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© FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
46
CRUSTACÉS DÉCAPODES
PÉNÉIDES ARISTEIDAE
(Benthesicyminae, Aristeinae, Solenocerinae)
par
Alain CROSNIER
Océanographe biologiste de l'ORSTOM
Illustrations de Pierre OPIC:
Dessinateur naturaliste de VORSTOM
ORSTOM GNRS
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l'Institut
Recteur de l’Académie de Bordeaux
(alors Directeur adjoint de lIRSM)
Collection honorée d’une subvention de l’Académie des Sciences
(fonds Loutreuil)
Comité de patronage
M. le Dr Rakoro RarsrMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris. —
M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Président de l’Académie
Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université de Tananarive. — M. le
Professeur de Zoologie de l’Université de Tananarive. — M. le Directeur général
du GNRS, Paris. — M. le Directeur général de l'ORSTOM, Paris.
M. le Professeur Dr J. Mizcor, membre de l’Institut, fondateur et ancien
directeur de l'IRSM, Paris. — M. le Professeur R. Hem, membre de l’Institut,
Paris.
MM. les Professeurs J. Dorsr, membre de l’Institut, directeur du Muséum
national, Paris; J.-M. PérÈs, membre de l’Institut, Marseille; A. Gwasaun, Paris;
C. DeLamare Desourrevicze, Paris; P. Leman, Paris; M. Raxoromania,
Tananarive.
Gomité de rédaction : M. R. Pauzran, Président; MM. C. DELAMARE
DeBourrevice, P. Dracn, P. Gnriveaun, A. GRIEBINE, J.-J. Prerrer,
G. RAMANANTSOAVINA, P. RopEREr, P. Vitre (secrétaire).
Les volumes de la «Faune de Madagascar », honorés d’une subvention de
la République Malgache, sont publiés avec le concours financier du Centre National
de la Recherche Scientifique et de l'Office de la Recherche Scientifique et Technique
Outre-Mer.
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
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CRUSTACÉS DÉCAPODES
PÉNÉIDES ARISTEIDAE
(Benthesicyminae, Aristeinae, Solenocerinae)
par
Alain CROSNIER
Océanographe biologiste de l'ORSTOM
Illustrations de Pierre OPIC
Dessinateur naturaliste de VORSTOM
ORSTOM GNRS
e RIS/ Bibliothèque Centrale Muséum
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I. — INTRODUCTION
La pêche crevettière s’est considérablement développée à Madagascar et est devenue
une activité économique importante.
Jusqu'à présent, cette pêche se fait exclusivement aux dépens des stocks littoraux de
Crevettes Pénéides, à des profondeurs comprises entre 5 et 25 m. Tous ces stocks sont main-
tenant connus et une grande partie d’entre eux était, dès 1971, exploitée au maximum.
Le développement, à moyen terme, de la pêche crevettière malgache impliquait donc
dès cette époque, la découverte de nouveaux stocks.
Les prospections faites depuis 1958 par le Centre ORSTOM de Nosy Be ont montré
qu'il n’y avait aucun espoir de développer le chalutage sur le plateau continental malgache
au-delà des profondeurs auxquelles il se pratique actuellement, les fonds étant soit encombrés
de coraux et inchalutables, soit très pauvres. C’est pour ces diverses raisons qu’en 1971, le
Centre ORSTOM de Nosy Be a SE LR uyle prospection de la pente continentale, entre 100
et 1000 m de profondeur.
Cette prospection a comporté :
} — d’une part une reconnaissance bathymétrique et, dans la mesure du possible, sédi-
mentologique de la pente continentale, aucune carte de cette pente n’existant jusqu'alors,
à l'exception de la région s'étendant, sur la côte ouest, de l'estuaire du Mangoky à 2204075.
— d'autre part des essais systématiques de chalutages dans les zones où 1l est apparu
qu'un filet pouvait être trainé (1).
Les recherches se sont étalées sur deux ans et les résultats intéressant la pêche ont été
publiés dès décembre 1973 (2).
Il est vite apparu qu’en dehors de leur aspect pratique, les prospections faites permet-
taient de rassembler un matériel zoologique abondant et d’un intérêt certain car il provenait
d’une zone géographique où peu de récoltes de ce genre avaient été effectuées jusqu'alors.
Les récoltes ainsi obtenues ont, par la suite, été complétées par quelques dragages,
quelques chalutages entre 1 000 et 2 000 m de profondeur, quelques traits verticaux avec un
filet de type Grand Schmidt entre 2 000 m de profondeur et la surface.
C’est au total 143 chalutages qui ont ainsi été effectués, auxquels se sont ajoutées quatre
séries de dragages et deux séries de pêches au Grand Schmidt (3). Toutes ces opérations, dont
la répartition géographique et bathymétrique est présentée sur les figures 1 à 4, ont été faites
par le N.O. Vauban, ancien chalutier de 25 m transformé pour la recherche scientifique et
qui était alors affecté au Centre ORSTOM de Nosy Be.
Outre ces récoltes, nous avons disposé de certaines de celles effectuées par le FAO 60,
navire de recherches appartenant à la FAO et qui à navigué durant trois ans à Madagascar,
dans le cadre d’un projet de développement de la pêche financé par le PNUD.
(1) Le filet utilisé a été un chalut à crevettes de 14 m de corde de dos.
(2) A. Crosnier et J, Jouannic. — Note d’information sur les prospections de la pente continen-
tale malgache effectuées par le N. O. Vauban - Bathymétrie - Sédimentologie - Pêche au chalut. Doc. sci.
Centre ORSTOM Nosy Be, n° 42, 18 p. multigr., 1 fig., 4 pl. h.t., 8 cartes h.t.
(3) La liste détaillée de toutes ces pêches est donnée en fin de volume.
ALAIN CROSNIER
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Fig. 1. — Positions et numéros des stations du Vauban.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 3
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Fig. 2. — Positions et numéros des stations du Vauban.
Source : MNHN, Paris
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Fig. 3. — Positions et numéros des stations du Vauban.
Source : MNHN, Paris
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Positions et numéros des stations du Vauban.
Fig. 4.
Source : MNHN, Paris
6 ALAIN CROSNIER
Le matériel ainsi disponible a été divisé en deux lots après un premier tri. L’un est
demeuré à la Station Océanographique de Nosy Be. L'autre, avec l’accord des autorités mal-
gaches, a été expédié à divers spécialistes, les résultats des études en cours devant être publiés
dans la « Faune de Madagascar ». Personnellement nous nous sommes réservé les crabes et les
crevettes.
Les Crevettes Pénéides nous ont paru devoir être traitées en priorité, étant donné l’inté-
rêt économique de beaucoup d'espèces de ce groupe, étant donné aussi qu’en plus des spécimens
de ce groupe récoltés en eau profonde lors des prospections que nous venons d’exposer, nous
en possédions de nombreux autres pêchés lors de prospections antérieures faites sur le plateau
continental.
Cette étude des Crevettes Pénéides comportera deux volumes. Dans celui qui est pré-
senté ici, le lecteur trouvera les sous-familles des Benthesicyminae, des Aristeinae et des Soleno-
cerinae qui, d’après nos connaissances actuelles, sont représentées à Madagascar respectivement
par 12, 12 et 13 espèces.
Contrairement aux autres auteurs, nous avons scindé en deux la famille des Penaeidae,
regroupant les trois sous-familles citées plus haut dans une famille que nous avons appelée
Aristeidae et ne laissant dans la famille des Penaeidae que les sous-familles des Penaeinae et
des Sicyoninae.
Nous pensons d’ailleurs qu'il ne s’agit vraisemblablement que d’une étape et que, compte
tenu des différences qui séparent les diverses sous-familles classées jusqu'à présent dans la
famille unique des Penaeidae, il faut prévoir que la plupart des sous-familles actuelles, sinon
toutes, devront être élevées au rang de familles.
Si, lorsqu'on étudie les crevettes Pénéides, on est amené à se poser des questions quant
aux familles, on s’en pose encore plus quant aux genres. Certains demandent à être scindés
car ils regroupent actuellement des formes très diverses; c’est le cas, en particulier, des genres
Haliporus et Hymenopenaeus. Par ailleurs il apparaît que la division générique des Aristeinae,
actuellement basée sur la formule branchiale, doit être très sérieusement revue, les résultats
auxquels on a abouti paraissant bien souvent très artificiels. Nous avons été amené, au cours
de ce travail, comme on le verra plus loin, à créer deux nouveaux genres dans cette sous-
famille. Nous ne l'avons fait qu'à contrecœur, estimant que c’est l’ensemble des genres de cette
sous-famille qu’il faudrait revoir avant d’en créer de nouveaux. Cette tâche était malheureu-
sement hors de notre portée, étant donné que nous n'avions à notre disposition qu’une collection
régionale et étant donné aussi que la plus grande partie de notre travail a été rédigé à Mada-
gascar, où une réglementation, toujours en vigueur, soumet tout envoi ou tout renvoi de
spécimens ou de publications scientifiques à l’étranger à l'obtention de visas, obtention parfois
difficile et toujours longue, ce qui, dans la pratique, confine le chercheur dans un grand isolement.
Dans ce travail, notre propos est donc demeuré très modeste; il s’est agi essentiellement
de faire connaître les formes existant à Madagascar et d'apporter ainsi une contribution à la
révision des Crevettes Pénéides qui s'impose tout particulièrement dans l’Indo-Ouest-Pacifique.
Une des principales difficultés à laquelle nous nous sommes heurté, en dehors de celles
que nous venons d'évoquer, est l’existence chez les Crevettes Pénéides, beaucoup plus semble-t-il
que chez les Caridides, d’une variabilité géographique de certains caractères. Ceci pose un pro-
blème d’autant plus ardu que la répartition de beaucoup d’espèces est extrêmement vaste,
couvrant parfois tout l’Indo-Ouest-Pacifique, et qu’il est impossible actuellement de se pro-
curer alors des échantillonnages satisfaisants tant en répartition géographique qu’en nombre
d'individus.
Il est donc pratiquement impossible, d’une part de savoir si les variations observées
d’un lieu à l’autre sont continues ou discontinues, d'autre part d'établir, dans le cas où elles
Source : MNHN, Paris
S
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE
seraient discontinues, leurs limites dans une région donnée. En l’absence de ces renseignements,
on peut être tenté de créer de nombreuses sous-espèces. C’est ce qui peut actuellement être
envisagé pour beaucoup de formes malgaches. Nous ne nous sommes résolu à le faire que rare-
ment, et seulement lorsque nous disposions d’un matériel abondant. Dans tous les autres cas,
en attendant que des études statistiques puissent être effectuées à partir d’un échantillonnage
adéquat, nous nous sommes contenté de bien faire ressortir les différences observées entre les
spécimens de provenances géographiques diverses.
Afin de mener à bien la tâche entreprise, nous avons été conduit :
_— d’une part à réexaminer une partie du matériel recueilli dans l'océan Indien occidental
et ayant déjà fait l’objet de publications (récoltes de la John Murray Expedition et de la
Deutschen Tiefsee Expedition en particulier) afin, soit de vérifier l'exactitude des détermina-
tions lorsque, pour une raison quelconque, elle nous paraissait douteuse, soit de compléter
nos informations sur certains types dont la description n’était pas assez précise;
— d'autre part de comparer beaucoup de nos spécimens, soit à des espèces proches dont
il convenait de préciser les caractères distinctifs, soit à des individus appartenant à la même
espèce mais provenant d’autres zones géographiques (nous avons indiqué plus haut les diffi-
cultés que nous avons eues sur ce dernier point).
Tout ceci a pu être fait grâce à un séjour au Muséum national d'Histoire naturelle à
Paris, à des visites au British Museum (N.H.), au Rijksmuseum van Natuurlijke Historie à
Leyde, au Zoologisch Museum d'Amsterdam et surtout grâce à la grande complaisance des
nombreux chercheurs que nous remercions à la fin de cette introduction et qui n’ont jamais
hésité à répondre à nos demandes de renseignements et d’envois de matériel. Ce n’est fina-
lement qu’avec l'Inde, l'U.R.S.S. et la Nouvelle Zélande que nous avons éprouvé des difficultés
trop souvent insurmontables.
Finalement, si le présent travail porte sur un nombre assez restreint d'espèces récoltées
à Madagascar, 37 en tout, il nous a amené à des développements assez longs étant donné les
difficultés qu'ont présenté plusieurs des identifications que nous avons eues à faire. Deux genres
nouveaux ont été créés, trois espèces et deux sous-espèces nouvelles ont été décrites. La répa:
tition géographique de beaucoup d'espèces est considérablement élargie à la suite de ce travail.
Toutes les espèces trouvées à Madagascar ont fait l'objet d’une étude particulière compre-
nant pour chacune :
__ une bibliographie, la plus complète possible (1), étant entendu que nous l'avons
limitée aux travaux traitant des adultes (?).
__ Ja liste de tout le matériel examiné. Dans ces listes, les récoltes du Vauban ne sont
mentionnées que par le numéro de la station, la liste complète des stations de ce navire, avec
les données sur les conditions de capture, étant insérée à la fin de ce volume. Les dimensions
des spécimens correspondent à la longueur de la carapace (lc) mesurée du fond de l'orbite à
la partie dorsale du bord postérieur de la carapace. Nous préciserons également que, lorsque
dans le texte nous mentionnons la longueur totale (It), celle-ci correspond à la distance sépa-
rant la pointe du rostre de l'extrémité du telson.
__ un résumé des connaissances sur les tailles atteintes par l'espèce et sa distribution
bathymétrique et géographique.
(1) Seuls font exception à cette règle Aristaeomorpha foliacea (Risso) et Aristeus antennalus (Risso)
pour lesquels il n’est donné qu'une bibliographie restreinte.
(2) Nous avons éprouvé des difficultés à respecter l'ordre chronologique pour les publicati
parues au cours d'une même année, ear il ne nous a pas toujours été possible de connaître, pour toutes,
le mois de parution. Il est à peu près certain que des erreurs ont alors été commises.
Source : MNHN, Paris
8 ALAIN CROSNIER
En outre, nous avons fourni, lorsqu'il y avait lieu :
— les données relatives aux types,
— une description,
— des remarques d'ordre systématique, morphologique, écologique, biogéographique
ou autre.
Pour chaque genre, les espèces signalées dans la région malgache (!) ou susceptibles
d’y être trouvées ont été groupées dans une clé dichotomique de détermination. Dans ces el
les caractères et signes typographiques utilisés pour les noms d’espèces sont les suivants :
— les italiques grasses indiquent que l’espèce, dont nous avons alors toujours examiné
des spécimens provenant de la région malgache, est traitée en détail dans les pages qui suivent ;
— les italiques ordinaires indiquent que l’espèce n’a pas encore été trouvée dans la région
malgache mais que nous supposons qu’elle peut s’y trouver.
Pour les espèces de la dernière catégorie, que nous ne traitons pas en détail, nous don-
nons dans des « remarques » situées aussitôt après les clés quelques renseignements à leur sujet
et en particulier leur répartition géographique.
Étant donné l'importance attachée actuellement à la formule branchiale pour la classi-
fication des Crevettes Pénéides, celle-ci a été donnée régulièrement sous forme de tableaux.
Dans ces tableaux, «p » signifie de petite taille, «r » rudimentaire. Il convient toutefois d'attirer
lattention sur le fait que ces précisions n’ont été fournies que lorsqu'elles présentaient un inté-
rêt tout particulier et que des branchies, des épipodites ou des exopodites mentionnés par des
chiffres peuvent également être de petite taille ou rudimentaire.
La représentation des thélycums nous a causé beaucoup de soucis et nous sommes loin,
nous devons l'avouer, d'être réellement satisfait des résultats obtenus. Chaque vue en plan
est accompagnée d’une coupe longitudinale médiane qui doit permettre de mieux comprendre
les reliefs, mais ceci nécessitera un effort certain de la part du lecteur. Nous devons ajouter
que parfois, afin de mieux faire voir certains détails situés à la jonction des segments, nous
avons été amené à représenter les thélycums légèrement étirés (cela a été tout particulièrement
le cas pour les Solenocera), ce qui évidemment modifie un peu leur aspect. Là aussi, il faudra
que le lecteur essaie d’en tenir compte et fasse un effort pour replacer les volumes dans leurs
positions naturelles.
Sur le plan de la Systématique, les principales contributions apportées par notre travail
sont les suivantes :
— l'espèce identifiée à Benthesicymus bartletti Smith par Tirmizr (1960) dans son travail
relatif aux récoltes de la John Murray Expedition, est considérée comme nouvelle et décrite
sous le nom de B. tirmiziae. La présence de B. bartletti dans l’Indo-Ouest-Pacifique est discutée.
— le réexamen des spécimens identifiés à Benthesicymus altus Bate par Bar (1888,
p. 336) montre que seul l’holotype appartient à cette espèce, tous les autres spécimens soit
étant des B. investigatoris Alcock et Anderson, soit appartenant au « brasiliensis complex »
de BURKENROAD.
— un genre nouveau, Parahepomadus, est créé pour accueillir une espèce nouvelle,
P. vaubani.
— une révision des Aristeus de l'océan Indien occidental permet de préciser les carac-
tères distinctifs des cinq espèces présentes : A. virilis (Bate), A. semidentatus Bate, A. alcocki
(1) Par « région malgache », nous entendons la zone maritime entourant non seulement Madagascar
mais également les Comores, l'île Maurice et la Réunion.
Source : MNHN, Paris
GRUSTAGÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 9
Ramadan, A. mabahissae Ramadan et A. antennatus (Risso). L'importance des photophores
pour la diagnose des espèces, au moins dans une même zone géographique, est montrée.
_— une révision des espèces classées jusqu’à présent dans le genre Hemipenaeus amène
à ne conserver dans ce genre que A. carpenteri Wood Mason (dont A. triton Faxon est synonyme)
et H. spinidorsalis Bate. Les autres espèces sont classées dans un genre nouveau, Pseudaristeus.
La validité de P. sibogae (de Man) est confirmée.
— l’examen des Plesiopenaeus de l'océan Indien occidental : P. edivardsianus (Johnson),
P. armatus (Bate), P. coruscans (Wood Mason) et P. nitidus Barnard montre qu'ils peuvent
se répartir en deux groupes et qu'il y aurait peut-être lieu de rétablir, à côté du genre Plesiope-
naeus, le genre Aristaeopsis.
-— l'appartenance au genre Haliporus, tel qu'il est défini actuellement, de //. taproba-
nensis Alcock et Anderson est confirmée. L'hétérogénéité des esp actuellement rattachées
au genre Haliporus est signalée.
__ l'utilité d’un démembrement du genre Hymenopenaeus est mentionnée (1). Le groupe
H. triarthrus (Stebbing) - H. sibogae (de Man) est discuté. Deux sous-espèces nouvelles sont
créées, l'une A. sibogae madagascariensis d'après les récoltes faites à Madagascar, l'autre
H. riarthrus eniroi qui correspond à la forme qu'Ivaxoy et Hassan (1976) ont identifié à
H. triarthrus. Par ailleurs, A. malhaensis (Borradaile) est mis en synonymie avec /1. lucasi
(Bate), la femelle de Æ. halli Bruce est décrite et il est montré que les spécimens de la Siboga
identifiés par pe Max à A. obliquirostris (Bate) appartiennent en fait à l'espèce de Bruce.
Enfin, une espèce nouvelle, H. furici, proche de A. obliquirostris (Bate) et de A. neptunus (Bate),
est décrite.
= Solenocera ramadani Xvanov et Hassan est mise en synonymie avec S. algoensis
Barnard, tandis que S. brevipes Kubo l'est avec S. comata Stebbing.
__ je groupe Solenocera choprai Nataraj - S. koelbeli de Man - S. alticarinata Kubo
est longuement discuté. Les caractères distinctifs de chaque espèce sont précisés; il en est de
même pour le groupe S. pectinulata Kubo - S. pectinata (Bate). Les bibliographies de ces
diverses espèces, souvent très confuses, sont établies dans toute la mesure du possible.
Solenocera rathbuni Ramadan est redécrite en détail d’après l’un des types et des
spécimens malgaches.
__ Solenocera wvaltairensis George et Muthu est redécrite. Le groupe S. waltairensis -
S. bedokensis Hall - $. rathbuni Ramadan - S. gurjanovae Starobogatov - 5. zarenkovi Staro-
bogatoy est passé en revue afin d'essayer de préciser les caractères distinctifs de chaque espèce.
Nous n'avons pas, dans ce volume, consacré de chapitre à l'analyse biogéographique
du groupe étudié. Ceci sera fait dans le second volume.
En conclusion de cette introduction, nous sommes très heureux de pouvoir remercier
tous ceux qui ont contribué à l'élaboration de ce travail.
Nous tenons tout d’abord à exprimer notre reconnaissance au Recteur PAULIAN qui,
président du Comité de Rédaction de la « Faune de Madagascar », a accepté de publier notre
travail et aux Professeurs Vacuox et Forest qui nous ont accueilli dans leur laboratoire au
Muséum national d'Histoire naturelle à Paris, et qui ont ainsi permis de terminer ce travail,
à notre retour de Madagascar, dans les meilleures conditions.
(1) Alors que notre ouvrage était sous presse, ce démembrement a
ganre (1977. — American Solenocerid shrimps of the genera Hymenope
Hadropenaeus new genus and Mesopenaeus new genus. Fish. Bull., 75 (2)
fait par Isabel Per
aeus, Haliporoides, PI
261-346).
Source : MNHN, Paris
10 ALAIN GROSNIER
Nous sommes également reconnaissant à M. Rakorowanra qui, lorqu'il était directeur
de la Recherche Scientifique à Madagascar, s’est efforcé de nous permettre de continuer à tra-
vailler dans des conditions acceptables.
Nous avons beaucoup de gratitude envers L. B. Hocruuis du Rijksmuseum van Natuur-
lijke Historie à Leyde, R. W. IxGLe du British Museum (N.H.), J. H. Srock du Zoologisch
Museum d'Amsterdam qui nous ont reçu avec leur cordialité et leur eflicacité coutumières,
lorsque nous avons été dans leurs établissements pour examiner divers spécimens et qui nous
ont autorisé, avec la plus grande largeur de vue, à emprunter le matériel dont nous avions
besoin.
Nous adressons enfin tous nos remerciements à L. Bcixpuerm du UNDP/FAO Pelagic
Fishery Project en Inde, A. J. Bruce alors de l’East African Marine Fisheries Research Orga-
nization au Kenya, G. B. Gooprarr de l’University Museum of Zoology de Cambridge,
J. Gruser du Naturhistorisches Museum de Vienne, H. E. GruNEer du Zoologisches Museum
de Berlin, K. 1. Hayasui de la Shimonoseki University of Fisheries au Japon, HsrANG-PING Yu
du Taiwan Provincial College of Marine and Oceanic Technology, B. G. Ivanov du VNIRO
à Moscou, B. F. K ÆY du South African Museum, A. V.S. Murry du Central Marine
Fisheries Research Institute d’Ernakulam en Inde, M. Omort de l'Ocean Research Institute
de l'Université de Tokyo, I. Perez Farrante de l’U.S. National Museum, C. SANKARAN KUTTY
de la Marine Biological Station de l’Université de Dar-es-Salam en Tanzani
la Tokyo University of Fisheries, L. TigrenBacuer du Zoologische Sammlung des Bayerischen
Staates de Munich, Torben Wozrr de l'Universitetets Zoologiske Museum de Copenhague,
H. Yaxasnrra du Seikai Regional Fisheries Research Laboratory au Japon.
K. Takai de
Il nous est d'autre part particulièrement agréable d'attirer l'attention sur la contri-
bution essentielle apportée à notre travail par M. Oprc, dessinateur naturaliste de l'ORSTOM.
C’est à son talent qu'est due la totalité des figures qui illustrent notre texte. C’est pour nous
un grand plaisir que de pouvoir le remercier très vivement
Décembre 1976
Mission ORSTOM de Nosy Be (Madagascar)
Laboratoire de Zoologie (Arthropodes)
du Muséum national d'Histoire naturelle
Laboratoire de Carcinologie et
d’Océanographie biologique (E.P.H.E.)
Source : MNHN, Paris
CRUSTACG
S DÉCAPODES ARISTEIDAE 11
11. — LISTE DES ESPÈCES DE L'OCÉAN INDIEN OCCIDENTAL SIGNALÉES
DANS CE TRAVAIL
L aracè
es gras désignent les espèces trouvées à Madagascar et plus particulièrement
étudiées, les italiques ordinaires celles non encore trouvées à Madagascar et pour lesquelles
nous ne donnons que des renseignements succinets. Le nom des espèces figurées est précédé
d'un. astérisque.
Sous-famille des BENTHESICYMINAE
Genre Benthesicymus
* B. tirmiziae n. sp.
* B. investigatoris Alcock et Anderson
B. seymouri Tirmizi
B. allus Bate
Genre Benthonectes
* B. filipes Smith
Genre Bentheogennema
* B. intermedia Bate
+ B. pasithea (de Man)
Genre Gennadas
G. bouvieri Kemp
G. capensis Calman
G. incertus (Balss)
+ G. parvus Bate
G. propinquus Rathbun
G. scutatus Bouv
G. tinayrei Bouvier
G. sordidus Kemp
Ti
G. kempi Stebbing
Sous-famille des ARISTEINAE
Genre Hepomadus
Hepomadus lener Bate
Ge
re Parahepomadus
* P. vaubani
sp. nov.
Genre Aristacomorpha
* A. foliacea (Risso)
A. woodmasoni Calman
Genre Aristeus
* A. virilis (Bat
* A. mabahissae Ramadan
* A. semidentatus Bate
DH
LD
SR
. villosus Alcocl
. antennatus (Risso)
alcocki Ramadan
Genre Hemipenaeus
carpenteri Wood Mason
spinidorsalis Bate
Gi
sibogae (de Man)
crassipes (Wood Mason)
«+ Pseudaristeus
Genre Plesiopenaeus
edwardsianus (Johnson)
armatus (Bate)
coruscans (Wood Mason)
Sous-famille des SOLENOGERINAE
Genre Haliporus
taprobanensis Alcock et Anderson
et Anderson
(E
sibogae madagascariensis subsp. nov.
lucasi (Bate)
halli Bruce
propinquus (de Man)
re Hymenopenaeus
. furici sp. nov.
. equalis (Bate
. fattahi Ramadan
. laevis (Bate)
. ses
. triarthrus (Stebbing)
. triarthrus vniroi subsp. nov.
li Ramadan
jenre Solenocera
choprai Nataraj
pectinulata Kubo
pectinata (Bate)
rathbuni Ramadan
waltairensis George et Muthu
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE
exopodite
podobranchie,
pleurobranchie a C
osselet
urocardiaque
osselet
prépylorique }
osselet plaque
zygocardiaque cardiaque
prosertéma
écaile
épipodite oculaire
13
Fig. 6 a. — Schéma de la base d'un appendice thoracique et des formations annexes (en partie d'après
Hozrus, 1955).
Fig. 6 b. — Coupe schématique de l'estomac montrant les emplacements de la plaque cardiaque et
des osselets urocardiaque, prépylorique et zygocardiaque.
Fig. 6 c. — Œil vu de dessus, prosartema et écaille oculaire.
N.B. — Pour les termes relatifs aux pièces buccales et génitales, le lecteur est prié de, consulter
les figures 21, 35 et 61.
Source : MNHN, Paris
14 ALAIN CROSNIER
III. — ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Famille des ARISTEIDAE
Rostre comprimé latéralement, long ou court, et portant des dents. Antennules avec
2 flagelles, un stylocérite et un prosartéma soit rudimentaire, soit bien développé. Scaphocérite
de grande taille. Palpe mandibulaire à 2 ou 3 segments, bien développé, souvent foliacé. Palpe
(endopodite) des maxillules non segmenté. Maxilles avec un scaphognathite foliacé et 2 endites
bifides. Premiers maxillipèdes avec un endopodite long et segmenté. Deuxièmes maxillipèdes
à articles terminaux non modifiés. Troisièmes maxillipèdes à 7 articles. Trois premières paires
de péréiopodes terminées par des pinces et de longueur légèrement croissante de la première
à la troisième. Quatrième et cinquième paires de péréiopodes parfois grêles, mais toujours
longues et bien développées. Abdomen sans forte courbure. Pleurons du deuxième segment
abdominal ne recouvrant pas ceux du premier. Endopodite des premiers pléopodes transformé
chez le mâle en un organe copulateur, le pétasma. Pas d’appendix interna mais, chez le mâle,
un appendix masculina formé de deux lamelles. Derniers segments thoraciques de la femelle
portant ventralement une spermathèque, le thélycum. Branchies nombreuses et comprenant
6 à 7 pleurobranchies, 12 à 14 arthrobranchies, 1 à 6 podobranchies. Epipodites au nombre
de 6 à 7.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES SOUS-FAMILLES
DE LA FAMILLE DES ARISTEIDAE
LUN 6pine DOSLOPDHATO A RE SOLENOGERINAE (p. 96)
APS ÉD DOSLONtAIrE 2 M 2
2AÉUNE Tépine postantenn ere Re M 3
D Pasidépine pOStAR ENT 4
3. Trois dents rostrales dorsales et postrostrales ..................... ARISTEINAE (p. 46)
— Plus de trois dents rostrales dorsales et postrostrales. .......... SOLENOCERINAE (p. 96)
Flagelle antennulaire supérieur très court et aplati sur la plus grande partie
de sa longueur. Trois dents rostrales dorsales et postrostrales ou plus. ARISTEINAE (p. 46)
— Flagelle antennulaire supérieur très long et filiforme sur la plus grande partie de
sa longueur. Une ou deux dents rostrales dorsales et postrostrales. BENTHESICYMINAE (p. 14)
Sous-famille des BENTHESICYMINAE
Cuticule du corps mince et molle. Rostre très comprimé latéralement, court (ne dépas-
sant pas les yeux). Une ou deux dents rostrales dorsales et postrostrales, très exceptionnel-
lement trois, la troisième étant alors de très petite taille. Pas de dents rostrales ventrales.
Antennules avec deux flagelles, tous deux très longs et filiformes sur presque toute leur lon-
gueur. Prosartéma non développé et dont l'emplacement n’est marqué que par une touffe de
soies. Pas d’écaille oculaire. Sillons cervical et postcervical présents et atteignant le bord dorsal
de la carapace. Une épine branchiostège, parfois une épine hépatique. Pas d’épines postorbi-
taire et postantennaire. Exopodite sur tous les maxillipèdes, mais non sur les péréiopodes.
Abdomen partiellement caréné dorsalement. Telson à extrémité pointue ou tronquée, armé
de 1 à 4 paires d’épines latérales mobiles. Thélycum souvent de type « fermé », la spermathèque
étant alors formée par une invagination située entre les segments XII et XIII. Une pleuro-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 15
branchie sur les segments IX à XIV, une arthrobranchie sur le segment VII et deux sur les
segments VIII à XIII. Une podobranchie sur le segment VIII ainsi, parfois, que sur les segments
IX à XII. Exopodites sur les segments VII à XIII.
REMARQUE. — La diagnose ci-dessus et le tableau ci-après, de même que le tableau
de détermination des sous-familles de la famille des Aristeidae, ont été établis sans tenir compte
du genre Gordonella Tirmizi, placé actuellement parmi les Benthesicyminae, mais dont la
position systématique paraît assez incertaine et devra vraisemblablement être revue. Ce genre,
rappelons-le, a été créé pour accueillir G. polyarthra Tirmizi qui n’est connue que par une seule
femelle en assez mauvais état.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES DE LA SOUS-FAMILLE
Des Benthesicyminae (d’après Tirmrzr, 1960)
1. Une podobranchie sur les segments VIII à XII. Telson avec plus d’une paire
d’épines mobiles latérales ................................................ 2
— Une podobranchie sur le segment VIII uniquement. Telson avec une seule paire
d’épines mobiles latérales ................................... : Gennadas (p. 33)
2. Plusieurs segments abdominaux carénés dorsalement. Extrémité du telson
DOUÉ ee ee a ee CCS LS 3
— Sixième segment abdominal seul caréné dorsalement. Extrémité du telson tron-
AUS ss Ub ho onda on ANS TRES DO NRON ET Ra Bentheogennema (p. 28)
3. Epine hépatique présente ou absente. Dactyle des quatrièmes et cinquièmes
péréiopodes normal (non divisé) .. Benthesicymus (p. 15)
Epine hépatique présente. Dactyle des quatrièmes et cinquièmes péréiopodes
long, grêle et multiarticulé .................................... Benthonectes (p. 24)
Genre BENTHESICYMUS Bate, 1881
Parmi les Benthesicyminae, les espèces du genre Benthesicymus se distinguent par la
présence de podobranchies sur les segments VIII à XII inclus, une arthrobranchie sur le
segment VII plus grande que celle, antérieure, du segment VIII, l'exopodite des premiers
maxillipèdes dont l'extrémité s’amincit soit brusquement soit graduellement et est segmentée,
l'existence d’une carène dorsale sur plusieurs des segments abdominaux dont le sixième, un
telson pointu à son extrémité et portant quatre paires d’épines latérales mobiles.
La répartition des branchies, épipodites et exopodites est la suivante :
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
1 7 1 ny |
pi NUS | 1 1 n 1 1
: 1 2 SN ES NE 2 a =
Podobranchies a A un 1 TTL
Epipodités ........... nl 1 1 1 1 1 1 su
Exopodites ............ 1 1 | 4 |pour|pour|pour|pour|pour
Source : MNHN, Paris
16 ALAIN CROSNIER
Les épipodites sont tous très développés. Les exopodites des maxillipèdes sont de grande
taille, ceux des péréiopodes par contre sont très petits ou même rudimentaires et peuvent alors
passer inaperçus sans un examen très attentif.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Benthesicymus MALGACGHES
1. Bord dorsal du cinquième segment abdominal avec un prolongement spiniforme
long et grêle (fig. 7b) . tirmixziae
— Bord dorsal du cinquième segment abdominal sans prolongement spiniforme.… 2
2. Bord dorsal du cinquième segment abdominal se terminant par une dent. .... investigatoris
— Bord dorsal du cinquième segment abdominal sans dent. 3
3. Bord dorsal du sixième segment abdominal se terminant par une très petite dent.
Partie dorsale du bord postérieur du sixième segment abdominal normale et non
TOCOUT DER LVOrE IG haute MR ARTE RER ARE RTE Rent seymouri
— Bord dorsal du sixième segment abdominal sans dent. Partie dorsale du bord
postérieur du sixième segment abdominal recourbée vers le haut............. altus
REMARQUES. — Les deux dernières espèces mentionnées dans le tableau ci-dessus n’ont
pas encore été récoltées à Madagascar, mais elles risquent de s’y trouver ayant été signalées
dans l'océan Indien occidental.
Benthesicymus seymouri Tirmizi n’est connu que par le type, un mâle capturé au voisi-
nage de Zanzibar, lors d’un chalutage à 1 789 m de profondeur.
Benthesicymus altus Bate n’est connu que de l’Indo-Pacifique. Dans l'océan Indien
occidental, il a été capturé au sud-ouest des îles Maldives par 10 25’ 54" S - 669 34 12’’ E, lors
d’un chalutage à 3385 m de profondeur (Tirmizr, 1960).
On trouvera des dessins de ces deux espèces dans le travail de Tirmizr (1960).
Benthesicymus tirmiziae sp. nov.
(fig. 7 ab, 8 a-b, 11 a)
Benthesicymus pleocanthus Bate, 1888, p. 334 (en partie), ? pl. 57, fig. 2,2 br. (non fig. 48 — B. barlletti
Smith.
? Benthesicymus Bartletti, Alcock, 1901, p. 45.
Benthesicymus bartletti, Tirmizi, 1960, p. 325, fig. 4-13.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 132 : 1 9 33,0 mm.
British Museum (N.H.) :
Challenger, st. 205, 160 42’ N - 1190 22’ E, 1050 brasses, 13-11-1874 : 1 4, 1 9.
John Murray Expedition, st. 155, 4° 31’ 00’ N - 720 42’ 30 E, chalutage, 2 249 m,
5-4-1934 : 2 9 17 et 31 mm.
TypEs. — Notre spécimen a été choisi comme holotype. Les deux femelles, récoltées
par la John Murray Expedition et déposées au British Museum (N.H.), sont les paratypes.
Drscriprtox. — Le rostre, haut et comprimé latéralement, est plus court que les yeux;
il est armé de deux dents dorsales subégales (une rostrale et une postrostrale); en arrière de
5
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 17
2727 gli
it
7) AL
near que
es AL
Fig. 7 a-b. — Benthesicymus tirmisiae sp. nov., © holotype 33,0 mm, Vauban, CH 132 : a, partie
antérieure du corps, vue latérale; b, segments abdominaux 4-6, vue latérale.
Fig. 7 c-d. — Benthesicymus investigatoris Alcock et Anderson, © 25,0 mm, Vauban, CH 65 : c, partie
antérieure du corps, vue latérale; d, segments abdominaux 4-6, vue latérale.
Fig. 7 e. — Benthonectes flipes Smith, Q 14,8 mm, Vauban, CH 102 : e, partie antérieure du corps,
vue latérale.
a et b sont à la même échelle, de même que e et d.
Source : MNHN, Paris
18 ALAIN CROSNIER
ces dents s'aperçoit une très faible encoche correspondant vraisemblablement à une troisième
dent embryonnaire. Le bord inférieur du rostre est lisse. La carène postrostrale, très en relief,
s'étend jusqu’au sillon cervical.
Sur chacune de ses faces latérales, la carapace est armée d’une épine branchiostège dont
la base est nettement en arrière du bord antérieur de la carapace; cette épine se prolonge en
arrière par une forte carène. Le sillon branchial, bien visible et souligné par une faible carène,
s'étend sur toute la longueur de la région branchiale. Le sillon cervical, très bien marqué, s'étend
jusqu'au bord dorsal de la carapace; il en est de même du sillon postcervical mais celui-ci est
beaucoup moins marqué et par ailleurs sa partie antérieure décrit une boucle et rejoint le sillon
cervical vers son milieu. Les sillons orbito-antennaire, hépatique et inférieur sont bien marqués,
la carène gastro-orbitaire n’est que faiblement en relief. L'angle antennaire est arrondi à son
sommet.
L'œil est bien développé. Sa cornée, entièrement pigmentée, est nettement plus large
que l'article distal du pédoneule. Ce dernier porte, sur son bord interne, à égale distance de sa
base et de celle de la cornée, un assez gros tubercule.
Le scaphocérite est long et dépasse le pédoneule antennulaire par un peu plus de la
moitié de sa longueur; il est trois fois plus long que large.
La mandibule gauche est représentée sur la figure 8 a. Les maxillules, maxilles et pre-
miers maxillipèdes sont très voisins de ceux de B. investigatoris représentés sur les figures 9 b-d.
On remarquera que l'exopodite des premiers maxillipèdes se rétrécit régulièrement à son extré-
mité, sans constriction brusque. Les deuxièmes maxillipèdes (fig. 8b) ne présentent pas de
caractères particuliers; leur mérus n’est guère élargi (L/1 — 3,7), leur exopodite est beaucoup
plus long que l'endopodite. Les troisièmes maxillipèdes sont longs, l'extrémité de leur carpe
se situe au niveau de celle du rostre environ; leur dactyle, légèrement recourbé, est subrectan-
gulaire et porte 3 fortes épines sur son bord distal.
Les premiers péréiopodes sont assez forts et plutôt courts; ils ne dépassent pas le niveau
de l'angle antennaire de la carapace et portent une épine mobile subdistale sur le bord inférieur
de leur mérus. Les seconds, plus grèles, s'étendent jusqu’au niveau de la base de la cornée des
yeux. Les troisièmes dépassent le rostre par leur pince et les deux cinquièmes environ de leur
carpe. Les quatrièmes sont très grêles; cassés chez notre spécimen, ils doivent être longs puisque
l'extrémité de leur carpe dépasse le niveau de celle de l'œil. Les cinquièmes manquent chez
notre spécimen. Tous ces péréiopodes possèdent un exopodite très petit et pouvant facilement
passer inaperçu lors d'un examen rapide.
L'abdomen a ses trois derniers segments carénés dorsalement. La carène des quatrième
et cinquième ne s’étend que sur les trois quarts postérieurs du segment; celle du quatrième
n’est que faiblement en relief, celle du cinquième est très marquée et se termine par un pro-
longement spiniforme long et grêle (fig. 7 b). La carène du sixième s'étend sur tout le segment
et est très marquée également, mais elle ne se termine par aucune épine ni dent; elle recoupe
toutefois le bord postérieur du segment suivant un angle droit.
Le telson, beaucoup plus court que les uropodes, se termine par une très petite pointe
et porte quatre paires d’épines latérales mobiles.
Le thélyeum est représenté sur la figure 11 a. 11 peut être considéré comme étant de
type « semi-ouvert ».
«Le pétasma n
st pas connu avec certitude. Il semble qu'il soit identique à celui de
B. barlletti.
Remarques. — Nous avons pu examiner, lors d’une visite au British Museum (N.H.),
les spécimens de la John Murray Expedition identifiés à B. bartletti Smith par Trrurzi. Ils
Source : MNHN, Paris
b. — Benthesicymus tirmisiae sp. nov., © holotype 33,0 mm, Vauban, CH 132 : a, mandibule;
Fig. 8 a:
b, deuxième maxillipède.
Fig. 8 œd. — Benthesicymus investigatoris Alcock et Anderson, 9 20,8 mm, Vauban, CH 65 : e, osselet
prépylorique vu de face et de profil; d, osselet zygocardiaque et plaque cardiaque vus du côté interne.
Source : MNHN, Paris
20 ALAIN CROSNIER
sont bien identiques au nôtre. On notera que la figure 4 de Tirmizr (1960), représentant la
carapace d’un de ces spécimens, n’est pas très exacte : la carène branchiostège y est représentée
trop courte, la boucle que décrit la partie antérieure du sillon postcervical y est incomplète
et le sillon qui est dessiné, à mi-hauteur de la région branchiale, provient d’une pliure acci-
dentelle de la paroi latérale de la carapa Par ailleurs, c’est par erreur que Tinmrzr note
l’absence d’exopodite sur les péréiopodes; ceux-ci, nous l'avons dit, sont présents mais très
petits eb peuvent facilement passer inaperçus.
Benthesicymus tirmiziae est très proche de B. bartletti. Les femelles des deux espèces
se distinguent, au premier coup d'œil, par la position du prolongement spiniforme du cinquième
segment abdominal : chez B. bartletti ce prolongement est implanté vers le milieu du segment,
chez B. tirmiziae à son extrémité postérieure. Le mâle de B. tirmiziae n’est pas connu avec
certitude et ceci pose un problème. En effet B. bartletti a été décrit de l'océan Atlantique, mais
a également été signalé dans l’Indo-Ouest-Pacifique : Azcock (1901, p. 45) a mentionné un
mâle de cette espèce dans le golfe du Bengale, Bare (1888, p. 334, pl. 57, fig. 2), sous le nom de
B. pleocanthus (1), a mentionné deux mâles pêchés par 37049°N - 166047’ W, un mâle et une
femelle récoltés près des Philippines par 160 42° N - 1190 22° E. Ces deux derniers spécimens
présentent une particularité intéressante : le prolongement spiniforme du cinquième segment
abdominal est implanté à l’extrémité postérieure de ce segment chez la femelle, vers le milieu
chez le mâle. BurkenroaD (1936, p. 48), qui a examiné ces spécimens et qui a conclu qu'ils
étaient identifiables à B. bartletti, mentionne que la position de l’épine du cinquième segment
abdominal chez la femelle est due à une blessure (?); or ceci est inexact comme nous avons pu
le constater en examinant cette femelle qui est parfaitement indemne, et identifiable à B. tir-
miziae. Le mâle, capturé en même temps que cette femelle, devrait vraisemblablement appar-
tenir à la même espèce; or il présente un cinquième segment abdominal conforme à celui de
B. bartletti et sa comparaison avec des spécimens atlantiques de l'espèce de Sir n’a pas permis
de relever de caractères l’en distinguant. Il y a done là un problème embarrassant puisque
nous semblons avoir deux espèces dont les femelles se distinguent au premier coup d’œil et dont
les mâles seraient identiques. L'hypothèse que, bien que récoltés en même temps, les deux
spécimens du Challenger appartiennent à deux espèces distinctes. le mâle à B. bartletti, la femelle
à B. tirmiziae, ne peut toutefois être totalement écartée et il faut attendre, à notre avis, des
récoltes complémentaires pour savoir ce qu'il en est exactement. Pour cette raison, il n’est
pas possible actuellement d'identifier avec certitude les mâles cités plus haut, mentionnés
par Azcocx et Bare du golfe du Bengale et du Pacifique Nord.
Taizze. — La femelle récoltée par le Vauban, qui mesure 100 mm de longueur totale
le — 33 mm), est le plus grand spécimen connu de cette espèce.
Répanririon. — Gette espèce est connue avec certitude de la côte nord-ouest de Mada-
gascar, de la région des Maldives et des Philippines. Elle a peut-être été aussi récoltée dans
le golfe de Bengale (ALcocx, 1901) et dans le Pacifique Nord (Barx, 1888).
Elle vit à de grandes profondeurs. Le Vauban l'a pêchée lors d’un chalutage à 1 950-
2150 m. La John Murray Expedition l’a capturée à 2 249 m et le Challenger à 1 920 m. Les spéci-
mens d'ALcock et de Bare ont été trouvés à 1 216-1 410 et 5 577 mètr
(1) Benthesicymus pleocanthus Bate, dont le type provient des Antilles, est synonyme de B. bartlelti
(ef. Bunkennoan, 1936, p. 48).
(2) Bunxexroan The Philippines female, in which, as observed by Bate, the dorsal spine
of the fifth pleonie somite projects from the posterior margin of the tergum, has acquired this anomaly
by injury, as believed by Bate; the portion of its fifth tergum dorsal to the locking joint and posterior
to the base of the spine having been torn away ».
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 21
Benthesicymus investigatoris Alcock et Anderson, 1899
(fig. 7 c-d, 8 c-d, 9, 10)
mus altus Bate, 1888, p. 336 (en partie), non pl. 58, fig. 1 (— B. alius Bate).
Alcock et Anderson, 1899a, p. 282.
igatoris, Alcock et Anderson, 1899b, pl. 41, fig. 2.
Benthesicymus investigatori
Benthesicymus. inves
Benthesicymus investigatoris, Alcock, 1901, p.
gatoris, Rathbun, 1906, p. 906.
investigatori, Borradaile, 1910, p. 258.
Investigatoris, de Man, 1911, pp. 5, 14.
13, pl. 1, fig. 1, 1 ab.
ymus investigatoris, Balss, 1997, p. 247, fig. 1.
esicymus inves
Benthesicymus Investigatoris, de Man
Benthesi
Benthesicymus investigaloris, Burkenroad, 1936, pp. 4
Benthe
(à propos de B. bartletti Smith).
ymus investigaloris, Anderson et Lindner, 195, p. 298.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 65 : 17 9 20,8 à 25,0 mm. — CH 104 : 1 © 16,2 mm. — CH 124 : 1 © 19,8 mm. —
CH 133 : 2 9 19,0 et 21,0 mm; 3 9 21,2 à 25,5 mm. — CH 142 : 1 S 21,5 mm.
Remarques. — Nos spécimens correspondent bien aux descriptions qui ont été publiées.
On notera toutefois que tous ont deux dents rostrales précédées par la trace d’une troisième,
alors que le type a trois dents d’après ALcock (1901, p. 44); mais ceci n’a rien de très anormal,
Burkenroan (1936, p. 52) ayant observé une telle variation chez B. tanneri Faxon. Par ailleurs
nos spécimens ont des premiers péréiopodes dont le mérus est armé, sur son bord inférieur,
d’une épine mobile subdistale.
Le thélyeum figuré par pe Man (1913, pl. 1, fig. 1 a) a le bord postérieur de la plaque
portée par le sternite XIII qui présente une encoche nette en son milieu; chez nos spécimens,
ce bord est soit assez régulièrement convexe (fig. 10 a), soit avec une encoche en son milieu,
mais cette dernière est alors toujours très faible.
Bazss (1927, p. 248) mentionne qu'il n’a pu trouver d’exopodite sur les péréiopodes
de cette espèce. Chez nos spécimens, nous en avons observé mais minuscules, surtout ceux des
cinquièmes péréiopodes. Ces exopodites se décèlent beaucoup plus facilement sur les spéi
frais, car ils sont alors colorés en rouge foncé.
Signalons, enfin, que nous avons pu réexaminer au British Museum (N.H.) l’ensemble
des spécimens que Bar (1888, p. 336) a identifiés à B. altus. Tous ces spécimens, à l'exception
de celui de la station 184 qui est le type de B. altus et ceux des stations 133 et 205 qui appar-
tiennent au « brasiliensis complex » de Burxenroan, sont des B. investigatoris.
Taie. — La plus grande femelle capturée par le Vauban a une longueur totale de
90 mm (le 5,5 mm), ce qui paraît être la taille maximale atteinte par cette espèce.
Réparrrrion. — Cette espèce n’est connue que de l’Indo-Ouest-Pacifique. Elle avait
été signalée jusqu’à présent aux îles Hawaï, en Indonésie, en mer d’Andaman, dans le golfe
de Manrar (entre l'Inde et Ceylan), au banc Saya de Malha (entre les Seychelles et l’île Maurice),
dans le golfe d’Aden et, le long de la côte est de l'Afrique, au large de la Somalie, entre 60 44° N
et 10 407 cette liste, il convient d’ajouter le sud des Philippines (4 33° N - 1270 06'E),
les îles Kermadec et Fidji, le Japon (Barr, 1888, sous le nom de B. altus). À Madagascar, nous
avons capturé cette espèce le long des côtes nord-ouest et ouest, entre 130 02’S et 23035’.
La répartition bathymétique de B. investigatoris, qui est une espèce benthique, est diffi-
cile à fixer avec précision car beaucoup de captures ont été effectuées lors de chalutages dont
Source : MNHN, Paris
Fig. 9. — Benthesicymus investigatoris Alcock et Anderson, © 20,8 mm, Vauban, CH 65 : a, mandibule;
b, maxillule; c, maxille; d, premier maxillipède; e, deuxième maxillipède; f, dactyle du troisième
maxillipède. b et c sont à la même échelle.
Source : MNHN, Paris
que
Fig. 10. — Benthesicymus investigatoris Alcock et Anderson.
a-b, Q 25,0 mm, Vauban, CH 65 : a, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
b, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII.
e-d, 8 21,0 mm, Vauban, CH 133 : e, moitié droite du pétasma, face ventrale; d, coupe longitudinale
médiane des sternites XII, XIII.
Source : MNHN, Paris
24 ALAIN CROSNIER
la profondeur à beaucoup varié durant le trait. Il semble toutefois que l'on puisse admettre
raisonnablement que cette espèce se rencontre entre 600 et 1650 m de profondeur. A Mada-
gascar, nous l'avons récoltée lors de pêches à 740-760, 750-810, 1 075-1 115, 1 250-1 300 et
1 000-1 525 m.
senre BENTHONECTES Smith, 1885
Parmi les Benthesicyminae ce genre, très proche de Benthesicymus, se distingue par la
présence de podobranchies sur les segments VIII à XII inclus, une arthrobranchie sur le
segment VII plus grande que celle, antérieure, du segment VIII, l’exopodite des premiers maxilli-
pèdes dont lextrémité s’amincit par une brusque constriction et est segmentée, l'existence
d’une carènc dorsale sur les cinquième et sixième segments abdominaux, un telson pointu à
son extrémité et portant quatre paires d’épines latérales mobiles, et surtout les dactyles des
quatrièmes et cinquièmes péréiopodes très longs et multiarticulés.
La répartition des branchies, épipodites et exopodites est la suivante :
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
| | |
1 n | I LT LV
Pleurobranchies Res Er 1 1 1 1 1
rthrobranchies | 1 Fra OS 2 | ET |
| Podobranchi 1 1 1 1 p | |pee
Epipodites ler 1 n 1 | EN A
Exopodites .… 1 D p | p | p p
L’arthrobranchie antérieure du segment VIII est de petite taille. La podobranchie du
segment XIT est plus petite que celle du segment XI qui est, elle-même, un peu plus petite
que celle du segment X. Les épipodites sont très développés et foliacés, aucun n’est bifurqué.
Les exopodites des péréiopodes sont de petite taille, mais se voient toutefois sans difficulté.
Remarque. — Ce genre ne renferme qu’une espèce.
Benthonectes filipes Smith, 1885
(fig. 7e, 11b, 12)
Benthesicymnus Barileti ?, A. Milne Edwards, 1883, pl. 42.
Benthonectes filipes Smith, 1885, p. 509.
Benthonectes filipes, Smith, 1887, pp. 692, 698, pl. 18, fig. 1, la; pl. 19, fig. 1, 1 a-b.
907.
Benthonectes filipes, Rathbun, 1906, p
Benthonectes filipes, de Man, 1911, p.
Benthonectes filipes, Bouvier, 1922, p. 8, pl. 1, fig. 1.
Benthonectes, Burkenrcad, 1936, p. 16.
Benthonectes filipes, Arderson et Lindner, 1945, p.
Benthonectes filipes, Tirmiri, 1960, p. 333, fig. 2%4-
Benthonectes filipes, Crosnier et Forest, 1973, p. 278, fig. 92e.
Source : MNHN, Paris
Fig. 11. — Vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes. taie
médiane des mêmes sternites.
a, Benthesicymus tirmiziae sp. nov., ® holotype 33,0 mm, Vauban, CH 132.
b, Benthonectes fiipes Smith, ? 14,8 mm, Vauban, CH 102.
Source : MNHN, Paris
26 ALAIN CROSNIER
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 102 : 1 © 14,8 mm.
nette; elle s'étend
). Le sillon cervical
illon postcervical.
Remarques. — La carène postrostrale de notre spécimen est trè
sur les neuf dixièmes environ de la longueur de la carapace (rostre compris
atteint la base de cette carène mais ne la traverse pas, il en est de même du
Le bord interne du dernier article du pédoneule oculaire porte, un peu au-delà de son milieu, un
tubercule relativement gros. L’endopodite des premiers maxillipèdes est trisegmenté; son
deuxième article (fig. 12 a) est plus massif que celui figuré par Tirurzr (1960, fig. 31); de même
l'extrémité des troisièmes maxillipèdes (fig. 12 b) diffère de la figure de Tinm1z1 (1960, fig. 33),
le propode étant moins élargi et le dactyle moins recourbé; les deux premières différences citées
sont dues à des inexactitudes de dessin, comme nous avons pu nous en assurer en réexaminant
le spécimen figuré par Tinazs; la troisième est liée au sexe, le spécimen représenté par Tinwizt
étant un mâle et le nôtre une femelle.
Nous avons figuré le thélyeum (fig. 11 b). Il s'apparente tout à fait à ceux de Benthe-
sicymus brasiliensis et des espèces voisines.
L’exactitude de notre identification, il faut le souligner, ne peut être considérée comme
absolument certaine. La comparaison de notre spécimen et de deux Benthonectes filipes, récoltés
par le Talisman au large du Maroc (1), a en effet montré que les rostres des spécimens atlan-
tiques sont nettement plus allongés que celui du nôtre (fig. 12 c-e). Il est done possible que
les spécimens indo-ouest-pacifiques d’une part et atlantiques d’autre part appartiennent à deux
espèces distinctes, mais c’est une question à laquelle nous ne pouvons malheureusement répondre
avec le matériel dont nous disposons.
CoLorarion. — La majeure partie de la carapace et la partie antérieure de l'abdomen
sont brun-violet. Ailleurs la coloration se délave, puis devient rouge-orange à l'extrémité des
antennules, antennes, appendices thoraciques, pléopodes et uropodes.
Tarzce. — L'un des spécimens du J'alisman mesure 83 mm de longueur totale
(le — 20,5 mm) et parait être le plus grand connu.
Réparrirron. — Gette espèce n’a été que rarement récoltée. Elle était connue jusq
présent de l'Atlantique occidental (Cap Hatteras) et oriental (Maroc) ainsi que des îles Hawaï,
entre 1 267 et 1 908 m de profondeur (?). A Madagascar, nous l'avons pêchée lors d’un cha-
lutage à 995-1 020 m effectué par 22° 30,3’ S et 42059’ E.
(1) 820 34° N-1920 09 W, 1 590 m : 1 & 16,5 mm (il s'agit du spécimen décrit et figuré par Tinizi
1960).
330 09° N - 110 58° W, 1 900 m : 1 ® 20,5 mm.
(2) Rarueux (1906) mentionne sa capture lors d’une station où le filet a travaillé entre 929 et
1285 m.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 27
Fig. 12. — Benthonectes fiipes Smith.
acc, 9 14,8 mm, Vauban, CH 102 : a, premier maxillipède; b, extrémité du troisième maxillipède; c, rostre.
d, 4 16,5 mm, Talisman, 320 84’ N - 120 09’ W, 1 590 m : rostre.
e, 9 20,5 mm, Talisman, 330 09’ N - 110 58’ W, 1 900 m : rostre.
Source : MNHN, Paris
28 ALAIN CROSNIER
Genre BENTHEOGENNEMA Burkenroad, 1936
Parmi les Benthesicyminae, les espèces du genre Bentheogennema se distinguent par la
présence de podobranchies sur les segments VIIT à XIT inclus, d’une arthrobranchie petite
mais ramifiée sur le segment VII, l’exopodite des premiers maxillipèdes dont l'extrémité n’est
ni fine ni segmentée, l’existence, sur l'abdomen, d’une carène dorsale uniquement sur le sixième
segment, un telson tronqué à son extrémité et portant, dans la majorité des cas, plusieurs paires
d’épines latérales mobiles.
La répartition des branchies, épipodites et exopodites est la suivante :
MAXILLIPÈDES
I OO A MENT Ne ES
Pleurobranchies ........ — — d 1 | dE AL 1 l
Arthrobranchies De EIRE 2 I NF
Podobranchies.……...... nd |D Et 1 1 1 PR DT EE
Epipodites .......... mm 1 n RE TOP
Exopodites ........... lea 1 mi Le FE En =
Les Bentheogennema sont très proches des Gennadas. Le caractère qui permet de les
distinguer le plus aisément est la présence de podobranchies sur les troisièmes maxillipèdes
et les trois premières paires de péréiopodes. La présence de plusieurs paires d’épines sur le
telson (de 2 à 4) est également un bon caractère distinctif mais il n’est pas valable dans tous
les cas, B. pasithea, comme nous le verrons plus loin, ne possédant qu'une seule paire d’épines
comme les Gennadas.
Ces crevettes semblent être exclusivement bathypélagiques. Leur répartition bathymé-
trique est très mal connue, car la plupart des pêches ayant permis leur capture ont été effectuées
avec des filets constamment ouverts et ayant ainsi travaillé durant leur remontée,
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Bentheogennema MALGACHES
— Telson armé de 4 paires d’épines (fig. 13b). Angles antennaire et infra-anten-
naire de la carapace peu marqués (fig. 13 a). intermedia
— Telson armé d’une seule paire d’épines (fig. 13 d). Angles antennaire et infra-
antennaire de la carapace bien marqués (fig. 13 c)........................... pasithea
Source : MNHN, Paris
GRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 29
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Fig. 13. — Région antérieure du corps, vue latérale et telson, vue de dessus.
a-b, Bentheogennema intermedia (Bate), 4 12,5 mm, Vauban, FP 2.
c-d, Bentheogennema pasithea (de Man), & 9,1 mm, Vauban, FP 2.
ef, Gennadas incertus Bate, © 6,8 mm, Vauban, FP 2.
Source : MNHN, Paris
30 ALAIN CROSNIER
Bentheogennema intermedia (Bate, 1888)
(fig. 13 ab, 14 acc)
Gennadas intermedius Bate, 1888, p. 343, pl. 58, fig. 3.
Gennadas parvus Bate, 1888, p. 340 (en partie).
Gennadas intermedius, Prince de Monaco, 1890, p. 1180.
Gennadas parvus, Moreira, 1901, p. 8.
Gennadas sp, Rathbun, 1906, p. 907 (fide Burkenroad, 1936).
Gennadas Alicei Bouvier, 1906b, p. 748.
Gennadas Alicei, Bouvier, 1906e, pp. 9, 10, 11, 13, fig. 5, 10.
Gennadas Alicei, Bouvier, 1908b, p. 30, pl. 1, fig. 2; pl. 6, fig. 1-19.
Gennadas intermedius, Kemp, 1909, p. 723, pl. 78, fig. 7-12; pl. 75, fig. 3.
Gennadas Aliceï, À. Milne Edwards et Bouvier, 1909, p. 191
Gennadas Alicei, de Man, 1911, pp. 5, 15.
Gennadas intermedius, de Man, 1911, pp. 6, 15.
Gennadas sp. Rathbun, de Man, 1911, p. 6.
Gennadas Alicei, Bouvier, 1911, p. 747.
Amalopenaeus alicei, Murray et Hjort, 1912, p. 668.
Gennadas alicei, Lenz et Strunck, 1914, p. 309.
Amalopenaens Alicei, Sund, 1920, p. 29.
Gennadas cei, Bouvier, 1922, p.
Gennadas intermedius, Calman, 1995, p. 7.
4927, p. 249 (en partie).
933, p. 3.
Bentheogennema intermedia, Burkenroad, 1936, p. 56, fig. 50.
Gennadas intermedius,
Gennadas alicei, Miranda,
Bentheogennema intermedia, Anderson et Lindner, 1945, p. 295.
Bentheogennema intermedia, Barnard, 1950, p. 63%, fig. 119 a-b.
Bentheogennema intermedia, Springer et Bullis, 1956, p. 8.
Bentheogennema intermedium, Tirmizi, 1960, p. 338, fig. 36-38.
Gennadas Alicei, Belloe, 1
Bentheogennema intermedia, Zariquiey Alvarez
p. 8.
1968, p. 40, fig. 20 e.
Bentheogennema intermedium, Crosnier et Forest, 1969, p. 548.
Bentheogennema intermedia, Foxton, 1970, p. 971, fig. 6.
media, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 39.
Bentheogennema int
Bentheogennema intermedia, Kensley, 1972, p. 10, fig. 3k.
Bentheogennema intermedia, Abbes et Casanova, 1973, p. 264.
, p. 278, fig. 93 ab
Bentheogennema intermedia, Lagardère, 1973, p. 20, fig. 14-16
Bentheogennema intermedia, Crosnier et Forest, 1972
Bentheogennema intermedia, Burukovsky, 197%, p. 47.
Ma — Vauban:
FP2: 1 juv
mm: 2 & abimé et 12,5 mm; 1 © 9,5 mm. — CH 125: 1 abimée.
Remarques. — Bien que les deux mâles disponibles ne soient pas encore tout à fait
adultes (leurs pétasmas ne sont pas soudés), il ne semble pas que notre identification soit dou-
teuse, tous les caractères observables correspondant bien à ceux décrits pour l’espèce de BaTE.
On notera que, suivant les spécimens, le nombre des épines ptérygostomiennes peut varier
de 0 à 2.
Source : MNHN, Paris
CRUSTAGÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 31
Taie. — Le plus grand spécimen connu paraît être celui mesurant 54 mm, signalé
par Gazman (1925) (1).
Cocorariox. — Rouge violacé.
DisrriBurion. — Gette espèce, certainement bathypélagique, ne semble guère se trouver
à moins de 800 m de profondeur. Il est difficile de connaître la limite inférieure de sa répartition
bathymétrique, des captures ayant été faites durant la remontée des filets, mais il semble
qu'il soit possible de rencontrer cette espèce jusqu’au-delà de 4 000 m (cf. Grosnier et Foresr
1973, p. 279).
Gette Bentheogennema à été fréquemment capturée dans l'Atlantique occidental, des
Bermudes aux côtes du Brésil, ainsi que dans l'Atlantique oriental, depuis 50° N environ jus-
qu'à la région du Cap. Elle est également connue des îles Hawaï (sous le nom de Gennadas
sp. Rathbun 1906, fide BURKENROAD, 1936) et de l'océan Indien. Dans la partie occidentale
de cet océan, elle a été signalée par Ramanan (1938) dans la région de Zanzibar et près des
iles Maldives, et par Bass (1927) au large de la côte es africaine et en mer d'Arabie. Les spéci-
mens mentionnés par ce dernier auteur n’appartiennent cependant pas tous à l’espèce de BarE
(cj. Grosnier et Foresr, 1973, p. 279). Nos récoltes ont été faites sur la côte nord-ouest de
Madagascar, au large de Nosy Be.
Bentheogennema pasithea (de Man, 1907)
(fig. 13 c-d, 14 d)
Gennadas Pasithea de Man, 1907, p. 146.
Gennadas praecox Kemp, 1910, p. 176, pl. 13, fig. 1-4.
Cennadas Pasithea, de Man, 1911, p. 16.
Gennadas Pasithea, de Man, 1913, pl. 1, fig. 2, 2 a-j
Gennadas intermedius, Balss, 1927, p. 249 (en partie, fide Burkenroad cité par Crosnier et Fores
p. 279).
Gennadas pasithaea, Balss, 1927, p. 250.
Bentheogennema pasithea, Burkenroad, 1936, pp. 56, 58 (à propos de B. intermedia).
Bentheogennema pasithea, Anderson et Lindner, 1945, p. 295.
Gennadas caini Tirmizi, 1960, p. 368, fig. 40 g, 48 g, 84.
awa, 1974, p. 20, fig. 12-13.
Bentheogennema pasithea, Burukovsky, 1974, p. 47.
Benthrogennema pasithea, !
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
RP2E#899 nm
Remarques. — Cette espèce se distingue des autres Bentheogennema par son telson
qui, comme celui des Gennadas, ne porte qu'une seule paire d’épines (fig. 13 d). BunkENRoAD
(1936, p. 58) mentionne que px Max a signalé la présence de 3 paires d’épines latérales sur le
telson de cette espèce; il semble qu'il s'agisse d’une erreur de l’auteur américain puisque DE Max
(1911, p. 17) a écrit à ce propos : «the telson.. carries at the posterior extremity two small
movable spinules, it is deeply grooved and, as in Genn. borealis, there is perhaps a small spinule
at the posterior third of the lateral margins ». Kewp (1910, p. 176) indique que le telson est
du même type que celui qu'il a décrit pour G. alcocki, donc avec une seule paire d’épines termi-
nales; c’est également ce que nous observons chez notre spécimen.
(1) Bauss (1927, p. 250) mentionne un spécimen de 65 mm, mais il n'est pas certain que l'identi-
fication de cet auteur soit exacte, comme nous l'indiquons plus loin.
Source : MNHN, Paris
32 ALAIN CROSNIER
Fig. 14 ac. — Bentheogennema intermedia (Bate).
a-b, 9 abimée, Vauban, CH 195 : a, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
b, coupe longitudinale. médiane des sternites XII, XIII, XIV.
e, & abimé, Vauban, FP 2 : moitié droite du pétasma, vue dorsale.
Fig. 14 d. — Bentheogennema pasithea (de Man), & 9,1 mm, Vauban, FP 2 : moitié droite du pétasma,
vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
CRUSTAI DÉCAPODES ARISTEIDAE 33
Aizawa (1974) a mis Gennadas caini, décrit par Trru1z1 (1960) d’après un seul spécimen
femelle récolté en mer d'Arabie, en synonymie avec B. pasithea. Ceci semble parfaitement
justifié et nous avons pu vérifier, au British Museum (N.H.), que le type de G. caini possède
des podobranchies sur les trois premières paires de péréiopodes, et un telson qui n’a qu'une
paire d'épines mobiles.
Tasse. — Le type mâle mesure 41 mm de longueur totale, notre spécimen 33 mm
CoLorarion. — Rouge.
DismnmBurion. — Cette espèce n’a été qu'assez rarement récoltée. Elle était connue
de Formose ainsi que des îles Caroline et Gilbert (Aizawa, 1974), de l'Indonésie (bE Man, 1911),
du sud de l’Inde (Kemp, 1910, sous le nom de G. praecox; BaLss, 1927), de l’est de la Somalie
par 9 07/06" N - 5502706 E (Timmizr, 1960, sous le nom de G. caini) et entre la côte est-
africaine et les Seychelles par 40 45° S - 48058’ E (Bass, 1927, sous le nom de G. intermedius).
Notre récolte a été faite près de Nosy Be, au large de la côte nord-ouest de Madagascar.
Bentheogennema pasithea a été capturée lors de pêches faites entre la surface et au
minimum 600 m de profondeur la nuit, entre la surface et au minimum 1 000 m le jour. La
limite inférieure de la répartition bathymétrique de cette espèce n’est pas connue avec certi-
tude. La John Murray Expedition en a pêché un spécimen lors d’un chalutage à 3 840-3 872 m,
mais il a pu être pris lors de la remontée du filet.
Genre GENNADAS Bate, 1881
Parmi les Benthesicyminae, les espèces du genre Gennadas se distinguent par l’absence
de podobranchies au-delà du segment VIII, la présence sur le segment VIT d’une arthrobran-
chie réduite à un vestige, l’exopodite des premiers maxillipèdes dont l'extrémité n’est ni fine
ni segmentée, l'existence, sur l'abdomen, d’une carène dorsale uniquement sur le sixième segment,
un telson tronqué à son extrémité et portant une seule paire d’épines latérales mobiles.
La répartition des branchies, épipodites et exopodites est la suivante :
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
1 un | 1 noeud Nr
Pleurobranchies ee | A 1 1 1 1 1
Arthrobranchies RE 2 AIRE 2 ue
Podobranchies. 7 1 u
Epipodites nn ET nl ñ 1 Eu
Exopodites n n og =
Onze espèces de Gennadas ont été récoltées jusqu’à présent dans l'océan Indien occi-
dental (1). Sept d’entre elles ont été trouvées au large de Madagascar. Les autres sont G. sordidus
Kemp qui n’a été pêchée que dans l'océan Indien, au nord de l'équateur (golfe d’Aden, mer
(1) Rappelons que G. caini Tirmizi a été mis en synonymie avec Bentheogennema pasithea de Man
di. p. 33).
Source : MNHN, Paris
34 ALAIN GROSNIER
d’Arabie, voisinage de Ceylan), et dans le Pacifique au voisinage de la Galiforni . crassus
Tirmizi qui n’est connue que par la femelle type capturée dans la région de Zanzibar G. gilchrisl
Calman et G. kempi Stebbing qui, connues de la côte ouest de l'Afrique du Sud, n'ont été
récoltées, dans l’océan Indien, que très au sud (à partir de 25° 55’ S pour la première, de 26° 03’ S
pour la seconde). De bons dessins des deux premières espèces citées ont été publiés par Tinm1z1
(1960) et des deux dernières par KewsLe (1971).
De même que les Bentheogennema, les Gennadas semblent être des crevettes bathypé-
Jagiques et pour les mêmes raisons que celles exposées à propos des Bentheogennema, leur répar-
tition bathymétrique est mal connue. Ce sont les pétasmas et les thélyeums qui fournissent
les meilleurs caractères distinctifs et ce d’autant plus que les carapaces, très fragiles, sont
vent abimées. Nous ne donnerons donc pas de clé de détermination pour ce genre, nous conten-
tant de renvoyer le lecteur aux figures publiées ci-après.
Gennadas bouvieri Kemp, 1909
(fig. 15 a, 18 a-b)
Gennadas parvus Bate, 1881, p. 192 (en partie).
Gennadas parvus, Bate, 1888, p. 340 (en partie), pl. 59.
2 Gennadas parvus, Wood Mason et Alcock, 1891a, p. 189 (en partie).
2 Gennadas parvus, Wood Mason et Aleock, 1891b, p. 286 (en partie).
Alcoek, 1901, p. 46 (en partie).
Kemp, 1909, p. 726, pl. 74, fig. 1-4; pl. 75, fig. 6-7.
Gennadas alcocki Kemp, 1910, p. 174 (en partie, & seulement), pl. 13, fig.
Gennadas bouvieri, Kemp, 1910, p. 179.
Gennadas parvus
Gennadas bouvie:
Gennadas elegans, Lenz et Strunck, 1914, p. 310 (en partie, fide Balss, 1927).
Amalopenaeus Aleocki, Balss, 1927, p. 266, fig. 30.
Amalopenaeus Bouvieri, Balss, 1927, p. 267.
Gennadas bouvieri, Burkenroad, 1936, p. 80.
Gennadas bouvieri, Anderson et Lindner, 1945, p. 293.
, p. 8.
Gennadas bouvieri, Tirmizi, 1960, p. 360, fig. 404, 48e, 70-75.
Gennadas bouvieri, Kensley, 1968, p. 302.
Gennadas bouvieri, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 36, fig. 3-2B, 3-20.
ïi, Kensley, 1971, p. 273, fig. 1.
Gennadas bouvieri, Kensley, 1972, pp. 12, 16, fig. äe, Ga.
Gennadas bouvieri, Springer et Bullis, 195
Gennadas bouviel
Gennadas bouvieri, Aizawa, 1974, p. 22, fig. 14.
Non Gennadas aleocki Kemp, 1910, p. 174 (en partie), pl. 13, fig. 8 (— G. propinquus Rathbun).
Non Gennadas alcocki, Kemp, 1913, p. 62, pl. 7, fig. 8 (— G. propinquus Rathbun).
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
EPTEMG 20 FP2 34 99
REMARQUES. — Les spécimens identifiés à G. parous par Bare (1888) appartenant à
6 espèces distinctes (c/. Kemp, 1909, p. 721) dont G. bouvieri, ceux identifiés également à
G. parvus par Azcocx (1901) et dont faisaient partie vraisemblablement ceux mentionnés
par Woop Masox et Arcock (1891 a, 1891 b), renfermant 3 espèces distinctes parmi lesquelles
se trouve également G. bouvieri (cf. KemP, 1910, pp. 173-179) et Kemp (1910, p. 174) ayant
confondu, sous le nom de G. alcocki sp. nov., le mâle de G. bouvieri et la femelle de G. propinquus
Rathbun, on conçoit que la synonymie de l’espèce dont nous traitons ici soit assez embrouillée.
Source : MNHN, Paris
Fig. 15. — Vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes. Coupe longitudinale
médiane des mêmes sternites.
a, Gennadas bouvieri Kemp, © 7,7 mm, Vauban, FP 2.
b, Gennadas incertus (Balss), © 6,5 mm, Vauban, FP 2.
Source : MNHN, Paris
36 ALAIN CROSNIER
Tarzze. — Kemp (1910, p. 174, sous le nom de G. alcocki) mentionne un mâle mesurant
36 mm de longueur totale. C’est également la taille maximale de nos spécimens. Tirmizt (1960,
p. 361) mentionne une femelle dont la carapace (rostre compris) atteindrait 14 mm, ce qui
correspondrait à une longueur totale de plus de 40 mm; en fait il y a eu erreur et ce spécimen
a une carapace mesurant 9 mm et une longueur totale d'environ 30 mm.
COLORATION. — Rouge.
DisrriBurion. — Cette espèce est connue de l’Indo-Ouest-Pacifique (Japon, Philippines,
Indonésie, golfe du Bengale, mer d'Arabie, région des îles Maldives, golfe d’Aden, côte des Soma-
lies, région de Zanzibar et maintenant Madagascar). Dans le sud de l'océan Indien, elle a été
trouvée jusqu'à 360 28’ S (KewsLev, 1971). Elle est également connue de l'Atlantique sud et
de l'Atlantique occidental (Bermudes, Bahamas, golfe du Mexique et mer des Antilles) (1).
Gennadas bouvieri remonte parfois à des profondeurs moyennes puisqu'il a été capturé
avec certitude, lors de traits de filet n’ayant pas excédé 250 m de profondeur (KesLey, 1971;
Atzawa, 1974), mais ceci, semble-t-il, uniquement de nuit; de jour, l'espèce ne se trouverait
pas à moins de 500-600 m.
Gennadas capensis Calman, 1925
(fig. 18c)
Gennadas capensis Calman,
Gennadas capensis, Burl
Gennadas capensis, Anderson et Lindne
Barnard, 1950, p. 630, fig. 118
Gennadas capensis, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 34, fig. 3
Gennadas cape
Gennadas capensis, Kensley, 1971, p. 277, fig. 3.
Gennadas capensis, Kensley, 1972, p. 14, f
5g.
Gennadas capensis, Abbes et Casanova, 1973, p. 268, fig. 5.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
FP2 : 2 @.
TaiLLe. — Cette espèce est relativement grande. Kexszey (1971) mentionne un mâle
dont la carapace mesure 12,5 mm. Le plus grand spécimen pêché par le Vauban a une longueur
totale d'environ 34 mm (le — 10,5 mm).
CoLorarIon. — Rouge.
DisrriBurrox. — Connue de l’Atlantique occidental (Bahamas, golfe du Mexique, mer
des Antilles) et de l'Atlantique oriental (Canaries, Rio de Oro et région du Cap), cette espèce
n’avait été signalée qu’une seule fois dans l'océan Indien par 310 12°S - 28 %'E (I EY,
1971). Sa présence au nord-ouest de Madagascar est donc relativement inattendue.
Ce Gennadas peut remonter à des profondeurs moyennes puisque KensLey (1971) signale
sa capture lors d’une pêche faite à une profondeur n’ayant pas excédé
D m.
(1) BunkexnoaD ayant écrit (1936, p. 81) : « Seven females of G. bouviert have heretofore been
taken in the Eastern Pac and Indian Ocean », les auteurs, depuis 1936, mentionnent la présence de
G. bouvieri dans l'Est-Pacifique. En fait, il s'agit d'une erreur de BurkeNnoAD qui a certainement voulu
écrire « Western Pacific » et non « Eastern Pac », les sept femelles mentionni par cet auteur étant
manifestement les trois récoltées par le Challenger, celle de l’Investigator et les trois de la Valdivia, prove-
nant toutes de l’Indo-Ouest-Pacifique.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 37
Gennadas incertus (Balss, 1927)
(fig. 15 b, 19 a)
Gennadas sp, Kemp, 1913, p. 62, pl 7, fig. 9.
Amalopenaeus incertus Balss, 1927, p. 265, fig. 2-29.
Amalopenaeus Gardineri Balss, 1927, p. 267, fig. 31.
Gennadas incertus, Burkenroad, 1936, p. 66.
Gennadas incertus, Anderson et Lindner, 1945 p. 294.
Gennadas incertus, Tirmizi, 1960, p. 364, fig. 40e, 481, 76-80.
Gennadas incertus, Pearey et Forss, 1966, p. 1137.
s, Kensley, 1971, p. 28%, fig. 7.
s, 4972, pp. 12, 14, fig. Ai, 5j.
Gennadas incertus, Aizawa, 1974, pp. 23, 44, fig. 15, 29.
Gennadas inc
Gennadas incertus, Kensl
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
FP 2 : 23 4; 16 ©.
Remarque. — En 1927, Bazss a décrit le mâle de cette espèce sous le nom d’incertus
et la femelle sous le nom de gardineri.
Tarce. — Nos plus grands spécimens atteignent 28 mm environ de longueur totale.
Tinmrzt (1960) signale des femelles dont la carapace (rostre compris) mesure 10 mm, ce qui
doit correspondre à une longueur totale de 30 mm environ.
GoLonartoN. — Rouge.
DisrrIBUTION. — G. incertus est connu de l’Est-Pacifique au large de l’Oregon (PEARCY
et Forss, 1966), du Nord-Ouest-Pacifique entre l’équateur et 400 N, le Japon et 1750 W environ
(Azzawa, 1974), de l'océan Indien occidental (région de la mer d’Arabie, Seychelles, côtes du
Kenya et de la Tanzanie, Zanzibar, et au sud jusqu'à 360 47’ S), ainsi que de l'Atlantique, au
sud de l'Afrique, entre 230 10°S et 40017°S (Kewsce», 1971). A Madagascar, nous lavons
récolté au large de la côte nord-ouest, près de Nosy Be.
Au Japon, Arzawa (1974) à observé que cette espèce se trouvait entre 400 et 900 m
de profondeur de jour, tandis que de nuit la plupart des individus se concentraient entre 100
et 200 m.
Gennadas parvus Bate, 1881
(fig. 16 a, 19b)
Gennadas parvus Bate, 1881, p. 192 (en partie).
Gennadas parvus, Bate, 1888, p. 30, pl. 59 (en partie).
? Gennadas parvus, Wood Mason et Aleock, 1891b, p. 286 (en partie).
Gennadas parvus, Rathbun, 1906, p. 907, fig. 60.
Gennadas parvus, Kemp, 1909, p. 721, pl. 73, fig. 1
; pl. 75, fig. 1.
Gennadas parvus, Kemp, 1913, p. 60 (en partie), pl. 7, fig. 6 (non fig. 7 — G. tinayrei Bouvier).
Amalopenaeus parvus, Balss, 1927, p. 263, fig. 20-23.
enroad, 1936, p. 6:
on et Lindner, 1945, p. 293.
Gennadas parvus, Tirmizi, 1960, p. 346, fig. 40a, 48a, 49-51.
Gennadas parvus, Burl
Gennadas parvus, Ander
Gennadas parvus, Kensley, 1971, p. 287, fig. 9.
Gennadas parvus, Kensley, 1972, pp. 12, 16, fig. 4g, Gb.
Source : MNHN, Paris
38 ALAIN CROSNIER
Gennadas parus, Aizawa, 197, pp. 23, 4, fig. 16, 30.
Non Gennadas pareus, Wood Mason et Aleock, 1891a, p. 189 (= G. propinquus Rathbun et vraisembla-
blement G. bouvieri Kemp).
Non G
nadas parvus Alec
G. bouvieri Kemp, G:
k, 1901, p. 46 (— vraisemblablement mélange de G. propinquus Rathbun,
sordidus Kemp).
Non Gennadas parvus, Moreira, 1901, p. 8 (— Bentheogennema intermedia Bate).
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
FP2 : 7 à; 10 ©. — CH 136 : 1 4.
Remarques. — A l'exception d’un mâle récolté par 1644 brasses, identifié à G. parvus
par Woo Masox et Azcocx (1891 b) et dont l'identité est incertaine, les spécimens examinés
par Woon Mason et ALcocx (1891 a, 1891 6) font partie de ceux étudiés plus tard par ALCOGK
(1901), dont aueun, semble-t-il, n'était identifiable à G. parous.
Quant au spécimen mentionné par RaruBun en 1906, nous en avons discuté dans les
« Remarques » relatives à G. propinquus.
Taiuue. — Cette espèce ne semble guère dépasser 25 mm de longueur totale. Les plus
grands spécimens capturés par le Vauban mesurent 23 mm.
CoLoraTION. — Rouge.
DisriuBuriox. — G. parous, dont le type a été récolté au sud du Japon (26° 29° N -
1370 57! E), est très commun dans le Nord-Ouest-Pacifique entre l'équateur et 449 N, le Japon
et 1700E environ (Arzawa, 1974); il existe également aux iles Hawaï. C’est toutefois dans
l'océan Indien que la plupart des récoltes ont été faites; elles sont alors nombreuses et se
répartissent du golfe d’Aden et de la mer d'Arabie jusqu’à 440 40° S. Gette espèce à également
été récoltée dans l'Atlantique, au large du cap de Bonne Espérance. À Madagascar, nous l’avons
pêchée au large de la côte nord-ouest, près de Nosy Be.
Kexszey (1971) mentionne la capture de 3 mâles et d’une femelle en surface. D’après
Arzawa (1974), cette espèce se trouve surtout entre 400 et 1 000 m de profondeur de jour et
entre 200 et 600 m de nuit.
Gennadas propinquus Rathbun, 1906
(fig. 16b, 18 d-e)
? Gennadas parvus, Wood Mason et Aleock, 1891a, p. 189 (en partie).
Gennadas parvus, Alcock, 1901, p. 46 (en partie, femelle seulement).
Gennadas propinquus Rathbun, 1906, p. 907, fig. Gla-b.
Gennadas clavicarpus de Man, 1907, p. 1%4 (en partie).
Gennadas alcocki Kemp, 1910, p. 174 (en partie, femelle seulement), pl. 13, fig. 8.
Gennadas seutatus, Kemp, 1910, p. 178, pl. 13, fig. 9-10 (non Bouvier, 1906b, p. 748).
Gennadas clavicarpus, de Man, 1911, p. 19 (en partie).
Gennadas clavicarpus, de Man, 1913, pl. 1, fig. 3, 3 ae; pl. 2, fig. 3h, 3j.
Gennadas scutatus indicus Kemp, 1913, p. 62 (en partie, mâles seulement).
Gennadas alcocki, Kemp, 1913, p. 62, pl. 7, fig. 8.
Gennadas clavicarpus, de Man, 1922, p. 3, pl. 1, fig. 1.
Amalopenaeus seutatus indicus, Balss, 1927, p. 259, fig. 13.
Amalopenaeus clavicarpus, Balss, 1927, p. 267.
? Gennadas clavicarpus, Boone, 1930, p. 129, pl. 45 (en partie, femelles seulement).
Gennadas propinquus, Burkenroad, 1936, pp. 66, 83.
Source : MNHN, Paris
Ç
Fig. 16. — Vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes. Coupe longitudinale
médiane des mêmes sternites.
a, Gennadas parous Bate, ® 6,2 mm, Vauban, FP 2.
b, Gennadas propinquus Rathbun, @ 7,3 mm, Vauban, FP 2.
Source : MNHN, Paris
40 ALAIN CROSNIER
Fig. 17. — Vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes. Coupe longitudinale
médiane des mêmes sternites.
a, Gennadas seutatus Bouvier, Q 4,9 mm, Vauban, FP 2.
b, Gennadas tinayrei Bouvier, 9 4,8 mm, Vauban, FP 2.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 41
Gennadas propinquus, Anderson et Lindner, 1945, p. 295.
Gennadas clavicarpus, Tirmizi, 1960, p. 353, fig. 40e, 48e, 58-66.
Gennadas propinquus, Pearey et Forss, 1966, p. 1137.
Gennadas propinquus, Kensley, 1969, p. 167, fig. 9.
s, 1971, p. 278, fig.
y, 1972, pp. 14, 16, fig. 5a, 61.
zava, 1974, p. 24, fig. 17-19.
Non Gennadas clavicarpus, de Man, 1918, pl. 1, fig. 39, 3g; pl. 2, fig. 3k (— G. seutatus Bouvi
Gennadas elavicarpus, Kensl
Gennadas clavicarpus, Ken
Gennadas propinquus, à
MATÉRIEL — Vauban:
EXAMIN
FP2:13G; 149. — CH 60:: 1. — CH 108 : 1 9.
REMARQUES. — De même que celle de G. bouvieri, la synonymie de cette espèce est assez
confuse. Ceci tient tout d’abord au fait que la description de G. clavicarpus faite par DE Max
a été basée sur des spécimens appartenant, et ce aussi bien les mâles que les femelles, à deux
espèces distinctes (G. propinquus Rathbun et G. seutatus Bouvier). Par la suite, Kewp (1910)
a décrit G. alcocki, espèce que cet auteur considérait comme nouvelle, d’après des mâles qui
étaient en fait des G. bouvieri Kemp et une femelle, identifiée auparavant par ALcocx (1901,
p. 46) à G. parvus Bate (1), qui appartenait à G. propinquus. Dans ce même travail, cet auteur
rattachait par ailleurs à G. seutatus des mâles qui étaient des G. propinquus ; plus tard, en 1913,
s'étant aperçu partiellement de sa méprise, il donnait à ces mâles le nom de G. scutatus indicus.
11 a fallu attendre les travaux de Bazss (1927), puis de BurkEnroan (1936), pour que cette
synonymie compliquée puisse être éclaircie.
D'un autre côté, en 1906, RaruBun (p. 907, fig. 60) a rattaché un Gennadas femelle à
G. parvus, en se basant sur le fait que son thélycum correspondait bien à la description qu’en
avait donnée ALcock (1901, p. 47) pour cette espèce. Or l'identification d’ALcock, on l’a vu,
était erronée et sa description était basée sur un Gennadas propinquus. On pourrait donc pen-
ser que le spécimen de RaruBux appartient à cette dernière espèce, mais le dessin du thélyeum
publié par l’auteur américain (1906, fig. 60) ne correspond que très approximativement à ce
que l’on observe chez G. propinquus et peut avec autant, sinon plus, de vraisemblance repré-
senter le thélycum de l'espèce de BarE. Par ailleurs, RaruBux a décrit G. propinquus dans
ce même travail de 1906, ce qui laisse évidemment supposer que le spécimen que cet auteur
a identifié à G. parvus est bien distinct de G. propinquus
C'est Bunkennoan (1936, p. 83) qui a, le premier, estimé que G. clavicarpus était syno-
yme de G. propinquus. Tinmizt (1960, p. 356) a jugé, au contraire, que l’espèce de RaTHBuN
était distincte de celle de ne Max. KewsLey (1971, p. 288) a également adopté cette position.
Atzawa (1974, p. 24), qui a pu examiner 118 spécimens de G. propinquus, a constaté « a consi-
derable variability » du thélyeum et une variabilité non négligeable du pétasma; il a adopté
en conséquence la conclusion de Bunkenroap. C’est celle que nous avons également retenue
dans ce travail, sans nous dissimuler qu'il serait souhaitable de réexaminer le matériel de
RaruBun, car il est bien difficile de se faire une opinion d’après les dessins assez schématiques
de cet auteur.
Mentionnons enfin que Boowr (1930, p. 129) a signalé G. propinquus (sous le nom de
G. clavicarpus) dans l'Est-Pacifique, au large de Panama. BurkenroaD (1936, p. 83; 1938.
p. 59) a estimé qu'il était nécessaire de revoir le matériel de Booxx avant de se prononcer sur
l'exactitude de son identification. Tmwrzr (1960, p. 353) a conclu, par contre, que les femelles
vues par BooxE étaient correctement identifiées, et que les mâles étaient des G. scutatus. Per-
sonnellement, nous pensons que l'identification des mâles retenue par Tirmizt est correcte,
(1) Cette femelle avait déjà été signalée par Woo Masox et Aucock (18914).
Source : MNHN, Paris
42 ALAIN CROSNIER
Fig. 18. — Moitié droite du pétasma.
a-b, Gennadas bouvieri Kemp, 4 8,5 mm, Vauban, FP 2 : a, face dorsale et détail des crochets; b, partie
distale de la face ventrale.
c, Gennadas capensis Calman, $ 10,5 mm, Vauban, FP 2 : face dorsale.
d-e, Gennadas propinquus Rathbun, & 6,8 mm, Vauban, FP 2 : d, face dorsale et détail des crochets;
e, vue de profil.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 43
le pétasma décrit par BooNE correspondant bien à celui de G. scutatus et cette espèce ayant
été retrouvée dans l’Est-Pacifique par Burkenroan (1938); l'identification à G. propinquus
des femelles de BooxE nous paraît, elle, moins assurée, mais toutefois très vraisemblable puisque
Prancy et Forss (1966) ont trouvé cette espèce au large de l’Oregon.
Taiiue. — Nos spécimens atteignent 29 mm de longueur totale, ce qui correspond à la
taille maximale relevée dans la littérature (Kemp, 1910, p. 178, sous le nom de G. scutatus).
CoLorariox. — Rouge.
DisrriBuriox. — Gette espèce est connue du Pacifique (Oregon, peut-être Panama,
Japon, Hawaï, Indonésie), de l'océan Indien où sa répartition est très large, de la mer d’Arabie,
du golfe d’Aden et de l'Atlantique, au large de l'Afrique du Sud, entre 310 19/8 et 410 40'S
(Kexsuev, 1971).
Kewszey (1971) mentionne les captures d’un mâle et d’une femelle en surface. Arzawa
(1974) a observé la présence de cette espèce entre 500 et 1 200 m de jour; de nuit. il l’a trouvée
à 100 - 200 et 600 - 1 200 m.
Gennadas scutatus Bouvier, 1906
(fig. 17a, 190)
Gennadas parvus, Bate, 1888, p. 340 (en partie).
Gennadas scutatus Bouvier, 1906b, p. 748.
Gennadas scutatus, Bouvier, 19064, pp. 5, 9-12, fig. 8, 18.
Gennadas clavicarpus, de Man, 1907, p. 144 (en par
Gennadas seutatus, Bouvier, 1908b, p. 42, pl. 8, fig. 1-16.
A. Milne Edwards et Bouvier, 1909, p. 193, fig. 10-12.
Gennadas seutatus, Kemp, 1909, p. 727, pl. 75, fig. 2.
cutatus, de Man, 1911, pp. 6, 15.
Gennadas sculatus,
Gennadas
Gennadas clavicarpus, de Man, 1911, p. 19 (en partie).
Gennadas clavicarpus, de Man, 1913, pl. 1, fig. 3f, 3g; pl. 2, fig. 3k.
Gennadas seutatus, Kemp, 1913, p. 61 (en partie, femelle seulement).
Gennadas seutatus, Lenz et Strunck, 1914, pp. 310, 341.
Gennadas scutatus, Calman, 1925, p. 4.
Amalopenaeus seutatus, Balss, 1927, p. 258, fig. 11-12.
Gennadas clavicarpus, Boone, 1930, p. 129 (en partie, mâle seulement).
Gennadas seutatus, Burkenroad, 1936, p. 83, fig. 59.
atus, Burkenroad, 1938, p. 59.
Gennadas
Gennadas scutatus, Anderson et Lindner, 1943, p. 295.
Gennadas scutatus, Barnard, 1950, p. 634, fig. 118 o-p.
wi, 1960, pp. 342, 346, 357, 358, fig. 40e, 48d, 67-69.
Gennadas scutatus, Belloc, 1961, p. 8.
Gennadas scutatus, Tin
Gennadas scutatus, Crosnier et Forest, 1969, p. 549.
Gennadas scutatus, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 39, fig. 3-1A.
Gennadas scutatus, Kensley, 1971, p. 288, fig. 10.
Gennadas scutatus, Kensley, 1972, pp. 12, 16, fig. 4d, 6g.
Gennadas scutatus, Crosnier et Forest, 1973, p. 281, fig. 94a, 95 a-b.
Gennadas scutatus, Aizawa, 1974, p. 26, fig. 20.
Non Gennadas scutatus, Kemp, 1910, p. 178, pl. 13, fig. 910 (— G. propinquus Rathbun)
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
FP1:19.—FP2:19 4,189. —CH102:10.
Source : MNHN, Paris
44 ALAIN CROSNIER
REMARQUES. — BurkenroAD (1936, 1938) et Tiruizr (1960) ont traité en détail des
différences mineures observées sur le thélycum et le pétasma de cette espèce, suivant les pro-
venances géographiques des spécimens.
Taie, — Bien que G. scutatus, d’après la littérature, puisse avoir une longueur totale
approchant 30 mm, il ne dépasse que rarement, semble-t-il, 24 mm et même 22 mm.
COLORATION. — Rouge.
DisrriBurion. — Gette espèce est cosmopolite. Dans l’Atlantique occidental, elle a été
trouvée aux Bahamas, dans le golfe du Mexique, aux Antilles, et entre Terre-Neuve et les
Açores; dans l'Atlantique oriental, elle a été récoltée près du Cap Vert, de l'équateur jusqu'à 350$,
ainsi qu'au large du Cap. Dans l’Indo-Pacifique, elle est connue depuis la côte est d'Afrique
jusqu'a la côte ouest américaine.
Elle a parfois été récoltée en surface.
Gennadas tinayrei Bouvier, 1906
(fig. 17b, 194)
Gennadas Tinayrei Bouvier, 19064, p. 10, fig. 2-4, 14.
1908b, p. 48, pl. 1, fig. 43 pl. 10.
Gennadas Tinayrei, Murray et Hjort, 1912, p. 668.
Gennadas Tinayrei, Bouvi
Gennadas parvus, Kemp, 1913, p. 60 (en partie), pl. 7, fig. 7.
ét Strunek, 1914, p. 313.
Amalopenaeus tinayrei, Sund, 1920, p. 29.
Gennadas Tinayrei, Bouvi 1922, p. 10.
Stephensen, 1923, p. 11.
Amalopenaeus Tinayrei, Balss, 1927, p. 252
Gennadas linayrei, Le
Gennadas Tinayre
fig. 2.
, fig. 56.
Gennadas Tinayrei, Burkenroad, 1936, p.
Gennadas tinayrei, Anderson et Lindner, 1945, p. 293.
Gennadas tinayrei, Tirmizi, 1960, p. 367, fig. 40f, 81-83.
Gennadas tinayrei, Kensley, 1971, p. 290, fig. 12.
Gennadas tinayrei, Kensley, 1972, pp. 12, 14, fig. 4b, 5e.
Gennadas tinayrei, Abbes et Casanova, 1973, p.
Gennadas tinayrei, Aizawa, 1974, p. 27, fig. 21.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
FP2 : 8 d; 2 9. — CH60 : 1 &
Taizce. — D'après Bouvier (1908 6), cette espèce atteindrait 30 mm; il semble qu’elle
dépasse rarement 24 mm. Les spécimens récoltés par le Vauban n’excèdent pas 22 mm.
COLORATION. — Rouge.
Disrrigurion. — Cette espèce est connue de l'Atlantique nord occidental et de l'Atlan-
tique oriental où elle a été récoltée entre 480 N et le tropique du Cancer, aux environs de Sainte-
Hélène et au large de l’Afrique du Sud. Elle est également connue de l'océan Indien, mais n'y
a été que rarement récoltée puisque, jusqu’à présent, seuls Bazss (1927), Tirmrzr (1960) et
KewsLey (1971) l'y avaient signalée, le premier au voisinage des Maldives et des Seychelles,
le second dans la région de Zanzibar et le troisième par 44024’ S - 20016" E. Arzawa (1974)
l’a signalée au Japon et dans la région du Nord-Ouest-Pacifique s'étendant entre l'équateur
et 350 N, le Japon et 1750 E environ.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 45
Fig. 19. — Moitié droite du pétasma
a,
b,
c,
: face dorsale et détail des crochets.
, Gennadas incertus (Balss), & 7,2 mm, Vauban, FP 2.
, Gennadas parous Bate, & 6,0 mm, Vauban, FP 2.
, Gennadas scutatus Bouvier, & 4,7 mm, Vauban, FP 2.
d, Gennadas tinayrei Bouvier, & 5,5 mm, Vauban, FP 2.
Source : MNHN, Paris
46 ALAIN CROSNIER
On a peu de renseignements sur sa distribution bathymétrique. Arzawa (1974) mentionne
la capture, de nuit, d’un spécimen entre 400-600 m de profondeur.
Sous-famille des ARISTEINAE
Rostre comprimé latéralement surtout à sa base, le plus souvent très long, très rarement
court, mais présentant fréquemment un dimorphisme sexuel, le rostre des mâles adultes deve-
nant alors assez court. Presque toujours trois dents rostrales dorsales et postrostrales, toutes
bien développées, exceptionnellement plus. Pas de dents rostrales ventrales. Antennules avec
deux flagelles dont le supérieur est court et aplati sur la presque totalité de sa longueur. Pro-
sartéma toujours très réduit. Pas d’écaille oculaire. Sillons cervical et postcervical parfois bien
marqués sur toute leur longueur et atteignant le bord dorsal de la carapace, parfois presque
totalement absents (visibles seulement à leur base). Pas d’épine postorbitaire, une épine postan-
tennaire que très exceptionnellement, épines antennaire, hépatique et branchiostège présentes
ou absentes. Exopodites présents sur tous les maxillipèdes, absents ou présents sur les péréio-
podes. Abdomen partiellement earéné dorsalement. Telson à extrémité longue et pointue, armé
de 4 paires d’épines mobiles latérales. Thélyeum de type «ouvert », la spermathèque ayant
plus ou moins la forme d’une cuvette. Pétasma dont le lobule ventrolatéral est le plus souvent
sans attache avec le lobule dorsolatéral sur plus de la moitié de sa longueur. Une pleurobranchie
sur les segments IX à XIV, souvent de taille réduite à l'exception de celle du segment XIV,
une arthrobranchie sur le segment VII et deux sur les segments VIII à XI, parfois sur le
segment XII. Epipodite sur les segments VII à XII, parfois sur le segment XIII.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES DE LA SOUS-FAMILLE
risteinae
1 AUneNépine hépatqu ee TR eee ee 2
ds Ce MOULE eo one ee EU ce on One 3
2. Trois dents rostrales dorsales et postrostrales ................. Hepomadus (p. 47)
— Plus de trois dents rostrales dorsales et postrostrales ......... Aristaeomorpha (p. 52)
3. Une épine postantennaire ..-..:-............... Parahepomadus (p. 47)
— Pas d’épine postantennaire ....................... 4
4. Une podobranchie sur le segment XII .................................... 5
— Pas de podobranchie sur le segment XII.................................. 6
5. Un épipodite rudimentaire (réduit à une petite lamelle quadrangulaire) sur
lerscomen EN DIE PE ER ee Loue ee coe Hemipenaeus (p. 74)
— Un épipodite de grande taille sur le segment XIII ............. Plesiopenaeus (p. 85)
6. Sillon cervical presque totalement absent (seule la base en est visible) Aristeus (p. 60)
— Sillon cervical net s'étendant jusqu’au bord dorsal de la carapace.. Pseudaristeus (p. 81)
Remarques. — Les coupures génériques actuelles des Aristeinae sont assez peu satis-
faisantes dans leur ensemble. Elles sont basées en grande partie sur la formule branchiale dont
Bunrkexroan (1936, p. 91) a mis la validité taxonomique en doute, écrivant : «The known
occurence of individual variability in branchial development almost sufficient to obliterate
generic distinctions, in Mepomadus, Aristaeus, and Hemipenaeus, seems to indicate an incer-
tain validity for definitions of the genera of Aristeae based in differences of branchial deve-
lopment, and it is possible that a further reconsolidation of the groups may be found necessary.»
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉGAPODES ARISTEIDAE 47
La connaissance plus précise d’un certain nombre d'espèces que l’on à acquise depuis
que ces lignes ont été écrites par l’auteur américain, les observations que nous avons pu faire
à partir des récoltes effectuées à Madagascar, nous amènent à penser qu'une définition des
genres basée, au départ, sur la formule branchiale, si elle laisse de nombreux problèmes subsister,
comme nous le verrons, demeure valable, et ce d’autant plus qu’on voit mal quel autre caractère
pourrait être utilisé avec autant de résultats et l'espoir d'obtenir une classification pas trop
artificielle.
La formule branchiale ne permettant pas, à elle seule, une classification satisfaisante,
d’autres caractères sont nécessaires. Il est toutefois bien difficile d’en distinguer qui ne semblent
pas trop artificiels et certains de ceux retenus (la présence ou l'absence de telle épine, de telle
carène ou de tel sillon) semblent bien souvent discutables. Les structures du pétasma et du
thélyeum devraient pouvoir fournir de bons caractères; elles présentent malheureusement
une grande homogénéité chez les Aristeinae et, bien que parfois non négligeables, n’apportent
qu'une aide limitée.
Genre HEPOMADUS Bate, 1881
Une seule espèce de ce genre, Hepomadus tener Bate (fig. 19 bis), connue également de
l'Atlantique occidental, a été récoltée dans l’océan Indien. Elle existe vraisemblablement au
large de Madagascar puisqu'elle a été trouvée au voisinage de Zanzibar (Ramanan, 1938, p. 55).
Gette espèce vit à de grandes profondeurs, ce qui explique son absence dans nos récoltos : le
spécimen de Zanzibar a été pêché à 2 930 m, ceux de l'Atlantique occidental entre 765 et 5 400 m.
Fig. 19 bis. — Hepomadus ten ate, 9 36,5 mm, John Murray Exped., st. 120, Zanzibar, 2930 m :
région antérieure du corps, vue latérale.
Parmi les Aristeinae, le genre Hepomadus se distingue par une carapace ayant un sillon
cervical bien marqué et des épines hépatique, antennaire et branchiostège. La répartition des
branchies et des épipodites est la même que chez Parahepomadus (p. 50); par contre des expo-
dites existent non seulement sur les maxillipèdes, mais également sur les péréiopodes.
Genre PARAHEPOMADUS gen. nov.
Corps fort et pubescent. Rostre très allongé chez les femelles et les jeunes mâles, rela-
tivement court chez les mâles adultes, armé de 2 dents dorsales situées près de sa base. Une
dent postrostrale. Carapace avec un sillon cervical dont seule la base est visible, sans sillon
Source : MNHN, Paris
48 ALAIN GROSNIER
postcervical, sans épines hépatique, orbitaire et postorbitaire mais avec des épines antennaire,
postantennaire et branchiostège. Abdomen à segments 4-6 carénés dorsalement, la carène du
quatrième segment ne s'étendant toutefois que sur la moitié postérieure environ du segment.
Telson se terminant en pointe effilée et armé, sur son quart distal, de 4 paires d’épines mobiles
assez longues, Œil à cornée bien développée et dont le pédoncule, aplati dorsoventralement
porte, à la moitié du bord interne de son article distal, un petit tubercule conique. Pas d’écaille
oculaire. Premier segment du pédoncule antennulaire avec un prosartéma réduit à une petite
excroissance arrondie ornée de soies. Flagelle antennulaire supérieur aplati et très court. Fla-
gelle antennulaire inférieur long et filiforme. Palpe des maxillules non segmenté. Exopodites
présents sur les maxillipèdes mais non sur les péréiopodes. Une épine mobile subdistale sur le
mérus des premiers et des seconds péréiopodes. Quatrièmes et cinquièmes péréiopodes peu grêles.
Une pleurobranchie sur les segments IX à XIV, celle du segment XIV très développée, les
autres nettement plus petites (surtout celle du segment IX). Une arthrobranchie plutôt petite
sur le segment VII, deux sur les segments VIII à XIII, très développées sauf celle, antérieure,
du segment VIII qui est très petite. Une podobranchie, toujours bien développée, sur les
segments VIII à XI. Un épipodite non bifurqué sur les segments VII à XIII, celui du seg-
ment XIII étant nettement moins long que ceux qui le précèdent. Pétasma avec un lobule
dorsolatéral à extrémité arrondie et un lobule ventrolatéral qui est sans attache avec le lobule
dorsolatéral sur près du tiers de sa longueur. Thélycum de type « ouvert » avec une grande
plaque lancéolée sur le sternite XIII.
Espèce type : Parahepomadus vaubani nov. sp.
REMARQUES. — Ce genre a été créé avec réticence, compte tenu de l’état actuel de nos
connaissances sur les coupures génériques chez les Aristeinae. Parahepomadus se distingue
essentiellement d'Æepomadus par l'absence d’une épine hépatique, d’un sillon postcervical
et d’exopodite sur les péréiopodes, par la présence d’une épine postantennaire, par un sillon
cervical dont seule la base est visible.
Parahepomadus vaubani nov. sp.
(fig. 20-22)
— Vauban:
CH 102 : 1 S 23,5 mm; 1 © 45,5 mm. — CH 103 : 1 $ 47,5 mm; 1 © 59,0 mm.—
CH 109 : 2 S 33,5 et 53,0 mm; 1 © 70,5 mm. — CH 113 : 1 3 55,0 mm; 3 © 60,0 à 75,5 mm. —
CH 133 : 1 © 59,5 mm.
MATÉRIEL EXAMINÉ
Types. — La femelle dont la carapace mesure 75,5 mm, pêchée lors du chalutage 113,
a été choisie comme holotype. Les autres spécimens sont les paratypes.
DEscripriox. — Le corps est pubescent. Le rostre est très long chez les femelles adultes
et les jeunes; chez les premières, sa longueur est habituellement un peu supérieure à celle de la
carapace; chez les seconds, elle est proportionnellement plus grande, un spécimen mâle dont
la carapace mesure 24 mm ayant un rostre de 42 mm; chez les mâles adultes, le rostre est rela-
tivement court puisque sa longueur est comprise environ 2,7 fois dans celle de la carapace.
Suivant les spécimens, le rostre peut être soit droit et légèrement dressé, soit légèrement recourbé
vers le haut, soit légèrement sinueux (fig. 20 a, c-e); son bord supérieur porte 2 dents rostrales
proches l’une de l’autre et situées vers sa base; la position de ces dents peut varier quelque
peu : le plus souvent la distale se trouve un peu en avant de l’extrémité de l’œil, la basale étant
alors légèrement en arrière de la cornée; mais les 2 dents peuvent être décalées et, chez un spé-
cimen, la dent basale se trouve au niveau de l'extrémité de l'œil. Il n’y à qu’une seule dent
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 49
postrostrale située un peu en arrière de l'orbite, l’espace la séparant de la dent rostrale basale
étant de 1,2 fois à 1,6 fois plus grand que celui séparant les 2 dents rostrales. Le bord inférieur
du rostre est lisse. Vers l'arrière, le rostre se prolonge par une carène bien marquée qui s'étend
sur la moitié environ de la carapace.
Gette dernière a un sillon cervical qui n’est visible qu’à sa base et n’a pas de sillon post-
cervical. Elle est armée de 3 épines : une antennaire minuscule et le plus souvent réduite à un
tubercule, une postantennaire assez forte, une branchiostège forte et implantée sur le bord
antérieur de la carapace. Chacune de ces épines se prolonge en arrière par une carène; celle
de l’épine branchiostège est très longue et atteint la région branchiale sur laquelle elle s’étend
ensuite en diagonale; sur cette région la carène est bordée, le long de son bord supérieur, par
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Fig. 20. — Parahepomadus vaubani sp. nov.
ab, Q holotype 75,5 mm, Vauban, CH 113 : a, région antérieure du corps, vue latérale; b extrémité de
l'abdomen, vue latérale.
e, g paratype 23,5 mm, Vauban, CH 102, région rostrale.
d, 9 paratype 60,0 mm, Vauban, CH 113, région rostre
ef, $ paratype 55,0 mm, Vauban, CH 113 : e, région rostrale; f, appendix masculina droit, vu de de
{rame interne du pléopode enlevée); g, idem, vu du côté interne.
Source : MNHN, Paris
50 ALAIN CROSNIER
un sillon qui, vers l'avant, sur la région hépatique, se sépare d'elle et qui, d'abord parallèle
au bord inférieur de la carapace, remonte ensuite pour passer par la base de l’épine postanten-
naire et aboutir au fond de l'orbite. Une courte carène s’étend par ailleurs sur la région hépa-
tique bordant la base du sillon cervical, une autre court plus ou moins parallèlement au bord
inférieur puis postérieur de la carapace. Un peu en avant de ce dernier, dorsalement, se trouve
un petit tubercule.
L'œil a une cornée très colorée qui est un peu plus large que l’article distal du pédoneule;
celui-ci, aplati dorsoventralement, est orné, au milieu de son bord interne, d’un petit tubercule
conique, bien saillant.
Les antennules n’ont pas de prosartéma développé; seule existe une excroissance arrondie
ornée de soies. Le pédoneule antennulaire s'étend jusqu'aux sept dixièmes du scaphocérite.
Le flagelle supérieur est court (égal aux trois quarts environ de l’article basal du pédoncule
vu de profil): il est aplati et sa face inférieure porte une gouttière ornée de poils courts. Le
flagelle inférieur est très long et filiforme. Le stylocérite couvre les neuf dixièmes de l’article
basal du pédoneule et parfois même plus, son extrémité pouvant atteindre la base de
distale du bord externe du pédoncule.
l'épine
Le seaphocérite est foliacé (L/1 — 1,9); son bord
est située aux cinq èmes de la lame.
erne se termine par une épine qui
Les pièces buccales, des mandibules aux deuxièmes maxillipèdes, sont représentées sur
les figures 21 a-f. L'endopodite des premiers maxillipèdes est divisé en trois articles el l’esquisse
de deux divisions supplémentaires s’y observe. Les troisièmes maxillipèdes s'étendent jus-
qu'aux deux tiers où aux trois quarts du scaphocérite suivant les spécimens; leur exopodite
peut ne pas atteindre tout à fait l'extrémité du mérus ou au contraire la dépasser assez lar-
gement.
Les péréiopodes sont assez forts, y compris les quatrièmes et cinquièmes dont seul le
dactyle est très grêle. Ils sont dépourvus d’épines à l'exception des premiers et des seconds
qui en portent une petite, subdistale et mobile, près du bord inférieur de la face externe de leur
mérus. Les premiers portent, en outre, une touffe de soies raides située près de l'extrémité du
bord inférieur de leur carpe, touffe à laquelle en correspond une autre, moins fournie, près de
la base de la pince. Les troisièmes, quatrièmes et cinquièmes sont sensiblement de même lon-
gueur: les troisièmes, parfois atteignent presque l'extrémité du s
sent pas les deux tiers de cet article.
phocérite, parfois ne dépas-
La répartition des branchies, épipodites et exopodites est la suivante :
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
ll IT III I Il III IV | V
Pleurobranchies .
Arthrobranchies STI 2 2 ES
_ Podobranchies. Real EE | PTE PEER
Epipodites ner 0 I
Exopodites | "#4 | 4 EIRE FE
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 51
Les pleurobranchies des segments IX, X et XIIT ont des longueurs respectivement, voi-
sines du cinquième, du tiers et de la moitié de celle de la pleurobranchie du segment XIV.
L’arthrobranchie du segment VII est assez petite, celle, antérieure, du segment VIII très petite,
les autres sont bien développées. L’épipodite des quatrièmes péréiopodes a une longueur voisine
du quart de celle de l’épipodite des troisièmes.
scaphognathite .
Fig. 21. — Parahepomadus vaubani sp. nov., © paratype 66,5 mm, Vauban, CH 113 : a, mandibule
gauche, face externe; b, idem, détail de l'articulation basale; e, maxillule gauche, face externe; d, maxille
gauche, face externe; e, premier maxillipède gauche, face interne; f, deuxième maxillipède gauche, face
externe; g, osselets urocardiaque et prépylorique vus de dessus; h, osselet prépylorique vu de profil;
i, osselet zygocardiaque et plaque cardiaque vus du eôté interne.
a, e, d, e et f sont à la même échelle, de même que g, h et i.
Source : MNHN, Paris
52 ALAIN CROSNIER
L'abdomen a son quatrième segment caréné, dorsalement, sur un peu plus de sa moitié
postérieure. Les cinquième et sixième segments sont carénés sur toute leur longueur. Toutes
ces carènes se terminent par une épine. Un denticule termine le bord dorsal du troisième segment.
Le sixième segment a une longueur égale à 1,6 - 1,7 fois celle du cinquième (les longueurs des
segments étant prises sur leurs faces latérales, au niveau des condyles); ses bords ventraux
sont armés d’une petite épine distale souvent dentiforme.
Les pléopodes sont très développés, les premiers ont une longueur un peu supérieure
à celle de la carapace.
Le telson est environ 1,5 fois plus long que le sixième segment abdominal; son extrémité,
en forme de longue pointe, se situe un peu en deçà de celle de l’endopodite des uropodes. [lest
armé, sur son quart distal, de 4 paires d’épines latérales, assez longues et mobiles (1). L’exopodite
des uropodes est nettement plus long que l’endopodite; son bord externe est armé d’une épine
subdistale.
Le thélycum, le pétasma et l’appendix maseulina sont représentés sur les figures 20 f-g
et 22.
Tauue. — Cette crevette atteint une très grande taille puisqu’une des femelles dont
nous disposons atteint 30 em (le — 75,5 mm). Les mâles ne semblent guère dépasser 20 cm
(le = 55 mm).
CoLonarion. — Très uniforme, orange.
DisrriBuTION. — Parahepomadus vaubani n’est connu jusqu'à présent que des côtes
nord-ouest et ouest de Madagascar, entre 130 02’S et 22° 30’S. Il a été capturé entre 880 et
1 200 m de profondeur, ainsi que lors d’un chalutage à 1 000-1 525 m.
Remarque. — Cette espèce est dédiée au navire océanographique Vauban, de la Mis-
sion ORSTOM de Nosy Be, avec lequel la presque totalité des récoltes étudiées ici ont été faites.
Genre ARISTAEOMORPHA Wood Mason, 1891
Corps pubescent. Rostre très allongé chez les femelles adultes et les jeunes mâles, court
chez les mâles adultes, orné de plusieurs dents dorsales réparties sur toute sa longueur. Deux
dents postrostrales. Carapace avec un sillon cervical peu marqué et disparaissant bien avant
d'atteindre le bord dorsal de la carapace, un sillon postcervical esquissé, une épine antennaire,
une épine hépatique et une épine branchiostège située sur le bord de la carapace. Abdomen
à segments 3-6 carénés dorsalement, la carène du troisième ne s'étendant toutefois que sur
les deux tiers postérieurs environ du segment. Telson se terminant par une pointe eflilée et
armé, sur ses deux cinquièmes distaux, de 4 paires d’épines mobiles latérales. Œil à cornée
très développée et dont le pédoncule porte sur le bord interne de son article distal, tout près
de la cornée, un très petit tubercule. Pas d’écaille oculaire. Premier segment du pédoncule anten-
nulaire avec un prosartéma réduit à une petite excroissance ornée de soies. Flagelle antennulaire
supérieur aplati sur presque toute sa longueur et court. Flagelle antennulaire inférieur long
et filiforme. Palpe des maxillules non segmenté. Exopodite sur tous les maxillipèdes mais non
sur les péréiopodes. Pas d’épines sur l’ischion et le mérus des péréiopodes. Quatrièmes et cin-
quièmes péréiopodes grêles. Une pleurobranchie sur les segments IX à XIV, celle du segment IX
très petite, celle du segment XIV très développée et à pinnules très ramifiées, les autres assez
longues mais à pinnules très peu ou non ramifiées. Une arthrobranchie très petite sur le seg-
ment VII, deux sur les segments VIII à XIII très développées sauf l’une de celles du seg-
(1) Le telson de l’holotype ne porte que 3 épines sur son bord gauche, mais il s'agit d’une anomalie.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 53
ee)
Fig. 22. — Parahepomadus vaubani sp. nov.
ab, © holotype 75,5 mm, Vauban, CH 113 : a, vue ventrale des sternites XII, XIIL, XIV et bases des
péréiopodes; b, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIIT, XIV.
c4, d paratype 55,0 mm, Vauban, GH 113 : c, coupe longitudinale médiane des sternites KIT, XII XIV;
À moitié droite du pétasma, face dorsale; e, idem, face ventrale; f, idem, extrémité du lobule ventrolatéral,
vue latérale externe.
Source : MNHN, Paris
54
ment VIII qui est très p
à XII. Un épipodite non bifurqué, toujours
Pétasma de même type que celui des Parahep!
d’écu sur le sternite XIII.
ALAIN CROSNIER
etite. Une podobranchie toujours bien développée sur les segments VIIT
de grande taille, sur les segments VIT à XIIT
omadus. Thélycum avec une plaque en forme
Tamsæau d. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Aristaomorpha
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
|
il IT IT IT III IV V
Pleurobranchies ....... ne p î 1 1 1
Arthrobranchies ........ p |p+il 2 2 2 2 —
| Podobranchies.…...... = | à 1 1 1 | =
Epipodites ñ 1 1 1 1 1 | _
Exopodites ............ 1 1 1 | |
Remarques. — Comme nous le mentionnons dans les pages qui suivent, ce genre ne
parait renfermer actuellement que deux espèces :
qui se distinguent essentiellement par les proportions dl
A. joliacea (Risso) et À. woodmasoni Galman
e leur région ptérygostomienne dont
le rapport longueur/hauteur est compris entre 3,6 et 4,0 pour la première, entre 2,2 et 2,4 pour
la seconde. Jusqu'à présent, seule A. foliacea à été trouvée à Madagascar.
Biblio,
Penaeus
Penaeus
Penaeus
Penaeus
Penaeus
Penaeus
Aristeus
Penaeus
Ariste
Aristei
Penaeopsis foliaceus, Ortmann, 1890, p.
Aristaeomorpha foliacea (Risso, 1827)
(fig. 23, 2)
raphie partielle :
foliaceus Risso, 1827, p. 69, pl. 2, fig. 6
joliaceus, Miers, 1878, p. 307.
wwards, 1837, p. 418.
Foliaceus, Hope, 1851, p. 19.
foliaceus, Heller, 1863, p. 297.
foliaceus, Grube, 1864, p. 62.
rostridentatus Bate, 1881, p. 189.
foliaceus, Carus, 1885, p. 471.
? foliaceus, Smith, 1886, p. 188.
rostridentatus, Bate, 1888, p. 317, pl. 51.
foliaceus, H. Milne
Aristacomorpha Giglioliana Wood Mason, 1892, pl. 2, fig. 2.
Plesiopenaeus foliaceus, Faxon, 1895, p. 199.
Plesiopenaeus gigliolianus, Faxon, 1895, p. 199.
Aristaeomorpha mediterranea Adensamer, 1898, p. 6:
Aristacomorpha foliacea, Senna, 1903, p. 269, pl. 6, fig. 6-7; pl. 8, fig. 1-6; pl. 9, fig. 1-2.
Aristeomorpha pholiacea, Magri, 1904, p. 6.
Aristacomorpha foliacea, Bouvier, 1905, p. 983.
Source : MNHN, Paris
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Fig. 23. — Aristacomorpha foliacea (Risso)
a, 2 63,0 mm, Vauban, CH 22 : partie antérieure du corps, vue latérale.
b, © 49,0 mm, ibidem : région rostrale.
e-d, 8 42,5 mm, ibidem : e, région rostrale; d, appendix masculina vu de derrière (rame interne du
pléopode enlevée).
ef, 2 54,0 mm, Vauban, CH 143 : e, disposition des photophores sur la face ventrale du corps; f, disposition
des photophores sur le scaphocérite.
Source : MNHN, Paris
56 ALAIN CROSNIER
Aristacomorpha foliacea, Bouvier, 1908b, p. 53, pl. 3, fig. 1: pl. 11, fig. 1-5.
, 1911, p. 21.
ewell, 1912, p. 18. pl.
Aristaeomorpha rostridentatus, Stebbing, 191%, p. 24.
Aristeomorpha foliacea, Mag
Aristacomorpha joliacea, Kemp et
Aristacomorpha joliacea, Pesta, 1915, p. 101.
Aristacomorpha rostridentata, Parisi, 1919, p.
und, 1920, p. 31.
en, 1923, p. 15, fig. 6.
Aristacomorpha foliacea,
Aristacomorpha foliacea, Stephen
Aristavomorpha rostridentala, Balss, 1924, p. 4%.
Aristacomorpha rostridentata, Balss, 1995, p. 221, fig. 1-2.
Aristacomorpha foliacea, Calman, 1995, p. 7.
Aristacomorpha foliacea, Sehmitt, 1926, p. 313, pl. 57, fig. 1-3.
1998, p. 12, fig. 2.
omorpha foliacea, Brian, 1931, pp. 1-6.
Aristeomorpha foliacea, Boutan et Argilas
isteus japonicus Yokoya, 1933, p. 3, fig. 1.
, 1933a, p. 4.
, 1933b, p. 1.
Aristacomorpha foliacea, Burkenroad, 1936, p. 8
Aristcomorpha foliacea, Miranda Riv
Aristeomorpha foliacea, Miranda Rive
Aristacomorpha foliacea, Ramadan, 1938, p. 53, fig. 5b.
Aristeomorpha foliacea, Heldt, 1939, pp. 349-358, fig. 11, 1, IIM, IVB, VA, VI
fig. 1.
g. 2.
nderson et Lindner, 1945, p. 301.
Aristacomorpha foliacea, Zariquiey Alvarez, 1946, p. 51, fig. 48-49.
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et G, 78F, 87-89.
Aristeomorpha foliacea, Dieuzeide, 1950, p. 35.
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Aristeomorpha foliacea, Brian, 1942, p. 35, pl
Aristcomorpha foliacea, Rioja, 194%, pp. 416, 419,
Aristacomorpha foliacea,
Aristeomorpha foliacea, Dieu:
istacomorpha foliacea, Gottlieb, 1
, pe 9 pl 1.
Aristeomorpha foliacea, Zariquiey Alvarez, 1956, p. 406.
ide et Roland, 1957, pp. 14, 18.
Aristeomorpha foliacea, Dieuzeide et Roland, 1958, p. 18.
Aristacomorpha foliacea, Holihuis et Goutlieb, 1958, pp. 15, 111.
Aristeomorpha foliacea, Heldt, 1
Aristeomorpha foliacea, Die
Aristaeomorpha foliacea, Richardson et Yaldwyn, 1958, p. 25,
Aristeomorpha foliacea, Karlovae, 1959, p. 301.
Aristeomorpha foliacea, Kubo, 1960, p. 113, pl.
Ari
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Aristeomorpha foliacea, Maurin, 1962, pp. 172, 180, 184, 187-190, 193, 197, 200, 201, 205, 206, 208, 210,
211, 218.
Aristeomorpha foliacea, Massuti, 196%, pp. 192, 201.
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Source : MNHN, Paris
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Aristeomorpha foliacea,
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stcomorpha foliacea, Kensl
Aristacomorpha foliacea, Racek, 19
Aristacomorpha foliacea, Crosni
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Aristacomorpha foliacea, Sankarankutty, 1976, tabl. 1.
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Aristeomorpha foliacea, Pastore, 1976, pp. 106, 109.
Non Aristaeomorpha rostridentata, Wood Mason et Alcock, 1891b, p. 286 (— A. woodmasoni Calman).
Non Aristacomorpha rostridentata, Wood Mason, 1892, pl. 2, fig. 1 (— A. woodmasoni Calman).
Non Aristeus (Aristacomorpha) rostridentatus, Alcoek, 1901, p. 39 (— A. woodmasoni Calman).
11, 1912, p. 17, pl. 1, fig. 6 (— À. woodmasoni Calman).
Non Penaeus foliaceus, Boutan et Argilas, 1927, p. 258. fig. 4-5 (— Aristeus antennatus (Risso)).
Non Aristacomorpha rostridentata, Kemp et Se
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 3 : 15 sp. — CH 4 : 20 sp. — CH 5 : 33 sp. — CH 22 : nbx sp. — CH 23: 8 sp. —
CH 98:35 sp. — CH 29:99 sp. — CH 30:86 sp. — CH 33:46 sp. — CH 34:6 sp. —
CH 37 : 96 sp. — CH 38: qq. sp. — CH 46:20 sp. — CH47:3 sp. — CH 48: 71 sp. —
CH 49 : 22 sp. — CH 56 : 22 sp. — CH 59 : 142 sp. — CH 60: nbx sp. — CH 65 : nbx sp. —
CH 89 : 20 sp. — CH 90: 66 sp. — CH 91:23 sp. — CH 96:29 sp. — CH 97:67 sp.—
CH 98 : 81 sp. — CH 400 : 149 sp. — CH 104 : 31 sp. — CH 105 : nbx sp. — CH 107 : 258 sp. —
CH 108 : 7 sp. — CH 112 : 127 sp. — CH 114 : 64 sp. — CH 116 : 43 sp. — CH 130:9 sp. —
CH 143 : nbx sp.
REMARQUES. — Cette crevette porte de très nombreuses taches rouge foncé, en forme
de point, de croissant ou de tiret et qui correspondent peut-être à des organes lumineux. Nous
avons représenté la disposition de ces taches sur le scaphocérite, la face ventrale du corps, le
telson et les uropodes (fig. 23 e-f). D’autres taches, nombreuses, existent, en particulier sur les
pédoncules antennulaires, sur les exopodites des maxilles et des deux premières paires de maxil-
lipèdes, sur les basis des deuxièmes et troisièmes maxillipèdes ainsi que sur ceux des cinq paires
de péréiopodes, sur l’ischion et le mérus des quatre dernières paires de péréiopodes, sur les pinces
des trois premières paires de péréiopodes, à la base du basis et de l’exopodite des pléopodes, etc.
Source : MNHN, Paris
58 ALAIN CROSNIER
En 1912, Kemp et SeweLz ont établi qu'il existait deux espèces d'Aristacomorpha,
A. foliacea (Risso) et une autre forme que ces auteurs ont cru être A. rostridentata (Bate).
En 1995, Cazman a établi qu'A. rostridentata était synonyme d'A. foliacea et que la forme
que Kemp et SEWELL avaient identifiée à A. rostridentata était une espèce nouvelle qu'il a nom-
mée A. woodmasoni. En 1925, Bauss (1925, p. 221) a identifié à A. rostridentata (Bate) 3 spéci-
mens récoltés par la Valdivia en Indonésie. Get auteur faisant référence au travail de KEwP et
SeweLL, on était en droit de supposer qu’il avait accepté les conclusions de ces derniers el que
ses spécimens étaient en fait des A. woodmasoni Calman; une telle conclusion était toutefois
infirmée par le dessin publié par BaLss (1925, fig. 1) où le spécimen représenté, d'apr les pro-
portions de sa région ptérygostomienne, semble être une A. foliacea. Afin de nous permettre
de lever ce doute, le Dr GRuner a bien voulu réexaminer les spécimens de la Valdivia; il a
constaté qu'ils appartiennent à l'espèce de Risso.
Taruue. — Les femelles de cette espèce peuvent atteindre 22 em, les mâles 17 em. Les
femelles pêchées par le Vauban n'excèdent pas 21 em (le — 60 mm).
CoLorarion. — Uniforme, rouge vineux tirant sur le violet.
Disrmmurion. — Cette espèce est connue de toute la Méditerranée, de l'Atlantique
oriental (du golfe de Gascogne au Rio de Oro), de l'Atlantique occidental (ile; Bahamas, golfe
du Mexique, Colombie) et de l’Indo-Ouest-Pacifique. Dans cette dernière région, elle a été
signalée au large de l'Afrique du Sud (Port Elizabeth et Durban, Banxan», 1950), à Zanzibar
et aux îles Maldives (Ramapan, 1938), en Indonésie (Bazss, 1925 sous le nom d'A. rostridentata),
au sud-est de l'Australie (Scmwrrr, 1926; Racex, 1967), en Nouvelle Zélande (RIGHARDSON
et Yazmwyn, 1958), en Nouvelle Calédonie (Monon, 1974), aux îles Fidji (Barr, 1888, sous
le nom d’Aristeus rostridentatus), au Japon (YokoyA, 1933, sous le nom d’Aristeus japonious
Kuso, 1949).
Assez curieusement, cette espèce semble ne pas se trouver en mer d'Arabie, dans le golfe
du Bengale et en mer d’Andaman où existe, par contre, Aristacomorpha woodmasoni Calman
qui n’est connue, elle, que de ces régions (1).
D'après la littérature, Aristacomorpha joliacea a, dans l’Indo-Ouest-Pacifique, été pêchée
entre 61 (YokoyA, 1933) et 640-658 m (RamaDan, 1938). À Madagascar, nous ne l'avons trouvée
qu'à part de 170-175 m et jusqu'à 750-810 m; sa répartition bathymétrique paraît sujette
à des variations nycthémérales assez importantes : de jour, c’est vers 650-750 m qu’elle semble
être la plus abondante et des rendements de 15 kg/h avec un chalut à crevettes de 14 m de
corde de dos ont alors été obtenus; de nuit, elle remonterait à des profondeurs moindres. En
Nouvelle Zélande, cette espèce est surtout abondante entre 90 et 180 m (RicuarpsoN et
Yazowy», 1958); en Australie, on ne la trouverait qu'à partir de 200 m et son maximum
d’abondance se situerait, peut-être, entre 250 et 350 m (Racek, 1967).
En Méditerranée et dans l'Atlantique oriental, A. foliacea a été trouvée entre 200 et
1300 m de profondeur mais sa pêche, qui est pratiquée de façon industrielle dans ces régions,
semble s’effectuer surtout entre 300 et 750 m.
Dans l'Atlantique occidental, A. foliacea a été récoltée entre 283 et 640 m.
(1) Groncr (1966, 1969) signale A. woodmasoni dans le sud-est de l'Australie d'après Cazmax
mais il s’agit certainement d’une erreur de l’auteur indien. j
Source : MNHN, Paris
à %
a
"Te
110
Gr
12
_ DE
— Aristacomorpha foliacea (Risso).
a-b, 2 63,0 mm, Vauban, CH vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des pu
b, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV et vue de trois quarts arrière.
e-d, & 42,5 mm, ibidem : e, moitié droite du pétasma, face ventrale; d, coupe longitudinale médiane
des sternites XII, XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
60 ALAIN CROSNIER
Genre ARISTEUS Duvernoy, 1840
Corps glabre ou pubescent. Rostre très allongé chez les femelles adultes et les jeunes
mâles, court chez les mâles adultes, armé de 2 dents dorsales situées près de sa base. Une dent
postrostrale. Carapace avec un sillon cervical dont seule la base est visible, une épine anten-
naire et une épine branchiostège située sur le bord antérieur de la carapace. Abdomen à
segments 4-6 carénés dorsalement, la carène du quatrième ne s'étendant toutefois que sur
les deux tiers postérieurs environ du segment. Telson se terminant par une pointe effilée et
armé, sur ses deux cinquièmes distaux, de 4 paires d’épines latérales mobiles. Œil à cornée
bien développée et dont le pédoncule porte, au quart distal de son bord interne, un tubercule.
Pas d’écaille oculaire. Premier article du pédoncule antennulaire avec un prosartéma réduit
à une petite excroissance ornée de soies. Flagelle antennulaire supérieur aplati sur presque
toute sa longueur et très court. Flagelle antennulaire inférieur long et filiforme. Palpe des maxil-
lules non segmenté. Exopodites présents sur les maxillipèdes mais non sur les péréiopodes.
Mérus des péréiopodes des deux premières paires et parfois de la troisième armé d'une épine
mobile. Quatrièmes et cinquièmes péréiopodes modérément grêles. Une pleurobranchie sur
les segments IX à XIV, celle du segment XIV très développée et à pinnules très ramifiées,
les autres rudimentaires (réduites à une papille) ou, le plus souvent, petites à pinnules très
peu ou non ramifiées. Une arthrobranchie plutôt petite sur le segment VII, deux sur les
segments VIII à XIII, très développées sauf celle, antérieure, du segment VIII qui est très
petite. Une podobranchie toujours bien développée sur les segments VIII à XI, celle du
segment XI étant de même taille que celle du segment X. Un épipodite non bifurqué, toujours
de grande taille, sur les segments VII à XII, celui du segment XII étant aussi développé que
celui du segment XI. Pétasma de même type que ceux des Hepomadus, Hemipenaeus, Plesio-
penaeus, Pseudaristeus avec un lobule dorsolatéral à extrémité arrondie et un lobule ventro-
latéral qui est sans attache avec le lobule dorsolatéral sur près de la moitié de sa longueur.
Thélyeum de type ouvert, avec une plaque en forme d’écu sur le sternite XIII.
TamLEau 2. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Aristeus
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
Il III IV \
Pleurobranchies .. = = P roup|roup|rouplroup il
{Arthrobranchies . re ne | 2 QE mr
Podobranchies : à 1 { { 4 — | — —
Een 1 ñ 1 1 1 UP ARE TRE
Exopodites DnnD0 00 00h il ni | f
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 61
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Arisleus MALGACHES
1. Corps pubescent. Une épine mobile subdistale près du bord inférieur de la face
externe du mérus des troisièmes péréiopodes............... virilis
= Gorps glabre. Pas d’épine mobile sur le mérus des troisièmes péréiopodes 2
2. Cinquièmes péréiopodes avec un carpe de même longueur ou presque que le
mabahissae
— Ginquièmes péréiopodes avec un carpe nettement plus long que le mérus et orné
d'au moins 14 photophores............................................... 3
3. Carpe des cinquièmes péréiopodes orné de 14 à 21 photophores. Premiers péréio-
podes avec une pince aussi longue ou à peine plus longue que le carpe... semidentatus
Carpe des cinquièmes péréiopodes orné de 65 à 117 photophores. Premiers
péréiopodes avec une pince beaucoup plus longue que le carpe... antennatus
Remarques. — On trouvera dans les tableaux 3 à 6 d’autres caractères permettant
de distinguer les 4 Aristeus malgaches.
Gomme l'a montré Ramanan (1938), dans ce genre, les longueurs relatives des articles
des péréiopodes varient peu chez les adultes d’une même espèce et diffèrent souvent beaucoup
d’une espèce à l’autre, fournissant ainsi de bons caractères taxonomiques. Il en est de même,
semble-t-il, de la répartition des photophores sur les péréiopodes, au moins dans une même
région géographique.
Le genre Aristeus comprendrait actuellement 9 espèces qui, outre celles étudiées ici,
sont antillensis Bouvier connu de l'Atlantique occidental tropical, A. varidens Holthuis
connu de l'Atlantique oriental tropical, A. crosnieri Burukovsky récolté jusqu'à présent en
un seul exemplaire dans l'Atlantique du Sud-Est, A. occidentalis Faxon limité au Pacifique
de l'Est tropical et qui semble très proche d'A. semidentatus, et A. alcocki Ramadan qui n’a
jusqu'à présent été trouvé, semble-t-il, qu'en mer d'Arabie, dans le golfe du Bengale et dans
le golfe d’Aden.
Gette dernière espèce, dont le corps est glabre, semble se caractériser essentiellement
par les pleurobranchies des segments IX à XIII qui sont rudimentaires, puisque réduites à
une simple papille portant, tout au plus, quelques embryons de pinnules. Un autre caractère
distinctif, mais qui est surtout utilisable par comparaison, est fourni par la distance séparant
l'extrémité antérieure de la carène cervicale du renflement, court et peu caréné chez cette
espèce, prolongeant vers l'arrière l'épine branchiostège. Cette distance est proportionnellement
nettement plus grande chez A. alcocki que chez les autres espèces indo-ouest-pacifiques à corps
glabre (fig. 25 j). Les longueurs relatives du mérus et du carpe des quatrièmes et cinquièmes
péréiopodes, ainsi que celles de la pince et du carpe des trois premières paires de péréiopodes
et celles des doigts et de la paume des pinces fournissent également des caractères distinctifs
(tableaux 3 et 6). La répartition des photophores ornant les péréiopodes est malheureusement
inconnue.
Aristeus virilis (Bate, 1881)
(fig. 25 a-b, 26 a-b)
Hemipenaeus virilis Bate, 1881, p. 187.
Aristeus tomentosus Bate, 1881, p. 189.
Hemipenaeus virilis, Bate, 1888, p. 303, pl. 4%, fig. 4.
Source : MNHN, Paris
Tauzeau 3. — Longueurs relatives de divers articles des péréiopodes
chez Aristeus virilis, A. mabahissae, A. antennatus, A. semidentatus, et A. alcochi
Longueur pince | Longueur carpe
Pedorines és LT. | Longueur carpe | Longueur mérus
(mm) (mm) SE CS Es: se
Zanzibar 9 (1) 1,00 1,05
Madagascar & 1,03 | 1,06
_ o 1020411
— ç 1,04 | 1,08
= o = 1,09
— 9 1,00
+ 4 1,08
ii g 1,12
— a 1,08
= E 1,10
— é 1,00
Maldives 9 (2) | 1,00
Madagascar | | 1,03
— | 1,00
— | 1,05
È — 1,00
È — 0,98
è "4 1,03
Ë LL | 1,06
< =
21 (ds
9 (1) 1,14
anzibar 9 (1) 1,06
Afrique Est 9 (1) 1,10
Madag: 1,08
—- 1,0%
= 1,00
= 1,00
= $. 1,03
LR 4 di
ce g 1,06
æ ê Ë
a g 1,05
Kermadee 9 (5) 1,06
— 8 6) 1,06 —
Madagas 9 110 | 1,33
ai © 1,06 | 1,32
= & 1,05 | 1,28
ne £ — 1,3%
Aden 8 (3) 1,02 1,08
= 9 1,04 1,17
Inde $ 1,01 118
Aden 8 1,02 | 1,10
Inde ç 1,07 ‘ie
à —i},
(1) Mensuration:
s publiées par RamaDax.
(2) L'un des types d'A. mabahissae. Mensurations publiées par RAMADAN.
(3) L'un des types d'A. alcocki
(4) Holotype d'A. semidentatus (Challenger, st. 171).
(5) L'un des paratypes d'A. semidentatus (Challenger, st. 170).
Source : MNHN, Paris
CRU
CÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 63
Hemipenaeus tomentosus, Bate, 1888, p. 307, pl. 49,
A is, Wood Mason et Alcock, 1891b, p. 279.
Hemipenaeus virilis, Faxon, 1895, p. 196.
, 1895, p. 198.
2 Alcock, 1901, p. 30.
Aristeus virilis, Bouvier, 1908b, p. 70.
fig. 2
3; pl. 50
slaeus viri
reus virilis.
staeus vérili:
Aristeus virilis, de Man, 1911, pp. 6, 27.
Aristeus virilis, de Man, 1913, pl. 2, fig. 6.
Aristeus semidentatus, Balss, 1925, p. 224 (en partie fide Ramadan, 1938).
Aristeus virilis,
1938, p. 39.
is, Kubo, 1910, p. de fig. 1 B, 6 A, 8 Y, 11 B, 13 C-D, 14 F, 19 À, 93 E-
A-B, 69 D-G, 72 B et H, 78 E, 85, 86.
Aristeus virilis, Kubo, 1960, p. 113, pl. g. 5.
Aristeus virilis, Okada et all, 1966, pp. 140, 141, 151, pl. 1, fig. 3.
ge, 1969, p. 20.
pes, Monod, 1974, p. 118, fig. 7-11 (en partie).
Aristeus viritli (sic), Burukovsky, 1974, p. 48.
6GetJ,44D,
Aristeus virilis
Hemipenaeus
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 5 : 4 sp. — CH 22 : 38 sp. — CH 23 : 6 sp. — CH 28: 3sp. — CH 29: 17 sp. —
CH 30 : 12 sp. — CH 33 : 3 sp. — CH 37: 1 sp. — CH 46 : 17 sp. — CH 48 : 34 sp. — CH 49:
7 sp. — CH 56 : 14 sp. — CH 59 : 46 sp. — CH 60 : 41 sp. — CH 65 : 34 sp. — CH 89 : 30 sp.
CH 90: 118 sp. — CH92:3 sp. — CH96:25 sp. — CH 97:34 sp. — CH 98:20 sp. —
CH 100 : 18 sp. — CH 103:9 sp. — CH 104:7 sp. — CH 107: 54 sp. — CH 108:1 sp. —
CH 112 : 35 sp. — CH 116 : 42 sp. — CH 143: 11 sp.
Remarques. — Nos spécimens correspondent bien, dans leur ensemble, aux descriptions
qui ont été données de cette espèce. Les différences de détails que l'on peut relever portent
essentiellement sur les longueurs des péréiopodes, mais ceci s'explique aisément lorsque l’on
considère les variations que l’on note chez nos spécimens. C’est ainsi que, chez ceux-ci, les
premiers péréiopodes atteignent habituellement les trois quarts environ du scaphocérite,
mais peuvent, beaucoup plus rarement, atteindre son extrémité; les troisièmes atteignent
cette extrémité mais peuvent parfois la dépasser de presque toute la longueur des doigts de
leur pince; les cinquièmes peuvent dépasser le scaphocérite de la moitié de leur dactyle environ
ou dé tout leur dactyle et du cinquième de leur propode.
Toujours chez nos spécimens, le développement des pleurobranchies du segment XIII
est assez variable : certaines pleurobranchies n’ont que 5 paires de pinnules très courtes et
simples, d’autres en ont jusqu’à 12 paires dont plusieurs sont ramifiées; ALcocx (1901, p. 31)
écrit à propos de cette espèce : «The pleurobranchiae in advance of somite XIV are distinct
filaments some of which may bear three or four tiny pinnules ». DE Max (1911, pp. 28-29)
mentionne de 41 à 25 paires de pinnules, la plupart ramifiées; Kumo (1949, tableau 14) signale
des spécimens ayant 11-13 et 19-20 pinnules, le degré de ramification des pinnules variant
beaucoup suivant les individus.
On peut relever également des différences entre le nombre des photophores sur les qua-
trièmes et cinquièmes péréiopodes chez les spécimens malgaches et japonais, ces différences
étant surtout marquées dans le cas de cinquièmes péréiopodes qui, chez les premiers, portent
15 à 25 photophores sur le carpe, 16 à 22 sur le propode et 6 à 8 sur le dactyle au lieu, respec-
tivement, de 8 à 16, 9 à 15 et 4 à 10 chez les seconds (KuBo, 1949, tableau 13). Les longueu:
relatives des articles des péréiopodes correspondant bien chez les spécimens malgaches et japo-
nais, ces différences doivent correspondre à des populations distinctes, mais non à des espèces
différentes.
Source : MNHN, Paris
64 ALAIN CROSNIER
Le flagelle antennulaire inférieur de nos spécimens mâles présente bien les caractéris-
tiques de l'espèce : concave à sa base du côté interne, il est ensuite tordu et élargi sur une courte
longueur, torsion et élargissement étant situés en deçà du niveau de l'extrémité du flagelle
antennulaire supérieur (fig. 25 b).
TasLeau 4. — Répartition des photophores sur les péréiopodes
d'Aristeus virilis, A. mabahissae, A. antennatus et A. semidentatus à Madagascar
A virilis A. mabahissae | A. antennatus | A. semidentatus
Carpe 6a9 30 à 41 11 à 16
P1 | Propode oa2 1 sa | FE
Dactyle.…… 0 E 0 1 0 0
rp FETE 2aû CRE | 8
p2 | Propode GE oa2 TR MSN
Dactyle. TE TR 0 TN) an. 0
È Carpe S 5a12 PRE CA ET a G
P3 | Propode … TIRE Tr INR
Dactyle.……. 0 0 j| 0 5 Ton
F Carpe ..... 13 à % ? 70 à 85 | 43à416
pa | Propode mas san Ru So RENE
a UNE Ur | 0 s 0
Ne MTS nas rent
p5 | Propode DENT] 98 ñ
Dactyles.… ro) FEU 15 Ua Tata
N.B. — L'ischion et le mérus de tous les péréiopodes sont dépourvus de photophores
chez les quatre espèces, ce qui explique qu’ils ne soient pas inclus dans ce
tableau.
Par ailleurs, Kuso (1949, p. 194) indique que la paire d’épines distales du telson est
fixe, les trois autres paires étant mobiles. Il s’agit vraisemblablement d’une erreur d’observa-
tion, les 4 paires d'épines du telson étant mobiles chez nos spécimens, de même que chez A. semi-
dentatus, A. antennatus et A. mabahissae.
Mentionnons enfin que nous avons pu examiner, au Muséum national d'Histoire naturelle
à Paris, les spécimens identifiés Memipenaeus crassipes par Monon (1974). Trois d’entre eux sont
des Aristeus virilis, le quatrième un Aristeus mabahissae.
Tasse. — DE Max (1911) mentionne des femelles mesurant 190 mm; certaines de celles
capturées par le Vauban atteignent 195 mm (le — 57,5 mm). Les mâles sont plus petits et ne
semblent guère dépasser 150 mm.
GoLorarion. — Rouge-orange, la couleur se renforçant sur le pourtour de la carapace
et le rostre, la partie postérieure des segments abdominaux, le telson, les uropodes et, d’une
manière générale, les appendices à l'exception des péréiopodes.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 65
DISTRIBUTION.
Cette espèce est connue de la région de Zanzibar, de la mer d’Andaman,
de l'Indonésie, des Philippines, de la Nouvelle Calédonie, des Nouvelles Hébrides et du Japon,
entre 238 et 798 m de profondeur.
A Madagascar, elle a été pêchée entre 400 et 900 m de profondeur environ (1). Elle y
est commune, mais semble se rencontrer surtout entre 500 et 750 m.
Aristeus mabahissae Ramadan, 1938
(fig. 25 c-f, 26 c-f)
Aristeus semidentatus, Bal
ñ (en partie, fide Ramadan, 1938).
fig. 2 b,3b ;
snier et Jouannie, 1973, p. 12, pl. 4, fig. 1.
Aristeus mabahissae Ramadan, 1938, p.
Aristeus mabahissae,
Hemipenaeus crassipes, Monod, 1974, p. 118 (en partie).
Aristeus mabahissae, Burukovsky, 1974, p. 49.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 4 : 2 9 43,9 et 48,7 mm. — CH 5 : 10 $ 30,7 à 37,6 mm; 2 © 38,7 et 43,7 mm. —
CH 21 : 1 4 38,3 mm. — CH 23: 2 d 32,2 et 37,8 mm; 4 © 37,0 à 52,2 mm. — CH 29 : 2 40,3
et 41,9 mm. — CH 30 : 9 d 32,8 à 39,9 mm; 18 © 36,4 à 52,0 mm. — CH 33: 1 S 41,6 mm;
19496 mm. — CH35:1 429,6 mm; 2951,5 et 53,9 mm. — CH 60:14 36,3 mm. —
CH 65 : 29454 et 51,0 mm. — CH89:1051,1 mm. — CH 143:3 4 84,8 à 36,7 mn;
29 45,4 et 45,6 mm.
REMARQUES. Nous avons pu comparer nos spécimens aux types d'A. mabahissae
Ramadan, qui sont déposés au British Museum (N.H.). Ils leur sont parfaitement identiques.
Par ailleurs, nous avons pu examiner, au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris,
le petit spécimen glabre mentionné par Moxon (1974) sous le nom de Hemipenaeus crassipes.
C'est un Aristeus mabahissae.
Taie. — L'une des femelles récoltées par le Vauban mesure 198 mm (lc = 51 mm),
ce qui paraît être une taille maximale pour cette espèce. Les mâles ne dépasseraient pas 150 mm.
CoLorarron. — Légèrement variable. Le corps peut être blanchâtre, rose ou rose-orange.
Dans tous les cas, les zones branchiales, la partie postérieure des segments abdominaux, le
rostre ou tout au moins son extrémité, les scaphocérites, les uropodes, les pléopodes et d’une
manière générale les appendices ou tout au moins leur extrémité sont rose-orange. Chez les
femelles, la partie dorsale de la carapace est colorée, par transparence, en violet lorsque les
ovaires sont mûrs.
DisrriBurrox. — Cette espèce est connue jusqu’à présent de la région des îles Maldives,
de l’ouest de l'Indonésie (00 43’ S-980 33° E, Bazss, 1925, sous le nom d’A. semidentatus),
de la Nouvelle Calédonie (Moxop, 1974, sous le nom de Hemipenaeus crassipes) et de Madagascar.
D'après la littérature, elle a été trouvée entre 366 et 1097 m de profondeur. A Mada-
gascar, nous l’avons récoltée avec certitude à partir de 400 m et jusqu’à 760-810 m; en fait,
elle a dû être capturée entre 250 et 900 m, mais la distinction entre cette espèce, À. antennatus
et À. semidentatus n'ayant été faite par nous qu’assez tardivement, l'identité exacte de cer-
taines captures qui n’ont pas été conservées n’est pas connue. Comme tous les Aristeus, cette
crevette semble effectuer des migrations nycthémérales assez importantes (au moins de l’ordre
de 200 m) et se trouve, de nuit, à des profondeurs moindres que de jour.
(1) Des captures ont été faites lors de chalutages à 880-920 et 810-1 020 mètres.
Source : MNHN, Paris
66 ALAIN CROSNIER
TaBLEAu 5. — Principaux caractères permettant de distinguer entre eux,
Aristeus virilis, A. mabahissae, A. antennatus et A. semidentatus
| A viritis | A. mabahissae | A. antennatus | A. semidentatus
|
|
Corps pubescent glabre glabre | glabre
Rapport longueur de la pince/ | 1,27et1,34 |1,07et 1,25 1,30 et 1,18 1,00 et 1,06
longueur du carpe des P1 com- |
pris entre
Rapport longueur du carpe/ | 4,00 et 1,12 [0981106 | 4,11 et 1,0 1.28 et 1,34
longueur du mérus des P5 com-
pris entre |
Une épine mobile subdistale | P1, P2, P3 PI, P2 pi, P2 PI. P2
près du bord inférieur de la |
face externe du mérus des | |
Nombre de photophores sur le | 15 et nets 65 et 117 1A et 21
carpe des P5 compris entre (8 à 16 au Ja-
| pon d'après
| Kumo, 1949)
Nombre de photophores sur le | 16 et 22 set11 et 98 [176195
propode des P5 compris entre | (9et 15 au Ja-
pon d’après |
Kuso, 1949)
Bord dorsal du troisième toujours sans | se terminant | se terminant | toujours sans
ment abdominal épine parfois par une | toujo par | épine
petite épine une petite épine
|
Epine branchiostège prolongée | bien marqué, | très marqué, | bien marqué | pratiqu
en arrière par un renflement | long et caréné | long ma | mais assez court identique à ce-
| sur toute sa | rêné | lui d'A. maba-
| longueur. part hissae.
rieure_seule-
ment. |
Chez la femelle, extr é du | en deçà au-delà | au-delà (rare- | en deçà ou au-
stylocérite située, par rapport | ment au même | delà.
à celle de l’épine distale externe iveau)
du premier segment du pédon- |
cule antennulaire, |
Chez la femelle, épisternite XIV | fig. 26 a fig. 26 e fig. 26 h fig. 26 g
Chez le mâle, partie tordue et | en deçà au-delà RER au-delà
aplatie du flagelle antennulaire | (fig. 25 b) (fig. 25 1) (fig. 25) (d'après Ra-
inférieur située par rapport à | sr DAN: 1938)
l'extrémité du flagelle antennu- |
laire supérieur
N.B. — Gompte tenu des variations individuelles et de celles liées à la taille des spéci-
mens, le caractère fourni par la forme de l’épisternite XIV ne nous paraît
réellement utilisable que dans le cas d’A. antennatus.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 67
a MMM
a EN nt De
77777772 (op
K
(Le
Un
Q
g
Fig. 25 a-b. — Aristeus virilis (Bate).
a, Q 48,0 mm, Vauban, CH 143 : région ptérygostomienne, vue latérale et coupe.
b, 4 33,0 mm, ibidem : flagelles antennulaires, vue de dessus.
Fig. 25 c-f. — Aristeus mabahissae Ramadan.
e, 9 37,0 mm, Vauban, CH 93 : région antérieure du corps, vue latérale.
d, Q 45,6 mm, Vauban, CH 143 : région ptérygostomienne, vue latérale et coupe.
e, d 37,8 mm, Vauban, CH 23 : région rostrale.
î, d 34,8 mm, Vauban, CH 143 : flagelles antennulaires, vue de dessus.
Fig. 25 gi. — Aristeus antennatus (Risso).
g, 9 48,2 mm, Vauban, CH 103 : région ptérygostomienne, vue latérale et coupe.
h, ® 32,0 mm, ibidem : région ptérygostomienne, vue latérale et coupe.
i, 427,0 mm, ibidem : flagelles antennulaires, vue de dessus.
Fig. 25 j. — Aristeus alcocki Ramadan, © syntype 32,0 mm, John Murray Exp, st. 35, Golfe d'Aden,
450-550 m : région ptérygostomienne, vue latérale et coupe.
Source : MNHN, Paris
68 ALAIN CROSNIER
Aristeus semidentatus Bate, 1881
(fig. 26 8)
Aristeus semidentatus Bate, 1881, p. 189.
Hemipenaeus semidentatus, Bate, 1888, p. 305, pl. 49, fig. 1, 1 br.
Aristeus semidentatus, Rathbun, 1906, p. 906, pl. 19, fig. 1.
Aristeus semidentatus, de Man, 1911, pp. 6, 29.
Aristeus semidentatuis, de Man, 1913, pl. 2, fig. 7.
? Arisieus semidentatus, Balss, 1925, p. 224 (en partie).
Aristeus semidentatus, George, 1967, p. ©
Aristeus semidentatus, George, 1969, p. 20.
Aristeus semidentatus, Burukovsky, 1974, p. 49.
Aristaeus semidentatus, Wood Mason et Alcock, 1891b, p. 280 (= À. alcocki Ramadan).
Aristaeus semidentatus, Alecck et Anderson, 189%, p. 146 (
alcocki Ramadan).
Aristeus semidentatus, Alcock et MeArdle, 1901, pl. 49, fig. 3 4. alcockhi Ramadan).
Aristaeus semidentatus, Alcock, 1901, p. 31 (= À alcocki Ramadan).
Arislaeus semidentatus, Lloyd, 1907, p. 6 (= À. alcocki Ramadan
Aristaeus semidentatus, Kemp et Sewell, 1912, p. 17 (= A. alcocki Ramadan).
MA IEL EXAMI — Vauban:
CH 143 : 49 30,0 à 35,0 mm.
Challenger :
St. 170, 290 55’ $-1780 14° W, près des îles Kermadec, 520 brasses, 14-7-1874 : 1 © 33,8 mm
(BMNH, paratype).
St. 171, 280 33 S1770 50’ W, au nord des îles Kermadec. 600 brasses, 15-7-1874 :
19 52,5 mm (BMNH, holotype).
Remarques. — Cette espèce se distingue par :
— une carapace glabre;
— une épine branchiostège prolongée en arrière par un renflement très marqué, long,
et caréné sur sa partie antérieure comme chez A. mabahissae;
__ Je bord dorsal du troisième segment abdominal sans
— la présence d’une épine subdistale près du bord inférieur de la face externe du mérus
des deux premières paires de péréiopodes;
Fig. 26 ab. — Aristeus virili
D mm, Vauban, CH 14
b, 4 33,0 mm, ibidem; moit
(Bate).
€ droit du segment XIV.
droite du pétasma, face ventrale.
ic
œ
: épiste:
Big. 26 ef. — Aristeus mabah
ce, 9 45,6 mm, Vauban, CH 143 : e, vue ventrale d
d, coupe longitudinale médiane des sternites XII,
f, 4 34,8 mm, ébidem :
sae Ramadan.
ternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
II, XIV; e, épisternite droit du segment XIV.
moitié droite du pétasma, face ventrale.
Fig. 26 g. — Aristeus semidentatus Bate : 9 35,0 mm, Vauban, CH 143 : épisternite droit du segment XIV.
Fig. 26 h-i. — Aristeus antennatus (Risso).
h, © 48,2 mm, Vauban, CH 103 : épisternite droit du segment XIV.
ï, d 27,0 mm, ibidem : moitié droite du pélasma, face ventrale.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
70 ALAIN CROSNIER
__ des péréiopodes dont les pinces ont des doigts relativement courts (les valeurs du rap-
port longueur des doigts/longueur de la paume () que nous avons relevées sont en effet comprises
pour P1, P2 et P3 respectivement entre 1,43-1,51, 1,23-1,41 et 1,00-1,16), dont les valeurs
du rapport longueur de la pince/longueur du mérus des P1, P2 et P 3 sont comprises respec-
tivement entre 1,00-1,06, 0,84-0,88 et 0,64-0,72 et celles du rapport longueur du carpe/longueur
du mérus des P 4 et P 5 entre 1,05-1,10 et 1,28-1,34;
__ des photophores qui, sur les péréiopodes, ont la répartition mentionnée dans le
tableau 4;
__ des pleurobranchies peu développées, à l'exception de celle du segment XIV, et dont
celle du segment XIII porte de 17 à 21 paires de pinnules simples ou, parfois, bifurquées.
La seule différence relevée entre les types de cette espèce, que nous avons pu examiner,
et les spécimens malgaches, concerne le renflement qui prolonge vers l'arrière l'épine branchiostège.
Chez les types, ce renflement est légèrement plus fort et un peu plus nettement caréné. Gette
différence peu marquée entre, à notre avis, dans le cadre normal d’une variation intraspécifique.
La disposition des photophores n’a malheureusement pu être observée chez les types
conservés depuis très longtemps dans l'alcool et toutes les indications fournies sur ce point
proviennent uniquement des spécimens malgaches.
Gompte tenu des confusions qui ont été faites entre les diverses espèces d’Aristeus, il
serait souhaitable de pouvoir réexaminer le matériel ayant donné lieu à des publications et
il nest pas du tout certain que la bibliographie que nous avons retenue pour cette espèce soit
entièrement valable. Le fait, en particulier, qu'A. semidentatus ait été signalé récemment par
Gronce (1967) au large de la côte sud-ouest de l'Inde, où seuls A. virilis et A. alcocki étaient
jusqu'alors connus, implique que certaines des récoltes mentionnées par ALcOck et ses colla-
borateurs ainsi que celle signalée de la mer d'Arabie par LLoyp, considérées comme étant
composées d’A. alcocki, puissent renfermer également des A. semidentatus.
Nous rappellerons enfin que Ramanan (1938, p. 38) s’est demandé si A. occidentalis,
décrit par Faxon (1805, p. 194, pl. 49, fig. 2-2e), n'était pas une espèce à mettre en synonymie
avec À. semidentatus. Cet auteur n’a pu arriver à une conclusion nette, faute d’un matériel
de comparaison suffisant, et la question est à reprendre.
Cozorarion. — Identique à celle d'A. mabahissae.
Taie, — L'holotype mesure 185 mm (le — 52,5 mm) et est le plus grand spécimen
connu.
Disrrigurion. — Cette espèce est connue jusqu'à présent du sud-ouest de l'Inde, de
Madagascar, de l'Indonésie, des îles Kermadec et des îles Hawaï.
Groncx (1967) l'a signalée à 329-375 m de profondeur, Bare (1888) à 366 m et jusqu’à
1097 m. Raruun (1906) mentionne des pêches entre 302 et 914 m et entre 600 et 1 479 m,
mais sans que l’on sache quelles ont été les profondeurs réelles de captures.
A Madagascar, cette espèce a été récoltée lors d’un chalutage entre 430 et 700 m de
profondeur.
(4) La longueur de la paume a été mesurée entre la base du doigt mobile et le bord postérieur de
la pince.
Source : MNHN, Paris
Bibliographie partielle :
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE
Aristeus antennatus (Risso, 1816)
(fig. 25 gi, 26 h-i)
Penaeus antennatus Risso, 1816, p. 96, pl. 2, fig. 6.
Penaeus
Penaeus
Penaeus
Penaeus
Aristeus
Aristeus
Ari
eus
Aristeus
antennatus, Desmarest, 1825, p. 226.
antennatus, Risso, 1827, p. 68.
antennatus, Roux, 1831, p. 21.
antennarius, H. Milne Edwards, 1837, p. 419.
antennatus, Duvernoy, 1841, p. 101, pl. 4 À, 5.
Antennatus, Hope, 1851, p. 19
antennatus, Bate, 1881, p. 188.
antennatus, Ortmann, 1890, p.
Aristaeus antennatus, Faxon, 1895, p. 198.
Aristeus
antennatus, Riggio, 1896, p. 48.
Aristeus antennatus,
4 s antennatus,
Ari:
Aristeus antennatus,
antennatus,
Aristeus antennatus,
A
Penaeus foliaceus, Boutan et Argilas, 1927, p. 258, fig
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aris
Aristeus antennalus,
steus antennatus,
s antennatus,
antennatus,
antennatus,
antennatus,
Aristeus antennalus,
antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Ari
eus antennatus,
211, 213.
Aristeus antennatus,
enna, 1903, p. 26
Magri, 1904, p.
1905, p. 982.
Bouvier, 1908b, pp. 70, 71, pl. 3, fig.
Magri, 1911, p. 21
Bouvie
s semidentatus, Balss, 1925, p. 224 (en partie, ide Ramadan, 1938).
Nobre, 1931, p. 282.
Brian, 1931, pp. 2-6.
Miranda Rivera, 1933a, p.
Nobre, 1936, p. 181.
Ramadan, 1938, p. 45.
Brian, 192, p.
Rioja, 1944, pp. 417, 419, fig.
Zariquiey Alvare
Dieuzeide, 1950, p. 35.
Dieuxeide, 1952, p. 39, fig. 2 A-B.
Gottlieb, 1953, p. 440.
Massuti, 1953, p. 12.
Dieuzeide, 1955, p. 2
Heldt, 1955, p. 9, pl
Alvarez, 1956, p. 407.
Dieuzeide et Roland, 1957, pp. 14, 1
Dieux
Zariquie
Dieuxeide, 1960, p. 75, fig. 3.
Maurin, 1960, pp. 148, 149, 151-154.
Maurin et Meglio, 1961, pp. 230, 272.
, pl. 6, fig. 4-5; pl. 7, fig. 1-5.
+3; pl. 11, fig.
12, 112, 1112, IVB,. V2,.VI
, 1946, p. 52, fig. 50.
de et Roland, 1958, pp. 18, 19, 21-23.
Holthuis et Gottlieb, 1958, pp. 14, 111.
71
Maurin, 1962, pp. 172, 180, 184, 187-190, 193, 197, 200, 201, 205, 206, 208, 210,
Massuti, 1964, pp. 192, 201.
Aristeus antennus, Holthuis et Rosa, 1965, p. 1.
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Aristeus antennatus,
Audouin, 1965, pp. 173-174.
Maurin, 1965a, pp. 118-119.
Maurin, 1965b, pp. 175-178.
Source : MNHN, Paris
SI
D
ALAIN CROSNIER
Aristeus antennatus, Monod, 1966, pp. 108, 114, 118, 127, 132, pl. 2, fig. 7-9.
y Alvarez, 1968, p. 46, fig. 17 b, 22 c-d, 23.
Aristeus antennatus, Figuciredo et Charneca, 1968, p. 9, fig. 8.
n, 1968a, pp. 4%, 50, 76, 83, 85, 87, 104, 106, 108, 113, 115, 116, 121, 122.
antennatus, Maurin, 19684, pp. 480, 482, 286.
Experts C.G.P.M., 1970, pp. 5, 6, 8, 1012015; 16717
teus antennatus, Vilela, 1970, pp. 119, 122
Aristeus antennatus, Zariquil
Aristeus antennatus.
Ari
Ar
s, Groupe d
Aristeus antennatus, Massuti, 1970, pp. 126.
Aristeus antennatus, Lagardère, 1972, p. 666.
Aristeus antennatus, Crosnier et Forest, 1973, p. 288.
Aristeus antennatus, Forest, 1973, fiche PEN Arist 1, 2 fig.
Aristeus antennatus, è p- 24, fig. 22
Aristeus antennatus, Burukovsky, 1974, p. 49.
Avisteus antennatus, 1976, p. 227, fig. 1 e-d.
Aristeus antennatus, Ste 1976, p. 102.
Aristeus antennatus, Pastore, 1976, pp 106, 109.
. — Vauban:
3 22,1 et 24,3 mm; 4 9 20,4 à 30,6 mm. — CH 29 : 19 49,8 mm. —
CH 60 : 109 à 47,8 mm. — CH 65 : 2 4 26,1 et 27,8 mm; 29 42,0 et 42,0 mm—
CH 89 : 1 4 29,0 mm: 39 31,3 à 40,6 mm. — CH 92:6 9 18,0 à 39,9 mm. — CH 108:7 4
18,0 à 30,0 mm; 11 9 30,8 à 48,6 mm.
F.A.0. 60:
St. 73/60, 210 18’ S-4301°E, chalutage, 490-530 m, 6-6-73 : 4 & 25,2 à 48,1 mm. —
St. 73/104, 180 46’ S-43051'E, chalutage, 460-500 m, 23-9-73 : 1 $ 25,7 mm.
Divers : La Réunion, pêche au casier, 350 m : 1 9 31,5 mm.
Remarques. — Nos exemplaires ont été comparés à des A. antennatus provenant de la
Méditerranée et nous ont semblé bien identiques.
Taïze. — De même que chez A. mabahissae, les femelles ne semblent pas dépasser
200 mm et les mäles 150 mm. Maurix (1965 a) indique toutefois 250 mm comme taille maximum
de cette espèce dans la région atlantique ibéro-marocaine.
COLORATION.
Identique à celle d'A. mabahissae.
Disrrigurion. — Cette espèce était connue de toute la Méditerranée et de l'Atlantique
oriental, depuis les côtes du Portugal jusqu'aux îles de cap Vert, ainsi qu’au sud des Açores.
Elle a été également signalée dans l'océan Indien, près de Zanzibar, dans la région des îles
Maldives et à la Réunion.
D'après
$ la littérature, cette crevette peut se pêcher à partir de 150 m et jusqu’à 1 440 m
de profondeur. Dans l'Atlantique et la Méditerranée, elle semble surtout se trouver entre 300
et 600 m. À Madagascar, nous l'avons capturée avec certitude entre 460-500 et 880-920 m,
ainsi que lors d’un trait de chalut entre 810 et 1 020 m; il est vraisemblable que nous l'avons
capturée à des profondeurs moindres, surtout de nuit, mais nous ne pouvons le savoir, la dis-
tinction entre cette espèce, À. mabahissae et À. semidentatus, n'ayant été faite par nous qu’assez
tardivement et toutes nos récoltes d’Aristeus n'ayant malheureusement pas été conservées.
REMARQUES SUR LES Aristeus MALGACHES À CORPS GLABRE
Les Aristeus à corps glabre trouvés à Madagascar sont, nous l’avons vu, au nombre
de trois : A. mabahissae Ramadan, A. antennatus (Risso) et A. semidentatus Bate.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 73
Ces espèces sont, à première vue, proches. Elles peuvent toutefois être distinguées entre
elles, sans grandes difficultés, en se basant sur :
— les longueurs relatives des articles des péréiopodes. Dans le tableau 3, nous avons ras-
semblé quelques données sur les longueurs relatives de certains articles des péréiopodes chez
diverses espèces d’Aristeus dont celles considérées ici. On y voit que les pinces des trois premières
paires de péréiopodes sont plus longues par rapport au carpe chez À. mabahissae que chez
A. semidentatus et encore plus longues chez A. antennatus. Par ailleurs, chez A. mabahissae,
les cinquièmes péréiopodes ont un carpe qui est très sensiblement de même longueur que le
mérus alors qu’il est beaucoup plus long chez les deux autres espèces; ce dernier caractère
permet, dans la pratique, une détermination aisée et rapide d’A. mabahissae par simple repli
du carpe contre le mérus.
limite:
— les longueurs des doigts des pinces par rapport à la paume. Le tableau 6 indique les
de variations du rapport longueur des doigts/longueur de la paume que nous avons
observées chez diverses espèces d’Aristeus dont celles considérées ici. On y voit que l’examen
des pinces des troisièmes péréiopodes permet de distinguer A. semidentatus d'A. antennatus
suivant que les doigts sont très sensiblement de même longueur que la paume ou, au contraire,
nettement plus longs.
TaëLeau 6. — Limites des variations du rapport longueur des doigts/longueur de la paume
de la pince des trois premières paires de péréiopodes chez À. semidentatus, A. mabahissae,
A. alcocki et A. antennatus
Longueur doigts/longueur paume
spèce
FT P2 P3
semidentaius RATE 1,23 1,41 1,00 — 1,16
À. mabahissae . 4,50 —1,73 136150 | 412 13%
| aleocki nu. | 4532468, || 12741,50 1,17 à 1,33
PA I RE EEE
— les nombres de photophores sur les péréiopodes. Les photophores, situés près du bord
inférieur de la face externe de certains articles, apparaissent comme des points rouges et
demeurent longtemps visibles, même chez les spécimens conservés dans l’alcool. Le tableau 4
indique leur nombre par article; on y voit que les premiers, quatrièmes et cinquièmes péréiopodes
en particulier en portent des nombres très différents suivant les espèces et on a là, semble-t-il,
un bon caractère distinctif (1). Chez A. antennatus, ces photophores, à l'œil nu, forment une
ligne rouge pratiquement continue sur le mérus et le carpe des quatrièmes et cinquièmes
péréiopodes et permettent ainsi une distinction aisée de cette espèce.
— le renjlement prolongeant, vers l'arrière, l'épine branchiostège. Ce renflement est moins
marqué chez A. antennatus que chez À. semidentatus et A. mabahissae. L'utilisation de ce carac-
tère n'est toutefois possible que si l'on peut effectuer des comparaisons.
(1) Au moins dans une même région géographique ear nous avons signalé que, chez À. virilis, les
mens japonais ont des photophores dont la répartition diffère sensiblement de celle observée sur les
mens malgaches.
Source : MNHN, Paris
ju
ALAIN CROSNIER
— la présence ou l'absence d’une épine à l'extrémité postérieure du bord dorsal du troisième
segment abdominal. 1 semble qu'une telle épine soit toujours présente chez À. antennalus et
absente chez A. semidentatus, ce qui permet de distinguer les deux espèces entre elles. Par
contre elle est soit présente, soit absente chez À. mabahissae (1).
__ la jorme de la partie libre du lobule ventrolatéral du pétasma. Cette partie semble être
habituellement plus grêle chez À. antennatus que chez A. mabahissae (fig. 26 f et i). Le pétasma
d'A. semidentatus n’a malheureusement pas encore été décrit.
Nous mentionnerons par ailleurs que les pleurobranchies du segment XIII d'A. antennatus
sont petites et portent un nombre variable, le plus souvent compris entre 12 et 15, de paires
de pinnules simples. Ghez A. semidentatus, ces branchies ont des pinnules un peu plus nom-
breuses (de 17 à 20) et quelques-unes sont bifurquées. Chez A. mabahissae, nous avons compté
de 14 à 23 pinnules dont certaines sont trifurquées.
Genre HEMIPENAEUS Bate, 1881
Corps glabre. Rostre soit très allongé chez les femelles et assez court chez les mâles adultes,
soit court chez les deux sexes, armé normalement de 2 dents dorsales situées près de sa base,
darfois de 3. Une dent postrostrale. Sillon cervical s'étendant jusqu'au bord dorsal de la capa-
pace ou visible simplement à sa base. Sillon postcervical présent ou absent. Une épine anten-
naire et une épine branchiostège, cette dernière implantée sur le bord antérieur de la carapace
où juste en arrière. Troisième segment abdominal avec, vers le tiers distal de son bord dorsal,
une longue excroissance spiniforme. Segments abdominaux 3-6 carénés dorsalement, la carène
du troisième ne s'étendant toutefois qu'en arrière de l’excroissance spiniforme et celle du qua-
trième que sur les deux tiers postérieurs environ du segment. Carène du sixième segment abdo-
minal seule terminée par une épine. Telson à extrémité pointue et armé, sur ses deux cinquièmes
distaux, de 4 paires de petites épines latérales mobiles. (Œil à cornée bien développée et dont
l’article distal du pédoncule, aplati dorsoventralement, porte vers le milieu de son bord interne
un gros tubercule. Pas d’écaille oculaire. Premier article du pédoncule antennulaire avec un
prosartéma réduit à une légère protubérance ornée de soies. Flagelle antennulaire supérieur
aplati sur presque toute sa longueur et très court. Flagelle antennulaire inférieur long et fili-
forme. Palpe des maxillules non segmenté. Mérus des péréiopodes sans épine. Quatrièmes et
cinquièmes péréiopodes très grêles. Une pleurobranchie sur les segments IX à XIV, celle du
segment XIV étant la plus développée, celle du segment XIII la plus petite et la moins ramifiée.
Une arthrobranchie de taille moyenne sur le segment VII, deux sur les segments VIIL à XIIT,
très développées sauf celle, antérieure, du segment VIII qui est petite. Une podobranchie sur
les segments VIII à XII, celle du segment XII, de taille inférieure à celle du segment XI, étant
soit modérément développée, soit très petite. Un épipodite non bifurqué sur les segments VII
à XIII, celui du segment XIII rudimentaire, celui du segment XII de plus petite taille que
celui du segment XI, mais non rudimentaire. Pétasma avec un lobule ventrolatéral qui est
sans attache avec le lobule dorsolatéral dans sa partie distale. Thélyeum de type «ouvert »
avec une grande plaque en forme d’écusson sur le sternite XIII.
Remarques. — Burkexroan (1936, pp. 90-91), comme nous l'avons déjà signalé, à
attiré l'attention sur les difficultés que présentent les définitions actuelles des genres des Aristeinae
basées en grande partie sur les formules branchiales, celles-ci pouvant présenter des variations
parmi les spécimens d’une même espèce.
(1) Sur 32 femelles et 27 mâles d'A. mabahissae examin
telle épine.
8 mâles possédaient une
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 75
TaBLEAU 7. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Hemipenaeus
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
1 un | 1 JEAN PEN v
Pleurobranchies en Es 1 1 1 n 1 1
Arthrobranchies Dates 21 | 2 2 ee
Podobranchie Hate Er nl EE
Epipodites 1 1 1 n 1 les =
Exopodites ............ 1 n 1 TP soi sai
En ce qui concerne le genre Hemipenaeus, BURKENROAD, qui n'avait examiné que
11. spinidorsalis Bate et A. triton Faxon (cette dernière espèce étant, comme nous le verrons,
urès vraisemblablement à mettre en synonymie avec A. carpenteri Wood Mason), après avoir
critiqué les travaux d'Aucoëx (1901) et Bouvrer (1908), avait suggéré que, d’après la formule
branchiale des deux espèces citées plus haut, le genre devait pouvoir se caractériser par la
présence d’une podobranchie sur le segment XII et d’un épipodite rudimentaire sur le seg-
ment XIII, caractères d’ailleurs vus par BaïE qui a décrit le genre. Ce dernier se distinguerait
alors facilement du genre Aristeus qui n’a ni podobranchie sur le segment XII, ni épipodite
sur le segment XIII, mais serait par contre extrêmement proche du genre Plesiopenaeus avec
lequel il aurait, si l’on ne considère pas les exopodites, la même formule branchiale, la distinc-
tion se faisait seulement d’après le développement de l’épipodite du segment XIII, rudimen-
taire chez Hemipenaeus, de grande taille chez Plesiopenaeus.
Ces conclusions ont été utilisées par Anerson et Linper (1945, p. 300) et par Roprrrs
et PEqueGnar (1972, p. 42) pour établir leurs clés de déterminations des genres.
Ces auteurs n’ont pas tenu compte, malheureusement, du travail publié en 1938 par
RamaDax. Ce dernier a pu examiner les six espèces rattachées jusqu’à présent au genre Hemi-
penaeus (?) qui sont, outre celles que nous avons déjà citées, A. crassipes Wood Mason, H. sibogae
de Man, 4. speciosus Bate et H. gracilis Bate. RAMADAN à ainsi pu observer que A. crassipes
et 1, sibogae ne possèdent ni podobranchie sur le segment XII, ni épipodite sur le segment XIII.
Il semble en être de même pour 4. speciosus et H. gracilis, mais RAMADAN n’a pu être alors
très aflirmatif, les spécimens de ces espèces qu'il a examinés, les types semble-t-il, étant en
mauvais état. Malgré ces constatations, RamADaN a conservé l’ensemble des six espèces dans
le genre Hemipenaeus, différenciant alors ce genre du genre Aristeus par un caractère qui avait
paru à BURKENROAD peu valable, car variable, le tracé du sillon cervical, net chez les Hemi-
penaeus (?), peu visible chez les Aristeus. RAMADAN suggérait toutefois la création d’un sous-
genre pour placer #. spinidorsalis et H. carpenteri qui, outre la présence d’une podobranchie
sur le segment XII et d’un épipodite sur le segment XIII, se distinguent des autres espèces
du genre par la présence d’exopodites sur les péréiopodes ainsi que par l'existence d’une longue
épine dorsale insérée au tiers distal environ du troisième segment abdominal.
(1) Six, en admettant que H. triton est synonyme de H. carpenteri.
(2) Et ceci bien que Burkexroap ait mentionné que chez les H. spinidorsalis qu'il avait exami-
le sillon cervical était « extremely faint ».
Source : MNHN, Paris
76 ALAIN CROSNIER
L'examen de notre matériel, ainsi que celui des types de A. gracilis qui a montré que
la formule branchiale de cette espèce était identique à celle de A. crassipes, nous a amené à
adopter un point de vue semblable et à restreindre la définition du genre HMemipenaeus de
façon à n'y conserver que A. spinidorsalis et H. carpenteri, les autres espèces actuellement
classées dans ce genre étant, au moins provisoirement en ce qui concerne //. speciosus (),
rangées dans un genre nouveau, Pseudaristeus, que nous définissons page SL.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES //emipenaeus MALGACHES
_— Rostre atteignant, au plus, l'extrémité de l'œil............................ carpenteri
— Rostre dépassant l’extrémité de l'œil................................ee spinidorsalis
Hemipenaeus carpenteri Wood Mason, 1891
(fig. 27 c-d, 28 a-b, 29 a)
Hemipenaeus Carpenteri Wood Mason in Wood Mason et Aleock, 1891a, p. 189.
Hemipenaeus Carpenteri, Wood Mason et Alcock, 1891b, p. 286.
Hemipeneus triton Faxon, 1893, p. 21
Hemipenaeus carpenteri, Aleock et Anderson, 1894, p. 147.
Hemipeneus triton, Faxon, 1895, p. 202, pl. 50, fig. 1-le.
Hemipeneus triton, Faxon, 1896, p. 163.
Aristeus (Hemipeneus) carpenteri, Alcock et MeArdle, 1901, pl. 49, fig. 4.
Ai
Hemipenaeus Carpenteri, de Man, 1911 pp. 6, 23.
jaeus (Hemipeneus) Carpenteri, Alcock, 1901, p. 32.
? Hemipenaers carpenteri, Burkenroad, 1936, p. 91.
Hemipenaeus carpenteri, Ramadan, 1938, pp. 48, 49.
Hemipenaeus carpenteri, Anderson et Lindner, 1945, p. 301.
Hemipenaeus carpenteri, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 43.
Hemipenaeus carpenteri, Pequegnat et Roberts, 1971, pp. 8,9, pl. 5 D.
Hemipenaeus carpenteri, Burukovsky, 1974, p. 48.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 109 : 29 26,5 et 36,8 mm. — CH 131 : 1 3 15,2 mm.
Remarques. — La description que donne Azcocx (1901, p. 32) de cette espèce s'applique
bien, dans son ensemble, à nos spécimens qui en diffèrent toutefois par :
— des yeux dont la cornée est légèrement plus large que le pédoncule oculaire (tandis
qu'Arcoex écrit : «eyes not wider than their stalk »).
— des premiers, deuxièmes et troisièmes péréiopodes dont les doigts des pinces ont
une longueur respectivement égale à 1,5, 1,4 et 1,2 fois celle de la paume (au lieu de 2 d’après
le texte d'ALcock, mais de 1,5 à 1,7 d’après la figure publiée par ALcock et McAroze, 1901,
pl. 49, fig. 4).
La formule branchiale que nous avons relevée diffère, comme l'avait déjà noté
Burkenroan (1936) et RamaDan (1938), de celle publiée par ALcocx (1901, p. 32) pour le genre
Hemipenaeus et correspond à celle que nous publions à la page 75.
La podobranchie du segment XII est bien visible mais très petite; elle est composée
de 6 à 9 paires de pinnules simples. L’épipodite du segment XIII est de très petite taille; chez
la femelle dont la carapace mesure 36,8 mm, sa longueur est d’environ { mm.
(1) Le type de HI. speciosus est en si mauvais état que tout relevé de sa formule branchiale est
impossible.
Source : MNHN, Paris
CRUSTA.
DÉCAPODES ARISTEIDAE 77
On notera, par ailleurs, que les observations faites par BurkeNRoaD (1936, p. 91) sur
cette espèce concordent d’une manière générale avec ce que nous observons chez nos spécimens.
BuRKENROAD, ayant examiné des spécimens provenant de l'Atlantique et d’autres du Pacifique
Est, a relevé des différences minimes entre les deux groupes; nos spécimens s'apparentent net-
te nn TE
rt
pu D,
“, in) Im
Sn TT
Fig. 27 à. — Pseudaristeus sibogae (de Man), © 37,0 mm, Vauban, CH 109 : région antérieure du corps,
vue latérale.
Fig. 27 b. — Hemipenaeus spinidorsalis Bate, $ 51,0 mm, Vauban, CH 198 : région antérieure du corps,
vue latérale.
Fig. 27 c-d. — Hemipenaeus carpenteri Wood Mason, © 36,8 mm, Vauban, CH 109 : e, région antérieure
du corps, vue latérale; d, segments abdominaux 3-6, vue latérale.
Source : MNHN, Paris
78 ALAIN CROSNIER
sn
Fig. 27 bis. — Pseudaristeus
700 bra
racilis (Bate), syn
: région ant
pe 4 124 mm, Challenger, st. 207, Philippines,
ure du corps, vue latérale.
tement aux spécimens provenant du Pacifique Est; ils diffèrent cependant de l’ensemble,
semble-t-il, des spécimens examinés par BURKENROAD par :
— le rostre un peu plus long: il mesure un peu plus du cinquième de la carapace et
atteint presque l'extrémité de l'œil (au lieu de mesurer moins du cinquième de la carapace et
de ne guère dépasser la base de la cornée de l'œil). BurkENROAD avait d’ailleurs déjà noté ce
caractère propre, semble-t-il, aux spécimens indo-ouest-pacifiques ;
— le flagelle antennulaire supérieur dont la longueur, comme l'avait noté ALCOGK, est
sensiblement égale à celle du premier article du pédoneule antennulaire (au lieu d’être « consi-
derably longer »);
— l'exopodite des deuxièmes maxillipèdes qui est de même longueur ou légèrement
plus court que l’endopodite (au lieu d’être plus long); celui des troisièmes qui n’atteint pas
tout à fait la base du carpe de l’endopodite (au lieu de la dépasser).
Toutes ces différences sont assez minimes et leur constance n’est d’ailleurs pas établie
avec certitude, trop peu de spécimens ayant été examinés. D’autre part Rogers et PEQ
(1972, p. 44) ont examiné des spécimens, en provenance de l'Atlantique, dont les tro
péréiopodes ont des dimensions qui sont celles observées par BurkENRoAD chez les spécimens
du Pacifique Est. Par ailleurs, RamaDan (1938, p. 49) a comparé son spécimen en provenance
de la mer d'Arabie avec l’un des types de /. triton Faxon (— H. carpenteri) en provenance
du Pacifique Est et n’a relevé aucune différence entre eux. Il semble donc logique d'admettre
que /1. carpenteri est une espèce cosmopolite, avec peut-être des variétés géographiques qui
ne pourront être établies avec certitude qu'après l'examen d’un suffisamment grand nombre
de spécimens.
Taie. — RamaDan (1938, p. 49) a mentionné une femelle mesurant 175 mm, qui paraît
être le plus grand spécimen connu. Le Vauban a capturé une femelle de 130 mm.
DisrrIBuriIon. — Cette espèce est connue de l’Indo-Ouest-Pacifique (mer d'Arabie,
golfe du Bengale et maintenant Madagascar), du Pacifique Est (entre le golfe de Panama et
les Galapagos) et de l’Atlantique occidental (mer des Antilles, iles Bahamas, golfe du Mexique).
Fig. 28 a-b. — Hemipenaeus carpenteri Wood Mason, © 36,8 mm, Vauban, CH 109 : a, vue ventrale
des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes; b, coupe longitudinale médiane des sternites XII,
XIII, XIV.
Fig. 28 c-d. — Hemipenaeus spinidorsalis Bate, 51,0 mm, Vauban, CH 198 : e, moitié droite du pétasma,
face ventrale; d, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
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HN,
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is
80 ALAIN CROSNIER
Elle a été récoltée entre 1 650 et 3840-3875 m de profondeur dans l’Indo-Ouest-Paci-
fique, entre 3 058 et 3 394 m dans le Pacifique Est et entre 2 103 et 3 840 m dans l’Atlantique
occidental. À Madagascar, nous l'avons pêchée par 1 200 et 1490-1600 m.
Contrairement à ce qu'a supposé ALCOGK (1904, p. 1), il semble bien que cette espèce
soit benthique et non bathypélagique.
Hemipenaeus spinidorsalis Bate, 1881
(fig. 27 b, 28 c-d, 29 b)
Hemipenaeus spinidorsalis Bate, 1881, p. 186.
, Bate, 1888, p. 301, pl. 44, fig. 1.
Hemipenaeus spinidorsalis, Faxon, 1895, p. 200, pl. 50, fig. 2.
Hemipenaeus spinidorsal
Hemipenaeus spinidorsalis, de Man, 1911, pp. 6, 23.
Hemipenaeus spinidorsalis, Burkenroad, 1936, p. 92.
Hemipenaeus spinidorsalis, Ramadan, 1938, pp. 47, 48.
Lindner, 195, p. 301.
Hemipenaeus spinidorsalis, Wasmer, 1972, p. 259.
Hemipenaeus spinidorsalis, Anderson el
Hemipenaeus spinidorsalis, Burukovsky, 1974, p. 48.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban:
CH 128 : 1 S 51,0 mm.
Remarques. — Cette espèce, qui est très proche de H. carpenteri et qui possède comme
Jui une longue excroissance spiniforme sur le bord dorsal du troisième segment abdominal,
s’en différencie essentiellement par :
— Je rostre, qui présente un dimorphisme sexuel (il est beaucoup plus développé chez
les femelles que chez les mâles) et qui s'étend toujours au-delà de l'œil, alors que chez A. car-
penteri le rostre ne présente pas de dimorphisme sexuel et atteint, au plus, l'extrémité de l'œil;
qu gmm
Fig. 29. — Appendix masculina droit, vues latérale interne et postérieure.
a, Hemipenaeus carpenteri Wood Mason, à juv. 15,2 mm, Vauban, CH 131.
b, Hemipenaeus spinidorsalis Bate, $ 51,0 mm, Vauban, CH 198.
NB. — Les vues postérieures ont été représentées sans la rame interne du pléopode.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 81
— la lame externe de l’appendix masculina plus grande que l’interne (fig. 29 b), alors
que c’est le contraire qui est observé chez A. carpenteri (fig. 29 a).
D’autres différences, peut-être moins constantes, existent entre les deux espèces. On
peut citer :
— le sillon cervical toujours visible sur toute sa longueur chez A. carpenteri, alors que
chez /1. spinidorsalis il est souvent « extremely faint » d’après Burkenroap (1936, p. 90), ou
même totalement invisible sauf à sa base, comme c’est le cas chez notre spécimen;
— l'extrémité du stylocérite qui n'atteint pas la base de l’épine distale du bord externe
du premier article du pédoncule antennulaire chez A. carpenteri, alors qu'elle atteint presque
l'extrémité de cette épine chez A. spinidorsalis:
— la podobranchie du segment XII beaucoup plus développée chez H. spinidorsalis
que chez #. carpenteri. Chez nos exemplaires, cette podobranchie porte une quinzaine de paires
de pinnules très ramifiées chez la première espèce citée, contre 6 à 9 non ramifiées chez la seconde
(mais BüurkENROAD — 1963, p. 93 — mentionne la variabilité de ce caractère chez 1. carpenteri).
D’après Burkenroan (1936, p. 92), les thélycums et les pétasmas diffèrent également
mais nous n'avons pu malheureusement les comparer puisque nous ne possédons qu’un mâle
de A. spinidorsalis, deux femelles et un mâle juvénile de A. carpenteri.
Nous mentionnerons également que, chez nos spécimens, on observe des différences
qui sont peut-être simplement individuelles ou dues à la taille et au sexe. C’est ainsi que chez
notre A. spinidorsalis mâle, la carène postrostrale s'étend jusqu'au bord postérieur de la
carapace alors qu'elle s’estompe un peu avant chez nos A. carpenteri, le carpe des péréiopodes
est proportionnellement plus long (celui des troisièmes par exemple a la même longueur que
le mérus alors qu'il n’excède guère les trois quarts de celui-ci chez nos A. carpentert), l'épine
qui termine la carène dorsale du sixième segment abdominal est nettement moins forte que
chez l'autre espèce.
Faxox (1895, p. 202) signale que A. carpenteri (qu'il nomme /. triton) se distinguerait
de A. spinidorsalis par des flagelles antennulaires supérieurs plus longs et plus aplatis et un
sixième segment abdominal plus long. L'examen de nos spécimens ne nous permet pas de confir-
mer ces assertions.
Tale. — Faxox (1895) a mentionné une femelle mesurant 245 mm (le — 60,5). Le
mäle capturé par le Vauban atteint 173 mm (le — 51,0 mm).
DisrniBuriox. — Cette espèce est connue de l'Atlantique (Tristan da Cunha), de l'Ouest-
Pacifique (Philippines) et de l'Est-Pacifique (entre le golfe de Panama et les iles Galapagos
et par 440 N-1330 W).
Elle a toujours été pêchée à de grandes profondeurs : 3 475 m dans l'Atlantique, 3 749 m
dans l'Ouest-Pacifique, entre 2 197 et 3 687 m dans l’Est-Pacifique. À Madagascar nous l'avons
récoltée à 1 930 m.
Genre PSEUDARISTEUS gen. nov.
Corps pubescent. Rostre très allongé chez les femelles adultes et les jeunes mâles, rela-
tivement court chez les mâles adultes, armé de 2 dents dorsales situées près de sa base, Une
dent postrostrale. Carapace avec un sillon cervical et un sillon postcervical s'étendant, tous
deux, jusqu'au bord dorsal de la carapace, une épine antennaire et une épine branchiostège.
Abdomen à segments 4-6 carénés dorsalement, la carène du quatrième ne s'étendant toutefois
que sur les deux tiers postérieurs du segment. Telson se terminant par une pointe efilée et
Source : MNHN, Paris
82 ALAIN CROSNIER
armé, sur ses deux cinquièmes distaux, de 4 paires d'épines mobiles latérales. Œil à cornée
pion développée et dont le pédoncule, aplati dorsoventralement, portes 1 PER au-delà de la
moitié du bord interne de son article distal, un petit tubereule. Pas d’écaille oculaire. Premier
article du pédoneule antennulaire avee un prosartéma réduit à un petit lobe orné de soies.
Flagelle antennulaire supérieur aplati sur presque toute sa longueur et très court. Flagelle
antennulaire inférieur long et filiforme. Palpe des maxillules non segmenté. ÆExopodites pr
Sente sur les maxillipèdes mais non sur les péréiopodes. Une épine mobile subdistale sur le
mérus des premiers et des seconds péréiopodes. Quatrièmes 6 cinquièmes péréiopodes relati-
Vement grêles. Une pleurobranchie sur les segments IX à XIV, celle du segment XIV bien
développée, les autres beaucoup plus petites. Une arthrobranchie de taille moyenne sur le
segment VII, deux sur les segments VIII à XIII, très développées sauf celle, antérieure, du
segment VIIT qui est très petite. Une podobranchie, toujours bien développée, sur les seg-
ments VII à XI, celle du segment XI étant de même taille que celle du segment X. Un épipodite
non bifurqué, toujours de grande taille, sur les segments VIT à XII, celui du segment XIT étant
ts sensiblement de même taille que celui du segment XI. Pétasma avee un lobule ventrolatéral
qui est sans attache avec le lobule dorsolatéral dans sa partie distale. Thélyeum de type «ouvert »
avec une grande plaque lancéolée sur le sternite XIII.
Espèce type : Pseudaristeus crassipes Wood Mason.
Renanques. — Ge genre a la même formule branchiale que le genre Arisieus, d’où son
nom. Les Pseudaristeus se distinguent toutefois immédiatement des Aristeus par la présence
dun sillon cervical très marqué s'étendant jusqu'au bord dorsal de la carapace, ainsi que par
la présence d’un sillon posteervical net.
Ge genre est créé pour accueillir les espèces rattachées jusqu’à présent au genre Hemipe-
maeus, bien qu’elles n'aient ni podobranchie sur le segment XII, ni épipodite sur le segment XIII,
ni exopodite sur les péréiopodes et possèdent done une formule branchiale très différente de
celle de l'espèce type du genre : A. spinidorsalis.
Ges espèces seraient au nombre de 4 : P. speciosus (Bate), P. gracilis (Bate), P. crassipes
(Wood Mason) et P. sibogue (de Man). Il est toutefois possible, comme nous le verrons dans
à P, sibogae, que P. gracilis et P. crassipes soient à mettre en syno-
les remarques consacré
nymie.
Jusqu'à présent, seul P. sibogae à été trouvé à Madagascar.
Tanzeau 8. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Pseudaristeus
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
FA be, | AE,
I | 11 | nl 1 | Il | De UV | V
Pleurobranchies ........ — | — 1 1 | 1 | î | ï | !
Arthrobranchies Pole late | il we
Podobranchies lan eee Learn | et 1 | = ner
Epipodites … 1 or ET n HIRE
To Un à | 1 (ei : F e F
|
Source : MNHN, Paris
l'ACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 83
Pseudaristeus sibogae (de Man, 1911)
(fig. 27 a, 30 a-c)
Hemipenaeus Sibogae de Man, 1911, pp. 6,
g. 5, 5 a-c.
Hemipenaeus Sibogae, de Man, 1913, pl. 2, fig
Hemipenaeus sibogae, Ramadan, 1938, pp. 48-49.
— Vauban:
IEL EXAMIN
CH 4 33,5 mm. — CH 109 : 1 & juv : 21 mm; 1 9
REMARQUES. — Après les examens auxquels nous nous sommes livré, nous pensons
ue P. sibogae est une espèce valable. Très proche de P. crassipes, elle s’en distingue par :
q 8 » 8
7 mm.
_— des péréiopodes proportionnellement plus forts (tableau 9) et couverts d’une fine
pilosité (au lieu d’être glabres),
— des pédoneules oculaires plus allongés et à tubercule moins marqué (fig. 30 c-d).
DE Max a signalé comme autres caractères distinctifs, le rostre relativement court et
fort, les dents rostrales moins saillantes et avec des extrémités disposées suivant une droite
(au lieu d’une courbe). Le premier de ces caractères ne nous parait pas valable, le rostre du
type de P. sibogae étant vraisemblablement en cours de régénération après avoir été cassé,
comme le confirme le rostre bien développé de notre spécimen. Quant au second, il ne nous
parait pas évident et doit, à notre avis, être confirmé.
Taie. — La femelle pêchée par le Vauban et qui atteint 160 mm de longueur totale
(le — 37 mm), est le plus grand spécimen connu de cette espèce.
COLORATION. — Orange.
Réparririon. — Cette espèce a été récoltée en Indonésie et à Madagascar, lors de pêches
faites à 810-1 020, 1 000 et 1 200 m de profondeur.
REMARQUES SUR LES AUTRES ESPÈCES DU GENRE Pseudaristeus
La position systématique de P. speciosus (Bate) ne peut-être établie avec certitude, le
type de cette espèce, conservé au British Museum (N.H.), étant en très mauvais état et aucun
relevé de la formule branchiale ne pouvant être fait. [l faudra vraisemblablement attendre
la récolte de matériel topotypique pour savoir ce qu'il en est.
Les types de P. gracilis (Bate) sont, par contre, en assez bon état. Leur formule bran-
chiale les rattache, sans doute possible, au genre Pseudaristeus. Les proportions de leurs péréio-
podes (tableau 9), qui sont par ailleurs glabres, montrent qu'ils sont bien distincts de P. sibogae
mais peuvent être identiques à P. crassipes, les seuls caractères correspondant mal à ceux de
cette espèce étant l'allongement plus grand des quatrièmes péréiopodes (et surtout du mérus) (1)
et les pédoneules oculaires plus massifs (fig. 30 e).
Ces différences sont peut-être dues à la petite taille des spécimens de P. gracilis dispo-
nibles, mais encore faudrait-il pouvoir le vérifier en examinant des P. crassipes de la même
taille que les types de P. gracilis. Si les deux espèces se révélaient bien identiques, c’est d’après
la loi de l’antériorité, la dénomination P. gracilis qui devrait être conservée.
La bibliographie relative à P. crassipes est la suivante :
Aristaeus crassipes Wood Mason in Wood Mason et Alcock, 1891 b, p. 281, fig. 7.
(1) Les cinquièmes podes manquent chez tous les types et n'ont pu être examinés.
Source : MNHN, Paris
84 ALAIN CROSNIER
CE) © d e
Fig. 80 a-c. — Pseudaristeus sibogae (de Man), 9 37,0 mm, Vauban, CH 109 : a, vue ventrale des sternites
XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes; b, coupe longitudinale médiane des sternites XI1, XIII, XIV;
e, œil droit, vue dorsolatérale.
Fig. 30 d. — Pseudaristeus crassipes (Wood Mason), © 30,5 mm, 10°16/N-92029°E, 705 brasses :
œil droit, vue dorsolatérale.
Fig. 30 e. — Pseudaristeus gracilis (Bate), syntype & 12,4 mm, Challenger, st. 207, Philippines,
700 brasses : œil droit, vue dorsolatérale.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS APODES ARISTEIDAE 85
Aristeus (Hemipeneus) crassipes, Alcock et MeArdle, 1901, pl. 49, fig. 1-2.
Aristaeus (Hemipeneus) crassipes, Alcock, 1901, p. 33.
Hemipenaeus crassipes, Lloyd, 1907, pp. 2, 3, 4.
Hemipenaeus crassipes, de Man, 1911, pp. 6, 24.
Hemipeneus crassipes, Kemp et Sewell, 1912, p. 17, pl. 1, fig. 8-9.
Hemipenaeus crassipes, de Man, 1913, légende pl. 2 (à propos de Æ. sibogae) et pl. 2,
fig. 4 a-c.
Hemipenaeus crassipes, Balss, 1925, p. 224.
Hemipenaeus crassipes, Ramadan, 1938, p. 49.
Hemipenaeus crassipes, Burukovsky, 1974, p. 48.
Non {emipenaeus crassipes, Monod, 1974, p. 118, fig. 7-11 (— Aristeus virilis (Bate)
et Aristeus mabahissae Ramadan).
Kewp et SEWELL (1912) ayant relevé deux formes différentes pour les troisièmes maxilli-
pèdes des spécimens mâles qu'ils ont identifiés à P. crassipes, il est possible que ces auteurs
aient eu deux espèces distinctes et il serait utile de pouvoir réexaminer leur matériel.
Pseudaristeus crassipes à été récolté dans le golfe d’Aden, en mer d'Arabie, dans le golfe
de Manaar et dans le golfe de Bengale, en mer d’Andaman et en Indonésie (mer de Flores et
détroit de Makassar), entre 500 et 1737 m de profondeur. P. gracilis et P. speciosus ne sont
toujours connus que par les types récoltés respectivement aux Philippines et au large de l’Argen-
tine à 700 et 2650 brasses de profondeur.
TaBLeau 9. — Proportion de certains articles des péréiopodes chez
Pseudaristeus sibogae, P. crassipes et P. gracilis
P. sibogae P. crassipes P. gracilis
Rares | Siboga | Vauban | Siboga | Indian Mus! | John Murray | Challenger
93%mm| 9335 |31mm| © 305 mm| Exp. 9 125
et 37 mm 234,5mm | à 14 mm
Cp | ni au cape (1) |. 68 6,2 8,6 88 9,3 8,3 et 8,7
Palaos (070 ET a01 | 103 L| 229 40,6 et 11,0
FROM EEE 19 Der:
Pal atteste | 7 so |lnuse 43 LL, 47
L/ldu propode (2[ L 27 22 35 = UT
AT OI LL e7 = 26 >
PS Enr at sou er _—
(1) La largeur du carpe est mesurée à son extrémité.
(2) La largeur de l'article est mesurée en son milieu.
Genre PLESIOPENAEUS Bate, 1881
Corps glabre. Rostre très allongé, pouvant devenir assez court chez les mâles adultes,
armé de 2 dents dorsales situées près de sa base. Une dent postrostrale. Sillon cervical distinct,
soit jusqu’au voisinage de la carène postrostrale, soit seulement à sa base. Carènes gastro-orbi-
taire, antennaire, hépatique et branchiocardiaque le plus souvent très en relief mais parfois
Source : MNHN, Paris
86 ALAIN CROSNIER
absentes ou très faiblement marquées. ines antennaire et branchiostège seules présentes,
la dernière étant implantée sur le bord antérieur de la carapace. Abdomen à segments 4-6 carénés
dorsalement et terminés par des épines; segments 2 et 3 parfois carénés. Telson se terminant
par une pointe effilée et armé, sur ses deux cinquièmes distaux, de 4 paires d’épines latérales
mobiles. Œil à cornée bien développée et dont l’article distal du pédoncule porte, à la moitié
où au quart distal de son bord interne, un tubercule. Pas d'écaille oculaire. Premier segment
du pédoneule antennulaire avec un prosartéma réduit à une petite excroissance en forme de
bourrelet, on: de soies. Flagelle antennulaire supérieur aplati sur presque toute sa longueur
et très court. Flagelle antennulaire inférieur long et filiforme. Palpe des maxillules non segmenté.
Exopodite sur tous les maxillipèdes et parfois sur les péréiopodes. Mérus des péréiopodes des
deux premières paires armé ou non d’une épine mobile. Quatrièmes et cinquièmes péréiopodes
modérément grêles ou très grêles. Une pleurobranchie sur les segments IX à XIV, celle du
segment XIV très développée et à pinnules très ramifiées, les autres plus petites (surtout celle
du segment IX) mais toujours bien développées et ramifiées. Une arthrobranchie de taille
moyenne sur le segment VII, deux sur les segments VIII à XIII, bien développées sauf l’une
de celle du segment VIII qui est très petite. Une podobranchie toujours bien développée sur
les segments VIII à XII, celle du segment XII étant de même taille que celle du segment XI.
Un épipodite non bifurqué, toujours de grande taille, sur les segments VII à XIII, celui du
segment XIII étant aussi, où un peu moins, développé que celui du segment XII. Pétasma
de même type que ceux des Hepomadus, Hemipenaeus, Aristeus, Pseudaristeus avec un lobule
ventrolatéral dont la partie distale est sans attache avec le lobule dorsolatéral. Thélyeum de
type » ouvert » ou « semi-ouvert », avec une plaque en forme d’éeu sur le sternite XIII.
Taszeau 10. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Plesiopenaens
MAXILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
EE TENUE | | 1
ll | IT Lol ll IT III | IV Ve
Pleurobranchies = | = mi | à | l | 1
Arthrobranchies mare 3 0Pral MP
Podobranchies.……...... ln | eo ci Le Er
Epipodites 1 NA 1 TRE | HET | 1 ï
Eropodite 1 1 1 |Oout|0ou1|0 ou il Oout|0 out
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Plesiopenaeus MALGACHES
1. Un exopodite sur les péréiopodes......................................... 2
nn) d’exopodite sur les péréiopodes................................. edwardsianus
2. Troisième segment abdominal avec une très forte épine.... armatus
— Troisième segment abdominal sans épine coruscans
Remarques. — Le genre Plesiopenaeus, avec lequel le genre Aristaeopsis a été mis en
synonymie par Burxenroan (1946, p. 94), compte actuellement quatre espèces qui sont loin
de former un groupe d’une homogénéité bien satisfaisante.
Source : MNHN, Paris
nn
nu
Fig. 31 acc. — Plesiopenaeus edwardsianus (Johnson).
a-b, © 75,0 mm, Vauban, CH 133 : a, région antérieure du corps, vue latérale; b, segments abdominaux
2-6, vue latérale.
e, g 61,0 mm, Vauban, CH 37 : scaphocérite droit, vue de dessus.
Fig. 31 d-e. — Plesiopenaeus armatus (Bate), 9 73,0 mm, Vauban, CH 132 : d, région antérieure du corps,
vue latérale; e, segments abdominaux 2-6, vue latérale.
Fig. 31 f-g. — Plesiopenaeus coruscans (Wood Mason), 9 54,5 mm, Vauban, CH 102 : f, région antérieure
du corps, vue latérale; g, segments abdominaux 2-6, vue latérale.
Source : MNHN, Paris
88 ALAIN CROSN
ER
Dans le tableau 11, nous avons essayé de comparer les Plesiopenaeus entre eux; on Y
voit que les caractères notés varient entre les quatre espèces de façon assez anarchique. Il
semble toutefois que par la présence d’exopodites sur les péréiopodes, par un œil légèrement,
aplati, à pédoneule allongé et portant un gros tubercule situé au milieu du bord interne de
son article distal, par un pétasma dont les deux parties ne sont soudées que sur la moitié de
leur longueur environ et dont le Jobule ventrolatéral a son extrémité recourbée vers l'extérieur,
P. armatus ct P. coruscans présentent des affinités particulières entre eux et se distinguent
de P. edwardstanus et P. nitidus, au point qu'il ne serait pas impensable de classer les quatre
Plesiopenaeus actuels dans deux genres distincts, P. armatus et P. coruscans demeurant des
Plesiopenaeus, P. edivardsianus et P. nitidus devenant des Aristaeopsis. Dans ce cas, le genre
Plesiopenaeus serait extrêmement proche du genre Hemipenaeus tel qu'il est défini actuellement
et la différenciation des deux genres devrait être revue.
On remarquera également que par l'ornementation de sa carapace (sillon cervical dont
seule la base est marquée, carènes absentes ou très faiblement en relief) ainsi que par la modi-
fication, chez le mâle, des flagelles antennulaires inférieurs, P. nitidus présente des affinités
avec les Aristeus.
Plesiopenaeus edwardsianus (Johnson, 1867)
(fig. 31 ae, 32 a-c, 33 a)
Penaeus Edwardsianus Johnson, 1867, p. 897.
Aristeus Edwardsianus, Micrs, 1878, p. 308, pl. 17, fig. 3.
1888, p. XXXIL, fi
Aristaeopsis Edwardsiana, Wood Mason et Alcock, 1891b, p
Aristeus coralinns Bate
283, fig. 8-9.
stacopsis Edwardsiana, Wood Mason, 1892, pl. 1, fig. 1-2
rson, 1894, p. 147.
Plesiopenaeus edwardsianus, Faxon, 1895, p. 199.
Aristacopsis edwardsiana, Aleock et
Aristavopsis Edwardsiana, Alcock, 1899, p. 74.
d, 1900, p. 89.
Aristacus (Plesiopeneus) Edwardsianus, Alcock, 1901, p. 36.
Aristeus splendens, Richard, 1903, pp. 67, 70, 71.
Plesiopenaeus edwardsianus, Bouvier, 1905a, p. 982.
Aristeus splendens Rich
Plesiopenaeus edwardsianus, Richard, 1907, p. 323, fig. 265
Plesiopenaeus edwarsianus, Bouvier, 1908b, p. 6%, pl. 2; pl. 13, fig. 1375 pl. 1%, fig. 1-8.
ivards et Bouvier, 1909, p. 200.
hard, 1910, p. 123.
iopenaeus Edwardsianus, de Man, 1911a, p. 6.
Plesiopenaeus edwardsianus, ine
Plesiopenaeus edwardsianus, Ri
Ples:
Plesiopenaeus Edwardsianus, Sund, 1920, p. 30.
Plesiopenaeus edwardsianus, Balss, 1925, pp. 223, 306.
Plesiopenaeus Edwardsianus, Nobre, 1931, p. 281, pl. 2, fig. 9.
Plesiopenaeus Edwardsianus, Nobre, 1936, p. 180, pl. 60, fig. 9.
Plesiopenaeus edwardsianus, Burkenroad, 1936, pp. 9%, 95, 96.
Plesiopenaeus edwardsianus, Ramadan, 1938, p. 51.
Plesiopenaeus edwardsianus, Rioja, 1944, pp. 415, 419, fig. 1.
Plesiopenaeus edwardsianus, Anderson et Lindner, 1945, p. 301.
Plesiopenaeus edwardsianus, Barnard, 1950, p. 624.
Plesiopenaeus edwardsianus, Maurin, 1952, p. 92.
Plesiopenaeus edwardsianus, Holthuis, 1952, p. 70.
Plesiopenaeus edvardsianus, Springer et Bullis, 1956, p. 9.
Source : MNHN, Paris
TaBLeau 11. — Comparaison des différentes espèces du genre
CRUSTACÉS DÉ
APODES ARISTEID AE
89
Plesiopenaeus
Caractères
P. armatus
P. coruscans
P. ediwardsianus
P. nitidus
Exopodites sur P1-
P5
Une épine subdis-
tale sur le mérus de
Mo
ma soudée
du pé
F
Partie libre du lo-
al
bule_ ventrolaté
du pé
ma
Sternite XIV du
thélyeum avec
rènes de la cara-
.
supérieu
du sillon cervical
Carène postrostrale
s'étendant sur
Bord inférieur du
derni
palpe mandibulaire
# article du
Longueur de l’e
podite des Mxp2
égale à
o=
Rapport : longueur
dactyle / longueur
propode des PA
voisin de
présents
Pi:et/P2
relativement apla-
ti_ dorsoventrale-
ment, à pédon-
eule long et por-
tant un gros tu-
bereule au milieu
du bord interne
son article dis-
la moitié de leur
longueur environ
une petite dent
antérieure mé-
diane_ prolongée
vers l'a par
une forte carène
(fig. 324)
très en relief
absente
la moitié de la
carapace environ
concave
la moitié environ
de celle de l’endo-
podite
0,60
Pi
comme chez P.
armatus
la moitié de leur
longueur environ
recourbée vers
l'extérieur
un tubercule an-
térieur médian
non prolong!
vers
l'arrière par une
carène (fig. 33e)
en re
marquée
presque toute la
longueur de la ea-
toujours
rapa
bien marquée
droit ou légère-
ment convexe
une fois et demie
environ celle de
l'endopodite
1,30
absents
aucun péréiopode
non aplati, à cor.
née très globu-
leuse, à pédon-
cule relativement
court et portant
un petit tuber-
eule au quart dis-
tal du bord in-
terne de son ar-
tiele distal
presque toute
leur longueur
recourbée vers
l'intérieur
une forte protubé-
rance (fig. 32a)
très en relief
faiblement mar-
quée
presque toute la
longueur de la ca-
pace mais faible-
ment marquée sur
la moitié posté-
rieure
très concave
plus de deux fois
celle de l’endopo-
dite
0,45
absents
aucun péréiopode
presque toute
leur longueur
recourbée vers
l'intérieur
comme chez P. co-
ruscans
absentes ou très
faiblement en re-
lief
absente
absente
faiblement con-
cave?
environ celle de
l'endopodite
0,50
Source : MNHN, Paris
90 ALAIN CROSNIER
es
P. armatus P. coruscans P. edwardsianus P. nitidus
Rapport : longueur | 0,50 1,20 0,35 0,50
dactyle longueur
propode des P5
voisin de
Bord dorsal du se- | sans carène avec, sur ses deux | sans carène
cond segment ab- tiers postérieurs
dominal une carène faible
ment marquée
sans carène, ni
ni | avec une c:
Bord dorsal du troi-
sième segment ab- épine, ni dent une petite pine mais avec
dominal une très ine terminale | une petite dent
épine terminale terminale
Angle postér mucroné non mucroné mucronë non mucronë
rieur des pleurons
abdominaux
Flagelle antennu- | non modifié non modifié non modifié modifié
inférieur du
Scaphocérite du | non modifié (à | non modifié modifié (un pro- | non modifié
mâle part un léger longement_ distal
épaississement de très développé,
l'extrémité) fig. 31c)
Rapport : longueur | 1,30 à 1,60 1,10 à 1,40 4,35 à 1,60 ?
chie
NB. — Les renseignements relatifs à P. nitidus proviennent de la description de
Bannann (1950, p. 622, fig. 116).
Plesiopenaeus edsward
ianus, Maurin, 1961, p. 530.
Plesiopenaeus edwardsianus,
Ples: s
Plesiopenaeus edwardsianus, Maurin, 1963, pp.
faurin et Meglio, 1961, p. 271.
openaeus edswardsianus, Ma
n, 1962, pp. 211, 2
Plesiopenaeus edwvardsianus, Forest, 1964, p. 628.
Plesiopenaeus edwardsianus, Holthuis et Rosa, 1965, p. 6.
i ; pp- 117, 118, 119.
Plesiopenaeus edwardsianus, Bullis et Thompson, 1965, p. 6.
Plesiope s edwardsianus, Maurin, 19
Plesiopenaeus edwardsianus, Squires, 1966, p. 1, pl. 1, fig. 3.
Plesiopenaeus edwardsianus, Monod, 1966, pp. 108, 118, 127, 1 , fig. 135 pl. 7, fig. 1
Plesiopenaeus edwardsianus, Grosnier et de Bondy, 1968, p. #2, fig. 16a.
Ple
Plesiopenaeus edwardsianus, Mau
2, pl.
openaeus edwardsianus, Williams, 1968, p. 119.
in, 1968a, pp. 44,
Plesiopenaeus edwardsianus, Maurin, 1968c, pp. 3, 4.
Plesiopenaeus edwardsianus, Zariquiey Alvarez, 1968, p. 44, fig. 21.
Source : MNHN, Paris
DÉGAPODES ARISTEIDAE 91
CRUST
Plesiopenaeus edwardsianus, Figuciredo et Charneca, 1968, p. 10.
Plesiopenaeus edwardsianus Maurin, 19684, pp. 480, 482, fig. 3 P.e.
Plesiopenaeus edwardsianus, Couture et Trudel, 1968, p. 859, fig. 1.
Plesiopenaeus edwardsianus, Crosnier et Forest, 1969, p. 550.
1970, pp. 275, 278, 299, 300.
, 1970, pp. 8,
cla, 1970, pp. 119, 121, 122.
Plesiopenaeus edwvardsianus, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 45.
Plesiopenaeus edwardsianus,
Plesiopenaeus edivardsianus,
Plesiopenaeus edwardsianus,
Plesiopenaeus edwardsianus, Pequegnat et Roberts, 1971, pp. 8-9, pl. 5 D.
Plesiopenaeus edwardsianus, Kensley, 1972, p. 10, fig. 3 h.
1972, pp. 661, 669.
er et Forest, 1
Plesiopenaeus edwardsianus, Lagardère,
fig. 98, 99 a-b.
, fig. 26-27.
ie, 1973, p. 12, fig.
, fig. 5.
y, 1974, p. 48, fig. Ga.
Plesiopenaeus elvardsianus, Cros
Plesiopenaeus edvardsianus, Lagardè
Plesiopenaeus edwardsianus, Crosn
Plesiopenaeus edvardsianus, Abbes,
Plesiopenaeus edwardsianus, Burukov
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban
CH 35 : 1 sp. — CH 37 : 8 sp. — CH 60 : nbx sp. — CH 65 : nbx sp. — CH 92 :
2 sp. — CH 97 p. — CH 98 : 43 sp. — CH 100 : 15 sp. — CH 102 : 3 sp. — CH 103 : 5 sp.
7
— CH 104 : 150 sp. — CH 107 : 84 sp. — CH 108 : 28 sp. — CH 109 : 2 sp. — CH 112 : 81 sp.
— CH 116 : 138 sp. — CH 119 : 4 sp. — CH 133 : 3 sp.
Remarques. — Rosenrs et Pequecnar (1972, p. 45) ont fait remarquer que leurs
spécimens de P. edvardsianus, en provenance du golfe du Mexique, diffèrent de la description
donnée par ALcock (1901, p. 36) pour cette espèce, d’après des spécimens de l'océan Indien,
par :
— des premiers pléopodes plus longs,
— la présence d’un denticule près de l’angle postéroventral du pleuron du deuxième
segment abdominal.
La première différence relevée est due, à notre avis, aux tailles différentes des spécimens
examinés par RoBerrs et PEQUEGNAT d’une part, ALcock d'autre part. En effet, les premiers
pléopodes sont proportionnellement d'autant plus longs que le spécimen est plus petit, et, chez
nos P. edwardsianus mesurant 13 em environ, donc d’une taille identique à ceux examinés
par Rogerrs et E NAT, nous observons les proportions relevées par ces auteurs (longueur
des premiers pléopodes égale à celle de l'abdomen et de la moitié du telson), chez les grands
spécimens celles relevées par ALcock (exopodite des premiers pléopodes égal aux cinq premiers
segments abdominaux plus la moitié au moins du sixième).
La seconde différence paraît bien, par contre, propre aux spécimens de l'Atlantique
occidental et central puisque, d’une part nous n'avons chez aucun de nos spécimens observé
un denticule, même à l’état de trace, sur les pleurons des deuxièmes segments abdominaux
et que, d'autre part, la figure publiée par Bouvier (1908 b, pl. 2, fig. 1) d'après un spécimen
récolté aux Açores, mentionne un tel denticule que nous n'avons par contre jamais observé
sur des spécimens récoltés au large du Congo.
Cette différence toutefois, tant qu’elle est la seule relevée, permettrait tout au plus, s’il
était prouvé qu'elle est bien constante, la distinction d'une variété.
Nous ajouterons que nos spécimens ont un grand épipodite sur le segment XIIT, une
grande podobranchie sur le segment XII mais pas d’exopodite sur les péréiopodes.
Source : MNHN, Paris
92 ALAIN CROSNIER
Tarze. — Les femelles atteignent 334 mm (le — 104 mm) (Sunp, 1920), tandis que
les mâles ne semblent guère dépasser 193 mm (Bouvier, 1908 b). Les plus grands spécimens
péchés par le Vauban ne dépassent guère 27 em.
Cocorariox. — Uniforme, rouge vif.
DisrriBurion. — Cette espèce est assez cosmopolite. Elle est connue de l'Indo-Ouest-
Pacifique (de la côte est d'Afrique, à la mer d'Arabie, au golfe du Bengale, à la mer d'Anda-
man et à Sumatra), de l'Atlantique occidental (depuis le sud de Terre-Neuve jusqu’au golfe
du Mexique, la mer des Antilles et le Surinam), de l'Atlantique oriental (du Portugal à
l'Angola).
Exclusivement benthique, P. edwardsianus à été capturé entre 371 et 1 280 m de pro-
fondeur dans l’Indo-Ouest-Pacifique, entre 274 et 1 850 m dans l'Atlantique. Dans l’Atlan-
tique oriental, Crosnier et Foresr (1973) ont observé sa présence surtout entre 400 et 900 m
dans des eaux dont la température varie de 8 à 50C. À Madagascar, cette espèce à été trouvée
entre 500 et 1 200 m et parait surtout commune entre 700 et 800 m, dans des eaux dont la tem-
pérature varie de 8 à 7°C; avec un chalut à crevettes de 14 m de corde de dos, les rendements,
dans les meilleures zones, n’ont guère excédé 6 à 8 kg/h
Plesiopenaeus armatus (Bate, 1881)
(fig. 31 d-e, 32 d-f, 33 b)
Aristeus armatus Bate, 1881, p. 188.
s 2 tridens, Smith, 1884, p. 10%, pl. 9, fig. 1-6.
? tridens, Smith, 1886b, pp. 189, 192, 193.
Smith, 1887, p. 689, pl. 19, fig. 2
eus armatus, Bate, 1888, p. 312, pl.
stacopsis armata, Wood Mason et Aleock, 1891b, p. 2
xon, 1895, p. 199.
on, 1896, p. 163.
Alcock, 1901, p. 41.
Aristeopsis armatus, Bouvier, 1905a, p. 983.
Aristeus
Ari.
? tridens,
Plesiopenaeus armatus,
Plesiopenaeus armatus,
Aristaeus (Aristacopsis) armatus,
Aristeopsis armatus var. tridens, Bouvier, 1908b, p. 62, pl. 11, fig. 6.
1909, p. 197,
Aristeopsis armatus Var. tridens, A. Milne Edwards et Bouv
. 1, fig. 4-7.
s armatus, de Man, 19Ma, p. 6.
armatus var. tridens, de Man, 1911a, p. 6
tridens, Sund, 1920, p. 81.
s armatus var. tridens, Bouvi
1922, p. 12.
armatus, Balss, 1995, p.
Plesiopenaeus armatus, Burkenroad, 1936, pp. 95-06.
Plesiopenaeus armatus tridens, Burkenroad, 1936, p. 95.
Plesiopenaeus armatus, Ramadan, 1938, p. 51.
Fig. — Plesiopenaeus edwardsianus (Johnson).
a-b, © 75,0 mm, Vauban, CH ; vue ventrale des ste:
b, coupe longitudinale médiane di
e, & 61,0 mm, Vauban, CH 37 : coupe longitud
le médiane des sternit
XII, XIII, XIV.
32 d-f. — Plesiopenaeus armatus (Bate).
dre, 2 73,0 mm, Vauban, CH 132 : d, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
e, coupe longitudinale médiane des steri II,
f, 4 61,0 mm, ibidem : coupe longitudinale médiane des ste
XII, XIII, XIV:
Source : MNHN, Paris
K N £
€ D À, 7 NN
À.
N
K
©
Ÿ
SR
| À À
94 ALAIN GROSNIER
Plesiopenaeus armatus, Anderson et Lindner, 1945, p. 301.
Plesiopenaeus armatus, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 46.
Plesiopenaeus armatus, Pequegnat et Roberts, 1971, pp. 8-9, pl. 5 D.
Plesiopenaeus armatus, Wasmer, 1972, p. 259.
, 1973, p. 29%, fig. 99 c-d.
Plesiopenaeus armalus, Burukovsky, 1974, p. 48.
Plesiopenaeus armatus, Crosnier et Fore
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 198 : 1 $ 49,5 mm. — CH 132 : 1 S 61,0 mm; 1 © 73,0 mm.
GoLorariox. — Uniforme, rouge vin.
Tarzce. — Smrrn (1884) signale une femelle mesurant plus de 300 mm, ALcocKk, un
mâle atteignant 278 mm. La femelle capturée par le Vauban mesure 290 mm, le plus grand
mâle 244 mm.
Disrrigurion. — Cette espèce est connue de l’Atlantique occidental (entre 390 49° N
et 350 39’ S), de l'Atlantique oriental (dans la région Açores - Canaries - iles du Cap Vert, ainsi
qu'à Tristan da Cunha), et de l’Indo-Pacifique où elle a été trouvée dans la région de Zanzibar
(Ramapax, 1938), dans le golfe du Bengale (Azcocx, 1901), entre les îles Maldives et Chagos
près du détroit de Torrès, près des Philippines, au large du Japon, au nor
des îles Hawaï et aux iles Tuamotu (Barr, 1888), ainsi qu’au large de la côte ouest des U.S.A.
330 35’ W, Waswer, 1972). A Madagascar, nous l’avons pêchée au large des côtes
nord-ouest et ouest par 13043°S et 18005'S.
Exclusivement benthique, P. armatus a été capturé entre 752 (Faxon, 1896) et 5 413 m
(Bouvier, 1908 b) dans l'Atlantique et entre 1789 (Ramanan, 1938) et 4 298 m (Barr, 1888)
dans l’Indo-Pacifique. Nos récoltes ont été faites par 1 930 et 1 950-2 150 m de profondeur.
Plesiopenaeus coruscans (Wood Mason, 1891)
(fig. 31 fe, 33 ch).
Aristeus coruscans Wood Mason in Wood Mason et Alcock, 1891b, p. 280, fig. 6
Aristaeus coruscans, Wood Mason, 1892, pl. 2, fig. 3.
Arislaeus coruscans, Faxon, 1895, p. 198.
Aristaeus (Plesiopenaeus) coruscans, Alcoek, 1901, p. 37.
, 1908b, p. 69.
1911, p. 6.
Plesiopenaeus coruscans, Burkenroad, 1936, p. 95, fig. 61.
Plesiopenaeus coruscans, Bouv
Plesiopenaeus cor
ans, de M
Plesiopenaeus coruscans, Roberts et Pequegnat, 1970, p. 46.
Plesiopenaeus coruscans, Pequegnat et Roberts, 1971, pp. 8-9, pl. 5 D.
Plesiopenaeus coruscans, Burukovsky, 197%, p. 48.
MATÉRIEL EXAMIN
CH 102 : 1 91
. — Vauban :
.0 mm; { © 54,55 mm.
Remarques. — La description que donne ALcock (1901, p. 37) de cette espèce s'applique
parfaitement à nos spécimens, à l'exception du relief du sternite XIV des femelles. ALCOCK
mentionne la présence, sur ce sternite, d’une « transverse ridge », alors que nous observons
plutôt, comme le décrit Bunxennoan (1936, p. 98), un renflement pyramidal peu élevé (fig. 33 e).
BurkenroAD (1936, p. 97) a longuement insisté sur les différences semblant exister
entre son spécimen, un mâle dont la carapace mesure 57 mm, capturé près des iles Bahamas,
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS D'ÉCAPODES ARISTEIDAE 95
Fig. 33 à. — Plesiopenaeus edsvardsianus (Johnson), & 52,0 mm, Vauban, CH 102 : moitié droite du
pétasma, face ventrale.
Fig. 33 b. — Plesiopenaeus armatus (Bate), & 61,0 mm, Vauban, CH 132 : moitié droite du pétasma,
face ventrale.
Fig. 33 c-Î. — Plesiopenaeus coruscans (Wood Mason).
c-d, & 52,0 mm, Vauban, CH 102 : ce, moitié droite du pétasma, face ventrale; d, coupe longitudinale
médiane des sternites XII, XIII, XIV.
e-f, ® 54,5 mm, ibidem : e, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes; f, coupe
longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
96 ALAIN CROSNIER
et ceux provenant de l’Indo-Ouest-Pacifique. Pour cette comparaison, l’auteur américain n’a
pas disposé de matériel autre que son spécimen et s’est donc basé sur les descriptions et des-
sins publiés. Nous ne pensons pas que les différences relevées sur les longueurs relatives des
appendices soient à retenir; ces différences sont faibles et portent sur des caractères, on le sait,
assez variables chez les spécimens d’une même espèce. D'autres différences notées sont arti-
ficielles, étant dues à des inexactitudes des descriptions et dessins publiés. C’est ainsi que chez
nos spécimens, comme le note BurkENRoAD pour son spécimen atlantique, le sillon cervical
n’atteint pas tout à fait la carène postrostrale et ne la traverse donc pas, qu'il n’y a pas de
carène dirigée postéroventralement à la jonction des carènes cardiobranchiale et ptérygosto-
mienne, qu'un sillon très court peut s’observer sur la carène postrostrale, à la hauteur du sillon
cervical (ce caractère n’est visible toutefois que chez l’un de nos spécimens). En fait, à l’excep-
tion des longueurs relatives des appendices, le seul caractère relevé par BURKENROAD sur son
spécimen qui ne se retrouve pas chez les nôtres, semble être la présence d’une très courte carène
dorsale sur la partie postérieure du troisième segment abdominal. On notera également que,
chez nos spécimens, on observe l’esquisse d’un sillon postcervical.
Enfin, nous rappellerons que nos spécimens ont un grand épipodite sur le segment XIII
(mais plus petit toutefois que celui du segment XII) et de petits exopodites sur les péréiopodes.
Tazce. — La femelle récoltée par le Vauban et qui mesure 222 mm (le 59,5 mm)
semble être le plus grand spécimen connu de cette espèce. Le mâle, également récolté par le Vau-
ban, mesure 204 mm (le — 52,0 mm); il est un peu plus petit que celui examiné par BURKEN-
ROAD mais, contrairement à celui-ci, possède un pétasma dont les deux parties sont entière-
ment soudées.
CoLonarion. — Uniforme, orange clair.
DisrriBuTIon. — Cette espèce n’a été que très rarement récoltée puisque seuls quatre
spécimens en étaient connus jusqu’à présent. Les récoltes ont été faites dans le golfe du Bengale,
près des iles Andaman, par { 026 m de profondeur, en mer d'Arabie, entre les Laccadives et
la côte de Malabar, par 1057 m et, dans l'Atlantique, près des iles Bahamas entre 1 645 et
1728 m et dans le golfe de Mexico à 2 367 m. Nos spécimens ont été pêchés à 995-1 020 m de
profondeur, le long de la côte ouest de Madagascar, par 220 20’S.
Sous-famille des SOLENOCERINAE
Rostre très comprimé latéralement, de longueur moyenne. Plus de trois dents rostrales
dorsales et postrostrales. Dents rostrales ventrales le plus souvent absentes. Antennules avec
deux flagelles jamais très courts, souvent très longs. Prosartéma le plus souvent long, parfois
réduit à un petit lobe. Écaille oculaire présente, mais parfois peu développée. Sillon cervical
taujours très bien marqué, atteignant ou presque, le bord dorsal de la carapace. Une épine
hépatique et une épine postorbitaire ou postantennaire toujours présentes. Épine antennaire
presque toujours présente. Épines branchiostège et ptérygostomienne présentes ou absentes.
Exopodite présent sur tous les maxillipèdes et les péréiopodes. Abdomen totalement ou partielle
ment caréné dorsalement. Telson à extrémité pointue, le plus souvent armé d’une paire d’épines
latérales fixes subdistales, beaucoup plus rarement armé d’épines latérales mobiles, exception-
nellement sans épine. Thélyeum de type couvert », la spermathèque ayant plus ou moins la forme
d’une cuvette. Une pleurobranchie sur les segments IX à XIV, une ou deux arthrobranchies,
très réduites, sur le segment VIT, deux bien développées sur les segments VIII à XIII. Une
podobranchie sur le segment VIII, très rarement sur les segments suivants et jamais sur les
segments XIII et XIV. Épipodite sur les segments VII à XIII.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 97
TABLE AU DE DÉTERMINATION DE
GENRES DE
LA SOUS-FAMILLE DES Solenocerinae
1. Flagelles antennulaires filiformes et cylindriques. ........................... 2
— Flagelles antennulaires larges et creusés en gouttière .............. Solenocera (p. 129)
2. Prosartéma réduit à un court lobe. Des podobranchies au-delà du segment VII.
Des épines latérales mobiles (parfois minuscules) sur le telson . Haliporus (p. 97)
— Prosartéma bien développé. Pas de podobranchies au-delà du segment VIII. Pas
d’épines latérales mobiles sur le telson ...................... Hymenopenaeus (p. 100)
Genre HALIPORUS Bate, 1881
Parmi les Solenocerinae, ce genre se caractérise par la présence de podobranchies au-delà
du segment VIIT, une seule arthrobranchie sur le segment VII, un prosartéma réduit, des fla-
gelles antennulaires filiformes et cylindriques, la présence sur le telson de plusieurs paires d'épines
latérales mobiles en avant de la paire d’épines fixes.
TasLeau 12. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Haliporus.
MAXILLIPÈDES
1 IL | In I
Pleurobranchies nn 1 1
Arthrobranchies … AUS 2 3 ee,
Podobranchies.… = EM lo a ot lo our en
Epipodites cn ul UE TES
Exopodites 194 | RS MP ae ee leu
N.B. — Le nombre des podobranchies varie suivant les espèces et leur répartition
est la suivante : 4. taprobanensis et H. villosus VIII-IX, A. curvirostris VIII-X,
H. thetis VITI-XIT.
Jusqu'à présent, seul Æaliporus taprobanensis Alcock et Anderson a été récolté à Mada-
gascar. Une autre espèce, Haliporus villosus Alcock et Anderson, est connue de l’océan Indien
occidental; elle a été récoltée en mer d'Arabie et au large de l'Afrique du Sud (33° 45’ 8-160 23/ E)
par 2 085, 2 195 et 2 798 m de profondeur et sera certainement trouvée au large de Madagascar.
Elle se distingue, entre autres, de l’espèce précédente par la présence d’une épine branchiostège.
Une description et des dessins de cette espèce ont été donnés récemment par KENSLEY (1968,
p. 299, fig. 7-8).
Haliporus taprobanensis Alcock et Anderson, 1899
(fig. 34-35, 39a, 40a, 42a)
Haliporus taprobanensis Alcoek et Anderson, 1899a, p. 280.
Haliporus taprobanensis, Alcock et Anderson, 1899b, pl. 41, fig. 3.
Source : MNHN, Paris
98 ALAIN GROSNIER
Haliporus taprobanensis, Alcock, 1901, p. 25
Bouvier, 19064, pp.
Haliporus taprobanensis, Bouvier, 1908b, pp. 80, 81, 82.
Haliporus taprobanens
Haliporus taprobanensis, de Man, 1911, pp. 7, 31.
Hymenopenaeus taprobanensis, Burkenroad, 1936, p. 104
Hymenopenaeus taprobanensis, Anderson et Lindner, 1945, p. 290.
Hymenopenaeus taprobanensis, Burukovsky, 1974, p. 45.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 60 : 1 9 47,1 mm. — CH 65 : 13 9 37,0 à 42,3 mm; 1 9 49,5 mm. — CH 90 :
1 9 41,0 mm. — CH 92 : 1 & 29,0 mm; 1 © 43,8 mm. — CH 103 : 3 $ 35,8 à 38,4 mm; 5 © 37
à 49,9 mm. — CH 104 : 3 g 19,4 à 39,1 mm; 3 © 23,7 à 35,7 mm. — CH 107 : 12 sp. — CH 108 :
14 sp. — CH 109 : 1 sp. — CH 139 : 2 © 25,3 et 41,2 mm.
Remarques. — Nos spécimens correspondent parfaitement aux descriptions et au des-
sin de cette espèce déjà publiés.
Il convient toutefois d'apporter les précisions suivantes
— le prosartéma, situé sur le bord interne de l’article basal du pédoncule antennulaire,
est court et peu développé (fig. 34b);
— il existe une petite podobranchie sur l'épipodite des troisièmes maxillipèdes;
— le telson porte, en plus de la paire d’épines fixes, trois paires de très petites épines
mobiles (fig. 34 g-h):
— l’exopodite des troisièmes maxillipèdes est de très petite taille; son extrémité ne
dépasse pas le quart proximal de l’ischion de l’endopodite. L’exopodite des deuxièmes maxil-
lipèdes est par contre bien développé, puisqu'il s’étend jusqu'à l'extrémité du carpe de l’endo-
podite (fig. 34 f);
— le basis et l’ischion des premiers péréiopodes sont armés chacun d’une épine fixe,
subdistale, bien développée;
_— le mérus des cinq paires de péréiopodes porte sur sa face ventrale, du côté externe,
une épine mobile subdistale ;
— l’article basal du pédoncule antennulaire a une épine subdistale sur son bord infé-
rieur interne.
Les dessins que nous publions fournissent par ailleurs d’autres données sur cette espèce,
et en particulier sur ses pièces génitales.
Le prosartéma peu développé, la présence d’une podobranchie sur les troisièmes maxil-
lipèdes et d’épines mobiles sur le telson conduisent à placer dans le genre Haliporus, tel qu'il
est défini actuellement, cette espèce.
KensLeY (1968, p. 299, fig. 7-8) ayant montré, par la description détaillée qu'il en a
donnée, que l’Haliporus villosus d'ALcocx et ANDERSON appartient bien au genre Æaliporus,
tel qu'il est défini actuellement, et non au genre Hymenopenaeus comme l’avait envisagé
Burxenroan (1936, p. 104), il existerait donc quatre espèces d’Haliporus : H. curvirostris
Bate, qui est l’espèce type du genre, H. villosus Alcock et Anderson, A. thetis Faxon et H.
taprobanensis Alcock et Anderson.
De ce groupe, nous n’avons pu examiner que l'espèce dont il est traité ici. D’après les
descriptions et dessins publiés pour les autres espèces, il semble que ce groupe soit hétérogène
et doive être scindé. Ceci ne pourra toutefois être fait, de façon valable, que par l'examen de
toutes les espèces concernées.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 99
CoLorarion. — Uniforme, orange clair ou rouge-orange.
DisrrIBuriox. — Jusqu'à présent cette espèce n’avait, semble-t-il, été capturée que
par l’Anvestigator au sud de l'Inde (golfe de Mannar et cap Comorin), par 971 m et entre 1 017
et 1088 m de profondeur.
A Madagascar, A. taprobanensis a été récolté depuis 700 m environ et jusqu’à 1 200 m.
Nous ne l’avons jamais trouvé en abondance, mais aux profondeurs mentionnées ci-dessus,
il n’est pas rare. C’est vers 750 m qu’il semble être le plus commun, dans des eaux dont la tem-
pérature et la salinité sont respectivement voisines de 7,60 °C et 34,70 0/0. Toutes nos récoltes
se situent sur la côte ouest, entre 130 50’ S et 230 36’S.
we
RSS
Fig. 34. — Haliporus taprobanensis Alcock et Anderson
ab, 9 49,5 mm, Vauban, CH 65 : a, région antérieure du corps, vue latérale; b, premier article du pédoneule
antennulaire gauche (seules les soies du prosartéma ont été reproduites).
&-h, d 42,3 mm, Vauban, CH e, maxillule gauche, face interne; d, maxille gauche, face interne; e,
premier maxillipède gauche, face interne; f, deuxième maxillipède gauche, face externe; g, telson, vue
de dessus; h, telson, vue de profil.
Les figures c-f sont à la même échelle.
Source : MNHN, Paris
1100 ALAIN CROSNIER
Gerïire HYMENOPENAEUS Smith, 1882 (1)
Parmi les Solenocerinae, ce genre se caractérise par l'absence de podobranchies au-delà
du segment VIII, une seule arthrobranchie sur le segment VII, un prosartéma bien développé,
des flagelles antennulaires filiformes et cylindriques, l'existence d’une seule paire d'épines
latérales fixes sur le telson.
Tascrau 43. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Hymenopenaeus.
MaxiLuPènes PÉRÉTOPODES
I D | TE VEN
Pleurobranchies …… Der) 1 1 1 1 1
Arthrobranchies ........|r 2 2 2 2 —
oeil Eï E ; E F
Epipoditesh. n nl 1 1 1 RE
ENono te D Re Re mo a 1 1 | Han Out
L’arthrobranchie des premiers maxillipèdes présente un développement variable. Parmi
les Hymenopenaeus trouvés à Madagascar, chez M. sibogae madagascariensis et H. lucasi elle
est petite mais bien visible et composée de filaments ramifiés; par contre, chez H. halli, H. pro-
pinquus et I. furici, on n'observe plus qu'une petite lamelle dépourvue de filaments et qui ne
doit pas être fonctionnelle.
Le développement des exopodites est également variable. Chez A. sibogae madagasca-
riensis, en particulier, ils sont très réduits et peuvent facilement passer inapereus lors d’une
examen rapide.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES /ymenopenaeus MALGACHES
1. Dent ptérygostomienne présente .. sibogae madagascariensis
Dent ptérygostomienne absente "ec ces 2
2. Dents postrostrales non séparées des dents rostrales dorsales par un large espace. . lucasi
__ Dents postrostrales séparées des dents rostrales dorsales par un large espace 3
3. Femelle avec une crête longitudinale, longue et bien marquée, entre les cinquièmes
péréiopodes (fig. 45 a). Mâle avec un pétasma dont le lobule ventromédian est
divisé à son extrémité, par une profonde échancrure, en 2 processus subégaux,
pointus (fig. 46 b-c)
(1) CE note infrapaginale, p. 115.
— Haliporus taprobanensis
à, vue ventr
Alcock ct Anderson.
a-b, 9 49,5 mm, Vauban, CH 65 e des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
b, coupe longi des sternites XII, XIII, XIV.
e-d, 4 39,0 mm, Vauban, CH 104 : e, moitié gauche du pétasma, vue latérale externe; d, moitié gauche
du pét le.
e, 9 49,3 mm, Vauban, CH 65 : coupe longi ane des sternites XII, XIII, XIV.
tudinale m4
vue do
udinale m
Source : MNHN, Paris
101
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE
“|. Lobule
Lobule …… JE
dorsolatérai ventromédian
Lobule |
ventrolatéral |
sil
(USEUN)
Source : MNHN, Paris
102 ALAIN CROSNIER
__ Femelle avec un gros mamelon plus ou moins hémisphérique entre les cinquièmes
péréiopodes (fig. 45 e). Male avec un pétasma dont le lobule ventromédian n’est
pas divisé par une profonde échancrure mais présente une simple encoche
(fig. 46 d-e) propinquus
__ Femelle inconnue. Mâle avec un pétasma dont le lobule ventromédian est divisé
à son extrémité, par une profonde échancrure, en deux processus inégaux (|’interne
étroit et pointu, l'externe large et arrondi) (fig. 46 f-h) ..
D'autres Hymenopenaeus ont été signalés dans l'océan Indien occidental. Ce sont :
Hymenopenaeus equalis (Bate) qui à été trouvé au large de la côte est-africaine entre
60 24’ N et 1040’ S (Bazss, 1925), en mer d'Arabie et au large de Ceylan (ALGOCK, 1901), au
sud-ouest de l'Inde (Kemp et SEWELL, 1912) et qui est également connu de la mer d’Andaman,
de l'Indonésie, des îles Hawaï et du Japon. Cette espèce a été récoltée entre 200 et 1 367 m de
profondeur. Elle est très proche de H. halli Bruce et de A. propinquus (Bate) et s’en distingue
essentiellement par son pétasma et son thélyeum qui ont été figurés, entre autres, par Cros-
nier et Foresr (1973, fig. 86 c-d, 87 h).
Hymenopenaeus jattahi Ramadan qui est très proche de A. propinquus et ne s’en distingue
guère que par son pétasma et surtout son thélycum (Grosnrer et Fonesr, 1973, fig. 85 g-h, 87 f).
Cette espèce n’est connue que par les types qui ont été récoltés à 1 046 m de profondeur, par
24050’ N et 5952’ E.
Hymenopenaeus laevis (Bate) qui est connu de l'Atlantique et de l’Indo-Ouest-Pacifique
et qui a été signalé en mer d'Arabie (ALCOCK, 1901). C’est une espèce qui vit à de très grandes
profondeurs, presque toujours supérieures à 1000 m semble-t-il, et pouvant atteindre
% 790 m, Elle se distingue des Hymenopenaeus signalés jusqu'à présent à Madagascar par la
présence simultanée, sur la carapace, d’une épine branchiostège et d’une épine ptérygosto-
mienne. Des dessins de la carapace et du thélycum de cette espèce ont été publiés par CROSNIER
et Foresr (1973, fig. 82 c, 83 b).
Hymenopenaeus sewelli Ramadan qui n’est connu que par la femelle type, récoltée dans
la région des Maldives à { 828 m de profondeur. Cette espèce est proche de la précédente. Elle
semble s’en distinguer essentiellement par son thélycum et par les carènes dorsales des quatrième
et cinquième segments abdominaux terminées par une épine (cf. RAMADAN, 1938, fig. 7).
Hymenopenaeus triarthrus (Stebbing) dont il est traité dans les « Remarques » consacrées,
dans ce travail, à H. sibogae madagascariensis.
Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov. ()
(fig. 36 b, 37 ace, 38 a-c, 39 b, 40 b, 41 b, 42 b)
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 3 : 3 sp. — CH 4 : 1 sp. — CH 5 : 15 sp. — CH 9 : 17 sp. CH 21 : nbx sp. —
CH 22 : 5 sp. — CH 23 : nbx sp. — CH 25 : 20 sp. — CH 26 : 6 sp. — CH 28 : 12 sp. — CH 29 :
83 sp. — CH 30 : 17 sp. — CH 33 : 35 sp. — CH 37 : { sp. CH 38 : 14 sp. — CH 39 : 43 sp.
— CH 46 : 20 sp. — CH 48 : 44 sp. — CH 49 : 16 sp. — CH 56 : 101 sp. — CH 58 : nbx sp.
— CH 59 : 390 sp. — CH 60 : nbx sp. — CH 61 : 494 sp. — CH 65 : 35 sp. — CH 66 : nbx sp.
—_ CH 89 : 7 sp. — CH 90 : 70 sp. — CH 91 : 10 sp. — CH 95 : 139 sp. — CH 96 : 42 sp. —
GH 97 : 150 sp. — CH 98 : 13 sp. — CH 100 : 17 sp. — CH 104 : 1 sp. — CH 105 : nbx sp. —
CH 107 : 21 sp. — CH 112 : 29 sp. — CH 114 : 584 sp. — CH 415 : nbx sp. — CH 116 : 47 sp.
(1) CE. note infrapaginale, p. 115.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 103
ne,
Ni)
LU
Fig. 36. — Région antérieure du corps, vue latérale.
a, Hymenopenaeus sibogae (de Man), ® syntype 36,5 m, Siboga, st. 74, 503,5/8-119%0'E, strait of
Makassar, 450 m, 8-6-1899.
b, Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov., ® paratype 41,5 mm, Vauban, CH 21.
<, Hymenopenaeus iriarthrus vniroi subsp. nov., © holotype 38,5 mm, Van Gogh, st. 264, 250 28’ S - 330 31°E
410 m, 28-4-1966.
d, Hymenopenaeus triarthrus (Stebbing), 9 17,5 mm, Cape Town Univ., st. 98-99, off Natal.
Source : MNHN, Paris
104 ALAIN GROSNIER
Types. — Un mâle, récolté lors du chalutage 5 et dont la carapace mesure 37 mm, a
été choisi comme holotype. Six autres mâles et sept femelles, pêchés lors des chalutages 3, 5,
9, 21, 48, ont été sélectionnés comme paratypes.
Descriprion. — Cette sous-espèce est très proche de l'espèce type. Elle en diffère essen-
tiellement par le rostre qui est toujours, proportionnellement, plus haut à sa base () et, le plus
souvent, plus droit (mais des variations notables de ce dernier caractère sont observées — fig. 36
a-b, 41 a-b).
Les formules rostrales tendent également à différer : chez nos spécimens les plus communes
sont 6 + 3/2 et 7 2/2 (?), alors que chez l'espèce type, d’après DE Man, elles sont 5 + 2/1
et 6+ 2/1 ().
Chez nos spécimens, on peut noter aussi que le rostre se prolonge en arrière du sillon
cervical par une crête peu marquée et arrondie. Cette crête, surtout visible chez les grands
spécimens, peut s'étendre un peu au-delà de la moitié de la distance séparant le sillon cervical
du bord postérieur de la carapace. Elle semble toujours absente chez l’espèce type, dont nous
avons pu examiner deux des types grâce au Dr Srock du Zoologisch Museum d'Amsterdam.
Les thélycums ne semblent pas présenter de différences nettes. Chez nos femelles, le
mamelon situé entre les cinquièmes péréiopodes porte un renflement médian longitudinal,
plus allongé et plus marqué chez les petits exemplaires que chez les grands (fig. 37 a, c); chez
les petits, en outre, ce renflement se termine parfois, antérieurement, par un semblant de tuber-
cule. Dans tous les cas, ce renflement est arrondi transversalement et n’est pas caréné. C’est
également ce que l'on observe chez l'espèce type et, si la description du thélyeum donnée par
pe Max (1911, p. 42) est exacte, son dessin (1913, pl. 4, fig. 10 g) peut légèrement prêter à confu-
sion, un trait longitudinal semblant indiquer la présence d’une véritable carène sur le mamelon.
Le pétasma de nos spécimens a un lobule ventromédian dont le développement de l'extr
mité, allongée en forme d'oreille, varie de façon importante (fig. 38 a, c). Ce pétasma est très
proche de celui de l'espèce type, bien que les parties distales de son lobule ventromédian et
de son lobe latéral semblent en différer légèrement (fig. 38 d). Pour savoir si ces différences
sont constantes, où seulement dues à des variations individuelles, il faudrait pouvoir examiner
des séries importantes de chaque forme.
L'appendix masculina (fig. 39 b), les osselets urocardiaque et prépylorique (fig. 40 b)
sont bien identiques à ceux des deux types que nous avons pu examiner, ainsi qu'aux dessins
publiés par KuBo (1949, fig. 66 O-P, 72 E et K). L'osselet zygocardiaque a un nombre de dents
qui peut varier de 3 à 6, mais en porte habituellement 5; la plaque ce rdiaque est ornée de 11
à 21 épines suivant les spécimens, la majorité toutefois en porte de 15 à 17 (fig. 40 b). Là aussi
cela concorde avec ce que nous avons pu observer sur les types de A. sibogae et avec le dessin
de Kuso (1949, fig. 81 D).
REMARQUES. — Hymenopenaeus sibogae madagascariensis appartient à un groupe de
formes très proches les unes des autres, comprenant également A. sibogae (de Man), A. triar-
thrus (Stebbing) et la forme qu'Ivaxov et Hassan (1976, p. 245, fig. 3) ont rattaché à /1. triar-
thrus.
Hymenopenaeus sibogae, décrit par DE Max (1907) d'après des sp
d’Indoné
1 cimens provenant
a, par la suite, été signalé en Australie (Senmrrr, 1926), au Japon (Yoxova, 1933;
e/hauteur à sa base semble compris entre 4,3 et 4,7 pour l'espèce
èce, et ceci aussi bien chez les mâles que chez les femelles.
adultes, la répartition des formules rostrales a été la
89: 7+ 9/2: 1 get 9 9; 8 +2%/2:1det 1.
èce type pai s assez ble. Nous avons rassemblé
littérature, dans le tableau 14.
uivante :
(3) La formule rostrale de l
es, fournies sur ce sujet p:
Source : MNHN, Paris
Fig. 37 ace. — Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov
a-b, © paratype 49,0 mm, Vauban, CH 91 : a, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des
péréiopodes; b, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
c-d, $ paratype 31,5 mm, Vauban, CH 3 : e, mamelon du sternite XIV, vue ventrale; d, coupe longitudinale
médiane du sternite XIV.
<, S paratype 38,0 mm, Vauban, CH 3 : coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
Fig. 37 Êh. — Hymenopenaeus lucasi Bate.
Fe, 9 28,0 mm, Vauban, CH 23 : f, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
g, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
h, 4 16,5 mm, Vauban, CH 11 : coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
BTE)
SEUM
PARIS
Fig. 38 acc. — Hymenopenaeus sibogae madagascariensis Subsp. nov.
a-b, holotype 37,0 mm, Vauban, CH 5 : a, moitié droite du pétasma (légèrement dépliée), face ventrale;
b, idem, face dorsale.
€, & paratype 34,5 mm, ibidem : extrémité du lobule ventromédian du pétasma.
Fig. 38 d. — Hymenopenaeus sibogae de Man, $ syntype, Siboga, st. 74
: moitié droite du pétasma
(légèrement dépliée), face ventrale.
Fig. 38 e. — Hymenopenaeus triarthrus vniroi subsp. nov., 6 paratype 34,0 mm, La Barbade, au là
de Lourenço-Marques, Mozambique, 450 m env.,
_.
-2-1969 : moitié droite du pétasma (légèrement dépliée),
face ventrale.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 107
Kuno, 1949), en Nouvelle Zélande (Ricnarpson et Yaznwyn, 1958), en mer de Chine méri-
dionale (Bruce, 1966 a). Il serait évidemment souhaitable de pouvoir comparer des spécimens
de ces diverses provenances, d'autant que les formules rostrales varient quelque peu (cf. tabl. 14).
g. 39. — Appendix masculina.
Alcock et Anderson, $ 39,0 mm, Vauban, CH 104.
b, Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov., & paratype 34,5 mm, Vauban, CH 5.
c, Hymenopenaeus lucasi (Bate), $ 26,5 mm, Vauban, CH 85.
d, Hymenopenaeus halli Bruce, $ 21, mm, Vauban, CH 93.
e, Hymenopenaeus propinquus (de Man), & 16,2 mm, Vauban, CH 60.
, Hymenopenaeus furici sp. nov., & holotype 15,8 mm, Vauban, CH 133.
a, Haliporus taprobanens
Racek (1967) signale toutefois que les spécimens australiens ne diffèrent pas morphométri-
quement des spécimens de x Max. Par ailleurs, quatre spécimens provenant du Japon que nous
avons pu examiner grâce au Dr Omontr, nous ont paru bien identiques aux types de ne Man.
Source : MNHN, Paris
108 ALAIN CROSNIER
Ne pouvant faire toutes les comparaisons souhaitables, nous admettrons que toutes les récoltes
citées plus haut sont bien composées de AH. sibogae typiques ().
Hymenopenaeus triarthrus, décrit par Sressine (1914, p. 21, pl. 6-7) sous le nom d'Hali-
poroides triarthrus d'après des spécimens provenant d'Afrique du Sud (East London), a, par
la suite, été à nouveau signalé, toujours d'Afrique du Sud, par CaLman (1925, p. 9, sous le nom
d’Æaliporus triarthrus) dans la région de Durban, puis par BarxanD (1950, p. 619, fig. 115, sous
le nom d’Aymenopenaeus (Haliporoides) triarthrus, dans la région du Cap.
Récemment, Ivanov et Hassan (1976, pp. 245, 247, fig. 3, 4 a-c) ont rattaché à cette
espèce deux spécimens pêchés au large du Mozambique par 23° 267 S-330 31" E.
CaLMAN a noté la grande ressemblance existant entre l'espèce de STEBBING el H. sibo-
gae et a pu comparer ses spécimens à un syntype (dont il ne mentionne pas le sexe) de l'espèce
de px Max. Îl en a conclu que A. triarthrus ne se distingue que par son rostre fortement recourbé.
IL indique aussi que le genre Haliporoides, créé par SrerninG pour son espèce, en se basant
sur le fait que le palpe mandibulaire est triarticulé, ne lui parait pas valable, opinion qui sera
également, plus tard, celle de Bunxennoan (1956, p. 102). Nous reviendrons, plus loin, sur
ce dernier point.
Banvanp a redécrit l'espèce de Sresine et en à donné une série de dessins (carapace,
sternum, pétasma, pléopodes 3 1 et 2, pléopode 9 1). 11 a noté également la grande ressem-
blance de cette espèce avec A. sibogae et a écrit : « But before making triarthrus a synonÿm,
it would be advisable to compare actual petasmas of the two species and also the 2nd pleopods ».
(1) Les r
Haliporus Sibogae de Man, 1907, p. 138.
15e.
g. 10 ab; pl. 4, fig. 10-c-q.
rences bibliographiques relatives à A. sibogae sont alors les suivantes :
Haliporus Sibogae, de Man, 1911, pp.
Haliporus Sibogae, de Man, 1913, pl. 5,
hmitt, 1926, p. 317.
Haliporus sibogae, Yokoya, 1933, p. 3.
Haliporus sibogae, S
Hymenopenaeus sibogae, Burkenroad, 1936, p. 10%.
Haliporus sibogae, Yokoya, 1941, p. 51, fig. 3; pl. 1, fi
Hymenopenaeus sibogae, Anderson et Lindner, 1943, p. 289.
Parahaliporus sibogae, Kubo, 1949, p. 208, fig. 1 0, 8 C, 9 A, 14 D, 23 1-1, 36 A-D,
7 E et K, 81 D, 90.
Hymenopenaeus sibogae, Richardson et Yaldw
, 66 Q-R, 68 0,
on, 1958, p. 24, fig. 2.
56, fig. 3.
Parahaliporus sibogae, Kubo, 1960, p. 113, pl.
ibogae, Cheng-Ming, 1965, p. 18, fig.
e, 1966a, p. 163.
Parahaliporus sibogae, Bruce, 1966b, p. 255.
Haliport
Parahaliporus sibogae, B
Hymenopenaeus sibogae, Racek, 1967, p. 2.
Hymenopenaeus sibogae, Racek, 1973, pp. 156, 157.
Hymenopenaeus sibogae, Anonyme, 1973, p. %.
Hymenopenaeus sibogae, Burukovsky, 1974, p. 45.
g. 10, — Osselets urocardiaque et prépylorique vus de dessus, osselet prépylorique vu de profil,
osselet zygocardiaque et plaque cardiaque vus du côté interne.
a, Haliporus taprobanensis Alcock et Anderson, ? 49,5 mm, Vauban, CH 65.
b, Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov., paratype 37,5 mm, Vauban, CH 48
ce, Hymenopenaeus lucasi (Bate), $ 26,5 mm, Vauban, CH 85.
d, Hymenopenaeus halli Bruce, © 19,5 mm, Vauban, CH 22.
e, Hymenopenaeus propinquus (de Man), 9 19,5 mm, Vauban, CH 103.
f, Hymenopenaeus furici sp. nov., & holotype 15,8 mm, Vauban, CH 135.
N.B. — Pour chaque espèce, les figures sont à lo même échelle.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 109
Source : MNHN, Paris
110 ALAIN CROSNIER
Si l’on compare nos spécimens avec la description et les dessins de BanNann, on relève
que A. triarthrus s’en distinguerait par :
— le rostre plus arqué, plus haut, et portant plus de dents (10/2 au lieu de 8/2 le plus
souvent) (fig. 36 d),
— le basis des premiers péréiopodes sans épine (au lieu d’en avoir une petite),
— le pétasma dont le lobule ventromédian est très régulièrement arrondi à son extré-
mité (au lieu d’être allongé et pointu),
— l'épine suprahépatique de la carapace, minuscule et souvent peu visible (au lieu d’être
seulement très petite, et toujours visible).
Ces différences sont corroborées par l'examen de spécimens de l'espèce de SreBBixG
que nous avons pu faire grâce au Dr KensLey du South African Museum et au Dr Rice du
British Museum (N. H.). Cet examen nous permet également de signaler que, chez A. triarthrus,
le mérus des premiers péréiopodes ne porte que de { à 3 épines (au lieu de 3 à 5 chez A. sibogae).
Par ailleurs, il apparait que la description de BarnarD contient une légère erreur : chez les
femelles adultes, le mamelon du thélyeum qui se trouve entre les cinquièmes péréiopodes ne
porte ni renflement, ni tubercule; ces reliefs ne s’observent que chez les mâles ou les très jeunes
femelles et il y a là un caractère distinctif supplémentaire d'avec A. sibogae.
Les spécimens en provenance du Mozambique identifiés à Æ. triarthrus par Ivaxov et
Hassan se distinguent de cette espèce par un rostre moins développé, s’amincissant plus rapi-
dement, nettement moins recourbé, et ayant, semble-t-il, plus de dents (cf. tabl. 14 et fig. 36 c).
Cet aspect particulier du rostre est bien net comme nous avons pu nous en assurer en examinant,
d’une part une femelle dont la carapace mesure 38,8 mm, provenant de la station où ont été
récoltés les deux spécimens étudiés par IVANOv et Hassax, d'autre part un lot de dix spécimens
pêchés au Mozambique, au large de Lourenço-Marques par le chalutier français La Barbade,
lot composé de cinq mâles et de cinq femelles adultes.
Dans un premier temps, [VaxOy et Hassan avaient considéré que leurs spécimens appar-
tenaient à une espèce nouvelle. Dans un manuscrit ayant servi à soutenir une thèse de docto-
rat, le Dr Hassan a même nommé cette espèce A. vniroi en l'honneur du VNIRO. Par la suite,
Ivanov et Hassan, lorsqu'ils ont publié leur travail, ont préféré rattacher leurs spécimens à
H. triarthrus. Personnellement, nous estimons que les caractères particuliers du rostre justifient
que ces spécimens soient considérés comme une sous-espèce qu’il nous semble alors naturel
de nommer A. triarthrus eniroi. La femelle pêchée par le Van Gogh et représentée sur la
figure 36 c a été choisie comme holotype, le mâle dont le pétasma a été dessiné (fig. 38 e) est
le paratype.
Ivaxov et Hassan ont comparé leurs spécimens à A. sibogae. Ils ont publié un tableau
rassemblant les caractères séparant, d’après eux, les deux formes. Deux caractères cités néces-
sitent quelques commentaires. À propos de la carène postrostrale, ces auteurs écrivent, pour
H. triarthrus vniroï, « reaching to about cervical sulcus » et, pour . sibogae, « not exceeding
half the distance between posterior orbital edge and end of cervical suleus »; en fait, chez
H. sibogae, la carène postrostrale s'arrête juste avant le sillon cervical (la figure 10 b de pe
Max, 1913, est à cet égard satisfaisante); chez A. triarthrus eniroi, au contraire, en arrière du
sillon cervical, il y à un renflement dorsal de la carapace qui peut ou non être appelé carène
suivant l’idée que l’on se fait d’une telle structure (ce renflement ici ne présente pas d’arête
vive) et qui peut se prolonger, en s’estompant progressivement, un peu au-delà de la moitié
de la distance séparant le sillon cervical du bord postérieur de la carapace. Comme chez H. sibogae
madagascariensis, ce caractère est surtout marqué chez les grands spécimens.
Le second caractère distinctif cité par Ivanov et Hassan, sur lequel nous voudrions
attirer l'attention, concerne le dactyle des deuxièmes maxillipèdes. Ivanov et Hassan écrivent
Source : MNHN, Paris
CRU
TACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE ait
TaBLEAU 14. — Principaux caractères distinctifs des Hymenopenaeus
indo-ouest-pacifiques du groupe sibogae.
H. sibogar
| I. sibogae madagascariensis H1. triarthrus vniroi A triarthrus
Rostr pe haut à sa base, | très h
faiblement sinueux,
axe horizontal ou lé
axe légére-| gèrement oblique vers | (fig. 364).
ique vers le | le bas (fig. 360
rement oblique
le haut (fig. 3
Rapport : longueur du compris entre 2,6 et | voisin de
rostre/hauteur. à sa 3,0. d’exempi
base. | nés).
Form strales les + | 9 +2 (Ivanoy et Bent ee
plus fréquentes. Hans 7 (ER
Form
trêmes,
les rostrales ex-
{de Man).
s+2,,7+2
mitt).
pee
3 (Kubo)
arène postrostrale. S'arrêtant juste a
le
ue à celle de | identique à celle de
J1. sibogae madagas- | H. sibogae madagas-
cariensis. cariensis.
cal, sous
renilement_ à
a
nt et por
ndre un peu au
de la moitié de la
ble
sillon cervieal du bord
postérieur de la eara-
cimens. |
Epine sup petite. petite, souventré- | minuscule,
à de
on du thélyeum | avec un renflement | chez les petits spéc identique à celui de
XIV). H. triarthrus vniroi.
rrondie transversal
ment. lui observé chez AH.
n très voisin de €
souvent indiscernable!
sibogae. Chez L
nds _ spécimens le
lement s’estompe
nent (fig. 370).
Lobule _ ventroméu en. forme d'oreille | en forme d'oreille foi
du pétasma. pointue toujours as- | pointue, de longueur | à bout arro;
Sez courte (fig. 38). | très variable (fig. S8a-c).| 38e).
en forme de eu
bout arrondi.
du bord dor- | presque égale à la | comme chez H. sibogae comme chez A. triar-
moitié de la hauteur Lrus vniroï.
du pétasma (fig, 384). la hauteur du pétasma
(fig. 38e).
Source : MNHN, Paris
112 ALAIN CROSNIER
qu’il est « evenly pubescent » chez A. triarthrus eniroi et « with a row of tufts of setae » chez
H. sibogae. Nous avons pu examiner des spécimens des deux espèces et, à notre avis, la pubes-
cence du dactyle des deuxièmes maxillipèdes y est identique et ne permet en aucune façon
de les distinguer.
Tommy
Et ,
Se
ET MD ë
ji 2 =
nn.
b
Fig. 41. — Rostre.
a, Hymenopenaeus sibogae (de Man), © 32 mm, Ocean Research Institute Unive of Tokyo, Cruise
KT 7-14, st. B-, 340 467 N -1380 42,5 E, about 300 m depth, 23-9-1974.
b, Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov., g paratype 23,0 mm, Vauban, CH 5.
€, Hymenopenaeus triarthrus vniroi subsp. nov., 9 38,0 mm, La Barbade, au large de Lourenço-Marques,
Mozambique, 450 m env., 25-2-1969.
d, /dem, $ paratype 34,0 mm, ibidem.
77
nn
Taice. — D’après nos récoltes, les femelles de A. sibogae madagascariensis atteignent
187 mm de longueur totale. D'après Racek (1967), les femelles de la forme typique atteignent
200 mm et les mâles 165 mm.
CoLorarion. — Blanchâtre lavée de rose. Une tache brune très pâle s’observe sur les
pleurons abdominaux 1-5. L'extrémité des uropodes externes est rouge sombre. Une large
bande de même couleur s’observe sur les uropodes internes dont l'extrémité est, par contre,
blanchâtre. Une tache rouge s’observe également sur les pléopodes.
Répanririon. — La sous-espèce madagascariensis n’est actuellement connue que des
côtes nord-ouest et ouest de Madagascar, où elle a été pêchée entre 400 et 800 m de profondeur.
Elle est très commune et peut être assez abondante, le maximum d’abondance semblant se
trouver entre 450 et 500 m, dans des eaux dont la température est voisine de 110 C.
La forme typique à été capturée entre 100 (Yokoya, 1933) et 1 463 m de profondeur
(Scumrrr, 1926), mais paraît se rencontrer surtout entre 350 et 600 m. Elle est connue du Japon,
de la mer de Chine méridionale, d’Indonésie, d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
NOTE SUR LA VALIDITÉ DES GENRES /aliporoides SrkBBiNG er
Parahaliporus Kuso
En 1914, SreseiG (p. 90) a créé le genre Æaliporoides pour y placer une espèce nouvelle,
A. triarthrus. 11 a distingué ce genre par la présence d’un palpe mandibulaire triarticulé.
En 1949, Kuso (p. 208) a créé le genre Parahaliporus pour y placer l’Haliporus sibogae
de px Max. Il a distingué ce nouveau genre du genre Hymenopenaeus essentiellement par :
— la présence d'une épine suprahépatique,
Source : MNHN, Paris
CRUSTA DÉCAPODES ARISTEIDAE 113
— l'absence de soies sur le bord distal du pétasma,
— l'osselet ptérocardiaque non bifurqué à son extrémité.
Il a mentionné, en outre, que ce nouveau genre était très proche du genre /aliporoides
Stebbing, mais qu'il s’en distinguait par son palpe mandibulaire biarticulé (au lieu d'être tri-
articulé) et par les touffes de soies qui se trouvent, sur les premiers chélipèdes, près de l’extré-
mité du bord inférieur du carpe et à la base du propode, soïes qui seraient remplacées par des
épines chez Haliporoides.
A notre avis, ces dernières différences n'existent. pas.
En effet, le palpe mandibulaire de A. triarthrus est bien nettement triarticulé (comme
l'indique d’ailleurs le nom de l’espèce), mais il l’est tout aussi nettement chez A. sibogae, où
l'on observe une disposition des articles analogue à celle que nous avons figurée pour A. sibo-
sue madagascariensis (fig. 42 b). De MAN est responsable en grande partie de la confusion qui
règne sur ce point car, s'il a bien figuré le palpe tel qu'il est (1913, pl. 4, fig. 10 1), c'est-à-dire
avec trois articles, dans sa description (1914, p. 41), il n’en cite plus que deux, oubliant le petit
article basal. Le doute qui pouvait s'établir à la suite de cette discordance a toutefois été levé,
en 1925, par CALmaN (p. 9) qui, ayant examiné le palpe mandibulaire de l’un des syntypes de
A. sibogae, a reconnu qu’il avait trois articles exactement comme celui de l'espèce de Srenminc.
On peut alors se demander comment KuBo (19 9) a observé, chez ses spécimens identifiés à
1. sibogae, un palpe à deux articles; en fait cet auteur n’est pas très aflirmatif, il donne en effet
un dessin (1.c., fig. 8 C') où l'esquisse d’un troisième segment apparait et, d'autre part, il écrit
«In my specimens, the basal segment has ventrally a rather broad ill-calcified cross band in
the portion corresponding to the proximal transverse line of De Man's illustration, but dorsally
a well calcified triangular swelling with its apex forward instead of such band, This the present
writer is inclined to consider that the cross band is probably not a real articulation ». La dispo-
sition des muscles du palpe, bien visible par transparence, nous semble toutefois ne pas per-
mettre le doute quant à la présence de trois articulations et par suite de trois segments et nous
avons d’ailleurs pu le vérifier sur des A. sibogae provenant du Japon.
Quant à la distinction reposant sur la présence de soies ou d’épines sur le carpe et le pro-
pode des premiers péréiopodes, elle ne résiste pas à un examen portant sur des //. triarthrus et
des A. sibogae. Dans les deux cas on observe des soies assez courtes, disposées de la même façon,
et si STEBBING a écrit « spines » c'est simplement une impropriété de langage.
5 l'avait d’ailleurs
mplique déjà que
Il ne fait donc aueun doute pour nous que, comme CaLman en 19
écrit, A. triarthrus et H. sibogae appartiennent à un même genre, ce qui
Parahaliporus est synonyme de Haliporoides.
La question qui se pose maintenant est de savoir si ce dernier genre est valable. Sren-
BING l'avait créé, rappelons-le, à cause du palpe triarticulé de ses spécimens, les espèces clas-
sées jusqu'alors dans le genre Æymenopenaeus étant réputées avoir un palpe biarticulé. Or toutes
les espèces d'Hymenopenaeus que nous avons été amené à examiner dans le cadre de ce travail
ont, tel que nous l'interprétons, un palpe mandibulaire triarticulé. 11 faut toutefois remarquer
que l’article basal de ce palpe présente, suivant les espèces, un développement variable; alors
que chez les espèces du groupe sibogae l'anneau qui forme cet article est entier, chez les autres
il est ouvert du côté externe: cette ouverture peut n’être qu'une simple fissure comme dans le
cas de /1. halli (fig. 42 e) ou être bien nette comme chez A. lucasi (fig. 42 d). Dans ces conditions,
la distinction d’un genre basée sur l’article mandibulaire basal nous paraît mal motivée.
Par ailleurs Kuro a créé son genre Parahaliporus (— Haliporoïdes) en se basant sur des
caractères que nous avons énumérés plus haut (présence d’une épine suprahépatique, absence
de soies sur le bord distal du pétasma, osselet ptérocardiaque non bifurqué). Ces caractères
existent bien, mais ils ne nous paraissent pas avoir plus d'importance que ceux utilisés par
Source : MNHN, Paris
114 ALAIN CROSNIER
Bunkenroan pour elasser les Aymenopenaeus en quatre groupes. Il semble done qu'il faille,
soit scinder le genre Hymenopenaeus en créant plusieurs genres nouveaux, ce qui paraît devoir
être fait mais ne rentre guère dans le cadre de ce travail, surtout avec le matériel réduit dont
nous disposons, soit conserver provisoirement la classification de Burkenroan (1936, p. 103)
Fig. 42. — Mandibule gauche.
a, Haliporus taprobanensis Alcock et Anderson, © 49,5 mm, Vauban, CH 65.
b, Hymenopenaeus sibogae madagascariensis subsp. nov., © paratype 37,5 mm, Vauban, CH 9.
e, Hymenopenaeus halli Bruce, © 19,5 mm, Vauban, CH 22.
d, Hymenopenaeus lucasi (Bate), ? 30,5 mm, Vauban, CH 5.
e, Hymenopenaeus propinquus (de Man), © 19,5 mm, Vauban, CH 103.
f, Hymenopenaeus furici sp. nov., $ holotype 15,8 mm, Vauban, CH 13
N.B. — Dans chaque colonne, la première échelle est pour les deux premiers des
pour les deux autres.
et la deuxième
Source : MNHN, Paris
DÉCAPODES ARISTEIDAE 115
dans laquelle Haliporoides est mis en synonymie avec Hymenopenaeus. C’est cette deuxième
solution que nous avons adoptée ici.
Hymenopenaeus lucasi (Bate, 1881) (1)
(fig. 37 Lh, 39 c. 40 c, 42 d, 43 a, 44, 46 a)
Solenocera lucasii Bate, 1881, p. 185.
Pleoticus lucasii, Bate, 1888, p. LXIL.
Philonieus lucasii, Bate, 1888, p. 227, pl. 42, fig. 4.
1908b, pp. 80, 81, 82
6, pl. 16, fig.
Lucasii, de Man, 1911, pp. 7, 31, 43.
Haliporus malhaensis, de Man, 1911, pp.
Haliporus Lucasi, Bouvier
Haliporus malhaensis Borradaile, 1910, p.
Haliporus
7, 31, 44 (à propos de H. lucasi).
Hymenopenaeus lucassi, Ramadan, 1938, p.
Hymenopenaeus lucasti, Anderson et Lindner, 1945, p. 289.
; fig. 8 B’, 20 Q, 27 K-N, 66 O-P, 72 C et I, 80 H, 91, 92 AC.
. 1973, p. 260 (à propos de A. afjinis)
t, 1973, p. 261 (à propos de /I. afjinis).
r et Jouannie, 1
Hymenopenaeus lucasii, Kubo, 1949, p.
Hymenopenaeus lucasi, Cr
Hymenopenaeus malhaensis, €
Hymenopenaeus lucasi, p. 11, pl 2, fig. 4.
Hymenopenaeus lucasit, Burukovsky, 1974, p. 45.
ï ?, Miers, 1884, p. 15 ().
Non Solenocera lucasii, Rathbun, 1906, p. 904, pl. 20, fig. 9 (= Solenocera rathbuni Ramadan).
Non Solenocera luca
MATÉRIEL EXAMINE. — Vauban :
CH 1 : 2 9 14,8 et 19,2 mm. — CH 2 : À Q 30,2 mm. — CH 3
— CH 5 : 1 g 17,5 mm; 3 © 14,6 à 30,1 mm. — CH6:
CH 10 : 1 3 (abimé); 2 © 11,1 et 18,5 mm. — CH 11 : 2 3 10,4 et 16,5mm:6 Q 12,28 91,3 mm.
“CH 18: 4 9 1,1 à 15,8 mm; 3 © 13,6 à 18,3 mm. — CH 18 : 1 © 9,5 mm. — CH 93 : 1 ©
28,0 mm. — CH 30 :1 $ 18,8 mm; { © 24,8 mm. — CH 38 : 1 9 29,4 mm. — CH 41 : 1 © 14,0 mm.
= CH 85 : 2 9 26,5 et 26,6 mm. — CH 121 : 1 $ 8,5 mm. — CH 122 : 3 $ 7,5 à 14,5 mm; 20
16,8 et 17,2 mm.
Challenger:
St. 192, 50 49° 15° S-1320 14" 15/°E, 140 fms, 26-8-1874 : 1 © 22,5 mm (holotype de A.
lucasi) (BMNH).
Siboga
St. 65 a, près de Tanah Djampeah (Indonésie), 120-400 m, 6-5-1899 : 1 jeune 3 (ZMA).
— St. 159, 00 59,1" S-1200 48,8'E, 411 m, 16-8-1899 : 1 très jeune 3 (ZMA).
John Murray Expédition :
St. 153, région des Maldives, 256-293 m : 1 © 16,0 mm (BMNH).
2 9 10,8 et 19,1 mm.
2 4 11,8 et 12,3 mm; 1 © : 8,2 mm. —
(1) Alors que ce travail était sous presse, Isabel Pr
261-346) a scindé le genre Hymenopenaeus en 5 genres. D'aprè
malgaches, A. halli, H. propinquus et H. furi
madagascariensis doit être classé dans le genre
Hadropenaeus qui est nouveau.
Ez Fanranre (1977. — Fish. Bull., 75 (2)
cette étude, en ce qui concerne les espè
i demeurent des Hymenopenaeus, tandis que H. sibogae
Haliporoïdes qui est rétabli, et H. lucasi dans le genre
(2) Le spécimen relatif à cette référence n'ayant pas d'épine branchiostège appartient cer
ment à une espèce autre que celle de Barr et est vraisemblablement une vraie Solenocera.
Source : MNHN, Paris
116 ALAIN CROSNIER
II ets
se
7 |
1}.
ZAR
BL
DIT
si)
et (7
Fig. 43. — Région antérieure du corps, vue latérale.
a, Hymenopenaeus lucasi (Bate), 30,2 mm, Vauban, CH 2.
b, Hymenopenaeus halli Bruce, Q 25,0 mm, Vauban, CH 23.
c, Hymenopenaeus propinquus (de Man), & 16,2 mm, Vauban, CH 60.
d, Hymenopenaeus furici sp. nov., & holotype 15,8 mm, Vauban, CH 133.
Source : MNHN, Paris
CRUSTA DÉCAPODES ARISTEIDAE 117
Rijkmuseum de Leiden :
Japon, Owase, préfecture de Mie, déc. 1958, S.M. Shiino coll. : 1 3 20,6 mm; 1 © 19,0 mm
RMNH n° 15477).
REMARQUES.
n’est pas évidente.
— La mise en synonymie de H. malhaensis (Borradaile) avec A. lucasi
C'est px Max (1911, p. 44) qui, le premier, a attiré l'attention sur la grande similitude
existant entre l’espèce de Bars et celle de BorrapaiLe. Cet auteur n’a pas mis les deux espèces
en synonymie ear « neither the 4th nor the 5th legs are “ particularly slender* in the species
from Saya de Malha (1), while in Halip. Lucasii the legs of the 5th pair are very slender, elon-
gate and filiform ». Il ajoute, par ailleurs : « 1 may call, however, the attention to the fact that,
in the figure of Halip. malhaensis, the propodi of the Ath and the 5th legs are evidently not
figured ! ».
Par la suite, RamaDan (1938, p. 58) a hésité à mettre les deux espèces en synonymie,
mais ne l’a fait finalement qu'interrogativement, après avoir constaté que le type de #. malhaensis
avait disparu (?).
Ku80 (1949, p. 218) a estimé, par contre, que les deux espèces étaient bien distinctes.
Il s’est basé sur ce que, d’après la description et le dessin de BorrADAILE, chez H. malhaensis :
— seules trois dents rostrales se trouvent en arrière de l'orbite (au lieu de quatre),
— le flagelle antennulaire supérieur n’est pas plus long que l’inférieur (5).
— le flagelle antennulaire inférieur n’est pas orné de soies sur ses bords dorsal et ventral,
— le scaphocérite ne dépasse pas l’extrémité du pédoncule antennulaire.
Grosnier et Foresr enfin (1973, p. 260), après un examen rapide du type de A. lncasi
et du spécimen de la John Murray Expedition déterminé A. lucasi par RAMADAN, ont constaté
que ces deux spécimens différaient par :
— le nombre et la disposition des dents rostrales et postrostrales (sept dont quatre implan-
tées en arrière de l'orbite chez le type, contre six et trois chez le spécimen de RamaDan).
— les tailles relatives des dents postrostrales et de la dent postorbitaire, cette dernière
étant soit plus grêle, soit plus forte que les dents postrostrales.
(1) Qui est le type de H. malhaensis.
(2) Nous avons également recherché ce type, mais sans succès.
(3) On pe
antennular one
& noter à ce sujet que dans sa description de H. lucasi, Kuno (Le., p. 214) éerit : « Low
omewhat longer than upper antennular flagellum ». I] s’agit là, bien entendu, d'une inat-
mme le montrent d'ailleurs les remarques de ce même auteur à propos de H. malha
antennulaire supérieur étant très nettement plus long que l'inférieur (mais souv
donné sa finesse, n’est pas toujours facile à voir; Bare d'ailleurs dé
comme étant « subequally long », ce qui n’est pas exact).
Toujours à propos des flagelles antennulaires remarquons que Kuno (Le., p.
l'identification à H. lucasi des spécimens de la Siboga faite par pr Max, ayant écrit, à propos du
flagelle antennulaire inférieur de ses spécimens, « this flagellum is eylindrical, not at all compressed »:
Kuno fait alors remarquer « but that of our specimens, as given in the descriptive part, is found const.
derally compressed ». Il convient tout d'abord de noter que, dans sa description, Kuno (Le., p. 214) à en
fait écrit : « Lower antennular one rather compressed, oval in cross-section (ratio of shorter diameter
to the longer one is ca 0,74) »; chez nos spécimens, le flagelle est légèrement aplati (le rapport des deux
diamètres est voisin de 0,85).
Par ailleurs tous les autres caractères cités par De Max correspondant bien avec ceux de H. lucasi,
il nous semble que l’on peut admettre sans réticence que les spécimens examinés par cet auteur appartien-
nent à l'espèce de Barr, la discordance relevée pouvant provenir d’une erreur d'observation rendue d'autant
plus plausible que les spécimens observés par pe Max sont de petite taille. L'examen de ces spécimens,
que nous avons pu faire au Zoologisch Museum d'Amsterdam, confirme l'hypothèse ci-dessus.
tention
sis, le flagelle
» qui, €
s de H.
it cassé
it les flagelles antennula
8) a mis en doute
Source : MNHN, Paris
118 ALAIN CROSNIER
Compte tenu de ces observations, Grosnier et Fonesr ont pensé que le spécimen de
Ramapax appartenait peut-être à une espèce distincte de celle de Bare, et qu'il s'agirait alors
de A. malhaensis.
Que faut-il penser de tout cela?
On peut remarquer tout d’abord que, sans avoir comparé des spécimens de provenances
diverses, il est bien difficile de savoir si la raison invoquée par pE Man pour différencier les
deux espèces, la longueur et la gracilité des cinquièmes péréiopodes, est valable. Les dessins
de Bare et BonnADAILE ne présentent pas de différences caractéristiques à ce sujet (1), et le
texte de ces deux auteurs est très succinct sur ce point.
Les caractères différentiels donnés par Kuo, à l'exception du premier (nombre de dents
postrostrales) qui est énoncé par BonnapaiLe dans sa description, sont déduits du dessin publié
par l’auteur anglais. Or ce dessin est vraisemblablement assez inexact, comme le montre la
représentation des quatrièmes et cinquièmes péréiopodes sans propode. Là donc, également,
il semble difficile de conclure sans avoir examiné des spécimens de provenances diverses.
Les nombreuses récoltes du Vauban d’une part, l'examen, au British Museum (N.H.),
du type de Æ. lucasi et du spécimen de la John Murray Expedition rattaché à l’espèce de Bare
par Ramapax d’autre part, l'examen, au Zoologisch Museum d'Amsterdam, des A. lucasi de
la Siboga et, enfin, le prêt par le Rijkmuseum de Leiden de deux 7. lucasi récoltés au Japon,
nous permettent, pour notre part, d'apporter les précisions suivantes :
— les tailles relatives des dents postrostrales et de la dent postorbitaire ne semblent
pas pouvoir être retenues pour différencier deux formes distinctes comme l'avaient supposé
Crosxien et Foresr (1973). En effet, chez les spécimens récoltés par le Vauban, la dent post-
orbitaire est plus grêle que les dents postrostrales chez les petits spécimens, mais sensible-
ment aussi forte chez les grands. Par ailleurs chez le type de A. lucasi, contrairement au dessin
de Bar, la dent postorbitaire n’est qu’à peine plus grosse que les dents postrostrales (fig. 44 e).
Il faudrait, certes, pouvoir comparer de nombreux spécimens de tailles et de provenances diverses,
ce que nous n’avons pu faire, mais nous pensons que, même si cet examen était positif, le carac-
tère considéré serait difficilement utilisable dans la pratique;
— le type de A. lucasi, les spécimens de la Siboga et ceux examinés par Kuso appar-
tiennent certainement à une même forme qui semble se caractériser par la présence de trois
dents rostrales et quatre postrostrales (fig. 44 e) (2);
— le spécimen de la John Murray Expedition et trente-neuf des quarante-quatre spé-
cimens récoltés par le Vauban sont identiques et se caractérisent par la présence de trois dents
rostrales et trois postrostrales (fig. 43 a). Compte tenu des zones géographiques de récolte, il
semble que l’on puisse admettre sans réticence que ces spécimens sont identiques au type de
H. malhaensis;
— cinq des spécimens récoltés par le Vauban portent sept dents sur le rostre et le bord
dorsal de la carapace, comme les spécimens ouest-pacifiques identifiés à A. lucasi. Ils diffèrent
toutefois de la majorité de ces spécimens par la position du bord antérieur de la base de la
quatrième dent qui se trouve légèrement en avant de l'orbite (au lieu d’être légèrement en
arrière), mais cette différence n'est pas constante puisqu'un des spécimens japonais que nous
avons examinés présente une disposition analogue (fig. 44 b et c) à celle observée chez les
spécimens malgaches. Ceci n’a d’ailleurs rien d'étonnant puisqu'il est très fréquent d'observer,
(1) Il est par contre assez remarquable que ces dessin
iopodes auxquels manque le propode.
(2) Sur les 14 spé
de l'orbite).
représentent, tous deux, des cinquièmes
mens examinés par Kuso, un seul n'avait que 6 dents (dont 4 ét
Source : MNHN, Paris
CÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 119
chez d’autres espèces de Pénéides, de légères variations quant à la disposition des dents ros-
trales et postrostrales par rapport à l’orbite;
— les comparaisons de thélycums que nous avons pu faire ne nous ont pas permis de
relever de différences significatives entre les spécimens à six dents rostrales et postrostrales
et ceux à sept dents. Nous publions le dessin du thélycum d’une grande femelle récoltée par le
Vauban ; il diffère de celui du spécimen de la John Murray Expedition, tel qu'il est présenté
par Grosnier et Foresr (1973, fig. 83 a), par la forme du sternite XIV. Ceci est dû essentielle-
ment à la différence des tailles des spécimens (le — 16 et 28 mm); en effet, chez les petits
adultes, les reliefs sont plus marqués que chez les grands et, surtout, le mamelon qui se trouve
entre les cinquièmes péréiopodes présente un renflement médian très marqué, flanqué latérale-
ment de deux profondes dépressions qui disparaissent par la suite;
— si l’on se réfère au dessin du pétasma publié par Kuso (1949, fig. 27 L), on observe
que le lobule dorsomédian a son extrémité antérieure nettement plus allongée que dans le cas
de nos spécimens (fig. 46 a). Si le dessin de Kuso est bien exact, cette différence ne semble
pas liée à la taille des spécimens, car les mâles récoltés par le Vauban sont de tailles très diverses
et présentent tous un pétasma dont les proportions demeurent très voisines de celui que nous
avons figuré. Il semblerait donc qu’il puisse y avoir là une différence significative. Ceci est toute-
fois infirmé par le fait que le mâle en provenance du Japon, que nous avons examiné, a un pétasma
strictement identique à ceux des spécimens malgaches;
— l’appendix masculina, la plaque cardiaque ainsi que les osselets urocardiaque,
zygocardiaque et prépylorique de nos spécimens (fig. 40 c) sont identiques à ceux figurés par
Kuso (Lc., fig. 66 O-P, 72 GC et I, 80 H);
. D
TN
Fig. 44. — Hymenopenaeus lucasi (Bate). Région antérieure de la carapace, vue latérale.
a, © 20,6 mm, Japon, Owase, Préfecture de Mie (RMNH n° 15 477); b, 4 19,0 mm, ibidem: c, 4 17,5 mm,
Vauban, CH 5 d, 8 1,5 mm, Vauban, CH 122; e, Q holotype 22,5 mm, Challenger, st. 192, 50 49/15’ S 2
1320 14/15/°E, 140 Îms, 26-9-1874 (d'après un dessin d'A. Crosnier exécuté au British Museum N. H.).
Source : MNHN, Paris
120 ALAIN GROSNIER
— si, parmi les caractères énoncés par Kuso pour différencier Æ. lucasi de H. malhaensis
et rappelés plus haut, ceux relatifs aux flagelles antennulaires nous paraissent sans valeur,
celui relatif à la longueur du scaphocérite devrait être vérifié : Kumo indique que chez ses spé-
cimens le scaphocérite dépasse du sixième de sa longueur l'extrémité du pédoncule antennu-
laire; chez nos exemplaires le scaphocérite ne dépasse l'extrémité du pédoncule antennulaire
que du dixième de sa longueur environ. On remarquera toutefois que le dessin de Barr relatif
à A. lucasi montre un scaphocérite sensiblement de même longueur que le pédoncule anten-
nulaire et que les spécimens japonais, que nous avons examinés, ont des scaphocérites identiques
à ceux des spécimens malgaches:
—- les spécimens de l'océan Indien semblent se différencier des spécimens ouest-paci-
fiques par leur épine branchiostège dont l'extrémité atteint presque le bord antérieur de la
carapace chez les premiers, au lieu de se situer bien en deçà chez les seconds (fig. 43 a et 44 e).
En résumé, il semble qu'il existe une population de l'Ouest-Pacifique dont la très
grande majorité des spécimens se caractérise par la présence de trois dents rostrales et de
quatre postrostrales, le bord antérieur de la base de la première de celles-ci étant situé légèrement
en arrière de l'orbite: par ailleurs ces spécimens ont une épine branchiostège dont l'extrémité
se situe nettement en arrière du bord antérieur de la carapace. Dans l'océan Indien, il existe
une population dont la plupart des spécimens n’ont que six dents rostrales et postrostrales,
la troisième de ces dents (comptée à partir de l'extrémité du rostre) ayant le bord antérieur de
sa base située légèrement en avant de l’orbite; par ailleurs, ces spécimens ont une épine bran-
chiostège dont l'extrémité atteint presque le bord antérieur de la carapace.
La présence de spécimens à six dents parmi la population de l’Ouest-Pacifique, de spé-
cimens à sept dents parmi celle de l’océan Indien, les variations observées quant à la disposition
des dents rostrales et postrostrales par rapport à l'orbite ne nous semblent toutefois pas per-
mettre la distinction de deux espèces et nous sommes amené à mettre /. malhaensis en
synonymie avec A. lucasi, sans toutefois écarter totalement l'hypothèse que l'examen de séries
importantes permettent, par la suite, d'établir deux sous-espèces.
TaiLce. — Une femelle récoltée par le Vauban mesure 119 mm (lc — 30,2 mm), ce qui
parait être la plus grande taille connue pour cette espèce.
CoLorarTIox. — Sur un fond rose se détachent de larges bandes transversales rouge
foncé. La carapace porte deux bandes très irrégulières et le rostre est entièrement rouge. Sur
les six segments abdominaux, les bandes sont réparties à raison d’une par segment et s’étendent
sur la moitié postérieure de chacun d’eux. Sur le telson et les uropodes, la bande est médiane.
La base des pléopodes et l'extrémité des uropodes externes sont blanc-rosé.
DisrriBurion. — Dans le Pacifique de l’ouest, cette espèce a été trouvée entre 200
et 450 m de profondeur; dans l'océan Indien, elle a été capturée lors de pêches à 265 et 256-293 m.
Les récoltes du Vauban ont été faites entre 290 et 600 m.
Hymenopenaeus lucasi était connu, jusqu’à présent, du Japon, de l'Indonésie, de la région
des Maldives et de celle des Seychelles (banc Saya de Malha). A Madagascar, nous ne l'avons
capturé que sur la côte nord-ouest; il semble surtout commun sur les fonds sableux ou vaso-
sableux.
Hymenopenaeus halli Bruce, 1966 (1)
(fig. 39 d, 40 d, 42 c, 43 b, 45 a-d, 46 b-c)
s, de Man, 1911, p. 36 (non Bate, 1881).
Hymenopenaeus halli Bruce, 19660, p. 216, fig. 1-2.
Haliporus obliquiro:
(4) Cf. note infrapaginale, p. 115.
Source : MNHN, Paris
GRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 121
Hymenopenaeus halli, Crosnier et Forest, 1973, fig. 86 g-h (à propos de H. chucei Crosnier et Forest).
Hymenopenaeus hall, Burukovsky, 1974, p. 4
— Vauban :
MATÉRIEL EXAMI
CH 5: 5 3 14,2 à 21,9 mm; 3 © 15,4 à 20,1 mm. — CH 21 : 28 3 14,9 à 21,6 mm;
25 © 16,3 à 25,1 mm. — CH 22 : 5 & 11,2 à 19,5 mm: 13 © 13,3 à 21,8 mm. —CH23:83
10,9 à 21,4 mm; 8 © 12,9 à 25,5 mm. — CH 25 : 2 © 20,0 et 24,3 mm. — CH 29 : 5 4 13,1 à
18,4 mm; 11 © 13,1 à 25,4 mm. — CH 30 : 11 3 13,1 à 22,2 mm; 5 © 15,5 à 22,5 mm. — CH 33:
5 d 14,5 à 19,8 mm; 4 © 16,5 à 19,2 mm. — CH 34 : 6 & 14,8 à 19,2 mm: 6 9 15,0 à 24,5 mm.
— CH 85 : 1 sp. — GH 36 : 1 $ 19,0 mm; 1 © abimée. — CH 37 : 7 & 13,3 à 16,9 mm; 18 Ç
11,4 à 17,6 — CH 388 : 5 3 13,3 à 21,6 mm; 4 © 14,7 à 24,1 mm. — CH 60 : 31 Sp—
CH65:79 à 29,1 mm. — CH 98 : 1 © 25,0 mm. — CH 104 : 1 5 28,8 mm: 1 9 25,6 mm.
— CH 107 : 4 4 19,7 à 23,8 mm; 3 © 27,7 à 30,0 mm. — CH 108 : 2 4 17,5 et 24,0 mm; 8 ©
18,4 à 30,4 mm. — CH 116 : 1 $ 22,1 mm; 3 © 26,4 à 281 mm.
REMARQUES, — Cette espèce a été décrite par Bruce d’après un seul mâle. La descrip-
tion de cet auteur s'applique bien à nos spécimens, sauf en un point : le mérus des premiers
péréiopodes ne porte qu’une seule épine (au lieu de deux d’après BrucE) située approximative-
ment aux sept dixièmes de son bord ventral externe.
Nous pouvons, d’autre part, apporter les compléments suivants à la description de
Bru
— le nombre des dents du rostre, sans compter les deux qui se trouvent en arrière,
sur la carapace, varie de cinq à sept, six étant le nombre le plus habituel;
— le palpe mandibulaire (fig. 42 c) est nettement triarticulé: le segment basal, toutefois,
est fissuré sur toute la hauteur de son bord externe;
— les quatrièmes péréiopodes sont longs; l'extrémité de leur ischion se trouve un peu
au-delà du niveau de la moitié du rostre. Les longueurs des divers articles, du basis au dactyle,
sont dans les proportions moyennes : 3 - 10 - 10 - 3,5 - 1. Le basis est glabre; il en est de
même de l’ischion, à l’exception de son extrémité distale qui porte, du côté dorsal, une ou deux
très longues soies et quelques autres beaucoup plus courtes; le mérus et le carpe ont quelques
longues soies éparses; le propode porte des soies plus courtes et plus nombreuses qui sont par-
ticulièrement denses vers l'extrémité distale de son bord dorsal, Le dactyle, vaguement lan-
céolé, a quelques très courtes soies à son extrémité;
— les cinquièmes péréiopodes sont très longs; l'extrémité de leur ischion atteint le niveau
de l'extrémité du rostre; leur propode est très développé. Les longueurs des divers articles,
du basis au dactyle, sont dans les proportions moyennes : 3 - 10 - 10 - 8 - 1. La disposition des
soies est identique à celle des quatrièmes péréiopodes, sauf en ce qui concerne le propode qui,
à l'exception de son extrémité garnie de soies courtes et assez denses, n’a que quelques soies
éparses et très longues;
— le thélycum, qui n’avait encore jamais été décrit, est représenté sur les figures 45 a-c.
On notera, à ce sujet, qu'entre les quatrièmes péréiopodes, le mamelon central prend la forme
d'une véritable dent très aplatie latéralement et dont la pointe est dirigée vers l'avant. Le
thélycum représenté en vues de face et de profil sur les figures 45 a-b n’est pas, sur ce point,
parfaitement caractéristique, l'extrémité du mamelon étant légèrement érodé. La figure 45 e
montre bien, par contre, la forme habituelle de cette partie du thélycum.
Il existe une grande ressemblance entre le thélycum de A. kalli et celui de A. obliquirostris
(Bate) qui à été représenté par Bar (1888, pl. 41, fig. 2°’), ainsi que par CrosNiER et Foresr
(1973, fig. 87 e). Ces thélyeums ne difièrent guère que par la forme du mamelon situé entre les
Source : MNHN, Paris
Fig. 45 a-d. — Hymenopenaeus halli Bruce.
a-b, © 25,0 mm, Vauban, CH 23 : a, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV et bases des péréiopodes;
b, coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
e, 9 22,0 mm, Vauban, CH 21 : coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
d, 8 21,4 mm, Vauban, CH 23 : coupe longitudinale des sternites XII, XIII, XIV.
Fig. 45 c-h. — Hymenopenaeus propinquus (de Man).
e-f, 9 17,7 mm, Vauban, CH 60 : e, vue ventrale des sternites XII, XIII, XIV; f, coupe longitudinale
médiane des sternites XII, XIII, XIV.
g 9 20,5 mm, Vauban, CH 108 : vue ventrale du mamelon du sternite XIV.
h, & 16,2 mm, Vauban, CH 60 : coupe longitudinale médiane des sternites XII, XIII, XIV.
Fig. 45 i-j. — Hymenopenaeus fattahi Ramadan, © syntype 14 mm, John Murray Exp., st. 54, South
Arabian coast, 1 046 m : i, vue ventrale du mamelon des sternites XIV; j, coupe longitudinale médiane
des sternites XII, XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
S DÉCAPOI ARISTEIDAE 123
quatrièmes péréiopodes. Chez A. obliquirostris, ce mamelon, très saillant, est assez régulière-
ment arrondi, tandis que, chez H. halli, il est dentiforme comme nous l'avons signalé plus haut.
Cette ressemblance nous a amené à nous demander si A. halli, dont seul le mâle était
connu lors de sa description, ne serait pas à mettre en synonymie avec A. obliquirostris, dont
seule la femelle est connue actuellement. Nous nous sommes d'autant plus posé la question
que pe Max (1911, p. 36), qui est avec Bare le seul auteur à avoir décrit A. obliquirostris,
donne pour le thélycum de cette espèce une description s'appliquant parfaitement à celui des
spécimens du Vauban rattachés à H. halli.
Bruce (1966 c, p. 223), qui a noté la similitude des deux espèces, a conclu qu’elles étaient
distinctes, l'espèce de Bar se différenciant, d’après lui, par :
— la présence d’une carène postrostrale,
— la présence d’épines distales ventrales sur le mérus des premiers péréiopodes,
— une carapace plus massive,
— un rostre recourbé vers le haut (au lieu d’être droit).
Nous avons pu, de notre côté, réexaminer les types de A. obliquirostris au British
Museum (N.H.) (1). Ils sont bien distincts de A. halli. Aux caractères indiqués par Bruce nous
pouvons ajouter :
— le rostre plus grêle et plus long,
— les yeux plus petits,
— les épines de la carapace plus développées et en particulier l’épine branchiostège,
— le thélycum dont le mamelon, situé entre les quatrièmes péréiopodes, est arrondi.
Par contre, contrairement à ce qu'affirme Bruce, il n’y à pas d’épine distale ventrale
sur le mérus des premiers péréiopodes de A. obliquirostris. En fait, les seules épines que l'on
puisse observer sur les péréiopodes de cette espèce sont :
— une épine, peu visible, sur le basis des premiers et des deuxièmes péréiopodes,
— une épine sur l’ischion des premiers péréiopodes.
Ceci ne correspond que partiellement à la description de Bare qui mentionne : « There
are no teeth on the basis or meros of the first and second pairs of pereiopoda », et permet de
distinguer aisément //. obliquirostris de H. halli, cette espèce, rappelons-le, ayant une forte épine
située aux cinq huitièmes environ du bord ventral du mérus des premiers péréiopodes.
Nous mentionnerons enfin que l'examen, au Zoologisch Museum d'Amsterdam, du
spécimen de la Siboga identifié à Æ. obliquirostris par be MAN nous a permis de voir qu'il s’agit
d'un /. halli. Gela peut surprendre puisque DE Max (1911, p. 36) a indiqué que ce spécimen
possédait une carène postrostrale et que, d'après Bruce, l’un des caractères distinctifs séparant
son espèce de celle de B est l’absence d’une telle carène. En fait, be Man a décrit la carène
postrostrale de son spécimen comme étant « distinct, through rather low, that fades away about
2 mm in front of a small tubereule that is 1,5 mm distant from the posterior margin of the”
carapace ». C’est effectivement ce que nous observons chez nos spécimens et nous pensons que
la description de Bruce n’est pas entièrement satisfaisante sur ce point. Chez /. obliquirostris,
la carène postrostrale est mieux marquée que chez A. halli mais, chez ce dernier, on ne peut
dire qu'elle soit totalement absente en arrière du sillon cervical.
Tarze. — Une de nos femelles mesure 110 mm (le — 30,4 mm). Le plus grand de nos
mâles à une carapace atteignant 28,8 mm de longueur.
(1) On notera que, dans le bocal contenant les types, se trouve une jeune femelle appartenant à
une espèce autre que A. obliquirostris.
Source : MNHN, Paris
124 ALAIN CROSNIER
Cozorarion. — Blanc jaunâtre.
Disrurron. — L'holotype a été capturé entre 732 et 795 m de profondeur. Les
récoltes du Vauban ont été faites entre 540 et 910 m, mais l’espèce semble, à Madagascar, avoir
son maximum d’abondance entre 600 et 700 m.
Hymenopenaeus kalli n'était connu jusqu'à présent que de la mer de Chine mé idionale.
Nous le signalons en Indonésie (Great Kei Island, récolte de la Siboga) et au large des côtes
nord-ouest et ouest de Madagascar.
Hymenopenaeus propinquus (de Man, 1907) (1)
(fig. 39 e, 40 e, 42 e, 43 ce, 45 e-h, 46 de, 47 a)
Haliporus propinquus de Man, 1907, p. 1%0.
Haliporus propinquus, de Man, 1911, p. 33.
Haliporus propinquus, de Man, 1913, pl. 3,
Hymenopenaeus propinquus, Burkenroad, 1936, pp. 104, 107, 116-117.
Hymenopenaeus propinquus, Ramadan, 1
Anderson et Lindner, 1943, p. 289.
, p. 58.
Hymenopenaeus propinquus,
Hymenopenaeus propinquus, Crosnier et Forest, 1973, p. 264, fig. 86 a-b, 87 g (à propos de H. cliacei
Crosnier et Forest)
Hymenopenaeus propinquus, Burukovsky, 1974, p. 46.
6.
Hymenopenaeus propinquus, Crosnier, 1976, p.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 22 : 1 9 17,4 mm. — CH 37 : 1 9 13,8 mm. — CH 59 : 4 S 13,2 à 14,7 mm;
6 9 10,6 à 15,9 mm. — CH 60 : 2 4 14,8 et 16,2 mm: 10 © 12,4 à 17,4 mm. — CH 89:35
(abimés) ; 4 © 11,2 mm. — CH 92 : 2 9 12,7 mmet abimée. — CH 98 : 4 4 12,3 à 13,2; 6 9 11,9
à 49,1 mm. — CH 99 : 1 © 14,3 mm. — CH 100 :2 3 12,1 et 15,2 mr > 15,3 à 19,6 mm. —
CH 103 : 2 4 14,2 mm et abimé; 1 © 19,7 mm. — CH 104 : 3 4 16,0 à 18,3 mm; 29 17,0 et
19,6 mm. — GH 107 : 1 3 14,2 mm; 4 9 10,7 à 18,4 mm. CH 108 : 3 3 15,8 à 17,4 mm; 3 @
19,2 à 22,5 mm. — CH 109 : 5 © 14,0 à 20,0 mm. — CH 113 : 1 $ 14,8 mm; 1 9 19,3 mm.
Remarques. — Nos spécimens correspondent bien à la description de pe Max. Ils en
diffèrent seulement par :
__ la carène postrostrale qui disparait peu en arrière du sillon cervical et ne s'étend done
pas jusqu'au tubercule situé légèrement en avant du bord postérieur de la carapace;
_— les deux premiers segments abdominaux qui sont sans carène dorsale. Chez quelques
spécimens, sur ces segments, on peut tout au plus distinguer l’esquis d'une ca les
autres, aucune trace n’est visible. On remarquera toutefois que la netteté de ces carènes est
assez variable chez les spécimens examinés par DE Max puisque cet auteur écrit (1911, p. 34) :
« In the adult male from Stat. 316, long 81 mm, the {st abdominal tergum shows a trace of à
short carina in the middle, the 2nd and 3rd terga are distinctly carinate from the transverse
furrow near.the anterior margin to the posterior, though their carinae are not so sharp as those
of the 4th-6th somites; in the largest female from the same Station the carinae onthe {stand
And terga are rather inconspicuous, but the carina of the 8rd is well developed and also in younger
individuals the carinae of the two first terga are sometimes indistinct »;
ne; chez
DE le pétasma dont le lobe latéral a sa partie distale, triangulaire, un peu moins effilée
tandis que le lobule ventromédian à un bord distal plus sinueux et sans dent à son extrémité
externe (cf. fig. 46 d-e et ne Max, 1913, pl. 3, fig. 9).
(1) C£ note infrapaginale, p. 115.
Source : MNHN, Paris
\)
7
/
:
Fig. 46 a. — Hymenopenaeus lucasi (Bate), 4 16,5 mm, Vauban, CH 11 : moitié gauche du pétasma,
vue latérale externe.
Fig. 46 b-c. — Hymenopenaeus halli Bruce, & 21,4 mm, Vauban, CH 93 : b, moitié droite du pétasma,
vue ventrale; c, idem, vue dorsale.
Fig. 46 d-e. — Hymenopenaeus propinquus (de Man), & 16,2 mm, Vauban, CH 60 : d, moitié droite du
pétasma, vue ventrale; e, idem, vue dorsale.
Fig. 46 f-h. — Hymenopenaeus furici sp. nov., 4 holotype 15,8 mm, Vauban, CH 133 : f, moitié droite
du pétasma, vue ventrale; g, idem, vue latérale externe; h, extrémité des lobules ventromédian et
ventrolatéral.
Source : MNHN, Paris
126 ALAIN CROSNIER
Nous avons pu examiner les types de A. propinquus conservés au Zoologisch Museum
d'Amsterdam. Il ressort de cet examen que :
__ les différences notées plus haut, relatives aux carènes, existent. Chez les types, la
carène postrostrale et les carènes dorsales des deux premiers segments abdominaux sont peu
visibles, mais discernables le plus souvent. Il s’agit toutefois là d’un caractère peu marqué,
assez variable comme nous l'avons vu, et qui ne nous semble pas permettre la séparation de
deux formes;
= parmi les types, il n'existe qu'un seul mâle adulte qui est celui dont la partie droite
du pétasma a été dessinée par DE Max. Cette partie présente une anomalie qui est la dent qui
se trouve à l'extrémité externe du bord distal du lobule ventromédian. La partie gauche ne
présente pas cette dent et est, sur ce point, identique au pétasma de nos spécimens. Les autres
différences notées plus haut, concernant le pétasma, existent bien, mais, là aussi, il s’agit de
caractères peu marqués, légèrement fluetuants suivant l’âge des spécimens, et sur lesquels, en
l'état actuel des récoltes, il ne nous paraît pas possible de se baser pour différencier deux
formes ;
ie
__ Je relief du mamelon situé entre les cinquièmes péréiopodes chez les femelle
quelque peu chez nos spécimens (fig. 45 e et 45 g), mais certains présentent bien un tubercule
central flanqué de chaque côté par un tubercule plus marqué comme l’a représenté DE Max
(1913, pl. 3, fig. 9 c) qui toutefois, sur son dessin, a un peu exagéré le relief des tubercules laté-
raux. On notera que ces tubercules ne sont jamais marqués chez les jeunes spécimens.
C'est donc sans réticence véritable que nous rattachons à l'espèce de DE Man nos spé-
cimens malgaches. 11 n'est évidemment pas impensable que, par la suite, de nouvelles récoltes
confirment que des différences faibles mais constantes existent entre les spécimens provenant
de l’Insulinde et ceux récoltés dans la région malgache, mais même alors ces différences ne de-
vraient autoriser que la création d’une variété ou, tout au plus, d’une sous-espèce.
Nous mentionnerons par ailleurs que nous avons pu examiner, au British Museum (N.H.),
les spécimens identifiés A. propinquus par Ramanax (1938, p. 58); ils sont en tous points par-
faitement identiques aux nôtres.
Nous mentionnerons également que la longueur des troisièmes maxillipèdes parait assez
variable chez cette espèce. Chez certains de nos spécimens, ces maxillipèdes dépassent le sca-
phocérite par toute la longueur de leur dactyle, chez d’autres par le dactyle et près de la moitié
du propode.
Mig. 47. — Partie distale de la face ventrale de la moitié gauche du pétasma.
a, Hymenopenaeus propinquus (de Man), $ 13,0 mm, Vauban, CH 37.
b, Hymenopenaeus fattahi Ramadan, $ 13,0 mm, John Murray Exp., st. 54.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 127
On notera enfin la grande ressemblance existant entre /. Propinquus et H. fattahi Rama-
dan. Cette dernière espèce semble être de plus petite taille; elle se distingue de l'espèce de
DE Man par :
— Son pétasma dont, en particulier, l'extrémité du lobe latéral est beaucoup moins
large (fig. 47 a et 47 b);
— son thél
“cum dont le mamelon situé entre les cinquièmes péréiopodes, au lieu d’avoir
des contours très réguliers, a des bords latéraux dessinant un angle et présente une rupture
de pente dans sa partie postérieure (fig. 45 i et 45 s); par ailleurs, le renflement transversal,
qui se trouve entre les quatrièmes péréiopodes, est plus développé que chez H. propinquus,
ses pentes antérieure et postérieure étant moins abruptes (fig. 45 j et 45 f; cf. aussi CrosNrER
et Foresr, 1973, fig. 87 f-g).
Taizr
— {ymenopenaeus propinquus est une petite espèce. L'une des femelles exami-
nées par ne Max mesure 91 mm. Celles récoltées par le Vauban n’excèdent pas 85 mm.
CoLorarION. — Uniforme, blanc jaunâtre.
DisrriBurIoN. — Cette espèce avait été capturée entre 510 et 1 080 m de profondeur.
Les récoltes du Vauban ont été faites entre 600 et 1 200 m.
Déjà pêché en Indonésie (mers de Ceram et de Bali) (2), dans la région des Maldives,
dans le golfe d'Aden, au voisinage de Zanzibar et à La Réunion, cet Hymenopenaeus est main-
tenant signalé au large des côtes nord-ouest et ouest de Madagascar.
Hymenopenaeus furici sp. nov. (2)
(fig. 39 f, 40 f, 42 f, 43 d, 46 f-h)
MATÉRIEL EXAMINÉ, — Vauban
CH 133 : 2 S 15,8 et 16,7 mm.
Types. — Le plus petit mâle a été choisi comme holotype, l’autre est le paratype.
Descriprion. — Le rostre, droit, est dirigé légèrement vers le haut; son extrémité atteint
le niveau de celle du deuxième segment du pédoneule antennulaire; son bord supérieur porte
six ou sept dents dont la taille et l’espacement diminuent légèrement de la base à l’extrémité
du rostre; nettement en arrière se trouvent deux dents postrostrales légèrement inégales, l’an-
térieure étant la plus forte. Le bord inférieur du rostre est lisse et orné de longues soies, alors
que le bord supérieur ne porte que quelques soies vers la base des dents.
De chaque côté du rostre et sur toute sa longueur, on note une fine carène qui, dans
la région proximale, s’incurve vers le bas et vient se terminer un peu au-dessus de l'épine anten-
naire, en longeant l'orbite. Une carène postrostrale s’observe également, peu marquée en arrière
du sillon cervical mais ne disparaissant que juste avant le granule qui se trouve un peu en
avant du bord postérieur de la carapace.
Sur chacune de ses faces, la carapace est armée de quatre épines aiguës : une antennaire,
une postantennaire, une hépatique et une branchiostège. Cette dernière, située nettement en
arrière du bord antérieur de la carapace, est la plus développée; elle est très en relief et se pro-
longe en arrière, sur une distance sensiblement égale à une fois et demie sa longueur. par une
carène. L’épine antennaire est la plus petite.
(1) De Max (1911, p. 33) mentionne la capture d’un jeune mâle sur le récif de Pulu Kaniungan
Ketjil. Etant donné que cette espèce vit à de grandes profondeurs, on peut se demander s’il n'y a pas eu
erreur d’étiquetage. Personnellement c’est ce que nous pensons.
(2) Gf. note infrapaginale, p. 115.
Source : MNHN, Paris
128 ALAIN
CROSNIER
Les faces latérales de la carapace présentent les sillons et carènes habituels avec, en plus,
sur la région branchiale, un faible sillon doublé d’une carène assez nette, qui part de l’extrémité
antérieure du sillon qui parcourt obliquement vers le haut la région branchiale, et qui s'étend
vers l'arrière sur près des deux tiers de la région branchiale, formant avec le sillon précédent
un angle d'environ 450,
L'article distal du pédoncule oculaire est un peu plus long que le diamètre maximal de
la cornée; celui-ci représente en moyenne 14 % de la longueur de la carapace.
Les péréiopodes sont de longueurs croissantes, celles des quatre premières paires étant
respectivement égales à 0,95, 1,25, 1,55 et 1,85 fois environ celle de la carapace, rostre non
compris. Les cinquièmes péréiopodes, malheureusement incomplets chez nos spécimens, sont
très développés puisque leur longueur, mesurée jusqu'à l'extrémité du carpe, est égale à 2,1 fois
celle de la carapace, rostre non compris. Tous ces péréiopodes sont inermes, à l’exception de
ceux de la première paire qui portent une épine distale sur le bord inférieur du basis et de
l'ischion et une épine située aux cinq huitièmes environ du bord inférieur du mérus.
L'abdomen a ses trois derniers segments très nettement carénés dorsalement; seule la
carène du sixième segment se termine postérieurement par une épine. Les pleurons des qua-
trième et cinquième segments ont un contour arrondi. La longueur du sixième segment est
égale à 1,8 fois environ celle du cinquième.
Le telson est un peu plus long que le sixième segment abdominal; sa face supérieure
est fortement concave sur les deux tiers de sa longueur à partir de sa base, puis convexe et
terminée en pointe aiguë sur son dernier tiers. Une paire de longues épines latérales s’observe
au tiers distal, là où la face dorsale cesse d’être concave.
Le pétasma et l’appendix masculina sont représentés sur les figures 39 f et 46 f-h.
Le thélycum est inconnu.
Aucun photophore n’a été observé.
CoLorarTIon. — Elle est très particulière. Le corps et les pattes sont brun-violet, les
antennes, les antennules et les pléopodes rouges. Dans l'alcool, le corps prend une couleur brun-
rouille.
DisrriBurion. — Cette espèce n’est actuellement connue que de la côte nord-ouest
de Madagascar. Elle a été pêchée lors d’un chalutage à 1 000-1 525 m de profondeur.
Remarques. — Cette espèce est très proche de 1. obliquirostris (Bate) et de H. neptu-
nus (Bate).
Elle diffère de la première de ces espèces par :
— le rostre droit, au lieu d’être légèrement recourbé vers le haut,
— la carène postrostrale nettement moins marquée,
— la présence d’une épine sur le bord inférieur du mérus des premiers péréiopodes (1).
Les thélycums et pétasmas ne peuvent être comparés puisque A. obliquirostris n’est connu
que par des femelles et H. furici par des mâles.
Hymenopenaeus furici se distingue de A. neptunus par :
— un rostre plus grêle (celui de Æ. neptunus est plus haut à sa base),
— le pétasma et en particulier les processus distaux du lobule ventromédian. Chez H.
furici, le processus distal latéral est arrondi à son extrémité au lieu d’être relativement pointu,
(1) A propos des épines ornant les péréiopodes de H. obliquirostris, le lecteur est prié de se reporter
aux remarques faites dans le chapitre consacré à H. halli.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 129
par ailleurs le processus distal médian est un peu plus large et plus court. Ces deux processus
sont, chez A. neptunus, séparés par un V bien ouvert (cf. Crosnrer et Foresr, 1973, fig. 86 c),
tandis qu'ils demeurent proches l’un de l’autre chez A. ju (fig. 46 h).
Hymenopenaeus neptunus a, sur ses péréiopodes, les mêmes épines que A. furici, c'est-
à-dire qu'il possède, en particulier, une épine située aux cinq huitièmes environ du bord infé-
rieur du mérus de ses premiers péréiopodes. //. neptunus possède aussi une carène postrostrale,
mais elle est très peu marquée et souvent difficilement discernable lorsque la carapace, fragile,
est déformée.
Comme on le voit, /L. neptunus et JL. furici sont très proches et pour bien définir leurs
caractères distinctifs, il faudrait disposer de spécimens plus nombreux et en bon état. Il est en
effet peu satisfaisant de constater que le caractère distinctif le plus net établi actuellement,
celui portant sur les pétasmas, a été déduit de l'examen d’un seul pétasma de A. neptunus et
de deux de 4. furici. Il est aussi un peu inquiétant de constater que le seul mâle adulte connu
de A. neptunus, dont le rostre est cassé assez près de sa base, présente des différences par rap-
port aux femelles rattachées à cette même espèce par Bare : son rostre semble moins haut à
sa base et a des épines plus fortes et plus dressées.
Nous mentionnerons enfin que le A. neptunus de la Siboga, conservé au Zoologisch
Museum d'Amsterdam, est un très jeune mâle, abimé. Son rostre, droit et assez fortement dressé,
porte quatre dents; il se prolonge en arrière par une carène postrostrale. L'identification de
ce spécimen est difficile. Sa couleur rouille, mentionnée par pe Max, peut être un argument
pour une identification à 1. furici, mais ne permet aucune certitude.
Gette espèce est dédiée à M. Funrc, qui commandait le Vauban lors des campagnes ayant
permis d'obtenir la plupart des récoltes étudiées dans ce travail.
Genre SOLENOCERA H. Lucas, 1849
Parmi les Solenocerinae, ce genre se caractérise par l'absence de podobranchies au-delà
du segment VITT, la présence de deux arthrobranchies sur le segment VIT, toutes deux petites,
lantérieure étant même parfois rudimentaire (réduite à un lobe dépourvu de filaments), un
prosartéma bien développé, des flagelles antennulaires larges et creusés en gouttière, un telson
sans paires d’épines latérales mobiles mais avec, sauf rare exception, une paire d’épines latérales
fixes.
TaBLeau 15. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites
dans le genre Solenocera.
MaxILLIPÈDES PÉRÉIOPODES
Dr TT 1 DE TR ET AN FE VAN
Pleurobranchies nest 1 1 1 1 1
Arthrobranchios Por , |, DAS Me rar ne
+p
Podobranchies.… % 1 È HEAR =
Épipodites | 1 1 1 1 pe UE
Exopodites | A NET 1 1 Aero ME
Source : MNHN, Paris
130 ALAIN CROSNIER
I1 semble que le genre Solenocera se caractérise, en outre, par la présence d’une épine
postorbitaire et l'absence d'une épine postantennaire. Quant aux épines branchiostège et pté-
rygostomienne, soit toutes deux sont absentes, soit l'une d’entre elles est présente (mais jamais
les deux simultanément).
Remarques. — Les Solenocera malgaches ont les épipodites des segments VIII à XII
qui sont bifurqués, à l'exception de S. algoensis Barnard et de S. comata Stebbing. Ces deux
espèces se distinguent également de toutes les autres Solenocrra malgaches par la présence
d’une épine ptérygostomienne.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES Solenocer& MALGACHES
1. Épine ptérygostomienne présente ........................................
— fpine ptérygostomienne absente ......................................... 3
2. Partie antérieure de la carène hépatique recourbée vers l'arrière et formant un
lobe quadrangulaire (fig. 49 a) algoensis
__ Partie antérieure de la carène hépatique non recourbée vers l'arrière (fig. 49 b) comata
3. Une carène dorsale lamelliforme sur la carapace, en arrière du sillon cervical
(BBD de ne te choprai
__ Pas de carène dorsale lamelliforme sur la carapace, en arrière du sillon cervical 4
4. Partie antérieure de la carène hépatique recourbée vers l'arrière et formant un
lobe arrondi (fig. 49 c) 5
__ Partie antérieure de la carène hépatique non recourbée vers l'arrière ........
5. Sept dents rostrales dorsales et postrostrales (exceptionnellement six). Flagelles
antennulaires inférieurs formés de 39 à 46 articles ...................... pectinulata
__ Huit ou neuf dents rostrales dorsales et postrostrales (exceptionnellement sept).
Flagelles antennulaires inférieurs formés de 63 a 77 articles"; pectinata
6. Longueur des flagelles antennulaires inférieure à 1,5 fois celle de la carapace.
Flagelles antennulaires inférieurs formés de BPSOATUCIe er PRET EEE rathbuni
— Longueur des flagelles antennulaires supérieure à 1,5 fois celle de la carapace.
Flagelles antennulaires inférieurs formés de 85 à 114 articles ........... waltairensis
Solenocera algoensis Barnard, 1947
(fig. 48 a, 49 a, 50 a-c, 51 a, 52 a, 55 a, 58 a, 59 d)
Solenocera rathbuni Ramadan, 1938, p. 57 (en partie), fig. 6:
Solenocera algoense Bernard, 1947, p. 383.
Solenocera algoense, Barnard, 1950, p. 616, fig. 113 hi.
Solenocera algoense, Kensley, 1972, p. 18, fig. 7 f-g.
Solenocera algoensis, Starobogatov, 1972, p. 385, pl. 3, fig. 21.
Solenocera algoense, Kensley, 1974, p. 70.
Solenocera ramadani Ivanov et Hassan, 1976, p. 242, fig. 1-2.
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 47 : 1 8 24,1 mm. — CH 56 : 1 © 33,5 mm. — CH 57 : 1 © 47,6 mm. — CH 88:
4 4 20,8 mm. — CH 101 : 3 8 19,5 à 22,8 mm; 1 © 25,4 mm. — CH 130 : 1 d 18,5 mm; 99
23,4 à 32,5 mm.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉGAPODES ARISTEIDAE 131
FAO 60 :
St. 73/59, 210 47’ S-430 10° E, chalutage, 250 m, 6-6-73, 09 h 30 : 1 4 22,7 mm.
Manihine :
St. 334/6-T/6, 30 15,2’ S-400 13,7’ E, 75-90 fms, 7-1-72 : 6 ® 17,1 à 21,9 mm.
DescriPrion. — La carapace est couverte, sur toute sa moitié supérieure environ, de
minuscules dépressions très serrées qui correspondent à l'insertion de poils très courts.
yull
|
LL
Un
ll
ion antérieure du corps, vue latérale.
a, Solenocera algoensis Barnard, $ 24,1 mm, Vauban, CH 47.
b, Solenocera comata Stebbing, © 15,1 mm, Vauban, CH 10
Le rostre, bien développé, est redressé dans sa partie distale; son extrémité, suivant
les spécimens, n’atteint pas tout à fait celle de l'œil ou la dépasse légèrement. Les dents ros-
trales et postrostrales sont au nombre de six ou sept (2); elles sont subégales et assez fortes;
la distale est implantée assez en arrière, laissant ainsi l'extrémité du rostre bien dégagée; les
trois premières se trouvent toujours en arrière de l'orbite; chez les individus à six dents la qua-
trième est implantée au niveau de l'orbite ou un peu en avant, chez les individus à sept dents
au niveau de l'orbite ou un peu en arrière; la première est séparée de la seconde par un espace
nettement plus grand que tous ceux séparant deux autres dents consécutives.
La carène postrostrale est peu haute mais bien marquée. Elle s'arrête un peu avant le
petit tubereule qui se trouve légèrement en avant du bord postérieur de la carapace. Elle n’est
(1) Sur les onze spécimens à rostre intact que nous avons pu examiner, six ont 6 dents et cinq
ont 7 dents.
Source : MNHN, Paris
132 ALAIN GROSNIER
pas interrompue par le sillon cervical. Sa partie postérieure, sur une longueur comprise entre
Je huitième et le dixième de celle de la carapace, est divisée par un sillon médian; une certaine
variabilité de ce caractère s’observe toutefois : parfois le sillon est très net, parfois il est prati-
quement indiscernable; parfois aussi les deux branches de la carène demeurent séparées à leur
extrémité postérieure, parfois elles se rejoignent plus ou moins.
La carapace est pourvue d’épines orbitaire, postorbitaire, antennaire, hépatique et pté-
rygostomienne. La plus développée est l’épine postorbitaire, la plus petite l’épine orbitaire.
L'épine ptérygostomienne est aplatie et a très souvent son extrémité érodée. Au-dessus de
V'épine hépatique, le long du sillon cervical, on n’observe aucune trace d’encoche. Vers l'avant,
la carène hépatique se termine par un lobe quadrangulaire.
Les yeux sont gros.
Les antennules ont un prosartéma très développé qui s'étend au-delà du milieu du deuxième
article du pédoneule antennulaire. Ce pédoneule est un peu plus court que le scaphocérite (son
extrémité se situe environ aux neuf dixièmes de ce dernier), sauf chez un spécimen où il est
presque aussi long. Le flagelle antennulaire supérieur est très légèrement plus long que l'infé-
rieur, le rapport de sa longueur à celle de la carapace (rostre non compris) varie de 1,85 à 1,45.
Le flagelle antennulaire inférieur est formé de 90 à 114 articles (tabl. 16).
Taszeau 16. — Quelques caractéristiques des antennules chez Solenocera algoensis.
| Longueur | Rapport : longueur du | Rapport + longueur du | Nombre d'articles de
ns flagelle antennulaire supé-| pédoncule antennulaire/ | flagelles antennulaires in-
eur de la cara- | longueur de la carapace | K gauche et droit
0,62 99 100
0,60 91 90
0,58 105 —
0,59 106 108
1,70 100 401
4,72 102 101
1,45 106 108
1,47 101 100
1,58 — 114
Le stylocérite a un développement assez variable : parfois son extrémité ne s'étend que
jusqu'aux deux tiers de la cornée, parfois elle atteint presque celle de l'œil. Des variations
notables de la longueur de l'épine distale du bord externe du premier article du pédoncule anten-
nulaire s’observent corrélativement avec le développement du stylocérite; cette épine peut,
dans certains cas, s'étendre jusqu'aux deux cinquièmes du second article du pédoncule anten-
nulaire.
Les scaphocérites, sur leur bord externe, ont une épine distale dont l’extrémité est habi-
tuellement au même niveau que celle de la lame, mais qui peut parfois être un peu en deçà.
Les troisièmes maxillipèdes dépassent le scaphocérite de la longueur de leur dactyle.
Ce dernier est presque aussi long que le propode.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 133
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Fig. 49. — Région ptérygostomienne de la carapace.
a, Solenocera algoensis Barnard, & 24,1 mm, Vauban, CH 47.
b, Solenocera comata Stebbing, 9 15,1 mm, Vauban, CH 10.
e, Solenocera pectinulata Kubo, 9 15,5 mm, Vauban, CH 53.
d, Solenocera pectinata (Bate), ? 13,6 mm, Vauban, CH 80.
e, Solenocera rathbuni Ramadan, 9 10,3 mm, Vauban, CH 72.
f, Solenocera altairensis George et Muthu, © 10,7 mm, Vauban,
130 13,6 S-48025,2/E, 32 m, 2-8-1973.
g, Solenocera choprai Nataraj, © 28,0 mm, Vauban, CH 80.
Source : MNHN, Paris
134 ALAIN CROSNIER
Les premiers péréiopodes s'étendent légèrement au-delà de l'extrémité du premier
segment du pédoncule antennulaire; leur basis et leur ischion portent, chacun, sur leur bord
inférieur, une épine subdistale très longue. Les deuxièmes péréiopodes n’ont une épine que
sur leur basis, elle est également très longue; ils dépassent le scaphocérite par les doigts de leur
pince, tandis que les troisièmes le dépassent par toute leur pince et un cinquième environ de
leur propode. Les quatrièmes péréiopodes s'étendent légèrement au-delà de l'extrémité du second
article du pédoncule antennulaire; chez l’un de nos spécimens, ils atteignent presque l’extré-
mité du troisième article de ce pédoncule. Les cinquièmes péréiopodes dépassent le scaphocérite
de la longueur de leur dactyle.
L'abdomen a sa moitié supérieure qui présente les mêmes dépressions et la même pilosité
que la carapace. Les segments, du troisième au sixième inclus, ont une carène très marquée qui
s'étend sur toute leur longueur, sauf dans le cas du troisième où elle ne couvre que les trois
quarts postérieurs environ du segment. La carène du sixième segment se termine postérieure-
ment par une épine, celle des autres segments par une incision. Les sternites portent, entre
les pléopodes d’une même paire, une dent aplatie latéralement dont la taille diminue du premier
au sixième segment. Ce dernier est armé, sur chacun de ses bords ventraux, d’une petite épine
distale.
Le telson est environ 1,5 fois plus long que le sixième segment abdominal. Il est par
ailleurs un peu plus long que les uropodes. 11 porte une paire d’épines latérales fixes implantées
à son quart distal. Dorsalement il est creusé en gouttière depuis sa base jusqu'aux trois cin-
quièmes de sa longueur, puis caréné. Les uropodes externes ont leur bord externe terminé par
une dent.
Le pétasma, l’appendix masculina et le thélycum sont représentés sur les figures 51 a,
59 d, 50 a-c.
Remarques. — Les descriptions de S. algoensis publiées par BarxanD (1947, p. 383:
1950, p. 616, fig. 113 h-i) sont basées sur un seul spécimen mâle qui n’est pas complètement
adulte, les deux moitiés de son pétasma n'étant pas encore soudées. Ces descriptions sont par
ailleurs assez succinctes. Elles s’appliquent bien à nos spécimens, le seul détail ne concordant
pas étant relatif à l’encoche « barely traceable » qui se trouverait, chez le type, au-dessus de
l'épine hépatique, et dont nous n’observons pas la moindre trace chez nos spécimens. Toute-
fois, ceux-ci ayant un pétasma qui correspond bien à celui du type, c’est sans hésitation véri-
table que, dans un premier temps, nous les avons rattachés à l'espèce de BarnanD. Afin d'acqué-
rir une certitude, nous avons envoyé l’un de nos spécimens mâles au Dr Kewscey, du South
African Museum, afin qu'il le compare au type de S. algoensis. Cette comparaison a confirmé,
sans doute possible, notre identification.
Par ailleurs nous avons été frappé par la grande similitude existant entre nos spéci-
mens, celui que Ramanan (1938, p. 57, fig. 6) a mentionné sous le nom de S. rathbuni et ceux
qu'Ivaxov et Hassan (1976, p. 242, fig. 1-2) ont décrit sous le nom de S. ramadani.
Pour la clarté de l'exposé, nous rappellerons qu’en 1906 Rarneux (Le. p. 904, pl. 20,
fig. 9) a rattaché deux crevettes, récoltées aux îles Hawaï, à la forme que Bare (1881, p. 185)
a décrite sous le nom de Solenocera lucasii. Par la suite il a été établi que l'espèce décrite par
Bare appartient au genre Hymenopenaeus et doit donc être nommée //. lucasi. Les spécimens
de RatuBux appartenant bien au genre Solenocera d’après la forme, soigneusement décrite,
de leurs flagelles antennulaires, il apparaissait que RaraBuN avait commis une erreur d’'iden-
tification.
Ramanan (1938, p. 57), étudiant les récoltes de la John Murray Expedition, trouvait
une Solenocera femelle, récoltée dans la région de Zanzibar à 183-194 m de profondeur. Il pen-
sait qu’elle appartenait à la même forme que celle signalée par RaruBux en 1906, bien que,
contrairement à la description de RArkBux, elle ait une carène postrostrale s'étendant au-delà
Source : MNHN, Paris
FE
| : u
Fig. 50 ace. — Solenocera algoensis Barnard. D
a-b, © 33,5 mm, Vauban, CH 56 : a, vue ventrale des sternites XIII, XIV et bases des péréiopodes;
b, coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
c, & 24,1 mm, Vauban, CH 47 : coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
Fig. 50 d-f. — Solenocera comata Stebbing.
dre, 9 15,1 mm, Vauban, CH 10 : d, vue ventrale des sternites XIII, XIV et bases des péréiopodes;
e, coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
£, & 9,5 mm, Vauban, CH 43 : coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
136
LAIN CROSNIER
du sillon cervical, presque jusqu’au bord postérieur de la carapace. Ramapan considérait que
le spécimen de RarnBux et le sien devaient appartenir à une espèce nouvelle qu’il nommait
S. rathbuni (1).
Par la suite Ivaxov et Hassan (1976, p. 242, fig. 1-2), étudiant du matériel récolté au
large du Mozambique, trouvaient huit femelles et un mâle de Solenocera qu'ils estimaient être
identiques au spécimen de la John Murra Expedition identifié S. rathbuni par RAMADAN.
Ces auteurs pensaient également que les spécimens de RarnBux et celui de la John Murray
Expedition n’appartenaient pas à une même espèce, l'absence d’une carène postrostrale chez
les premiers étant, à elle seule, un caractère distinctif net: ils donnaient le nom de S. rama-
dani sp. nov. au spécimen de la John Murray Expedition et à ceux qu'ils avaient examinés
et publiaient une description de cette espèce.
Comparant par ailleurs S. ramadani à d’autres espèces, IVAxOv et Hassan notaient
qu'elle est proche de S. algoensis Barnard, mais pensaient qu'elle s’en distinguait par la présence
de sept dents rostrales et postrostrales (au lieu de six) (2) et par les quatrièmes péréiopodes
n’atteignant pas l'extrémité du pédoncule antennulaire (au lieu de l’atteindre).
Nos spécimens ayant tantôt six, tantôt sept dents rostrales et postrostrales et la longueur
appendices thoraciques étant un caractère assez variable chez une même espèce, les carac-
s invoqués par Ivaxov et Hassan pour séparer S. ramadani de S. algoensis ne nous parais-
saient pas très convaincants et, assez vite, nous pensions que le spécimen de Ramanan, ceux
d'Ivanoy et Hassan et les nôtres étaient tous des S. algoensis. La lecture attentive de la des-
cription de S. ramadani et l'examen des dessins l’accompagnant permettaient toutefois de
relever, entre cette espèce et nos spécimens, des différences troublantes portant sur :
d
tèr
= le rostre nettement plus long que l'œil chez S. ramadani (au lieu d’être un peu plus
court ou, seulement, légèrement plus long),
__ le dactyle des troisièmes maxillipèdes égal au tiers du propode (au lieu d’être presque
aussi long),
__ l'épine de l’ischion des premiers péréiopodes très petite (au lieu d’être très longue).
D’autres différences, moins significatives à première vue, pouvaient également être
notées. D'après la description et les dessins publiés par Ivaxov et Hassan, $. ramadani aurait
par rapport à nos spécimens :
— une épine antennaire nettement plus petite,
__ un pédoncule antennulaire plus long, atteignant l'extrémité du scaphocérite (au lieu
d’être habituellement plus court). D'après la figure 1 d’Ivaxov et Hassan, cet allongement
(1) On rem
par ailleurs, comme l'ont déjà fait Ivaxoy et Hassan (1976, p. 243), qu'il y a,
à deux reprises, contradietion entre le texte de RamaDax et sa figure
e 6 den
sur celle-ci on 0!
rostrales et postrostrales (contre 7 dans le texte) et l'angle antéro-inférieur de la carapace porte une épine
{alors que le texte mentionne « the antero-inferior angle of the carapace is produced forward in the form
of a broad tooth, which cannot be described as a spine »). L'examen du spécimen de la John Murray Expe-
dition, conservé au British Museum (N. H.), montre que c'est la figure de Ramapax qui est exacte.
(2) Un_des spécimens d'Ivaxoy et Hassan n'a cependant que 6 dents rostrales et postrostrales.
Fig. 51. — Pétasma.
a, Solenocera algoensis Barnard, & 244 mm, Vauban, CH 47 : moitié gauche, vue latérale extern
b-e, Solenocera comata Stebbing, 4 9,5 mm, Vauban, CH 43 : b, moitié droite, vue latérale extern
distale de la moitié droite, vue dorsale.
d-e, Solenocera choprai 4 20,5 mm, Vauban, CH 80 : d, vue ventrale; e, moitié droite, vue
latérale externe.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
138 ALAIN
08
du pédoncule antennulaire serait dû au deuxième article de ce pédoneule, beaucoup plus long
que chez nos spécimens,
__ une carène dorsale sur le troisième segment abdominal plus courte, puisque ne s’éten-
dant que sur les deux tiers du segment (au lieu des trois quarts),
__ une carène postrostrale aussi longue mais moins marquée.
Par ailleurs, d’après la figure 1 d’'Ivaxov et HA z S. ramadani, le flagelle anten-
nulaire supérieur serait beaucoup plus court que linférieur, mais il s'agissait là presque certai-
nement d’une erreur de dessin.
AN, Cl
La comparaison des pièces génitales n° ait malheureusement possible que pour les
femelles car, bien qu'ils aient eu un mâle parmi leurs spécimens, IVaxOv et Hassan ne four-
nissaient aueun renseignement sur le pétasma de S. ramadani. Les thélycums présentaient une
trés grande ressemblance; ils semblaient toutefois différer par la partie postérieure de la plaque
trapézoïdale située entre les cinquièmes péréiopodes qui, d’après le dessin d'Ivaxov et Has
serait creusée en une sorte de cuillère à bord sinueux; mais il était possible aussi qu’une inexac-
titude de dessin soit à l’origine de cette différence car dans leur texte Ivaxov et Hassax notaient,
à propos de la plaque trapézoïdale, « with posterior part as two diverging horns », ce qui corres-
pondait assez bien à ce que nous observions chez nos spécimens.
Dans ces conditions, il nous semblait impossible d'arriver à des conclusions nettes quant
à l'identité réelle de S. ramadani, sans examiner au moins un spécimen de cette espèce. Le
Dr Ivanov a permis cet examen en nous adressant une femelle de S. ramadani, déterminée
par lui et pêchée par le Van Gogh à la station 257 (250 32’ S-34038'E, 310 m, 2 ). Ge
spécimen est strictement identique aux nôtres, à l'exception de la carène postrostrale qui, tout
en étant aussi longue et en présentant le même sillon terminal, est un peu moins marquée. Gertes,
le spécimen examiné ne fait pas partie de la série des types, mais il a été capturé dans la même
région que ceux-ci et identifié par l’un des auteurs de S. ramadani. Dans ces conditions, nous
pensons que S. ramadani est à mettre en synonymie, sans hésitation, avec S. algoensis, les
différences relevées plus haut étant dues soit à des caractères individuels et non spécifiques
de l’holotype, soit à des erreurs d'observation.
Quant au spécimen de RamaDan, capturé dans la région de Zanzibar, son examen au
British Museum (N.H.) où il est conservé, a montré, sans doute possible, qu'il devait être iden-
tifié à S. algoensis.
L'examen du lectotype de S$. rathbuni, un mâle déposé à l’U.S. Museum et qui est l’un
des deux spécimens mentionnés par RATHBUN, en 1906, sous le nom de Solenocera lucasii, à
montré par contre qu'il s'agissait bien d’une bonne espèce et nous en traitons dans un autre
chapitre de ce travail auquel nous renvoyons le lecteur.
Tare. — S. algoensis est une grande espèce. La femelle, récoltée lors du chalutage 56
du Vauban et qui a une longueur totale de 125 mm, semble être le plus grand spécimen connu.
Disrrigurion. — Cette espèce est connue de la côte est d'Afrique, entre Algoa Bay et
Zanzibar, et de la côte ouest de Madagascar, entre 159 20°S et 230 36’S. Elle a été récoltée entre
90 et 305 m sur la côte est d'Afrique, 170 et 410 m à Madagascar.
Solenocera comata Stebbing, 1915
(fig. 48 b, 49 b, 50 d-f, 51 bee, 52 b, 55 b, 58 b, 59 e)
Solenocera comatum Stebbing, 1915, p. 67, pl. 13-14.
2 Solenocera novae-zealandiae Borradaile, 1916, p. 79, fig. 1.
Solenocera comatus, Burkenroad, 1934, p. 71 (à propos de S. vioscai).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 139
Solenccera comatus, Burkenroad, 1939, p. 6.
Solenocera comatus, Anderson et Lindner, 1945, p. 287.
Solenocera brevipes Kubo, 1949, p. 26, fig. 15,8 X, 20 N, 27 F-H, 45 D, 66 I-J, 72 Qet W, 80 A, 98 H-J,
99, 100.
Solenocera comatum, Bar
ard, 1950, p. 617, fig. 113 j, 114.
, 1972, p. 18, fig. 7 ce
Solenocera comatum, Kensley, 1974, p. 70.
Solenocera comatum, Kens
e
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 10 : 1 © 15,1 mm. — CH 43 : 2 $ 9,3 et 9,5 mm. — CH 72 : 1 2 9,9 mm. —
Dragage, 129 36,0’ S-480 17,3 E, 310 m, sables calco-quartzeux, 11-10-1974, A. Crosnier coll. :
1 3 10,6 mm.
Shimonoseki University of Fisheries :
Japon, off cape Tsurumi, Kyushu, 110-115 m, 6-5-65, K. Hayashi coll. : 1 3 12,8 mm.
— Japon, rejeté sur la plage de Shingu, Kyushu, 3-1-65, O. Tabeta coll. : 1 © 17,2 mm.
Seika Fisheries Research Laboratory :
Mer de Chine orientale, 270 02,4’ N-1920 33,5 E, 98 m, 11-11-73 : 9 S 9,1 à 11,8 mm;
8 9 7,1 à 15,3 mm.
REMARQUES. — La description du type mâle de cette espèce, publiée par BarnanD
(1950, p. 617), s'applique parfaitement à nos spécimens, sauf en ce qui concerne le rostre qui,
chez eux, est plus allongé et porte cinq dents (au lieu de quatre), la troisième, comptée à partir
du sillon cervical, étant légèrement en arrière de l'orbite chez l’un (fig. 48 b), très sensible-
ment au même niveau chez les trois autres (au lieu d’être nettement en avant). Il semble, en fait,
que le rostre du type, dont la dent distale est beaucoup plus petite que les autres, ce qui n’est
pas le cas chez nos spécimens, soit légèrement anormal. L’appartenance de nos spécimens à
l'espèce de SrEBBING ne nous paraît pas faire de doute, tous les autres caractères et en parti-
culier ceux du pétasma concordant, et nous pensons que la forme normale du rostre, chez cette
espèce, est celle que nous reproduisons.
Nous noterons également que, chez nos spécimens, le troisième segment abdominal,
sans être vraiment caréné dorsalement, n’est pas non plus régulièrement arrondi, l’esquisse
d’une carène apparaissant dans sa partie postérieure. D'autre part, nous mentionnerons que
nos deux spécimens femelles ont des premiers pléopodes identiques à ceux figurés par SreB-
BING (1915, pl. 14, fig. plp. 1) et Barnarn (1950, fig. 114 d).
En 1949, Kuno (1949, p. 246) a décrit Solenocera brevipes sp. nov. d'après des spécimens
en provenance du Japon. Sa description, très exhaustive, s'applique, elle aussi, parfaitement
à nos spécimens, sauf en des points mineurs. L'examen des spécimens japonais de cette espèce
nous à montré, sans doute possible, qu’elle était à mettre en synonymie avec S. comata.
Gomme l'a noté par ailleurs Bunkenroan (1934, p. 71; 1939, p. 6), Solenocera novae-
sealandiae, décrite par Bonnanaie (1916, p. 79) d’après une seule femelle, est également très
semblable à S. comata. La courte description de BorrapaiLe s'applique d’ailleurs de façon très
satisfaisante à nos spécimens, et il n’est pas inconcevable que les deux espèces soient synonymes.
Mais, pour acquérir une certitude, il faudrait pouvoir examiner du matériel en provenance de
la Nouvelle Zélande, ce qui ne nous a, malheureusement, pas été possible.
Tailze, — S. comata est peu grande. Kuso mentionne une femelle dont la longueur
totale atteint 55 mm (le — 16,8 mm)
DisrriBurion. — Cette espèce a été récoltée au large de la côte orientale de l'Afrique
du Sud (East London et Great Fish Point) entre 55 et 97 m de profondeur, en mer de Chine
orientale à 98 m et au Japon entre 110-115 et 300 m environ. Nos récoltes, faites au large des
Source : MNHN, Paris
140 ALAIN CROSNIER
côtes nord-ouest, ouest et sud-est de Madagascar, ont été effectuées à 85-90, 200-210, 250-265,
310 et 348-360 m, sur des fonds toujours au moins partiellement sablonneux, souvent assez
durs et garnis d’éponges.
S. novaezealandiae n’est connue que de la Nouvelle Zélande à 128 m de profondeur.
:
ge
en
es
Fig. 52. — Extrémité des antennules droites supérieure et inférieure.
a, Solenocera algoensis Barnard, © 25,4 mn, Vauban, CH 101.
b, Solenocera comata Stebbing, & 10,6 mm, Vauban, 129 36,0 $ -
48017,3/E, 310 m, dragage, sables calco-quartzeux,
11-10-1974.
e, Solenocera choprai Na
Hi
ï
araj, 9 28,0 mm, Vauban, CH 80.
d, Solenocera pectinulata Kubo, 9 15,5 mm, Vauban, CH 53.
e, Solenocera pectinata (Bate), 9 12,5 mm, Vauban, CH 80.
f, Solenocera rathbuni Ramadan, Q 10,3 mm, Vauban, CH 72.
g, Solenocera waltairensis George et Muthu, 9 10,7 mm, Vauban,
chalutage, 130 13,6/S - 480 25,2 E, 32 m, 2-8-1973.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 141
Solenocera choprai Nataraj, 1945
(fig. 49 g, 51 d-e, 52 c, 53 a-c, 54 a-b, 55 c, 56 ace, 58 c, 59 f)
Solenocera choprai Nataraj, 1945, p. 9, fig. 1-1.
nroad, 1959, pp. 71, 285, fig. 1-1.
Solenocera alticarinata, Hall, 1961, p. 79.
Solenocera koelbeli, Bur
» pe 12, fig. 75, 75a, 75e (? non 75b).
George, 1969, p. 18.
tarobogatov, 1972, pp. 36
Solenocera alticarinata, Hall, 196
Solenocera choprai
2, pl. 2, fig. 4 ae.
Solenocera chopra
Solenoc
alticarinata, Starobogatov, 1972, pl.
, 1972, p. 186, fig.
Solenocera choprai, Tirmizi et Bashir, 1973, p.
ig. 5 a-b (? non pl.
Solenocera choprai, Tirm
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 67 : 6 4 19,5 à 24,8 mm; 21 © 19,5 à 33,4 mm. — CH 80 : 35 4 10,9 à 26,1 mm;
à 38,0 mm. — CH 130 : 68 4 19,0 à 28,3 mm; 51 © 25,0 à 40,0 mm.
Manihine :
St. 334-6/T6, 75-90 Îms, 7-1-72 : 1 3 25,5 mm; 1 © 38,0 mm.
Karachi University :
Northern Arabian Sea : 1 © 23,5 mm.
British Museum (N.H.) :
Détroit de Malacca : 1 3 23,5 mm; 1 © 29,0 mm.
28 © 10,2
Taizze. — Les femelles récoltées par le Vauban atteignent 127 mm (le — 40,0 mm),
les mâles 101 mm (le — 28,3 mm). Ce sont les plus grandes tailles connues jusqu’à présent pour
cette espèce.
DisrriBurion. — Cette espèce a été récoltée dans le golfe de Suez, en mer d'Arabie, en
mer d’Andaman, dans le détroit de Malacca et en mer de Chine méridionale. A ces régions,
il faut maintenant ajouter le nord-ouest et le sud-est de Madagascar.
D'après la littérature, S. choprai a été trouvée entre 50 et 126 m de profondeur. Nos
récoltes ont été faites entre 65 et 170-175 m.
REMARQUES. — Dans son travail publié en 1959 mais rédigé en 1938, BurKENROAD
(c., p. 71, fig. 1-4) a rattaché à Solenocera koelbeli de Man, connue jusqu'alors uniquement
du Japon, des crevettes récoltées dans le golfe de Suez. Après en avoir donné une description
détaillée, cet auteur mentionne que ces crevettes diffèrent toutefois des S. koelbeli japonaises
par tout un ensemble de caractères mineurs qu’il énumère mais dont il considère que la constance
est insuffisamment prouvée pour justifier l'établissement, dans l'immédiat, d’une forme nouvelle.
11 semble qu'après la rédaction de son travail, BuRkENROAD ait modifié sa position puisqu’au
Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris, se trouvent certaines des crevettes citées plus
haut, accompagnées d’une étiquette de la main de l’auteur américain portant « Solenocera doll-
fusi sp. nov. » (1).
Malgré cela, en 1959, lors de la parution de son travail, BurKENROAD (/.c., p. 285) ajou-
tait des « addenda et corrigenda » à son étude rédigée vingt et un ans plus tôt, mais n’intro-
duisait pas le nom de S. dolljusi et ne citait pas celui de S. choprai, se réservant vraisemblable-
ment de revenir sur cette question dans le cadre d’une révision des Solenocera indo-pacifiques,
malheureusement jamais publiée.
(1) Le Dr R-Ph. Dourus a récolté les spécimens examinés par Burkexnoan.
Source : MNHN, Paris
EF
a) Fig. 53 acc. — Solenocera choprai Nataraj.
a, ® 28,0 mm, Vauban, CH 80 : région antérieure du corps, vue latérale.
b, & 23,0 mm, ibidem : carène postrostrale, vue latérale.
e, ? 38,0 mm, Manihine, st. 334- 6/T6, 75-90 fms, 7-1-1972 : carène postrostrale, vue latérale.
Fig. 53 d-e. — Solenocera alticarinata Kubo.
d, & 28,5 mm, Usuki, Kyushu, Japon, 20-9-1965 : région antérieure du corps, vue latérale.
e, 4 26,0 mm, Bungo Strait, Oita Prefecture, Kyushu, Japon, 1975 : région antérieure de la carapace
et œil.
Fig. 53 £. — Solenocera koelbeli de Man, & holotype 22,0 m, Japon (Mus. Vienne) : région antérieure
du corps, vue latérale.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 143
Les Solenocera du golfe de Suez décrites par BurkENRoAD semblent parfaitement iden-
tiques aux spécimens malgaches étudiés dans ce chapitre (1). Srarosocarov (1972, p. 362) a
estimé que les Solenocera du golfe de Suez appartiennent à l'espèce que Nararay a décrit en
1945 sous le nom de S. choprai, d’après des spécimens en provenance de la mer d'Arabie et de
la mer d’Andaman. l’auteur russe note que Nararas ne mentionne la présence que de deux
mamelons simples sur la région antérieure du sternite XIV de ses spécimens femelles (alors
que BurkENxRoAD a décrit et figuré deux mamelons doubles), mais il estime qu'il s’agit là d’une
erreur d'observation, opinion qui lui a été suggérée par l'examen de femelles provenant de la
mer d'Arabie et de la mer d’Andaman, ayant les caractères décrits par NArarAy pour S. choprai
mais dont la partie antérieure du sternite XIV porte quatre mamelons, les deux latéraux étant
parfois difficiles à discerner, ce qui expliquerait l'erreur de l’auteur indien.
SS.
SSSR
À
Fig. 54. — Carène postrostrale, vue de de:
a, Solenocera choprai Nataraj 28,0 mm, Vauban, CH 80.
b, Idem, ® 31,5 mm, Vauban, CH 80.
e, Solenocera koelbeli de Man, $ holotype 22,0 mm, Japon (Mus. Vienne).
Personnellement, grâce au Dr Trrmiz1 de l’Invertebrate Reference Museum de l'Uni-
versité de Karachi, nous avons pu examiner une femelle de S. choprai en provenance de la mer
d'Arabie (d’où proviennent les types de cette espèce). Elle correspond bien à nos spécimens,
la seule différence relevée concerne la carène postrostrale qui, en arrière du sillon cervical, est
un peu moins élevée; mais la différence est faible et ne saurait permettre, à notre avis, de séparer
deux formes. Les conclusions de SrAROBOGATOY nous paraissent donc devoir être adoptées sans
réticence.
de Bu
: environ le quart distal
ROAD; mais il s'agit là,
ain qui a écrit mérus au lieu de carpe, comme
différence qui pour:
nes péréiopodes, qui dépassent le p:
arpe et non par le quart distal de leur m
t, d’une inattention de l’auteur améri
anonogaroy (1972, p. 362).
ntre nos spécimens et
oneule antennulaire p.
comme l'a noté BURKES
ROAD
concern
de leur
bien évidemme
Source : MNHN, Paris
144 ALAIN CROSNIER
Grâce au Dr INGLE, du British Museum (N.H.), nous avons pu examiner trois spécimens
en provenance de Singapour, déterminés S. alticarinata par Hazz. L'un d’entre eux est une
Solenocera halli Starobogatov, mais ceci provient peut-être d’un mélange d'échantillons pos-
térieur aux identifications. Les deux autres, un mâle et une femelle dont les carapaces mesurent
respectivement 23,5 et 29 mm, correspondent bien à nos spécimens. On observe simplement
que, comme dans le cas du spécimen expédié par le Dr Tirmizr, la carène postrostrale est un
peu moins élevée, mais ceci est extrêmement peu marqué (encore moins que chez le spécimen
expédié par le Dr Trrarzt); par ailleurs, le rebord postérieur du sternite XIV (fig. 56 e) présente
chez les femelles, de part et d’autre de la fissure médiane, une petite élévation qui n'existe
ni chez nos spécimens, ni chez celui expédié par le Dr Tirwrzr (fig. 56 d) mais qui s'apparente
à ce que l’on observe chez S. alticarinata, comme nous le verrons plus loin. Ces différences étant
les seules que nous ayons pu relever, nous pensons que ces spécimens doivent être rattachés
à S. choprai. Les dessins publiés par HazL (1962, fig. 75-75 c), sous le nom de S. alticarinata,
correspondent bien à ces spécimens, à l’exception de la figure 75 b qui représente un thélycum
ayant, en avant des cinquièmes péréiopodes, cinq mamelons, alors que la femelle déterminée
S. alticarinata par HALL que nous avons examinée, n'a que deux mamelons doubles dont la
disposition est identique à celle que nous avons représentée sur la figure 56 a (1). Faut-il en
conclure qu'il y a eu erreur d'observation de la part de HazL ou mélange d'espèces? Nous ne
pouvons malheureusement répondre à cette question. Nous mentionnerons ici également que
nos spécimens avaient de larges bandes rouges sur leurs flagelles antennulaires, comme ceux
de Hazz.
Comme on s’en rend compte d’après la discussion qui précède, S. choprai appartient à
un groupe d'espèces dont la systématique n’est pas encore très claire et qui comprend, outre
l'espèce de Nararay, S. koelbeli de Man, S. alticarinata Kubo, S. vietnamensis Starobogatov et
S. halli Starobogatov. Nous donnons, ci-après, quelques observations faites sur certaines de
ces espèces :
Solenocera koelbeli de Man, 1911 (?).
(1) Mentionnons aussi que sur la figure 75a publiée par Ha, relative au F
ventrolatéraux sont représentés sans épines à leur extrémité, alors qu'ils en po
(2) Les références bibliographiques de S. oelbeli semblent pouvoir s'établir comme suit :
distineta, Koelbel, 1884, p. 134.
Solenocera distincta, Rathbun, 1903, p. 1.
Solenocera Koelbeli de Man, 1911, pp. 48, 51.
Solenocera disti
Solenocer
cta, Balss, 1914, p. 5 (en partie, non fig. 1 = melantho de Man).
Solenocera distineta, Pesta, 1915, p. 102.
Solenocera distincta, Yokoya, 1933, p. 4.
Solenocera depressa Kubo, 199, p. 237, fig. 8 R, 27 T-V, 45 B, 66 E-F, 72 O et U, 80 G
Solenocera Koelbeli, Anderson et Lindner, 1945, p. 286.
Solenocera koelbeli, Burkenroad, 1959, p. 74 (en partie).
, Cheung, 1960, p. 63.
Solenocera depressa, Cheung, 1963, pp. 408, 409, 412, 413.
? Soleriocera koelbeli, George, 1967, p. 338.
? Solenocera koelbeli, George, 1969, p. 19.
Solenocera koelbeli, Starobogatov, 1972, pp. 361, 384, pl. 2, fig. 9 ae.
Non Penaeus distinctus de Haan, 1849, p. 194 [— S. membranacea (H. Milne Edwards)].
Non Solenocera distinct, Yu, 1935, p. 163 [= S. sinensis Yu — S. crassicornis (H. Milne Edwards)].
Non Solenocera koelbeli, Burkenroad, 1959, p. 71, fig. 1-4 (= S. choprai Nataraj).
Solenocera depress
Source : MNHN, Paris
Fig. 55. — Mandibule gauche.
a, Solenocera algoensis Barnard, & 24,1 mm, Vauban, CH 47.
b, Solenocera comata Stebbing, © 15,1 mm, Vauban, CH 10.
e, Solenocera choprai Nataraj, & 20,5 mm, Vauban, CH 80.
d, Solenocera pectinulata Kubo, ® 18,1 mm, Vauban, CH 53.
e, Solenocera pectinata (Bate), © 13,6 mm, Vauban, CH 80.
f, Solenocera rathbuni Ramadan, 4 9,5 mm, Vauban, CH 72.
g. Solenocera waltairensis George et Muthu, & 10,0 mm, Vauban,
13013,6/S-48095,2/E, 32 m, 2-8-1973.
Source : MNHN, Paris
146 ALAIN CROSNIER
TaBLeau 17. — Quelques caractéristiques des antennules chez Solenocera choprai
(d’après des spécimens malgaches).
Longueur | Rapport : longueur du | Rapport : longueur du | Nombre d'articles des
de lagelle antennulaire su- | pédoneule antennulaire/ | flagelles antennulaires
carapace ë | longueur de la | longueur de la carapace | inférieurs gauche et droit
(mm)
a
97 98
Bunkennoan (1959) a commencé à éclaircir la synonymie de cette espèce et à relevé
érences existant entre elle et S. choprai. Il à noté, et nous l'avons par ailleurs constat
les dif
— la carène postrostrale plus basse et entaillée, au niveau du sillon cervical, par une
large encoche (au lieu d’une fente étroite),
_— les dents postrostrales disposées un peu plus en avant : la quatrième, comptée à partir
du sillon cervical, se trouve au niveau de l’orbite, ou un peu en avant (tandis que, ch cho-
prai, elle est souvent un peu en arrière et jamais un peu en avant de l'orbite),
— les flagelles antennulaires un peu plus développés. Ceux du type de S. koelbeli, un
mâle dont la carapace mesure 21,7 mm, ont 101 articles et sont 1,61 fois plus longs que la carape
Ceux d’une S. choprai mâle de même taille ont 82 articles seulement et sont 1,49 fois plus longs
que la carapace.
Bunkexroan à noté également quelques différences mineures au niveau du thélyeum.
D’après lui, chez S. hoelbeli, le sternite XTIT ne présenterait pas, près de son bord antérieur,
de côte transversale arquée tandis que les excroissances postérieures de ce même sternite seraient
moins en forme d’incisives; par ailleurs, sur la pointe postérieure du sternite XIV, on observerait
l'esquisse d’une côte longitudinale médiane. Personnellement, nous n'avons pas retrouvé les
deux premières différences citées. La troisième par contre existe bien; en fait, l’esquisse d’une
côte s’observe chez les deux espèces, mais elle est plus marquée chez S. koelbeli qui présente,
en outre, un petit tubercule central (fig. 56 f). Toujours en ce qui concerne le thélyeum, nous
Source : MNHN, Paris
ig. 56 ae. — Solenocera choprai Nataraj.
a-b, 9 28,0 mm, Vauban, CH 80 : a, vue ventrale des sternites XIII, XIV et bases des péréiopodes;
b, coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
ce, d 20,5 mm, Vauban, CH 80 : coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
d, 9 27,0 mm, Vauban, CH 130 : partie postérieure du sternite XIV, vue de l'arrière.
e, 9 29,0 mm, détroit de Malacca :
partie postérieure du sternite XIV, vue de l'arrière.
Fig. 56 f-g. — Solenocera koelbeli de Man, 9
2,5 mm, Sibuguey Bay, Philippines (Mus. Copenhague) :
f, partie postérieure du sternite XIV, vue ventrale; g, idem, vue de l'arrière.
Fig. 56 h-i. — Solenocera alticarinata Kubo, ® 28,5 mm, Usuki, Kyushu, Japon, 20-9-1975 : h, partie
postérieure du sternite XIV, vue ventrale; i, idem, vue de l'arrière.
Source : MNHN, Paris
148 ALAIN
IROSNIER
pouvons ajouter que le rebord postérieur du sternite XIV présente, chez S. koelbeli Fun
double renflement en son milieu comme cela a été observé chez des spécimens en provenance
de Singapour que nous avons cependant rattachés à S. choprai (cf. supra) et contrairement à
ce qui s’observe chez les spécimens malgaches de S. choprai.
Les pétasmas des deux espèces nous ont semblé, par contre, strictement identiques.
Un dernier point enfin mérite d’être signalé : chez S. koelbeli, la carène postrostrale se
divise très nettement, dans sa partie postérieure, en deux branches qui ne se rejoignent pas
(fig. 54 c); chez S. choprai il peut y avoir parfois division de la carène, mais elle n’est alors pas
très marquée et les branches se rejoignent postérieurement (fig. 54 a-b). Ceci nous a amené à
penser que la S. kalli de Srarosoarov (1972, pp. 384, 412, pl. 2, fig. 7 a-c) pouvait être syno-
nyme de S. koelbeli. L'examen des spécimens conservés au British Museum (N.H.), malheureu-
sement trois femelles, que HALL a identifiés à S. melantho et auxquels SraroBoGaTov a donné
le nom de $. halli, nous a montré qu'ils appartiennent bien à une espèce distincte de 5. koelbeli
et de S. melantho, et intermédiaire entre ces deux espèces.
En effet, S. halli se distingue, entre autres, par :
— le rostre allongé comme celui de S. melantho;
— la carène postrostrale di en deux branches à son extrémité postérieure comme
chez S. koelbeli et par ailleurs non interrompue au niveau du sillon cervical mais présentant
une légère dépression à ce niveau;
S.
— le scaphocérite nettement plus long que le pédoncule antennulaire comme che:
melantho (alors que, chez S. koelbeli, il est pratiquement de même longueur);
_— le lobule dorsolatéral du pétasma portant de nombreuses soies comme chez S. Foel-
beli (contrairement à ce qui s’observe chez S. melantho);
— la plaque trapézoïdale du sternite XIV creusée, chez les femelles, par un sillon longi-
tudinal alors que les deux autres espèces portent une crête;
— la partie antérieure du sternite XIV portant, chez les femelles, quatre tubercules :
deux centraux petits et deux latéraux beaucoup plus gros, tandis que, chez S. melantho, on
observe six tubercules : deux centraux gros et quatre latéraux pelits et, chez S. koelbeli, quatre
gros tubercules (1).
On peut, par ailleurs, rappeler ici que SraRoBOGATOY est arrivé à la conclusion que
S. depressa Kubo est à mettre en synonymie avec S. koelbeli, et non avec S. melantho de Man
comme l'ont fait HazL (1961, p. 78) et GeorGe (1969, p. 19) (?). Nous avons eu l’occasion d’exa-
miner plusieurs spécimens en provenance du Japon, identifiés S. depressa, et nous pensons que
la conclusion de SraroBoGarov relative à cette espèce est bien exacte.
GEorGe (1969) a signalé S. koelbeli dans la mer d'Arabie, au voisinage de Cochin. Les
indications morphologiques très brèves qu'il fournit, la bibliographie très partielle qu’il cite
ne permettent pas de savoir avec certitude s’il s’agit bien de cette espèce. 11 faudrait pouvoir
réexaminer ces spécimens.
(1) A propos du thélycum de S. koelbeli, on peut noter que in de Sraronogaroy (19
fig. 9 e) ne montre que deux tubereules t de la plaque trapézoïdale du sternite XIV. Ma
vraisemblablement d'une erreur car ceci ne correspond pas à ce que nous observons chez nos sp
mens, et ne semble pas correspondre non plus au texte de l’auteur russe qui signale, si nous avons correcte:
ment traduit, que S. koelbeli se distingue de S. choprai par, entre autres, la partie antérieure du sternite XUV
des femelles ernée de 4 méplats au lieu de % mamelons, différence, il faut le reconnaître, assez subtile, et
qui ne correspond d'ailleurs pas à ce que nous avons observé, les 4 reliefs de la partie antérieure du ster-
pite XIV étant nettement plus marqués chez S. koelbeli que chez S. choprai d'après nos spé
ed
a
mi
(2) D'après Sranosocarov (1972, p. 361), c’est S. prominentis Kubo qui serait à mettr
nymie avec S. melantho de Man, conclusion qui nous paraît logique.
e en syno-
Source : MNHN, Paris
CRU
TAC
DÉCAPODES ARISTEIDAE
TasLeau 18. — Principaux caractères distinctifs de Solenocera koelbeli,
choprai et S. alticarinata.
Carène
postrostrale
elbeli
non lamelliforme
S. choprai
diminuant
nt de
llon cer-
vical et le bord postérieur
de la (fig. 53b)
lamelliforme,
éguliè
eur entre le s
em
arapac
S. alticarinata
lamelliforme, plus haute
que chez S. chopraï, sa
hauteur augmentant vel
le tiers postérieur de la
carapace puis diminuant
très rapidement (fig. 53d)
Pai
de
postérieure
la carène post-
rostrale.
divisée en 2 branches
s’écartant largement l’une
de l’autre (fig. 54c)
non divisée, ou divisée fai-
blement en 2 branches qui
at peu et se rejoi-
eurement
s'éc
non divi
Encoche
de
ec
la carène
rostrale
profonde mais large
profonde mais très étroite
Rostre dépassant
légèrement
les trois quarts de la cor-
née de l'œil
Nombre
rostrales
de dents
post-
rostrales
Quatrième dent
post
tée à partir du sil-
ostrale (comp
lon cer
Tà9
de l'orbite
un peu en avant.
au niveau ou
la moitié de la corn:
l'œil.
de l'orbite
arrière
au niveau ou
un peu en
un peu en arrière de l’or-
bite
ombre d'articles
des flagelles anten
nulaires inférieurs
101 (pour le
Thélyeum :
trapézoïdale
sternite XIV
plaque
du
avee une côte longitudinale
médiane et un tubereule
central. Rebord postérieur
avec deux renflements
(fig. 56 Lg)
81 à 98 (pour entre 12,9
82 à 85 (pour le entre 2%
et 40,0 mm) et 26 mm)
sans côte longitudinale [sans côte longitudinale
médiane ou avec le médiane ou avec l'es-
quisse d'une telle côte.
Sans tubereule. Rebord
postérieur, le plus souvent
sans renflement (fig. 56 a,
d, e)
quisse d’une telle côte.
Un petit tubereule
tral. Rebord post
avec de gros renflements
formant deux tubercules
s'étendant vers l'avant
(fig. 56 hi)
(1) Sur 70 S.
choprai examinées, 2 avaient s
dents, 20 sept, 35 huit et 13 neuf.
Source : MNHN, Paris
150 ALAIN CROSNIER
D’après la littérature, S. hoelbeli à été récoltée au Japon, à Hong-Kong, dans le golfe
du Tonkin, en Indonésie et, peut-être, en mer d'Arabie (si les spécimens de GeoRGE appartien-
nent bien à cette espèce). On l’a trouvée depuis 25 m de profondeur environ mais cela parait
exceptionnel, et il semble que ce soit surtout à partir de 80 m qu’elle soit rencontrée; elle a
été capturée jusqu'à 241 m.
Solenocera alticarinata Kubo, 1949 (1).
Cette espèce se distingue aisément de S. koelbeli par, entre autres, sa carène postrostrale
lamelliforme et portant une incision profonde et étroite au niveau du sillon cervical. Elle semble
par contre très proche de S. choprai.
Grâce au Dr Fusixo de l'Université de Kyushu et au Dr Hayasur de l'Université de
Shimonoseki, nous avons pu examiner deux femelles et un mâle de S. alticarinata en provenance
du Japon. Cet examen confirme que S. alticarinata est très proche de S. choprai puisque, seules,
deux différences nettes ont pu être relevées. Elles portent sur :
— la crête postrostrale, plus haute chez S. alticarinata et qui s'élève dans sa moitié pos-
térieure pour, ensuite, s’abaisser très rapidement (fig. 53 d). Cette forme de la e postrostrale,
que nous n'avons observée chez aucun de nos nombreux spécimens de S$. choprai, semble carac-
téristique de S. alticarinata ; elle est d’ailleurs bien figurée sur le dessin de Kuso (1949, fig. 93).
—— le rebord postérieur du sternite XIV qui, chez les femelles, présente, de part et d'autre
de l’'encoche médiane, des renflements si développés qu'ils forment de gros tubereules s'étendant
vers l'avant (fig. 56 h).
On peut également ajouter que, chez S. alticarinata, le rostre est un peu plus court que
chez S. choprai (fig. 53 e).
SranosoGarov (1972, pp. 362, 382), s'appuyant sur les dessins de Hazz (1962, fi
75 c), pense que S. alticarinata se différencie de S. choprai par l'absence d’épines à l'extrémité
des lobules ventrolatéraux du pétasma et par la présence de cinq mamelons (au lieu de deux
doubles) sur la partie antérieure du sternite XIV chez la femelle. Ceci n’est évidemment pas
exact, puisque, comme nous l'avons vu, les dessins de HALL sont relatifs à S. choprai et sont
par ailleurs partiellement erronés.
En outre, dans sa clé de détermination du genre Solenocera, l'auteur russe différe
les deux espèces par :
— la présence chez S. choprai, au coin antéro-inférieur de la carapace, d’un profond
sillon, parallèle au bord de la carapace, et dont le bord inférieur ressemblerait à une carène.
Chez S. alticarinata, ce sillon existerait également mais serait à peine marqué et son bord infé
rieur ne prendrait pas l'aspect d’une carène. Nous n'avons pas observé une telle différence entre
les deux espèces, chez lesquelles le sillon nous a toujours paru bien marqué sans que, dans aucun
des cas, lon puisse distinguer une carène;
— lincision séparant les lobes médian et latéral du pétasma disposée, si on regarde le
pétasma par sa face ventrale, plus près de l'extrémité du lobule ventrolatéral que de celle du
lobule ventromédian chez S. choprai, alors que c’est le contraire qui serait observé chez S. alti-
a) L
sel alticarinata Kubo, 1949, p.
Solenocera alticarinata, Cheung, 1960, p. 63.
Solenocera allicarinata, Cheung, 1963, pp. 408, 409, 412.
Non Solenocera alticarinata, Hall, 1961, p. 79 (— S. choprai Nataraj).
Non Solenocera allicarinata, Hall, 1962, p. 12, fig. 75-75e (— S. choprai Nataraj, à l'exception peut-
être de la fig. 75b).
Non Solenocera alticarinata, Starobogatov, 1972, p. 362, pl. 2, fig. 5 ace (— S. choprai Nataraj, à l'excep-
tion peut-être de la fig. 5 e).
s bibliographiques de S. alticarinata semblent pouvoir s'établir comme suit :
7, fig. 8 W, 45 E, 72 P et V, 80 F, 93, 94 A-C, 100.
3
Source : MNHN, Paris
CRUSTA DÉCAPODES ARISTEIDAE 151
carinata. Ghez nos spécimens identifiés à S. choprai, l'incision est plus près du lobule ventromé-
dian (exactement comme sur la figure 75 a de HaLL) et il en est de même pour le pétasma de
S. alticarinata que nous avons examiné (1). On peut d’ailleurs remarquer qu'il s’agit là d’un carac-
tère peu aisé à apprécier, car il dépend beaucoup de l'orientation donnée au pétasma; que
celui-ci soit un peu plus ou un peu moins incliné et la position de l’incision séparant les lobes
médian et dorsal varie très rapidement en vue perspective.
Il semble donc qu'aucun des caractères retenus par SraRoBOGarToy pour différencier
-$. alticarinata ne puisse être confirmé.
D'après la littérature, S. alticarinata a été récoltée à Taiwan et dans la région de Hong-
Kong. Elle existe également au Japon, comme le montrent les spécimens que nous avons examinés.
Il existe peu de renseignements sur la répartition bathymétrique de cette Solenocera.
GuæuxG (1963) la signale entre 95 et 110 m de profondeur. Aucune mention de la profondeur
de capture n’était jointe aux spécimens que nous avons examinés.
Solenocera vietnamensis Starobogatov.
Cette espèce a été décrite par Sraromocarov (1972, pp. 363, 384, pl. 2, fig. 6 a-c) qui
signale qu’elle est très commune dans le golfe du Tonkin. Il semble qu’il s’agisse là d’une espèce
très proche de S. choprai. Nous avons souhaité la réexaminer mais n'avons malheureusement
pas pu nous en procurer d'exemplaires, d’où l'impossibilité où nous sommes d'en discuter vala-
blement.
Solenocera pectinulata Kubo, 1949
(fig. 49 ce, 52 d, 55 d, 57 a, 58 d, 59 g, 60 a-c, 61 a-b)
? Philonicus cervicalis Zehntner, 1894, p. 210, pl. 9, fig. 26-26 c.
tinata, de Man, 1911, p. 45 (en partie).
Solenocera pr
Solenocera pectinata, de Man, 1913, pl. 4, fig. 11.
Solenocera distineta, Balss, 1914, p. 5 (en partie, non fig. 1 — S. melantho de Man, fide Burkenroad, 1959).
251, fig. 8 S, 27 A-B, 66 K-L, 72 N-T, 83 B, 101, 102 A-C
Solenocera pectinulata Kubo, 1949, p.
? Solenocera pectinata, Hall, 1966, p. 98.
Solenocera pectinala, George, 1967, p. 337.
Sulenocera pectinata, George, 1969, p. 18 (en partie).
2 Solenocera pectinata, Zarenkov, 1971, p. 156.
Solenocera pectinulata, Starobogatov, 1972, p. 385, pl. 3, fig. 18 a-b, (fig. 18 a fausse car modifiée par
Solenocera pectinata, Michel, 1974, p. 258.
MATÉRIEL EXAMINE. — Vauban :
CH 52 : 2 4 7,2 et 11,9 mm. — CH 53 : 9 G 8,1 à 12,7 mm; 15 © 10,3 à 18,1 mm.
— CH 130 : 10 3 13,2 à 14,3 mm; 8 9 13,0 à 16,9 mm.
Manihine
Gr 355, St. 10, 30 08,8’ S-400 15,8’ E, 27-3-73, A.J. Bruce coll. : 1 © 11,7 mm.
Mauritius Institute :
Ile Maurice : 4 © 12,5 mm (déterminée S. pectinata par L.B. Holthuis).
{1) Les pétasmas des deux espèces nous ont semblé strictement identiques à tous points de vue.
Source : MNHN, Paris
152 ALAIN CROSNIER
Remarques. — Nos spécimens diffèrent de la description de S. pectinulata, basée sur
un seul spécimen mâle, publiée par Kuno (1949, p. 251) par les caractères suivants :
s cinquièmes du premier article du pédoneule
= le rostre est plus allongé (il atteint les trois
antennulaire, au lieu des deux cinquièmes); son extrémité est nettement plus effilée et ses dents
sont de plus grande taille;
__ Ja coxa des premiers péréiopodes porte une épine (KuBo ne la signale pas, mais il
s'agit vraisemblablement d’une simple omission);
— les péréiopodes sont un peu plus courts : les premiers atteignent au plus l'extrémité
du premier article du pédoncule antennulaire (au lieu de l'extrémité du second), les seconds
atteignent juste l'extrémité du scaphocérite (au lieu de la dépasser par la moitié de leur doigt
mobile), les quatrièmes dépassent le scaphocérite par le tiers de leur dactyle (et non par le dac-
iyle entier):
_— le flagelle antennulaire supérieur est un peu plus court : chez des mâles de tailles
voisines de celle du type de Kuso, sa longueur est égale à 1,15-1,20 fois celle de la carapace
(au lieu de 1,3 fois, mais ce caractère est variable en fonction de la taille comme le montre le
tableau 19). Mentionnons aussi que ce flagelle est légèrement creusé en gouttière comme il est
normal chez une Solenocera: Kuso le décrit comme étant « not channeled » mais il s’agit cer-
tainement d’une erreur;
__ le flagelle antennulaire inférieur a moins d'articles puisqu'il n’en compte que de
39 à 46 suivant les spécimens (au lieu de 55);
__ le scaphocérite dépasse le pédoncule antennulaire par le septième de sa longueur
(au lieu du cinquième d’après le texte de Kuno, mais du septième d’après sa figure 101).
A ces différences près, la description de Kuro s'applique parfaitement à nos spécimens,
en particulier en ce qui concerne le pétasma, l'appendix masculina, losselet urocardiaque,
l'extrémité des antennules.
Les différences relevées qui nous paraissent les plus embarrassantes sont celles relativ
au rostre et au nombre d'articles des flagelles antennulaires inférieurs. 11 ne faut pas oublier
toutefois que la description de Kuso a été faite d’après un seul spécimen. Pour essayer de sup-
primer toute ambiguïté, nous avons essayé, malheureusement sans succès, de nous procurer
des exemplaires de S. pectinulata en provenance du Japon : le type a disparu, de même que les
deux spécimens (lun d’entre Ito et Hatsushima, l’autre de Dzushi), déterminés par BaLss
(1914, p. 5) sous le nom de S. distincta de Haan et que Bunkenroan (1959, p. 74) a signalé comme
appartenant à une espèce nouvelle proche de S. pectinata qui, très vraisemblablement, doit être
S. pectinulata: par ailleurs, les collections des laboratoires japonais ne semblent pas renfermer
actuellement cette espèce. Dans ces conditions, compte tenu des très grandes similitudes relevées
entre nos spécimens et la description de KuBo, notamment en ce qui concerne le pétasma, il
nous semble raisonnable d'identifier notre matériel à S. pectinulata, tout en étant parfaitement
conscient que des études ultérieures, faites avec un matériel de comparaison adéquat, amène-
ront peut-être la création d’une sous-espèce pour les exemplaires malgaches.
Le thélyeum de cette espèce n’a pas été décrit, (fig. 60 a-b). Le sternite XITT a sa partie anté-
rieure occupée par deux gros tubercules triangulaires, disposés côte à côte et portant des poils;
en arrière se trouve une protubérance ovoide médiane, également poilue; de chaque côté de
cette protubérance s’étend une légère cuvette en croissant, portant quelques poils; ces cuvettes
tendent à se rejoindre dans leur partie postérieure mais demeurent séparées par une incision
longitudinale. L’arrière du sternite est bordé par deux plaques verticales séparées par une fis-
sure centrale, dont les côtés externes s’évasent vers le bas et dont les angles supérieurs externes
sont dentiformes. Le sternite XIV présente, dans sa partie antérieure, deux plaques légèrement
ovoïdes et disposées transversalement, faiblement creusées en cuvette, bien séparées l’une de
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 153
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QuUSEUx)
ge
Fig. 57. — Région antérieure du corps, vue latérale.
a, Solenocera pectinulata Kubo, © 15,5 mm, Vauban, CH 53.
b, Solenocera pectinata (Bate), & 10,2 mm, dragage, Tuléar, chenaux du récif, 4-14 m.
c, Solenocera rathbuni Ramadan, © 10,3 mm, Vauban, CH 72.
d, Solenocera waltairensis George et Muthu, 9 10,7 mm, Vauban, chalutage, 13013,6S -48025,2’E,
32 m, 2-81978.
Source : MNHN, Paris
154 ALAIN CROSNIER
Fig. 58. — Osselets urocardiaque et prépylorique vus de dessus, osselet prépylorique vu de profil,
osselet zygocardiaque et plaque cardiaque vus du côté interne.
a, Solenocera algoensis Barnard, $ 24,1 mm, Vauban, CH 47.
b, Solenocera comata Stebbing, ? 15,1 mm, Vauban, CH 10.
c, Solenocera choprai Nataraj, 2 28,0 mm, Vauban, CH 80.
d, Solenocera pectinulata Kubo, 9 18,1 mm, Vauban, CH 53.
Source : MNHN, Paris
Fig. 59 a-c. — Osselets urocardiaque et prépylorique vus de dessus, osselet prépylorique vu de profil,
osselet zygocardiaque et plaque cardiaque vus du côté interne.
a,
b,
co
Solenocera pectinata (Bate), ® 12,5 mm, Vauban, CH 80.
Solenocera rathbuni Ramadan, & 9,5 mm, Vauban, CH 72.
Solenocera waltairensis George et Muthu, g 10,0 mm, Vauban,
130 13,6 S-48095,2/E, 32 m, 2-8-1973.
Fig. 59 d-j. — Appendix masculina.
Solenocera algoensis Barnard, & 24,1 mm, Vauban, CH 47.
Solenocera comata Stebbing, & 9,5 mm, Vauban, CH 43.
Solenocera choprai Nataraj, & 20,5 mm, Vauban, CH 80.
Solenocera pectinulata Kubo, & 11,0 mm, Vauban, CH 53.
Solenocera pectinata (Bate), & 13,0 mm, Vauban, CH 80.
Solenocera rathbuni Ramadan, & 9,5 mm, Vauban, CH 72.
Solenocera waltairensis George et Muthu, & 10,0 mm, Vauban,
13013,6S-480925,2°E, 32 m, 2-8-1973.
Source : MNHN, Paris
156 ALAIN CROSNIER
l'autre, et garnies de quelques poils: en arrière se trouve une plaque trapézoïdale, divisée en
deux par un sillon assez profond et dont chaque moitié porte un tubercule poilu, conique et
très saillant.
Dans sa description, Ku8o a introduit une ambiguïté au sujet du lobe branchiostège en
écrivant : « Carapace has postorbital, hepatic and antennal spines in addition to branchiostegal
one which is flat closely resembling that of Sol. faxoni ». Se basant vraisemblablement sur cette
phrase, Sranosogarov (1972), dans sa clé d'identification des Solenocera indo-ouest- ni
classe $. pectinulata parmi les espèces ayant une épine branchiostège; cet auteur (1972, pl. 3
fig. 18 a) a même modifié le dessin de Kupo relatif à la carapace de S. pectinulata qu'il Rnb
en y figurant une telle épine. En fait, celle-ci n’existe pas, Kuo s'étant mal exprimé; ceci
ressort nettement de l'examen de la figure 101 de KuBo où aucune épine branchiostège n’est
figurée, et du texte de la clé de détermination publiée par ce même auteur (1945, p. 226) où,
pour S. pectinulata, il est écrit : « Anterior end of markedly raised hepatie carina blunt », qui
s'oppose, pour S. faroni, à « Anterior end of markedly elevated hepatie carina sharply pointed ».
Gette espèce est munie de photophores dont le nombre et la disposition sont pratique-
ment identiques à ceux que l’on observe chez S. pectinata Bate (1). La seule différence relevée
est l'absence d’un photophore sur la partie membraneuse du bord inférieur de la carapace un
peu en arrière de l'angle ptérygostomien, ainsi que, sous la carapace, à mi-hauteur de la partie
postérieure de la région ptérygostomienne.
Solenocera pectinulata à été très souvent confondue avec S. pectinata. Les deux espèces
se distinguent toutefois aisément par :
= leurs rostres (fig. 57 a-b). Celui de S. pectinulata à une pointe plus eflilée, des dents
rostrales et postrostrales plus développées et qui sont au nombre de sept (exceptionnellement
six) au total, au lieu de huit ou neuf (exceptionnellement sept) (?);
— leurs flagelles antennulaires supérieurs. Celui de S. pectinulata a, suivant la taille
des spécimens, une longueur comprise entre 0,8 et 1,2 fois celle de la carapace (rostre exclus),
contre 1,3 et 1,9 chez S. pectinata (tabl. 19);
— leurs flagelles antennulaires inférieurs qui comptent, chacun, de 39 à 46 articles
(55 d’après Kuso) chez S. pectinulata, contre 63 à 77 chez S. pectinata :
— leurs pétasmas (fig. 61 a-b et 61 c-d). Chez S. pectinulata, les soies du lobule ventro-
médian ont des longueurs qui décroissent assez rapidement lorsqu'on s'éloigne de l'extrémité
distale du lobule; chez S. pectinata, la diminution de longueur est beaucoup moins marquée.
Par ailleurs, chez la première espèce, les soies du lobule dorsolatéral varient beaucoup de lon-
gueur, celles de la partie distale étaient très développées; au contraire, chez S. pectinata, la lon-
gueur de ces soies varie relativement peu. Les lobules accessoires diffèrent également, comme
le montrent les figures que nous publions. Quant au bord distal du lobule ventrolatéral, il porte
une seule dent bien développée chez S. pectinata contre deux chez S. pectinulata ;
(1) CF. p. 162.
(2) Sur 25 spécimens de S. pectinulata, 2% à ra
Chez S. pectinata, sur 25 spécimens, 17 avaient 8 dents, neuf 9 dents et deux 7 dents.
Fig. 60 a-c. — Solenocera pectinulata Kubo.
a-b, © 15,5 mm, Vauban, CH 53 : a, vue ventrale des st es
b, coupe longitudinale médiane des sternites XIII
e, 8 11,0 mm, ibidem : coupe longitudinale médiane des st
Fig. 60 d-f. — Solenocera pectinata (Bate).
de, 9 13,6 mm, Vauban, CH 80 : d, vue ventrale des sternites XIII, XIV et bases des p
e, coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
f, d 13,0 mm, ibidem : coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
iopodes ;
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 157
Source : MNHN, Paris
158 ALAIN CROSNIER
== Jeurs thélycums (fig. 60 a-b et 60 d-e). La comparaison des figures que nous publions
est assez explicite. L'un des meilleurs caractères distinctifs est fourni par le petit tubercule
médian qui se trouve, chez S. pectinata, sur le bord antérieur de la grande plaque trapézoïdale
du sternite XIV; ce tubereule est absent chez S. pectinulatæ où la fissure longitudinale de la plaque
trapézoïdale se prolonge jusqu'au bord antérieur de cette plaque.
Kuso (1949, p. 255) a publié un tableau des différences existant entre ces deux espèces
dans lequel il inclut la netteté du sillon reliant les épines hépatique et postorbitaire (indiscer-
nable chez S. pectinulata, peu marqué mais visible chez S. pectinata), ainsi que la position de
l'extrémité postérieure du sillon cervical par rapport à la longueur de la carapace (cette extré-
mité se situerait au milieu de la carapace chez S. pectinulata, aux deux cinquièmes chez S. pec-
tinata). La première différence citée existe bien, mais elle est assez difficile à apprécier; quant à
Ja seconde, elle ne nous parait pas valable.
Comme nous l’avons mentionné, S. pectinulata à certainement été souvent confondue
avec S. pectinata et il n’est pas toujours aisé de rétablir la bibliographie exacte de ces deux
espèces, d'autant que leurs répartitions géographique et bathymétrique coïncident assez large-
ment.
Actuellement, il nous est impossible de savoir à laquelle de ces deux espèces appartient
le spécimen mentionné par Zennrner en 1894, sous le nom de Philonicus cervicalis. Seul un
réexamen de ce spécimen permettrait de préciser son identité; malheureusement, le Dr HausEr
nous à appris qu’il ne se trouve plus dans les collections du Muséum de Genève où il avait été
déposé.
Quant aux spécimens mentionnés par DE Max en 1892, sous le nom de Philonicus pecti-
natus, deux jeunes dont les carapaces mesurent respectivement 4,3 et 5,8 mm, leurs rostres
portent, chacun, neuf dents rostrales et postrostrales, Leurs flagelles antennulaires sont formés
de 47 et 56 articles et sont 1,45 et 1,55 fois plus longs que la carapace. L'identification de ces
jeunes est peu aisée; il semble toutefois qu'à cause du nombre de leurs dents rostrales et post-
rostrales, ils doivent être rattachés à S. pectinata, le nombre relativement faible des articles
de leurs flagelles antennulaires s’expliquant par leur petite taille.
Par contre il est évident que les deux spécimens adultes, récoltés à la station 204 de la
Siboga et identifiés à S. pectinata par ve Max (1911, p. 45 et 1913, pl. 4, fig. 11) sont des S. pec-
tinulata, comme l'indiquent le nombre des dents rostrales et postrostrales et la forme du pétasma.
Nous avons d’ailleurs pu le vérifier en examinant ces spécimens au Zoologisch Museum d’Amster-
dam. Nous n'avons pas retrouvé, dans ce muséum, les spécimens des stations 64, 121, 167 et
179, également mentionnés par pe Max. D’après le nombre de leurs dents rostrales et postros-
trales et la longueur des flagelles antennulaires, le mâle de la station 167 et la femelle de la station
491 sont très certainement des S. pectinata. L'identité des femelles de la station 179 demeure
par contre incertaine; elles semblent se rattacher à S. pectinulata par la longueur de leurs fla-
gelles antennulaires et, dans le cas de la plus grande, par l'extrémité du rostre légèrement dressé,
mais leurs formules rostrales les apparentent à $. pectinata, bien que celle de la plus grande
femelle (9 + 1) semble trop élevée pour cette espèce; il est fort possible que ces spécimens
appartiennent à une troisième espèce. Quant au très jeune mâle de la station 64, rien ne permet
de savoir à quelle espèce il appartient.
Les autres spécimens de la Siboga identifiés à S. pectinata, toujours par DE Man, mais
dans son étude datant de 1922, sont des jeunes à l'exception d’une femelle. Si l’on ne peut être
certain de l'identité des jeunes, celle de la femelle ne laisse pas de doute, la description du rostre
et des flagelles antennulaires étant sans ambiguité; il s’agit d'une S. pectinata.
Source : MNHN, Paris
CRUSTA
PODES ARISTEIDAE 159
TABLEAU 19. — Quelques caractéristiques des antennules chez Solenocera pectinata
et S. pectinulata.
Longueur | Rapport : longueur du | Rapport : mn Nombre d'articles
de la |flagelle antennulaire | du pédoneule anten- anten-
carapace | supérieur / longueur | nulaire / longueur de inf
(mm) de le carapace | de la carapace gauche et droit
|
9,8 0,62 68 67
10,1 0,62 69 73
10,3 0,62 70 70
10,6 | 0,59 = 7
11,3 0,62 73 75
11,3 0,63 67 69
12,7 0,61 70 70
S 13,0 0,60 _ 63
È 13,9 0,56 71 71
È ERA =
à 8,9 | 0,62 75 77
È 9.8 | 0,60 67 70
| 10,4 0,62 71 71
10,6 0,61 71 71
11,9 0,60 76 73
12,3 | 0,60 72 68
13, | 0,58 68 70
13,5 0,56 _ 75
14,7 0,56 69
| 11,9 0,52 70
14,9 0,57 66
|
1,06 0,61 —" 11
1,08 | 0,63 | 3 a
1,05 0,62 46 mn
1,07 0,62 mn mn
1,03 0,59 ee 46
: 1,01 0,62 nm 46
| 0,92 0,61 A1 “1
0,96 0,63 12 ai
0,91 0,60 “i 39
| 0,9% 0,57 = 12
| | 1,03 0,61 ñ 46
| 0,95 0,58 — mn
| 0,92 0,57 45 mn
0,95 0,58 46 a
0,95 0,59 48 45
1,00 0,63 | 46 45
0,92 0,55 ñh 18
| | 0,80 0,54 mn m
0,86 0,55 A1 12
0,83 0,51 mn 43
0,74 0,50 43 42
Source : MNHN, Paris
160 ALAIN CROSNIER
I1 semble également que les spécimens identifiés à S. pectinata par Nataras (1945, p. 97)
appartiennent bien à cette espèce. Leur rostre porte en effet huit ou neuf dents et leurs flagelles
antennulaires sont au moins aussi longs que la carapace, rostre compris. Par contre les spéci-
mens rattachés par GeonGe (1967) à l'espèce de Bare sont des S. pectinulata, leur pétasma
étant «very much as described by Kuro (1949) for Solenocera pectinulata, with the distal third
of the lateral margin fringed with fine setae regularly increasing in length distalwards ».
Hazz (1961), qui ne disposait que de deux spécimens femelles, a mis en synonymie
S$. pectinata et S. pectinulata, la description de cette dernière espèce publiée par Kuso s’appli-
quant, d’après lui, parfaitement à ses spécimens qu'il identifiait par ailleurs à S. pectinata.
Par la suite, cet auteur (1962, fig. 76, 76 a) a publié des dessins (animal entier, thélycum), qui
montrent que ses spécimens sont bien des S. pectinata. Par contre, il n’est pas possible de savoir,
sans réexamen, si les spécimens qu’il mentionne en 1966 (p. 98) de la région de Zanzibar, tou-
jours sous le nom de S. pectinata, appartiennent bien à l’espèce de Bars, et ce d'autant plus
que des récoltes provenant de l'EAMFRO, qui nous ont été adressées mais qui n'avaient pas
été examinées par HALL, bien que toutes étiquetées S. pectinata renfermaient l'espèce de Barr,
mais également des S. pectinulata et des S. waltairensis.
Il est cependant certain que S. pectinata existe dans la région de Zanzibar puisque le
spécimen, identifié à cette espèce par BaLss (1925) et qui provient de Dar-es-Salam, est
correctement déterminé comme son examen a pu nous en convaincre.
Le spécimen provenant de l’île Maurice, identifié à S. pectinata par HoLrnuts, mentionné
par MreuxL (1974) et que nous avons pu examiner, est, par contre, une S. pectinulata.
On notera enfin que Zarenkov (1971) a identifié à S. pectinata trois femelles, récoltées
en mer Rouge, qui ne possédaient plus leurs flagelles antennulaires. Cet auteur ne donne mal-
heureusement aucune indication sur la formule rostrale de ces spécimens ni sur la forme de leur
thélycum et un doute subsiste quant à leur identité.
Taïzue. — Cette espèce est peu grande. La femelle récoltée par le Vauban lors du chalu-
tage 53 et dont la longueur totale atteint 63 mm (le — 18,1 mm) semble être le plus grand spé-
cimen connu.
DisrriBurion. — La limite supérieure de la distribution bathymétrique de S. pecti-
nulata est mal connue car les captures, pour lesquelles on a des renseignements précis, ont très
souvent été faites lors de chalutages dont la profondeur a été assez variable au cours du trait
(50-100, 75-94, 90-130 m). GrorGe (1967) signale l’espèce à 25-50 brasses, soit 46-91 m, mais
sans préciser comment ces chiffres ont été obtenus. Il semble donc que l’on puisse admettre que
cette espèce se rencontre à partir de 75 m environ. Elle a été capturée jusqu’à 350 m (Kuso,
1949). À Madagascar, nous l'avons trouvée jusqu’à 175 m, sur des fonds assez durs, à éponges.
La distribution géographique est très large puisqu'elle comprend le Japon, l’Indonésie
(détroit de Buton), la côte ouest de l’Inde (au large de Cochin), le Kénya, l’île Maurice et Mada-
gascar.
Fig. 61. — Pétasma.
a-b, Solenocera pectinulata Kubo, 4 11,0 mm, Vauban, CH 53 : a, vue ventrale; b, moitié droite vue
latérale externe.
e-d, Solenocera pectinata (Bate), $ 13,0 mm, Vauban, CH 80 : c, vue ventrale; d, moitié droite, vue
latérale externe.
Source : MNHN, Paris
î
$
- ventrolatéral
L. accessoire
Source : MNHN, Paris
162 ALAIN CROSNIER
Solenocera pectinata (Bate, 1888)
(fig. 49 d, 52 e, 55 e, 57 b, 59 a, h, 60 d-f, 61 c-d)
Philonicus pectinatus Bate, 1888, p. 279, pl. 38.
Philonicus pectinatus, de Man, 1892, p. 515.
? Philonicus cervicalis Zehntner, 189%, p. 210, pl.
Solenocera pectinata, de Man, 1911, p- 45 (en part
Solenocera pectinata, de Man, 1922, p. 4
Solenocera pectinata, Balss, 1925, p. 227.
Solenocera pectinata, Anderson et Lindner, 19%5, p. 286.
aj, 1945, p. 97.
9, fig. 26-26 c.
).
pl. 1, fig. 2.
Solenocera pectinata, Nat
Solenocera pectinata, Hall, 1961, p. 80.
Solenocera pectinata, Hall, 196 13, fig. 76-76b.
2 Solenocera pectinata, Hall, 1966, p. 98.
Solenocera pectinata, George, 1969, p. 18 (en partie).
? Solenocera pectinata, Zarenkov, 1971, p. 156.
Solenocera pectinata, Starobogatov, 1972, pp. 364-384, pl. 3, fig. 15.
2 Solenocera pectinata, Sankarankutty, 1976, tabl. 1.
Non Solonecera pectinata, de Man, 1913, pl. 4, fig. 11 (— S. pectinulata Kubo).
Non Solenocera pectinata, George, 1967, p. 337 (= S. pectinulata Kubo).
Non Solenocera pectinata, Michel, 1974, p. 258 (— S. pectinulata Kubo).
MATÉRIEL EXAMINE. — Vauban :
CH 80 : 12 4 10,1 à 13,0 mm; 17 © 9,0 à 15,4 mm. — Dragage, 12° 40’ S-48018'E,
185-205 m, 1-8-73 : 1 & 11,9 mm. — CH129: 4 S 10,4 à 10,7 mm; 1 Q : 10,2 mm.
Divers Madagascar :
Dragage, côte nord-ouest, 55 m, 17-6-65, R. Plante coll. : 1 $ 12,2 mm. — Dragages,
Tuléar, chenaux du récif, 4-14 m, mars, août et septembre 1963, B. Thomassin coll. : 1 4 10,2 mm;
nombreux juvéniles 3,2 à 7,0 mm.
Valdivia :
St. 244, Dar-es-Salam, Tanzanie, 7 m, 22-3-1899 : 1 © 11,0 mm. (Zool. Mus. Berlin
no 19304).
Manihine :
St. 357-4, 30 10,5’ S-400 13,0' E, 25-65 Îms, 23-4-73 : 4 4 8,0 à 9.5 mm; 4 9 7,5 à 9,5 mm.
Muséum. de Leiden :
Maumeri, Flores, Indian Archipel, Max Weber coll., 1888 : 2 juv. 4,3 et 5,8 mm (RMNH
n° 1464, déterminés S. pectinata par ne Max, 1892).
Remarques. — Nous traitons de cette espèce dans le chapitre consacré à S. pectinulata
et mentionnerons seulement ici qu’elle porte de nombreux photophores dont la disposition est
la suivante :
— sur la partie membraneuse du bord inférieur de la carapace, un photophore un peu
en arrière de l'angle ptérygostomien et, plus en arrière, une série de sept photophores remontant
en diagonale vers un autre photophore situé, sous la carapace, à mi-hauteur de la partie posté-
rieure de la région ptérygostomienne;
— un photophore à l’extrémité de la partie basale renflée des épipodites des troisièmes
maxillipèdes et des quatre premières paires de péréiopodes;
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 163
un photophore médian sur la face ventrale de chaque segment abdominal. Sur le
premier segment ce photophore est situé très en avant des pléopodes, sur les quatre suivants
légèrement en avant, sur le sixième à mi-longueur environ du segment;
un photophore sur la partie membraneuse du bord antérieur des pleurons des seg-
ments abdominaux deux à cinq inclus, un peu en dessous des surfaces articulaires.
Taie, — $. pectinata est peu grande et ne semble guère dépasser 50 mm de longueur
totale.
DisrmBurion. — D'après la littérature, cette espèce a été trouvée entre 35 et 102-106 m
de profondeur. A Madagascar, nous l'avons récoltée à 55 et 65-70 m, mais également entre 4
et 44 m et à 185-205 m. Une telle répartition bathymétrique est assez étonnante.
Solenocera pectinata est connue avec certitude de la mer de Chine méridionale et du golfe
du Tonkin, de l'Indonésie, de la Birmanie (côte de Tenasserim), de la mer d'Arabie, du Kénya
et de la Tanzanie, de Madagascar.
1)
Solenocera rathbuni Ramadan, 1938
(ig. 49 e, 52 1, 55 f, 57 c, 59 b, i, 62 a-c, 63 a-d)
Solenocera
Rathbun, 1906, p. 904, pl. 20, fig. 9 (non Bate, 1881}
ad, 1934, p. 68.
Solenocera rathbuni Ramadan, 1938, p. 57 (en partie, non fig. 6
Solenocera
S. algornsis Barnard).
Solenocera rathbuni, Ivanoy et Hassan, 1976, p. 243 (à propos de S. ramadani sp. nov. — S. algoensis
Barnard).
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban :
CH 72 : 3 S 9,5, 10,3 et 10,5 mm; 2 © 8,2 et 10,3 mm.
Albatross :
St. 3987, vie. Kauai island, 55-50 fms, USNM 30941, lectotype de S. rathbuni Ramadan :
1 5 9,3 mm.
Descripriox. — La carapace est glabre, à l'exception de quelques soies au voisinage
du bord supérieur du rostre et près de l’angle antéro-inférieur de la carapace, en avant de la
carène hépatique.
Le rostre, bien développé, assez haut, se dirige d'abord très légèrement en oblique vers
le bas puis se redresse à son extrémité. Il s’étend jusqu'à la moitié environ de la cornée de l'œil.
Les dents rostrales et postrostrales sont au nombre de sept chez quatre des spécimens, de huit
chez le cinquième; elle sont assez fortes; la seconde est la plus grande; les suivantes diminuent
progressivement de taille; la première n’est pas très en arrière des autres; les trois premières
sont en arrière de l'orbite, la quatrième sensiblement à son niveau; la dernière est assez loin
de l'extrémité du rostre.
La carène postrostrale, peu marquée, ne s'étend pas en arrière du sillon cervical. Ce
dernier atteint le bord dorsal de la carapace mais sans vraiment le traverser, si bien qu'il n°y
a pas de dépression nette sur le bord dorsal à la hauteur du sillon cervical. La carène qui borde,
en arrière, le sillon cervical s'arrête juste avant le bord dorsal de la carapace. Celle-ci est pour-
vue d'épines postorbitaire, antennaire et hépatique, la plus forte étant la postorbitaire.
La carène hépatique se termine suivant une droite mais n’est pas dans le prolongement
de la partie antérieure du sillon cervical. La partie postérieure du sillon hépatique, sensiblement
horizontale, est bien marquée.
Les yeux sont gros.
Source : MNHN, Paris
164 ALAIN CROSNIER
Les antennules ont un prosartéma qui s'étend jusqu'aux quatre cinquièmes environ de
la cornée de l’œil; leur pédoncule est légèrement plus court que le scaphocérite (son extrémité
se situe aux neuf dixièmes environ de ce dernier). Les flagelles antennulaires supérieurs sont à
peine plus longs que les inférieurs; le rapport de leur longueur à celle de la carapace (rostre non
compris) est compris entre 1,30 et 1,43. Les flagelles antennulaires inférieurs sont formés, chacun,
de 55 à 59 articles.
Les scaphocérites ont, sur leur bord externe, une épine distale dont l'extrémité est au
même niveau que celle de la lame.
Les troisièmes maxillipèdes, dont le dactyle est égal aux trois quarts du propode, dépas-
sent le scaphocérite de leur dactyle et du tiers environ de leur propode.
Les premiers péréiopodes dépassent la base du scaphocérite par les doigts de leur pince.
Leur basis et leur ischion portent, chacun, sur leur bord inférieur, une épine subdistale assez
longue. Les deuxièmes péréiopodes n’ont pas d’épine: ils s'étendent jusqu'aux quatre cinquièmes
du scaphocérite, tandis que les troisièmes le dépassent de la moitié de leur pince et les quatrièmes
des trois quarts environ de leur dactyle. Les cinquièmes péréiopodes sont très longs (leur lon-
gueur est comprise entre 2,85 et 3,0 fois celle de la carapace).
Les coxas des cinq péréiopodes sont armées d’une dent, peu visible toutefois sur les
seconds, troisièmes et quatrièmes péréiopodes.
L'abdomen n’est que très faiblement caréné dorsalement sur la partie postérieure de
son troisième segment. Les segments suivants ont une carène bien marquée qui s'étend sur
toute leur longueur. Les carènes des troisième, quatrième et cinquième segments se terminent
postérieurement par une incision, celle du sixième par une épine. Les sternites abdominaux
portent, entre les pléopodes d’une même paire, une dent. Celle du premier sternite, bien déve-
loppée, est verticale ou légèrement dirigée vers l'arrière, son extrémité est arrondie; celle du
second est identique mais un peu plus petite et toujours verticale; celles des troisième et qua-
trième sont coniques, aiguës et fortement recourbées vers l'avant; celle du cinquième est réduite
à l'état de tubercule. Les bords inférieurs du sixième segment sont armés, chacun, d’une petite
épine subdistale.
Le telson est environ 1,3 fois plus long que le sixième segment abdominal. Il est un peu
plus court que les uropodes internes qui sont, eux-mêmes, nettement plus courts que les uro-
podes externes. Ces derniers ont leur bord externe terminé par une très petite pointe. Le telson
porte une paire d’épines latérales fixes, implantées, à très peu près, à son quart distal; dorsale-
ment il est d’abord creusé en gouttière puis convexe.
TasLeau 20. — Quelques caractéristiques des antennules chez Solenocera rathbuni
(d’après les spécimens récoltés à Madagascar).
Longueur | Rapport : longueur du | Rapport : longueur du | Nombre d°
de la flagelle antennulaire su- | pédoneule antennulaire/ | flagelle
apace | périeur / longueur de la | longueur de la carap infé
(mm) carapace
95 1,30 0,59 55 56
10,3 1,35 0,63 58 —
8,2 1743, 0,61 — 55
10,3 1,39 0,59 59 57
Source : MNHN, Paris
CRUST APODES ARISTEIDAE 165
Le thélycum (fig. 62 a-b) présente, sur la partie antérieure du sternite XIV, deux plaques
ovoides divisées chacune, par une dépression, en deux renflements longitudinaux dont l’interne
est le plus large. La partie postérieure du sternite XIV, trapézoïdale, porte deux tubercules
coniques très saillants; entre ces tubercules, on observe une gouttière longitudinale qui aboutit,
vers l’avant, à un renflement. Renflements et tubercules sont tous ornés de poils.
Le pétasma (fig. 63 a-b) a ses lobules ventromédians et dorsolatéraux pectinés. Ses lobules
ventrolatéraux se terminent par une hampe assez large, légèrement recourbée à son extrémité
et portant, sur son bord distal, une dent assez forte, suivie d’un denticule. Les lobules ace
soires ont un nombre d’épines très variable puisque ceux relevés chez nos trois mâles sont
6-6, 8-8 et 11-12; il faudrait pouvoir examiner un plus grand nombre de spécimens pour déter-
miner le nombre le plus habituel.
L’appendix maseulina est représenté sur la figure 59 i.
Remarques. — La description qui précède à été faite uniquement d’après des spéci-
mens récoltés à Madagascar. Grâce au Dr PEREz FarFanrE de l'U.S. National Museum, nous
avons pu examiner le lectotype de S. rathbuni, un mâle dont la carapace mesure 9,3 mm. Les
seules différences qui ont pu être relevées entre lui et les spécimens malgaches concernent :
— les flagelles antennulaires dont l’inférieur ne compte que 46 articles (au lieu de 55 à
taille égale) et dont le supérieur a une longueur qui n’excède pas 1,10 fois celle de la carapace
(au lieu de 1,30 à taille égale);
— le pétasma (fig. 63 c-d) dont les lobes dorsomédians sont un peu plus longs et laissent,
par suite, l'extrémité des lobules ventromédians moins dégagée, dont le contour de l’extrémité
des lobules ventromédians est légèrement plus arrondi, dont les soies de ces mêmes lobules
diminuent un peu moins rapidement de taille au fur et à mesure que l’on s’éloigne de leur extré-
mité, dont les lobules accessoires comptent 15 et 16 épines (au lieu de 6 à 12).
On peut aussi noter que le lectotype de S. rathbuni n’a que trois épines rostrales et trois
postrostrales alors que nos spécimens portent quatre ou cinq épines rostrales et trois postros-
trales, mais l’holotype de S. rathbuni a quatre épines rostrales et trois postrostrales.
Gomme on le voit en comparant les figures 63 a-b et 63 c-d, les différences relevées sur
le pétasma sont pour la plupart très subtiles. Par ailleurs, aucune des discordances notées
n'appartient à un caractère constant, semble-t-il, et leur amplitude peut rentrer dans le cadre
des variations individuelles admissibles. C’est donc sans grande réticence que nous identifions
à l'espèce de RamaDpan nos spécimens malgaches. Il est possible que, par la suite, la récolte
de spécimens supplémentaires, et en particulier de femelles en provenance des Hawaï, montrent
que certaines des différences notées plus haut sont constantes et que par ailleurs les thélycums
diffèrent, mais il semble peu vraisemblable que l’on puisse aller, même dans ce cas, au-delà de
la distinction de deux sous-espèces.
L'historique de S. rathbuni (qui aurait dû s'appeler S. rathbunae) a été traité dans les
« remarques » faites à propos de S. algoensis Barnard et nous n’y reviendrons pas ici.
Les données sur la taille, la coloration et la distribution de cette espèce se trouvent dans
les remarques générales faites sur les Solenocera appartenant au même groupe et situées après
la description de S. waltairensis.
Solenocera waltairensis George et Muthu
(fig. 49 f, 52 g, 55 g, 57 d, 59 c, j, 62 d-f, 63 e-f)
nier, 1965, p. 29.
Solenocera bedokensis, de Bruin, 1965, p. 74.
Solenocera waltairensis George et Muthu, 1970, p. 292, fig. 1-4.
Solenocera sp., Cro
Source : MNHN, Paris
166 ALAIN CROSNIER
MATÉRIEL EXAMINÉ. — Vauban
Dragage, baie d’Ambaro, côte nord-ouest Madagascar : 1 3 10,4 mm; 1 © 9,0 mm. —
CH 80 : 2 4 13,4 et 13,7 mm. — Chalutage, 150 27,2’ S-490 43,5' E, 14 m, 2-4-73, J. Marcille
COL 108 mm; 2 © 11,1 et 15,8 mm. — Chalutage, 130 13,6’ S-480 25,2°E, 32 m, 2-8-73,
A. Crete coll. :%4 9 5 8,4 à 10,4 mm; 10 9 9,0 à 13,0 mm. — Chalutage, baie ds nine,
côte nord-est de Male 20 m, 2+ 8. 73, A. Crosnier coll. : 30 3 8,8 à 10,8 mm; 36 © 9,5
à 13,6 mm.
F.A.0. 60 :
St. 73/79, 150 43’ S-49052’E, chalutage, 45-50 m, 21-7-73 : 2 © 11,9 et 12,2 mm. —
St. 73/83, 16005’ S-490 45° E, chalutage, 35-40 m : 2 © 13,8 et 14,5 mm.
Manihine :
St. 309-3, 70 41,7’ S-390 33,4’ E, 15 fms, 12-6-70 : 15 4 7,5 à 10,0 mm; 697
Muséum de Leiden :
Ceylan, Mullaitivu light house, 1962, G.H.P. de Bruin coll. : 2 $ 12,5 et 12,5 mm: 1 &
17,4 mm (RMNH no 19834, déterminés S. bedokensis par DE BRuIx).
Zoologiske Museum de Copenhague :
11,0 mm.
Ceylan, Mullaitivu Sea, 80 miles N. of Trincomalee, 24 m, août 1960, G.H.P. de Bruin
coll. : 1 $ 12,7 mm (déterminé S. bedokensis par pe Brun).
DEscriPrion. — La carapace est glabre à l'exception de quelques soies au voisinage
immédiat du bord supérieur du rostre et près de l’angle antéro-inférieur de la carapace, en avant
de la carène hépatique. Elle est pratiquement lisse.
Le rostre, bien développé, assez haut, est droit et s'étend jusqu'aux deux tiers environ
de la cornée de l'œil. Les dents rostrales et postrostrales sont au nombre de huit à dix (1) ; les
cinq premières sont subégales, les suivantes diminuent progressivement de taille; la première
est implantée nettement en arrière des autres, les trois premières sont en arrière de l'orbite,
la quatrième sensiblement à son niveau.
La carène postrostrale, peu marquée, ne s'étend que jusqu’au sillon cervical. Ce dernier
atteint le bord dorsal de la carapace qui est, à cet endroit, légèrement déprimé; la carène qui
borde en arrière le sillon cervical s’arrête, par contre, nettement avant le bord dorsal de la
carapace. Cette dernière est pourvue d’épines postorbitaire, antennaire et hépatique. L'épine
postorbitaire est beaucoup plus forte que l’épine hépatique chez les petits spécimens, tandis
que chez les plus grands cette différence de taille s’estompe et peut même disparaitre (un phé-
nomène du même ordre a été observé, rappelons-le, chez Æymenopenaeus lucasi).
(1) Sur 46 spécimens examinés, 15 avaient huit dents, 28 neuf et 3 dix.
Fig. 62 a-c. — Solenocera rathbuni Ramadan.
a-b, © 10,3 mm, Vauban, CH 72 : a, vue ventrale des sternites XIII, XIV et bases des pér
b, coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
6, 10,3 mm, ibidem : coupe longitudinale médiane des sterniti
XIII, XIV.
Fig. 62 d-f. — Solenocera wvaltairensis George et Muthu.
dé, 9 10,7 mm, Vauban, 13913 48025,2E, 32 m, 28-1973 : d, vue ventrale des sternites XIII,
XIV et bases des péréiopodes; e, coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
f, $ 10,0 mm, ibidem : coupe longitudinale médiane des sternites XIII, XIV.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
168 ALAIN GROSNIER
La carène hépatique se termine suivant une droite mais n’est pas dans le prolongement
de la partie antérieure du sillon cervical. La partie postérieure du sillon hépatique, pratiquement
horizontale, est bien marquée.
Les yeux sont gros.
Les antennules ont un prosartéma qui s'étend jusqu'aux quatre cinquièmes environ de
la cornée de l'œil; leur pédoncule est habituellement légèrement plus court que le scaphocérite
(son extrémité se situe aux neuf dixièmes environ de ce dernier); chez quelques spécimens, il
est aussi long ou même très légèrement plus long.
Les flagelles antennulaires sont pratiquement de même taille; le rapport de leur lon-
gueur à celle de la carapace (rostre non compris) varie de 2,7 à 2,2. Les flagelles antennulaires
inférieurs sont formés, chacun, de 89 à 109 articles (tableau 21).
Les scaphocérites, sur leur bord externe, ont une épine distale dont l'extrémité est très
légèrement en retrait par rapport à celle de la lame.
Les troisièmes maxillipèdes, dont le dactyle est égal aux trois quarts du propode, dépassent
le scaphocérite d’une partie de leur dactyle comprise entre la moitié et les quatre cinquièmes
de cet article suivant les spécimens.
Les premiers péréiopodes s'étendent jusqu'à la moitié du scaphocérite ou, autrement
dit, jusqu’à l'extrémité du premier segment du pédoncule antennulaire; leur basis et leur ischion
portent chacun, sur leur bord inférieur, une épine subdistale assez longue. Les deuxièmes péri
podes n’ont pas d’épines: ils dépassent le scaphocérite d’une partie de leur pince comprise entre
la moitié et la totalité des doigts, tandis que les troisièmes le dépassent par 2,3 à 2,6 fois la lon-
gueur de leur pince et les quatrièmes par une partie de leur dactyle comprise entre le cinquième
et les quatre cinquièmes de cet article. Les cinquièmes péréiopodes sont très longs (leur lon-
gueur est comprise entre 2,7 et 3,0 fois celle de la carapace); les coxas des cinq péréiopodes
sont armées d’une petite dent, souvent très difficile à discerner sur les deuxièmes, troisièmes
et quatrièmes péréiopodes.
L'abdomen présente, chez certains spécimens, une carène dorsale, faiblement marquée,
sur la moitié postérieure de son second segment; chez d’autres spécimens cette carène manque.
Le troisième segment est caréné sur ses deux tiers postérieurs, les suivants sur toute leur lon-
gueur. Les carènes des troisième, quatrième et cinquième segments se terminent postérieure-
ment par une incision, celle du sixième par une épine. Les sternites portent, entre les pléopodes
d’une même paire, une dent dont la taille va diminuant du premier au sixième segment. Celles
des deux premiers sternites, verticales, ont leur extrémité plus où moins arrondie, celles des
troisième et quatrième sont aiguës et nettement recourbées vers l’avant, celle du cinquième
est réduite à l’état de tubercule. Les bords inférieurs du sixième segment sont armés, chacun,
d’une petite épine subdistale.
Le telson est environ 1,4 fois plus long que le sixième segment abdominal. Il est légère-
ment plus court que les uropodes internes qui sont, eux-mêmes, nettement plus courts que
les uropodes externes. Ces derniers ont leur bord externe terminé par une pointe minuscule,
cassée le plus souvent. Le telson porte une paire d’épines latérales fixes, implantées aux sept
Fig. 63. — Pétasma.
a-b, Solenocera rathbuni Ramadan, & 10,4 mm, Vauban, CH 72 : à, vue ventrale; b, moi
érale extern
e-d, Idem, & lectotype 9,3 mm, Albatros, st. 3 987, vic. Kauai island, 55-50 fms,
distale de la moitié droite, vue ventrale; d, idem, vue latérale externe.
e-f, Solenocera svaltairensis George et Muthu, g 10,0 mm, Vauban, 13013,6/S-48025,2/E, 32 m,
2-84973 : e, vue ventrale; f, moitié droite, vue latérale
é droite, vue
M 30 941 : e, partie
ne.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
170 ALAIN CROSNIER
dixièmes environ de sa longueur; dorsalement il est creusé en gouttière, depuis sa base jusqu?
un niveau un peu antérieur à l'insertion des épines, puis convexe.
Le thélyeum (fig. 62 d-e) présente, sur la partie antérieure du sternite XIV, deux petites
plaques trapézoïdales, disposées la grande base vers l'arrière, et creusées chacune par une dépres-
sion longitudinale ménageant deux renflements latéraux ornés de soies. A l'extérieur de chacune
de ces plaques se trouvent quelques soies. La partie postérieure du sternite XIV porte deux
gros tubercules disposés côte à côte, à pente douce vers l'arrière, assez abrupte ailleurs, et dont
le contour antérieur est légèrement dissymétrique; entre ces tubercules, on observe une gout-
tière longitudinale qui aboutit, vers l'avant, à un très léger tubercule; tous ces tubercules sont
ornés de soies.
Le pétasma (fig. 63 e-f) a ses lobules ventromédians et dorsolatéraux pectinés. Ses lobules
ventrolatéraux se terminent par une hampe recourbée en crosse à son extrémité et dont le bord
distal porte une forte dent. Les lobules accessoires portent chacun de 9 à 11 épines, le plus
souvent 10.
L'appendix maseulina est représenté sur la figure 59 j.
Remarque. — Les données sur la taille, la coloration et la distribution de cette espèce se
trouvent dans les remarques générales faites ci-après.
BLEAU 21. — Quelques caractéristiques des antennules chez Solenocera waltairensis
(d’après des spécimens malgaches).
Rapport : longue Rapport : longueur du | Nombre d'articles des
Longueur | flagelle antennulair pédoneule antennu flagelles antennulaires
Sexe de la périeur / longueur de la inférieurs gauche et droit
carapace | carapace
93 9
| 9% 95
89 91
92 91
9% e
| 106 103
| T | KT 5
9,1 | 0,68 101 100
11,1 | 0,63 97 97
11,3 | 0,65 106 106
13,7 0,66 = 102
12,0 0,65 95
15,8 0,63 E
REMARQUES sur 9. waltairensis ET LES Solenocera INDO-OUEST-PACIFIQUES DONT LA
CARAPACE N’A QUE DES ÉPINES POSTORBITAIRE, ANTENNAIRE ET HÉPATIQUE ET DONT LA PARTIE
ANTÉRIEURE DE LA CARÈNE HÉPATIQUE EST DROITE.
La description de S. waltairensis ci-dessus a été faite uniquement d’après des spécimens
récoltés à Madagascar. A l’origine, nous avions pensé que ces spécimens appartenaient à une
espèce nouvelle mais, après l'étude de la description de GeorGe et Muruu (1970, p. 292) et
l'examen d'exemplaires de S. waltairensis en provenance de Ceylan, nous estimons finalement
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTEIDAE 171
qu'il convient de les rattacher à l'espèce de GeorGe et Muruu, bien qu'ils en diffèrent par des
flagelles antennulaires nettement plus longs, puisque le rapport de la longueur de ces derniers
à celle de la carapace (rostre non compris) varie de 2,7 à 2,1 pour des longueurs de la carapace
comprises entre 8,5 et 15,8, mm contre 1,9 à 1,7 chez des S. waltairensis ceylanais, pour des
longueurs de la carapace comprises entre 12,5 et 17,4 mm (1).
Aucune autre différence vraiment significative n’a pu être trouvée. Les lobules dorso-
latéraux du pétasma comptent un peu moins d’épines chez les spécimens malgaches (de 13 à
17 au lieu de 18 à 20), les gros tubercules du sternite XIV des femelles sont un peu moins arrondis,
mais il s’agit là de différences vraiment minimes et dont il faudrait pouvoir vérifier la constance
par l'examen de nombreux spécimens avant de les prendre en considération.
On ne peut, certes, exclure que l’on soit, par la suite, amené à créer une sous-espèce
pour les spécimens malgaches, mais ceci nous parait prématuré pour l'instant.
Les spécimens de S. waltairensis en provenance de Ceylan que nous avons examinés,
font partie de ceux que DE BruiN (1965, p. 74) a identifiés à S. bedokensis Hall. Grâce au Dr
Ecuis du British Museum (N.H.), nous avons pu examiner le type de S. bedokensis, une femelle
malheureusement en mauvais état et n'ayant plus ses flagelles antennulaires.
Get examen a tout d’abord montré que le dessin de HALL (1962, fig. 78) est faux en ce
qui concerne le rostre; celui-ci est parfaitement normal et a la forme que nous représentons
pour S. waltairensis, son bord inférieur étant largement convexe. Les troisièmes maxillipèdes
et les trois premières paires de péréiopodes sont effectivement un peu plus longs chez le type
de S. bedokensis que chez les types de S. waltairensis comme l'ont relevé GrorGe et Muruu,
mais ils ont la même taille que ceux des S. waltairensis de Geylan (les spécimens de Madagascar
se situent, pour ces derniers caractères, entre les types de S. waltairensis et les spécimens de
Ceylan). Par contre, les différences relevées par GrorGE et Muruu relatives au sillon bran-
chiocardiaque et au thélycum n'existent pas.
En fait, nous n’aurions pas hésité à mettre S. waltatrensis en synonymie avec S. bedo-
kensis si le type de cette dernière espèce n'avait pas des yeux très nettement plus petits que
ceux de S. waltairensis et ce, sans qu'il semble que cela puisse être imputé à la conservation
du spécimen. Nous maintenons donc les deux espèces, mais il serait toutefois très utile d'obtenir
des exemplaires topotypiques de S. bedokensis et de revoir cette question.
Rappelons que, depuis sa description, S. bedokensis a été mentionnée par DE BRuIN
(1965, p. 74) mais nous avons vu qu'il ne s’agit pas alors de cette espèce dans la mesure où elle
est distincte de S. waltairensis, par GHEuxG (1963, pp. 408, 413) qui a simplement signalé l'espèce
à Hong-Kong et par SrarosoGarov (1972, p. 364, pl. 3, fig. 10, 11 b-d) (?). Ce dernier auteur
a donné un dessin du pétasma qui est très schématique et d’une utilisation peu aisée; par ailleurs,
il n'a pas l'air, d’après son texte, convaincu de l'exactitude de son identification et il ignorait
l'existence de S. waltairensis.
Outre $. rathbuni, S. waltairensis et S. bedokensis, les Solenocera appartenant au groupe
étudié ici sont S. phuongi Starobogatov (1972, p. 366, pl. 3, fig. 12), S. gurjanovae Starobogatov
(1972, p. 365, pl. 3, fig. 13) et S. zarenkovi Starobogatov (1972, p. 367, pl. 3, fig. 14) (®). Par ail-
leurs, ne Max (1911, p. 48), sous le nom de Solenocera sp., a mentionné des spécimens appar-
(1) Chez les types, ce rapport est voisin de 2 d’après Grorce et Murnc.
(2) Sur la planche 3 publiée par Sraronocarov, les figures 10 et 11a ont été interverties et 11a
apace de S. utinomi et non celle de S. bedokensis.
(3) S. utinomi Kubo (1951, p. 263, fig. 4) a égolement une carè Née temineui vent
une droite, mais elle possède une dent orbitaire et n'a pas de carène do me segment abdo-
minal. Elle possède 6 dents rostrales et postrostrales et non 5 comme l'indique, à tort, Sranonocaroy
(1972, p. 38%) dans sa elé de détermination.
nte la
Source : MNHN, Paris
172 ALAIN CROSNIER
tenant à ce groupe; les indications fournies par cet auteur sont toutefois trop succinctes pour
que l’on puisse savoir, sans réexamen des spécimens, à quelle espèce ils appartiennent.
La connaissance que nous avons de ces dernières espèces n’est pas toujours bien satis-
faisante. Solenocera phuongi et S. zarenkovi ne sont connues, chacune, que par la femelle type
(dépourvue de rostre dans le cas de S. zarenkovi). De nombreux exemplaires de S. gurjanovae
ont, par contre, été récoltés.
Si les descriptions publiées par SraroBoGarov ne comprennent pas toujours les deux
sexes, elles sont par ailleurs souvent assez succinctes et il n’est pas toujours aisé actuellement,
de bien saisir les différences séparant ces diverses espèces.
SraroBoGarov (1972, p. 384), dans sa clé de détermination, sépare S. bedokensis et S.
phuongi de S. gurjanovae et S. zarenkovi par la disposition de la partie antérieure de la carène
hépatique, qui forme avec la partie antérieure du sillon cervical une droite pour les premières,
une ligne brisée dans le cas des autres. D’après les dessins de SrarosoGarTov, ces caractères
ne sont pas si évidents. Par la suite, l’auteur russe, qui, rappelons-le, a ignor wallairensis,
sépare S. bedokensis de S. phuongi par la longueur des deuxièmes péréiopodes qui dépassent
le scaphocérite de leur pince dans le cas de la première espèce, qui ne le dépasse pas dans le
cas de la seconde; or, la longueur des péréiopodes à l’intérieur d’une même espèce est souvent
assez variable, comme nous l'avons vu à propos de S. waltairensis, et les différences mentionnées
par SraroBoGaToy ne sont pas incompatibles avec les variations pouvant être observées chez
les spécimens d’une même espèce.
Quant à S. gurjanovae et S. zarenkovi, SraroBoGarov les sépare d’après la longueur
des flagelles antennulaires, égale à celle de la carapace (rostre compris) dans le cas de S. gur-
janovae, plus courte dans le cas de S. zarenkovi; là aussi, on a un caractère variable chez une
même espèce suivant la taille des spécimens, la longueur relative des flagelles antennulaires
diminuant au fur et à mesure que la carapace croît : or, la carapace du type de S. gurjanovae
mesure (rostre non compris) 15,5 mm, celle du type de S. sarenkovi 20 mm. Comme on le voit,
les choses ne sont pas simples.
En fait, il semble que ce soient les reliefs des pièces génitales qui doivent fournir les meil-
leurs critères de distinction. Malheureusement, les pétasmas de S. phuongi et S. zarenkovi sont,
rappelons-le, inconnus et, d’autre part, les descriptions des thélycums ne sont pas toujours
très précises. Il est done possible que des synonymies se révèlent par la suite et, dès maintenant,
on ne peut s'empêcher d’être frappé par les grandes similitudes semblant exister entre S. waltai-
rensis et S. phuongi d'une part, S. rathbuni et S. zarenkovi d'autre part.
Dans le tableau 22, nous avons essayé de rassembler les principales différences semblant
exister entre les espèces ci-dessus d’après la littérature et nos observations. Nous ne nous faisons
pas trop d'illusions sur sa valeur et notre ambition est surtout de faciliter les recherches futures.
. bedoke
COLORATION DES ESPÈCES DU GROUPE. — D’après DE BRuIN (1965, p. 74),
est rouge brique. Les colorations des autres espèces ne sont pas connues.
TAILLE DES ESPÈCES DU GROUPE. — [1 semble que tout le groupe considéré ici soit composé
d’espèces de petite taille. La carapace de S. waltairensis ne dépasse pas 13,7 mm chez les mâles
et 17,4 mm chez les femelles, celle du plus grand spécimen connu de S. rathbuni ne dépasse pas
10,5 mm.
Les tailles maximales mentionnées dans la littérature pour la carapace des autres espèces
du groupe sont de 11 mm pour la femelle type de S. bedokensis, 17 mm, 17 mm et 20 mm pour
les femelles respectivement de S. gurjanovae, S. phuongi et S. zarenkovi.
DISTRIBUTION DES ESPÈCES DU GROUPE. — Connue de la côte est de l'Inde, entre
16057" N et 17043" N et de Ceylan, Solenocera waltairensis à été récoltée également sur tout
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉ:
DÉCAPODES ARISTEIDAE
173
TaBLEAU 22. — Principaux caractères distinctifs des espèces de Solenocera indo-ouest-pacifiques
dont la carapace n’a que des épines postorbitaire, antennaire et hépatique
et dont la partie antérieure de la carène hépatique est droite.
Partie
rieure_ du
nite XIV
Pétasma
dian
Nombre
nes du
accessoire
posté-
ster-
Contour du lo-
bule_ ventromé-
d’épi
lobule
ec 2 plaques
zoidales
de
sur la
plaques,
ligne
du stent
tubereule
blement en re-
lief
avee 2 gros tu-
cules__arron-
disposés côte
te
arrondi bi-
| lobul
et
5-6 (d’après Sra-
ROBOGATO)
E:
dé ces
sur la
plaques,
le fa
d)
ble-
relier
avec 2 gros tu-
bercules à con-
tour légèrement
dissymétrique,
disposés côte à
côte (fig. 624)
angulaire et uni-
lobulé (fig. 639)
9-11
ee 3 tuber-
cules_ dispos
suivantun trian-
le dont le som
met est. dirig
vers l'ar
avec 2 gros tu-
bercules qua
drangulaire dis-
posés côte à côte
connu
inconnu
3
disposé
suivant un
angle dont
tuber
le
sommet est di
rigé V'ar-
rière
avec 2 gros tu-
bereules_arron
disposés côte
à côte
angulaire et si
nueux, faible-
ment bilobulé
S. vedokensis waltairensis |. phuongi | S. gurjanovae sarenhovi S. rathbuni
| |
Rostre | normal, normal, assez | normal, assez | normal, assez | inconnu
| haut haut haut haut à sa base, |
| sant un pi
rapidemen
| chez
| espèces préc
dentes
1 | ? |
Rapport : lon- compris entre ? égal à 1,22 (pour | égal à 0,85 (pour | compris entre
gueur du fla- [ST et 84 pour le le = 20,0 mm) | 1,43 et 1,30
gelle an (€_compris entre pour le compri
faire supéri 85 et 15,8 mm 8,3 et
longueur de la ez les spéci- | | à chez
carapace mens malga s $
ches. Compris malgaches. Egal
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malgaches. 13 et
16 éhez le ee
totype hawaïen
Source : MNHN, Paris
174 ALAIN CROSNIER
le pourtour de Madagascar, à l'exception de la côte est, et sur la côte est de l’Afrique par
70 41,7’ S-390 33,4’ E; elle semble particulièrement abondante entre 20 et 30 m, et a été capturée
entre 14 et 70 m.
Solenocera rathbuni n’a encore été capturée que dans le sud-est de Madagascar, par 85-
90 m de profondeur et aux iles Hawaï, par 79-134 et 91-101 m.
Solenocera bedokensis est connue des environs de Singapour ainsi, peut-être, que de la
région de Hong-Kong et du golfe de Tonkin, si les identifications de GHeuxG (1963) et Sraro-
BoGaroy (1972) sont exactes. Elle a été signalée à 31 m de profondeur par Hazz (1962), entre
24 et 76 m par SraroBoGaroy (1972) et entre 15 et 219 m par CneuxG (1963); cette dernière
répartition paraît un peu étonnante, mais n’est pas inconcevable puisque, pour notre part,
nous avons trouvé une répartition aussi étendue pour S. pectinata (4 à 185-205 m).
Solenocera gurjanovae, S. phuongi et S. zarenkovi ne sont connues que du golfe de Tonkin.
La première a été trouvée entre 13 et 58 m de profondeur, la seconde à 113 m; la profondeur
de récolte de la troisième n’est pas mentionnée par STAROBOGATOV.
Source : MNHN, Paris
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CRUSTACÉS DÉCAPODES ARISTFIDAE 185
APPENDICE
Liste des stations du Vauban
(classées par ordre chronologique)
I. ABRÉVIATIONS UTILISÉES
CH : Chalut à crevettes Le DREzZEN type A5 de 14 m de corde de dos, à cul doublé de
filet à mailles de 13 mm de côté.
FP : filet de type Gran Scaminr de 3 m de diamètre.
IT. NATURE DU FOND
La classification adoptée est la suivante (Dante, Dupont et Jouannic, 1973) :
Sables quartzeux ....... ( 0 à 10 % de calcaire)
> 70 %, de fractions gros
Sables quartzo-calcaires (10 à 40 % a)
> 70 % de Îg.
SADI6S CAO QUALEZ ELLE RSS (40 à 70 % en)
> 70 % de Îg.
SADIOB ACAlGAITER RTE (> 70 % on)
> 70 % de fg.
Vases sablouses terrigènes "1. (0 à 10 % — )
30 à 70 % de fg.
Vases sableuses peu calcaires . (10 à 40 % )
30 à 70 % de fig.
Vases sableuses moyennement calcaires .......... .......... (40 à 70 % —)
30 à 70 % de fg.
Vases sableuses calcaires
30 à 70 % de fg.
Naseb terrigenede eee MM MP Re A AIN DM (0 à 10 % — )
< 30 % de fg.
Le PAP 2 res hangar oran die Œœ 7 % Lu)
Vases peu calcaires (10 à 50 % 8)
< 30 % de fg.
NV ABBB CA ICAITOS Me ie ee ee nn ons (7508 tr)
< 30 % de fg.
Il est bien évident que, dans certaines zones, un même trait de chalut a pu rencontrer
des fonds de natures différentes. Les indications fournies dans la liste ci-après doivent donc
être utilisées avec une certaine circonspection.
Source : MNHN, Paris
Profondeur de
Ne 2 a “ar Heure
Sranon, Position pêche Nature du fond Date [cr
en mètres
ci 120 52/5 220-128 [Sables quartzo-calcaires “8-71 | 12 h 20
480103" E
cH2 190 53,3°S ñ80-520 [Sables quartzo-calcaires 14 h 20
180 09
CH3 120523" 15-403 [Sables quartzo-caleaires #3-71 | 22 h 30
A&o 104 E |
ago 10" E
CHA 120 52,478 400-410 [Sables quartzo-caleaires #37 | 23 h 55
A0 10" E
CH5 120 44,875 cal 08 h 18
48010,6E
CH 6 12047,7:S Sables calcaires 53-71 | 11h 35
A8012,8/E
CH7 120 42,47S Vases sableuses peu calcair 5-3-71 | 15 h 00
ago l'E
CHS8 190 43 370 Sables cale: aua-71 | 05 h 54
480143 E
CH9 190 42° 160 es sableuses peu € 44-71 | 08 h 05
a8013,5/E
CH 10 120 13°S 38-360 [Sables calcaires AuA-71 | 15 h 30
180
cH11 120 375-385 [Sables calco-quart A5-4-71 | 19 h 00
ago 1:
CH 12 129 395-405 calcaires 14-4-71 2 h 55
1801
cH13 1204 308-314 45-4-71 | 07 h 05
A80 16
CH A4 120 43,3"S Sables caleai 15-4-71 | 09 h 15
CH A5 120 33,0°S Sables calco-quartzeux 18-72 | 06 h
48017,4E
CH 16 120 29,875 18-1-72 | 08 h 42
A8021,99E
CH 17 120 40,0°S 18-1-72 13 h 00
A8013,8"E
cH18 120 51,0°S 290 Vases sableuses peu calcaires | 15 h 47
A0 1%,5
CH 19 120 39,7S 394-403 s calcaires 18-41-72 | 19 h 03
A8 13," E
CH 20 190 29,1" 450-460 sableuses calcaires 06 h 40
A8015,0/E
cH21 120 27,078 600-605 [Vases sableuses calcaires 19-1-72 | 10 h 13
A80 19,5
CH 22 120 27,07 680-700 | Vases sableuses calcaires 19-1-72 | 12 h 30
480 07,8"
CH 33 120 28,25 600-605 |Vases sableuses c 18 h 35
A8o1187E
Source
: MNAN,
Paris
No Profondeur de
ii ñ . _ Heure
Son Position pêche Nature du fond ate [GMT + 3
en mètres
CH 2% 120 36,07 S 480 Fonds durs 20-1-72 | 07 h 30
| 48013,3'E
CH 25 120 3,0/S Vases sableuses peu 12-9-72 | 12 h 45
480 10,8° E
CH 26 120 44,0 Vases sableuses peu 14 h 56
ago 11,7
CH 27 120 44,7 4140 Vases sableuses peu 17 h 00
180 11,9"
|
CH 28 120 49,2°S Sables calcaires | 18 h 15
A8019,1/E
CH 29 190 13,1 S 540 Vases sableuses peu cal 06 h 40
80111" E
CH 30 120 40,07 S 595-605 |Sables quartzeux 13-9-72 | 08 h 37
480 09,5°E
CH 31 120 34,07 S 395 Sables calco-quartzeux 13-9-72 | 12 h 00
A8015,0/ E
CH 32 12034,1°S 310-320 Sables
18018,3°E
quart: 13-9-72 | 14 h 27
CH 33 12028,1’S 600-605 Vases sableuses. cale
48012,2°E
13-9-72 | 16 h 55
CH 3% 120 27,0/S 695-705 sableuses cale: 13-9-72 | 18 h 55
180 08,5 E
CH 35 120 49,5°S 760-810 [Sables quartzo-calcaires 14-9-72 | 06 h 27
180 05,9/ E
CH 36 120 48,7 910-915 fases sableuses moyennement 09 h 12
480 03,4 E calcaires
CH 37 190 51,0°S 675-705 [Sables quartzo-calca 44-9-72 | 15 h 15
480 06,3 E
CH 38 129 50,0°S 580-585 s sableuses peu calcaires 17 h 03
A8 09,1 E
CH 39 120 46,5’ S 5-500 |Vases sableuses peu calcaires 06 h 10
A8 AO AE
CH 40 120 46,47 405-410 sableuses peu calcaires 15-9-72 | 08 h 40
489 11,5°E
CH 41 42043,0'S 350-360
48013,4°E
15-9-72 | 11 h 02
s sableuses peu c
CH 42 120,49,475 285-295 Vases sableuses peu cal
18044,3°E
CH 43 150 24,5°S 250-265 Sables moyennement cale 7-41-72 | 10 h 13
469 02,0 E
SH
ÿ
13 h 20
CH 44 159 25,75 200-210 Sables moyennement calcaire:
460 01,0" E
CH45 150 20,5°S 310-350 Vases sableuses peu
460 09,5’ E
CH 46 15919,1°S 400 Vases sableuses peu calcaires 7-11-72 | 17h
460 11,8 E
19
x
Source : MNHN, Paris
Ne Profondeur de |
Heure
Sanon Position pêche Nature du fond Date [our + 3
en mètres
CH 47 15 20,07 S 250 s sableuses peu calcaires | 7-11-72 | 19 h 30
A60 11,87 E
CH 48 15918,0°S 480-510 Vases peu calcaires 07 h 58
601217 E
CH 49 15018,3'S 500-550 Vases peu calea 8-11-72 | 10 h 10
460 10,3" E
CH 50 150 19,07 S 405 Vases sableuses peu calcaires | 8-11-72 | 12 h 30
460 11,8'E
CH 51 150 20,5°S 495-205 [Vases moyennement calcaires | 8411-72 | 15 h 00
46011,7E
CH 52 150 21,0°S 150 Vases moyennement calcaires | 8-11-72 | 16 h 40
46012,5°E
dr 150 2,78 90130 Vases moyennement calcaires | 8-11-72 | 18 h 08
460 12,6 E
CH 54 23021,1/S 26-2-73 | 13 h 20
430 33,67 E
CH 55 230 22,5 26- 15 h 42
430 33,8 E
CH 56 230 36,0/S 395-110 18 h 55
430 31,6 E
CH 57 230 35,9°S 285-305 05 h 40
430 39,7: E
CH 58 230 36,2 510 07 h 43
430 30,5° E
CH 59 230 26,0 S 600-610 | 27-2-73 10 h 00
130 29,6" E
CH 60 230 36,55 710 27-2-73 | 12 h 08
430 28,8 E
CH 61 230 36,1°S 445-455 45 h 05
130 31,0°E
CH 62 230 36,1°S 340-360 27-2-73 | 17 h 15
430 32,0’ E
CH 63 230 36,3°S 250 28-92-73 | 06 h 30
n3032,5/E
CH 64 230 36,7 S 185-200 29-273 | 08 h 10
430 33,0’ E
CH 65 230 35,0°S 70-760 29-92-73 | 11 h 18
430 28,6" E
CH 66 230 36,47S 350-460 99-273 | 15 h 15
430 31,1’ E
CH 67 250 02,7 S 9373 |16 h 50
470 05,8’ E
CH 68 250 08,9°S 255 33-73 | 08 h 00
470215 E
CH 69 259 07,3°S 355-360 3373 | 10h15
470 29,8’ E
Source : MNHN, Paris
No De Profondeur de ; He
Ses Position pêche Nature du fond Date [car + 3
en mètres
CH 70 250 09,2°S 460-465 12 h 20
479 22,6 E
CHA 25043,1°S 105-115 33-73 | 14 h 45
47017,8/E
CH 72 250 09,0°S 80-85 3-3 -73 | 18 h 30
470 14,
CH 73 28-29 43-73 | 07 h 50
CH 74 28 4-3-73 | 08 h 43
CH 75 250 06,1°S 42 4-3-73 | 09 h 23
460 56,2’ E
CH 76 50 n-3-73 | 10 h 13
CH 77 250 02,7°S 65-70 43-73 | 11 h 50
470 05,8 E
CH 78 250 02,4°S 60-64 48-73 | 14 h 56
470 05,2’ E
CH 79 250 04,05 70-74 ñ-8-73 | 16 h 25
4170 06,5’ E
CH 80 250 02,75 65-70 43-73 | 19 h 10
470 05,8 E
CH 81 120 01,2°S 450 Roche, sable et vase 27-3-73 | 14 h 25
490 95,8°E
CH 82 120 06,5°S 300 Roche, sable vaseux 29-3-73 | 06 h 00
490 26,3°E
CH 83 129 06,6’ S 255 Roche, sable 29-3-73 | 08 h 07
490 28,0 E
CH 84 129 39,6 E 400 Vases calcaires 1-8-73 | 09 h 13
a80141/E
CH 85 120 39,47S 550 Vases calcaires 4-8-73 | 12 h 00
48012,8/E
CH 86 180 55 195-205 24-11-73 | 13 h 25
430 56,5 E
CH87 |18055/S-43056/E 250 24-41-73 | 15 h 15
CH88 |18054S-43055"E 280-320 24-41-73 | 17 h 16
CH 89 21018°S 620 26-11-73 | 06 h 54
43017,47E
CH 90 210 24,55 640-720 26-11-73 | 08 h 10
43013,5/E
CH 91 210,25,5°S 425-550 26-11-73 | 11 h 10
43014,5"E
CH 92 240 26,5°S 810-1020 26-11-73 | 14 h 15
43011 E
Source : MNHN, Paris
No
Station
Position
Profondeur de
pêche
en mètres
Nature du fond
Date
Heure
GMT +3
CH 93
CH 9%
CH 95
CH 96
CH 97
CH 98
CH 99
H 100
CH 101
CH 102
CH 103
CH 104
CH 105
CH 106
CH 107
CH 108
CH 109
CH 110
CH 111
CH 112
CH 113
CH 114
CH 115
220 17,3"
430 05,9°E
220 18 S-430 04° E
220 21,6
430 04,3" E
22017478
430021°E
290 19’ S-430 02° E
220 18,15
430 06,97 E
220 30,3°S
420 59°E
22018,
430 00,5°E
an
22015,7S
430 01,5E
220 17,9"
220 16,
430 07,5 E
220 16,6°S
439 01,9’
220 18,9°S
430011°E
22016,9%S)
490 56° E
220 16,8°S
439 07,9’ E
220 18,9
439044E
22018S
439 02,2
290 197S
430 59,7 E
290 14,7:S
230 04,5 E
220 14,8/S
430 04,7: E
480-500
500-
600-605
650
650
300
020
880-920
750-810
640-660
990-1010
29-11-
29-11-73
29-11-73
29-11-73
30-11-73
30-11-73 |
30-11-73
30-11-73
2-12-73
2-12-73
Source :
09 h 10
11 h 10
13 h 50
10 h 25
09 h 30
43 h 05
16 h 20
MNHN, Paris
Station
Position
Profondeur de
Nature du fond
Heu
Date GunErrS
CH 116
CH 117
FP1
CH 118
CH 119
CH 120
CH 121
CH 122
CH 123
Dragage
1
age
Dragage
3
Dragage
FP2
CH 12
CH 125
CH 126
CH 127
CH 128
CH 129
CH 130
CH 131
CH 132
CH 133
CH 134
CH 135
220 13,67 S-
130 02,1°E
17 36°S
430 06° E
130 16,0°S
470 43,3° E
120 9,0 S
480 09,7 E
120 43,0°S
48013,0°E
120 40,0’
A8014,0/E
120 43,0
48012,0/E
120 41,7S
48014,5E
120 39,5°S
480 16,5 E
48016,5°E
120 36,0°S
480 17,3" E
120 36,0°S
48017,3°E
43012°E
5-430 09° E
170 50° S-430 07° E
180 00’ S-430 00° E
130 46 S-47033°E
130 43,875
470 29,0'E
480 02
130 02”
130 0475
47 5 E
130 01°
S01'E
670-710
1200
0-1850
#10
500
310-315
300
310
0-2000
1075-1115
1300-1350
170-175
1490-1600
1950-2150
1000-1525
2030
1865-
1075-1110
Vases
Sables
Vases
Vases
Vases
Y.
ases
Sables
Sables
Sables
Sables
Vases
Sables
Vases
y,
Vases
Vases
Vases
quartzo-calea
peu calcaires
calcaires
peu caleaires
sableuses peu calcaires
caleo-quartzeux
calco-quartzeux
calco-quartzeux
calcaires
calcaires
calcaires
calcaires
moyennement calcai
sableuses peu calcaires
Vases ca
s calcaires
calcaires
calcaires
calcaires
15 h 25
11 h 30
10-10-74 |
10-10-74 | 14 h 15
40-10-74 | 17 h 10
10-10-74 | 20 h 10
41-40-74 | 10 h 35
11-40-74 | 13 h 40
11-10-74 | 16 h 00
11-10-74
11-10-74
11-10-74
11-10-74
17 h 00
Source : MNHN, Paris
Profondeur de
No
Sen Position pêch Nature du fond Date
en mètres
CI1136 | 13044,2* 1875-2100 | Vases calcaires
(Du x7029,5
11437 | 13045,0* 1950-2100 calcaires
470 30,8" E
c1138 13018, 1800-2000 | Vases calcaires
| 479294
CH 139 139 50, 850-1125 | Vases cale 2 h 00
“70 37,07
GH110 | 13046,8°S- 11754600 | Vases calcaires 29-2-75 | 07 h 05
| A7858E
CH AA 130 40,3 S- 1600-1725 |Vases calcaires 29-2-75 | 10 h 00
KT 32
Gt 142 130 45,6 12504300 | Vases cale 29-2-75 | 15 h 15
h7o 3h,2"
G448 130 45,8" $- 130-700 [Vases caleaires 29-2-75 | 18 h 45
47 388,5"E
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE
Les noms valides des formes présentes dans la région malgache sont imprimés en carac-
tères gras. La première page relative à l'étude particulière d’une espèce ou d’une sous-espèce
est signalée par un numéro en italiques. Les chiffres gras désignent les pages où figure une
illustration. Les noms des sous-familles sont en petites -capitales.
alcocki, Aristeus, 8, 11, 61, 62, 67, 68, 70, 73. (Hemipeneus) crassipes, 85.
Gennadas, 31, 34, 36, 38, 41. (Plesiopenaeus) coruscans, 94.
Alcocki, Amalopenaeu (Plesiopenaeus) Edwardsianus, 88.
algoense, Solenocera, 130. semidentatus, 68.
algoensis, Solenocera, 9, 11, 130, 131, 132, 133, virilis, 63
134, 135, 136, 137, 138, 140, 145, 154, 155, Ansreinar, 6, 11, 14, 46, 48.
163, 165. Aristeomorpha foliacea, 56, 57.
alicei, Amalopenaeus, 30. pholiacea, 54.
Gennadas, 30 Aristeopsis armatus, 92.
Alicei, Amalopenaeus, 30. armatus var. tridens, 92.
Gennadas, 30. tridens, 92.
alticarinata, Solenocera, 9, 141, 142, 143, 147, Aristeus, 8, 11, 46, 60, 61, 75, 82, 86, 88.
149, 150, 151. alcocki, 8, 11, 61, 62, 67, 68, 70, 73.
altus, Benthesicymus, 8, 11, 16, 21. antennatus, 7, 9, 11, 57, 61, 62, 64-66, 67,
Amalopenaeus Alcocki, 34. 69, 71-74.
alicei, 30 Antennatus, 71.
Alicei, 30. antillensis, 61.
Bouvieri, 34 (Aristaeomorpha) rostridentatus, 57.
clavicarpus, 38. armatus, 92.
Gardineri, 37. coralinus, 88.
incertus, 3 coruscans, 94.
parvus, 37. crosnieri, 61.
scutatus, 43 Edwardsianus, 88.
utatus indicus, 38. foliaceus, 54.
tinayrei, 44. (Hemipeneus) carpenteri, 76
Tinayrei, 44. (Hemipeneus) crassipes, 85.
antennarius, Penaeus, 71 japonicus, 56, 58.
antennatus, Aristaeus, 71. mabahissae, 9, 11, 61, 62, 64, 65, 66, 67, 68,
Aristeus, 7, 9, 11, 57, 61, 62, 64 66, 67, 69, 69.
71-74. occidentalis, 61, 70.
Penaeus, 71 rostridentatus, 54, 58.
Antennatus, Aristeus, 71. semidentatus, 8, 11, 61-66, 68, 69, 70-74.
antillensis, Aristeus, 61 splendens, 88.
Aristaeomorpha, 11, 46, 52, 54, 58. tomentosus, 61.
foliacea, 7, 11, 54, 55, 56-58, 59. tridens, 92.
Giglioliana, 54 varidens, 61.
mediterranea, 54. virilis, 8, 11, 61-66, 67, 69, 70, 73, 85.
rostridentata, 56-58 viritli, 63.
rostridentatus, 56. armata, Aristaeopsis, 92.
woodmasoni, 11, 54, 57, 58. armatus, Aristaeus (Aristacopsis), 92.
Aristaeopsis, 9, 86, 88 Aristeopsis, 92.
armata, 92. Aristeus, 92.
edyardsiana, 88. Plesiopenaeus, 9, 11, 86, 87, 88-90, 92, 93, 94,
Edwardsiana, 88 95.
Aristaeus antennatus, 71. tridens, Plesiopenaeus, 92.
(Aristaeomorpha) rostridentatus, 57. var. tridens, Aristeopsis, 92.
(Éreesonsel ana sa Bartleti, Benthesicymnus, 24.
coruscans, 94. ù ue :
crassipes, 83. bartletti, Benthesicymus, 8, 11, 16, 18, 20, 21.
(Hemipeneus) Carpenteri, 76. Bartletti, Benthesicymus, 16.
Source : MNHN, Paris
194 INDEX SYSTÉMATIQUE
bedokensis, Solenocera, 9, 165, 166, 171-174.
Bentheogennema, 11, 15, 28, 34.
intermedia, 11, 28, 29, 30, 31, 32, 38.
intermedium, 30.
pasithea, 11, 2
BENTHESICYMINAE,
Benthesicymnus Bartleti, 2
Benthesicymus, 11, 15, 16, 24.
altus, 8, 11, 16, 21.
bartletti, 8, 16, 18, 20, 21.
Bartletti, 16.
brasiliensis, 26.
investigatori, 21.
29, 31, 39, 33.
6, 11, 14, 15.
investigatoris, 8, 11, 16, 17, 18, 19, 27, 22,
23, 2%
Investigatoris,
pleocanthus, 16,
seymouri, 11, 16.
tanneri, 21
tirmiziae, 8, 11, 16, 17, 18, 19, 20, 25.
Benthonectes, 11, 15, 24.
filipes, 11, 17, 24, 25, 26, 27.
borealis, Gennadas, 31.
bouvieri, Gennadas, 11, 34, 35, 36, 38, 41, 42.
Bouvieri, Amalopenaeus, 34.
brasiliensis, Benthesicymus,
brevipes, Solenocera, 9, 139.
caini, Gennadas, 31
capensis, Gennadas, 11, 36, 42.
carpenteri, Aristeus (Hemipeneus), 76.
Hemipenaeus, 9, 11, 76, 77, 78, 79, 80, 81.
Carpenteri, Aristaeus (Hemipeneus), 76.
Hemipenaeus, 76.
cervicalis, Philonicus, 151, 158, 162.
chacei, Hymenopenaeus, 124.
choprai, Solenocera, 9, 11, 130, 133, 137, 140,
141, 149, 143, 14, 145, 146, 147, 148-151,
154, 155.
clavicarpus, Amalopenaeus, 38.
Gennadas, 38, 41, 43.
comata, Solenocera, 9, 11, 130, 131, 133, 135,
137, 138, 139, 140, 145, 154, 155.
comatum, Solenocera, 138, 139.
comatus, Solenocera, 138, 139.
coralinus, Aristeus, 88.
coruscans, Aristaeus, 94.
Aristaeus (Plesiopenaeus), 94
Aristeus, 94.
Plesiopenaeus, 9
crassicornis, Solenocera, 144.
crassipes, Aristaeus, 83.
Aristaeus (Hemipeneus), 85.
Aristeus (Hemipeneus), 85.
Hemipenaeus, 63-65, 75, 76, 85.
Hemipeneus, 85.
Pseudaristeus, 11, 82, 83, 84, 85.
crassus, Gennadas, 11, 34.
crosnieri, Aristeus, 61
curvirostris, Haliporus, 97,
98.
depressa, Solenocera, 14%, 148.
11, 86, 87, 88-90, 94, 95, 96.
distincta, Solenocera, 144, 151, 152
distinctus, Penaeus, tra
1.
dollfusi, Solenocera, 14
edwardsiana, Aristacopsis, 88
Edwardsiana, Aristaeopsis, 88.
edwardsianus, Plesiopenaeus, 9, 11, 86, 87, $8,
89-92, 93, 95.
Edwardsianus, Aristaeus (Plesiopenaeus), 88.
Aristeus, 88
Penaeus, 88.
Plesiopenaeus, 88.
elegans, Gennadas, 34.
equalis, Hymenopenaeus, 11, 102
fattahi, Hymenopenaeus, 11, 102, 122, 126, 127
faxoni, Solenocera, 158.
filipes, Benthonectes, 11, 17, 24, 25, 26, 27
foliacea, Aristacomorpha, 7, 11, 54, 55, 56-58, 59.
Aristeomorpha, 56
foliaceus, Ariste
Penaeopsis, 54
Penaeus, 54, 57, 71.
Plesiopenaeus,
Foliaceus, Penaeus,
furici, Hymenopenaeus, 9, 11, 100, 102, 107,
109, 114, 115, 116, 125, 127, 128, 129.
07
Gardineri, Amalopenaeus,
Gennadas, 11, 15, 31,
alcocki, 31, 34, 36,
alicei, 30.
Alicei, 30
borealis, 3
bouvieri,
caini, 31,
capensis, 11, 36, 42.
Se '38, 41, 43.
crassus, 11, 34.
elegans, 34.
gilchristi, 11, 34
incertus, 11, 29, 35,
intermedius, 30, 31
kempi, 11, 34.
parvus, 11,
pasithea, 31.
Pasithea, 31.
praecox, 31, 33
propinquus, 11, 34, 38, 39, 41, 42, 43
seutatus, 11, 38, 40, 41, 43, 44, 45.
seutatus indicus, 38, 41
sordidus, 11, 33, 38.
tinayrei, 11, 40, 44, 45, 6.
Tinayrei, 44.
Giglioliana, Aristacomorpha, 54.
gigliolianus, Plesiopenaeus, 54.
gilchristi, Gennadas, 11, 3
Gordonella, 15.
polyarthra, 15.
gracilis, Hemipenaeus, 75, 76
Pseudaristeus, 78, 82, 82, 84, 85.
gurjanovae, Solenocera, 9, 171-174.
34, 35, 36, 38, 41, 42.
43, 44, 45,
} 34, 3
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE 195
Hadropenaeus, 9, 115.
Haliporoides, 9, 108, 112, 113-115.
triarthrus, 108
Haliporus, 6, 9, 11, 97, 98.
curvirostris, 97, 98.
Lucasi, 115
Lucasii, 115, 117.
malhaensis, 115, 117.
obliquirostris, 120.
propinquus, 124.
sibogae, 108, 112.
Sibogae, 108
taprobanensis, 9, 11, 97, 98, 99, 101, 107, 109,
triarthrus, 108.
villosus, 11, 97, 98
halli, Hymenopenaeus, 9, 11, 100, 102, 107, 109,
113, 114, 115, 116, 120, 121, 122, 123, 124,
125, 128
Solenocera, 144, 148.
Hemipenaeus, 9, 11, 46, 60, 74, 75, 76, 82, 86, 88.
carpenteri, 9, 11, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81.
penteri,
, 75, 76, 85.
Sibogae, 8
spinidorsalis, 9, 11, 75, 76, 77, 79, 80, 80, 81, 82.
tomentosus, 63
Hemipeneus crassipes, 85.
triton, 76.
Hepomadus, 11, 46, 47, 48, 60, 86.
tener, 11, 47.
Hymenopenaeus, 6, 9, 11, 97, 98, 200, 102, 112,
113, 114, 115.
chacei, 124.
equalis, 11, 102.
fattahi, 11, 102, 122, 126, 127.
furici, 9, 11, 100, 102, 107, 109, 114, 115, 116,
125, 127, 128, 129
(Haliporoides) triarthrus, 108.
halli, 9, 11, 100, 102, 107, 109, 113, 114, 115,
116, 120, 121, 122, 193, 124, 125, 128.
laevis, 11, 102.
9, 11, 100, 105, 107, 109, 113, 114, 115,
118, 119, 119, 120, 125, 166.
9, 115, 117, 118, 119, 120.
neptunus, 9, 128, 129.
obliquirostris, 9, 121, 123, 128.
propinquus, 11, 100, 102, 107, 109, 114, 115,
116, 122, 124, 125, 126, 126, 127.
sewelli, 11, 1
sibogae, 9, 103, 104, 106, 107, 108, 110, 111,
112, 119, 1
sibogae madagascariensis, 9, 11, 100, 102, 103,
104, 105, 106, 107, 109, 111, 112, 112, 113,
114, 115.
taprobanensis, 98.
triarthrus, 9, 11, 102, 103, 104, 208, 110, 111,
113.
triarthrus vniroi, 9, 11, 103, 106, 110, 111,
119, 112.
vniroi, 110.
incertus, Amalopenaeus, 37.
indicus, Amalopenaeus. Scutatus, 38.
indicus, Gennadas. soutatus, 38, 41.
Gennadas, 11, 29, 35, 37, 45.
intermedia, Bentheogennema, 11, 28, 29, 30, 31,
32, 38.
intermedium, Bentheogennema,
intermedius, Gennadas, 30, 3!
invertigatori, Benthesicymus, 21.
investigatoris, Benthesicymus, 8,
19, 21, 22, 28, 24.
Investigatoris, Benthesicymus, 21.
0.
11, 16, 17, 18,
japonicus, Aristeus, 56, 58.
kempi, Gennadas, 11, 34.
koelbeli, Solenocera, 9, 141, 142, 143, 144, 146,
147, 148, 149, 150.
Koelbeli, Solenocera, 14%.
levis, Hymenopenaeus, 11, 102.
lucasi, Hymenopenaeus, 9, 11, 100, 105, 107,
109, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120,
125, 166.
Lucasi, Haliporus, 115.
lucasii, Hymenopenaeus, 115.
Philonicus, 115
Pleoticus, 115
Solenocera, 115, 134, 138, 163.
Lucasi, Haliporus, 115, 117.
lucassi, Hymenopenaeus, 115.
mabahissae, Aristeus, 9, 11,
67, 68, 69, 70, 72-74, 85.
madagascariensis, Hymenopenaeus sibogae, 9,
11, 100, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 109,
111, 112, 113, 114, 115.
malhaensis, Haliporus, 115, 117.
Hymenopenaeus, 9, 115, 117-120.
mediterranea, Aristaeomorpha, 54.
melantho, Solenocera, 148, 151
membranacea, Solenocera, 144.
Mesopenaeus, 9.
61, 62, 64, 65, 66,
neptunus, Hymenopenaeus, 9, 128, 129.
nitidus, Plesiopenaeus, 9, 88-90.
novae. zealandiae, Solenocera, 140.
novae-zealandiae, Solenocera, 138, 139.
obliquirostris, Haliporus, 120.
Hymanopenaeus, 9, 121, 1
occidentalis, Aristeus, 61, 70.
3, 128.
Source : MNHN, Paris
196 INDEX SYSTÉMATIQUE
Parahaliporus, 112, 113, 114.
sibogae, 108.
Parahepomadus, 8, 11, 46, 47, 48, 54.
vaubani, 8, 11, 48, 49, 50, 51, 52, 53.
parvus, Amalopenaeus,
Gennadas, 11, 30, 34, 37,38, 39, 41, 43, 44, 45.
pasithaea, Gennadas, 31
pasithea, Bentheogennema, 11, 28, 29, 31, 32, 33.
Pasithea, Gennadas, 31
pectinata, Solenocera, 9, 11, 130, 133, 140, 145,
151, , 153, 155, 156, 157, 158-160, 161,
162, 163.
pectinatus, Philonicus, 158, 162.
pectinulata, Solenocera, 9, 11, 130, 133, 140,
145, 151, 152, 153, 154, 155, 156, 157, 158-160,
161, 162.
Penaeopsis foliaceus, 54.
Penaeus antennarius, 71.
antennatus, 71.
distinctus, 144.
Edwardsianus, 88.
foliaceus, 54, 57, 71
Foliaceus, 54.
Philonicus cervicalis, 151, 158, 162.
lucasüi, 115.
pectinatus, 158, 162.
pholiacea, Aristeomorpha, 54.
phuongi, Solenocera, 171-174
pleocanthus, Benthesicymus, 16, 20.
Pleoticus, 9.
lucasü, 115.
Plesiopenaeus, 9, 11, 46, 60, 75, 85, 86, 88-00.
armatus, 9, 11, 86, 87, 88-90, 92, 93, 94, 95.
armatus tridens, 92.
coruscans, 9, 11, 86, 87, 88-90, 94, 95, 06.
edwardsianus, 9, 11, 86, 87, 88-92, 93, 95.
Edwardsianus, 88.
foliaceus, 54.
gigliolianus, 54.
nitidus, 9, 88-90.
polyarthra, Gordonella, 15.
praecox, Gennadas, 31, 33.
prominentis, Solenocera, 148.
propinquus, Gennadas, 11, 34, 38, 39, 41, 42, 43.
Haliporus, 124
Hymenopenaeus, 11, 100, 102, 107, 109, 114,
115, 116, 122, 124, 125, 126, 127.
Pseudaristeus, 9, 11, 46, 60, 76, S1-84
crassipes, 11, 82, 83, 84, 85.
gracilis, 78, 82, 83, 84, 85.
sibogae, 9, 11, 77, 89, 83, 84, 85.
speciosus, 82, 85.
ramadani, Solenocera, 9, 130, 134, 136, 138, 163.
rathbuni, Solenocera, 9, 11, 115, 130, 133, 134,
136, 138, 140, 145, 153, 155, 163-165, 167,
169, 171-174.
rostridentata, Aristaeomorpha, 56-58.
rostridentatus, Aristacomorpha, 56.
Arislaeus (Aristaeomorpha), 57.
Aristeus, 54, 58.
seutatus, Amalopenaeus, 43.
Gennadas, 11, 38, 40, 41, 43, 44, 45.
indicus, Amalopenaeus,
indicus, Gennadas, 38, 41.
semidentatus, Aristaeus, 68.
Aristeus, 8, 11, 61-66, 68, 69, 70-74
Hemipenaeus, 68
sewelli, Hymenopenaeus, 11, 102
seymouri, Benthesicymus, 11, 16.
sibogae, Haliporus, 108, 112.
Hemipenaeus, 75, 83, 85
Hymenopenaeus, 9, 103, 104, 106, 107, 108,
110, 111, 112, 118
madagascariensis, Hymenopenaeus, 9, 11, 100,
102, 103, 104, 105, 106, 107, 109, 111, 112,
113, 114, 115.
Parahaliporus, 108.
Pseudaristeus, 9, 11, 77, 82, 83, 84, 85.
Sibogae, Haliporus, 108.
Hemipenaeus, 84
sinensis, Solenocera, 144.
Solenocera, 8, 11, 97, 129, 130, 134.
algoense, 130.
algoensis, 9, 11, 130, 131, 132, 133, 134, 135,
136, 137, 138, 140, 145, 154, 155, 163, 165.
alticarinata, 9, 141, 142, 143, 147, 149, 150,
151.
bedokensis, 9, 165, 166, 171-174.
brevipes, 9, 139
choprai, 9, 11, 130, 133, 137, 140, 741, 142,
143, 144, 145, 146, 147, 148-151, 154, 155.
comata, 9, 11, 130, 131, 133, 135, 137, 138,
139, 140, 145, 154, 1:
comatum, 138, 139.
comatus, 138, 139.
crassicornis, 144
faxoni, 156.
gurjanovae, 9, 171-174.
“halli, 144, 148.
koelbeli, 9, 141, 142, 143, 144, 146, 147, 18-
150.
Koelbeli, 144
lucasii, 115, 134, 138, 163.
melantho, 148, 151.
membranacea, 144.
novae. zealandiae, 140.
novae-zealandiae, 138, 139.
pectinata, 9, 11, 130, 133, 140, 145, 151, 152,
153, 155, 156, 157, 158-160, 161, 262, 163.
pectinulata, 9, 11, 130, 133, 140, 145, 151, 1
153, 154, 155, 156, 157, 158-160, 161,
phuongi, 171-174.
prominentis, 148.
ramadani, 9, 130, 134, 136, 138, 163.
rathbuni, 9, 11, 115, 130, 133, 134, 136, 138,
140, 145, 153, 155, 163, 164, 165, 167, 169,
171-174.
sinensis, 144
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE 197
Solenocera (suite)
utinomi, 171.
vietnamensis, 144, 151.
vioscai, 138.
waltairensis, 9, 11, 130, 133, 140, 145, 153,
155, 160, 165, 166, 167, 168, 169, 170-174.
zarenkovi, 9, 171-174.
SoLexoceriNar, 6, 11, 14, 96, 97.
sordidus, Gennadas, 11, 33, 38.
speciosus, Hemipenaeus, 75, 76.
Pseudaristeus, 82, 85.
spinidorsalis, Hemipenaeus, 9, 1
80, 80, 81, 82
splendens, Aristeus, 88.
4, 75, 76, 77, 79,
tanneri, Benthesicymus, 21.
taprobanensis, Haliporus, 9, 11, 97, 98, 101, 107,
109, 114.
Hymenopenaeus, 98.
tener, Hepomadus, 11, 47
thetis, Haliporus, 97, 98.
tinayrei, Amalopenaeus, 44.
Gennadas, 11, 40, 44, 45, 46.
Tinayrei, Amalopenaeus, 44.
Gennadas, 44.
tirmiziae, Benthesicymus, 8, 11, 16, 17, 18, 19,
20, 25.
tomentosus, Aristeus, 61.
Hemipenaeus, 63.
triarthrus, Haliporoides, 108.
Haliporus, 108.
Hymenopenaeus, 9, 11, 102, 103, 104, 708,
110, 111, 113.
Hymenopenaeus (Haliporoides), 108.
vniroi, Hymenopenaeus, 9, 11, 103, 106, 110,
111, 112.
tridens, Aristeopsis armatus, 92.
Aristeus, 92
Plesiopenaeus armatus, 92
triton, Hemipenaeus, 9, 75, 78, 81.
Hemipeneus, 76.
utinomi, Solenocera, 171.
varidens, Aristeus, 61.
vaubani, Parahepomadus, 8,
52, 53.
vietnamensis, Solenocera, 144, 151
villosus, Haliporus, 11, 97, 98.
vioscai, Solenocera, 138.
virilis, Aristaeus,
Aristeus, 8, 11, 61-66, 67, 69, 70, 73, 85.
Hemipenaeus, 61, 63
viritli, Aristeus, 63.
vniroi, Hymenopenaeus, 110.
Hymenopenaeus lriarthrus, 9, 11,
110, 111, 112.
waltairensis, Solenocera, 9, 11, 130, 133, 140,
145, 153, 155, 160, 265, 166, 167, 168, 169,
170-174.
woodmasoni, Aristaeomorpha, 11, 54, 57, 58
11, 48, 49, 50, 51,
103, 106,
zarenkovi, Solenocera, 9, 171-174.
BE OÙ
MUSEUM)
Paris
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L’ordreŸde publication est indépendant de ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar » au
Secrétaire de la « Faune » : P. Vierre, 45 bis, rue de Buffon, 75005 Paris.
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36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 14 avril 1978
FASCICULES PUBLIF
I. — Odonates Anisoptères, par le Dr F.-C. Fraser, 1956 50
IT, — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraci
ae 50
. — Lépidoptères Hesperiidae, par P. Vie 40
! — Goléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. Bre 100
_ , par R. Pauzran, 1957...... 40
— Anthicidae, par P. Boxano : 50
= es Enicl e A. Viuurens, 19 ... 40
VIIL — es Sphingidae, par P. Griv 80
IX 4 Opilions, par le Dr R-F. 40
SE eaux douces, par J. Anxourr, 19 è
KI. —— Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Searabaeina et Onthophagini,
par R. Pausran; Helictopleurina, par E. Lenr
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R-F. Law
XIIL — Zoogéographie de Madagas
1960.
x, 1960
îles voisines, par R. PAULTAN,
1961 L le 120
XIV. — Lépidoptères Eupterodidae et Attacidae, par P. Guiveaur, 1961 80
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumaner, 19 60
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, p 60
AVI Lépidoptères Amatidae, par P. G
=
o
mn HN MMM M
XVIII. — écapodes Grapsidae et Oeypodi Crosnier,
en Fe SURRRE 60
XIX. — optères Erotylidae, par H. Pnruwr, 1965. A0
XX (1). — na (part.), par P. Vierrr,
; 80 F
rinae (part) et Melicleptriinae, 1967. 100 F
Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivauzr, 1966. : . 100 F
Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Grurmine, 1966... 140 F
sectes. Psocoptères, par A. Banonxer, 1967... 100 F
tes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Wa 50 F
Source : MNHN, Paris
Fascicules publiés (suite)
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. Szater, 1967.. 50 F
XXVI. — Insectes. Orthoptères Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acide)
par V. M. Dimsu et M. Descamrs, 1068 100 F
XXVII. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PAuziA
1968 80 F
XXVIIL. — Insectes Reduviidae (4re
1968 80 F
XXIX. — Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. Kmaakorr, 1969... 100 F
42 Vi Dermaptères, par A. Brunpze, 1969. 50 F
. — Insectes. Lépidoptères À 100 F
XXXII, — Arachnide Archacidae, par R. Lecenpre, 1970........ 60 F
XXXIIL. — Repti Chamaeleonidae, le genre Chamaeko, par
ER. Brycoo, 1971... 150 F
XXXIV. — Insectes. He a ae, par
1972 ; 150 F
XXXV. — Oiseaux, par SA dieu Pa CO Le date GR AND CO
36. — Mammifères. Carnivores, par R. Aznicnac, 1973................... 180 F
37. — Insectes. Gin Carabidae Scaritinae, par P. Bassewsky,
1973 180 F
38. — Arachnides. Araïgnées Araneidae Gasteracanthinae, par M. : He
1974 F
39, — Insectes. Lépidoptères Agaristidæe, pa
197% F
40. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninæ, ie
R.-M. Quexnn et A. Vizriens, 1975. 180 F
41. — Insectes. Coléoptères Carsbidae Scanitinae : IT. Biologie, par
A. Prevrienass — III Supplément à la systématique, ja
P. Basizewsxy, 1976 180 F
42. — Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroïdea, par A. Fax, 1976.. 100 F
43 (1). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (1 partie), par P. ce
1677 RE Des Roue FN F
43 (2). — Id., 1977. eue F
4h. — Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J.-J. Perrer,
R. Ausienac et Y. Rumpzer, 1977 400 F
45. — Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch.P. Branc, 1977............ 200 F
46. — Crustacés. Décapodes Aristeidac (Benthesicyminae, Aristeinae, Sole-
nocerinae), par A. Crosmen, 1978 . 250 F
47. — “Reptiles: Sauriens Clameeleonidae. Genre Brookesia et complément
pour le genre Chamaeleo, par E.-R. Brxcoo, 1978 . 200 F
Imprimerie Nouvelle - 6975-77 Dépôt légal : 2° trimestre 1978
53, quai de la Seine, Paris (19°)
Source : MNHN, Paris