FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
57
INSECTES COLÉOPTÈRES
Cetoniidee Euchroeina
l. Systématique
par
Renaud PAULIAN et André DESCARPENTRIES
Il. Biologie et formes larvaires
par
Jean-Pierre LUMARET et André PEYRIERAS
Volume honoré d’une subvention
de l’Agence de Coopération culturelle et technique
ORSTOM CNRS
= A Paris
1982
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l'Institut
(alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée de subventions de l’Académie des Sciences (fonds Lou-
treuil), du Ministère de la Coopération et de la République Malgache, publiée avec
le concours financier du Centre National de la Recherche Scientifique et de l'Office
de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de l’Institut, Paris. —
M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de l'Acadé-
mie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Madagascar, Tana-
narive.— M. le Professeur de Zoologie de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS, Paris. — M. le Directeur général
de l'ORSTOM, Paris.
MM. les Professeurs J. DORST, membre de l'Institut, directeur du Muséum na-
tional, Paris ; J.-M. PÉRES, membre de l'Institut, Marseille ; A. CHABAUD, Paris ; C.
DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris ; M. RAKOTOMARIA, Tananarive.
Comité de lecture: M. R. PAULIAN, Président; MM. C. DELAMARE DEBOUT-
TEVILLE, P. DRACH, A. GRIEBINE, J.-J. PETTER, G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER,
P. VIETTE (secrétaire).
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
57
INSECTES COLÉOPTÈRES
Cetoniidae Euchroeina
|. Systématique
par
Renaud PAULIAN et André DESCARPENTRIES
Il. Biologie et formes larvaires
par
Jean-Pierre LUMARET et André PEYRIERAS
ale Muséum
#
LULU
RMS MINHN, Paris
Ce volume est dédié à la mémoire
du
Docteur Jean Courdurier
(1908 - 1981)
ancien élève de l'Ecole de Santé des Troupes de Marine,
ancien Directeur de l’Institut Pasteur de Tananarive,
dont le haut sentiment du devoir et les grandes qualités humaines
ont marqué l’action à Saïgon, à Poulo Condor et au Cameroun, et
qui a su, par un choix judicieux de ses collaborateurs et par l’aide
généreuse et désintéressée qu'il leur a apportée, faire de l'Institut
Pasteur de Tananarive, au-delà d'un centre de recherches médica-
les appliquées, un foyer rayonnant de haute culture.
R. PAULIAN
Source : MNHN, Paris
SYSTÉMATIQUE
par
Renaud PAULIAN et André DESCARPENTRIES
Source : MNHN, Paris
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Race
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INTRODUCTION
Les Cétoniides constituent, avec les Rhopalocères, les Planipennes et les Ani:
soptères, un des seuls groupes d’Insectes dont l’Inventaire taxonomique puisse être
considéré comme à peu près satisfaisant dans la région malgache.
Certes, il existe encore des formes à découvrir sur le terrain, les collections du
Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris, renferment un certain nombre de
formes encore inédites.
Mais, la monographie publiée par POUILLAUDE dès 1917, sous l'impulsion de R.
OBERTHÜR, donne une excellente image de cette faune, à laquelle, seuls BOURGOIN
et surtout, récemment, G. RUTER, ont apporté d'appréciables compléments.
Cependant, si l'inventaire proprement dit était relativement complet, du fait,
sans doute, de la beauté de beaucoup d'espèces et de la chasse intense dont elles
avaient été l'objet, d'une part, nous ignorions à peu près tout de la répartition de
détail des diverses espèces dans l’île et de leur biologie ; d'autre part, beaucoup de
confusion régnait encore quant aux relations des espèces entre elles, quant à leur
variabilité et quant aux affinités des formes malgaches et de celles du reste du
monde.
En effet, les systématiciens ont pris l'habitude d'isoler la quasi-totalité des Cé-
toniides malgaches (à l'exception de quelques espèces de Protaetia des Mascareignes
et des Seychelles, d'Oxycetonia des Mascareignes et de Madagascar, tous deux nette-
ment orientaux et à peu près certainement importés accidentellement par
l'homme : et de quelques espèces d'Oxythyrea et de Mausoleopsis de Madagascar,
des Comores et des îles du canal de Mozambique, d'origine africaine mais ayant
donné naissance à des formes endémiques) pour en faire un groupe isolé que les
Catalogues classent sous la rubrique de « Cétonides malgaches » sans pour autant
le caractériser sur le plan systématique. Pour sa part, POUILLAUDE les divise en onze
sections et indique parfois les affinités que ces sections présentent avec les formes
du reste du monde ; le plus souvent il se borne à les décrire. Le problème de la
valeur taxonomique de ces sections reste entier, comme celui des origines des Céto-
niides malgaches.
Depuis la tentative de POUILLAUDE, de très riches récoltes se sont accumulées au
Muséum de Paris, grâce aux effort incomparables de J. VADON et de son élève A.
PEYRIERAS, ainsi qu’à ceux de l'I.R.S.M. Ces matériaux n'ont encore été qu'impar-
faitement débrouillés malgré les efforts persévérants du regretté G. RUTER. Ils per-
mettent cependant d'envisager une refonte du travail classique de POUILLAUDE, afin
de le compléter, de lui apporter de nombreuses informations biologiques et phéno-
logiques, et de tenter de définir la parenté réelle des formes malgaches.
Source : MNHN, Paris
4 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
L'ampleur de la tâche, le fait que nous ne pouvons y consacrer qu'une faible
partie de notre temps, les difficiles problèmes que pose aujourd’hui la publication
d'importantes monographies, nous ont amenés à procéder par étapes successives en
révisant les diverses sections de POUILLAUDE, non sans en modifier au passage les
limites lorsque la chose nous a paru nécessaire.
Lorsque ce travail de révision sera achevé, il deviendra possible de proposer un
classement raisonnable des divers groupes reconnus.
Nous ne suivrons pas, pour la publication de ces révisions, l'ordre proposé par
POUILLAUDE pour ses sections ; si le premier volet de notre étude est consacré à sa
seconde section, c'est parce que le matériel dont nous pouvons actuellement dispo-
ser sur le genre Euchroea est particulièrement abondant et varié, d'une part,
qu'avec le concours de nos amis J.-P. LUMARET et A. PEYRIERAS de l’autre, il nous
était possible d'apporter un ensemble important d'observations biologiques et de
morphologie larvaire sur un groupe particulièrement recherché par les amateurs
pour sa beauté et sa forte variabilité.
La publication, comme volume de la Faune de Madagascar, d'une révision des
Cétoniides malgaches devrait permettre un large développement de la recherche
sur le terrain à Madagascar, avec la découverte de formes immatures, des relations
de parasitisme existant entre ces Insectes et les divers Hyménoptères et Diptères
qui les attaquent, la meilleure définition des cycles de développement et, enfin, une
image précise de la distribution dans l’île.
Sur ce dernier point, de très nombreux travaux sont encore nécessaires pour
parvenir à mieux comprendre la manière dont la spéciation explosive, si remarqua-
ble à Madagascar, a pu se développer dans l'île et aussi pour suivre avec précision
l'actuelle transformation du peuplement animal de l’île, sous l'influence de la des-
truction du couvert végétal naturel qui s'y poursuit, hélas, très activement.
Les deux planches en couleurs qui accompagnent ce travail doivent faciliter
l'identification sur le terrain des diverses espèces et encourager les chercheurs à
étudier ces Insectes ; c'est du moins ce que nous espérons.
R.P.et AD.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
EUCHROEINA
POUILLAUDE réunit dans sa section des Euchroéens les genres Euchroea et Celi-
dota. Le second diffère très nettement du premier par la forme de la saillie méso-
sternale, arrondie, et non anguleuse en avant, et par l’armature des tibias anté-
rieurs, inermes chez le & et unidentés chez la ?, au lieu d'être identiquement biden-
tés dans les deux sexes. Dans l'état actuel des choses, il nous paraît préférable de
limiter la section au seul genre Euchroea Burmeister.
Dans la cl ication proposée par POUILLAUDE, les Euchroéens sont caractéri-
sés par l'absence de saillies ou de cornes sur la face dorsale de la tête, par le elvpéus
sensiblement rectangulaire, mais pouvant être échancré ou denté au bord antérieur,
au milieu, et les angles antérieurs pouvant être parfois obliquement tronqués en
dehors en avant. Le pronotum ne recouvre pas l'écusson, et la base du pronotum est
échancrée en courbe concave plus ou moins marquée en son milieu. L'écusson est
triangulaire, à pointe aiguë et côtés droits. L'échancrure subhumérale des élytres ne
découvre pas les côtés de l'abdomen d'au-dessus, derrière l'extrémité des hanches
postérieures. Les élvtres montrent un angle sutural droit, un peu arrondi ou saillant
en pointe (POUILLAUDE indique que cet angle n'est jamais saillant en dent dans ce
groupe, ce qui est inexact). La saillie mésosternale est brusquement élargie à sa
base, puis rétrécie vers l'avant en un angle bien marqué. Les caractères sexuels
ondaires sont relativement peu indiqués ; ils sont localisés à la face sternale de
l'abdomen, qui présente une dépression longitudinale médiane plus ou moins ac-
centuée, et aux pattes postérieures, plus allongées chez le & et dont les proportions
sont différentes dans les deux sexes. L'organe copulateur comprend un tambour
assez long et grêle, sensiblement droit ; les deux paramères sont accolés, parallèles,
de forme simple, avec une petite aire subapicale de soies sensorielles ; les pièces
copulatrices sont représentées par une masse d'épines fines et serrées.
BURMEISTER s'est contenté de décrire le genre Euchroea. LACORDAIRE regroupe
les genres Euchroea et Celidota, mais aussi Cyriodera avec les Cetonia et les Oxythy-
rea dans son groupe des « Cétonides vrais » ; cependant, il remarque que les Eu-
chroea diffèrent des Cetonia par leurs maxilles inermes et non dentées.
POUILLAUDE rapproche bien les Euchroea des « Cétonides vrais » dans sa clef,
tout en les séparant largement dans son classement linéaire ; mais il isole aussi les
Oxythyréens d’une part ; d'autre part, il fait appel à un ensemble de caractères dont
aucun n'est exclusif et donne bien l'impression d’avoir rejeté ainsi en queue de
tableau un ensemble de formes plus ou moins disparates, entre lesquelles il est
difficile de mettre de l'ordre.
Dans ce qui suit, nous isolons les Euchroéens, au sens restrictifque nous don-
nons à ce groupe, des Cétoniens, au sens de POUILLAUDE, par la forme de la saillie
mésosternale, anguleuse et non arrondie en avant, et par la forme du clypéus, rec-
tangulaire et seulement un peu échancré ou denté au milieu, en avant.
L'aspect extérieur des Euchroéens, et le patron de coloration de certaines des
formes à enduit supérieur mat, évoquent certains Gymnetis américains, tandis que
d'autres rappellent des formes indo-malaises, mais ces ressemblances peuvent seu-
lement souligner que le nombre des combinaisons de patrons de coloration est li-
mité dans la famille, et n'exprimer aucune parenté particulière.
Source : MNHN, Paris
6 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Genre Euchroea Burmeister
Euchroea Burmeister, 1842 : 571 (espèce type du genre : Euchroea aurora Burmeister,
1842, désignée par POUILLAUDE, 1917 b : 66).
Euchroea Burmeister ; SCHAUM, 1844 : 348.
Euchroea Burmeister ; SCHAUM, 1845 : 51.
Euchroea Burmeister ; BLANCHARD, 1850 : 19
Euchroea Burmeister ; LACORDAIRE, 1856 : 522 et 523.
Euchroea Burmeister ; GEMMINGER et HaROLD, 1869 : 1306.
Stygnochroea Kraatz, 1880 : 317 (espèce tvpe du genre : Euchroea desmaresti (Gory et
Percheron), 1833, par monotypie).
Euchroea Burmeister ; KRAaTz, 1881 : 69 et 70
Stygnochraea Kraatz ; BERGE 1884 : 135.
Euchroea Burmeister ; ScHocH, 1894 : 205 et 223
Stygmochroa Kraatz ; ScHOCH, 1894 : 205.
Stygmochroea Kraatz ; SCHOCH, 1894 : 223
Stygnochroea Kraatz ; SCHOCH, 1895 : 45
Euchroea Burmeister ; ScHocH, 1895 : 43 et 45.
Euchroea Burmeister ; ScHocH, 1896 : 38.
Euchroea Burmeister ; ALLUAUD, 1900 : 290
Stygnochroea Kraatz, 1901 : 11, nota
Cyrrhochroea Kraatz, 1901 : 11, nota (espèce type du genre : Euchroea auropigimentalis
[auripimenta] (Gorv et Percheron), 1835, par monotypie et désignation originelle)
Euchroea Burmeister ; HEYNE et TASCHENBERG, 1908 : 1 12.
Euchroea Burmeister ; POUILLAUDE, 1917 a : 30, 31, 34 et 35
Euchraeeus Burmeister ; POUILLAUDE, 1917 b
Euchraea Burmeister ; POUILLAUDE, 1917 b: 64
Euchroea Burmeister ; POUILLAUDE, 1917 b: 65.
Euchroea Burmeister ; SCHENKLING, 1921 : 172
Cyrrhochroa Kraatz ; SCHENKLING, 1921 : 172
Stygnochroea Kraatz ; SCHENKLING, 1921 : 173
Stvemochroea Schoch ; SCHENKLING, 1921 : 173
Corps moyen ou grand, massif, plus ou moins parallèle, parfois un peu rétréci
vers l'arrière : le pronotum presque aussi large que les élytres à la base. Dessus
luisant, noir ou brun, plus ou moins recouvert d'un revêtement jaune où brun plus
ou moins rougeâtre, ou noir, mat; portant parfois des taches vertes, jaunes ou
bleues ; le revêtement et les taches très variablement développés à l'intérieur d'une
même espèce. Dessous brillant, à taches ou revêtement vert, blanc, ou jaune très
variable, le plus souvent des taches jaunes ou blanchâtres au moins sur les côtés du
métasternum et des sternites abdominaux. Face sternale à longs poils raides, roux,
bruns ou noirs.
Clypéus rectangulaire et presque toujours transverse. Angles antérieurs arron-
dis, parfois tronqués en dehors ; bords rebordés; le bord antérieur droit, denté, ou
concave au milieu, parfois presque bilobé, plus ou moins relevé. Le rebord latéral
est plus ou moins distinct ; les côtés du clypéus sont souvent élargis en courbe vers
l'avant, en dehors du rebord latéral.
Antennes de dix articles ; le scape claviforme, à fortes soies épineuses dorsales
et dense pubescence sternale ; articles du funicule cylindriques, le premier plus
épais et plus long que le second, simple. Massue fusiforme, allongée, à articles pro-
gressivement plus courts.
Maxilles à angle distal interne du stipe obliquement tronqué, toute la surface
interne à dense pubescence ; galea en lame ovalaire arquée, large, pubescente. Pal-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA dé
pes maxillaires à dernier article allongé, étroit, plus long que les précédents réunis,
avec quelques organites sensoriels sur le tiers apical.
Mentum plan, simple en dessous, élargi vers l'avant en courbe assez régulière,
échancré en V très ouvert en avant. Palpes labiaux à trois articles allongés, assez
grêles, le second plus nettement renflé à l’apex, le troisième très long et tronqué à
l'apex, avec des cônes sensoriels sur les deux tiers apicaux.
Pronotum en trapèze, angle latéral indiqué mais très arrondi, effacé ; angles
postérieurs arrondis et généralement non saillants vers l'arrière. Base un peu sail-
lante vers l'arrière au milieu, cette saillie largement tronquée et à bord postérieur
en courbe concave plus ou moins marquée vers l'arrière. Disque du pronotum uni-
formément convexe, ou avec une ligne ou une bande médiane un peu plus relevée
que les côtés.
diane.
Elytres à épaules non saillantes ; interstrie sutural, au moins en arrière, et deux
côtes discales plus ou moins relevés, les côtes parfois plus où moins confluentes en
arrière. Calus apical peu marqué. Angle sutural droit, obtus ou saillant en dent en
arrière.
Saillie prosternale indiquée. Saillie mésosternale fortement élargie à la base,
en triangle à côtés plus ou moins courbes et apex plus ou moins obtus ; face ster-
nale un peu convexe, à ponctuation toujours réduite. Suture méso-métasternale en
double courbe, angulée au milieu, plus ou moins doublée par un sillon, sétigère ou
Rebord latéral variable, parfois épaissi au moins dans la région mé-
non, entier ou interrompu.
Pattes normales et moyennes ; tibias antérieurs à deux dents marginales exter-
nes assez obtuses.
L'appareil génital 4 comprend un édéage bien développé. Le tambour est long
et grêle, un peu élargi en spatule tronquée recouvrant l'orifice basilaire en arrière.
Deux paramères simples, en lames symétriques, dorsales par rapport au lobe
médian qu'elles recouvrent en entier. Des poils sensoriels insérés sur une plage su-
bapicale dorsale sur chaque paramère.
Sac interne à très denses soies indifférenciées.
Chez la 9, l'ampoule spermatique est ovalaire, allongée, sans sclérifications.
Les caractères sexuels secondaires sont peu marqués. Le sillon longitudinal mé-
dian de l'abdomen, souvent plus marqué chez le &, peut être parfois indistinct.
Les tibias postérieurs du 4 portent, sur la face interne, une brosse de poils
raides plus ou moins développée.
En règle générale les tarses postérieurs sont sensiblement plus longs chez le &
et les tibias sensiblement plus courts ; il en résulte que, tandis que les tibias posté-
rieurs sont toujours plus courts que les tarses chez les &, ils sont plus longs que les
tarses chez les 9, sauf chez E. aurostellata (3/4) et chez E. nigrostellata (4/5).
Comme les proportions des articles des tarses postérieurs varient aussi selon
les espèces, il a paru utile de donner ci-dessous un tableau de mesures (en unités
micrométriques communes) des tibias et des tarses postérieurs des deux sexes de
toutes les espèces (tableau 1).
Genre endémique de Madagascar. POUILLAUDE en signale dix-sept espèces cer-
taines et y rattache avec doute, et sans aucune justification puisqu'il ne la connaît
Source : MNHN, Paris
8 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
pas en nature et que la description originale n'apporte aucun élément de décision,
la Pantolia anthracina Brancsik, de Nosy Be, qui est une Tetraodorrkina.
Nous avons suivi G. RUTER en ramenant E. riphaeus, du rang de bonne espèce à
celui de forme de E. clementi, mais contrairement à cet auteur, nous avons conservé
à E. urania son statut de bonne espèce. A la liste de POUILLAUDE, s'ajoutent
aujourd’hui deux espèces nouvelles décrites par RUTER et deux sou spèces. Nous
connaissons donc à ce jour dix neuf espèces et deux sous-espèces d'Euchroea, avec
un certain nombre de formes, géographiques, biologiques ou individuelles.
Ce sont essentiellement des formes forestières ; à ce titre, elles sont largement
répandues dans l'Est, le Nord et le Sambirano ; elles ont une répartition disconti-
nue, mais très étendue sur les Hauts Plateaux, en rapport avec l'intense déboise-
ment qui a atteint ces régions à l'époque historique. Deux d'entre elles seulement,
sont connues de l'Ouest et du Sud, bien que les Pandanus, leur biotope favori, soient
abondants, au moins en forêts-galeries le long des cours d'eau.
Il est remarquable que, dans la très grande majorité de leurs stations, plusieurs
espèces d'Euchroea se rencontrent ensemble, dans l'humus des mêmes Pandanacées
ou Palmiers. Ceci semble indiquer que le groupe est en place depuis très longtemps
dans l'île et que sa spéciation est, pour l'essentiel, ancienne. Elle n'en est cependant
pas, pour cela, terminée, comme l'existence de sous-espèces chez E. coelestis et E.
abdominalis et de formes chez E. clementi et E. oberthurii, le montre.
Le genre Euchroea semble, à la fois homogène et divers, KRAATZ a tenté, en
deux occasions, de le démembrer, en créant les genres Stygnochroea et Cyrrhochroea.
Le premier, établi pour Euchroea desmarest (Gory et Percheron) se fonde sur la
coloration à dominante noire et brillante et sur la sculpture et enfin sur la forme de
la saillie prosternale (que l'auteur ne précise pas davantage).
Le second est établi pour Euchroea auripimenta (Gory et Percheron) (auro-
pigmentalis Kraatz, sic) et se fonde sur la forme de la saillie prosternale (que l'au-
teur ne précise pas davantage) et sur la coloration jaune du dessus.
L'exemple d'E. oberthurii et de sa forme benezechi montre assez que l'on ne
peut utiliser, au niveau générique, le caractère tiré de la coloration dorsale unifor-
mément ou largement jaune velouté. Pas davantage, nous semble-t-il, ne peut-on
utiliser, au niveau générique, la présence ou l'absence de plages dorsales veloutées,
qui sont très variables selon les espèces.
Resteraient les caractères tirés de la saillie prosternale.
Il est exact que celle-ci varie entre les espèces, mais sans montrer de caractères
tranchés, utilisables au niveau générique. La saillie mésosternale (dont on peut se
demander si ce n’est pas elle à laquelle KRAATZ fait référence avec un lapsus calami)
montre de sensibles différences entre espèces, mais elle ne fournit pas non plus de
coupures nettes entre plusieurs groupes d'espèces. Nous laisserons donc les deux
genres de KRAATZ en synonymie du genre Euchroea Burmeister, comme déjà
SCHOCH l'avait fait.
Par contre, l'étude des larves actuellement connues (mais appartenant à quatre
espèces seulement) montre d'importantes différences entre espèces. Si celles-ci se
vérifiaient sur les autres espèces du genre, on serait tenté de proposer de scinder le
genre Euchroea en un certain nombre, au moins deux, genres distincts ; il resterait
à trouver des caractères suffisants dans la morphologie des adultes pour justifier
ces coupes.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 9
8.— 1, maxille.— 2, mentum.— 3, labre et man-
dibules.— 4, antenne.— 5, patte antérieure, face interne. — 6, patte médiane, face
!externe. — 7, patte postérieure, face externe.
Fig. 1 à 7, Euchroea histrionica Burmeister,
Source : MNHN, Paris
10 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
CHOROLOGIE
Nous avons utilisé, pour la définition de la chorologie des Euchroea, la division
de Madagascar en grandes régions naturelles telles qu'elles ont été établies par H.
HUMBERT à partir des grands traits de la répartition de la flore malgache.
Les régions : Nord, Centre, Sambirano, Est, Ouest, Sud, correspondent à de
vastes zones dont chacune est caractérisée par nombre de traits de climat, de pédo-
logie et d'histoire.
Fondées sur la végétation, elles ne sont pas rigoureusement applicables à la
faune et tant ANGEL que FISCHER ont déjà, en leur temps, proposé pour les Reptiles
d'une part, les Mollusques terrestres de l’autre, des divisions différentes.
Il nous a paru préférable, pour conserver à la Faune de Madagascar une unité
aussi grande que possible, d'appliquer à tous les groupes zoologiques traités, les
divisions de HUMBERT.
Bien entendu le nom de chacune de ces régions n'a pas une stricte signification
géographique : Fort Dauphin appartient à l'Est, bien que situé à l'extrême Sud de
Madagascar, comme la Montagne d'Ambre qui est à l'extrême Nord. Mais faune,
flore et climat de Fort Dauphin et de la Montagne d'Ambre sont plus proches de
ceux de Tamatave que de ceux du cap d'Ambre ou d'Ambovombe.
D'autre part, s'il est possible de faire une référence spécifique à des enclaves de
l'importance de la Montagne d'Ambre, zone de l'Est enfermée dans le Nord, il ne
faut pas considérer chacune des régions comme homogène sur toute sa surface.
C'est ainsi qu’à l'intérieur de l'Ouest, les entrées de grottes de Namoroka et les
karsts de l'Antsingy peuvent abriter des formes de Batraciens ou de Rhopalocères
de l'Est introuvables ailleurs dans l'Ouest, ou même dans le Centre.
Il faut donc considérer que les grandes régions constituent un cadre commode,
et souvent révélateur de l’histoire passée de Madagascar, mais que l'élément essen-
tiel de la répartition des espèces est fourni par la station, unité biologique plus
précise
Dans le cas des Euchroea, qui paraissent liées aux collections d'hum:
lées à l’aisselle des feuilles de Pandanai
ccumu-
s, de Palmiers ou des plantes épiphytes, la
station est même de dimensions très réduites, puisqu'elle se limite à un arbre où un
groupe d'arbres.
Enfin, l'étude morphologique précise montre que, même à l'intérieur d'une ré-
gion, des différences apparaissent entre populations récoltées à des altitudes diffé-
rentes, donc dans des conditions climatiques différentes.
La spéciation par isolement géographique, qui joue un rôle si important dans
la diversification de la faune malgache, peut s'appuyer sur toutes ces différenc
de milieu, d’altitude, de station ou de région. L'effet de ces différences s'exerçant
depuis des temps très différents.
PROBLÈMES DE NOMENCLATURE
L'étude des Euchroea pose un certain nombre de problèmes de nomenclature
qui n'ont pas été résolus par POUILLAUDE.
Il faut d’abord, régler le problème de la priorité entre deux publications, le
Catalogue des Cétoniides des collections du Muséum d'Histoire naturelle de Paris,
de BLANCHARD et le tome IT du Handbuch de BURMEISTER.
Source : MNHN, Paris
TABLEAU 1.— Longueurs relatives (en valeurs absolues) :
tibia postérieur / tarse postérieur et ses articles
il
article | article
article | article
article | ongle
Espèces tibia | tarse tarse
avec sans
ongle I I HT IV V ongle
C) 78 107,5 13 20,5 18 17 24 15 925
E. nigrostellata
g 81 99,5 13 18,5 16 15 22 15 845
C 5: 91 13 19 16.5 145 19 } 82
E.auripimenta
9 85 745 115 14 12 11 16 10 645
C 70 77 14 14 12 10 15 12 65
E. spininasuta
Fi re 54 11 9 8 7 11 8 46
8 | © 70 10515 RTS m 17 67
E.histrionica
® 83 63 Lil 12 10 9 13 55
é 66 74 il 15 12 LL 16 65
E.episcopalis
$ 77 62 il 12 9 12 54
4 85 90 13 18 13 18 13 77
E. oberthurii
+ 94e 1271 13 13 il 10 14 10 él
4 5.5! 115 13 25 21 18 22 16 99
E. aurostellata
12 74 101 13 23 18 15 18 14 87
C 66 82,5 il 17 14 12,5 18 10 72,5
E. multiguttata
ns E 71 66,5 Li 13 il 9,5 14 8 58,5
4 68 TT) 12 16 13 Li 14 115 66
E. flavoguttata
9 78 68,5 12 13 11 10 12,5 10 58,5
C 75 84 15 17 14 12 15 Li 73
E. vadoni
? 85 75 15 15 12 10 14 9; 66
C) 87 97 17 18 16 14 20 12 85
E.aurora
gs 102 85 15 15 14 12 18 11 74
C 82 88 15 18 14 13 16 12 76
E. desmarest
2 87 79 14 16 13 11 15 69
é 72 83 13 17 13 12 16 12 LL
E. viossati
2 80 74 13 15 11 10 14 11 63
CJ 69 80 13,5 145 12 LL 17 12 68
E. parceguttata
9 75 63,5 16 12 8 11 9,5 54
C 64 71 13 14 il 10 12,5 10,5 60,5
E.nigra
2 | 6 | 60 in sa |eI2 9 115 52
C 69 82,5 13 16 13 12 16,5 12 70,5
E. abdominalis
9 84 71,5 2 155: il 10 13 12 59
C 61 66.5 il 13 10 9,5 14 575
E.clementi
? 65 57 ul 11 8,5 12 75 49,5
6 | 88 sm | 19 17 12 20 15 #4
E. coelestis
e | ot si 15 16 12 10 18 10 71
Source : MNHN, Paris
12 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Le premier travail est une plaquette à tirage restreint, parue en novembre
1842, très rare, destinée à assurer à son auteur la priorité dans la désignation d'un
certain nombre de Cétoniides des collections nationales, à la suite du voyage de
BURMEISTER à Paris et des notes prises par lui à cette occasion. Mais ce travail n'a
aucun caractère polémique et BLANCHARD y attribue la paternité de deux Cetonia
nouvelles : aurora et coelest(r)is à Burmeister.
Dans le second travail, BURMEISTER décrit deux Euchroea nouvelles sous les
noms d'aurora et de coelestis, sans faire référence au Catalogue de BLANCHARD.
Si la paternité des deux espèces appartient donc bien à BURMEISTER, il reste à
savoir si elles ont été décrites d’abord, et dans le Catalogue, comme Cetonia, ou si la
première description, qui en fait d'emblée des Euchroea, est celle du Handbuch.
La préface du tome II du Handbuch est de septembre 1842, ce qui lui donne-
rait la priorité sur le Catalogue, mais un appendice au travail est daté du 6 décem-
bre. Nous ne savons pas si le travail a été publié en livraisons, et pas davantage si
la date de la préface marque la sortie de tout ou partie du travail, ou la date de
remise du manuscrit. Ce n'est que si la publication s'est faite par livraisons et à
partir de septembre 1842, les Euchroea étant à peu près au milieu du volume, que
nous pourrions donner la priorité au Handbuch sur le Catalogue. Rien ne nous per-
met, a priori, de l’affirmer.
Fort heureusement, la publication, par BLANCHARD de la partie relative aux
Scarabéides dans le Catalogue des collections du Muséum, en 1850, nous donne,
grâce à la préface de H. MILNE-EDWARDS une forte présomption. En effet, H. MILNE-
EDWARDS, précise que ce Catalogue ne vise pas à donner une bibliographie complète
des espèces citées, mais donne toujours la référence à la description originale. Or,
dans ce travail, BLANCHARD, tout en citant, avec la référence au travail de 1842, les
espèces qu'il y avait décrites, fait figurer les deux esp
référence le Handbuch, et sans rappel du Catalogue.
Il paraît donc clair que BLANCHARD, en 1850, reconnaît la priorité du Handbuch
sur le Catalogue.
Notons qu'ARROW considérait que le Catalogue avait priorité sur le Handbuch,
et que notre éminent collègue J. KRIKKEN, consulté, a bien voulu nous indiquer qu'à
son avis la priorité revenait au Handbucl
en cause avec comme
. C'est la position que nous avons adoptée.
La localisation des trois types des espèces décrites par GORY et PERCHERON
pose également des problèmes.
POUILLAUDE les situe au Muséum de Berlin, sans indiquer, du reste, qu'il les
aurait vus, or, l'on sait que la collection Gory et Percheron, entrée dans la collection
Schaum a été acquise par MELLY et que ce dernier a légué sa collection au Muséum
de Genève.
On pourrait donc penser que les types en cause sont à Genève, comme RUTER
l’a admis pour d’autres types des mêmes auteurs.
Nous avons consulté notre collègue I. LôBL, qui a eu l’obligeance d'examiner
pour nous les exemplaires en question, puis notre collègue C. BÉSUCHET nous a
aimablement communiqué ces exemplaires à l'occasion d'un voyage à Paris.
L'exemplaire d’E. abdominalis de la collection Melly n'est certainement pas le
type de GORY et PERCHERON. En effet, ces auteurs précisent que l'exemplaire devant
eux est privé d'avant-corps et l'exemplaire de MELLY est intact. Il y a plus, cet
exemplaire porte une étiquette vieux bleu avec la mention « Chlorographa N abdo-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 13
minalis G. et P. B. Madagasc ». Or, E. chlorographa Schaum, décrite en 1844, est
synonyme d’abdominalis Gory et Percheron. L'étiquette indique qu'elle est de la
main de SCHAUM ; cet exemplaire peut faire partie du matériel typique de chlorogra-
pha, mais certainement pas de celui d'abdominalis et ne provient pas de la collec-
tion Gory et Percheron. Nous l'avons considéré comme le type de SCHAUM et dési-
gné comme lectotype.
L'exemplaire d'auripimenta porte une étiquette semblable ; à même écriture,
avec la mention « auripigmenta G. et P. B. Madagasc ». Rien ne permet non plus de
supposer qu'il provient de la collection Gory et Percheron, ni qu'il a valeur de type.
Nous avons donc désigné un lectotype pris dans le matériel historique de GOUDOT,
cité par GORY et PERCHERON comme récolteur des espèces qu'ils décrivent dans leur
travail de 1835.
La situation est plus complexe pour la troisième espèce. Celle-ci est décrite par
GorY et PERCHERON comme Cetonia Desmarest. L'exemplaire de la collection Melly
porte toujours le même type d'étiquette rectangulaire vieux bleu avec l'indication
« desmarestii G. et P. Madagasc » qui caractérise simplement la collection Schaum.
Mais l’exemplaire porte, en outre, une étiquette rouge, rectangulaire « Gory type »
dont nous ignorons l'origine.
Dans ces conditions nous avons désigné cet exemplaire comme lectotype.
Enfin, POUILLAUDE localise les types d’un certain nombre d'espèces décrites par
BURMEISTER dans la collection R. Oberthür, actuellement au Muséum national
d'Histoire naturelle à Paris.
Bien que surprenant, car la collection Oberthür n’a semble-t-il jamais acquis de
matériel de la collection Burmeister, cette désignation nous semble devoir être
exacte.
En effet, BURMEISTER, dans le compte rendu de son voyage en Europe occiden-
tale qui ouvre le tome III de son Handbuch, indique qu’à son passage à Paris, en
1841, il a obtenu en communication, en particulier de DUPONT, les espèces qu'il
décrit. BURMEISTER précise, en communication, et ne fait référence ni à un don, ni à
des acquisitions. Dans ces conditions, il est logique de supposer que le matériel en
question, qui provenait, au moins en partie de GOUDOT, via DEJEAN, qui leur avait
donné des noms de collection, est revenu, ou resté chez DUPONT après étude, et de
là, passé chez R. OBERTHÜR.
Malheureusement, un certain nombre de ces types ont disparu de la collection
R. Oberthür, à la suite de vols. Il nous a alors été nécessaire de procéder à la dési-
gnation de nouveaux types, que nous avons cherché à prendre dans le matériel
historique de GOUDOT conservé au Muséum, afin de pouvoir désigner des lectotypes.
REMERCIEMENTS. — Il nous est agréable de remercier ici de leur aide nos collè-
gues : CL. BÉSUCHET et I. LôBL, du Muséum d'Histoire naturelle de Genève ; M. E.
BACcHUS, du British Museum (Natural History), Londres ; J. KRIKKEN, du Rijksmu-
seum van Natuurlijke Historie, Leiden.
Source : MNHN, Paris
14
R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
CLEF DES ESPÈCES D'EUCHROEA
Bord antérieur du clypéus saillant au milieu, en angle plus ou moins
dentiforme (fig. 9) . : 3. E. spininasuta Fairmaire
Bord antérieur du clroéus roi ou échancré au milieu ................. 2
Angles antérieurs du clypéus obliquement tronqués, l'angle se trou-
vant ainsi très en dedans du bord latéral (fig. 8). Côtés antérieurs
de la saillie mésosternale nettement concaves (fig. Se
RE nigrostellata Janson
Al ne coudes ie nolneer F bord latéral. Cô-
tés antérieurs de la saillie mésosternale droits ou faiblement conca-
Angles antérieurs du clypéus étirés vers l'avant et nettement relevés
(fig. 10 et 11). Maculature claire recouvrant les côtés du métasternum
se prolongeant intérieurement vers l'avant en longeant le sillon dou-
blant la suture méso-métasternale (fig. 33). Une macule claire sur la
partie interne des metacoxae contiguë au trochanter
2. E. auripimenta (Gory et Percheron)
s, non ou à peine relevés.
RE ed ee
Maculature claire des côtés du métasternum, si présente, ne se prolon-
geant pas en avant vers le milieu. Pas de macule claire sur la partie
non étir
INLÉENEHESMÉtACOXAER Le 2 D 4
Sillon doublant la suture méso-métasternale interrompu très loin en
arrière de celle-ci (fig. 31 et 32) 5
Sillon doublant la suture méso-métasternale entier ou interrompu
seulement dans sa partie antérieure transversale ...................... 6
Saillie mésosternale transverse, au moins une fois et demie plus large
que longue (fig. 32). Sculpture de la zone apicale de l'élytre formée de
rides onduleuses allongées et serrées (fig. 57)
ous 16. E. abdominalis (Gory et Percheron)
Saillie mésosternale moins transverse, moins d’une fois et demie plus
large que longue (fig. 31). Sculpture de la zone apicale de l'élytre for-
mée de courtes rides arquées et espacées (fig. 58)
17. E. clementi Künckel d Herculais
Sillon doublant la suture méso-métasternale entier et portant une très
dense et longue pubescence (fig. 30) . 9. E. flavoguttata Waterhouse.
Sillon doublant la suture méso-métasternale glabre ou à points
sétigères formant au plus une ligne régulière, à pubescence plus courte
et espacée
Corps noir brillant, mais avec un revêtement mat, concolore, formant
des plages entre les côtes élytrales. Sillon doublant la suture méso-
métasternale interrompu bien avant d'atteindre le milieu (fig. 36).
Pubescence du dessous noire ..................... 15. E. nigra Pouillaude.
Source : MNHN, Paris
10.
1e
12.
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 15
Corps non entièrement noir ou, si entièrement noir, soit entièrement
dépourvu de revêtement mat concolore, soit avec le sillon doublant la
suture méso-métasternale atteignant le milieu du métasternum, dans ce
dernier cas, la pubescence du dessous rousse 8
Face dorsale totalement dépourvue de revêtement mat noir, compte
non tenu d’une maculature jaune quand celle-ci est présente ........... 9
Face dorsale avec un revêtement mat de teinte variable, réparti sur
tout ou partie de la surface ....................................... ee 10
Microponctuation du disque du pronotum, entre les gros points primai
res, dense, régulière et bien apparente, sur un fond distinctement mi-
croréticulé. Sillon doublant la suture méso-métasternale étroit, faible-
ment arqué à son extrémité, qui n'atteint pas complètement le mi-
lieu du métasternum (fig. 37) . 14. E. parceguttata Fairmaire
Microponctuation du disque du pronotum obsolète, éparse, à peine ap-
parente, sur un fond indistinctement microréticulé. Sillon doublant la
suture méso-métasternale élargi en avant, nettement arqué à son extré-
mité, qui atteint complètement le milieu du métasternum (fig. 34)
LT Pa Lo D LS GES Be rh D PACA Lei ROBE NOHEE 13. E. viossati Ruter
Sculpture de la zone apicale de l'élvtre constituée par des rides ondu-
leuses allongées et très serrées (fig. 59 et 60). Pubescence du dessous
rousse : She rro ARS ONe es 11
Sculpture de la zone apicale de l'élytre constituée par des rides
espacées et plus ou moins arquées (fig. 61 à 66) ........................ 12
Maculature jaune de la face dorsale nulle ou très peu développée. Bord
antérieur du clypéus faiblement sinué au milieu (fig. 18). Pronotum
noir brillant, dépourvu de revêtement mat noir, à l'exception d'une très
étroite zone le long de la base, de part et d'autre de l'écusson
12. E. desmarest (Gory et Percheron)
Face dorsale recouverte de très nombreuses macules jaunes. Bord anté-
rieur du clypéus nettement sinué au milieu (fig. 19). Pronotum avec un
revêtement mat noir entre les macules ménageant parfois sa ligne lon-
gitudinale médiane 10. E. vadoni Ruter
Pronotum assez densément et grossièrement ponctué, noir brillant,
sans revêtement mat, à l'exception d'une étroite bordure marginale
jaune orangé située le long du rebord latéral, intérieurement. Elytres
entièrement noirs, leur revêtement mat ménageant la zone circumscu-
tellaire et les calus huméraux et apicaux ; leurs angles suturaux non
saillants, droits ou subobtus (fig. 61) ............ 11. E. aurora Burmeister
Pronotum entièrement ou partiellement mat, dans ce dernier cas, les
parties brillantes finement et éparsement ponctuées. Elytres non entiè-
rement noirs .......... 13
Source : MNHN, Paris
16
13
14.
15:
16.
17
R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Sillon doublant la suture méso-métasternale dessinant une courbe, en
avant, atteignant le milieu en formant un angle médian aigu et forte-
ment saillant vers l'arrière (fig. 40 et 41). Angles suturaux des élvtres
non saillants, droits ou subobtus (fig. 62) 6. E. oberthurii Fairmaire
Sillon doublant la suture méso-métasternale n'atteignant pas le milieu
du métasternum, ou, si l'atteignant, ne formant pas d'angle médian
aigu fortement saillant vers l'arrière. Angles suturaux des élvtres sail-
lants, plus ou moins aigus (fig. 63 à 66) D no : 14
Bord antérieur du clvpéus rectiligne ou faiblement concave au milieu
(fig. 22 à 24). Pubescence du dessous franchement rousse
Bord antérieur du clvpéus nettement concave au milieu (
Pubescence du dessous noire ou noir brunâtre .................... 17
Au moins la moitié antérieure des élvtres sans taches jaunes, leur angle
sutural modérément saillant (fie. 64) À : e 16
Des macules jaunes présentes sur toute la surface des élvtres, ces der-
niers à coloration foncière noire, leur angle sutural fortement saillant
CE) te ne Due 8. E. multiguttata Burmeister
Coloration foncière des élvtres uniformément brun-rouge, compte
non tenu des macules jaunes quand celles-ci sont présentes
D RU 5. E. episcopalis (Guérin-Méneville)
Coloration foncière des élvtres a rouge antérieurement et fortement
rembrunie ou noire postérieurement, sur la zone occupée par les
macules claires MES er ne ser 4. E.histrionica Burmeister
Sillon doublant la suture méso-métasternale presque glabre et nette-
ment interrompu au milieu (fig. 46). Maculature élytrale formée de ta-
ches jaune mat, entières, non fragmentées. Pvgidium sans revêtement
mat sur sa ligne longitudinale médiane, noir, sa réticulation bien visi-
ble. Angle sutural élytral fortement saillant (fig. 65)
en 7. E. aurostellata Fairmaire
Sillon doublant la suture méso-métasternale avec une rangée de pores
pilifères, très étroitement interrompu au milieu (fig. 47). Maculature
élytrale formée de taches vertes, bleues ou dorées, très irrégulières et
transversalement disposées, cette ornementation pouvant être très ré-
duite et ne subsister que sur la zone postérieure de l'élytre. Pygidium
avec un revêtement soyeux vert plus ou moins bleuâtre ou doré, voilant
le fond et ménageant deux taches subcirculaires noir mat situées de
part et d'autre de la ligne longitudinale médiane. Angle sutural élytral
modérément saillant (fig. 66)
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 17
18. Parties noires du pronotum luisantes, sans aucun revêtement mat
ne ] 19. E. urania Fairmaire
__ Parties noires du pronotum avec un revêtement mat concolore les re-
couvrant entièrement ou en partie, en ménageant, dans ce dernier cas,
un espace luisant longitudinal médian plus ou moins large
fe mer à 18. E. coelestis Burmeister
CONVENTIONS
La longueur des Insectes est mesurée du bord antérieur du pronotum à l'apex
des élvtres (tête et pygidium exclus). La largeur est mesurée là où elle atteint sa
plus grande dimension (à l'épaule).
La numérotation des sternites s'applique aux seuls sternites visibles ; ainsi le
sternite III, premier visible, est considéré comme 1*° sternite.
1. Euchroea nigrostellata Janson
(planche II, fig. 22)
Euchroea nigrostellata Janson, 1924 : 149.
Euchroea nigrostellata Janson ; J. DESCARPENTRIES, 1925 : 312.
Euchroea nigrostellata Janson ; LAMBERTON, 1925 : 589.
Type. — LECTOTYPE : 1 d, portant les étiquettes suivantes : 1°, de la main de
l’auteur, au recto : Befotaka For. E. of Tananarive, au verso : C. Lamberton 1921-
22 : 2° au recto: Type d, au verso, également de la main de l'auteur : Euchroea
nigrostellata Jans Type 6, 3° imprimé : Museum Leiden verz. F.T. Valek Lucassen
(O.E. Janson). Ensuite, deux autres étiquettes manuscrites de l'auteur, mentionnant
à nouveau le nom de l'espèce (coll. O.E. Janson < coll. F.T. Valck Lucassen < Rijks-
museum van Natuurlijke Historie, Leiden). Présente désignation.
Description. — Fig. 8 et 29.— Long. : 21 à 26 mm; larg. : 12 à 14 mm.— Corps
subparallèle, relativement allongé ; dessus jaune sauf une large bande longitudinale
médiane luisante noire, prolongée sur l'avant et sur les côtés sur la tête, parfois
deux très petites taches discales noires sur le pronotum situées de part et d'autre de
la ligne médiane, vers le milieu, des taches noires sur les élvtres. Dessous avec une
large bande longitudinale médiane luisante noire, laissant en jaune le bord posté-
rieur de l'’avant-dernier sternite et deux taches latérales sur le dernier sternite, ces
dernières se rejoignant parfois au milieu ; pattes noires avec les fémurs marqués de
jaune. Poils roux.
Tête assez allongée, bords supérieurs du clvpéus parallèles ; bords intérieurs
face latérale à fortes strioles longitudinales serrées ;
côtes fortement et obliquement rétrécis vers les an-
élargis en courbe en dehors
apex fortement échancré
gles antérieurs en avant.
Pronotum à rebord latéral très étroit, entier ;
convergents vers l'avant sur les trois cinquièmes pos! é
tés subsinués et faiblement
ieurs, nettement rétrécis en
ligne droite, légèrement concave en dehors, sur les deux cinquièmes antérieurs.
Source : MNHN, Paris
18 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Ecusson entièrement jaune, non taché de noir, imponctué.
Saillie mésosternale en triangle fortement curviligne, transverse.
Sillon doublant la suture méso-métasternale fort, formant une ligne transverse
légèrement concave en avant, à peine interrompu au milieu, non pubescent.
Métasternum à fort sillon longitudinal médian, avec quelques points moyens et
peu serrés sur les côtés de l'aire noire en avant.
Elytres à angle sutural apical effacé ; disque à interstrie sutural et une saillie
longitudinale médiane très obtusément relevés, surtout vers l'arrière. Quatre ran-
gées de taches noires :
une tache ronde, parfois transversale, au milieu de l’espace entre le bord
externe et le milieu de la longueur de l'écusson ;
une tache rectangulaire, plus ou moins arrondie, plus grande, au milieu de la
largeur du disque et à peu près au milieu de la longueur de l'élytre ;
une bande transverse ou une série de taches transverses au tiers postérieur, et
une bande transverse, ou deux petites taches, dans la région subapicale.
Sternites abdominaux à points médiocres, en rangées transversales un peu irré-
gulières, pas très serrées.
4.— Abdomen à forte dépression longitudinale médiane. Brosse de la marge
interne des tibias postérieurs occupant le sixième médian, assez serrée, plus longue
vers le genou. Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir ta-
bleau 1. Spiculum gastrale assez allongé, mince, à talon en cuiller étroite, à peine
courbée. Edéage à tambour une fois un tiers plus long que les paramères.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l'île. — MADAGAsCAR EST : Route d'Anosibe (R. Viossat, A.
Peyrieras).— Midongy du Sud (coll. Le Moult). — Befotaka (C. Lamberton).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Haut Sambirano, Antsahabe (J. Descarpentries).
Biologie. — De XI à I.
2. Euchroea auripimenta (Gory et Percheron)
(planche I, fig. 12)
Cetonia auripimenta Gory et Percheron, 1835 : 126.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron : BURMEISTER, 1842 : 575
Euchroea Auripigmenta Gory et Percheron ; SCHAUM, 1845 : 51.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; ScHAUM, 1848 : 54.
Euchraea Auripigmenta Gory et Percheron ; BLANCHARD, 1850 : 19.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; LACORDAIRE, 1856 : 523, nota.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; COQUEREL, 1865 : 8.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1306.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; KuNCKEL D'HERcULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 1
Euchroea auropigmentata Gory et Percheron ; ScHocH, 1895 : 45.
Euchroea auropigmentata Gory et Percheron ; ScHocH, 1896 : 38.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Cyrrhochroea auropigmentalis Gory et Percheron ; KRAATZ, 1901 : 11, nota.
: pige auripigmenta Gory et Percheron ; HEYNE et TASCHENBERG, 1908 : 112, pl. 20,
ig. 39.
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; POUILLAUDE, 1917 b: 66 ; 1917 c : 111 : 1917
d:pl.IV, fig. 24.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 19
roea Burmeister, tête, face dorsale. — 8, E. nigrostellata Janson. — 9, E.
10, E. auripimenta (Gory et Percheron). — 11, idem, de profil. —
12, E. a. abdominalis (Gory et Percheron). — 13, E. flavoguttata Waterhouse. — 14, E. cle-
menti Künckel d'Herculais. — 15, E. nigra Pouillaude.
Fig. 8 à 15, genre Euch
spininasuta Fairmaire. —
Source : MNHN, Paris
20 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; SCHENKLING, 1921 : 172
Euchroea auropigmentalis Kraatz ; SCHENKLING, 1921 : 172.
Euchroea auropigmentata Schoch ; SCHENKLING, 1921 : 172
Euchroea auripigmenta Gory et Percheron ; LAMBERTON,, 1925 : 589.
Type. — LECTOTYPE : 1 Ÿ, Madagascar (J. Goudot) (Muséum national d'His-
toire naturelle, Paris). Présente désignation.
Description. — Fig. 10, 11 et 33.— Long. : 20 à 23 mm; larg. : 11 à 13,5 mm.—
Corps en ovale allongé, rétréci en arrière, à plus grande largeur aux épaules. Face
dorsale avec un revêtement continu et dense jaune d'ocre, orné de quelques taches
rondes noires. Face sternale variée de noir, de jaune et de jaune verdâtre très pâle.
Poils roux.
Tête légèrement transverse ; clypéus à côtés droits, un peu élargis vers l'avant ;
bord antérieur largement échancré, angles antérieurs largement arrondis, étirés et
relevés vers l'avant, déprimé longitudinalement contre le bord supérieur. Ponctua-
tion médiocre mais serrée, formée de points un peu irréguliers et arqués sur le
vertex, assez serrés sur les bourrelets latéraux du clypéus, assez fins et écartés sur le
reste de la surface. Noir mat avec les bords brillants, de chaque côté une large
bande longitudinale jaune, interrompue par la suture clypéo-frontale, s'élargissant
progressivement vers l'avant, laissant les bords libres, parfois réunie à sa symétri-
que le long du bord antérieur.
Pronotum à angles postérieurs arrondis ; côtés faiblement convergents et à
peine concaves sur la moitié basilaire ; rétrécis en ligne droite vers l'avant en avant
des angles latéraux. Ponctuation fine et éparse. Jaune, avec ordinairement deux
petites taches noires situées de chaque côté du milieu, ces taches parfois absentes
ou pouvant, exceptionnellement, être accompagnées d'un semis de très petites ta-
ches supplémentaires sur le milieu du disque.
Ecusson à côtés concaves et sommet aigu. Ponctuation fine et éparse. Jaune,
avec une grande tache noire, pouvant parfois se dissocier en deux taches bien sépa-
rées et exceptionnellemnt disparaître.
Saillie mésosternale forte, convexe, lisse sauf quelques points épars, arrondie
en arrière, anguleuse en avant, les côtés de la pointe un peu concaves.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en double et forte courbe, sans
pores piligères, brièvement interrompu en son milieu ; sillon longitudinal médian
du métasternum avec une fossette sur son quart postérieur. Ailes du métasternum
avec quelques gros pores sétigères ; disque avec quelques points écartés. Hypomè-
res jaunes ; côtés du métasternum jaune verdâtre très pâle et tachés de points noirs
arqués ouverts en arrière ; une étroite bande de même couleur imponctuée borde la
saillie antérieure du métasternum ; hanches III plus où moins largement teintées de
jaune verdâtre pâle.
Elytres à angles apicaux internes divergents en dehors, saillants en arrière
mais obtus, teintés de noir. Chaque élytre porte une rangée irrégulière de points
noirs le long des côtés de l'écusson ; trois lignes de points noirs, moyens, un peu
arqués et ouverts en arrière : la première parallèle à la suture et atteignant en
avant le milieu des côtés de l'écusson ; les deux autres discales, la deuxième attei-
gnant le bord externe de la tache noire apicale, la troisième dépassant l’angle in-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 21
terne de la tache latéro-apicale ; espace entre les stries I et II semé de points sem-
blables à ceux des stries, pas plus serrés et disposés sans ordre ; pas de points noirs
entre II et III; des points noirs semblables en dehors de la III, mais progressive-
ment plus faibles vers l'extérieur. Deux assez grandes taches noires sur la partie
apicale des élytres : une entre l'angle sutural et l'angle apical externe, l'autre en
dedans et en avant de celui-ci (ces taches peuvent disparaître parfois, ou être rédui-
tes à une seule petite tache entre la suture et l'angle apical ; le disque des élytres
peut aussi porter des petites taches surnuméraires en avant des taches usuelles).
Pygidium noir mat avec une bande médiane jaune élargie à la base et à l'apex.
Sculpture formée de points médiocres et écartés.
Sternites abdominaux I à IV avec une bande latérale jaune verdâtre très pâle,
transversale, le long du bord postérieur, ponctuée comme les côtés du métaster-
ernite I avec, en outre, une tache pâle transverse médiane, pouvant parfois
être présente sur les autres sternites ; sternites II à V avec une bande transversale
médiane de même teinte bordant la marge antérieure, parfois interrompue au mi-
lieu : sternite V avec une étroite bande marginale pâle le long du bord postérieur,
parfois interrompue au milieu ; dernier sternite avec une tache pâle oblique, ova-
laire, disposée transversalement sur les côtés.
Sternites abdominaux à gros points pilifères, peu serrés, disposés en lignes
transversales irrégulières
&.— Abdomen à nette, large, mais pas très profonde dépression longitudinale
médiane. Tibias postérieurs rétré
sur les deux cinquièmes basilaires, avec une
assez courte brosse de poils bruns serrés au début de l'élargissement du bord in-
terne. Longueurs relatives : tibia postérieur | tarse et ses articles, voir tableau 1
Spiculum gastrale à tige relativement courte et arquée. Edéage à tambour une fois
un tiers plus long que les paramères.
S
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur /tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Baie d'Antongil, Beanana, Ambo-
divoangy (J. Vadon), Fampanambo, Ankoetrika (A. Peyrieras).— Base de la
presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m (A. Peyrieras). — Seranambe (A. Peyrieras). —
Antsianaka et lac Alaotra (Perrot frères). — Route de Tamatave, p. k. 181, environs
de Beforona (A. Peyrieras). — Rogez (A. Peyrieras).
Biologie. — Sauf à Hiaraka, localité située très près de la mer et où de nom-
breuses Euchroea, normalement limitées aux basses altitudes, atteignent le seuil de
1 000 m, E. auripimenta ne paraît pas dépasser l'altitude de 500 m ; s'observe de IX
à XII, sur fleurs de Palmiers, Makolody et Bananes.
Nous conservons pour cette espèce la graphie originale du nom de GorY et
PERCHERON et rejetons la correction introduite par BURMEISTER d'auripimenta en
auripigmenta.
Les auteurs n’ont pas explicitement indiqué que leur nom fait référence à une
pigmentation dorée (même si la chose est vraisemblable). Enfin, SCHOCH a introduit
une double correction : replaçant un g, peut être oublié, et redoublant la syllabe
terminale, puis KRAATZ, a proposé une variante en alis. Ces variations et la relative
incertitude quant à l'intention des premiers descripteurs nous incitent à conserver,
sans changement, le nom qu'ils ont publié.
Source : MNHN, Paris
22; R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
3. Euchroea spininasuta Fairmaire
(planche II, fig. 21)
Euchraea spininasuta Fairmaire, 1898 : 403.
Euchroea spininasuta Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 292.
Euchroea spininasuta Fairmaire ; MARIE et LESNE, 1917 : 48.
Euchroea spininasuta Fairmaire ; BOURGOIN, 1917 : 246.
Euchroea spininasuta Fairmaire ; POUILLAUDE, 1917 b: 66 ; 1917
fig. 27, pl. IV, fig. 23
Euchroea spininasuta Fairmaire ; SCHENKLING, 1921 : 173
102 ; 1917 d': pl. HI,
Type. — Holotype : 1 ©, Madagascar Est, forêt de Fito, VI-VII-1897 (Perrot frè-
res) (coll. R. Oberthür < Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — Fig. 9 et 28.— Long. : 18 à 20 mm ; larg. : 10 à 11 mm.— Corps
en ovale à plus grande largeur un peu derrière les épaules. Avant-corps noir, luisant
ou mat, à taches jaunes ; écusson noir brillant, parfois mat en partie et taché de
les côtes et le calus huméral
jaune : élytres brun rouge sombre mat, avec, parfo
brillants, tachés de jaune ; dessous noir luisant à taches jaunes. Poils roux.
Tête aussi large que longue ; clypéus élargi en courbe sur les côtés, à rebord en
bourrelet large ; angles antérieurs arrondis ; bord antérieur saillant en large angle
médian dentiforme. Ponctuation assez fine et écartée sur le disque, devenant serrée
et plus forte sur les côtés et sur l'arrière du vertex. Facettes des yeux assez petites et
visibles. La tête porte deux bandes longitudinales jaunes, larges, à bords un peu
déchiquetés, se réunissant parfois en avant, à la base de la dent médiane du clypéus
qu'elles ne couvrent pas, laissant les côtés du clypéus noirs. Pièces buccales brunes.
; angles postérieurs arrondis ; côtés un peu
Pronotum plus large que lon
concaves devant ces angles, puis rétrécis en ligne droite vers l'avant après un angle
externe complètement effacé ; ligne longitudinale médiane, lorsque limitée par un
revêtement mat, prolongée jusqu’à la base où elle atteint sa plus grande largeur.
Ponctuation fine et éparse sur le disque ; formée sur les côtés, et surtout sur les
angles postérieurs de gros points superficiels et serrés. Disque avec ordinairement
quatre taches : deux arrondies, situées un peu en avant du milieu de la longueur, de
part et d'autre de la ligne médiane ; deux autres allongées, un peu obliques, diri-
gées de dehors en dedans et se rétrécissant vers l'arrière où elles viennent presque
toucher la base de chaque côté du milieu. En dedans du rebord latéral avec une
bande longitudinale jaune portant en dedans trois fortes échancrures limitant qua-
tre taches plus larges, ces dernières, parfois déchiquetées, peuvent également se
développer et s'étendre intérieurement pour rejoindre les taches discales.
Ecusson avec ou sans petites taches jaunes aux angles antérieurs et sur les
côtés avant l'angle apical ; pratiquement imponctué.
Saillie mésosternale en triangle plus large que haut, à côtés curvilignes un peu
concaves ; angle antérieur très marqué ; surface sternale concave, à points moyens
sur les côtés.
Sillon doublant la suture méso-métasternale transverse, entier, à peine angu-
leux au milieu, portant une rangée de pores sétigères.
Métasternum déprimé au milieu, avec un sillon longitudinal médian entier,
élargi en fossette superficielle en arrière.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 23
Hypomères tachés de jaune, comme le bord externe du métasternum.
Elytres tronqués au bord postérieur, l'angle apical interne simple, non saillant ;
interstrie sutural et deux interstries discaux un peu relevés en large côte basse ; une
ligne de points forts, serrés, ouverts en arrière, un peu irréguliers, limite en dehors
l'interstrie sutural ; une ligne discale semblable, effacée comme elle au cinquième
apical borde en dehors la première côte discale : cette ligne est suivie vers l'exté-
rieur de 4 ou 5 rangées semblables, mais moins régulières, de points ouverts en
arrière et progressivement plus petits vers l'extérieur. Sur la partie apicale, les
points fusionnent en un réseau irrégulier délimitant des espaces relevés. Trois ban-
des transverses obliques de taches jaunes, pouvant être très réduites ou même dis-
paraître : une bande antérieure avec une petite tache allongée, accolée au bord,
juste sous le calus huméral, suivie vers l'arrière de deux taches plus grandes, l'une
accolée au bord et disposée en travers, l’autre plus arrondie et située près de la
suture ; bande médiane nettement oblique, formée d'une longue tache transverse,
presque accolée au bord et de deux taches, une plus grande, irrégulièrement arron-
die, au milieu, et une plus petite près de la suture, alignée sur la tache interne de la
première bande ; bande postérieure avec une petite tache transverse proche du bord
externe, suivie en arrière et le long du bord, d'une tache irrégulière bien plus
grande, puis au milieu de l'espace apical d'une tache transversale très irrégulière.
Pygidium à points moyens, ocellés, irréguliers, serrés ; une tache latérale trans-
versale jaune, pouvant être divisée et très réduite, de chaque côté, et une bordure
apicale irrégulière jaune pouvant disparaître en ne laissant subsister qu'une très
petite tache apicale médiane.
Sternites abdominaux à gros points irréguliers, écartés, simulant des lignes
transverses. Sternites I à IV avec une petite tache jaune transverse à l'angle
postéro-externe ; parfois une petite bande transverse jaune le long des côtés au bord
antérieur sur les sternites IT à V.
8.— Abdomen nettement concave en long au milieu. Tibias postérieurs avec
une brosse interne très serrée, occupant le sixième médian, plus longue vers le ge-
nou. Longueurs relatives : tibia postérieur | tarse et ses articles, voir tableau 1.
Spiculum gastrale à manubrium assez court et fortement élargi en arrière. Edéage
à tambour moins de deux fois plus long que les paramères.
Q.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Ampamaherana (Rouxéville).
MapaGascaR Esr: Pentes du massif du Marojejy (P. Soga).— Base de la
presqu'île Masoala, Hiaraka, 1000m (A. Peyrieras). — Forêt de Fito (Perrot
frères). — Rogez (A. Peyrieras).— Environs de Périnet, route de la Grande Ile
(A. Peyrieras). — Est de Vondrozo, col de Madiorano (A. Peyrieras).
MaDaGascaR CENTRE : Mahatsinjo (coll. Le Moult).
Biologie. — S'observerait entre 700 et 1 000 m d'altitude, de III à VI et en XIT ;
est attirée par la fumée et par les fleurs de Palmiers.
11 semblerait que les populations de la région de la baie d’Antongil (presqu'île
Masoala) présentent un pronotum à revêtement mat noir plus étendu avec les ta-
ches discales jaunes isolées, non réunies aux macules latérales.
Source : MNHN, Paris
24 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
4. Euchroea histrionica Burmeister
(planche I, fig. 7 et 8)
Euchroea histrionica Burmeister, 1842 : 575.
Euchraea Histrionica Burmeister ; BLANCHARD, 1850 : 20.
Euchroea Histrionica Burmeister ; SCHAUM, 1845 : 51.
Euchroea histrionica Burmeister ; SCHAUM, 1848 : 54.
Euchroea histrionica Burmeister ; LACORDAIRE, 185
Euchroea histrionica Burmeister ; COQUEREL, 1865 : 8
Euchroea histrionica Burmeister ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1036
Euchroea histrionica Burmeister ; KÜNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 3.
Euchroea histrionica Burmeister ; ScHOCH, 1895 : 45.
Euchroea histrionica Burmeister ; ScHoCH, 1896 : 39.
Euchraea histrionica Burmeister ; FAIRMAIRE, 1899 : 1
Euchroea histrionica Burmeister ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea histrionica Burmeister ; KRAATz, 1901 : 11, nota.
Euchroea histrionica Burmeister ; HEYNE et TASCHENBERG, 1908 : 112 ; pl. 20,
Euchroea histrionica Burmeister ; MARIE et LESNE, 1917 : 48.
Euchroea histrionica Burmeister ; POUILLAUDE, 1917 b:67; 1917c: 107; 19174d:pl. IV,
fig. 13.
Euchroea histrionica Burmeister ; SCHENKLING, 1921 : 173
23, nota
g. 40.
Type. — LECTOTYPE : 1 4, Madagascar (/. Goudot) (Muséum national d'His-
toire naturelle, Paris). Présente désignation.
Description. — Fig. 1 à 7, 24, 52 et 64.— Long.: 18 à 22 mm; larg.: 10 à
12 mm.— Corps en ovale assez étroit, mat en dessus, brun rouge avec les élytres
rembrunis postérieurement, varié de taches jaunes ou vert plus ou moins bleuâtre
très variables, mais plus nombreuses sur les élytres, sur la moitié postérieure ; des-
sous brillant taché de jaune latéralement. Poils roux.
Tête aussi longue que large, à côtés parallèles ; angles antérieurs largement
arrondis et bord antérieur presque droit, à peine concave au milieu. Sculpture in-
distincte sous le revêtement mat. Jaune, étroitement le bord et une bande longitudi-
nale médiane, rétrécie en pointe vers l'avant sans l’atteindre, noirs.
Pronotum à angles postérieurs arrondis, non saillants ; rebord latéral en bour-
relet net mais assez étroit, n’atteignant pas le sommet de l'angle postérieur ; côtés
un peu rétrécis en faibie courbe concave sur la moitié basale, puis nettement rétré-
cis en ligne droite ou à peine concave vers l'avant ; base assez nettement concave au
milieu, devant l’écusson. Sculpture indistincte sous le revêtement du fond. Colora-
tion du fond brun rouge plus ou moins foncé, parfois noir : taches jaunes très varia-
bles ; au moins une bande latérale laissant l'arête externe et l'angle postérieur
bruns, et une petite tache au milieu de la base un peu en retrait de celle-ci. À ces
taches peuvent s'ajouter une tache longitudinale au milieu du bord antérieur, qua-
tre taches en trapèze sur la moitié postérieure du disque et une tache longitudinale
médiane.
Ecusson mat, avec une tache jaune sur chaque angle, la tache de l'angle posté-
rieur parfois divisée. Mésépimères, métépisternes et métépimères largement jaunes.
Saillie mésosternale en triangle très allongé, à côtés curvilignes et apex aigu.
Sillon doublant la suture méso-métasternale net, fort, en double courbe, légère-
ment interrompu au milieu, sans poils.
Source : MNHN,
Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 25
eister, tête, face dorsale. — 16, E. parceguttata Fairmaire. —
ercheron).— 19, E. vadoni Ruter.—
Fig. 16 à 21, genre Euchroea Burm
17, E. viossati Ruter.— 18, E. desmarest (Gory et P.
20, E. aurora Burmeister.— 21,E. oberthurii Fairmaire.
Source : MNHN, Paris
26 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Métasternum déprimé au long du milieu, à points moyens et points très fins,
épars ; ailes du métasternum largement tachées de jaune.
Elytres à angle apical interne saillant et divergent. Côtes à peine distinctes.
Une petite tache jaune subhumérale latérale, trois bandes transverses, un peu obli-
ques, jaunes ou vert plus ou moins bleuâtre, de chacune deux taches, les postérieu-
res parfois réunies, situées sur la moitié postérieure de l'élytre, où le fond est rem-
bruni ; parfois quatre taches en trapèze encadrant la suture en avant de la bande
antérieure. Sculpture indistincte, sauf dans la région apicale, à courtes et fines rides
ondulées, pas très serrées, précédées vers l'avant par quelques gros points arqués.
Pygidium avec quatre taches basilaires parfois réunies deux à deux et une
grosse tache apicale ; sculpture peu distincte, formée de points arqués et espacés
sur le milieu et de fines rides transverses le long de la base.
Angle latéro-postérieur des sternites I à IV largement taché de jaune ; en outre
une tache transverse de chaque côté du milieu sur les sternites II à V et parfois une
très petite tache de part et d'autre du milieu sur le sternite VI. Sternites à chagrina-
tion à mailles transverses, ponctuation formée de gros points épars, plus ou moins
disposés en lignes transverses, mêlés à des points très fins, peu serrés.
4.— Abdomen à large dépression longitudinale médiane. Tibias postérieurs à
brosse interne peu saillante, mais longue. Longueurs relatives : tibia postérieur /
tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale long et grêle, à talon court, à
sommet en angle vif. Edéage à tambour une fois et demie plus long que les paramè-
res, ces derniers à côtés externes dilatés latéralement avant les sommets.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR EST : Beanana (J. Vadon).— Baie d’An-
tongil : Antakotako, Nandihizina, Fampanambo, Marofotra, Ankoetrika (J. Vadon et
A. Peyrieras). — Mont Antampona (A. Peyrieras). — Base de la presqu'île Masoala,
Hiaraka, 1 000 m (A. Peyrieras). — Antsianaka (Perrot frères). — Forêts de Fito (Perrot
frères). — Forêt d’Alahakato, près Tamatave (E. Perrot). — Brickaville (Cap. Refroi-
guey).— Fanovana (G. Olsoufieff). — Environs de Moramanga, vallée du Mangoro
(H. Ungemach).— Ouest de Moramanga, Anjiro (J. Vadon). — Route d’Anosibe (R.
Viossat). — Sandrangato (A. Peyrieras). — Périnet (J. Vadon, G. Olsoufieff, H. de Toul-
goët). — Région de Mananjary (A. Mathiau).— Sahasinaka (R. Catala).— Est d'Am-
balavao, Ambondrobe (A. Peyrieras). — Est de Vondrozo, col de Madiorano (A. Pey-
rieras).
MADAGASCAR CENTRE : La Mandraka (A. Peyrieras).
Biologie. — Espèce largement répandue de 0 à 1 250 m d'altitude. Apparaît de
III à VII.
Les larves vivent dans le terreau accumulé par les Asplenium épiphytes en fo-
rêt, jamais dans le terreau des Pandanus.
5. Euchroea episcopalis (Guérin-Méneville)
(planche Il, fig.20)
Cetonia episcopalis Guérin-Méneville, 1832 : Classe IX, pl. 21.
Cetonia loricata Klug, 1833 : 84, pl. IL, fig. 12.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; BURMEISTER, 1842 : 576.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 27
Cetonia loricata Klug ; BLANCHARD, 1842 : 1.
Euchroea Episcopalis Guérin-Méneville : SCHAUM, 1845 : 51
Euchroea Loricata Klug ; SCHAUM, 1845 : 51
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; SCHAUM, 1848 : 54
Euchraea Episcopalis Guérin-Méneville ; BLANCHARD, 1850 : 19.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; LACORDAIRE, 1856 : 523, nota.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; COQUEREL, 1865 : 8
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1306.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; KÜNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig.6.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; ScHocH, 1896 : 39
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; ScHocH, 1898 : 82.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; ALLUAUD, 1900 : 291
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; KRaATz, 1901 : 11, nota.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; POUILLAUDE, 1917 b: 67; 1917 c: 110; 19174:
pl.IV, fig. 16.
Euchroea episcopalis Guérin-Méneville ; SCHENKLING, 1921 : 173
Types. — episcopalis Guérin-Méneville. Holotype : 1 ?, Madagascar Est, Tama-
tave (coll. R. Oberthür < Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
loricata Klug. Holotype : Madagascar (Museum für Naturkunde, Berlin).
Description. — Fig. 23, 42 et 53.— Long. : 18 à 22 mm; larg. : 9 à 12,5 mm.—
Corps en ovale assez allongé ; dessus uniformément rouge foncé mat à taches oran-
gées : pygidium noir mat à taches orangées ; dessous noir brillant à taches latérales
orangées. Poils roux.
Espèce très proche d'E. histrionica : elle en diffère par la forme plus régulière-
ment ovalaire, le pronotum proportionnellement plus étroit en avant et à base
moins fortement sinuée contre l'écusson, les élytres, ensemble, proportionnellement
plus étroits en arrière ; en diffère également par la maculature du dessus plus ré-
duite, parfois nulle, le pronotum à marge latérale orangée le plus souvent incom-
plète, plus ou moins effacée en arrière, rarement avec des taches discales ; écusson
le plus souvent immaculé, parfois des taches sur les angles ; élytres à coloration
foncière uniforme, non rembrunie postérieurement, typiquement sans tache, où
avec une petite tache près du bord latéral vers le quart postérieur, parfois une tache
latérale supplémentaire vers le milieu et une autre contre le bord apical, rarement
quelques taches discales. Sculpture de l'apex des élytres semblable à celle de E.
histrionica. Maculature du dessous moins développée, les taches de l'angle latéro-
postérieur des sternites I à IV plus petites, les taches transverses de chaque côté du
milieu sur les sternites II à V parfois nulles.
8.— Abdomen à large dépression longitudinale médiane. Brosse interne des
tibias postérieurs relativement étendue le long du tibia, assez courte. Longueurs
relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale
identique à celui de E. histrionica. Edéage à tambour un peu moins de une fois et
demie plus long que les paramères, ces derniers longuement et régulièrement rétré-
cis vers l'avant, leurs côtés externes non dilatés latéralement avant les sommets
comme chez E. histrionica.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur | tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Antankares, d'Isokitra à Diégo-
Suarez (E. et B. Perrot).
Source
: MNHN, Paris
28 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
MADAGASCaR EST : baie d'Antongil, Sahantaha (Michel), Fampanambo (A. Pey-
rieras), Maroantsetra, Antakotako, Ambodivoangy (J. Vadon).— Baie d'Antongil
[Antanambe] (A. Mocquerys). — Région de Soanierana (A. Mathiau). — Antsianaka
(coll. Ch. Alluaud).— Forêts de Fito (Perrot Frères). — Tamatave et forêt d'Alaha-
kato (E. Perrot). — Tamatave (Type). — Brickaville (Cap. Refroiguey). — Région de
Mananjary (A. Mathiau).
Biologie. — Apparaît de V à VIII, sur les inflorescences de Ravenea, semble li-
mitée à la zone 0 - 300 men altitude.
6. Euchroea oberthurii Fairmaire
(planche II, fig. 17 et 18)
Euchraea Oberthurii Fairmaire, 1898 : 402
Euchroea Oberthuri Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea Oberthüri Fairmaire ; MARIE et LESNE, 1917 : 48.
Euchroea Oberthüri Fairmaire ; PoUILLAUDE, 1917 b: 67; 1917 c: 108; 1917 d: pl. II,
fig 29 , pl. IV, fig. 7 et 12.
Euchroea Oberthüri Fairmaire ; SCHENKLING, 1921 : 173.
Euchroea oberthuri Fairmaire ; RUTER, 1973 : 124
Type. — Holotype : 1 9, Madagascar Est, forêt de Fito, VI-VII-1897 (Perrot
frères) (coll. R. Oberthür < Muséum national d'Histoire naturelle, Paris)
Description. — Fig. 21, 40 et 62.— Long. : 20 à 25 mm; larg. : 11,5 à 1S mm.—
Corps parallèle, face dorsale brun rouge mat à taches jaunes voilant le fond sur la
tête, les côtés du pronotum, les côtés et l'arrière des élytres et le pygidium ; dessous
noir brillant, pygidium à coloration foncière noir mat.
La coloration jaune peut envahir le dessus du pronotum et, par l'apex et les
côtés, puis les côtes élytrales, aboutir à une forme uniformément jaune : forme
benezechi J. Descarpentries (voir ci-dessous). Pubescence noir plus où moins brunä-
tre.
Clypéus transverse, environ un tiers plus large que long ; ses côtés droits en
avant ; angles antérieurs arrondis ; bord antérieur faiblement concave et relevé ;
côtés faiblement déprimés contre le rebord latéral, celui-ci très relevé. Sculpture
comprenant une fine chagrination à mailles iso-diamétrales et transverses, mêlée
de points microscopiques écartés et de point moyens écartés. Tête noire, les côtés
avec une large bande longitudinale jaune, unie en avant à sa symétrique, mais lais-
sant les bords noirs.
Pronotum légèrement élargi sur les côtés de la base vers l'angle externe, en
courbe concave, puis fortement rétréci vers l'avant en ligne droite à peine concave
en dehors. Rebord externe distinct, n'atteignant pas l'angle postérieur qui est large-
ment arrondi. Ni sillon, ni relief longitudinal médian. Sculpture à points moyens,
arqués, peu serrés sur les côtés, épars sur le disque. Brun rouge plus ou moins
sombre, une bande étroite, plus ou moins discontinue le long du bord externe,
jaune. Mésépimères jaunes en dessus.
Ecusson imponctué.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 29
Saillie mésosternale en triangle curviligne, convexe et très finement pointillée
en dessous.
Sillon doublant la suture méso-métasternale entier, en très forte courbe double,
prolongée au milieu par le sillon longitudinal médian du métasternum ; sans pores
sétigères. Ailes du métasternum à gros points arqués, pas très serrés, ouverts en
arrière ; disque à peu près lisse.
Mésépimères, métépimères, hanches postérieures et sternites abdominaux avec,
sur les côtés, une tache jaune.
Elytres à angles apicaux internes obtus et peu divergents. Côtes peu marqué
des lignes de gros points arqués ouverts en arrière, assez réguliers ; apex à très gros
points arqués assez espacés, plus ou moins confluents, suivis vers l'extrême bord
d'une très petite plage apicale à fines rides transverses arquées et assez serrées.
&.— Abdomen faiblement déprimé longitudinalement au milieu. Tibias posté-
rieurs à brosse interne développée sur le tiers médian, plus longue et plus fournie
vers le genou. Longueurs relatives : tibia postérieur/tarse et ses articles, voir ta-
bleau 1. Spiculum gastrale court, à talon en cuiller très allongée et symétrique.
Edéage à tambour un tiers plus long que les paramères.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur/tarse et ses articles, voir tableau 1
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR EST : Environs de Maroantsetra (J, Va-
don). — Fampanambo (A. Peyrieras). — Presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m (A.
Peyrieras). — Forêt de Fito (Perrot frères). — Route d’Anosibe, Sandrangato, 900 m
(A. Peyrieras). — Rogez (A. Peyrieras).
Biologie. — Apparaît de V à VIII. Ne dépasse pas en altitude le niveau 800 -
1 000 m. Est attirée par la fumée.
Euchroea oberthurii forme benezechi J. Descarpentries
(planche II, fig. 19)
Euchroea Benezechi J.Descarpentries, 1925 : 311.
Euchroea Chauvini Lamberton, 1925 : 588.
Euchroea Benezechi J. Descarpentries ; LESNE, 1927 : 148.
Euchroea Chauvini Lamberton ; LESNE, 1927 : 148.
Euchroea oberthuri forme benezechi J. Descarpentries ; RUTER, 1973 : 124.
Euchroea chauvini Lamberton ; RUTER, 1973 : 124
Types. — benezechi J. Descarpentries. Holotype : 1 à, Madagascar Est, Ana-
rabe, forêt Tanala, IX-1922 (Bénézech) (Muséum national d'Histoire naturelle,
Paris).
chauvini Lamberton. « Type » : Madagascar Est, région de Brickaville, forêt
d'Ambohitrakolahy (Chauvin), déposé dans les collections de l'Académie malgache
à Tananarive et disparu. Nous désignons présentement comme LECTOTYPE un
exemplaire ®, de même provenance, déposé par LAMBERTON dans les collections du
Muséum de Paris et que cet auteur considérait comme un « Cotype » de son espèce.
Source : MNHN, Paris
30 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Description. — Tous les caractères d’E. oberthurii Fairmaire, mais le corps en-
tièrement recouvert d’un enduit jaune mat.
Le passage de la forme type d'oberthurii à la forme type de benezechi se fait par
une série de formes intermédiaires :
Sur la tête, les deux bandes tendent à fusionner, réduisant, puis effaçant une
étroite bande médiane sombre ;
sur le pronotum, une petite tache antérieure médiane s'étend vers l'arrière et
vers les côtés, tandis que la bande latérale se prolonge le long de la base. Finale-
ment le pronotum est entièrement jaune ;
sur les élytres, les taches latérales confluent et s'étendent ; il apparaît une om-
bre jaune sur les côtés de l'écusson et sur la partie voisine de l'élytre ; puis la teinte
jaune recouvre tout l'élytre, sauf la moitié antérieure de l’interstrie sutural et de la
côte humérale et la moitié centrale de la côte médiane. Enfin, les élvtres sont uni-
formément jaunes ;
les taches jaunes du pygidium s'étendent, confluent et recouvrent toute la sur-
face ;
sur la face sternale, les pièces sternales du pronotum se couvrent de jaune et
une tache jaune s'étend sur les ailes du métasternum, ainsi que sur la base de cha-
que sternite abdominal.
È D'après RUTER, citant les observations de A. PEYRIERAS, la forme benezechi, tou-
jours plus rare que la forme type et, en général, récoltée en exemplaires isolés,
aurait cependant tendance à devenir plus abondante en altitude, mais les détails de
sa répartition sont encore mal connus.
On peut indiquer qu’au col de Madiorano, près de Vôndrozo, en mai, PEYRIERAS
n'a récolté que des benezechi ; il en est allé de même une année à Rogez.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Base de la presqu'île Masoala, Hia-
raka 1000m (A. Peyrieras). — Région de Brickaville, forêt d'Ambohitrakolahy
(H. Chauvin). — Rogez (A. Peyrieras).— Route d’Anosibe, Sandrangato, 900 m
(A. Peyrieras). — Région de Mananjary (A. Mathiau).— Forêt Tanala, Anarabe (Bé-
nézech). — Est de Vondrozo, col de Madiorano (A. Peyrieras).
Biologie. — Apparaît de V à IX.
7.Euchroea aurostellata Fairmaire
(planche I. fig. 2)
Euchraea aurostellata Fairmaire, 1898 : 402
Euchroea aurostellata Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea aurostellata Fairmaire ; MARIE et LESNE, 1917 : 48.
Euchroea aurostellata Fairmaire ; PouiLLAUDE, 1917 b: 67 ; 1917 c : 104; 1917 d': pl. IV,
fig. 15.
Euchroea aurostellata Fairmaire ; SCHENKLING, 1921 : 173.
Type. — LECTOTYPE 1 6, Madagascar Nord, Antankares, d’Isokitra à Diégo-
Suarez, V - X- 1891 (E. et B. Perrot) (coll. R. Oberthür < Muséum national d'His-
toire naturelle, Paris). Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 31
Fig. 22 à 27, genre Euchroea Burmeister, tête, face dorsale. — 22, E. -multiguttata
Burmeister. — 23, E. episcopalis (Guérin-Méneville). — 24, E. histrionica Burmeister. —
25, E. aurostellata Fairmaire. — 26, E. c. coelestis Burmeister. — 27, E. coelestis peyrierasi
Ruter.
Source : MNHN, Paris
32 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Description. — Fig. 25, 46, 54 et 65.— Long.: 21 à 22mm; larg.: 11 à
12 mm.— Corps subrectangulaire ; dessus mat, noir faiblement brunâtre, varié de
brun rouge et de jaune. Dessous brillant, taché de jaune sur l'avant-corps et de
blanc sur l'abdomen. Poils noirs.
Tête aussi longue que large, à côtés faiblement élargis vers l'avant ; angles an-
térieurs arrondis et bord antérieur nettement concave ; ponctuation assez fine et
écartée. Noire, avec, de chaque côté, une large bande longitudinale jaune, laissant
le bord libre et très largement unie à sa symétrique en avant.
Pronotum à angles postérieurs arrondis ; côtés rétrécis en ligne subsinueuse
vers l'avant sur la moitié postérieure, bien plus nettement et en ligne droite en
avant des angles latéraux ; rebord latéral fin mais net, n’atteignant pas les angles
postérieurs. Ponctuation assez fine et éparse. Typiquement, une large bande jaune,
irrégulière en dedans, borde entièrement le pronotum en laissant le bord basal
étroitement libre devant l'écusson, cette bande parfois interrompue au milieu, au
bord antérieur et près du bord postérieur, où peuvent subsister une ou deux petites
taches isolées ; le pronotum porte en plus, parfois, de très petites taches discales de
part et d'autre de la ligne longitudinale médiane. Epimères mésothoraciques jaunes
en dessus.
Ecusson imponctué, noir ou taché de jaune aux angles antérieurs.
Saillie mésosternale en triangle curviligne, relativement allongée.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en large courbe fortement inter-
rompue au milieu, sans pores sétigères. Ailes du métasternum à gros points arqués
assez serrés.
Elvtres à angles apicaux internes très saillants et fortement divergents. Inter-
strie sutural et côtes nets mais pas très saillants ; des lignes longitudinales de
points moyens, pas très réguliers. Apex à rides ondulées pas très denses, assez gran-
des, arquées, confluentes. Brun rouge plus ou moins sombre en avant, noir faible-
ment brunâtre postérieurement ; une tache jaune allongée le long du bord externe
sous l'épaule, dilatée en dedans vers l'arrière ; une tache jaune transverse sur le
bord au m
rieur et une tache jaune transverse parallèle au bord apical le long de celui
disque avec une assez grande tache près de la suture derrière l'écusson, parfois une
tache surnuméraire entre cette dernière et la tache latérale antérieure, et deux ta-
ches prolongeant la tache latérale médiane en une bande transverse.
Pygidium jaune avec une large bande médiane noire. Sculpture à très denses
rides transverses, ondulées et plus ou moins confluentes.
Dessous noir brillant. Métépisternes et hanches postérieures tachés de jaune.
Sternites abdominaux II à V à bandes latérales transverses blanches, parfois disso-
ciées en taches.
ieu de la longueur ; une petite tache jaune sur le bord au quart posté-
i;
Sculpture des sternites abdominaux formée d'une chagrination à mailles trans-
verses, mélée de points très fins, épars et de points médiocres, épars, arqués, deve-
nant beaucoup plus gros et serrés sur les côtés.
8.— Abdomen fortement déprimé en long au milieu de la face sternale. Tibias
postérieurs à brosse interne réduite à quelques poils espacés vers le tiers basal.
Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spicu-
lum gastrale assez court, le talon en longue cuiller assez étroite, courbée en dehors.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 53
Edéage à tambour de peu plus long que les paramères, ces deïniers assez fortement
rétrécis vers le sommet, leur bord interne nettement concave.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur /tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Antankares, d'Isokitra à Diégo-
Suarez (E. et B. Perrot). — Montagne d'Ambre, les Roussettes (A. Peyrieras)
MADAGASCAR CENTRE : Nord d’Ankazobe, tampoketsa d'Ambohitantely (A. Pey-
rieras).
Biologie. — Apparaît en IV et en V, fréquente les fleurs de Palmiers et est atti-
rée par la fumée.
8. Euchroea multiguttata Burmeister
(planche I, fig. 11)
Euchroea multiguttata Burmeister, 1842 : 577.
Euchroea Multiguttata Burmeister ; SCHAUM, 1845 : 51
Euchroea multiguttata Burmeister ; SCHAUM, 1848 : 54
Euchraea Multiguttata Burmeister ; BLANCHARD, 1850 : 20.
Euchroea multiguttata Burmeister ; LACORDAIRE, 1856 : 523, nota.
Euchroea multiguttata Burmeister ; COQUEREL, 1865 :
Euchroea multiguttata Burmeister ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1306
Euchroea multiguttata Burmeister ; KÜNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 2
Euchroea multiguttata Burmeister ; SCHOCH, 1895 : 45.
Euchroea multiguttata Burmeister ; SCHOCH, 1896 ; 39.
Euchroea multiguttata Burmeister ; ALLUAUD, 1900 : 291
Euchroea multiguttata Burmeister ; POUILLAUDE, 1917 b : 67 ; 1917 c: 105 ; 1917 d': pl. IV,
fig.21
Euchroea multiguttata Burmeister ; SCHENKLING, 1921 : 173
Type. — LECTOTYPE : 14, Madagascar, (J. Goudot) (Muséum national d'His-
toire naturelle, Paris). Présente désignation.
Description. — Fig. 22, 44 et 63.— Long. : 19 à 20 mm ; larg. : 10 à 11,5 mm.—
Corps en ovale large. Noir très faiblement brunâtre mat à dessins jaunes en
dessus ; noir brillant à dessins jaunes en dessous. Poils roux.
Tête aussi large que longue ; bords supérieurs des côtés du clypéus droits, pa-
rallèles : bords inférieurs élargis en faible courbe vers l'avant ; angles antérieurs un
peu arrondis ; bord antérieur droit. Deux bandes longitudinales jaunes, laissant les
bords noirs, élargies vers l'avant où elles se rejoignent parfois au milieu.
Pronotum à angles postérieurs largement arrondis ; côtés un peu concaves en
dehors en arrière du milieu et assez nettement convergents vers l'avant ; fortement
rétrécis en ligne droite en avant du milieu ; rebord latéral en bourrelet épais n’at-
teignant pas l'angle postérieur. Ponctuation moyenne et peu serrée. Une bande laté-
rale jaune prolongée le long du bord antérieur, parfois interrompue au milieu,
celui-ci avec aussi, parfois, un petit point jaune médian ; la bande latérale occupe
les angles postérieurs ; base avec trois taches jaunes, la médiane parfois absente ;
disque avec une bande transverse un peu arquée de quatre taches jaunes dont les
latérales sorit très petites, les internes parfois précédées d'une petite tache surnumé-
raire plus ou moins déchiquetée. Mésépimères bordés de jaune en dehors.
Source : MNHN, Paris
34 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Ecusson taché de jaune sur ses trois angles.
Saillie mésosternale en triangle curviligne transverse à sommet bien marqué ;
surface sternale à ponctuation très fine et éparse.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en courbe à peine interrompue au
milieu : le sillon longitudinal médian du métasternum forme une large et longue
fossette en arrière. Ailes du métasternum à gros points un peu serrés ; disque à
ponctuations éparses, fine, très fine et médiocre, sur un fond à chagrination à mail-
les allongées et obliques.
Elytres à angles apicaux internes bien saillants et divergents ; côtes très effa-
cées. Des lignes longitudinales de points peu distinctes région apicale à fortes et
assez peu denses lignes transverses arquées, ondulées et confluentes, laissant un
calus subapical lisse. Avec une tache jaune ovalaire sous le calus huméral en
dehors : une tache transverse, un peu sinueuse, entre le calus huméral et l’interstrie
IL en retrait de la base ; une tache transverse, proche du bord, mais non contiguë à
celui-ci, au premier quart et, au même niveau, une ou deux taches discales trans-
verses : une ou parfois deux taches proches du bord et une tache proche de la suture
un peu plus en arrière, puis, au second tiers, une tache transverse proche du bord,
grande, suivie, en dedans, d'une tache un peu plus antérieure ; puis, vers la suture,
d'une ou parfois deux taches un peu plus postérieures ; au dernier quart une bande
de trois taches dont l'externe, proche du bord, est un peu en arrière des deux
autres ; une tache transverse, ondulée, un peu arquée, étroite et parfois fragmentée
devant l'apex.
Pygidium avec quatre taches ménageant la ligne longitudinale médiane, deux
prébasales et deux latérales, souvent réunies : en outre, une petite tache subapicale
médiane ; sculpture formée de gros points arqués, assez serrés, plus ou moins
confluents.
Face sternale jaune sur les côtés du prothorax, les métépimères, l'arrière des
métépisternes et les ailes du métasternum ainsi que les côtés des hanches postérieu-
res. Une tache jaune sur le bord externe postérieur des sternites I à IV ; une seconde
tache, en dedans de la première, au bord antérieur des sternites II à V.
Sternites abdominaux à fine chagrination à mailles transverses : très fine ponc-
tuation assez serrée et gros points écartés, plus ou moins en lignes transverses.
8.— Abdomen fortement déprimé longitudinalement au milieu. Tibias posté-
rieurs à brosse interne occupant les deux tiers postérieurs, plus longue vers le genou
et progressivement plus courte vers l'arrière. Longueurs relatives : tibia postérieur /
tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale relativement court, à talon
fortement courbé à l'apex et aigu. Edéage à tambour un peu moins de deux fois plus
long que les paramères.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Région de Maroantsetra, Fampa-
nambo (A. Peyrieras). — Antsianaka et lac Alaotra (Perrot frères). — Tamatave (coll.
G. Ruter).— Région de Vondrozo, col de Madiorano (A. Peyrieras).
Biologie. — Espèce de basse altitude, de 0 à 700 m, apparaît de IV à VII; est
attirée par la fumée et par les odeurs d'huile minérale.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 35
9. Euchroea flavoguttata Waterhouse
(planche I, fig. 5 et 6)
Euchroea flavoguttata Waterhouse, 1882 : 321
Euchroea flavoguttata Waterhouse ; ALLUAUD, 1900 ; 291
Euchroea flavoguttata Waterhouse ; POUILLAUDE, 1917 b: 67 : 1917 c: 101 ; 1917 d:pl.IV,
fig. 11
Euchroea flavoguttata Waterhouse : SCHENKLING, 1921 : 173.
Euchroea flavoguttata Waterhouse ; RUTER, 1974 : 28
Type. — LECTOTYPE : 1 d, Madagascar Centre, « a few miles to the north of
Fianarantsoa » (W. Deans Cowan) (British Museum, Natural History). Cet exem-
plaire porte le label « Madag. 82-14», ainsi qu'une étiquette manuscrite de
l’auteur : « Euchroea flavoguttata Waterh. Type ». Présente désignation.
Description. — Fig. 13 et 30.— Long. : 18 à 22 mm; larg. : 9 à 12 mm.— Corps
en ovale un peu parallèle, pas très large. De:
fois très réduites, sur la tête, le thorax et les
us noir luisant, à taches jaunes, par-
lytres et des aires noir mat sur les
élytres. Pygidium et dessous tachés de jaune. Poils roux ou noir brunâtre.
Tête un peu plus longue que large ; à côtés élargis légèrement en ligne droite
vers l'avant : angle antérieurs arrondis ; bord antérieur non échancré mais très fai-
blement concave ; côtés du clypéus et du front déprimés. Surface à fine chagrina-
tion à mailles transverses, portant des points assez forts et écartés et des points
microscopiques épars. Noire, avec, typiquement, de chaque côté, une bande longitu-
dinale jaune mat élargie vers l'avant où elle touche parfois sa symétrique, laissant
les marges noires, mais parfois prolongée vers l'extérieur, en arrière, par une bande
jaune bordant la moitié antérieure du bord interne de l'œil ; cette maculature peut,
parfois, être extrêmement réduite.
Pronotum transverse : angles postérieurs largement arrondis, côtés arqués,
marqués par un fort bourrelet latéral effacé au niveau des angles postérieurs. Sur-
face à fine et dense chagrination à mailles iso-diamétrales ; ponctuation microsco-
pique et peu serrée sur toute la surface, mêlée de points assez fins et écartés sur le
disque et de gros points irréguliers épars sur les côtés. Ni sillon, ni relief longitudi-
nal médian. Noir, avec, typiquement, de chaque côté, une tache jaune, mate, enfon-
cée, couvrant le côté, sauf l'angle postérieur, et prolongée vers la ligne médiane du
disque à ses extrémités antérieure et postérieure, par une bande jaune irrégulière ;
parfois décomposée en taches inégales ; cette maculature pouvant, parfois, être ex-
trêmement réduite. Mésépimères tachés ou non de jaune en dessus.
Ecusson à chagrination à mailles iso-diamétrales peu visible, à très fine et fine
ponctuations assez denses, avec quelques gros points isolés sur les angles et le bord
antérieur ; parfois taché de jaune aux angles antérieurs.
Saillie mésosternale en triangle curviligne, face sternale à points fins et peu
serrés.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en double courbe peu marquée,
prolongé au milieu, vers l'arrière, par le sillon longitudinal médian du métaster-
num, accompagné par une très forte et dense brosse de longs poils roux ou noir
brunâtre. Métasternum à ailes à grossière ponctuation pas très serrée, plus fine vers
le disque où elle laisse l'aire médiane, à chagrination en fines lignes transverses et à
Source : MNHN, Paris
36 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
ponctuation formée de points médiocres et épars. Hypomères et côtés du métaster-
num tachés de jaune.
Elytres à angles apicaux internes arrondis et contigus, non divergents ; l’inter-
strie sutural, un interstrie médian et l'interstrie huméral étroits, costiformes, les
deux derniers confluents en angle avant l'apex ; l'huméral formant un long et fort
calus à la base ; des lignes longitudinales de points moyens, plus ou moins réguliè-
res. Noir luisant, avec les trois-quarts postérieurs de l'espace entre la suture et le
second interstrie costiforme, l’espace entre le deuxième et le troisième interstries
costiformes sauf la base, la partie latérale sauf la base, mats, à gros points arqués,
ouverts vers l'arrière. Typiquement, des taches jaunes à la base en dedans du calus
huméral et sur le bord externe derrière celui-ci ; sur l'espace entre interstrie sutural
et second interstrie costiforme un peu en arrière de l'apex de l'écusson ; une tache
en bande transverse à partir du bord externe au milieu ; une grosse tache près de la
jonction des interstries costiformes II et III ; une tache sur le bord et une tache
suturale disposées en ligne transverse laissant les angles apicaux interne et externe
noirs ; cette maculature parfois extrêmement réduite et certaines taches pouvant
disparaître totalement.
Pygidium plus ou moins largement taché de jaune sur les côtés
très fortes rides transverses serrées, mêlées de points médiocres, serrés.
denses et pas
Face sternale à hypomères plus ou moins tachés de jaune comme les côtés du
métasternum. Sternites abdominaux I à IV tachés de jaune sur l'angle latéro-
postérieur, des taches, disparaissant parfois, sur les côtés des sternites II à V. Ponc-
tuation assez forte et plus ou moins nettement disposée en lignes transverses.
8.— Abdomen à face sternale déprimée longitudinalement au milieu. Brosse
interne des tibias postérieurs occupant leur moitié postérieure, les poils plus serrés
et plus longs vers le genou. Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses arti-
cles, voir tableau 1. Spiculum gastrale long et grêle, à talon étiré sur le côté droit en
crosse de hockey, à angles externes obtus. Edéage à tambour deux fois plus long que
les paramères.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : plateau de Bealanana (A. Pey-
rieras). — Est du lac Mantasoa, Ambohiboatavo (A. Peyrieras). — Nord d’Ankazobe,
tampoketsa d'Ambohitantely (A. Peyrieras). — La Mandraka (J. Vadon). — Massif de
l'Itremo (A. Peyrieras). — Région de Fianarantsoa (W. Deans Cowan).
Biologie. — Ne s'observe qu’au dessus de 1 200 m, de XII à IV.
Sur les fleurs de Palmier et dans le terreau à l’aisselle des feuilles de Pandanus.
Les larves se distinguent de celles de la plupart des autres espèces par leur colora-
tion entièrement blanche à tous les stades.
Il semblerait que la population d'Ambohitantely soit, dans son ensemble,
moins maculée sur la face dorsale que ne l’est celle de l'Itremo, mais la distinction
n’est pas absolue.
Source : MNHN, Paris
37
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
Fig. 28 à 33, genre Euchroea Burmeister, saillie mésosternale et bord antérieur du métaster-
num. — 28, E. spininasuta Fairmaire. — 29, E. nigrostellaia Janson. — 30, E. flavoguttata
Watcrhouse. — 31, E. clementi Künckel d'Herculais. — 32, E. a. abdominalis (Gory et Per-
cheron). — 33, E. auripimenta (Gorv et Percheron)
Source : MNHN, Paris
38 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
10. Euchroea vadoni Ruter
(planche II, fig. 24)
Euchroea vadoni Ruter, 1974 : 27, fig. 1
Type.— Holotype 1 8, Madagascar Centre, massif de l'Itremo, 1 615 m, I-UI-
1973 (A. Peyrieras) (Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — Fig. 19, 39, 56 et 60.— Long.: 19 à 24mm; larg.: 11 à
14 mm.— Corps en ovale large et court ; dessus noir faiblement brunâtre, mat, va-
rié de taches jaunes (luisant lorsque le revêtement mat est effacé). Pygidium mat, à
taches jaunes. Dessous luisant, noir à taches jaune pâle. Poils roux.
Tête courte, aussi large que longue ; clypéus à côtés élargis en faible courbe
vers l'avant ; angles antérieurs arrondis ; bord antérieur en V très ouvert vers
l'avant, bien marqué. Côtés déprimés. Tête noire, avec deux bandes longitudinales,
laissant les bords sombres, jaunes. Ponctuation assez forte et serrée sur l'avant du
clypéus, moyenne, irrégulière et écartée sur le front et sur l'arrière du clypéus.
Pronotum transverse ; angles postérieurs arrondis ; côtés à rebord bien mar-
qué, en bourrelet saillant, s'effaçant sur les angles postérieurs. Côtés rétrécis assez
faiblement de la base aux angles latéraux, puis très fortement vers l'avant, toujours
en ligne droite. Ponctuation moyenne et éparse ; chagrination (visible en l'absence
de revêtement) à fines mailles transverses. Noir faiblement brunâtre, le bord latéral
avec une bande jaune, à bord interne irrégulièrement découpé en lobes et taches
indépendantes ; une tache longitudinale médiane prébasale, accompagnée de cha-
que côté par une grosse tache basilaire, le plus souvent confluente avec la tache
latérale.
Ecusson lisse, sauf quelques gros points le long de la base. Noir faiblement
brunâtre, les bords latéraux bordés de jaune, plus ou moins confluent avec deux
taches jaunes sur les angles antérieurs ; parfois ne subsistent que trois petites ta-
ches sur les angles.
Saillie mésosternale un peu transverse, à côtés concaves, angle antérieur obtus,
angles externes bien marqués ; surface sternale avec quelques points épars et fai-
bles.
Sillon doublant la suture méso-métasternale fort, entier, non piligère, en dou-
ble courbe prolongée au milieu par le sillon longitudinal médian du métasternum
qui est légèrement élargi en fossette au premier quart. Ailes du métasternum à
grossière ponctuation assez serrée ; disque à ponctuation fine et très éparse. Une
large tache jaune sur ces ailes comme sur les hypomères.
Elytres à angle apical interne un peu saillant, divergent. Côtes à peine indi-
quées et lignes de points peu marquées. Apex à très denses strioles plus ou moins
confluentes. Noir très faiblement brunâtre avec un réseau de taches jaunes plus ou
moins développées. Typiquement, on observe une grosse tache un peu en retrait de
la base au milieu de la largeur ; une tache élargie en dedans en arrière le long du
bord, sous le calus huméral ; derrière celui-ci une tache rectangulaire touchant le
bord ; un groupe de taches encadrant la suture de part et d'autre du milieu ; une
grosse tache en dedans des deux taches latérales, puis, derrière l'angle de l’écusson,
une grosse tache simple, ou décomposée, un peu en arrière de la tache précédente ;
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 39
une tache transverse touchant le bord au tiers apical, suivie, un peu en arrière et en
dedans, d'une grosse tache, elle-même suivie en arrière et en dedans, d'un amas
complexe de taches chevauchant la suture ; une tache marginale simple ou com-
plexe, au niveau de celle-ci et une tache transversale sur l'apex.
Pygidium avec quatre taches jaunes, plus ou moins confluentes le long de la
base, et une tache apicale. Sculpture formée de denses rugosités transverses, ondu-
lées et plus ou moins confluentes.
Sternites I à IV avec une tache jaune à l'angle postéro-latéral, assez petite, en
outre, une tache plus grande sur les côtés des sternites II à V. Ponctuation forte,
irrégulière, transverse au milieu. Sternite VI à points fins et transverses, serrés au
milieu, plus gros et épars sur les côtés. Chagrination iso-diamétrale.
&.— Abdomen à nette dépression longitudinale médiane. Tibias postérieurs à
courte et faible brosse interne, située un peu en avant du milieu. Longueurs relati-
ves : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale long et
grêle ; talon en très fort triangle, développé sur un côté du spiculum. Edéage à
tambour une fois et demie plus long que les paramères ; ceux-ci étirés, grêles, forte-
ment rétrécis vers le sommet, étroitement arrondis à l'apex.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Massif de l'Itremo (A. Peyrie-
ras).
Biologie. — La série originale a été obtenue d'élevage de coques nymphales ré-
coltées à l'aisselle des feuilles de Pandanus en I; l'adulte n'a jamais été observé au
vol, il éclot, en captivité, de I à III.
11. Euchroea aurora Burmeister
(planche II, fig. 29 et 30)
Euchroea aurora Burmeister, 1842 : 572.
Cetonia Aurora Burmeister ; BLANCHARD, 1842 : 1
Euchroea Aurora Burmeister ; SCHAUM, 1845 : 51.
Euchroea aurora Burmeister ; SCHAUM, 1848 : 54
Euchraea Aurora Burmeister ; BLANCHARD, 1850 : 20
Euchroea aurora Burmeister ; LACORDAIRE, 1856 523, nota.
Euchroea aurora Burmeister ; COOUEREL, 1865 : 8
Euchroea aurora Burmeister ; GEMMINGER et HaROLD, 1869 : 1306.
chroea aurora Burmeister : KUNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 7et8
Euchroea aurora Burmeister ; SCHOCH, 1896 : 38.
Euchroca aurora Burmeister ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea aurora Burmeister ; POUILLAUDE, 1917b:67:1917c:98; 1917 d: pl. IV, fig. 14.
Euchroea Aurora Burmeister : SCHENKLING, 1921 : 173
Type. — LECTOTYPE : 1 ?, Madagascar (J. Goudot) (Muséum national d'His-
toire naturelle, Paris). Présente désignation.
Description. — Fig. 20, 45 et 61.— Long. : 27 à 29 mm; larg. : 15 à 17 mm.—
Corps noir brillant avec, sur les élvtres, un revêtement mat, noir, formant une large
Source : MNHN, Paris
40 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
plage occupant le milieu et atteignant le bord externe ; de plus, des dessins jaune
orangé sur la tête, le long du bord externe du pronotum et la face sternale. Poils
brun plus ou moins roussâtre.
Tête aussi longue que large ; bords supérieurs du elvpéus parallèles, le bord
inférieur en large courbe ; angles antérieurs largement arrondis ; bord antérieur
étroitement mais nettement concave au milieu ; une dépression longitudinale au
milieu du clypéus et sur les côtés de celui-ci. Ponctuation forte
points très fins et pas très serrés sur un fond à chagrination formée de fines mailles
errée, mêlée de
transverses. La tête porte, de chaque côté, une bande longitudinale jaune orangé,
élargie d’arrière en avant, laissant les bords libres.
Pronotum à côtés très faiblement sinués et modérément convergents vers
l'avant sur la moitié postérieure, rétrécis en ligne presque droite et fortement
convergents antérieurement. Angles postérieurs arrondis brièvement. Rebord laté-
ral fin, doublé en dedans d'une bande jaune orangé étroite. Ponctuation formée de
gros points très irréguliers et disposés plus ou moins en groupes, de points très fins
et assez serrés et d'une chagrination très fine et sensiblement iso-diamétrale.
Ecusson à chagrination à fines mailles transverses ; une double ponctuation,
fine et très fine, serrée, et quelques gros points isolés sur les côtés. Mésépimères à
gros points serrés et tachés de jaune.
Saillie mésosternale en triangle curviligne à sommet obtus et ponctuation très
fine et peu serrée.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en double courbe entière, pro-
fonde, à gros points sétigères, les deux tronçons confluents au milieu avec un très
net sillon longitudinal médian. Ailes du métasternum et métépimères jaune orangé
à points moyens et épars. Disque du métasternum à points assez gros et peu serrés.
Elytres à angle apical interne non saillant, droit ou subobtus ; interstrie sutural
et une côte discale par élytre relevés ; zone circumscutellaire, les calus huméraux et
préapicaux ainsi qu'environ le tiers antérieur de l'interstrie sutural brillants ; des
lignes longitudinales de points, fortes et assez régulières ; la surface brillante porte
une très fine chagrination en lignes transverses et une ponctuation irrégulière et
éparse. Toute la région apicale à fortes et courtes impressions arquées, peu serrées.
Pygidium très transverse, à très fortes et denses rides transverses ondulées et
confluentes, séparant des points gros et peu visibles, avec, parfois, une petite tache
jaune préapicale médiane.
Sternites abdominaux avec une large bande transversale jaune orangé occu-
pant le tiers externe de chaque sternite, rétrécie en dedans et laissant une tache
noire à l'extérieur le long du bord ; presque imponctués sauf une ligne transverse
plus ou moins régulière de gros points.
4.— Abdomen à face sternale fortement déprimée. Tibias postérieurs à très
longue brosse de poils courts occupant les trois quarts de la longueur du tibia.
Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spicu-
lum gastrale relativement court, à talon en triangle peu élargi. Edéage à tambour
une fois trois quarts plus long que les paramères.
®.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 41
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Baie d’Antongil, Ankovana (J. Va-
don), Ankoetrika (A. Peyrieras). — Antanambe (A. Peyrieras). — Ouest d'Antanambe,
mont Namilona, près de la vallée de la Sandrakatsa (A. Peyrieras). — Tamatave et
forêt d'Alahakato (E. Perrot).
Biologie. — Apparaît de VII à IX. Ne dépasse pas 600 m d'altitude. Sur fleurs
de Palmier.
12. Euchroea desmarest (Gory et Percheron)
(planche II, fig. 16)
Cetonia Desmarest Gory et Percheron, 1833 : 55 et 168, pl. 29, fig. 3
Euchroea Desmaresti Gory et Percheron ; BURMEISTER, 1842 : 173.
Cetonia Desmarestii Gory et Percheron ; BLANCHARD, 1842 : 1.
Euchroea Desmarestii Gory et Percheron ; SCHAUM, 1845 : 51.
Euchroea Desmarestii Gory et Percheron ; SCHAUM, 1848 : 54.
Euchraea Desmarestii Gory et Percheron ; BLANCHARD, 1850 : 20.
Euchroea Desmarestii Gory et Percheron ; LACORDAIRE, 1856 : 523, nota.
Euchroea Desmarestii Gory et Percheron ; COQUEREL,1865 : 8.
Euchroea Desmaresti Gory et Percheron ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1306.
Stygnochroea Desmaresti Gory et Percheron ; KRAATZ, 1880 : 317.
Euchroea Desmaresti Gory et Percheron ; BERGÉ, 1884 : 135
Euchroea Desmaresti Gory et Percheron ; KüNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 11.
Euchroea (Stygnochroea) Desmaresti Gory et Percheron ; ScHoCH, 1895 : 45.
Euchroea (Stygnochroea) Desmaresti Gory et Percheron ; ScHOCH, 1896 : 39.
Euchroea Desmaresti Gory et Percheron ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea Desmaresti Gory et Percheron ; POUILLAUDE, 1917 b: 67 et 74; 1917 d': pl. II,
fig. 10, pl. IV, fie
Stygnochroea Desmarest Gory et Percheron ; SCHENKLING, 1921 : 173.
Stygnochroea Desmaresti Burmeister ; SCHENKLING, 1921 : 173
Type. — LECTOTYPE : 1 4, Madagascar, portant : 1° une étiquette rouge : Gory
type ; 2° une étiquette : Coll. Melly ; 3° une étiquette manuscrite que nous suppo-
sons être de la main de MELLY : Desmarestii Gory, Madagascar, Dupont ; une 4°
étiquette manuscrite, de la main de SCHAUM : Desmarestii G. et P. Madagasc. (Mu-
séum d'Histoire naturelle, Genève). Présente désignation.
Description. — Fig. 18, 38 et 59.— Long. : 20 à 24 mm; larg. : 11 à 13mm.—
Corps en oblong allongé et relativement étroit ; noir luisant sur l'avant-corps et
l'écusson, parfois des plages mates sur les côtés du pronotum et de l'écusson, mat
sur les élytres à l'exception du calus huméral et des côtes, luisants ; parfois des
petites taches jaunes plus ou moins orangé sur la tête, le pronotum, exceptionnelle-
ment l'écusson, et les côtés des élytres ; pygidium sans revêtement mat, taché de
jaune ou non ; dessous luisant, des taches jaunes sur les côtés de l'abdomen. Poils
brun roussâtre.
Tête transverse, à clypéus court ; rebords latéraux légèrement divergents vers
l'avant ; angles antérieurs arrondis et bord antérieur à peine concave ; milieu du
bord antérieur du clypéus, côtés du front et du clypéus en arrière, concaves. Ponc-
tuation régulière, assez forte, pas très serrée en avant et dans les dépressions, plus
écartée et plus fine sur la convexité longitudinale médiane. Noire, avec parfois, de
Source : MNHN, Paris
42 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
chaque côté, une bande longitudinale jaune, plus ou moins fragmentée, laissant les
marges noires, ne rejoignant pas sa symétrique le long du bord antérieur.
Pronotum à côtés légérement et subsinueusement rétrécis vers l'avant sur près
des deux tiers postérieurs, puis fortement rétrécis en ligne droite ; angles posté-
rieurs largement arrondis. Surface à très fine chagrination à très petites mailles
transverses, effacée par places, et ponctuation triple : forte, écartée et irrégulière,
assez forte et écartée, très fine et peu serrée. Noir, avec parfois une, deux, ou trois
petites taches jaunes successives contre le rebord latéral ; parfois également deux
ou quatre petites taches discales, disposées, les deux premières, un peu en avant du
milieu, les secondes près de la base. Mésépimères parfois tachés de jaune en dessus.
Ecusson à très fine chagrination semblable à celle du pronotum et ponctuation
très fine et peu serrée, avec quelques points forts le long de la base et sur les angles
antérieurs. Noir, exceptionnellement avec une bande latérale jaune, plus ou moins
interrompue.
Saillie mésosternale en triangle transverse, à sommet aigu et face sternale
convexe, à points fins et écartés.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en courbe presque droite en avant,
entier, avec quelques pores sétigères ; le sillon longitudinal médian du métaster-
num passe dans une large et peu profonde dépression médiane.
Métasternum à très forte ponctuation arquée, dense sur les ailes ; fond à mi-
croscopiques mailles transverses ; milieu à points fins et épars et quelques gros
points très isolés, sur un fond à mailles transverses très fines. Hypomères et bord
externe du métasternum parfois tachés de jaune.
Elytres à angle apical interne marqué, les deux angles contigus ou un peu di-
vergents, non saillants ; interstrie sutural relevé, une forte côte longitudinale au
tiers interne, fortement et largement courbée en dehors vers l'apex ; une côte, plus
faible et plus courte, au tiers externe ; la base des élytres et les côtes, sauf à l'apex le
plus souvent, brillantes, les côtes cependant parfois brillantes jusqu'au sommet ; le
reste de la surface mat. Ponctuation formée de lignes plus ou moins régulières,
inégales, de gros points arqués, largement ouverts ; sur l’apex, ces points se trans-
forment en lignes transverses ondulées fines et très serrées. Noirs, avec parfois une
ou plusieurs petites taches jaunes successives le long du bord latéral.
Pygidium transverse, à deux dépressions encadrant une bande longitudinale
médiane bombée ; ponctuation formée de denses et courtes rides transverses, ondu-
lées et plus ou moins anastomosées ; quelques gros points se distinguent, avec diffi-
culté, dans cette sculpture. Noir, parfois taché de jaune.
Abdomen à sternites montrant une sculpture identique à celle du
métasternum ; en outre avec de gros points irréguliers, plus ou moins disposés en
lignes transverses. Sternites abdominaux I à IV tachés de jaune sur l'angle latéro-
postérieur, les taches parfois très réduites ; des taches, disparaissant parfois, sur les
côtés des sternites II à V.
4.— Abdomen à dépression médiane peu marquée. Tibias postérieurs à brosse
interne très réduite et très courte, les poils espacés. Longueurs relatives : tibia pos-
térieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale assez long et mince,
à talon arqué, un peu épaissi, régulier. Edéage à tambour un peu moins de deux fois
plus long que les paramères.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 43
Fig. 34 à 39, genre Euchroea Burmeister, saillie mésosternale et bord antérieur du métaster-
num, — 34, . viossati Ruter, ®.— 35, idem, 6.— 36, E. nigra Pouillaude. — 37, E. parce-
guttata Fairmaire. — 38, E. desmarest (Gory et Percheron). — 39,E. vadoni Ruter.
Source : MNHN, Paris
44 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR EST: région d'Andapa, Beanana
(Michel). — Baie d’Antongil : Ambodivoangy, Farankaraina, Fampanambo, Ankoe-
trika (J. Vadon et A. Peyrieras).— Ambohitsitondrona (Michel). — Base de la
presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m (A. Peyrieras). — Andratambe (J. Vadon).—
Seranambe (A. Peyrieras). — Antanambe (A. Peyrieras).— Baie d'Antongil [Anta-
nambe] (A. Mocquerys).— Région de Soanierana (A. Mathiau). — Fénérive (Perrot
fréres).— Antsianaka (Perrot frères). — Région de Tamatave (coll. Sicard).— Tama-
tave et forêt d'Alahakato (E. Perrot). — Fanovana (Dr. Crenn).— Moramanga (M.
Brée). — Ouest de Moramanga, Anjiro (J. Vadon).— Périnet (A. Peyrieras). — Envi-
rons de Moramanga, vallée du Mangoro (H. Ungemach).— Lakato (J. Vadon). —
Route d’Anosibe (R. Viossat).— Région de Mananjary (A. Mathiau).— Ifanadiana
(Cap. Gramont). — Est d'Ambalavao, Ambondrobe (A. Peyrieras).
MADAGASCAR CENTRE : Mandritsara (Michel).
Biologie. — S'observe toute l’année, mais l’espèce est commune surtout en I.
L'adulte peut se rencontrer, avec ses larves, dans le terreau à l’aisselle des feuilles
de Pandanus.
13. Euchroea viossati Ruter
(planche L, fig. 1)
Euchroea viossati Ruter, 1973 : 125, fig. 3,4,6 et 7.
Type. — Holotype : 1 &, Madagascar Centre, tampoketsa d’Ambohitantely, au
Nord d’Ankazobe, 1 660 m, IV-1971 (P. Griveaud et A. Peyrieras) (Muséum national
d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — Fig. 17, 34, 48 et 49.— Long.: 17 à 26mm; larg.: 10 à
15 mm.— Corps allongé, parallèle, noir luisant à taches jaunes, variables. Poils
noirs.
Tête transverse ; clypéus nettement élargi en courbe plus ou moins forte vers
l'avant ; angles antérieurs largement arrondis ; bord antérieur faiblement échancré
en V très large et très ouvert ; côtés déprimés. Surface à chagrination à peu près
indistincte, forte ponctuation ur peu serrée et irrégulière. Noire, avec de chaque
côté, laissant les marges noires, une bande longitudinale jaune, plus ou moins large.
Pronotum transverse ; angles postérieurs arrondis ; côtés légèrement arrondis
ou subsinués en arrière du milieu et droits ou subsinués en avant ; rebord latéral en
bourrelet fort, élargi au milieu, effacé avant les angles postérieurs. Ni sillon ni relief
longitudinal médian. Surface à chagrination iso-diamétrale peu distincte ; ponctua-
tion forte, peu serrée, à distribution irrégulière ; microponctuation obsolète, à peine
distincte. Une petite tache jaune sur les angles antérieurs et une petite tache jaune
en V renversé le long du bord latéral, au premier tiers, parfois une autre tache près
du sommet des angles postérieurs ; les taches parfois fragmentées et pouvant même
disparaître totalement ou en partie.
Ecusson à chagrination à mailles iso-diamétrales ; ponctuation très fine et peu
serrée, avec en outre quelques points assez gros, épars, sur la base, de chaque côté.
Source : MNHN, Paris
45
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
Fig. 40 à 45, genre Euchroea Burmeister, saillie mésosternale et bord antérieur du méta:
num.— 40, ÆE. oberthurii Fairmaire.— 41, idem.— 42, E. episcopalis (Guér
Méneville).— 43, E. histrionica Burmeister.— 44, E. multiguttata Burmeister. — 45, E.
aurora Burmeister.
Source : MNHN, Paris
46 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Saillie mésosternale en court triangle à côtés arrondis et sommet peu aigu, pas
très large.
Sillon doublant la suture méso-métasternale entier, en double et forte courbe
plus ou moins accentuée, très marquée, sans poils, prolongée vers l'arrière au mi-
lieu par le sillon longitudinal médian du métasternum. Ailes du métasternum à
points ouverts grossiers et pas très serrés ; disque largement imponctué.
Elytres à angles apicaux internes suturaux non saillants, droits, le bord apical
droit ou sinué. Côtes à peine indiquées. Surface à fine chagrination à mailles iso-
diamètrales et fine ponctuation assez serrée ; en outre, des lignes longi tudinales
assez régulières de gros points arqués, ouverts en arrière. Noir luisant ; avec des
taches jaunes peu nombreuses, variablement développées, longeant le bord exté-
rieur, plus fortes sur l'angle apical externe et le long du bord apical.
Pygidium noir, à fine chagrination iso-diamétrale, fine ponctuation pas très
serrée et gros points arqués, ouverts en arrière, irrégulièrement distribués, un peu
serrés sur les côtés.
Dessous noir brillant, le bord externe des metacoxae maculé de jaune, cette
tache parfois nulle ; les sternites abdominaux à chagrination à mailles transverses ;
points très fins et un peu serrés, mêlés de points assez gros, peu serrés et disposés
en vagues lignes transverses.
&.— Abdomen à peine déprimé sur la face sternale. Tibias postérieurs à brosse
interne réduite à des soies très courtes et espacées sur le tiers médian. Longueurs
relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale
court, à talon en triangle très étroit. Edéage à tambour un peu plus d'une fois et
demie plus long que les paramères, ces derniers à bords externes subparallèles de-
puis la base, leur sommet obliquement tronqué.
$.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
RUTER fait remarquer que les populations du rebord oriental de la falaise :
Route de la forêt d'Anosibe et Pays Antsianaka, diffèrent de celles des Hauts-
Plateaux par la réduction des taches jaunes des élytres, qui tendent à disparaître.
Sans doute s'agit-il de races locales en voie de formation par suite de la dissociation
d'une aire de répartition à l'origine continue.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Pays Antsianaka (Perrot frères). —
Route d'Anosibe (R. Viossat) — Sandrangato (A. Peyrieras).
MADAGASCAR CENTRE : Plateau de Bealanana (A. Peyrieras). — Andriamena
(A. Peyrieras). — Est du lac Mantasoa, Ambohiboatavo (A. Peyrieras). — Nord d'An-
kazobe, tampoketsa d'Ambohitantely (A. Peyrieras).
Biologie. — D'après PEYRIERAS, l'espèce présenterait une forme d'altitude, au
dessus de 1 200 m, de petite taille, à taches bien développées, adulte en IV et une
forme de plus basse altitude, ne dépassant pas 900 - 1 000 m, de plus grande taille
et à taches réduites ou nulles, observée de IV à VI.
Ne s'observe pas sur les fleurs et semble se tenir, à l'état adulte, dans le terreau
formé à l’aisselle des feuilles des Pandanus de grande taille où la larve s'est déve-
loppée.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 47
14. Euchroea parceguttata Fairmaire
(planche I, fig. 9 et 10)
Euchraea parceguttata Fairmaire, 1898 : 402
Euchroea parceguttata Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea parceguttata Fairmaire ; MARIE et LESNE, 1917 :48
Euchroea parceguttata Fairmaire ; POUILLAUDE, 1917 b: 67: 1917 ce: 99; 1917 d': pl. IV,
fig. 19.
Euchroea parceguttata Fairmaire ; SCHENKLING, 1921 : 173
Euchroea parceguttata Fairmaire ; RUTER, 1973 : 125, fig. 5
Type. — Le type de cette espèce, 1 ?, qui provenait de la forêt de Fito (Perrot
frères), ayant disparu de la collection R. Oberthür, nous désignons ici, comme NEO-
TYPE, un exemplaire du même sexe, d'une longueur de 20 mm (tête et pygidium
exclus) et d’une largeur (aux épaules) de 11,5 mm, provenant de Madagascar Est :
route d'Anosibe, IV-1967 (ex coll. G. Dujardin-Delacour) (Muséum national d'His
toire naturelle, Paris)
Fig. 46 et 47, genre Euchroea Burmeister, saillie mésosternale et bord antérieur du métaster-
num.— 46, E. aurostellata Fairmaire. — 47, E. c. coelestis Burmeister.
Description. — Fig. 16, 37, 50 et 51.— Long. : 16-21 mm; larg. : 9 à 12 mm.—
Corps noir brillant, avec ou sans taches jaunes en dessus. Pygidium d'aspect soyeux,
taché ou non de jaune. Dessous brillant, taché ou non de jaune. Poils noir brunâtre.
Tête transverse, à clypéus court, bombé au milieu ; côtés parallèles où un peu
élargis vers l'avant ; angles antérieurs largement arrondis ; bord antérieur courte-
ment et peu profondément concave au milieu. Surface à chagrination fine, à mailles
iso-diamétrales ; ponctuation assez forte et pas très serrée, mêlée de points très fins,
un peu serrés. Typiquement, chaque côté de la tête porte une ‘bande longitudinale
jaune, laissant les marges noires, cette bande s'élargit de l'arrière vers l'avant et est
souvent interrompue par une échancrure sur le tracé de la suture clypéo-frontale,
pouvant, parfois, totalement disparaître.
Pronotum à angles postérieurs droits à sommet arrondi ; côtés arqués ou subsi-
nueux en arrière, faiblement convergents vers l'avant sur la moitié postérieure, for-
Source : MNHN, Paris
48 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
tement rétrécis vers l'avant à partir du milieu en ligne presque droite ; rebord laté-
ral mince, doublé en dedans d’une étroite gouttière. Ponctuation forte, plus mar-
quée sur les côtés, irrégulière, disposée en groupes, peu serrée, mêlée à une ponc-
tuation très fine, pas très serrée, bien distincte ; fond à chagrination à mailles iso-
diamétrales. Ni sillon, ni relief longitudinal. Typiquement, une tache jaune le long
du bord aux angles antérieurs, parfois dissociée en deux ou trois taches dont la
postéro-latérale est alors bien plus grande que les antérieures ; une tache jaune sur
le bord au milieu ; quatre taches discales formant un trapèze isocèle dont les taches
basales sont plus fortes que les taches antérieures, celles-ci parfois seules présentes.
L'ensemble de cette maculature peut disparaître, parfois, en totalité ou en partie.
Mésépimères tachés ou non de jaune en dessus.
Ecusson noir à très dense et très fine ponctuation sur une fine chagrination
iso-diamétrale.
Saillie mésosternale en triangle curviligne à apex aigu, face sternale à points
fins et peu nombreux.
Sillon doublant la suture méso-métasternale en large courbe, enfoncée et forte,
très faiblement interrompu en son milieu. Ailes du métasternum à ponctuation
forte, peu serrée, sauf sur les angles antéro-externes ; le disque avec quelques points
médiocres, des points fins très serrés et une chagrination iso-diamétrale. Métépis-
ternes tachés ou non de jaune.
Elytres à angle sutural apical interne droit, ni saillant ni divergent. Interstrie
sutural et deux côtes par élytre un peu relevés ; des lignes longitudinales assez ré-
gulières de gros points ; une ponctuation microscopique et un peu serrée et une
chagrination à fines mailles iso-diamétrales. Typiquement : une tache jaune sur la
gouttière humérale externe, prolongée et élargie en dedans, le long du bord, un peu
après le calus huméral ; une tache, simple ou double, au second tiers le long du
bord externe et une tache juste en même position au quart postérieur ; en outre, sur
le disque de chaque élytre, une tache au milieu de la largeur, au niveau du tiers
antérieur de l’écusson ; une ou deux taches disposées en ligne transverse au niveau
du sommet de l'écusson ; deux ou trois petites taches, sur le second interstrie au
milieu de la longueur ; une autre tache au milieu de la largeur, au second tiers ; une
tache sur les interstries II et III en arrière de celle-ci. Mais ces taches sont souvent
dissymétriques ; elles tendent à se réduire et à se limiter alors à la tache de la
gouttière humérale et à une tache la suivant vers l'arrière, à un point jaune au
milieu de la longueur, et une tache subapicale sur le bord externe ; toute cette ma-
culature disparaissant, parfois, totalement.
Pygidium très transverse, à quatre taches jaunes prébasales et à une tache
jaune à l’apex ; toutes ces taches parfois nulles. Surface inégale, marquée, surtout
sur les côtés, de gros points, parfois rapprochés, d'une très fine ponctuation serrée
et d’une chagrination à mailles iso-diamétrales.
Typiquement : sternites abdominaux I à IV tachés de jaune sur les côtés, à gros
points peu serrés et en vague ligne transverse, à très fine ponctuation assez serrée et
à chagrination iso-diamétrale. Sternite V avec une tache jaune de chaque côté, net-
tement en dedans du bord, plusieurs rangées irrégulières transverses de gros points,
eux-mêmes transverses. Ces points presque en ligne transverse sur le sternite VI.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 49
Comme sur la face dorsale, la maculature jaune du dessous peut disparaître totale-
ment.
8.— Abdomen non déprimé sur la face sternale. Tibias postérieurs à très courte
et forte brosse interne. Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles,
voir tableau 1. Spiculum gastrale assez court et grêle, le talon en cuiller allongée, à
sommet vif. Edéage à tambour une fois et demie plus long que les paramères, ces
derniers à côtés progressivement rétrécis depuis la base.
$.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Cette espèce est proche de E. viossati Ruter, elle en diffère, outre les caractères
indiqués au tableau, par les paramères de l'édéage à bords externes non parallèles,
nullement obliquement tronqués au sommet (fig. 49 et 51).
Ses formes non maculées ou à maculature réduite pourraient être confondues
avec celles de E. flavoguttata Waterhouse et avec E. nigra Pouillaude.
De ces deux dernières, elle diffère par l'absence de revêtement mat noir, sur les
espaces intercostaux des élytres.
De E. flavoguttata, elle diffère également par le sillon doublant la suture méso-
métasternale dépourvu de très longue frange de poils serrés. Enfin, chez E. nigra, ce
même sillon est largement interrompu au milieu du métasternum, n'atteignant pas
presque le sillon longitudinal médian du métasternum comme chez E. parceguttata.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Région de Soanierana (J. Descar-
pentries). — Forêt de Fito (Perrot frères). — Route d'Anosibe (R. Viossat).— Sandran-
gato (A. Peyrieras). — Route de Lakato (R. Viossat). — Mont Kalambatitra
(A. Peyrieras). — Est de Vondrozo, col de Madiorano (A. Peyrieras).
Biologie. — Apparaît de IV à VI, entre 700 et 1 000 m.
Il semblerait que les populations de la région centrale soient toujours tachées
de jaune, tandis que celles du col de Madiorano (Vondrozo), bien plus au Sud, sont
rarement maculées. Un unique du mont Kalambatitra est entièrement noir.
15. Euchroea nigra Pouillaude
(planche Il, fig. 23)
Euchroea nigra Pouillaude, 1916 : 156.
Euchroea nigra Pouillaude, 1917 b : 67 ; 1917c :97 ; 19174 :pl.I, fig. 3, pl.IV, fig. 22.
Euchroea nigra Pouillaude ; SCHENKLING, 1921 : 173.
Type. — LECTOTYPE : 18, Madagascar Nord, Antankares, d'Isokitra à Diégo-
Suarez (E. et B. Perrot) (coll. R. Oberthür < Muséum national d'Histoire naturelle,
Paris). Présente désignation.
Description. — Fig. 15, 36 et 55.— Long. : 16 à 18 mm; larg. : 9 à 11 mm.—
Corps en ovale un peu parallèle, pas très large ; noir brillant en dessus, avec des
plages noir mat sur les élytres entre les côtes ; pygidium mat, d'aspect soyeux ;
dessous brillant. Poils noirs.
Tête transverse, côtés du clypéus élargis vers l'avant ; angles antérieurs arron-
dis ; bord antérieur à peine concave au milieu ; une faible dépression longitudinale
Source : MNHN, Paris
50 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
au milieu du clypéus en avant et les côtés du clypéus déprimés. Ponctuation forte,
assez dense, uniforme, mêlée de points très fins et épars, chagrination du fond fine,
à mailles iso-diamétrales.
Pronotum à angles postérieurs brièvement arrondi:
let très marqué, légèrement rétrécis vers l'avant, de la base jusqu’au delà du milieu,
en ligne droite ou faiblement sinueuse, puis plus courtement et plus fortement ré-
trécis en ligne droite sur la partie antérieure. Ni sillon, ni relief longitudinal mé-
dian. Ponctuation forte, pas très serrée, les points moins forts et plus espacés sur la
zone longitudinale médiane, mêlée de points très fins et serrés, sur une chagrina-
tion à très fines mailles transverses.
Ecusson à chagrination formée de fines mailles iso-diamétrales au milieu, de-
venant transverses sur les côtés ; ponctuation très fine et peu serrée, mêlée de
points plus gros peu serrés sur les côtés.
Saillie mésosternale en triangle à côtés arqués, convexes en dehors ; face ster-
nale à très fine ponctuation pas très serrée, sur fond chagriné.
Sillon doublant la suture méso-métasternale très largement interrompu en son
milieu, sur presque toute la largeur de sa partie transverse. Ailes du métasternum à
côtés à rebord en bourre-
gros points arqués peu serrés ; disque à ponctuation médiocre et écartée, très fine et
plus serrée, sur fond chagriné.
Elytres à angle apical interne arrondi, non saillant ; interstrie sutural et trois
larges côtes longitudinales par élytre bien relevés, luisants, à fine chagrination en
mailles iso-diamétrales et points moyens écartés. Stries marquées par des lignes de
points assez régulières, les points gros et ouverts. Interstries plans, à fond mat,
entre les côtes dans la région discale.
Pygidium à très denses rides ondulées, transverses, plus où moins confluentes,
délimitant deux légers cals situés de part et d'autre du milieu en ligne transverse
médiane.
Sternites abdominaux à gros points ouverts peu serrés, plus ou moins en lignes
transverses, mêlés à des points fins et assez serrés.
&.— Dépression longitudinale de l'abdomen plus où moins marquée sur la face
sternale. Brosse interne des tibias postérieurs occupant le tiers médian, peu dis-
tincte, formée de poils fins et espacés. Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse
et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale court et grêle, à talon en très grand
et large triangle à sommet aigu. Edéage à tambour d'un quart plus long que les
paramères. Paramères : fig. 55. À
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR NORD : Antankares, d’Isokitra à Diégo-
Suarez (E. et B. Perrot). — Montagne d'Ambre (A. Peyrieras).
MADAGASCAR OUEST : Antsingy d’Antsalova (A. Peyrieras).
Biologie. — Apparaît en Il ; les indications portées par les étiquettes des types,
des récoltes des frères Perrot (de Mai à Octobre) restent douteuses.
La larve vit dans le terreau à l'aisselle des feuilles de Pandanus et se nymphose
sur place.
Source : MNHN, Paris
51
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
52.
Fig. 48 à 56, genre Euchroea Burmeister. — 48 à 51, édéage, de profil et sommet des parame-
res, face dorsale. — 48 et 49, E. viossati Ruter. — 50 et 51, E. parceguitata Fairmaire. — 52
à 56, paramères, face dorsale.— 52, E. histrionica Burmeister. — 53, E. episcopali
(Guérin-Méneville). — 54, E. aurostellata Fairmaire. — 55, E. nigra Pouillaude. — 56, E.
vadoni Ruter.
16. Euchroea abdominalis (Gory et Percheron)
Deux sous-espèces sont discernables par le plus où moins grand développement
de la maculature.
16 a. Euchroea abdominalis abdominalis (Gory et Percheron)
(planche I, fig. 3)
Cetonia abdominalis Gory et Percheron, 1835 : 127.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; BURMEISTER, 1842 : 573
Cetonia Abdomidalis Gorv et Percheron ; BLANCHARD, 1842 :
Source : MNHN, Paris
52 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; SCHAUM, 1844 : 389.
Euchroea chlorographa Schaum, 1884 : 389.
Euchroea Abdominalis Gorv et Percheron ; SCHAUM, 1845 : 51
Euchroea Chlorographa Schaum, 1845 : 51
Euchroea abdominalis Gorv et Percheron ; SCHAUM, 1848 : 54.
Euchroea chlorographa Schaum, 1848 : 54.
Euchroea Abdominalis Gorv et Percheron ; BLANCHARD, 1850 : 20.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron; LACORDAIRE, 1856 : 523, nota.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; COQUEREL, 1865 : 8.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1306
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; KUNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1,
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; ScHocn, 1896 : 38.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; ALLUAUD, 1900 : 290.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; KRaaTz, 1901 : 11, nota
Euchroea abdomidalis Gory et Percheron ; HEYNE et TASCHENBERG, 1908 : 112, pl. 20,
fig.38.
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; POUILLAUDE, 1917 b : 67 et 72 ; 1917 d: pl. IV,
fig. 17
Euchroea abdominalis Gory et Percheron ; SCHENKLING, 1921 : 172.
Euchroea chlorographa Schaum ; SCHENKLING, 1921 : 172
Types. — abdominalis Gory et Percheron. Disparu. Ce spécimen, qui d’après les
auteurs, était privé de son avant-corps, ne figure pas dans la collection A. Melly, au
Muséum d'Histoire naturelle de Genève. Cependant, la nécessité de désigner un néo-
type ne s'impose pas, l'identité spécifique étant établie avec certitude.
chlorographa Schaum. LECTOTYPE : 1 4, Madagascar, portant une étiquette
manuscrite de SCHAUM « chlorographa N abdominalis G. et P. B. Madagasc. » (Mu-
séum d'Histoire naturelle, Genève). Présente désignation.
Description. — Fig. 12, 32 et 57.— Long. : 20 à 24 mm; larg. : 12 à 14 mm.—
Corps en ovale allongé, nettement rétréci vers l'avant et vers l'arrière ; noir mat,
avec le clypéus, une bande longitudinale médiane sur le pronotum très fortement
élargie en arrière, l'écusson, la région circumscutellaire et les côtes brillants ; par-
fois une minuscule tache vert pâle près des angles postérieurs du pronotum ; cha-
que élytre avec trois taches en languettes transversales, étroites, ondulées, plus ou
moins fragmentées, interrompues par les côtes, vert pâle ; dessous brillant, à ban-
des vertes irrégulières au milieu du bord postérieur et sur les côtés des premiers
sternites abdominaux.
Tête un peu transverse ; bords latéraux du clypéus à peu près droits et rétrécis
vers l'avant en ligne droite, angles antérieurs arrondis ; bord antérieur très forte-
ment et courtement échancré au milieu ; région antérieure du clypéus et côtés du
front avec une nette dépression. Surface à fine chagrination à mailles presque iso-
diamétrales et à ponctuation double : forte et assez serrée, très fine et peu serrée.
Pronotum à côtés droits en arrière, nettement rétrécis en ligne droite vers
l'avant ; angles postérieurs assez étroitement arrondis et bien saillants. Ponctuation
forte, pas serrée, devenant plus fine sur le milieu de la plage médiane brillante,
mêlée de points très fins et peu serrés, sur une chagrination assez effacée, à mailles
transversales.
Ecusson à microscopique ponctuation peu serrée, sur une chagrination presque
effacée.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 53
Saillie mésosternale en triangle curviligne, à face sternale à assez dense et très
fine ponctuation.
Sillon doublant la suture méso-métasternale interrompu très bas sur les côtés,
bien avant le niveau de cette suture. Sillon longitudinal médian du métasternum
situé dans une large dépression. Ailes du métasternum à gros points irréguliers et
assez serrés ; région discale à chagrination fine et ponctuation double : moyenne et
très fine, plus serrée vers l'avant, s'effaçant vers l'arrière, surtout sur le milieu.
Elytres à angle apical interne arrondi, non saillant. Interstrie sutural relevé ;
une côte très nette au tiers interne, évasée vers l'arrière ; une côte peu marquée au
tiers externe ; des lignes, plus ou moins régulières, de gros points arqués, superfi-
ciels, ouverts en arrière. Toute la surface à chagrination peu indiquée et points
microscopiques pas très serrés. Les macules vertes disposées en trois séries trans-
versales, la première à la hauteur du sommet de l'écusson, la seconde au milieu, la
dernière un peu en avant du calus apical, suivie, parfois, d’une très petite macule
supplémentaire située entre le calus apical et le bord postérieur, parfois, également,
quelques taches ponctiformes entre les séries principales.
Sternites abdominaux à fine chagrination à mailles transverses ; ponctuation
forte, pas très serrée, un peu disposée en lignes longitudinales, et points fins, peu
serrés.
8.— Milieu de la face sternale de l'abdomen à étroite et nette dépression longi-
tudinale. Brosse interne des tibias postérieurs assez allongée mais peu développée
en hauteur. Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau
1. Spiculum gastrale très long et grêle, talon presque symétrique, pas très élargi.
Edéage à tambour un peu plus d'une fois et demie plus long que les paramères.
@.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses article, voir tableau 1.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR EST : Région de Maroantsetra, Fampa-
nambo, Ankoetrika (A. Peyrieras). — Antanambe (A. Peyrieras). — Route de Tama-
tave, p.k. 181, environs de Beforona (A. Peyrieras). — Rogez (A. Peyrieras). — Ampa-
sinambo (Ecole offic.). — Région de Fort-Dauphin (P. Godel).
Biologie. — D'après A. PEYRIERAS (i.L), la sous-espèce nominative ne dépasse-
rait pas l'altitude de 500 m. De IX à XI.
L'espèce n'a jamais été trouvée en coque, ne doit donc pas se nymphoser sur
place ; elle pond à l’aisselle des feuilles de Pandanus et de certains Palmiers.
16 b. Euchroea abdominalis freudei Ruter
(planche I, fig. 4)
Euchroea abdominalis Freudei Ruter, 1964 : 263.
Type. — Holotype : 1 4, Madagascar Sud, Tuléar (G. Petit) (Muséum national
d'histoire naturelle, Paris).
Description. — Long. : 20 à 22 mm; larg.: 12 à 12,5 mm.— Caractères mor-
phologiques et édéage de la forme type. mais coloration sensiblement différente.
Tête avec, de chaque côté, une bande longitudinale plus ou moins discontinue,
de taches jaune verdâtre.
Source : MNHN, Paris
54 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Pronoton avec, typiquement, une bande jaune verdâtre, irrégulière en dedans,
le long du bord latéral sur la moitié antérieure, cette bande pouvant être divisée et
réduite à deux ou trois petites taches séparées, l'antérieure parfois suivie en dedans,
le long du bord antérieur, par des taches ponctiformes; en outre, une ou deux taches
ponctiformes sur le disque, de chaque côté de la plage luisante, la première un peu
en avant du milieu, la seconde prébasale, parfois, également, une autre tache sur
l'angle postérieur. Mésépimères largement jaune verdâtre, dessus et dessous.
Elytres avec les bandes transverses de taches de la forme type, mais ces taches,
jaune verdâtre, sont plus larges et plus développées, surtout dans la région posté-
rieure et sont accompagnées d’autres plus petites supplémentaires sur le disque.
Pygidium avec une forte tache jaune verdâtre de chaque côté, près de la base,
suivie d’un trait jaune verdâtre oblique atteignant le bord externe vers l'apex.
Dessous très largement jaune verdâtre sur les côtés du métasternum ; taches
transverses des sternites abdominaux plus larges que dans la forme type.
Distribution dans l'ile. — MADAGAscAR CENTRE : Nord d'Ankazobe, tampoketsa
d'Ambohitantely (A. Peyrieras). — Ouest d'Ankazobe, versant ouest du mont Tsiaza-
hoana.
MADAGAsCAR OUEST : Région de Maintirano (B. Zolotarewsky). — Bongolava,
75 km au Nord-Ouest de Tsiroanomandidy (A. Peyrieras).
MADAGASCAR SUD : Tuléar (G. Petit).
Nous conservons à cette forme le rang de sous-espèce d'E. abdominalis. Cette
espèce s'observe sur la Côte Est, depuis le fond de la baie d'Antongil jusqu’à la
région au Nord de Fort-Dauphin.
On pourrait aussi bien, nous semble-t-il, considérer E. freudei comme une
bonne espèce, du fait de sa répartition et de sa phénologie.
Biologie. — S'observe en IV et V. Se rencontre sur les fleurs de Palmier.
17. Euchroea clementi Künckel d'Herculais
(planche II, fig. 25)
Euchroea Clementi Künckel d'Herculais, 1887 : pl. 1, fig. 4.
Euchroea Clementi Künckel d'Herculais ; POUILLAUDE, 1917 b: 67 et 73; 1917 d: pl. IV.
fig. 9.
Euchroea clementi Künckel d'Herculais ; RUTER, 1973 : 122
Type. — Holotype : 1 &, Madagascar (Muséum national d'Histoire naturelle,
Paris).
Description. — Fig. 14, 31 et 58.— Long.: 17 à 21mm; larg.: 9,5 à
11,5 mm.— Corps en ovale à côtés presque parallèles. Noir, avant-corps immaculé
et mat, sauf une ligne longitudinale médiane relevée, élargie en étroit triangle vers
la base, lisse et luisante sur le pronotum ; écusson luisant ; élytres mats, à l’excep-
tion du calus huméral, de l’interstrie sutural et de la côte discale médiane luisants,
avec de petites taches transverses vert bleuâtre. Face sternale noire et luisante, l'ab-
domen avec parfois de petites macules vert bleuâtre. Poils noirs.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 65
Tête un peu transverse, les bords supérieurs latéraux du clypéus parallèles ;
angles antérieurs fortement arrondis et séparés au milieu par une profonde échan-
crure en arc ; une zone longitudinale médiane relevée sépare deux faibles dépres-
sions longitudinales plus ou moins mates. Ponctuation forte et pas très serrée dans
les dépressions et en avant, plus fine et plus écartée au milieu ; flancs du clypéus à
lignes longitudinales ondulées, serrées.
Pronotum à angles postérieurs droits à sommet arrondi ; côtés presque droits, à
peine concaves en dehors, faiblement convergents vers l'avant sur la moitié basale,
puis fortement rétrécis en ligne droite en avant des angles externes qui sont effacés.
Relief longitudinal médian à ponctuation très fine et pas très serrée, mélée de
points assez gros, irréguliers, épars. Parties mates à points moyens, peu serrés, lais-
sant la base et une aire médio-dorsale à peu près lisse. Mésépimères noirs.
Ecusson à très fine ponctuation irrégulière, pas très serrée, mêlée de points plus
gros, peu nombreux, vers les angles latéraux.
Saillie mésosternale en triangle curviligne à côtés concaves en dehors et som-
met aigu, à face sternale luisante, à points fins et épars.
Sillon doublant la suture méso-métasternale interrompu très bas sur les côtés,
bien avant cette suture. Sillon longitudinal médian du métasternum fin, entier,
dans une fossette longitudinale très superficielle. Ailes du métasternum à gros
points peu serrés ; disque à ponctuation fine, irrégulière et dense.
Elytres à angles apicaux suturaux internes divergents mais arrondis et non
saillants. Interstrie sutural étroit mais bien relevé ; chaque élytre avec deux fortes
côtes longitudinales, l’interne luisante, ayant tendance à se réunir avant l’apex vers
le milieu de la largeur de l'élytre. Les trois reliefs longitudinaux de chaque élytre
sont délimités en dehors par une ligne longitudinale de gros points ; d'autre gros
points plus ou moins irréguliers ébauchant quelques lignes longitudinales assez
courtes entre ces reliefs ; région apicale à gros points arqués, largement ouverts,
peu serrés et plus ou moins confluents. Chaque élytre porte six ou sept bandes
transverses, plus ou moins interrompues, de petites taches vert bleuâtre.
Pygidium à gros points superficiels ocellés, très ouverts vers l'arrière, serrés et
plus où moins confluents sur un fond à très dense chagrination.
Ailes du métasternum avec parfois une petite tache vert bleuâtre près de l'angle
latéro-postérieur.
Sternites abdominaux I à IV, parfois avec une petite tache transverse vert
bleuâtre le long du bord postérieur, contre l'angle latéro-postérieur, parfois une
seconde tache de même couleur, en dedans de la première, au bord antérieur des
sternites II à V. Ponctuation des sternites formée de gros points ouverts, épars, sur
les côtés et disposés en une ligne transverse au milieu.
4.— Abdomen fortement déprimé en long dans la région médiane sur la face
sternale. Tibias postérieurs à brosse interne courte et assez forte. Longueurs relati-
ves : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum gastrale long et
grêle, le talon allongé, très incurvé et peu élargi. Edéage à tambour deux fois plus
long que les paramères.
9.— Longueurs relatives : tibia postérieur / tarse et ses articles, voir tableau 1.
Source : MNHN, Paris
56 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Distribution dans l'ile. — MaDAGAScAR EST : Baie d'Antongil, Fampanambo,
Ankoetrika (A. Peyrieras). — Base de la presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m (A. Pey-
rieras). — Route de Tamatave, p.k. 181, environs de Beforona (A. Peyrieras).
Sauf à Hiaraka, localité située très près de la mer et où de nombreux Euchroea,
normalement limités aux basses altitudes, atteignent le seuil de 1000 m, E. cle-
menti ne paraît pas dépasser 600 m (1), alors que la forme riphaeus (voir ci-dessous)
s'observe seulement au dessus de 600 m.
Biologie. — S'observe de IX à XI et de III à VI.
Ponte à l’aisselle des feuilles de Palmiers, sur les grands arbres ; les larves se
nourrissent des tiges des fleurs fanées et construisent leur coque nymphale avec les
fibres déchiquetées de ces tiges, sur place. L'apparition des adultes coïncide avec la
floraison des Palmiers.
Euchroea clementi forme riphaeus Fairmaire
(planche II, fig. 26 et 27)
Euchraea Riphaeus Fairmaire, 1897 : 109.
Euchroea Riphaeus Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 291
Euchroea riphaeus Fairmaire ; MARIE et LESNE, 1917 : 48
Euchroea Riphaeus Fairmaire ; POUILLAUDE, 1917 b : 67 et 70 ; 1917 d : pl. IV, fig. 5.
Euchroea Riphaeus Fairmaire ; SCHENKLING, 1921 : 173
Euchroea clementi riphaeus Fairmaire ; RUTER, 1973 : 123 et 124.
Type.— Holotype: 1 4, Madagascar Est, forêts d’Antsianaka (L. Humblot)
(coll. R. Oberthür < Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — Par l'ensemble des caractères, cette forme est identique à E. cle-
menti ; elle en diffère, de façon très marquée en général, mais avec en certaines
stations, des individus à caractères atténués, par les traits suivants :
en dessus, une maculature jaune plus ou moins orangé en général très dévelop-
pée avec deux bandes longitudinales parallèles sur la tête ; deux larges bandes lon-
gitudinales ne laissant libre que le milieu du pronotum sous forme d'une bande
médiane noire et une assez grosse tache noire sur le milieu de chaque côté au tiers
postérieur, et de petites taches noires devant celle-ci, qui peut parfois rejoindre la
bande médiane ; les taches transverses des élytres vert plus ou moins doré sont plus
développées que chez E. clementi ; pygidium jaune avec une tache médiane noire
prolongée vers l'avant jusqu'à la base ; mésépimères jaunes. La coloration jaune
peut s’atténuer et s’effacer, sauf sur les épimères; la bande discale du pronotum
lisse et luisante, mais parfois mate, est plus large sur toute sa longueur que chez E.
clementi.
En dessous, un revêtement vert doré très constant couvre la face sternale des
mésépimères, les côtés du métasternum, les métépisternes, le bord externe des han-
ches postérieures et forme des taches sur les hanches ; l'abdomen a des taches plus
développées que chez E. clementi forme nominative.
Les caractères sexuels secondaires sont ceux de la forme nominative.
1. Les récoltes de E. clementi signalées par RUTER, comme ayant été effectuées sur le mont
Antampona (1 000 m), proviennent en réalité d'une localité située dans la montée à ce som-
met : Ankoetrika, dont l'altitude est d'environ 400 m (PEYRIERAS in litteris).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 57
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR EST : Base de la presqu'île Masoala,
Hiaraka, 1 000 m (A. Peyrieras). — Forêts d'Antsianaka (L. Humblot). — Rogez (A.
Peyrieras). — Route d’Anosibe (R. Viossat). — Sandrangato (A. Peyrieras). — Périnet
(A. Peyrieras). — Est de Vondrozo, col de Madiorano (A. Peyrieras).
MADAGASCAR CENTRE : Andranobe, route d’Andriamena (A. Peyrieras). — Nord
d’Ankazobe, tampoketsa d'Ambohitantely (A. Peyrieras) — La Mandraka (A. Peyrie-
ras).
MADAGASCAR OUEST : Bongolava, 75 km au Nord-Ouest de Tsiroanomandidy (A.
Peyrieras).
Cette forme est localisée en altitude, au dessus de 600 m.
Elle se subdiviserait peut-être elle-même en deux formes géographiques :
dans le Centre et l'Est, le pronotum est en général très largement jaune, rare-
ment entièrement noir (les épimères restant jaunes).
sur le Bongolava, au contraire, sur 120 individus récoltés, 117 ont le pronotum
entièrement noir (les épimères restant jaunes).
Biologie. — Apparaît aux mêmes périodes que celles de E. clementi.
18. Euchroea coelestis Burmeister
Deux sous-espèces sont discernables par le ton de la coloration foncière et le
plus ou moins grand développement de la maculature élytrale.
18 a. Euchroea coelestis coelestis Burmeister
(planche I, fig. 14 et 15)
Euchroea coelestis Burmeister, 1842 : 574.
Cetonia Coelestris Burmeiïster ; BLANCHARD, 1842 : 1.
Euchraea Coelestis Burmeister ; BLANCHARD, 185
Euchroea Coelestis Burmeister ; SCHAUM, 1845 : 51.
Euchroea coelestis Burmeister ; SCHAUM, 1848 : 54.
Euchroea coelestis Burmeister ; LACORDAIRE, 1856 : 523, nota.
Euchroea coelestis Burmeister ; COQUEREL, 1865 : 8.
Euchroea coelestis Burmeister ; GEMMINGER et HAROLD, 1869 : 1306.
Euchroea coelestis Burmeïster ; KUNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 9.
Euchroea coelestis Burmeister ; ScHocH, 1895 : 45.
Euchroea coelestis Burmeister ; ScHoCH, 1896 : 38.
Euchraea coelestis Burmeister ; FAIRMAIRE, 1899 : 18.
Euchroea coelestis Burmeister ; ALLUAUD, 1900 : 291.
Euchroea coelestis Burmeister ; MARIE et LESNE, 1917 : 48.
Euchroea coelestis Burmeister ; PouILLAUDE, 1917 b : 66 et 67 ; 1917 d : pl. IV, fig. 6.
Euchroea coelestis Burmeister ; SCHENKLING, 1921 : 173.
Euchroea coelestis Burmeister ; RUTER, 1973 : 120.
0.
Type. — LECTOTYPE : 1 9, Madagascar (J. Goudot) (Muséum national d'His-
toire naturelle, Paris). Présente désignation.
Source : MNHN, Paris
58 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Description. — Fig 26, 47 et 66.— Long.: 24 à 28,5mm; larg.: 145 à
16 mm.— Corps en ovale à côtés presque parallèles en arrière ; noir mat à dessins
vert plus ou moins doré ou bleuâtre en dessus ous largement taché de vert
des:
brillant plus ou moins bleuâtre ou doré. Poils noirs.
Tête faiblement transverse ; bords supérieurs des côtés du clypéus parallèles,
les côtés un peu élargis vers le milieu en dessous ; angles antérieurs largement ar-
rondis ; bord antérieur modérément concave au milieu. Deux bandes longitudinales
vert plus ou moins doré ou bleuâtre, à bords crénelés mais sensiblement parallèles,
allant du bord postérieur du vertex au bord antérieur du clvpéus, laissant les mar-
ges latérales et antérieure et une large bande longitudinale médiane noires. Ponc-
tuation fine et éparse : tempes et côtés du clvpéus à impre:
assez serrées et pas très régulières.
ions longitudinales
Pronotum à angles postérieurs arrondis ; côtés à peine rétrécis vers l'avant en
courbe légèrement concave des angles postérieurs aux angles latéraux qui sont effa-
cés, puis nettement rétrécis vers l'avant en courbe à peine concave. Disque avec la
trace d'une étroite bande longitudinale médiane luisante, parfois inexistante chez
les individus très frais. Ponctuation irrégulière, écartée et fine. Une bande longitu-
dinale vert plus ou moins doré ou bleuâtre le long du bord latéral du pronotum,
laissant l'arête externe noire ; cette bande enferme une tache noire parfois divisée,
plus où moins arrondie ou vaguement triangulaire, au tiers antérieur, derrière cette
tache, la zone claire est fortement rétrécie en courbe vers l'extérieur, jusqu'au ni-
veau de l'angle postérieur où elle forme une languette parallèle à la base et progres-
sivement rétrécie vers l'intérieur ; vers le milieu de cette large échancrure posté-
rieure de la zone claire, une saillie de même couleur se dirige obliquement vers
l'arrière et l'intérieur ; cette bande claire peut être plus large, plus régulière et sans
inclusions noires.
Mésépimères vert brillant plus ou moins doré ou bleuâtre et tachés de points
noirs, gros et peu serrés.
Ecusson à points fins, écartés et irréguliers, noir mat, parfois luisant le long de
la base.
Saillie mésosternale convexe, brillante et à fins points écartés en dessous ; en
triangle curviligne à sommet mousse.
Sillon doublant la suture méso-métasternale fort, en double courbe peu mar-
quée, courtement interrompu au milieu, avec une forte rangée de pores pilifères.
Ailes du métasternum vert brillant plus ou moins doré ou bleuâtre, à forte ponctua-
tion sétigère écartée ; disque à points très fins et épars.
Elytres à angles suturaux apicaux internes saillants et contigus, non diver-
gents. Apex avec quelques impressions arquées, ondulées, irrégulières, dispersées.
Interstrie sutural et une très légère côte au tiers interne du disque un peu convexes ;
une ligne de gros points peu serrés et ouverts en arrière marque la strie suturale en
arrière ; vers l'avant, cette strie est finement marquée le long du bord de l'écusson ;
disque avec quelques lignes plus ou moins incomplètes de gros points ouverts en
arrière ; apex et région apico-latérale à impressions transverses, ondulées, plus ou
moins confluentes. Noirs, semés de taches irrégulières, petites en général, transver-
ses et ondulées, vert plus ou moins doré ou bleuâtre, nombreuses et formant plus ou
moins sept bandes transverses.
Source : MNHN, Paris
59
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
lis (Gory et Percheron). — 58, E. clementi Künckel d'Herculais. — 59, E. desmarest (Gory
et Percheron). — 60, E. vadoni Ruter.— 61, E. aurora Burmeister.— 62, E. oberthurii
Fig. 57 à 62, genre Euchroea Burmeister, extrémité apicale des élytres. — 57, E. a. abdomina-
Fairmaire.
Source : MNHN, Paris
60 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Pygidium vert plus ou moins doré ou bleuâtre avec deux taches noires rondes
discales, rapprochées. Partie claire à ponctuation fine et éparse ; partie noire à gros
points arqués, très ouverts, assez serrés.
Abdomen à sternites I à IV avec une tache vert plus ou moins doré ou bleuâtre
sur les côtés et une tache semblable, assez petite au milieu. II à IV à taches média-
nes progressivement plus petites et taches latérales fortes ; V sans tache médiane
mais à grandes taches latérales : VI avec deux petites taches légères. Téguments à
fine chagrination dense, en mailles transverses ; ponctuation assez fine, irrégulière
et peu serrée et forte, disposée en lignes transverses qui sont plus nettes sur les
segments postérieurs.
&.— Abdomen à forte dépression longitudinale médiane. Tibias postérieurs à
brosse interne très marquée, occupant le cinquième de la longueur du tibia. Lon-
gueurs relatives : tibia postérieur | tarse et ses articles, voir tableau 1. Spiculum
gastrale mince et moyennement allongé, à talon marqué et oblique. Edéage à tam-
bour deux fois plus long que les paramères.
@.— Longueurs relatives : tibia postérieur |tarse et ses articles, voir tableau 1.
Distribution dans l’île. — MaDaGascaR EST : Antsianaka et lac Alaotra (Perrot
frères). — Forêt de Fito (/. Vadon). — Rogez (A. Peyrieras). — Environs de Périnet,
forêt d'Analamazaotra (G. Olsoufieff). — Périnet (A. Peyrieras). — Route d’Anosibe
(G. Dujardin - Delacour et R. Viossat). — Sandrangato (A. Peyrieras). — Environs de
Moramanga, vallée du Mangoro (H. Ungemach).— Région de Mananjary (A
Mathiau). — Ifanadiana (Ecole offic.). — Est de Vondrozo, col de Madiorano (A. Pey-
rieras).— Befotaka (G. Foulquier).
MADAGASCAR CENTRE : La Mandraka (A. Peyrieras).
Biologie. — La sous-espèce nominative s’observe de IV à VII. Ne dépasse pas la
région du lac Alaotra vers le Nord. Tend à se localiser entre 700 et 1 200 m d'alti-
tude. La nymphose à lieu à terre, la larve quittant le terreau de l'aisselle des feuilles
de Pandanus à ce moment.
18 b. Euchroea coelestis peyrierasi Ruter
(planche II, fig 28)
Euchroea coelestis peyrierasi Ruter, 1973 : 122, fig.2.
Type. — Holotype : 1 |, Madagascar Centre, tampoketsa d’Ambohitantely, au
Nord d'Ankazobe, 1 600 m, IV - 1972 (A. Peyrieras) (Muséum national d'Histoire na-
turelle, Pai
Description— Fig. 27.— Caractères généraux de la sous-espèce nominative
mais de taille un peu inférieure : long. : 20 à 25 mm ; larg. : 12 à 15 mm. Clypéus un
peu plus fortement concave au milieu en avant. Elytres plus bruns ou brun rougeä-
tre que noirs, leurs taches claires sont effacées sur les trois-quarts antérieurs, sauf
parfois dans la dépression intrahumérale.
Source : MNHN, Paris
Faune de Madagascar Coléoptères Cetoniidae
Genre Euchroea Burmeister
Planche I
1. Euchroea viossati Ruter, 9 . Madagascar Centre, N. d’Ankazobe,
tampoketsa d’Ambohitantely.
2.E. aurostellata Fairmaire, d'. Madagascar Nord, Antankares, entre
Isokitra et Diégo-Suarez. (Lectotype).
3.E. abdominalis abdominalis (Gory & Percheron), d. Madagascar
Est, E. de Périnet, Beforona
4.E. abdominalis freudei Ruter, Q . Madagascar Ouest, région de
Maintirano.
5.E. flavoguttata Waterhouse, Q . Madagascar Centre, E. du lac
Mantasoa, Ambohiboatavo.
G.E. flavoguttata Waterhouse, forme à maculature réduite, 6 . Mada-
gascar Centre, massif de l’Itremo.
7.E. histrionica Burmeister, O. Madagascar Est, N. de Mananara-
Nord, mont Antampona.
8.E. histrionica Burmeister, . Madagascar Est, E. d’Ambalavao,
Ambondrobe.
9.E. parceguttata Fairmaire, © . Madagascar Est, route de Moramanga
à Anosibe.
10.E. parceguttata Fairmaire, forme non maculée, Ç . Madagascar
Est, E. de Vondrozo, col de Madiorano.
11.E. multiguttata Burmeister, . Madagascar Est, E. de Vondrozo,
col de Madiorano.
12.E. auripimenta (Gory & Percheron),d'. Madagascar Est, E. de
Périnet, Beforona.
13.E. urania Fairmaire, . Madagascar Est, E. de Maroantsetra,
base de la presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m.
14.E. coelestis coelestis Burmeister,Q . Madagascar Est, route de
Moramanga à Anosibe.
15.E. coelestis coelestis Burmeister, Q. Madagascar Est, route de
Moramanga à Anosibe.
Toutes les figures sont à la même échelle
Source : MNHN, Paris
1cm.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Faune de Madagascar Coléoptères Cetoniidae
Genre Euchroea Burmeister
Planche Il
16. Euchroea desmarest (Gory & Percheron), Q . Madagascar Est,
E. d’Ambalavao, Ambondrobe.
17.E. oberthurii Fairmaire, @ . Madagascar Est, route de Moramanga
à Anosibe, Sandrangato.
18.E. oberthurii Fairmaire, forme de passage à benezechi J.Descar-
pentries, Q . Madagascar Est, E. de Maroantsetra, base de la
presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m
19.E. oberthurii forme benezechi J. Descarpentries, . Madagascar
Est, E. de Vondrozo, col de Madiorano.
20. E. episcopalis (Guérin-Méneville), d. Madagascar Est, Maroantsetra.
21.E. spininasuta Fairmaire, (. Madagascar Est, E. de Vondrozo,
col de Madiorano.
22.E. nigrostellata Janson, @. Madagascar Est, Midongy du Sud
23.E. nigra Pouillaude, d . Madagascar Ouest, Antsingy d’Antsalova.
24.E, vadoni Ruter, . Madagascar Centre, massif de l’Itremo.
25.E. clementi Künckel d'Herculais, . Madagascar Est, E. de
Maroantsetra, base de la presqu'île Masoala, Hiaraka, 1 000 m.
26.E. clementi Künkel d'Herculais, forme de passage à riphaeus
Fairmaire, ©. Madagascar Centre, N. d’Ankazobe, tampoketsa
d’Ambohitantely.
27.E. clementi forme riphaeus Fairmaire, ©. Madagascar Centre,
N. d’Ankazobe, tampoketsa d’Ambohitantely.
28.E. coelestis peyrierasi Ruter, Q . Madagascar Centre, N. d’Anka-
zobe, tampoketsa d’Ambohitantely.
29.E. aurora Burmeister, face ventrale, Q . Madagascar Est, S. de
Mananara-Nord, Antanambe.
30.E. aurora Burmeister, face dorsale, Q . Madagascar Est, S. de
Mananara-Nord, Antanambe.
Toutes les figures sont à la même échelle
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 61
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE : Nord d'Ankazobe, tampoketsa
d'Ambohitantely, 1600m (A. Peyrieras). — Andranobe, route d'Andriamena,
1 250 m (A. Peyrieras).
Biologie. — La sous-espèce semble localisée aux Hauts-Plateaux, à des altitudes
supérieures à 1 250 m. De IV à VI
19. Euchroea urania Fairmaire
(planche I, fig. 13)
Euchraea coelestis var. Urania Fairmaire, 1897 : 108.
Euchroea coelestis Burmeïster ; KUNCKEL D'HERCULAIS, 1887 : pl. 1, fig. 10 (seule).
Euchroea coelestis v. Urania Fairmaire ; ALLUAUD, 1900 : 291
Euchroea urania Fairmaire ; MARIE et LESNE, 1917 : 48.
Euchroea Urania Fairmaire ; POUILLAUDE, 1917 b : 67 et 69 ; 1917 d': pl.IV, fig. 8
Euchroea coelestis var. Urania Fairmaire ; SCHENKLING, 1921 : 173
Euchroea coelestis urania Fairmaire ; RUTER, 1973 : 121 et 122, fig. 1
Type. — Holotype, 1 ?, Madagascar Est, Antsianaka, 2° semestre 1890 (Perrot
frères) (coll. R. Oberthür < Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — Long. : 22 à 27 mm; larg.: 12,5 à 15,5 mm.— Corps en ovale
large, les côtés sensiblement parallèles au milieu. Avant-corps et écusson noir lui-
sant, avec, en dessus, des dessins jaune orangé, mats, d'aspect soyeux. Elytres noir
mat, avec la zone circumscutellaire, le calus huméral, la côte discale en avant et la
totalité de la côte suturale, brillants ; avec des bandes transverses onduleuses vert
plus où moins doré, semi-luisantes, d'aspect soyeux. Dessous noir brillant à dessins
vert plus où moins doré, semi-brillants. Poils noirs.
Tête faiblement transverse. Clypéus à bords supérieurs parallèles, mais légère-
ment élargis vers l'avant peu après la base, en dessous ; bord antérieur largement
concave ; angles antérieurs arrondis. Noire, avec, de chaque côté, une assez large
bande longitudinale jaune orangé laissant le bord libre, unie ou non à sa symétri-
que en avant. Ponctuation fine et très éparse sur le dessus ; forte et serrée, allongée,
sur les tempes et sur les côtés du clypéus.
Pronotum à angles postérieurs marqués et arrondis
ment convergents en avant sur la moitié postérieure ; à angles externes effacés ;
rétrécis en courbe faiblement concave en dehors en avant de ces angles. Ponctua-
; côtés subsinués et faibl
tion des parties noires triple sur fond chagriné : de gros points très écartés, des
points moyens un peu moins écartés et des points très fins peu serrés ; les mailles
de la chagrination plus ou moins allongées et disposées transversalement. Côtés du
pronotum jaune orangé, sauf très étroitement le rebord noir, avec ordinairement
deux petites taches noires de chaque côté, l'une au dessus de l’autre, celle-ci en
arrière du milieu et manquant parfois ; bord interne de la bande latérale longitudi-
nale irrégulier, saillant en languette aiguë le long de la base, puis échancré, suivi
vers l'avant d'un tronçon rectiligne devenant ondulé dans la partie antérieure ; la
bande longitudinale médiane noire plus ou moins élargie vers la base.
Mésépimères jaune orangé.
Source : MNHN, Paris
62 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Ecusson à ponctuation double sur fond chagriné : des points assez fins et écar-
tés et des points fins assez serrés.
Saillie mésosternale en triangle curviligne à sommet mousse ; face sternale un
peu convexe, à points moyens, un peu irréguliers, peu serrés.
Sillon doublant la suture méso-métasternale fort, en double courbe peu mar-
quée, très courtement interrompu en son milieu et portant une rangée assez serrée
de pores pilifères. Disque du métasternum à points arqués, moyens, épars et points
fins peu serrés, sur une chagrination de fond. Hypomères noirs. Métasternum vert
doré ou cuivreux sur les côtés, les ailes avec de gros points noirs, arqués, ouverts en
arrière, peu serrés.
Elytres à angles suturaux, apicaux internes, marqués, les deux angles peu di-
vergents, mais suivis en dehors d’une nette concavité. Apex à même sculpture que
chez E. coelestis. Interstrie sutural relevé et limité en dedans par une ligne de gros
points, la strie atteignant presque la base de l'écusson. Disque avec une côte longi-
tudinale peu marquée, limitée au tiers antérieur, située au premier tiers de la lar-
geur de l'élytre. Ponctuation formée de gros points arqués, ouverts en arrière, Va-
guement alignés, de distribution assez irrégulière, pas serrés ; à ces gros points
s'ajoutent des points moyens, épars et des points fins, peu serrés, sur une chagrina-
tion en fines mailles un peu transverses. Noirs, avec, habituellement, sur un fond
mat, six ou sept bandes transverses vert plus ou moins doré ou orangé, irrégulières,
découpées et formées de taches séparées ; ces bandes touchent, en se rejoignant
étroitement, le bord latéral de l'élytre ; la dernière est située contre le bord posté-
rieur qui reste étroitement noir ; la maculature claire peut être parfois très abon-
dante et envahir une grande partie du fond noir ou, inversement, être très réduite.
Pygidium jaune doré ou orangé ; avec habituellement deux taches noires disca-
les pouvant exceptionnellement disparaître. Ponctuation fine et écarts
Sternites abdominaux avec une bande transverse vert doré ou orangé, cette
bande, parfois entière, pouvant être largement interrompue sur la zone médiane où
de part et d'autre de celle-ci; parfois ne subsistent que des taches sur l'angle
postéro-latéral des sternites I à IV, suivies, sur les côtés, en dedans, d’autres taches
situées contre le bord antérieur des sternites II à V. Ponctuation assez forte, pas très
régulière, écartée, formant une ligne transverse médiane peu régulière sur les ster-
nites II à IV.
4.— Abdomen nettement concave en long au milieu. Tibias postérieurs avec,
un peu en avant du milieu du bord interne, une brosse de poils serrés, très saillante.
Caractères des pattes identiques, à ceux de E. coelestis. Spiculum gastrale à manu-
brium long et grêle, terminé par un talon en fort lobe dissymétrique. Edéage à
tambour deux fois plus long que les paramères.
Q.— Abdomen faiblement concave en long au milieu. Caractères des pattes
identiques à ceux de E. coelestis.
Distribution dans l'île. — MADAGASCAR EST: Base de la presqu'île Masoala,
Hiaraka, 1000m (A. Peyrieras).— Forêts de l'Antsianaka (Perrot frères, L.
Humblot). — Rogez (A. Peyrieras). — Périnet (A. Peyrieras). — Moramanga (A. Peyrie-
ras, M. Brée). — Route d'Anosibe (G. Dujardin-Delacour et R. Viossat).— Est de Von-
drozo, col de Madiorano (A. Peyrieras).— Chaînes anosyennes, massif Nord,
moyenne Ranomandry, 1 050 m (A. Peyrieras).
Source : MNHN, Paris
63
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
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Fig. 63 à 66, genre Euchroea Burmeister, extrémité apicale des élytres. — 63, E. multiguttata
Burmeister. — 64, E. histrionica Burmeister. — 65, E. aurostellata Fairmaire. — 66, E. c.
coelestis Burmeister.
Source : MNHN, Paris
64 R. PAULIAN ET A. DESCARPENTRIES
Espèce occupant la côte Est, de la baie d’Antongil jusqu'aux chaînes Anosyen-
nes, à des altitudes comprises de 0 à 1 400 m.
Biologie. — Les adultes apparaissent de X à I. La nymphose a lieu à terre ; vie
larvaire dans le terreau de l'aisselle des feuilles des Pandanus.
FAIRMAIRE et RUTER considèrent tous deux E. urania comme une simple forme
de E. coelestis. Il est vrai que leur parenté est très forte, mais, si leurs aires de
répartition sont en partie différentes, elles se superposent dans la région de Mora-
manga entre autres, ce qui exclue qu'il s'agisse de sous-espèces d'origine géographi-
que ; d'autre part, leur phénologie est profondément différente : urania s'observant
à l’état adulte de novembre à janvier, c'est-à-dire au début de la saison des pluies et
pendant les plus fortes précipitations, tandis que coelestis se rencontre à l'état
adulte, dans les mêmes stations d'avril à juin, c'est-à-dire sur la fin de la saison des
pluies et le début de la saison sèche et froide. Compte tenu de ce que le cycle de
développement dure deux ans au moins, on ne peut penser ici à des formes saison-
nières comme celles qui sont bien connues chez de nombreux Rhopalocères malga-
ches. Dans ces conditions, il semble convenable de considérer urania et coelestis
comme deux espèces très proches, mais bien distinctes.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 65
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BIOLOGIE ET FORMES LARVAIRES
par
Jean-Pierre LUMARET et André PEYRIERAS
Source : MNHN, Paris
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:
BIOLOGIE
Les Euchroea, très activement recherchées par les amateurs pour leurs coloris
vifs et variables, ont été longtemps considérées comme des formes rares.
Les chasses méthodiques de J. Vadon avaient déjà permis de réunir de longues
séries de certaines espèces, mais ce sont les observations de l’un de nous (A.P.) sur
les lieux de ponte et de développement de toutes les espèces connues, qui ont per-
mis d’élucider les problèmes posés par la biologie de ces espèces et d'en faire un
excellent matériel de laboratoire.
Les adultes de la plupart des espèces ont été observés, parfois en nombre, en
forêt, sur les inflorescences des Palmiers, en particulier du genre Ravenea. Une seule
espèce, E. auripimenta (Gory et Percheron), a été rencontrée sur les fleurs d'une
espèce forestière de Dombeya (Makolody, nom vernaculaire), alors que les Dombeya
attirent de très nombreuses espèces de Cétoniides d’autres groupes.
Le piègeage des adultes avec des appâts, n'est efficace, avec de la banane fer-
mentée, que pour E. episcopalis (Guérin-Méneville). Par contre, la fumée de bois, au
besoin complétée par les fumées de gasoil, d'huile de vidange ou de lard, attire un
certain nombre d'espèces ; comme la fumée, en altitude au moins, attire les Copto-
mia. Enfin, les bois fraîchement débités sont recherchés par E. multiguttata Bur-
meister.
Seule E. vadoni Ruter n'a jamais été
appâts.
Les périodes d'activité dans la journée sont encore mal connues. Signalons que
E. spininasuta Fairmaire est attirée par la fumée entre 8 et 11 heures du matin,
mais vole très vite et ne se pose que très haut dans les arbres. E. oberthurii Fair-
vue au vol et ne paraît pas répondre aux
maire vole dans les mêmes conditions de 8 à 12 heures, mais d’un vol lourd et lent.
E. desmarest (Gory et Percheron) pour sa part, vole toute la journée, jusque tard
dans l'après-midi.
La phénologie du groupe est assez diverse et résumée dans le tableau 2 ci-
contre.
Toutes les espèces dont la biologie est connue se développent en nombre dans
les sols suspendus en forêt, à l’aisselle des feuilles de Palmiers, et surtout de Panda-
nacées, ou parfois dans les touffes d’Asplenium nidus, Fougères épiphytes.
On les y observe parfois sous tous leurs états et les coques de nymphose y sont
souvent très nombreuses. Les larves se concentrent dans la partie inférieure du sol,
plus humide, tandis que les coques nymphales sont distribuées dans la partie supé-
rieure plus sèche.
Cependant, les larves d’E. coelestis Burmeister et d’E. urania Fairmaire quittent
l'arbre et se nymphosent dans le sol à son pied.
Source : MNHN, Paris
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J.-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
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Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 73
Le cycle, au moins pour E. c. coelestis, E. coelestis peyrierasi, E. clementi ri-
phaeus, E. urania, E. viossati, E. desmarest, E. flavoguttata et E. histrionica paraît
long. Des larves adultes, de couleur brune, récoltées in situ en avril 1971 et mises en
élevage dans l’humus de Pandanus maintenu très humide, ont donné des adultes
entre janvier et mai 1972. Dans la même période, des larves jeunes, blanches, qui
venaient d'éclore au moment de leur capture, sont devenues adultes mais ne
s'étaient pas encore nymphosées.
Ceci semble indiquer l'existence d'un cycle d'au moins deux ans, en admettant
que la ponte suive de peu l'imaginose.
Mais ces observations portent sur des populations récoltées sur le tampoketsa
d’Ambohitantely et élevées à Tananarive, le cycle pourrait être plus court aux bas-
ses altitudes de l'Est, de l'Ouest et du Nord, où les températures moyennes sont
plus élevées.
En nourrissant des adultes avec du pollen, nous avons pu obtenir la ponte de
femelles d’E. coelestis peyrierasi, elles-mêmes obtenues d'élevage. Sur un total de 12
femelles élevées, nous avons obtenu 462 œufs, dont 426 ont donné des jeunes larves.
Individuellement, les chiffres extrêmes des pontes observées ont été de 21 et de 53
œufs. On voit que ce matériel se prêterait à l'élevage méthodique pour les besoins
des laboratoires et des collections.
CARACTERES LARVAIRES DU GENRE EUCHROEA
Les larves d'Euchroea au 3° stade sont d'une taille relativement grande (entre
2,1 cm et 4,3 cm de long), au corps légèrement arqué et de couleur ivoire en alcool,
avec la tête brun foncé. Leur pilosité est variable selon les espèces, mais elle est
toujours importante, consistant en quelques longues soies disposées en rangées
transverses entourées de très nombreuses petites soies secondaires disposées irrégu-
lièrement en plusieurs rangs.
La tête est globuleuse, transverse, avec une pilosité secondaire très fine et très
variable. Front avec 1 soie frontale postérieure et 1 soie dans l'angle frontal anté-
rieur. Il n'existe ni soie frontale extérieure, ni soie frontale antérieure. Epicrâne
avec 3 soies dorso-épicraniales et 1 soie latéro-externe située en avant de chaque
stemmate. Sutures épicraniale et frontale présentes.
Clypéus avec 4 soies disposées en une rangée transverse. Labre transverse, légè-
rement trilobé.
Antennes de 4 articles, dont la longueur relative est variable selon les espèces.
L'article I est toujours le plus long, l'article III toujours le plus court. Article IT
avec une plage sensorielle plus ou moins développée située à l'extrémité apicale de
l’article, latéralement par rapport à la base d'insertion de l’article IV. Article IV
avec un nombre variable de plages sensorielles dorsales et ventrales.
Mandibules dissymétriques. Mandibule droite avec l'aire molaire presque
plane, formée de 3 lobes molaires contigus. La meule proximale (basale), la plus
large, est échancrée vers l'arrière ; bordée d'une brosse constituée de plusieurs
soies, elle surplombe la région périarticulaire de la mandibule. L'aire scissoriale est
tranchante, à peine sinuée et incurvée ventralement. La mandibule droite porte
dorsalement 3 grandes soies dorso-externes et une touffe de soies dorso-molaires.
Source : MNHN, Paris
74 JP. LUMARET ET A. PEYRIERAS
Ventralement, elle est munie d'une touffe de soies ventro-molaires et elle est ornée
d'une aire stridulatoire consistant en stries parallèles, en nombre variable selon les
espèces (13-20).
Mandibule gauche avec l'aire molaire consistant en 3 lobes molaires disposés
sur le même plan, partiellement séparés l’un de l'autre par de profondes échancru-
res. Le lobe proximal est bordé par une brosse de plusieurs soies. L’aire scissoriale
est tranchant, avec 2 dents (D1 et D2) en avant de l'encoche scissoriale et 2 dents
en arrière (D3 et D4). La mandibule gauche porte sur la face dorsale 3 soies dorso-
externes et 1 soie dorso-molaire. Ventralement, on trouve 1 touffe de soies ventro-
molaires et une aire stridulatoire consistant en 16 à 18 stries parallèles.
Maxilles : galea et lacinia avec chacune un uncus terminal. Stipe avec dorsale-
ment une rangée de 5-8 dents stridulatoires courtement pointues et dirigées vers
l'avant.
Hypopharynx : présence en arrière des glosses d'un processus sclérifié com-
plexe, transverse, débordant latéralement, muni de part et d'autre d’une brosse de
soies éparses. Glosses avec, en avant du Processus sclérifié, une rangée transverse
de courtes soies, en nombre variable selon les espèces (10-15). De part et d'autre de
cet alignement transverse partent vers l'avant 4 rangées parallèles de soies. Les 2
rangs internes sont constitués de quelques soies courtes et spiniformes (3-5) ; latéra-
lement et de chaque côté, ces soies sont encadrées par 2 à 5 soies allongées ou
spiniformes selon les espèces.
élimitée vers
l'avant par une rangée courbe de courtes épines (20-25 en moyenne). L'aire pédiale
est occupée par un nombre variable de soies ou de dents (10-25 selon les espèces),
surtout disposées du même côté que la dexiotorma. Chaetoparia avec chacune entre
8 et 20 soies ou épines selon les espèces. Gymnoparia relativement peu étendues.
Clithra présents à l'avant.
Thorax : le premier tergite présente de chaque côté une plage sclérifiée irrégu-
lière atteignant le stigmate prothoracique. Pro-, méso- et métathorax avec une ran-
gée transverse de grandes soies, en nombre variable selon les espèces (6-14) ; entre
ces soies primaires, se développe une pilosité secondaire assez importante.
Pattes courtes et robustes, avec de nombreuses et fortes soies. Tarse terminé
selon les espèces et les individus par 7-9 soies (7 le plus souvent).
Stigmate prothoracique en forme de fer à cheval, dont les branches, plus ou
moins convergentes, sont dirigées vers l'arrière. Plage criblée du stigmate consti-
tuée par d'innombrables perforations irrégulières disposées sans ordre apparent.
Abdomen : stigmates abdominaux en forme de fer à cheval, avec l'ouverture
des branches dirigée vers l'avant. Le huitième stigmate abdominal est beaucoup
plus petit que les précédents, sauf chez Euchroea clementi forme riphaeus où sa
taille est la même.
Pilosité primaire de chaque scutum constituée Par une rangée transverse de
grandes soies, en nombre variable selon les espèces et les segments abdominaux
(entre 10 et 20). Pilosité secondaire constituée par de nombreuses petites soies dis-
posées en plusieurs rangs transverses.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 75
Face sternale du dernier segment abdominal densément couverte de soies, plus
nombreuses et plus longues sur la lèvre inférieure de la fente anale, qui est trans-
verse. Septula et tegillum sans disposition particulière des soies.
Larves d'Euchroea vadoni Ruter
MATÉRIEL : 2 larves au 3° stade, originaires du massif de l’Itremo, II - 1974
(A. Peyrieras).
Caractères larvaires distinctifs :
Larves de grande taille (4,0 et 4,3 cm de long), au corps de couleur testacé clair.
Capsule céphalique avec la pilosité primaire caractéristique du genre. Pilosité
secondaire importante. Antennes de 4 articles. L'article I, 2 fois plus long que large
et plus long que chacun des 3 articles suivants, atteint le tiers de la longueur totale
de l'antenne. Les rapports longueur/largeur des articles II et III sont égaux à 1,2.
L'article IT est le plus court, inférieur à 20 % de la longueur totale de l'antenne.
Article IV avec 5-6 plages sensorielles dorsales et 6-8 ventrales.
Mandibule droite avec, ventralement, une aire stridulatoire constituée de 13-16
stries. Mandibule gauche avec une aire stridulatoire de 16-17 stries.
Galea des maxilles avec un uncus terminal épaissi à sa base. Lacinia avec un
uncus terminal épaissi, flanqué ventralement d'une petite dent basale et dorsale-
ment d’une soie de taille moyenne. Stipe avec dorsalement une aire maxillaire stri-
dulatoire consistant en une rangée de 6-7 dents courtement pointues dirigées vers
l'avant.
Glosses de l'hypopharynx avec une rangée transverse de 10-12 courtes soies. De
chaque côté de cet alignement transverse partent vers l'avant 2 soies relativement
longues encadrant 2 rangs de 3-4 courtes soies.
Epipharynx avec des tormae séparées l’une de l’autre ; dexiotorma en disposi-
tion transverse ; pternotorma disposée longitudinalement. Haptomère avec une
rangée courbe, obliquement transverse de 20-25 dents délimitant la partie anté-
rieure de l'aire pédiale. Cette aire est délimitée latéralement par 2 rangées de 10-20
grandes dents atteignant l'aire sensorielle proximale. Chaetoparia avec chacune
une dizaine de grandes soies.
Prothorax avec une rangée transverse de 10 grandes soies ; méso- et métatho-
rax avec respectivement 6-8 et 14 longues soies. Pilosité secondaire du thorax assez
fournie, constituée de très courtes soies.
Tarses des pattes terminés par 7 à 9 soies (communément 7). Ce nombre varie
selon les individus, et également chez le même individu, selon les pattes mais sans
ordre défini.
Abdomen : pilosité de chaque scutum consistant en une rangée transverse de
grandes soies, en nombre variable selon les segments. Segments I et II avec 10 soies,
III à VII avec 12-14 soies, VIII avec 10 soies.
Stigmates abdominaux : le 8° stigmate est beaucoup plus petit que les précé-
dents.
Source : MNHN, Paris
76 J-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
Larves d'Euchroea clementi forme riphaeus Fairmaire
MATÉRIEL : 2 larves au 3° stade, originaires du tampoketsa d'Ambohitantely, IV
- 1974 (A. Peyrieras)
Caractères larvaires distinctifs
Larves de taille moyenne (2,7 et 3,3 cm de long), au corps de couleur beige
clair.
Capsule céphalique à pilosité secondaire réduite à une simple ponctuation. An-
tennes de 4 articles. Article I à peine supérieur en longueur à l’article IV, inférieur
au tiers de la longueur totale de l'antenne. Tous les articles sont trapus, les articles
IT et I étant plus larges que hauts (rapports longueur/largeur = 0,9 et 0,8) ; l’arti-
cle III est également plus court. Article IV avec 3 plages sensorielles dorsales et 2
plages ventrales.
Mandibule droite avec, ventralement, une aire stridulatoire composée de 16-17
stries.
Lacinia des maxilles avec un uncus terminal court et large à sa base, flanqué
dorsalement et ventralement d'une courte soie en forme de lame tronquée. Aire
maxillaire stridulatoire constituée de 5-6 dents coniques.
Hypopharynx : glosses avec une rangée transverse de 14-15 soies courtes, trans-
formées en épines. De part et d'autre de cet alignement transverse partent vers
l'avant 2 rangs longitudinaux de 4-5 soies relativement longues. Celles-ci encadrent
2 rangs internes de 3-4 épines chacun.
Epipharynx : tormae séparées l’une de l’autre. Dexiotorma en position trans-
verse ; laeotorma trapue, avec une courte pternotorma. Haptomère avec 24-25
dents formant une rangée transverse, aiguë vers l'avant ; ses deux extrémités se
poursuivent vers l'arrière en deux rangées subparallèles de 18-20 petites dents cha-
cune, délimitant une aire pédiale oblongue occupée à l'avant par un groupe d'une
trentaine de petites soies. Chaetoparia avec chacune 18-20 dents.
Thorax : pro-, méso- et métathorax avec chacun une rangée transverse de 10
longues soies. Pilosité secondaire très importante.
Tarses des pattes terminés par 7 ou 8 soies.
Abdomen : Pilosité de chaque scutum constituée par une rangée transverse de
grandes soies, en nombre variable selon les segments. Segments I à IV avec 10-14
soies, VII et VIII avec 10 soies.
Stigmates abdominaux : taille comparable pour tous, y compris le huitième.
Larves d’Euchroea flavoguttata Waterhouse
MATÉRIEL : 7 larves au 3° stade, originaires du massif de l’Itremo, II - 1974 (A.
Peyrieras)
Caractères larvaires distinctifs :
Larves de taille moyenne (3,4 + 0,18 cm), au corps blanc, avec la capsule cé-
phalique marron.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 77
Capsule céphalique à pilosité secondaire réduite, plus dense dans la partie dor-
sale de l’épicrâne et le long de la suture épicraniale. Antennes de 4 articles. Article
I, plus long que chacun des articles suivants, inférieur toutefois au tiers de la lon-
gueur totale de l’antenne. Articles II et III à peine plus longs que larges (rapport =
1,2). Article III plus court que tous les autres. Article IV élancé, 2 fois plus long que
large, portant 2-3 plages sensorielles dorsales et 3-4 plages ventrales (parfois 2 pla-
ges sont plus ou moins fusionnées, donnant une plage sensorielle de forme lobée).
Mandibule droite avec, dorsalement, 3 soies dorso-externes, 1 touffe dorso-
molaire et quelques courtes soies baso-latérales. Ventralement, la mandibule a une
aire stridulatoire constituée par 17 cannelures
Lacinia des maxilles avec un uncus terminal flanqué dorso-ventralement d'une
grande soie. Stipe avec dorsalement 8 dents stridulatoires.
Glosses de l’'hypopharynx avec une rangée transverse de 14-15 soies spinifor-
mes. De part et d'autre de cet alignement transverse partent vers l'avant 2 rangs
longitudinaux de 3-4 longues soies encadrant 2 rangées de 3-4 soies plus courtes.
Epipharynx: tormae séparées l’une de l’autre. Dexiotorma effilée et
transverse ; laeotorma transverse, avec une pternotorma trapue. Haptomère avec
une rangée courbe vers l'avant de 20-25 dents, se poursuivant de chaque côté vers
l'arrière par 12-25 grandes soies et délimitant au centre une aire pédiale garnie par
environ 25 dents de taille décroissante d'avant vers l'arrière. Chaetoparia avec cha-
cune 8-10 soies.
Thorax : chaque segment thoracique avec une rangée transverse de 10 longues
soies. Pilosité secondaire moyenne.
Tarses des pattes terminés chacun par 7-8 soies.
Abdomen : pilosité de chaque scutum constituée par une rangée transverse de
grandes soies, 10 sur les segments I à VII, 12 sur le segment VIII.
Huitième stigmate abdominal plus petit que les précédents.
Larve d’Euchroea nigra Pouillaude
MATÉRIEL : 1 larve au 3° stade, originaire de l’Antsingy, réserve naturelle inté-
grale n° 9, S.P. Antsalova, Madagascar Ouest, 1-1975 (A. Peyrieras)
Caractères larvaires distinctifs :
Larve relativement petite (2,1 cm) au corps brun clair, avec la capsule céphali-
que marron. Pilosité générale de la tête très réduite, remplacée par une simple
ponctuation.
Antennes de l'unique spécimen cassées au-delà du premier article.
Mandibule droite avec, dorsalement, 3 soies dorso-externes, une touffe de soies
dorso-molaires et de nombreuses petites soies baso-latérales disposées au-dessus du
scrobe. Aire stridulatoire ventrale avec 18-20 stries.
Lacinia des maxilles avec un uncus terminal large et épaissi à sa base, flanqué
dorso-ventralement d’une courte soie en forme de lame tronquée. Stipe avec 7 dents
maxillaires stridulatoires.
Source : MNHN, Paris
78 J-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
Glosses de l’hypopharynx avec une rangée transverse de 12 courtes épines. De
part et d'autre de cet alignement transverse partent perpendiculairement de chaque
côté 4-5 soies qui encadrent 2 rangs de 4-5 épines plus courtes.
Tormae de l’épipharynx séparées l'une de l'autre. Dexiotorma en position
transverse ; laeotorma transverse, prolongée par une pternotorma courte et trapue.
Haptomère avec une rangée transverse, courbe vers l'avant, d'une vingtaine de
courtes épines. Ces soies délimitent vers l'avant l'aire pédiale, qui est séparée laté-
ralement des chaetoparia, de chaque côté, par 12-20 soies disposées en 2 rangées
longitudinales bien nettes seulement à l'arrière. Chaetoparia avec chacune 15-20
soies de tailles variables.
Prothorax avec une rangée transverse de 12 longues soies. Méso- et métathorax
avec chacun une rangée de 20 longues soies. Pilosité secondaire très courte mais
abondante. Stigmate prothoracique en forme de fer à cheval, avec les extrémités
relativement éloignées l’une de l’autre.
Tarses des pattes terminés par 7-8 soies.
Abdomen : pilosité des différents segments variable. Segment I avec 10 soies, II
et III avec 14 soies, IV avec 20 soies, V à VIII avec 10-14 soies. Pilosité secondaire
très importante, consistant en de très nombreuses petites soies disposées en plu-
sieurs rangées transverses. Dernier stigmate abdominal (8‘) beaucoup plus petit que
les précédents.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA fi)
Fig. 1, Euchroea vadoni. — A. larve III, profil. — B. avant-corps, vue dorsale : AA, soie de l'an-
gle frontal antérieur ; SFP, soie frontale postérieure ; SLE, soie latéro-externe. — C. ras-
ter. — D. antenne droite, vue dorsale. — E. antenne droite, vue ventrale.— F, stigmate
prothoracique.
Source : MNHN, Paris
80 J-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
Fig2, Euchroea vadoni. — Mandibule gauche : À, vue ventrale ; B, vue molaire ; C, vue dor-
sale. — Mandibule droite : D, vue ventrale ; E, vue molaire : F, vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 81
Fig 3, Euchroea vadoni. — A. hypopharynx. — B. maxille gauche, vue dorsale. — C. épipha-
rynx : CLI, clithrum ; CPA, chaetoparia ; CS, cône sensoriel ; DX, dexiotorma ; GP, gym-
noparia ; H, haptomère ; PE, aire pédiale ; PTT, pternotorma. — D, patte III droite.
Source : MNHN, Paris
82
J.-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
Fig. 4, Euchroea clementi orme riphaeus. — A. larve IL, profil. — B. raster. — C. avant-corps,
vue dorsale : AA, soie de l'angle frontal antérieur ; SFP, soie frontale postérieure : SLE.
soie latéro-externe. — D. Stigmate prothoracique. — E. détail de la plage criblée du
stigmate.— F. antenne droite, vue dorsale. — G. antenne droite, vue ventrale. — H. stries
de l'aire stridulatoire mandibulaire.
Source : MNHN, Paris
83
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA
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Fig. 5, Euchroea clementi forme riphaeus. — A. épipharynx : CLI, clithrum ; CPA, chaetoparia ;
CS, cône sensoriel ; DX, dexiotorma ; GP, gymnoparia ; H. haptomère ; LT, laeotorma ;
PE, aire pédiale.— B. maxille gauche, vue dorsale. — C. Hypopharynx.— D. patte III
gauche.
Source : MNHN, Paris
84 J.-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
Fig. 6, Euchroea flavoguttata. — A. larve IN, profil. — B. avant-corps, vue dorsale : AA, soie de
l'angle frontal antérieur ; SFP, soie frontale postérieure ; SLE, soie latéro-externe. — C.
raster. — D. antenne droite, vue dorsale. — E. antenne droite, vue ventrale. — F. stigmate
prothoracique. — G. stries de l'aire stridulatoire mandibulaire.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 85
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Fig. 7, Euchroea flavoguttata. — À. hypopharynx. — B. maxille gauche, vue dorsale. — C. épi-
pharynx : CLI, clithrum ; CPA, chaetoparia ; CS, cône sensoriel ; DX, dexiotorma ; GP,
gymnoparia ; H, haptomère ; PE, aire pédiale : PTT, pternotorma. — D, patte III droite.
Source : MNHN, Paris
86 J-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
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Fig. 8, Euchroea nigra. — A. larve II, profil. — B. raster. — C. avant-corps, vue dorsale : AA,
soie de l'angle frontal antérieur; SFP, soie frontale postérieure : SLE, soie latéro-
externe. — D. stigmate prothoracique. — E. détail de l'aire criblée. — F. stries de l'aire
stridulatoire mandibulaire.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES EUCHROEINA 87
a. — À. hypopharynx.—B. maxille gauche, vue dorsale. — C.
Fig. 9, Euchroea nigr
épipharynx : CLI, clit
gymnoparia ; H. haptomère ; LT, lacotorma ; PE, aire pédiall
hrum : CPA, chaetoparia : CS, cône sensoriel ; DX, dexiotorma ; GP,
e.— D. patte III gauche
Source : MNHN, Paris
88
abdominalis, 51.
auripigmenta, 18.
auripimenta, 18.
auropigmentalis, 18.
auropigmentata, 18.
aurora, 39.
aurostellata, 30.
benezechi, 29.
chauvini, 29.
chlorographa, 52.
clementi, 54.
cœlestis, 57.
cælestris, 57.
Cyrrhochroa, 6.
Cyrrhochroea, 6.
desmarest, 41.
desmaresti, 41.
desmarestii, 41.
episcopalis, 26.
Euchraea, 6.
Euchraeeus, 6.
Euchroea, 6.
EUCHROEINA, 5.
J.-P. LUMARET ET A. PEYRIERAS
INDEX ALPHABETIQUE
Les synonymes sont en italique
Le second chiffre concerne les larves
flavoguttata, 35,76.
freudei, 53.
histrionica, 24.
loricata, 26.
multiguttata, 33.
nigra, 49,77.
nigrostellata, 17.
oberthuri, 28.
oberthurii, 28.
parceguttata, 47.
peyrierasi, 60.
riphaeus, 56, 76.
spininasuta, 22.
Stygmochræa, 6.
Stygnochræa, 6.
urania, 61.
vadoni, 38,75.
viossati, 44.
Achevé d'imprimer sur les presses des Parchemins du Midi,
à Toulouse, le 26 février 1982.
Photographie couleur Michel Lecumberry
Dépôt légal 1“ trimestre 1982
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoologique.
L'ordre de publication est indépendant de l'ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar » au
Secrétaire de la « Faune » : P. VIETTE, 45, rue de Buffon, 75005 Paris.
En vente à la Librairie René THOMAS
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 24 février 1982
FASCICULES PUBLIES
1.— Odonates Anisoptères. parle Dr FC. FRASER, 1956 .................. | S0F
II. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae, par R. PAULIAN, 1956
(n'est plus vendu qu'avec la collection complète) Ra Pr le es 0
TII.— Lépidoptères Hesperiidae, par P. VIETTE, 1956 40F
IV.— Coléoptères Cerambycidae Lamiinae, par S. BREUNING, 1957, ....... 100F
V.— Mantodea, par R-PAULIAN, 1957... 40 F
VI.— Coléoptères Anthicidae, par P. BONADONA, 1957 . 50F
VI. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. VILLIERS, 1958 . 40F
VIIL — Lépidoptères Sphingidae, par P. GRIVEAUD, 1959 ..- 80F
1X.— Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1959 40F
X.— Poissons des eaux douces, par J. ARNOULT, 1959 ........... “0 T0P
XI. Insectes. Coléoptères Scarabaeidae, Scarabaeina et Onthophagini, par
R. PAULIAN : Helictopleurina, par E. LeBiS, 1960 60F
XI1.— Myriapodes. Chilopodes, parle Dr R.-F. LAWRENCE, 1960 ............ 60F
XII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles Voisines, par R. PAULIAN,
1961 (Prix Foulon de l'Académie des Sciences) D 20
XIV.— Lépidoptères Eupterotidae et Attacidae, par P. GRIVEAUD, 1961 ...... S0F
XV.— Aphaniptères, parle Dr LUMARET, 1962 . Ne eee er C0E
XVI — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. CROSNIER, 1962 60F
XVII — Insectes. Lépidoptères Amatidæe, par P. GRIVEAUD, 1964 (Prix
Constant de la Société entomologique de France) : 80F
XVIII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. CROSNIER, 1965 60F
XIX — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. PaiuiPr, 1965 re 208
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part.), par P. VIETTE,
1965 (Prix Foulon de l'Académie des Sciences) . 80F
(2).— Id. Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, 1967 100 F
XXI. — Octocoralliaires, par À. TouER-DURIVAULT, 1966 ............... 100
XXIL — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. GRIEBINE, 1966
(Prix Passet de la Société entomologique de France) ...... . 140F
Insectes. Psocoptères, par A. BADONNEL, 1967... - ne 100 F
Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. WHALLEY, 1967 50F
Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. SLATER, 1967 50F
Insectes. Orthoptères Acridoïdea (Pyrgomorphidae et Acrididae), par
V. M. Dirsn et M. DESCAMPS, 1968 due 100 F
XXVII.— Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PauLIAN et P. VIETTE, 1968 80F
Source : MNHN, Paris
XXVIHI.
FASCICULES PUBLIÉS (SUITE)
Insectes. Hémiptères Reduviidae ({** partie), par A. VILLIERS, 1968
Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. KiRIAKOFF, 1969.
Insectes. Dermaptères, par A. BRINDLE, 1969 ...........
Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par C. Duray, 1970 .
Arachnides. Araignées Archaeidae, par R. LEGENDRE, 1970
Rene. Garon (oardenntées Dome Cdt dE EN
BRYG00, 1971
Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de LAJONOUIERE, 1972
Oiseaux, par Ph. MiLoN, J-I. PETTER et G. RANDRIANASOLO, 1973
Mammifères. Carnivores, par R. ALBIGNAC, 1973
Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. BASILEWSKY, 1973
Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. EMERIT,
1974 .
Insectes. Lépidoptères Agaristidae, par SG. KIRIAKOr et P. VIETTE,
1974 .
Insectes
R.-M. QUENTIN et À. VILLIERS, 1975 ..........................
Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae: IL. Biologie, par A
PEYRIERAS. — IL Supplément à la sy Hu par P. Ba
SILEWSKY, 1976
Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroidea, par A. FAN, |
Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (1"° partie), par P. GRIVEAUD, 1977
Id.(2° partie), 1977 k
Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J-J. PETIER,
R. ALBIGNAC, et Y. RumrLER, 1977 (Prix Foulon de l'Académie des
Sciences)
Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. BLANC, 1977 Ë
Crustacés. Décapodes Aristeidae nee Aristeinae,
Solenicerinae), par A. CROSNIER, 1978
Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae. Genre Btet et maere
pour le genre Chamaeleo, par E-R. BRYG00, 1978
Ophiures, par G. CHERBONNIER et A. GUILLE, 1978 ..............
Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par À. VILLIERS, 1979
Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Ceratocan-
thidae, par R. PAULIAN et J.-P. LUMARET, 1979 :
iedten (CHégnee Mandats OL MR da
H: Corrraïr, 1979
Insectes. Coléoptères Cerambycidae Disteniinae, par A. VILLIERS, 1980
Insectes. Lépidoptères Limacodidae, par P. VIETTE, 1980 is
Insectes. Coléoptères Colydiidae et Cerylonidae, par R. Daoz, 1980
Insectes. Coléoptères Curculionidae Cycloterini, par R. RICHARD, 1981
Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R. PAULIAN, 1981
Insectes. Coléoptères Cetoniidae Euchrosina: I. Systématique, par
R. PAULIAN et A. DESCARPENTRIES. — II. Biologie et formes larvaires, par!
J.-P. LUMARET et À. PEYRIERAS, 1982 ..................
Coléoptères Cerambycidae Parandrinæe et Prioninae, par
Source * MNHIN
80F
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N, Paris