6 "5
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
58
CRUSTACÉS COPÉPODES
DES EAUX INTÉRIEURES
par
Bernard H. DUSSART
(Station biologique, F 24620, Les Eysies)
ORSTOM \/ CNRS
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
(alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée de subventions de l’Académie des Sciences (fonds
Loutreuil), du Ministère de la Coopération et de la République Malgache,
publiée avec le concours financier du Centre National de la Recherche
Scientifique et de l'Office de la Recherche Scientifique et Technique
Outre-Mer.
Comité de patronage
M. le Dr Raxoro RarstMAmMANGA, membre correspondant de l'Institut,
Paris. — M. le Ministre de l'Éducation nationale, Tananarive. — M. le Prési-
dent de l’Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l’Université
de Madagascar, Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l'Université de
Madagascar, Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS, Paris. — M. le
Directeur général de l'ORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. Donsr, membre de l’Institut, directeur du Muséum
national, Paris; J.-M. PérÈs, membre de l’Institut, Marseille; A. CHaBauD,
Paris; C. DeLaMARE DEBOUTTEVILLE, Paris; M. RaxoromariA, Tananarive.
Comité de lecture : M. R. PAuLrAN, Président; MM. C. DELAMARE DeBour-
TEVILLE, P. Dracn, A. GRIEBINE, J.-J. Pemrer, G. RAMANANTSOAVINA,
P. Rorperer, P. Vierre (secrétaire).
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
58
CRUSTACÉS COPÉPODES
DES EAUX INTÉRIEURES
par
Bernard H. DUSSART
(Station biologique, F 24620, Les Eyzies)
ORSTOM CNRS
NP Bibliothèque Centrale Muséum
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UE AUHN, Paris
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ANNE Mer
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Crustacés Copépodes des eaux intérieures malgaches
« Les Entomostracés des eaux douces de Madagascar n’ayant encore
été l’objet d’aucune étude, il est intéressant de signaler les moindres faits
qui les concernent ».
C’est en ces termes que J. DE GUERNE et J. RicHARD (1891) commen-
taïent leur détermination des quatre premières espèces de Crustacés trouvées
dans la Grande Ile et plus précisément à Tananarive. Un seul Copépode
était déterminé : Cyclops leuckarti G.O. Sars (rangé maintenant dans le genre
Mesocyclops et qui n’est probablement pas M. leuckarti !). Un Canthocamptus
sp. était décelé (qui est de fait Elaphoïdella grandidieri).
En 1930, Kierer signale 10 espèces connues. En 1952, ce nombre
passe à 30 grâce aux recherches de R. PAuLrAN sur le terrain et aux déter-
minations de Brexm, Craprurs, KIEFER.
En 1956, ce dernier auteur était à nouveau surpris par la richesse
de la faune qu'il recevait de Madagascar et il ajoutait que du point de vue
biogéographique, ce pays était « un des plus remarquables du monde ».
Aucun ouvrage d'ensemble n’a jusqu'à présent été publié sur ce
groupe de petits Crustacés pourtant si importants aux yeux du pisciculteur,
du parasitologue, de l’écologue, du zoologiste.
Aujourd’hui, 85 espèces peuvent être répertoriées. Elles se répar-
tissent dans trois Ordres :
Plus ancienne
citation Endémique
à Madagascar
Calanoïda
(1)*Paracartia latisetosa (Kritschagin 1873) 1re citation
Pseudodiaptomus batillipes Brehm 1954 BRrEnM 1954 +
Pseudodiaptomus pauliani Brehm 1951 BrEHM 1951 2
Metadiaptomus gauthieri Brehm 1948 BREHM 1948
Paradiapiomus (Lovenula) greeni (Gur-
ney 1907) BREHM 1960
Tropodiaptomus ctenopus (Kiefer 1930) Kierer 1930
* Tropodiaptomus (Anadiaptomus) mada-
gascariensis (Rylov 1922) Ryzov 1922 +
* Tropodiaptomus (Anadiaptomus) mada-
gascariensis poseidon Brehm 1952 BREHM 1952 +
(1) * L'astérisque indique que cette espèce est citée dans les prélèvements décrits
en annexe.
Source : MNHN, Paris
4 B. DUSSART
Cyclopoïda
Allocyclopina madagassica Kiefer 1954
Halicyclops thermophilus Kiefer 1929
* Halicyclops cf. neglectus Kiefer 193:
Halicyclops pusillus Kiefer 1954
Halicyclops denticulatus Kiefer 1960
Macrocyclops albidus (Jurine 1820)
Macrocyclops albidus oligolasius Kiefer
1928
* Eucyclops serrulatus (Fischer 1851)
* Eucyclops stuhlmanni echinatus (Kiefer
1926)
* Eucyclops madagascariensis (Kiefer 1926)
Eucyclops euacanthus simplex Lindberg
1952
* Afrocyclops gibsoni abbreviatus (Kiefer
1933)
Afrocyclops pauliani Lindberg 1951
* Tropocyclops tenellus (Sars 1905)
* Tropocyclops confinis (Kiefer 1930)
Paracyclops fimbriatus (Fischer 1853)
* Paracyclops fimbriatus chiltoni (Thomson
1882)
Paracyclops afinis (Sars 1863)
* Ectocyclops phaleratus (Koch 1838)
ÆEctocyclops rubescens Brady 1904
Ectocyclops hirsutus Kiefer 1930
* Microcyclops varicans (Sars 1863)
Cryptocyclops bicolor (Sars 1863)
Cryptocyclops exiguus (Sars 1909)
* Cryptocyclops linjanticus (Kiefer 1928)
Metacyclops minutus prolatus (Kiefer
1935)
Bryocyclops (Rybocyclops) pauliani
Lindberg 1954
* Bryocyclops (Bryocyclops) mandrakanus
Kiefer 1955
Bryocyclops (Bryocyclops) ankaratranus
Kiefer 1955
Plus ancienne
citation
à Madagascar
KIErER 1954
LINDBERG 1952
re citation
R 1954
R 1960
LINDBERG 1952
BrenM 1960
Brenm 1960
LINDBERG 1952
ire citation
LINDBERG 1951
LiINDBERG 1951
KIErER 1930
1re citation
KIErER 1930
Kigrer 1930
LiNDBERG 1951
KE 1930
LINDBERG 1952
LINDBERG 1951
KIEFER 1930
KierEr 1930
LINDBERG 1951
LINDBERG 1954
Kierer 1955
Kierer 1955
Endémique
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES
Bryocyclops (Haplocyclops) gudrunae
Kiefer 1952
Bryocyclops (Haplocyclops) neuter
Kiefer 1955
Bryocyclops (Haplocyclops) correctus
Kiefer 1960
* Apocyclops dengizicus Lepechkine 1900
Cochlacocyclops ateles Kiefer 1955
Goniocyclops primus Kiefer 1955
Goniocyclops alter Kiefer 1955
Psammocyclops excellens Kiefer 1955
Mesocyclops « leuchkarti » (Claus 1857)
* Mesocyclops aequatorialis (Kiefer 1929)
* Mesocyclops pilosus (Kiefer 1930)
Mesocyclops annae Kiefer 1930
Mesocyclops salinus Onabamiro 1957
* Mesocyclops insulensis n. sp.
* Thermocyclops crassus (Fischer 1853)
1895)
* Thermocyclops neglectus (Sars 1909)
* Thermocyclops neglectus f. major mihi
Thermocyclops inopinus (Kiefer 1926)
* Thermocyclops oblongatus (Sars 1997)
* Thermocyclops decipiens (Kiefer 1929)
* Thermocyclops incisus (Kiefer 1932)
* Thermocyclops consimilis (Kiefer 1934)
* Thermocyclops consimilis pusillus
n. subsp.
* Thermocyclops schmeili crenulatus
Brehm 1948
Thermocyclops er
ini (Mräzek
Harpacticoïda
* Canuella perplexa T. & A. Scott 1893
* Phyllognathopus viguieri (Maupas 1892)
* Nütocra lacustris (Schmankevitch 1875)
* Mesochra heldti Monard 1935
Maraenobiotus brucei africanus
Chappuis 1936
Plus ancienne
citation
à Madagascar
KiErEr 1952
Kigrer 1955
KiEFER 1960
1re citation
Krerer 1955
GUERNE &
RICHARD 1891
re citation
1re citation
FER 1930
R 1981
ire citation
R 1930
HM 1960
LINDBERG 1951
ire citation
LINDBERG 1951
1re citation
1re citation
ire citation
1re citation
1re citation
BrEnM 1948
1e citation
CnaPpuis 1954
1e citation
ire citation
Crappurs 1954
Ci
Endémique
Source : MNHN, Paris
6 B. DUSSART
Plus ancienne
citation Endémique
à Madagascar
Echinocamptus pauliani Chappuis 1956 Crappuis 1956
* Attheyella (Mrazekiella) meridionalis
n. sp. 1e citation +?
* Elaphoïdella grandidieri (Guerne & GUERNE &
Richard 1893) RICHARD 1893
* Elaphoïdella longipedis Chappuis 1931 CHaPpuis 1932
* Elaphoïdella sewelli minuta
Chappuis 1932 CHaPpurs 1932
* Elaphoïdella aberrans Chappuis 1954 CuaPpurs 1954 +
Parastenocaris variolata Chappuis 1952 Cuarpurs 1952 +
Parastenocaris pauliani Chappuis 1952 Crappuis 1952 a
Parastenocaris forficulata Chappuis 1952 CHappurs 1952 cn
Parastenocaris madagascariensis
Chappuis 1952 CraPPuIs 1952 +
Parastenocaris macaco Chappuis 1952 Cnappurs 1952 +
Parastenocaris trisaetosa Chappuis 1954 Crapputrs 1954 de
Parastenocaris arenicola Chappuis 1954 CraPputs 1954 4
Parastenocaris pusillus Chappuis 1954 CrapPurs 1954 +
Parastenocaris gracilis Chappuis 1954 Cuarpurs 1954 +
* Cletocamptus confluens (Schmeil 1894) ire citation
DÉFINITION DES ORDRES
Tous les Copépodes ont en commun de posséder des segments en
nombre limité et portant chacun une paire d’appendices parfois bien déve-
loppés, parfois réduits à de simples soies. Les derniers segments du corps
sont même le plus souvent privés totalement d’appendices.
Extérieurement, on distingue en général trois parties dans le corps :
1 — Une partie antérieure constituée par totale soudure de six
segments « céphaliques » et formant un céphalosome.
2 — Une partie médiane ou thorax comprenant fondamentalement
cinq segments portant chacun une paire d’appendices plus où moins nata-
toires. Le premier segment est parfois soudé au céphalosome qui semble
muni ainsi d’une paire de pattes ambulatoires; il sera alors appelé céphalo- à
thorax. Les deux derniers segments sont parfois soudés (cas de certains
Calanoïdes).
Dans d’autres groupes, le dernier segment est réduit et semble
intégré à la partie postérieure du corps (cas des Cyclopoïdes).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 7
8 — Une partie postérieure ou abdomen dont les deux premiers
segments sont souvent soudés (chez les femelles adultes). Il y a fondamen-
talement cinq segments abdominaux. Le cinquième porte à son extrémité
postérieure un telson en forme de furca plus où moins développée.
Chaque segment thoracique porte une paire de pattes constituées
chacune par deux rames plus ou moins développées, l’exopodite souvent
triarticulé, l’endopodite souvent réduit voire absent. Ces deux appendices
sont portés par un basopodite commun lui-même fixé au segment par
l’intermédiaire d’un coxopodite (ou coxa). Les deux coxopodites d’une
même paire de pattes sont le plus souvent reliés par une lame précoxale
plus ou moins ornementée.
On distingue chez les Copépodes des formes libres et des formes
plus ou moins précocement adaptées à la vie parasitaire. Seuls, les pre-
mières seront considérées ici (voir KaBATA 1979).
Les Copépodes libres des eaux intérieures se répartissent en trois
ordres :
1 — Les Calanoïda, dont le corps antérieur comprend le cinquième
segment thoracique et dont les mâles adultes présentent une antennule
droite plus ou moins « géniculée »; les femelles portent le plus souvent
leurs œufs dans un sac ovigère unique.
2 — Les Cyclopoïda, dont le corps antérieur ne comprend que les
quatre premiers segments thoraciques, le cinquième faisant partie de la
partie postérieure du corps. Les deux antennules des mâles adultes pré-
sentent une géniculation et les femelles portent généralement leurs œufs
dans deux sacs ovigères.
3 — Les Harpacticoïda, dont le corps antérieur et le corps postérieur
sont du même type. Les animaux sont alors subcylindriques et les mâles
adultes ont leurs deux antennules géniculées. Les femelles portent parfois
un sac d'œufs, parfois elles pondent leurs œufs un à un directement dans
le milieu.
Les Calanoïda sont le plus souvent planctoniques; les Cyclopoïda
sont soit planctoniques, soit benthiques et les Harpacticoïda sont essen-
tiellement benthiques.
Les observations indispensables avant tout essai de détermination
sont les suivantes :
1 — Pour les Calanoïda :
Longueur de l'animal; longueur relative de l’antennule par rapport
au corps; ornementation du corps postérieur, notamment au niveau des
derniers segments thoraciques et du segment génital chez la femelle; forme
du rostre.
2 — Pour les Cyclopoïda :
Longueur du corps (sans les soies furcales), du céphalothorax, de
labdomen (y compris ou non le cinquième segment thoracique; longueur
Source : MNHN, Paris
8 B. DUSSART
relative de l’antennule femelle et des soies furcales par rapport à la lon-
gueur du corps: forme et ornementation des segments thoraciques et du
segment génital (longueur, largeur).
3 — Pour les Harpacticoïda :
Longueur du corps: forme du rostre; présence (ou absence) et forme
de disques (type organe nucal) sur le céphalothorax (dorsalement ou/et
latéralement), ornementation du bord postérieur des segments thoraciques
et abdominaux.
DÉVELOPPEM:
T
Les Copépodes sont sexués; la femelle pond des œufs à développe-
ment le plus souvent immédiat. Certaines espèces présentent cependant
des œufs dits « de durée », à développement retardé (diapause obligatoire
ou possibilité de dormance).
Des œufs éclos sort une larve nauplienne à tube digestif incomplet
(nauplie 1) qui se métamorphose rapidement en une nauplie 2 « complète »,
puis 3, etc. jusqu’à une nauplie 6. Tous ces stades de développement sont
caractérisés par le développement progressif des appendices antérieurs
antennules, antennes, mandibules puis maxillules, maxilles, maxillipèdes.
Il n’y a pas de segmentation visible aux premiers stades. La métamorphose
qui suit la nauplie 6 fait apparaître une segmentation avec l'apparition
d’un corps antérieur et d’un corps postérieur et la différenciation d’appen-
dices natatoires. Il y a ainsi formation d’un copépodite 1. Il y à 5 stades
copépoditiques avant une dernière métamorphose qui donne « naissance »
à un adulte dont le sexe est d’ailleurs discernable dès le stade copépodite 5.
Il est aisé (malheureusement !) de confondre stades copépoditiques 4,
5 et adultes. Seuls, ces derniers sont déterminables avec sûreté. Ils sont
caractérisés : chez la femelle par la présence de sacs ovigères (le plus sou-
vent) et chez le mâle par au moins une antennule géniculée.
BroLocre
Les Copépodes libres vivent partout là où il y a au moins de l’humi-
dité : lacs, rizières, mousses des bords de cascades, interstices entre les
grains de sable ou de gravier des bancs de rivière et même dans la litière
humide de sous-bois, le terreau d’arbre creux, les micro-aquariums à la
base des feuilles ou des bractées des plantes supérieures, les grottes, ete.
Leur nutrition varie avec le stade et l'espèce. Beaucoup sont détri-
tivores, certains sont carnivores, voire carnassiers. Les Calanoïda préfé-
reraient algues et bactéries; ce sont presque tous de bons nageurs et leurs
déplacements sont extrêmement rapides, par « bonds ». En se déplaçant,
ils filtrent l’eau et se nourrissent « en avançant ».
Les Harpacticoïda sont des marcheurs et des rampants, sautant
parfois et cherchant leur nourriture en déambulant. Beaucoup de Cyclopoïda
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 9)
nagent et marchent alternativement, chassant diverses proies, dilacérant,
suçant, happant ce qui passe à leur portée.
Il n’y a pas de rythme précis du point de vue nutritionnel; cepen-
dant, la température et la concentration en nourriture disponible influencent
la quantité de nourriture ingérée. La lumière joue aussi un rôle dans la
vitesse de développement des Copépodes (Auvray & Dussarr 1966,
Roucx 1968).
La température et la teneur en oxygène dissous influencent éga-
lement le comportement. Au-dessous d’un seuil, il y a mise en dormance
temporaire avec ou sans enkystement et ceci soit au stade adulte, soit
à d’autres stades de développement, notamment œuf et copépodite 3
Les Copépodes arrivent ainsi à survivre quand les conditions
d'existence deviennent trop rigoureuses. Ils s’enfoncent dans le sédiment
du fond où on peut d’ailleurs les retrouver en « cultivant » la vase comme
Sars l’a fait de nombreuses fois pour étudier les Copépodes d’Afrique
du Sud, d'Australie, etc.
B10GÉOGRAPHIE
Les Copépodes sont répartis dans les milieux aquatiques du
monde entier, des profondeurs océaniques aux eaux recouvertes de glace
des pôles ou des sommets montagneux. On en trouve dans les eaux chaudes
de certaines sources thermales, les eaux très pures des régions cristallines
et les eaux sursalées des régions arides, dans les eaux permanentes des
grands lacs, des océans, etc. et dans les eaux temporaires des fossés,
lagunes, nappes d'inondation, schotts, etc.
En eaux continentales, les Calanoïdes sont surtout représentés par
de nombreuses espèces dans l’hémisphère Sud : Amérique du Sud, Australie.
ÆEn Afrique méridionale, ils sont également nombreux.
Les Cyclopoïdes sont très diver
les Harpacticoïdes qui, par leur petite taille et leur écologie,
difficiles à récolter ou passent inaperçus.
A Madagascar, les formes endémiques sont nombreuses. En ce qui
concerne les seuls Copépodes, on compte actuellement 33 espèces endé-
miques à côté de formes soit cosmopolites, soit typiquement africaines,
soit jusqu'à présent considérées comune limitées à l’hémisphère Nord.
fiés et présents partout comme
sont souvent
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES COPÉPODES ACTUELLEMENT CONNUS DE
MADAGASCAR.
Nota : La morphologie générale d’un Copépode est supposée connue
(voir B. DussarT 1967, 1969, 1980).
On distinguera aisément l'Ordre auquel appartiennent les Copépodes
étudiés par l’observation de leur allure générale
— Calanoïda : longues antennules et corps antérieur fusiforme.
Source : MNHN, Paris
10 B. DUSSART
— Cyclopoïda : antennules moyennement développées et corps
antérieur ovoïde.
— Harpacticoïda : antennules courtes et corps plus ou moins cylin-
drique, vermiforme.
Calanoïda
La différenciation des familles de Calanoïda s'appuie sur la mor-
phologie des pattes thoraciques.
1(2,5) P1 à P4 à endopodite biarticulé................ ACARTIIDAE
Une seule espèce actuellement reconnue en eaux conti-
nentales malgaches .2....444.0. 4000 Paracartia latisetosa
2 (1,5) P1 à P4 à endopodite triarticulé; P5 à endopodite réduit,
voire absent chez la femelle.............. PSEUDODIAPTOMIDAE
Un seul genre représenté à Madagascar : genre Pseudo-
DADIOMUS eee Loco A 3
3(4) Endopodite de la P5 gauche du mâle, en forme de jambe,
plus de trois fois aussi long que large.......... Ps. batillipes
4(3) Cet endopodite beaucoup plus large, à peine trois fois
plus long que large et à extrémité bifide........... Ps. pauliani
5 (1,2) Endopodite de P1 biarticulé, de P2 à PA triarticulé..
eos Cr et DT A PT O MED 6
6(7) Exopodite 3 de P1 avec deux épines marginales externes;
A1 droite du mâle avec trois articles après la géniculation
PARADIAPTOMINAE 8
7 (6) Une seule épine marginale externe à l’exopodite 3 de P1;
quatre articles après la géniculation à l’A1 droite du mâle
DrAPTOMINAE
Seul, est présent à Madagascar le genre Tropodiaptomus 10
8(9) Maxillipède grêle; P5 droite du mâle à basopodite dilaté
intérieurement, la P5 gauche faiblement ornementée : genre
Metadiaptomus. Une seule espèce reconnue à Madagascar
M. gauthieri
9(8) Maxillipède fort; P5 droite du mâle à basopodite non
dilaté intérieurement; P5 gauche caractéristique : genre
Paradiaptomus. Une seule espèce connue à Madagascar...
DA DE DATA QE EN A CP. (Lovenuia)sereemi(l)
(1) Cette espèce et P. (L.) alluaudi ont en commun une épine proximale externe
de P5 gauche du mâle longue, dépassant l'extrémité de l’article qui la porte (ef. pl. 3). C'est
pourquoi, gardant toutes les espèces de Paradiaptomus ensemble, je propose de rapprocher
P. greeni et L. alluaudi en rangeant la première dans le sous-genre Lovenula nov. comb;
(voir B. Dussarr, les Copépodes d'Afrique, en préparation).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 11
10 (11) Épine latérale du dernier article de la P5 droite du mâle
(aculeus) lisse. Pas d’ornementation dans la partie distale
du basopodite de cette patte.......... OP EDR T. ctenopus
11 (10) Aculeus plus ou moins trifide : sous-genre Anadiaptomus 12
12 (13) Deux petites dents dans la moitié distale de l’aculeus.
Bouton du basopodite de la P5 droite du mâle triangulaire :
SR DER ERA DDR ONE EU Rose T. (A.) madagascariensis
8 (12) Ces deux petites dents très grandes; ce bouton arrondi. .
RE EL ete en rs T. (A.) madagascariensis poseidon
Cyclopoïda
La différenciation des familles et sous-familles de Cyclopoïda pré-
sentes à Madagascar s'appuie surtout sur la morphologie de la mandibule
et de la P5.
1(2) Palpe mandibulaire réduit à un article portant trois soies
CYCLOPIDAE 3
2(1) Palpe mandibulaire bien développé, antenne de quatre
AA Dre co ions cineconon CYCLOPINIDAE
Représentée ici par la seule sous-famille Cyclopininae,
genre Allocyclopina (voisin de Pseudocyclopinodes) à P5
biarticulée et article terminal portant 4 addendes dont
externe réduite, à palpe mandibulaire dont l’exopodite
est quadriarticulé et dont la formule des soies des exopo-
dites des P1 à P4 est 4.5. 6
3 (4,5) P5 ayant au dernier article 4 addendes (soies ou épines)
TR Do AT D ae 0 GURA NN SEE HALICYCLOPINAE
Repr ésentée ici par le seul genre Halicyclops........... 8
4 (8,5) P5 à 3 soies ou épines au dernier article (plus ou moins
soudé Pau, Sepment)...--.... EUCYCLOPINAE 14
5 (8,4) P5 à 2 soies ou épines au plus au dernier article (ou article
UDIQUE) rec Ce Rene CYCLOPINAE 42
67) P5 arrondie (c/ pl 5)" "RE A. madagassica
7 (6) P5 nettement plus longue que large (trouvé seulement à
DAPREUUON) PR EEE CU LC A. ambigua
8(9) Furca deux Ru a Dans pus lar ge. P5 à soie seulement
H. denticulatus
9 (8)
10
Source : MNHN, Paris
12 B. DUSSART
10 (11) P5 à soie guère plus longue que les épines. Bord postérieur
de l’avant-dernier segment abdominal sans ornementation
particulière. Segment génital sans décrochement latéral.
H. neglectus
11 (10) P5 à soie au moins deux fois plus longue que les épines.. 12
12 (13) Très petite taille; segment génital seulement renflé anté-
rieurement; soie de P5 très longue................ H. pusillus
13 (12) Taille moyenne (0,4 mm); segment génital avec un décro-
chement latéral caractéristique H. thermophilus
14 (17) P5 à deux articles, le deuxième portant deux épines et une
SOLE ee ee de Le genre Macrocyclops 15
15 (16) Endopodite 3 de P4 avec au bord interne une soie bien
développée et une autre réduite M. albidus
16 (15) Une seule soie au bord interne de l'endopodite 3 de P4,
la seconde réduite à une spinule à peine visible. ......
M. albidus oligolasius
17 (14) P5 à un seul article plus ou moins soudé au 5° segment
thoracique Men eee 18
18 (19) Basopodite de P4 présentant intérieurement une épine
SD RUNAle RE RES ee nt genre Æucyclops 20
19 (18) Ce basopodite arrondi 26
20 (21) Bord externe de la furca avec une serra (ligne de spinules)
sur la presque totalité de sa longueur. ë 22
21 (20) Cette serra limitée au voisinage de l'insertion de la soie
marginale externe... 4:40. eRe ee RE 24
22 (23) Épine interne de P5 courte et mince... ÆE. euacanthus simpleæ
28 (22) Épine interne de P5 bien développée, large, plus ou moins
BR ones a rooseeeeelat ob ÆE. serrulatus
24 (25) Furca à côté dorsalo-interne orné de rangées transversales
COMPOSER EE AR CC Co E. stuhlmanni echinatus
25 (24) Furca à bord interne lisse. Serra limitée à quelques spinules
en courte rangée oblique. Épine de P5 courte et grêle.
eee tte Don Fo RNB ANTARe ÆE. madagascariensis
26 (27) Furca au moins 6 fois plus longues que larges. P5 consti-
tuée d’un seul article portant une épine et deux soies de
IOTPUCUTANAlOQNE EE EC genre Afrocyclops 28
27 (26) Furca plus courte; P5 variable, mais toujours constituée
Ge os AOC LAS 0000600000 EE THS 30
28 (29) Soies apicales externe et interne de la furca spiniformes,
FOTLES enr RS Re AU tlerse A. pauliani
29 (28) Ces soies spiniformes normales, courtes (à Madagascar,
cette espèce est représentée sous sa forme abbreviatus à
furca seulement 6 fois plus longue que large)...... A. gibsoni
Source : MNHN, Paris
30 (33)
31 (32)
32 (31)
33 (30)
34 (35)
35 (34)
36 (37)
37 (36)
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 13
Réceptacle séminal avec sa partie antérieure étirée en
cornes latérales. .,................ genre Tropocyclops 31
Soie dorsale de la furca au moins deux fois plus longue
que l’externe. Femelles de moins de 0,50 mm de long. T'. tenellus
Soie dorsale de la furca guère plus longue que l’externe;
animaux d'au moins 0,50 mm.............. TT. confins
34
Réceptacle séminal sans corne antérieure
P5 constituée d’un article portant une épine et deux soies
furca munie d’une rangée transversale de spinules.....
nude Does de nee genre Paracyclops 36
P5 soudée au 5° segment thoracique et représentée par
3 soies spiniformes; furea ornée de plusieurs séries de
spinules transversales ... genre Ectocyclops 38
P. afinis
Antennule de 8 articles (on rencontre à Madagascar la
forme typique à branches furcales écartées, plus de trois
fois aussi longues que larges et la sous-espèce P. f. chiltoni
aux branches furcales rapprochées et généralement plus
Courtes) hs Ce CR EC Se P. fimbriatus
Épine et soies de P5 atteignant ou dépassant le bord pos-
térieur du segment génital; furca plus de deux fois aussi
longue que large. TRI T en Sion E. hirsutus
Ces épines et soies n’atteignant pas le bord postérieur du
segment génital............................. ; 5 40
Ces soies et épines de P3 de longueur analogue... Æ. phaleratus
oies de P5
Æ. rubescens
Antennule de 11 articles.
L'épine (interne) nettement plus longue que les
44) P5 à un article distinct portant une ou deux soies où
épines .
44 (42, 48) P5 à article soudé au 5° segment thoracique. ........ 61
45 (46)
48 (47)
P5 constituée d’un article unique court, portant deux
soies ou épines. Th5 orné d’une épine courte représentant
le vestige du premier article de P5 soudé au segment... 53
Article unique de P5 allongé, portant seulement une soie
apicale et parfois un à quelques cils internes...
Dernier article de l’endopodite de P4 avec deux épines
bien développées. Réceptacle séminal à partie postérieure
allongée vers l’arrière............. genre Microcyclops
Ce genre n’est représenté à Madagascar que par une seule
espèce M. varicans
Dernier article de l'endopodite de P4 avec une seule épine
bien développée, l’externe étant très courte. Réceptacle
séminal à partie postérieure peu développé
Ac He OR RP oEnTe GrpiocycIOps: 49
Source : MNHN, Paris
14 B. DUSSART
49 (50) Soie apicale médiane interne de la furca environ 2,5 fois
aussilonguelquiune Fu. CL C. bicolor
50 (49) Soie apicale médiane interne de la furca au moins 4 fois
aussislonpue qu'unetEue cer re Porc ce er 51
51(52) Partie antérieure du corps svelte; front proéminent; furca
et antennules relativement courtes; soie apicale médiane
interne de la furca au moins 5 fois aussi longue qu’une Fu
eviguus
C. linjanticus
53 (54) Segment génital très dilaté let, réceptacle sémi-
nal peu développé vers l’arrière. . genre Goniocyclops 55
54 (53) Segment génital seulement élargi dans sa partie proximale;
Réceptacle séminal développé vers l'arrière. ........... 57
55 (56) Antennules de 10 articles; Opercule anal arrondi. .... G, primus
66100) Antennulesmdentl articles Pete EC ne Ce G. alter
57 (58) Furca allongée 59
58 (57) Furca à branches à deux fois plus longues que
larges genre Cochlacocyclops
Une seule espèce connue à P5 mal précisée C. ateles
59 (60) P5 avec une soie apicale et une petite épine grêle à sa base
genre Metacyclops
Dops VOD one M. minutus prolatus
0 (59) P5 avec une soie apicale et une petite épine forte insérée
loin de la soie. Ébo Oo Don genre Apocyclops
Une seule espèce représentée à Madagascar. ....... A. dengizicus
61 (62) P4 à endopodite uni ou biarticulé et à coxopodite sans soie
à son angle interne; Segment génital en forme de tonneau
DR ET CE EC CRC REC ET genre Bryocyclops 63
62 (61) P4 à coxopodite muni intérieurement d’une soie; segment
l'avant et échancré au milieu.......
EAN DDR PI DÉMNENESA E TEE genre Psammocyclops
Jusqu'à présent, une seule espèce dans le genre trouvée
à Madagascar ......... 0900 0000 ED DENT NOT ON P. excellens
63 (64) P4 à endopodite Dadeuté. Do 000 are a PEN HER ent 65
64 (63) P4 à endopodite uniarticulé. .... sous-genre Haplocyclops 69
5 (66) P4 à plaque précoxale sans ornementation particulière.
Opercule anal bi ou trifide.......... B. (Rybocyclops) pauliani
66 (65) P4 à plaque précoxale ornée de deux pointes........... 67
67 (68) P3 du mâle avec épine terminale de l’endopodite avec un
renflement lisse près de l'extrémité. Opercule anal semi-
circulaire et irrégulièrement denticulé.................
HESppa no Sen +................... B. (Bryocyclops) mandrakanus
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 15
8 (67) P3 du mâle avec ce renflement finement denticulé......
SAUT OS NUS DS ONU TETE TE do 8 B. (Bryocyclops) ankaratranus
69 (70) Opercule anal sub-triangulaire, à pointe échancrée.....
B. (Haplocyclops) gudrunae
70 (69) Cet opercule anal semi-cireulaire ..................... 71
71 (72) Branches furcales 1,5 à 1,6 fois plus longues que larges;
opercule anal très développé. . B. (Haplocyclops) correctus
72 (71) Branches furcales plus de 1,8 fois plus longues que larges;
opercule anal relativement peu développé.............
B. (Haplocyclops) neuter
78 (T4) Épine interne du 2e article de P5 insérée au milieu de cet
ACL em ee Lee genre Mesocyclops 75
4 (78) Cette épine insérée en position subapicale da
Jo lono soon santa o bee genre T'hermocyclop: 85
75 (76) à branches seulement 2 fois plus longues que larges.
M. annae
76 (75) Furca à branches plus de 2 fois aussi longues que larges. . Ur.
71 (78) Soie terminale externe 1,25 fois longue comme la Fu;
épine interne de P5 moitié moins longue que la soie ter-
Huinale Peter lee ee He IRC CET M. insulensis
18 (77) Ces caractères non combinés......................... yK)
791(80) MFurca ciliée intérieurement." """"""%""%" So0bec 81
80 (79) Furca glabre intérieurement. ....................... ST 83
81(82) Épine terminale interne de l’endopodite de la P4 plus
longue que l’épine externe .......... M. aequatorialis f. pilosa
82 (81) Épine terminale interne de l’endopodite de la P4 moins
longue ou au plus égale à l’épine externe. ............ M. pilosus
3 (84) Épine terminale interne de lendopodite de la P4 plus
longue que l’épine externe. "#0" 7." M. aequatorialis
4 (83) Cette épine moins longue (en moyenne 0,83 fois) que
externe; pore génital caractéristique. M. leuckarti leuckarti (1)
85 (86) Plaque précoxale des P4 ne faisant pas saillie, quoique
munie d’épines; épines terminales de l’endopodite de P4
subégales. A Madagascar, cette espèce n’est connue que
sous sa forme (sous-espèce) crenulatus au bord latéral des
segments thoraciques rugueux....... HOTTES T. schmeili
(1) Nora : Le genre Mesocyclops et tout particulièrement le groupe leuckarti a fait
l'objet d’une révision par Kirren (1981) qui tient compte de l'existence de formes variées
en taille et en configuration et notamment de M. salinus Onabamiro qui existerait à Mada-
gascar (ef pp. 78 et 82).
Source : MNHN, Paris
16 B. DUSSART
6 (85) Plaque précoxale de P4 faisant saillie nettement de p
et d'autre du milieu. "ee. -e-rccrbemeneo 87
87 (88) Protubérances de la plaque précoxale de P4 sans épines. . 89
88 (87) Ces protubérances avec les épines plus où moins fortes. . 92
89 (90, 91) Soie furcale dorsale plus longue que la terminale
EE oo 0 010 Gen END DU UE DURS DOS T. emini
. incisus
91 (89, 90) Soie furcale dorsale moitié moins longue que la termi-
NAle INT rene ec eeepc T. inopinus
s latérales très nettement recour-
92 (93) Réceptacle séminal à ail
ï T. oblongatus
bées vers l’ai
93 (92) Réceptacle séminal à ailes latérales peu ou pas recourbées
vers l’arrière 94
4 (95) Furca environ 2,5 fois plus longue que large............ 96
95 (94) Furca guère plus de 2 fois plus longue que large......... 98
96 (97) Soie terminale médiane interne recourbée vers le dos à son
extrémité. Réceptacle séminal à ailes plus ou moins droites
T. crassus
97 (96) Soie terminale médiane interne droite jusqu’à son extré-
mité. Réceptacle séminal à ailes plus ou moins légèrement
TECOUR DÉS recent TC Re T. decipiens
98 (99) Réceptacle séminal à ailes plutôt droites. Soie terminale
interne pas plus de 2 fois plus longue que l’externe. T. consimilis
A Madagascar, j’ai observé une forme de cette espèce qui
se distingue par sa petite taille (0,56 mm), son réceptacle
séminal à ailes plutôt recourbées vers l’arrière et à la soie
terminale médiane interne recourbée vers le dos mais qui,
par ailleurs ressemble à T'. consimilis. Je l'appelle T°. consi-
milis pusillus n. subsp.
99 (98) Réceptacle séminal à ailes plutôt recourbées vers l'arrière;
soie terminale médiane interne moins de trois fois plus
longue que l’externe; soie terminale médiane externe
recourbée vers le dos à son extrémité... T. neglectus
Pour une forme rencontrée près du lac Itasy et reconnais-
sable par sa grande taille relative (plus de 0,8 mm), je
propose l'appellation T'. neglectus f. major nov. forma.
Harpacticoïda
La différenciation des familles d’Harpacticoïda s'appuie sur la mor-
phologie de presque tous les appendices :
1 (2) Premier segment thoracique libre. . 8
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 17
2 (1) Ce segment soudé au céphalosome pour former un
Céphalothor a Er PEN RER EEE CPR ER RE TENEREES 5
3 (4) A2 à exopodite ayant au moins 6 articles...........
CANUELLIDAE
à été observée à Mada-
LoooponAc dns 00000 Canuella perplexa
4 (3) A2 à exopodite uniarticulé. Mxp en forme de feuille.
PHYLLOGNATHOPODIDAE
Une seule espèce de cette famille a été trouvée à Mada-
gasc: Phyllognathopus viguieri
5 (6) P5 réduite à une plaque unique, les deux P5 d’une paire
non soudées l’une à l’autre...... PARASTENOCARIDAE
Un seul genre actuellement reconnu............ da
Jde adobe lee o dns etenenes Parastenocaris 23
6 (5) P5 non réduite à une plaque unique; exopodite le plus
Souvent dise R E ee ee oo 7
7 (8) P1 à P4 à rames triarticulées; P2 avec une soie mar-
ginale interne à l’exopodite 2 AMEIRIDAE
Une seule espèce de cette famille a été observée à Mada-
BASCAN nee Nüitocra lacustris
D'autres genres (ex : Nüitocrella?) et d'autres espèces
de cette famille devraient pouvoir être découverts.
8 (7) P1 à P4 variables, avec endopodites souvent unis à
biarticulés D RES oO SU DE CREER ob A 9)
9 (10) P5 à exopodite distinct quoique parfois plus ou moins
partiellement soudé au basoendopodite .............
CANTHOCAMPTIDAE 11
10 (9) P5 à exopodite soudé au basoendopodite et souvent
HOHMATETENCIE Re EE CLETODIDAE
Une seule espèce reconnue à Madagascar.
RAR ORNE D ab RNA ET ROUE Al CS Cletocamptus confluens
11 (12) Exopodite de P1 biarticulé.... genre Maraenobiotus
Seule l’espèce Maraenobiotus brucei est présente à Mada-
gascar sous sa forme M. brucei africanus, caractérisée
par l’absence d’épine interne à l’endopodite 1 de P2.
12 (11) Exopodite de P1 triarticulé.... 13
3 (14) Rostre proéminent, grand; antennule de 6 à 7 articles
genre Mesochra
Une seule espèce observée à Madagascar à opercule
anal finement denticulé et une P3 à endopodite 2 por-
LANDIS OISE CC M. heldti
4 (13) Rostre petit, antennule de 7 à 8 articles, le plus sou-
vent 8. eue 15
Source : MNHN, Paris
18 B. DUSSART
15 (16) P5 à basoendopodite portant 5 soies chez la femelle
et 1 (à 2 soies) chezle mâle.. genre Echinocampius (1)
Seule, E. pauliani vit dans le sud de l’île (à moins que
Elaphoïdella aberrans soit un Echinocamptus !).
6 (15) P5 à basoendopodite portant 4 soies (exceptionnelle-
ment 5 chez E. aberrans) chez la femelle et 0 chez le
Ale ee. he Pouces genre Elaphoïdella 17
17 (18) P4 à endopodite 2 muni de 4 soies ou épines......... 21
18 (17) P4 à endopodite 2 muni de 3 soies ou Épines ere 19
19 (20) P5 femelle à basoendopodite portant 5 soies ou épines.
Te M nn ee ÆE. aberrans
20 (19) P5 femelle à basoendopodite portant 4 soies où épines.
DS Bodo Te IT So ROCHE GONE E. sewelli minuta
21 (22) P5 femelle à exopodite moins de deux fois plus long que
JATBe roc oovec E. grandidieri
22 (21) P5 femelle à exopodite près de trois fois plus long que
Æ. longipedis
23 (24 P4 mâle à endopodite constitué d’une épine glabre plus
el pine g
où moins portée par un article allongé et simple. ..... 25
24 (23) P4 mâle à endopodite plus où moins compliqué. ..... 27
25 (26) P4 mâle à exopodite 3 recourbé vers l’intérieur, avec
une seule épine apicale..... En Re NE P. pusillus
26 (25) Exopodite 3 de P4 mâle droit, muni de deux épines
apicales..............,.:.........e P. pauliani
27 (28) P4 mâle à endopodite en forme de peigne........... 29
28 (27) P4 mâle autrement constitué...................... 31
29 (30) Endopodite de P4 mâle dépassant l’exopodite 1 et avec
à sa base quelques spinules..................... P. arenicola
30 (29) Cet endopodite court, bulbeux, sans ornementation
À 6 HERO 00 do ie 00 ten e P. variolata
1 (32) Endopodite de P4 mâle aussi long que l’exopodite 1 et
formant pince à son extrémité............... P. forficulata
82 (31) Cet endopodite autrement constitué................ 33
33 (34) P4 mâle à endopodite composé de 3 ou 4 éléments... 35
34 (33) Cet endopodite composé d’un appendice digitiforme
recourbé et terminé par 3 « doigts » courts; près de sa
base, 7 spinules allongées.............. P. madagascariensis
(1) Le genre Attheyella présente les mêmes caractéristiques. Il s'en différencie par
son endopodite de P2 triarticulé, cet endopodite étant biarticulé chez Echinocamptus.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 19
35 (36,37) Endopodite de P4 mâle constitué d’une épine forte
portant deux dents internes et d’une autre épine recour-
bée, encadrée de deux spinules .................. P. macaco
36 (35,37) Cet endopodite composé d’une forte et longue épine
barbelée ayant à sa base deux épines plus courtes
subégales. P. trisaetosa
37 (35, 36) Cet endopodite constitué d’une lamelle ovoïde flanquée
de deux épines inégales.................... .. P. gracilis
Ordre CALANOID A
Les caractéristiques essentielles de l’ordre ont été précédemment
rappelées. Les plus utiles à la détermination des familles, genres et espèces
sont les suivantes :
L'abdomen des femelles comprend 2 à 3 segments; celui des mâles
en général 5. La furca, plus ou moins longue, porte 4 soies terminales, une
soie latéro-subterminale et une dorsalo-interne subterminale (souvent
réduite) en général, géniculée et grêle.
Les antennules ont généralement 25 articles au moins chez la femelle.
Longues, elles dépassent en longueur le céphalothorax et parfois même
tout le corps; ces antennules sont garnies de soies plumeuses, de soies
sensorielles plus où moins en spatules (aesthétasques (1)) et de soies, épines
ou expansions spiniformes. La mandibule à un palpe biramé. Le maxillipède
est fort, ornementé, muni d’épines et soies nombreuses. Chez la femelle,
les P5 sont en général symétriques ou presque, fortement modifiées et
dissymétriques chez le mâle qui les utilise comme organe copulateur. Le
système cireulatoire comprend souvent un cœur fonctionnel. La femelle
pond ses œufs dans un (rarement deux) sacs ovigères, attenant au segment
génital.
Plusieurs familles de cet ordre sont représentées à Madagascar.
Famille ACARTIIDAE
Acartiidae G. O. Sars 1908, J. BraprorD 1976.
Les caractéristiques essentielles de la famille sont : Th1 séparé du
céphalosome:; Th4 et Th5 soudés; abdomen à 3 segments chez la femelle;
antennule de 18 à 22 articles chez la femelle, la droite modifiée légèrement
chez le mâle; maxillipède peu développé. Pattes natatoires grêles, longues,
à exopodites étirés en pointes à l'angle distal externe. Exopodite des PI
à P4 triarticulé, leur endopodite étant biarticulé. P5 femelle réduites,
uniramées; P5 mâle uniramées, à coxopodite fusionné avec le segment
de l'animal.
La famille des Acartiidae comprend les genres Acartia Dana 1846,
Paracartia Scott 1894, Acartiella Sewell 1914 et Paralabidocera Wolfenden
1908.
(1) On dit souvent aussi aesthètes.
Source : MNHN, Paris
20 B. DUSSART
Genre Paracartia T. Scott 1894
Acartia (Paracartia) T. Scott 1894 : 68. Paracartia R. GuRNey 1931 : 217.
Type du genre : Paracartia spinicaudata (pour la femelle) et P. dubia (pour
le mâle).
DescrrprroN. — Th5 élargi en ailes pointues quoique arrondies
chez la femelle dont le Gsg est dilaté latéralement. Rostre avec filaments
allongés. Antennule préhensile du mâle à articles médians fortement ren-
flés. P5 femelle à basopodites soudés et griffe terminale puissante. P5 droite
du mâle terminée par une longue griffe.
RÉPARTITION. — Cosmopolite (surtout hémisphère Nord).
Paracartia latisetosa (N. Kritschagin 1873) (pl. 1)
Dias latisetosus N. Kritschagin 1873 : 415. Acartia verrucosa G. Thompson
1888 : 141; W. GresBRECHT 1892 : 507. Acartia latisetosa W. Giessrecur & O. ScHMEIL
1898 : . Acartia (Paracartia) latisetosa F. Ki
FEMELLE. — Facile à repérer par ses branches furcales inégales,
une de ses soies furcales très forte, l'abdomen relativement court, les
P5 réduites à deux filaments pennés sur, chacun, un mamelon portant
latéralement une soie glabre.
MÂxe. Segment génital dissymétrique, court; soies furcales lon-
gues, sub-égales à l'exception de la dorsalo-interne insérée près de la base
des branches furcales. P5 très dissymétriques. P5 droite avec une expansion
digitiforme interne à la base de l’exopodite 2; derniers articles de cette
patte très allongés et grêles.
Longueur : 0,9 à 1 mm dans les deux sexes.
Écorocre. — Eaux saumâtres et côtières plus ou moins dessalées.
RÉPARTITION. — Jusqu'à présent, limitée à la Méditerranée et ses
annexes (Mer Noire, collections d’eaux intérieures de Tunisie, d'Égypte).
A Madagascar, elle a été trouvée dans les eaux de la grotte située
au Nord de Saint Augustin près de Tuléar, le 31-1-1980 (B. Dussart!) (milieu
sciaphile).
Nota. — KIErer (1978) rappelle qu'originaire de la région pontique
méditerranéenne, cette espèce à utilisé le canal de Suez pour aller coloniser
le Sud. Sa présence dans les eaux saumâtres du Sud-Ouest de Madagascar
est bien la preuve que cette migration a atteint le tropique du Capricorne.
P. latisetosa doit donc maintenant être considérée comme une espèce pana-
fricaine aussi bien qu'européenne.
(1) voir nota p. 134.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 21
Piancur 1. — À : Paracartia latiselosa, orig. — B : Pseudodiaptomus batillipes,
d’après Brenm 1954.
Source : MNHN, Paris
22 B. DUSSART
Famille PSEUDODIAPTOMIDAE
Pseudodiaptomidae G.O. Sars 1903.
Les caractéristiques essentielles de la famille sont : P1 à P4 à endo-
podite triarticulé; P5 à endopodite réduit voire absent chez la femelle;
antenne à exopodite de 2 à 6 articles; antennule droite du mâle sans lamelle
hyaline aux trois derniers articles. Un ou deux sacs ovigères chez la femelle.
Il y a deux genres dans la famille : Pseudodiaptomus Herrick 1884
et Calanipeda Kritschagin 1878. Seul le premier de ces deux genres est
actuellement connu de Madagascar, le second étant limité aux régions
ponto-caspique et méditerranéenne (un peu comme l'était Paracartia
latisetosa).
Genre Pseudodiaptomus C. Herrick 1884
Pseudodiapiomus C. Herrick 1884 : 181; W. Gsserour & O. Sommet
1898 : 63; J. GRINDLEY 1963 : 374. Schmackeria A. Mräzek 1894 : 1. Heterocalanus
T. Scott 1894 : 39. Weismannella F. Dahl 1894 : 10.
Espèce type du genre : Pseudodiaptomus pelagicus Herrick 1884, GriDLey (1963)
rappelle que cette espèce décrite succinetement et figurée de manière imparfaite, n'a
pas été retrouvée depuis. Elle provenait de l'embouchure du Mississipi.
DescriprroN. — Th4 et Th5 habituellement soudés. Branches furcales
au moins deux fois plus longues que larges. P1 à P4 à exopodite et endo-
podite triarticulés. P5 uniramée et quadriarticulée chez la femelle; chez
le mâle, l’endopodite peut être présent à droite ou des deux côtés mais
est souvent rudimentaire.
Les deux espèces connues de Madagascar ont en commun un crochet
terminal (dernier article de l’exopodite) de la P5 droite du mâle trapu
et présentant au milieu du bord interne un coussinet convexe poilu.
Pseudodiaptomus pauliani V. Brehm 1951 (pl. 2)
Pseudodiaptomus Pauliani V. Brehm 1951 : 419.
Syntypes : un mâle et une femelle pêchés dans le canal des Pan-
galanes, à Mananjary (R. Paulian).
Femezze. — Dernier segment thoracique terminé en ailes peu déve-
loppées portant chacune une petite épine. Segment génital fortement enflé
à gauche, moins à droite, portant de chaque côté trois épines droites (dards)
et une épine bifide; ventralement, une couronne de spinules. Bord posté-
rieur ventral de l’avant-dernier segment abdominal muni de 5 denticules.
Branches furcales inégales, ciliées intérieurement; soie latérale en position
subapicale, droite, raide, paraissant biarticulée et pennée. Antennule de
22 articles. P5 caractérisée par deux lobes digitiformes chitineux à l’angle
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 23
Al
à
Prancur 2 —
diaptomus gauthieri, d'après Bneum 1048.
LÀ
: Pseudodiaptomus pauliani, d'après Bree 4951. — B : Mel
Source : MNHN, Paris
24 B. DUSSART
postéro-interne du basopodite; exopodite 1 muni d’une épine externe courte
et forte; exopodite 2 étiré en pointe ornée intérieurement de denticules.
Sac ovigère double.
Longueur : 1,65 mm environ.
MÂze. — Les segments abdominaux ont leur bord postérieur armé
de spinules fortes et courtes. La soie spiniforme latérale externe des branches
furcales est glabre. Antennule à géniculation entre les quatrième et cin-
quième articles à partir de l'extrémité; un crochet aux articles 13 (très
long), 14, 15 et 16 (fort). P5 droite avec un endopodite réduit et portant
un long cil à l’extrémité; à sa base un mamelon cilié; exopodite 1 orné
au bord interne et distalement d’une rangée de cils se terminant par quel-
ques denticules. P5 gauche avec basopodite étiré intérieurement en pointe
longue et aiguë; angle distal interne proéminent; endopodite bien déve-
loppé et terminé en pointe double; exopodite 1 court; exopodite 2 pha-
scoliforme, cilié à l’angle proximal interne.
Longueur : comme la femelle.
Écorocre. — Cette espèce à été trouvée à Madagascar une seule
fois, en eau stagnante à très dense végétation de Jacinthes d’eau (Æichhornia).
RÉPARTITION. — On ne la connaît que du canal des Pangalanes,
à Madagascar.
Pseudodiaptomus batillipes V. Brehm 1954 (pl. 1)
Pseudodiaptomus batillipes NV. Brehm 1954 : 603.
Syntypes : une femelle en mauvais état et deux mâles de Fort-
Dauphin, Vinany Be (R. Paulian).
FEMELLE. — Dernier segment thoracique avec une épine de chaque
côté et du côté droit un prolongement cilié au bord. Branches furcales
quatre fois aussi longues que larges, ciliées intérieurement.
Longueur : 1,2 mm.
MÂze. — Premier segment abdominal à bord postérieur glabre,
les autres munis d’une frange de denticules (24 au deuxième, 16 au troi-
sième, 13 au quatrième). Branches furcales deux fois plus longues que
larges, ciliées intérieurement; soie furcale latérale transformée en épine
droite, moins de deux fois aussi longue que la branche furcale qui la porte.
Antennule à partie géniculée triarticulée; article précédant la géniculation
muni de dents fines et longues; treizième article muni d’un prolongement
spiniforme très fort et allongé. P5 droite à basopodite deux fois plus long
que large muni d’une lamelle hyaline bilobée au bord interne proximal,
le lobe antérieur allongé; au même niveau, deux soies, une marginale et
une sur la face postérieure de l’article; distalement, une lamelle hémi-
circulaire ciliée; endopodite réduit à un prolongement digitiforme terminé
par un long cil; exopodite 1 avec la marge interne munie de soies de plus
en plus courtes; exopodite 3 avec deux dards internes et un petit coussinet
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 25
cilié sur le bord convexe interne. P5 gauche avec basopodite orné d’un
prolongement spiniforme interne fort; exopodite 2 terminé en pointe aiguë
à l’angle interne; endopodite long, étroit à l'extrémité, en forme de pied
à plante ciliée.
Nota. — Il se pourrait, d’après l’inventeur de cette espèce que la
femelle et le mâle décri i appartiennent pas à la même espèce. Le
nombre d'individus collectés ne permet pas actuellement de trancher.
Écoroere. — Vit en compagnie de Cladocères d’eau douce.
Réparrimron. — A Vinany Be, Fort-Dauphin (espèce observée une
fois en v-1952).
Famille DIAPTOMIDAE
Centropagidne (part.) Giesbrecht et Schmeil 1898;
Diaptomidae G. O. Sars 1903.
Les principaux caractères de la famille sont : un corps oblong, une
furca à branches courtes et parfois dissymétriques. L’antennule droite du
mâle est modifiée en organe préhensile. La première paire de pattes a un
endopodite toujours biarticulé, celui des trois paires suivantes étant tri-
articulé. La cinquième paire de pattes est subsymétrique chez la femelle
(et fortement réduite) tandis que chez le mâle, elle est très dissymétrique.
Un seul sac ovigère chez la femelle.
La famille comprend trois sous-familles dont une, celle des Speo-
diaptominae Borutzky, 1962 ne comprend qu’un genre et une espèce
(Speodiaptomus birsteini Borutzky, 1962). Les deux autres sont :
_— Ja sous-famille des Paradiaptominae Kiefer, 1932, à exopodite 3
de P1 ayant deux épines marginales externes et trois articles après la
géniculation de l’antennule droite du mâle;
_— Ja sous-famille des Diaptominae Kiefer, 1932, à exopodite 3
de P1 ayant une seule épine marginale externe et à géniculation laissant
libre quatre articles à l’antennule droite du mâle.
La sous-famille des Paradiaptominae comprend à Madagascar des
espèces des genres Metadiaptomus Methuen 1910, Paradiaptomus Sars 1895;
celle des Diaptominae n’est guère représentée que par des Tropodiaptomus
Kiefer 1932.
Genre Metadiaptomus P. Methuen 1910
Metadiaptomus P. Methuen 1910 : 160; R. Gurney 1920 : 585; F. Kierer
1932 a : 462; 1978 : 72.
Espèce type du genre : Metadiaptomus transvaalensis Methuen 1910 décrit et
désigné par Meruven 1910 (voir aussi Kirrer 1982 a).
Descriprion. — Maxillipède peu développé. P5 femelle avec à
l’endopodite uniarticulé, deux épines terminales élancées. P5 droite du
Source : MNHN, Paris
26 B. DUSSART
mâle avec basopodite très dilaté et cilié intérieurement; P5 gauche à exo-
podite 1 muni d'au moins une épine dorsale (face postérieure) en crochet,
à l'extrémité de la patte, un coussinet plus où moins cilié.
Douze espèces sont connues, dont une seule à Madagascar.
Metadiaptomus gauthieri V. Brehm 1948 (pl. 2)
Metadiaptomus Gauthieri V. Brehm 1948 : 79. Metadiaptomus gauthieri H. GAu-
THIER 1951 : 101.
Syntypes : mâles et femelles dans des mares temporaires près
d’Ambovombe et de Sihanamaro (11-1932) (R. Decary).
Femerre. — Cinquième segment thoracique à ailes développées,
la droite plus grêle et relevée. Segment génital dissymétrique. Antennule
longue dépassant les soies furcales, de 25 articles. Antennes à endopodite
dépassant largement l’exopodite. P1 à exopodite 3 muni d’une épine proxi-
male externe très petite. P5 avec basopodite orné d’une soie grêle; exopo-
dite 1 deux fois plus long que large; exopodite 2 avec une griffe terminale
grossièrement denticulée ; endopodite uniarticulé atteignant les 2/3 de
l’exopodite 1, portant une petite épine subapicale et deux longues
divergentes apicales.
Longueur : 1,2 à 1,3 mm.
MÂze. — Ailes du cinquième segment thoracique peu développées.
Segment génital légèrement dissymétrique ainsi que l’ornementation du
reste de l’abdomen (spinules). Antennule géniculée peu épaissie en son
milieu, le « genou » laissant libre quatre articles. P5 droite à basopodite
muni d’une dilatation interne arrondie et ciliée; exopodite 1 à angle distal
interne étiré en doigt enflé à l'extrémité; exopodite 2 avec une pointe aiguë
au milieu du bord interne; épine latérale externe très petite, insérée dis-
talement; endopodite uniarticulé, muni d’une carène externe et d’une
touffe apicale de poils sensoriels. P5 gauche à basopodite orné de 2 mame-
lons au bord interne et d’un appendice digitiforme à sa base subexterne;
exopodite muni d’une griffe forte, spinulée et d’un appendice digitiforme
peu visible, mais net.
Longueur : 1,0 à 1,1 mm.
Écologie. — Espèce d’eaux temporaires.
Répartition. — A Madagascar, région d’Ambovombe et de Sihana-
maro; GAUTHIER (1951) l'aurait retrouvé au Sénégal !
Genre Paradiaptomus G. O. Sars 1895
Paradiaptomus (part) G.O. Sars 1895 : 45.
Espèce type du genre : Paradiaptomus lamellatus Sars 1895, décrit et désigné
par G.O. Sans 1895.
DesCRiPrIoN. — Premier segment thoracique libre; quatrième et
cinquième soudés et étirés en ailes fortes chez la femelle, arrondis chez
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 27
le mâle. Antennule avec trois articles après la géniculation. P1 avec deux
épines à l’exopodite 3; P5 droite du mâle avec basopodite non dilaté inté-
rieurement ni recouvert de spinules.
Ce genre doit être scindé en deux sous-genres que GURNEY (1929)
préfère appeler des séries et que GAUTHIER (1951) propose d'élever au rang
de genres :
—— sous-genre Paradiaptomus s. str. comprenant les espèces à P5
gauche du mâle dont l’épine proximale externe est courte et ne dépasse
pas l'extrémité de l’article qui la porte;
— sous-genre Lovenula Schmeil, 1898, regroupant les espèces à
épine proximale longue, dépassant l'extrémité de l’article qui la porte.
Dans ce dernier sous-genre doit être rangé Paradiaptomus (Lovenula)
greeni (Gurney 1906).
Paradiaptomus (Lovenula) greeni (R. Gurney 1906) (pl. 3)
Diaptomus greeni R. Gurney 1906 : 129. Paradiaptomus similis C. Van Douve
1912: 27: R. Gurney 1929: 573. Paradiaptomus greeni F. Kierer 1932: 488; 1934: 127;
: 159; V. Brenm 1953 : 300.
Syntypes : individus provenant de Ceylan (— Sri Lanka) (GURNEY
1906).
Femeuxæe. — Abdomen de deux segments. Segment génital avec à
gauche une expansion pointue et allongée, terminée par une épine senso-
rielle; à droite, l'expansion correspondante est bilobée et chaque lobe est
terminé par une épine sensorielle. Branches furcales dissymétriques, la
droite la plus courte et étroite. Soies furcales d’abord plus ou moins bul-
beuses puis très fines. Antennules atteignant le milieu du segment génital.
Longueur : 1,7 à 2,5 mm.
MÂre. — Abdomen de 5 segments, le premier et les branches furcales
asymétriques. Les 2 soies marginales externes droites sont modifiées en
épines barbelées. Antennule droite avec une expansion spiniforme aux
articles 8, 10, 11, 12 et 13; dernier article muni à l’extrémité d’un crochet
court. P5 gauche avec un coussinet terminal en pouce allongé; à sa base,
est insérée l’épine caractéristique du genre, ici droite, oblique et tout contre,
l’autre épine, plus grêle et dirigée vers la base de la patte.
Écorocre. — Espèce de trous et mares temporaires. Elle préfère
les eaux acides et supporte des températures élevées (30 0C).
Réparrrrion. — Afrique du Sud-Ouest, Tchad et Tassili, Ceylan,
Inde. À Madagascar, l'espèce a été récoltée dans une mare près de la station
forestière de Manjakatompo près d’Ambatolampy (massif de l'Ankaratra) à
1700 m d'altitude (parcelle f. 7).
Nota. — P. (L.) greeni devrait être mieux étudiée du point de vue
de la répartition des soies et poils sensitifs afin de permettre d'apprécier
Source : MNHN, Paris
28 B. DUSSART
PrANGHE 8. — À : Paradiaplomus (Lovenula) greeni, d'après Kazren 1958, —
B : Tropodiaptomus ctenopus, d'après Kigrer 1990.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 29
la valeur de ce caractère du point de vue spécifique par comparaison des
populations de Ceylan, d'Afrique du Sud-Ouest, d'Afrique saharienne et
de Madagascar. Dumont (1979) différencie ainsi P. similis de P. greeni
tout en admettant que ces deux « espèces » pourraient n’en être qu'une
seule...
Genre Tropodiaptomus F. Kiefer 1932
Tropodiaptomus F. Kiefer 1932 a : 466.
Espèce type du genre : Diapiomus orientalis (Brady-Sars) tel que décrit par
Sans (1889) d’après un mâle.
Bavuy (1966) rappelle que le Diaptomus orientalis de BrADY (1887),
décrit d’après une femelle de Ceylan, est une incerta sedis. L'espèce type
du genre est done Diaptomus orientalis décrit par Sars (1889) d’après un
mâle d'Australie et repris par GUERNE & RicHarD (1889). KIEFER (1936)
signale d'autre part que ce D. orientalis devrait s’appeler Tropodiaptomus
australis afin de ne pas le confondre avec les autres D. orientalis décrits
par différents auteurs de différentes régions.
Descrrrron. — Maxillipède peu robuste. Dernier segment thora-
cique à ailes peu développées chez le mâle, parfois développées chez la
femelle. Abdomen généralement à deux segments. P5 droite du mâle avec
à l'exopodite 2 le plus souvent une lamelle hyaline non loin de l'insertion
de l’épine marginale externe. P5 gauche avec exopodite uniarticulé, bordé
intérieurement par un coussinet arrondi dont le bord libre paraît cilié ou
dentelé; cet exopodite est terminé par un plumet soies et un appendice
digitiforme très petits. Antennule droite du mâle avec une expansion spini-
forme aux articles 10, 11, 13 et 15; antépénultième article muni d’un pro-
longement en forme de dard ou de doigt.
Réparrrrron. — Afrique surtout, Asie tropicale, Australasie.
A Madagascar, ce genre est représenté par une espèce du sous-genre
nominatif et deux autres endémiques, du sous-genre Anadiaptomus Brehm
1952:
Sous-genre Tropodiaptomus F. Kiefer 1932
Tropodiaptomus (Tropodiaptomus) ctenopus (F. Kiefer 1930) (pl. 3)
Diaptomus cteropus F. Kiefer 19305 : 43. Tropodiapiomus ctenopus Kierer
1932a : 467.
Syntypes : individus mâles et femelles provenant de Tananarive
(Waterlot 1924).
Femeure. — Les derniers segments thoraciques sont soudés et étirés
en ailes bilobées. Segment génital peu dilaté antérieurement. Segment anal
composé de deux segments soudés plus ou moins complètement. Branches
Source : MNHN, Paris
30 B. DUSSART
furcales ciliées intérieurement et extérieurement. Antennules atteignant
parfois la base de la furca. P5 svelte, avec endopodite terminé par deux
soies assez courtes.
Longueur : environ 2,5 mm.
MÂLE : Antennule droite, épaissie en son milieu; expansion spini-
forme du treizième article très forte et relativement courte; crochet de
l’antépénultième article de longueur analogue à celle de l’article suivant.
P5 droite avec une lamelle hyaline et une épine au bord interne du baso-
podite; soie marginale externe insérée distalement. P5 gauche avec exo-
podite à coussinet en forme de peigne à dents de plus en plus fines vers
l'extrémité.
Longueur : environ 2 mm.
ÉCOLOGIE. — Aucune indication.
RÉPARTITION. — N'a encore été trouvée qu'à Madagascar, aux envi-
rons de Tananarive. Malgré mes recherches dans cette région, je n'ai pas
encore pu retrouver cette espèce qui gagnerait à être redécrite plus en
détail.
Sous-genre Anadiaptomus V. Brehm 1952b
Tropodiaptomus (Anadiaptomus) madagascariensis (V- Rylov 1922) (pl. 4)
Diaptomus madagascariensis N. Rylov 1922 : IX; F. Kisrër 19300 : 43.
Tropodiaptomus madagascariensis F. K 467, 498, 501. Anadiaptomus
madagascariensis NV. BREHM 1952a : 9; 1953a : 405; 1960 : 41.
Syntypes : individus provenant de Fort-Dauphin (Sikora).
FEMELLE. — Dernier segment thoracique à ailes dont la gauche
est plus grande que la droite; elles portent chacune deux épines sensorielles
ez fortes. Segment génital allongé, dilaté en avant. Branches furcales
ciliées des deux côtés, 2 fois plus longues que larges. Antennule atteignant
le dernier segment abdominal. P5 à endopodite à peine plus long que la
moitié de l’exopodite 1, terminé par deux soies (courtes) inégales et une
frange de cils courts; basopodite muni d’une expansion conique longue,
dirigée vers l'extérieur.
Longueur : 1,7 à 1,85 mm.
MÂze. — Branches furcales ciliées seulement intérieurement. Segment
anal dissymétrique. Antennule droite avec une expansion spiniforme forte
au treizième article, variable au quinzième. P5 droite caractérisée artout
par ses trois lamelles hyalines au bord interne et un bouton triangulaire
sur la face postérieure du basopodite; exopodite 2 renflé près de sa marge
externe et postérieurement; épine marginale interne munie de deux dents
caractéristiques plus ou moins développées suivant les individus. P5 gauche
avec une lamelle hyaline au bord interne du basopodite ; exopodite terminé
par une soie et un lobe trapézoïdal; coussinet interne bordé de denticules;
endopodite atteignant le milieu de l’exopodite.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 31
Longueur : 1,4 à 1,7 mm.
Écorocre. — Espèce d’eau douce caractéristique du plancton des
lacs des hauts-plateaux.
Réparrrmron. — A Tananarive (lac de Mandroseza, d’Andrianota-
pahina, à Tsimbazaza, etc.) comme à Fort-Dauphin. Espèce considérée
comme endémique et propre à la Grande Ile.
Tropodiaptomus (Anadiaptomus) madagascariensis poseidon V. Brehm 1952
pl. 4)
Anadiaptomus poseidon V. Brehm 1952 : 42; 1952b :
diaptomus) poseidon Breum 1960 : 47.
. Tropodiaptomus (Ana-
Syntypes : mâle et femelle de l’aflluent Nord de la Mananjeba,
près d’Ambilobe (Madagascar), 1951.
FemeLLe. — Ailes du dernier segment thoracique bien développées
avec chacune deux petites soies sensorielles. Segment génital plus renflé
à gauche qu’à droite avec, de chaque côté, une épine plus forte à gauche.
Branches furcales environ une fois et demie plus longues que larges, ciliées
des deux côtés. Antennule atteignant presque l'extrémité des soies furcales.
P5 comme chez T. (A.) madagascariensis, mais l’endopodite est un peu
plus allongé et les épines terminales sont plus courtes, mais toujours inégales.
Longueur : 1,65 mm.
Mâzx. — Antennule droite avec des expansions spiniformes de plus
en plus fortes aux articles 10, 11 et 13 puis de moins en moins longues
aux quinzième et seizième articles; antépénultième article avec un croc
peu allongé et pointu. P5 droite avec au coxopodite un long prolongement
digitiforme terminé par une épine recourbée; basopodite muni au bord
interne d’une lamelle en crochet près de l’angle proximal et sur la face
postérieure d’une membrane hyaline caractéristique; endopodite court
soudé au basopodite, cilié à l'extrémité; exopodite 1 court, à angle externe
distal arrondi; exopodite 2 subovale, avec une carène chitineuse longitu-
dinale; épine marginale externe trifide. P5 gauche avec l’épine sensorielle
habituelle au coxopodite; basopodite avec une lamelle hyaline ovale allon-
gée, en position subproximale; exopodite deux fois plus long que large,
dentelé au bord interne et semblable aux autres espèces du genre.
Longueur : 1,58 mm.
Écorocr. — Espèce d’eau douce trouvée en rivière et en étangs.
Réparrirron. — Madagascar (étangs près d’Andasibe, rivière près
d’Ambilobe).
Nota. — Il existe quelques différences morphologiques entre la
forme d’Ambilobe et celle d’Andasibe au niveau de la taille (la forme
d’Andasibe ne fait guère que 1,02 mm), de l’ornementation de l’exopodite 1
de la P5 droite du mâle, de l’exopodite de la P5 gauche, de l’épine mar-
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 33
ginale externe si caractéristique des Anadiaptomus. 11 semble que cette
bilité soit intraspécifique.
En effet, Brenm (1953b) décrit une variété spelaca de son Ana-
diaptomus poseidon dont les par ticularités sont justement, à la P5 droite
du mâle la membrane caractéristique sur la face postérieure du basopodite
qui, ici, est en crochet et l’épine marginale externe de l’exopodite 2 sim-
plement bidentée. Cette variété a été récoltée à Namoroka dans la grotte
d’Ambalovomby par R. PAULrAN.
Ordre CYCLOPOIDA
Les caractéristiques essentielles de cet Ordre ont été rappelées.
Ajoutons-y :
Abdomen de 5 segments chez le mâle, 4 chez la femelle (par soudure
des segments 1 et 2 afin de constituer le segment génital contenant le
réceptacle séminal). Furca de longueur variable et portant toujours une
soie latérale, une soie dorsale et 4 soies terminales inégales. Antennules
à nombre d'articles très variable (6 à 26), généralement géniculées chez
le mâle. Antennes uniramées bi- à quadriarticulées. Mandibules faites
pour mastiquer, dilacérer. Cinquièmes pattes symétriques, analogues dans
les deux sexes. Cœur absent. Ovaire muni de deux oviductes s’ouvrant
sublatéralement à droite et à gauche au niveau du premier segment abdo-
minal.
Les Cyclopoida sont le plus souvent munis d’un ensemble de pièces
buccales destinées à une alimentation par prédation.
KaBaraA (1979) cependant y place la famille des Lernaeidae et tous
les Notodelphyoida, tous animaux parasites mais qui possèdent des traits
communs avec les autres Cyclopoida, au moins pendant une partie du
développement ontogénique.
Dans cet Ordre sont rangées les familles suivantes : Cyclopidae,
Oithonidae, Cyclopinidae, Lernaeidae et donc les Notodelphyoida. LINDBERG
(1952) propose d'y ajouter une famille, les Metacyclopinidae pour une
espèce décrite par KrrE (1949) sous le nom de Cyclopinodes harpacticoidea
et qui devrait donc s'appeler Metacyclopina harpacticoidea (Kitx 1949).
Si les Cyclopidae ont le plus grand nombre de leurs représentants
dans les eaux douces, les Oithonidae et les Cyclopinidae sont surtout des
formes d’eaux dessalées ou saumâtres qui vivent de préférence aux confins
des eaux marines et des eaux intérieures. Ces trois familles se différencient
de la façon suivante :
1 (2) Palpe mandibulaire peu développé, réduit à trois soies sur
tenons CYCLOPIDAE
2 (1) Palpe mandibulaire développé, pluriarticulé
Source : MNHN, Paris
34 B. DUSSART
8 (4) Antennes bi- à triarticulées....................... OITHONIDAE
4 (3) Antennes quadriarticulées (sauf chez Pterinopsyllus). CYCLOPINIDAE
La famille des Oithonidae ne sera pas considérée ici bien que quelques
espèces (d’Oithona sp.) puissent être récoltées dans les eaux intérieures
en liaison et/ou à proximité de la mer.
Famille CYCLOPINIDAE
Cyclopinidae G. 0. Sars 1913
Cyclopinidae F. Kigrer 1928 :
9; Cyclopinidea V. Brehm 1927 : 490;
929a : 12.
Seuls seront considérés ici les représentants de la sous-famille des
Cyclopininae qui regroupe quinze genres presque tous marins.
Krerer (1954) a déterminé de la lagune de Maroantsetra une espèce
pour laquelle il a établi le genre Allocyclopina, voisin de Pseudodyclopinodes
Lang 1946. Cette espèce a été dénommée Allocyclopina madagassica. Elle
a comme caractère principal d’avoir une antennule à 10 articles, une man-
dibule à exopodite quadriarticulée et endopodite biarticulée et une P5 biarti-
culée ayant, au deuxième article, arrondi chez la femelle, quatre soies où
épines. Elle a été récoltée dans des sables de bord de mer (A. Paulian 1952)
(pl. 5).
Une espèce voisine a été découverte à l’île de la Réunion : Allo-
cyclopina ambigua Kiefer 19604. Elle ne sera pas considérée ici bien qu’insé-
rée dans la clé de détermination.
Voir aussi LINDBERG 1952a et KieFer 1956 et 1960a
Famille CYCLOPIDAE
Cyclopidae G. O. Sars 1913 : 22; F. Kierer 1929a : 21.
Les caractéristiques essentielles de la famille sont :
Corps plutôt ramassé; premier segment thoracique soudé au cépha-
losome. Antennules de 6 à 21 articles, n’atteignant pas l'abdomen, géni-
culées chez le mâle. Antennes composées de 4 articles (rarement 8). Palpe
mandibulaire souvent réduit à trois soies. Maxillipède à endopodite réduit
à une soie plus ou moins forte. Deux sacs ovigères.
Trois sous-familles ont été distinguées d’après la constitution de
la P5 (chez la femelle adulte) :
1 — P5 à article terminal muni de 4 soies ou épines : Halicyclopinae.
2 — P5 à article terminal muni de 8 soies ou épines : Eucyclopinae
; 8 — P5 à article terminal muni de 2 voire une soie ou épine : Cyclo-
pinae.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 35
Pranenx 5. — Allocyclopina madagassica, d'après Kirer, 1954.
Sous-famille des HALICYCLOPINAE
Halicyclopinae F. Kiefer 1927 : 303.
Cette sous-famille contient trois genres dont deux ont des repré-
sentants à Madagascar : Neocyclops Gurney 1927 et Halicyclops Norman 1908.
Le premier genre ne sera pas considéré ici car il ne comprend que
des formes marines ou de sables côtiers.
Genre Halicyclops A. Norman, 1903
Halicyclops A. Norman 1908 : 368; F. Kigrer 1978 : 168.
Espèce type du genre : Cyclops magniceps Lilljeborg 1858.
DescrrerIon. — Branches furcales courtes. Antennule à 6 articles
chez la femelle. Antenne triarticulée. P1 à P4 à rames triarticulées. P5 biarti-
culée à premier article partiellement soudé au segment; article terminal
muni de quatre soies ou épines chez la femelle et 5 chez le mâle.
Il existe une quarantaine d’espèces connues à ce jour, réparties
dans le monde entier.
Source : MNHN, Paris
36 B. DUSSART
Halicyclops thermophilus F. Kiefer 1929 (pl. 7)
Halicyclops Sp.
1929a : 25; 1982b :
452. Halicyclops thermophilus F. Kiefer 1929 : 46;
Syntypes : individus de Java trouvés dans une source salée chaude
(45 °C).
FEMELLE. — Segments abdominaux frangés postérieurement de den-
ticules plus grands au milieu. Segment génital pourvu de chaque côté
d’une expansion spiniforme. Branches furcales environ 1,5 fois plus longues
que larges. Soie furcale terminale externe plus de deux fois plus longue
que l’interne. Endopodite de P4 à 2 le terminal 1,5 fois plus long que
large et muni de soies spiniformes au bord interne dont la plus distale
dépasse l’épine terminale interne, celle-ci plus longue que l’article qui la
porte et moins de deux fois aussi longue que la terminale externe. P5 avec
8 épines fortes, assez courtes et une soie au moins deux fois plus longue,
glabre à l’article terminal.
Longueur : environ 0,50 mm.
MÂre. — P5 à trois épines et deux soies deux fois plus longues
insérées sur un article relativement grêle.
Longueur : 0,35 mm environ.
Écologie. — Trouvée dans une source chaude (à Java), elle a été
retrouvée (à Madagascar) dans une eau à 0,8 0/50 de Na, mais très calcaire.
RÉPARTITION. — Madagascar Sud-Ouest, dans l’aven de Vatonosiftsy,
près d’Itampolo (R. Paulian 1951).
Halicyclops neglectus F. Kiefer 1935 (pl. 6)
Halicyclops neglectus F. Kiefer 1935 : 11; K. LixpserG 1949 :
1969 : 20.
Syntypes : individus de Grande-Bretagne (R. Gurney).
FEMELLE. Segment génital présentant latéralement une protu-
bérance bien marquée. Dentelure du bord postérieur de l’Abd 3 à dents
partout de même longueur. Branches furcales courtes à peu près au:
longues que larges. Antennule atteignant les deux tiers du céphalothorax.
P4 à endopodite 3 muni de soies internes plumeuses, dépassant un peu
généralement la plus longue des épines apicales, celles-ci peu inégales.
P5 à premier article soudé au segment; deuxième article ovalaire, muni
de 4 soies dont 3 spiniformes, la quatrième plumeuse et plus longue que
la plus interne.
Longueur : 0,55 à 0,70 mm.
MÂLE. — P5 avec 3 soies spiniformes et 2 soies plumeuses. P6 repré-
sentée par une épine forte, une soie médiane courte et une soie externe
un peu plus longue que la précédente.
Longueur : un peu plus petite que la femelle.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 37
ÉcoLocre. — Forme d'eaux saumâtres.
RéparrirIon. — Dans les eaux mélangées d’eaux douces (résurgence)
et d’eaux marines de la grotte de St Augustin près de Tuléar, à Madagascar
(B. Dussart).
Ailleurs, H. neglectus a été observé de nombreuses fois en Europe,
Iran, plus récemment en Égypte.
Praneue 6. — Halicyclops neglectus, À : femelle; B : mâle, orig.
Nota. — Les exemplaires que j'ai trouvés à Madagascar étaient
très petits. Il n’a pas été possible de vérifier tous les caractères à considérer
à la fois sur des individus mâle et femelle. A noter, en outre, que les indi-
Source : MNHN, Paris
38 B. DUSSART
vidus observée avaient des branches furcales courtes et des antennules
relativement peu allongées. La formule des épines variait avec les indi-
vidus : 3.3.3.3., 8.3.4.3., 3.4.3.3. | Le bord postérieur de l’Abd 3 ne montrait
pas d’ornementation particulière. Le segment génital avait par ailleurs
une forme rappelant celle de H. thermophilus où de H. similis. Enfin, les
femelles ne mesuraient guère que 0,44 mm et les mâles 0,34 mm... Ce serait
donc peut-être une variété nouvelle.
Halicyclops pusillus F. Kiefer 1954 (pl. 7)
Halicyclops pusillus K. Kiefer 193
M. WiLsoN 1958 : 178.
: 811; 1956 : 49; K. LiNpBerG 1957 : 142;
Syntypes : deux femelles et deux mâles trouvés dans le sable de
la lagune de Maroantsetra (R. Paulian 1952).
FemEeLLe. — Corps allongé. Segment génital aussi large que long,
seulement un peu renflé dans sa partie proximale. Abd 3 avec, au bord
postérieur, une rangée d’épines fortes. Segment anal court; opercule anal
petit. Branches furcales divergentes, un peu plus longues que larges. Soie
latérale externe en position subdorsale et subproximale; soie terminale
externe longue, l’interne très courte; les soies médianes sont à ornemen-
tation variable : barbes rares et irrégulières d’abord, régulières et fournies
ensuite; soie dorsale très longue, deux fois plus que l’externe. Antennule
courte de 6 (à 7!) articles. Formule des épines des exopodites 3 : 2.3.3.8.
P4 à endopodite 3 aussi long que large portant deux épines apicales iné-
gales, une soie externe et deux soies internes spiniformes. P5 avec une
longue soie au premier article, soudé au segment, mais net; deuxième
article environ 1,25 fois plus long que large muni de trois épines grêles
assez courtes et d’une longue soie. P6 représentée par une seule soie nette.
Longueur : 0,28 mm.
MÂxe : P5 à article basal comme chez la femelle; deuxième article
muni de trois épines grêles et deux soies dont une longue. P6 représentée
par deux épines subégales et une soie deux fois plus longues.
Longueur : 0,28 mm.
ÉcoroGre. — Espèce psammique de bord de mer.
RÉPARTITION. — La lagune de Maroantsetra (Madagascar) est la
seule station connue de cette espèce.
Halicyclops denticulatus K. Kiefer 1960 (pl. 7)
Halicyclops denticulatus K. Kiefer 1960a : 229.
Syntypes : une femelle et un mâle pêchés à Manambato (Madagascar).
Femeuce. — Le bord postérieur des quatre derniers segments tho-
raciques et des deux premiers segments abdominaux est dorsalement den-
telé. A l’avant-dernier segment abdominal, le bord postérieur est orné
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 39
ur 7. — À : Halicyclops thermophilus, d'après Lixpsere 1952. — B : Halicyclops
pusillus, d’après Kierer 4956. — C: Halicyclops denticulatus femelle, d’après Kierer 1960.
au milieu de dents très longues et caractéristiques. Segment génital aussi
ou moins long que large, sans ornementation particulière. Segment anal
profondément échancré. Branches furcales très allongées, plus de deux
Source : MNHN, Paris
40 B. DUSSART
fois plus longues que larges, portant une soie terminale interne très courte;
l'externe est presque aussi longue que l’article qui la porte; la dorsale est
encore plus longue (1,5 fois lexterne). Formule des épines des exopo-
dites 8 : 3.448. Endopodite 3 de P4 terminé par deux épines apicales
dont l’interne n’est Pas tout à fait deux fois plus longue que l’article qui
la porte et que l'externe. P5 uniarticulée par soudure complète du premier
article avec le segment thoracique; elle porte 3 épines fortes et courtes
et une soie guère plus longue.
Longueur : 0,38 mm environ,
MÂLE. — Ornementation des segments analogue à celle de la femelle,
P6 composée de trois soies ou épines, l'externe deux fois plus longue que
linterne.
Longueur : 0,35 mm environ.
ÉcoLocrE. — Espèce d'eaux saumätr
RÉPARTITION. — Trouvée une seule fois à Manambato, sur l’Anove
(Madagascar Est).
Sous-famille des EucyCLoPINAE
Eucyclopinae F. Kiefer 1927 : 303.
Elle contient 9 genres dont 6 ont des représentants à Madagascar.
Ce sont les genres Macrocyclops, Bucyclops, Afrocyclops, Tropocyclops,
Paracyclops et Ectocyclops.
Genre Macrocyclops C. Claus 1893
Cyclops (Macrocyclops) C. Claus 1892
82. Pachycyclops G. O. Sars 1918 : 64.
Macrocyclops F. Kisrer 1929a : 26: B. Du:
RT 1969 : 30; F. Kikrer 1978 : 164.
Bspèce type du genre : Monoculus quadricornis fuscus Jurine 1820, des environs
de Genève (Suisse).
DESCRIPTION. — Antennule avec une membrane hyaline aux trois
derniers articles. P1 à P4 à rames triarticulées. P5 en général biar ticulée,
le dernier article muni de deux longues épines et d’une soie médiane.
RÉPARTITION. — Genre cosmopolite. Une espèce cosmopolite est
présente à Madagascar, ainsi qu'une sous-espèce propre aux régions inter-
tropicales.
Macrocyclops albidus (L. Jurine 1820) (pl. 8)
Monoculus quadricornis albidus L. Jurine 1820 : 44, Cyclops annulicornis C. Koch
1858 : 6. Cyclops albidus O. Scumerr. 1892 : 128. Macrocyclops albidus F. rs 1920a :
28; B. Dussarr 1969 : 33; F. Kicrer 1978 : 165.
Type : disparu : individu des environs de Genève (Suisse).
FEMELLE. — Incolore. Branches furcales imberbes au bord interne.
Réceptacle séminal plus large que long. Lamelle hyaline du dernier article
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 4
Pranenr 8. — À : Macrocyclops albidus, d'après DussarTr 1969. —B : Macrocyclops
albidus oligolasius, d'après Kirrer 1998. — C: Eucyclops serrulatus, d'après KmreR 1078.
Source : MNHN, Paris
42 B. DUSSART
de l’antennule à bord lisse ou très finement denticulé. P4 à endopodite 3
présentant deux épines apicales, une soie de taille analogue aux bords
interne et externe et une deuxième soie distale courte au bord interne.
Longueur : 1,7 à 2,5 mm.
MÂLE. — Analogue à la femelle sauf les antennules géniculées.
P6 composée d’une soie externe plumeuse et de deux soies spiniformes
plus ou moins barbelées, l’interne deux fois plus longue que l’externe.
Longueur : 1,0 à 1,3 mm.
Écorocre. — Cette espèce vit généralement dans les eaux riches
en végétation et se renouvelant lentement. Elle est très tolérante.
RÉPARTITION. — A Madagascar, elle a été observée à l'Est de Tana-
narive (falaise de l’Angavo et près d’Ambatoloana) (1950-1951 R. Paulian)
(détermination K. LINDBERG 1952).
Elle a également été observée sur tous les continents.
Macrocyclops albidus oligolasius F. Kiefer 1928 (pl. 8)
Macrocyclops albidus oligolasius K. Kiefer 1928 : 14.
Syntypes : deux femelles et un mâle pêchés dans la rivière Chobé
à son débouché dans le Zambèze (cette rivière fait frontière entre le Botswana
et l'Afrique du Sud-Ouest et suivant les atlas est appelée Linjanti, Linyanti
ou Kwando).
FemeLLe, — Se différencie de la sous-espèce nominative par la réduc-
tion de la deuxième soie marginale interne de l’endopodite 3 de P4, qui
n'est plus que vestigiale.
MÂzE. — Correspond à celui de la sous-espèce nominative, au détail
ci-des près.
Longueur : Comme chez M. a. albidus.
Écoroëre. — Kréquente les mêmes types de milieux que la sous-
espèce nominative.
Réparrrrox. — C’est une forme intertropicale observée en Afrique
aussi bien qu'à Taiwan ou en Europe méridionale.
A Madagascar, BREHM (1960) la cite d’un étang de pisciculture
à Antsampandrano à 2 000 m d'altitude (R. Paulian 1958) (détermination
F. KIErER).
Genre Eucyclops C. Claus 1893
Cyclops (Eucyclops) C. Claus 1893 : 82; Leplocyclops G. O. Sars 1918 : 70.
Eucyclops (part.) F. Kierer 1929a : 29; Eucyclops B. Dussarr 1969 : 38: F. Kigrer
1978 : 165.
Espèce type du genre : Cyclops serrulatus Fischer 1851, des environs de Léningrad
(URSS).
DescriPrioN. — Cinquième segment thoracique frangé de poils
latéraux. Segment génital large antérieurement, fortement rétréci posté-
rieurement, Branches furcales généralement longues et grêles, avec le plus
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 43
souvent une ligne de denticules (serra) au bord externe chez la femelle.
Soie terminale externe spiniforme. Opercule anal peu ou pas développé.
Antennule de 11 à 12 articles, les trois derniers articles avec, le plus sou-
vent, une membrane hyaline. Endopodite 3 de P4 à épines terminales
relativement courtes.
Quelque 70 espèces ont été inventoriées. J'en ai retrouvé trois sur
les quatre citées de Madagascar.
Eucyclops serrulatus (S. Fischer 1851) (pl. 8)
Cyclops serrulatus
. Fischer 1851 : 423. Leptocyclops agilis G. O. Sars 1918 : 71.
Eucyclops serrulatus F. Kie
sr 1929a : 31; B. Dussarr 1969 : 40; F. Kikrer 1978 : 166.
Syntypes : individus des environs de Léningrad (URSS).
FemeLue. — Antennule dont les deux derniers articles au moins
sont munis d’une membrane hyaline lisse ou très finement denticulée.
Branches furcales 4 à 5 fois plus longues que larges, munies d’une longue
rangée de spinules au bord externe. Formule des épines des exopodites 3 :
3.4.4.3. L'épine de P5 est très forte, trois fois au moins aussi large à la
base qu’une des soies voisines.
Longueur : 0,8 à 1,45 mm.
MÂre. — Élancé. Branches furcales sans denticulation externe, seu-
lement trois à quatre fois plus longues que larges. P5 comme chez la
femelle. P6 composée d’une épine interne plus longue que les deux soies
extern.
Longueur : 0,7 à 0,8 mm.
Écorocrë. — Préfère les eaux légèrement renouvelées. Espèce
« littorale », eurytherme et euryhaline, elle se complaît au voisinage du
fond et près des plantes aquatiques.
Réparrimon. — A Madagascar, l’espèce a été observée dans les
environs d’Antsirabe, au lac Anony près de Betafo, dans une rizière à
Faratsiho (LiNDBERG 1952, 1953) (R. Paulian). Je l'ai retrouvée dans
un échantillon de faune phréatique à Antserenavato sur le Mangoky entre
Morombe et Tuléar (Th. Monod) (E. serrulatus est psammophile).
Par ailleurs, l'espèce est cosmopolite.
Nota. — Chez plusieurs individus, j'ai noté la tendance à une
coalescence des barbes des épines terminales des endopodites des P3 et P4,
avec formation de véritables spatules constituées par les lamelles hyalines
ainsi produites.
Eucyclops stuhlmanni echinatus (F. Kiefer 1926) (pl. 9)
Cyclops echinatus #. Kiefer 1926e : 21. Eucyclops echinatus K. Kivren 1929a : 99;
1988 : 124. Eucyclops stuhlmanni echinatus F. Kisren 1952a : 88; I. Li R 1968 : 187.
Syntypes : individus pêchés entre Tananarive et Ambatomanga dans
une rizière (Sikora).
Source : MNHN, Paris
44 B. DUSSART
PLANCHE 9. —
A : Eucyclops stuhlmanni echinatus,
B : Eucyclops euacanthus simple
d'après Kigrer 1979, —
x, d'après LINDBERG 1
LiNDBEnG 1951.
952. — C: Afrocyclops pauliani, d'après
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX /NIÉRIEURES 45
FEmezLe. — Aspect général de Æ. serrulatus. Branches furcales 3
à 3,5 fois plus longues que larges; au milieu du bord externe, une serra aux
spinules de plus en plus [longues distalement; au bord interne et sur la
face dorsale de nombreux cils (poils) courts. Soie furcale terminale interne
un peu plus longue et plus grêle que l’externe: soies médianes « hétéro-
nomes » (1). Antennule de 11 articles, atteignant le bord postérieur du
céphalothorax. P4 à endopodite 3 2,5 fois plus long que large, l’épine apicale
interne un peu plus longue que l’article qui la porte, légèrement arquée
et 1.5 fois l'externe. P5 avec une épine interne forte et deux soies grêles.
Réceptacle séminal analogue à celui de Æ. serrulatus.
Longueur : 0,85 à 0,95 mm.
MÂue. — Branches furcales comme chez la femelle mais serra limitée
à 4 à 6 spinules. P5 comme chez la femelle. P6 représentée par une épine
longue et deux soies fixées sur le clapet génital.
Longueur : 0,74 à 0,82 mm.
Écorocre. — Forme vivant au voisinage de la végétation aquatique
ct notamment dans les rizières ainsi que dans les petits lacs.
Rérarrrrron. — A Madagascar, elle a été trouvée dans une rizière
près de Tananarive. Je l'ai retrouvée dans une petite résurgence alimentant
une minirizière sur les bords du lac de Mantasoa.
Par ailleurs, LôrrLEr (1968) l’a observée de nombreuses fois sur
les pentes du Mont Kenya, en Afrique, et Kigrer (19338a) l'avait précé-
demment noté de Côte-d'Ivoire tandis que LINDBERG (1950, 1951) l’a
déterminée sur du matériel d’Angola et du Zaire.
Eucyclops madagascariensis (F. Kiefer 1926a) (pl. 10)
Cyclops madagascariensis F. Kiefer 19264 : 22 Eucyclops madagascariensis
: 87: K. Linpaene 1958 : 11. Bucyclops lacvimargo madagascariensis
86.
Syntypes : individus d’une rizière entre Tananarive et Ambatomanga
(Madagascar) (Sikora).
Femeuue. — Branches furcales plus de cinq fois plus longues que
larges, parallèles. Serra limitée à quelques spinules en. rangée oblique près
de l'insertion de la soie marginale externe. Soie furcale terminale interne
2,5 fois aussi longue que l’externe, toutes deux glabres. Soies médianes
hétéronomes. Antennule de 12 articles, atteignant à peine le bord postérieur
du céphalothorax, les derniers articles munis d’une lamelle hyaline très
étroite et lisse. Endopodite 3 de P4 avec une épine apicale interne plus
courte que l’article et 1,5 fois l’externe. P5 avec une épine interne grêle,
courte, glabre.
(1) À barbules plantées différemment antérieurement et postérieurement.
Source : MNHN, Paris
46 B. DUSSART
PLancne 1
abbreviatus, orig.
9 — À : Eucyclops madagascariensis, ovig. — B : Afrocyelops gibsoni
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 4T
Longueur : 0,95 mm.
MÂxe. — Branches furcales un peu plus courtes que chez la femelle.
P6 représentée par une épine interne courte et deux soies, la plus externe
deux fois plus longue que l’épine et la médiane très courte.
Longueur : 0,70 à 0,80 mm.
Écouocre. — Comme l'espèce précédente, cette espèce fréquente
les masses d’eau peu profondes, rizières et lacs.
Réparririon. — À Madagascar dans les rizières des environs de
Tananarive (Kierer, 19264, 19524). Je l'ai retrouvée dans une mare
au km 101,4 de la route entre T'ananarive et Tamatave et c’est le Copépode
le plus abondant du lac Tritriva, près d’Antsirabe. LINDBERG (1952) le
cite du lac Andraikiba près d’Antsirabe, d'Ambatolampy et également
du lac Tritriva.
Nota. — Krerer (19524) a rapproché cette espèce de Æ. laevimar go
(Sars 1909). De fait, les différences entre ces deux espèces sont nombreuses,
notamment au niveau de la furca et de la P5. Les soies furcales ont des
longueurs relatives différentes (Te, Ti et Sd subégales chez Æ. laevimargo)
et une pennation différente. Ces caractères sont suffisamment constants
pour maintenir cette forme au rang d'espèce distincte comme LINDBERG
(1958) l'a d’ailleurs fait.
Eucyclops euacanthus simplex K. Lindberg 1952 (pl. 9)
Eucyclops euacanthus £. simplee K. Lindberg 1952 : 59.
Syntypes : quelques individus mâles et femelles provenant d’un lac
à Ambatoloana, à 60 km à l'Est de Tananarive (R. Paulian 1950).
Femeuze. — Segment génital plus large que long. Bord postérieur
des trois premiers segments abdominaux finement spinulés ventralement.
Segment anal avec 14 à 18 grosses dents. Opercule anal glabre mais avec
de chaque côté une rangée arquée de spinules. Branches furcales diver-
gentes 3 à 3,8 fois plus longues que larges. Serra allongée et légèrement
oblique, composée de 12 à 16 denticules forts, peu serrés, plus longs près
de l'insertion de la soie marginale externe; celle-ci insérée aux 2/3 de la Fu.
Soie furcale terminale externe spiniforme ciliée extérieurement; soie ter-
minale interne glabre, deux fois plus longue que l’externe; soies médianes
d’abord glabres ou presque, puis pennées sur la deuxième moitié au moins;
soie dorsale plus longue que l’externe et moins longue que la Fu. Antennule
de 12 articles, assez longue (atteignant le milieu du deuxième segment
thoracique); les trois derniers articles présentent une rangée de fines
spinules, plus fines sur la moitié proximale du douzième article. P1 à P4
avec exopodites à épines parfois lancéolées. Endopodite 3 de P4 2,5 fois
plus long que large, avec des soies courtes. P5 à épine interne très courte
et 2 soies très longues.
Longueur : 0,85 à 0,90 mm.
Source : MNHN, Paris
48 B. DUSSART
MÂze. — Branches furcales parallèles et sans serra mais seulement
deux spinules à l’insertion de la soie marginale externe. P1 à P4 à épines
des exopodites ayant tendance à être lancéolées. P6 représentée par une
épine et deux soies, la médiane la plus courte.
ÉcoLocre. — Espèce lacustre.
RÉPARTITION. — Semble n’avoir été observée qu’au lac d’Amba-
toloana à Madagascar.
Genre Afrocyclops G. O. Sars 1927
Afrocyclops G. O. Sars 1927 : 121. Bucyclops (Afrocyclops) F. Kur
Afrocyclops K. LixprerG 1951 : 191: F. Kirer 19594 : 91.
Espèce type du genre : Cyclops gibsoni Brady 1904, décrit par Brapy el désigné
par Sas 1927 d’après des exemplaires provenant de Greytown (Natal).
Descriprion : Femelle. — Dernier segment thoracique portant
latéralement quelques soies fortes. Branches furcales dépourvues de serra.
Antennules courtes avec un dernier article muni d’une soie latérale insérée
subdistalement. Formule des épines des exopodites : 2.3.3.3. P5 comme
chez Eucyclops mais en général plus allongée au niveau des épines et soies.
Mâle. — Dernier segment thoracique avec latéralement des spinules.
La P6 a sur le clapet génital une épine interne (ventrale) forte.
Dans les deux sexes, le segment anal est allongé et plus long que le
segment précédent. De plus, l’angle interne du basopodite de la P4 est
arrondi.
Une douzaine d’espèces sont décrites à ce jour. Parmi elles, deux
ont été observées à Madagascar dont une endémique.
Afrocyclops gibsoni abbreviatus (F. Kiefer 1933) (pl. 10)
Eucyclops Gibsoni abbreviatus F. Kiefer 1933 : 555.
Syntypes : deux mâles de Java, six mâles et femelles de Bali.
FemeLze. — Dernier segment thoracique avec de très fortes soies
latérales analogues à celles de la P5. Segment génital conique. Segment
anal nettement plus long que le segment précédent. A la base des branches
furcales, ce segment présente une rangée de spinules fines. Les branches
furcales sont 5,8 à 6,5 fois plus longues que larges, glabres. Soie marginale
externe insérée subdistalement; les soies terminales externe, interne et
dorsale sont presque de même longueur (la dorsale un peu plus longue).
P4 à endopodite 3 deux fois plus long que large, l’épine apicale externe
étant sensiblement de la longueur de l’article et l’interne 1,25 fois plus
longue. P5 comme chez E. serrulatus.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 49
Longueur : environ 0,80 mm.
MÂze. — Dernier segment thoracique avec des spinules courtes
latéralement. Branches furcales à peine 5 fois plus longues que larges.
P6 représentée par une longue épine atteignant le segment anal et deux
ne dépassant guère le segment génital.
Longueur : 0,73 mm environ.
Écorocre. — Forme d’étang, mare, petite collection d’eau telle
que source, « égouttoir » de mousses.
RÉPARTITION. A Madagascar, je l'ai observée dans une vasque
recueillant les eaux d’une source près du petit lac en contrebas du lac
Itasy à Ampefy.
Ailleurs, elle n’a été trouvée qu'à Java et à Bali dans le même type
de milieu !
Afrocyclops pauliani K. Lindberg 1951 (pl. 9)
Afrocyclops Pauliani K. Lindberg 1951 : 189.
Syntypes : individus prélevé
1949) (1).
Femezze. — Dernier segment thoracique garni latéralement de
fortes soies. Segments abdominaux sans ornementation au bord postérieur.
Branches furcales 7,2 à 8,9 fois aussi longues que larges. Soie terminale
externe courte, forte, un peu plus courte que la soie dorsale; soie terminale
interne analogue à l’externe mais un peu plus courte. Longueur relative
des soies furcales par rapport à l’externe : 1,2; 5,8; 7,2; 1; (1,3). Antennule
atteignant le milieu du deuxième segment thoracique avec dernier article
muni d’une membrane hyaline denticulée. P4 à endopodite 3 1,7 à 1,9 fois
plus long que large, avec une épine apicale interne un peu plus longue
que l’article qui la porte et 1,2 à 1,3 fois l’épine apicale externe. P5 à épine
interne forte et soies très courtes.
à Tananarive - Besarety (R. Paulian
Longueur : 1,08 à 1,22 mm.
Mâzx. — Dernier segment thoracique abondamment armé d’épinules.
Branches furcales plus courtes que chez la femelle. Exopodite des P2 et P3
à épines grosses et courtes. P5 à épine interne grande et « large » et soies
remarquablement courtes. P6 représentée par une forte et longue épine
interne (8,5 % de la longueur du corps) et deux courtes soies subégales.
Longueur : 1,22 à 1,25 mm.
ÉcoLocre. — Inconnue si ce n’est par la nature du milieu dans
lequel l'espèce a été découverte (1).
Réparrrrion. — Madagascar (trouvée une seule fois).
(1) La mare « grossièrement circulaire, de 3 m de diamètre, pourvue d'une riche
végétation d'algues », n'a pas été retrouvée lors de mes séjours à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
50 B. DUSSART
Genre Tropocyclops F. Kiefer 1927
Tr pocyclops F. Kiefer 1927 : 303; 1929a : 39; B. Dussarr 1969 : 51; F. Ki
1978 a : 167.
Espèce type du genre : Cyclops prasinus Fischer 1860.
Descrtprion. — Cinquième segment thoracique frangé de poils.
Réceptacle séminal composé d’une partie antérieure en forme de T à branches
latérales sinueuses et à partie postérieure s'étendant vers l'arrière et laté-
ralement. Branches furcales courtes, sans spinules ni denticules sur la
marge externe. Antennule de 12 articles. P4 à endopodite terminé par
des épines apicales très longues. P5 à épines et soies grêles.
Deux espèces sont actuellement connues à Madagascar sur les trente
décrites.
Tropocyclops tenellus (G. O. Sars 1909) (pl. 11)
Cyclops tenellus G. O. Sars 1909 : 52. Mesocyclops tenellus R. GURNEY 1928 : 319
Eucyclops (Tropocyclops) tenellus K. Kierer 1930 : 119. Tropocyclops tenellus K. LINDRERG
19510 : 430; E. Marquès 1963 : 23; N. Mars 1967 : 103; U. EINSLE 1971 : 4.
Syntypes : individus récoltés dans le lac Tanganyika, zone littorale
(Cunnington 1905).
FEMELLE. — Corps élancé, tronqué au niveau du front. Dernier
segment thoracique très petit. Abdomen étroit. Segment génital peu dilaté.
Réceptacle séminal contourné. Branches furcales environ deux fois plus
longues que larges. Soie marginale externe insérée au milieu de la Fu; soie
terminale interne courte, un peu plus courte que l’externe; la médiane
interne est presque deux fois aussi longue que la médiane externe; la dorsale
est très longue. Antennule atteignant le quatrième segment thoracique,
de 12 articles, certains très allongés; dernier article avec sa soie marginale
insérée au milieu. P4 à endopodite 3 allongé, portant deux épines apicales,
lune très longue, l’autre très courte. P5 à épine interne grêle quoique
barbelée et deux épines externe et médiane très longues. La femelle ne porte
en général que un ou deux œufs.
Longueur : 0,85 à 0,50 mm.
Mâze. — Mêmes caractéristiques que la femelle. P6 représentée
par trois soies (ou épines) insérées sur une dilatation de la plaque génitale,
la soie médiane deux fois plus longue que les deux autres.
Longueur : un peu plus petit que la femelle.
ÉcoLoGrE. — Par son allure générale, cette petite espèce semblerait
être une forme eulimnique. De fait, elle se cantonne le plus souvent dans
la zone littorale des lacs.
RÉPARTITION. — A Madagascar, je l’ai trouvée dans la zone littorale
du lac Andrianotapahina, près de Tananarive, dans le milieu pélagique
du lac de Mantasoa aussi bien qu'à Nosy Be au lac Amparihimirahavany.
Je l’ai également observé dans un étang et dans une retenue près d’Analabe.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 51
Pianeue 41. — A : Tropocyclops tenellus, orig. — B : Tropocyclo)
Source : MNHN, Paris
52 B. DUSSART
Par ailleurs, elle a été trouvée en Afrique orientale et semble-t-il
jusqu'au Guatemala où elle a été décrite sous le nom de T. parvus (Kiefer
1931).
Nota. — Sars (1909) a dessiné par erreur une P5 de Thermocyclops
pour son T!. tenellus. Kixrer (1931) a omis de considérer la longueur carac-
téristique de la soie furcale dorsale, ce qui a amené des confusions entre
T. prasinus, T. tenellus et l'espèce suivante (7. confinis). T. tenellus est
pourtant très reconnaissable grâce à sa petite taille, la longueur de sa soie
dorsale, l’épine apicale externe de l’endopodite 3 de P4, très petite et la
position de la soie marginale au douzième article de l’antennule (ici sub-
médiane). Par contre, la forme de l’endopodite 3 de P4 est variable et le
rapport longueur/largeur varie de 2,1 à 3,0, ce qui fait entrer en synonymie
cette espèce avec T. parvus qui ne se différenciait de T'. tenellus que par
la longueur relative de cet endopodite 3 de P4.
Tropocyclops confinis (F. Kiefer 1930) (pl. 11)
Eucyclops (Tropocyclops) confinis F. Kiefer 1930 : 120; 1981 : :
inis F. Kirer 1949 : 71; K. LinpeerG 19514 :
121; U. Enxse 1971 : 88: E. Marquis 1978: 2
yntypes : individus de Madagascar (sans autre précision) décrits
et désignés par F. Krerer 1930 (correspondent certainement à des indi-
vidus pêchés dans les r es des environs de Tananarive d’après KI&FER
1981).
FEMELLE. — Réceptacle séminal à quatre bras contournés. Branches
furcales à peine deux fois plus longues que larges. Soie terminale médiane
interne environ 5 fois plus longue que la Fu; soie dorsale 1,5 fois plus longue
que l’externe. Antennule avec une lamelle hyaline lisse bien visible aux
derniers articles et le dernier article avec une soie marginale insérée sub-
distalement, Formule des épines des exopodites : 3.4.3.3. P4 à endopodite
2,5 fois plus long que large, muni d’une épine terminale interne longue,
2,5 fois aussi longue que l’article qui la porte et une épine externe de la
longueur de cet article environ. P5 avec une épine interne relativement
courte quoique assez variable et deux soies moyennement longues.
Longueur : 0,50 à 0,57 mm.
MÂre. — Branches furcales plus courtes que chez la femelle (1,7 fois).
Soie furcale terminale externe à peine plus longue que l’interne; soie dor-
sale 1,8 fois plus longue que l’externe. Endopodite 3 de P4 comme chez
la femelle. P6 représentée par 3 soies spiniformes, la médiane la plus longue.
Longueur : comme la femelle.
Écorocrg. — Zone littorale des lacs, mares, étangs, rizières, etc.
ainsi qu'en mares temporaires, grottes (éclairées naturellement).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 53
Réparrrrion. — À Madagascar, elle à été trouvée en de nombreuses
stations des environs de Tananarive, Ambatolampy, Faratsiho, Maroant-
setra, Tamatave, Tuléar (grotte de Mitoho sur les bords du lac Tsima-
nampetsotsa), ete.
Ailleurs, elle est connue d'Iran, Syrie, Éthiopie, Afrique de l'Ouest,
du Centre et du Sud, de l’Inde et de l’Insulinde.
Genre Paracyclops C. Claus 1893
Cyctops (Paracyclops) (part.) C. Claus 1893 : 83. Platycyelops (part.) Sars 1914: 76.
Paracyclops F. Ki£FER 1927 : 304 : 1929a : 40; B. Dussanr 1969 : 54.
Espèce type du genre : Cyclops fmbriatus Fischer 1853, des environs de
Léningrad (URSS).
Descrrerion. — Corps déprimé dorso-ventralement, sans rétrécis-
sement brutal au niveau du corps postérieur. Cinquième segment thora-
cique muni d’une frange latérale de soies. Branches furcales avec des spinules
en séries obliques remontant de la soie marginale externe vers la base de
la furca en s’orientant vers le côté dorsalo-interne. Antennules courtes.
P1 à P4 triarticulées et biramées, l’endopodite 2 des PI à P3 avec une
soie interne. P5 uniarticulée, composée d’une épine médiane et de deux
soies.
Paracyclops fimbriatus (S. Kischer 1853) (pl. 12)
Cyclops fimbriatus S. Fischer 1853 : 94. Paracyclops fimbriatus F. Krerer 19204 :
41 (voir aussi B. Dussarr 1969 : 55).
Syntypes : individus des environs de Léningrad (URSS), décrits par
FiscHer (1853).
Femezce. — Segments abdominaux avec une rangée transversale
de spinules. Branches furcales nettement séparées, légèrement divergentes,
4 à 6 fois plus longues que larges. Soie furcale latérale externe insérée
distalement avec une rangée de 5 à 6 spinules un peu en avant de la base
de la soie; soie terminale externe un peu plus de la moitié de la longueur
d’une Fu et un peu plus courte que l’interne; soies médianes couvertes
de cils raides, l’externe moitié moins longue que l'interne. Antennule de
8 articles courts. Formule des épines des exopodites : 3.4.4.8. PI avec une
très longue épine à l’angle interne d’un basopodite proéminent. P5 avec
une forte épine interne et deux soies dont l’'interne est souvent plus courte
que l’externe.
Longueur : 0,70 à 0,95 mm.
Me. — Branches furcales plus courtes que chez la femelle (3 : 1);
à la base de la soie latérale externe, une rangée de fortes spinules. Antennule
de 17 articles comprimés. P5 comme chez la femelle. P6 représentée par
une épine interne barbelée, droite, de la longueur du 2e segment abdominal
et deux soies, l’externe double de l’interne.
Source : MNHN, Paris
54 B. DUSSART
Am Sx
Prancxe 12. — A : Paracyclops fimbriatus chilloni, orig. — B : Microcyclops varicans,
orig. — C : Paracyelops fimbriatus, ovig. — D : Paracyclops affinis, d'après Ervsze 1971.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEUR 55
Longueur : 0,70 à 0,85 mm.
Écozocre. — Eurytope. Cependant, l’espèce à une prédilection
nette pour les fonds vas
et renouvelés.
ux, les zones de végétation, les milieux peu éclairés
mrrrron. — À Madagascar, Kimrer (1930b) l'a observée près
de Tananarive (Sikora). D'autres stations sont probables. L'espèce est en
effet cosmopolite et a été trouvée sur tous les continents, sous tous les
climats.
Paracyclops fimbriatus chiltoni (G. Thomson 1882) (pl. 12)
Cyclops chilloni G. Thomson 1882 : 97. Paracyclops fimbriatus forma imminuta
H, Kiefer 1929 D : 50. Paracyclops finitimus F. Kiefer 19290 : 99; 1929a : 42. Platycyclops
poppei G. O. Surs 1927 (non ReuserG, 1880).
Syntypes : individus provenant de Nouvelle-Zélande.
FemeLLe. — Ressemble à P. f. fimbriatus mais les branches furcales
sont plus courtes (3 à 3,5 fois plus longues que larges) et très rapprochées.
De plus, la soie terminale médiane externe est moitié moins longue que
la médiane interne.
Longueur : analogue à celle de la sous:
Mâre. — Non décrit.
Écorocrr. — Eurytope, elle vit aussi bien dans la profondeur des
lacs européens que dans les Mousses de Madagascar.
pèce nominative.
Réprarrrmon. — Observée un certain nombre de fois en Europe
(occidentale et orientale) elle est présente au Maroc (décrite sous le nom
de P. finitimus) et fréquente en Amérique du Sud (du Venezuela à l'Argen-
tine). Je l’ai observée à Tananarive, dans le pare de Tsimbazaza.
Nota. — La constance de cette forme, les remarques de KIEFER
(1929a) et celles de LINDBERG (1958) laissent à penser que nous pourrions
avoir à faire à une véritable espèce. KIErER (19786) préfère l'appeler
P. finitimus. La Loi de Priorité devrait obliger à l'appeler P. chiltoni malgré
ion des dessins de Tnomsox. P. finitimus n’a-t-il pas été désigné
R d’après des individus provenant du Maroc, d'Afrique du Sud
Paracyclops affinis (G. O. Sars 1863) (pl. 12)
Cyclops affinis G. O. Sars 1863 : 256. Paracyclops affinis K. ICtExER 19204 : 42;
ART 1969 : 60.
Type : trouvé dans un réservoir près de Christiania [Oslo] (Norvège).
Femerce. — Corps antérieur ovale; corps postérieur s’amincissant
régulièrement vers l'arrière. Branches furcales 2 à 2,5 fois plus longues
Source : MNHN, Paris
56 B. DUSSART
que larges avec une rangée oblique de spinules sur la face dorsale partant
de l'insertion de la soie latérale externe. Soie terminale externe courte,
1,5 fois plus longue que l’interne; soie médiane interne 2 fois plus longue
que la médiane externe. Antennule de 11 articles. Formule des épines des
exopodites : 3.4.3.8. (plus rarement 8.3.8.3.). P5 formée d’une plaque
quadrangulaire portant une longue épine interne et une soie médiane
grêle relativement courte; soie externe plus longue, portée par une papille,
Longueur : 0,60 à 0,90 mm.
MÂze. — Antennule courte, forte et caractéristique. P5 analogue
à celle de la femelle mais l’épine interne est plus courte, la soie médiane
plus longue quoiqu’encore moins longue que l’externe. P6 représentée par
une longue épine interne forte et 2 soies, la médiane comme l’épine interne,
l’externe plus courte.
Longueur : 0,60 à 0,70 mm.
Écorocre. — Espèce vivant dans les collections d’eau riches en
végétation, mares, rizières ainsi que dans les micro-aquariums ou les tiges
de macrophytes pourries (Saracenia, Typha), ete.
RÉPARTITION. — A Madagascar, elle a été trouvée dans les rizières
de la région de Tananarive (Sikora).
Ailleurs, on l’a observée en Europe, Amérique du Nord, Afrique,
Australie, etc. C’est une forme cosmopolite.
Genre Ectocyclops G. Brady 1904
Cyclops (part.) C. Cravs 1863 : 96; Cyclops (part.) O. Scmarers 1892 : 1
(part.) C. CLaUS 1893
1914 : 76; Ectocyclops F. Kim
Espèce type du genre
; Paracyclops
: 88; Ectocyclops G. Brady 1904: 124; Platycyclops (part.) G. O. Sans
R 1927 : 304; 1928 : 548.
Cyclops phaleratus Koch 1838.
DESCRIPTION. — Aspect d’harpacticoïde. Abdomen se rétré
progressivement. Branches furcales courtes, à peine deux fois
que larges, avec des rangées dorso-transversales de petites épine:
courtes à petit nombre d'articles. Pattes à rames triarticulées.
Peu d’espèces, dont quelques-unes limitées à c
monde.
nt
plus longues
Antennules
rtaines régions du
Ectocyclops phaleratus (C. Koch 1838) (pl. 13)
Cyclops phakeratus C. Koch 1839 n° 9; O. Scmmn. 1892 : 170. Cyclops quinque-
partitus C. Marsh 1913 : 17. Platycyclops phaleratus G. O. Sars 1914 : T8. Ectocyclops
Phaleratus F. Kikrer 1929a : 43; B. Dussarr 1969 : 62.
Syntypes : individus trouvés dans une pièce d’eau d’un château
près de Ratisbonne [Regensburg], en Bavière.
FEMeLLe. — Dernier segment thoracique avec au bord postérieur
et ventralement une rangée de denticules interrompue au milieu, Branches
furcales deux fois plus longues que larges, parallèles, avec trois rangées
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 57
A1 et Fu d’après Sans 1927;
P5 d'après Kieren 1952. — B : Eclocyclops rubescens, A1 d'après Kierer 1957; Fu d'après
Ensue 1971; PA et P5 ovig. — C : Ectocyclops hirsutus d'après Kirer 1930 et 1989.
Prancnr 43. — À : Ectocyclops phaleratus, femelle,
Source : MNHN, Paris
58 B. DUSSART
transversales et obliques de petites spinules, côté interne. Soie latérale
externe courte et insérée subdorsalement; soies terminales externe et
interne subégales; soie dorsale de longueur analogue. Antennule de 10 articles.
P1 à P4 à formule des exopodites 3 : 3.4.4.8. P4 à endopodite 3 environ
1,5 fois plus long que large muni d’une épine apicale interne plus de 2 fois
plus longue que l’article, lui-même un peu plus long que l’épine externe.
P5 réduite à deux épines fortes et une soie externe subégales.
Longueur : 0,90 à 1,0 mm.
MÂLE. — Antennule de 17 articles. P5 à épine interne très longue
et deux soies subégales plus courtes. P6 représentée par une formation
analogue, mais plus petite.
Longueur : 0,70 à 0,75 mm.
Écoroëre. — Espèce vivant au fond de l’eau. Elle préfère les fonds
sableux et les supports végétaux. Elle fréquente les petites collections
d’eau, marais, etc.
RÉPARTITION. — A Madagascar, Kikrer (19308) la cite de Tana-
narive (Waterlot 1924). Je l’ai moi-même observée dans une mare située
au km 101,4 de la route entre Tananarive et Tamatave et au lac Tritriva
près d’Antsirabe. Par ailleurs, c’est une forme assez rare mais cosmopolite.
Ectocyclops rubescens G. Brady 1904 (pl. 13)
1965 : 401. Ectocyclops medius F. Kiefer 19304
Ectocyclops phaleratus medius G. Fryen 1955 : 949.
Syntypes : individus du Natal (Brady).
Femezze. — Diffère de l'espèce précédente par les caractères sui-
vants : segment anal avec une frange de denticules allongés et juxtaposés
au bord ventral. Antennule de 10 articles (par fusion des articles 7 et 8).
P5 à épine interne plus longue que les deux soies de structure spiniforme.
MÂte. — Analogue à la femelle mais P5 à épine plus forte et soies
plus courtes et grêles. P6 représentée par une forte épine glabre et 2 soies
plus de moitié plus courtes.
ÉcorocrE. — Forme de mares plus ou moins renouvelées, riches
en végétation, aux eaux claires en moyenne. Elle est réputée être typi-
quement tropicale (!).
RÉPARTITION. — A Madagascar, elle a été rencontrée aux environs
de Tananarive, d’Ambatomanga, Ambatoloana, Sakaraha (LiNprerc 1951).
Par ailleurs, elle a été trouvée en Afrique «noire», en. Iran, Sri
Lanka [Ceylan], Insulinde, Amazone, Paraguay (?).
Nota. — La fusion des articles 7 et 8 de l’antennule semble ne pas
être constante (KïEFER 1957), si bien qu'il est possible de faire entrer
en synonymie Æ. rubescens et E. medius. D'autre part, les différences notées
entre Æ. rubescens et E. phaleratus sont suffisamment constantes pour
maintenir le premier de ces taxons au rang d'espèce.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 59
Ectocyclops hirsutus F. Kiefer 1930 (pl. 13)
ÆEctocyclops hirsutus F. Kiefer 1930b : 45; 1952a : 97; K. LiNDBERG 1951 : 61;
1957 : 162: H. HermeT 1959 : 61.
Syntypes : individus pêchés dans une r zière entre Tananarive et
Ambatomanga (Sikora).
Femeuze. — Corps ramassé; rostre triangulaire. Branches furcales
2 fois plus longues que larges, ornées de 4 rangées de plus en plus obliques
distalement de fines spinules. Soie furcale terminale externe plus longue
et plus forte que l’interne et moitié moins longue environ que la dorsale;
soie médiane externe moitié moins longue au moins que la médiane interne.
Antennule de 11 articles. P5 à épine subventrale atteignant le bord pos-
térieur du segment génital; soie dorsale de cette P5 glabre et nettement
moins longue, la soie médiane étant de longueur analogue à la ventrale.
Longueur : environ 0,95 mm.
Mix. — Soie dorsale relativement courte, 1,25 fois l’externe.
P5 avec la soie médiane la plus courte. PG représentée par une épine et
2 soies subégales.
Écoroër. — Fréquente les eaux riches en végétation, tourbières
rizières, zone littorale des lacs.
Réparrirron. — À Madagascar, l'espèce a été observée près de
Tananarive et à Faratsiho.
Elle a également été observée en Afrique centrale et méridionale
ainsi qu'au Brésil.
Deux sous-espèces ont été décrites sur du matériel d'Afrique (E. hir-
sutus euchaetus d'Angola, E. hirsutus mixtus d'Éthiopie).
Nota. Cette espèce ne doit pas être confondue avec E. compactus
Sars 1909 qui à une furca à bord interne glabre, un rostre arrondi, une P5
dont l’épine subventrale atteint le bord postérieur du deuxième segment
abdominal, la soie médiane interne étant notablement plus courte que
cette dernière.
Sous-famille des CYCLOPINAE
Cyclopinae F. Kiefer 1927 : 304.
Sur les 27 genres recensés de cette sous-famille, 10 sont présents
dans la Grande Ile. Ce sont les genres : Microcyclops, Metacyclops, Cryplo-
cyclops, Bryocyclops, Apocyclops, Cochlacocyclops, Goniocyclops, Psammo-
cyclops, Mesocyclops et Thermocyclops.
Source : MNHN, Paris
60 B. DUSSART
Genre Microcyclops C. Claus 1893
Microcyclops C. Claus 1893 : 82. Cyclops (Microcyclops) K. Krrrer 1929a : 66.
Espèce type du genre : Cyclops varicans G. O. Sars 1868.
DESCRIPTION. — Réceptacle séminal avec une partie postérieure
développée vers l'arrière. Soie terminale interne de la furca égale où plus
longue que l’externe. Antennule de 10 à 12 articles. P5 à épine latérale
très réduite (voire pratiquement absente) insérée vers le milieu du bord
interne du dernier article. P4 à coxopodite portant à l’angle interne une
soie plumeuse bien développée; endopodite 2 de cette patte terminée par
deux soies bien développées.
RÉPARTITION. — Cosmopolite.
Une seule espèce à Madagascar : Microcyclops varicans (G. O. Sars 1863)
caractérisée par ses branches furcales 3,5 à 4 fois plus longues que larges
et ses antennules à 12 articles.
Microcyclops varicans (G. O. Sars 1863) (pl. 12)
Cyclops varicans G. O. Sars 1868 : 252. Cyclops subaequalis K. Kiefer 1928b : 558.
Cyclops (Microcyclops) varicans F. Kigrer 1929a : 66. Cyclops varicans R. GurNey
1988 : 255. Microcyclops varicans V. RyLOv 1948 : 267; B. Dussarr 1969 : 180.
Type : trouvé dans un réservoir près de Christiania [Oslo] (Norvège).
FEMELLE. — Segment génital peu renflé en avant. Réceptacle sémi-
nal avec une partie antérieure ovoïde et latéralement étiré au milieu.
Segment anal avec une rangée de fortes épines à la base des branches fur-
cales. Celles-ci 3 à 4 fois aussi longues que larges, subparallèles. Soie latérale
externe insérée au tiers distal; soies terminales médianes allongées; soie
dorsale au moins aussi longue que la terminale externe, celle-ci un peu
moins longue que l’interne, longue comme la Fu. Antennule de 12 articles,
courts. Formule des épines des exopodites : 3.4.4.3. Basopodite de P1 avec
une soie longue, de P2 à P4 avec des spinules. P4 plus courte que P3 mais
visible en vue dorsale parce qu’insérée obliquement; endopodite 2 2,5 fois
plus long que large terminé par deux épines, l’interne de taille analogue
à l’article qui la porte et 1,5 à 2 fois plus longue que l’externe. P5 à pre-
mier article soudé au cinquième segment thoracique qui porte ainsi laté-
ralement une longue épine; article libre subeylindrique avec une longue
soie apicale et une minuscule épine interne insérée au milieu de l’article
et peu visible.
Longueur : 0,70 à 0,90 mm.
MÂLE. — Branches furcales un peu plus courtes que chez la femelle,
2,5 à 8 fois plus longues que larges. Soie furcale terminale interne plus
longue. Antennule de 17 articles.
Longueur : 0,50 mm.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 61
Écorocre. — L'espèce est eurytope et fréquente la zone littorale
des lacs, les étangs et les mares. Elle accepte de vivre en milieu souterrain,
psammique, etc.
Réparrrrron. — A Madagascar, je l'ai observée dans des lacs
naturels tels que le lac Itasy, des retenues (lac de Mantasoa), des mares
des environs de Tananarive, étangs de pisciculture à Périnet (Andasibe),
canaux d'irrigation (entre Berantola et Tanandava), dans la faune intersti-
tielle des sables de l’Onilahy près d'Ambohimahavelona, etc. Ailleurs, elle
est cosmopolite.
Genre Cryptocyclops G. O. Sars 1927
Cryptocyclops (part.) G. O. Sars 1927 : 129
1969 : 176
Espèce type du genre : Cyelops bicolor Sars 1863.
; F. Kierer 1952 : 109; B. DussarT
DescriPrrox. — Segment génital avec une partie antérieure plus
développée que la partie postérieure mais de forme analogue. i
segment thoracique avec une épine latérale forte, vestige de l’article basal
de la P3. P4 à endopodite 2 dont la soie externe est insérée subdistalement.
écartées).
Plaque précoxale des P1 à P4 très élargie (pattes trè
Réparrrrron. — Genre surtout intertropical. Seule, l'espèce type
du genre semble être de climat tempéré !
Un certain nombre d’espèces vit en Afrique.
Cryptocyclops bicolor (G. O. Sars 1863) (pl. 14)
Nota. — Kimrer (1930b) cite cette espèce en signalant que sa déter-
mination est incertaine, écrivant que ce peut être aussi un C. falsus
(Kiefer 1926).
Cette détermination repose en effet sur une femelle « très endomma-
gée». LaxpBëre (1951a) rappelle Je fait et conclut qu'il vaudrait mieux
ne pas « mentionner du tout » cette trouvaille rapportée de Tananarive
(Sikora). Il est en effet assez surprenant de trouver à Madagascar une
forme qui, bien que cosmopolite, se cantonne en régions tempérées. Cepen-
dant, il ne serait pas improbable de la rencontrer dans le massif de l’Anka-
ratra. Je ne reprendrai pas ici sa description (cf. Dussarr 1969 : 178)
étant donné le doute qui subsiste sur sa présence dans la Grande Ile.
Cryptocyclops exiguus (G. O. Sars 1909) (pl. 14)
5 1909 : 54. ? Cyclops Jalsus F. Kiefer 1926 : 269.
ER 192 1. Cryplocyclops exiguus K. iNDBERG
Cyclops exiguus GO. Sa
icrocyclops) eviguus F. KR
Holotype : une femelle du lac Tanganyika à Mbete (Cunnington 1904).
Femerxe. — Corps svelte, étroit. Front proéminent. Cinquième
segment thoracique portant une soie grêle (vestige du premier article de
Source : MNHN, Paris
ER
QE
PLaNouE 14 — À : Cryptocycl
1958. — B : Cryptocyclops linjanticus,
exiguus, d'après Linpnenc 1952.
lops bicolor, orig., sauf Enp2 P4,
d'après Kigren 1956 et 1958. — C : Crypiocyclops
d'après Kirrer
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 63
la P5). Segment génital allongé, peu dilaté antérieurement. Branches fur-
cales à peine divergentes, 2,3 fois plus longues que larges environ. Soie
latérale externe insérée dans la deuxième moitié; soie terminale interne
très grêle, deux fois plus longue que l’externe; soies médianes à ciliature
hétéronome. Antennule courte, de 10 articles par soudure (incomplète)
des quatrième et cinquième articles. P5 comme chez les autres Cryptocyclops.
Longueur : 0,53 à 0,67 mm (espèce de petite taille).
Mâxe. — ?
Écoocre. — Espèce préférant les eaux riches en végétation.
RépArTIrIoN. — À Madagascar, elle a été observée à Tamatave
dans un canal (R. Paulian).
Ailleurs, Sars (1909) l’avait observé au lac Tanganyika. Sous le
nom de Microcyclops falsus, Kixrer (19294, 1938a) cite d'Afrique occi-
dentale jusqu'au Cameroun une espèce très voisine qui a été longtemps
confondu avec C. emiguus de Sars mais qui semble devoir être gardée
comme bonne espèce (LINDBERG 1957).
Cryptocyclops linjanticus (F. Kiefer 1928) (pl. 14)
Cyclops linjanticus F. Kiefer 1928 : 17. Cyclops (Microcyclops) linjanticus
F, Kicrer 1929 a : 71; 1989 : 861. Microcyclops linjantieus K. Ki 1949 : 77; Micro-
cuclops bicolor linjanticus K. Laxpen 1940 : 153. Cryplocyclops linjanticus F. KterEr
19524 : 111; 1958a : 118; H. Dumoxr et I. Van DE Verne 1975 : 138.
Syntypes : femelles provenant de la rivière Linjanti (dénommée
aussi Chobé où Kwando) faisant frontière entre le Botswana et l'Afrique
du Sud-Ouest, à son débouché dans le Zambèze.
Femezxe. —— Abdomen trapu. Réceptacle séminal comme chez
C. bicolor. Branches furcales 3 à 3,5 fois plus longues que larges. Soie latérale
externe insérée au début du dernier tiers. Soie terminale interne deux fois
plus longue que l’externe. Antennule de 11 articles, n’atteignant pas le
deuxième segment thoracique. P4 à endopodite 2 peu élancé (2,1 à 2,5 fois
plus long que large) muni de deux épines apicales fortement inégales
(comme 3,5 et 1). Bord interne avec trois soies relativement courtes. Lame
précoxale de P4 caractéristique. P5 comme dans l’espèce précédente.
Longueur : 0,7 mm.
MÂLE, —,?
Écorocre. —Fréquente les eaux peu profondes, le littoral des lacs
et sa végétation et les eaux plus où moins temporaires.
Rérarurrion. — A Madagascar, je ne l’ai rencontrée que dans le
petit lac en contrebas du lac Itasy à Ampefy. Par ailleurs, Dumoxr (1979)
a recherché la localisation des espèces africaines. En ce qui concerne
C. linjanticus, l'espèce est fréquente dans toute l'Afrique, l'Asie du Sud-
Est, l’Australasie.
Source : MNHN, Paris
64 B. DUSSART
Nota. — Elle est assez variable en ce qui concerne les épines apicales
de l’endopodite 2 de P4. Les échantillons de Madagascar observés dans
les stations que j'ai prospectées présentaient la particularité, chez les
mâles, de ne pas posséder d’épine externe visible.
Genre Metacyclops F. Kiefer 1929
Mesocyclops (Metacyclops) F. Kiefer 1927 : 808; 1928c 19290 : 44. Cyclops
(Metacyclops) F. Kisrer 19294 : 72; Metacyclops K. LanDBenG 1961 : 133.
Espèce type du genre : Cyclops gracilis Lilljeborg 1853.
DESCRIPTION. — Antennule de 9 à 13 articles chez la femelle, 17 chez
le mâle. P1 à P4 à rames biarticulées. P5 constituée d’un article unique
par soudure de l’article précédent avec le cinquième segment thoracique
qui porte ainsi une soie latérale; article unique de P5 généralement peu
allongé quoique peu élargi et portant apicalement une soie externe et
une épine insérée près de la soie et en dedans. Réceptacle séminal à partie
postérieure particulièrement développée.
RÉPARTITION. — Genre cosmopolite.
Une seule forme de ce genre à Madagascar : Metacyclops minutus
prolatus (Kiefer 1985).
Metacyclops minutus prolatus (F. Kiefer 1935) (pl. 15)
Cyclops (Metacyclops) prolatus F. Kiefer 1935a : 239; 1039 : 359.
Metacyclops minutus £. prolata K. LinprerG 19510 : 431.
Syntypes : deux femelles et un mâle pêchés dans un trou d’eau
au Kenya.
FEMELLE. — Branches furcales 4,5 à 5,5 fois plus longues que larges.
ÆEndopodite 2 de P4 plus trapu que chez M. m. minutus, 1,5 fois plus long
que large, muni d’une épine apicale plus longue que l’article qui la porte.
Longueur : 1,1 mm.
MÂze. — Branches de la furca un peu moins de 5 fois plus longues
que larges. P6 constituée d’une épine et d’une soie, celle-ci 0,7 fois la pré-
cédente, insérées au bord du clapet génital.
Longueur : 0,9 mm.
Écorocre. — Affectionne les mares d'eaux plus ou moins tempo-
raires, trous d’eau, etc.
RÉPARTITION. — À Madagascar, trouvée à Ifoka et à l'Ouest
d’Ambovombe au Nord de la route de Tsihombe. Par ailleurs, en Afrique
orientale (Kenya).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 65
Pranenx 15, — A: Metacyclops minutus prolatus, d'après Kigrer 1939. — B: Bryo
cyclops (Rybocyclops) pauliani, d'après Lixprenc 1954.
Source : MNHN, Paris
66 B. DUSSART
Genre Bryocyclops F. Kiefer 1927
Bryocyclops F. Kiefer 1927 : 307; 1928c : 55
K. LixpBERG 1954 : 109.
Espèce type du genre : Cyclops anninae Menzel 1526.
1; 19294 : 75; 1937 : 431;
DESCRIPTION. — P1 à basopodite dépourvu de soie au bord interne.
P4 sans soie à l’angle interne du coxopodite. Formule des épines des exo-
podites : 3.8.3.4., 3.8.8.3., 3.8.8.2. ou 2.2.2.2. (formule des soies complé-
mentaires : 5.5.5.4., 5.4.4.4., 5.4.4.3.!). P4 à endopodite muni de deux
épines et 2 soies ou de une épine et 4 soies ou une épine et 3 soies ou une
épine et deux soies. P5 réduite à trois soies attachées au bord du 5° segment
thoracique ou sur un prolongement en lame de ce segment (ébauche
d'article). P6 réduite à 2 ou 3 soies chez le mâle. Réceptacle séminal renflé
vers l’avant, arrondi.
Deux genres voisins avaient été différenciés par Kigrer : Bryocyclops
en 1927 et Haplocyclops en 1952. LINDBERG (19534, 1954) préfère grouper
les espèces de ces deux genres dans un genre Bryocyclops sensu lato qu'il
divise en six groupes.
Les espèces malgaches sont à ranger :
soit dans le groupe I (Bryocyclops s. str.) :
B. mandrakanus,
B. ankaratranus ;
soit dans le groupe V que jenomme ici Rybocyclops n. subgen. pour B. pauliani;
soit dans le groupe VI, qui correspond aux Haplocyclops :
B. (H.) gudrunae,
B. (H.) neuter,
B. (H.) correctus.
Les caractéristiques qui permettent de différencier ces trois sous-
genres, dans l’état actuel de la connaissance du groupe sont :
Chez Bryocyclops s.str. : coxopodite et basopodite de P1 avec une
épine côté interne. Lame précoxale de P4 avec des tubercules pointus.
Formule des épines des exopodites 2 : 8.8.8.8.
Chez Rybocyclops : coxopodite et basopodite de P1 sans épine côté
interne; lame précoxale de P4 à tubercules arrondis et non proéminents.
Formule des épines : 2.2.2.2.
Chez Haplocyclops : coxopodite de P1 sans soie interne et basopodite
de P1 avec soie interne. Lame précoxale de P4 à tubercules arrondis ne
faisant que faiblement saillie. Formule des épines des exopodites : 2.3.8.8.
(ou 2.3.3.2. suivant que l’exopodite est uni ou biarticulé).
Sous-genre Bryocyclops s.str.
Bryocyclops (Bryocyclops) mandrakanus F. Kiefer 1955 (pl. 16)
Bryocyclops mandrakanus F. Kiefer 1955 : 227; 1956 : 65.
Holotype : un mâle trouvé dans les Mousses de la cascade de la
Mandraka (R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 67
FEMELLE. — Inconnue.
Mixx. — Opercule anal très développé, hémicireulaire, à bord libre
irrégulièrement dentelé. Branches furcales à peine deux fois plus longues
que larges, subparallèles. Soie furcale terminale externe forte, de longueur
PLancux 46. — À : Apocyclops dengisicus, orig. — B : Bryocyclops (B.) mandra-
kanus, orig.
Source : MNHN, Paris
68 B. DUSSART
analogue à la soie dorsale; la soie furcale terminale interne est plus petite.
P1 à P4 à rames biarticulées; formule des épines des exopodites 2 : 3.8.3.8.
P1 avec une épine à l’angle distal interne du coxopodite et une autre forte
au bord interne du basopodite. Ces addendes manquent aux autres pattes.
P3 à endopodite 2 muni d’une épine modifiée, ayant près de l'extrémité
une dilatation hémicireulaire lisse. Endopodite 2 de P4 1,3 fois plus long
que large et portant une seule épine apicale. Plaques précoxales de PI
à P4 munies de deux prolongements symétriques pointus, dentiformes.
P5 constituée de trois soies dont l’interne longue et spiniforme. P6 repré-
sentée par une soie et deux épines inégales
Écoocre : Mu:
phréaticole).
ole (dans la mousse d’une petite cascade et/ou
RÉPARTITION. — À 1 km à l'Est de la cascade principale de la Man-
draka (Madagascar), au bord de la route, à droite en descendant et au
lac de Mantasoa.
Nota. — Découverte par R. PaurTaN, décrite par F. KIErER, j'ai
retrouvé l'espèce près de trente ans plus tard dans un biotope analogue
et toujours en un seul exemplaire, mâle !
Bryocyclops (Bryocyclops) ankaratranus F. Kiefer 1955 (pl. 17)
Bryocyclops ankaratranus K. Kiefer 1955 : 228; 1956 : GG.
Holotype : un mâle trouvé dans la mousse d’une cascade dans la
forêt d’Ambahona (R. Paulian).
FEMELLE. — Inconnue.
MÂLE. — Ressemble à celui de B. mandrakanus. S'en différencie
par les caractères suivants : endopodite 2 de P3 avec une épine apicale
à dilatation finement denticulée. P4 à endopodite 2 presque carré (à peine
1,2 fois plus long que large seulement), endopodite 1 ramassé, court. P5 plus
grêle que dans l’espèce précédente. P6 représentée par 2 soies inégales
et une épine grêle plus petite.
ÉcoroGre. — Espèce muscicole d'altitude (1800 m).
RÉPARTITION. — Inconnue. Seul, un individu a été trouvé jusqu’à
présent dans la mousse d’une cascade de la forêt d'Ambahona, massif de
lAnkaratra (Madagascar).
Sous-genre Rybocyclops nov.
Espèce type : Bry
clops pauliani Lindberg.
Bryocyclops (Rybocyclops) pauliani K. Lindberg 1954
Bryocyclops pauliani K. Lindberg 1954 : 97.
Syntypes : six femelles, un mâle et 2 copépodites de la grotte d’Andra-
noboka près de Majunga (Madagascar) (R. Paulian x11-1951).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 69
Femeriæ. — Segment génital peu rétréci en arrière, plus large que
long. Bord postérieur des segments abdominaux dentelé. Ces segments
sont chacun nettement plus petits que le précédent. Opercule anal grand
EnpS
47. — À : Bryocyclops (Haplocyclops) gudrunae, d'après Kiren 1956. —
B.) ankaratranus, d'après Kigren 1956.
Pra
B : Bryocyclop:
Source : MNHN, Paris
70 B. DUSSART
terminé en pointe double (ou triple) au-dessus de la base de la furca.
Branches furcales 2 à 2,5 fois plus longues que larges, à peu près parallèles.
Soie marginale externe insérée dorsalement dans la première moitié de
Particle; soie dorsale plus longue que la soie terminale externe; celle-ci
plus de deux fois l’interne qui est glabre. Antennule de 11 articles. P1 à
P4 à branches biarticulées; cependant, l’endopodite de P4 semble uni-
articulé par soudure incomplète des 2 articles. Pas de soie à l'angle interne
du coxopodite. Formule des épines des exopodites : 2.2.2.2. Endopodite
de PI avec une épine apicale forte et courte. Endopodite de P4 avec une
seule épine apicale. P5 constituée d’une soie implantée sur le cinquième
segment thoracique et de 2 soies inégales sur un minuscule article mal
séparé du segment. P6 représentée par 2 petites épines. Réceptacle séminal
allongé transversalement et au moins légèrement renflé au milieu et vers
l'arrière.
Longueur : 0,42 à 0,44 mm.
MÂze. — Branches furcales un peu plus longues que chez la femelle
(2,6). Antennule de 14 à 15 articles, grosse. P3 à endopodite terminé par
une épine apicale courte, forte et arquée. Endopodite de P4 bien biarticulé.
P6 représentée par 2 soies, l’interne au moins deux fois plus longues que
l’externe.
Longueur : 0,42 mm.
ÉcoLoc
des « gours ».
RÉPARTITION. — Madagascar, grotte d’Andranoboka près de Majung,
Inconnue ailleurs.
—— Espèce souterraine vivant dans les eaux stagnantes
Nota. — La place systématique de cette espèce est encore discutée.
Elle doit être placée dans le sous-genre nouveau que je propose d'appeler
Rybocyclops (anagramme de Bryo).
Sous-genre Haplocyclops F. Kiefer 1952
Haplocyclops K. Kiefer 1952 : 240, décrit par F. Ka
ÆEspèce type du sous-genre : Bryocyclops (Haplocyclops) gudrunae Kiefer 1952,
décrit par Kigrer (1952) et désigné comme type de genre par Kn (1956) d’après
un exemplaire pêché par R. PAULTAN.
R 1956 : 57.
DescriPrIoN : Femelle. — Corps très petit. Segment génital
développé, les orifices des deux oviductes situés distalement et exté-
rieurement. Opercule anal bien développé. Branches furcales courtes avec
la soie terminale externe insérée sublatéralement; soie dorsale plus longue
que la terminale externe. Antennule de 11 articles, courte. P1 à P3 à exo-
podite et endopodite biarticulés. P4 à exopodite uni ou biarticulé; endo-
podite uniarticulé, muni de deux épines apicales. Basopodite de P2 à P4
sans soie interne près de la plaque précoxale. P5 réduite à trois soies. PG repré-
sentée par 2 soies.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 71
Mâle. — Analogue à la femelle à l'exception de la P6 vestigiale
réduite à deux soies inégales.
Réparrrron. — Jusqu'à présent cantonné à Madagascar, l'Iran,
Java (?).
Bryocyclops (Haplocyclops) gudrunae F. Kiefer 1952 (pl. 17)
Haplocyclops Gudrunae F. Kiefer 1952 : 240.
Holotype : une femelle adulte de Madagascar.
F
ue. — Corps antérieur fortement aplati dorso-ventralement ;
cinquième segment thoracique très étroit. Segment génital très développé
plus large que le Th5. Segment anal muni d’un opereule dont le bord libre
est subtriangulaire, échaneré en demi-cercle et forme deux angles denti-
formes. Les branches de la furca sont moins de deux fois plus longues que
larges et presque parallèles. Soie furcale latérale située subdorsalement
dans la première moitié de la branche; soie terminale interne moins longue
que l’externe; soie dorsale plus longue que cette dernière. (Longueurs
relatives par rapport à l’externe, la dorsale entre parenthèses : 0,75; 3,75;
2,42; 1: (1,25)). Antennule de 11 articles, plus courte que le céphalothorax.
Formule des épines externes des exopodites : 2.8.3.3. en comptant toutes
les épines de P4 (y compris celle qui représente le premier article de cette
patte). Endopodite de P4 un peu plus long que large, portant 2 épines
subégales et plus courtes que la largeur de l'article. P1 à P3 à une seule
épine apicale à l’endopodite 2. Plaque précoxale des PI à P4 ornée de
deux bourrelets glabres peu éloignés l’un de l’autre.
Coxopodite et basopodite des P2 à P4 sans soie à l’angle interne.
Basopodite de la PI avec une joie au bord interne. (A signaler que, dans
les deux descriptions de KIEFER (1952, 1956), les dessins ne coïneident
pas en ce qui concerne la présence où l’absence de soie à l’angle interne
du coxopodite de P1). P5 réduite à une petite plaque portant 3 soies grêles
de tailles comparables. PG représentée par une plaque subdistale portant
2 soies courtes, inégales. Réceptacle séminal simple et situé ventralement
au milieu du segment génital.
Longueur : environ 0,32 mm.
MÂze. — Inconnu.
Écorogre. — Dans l’eau interstitielle d’alluvions sableuses très
meubles au bord de la Menarandra à Tranoroa.
Réparrrrron. — Trouvée une seule fois à Madagascar.
Bryocyclops (Haplocyclops) neuter F. Kiefer 1955 (pl. 18)
Haplocyclops neuter K. Kiefer 1955 : 224; 1956 : 55.
Holotype : une femelle des bords de la lagune de Maroantsetra
(Madagascar Est).
Source : MNHN, Paris
72 B. DUSSART
FEMELLE. — Segment génital allongé; ouverture des oviductes en
situation latéro-postérieure. Opercule anal arrondi et à bord lisse, peu
proéminent. Branches furcales à peine moins de deux fois aussi longues
que larges (1,9). Soies furcales comme dans les espèces précédentes; cepen-
dant, la soie dorsale est plus longue relativement à la soie terminale externe
(longueur relative de ces soies : 0,67: 3,83; 2,34; l: (1,67)). Antennule de
11 articles courts. Pattes thoraciques courtes. P4 à endopodite 1,35 fois
plus long que large; épines apicales de longueur analogue à la largeur de
larticle. P5 semblable à celle de B.(H.) gudrunae. P6 représentée par
Prancue 18. — À : Bryocyclops (Haplocyclops) neuter, d'après Kirren 1956, —
B : Bryocyelops (Haplocyclops) correctus, d'après Kreren 1956. — C : Cochlacocyelops ateles,
d’après Kigrer 1956.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 73
deux petites soies très inégales. Réceptacle séminal peu développé laté-
ralement.
Longueur : environ 0,34 mm.
ÉcozociE. — Dans les eaux phréatiques du sable (fin) de lagune.
RÉPARTITION. —
dans un biotope simila
fadagascar. Je l’ai également observée en Iran
> (Dussarr 1981).
Bryocyclops (Haplocyclops) correctus F. Kiefer, 1960 (pl. 18)
Haplocyclops Pauliani F. Kiefer 1955
Lindberg 1954). B. (H.) correctus nov. nom. F.
1956 : 58. (Non Bryocyclops pauliani
iefer 1960 : 401.
Syntypes : un mâle et une femelle de la Sisaony (R. Paulian
26-11-1952).
FEMELLE. Aspect général analogue à celui de B.(H.) gudrunae.
Segment génital très développé, rétréci dans son tiers distal après les ori-
fices (latéraux) des oviductes. Opercule anal grand, hémicirculaire, proé-
minent, à bord lisse. Branches furcales moins de deux fois aussi longues
que larges (1,5 à 1,7 fois). Soies furcales comme chez B.(H.) gudrunac.
(Longueurs relatives : 0,69; 3,38; 2,45; 1; (1,43)). Antennule de 11 articles.
P1 à P3 à exopodite et endopodite biarticulés. P4 à exopodite indistine-
tement biarticulé et endopodite uniarticulé. Formule des épines des exo-
podites : 2.3.3.2. (en tenant compte de la biarticulation relative de l’exo-
podite de P4). Endopodite de P4 1,5 fois plus long que large, portant deux
soies subégales un peu plus longues que la largeur de l’article. Basopodite
et coxopodite de PI avec une soie au bord interne, sans soie aux P2 à P4.
P5 réduite à deux tubercules dont l’un porte une soie et l’autre deux.
P6 représentée par deux très petites soies inégales. Réceptacle séminal
en accent circonflexe.
Longueur : environ 0,30 mm (0,26 à 0,85 mm).
Mixx. — Semblable à la femelle, exception faite pour les épines
terminales de l’endopodite de P4 ici un peu inégales. P6 représentée par
deux soies grêles subégales insérées au bord de la plaque génitale.
Longueur : approximativement 0,35 mm (comme chez la femelle).
Écorocre. — Dans la faune interstitielle des eaux phréatiques de
la Sisaony et à Faratsiho (2 mâles et une femelle).
RérartIrIoN. — Jusqu'à présent trouvé seulement à Madagascar.
MaxzeL (1926) pourrait l'avoir rencontré à Java (voir son Cyclops sp.).
Genre Apocyclops K. Lindberg 1942
Metacyclops (part.) F. Kierer 19294 : 72. Melacyclops (Apocyclops) K. Lindberg
1942 : 141. Apocyclops K. LinpBerG 1961 : 134; F. Kirer 1967 : 300.
Espèce type du genre : Cyclops dengizicus Lepechkine 1900.
Source : MNHN, Paris
T4 B. DUSSART
DEscrtPrIoN. — Voisin de Metacyclops. S’en différencie au niveau
de la P5 dont l’article unique est très élargi à tel point que les deux soies
qu'il porte se trouvent insérées loin l’une de l’autre. Deux groupes d’espèces
suivant la forme du basopodite de P4.
Apocyclops dengizicus (V. Lepechkine 1900) (pl. 16)
Cyclops diaphanus var. dengizica V. Lepechkine 1900 : 26. Cyclops buxtoni R. Gur-
ney 1921 : 840. Cyclops dengizicus F. Kierer 1926b : 106. Cyclops (Metacyclops) dengizicus
Kirer 1929a : 73. Metacyclops (Apocyclops) dengizicus K. LipeerG 1942 : 141.
Syntypes : trouvés dans le lac Tengiz, près de Celinograd [région
d'Akmolinsk].
FemeLLe. — Segment génital élargi antérieurement, aminci posté-
rieurement. Réceptacle séminal élargi postérieurement, échancré anté-
rieurement. Opercule anal petit. Branches furcales 5 à 6 fois plus longues
que larges. Soie latérale externe insérée dans la seconde moitié de la furca;
soies terminales médianes de longueurs voisines. Antennule de 11 articles,
courtes. P4 avec angle interne du basopodite étiré en pointe aiguë. P5 très
large avec une soie spiniforme terminale longue.
Longueur : 1,10 mm.
MÂLE. — P5 avec une soie spiniforme terminale encore plus longue
que chez la femelle.
Écorocte. — Espèce préférant les milieux « salés » tels que mares
de zone aride en voie d’assèchement, eaux saumâtres, etc.
RÉPARTITION. — À Madagascar, je l’ai observée à Tuléar dans une
mare temporaire face à l'aérodrome et dans les eaux légèrement salées de
la grotte de St Augustin.
Par ailleurs, l'espèce a été observée en Asie Mineure. Mésopotamie,
au Maroc, en Égypte (notamment Canal de Suez) et au Niger, en URSS,
Iran, Inde, Amérique du Nord et Australie (KIEFER 1967).
Genre Cochlacocyclops F. Kiefer 1955
Cochlacocyclops F. Kiefer 19: 281; 1956 : 63
pèce type du genre : Cochlacocyclops ateles Kiefer 1955, décrit et désigné
& (1955) d’après un exemplaire pêché par R. PAULIAN à Faratsiho (Madagascar).
Descrrprion. — C'est celle de l'espèce type du genre.
RÉPARTITION. — Inconnu ailleurs qu'à Madagascar.
Cochlacocyclops ateles K. Kiefer 1955 (pl. 18)
Cochlacocyclops ateles F. Kiefer 195,
: 281; 1956 : 63.
Holotype : une femelle trouvée à Faratsiho (Madagascar Centre,
(R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 75
Femeuze. — Corps aplati dorso-ventralement. Segment génital
conique, un peu plus large que long. Opercule anal, trapézoïdal, légèrement
échancré en son milieu. Branches furcales deux fois plus longues que larges.
Soies furcales dans les proportions suivantes par rapport à l’externe : 0,8;
9,36: 5,8: L; (1,48). Antennule de 11 articles. P1 à P4 à exopodite et endo-
podite biarticulés. Formule des épines de l’article terminal des exopo-
dites 3.8.2. Coxopodite avec la soie habituelle à l’angle interne. PI avec
une épine interne au basopodite. P4 à endopodite 2 un peu plus long que
large et muni d’une épine unique à peu près aussi longue que l’article qui
la porte. P5 constituée d’une soie fixée au segment thoracique et d’un
petit article rectangulaire portant deux soies (ou épines). Réceptacle séminal
« en trèfle ».
Longueur : au moins 0, mm (animal contracté).
MÂLE : Inconnu.
Écorocre. — Dans l’eau interstitielle des alluvions riches en gra-
viers d’un petit torrent de montagne.
RépArrirIoN. — À Faratsiho (Madagascar), seule station connue
actuellement.
Genre Goniocyclops F. Kiefer 1955
Goniocyclops F. Kiefer 19
5; 1956 décrit par Ki 55 : 225.
ce type du genre : Goniocyclops primus Kiefer 1955, décrit et désigné
» (1956) d’après un exemplaire pêché par R. PAULIAN en 1954.
par Ki
Descriprron : Femelle. — Segment génital fortement élargi latérale-
ment au tiers proximal puis brusquement rétréci au niveau des ouvertures
génitales. Opercule anal bien développé. Antennule courte, à 10 ou
11 articles. P1 à P4 à exopodite et endopodite biarticulés. P4 à endopodite
terminé par deux épines. Formule des épines des exopodites 2 : 3.3.3.2.
Coxopodite de P1 à P4 avec une soie plumeuse à l'angle interne. P5 formée
d’un article rectangulaire muni de deux addendes (soie etjou épine) très
inégaux.
Mâle. — Analogue à la femelle. P6 représentée par trois appendices
sur la plaque génitale.
RéparTITION. — Madagascar.
Goniocyclops primus F. Kiefer 1955 (pl. 19)
Goniocyclops primus F. Kiefer 1955
Syntypes : un mâle et deux femelles adultes (R. Paulian 1-1954)
de Madagascar, décrits et désignés par KItrEr (1955 et 1956).
Femese. — Segment génital aussi long que large dans sa partie
élargie, angulaire. Segment anal court; opercule anal grand, hémicireulaire,
Source : MNHN, Paris
76 B. DUSSART
PLancue 19, — À : Gonioc:
velops primus, d'après Kiërer 1955. — B: Psammocyclops
excellens, d'après Kirer 1956. — C : Goniocyclops alter, d'après Kizren 1956,
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES us
à bord lisse. Branches furcales environ 1,8 fois plus long que large. Soies
furcales dans les proportions relatives suivantes par rapport à la terminale
externe : 0,70; 8,30; 4,92; 1; (1,25). Antennule de 10 articles. P1 à P4 à
exopodite et endopodite biarticulés; formule des épines des exopo-
dites 2 : 3.3.8.2. P4 à endopodite 1,2 fois plus long que large, muni de
seulement une soie 1,3 fois plus longue que l’article. Coxopodite des PI
à P4 muni de la soie habituelle à l’angle interne. Basopodite de PI avec une
très forte épine à son bord interne. P5 constituée d’une soie glabre insérée
directement sur le segment thoracique et d’une petite plaque rectangulaire
portant à son bord distal une longue soie plumeuse et une courte épine
interne. P6 représentée par une soie et deux denticules. Réceptacle séminal
développé, à trois lobes : deux latéraux et un postérieur.
Longueur : environ 0,53 mm.
MÂxe .— semblable à la femelle. P6 représentée par trois appendices
subégaux dont une épine interne.
Écorogre. — Vit dans les mousses humides sur les bords d’une
cascade (cascade du Foly).
RéparTirron. — Madagascar, massif de l’Andohahelo, camp I
(1500 m d'altitude) (région de Fort-Dauphin).
Goniocyclops alter F. Kiefer 1955 (pl. 19)
60.
Goniocyclops alter F. Kiefer 1955 : 227; 19
Syntypes : deux femelles adultes provenant de Mousses à la cascade
d’Ankaramena (R. Paulian 1953), décrites et désignées par F. KIeFER
(1955 et 1956).
Femezue. — Segment génital semblable à celui de G. primus mais
plus large que long et que le 5° segment thoracique. Opercule anal grand,
arqué, à bord lisse. Branches furcales environ 1,8 à 1,9 fois plus longues
que larges. Soies furcales ayant les longueur relatives suivantes par rap-
port à la soie terminale externe : 0,72; 7,8; 4,8; 1; (1,1) (entre parenthèses
la soie dorsale). Antennule de 11 articles (par division du deuxième article).
P1 à P4 comme chez G. primus. P4 à endopodite 2 1,2 fois plus long que
large; épine terminale un peu plus longue que l’article qui la porte (1,1 à 1,2).
P5 semblable à celle de G. primus mais article un peu plus court.
Longueur : 0,41 mm.
MÂze. — Inconnu.
ÉcorocE. — Muscicole.
RÉPARTITION. — Madagascar. Cascade au km 506 de la route
nationale n° 7, entre Ambalavao et Ankaramena.
Genre Psammocyclops F. Kiefer 1955
Psammocyclops F. Kiefer 1955 : 220; 1956 : 61. e
Espèce type du genre : Psammocyclops excellens Kiefer 1955.
Descriprion. — Elle se confond avec celle de l'espèce type du genre.
Source : MNHN, Paris
78 B. DUSSART
Psammocyclops excellens F. Kiefer 1955 (pl. 19)
Psammocyclops excellens K. Kiefer 1955 : 229; 1956 : 61.
Syntypes : deux femelles et un mâle de Madagascar.
FEMELLE. — Segment génital rétréci d'avant en arrière, légèrement
échancré au milieu, au niveau de l'ouverture des oviductes Segment anal
relativement long; opercule anal peu développé, arrondi, à bord lisse.
Branches furcales 3,5 fois plus longues que larges, parallèles. Soie furcale
latérale insérée près de la moitié du bord externe, subdistalement. Soies
furcales terminales de longueur relative, par rapport à l’externe comme : 0,38:
7,15; 4,38; 1; (0,93). Antennule de 11 articles plus courte que le céphalo-
thorax. P1 à P4 à exopodite et endopodite biarticulés. Coxopodite avec une
soie plumeuse à l’angle interne. Formule des épines des exopodites 2 : 2.3.3.2.
PI avec une épine au bord interne du basopodite. P4 à endopodite 2 1,4 fois
plus long que large; épine apicale un peu plus longue que l’article. P5 cons-
tituée d’un article court et large portant une soie longue et arquée latérale
et deux soies plumeuses inégales au bord interne, P6 représentée par une
soie externe et deux denticules. Réceptacle séminal dilaté au centre.
Longueur : 0,6 mm.
Mâre. — P1 à P4 comme chez la femelle. P5 un peu plus longue
et moins large que chez la femelle. P6 représentée par une plaque munie
de 3 soies ou épines subégales.
Longueur : 0,51 mm.
Écorocre. — Vit dans l’eau interstitielle des sables gross:
rivière.
RÉPARTITION. — Espèce trouvée une seule fois route d'Ihosy à
Betroka au km 300 dans un affluent de lOnilahy supérieur, à Madagascar
(R. Paulian).
Genre Mesocyclops G. O. Sars 1914
Mesocyclops G. O. Sars 1914 : 57. Cyclops (Mesocyclops) F. Krerer 1927 : 307;
1928c : 552; 192%9a : 79; V. RyLov 1935 : 209. Mesocyclops Kierer, 1960b, : 46:
B. Dussanr 1969 : 204; Kigrer 1978 : 201.
Espèce type du genre : Cyclops leuckarti Claus 1857, d'Allemagne (Giessen).
DESCRIPTION — Antennule de la femelle à 17 articles, atteignant
au moins le bord postérieur du céphalothorax. Antennules du mâle géni-
culées, portant aux articles 1, 4 et 9 un ou plusieurs aesthètes très allongés.
P5 biarticulée; l’article terminal porte une longue soie apicale et une épine
longue, non barbelée, au bord interne.
RÉPARTITION. — Genre cosmopolite.
Quatre espèces et une (deux ?) formes à Madagascar. KIEFER (1981)
y signale M. salinus Onabamiro 1957 dans le lac « Kingkong ». L'espèce
n’a pas été retrouvée depuis.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 79
Mesocyclops leuckarti (C. Claus 1857) (pl. 20)
Cyctops Leuckarti C. Claus 1857 : 35; O. ScmmetL 1892 : 57.
Mesocyclops obsoletus G. O. Sars 1918 : 58. Mesocyclops (Mesocyclops) Leuckarti F. Kreren
1920a : 79; R. Gurney 1933 : 287. Mesocyclops leucharti Kisrer 19600 : 46; B. Dussanr
1969 : 204; V. MoNcuenxo 1974 : 882; Krerer 1978a : 201.
Femezxe. — Dernier segment thoracique glabre. Segment génital
élancé, peu dilaté antérieurement, pore génital petit, ramassé. Branches
furcales 3 à 3,5 fois plus longues que larges, légèrement divergentes, à
bord interne glabre. Soie latérale externe assez longue; soie terminale
interne beaucoup plus longue que l’externe, celle-ci plus longue que la
dorsale en général. Antennule atteignant le milieu ou l'extrémité du
3e segment thoracique; antépénultième et pénultième articles avec une
membrane hyaline; celle-ci, au dernier article, présente une échancrure
caractéristique et des dents plus ou moins grossières. Formule des épines
des exopodites 8 : 2.3.3.3. PI sans soie interne au basopodite. P4 avec un
endopodite 3 à 3,5 fois plus long que large et terminé par deux épines,
Prancu 20. — À : Mesocyclops leuckarti £. typica, d'après Karen 1928, sauf Gsg,
orig. B : Mesocyclops aequatorialis, orig. — C: Mesocyclops anna, d'après Kteren 1930 et
in lit.
Source : MNHN, Paris
80 B. DUSSART
l'interne la plus courte. Lame précoxale de cette patte agrémentée d’une
dent pointue de chaque côté. P5 à soie terminale et épine latérale de lon-
gueur analogue. P6 représentée par une soie et deux épines courtes et
épaisses.
Longueur : 0,90 à 1,30 mm.
Mire. ntennule avec trois aesthètes allongés au premier article,
et un aux quatrième et neuvième. P6 représentée par une longue soie,
une autre courte et une épine de longueur analogue.
Écorocre. — Très eurytope, cette espèce vit dans les mares, étangs
et lacs. Elle est attirée par les eaux chaudes (espèce estivale).
RéparrirIon. — Une étude plus sérieuse des formes obse a
permis de découvrir que sous cette appellation figurent plusieurs espèces,
dont le type qui semble être limité à l’Europe et à l'Asie nord-occidentale
(Kisrer 1981).
Guerxe & RicHarD (1891) signalent M. leuckarti de Madagascar
ct plus exactement de Tananarive, d’un lac qui s’appelait lac d’Andohalo,
entre le palais de la Reine et la plaine de Mahamasina (Sikora?). Ce lac
devait exister à la fin du siècle dernier, aujourd’hui il n’y a guère que le
lac As pouvant correspondre à à cette masse d’eau. Or, dans ce lac Anosy,
très pollué présentement, je n’ai trouvé aucun Copépode, ni pélagique,
ni littoral, ni benthique...
LiNDBERG (1951a) l’a déterminé provenant du parc de Tsimbazaza
à Tananarive (R. Paulian).
Je considère ces deux citations comme erronées.
Krerer (1930b) a décrit de cette espèce une forme qu’il a appelée
Mesocyclops leuckarti (Claus) forma pilosa parce que le bord interne des
branches furcales est plus ou moins densément cilié. Sa description corres-
pond partiellement à celle de l’espèce suivante.
Mesocyclops pilosus (F. Kiefer 1930) (pl. 21)
Mesocyclops Leuckarti f. pilosa F. Kiefer 1980b : 4.
1981 : 178.
. Mesocyclops pilosus F. Kisrer
Syntypes : individus de Tananarive (Sikora leg. et Waterlot leg. 1924,
Kierer divit).
FEMELLE. — Corps plus ramassé que dans l'espèce précédente.
Cinquième segment thoracique cilié latéralement. Segment génital seu-
lement un peu plus long que large. Réceptacle séminal à ailes latérales
développées et partie postérieure courte. Pore génital allongé, en «virgule ».
Branches furcales ciliées intérieurement, environ trois fois plus longues
que larges; soie latérale externe et soie terminale externe souvent légè-
rement incurvées; soie dorsale seulement un petit peu plus courte que la
terminale externe. P1 à soie au bord interne du coxopodite très longue,
atteignant le 8€ article de l’endopodite et sans soie interne au basopodite.
P4 à soie au bord interne du coxopodite longue, atteignant l’endopodite 2;
lame précoxale avec deux dents allongées; bord interne du basopodite
cilié; soie à la base de l’exopodite relativement grêle. Épines apicales de
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 81
l’endopodite 3 subégales, 0,8 fois la longueur de l’article qui les porte.
P5 à épine latérale du deuxième article 8,6 fois l’article qui la porte mais
ne mesurant guère que 0,8 fois la soie terminale. P6 représentée par une
soie et deux petites épines très inégales.
Longueur : 1,1 à 1,4 mm.
Mie. — Non décrit.
ÉcoLocr. — Cette espèce vivrait dans la zone littérale des lacs
de faible profondeur et riches en végétation.
Praneux 21. — À : Mesocyclops insulensis n. sp., orig. — B : Mesocyclops pilosus,
orig. (sauf Gsg d’après un dessin de Kieren, in li.).
Source : MNHN, Paris
82 B. DUSSART
RÉPARTITION. — Elle été jusqu’à présent distinguée à ma connais-
sance qu'à Tananarive (voir ci-dessus) au lac d’Andrianotapahina près
d’Ivato (faubourg de Tananarive) et d’après Kigrer (1981) à l’île d’Aldabra
au Nord de Madagascar et dans la grotte Andranomaly près de Mozombi-
Andalambazo.
Nota.
la forme pr
C’est sans doute à cette espèce que doit être rattachée
édente, incomplètement décrite par KIEFER (1930b).
Mesocyclops aequatorialis F. Kiefer 1929 (pl. 20)
Mesocyclops (M.) Leuckarti aequatorialis
Cyclops simillimus G. Brady 1907/08 : 424. Meso
part.) F. Kiefer 1929
clops aequatorialis E.
0; 1929b : 17.
Holotype : individu du lac Kivu (Zaïre, Ruanda).
FEMELLE. — Corps relativement trapu. Cinquième segment thorz
cique cilié latéralement. Segment génital 1,2 à 1,8 fois aussi long que larg:
Réceptacle séminal à bras latéraux en accent circonflexe; ornementation
postérieure du pore génital subdroite. Branches furcales avec rarement
(forme pilosa) quelques cils au bord interne, environ 3 à 3,2 fois plus longues
que larges et parfois plus courtes encore (jusqu’à 2,5 fois). Soie furcale
dorsale 1,7 fois aussi longue que la terminale externe. Endopodite 3 de P4
2,3 à 3 fois plus long que large, portant deux épines fortes, l’interne net-
tement plus longue que l’externe et de longueur moins de 0,8 fois l’article.
P5 à épine interne 4,3 fois plus longue que l’article qui la porte et 0,9 fois
la soie apicale.
Longueur : 1,3 mm.
MÂre. — Non décrit.
ÉcoLocre. — Forme fréquentant la zone littorale des lacs, les eaux
riches en végétation.
RÉPARTITION. — La confusion qui a longtemps régné au sein du
genre Mesocyclops la un doute sur la répartition exacte de cette espèce.
Il est indéniable que c’est une espèce de régions tropicales, fréquente en
Afrique et autour de l'Océan Indien. Sa présence à Madagascar n’est donc
pas insolite. Je l’y ai trouvée à Morombe et près de Berantola.
Remarque. — Très proche de cette espèce est M. salinus Onabamiro
1957 (= M. curvatus Kiefer 1981) qui s’en distingue par un cinquième
segment thoracique glabre latéralement, deux « dents » très longues et
élancées à la lame précoxale des P4, à un réceptacle séminal plus « simple »
et une soie furcale dorsale plus courte que la terminale externe. D’après
Kierer (1981), cette espèce se trouverait également à Madagascar.
Mesocyclops annae F. Kiefer 1930 (pl. 20)
Mesocyclops annae F. Kiefer 1930b : 46; K. Linpsene 19514 : 193. M. splendidus
K. Lindberg 1943 : 235.
Holotype : un exemplaire pêché par WarerLor à Tananarive
(LINDBERG dixit).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIFURES 83
FEMELLE. — Espèce ressemblant à Mesocyclops longisetus. Segment
génital 1,12 fois plus long que large. Réceptacle séminal à cornes latérales
en chapeau bicorne; partie postérieure allongée. Ornementation du pore
génital en forme « d'oiseau en vol stylisé ». Branches furcales seulement
deux fois plus longues que larges, à bord interne glabre. Antennule attei-
gnant le bord postérieur du céphalothorax. Dernier article avec une lamelle
hyaline grossièrement et irrégulièrement dentelée. Endopodite 3 de P4
avec deux épines apicales subégales et de longueur analogue à l’article
qui les porte; plaque précoxale munie de deux expansions spiniformes
aiguës. P5 analogue à celle de M. leuckarti.
Longueur : 1,20 mm.
Mâce : Inconnu.
Écoroëre. — D’après LiNpsere (19514), cette espèce proviendrait
de la région de Tananarive (comme son « M. leuckarti »).
Rérarrrrrox. — Cette espèce est parfois confondue avec M. leuckarti
(ou M. pilosus?).
Elle n’est encore connue que de Madagascar.
: Kirer (1981).
AUTRE RÉFÉRENCE
Mesocyclops insulensis n.sp. (pl. 21)
Syntypes : quelques femelles du lac Bemapaza (Nosy Be) (au Nord-
Ouest de Madagascar) (B. Dussart 1978).
Femeuæe. — Corps robuste, se rétrécissant beaucoup et réguliè-
rement jusqu'au deuxième segment abdominal. Segment génital plus large
que long; réceptacle séminal avec cornes latérales étroites. atteignant le
bord latéral du segment et en accent circonflexe; partie postérieure moyen-
nement développée. Branches furcales 2,7 fois plus longues que larges,
glabres au bord interne. Soie latérale externe 1,23 fois la furca. Longueur
relative des soies furcales par rapport à cette soie (la dorsale entre paren-
thèses) : 2,2; 5,8: 3,8; 1,0 (1,2). Antennule atteignant le milieu du deuxième
segment thoracique, à dernier article muni d’une lamelle hyaline gros-
sièrement dentelée, avec une échancrure en V et une soie ( marginale »
insérée près de la base de l’article. P4 avec une soie à l’angle interne du
coxopodite assez courte, ainsi que la soie insérée à la base de l’exopodite
(sur le basopodite). Endopodite 3 allongé, un peu plus de 3 fois plus long
que large, portant à son extrémité deux épines subégales et 0,9 fois l’article
qui les porte; soies latérales de cet article longues. P5 à épine interne seu-
lement 3,1 fois l’article qui la porte et guère plus de la moitié de la soie
apicale.
Longueur : 0,72 à 0,75 mm.
MÂce. — P6 représentée par une soie médiane et une épine interne
subégales et 2,5 fois plus courtes que la soie externe.
Écoroëre. — Forme pélagique littorale de lac, non loin de la mer.
Réparririon. — Trouvée au lac de Bemapaza à Nosy Be, île
du Détroit de Mozambique, tout près de Madagascar, seule station actuel-
lement connue.
Source : MNHN, Paris
84 B. DUSSART
Genre Thermocyclops F. Kiefer 1927
Cyclops (part.) O. Scnmrz 1892 : 15, 64.
Mesocyclops (Thermocyclops) F. Kiefer 1927
cyclops R. Mancarer 1953 : 105: F. Krerer 19600 :
1978a : 205.
Espèce type du genre : Cyclops oithonoides G. O. Sars 1863.
Mesocyclops (part.) G. O. Sans 1918 : 57.
82. Thermo-
. Dussarr 1969 : 208; F. KiEFER
Descriprion. — Corps souvent élancé, taille relativement petite.
Dernier segment thoracique peu plus large que le segment génital, avec
parfois quelques soies latéralement. Branches furcales en général moins
de quatre fois plus longues que larges. Antennule de 17 articles, plus longue
que le céphalothorax; derniers articles avec une membrane hyaline lisse
le plus souvent difficile à distinguer; chez le mâle, les premier, quatrième
et neuvième articles portent de petits aesthètes. PI à P4 à rames triarti-
culées. Formule des épines des exopodites : 2.8.3.3. P5 bi-articulée, portant
à l'extrémité du deuxième article une soie apicale flanquée d’une épine
grêle. Réceptacle séminal en marteau de forme variable.
RÉPARTITION. — Nombreuses espèces intertropicales. Quelques
espèces paléarctiques. Genre présent sur pratiquement tous les continents.
Pranoue 22. — Thermocyclops crassus, orig.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 85
Thermocyclops crassus (S. Fischer 1853) (tableau 1) (pl. 22)
Cyclops crassus S. Fischer 1853 : 92. ? Cyclops hyalinus H. Rehberg 1880 :
Cyclops oithonoides var. Hyalina O. Scumers, 1802 : lesocyclops crassus G. O.
1918 : 61. Mesocyclops (Thermocyclops) hyalinus F. Ki : 83. Mesocyclops
(Thermocyclops) brevifurcatus L. Harada 1931 : 164. Thermocyclops hyalinus R. MARGALEr
1953 : 103. Mesocyclops (Thermocyclops) crassus W. NaïDENOw 1966 : 123. Thermocyclops
crassus B. Dussarr 1969 : 210; Kierer 19784 : 207.
Syntypes : individus pêchés près de Léningrad (URSS).
FEMELLE. — Segment génital plus long que large. Branches fur-
cales 2 à 2,5 fois plus longues que larges. Soie furcale terminale interne
en général presque 3 fois plus longue que l’externe (parfois moins); soie
dorsale de longueur analogue à l’externe; soie terminale médiane interne
recourbée vers le dos à son extrémité. Antennule atteignant le milieu,
voire l'extrémité du deuxième segment thoracique. P4 avec plaque pré-
coxale présentant deux mamelons proéminents à ondis munis de 4 à
6 spinules relativement fortes; endopodite 8 au moins trois fois plus long
que large, portant à l'extrémité deux épines, l'interne plus courte que
l’article qui la porte et environ double de l’externe. P5 à deuxième article
allongé, muni d’une soie légèrement plus longue que l’épine contiguë.
Longueur : 0,77 à 0,97 mm.
MÂze. — Antennule avec un petit aesthète grêle aux articles 1,
4 et 9. PG représentée par une courte épine, une courte eb une longue soie.
Longueur : 0,6 à 0,7 mm.
Écorocre. — Espèce vivant aussi bien dans la région pélagique
des lacs naturels ou artificiels que dans les mares, fossés, ete. Elle est
eurytope et constitue parfois l'espèce dominante du zooplaneton étudié.
RéparTirroN. — Cosmopolite.
A Madagascar, KIErER (1930b) relève sa présence probable à Tana-
narive (Waterlot). LINDBERG (1952) la signale à Ambanja (littoral Nord-
Ouest) entre les plantes aquatiques sous des Raphias et à Ambilobe dans
un marais à Nymphéas. Je l’ai moi-même récolté dans le lac d’Andriano-
tapahina près d’Ivato et dans le lac de Mandroseza, ainsi qu’au lac Itasy.
Nota. — De nombreux travaux ont cherché à définir de façon pré-
cise cette espèce facile à confondre avec les suivantes (voir KIEFER 19524,
Ernxsue 1970, Kimrer 1978a). À Madagascar, elle se présente sous sa forme
typique de taille moyenne (0,73 à 0,80 mm). Cependant, chez certains
individus, le réceptacle séminal a tendance à s’incurver vers l'arrière, et
sa courbure antérieure peut prendre une allure légèrement en S. Les spinules
de la plaque précoxale de la P4 sont également plus où moins fortes et
nombreuses. Je ne pense pas que cela justifie la différenciation. de variétés
ou sous-espèces particulières, dans l'état actuel de la connaissance du
groupe dont on sait la variabilité par ailleurs.
Source : MNHN, Paris
86 B. DUSSART
Thermocyclops emini (A. Mräzek 1895) (pl. 24)
4. Mesocyclops (Thermocyclops) emini E. Kisren
R 1934 : 171; 19784 : 215.
Cyclops emini A. Mräzek 18!
1929 a : 85. Thermocyclops emini Kr
Syntypes : individus provenant de pêche dans le lac Victoria près
de Bukoba et de l’île Djuma (Stwhlmann).
FemeLie. — Corps très allongé, notamment l'abdomen. Réceptacle
séminal à ailes élargies et à angle droit par rapport à l’axe du segment
génital. Branches furcales légèrement divergentes 3 à 3,5 fois aussi longues
que larges. Soie terminale interne deux fois plus longue que la furca et
moins de trois fois l’externe; soie dorsale remarquablement longue et
atteignant presque la terminale médiane externe. Antennule très allongée
atteignant presque le cinquième segment thoracique. P4 à plaque précoxale
munie de mamelons proéminents mais inermes; endopodite 3 avec à l’extré-
mité une épine interne trois fois plus longue que l’externe, plus longue
(1,17) que l’article qui la porte selon Kierer (1978) et moins longue (0,87)
selon MrÂzex (1895). P5 avec une épine et une soie de même longueur à
l’extrémité du deuxième article.
Longueur : environ 1,00 à 1,10 mm.
Mâze. — Les branches furcales sont parallèles. Par ailleurs, il res-
semble à la femelle.
Longueur : 0,70 mm.
Écorocre. — Espèce lacustre fréquente dans les lacs naturels et
artificiels, les mares etc.
RÉPARTITION. — À Madagascar, BREHM (1960) la signale dans un
étang de pisciculture près de la Sisaony dans la végétation à Eichhornia.
Presque essentiellement africaine, cette espèce a été rencontrée de l'Égypte
à l’Afrique du Sud, ainsi que dans les grands lacs de la vallée du Rift,
Thermocyclops neglectus (G. O. Sars 1909) (tableau 1) (pl. 23)
Cyclops hyalinus (non RenserG) J. de Guerne et J. Richard 1892 . Cyclops
neglectus G. O. Sars 1909 : 51. Mesocyclops neglectus G. O. Sans 1927 : 113; G. Frver
1957 : 80. Mesocyclops (Thermocyclops) neglectus F. Kikrer 19294 : 84; 1934 : 172.
Thermocyclops neglectus K. Kixrer 1952 : 65; 1978a : 206.
Syntypes : individus femelles de l’Anchorage Bay, lac Malawi
(Cunnington 1904).
Femeuze. — Corps robuste, trapu; segment génital 1,23 fois plus
long que large; peu dilaté antérieurement. Réceptacle séminal à cornes
latérales incurvées légèrement vers l'arrière et étroites. Branches furcales
à peine deux fois plus longues que larges. Soie latérale externe insérée
aux 2/83 de la furca; soie terminale interne à peine la moitié en longueur
de la médiane externe et un peu plus du double de l’externe; soie dorsale
seulement un peu plus longue que l’externe; soie terminale médiane interne
recourbée vers le dos à l’extrémité. Antennule moins longue que le céphalo-
thorax. P1 à P4 comme chez les autres espèces du genre mais P4 avec
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES
ocyelops neglectus, ovig.— B : Thermocyclops decipiens, orig.
LANGE 23. — A : Thermi
P
Source : MNHN, Paris
88 B. DUSSART
plaque précoxale à mamelons proéminents armés de spinules fortes. Endo-
podite 3 avec à l'extrémité deux épines très inégales, l’interne un peu plus
de 2 fois plus longue que l’externe et un peu moins longue (0,85) que l’article
qui la porte.
Longueur : 0,70 à 0,83 mm.
MÂze. — Plus petit que la femelle mais analogue; cependant, la
soie dorsale est un peu plus longue. P6 représentée par une longue soie et
une épine plus courte mais forte avec, entre deux, une soie courte.
ÉcoLocre. — Espèce très eurytope fréquentant surtout les grandes
collections d’eau, lacs, étangs.
RÉPARTITION. — A Madagascar, LiNDBERG (19514) l’a observée
dans les collections d’eau du parc de Tsimbazaza, à Tananarive, et au lac
de Mantasoa.
Je l’ai moi-même observée dans un canal d'irrigation entre Berantola
et Tanandava (pêchée par Th. Moxop), au lac d’Andrianotepahina, au
lac Itasy, au lac de Mantasoa où elle semble abondante et au lac de Man-
droseza à Tananarive.
Elle vit dans toute l'Afrique et tout particulièrement en Afrique
orientale et du Sud.
Nota. — Il est aisé de reconnaître Th. neglectus à sa soie furcale
terminale médiane interne recourbée vers son extrémité. Espèce assez
robuste, son réceptacle séminal étalé en largeur, arqué cependant, rela-
tivement grêle dans sa partie antérieure, la fait reconnaître assez aisément.
Par contre, l’armature de sa plaque précoxale de P4 est assez variable
quoique toujours forte. Abondante et largement répandue en eaux inter-
tropicales, c’est une forme assez souvent rencontrée. Sa variabilité impose
une étude biométrique afin de la séparer de certains Th. crassus, Th. decipiens
(voir plus loin) voire de Th. oblongatus (tableau 1). Sa taille varie de 0,64 à
0,82 mm à Madagascar. LiNDBERG (1951b) avait déjà relevé la difficulté
de ranger dans cette espèce tous les individus vivant dans la Grande Ile
ct ressemblant aux formes décrites successivement par Sars (1909) et
Kï&rer (19294). Notons seulement que, contrairement à un des caractères
considérés comme importants au niveau spécifique par Sars, le rapport Ti/Te
est en moyenne ici de 2,6 au lieu de 2,0. De plus, les antennules sont rela-
tivement longues et atteignent le plus souvent le milieu du deuxième
segment thoracique.
Thermocyclops inopinus (F. Kiefer 1926) (pl. 24)
Cyclops inopinus F. Kiefer 1926 : 267. Mesocyclops inopinus Kisrkn 1928c : 517.
Mesocyclops (Thermocyclops) inopinus Kigren 1929 a : 84. Thermocyclops inopinus
K. LinDBerG 19519 : 481 U. Es 1970 : 26; B. Dussarr 1968 : 130. (?) Thermo-
cyclops decoratus Dussart 1977 : 837.
Holotype : une femelle provenant d’un échantillon récolté dans les
steppes Massaï, de Tanzanie (Neumann 1893-1895).
FEMELLE. — Aspect général d’un Mesocyclops. Troisième et qua-
trième segments thoraciques légèrement étirés en pointe. Segment génital
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 89
moyennement dilaté antérieurement. Réceptacle séminal en forme « d’oiseau
en vol ». Branches furcales presque parallèles, 8,8 à 4,6 fois plus longues
que larges avec un léger décrochement au premier tiers de la marge externe
et une soie latérale externe au tiers distal. Soies furcales par rapport à la
terminale externe comme : 1,7; 4,4; 3,7; l; (1,1). Antennule dépassant
nettement le bord postérieur du 2° segment thoracique. P4 à endopodite 3
2,7 à 2,9 fois plus long que large, portant à l’extrémité deux épines très
inégales, l’interne deux fois plus longue que l’externe. Plaque précoxale
ornée de 2 mamelons inermes peu proéminents. P5 avec une épine ter-
minale assez forte, longue et une soie de même longueur.
Praneur 24. — À : Thermocyclops emini, orig. — B : Thermocyclops inopinus, orig.
Source : MNHN, Paris
90 B. DUSSART
Longueur : 1,10 mm.
MÂLE. — Non décrit.
Écorocre. — Espèce de mare plus où moins temporaire, riche en
végétation.
RÉPARTITION. — A Madagascar on la conraît de Tananarive, Ambo-
himiandra et Ambovombe (R. Decary). Ailleurs, LINDBERG l’aurait retrouvée
au Nigéria et Kierer l’a décrite de Tanzanie. Je l’ai moi-même observée
dans l’Ennedi tchadien et au Ruanda. C’est donc une espèce rare, mais
largement répartie au moins en Afrique et à Madagascar.
Nota. — En comparant les dessins de LINDBERG (1951b), la des-
cription de Kixrer (1926) et celle que j'ai donnée et illustrée de T'hermo-
cyclops decoratus (Dussarr 1977), j’en arrive à me demander s’il n'y a
pas identité de ces deux espèces dont les critères de détermination sont
quelque peu variables. De nouvelles récoltes seraient nécessaires pour en
être sûr.
Thermocyclops oblongatus (G. O. Sars 1927) (tableau 1) (pl. 25)
Mesocyclops oblongatus G.O
infrequens K. Kiefer 1929 d 1952
Thermocyclops oblongatus J. HarpiNG et W. Surrn 1967 : 517: Ki
zS 1927 : 114. Mesocyclops (Thermocyclops)
1. Thermocyclops stephanidesi Kiefer 1938 : 96.
R 19784 : 214.
Syntypes : individus mâles et femelles provenant d’une mare à
canards à Salt River près du Cap (Afrique du Sud) (Purcell 1896).
FEMELLE. — Corps élancé. Corps antérieur ovale. Segment génital
plus long que large. Réceptacle séminal à cornes latérales, très recourbées
vers l'arrière. Branches furcales 2,5 à 3 fois plus longues que larges. Soie
latérale externe insérée très distalement; soie terminale interne 3 fois auss
longue que l’externe qui est légèrement plus courte que la dorsale. Antennule
atteignant voire dépassant le bord postérieur du deuxième segment tho-
racique. P1 à soies du coxopodite et du basopodite subégales et relativement
longues. P4 à plaque précoxale munie de deux mamelons proéminents
et portant quelques spinules peu où moyennement développées. Dernier
article jusqu’à 4 fois plus long que large, portant à l’extrémité deux épines
dont l’interne est un peu plus courte que l’article et plus de 2 fois plus
longue que l’externe. P5 avec au deuxième article une épine nettement
plus longue que la soie apicale.
Longueur : 0,90 à 1,10 mm.
MÂze. — Plus petit et plus grêle que la femelle. Antennules très
allongées avec un aesthète minuscule aux articles 1, 4 et 9. P5 comme chez
la femelle; P6 représentée par une longue soie, une autre moitié moins
longue et une épine légèrement plus longue que la soie médiane.
Longueur : 0,65 à 0,80 mm.
ÉcoLocre. — Espèce sensible aux variations de température et
préférant les eaux de sources et les lacs aux eaux claires.
RÉPARTITION. — A Madagascar, je l’ai observée au lac Tritriva
où elle est abondante et dans une mare près d’Ambohimahavelona, dans
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 91
Pranonx 25. — À : Thermocyclops oblongatus, ovig. — B : Thermocyclops schmeili
crenulatus, orig.
Source : MNHN, Paris
92 B. DUSSART
la vallée de l’Onilahy, non loin de Tuléar. Ce pourrait être aussi le Copépode
du lac Tatamarina près d’Antsirabe. Ailleurs, elle a été récoltée de l'Afrique
du Sud à la Turquie et aux Baléares (Lescuer-Mouroué 1979). Elle serait
relativement plus fréquente en climat de type méditerranéen (?).
Thermocyclops decipiens (F. Kiefer 1929) (tableau 1) (pl. 28)
Mesocyclops (Thermocyclops) decipiens K. Kiefer 19294, : 316. Thermocyclops
neglectus decipiens Kierer 19524, : 71. Thermocyclops decipiens Kikrer 19384 : 480;
A. ImEvsonE 1966 : 57; Krerer 1978a : 212.
Holotype : un individu femelle des environs de Kisangani (Stan-
leyville), au Zaïre.
FEMELLE, — Cinquième segment thoracique avec latéralement quel-
ques fines soies marginales. Réceptacle séminal à cornes latérales légè-
rement arquées. Branches furcales environ, 2,5 fois plus longues que larges,
divergentes. Soie terminale interne longue, 3 à 5 fois l’externe; soies
médianes raides, droites. Antennule atteignant au moins le milieu du
deuxième segment thoracique. P4 à plaque précoxale munie de deux
mamelons armés de quelques fortes spinules; endopodite 3 à peine trois
fois plus long que large, terminé par 2 épines de tailles très inégales (comme
2,6 et 1). P5 avec une épine au deuxième article plus longue que la soie
contiguë.
Longueur : 0,80 à 0,90 mm.
MÂre. — L’antennule présente des aesthètes longs et fins aux
articles 1, 4 et 9. La P6 est représentée par une longue soie externe, une
courte soie médiane et une épine assez forte et un peu plus longue que
la soie médiane.
Longueur : Un peu plus petit que la femelle.
Écorocre. — Espèce très eurytope, qui vit aussi bien dans les
petites mares, les mousses mouillées, la zone littorale des lacs, dans la
végétation, ete.
RÉPARTITION. — A Madagascar, je l’ai observée au pare de Tsim-
bazaza (en compagnie de Th. consimilis et Th. incisus) à Tananarive, pr
du lac Itasy, dans une mare à 40 km au Sud-Est de Tuléar et près d’Ambo-
himahavelona, dans un étang à Analabe et dans le lac Ranomafana près
d’Antsirabe.
Ailleurs, elle est connue surtout de pays intertropicaux d'Afrique,
d'Asie et d'Amérique en de nombreux endroits.
Thermocyclops incisus (F. Kiefer 1982) (tableau 1) (pl. 27)
Mesocyclops (Thermocyclops) incisus F. Kiefer 1982 : 528; 1933 a : 138. Thermo-
cyclops incisus U. EINSLE 1970 : 26; H. Dumonr 1979 : 297. J. GREEN 1962 : 441.
Syntypes : trois femelles du plancton du lac de Banfora (Haute-
Volta) (Chappuis 1931).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 93
— Segment génital allongé. Réceptacle séminal avec une
partie antérieure semi-circulaire, deux cornes latérales, larges et moyen-
nement incurvées vers l'arrière et une partie postérieure étirée longitu-
dinalement. Branches furcales trois fois plus longues que larges au moins.
Soie latérale externe insérée dans la deuxième moitié de la furca; soie
terminale interne au moins deux fois plus longue que l’externe; soie dorsale
longue, presque autant que l’interne. Antennule très longue, atteignant le
bord postérieur du troisième segment thoracique; lamelle hyaline des deux
derniers articles très visible. P4 à plaque précoxale pourvue de mamelons
peu proéminents et inermes; endopodite 3 légèrement plus de trois fois
plus long que large, portant à l'extrémité deux épines, l’interne au moins
2,5 fois plus longue que l’externe et aussi longue que l’article qui la porte.
P5 à épine apicale interne presque aussi longue que la soie terminale.
Longueur : 1,053 mm environ.
MÂze : Non décrit.
Écoocre. — Espèce assez eurytope, vivant dans la zone littors
des lacs. Elle semble aimer les eaux légèrement courantes où au moins
renouvelées, les délaissées de rivière, etc.
j
À
2
=
Pranene 27. — Thermocyclops incisus, orig.
Source : MNHN, Paris
94 B. DUSSART
RÉPARTITION. — À Madagascar, je l'ai observée à Tananarive (pare
de Tsimbazaza). Ailleurs, elle a été observée en Haute-Volta, au Nigéria
et au Sénégal.
Nota. — LiNDBERG (1953) a dé de la grotte Ambovonomby
à 8 Sans
près de Namoroka un T'hermocyclops incisus speluncus dont une dizaine
d'exemplaires se différenciaient de la sous-espèce nominative par une taille
a ï F
plus petite (0,8 mm), une soie furcale latérale externe remarquablement
longue ainsi que la dorsale (plus longue que l’interne), la médiane interne
ct l’antennule (qui atteint le segment génital).
Thermocyclops consimilis (F. Kiefer 1934) (tableau 1) (pl. 26)
Mesocyclops (Thermocyclops) consimilis K. Kiefer 1934 : 173: 1939 : 368. Thermo-
cyclops consimilis K. LinpBerG 19516 : 69; Krerer 1978; 484. Thermocyclops hyalinus
consimilis Kierer 19524 : 56. Thermocyclops crassus consimilis R. Kiss 1976 : 91;
B. Dussanr 1977 : 837.
Syntypes : quelques individus femelles provenant du lac Maloti
(Mozambique) (Stephensen 1928).
FEMELLE. — Corps petit, assez élancé. Réceptacle séminal semblable
à celui de Th. crassus. Branches furcales 1,8 à 2,0 fois plus longues que
larges. P4 à endopodite 3 3,1 à 3,4 fois plus long que large, portant à l’extré-
Â
ÂÀ
À
TZ
Praneux 26. — À : Thermocyclops consimilis, org. — B\: Ph. c. pusillus n. subsp., orig.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 95
mité 2 épines dont l’interne est jusqu’à environ 2,5 fois l’externe. Plaque
précoxale de P4 avec mamelons peu proéminents et armés de quelques
spinules.
Longueur : 0,55 à 0,65 mm.
MÂze. — P6 représentée par une longue soie externe, une petite
soie médiane et une épine interne guère plus longue que la précédente.
Écorocrk. — Espèce fréquentant les lacs, les étangs et les milieux
associés.
RéparTITION. — A Madagascar, je l’ai observée à Tananarive au
pare de Tsimbazaza.
Ailleurs, elle à été signalée d’Afrique et plus particulièrement de
Mozambique, Tanzanie (lac Tanganyika), Ruanda (lac Ihema), Angola,
Afrique du Sud (lac Sibaya) et jusqu’en Égypte.
Nota. — Caractérisée par sa relative petite taille, cette espèce res-
semble par de nombreux caractères à Th. crassus. Cependant, les soies
furcales terminales externe et médiane externe sont ici plus longues rela-
tivement à la longueur du corps, ce qui donne aux animaux une autre
allure générale.
Einszæ (1970) ne la différencie pas de Th. crassus dans du « matériel
Symoens » provenant de la région de Lubumbashi et de Kashiobwe. Cepen-
dant, KiërEer (1978) en rappelle l'identité.
Retrouver cette espèce à Madagascar, c’est confirmer cette identité:
Cependant, il est à noter que l'inventeur de l'espèce en à donné deux des-
criptions et deux illustrations : l’une en 1934 qui présente une soie furcale
terminale externe courte ainsi qu’une soie terminale médiane également
courte par rapport à la longueur du corps. Par contre, la soie terminale
interne est plutôt un peu plus longue que dans l'illustration de 1978 où
la soie terminale externe est cette fois très longue, ce qui donne à l’animal
un aspect porticulier. Les animaux de Madagascar sont intermédiaires
entre ces deux modèles.
Plus petits encore, sont des Thermocyclops récoltés à Nosy Be. Par
certains caractères, ils se rapprocheraient du Th. consimilis décrit du lac
Edouard par Kierer (1952). Pourtant, ils sont plus petits (0,55 à 0,56 mm)
et leur réceptacle séminal se rapproche du type oblongatus ! Par de nom-
breuses particularités, ils sont à ranger à part, c’est pourquoi je propose
de les appeler Th. consimilis pusillus n. subsp.
Thermocyclops schmeili crenulatus V. Brehm 1948 (tableau 1) (pl. 25)
Thermocyclops crenulatus V. Brehm 1948 : 77; K. LiNperG 19514 : 194.
Syntypes : individus femelles provenant d’une mare temporaire des
environs d’Ambovombe (R. Decary 1932).
Femezue. — Les trois derniers segments thoraciques présentent des
denticules aux bords latéral et postérieur. Segments abdominaux à bord
lisse, y compris l’opercule anal. Réceptacle séminal de type Th. schmeili.
Source : MNHN, Paris
96 B. DUSSART
Tableau 1
Mensurations de Thermocyclops de Madagascar
ÎTeconsi] 1. Ca NME
Espèce .crassus | milis |neglectus| decipiens! gatus incisus | crenulatus
n°de l'échantilla Q7) (4) (29) 36) (6) an) (2)
(voir annexe)
en pm
Longueur totale | 720 660 720 780 700 850 920
Largeur du Cph 265 220 235 265 240 260
sd 4 45 48 66 65 138 52
L Fu #3 37 39 60 53 73 89,5
Ti 110 76 110 133 120 146 17
Tmi 210 167 207 212 190 255 268
Tme 162 142 155 177 166 182 221
Te #7 #7 45 39 45 él 75
L Enp3 P# 56 #7 52 52 50 59
1 Enp3 P# 17 17 18,5 19 17 18
Epine interne P4 | 47 #2 4 57 52 57
Epine externe P4 | 23 17 28,5] 22 17 20,5
L/1 Fu 2,05 1,72 1,86 | 2,73 2,52 3,32 3,78
Ti/Te 2,5 1,62 2,4 | 3,41 2,67 2,39 1,56
Ti/LT 0,14 o,11 0,15 | 0,17 0,17 0,17 0,13
Te/LT 0,06 0,07 0,06 | 0,05 0,06 0,07 0,08
Tmi/LT 0,27 0,25 0,29 | 0,27 0,27 0,30 0,29
Sd/LT 0,06 0,07 0,07 | 0,08 0,09 0,16 0,06
L/L Enp3 P4 3,29 2,16 2,81 | 2,7% 2,9%. 3,28
Ep. int/Ep. ext.P4 2,04 2,47 1,54 | 2,59 3,06 2,78
Ep.int/L Enp3 P& | 0,84 0,89 0,85 | 1,10 1,04 0,97
Branches furcales plus de trois fois plus longues que larges, divergentes
et ciliées au bord interne. La soie latérale externe est insérée dans la deuxième
moitié voire au troisième tiers de la furca; soie furcale terminale interne
beaucoup plus longue que l’externe qui est de longueur comparable à la
dorsale ou plus longue. Antennule seulement égale ou un peu plus longue
que le céphalothorax; P4 à endopodite 8 environ 8 fois plus long que large,
portant deux épines terminales de longueur analogue; plaque précoxale
avec deux mamelons portant quelques spinules. P5 à épine interne net-
tement plus longue que la soie contiguë.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 97
Longueur : 0,90 à 1,08 mm.
Mise. — Comparable à la femelle; cependant, les branches furcales
sont plus longues et la P4 a un endopodite 3 plus allongé.
Longueur : 0,73 à 0,76 mm.
ÉcoLrocrr. — Forme de mares et lagunes plus où moins temporaires.
Réparrimron. — Cette forme n'avait guère été jusqu’à présent
trouvée qu'aux environs d’Ambovombe à Madagascar. Je l’ai retrouvée
dans un trou d’eau entre Ambolorao et Andavadoaka, au Sud de Morombe
(Th. Monod, 1970).
Nota. — LinpBerG (19514) estime que Th. crenulatus est à iden-
tifier avec Th. schmeili. Je pense que les différences entre ces deux formes
sont suffisantes pour garder à la première un statut de sous-espèce.
Ordre HARPACTICOIDA
Les caractères principaux de ces animaux ont déjà été décrits.
Qu'il suffise ici de rappeler que le segment génital des femelles est parfois
composé de deux segments plus ou moins imparfaitement soudés; les
soies furcales sont très variables, souvent réduites. Le rostre est généra-
lement net et sa forme importante. La mandibule à un palpe plus ou moins
bien développé. Le maxillipède est parfois modifié en organe préhensile.
La P5 est le plus souvent différente chez le mâle et chez la femelle. Pas
de cœur, des oviductes pairs.
Dans cet ordre, sont rangées de nombreuses familles que LaxG (1)
a classé en deux sections. La première (Polyarthra) comprend en eaux
continentales un représentant de la famille des Canuellidae et qu'on retrouve
à Madagascar : Canuella perpleæa. La seconde (Oligarthra) comprend tous
les autres Harpacticoïdes dulçaquicoles qui, à Madagascar, se répartissent
dans 6 familles.
Ces six familles se différencient de la façon suivante :
icles au moins..... CANUELLIDAE
) Antenne à exopodite ayant 6 ar!
1) Antenne avec exopodite ayant 4: articles au plus.+:.."... 3
(4) Thorax à cinq segments libres en plus du céphalosome
Soao0 0 dE 00 PHYLLOGNATHOPODIDAE
4 (3) Thorax à 4 segments libres par soudure du 12 segment
avec le céphalosome pour donner un céphalothorax.....
+ &
5 (6) PI sans épine marginale externe à l’exopodite 2.......
6 (5) P1 avec une épine marginale externe à l’exopodite 2. 9
7 (8) PI avec une épine marginale interne à l'exopodite 2.
P2 à P4 à endopodite biarticulé chez la femelle... AMEIRIDAE
1) Pour éviter d'inatiles répétitions, chaque fois qu'une espèce aura été répertoriée
par Lane (1948), je prie le lecteur de se reporter à ce dérnir auteur pour uné bibliographie
exhaustive. Je ne référerai que les ouvrages les plus importants.
Source : MNHN, Paris
98 B. DUSSART
8 (7) P2 à P4 à endopodite uniarticulé chez la femelle. P3 à
exopodite modifié chez le mâle........... PARASTENOCARIDAE
9 (10) P4 à endopodite biarticulé. Antennule à 6 articles.
P5 constituée d’une plaque unique de chaque côt: €
10 (9) Ces caractères non combinés............... CANTHOCAMPTID:
TODIDAE
Famille CANUELLIDAE
Canuellidae K. Lang 1948 : 170. Longipediidae E. Borutzky 1952 : 82. Canuellidae
B. DussarT 1967 : 152.
sentant à Mada-
s) sont des habitants du milieu marin.
De cette famille, seul le genre Canuwella a un repr
gascar. Les autres genres (et espè
Genre Canuella T. et A. Scott 1893
Canuella T. et A. Scott 1893 : 91.
Canuella perplexa T. et A. Scott 1893 (pl. 28)
Canuella perplexa T. et A. Scott 1893 : 92; K. LANG 1948 : 163; B. Dussarr
1967 : 153.
Syntypes : individus pêchés dans le Firth of Forth (Écosse) (Scott Me
FEMELLE. — Branches furcales environ 2,5 fois plus longues que
larges, non carénées. Antennule de 5 articles. Exopodite de l’antenne de
7 articles. P2 à P4 avec l’angle postéro-externe de l’endopodite 2 très étiré
en pointe.
Longueur : 0,9 à 1,3 mm.
Mâre. — Un peu plus petit.
Écorocts. — Espèce qui s’accommode de nombreux types de milieux.
Elle préférerait les fonds sableux ou vaso-sableux, les eaux plus ou moins
salées et pourrait être commensale de Pagurus. Très eurytherme, clle
aurait une préférence pour les eaux chaudes.
RÉPARTITION. — A Madagascar, je l’ai observée au débouché d’une
source ruisselante sur les bords du lac de Mantasoa. Ailleurs, elle semble
cosmopolite bien qu’elle n'ait été jusqu'ici observée que dans l’hémisphère
nord et de préférence en eaux saumâtres ou salées marines.
Nota. — La présence de cet Harpacticoïde peu évolué à 1500 m
d'altitude en plein centre de l’île de Madagascar est pour le moins imprévue.
Cela prouverait la malléabilité écologique de cette espèce qui doit être
considérée comme eurytope.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 99
Praneur 28. — À : Canuella perplexa, mâle, orig. — B : Mesochra heldti femelle, orig.
Famille PHYLLOGNATHOPODIDAE
Viguicrellidae R. Gurney 1928 : 328. Phyllognathopodidae Gurney 1982 : 8.
Comme la famille précédente, la famille des Phyllognathopodidae
n’est représentée à Madagascar que par une seule espèce appartenant
Source : MNHN, Paris
100 B. DUSSART
d’ailleurs au seul genre connu de cette famille : Phyllognathopus Mräzek 1898.
Les caractères de ce genre sont donc ceux de la famille.
Genre Phyllognathopus A. Mräzek 1893
Phyllognathopus A. Mräzek 1893 : 97.
L’exopodite de l’antenne est ici uniarticulé, la mandibule comporte
un exopodite et un endopodite uniarticulés, le maxillipède est réduit à
une plaque arrondie; la P5 est biarticulée.
Phyllognathopus viguieri (E. Maupas 1892) (pl. 29)
viguieri E. Maupas 1892 : 135. Phyllognathopus vigui
R. GURNEY 1932 ; K. LANG 1948 : 26: . DussaRT 196’
: 1974 : 170; Viguierella coeca P. Chappuis 1916 : 521, 5:
i P. Crrappurs
: 160;
E. BoruTzKY
Syntypes : individus provenant d'Algérie (Maupas).
FemeLce. — Elle présente les caractères de la famille et du genre;
ajoutons que les pattes sont petites, les soies furcales variables, les soies
de la P5 également quoiqu’en nombre fixe (2 + 4).
Longueur : 0,60 mm environ.
MÂze. — P5 avec le basopodite muni d’une soie externe: il porte
une grosse soie plus où moins triangulaire et ciliée représentant l’endopodite
et 6 épines barbelées sur l’exopodite.
Écorocre. — Espèce très malléable qui affectionne les micro-
aquariums constitués au pied des bractées et feuilles de Broméliacées et
autres plantes à feuilles enveloppantes. On l’a trouvée également au fond
des lacs, dans certains puits, et comme représentant de la faune psammique
et souterraine.
RÉPARTITION. — CnappuIs (1954) l'avait reconnue à Madagascar
dans le sable de la lagune Lanirano, à Fort-Dauphin. Je l'ai retrouvée
dans son site habituel dans les quelques millilitres d’eau stagnant au pied
des feuilles de Typhonodorum dans le pare de Tsimbazaza à Tananarive.
Par ailleurs, elle est cosmopolite et affectionne les serres et. jardins bota-
niques ainsi que les milieux relictuels.
Nota. — Les soies furcales présentent chez cette espèce une grande
variabilité morphologique, au moins chez les exemplaires recueillis à Mada-
gascar. Elles peuvent être réduites à deux moignons alternant avec deux
soies « normales ». De même, la P5 présente des soies barbelées de longueur
variable d’individu à individu provenant du même échantillon. La P6 du
mâle présente elle aussi une grande variabilité.
Source : MNHN, Paris
101
8 |
“
ai
» s 1
S. | Eu ] ai
D
Source : MNHN, Paris
102 B. DUSSART
Famille AMEIRIDAE
Ameiridae A. Monard 1927 : 160; K. LANG 1936 : 133; B. Dussarr
1967 : 202.
Deux sous-familles se partagent les genres de cette famille qui n’a
qu'un représentant reconnu à Madagascar à l'heure actuelle.
Les caractéristiques essentielles des individus rassemblés dans cette
famille sont : chez le mâle, la soie marginale interne du basopodite de la P1
est transformée en épine plus ou moins en crochet et l’épine marginale
externe de l’endopodite 3 de P3 est elle aussi transformée en épine courbe
et forte.
Genre Nitocra A. Boeck 1864
Nitokra A. Boeck 1865
1882 (1).
274. Nilocra (emend. pro -Hra Boeck 1865) Giesbrecht
Espèce type du genre : Nütokra spinipes A. Boeck 1864.
Nitocra lacustris (V. Schmankevitch 1875) (pl. 29)
155. Nütocra lacustris R. GURNEY
12; B. Dussarr 1967 : 204.
Transfuga lacustris V. Schmankeviteh 1875 :
1932 : 65; K. LANG 1948 : 812; R. MARGALEEr 1
Syntypes
Noire près d’Od
FEMELLE. — Abdomen orné d’une rangée dorsalo-latérale et d’une
autre ventralo-latérale de spinules aux Abd?, Abd3 et Abd4. Opercule
anal avec 8 spinules environ à son bord distal. Branches furcales au moins
aussi longues que larges. Rostre petit. Antennule de 8 articles avec un
aesthète au quatrième article qui dépasse l'extrémité du dernier. PI à
exopodite et endopodite de même longueur. P2 à P4 sans soie interne à
lexopodite 1, avec une soie à l’exopodite 2 et 7 soies où épines au troisième
article; endopodite 1 sans soie interne, endopodite 2 avec une soie et endo-
podite 3 avec 8 soies à P2 et 5 à P3 et P4 P5 avec 6 soies à l’exopodite
et 5 au basoendopodite (2) (fusion du basopodite et de l’endopodite).
Longueur : 0,40 à 0,63 mm.
MÂzE. — Antennule géniculée avec trois courtes épines pectinées
aux articles 4, 5, 7 et avec 6 nodules au bord interne. P5 à exopodite variable
ct basoendopodite avec 2 soies spiniformes inégales.
Longueur : 0,40 à 0,50 mm.
individus femelles et mâles de lagunes littorales à la Mer
a.
ÉcoroGre. — Espèce aimant les eaux « chaudes » bien qu’eurytherme,
très euryhaline, vivant aussi bien en eau douce qu’en eaux sursalées.
(4) Un
l'usage (NDLR).
(2) On écrit parfois baséoendopodite.
émendation non justifiée, qui semble malheureusement être consacrée pas
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 103
Réparrirron. — A Madagascar, je l'ai trouvée auprès du lac de
antasoa dans l’eau ruisselant d’une source sur la berge du lac.
Ailleurs, elle a été observée en Espagne, Égypte, aux Bermudes,
aux Hébrides ainsi qu’en Angleterre, en France, etc.
Nota. — Cette identification sera à vérifier après de nouvelles
récoltes. En effet, les deux individus femelles recueillis présentaient quelques
particularités : la P1 est plus ramassée, notamment au niveau de l’endo-
podite 1; la P2 a son endopodite 3 muni de 2 soies plumeuses (et non une
soie plumeuse et une barbelée); la P4 chez certains individus présente à
lune des pattes une soie de moins à l’endopodite 3; de plus, son épine
terminale est courte et forte; enfin, la P5 serait typique si le basoendopodite
ne présentait pas une soie spiniforme barbelée en moins du côté interne.
De telles variations individuelles n’ont de signification que si elles
sont confirmées sur un nombre suffisant d'individus observés.
Famille CANTHOCAMPTIDAE
Canthocamptidae (part.) G. O. Sars 1906 : 193; A. Moxarn 1927 : 162. Cantho-
camptidae K. LANG 1948 : 899; E. Borurzky 1952 : 137; B. Dussarr 1967 3.
Les caractères principaux de cette famille sont :
Corps allongé plus ou moins cylindrique; rostre en général petit,
attenant au céphalothora Antennule de 4 à 8 articles chez la femelle,
avec un aesthète au quatrième article (le plus souvent). Antenne avec
un allobasopodite réduit à une ou deux soies. Mandibule à palpe rudimen-
taire; maxillipède toujours bien développé, préhensile ainsi que souvent
l’endopodite de la P1. P3 à endopodite modifié chez le mâle en organe
copulateur. Les deux sexes présentent d'autre part un dimorphisme sexuel
au niveau de la P2, de l’exopodite de la P3, de l’endopodite de la P4 ainsi
qu'à la P5.
La famille des Canthocamptidae groupe de nombreuses espèces d'eaux
douces. Pesra (1932) a différencié deux sous-familles suivant que les genres
étaient d'eaux salées (marines et continentales) ou d'eaux douces. BoRUTZKY
(1952) suivant cet auteur divise donc la famille en :
__ Halocanthocamptinae (Pesra 1932) qui, à Madagascar serait
représentée par le genre Mesochra et,
__ Canthocamptinae (Crarpurs 1929) avec les genres Maraenobiotus,
Echinocamptus, Atheyella et Elaphoïdella.
Genre Mesochra A. Boeck 1864
Mesochra A. Boeck 1864 : 275; Apsteinia O. Schmeil 1894 : 348. Laophonte
V. Brehm 1909 : 424. Mesochra K. LANG 1948 : 937: E. Borurzky 1952 : 141; B. DussarT
1967 : 252.
Hspèce type du genre : Mesockra lilljeborgi Boeck 1864 du fjord d'Oslo (Nor-
vège).
Descriprron. — Bord postérieur dorsal des segments lisse et légè-
rement denticulé comme l’opercule anal. Branches furcales courtes; rostre
Source : MNHN, Paris
104 B. DUSSART
le plus souvent bien développé. Antennule de 6 à 7 articles chez la femelle.
Antenne avec 3 ou 4 soies à l’exopodite. P1 à exopodite triarticulé, l’exo-
podite 3 ayant 4 soies ou épines; l’endopodite ayant 2 à 3 articles. P2 à P4 à
exopodite triarticulé et endopodite biarticulé P5 à exopodite plus ou moins
distinct et basoendopodite soudés chez le mâle.
Seule, une espèce est présente à Madagascar : Mesochra heldti.
Mesochra heldti A. Monard 1935 (pl. 28)
;B. Dussanr 1967 : 250.
Mesochra heldti A. Monard 193: 3; K. LANG 1948 : 953
Syntypes : individus de la région de la Goulette, près de Salambô
(environs de Tunis, Tunisie).
FEMELLE. — Segments abdominaux ornés latéralement de spinules
qui à l'Abd 5 entourent les branches furcales, celles-ci subcarrées. Opercule
anal avec de nombreuses spinules marginales. Rostre assez proéminent.
Antennule de 6 articles. PI à rames triarticulées, à endopodite 1 plus court
que lexopodite avec une soie interne insérée au début du troisième tiers
de l’article. P1 à P4 sans soie au bord interne de l’exopodite 1 et une soie
à l’exopodite 2; endopodite 1 avec une soie. P2 à P4 à endopodites biarti-
culés. P5 à basoendopodite proéminent muni de 6 soies; exopodite court,
avec cinq soies.
Longueur : 0,6 mm.
Mâze : Il m'est inconnu.
Écorocre. — Espèce euryhaline vivant généralement en eaux marines
plus où moins dessalées, sur fond vaseux: cependant, elle préférerait les
caux « chaudes » et les salinités relativement faibles (RAIBAUT, 1967).
RéPaRtrrION. — À Madagascar, elle à été trouvée dans l'écoulement
d’une source au bord du lac de Mantasoa, en compagnie de Canuella perplexa
et de Nütocra lacustris! Cette trouvaille est pour le moins surprenante,
à 1500 m d'altitude dans une eau particulièrement douce. C’est la pre-
mière fois que cette espèce est trouvée au Sud de l'Équateur.
Genre Maraenobiotus A. Mräzek 1893
Maraenobiotus A. Mrézek 1893 : 103; K. LANG 1948 : 1011; E. Bonurzky
1952 : 244; B. Dussarr 1967 : 278.
Espèce type du genre : Maraenobiotus vejdouskyi Mräzek 1893.
DESCRIPTION. — Corps petit, subcylindrique. Bord postérieur des
segments lisse. Rostre très petit. Antennule de 8 articles chez la femelle.
P1 à rames biarticulées. P2 à P4 à exopodite triarticulé et endopodite
biarticulé. Endopodites des P2 et P3 modifiés chez le mâle. P5 peu déve-
loppées, avec basoendopodite portant 3 à 6 soies chez la femelle et 2 chez
le mâle; exopodite avec 3 à 4 soies chez la femelle et 4 chez le mâle.
Une seule espèce (en l’occurence une sous-espèce) à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
105
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES
Source : MNHN, Paris
106 B. DUSSART
Maraenobiotus brucei africanus P. Chappuis 1936 (pl. 30)
Maraenobiotus Brucei africanus P. Chappuis 1936 :
Syntypes : individus observés dans des lavages de Mousses sur les
contreforts du Mont Elgon (Kenya) (Chappuis 1933).
FemeLce. — Le type a le palpe mandibulaire uniarticulé, rudimen-
et 5 soies où épines à l'exopodite 2 de PI. L'exopodite 3 de P2 a
4 soies où épines, celui de P3 a 5 soies ou épines. L’endopodite 1 de P2 a
une soie au bord interne.
Dans la sous-espèce africanus, le palpe mandibulaire a 2 articles
bien distincts; l’endopodite 1 de P2 n’a pas de soie spiniforme au bord
interne. La rangée d’épines du premier segment abdominal est ininterrompue
du côté dorsal. À mi-hauteur de ce segment, de courtes rangées latérales
de spinules sont visibles.
Longueur : Un peu plus petite que la sous-espèce nominative (0,6 à
0,70 mm) soit 0,57 mm.
MÂzx. — Comme la femelle mais l’endopodite 2 de P2 ne porte
pas d’épine interne dans la forme africanus.
Longueur : 0,5 mm.
ÉcoroGre. — Forme vivant dans les Mousses au bord des cascades,
des ruisseaux et des rivières.
RÉPARTITION. — A Madagascar, Cnappurs la découverte, dans
« des mou: mouillées d’une cascade à Tsinjoarivo (x-1953) ».
Ailleurs, elle a été observée en plusieurs stations du. Kenya (Mont
Elgon, Mont Kénya), au Ruwenzori et au Transvaal.
Genre Attheyella G. Brady 1880
) G. Brady 1880 : 58; K. LANG 1948 : 962; E. Bonurzx 1952 :
: 261.
Espèce type du genre : Canthocamptus crassus Sars 18
DesCRIPrION. — Bord postérieur des segments dentelé dorsalement.
Branches furcales plus longues que larges, généralement pourvues d’une
carène dorsale terminée par une forte dent. Rostre court. Antennule de
7 à 8 articles chez la femelle, avec un aesthète au quatrième article. P1 à
P4 à expododite triarticulé, les deux premiers articles avec toujours une
épine externe. P1 à P3 à endopodite bi- ou triarticulé, celui de la. quatrième
paire toujours biarticulé. P5 avec basoendopodite de 3 à 6 soies chez la
femelle, une à trois chez le mâle, l’exopodite ayant 4 à 5 soies chez la femelle
ct le plus souvent 5 chez le mâle.
Le genre Attheyella comprend plusieurs sous-genres. Seul, le sous-
genre Mrazekiella Brehm, caractérisé chez la femelle par un endopodite
de P1 aussi long voire plus long que l’exopodite. Il est triarticulé et le
dernier article des P2 à P4 est muni de 3 épines externes. De plus, l’endo-
podite de P3 est triarticulé ou, s’il est biarticulé, le dernier article de l’endo-
podite de P2 a 6 soies. Chez le mâle, outre que l’endopodite de P1 doit
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 107
être triarticulé, l’exopodite de P5 a 5 soies et l’endopodite de P2 est triar-
ticulé ou biarticulé mais avec au plus 5 soies au dernier article.
L'espèce type de ce sous-genre est A. (M.) dentata (Poggenpol 1874)
— A. (M.) northumbrica (Brady 1880).
A noter que LANG (1948) appelle ce sous-genre Brehmiella comme
Cuappuis l'avait proposé en 1929. Cependant, BREHM (1949) pour tenir
compte des Règles de taxonomie et de la Loi de Priorité uti ise l'appellation
Mrazekiella pour ce sous-genre afin d'éviter toute confusion avec la chryso-
monade (Rhizopodiale) Brehmiella Pascher 1928.
Attheyella (Mrazekiella) meridionalis n.sp. (pl. 31)
Holotype : un mâle trouvé sur les bords du lac de Mantasoa (Mada-
gascar) dans l’eau d’une source ruisselant sur les graviers du bord (B. Dussart
1-1980) (ma coll.).
FEMELLE. — Inconnue.
Märx. — Allure de Bryocamptus d’après sa P2 à endopodite tri-
articulé, d'Attheyella par son antennule avec un fort épaississement du
quatrième article qui porte un aesthète n’atteignant pas l'extrémité de
l'antennule. Les branches furcales sont relativement allongées. Les deux
premiers articles de l’exopodite de la P3 ont un angle distal externe très
étiré en pointe spiniforme importante. La P5 à un basoendopodite avec
deux soies très inégales; l’exopodite est pourvu de 5 soies, l’interne, sub-
apicale, la plus courte et spiniforme. La PI et la P4 sont caractéristiques
du groupe.
Le sous-genre Mrazekiella n'était jusqu'à présent connu que de
l'hémisphère Nord. La présence d’une telle espèce à Madagascar paraît
done surprenante. Seules de nouvelles récoltes provenant notamment de
milieux analogues, pourront confirmer cette intéressante observation qui
remet en cause la biogéographie du groupe. Déjà, Carpuis (1936) à propos
de Maraenobiotus brucei malayicus avait déjà fait cette remarque, ayant
successivement des espèces de ce genre réputées d’origine paléarcetique
à Java, Sumatra et en Afrique Centrale
Genre Echinocamptus P. Chappuis 1929
Echinocamptus (part.) P. Chappuis 1 : 44; E. BorurzkY 1952 : 227.
Echinocamptus K. LANG 1948 : 1118; B. Dussarr 1967 : 864
Espèce type du genre : Canthocamptus pilosus Van Douve 1910, trouvé dans
l'écoulement d’une source se jetant dans le Wérthsee en Bavière (Allemagne).
Descrrprrox. — Rostre court. Opercule anal peu courbe, cilié ou
dentelé au bord. Branches furcales en général 1,5 à 2 fois plus longues que
larges, un peu moins longues chez le mâle que chez la femelle. Antennulc
de 7 à 8 articles, le quatrième souvent renflé chez le mâle. P1 à P4 à exo-
podite triarticulé et endopodite triarticulé où biarticulé à P1, toujours
biarticulé à P2, P3 et P4 P5 à basoendopodites portant chacun une à
Source : MNHN, Paris
108 B. DUSSART
A CTRE =
Rer d
Pranoue 31. — Atheyella (Mrazkiella) meridionalis n. sp. orig.
deux soies et soudés chez le mâle, libres et munis chacun de 5 soies chez
la femelle. Exopodite portant généralement 4 soies dans les deux sexes.
RÉPARTITION. — Espèces généralement muscicoles, beaucoup plus
fréquentes en Afrique qu’en Europe.
Echinocamptus pauliani P. Chappuis 1956 (pl. 30)
Echinocamptus Pauliani P. Chappuis 1956 : 38.
Syntypes : des individus femelles et mâles provenant de Mousses
du massif de l’Andohahelo, à Madagascar (région de Fort-Dauphin).
(R. Paulian 1-1954).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES FAUX INTÉRIEURES 109
Femezze. — Bord postérieur des segments lisse. Premier segment
abdominal avec une courte rangée d’épines latérales. Second segment
abdominal avec une rangée ventrale et latérale d’épines interrompue au
milieu: elle est ininterrompue au segment suivant. Segment anal avec
3 grosses épines à la base de chaque branche furcale. Opercule anal peu
développé, glabre. Branches fureales coniques avec au bord interne une
série d’épines en cercle. 2 soies furcales bien développées, deux autres laté-
rales à mi-hauteur. Antennule de 8 articles. Antenne avec exopodite uni-
articulé portant 8 soies. Mandibule à palpe biarticulé. P1 à P4 avec exopodite
triarticulé, exopodite 1 glabre, exopodite 2 avec une forte soie interne et
exopodite 3 avec respectivement 4, 5, 6 et 6 soies ou épines. Endopodite
de ces pattes triarticulé à P1, biar ticulé à P2 et P3, uniarticulé à P4. P5 avec
5 soies au basoendopodite et 4 à l’exopodite dont une glabre et courte.
Longueur : 0,55 mm.
MÂze. — Au deuxième, troisième et quatrième segment abdominal
une rangée ventrale et latérale de spinules. Branches furcales avec au
bord interne une courte rangée droite de spinules. P2 à endopodite 2
s’amincissant distalement et ne portant qu’une soie apicale avec, à sa base
une petite encoche de l’article. P3 à endopodite modifié. P4 à endopodite
court, unierticulé, muni de 4 à 5 épines. P5 à basoendopodite réduit et
muni de seulement une épine barbelée; exopodite avec 4 soies. PG repré-
sentée par une lamelle chitineuse portant 3 soies dont 2 barbelées.
Longueur : Un peu plus petit que la femelle.
Écorocre. — Espèce muscicole.
RÉPARTITIO
de Madagascar, mi
jusqu’à présent été trouvée que dan
if de l’Andohahelo.
Genre Elaphoïdella P. Chappuis 1929
Elaphoïdella P. Chappuis 1929a : 49; K. LANG 1948 : 1123; E. Borurzky 1952 :
284; B. Dussarr 1967 : 368.
ce type du genre : Canthocamptus elaphoides P. Chappuis 1924, trouvé
dans une grotte.
DESCRIPTION. — Forme, ornementation et branches furcales comme
chez Echinocamptus. Rostre court; antennule de 7 à 8 articles chez la
femelle; quatrième article chez le mâle très épais. P1 à P4 à exopodite
triarticulé. P1 à endopodite bi- ou triarticulé; P2 à P3 à endopodite biarti-
culé chez la femelle; P4 à endopodite uni ou biarticulé. P5 comme chez
Echinocamptus mais basoendopodite muni de 3 à 4 soies chez la femelle
et sans soie chez le mâle, l’exopodite ayant 3 à 6 soies chez la femelle et
2 à 4 chez le mâle.
RÉPARTITION. — Individus connus d'Afrique, d'Asie, d'Amérique
du Nord et du Sud et d'Europe, ceux-ci surtout troglobies.
Quatre espèces vivent à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
110
; Stade C5 femelle, orig. — B : Elaphoï-
laphoïdella grandidieri
E 32. — A: El
Praxcæ
della longipedis femelle, orig.
: MNHN, Paris
Source
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 111
Elaphoïdella grandidieri (J. de Guerne & J. Richard 1893) (pl. 82)
Canthocamptus grandidieri J. de Guerne & J. Richard 1893 : 234.
Canthocamptus niloticus P. Chappuis 1922 : 173.
Attheyella grandidieri B. Dabay 1906 : 185. Elaphoïdella grandidieri P. CaPruIs
1929a : 49; K. LANG 1948 : 1136; P. Cnappuis 1954 : 63; B. Dussarr 1974 : 113;
H. Dumonr 1979 : 310.
Syntypes : quelques individus du lac Andohalo (Anosy ?) à Tana-
narive (Madagascar) (Sikora ?).
FEMELLE. — Corps a: élancé, se rétrécissant un peu postérieu-
rement. Bord postérieur des segments lisse. Segments abdominaux à bord
stérieur pourvu de spinules latéralement et ventralement (sauf le der-
. Opercule anal à bord libre cilié. Branches furcales environ 1,5 fois
plus longues que larges, avec une carène se prolongeant en pointe posté-
rieurement et portant 8 soies, l’interne la plus courte, l’externe guère plus
de deux fois plus longue. P1 à endopodite triartieulé. P2 à P4 à endopodite
biarticulé, avec une soie interne à l’endopodite 1 de P1 à P3 et sans à P4.
P5 à basendopodite muni de 4 soies; exopodite portant également 4 soies
et, en plus, quelques cils latéraux. Longueur : 0,5 à 0,65 mm.
Mâxe. — Dernier segment abdominal avec 3 épines latérales et
une à l’angle interne de la base de la furca. P2 avec 4 et P4 avec 3 soies
au dernier article de l’endopodite. P5 à exopodite environ 1,5 fois plus
long que large, avec 8 soies développées (l’'interne la plus longue); Baso-
endopodite glabre.
Longueur : même taille approximativement que la femelle.
Écozocre. — Espèce trouvée en lacs, étangs, rizières, mares, etc.
Elle semblerait la plupart du temps parthénogénétique.
Réparririon. — À Madagascar, elle a été observée à Tananarive
dans un lac (Anosy ?), une rizière et des marais, dans des sables à Zazafotsy,
route d’Ihosy, à Ambila-Lemaitso, ainsi que dans des Mousses mouillées
de cascades à Ambalavao et à Ankaremena (R. Paulian).
Ailleurs, elle a été récoltée dans toute l'Afrique, au Vietnam, à
Ceylan, à Java et jusqu'aux Philippines (MamariL & FERNANDO 1980).
A toutes fins utiles, je figure son stade copépodite 5 permettant de l’iden-
tifier en l’absence d’adulte.
Elaphoïdella longipedis P. Chappuis 1981 (pl. 32)
Elaphoïdella longipedis P. Chappuis 1931 : 540; 1932 : 422; 1988 : 28.
Syntypes : trois femelles trouvées dans des Mousses à Sumatra
(Ruttner).
FEMELLE. — Bord postérieur de tous les segments lisse; spinules
des segments abdominaux courtes. Carène dorsale des branches furcales
sans dent terminale arquée. Exopodite 3 de P2 et P3 plus longs que les
deux autres articles ensemble. P4 à endopodite avec une épine apicale
grêle et 3 autres épines marginales. P5 avec ‘basoendopodite portant 4 fortes
Source : MNHN, Paris
112 B. DUSSART
épines et exopodite environ 3 fois plus long que large muni de 3 soies et
de 4 petites épines au bord externe.
Longueur : 0,55 mm (?)
MÂxe. — inconnu.
Écorocre. — Espèce muscicole (Sphagnum), qui, selon CHAPPUIS
(1933), serait à reproduction parthénogénétique. Elle est capable de vivre
dans la végétation sous-aquatique d’étang.
RéparrrrIoN. — A Madagascar, elle à été trouvée aux environs
de Tananarive (Waterlot) et dans un petit étang près d’une plantation
de Bambous à Analabe, à l'Ouest de la route de Moramanga à Ambaton-
drazaka, dans le canton d'Amboasary (B. Dussart). Elle serait fréquente
dans l’île.
Par ailleurs, elle n’a guère été observée qu’en République Centre-
Africaine et à Sumatra!
Elaphoïdella sewelli minuta P. Chappuis 1932 (pl. 33)
ÆElaphoïdella sewelli minuta P. Chappuis 1932 : 423; K. LANG 1948 : 1150.
Syntypes : un mâle et quelques femelles de Kaga Batola, Dar Banda
(près Yalinga ?) République centrafricaine.
Femerze. — Rostre court; bord postérieur des segments thora-
ciques lisse, des segments abdominaux faiblement dentelé dorsalement,
avec une rangée dorsale et latérale d’épines au premier segment abdominal,
et circulaire aux deux suivants. Dernier segment abdominal avec trois
épines postérieures à la base de chaque branche furcale. Opercule anal
faiblement arqué et cilié au bord libre. Branches furcales deux fois plus
longues que larges avec une carène dorsale ne dépassant pas leur moitié.
Une seule soie furcale bien développée, renflée à la base ainsi que l’externe.
Endopodite de P1 triarticulé, de P2 à PA biarticulé. Endopodite 2 de P3
avec deux courtes soies au bord interne. P5 à basoendopodite allongé por-
tant 4 soies; exopodite ovale, à 4 soies inégales.
Longueur : 0,45 mm.
Mâze. — Premier segment abdominal sans rangée de spinules.
Branches furcales un peu plus longues que chez la femelle. Soie furcale
interne très atrophiée. P1 et P2 comme chez la femelle. P3 à exopodite 2
muni d’une épine très puissante et atteignant les 2/3 de l’exopodite 3 déjà
très long. Endopodite de P3 avec un prolongement du deuxième article
terminé par 3 pointes d’ « hameçon ». P4 à endopodite 2 plus court que
chez la femelle. P5 sans épine au basoendopodite; exopodite avec 3 soies.
Longueur : plus petit que la femelle.
Écoroare. — Mal défini; serait une forme de mares et délaissées
d’eau, rizières, etc.
RépARTITION. — A Madagascar, elle a été pêchée aux environs
de Tananarive. Je lai retrouvée dans un étang près d’Analabe, à l'Ouest
de la route de Moramanga à Ambatondrazaka, dans le canton d’Amboasary.
Par ailleurs, Crappuis l’a déterminée d'Afrique centrale (RCA).
Source : MNHN, Paris
1183
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES
orig. — B : Elaphoïdella aberrans,
sewelli minuta,
x 33. — À : Elaphoïdella
Prancn
Source : MNHN, Paris
114 B. DUSSART
Elaphoïdella aberrans P. Chappuis 1954 (pl. 33)
Elaphoïdella aberrans P. Chappuis 1954 : 63.
Syntypes : quelques femelles récoltées dans des Mousses, forêt
d’Isaka, région de Fort-Dauphin (R. Paulian 1v-1953) et à la cascade de
la Mandraka (Madagascar) (R. Paulian).
FemeLre. — Bord postérieur des segments dentelé. Au bord pos-
térieur ventral des premiers segments abdominaux, une rangée d’épines
fortes plus où moins interrompues. Segment anal avec 4 épines à la bas
des branches furcales qui sont deux fois plus longues que larges. Opereule
aval cilié au bord libre. Une carène dorsale sur les deux tiers des branches
furcales. Une seule soie furcale bien développée, l’interne très court
Antennule courte. P1 à endopodite biarticulé, le premier article ayant
une soie interne, Endopodite 1 de P2 à P4 glabre. P5 avec un basoendo-
podite très proéminent, avec 5 soies dont les deux externes courtes; exo-
podite à 5 soies également, l’interne courte.
Longueur : 0,70 mm.
MÂze. : Inconnu.
Écorocir. — Espèce muscicole.
Réparrimon. — A Madagascar, elle semble répartie dans l’ensemble
de l’île de Fort-Dauphin à la Mandraka où je lai retrouvée en 1978.
Nota. — Cette espèce aberrante par sa ressemblance avec plusieurs
Elaphoïdella alors qu’elle possède 5 soies au basoendopodite de P5 comme
les Attheyella et Echinocamptus, ne peut être définitivement placée dans
un de ces genres plutôt qu’un autre tant qu'on n'aura pas trouvé le mâle.
Famille PARASTENOCARIDAE
Parastenocaridae P. Chappuis 1933a : 48: K. LANG 1948 : 1216; E. Bonu
; B. Dussarr 1967 : 406.
Descriprion. — Corps vermiforme. Rostre petit. Branches furcales
plus longues que larges. Antennule de 7 articles chez la femell
avec un exopodite uniarticulé portant une soie. P1 à exopodite triarticulé
à exopodite 2 sans soie interne ni épine externe. P3 à exopodite biarticulé
chez la femelle, modifié chez le mâle. Endopodite des P2 à P4 uniarticulé,
parfois même absent à la P4 du mâle. P5 très réduite, à une plaque de
chaque côté, dans les deux sexes.
Un seul genre : Parastenocaris L. Kessler 1913.
4.
Parastenocaris E. Kessler 1913 :
Nota. — JakoBi (1972) a tenté de regrouper en sous-genres les
Parastenocaris actuellement connus. Cependant, sa tentative ne recueille
pas l'adhésion de tous les spécialistes. Elle serait trop artificielle. Il faut
encore attendre d’avoir trouvé des espèces, types de sous-genres à décou-
crir, avant de procéder à une telle révision du groupe qui s'avère pourtant
nécessaire à brefs délais.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEUR
JL5)
RÉPARTITION. — Dans le monde entier.
A Madagascar, le genre Parastenocaris est représenté à l’heure
actuelle par neuf espèces.
Parastenocaris variolata P. Chappuis 1952 (pl. 34)
Parastenocari:
variolata P. Chappuis 1 150. Cafferocaris variolata H. JAKOB1
Syntypes : plusieurs mâles et femelles de la nappe phréatique de
ière Menarandra à Tranoroa (Madagascar) (R. Paulian 1-1952).
FEMELLE. — Ressemble au mâle mais les antennules ont 7 articles.
La P3 a un exopodite biarticulé et un endopodite réduit à une soie. P3 à
exopodite triarticulé; l’endopodite est encore réduit à une soie (barbelée).
P5 sans dent au bord externe mais à l’extrémité pointue et munie de 4 so
latérales externes.
la ri
Longueur
. Branches fur-
Soie dorsale insé
Mâze. — Corps à aspect « variolé ». Segments liss
cales plus de 4 fois plus longues que larg
interne. Opercule anal à bord li Antennules longues. P1 à exopodite
triarticulé; endopodite biarticulé, son premier article glabre. P2 à endo-
podite uniarticulé, digitiforme, terminé par quelques ci 3 modifiée,
sans endopodite; exopodite 1 terminé en fourche, avec une membrane
hyaline large. Exopodite 2 inséré latéralement, ne formant pas pouce.
P4 à endopodite aussi long que l’exopodite 1 et présentant à son bord
externe des spinules constituant un peigne. P5 allongée en crochet aigu;
bord interne avec 4 soies et une dent entre les soies et l'extrémité.
érée au bord
Écorocre. — Psammique ou/et phréatique.
RÉPARTITION. — N connu que de Madagascar (Tranoroa)
(R. Paulian 1-1952).
Parastenocaris pauliani P. Chappuis 1952 (pl. 34)
Parastenocaris Pauliant P. Chappuis 1952 : 15
1972 : 142.
Cafferocaris pauliani H. JAxoBr
Syntypes : quelques mâles et femelles provenant de la nappe pbr
tique de la Menarandra à Tranoroa (Madagascar) (R. Paulian 1-1952).
Femeuce. — Aspect général analogue à celui du mâle, notamment
au niveau de l’opercule anal, des branches furcales et des pattes thora-
ciques P1 et P2. Antennule de 7 articles. P3 à exopodite biarticulé terminé
par 2 soies; endopodite en forme d’épine assez courte. P4 à endopodite
uniarticulé avec une épine apicale forte à base entourée de cils. P5 allongée,
à extrémité pointue et portant 8 épines subapicales externes.
Longueur : ?
Mâxe. — Corps sans ornementation particulière. Opercule anal
finement cilié. Branches furcales 3 fois plus longues que larges. Soie dorsale
Source : MNHN, Paris
116 B. DUSSART
longue; deux soies latérales externes au quart distal; une seule soie apicale
bien développée. P1 à endopodite biarticulé terminé par 2 soies apicales
et une soie interne; exopodite triarticulé, terminé par 4 soies apicales.
P2 à endopodite petit, uniarticulé, terminé par 2 soies courtes; un eil
externe à mi-hauteur. P3 modifiée, sans endopodite; exopodite 1 terminé
par une épine apicale; exopodite 2 terminé par une épine tordue (ondulée).
P4 à endopodite très fin, terminé par une épine apicale dépassant l’exo-
Prancue 34. — A : Parastenocarus variolata, d'après Cwappuis 1952. —B : Para-
stenocaris pauliani, d'après Craprurs 1952
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES ri
podite 1. P5 plus courte et plus trapézoïdale que celle de la femelle mais
constituée pareillement.
Longueur : 0,35 mm.
Écorocre. — Espèce vivant en milieu phréatique (sous écoulement
de rivière).
RéparTiTIoN. — N’a été observée que dans la Menarandra à Tra-
noroa (Sud de Madagasc:
Parastenocaris forficulata P. Chappuis 1952 (pl. 35)
Parastenocaris forficulata P. Chappuis 1952 : 154; 1954 : 66. Kinnecaris forfi-
culata H. JAKOBI 1972 : 141.
Syntypes : quelques mâles et femelles provenant des sables au bord
de la lagune de Maroantsetra, à Ambodivoangy (Madagascar) (R. Paulian).
Femezzæe. — Corps à surface « variolée » (ponctuée). Un organe
similaire à un organe nucal aux Abd3 et Abd4 ainsi qu’à sa place normale
(céphalothorax). Opercule anal fortement concave. Branches furcales à
peine deux fois plus longues que larges. Antennule de 7 articles. P3 à exo-
podite biarticulé. Endopodite de P3 et de P4 uniarticulé, spiniforme.
P5 triangulaire et en crochet épais avec 3 épines inégales au bord externe.
Longueur
Mâux. — Corps comme chez la femelle. Opercule anal moins concave
que chez la femelle. Branches furcales élancées, plus de 2 fois plus longues
que larges à bord interne en S. Soie dorsale insérée au milieu; au bord
externe et au même niveau deux soies latérales courtes; soie apicale interne
très courte. P1 à endopodite biarticulé terminé par 2 soies apicales. Endo-
podite de P2 en lame digitiforme portant quelques fines soies courtes à
l'extrémité. P3 modifiée, sans endopodite; exopodite 1 à extrémité digi-
tiforme flanquée d’une membrane hyaline; exopodite 2 représenté par un
« doigt » court. P4 à endopodite aussi long que l’exopodite 1, fort, terminé
en pince et avec à sa base 6 poils au bord interne. P5 en triangle curviligne
allongé avec trois soies spiniformes au bord externe.
Longueur : 0,45 mm.
Écoocre. — Espèce psammique.
Réparmmon. — Elle fréquente les sables des lagunes de Maroantsetra
et d’Ambilo-Lemaitso sur la côte Est de Madagascar. N'a été trouvée nulle
part ailleurs à ce jour.
Nota. — JAkoBr (1972) avait fait de cette espèce le type du genre
Kinnecoris à cause de la morphologie de la P3 du mâle et de l’endopodite
de la P4.
Parastenocaris madagascariensis P. Chappuis 1952 (pl. 35)
Parastenocaris madagascariensis P. Chappuis 1952 : 156. Kinnecaris (?) mada-
gascariensis H. JaxoB1 1972 : 181.
Syntypes : des mâles et des femelles provenant des sables au bord
de la lagune de Maroantsetra, à Ambodivoangy (Madagascar) (R. Paulian).
Source : MNHN, Paris
118 B. DUSSART
FEMELL
— Corps à parois ponetuées de pores. Abd2 et Abd3
avec des plaques de type organe nucal. Opercule anal bordé de cils. Bord
postéro-ventral du segment anal également cilié. Branches furcales courtes,
1,6 fois plus longues que larges, à bord externe garni d’une rangée de petites
Prancue 35. — À : Parastenocaris forficulata, d'après Cwarrurs 1952, — B: Pro
stenocaris madagascariensis, d'après Cmarrurs 1959.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 119
soies. Soies apicales réduites à 3 mamelons triangulaires, celui du milieu
le plus gros, terminé parfois par un poil. P3 et P4 à endopodite uniarticulé
en forme d’épine forte. P5 formée d’une plaque trapézoïdale avec dista-
lement une longue soie externe, trois soies apicales subégales et une épine
apicale interne forte.
Longueur : environ 0,43 mm.
Mâze. — Corps ponctué de pores. Abd3 et Abd4 avec des plaques
de type organe nucal. Bord postérieur des segments lisse. Opercule anal
bien développé cilié, un peu en retrait du bord postérieur. Branches furcales
longues, 3 fois plus longues que larges, à bord interne glabre; deux soies
au dernier tiers du bord externe; les autres soies « normales ». P1 à endo-
podite biarticulé, un peu plus long que l’exopodite. P2 à endopodite digi-
tiforme moitié aussi long que l’exopodite 1 et terminé par deux soies courtes.
P3 modifiée; au premier article (soudure du coxopodite et du basopodite),
une soie représentant l’endopodite; exopodite 1 avec un prolongement
en spatule dépassé seulement par l’exopodite 2, digitiforme. P4 à endo-
podite constitué d’une baguette courte palmée à l'extrémité (à trois moi-
gnons); à sa base, 7 longues spinules. P5 développée, terminée en pointe
forte, recourbée; 3 petites et une longue soie au bord externe.
Longueur : 0,43 mm.
ÉcoLociE. — Psammique.
RÉPARTITION
(R. Paulian).
_— N'a été trouvée qu'à Ambodivoangy (Madagascar)
Parastenocaris macaco P. Chappuis 1952 (pl. 36)
2 : 15
. Macacocaris macaco H. JAKOBI
Parastenocaris macaco P. Chappuis 195
1972 : 142.
Syntypes : quelques mâles et femelles provenant des sables de la
lagune de Maroantsetra, à Ambodivoangy (Madagascar) (R. Paulian 1952).
Femerzx. — Troisième et quatrième segments abdominaux avec
une plaque dorsale ovale de type organe nucal. Opercule anal cilié au bord.
Branches furcales avec dorsalement une rangée oblique de cils dans sa
moitié proximale. Soie latérale externe unique insérée au premier tiers
de la furca: soie dorsale en position interne; une seule soie apicale déve-
loppée. P2 à endopodite presque aussi long que l'exopodite 1. P3 sans
endopodite. P4 à endopodite spiniforme. P5 allongée, à angle distal interne
étiré en pointe; 3 soies au bord distal externe.
Longueur : environ 0,4 mm.
Mâzx. — Surface du corps ponctuée de pores. Abd3 et Abd4 avec
une plaque dorsale ovale (de type organe nucal). Opercule anal légèrement
concave, cilié un peu en deçà du bord. Branches furcales un peu divergentes,
2,5 fois plus longues que larges, à bord externe portant deux soies externes.
P1 à endopodite biarticulé. P2 à endopodite très court terminé par une
petite soie. P3 modifiée, sans endopodite; exopodite 1 avec une soie externe
et s’amincissant à l'extrémité; exopodite 2 mince, digitiforme. P4 à endo-
Source : MNHN, Paris
120 B. DUSSART
podite constitué de deux épines dont une insérée près de l’exopodite et
présentant deux dents à sa face interne et une autre plus interne, recourbée
vers l’extéri ayant à sa base deux spinules courtes. P5 petite, trapé-
zoïdale, munie de 2 épines courtes et d’une longue, subdistales.
Longueur : 0,40 mm.
Écorocre. — Espèce psammique.
RÉPARTITION. — Elle n’a été jusqu'à présent trouvée qu’à Mada-
gascar dans les sables de la lagune de Maroantsetra.
Prancue 36, — A : Parastenocaris macaco, d'après Crarpuis 1959. — B : Para-
stenocaris trisaelosa, d'après Crappurs 1954.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX ANTÉRIEURES 121
Parastenocaris trisaetosa P. Chappuis 1954 (pl. 36)
Parastenocaris trisaetosa P. Chappuis 1954 : 66. Macacocaris trisaetosa H. JAKOBI
1972 : 142.
Syntypes : quelques mâles et femelles de la faune psammique de
la lagune Lanirano, près de Fort-Dauphin (Madagascar) (R. Paulian).
Fœmerxx. — Branches furcales plus courtes que le segment anal,
aplaties latéralement, environ 2 fois plus longues que larges. Soie apicale
courte, conique et pennée. Opercule anal glabre. Antennules relativement
longues. P2 à endopodite long, uniarticulé terminé par 3 très petites soies.
P3 à endopodite représenté par une grosse épine. P4 à endopodite uni-
articulé, terminé par 3 (4 ?) petites épine: nterne la plus grosse. P5 cons-
tituée d’une plaque munie de 3 épines apicales analogues et d’une épine
externe au moins deux fois plus longue.
Longueur : ?
Mâze. — Corps lisse y compris le bord postérieur des segments.
Quelques petites dents au bord latéro-ventral du segment anal et, en
retrait, sur l’opercule anal glabre au bord. Branches furcales trois fois plus
longues que larges à bord interne glabre, terminées par une forte soie
apicale, une interne petite et une externe subapicale assez longue. Anten-
nules longues avec un fort crochet à l’avant-dernier article. PI à endopodite
biarticulé, l’endopodite 1 aussi long que les deux premiers articles de
l’exopodite; exopodite 3 avec 4 soies. P2 à endopodite court, à peine la
moitié de l’exopodite 1 et avec 3 à 4 poils apicaux. P3 modifiée avec un
premier article muni de 2 groupes de petites épines au bord externe et
un deuxième article digitiforme faisant pince avec le prolongement distal
de l’article précédent. P4 à exopodite triarticulé et endopodite réduit à
une grosse épine flanquée de deux autres glabres et recourbées. P5 tra-
pézoïdale terminée en pointe flanquée de 3 épines analogues et d’une soie
plus longue, externe.
Longueur : 0,45 mm.
Écozocre. — Psammique.
Réparrirron. — Cette espèce n’a été trouvée jusqu'ici qu'à Mada-
gascar au lac Lanirano tout près de Fort-Dauphin.
Parastenocaris arenicola P. Chappuis 1954 (pl. 37)
Parastenocaris arenicola P. Chappuis 1954 : 68. Kinnecaris arenicola H. JAKOBI
1972 : 141.
Syntypes : des mâles et des femelles provenant de sables de la rivière
Sisaony (Madagascar) (R. Paulian vin-1952).
Femeuxe. — Corps sans ornementation. Bord des segments lisse.
Opercule anal tronqué, glabre; branches furcales presque 4 fois plus longues
que larges; un groupe de soies au bord externe; à leur niveau, soie dorsale
Source : MNHN, Paris
122 B. DUSSART
en position interne; une seule soie apicale bien développée. P2 à endopodite
constituée d’une lamelle rectangulaire munie de 3 cils inégaux. P3 et P4 à
endopodite réduit à une épine barbelée. P5 allongée, terminée en pointe
aiguë; 2 soies au bord externe et un ressaut de la marge juste après les
soies.
Enp Bo
SAT PET
s /
d
IS. Pr
PLaNCuE 37. — À : Parastenocaris arenicola, d'après Cmarruis 1954. — B : Para-
stenocaris pusillus, d'après Cnarpurs 1954.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INLÉRIEURES 123
Longueur : ?
MÂze. — Corps sans ornementation, ressemblant à la femelle. P2 à
endopodite constitué d’une lamelle rectangulaire portant 5 cils à l’extré-
mité. P3 modifiée avec une épine interne (l’endopodite ?) au premier
article; exopodite 1 se terminant en pointe épaisse; exopodite 2 réduit
à une apophyse digitiforme renflée au bord interne. P4 à endopodite plus
long que l’exopodite 1, en forme de peigne avec à sa base 5 spinules. P5 ana-
logue à celle de la femelle mais le ressaut apparaît comme une vraie dent.
Longueur : 0,38 mm.
ÉcorocrE. — Psammique.
RÉPARTITION. — Dans les sables des rivières de Madagascar, notam-
ment ceux du lit de la Sisaony (au Sud de Tananarive) et de la rivière de
Zazafotsy (sur la route d’Ihosy). Ailleurs, elle n’a pas encore été trouvée.
Parastenocaris pusillus P. Chappuis 1954 (pl. 37)
Parastenocaris pusillus P. Chappuis 1954 :
1972 : 142.
69. Cafferocaris pusillus H. JaxoBr
Syntypes : quelques mâles et femelles provenant des sables de la
lagune Lanirano, près de Fort-Dauphin (Madagascar) (R. Paulian 1v-1958).
Femezre. — Corps sans ornementation. Bord postérieur des segments
lisse. Opercule anal peu développé, glabre. Branches furcales plus courtes
que le segment anal 3,5, fois plus longues que larges, sans autre ornemen-
tation qu’une soie latérale externe (dans le dernier quart de la Fu), une
dorsale et une apicale interne courtes, une subterminale externe longue
et une apicale externe à peine plus longue. P2 à endopodite uniarticulé
presque aussi long que l’exopodite 1 et terminé par 2 soies de force inégale.
P3 et P4 à endopodite réduit à une simple épine barbelée, celle de P4 pres-
que aussi longue que l’exopodite 1. P5 triangulaire, allongée, terminée en
pointe recourbée, portant 3 soies dont une très longue.
Longueur : environ 0,40 mm.
MA. — Corps et branches furcales comme chez la femelle. P1 comme
dans l’espèce précédente. P2 à endopodite uniarticulé terminé par quelques
cils et avec un cil à mi-hauteur du bord interne. P3 modifiée, sans endo-
podite; exopodite 1 relativement court, avec un prolongement dilaté à
l'extrémité; exopodite 2 en forme d’épine allongée. P4 à endopodite réduit
à une épine courte et simple. P5 petite, oblongue, portant 3 soies dont
deux très courtes et subapicales.
Longueur : 0,37 mm.
ÉcorocrE. — Forme psammique.
RéparmiTIoN. — N'a été trouvée jusqu'ici qu’à Madagascar, au
Nord de Fort-Dauphin, dans les sables de la lagune Lanirano.
Source : MNHN, Paris
124 B. DUSSART
Parastenocaris gracilis P. Chappuis 1954 (pl. 38)
Parastenocaris gracilis P. Chappuis 1954 : 71. Macacocaris gracilis H. JAKOBI
1972 : 142.
Syntypes : mâles et femelles provenant des sables de la lagune de
Maroantsetra (R. Paulian 111-1952).
FEMELLE. — Branches furcales au moins trois fois plus longues
que larges. Soie apicale médiane courte, forte, pennée; soie apicale externe
plus courte que la furca. P2 à endopodite constitué d’une courte lamelle
portant 3 cils à l’extrémité. P3 et P4 à endopodite constitué d’une épine
simple et courte. P5 allongée, trapézoïdale, se terminant en pointe et por-
tant 8 soies de longueurs inégales, la plus longue insérée au milieu du bord
externe.
Longueur : plus de 0,35 mm.
Mâze. — Corps sans ornementation. Opercule anal tronqué, lisse.
Branches furcales 2,5 fois plus longues que larges. Soie apicale médiane
grêle, l’externe allongée, les autres comme chez la femelle. P2 avec l’endo-
podite terminé par une soie apicale fine. P3 modifiée avec un endopodite
réduit à un bâtonnet inséré sur le premier article (sympodite) de la patte.
Exspodite 1 avec un prolongement allongé; exopodite 2 en forme d’épine
épaisse et courbe. P4 avec endopodite constitué d’une lamelle oblongue,
en quenouille et de 2 épines, la plus interne grosse, épaisse. P5 petite, avec
3 épines dont une bien développée.
Longueur : 0,83 mm.
Écoroëre. — Espèce psammique.
RÉPARTITION. — N'a été trouvée jusqu’à présent que dans la lagune
de Maroantsetra, en mars.
Famille CLETODIDAE
Cletodidae T. Scott 1904 : 146; G. O. Sars 1909 : 281; K. LanNG 1948 : 1248;
ÆE. BoruTzKY 1952 : 374; B. Dussarr 1967 : 439.
Cette famille se distingue par son antennule à nombre d'articles
souvent réduits (4 à 8), son antenne à exopodite au plus biarticulé, son
maxillipède préhensile, ses P1 à endopodite jamais préhensile, les autres
pattes variables dans leur constitution.
Cette famille comprend un certain nombre de genres dont les repré-
sentants sont marins ou vivent dans les eaux plus ou moins salées.
A Madagascar, seul le genre Cletocamptus semble avoir des repré-
sentants en eaux intérieures.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 125
AS
|
\
SAR
\
À
n.
| ce
Praneux 38. — À : Cletocamptus confluens mâle, orig. — B : Parastenocaris gracilis,
d'après Crarruis 1954.
Source : MNHN, Paris
126 B. DUSSART
Genre Cletocamptus V. Schmankeviteh 1875
Cletocamptus V. Schmankevitch 1875 : 95.
Espèce type du genre : Cletocamptus retrogressus Schmankevitch 1875.
DescrtprIoN. — Soies furcales parfois soudées à leur base. Rostre
plus où moins grand. Antennules de 6 à 8 articles. Antenne à exopodite
variable. Mandibule sans endopodite. P1 à P4 à exopodite triarticulé et
endopodite biarticulé à l’exception de la P4 dont lendopodite est parfois
réduit à un article. P2 à P4 à exopodite 3 avec 2 épines marginales externes.
P3 mâle modifiée au niveau de l’endopodite. La P5 est constituée d’une
plaque unique.
Une seule espèce reconnue à Madagascar.
Cletocamptus confiuens (O0. Schmeil 1894) (pl. 38)
Wolterstorffia confluens O. Schmeil 1894
1927 : 563; K. LANG 1948 : 1279; B. Dussar:
Cletocamptus confluens R. Gurxey
1967 : 440.
Syntypes : mâle et femelle provenant d’un marais de la lande du
Kohlberg près de Kiel (Allemagne).
FEMELLE. — Segments finement ciliés. Bord postéro-dorsal des
segments ce. Opercule anal petit. Branches furcales plus longues que
larges. Soies furcales médiane et externe soudées à leur base. / ntennule
de 6 articles. Mandibule à palpe portant 3 soies. PI à endopodite biarticulé,
le deuxième article étant plus long que le premier. P2 et P3 à endopodite
biarticulé et terminé par 8 soies. P4 à endopodite uniarticulé et terminé
par deux soies. P5 constituée d’une plaque unique portant en tout 10 soies,
la soie externe du basopodite étant toujours présente.
Longueur : 0,60 à 0,75 mm.
MäÂrx. — Segments ciliés comme chez la femelle, Branches furcales
nettement plus longues que larges. P3 à endopodite variable mais toujours
biarticulé et ayant à son extrémité une soie apicale longue et deux épines
plus où moins transformées. P5 constituée d’une plaque unique portant
6 soies en plus de celle externe du basopodite.
Longueur : 0,50 à 0,60 mm.
ÉcoLore. — Espèce préférant les eaux salées et même sursalées
mais pouvant vivre en eaux douces et surtout saun res.
RÉPARTITION. — A. Madagascar, on l’a récoltée sur la côte Ouest,
de Tuléar à Morombe, dans les trous, avens, grottes des bords de mer, etc.
Je lai moi-même observé à la grotte de St Augustin près de Tuléar. Par
ailleurs, l'espèce a été observée un peu partout dans le monde.
Cosmopolite, elle est courante en Europe, en Afrique, en Australie,
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 127
ANNEXE
En 1956, Kierer notait que Madagascar recélait des biotopes
« jusqu'ici presque inexplorés ». Il ajoutait que, du point de vue biogéo-
graphique, ce pays était « un des plus remarquables du monde ». Ayant
eu la possibilité de me rendre deux fois dans la Grande Ile, j’y ai effectué
quelques prélèvements. M. le Professeur Th. Moxon m'a également confié
les récoltes qu’il a ramenées de son voyage à Tuléar en 1970. Grâce à ces
échantillons, j’ai pu retrouver un certain nombre d’espèces qui n'avaient
pas été observées depuis.
DESCRIPTION DES RÉCOLTES
A — Marérrez TH. Moxon.
J Petit effondrement ensoleillé à côté du château d’eau de Morombe,
12-x-1970.
Mesocyclops pilosus Kiefer 1930 : quelques mâles, femelles et copé-
podites.
2 — Trou d’eau dans une prairie entre Ambolorao et Andavadoaka, au
Sud de Morombe, 12-x-1970.
Thermocyclops schmeili crenulatus Brehm 1948 : rares; quelques
femelles ovigères.
Cletocamptus confluens (Schmeil 1894) : nombreux mâles et femelles.
8 — Canal d'irrigation entre Berantola et Tanandava, 12-x-1970.
Mesocyclops aequatorialis Kiefer 1929 : quelques femelles.
Thermocyclops neglectus (Sars 1909) : quelques femelles.
Microcyclops varicans (Sars 1863) : quelques femelles.
4 —— Banc de sable, rivière Mangoky, Antserenavato, entre Morombe et
Tuléar, 12-x-1970, individus très abimés par une dessiccation presque
totale.
ÆEucyclops serrulatus (Fischer 1851) : trois femelles.
Cletocamptus confluens : un mâle.
5 — Grotte du guano, Asafura, au Sud d’Ampanonga, près de Morombe,
11-x-1970.
Mesocyclops pilosus : nombreux copépodites, mâles et femelles
ovigères.
6 — Aven sacré du château d’eau de Morombe, 12-x-1970.
Mesocyclops pilosus : nombreux mâles, femelles et copépodites.
Cletocamptus confluens : un mâle.
7 — Mare polluée aux environs de Tuléar, 13-x-1970.
Un harpacticoïde indéterminable (en trop mauvais état).
Source : MNHN, Paris
B. DUSSART
B — Marérrez B. DuSsART.
8 —— Parc de Tsimbazaza, Tananarive, dans Mousses du ruisseau de
10
11
12
13
14
15
la mare inférieure, 27-1-1980.
Paracyclops fimbriatus chiltoni (Thomson 1882) : une femelle.
Thermocyclops consimilis (Kiefer 1984) : quelques femelles.
Thermocyclops decipiens (Kiefer 1929) : des femelles.
Elaphoïdella grandidieri (de Guerne et Richard 1893) : un copépodite 5.
Parc de Tsimbazaza, Tananarive, petite mare en contrebas, 27-1-1980.
Thermocyclops consimilis : quelques femelles.
Thermocyclops decipiens : quelques mâles et femelles.
Thermocyclops incisus (Kiefer 1982) : quelques femelles et mâles.
Parc de Tsimbazaza, Tananarive, dans l’eau au creux des feuilles
de Typhonodorum, au bord de la mare inférieure, 27-1-1980.
Phyllognathopus viguieri (Maupas 1892) : nombreux mâles et femelles.
Parc de Tsimbazaza, Tananarive, source Nord-Ouest du lac supé-
rieur, 27-1-1980.
Thermocyclops consimilis : copépodites 4 et 5, femelles ovigères.
Thermocyclops incisus : copépodites 5 et femelles.
Lac d’Andrianotapahina, près d’Ivato (Tananarive), à la lisière des
macrophytes littoraux S.E., 22-1-1980.
Tropodiaptomus modagascariensis (Rylov 1922) : nombreux mâles
et femelles.
Mesocyclops pilosus Kiefer 1930 : quelques femelles.
Thermocyclops crassus (Fischer 1853) : des femelles.
Thermocyclops neglectus : des femelles.
Lac d’Andrianotapahina près d’'Ivato (Tananarive), à l’exutoire,
22-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariens
copépodites 5.
Mesocyclops pilosus : une femelle, des mâles, deux copépodites 5.
Thermocyclops neglectus : des femelles ovigères.
de nombreux mâles, femelles et
Lac d’Andrianotapahina, près d’Ivato (Tananarive), littoral S.E.,
22-1-1980.
Tropocyclops tenellus (Sars 1909) : des mâles et des femelles.
Mesocyclops pilosus : des femelles, mâles et copépodites 5.
Thermocyclops neglectus : des mâles et des femelles.
Lac d’Andrianotapahina, près d’Ivato (Tananarive), littoral,
22-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : quelques individus.
Tropocyclops tenellus : un copépodite 3.
Mesocyclops pilosus : une femelle.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INLÉRIFURES 129
16 — Lac d’Andrianotapahina, près d’Ivato (Tananarive), littoral S.S.E.,
22-r-1980.
Tropocyclops tenellus : mâles et juvéniles nombreux.
Thermocyclops neglectus : des femelles et copépodites 5.
17 — Lac de Mandroseza (Tananarive), pélagique, centre du lac, 26-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis
: mâles nombreux.
Thermocyclops crassus : des femelles.
18 — Lac de Mandroseza (Tananarive), pélagique, 8-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : mâles et femelles nombreux.
Mesocyclops « leuckarti » : un mâle, un copépodite 4.
Mesocyclops pilosus : des mâles, femelles et juv.
Thermocyclops crassus : des mâles et femelles ovigères.
Thermocyclops neglectus : des mâles et des femelles.
19 — Lac Itasy, bras Nord, ponton d’accès, 24-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : mâles et femelles nombreux.
Thermocyclops érassus : des mâles, femelles et copépodites 4 et 5.
T'hermocyclops neglectus : une femelle.
20 — Lac Itasy, bras Nord, littoral herbeux, 24-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : des mâles.
21 — Lac Itasy, ponton, 24-1-1980.
Tropodiaptomus madagascarie:
Thermocyclops neglectus : des mâles, femelles et copépodites.
: surtout des mâles.
|
Petit lac près du lac Itasy, dans les plantes aquatiques près du
rocher, 24-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : des mâles et des femelles.
Microcyclops varicans : femelles et juv.
Cryptocyclops linjantieus (Kiefer 1928) : un mâle.
Thermocyclops decipiens : un mâle.
&
28 — Petit lac près du lac Itasy, pélagique, 24-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : surtout des mâles.
Microcyclops varicans : juv.
Thermocyclops decipiens : mâles et juv.
24 — Petit lac près du lac Itasy, littoral, 24-1-1980.
Thermocyclops neglectus £. major mihi.
25 — Source au bord du petit lac près du lac Itasy, 24-1-1980.
Afrocyclops gibsoni abbreviatus (Kiefer 1938) : une femelle.
26 — Source au bord du lac Mantasoa, près de la villa Francine, 26-1-1980.
Eucyclops sp. : juv.
ÆEucyclops stuhlmanni echinatus Kiefer 1926 : un mâle.
Source : MNHN, Paris
130 B. DUSSART
27 — Bords du lac de Mantasoa, faune hyporhéique, 26-1-1980.
Mesocyclops « leuckarti » : un mâle.
28 — Lac de Mantasoa, pélagique, 26-1-1980.
Tropocyclops tenellus : femelles ovigères et mâles.
Microcyclops varicans : un copépodite 5.
Thermocyclops neglectus : femelles ovigères.
29 — Lac de Mantasoa, embarcadère, 26-1-1980.
Tropocyclops tenellus : des mâles et femelles (ovigères).
Thermocyclops meglectus : des femelles ovigères et copépodites 5.
30 -— Bords du lac de Mantasoa, faune hyporhéique, 26-1-1980.
Tropodiaptomus sp. : juv.
Mesocyclops Sp. : juv.
81 —— Bord du lac de Mantasoa, source est (faune hyporhéique), 26-1-1980.
Bryocyclops mandrakanus Kiefer 1956 : un mâle.
Attheyella (Mrazekiella) meridionalis n. sp. : un mâle.
32 — Bord du lac de Mantasoa, source est (faune hyporhéique), 26-1-1980.
Canuella perplexa T. et A. Scott 1893 : un mâle.
Nüitocra lacustris (Schmankevitch 1875) : deux femelles.
Mesochra heldti Monard 1935 : une femelle.
33 — Mare abreuvoir à Ankazomena, près de Tuléar, 81-1-1980.
Thermocyclops cf. neglectus : un mâle et un copépodite 5.
34 — Mare près du fleuve Onilahy à 40 km de Tuléar, 81-1-1980.
Thermocyclops decipiens : des femelles.
85 — Mare temporaire face à l'aérodrome de Tuléar, 1-11-1980.
Apocyclops dengizicus (Lepechkine 1900) : mâle, femelles et copé-
podites 4 et 5.
Cletocamptus confluens : mâles, femelles et juv.
36 — Mare près d’Ambohimahavelona, vallée de l'Onilahy près de Tuléar,
1-11-1980.
Microcyelops varicans : des mâles, femelles et juv.
Mesocyclops pilosus : des femelles ovigères.
Thermocyclops decipiens : des femelles ovigères.
Thermocyclops oblongatus Sars 1927 : une femelle.
837 — Résurgence dans la vallée de l’Onilahy, aux environs de Tuléar,
31-1-1980.
Microcyclops cf. varicans : juv. (C3, C4).
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 131
38 — Grotte au nord de Saint Augustin, environs de Tuléar, 31-1-1980.
Paracartia latisetosa (Kritschagin 1873) : quelques individus.
Halticyclops cf. neglectus Kiefer 1929 : un mâle.
Tropocyclops cf. tenellus : un copépodite 5.
Cletocamptus confluens : des mâles et juv.
39 — Grotte au Nord de Saint Augustin, environs de Tuléar, 81-1-1980.
(Autre emplacement de pêche).
Oithona cf. robusta.
Oithona cf. brevicornis.
Halicyclops cf. neglectus.
Apocyclops dengizicus : une femelle.
40 Bras mort de l’Onilahy près d’Ambohimahavelona, faune psammique,
31-1-1980.
Microcyclops varicans : mâles et femelles nombreux.
41 — Lac de Mandroseza (Tananarive), pélagique, 15-1-1980.
Tropodiaptomus madagascariensis : un mâle.
Mesocyclops pilosus : mâles, femelles et juv.
T'hermocyclops neglectus : mâles et femelles.
42 Cascade de la Mandraka (dans le virage), Mousses, 4-11-1978.
Elaphoïdella aberrans : une femelle.
43 — Lac Amparihimirahavany (Nosy Be), 10-11-1978.
Tropocyclops tenellus : deux mâles.
44 — Lac Bemapaza (Nosy Be), 10-1r1-1978.
Tropocyclops confinis : quelques femelles.
Mesocyclops insulensis n.sp. : femelles et juv.
Thermocyclops consimilis pusillus n. ssp. : quelques femelles, un mâle.
45 — Étang près de bambous dans plantation à Analabe, à l'Ouest de
la route de Moramanga à Ambatondrazaka, dans le canton d’Amboa-
sary, 4-111-1978.
Tropocyclops tenellus : quelques femelles ovigères mâles et juv.
Thermocyclops decipiens : une femelle et un copépodite 4.
Elaphoïdella sewelli minuta Brehm 1932 : une femelle.
Elaphoïdella longipedis Brehm 1981 : une femelle.
46 — Retenue près de la pisciculture d’Analabe, 4-11-1978.
Tropocyclops tenellus : femelles.
Mesocyclops insulensis n.sp. : un copépodite 5.
Source : MNHN, Paris
132 B. DUSSART
47 — Étang € à carpes » à l'établissement de pisciculture d’Analabe,
4-111-1978.
Tropocyclops confinis : femelles ovigères.
Tropocyclops tenellus : femelles, mâ
Mesocyclops cf. «€ leuckarti » : un mâle.
48 — Étang vert à Analabe, 4-111-1978.
Thermocyclops decipiens : femelles.
49 — Lac d’Andasibe, 25-11-1978.
Tropodiaptomus madogascariensis : quelques femelles.
Tropocyclops confinis : quelques femelles ovigères.
Microcyclops varicans : plusieurs mâles et femelles.
50 — Étang de pisciculture à Périnet, 25-11-1978.
Tropodiaptomus madagascariensis poseidon : quelques mâles et
femelles.
Tropocyclops confinis : femelles ovigères nombreuses.
Microcyclops varicans : quelques femelles.
Mesocyclops insulensis : une femelle.
51 — Mare à 101,4 km de Tananarive, route de Tamatave, 4-111-1978.
Eucyclops madagascariensis : une femelle.
Tropocyclops confinis : femelles ovigères.
Æctocyclops phaleratus : quelques femelles.
Microcyclops varicans : nombreuses femelles et juvéniles.
52 — Lac Tatamarina, près Betafo, 15-11-1978.
Thermocyclops cf. oblongatus : un mâle et juvéniles.
53 — Lac Ranomafana à Antsirabe, 16-1171-1978.
Thermocyclops decipiens : mâles, femelles et juvéniles.
54 — Lac Tritriva, près Antsirabe, 17-11-1978.
Eucyclops madagascariensis : mâles et femelles ovigères.
ÆEctocyclops phaleratus : mâles et copépodite 4.
Thermocyclops oblongatus : mâles, femelles et juvéniles.
COPÉPODES OBSERVÉS
Ordre des Calanoïda
Famille des Acartidae
Paracartia latisetosa (Kritchaguine 1873)
Famille des Diaptomidae
Tropodiaptomus (Anadiaptomus) madagascariensis (Rylov 1922)
Tropodiaptomus (Anadiaptomus) madagascariensis poseidon Brehm 1952
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 133
Ordre des Cyclopoïda
Famille des Oithonidae
Oiüthona cf. robusta Giesbrecht 1892
Oühona cf. brevicornis Giesbrecht 1892
Famille des Cyclopidae
Halicyclops cf. neglectus Kiefer 1935.
Er
Eu
Eucyclops madagascariensis (Kiefer 1926)
atus (Kiefer 1973)
Tropocyclops confinis (Kiefer 1930)
yclops stuhlmanni echinatus (Kiefer 1926)
yclops serrulatus (Fischer 1851)
Ajrocyelops gibson abb
Tropocyclops tenellus (Sars 1909)
Paracyclops fimbriatus chilioni (Thomson 1882)
Ectocyclops phaleratus (Koch 1838)
Microcyclops varicans (Sars 1863)
s (Kiefer 1928)
nus Kiefer 1956
Apocyclops dengizicus (Lepechkine 1900)
Cryptocyclops linjan
Bryocyclops mandralk
Mesocyclops « leuckarti » (Claus 1857)
M
Mesocyclops pilosus Kiefer 1930
cyclops aequatorialis Kiefer 1929
Mesocyclops insulensis n. sp.
Thermocyclops crassus (Fischer 1853)
Thermocyclops consimilis (Kiefer 1934)
Thermocyclops consimilis pusillus n. subsp.
T'hermocyclops neglectus (Sars 1909)
Thermocyclops neglectus £. major mihi
Thermocyclops decipiens (Kiefer 1929)
Thermocyclops incisus (Kiefer 1932)
T'hermocyclops oblongatus (Sars 1927)
T'hermocyclops schmeili crenulatus Brehm 1948
Ordre des Harpacticoïda
Famille des Canuellidae
Canuella perpleæa T. et A. Scott 1893
Famille des Phyllognatopodidae
Phyllognathopus viguieri (Maupas 1892)
Source : MNHN, Paris
134 B. DUSSART
Famille des Ameiridae
Nütocra lacustris (Schmankevitch 1875)
Famille des Canthocamptidae
Mesochra heldti Monard 1935
Elaphoïdella grandidieri (Guerne & Richard 1893)
Elaphoïdella aberrans Chappuis 1954
Elaphoïdella sewelli minuta Chappuis 1932
Elaphoïdella longipedis Chappuis 1931
Atiheyella (Mrazekiella) meridionalis n. sp.
Famille des Cletodidae
Cletocamptus confluens (Schmeil 1894).
Ainsi, quarante espèces ou sous-espèces ont été observées dont
dix-huit sont notées pour la première fois dans la Grande Ile, alors que je
ne pense avoir observé que deux espèces, une sous-espèce et une forme
nouvelles pour la science.
Nota. — Les noms propres en italiques et entre parenthèses sont
les noms des collecteurs qui ont prélevé le matériel sur le terrain, dans
les stations indigènes. En ce qui concerne mes propres captures, elles sont
conservées dans ma collection personnelle qui sera plus tard confiée au
Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris. Il en est et sera de même
des préparations et échantillons relatifs aux espèces nouvelles (holotypes
et syntypes).
Je ne saurais terminer cette faune sans exprimer ma gratitude à
ceux qui m'ont aidé dans ma tâche, soit en me facilitant l’accès aux stations
de prélèvement, soit en me confiant du matériel, soit en m’aidant à mettre
en forme le manuscrit. Parmi tous ces collègues et/ou amis, je voudrais
particulièrement citer les Professeurs F. Krerer (Constance), Th. Moxon
(Paris), R. PAULIAN (Bordeaux), RAHANDRA (Tananarive), L. RAkoTovAo
(Tananarive), Æ. RamananKasiNA (Tananarive), P. Vierre (Paris) et
bien entendu D. DErAyE qui m'a assisté tout au long de l'étude, sur le
terrain, au laboratoire et au secrétariat.
Grâce à eux et à leurs encouragements, cette faune permettra d’aller
plus avant dans la connaissance des Microcrustacés de Madagascar qui
méritent par leur originalité d’être plus et mieux appréhendés.
Rappel : Correspondance entre noms français employés dans le texte
et noms malgaches utilisés sur les cartes récentes.
Tananarive lire Antananarivo
Majunga Mahajanga
Tuléar —= Toliara
Fort Dauphin Taolanaro
Tamatave — Toamasina
Périnet — Andasibe
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX IN' DEURES 135
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aesthètasque, 19
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ajfinis, Paracyclops, 55
Afrocyclops, 48.
agilis, Leptocyclops, 43.
albidus, Cyclops, 40.
Macrocyclops, 40.
oligolasius, Macrocyclops, 42
opodite, 103.
Ci
ambigua, Allocyclopina, 3%
Ameiridae, 102
Anadiaptomus, 30.
ankaratranus, Bryocyci
annae, Mes
annin:
annulicor
Apocyclops,
Apsteinia, 103.
arenicola, Kinnecaris, 121.
arenicola, Par
ateles, Cochlacocyclops, 7
Attheyella, 106.
australis, Tropodiaptomus, 29.
4,
baséoendopodite, 102.
basoendopodite, 7.
batillipes, Pseudodiaptomus, 24.
B 100
bicolor, Cryptocyclops, 61.
bicolor linjanticus, Microcyclops, 63.
birsteini, Speodiaptomus, 25.
Brehmiella, 107
brevifurcatus, Mesocyclops (Thermocy-
clops), 8
brucei africanus, Maraenobiotus, 106.
brucei malayicus, Maraenobiotus, 107.
Bryocyclops, 66.
buxtoni, Gyclops, 74.
Calanipeda, 22.
Canthocamptidae, 10:
Canthocamptinae,
Canuella, 98.
Canuellidae, 98.
Centropagidae, 2
chiltoni, Gyclops,
Cletocamptus, 126.
Cletodidae, 124.
Cochlacocyclops, 74.
coeca, Viguierella, 100.
confinis, Éucyclops (Tropocyclops), 52.
confinis, Tropocyclops, 52
confluens, Cletocamptus, 126.
confluens, Wolterstorffia, 126.
consimilis, Mesocyelops (Thermocyclops),
94.
consimilis pusillus, Thermocyclops, 95
consimilis, Thermocyclops, %4.
us, Bryocyclops (Haplocyclops), 73.
crassa, Attheyella, 106.
crassus, Canthocamptus, 106.
crassus consimilis, Thermocyclops, 94.
crassus, Cyclops, 85.
crassus, Mesocyelops (Thermocyelops), 85.
crassus, Thermocyclops, 85.
crenulatus, Thermocyclops, 95.
Cryptocyclops, 61
ctenopus Tropodiaptomus, 29.
curvatus, Mesocyclops, 82
Cyclopidae, 34
Cyclopinae, 59.
Cyclopinidae, 34.
Cyclopininae, 34.
Cyclopinodes, 34.
Cyclopoida, 33.
Cyclops (Mesoi
Cyclops (Metacy
Cyclops (Microcy
Gyclops (Paracyclops), 53.
03.
clops), 78
decipiens, Mesocyclops (Thermocyclops).
92
decipiens, Thermocyclops, 92.
decoratus, Thermocyclops, 88.
dengisicus, Apocyclops, 74
dengizicus, Cyclops, 73.
dengizicus, Cyclops (Metacyclops), 74.
dengizicus, Metacyclops (Apocyclops), 74.
dentata, Attheyella (Mrazekiella), 107.
denticulatus, Halicyclops, 38.
diaphanus, Cyclops, 74.
Diaptomidae, 25.
Source : MNHN, Paris
144 B. DUSSART
Diaptominae, 25.
Dias, 20
dubia, Paracartia, 20.
echinatus, Cyclops, 43.
Echinocamptus, 107.
Ectocyclops, 56.
Bichhornia, 24.
Elaphoïdella, 109.
elaphoides, Elaphoïdella, 109
emini, Cyclops, 86.
emini, Mesocyclops (Thermocyclops), 86.
emini, Thermocyclops, 86.
endopodite, 7.
euacanthus simplex, Eucyclops,
Eucyclopinae, 40.
Eucyclops, 42.
Eucyclops (Afrocyclops), 48
excellens, Psammocyclops, 78.
exiguus. Cryptocyclops, 61.
exiguus Cyclops, 61.
exiguus Cyclops (Microcyclops), 61
exopodite, 7.
falsus, Cyclops, 61.
fimbriatus chiltoni, Paracyclops, 55
fimbriatus, Gyclops, 53.
fimbriatus, Paracyclops, 53.
finitimus, Paracyclops, 55.
forficulata, Kinnecaris, 117
jorficulata, Parastenocaris, 117.
fuscus, Macrocyclops, 40
gauthieri, Metadiaptomus, 26.
gibsoni, Cyclops, 48.
gibsoni, Afrocyclops, 48.
gibsont abbreviatus, Afrocyclops, 48.
Goniocyclops,
gracilis, Macacocaris, 124.
gracilis, Metacyclops, 64
gracilis, Parastenocaris, 124.
grandidieri, Elaphoïdella, 111.
greeni, Diaptomus, 27.
greeni, Lovenula, 27.
greeni, Paradiaptomus (Lovenula),
gudrunae, Bryocyclops (Haplocyclops), 71.
gudrunae, Haplocyclops, 71.
Halicyclopinae, 35.
Halicyclops, 35.
Halocanthocamptinae, 103.
Haplocyclops, 70.
Harpacticoida, 97.
harpacticoidea, Cyclopinodes, 33.
harpacticoidea, Metacyclopina, 33.
heldti, Mesochra, 104.
Heterocalanus, 22.
hétéronome, 45.
hirsutus, Ectocyclops, 55.
hyalina, var., 85.
hyalinus, consimilis, Thermocyclops, 94.
hyalinus, Cyclops, 85.
hyalinus, Mesocyclops (Thermocyclops),
85.
hyalinus, Thermocyclops, 86.
imminuta form., Paracyclops fimbriatus,
incisus, Mesocyclops (Thermocyclops), 9
i Thermocyclops, 9%
clops, 92.
infrequens, Mesocyclops (Thermocyclops),
90.
inopinus, Cyclops, 88.
inopinus, Mesocyclops, 88
inopinus, Mesocyclops (Thermocyclops),
88.
inopint
insulensis
Thermocyclops, 88.
, Mesocyclops, 83.
lacustris, Nitocra, 102.
lacustris, Transfuga, 102.
laevimargo, Eucyclops, 4
laevimargo madagascariensis, Eucyclops,
45.
lamellatus Paradiaptomus, 26.
Laophonte, 10
latisetosa, Paracartia, 20.
Leptocyclops,
Lerna
leuckarti aequatorialis, Mesocyclops, 82.
leuckarti, Gyclops, 78.
leuckarti, Mesocyclops, 79
lilljeborgi, Mesochra, 103.
linjanticus, Cryptocyclops, 63.
linjanticus, C:
linjanticus, Microcyclops, 6
Longipedidae, 98.
longipedis, Elaphoidella, 111.
longisetus, Mesocyclops, 83.
Lovenula, 10.
macaco, Macacocaris, 119.
macaco, Parastenocaris, 119.
Macrocyclops, 40.
madagascariensis, Anadiaptomus, 30.
madagascariensis, Cyelops, 45.
madagascariensis, Diaptomus, 30.
madagascariensis, Eucyclops, !
madagascariensis, Kinnecaris, 117,
madagascariensis, Parastenocaris, 117.
madagascariensis poseidon,
Tropodiaptomus (Anadiaptomus), 31
madagascariensis, Tropodiaptomus
(Anadiaptomus), 30.
madagassica, AUlocyclopina, 34
magniceps, Halicyclops, 35.
mandrakanus, Bryocyclops, 66.
Source : MNHN, Paris
COPÉPODES DES EAUX INTÉRIEURES 145
Maraenobiotus, 10%.
medius, Ectocyclops, 58
meridionalis, Attheyella (.
ra, 103.
Mesocyclops, 78.
ops (Metacyclops), 54.
asekiella), 107
clopinidae,
Metacyclops, 64.
Metacyclops
Metadiaptomus.
minutus prolatus, Metacyclops, 64.
Mrasekiella, 307
neglectus, Halicyclops, 36
neglectus, Cyclops, 86.
neglectus decipiens, Thermocyclops, 92.
neglectus, Mesocyclops, 86.
neglectus, Mesocyclops (Thermocyclops,
86
neglectus, Thermocyclops, 86.
neuter, Bryocyclops (Haplocyclops), 71.
neuter, Haplocyclops, 71.
niloticus, Canthocamptus, 111.
Nitocra, 10
northumbrica, Attheyella (Mrazekiella),
107.
Notodelphyoid
33.
oblongatus, Mesocyclops, 90.
oblongatus, Thermocyclops, 90.
obsoletus, Mesocyclops, 79.
Oithona, 34
Oithonidae, 11.
oithonoides, Thermocyclops, 84.
oligoarthra, 97.
orientalis, Tropodiaptomus, 29.
Pachycyclops, 40.
Pagurus, 98
Paracartia, 20.
Paracyclops, 53.
Paradiaptominae, 25.
Paradiaptomus, 26.
Paralabidocera, 119.
Parastenocaridae, 114.
Parastenocaris, 114.
pauliani, Afrocyclops, 49.
pauliani, Bryocyclops, 68.
pauliani, Bryocyclops (Rybocyclops), 68.
pauliani, Cafferocaris, 115.
pauliani, Echinocamptus, 108.
pauliani, Haplocyclops, 73.
pauliani, Parastenocaris, 115.
pauliani, Pseudodiaptomus, 22
pelagicus, Pseudodiaptomus, 22.
perplera, Canuella, 98.
phaleratus, Cyclops, 56.
phaleratus, Ectocyclops, 56.
phaleratus medius, Ectocyclops, 58.
phaleratus, Platycyclops, 56.
phaleratus rubescens, Ectocyclops, 58.
Phyllognathopodidae, 99
Phyllognathopus, 100.
pilosus, Echinocamptus, 107.
pilosus, Mesocyclops, 80.
Platycyclops, 53.
Polyarthra, 97
poppei, Platycyclops, 55
poseidon, Anadiaptomus, 31.
poseidon, Tropodiaptomus (Anadiapto-
mus), 31
prasinus, Tropocyclops, 50.
primus, Goniocyclops, 75
prolata form., Melacyclops minutus, 64
prolatus, Cyclops (Metacyclops), 64.
Psammocyclops, 71.
Pseudocyclopinodes, 34.
Pseudodiaptomidae, 22.
Pseudodiaptomus, 22.
Pterinopsyllus, 34.
pusillus, Calerocaris, 123.
pusillus, Halicyclops, 38.
pusillus, Parastenocaris, 123.
quadricornis albidus, Monoculus, 40.
quadricornis fuscus, Monoculus, 40.
quinquepartitus, Cyclops, 56.
réceptacle séminal, 50.
retrogressus, Cletocamptus, 126.
rubescens, Ectocyclops, 58.
Rybocyclops, 68.
salinus, Mesocyclops, 82.
Saracenia, 56.
Schmackeria, 22
schmeili, Thermocyclops, 97.
schmeili crenulatus, Thermocyclop.
serra, 43.
serrulatus, Cyclops, 42.
serrulatus, Eucyclops, 43.
sewelli minuta, Elaphoïdella, 112.
similis, Paradiaptomus, 27.
simillimus, Cyclops, 82.
spelaea var, 33.
speodiaptominae, 85.
Sphagnum, 112.
spinicaudata, Paracartia, 20.
spinipes, Nitokra, 102.
splendidus, Mesocyclops, 82.
stephanidesi, Thermocyclops, 90.
stuhlmanni echinatus, Eucyclops, 43.
subaequalis, Cyclops, 60.
sympodite, 124.
tenellus, Cyclops, 50.
tenellus, Eucyclops (Tropocyclops),
50.
Source : MNHN, Paris
146
tenellus, Mesocyclops, 50.
tenellus, Tropocyclops, 50.
Thermocyclops, 84.
thermophilus, Halicyclops, 36.
Typha, 56.
Thyphonodorum, 100.
transvaalensis, Metadiaptomus, 25.
trisaetosa, Macacocaris, 121.
trisaetosa, Parastenocaris, 121.
Tropocyclops, 50.
Tropodiapiomus, 29.
varicans, Cyclops, 60.
B. DUSSART
varicans, Cyclops (Microcyclops), 60.
varicans, Microcyclops, 60.
variolata, Cafferocaris, 115.
variolata, Parastenocaris, 115.
vejdovskyi, Maraenobiotus, 104.
verrucosa, Acartia, 20.
Viguierella, 100.
Viguierellidae, 99.
viguieri, Belisarius, 100.
viguiert, Phyllognathopus, 100.
Weismanella, 22.
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe zoolo-
gique. L’ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique général.
Adresser toute la correspondance concernant la « Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la « Faune » :
En vente à la Librairie René Tomas
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 6 juillet 1982
FASCIGULES PUBLIÉS
Odonates Anisoptères, par le Dr F.-C. Fraser, 1956.............
Lépidentères Danaïdae, Nymphalidae, Acrasidae, par R. PAULTAX,
1956 (n’est plus vendu qu'avec la collection complète).
Lépidoptères Hesperiidae, par P. Vixrre, 4956.
Goléoptères Gerambycidae Lamiinae, par S. BREuNING, 1957
Mantodea, par R. PAULIAN, 4957 ..............
Coléoptères Anthicidae, par P. Bonanowa, 1957.
Hémiptères Enicocephalidae, par A. Viziers, 1958 .
Lépidoptères Sphingidae, par P. GRivEAUD, 1959
Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959 5
Poissons des eaux douces, par J. ARNOULT, 1959.................
Insectes. Coléoptères Scarabacidae, Scarabaeina et Onthophagini,
par R. PAuzIAN; Helictopleurina, par E. Læis, 1960
Myriapodes. Ghilopodes, par le Dr R.-F. LAWRENCE, 1960.
Zoogéographie de Madagascar et des Îles voisines, par R. PAULIAN,
1961 (Prix Foulon de l’Académie des Sciences)..................
Lépidoptères Eupterodidae et Attacidae, par P. GriveauD, 1961
Aphaniptères, par le Dr Lumaner, 1962 .
Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962.
Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Gmiveaun, 1964 |
Constant de la Société entomologique de France)................
Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. Crosnier,
A0G D Re nn ner
Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Puirirp, 1965.
Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinaæ (par), par
P. Verre, 4965 (Prix Foulon de l’Académie des Sciences)
Id. Amphipyrinae (part.) et Melicleptriinae, 1967
Octocoralliaires, par A. Tixer-Durivauzr, 1966.
Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Gnoeine, 1966
(Prix Passet de la Société entomologique de France)
Insectes. Psocoptères, par A. BADONNEL, 1967
Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Wnazey, 1967
Insectes. Hétéroptères Lygacidae Blissinae, par J. A. SLATEn, 1967
Insectes. Orthoptères Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acrididae),
par V. M. Dinsm et M. Duscamps, 1068........................
Source : MNHN, Paris
P. Visvre, 45 bis, rue de Buffon, 75005 Paris.
Fascicuzes PuBLIÉS (suite)
XXVIT. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. PauLtAN et P. Vinrre,
1968 120 F
XXVIIT. — Insectes. Hémiptères Reduvidae (17e partie), par A. Vizuiers, 1968 120 F
XXIX. — Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. KinrAkorr, 1969.. 150 F
XXX. — Insectes. Dermaptères, par A. BriNce, 1969 . 80F
XXXI. — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusiinae, par C. Duray, 1970.. 150 F
XXXII. — Arachnides. Araïgnées Archaeidae, par R. LeGENDRE, 1970.. 80 F
XXXIII. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par E.-R. Bry-
Goo, 1971 200 F
XXXIV. — Insectes. Lépidoptères Lasiocampidae, par Y. de LasonquièrE,
19720 200 F
XXXV. — Oiseaux, par Ph. Micon, J.-J. Perrer et G. RanprianasoLo, 1973 250 F
36. — Mammifères. Carnivores, par R. ALBIGNAC, 1973................. 200 F
37. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. BasiLEwsxy,
1973 200 F
38. — Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. Ben,
1974 200 F
39. — Insectes. Lépidoptères Agaristidae, par S.-G. Kiriarorret P. Vigrre,
1974 150 F
30. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninæ, par
R.-M. Quenrin et A. Vizurers, 1975 200 F
41. — Insectes. Goléoptères Carabidae Scaritinae : II. Biologie, par A. PEY-
RIERAS. — III. Supplément à la systématique, par P. BasiLEwsKy,
1976 200 F
42. — Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroïdea, par A. Faïn, 1976 100 F
23 (1). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae qe partie), par P: Carveau,
197782 200 F
43 (2). — Id. (2 partie), 1977 00
44, — Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J. PETTER,
R. AzsiGnac et Y. RumpLer, 1977 (Prix Foulon de l'Académie des
Sciences) 400 F
45. — Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. BLANC, 1977 .. 20F
46. — Crustacés. Décapodes Aristeidae (Benthesicyminae, Aristeinae,
Solenicerinae), par A. CRosNiER, 1978......................... 250 F
47. — Reptiles. Sauriens Ghamaeleonidae. Genre Brookesia et complément
pour le genre Chamaeleo, par E.-R. BRyG00, 1978............... 200 F
48. — Ophiures, par G. Cnersonnien et A. GuiLue, 1978............... 200 F
49, — Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par A. Vivziens, 1979 200 F
50. — Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et fes
canthidae, par R. PauLran et J. . LumAREr, 1979. 150 F
DR te GO Son nids On dlide D Osccinen, ru
H. Gorrrair, 1979 150 F
Insectes. Goléoptères Cerambycidae Disteninae, par A. Vizziens, 1980, 200 F
Insectes. Lépidoptères Limacodidae, par P. Vigrre, 1980......... 200 F
Insectes. Coléoptères Golydiidae et Cerylonidae, par R. Dasoz, 4980. 125 F
55. — Insectes. Coléoptères Gureulionidae Cycloterini, par R. Ricxan»,
1981 E
56. — Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridae, par R.PAuzIAN, 1981. 40 F
57. — Insectes. Coléoptères Cetontidae Huchroeina : L. Systématique, par
R. Pauzran et À. DescarpenTRies — IL. Biologie et formes larvaires,
par J.-P. LumArgeret À. PeyrierAs, 1982......... 000 CO LANOE 300 F
58. — Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Dussarr, 4982 200 F
Imprimerie Nouvelle - 9480-82 Dépôt légal 3° trimestre 1982
53, quai de la Seine, Paris (19°)
Source : MNHN, Paris