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e@ FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
63
INSECTES LÉPIDOPTÈRES
PSYCHIDAE OIKETICINAE
par
Jean BOURGOGNE
(Muséum national d'Histoire naturelle, Paris)
ORSTOM CNRS
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Collection fondée en 1956 par M. le Recteur Renaud PAULIAN
Correspondant de l’Institut
{alors Directeur adjoint de l'IRSM)
Collection honorée d’une subvention du Ministère des Relations Extérieures,
publiée avec le concours financier du Centre National de la Recherche
Scientifique et de l'Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
Comité de patronage
M. le Dr RAKOTO RATSIMAMANGA, membre correspondant de Pinstitut, Paris.
— M. le Ministre de l'Education nationale, Tananarive. — M. le Président de
l'Académie Malgache, Tananarive. — M. le Recteur de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Professeur de Zoologie de l'Université de Madagascar,
Tananarive. — M. le Directeur général du CNRS, Paris. — M. le Directeur général
de l'ORSTOM, Paris.
MM. le Professeur J. Dorsr, membre de l'Institut, directeur du Muséum
national, Paris ; J.-M. PÉRÈS, membre de PInstitut, Marseille ; J. CARAYON, Paris ; À.
CHABAUD, Paris; C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, Paris; M. RAKOTOMARIA,
Tananarive.
Comité de lecture :
M. R. PAULIAN, Président; MM. Ch.-P. BLANC, A. CROSNIER,
R.-P. DECHAMBRE, C. DELAMARE DEBOUTTEVILLE, P. DRACH, A. GRJEBINE,
L. MATILE, J.-J. PETTER, G. RAMANANTSOAVINA, P. ROEDERER,
P. VIETTE (secrétaire).
Source : MNHN, Paris
FAUNE DE MADAGASCAR
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
63
INSECTES LÉPIDOPTÈRES
PSYCHIDAE OIKETICINAE
par
Jean BOURGOGNE
(Muséum national d'Histoire naturelle, Paris)
ORSTOM
Bibliothèque Centrale Muséum
SOS AMNHN, Paris
AVANT-PROPOS
Ce volume de la « Faune de Madagascar » traitant des Psychidae n’a pas la
prétention, tout comme celui qui a été consacré aux Sesiidae, d'étudier la totalité
des espèces appartenant à cette famille vivant dans la Grande Ile. Néanmoins, le
matériel examiné par notre honorable collègue et ami J. Bourgogne est
certainement le plus riche et le plus important existant actuellement dans les
grands Muséums de classe internationale. Trois espèces de Psychides malgaches
étaient connues en 1950, neuf (plus une espèce se trouvant dans l'archipel des
Comores) sont étudiées dans ce mémoire, dont quatre nouvelles pour la Science.
Les Psychidae travaillés par J. Bourgogne ont, pour la plus grande part, été
capturés de 1947 à 1974 par les regrettés A. Robinson et P. Griveaud, P. Soga, les
signataires de ces lignes et quelques autres entomologistes, qui n'étaient pas
spécialistes de la famille.
Des centaines de tournées de récoltes ont été effectuées, durant la période ci-
dessus indiquée, par les uns ou les autres, à travers l’ensemble de Madagascar : des
climax de toutes les hautes montagnes aux régions extraordinaires à Didiéréacées
de l'extrême Sud-Ouest et du Sud, et de la pluvisilva des Domaines du Centre et
de l'Est à la forêt caducifoliée du Domaine de l'Ouest. Toutes les réserves
naturelles intégrales, créées par l'administration française dès 1927, ont été visitées
et souvent maintes fois, comme celle correspondant au massif du Marojejy.
Par suite de l'importance du matériel collecté (plusieurs dizaines de milliers
d'échantillons), conservé tant à Paris qu’à Tananarive, et qui s’ajoute aux riches
collections historiques du British Museum (Natural History), notamment, et des
Muséums germaniques (Berlin et Francfort sur le Main), la Lépidoptérofaune de
Pile Rouge est certainement l’une des mieux prospectées et travaillées en région
tropicale. On peut dire, sans parler des Rhopalocères, que pour presque toutes les
familles de Macrohétérocères la faune est connue à plus de 90 %. Aux volumes
édités dans cette «Faune », il faut, de plus, citer les nombreuses publications de
nos estimés collègues et amis CI. Herbulot et H. de Toulgoët, concernant
respectivement les Géométrides et les Arctiides, et celles se rapportant aux Pyrales
et aux Noctuelles.
Ceci étant rappelé, un entomologiste avisé ne pourra que sourire (et être
étonné) en lisant le texte de R. Pyle, M. Bentzien & P. Opler, publié en 1981 dans
Annual Review of Entomology, volume 26 : 253, où il est dit que (The Lepidoptera
Specialist Group of IUCN has developed an action program of world priorities in
the conservation of butterflies and moths » [très bien] et, plus loin (a faunistic
survey of Madagascar» [là on ne comprend plus]. C'est montrer, dans une
publication entomologique considérée être comme l'une des plus sérieuses, une
parfaite ignorance de la littérature et notamment de tout ce qui n’est pas publié
dans la langue de Milton ou de Franklin.
Source : MNHN, Paris
4 J. BOURGOGNE
Les auteurs ont sans doute voulu parler d’un inventaire des écosystèmes
envisagés du point de vue de la Conservation de la Nature, bien que de tels
inventaires aient déjà été entrepris (d Perrier de la Bâthie, Humbert, Humbert &
Cours Darne, Capuron, Morat pour la Flore, les travaux de la Recherche
coopérative sur Programme n° 225 du Centre national de la Recherche
scientifique, entre autres, pour la Faune et singulièrement pour la faune des hautes
montagnes). Il y a certes là encore beaucoup à faire et des études méthodiques
seraient utiles. Ils ont malencontreusement préféré parler de « faunistic survey », ce
qui était manifestement impropre.
Les «spécialistes » auraient pu au moins consulter le remarquable et digne
Zoological Record, pars Insecta. Ils ÿ auraient pris connaissance des nombreux travaux
parus sur les Lépidoptères madécasses, depuis 1947 jusqu’à ce jour (et à venir),
dans les publications suivantes : Mémoires de l’Institut Scientifique de Madagascar (série A,
d’abord, série E, ensuite), Le Naturaliste malgache, Faune de Madagascar, Annales et
Bulletin de la Société entomologique de France, Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Lyon,
Lambillionea, Revue française d'Entomologie, Bulletin de Madagascar et autres.
L’enrichissement des collections des grands Muséums, notamment nord-
américains, en Lépidoptères de Madagascar est nécessaire, mais parler de «a
faunistic survey of Madagascar», non!
R. Paulian et P. Viette
mai 1983
Source : MNHN, Paris
GÉNÉRALITÉS
La famille des Psychidae appartient au groupe systématique des
Heteroneura Ditrysia présentant à l'aile postérieure trois nervures anales, et plus
précisément à la superfamille des Tineoidea. Sa définition varie suivant que lon y
incorpore, ou non, des genres dont les deux sexes sont ailés. Il ne sera question ici
que des Psychidae supérieurs ou Macropsychides, dont seuls les mâles sont ailés ; à
Madagascar, ils sont représentés par la sous-famille des Oiketicinae, caractérisée
par les particularités suivantes.
Chez les femelles, appendices et ailes sont tellement réduits, parfois nuls,
que la presque totalité des critères taxonomiques utilisables sont tirés des mâles :
Taille petite ou modeste, l’envergure n’atteignant pratiquement jamais 50
mm. Coloration souvent uniforme, sans dessins, allant, suivant les espèces, du
blanc au noir intense en passant par des intermédiaires : gris ou brun. Plus
rarement, le corps ou les ailes présentent deux teintes différentes ou quelques
dessins: ailes parfois transparentes par absence d'écailles, du moins quand
lPinsecte a commencé à voler.
Tête dépourvue de chaetosema et d’ocelles ; antennes toujours bipectinées.
Ailes larges à frein bien développé. Nervation relativement primitive,
nombre de nervures plus ou moins élevé, media (simple ou bifurquée) présente
dans la cellule discoïdale des quatre ailes.
Pattes antérieures avec ou sans épiphyse tibiale ; les médianes et postérieures
sans éperons ou avec un ou deux éperons terminaux réduits.
Abdomen très extensible, faculté utilisée lors de l’accouplement.
Un caractère essentiel est le dimorphisme sexuel très accentué : alors que
l'imago mâle est un Lépidoptère normalement ailé, l'imago femelle est tellement
dégradé qu’on le prendrait plutôt pour une larve apode de Diptère ou
d’'Hyménoptère que pour un Lépidoptère adulte ; à l'œil nu, il peut être difficile de
distinguer l'extrémité antérieure de l'extrémité postérieure. Ensemble presque
entièrement mou et nu, l’'écaillure se détachant à l’éclosion et seul restant un
anneau pileux sur un des derniers urites. Yeux très réduits ou nuls, représentés par
une tache pigmentaire interne. Musculature réduite, les ovaires, bourrés d'œufs,
occupant avant la ponte la presque totalité de la cavité interne du corps.
Une autre particularité importante est le mode de vie des chenilles ainsi que
leur morphologie spéciale qui en dépend ; elles passent toute leur vie dans un tube
de soie portatif, ouvert aux deux extrémités, appelé fourreau (en allemand, Sack ou
Haus ; en anglais, bag ou case), auquel elles sont étroitement adaptées : seules les
régions du corps constamment abritées sont molles, tête, thorax et dernier segment
abdominal étant sclérifiés ; coxae (hanches) des pattes thoraciques soudées par
paires ; longueur de ces pattes croissant d’avant en arrière ; cinq paires de pattes
abdominales présentes, du type coronate, mais celles des quatre premières paires
très courtes. Coloration des parties sclérifiées consistant en une pigmentation
brune ou noire de répartition très variable spécifiquement et souvent aussi
individuellement.
Source : MNHN, Paris
6 J. BOURGOGNE
Dimorphisme sexuel insensible chez les larves (à part la taille), mais déjà
marqué à l’état nymphal : appendices et ailes normalement développés seulement
chez la chrysalide mâle, qui est de petite taille par rapport à la femelle.
BIOLOGIE
La biologie des Oiketicinae offre quelques particularités remarquables
découlant des relations permanentes de l’Insecte avec son fourreau.
Les œufs étant toujours déposés à l’intérieur du fourreau maternel, les
jeunes chenilles, dès leur sortie au dehors, ne cherchent pas tout d’abord à se
nourrir, mais à se construire un fourreau ; ce dernier est d’abord un aggloméré de
fils de soie et de débris divers (souvent prélevés sur le fourreau maternel), puis
transformé en un tube dont l'ouverture antérieure permet à la chenille de sortir un
peu pour se déplacer et se nourrir, l'ouverture opposée servant seulement au rejet
des excréments. Comme l'extrémité et l'ouverture antérieure deviendront plus tard
postérieures, et réciproquement, les termes de basales et apicales seront utilisés de
préférence, par analogie du fourreau avec un cône. Ce fourreau sera peu à peu
agrandi, suivant la croissance de loccupante, et généralement recouvert peu à peu
de corps étrangers empruntés au milieu extérieur : fragments végétaux (feuilles,
tiges, écorces...), minéraux (sable, terre, petites pierres), plus rarement d’origine
animale (exuvies, coquilles de Mollusques..); c'est dire que la larve ne quitte
jamais son abri dans les conditions normales, y rentrant en cas d'alerte et fermant
alors étroitement ses deux orifices. La structure des fourreaux, les matériaux
utilisés, leur disposition (transversale, oblique, longitudinale), leur longueur sont
plus ou moins caractéristiques des genres et des espèces et utilisés comme
caractères taxonomiques, bien qu’un même type de fourreau puisse se rencontrer
dans les genres éloignés systématiquement.
Les déplacements se font à l’aide des seules pattes thoraciques, tandis que le
fourreau est entraîné par les crochets des fausses-pattes, surtout de la dernière
paire.
La plupart des Psychides sont polyphages, se nourrissant de végétaux
herbacés ou ligneux. Bien des espèces ne se rencontrent que rarement, soit qu’elles
soient réellement peu abondantes, soit, surtout, qu’on ne sache pas les trouver ;
mais quelques unes, par contre, sont capables d’apparaître en très grand nombre,
causant alors d'importants dégâts aux plantes cultivées ; tel est le cas de Deborrea
malgassa dans la région de Tananarive, où les gros fourreaux, très nombreux sur
certains arbres, attirent souvent l'attention. Certaines Psychides ne sont connues
que par les papillons mâles, récoltés à la lumière, les femelles et chenilles restant
inconnues. Inversement, d’autres ont des fourreaux faciles à observer, mais dont
l'élevage est très décevant, surtout en raison des nombreux Insectes qui parasitent
les chenilles, de sorte que l’imago mâle reste parfois inconnu jusqu'ici.
Lors d'une mue, le fourreau est attaché solidement à un support avec de la
soie et la mue s'effectue à l’intérieur, à l'abri des regards ; l'exuvie sera dévorée
entièrement, sauf la capsule céphalique trop dure, qui, expulsée au dehors, permet
de savoir que la chenille a mué. Puis le fourreau est détaché à coups de mandibules
et la vie active reprend.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE {)
C'est aussi à l’intérieur du fourreau qu'a lieu la nymphose : après l'avoir
solidement et définitivement attaché à un support par l'extrémité basale, la chenille
se retourne bout pour bout, de sorte que sa tête se trouve maintenant du côté
apical, dont l'ouverture servira à éclosion de l'imago. Chez quelques espèces,
après la fixation définitive du fourreau, la chenille mâle subit d’abord une mue
surnuméraire dite prénymphale, puis elle se retourne ; c’est alors seulement qu’a
lieu la nymphose. Ainsi s'explique la présence, chez un fourreau mâle, de deux
exuvies larvaires, l’une à l'intérieur, du côté basal (mue de nymphose), l’autre, du
côté apical, à l'intérieur ou hors du fourreau retenue par de la soie (mue
prénymphale). Cette particularité ne semble pas exister chez les femelles.
Les modalités de l’éclosion diffèrent d’un sexe à l’autre : la chrysalide mâle,
utilisant ses épines et ses crochets anaux, sort partiellement par l'orifice apical juste
avant l'éclosion de l’imago (fig. 34), dont les ailes se développent rapidement; il est
alors souvent disposé à voler peu de minutes après son émergence, de sorte que,
en élevage, à moins d’une surveillance constante aux heures d’éclosion, on obtient
souvent des exemplaires défectueux, aux ailes déchiquetées et dénudées. La
chrysalide femelle, au contraire, reste incluse dans le fourreau et l’imago, décollé
de son exuvie nymphale, ne sort pas au dehors, se contentant d’un faible
déplacement vers l'extérieur ayant pour effet d'ouvrir par écartement l'orifice
apical en vue de l’accouplement; en outre, on doit admettre que cette ouverture
laisse passer des molécules odorantes signalant à un mâle éventuel la présence
d’une femelle fraîchement éclose.
Suivant les espèces, le vol du mâle est diurne ou nocturne. W. Dierl (1970) a
pu établir une relation entre la période de vol et la grosseur relative des yeux,
définie par un «indice oculaire » précis : la simple mesure de l’écartement des yeux
et du grand diamètre d’un œil permet de connaître cette période, les espèces à gros
yeux volant la nuit, celles à petits yeux volant le jour. C’est grâce à l'attraction par la
lumière des espèces nocturnes qu’un important matériel malgache a pu être réuni,
constituant la presque totalité des exemplaires utilisées dans la présente étude.
L’accouplement est ici très particulier : lorsqu'un mâle, guidé par l’odorat,
apparaît dans le voisinage, il vient rapidement se poser sur le fourreau de la
femelle ; il doit alors introduire son abdomen non seulement dans l'ouverture
apicale du fourreau, mais également dans l’exuvie nymphale, Cest-à-dire entre
celle-ci et la femelle, opération apparemment très difficile, mais rendue possible
par les capacités exceptionnelles d’allongement de l'abdomen; en outre, des
organes sensoriels abdominaux (inconnus) et les fines aspérités des régions
intersegmentaires doivent faciliter cette sorte d'exploration, la région génitale de la
femelle étant située à l'opposé de l'ouverture apicale du fourreau. L'accouplement
ne dure généralement que quelques minutes. Après le départ du mâle, la femelle
se met à pondre, ses œufs, mous et fragiles, s’accumulant au fond de l’exuvie
nymphale. Puis la femelle meurt sur place ou tombe du fourreau, mourant peu
après.
On conçoit l'importance du fourreau dans la vie de ces Insectes : la femelle y
passe toute son existence, et le mâle ne le quitte que pour une brève vie imaginale.
Le phénomène de parthénogenèse est connu chez les Psychides, mais
seulement chez un petit nombre d'espèces ou de races, essentiellement
paléarctiques. Dans ce cas, les mâles sont inconnus, les femelles pondant sans
Source : MNHN, Paris
8 J. BOURGOGNE
accouplement des œufs féconds qui ne produiront que des femelles, elles-mêmes
parthénogénétiques. Les remaniements d’ordre chromosomique correspondant à
ce phénomène ont été élucidés avec précision (Seiler 1923). C’est également chez
les Psychides qu'a été découvert un mode de reproduction très spécial,
exceptionnel chez les Lépidoptères, la pseudogamie (Narbel 1955).
Les Psychidae ont un développement lent, la partie la plus longue étant l'état
larvaire qui dure des mois, souvent près d’un an, parfois plus. Par contre, les
imagos vivent peu de temps, quelques jours à quelques semaines pour la femelle,
moins chez le mâle, parfois moins de 24 heures. Il n’y a qu'une génération par an
dans les régions tempérées, mais sous les climats chauds, les imagos s’observent
souvent pendant une grande partie de l’année, sans qu’on connaisse bien le cycle
de leur développement.
Malgré la présence du fourreau, couramment considéré comme une
protection, les Psychides sont attaquées massivement par des prédateurs et par des
parasites : Diptères Tachinides, Hyménoptères Braconides, Chalcidides, Ichneu-
monides..
Dans certaines régions, les grosses espèces sont consommées à l’état larvaire
ou nymphal, peut être aussi sous forme imaginale pour les femelles ; tel est le cas à
Madagascar, où ces Psychides (surtout Deborrea malgassa) portent le nom malgache
de fangalabola.
Les Psychidae ont une répartition presque mondiale, ne manquant que dans
les régions froides, mais le nombre d'espèces connues est peu élevé. Cependant
leurs particularités, la rareté au moins apparente des mâles, le manque d’attrait
qu'ils offrent à la plupart des récolteurs conduisent à penser que les espèces à
découvrir sont encore nombreuses, plus encore peut-être que celles qui sont
connues (du moins en dehors de la faune paléarctique assez bien explorée). En
Afrique, au Sud du Sahara, moins de trente espèces valides de Macropsychides
étaient connues avant 1955 ; depuis cette date, ce nombre a été plus que doublé.
En région malgache, le nombre de Psychides connues, qui n’était que de
quatre avant 1964, a lui aussi plus que doublé puisqu'on en connaît maintenant
dix, dont quatre décrites pour la première fois dans ce fascicule. Sur ces dix
réparties en cinq genres, neuf doivent, jusqu’à preuve du contraire, être considérées
comme endémiques de la région malgache ; en effet, une seule espèce, Pseudometisa
alba Janse, se rencontre en dehors de cette région, étant connue d'Afrique
occidentale, orientale et méridionale ; vraisemblablement originaire d’Afrique, elle
a réussi à atteindre l'archipel des Comores, où on l’a prise sur trois îles différentes,
mais elle est encore inconnue de Madagascar.
Sur les cinq genres malgaches, seuls paraissent endémiques Malgassopsyche et
Deborrea. Ce dernier, très répandu dans la Grande Ile, est particulièrement
intéressant car il s'y est diversifié : une grande série d’exemplaires, réunis au
Muséum national (Paris) sous le nom provisoire de Deborrea malgassa Heylaerts, s’est
révélée comme un mélange de quatre unités spécifiques bien distinctes, dont trois
nouvelles, ce qui porte à six le nombre d’espèces connues de ce genre endémique.
Quant à ses affinités, elles semblent bien être africaines comme paraît le suggérer la
présence en Rhodésie d’un genre Deborreides qui lui est manifestement apparenté.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler la parenté qui rapproche les genres
Malgassopsyche et surtout Pseudometisa de Deborrea.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 9
Quant aux deux Psychidae appartenant aux genres Acanthopsyche et
Oiketicus, on ne peut guère se prononcer sur leurs affinités, ces deux genres ayant
des représentants sur plusieurs continents ; toutefois, on peut remarquer
qu’Acanthopsyche est largement représenté en Afrique et qu’un Oùiketicus est connu
d'Afrique occidentale.
En conclusion, il faut reconnaître que nos connaissances sur la faune des
Psychidae de la région malgache sont encore très incomplètes : trois espèces ne
paraissent connues que par un ou deux exemplaires seulement ; la biologie n’a été
étudiée que chez Pseudometisa alba et Deborrea malgassa, celle des autres espèces étant
totalement inconnue. La complexité du genre Deborrea et divers indices laissent
prévoir qu'il réserve encore des surprises.
SYSTÉMATIQUE
Les mâles de Psychidae étant, le plus souvent, dépourvus de caractères
ornementaux et généralement de teinte uniforme grise, brune ou noire, on doit,
pour reconnaître les espèces, s'adresser à des caractères morphologiques précis
nécessitant un examen sous un certain grossissement. Des mesures et des rapports
de longueur sont souvent nécessaires ; mais comme les exemplaires disponibles
sont généralement peu nombreux, ces données numériques ne doivent pas être
considérées comme ayant une valeur absolue, constituant seulement une
approximation, d’ailleurs souvent utile telle qu’elle est.
DÉFINITIONS. — Envergure Toujours mesurée entre bords externes d'un
exemplaire normalement étalé, comme celui de la fig. 27.
Antennes typiques. Antennes à pectinations sensiblement cylindriques, grêles et
pourvues ventralement de deux rangées divergentes de longs cils. S'oppose à un
type d'antennes bien moins fréquent, à pectinations en lamelles, non connu
parmi la faune malgache.
Cu
2
Fig. let2. — 1, mesure de l'indice oculaire é/d ; e= distance minimale entre les yeux ; d=
grand diamètre de l'œil. — 2, mesure conventionnelle de la longueur et de la largeur d’une aile.
Nombre d'articles antennaires. Nombre total, y compris les deux articles de la
base (scape et pédicelle) et l'article ou les articles apicaux dépourvus de
pectinations. Conventionnellement, s’obtient sur l'antenne en place en ajoutant, au
nombre de paires de pectinations, 2 pour les articles basaux et 1 (ou plus d’1) pour
l'article ou les articles apicaux.
Source : MNHN, Paris
10 J. BOURGOGNE
Indice oculaire. Exprime l’écartement relatif entre les yeux, par le rapport e/d
entre la distance minimale e séparant les yeux et le grand diamètre d de l'œil (fig. 1).
Indice tibial. Exprime la position sur les tibias antérieurs du point de départ
de lépiphyse, par le rapport bç/ac comme l'indique la fig. 56, considéré comme
plus significatif que la longueur de l'épiphyse. Souvent utile pour séparer entre
elles des espèces voisines.
Longueur et largeur de l'aile antérieure. Respectivement, plus grande distance
entre la base de l'aile (articulation avec le thorax) et le bord externe ou l'apex, et,
d’autre part, conventionnellement, distance minimale entre l'extrémité distale de la
nervure 1b (Al) et la côte de l'aile (fig. 2).
Indice alair. Exprime la longueur relative de l'aile, par le rapport
longueur/largeur ainsi définies.
Pseudoneuria et éperon précostal. Epaississements linéaires irréguliers, plus ou
moins visibles, de la membrane alaire, simulant des nervures. A l'aile antérieure,
émis par la nervure 1 b (A1) vers le bord interne (à ne pas confondre avec le
rameau habituel qui suit l’anastomose de cette nervure). À l'aile postérieure, émis
par 8 (Sc) vers la côte; s’il est situé non loin de la base ou vers le milieu de 8 (Sc),
généralement bien marqué, il porte le nom d’éperon précostal.
Sclérites prégénitaux. Sternites (ventraux) et tergites (dorsaux) des huit premiers
segments abdominaux ou urites. Le plus utile à considérer est généralement le 8me
sternite, comportant une partie centrale ou corps et, presque toujours, deux bras
antérieurs plus ou moins étroits, les apophyses antérieures, qui servent de point
d'attache à des muscles de l'armure génitale.
Les figures de sclérites prégénitaux sont ici toutes orientées comme celles
des armures génitales, c’est-à-dire la région postérieure en haut; en outre, les
sternites sont figurés à gauche, les tergites à droite.
Phanères intersegmentaires. Rugosités des intersegments, c'est-à-dire des parties
molles de l'abdomen situées entre deux paires successives de sclérites. À un assez
fort grossissement, ces rugosités se montrent formées de microtriches (aculei) ou de
macrotriches (écailles ou épines), dont la structure et la disposition constituent un
important caractère spécifique, parfois générique.
Replis en gouttière. Replis ventraux des bords latéro-postérieurs du tegumen de
larmure génitale.
Sacculus. Partie ventrale se séparant de la partie dorsale de chaque valve et
formant une sorte de bras portant distalement une ou plusieurs épines.
Pulvillus ou lobe latéral de l'anellus. Excroissance épineuse située, du côté
interne, à la base de chaque valve; plus ou moins saillant, peut être nul; dans ce
cas, généralement remplacé au point de vue fonctionnel par un renflement
épineux de la base de la valve.
REMERCIEMENTS. — Plusieurs collègues doivent être remerciés ici pour leur
aimable contribution à cette étude : MM. David S. Fletcher et Gaden S. Robinson
(British Museum, Natural History), le Recteur R. Paulian ainsi que les Dr Hans J.
Hannemann (Zoologisches Museum, Berlin), F. Kasy (Naturhistorisches Museum,
Vienne) et L. Vari (Transvaal Museum, Pretoria) ; il faut ajouter mon ami P. Viette
qui, par sa connaissance approfondie de Madagascar, m’a grandement aidé, à de
multiples occasions, pour des questions d’ordre biogéographique et autres que lui
seul pouvait résoudre.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 11
ILLUSTRATION. — Les photographies et les figures de nervation sont de
l'auteur. Le reste de l'illustration est l'œuvre de l’habile dessinateur Gilbert
Hodebert, qui a droit à toute notre reconnaissance.
EXPLICATION DES ABRÉVIATIONS :
BMNH British Museum (Natural History), Londres.
MNHN Muséum national d'Histoire naturelle, Paris.
MNHU Museum für Naturkunde der Humboldt Universität, Berlin.
TABLEAU DE DÉTERMINTATION DES GENRES
1. Ailes antérieures et postérieures ayant respectivement Il et 7
nervures (fig. 6) ; media simple aux quatre ailes. Indice oculaire élevé :
1,7 à 2. Vol très probablement diurne ....... ag Acanthopsyche
— Alles ayant 12 et 8 nervures (fig. 29). Indice oculaire inférieur à 1,1. Vol
nocturne (sauf unique exception) ......................... 50 2
2. Ailes pratiquement dépourvues d’écailles (sauf peut-être à l’'éclosion ?),
incolores et transparentes ; antérieures étroites à bord externe très
oblique. Les 8 à 10 articles apicaux des antennes à pectinations très
courtes et fusionnées par paires (fig. 19) .................. Pseudometisa
— Ailes normalement écaillées, plus ou moins opaques
3. Espèce très petite : envergure de l’ordre de 15 mm; entièrement
noire. Media simple aux quatre ailes Malgassopsyche
— Envergure dépassant 18 mm, le plus souvent 22 à 40 mm. Coloration
variable. Media bifurquée dans la cellule discoïdale aux quatre ailes
4
4. Ailes antérieures élancées, étroites, à bord externe très oblique.
Entièrement noir mat. Antennes courtes, mesurant le quart environ
de la longueur de l'aile antérieure ; les 12 à 15 paires apicales de
pectinations très courtes et plus ou moins fusionnées par paires .
_ Ailes antérieures larges à bord externe peu oblique. Coloration
variable du blanc au noir. Antennes longues, valant approximative-
ment la demi-longueur de l'aile antérieure; pectinations apicales
toutes plus longues que l’article porteur et séparées entre elles (sauf
parfois les deux dernières) ................................... Deborrea
Oïketicus
Acanthopsyche Heylaerts
Acanthopyche F.-J.-M. Heylaerts, 1881 : 66 et 70 (espèce type du genre : Phalaena Bombyx
atra Linné 1767, décrit d'Upsal (Suède), désigné par Tutt, 1900 : 378).
Description. — 4. Taille petite ou moyenne. Antennes typiques, à
pectinations apicales variables suivant les espèces. Tibias antérieurs avec ou sans
épiphyse; tibias médians et postérieurs sans éperons (sauf rares exceptions :
éperons rudimentaires).
A l'aile antérieure (fig. 6), nombre de nervures variable, 11 le plus souvent,
rarement 12 : 1c (Cu 2) faiblement développée, distalement anastomosée avec 1b
Source : MNHN, Paris
12 J. BOURGOGNE
(A1), parfois nulle; pas de pseudoneuria; media simple divisant la cellule
discoïdale en deux parties presque égales ou peu différentes ; discocellulaires entre
5 (M 2) et 7 (R 5) en ligne très brisée formant dans la cellule un angle rentrant net.
A l'aile postérieure, 7 nervures, exceptionnellement 6; 8 (Sc) variable,
séparée de la cellule discoïdale dès la base avec nervure transverse (barre ») ou
assez courte anastomose, ou encore (rarement) complètement fusionnée au bord
antérieur de la cellule; en général, pas de pseudoneuria; media simple.
Sclérites prégénitaux : fig. 5. Huitième sternite composé d’un corps très
court par rapport à sa largeur et de deux longues apophyses ; huitième tergite
toujours petit, parfois nul. Phanères intersegmentaires sous forme d’aculei.
Armure génitale (fig, 7). — Caractéristique du genre, peu variable spécifique-
ment, Vinculum aussi large que long, à lobes latéraux non repliés en gouttière et
prolongé par un long saccus ; pulvilli présents ; pénis relativement gros, nettement
moins long que le reste de larmure génitale, avec renflement postérieur bien
marqué portant souvent une pointe dorsale et une pointe ventrale.
@. — Caractérisée par une réduction extrême des appendices, certaines
pattes parfois nulles.
Répartition géographique. — Très étendue : régions paléarctique et
orientale, Afrique (avec 15 espèces connues), Madagascar.
Une seule espèce actuellement connue à Madagascar : A. pauliani n. sp.
Acanthopsyche pauliani n. sp. (fig. 3)
Type. — Holotype : 1 d, avec son fourreau, Madagascar Centre,
Tananarive, éclos en VI-1954 (R. Paulian) (genitalia et pattes, prép. J. Bourgogne n°
2483) (MNHN).
Description. — Complétée par l'étude d’un second exemplaire g,(en
médiocre état), étiqueté : Madagascar, Nanisana (R. Decary) (paratype).
Fig. 3, Acanthopsyche pauliani n. sp.,
holotype, Tananarive (X 2).
4. — Envergure : 23 mm; longueur de l'aile antérieure (base-apex) :
11 mm. Coloration uniforme brun assez clair, apparemment du moins vu l’état
défectueux des ailes. Yeux très petits; indice oculaire e/d : 1,83 et 1,92.
Antennes longues de 5,3 mm, soit sensiblement la moitié de la longueur de
l'aile antérieure : dorsalement écaillées de brun luisant ; 34 articles. Pectinations
relativement courtes, les plus longues (vers le 8 article) mesurant 1/5 à 1/4 de la
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 13
longueur de l'antenne; pectinations de la région apicale de l'antenne courtes,
néanmoins toutes plus longues que l’article porteur, non soudées par paires, sauf
celles de la dernière paire (soudées seulement à leur base); article apical, chez
lholotype, en massue avec une dent latérale rudimentaire.
Tibias antérieurs avec épiphyse grêle (fig. 4), nettement moins longue que
chez la plupart des espèces du genre, soit 0,65 (holotype) et 0,40 (paratype) par
rapport au tibia. Pattes médianes un peu plus longues que les antérieures, les
fémurs et tibias étant beaucoup plus longs, bien que les tarses soient beaucoup
plus courts.
Êlo
PRES
Re
5
Fig. 4 et 5, Acanthopsyche pauliani n. sp. — 4, de gauche à droite, pattes antérieure, médiane
et postérieure. — 5, sclérites prégénitaux des urites 5 à 8.
Ailes couvertes d’écailles dressées, très étroites à extrémité pointue ou
portant 2-3 pointes très courtes. Antérieures (fig. 6) à 11 nervures ; 4et5(M2etM
3) connées ou courtement tigées ; 7 (R 5) connée ou courtement tigée avec 8 +9 (R
3 + R 4), celles-ci longuement tigées entre elles ; moitié postérieure de la cellule
discoïdale nettement plus longue que l’antérieure.
Ailes postérieures ayant la (A 2) longue; 4 et 5 (M 2 et M 3) connées ou
courtement tigées ; 6 (M 1) absente sauf sur une aile où elle est longuement tigée
avec 7 (R 5) ; une nervure transverse (« barre ») ou courte anastomose entre 8 (Sc) et
la cellule discoïdale.
Abdomen. Sclérites prégénitaux (fig. 5) et phanères intersegmentaires
{aculei) typiques du genre.
Armure génitale (fig. 7). — Tegumen caractéristique présentant à la fois une
paire d’épaulements e et une paire de lobes saillants /; vinculum normal mais
profondément échancré postérieurement par une zone membraneuse incolore ;
pulvilli bien individualisés; pénis à renflement postérieur portant une pointe
dorsale conique bien développée, la pointe ventrale étant remplacée par un
Source : MNHN, Paris
14 J. BOURGOGNE
TS
Fig. 6, Acanthopsyche pauliani
n. Sp., nervation.
Fig. 7, Acanthopsyche pauliani n. sp., armure génitale 3 et pénis. En haut à gauche, tegumen
isolé montrant les épaulements (e) et les lobes saillants (/).
bourrelet transversal peu saillant ; cornuti en fines aiguilles très nombreuses, de
l'ordre de 1000 à 2000.
9. — Elle m’est inconnue.
Distribution dans l’île. — MADAGASCAR CENTRE :
Tananarive (R. Paulian) ; Tananarive-Nanisana (R. Decar)).
DEN:
Fig. 8, Acanthopsyche pauliani n. sp., fourreau.
Biologie. — Les premiers états me sont inconnus. Fourreau de l’holotype
(Ag. 8) long de 25 mm sur 7 mm de diamètre maximal, revêtu de brindilles et de
feuilles (apparemment Graminées) disposées plus ou moins longitudinalement, les
unes appliquées sur le tube de soie, les autres divergentes.
Fourreaux trouvés çà et là par exemplaires isolés sur buissons bas d’espèces
indéterminées (R. Paulian in litt). D’après l'indice oculaire très élevé, le vol du d est
certainement diurne. L’holotype, obtenu d'élevage, est éclos en VI-1954;
l'autre d est de V-1917. L'espèce semblerait être de la saison fraîche.
Position systématique. — À. pauliani se place sans hésitation dans le genre
Acanthopsyche, dont il possède pratiquement tous les caractères. Parmi les espèces
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 15
africaines du genre — dont certaines ont un habitus et une coloration
semblables — pourrait être confondu, par son tegumen à épaulements, avec
l'espèce 4. emiliae Heylaerts ; mais celle-ci s’en sépare nettement, entre autres, par
les tibias antérieurs sans épiphyse, quelques détails de nervulation et un fourreau
différent, recouvert de grains de sable avec un petit nombre seulement de
brindilles végétales.
Oiketicus Guilding
Oiketicus L. Guilding, 1827 : 873 (espèce type du genre : Oiketicus hirbyi Guilding, 1827 : 874,
décrit des Antilles, désignée par l'auteur).
OEketicus A. Lefebvre, 1842 : 29. Emendation non nécessaire.
Octicus G.H.C. Burmeister, 1878 : 305. Emendation non nécessaire.
Description. — @. Taille relativement grande; corps robuste à abdomen
long, dépassant largement les ailes postérieures.
Antennes typiques. Tibias antérieurs presque toujours pourvus d'une
épiphyse; tibias médians et postérieurs avec un ou deux éperons terminaux
rudimentaires.
Ailes antérieures allongées, à apex généralement proéminent (fig. 9 et 12). 12
nervures: 1 b (A 1) émettant parfois 1 ou 2 pseudoneuria en direction du bord
interne ; 1 c (Cu 2) distalement anastomosée avec 1 b (A 1), parfois très réduite ; 7
(R3) connée ou tigée avec 8+9 (R3+R4); media bifurquée dans la cellule
discoïdale, qui est dissymétrique.
Ailes postérieures sensiblement triangulaires à bord externe variable,
quelquefois excavé. 8 nervures le plus souvent ; 1 c (Cu 2) généralement faible ; 4 et
5 (M2 et M 3) séparées et rapprochées, connées ou tigées : 8 (Sc) libre, avec nervure
transverse («barre») non loin de la base et fréquemment une autre transverse
partant de l'angle antérieur de la cellule discoïdale ou au delà ; souvent un ou deux
pseudoneuria ; media bifurquée dans la cellule.
Sclérites prégénitaux : fig. 11. Corps du huitième sternite au moins aussi
long que large, les apophyses bien développées et relativement larges. Phanères
intersegmentaires variables suivant les espèces.
Armure génitale (fig. 13). — Proportionnellement étroite (généralement trois
fois ou plus de trois fois plus longue que large) ; valves repliées sous le tegumen ;
vinculum à partie centrale nettement plus longue que large, lobes latéraux
variables ; saccus présent, étroit, de longueur spécifiquement très inégale, parfois
démesurée ; pulvilli généralement bien développés ; pénis de longueur variable, à
renflement postérieur ; antérieurement peu dilaté ou, au contraire, élargi en une
ampoule parfois très grosse.
Répartition géographique. — Très étendue : Amérique, régions orientale et
africano-malgache.
Sous-genre Paraoiketicus Davis
Paraoiketicus Donald R. Davis, 1964 : 103 (espèce type du genre : Oiketicus geyeri C. Berg, 1877 :
98, décrit de Patagonie, désignée par l'auteur).
Description. — d. Pattes antérieures à tarse plus long que le tibia et
premier tarsomère beaucoup plus long que le second ; épiphyse longue, atteignant
Source : MNHN, Paris
16 J. BOURGOGNE
ou dépassant l'extrémité distale du tibia. Pattes médianes à tarse sensiblement de
même longueur que le tibia. Pattes postérieures à fémur plus ou moins dilaté.
Ensemble de l’armure génitale relativement moins étroit que dans le sous-
genre nominatif; saccus bien moins long que le reste de l'armure; partie
antérieure du pénis non ou peu dilatée.
Répartition géographique. — Mexique, Amérique centrale et méridionale,
région malgache.
Oiketicus (Paraoiketicus) saclavus (P. Mabille) (fig. 9)
Œcticus saclavus P. Mabille, 1890 : 52
Psyche (?) Saclavus, Mab.; KirBy, 1892 : 516, n° 21
Oikcticus Saclavus, Mab.; KirBy, 1892 : 925, n° 8.
Oiketicus saclavus Mabille ; DALLA TORRE & STRAND, 1929 : 194.
Oëcticus sacalavus (sic) Mab.; GAEDE, 1929 : 483.
Oeccticus sacavus Mabille ; VIETTE, 1954 : 379 (citation de l'holotype).
Occetieus saclavus [P. Mabille]; iETTE & D.S. FLETCHER, 1968 : 393 (id).
Oùketious saclavus Mabille ; BOURGOGNE, 1977 : 82.
Oiketicus saclavus P. Mabille; BOURGOGNE, 1978 : 172.
Type. — Holotype: 1 ; Madagascar (sans autre précision) (genitalia, prép.
J. Bourgogne n° 252) (ex coll. L. et J. de Joannis, MNHN).
Description. — Basée sur l’holotype plus huit mâles de Madagascar et des
Comores.
4: — Envergure de l’holotype : 34-35 mm (et non 22 mm comme
Pindique la description originale, l'erreur ayant peut-être pour origine une
Fig. 9, Oikelicus saclavus
(P. Mabille) (grand. nat).
étiquette marquée «22» accompagnant lholotype, vraisemblablement simple
numéro d'ordre); longueur des ailes antérieures (base-apex) : 15 mm environ.
Autres exemplaires : envergure 40 à 44 mm, aile antérieure 19 à 21 mm.
Ensemble du 4 de coloration noire mate uniforme (sauf dessous des ailes
antérieures en partie éclairci).
Indice oculaire e/d : 0,92 à 1,05, indiquant une activité nocturne. Antennes
noires, courtes, mesurant le quart environ de la longueur de l'aile antérieure. 38 à
46 articles. Pectinations courtes, les plus longues (6e à 8 articles antennaires)
atteignant 1 à 1,3 mm de long, soit approximativement le tiers de la longueur de
l'antenne; les 14-16 dernières paires très courtes, dont les 8-10 dernières soudées
par paires, à aspect de simples dents.
Pattes (fig. 10) bien conformes à la description du sous-genre.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 17
Ailes antérieures étroites, triangulaires à bord externe très oblique et apex
aigu; postérieures à bord externe plus ou moins excavé (fig. 12) mais parfois
presque rectiligne, apex bien marqué. Aïles couvertes d’écailles très pigmentées,
plus ou moins ovales, relativement larges aux antérieures, bien moins aux
Fig. 10, Oiketicus saclavus (P. Mabille),
de gauche à droite, pattes antérieure,
médiane et postérieure.
2mm
Fig. 11, Oiketius saclavus (P. Mabille),
sclérites prégénitaux des urites 5 à 8.
postérieures. Zones de contact des ailes, de chaque côté, plus claires, grises : l’une
au dessous des antérieures entre lc (Cu 2) et le bord interne, s’étendant presque
jusqu’à l'angle interne ; l’autre (non visible sur un exemplaire étalé) sur le dessus
des postérieures le long de la côte ; ces zones formées d’écailles moins pigmentées,
très étroites, presque piliformes, qui, à l'aile antérieure, sont toutes orientées
parallèlement entre elles, pointant en direction de la côte.
Source : MNHN, Paris
18 J. BOURGOGNE
Nervation (fig. 12). À noter à l'aile antérieure : branches de la fourche basale
de 1b (A1) restant séparées, l'anastomose habituelle étant remplacée par une
courte nervure oblique ou perpendiculaire au bord interne; parfois un
pseudoneurion partant de 1b (A 1); 4 et 5 (M 2 et M 3) ainsi que 8 et9(R3 et R4)
tigées; cellule discoïdale particulièrement étroite, à angle antérieur saillant et
souvent aigu ; dans la cellule, branches de la media longuement parallèles entre
elles.
Ailes postérieures : 8 nervures ; parfois une nervure transverse entre 1betIc
(1 A+2 A et Cu 2); 2 à 5 (Cu Ib à M 2) très courtes, en raison de la forme de l’aile et
de la taille de la cellule discoïdale ; les nervures transverses reliant 8 (Sc) à la cellule
où à 7 (R) souvent incomplètes ; discocellulaires formant une ligne régulière sans
angle rentrant.
Abdomen. Sclérites prégénitaux (fig. 11). Huitième sternite relativement
long. Phanères des membranes intersegmentaires sous forme de grandes écailles
(longueur 0,08 à 0,12 mm) triangulaires à plusieurs pointes terminales longues et
fines; ces écailles nombreuses, se recouvrant et occupant tout le pourtour de
l'abdomen sur presque tous les intersegments.
TE
Smm
Fig. 12 et 13, Oiketicus saclavus (P. Mabille). — 12, nervation. — 13, armure génitale S et pénis.
Armure génitale (fig. 13). — Particularités : tegumen portant deux petites
proéminences postérieures arrondies, et prolongé antérieurement, de chaque côté,
par un long bras triangulaire effilé; bords latéraux du vinculum fortement
recourbés en gouttière et formant de chaque côté un large lobe en continuité avec
le bras correspondant du tegumen ; pulvilli très saillants ; pénis grêle, en forme de
cylindre recourbé avec renflement postérieur bien marqué ; cornuti très nombreux
(des milliers), triangulaires ou bifides, relativement larges.
9. — Elle m'est inconnue.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 19
Distribution. — Archipel des Comores : GRANDE COMORE, 4-5 km à l'E. de
Nioumbadjou, Bandalamadji, 640 m (P. Viette).
Moxäui, Bandamalé, 420 m (P. Griveaud); Fomboni, 10 m (P. Griveaud).
MADAGASCAR SAMBIRANO : 50 km au S. d’Ambanja, route nationale n°6,
massif du Manongarivo (4. Peyrieras).
MapaGascar CENTRE : env. d’Ambohimahasoa, canton de Tsarafidy, forêt
d’Ankafina (P. Griveaud).
Biologie. — Inconnue. Le fourreau de la figure 64 appartient vraisembla-
blement à cette espèce, mais sans certitude.
Imagos d récoltés en I et VIII, à Madagascar, ainsi qu’en III et IX, aux
Comores.
Répartition géographique. — Archipel des Comores et Madagascar.
Malgassopsyche n. gen.
Espèce type du genre : Malgasopsyche vietti n. sp. décrit de la baie d'Antongil.
Description. — d. Taille petite. Antennes typiques. Epiphyse tibiale
présente; tibias médians et postérieurs apparemment sans éperons.
Aile antérieure (fig. 15) à 12 nervures. Aïle postérieure à 8 nervures ; moitié
antérieure de la cellule discoïdale courte, moitié postérieure beaucoup plus
longue; 8 (Sc) libre sur toute sa longueur. Media simple aux quatre ailes.
Sclérites. du 8° segment abdominal (fig. 16) de forme spéciale, le sternite
surtout très caractéristique. Phanères intersegmentaires sous forme de grandes
écailles assez larges portant plusieurs dents très fines particulièrement longues, ces
écailles réparties tout autour de l'abdomen au moins sur les intersegments
postérieurs.
Armure génitale (fig. 17). — Elle est proportionnellement étroite. Vinculum
caractéristique, particulièrement long, rétréci vers son milieu, élargi dans sa moitié
antérieure en formant deux lobes latéraux à bords un peu recourbés
ventralement ; extrémité antérieure du vinculum triangulaire, terminée en une
pointe courte représentant le saccus. Pénis plus long que l’ensemble de larmure
(valves exclues), en cylindre grêle un peu recourbé et à extrémité postérieure
faiblement élargie.
Q. — Elle m'est inconnue.
Genre manifestement proche de Deborrea et surtout de Pseudometisa, mais s’en
séparant par tout une série de caractères morphologiques.
Une seule espèce m'est connue : M. viettei.
Malgassopsyche viettei n. sp. (fig. 14)
Source : MNHN, Paris
20 J. BOURGOGNE
Description. — S. Petite taille. Envergure : 15 mm; longueur de l'aile
antérieure (base-apex) : 7,5 mm. Entièrement noir. Indice oculaire ed : 0,6.
Antennes assez courtes, longues d’environ 3 mm, soit approximativement le tiers
de l'aile antérieure: dorsalement écaillées de blanc et bistre; 23 articles.
Pectinations les plus longues mesurant environ le tiers de la longueur totale de
l'antenne ; toutes les pectinations plus longues que l'article qui les porte, sauf les
deux paires apicales ; en outre, celles des quatre paires apicales soudées par paires.
Fig. 14, Malgassopsyche viettei n. sp. holotype,
Nosy Mangabe, baie d'Antongil (X 3).
Epiphyse tibiale longue; une mauvaise préparation (abus de colle) rend
incertain l'examen des pattes médianes et postérieures.
Ailes antérieures bien triangulaires à apex net, d’un noir profond, opaques
et un peu luisantes, leur région centrale portant en dessus des écailles fortement
Fig. 15 et 16, Malgassopsyche viettei n. sp. — 15, nervation. — 16, sclérites prégénitaux des
urites 5 à 8.
dressées subtriangulaires, terminées par quelques pointes courtes ; ailleurs, mêmes
écailles mais plus petites et appliquées sur la membrane alaire. Ailes postérieures à
écailles semblables mais plus étroites, mélangées d’écailles en lancette, toutes
appliquées.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 21
Nervation (fig 15). A l'aile antérieure, 1b (A 1) n’émettant pas de branche
latérale vers le bord interne ; 4 et 5 (M 2 et M 3) d’une part, 7 et 8 (R 4 et R 5) d’autre
part, tigées; 9 (R3) libre mais naissant très près de 7+8 (R4+ RS). À l'aile
postérieure, 4 et 5 (M 2 et M 3) courtement tigées, 7 (R) très éloignée de 6 (M 1) ; pas
de nervure transverse («barre ») visible entre la cellule discoïdale et 8 (Sc).
Sclérites prégénitaux (fig. 16) partiellement ou totalement divisés en deux
par une bande longitudinale claire, particularité existant chez quelques Psychidae
africains mais rarement aussi accentuée. Sternites des segments abdominaux
antérieurs au huitième à bras latéraux spécialement longs et fins.
Fig. 17, Malgassopsyche viettei n. sp., armure génitale S et pénis.
Armure génitale (fig. 17). — Tegumen caractéristique, sa partie postérieure en
triangle à sommet échancré. Valves dépassant largement l'extrémité postérieure du
tegumen ; sacculus ne portant que deux ou trois dents. Pulvilli bien développés
mais peu saillants, apparemment inermes, en réalité portant un revêtement
d’épines exceptionnellement courtes et peu nombreuses.
Femelle, premiers états et fourreau inconnus.
Distribution dans l’île. — Je n'ai vu que le seul exemplaire holotype.
Répartition géographique. — Madagascar.
Biologie. — Pratiquement inconnue. Le spécimen étudié a été récolté à la
lumière dans la pluvisilva côtière du Domaine de lEst.
Source : MNHN, Paris
22 J. BOURGOGNE
Pseudometisa Dierl
Pseudometisa W. Dierl, 1972 : 54 (espèce type du genre : Acanthopsyche (Metisa) alba Janse 1917 :
598, décrit du Zululand, désignée par l'auteur).
Description. — d. Taille moyenne ou assez grande. Antennes typiques, assez
courtes, mesurant le tiers environ de la longueur de l'aile antérieure, caractérisées par
une forte réduction, sur une assez grande longueur, des pectinations distales qui sont,
en outre, fusionnées par paires. Tibias antérieurs à épiphyse très longue; tibias
médians ou postérieurs inermes ou avec un éperon terminal rudimentaire.
Aile antérieure (fig. 20) à 12 nervures ; anastomose de 1b (A 1) assez longue; 1e
(Cu 2) anastomosée avec 1b (A 1) ou nulle; parfois un ou deux pseudoneuria ; 7 (R 5)
libre ou tigée avec 8 +9 (R 3 + R4); media bifurquée dans la cellule discoïdale, qui est
dissymétrique.
Ailes postérieures à 8 nervures ; 8 (Sc) située très près de la cellule et de 7 (R), libre
avec nervure transverse («barre ») ou plus ou moins longuement anastomosée avec le
bord antérieur de la cellule ; pas de pseudoneuria ; media simple ou bifurquée dans la
cellule.
Sclérites prégénitaux : fig. 21. Corps du huitième sternite au moins aussi long
que large et longueur des apophyses voisine de celle du corps du sternite ; huitième
tergite assez grand. Phanères intersegmentaires sous forme de larges écailles
relativement grandes (longueur 0,05 à 0,10 mm) terminées par plusieurs pointes
longues et fines.
Armure génitale (fig. 22). — Proportionnellement assez étroite, à tegumen simple,
postérieurement arrondi avec ou sans une courte échancrure; partie centrale du
vinculum subrectangulaire, plus longue que large ; bords latéraux du vinculum repliés
en gouttière profonde prolongée en un large lobe étalé un peu replié ventralement ;
saccus présent, modérément long ; sacculi des valves effilés distalement et portant de
une à trois dents terminales ; pulvilli bien marqués, saillants ; pénis aussi long ou plus
long que le reste de l'armure, en forme de cylindre grêle recourbé, ou un peu élargi
antérieurement, avec renflement postérieur.
Répartition géographique. — Afrique et Comores.
Une seule espèce, aux Comores : Ps. alba
Pseudometisa alba (Janse) (fig. 18)
Acanthopsyche (Metisa) alba A. J. T. Janse, 1917 : 598, pl. XLIU, fig. 4.
Metisa alba Janse ; BOURGOGNE, 1964 : 260, fig. 1 et 2.
Pseudometisa alba (Janse); DiErL, 1972 : 56, fig. 67-69.
Type. — Holotype : 1 d, Natal, Zululand, Nkwaleni, 10-1-1916 (4. J. T. Janse)
(genitalia et pattes, prép. J. Bourgogne n° 1823) (Transvaal Museum, Pretoria).
Description. — Basée sur l'holotype et une série d'exemplaires d'Afrique et des
Comores.
4. — Envergure : 28 à 35 mm, longueur de lPaile antérieure : 13,5 à 16,5 mm.
Les exemplaires comoriens dépassent nettement en envergure alaire la moyenne des
mâles africains.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 23
Corps robuste entièrement recouvert de longs poils blancs ou bruns (gris sur le
frais ?). Ailes antérieures allongées, relativement étroites ; les quatre ailes transparentes
incolores, étant dépourvues de phanères sauf à la base (poils) et sur les bords (étroite
frange d'écailles brunes).
Fig. 18, Pseudomutisa alba Janse (X 2).
Indice oculaire e/d variant de 0,64 à 0,84, plus faible que chez les mâles africains.
Antennes (fig. 19) brunes, un peu plus longues que le tiers de l'aile antérieure ; 38 à 44
articles ; pectinations courtes, les plus longues (vers le 8e article antennaire) mesurant le
quart environ de la longueur de l'antenne ; pectinations apicales réduites à de courtes
dents fusionnées par paires sur les 6 à 13 derniers articles, suivant les exemplaires.
Epiphyse tibiale longue ; tibias médians et postérieurs terminés chacun par un
éperon rudimentaire.
Fig. 19 et 20, Pseudometisa alba (Janse). — 19, partie distale de l'antenne montrant la
brièveté des pectinations apicales. — 20, nervation (holotype).
Nervation (fig. 20). Aile antérieure à 12 nervures ; 1c (Cu 2) souvent prolongée par
un pli vers la nervure 2 (Cu 1b); cellule discoïdale à partie antérieure très longue,
beaucoup plus que sa partie postérieure. Aile postérieure à 8 nervures ; 4 et 5 (M 2 et M
3) tigées ; 6 et 7 (M 1 et R) courtes, généralement séparées ; 8 (Sc) longuement fusionnée
Source : MNHN, Paris
24 J. BOURGOGNE
au bord antérieur de la cellule discoïdale, sa partie distale libre partant de l'angle de
cette dernière ; parfois 7 et 8 (R et Sc) fusionnées distalement, formant ainsi une petite
cellule triangulaire ; cellule discoïdale très grande et large, sa moitié antérieure aussi
longue ou un peu plus longue que la postérieure.
Fig. 21, Peudometisa alba (Janse), sclérites prégénitaux des urites 5 à 8.
Contrairement aux populations africaines qui présentent une grande variabilité
dans la nervation, principalement dans le secteur 6 - 8 (M 1 - Sc) de l'aile postérieure,
celle des Comores montre à cet égard une relative constance.
Sclérites prégénitaux : fig. 21. Huitième tergite de forme caractéristique, par suite
de son étranglement au voisinage des bras latéraux.
Armure génitale (fig 22). — Pénis aussi long ou un peu plus long que le reste de
larmure.
Q (fig 23). — Connue par la description d’un exemplaire du Natal (Hardenberg
1919 : 169). Longueur : 20 mm; cylindro-conique, brusquement rétrécie postérieure-
ment. Partie antérieure fortement recourbée ventralement au niveau du mésothorax,
formant une bosse proéminente. Tête petite, cachée sous le prothorax, dont les
stigmates sont en saillie; une arête dorsale sur le métathorax. Pattes présentes,
relativement bien développées quoique petites, distinctement articulées et pourvues de
griffes. Parties molles de coloration jaune vert pâle, assombrie de brun dans la partie
antérieure de l'abdomen ; anneau postérieur de poils des urites 7 et 8 jaune maïs.
Premiers états. — Chenille et chrysalides décrites et figurées minutieusement
par Hardenberg (1919 : 162 à 168). Chenille au dernier stade (fig. 24) longue de 18 (S )à
25 mm (©), de coloration apparemment peu caractéristique : tête et sclérites
thoraciques brunâtre clair à dessins bruns; parties molles gris brun clair.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 25
Fig. 29, Pseudometisa alba (Janse), armure génitale 3 et pénis.
Fig. 23 à 25, Pseudometisa alba Janse. — 23, tête, thorax et 1er urite de la femelle. — 24, tête
de la chenille au dernier stade. — 23 et 24 Afrique méridionale (d’après C. B. Hardenberg). — 25,
fourreau, Cucumbi, Angola.
Source : MNHN, Paris
26 J. BOURGOGNE
Distribution aux Comores. — GRANDE CoMoRE : Moroni (Male. — 4/5 km à
PE. de Nioumbadjou, Bandalamadji, 640 m (P. Victte).
Mouëui : Fomboni, 10 m (P. Griveaud). — Djouma-Dougna (Pupien). — Sans
localité précise (4. Robinson).
MAYOTTE : Kavani-M’Sapéré, 15/25 m (P. Dubernet). — Sans localité précise (4.
Robinson).
Biologie. — Fourreau (fig. 25) fusiforme ou piriforme couvert d'assez
grosses tiges de plantes fixées par leur milieu et disposées transversalement,
l'ensemble, souvent plus ou moins à quatre pans, étant recouvert extérieurement
— au moins à partir d’un certain stade larvaire — d’un tissu de soie serré blanc,
brunâtre ou rougeâtre, qui ne laisse deviner que les extrémités des tiges.
Dimensions du fourreau nymphal : d, 28-40 mm sur 10-13 mm de diamètre; @,
30-50 mm sur 20 mm.
Plantes nourricières inconnues aux Comores. En Afrique du Sud, deux
espèces d’Acacia, dont 4. mollissima, Stigmaphyllon ciliatum (Malpighiacées) ; en élevage,
les chenilles refusent tout changement de nourriture. Dans le reste de l'Afrique :
Cupressus macrocarpa, Pinus insignis. Chenilles parfois abondantes au Cameroun sur
Leucoena glauca Légumineuse utilisée comme ombrage protecteur dans les
plantations de Caféier; après destruction partielle des Leucoena les chenilles se
répandent sur les plants de Caféier où elles commettent de gros dégâts (voir
Bourgogne 1964 a : 262).
L'imago d, au vol rapide, est nocturne et se prend à la lumière. Aux
Comores, l'espèce a été observée en II, IT et de VIII à XI.
Deborrea Heylaerts
Deborrea F.J.-M. Heylaerts, 1884 : XXXVII (espèce type du genre : Deborrea malgassa Heylaerts
1884, décrit de Madagascar, seule espèce citée).
Erispteyx G. H. Kenrick, 1914 : 590 (espèce type du genre : Erioptenx funebris Kenrick 1914,
décrit de Madagascar, seule espèce citée). N. syn.
Description. — Voisin du genre Pseudometisa Dierl. . Taille moyenne ou
grande. Indice oculaire — sauf une seule exception, d’ailleurs à vérifier — toujours
compris entre 0,50 et 1,00. Antennes typiques ; pectinations apicales moins réduites
que chez Pseudomutisa, séparées entre elles, sauf parfois celles de la dernière paire.
Tibias des pattes antérieures toujours pourvus — sauf chez Deborrea
griveaudi — d’une longue épiphyse; tibias médians et postérieurs portant 1 ou 2
éperons terminaux réduits, parfois nuls.
Ailes antérieures relativement larges (fig. 26, 27 et 29). 12 nervures;
anastomose de 1b (A 1) relativement courte : 1c (Cu 2) très faible, anastomosée ou
non avec Ib (A1); en général, pas de pseudoneuria; media bifurquée dans la
cellule, celle-ci peu dissymétrique ; trajet des discocellulaires entre 4 +5 et T(R5et
M2+M3) en ligne peu brisée, parfois presque rectiligne.
Ailes postérieures à 8 nervures ; 8 (Sc) le plus souvent éloignée de la cellule
discoïdale, avec nervure transverse («barre ») ; généralement 1 ou 2 pseudoneuria ;
media bifurquée dans la cellule.
Sclérites prégénitaux : fig. 30. Apophyses du 8e sternite généralement plus
longues que la partie centrale (corps) du sternite ; 8€ tergite toujours présent, en
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 27
forme de T. Régions intersegmentaires de l'abdomen recouvertes de très
nombreuses écailles plus ou moins larges, à dents longues et fines, réparties tout
autour de l'abdomen au moins sur les deux intersegments postérieurs (7-8 et 8-9).
Armure génitale (fig. 31). — Partie centrale du vinculum plus longue que large,
subrectangulaire ou à bords latéraux concaves; lobes latéraux du vinculum
fortement repliés ventralement ; saccus présent, assez large ; extrémité distale du
sacculus des valves portant, outre les épines habituelles, une arête saillante
subventrale souvent anguleuse, caractéristique du genre (fig. 31 et 41) ; pulvilli bien
développés, saillants, séparés chacun de la valve voisine par un creux bien
marqué ; pénis comme dans le genre Pseudometisa, grêle, un peu plus court que
lensemble de l’armure, à élargissement postérieur faible ou nul.
Fourreaux connus sensiblement comme celui de Pseudometisa alba, revêtus de
nombreux fragments de tiges végétales disposés transversalement; fourreau
nymphal enveloppé en outre d’un voile soyeux plus ou moins épais.
Vol des mâles nocturne (sauf unique exception).
Par suite de découvertes récentes, le genre Deborrea, qui ne comportait que
trois espèces malgaches, vient de s'enrichir de trois autres unités spécifiques,
l'ensemble, relativement très homogène, pouvant être considéré comme
endémique de Madagascar ; en effet, la seule Psychide étrangère à la Grande Ile qui
ait été décrite comme Deborrea, D. fébrettina Bourgogne, d'Afrique du Sud, diverge
morphologiquement des six espèces malgaches par tout une série de particularités
qui justifient son isolement récent dans un genre nouveau (Bourgogne 1982).
Les descriptions qui suivent commencent par celle de D. malgassa, l'espèce
type du genre, la seule qui soit bien connue; les cinq autres seront décrites par
comparaison avec elle. On doit cependant préciser que l’ordre systématique à
adopter, comme le plus conforme aux affinités morphologiques entre espèces, est
le suivant : D. humberti, D. malgassa, D. soyrigi D. cambouei, D. griveaudi, D. robinsoni.
Répartition géographique. — Madagascar.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
1. Envergure grande, le plus souvent 32 à 43 mm. Pigmentation des
ailes variable. Apophyses du 8e sternite abdominal généralement
larges (fig. 30). Bords latéraux du vinculum concaves (fig. 41) .... d)
— Envergure faible, 19 à 31 mm, le plus souvent 23 à 30 mm. Ailes
toujours sombres, gris ou brun foncé, ou noires. Apophyses du 8°
sternite abdominal grèles (fig. 46). Vinculum variable ........... 3
2. Ailes antérieures très sombres, gris ou brun foncé, ou noires .... D. malgassa
— Dessus des ailes plus ou moins clair, gris clair, bistre ou blanc nacré
avec la base des antérieures et les nervures foncées; dessous plus
sombre avec ou sans taches claires. Tegumen assez régulièrement
arrondi, replis ventraux sans dents (fig. 31) ................ D. malgassa
— Les deux faces des ailes semblables, blanc crème avec la base des
antérieures souvent assombrie. Tegumen, plus ou moins anguleux,
souvent nettement échancré, replis ventraux portant chacun une
petite dent pointue (fig. 41) ............................... D. humberti
Source : MNHN, Paris
28 J. BOURGOGNE
3. Envergure assez faible, 23 à 31 mm, le plus souvent 28 ou 29 mm.
Ailes antérieures relativement longues. Epiphyse tibiale présente,
longue. Apophyses du 8 sternite abdominal divergentes (fig. 46).
Bords latéraux du vinculum concaves. Pulvilli relativement grands
(ON 4
_— Envergure plus faible, 18 à 27 mm, le plus souvent 23 ou 24 mm.
Ailes antérieures relativement courtes. Epiphyse tibiale présente ou
absente. Apophyses du 8 sternite abdominal parallèles entre elles (fig.
57-6). Bords latéraux du vinculum presque rectilignes, parallèles
entre eux (fig. 57-3). Pulvilli plus petits (57-3) 5
4. Ailes antérieures proportionnellement larges. Antennes légèrement
plus longues que la demi-longueur de l'aile antérieure. Tegumen
assez régulièrement arrondi, replis ventraux portant une tache foncée
(AE AT) RARE Re ù D. seyrigi
— Ailes antérieures proportionnellement étroites. Antennes nettement
plus courtes que la demi-longueur de l'aile antérieure. Tegumen
progressivement rétréci d’avant en arrière, replis ventraux sans tache
foncée (fig. 53) D. cambouei
5. Ailes antérieures arrondies à apex peu marqué. Epiphyse tibiale très
variable, grêle, plus ou moins courte, ou nulle. Tegumen assez
variable, souvent bien caractéristique (fig. 57-3 et 4) D. griveaudi
— Ailes antérieures à angle apical net. Epiphyse tibiale présente, longue.
Tegumen seulement un peu anguleux (fig. 63) ............ D. robinsoni
Deborrea malgassa Heylaerts (fig. 26 et 27)
(nom malgache : fangalabola)
Deborrea Malgassa F.-J.-M. Heylaerts, 1884 : XXXVII.
Deborrea Malgassa, Heyl.; KIRBY, 1892 : 508, n° 1.
Deborrea malgassa, Heylaerts; Ch. OserTHÜR, 1909 : 408, pl. XXI, fig. 90.
Deborrea malgassa, Heylaerts; Ch. OsErrHÜR, 1922 : 98, pl. B.
Deborrea malgassa (Heylaerts); FRaPPA, 1925 : 6
Deborrea malgassa Heylaerts; DALLA TORRE & STRAND, 1929 : 130.
Deborrea malgassa Heyl.; GAEDE, 1929 : 485, pl. 72; rangée h.
Deborrea malgassa Heylaerts ; FraPrA, 1931 : 131, fig. 6.
Deborrea Malagassa (sic) Heylarte (sic); Frarra, 1938 a : 28, 29 et 31.
Deborrea malagassa (sic); FRArrA, 1938 b : 40.
Debarrea malagassa (sic); DECARY, 1950 : 157.
Deborrea malagassa (sic) Heyl.; R. PAULIAN, [1951] a : 88, fig. 162.
Deborrea malagassa (sic) Heyl.; R. PAULIAN, 1951 b : 71, pl. XXX.
Deborrea malgassa Heyl.; HEDDERGOTT & WEIDNER, 1953 : 24.
Deborrea malgassa Heylaerts; R. PAULIAN & VIETTE, [1956] : 147, fig. 5.
Deborrea malagassa (sic) Heyl.; CARESCHE & BRENIÈRE, 1961 : 9.
Deborrea malgassa Heyl.; BOURGOGNE, 1964 : 86, fig. 5, 7, 9, 10 et 12.
Deborrea malagassa (sic) Heyl.; BRENIÈRE & Duois, [1965] : 60.
Deborrea malgassa ; BOURGOGNE, 1966 : 217.
Deborrea malgassa Heylaerts ; RANDRIAMAMONJY, 1967 : 191, fig. 1 à 22.
Deborrea malgassa Heylaerts; DiErL, 1972 : 48, fig. 58, 60.
Psyche Joannisit P. Mabille, 1888 : LXVII.
Psyche (?) Joannisi, Mab.; KirBy, 1892 : 515, n° 10.
Psyche Joannisit Mabille; DALLA TORRE & STRAND, 1929 : 115.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 29
2 Psyche joannisit Mab. ; GAEDE, 1929 : 486 (la figure de la planche 72, rangée i, représente une
autre espèce).
Poche joannisi Mab.; DECARY, 1931 : 280.
Psche joannisit Mab.; ViETTE, 1954 : 379 (désignation du lectotype).
Psyche Joannisii Mabille; R. PAULIAN & VIETTE, [1956] : 147 (un nouveau synonyme de
Deborrea malgassa Heylaerts).
Psyche joannisii [P. Mabille]; VIETTE & D. S. FLETCHER, 1968 : 393 (citation du lectotype).
Psyche joannisii Mabille; DiErL, 1972 : 48 (synonyme de Deborrea malgassa).
Deborrea malgassa-argentacea Ch. Oberthür, 1909 : 408, pl. XXI, fig. 91.
Deborrea Malgassa variété Argentacea, Obthr; Ch. OErTHÜR, 1922 : 93, pl. B.
Deborrea malgassa forme argentacea Oberth.; GAEDE, 1929 : 485.
Eriopteryx fnebris G. H. Kenrick, 1914 : 590, pl. XXXII, fig. 20 — N. syn.
Types. — malgassa F.-J-M. Heylaerts. LECTOTYPE : 1 d': «Habitat :
Insula Madagascar. $ in Museo Staudinger» (ex coll. Staudinger, MNHU).
Présente désignation. Examiné.
Le spécimen conservé au Muséum Royal de Leyde, examiné et cité par W.
Dierl (L «), ne saurait être considéré comme l’holotype.
26
Fig. 26 et 27, Deborrea malgassa Heylaerts. — 26, morphe sombre (grand. nat). — 27,
morphe claire (grand. nat).
joannisii P. Mabille. Lectotype : 1 d, Madagascar (sans autre précision) (ex
coll. L. & J. de Joannis, MNHN). Désigné par P. Viette (1954). Examiné.
argentacea Ch. Oberthür. LECTOTYPE : 1 d, Madagascar Centre, [province
de l] Imerina (ex coll. Ch. Oberthür, BMNH). Présente désignation. Non examiné.
funebris G. H. Kenrick. LECTOTYPE : 1 4, (Central Madagascar, 2 500 ft,
Jan-Mar. 1911» (E B. Pratt) [Madagascar Est, environs de Périnet, forêt
d’Analamazaotra] (ex coll. G. H. Kenrick BMNH). Présente désignation.
Examiné.
Description. — Basée sur une importante série de mâles, de provenance
très variée, ainsi que sur plusieurs femelles, chenilles et fourreaux conservés au
MNEN.
&. — Taille relativement grande, envergure : 27 à 43 mm (32 à 36 le plus
souvent); longueur de l'aile antérieure : 12,5 à 21 mm.
Corps robuste, velu. Coloration du corps et des ailes variable individuelle-
ment, allant du blanc ou blanchâtre au brun noir très foncé (peut-être noir sur le
frais ?), avec des teintes intermédiaires. Le nom d’argentacea Ch. Oberthür donné
aux morphes claires ne peut être maintenu, le lectotype de D. malgassa étant un
exemplaire clair; si l'une des deux morphes extrêmes devait être nommée, ce
serait alors la morphe sombre (joannisi P. Mabille).
Source : MNHN, Paris
30 J. BOURGOGNE
Indice oculaire e/d variant de 0,52 à 0,75 ; moyenne de 20 exemplaires : 0,63.
Antennes brunes; longueur un peu inférieure à la demi-longueur de Paile
antérieure; 39 à 47 articles. Pectinations courtes, les plus longues (vers le 15°
article) valant le quart de la longueur de l'antenne ou un peu plus; toutes
cylindriques et séparées entre elles, y compris les pectinations apicales (à
l'exception de la toute dernière paire) qui sont toutes plus longues que l'article
porteur.
rs
Fig. 28, Deborrea malgassa Heylaerts, de gauche à droite, pattes antérieure, médiane et
postérieure.
Fig. 29, Deborrea malgassa Heylaerts, nervation. À droite, variations dans la région du bord
antérieur de la cellule discoïdale et des nervures 7 et 8 (Sc et R), à l'aile postérieure.
Pattes antérieures à longue épiphyse (fig. 28) ; indice tibial 0,78 à 0,83 ; tibias
médians et postérieurs portant chacun un ou deux éperons terminaux
rudimentaires.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 31
Aïles. La morphe sombre ayant l'aile antérieure, dessus et dessous, divisée
en deux régions : 1°, une aire proximale très foncée, densément recouverte
d’écailles fortement dressées, les unes en lancette plus ou moins étroite, les autres
plus larges et à 2 ou 3 pointes courtes ; 2°, une aire distale moins sombre, séparée
de la première selon une limite sinueuse irrégulière, couverte d’écailles plus petites
Fig. 30, Deborrea malgassa Heylaerts, sclérites prégénitaux des urites 5 à 8.
appliquées sur la membrane alaire ou peu dressées. La distinction entre ces deux
aires n’étant bien visible que sur un exemplaire intact. Coloration de l'aile
postérieure presque uniforme, brun foncé, à écailles comme à l'aile antérieure
mais plus étroites.
Les morphes claires portant le même type d’écaillure sur les ailes et dont la
coloration varie du blanc nacré au brun clair ou bistre (exemplaires de collection) ;
la pigmentation sombre souvent limitée, en dessus, à l'aire proximale de l'aile
antérieure et aux nervures des deux ailes; en dessous, la pigmentation
généralement plus étendue que sur le dessus, formant des taches variables
individuellement.
Nervation (fig. 29). A l'aile antérieure, 1c (Cu 2) non anastomosée à 1b (A 1);
pas de pseudoneuria. A l’aile postérieure, base de 2 (Cu 1 b) formant avec le bord
postérieur de la cellule un angle souvent très aigu ; 4 et 5 (M 2 et M 3) séparées, plus
rarement connées ou très courtement tigées ; 7 (R) plus ou moins séparée de 8 (Sc) ;
rapports entre 8 (Sc) et bord antérieur de la cellule très variables (fig. 29); partie
proximale de ce dernier souvent peu ou pas visible, du moins sur la face ventrale
de laile; «barre» présente ou absente; souvent, une nervure transverse
surnuméraire entre 8 (Sc) et l'angle antérieur de la cellule; un ou deux
pseudoneuria.
Source : MNHN, Paris
32 J. BOURGOGNE
Sclérites prégénitaux (fig. 30) Apophyses du 8e sternite abdominal
relativement larges, divergentes.
Armure génitale (fig. 31). — Tegumen régulièrement arrondi ou à angles peu
marqués; échancrure médiane postérieure faible ou nulle; replis en gouttière
dépourvus de pointes et de taches pigmentaires ; vinculum étranglé en son milieu
par suite de la concavité de ses bords latéraux; valves séparées du pulvillus
correspondant par un creux profond, les pulvilli paraissent ainsi fortement
saillants.
Fig. 31, Deborrea malgassa Heylaerts, armure génitale $ et pénis. A droite, extrémité grossie
du sacculus de la valve gauche; la flèche indique l'arête anguleuse caractéristique du genre
Deborrea.
Q. — Voisine de celle de Deborea humberti (fig. 42). Dimensions
approximatives : 18-22 mm sur 7-9 mm de diamètre maximal. Tête petite, antennes
représentées par deux pointes minuscules, trompe réduite à un très petit mamelon
ou nulle. Tête et segments thoraciques en partie soudés entre eux. Prothorax
prolongé antérieurement en une pointe médio-dorsale courte surplombant la tête ;
stigmates prothoraciques s’ouvrant au sommet d’une forte éminence. Mésothorax
très développé formant une bosse proéminente. Pattes (fig. 35) très petites, formées
de trois articles plus ou moins distincts, le dernier allongé, conique, terminé par
une griffe ou une simple pointe obtuse. Anneau de poils postérieur d’un jaune
bistre.
Armure génitale (fig. 32). — Elle comporte essentiellement un 9e segment
abdominal sclérifié et un 10° segment membraneux, portant respectivement les
apophyses antérieures et postérieures. Les ovaires renferment en moyenne 600
œufs.
Chenille. — Ornementation variable individuellement. Au dernier stade,
tête (fig. 33) jaunâtre ou brun clair parsemé de taches noires en nombre et
disposition variables, la figure n'étant qu'un cas individuel. Prothorax blanc
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 33
jaunâtre avec une ligne médio-dorsale blanche et des mouchetures noires, assez
nombreuses et très petites dans la région dorsale. Méso- et métathorax présentant
un dessin différent, comportant, de chaque côté, une succession de quatre bandes
irrégulières alternativement blanchâtres et noires, variables suivant les exemplaires.
Ecusson anal brun foncé plus ou moins moucheté de noir. Longueur totale : 30
mm environ.
Fig. 32 à 35, Deborrea malgassa Heylaerts. — 32, extrémité postérieure de la femelle, vue
ventrale, un peu de trois-quarts; les (apophyses antérieures et postérieures» visibles par
transparence. — 33, tête de la chenille, de face, d'après R. Randriamamonjy. — 34, fourreau du
mâle, après l'éclosion du papillon, l'exuvie nymphale en partie sortie au dehors. — 35, patte de la
femelle très grossie.
Distribution dans l’île (fig. 36). — MaDaGascar NORD : 50 km au S.-E. de
Diégo-Suarez, forêt d’Analamerana, 80 m (P. Vietté).
MADAGASCAR SAMBIRANO : Massif du Tsaratanana, matsabory en dessous de
l'Andohanisambirano, 1900 m [2050 m] (P. Soga).
MapaGascaR Esr : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12,
Beondroka, 1 200 m (P. Soga). — Env. de Moramanga, nouvelle route de Beparasy,
km 25, 800 m, (P. Vietté). — Périnet, forêt côte Est (4. Soyrig). — Env. de Périnet,
forêt d’Analamazaotra (F. B. Pratt), 910 m (P. Viette) ; concession Izouard, 1 025 m (P.
Viette et P. Griveaud). — Région d’Ifanadiana, env. de Ranomafana, 700 m (P.
Viette. — Chemin de fer Fianarantsoa - Côte-Est, Ankarampotsy (R. Catala). — S.
de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m (P. Viette et P. Griveaud). — Env. de
Fort-Dauphin, Sakavondro, 40 m (P. Griveaud).
MapaGascar CENTRE : Mahatsinjo, près de Tananarive (ex coll. L. et J. de
Joannis). — Tananarive (ibid, G. Waterbt, P. et J. Minet), Andohalo (R. Decar)),
Ambohipotsy, (R. Decary); env. de Tananarive (G. Waterlot), parc de Tsimbazaza,
1200 m (2 Viet, 1310 m (P Griveaud) — [Province de l] Imerina
(Camboud. — «Le Joly », 15 km env. à l'E. de Tananarive sur la route de Tamatave
(P. Dubief. — La Mandraka (8. Turlin), 1 200 m (P. Viette. — E. du lac de Mantasoa,
forêts d'Ambohiboatavo, 1340 m (P. Griveaud et A. Peyrieras) et d’Andrangoloaka,
Source : MNHN, Paris
34 J. BOURGOGNE
1 389 m (P. Griveaud). — Massif de l'Ankaratra, Manjakatompo, forêt d’Ambahona,
1 700 m (P. Griveaud), 1 850 m (P. Viette) ; forêt d'Antarivady (Ambitsika), 2 130 m (P.
Viette et P. Griveaud, B. Turlin). — Pays Betsileo, route du Sud, km 302 [295], forêt
à = cout
# i D A
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a
0,
ones
Fig. 36, localités connues de Deborrea malgassa.
d'Ambatofitorahana, 1600 m (P. Viette) — Env. d’Ambohimahasoa, canton de
Tsarafidy, forêt de Sahafohy, 1 320 m (P. Soga) ; forêt d’Ankafina, 1 450 m (P. Viette, P.
Griveaud). — Fianarantsoa (4. Seyrig J. Nicat). — Massif de l'Andringitra, Ouest du
Vohidray, Ambalamarovandana, 1530 m (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 35
MADAGASCAR OUEST : Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m (P. Griveaud). —
Route nationale 7, 64 km à l'E. de Tuléar, forêt d’Andranovory, 500 m (P. Griveaud et
Ratovoson).
MADAGASCAR SUD : Ambovombe, Amboasary, 220 m (P. Griveaud).
Biologie. — Deborrea malgassa est, avec Pseudometisa alba, une des deux seules
espèces malgaches dont la biologie ait été étudiée.
Fourreau (fig. 34) ovoïde allongé ou cylindro-conique, long de 40 à 45 mm le
plus souvent, mais pouvant atteindre 55 mm de long sur un diamètre de 22 mm;
revêtu de débris végétaux variés, les uns plats (fragments d’écorces, folioles
d’Acacia....), les autres, souvent plus nombreux, constitués par des tiges végétales
coupées disposées transversalement. Fourreau nymphal revêtu extérieurement
d’un mince voile de soie grisâtre.
Dès l’éclosion, les jeunes chenilles utilisent les matériaux du fourreau
maternel pour construire leurs petits fourreaux; trois jours plus tard elles
commencent déjà à les recouvrir d’autres matériaux tels que les folioles d’Acacia et,
peu après, de fragments de tiges végétales qu’elles y disposent transversalement ;
elles utilisent parfois, au lieu de tiges, des nervures de feuilles après en avoir mangé
le limbe.
Bien que les Acacias (vulgairement Mimosas) aient leur préférence, les larves
de D. malgassa sont très polyphages, comme le montre la liste des végétaux cités
comme plantes nourricières : «Mimosa à tanin », Acacia dealbata, arbres fruitiers
(Prunier, Amandier,…), Hibiscus tiliaceus Chène d'Australie (Grevillea robusta),
Dombeya, Goyavier (Psidium pomiforme), Eucalyptus, Conifères (Cupressus lusitanicus,
Pinus patula),… On les trouve fréquemment réunies en grand nombre sur un même
arbre.
Le cycle complet du développement dure un an, et le nombre de stades
larvaires semble atteindre 7 ou 8.
Aux derniers stades, l’intérieur du fourreau est tapissé d’un épais tissu de
soie, imperméable à l’eau, généralement coloré en rougeâtre par une matière
pulvérulente brun rouge incorporée au tissu soyeux (produit d’excrétion ?); cette
matière, insoluble dans l’eau et l'alcool, est attaquée par une solution chaude de
potasse. Ce tissu interne, épais, se raccordera sans interruption avec le mince voile
externe qui sera tissé peu avant la fixation définitive du fourreau. Celle-ci se fait à
l’aide d’un faisceau de soie partant d’un point situé au bord de l’orifice basal et
entourant complètement le rameau choisi comme support. Les deux orifices sont
alors clos de soie formant une sorte d’épais bourrelet; l’orifice apical ou orifice
d’éclosion n’est pas prolongé par un long tube soyeux, comme on l'observe chez
d’autres Deborrea.
La durée de la nymphose du mâle est d’une quinzaine de jours.
Le mâle, au vol nocturne, vit quatre jours en moyenne. La femelle, après
l'accouplement, dépose ses œufs dans l’exuvie nymphale, qu’elle semble toujours
quitter complètement, mais sans sortir du fourreau.
Des observations ont montré que le développement lervaire a besoin d’un
certain degré d'humidité ; cela pourrait expliquer la répartition dans l'île de cette
espèce, qui paraît, au moins partiellement, être remplacée dans les régions sèches
par d’autres Deborrea, D. humberti notamment.
Source : MNHN, Paris
36 J. BOURGOGNE
Les imagos (captures des mâles à la lumière) peuvent être observés presque
toute l'année, mais le plus grand nombre apparaît de novembre (XI) à avril (IV).
Cette espèce provoque à l'état larvaire, sur certains végétaux, arbres
principalement, des dégâts plus ou moins sérieux, parfois considérables, allant
jusqu’à la mort du végétal (Chênes d'Australie, par exemple); ces dégâts sont
heureusement toujours localisés. On lutte contre ces chenilles au moyen
d'insecticides, mais le seul qui paraisse efficace est lhexachlorocyclohexane.
La pullulation de D. malgassa est heureusement limitée par l'existence de
plusieurs parasites ou prédateurs naturels : Tachinides (Exorista sorbillans Wied.),
Drosophiles (Cnptochaelum grandicois Rond.) Asilides, Ichneumonides (Pimpla
maculiscaposus Seyrig), Braconides, Chalcidides. Les fourreaux occupés abritent
souvent des commensaux, tels que des chenilles de Microlépidoptères et un
Coléoptère (Monanus concinnulus Walk). D'autre part, entre autres Vertébrés
prédateurs probables, un Oiseau de la famille des Coracidae, Leptosomus discolor
Herman, a été cité (Frappa 1938 a : 30) comme faisant (une guerre acharnée » à
cette Psychide.
Les chenilles et chrysalides de D. malgassa sont consommées en grande
quantité par les habitants. Elles sont vendues, bouillies, sur le marché de
Tananarive.
Deborrea humberti n. sp. (fig. 37)
Type. — Holotype : 1 4. Madagascar Ouest, Port-Bergé, 25-VII-1976 (P.
Dubie) (patte postérieure, prép. J. Bourgogne n° 2527) (MNHN).
Espèce remarquable par la taille exception
nelle du fourreau de la femelle.
Fig. 37, Deborrea humberti n. sp. (grand. nat).
Fig. 38, Deborrea humberti n. sp., fourreau de la femelle
(grand. nat).
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 37
Description. — Basée sur 23 mâles et plusieurs femelles et fourreaux
conservés au MNHN.
8. — Grande taille, égale ou légèrement supérieure à celle des grands
exemplaires de Deborrea malgassa. Envergure : 37 à 45 mm; longueur de l'aile
antérieure : 18 à 21,5 mm.
Diffère de D. malgassa par les points suivants :
Ensemble de la coloration d’un blanc crème, les ailes antérieures plus ou
moins rembrunies dans leurs 2/3 proximaux. Antennes plus longues que chez D.
malgassa tant en valeur absolue que par rapport aux ailes, atteignant ou dépassant
nettement la demi-longueur de l’aile antérieure ; nombre d'articles plus élevé, 47 à
62, la plupart des antennes en ayant entre 49 et 54 (chez D. malgassa : 39 à 46);
pectinations très rapprochées entre elles.
Tarse des pattes postérieures proportionnellement bien plus court (fig. 39) :
longueur par rapport au tibia 0,45 à 0,52 (chez D. malgassa : 0,59 à 0,73).
Aïle antérieure comportant en dessus les deux mêmes régions que D.
malgassa : aire proximale brune plus ou moins foncée, parfois à peine plus sombre
que l'aire distale, qui est d’un blanc crème un peu luisant mais bien distinct du
blanc nacré brillant de la morphe claire de D. malgassa ; dessous moins largement
pigmenté que chez ce dernier, la teinte sombre de l'aile antérieure ne descendant
pas en dessous de la cellule discoïdale ou de la nervure 1c (Cu 2). Aile postérieure
blanc crème sur ses deux faces.
Fig. 39 et 40, Deborrea humberti n. sp. — 39, pate postérieure du mâle. — 40, patte
médiane de la femelle, très grossie.
Apophyses du 8 sternite abdominal variables mais généralement larges.
Armure génitale (fig. 41). — Tegumen caractéristique : contour anguleux,
échancrure postérieure généralement bien marquée à bords parfois saillants, replis
en gouttière émettant chacun une petite dent pointue (voir flèche); sacculus
Source : MNHN, Paris
38 J. BOURGOGNE
souvent brusquement rétréci peu avant son extrémité distale ; pulvillus en général
légèrement moins saillant que chez D. malgassa et un peu enroulé sur lui-même.
Tous ces caractères, d’ailleurs, assez variables d’un exemplaire à l’autre.
Reste de la morphologie comme chez D. malgassa.
L'examen du tegumen en place permet souvent, sans préparation, de
reconnaître cette espèce.
Fig. 41, Deborrea humberti n. sp., armure génitale d et pénis, la flèche indiquant la dent du
tegumen, caractéristique de l'espèce. A droite, extrémité grossie du sacculus de la valve droite ;
sous l’épine terminale de gauche, remarquer l'arête anguleuse caractéristique du genre.
Fig. 42, Deborrea humberti n. sp., femelle, de profil (exemplaire conservé en alcool).
Remarquer les œufs ainsi que l'intestin moyen (bande longitudinale sombre, à droite), visibles par
transparence.
9 (fig. 42). — Taille grande à très grande pour une Psychide : avant la
ponte, 25 à 35 mm de long sur 8 à 11 mm de diamètre.
Morphologiquement, paraît différer de la femelle de D. malgassa par la
pointe antérieure du prothorax à peine saillante ou nulle et par les pattes (fig. 40)
également très petites, comportant une base membraneuse suivie de deux articles
apparemment sclérifiés, le premier court, l’autre étiré en une longue pointe
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 39
terminée en bouton. Anneau postérieur de poils bistre ou brun, formé de poils très
nombreux et très serrés.
Ovaires occupant la presque totalité du volume interne du corps ; œufs très
nombreux, évaluables chez une grande femelle à 2200 - 2 600.
5mm
Fig. 43, Deborrea humberti n. sp., deux types de coloration (tête et segments thoraciques) de
la chenille âgée, vraisemblablement à des stades larvaires différents, d’après croquis exécutés sur
exemplaires vivants.
Chenille. — Ornementation très variable individuellement et vraisembla-
blement suivant le stade larvaire. La figure 43 reproduit deux croquis sommaires
exécutés d’après deux exemplaires vivants au dernier ou avant-dernier stade.
Distribution dans l’île (fig. 44). — MADAGAsCAR CENTRE (pentes occidentales) :
Betroka (E. Diehl,.
MapaGascar Esr : Env. de Fort-Dauphin, Sakavondro, 40 m (P. Griveaud).
MADAGASCAR OUEST : Port-Bergé (P. Dubief. — Massif de l’Isalo (H.Humbert,
qui a découvert l'espèce en 1955). — Région d’Ankazoabo, bois d’Anjoho, 800 m
(. Griveaud et J, M. Betsch. — E. de Sakaraha, forêt de Lambomakandro, 500 m (P.
Griveaud).
MapaAGascaR SUD : 25 km au N. de Tuléar, Ifaty (L Bigot). — Betioky (H.
Bertrand).
Deux mâles de la région de Diégo-Suarez, apparemment semblables aux
précédents exemplaires, en diffèrent par plusieurs particularités des sclérites
prégénitaux et de l’armure génitale ; ils ne peuvent donc être rattachés qu'avec
doute à la nouvelle espèce, dont ils représentent peut-être une sous-espèce
distincte : Diégo-Suarez (L Legras); Ankorika (L Legras).
Biologie. — Fourreau (fig. 38). De même structure que celui de D. malgassa
(nombreux fragments de tiges végétales sèches disposés transversalement), en
diffère dans les deux sexes par la présence d’un tube de soie plus ou moins long (20
à 35 mm) prolongeant le fourreau nymphal à son extrémité apicale (côté
éclosion); celui du mâle de taille variable mais plus élevée en général, pouvant
atteindre 45 mm de long sur 30 de diamètre ; celui de la femelle très gros, long de
Source : MNHN, Paris
40 J. BOURGOGNE
Fig. 44, localités connues de Deborrea. — Triangle, D. humberti — Carré, D. griveaudi. —
Etoile, D. robinsoni.
60 mm sur 30 mm (dans les deux cas, tube apical non compris) ; enfin, voile soyeux
externe du fourreau nymphal généralement bien plus épais (jusqu’à 0,5 mm par
endroits) formé d’un feutrage serré de soie blanchâtre souvent teintée de brun
rouille, ce qui le rend assez rigide.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 41
Dans le massif de l’Isalo, apparemment très localisé, mais fourreaux
trouvés très nombreux dans une station, sur Légumineuse non identifiée, arbre à
feuilles comparables à celles d’un Alizzia (H. Humbert, renseignement verbal). À
Ifaty, C’est sur Filao (Casuarina equisetifolia) que de nombreux fourreaux ont été
récoltés ; cette station appartient au Bush à Euphorbes et Didiéréacées (Bigot 1970).
Dans les deux cas, les mâles obtenus sont éclos en juillet (VII). Autres dates
d'apparition observées (captures à la lumière) : la plupart de juin (VI) à août (VIN),
l'exemplaire de Betroka en octobre (X).
Deborrea seyrigi n. sp. (fig. 45)
Type. — Holotype : 1 5 , Madagascar [Centre], Bekily, VIII-1936 (A. Seyrig)
(MNHN).
Description. — Basée sur une importante série de mâles conservée au
MNHN.
Fig. 45, Deborrea soprigi n. sp. (X2).
4. — Voisin de celui de Deborrea malgassa Heyl., en diffère par les points
suivants :
Moins variable extérieurement, notamment pour la coupe des ailes et la
coloration. Taille nettement inférieure en moyenne : envergure 23,5 à 31 mm, le
plus souvent 28 à 29 mm ; longueur de l'aile antérieure 11 à 14 mm. Ensemble de
la coloration toujours brun foncé, à peine moins sombre que les exemplaires
sombres de D. malgassa.
Indice oculaire e/d : 0,59 à 0,77 ; moyenne sur 13 exemplaires : 0,67 ; donc
indice apparemment plus élevé que chez D. malgassa.
Antennes proportionnellement plus longues, dépassant un peu, le plus
souvent, la moitié de la longueur de l'aile antérieure ; nombre d’articles 37 à 48, 42
à 45 chez la plupart des exemplaires.
Epiphyse tibiale légèrement plus longue : indice tibial 0,83 à 0,86.
Coloration de l'aile antérieure présentant les deux mêmes régions que chez
D. malgassa, la région proximale étant la plus sombre des deux, la différence étant
d’ailleurs souvent à peine distincte,
Nervation de l'aile postérieure moins variable quant aux rapports de 8 (Sc)
avec la cellule discoïdale ; bord antérieur de cette dernière généralement distinct
Source : MNHN, Paris
42 J. BOURGOGNE
dès la base de l'aile; nervure transverse («barre») présente ainsi qu'un éperon
précostal accompagné ou non de pseudoneuria; pas de nervure transverse
surnuméraire ni anastomose à l'angle antérieur de la cellule, au moins chez les
exemplaires examinés.
Huitième sternite abdominal à apophyses presque toujours plus grêles (fig.
46).
Armure génitale (fig. 47). — Sensiblement comme chez D. malgassa, mais replis
en gouttière du tegumen portant chacun une tache pigmentaire caractéristique
(voir flèche); épines de l'extrémité distale du sacculus moins nombreuses en
moyenne que chez D. malgassa (moyenne 3,3 contre 5,2).
9, premiers états et fourreau. — Ils me sont inconnus.
mm
46 47
Fig. 46 et 47, Deborrea soprigi n. sp. — 46, huitième sternite abdominal. — 47, tegumen ; la
flèche indique la tache pigmentaire caractéristique de l'espèce.
Distribution dans l’île (fig. 48). — MaDaGascaR CENTRE (pentes occidentales) :
Bekily (4. Serie, qui a découvert l'espèce en 1933). — Betroka (E. Dichl).
MaADAGAsCAR OUEST : Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m (P. Griveaud). — E.
de Sakaraha, forêt de Lambomakandro, Ampandrabe II (P. Griveaud) ; réserve
spéciale du Zombitsy, matsabory, 640 m (P. Viette et 4. Peyrieras). — Forêt au N.
d’Andranovory, 510 m (P. Griveaud).
MapaGascar SUD. — Tuléar (2. et J. Mine). — Région de Tuléar,
Andavadoaka (L Bigol) ; Saint Augustin (4. Robinson) ; Bas Anakao (4. Robinson). —
Cordon littoral Mahafaly, env. d’Efoetsy, 10 m (P. Griveaud). — Réserve naturelle
intégrale n° 10, lac Tsimanampetsotsa (P. Viete et P. Griveaud), — Bordure
occidentale du plateau Mahafaly, 5 km à l'E. d’Itampolo, 40 m (id). — Plateau
Mahafaly, 11/12 km à l'O. d’Ankalirano, 25 m (P. Viette et A. Peyrieras). — Ampanihy,
250 m (P. Griveaud). — Env. de Tranoroa, vallée Maroakoho, 200 m (P. Viette et P.
Griveaud). — Région de Tsihombe, Beloha (R. Decar, A. Robinson). — 14 km au S.
de Beloha, piste de Lavanono (P. Griveaud) ; Lavanono (P. Montsarrat). — Behara (R.
Paulian).
Biologie. — L'espèce semble particulièrement habiter la partie méridionale
de la Région malgache occidentale. Je ne la connais pas de localités au Nord de
PAnkarafantsika.
Les mâles ont été capturés à la lumière de décembre (XII) à mai (V), puis en
août (VIII) - septembre (IX). Reste de la biologie inconnue.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE
43
ue
ras
è
ohms
+
Fig. 48, cercles noirs, localités connues de Deborrea seyrigi. En outre, les flèches indiquent les
stations de cohabitation de deux ou plus de deux espèces du genre Déborrea :
1. Madagascar Ouest :
Ankarafantsika, Ampijoroa. D. malgassa et D. sorigi
2. Madagascar Ouest : E. de Sakaraha, forêt de Lambomakandro. D. humberti et D. soyrigi
3. Madagascar Ouest : E. de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy, matsabory. D. seyrigi
et D. griveaudi.
4. Madagascar Ouest : forêt d’Andranovory. D. malgassa, D. seyrigi et D. griveaudi
5. Madagascar Est : environs de Fort-Dauphin, Sakavondro. D. malgassa et D. humberti.
6. Madagascar Centre :
1. Madagascar Centre
Betroka. D. humberti et D. seyrigi.
: région de l'Imerina. D. malgassa et D. cambouei
Source : MNHN, Paris
44 J. BOURGOGNE
Deborrea cambouei (Ch. Oberthür) (fig. 49)
Amica Cambouei Ch. Oberthür, 1922 : 93, pl. B (sous le nom de Cambouéï).
Acanthopsyche (Amicta) cambouéi Obth.; GAFDE, 1929 : 485.
Deborrea cambouei (Oberthür), comb. nov.; DiERL, 1972 : 49, fig. 62-64 (sous le nom de
comboueÿ, pl. VIN, fig. 7.
Type. — Holotype : 1 3, [Madagascar Centre], Imerina (P. Camboué)
(genitalia et pattes, prép. J. Bourgogne n° 1807) (ex coll. Ch. Oberthür, BMNH).
Examiné,.
Fig. 49, Deborrea camboueï
(Ch. Oberthün), holotype (X 2).
Description. — d. Aspect d’un très petit D. malgassa mais à ailes
antérieures particulièrement étroites. Coloration gris brun foncé. Envergure 27
mm; longueur de l'aile antérieure 12,5 mm.
Les mesures, difficiles à prendre vu l’état de la tête, donnent un indice
oculaire très grand, 1,15, à vérifier. Longueur relative de l'antenne 0,42-0,45 par
rapport à celle de l'aile antérieure, donc plus courte que l'antenne de la plupart des
D. malgassa. 41 articles environ.
p
50 1 51
Fig. 50 et 51, Deborrea camboueï (Ch. Oberthür). — 50, pattes antérieure (a), médiane (m) et
postérieure (f). — 51, sclérites prégénitaux des urites 5 à 8. Les échelles indiquées sont
approximatives (à 15% près).
Pattes (fig. 50). Les antérieures à indice tibial 0,73; tarses des postérieures
proportionnellement courts : 0,51 par rapport au tibia, contre 0,59 à 0,73 chez D.
malgassa.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 45
Ailes antérieures étroites, indice alaire L/1 : 2,24, ce caractère distinguant D.
cambouei de la grande majorité des D. malgassa ; coloration un peu plus sombre le
long de la côte et sur le tiers proximal.
Nervation (fig. 52) très voisine de celle de D. malgassa; à noter : aux anté-
rieures 1c (Cu 2) faible, à extrémité distale anastomosée à 1b (A 1) sur une aile
seulement; 7 (R 5) libre, éloignée de 8+9 (R3+R 4); aux postérieures, pas de
nervure transverse surnuméraire (en plus de la «barre» habituelle).
Huitième sternite abdominal à apophyses grêles, parfaitement rectilignes
(fig. 51).
Fig. 52, Deborrea cambouei Fig. 53, Deborrea cambouei
(Ch. Oberthür), nervation. (Ch. Oberthür),
armure génitale $ et pénis.
Armure génitale (fig. 53). — Tegumen caractéristique, assez fortement
échancré, progressivement rétréci d’avant en arrière ; vinculum semblable à celui
de D. malgassa, sauf à son extrémité antérieure qui est en triangle allongé passant
progressivement au saccus.
Reste de la morphologie comme chez D. malgassa.
®, premiers états et biologie. — Ils me sont inconnus.
Si l'indice oculaire élevé (1,15) peut être confirmé par l'obtention d’un autre
mâle, on aura la quasi-certitude que le vol du mâle est diurne, seule exception
parmi les six Deborrea étudiés ; cela expliquerait pourquoi cette espèce, connue par
le seul holotype (obtenu ex larva) n’a jamais été repris, à notre connaissance, malgré
de nombreuses récoltes nocturnes à la lumière réalisées notamment dans la région
de Tananarive, patrie de l’holotype.
Source : MNHN, Paris
46 J. BOURGOGNE
Fourreau nymphal mâle (fig. 54) semblable, en plus petit, à celui de D.
malgassa, mais prolongé du côté éclosion par un tube de soie revêtu de petites
parcelles d’origine végétale; dimensions 35 mm (tube compris) sur 15 mm de
diamètre maximal.
Fig. 54, Deborrea cambouci
(Ch. Oberthür), fourreau (grand. nat).
Distribution dans l'île. — L'holotype est le seul exemplaire connu de
lespèce.
Deborrea griveaudi Bourgogne (fig. 55)
Deborrea griveaudi Bourgogne, 1982 : 213, fig. 1 (part), 2, 3, 4 et 6.
Type. — Holotype: 1 4, Madagascar Ouest, forêt au Nord d’Andranovory,
510 m, 21/23-I1-1968 (P. Griveaud) (pattes, prép. J. Bourgogne n° 2514) (MNHN).
Exemplaire dépourvu d’épiphyse tibiale.
Fig. 55, Deborrea griveaudi Bourgogne,
holotype (X2) (d’après Bourgogne).
Description. — Basée sur une série de 12 mâles conservée au MNHN.
&. — Relativement petit : envergure 18,5 mm à 27 mm, 23 à 24 mm pour
la plupart des exemplaires ; longueur de l'aile antérieure 9 à 12,5 mm.
Coloration (corps et ailes) comme chez D. seyrigi
Indice oculaire e/d valant 0,60 à 0,85, moyenne 0,72 sur 11 exemplaires,
donc moyenne plus élevée que les valeurs trouvées chez D. seyrigi (0,67) et D.
malgassa (0,63).
Antennes semblables à celles de D. seyrigi; 36 à 41 articles.
Pattes antérieures (fig. 56) à épiphyse très variable — cas exceptionnel —
totalement absente chez six exemplaires, présente chez les autres où elle est
variable tant en longueur qu’en position sur le tibia (indice tibial 0,50 à 0,68),
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 47
NOTES
1] de
Fig. 56. — A gauche, patte antérieure de Deborea malgassa précisant les mesures
définissant l'indice tibial #c/ac. — A droite de celle-ci, cinq cas de variation de l'épiphyse (patte
antérieure) chez D. griveaudi (X18) (d’après Bourgogne).
toujours plus grêle que chez les autres Deborrea Tibias médians et postérieurs
portant un ou deux éperons terminaux réduits.
Aile antérieure proportionnellement plus courte et plus arrondie, comme le
vérifient les mensurations : indice alaire L/] variant de 1,62 à 1,90, moyenne 1,80 (12
exemplaires), contre 1,95 à 2,25, moyenne 2,00 (13 ex.) chez D. malgassa.
Fig. 57—3, 4 et 6, Deborrea griveaudi — 3, armure génitale S et pénis (X 32). — 4, tegumen
d'un autre exemplaire (X32). — 5, tegumen de D. malgassa, pour comparaison (X26). — 6,
sclérites prégénitaux des urites 7 et 8 (X13) (d’après Bourgogne).
Nervation semblable à celle de D. seyrigi; éperon précostal de l'aile
postérieure parfois absent.
Source : MNHN, Paris
48 J. BOURGOGNE
Huitième sternite abdominal (fig. 57-6) à apophyses grêles comme celles de
D. serigi, mais parallèles entre elles ; 8€ tergite variable, plus ou moins semblable à
celui de D. robinsoni.
Armure génitale (fig. 57-3 et 4). — Tegumen à partie postérieure rétrécie, à
bords latéraux généralement contournés en 8, dans ce cas très caractéristique, mais
présentant à cet égard une certaine variabilité; vinculum subrectangulaire, ses
bords latéraux presque rectilignes, parallèles entre eux; valves à sacculus
caractérisé par la localisation des épines distales, groupées sur la face interne de
son extrémité (fig. 58), d’ailleurs peu nombreuses (moyenne 3,2 seulement) ; pulvilli
nettement plus petits, proportionnellement, que chez D. malgassa.
9, premiers états et fourreau. — Ils me sont inconnus.
Oimm
Fig. 58, Deborea griveaudi Bourgogne, extrémité grossie du sacculus de la valve droite.
Distribution dans l'île (fig. 44). — MADAGASCAR CENTRE : Env. d’Ambohi-
mahasoa, Tsarafidy, 1450 m (P. Griveaud).
MADAGASCAR OUEST : E. de Sakaraha, réserve spéciale du Zombitsy,
matsabory, 640 m (P. Viette et P. Griveaud, P. Viette et A. Peyrieras). — Route nationale
7, 64 km à VE. de Tuléar, forêt d’Andranovory, 500 m (P. Viette et P. Griveaud, P.
Griveaud et Ratovoson). — Forêt au N. d’Andranovory, 510 m (P. Griveaud et
Ratovoson).
MaADAGAscAR Sup : N. de Tuléar, forêt des Mikea, Analabo, piste
Ampasikibo-Salary (P. Griveaud). — Ancienne route de Tuléar à Tongobory, Sept
Lacs, 40 m (P. Griveaud et Ratovoson).
Biologie. — Vol nocturne, mâles capturés à la lumière en X, XI, I, II. Reste
de la biologie inconnu.
Deborrea robinsoni Bourgogne (fig. 59)
Deborrea robinsoni Bourgogne, 1964 b : 86, fig. 1 à 12.
Deborrea robinsoni Bourgogne; BOURGOGNE, 1966 : 217.
Deborrea robinsoni Bourgogne ; DIERL, 1972 : 48, fig. 59 et 61.
Type. — Holotype : 1 $ , Madagascar Est, Fort-Dauphin, Vinany Be, IlI-
1956 (4. R[obinsonl) (pattes et genitalia, prép. J. Bourgogne n° 1927) (MNHN).
Description. — Basée sur l'étude de cinq mâles, dont deux appartenant au
MNHN et trois communiqués par le Naturhistorisches Museum de Vienne
(Autriche), est donnée ci-dessous par comparaison avec D. malgassa.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 49
d: — Taille relativement petite : envergure 22,5 à 23,5 mm ; longueur de
laile antérieure 10,5 à 11 mm.
Indice oculaire €/d élevé, variant de 0,78 à 1,00 (D. malgassa : 0,52 à 0,75,
moyenne 0,63 chez 20 exemplaires).
Antennes un peu plus longues que la demi-longueur de l'aile antérieure,
formées de 39 à 43 articles.
Fig. 59, Deborrea robinsoni Bourgogne (X 2).
Pattes antérieures à épiphyse un peu moins longue ; indice tibial 0,70 à 0,75.
Tarse des pattes postérieures (fig. 60) relativement court, mesurant 0,45 à 0,61 par
rapport au tibia, donc nettement plus court en moyenne que chez D. malgassa (0,59
à 0,73).
Ailes antérieures relativement courtes : indice alaire L/1 1,85 à 1,94 (D.
malgassa : 1,95 à 2,25); les deux tiers proximaux brun noir très foncé ; tiers distal
plus clair, un peu translucide, recouvert d’écailles non dentées ou à dents très
courtes et obtuses, deux à trois fois plus petites que dans l’aire proximale sombre,
dressées, non appliquées sur la membrane alaire comme chez D, malgassa.
al
Fig. 60 à 62, Deborrea robinsoni Bourgogne. — 60, patte postérieure, — 61, premier sternite
abdominal visible (à gauche) comparé à celui de D. malgassa (à droite), tous deux à la même
échelle. — 62, huitième tergite abdominal.
Particularités de la nervation : à l'aile antérieure, branche antérieure de la
fourche de la media très réduite ou nulle ; à l’aile postérieure, nervure transverse
Source : MNHN, Paris
50 J. BOURGOGNE
habituelle (« barre ») très courte ou réduite à un point, et trajet des discocellulaires
en ligne régulière, non brisée entre 5 (M2) et 7 (R5).
Premier sternite abdominal (fig. 61) proportionnellement plus long;
huitième sternite semblable à celui de D. griveaudi, à apophyses longues, grêles,
parallèles entre elles; huitième tergite (fig. 62) élargi postérieurement et à bras
latéraux renflés.
Armure génitale (fig. 63). — Voisine de celle de D. griveaudi : tegumen un peu
polygonal, bords latéraux du vinculum rectilignes ou presque rectilignes, parallèles
entre eux ; par comparaison avec D. malgassa, accus proportionnellement plus long
et pulvilli plus petits, chacun étant séparé de la valve correspondante par un creux
moins profond; pénis un peu plus courbe.
Q, premiers états et fourreau. — Ils me sont inconnus.
Fig. 63, Deborrea robinsoni Bourgogne, armure génitale S et pénis.
Distribution dans l’île (fig. 44). — MaDaGascaR Esr : Massif du Marojejy,
Andasy II [camp 11], 1300 m (E. Raharizonina). — Fort-Dauphin, Vinany Be
(4. Robinson).
Trois exemplaires sont étiquetés simplement «Madagascar» (Sikora)
(Naturhist. Mus, Vienne).
Biologie. — Espèce mal connue de la pluvisilva. On sait seulement que
lexemplaire du Marojejy a été récolté en décembre 1958 et celui de Vinany Be en
mars 1956.
Source : MNHN, Paris
PSYCHIDAE OIKETICINAE 51
FOURREAUX INDÉTERMINÉS
Les collections du Muséum national (Paris) renferment quelques fourreaux,
récoltés dans la région malgache, qui n’ont pu être identifiés mais méritent d’être
signalés pour orienter des recherches futures :
1. — Une série de grands fourreaux en cigare (fig. 64), longs de 60 à 75 mm
sur un diamètre maximal de 11 à 13 mm, recouverts de fragments de tiges
ligneuses et de quelques feuilles. Par analogie avec ceux d’autres Oiketicus, dont O.
angulatus Gaede d'Afrique, il est fort possible (mais non certain) qu’il s'agisse ici d’O.
saclavus P. Mabille. Madagascar (P. Camboué), Diégo-Suarez (ex. coll. L. Lhomme).
05 em
Fig. 64 et 65, fourreaux d'espèces inconnues. — 64, Diégo-Suarez (grandeur naturelle) ;
supposé appartenir à Oiketicus saclavus (P. Mabille) (?). — 65, « Madagascar ».
2. — Un petit fourreau globuleux hérissé de fragments étroits (tiges et
feuilles) disposés transversalement (fig. 65). Madagascar (Camboud. Cet exemplaire
est identique aux fourreaux d’Acanthopsyche chrysora Bourgogne d’Afrique orientale.
3. — Quatre fourreaux cylindro-coniques, le plus long mesurant 27 mm de
long sur 7,5 mm, formés de courts fragments de tiges ligneuses complètement
entourés d’un épais voile de soie, structure rappelant les fourreaux de Deborrea
malgassa Heylaerts. Récoltés sur Casuarina equisetifolia, Pemphis sp. et sur un autre
végétal appelé localement Bois d’Amande, qui serait Suriana maritima. Ile Menai
{archipel de Cosmoledo) et Aldabra (H. Legrand). Cités par Bourgogne (1964 a : 263)
et H. Legrand (1966 : 31).
Source : MNHN, Paris
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de Tananarive. Premier rapport annuel, année 1937 : 38-41.
(1) Gette publication est pratiquement introuvable dans les bibliothèques
parisiennes. Elle n'existe plus à Tananarive. Par suite de la persévérance de Mme
D. Bonora, bibliothécaire au Laboratoire d'Entomologie du Muséum, il nous a été
possible d'obtenir une photocopie de l'article, ce rare périodique étant conservé,
du fait de l'Histoire, à la Bibliothèque nationale, à Paris. Nous la remercions bien
vivement pour son aide.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les noms des nouveaux taxa sont précédés d’un astérisque (*).
Les synonymes sont en italique.
Acanthopsyche, 11. malgassa, 28.
alba, 22. Malgassopsyche, 19.
argentacea, 29.
#
| Occeticus, 15.
cambouei, 44. OEketicus, 15.
Deborrea, 26. Oïketicus, 15.
Eriopteryx, 26. Paraoiketicus, 15.
fanebris, 29. * pauliani, 12.
Pseudometisa, 22.
griveaudi, 46.
* humberti, 36.
robinsoni, 48.
saclavus, 16.
joannisiü, 28. * seyrigi, 41.
malagassa (sic), 28. # viettei, 19.
Source : MNHN, Paris
LA FAUNE DE MADAGASCAR
est publiée par livraisons séparées correspondant chacune à un groupe
zoologique. L'ordre de publication est indépendant de l’ordre systématique
général.
Adresser toute la correspondance concernant la (Faune de Madagascar »
au Secrétaire de la «Faune» : P. VieTTe, 45 bis, rue de Buffon, 75005 Paris.
En vente à la Librairie René THOMAS
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
Date de publication de ce volume : 29 juin 1984
FASCICULES PUBLIÉS
IL — Odonates Anisoptères, par le Dr F.C. Fraser, 1956 ................. 100 F
IL. — Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acracidae, par R. Paulian, 1956
(n'est plus vendu qu'avec la collection complète) - . 100F
III. — Lépidoptères Hesperidae, par P. Viette, 1956 80 F
IV. — Coléoptères Cerambycidae Lamiünae, par S. Breuning, 120 F
V. — Mantodea, par R. Paulian, 1957 ........ 80 F
VI. — Coléoptères Anthicidae, par P. Bonadona, 1957 . 80 F
VII. — Hémiptères Enicocephalidae, par A. Villiers, 1958 80 F
VIIL — Lépidoptères Sphingidae, par P. Griveaud, 1959 100 F
IX. — Arachnides. Opilions, par le Dr R.-F. Lawrence, 1959 . 60 F
X. — Poissons des eaux douces, par J. Amnoult, 1959 .... . 10F
XI. — Insectes Coléoptères Scarabaeïdae, Scarabaeina et Onthophagini, par R.
Paulian; Helictopleurina, par E. Lebis, 1960 . 100F
XII. — Myriapodes. Chilopodes, par le Dr R-F. Lawrence, 1960 . “0100 FE,
XII. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, par R. Paulian, 1961
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences)
XIV. — Lépidoptères Eupterodidae et Attacidae, par P. Griveaud,
XV. — Aphaniptères, par le Dr Lumaret, 1962 ...............
XVI. — Crustacés. Décapodes Portunidae, par A. Crosnier, 1962
XVII. — Insectes. Lépidoptères Amatidae, par P. Griveaud, 1964 (Prix Constant de
la Société entomologique de France) . 100F
XVII. — Crustacés. Décapodes Grapsidae et Ocypodidae, par A. Crosnier, 1965 . 100 F
XIX. — Insectes. Coléoptères Erotylidae, par H. Philipp, 1965 ... 0 60
XX (1). — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Amphipyrinae (part), par P. Viette, 1965
(Prix Foulon de l'Académie des Sciences) . 120F
(2). — Id Amphipyrinae (pa) et Melicleptrünae, 1967
XXI. — Octocoralliaires, par A. Tixier-Durivault, 1966
XXII. — Insectes. Diptères Culicidae Anophelinae, par A. Grjebine, 1966 (Prix
Passet de la Société entomologique de France) "201
XXII. — Insectes. Psocoptères, par A. Badonnel, 1967
XXIV. — Insectes. Lépidoptères Thyrididae, par P.E.S. Whalley, 1967 100 F
XXV. — Insectes. Hétéroptères Lygaeidae Blissinae, par J. A. Slater, 1967 8F
XXVI. — Insectes. Orthoptères, Acridoidea (Pyrgomorphidae et Acrididae), par V.
M. Dirsh et M. Descamps, 1968 150 F
XXVII. — Insectes. Lépidoptères Papilionidae, par R. Paulian et P. Viette, 1968 120 F
XXVIIL. — Insectes. Hémiptères Reduvidae (1re partie), par À. Villiers, 1968 . 120 F
Source : MNHN, Paris
FASGICULES PUBLIÉS (suite)
XXIX. — Insectes. Lépidoptères Notodontidae, par S. G. Kiriakoff, 1969
XXX. — Insectes. Dermaptères, par À. Brindle, 1969
XXXI. — Insectes. Lépidoptères Noctuidae Plusinae, par C. Dufay, 1970 .
XXXIL — Arachnides. Araïgnées Archacidae, par R. Legendre, 1970
XXXII. — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, le genre Chamaeleo, par E.-R. Brygo0,
1971
XXXIV. — Insectes. Lépidotpères Éiocanpidse, par Y. de Lajonquière, 1972
XXXV. — Oiseaux, par Ph. Milon, J-J. Petter et G. Randrianasolo, 1973
36. — Mammifères. Carnivores, par R. Albignac, 1973
37. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae, par P. Basilewsky, 1973
38. — Arachnides. Araignées Araneidae Gasteracanthinae, par M. Emerit, 1974 200 F
39. — Insectes. Lépidoptères Agaristidae, par S.G. Kiriakoff et P. Viette, 1974 ... 150 F
40. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Parandrinae et Prioninae, par R.-M.
Quentin et A. Villiers, 1975 200 F
41. — Insectes. Coléoptères Carabidae Scaritinae : II. Biologie, par A. Peyrieras.
— 1H. Supplément à la systématique, par P. Basilewsky, 1976 200 F
42. — Arachnides. Acariens Astigmata Listrophoroidea, par A. Fain, 1976 100 F
43 (1). — Insectes. Lépidoptères Lymantriidae (1"° partie), par P. Griveaud, 1977 . 200 F
43 (2). — —Id (2° partie), 1977 on 200 F
44. — Mammifères. Lémuriens (Primates Prosimiens), par J.-J. Petter, R. Albignac
et Y. Rumpler, 1977 (Prix Foulon de l'Académie des Sciences) F
45. — Reptiles. Sauriens Iguanidae, par Ch. P. Blanc, 1977 F
46. — Crustacés. Décapodes Aristeidae (Benthesicyminae, Aristeinae, Soleni-
cerinae), par A. Crosnier, 1978 F
47, — Reptiles. Sauriens Chamaeleonidae, Genre Brookesia et complément pour le
genre Chamacleo, par E-R. Brygoo, 1978 F
48. — Ophiures, par G. Cherbonnier et A. Guille, 1978 200 F
49. — Insectes. Hémiptères Reduviidae (2° partie), par A. Villiers, 1979 200 F
50. — Insectes. Coléoptères Silphidae, Passalidae, Belohinidae et Ceratocanthi-
dae, par R. Paulian et J.-P. Lumaret, 1979 150 F
51. — Insectes. Coléoptères Staphylinides, Oxytelidae Osoriinae, par H. Coiffait,
1979
52. — Insectes. Coléoptères Cerambycidae Disteniinae, par À. Villiers, 1980
53. — Insectes. Lépidoptères Limacodidae, par P. Viette, 1980 ......
54. — Insectes. Coléoptères Colydiidae et Cerylonidae, par R. Dajoz, 1980 .
55. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Cycloterini, par R. Richard, 1981 (Prix
M. et Th. Pic de la Société entomologique de France) :
56. — Insectes. Coléoptères Trogidae et Hybosoridaë, par R. Paulian, 1981
57. — Insectes. Coléoptères Cetoniidae Euchrocina : I. Systématique, par R.
Paulian et A. Descarpentries — II. Biologie et formes larvaires, par J.-P.
Lumaret et A. Peyrieras, 1982 5
58. — Crustacés. Copépodes des eaux intérieures, par B. H. Dussart, 1982 ..... 200 F
59. — Crustacés. Amphipodes Gammariens (1e partie), par M. Ledoyer, 1982
60. — Insectes. Lépidoptères Epiplemidae, par J. Boudinot, 1982
61. — Insectes. Lépidoptères Sesiidae, par P. Viette, 1982 ..................
62. — Insectes. Coléoptères Curculionidae Stigmatrachelini, par R. Richard, 1985 250 F
63. — Imsectes. Lépidoptères Psychidae Oiketicinae, par J. Bourgogne, 1984 ..…… 100 F
Imprimerie Némont sa.
12, rue Général-de-Gaulle, Bar-sur-Aube Dépôt légal 2e trimestre 1984
Source : MNHN, Paris