Mananara : Manambato, Sahafangana, 10, 1v-1955
(4. Robinson, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : Ambatondrazaka (coll. Tippmann,
U.S.N.M.). — S.-P. Brickaville : Rogez, Marovato, 11-1941 (Abadie, M.P.). — S.-P. Mora-
RE,
Source : MNHN, Paris
222 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
manga : Périnet (M.P.; O.R.S.T.O.M.-T.; O.R.S.T.O.M.-B.); idem, xi-xn-1955 (P. Gri-
vweaud, M.H.N.G.); Sandrangato (M.P.); route de Lakato, 1, 11, x1-1969 (AR. Viossat,
D.D.V.; M.P.); Ankasoka, 1, 11, 111-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M. P.); route d’Anosibe,
1-1968 (R. Viossat, M.P.); idem, km 57, 11-1955 (P. Viette, M.P.); Fanovana, 11-1962
(R. Vieu, C.V.; M.P.).
Mapacascar : sans précision (coll. Buquet > coll. Thomson, M.P., holotype d).
226. 227. 228. 229.
Fc. 226. Clesotrus janus (Tuowson), base des antennes du mâle.
Fio. 227 à 299, gen. Schizodontus Quenrix et Vizzrens, base des antennes. — 227, S. latus
Quexrex et Vizuens, holotype mâle. — 298, S. angustus Quenrin et Viens, holo-
type mâle. — 229, S. latus Quentin et Vizzxers, allotype femelle.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 223
GENRE SCHIZODONTUS QUENTIN et VILLIERS
Schizodontus QUENTIN et VicLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.
espèce-type du genre : S. latus QUENTIN et Virurr
. 10 (2), p. 250 et 327;
fadagascar).
Aspect général de Closterus SEeRviLLx, en diffère par les mandibules
bidentées à l’apex, par les côtés du pronotum armés chacun de trois fortes
épines aiguës et perpendiculaires à l’axe du corps ainsi que par les antennes
et les élytres revêtus d’une pubescence rase et très dense.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : genre propre à Madagascar, deux espèces.
TABLEAU DES ESPÈCES
— Stature massive. Antennes à articles larges, le troisième élargi
vers l’apex, denté symétriquement aux deux angles apicaux
(ÉRE 227) MERE Re eee 1. S. latus QuE
— Stature étroite. Antennes à articles étroits, le troisième à côtés
subparallèles et à angles apicaux non dentés (fig. 228)......
D on Mo DR et 2. S. angustus QUENT. Vizz.
1. Schizodontus latus QUENTIN et VILLIERS
Schizodontus latus QUENTIN et VrLLrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2); p. 327
fig. 124 et 126; holotype S : Hiaraka; allotype © : col de Tantamaly (Muséum
de Paris).
TYPES :
L’holotype & est un exemplaire de 37 mm de longueur et l’allotype ©
mesure 35 mm.
MALE :
Longueur : 29-38 mm. — Figures 227 et 230.
Uniformément brun-rouge. Pubescence gris jaunâtre.
Tête à ponctuation forte, profonde, régulièrement serrée; espace inter-
oculaire supérieur sensiblement égal à la largeur du lobe supérieur des
yeux, et coupé par un sillon superficiel ne se prolongeant pas sur le vertex
où il est représenté par une étroite plage luisante; espace interoculaire
inférieur sensiblement égal à la largeur du labium. Antennes atteignant à
peu près l’apex du corps, les articles élargis à l’apex; article III deux fois
un quart plus long que large; articles IV à X subégaux, à peine plus courts
que le III, leurs angles apicaux nettement dentés, le rostral plus fortement
que l’externe.
Source : MNHN, Paris
224 R. M. QU & A. VILLIERS
Pronotum ponctué comme la tête et portant une longue pubescence
dressée; région antérieure avec une dépression subcollaire se prolongeant
triangulairement en arrière, mettant en évidence deux légères intumes-
cences en avant du milieu.
Élytres un peu plus de deux fois plus longs que larges ensemble aux
épaules, à ponctuation assez forte et relativement espacée sur l’extrême
base avec les intervalles lisses et luisants, cette ponctuation disparaissant
ensuite et étant remplacée par une fine vermiculation granuleuse; côtes
élytrales obsolètes.
230 À 211
Fi.
230 et 231, Schizodontus latus Quexrix et Viriers. — 230, holotype mâle. — 231
allotype femelle.
FEMELLE
Longueur : 35 mm. — }igures 229 et 231.
Diffère du mâle par ses antennes atteignant seulement le milieu des
élytres, à articles de même type que ceux du mâle, mais plus courts et
plus étroits.
Mapacascar Esr : S.-P. Maroanisetra : presqu'île M
x1-1970 (J. Vadon et A. Peyrieras, M.P., holotype $). — S.-P. Moramanga : Périnet,
1025 m, 7-10-xI-1967 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.); Lakato, 1x-1968 (R. Vüossat,
M.P.); route de Lakato, 1-1969 (R. Viossat, D.D.V.); idem, n1-1963 (R. Vieu, C.V.;
M.P.); Ankasoka, 1-1972 (R. Viossat, M.P.); route d’Anosibe, 1-1968, 1-1971 (R. Viossat,
D.D.V.; MP.) — S.-P. Fort-Carnot : col de Tantamaly, Ankarampotsy, 950-1 100 m
(R. Catala, M.P., allotype 9).
Mapacascar CENTRE : 5S.-P. Tsaratanana : route d’Andriamena, forêt d’Andra-
nobe, 1 250 m, 11-1970 (P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Manjakandriana : La Mandraka,
11-1969, 11-1970 (R. Viossat, M.P.).
asoala, Hiaraka, 1000 m,
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 225
2. Schizodontus angustus QUENTIN et ViLirers
Schixodontus angustus QUENTIN et ViLLrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 327
et 329, fig. 125; holotype $ : Andranomalaza (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire de 34 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 27-37 mm. — Figure 228.
Avant-corps noirâtre, élytres brun chocolat. Pubescence gris jaunâtre
clair.
Très voisin du précédent, en diffère par sa stature plus étroite (élytres
près de deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux épaules);
par ses antennes aux articles plus étroits, plus parallèles et moins fortement
dentés; par le pronotum sans dépression discale, mais portant quatre intu-
mescences; par la ponctuation du pronotum et des élytres plus fine et plus
serrée, presque vermiculée sur le pronotum et, dès la base, sur les élytres;
par la pubescence élytrale et antennaire plus serrée.
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Esr : S.-P. Ambatondrazaka : réserve naturelle III, Ambatovositra,
Andranomalaza, 11-1957 (P. Soga, M.P., holotype 3). — S.-P. Moramanga : Périnet
(MP.); Anosibe, 11-1968 (R. Viossat, D.D.V.).
GENRE TALUPES QuexriN et VILLIERS
Talupes QUENTIN et ViLuiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 251 et 329; espèce-
type du genre : T. occidentalis Quennn et Vicriers (Madagascar).
Tête volumineuse, subhorizontale, fortement sillonnée entre les yeux
et les antennes. Yeux séparés en dessus d’au moins la largeur de leur lobe
supérieur; lobe inférieur s’avançant faiblement en-dessous de l'insertion de
l'antenne.
Antennes du mâle atteignant au plus le niveau du sixième apical des
élytres, robustes, à article III à XI aplatis, progressivement décroissants
en longueur et en largeur, portant, ainsi que le scape et le pédicelle, une
pubescence clairsemée; article III massif, déprimé, les suivants plus ou
moins nettement dentés selon les espèces, beaucoup moins larges que les
précédents à partir du VI. Antennes de la femelle à peine plus courtes, un
peu moins robustes que celles du mâle, moins fortement dentées.
Pronotum fortement transverse, les côtés subparallèles en avant, puis
convergents vers l'arrière, les angles antérieurs et la dent latérale plus ou
moins marqués. Scutellum court et arrondi à l’apex.
Élytres relativement courts, peu convexes, subparallèles dans les
deux sexes, à côtes discales tout au plus distinctes, les apex arrondis sépa-
rément.
Source : MNHN, Paris
226 R. M. & A. VILLIERS
23 | 233
234 ‘| 235
Fc. 232 à 235, gen. Talupes Quennx et Viruiens. —
paratype mâle. — 233, T. vicinus Quennix
dentalis Que
232, T. orientalis Quexrix ct Vizzters,
Vizzrens, holotype mâle. — 234, T. occi-
x et Vrrzaens, holotype mâle. — 235, idem, allotype femelle.
Pattes courtes, robustes; tibias fortement aplatis et déprimés, surtout
les antérieurs, sur les deux faces; tarses étroits ou très étroits, surtout les
postérieurs, article I égal ou légèrement supérieur à II et III réunis.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, trois espèces.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 227
TABLEAU DES ESPÈCES
1. Troisième article des antennes court, environ une fois et demie
plus long que large, avec l'angle apical rostral bien marqué
(Hg) ee MON Que RO R EME ER a 2
— Troisième article des antennes allongé, environ deux fois et demie
plus long que large avec son angle apical rostral nettement
arrondi (fig. 240) (Madagascar Est).. 1. T. orientalis QUENT. Vizz.
2. Angles antérieurs du pronotum en pan coupé, angle latéral
médian net (fig. 237). Ponctuation élytrale assez forte, irré-
gulière et peu serrée (Madagascar Est).. 8. T. vicinus QUENT. Virz.
— Angles antérieurs du pronotum subarrondis, angle latéral médian
effacé (fig. 238). Ponctuation élytrale plus fine, régulièrement
serrée (Madagascar Ouest) ........ 2. T. occidentalis QUENT. ViLL.
1. Talupes orientalis QUENTIN et VILLIERS
Talupes orientalis Quexrix et Viczies, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 331,
fig. 127, 181 et 135; holotype 3 : Analalava (Muséum de Paris).
TyrEe :
L'holotype G est un exemplaire de 20 mm de longueur.
Mûze :
Longueur : 15-25 mm. — Figures 232, 236 et 240.
Brun-rouge, les antennes plus claires à partir de l’apex du quatrième
article, la tête et le pronotum d’un brun un peu plus sombre.
Tête à ponctuation serrée, les points plus larges sur le front, en avant
des yeux, avec une très courte soie dans chaque point. Antennes à scape
ponctué comme le front; article III une fois et demie plus long que le scape,
un peu plus long que le IV; celui-ci à angle apical-rostral arrondi; V à X
avec l’angle apical-rostral saillant; XI une fois et demie plus long que le X,
avec un corps basal aussi long que le X et prolongé par une languette étroite,
déprimée, arrondie à l’apex, simulant un douzième article. Apex des antennes
atteignant environ le niveau du sixième apical des élytres.
Pronotum un peu plus de deux fois plus large que long, étroitement
rebordé, les angles antérieurs subarrondis, légèrement relevés en arrière,
les côtés subparallèles en avant, avec une très petite dent médiane, puis
fortement convergents vers l’arrière en faible courbe, l’angle postérieur
légèrement relevé. Ponctuation du pronotum semblable à celle du vertex
de la tête, avec des soies un peu plus longues dans les points de la déclivité
latérale.
Élytres environ deux fois plus longs que larges ensemble aux épaules.
Ponctuation élytrale assez fine, serrée, donnant naissance à des soies semi-
dressées.
Source : MNHN, Paris
228 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
FEMELLE : inconnue.
MapaGascar Esr : S.-P. Vohemar : forêt d’Analalava, x1-1966 (J. Vadon et À. Pey-
rieras, M.P., holotype et paratypes g); idem, 10.18-x11-1968 (P. Viette et P. Griveaud,
M.P., paratypes d).
2. Talupes occidentalis QUENTIN et VILLIERS
Talupes occidentalis QuenriN et Vizrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 331
et 332, fig. 129, 130, 133, 136 et 137; holotype G et allotype Q : lac d’Ampijoroa
(Muséum de Paris).
TYPES :
L'holotype & est un exemplaire de 22 mm de longueur et l’allotype
mesure 19 mm.
Fic. 236 à 239, pronotums de : 236, Talupes orientalis
Quexmin et Vizziers, mâle. — 237,
T. vicinus Quenrin et Vizriens, mâle. — 238, T. occidentalis Quenrin et Viurens,
mâle. — 239, Elaptoides cofaisae Quexrin et Visriers, mâle.
MÂLE :
Longueur : 18-22 mm. — Figures 234, 238 et 241.
Brun clair à brun foncé, avant-corps et moitié basale des antennes par-
fois plus sombres.
Tête à ponctuation grossière, éparse, faisant paraître la tête plus lui-
sante que chez le précédent. Antennes à scape ponctué comme la tête, les
proportions relatives des articles, comme chez le précédent, mais ces articles
légèrement plus courts et beaucoup plus larges, l’apex atteignant au plus
le niveau du quart apical des élytres; article XI une fois et demie plus
long que le X, son tiers apical non déprimé,. à peine marqué par une légère
indentation. Pubescence des antennes plus longue que chez orientalis.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 229
Pronotum comme chez le précédent, mais subglabre, la dent médiane
des côtés pratiquement nulle, les marges latérales formant une gouttière
à bords relevés. Ponctuation du pronotum semblable à celle de la tête,
mais le disque avec des points beaucoup plus petits, plus épars et plus
effacés.
Élytres environ deux fois plus longs que larges ensemble aux épaules.
Ponctuation élytrale comme chez le précédent.
Fi. 240 à 244, antennes. — 240, Talupes orientalis Quenrix et Virzrens, mâle. — 241,
T. occidentalis Quentin et Viriens, mâle. — 242, idem, femelle. — 243, Elaptoides
cofaisae Quenrix et Virsiers, mâle. — 24%, Parelaptus künckeli Lameenr, mâle.
FEMELLE :
Longueur : 19 mm. — Figures 235 et 242.
Structure sensiblement identique à celle du mâle, antennes plus courtes
à articles moins larges, surtout les basilaires, et un peu moins fortement
dentés, élytres deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux épaules.
Source : MNHN, Paris
230 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Mapacascar Ouesr : S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, lac d’Ampijoroa,
8.10-x11-1969 (R. Viossat et Ratovoson, M.P., holotype & et allotype ©; M.P.; D.D.V.,
paratypes G); idem, x1-1970 (R. Viossat, M.P., paratype G).
8. Talupes vicinus QUENTIN et VILLIERS
Talupes vicinus QUENTIN et Vizuiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 331 et
884, fig. 128 et 132; holotype G : route de Lakato (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire unique décrit ci-dessous.
MÂLE :
Longueur : 24 mm. — Figures 283 et 287.
Très voisin du précédent, en diffère, outre les caractères indiqués au
tableau, par la ponctuation de la tête, très forte et grossière, les antennes
moins longuement pubescentes et la ponctuation du pronotum très fine,
superficielle et éparse.
FEMELLE : inconnue.
Mapagascar Est : S.-P. Moramanga : route de Lakato, 11-1969 (R. Viossat, M.P.,
holotype &).
GENRE ELAPTOIDES QUENTIN et VILLIERS
Elaptoides QueNTIN et Viziers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 250 et 334;
espèce-type du genre : 2. cofaisae QuenriN et Vicurers (Madagascar).
MÂLe :
Voisin de Talupes, en diffère par les antennes densément pubescentes,
à articles chagrinés dès le troisième (fig. 248), par le pronotum à côtés plus
régulièrement convexes avec les angles postérieurs complètement effacés
(fig. 289), et par les tibias aplatis, sans être déprimés, et plus densément
pubescents.
FEMELLE : inconnue.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, une espèce.
1. Elaptoides cofaisae QUENTIN et VILLIERS
Elaptoides cofaisae QueNTiN et Viziers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 834,
fig. 134, 138 et 140; holotype S : Ankarafantsika (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire de 16 mm de longueur.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRIN: 281
PRION
247 248
Fic. 245, Elaptoides cofaisae Q
turlini Quexnx et ViLLtEn
ENTIN et VizL
holotype mâ
pe mâle. — Fig. 216, Parelaptus
Fig. 247, Parelaptus künckeli Lameerx,
mâle. — Fig. 248, Parelaptus viossati Quexrix et Vicuens, holotype mâle.
Me :
Longueur : 15-22 mm. — Figures 239, 243 et 245.
Brun plus ou moins foncé, les antennes en totalité un peu plus claires.
Tête à ponctuation forte, serrée, un peu plus grande sur le front, avec
une pubescence assez longue. Antennes atteignant ou dépassant légèrement
lapex des élytres, à scape et pédicelle ponctués comme le vertex et luisants;
article III une fois et demie plus long que le scape; IV une fois un quart
plus long que le scape; V à X insensiblement décroissants en longueur et
en largeur; XI près d’une fois et demie plus long que le X, son tiers apical
Source : MNHN, Paris
232 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
non déprimé, à peine limité par une légère indentation. Tous les articles
antennaires avec une pubescence longue et couchée, moins dense sur le
scape.
Pronotum environ deux fois plus large que long, fortement rebordé,
les angles antérieurs et postérieurs arrondis, les côtés avec une faible dent
parfois totalement effacée. Ponctuation du pronotum semblable à celle du
vertex de la tête avec, tout au plus, deux petites plages luisantes situées
de part et d’autre du milieu.
Élytres deux fois et demie plus longs que larges ensemble aux épaules,
à ponctuation fine, superficielle, serrée et pilosité semi-dressée très dense.
MADAGASCAR OUE S.-P. Ambato-Boeni : Ankarafantsika, forêt, x11-1959 (E. Ra-
harixonina, M.P., holotype SG); idem, lac d’Ampijoroa, 3.10-xn-1969 (R. Viossat et
Raitovoson, M.P., paratypes 4); idem, x1-1970 (R. Viossat, M.P.; D.D.V.; paratypes G).
GENRE PARELAPTUS LAMEERE
Parelaptus Lammere, 1915, Bull. Mus. nat. Hist. nat, 21 (1), p. 60; espèce-type du
genre : P. künckeli Lamrere (Madagascar).
Parelaptus : Lameere, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 148.
Parelaptus : QuenTIN et Vizuiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 251 et 336.
MÂLE :
Ce genre se distingue des précédents par sa stature plus étroite, son
front subvertical, ses yeux largement séparés en dessus et en dessous, ses
antennes à articles III et suivants longs, étroits (d’où leur aspect moins
aplati), faiblement dentés à l’apex, par son pronotum à côtés nettement
abaissés en avant et par ses pattes grêles et longues, surtout les postérieures
dont les tarses sont également très longs, l’article I étant presque deux fois
plus longs que IT et III ensemble.
FEMELLE : inconnue,
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Madagascar, trois espèces.
TABLEAU DES ESPÈCES
(Mäles seulement, femelles inconnues)
1. Troisième article des tarses postérieurs à peu près aussi long
que large, cordiforme, à côtés largement arrondis (fig. 252 et 258).. 2
— Troisième article des tarses postérieurs plus long que large,
subrectangulaire, à côtés droits et subparallèles (fig. 254)
(Madagascar Sud et Ouest)............ 8. P. turlini QUENT. Vic.
2. Yeux très gros, le lobe supérieur très ovalaire. Espace inter-
oculaire au plus égal à la largeur du lobe supérieur des yeux
(Madagascar Est) ............ icone e ++... 1. P. künckeli Lam.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 233
— Yeux petits, le lobe supérieur allongé, étroit, à côtés sub-
parallèles. Espace interoculaire deux fois plus large que le lobe
supérieur des yeux (Madagascar Est).... 2. P. viossati QUENT. Vizx.
Re. ee
Fic. 249 à 254, gen. Parelaptus Lamrrne.
P. viossati Quenrix et Viuziens, idem. — 251, P. turlini Que et Virriens, idem.
— 259, P. künckeli Lawr: postérieurs. — 253, P. viossati
Quenrix et Visziens, idem. — mix et Viiutens, idem.
Re, extrémité des L
4, P. turlini Qu
1. Parelaptus künckeli LAMEERE
Parelaptus Künckeli Lameerx, 1915, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 21 (1), p. 60; syntypes & :
Madagascar sans précision et Soanierana (Muséum de Paris
Parelaptus küncheli : Quexnix et ViLLiers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr.
fig. 139, 142, 144 et 147 [lectotype S désigné].
s., 10 (2), p. 836,
TYPE :
Le lectotype & est un exemplaire mesurant 16 mm de longueur.
MÂLE :
Longueur : 14-20 mm. — Figures 244, 247, 249 et 252.
Brun rougeâtre, l’avant-corps et les fémurs parfois plus foncés, entière-
ment couvert d’une fine pubescence couchée jaunâtre.
Source : MNHN, Paris
234 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
Tête transverse, avec une ponctuation grossière et serrée. Yeux très
gros et saillants. Antennes dépassant plus où moins l’apex des élytres,
jusqu’à l'équivalent de deux articles chez les plus gros exemplaires; article IT
environ deux fois plus long que le scape; IV égal aux deux tiers du IT; les
suivants de taille insensiblement décroissante, nettement dentés à partir
du VI; XI à peine plus long que le X.
Pronotum entièrement mais finement rebordé, sa plus grande largeur
en avant du milieu où il est un peu moins de deux fois plus large que long,
à dent latérale médiane plus ou moins marquée, les côtés nettement conver-
gents en arrière, l’angle postérieur généralement bien marqué; ponctuation
forte et serrée comme sur la tête, le disque plus ou moins déprimé entre
deux vagues courtes carènes longitudinales.
Élytres trois fois plus longs que larges ensemble aux épaules, à ponc-
tuation semblable à celle du pronotum dans la région basilaire, devenant
plus fine et plus serrée en arrière; côtes plus ou moins obsolètes, la troisième
généralement seule visible dès la base.
Mapacascar Esr : S.-P. Vohemar : forêt d’Analalava, 11-1966 (J. Vadon et A. Pey-
rieras, MP). — S.-P. Mananara : baie d’Antongil (coll. Argod, M.P.); Antanambe
(J. Vadon et A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Soanierana-Ivongo : région de Soanierana,
1905 (4. Mathiau, M.P., paratype 4). — S.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie, X-X11-
1896 (Perrot frères, M.P.). — S.-P. Fénérive : Fénérive (E. Perrot, M.P.).
Mapacascan : sans précision (coll. Fairmaire, M.P., lectotype G).
2. Parelaptus viossati QUENTIN et VILLIERS
Parelaptus viossati Quexnix et Vizuiers, 1974, Ann Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p
et 337, fig. 143, 145 et 148; lectotype S : route d’Anosibe (Muséum de Paris).
TYPE :
L'holotype 4 est l’exemplaire unique décrit ci-après.
Mâze :
Longueur : 14 mm. — Figures 248, 250 et 253.
Brun de poix, les ongles et les palpes plus clairs.
Même structure que le précédent, en diffère, outre les caractères indiqués
au tableau, par la ponctuation plus grossière sur la tête et les élytres, le
troisième article des antennes environ une fois et demie plus long que le
scape, l’article IV à peine plus long que le scape, les articles suivants sans
dent nette (chez le type), le pronotum à côtés subparallèles, sans angle
médian, à disque avec seulement de gros points épars, la ponctuation élytrale
homogène de la base à l’apex.
Mapacascar Esr : SP. Moramanga : route d’Anosibe, xu1-1970 (R. Viossat,
M.P., holotype 4).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 285
3. Parelaptus turlini QUENTIN et VILLIERS
Parelaptus turlini QuENnX et Vizcrers, 1974, Ann. Soc. ent. Fr., n.s., 10 (2), p. 336 et
338, fig. 141, 146 et 149; holotype 3 : Ambaliandro (Muséum de Paris).
TYPE :
L’holotype & est un exemplaire de 18 mm de longueur.
Mie :
Longueur : 13-20 mm. — Figures 246, 251 et 254.
Même coloration et même structure que künckeli, en diffère, outre les
caractères indiqués au tableau, par les antennes plus longues, à troisième
article deux fois à deux fois et demie plus long que le scape, le IV à peine
plus court que le III, les suivants nettement dentés à partir du V, par le
pronotum avec sa plus grande largeur vers le milieu et par le premier article
des tarses près de deux fois plus long que les second et troisième ensemble.
MapaGascar Esr : S.-P. Moramanga : Ambodivero, ancienne route de Beparasy,
x1-1969 (R. Viossat, M.P., localité surprenante provenant peut-être d’une erreur d’éti-
quetage).
MapaGascar Ouesr : S.-P. Tuléar : forêt d’Andranovory, 8.10-xr1-1966 (P. Viette
et P. Griveaud, M.P., paratype 4); idem, 26.28-x-1967 (P. Griveaud et Ratovoson,
M.P., paratype 4); réserve du Zombitsy, matsabory, 640 m, 11.15-1-1969 (P. Viette et
P. Griveaud, M.P., paratype 4).
MapaGascar Sun : S.-P. Ambovombe : Ambaliandro, xu-1969 (B. Turlin, M.P.,
holotype & et paratypes 4); Ambovombe, x1-1969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.; para-
types d).
Source : MNHN, Paris
236 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
TriBu AEGOSOMATINI THOMSON
Aegosomitae THoMsoN, 1860. Essai Classi. Céramb., p. 288 et 308. [pro parte].
Aegosomitae : THOMSON, 1864, Syst. Ceramb., p. 287 et 472. [pro parte].
Aegosomatinae PAScor, 1869, Trans. r. ent. Soc. Lond., 3 (3), p. 678.
Aegosomides LACORDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 140 et 153.
Aegosomini GAHAN, 1906, Fauna Brit. Ind., Col, 1, p. 41
Callipogonines LameER, 1909, Ann. Soc. ent. Belg., 53, p.
35 (Révision, p. 549). [pro
parte].
Megopides LameEre, 1912, Mém. Soc. ent. Belg., 21, p. 181 (Révision, p. 1045). [pro
parte].
Megopides : LameerE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 37. [pro parte].
Megopides : LAME: 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 63 et 67. [pro parte].
Megopidini Gnessrrr, 1940, Philipp. J. Sc. 72 (1-2), p. 20.
Megopidini : Gressrrr, 1951, Longicornia, 2, p. 9 et 13.
Megopini Giumour, 1956, Longicornia, 3, p. 2 et 108.
Megopini : Ferretra, 1964, Rev. Ent. Moçambique, T (2), p. 543.
Tête relativement allongée, faiblement inclinée, à «cou » distinct, man-
dibules bien visibles du dessus. Yeux faiblement échancrés, ne s’avançant
pas en dessous des antennes. Joues larges et formant une saillie dentiforme
externe. Antennes relativement courtes, dépassant assez rarement l’extré-
mité du corps (Megopis s. str.), à article III grand à très grand; IV et parfois V
également de grande taille, les suivants beaucoup plus courts (sauf chez
Megopis s. str. &).
Pronotum en cône tronqué, à rebord latéral effacé et abaissé vers l’avant,
angles antérieurs non marqués (sauf Baralipton Tnomson, s. str.). Épisternes
métathoraciques fortement rétrécis et subacuminés en arrière.
Élytres allongés, subparallèles ou rétrécis en arrière. Pattes modérément
développées, les tibias inermes, les tarses relativement courts (sauf chez
Megopis s. str.).
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : Ancien Monde, un seul genre à Mada-
gascar.
GENRE MEGOPIS SERVILLE
Megopis Senvriue, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 161; espèce-type du genre : Megopis
mutica ServILLE (Ile de France).
Pachypleura Wire, 1853, Cat. Col. Brit. Mus., 7, p. 27: espèce-type du genre : Pachy-
pleura modesta Wire (Afrique du Sud).
Megopis : Ware, 1853, Cat. Col. Brit. Mus., 7, p. 28.
Pachypleura : THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 288, 308.
Megopis : THomsoN, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 289, 309.
Megopis : THomsoN, 1864, Syst. Ceramb., p. 288, 472
Pachypleura : THOMSON, 1864, Syst. Ceramb., p. 288, 472.
Megopis : LacoRDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 153.
Megopis : LameerE, 1909, Ann. Soc. ent. Belg., 53, p. 135. (Révision, p. 549).
Megopis : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 40.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 237
Megopis : LameERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p. 67, 71, 72 et 74.
Megopis : Grzmour, 1956, Longicornia, 3, p. 108.
Megopis : ViNsON, 1962, Maurit. Inst. Bull, 4, p. 202.
Corps allongé, subconvexe. Tête paraissant dégagée du thorax en raison
du fort développement des yeux. Front subvertical. Yeux très gros dans les
deux sexes, fortement échancrés. Antennes aussi longues ou plus longues
que le corps chez le mâle, un peu plus courtes à nettement plus courtes chez
la femelle, les articles finement pubescents, subeylindri iques, carénés au
bord rostral dès le troisième article chez le mâle, sur un nombre variable
d’articles chez la femelle.
Pronotum trapézoïdal, plus ou moins pubescent, à carène latérale fine
et fortement abaissée en avant, où elle est souvent effacée; elle forme chez
certains exemplaires une dent latérale qui disparaît complètement chez
d’autres. Angles postérieurs du pronotum avec une dent bien marquée;
zone épisternale généralement lisse et glabre, souvent fortement renflée
chez la femelle.
Élytres allongés, subparallèles chez le mâle, plus ou moins élargis chez
la femelle, avec des côtes discales généralement bien marquées et les apex
arrondis à subanguleux.
Pattes grêles et assez longues, les tibias aplatis, surtout les postérieurs
qui, en outre, sont longuement bisinués.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE : région éthiopienne orientale, australe
et malgache, deux espèces.
TABLEAU DES ESPÈCES
A. Môâles
1. Pubescence générale forte à très forte. Tarses postérieurs rela-
tivement courts (à peine les 2/5 de la longueur du tibia). Côtes
élytrales généralement faibles, les intervalles plans 1. M. mutica SERv.
— Pubescence faible, localisée sur les côtés du pronotum et le
long des côtes élytrales. Tarses postérieurs longs et étroits
(environ la moitié de la longueur du tibia). Côtes élytrales fortes,
les intervalles presque concaves............... 2. M. vinsoni, n. sp.
B. Femelles
1. Pubescence générale forte. Antennes presque aussi longues
que le corps, l’article III un peu plus court que IV et V ensemble,
article X environ égal à un tiers de III, tous les articles carénés
au bordrostral Pr EPP" PRE TP TERR RE. 1. M. mutica SERv.
— Corps glabre, sauf la moitié apicale des antennes. Antennes de
peu plus longues que la moitié des élytres, l’article IIT presque
égal à IV, V et VI ensemble, article X égal à un sixième de la
longueur du IIT, les articles carénés à partir du V. 2. M. vinsoni, n. sp.
Source : MNHN, Paris
238 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
F6. 255 à 258, gen. Megopis Senvizzx, avant-corps de femelles vu de profil. — 255, M. mutica
Senvirze, d'Ambatondrazaka. — 256, idem, de la Grande Comore. — 257, idem, de l'île
Maurice. — 258, M. vinsoni, n. sp, de l'ile Maurice.
1. Megopis mutica SERVILLE
Megopis mutica SERVILLE, 1832, Ann. Soc. ent. Fr., 1, p. 162; syntypes d et Q : Ile-de-
France (Muséum de Paris et British Museum, N. H.).
Pachypleura modesta Wavre, 1853, Cat. Col. Brit. Mus., 7, p. 27, pl. 2, fig. 1; syntypes © :
Natal (British Museum, N. H.).
Pachypleura modesta : THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 308.
Megopis mutica : THOMSON, 1860, Essai Classif. Céramb., p. 309.
Megopis mutica : Taomson, 1864, Syst. Ceramb., p. 472.
Pachypleura modesta : THOMSON, 1864, Syst. Ceramb., p. 472.
Megopis mutica + modesta : LAcORDAIRE, 1869, Gen. Col., 8, p. 156.
Megopis Coquereli FatRMAIRE, 1880, Le Natural., 2, p. 800; holotype & : île Bourbon
(Muséum de Paris).
Megopis Lacordairei LAMEERE, 1885, Ann. Soc. ent. Belg., 29, Bull., p. XIL; holotype d :
île Maurice (Musée de Bruxelles).
Megopis Coquereli : ALLUAUD, 1900, in GranDinrer, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Megopis Lacordairei : ALLUAUD, 1900, in GraNDiprer, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 338.
Megopis modesta : AzzuAUD, 1900, in GraNDiprer, Hist. nat. Madag. 1 (3), p. 339.
Megopis mutica : ALLUAUD, 1900, in GranDrner, Hist. nat. Madag. 1 (3), p. 389.
Megopis (Megopis) mutica + Lacordairei : LAMEERE, 1909, Ann. Soc. ent. Belg., 53,
p. 147 et 164 (Révision, p. 561 et 578).
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRI ET PRIONINAE 239
Megopis (Megopis) modesta + Coquereli : LAmxErx, 1909, Ann. Soc. ent. Belg., 53,
p. 148 et 164 (Révision, p. 562 et 578).
Megopis (Megopis) mutica : LAMEERE, 1918, Col. Cat. Junk, 52, p. 41.
Megopis (Megopis) modesta : RE, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 41.
is (Megopis) mutica : LAMEERE, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, p.
(Megopis) modesta : e, 1919, Gen. Ins. Wytsman, 172, D
Megopis modesta : Durr, 1958, Monogr. immat. Stages British imported Timber Bectles,
p. 112-114.
Megopis modesta : Gizmour, 1956, Longicornia, 3, p. 109, fig. 29.
Megopis mutica : Durry, 1957, Monogr. immat. Stages afr. Timber Bectles, p. 61
Megopis modesta : ViNSON, 1962, Maurit. Inst. Bull, 4 (1), p. 208.
Megopis mutica : ViNSON, 1962, Maurit. Inst. Bull., 4 (4), p. 202 [pro parte].
Megopis edgerleyi ViNsoN, 1962, Maurit. Inst. Bull, 4 (4), p. 204; syntype
Maurice, forêt Macabé (British Museum, N. H.) [nouvelle synonymie].
Megopis edgerleyi : Vixsox, 1963, Maurit. Inst. Bull., 5 (7), p. 270, pl. V; holotype $
(sic) [lectotype] et allotype © [néallotype] (British Museum, N.H.).
Megopis modesta : FerreIRA, 1964, Rev. ent. Moçambique, 7 (2), p. 545, pl. XX.
Megopis edgerleyi : ViNSON, 1967, Maurit. Inst. Bull., 4 (5), p. 339.
Megopis modesta : VINSON, 1967, Maurit. Inst. Bull., 4 (5), p. 339.
Megopis mutica : VINSON, 1967, Maurit. Inst. Bull, 4 (5), p. 339.
2 4, île
TYPES :
a) mutica SERVILLE. Espèce apparemment décrite sur plusieurs exem-
plaires (£ et 9) de l’île Maurice appartenant à la collection Dejean, à la
collection Dupont et à la collection du Muséum de Paris. Les exemplaires
de Deseax et du Muséum sont aujourd’hui dans la collection Chevrolat
au British Museum (N.H.) (sic!). Nous désignons comme lectotype & un
exemplaire de 33,5 mm de longueur, provenant de la collection Dupont
(Muséum de Paris) et portant une étiquette blanche caractéristique de
cette collection « mutica Latr. ». Nous désignons comme lectotype © un
exemplaire du British Museum (N.H.) de 36 mm de longueur (ex coll. Che-
vrolat).
b) modesta Wurre. Cette espèce a été décrite sur deux femelles. Nous
désignons l’une d’elles comme lectotype 9. C’est un exemplaire de 27 mm
de longueur, dépourvu de patte arrière gauche, portant une étiquette ronde
blanche cernée de bleu «syntype», une étiquette ronde blanche avec au
recto « Port-Natal » et au verso («4929 », une étiquette rectangulaire portant
«Pachypleura modesta n. sp. White ».
c) coquereli FarrmarRe. L’holotype 4 unique est un exemplaire de
20 mm de longueur portant une étiquette manuscrite de l’auteur « Megopis
Coquerelii Fairm., île Bourbon» et une étiquette «Megopis modesta
A. Lameere 1914».
d) lacordairei Lamxere. L’holotype 4 unique est un spécimen mutilé
de 30 mm de longueur portant une étiquette «île Maurice », une étiquette
«coll. Lacordaire », une étiquette rouge (erronée!) « Type de Lacordaire »,
létiquette portant « Lacordairei Lam. TYPE », une étiquette « Déterminat.
Lameere 1892 ».
e) edgerleyi Vinsox. le lectotype & mesure 16,7 mm de longueur et
porte 5 étiquettes : «d», «holotype», «specimen figured», «Mauritius,
Macabe, 29-1-1962, J. Vinson, night», « Megopis edgerleyi Vinson 1962 ».
Source : MNHN, Paris
240 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
L’allotype © mesure 17 mm de longueur et porte 5 étiquettes : «9 », « neallo-
type», «Mauritius, Macabe, 19-1-1963, J. Vinson, night », «NEALLOTYPE »,
«Megopis edgerleyi Vinson 1962 » [nouvelle synonymie].
L'essentiel des caractères donnés par Vinsox pour justifier son espèce
repose sur des différences morphologiques concernant surtout le tegmen de
l'organe & qui présenterait un processus basal particulier. Nous avons en
effet constaté l'exactitude de cette observation (mais pas sur tous les exem-
plaires de l’île Maurice et aussi, par contre, chez des spécimens de diverses
localités : île Sainte-Marie, Mohéli, etc.). 11 semble que ce caractère soit lié
aux exemplaires « minores ».
Me :
Longueur : 15-35 mm. — Figure 259.
De fauve clair à brunâtre, parfois l’avant-corps nettement plus sombre
que les deux tiers apicaux des élytres (les exemplaires entièrement testacés
des anciennes collections ont vraisemblablement été conservés dans de
l'alcool). Corps entièrement pubescent ainsi que les antennes et les pattes,
cette pubescence plus où moins épaisse selon les individus, couchée, sauf
sur le pronotum et l’écusson où elle est souvent longue, fine et toujours
dressée.
Tête à ponctuation serrée, régulière, mais peu profonde. Espace inter-
oculaire supérieur extrêmement variable, les yeux étant subcontigus à
séparés par une distance presque égale à la largeur du lobe supérieur (même
chez des exemplaires d’une même taille et provenant d’une même chasse).
Antennes atteignant l’apex des élytres chez certains spécimens et le dépas-
sant de plusieurs articles (jusqu’à quatre) chez d’autres, ceci sans rapport
avec la taille de l’Insecte; article III comparativement aux autres articles
très long, dépassant généralement en arrière le niveau des épaules.
Pronotum à ponctuation variable, généralement fine et confluente, les
intervalles étroits et formant des vermiculations courtes, serrées et trans-
versales.
Élytres parallèles, deux fois deux tiers à trois fois plus longs que larges
ensemble aux épaules. Côtes élytrales toujours assez faibles, parfois obsolètes,
les intervalles plans.
FEMELLE :
Longueur : 20-40 mm. — Figures 255 à 257 et 260.
Même aspect général, même coloration, même pubescence que le mâle,
mais antennes n’atteignant, en général, que le niveau des quatre-cinquièmes
apicaux des élytres; article III à peine plus court que chez le mâle, la réduc-
tion s’opérant au détriment des articles suivants, tous les articles, à partir
du III (sauf parfois à sa moitié basale), carénés au bord rostral.
Ie Maurice : « Ile de France » (M.P. lectotype S; B.M., lectotype 9); île Maurice,
sans précision (M.P.; U.Z.M.B.; B.M.; LS.N.B., holotype de lacordairei LAMEERE;
US.NM.; S.M.; Z.M.B.S.); idem (Desjardins, M.P.; D'Emmerez de Charmoy, M.P. et
h Gleadow, B.M.; Edwards, B.M.; Antelme, B.M.); Quatre-Bornes, 1896 (P. Carié,
M.P.); Curepipe, 1-1907 (P. Carié, M.P.), 1 et x1-1911 (P. Carié, I.S-N.B.), xu-1964
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET'PRIONINAE 241
Fic. 259 et 260, Megopis mutica Senvizze. — 259, mâle. — 260, femelle.
(D. Wintrebert, M.P.), 11-1966 et 11-1970 (Y. Gomy, M.P.); Kanaka, 1v-1964 (J. Denis,
MP.); Port-Louis (LS. -SN.M.); Les Mares, xn-1934 (R.F. Lawrence, B.M.);
Vacoa, 4-11-1962 (J. Vin: ; Macabé, 29-1-1962 (J. Vinson, B.M., holotype et
paralectotype $ d'edgerleyi), 7-n1-1962 (J. Vinson, B.M.; M.P.), 30-x11-1962 (J. Vinson
B.M.; M.P., paratype (sic) d d'edgerleyi), 19-1-1963 (J. Vinson, B.M., allotype Q d’edger-
leyi), 18-01-1963 (J. Vinson M.P., paratype (sic) & d’edgerleyi), idem (M.P.), 23-n1-1968,
20-xn-1963 (J. Vinson, B.M., M.P.), 12-1-1966 (Y. Gomy, M.P.); Brise Fer Forest,
(sic) x1-1961 (J. Vinson, Mauritius Institute); Cabinet, 11-1962 (J. Vinson, Mauritius
Institute); mont Cocotte, x-1941 (Mauritius Institute).
ILE DE LA RÉUNION : « Île Bourbon » (M.P., holotype 4 de M. coquereli FaIRMAIRE),
idem (LS:-N.B., S.M.); île de la Réunion, sans précision (I.S.N.B.; M.F.; M.P.); idem, 1833
(Breon, M.P.); Saint-Denis (M.P.), 10-1952 (J. Hamon, M.P.); Sainte-Rose (Benrard,
M.P.); Saint-Joseph, xn-1953 (R. Richard, M.P.); Saint-Philippe, forêt du Brûlé de
Mare Longue, 11-1955 (mission franco-mauritienne, M.P.), x-1972 (Y. Gomy, M.P.);
plaine des Palmistes, 1-1965 (Y. Gomy, M.P.); Saint-Benoist, vinr-1967 (A. Morisset,
M.P.); cirque de Salazie, 1-n17-1969 (Y. Gomy, M.P.); forêt de Bébour, 1200 m,
19.21-11-1974 (P. Viette et J. Etienne, M.P.).
Mapacascar : sans localité (N.R.S., 1 G, étiqueté « Pachypleura Künckeli 4 Lmr.,
type » in lit); idem (M.P., LS.N.B., U.S.NM., Z.M.B.S.).
Mapacascar Non : S.-P. Diégo-Suarez : Diégo-Suarez (M.P.); idem, 1-1939
(J. Primot, M.P.); mont d'Ambre (M.P.); idem, Les Roussettes, 1 100 m, 11-xr1-1958,
11-1959 (A. Robinson et P. Soga, M.P.); forêt d’Analamerana, 1-1959 (A. Robinson,
MP., O.R.S.T.O.M.-B.).
Mapacascar SamBrRANo : massif du Tsaratanana, versant Sud, Andohanam-
batoafo, 2 030 m, 16.18-x1-1966 (P. Soga, M.P.).
Mapacascar Esr : S-P. Wohemar : Vohemar (U.Z.M.B.); forêt d’Analalava,
xn-1968 (P. Viette et P. Griveaud, M.P.). — S.-P. Sambava : Sambava, xrr-1968 (P. Victte,
M.P.). — 5.-P. Maroantsetra : Maroantsetra (S-M.), 1-1936, xu-1938, x1-1947 (J. Vadon
Source : MNHN, Paris
242 R. M. QUENTIN & A. VILLIERS
MP), xexu-1955 (J. Mussard, MHLN.G.), 1-1962 (J. Vadon, MR.A.C.), x1-1957
(&. Keïser, M.B.); Ambodivoangy, 1-1946, xu1 (J. Vadon, M.P.); Fampanambo, XI-XII
(A. Peyrieras, M.P.); Ivontaka, m-1958 (P. Soga et E. Raharizonina, M.P.); station
forestière de Farankaraina, route de Navana, vallée d’Antoroka, 1-1964 (P. Viette,
M.P.); presqu'île Masoala, 1-1954 (J. Vadon, M.P.); Ankalampona, 111-1958 (P. Soga
et E, Raharizonina, M.P.). — S.-P. Mananara : «Baie d’Antongil », 1897-1898 (4. Mocque-
rys, M.P.); Mananara, xu-1936 (J. Vadon, M.P.); mont Antampona (J. Vadon et
A. Peyrieras, M.P.). — S.-P. Sainte-Marie : île Sainte-Marie, forêt de Kalalao, 111-1060
(A. Robinson, M.P.). — S.-P. Ambatondrazaka : Ambatondraz: ss.
Tamatave : Tamatave (M.F.). — S.-P. Brickaville : Fanovana (M.P.
11-1964 (R. Viossat, M.P.). — 1.-P. Moramanga : Périnet, concession Izouard, x1-1967
(P. Viette et P. Griveaud, M.P.); Ampitameloka, xu-1956 (P. Griveaud, M.P.; O.R.S.
T.O.M.-T.); Sandrangato (M.P.); route d’Anosibe, 1957 (J. Gruvel, M.P.), 1 et xn-1968
(R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Lakato, 11964 (R. Vieu, C. P.); route de Lakato,
1111969 (R. Viossat, D.D.V.; M.P.); Ankasoka, 11-1969 (R. Viossat, M.P.); Beparasy,
11968 (R. Viossat, MP). — S.-P. Mananjary : Mananjary (4. Mathiau, M.P.). —
$.-P. Ijanadiana : Ranomafana, 1-1958 (F. Keiser, M.B.), xu-1971 (R. Viossat, M.P.). —
SP. Fort-Dauphin : Mandena, 1v-1968 (K. M. Guichard et P.D., BM.). — S.-P. Am-
boasary : Amboasary, x1-1956 (R. Vieu, C.V.; M.P.).
Mapacascan CenrRe : S.-P. Tananarive : T'ananarive (U.S.N.M.).
Mapacascar Ouesr : 5.-P. Majunga : Majunga (M.P.).
Arcmrez pes Comores : Grande Comore : 1898 (Prost, M.P.; I.S.N.B.), 1885-1886
(L. Humblot, M.P.), 1899 (H. Pobéguin, M.P.), vi (J. Millot, M.P.); sans précision (M-R.
À.C.); Nioumbadjou, 505 m, vin-1958 (E. Raharizonina, M.P.). — Moheli : Fomboni
(J. Millot, M.P.); Kangani (A. Robinson, M.P.); lac Iconi (4. Robinson, M.P.); sans
précision, 11-1960 (R. Legrand, M.P.); Djouma-Dougna (Pupier, M.P.; IS-N.B.). —
Anjouan : M'Remani, 800 m, 1x-1958 (E. Raharizonina, M.P.; O.R.S.T.O.M-B. et T.).
Rérusuique Sup-Arricave : Port-Natal (B.M., lectotype © de Pachypleura
modesta Ware); idem (LS.N.B.); Durban (M.P.); East-London (M.P.;S.A.M.; T.M.
Grahamstown (L.S.N.B.); Kosi-Bay (T.M.); forêt Duku-Duku (T.M.); Knysna (T-M.);
George (T.M.); Ilovo (T.M.); Port Saint-John (B.M.).
MozawmiquE : Ponta do Ouro (Musée Alvaro de Castro, Lourenço-Marques);
Vila Luisa (coll. G. da Veiga Ferreira, Lourenço-Marques).
TanzANIE : Zanzibar (M.P.); Kilimandjaro, n-rr-1904 (Ch. Alluaud, M.P.).
2. Megopis vinsoni, n. Sp.
(?) Aegosoma parallela © La æ, 1909, (nec SERVILLE, 1832), Ann. Soc. ent. Belg.,
53, p. 148 et 163 (Révision, p. 557 et 577).
Megopis mutica : VinsoN, 1962, Maurit. Inst. Bull., 4 (4), p. 202 [pro parte].
TYPES :
Nous désignons comme holotype 4 un exemplaire de 30 mm de lon-
gueur et comme allotype © un exemplaire de 29 mm de longueur, tous deux
provenant de Macabé.
MÂLE :
Longueur : 18-30 mm. — Figure 261.
Assez voisin du précédent, en diffère par la pubescence du corps très
réduite, par les tarses longs et étroits, par la coloration brun foncé, par l’aspect
luisant du tégument.
Source : MNHN, Paris
CERAMBYCIDAE PARANDRINAE ET PRIONINAE 243
FEMELLE :
Longueur : 24-29 mm. — Figures 258 et 262.
Diffère du mâle par la stature nettement plus large (en arrière du milieu),
l'absence quasi totale de pubescence sur le corps. Outre ces caractères, elle
diffère de la femelle de mutica par ses antennes dépassant à peine le niveau
du milieu des élytres et tout particulièrement par ses articles IV et suivants
fortement raccourcis
261 262
Fic. 261 et 262, Megopis vinsoni, n. sp. — 261, holotype mâle. — 262, allotype femelle.
REMARQUE : il n’est pas impossible que la femelle décrite par LAMEERE
en 1909 comme « véritable » femelle de Platygnathus parallelus SERVILLE et
placée par lui dans le sous-genre Aegosoma soit précisément la femelle de
M. vinsoni décrite ci-dessus. En ce qui concerne le mâle, voir précédemment
p- 27.
It Maurice : forêt Macabé, 18-11-1962 (J. Vinson, M.P., allotype 9), 25-n1-1962
(J. Vinson, M.P., holotype 4; M.P. et B.M., paratypes d; M.P., paratypes 9), 28-1v-1962
(J. Vinson, M.P., paratype 6).
Source : MNHN, Paris
INDEX DES NOMS SCIENTIFIQUES
Nota: Dans la liste qui suit, les noms
en CAPITALES désignent les sous-
familles et les tribus, les noms en carac-
tères gras les genres, ceux en romain
les espèces et Sous-espèces et ceux en
italique les synonymes. Les noms des
nouveaux taxa sont précédés d’un asté-
risque (*).
acutiramis Law
160.
AEGOSOMATINI, 24, 236.
alluaudi LameerE (Phlyctenosis), 74, 88.
alluaudi Lameere (Tereticus), 131, 137.
ANACOLINI, 10.
androyana FaiRMaIRE (Macrotoma), 36.
angustus Quenr. Vizz. (Schizodontus),
223, 225
ankaranensis Quexr. Vizz. (Closterus),
152, 198.
Anoplotoma, 34, 40.
antennalis Gaman (Tereticus), 131, 139.
antennata QuExr. Vi. (Phlyctenosis),
95.
aquilus CoquereL (Hoplideres), 113, 124.
asperata WarernousE (Phlyctenosis),
T4, 86.
Aulacotoma, 34, 42.
australis QUENT. Viz. (Closterus), 149,
158, 168.
RE (Closterus), 156,
basilewskyi Grzmour (Phlyctenosis), 78,
81.
boppei LamEERE (Closterus), 150, 177.
boppei Lamrere (Closterus), 156.
boppei Lameere (Hoplideres), 115.
ï £RE (Hovatoma), 47, 51.
& (Closterus), 148, 163.
breviramis LAME
bryanti Gizmour (Phlyctenosis), 73, 84.
Cantharocnemis 10.
* carinatus QUENT. Vi. (T'ereticus), 131,
138.
cariosum FairmarRE (Glyphosoma), 62.
castanea Ouivier (Nesopriona), 98.
castaneus Quexr. Vic. (Closterus), 149,
172.
cinnamomea Oxavier (Aulacotoma), 48.
Clesotrus, 143, 220.
CLOSTERINI, 24, 142.
Closterus, 143.
cofaisae Quexr. Viz. (Elaptoides), 280.
collarti Grzmour (Phlyctenosis), 79.
comoriana FatRMAIRE (Parandra), 18.
confectus LAMEERE (Hoplidosterus), 108,
110.
concisiramis Grzmour (Closterus), 150,
182.
coquereli FaiRMAIRE (Megopis), 288.
coquereli FammmaRE (Tropidoprion), 56.
corticina ScuoENuERR (Aulacotoma), 43.
costipenne Ware (Mallodon), 30.
costulatus FAIRMAIRE (Tropidoprion), 55,
61.
cowani WarerHouse (Leontiprionus), 66.
crassa FarrMAIRE (Phlyctenosis), 73, 74.
crassiramis Grzmour (Closterus), 207.
eurtipes Quexr. VizL. (Hoplideres), 113,
127.
damoiseaui Quenr. Vizz. (Closterus),
, 195.
danielae Quenr. Vizz. (Phlyctenosis),
T4, 90.
denticollis FammatRe (Closterus), 147,
218.
denticornis Quenr. VizL. (Phlyctenosis),
78, 96.
depressicornis Borrr (Closterus), 150,
179.
Derelophis, 104.
descarpentriesi Quexr. Viuz. (Phlycte-
nosis), 78, 81.
downesi Hope (Mallodon), 30.
dujardini Quenr. Viz. (Leiophysis), 97.
edgerleyi Vinson (Megopis), 239.
Elaptoides, 142, 230.
elongatus Borre (Closterus), 148, 154,
156.
extensiramis Gizmour (Closterus), 151,
210.
fairmairei LameerE (Phlyctenosis), 74,
93.
flabellicornis Servizze (Closterus), 151,
154, 187.
Source : MNHN, Paris
246 INDEX DES NOMS SCIENTIFIQUES
fossides Quenr. Vic. (Closterus), 152,
214.
#frater Quenr. Vi. (Tereticus), 131,
135.
gabonica Tromson (Parandra), 18.
gerrardi Pascor (Closterus), 187.
gibbicollis Quenr. ViLL. (Closterus), 147,
219.
gibbosus Quexr. Vic. (Tropidoprion),
56, 57.
giganteus Que
179.
Glyphosoma, 35, 62.
godeli Lamere (Closterus), 153, 202.
gracilicomnis Warernouse (Phlyctenosis),
T4, 92.
grandidieri Lamwere (Cantharocnemis),
10.
grandidieri Lamserr (Closterus), 151,
158, 211.
grandidieri FammaRe (Hoplideres), 124.
grandidieri Lam£ere (Tropidoprion), 56,
59.
r. Vizz. (Closterus), 149,
Hoplideres, 104, 110.
HOPLIDERINI, 24, 103.
Hoplidosterus, 104, 107.
Hovatoma, 35, 47.
humbloti Lamsere (Trichophysis), 69,
72.
humiliramis Grmour (Closterus), 180.
impressicollis FammaiRe (Hovatoma),
AT, 49.
ieiuna KLvG (Ochroptera), 64.
inermis FatrmaIRe (Hovatoma), 47.
insularis Quexr. Vizz. (Closterus), 149,
170.
intermedius Boprx (Closterus), 193.
intermedius Lameer® (Hoplideres), 118.
isakensis Quenr. Vizz. (Closterus), 152
208.
janus Taomson (Clesotrus), 220.
jejuna FAIRMAIRE (Aulacotoma), 43.
jejuna Kzuc (Ochroptera), 64.
jordani Borrx (Closterus), 148, 154.
kreczmeri Guumour (Closterus), 204.
künckeli LAMEERE (Parelaptus), 282, 288.
lacordairei Lameere (Megopis), 238.
lacta Wareruouse (Phlyctenosis), 73,
77, 78.
laevicollis Pascor (Hoplidosterus), 108.
taevipenne Ware (Mallodon), 30.
lnevipennis Lameere (Hoplideres), 113,
121.
laevipennis Lameere (Hoplideres), 122.
laevis QuENT. Vizz. (Closterus), 151, 215.
laevis FaIRMAIRE (Hovatoma), 47.
lameerei Quenr. Vizz. (Closterus), 149,
145, 177.
laticornis Gizmour (Closterus), 150, 186.
latior Quenr. Viu. (Closterus), 148, 154,
160.
latus Quenr. Viz. (Schizodontus), 223.
layi Borre (Closterus), 193.
Leiophysis, 35, 96.
Leontiprionus, 35, 66.
leyi Borrx (Closterus), 152, 193.
longior La (Closterus), 148, 161.
tongior Lamcere (Closterus), 165.
longiramis Gaman (Closterus), 153, 154,
200.
Macrotoma, 34, 35.
MACROTOMINI, 24, 33.
major WarernousE (Closterus), 187.
Mallodon, 29.
MALLODONTINT, 24, 29.
Megopis, 236.
miles DrJEaN (Mallodon), 30.
mixtus Lamgere (Closterus), 148, 159.
modesta Ware (Megopis), 238.
mutica ServiLe (Megopis), 237, 238.
mutica WATERuOUSE (Phlyctenosis), 78.
neclarus Guzmour (Hoplideres), 115.
Nesopriona, 35, 98.
nitida Gmour (Hovatoma), 49.
nitidior LamgerE (Hoplideres), 114, 119.
obseura WarernousE (Trichophysis), 69.
occidentalis Quenr. Vizz. (Talupes), 227,
228.
Ochroptera, 85, 64.
octangularis Orivier (Platygnathus), 26.
oculatus GamaN (Closterus), 151, 153, 207.
orientalis Quenr. Vizz. (Closterus), 149,
171.
orientalis QuENT. Vic. (Talupes), 227.
Pachypleura, 286.
palmata KENCKEL (Macrotoma), 36.
parallela Lameere (Megopis), 26, 242.
parallelus Lameere (Hoplideres), 114,
118.
parallelus Servizze (Platygnathus), 26.
Parandra, 17, 18.
PARANDRINAE, 14, 17.
Parelaptus, 142, 202.
Source : MNHN, Paris
INDEX DES NOMS
pectinicornis WaArernouSsE (Tereticus),
131, 138.
perfusea QuExr. Vizz. (Aulacotoma), 43,
46.
perplexus Qu:
174.
perrieri FarrmaiRe (Hovatoma), 47, 53.
peyrierasi Quenr. VizL. (Phlyctenosis),
78, 86.
*peyrierasi Quenr. ViLL. (Tereticus), 131,
Fe
pfeifferae Warernouse (Tropidoprion),
56, 58.
Phlyctenosis,
plagiatus QUENT. ViiL.
170.
PLATYGNATHINI, 24,
Platygnathus, 25.
plicicollis FaRMAIRE (Macrotoma), 36,
Vi. (Closterus), 149,
(Closterus), 149,
r. Vizz. (Closterus), 151, 195.
ÆE, 14, 23.
promissiramis GiLmouRr (Closterus),
ji LAMEERE (Phlyctenosis), 74, 91.
mum THOMSON (Mallodon), 30.
pubicollis GiLmour (Hoplidosterus), 108.
pubicollis Fammame (Teretieus), 131,
132.
punctatus @
118, 122.
T; VILL.
(Hoplideres),
ni Quexr. VizL. (Closterus), 148,
reticulatus LAME
robinsoni Qu
74, 94, 95.
Rodriguezius, 35, 100.
rothschildi Borrx (Closterus), 204.
RE (Derelophis), 105.
Vir. (Phlyctenosis),
rothschildi Lamkere (Closterus), 152,
154, 204.
rubra Quexr. Vi. (Phlyctenosis), 73,
83.
rudis FAIRMAIRE
rudis FaimmaiRE (Trichophysis),
rudis FAtRmAIRE (Tropidoprion),
rufulipennis Farnsame (Tereticus), 141.
rugicollis Lammere (Hoplideres), 121.
rugicollis Warernousr (Hoplideres), 114.
rugosus Quexr. Vizz. (Closterus), 150,
186.
(Leontiprionus), 66.
Schizodontus, 142, 223.
semirugosus FamMaIRE (Tereticus), 141.
SCIENTIFIQUES 247
serraticornis Gaman (Closterus), 150, 180.
serraticornis Lameere (Closterus), 183.
sikorai Lameere (Closterus), 152, 197.
simplex Warernouse (Rodriguezius),
101.
simplicicornis Borre (Closterus), 149,
166.
skidmorei Quexr. Viuz. (Closterus), 152,
194.
sodalis Warernouse (Trichophysis), 69.
sogai Quexr. Vi. (Closterus), 152, 199.
Sorocerus, 129.
spinicollis LacorpaIRE (Hoplideres), 114.
spinipennis Servizue (Hoplideres), 113,
114.
spondyloides ServiLLe (Cantharocnemis),
10.
Stenandra, 18, 20.
striolatus QuEnT. Vizz. (Closterus), 151,
153, 216.
subnigricans Gizmour (Anoplotoma), 41.
Talupes, 142, 225.
tenuelimbata NonrriED (Aulacotoma),
48.
TERETICINI, 24, 129.
Tereticus, 129.
Trichophysis, 35, 69.
Tropidoprion, 34, 55.
turlini QuENT. Vizz.
285.
(Parelaptus), 232,
vadoni Quenr. Vic. (Stenandra), 20.
vermicularis LAmEERE (Hoplideres), 118.
vicina Warernouse (Phlyctenosis), 73,
76.
vicinus Quenr. VizL. (Talupes), 227, 280.
viettei Quenr. Vizz. (Closterus), 150,
174.
viettei QUENT. Vir
106.
viettei Quexr. Vizz. (Phlyctenosis), 78,
81.
villosicollis FarrataIRE (Phlyctenosis), 78,
83.
*vinsoni Quenr. Vizz. (Megopis), 237,
242.
viossati QuEnT. Vizz. (Parelaptus), 238,
234.
(Derelophis), 104,
waterhousei Lam&ERE (Phlyctenosis), 86.
watersi Warernouse (Leontiprionus), 66.
wittmeri Quenr. Viz. (Closterus), 150,
154, 1838.
Source : MNHN, Paris
ü } LATE
3 Care,
+
#
LISTE DES LOCALITÉS CITÉES
Dans la liste ci-dessous, le premier nom — en PETITES CAPITALES —
est celui de la localité, le second — en caractères ordinaires — est celui de
la sous-préfecture. La lettre et le chiffre entre parenthèses renvoient
au carré correspondant de la carte.
Toutefois, un certain nombre de localités citées ne figurent pas
sur la carte, soit en raison de l'échelle de celle-ci, qui ne permet pas
la concentration de localités trop voisines, soit parce qu’il s’agit de localités
ou de lieux-dits qu’il n’a pas été possible de situer avec certitude.
ALAHAKATO, forêt (G.8), Tamatave.
ALAOTRA, lac (F.7).
AwBanoA, forêt (E.9-10), Ambatolampy.
AMBALAMANAKANA (E.11), Ambositra.
AMBALARONDRA (G.8), Brickaville.
AMBALAVAO (E.12), Ambalavao.
AMBALIANDRO (D.16), Ambovombe.
AMBANIVOLOTRA (H.5), Maroantsetra.
(D.6), Ambato-Boeni:
AMBATOFINANDRAHANA (E.11), Ambato-
finandrahana.
EITORAHANA (E.11), Ambositra.
(E:9), Tananarive.
AwBarororsy (E.10), Faratsiho.
Amgarorampy (E.9), Ambatolampy.
AMBATOLAONA (F.9), Manjakandriana.
AMBATONDRAZAKA (E.8), Ambatondra-
zaka.
AMBINANINDRANO (F.10), Mahanoro.
Awmoasany (D.16), Amboasary.
Auwmoasany (F.8), Anjozorobe.
Aumoasany (F.8), Moramanga.
AmBoDiG&avo — MoroGAvo (H.5), Maro-
antsetra.
AMBODIMADIRO (F3), Ambanja
AMBODIVOANGY (H.5), Maroantsetra
AMBOnIMAASOA (E.11), Ambohimaha-
soa.
AMBOHIMANGA-DU-S
diana.
AwBommrromBo, forêt (E.11), Ambositra.
ABonrTaNTELY (E.8), Ankazobe.
AMBOHTISITONDRONA (HL.5), Maroantse-
tra.
AMBONDROMAMY (E.6), Ambato-Boeni.
AMBONGO, région (B-C.6-7), Soalala.
Awosrrra (E.11), Ambositra.
AMBOvOMBE (D.16), Ambovombe.
Auwsre, Cap D° (G. 1), Diégo-Suarez.
Awsxe, Montagne (G.2), Diégo-Suarez.
AMPAMAHERANA (G.2), Diégo-Suarez.
AuwpantuY (B.15), Ampanih
AMPASIMENA (F. 3), Ambanja.
D (El), Ifana-
A (E.15), Fort-Dauphin.
NDAVA, presqu'ile (F.3), Am-
banja.
AwprOROA, lac et station forestière (E.6).
AprrameLoKA (F.9), Moramanga.
ANAKAO (A.14), Tuléar.
ANALALAVA, forêt (EL3), Vohemar.
ANALALAVA (F4), Analalava.
ANALAMERANA, forêt (IL2), Diégo-Sua-
rez.
Naravory, forêt (F.8), Anjozorobe.
ALAMAZAOTRA, forêt (G.9), Moraman-
ga.
ANANDRIVOLA (H.6), Maroantsetra.
ANDAra (H4), Andapa.
ANDEvorANTO (G.9), Brickaville.
ANDonaueLo, plateau (D-E.15-16).
ANDOHANAMBATOArO, massif du Tsarata-
nana (G.4), Bealanana.
ANDRAHOMANA (D.16), Amboasary.
ANDRANGOLOAKA (F.9), Moramanga.
ANDRANOrOTSY, fleuve (H.5), Maroant-
OMALAZA (E.8), Ambatondra-
ANDRANOVOLO (H.5), Antalaha.
ANpraxovory, forêt (B.14), Tuléar,
ANDRATAMBE — SANDRAKATSY (G.6), Ma-
nanara.
ANDRIAMENA (E.7), Tsaratanana.
ANDRINGITRA, massif (E.12-13), Am-
balavao.
ANDROKA (B.16), Ampanihy.
ANDRoY, pays, plateau (C-D.15-16).
ANJAHANTELO (D.16), Amboasary.
ANJANAHARIBE (H.4), Andapa.
AxJouaAN, île (B.1-2), Comores.
ANJOZ0ROBE (F.8), Anjozorobe.
ANKALAMILOTRA, rivière (E.7), Maeva-
tanana.
ANKALIRANO (B.15), Ejeda.
NKARA, plateau (D.7), Maevatanana.
ANKARAFANTSIKA, région (D-E.6).
ANKARAHITRA ANKIRIHITRA.
Source : MNHN, Paris
250 LISTE DES LOCALITÉS CITÉES
ANxaramporsy (E.12), Fort-Carnot.
ANKARANA, massif (G.3), Ambilobe.
ANKARATRA, massif (E.9-10).
ANKAsOKA (F.9), Moramanga.
ANKAZOABO (B.13), Ankazoabo.
ANKazOBr (E.8), Ankazobe.
AnximmrRA (D.7), Ambato-Boeni.
ANKorIKA (E.5), Port Bergé-Vaovao.
Axoxrsy (G.4), Bealanana.
ANOROTSANGANA (F.3), Ambanja.
ANosiBE (F.10), Anosibe.
ANTAKOTAKO (H.5), Maroantsetra.
ANTALAHA (H.5), Antalaha.
ANTAMPONA, montagne (G.6), Mananara.
ANTANAMBE (H.6), Mananara.
ANTANANARIVO — T'ANANARIVE (E.9).
ANTANIMORA (C.16), Ambovombe.
Anrarivapy, forêt (E.9), Ankaratra.
ANroxGrr, baie (H.
AnronconivrrsikA (H.5), Maroantsetra.
ANrSanovy (H.4), Sambava.
ANTSALOVA (B.9), Antsalova.
ANTSIANAKA, pays (F.7-8).
AnrsiNey, forêt (B.8), Maintirano.
AxrsiRABe (E.10), Antsirabe.
AnrsiRaBe (G.6), Mandritsara.
ue baie (C-D.5-6).
NA (G.4), Bealanana.
Andapa.
evy (G.4), Ambanja.
sv (B.11), Morondava.
sFOTAKA (E.14), Midongy-du-Sud.
BEKOMANGA (C.6), Soalala.
LALONA (H.4), Sambava.
ELO-SUR-TSIRIBIHNA (B.10). Belo-sur-
Tsiribihina.
BeLona (C.16), Ambovombe.
BEmarivo (E.7), Maevatanana.
Bxrarasy (F.9), Moramanga.
Brraro (E.10), Betafo.
Bxraïao (F8), Anjozorobe.
Benoky (B.14), Betioky.
BersiLro, pays (E.10-11-12).
BrvozauA (D-E.6), Ambato-Boeni.
BEZANOZANO, pays (F-G.8).
Borxt (D.6), Ambato-Boeni
BRICKAVILLE (G.9), Brickaville.
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Car p'Ausne (G.1), Diégo-Suarez.
ComBanr (C.2), Mayotte.
Comores, archipel (A-B-C.1-2).
Diny (F.8), Ambatondrazaka.
Diéco-Suarez (G.2), Diégo-Suarez.
Dyouma-Douexa (A.2), Mohéli.
Evrpa (B.15), Ejeda.
FampanamBo (H.5), Maroantsetra.
FaNANDRANA (G.8), Tamatave.
Fanovana (F.9), Moramanga.
FaRAFANGANA (F.13), Farafangana.
Fararsimo (E.9-10), Faratsiho.
: (G.7), Fénérive.
A (E-12), Fianarantsoa.
FinsreraNa, fleuve (A-B.14).
Frro, forêt (G.8), Tamatave.
Fomsoxt (A2), Mohéli.
Forr-Caror (E.12), Fort-Carnot.
Forr-DaurmiN (E.16), Fort-Dauphin.
FRANÇAIS, montagne des (G.2), Diégo-
Suarez.
GraNDE-ComorE, île (A.1), Comores.
GRANDE-TERRE, région (F.3), Ambanja.
HezLvizze (F.3), Nosy Be.
Hiaraka (H.5), Maroantsetra.
Icont, lac (A.2), Mohéli.
IFANADIANA (E.12), Ifanadiana.
Inosv (D.13), Ihosy.
Ixoxco (E.12), Fort-Carnot.
ImanomB0 (D.15), Ambovombe.
Isaxa, forêt (E.16), Fort-Dauphin.
Isaro, massif (C.13-14), Ihosy.
IrampoLo (B.15), Ampanihy.
TrRmo, massif (D.11), Ambatofinan-
drahana.
Ivororva, station (G.8), Tamatave.
Japa (C.2), Mayotte.
KanGani (A2), Mohéli.
Lakaro (F.9), Moramanga.
La Manpraka (F9), Manjakandriana.
LamBOMAKANDRo, forêt (B.13), Tuléar.
Lavaoxo (C.16), Ambovombe.
Loxozr, forêt (F.3), Nosy Be.
Marvaranana (E.7), Maevatanana.
Mauaso (B.11), Mahabo.
MamaraLy, pays, plateau (A-B.14-15-16).
MamaLEvoNA (H.5), Maroantsetra.
Mauanoro (G.10), Mahanoro.
Mauaswro (E.8), Maevatanana.
MarnriRano (B.8), Maintirano.
MasuxGa (D.5), Majunga.
Maxaxara (F.13), Manakara.
Maxausaro (H.6), Soanierana-Ivongo.
Manamzovo, fleuve (C.15-16).
Maxanara (HL.6) Mananara.
Maxaniary (F.11-12), Mananjary.
Manasoa (B.14), Betioky.
Maxazary (E.9), Miarinarivo.
Mana (E.16), Fort-Dauphin.
Source : MNHN, Paris
LISTE DES LOCALITÉS CITÉES 251
Maxpraka (La) (F.9), Manjakandriana.
ManDnrrsaRA (G.6), Mandritsara.
MANERINERINA (E.8), Ankazobe.
MANGINDRANO (G.4), Bealanana.
Mancoky, fleuve (A-B.12).
MANJAKANDRIANA (F.9), Manjakandria-
na.
MANomPaNa (H.6), Soanierana-[vongo.
ManoanrserrA (H.5), Maroantsetra.
MaROFANDILIA, forêt (B.10), Morondava.
Manosrsy, massif (H.4), Sambäva.
ManomanDia (H.5), Antalaha.
Marovoay (F.9), Moramanga.
Mavorre, île (C.2), Comores.
Mrarinarivo (E.9), Miarinarivo.
Mioxey-pu-Sup (E.14), Midongy-du-
Sud.
Monet, île (A2), Comores.
MONTAGNE D E (G.2), Diégo-Suarez.
MONTAGNE 1 çais (G.2), Diégo-
Suarez.
MORAMANGA (F.9), Moramanga.
MoroGavo — AmBoD1GAvO (H.5), Maro-
antsetra.
Monowsr (A.12), Morombe.
Moronpava (B.11), Morondava.
M'REMANt (B.1-2), Anjouan.
Nosivora (G.8), Ambatondrazaka.
Nosy Br, île (F.3), Nosy Be.
Nosy Berarta, île (F.4), îles Radama.
Nosy MANGA, île (HL.5), Maroantsetra.
Pimner (F.9), Moramanga.
Porr BenGé (E.5), Port Bergé Vaovao.
Rapama, îles (F4).
Ranomarana (G.9), Brickaville.
RANOMArAN« (E.12), Ifanadiana.
Ranoriso (D.16), Fort-Dauphin.
Ranorrrsa — RaNoPISO.
RiGxy, baie (G.2), Diégo-Suarer.
Rocrz (G.9), Brickaville.
SAHArANGANA (H.6), Soanierana-Ivongo.
SanamaDio (HL5), Maroantsetra.
San (G.6), Mananara.
Saivr-AUGusrIN (A.14), Tuléar.
Sawvre-Luce (E.15), Fort-Dauphin.
Sarvre-Marre-Dr-MADAGAsCAR, île
(HT), Sainte-Marie.
SaxamaLoro (F.9), Moramanga.
SAKARAIA (B.13), Tuléar.
Sakaramy (G.2), Diégo-Suarez.
SamBava (HL4), Sambava.
Sanprakarsa (EG), Mananara.
SANDRAKATSY
SanpranGaro, forêt (F.9), Moramanga.
Saroprano, forêt (E.6), Ambato-Boeni.
SERANAMBE (H.6), Mananara.
SoaLaALA (C.6), Soalala.
SoanIERANA (H.7), Soanierana-Ivongo.
SoaviNarivo (HL.6), Mananara.
SURERRIEVILLE — MA
TAMANIIDINA (E.7), Maevatanana.
TAMATAVE (G.8), Tamatave.
TampoLo (H.5), Maroantsetra.
TaNALA, pays, forêt (E.12-13).
TANANARIVE (E.9).
TANARIVO — T'ANANARIVE.
TANTAMALY, col (E.12), Fort-Carnot.
ToLoNGoINA (E.12), Fort-Carnot.
ToxGozory (B.14), Betioky.
TranOROA (C.15), Ambovombe.
TSARAMANDROSO (E.6), Ambato-Boeni.
TSARATANANA, massif (G.3-4).
TSARATANANA (E.7), Tsaratanana.
TsimomBe (C.16), Ambovombe.
TSIMANAMPETSOTSA, lac (A.
tioky.
TSIMELA près Raxoriso (D.16), Fort-
Dauphin.
TsIROANOMANDIDY (D.9), Tsiroanoman-
didy.
Tsivory (D.15), Amboasary.
Turéar (A.14), Tuléar.
Be-
VarNéonrrrA (H.5), Maroantsetra.
Vixany Be (E.16), Fort-Dauphin.
Vonemar (H.3), Vohemar.
VOHILAVA-SUR-FARAONY (EF
kara
VomrExo (F.13), Vohipeno.
VoLoina (H.5), Maroantsetra.
Voxprozo (E.13), Vondrozo.
ZAHAMENA, réserve naturelle III dite
de (F.8), Ambatondrazaka.
Zomsrrsv, réserve spéciale du (B.13),
Sakaraha.
Source : MNHN, Paris
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LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe z00lo-
gique. L’ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune » : P. Vierre, 45 bis, rue de Buffon, 75005 Paris.
En vente à la Librairie René Tnomas
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 29 août 1975
Fascicules publiés
F françals
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.-C. Fraser, 1956 35 F
IT. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae,
par RAPAULIAN, AOC NE PE ET 40 F
III. — Lépidoptères Hesperidae, par P. Vizrre, 1956. . 30 F
IV. — Coléoptères Hire. Lamiinae, par S. Breu-
NING AO 7e OU a et DR ON EME RTE 70 F
V. — Mantodea, par R PAULIAN, 1987 En à 3 30 F
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. BonADONA, 1987 | : 40 F
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Viccrers, 1958. 30 F
VIII. — Lépidoptères Sphingidae, par P. GRivEAUD, 1959. à 50 F
IX. — Arachnides. Con, par le Dr R.-F. LAWRENCE,
IRECRT RS : 30 F
X. — Poissons des eaux ‘douces, par A ARNOULT, 1989. 4 60 F
XI. — Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeina et
Onthophagini, par R. Pauzran; Helictopleurina, par
PARÉEBISNELOGOTES EEE 0 AR 50 F
Source : MNHN, Paris
Fascicules publiés (suite)
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R.-F. LAWRENCE,
XIII.
XIV.
XV.
XVI.
XVII.
XVIII.
XIX.
XX (1).
(2).
ob
XXII.
XXII.
XXIV.
XXV.
XXVI.
XXVII.
XXVIIT.
XXIX.
XXX.
XXXI.
XXXII.
XXXIII.
LOGO RE et D ee da
Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines,
par RUPAULTAN, MOOD RER
Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. Grr-
VEAUD 1061 ne Roue Cm
Aphaniptères, par le Dr Lumarer, 1962. . . . . .
Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. CROSNIER,
AGDE te a de oi
Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. GRIVEAUD,
RE ee D ce a db
Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par
ACROSNIER, 106) NE ERA ee
Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Puaicrpr,
LOGS RE ee Una D CL
Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae
(part) par PVrErrE 1065 er
Id. Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, 1967. .
Octocoralliaires, par A. Tixrer-Durivaurr, 1969
Insectes. Diptères (Culicidae Anophelinae, par
AS GRIEBINR 1066 6 re
Insectes. Psocoptères, par A. Banonner, 1967. . .
Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S.
WALES O0 RE A
Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par
JARSLATER AOG7eE ee Sn
Insectes. Orthoptères Acridoidea (Pyrgomorphidae
et Acrididae), par V. M. Dirsu et M. Descamps, 1968.
Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PAULIAN
ét PA Vienne 1068 ARE ee
Insectes. Hémiptères Reduviidae ({re partie), par
ADVITLDIERS OCDE ENS mA er eee
Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. Krrra-
RORR LOGO PE dE ne
Insectes. Dermaptères, par A. Brinpze, 1969. . .
Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par
CADuriA10/0 RS PE Le
Arachnides. Araignées Archaeidae, par R. LEGEN-
DR EN LOTO RER TE pe ee dou ee
Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Cha-
maeleo, par E.-R. Bry@oo, 1971 . . . . . . .
F français
50 F
100 F
50 F
50 F
50 F
50 F
50 F
35 F
70 F
60 F
TDF
80F
40 F
80 F
50 F
Source : MNHN, Paris
Fascicules publiés (suite)
F français
XXXIV. — Insectes. Lépidoptères D En par Y. de
ë LAronquière, 1972 . . . . 120 F
XXXV. — Oiseaux, par Ph. Mirow, J.-J. “Penter et cs Raw
DRIANASOLO, 1973 . . . . à 180 F
36. — Mammifères. Carnivores, par R *AL»IGN io 1973 à 150 F
37. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par
PMBASILENS EM AO / OMR ER ANR CE 150 F
38: — Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae,
Per MARPAERIT, SLOTA ES RENT SES EC TEE 150 F
39. — see Lépidoptères Agaristidae, Par S. G. Kirra-
KOFF et P. VIETrE, 1974 . .. . . 100 F
40. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et
Prioninae, par R. M. Quenrin et A. Vizirs, 1975. TLS0NE
Imprimerie Nouvelle - 5804-74 Dépôt légal : 3° trimestre 1975
53, quai de la Seine, Paris (19e)
Source : MNHN, Paris